26 février 2012

Principes d’une doctrine politique et sociale pour notre temps

CC'est le thème de l’Université d’été du Centre Charlier et de Chrétienté-Solidarité qui se déroulera à Lourdes, du 20 au 27 juillet 2012. Programme :

I – La patrie et l’universel.

Ni nationalisme xénophobe, ni cosmopolitisme mondialiste : patriotisme français et unité européenne à la lumière de l’universalisme chrétien.

II – Ni socialiste, ni libérale : la voie solidariste.

III – Respecter la nature mais d’abord la vie et la nature humaine : l’écologie chrétienne.

IV – Les limites de la liberté religieuse et politique face à la réalité politico-sociale de l’islam, théocratie totalitaire.

Demandes d’inscriptions et renseignements :

Centre Charlier – Université d’été, 70, boulevard Saint Germain 75005 Paris  -  01 40 51 74 07

Michel Janva

Posté le 26 février 2012 à 12h52 | Lien permanent

Colonie sur les traces de Saint Hubert pour garçons à l'Angelus

CCette colonie est ouverte aux garçons de 8 à 12 ans et se déroule dans les locaux du collège de l’Angélus à Presly dans le Cher. Cette colonie est dirigée et encadrée par des séminaristes de l’Institut du Bon Pasteur, et des jeunes volontaires, munis des diplômes réglementaires nécessaires. La colonie se déroulera durant le mois de juillet, du vendredi 13 au Dimanche 22 juillet.

Cette année, la colonie sera sous le thème : « Sur les traces de Saint Hubert »

  • activités manuelles, constructions d’observatoire, dessin,...
  • activités sportives, sports collectifs, olympiades, accrobranche, grands jeux ... 
  • Découvertes de la faune solognote par des promenades dans les bois, ainsi que des affûts, encadrées si possible par des professionnels de la forêt, construction de cabanes 
  • activités spirituelles, Messe, catéchisme, veillées sur la vie des saints ...

Prix de la colonie : Le prix de la colonie est fixé à 270 euros par enfant. Les bons CAF et les chèques vacances sont acceptés. Contact : colonie@ibp-angelus.fr ou au 06 33 77 20 90

Michel Janva

Posté le 26 février 2012 à 10h10 | Lien permanent

Politique et responsabilité : conférence le 1er mars à Cholet

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Michel Janva

Posté le 26 février 2012 à 09h30 | Lien permanent

Il y a un lien direct entre l’accueil de la vie et la justice sociale

Mgr Marc Aillet, évêque de Lescar, Bayonne et Oloron, a rédigé la préface de l'ouvrage de Phillipe de Cathelineau, "Naître ou ne pas être. De la dictature de nos libertés à la faillite de nos solidarités." La voici en exclusivité :

A"L’avortement, en affectant profondément  la femme dans son aptitude fondamentale à donner la vie, introduit un désordre dans l’harmonie originelle entre l’homme et la femme créés à l’image de Dieu. Au commencement il n’en était pas ainsi : la révélation du dessein originel de Dieu jette une lumière sur la vocation du couple au service de la vie. « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme et ils ne feront plus qu’une seule chair » (Gn 2, 24). Cette « chair » dit à la fois leur communion et l’enfant né de leur amour. Les conséquences de l’avortement sur la vie de l’enfant, l’équilibre de la femme, l’unité du couple et de la famille, analysées et observées par la raison, viennent corroborer le message de la révélation : le désordre introduit, apparaît comme un des effets directs de la désobéissance originelle. La foi rehausse la raison dans son exercice. A l’arrogance d’Adam et Eve, répond la violence terrible de Caïn. Le drame de l’avortement est une conséquence de ce refus de Dieu. Lorsqu’on se détourne de l’auteur de la vie, nécessairement on se trouve du côté de la mort. Faut-il rappeler que le plus important évènement de l’Histoire est la résurrection du Christ ? Le Vivant qui jaillit soudain du tombeau, dans la nuit de Pâques, inaugure sa victoire définitive et sa royauté. Une société qui tue ses enfants et brouille les repères fondamentaux, projetant et tentant de créer un paradis sans Dieu, ouvre les portes obscures de la mort. Comme disait Benoît XVI aux jeunes en 2011 : « Or l'expérience enseigne qu'un monde sans Dieu est un «enfer» où prévalent les égoïsmes, les divisions dans les familles, la haine entre les personnes et les peuples, le manque d'amour, de joie et d'espérance ». Quand une société ne reconnaît pas que toute autorité vient de Dieu, l’accumulation des maux qui la traversent engendre ce que le bienheureux Jean-Paul II appelait « les structures de péché ». Ainsi, ces dernières, finissant par envahir tout l’espace public, anesthésient les consciences et contraignent des personnes à des comportements mortifères.

Le consensus démocratique n’a pas l’apanage de la vérité et de la justice. En ce sens, la légitimité du politique découle de son respect de la loi naturelle, de cet ordre voulu par Dieu, inscrit au plus profond de la création. Comme l’écrit saint Thomas d’Aquin : « Une loi contraire à la raison est plus une violence qu’une loi ». Le pape défunt le rappelle avec force : « La racine du drame, combien elle est parfois élargie et différenciée ! Mais il y a aussi les instances humaines, parfois les « groupes de pressions », les corps législatifs, qui « légalisent » la privation de la vie de l'homme non encore né. Existe-t-il une instance humaine, existe-t-il un parlement, qui ait le droit de légaliser le meurtre d'un être humain innocent et sans défense, qui ait le droit de dire : "il est permis de tuer", et pour finir : "il faut tuer", là où il faut au contraire protéger et aider la vie au maximum ? »[Jean-Paul II, 4 juin 1991, homélie à Radom (Pologne).]

Il y a un lien direct entre l’accueil de la vie et la justice sociale dans toutes ses déclinaisons. Ainsi Benoît XVI : « Quand une société s’oriente vers le refus et la suppression de la vie, elle finit par ne plus trouver les motivations et les énergies nécessaires pour œuvrer au service du vrai bien de l’homme. Si la sensibilité personnelle et sociale à l’accueil d’une nouvelle vie se perd, alors d’autres formes d’accueil utiles à la vie sociale se dessèchent. L’accueil de la vie trempe les énergies morales et nous rend capables de nous aider mutuellement. »[Caritas in veritate, 28]

Aussi, il est un devoir pour chaque catholique, pour chaque homme, de promouvoir la vie de sa conception à sa mort naturelle. Le combat n’est pas facile, et le regard des autres, parents, frères, sœurs, amis, collègues, pourra peser. Pourtant nous avons une certitude : le Christ a vaincu la mort et dans sa mort se trouve la Vie !

Nous ne pouvons que faire nôtre cette parole de Benoît XVI : « Le droit humain fondamental, le présupposé pour tous les autres droits, est le droit à la vie elle-même. Ceci vaut pour la vie, de la conception à sa fin naturelle. En conséquence, l’avortement ne peut être un droit humain – il est son contraire. »[discours aux représentants politiques autrichiens et aux membres du Corps diplomatique en poste à Vienne 07 septembre 2007]

Lever les tabous et autres censures au sujet du crime le plus abominable, n’est pas le moindre des exercices ! On saura gré au Docteur Philippe de Cathelineau d’aborder la question de l’avortement avec un immense respect des personnes, sans omettre l’audace du témoignage rendu à la vérité. Son expérience personnelle, associée à celle de son épouse, et sa réflexion de fond s’entremêlent ici sans se nuire. Qu’il en soit vivement remercié."

Michel Janva

Posté le 26 février 2012 à 09h15 | Lien permanent

25 février 2012

Racisme anti-Blanc à l'ANC

Lu dans Présent :

"l’ANC, parti au pouvoir en Afrique du Sud et dominant la vie politique depuis 1994, ressemble de plus en plus à ses électeurs, très majoritairement noirs. Il compte encore quelques figures blanches (notamment des communistes), métisses ou indiennes, mais sa direction est majoritairement noire, et la jeune génération l’est presque exclusivement. [...] Ainsi la profession de foi de l’ANC aux dernières élections locales, en mai, n‘était-elle illustrée que de photos représentant des Noirs, ignorant 20 % de la population du pays.

Le soutien blanc, indien, métis au parti de Mandela est en baisse. Pourquoi une telle désaffection ? Le racisme, d’abord. Le président de la Ligue de jeunesse de l’ANC, Julius Malema, s’en prend régulièrement aux Blancs et a récemment insulté les Indiens. Le porte-parole du gouvernement, Jimmy Manyi, a estimé qu’il y avait trop de métis dans la région du Cap. Les affaires de corruption ensuite, le manque de transparence des rouages de l’ANC, la fadeur et l’enrichissement ostentatoire de son « élite », l‘« émancipation économique des Noirs » (Black Economic Empowerment, BEE, cette politique qui leur donne la priorité à l’emploi) : les adhérents blancs ne manquent pas de raisons de se faire porter pâles."

Michel Janva

Posté le 25 février 2012 à 14h57 | Lien permanent

Le marxisme n'est pas mort

Reynald Secher analyse l'enjeu de l'élection présidentielle:

Quelle société voulons-nous pour demain ? Malgré les apparences et ce que la pensée unique veut nous faire croire, c'est le débat de fond de la campagne électorale en cours. L'enjeu est de taille car il s'agit de notre avenir proche. Nous assistons depuis quelques années à un retour sur la scène politique des vieilles idées marxistes reprises en chœur par un certain nombre de candidats de gauche y compris ceux qui pourraient apparaître comme modérés, voire mous. Ils proposent, ni plus ni moins, une société collectiviste gérée par un État omnipuissant et omniscient dans laquelle l'individu n'est rien sinon un élément sur lequel on a le droit de vie et de mort au nom d'un pseudo-intérêt général. Ils rêvent encore à l'homme nouveau, dit de progrès, animé de l'idéal révolutionnaire. Son programme s'inscrit dans cette logique. Nationalisation de l'esprit, nationalisation des vies, nationalisation des moyens de production, nationalisation de la richesse individuelle, redistribution tous azimuts…
Il s'agit, ni plus ni moins, de créer une société nouvelle, dite de progrès, celle à laquelle ces leaders d'opinion rêvent depuis la grande révolution de 1793 et que certains ont eu la chance de vivre comme en Russie, en Chine… ou à Cuba comme l'expliquait madame Mitterrand, grande admiratrice de son ami et héros Fidel Castro. Qu'importent les génocides de classe, les faillites économiques systématiques, les détresses généralisées. Pour eux, Staline est toujours le référent, Soljenitsyne, le traître. Ce modèle idéal passe par la mort de l'ancienne société vue comme obscurantiste. À titre d'exemple : si ces politiques veulent sceller dans la constitution la loi de séparation de l'Église et de l'État, c'est qu'ils veulent qu'elle soit appliquée et surtout à la lettre. Relisez le contenu de cette loi qui est d'un autre temps. Nous, les catholiques, avons de quoi être inquiets : nous sommes potentiellement les boucs émissaires de demain comme nous l'avons été hier.

