21 février 2018

C’est arrivé un 21 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 février: saints du jour français ou en France.
    • Bx Noël Pinot, prêtre et martyr (1747-1794)

Né à Angers, seizième enfant d'une famille très croyante, Noël devint prêtre en 1771. Il en est l'archétype dans la campagne du Louroux où il officia.

Comme de nombreux saints prêtres, il refusa de prêter serment à la Constitution de 1789, rappelant que ses pouvoirs spirituels ne lui viennent que de Dieu et non d'une loi civile. Il fut arrêté dans la nuit du 8 février alors qu'il s'apprêtait à célébrer clandestinement la messe.

Condamné à mort, il fut guillotiné le 21 février 1794, encore vêtu de ses ornements de messe.

Il a été béatifié par Pie XI le 31 octobre 1926.

  • le 21 février 1322 : Charles IV le Bel, est sacré Roi de France à Reims et devient également roi de Navarre.

Troisième et dernier fils de Philippe IV le bel à régner sur la France. Il ne répare pas les erreurs de son père et la lignée des Capétiens directs s'éteint. Selon le Testament de Saint REMI, le trône passe à un autre. Voir la chronique du 13 janvier.

Charles IV est sacré à Reims le 21 février 1322 par l'archevêque Robert de Courtenay. En tant qu'héritier de sa mère Jeanne de Navarre, il ajoute au titre de Roi de France celui de Roi de Navarre. Voir la chronique du 1er février, jour de sa mort en 1328.

Voir aussi la chronique du 18 juin.

  • le 21 février 1513 : décès du pape Jules II.

Jules II par Raphaël

Giuliano della Rovere, né le 5 décembre 1443, est élu pape de 1503 à 1513 sous le nom de Jules II. Il veut faire de l'État pontifical une grande puissance, ce qui lui vaut le surnom de Jules César II par ses admirateurs. Il rétablit son autorité sur les États de l'Église, oblige César Borgia à restituer ses forteresses, à se réfugier en France. Sous son pontificat, est convoqué le Ve concile du Latran, créée la Garde suisse en 1505, posée la première pierre de l'actuelle basilique Saint-Pierre de Rome, que commence Bramante. Le pape fait de Raphaël son peintre favori, mais apprécie également Michel-Ange, qui peint les grandes fresques de la Sixtine. (cf. la chronique du 18 avril).

  • le 21 février 1574 : Henri Ier de Pologne, futur Henri III de France, monte sur le trône de Pologne.
  • le 21 février 1578 : Louis II de Guise, archevêque-Duc de Reims depuis 1574, est créé cardinal par le Pape Grégoire XIII.
  • le 21 février 1604 : arrêt du Parlement de Paris concernant des impôts.

Le Parlement de Paris rend un arrêt au profit des habitants des villes basses et faubourgs de Bar et bourg de Longueville faisant appel d'une décision du duc de Lorraine au sujet de l'imposition de certaines taxes, qui avaient été décidées par une assemblée du clergé et de la noblesse à laquelle le tiers-état n'avait pas été convoqué.

  • le 21 février 1622 : Clérac est repris par les protestants.

Littré parle de Nérac dans son dictionnaire…

  • le 21 février 1660 : Louis XIV grimpe le Mont Verdaille jusqu'au sanctuaire de Notre Dame de Grâces à Cotignac.

A l'âge de 22 ans, en présence de sa mère Anne d'Autriche le Roi se rend sur le lieu de l'apparition de NOTRE-DAME DE GRACES ; vocable d'une des trois neuvaines faites à la demande du Ciel pour sa venue au monde.

Cotignac, est aussi le seul lieu au monde, où St Joseph et la Ste Vierge ont apparu à des dates différentes : apparition de Notre-Dame et l'Enfant Jésus dans ses bras, qu'entourent Saint Bernard de Clairvaux, Sainte Catherine martyre, et l'Archange Saint Michel, le 10 aout 1519 à Jean de la Baume, bucheron provençal à qui elle dit :

« Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de NOTRE-DAME DE GRACES: et qu'on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre ».

Et le 7 juin 1660, à Cotignac, sur le mont Besillon, un jeune berger assoiffé de 22 ans, Gaspard Ricard qui voit apparaître devant lui un homme d'imposante stature qui lui indique un rocher en disant :

« Je suis Joseph; enlève-le et tu boiras ».

  • le 21 février 1717 : Jacques III, fils de Jacques II et prétendant au trône d'Angleterre, vient chercher refuge en France.
  • le 21février 1730 : décès de Benoît XIII, 245ème pape.

Pietro Francesco Orsini nait le 2 février 1649, et devient pape le 29 mai 1724, sous le nom de Benoît XIII, alors qu'il est évêque de Césène.

Pieux simple et humble, il lutte pour les bonnes mœurs du clergé, les pouvoirs du Saint-Siège et contre le jansénisme.

  • le 21 février 1793 : la Convention supprime la dignité de Maréchal de France.

Nivellement par le bas, même dans l'armée.

  • le 21 février 1795 : la liberté des cultes est restaurée en France.

Première conséquence du Traité de La Jaunay. Nous devons notre liberté religieuse, au sang et au sacrifice de nos ancêtres de l'ouest de la France, entre autres.

  • le 21 février 1858 : sixième apparition de Notre Dame à Lourdes.

Notre Dame se manifeste à Bernadette le matin de bonne heure. Une centaine de personnes l'accompagnent. Elle est ensuite interrogée par le commissaire de police Jacomet.

  • le 21 février 1916 : début de la bataille de Verdun.

Les Allemands pilonnent les positions françaises avec 1225 pièces d'artillerie. Le lundi 21 février 1916 vers 7 heures, un obus explose dans la cour du palais épiscopal de Verdun. C'est le début d'une bataille inhumaine, l'opération, baptisée Gericht (tribunal) par les Allemands, va durer dix mois. A 7h30 du matin, les fantassins allemands, commandés par le chef d'état-major Erich von Falkenhayn, se lancent à l'assaut des forts et des tranchées de Verdun. Les trois divisions françaises présentes sont pilonnées par l'artillerie allemande pendant neuf heures et sur près de quinze kilomètres. La puissance de feu est telle que la colline appelée "Côte 304" perd sept mètres de hauteur. Les premières positions de la rive Sud de la Meuse sont prises par les troupes allemandes. Des déserteurs allemands ont parlé de 100 heures de bombardement. Le 3ème bureau français (conduite des opérations) se moquera éperdument des renseignements recueillis par le 2ème bureau.

Toutefois la veille, le dimanche 20, le général de Castelnau alerté par Jacquand, son ancien subordonné, suivant sa propre logique, prenant au sérieux les renseignements reçus, et à contre-courant de tous, fait prélever dans les Vosges le 20e CA pour le faire diriger sur Bar-le-Duc et promet l'arrivée du 1er en provenance de Vitry.

Adjoint de Joffre au GQG, il arrive en urgence à Verdun où l'état-major est en pleine débandade. C'est lui, et non Pétain arrivé plus tard, qui donne au nom du commandant en chef, les premiers ordres pour organiser la résistance à Verdun en février 1916. La riposte française est ensuite dirigée par le général Philippe Pétain. La bataille de Verdun prend fin 10 mois plus tard, le 15 décembre 1916. Le bilan est un des plus lourds de la Première Guerre mondiale : 700 000 morts.

  • le 21 février 1946 : la durée du travail est ramenée à 40 heures hebdomadaires, en France.
  • le 21 février 1946, encore     : De Gaulle écrit une lettre à son fils.

Il tire la morale de la crise qui l'a poussé à démissionner de la présidence :

« Il faut choisir, et l'on ne peut être à la fois l'homme des grandes tempêtes et celui des basses combinaisons ».

  • le 21 février 1966 : la France annonce qu'elle quitte le commandement intégré de l'OTAN.
  • le 21 février 1995 : Jeanne Calment fête ses 120 ans et devient la doyenne du monde.
  • le 21 février 1998 : Simone Veil est nommée membre du Conseil constitutionnel par le président du Sénat René Monory.
Lois Spalwer

Posté le 21 février 2018 à 05h35 | Lien permanent | Commentaires (0)


20 février 2018

International : la nécessité du retour au réalisme politique

Dans un entretien réalisé début février 2018, l’analyste Xavier Moreau revient sur l’actualité géopolitique de l’année écoulée. Une année marquée par une tendance lourde : la nécessité du retour au réalisme politique et la faillite de l’idéologie et du “nation-building”. Inexorablement, le système des relations internationales s’oriente vers le multilatéralisme ; ceci malgré les tentatives destructrices de maintenir le modèle dépassé de l’unipolarité en Ukraine ou en Syrie.

Une tendance qui se poursuit en 2018 et à laquelle les Européens seraient bien avisés de se rallier s’ils veulent réellement peser sur les rapports de force internationaux contemporains.

Un entretien réalisé par Pierre-Antoine Plaquevent pour TV-Libertés.

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 23h23 | Lien permanent | Commentaires (0)


Geopragma : pour la renaissance d'une diplomatie française

Le lundi 12 février se tenait, dans l'enceinte des Arts & Métiers, la conférence de lancement d'un nouveau centre de pensée et d'action (think-tank, en bon globish), baptisé par ses fondateurs du nom significatif de geopragma. Lors de cette réunion, les membres fondateurs, Caroline Galactéros, Hervé Juvin, le gal (2S) Jean-Bernard Pinatel, Pierre de Lauzun, Ghislain de Castelbajac, Gérard Chesnel, Jean-Philippe Duranthon, Alexis Feertchak, ont présenté devant plus de 200 personnes captivées, leurs motivations respectives et les principes de leur projet, fondé sur le retour au réel, au temps long, sur la recherche et la promotion des intérêts réels de la France, loin des biais idéologiques et émotionnels.

 

Paula Corbulon

Posté le 20 février 2018 à 23h23 | Lien permanent | Commentaires (0)


23 février : Adoration en faveur du Sacerdoce à Toulon

Adoration en faveur du Sacerdoce ce vendredi 23 février de 20h à 22h à Saint Joseph de Pont du Las.

Adoration dirigées par l'abbé lambilliotte, aumônier de l'alliance st JM Vianney qui regroupe des volontaires qui se relaient pour faire une chaîne de jeûne en faveur du sacerdoce.

L'alliance a reçue la bénédiction de plusieurs évêques.

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 21h07 | Lien permanent


Vers la chute des valeurs bancaires européennes

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Capture d’écran 2018-02-19 à 22.20.18"Pendant que les journalistes politiquement corrects s’acharnent tous en meute contre telle personnalité du « show-biz » lâchée par l’oligarchie pour une raison mystérieuse, contre tel politicien de droite qui a le tort de dire tout haut ce que la plupart des Français pensent tout bas, ou, plus généralement, de brasser tant de vent que l’énergie éolienne pourrait presque devenir rentable, on «s’étonne» qu’ ils passent à côté d’événements fort intéressants.

Parmi ces événements, je relève ceci, lu dans un éditorial de Charles Sannat, analyste économique fort impertinent: Bridgewater, le plus gros « hedge fund » du monde, vient de parier 22 milliards de dollars sur la chute des valeurs bancaires européennes. Au moment même où on nous serine, sur tous les tons de la gamme, que « tout va mieux », depuis que Jupiter a pris le gouvernail de notre beau pays – et même, allons-y gaiement, de l’Europe entière! –, cela fait un peu désordre. Mais, après tout, peut-être que Bridgewater a quelques raisons de douter de la solidité du secteur bancaire européen.

Début 2018, selon la BCE, les banques européennes détenaient encore 921 milliards d’euros d’actifs toxiques. Manifestement, les leçons de la crise des subprimes n’ont pas servi à l’oligarchie financière. Ou plutôt, si, cette dernière a bien compris que les risques étaient, en réalité, pris par les contribuables, garants malgré eux de la solvabilité des établissements financiers. À peine dix ans après la crise des subprimes, une nouvelle crise financière se profile donc à l’horizon. Mais, naturellement, cela n’intéresse pas les journalistes qui doivent prendre ce genre de «divagations» pour du « complotisme ». [...]"

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 21h05 | Lien permanent | Commentaires (0)


Lundi 26 février : conférence-débat avec Mathieu Bock-Côté sur l’avenir du conservatisme à l’ICES

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 19h18 | Lien permanent


Education : l’heure est au sur-mesure. Le paradoxe du ministre Blanquer

Anne Coffinier, directrice générale de la Fondation pour l’école, écrit dans l'Opinion :

Images"A l’heure de l’économie de la connaissance, il est vital que l’éducation des jeunes soit performante. Pour les préparer à relever les défis de notre monde en mutation accélérée, l’école est condamnée à innover. Dans le monde entier, la société civile contribue à la créativité éducative, fonde des écoles, noue des accords avec les institutions scolaires publiques ou privées.

Dans ce contexte, le statut juridique des structures éducatives importe peu. Ecole publique, école privée, école à la maison, école en ligne, instruction libre empruntant à tous ces systèmes… L’heure est au sur-mesure. Ce qui compte, c’est de pouvoir permettre à tous les talents d’accéder à la fécondité et d’éviter de laisser 40 % d’enfants exclus de la réussite, sous prétexte qu’ils n’entrent pas dans le moule unique de l’Education nationale. Ainsi, le choix de l’école privée n’est plus une affaire d’idéologie. C’est un moyen pragmatique qui doit être accessible à tous, un moyen manifestement efficace d’accéder à la connaissance, à l’innovation, à l’audace et au leadership aussi.

