21 août 2018

C’est arrivé un 21 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 août : saints du jour français ou en France.
    • St Privat : évêque dans le Gévaudan et martyr († v. 407)

Dans le Gévaudan, vers 407, saint Privat, évêque et martyr. Quand les Vandales envahirent la Gaule, il fut découvert dans une caverne du mont Mimmat, où il s'était retiré pour prier et jeûner et, comme il refusait de livrer son troupeau assiégé et de sacrifier aux idoles, il fut criblé de coups et en mourut.

  • St Sidoine Apollinaire: évêque à Clermont († v. 479)

À Clermont en Auvergne, vers 479, saint Sidoine Apollinaire, évêque. De préfet de la ville de Rome, il fut ordonné évêque des Arvernes. D'une grande culture humaine et sacrée, remarquable par sa force d'âme, il s'opposa à la férocité des barbares en père catholique et docteur éclairé.

  • le 21 août 1165 : naissance de Philippe II Auguste, Roi de France.

Philippe II« Auguste », naît à Gonesse. Il est le septième Roi de la dynastie des Capétiens directs. Son règne est long et glorieux ; il remporte d'importantes victoires militaires, agrandit et renforce le pouvoir royal. Il meurt à Mantes le 14 juillet 1223.

Philippe II Auguste, Roi de France, par Louis-Félix Amiel, conservé à Versailles, musée national du château et des Trianons.

Voir les chroniques du 14, sur la mort du Roi, du 2 juillet sur la bataille de la Roche aux Moines, du 27 juillet sur la bataille de Bouvines.

  • le 21 août 1131 : décès de Baudouin II, roi de Jérusalem.
  • le 21 août 1359 : Traité de Pontoise.

Le traité de Pontoise est un accord entre le Dauphin Charles et Charles II de Navarre, au mépris de l'Endenture, précédemment signé par ce dernier et le roi d'Angleterre. La France rend à la Navarre les forteresses perdues, lui accorde une rente et une indemnité en compensation des dommages. En échange, Charles II renouvelle son hommage au Dauphin et lui garantit d'être un allié loyal.

  • le21 août 1567 : naissance de Saint François de Sales, évêque de Genève, fondateur de l'Ordre de la Visitation, saint et docteur de l'Église catholique.

Saint François de Sales est un prêtre et prédicateur, évêque et docteur de l'Église ; il est aussi fondateur avec sainte Jeanne de Chantal de l'ordre de la Visitation. Il est canonisé en 1665.Voir la chronique du 28 décembre. Geneviève Esquier dans Ceux qui croyaient au Ciel (Ed. de l'Escalade, Page 198) raconte que sa mère fait le vœu devant le saint Suaire de Turin, si un fils lui est donné de l'offrir au Seigneur.

  • le 21 août 1665 : naissance de Giacomo Filippo Maraldi, mathématicien et astronome français

Il rédige un catalogue des positions des étoiles, le Catalogue des étoiles fixes.

  • le 21 août 1725 : naissance du peintre Jean-Baptiste Greuze.

Jean-Baptiste Greuze est un peintre et dessinateur français. Elève du peintre Grandon à Lyon, puis de Charles-Joseph Natoire à l'Académie Royale de peinture et de sculpture. En 1755, sa toile "Père de famille expliquant la Bible à ses enfants" le rend très célèbre. Il entre à l'Académie en 1769. C'est lui qui peint le premier portrait connu du futur empereur Napoléon Bonaparte.

  • le 21 août 1789 : naissance d'Augustin Louis Cauchy.

Augustin Louis, baron Cauchy naît à Paris. Mathématicien célèbre, il devient membre de l'Académie des sciences et professeur à l'Ecole polytechnique. Catholique pratiquant, royaliste légitimiste, dévoué à Charles X, il choisit de s'exiler après les Trois Glorieuses, en 1830. Il revient huit ans plus tard et reprend place à l'Académie. Il meurt en 1857 après avoir refusé de prêter serment à Napoléon III, en 1853.

  • le 21 août 1911 : vol du tableau de la Joconde, à Paris.

Le plus célèbre tableau du monde, la "Mona Lisa" de Léonard de Vinci disparaît de la Grande Galerie du Louvres où elle était accrochée depuis 1804. Après deux ans de recherches, le tableau est retrouvé à Florence. Son voleur, Vincenzo Perugia, un peintre en bâtiment, est arrêté alors qu'il tente de le revendre à un antiquaire en 1913.

 

  • le 21 août 1938 : Daladier, président du Conseil, annonce son intention d'assouplir la loi des 40h.

Il s'agit, déjà (!), de "remettre la France au travail". Son idée consiste à permettre les heures supplémentaires. Il fait remarquer qu'en Allemagne au même moment on travaille 70h

  • le 21 août 1944 : le Maréchal Pétain est conduit de force à Belfort par les Allemands.
    • le 21 août  1955 : inauguration du téléphérique de l'aiguille du Midi, le plus haut du monde.
  • le 21 août 1998 : Alain Juppé et l'ancien ministre Michel Roussin sont mis en examen dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris.
  • le 21 août 2005 : le Pape Benoît XVI célèbre la messe de clôture des JMJ.

Plus d'un million de jeunes catholiques du monde entier assistent à cette messe, à Marienfeld, en Allemagne à l'occasion de la XXe Journée mondiale de la jeunesse.

Lois Spalwer

Posté le 21 août 2018 à 23h52 | Lien permanent | Commentaires (0)


Nos soixante-huitards ont oublié les coutumes de bienséance

La révérence du ministre autrichien des Affaires étrangères Karin Kneissl devant Vadimir Poutine fait scandale, parce que nos médias y voient un acte de soumission ( « Kneissl à genoux devant Poutine », « L’agenouillement de Kneissl devant Poutine est une honte »).

Heinz Christian Strache, président du Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ), a réagi sur sa page Facebook :

"Certains journalistes devraient lire une fois le Knigge [le guide des bonnes manières]. Que la génération de 68 soit souvent en conflit avec les thèmes « éducation et bonnes manières » est évident. En tout état de cause, Karin Kneissl a fréquenté l’école Elmayer [prestigieuse école de danse de Vienne] (révérence polie après la danse, le président russe s’est incliné en retour) et elle sait ce qui convient. La diplomatie de la danse de noces, avec courtoisie, amabilité et bonnes manières : on ne peut pas mieux représenter l’Autriche."

Michel Janva

Posté le 21 août 2018 à 11h05 | Lien permanent


La réalité du Brexit : les salaires augmentent pour les Britanniques

Intox de juin 2016 de l'un de nos médias :

"Si les partisans du Brexit ont fait de la conservation des emplois pour les Britanniques l'un des fers de lance de leur campagne, il est toutefois probable que la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne s'accompagne de la délocalisation de nombreux postes."

La réalité de août 2018 : les salaires augmentent pour les Britanniques.

"Les flux de travailleurs européens vers le Royaume-Uni ont fortement diminué depuis le vote du Brexit en juin 2016. Cette immigration a atteint en 2017 son taux le plus faible depuis 2013, selon l'Institut agréé du personnel et du développement (Chartered Institute of Personnel and Development, CIPD en anglais), cité par l'agence Press Association. [...] Pris de court par la conjoncture actuelle du Royaume-Uni, les employeurs mettent en place des alternatives pour relancer l'emploi. La moitié des entreprises concernées ont choisi d'augmenter les salaires et d'améliorer les avantages sociaux des employés."

Michel Janva

Posté le 21 août 2018 à 10h59 | Lien permanent


Abus sexuels : la lettre décevante du pape François

Le docteur Markus Büning, théologien allemand, avocat et auteur de livres, qui a lui-même été abusé par un prêtre étant enfant, a annulé son soutien public à une initiative de défense du pape François, estimant la lettre du pape aux catholiques, qui ne parle pas d'homosexualité et ne propose aucune solution concrète pour nettoyer les écuries d'Augias, et tout à fait décevante :

"Je demande par la présente la suppression immédiate de ma photo et de ma signature en tant que défenseur de votre initiative "Pro Pope Francis". La dernière raison de cette décision est le texte du Pape concernant la maltraitance des enfants.

Ce texte est absolument insuffisant et une grande déception. Il contient principalement un «discours pastoral» de grande envergure, non spécifié, qui ne prend finalement pas suffisamment au sérieux la souffrance des victimes et des membres de leur famille. De plus, il manque un plan d'action clair: que se passe-t-il maintenant avec les évêques qui ont échoué et ont aidé à se couvrir? Le pape va-t-il maintenant leur retirer leur charge, même si de tels cas devenaient publics en Allemagne, par exemple? Après une lettre aussi vague, probablement pas. Qu'en est-il du lobby homo du clergé qui, de toute évidence, a fonctionné pendant des années? Non, pas un seul mot sur ce problème! C'est faible et pas digne de confiance. Et si le pape critique ici à juste titre le problème du cléricalisme, alors il devrait bien vouloir s’arrêter lui-même avec ce genre d’attitude qui consiste à traiter les catholiques de cette manière vague, de haut. Il doit maintenant agir. Il doit élaborer un plan contre les agresseurs et leurs partisans. Mais il ne le fait évidemment pas.

Son appel au Peuple de Dieu maintenant de faire pénitence pour les péchés de ces évêques et de ces prêtres, avec l'aide du jeûne et des prières, je le considère presque cynique. [...] Non, l'Eglise doit punir ici! Pour cela, elle a sa propre loi pénale! Si elle ne le fait pas, elle devient encore plus complice de crimes incroyables.

Non, cher professeur Zulehner, il devient clair que le pape François n'assume pas ses responsabilités [...]."

Sur Twitter, l'abbé Christian Vénard, aumônier militaire, demande des mesures concrètes :

Benoît-et-moi a traduit un texte courageux de Father Z, un prêtre américain. Extrait :

"Ces salauds n'ont pas seulement violé d'innombrables innocents et taché le nom de Catholique. Ils ont enclenché le processus qui conduira des hommes de bien à beaucoup souffrir pour défendre le célibat et le sceau de la confession. Ce serait si facile de livrer quelques pervers avérés à la justice laïque et de prendre du temps pour établir les faits sur tous les autres. Parce que, ne vous y trompez pas, des innocents seront accusés et il sera IMPOSSIBLE de parler de la charge de preuve [«burden of proof»; le «fardeau de la preuve», en droit criminel américain repose sur l’accusation: le procureur doit prouver la culpabilité de l’accusé au-delà de tout «doute raisonnable» du jury] sans accusations de dissimulation. Les innocents devront encore une fois payer le prix de la réforme au prix fort.

Ils afficheront leur bonne volonté en s'en prenant aux bons. Ils trouveront un dégénéré dans un groupe par ailleurs sain, et là, tout sera réglé! Les médias, et bien sûr les évêques, minimisent le trait distinctif de toutes ces histoires, le vice de la plupart des délinquants. CNN présente même cela avec une photo d'une femme qui pleure. Ce sera encore une affaire d'hommes hétérosexuels chrétiens blancs violant des femmes et même quand des garçons sont impliqués, ce ne sera qu'en raison a) du pouvoir b) du célibat 3) de la culture du secret protégeant le pouvoir à travers le sceau de la confession.

Ce qui s'est passé en fait, n'est autre que le modus operandi sodomite pour se protéger et renforcer leur emprise sur les positions de pouvoir au sein de l'Église."

Quant à la France, on apprend que l'Institut Catholique de Paris fait appel à une journaliste militante LGBT pour enseigner au sein du master « médias et pouvoirs ».

Michel Janva

Posté le 21 août 2018 à 10h53 | Lien permanent


Rennes : des immigrés veulent squatter un gymnase... mais il est déjà occupé pour l'Aïd

Une cinquantaine d'immigrés emmenés par le MRAP se sont retrouvés devant le complexe sportif du Haut-Sancé à Rennes, lundi 20 août pour y ouvrir un squat. La police leur a barré le passage.

Le gymnase du Haut-Sancé doit accueillir mardi 21 août, des célébrations de l’Aïd-El-Kébir...

Bienvenue dans la France d'après.

Michel Janva

Posté le 21 août 2018 à 10h25 | Lien permanent


Une statue de la Sainte-Vierge décapitée dans l’Île de Noirmoutier

Une statue de la Vierge à l’Enfant, haute de 3,5 m, a été profanée dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 août dans l’Île de Noirmoutier (Vendée). La tête de la Vierge et celle de l’Enfant-Jésus ont été décapitées. Le curé de la paroisse Saint-Philbert-en-Noirmoutier a été déposer une plainte à la gendarmerie, mais elle n’est pas recevable car la statue est dans l’espace public et appartiendrait à la municipalité, même si la paroisse avait pris en charge sa restauration voici quelques années.

Michel Janva

Posté le 21 août 2018 à 10h20 | Lien permanent


Politique économique de Donald Trump : fausse nouvelle de BFM

Tranquillement, dans un article du 20 août, BFM estime que, d'après un sondage auprès d'économistes, la politique de Donald Trump pénalise l'économie américaine.

DlCzaaGUwAAJL6DCe qui est contradictoire avec les chiffres de l'économie américaine, publiés dès le 27 juillet :

DlCzaZ1U8AAMGbB

Michel Janva

Posté le 21 août 2018 à 10h18 | Lien permanent


Réduction des budgets de la Police et de la Gendarmerie au profit des immigrés

Cherchez l'erreur : on coupe les crédits des forces de l'ordre pour les affecter aux immigrés, lesquels génèrent d'énormes problèmes de sécurité...

Dans un rapport, déposé le 4 juillet 2018, au nom de la commission des Finances, Philippe Dominati note que 133 millions d’euros en autorisations d’engagement et 110 millions d’euros en crédits de paiement ont été annulés pour la police nationale, ainsi que 111,4 millions d’euros en autorisations d’engagement et 90 millions d’euros en crédits de paiement pour la gendarmerie nationale. Ces annulations ont été permises par un décret d’avance du 20 juillet 2017, servant à financer des mesures relatives à l’allocation pour demandeurs d’asile, qui dépend de la mission "Immigration, asile et intégration", explique le sénateur.

Le rapport relatif à ce décret d’avance précise que ce besoin d’ouverture de crédits est dû d’une part "aux insuffisances des dotations inscrites en loi de finances initiale", et d’autre part "à la hausse constatée des flux de demandeurs d’asile", qui entraîne une augmentation du nombre de bénéficiaires de l’allocation pour demandeurs d’asile et des besoins d’hébergement liés aux opérations de mises à l’abri menées sur les derniers mois.

Michel Janva

Posté le 21 août 2018 à 10h12 | Lien permanent


Les Hommes-Adorateurs en Mission Angélus

Mission Angelus vise à faire connaître à toute personne venant du monde musulman le message du Christ et de l’Évangile, et ensemble le suivre… ainsi cette association fait sienne cette parole du Concile :

L’Église catholique (…) annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est « la Voie, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse (Vatican II, déclaration sur les religions non chrétiennes, Nostra aetate n°2).

Les Hommes Adorateurs visent à peupler de plus en plus nos paroisses d’hommes vrais, spirituels, conviviaux, formés et donnés aux autres.

L’adoration constitue donc pour les hommes adorateurs comme un acte de résistance contre tous les asservissements charriés par notre époque. Ils y affirment aussi leur identité masculine, qu’ils ont célébrée virilement d’abord autour d’une table bien garnie, avant de s’offrir au Christ et de se laisser attirer par Lui dans le Cœur à cœur auquel Il les invite. (message de Mgr Rey aux hommes-adorateurs)

Ainsi, nous invitons les Hommes-Adorateurs qui le désirent à prier, via la récitation quotidienne de l’Angélus, pour la conversion au Christ dans le monde musulman, à prier pour la fécondité de l’oeuvre « Mission Angelus« .

Les groupes d’Hommes-Adorateurs pourront également être autant de lieux que Mission Angélus pourra conseiller à nos frères musulmans convertis pour un accueil vrai, viril, spirituel, convivial.

Michel Janva

Posté le 21 août 2018 à 09h02 | Lien permanent


1er et 2 septembre : WE père fils des hommes-adorateurs de Colmar

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Michel Janva

Posté le 21 août 2018 à 09h00 | Lien permanent


Evangile illustré

image from hozana.org

Michel Janva

Posté le 21 août 2018 à 08h00 | Lien permanent


20 août 2018

26 août : messe pour la France à Fronton

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à une MESSE pour la France et le Cœur-Immaculée de Marie, le dimanche 26 août à 11h00, en l'église Notre-Dame de l'Assomption de Fronton (rue de l'église - 31620 Fronton - Diocèse de Toulouse).

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Le Salon Beige

Posté le 20 août 2018 à 22h44 | Lien permanent


C’est arrivé un 20 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 août : saints du jour français ou en France.
    • St Maxime (ou Mesme) : abbé à Chinon  († Ve s.)

À Chinon en Touraine, au Ve siècle, saint Mesme, abbé. D'abord moine sur l'île Barbe à Lyon, il construisit ensuite un monastère sur les bords de la Vienne et y mourut dans un âge avancé.

  • St Philibert (Filibert) : abbé (†  v. 684)

Dans l'île d'Hério, aujourd'hui Noirmoutier, alors du territoire de Poitiers, vers 684, saint Philibert (Filibert), abbé. Élevé à la cour du roi Dagobert, encore adolescent, il se fit moine à Rebaix où il succéda comme abbé à saint Aile, puis fonda et dirigea d'abord le monastère de Jumièges, ensuite celui de Noirmoutier, avec des moines venus de Jumièges.

   

 

  • St Bernard : abbé et docteur de l'Eglise († 1153)

Bernard, le prodige de son siècle, naît au château de Fontaines, près de Dijon, d'une famille distinguée par sa noblesse et par sa piété, et fut, dès sa naissance, consacré au Seigneur par sa mère, qui avait eu en songe le pressentiment de sa sainteté future. Une nuit de Noël, Bernard, tout jeune encore, assistait à la Messe de Noël ; il s'endormit, et, pendant son sommeil, il vit clairement sous ses yeux la scène ineffable de Bethléem, et contempla Jésus entre les bras de Marie.

À dix-neuf ans, malgré les instances de sa famille, il obéit à l'appel de Dieu, qui le voulait dans l'abbaye de Cîteaux, fondée quelques années auparavant par Saint Robert de Molesmes; mais il n'y entre pas seul ; il décida six de ses frères et vingt-quatre autres gentilshommes à le suivre. L'exemple de cette illustre jeunesse et l'accroissement de ferveur qui en résulte pour le couvent suscitèrent tant d'autres vocations, qu'on se voit obligé de faire de nouveaux établissements. Saint Bernard contribue grandement au développement de l'ordre cistercien en parcourant les routes d'Europe. Saint Bernard est envoyé à Clairvaux, en 1115, pour y fonder l'abbaye, dont il devient le père-abbé jusqu'à sa mort, elle devint célèbre et fut la source de cent soixante fondations, du vivant même du Saint. Lors du Schisme de 1130, il soutient sans retenue Innocent II contre l'antipape Anaclet II. En 1146, il prêche la Croisade en Terre Sainte devant le Roi Louis VII, voir la chronique du 21 mars. A sa mort, en 1153, trois cent quarante-trois abbayes cisterciennes ont été édifiées en Europe.