François Caussart

Posté le 25 février 2012 à 13h50 | Lien permanent | Commentaires (5)

Marine Le Pen, l'avortement et la contraception

MLP: « Le non-remboursement de l'avortement n'est pas dans mon projet. » (à 14'24 dans la vidéo ci-dessous)

Journaliste: «Vous êtes pour les campagnes d'information sur la contraception?»
MLP: « Oui bien sûr. Les campagnes d'information sur la contraception, très bien, parfait, je trouve ça très très bien. » (de 15'23 à 15'32)

 

François Caussart

Posté le 25 février 2012 à 13h25 | Lien permanent | Commentaires (24)

En Espagne, on détricote les lois pro-mort

Lu dans Présent :

"Le ministre de la Justice Alberto Ruiz-Gallardon a déjà annoncé un futur projet de loi qui reprend « l’esprit de la loi de 1985 » et n’autoriserait l’avortement que dans certaines circonstances, le supprimant pour les mineures sans le consentement des parents.

La ministre de la Santé a elle annoncé une révision des conditions de vente de la pilule du lendemain, disponible sans prescription depuis 2009.

Une victoire pour les défenseurs de la vie. « Pour la première fois depuis des dizaines d’années, l’avortement recule et le droit à la vie progresse. C’est la fin de la fausse idée d’un droit à l’avortement », se réjouit Gador Joya, porte-parole de l’association Droit de vivre.

Sur le mariage homosexuel, l’intention y est mais Alberto Ruiz-Gallardon est resté beaucoup plus flou, évoquant même un possible rejet du recours par le tribunal constitutionnel. La droite entend aussi supprimer les cours d’éducation civique, créés en 2006 et qui abordaient notamment l’homosexualité et la laïcité et avaient soulevé un concert de protestations."

Michel Janva

Posté le 25 février 2012 à 12h50 | Lien permanent

La culture de mort sans retour

De Jeanne Smits dans Présent :

"Si nombre de candidats à l’élection présidentielle s’opposent au mariage homosexuel et à l’ouverture de l’adoption aux couples « gays » – c’est le cas de Nicolas Sarkozy, tout à sa « droitisation », et de Marine Le Pen – il n’est guère de concurrent de taille qui se risque à annoncer un détricotage du droit de la culture de mort. Le pacs ? On n’y touche pas. Et pourtant ce contrat de pseudo-mariage, sans obligations durables et assorti d’une option « répudiation express », qui s’installe dans le paysage français au profit de tous les types de couples, est en train de fragiliser le tissu social autant et plus que le divorce facile. La loi Veil, avec ses multiples amendements qui ont fait de l’avortement un droit ? On ne s’y attaque pas si l’on ne veut pas être marginalisé dans le paysage politique. A telle enseigne qu’on a pu entendre Marine Le Pen annoncer qu’elle ne remettrait pas en cause « le droit à l’IVG ». Ayant à l’esprit l’extrême difficulté de « revenir en arrière » – selon l’horrible expression qui fait de chaque rétablissement d’une situation plus juste le symptôme d’une crispation rétrograde – sur les avancées de la culture de mort, il faut bien comprendre que chaque nouveau pas dans cette direction se voudrait bien un acquis définitif. Plus qu’un droit, c’est un climat qui se crée. Une pression qui s’accentue. Il serait bon d’y être attentif – et de prendre la mesure de l’incroyable chemin déjà parcouru. Exemples.

A Lyon, une policière lesbienne a saisi mercredi la justice administrative parce que ses demandes de congés de naissance… et de paternité ont été rejetées par sa hiérarchie. Tant pis si le mariage et l’adoption homosexuels ne sont pas reconnus en France : la jeune femme voulait être au chevet de sa compagne qui vient, le mois dernier, de donner le jour à des jumeaux. (Comment ont-ils été conçus ? Mystère – aujourd’hui les vieilles sornettes sur le papa et la maman, c’est vraiment trop naïf et trop vieux jeu.) [...] A l’évidence, la policière de Lyon veut faire évoluer la jurisprudence (attitude forcément unilatérale – on ne l’imagine pas faire grâce aux automobilistes d’une contravention de stationnement au motif que la société a fini par s’habituer aux tickets horodateurs non acquittés !) [...]

Du côté de Rennes, c’est une décision en faveur de jumeaux nés de mère porteuse qui vient d’être rendue par la cour d’appel. Celle-ci vient de valider la transcription de leurs actes de naissance à l’état civil français, au bénéfice d’un couple de nationalité française qui avait « utilisé » une femme en Inde pour assurer la gestation de « leurs » bébés. [...] Reste à voir si le Parquet résiste, et demande la cassation de l’arrêt. En avril la Cour de cassation avait estimé que des jumelles nées aux Etats-Unis de mère porteuse n’avaient pas droit à l’inscription à l’état civil français."

Michel Janva

Posté le 25 février 2012 à 12h27 | Lien permanent

Chartres 2012: Famille, berceau de la Chrétienté

Affiche2012_233Voici l'affiche du prochain pèlerinage Pentecôte à Chartres qui aura lieu les 26, 27 et 28 mai 2012. Le thème cette année est celui de la "Famille, berceau de la Chrétienté", deuxième point non négociable après le thème de la défense de la vie médité l'an dernier.

Chaque journée comprend un sous-thème. Samedi: "L’Eglise, modèle de la famille", sous le patronage de saint Joseph. Dimanche: "La famille, chemin de sainteté" sous le patronage des Bienheureux Beltrame-Quatrocci. Lundi: "La famille missionnaire" sous le patronage de sainte Jeanne d’Arc.

François Caussart

Posté le 25 février 2012 à 10h35 | Lien permanent

A l'opposé de l'individualisme égalitaire, l'Eglise reconnaît que Dieu nous a créés interdépendants

Jean de Saint-Chamas a été l'un des plus proches collaborateurs de Jean Ousset. Il a fondé et animé le Centre d'Etudes des Entreprises.Le dernier numéro de l'Appel de Chartres lui donne la parole au sujet de l'économie divine :

"Pour comprendre l'enseignement social de l'Eglise, il est nécessaire de se replacer dans la perspective de l'Economie Divine, de l'action de Dieu dans sa Providence. Dieu est le bien infini. Il est l'auteur et la source de tous les biens (Jcq 1, 17). Il est le « bonum diffusivum sut », c'est à dire qu'il est Amour, communication de biens, don de Lui-même à ses créatures. Il veut se communiquer et communiquer des biens qui sont en Lui.

Dieu donne l'être : c'est son acte créateur. Mais Il ne se contente pas de donner à ses créatures d'exister, il leur donne aussi la dignité d'agir par elles-mêmes, le pouvoir d'être causes et principes les unes des autres, et de coopérer à son dessein divin (CEC, 306). Aux hommes, Il donne le pouvoir d'être causes intelligentes et libres, ministres et collaborateurs de sa Providence, pour la distribution des dons qu'il veut faire parvenir à chacun. Il leur fait même un commandement de s'acquitter de cette mission de charité, de faire fructifier les talents reçus pour les mettre au service du prochain, et c'est sur ce point qu'il les jugera au dernier jour (remarquez que le jugement, sur le critère du don au prochain, suit et complète la parabole des talents : « c'est bien, tu as été fidèle en peu de choses, je t'en confierai beaucoup... J'avais faim et tu m'as donné à manger... J'étais seul, malade, étranger, et tu ne m'as pas visité » (Mt 25, 14-45). Là est le fondement et la source de la communauté humaine et de la vie sociale, et aussi leur finalité (CEC 1880).

EA l'opposé de l'individualisme égalitaire, l'Eglise reconnaît que Dieu nous a créés interdépendants (CEC 306-307, 340, 357), qu'il nous accorde ses dons, immatériels et matériels, par des médiateurs qui, ici-bas, sont l'Eglise, nos parents, nos enseignants et nos supérieurs, notre Patrie et les communautés où nous vivons, notre conjoint, les personnes que nous voyons, les institutions qui nous régissent et influencent nos comportements. En effet, Dieu, dans sa sagesse, a voulu que chacun put recevoir d'autrui ce qui est nécessaire à son développement physique et moral. « En venant au monde, l'homme ne dispose pas de tout ce qui est nécessaire au développement de sa vie, corporelle et spirituelle. Il a besoin des autres... Les « talents » ne sont pas distribués également... Ces différences appartiennent au plan de Dieu, qui veut que chacun reçoive d'autrui ce dont il a besoin... : quant aux biens temporels, je les ai distribués avec la plus grande inégalité, et je n'ai pas voulu que chacun possédât tout ce qui lui était nécessaire, pour que les hommes aient ainsi l'occasion, par nécessité, de pratiquer la charité les uns envers les autres, et qu'ils fussent mes ministres pour la distribution des grâces et des libéralités qu'ils ont reçues de moi » (CEC 1936-1937 et sainte Catherine de Sienne, dialogue I, 7).