Archaïsme administratif. En Grande-Bretagne par exemple, par le système des sponsors, des personnalités pouvant se prévaloir de réalisations hors du commun donnent de leur temps pour inspirer des free schools, leur donner une vision, permettre à leurs élèves de croire en leur destin, de développer des idées audacieuses et innovantes. Les Britanniques ont su adjoindre au monde de l’enseignement, de manière pragmatique, l’énergie de la société civile dans le cadre de l’école publique à gestion privée (free schools) autant que dans celui de l’école privée (independant schools). L’innovation y est la préoccupation dominante, tant il est évident qu’en dépend l’avenir de la compétitivité économique nationale.

Si les citoyens demandent à scolariser leurs enfants davantage dans des écoles privées, il faut ouvrir des postes. C’est une exigence démocratique. Et si en plus ces écoles ont de meilleures performances éducatives, cela devient une affaire de rationalité de l’allocation de la ressource !

Mais en France, qu’en est-il ? Notre Président veut encourager l’innovation, libérer les énergies de la société civile, permettre la diversification des élites. Et pourtant, il laisse l’administration archaïque de l’Education nationale étouffer les libertés éducatives de la société civile. Il laisse l’école publique dans cette situation de rente mortifère qu’est le monopole étatique, alors qu’elle aurait besoin de stimulation extérieure. Alors que Jean-Michel Blanquer prise tant l’expérimentation et l’évaluation, son administration impose des obligations de moyen dans l’irresponsabilité des résultats. Il parle de méritocratie mais supprime le caractère national et anonyme du baccalauréat qui permettait aux élèves d’obscurs lycées d’établir objectivement leur valeur. La liberté des écoles privées n’est pas davantage encouragée. Le président n’a pas libéré le pays de la répartition historique du 80 %-20 % de postes budgétaires entre l’Education nationale et l’enseignement sous contrat.

Innovations pédagogiques. Si les citoyens demandent à scolariser leurs enfants davantage dans des écoles privées, il faut ouvrir des postes dans ces écoles-là. C’est une exigence démocratique. Et si en plus ces écoles ont de meilleures performances éducatives, cela devient une affaire de rationalité de l’allocation de la ressource ! Au contraire, la dernière loi de finances gèle les crédits alloués aux écoles privées sous contrat, malgré la longueur de leurs listes d’attente. Les enfants sont perçus comme un cheptel à se partager, en assurant des équilibres politiques, non comme des trésors à cultiver, dans le terreau scolaire qui leur convient le mieux.

De surcroît, le ministère de l’Education nationale soutient une proposition de loi portée par la sénatrice centriste Gatel, qui vise ouvertement à freiner la création d’écoles ou de classes hors contrat. Ces écoles sont pourtant des laboratoires développant des innovations au service de tout le système. Trois cinquièmes d’entre elles sont aconfessionnelles – beaucoup d’écoles Montessori ou bilingues par exemple. Elles apportent des innovations pédagogiques, qui conduisent vers le succès des enfants condamnés trop souvent à l’échec par le modèle unique éducatif, notamment pour les enfants dyslexiques ou à haut potentiel.

Comment expliquer un tel paradoxe, alors que le ministre disait sur France culture, le 27 juillet 2017 : « Je suis pour la créativité, la diversité des expériences. Au lieu de voir ces expériences menées dans l’école privée comme bizarres, voire inquiétantes, j’aimerais à l’avenir qu’elles puissent être inspirantes pour le service public » ? Paradoxe des ministres novateurs mais soumis à la pression corporatiste de leur ministère ?"

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 18h27 | Lien permanent | Commentaires (1)


Comment Jean-Marie Le Pen a rompu avec l'Eglise catholique

Il le raconte dans ses mémoires, à paraître le 1er mars, et à commander ici en ligne (frais de port offerts jusqu'au 15 mars) :

6a00d83451619c69e201b7c950c87e970b« Nous avons rompu l’Eglise et moi quand j’avais 16 ans (...) C’était après l’été 44 (...) les prêtres du collège peinaient à me tenir, je ne supportais plus la discipline bras croisés. Bref, ils ont décidé de me virer et, comme j’étais à la fois costaud et rebelle, ils ont trouvé un stratagème ignoble. J’étais alors, rappelons-le, déjà orphelin de père. Ils me convoquent : « Mon enfant, une terrible nouvelle, votre maman est morte. Rentrez chez vous ». Je prends mon vélo et je pédale aussi vite que je peux, à travers mes larmes dont je n’imaginais pas qu’elles pouvaient couler autant. Maman. Morte. J’arrive à la maison, et je la vois qui bine son potager. »

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 17h46 | Lien permanent


La France exporte ses délinquants en Suisse

Selon Franz Walter, directeur de la prison de Bellechasse (canton de Fribourg, Suisse) :

« Les prisons romandes paient les factures d’une politique de l’immigration qui a des effet considérables ».

80% des détenus dans les prisons romandes sont des étrangers, alors que le taux de population étrangère n’est « que » de 50 à 60% dans les prisons alémaniques. Plus de 95% des détenus sont des hommes, d’une moyenne d’âge d’environ 35 ans. Parmi les origines ethniques majoritaires se trouvent les pays d’Europe de l’Est, l’Afrique noire et le Maghreb.

« Avec malheureusement une bonne partie de Maghrébins venus des banlieues de France ».

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 17h21 | Lien permanent | Commentaires (3)


R.P. de Blignières - Conférences de Carême sur les fins dernières

Le R.P. Louis-Marie de Blignières, fondateur de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, prêche le Carême 2018 à Saint-Eugène : Les fins dernières - première partie, la mort.

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 17h14 | Lien permanent


Encore un bel exemple de sectarisme laïcard

DWUFItCW0AAubU1Le 18 février à Angers, une élue LR a osé évoquer sa prière à la messe en hommage aux soldats décédés.

Pour la gauche, elle a poussé le bouchon un peu trop loin...

Ouest-France relate cette tempête dans le verre d'eau laïcard :

Ouest-France 20-02-2018

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 12h12 | Lien permanent | Commentaires (15)


Est-on sûr que la transition énergétique sera si écologique ?

Le journaliste Guillaume Pitron vient de publier une enquête sur le marché des métaux rares. Il a été interrogé sur Batiactu. Extraits :

51EKGHWK2vL._SX327_BO1 204 203 200_"Que reprochez-vous au modèle de la transition énergétique tel qu'il nous est présenté ?

Cette transition a été pensée de manière hors-sol. Avant même d'envisager les dimensions politique, économique et technologique de cette transition, il faut penser à ce qu'il y a au départ : de la matière. Où est-ce qu'on va la chercher ? A partir du moment où vous cherchez la réponse à cette question, toutes les constructions intellectuelles de la transition énergétique s'effondrent. Car toute matière procède d'une mine, nous l'avons complètement oublié. Les métaux rares, matière première indispensable à la transition énergétique, viennent de mines dont la grande majorité sont situées en Chine. Or, l'industrie minière est l'un des secteurs les plus polluants au monde, et le coût écologique de l'acheminement de ces métaux est immense. Ainsi, parler de transition énergétique est, au mieux, très naïf. Nous avons perdu la culture de la matière, nous considérons que nous ne dépendons plus d'elle. C'est ce que j'appelle l'effet Monoprix : vous avez l'illusion de croire que vous disposez de tout, à volonté. Nous sommes passés, en deux générations, d'une ère de privation à une ère d'abondance. Ce que je propose de faire, c'est de nous reconnecter aux enjeux bruts, et de retourner les cartes de cette transition écologique.

Dans votre ouvrage, vous dites : "En nous engageant dans la transition énergétique, nous nous sommes tous jetés dans la gueule du dragon chinois. L'empire du Milieu détient en effet aujourd'hui le monopole d'une kyrielle de métaux rares indispensables aux énergies bas carbone et au numérique." Que voulez-vous dire ?

L'occident a réalisé le fabuleux potentiel des métaux rares durant les années 80. Mais au même moment, nous avons renforcé nos réglementations environnementales et nos standards sociaux. Nous voulions des métaux, mais nous ne voulions plus les extraire chez nous. Nous ne voulions plus de mines. La Chine, elle, était prête à récupérer ces activités, même au prix d'un désastre environnemental et humain. Les Chinois nous ont donc inondés de métaux rares à prix cassés, et nous en avons profité pour fabriquer des technologies en-dessous de leur prix de revient réel. C'est ce que je qualifie de plus fantastique opération de greenwashing de l'histoire. Aujourd'hui, la Chine a la maîtrise sur une majorité de ces métaux rares ! Et elle ne nous fournit plus ces matières à satiété, comme elle le faisait. Elle dit à ses clients : "J'ai besoin de ces métaux pour mon propre développement. Je ne vous en fournirais donc qu'une petite part. Donc soit vous tournez au ralenti, soit vous venez vous installer en Chine, avec vos ingénieurs et vos laboratoires de recherche." [...]

Un récent rapport de la Banque mondiale a pointé cette problématique [lire notre article ici]. Cela tend-il à prouver qu'une prise de conscience a lieu ?

Ce rapport est une véritable bombe, et devrait être sur la table de chevet de tous les chefs d'État, ce qui est loin d'être le cas. Je cite également un rapport d'Olivier Vidal, chercheur au CNRS, qui dit qu'à capacité de production électrique équivalente, "les infrastructures éoliennes nécessitent jusqu'à quinze fois davantage de béton, quatre-vingt dix fois plus d'aluminium et cinquante fois plus de fer, de cuivre et de verre" que les installations utilisant des combustibles traditionnels. A-t-on vraiment établi l'analyse du cycle de vie de ces nouvelles solutions technologiques ? Est-on sûr que la transition énergétique sera si écologique ? Pour vous en faire une idée, je vous rappelle par exemple que la purification de chaque tonne de terres rares [un groupe de métaux rares parmi les plus convoités, NDLR] requiert l'utilisation d'au moins 200 mètres cube d'une eau qui, au passage, va se charger d'acides et de métaux lourds. Que faire de tous les déchets suscités par l'excavation de ces matières premières ? Il faut imaginer que pour chaque écoquartier qui est ouvert, vous avez l'équivalent d'une petite montagne de déchets pollués à gérer. [...]

Dans le secteur du bâtiment, en France, des réflexions sont menées par rapport à l'analyse du cycle de vie des bâtiments. Vont-elles assez loin ?

Je me demande si elles prennent vraiment en compte l'extraction et les transports des matières premières. Vous vous dites qu'un écoquartier est propre parce qu'au moment où vous l'utilisez, vous consommez moins. Mais avez-vous pensé aux milliers de kilomètres parcourus par les métaux rares pour finir dans la technologie embarquée de votre quartier connecté ou de votre voiture électrique ? Les réseaux intelligents, les maisons connectées, les compteurs de type Gazpar ou Linky, cela veut aller dans le sens d'une plus grande sobriété énergétique. Mais le bilan global écologique n'est pas forcément positif. Les objets connectés génèrent de la donnée, et cette donnée doit être traitée informatiquement. Tout cela a aussi un coût écologique. Pour rappel, l'Ademe a chiffré que les dix milliards d'e-mails envoyés chaque heure à travers le monde représentaient l'équivalent de la production électrique de quinze centrales nucléaires sur la même durée. [...]"

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 11h18 | Lien permanent | Commentaires (6)


Une apparition artificielle

Dans le concert de louanges qui entoure la sortie du film L'Apparition, voici l'analyse un peu plus mitigée de Bruno de Seguins Pazzis :

Sans titreJacques Mayano est grand reporter au quotidien Ouest-France. De retour de Syrie où il vient de perdre son ami journaliste au cours d’un reportage, il est contacté par le Vatican qui lui demande de faire partie d’un comité chargé de mener une enquête canonique sur plusieurs apparitions de la Vierge Marie aperçue par une jeune fille Anna dans une petite ville du sud-est de la France. Alors que des milliers de pèlerins viennent se recueillir sur le lieu des apparitions présumées, Jacques rencontre la sensible et dévote Anna, partagée entre sa foi et les nombreuses sollicitations qu'elle reçoit, mais il découvre également les motivations cachées et les pressions à l’œuvre. Il se trouve en même temps confronté aux opinions opposées des membres du clergé et des sceptiques du comité d'enquête. Avec : Vincent Lindon (Jacques), Galatéa Bellugi (Anna), Patrick d'Assumçao (Père Borrodine), Anatole Taubman (Anton Mayer), Elina Löwensohn (Docteur de Villeneuve), Claude Lévèque (Père Gallois), Gérard Dessalles (Stéphane Mornay), Bruno Georis (Père Ezéradot), Alicia Hava (Mériem), Candice Bouchet (Valérie). Scénario : Jacques Fieschi, Xavier Giannoli et Marcia Romano. Directeur de la photographie : Éric Gautier. Musique : Arvo Pârt.

L’apparition de la Sainte Vierge à la jeune novice Anna est-elle une imposture ?

Telle est la situation autour de laquelle Xavier Giannoli va faire évoluer ses personnages, mais essentiellement son personnage central, Jacques, grand reporter agnostique dont la pratique religieuse s’est arrêtée quelques temps après la première communion. Cela commence plutôt bien, lorsque celui-ci quitte Rome où il a pris ses instructions et arrive dans le sud-est de la France sur les lieux de l’apparition supposée, le propos apparaît cadré : Jacques, personnage qui doute se trouve confronté à l’épreuve qui consiste à essayer de discerner le vrai du faux. Mais dès que la première réunion du comité chargé de faire l’enquête canonique avec la jeune voyante a eu lieu, le film va s’égarer et se disperser. L’imposture était déjà au centre de son film A l’origine (2009). Ici l’imposture éventuelle, et sur laquelle la vérité ne sera jamais faite, est placée dans le contexte mystérieux que génère le phénomène des apparitions supposées. Le cinéaste touche donc au religieux mais traite-t-il du religieux ? Il faut admettre qu’il est bien difficile de s’y retrouver dans les arcanes d’un scénario qui se complet dans une certaine complexité.