Chaque jour, pour animer sa ferveur, il avait sur les lèvres ces mots : « Bernard, qu'es-tu venu faire ici ? » Il y répondait à chaque fois par des élans nouveaux. Il réprimait ses sens au point qu'il semblait n'être plus de la terre ; voyant, il ne regardait point, entendant, il n'écoutait point ; goûtant, il ne savourait point. C'est ainsi qu'après avoir passé un an dans la chambre des novices, il ne savait si le plafond était lambrissé ou non ; côtoyant un lac, il ne s'en aperçut même pas ; un jour, il but de l'huile pour de l'eau, sans se douter de rien.

Bernard avait laissé, au château de sa famille, Nivard, le plus jeune de ses frères : « Adieu, cher petit frère, lui avait-il dit; nous t'abandonnons tout notre héritage. "Oui, je comprends, avait répondu l'enfant, vous prenez le Ciel et vous me laissez la terre ; le partage n'est pas juste." » Plus tard, Nivard vint avec son vieux père rejoindre Bernard au monastère de Clairvaux.

Le Saint n'avait point étudié dans le monde ; mais l'école de l'oraison suffit à faire de lui un grand docteur, admirable par son éloquence, par la science et la suavité de ses écrits. Il fut le conseiller des évêques, l'ami des Papes, l'oracle de son temps. Mais sa principale gloire, entre tant d'autres, semble être sa dévotion incomparable envers la très Sainte Vierge.

  • Bx Louis-François Le Brun : moine et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Louis-François Le Brun et Gervais Brunel, prêtres et martyrs. Le premier était moine bénédictin de Saint-Wandrille, le second prieur de l'abbaye cistercienne de la Trappe, tous les deux, fervents religieux, furent arrêtés en raison de leur sacerdoce pendant la Révolution française, déportés sur un bateau négrier où ils vécurent dans des conditions inhumaines et succombèrent au bout de quelques mois.

  • le 21 août : saints du jour français ou en France.
    • St Privat : évêque dans le Gévaudan et martyr († v. 407)

Dans le Gévaudan, vers 407, saint Privat, évêque et martyr. Quand les Vandales envahirent la Gaule, il fut découvert dans une caverne du mont Mimmat, où il s'était retiré pour prier et jeûner et, comme il refusait de livrer son troupeau assiégé et de sacrifier aux idoles, il fut criblé de coups et en mourut.

  • St Sidoine Apollinaire: évêque à Clermont († v. 479)

À Clermont en Auvergne, vers 479, saint Sidoine Apollinaire, évêque. De préfet de la ville de Rome, il fut ordonné évêque des Arvernes. D'une grande culture humaine et sacrée, remarquable par sa force d'âme, il s'opposa à la férocité des barbares en père catholique et docteur éclairé.

  • le 20 août 684 : décès de Saint Philibert, religieux français, fondateur des monastères de Jumièges et Noirmoutier.
  • le 20 août 984 : décès du pape Jean XIV et élection du pape Boniface VII.

Le pape Jean XIV a été destitué par l'antipape Boniface VII, et enfermé au Château St-Ange de Rome où il meurt, peut-être assassiné.

  • le 20 août 1297 : bataille de Furnes.

L'armée du Roi de France est commandée par Robert II d'Artois ; elle remporte une victoire sur les troupes flamandes.

  • le 21 août 1600 : le Roi Henri IV prend Chambéry.

La guerre franco-savoyarde (1600-1601) va se terminer en faveur de la France avec le traité de Lyon, signé le 17 janvier 1601.

  • le 20 août 1625 : naissance de Thomas Corneille : écrivain français.
  • le 20 août 1678 : Jacques-Nicolas Colbert est élu à l'Académie française.

Le fils du ministre de Louis XIV est abbé du Bec-Hellouin. Sa réception l'Académie française est faite par Racine.

  • le 20 août 1648 : bataille de Lens, fin de la Guerre de Trente ans.

Cette victoire du Grand Condé à Lens met un terme à la Guerre de Trente ans. Elle est appelée ainsi car elle fait suite à la prise de la ville de Lens par l'archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg le 17 août 1648, voir la chronique du jour. Condé galvanise ses troupes en disant :

«Amis, vous souvenez-vous de Rocroi, de Fribourg, de Nordlingen ? Il nous faut vaincre ou mourir. Vous marcherez sur une seule ligne. Vous conserverez quoi qu'il en coûte votre ordre de bataille. Vous essuierez sans tirer le premier feu de l'ennemi. Ensuite seulement vous pourrez tirer. » Puis, il lance ses troupes au cri de « Vive le Roi ! »

Les Espagnols laissent sur le terrain trente-huit pièces de canon et huit mille hommes, un grand nombre d'étendards. Le 26 août, le Roi Louis XIV fait chanter un Te Deum à Notre-Dame de Paris.

  • le 20 août 1803 : débarquement de Cadoudal en France.

Les Anglais débarquent aux falaises de Biville le chef Chouan Georges Cadoudal, ainsi que Quérelle et Lahaie-St-Hilaire. Ils projettent de s'en prendre directement à Bonaparte.

  • le 20 août 1823 : décès du pape Pie VII.
  • le 20 août 1860 : naissance de Raymond Poincaré.

Raymond Poincaré naît à Bar-le-Duc. Il occupe cinq fois le poste de président du Conseil. En 1913, il devient président de la République, pendant toute la Première Guerre mondiale. Après la guerre, il fait occuper la Ruhr, car l'Allemagne refuse de payer les " réparations de guerre ". Une religieuse française, Claire Ferchaud l'a approché plusieurs fois pendant la première guerre mondiale, pour lui demander au nom du Christ de faire apposer le Sacré-Cœur sur le drapeau français. Il décède le 15 octobre 1934 à Paris.

  • le 20 août 1914 : décès de Saint Pie X, pape à 79 ans.

Giuseppe Sarto est pape de 1903 à 1914. Il combat les idées modernistes et condamne la séparation de l'Église et de l'État en France. Il fait réformer le bréviaire et remet à l'honneur le chant grégorien. Il est canonisé le 20 mai 1954. Voir la chronique du 2 juin.

  • le 20 août 1944 : ultime message du Maréchal Pétain aux Français.

Le 20 aout 1944, le Maréchal Pétain quitte Vichy pour l'Allemagne, sous escorte allemande. Hitler le fait capturer par les SS et déporter à Sigmaringen pour lui extorquer une Commission gouvernementale française pour la défense des intérêts nationaux que présiderait de Brinon. Voici ce qu'en écrit l'amiral Auphan :

«À Vichy et jusqu'à son arrestation par les Allemands en août 1944, le maréchal Pétain ne m'a jamais donné l'impression d'être amoindri intellectuellement.

À mon avis, c'est plus tard, sous le poids écrasant d'une déportation en Allemagne, d'un ignoble procès fleuve qui aurait assommé n'importe qui d'autre que lui et d'une incarcération en France conçue comme une longue torture que cet homme de quatre-vingt-dix ans, bâti comme un chêne, a fini par perdre peu à peu la mémoire et, à certains moments, la raison. Du moins d'après ce qu'on en a dit, car personnellement je ne peux porter de jugement que sur ce qu'il était à Vichy, où, je le répète, il m'a paru jouir d'un équilibre de santé physique et mentale que beaucoup de chefs d'État d'aujourd'hui ou d'hier pourraient ou auraient pu lui envier.

Pour avoir pendant les quatre ans de la Grande Guerre franchi tous les échelons du grade d'officier général et conduit l'armée française à la victoire, il fallait des qualités d'intelligence, de caractère et de cœur qui n'étaient certainement pas communes. À Vichy ces qualités ne s'étaient pas obscurcies, mais seulement assagies et comme sublimées jusqu'à leur extrême simplicité : un bon sens militaire de commandement plein de bienveillance, imprégné de la vertu de prudence et ne retenant des choses que l'essentiel, sous une apparence insensible au torrent des événements. De tempérament secret, il comprenait les situations, mais ne s'attardait pas à expliquer ses décisions.

Évidemment la créativité intellectuelle n'était plus la même qu'autrefois en ce sens qu'il aimait qu'on lui propose des textes sur lesquels il travaillerait ensuite à loisir plutôt que d'accomplir lui-même l'épuisant travail d'accouchement cérébral ; la manière dont il en tirait parti et leur donnait sa marque personnelle montrait un esprit toujours en possession de ses moyens.

Évidemment encore, au bout d'une heure ou une heure et demie d'attention portée à des sujets difficiles, il donnait des signes de fatigue et avait besoin de changer d'occupation pour se détendre un moment l'esprit. C'est normal à quatre-vingt-cinq ans. Il suffisait à son entourage d'en tenir compte. […]

[Le Maréchal] était soutenu intérieurement et comme porté sur des ailes par l'amour de la France et des Français et par le sentiment qu'il avait d'être seul en mesure de les sortir à moindre frais de la défaite de 1940.

Cette hantise était la clef de sa politique. Elle explique tout. Comme tous les anciens combattants de 14-18 – que dis-je ? bien mieux qu'eux après Verdun – il était resté frappé d'épouvante par les pertes françaises. […] Une seconde saignée analogue l'eût peut être éliminée comme grande puissance. […]

Qu'on lui impose X ou Y comme ministre ou chef de gouvernement, qu'on renvoie de vieux amis fidèles ou fasse aux Allemands des concessions qui ne valaient pas qu'on risque la vie d'un homme, il en souffrait, certes, au fond de lui-même, mais n'en faisait pas un absolu du moment que l'ennemi en était apaisé pour un temps et que l'armistice continuait, permettant à la masse des Français de cheminer, sans trop de pertes, vers le bout du tunnel.»

L'amiral rapporte aussi le discours du Maréchal à la nation.

« Français,

Au moment où ce message vous parviendra, je ne serai plus libre.

Dans cette extrémité où je suis réduit, je n'ai rien à vous révéler qui ne soit la simple confirmation de tout ce qui, m'a dicté ma conduite pendant plus de quatre ans.

Décidé à rester au milieu de vous, j'ai chaque jour cherché ce qui était le plus propre à servir les intérêts permanents de la France, loyalement mais sans compromis.

Je n'ai eu qu'un but, vous protéger du pire.

Et tout ce qui a été fait par moi, tout ce que j'ai accepté, consenti, subi, que ce fut de gré ou de force, ne l'a été que pour votre sauvegarde ; car si je ne pouvais plus être votre épée, j'ai voulu rester votre bouclier.

[…] Je n'ai souci que des Français. Pour vous comme pour moi, il n'y a qu'une France, celle de nos ancêtres.

Aussi, une fois encore, je vous adjure de vous unir.

Il n'est pas difficile de faire son devoir, s'il est parfois malaisé de le connaître. Le vôtre est simple : vous grouper autour de ceux qui vous donneront la garantie de vous conduire sur le chemin de l'honneur et dans les voies de l'ordre.

L'ordre doit régner. Et parce que je le représente légitimement, je suis et je reste votre chef. Obéissez-moi et obéissez à ceux qui vous apporteront des paroles de paix sociale ; sans quoi nul ordre ne saurait s'établir.

Ceux qui vont tiendront un langage propre à vous conduire vers la réconciliation et la rénovation de la France par le pardon réciproque des injures et l'amour de tous les nôtres, ceux-là sont des chefs français. Ils continuent mon œuvre et suivent mes disciples. Soyez à leurs côtés.

Pour moi, je suis séparé de vous, mais je ne vous quitte pas et j'espère tout de votre dévouement à la France, dont vous allez, Dieu aidant, restaurer la grandeur. C'est le moment où le destin m'éloigne. Je subis la plus grande contrainte qu'il puisse être donnée à homme de souffrir. C'est avec joie que je l'accepte si elle est la condition de notre salut, si devant l'étranger, fut-il allié, vous savez être fidèles au vrai patriotisme, à celui qui ne pense qu'aux seuls intérêts de la France ; et si mon sacrifice vous fait retrouver la voie de l'union sacrée pour la renaissance de la Patrie. »

Maréchal Pétain

Le Maréchal a convoqué le nonce, doyen du corps diplomatique et le ministre de Suisse dans son bureau. Ils assistent à l'arrestation du Maréchal par les allemands furieux de ne pouvoir le faire en toute discrétion.

Cité par l'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, pages 343 et 344).

  • le 20 août 1944 : la résistance française libère l'Hôtel de Ville de Paris.
  • le 20 août 1953 : le sultan du Maroc Mohammed V est déposé.

Les autorités du protectorat français au Maroc commandées par le général Guillaume le dépose. Le sultan exilé en Corse, puis à Madagascar, avec ses fils, dont le futur roi Hassan II. La légitimité du nouveau souverain, Mohammed ben Arafa, n'est pas reconnue par le peuple. En 1955, la France accepte le retour de Mohammed V qui régnera jusqu'à sa mort en 1961.

  • le 20 août 1955 : massacre d'El Halia au nom du Djihad.

El Halia, petit village proche de Philippeville, à trois kilomètres environ de la mer, où vivent 130 Européens et 2000 musulmans. La plupart travaillent à la mine de pyrite; les musulmans qui sont payés comme les Européens et jouissent des mêmes avantages sociaux, ont assurés qu'en cas d'attaque du FLN tous participeront à la défense du village.

A 11 h 30, le village est attaqué par des anciens miniers et des miniers en activité ! Le FLN appelle au djihad et commence le massacre :

71 européens tués, 21 musulmans tués, 51 européens blessés, 47 musulmans blessés, plus de 50% des victimes sont des enfants et adolescents de moins de 20 ans. A cela s'ajoute 31 soldats tués, et 121 blessés par les ennemis de la France en Algérie.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 247)

Soustelle écœuré dira : « On ne négocie pas avec des gens comme cela. »

Lois Spalwer

Posté le 20 août 2018 à 14h14 | Lien permanent | Commentaires (0)


La Vierge Marie n’est pas le personnage qu’auraient un peu en commun l’islam et le christianisme

L'abbé Pagès s'élève contre cette erreur qui se diffuse :

"[...] Il est vrai que dans le Coran celle qui passe pour être la Vierge Marie (Coran 21.91), Myriam, est désignée par son nom, et même préférée à toutes les femmes (Coran 3.42), mais ce privilège est bien vite relativisé par la remarque qu’elle n’est qu’une fille (Coran 3.36. Cf. 4.117 ; 21.22 ; 37.150 ; 52.39). La misogynie talmudique exprimée chaque matin par tout juif pieux remerciant Dieu de ne pas l’avoir créé femme, n’est pas loin. Il faut bien voir que venant APRÈS le christianisme, l’islam ne pouvait faire comme si Jésus et Marie n’avaient pas existé, tant ils étaient universellement connus et aimés, aussi, en bon Antichrist (1 Jn 2.22), l’islam s’est-il ingénié à les défigurer pour les rendre méconnaissables. C’est ainsi que la conception de Issa est décrite alors que Myriam a fui la compagnie des siens pour se rendre en un endroit isolé, à l’abri donc des regards indiscrets, comportement incompréhensible qui, aujourd’hui encore, dans les milieux musulmans, expose une femme aux agressions, au viol, à l’homicide, et en tout cas à la mauvaise réputation. Voilà donc comment le Coran présente la Mère du Messie… Et c’est alors que lui apparaît l’esprit d’Allah sous la forme d’un homme parfait (Coran 19.17), qui s’empresse de confesser qu’il n’est pas Dieu, mais seulement son envoyé, pour lui donner un enfant (Coran 19.19). Autrement dit : Myriam apprend que la volonté d’Allah est qu’elle devienne enceinte, et ce de par son envoyé, qui, homme parfait, n’est donc certainement pas un eunuque. Aux avances de celui qu’elle voit comme un homme, puisqu’il se présente comme tel, la Marie coranique ne se défend pas d’être déjà accordée en mariage. Elle se contente de lui répondre qu’aucun homme ne l’a jamais touchée et qu’elle n’est pas une prostituée (Coran 19.20). Propos aussi incongrus que peu décents. Que le Coran plus loin dise que Myriam était restée vierge… avant la conception du Messie (Coran 66.12), ne dit pas qu’elle l’est restée pendant et ensuite. Qu’Allah dise plus loin (Coran 21.91) qu’il a conçu Issa en insufflant en Marie un souffle de vie, ne dit rien de particulier, puisque c’est ce qu’il fait pour la conception de tout être vivant… Bref, n’est-il pas piquant de voir l’islam refuser l’Incarnation de Dieu, mais ne pouvoir s’empêcher d’en confesser la nécessité, en imaginant l’Esprit de Dieu apparaître sous la forme d’un homme ?

Comme il ne saurait en être autrement pour le Jésus haï du judaïsme, la conception de Issa se déroule dans une situation qui déshonore sa mère. En effet, l’idée d’une conception charnelle du Messie est corroborée non seulement par le fait que l’islam, comme le judaïsme, ne connaît d’amour que charnel, ― pour lui la virginité consacrée n’est pas un choix de vie possible (Coran 24.32), y compris donc pour la Mère du Messie ― mais encore parce qu’Il ne convient pas à Allah de se donner un fils (Coran 19.92,35 ; 2.116 ; 4.171 ; 10.68 ; 23.91 ; 39.4 ; 43.81). Si donc il ne convient pas à Allah de se donner un fils, c’est qu’Issa n’a pas été engendré par Allah, et si Issa n’a pas été engendré par Allah, c’est donc qu’il a été engendré par quelqu’un d’autre, et par qui, sinon par cet homme qu’a vu Myriam ? Pourquoi Allah a-t-il voulu que Myriam voit un homme et non pas l’Archange Gabriel ? Le Coran confirme encore l’idée de la conception charnelle du Messie lorsqu’il l’identifie à celle d’Adam (Coran 3.59), pour la création duquel Allah a eu besoin de sperme (Coran 16.4) ! Si l’histoire ne dit pas d’où venait le sperme dont Allah a eu besoin pour créer… le premier homme, elle prouve bien cependant que pour l’islam, aucune conception ne peut se faire sans… sperme.

Pour échapper aux problèmes soulevés par le récit de la conception de Issa, l’exégèse musulmane présente un autre texte, celui des anges annonçant à Myriam sa grossesse (Coran 3.42-47), en sorte que l’esprit d’Allah chargé de donner un fils à Myriam ne serait ni Dieu ni homme, mais des anges. Cette explication pose néanmoins de nouveaux problèmes, car, si l’esprit d’Allah est plusieurs anges, qu’est-ce que l’esprit d’Allah, et qu’est-ce qu’un ange (Coran 70.4 ; 78.38 ; 97.4) ? Et quel rapport y a-t-il entre l’esprit d’Allah et le démon, qui est précisément « Légion (Mc 5.2-9) » ?  