Voila l'économie du don et de la gratuité. Ce que j'ai, je l'ai reçu, donc je le dois à qui n'a pas. Avoir, savoir, pouvoir, c'est pour pratiquer la charité ! « Lire, dans la foi, les dons et les talents reçus de Lui » (Christifideles Laici, 58), les accueillir avec reconnaissance et pitié, les faire fructifier et, nous faisant à notre tour ministres de ses dons, les mettre au service de ceux qui en ont besoin, tel est la vie de charité envers Dieu comme envers nos prochains, la source et le moteur de la vie sociale et économique. Elle nous est rendue plus aisée ou plus ardue, selon que les communautés sociales et les institutions temporelles dont nous vivons aident ou font obstacle à cette communication mutuelle des biens en quoi consiste la charité : «pour que les institutions favorisent l'exercice de la vertu au lieu d'y faire obstacle» (Lumen Gentium, 36, CEC 909, 1888, 1895)."

Michel Janva

Posté le 25 février 2012 à 10h00 | Lien permanent

L'économie française est victime de son modèle social

De Jean-Yves Naudet :

J"Ni l’Amérique, ni la zone euro ne se porte bien. Mais une analyse des principaux résultats économiques montre que les Etats-Unis s’en sortent mieux que l’Europe : c’est clair pour le chômage et la croissance. Il n’en fallait pas plus pour que les « spécialistes » encensent la politique de relance d’Obama et de la FED, sur les plans budgétaire et monétaire. Autrement dit, le keynésianisme aurait sauvé l’Amérique. Rien n’est plus faux, car l’Europe a au moins autant relancé et les pays d’Europe qui s’en sortent le mieux sont…ceux qui ont le moins relancé. Il faut donc chercher des explications ailleurs. 

[...] Les Démocrates mettent toujours en avant le succès historique de Roosevelt et du New Deal. La vraie histoire est toute autre : le New deal a aggravé la crise et l’Amérique s’est retrouvée en univers socialiste, avec une planification naissante, des banques nationalisées, un protectionnisme total. En fait, la guerre est passée par là et a constitué comme un rideau empêchant de voir la réalité des années trente. En sens inverse, les politiques libérales d’action sur l’offre et de baisse des impôts, visant à agir sur les incitations à produire et entreprendre, à travailler et à investir, aux Etats-Unis (Reagan en tête) et ailleurs, ont créé les conditions favorables à une croissance durable et soutenue. Si l’on regarde la situation actuelle, expliquer la relative bonne santé de l’économie américaine par la relance keynésienne est irrationnel. Si c’était vrai, la zone euro serait championne du monde de la croissance. [...]

Un pays dont le contexte institutionnel est libéral peut résister aux méfaits du keynésianisme. Aux Etats-Unis, le taux d’activité est supérieur à celui de la France : les Américains travaillent plus, sans doute parce que sans travailler ils ne peuvent vivre correctement. En France on rêve de partager le travail et de diminuer les heures hebdomadaires. En France le taux de chômage des jeunes est le double de celui que l’on observe aux Etats-Unis (25 % au lieu de 16 %) parce que les barrières à l’entrée sur le marché du travail (SMIC, scolarité prolongée, faiblesse de l’apprentissage) sont plus importantes. La durée du chômage de longue durée est de 65 semaines en France et de 21 semaines aux USA : trois fois moins. Plus il est facile de licencier, plus les entreprises embauchent, ce qui réduit la durée du chômage, et plus il est dur de licencier, plus on hésite à embaucher dans une période incertaine.

[...] l’économie française « est victime de son modèle social » et le succès américain n’a rien à voir avec le keynésianisme. Il se fait en dépit des déficits et aurait été meilleur sans eux. [...] Chez nous, l’ascenseur social est bloqué par l’assistanat et un Etat providence à bout de souffle. Si l’Allemagne s’en sort mieux que la France, c’est parce qu’elle a dix points de moins de dépenses publiques et qu’elle a courageusement réformé le marché du travail. Quant aux Etats-Unis, ils parviennent à digérer la crise économique parce que l’ère Reagan a laissé des traces profondes, qui ont permis de compenser les relances keynésiennes d’Obama."

Michel Janva

Posté le 25 février 2012 à 09h02 | Lien permanent | Commentaires (10)

24 février 2012

Le professeur Coutau-Bégarie, RIP

On nous prie d'annoncer la mort du professeur Hervé Coutau-Bégarie des suites d’une longue maladie, à l’âge de 55 ans.

Bref rappel de son riche parcours ici:

Historien et juriste, auteur de dizaines d’ouvrages en nom propre ou comme directeur, titulaire du cours de stratégie à l’Ecole de Guerre, directeur d’études à l’EPHE, directeur de l’Institut de Stratégie et des conflits, il était sans doute le meilleur stratégiste que la France ait connu.

RIP.

Addendum: Les obsèques du professeur Hervé Coutau-Bégarie auront lieu le jeudi 1er mars à 10h00 à la chapelle de l'École militaire dans le rite extraordinaire.

François Caussart

Posté le 24 février 2012 à 22h38 | Lien permanent | Commentaires (7)

L'UE va être présidée par un Etat non reconnu par la Turquie

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"le gouvernement turc a annoncé aux autorités européennes qu’il suspendrait toutes relation officielle avec l’UE pendant la présidence tournante de Chypre (au deuxième semestre). Il avait déjà prévenu qu’il ne négocierait pas sa candidature avec un pays qu’il ne reconnaît pas. Le processus d’adhésion restera donc au point mort cette année. L’année dernière, pour la première fois depuis le début du processus, en 2005, aucun chapitre de négociation n’a été ouvert."

Michel Janva

Posté le 24 février 2012 à 15h52 | Lien permanent | Commentaires (11)

Un million d'enfants avortés en Afrique du sud

Lu sur Dici :

"Dressant le bilan des 15 ans de la légalisation de l´avortement en Afrique du Sud, Mgr Buti Tlhagale, archevêque de Johannesburg et président de la Conférence des évêques d´Afrique australe (SACBC), s´est exprimé avec fermeté dans une déclaration publiée le 30 janvier sur le site de la conférence épiscopale.

« On estime à plus d´un million d´enfants qui auraient dû naître en Afrique du Sud, depuis 1997, et qui ont été privés du droit élémentaire à la vie », a déclaré l’archevêque. [...] Rappelant à temps et à contretemps la position de l´Eglise catholique sur l´avortement, « claire et sans ambiguïté », l’archevêque de Johannesburg, réaffirme que « tout enfant à naître est créé par Dieu. Il a droit à la vie. Un droit qui doit être respecté par la mère et protégé par l´Etat ». Un autre droit, ajoute-t-il, qui doit être respecté par l´Etat et ses fonctionnaires est celui de « l´objection de conscience » : « Ceux qui croient que l´avortement est moralement répréhensible ont le droit de refuser de participer à des procédures destinées à le provoquer »."

Michel Janva

Posté le 24 février 2012 à 15h47 | Lien permanent | Commentaires (0)

Le ministère de la Culture va devoir cesser les subventions à l'art décadent

Des coupes budgétaires sont prévues dans le budget du ministère de la Culture. La mission "culture" perdrait 34,1 millions d'euros, dont 21,1 millions pour le programme Patrimoines, 3,5 millions pour la création et 9,4 millions pour la transmission des savoirs et la démocratisation culturelle ; la diplomatie culturelle subirait une baisse de 6,2 millions d'euros, tandis que le programme médias et industries culturelles s'allégerait de 22 millions d'euros.

Michel Janva

Posté le 24 février 2012 à 14h54 | Lien permanent | Commentaires (7)

Le traité Acta n'est pas acté et divise la Commission européenne

Le traité commercial anti-contrefaçon (ou Anti-Counterfeiting Trade Agreement) est au centre d'une polémique car il permettra aux États de contrôler plus étroitement Internet et les internautes. Mercredi, les commissaires européens ont annoncé leur intention de saisir la Cour de justice de l'UE afin qu'elle dise si l'accord est contraire aux libertés fondamentales des citoyens, comme les libertés d'expression et d'information.

Le commissaire au Commerce Karel de Gucht ou le commissaire au Marché intérieur Michel Barnier, espèrent que la Cour validera le contenu de l'accord. Mais d'autres, comme la commissaire à la Justice Viviane Reding, souhaitent au contraire que la justice européenne donne le coup de grâce à l'Acta.

Pour que l'accord entre en vigueur, il faut d'abord que le Parlement européen le vote, ce qui n'est déjà pas acquis. Ensuite, il faut que chaque État membre de l'UE le signe (pouvoir exécutif) et le ratifie (pouvoir législatif). L'Autriche a annoncé le gel de la ratification du traité en attendant le vote du Parlement européen, suivant les pas de l'Allemagne, la Pologne, la Bulgarie, la Roumanie et la Lituanie.

La France continue de soutenir Acta, suite logique des lois Hadopi et Lopssi 2.

Michel Janva

Posté le 24 février 2012 à 13h42 | Lien permanent | Commentaires (0)

Halal : un conseiller régional FN démissionne

Conseiller régional FN, Paul Lamoitier est aussi distributeur de viande halal. Il a envoyé jeudi une lettre de démission à Marine Le Pen. Cette décision fait suite à la déclaration de Bruno Bilde

"Paul Lamoitier n'est plus sur la ligne du Front. Il prend des positions en faveur du halal: son départ est souhaité".

Michel Janva

Posté le 24 février 2012 à 13h37 | Lien permanent

Encore une dose de politique spectacle

Certains ont transformé l'art politique en l'art du rase-motte :

"La porte-parole de François Hollande, la députée PS Delphine Batho, estime dans un communiqué que Nicolas Sarkozy a "dérapé" hier lors d'une discussion avec des journalistes dans le TGV Lille-Paris, au retour de son meeting.

Il aurait affirmé que "M. Hollande a des qualités, mais il n'est pas celui que les socialistes voulaient. Ils voulaient M. Strauss-Kahn."

S'ils savaient ce que les Français en ont à faire...