De quoi est-il vraiment question ?

Cette complexité ne serait pas si gênante si l’ensemble n’était pas si confus et si le récit ne partait pas dans toutes les directions. De quoi est-il vraiment question ? du doute et du mensonge simplement ? ou de mystification ? ou de foi ? De foi certainement pas. Si le cinéaste s’appuie sur un travail de documentation sérieux qui lui permet de décrire de façon réaliste et équilibrée ce qui peut entourer des phénomènes de ce genre (bigoterie, escroquerie, commerce de bondieuseries, personnages plus ou moins troubles), il n’aborde jamais vraiment la question de la foi, restant en surface de son sujet et son enquête canonique devient une sorte d’enquête journalistique et quasi policière qui cherche à ménager un suspens tout en essayant de flirter avec le mysticisme. Car de mystique il n’en est également jamais question. L’Anna de Xavier Giannoli, retrouvée à demie consciente au petit matin couchée dans l’herbe au pied du lieu des apparitions supposées, n’a rien à voir avec la Mouchette (1967) de Robert Bresson qui roule dans une pente herbeuse pour disparaître de désespoir dans l’eau d’un étang. Beaucoup plus près de nous, son approche du monde religieux n’a pas de comparaison possible avec celle d’un autre agnostique, Xavier Beauvois, dans Des hommes et des dieux (2010). Xavier Giannoli peine à approcher de l’indicible et reste au niveau du fantastique, de l’inexpliqué et des interrogations que suscitent les phénomènes de guérisons subites ou d’apparitions. Passant, sans vrai fil conducteur, de son personnage principal à ceux qui l’entourent, la voyante au présent, la voyante au passé, le prêtre qui la protège, un autre qui tente de tirer profit de ces phénomènes, l’amie d’enfance d’Anna…, introduisant plusieurs sujets sans en traiter un seul vraiment, hésitant longuement, refusant de faire un choix puisqu’aucune conclusion positive ou négative ne sera apportée à l’enquête, le cinéaste, après avoir tenté de donner une colonne vertébrale à son récit en le divisant en 5 chapitres ( « Rome », « Le messager », « Anna », « L’icône de Kazan », « La révélation », « Meriem ») et devant cependant apporter une fin à cet exercice, se lance dans un épilogue (« Meriem ») totalement surfait et artificiel, qui ramène le grand reporter en Syrie d’où il revenait au début du film. Un épilogue exagérément surligné par une partition très mélodramatique du compositeur d’origine estonienne Arvo Pârt et qui fait venir à l’esprit cette réplique de Sganarelle à Géronte dans « Le médecin malgré lui » au sujet de sa fille Lucinde après qu’il ait donné des explications plutôt alambiquées et incompréhensibles : « Voilà pourquoi votre fille est muette »…

Des points positifs 

Après avoir indiqué que dans le rôle du grand reporter, la prestation de Vincent Lindon, très monolithique, est particulièrement peu convaincante, il faut dire tout le bien qu’il convient de celle de la jeune actrice Galatea Bellugi (tout juste 20 ans et déjà sept rôles au cinéma à son actif) qui traverse le film comme un astre solaire, la révélation de L’apparition Pour être juste, il faut également dire que le personnage d’Anna donne l’occasion au cinéaste du point le plus réussi de son film qui est la description de la grande solitude que peut éprouver une jeune personne voyante ou supposée voyante, prisonnière entre ce qu’elle a vu et qui est indicible, et les contingences des hommes avec leurs besoins de preuves, d’explications, de rationalité… Enfin, rien de désobligeant envers l’Eglise et la religion dans cette enquête. Mais tout ceci reste insuffisant pour compenser le vagabondage d’une fiction qui elle, loin d’être une imposture et adroitement mise en image, donne cependant l’impression de rester au niveau d’une simple posture et devient presque aussi impénétrable que les Voies du Seigneur. Plus de pesanteur que de Grâce.

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 09h59 | Lien permanent | Commentaires (6)


Proche-Orient : La persécution des chrétiens ne date pas de l'Etat islamique mais de 1400 ans

Si les chrétiens du Moyen-Orient veulent un dialogue « honnête » avec leurs partenaires musulmans, les musulmans devront reconnaître que la persécution des chrétiens dans la région n’a pas commencé avec l’arrivée de l’État Islamique, a déclaré, à Washington, Mgr Bashar Warda, archevêque d’Erbil en Irak. Christianophobie Hebdo a retranscrit son discours :

Unknown-5"Nous avons fait l’ex­périence [de cette persécution], pas seulement au cours des quatre der­nières années, mais depuis 1400 ans », a déclaré l’archevêque War­da lors d’un discours prononcé le 15 février à la Georgetown University de Washington [D.C.], et parrainé par le Religious Freedom Research Project du Center for Religion, Peace & World Affairs de l’Université de Berkeley.

Les chrétiens sont aussi en partie à blâmer dans ce dialogue, selon l’archevêque Warda. « Nous n’avons pas lutté contre ces périodes récurrentes de ter­rorisme qui ont infligé une cruel­le souffrance à nos ancêtres », a­-t-dit. [...]

Il a déclaré que la réponse typique musulmane aux atrocités de l’État Islamique – consi­dérées comme un génocide par le département d’État [des États­ Unis] – s’en tient à la ligne que « l’EIIL [État Islamique en Irak et au Levant] ne représente pas l’islam », et elle ne va que rare­ment plus loin, sans admettre en aucune manière les mauvais traitements du passé ni exprimer le moindre remords sur eux.

« Dans l’après EIIL, et bien que l’EIIL ait bouleversé les con­ sciences dans le monde et boule­versé la conscience de la ma­jorité des musulmans dans le monde », pour l’essentiel, l’islam « vous qualifiee d’infidèles », a dé­claré l’archevêque Warda.

« Au Moyen­-Orient, nous som­ mes passé de la peur à la terreur, puis de la terreur à l’horreur. Et puis quoi après? Des centaines de milliers de personnes inno­centes sont mortes » a-­t-­il dit. [...]"

 

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 09h03 | Lien permanent | Commentaires (4)


Christianophobie en France : les précisions du ministère de l'Intérieur

Le ministère de l'Intérieur a répondu aux questions de Christianophobie Hebdo suite à la publications des chiffres 2017, concernant les actes christianophobes en France (878 faits constatés) :

Capture d’écran 2018-02-20 à 08.01.35"Quelle est votre définition technique du terme « édifice » ? S’agit-il uniquement des lieux de culte (églises, chapelles, temples...), ou le terme recouvre-t-il aussi des lieux chrétiens hors lieux de culte : presbytère, locaux associatifs, lieux de mémoire (croix de carrefour, calvaires, etc.) ?

Le recensement des atteintes aux lieux de culte est entendu au sens large, et comprend les chapelles, les églises et les cathédrales, les salles paroissiales, les temples protestants et évangéliques, les calvaires, statues ou croix si­ tués sur le bord des routes, mais également les monuments aux morts. Concernant ces derniers, bien que partie intégrante du do­maine public et donc gérés par les communes, le caractère sacré, que leur confère la population, conduit à les assimiler à un sym­bole chrétien.

2. Sépultures chrétiennes.

Là aussi, quelle est votre définition technique du terme? S’agit-il de sépultures individuelles au sens propre (tombes, caveaux...) ou de cimetières ?

Il s’agit de sépultures individuel­les dans des cimetières.

3. Répartition

Sur les 878 faits constatés en 2017 par le SCRT, comment se répartissent-ils, en nombre, entre édifices chrétiens et sépultures chrétiennes ?

En 2017, 878 faits ayant visé les symboles matériels chrétiens ont été relevés, 252 dans des ci­metières et 626 sur ou dans des lieux de culte.

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 08h56 | Lien permanent | Commentaires (1)


40 Days for Life : 29 bébés à naître sauvés de l'avortement

Logo-40-days-1La coordination internationale des 40 Days for Life indique qu'au lundi 19 février, 29 bébés à naître ont été sauvés de l’avortement au 6ème jour de la campagne de Carême.

Cette campagne, lancée le mercredi des Cendres, se déroule en 354 lieux différents aux États-Unis et aussi dans 24 autres pays.

Pendant les quarante jours du Carême, des milliers de cœurs purs se réunissent devant des avortoirs, 24 h sur 24 et 7 jours du 7 pour prier afin de faire reculer l’avortement et obtenir que des mamans enceintes renoncent à y recourir.

Depuis le lancement des campagnes des 40 Days for Life, en 2007, les responsables estiment que plus de 14 000 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement.

Depuis des années, Riposte Catholique s’associe à ces campagnes par des “prières de l’arrière” : prier chaque jour une dizaine de chapelet aux intentions de la campagne et pendant toute la durée du Carême. Près de 1 000 personnes déjà prient en France à ces intentions. Signalez-nous que vous voulez y participer en confirmant votre adhésion à daniel.hamiche@gmail.com qui coordonne depuis des années cette chaîne de prière.

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 08h47 | Lien permanent


400 000 immigrés clandestins en France ?

C'est l'estimation du député Guillaume Larrivé :

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Cette estimation est basée sur un rapport parlementaire rédigé par le même député au 15 février, qui précise qu'il y a 311 310 bénéficiaires de l'Aide Médicale d'Etat (soins gratuits pour les étrangers en situation irrégulière) en 2016. Mais il est douteux que les 3/4 de la jeune population immigrée clandestine ait chaque année besoin de soins médicaux...

Capture d’écran 2018-02-20 à 07.32.54Cette estimation se base également sur le nombre d'expulsions prononcées : du 1er janvier 2012 au 30 septembre 2017, 539 832 mesures d’éloignement avaient été prononcées à l’égard d’étrangers en situation irrégulière, parmi lesquelles 120 555 éloignements avaient été exécutés. Sur cette période, 419 277 personnes sont donc restées sur le territoire sans titre de séjour.

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 08h27 | Lien permanent | Commentaires (3)


Euthanasie : le médecin ne veut pas devenir un monument aux morts

La Croix a publié, lundi 19 février, la tribune d'un médecin contre l'euthanasie, Claire Fourcade, Médecin au pôle de soins palliatifs à la polyclinique Le Languedoc, à Narbonne :

Capture d’écran 2018-02-20 à 08.25.30"Comme une vague qui inlassablement revient sur le rivage, trois nouveaux projets de loi sur l’euthanasie viennent de s’échouer sur les bureaux de l’Assemblée nationale. L’encre des précédentes discussions sur ce sujet n’est pas sèche. Elles ont duré quatre longues années pour aboutir à une loi dont les recommandations d’application n’ont même pas encore été publiées et déjà l’on nous convoque pour réfléchir à la suivante.

Vendredi matin, un interviewer pugnace, d’aucuns diraient agressif, relançait le sujet:

« Vous accompagnez les patients et, s’ils vous demandent d’aller jusqu’au bout, vous n’allez pas les laisser tomber. C’est votre travail de médecin, je ne vois pas où est le problème! »

Il l’a répété plusieurs fois, il ne voyait vraiment pas. Ce monsieur a-t-il déjà essayé de chloroformer ses chatons?

Car moi, je vois bien déjà une partie du problème. Pour chacun de mes patients, parler de sa souffrance, de son angoisse, de sa mort, c’est difficile. Très difficile. La parole vient lentement, durement. Elle se noie de larmes et s’étouffe de sanglots. Alors j’écoute. Avec les oreilles bien sûr, mais aussi avec les yeux pour mieux entendre ce qui ne peut pas se dire, avec les mains pour toucher du doigt la douleur et le mal, avec ma voix pour relancer d’une question les mots qui s’étranglent, avec mon corps tendu qui jamais ne se relâche pour ne pas renvoyer à la solitude de ma lassitude celui qui me fait face et qui, au prix d’efforts que je ne peux qu’imaginer, exprime ses peurs les plus profondes. Je dois à celui qui souffre et qui me fait confiance cette attention, cette tension. De ces consultations je sors toujours épuisée.

Alors, si je devais ensuite en point final de ces conversations, même si on me le demandait, tuer celui qui m’a parlé: préparer la seringue, entrer dans la chambre, dire un mot (lequel d’ailleurs?), injecter les produits, recueillir le dernier soupir, consoler la famille et signer le certificat; alors je crois que, moi aussi, je mourrais. Le médecin en moi mourrait. Car comment ensuite prendre à nouveau le risque d’écouter vraiment? Comment ne pas devenir alors un gigantesque cimetière, une nécropole de champs de bataille? Je ne veux pas devenir un monument aux morts. J’accompagne des vivants qui n’ont que faire d’un médecin qui serait mort à l’intérieur."

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 08h26 | Lien permanent | Commentaires (7)


Marion Maréchal-Le Pen s'exprimera au congrès des conservateurs américains

Information de L'Incorrect :

"Marion Maréchal-Le Pen a quitté la vie politique française en juin dernier, nul ne l’ignore. Mais son appétence pour les idées ne l’a pas quittée, apparemment. Elle s’apprête à s’exprimer publiquement jeudi 22 février, vers 11h30, pour la première fois depuis son départ. Mais ce sera de l’autre côté de l’Atlantique. Elle est en effet invitée comme oratrice au CPAC, le grand rendez-vous des conservateurs américains, à Washington. Aux côtés de Nigel Farage, de Ted Cruz ou de Donald Trump, elle prononcera, selon nos informations, un discours appelant à nouer un « conservatisme des deux rives ». Cette apparition devrait faire sensation, autant aux États-Unis où la jeune femme jouit d’une certaine réputation dans les milieux républicains, qu’en France où depuis qu’elle s’est mise en retrait, nombre de ses partisans se sentent orphelins."