Mais voilà qu’Issa, pas plutôt né, parle déjà. Et pour dire quoi ? Pour enseigner à sa mère le mensonge ! En effet, afin de donner une justification acceptable de son absence, il l’invite à dire qu’elle s’était retirée au désert pour y jeûner en l’honneur d’Allah (Coran 19.26). Le Coran révèle ainsi d’une part son ignorance du mystère de Jésus, qui, s’Il avait fait des miracles dès Son enfance, aurait compromis Sa mission (Mc 1.34, 43-44 ; 5.43, 7.36 ; 1 Co 2.8), et d’autre part la calomnie talmudique de la Vierge Marie, car si Myriam doit mentir pour expliquer son absence, c’est donc que celle-ci n’était pas honnête. Notons que la religion d’Allah sert déjà ici de prétexte pour mentir, cacher l’inavouable… Mais qui croira enfin qu’une jeune fille tombée enceinte hors mariage revienne avec l’enfant chez les siens… où l’attend la lapidation (Jn 8.1-11) ! Même si Myriam s’était mise à compter sur l’éloquence miraculeuse et persuasive de son nouveau-né pour attester de l’origine divine de celui-ci, et sauver ainsi sa peau et celle de son enfant, elle n’aurait pas agi en cela avec prudence et sagesse, et n’aurait donc pas mérité son titre de Vierge sage. Mais voilà que ce qui devait arriver, arriva : sa famille, à la vue de l’enfant, la traite de prostituée : “Ô sœur d’Aaron ! Ton père n’était pas un homme mauvais et ta mère n’était pas une prostituée ! (Coran 19.27)”. Autrement dit : “Toi, par comparaison, tu es mauvaise et tu es une prostituée !” Et non seulement cette louange des parents de Myriam donne voix à la calomnie talmudique traitant Myriam de prostituée, et Jésus de bâtard (Yebamoth 49b ; Shabbat 104b ; Sanhédrin 106a & b), mais elle justifie leur union incestueuse, car Amiram avait épousé sa tante Yokébed (Ex 6.20), union condamnée par le Coran mais que le judaïsme talmudique autorisait et autorise toujours…

Bref, voulant se substituer au christianisme, l’islam ne pouvait éviter de faire référence à la conception miraculeuse du Messie et à la sainteté de Sa mère, mais il n’a pas pu s’empêcher de laisser sourdre dans le Coran les blasphèmes dont regorgent les écrits talmudiques qui l’inspiraient. A la différence de l’Évangile où tout y est clair et saint parce que Marie y conçoit par la seule et pure opération du Saint-Esprit, sans le concours d’aucune apparition d’homme, et où son mariage avec Joseph la protège de la diffamation, donnant à son Enfant légitimité et prestige, le Coran ne parvient pas à cacher la haine talmudique dont il est pétri à l’endroit du Christ Jésus et de la Très Sainte Vierge Marie… [...]"

Michel Janva

Posté le 20 août 2018 à 13h31 | Lien permanent


Le cardinal Burke confirme qu'il existe une culture homosexuelle au sein de la hiérarchie

Thomas McKenna, président de Catholic Action for Faith and Family, a interrogé le cardinal Raymond Burke à propos du scandale des abus sexuels du clergé. Traduction par Benoît-et-moi :

Votre Éminence, une nouvelle vague d'abus sexuels du clergé a fait surface et indique une pratique répandue de l'homosexualité parmi le clergé dans les diocèses et les séminaires à travers le pays. Selon vous, quelle est la cause profonde de cette corruption ?

Il était clair, après les études qui ont suivi la crise des abus sexuels de 2002, que la plupart des actes d'abus étaient en fait des actes homosexuels commis avec des adolescents. Il y a eu une tentative étudiée d'ignorer ou de nier cela. Il semble maintenant évident, à la lumière de ces récents terribles scandales, qu'il existe effectivement une culture homosexuelle, non seulement au sein du clergé, mais aussi au sein de la hiérarchie, qui doit être purifiée à la racine. C'est bien sûr une tendance qui est désordonnée. Je pense qu'elle a été considérablement aggravée par la culture anti-vie dans laquelle nous vivons, à savoir la culture contraceptive qui sépare l'acte sexuel de l'union conjugale. L'acte sexuel n'a aucun sens sauf entre un homme et une femme dans le mariage puisque l'acte conjugal est par sa nature même pour la procréation. Je crois qu'il faut reconnaître ouvertement que nous avons un très grave problème de culture homosexuelle dans l'Église, en particulier au sein du clergé et de la hiérarchie, qui doit être abordé avec honnêteté et efficacité.

Votre Eminence, beaucoup disent que ce qui doit être fait pour traiter ce problème, c'est de déterminer de meilleures procédures et structures pour y faire face et que ce serait alors une solution pour résoudre la situation. Êtes-vous d'accord avec cette proposition? Ou alors, que faut-il faire selon vous pour résoudre cette crise de manière approfondie ?

Il n'est pas nécessaire d'élaborer de nouvelles procédures. Toutes les procédures existent dans la discipline de l'Église, et elles ont existé tout au long des siècles. Ce qu'il faut, c'est une enquête honnête sur les situations présumées d'immoralité grave, suivie d'une action efficace pour sanctionner les responsables et être vigilant afin d'éviter que des situations similaires ne se reproduisent. Cette idée selon laquelle c'est à la conférence des évêques que doit revenir la responsabilité dans cette question est erronée parce que la conférence des évêques n'a pas de surveillance sur les évêques au sein de la conférence. C'est le Souverain Pontife romain, le Saint-Père, qui a la responsabilité de discipliner ces situations, et c'est lui qui doit agir en suivant les procédures qui sont indiquées dans la discipline de l'Église. C'est ce qui permettra de régler efficacement la situation.

Votre Éminence, la foi de beaucoup dans l'Église, en tant qu'institution sainte plutôt que corrompue, a été ébranlée. Les gens ne savent pas quoi penser de leurs évêques et de leurs prêtres. Comment les fidèles devraient-ils répondre à cette crise, surtout si l'on considère que beaucoup se sentent découragés et honteux de leur Église ?

Je comprends parfaitement la colère, le sentiment profond de trahison que ressentent beaucoup de fidèles, d'autant plus que je l'éprouve moi-même. Les fidèles devraient insister pour que la situation soit abordée avec honnêteté et détermination. Ce que nous ne devons jamais permettre, c'est que ces actes gravement immoraux, qui ont tant souillé le visage de l'Église, nous laissent perdre confiance en Notre Seigneur, qui est le chef et le pasteur du troupeau. L'Église est son Corps mystique, et nous ne devons jamais perdre de vue cette vérité.

Nous devrions avoir profondément honte de ce que certains bergers, certains évêques, ont fait, mais nous ne devrions jamais avoir honte de l'Église parce que nous savons qu'elle est pure et que c'est le Christ Lui-même, vivant pour nous dans l'Église, Qui seul est notre chemin vers le salut. Il y a une grande tentation que notre colère justifiée à propos de ces actes gravement immoraux nous conduise à perdre la foi en l'Église ou à être en colère contre l'Église, au lieu d'être en colère contre ceux qui, même s'ils détenaient la plus haute autorité dans l'Église, ont trahi cette autorité et ont agi d'une manière immorale.

Il existait dans le Pontifical romain [le livre liturgique catholique en latin qui contient les rites accomplis par les évêques] pendant des siècles des rites pour la dégradation des clercs et aussi de la hiérarchie qui avaient gravement failli dans leur office. Je crois qu'il serait utile de relire ces rites pour comprendre profondément ce que l'Église a toujours compris, à savoir que les pasteurs peuvent s'égarer, et même de façon grave, et qu'ils doivent ensuite être dûment disciplinés et même démis de l'État clérical"

Michel Janva

Posté le 20 août 2018 à 11h40 | Lien permanent


Plan quinquennal de développement pour la sinisation de l’Eglise catholique en Chine

Tandis que le pape François a confirmé sa volonté de poursuivre le dialogue avec le Parti communiste chinois, au sujet de la nomination des évêques chinois, estimant que la normalisation des relations avec la Chine était en « bonne voie », la « sinisation » (zhongguohua) de l’Eglise catholique en Chine, c’est-à-dire sa mise en conformité avec la politique du Parti communiste, suit une réglementation de plus en plus impérieuse.

Outre le cas de Mgr Cui Tai, évêque coadjuteur de Xuanshua, dans la province du Hebei, dont on est sans nouvelle depuis son enlèvement à la mi-avril, les provinces du Henan et du Hebei connaissent de nouvelles persécutions contre l’Eglise. Les règles promulguées le 1er février touchent particulièrement la province centrale du Henan qui compte plus de catholiques que toute autre province chinoise. Interdiction est faite aux mineurs de se rendre à l’église, d’aller au catéchisme et aux cours du dimanche, de sorte que les parents ne vont plus avec leurs enfants à la messe. Les croix sont retirées des édifices non officiels ou déclarés tels, des lieux de culte sont fermés, des églises sont détruites.

Désormais chaque paroisse doit déclarer aux autorités municipales le nombre et la situation des fidèles. Un prêtre du Henan confiait « suspecter un objectif inavoué d’interdire aux personnes à bas revenus l’accès aux subventions publiques », et refusait d’y coopérer. Alors que le gouvernement affirme que l’ordre est destiné à améliorer la façon dont les églises et autres sites sont gérés, le prêtre estime qu’il s’agit plutôt d’un prétexte pour limiter et réprimer l’activité religieuse dans la province.

La Conférence épiscopale de l’Eglise catholique [officielle] en Chine et l’Association patriotique catholique chinoise ont adopté le plan quinquennal (2018-2022) de la “sinisation” de l’Eglise catholique, lors d’une réunion commune le 17 mai. Puis un document de 15 pages, qui est la mise en œuvre du plan, a été envoyé en juin à tous les diocèses catholiques de Chine. Les diocèses catholiques en Chine sont tenus de montrer comment ils réduiront les influences étrangères et adopteront une identité idéologique et théologique plus chinoise, en établissant leurs propres plans quinquennaux qu’ils doivent renvoyer à la Conférence épiscopale et à l’Association patriotique, avant la fin du mois d’août. Il est demandé que l’architecture de l’église, la peinture et la musique sacrée soient plus en harmonie avec la culture et les traditions chinoises, que la promotion de la “sinisation” se fasse par le biais de séminaires – déjà organisés dans plusieurs diocèses.

Le nombre de catholiques en Chine est estimé entre 9 et 12 millions, la part de l’Eglise “officielle” étant comprise entre 50 et 70% des catholiques. Selon les chiffres du Pew Research Center, la Chine comptait en 2010, 67 millions de chrétiens déclarés dont 9 millions de catholiques et près de 58 millions de protestants, avec une progression d’environ 10% par an (Rapport sur les chrétiens dans le monde, publié en 2011). Un chiffre total qui – en tenant compte des chrétiens non déclarés et de la progression annuelle – dépasserait le nombre des membres du Parti communiste qui était fin 2016 de 89,5 millions, selon le China Daily du 30 juin 2017.

Steven W. Mosher, sociologue américain et spécialiste de la démographie chinoise, publiait le 31 mai, sur le site catholique One Peter Five, les réponses reçues de hauts prélats du Vatican rencontrés à Rome, non nommés dans l’article. Au cours de ses différents entretiens, il s’est attaché à souligner que la tolérance d’il y a dix ou quinze ans a été remplacée par une réelle hostilité à l’Eglise.

« Xi Jinping est le nouvel empereur rouge. Il a déjà plus de puissance que Mao Zedong : il n’est pas seulement le chef du Parti communiste, comme Mao l’était, mais est également le chef du gouvernement et de l’armée, que Mao n’était pas. Son culte de la personnalité est de plus en plus affirmé. Comme Mao, il veut que le peuple chinois l’adore, et non pas le Dieu de la Bible. C’est pourquoi Xi Jinping a resserré les contrôles sur les activités religieuses de toutes sortes. »

L’économiste Mathias von Gersdorff explique que le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat, avait retrouvé l’Ostpolitik des années 1960-70 qui consistait à s’entendre avec les dictatures communistes. L’Eglise catholique devait abandonner la critique du communisme ; en récompense, elle recevrait des libertés dans l’administration des sacrements.

Le 7 avril 2018, le cardinal Joseph Zen Ze-kiun, archevêque émérite de Hong-Kong, a parlé en détail de la persécution des chrétiens en République populaire de Chine et des tentatives du Vatican de « s’entendre » avec les dirigeants communistes chinois.

« Le Secrétariat d’Etat du Vatican veut livrer l’Eglise souterraine légitime de Chine aux communistes, même si elle a été persécutée par eux pendant des décennies ». « Un tel accord avec les communistes serait une trahison et une honte ; un abandon de la liberté de l’Eglise aux dirigeants communistes. Ce que fait essentiellement Parolin, c’est de remettre les loyaux catholiques aux dirigeants communistes. Ainsi donc, c’est une reddition à une puissance du monde ».

Michel Janva

Posté le 20 août 2018 à 11h20 | Lien permanent


21 août : Conférence sur le Linceul de Turin à l'île d'Yeu

Le mardi 21 août à 21 h, le Docteur Mérat, ancien président du Centre International d'études Liturgiques sur le Linceul de Turin (CIELT) fera une causerie avec diapos consacrée au Linceul de Turin.

Les estivants de l'île d'Yeu sont tous conviés, espérés et attendus pour cette occasion, 51 Chemin du champ rouit.

Le CIELT est une association qui promeut diverses initiatives et travaux scientifiques en vue de favoriser compréhension, et connaissance de l'histoire de la principale relique qui ait été donnée au monde. Il a été fondé en 1989 après parution des études au Carbonne 14.

Michel Janva

Posté le 20 août 2018 à 11h06 | Lien permanent


Californie : arrêt de la distribution de la sainte Eucharistie en l’absence de prêtre

Lu ici :

"L’évêque de Santa Rosa (Californie) a ordonné l’arrêt immédiat des services religieux où l’on distribue la sainte Eucharistie aux fidèles en l’absence de prêtre, affirmant que cette pratique « n’est pas en conformité avec les instructions du Saint-Siège ».

« Il est devenu courant dans plusieurs paroisses et institutions du diocèse de Santa Rosa que les diacres et les laïcs organisent des services de communion en l’absence d’un prêtre le dimanche et la semaine », écrit Mgr Robert Vasa dans un communiqué paru le 25 juillet sur le site de son diocèse.

Pour le prélat, « bien que populaire, cette pratique n’est pas conforme aux instructions du Saint-Siège ». Mgr Vasa a donc ordonné à partir du 1er août 2018, la cessation totale des services de communion sans prêtre les dimanches et les jours de la semaine, sur le territoire de son diocèse. [...]"

Michel Janva

Posté le 20 août 2018 à 10h52 | Lien permanent


Union des droites en Gironde : « On avait tous les mêmes idées»

À Saint-André-de-Cubzac, des élus Républicains ont fait sauter les digues pour se rapprocher du Rassemblement national et de Debout la France. Jean-Jacques Édard, maire de Cavignac, commune de 2 000 habitants, située à 40 km au nord de Bordeaux, se moque des injonctions des états-majors déconnectés du réel :

« J’ai passé l’âge de marcher à la baguette ».

Membre de l’UMP, puis de LR, depuis 2006, il a été exclu de son parti au printemps. Le 27 mars, Jean-Jacques Édard a lancé, avec des élus de la 11e circonscription de Gironde, une nouvelle association politique, Pour la France-La France unie, qui vise à réunir toutes les composantes de la droite.

Les premiers contacts remontent à la présidentielle. À la recherche de parrainages pour Marine Le Pen, Edwige Diaz fait le tour des maires. L'union arrive après l’élection d’Emmanuel Macron. Les deux élus ont travaillé de concert pendant une année avec une dizaine de personnes. Martine Hostier, adjointe au maire de Cézac, une commune voisine, y est allée au nom de Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan. Au fil des réunions, les points de vue s’accordent.

« On avait tous les mêmes idées, à l’image de Wauquiez, Le Pen et Dupont-Aignan qui disent la même chose sur les sujets majeurs, comme la sécurité, l’immigration et l’EuropeQuand trois partis disent les mêmes choses, il est logique de les dissoudre pour n’en former plus qu’un. »

Une soixantaine de personnes issues des Républicains, du Rassemblement national ou de DLF, ont participé à la naissance de l’association Pour la France. L’initiative est saluée par Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan et fait tache d’huile dans le département, où la 9e circonscription (sud Gironde) et la 10e (le Libournais) s’apprêtent à suivre le mouvement. Edwige Diaz assure aussi être en contact avec une quinzaine d’autres départements.

Côté de LR, c'et encore la ligne chiraquienne d'alliance avec la gauche qui domine. Mais Jean-Jacques Édard veut croire que les élections européennes vont pousser les centristes vers la sortie :

« Ça va finir par se décanter. Ne resteront à LR que les gens vraiment de droite ». « On est un laboratoire. On essaie de voir si c’est possible de travailler ensemble. Ça se passe plutôt bien. On est en train de montrer qu’il existe une voie pour rassembler les différents courants de la droite. »

Un nouveau signe politique du mouvement dextrogyre ?

Michel Janva

Posté le 20 août 2018 à 10h30 | Lien permanent


Matteo Salvini a un message pour L'Express

Le leader italien est la cible du dernier numéro de l'hebdomadaire bobo.  Il ne fait pas comme nos dirigeants de droite qui passent leur temps à se justifier :

«“Populiste, xénophobe, qui fait trembler l'Europe.” Même en France, ils ne savent plus quoi inventer pour m'attaquer. Est-ce qu'on envoie un bisou aux gauchistes transalpins ?»

Michel Janva

Posté le 20 août 2018 à 10h20 | Lien permanent


Il est temps d’admettre qu’il existe une sous-culture homosexuelle au sein de la hiérarchie de l’Église

Après l’étalage sur la place publique des turpitudes de l’ancien cardinal Theodore McCarrick, puis la publication, le 16 août dernier, du rapport du grand jury de Pennsylvanie alléguant des abus sexuels sur un millier de mineurs commis par « 300 prêtres pendant une période de 70 ans » dans les six diocèses de Pennsylvanie, les fidèles catholiques aux États-Unis et dans le monde sont sous le choc. 

Mgr Robert Morlino, ordinaire du diocèse de Madison (Wisconsin), est un prélat qui fait honneur à l’épiscopat et à l’Église universelle. Il a diffusé le 18 août une lettre pastorale, traduite par Guillaume de Thieulloy et diffusée en intégralité sur Riposte catholique. Au-delà de la pédophilie, l'Eglise doit codamner toute pratique homosexuelle et appeler un chat un chat, en l'occurrence un péché est un péché. Nous voyons aujourd'hui des théologiens et autres prélats, justifier l'homosexualité, comme ce dominicain, professeur d'Écriture sainte à l'université de Fribourg, le père Philippe Lefebvre, qui critiquait l'instruction de la Congrégation pour l'Education catholique, interdisant d'appeler au sacerdoce des hommes présentant des tendances homosexuelles. Voici des extraits du texte de Mgr Morlino :

"[...] Pendant trop longtemps, nous avons diminué la réalité du péché – nous avons refusé d’appeler un péché un péché – et nous avons excusé le péché au nom d’une notion erronée de la miséricorde. Dans nos efforts pour être ouverts au monde, nous sommes tous montrés trop disposés à abandonner le Chemin, la Vérité et la Vie. Afin d’éviter de nous offenser, nous nous offrons à nous-mêmes et aux autres des subtilités et une consolation humaine.

Pourquoi faisons-nous cela? Est-ce par désir sincère d’exprimer un sentiment erroné d’être “pastoral” ? Avons-nous couvert la vérité par crainte ? Avons-nous peur d’être détestés par les gens dans ce monde ? Ou avons-nous peur d’être appelés hypocrites parce que nous ne luttons pas sans relâche pour la sainteté dans nos propres vies ?