Lahire

Posté le 24 février 2012 à 13h26 | Lien permanent | Commentaires (0)

La Fédération des déportés soutient Christian Vanneste

La Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (FNDIR) soutient Christian Vanneste et condamne les récupérations qui sont faîtes dans le drame de la déportation. La fédération considère que l’affirmation de Christian Vanneste « est rigoureusement exacte » et

« s’élève contre une polémique qui n’a d’autre raison d’être que de magnifier la cause de l’homosexualité qui devrait rester une affaire strictement individuelle ».

La fédération pour qui « la mémoire est un devoir », « condamne avec force l’exploitation que certains voudraient en faire au regard d’un événement qui restera une monstruosité de l’Histoire des hommes ».

De son côté, Christian Vanneste écrit à ceux qui l'ont soutenu :

"Il est fort probable que le lynchage médiatique que j’ai subi n’ait pas été fortuit, mais parfaitement orchestré le jour même de l’annonce de la candidature de Nicolas SARKOZY, afin de conduire à mon éviction de la vie politique. [...]  De nombreuses condamnations sont tombées, et je les ai apprises par les appels téléphoniques de journalistes, sans qu’à aucun moment, un responsable de l’UMP ne prenne contact avec moi et ne m’informe du problème. [...] Depuis des années, je suis en butte à un harcèlement systématique de la part du lobby gay. J’ai gagné sur le plan judiciaire avec une cassation sans renvoi mais au sein même de mon mouvement, Gaylib, une organisation favorable au prosélytisme homosexuel, ne cesse de souhaiter mon exclusion, et a été jusqu’à dénoncer mon investiture [...]."

Michel Janva

Posté le 24 février 2012 à 13h17 | Lien permanent | Commentaires (2)

Clôture de l'enquête de béatification du professeur Lejeune

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

L"Le diocèse de Paris termine l’enquête diocésaine de la cause de béatification du professeur Jérôme Lejeune. La clôture de l’enquête sera solennisée par une session publique, le 11 avril à la cathédrale de Paris, suivie des vêpres solennelles présidées par le P. Jean-Charles Nault, abbé de l’abbaye bénédictine de Saint-Wandrille et postulateur de la cause, ainsi qu’une « messe pour la Vie », à 18h30, présidée par Mgr Eric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris.

Le 11 avril sera le mercredi de Pâques. Rappelons que le Pr Lejeune est mort le jour de Pâques 1994 – le jour où la (culture de) vie remporte la victoire sur la (culture de) mort."

Michel Janva

Posté le 24 février 2012 à 13h11 | Lien permanent | Commentaires (7)

Le curé a eu raison de l'exposition dans une chapelle de masques vaudus

Les organisateurs de l'exposition de masques vaudou ont renoncé à les présenter dans la chapelle Saint-Antoine comme c'était initialement prévu. Ils ont finalement opté pour une salle de la mairie. La fermeté du curé a payé.

Michel Janva

Posté le 24 février 2012 à 12h48 | Lien permanent | Commentaires (6)

La presse non subventionnée, c'est possible

H16 règle son compte à la presse sclérosée :

"cette presse française, aux abois, d’une médiocrité si bruyante et si visible qu’elle n’attire plus guère que la moquerie, n’a jamais réussi à comprendre que son business model n’était pas et n’a jamais été basé sur la remise en forme de dépêches AFP dans un cadre numérique sympathique à regarder. Ce qui pouvait encore fonctionner il y a vingt ans alors que la plupart des gens n’avaient pas d’autres sources d’information ne peut plus continuer alors que tout le monde peut se faire une idée, quasi-instantanément de ce qui se passe à l’autre bout du monde sans passer par tous les intermédiaires qui furent jadis indispensables. Et en refusant de s’adapter, cette presse s’est, littéralement, suicidée.

Dans un pays sclérosé comme la France, la mort de tout un secteur économique prend du temps et nécessite, pour une agonie vraiment lente mais vraiment terminale, l’intervention d’un maximum de personnages de l’Etat. Et cette intervention passe par le lobbyisme et le corporatisme, avatars institutionnalisés d’un capitalisme de connivence parfaitement assumé par des journaliste de gauche mais pas suffisamment fous pour croire à leurs opinions politiques : le marxisme, le socialisme, l’anticapitalisme plus ou moins revendiqué, c’est très bien pour le contenu des papiers, mais dès qu’il s’agit de bouffer, on oublie. Le moindre petit tintement de la grosse louche à subvention sur les grandes marmites cuivrées remplies de fond public attirent immanquablement tous les ténors de la presse, jamais en retard à la gamelle.

Et lorsque cette corporation lutte pour un pouvoir d’achat, sachez que c’est le sien, et certainement pas le vôtre : aider la veuve, l’orphelin, le précaire et le smicard, c’est très bien sur le papier. En pratique, s’il faut proposer d’augmenter les tarifs des FAI en faisant payer leurs clients plus cher, qu’à cela ne tienne : « proposons rapidement une bonne taxe qui claque et récupérons ainsi l’argent des autres dans nos popoches pour continuer à produire la même soupe insipide qui a fait notre renommée ! » [...] Comme le dit l’un des véhéments instigateurs de cette nouvelle taxe :

« Nous représentons un secteur qui contribue fortement à l’émergence de l’économie numérique, et nous sommes peut-être celui qui en bénéficie le moins. Il existe des mécanismes de redistribution pour le cinéma et la musique, mais rien pour la presse. Or, nous sommes un secteur qui relève de l’intérêt général de la démocratie ! »

Et pan dans les dents ! Le petit Pascal Nègre, lui, ne pouvait même pas faire valoir la carte bonus « Démocratie » et « Intérêt Général » dans son argumentaire (ce qui l’a peut-être conduit à s’habiller comme un proxénète lillois, mais c’est un autre sujet). Sans rire donc, nos frémissants entaxeurs estiment que leur métier doit bénéficier des mêmes mécanismes iniques que le Cinéma ou la Musique ! « Puisqu’eux y ont droit, nous aussi », en somme.

Sauf que… Sauf que dans plein de pays, la presse ne bénéficie pas de subventions (en tout cas, pas à hauteur des montants scandaleux que l’Etat français distribue) et produit pourtant des articles papiers et en ligne de bien meilleure qualité. Ou, dans d’autres cas, reste rentable sans réclamer de taxes, et attire malgré tout des millions de lecteurs à elle (chose qui ne s’est plus vue en France depuis au moins vingt ans). Ce qui veut donc dire que la presse non ou peu subventionnée, c’est possible, qu’avoir un lectorat papier et online, c’est possible, que ne pas piquer dans la poches des autres, c’est possible même si c’est contraire aux habitudes des socialistes en place.

[...] Vous estimez que vous apportez un vrai contenu sur le web, et que ce simple fait vous octroie le droit d’aller piocher de l’argent dans nos poches ? Lorsque vous constaterez qu’on se passe toujours plus de vos resucées de l’AFP, de vos analyses crypto-marxistes, de vos chroniques collectivistes pathétiques, de vos reportages bidonnés et de vos scoops truqués, que ferez-vous ? [...] Quand tout un peuple s’enfonce dans la dette et le collectivisme, qu’aucun des candidats à une présidentielle ne sait faire le moindre budget à l’équilibre et ne propose qu’un champ de taxes ruineuses et d’impôts florissants, vous n’avez ainsi à cœur que de dénoncer bruyamment les banalités d’un Vanneste désigné cible du jour. Où étiez-vous, pénibles imposteurs, lorsqu’il s’agissait de raconter les dérives sexuelles condamnables de votre poulain présidentiel et dont le Tout Paris était au courant ? Qui, chez vous, diligente les enquêtes sur Karachi, sur les empilements effarants de détournements de fonds et d’affaires mafieuses dans le Nord et les Bouches-du-Rhône ?

Ah, ça, pour nous rapporter que Mamie Jolie « emmerde » Corinne Lepage, vous êtes sur le pont ! Pour réclamer de la taxe bien fraîche pour faire perdurer la Rédac à Papa sans y changer quoi que ce soit, là, vous criez présent ! Mais pour rapporter l’ignoble tentative d’étouffement par les parlementaires du rapport Perruchot, on n’a guère entendue de bronca de votre côté. Il aura fallu la force d’une mobilisation et les questions répétées de certains députés pour faire sortir le rapport au grand jour. Et pour nous parler du Mécanisme Européen de Stabilité, lamentablement voté dans l’indifférence de vos salles de rédactions, qui fut là ? Qui expliqua ce qu’il allait en coûter au contribuable et au citoyen européen ? Encore une fois, bernique ! [...]"

Michel Janva

Posté le 24 février 2012 à 11h45 | Lien permanent | Commentaires (7)

L’écrasante majorité des Européens ignore toute législation légalisant l’euthanasie

De Pierre-Olivier Arduin :

"Depuis qu’elles sont entrées en vigueur en 2002, les lois hollandaise et belge qui autorisent « l’interruption médicale de la vie sur demande » n’ont cessé d’être invoquées par les partisans de l’euthanasie dans l’espoir d’inspirer le contenu d’une future loi française. [...] Corollaire de cette fascination béate, le sempiternel discours qui veut que la France soit à la traîne sur les questions de société, en retard sur les législations progressistes de nos voisins, ici celles qui font droit à la liberté des malades qui demandent d’en finir. [...] Il nous faut tordre le cou une bonne fois pour toutes à cette présentation tronquée et rétablir la réalité des choses.

La première vérité est que les trois Etats du Benelux ne représentent que 28 millions de personnes sur les 800 millions enregistrées au Conseil de l’Europe et sur les 320 millions habitants de l’Union européenne. De fait, nous ne saurions oublier que l’écrasante majorité des Européens ignore toute législation légalisant l’euthanasie. [...]