Capture d’écran 2018-02-20 à 07.43.46

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 08h05 | Lien permanent | Commentaires (8)


L'office divin - mardi de la 1ère semaine de carême

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 08h00 | Lien permanent


C’est arrivé un 20 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 février: saints du jour français ou en France.
    • St Éleuthère, évêque de Tournai († v. 531)

Comte de Tournai en Belgique et ami de saint Médard, Éleuthère fut sacré évêque par saint Remi. Son apostolat s'étendit jusqu'à la Flandre et la Picardie. Il détourna les Francs de leurs coutumes païennes.

  • St Eucher, évêque d'Orléans († v. 738)

À Zerkingen dans le Brabant, vers 738, trépasse saint Eucher, évêque d'Orléans, qui fut forcé de s'exiler par le maire du palais, Charles Martel, à la suite de calomnies d'ennemis envieux et trouva chez les moines un refuge dans l'union à Dieu.

  • le 20 février 197 : fin de la Bataille de Lugdunum, actuelle ville de Lyon.

Clodius Albinus s'enfuit et se donne la mort. Pour punir la ville de Lyon d'avoir pris son parti, Septimius met la ville à sac et massacre sa famille et des Chrétiens.

  • le 20 février 1563 : Poltrot de Méré, l'assassin de François de Guise, réfugié dans une ferme, est arrêté.
  • le 20 février 1720 : Paix de La Haye.

Cette paix met un terme à la guerre de la Quadruple-Alliance, commencée en 1717, entre l'Espagne de Philippe V, et l'Angleterre alliée à la France, à l'Autriche ainsi qu'aux Provinces Unies. Cette paix est aussi connue sous le nom de Traité de Den Haag. Les résultats de la guerre de succession d'Espagne sont confirmés.

  • le 20 février 1799 : capitulation du fort d'El-Arich en Égypte devant les troupes de Bonaparte.
  • le 20 février 1798 : l'armée révolutionnaire française fait prisonnier le Pape Pie VI.

Les Etats pontificaux sont mis à sac par les Français. La haine du Directoire envers la religion catholique se déchaine. Pie VI est traîné inhumainement de Rome à Sienne, puis à la chartreuse de Florence, déplacé à Parme, à Turin, et à Briançon, il arrive moribond à Valence, dans le Dauphiné. Il y meurt le quarantième jour de son emprisonnement, le 29 août 1799, à l'âge de quatre-vingt deux ans. Voir la chronique du jour

  • le 20 février 1806 : un décret restitue le Panthéon au culte catholique qui reprend son nom d'église Sainte-Geneviève.
  • le 20 février 1806 : Napoléon ordonne que la basilique de St-Denis serve à la sépulture de sa Maison.

Mais dès son simulacre de sacre Napoléon montre qu'il ne peut pas remplacer nos Rois car il ne reconnaît pas que « tout pouvoir vient de Dieu »

  • le 20 février 1808 : Napoléon nomme Murat commandant en chef de l'armée d'Espagne et "lieutenant-général de l'empereur" en Espagne.

D'alliés il réussit par son incompétence à faire des Espagnols d'irréductibles adversaires. Les massacres qu'il ordonne le « dos de mayo » ont fait de ce jour, un jour d'unité nationale aux dépens des Français.

  • Samedi 20 février 1858 : cinquième apparition de Notre Dame à Lourdes.

La Sainte Vierge lui a apprend une prière personnelle. A la fin de la vision, une grande tristesse envahit Bernadette.

  • le 20 février 1878 : élection de Léon XIII.

Vincenzo Gioacchino Pecci, né le 2 mars 1810, devient pape sous le nom de Léon XIII. Il succède à Pie IX et règne jusqu'au 20 juillet 1903. De santé fragile, on ne se doutait pas qu'il allait régner 25 ans. Tenté de quitter Rome, où se déroulaient souvent des manifestations hostiles à l'Église, le cardinal Rampolla le convainc de rester au Vatican et de s'y considérer comme prisonnier. Léon XIII est le premier pape à être filmé, à sa demande. C'est un humaniste raffiné, et ses poèmes latins sont très remarquables. C'est le quatrième plus long pontificat de l'histoire, après saint Pierre, le bienheureux Pie IX et Jean-Paul II.

Léon XIII est essentiellement connu grâce à son encyclique Rerum Novarum, publiée en 1891, première encyclique sociale.

Au grand dam des monarchistes, il est l'initiateur du ralliement des catholiques français à la IIIe République, marqué par l'encyclique Au milieu des sollicitudes et le toast, prononcé à sa demande, à Alger, par le cardinal Lavigerie le 12 novembre 1890. Ce geste scandalise nombre de catholiques.

En avril 1884 il est l'auteur de l'encyclique Humanum Genus, une violente attaque contre la franc-maçonnerie qui récapitule les nombreuses condamnations de celle-ci par ses prédécesseurs, et se trouve être généralement considérée comme le manifeste contre-moderniste de l'Église.

  • le 20 février 1888 : naissance de Georges Bernanos, écrivain français.

Georges Bernanos naît le 20 février 1888, à Paris, et passe sa jeunesse en Artois, dont il décrira les paysages pour planter le décor de ses différents romans. Blessé lors de la première guerre mondiale, son talent n'est reconnu qu'en 1926 avec l'ouvrage Sous le soleil de Satan. Le Grand prix du roman de l'Académie française récompense Le Journal d'un curé de campagne, en 1936. Lorsque la guerre éclate en Europe, il multiplie les articles dans la presse brésilienne et devient l'un des plus grands animateurs spirituels de la Résistance française. Explorant sans cesse le combat spirituel du Bien et du Mal, il décède à l'âge de 60 ans, le 5 juillet 1948.

Et voici quelques citations cueillies au grès des lectures :

« Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. »

tirés de Les Grands Cimetières sous la lune

Lors d'un questionnaire en 1921, il répond à la question : « De quel site avez-vous gardé le souvenir Le plus agréable ? Bernanos répond :

« Tout dépend du compagnon féminin. »

  • le 20 février 1907 : décès d'Henri Moissan, chimiste français.

Pharmacien français, il est connu pour avoir isolé le premier le fluor. Ses travaux vont trouver de nombreuses d'applications dans l'industrie. Il reçoit le prix Nobel de chimie de 1906.

  • le 20 février 1920 : décès de Jacinta Marto, à neuf ans.

Jacinta Marto, l'une des trois enfants auxquels la Vierge Marie est apparue en 1917 à Fatima, succombe à une pleurésie. Elle a été béatifiée par le pape Jean-Paul II, le 13 mai 2000. Jacinthe avait deux ans de moins que son frère François. C'était une petite fille gaie et vive, au grand cœur, mais capricieuse par moment ; à tel point que Lucie disait d'elle :

« Ma cousine était susceptible, parce que la moindre contrariété suffisait pour la faire bouder dans un coin à attacher le bourricot ! Il fallait alors la laisser choisir le jeu et le partenaire avec qui elle voulait jouer ».

Cependant, c'était une petite fille aimable et attirante. Une de ses qualités particulières était l'amour de la vérité.

  • le 20 février 1934 : l'armée française engage des opérations contre les Berbères du Haut Atlas, au Maroc.
  • le 20 février 1961 : De gaulle négocie secrètement avec le FLN.

Pompidou est envoyé secrètement par de Gaulle à Lucerne pour rencontrer des mandataires du gouvernement provisoire algérien.

Lois Spalwer

Posté le 20 février 2018 à 05h30 | Lien permanent | Commentaires (0)


19 février 2018

Viktor Orban : le danger vient de l’Ouest, de politiciens à Bruxelles, Berlin et Paris

Unknown-4Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a souhaité la constitution d’une grande alliance de pays contre l’immigration, dimanche à l’occasion du lancement par son parti, le Fidesz, de la campagne en vue des élections législatives du 8 avril. Il a estimé qu’une divergence fondamentale séparait les pays d’Europe centrale et l’ouest de l’Europe, devenu une « zone immigrée, un monde à la population mixte qui prend une direction différente de la nôtre ». 

Les pays de l’ouest de l’Europe cherchent à imposer leurs vues.

« Aussi absurde que cela puisse paraître, le danger que nous affrontons vient de l’Ouest, de politiciens à Bruxelles, Berlin et Paris ».

« Le V4 (les pays de Visegrad: Hongrie, Slovaquie, Pologne, République tchèque) est ferme, la Croatie se laisse convaincre, l’Autriche a pris une direction patriotique et en Bavière, la CSU (Union chrétienne-sociale) a créé une résistance« .

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 22h41 | Lien permanent | Commentaires (4)


Une sépulture pour Michel Déon à Paris : Anne Hidalgo cède

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Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 21h47 | Lien permanent | Commentaires (4)


Des vraies chances pour la France

Voici un titre des Inrockuptibles, avec une photo très crédible :

Capture d’écran 2018-02-19 à 20.43.04En voici un autre de Ouest-France :

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Et enfin un du Parisien concernant des Capverdiens (certainement surdiplômés et faisant le pari de la gastronomie française) :

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Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 20h48 | Lien permanent | Commentaires (9)


Balance l'Unef

Unknown-3Libération a recueilli les témoignages de 16 femmes victimes déclarées de harcèlement, d’agressions sexuelles et de viols de la part de dirigeants de l’organisation étudiante entre 2007 et 2015.

Dans un autre article, les journalistes de Libération racontent leurs difficultés à faire publier cette enquête.

Cette enquête fait suite à celle du Monde et du Huffington publiée en novembre 2017.

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 20h09 | Lien permanent | Commentaires (1)


Soros : si vous n'avez pas aimé le père, vous n'aimerez pas le fils

ReX6PSdH_400x400Lorsque les démocrates parlent de «milliardaires républicains» maléfiques comme Sheldon Adelson ou les frères Koch, c'est toujours en termes apocalyptiques. Ils essaient d '«acheter» des élections et cachent leur influence avec de l'argent.

Mais les démocrates ne parlent jamais de leurs propres milliardaires et des énormes sommes d'argent versées aux causes démocratiques par Tom Steyer, Mark Cuban et J.B. Pritzker, candidat au poste de gouverneur de l'Illinois.

Et, bien sûr, George Soros. La portée de Soros est internationale. Il a un vaste réseau d'organisations internationales qui font la promotion de ses causes favorites. Et il est un contributeur fiable, parfois obscur, aux causes du Parti démocrate aux États-Unis.

Mais le fils de Soros, Alexander, est en train de devenir un acteur majeur de la politique démocratique. Selon la Commission électorale fédérale, Alexander a donné 650 000 $ aux campagnes démocratiques et à divers comités en 2017.

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 18h56 | Lien permanent | Commentaires (6)


Elle a failli attendre

220px-Pantheon_3Simone Veil et son époux, Antoine Veil, seront inhumés au Panthéon dans la deuxième quinzaine de juin ou tout début juillet. La cérémonie devrait être diffusée en direct sur une chaîne de télévision. La date définitive sera fixée par Emmanuel Macron. Le cortège remontera la rue Soufflot et les cercueils seront déposés au centre du parvis du Panthéon. Le lendemain de la cérémonie, au matin, après avoir passé la nuit dans la nef du Panthéon, veillés par la Garde républicaine, ils seront inhumés dans le caveau dédié situé dans la crypte du Panthéon. La cérémonie présentera le parcours de Simone Veil, et notamment son combat en faveur du meurtre de l'enfant à naître.

Elle y rejoindra Voltaire, le raciste, Rousseau, qui avait abandonné ses enfants, ou encore l'idéologue antichrétien Jaurès. Charmante compagnie.

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 18h51 | Lien permanent | Commentaires (29)


Lancement de l’espace eglise-bioethique.fr

Capture d’écran 2018-02-19 à 18.34.49À l’occasion des États généraux de la bioéthique lancés le 18 janvier, la Conférence des évêques de France, ouvre un nouvel espace sur son site : eglise-bioethique.fr. La CEF publie des fiches rédigées par le groupe de travail « Église et bioéthique » pour expliquer les enjeux des sujets abordés lors des États généraux.

Le groupe de travail propose donc aujourd’hui 10 fiches apportant chacune des éclairages sur les enjeux éthiques et scientifiques posés par les différents thèmes de ces États généraux de la bioéthique. Sont en ligne :

D’autres fiches sont à venir.

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 18h35 | Lien permanent | Commentaires (3)


Isabelle Surply (Candidate au Comité Central du FN) demande des solutions alternatives à l'avortement

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 18h32 | Lien permanent | Commentaires (1)


Le Conseil consultatif national d'éthique (CCNE) invite à donner son avis : profitez-en !

Capture d’écran 2018-02-19 à 19.04.03Vous pensez que l’enfant a besoin d’un père et d’une mère ? Vous pensez que les droits du plus vulnérable doivent être respectés ? Vous souhaitez défendre l’intérêt supérieur de l’enfant ? Vous êtes inquiets à l’idée que l’Etat institue et organise la conception volontaire d’enfants orphelins de père ?

Alors faites-vous entendre : profitez du questionnaire du CCNE pour donner votre avis !

Première étape : 

Inscrivez-vous ici 

Deuxième étape :

Les explications du Comité Consultatif National de Bioéthique sont ici

Troisième étape : 

Remplissez le questionnaire ici

Par ailleurs, La Manif Pour Tous a regroupé l'ensemble de l'agenda des débats ici. Vous pouvez aussi les trouver sur le site officiel, qui centralisera les enregistrements des conférences (toujours pas mis en ligne par les différents espaces éthiques).