Ce sont peut-être les raisons, mais c’est peut-être plus ou moins complexe que cela. Au final, les excuses n’ont pas d’importance. Nous devons en finir avec le péché. Il doit être extirpé et à nouveau considéré comme inacceptable. Aimer les pécheurs ? Oui. Accepter le vrai repentir ? Oui. Mais ne pas dire que le péché ne pose pas de problème. Et ne pas prétendre que de graves violations de la charge et de la confiance se produisent sans conséquences graves et durables.

Pour l’Église, la crise à laquelle nous sommes confrontés ne se limite pas à l’affaire McCarrick, ni au rapport du grande jury de Pennsylvanie, ni à tout ce qui pourrait arriver. La crise la plus profonde à laquelle il faut s’attaquer est la licence pour le péché d’avoir son domicile chez des individus à tous les niveaux de l’Église. Il y a un certain niveau de confort avec le péché qui a envahi notre enseignement, notre prédication, notre prise de décision et notre manière même de vivre.

Si vous me le permettez, ce dont l’Église a besoin maintenant, c’est de plus de haine ! Comme je l’ai déjà dit, saint Thomas d’Aquin a déclaré que la haine de la méchanceté appartient en réalité à la vertu de la charité. Comme le dit le Livre des Proverbes, « Ma bouche méditera la vérité et mes lèvres détesteront la méchanceté » (Prov. 8: 7). C’est un acte d’amour de haïr le péché et d’appeler les autres à se détourner du péché.

Il ne doit plus y avoir de place, plus de refuge pour le péché – ni dans nos propres vies, ni dans la vie de nos communautés. Pour être un refuge pour les pécheurs (ce que nous devrions être), l’Église doit être un lieu où les pécheurs peuvent se convertir pour se réconcilier. Et, ici, je parle de tout péché. Mais pour être clair, dans les situations spécifiques, nous parlons d’actes sexuels déviants – presque exclusivement homosexuels – commis par des clercs. Nous parlons également des propositions et des abus homosexuels contre les séminaristes et les jeunes prêtres par des prêtres ayant du pouvoir, des évêques et des cardinaux. Nous parlons d’actes et d’actions qui ne sont pas seulement en violation des promesses sacrées faites par certains (en un mot, de sacrilège), mais qui violent également la loi morale naturelle valable pour tous. L’appeler autrement serait trompeur et ne ferait qu’ignorer le problème plus avant.

Il y a eu beaucoup d’efforts pour garder distincts les actes qui entrent dans la catégorie des actes d’homosexualité, désormais culturellement acceptables, des actes de pédophilie, publiquement déplorables. C’est-à-dire que jusqu’à une époque récente, les problèmes de l’Église ont été décrits uniquement comme des problèmes de pédophilie, malgré des preuves évidentes du contraire. Il est temps d’être honnêtes : les problèmes concernent les deux sujets, et ils sont plus profonds. Tomber dans le piège des problèmes d’analyse selon ce que la société pourrait juger acceptable ou inacceptable, c’est ignorer le fait que l’Église n’a jamais jugé cela acceptable – ni les abus sur des enfants, ni l’utilisation de sa sexualité en dehors du mariage, ni le péché de sodomie, ni l’entrée de clercs dans quelque relation sexuelle intimes que ce soit, ni l’abus et la contrainte par ceux qui ont de l’autorité.

À cet égard, il convient de mentionner le cas le plus notoire et le plus élevé, à savoir les allégations de péchés sexuels, de prédation et d’abus de pouvoir de l’ancien cardinal Theodore McCarrick (souvent évoquées par la rumeur et désormais très publiques). Les détails bien documentés de cette affaire sont honteux et sérieusement scandaleux, de même que toute dissimulation de telles actions épouvantables par d’autres dirigeants de l’Église qui en ont eu connaissance sur la base de preuves solides.

Bien que de nombreuses accusations crédibles d’agression sexuelle contre des enfants par l’archevêque McCarrick aient été récemment mises en lumière, la question de l’abus de son pouvoir au profit de la satisfaction homosexuelle a été longtemps ignorée.

Il est temps d’admettre qu’il existe une sous-culture homosexuelle au sein de la hiérarchie de l’Église catholique qui fait de grands ravages dans la vigne du Seigneur. L’enseignement de l’Église montre clairement que l’inclination homosexuelle n’est pas en elle-même un péché, mais elle est intrinsèquement désordonnée d’une manière qui rend tout homme durablement affligé d’une telle tendance, incapable d’être prêtre. Et la décision d’agir selon cette inclination désordonnée est un péché si grave qu’il crie vengeance au ciel, surtout quand il s’agit de s’attaquer aux jeunes ou aux vulnérables. Un tel mal devrait être détesté d’une haine parfaite. La charité chrétienne elle-même exige que nous haïssions le mal comme nous aimons la bonté. Mais en haïssant le péché nous ne devons jamais haïr le pécheur, qui est appelé à la conversion, à la pénitence et à la communion renouvelée avec le Christ et son Église, par sa miséricorde inépuisable.

En même temps, l’amour et la miséricorde que nous sommes appelés à avoir, même pour le pire des pécheurs, n’excluent pas de les tenir responsables de leurs actes par le biais d’une peine proportionnée à la gravité de leur infraction. En fait, une punition juste est une œuvre importante d’amour et de miséricorde, car, bien qu’elle serve principalement à punir l’infraction commise, elle offre également au coupable la possibilité d’expier son péché dans cette vie (s’il accepte volontairement sa punition), lui épargnant ainsi une peine pire dans la vie à venir. Par conséquent, motivé par l’amour et le souci des âmes, je soutiens ceux qui demandent que justice soit faite pour les coupables.

Les péchés et les crimes de McCarrick et de bien d’autres dans l’Église suscitent la suspicion et la méfiance à l’égard de nombreux prêtres, évêques et cardinaux bons et vertueux, de la suspicion et de la méfiance à l’égard de nombreux grands et respectables séminaires et de nombreux séminaristes saints et fidèles. Dans le premier cas, le résultat de cette méfiance nuit à l’Église et au très bon travail que nous accomplissons au nom du Christ. Cela pousse les autres à pécher dans leurs pensées, leurs paroles et leurs actes – ce qui est la définition même du scandale. Et dans le second cas, la méfiance nuit à l’avenir de l’Église, car nos futurs prêtres sont en jeu. [...]"

Michel Janva

Posté le 20 août 2018 à 09h58 | Lien permanent


En 2017, Nicolas Vanderbiest plaidait déjà pour Macron

Extrait d'un entretien accordé en 2017 par le co-fondateur de l'ONG "EU DisinfoLab" accusé d'avoir "fiché" des politiques ;

"Tout d’abord, Nicolas, un grand merci à toi d’avoir accepté de répondre à mes questions en plein week-end et après quatre jours non-stop de sollicitations presse :) Ainsi que je le disais en introduction, l’hypothèse évoquée dans son ouvrage par Olivier Cimelière (celle d’une élection influencée par des manipulations sur les réseaux sociaux) ne semble pas vraiment s’être réalisée, même s’il est toujours difficile d’évaluer l’influence de tel ou tel canal ou média sur les votes… Est-ce à dire que les rumeurs de ces  derniers jours concernant un compte d’Emmanuel Macron aux Bahamas et la divulgation d’informations confidentielles de sa campagne, largement relayées sur les réseaux sociaux via le hashtag #MacronLeaks notamment, n’ont eu aucun impact négatif sur les résultats du second tour ?

Nicolas Vanderbiest : Il semblerait bien qu’il n’y ait eu pas eu l’impact négatif escompté par certains en effet… en tout cas vis-à-vis d’Emmanuel Macron. Ces rumeurs étaient tellement tardives et frelatées, et les attaques lancées sur les réseaux sociaux tellement grossières et peu habiles que cela en était surréaliste… Et pourtant, en matière de surréalisme, tu sais que nous sommes des experts en Belgique ! :) Un article du journal Libération, auquel j’ai contribué avec d’autres experts, retrace comment la rumeur du compte aux Bahamas s’est propagée à partir de mercredi dernier…

Alors que de premiers textes dépeignant Emmanuel Macron comme un possible « nouveau Cahuzac » avaient été déjà publiés en avril, sur les espaces contributifs du site web de Mediapart ou celui du Figaro, deux documents censés appuyer l’accusation de compte offshore ont été postés juste avant le débat de l’entre deux tours [Note de l’auteur : le mercredi 3 mai à 19 heures] sur le forum américain 4chan, dans sa section dite «politiquement incorrecte», par un internaute anonyme prétendant les avoir d’abord envoyés sans succès à des centaines de journalistes français. Puis à 21 heures 37 le même soir [celui du débat télévisé], un autre document a été publié sur le site Disobedient media par un certain William Craddick. Et c’est surtout cet article, d’abord relayé par des comptes américains pro-Trump, puis par une myriade d’autres comptes a priori russophiles, qui a fait le lit de la rumeur sur Twitter dans la soirée. A partir de 22 heures, ce sont des comptes francophones bien connus, des comptes de la « patriosphère » en l’occurrence, qui ont largement pris le relai de cette rumeur. Et comme par hasard, pour faire court, ce sont les mêmes comptes que l’on retrouve dès le départ ou presque à l’origine de la propagation de la rumeur et du hashtag #MacronLeaks… Bref : une volonté et des traces manipulatoires manifestes dès lors qu’on remonte aux sources de la diffusion et de la propagation de ces informations.

>> Le BrandNewsBlog : Dans le cas du #MacronLeaks et de la diffusion par bribes à partir du vendredi 5 mai de ces 8 giga-octets d’informations qui auraient/ont été dérobées il y a quelques semaines à l’équipe du candidat d’En marche, la mécanique de la rumeur n’était-elle pas d’autant plus pernicieuse qu’il est impossible de faire le tri entre les informations fiables et vérifiées et les documents contrefaits et autres fake news ?

Nicolas Vanderbiest : Oui, bien évidemment. C’est là une autre « ficelle » manipulatoire utilisée couramment sur les réseaux sociaux et ailleurs : le mélange de vrais documents et de pièces maquillées ou complètement fausses. Mais encore une fois : tout cela était plutôt mal fait et très grossier dans le cadre de ce #MacronLeaks, par rapport à d’autres tentatives de déstabilisation dont j’ai pu être témoin tout au long de la campagne électorale. Outre le fait que beaucoup de documents partagés ne comportaient aucun caractère délictuel ni de véritable scoop (ce qui a aussi fait l’objet de beaucoup d’humour et de moqueries sur les réseaux sociaux de la part des socionautes), les comptes qui diffusaient ces infos ne cachaient même plus leur affinité ou leur proximité avec le Front national, dont de hauts responsables n’ont pas hésité à afficher leur relation avec les propagateurs des fake news en question : bref, la boucle était bouclée ! "

Oui, la boucle est bouclée en effet...

Lahire

Posté le 20 août 2018 à 08h23 | Lien permanent | Commentaires (0)


Evangile illustré

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Michel Janva

Posté le 20 août 2018 à 08h00 | Lien permanent


19 août 2018

Pendant que Macron organise des bains de foule, Matteo Salvini chaleureusement accueilli à Gênes

D'un côté :

De l'autre :

Lahire

Posté le 19 août 2018 à 19h58 | Lien permanent | Commentaires (6)


Et on nous vend l'islam en Indonésie comme un exemple

Lahire

Posté le 19 août 2018 à 18h03 | Lien permanent | Commentaires (5)


Travail du dimanche : la dictature en marche

«Ouverture dominicale : faisons le choix de la liberté» est le titre d'un document signé par des députés LREM.

Le schéma sociétal est archi-connu et prend à chaque fois malheureusement : on réclame une liberté qui devient une obligation de survie plusieurs années après. Au bénéfice de qui ? Pas de l'intéressé en tout cas ! L'exemple de la revendication pour les femmes d'accéder à un emploi est flagrant : combien de femmes aujourd'hui peuvent-elles encore se passer d'un salaire? L'étape suivante arrive : la suppression de la pension de réversion au principe que les veuves qui en auraient besoin ont fait le libre choix de ne pas travailler. Pourquoi serait-ce à l'Etat d'en supporter les conséquences? La femme est aujourd'hui piégée : d'une possibilité de travailler offerte hier au nom de la liberté, voici les femmes, devenues agents économiques, bel et bien obligées de "bosser" et de satisfaire les besoins du marché du travail.

C'est le cas de serpent de mer du travail dominical : à le rendre accessible au nom de la liberté à ceux qui le souhaitent, il deviendra ensuite une gêne pour ceux qui y renoncent avant de devenir obligatoire pour l'équilibre budgétaire de chacun. 

Présenter un piège mortel comme une liberté est l'argument du totalitarisme qui abuse des faiblesses de la démocratie.

"Le travail le dimanche est indispensable pour avancer et pour «revitaliser nos centres-villes». C'est le message qu'une vingtaine de députés LaREM ont décidé de faire passer via une tribune publiée dans Le Journal du Dimanche de cette semaine. «Ouverture dominicale : faisons le choix de la liberté» peut-on lire en titre. 

«La loi Macron de 2015 a été un succès. Qu'attendons-nous pour aller plus loin ?» La tribune explique ce succès en précisant qu'au sein des zones touristiques créées à l'époque, le chiffre d'affaires des magasins a augmenté de 15%, le nombre d'emplois a progressé de 10%, et 1500 postes ont été créés dans les grands magasins parisiens. 

«Londres, Madrid, Rome... Les grandes capitales européennes ont bien compris la nécessité d'ouvrir leurs magasins le dimanche pour attirer les touristes internationaux et soutenir l'activité», peut-on également lire dans le JDD. Selon les députés LaREM, les salariés sont demandeurs - 68% des Français sont favorables à un assouplissement de la loi - de cette liberté de travailler le dimanche. 

La tribune cite un expemple pour illustrer cette popularité du travail dominical : dans les grands magasins parisiens, un roulement entre salariés a dû être mis en place. «Ils étaient tout simplement trop nombreux à vouloir travailler le dernier jour de la semaine», précise le texte notamment signé par Buon Tan, député de Paris, et Benoît Potterie, député du Pas-de-Calais. 

NDDSanctifions donc ce dimanche où les lectures nous parlent du Pain de Dieu (complémentaire du pain, fruit de la terre et du travail des hommes), en s'appropriant cette synthèse :

"L’encyclique Rerum Novarum (1891)  rappelle la nécessité d’assurer le repos hebdomadaire, au regard du « bien de l’âme » (RN 32, 1). Le repos ne doit pas seulement permettre d’amorcer une nouvelle semaine de travail. « La nécessité du repos et de la cessation du travail aux jours du Seigneur » découle du droit et du devoir fondamental de tout homme de remplir ses devoirs envers Dieu.

Le repos nécessaire est « sanctifié par la religion » : « ainsi allié à la religion, le repos retire l’homme des labeurs et des soucis de la vie quotidienne. Il l’élève aux grandes pensées du ciel et l’invite à rendre à son Dieu le tribut de l’adoration qu’il lui doit. Tel est surtout le caractère et la raison de ce repos du septième jour dont Dieu avait fait même déjà dans l’Ancien Testament un des principaux articles de la loi : Souviens-toi de sanctifier le jour du sabbat (Ex 20, 8), et dont il avait lui-même donné l’exemple par ce mystérieux repos pris aussitôt après qu’il eût créé l’homme : il se reposa le septième jour de tout le travail qu’il avait fait (Gn 2, 2) » (RN 32, 4).

Près d’un siècle plus tard, Jean-Paul II dans Laborem Exercens (1981) rappelle lui aussi l’importance du repos dominical. « L’homme doit imiter Dieu lorsqu’il travaille comme lorsqu’il se repose, étant donné que Dieu lui même lui présente sa propre œuvre créatrice sous la forme du travail et du repos » (LE, 25). Le pape poursuit : « Non seulement le travail de l’homme exige le repos chaque septième jour, mais en outre il ne peut se limiter à la seule mise en œuvre des forces humaines dans l’acte extérieur : il doit laisser un espace intérieur dans lequel l’homme, devenant toujours davantage ce qu’il doit être selon la volonté de Dieu, se prépare au ‘repos que le Seigneur réserve à ses serviteurs et à ses amis’ » (LE 25)".

Notre-Dame de la Salette ; "Je vous ai donné six jours pour travailler, je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l’accorder. C’est ça qui appesantit tant le bras de mon Fils".

Notre-Dame du Dimanche (photo) : "Il ne faut pas travailler le dimanche".

Lahire

Posté le 19 août 2018 à 13h20 | Lien permanent | Commentaires (18)


Evangile illustré

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Michel Janva

Posté le 19 août 2018 à 08h00 | Lien permanent


C’est arrivé un 19 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 août : saints du jour français ou en France.
    • St Donat : prêtre et ermite près de Sisteron  († VIE S.)

Au pays de Sisteron en Provence, au VIe siècle, saint Donat, prêtre, qui aurait mené pendant de longues années la vie d'anachorète.

  • Bx Guerric : abbé d'Igny (1080-1155)

À l'abbaye d'Igny au diocèse de Reims, en 1157, le bienheureux Guerric, abbé. En vrai disciple de saint Bernard, comme sa faiblesse physique l'empêchait de donner à ses frères l'exemple du travail, il les confirmait dans des entretiens spirituels pleins d'humilité et de charité.

  • St Louis : évêque de Toulouse († 1297)

Louis, évêque de Toulouse, petit-neveu de saint Louis, Roi de France, fils de Charles le Boiteux, roi de Naples et de Jérusalem, naît à Brignoles, en Provence.

Il parut, dès son enfance, n'avoir d'inclination que pour la vertu. Ses récréations même se rapportaient à Dieu ; il n'en choisissait que de sérieuses et ne s'y livrait que pour donner à son corps l'exercice nécessaire et conserver la vigueur de son esprit. Sa promenade ordinaire consistait à visiter les églises et les monastères. À l'âge de sept ans, il pratiquait déjà la pénitence, et souvent il couchait sur une natte étendue auprès de son lit. Il fut tout particulièrement remarquable par sa pureté angélique, qui ne se ressentit en rien de la mollesse des cours ni des séductions du monde.

Sa charité pour les pauvres était extraordinaire. Un jour qu'il sortait des cuisines du palais, son père, prévenu par des valets malveillants, lui demanda ce qu'il portait sous son manteau. Louis, tremblant, ouvre le manteau qui ne contenait qu'un bouquet de fleurs magnifiques, bien qu'on fût en hiver. À l'âge de quatorze ans, il fut envoyé comme otage, avec deux de ses frères, au roi d'Aragon, qui retenait son père prisonnier. Pendant ses sept ans de captivité, il répandit autour de lui le parfum de la patience, de la résignation, de la modestie la plus parfaite et fut l'ange consolateur de ses compagnons d'infortune. Une fois libre, Louis s'abandonna aux pieux excès de la charité qu'il avait tant aimée dès son enfance. Il chérissait surtout les lépreux, les recherchait, les embrassait tendrement, et baisait leurs horribles plaies.