La seconde vérité est que l’on assiste en fait à un mouvement contraire des parlements nationaux qui se trouvent toujours plus nombreux au fil des années à adopter des lois en faveur du respect de la dignité et de la vie des mourants. Si les Pays-Bas et la Belgique ont légalisé l’euthanasie depuis maintenant une décennie, aucun Etat sur le continent, hormis le cas très particulier du Luxembourg en 2009, n’a choisi de leur emboîter le pas. Bien au contraire, rappelle le Collectif plus digne la vie, après la France en 2005, la République tchèque en 2008, l’Allemagne et l’Italie en 2009 et 2011, la Suède en 2010 et l’Espagne en 2011, on peut dire qu’une majorité d’Etats de l’Union européenne a fait le choix clair du refus de l’acharnement thérapeutique et de l’euthanasie tout en instaurant un droit aux soins palliatifs en faveur de leurs concitoyens. [...]

En conclusion, on retiendra que les discours qui accréditent l’idée selon laquelle l’Europe serait en train de légaliser progressivement l’euthanasie dans une marche de l’histoire inéluctable sont tout simplement faux."

Michel Janva

Posté le 24 février 2012 à 10h32 | Lien permanent | Commentaires (1)

Une Bible écrite à la main en araméen il y a 1500 ans retrouvée

Lu sur La Vie :

"Le ministère turc du tourisme et de la culture a confirmé hier qu'une bible, vieille de 1500 ans et écrite à la main en araméen, a été découverte lors d'une opération de police à Ankara chez des receleurs en 2000. La presse turque bruissait depuis quelques jours de cette rumeur qui, dans un pays où l'islamisme est fort, prenait un intérêt énorme: certains journaux affirmaient en effet que cette bible comprenait l'évangile de Barnabé. Cet "évangile", apparu il y a cinq siècles, est un faux attribué à un musulman, qui présente Jésus sous l'angle coranique et lui fait annoncer la venue de Mahomet. Pour les musulmans, cet apocryphe serait la version originale du Nouveau Testament, avant d'être détruit, interdit et remplacé par les canoniques. Les médias ont même annoncé que le Vatican avait demandé à examiner le texte découvert à Ankara, ce que le ministère turc a démenti.

Michel Janva

Posté le 24 février 2012 à 09h57 | Lien permanent | Commentaires (6)

Les AFC demandent le chèque éducation pour garantir la liberté

Pascale Morinière, vice-présidente de la Confédération nationale des associations familiales catholiques depuis 2011, répond au blog de la liberté scolaire :

Quelles sont, selon vous, les valeurs qui doivent être à la base de toute politique éducative ?

Comme le dit l’enseignement social de l’Église, les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Ils ne sont pas les seuls, mais il convient de leur reconnaître cette primauté, essentielle à nos yeux. Ils doivent, notamment, pouvoir choisir librement l’école de leurs enfants.

Aujourd’hui, estimez-vous que les familles peuvent réellement exercer cette liberté de choix ?

Il faut tout d’abord reconnaître que cette liberté a une première limite, très pragmatique, qui est géographique. Dans leur plus grande majorité, les parents inscrivent leurs enfants dans une école proche de chez eux. Il serait donc intéressant de proposer une offre diversifiée dans un cadre territorial donné, ce que l’Éducation nationale ne sait pas – ou pas encore – faire. Sans ce pluralisme, il n’y a guère de liberté possible.

Quelles sont, selon vous, les moyens de garantir la liberté de choix des parents entre l’école publique, gratuite, l’école privée sous contrat et l’école indépendante hors contrat, qui demandent toutes deux un effort financier aux familles ?

Depuis 2007, nous défendons le « chèque service éducation ». Chaque famille recevrait un chèque correspondant à la somme que l’État verserait directement à l’établissement scolaire dans lequel ils choisiraient d’inscrire leur enfant. Cela éviterait aussi aux familles qui choisissent l’école privée de payer deux fois : par l’impôt et par les frais de scolarité. L’État ne se désengagerait pas : par le prélèvement de l’impôt, il continuerait à assurer un bon niveau de financement des écoles, mais sans interférer sur la liberté des familles.

Pour l’anecdote, l’école publique n’est pas toujours aussi gratuite qu’elle le dit. Combien de fois les parents sont-ils sollicités pour participer à des ventes de gâteaux, des marchés de Noël ou des kermesses pour alimenter la coopérative scolaire ?

Quand, dans une famille nombreuse, trois, quatre, cinq enfants sont simultanément étudiants, cela coûte cher aux parents ! Que proposez-vous ?

En effet, il est difficile de financer les études supérieures de plusieurs enfants ! Nous proposons ainsi de tenir compte du quotient familial dans le calcul des frais de scolarité. Cela aiderait grandement les familles nombreuses. Certaines grandes écoles font déjà cet effort : des écoles supérieures (Sciences Po Paris, l’Ecole Supérieure de Création Interactive Numérique), des Universités privées catholiques (l’Institut catholique de Paris, l’Université catholique de Lyon), des classes prépa privées catholiques (Sainte Geneviève… Madame Valérie Pécresse s’est montrée très intéressée par cette proposition. [...]

Quel rôle devrait avoir un chef d’établissement ?

Il devrait être le pivot de l’établissement, et donc bénéficier d’une large autonomie. Tout d’abord pour recruter son équipe, et bâtir avec elle un véritable projet pédagogique. Pour ce qui est des manuels scolaires, la liberté de choix des professeurs et des chefs d’établissement serait confortée par une offre pluraliste de la part des éditeurs."

Michel Janva

Posté le 24 février 2012 à 09h51 | Lien permanent | Commentaires (2)

30 ans après le premier bébé-éprouvette, ce que l'on ne dit pas sur la FIV

30 ans après la première fécondation in vitro en France, l'ensemble de la presse revient sur cette pratique qui consiste à fabriquer un embryon dans une éprouvette. Se félicitant de cette prouesse scientifique, la même presse oublie bien souvent de rappeler le nombre d'embryons sacrifiés, congelés, instrumentalisés...

Dans Dignitas Personae, publié en 2008, la Congrégation pour la doctrine de la foi a bien expliqué les raisons qui empêchent de recourir à une telle méthode :

F"la fécondation in vitro implique l’élimination volontairement acceptée d’un nombre conséquent d’embryons. Certains pensaient que cela était dû à une technique encore imparfaite. L’expérience a montré, au contraire, que toutes les techniques de fécondation in vitro se déroulent en réalité comme si l’embryon humain était un simple amas de cellules qui sont utilisées, sélectionnées ou écartées.

Certes, environ le tiers des femmes qui ont recours à la procréation artificielle parviennent à avoir un enfant. Cependant, compte tenu du rapport entre le nombre total d’embryons produits et ceux effectivement nés, le nombre d’embryons sacrifiés reste très élevé. Ces pertes sont acceptées par les spécialistes des techniques de fécondation in vitro comme le prix à payer pour obtenir des résultats concluants. Il est très préoccupant de voir qu’en ce domaine, la recherche ne semble pas porter un réel intérêt au droit à la vie de chaque embryon, mais vise surtout à obtenir de meilleurs résultats en termes de pourcentage d’enfants nés par rapport aux femmes qui initient un traitement.

On objecte souvent que ces pertes d’embryons ont lieu dans la plupart des cas de manière non délibérée ou même contre la volonté des parents et des médecins. On affirme qu’il s’agit de risques qui ne sont pas très différents de ceux liés au processus naturel de la génération et que vouloir engendrer la vie sans courir aucun risque reviendrait en pratique à s’abstenir de la transmettre. Certes, toutes les pertes d’embryons dans la procréation in vitro ne sont pas liées au même titre à la volonté des parties prenantes. Mais il s’avère que, dans de nombreux cas, l’abandon, la destruction ou les pertes d’embryons sont prévus et voulus.

Les embryons produits in vitro qui présentent des défauts sont systématiquement écartés. De plus en plus de couples non stériles recourent aux techniques de procréation artificielle dans le seul but d’opérer une sélection génétique de leurs enfants. La pratique courante désormais dans de nombreux pays est de stimuler l’ovulation pour obtenir un grand nombre d’ovocytes qui sont alors fécondés. Un certain nombre parmi les embryons ainsi obtenus sont transférés dans l’utérus, tandis que les autres sont congelés pour d’éventuelles interventions reproductives futures. La finalité du transfert multiple est de garantir, dans la mesure du possible, l’implantation d’au moins un embryon. Pour atteindre cet objectif, on implante un nombre d’embryons plus grand que le nombre d’enfants désiré, en prévoyant que certains seront perdus et que l’on évitera  dans tous les cas, une grossesse multiple. Ainsi, la technique de transfert comporte en réalité un traitement purement instrumental des embryons. Ni la déontologie professionnelle commune, ni les autorités sanitaires n’admettraient, dans aucun autre domaine de la médecine, une technique comportant un taux global aussi élevé d’insuccès et de pertes. Les techniques de fécondation in vitro en fait sont acceptées, car on présuppose que l’embryon ne mérite pas, ici, un plein respect dans la mesure où il entre en concurrence avec un désir qu’il faut satisfaire. [...]

L’Eglise considère aussi comme inacceptable au plan éthique la dissociation de la procréation du contexte intégralement personnel de l’acte conjugal: la procréation humaine est un acte personnel du couple homme-femme qui n’admet aucune forme de délégation substitutive. L’acceptation tranquille du taux très élevé d’avortement que comportent les techniques de fécondation in vitro démontre de manière éloquente que la substitution de l’acte conjugal par une procédure technique - outre sa non-conformité au respect dû à la procréation, laquelle n’est pas réductible à la seule dimension de reproduction - contribue à affaiblir la conscience du respect dû à tout être humain. La reconnaissance de ce respect est au contraire favorisée par l’intimité des époux, animée par l’amour conjugal.

L’Eglise reconnaît la légitimité du désir d’avoir un enfant, et comprend les souffrances des conjoints éprouvés par des problèmes d’infertilité. Ce désir ne peut cependant passer avant la dignité de la vie humaine, au point de la supplanter. Le désir d’un enfant ne peut justifier sa «production», de même que celui de ne pas en concevoir ne saurait en justifier l’abandon ou la destruction.