Enfin, La Manif Pour Tous vous invite à signer la pétition demandant au Président de respecter nos engagements internationaux eu égard aux droits de l'enfants :

Pétition

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 18h28 | Lien permanent | Commentaires (1)


Le sort de l’embryon humain… entre la poire et le fromage

Jean-Marie Le Méné s'étonne d'un dîner à l'Elysée sur les thèmes de bioéthique :

"Un premier dîner sur la bioéthique s’est tenu à l’invitation du Président de la République. Rien de tel qu’un bon repas pour reprendre goût à la vie. C’est le contraire qui s’est passé à l’Elysée. Il s’agissait d’évoquer une possible légalisation de la mort par euthanasie avec les professionnels Agnès Buzyn, Jean-Louis Touraine, Jean-Luc Romero, favorables à ce « progrès », avec Jean Léonetti auteur des deux lois sur la fin de vie, avec la sœur de Lionel Jospin qui a raconté comment sa mère avait choisi de « mourir dans la dignité », avec la ministre belge de la santé, Christiane Vienne, fière d’avoir réussi à dépénaliser l’acte dans son pays, et avec les inévitables seconds rôles confits dans la bienveillance et persuadés qu’en agitant les droits du patient on pouvait régler la question. Ce dîner était-il nécessaire ?

L’hôpital mué en nécropole

L’euthanasie n’est pas un point qui devrait relever des lois de bioéthique, au sens où ces lois ont été votées jusqu’à présent. Le fait d’abréger volontairement la vie des patients n’est l’expression d’aucun conflit entre les avancées de la biotechologie et la morale. La médecine réanime de mieux en mieux, tout le monde s’en félicite. Elle n’est pas tenue à l’acharnement thérapeutique, tout le monde en est d’accord. Mais elle ne doit jamais délibérément précipiter la mort, c’est un principe hippocratique (400 av JC). Mettre sur le dos de la médecine ce qui ne relève pas de sa mission est une facilité démagogique qui transforme les soignants en prestataires de services pour satisfaire les désirs d’une société désespérée. Et qui fabrique trois sortes de victimes : les patients, les médecins et l’hôpital mué en nécropole.

Il y a plus préoccupant. Dans plusieurs pays occidentaux, la chosification de la vie humaine pousse à établir un lien entre l’euthanasie et les prélèvements en vue de greffes. Peu de personnes savent que la loi Leonetti de 2005 a rendu juridiquement possible une nouvelle activité consistant à prélever des organes chez des donneurs décédés après arrêt cardiaque contrôlé. En effet, auparavant, l’arrêt volontaire des traitements chez des personnes en fin de vie étant interdit, cet enchainement douteux n’était pas envisageable. Un amendement de Jean-Louis Touraine à la loi santé a renforcé le principe du consentement présumé au don d’organes au point d’en faire une obligation contre la volonté des familles. Fin 2014, un premier hôpital a été autorisé à réaliser des prélèvements selon cette procédure. En 2015, deux autres ont suivi. Fin 2017, 18 centres étaient habilités. Aujourd’hui, la majorité des donneurs décédés le sont à la suite de la limitation ou l’arrêt des thérapeutiques. L’avenir est cousu de fil blanc. Donner la mort deviendra un acte d’amour sublime. Dès lors, comment s’opposer à des demandes ou propositions d’euthanasies « altruistes » pour fournir des organes capables de sauver des vies ? La sémantique faussement généreuse du « don » stérilise l’opposition à l’appropriation du corps humain et interdit l’évocation d’inévitables conflits d’intérêts.

Le sort de l’embryon humain… entre la poire et le fromage

Face au spectre de l’euthanasie, pour calmer les craintes, la tentation commune est d’inviter au développement des soins palliatifs. Certes, mais les partisans de l’euthanasie sont les premiers à le demander. Ce n’est donc pas la réponse adaptée. Les soins palliatifs n’empêcheront pas plus l’euthanasie que la médecine périnatale n’empêche l’avortement. Lors du dîner de l’Elysée, le Grand Rabbin de France, Haïm Korsia, a opportunément rappelé les grands jugements de l’Histoire récente aux termes desquels « toute l’éthique médicale est basée sur le refus absolu de ce qui s’est passé dans les camps de la mort et plus particulièrement à Auschwitz ». Que dire de plus ou de moins que le code de Nüremberg ? La réaffirmation du principe de l’interdit de tuer est la seule réponse efficace à l’euthanasie. Sera-t-elle entendue ?

Deux autres dîners devraient suivre. Le prochain se tiendra autour du thème de la procréation médicalement assistée. Il y sera question du sort de l’embryon humain… entre la poire et le fromage.

Et c’est ainsi que le transhumanisme est grand."

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 16h36 | Lien permanent | Commentaires (8)


Révision de la loi de bioéthique : les doutes s'expriment

A l’occasion d’une première journée de débat à Rennes dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique, beaucoup de « doutes » se sont exprimés quant à l’élargissement des conditions d’accès à la PMA :

  • « Ce qu’on nous propose de traiter, c’est le mal-être lié à un besoin d’enfant, mais on peut mettre ce mal être en parallèle avec celui des chômeurs, des agriculteurs, et leurs nombreux suicides (…) Au niveau d’une société, il faut choisir ses priorités. »
  • « Derrière les enjeux médicaux, il y a des enjeux financiers énormes dont les plus faibles dans le monde subissent le prix. »
  • « 10% des donneurs [de gamètes] ont ensuite des difficultés psychologiques (…) ça posera aussi des problèmes aux propres enfants biologiques de celui qui a donné son sperme. »
  • « Pour pallier à la souffrance que constitue le fait de ne pas avoir d’enfants, il ne faut pas risquer de créer d’autres souffrances chez les enfants à naitre par PMA ou GPA. »
  • « Le train [des progrès] va de plus en plus vite. Qui veut-on servir ? »

Ces remarques, dont les auteurs sont pour la plupart restés anonymes, devraient remonter au Comité Consultatif National d’Ethique qui en fera un rapport « censé éclairer les parlementaires ». Mais là aussi, les participants se sont révélés sceptiques, certains demandant plutôt un « référendum ».

Source : Gènéthique

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 16h07 | Lien permanent | Commentaires (2)


Lourdes moquée : France Inter submergée

De Pro Europa Christiana :

"France Inter, 12 février 2018 : le pèlerinage de Lourdes est tourné en dérision de façon ignoble par l’humoriste Daniel Morin qui, entre autres sottises, propose aux malades de passer la nuit, contre 1 000 euros, avec la 70ème miraculée, sœur Bernadette Moriau, dans l’espoir d’un miracle similaire à celui dont la religieuse a été gratifiée.

Les pèlerins de Lourdes, qui se rendent à la grotte de Massabielle par millions chaque année, ont été mis en cause par l’humoriste comme des naïfs, victimes d’une grossière escroquerie.

Face à ces injures, proférées le lendemain de la fête de Notre-Dame de Lourdes, la Fédération Pro-Europa Christiana a lancé une campagne de pétitions exigeant que France Inter présente des excuses publiques aux catholiques de France qui financent, comme tous les contribuables, cette radio du service public.

Le samedi 17 février, 25 000 signatures étaient déjà recueillies et envoyées par courrier recommandé au ministre de la Culture et au président de Radio France. L’écho rencontré par la campagne de la Fédération Pro-Europa Christiana suffit à prouver l’attachement des Français au sanctuaire de Lourdes et leur exaspération face aux affronts que les catholiques essuient régulièrement de la part des médias. France Inter doit entendre le message qui lui est adressé sous peine de voir cette campagne, qui en est à ses débuts, s’amplifier au fil des semaines. Trop c’est trop !"

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 16h02 | Lien permanent | Commentaires (24)


Représentations "Je veux voir Mioussov" au profit de l'Arche

« Je veux voir Mioussov » est une comédie de Valentin Kataïev jouée par une dizaine d'étudiants et mis en scène par Baptiste Poiron, le jeudi 22 et le mardi 27 février à 20h30 à l'ICES. Un représentation aura lieu aux Herbiers, au lycée Jean XXIII à 20h30. L'entrée est libre, l'argent récolté sera reversé à l'association L'Arche. Valentin Kataïev (1897-1986) est un écrivain russe. 

Dans les années 1950, en URSS, une maison de repos voit défiler un fonctionnaire zélé, la meilleure tractoriste de l'année à la recherche de son mari et l'excentrique femme du célèbre professeur Doudkine, qui cherchent tous désespérément à voir Mioussov. C'est un dimanche original qui ne fait que commencer…

Affiche BDisé

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 14h11 | Lien permanent


Le débat sur la PMA et la GPA cache certains enjeux des prochaines lois de bioéthique

Témoignage suite à l'une des conférences sur la bioéthique à la Cour de cassation :

18h, Paris, Grand’salle de la Cour de Cassation. Conférence sur les embryons in-vitro, AMP, le DPI (diagnostic préimplantatoire) et la recherche. L’ambiance est tamisée, les lumières feutrées. La salle est principalement remplie de jeunes étudiants, de juristes ou personnes plus âgées. Les deux intervenants se succèdent pendant deux heures dans un constat très dur et pessimiste qui sonne comme un appel au secours. La PMA n’est que l’arbre qui cache le baobab. Mais au-delà de réflexions scientifiques et juridiques, s’impose une seule conclusion : il est nécessaire d’agir sans tarder.

Ne nous laissons pas confisquer le débat.

Le débat sur la PMA et la GPA cache certains enjeux des prochaines lois de bioéthique : DPI, séquençage du génome humain, expériences sur les embryons, dons de gamètes. Notre société est déjà rongée par un eugénisme latent. Il cache aussi d’autres questions qui ne sont pas abordées pour le moment mais qui dans quatre ans seront d’actualité et pour lesquelles il sera déjà trop tard : greffe d’utérus, utérus artificiel, clonage, création de gamètes à partir de cellules banales. Des expériences ont déjà été menées sur les animaux ou des travaux sont en cours. Il s’agit donc d’une concertation générale, d’une réflexion globale sur la personne humaine qui doit être menée et une éthique qui doit se réfléchir en amont pour freiner une recherche médicale devenue folle.

S’engager, une responsabilité partagée

Il est vrai que nous ne pourrons stopper cette course vers le vide qu’en ayant une action globale à l’échelle internationale. Nos voisins sont souvent plus avancés en matière de recherche et ne parlons même pas des Etats-Unis, de la Chine ou des grandes entreprises de nouvelles technologies. Nous devons dénoncer de manière internationale les mécanismes d’un transhumanisme qui est déjà à nos portes. Mais nous portons tous la responsabilité politique de l’action de nos gouvernements ce qui nous donne d’ailleurs la légitimité pour parler, dénoncer et résister. Ce qui est en train de se passer sous nos yeux, ne va pas se contenter de se cantonner à des salles d’hôpital aseptisées. Personne n’en sortira indemne.

Nous sommes tous concernés

Ce n’est pas la génération future qui réglera le problème, ni la génération d’avant qui aurait du y penser. C’est ici et maintenant. Il est grand temps de refermer la boite de Pandore. Chaque année qui passe amène ses nouveaux progrès scientifiques, de nouvelles questions. Chaque année qui passe est une année de perdue. Dans une vingtaine, peut-être une dizaine d’années, le séquençage du génome et le médecine prédictive seront peut être obligatoires, et de toutes façons démocratisées par le biais de modèle économique visant à ouvrir ce type d’actes à tous. Nous verrons un temps où le nombre de grossesses déclenchées artificiellement dépassera le nombre des grossesses naturelles. Ou les assurances refuseront de couvrir les grossesses naturelles. Il est temps de ne pas laisser notre quotidien nous aveugler. Il est temps de comprendre que nous vivons déjà dans le monde de GATTACA. Il est temps de se lever, de bousculer nos habitudes, de nous engager. Nous savons de quel côté se trouve la vérité, la dignité, et nous ne pouvons privilégier la politique du canapé.  Et ne pas se dissimuler derrière le ‘les inscriptions sont déjà closes’ alors que l’on a pas fait les démarches pour s’inscrire. Il est temps de s’informer, de construire une opposition et de partir au combat. Avoir des convictions ne suffit pas, il est temps de mettre la réflexion en action.

Bébés à la carte :

Conférence de la Cour de Cassation disponible sur internet : 

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 13h55 | Lien permanent | Commentaires (1)


Délit d'entrave à l'IVG : Laurence Rossignol reconnait avoir voulu "déstabiliser” les associations pro-vie

Un an après l'adoption de cette loi, aucune plainte n'a été déposée, preuve que ce délit n'existe pas et que le but recherché était de faire pression sur les association pro-vie qui aident les femmes en difficulté :

La loi, promulguée fin mars, punit de deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende les auteurs de sites internet poursuivis par une femme estimant avoir reçu “des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d’intimidation” pour l’empêcher d’avorter. Douze mois plus tard, aucune plainte n’a été déposée, selon les informations recueillies par l’AFP. Ivg.net, avortement.net, SOSbébés, afterbaiz, testpositif… Ces plateformes accusées par les institutions de délivrer de “fausses informations”, parfois “sous une apparence officielle” ou via des numéros d’écoute gratuits, figurent en bonne place sur les moteurs de recherche.

Pour Alba Horvat, juriste bénévole à la Fondation des femmes, la loi n’a pas eu d’effet car elle est “trop complexe”. “Le délit est écrit de telle manière qu’il est difficile à démontrer”, explique-t-elle à l’AFP. "Pour prouver l’entrave, on doit être en présence d’une femme qui cherche à s’informer sur l’IVG, qui subisse des menaces ou pressions assez graves pour qu’elle s’en rende compte, qu’elle en soit suffisamment affectée pour aller porter plainte, et qu’elle garde des preuves de ce qu’elle a subi".

