19 décembre 2014

Le premier pouvoir

Vu sur Facebook :

"Pourquoi la photo choisie pour les 70 ans de "Le Monde" me fait-elle irrésistiblement penser à celle du "dictateur" de Chaplin ?

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Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 20h09 | Lien permanent | Commentaires (4)

L'euroscepticisme gagne du terrain

Selon un sondage du Figaro :

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Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 20h02 | Lien permanent | Commentaires (3)

Location de mère porteuse : Pierre Charon interpelle Manuel Valls

Le sénateur Pierre Charon interroge le Premier ministre sur l’arrêt rendu par le Conseil d’État le 12 décembre 2014 qui rejette le recours formé par une association contre la circulaire Taubira relative à la délivrance des certificats de nationalité française aux enfants nés à l'étranger de mère porteuse :

"Dans cet arrêt, le Conseil d’État n’hésite pas à valider les conséquences d’une pratique pourtant interdite en France. En effet, invoquant un arrêt rendu par la cour européenne des droits de l’homme (CEDH) le 26 juin 2014, la plus haute juridiction de l’ordre administratif considère que la France ne peut priver un enfant de sa nationalité française sous peine de porter « une atteinte disproportionnée au respect de sa vie privée ». Pourtant, selon l’article 21-12-1 du code civil, la nationalité est acquise pour les enfants nés de GPA à l’étranger de manière automatique au bout de cinq ans de résidence sur le territoire français. Aucune nécessité pratique ou juridique n’impose donc l’obligation d’instituer de nouvelles règles en ce domaine.

Par ailleurs, on ne saurait invoquer une quelconque distinction entre la convention de GPA et ses effets, puisque la naissance de l’enfant constitue l’objet exclusif de cette convention. En validant ses effets, c’est bien la convention de la GPA, pourtant illégale au regard du droit français, que l’on valide. En effet, aux termes de l’article 16-7 du code civil, « toute convention portant sur la procréation ou la gestation pour le compte d’autrui est nulle. » La nullité d’une telle convention, inscrite dans notre droit depuis la loi du 29 juillet 1994, fait écho au principe fondamental du respect de la dignité humaine qui constitue ainsi l’un des principes les plus importants du droit français. L’interdiction française de recourir à cette pratique ne devient alors qu’une pure position de principe, alors que cette interdiction est également sanctionnée sur le plan pénal (un an d’emprisonnement et une amende de 15 000 euros aux termes de l’article 227-12 du code pénal).

Il lui demande donc, compte tenu de ses prises de position contre la GPA, s’il entend intervenir concrètement contre cette pratique et en vertu de quelles modalités. Il lui demande également de lui faire part de sa position concernant l’attitude problématique adoptée par le Conseil d’État."

Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 17h38 | Lien permanent

Combien rapporterait à l'Etat le trafic de cocaïne ?

Le groupe de réflexion Terra Nova, proche du PS, devra se pencher sur cette question, en cette période de recherche de sous.

Terra Nova vient en effet de publier une étude estimant que la légalisation du cannabis, à prix majoré (hausse de 40% du prix de vente par rapport à celui pratiqué au marché noir) et dans le cadre d’un monopole public, rapporterait 1,8 milliard d’euros à l’Etat, qui dépenserait moins dans la répression de ce marché légalisé.

L'étude ne dit pas combien coûterait cette légalisation en soins médicaux, psychologiques, sociaux, éducatifs, etc.

Après l'euthanasie, destinée à faire des économies dans la santé, cette étude sur le cannabis, Terra Nova devra évaluer le bénéfice pour l'Etat de la légalisation de la cocaïne, de l'héroïne, du LSD...

Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 17h31 | Lien permanent | Commentaires (9)

Laïcisme : les signes d'une toute puissance de l'autorité publique sont là

L'abbé Laurent Stalla-Bourdillon, directeur du service pastoral d'Etudes Politiques, écrit dans le Figarovox :

"[...] Certains voient-ils le culte républicain rendu obligatoire pour tous? Reviendra-t-on à l'époque où Rome imposait le culte des dieux à des citoyens qui cherchaient ailleurs un authentique salut? La tentation est immense pour les responsables politiques de régler les questions religieuses par leur suppression ou l'imposition d'une religion de substitution, une religion républicaine. Lorsque cette facilité s'acoquine à l'ignorance nous voilà partis vers une confusion certaine. Après le baptème républicain, le mariage pour tous, les funérailles républicaines et le culte de la consommation, à quel autre corpus de dogmes allons-nous devoir sacrifier? L'Etat serait-il une divinité ayant droit de vie et de mort sur ses sujets? Il faut peut-être s'en inquiéter car les signes avant coureur d'une toute puissance de l'autorité publique sont là. Mais une puissance rédemptrice de quoi? De l'autorité républicaine?