En fait, on a l’impression que certains chercheurs, dépourvus de toute référence éthique et conscients du potentiel inhérent au progrès technologique, cèdent à la logique des seuls désirs subjectifs et à la pression financière, particulièrement forte en ce domaine. Face à l’instrumentalisation de l’être humain au stade embryonnaire, il faut réaffirmer que « l'amour de Dieu ne fait pas de différence entre celui qui vient d'être conçu et se trouve encore dans le sein de sa mère, et l'enfant, ou le jeune, ou bien encore l'homme mûr ou âgé. Il ne fait pas de différence, car en chacun d'eux il voit l'empreinte de sa propre image et ressemblance […] C'est pourquoi le Magistère de l'Eglise a constamment proclamé le caractère sacré et inviolable de chaque vie humaine, de sa conception jusqu'à son terme naturel »."

L'Eglise rappelle à la science ses limites :

"En ce qui concerne le traitement de l’infertilité, les nouvelles technologies médicales doivent respecter trois valeurs fondamentales: a) le droit à la vie et à l’intégrité physique de tout être humain depuis la conception jusqu’à la mort naturelle ; b) l’unité du mariage qui implique le respect mutuel du droit des conjoints à devenir père et mère seulement l’un à travers l’autre ; c) les valeurs spécifiquement humaines de la sexualité, qui «exigent que la procréation d’une personne humaine doit être poursuivie comme le fruit de l’acte conjugal spécifique de l’amour des époux ». Les techniques qui apparaissent comme une aide à la procréation «ne sont pas à rejeter parce qu’artificielles. Comme telles, elles témoignent des possibilités de l’art médical. Mais elles sont à évaluer moralement par référence à la dignité de la personne humaine, appelée à réaliser sa vocation divine au don de l’amour et au don de la vie». A la lumière de ce critère, sont à exclure toutes les techniques de fécondation hétérologue et celles de fécondation artificielle homologue qui se substituent à l’acte conjugal. En revanche, sont permises les techniques qui sont comme une aide à l’acte conjugal et à sa fécondité."

Michel Janva

Posté le 24 février 2012 à 08h17 | Lien permanent | Commentaires (1)

Une féministe contre le bonheur des femmes

IMarcela Iacub est une féministe qui milite pour la défense de la prostitution, du mariage et de l'adoption pour les homosexuels et lesbiennes, des méthodes de procréation artificielle. Elle a déclaré hier sur France Inter :

"le pire ennemi des femmes, c’est l’enfant, c’est la famille".

Michel Janva

Posté le 24 février 2012 à 07h35 | Lien permanent | Commentaires (18)

313 bandes écument le pays

GComposées de jeunes de plus en plus violents n'hésitant plus à attaquer frontalement les forces de l'ordre, 313 bandes écument le pays. Elles sont à l'origine d'une bataille rangée presque chaque jour. En 2011, on compte 6 morts et 252 blessés, selon une note de la sous-direction de l'information ­générale (Sdig, ex-renseignements généraux) de la Direction centrale de la sécurité publique.

Une part des rixes a pour origine la «recherche du monopole sur des trafics de stupéfiants» ou «l'affirmation d'une supériorité sur un territoire donné». Mais il y a aussi des affrontements communautaires. Le quartier de Bourtzwiller à Mulhouse a été le théâtre d'affrontements violents le 10 septembre 2011 entre une quarantaine de Tchétchènes et une centaine de Maghrébins fortement armés (Flash-Ball, fusils de chasse…).

Ce qui inquiète les services, c'est que la violence de ces affrontements croît, avec la présence d'armes à feu de plus en plus fréquente. Mais les criminels ne manquent pas d'imagination :  ils utilisent des nouvelles armes par destination, dont les armes électriques de défense de type “choqueur” en vente libre sur Internet, qui envoient une intense décharge au contact de la cible. Le 26 novembre, une dizaine de voyous ont aspergé de gaz lacrymogène un voyageur de 18 ans avant de lui faire subir une décharge : immédiatement, le visage du jeune homme s'est embrasé. Les flammes s'étendaient à plus de 50 centimètres autour de la tête de la victime.

Les mineurs représentent 56% des membres des gangs.

Michel Janva

Posté le 24 février 2012 à 07h34 | Lien permanent | Commentaires (4)

Benoît XVI sur twitter

TC'est ici : @Pope2you. Les textes, de 140 signes maximum, sont à la fois en français, en anglais, allemand, espagnol...

Pour le moment, il s'agit d'extraits du message de Benoît XVI pour le Carême.

Michel Janva

Posté le 24 février 2012 à 07h09 | Lien permanent | Commentaires (0)

23 février 2012

Le Pape encourage les curés à se libérer de la dictature du monde

BComme chaque année à l'entrée en carême, le Saint-Père a reçu ce matin les curés de son diocèse. Il leur a parlé notamment des vertus. Le Saint-Père a mentionné avant tout l'humilité, qui «dans le catalogue des vertus pré-chrétiennes n'appararaît pas: il s'agit d'une vertu nouvelle, la vertu du 'suivre' le Christ». «Suivre le Christ signifie entrer dans le chemin de l'humilité», dont le contraire est «l'orgueil, la racine de tous les péchés». Cet orgueil, « qui est arrogance, qui veut avant tout le pouvoir, l'apparence, le paraître aux yeux des autres». Autre vertu nécessaire, la douceur, qui «ne signifie pas la faiblesse» : «Je peux être dur, si nécessaire, mais toujours avec un cœur bon», parce que je suis sûr «de la promesse de Dieu, que la douceur est plus forte de la violence».

Puis, il leur a parlé de la foi :

"Le grand problème de l'Eglise actuelle est le manque de connaissance de la foi, l'analphabétisme religieux».

Le Pape a donc demandé au clergé de Rome de

«faire tout son possible pour un renouveau de la catéchèse, afin que Dieu soit connu et qu'ainsi le Christ soit connu, que la vérité soit connue et que croisse l'unité dans la vérité».

«Approprions-nous de nouveau ce contenu, comme une richesse de l'unité, et pas comme un ensemble de dogmes».

La division entre les chrétiens, «détruit l'unité, détruit l'espérance, rend invisible le visage de Dieu».

«Nous savons qu'aujourd'hui, avec ces maux sans cesse croissants, beaucoup doutent de la toute-puissance de Dieu [...] plusieurs théologiens, même bons, disent que Dieu n'est pas omnipotent. Mais ce n'est pas juste. Si d'autres pouvoirs demeurent, ce n'est pas vraiment Dieu, et ce n'est pas l'espérance, parce qu'à la fin il resterait le pouvoir du mal». «Dieu est omnipotent». «Bien sûr dans l'histoire, il a donné une limite à sa toute-puissance en reconnaissant notre liberté, mais finalement, il ne reste pas d'autre pouvoir. C'est l'espérance chrétienne».

Aujourd'hui, ce qui manque, c'est «être adultes dans la foi». En revanche, ce qui domine, c'est une certaine «puérilité spirituelle» qui nous conduit à une «dépendance des ondes du monde» et de certaines formes de «dictature», comme celles des moyens de communication de masse. C'est l'analyse du Pape, qui a avoué aux curés de Rome, que même au niveau de la foi, «malheureusement, nous vivons dans une enfance spirituelle», car très souvent «on n'a pas été au-delà de la première catéchèse». Aujourd'hui, on fait un «grand usage» de l'expression «foi adulte», mais comme «émancipation du magistère de l'Eglise».

«L'émancipation n'est pas la foi adulte, mais la dépendance des courants du monde, des opinions du monde, de la dictature des moyens de communication de masse, de l'opinion que tous pensent et veulent. Pour les chrétiens, ce n'est pas la véritable émancipation, celle d'avec la communion du Corps du Christ: c'est au contraire une rechute dans la culture du monde». «La véritable émancipation est de se libérer de cette dictature, vivant dans «la liberté des fils de Dieu qui croient ensemble dans le corps du Christ, le Seigneur ressuscité, et voient ainsi la réalité et sont capables de répondre aux défis de notre temps».

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 21h44 | Lien permanent

L'avortement n'est jamais nécessaire pour sauver la vie de la mère

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"Un cancérologue irlandais de tout premier plan, qui n’est pas personnellement pro-vie et qui qualifie même ceux qui proclament l’humanité de l’embryon d’«extrémistes», vient de déclarer sur Twitter qu’il n’a jamais, tout au long de sa carrière, rencontré une situation où l’avortement aurait pu être nécessaire pour sauver la vie de la mère."

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 21h28 | Lien permanent

Washington : les pharmaciens ont droit à l'objection de conscience

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"Une cour fédérale de l’Etat de Washington a décidé mercredi que les pharmaciens ont le droit, au nom du Premier amendement à la Constitution américaine, de refuser d’avoir en stock et de distribuer la « contraception d’urgence » potentiellement abortive, si un tel acte devait contredire leurs croyances religieuses. C’est une victoire pour les pharmaciens qui contestaient les règles auxquels ils sont soumis depuis 2007 par le Washington Board of Pharmacy."

En France, les pharmaciens n'ont pas cette liberté.

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 21h25 | Lien permanent | Commentaires (4)

Schizophrénie du droit aux Pays-Bas

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"Peut-on prévenir un crime d’honneur en mettant sous surveillance un fœtus décrété « non viable » ? C’est la question qui a été posée à un tribunal pour enfants de Dordrecht, aux Pays-Bas, par les services d’aide à l’enfance néerlandais, pour protéger la vie d’un enfant à naître de 17 semaines. Hier, le juge a rejeté la demande des services sociaux au motif que le fœtus n’est sujet de droit qu’à partir de 24 semaines, date de la viabilité légale. Position parfaitement logique, puisqu’aux Pays-Bas l’avortement n’est pas un crime jusqu’à 24 semaines de grossesse…

Il n’empêche que la presse néerlandaise se passionne pour cette affaire qui met les honnêtes gens en face de la schizophrénie du droit, qui est capable de tenir pour rien un enfant en même temps que les services sociaux du pays cherchent à préserver sa vie.