Cette fondation féministe voudrait porter une première action en justice. Un processus “long” qui se heurte à des difficultés pour trouver des victimes et collecter des preuves (factures de téléphone, échanges de messages, etc.), reconnaît Mme Horvat. “Le texte est difficile car il est contraint par les principes généraux sur la liberté d’expression”, défend la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, à l’époque ministre des Droits des femmes (...)

De fait, pour éviter qu’elle soit invalidée par le Conseil constitutionnel, saisi par des parlementaires au nom de la liberté d’expression, elle avait été réécrite “deux ou trois fois”, se souvient Catherine Coutelle, ancienne présidente de la Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale. "On ne ferme pas les sites des pro-vie, on dit que les personnes qui ont été abusées ont le droit de porter plainte" poursuit la rapporteure de la loi (...)

Chez ivg.net, site créé en 2008 qui était encore l’an passé mieux référencé que le site gouvernemental (...), on réfute “toute accusation d’entrave”, défendant “la liberté des femmes” de s’informer. "Je ne vois pas comment on pourrait avoir une plainte dans la mesure où on répond à une démarche personnelle" dit à l’AFP Marie Philippe, directrice de cette publication d’une trentaine d’écoutantes et modérateurs, discrète sur ses positions sur l’avortement. “C’est une loi d’idée, pas applicable”, estime Emile Duport, porte-parole du mouvement anti-IVG Les Survivants qui possède plusieurs sites, affirmant en avoir été “peu inquiété”. “Au contraire, ça nous a médiatisés”, poursuit-il.

Reste que depuis un an, ces plateformes disent recevoir davantage de faux témoignages ou d’appels de femmes cherchant, selon eux, à les “piéger”. “Le but était aussi de déstabiliser”, poursuit Laurence Rossignol," Si aujourd’hui ces sites se sentent épiés, sous surveillance, et qu’ils font plus attention à ce qu’ils disent, c’est qu’on a un peu réussi".

Cela s’appelle le harcèlement démocratique.

Philippe Carhon

Posté le 19 février 2018 à 12h00 | Lien permanent | Commentaires (0)


Juristes pour l’enfance auditionné par le Comité consultatif national d’éthique

Communiqué :

Xrohk"L’Association Juristes pour l’enfance sera prochainement auditionnée à l’invitation du Comité consultatif national d’éthique pour faire part de ses observations sur les questions à l’ordre du jour des états généraux de la bioéthique.

L’Association souhaite alerter le législateur et les citoyens sur la nécessité de replacer l’intérêt de l’enfant au cœur de notre législation, tant du point de vue de sa conception (PMA et GPA) que de sa fin de vie.
L’Association attire l’attention du CCNE sur les risques d’une reconnaissance d’un véritable « droit à l’enfant » qui satisferait des désirs d’adultes en méconnaissance de l’intérêt et des droits de l’enfant, glissement annoncé notamment par les projets suivants :

  • La PMA pour les femmes qui aurait pour effet de priver l’enfant, délibérément et définitivement, de père, au mépris de son droit à connaître ses parents et à être élevé par eux, en contradiction avec la Convention internationale des droits de l’enfant
  • La GPA (qu’elle soit ou non qualifiée de pseudo « éthique ») qui entraînerait une méconnaissance des droits fondamentaux de l’enfant.

En outre, l’Association Juristes pour l’enfance demande au législateur de modifier certaines dispositions de la loi actuelle afin d’assurer un meilleur respect des droits de l’enfant que la France s’est engagée à respecter :

  • Mettre fin au don de gamètes qui prive l’enfant de ses origines
  • Remplacer la congélation des embryons par celle des gamètes
  • Mettre en œuvre les alternatives à la recherche sur l’embryon humain
  • Mettre fin aux trafics de GPA qui prolifèrent en méconnaissance de la loi actuelle
  • Exclure les mineurs de la procédure collégiale d’arrêt des traitements en fin de vie pour restituer aux parents l’autorité parentale, au profit de l’enfant."
Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 11h20 | Lien permanent | Commentaires (1)


Elle allaite à fortes doses de spironolactone, progestérone, estradiol, dompéridone ...

Nos médias sont en pâmoison devant cette grande première : "Pour la première fois, une femme transgenre allaite son enfant"...

"Ce cas montre que, dans certaines circonstances, une lactation modeste mais fonctionnelle peut concerner les femmes transgenres", affirment les auteurs d’une étude parue dans le dernier numéro de la revue Transgender Health.

Pourtant... les détails donnés par le Quotidien du Pharmacien sont moins glorieux et révèlent que ce "miracle" a été obtenu par un cocktail de :

  • traitement antiandrogène depuis 6 ans (spironolactone)
  • doses de progestérone et d'estradiol
  • et une prescription de dompéridone

"Elle-même sous traitement antiandrogène depuis 6 ans (spironolactone), elle rêve d'assurer ce rôle. Soit, répondent les médecins qui ont sans doute déjà à l'esprit le projet d'une prochaine publication… Des doses de progestérone et d'estradiol sont donc administrées et progressivement augmentées. Une prescription de dompéridone, antinauséeux connu pour stimuler la lactation, est ajoutée. Enfin, pour compléter la stimulation, la candidate à l'allaitement utilise une pompe à sein (tire-lait) six fois par jour. Au bout d'un mois de ce traitement, les premières gouttes de lait perlent aux tétons."

Et dans le même temps, ils s'indignent contre Lactalis, dont le lait aurait été contaminé...

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 11h08 | Lien permanent | Commentaires (10)


Ecoles libres : Philippe de Villiers interpelle Jean-Michel Blanquer

Philippe de Villiers s'inquiète dans Valeurs actuelles :

Unknown-2"Monsieur Blanquer, une proposition de loi visant à simplifier et à mieux encadrer le régime d’ouverture des classes et établissements privés hors contrat est à l’ordre du jour de la séance plénière au Sénat le 21 février prochain. Une initiative similaire avait été retoquée par le Conseil constitutionnel en janvier 2017. La revoilà pourtant.

On me dit que vous vous acharnez à défendre ce projet pour en finir avec les écoles hors contrat. La France avait l’impression, à lire vos premiers pas et à deviner ce que signifiait votre démarche, que vous vouliez redonner de la souplesse et de la liberté au système scolaire français. C’était une vraie joie pour beaucoup de professeurs, de parents et de citoyens. On allait peut-être réapprendre à lire et à écrire à l’école. Sans trop rêver, on pouvait quand même songer à ce qu’un jour, on apprenne la littérature et l’histoire de France, à nouveau, comme au temps du roman national. Et là, c’est la douche froide.

Vous êtes beaucoup plus jeune que moi. Je vous dirai simplement : souvenez-vous de M. Savary. C’était un de vos illustres prédécesseurs. Il avait une idée en tête : un seul peuple, une seule école. Laïque, universelle et obligatoire. Un grand service public qui devait unifier secteur privé et secteur public. Il y eut un million de Français qui descendit dans la rue. Et avec sagesse, le célèbre prédécesseur de M. Macron a renvoyé M. Savary à ses chères études. Le projet fut retiré.

Tous les directeurs d’école hors contrat sont des gens passionnés, je ne laisserai jamais fermer l’école du Puy du Fou. Votre projet est mortifère, il est soviétiforme. Il ne vous ressemble pas. Reprenez-vous, monsieur Blanquer, retrouvez vos esprits. Et tournez-vous à nouveau vers la Liberté !"

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 08h44 | Lien permanent | Commentaires (14)


Dieu seul peut nous donner le vrai bonheur

Du pape François lors de l'Angélus hier :

Cq5dam.thumbnail.cropped.750.422"Ce premier dimanche de carême, l’Evangile rappelle les thèmes de la tentation, de la conversion et de la Bonne nouvelle.

L’évangéliste Marc écrit: « L’Esprit poussa Jésus au désert et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan » (Mc 1,12-13). Jésus va au désert pour se préparer à sa mission dans le monde. Il n’a pas besoin de conversion, mais, en tant qu’homme, il doit passer par cette épreuve, pour lui-même, pour obéir à la volonté du Père, comme pour nous, pour nous donner la grâce de vaincre les tentations.

Cette préparation consiste dans le combat contre mal. Pour nous aussi, le carême est un temps de « lutte » spirituelle: nous sommes appelés à affronter le Malin par la prière pour être capables, avec l’aide de Dieu, de le vaincre dans notre vie quotidienne. Hélas, le mal est à l’oeuvre dans notre existence et autour de nous, où se manifestent des violences, le refus de l’autre, des fermetures, des guerres, des injustices.

Juste après les tentations au désert, Jésus commence  prêcher l’Evangile, c’est-à-dire la Bonne nouvelle, – deuxième mot -. Le premier était « tentation », le deuxième « Bonne nouvelle ». Et cette Bonne nouvelle exige de l’homme conversion – troisième mot – et foi. Il annonce: « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche »; puis il adresse cette exhortation: « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (v.15), c’est-à-dire croyez à cette Bonne nouvelle  que le règne de Dieu est proche.

Nous avons toujours besoin de conversion dans notre vie quotidienne – tous les jours! – , et l’Eglise nous fait prier pour cela. En effet, nous ne sommes jamais suffisamment orientés vers Dieu et nous devons continuellement diriger vers lui notre esprit et notre coeur.

Pour faire cela, il faut avoir le courage de repousser tout ce qui nous conduit en-dehors de la route: les fausses valeurs qui nous trompent en attirant notre égoïsme de façon sournoise. Au contraire, nous devons avoir confiance dans le Seigneur, dans sa bonté, et dans son projet d’amour pour chacun de nous.

Le carême est un temps de pénitence, oui, mais ce n’est pas un temps triste! C’est un temps de pénitence, mais ce n’est pas un temps triste, de deuil. C’est un engagement joyeux et sérieux pour nous dépouiller de notre égoïsme, de notre vieil homme, et pour nous renouveler selon la grâce de notre baptême.

Dieu seul peut nous donner le vrai bonheur: c’est inutile de perdre notre temps à le chercher ailleurs: dans les richesses, dans les plaisirs, dans le pouvoir, dans la carrière… Le règne de Dieu, c’est la réalisation de toutes nos aspirations, parce que c’est, en même temps, salut de l’homme et gloire de Dieu.

En ce premier dimanche de carême, nous sommes appelés à écouter avec attention et à accueillir cet appel de Jésus à nous convertir et à croire à l’Evangile. Nous sommes exhortés à commencer avec engagement le chemin vers Pâques, pour accueillir toujours davantage la grâce de Dieu qui veut transformer le monde ne un règne de justice, de paix et de fraternité.

Que la Très Sainte Vierge Marie nous aide à vivre ce carême dans la fidélité à la Parole de Dieu, et avec une prière continuelle, comme Jésus l’a fait au désert. Ce n’est pas impossible! Il s’agit de vivre les journées avec le désir d’accueillir l’amour qui vient de Dieu et qui veut transformer notre vie et le monde entier."

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 08h40 | Lien permanent


Référendum sur la redevance

UnknownCe n'est pas en France, mais en Suisse.

Le 4 mars, les Suisses voteront dans le cadre d’une votation sur l'avenir de la redevance radio-télé. Cette initiative est intitulée No Billag, en référence à la société qui perçoit cette redevance. Les jeunes libéraux sont à l'origine de cette votation. Ils se disent ulcérés par le montant de la redevance bien trop élevé : environ 400 euros par an. Louise témoigne :

"On a une sorte d’abonnement qui nous propose un peu de tout, mais finalement c’est beaucoup de rien, car il y a peu de choses qu’on utilise de manière effective."

Cette remarque s'applique aussi à la France... où la remise en cause de cette redevance est encore loin d'être d'actualité.

Trois quarts des revenus de la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) dépend de cette redevance. Autant dire que le résultat de cette votation signerait la fin de cet organisme.

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 08h31 | Lien permanent | Commentaires (1)


Attentat islamiste contre une église dans le Caucase

DWVVB7uWAAIQFlJUn homme a tué dimanche cinq femmes lors d’une fusillade à la sortie d’une église orthodoxe à Kizliar, dans le nord du Daguestan, république musulmane instable du Caucase russe. L’assaillant, Khalil Khalilov, qui a également blessé deux membres des forces de l’ordre, a été tué.

Il s’agit d’un habitant de Kizliar né en 1995. Le quotidien russe RBK a publié le récit d’un prêtre affirmant que l’homme a visé ses fidèles sortant tout juste de la messe qu’il venait de donner à l’occasion du Dimanche gras marquant la veille du début du Carême orthodoxe.

« Aujourd’hui, vers 16 heures, nous avions terminé la messe, les gens commençaient à sortir. Un homme avec une barbe a couru vers l’église en criant “Allahu Akbar” et a blessé mortellement quatre personnes » [une cinquième a succombé à ses blessures]. « Il avait un fusil et un couteau ». « Quand nous avons entendu les tirs, nous avons vite fermé les portes pour qu’il n’entre pas ».

L’organisation État Islamique a revendiqué cet attentat antichrétien. L’État Islamique est implanté au Daghestan depuis 2013, et c’est cette petite république musulmane, membre de la Fédération de Russie, qui lui a fourni le plus grand nombre de combattants russophones.