Dans une maladie mortelle, il fit vœu d'embrasser la vie religieuse, s'il guérissait. Il guérit en effet, refusa les offres séduisantes d'un mariage royal, renonça même au trône de son père et s'enrôla sous la bannière du séraphique François d'Assise. À peine avait-il consommé son sacrifice, que Dieu l'appela à de plus hautes destinées ; à vingt-deux ans il fut nommé, par le Pape, évêque de Toulouse. Son amour pour les pauvres devint plus héroïque que jamais. Un jour qu'il sortait de consoler une pauvre malade fort misérable, ses serviteurs lui firent remarquer que son vêtement était couvert de vermine : « Ce sont là, dit-il en souriant, les perles des pauvres. »

Dieu voulut seulement montrer à la terre ce saint pontife. À son dernier soupir, une belle rose sortit de sa bouche, et un saint religieux vit les anges emporter son âme vers les Cieux.

  • Bx Hugues Green : prêtre et martyr († 1642)

À Dorcester en Angleterre, en 1642, le bienheureux Hugues Green, prêtre et martyr. Ordonné prêtre à Douai, il exerça son ministère dans sa patrie pendant trente ans, mais arrêté sous le roi Charles Ier, il fut condamné à mort comme prêtre, et eut le corps déchiré par le feu, cruellement et lentement.

  • St Jean-Eudes : prêtre et fondateur des : « Congrégation de Jésus et de Marie » (Eudistes)  « Institut Notre-Dame de Charité » († 1680)

Jean Eudes, né le 14 novembre 1601, dans le petit village normand de Ri, était l´aîné de six enfants ; l´historien Eudes de Mézerai était son frère. Son père, Isaac, qui avait été arrêté au seuil du sacerdoce par des devoirs impérieux, possédait une science religieuse au-dessus de la moyenne ; aussi en fit-il largement bénéficier ses enfants.

Aucun ne profita mieux de cette éducation que Jean. Il n´était encore qu´un enfant quand, un jour, ayant reçu un soufflet d´un de ses camarades, il se mit à genoux, et tendit l´autre joue, selon le conseil évangélique. À quatorze ans, il faisait le vœu de chasteté et montrait déjà cette ténacité de volonté qui sera sa note caractéristique. Au collège de Caen, sa dévotion envers Marie le poussa à se passer naïvement un anneau de fiançailles au doigt.

Ses études terminées, il se décida à entrer dans l´état ecclésiastique. Pour le faire avec plus de perfection, il se mit sous la direction du Père de Bérulle, entra à l´Oratoire et fut ordonné prêtre à Paris, le 24 décembre 1625.

Le nouveau prêtre inaugura son ministère en se dévouant au soulagement des populations de Normandie alors décimées par la peste. Il poussa si loin le dévouement envers les pestiférés qu´il ne se trouva personne à Caen pour oser lui prêter asile, et que pendant plusieurs semaines il en fut réduit à se loger hors de la ville, dans un grand tonneau.

Mais l´œuvre principale du Père Eudes fut l´œuvre des missions. Au sortir des guerres religieuses, en France, l´ignorance de la religion et le relâchement des mœurs étaient extrêmes. Pour y porter remède, le Père Eudes parcourut la Normandie, la Bourgogne, l´Île de France et maints autres lieux ; son éloquence populaire, servie par un bel organe, et accompagnée d´une sainteté authentique, exerça un ascendant considérable sur toutes les classes de la société. Depuis saint Vincent Ferrier on n´avait point vu de missionnaire qui exerçât une telle action sur les foules.

Dans le but de travailler au relèvement du Clergé, « le plus grand ennemi de l´Église », selon lui, le Père Eudes ouvrit à Caen un séminaire qui fut l´embryon d´une nouvelle famille religieuse, consacrée aux Cœurs de Jésus et de Marie, et appelée « Congrégation de Jésus et de Marie » (Eudistes). Le succès vint aussitôt : les diocèses de Normandie furent bientôt pourvus de prêtres instruits et vertueux. Le Père Eudes ajouta à la formation du clergé les missions dans les campagnes.

En même temps, il fondait à Caen un Institut pour assurer la persévérance des « Repenties ». Selon l´usage du temps, chaque maison était indépendante ; à la mort du Père Eudes, il y en avait quatre ; à la veille de la Révolution, il y en avait huit. En 1835, la supérieure du Refuge d´Angers, sainte Marie-Euphrasie Pelletier, femme « de taille à gouverner un royaume », obtint que les nouvelles maisons fondées par son monastère restassent sous la dépendance de la Maison-Mère et donna à sa Congrégation le nom de « Bon-Pasteur ». Cette branche a eu un grand succès, et possède des ramifications dans les cinq parties du monde.

Arrivé à un âge avancé, le saint fondateur déposa sa charge de Supérieur et mourut saintement le 19 août 1680.

Une des gloires du Père Eudes est d´avoir été le précurseur de la dévotion aux Cœurs de Jésus et de Marie. Quarante ans avant les apparitions de Paray-le-Monial, il faisait célébrer par ses prêtres l´Office solennel de ces très saints Cœurs et s´en faisait l´Apôtre dans ses missions. Aussi le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) appela le Père Eudes « Auteur du culte liturgique des SS. Cœurs de Jésus et de Marie ».

Saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914), en le béatifiant, le 25 avril 1909, a dit qu´il devait être regardé comme « Père, docteur et apôtre » de cette dévotion.

Jean-Eudes a été canonisé le 31 mai 1925 par Pie XI.

   

 

  • le 19 août 440 : décès du pape Sixte III.
  • le 19 août 1186 : le duc de Bretagne Geoffroy II Plantagenêt est blessé mortellement dans un tournoi à Paris.
  • le 19 août 1239 : la couronne d'épine arrive à Notre Dame.

Le Roi revêt une simple tunique et, pieds nus, aidé de son frère, porte la Sainte Couronne jusqu'à Notre-Dame de Paris. Il a fait construire un reliquaire à la mesure de ces reliques : la Sainte-Chapelle. Durant la révolution française, les reliques sont déposées à l'abbaye de Saint-Denis puis, à la Bibliothèque nationale. Avec le Concordat de 1801, la Sainte Couronne et quelques autres reliques sont remises en 1804 à l'archevêque de Paris qui les fait déposer au trésor de la Cathédrale, le 10 août 1806. Elles s'y trouvent conservées depuis lors, confiées aux chanoines du Chapitre chargés de leurs vénérations et placées sous la garde statutaire des Chevaliers du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Voir la chronique du 11 août.

Saint Louis portant la Sainte Couronne à Notre-Dame de Paris le 19 août 1239

  • le 19 août 1315 : Louis X épouse Clémence de Hongrie en secondes noces.
  • le 19 août 1458 : élection du pape Pie II.

Le 19 août 1458, Enea Silvio Piccolomini est élu pape, sous le nom de Pie II. Comme son prédécesseur Calixte III, il passe une grande partie de son pontificat à préparer la croisade contre les Turcs qui, sous le sultanat de Mehmed II, viennent de s'emparer de Constantinople. Pie II décède le 15 août 1464.

  • le 19 août 1488 : le Traité du Verger.

Le traité de Sablé dit « traité du Verger » est signé entre le Roi de France par Charles VIII, et le duc de Bretagne François II.L'élément principal stipule que l'héritière du duché, Anne, ne peut se marier sans l'accord du Roi de France.

Le duc de Bretagne, allié aux grands féodaux et à Louis II d'Orléans, le futur Louis XII, a perdu la « guerre folle suite à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier près de Rennes le 28 juillet (voir la chronique du jour), où l'armée bretonne est détruite.

Le duc de Bretagne, doit l'hommage lige au Roi de France et le duché perd son indépendance législative. Il doit donner quatre places fortes en garantie : Saint-Malo, Dinan, et surtout Fougères et Saint-Aubin-du-Cormier.

La tentative de mariage d'Anne de Bretagne avec Maximilien Ier du Saint-Empire en 1490 viole le traité. Le mariage est annulé ; la duchesse va épouser successivement deux Rois de France.

  • le 19 août 1591 : le prétendant au Trône en titre, le futur Roi Henri IV prend Noyon.
  • le 19 août 1627 : Henri de Talleyrand-Périgord, comte de Chalais est exécuté à Nantes.

A cause du projet de mariage de Gaston de France, frère du Roi, et Mademoiselle de Montpensier. Un complot est ourdi contre le cardinal de Richelieu et le Roi Louis XIII. Henri de Talleyrand-Périgord, comte de Chalais, maître de la garde-robe du Roi, en est un des acteurs. La conspiration s'appelle d'ailleurs « la conspiration de Chalais ». Celle-ci est rapidement découverte et les auteurs condamnés. Maréchal d'Ornano et ses frères, ainsi que César et Alexandre de Vendôme, demi-frères du roi et de Gaston, autres conjurés, meurent en prison.

  • le 19 août 1662 : décès de Blaise Pascal, mathématicien et philosophe français.

Blaise Pascal, célèbre mathématicien, inventeur, philosophe français, meurt le 19 août 1662 à Paris à l'âge de trente neuf ans. Né le 19 juin 1623 (voir la chronique du jour) à Clermont-Ferrand, Pascal montre rapidement des facultés pour l'étude des sciences. Il est l'un des créateurs des probabilités, et rédige la théorie de la cycloïde. A 19 ans, il invente la première machine à calculer, la Pascaline. Il est l'auteur d'œuvres philosophiques comme "Les Provinciales", ou les"Pensées", qu'il ne finit pas.

Voir les chroniques du 24 mars, du 19 juin et du 23 novembre.

  • le 19 août 1680 : décès de saint Jean Eudes.

Né le 14 novembre 1601, saint Jean Eudes, est un prêtre, pionnier de l'Ecole de la spiritualité française. Il est le fondateur de l'Ordre de Notre-Dame de Charité ; il crée en 1641, une société de prêtres dédiée à la formation des séminaristes, du clergé et aux prédications dans les paroisses : la Société des prêtres de Jésus et de Marie, aussi appelée « les Eudistes ». Il combat ardemment le mouvement du jansénisme et participe à la Contre-Réforme. Les Eudistes sont interdits à la révolution et reviennent en France en 1826.Il meurt à Caen en France. En 1925, il est canonisé par Pie XI.

Ses parents qui ne peuvent pas avoir d'enfants, accomplissent un vœu en allant en pèlerinage à la chapelle de Notre-Dame de la Recouvrance où ils consacrent leur futur enfant à Notre-Seigneur et à Notre-Dame.

A l'âge de douze ans, quand il fait vœu de chasteté et glisse un anneau au doigt d'une statue de la Vierge Immaculée pour qu'elle devienne son épouse. Se donnant tout à elle dans un amour exclusif, il l'implore qu'elle veuille bien en retour se donner toute à lui.

Il entre à l'Oratoire en 1623 et est ordonné prêtre en 1625 ; Pierre de Bérulle le remarque rapidement. Il est envoyé en « missions », et ses prêches touchent les cœurs et convertissent les Français. Il répand la prière commune matin et soir dans les familles, la récitation du chapelet, pousse à la communion fréquente. Et pour clore les missions, il invente les « feux de joie » !

« Sortez, sortez de ce sale et horrible torrent du monde, de ce torrent des épines qui vous entraîne dans le gouffre de la perdition ; et venez vous perdre saintement dans les douces eaux de ce fleuve de paix et ce torrent de délices. Hâtez-vous ! Qu'est-ce que vous attendez ? Ne savez-vous pas que c'est Jésus qui a fait le Cœur de Marie tel qu'il est, et qui a voulu en faire une fontaine de lumière, de consolation et de toutes sortes de grâces pour tous ceux qui y auront eu recours dans leurs nécessités ? Ne savez-vous pas que non seulement Jésus est résidant et demeurant continuellement dans le Cœur de Marie, mais qu'il est lui-même le Cœur de Marie, le Cœur de son Cœur et l'âme de son âme, et qu'ainsi venir au Cœur de Marie, c'est venir à Jésus ; honorer le Cœur de Marie, c'est honorer Jésus ; invoquer le Cœur de Marie, c'est invoquer Jésus ? »

À une religieuse de Montmartre, il écrit : « Le Divin Cœur de Jésus et de Marie est cette fournaise dont les feux et les flammes ne se repaissent que de cœurs. Oh ! qu'heureux sont les cœurs qui se perdent dans ces divines flammes. »

  • le 19 août 1829 : la statue de Louis XVI est inaugurée à Montpellier.

Elle reste deux ans en place, et est déboulonnée sous Louis-Philippe. Puis, elle disparaît durant près de 140 ans, avant d'être offerte en1967 par le maire, François Delmas, à Louisville, ancienne capitale de la Louisiane française, jumelée avec Montpellier !

  • le 19 Août 1917 : 4ème Apparition de Fatima.

18000 personnes assistent à l'événement le 17 août. Mais Lucie n'est pas là et l'Apparition prévue n'eut pas lieu. En effet l'administrateur du canton a enfermé Lucie et ses deux cousins prétextant qu'ils troublaient l'ordre public. Des phénomènes tels que lors des précédentes, coups de tonnerre, des éclairs, un halo de lumière blanc, ont lieu.

L'administrateur les relâche au bout de 2 jours. La sainte Vierge apparaît donc le dimanche 19 août aux enfants et leur demande de continuer à prier et en leur promettant qu'a sa dernière apparition elle accomplirait le Miracle de " faire croire tout le monde ".

  • le 19 août 1942 : débarquement des franco-canadiens à Dieppe.

L'opération Jubilee ne s'explique pas, si ce n'est pour tester les défenses allemandes et préparer un débarquement de masse.

Les Allemands mitraillent et bombardent les plages sans répit et font 4000 morts, blessés ou prisonniers. L'opération est un véritable désastre.

  • le 19 août 1944 : les Allemands Renthe-Fink et Neubronn somment le chef de l'Etat Pétain d'accepter son transfert en zone nord.

Voir les chroniques des 17, 18 et 20 août.

  • le 19 août 1984 : naissance de la Transat Québec/Saint-Malo

La course naît à l'occasion du 450e anniversaire de l'arrivée de Jacques Cartier dans le golfe du Saint-Laurent. Elle accueille monocoques et multicoques et a lieu tous les quatre ans, en équipage et sans escale.

  • le 19 août 1997: début des JMJ à Paris

Elles ont lieu du 14 au 22 août dans toute la France. Le 21 août, cinq cent mille jeunes accueillent le Pape au champ de Mars le jeudi 21 août et 800 000 à la veillée du samedi soir à Longchamp, plus d'un million le dimanche 24.

Lois Spalwer

Posté le 19 août 2018 à 05h07 | Lien permanent | Commentaires (0)


18 août 2018

Mgr Éric de Moulins-Beaufort nommé archevêque de Reims

Le Pape François a nommé ce 18 août, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque métropolitain de l’archidiocèse de Reims, il était jusqu’à présent évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Paris.

Ordonné en 1991 pour l’archidiocèse de Paris, Mgr Éric de Moulins-Beaufort fut aumônier du collège Montaigne (1992-1993) ; directeur au séminaire de Paris et enseignant à l’École Cathédrale et au Studium du Séminaire de Paris (devenu Faculté de théologie Notre-Dame) ; aumônier du lycée Louis-le-Grand (1993-1995) ; curé de la paroisse Saint-Paul – Saint-Louis (2000-2005).

En 2005, il devint secrétaire particulier de l’Archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, fonction qu’il occupa jusqu’en 2008. De 2009 à 2011, il fut professeur extraordinaire à la Faculté Notre-Dame et au Studium du Séminaire de Paris. Depuis 2008, Mgr Éric de Moulins-Beaufort était évêque auxiliaire et vicaire général de l’archidiocèse de Paris.

Mgr Éric de Moulins-Beaufort est membre du Conseil de direction de l’Association internationale Cardinal Henri de Lubac, du conseil de rédaction de la revue Communio, du conseil de rédaction de la Nouvelle revue théologique. Au sein de la Conférence des évêques de France, Mgr de Moulins-Beaufort est Président de la Commission doctrinale.

L’installation de Mgr de Moulins-Beaufort aura lieu le dimanche 28 octobre 2018, à 16 h, en la cathédrale de Reims.

Le Salon Beige

Posté le 18 août 2018 à 23h45 | Lien permanent


Abbaye de Landévennec : l’histoire des moines au fameux caramel au beurre salé

A

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’histoire de l’abbaye de Landévennec, en Bretagne, n’est pas de tout repos : incendie, pillage viking, révolution française… les moines n’ont pas été épargnés ! Cet été, Divine Box vous propose d’en apprendre un peu plus sur l’abbaye de Landévennec, qui réalise notamment son célèbre caramel au beurre salé !

Z

La Bretagne ça vous gagne ! 

L’abbaye de Landévennec a un passé millénaire ! Tout commence lorsque saint Guénolé, alors moine sur l’île Lavret en Bretagne, est envoyé avec onze compagnons fonder une abbaye. D’abord établis sur l’île de Tibidy, ils s’installent finalement à Landévennec en… 485 ! Ce n’est pourtant que bien plus tard, en 818, que Louis le Pieux (fils de Charlemagne) impose la règle de saint Benoît : la communauté, qui suivait alors les usages monastiques irlandais, devient officiellement bénédictine !

Au feu ! 

En 913, à peine cent ans après cette transition bénédictine, des vikings scandinaves pillent et détruisent l’abbaye, forçant les moines à s’exiler. Mais ces derniers ont gardé leur sang froid et ont eu le temps, juste avant de fuir, d’emporter les vieux manuscrits de l’abbaye et les reliques de saint Guénolé leur fondateur. Ensuite… sauve qui peut ! Ils trouvent alors refuge au nord de la France à Montreuil-sur-mer, et reviennent finalement à l’abbaye en 940. Tout est bien qui finit… pas trop mal !

BLes ruines témoignent encore de l’histoire mouvementée de l’abbaye – Divine Box

Tout est à refaire ! 

Car en rentrant à Landévennec, le constat est sans appel pour les moines : il faut tout reconstruire. Petit à petit, ils bâtissent une superbe abbaye au style roman, qui amorce une période faste pendant plusieurs siècles : les moines reçoivent de grandes donations et se retrouvent même à la tête d’un seigneurie. Rien que ça ! Cependant, le climat marin est rude, et l’eau qui s’infiltre dans les terres oblige les moines à reconstruire les bâtiments en superposant les fondations tous les deux siècles !

Dehors ! 

Ensuite, sans surprise, la Révolution met à mal l’abbaye de Landévennec… Les bâtiments sont vendus comme biens nationaux et les moines sont contraints à l’exil. Heureusement, un petit siècle plus tard, en 1875, l’abbaye reprend doucement vie grâce au Comte de Chalus qui rachète les ruines et y installe un jardin exotique. Tiens donc ! Et en parallèle, en 1878 et à quelques kilomètres de là, le nouveau monastère bénédictin de Kerbénéat (“chez Benoît”) prend vie, avec l’espoir de restaurer Landévennec…

Les moines, le retour ! 

Mais ce projet n’est malheureusement que de courte durée car entre leur exil (1903-1922) et la Seconde Guerre mondiale, les moines de Kerbénéat n’ont pas la vie simple… Plus tard, la communauté reprend du poil de la bête, et songe vite à s’installer à Landévennec : pour restaurer la mythique abbaye bretonne, mais aussi pour soulager les moines nombreux, un peu à l’étroit à Kerbénéat… Terrains rachetés en 1950, première pierre posée en 1953, transfert de tous les moines en 1958, et le tour est joué : Landévennec renaît !