[...] [La jeune femme] enceinte à 17 ans [...] avait été recueillie et placée au secret, loin de ses parents, par le service de protection des mineurs parce que celui-ci craignait que la famille de la jeune femme ne cherche à la forcer à avorter, voire à provoquer l’avortement, éventuellement « en lui donnant des coups de pieds, en la malmenant ou en tailladant son ventre », comme il l’a expliqué ensuite devant le juge. Pour laver la « honte » de la grossesse hors-mariage.

Mais la jeune femme était proche de ses 18 ans et dès la date de sa majorité les services sociaux n’avaient plus le droit de la garder : elle a donc quitté le centre où elle avait été recueillie pour aller s’installer avec son ami, non loin de ses parents. Elle a déclaré ne pas craindre que ses parents s’en prennent à son enfant. Les services sociaux sont, eux, persuadés du contraire, d’où cette demande devant la justice. Une demande inédite, qui pouvait faire jurisprudence s’il avait été décidé de placer la jeune femme au secret contre sa volonté, au nom de la protection de son bébé. [...]"

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 21h22 | Lien permanent | Commentaires (1)

Les principes non-négociables sur Dieu Merci !

A l'approche des élections, l'émission DIEU MERCI ! de vendredi sera consacrée aux principes non négociables tels que les a définis le pape Benoît en 2006. Le père Jean-Pascal Duloisy, curé de la paroisse Notre Dame de l'Assomption de Passy à Paris et le père Bruno Le Pivain, curé de la cathédrale Saint-Maurice d'Angers seront sur le plateau de DIEU MERCI ! vendredi 24 février à 9h.

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 17h35 | Lien permanent

Les artisans-bouchers réclament l'étiquetage de la viande

Dans un communiqué, les artisans-bouchers d'Ile-de-France écrivent :

"En ce qui concerne l'abattage, la loi française est très claire : « l'étourdissement des animaux est obligatoire avant l'abattage». Une dérogation, c'est-à-dire une exception, est par ailleurs autorisée par la loi, dans le cadre des abattages rituels. (Code Rural, article R214-70). En France, environ 32% des animaux (veaux - bovins - ovins - caprins) sont abattus de façon rituelle (source DGAL, 2008).

Or, la réalité de l'abattage sans étourdissement préalable et de son aspect sanitaire n'est pas sans conséquences, il peut aussi augmenter le risque de rupture de la panse et donc l'apparition de souillures des carcasses. Les Artisans Bouchers d'Ile-de-France, défenseurs de l'étourdissement, réclament que les abattages rituels restent une pratique exceptionnelle accordée dans le cadre d'une dérogation, et correspondent à des commandes commerciales précises, comme le souligne le décret -  texte n°66 – du Journal Officiel n° 0301 du 29 décembre 2011 qui doit rentrer en application au 1er juillet 2012".

Ils demandent aussi que le

"Gouvernement français et le Parlement Européen mettent en place un étiquetage obligatoire mentionnant le mode d'abattage afin que les professionnels et les consommateurs ne soient plus victimes d'un système et puissent acheter en toute transparence".

Nicolas Sarkozy pense-t-il toujours que cette polémuique "n'a pas lieu d'être" ?

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 17h11 | Lien permanent | Commentaires (10)

Avortement : François Hollande veut aller encore plus loin

Aujourd'hui, l'avortement pratiquée en établissement est remboursé à 80 % par l'assurance maladie. L'IVG médicamenteuse pratiquée en médecine de ville ou en consultation externe d'un établissement hospitalier est prise en charge à 70 %.

La différence (ticket modérateur) reste à la charge de l'assurée ou de sa mutuelle, si celle-ci le prévoit.

Pour les bénéficiaires de la CMU (couverture maladie universelle) complémentaire, la prise en charge est de 100 %.

François Hollande a promis qu'une fois élu, il permettra le remboursement à 100% des avortements.

L'accumulation des mesures de François Hollande en faveur de la culture de mort signe l'échec des Poissons roses.

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 16h30 | Lien permanent | Commentaires (19)

L'homme, mélange de matière et de souffle divin

Hier après-midi, le Pape a présidé la procession pénitentielle entre l'abbatiale bénédictine de St.Anselme et la basilique Ste Sabine voisine. Il a ensuite célébré la messe. A l'homélie il est revenu sur la symbolique des cendres. La liturgie, a dit Benoît XVI, fait de cette matière naturelle la marque de notre entrée en carême.

« Si l'imposition de la cendre n'est pas un signe sacramental, elle reste liée à la prière de sanctification des chrétiens ».

Après avoir créé le monde, « le Seigneur façonna l'homme à partir de la poussière du sol et lui insuffla la vie » et de signe de la poussière, de la cendre,

« nous ramène à l'oeuvre de la création où l'homme apparaît comme un mélange de matière et de souffle divin. C'est ce qu'expriment la poussière du sol utilisée par Dieu et animée par son souffle... Dans le récit de la Genèse le symbole de la poussière subit une mutation négative à cause du péché. Avant la faute, le sol est potentiellement bon...et rappelle l'ouverture à la vie du Créateur...après quoi il devient le signe de l'inexorabilité de la mort : Poussière tu étais et à la poussière tu retourneras ».

« cette malédiction du sol revêt une fonction médicinale pour l'homme qui devra se frotter à la résistance de la matière et reconnaître ainsi sa nature propre... Cela signifie que la volonté de Dieu est toujours bénéfique et qu'elle va au-delà de toute malédiction qui n'est pas le fait de Dieu mais du péché. Or il ne peut nous exempter du péché et de ses effets les plus négatifs par respect de la liberté de l'homme... avec la juste punition, il entend nous annoncer le chemin du salut, qui passe par la terre, la poussière, cette chair assumée par le Verbe ».

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 15h53 | Lien permanent

Des médecins prêts à faire des avortements en fonction du sexe de l'enfant

Selon le Daily Telegraph, des journalistes ont anonymement accompagné 4 femmes enceintes qui ont fait une demande d'avortement selon le sexe de l'enfant, dans 9 cliniques britanniques. Si la majorité des médecins a rejeté une telle démarche en indiquant qu’elle était contraire à la loi, trois ont accepté. Le ministre de la santé Andrew Lansley s’est dit très préoccupé d’une telle révélation. L’avortement selon le sexe est non seulement illégal mais surtout immoral. Il a indiqué que ses services mèneraient une enquête à ce sujet.

Ce n'est pas seulement le choix du sexe qui est immoral. C'est l'avortement.

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 15h30 | Lien permanent | Commentaires (5)

Pakistan : une église attaquée, des chrétiens arrêtés, des assaillants en liberté

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Une douzaine de musulmans armés ont attaqué une église protestante à Faisalabad. Un chrétien a été blessé par balle et pourrait être amputé d’un bras, un autre a été poussé du toit et est tombé de six mètres après avoir été battu à coup de crosse. La police a ouvert une enquête contre… le pasteur, Altaf Khan, et 20 fidèles, accusés par les musulmans de prosélytisme. Le chauffeur, deux gardes, et un autre chrétien ont été arrêtés. Pas les assaillants. L’accusation de prosélytisme vient de l’unique famille musulmane habitant la même rue."

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 15h21 | Lien permanent

Recherche sur l'embryon : la déclaration d'Hollande décryptée

La Fondation Lejeune réagit à la proposition de François Hollande :

"La Fondation Jérôme Lejeune note plusieurs affirmations fausses dans l’argumentation fondant cette déclaration :

-"Aucune raison sérieuse ne s'y oppose ». Comment un prétendant à la magistrature suprême peut-il oublier que le respect de l’être humain est un principe fondamental du pacte républicain français (a. 16 du code civil « la loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie. ») et de la vie en société ?

-"La recherche sur ces cellules est riche de promesses pour soigner et sauver des vies". Cet argument du « progrès thérapeutique » a largement été débattu lors de la révision de la loi de bioéthique. Les « progrès thérapeutiques » que l’on peut attendre des cellules souches en général relèvent soit de la modélisation des pathologies et du criblage de molécule, soit de la thérapie cellulaire. Le 1er objectif est accessible avec efficacité grâce aux IPS. Pour le 2ème objectif, les cellules souches adultes ou de sang de cordon permettent déjà de « soigner et de sauver des vies » alors que les cellules souches embryonnaires ne sont plus considérées comme intéressantes par la plupart des chercheurs.

Une cellule souche embryonnaire n'est pas un embryon". La recherche sur les cellules souches embryonnaires entraine la destruction des embryons. Cette réalité explique d’ailleurs une décision de la Cour de justice européenne relative à la brevetabilité (arrêt Brüstle/Greenpeace du 18 octobre 2011) qui considère de manière identique l’embryon et les cellules souches embryonnaires.

Nous rattraperons notre retard sur d'autres pays". Aucun des pays ayant autorisé la recherche sur l’embryon depuis plusieurs dizaines d’années (par exemple la Grande-Bretagne) n’est en avance sur la France, qui dès lors ne peut pas être en retard. En revanche, en raison de choix politiques du début des années 2000, la France est en retard pour la recherche sur les cellules souches non embryonnaires qui ont déjà apporté la preuve de leur efficacité thérapeutique.

La réalité est que l’embryon humain est utile à l’industrie pharmaceutique : en matière de recherche, non seulement il permet de remplacer l’utilisation de l’animal, mais il sert également d’outil de criblage pharmacologique et de modélisation de pathologies.

Le cadre de la déclaration de François Hollande est parlant : le Génopôle d’Evry abrite le laboratoire I-Stem de Marc Peschanski. Certains travaux d’I-Stem sur l’embryon ont obtenu une autorisation de l’ABM, au mépris de la loi pour la Fondation Jérôme Lejeune (cf. recours en illégalité contre une décision relative à la modélisation d’une myopathie). [...]"