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 08h14 | Lien permanent | Commentaires (1)


Le grand remplacement jusqu'au cinéma

De Michel Geoffroy sur Polemia :

King-arthur-legend-of-the-sword"Depuis longtemps les films hollywoodiens nous montrent que les méchants sont des albo-européens, même si leur nationalité peut varier selon le scénario. Des méchants mafieux siciliens, des méchants albanais qui organisent des réseaux de prostitution et surtout des méchants russes… Tous fachos et suppôts de Poutine ! Comme lorsqu’à la télévision, on nous présente des policiers procédant à une interpellation : le prévenu est toujours de la bonne couleur ! Car les codes hollywoodiens se sont imposés partout en Occident. Les asiatiques ont certes eu leur heure de gloire dans le registre du mal cinématographique : du Docteur No au méchant Thao qui veut voler la belle voiture de Clint Eastwood puisqu’il est bien connu que les gangs hmongs sont très puissants outre-atlantique…. Il y a encore périodiquement aussi des méchants terroristes islamistes au cinéma, mais ils sont heureusement souvent mis hors d’état de nuire par de gentils policiers musulmans ou noirs. Mais aujourd’hui, sur nos écrans, chacun peut constater que les méchants sont pour l’essentiel des « personnes perçues comme blanches ».

Les gentils sont afro-américains

Les afro-américains, par contre, entrent rarement dans la catégorie des méchants. Ils jouent en général des rôles de policiers, de militaires, de savants, de prêtres (non pédophiles) ou d’informaticiens dans les productions hollywoodiennes. S’ils commettent des hold-up c’est en général pour se venger des méchants blancs, car ce sont toujours de gentils bandits. Ils sont aussi Président des Etats-Unis ce qui, vous en conviendrez, est un gage de gentillesse. Ce stéréotypeapparaît désormais comme la marque de fabrique des productions hollywoodiennes et déteint partout.

Le rôle des lobbies communautaires

Cette situation ne résulte pas du hasard. Elle traduit d’abord la volonté de l’industrie médiatique de séduire aux Etats-Unis le public afro-américain et, sur un plan plus général, de s’adapter à un monde où, demain, 40% de la population mondiale, sera, d’après les prévisions de l’ONU, issue du continent africain. Et de s’adapter aussi à une Amérique de moins en moins WASP et de plus en plus multiculturelle. Un phénomène qui se retrouve d’ailleurs dans la propagande publicitaire, qui met désormais systématiquement en scène des couples mixtes ou des métis voire qui vise des créneaux carrément ethniques, mot novlangue pour désigner un segment de cette clientèle « perçue comme non-blanche ». Le stéréotype « méchant blanc/gentil noir » traduit aussi la vigilance des associations de défense communautaires qui veillent au respect de la bonne image cinématographique et télévisuelle des « minorités » et qui n’hésitent pas à engager des procès et des boycotts pour se faire entendre.

Les remakes, expressions de la nouvelle norme politiquement correcte

D’où aussi la propension du cinéma à augmenter la proportion de personnages de couleur incarnant un rôle positif dans le scénario, comme on peut le voir lorsqu’on examine des remakes. Car les remakes correspondent le plus souvent à une réécriture politiquement correcte de l’œuvre initiale. Ainsi par exemple le film américain de fiction apocalyptique Je suis une légende de Françis Lawrence (2007) est un remake du film Le Survivant de Boris Sagal (1971). Mais dans ce remake, le héros est noir (incarné par l’acteur Will Smith) alors que, dans le film original, il est blanc (incarné par l’acteur Charlton Heston). Dans le remake le héros rencontre aussi une femme blanche ; dans le film initial il rencontre une métisse. Dans le remake enfin, les méchants mutants ont la peau blanchâtre alors que dans la version originale ils avaient la peau sombre ! En d’autres termes le starring du film a été systématiquement inversé.

Salauds de blancs !

Cette comparaison permet de mesurer la progression du stéréotype consistant désormais à associer aux albo-européens des caractères systématiquement négatifs. Un stéréotype que bien sûr les bonnes âmes se gardent de dénoncer. Ainsi, par exemple, dans le film de fiction Prometheus de Ridley Scott (2012), les méchants humanoïdes albinos qui veulent détruire la terre, semblent sortis de la statuaire d’Arno Brecker ! Et dans le même film le capitaine du vaisseau spatial qui se sacrifie courageusement pour sauver la terre est… un afro-américain, comme il se doit. Il serait fastidieux de citer les innombrables scénarios, que ce soit sur grand ou petit écran, qui reposent sur ce stéréotype de nature raciste : salauds de blancs, gentils noirs ! Mais ce racisme ne choque évidemment pas les ligues de vertu puisque, par construction, le racisme anti-blanc n’existe pas. Et qu’il véhicule une haine de soi à destination du seul public albo-européen, sommé de gober sans broncher ces stéréotypes masochistes. Les blancs sont méchants et les gentils sont de couleur : une autre façon, finalement, d’affirmer que « l’immigration est une chance pour nous » !

Le Grand Remplacement, c’est aussi dans nos têtes

Mais cela ne suffisait pas ! Car aujourd’hui Hollywood et ses suiveurs sont en passe de franchir une nouvelle étape : remplacer tout simplement les albo-européens par des afro-américains dans les films à prétention historique. Par exemple dans le film King Arthur de Guy Ritchi (2016), l’acteur noir Djiman Hoansou incarne un chevalier de la Table Ronde, sir Bevedere. Dans la série télévisée Once Upon a Time, c’est Sinqua Walls, un autre acteur noir, qui joue le rôle de Lancelot. Dans le film Robin Hood Origin d’Otto Bathurst, le personnage de Petit Jean sera joué par un acteur afro-américain Jamie Fox. Au théâtre, l’actrice afro-américaine Condola Rashad incarnera Joan Of Arc. Et dans la série de la BBC The Hollow crown, la reine Marguerite d’Anjou est jouée par l’actrice métisse Sophie Okonedo. On entend déjà les bonnes âmes s’écrier : pourquoi une personne « perçue comme non blanche »n’aurait-elle pas le droit de jouer Lancelot ou Marguerite de Valois ? D’autant que les races humaines n’existent que dans l’esprit tordu des racistes. Mais, curieusement, les mêmes ne supporteraient sans doute pas qu’un acteur albo-européen joue, par exemple, le personnage de Martin Luther King…Comme le footballeur Antoine Griezmann l’a appris à ses dépens, quand il s’est déguisé en basketteur afro-américain ! Car pour le Système médiatique, il ne peut y avoir de réciprocité : le Remplacement n’est autorisé que dans un seul sens. Sinon c’est du racisme, du colonialisme ou de l’appropriation culturelle. Bref, c’est toujours mal quand c’est blanc.

Un casting ridicule ? Non un projet chaotique

A l’évidence ces castings placés sous le signe de la « diversité », comme ces scénarios où les méchants sont invariablement des albo-européens, ne sont pas neutres : ils jettent les bases d’une nouvelle guerre cognitive menée contre les Européens. Une guerre destinée à leur faire croire qu’ils n’existent pas, sinon pour nuire au reste de l’humanité. Une guerre qui s’attaque aux représentations de leur passé donc à leur identité et à leur être. Une guerre qui s’intègre dans le projet chaotique de la Super Classe Mondiale consistant à transformer les Européens en monades, pour mieux les mettre en servitude. Ces castings font certes sourire ceux qui ont encore un peu de culture, car il est douteux qu’on ait désormais le droit d’en rire en Europe de l’Ouest. Mais qu’en sera-t-il demain des petits européens qui auront été essorés par la machine à « éducation inclusive », sevrés de théorie du genre et d’antiracisme obligatoires et lobotomisés à la sous-culture du portable ? Croiront-ils que le roi Arthur était un migrant Erythréen et que Jeanne d’Arc entendait des Negro Spirituals avant d’aller bouter les Russes hors d’Ukraine ? Si c’est le cas, la Super Classe Mondiale qui pilote les écrans aura gagné : ils ne seront plus Européens car ils auront aussi été remplacés dans leur tête."

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 08h00 | Lien permanent | Commentaires (11)


A quand le ski et la cornemuse aux Jeux Olympiques ?

Actuellement vicaire à Notre-Dame du Mont Carmel (Denver), l’abbé Daniel Nolan, FSSP, a inventé un nouveau sport : le ski et la cornemuse… en même temps, afin de récolter des fonds pour le projet de construction d’une nouvelle église.

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 08h00 | Lien permanent | Commentaires (2)


Progrès et développement de la liturgie - lundi de la 1ère semaine de carême

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 07h29 | Lien permanent


C’est arrivé un 19 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 février: saints du jour français ou en France.
    • St Georges, moine au pays de Rodez († 877)

Au monastère de Vabre, au pays de Rodez, vers 877, saint Georges, moine.

  • le 19 février 197 : début de la bataille de Lugdunum, actuelle ville de Lyon, qui avait embrassé la cause de Clodius Albinus.

Lyon, la capitale des Gaules, voit s'affronter deux armées romaines : Septime Sévère, chef de l'armée du Danube, affronte le gouverneur de Bretagne, Clodius Albinus pour la conquête du pouvoir à Rome. Septime Sévère l'emporte et va devenir empereur. Pour punir la ville, il la dévaste et extermine 18 000 chrétiens.

  • le 19 février 356 : l'empereur romain Constance II impose la fermeture des temples païens.
  • le 19 février 607 : Boniface III est consacré pape à Rome.
  • le 19 février 1122 : l'abbé Adam meurt et Suger est élu abbé de St-Denis, sans demander l'avis du Roi Louis VI.

Le Roi lui confie le Royaume à son départ en croisade. A son retour il lui confère le titre de « père du peuple ».

  • le 19 février 1493 : Florence fait alliance avec la France en vue d'un partage de Milan.
  • le 19 février 1783 : le second Pitt, William, aussi appelé Pitt le jeune, est nommé Premier ministre.

Pour lui l'Angleterre est entrée depuis l'indépendance des Etats-Unis dans « une guerre d'extermination » contre la France affirme-t-il dans son discours aux Communes. Pour que la première vive les Bourbons doivent disparaître de France.

  • le 19 février 1790 : le marquis de Favras est exécuté par pendaison.

Il paie de sa vie une tentative visant à libérer le Roi Louis XVI et sa famille de Paris. C'est en recrutant des soldats qu'il est dénoncé.

  • le 19 février 1793: l'île Bourbon devient La Réunion.

Française depuis 1649, l'île Bourbon est rebaptisée par la Convention, 'île de la Réunion. L'île de l'Océan Indien retrouve son nom d'origine lors de l'occupation anglaise de 1810 à 1815. La IIème république lui réimpose le nom d'île de la Réunion.

  • le 19 février 1795 : la France et la Toscane signent un traité de paix.

Le grand-duc Ferdinand III avait adhéré à la première coalition.

  • le 19 février 1796 : les planches à assignats sont brûlées en place Vendôme.
  • le 19 février 1797 : traité de Tolentino, imposé au pape par la maçonnerie française.

Le Traité de Tolentino voit Pie VI céder Avignon, la Romagne, Bologne, Ferrare et le Comtat Venaissin à la France, tandis que l'armée de Bonaparte marche sur Vienne, en passant par le Tyrol. Il doit verser 30 millions de livres à la France, en plus des versements décidés lors de l'armistice de Bologne (voir la chronique du 23 juin). Tout cela pour éviter une occupation militaire de Rome. Ce traité ne conteste pas (pas encore) le pouvoir temporel du pape formellement mais l'ampute grandement dans les faits. Bonaparte est l'instrument de la politique maçonnique de Paris.

Voici un extrait de la dépêche que Bonaparte adresse au Directoire, le jour même de la signature du traité de Tolentino. « Mon opinion est que Rome, une fois privée de Bologne, Ferrare, la Romagne et des trente millions que nous lui ôtons, ne peut plus exister ; cette vieille machine se détraquera toute seule. Je n'ai pas parlé de religion, parce qu'il est évident que l'on fera faire à ces gens-là, par la persuasion et l'expérience, beaucoup de démarches qui pourront être alors vraiment utiles à notre tranquillité intérieure. Si vous voulez donner vos bases, je travaillerai là-dessus. »'

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie (page 47; Editions Desclée de Brouwer)

Dans les instructions qu'il remit en 1814 à M. de Pressigny, nommé ambassadeur extraordinaire à Rome par Louis XVIII, le prince de Talleyrand s'exprima en ces termes : « Bonaparte essayant déjà les atteintes qu'il porterait plus tard au Saint-Siège, occupa militairement les trois Légations de Bologne, de Ferrare et de Ravenne, et Pie VI fut réduit à consentir au traité de Tolentino, qui le dépouillait de sa souveraineté. Dès la signature de cet acte le Saint-Siège n'était plus libre. »

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie (pages 59 et 60; Editions Desclée de Brouwer)

Ce traité fut inique et rompu unilatéralement par les Française quelques mois après son entrée en vigueur:

Dans une note, en date du 23 juin 18 14, envoyée de Londres aux ministres des grandes puissances, le cardinal Consalvi établit victorieusement l'iniquité et par suite l'invalidité du traité du 19 février 1797.