C.jpgAujourd’hui, l’entrée de l’abbaye reste impressionnante – Divine Box

Départ pour Haïti ! 

En 1981, forte de cette renaissance, la communauté se porte bien et peut envoyer un groupe de moines fonder un monastère en Haïti. Aujourd’hui, le monastère “Morne Saint-Benoît” compte six moines, assure un soutien spirituel précieux à la population environnante, et possède même une petite imprimerie ! De quoi fournir du travail aux moines et gagner quelques revenus indispensables à la communauté. Elle est pas belle la vie ?

Et aujourd’hui ? 

La communauté de l’abbaye de Landévennec compte aujourd’hui dix-huit frères bénédictins qui continuent de suivre depuis le IXe siècle la règle de saint Benoît : « prie et travaille ». Le premier des sept offices quotidiens commence à 5h20 du matin et, entre les offices, les moines travaillent de leurs mains : fabrication de pâtes de fruits, confection de caramel au beurre salé, entretien du verger et même rédaction des “Chroniques de Landévennec”. Joli programme !

DLes incroyables pâtes de fruits de l’abbaye de Landévennec – Divine Box

Un musée à ciel ouvert ! 

L’histoire millénaire de l’abbaye de Landévennec a (évidemment) suscité une grande curiosité de la part des historiens et des archéologues. Des fouilles sur l’emplacement de l’ancienne abbaye ont été effectuées entre 1978 et 2002, et plus de cinquante mille objets ont été retrouvés sur le site ! Incroyable non ? Les moines, voulant partager ces trésors, ont ainsi ouvert un musée où, chaque année, une exposition temporaire retrace une époque de la vie de l’abbaye. Jetez-y donc un oeil si vous passez sur place !

Découvrez les produits de l’abbaye de Landévennec 

A l’abbaye de Landévennec, les moines bénédictins font d’incroyables produits, et sont notamment connus pour leurs pâtes de fruits et leur caramel au beurre salé. Tout est fait à la main de A à Z, dans les petits ateliers du monastère. Cliquez ici pour découvrir les produits de l’abbaye de Landévennec, ou bien jetez un oeil à la boutique monastique en ligne de Divine Box !

Michel Janva

Posté le 18 août 2018 à 10h49 | Lien permanent


Evangile illustré

image from hozana.org

Michel Janva

Posté le 18 août 2018 à 08h00 | Lien permanent


C’est arrivé un 18 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 août : saints du jour français ou en France.
    • BBx Martyrs (64) des pontons de Rochefort (1794-1795)

La déportation sur les pontons de Rochefort a concerné 829 prêtres, dont 547 ont péri d'avril 1794 aux premières semaines de 1795.

La Constitution civile du clergé

L'Assemblée constituante vote la Constitution civile du clergé le 12 juillet 1790. La Constitution civile du clergé transforme les ecclésiastiques en fonctionnaires élus par l'assemblée des citoyens actifs, et évince le Pape de la nomination des évêques. Ceci n'est pas acceptable par le Saint-Siège.

Les prêtres constitutionnels, assermentés ou jureurs sont ceux qui se soumettent à cette constitution, les réfractaires ou non jureurs sont ceux qui refusent de prêter serment. Les assemblées successives condamnent à l'exil, à la réclusion puis à la déportation les prêtres réfractaires (mais aussi des assermentés !) L'Église souffrira lourdement de ces évènements : les lieux de culte sont fermés, la pratique interdite, des prêtres sont massacrés.

La Terreur à Rochefort

Le 21 septembre 1792, la Convention succède à l'Assemblée législative, qui elle-même avait déjà remplacé l'Assemblée constituante. La République est proclamée le lendemain.    La Société populaire et le Comité de surveillance (institutions révolutionnaires locales) fraîchement mises en place, font de Rochefort une ville ultra-jacobine. Lequinio et Laignelot, les représentants du peuple envoyés par la Convention seront chargés de faire appliquer à Rochefort le régime de la Terreur, décrété le 5 septembre 1793. Les prisons se remplissent, 52 têtes tomberont place Colbert, où est installée la guillotine.

Les convois des prêtres déportés

Un arrêté du Comité de salut public (25 janvier 1794) organise le départ des prêtres réfractaires vers les ports de l'Atlantique, où ils doivent être regroupés avant leur déportation. Ceux qui sont emprisonnés à Nantes seront noyés par Carrier, et finalement, seuls Bordeaux et Rochefort mettront en œuvre les directives du comité.

Les convois de déportés traversent la France pendant l'hiver et jusqu'au printemps 1794, parcourant parfois jusqu'à 800 km. Les conditions de voyage (parfois à pied) sont souvent difficiles, en raison des nuits passées en prison aux étapes, et des insultes et brutalités endurées à certaines haltes. Ils sont souvent systématiquement dépouillés.

À leur arrivée à Rochefort, ils seront incarcérés dans différents lieux (prison Saint-Maurice, couvent des Capucins...) ou sur des navires (le Borée, le Bonhomme Richard, la Nourrice).  Les déportés sont finalement entassés dans deux anciens navires négriers, les Deux-Associés et le Washington, réquisitionnés après l'abolition de l'esclavage par la Convention le 4 février 1794. Destinés à partir pour la Guyane ou les côtes d'Afrique, les bâtiments ne quittèrent cependant pas l'estuaire de la Charente. En état de naviguer, ils n'étaient donc pas de véritables pontons (navires retirés du service, déclassés et démâtés pour servir de magasin ou de prison) mais ils en remplirent les fonctions.

Les pontons

Le commandement des navires fut assuré par Laly pour les Deux-Associés et Gibert pour le Washington. Ils appliquèrent avec leurs équipages, les consignes de sévérité avec rigueur, les aggravant même parfois : pas de prière, injures, menaces, brimades physiques, nourriture infecte, pas de conversation. Mais les prisonniers continueront dans le secret une activité religieuse. Les décès dus aux conditions de détention s'accélèrent, le scorbut, le typhus font des ravages. L'épidémie est telle qu'enfin les prisonniers valides sont transférés sur un troisième navire, l'Indien, tandis que les plus malades sont débarqués sur l'île citoyenne (l'île Madame) où beaucoup périront. L'automne 1794 est particulièrement rude, et en novembre, le vent renverse les tentes de fortune de l'hôpital installé sur l'île, les survivants sont alors à nouveau embarqués sur les navires. Les conditions matérielles de détention s'améliorent quelque peu tandis que la neige et le gel s'installent. En décembre, trois bâtiments chargés de prêtres et provenant de Bordeaux, (le Jeanty, le Dunkerque, et le Républicain) se réfugient dans l'estuaire (les Anglais bloquent les côtes).

La fin de la Terreur

Lors du Coup d'État du 9 thermidor an II (27 juillet 1794) Robespierre, principal instigateur de la Terreur, est exécuté, et c'est pour la République un nouveau départ. Des épurateurs écartent les éléments les plus extrémistes de la dictature révolutionnaire. Les institutions du régime précédent (Tribunal révolutionnaire, clubs et associations patriotiques) sont généralement supprimées. Bien des prisons commencent à s'ouvrir. Cependant, en cette fin d'année 1794, les pontons gardent toujours leurs prisonniers. Quelques-uns sont libérés mais aucune mesure collective n'est prise.

Grâce à quelques initiatives individuelles (notamment des interventions auprès de la Convention), le transfert à Saintes des prêtres déportés de Rochefort a lieu en février 1795. Ils peuvent y célébrer à nouveau le culte et administrer les sacrements dans les oratoires privés. Sur les 829 prêtres déportés à Rochefort, 274 survécurent. Les déportés de Bordeaux, d'abord transférés à Brouage, ne furent conduits à Saintes que plus tard. 250 prêtres sont morts sur les 1494 emmenés initialement à Bordeaux.

La deuxième déportation

En octobre 1795, la Convention ordonne cependant, après ce bref répit, la réclusion ou la déportation des prêtres réfractaires vers la Guyane. Encore une fois, ces départs n'eurent pas lieu, et un décret du 4 décembre 1796 prononcera enfin la libération des prêtres détenus. Le 18 fructidor de l'an V (4 septembre 1797), un coup d'État des républicains du Directoire (le Directoire avait remplacé la Convention dès la fin 1795) contre les modérés et les royalistes, devenus majoritaires aux élections, fait resurgir la ligne dure à la tête de la République. Le pouvoir exécutif s'en trouve renforcé, au détriment du législatif. Les adversaires politiques sont emprisonnés ou déportés.

Les précédentes mesures de détente sont annulées et les décrets de proscription envers les prêtres sont renouvelés. Ils ont à nouveau emprisonnés à Rochefort et quelques-uns sont effectivement envoyés en Guyane, où la mortalité est effrayante. Mais le Directoire se voit obligé de suspendre ces départs, certains navires étant capturés par les Anglais, et les prêtres seront entassés dans les citadelles de St-Martin-de-Ré et du Château d'Oléron jusqu'en 1802.

La libération

Le Coup d'État du 18 brumaire de l'an VIII (9 novembre 1799) donne le pouvoir à Bonaparte. Le Consulat, nouveau gouvernement remplaçant le Directoire dote la France d'une nouvelle constitution (celle de l'an VIII), trois consuls sont nommés, dont Bonaparte, 1er consul. Les persécutions des prêtres prennent fin lorsque le Saint-Siège conclut un Concordat avec la France (ratifié le 5 avril 1802). Cet accord, signé par le Pape Pie VII et le 1er consul Bonaparte, réorganise le catholicisme dans le pays.

Cette hécatombe resta pourtant longtemps ignorée, et même volontairement tenue cachée, par souci de ne pas réveiller les querelles de la Révolution. La cause aboutit par la béatification solennelle d'octobre 1995, par laquelle l'Église reconnut en soixante-quatre des victimes des pontons (le bienheureux Jean-Baptiste Souzy et ses compagnons) d'authentiques témoins de la foi, mis à mort volontairement, en haine de la foi, et en acceptant consciemment leur sort.

Liste des soixante-quatre prêtres ou religieux béatifiés

1. Jean-Baptiste Étienne Souzy, prêtre du diocèse de La Rochelle. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 27 août 1794.

2. Antoine Bannassat, curé de Saint-Fiel (Creuse). Déporté sur les Deux-Associés; mort le 18 août 1794.

3. Jean-Baptiste de Bruxelles, chanoine de Saint-Léonard (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 18 juillet 1794.

4. Florent Dumontet de Cardaillac, aumônier de la comtesse de Provence. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 5 septembre 1794.

5. Jean-Baptiste Duverneuil (père Léonard), carme de la maison d'Angoulême. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juillet 1794.

6. Pierre Gabilhaud, curé de Saint-Christophe (Creuse). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 août 1794.

7. Louis-Wulphy Huppy, prêtre du diocèse de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 août 1794.

8. Pierre Jarrige de la Morelie de Puyredon, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 août 1794.

9. Barthélemy Jarrige de la Morelie de Biars, bénédictin de l'abbaye de Lezat (Ariège). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794.

10. Jean-François Jarrige de la Morelie du Breuil, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). sur les Deux-Associés; mort le 31 juillet 1794.

11. Joseph Juge de Saint-Martin, sulpicien, directeur de séminaire. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 7 juillet 1794.

12. Marcel-Gaucher Labiche de Reignefort, missionnaire à Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juillet 1794.

13. Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés; mort le 1er juillet 1794.

14. Claude-Barnabé Laurent de Mascloux, chanoine du Dorat (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794.

15. Jacques Lombardie, curé de Saint-Hilaire-de-Foissac (Corrèze). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 juillet 1794.

16. Joseph Marchandon, curé de Marsac (Creuse). Déporté sur les Deux Associés ; mort le 22 septembre 1794.

17. François d'Oudinot de La Boissière, chanoine du diocèse de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794.

18. Raymond Petiniaud de Jourgnac, vicaire général de l'évêque de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juin 1794.

19. Jacques Retouret, carme de la maison de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 août 1794.

20. Paul-Jean Charles (frère Paul), moine cistercien de l'abbaye de Sept-Fons (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 25 août 1794.

21. Augustin-Joseph Desgardin (frère Elie), moine cistercien de l'abbaye de Sept-Fons (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 6 juillet 1794.

22. Pierre-Sulpice-Christophe Favergne (frère Roger), frère des Écoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 septembre 1794.

23. Joseph Imbert, jésuite. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 juin 1794.

24. Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont, sulpicien, supérieur du petit séminaire d'Autun. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 août 1794.

25. Claude Laplace, prêtre à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 14 septembre 1794.

26. Noël-Hilaire Le Conte, chanoine de la cathédrale de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 17 août 1794.

27. Pierre-Joseph Le Groing de La Romagère, chanoine à la cathédrale de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juillet 1794.

28. Jean-Baptiste-Xavier Loir, capucin au Petit-Forez, à Lyon. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 19 mai 1794.

29. Jean Mopinot (frère Léon), frère des Écoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 21 mai 1794.

30. Philippe Papon, curé de Contigny (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 17 juin 1794.

31. Nicolas Sauvouret, cordelier à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794.

32. Jean-Baptiste Vernoy de Montjournal, chanoine à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juin 1794.

33. Louis-Armand-Joseph Adam, cordelier à Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794.

34. Charles-Antoine-Nicolas Ancel, eudiste à Lisieux. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 juillet 1794.

35. Claude Beguignot, chartreux à Saint-Pierre-de-Quevilly, près de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794.

36. Jean Bourdon (frère Protais), capucin à Sotteville, près de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 23 août 1794.

37. Louis-François Lebrun, moine bénédictin de la congrégation de Saint-Maur. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794.

38. Michel-Bernard Marchand, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 15 juillet 1794.

39. Pierre-Michel Noël, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 5 août 1794.

40. Gervais-Protais Brunel, moine cistercien de Mortagne (Orne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794.

41. François François (frère Sébastien), capucin. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 août 1794.

42. Jacques Gagnot (frère Hubert de Saint-Claude), carme de la maison de Nancy. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 septembre 1794.

43. Jean-Baptiste Guillaume (frère Uldaric), frère des Écoles chrétiennes à Nancy. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 août 1794.

44. Jean-Georges Rehm (père Thomas), dominicain au couvent de Schlestadt (Alsace). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 août 1794.

45. Claude Richard, bénédictin à Moyen-Moutier (Vosges). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 août 1794.

46. Jean Hunot, chanoine à Brienon-l'Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 7 octobre 1794.

47. Sébastien-Loup Hunot, chanoine à Brienon-l'Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington; mort le 17 novembre 1794.

48. François Hunot, chanoine de Brienon-l'Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 6 octobre 1794.

49. Georges-Edme René, chanoine à Vézelay. Déporté sur le Washington ; mort le 2 octobre 1794.

50. Lazare Tiersot, chartreux à Beaune (Côte-d'Or). Déporté sur le Washington ; mort le 10 août 1794.

51. Scipion-Jérôme Brigeat Lambert, doyen du chapitre d'Avranches (Manche). Déporté sur le Washington ; mort le 4 septembre 1794.

52. Jean-Nicolas Cordier, jésuite. Déporté sur le Washington ; mort le 30 septembre 1794.

53. Charles-Arnould Hanus, curé et doyen du chapitre de Ligny (Meuse). Déporté sur le Washington ; mort le 28 août 1794.

54. Nicolas Tabouillot, curé de Méligny-le-Grand (Meuse). Déporté sur le Washington ; mort le 23 février 1795.

55. Antoine, dit Constant, Auriel, vicaire à Calviat et Sainte Mondane (Lot). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juin 1794.

56. Élie Leymarie de Laroche, prieur de Coutras (Gironde). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 août 1794.

57. François Mayaudon, chanoine à Saint-Brieuc puis à Soissons. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 septembre 1794.

58. Claude Dumonet, professeur au collège de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur le Washington ; mort le 13 septembre 1794.

59. Jean-Baptiste Laborie du Vivier, chanoine de la cathédrale de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 septembre 1794.

60. Gabriel Pergaud, génovéfain de l'abbaye de Beaulieu (Côtes-d'Armor). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juillet 1794.

61. Michel-Louis Brulard, carme de la maison de Charenton. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 25 juillet 1794.

62. Charles-René Collas du Bignon, sulpicien, supérieur du petit séminaire de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 3 juin 1794.

63. Jacques-Morelle Dupas, vicaire à Ruffec (Charente). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juin 1794.

64. Jean-Baptiste Ménestrel, chanoine à Remiremont (Vosges). Déporté sur le Washington ; mort le 16 août 1794.

  • St Firmin ; évêque († IVE S.)

À Metz, au IVe siècle, saint Firmin, évêque.

  • St Éone : évêque en Arles († 504)

À Arles en Provence, en 504, saint Éone, évêque, qui défendit son Église contre les erreurs de Pélage et recommanda au peuple, pour lui succéder, saint Césaire qu'il avait ordonné prêtre.

  • Bx Antoine Banassat : prêtre et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Antoine Banassat, prêtre et martyr. Curé au diocèse de Limoges au moment de la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu sur un bateau négrier et y mourut d'inanition.

  • le 18 août : fête de Notre-Dame de Liesse, sanctuaire du diocèse de Soissons lié à l'histoire de France.

Voir le 18 août 1857, plus bas et la chronique du 16 février.

  • le 18 août 1276 : décès du pape Adrien V.
  • le 18 août 1304 : bataille de Mons-en-Pévèle.

En 1296, le comte Guy de Dampierre, comte de Flandre depuis le Roi Saint Louis, se fait confisquer les principales villes de Flandre par Philippe le Bel, qui ensuite nomme Jacques de Châtillon gouverneur. Une révolte fiscale éclate à Bruges et dans la nuit du 17 au 18 mai 1302, une centaine de soldats français sont égorgés dans leur sommeil, ce sont les « Matines de Bruges », (voir la chronique du 18 mai). Toutes les villes se regroupent autour des révoltés ; les Français sont chassés.

Philippe le Bel rassemble son ost, qu'il confie à Robert d'Artois. Le 8 juillet les deux armées sont face à face. La lourde cavalerie française, sans appui des arbalétriers, charge et s'embourbe. Les Flamands ne font pas de prisonniers ; des centaines de chevaliers sont égorgés. La déroute est totale ; c'est la retentissante défaite lors de bataille de Courtrai le 11 juillet 1302, dite bataille des «Éperons d'Or». De plus, le Roi de France doit affronter aussi le roi d'Angleterre, qui veut se défaire du lien de vassalité. Deux ans plus tard, le 18 août 1304, le Roi prend sa revanche sur les Flamands à Mons en Pévèle.

Ces derniers, en fin de journée, fuient vers Lille, que le Roi assiège et conquiert au bout d'un mois. Philippe IV le Bel attribue la victoire à la protection de la Vierge et dans la nef de Notre-Dame de Paris, il fait dresser une statue équestre en bois en ex-voto face à l'autel de Marie qui se trouve à côté du premier pilier oriental côté sud.

La bataille de Mons-en-Pévèle, par Charles Philippe Larivière, Galerie des Batailles du château de Versailles

  • le 18 août 1503 : décès du pape Alexandre VI.

Voir la chronique du 11 août.

  • le 18 août 1516 : Concordat de Bologne.