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 14h11 | Lien permanent | Commentaires (8)

La destinée de la Grèce ne nous sera pas épargnée

Humeur de Pasquin dans l'Homme Nouveau :

"Il fut un temps où la Grèce dominait le monde, où son empire brillait, civilisant par sa suprématie les contrées lointaines, un temps de souffle politique et d'intelligence contemplative. Être alors reconnu comme citoyen était un privilège et conférait le droit de décider de son sort et de se prononcer sur celui du pays. Un temps où ceux qui décidaient de la destinée collective avaient fait la preuve qu'ils pouvaient défendre par les armes la souveraineté de leur cité, un temps où la démocratie était aux citoyens et aux sages. Un temps où la Grèce était tout et l'Europe rien. Dans cette Grèce antique, les marchands n'étaient pas citoyens et l'argent des artisans enrichis ne leur conférait pas le droit de cité, l'usure était méprisée. Ce temps a marqué le cœur et l'intelligence de l'Europe ; ce temps est notre Histoire.

Comme à l'époque où les pays « modélisaient » sur cette partie du monde leur culture et leur démocratie, regardons le sort d'Athènes, la contemporaine. Sa destinée actuelle est aux « normes européennes », rien donc de ce qu'elle subit ne nous sera épargné : une souveraineté asservie par des technocrates lointains à des oligarchies financières, un peuple qui ne décide plus de son sort, à qui l'on refuse les référendums, un peuple que l'on dépouille de son patrimoine en le vendant, comme le port du Pirée cédé aux Chinois, des ouvriers à qui on baisse les salaires, des retraités dont on réduit les pensions, des malades qu'on ne rembourse plus, le peuple entier croule sous l'impôt. Bruxelles, qui a déjà refusé notre héritage chrétien, lamine maintenant le legs hellénique. Sans Dieu et sans héros, que restera-t-il de nos contrées ? Un marché délabré, des consommateurs abusés et trop pauvres pour consommer… Mais que renaissent donc les titans et les temps épiques !"

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 13h37 | Lien permanent | Commentaires (4)

Halal : dépôt d'une proposition de loi

Mme Françoise Hostalier (mention Assez Bien) et plusieurs de ses collègues ont déposé une proposition de loi visant au respect de la réglementation européenne pour la production de viande provenant d'animaux abattus sans étourdissement. Extrait de l'exposé des motifs :

"La présente proposition de loi souhaite répondre à un triple objectif :

  • le respect de la réglementation concernant l’abattage des animaux, et la légitime protection de ces derniers ;
  • l’information du consommateur sur la façon dont les animaux ont été abattus, conformément encore à la réglementation européenne ;
  • le respect des pratiques religieuses."

L’article 3 oblige les distributeurs de viande à indiquer le mode d’abattage de l’animal, que ce soit par étiquetage ou par affichage. Si deux types de viande différents sont présents, l’information devra être clairement portée à la connaissance du consommateur.

Par ailleurs, le FN a déposé une plainte pour tromperie sur les qualités substantielles des marchandises vendues et pour actes de cruauté envers des animaux domestiques.

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 12h12 | Lien permanent | Commentaires (19)

UE : la Pologne soutient la Hongrie

Lu sur Nouvelles de France :

"Le gouvernement hongrois vient d’adopter une résolution exprimant sa gratitude à la Pologne qui lui a apporté son soutien alors que Budapest subit les attaques de la Commission européenne qui vient de proposer de suspendre une aide de 495 millions d’euros destinée à la Hongrie. Les députés ont remercié et ont exprimé leur respect à l’égard de la Pologne, des Polonais et de son gouvernement après que ceux-ci aient exprimé leur soutien et de leur compassion suite aux pressions subies par Budapest après l’adoption de sa nouvelle Constitution. « Nous constatons qu’il y a des actions concertées qui sont orchestrées en Europe contre le gouvernement de Victor Orban (…) Il est honteux de voir les fausses informations qui ont été délivrées par les médias étrangers. Cela relève de la désinformation, il s’agit de commérages ou d’une tentative de nuire à notre Etat. Notre histoire nous enseigne cependant que de telles pressions peuvent nous aider à nous surpasser. », a déclaré Zoltan Kovács, secrétaire d’Etat dans le gouvernement Orban. « Merci à la Pologne! », ont finalement conclu les députés."

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 11h42 | Lien permanent | Commentaires (9)

PMA : François Hollande ne veut pas que tous les enfants aient un père

François Hollande s’est prononcé pour la légalisation de la procréation médicale assistée pour toutes les femmes :

"Une femme doit pouvoir y recourir, soit parce qu’elle ne peut pas avoir d’enfant, soit parce qu’elle ne souhaite pas avoir une relation avec un homme".

Pauvres enfants, vous n'aurez pas de père.

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 11h19 | Lien permanent | Commentaires (19)

La Commission européenne veut couper les subventions à la Hongrie

HLe régime fédéral (non-élu) de Bruxelles veut imposer sa volonté au dissident hongrois Viktor Orban, qui a le tort d'avoir publié une constitution pro-vie et pro-famille. La Commission européenne a proposé de suspendre le versement à la Hongrie de presque un demi-milliard provenant du Fonds de cohésion, et ce à partir de 2013. Au moment même où les Etats ratifient le projet européiste de MES. Bruxelles ajoute que cette décision doit obliger le gouvernement Orban à prendre des mesures de correction de son déficit, qualifié d'excessif. Sic.

L'hypocrisie des commissaires européens est à son comble : le déficit de la Hongrie n'excède ni celui de la Grèce, laquelle est abreuvée de subventions, ni même celui de la France (7%).

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 08h13 | Lien permanent | Commentaires (11)

Contestation de l'ObamaCare : les protestants rejoignent les catholiques

Lu sur l'Observatoire de la christianophobie :

F"Le 20 février, c’est la puissante organisation protestante The Family Research Council (FRC), qui a rendu publique une lettre de rejet de ce décret signée par pas moins de 2 500 pasteurs et responsables évangéliques. Lors d’une conférence de presse du président du FRC, le baptiste Tony Perkins, qui était entouré de l’évêque pentecotiste Harry R. Jackson, du Dr. Richard Land, un haut responsable baptiste, du pasteur Gary Simons et de la journaliste Star Parker, a déclaré que le HHS Mandate [ObamaCare] n’était pas qu’une « affaire de catholiques » et que le FRC « ne tolérera pas qu’une quelconque dénomination voit sa liberté religieuse violée par le gouvernement ». « Aucune église, a-t-il poursuivi, ne devrait être contrainte d’abandonner sa foi pour s’agenouiller devant l’autel du gouvernement. Et jusqu’à ce que le gouvernement corrige cette erreur, nous demeurerons unis avec nos alliés des différentes fois pour exiger ce que George Washington de “droits inestimables des citoyens libres” (…) Tous les groupes de l’Amérique religieuse se donnent le bras sur le front de cette guerre déclarée à la liberté religieuse ».

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 08h01 | Lien permanent | Commentaires (6)

L'actrice de cinéma qui devint religieuse

DDaniel Hamiche conte l'histoire de Mother Dolores, religieuse américaine, prieure bénédictine de l’abbaye Regina Laudis dans le Connecticut, qui fut actrice à Hollywood où elle joua avec Gary Cooper, George Hamilton, Anthony Queen, Stephen Boyd, Robert Wagner, Elvis Presley... En 1960, elle y joua à Rome sainte Claire dans le film de Michael Curtiz, François d’Assise. Ce qui lui permis d’être présentée au bienheureux Jean XXIII. Elle lui dit : « Je suis Dolores Hart, l’actrice qui incarne Claire – Non, lui répondit le pape, vous êtes Claire ». Cela la bouleversa à un point tel qu’elle rompit toute attache avec Hollywood et entra à l’abbaye en 1963.

Elle sera présente à la prochaine cérémonie des Oscars en raison d'un documentaire sur sa vie.

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 07h49 | Lien permanent | Commentaires (2)

Condamné pour une gifle donnée à un voyou, le maire fait appel

BLe maire de Cousolre (Nord), Maurice Boisart, condamné vendredi dernier à une amende avec sursis par le tribunal correctionnel pour avoir giflé un adolescent rebelle (1 000 euros d'amende avec sursis, 250 euros de dommages et intérêts, paiement des frais de justice de la partie plaignante), a décidé de faire appel :

«Je leur ai annoncé que je faisais appel, avec le soutien de l'AMF (l'Association des maires de France), qui mettait à ma disposition leur service juridique, leur service financier. J'ai eu Jacques Pélissard, président de l'AMF, ce matin [mercredi] au téléphone, qui m'a dit que tous les maires de France étaient derrière moi».

Son objectif est «que la fonction de maire soit reconnue et pas dénigrée comme elle l'a été lors de mon procès». «J'ai perdu mon honneur dans cette histoire-là» Depuis «la sentence, j'ai des centaines et des centaines de mails et de lettres de soutien de pratiquement tous les maires de France».

L'Association des maires du Nord (AMN) «a décidé de se constituer partie civile à ses côtés, pour le soutenir». Le président de l'AMF, Jacques Pélissard (UMP), avait dit craindre que

«cette décision n'encourage les actes d'incivilités, d'insultes, voire d'agressions envers des maires».

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 07h42 | Lien permanent | Commentaires (7)

Angleterre : les agences catholiques d'adoption ne peuvent plus exercer, les LGBT oui

En Angleterre, BBC News révèle que le conseil de la ville de Leeds sollicite actuellement les gays et lesbiennes pour qu’ils se portent candidats à l’adoption et à l’accueil d’enfants « placés » par les services d’aide à l’enfance, car le nombre de foyers se déclarant prêts à recevoir ces enfants est à son niveau le plus bas en dix ans. Le conseil s’est adressé officiellement à la communauté LGBT. Même chose à Bristol et dans le North Somerset.

Dans le même temps, au nom de la non-discrimination affirmée par l’ubuesque « Equality Act », les agences d’adoption catholiques ont été invitées à se soumettre ou à se démettre : plusieurs d’entre elles ont cessé cette activité plutôt que de proposer des enfants à l’adoption à des couples homosexuels, comme les y contraint désormais la loi.

Michel Janva

Posté le 23 février 2012 à 07h30 | Lien permanent


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