« En vain, disait le plénipotentiaire de Pie VII, voudrait on citer, à l'égard des trois Légations, le traité de Tolentino ; il n'est guère possible de trouver un motif plus inconsistant et plus dénué de fondement. Rien de plus aisé à prouver que ce traité, fruit de l'agression la plus inique, a été imposé par un ennemi tout-puissant au prince le plus faible, presque aux portes de sa capitale ; que ce prétendu traité de paix n'avait été précédé par aucun état de guerre, comme toutes les publications émises par Pie VI, à cette époque, en font foi ; que ce pontife protesta, lui-même, autant qu'il était dans ses moyens, contre ce traité ; que Sa Sainteté, actuellement régnante, renouvela ces protestations, à peine montée sur le Saint-Siège ; que des traités semblables n'ont pas préjudicié à la réhabilitation d'autres princes, par les souverains alliés, dans la possession entière de leurs pays, ou au moins à leur procurer des indemnisations ; que plusieurs de ces hauts souverains réclament et reprennent eux-mêmes, dans ce moment, des provinces cédées par des traités formels. Il serait facile d'ajouter mille autres motifs encore ; mais en a-t-on besoin, lorsqu'un argument seul, et qui coupe l'arbre à la racine, rend tout le reste superflu ? Le même gouvernement français, qui obligea Pie VI à signer le traité de Tolentino, l'annula peu de mois après par un décret solennel, le déclarant cassé, abrogé, et comme non avenu pour pouvoir s'emparer de tous les Etats du Saint-Siège, ce qui fut exécuté effectivement, en envahissant Rome, en détrônisant le même Pontife avec lequel le traité avait été conclu, et en le conduisant en France, où il mourut dans la captivité. C'est donc une erreur manifeste de croire que la France ait possédé dans les dernières années les trois Légations en vertu du traité de Tolentino qui n'existait plus. Elle les tenait sous sa domination comme le reste des États Pontificaux, uniquement par la loi du plus fort, et par la prépondérance de ses armes.

Cela étant indubitablement ainsi, comment pourrait-on disposer des trois Légations comme appartenant à la masse des possessions françaises en vertu dudit traité, la France elle-même n'ayant aucun titre légal à produire ? Sa Sainteté seule peut donc réclamer, et réclame ici ses trois Légations par les mêmes titres indestructibles et sans réplique, qu'elle a au recouvrement de la totalité de ses États. »

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie (page 61; Editions Desclée de Brouwer)

La France a donc volé le Comtat Venaissin et Avignon au Pape et à l'Eglise Catholique.

  • le 19 février 1800 : Bonaparte, premier Consul, s'installe aux Tuileries.
  • le 19 février 1858 : quatrième apparition de Notre Dame à sainte Bernadette.

Saint Bernadette vient à la Grotte avec un cierge bénit et allumé. C'est de ce geste qu'est née la coutume de porter des cierges et de les allumer devant la Grotte.

  • le 19 février 1858 : Napoléon III et la liberté.

Napoléon III durcit son régime par l'adoption d'une loi de sûreté générale qui permet d'interner ou de déporter toute personne ayant déjà subi des condamnations politiques. Cette loi concerne environ deux mille Français et quelques centaines déportés en Algérie. Elle est votée suite à l'attentat du 14 janvier.

  • 19 février 1876 : guérison d'Estelle à qui la sainte Vierge est apparue à Pellevoisin

Cf. chroniques du 15 février, et des 9 et 15 septembre.

  • le 19 février 1915 : préparation de l'offensive des Dardanelles.

Les forts des Dardanelles sont bombardés par les flottes française et britannique. Il s'agit de forcer le détroit des Dardanelles et le Bosphore pour créer un autre front au sud-est de l'Allemagne. C'est tellement mal fait que cela coûte très cher en vies humaines. Le but des Anglais est surtout de protéger l'empire de la progression des Ottomans vers l'Egypte.

The war illustrated juillet 1917

  • le 19 février 1921 : Lyautey est fait maréchal de France.
  • le 19 février 1925: première assemblée de la Fédération nationale catholique.

Voir les chroniques du 26 octobre, du 04 novembre et du 24 décembre sur le général de Castelnau.

  • le 19 février 1942 : ouverture du procès de Riom

Le gouvernement de Vichy assigne en justice les anciens dirigeants politiques et militaires français: Edouard Daladier, Guy La Chambre, Maurice Gamelin, Léon Blum et Robert Jacomet. Le procès se déroule à Riom dans le Puy-de-Dôme. Ils sont accusés d'être responsables de la défaite de 1940. Plus de 400 témoins sont appelés à comparaître. Les juges ont pour instruction de juger les coupables sur la période allant de 1936 à 1940. Ce procès sera suspendu par Hitler !

  • le 19 février 1984 : au cours d'une cérémonie solennelle sur la place Saint-Pierre, le pape Jean-Paul II béatifie 99 martyrs catholiques de la Révolution française.

Au cours d'une cérémonie solennelle sur la place Saint-Pierre, le pape Jean-Paul II béatifie 99 martyrs catholiques de la Révolution française.

Les martyrs des massacres d'Avrillé et d'Angers sont 99. Il y a parmi eux 83 femmes, dont 3 religieuses, et 17 hommes dont 12 prêtres qui sont guillotinés pour avoir refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé.

Il faut ajouter Noël Pinot, guillotiné à Angers le 21 février 1794 ; les 4 filles de la Charité des Ursulines guillotinées à Cambrai les 27 juin, 17 et 23 octobre 1794 ; les 32 Sacramentines et Ursulines martyres d'Orange, mises à mort entre le 4 et le 26 juillet 1794, les 16 Carmélites de Compiègne exécutées à Paris le 17 juillet 1794, qui furent les premières béatifiées.

Sans parler des massacres de septembre 1792, qui firent entre 1100 et 400 victimes, dont 187 prêtres et religieux… Et des 14 martyrs de Laval, prêtres, pour la plupart âgés et impotents, qui refusèrent de prêter serment à la CCC et qui moururent, le 21 janvier 1794 sur l'échafaud dressé place de La Trémoille… Et des martyrs des pontons de Rochefort, 598 victimes, dont 102 proposés à la béatification, sans compter les morts de Blaye, de Bordeaux, et de Brouage, sans compter ceux de Nantes… (*)

(*) 1600 Jeunes Saints, Jeunes Témoins de François Marie Algoud (aux Ed de Chiré, pages 55-56 ; 67 à 72 ; 430 à 433 et 442 à 444.)

Lois Spalwer

Posté le 19 février 2018 à 05h01 | Lien permanent | Commentaires (0)


18 février 2018

Le 4 mars, courir pour la vie

28168737_1633038646803298_3872986352125308548_nParce que toute vie mérite d’être vécue et respectée, particulièrement celle des personnes les plus fragiles, près de 1 000 coureurs ont décidé de " Courir pour la vie " le 4 mars au semi-marathon de Paris en portant les couleurs de la Fondation Jérôme Lejeune.

Devenez supporter le 4 mars pour les encourager 

Rejoignez les 1 000 coureurs (il reste encore quelques places)

Vous ne pouvez ni courir ni supporter ? Soutenez cette cause par un don

Michel Janva

Posté le 18 février 2018 à 19h55 | Lien permanent


Il est nécessaire d'abroger la loi Taubira dénaturant le mariage

Analyse de Ligne droite :

Images-8"L’institution du mariage, telle qu’elle existe dans notre civilisation depuis plus de quatre mille ans, consiste en l’union d’un homme et d’une femme pour donner naissance à des enfants et former une famille. Avec la loi sur le « mariage pour tous », la gauche n’a donc pas accordé le mariage aux homosexuels, elle a transformé le mariage traditionnel en pacs. Ligne droite estime dès lors nécessaire d’abroger la loi Taubira (sans effet rétroactif) et de s’opposer à la GPA ainsi qu’à la PMA pour les couples homosexuels.

Déconstruire les valeurs en gommant toutes les différences

Dans le cadre de leur entreprise de déconstruction des valeurs, les tenants du système poursuivent, depuis plusieurs années maintenant, un objectif nouveau, celui de l’indifférenciation. Il ne s’agit plus seulement de lutter contre les inégalités ni de chercher à établir une société sans classes, il faut aussi gommer toutes les différences. S’il est question de race, on en nie l’existence. S’il s’agit de sexe, on exige la parité intégrale en tout lieu et en toute circonstance, allant même jusqu’à envisager que l’on puisse choisir « son genre ».

Dans cette entreprise d’effacement des différences, ce sont toutefois les homosexuels qui s’affirment actuellement les plus militants. Naguère encore, nombre d’entre eux revendiquaient une place à part dans la société et certains, cultivant une démarche d’esthète, ont d’ailleurs enrichi par leur talent l’art ou la littérature de notre pays. Aujourd’hui, ils semblent au contraire s’être curieusement ralliés au conformisme du mariage et de la famille, deux institutions dans lesquelles ils voyaient plutôt jusque là des pratiques petites bourgeoises. Toujours encline à satisfaire les minorités contre la majorité, la gauche leur a accordé le mariage et bientôt, avec la PMA et la GPA, le droit d’élever des enfants.

L’altération d’une institution inchangée depuis plus de 4000 ans

Pour Ligne droite, cette loi dite du « mariage pour tous » n’est pas acceptable au regard des valeurs de notre civilisation qui s’affirment par des principes simples, clairs et forts. Le mariage est l’union d’un homme et d’une femme pour donner naissance à des enfants et les élever dans le cadre d’une famille. Un point c’est tout. Le mariage n’est pas la consécration officielle de l’amour. Il est ouvert à tous mais dans le cadre qui est le sien.

Telle est la position ferme qu’il eût fallu tenir face au pouvoir en s’appuyant sur une réalité immémoriale. Car le mariage, tel qu’on vient d’en rappeler la nature, est une institution qui remonte à Rome, à la Grèce antique et même bien au delà. C’est donc à une institution fondatrice de notre civilisation, et inchangée depuis plus de quatre mille ans, que François Hollande et ses amis se sont attaqués. Certes, les anciens grecs eux aussi pratiquaient les relations homosexuelles sans tabou ni ostracisme, mais ils n’ont jamais considéré qu’il y avait lieu pour autant de toucher à l’institution du mariage, car ils en connaissaient la nature et savaient combien il est dangereux d’ébranler les valeurs qui fondent la société.

Le mariage homo, c’est le pacs pour tous

Aujourd’hui, les tenants du Système semblent ne plus comprendre la nécessité de cette exigence pourtant fondamentale. Beaucoup de partisans du mariage pour tous s’étonnaient des réactions que suscitait leur loi. « Mais pourquoi réagir ainsi, disaient-ils, on donne des droits aux homosexuels sans vous en retirer à vous. En quoi cela vous gêne-t-il ? » Ils semblaient ne pas comprendre que cette loi détruit le mariage tel que notre civilisation l’a conçu et maintenu depuis des temps immémoriaux dans l’intérêt des hommes et de la société. Car, avec cette loi, ils n’ont pas accordé le mariage aux homosexuels, ils ont en réalité transformé le mariage traditionnel en pacs. Leur loi, ce n’est pas le mariage pour les homos, c’est le pacs pour tous. On peut d’ailleurs se demander si l’intention cachée des promoteurs de cette réforme n’était pas d’abord d’œuvrer à la déconstruction du mariage avant de donner de nouveaux droits aux homosexuels.

L’abrogation de la loi Taubira

Quoi qu’il en soit, Ligne droite considère aujourd’hui nécessaire d’abroger la loi Taubira sans effet rétroactif et de s’opposer fermement à la légalisation de la PMA pour les couples homosexuels ainsi que celle de la GPA. La société ne doit pas institutionnaliser d’autre foyer pour les enfants que celui de la famille avec un père et une mère, le cadre idéal pour leur équilibre et leur épanouissement. Pour autant, Ligne droite estime que les homosexuels ont toute leur place dans notre société mais que celle-ci pour perdurer ne doit pas abandonner ni altérer ses valeurs fondamentales. On peut tolérer que celles-ci soient transgressées, mais on ne peut accepter que la transgression soit érigée en règle, faute de quoi il n’y a plus de valeur et tout vaut tout.

Pour retrouver l’harmonie, la société française a besoin de règles immuables et de repères fixes qui s’enracinent dans le lointain passé de notre civilisation.

Il faut tenir bon sur les valeurs."

Michel Janva

Posté le 18 février 2018 à 19h50 | Lien permanent | Commentaires (10)


Censure de l'Observatoire de la Christianophobie

Communiqué de Guillaume de Thieulloy, directeur de l’Observatoire de la Christianophobie :

Fb-pouce-en-bas"Certains de nos lecteurs ont pu observer qu’en fin de semaine dernière, notre page Facebook a été bloquée. Ce genre de mésaventures nous était déjà arrivé ponctuellement. Mais l’étrangeté de cette dernière attaque consiste en ce que plusieurs pages, liées à plusieurs sites de réinformation travaillant sur des sujets divers et n’ayant en commun, outre leur attachement à la civilisation chrétienne, que leur directeur de publication,moi-même, ont aussi été  bloquées…

J’ai naturellement prié nos informaticiens de me renseigner au plus vite sur la cause de ce problème. Mais, dans l’hypothèse où il s’agirait d’une censure idéologique, il me semble important et urgent que nous prenions, tous ensemble, nos dispositions pour éviter que ce genre d’attaques ne ruine notre travail collectif. Je vous propose donc, chers amis lecteurs, de vous abonner à nos lettres d’information quotidienne ou hebdomadaire. Si les réseaux sociaux nous devenaient inaccessibles, il faudrait, en effet, que nous puissions tout de même faire connaître le plus largement possible nos informations les plus importantes et le partage de courriels, même s’il est moins efficace que le partage sur Facebook, permet tout de même de toucher des millions de personnes.

Plus que jamais, je compte sur votre mobilisation.

Guillaume de Thieulloy, directeur de l’Observatoire de la christianophobie

Pour vous abonner à nos lettres quotidienne et hebdomadaire, rendez-vous dans la colonne de droite dans la rubrique s'abonner, renseignez votre courriel et enregistrez-vous.

Michel Janva

Posté le 18 février 2018 à 19h17 | Lien permanent


La main tendue de Jean-Marie Le Pen à Marine

Le fondateur du FN propose à Marine Le Pen de se retrouver pour trouver une issue avant le congrès :

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Et avant le prochain épisode, vous pouvez déjà commander ici le 1er tome des Mémoires de Jean-Marie Le Pen.

Michel Janva

Posté le 18 février 2018 à 16h37 | Lien permanent | Commentaires (24)



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