Le pape Léon X cède Parme et Plaisance à la France par le Concordat de Bologne ;

Il est en réalité signé à Rome, lors du Ve concile du Latran. C'est le chancelier Antoine Duprat qui le signe pour le Roi de France, François Ier. Le concordat est fixé par la bulle pontificale : la Primitiva illa ecclesia, qui règle les relations entre l'Église et le Roi de France jusqu'en 1790. Le Roi de France exerce un pouvoir sur l'Église dans son royaume, que n'a aucun autre souverain catholique. Mais le pape l'accepte, car seul le Roi de France prête serment lors du sacre de protéger l'Eglise et de lutter contre les hérésies.

Le concordat est donc un compromis qui abroge la Pragmatique Sanction de Bourges du 7 juillet 1438, (voir la chronique du jour). La primauté du pape sur le Concile général est reconnue, contrairement aux affirmations du concile de Bâle, contre le pape Eugène IV en 1434. En contre partie, la pratique de Philippe le Bel concernant les bénéfices ecclésiastiques est officialisée sur plus de 150 évêchés et un demi-millier d'abbayes.Les deuxparticipent à la désignation des évêques : le Roi les nomme et le pape leur confère l'investiture canonique. Les évêques prêtent serment de fidélité au Roi de France. Il faut souligner que le duché de Bretagne et le comté de Provence, ne sont pas concernés dans un premier temps,par le concordat. En octobre, un indult les rattache au texte. Et il faut aussi souligner que le Roi doit forcer le Parlement de Paris à enregistrer le texte.

A chaque fois qu'un territoire sera rattaché à la France, un droit de nomination spécifique sera signé par le pape de l'époque pour le Roi régnant. C'est la révolution qui met fin au Concordat avec la CCC, la constitution civile du clergé, condamnée par le pape Pie VI. Napoléon en reprendra l'idée avec le Concordat de 1801, qui n'a rien à voir avec celui de Bologne. L'absence de serment royal lors du sacre aboutit finalement à détacher la hiérarchie de l'Eglise catholique en France de la tutelle de l'Etat.

  • le 18 août 1559 : décès du pape Paul IV.
  • le 18 août 1572 : le futur Henri IV épouse Marguerite de France.

Marguerite de Valois, la sœur du roi Charles IX de confession catholique, et Henri de Navarre futur Henri IV se marient à Notre-Dame de Paris. Une réception est donnée ensuite au Palais de la Cité, pour sceller la réconciliation entre catholiques et protestants. Catherine de Médicis va provoquer, dans la nuit du 23 au 24 août, le massacre de la Saint-Barthélemy.

  • le 18 août 1563 : décès d'Étienne de La Boétie, écrivain français.
  • le 18 août 1649 : entrée triomphale du Roi Louis XIV à Paris.

Ayant dû fuir Paris à cause de la journée des Barricades le 26 août 1648, le Roi y entre de nouveau après quelques mois de siège. La Fronde des Princes va alors commencer, car les Grands du Royaume rejettent l'autorité de Mazarin. Ce dernier décide de s'exiler pour faciliter le retour à la paix civile.

  • le 18 août 1662 : Pascal reçoit le Viatique et l'Extrême-onction et entre agonie.

Malgré sa faiblesse extrême il se lève pour recevoir son Dieu debout.

  • le 18 août 1690 : victoire française à la bataille de Staffarde.

La bataille de Staffarde oppose le royaume de France au duché de Savoie, dans le cadre de la guerre de la ligue d'Augsbourg.

  • le 18 août 1792 : dissolution en France des congrégations religieuses, surtout les congrégations enseignantes.
  • le 18 août 1813 : victoire du maréchal Davout à Lauenbourg.
  • le 18 août 1823 : décès d'André-Jacques Garnerin.

André-Jacques Garnerin, né à Paris le 31 janvier 1769, est l'inventeur du parachute et est devenu le premier parachutiste de l'histoire.

  • le 18 août 1850 : décès d'Honoré de Balzac, écrivain français.

L'Auteur de la Comédie humaine s'éteint avant d'avoir pu achever son immense œuvre. On y trouve :

Les Chouans, La Peau de chagrin, Le Médecin de campagne, Eugénie Grandet, Le Père Goriot, Le Lys dans la vallée

  • le 18 août 1857 : couronnement de Notre Dame de Liesse.

Statue de Notre dame de Liesse, vue du chœur de la basilique mineure.

Monseigneur de Garsignies confie, le 28 octobre 1851, le sanctuaire et l'organisation des pèlerinages aux Pères de la Compagnie de Jésus. Ayant demandé au pape Pie IX l'autorisation de couronner Notre Dame de Liesse, ce dernier donne son accord. Un triduum préparatoire est organisé ; une cloche offerte par Napoléon III. Une nouvelle statue de Notre Dame de Liesse, celle-là actuellement sur l'autel, représentant la Vierge assise tenant son Fils est portée solennellement dans la basilique. Les révolutionnaires avaient en effet détruit la statue miraculeuse en 1794, voir la chronique du 16 février.

30 000 pèlerins suivent la cérémonie à laquelle participent un peloton de cavalerie, plus de huit cents prêtres et cinquante chanoines, son altesse le prince de Monaco, le préfet de l'Aisne, le maire, les autorités civiles et militaires.

Après avoir posé sur la tête de la Reine des Cieux, le diadème d'or et de perles, Monseigneur de Garsignies s'agenouille et dit :

"O Vierge Marie, puisse votre Fils nous couronner là-haut de gloire, comme aujourd'hui nos mains vous couronnent ici-bas ! "

L'évêque consacre ensuite le diocèse, et le maire offre à la Vierge un cierge.

Le culte de Notre Dame de Liesse se répand dans le monde : en Amérique, au Japon, en Chine, à Ceylan, et à plusieurs endroits de l'Afrique : Kabara, Grimari dans l'Oubangui (République Centrafricaine), au Gabon, à Betsiléo, à Madagascar. En 1934, pour le 800ème anniversaire de la construction du sanctuaire, ce sont 120 000 personnes qui participent aux festivités organisées.

  • le 18 août 1868 : découverte de l'hélium.

C'est en observant une éclipse du soleil que le Français Janssen découvre un gaz inconnu dans l'atmosphère du soleil. Il l'appelle hélium par référence au grec helios (soleil). En 1895 on découvre qu'il existe aussi en petite quantité dans l'atmosphère terrestre.

  • le 18 août 1870 : bataille de Saint-Privat, ou bataille de Gravelotte.

Les Français sont écrasés par l'artillerie prussienne.

  • le 18 août 1919 : le général WEYGAND, arrivé le 22 juillet en Pologne, estime sa mission terminée, le pays est sauvé de l'invasion soviétique

Voir la chronique du 2 juillet.

  • le 18 août 1944 : Laval démissionne et quitte Paris pour Belfort.

Le maréchal est toujours à Vichy où les Allemands font pression depuis la veille (voir la chronique du 17 août) pour qu'il parte pour l'Allemagne. Le 20 août le chef de l'Etat est fait prisonnier et emmené de force.

  • le 18 août 2008 : 10 soldats français sont tués et 21 blessés dans une embuscade en Afghanistan.
  • le 18 août 2011 : le pape Benoît XVI se rend aux Journées mondiales de la jeunesse à Madrid.
Lois Spalwer

Posté le 18 août 2018 à 05h00 | Lien permanent | Commentaires (0)


17 août 2018

Une profonde question de vacances

Chateau-sully-nuit

"Et toujours la même question, qui reste pour moi sans réponse globale : pourquoi le passé, avec si peu de moyens, a-t-il fait tant de beauté, quand notre époque, avec tant de richesse, n'a produit que de la laideur ?"

Jacques Julliard in L'Année des fantômes

Lahire

Posté le 17 août 2018 à 16h16 | Lien permanent | Commentaires (17)


Abus sexuels : le scandale de l'homosexualité dans l'Eglise

Deux jours après la publication d’un rapport sur les abus sexuels sur mineurs dans six diocèses de Pennsylvanie, le Saint-Siège a condamné ces actes antérieurs à 1990. Plus de 300 prêtres, 1000 enfants victimes, des prélats coupables... c'est un phénomène d'ampleur qui est décrit par le rapport publié mardi 14 août par le procureur de Pennsylvanie. Épais de 884 pages, ce rapport est le fruit de deux ans d'enquête et porte sur une période de 70 ans. Il se fonde notamment sur des archives conservées par les diocèses.

Dans un communiqué, le Saint-Siège indique que le Pape François se tient résolument et fermement du côté des victimes. Le Saint-Siège a tenu à saluer les efforts de réformes entrepris par l'Église catholique américaine depuis les années 2000:

«Les conclusions du Grand Jury sont cohérentes avec les précédentes études, montrant que les réformes faites par l'Église catholique aux États-Unis ont réduit drastiquement l'incidence des abus commis par le clergé».

Le Saint-Père encourage à «de constantes réformes et à une vigilance à tous les niveaux de l'Église catholique».

Une semaine après l’affaire McCarrick, archevêque émérite de Washington accusé d’abus sexuels, l’Église catholique américaine est donc une nouvelle fois dans la tourmente.

Sur son blog, Philippe Arino rappelle qu'il ne s'agit pas seulement d'abus sexuels sur mineurs, mais aussi de l'homosexualité pratiquée au sein de l'Eglise :

"L’actuel scandale des 300 prêtres dits « pédophiles » aux États-Unis est présenté de manière particulièrement malhonnête et hypocrite par les mass médias qui jettent toute la faute non seulement aux prêtres directement concernés (et pour la plupart décédés) mais aussi à la hiérarchie ecclésiale qui les aurait couverts et aurait volontairement fermé les yeux. Car qui a justifié les actes pédophiles en les appelant « homosexuels », si ce n’est la société civile et les libertaires anti-pédophilie mais pro-gays ? Tant pis si je vous choque en disant cela, mais je me base sur les faits : bien souvent la pédophilie n’est que le faux nez de l’homosexualité. Pédérastie et homosexualité se télescopent régulièrement et de manière non causale, non systématique, mais réelle et récurrente : le cas tout récent de Mgr McCarrick, où on nous parle de pédophilie sacerdotale alors qu’il s’agit plutôt d’homosexualité sacerdotale – les prêtres et séminaristes qui sont allés dans son lit étaient majoritairement adultes et « consentants », et l’abus sur l’adolescent est une exception dans le parcours sexuel et amoureux de ce cardinal ! – le prouve. Notre monde condamne par devant (la pédophilie, l’inceste, le viol) ce qu’il promeut par derrière (homosexualité, jeunisme, « l’amour qui n’a pas d’âge ni de sexe »).

Donc NON, ce ne sont pas certains membres de l’Église d’en haut uniquement qui protègent les prêtres pédophiles : c’est surtout le monde profane, anticlérical et païen qui condamne les conséquences (la pédophilie) dont il chérit les causes (la croyance en « l’Amour sans Foi ni lois » reposant principalement sur la croyance en « l’identité » et en « l’amour » homosexuels). Et quand on nous annonce en ce moment énormément de démissions remises au Pape François par des évêques ou des cardinaux pour avoir « couvert des actes pédophiles », en réalité, détrompez-vous, ce ne sont pas souvent des actes pédophiles qui sont couverts mais bien des actes homosexuels (malgré l’annonce publique)."

Le lobby gay est bien actif au plus hauts niveaux de l'Eglise, comme le montre l'ouvrage d'Henry Sire, récemment traduit en français. Janet Smith, professeur de théologie morale au séminaire de Détroit explique :

« Trop de clercs et de laïcs croient qu’il suffit que quelques têtes tombent et que quelques mécanismes soient institués pour dénoncer les évêques corrompus et qu’on puisse passer à autre chose. Mais c’est faux ! » « Le problème de fond réside dans l’existence de réseaux homosexuels dans l’Eglise, probablement dans à peu près tous les diocèses et certainement à la Curie ».

Le cardinal hondurien Oscar Rodriguez Maradiaga, confident influent du pape François, est soupçonné de défaillances dans la gestion de la crise impliquant une homosexualité généralisée dans le principal séminaire de son diocèse. Le journaliste Edward Pention, du National Catholic Register, a révélé qu’au Honduras

« tous les séminaristes homosexuels ont été renvoyés, sauf ceux de l’archidiocèse de Tegucigalpa qui plaisantent en disant qu’ils ont un puissant et très influent saint patron : ‘’Maradiaga’’».

En juillet, le magazine révélait que 50 séminaristes de Tegucigalpa avaient cosigné une lettre dénonçant « une lourde ambiance d’homosexualité ». Mgr Maradiaga aurait ignoré des preuves d’actes homosexuels de l’évêque Pineda, démissionnaire le 20 juillet. Cerise sur le gâteau, le Chilien Francisco Javier Errazuriz Ossa, membre du conseil rapproché de neuf cardinaux du pape François pourrait, comme Mgr McCarrick, devoir démissionner suite aux poursuites dont il est l’objet pour abus sexuels.

Michel Janva

Posté le 17 août 2018 à 10h30 | Lien permanent


L'évêque de Liège agressé chez lui

Par des malfrats parlant une langue étrangère non identifiée... :

"Dans la nuit du 14 au 15 août, des voleurs se sont introduits à l’évêché de Liège par une fenêtre de la toilette du rez-de-chaussée. Ils ont agressé l’évêque [Mgr Jean-Pierre Delville], ainsi que son filleul présent dans la maison. Ils ont exigé, de manière menaçante d’avoir de l’argent liquide, croyant que l’argent des collectes dans les églises était concentré à l’évêché. L’évêque n’ayant pas d’argent liquide dans la maison a dû donner une somme déposée chez lui par son filleul en vue d’un voyage à l’étranger [environ 20 000 €]. Ils ont ensuite demandé de l’or : l’évêque n’a pu que donner les trois calices conservés dans l’oratoire et la chapelle de l’évêché. Ensuite ils ont demandé des peintures de valeur et exigeaient des Picasso. L’évêque leur a indiqué quatre albâtres du XVIIe siècle qui décoraient la salle du conseil. Les voleurs étaient masqués et professionnels, ils ont expliqué chercher de l’argent pour guérir la petite fille de l’un d’entre eux, âgée de 5 ans et malade. Ils parlaient allemand ainsi qu’une langue étrangère non identifiée et s’exprimaient mal en français. Après avoir frappé une des victimes et avoir menacé de la tuer, ils n’ont pas commis d’autre violence physique. Ils ont alors enfermé l’évêque et son filleul dans une salle de bain, où ceux-ci ont été retrouvés, sains et saufs le lendemain matin."

Michel Janva

Posté le 17 août 2018 à 10h07 | Lien permanent


Les Suisses découvrent les immigrés accueillis en France

5 jeunes femmes ont été tabassées par des jeunes français de cité « d’origine maghrébine ». « Ils ont shooté dans leur tête ! ».

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Michel Janva

Posté le 17 août 2018 à 09h58 | Lien permanent


Une Yézidie réfugiée en Allemagne, rencontre par hasard son tortionnaire

Une adolescente yézidie asservie par l’État islamique est retournée en Irak après avoir rencontré l’un de ses tortionnaires dans les rues d’une ville près de Stuttgart, en Allemagne, où il résidait en tant que réfugié. Ashwaq Ta’lo a déclaré qu’elle marchait dans la rue en février dernier lorsqu’elle a aperçu Abu Humam, un ancien gardien de l’Etat islamique, qui l’avait achetée en Irak pour 100 dollars.

« J’avais des sueurs froides en regardant attentivement son visage ». « C’était Abu Humam, avec la même barbe effrayante et le même visage hideux. »

L’adolescente a déclaré que Humam avait immédiatement proféré des menaces en lui disant:

« Je suis Abou Humam et je sais vous étiez avec moi pendant un moment à Mossoul. Je sais où tu vis, avec qui tu vis et ce que tu fais. »

Ta’lo a dénoncé Humam aux autorités, mais la police allemande a signifié qu’elle ne pouvait pas l’arrêter parce que le tortionnaire djihadiste a obtenu un statut de réfugié politique. L’adolescente a décidé de quitter l’Allemagne et est retournée au Kurdistan irakien pour vivre avec son père. « Je ne reviendrai jamais ».

Michel Janva

Posté le 17 août 2018 à 09h54 | Lien permanent


22 août : Projection de La Rébellion cachée au Cap-Ferret

La Rébellion cachée : projection et verre de l'amitié mercredi 22 août à 21h à l’église Notre Dame des Flots du Cap-Ferret. Pour organiser vous aussi une projection dans votre paroisse ou pour votre rassemblement d'été : [email protected]

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Michel Janva

Posté le 17 août 2018 à 09h50 | Lien permanent


C'est un migrant qui a égorgé le passager du bus

L’homme soupçonné d’avoir égorgé un passager dans un bus parisien le 8 août, mis en examen et écroué jeudi, est un étranger en situation irrégulière, déjà connu des services de police pour différents types d’infractions.

Bruno Lafourcade analyse ce terrorisme de proximité :

"Dans le crime de masse, il appartient à la branche artisanale : c’est l’auto-entrepreneur de l’attentat, l’assassin du quotidien ; appelons-le le terroriste de proximité. Lui, il ne tue pas en se réclamant de Daesh, il n’a même pas besoin de crier : « Allahou akbar ! ». Non, lui, il va acheter un couteau de cuisine à Carrefour, et il poignarde sa voisine de quatre-vingts ans.

Avant, il a fait ses armes dans la drogue et la prédation, et s’est mêlé à d’autres ambitieux, qui tuent leur temps en tuant des individus isolés. Ils en choisissent un, blanc, lui demandent une cigarette, lui reprochent de les avoir regardés, et lui tombent dessus à sept ou huit, le tabassent et le laissent pour mort après lui avoir volé son smartphone et vingt euros. Si Anne-Sophie Lapix en parle, le lendemain, ce sera pour évoquer une « rixe » ou un « crime gratuit ».

Encouragé, notre homme lance donc sa petite entreprise. Encore une fois, ce n’est pas lui qui se fera sauter dans une salle de spectacle ou foncera dans une foule avec une estafette louée ; non, lui, il travaille dans le local : il essaie de violer une lycéenne à la sortie d’une boîte de nuit, et poignarde le jeune homme qui l’a défendue. Si Laurent Delahousse en parle, le lendemain, ce sera en évitant de dire son nom, sa nationalité, en indiquant qu’il est « déséquilibré », et en rangeant son attentat Leader Price parmi les faits divers.

Ce terrorisme artisanal, qui s’est tellement banalisé que nous ne voyons plus qu’il est du terrorisme, s’étend partout, désormais ; on le trouve à Périgueux, à Mons, à Châtellerault, à Dunkerque, à Aix, à Metz – partout, donc. Il continuera de prospérer tant qu’on le considèrera de façon isolée, seul dans son genre alors qu’il se produit tous les jours en France, tant qu’on jugera ces tueurs comme s’il s’agissait de types qui ont provoqué une bagarre dans un bal du samedi soir après avoir trop bu, tant qu’on refusera de les voir comme les membres du terrorisme islamiste, dont ils occupent un segment de marché en apparence moins spectaculaire que celui de leurs « grands frères » de Daesh, mais qui se révèle jour après jour plus meurtrier."

Michel Janva

Posté le 17 août 2018 à 09h48 | Lien permanent


Evangile illustré

image from hozana.org

Michel Janva

Posté le 17 août 2018 à 08h00 | Lien permanent


C’est arrivé un 17 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 août : saints du jour français ou en France.
    • Ste Jeanne Delanoue : vierge et fondatrice de la Congrégation « Sainte Anne de la Providence » († 1736)

Jeanne Delanoue nait à Saumur, sur les bords de la Loire, le 18 juin 1666, dernière d'une famille de douze enfants. Ses parents tiennent un modeste magasin de mercerie, près du sanctuaire de Notre-Dame-des-Ardilliers. Elle perd son père, bien jeune à l'âge de six ans et, malgré son jeune âge, elle aide sa mère à tenir le magasin pour faire vivre toute la famille. Ses qualités sont remarquables : habile, active, infatigable, au point de garder le magasin ouvert dimanches et jours de fêtes.

Quel avenir ne pouvait-elle pas espérer? Certainement, agrandir son « affaire » et prospérer. Mais voici que, à l'âge de 27 ans, elle reçoit, de la part d'une vieille et fidèle pèlerine de Notre-Dame-des-Ardilliers, une invitation à se consacrer aux pauvres, si nombreux. Sa mère est morte depuis peu.

Malgré ses responsabilités accrues, elle va s'occuper un peu des pauvres, pour répondre à cet appel qu'elle sent bien venir de Dieu. Elle s'occupe d'eux chaque jour, plus que de ses clients. Jusqu'à ce qu'elle soit toute à eux « à plein temps ». Bientôt, du reste, les pauvres ne l'attendent plus chez eux, mais ils se rendent chez elle. En 1700, une enfant est accueillie à la maison, bientôt suivie de malades, de vieillards et d'indigents.

Pour tant de monde à loger, il n'y a que des grottes de tufeau. On les aménage au mieux. Mais il faut chercher de l'aide. Au bout de quatre années, en 1704, quelques jeunes filles se sont trouvées disposées à aider Jeanne et même à revêtir l'habit religieux si elle le leur demande. Ainsi naît la Congrégation de « Sainte Anne de la Providence ». C'est sous ce nom que sont approuvées les Constitutions en 1709.

La ténacité de Jeanne Delanoue, secondée par de si beaux dévouements, fonde le premier hospice de Saumur en 1715; il avait été demandé par le Roi Louis XIV en ... 1672!

Sa charité déborde bien vite hors des limites de sa ville de Saumur et de son diocèse. Du reste, elle compte déjà quarante auxiliaires, toutes à ses ordres, et décidées à suivre son exemple de dévouement, de prière et de mortification.

A sa mort, le 17 août 1736, Jeanne Delanoue laisse une douzaine de communautés, hospices et petites écoles aussi. « La Sainte est morte », dit-on à Saumur.

Tout le monde a pu admirer son zèle, son action dans les nombreuses visites reçues ou faites, mais seuls ses intimes connaissent sa mortification, sa vie de prière et d'union à Dieu. C'est de là que procède cette charité inlassable, attirée vers tous ceux qui souffrent, mais surtout s'ils sont pauvres. Et Dieu sait qu'ils ne manquent pas, en ces tristes années de famine, de disette et de froid ; années de guerre aussi. Les Sœurs de Jeanne Delanoue, comme on les nomme tout simplement aujourd'hui, comptent environ 400 religieuses, en France, à Madagascar et à Sumatra, où elles ont fondé en 1979.

Jeanne Delanoue a été béatifiée le 05 novembre 1947, par le Vénérable Pie XII, 1939-1958) et canonisée le 31 octobre 1982 par Saint Jean-Paul II.  

  • Bx Noël-Hilaire Le Conte : clerc et martyr († 1794)

Simple clerc, chargé de la musique à la cathédrale de Bourges au moment de la Révolution française, en haine de la religion chrétienne, il fut déporté sur un bateau négrier dans la baie devant le port de Rochefort et y mourut, jeune, avec des marques de grande piété.

  • le 17 août 682 : élection du pape saint Léon II.
  • le 17 août 1424 : Bataille de Verneuil.

Charles VII est battu par les Anglais du régent, le duc de Bedford, alliés aux Bourguignons, lors de la bataille de Verneuil en Normandie. Malgré le renfort d'un important contingent écossais, l'armée du « Dauphin » ne peut résister aux archers anglais, commandés par Jean de Lancastre. Véritable duel d'archerie, la bataille se solde par la perte de 6 000 français (la moitié de la troupe) et la mort des commandants écossais John Stuart, grand connétable de France, et Archibald Douglas.

  • le 17 août 1633 ou 1644 ou 1645 : naissance de Jean de La Bruyère.

Jean de La Bruyère est issu d'une famille aisée, il suit des études de droit à Orléans puis revient à Paris. Il est surtout connu pour avoir écrit plusieurs ouvrages dont un seul est passé à la postérité : "Les caractères ou les mœurs de ce siècle", qui paraît en 1688. En 1693, il est élu à l'Académie française.

  • le 17 août 1601 : naissance de Pierre de Fermat, mathématicien français.
  • le 17 août 1648 : prise de Lens par l'archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg.

La chute de la ville est suivie le 20 août par une éclatante victoire française où Condé écrase l'archiduc.

  • le 17 août 1661 : Nicolas Fouquet donne une somptueuse réception à Vaux-le-Vicomte.

Le surintendant des finances Nicolas Fouquet donne une grande fête dans son château de Vaux-le-Vicomte en l'honneur de Louis XIV.

Il fête l'achèvement du château qu'il s'est fait construire à Vaux-le-Vicomte. Il a fait appel aux meilleurs artistes : le buffet est organisé par Vatel ; Molière et Lully présentent une comédie-ballet dans les jardins (dessinés par Le Nôtre) Les Facheux, créée pour l'occasion. Un grand feu d'artifice est donné au-dessus du château. Cet étalage de luxe suscite des questions du Roi, car les caisses du Royaumes sont vides. Louis XIV suspecte des détournements de fonds. Il fait arrêter Fouquet le 5 septembre, à Nantes.

  • le 17 août 1699 : naissance de Bernard de Jussieu, botaniste français.

Bernard de Jussieu naît à Lyon. C'est un célèbre botaniste français qui devient professeur de botanique au service du Roi, à Paris où il décède le 6 novembre 1777.

  • le 17 août 1737 : naissance d'Antoine Parmentier, pharmacien militaire.

Antoine Augustin Parmentier est un pharmacien militaire, agronome, nutritionniste et hygiéniste français. Il est surtout connu pour avoir introduit la pomme de terre en Europe pour lutter contre les famines.

  • le 17 août 1740 : élection du pape Benoit XIV.

Prospero Lambertini, naît à Bologne le 31 mars 1675, et meurt le 3 mai 1758. À la mort de Clément XII, il est élu pape à l'unanimité, après un des plus longs conclaves des derniers siècles qui dure six mois et provoque 254 scrutins.

Benoit XIV confirme la bulle Unigenitus, contre les jansénistes ; crée à Rome une faculté de chirurgie, un musée d'anatomie, et encourage la dissection ; publie la lettre apostolique Immensa pastorum, dans laquelle il condamne les mauvais traitements infligés aux Amérindiens ; il renouvelle les condamnations pontificales à l'égard de la franc-maçonnerie, condamnée en 1751 dans la bulle Providas romanorum.

Le Pape Benoît XIV, par Pierre-Hubert Subleyras.

  • le 17 août 1795 : la Convention vote la Constitution de l'An III, qui définit le Directoire.

Robespierre a disparu mais les révolutionnaires sont toujours là. Et alors que la France a vécu près de 13 siècles avec une constitution en partie non écrite : « Les Lois Fondamentales du Royaume », après 3 ans de révolution elle connaît déjà sa deuxième constitution républicaine. Et l'avenir va montrer combien ce régime n'est pas naturel à la France, puisque les constitutions, les républiques et les empires vont se suivre à un rythme élevé.

  • les 16-17 août 1812 : victoire de Smolensk.

Smolensk est une ville située sur la route de Moscou, que Napoléon avait décidé de conquérir sans combat. Les échecs de Ney entraînent une bataille. Les assauts français et les bombardements d'artillerie mettent le feu à la ville. Les forces russes se replient le 17 août, en bon ordre après avoir perdu 4 700 tués et entre 7 000 et 8 000 blessés. La Grande Armée ne déplore que 700 tués et un peu plus de 3 100 blessés.

  • le 17 août 1892 : signature franco-russe d'une convention militaire.

L'alliance franco-russe est signée par le général Raoul de Boisdeffre, adjoint du chef d'État-major français, et son homologue russe le général Obroutcheff. Elle stipule un soutien mutuel en cas d'attaque de l'un ou autre des signataires par un ennemi (la triple Alliance). La coopération militaire, est accompagnée d'une coopération financière et économique. C'est la révolution communiste russe, impulsée par l'Allemagne qui rompt l'alliance.

L'accord fut conclu non officiellement à l'été 1891 par un échange de lettres entre le ministre des Affaires étrangères Alexandre Ribot et Nicolas de Giers, puis une convention militaire rigoureusement secrète fut signée le 17 août 1892 à l'issue de plusieurs séries de discussions.

  • le 17 août 1908 : premier dessin animé cinématographique projeté à Paris.

C'est au Théâtre du Gymnase à Paris, qu'est projeté le premier dessin animé cinématographique "Fantasmagorie", œuvre du Français Emile Cohl, de son vrai nom Emile Courtet.

  • le 17 août 1944 : le Maréchal Pétain est "invité" par le diplomate Renthe-Fink à partir pour l'est.

Il refuse. Le 19 le diplomate allemand pose un ultimatum au Maréchal, malgré la présence de diplomates étrangers. Le 20 les Allemands l'emmènent de force vers l'Allemagne. Il reste fidèle à sa promesse faite aux Français lors de son discours du 20 juin 1940 :

« J'ai été avec vous dans les jours glorieux. Chef du Gouvernement, je suis et resterai avec vous dans les jours sombres. Soyez à mes côtés. Le combat reste le même. Il s'agit de la France, de son sol, de ses fils. »

  • le 17-25 août 1944 : début de la libération de Paris.

Alors que la Bataille de Normandie n'est pas finie, la Résistance parisienne décide de déclencher son insurrection contre la garnison allemande du Gross-Paris, commandée par le général Dietrich von Choltitz. Le jeudi 17 août, la Radio Nationale, jusque-là sous le contrôle des autorités d'occupation, suspend ses émissions. Le 18 août, les imprimeurs sont en grève, plus aucun journal ne paraît ; les PTT, autre fief électoral du PCF, font de même. Les premières barricades se dressent. De Gaulle insiste auprès d'Eisenhower le 19 août, pour que des unités soient envoyées à Paris. Face au refus américain, il donne l'ordre à la 2e Division Blindée du général Leclerc de libérer la capitale. Le 21 août, les Allemands tiennent encore tous les points clés de la capitale. Le général Leclerc met les Américains devant le fait accompli. Le 23 août, des accrochages ont lieu près des Champs-Elysées, ce qui provoque l'incendie du Grand Palais. Le 25 août von Choltitz se rend.

  • le 17 aout 1945 : les militaires de carrière obtiennent le droit de vote.

Les militaires, citoyens de seconde zone dans la république française?

  • le 17 août 1960 : indépendance du Gabon.
  • le 17 août 1967 : la participation devient obligatoire dans les entreprises.

L'ordonnance du 7 janvier 1959 a introduit la participation facultative aux bénéfices de l'entreprise pour les salariés De nouvelles ordonnances la rendent obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés. C'est un moyen de délier rémunération et contrat de travail, tandis que le blocage des fonds favorise l'épargne populaire. De Gaulle met en application la Doctrine Sociale de l'Eglise, que cette dernière prône depuis plus d'un siècle.

  • le 17 août 1995 : attentat place de l'Étoile à Paris.

Il fait 16 blessés. Cet attentat fait partie des 8 attentats qui touchent la France entre juillet et octobre 1995, à l'instigation du GIA algérien.

Lois Spalwer

Posté le 17 août 2018 à 05h00 | Lien permanent | Commentaires (0)


16 août 2018

Enorme fakenews sur France2 qui se fiche du monde en parlant "l'erreur involontaire".

Le piège était énorme et Le média aux ordres est tombé dedans

"Une «anodine» altération d’information, et le Président russe est passé de défenseur des tigres de Sibérie en chasseur. C’est ce qu’a affirmé la journaliste Valérie Astruc dans un passage du journal télévisé de France 2 du 10 août. S’agit-il d’une simple erreur ou de fake news se profilant à l’horizon?

Dans un passage du journal télévisé de 20h00 du 10 août, la journaliste Valérie Astruc s'est permise de commettre un «petit» hic. D'après elle, Vladimir Poutine a l'habitude de chasser les tigres de Sibérie, alors qu'il participait en réalité à un programme national de préservation de l'espèce. Pour prouver cette affirmation, France 2 a utilisé une photo prise alors que le Président russe prenait part à une mission dans le cadre de cette initiative".  Pou

Le bidonage de France2 : 

Lahire

Posté le 16 août 2018 à 21h28 | Lien permanent | Commentaires (16)


Le miroir sans retour: le dernier ouvrage de l'historien Reynald Secher

Dans le dernier ouvrage de l'historien spécialiste des guerres de Vendée, l'histoire vraie de ses personnages est tellement passionnante qu'elle semble sortie tout droit d'un roman.

Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 15h18 | Lien permanent


Aquarius : “Qu'ils prennent les armes plutôt qu'un bateau”

Excellent interview de Stéphane Ravier, sénateur des Bouches du Rhône et membre du Rassemblement National. 

"Ces clandestins doivent être reconduits dans leur pays d'origine, où on nous dit qu'il y a la guerre. Ces jeunes hommes sont en bonne santé: plutôt que de prendre le bateau, ils feraient mieux de prendre les armes, pour défendre leur patrie et protéger leur famille !"

Lahire

Posté le 16 août 2018 à 13h25 | Lien permanent | Commentaires (15)


Ironie réaliste du jour

Lahire

Posté le 16 août 2018 à 11h59 | Lien permanent | Commentaires (2)


Au vide spirituel et culturel de notre société répond un «désir de transcendance».

Bel article du Figaro

"Partout en France, des lieux sacrés attirent les croyants. De Lourdes à Chartres, le «désir de transcendance» renaît.

Ce cœur de l'été est aussi le cœur de la foi catholique. La fête de l'Assomption, ce 15 août, célèbre dans l'Église catholique la Vierge Marie «élevée corps et âme à la gloire du Ciel et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l'univers», selon les termes du dogme défini par le pape Pie XII en 1950. Honorer la fin de vie terrestre de la Vierge Marie remonte aux premiers siècles du christianisme".

Lahire

Posté le 16 août 2018 à 11h52 | Lien permanent | Commentaires (5)


8 septembre : conférence de Jacques Bompard à Lyon

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Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 11h10 | Lien permanent


Décès de l'archevêque de Cambrai

Mgr Garnier, ancien évêque de Luçon et archevêque depuis 2000, est décédé dans la nuit du 14 au 15 août.

Mgr Garnier, 74 ans, souffrait d’une leucémie et avait demandé un successeur. Mgr Vincent Dollman avait été nommé évêque coadjuteur en mai dernier.

RIP

Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 10h50 | Lien permanent


L'Institut Saint-Gabriel (18) recrute

L'Institut Saint-Gabriel, collège catholique hors contrat pour garçons situé à Presly (18380), recrute pour sa première ouverture à la rentrée 2018 un professeur d'anglais LV1 et un professeur d'allemand LV2 à temps partiel.

Les candidats doivent satisfaire aux prescriptions de la loi du 13 avril 2018, c'est à dire être de nationalité française et titulaires du baccalauréat au minimum.

Candidatures à envoyer à

Eric Lougnon Président de l'APESGP 8 Petite rue Nationale 18350 Nérondes [email protected]

Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 10h46 | Lien permanent


L’armée syrienne s’attaque à la dernière région tenue par les islamistes

Analyse d'Antoine de Lacoste, parue sur Boulevard Voltaire :

"La région d’Idleb, située au nord-ouest de la Syrie, est la dernière tenue par les islamistes. Et ils y sont très nombreux. En effet, cette région est devenue, au fil des redditions, le réceptacle de tous les islamistes vaincus refusant les accords de réconciliation et exigeant d’être conduits sous protection russe vers Idleb.

Les Syriens n’étaient pas très emballés par cette stratégie mais les Russes les ont convaincus que c’était le seul moyen de reconquérir progressivement le terrain perdu en limitant les pertes. Mais maintenant que Deir ez-Zor, la Ghouta, Hama et Deraa ont successivement été reconquises, il faut bien s’attaquer à Idleb. Plusieurs dizaines de milliers de combattants islamistes y sont concentrés avec leurs familles pour la plupart. Toutes les tendances s’y retrouvent : les soi-disant modérés de l’ASL, des Frères musulmans, des salafistes, des Turkmènes, des cellules dormantes de Daech et – le gros morceau – Tahrir al-Cham, le nouveau nom d’Al-Nosra. Au milieu de tout cela, l’armée turque, bien embarrassée par la tournure que prennent les événements.

C’est peu dire que l’ordre n’a pas régné dans ce chaudron islamiste. Les règlements de comptes y ont été permanents, pour la plus grande joie de services secrets syriens qui y ont pris une part certaine. Les Turcs ont été également très actifs. Ils ont recruté et armé l’ASL, espérant qu’elle prendrait le contrôle de la région ; ils l’ont aussi utilisée comme chair à canon contre les Kurdes lors de la bataille d’Afrine, en mars dernier. Ses combattants se sont, d’ailleurs, comportés avec une cruauté rare.

Mais malgré leurs efforts, c’est Tahrir al-Cham qui domine la situation. Les services secrets turcs ont alors changé de tactique et se sont fixé pour objectif de fusionner l’ASL avec l’ensemble des groupes islamistes. Ils ont fait assassiner les principaux responsables de Tahrir al-Cham qui s’y opposaient et ont massivement armé l’ASL pour qu’elle devienne le fer de lance de cette fusion. L’objectif est, évidemment, de présenter un front uni contre l’armée syrienne et de dissuader celle-ci de lancer une grande offensive terrestre.

Mais que faire si les Syriens attaquent et ne se contentent plus de raids aériens ? Faire tirer sur les alliés des Russes est délicat, surtout si ceux-ci participent à l’offensive. C’est justement la grande inconnue et le comportement russe est observé à la loupe.

Pour Lavrov, le ministre des Affaires étrangères, pas d’hésitation : « Il est nécessaire de porter le coup fatal aux terroristes. » Mais pour Lavrentiev, l’envoyé spécial russe en Syrie, « pas question d’une opération d’envergure pour l’instant ». Il faut, évidemment, ménager la bonne entente avec le nouvel allié turc, surtout au moment où celui-ci est en froid avec les États-Unis.

Pour l’instant, c’est l’aviation, y compris russe, qui travaille. Et plutôt bien : un important dépôt de munitions de Tahrir al-Cham a été visé avec succès, faisant des dizaines de tués parmi les islamistes. Mais nous n’en sommes qu’au hors-d’œuvre d’une opération pendant laquelle Poutine et Erdoğan se parleront sûrement beaucoup."

Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 10h38 | Lien permanent



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