L'autorité de la République se renouvelle dans sa laïcité. Il en va de la responsabilité politique d'assurer la laïcité de la République. Or, cela suppose deux choses: qu'elle soit gardienne de la liberté d'expression de tous, et garante de la liberté de conscience de chacun. Nous devrions pouvoir avec ces deux principes simples rendre à chacun le bonheur de vivre sa foi dans un pays respectueux des traditions religieuses, et garantir à chacun la liberté de les questionner et de rester fidèle à la voix de sa conscience. [...]"

Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 16h38 | Lien permanent

"Les radicaux de gauche sont des fanatiques de l'euthanasie"

Dixit Bernard Accoyer.

Ce qui lui permet dans le même temps d'approuver le rapport Claeys-Leonetti sur la fin de vie. Effectivement, il n'y a pas lu en toutes lettres qu'il fallait exterminer les vieux et les impotents. Si cseulement c'était aussi simple.

Addendum 20h : il y a quelques jours Bernard Accoyer s'était prononcé contre ce rapport.

Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 15h44 | Lien permanent | Commentaires (2)

Victoire pour les crèches : le tribunal rejette la demande d'enlèvement à Béziers

C'est une victoire judiciaire pour Robert Ménard. Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté vendredi 19 décembre la demande d'un Biterrois et de la Ligue des droits de l'homme d'enlever la crèche de Noël installée dans l'hôtel de ville de Béziers.

Dans un jugement de cinq pages, le juge a justifié sa décision par défaut d'urgence :

"en l'absence de circonstances particulières qui auraient pu résulter, notamment de troubles à l'ordre public". "Il ne résulte pas de l'instruction, ni des explications apportées à l'audience que la décision d'installer une crèche dans le hall serait de nature à porter" atteinte "aux principes de laïcité et de neutralité".

Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 15h19 | Lien permanent | Commentaires (16)

Le Parlement européen vous souhaite un Joyeux Noël

Avec une crèche !

Visual

Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 15h10 | Lien permanent | Commentaires (7)

Civitas répond à la Libre Pensée sur l’interdiction des crèches dans les lieux publics

Lu sur le site de la Nouvelle gazette française :

"Mercredi 17 décembre 2014, l’Institut Civitas a tenu une veillée de prières Place de l’Estrapade à Paris, devant les bureaux de la Libre Pensée.

Au nom de la loi de 1905, promulguant la séparation de l’Eglise et de l’Etat, cette fédération s’oppose à la présence de « crèches chrétiennes et non de simple crèches » (sic) dans les institutions de la République. La tribune ronflante, dont la portée pamphlétaire n’est pas sans rappeler les meilleurs tribunes de Rue 89, n’hésite pas à faire appel aux armes médiatiques traditionnelles afin de museler toute opinion contradictoire à la sienne : ainsi la résurgence du sentiment chrétien au sein de notre société rappellerait « la période du Régime de Vichy où cette loi a été violée en permanence » et les promoteurs de celui-ci seraient « des nostalgiques de cette sinistre période. » Stupeur de l’institution laïque, qui salue cependant les manifestants au creux de sa vitrine, indiquant sur une pancarte un « Joyeux Noël païen » dont le caractère profane, s’il est effectif, enjoint néanmoins à une certaine réflexion ontologique non dénuée de portée casuistique.

Si la contradiction ne semble pas choquer La Libre Pensée, l’anachronisme ne le fait pas davantage reculer : à ceux qui suggèrent que la France a des fondements historiques chrétiens expliquant la présence des crèches dans des lieux publics, l’institution aime à souligner l’inanité d’une telle religion, véhicule d’une haine responsable des grands maux du XXe siècle : « le christianisme a trouvé sa puissance dans la lutte contre le judaïsme. Il a une responsabilité écrasante dans l’antisémitisme. C’est le christianisme qui a fourbi les armes ayant conduit à Auschwitz. ». Dénonciation fallacieuse s’il en est, on appréciera cet argument auquel toute réponse constituerait sans nul doute une revendication fasciste ou antisémite. Que la Libre Pensée se rassure : plusieurs opposants se sont manifestés en ce sens durant la veillée. Couvrant les Gloria, certains habitants du quartier ont fait entendre leur désaccord, enceintes aux fenêtres et musique à tue-tête tentant de décourager l’assemblée. Mieux, une femme, se revendiquant chrétienne, lance : « Vous n’avez pas le droit de faire ça, c’est de l’incitation à la haine. […] Fascistes ! ». La République dans toute sa splendeur, est sauvée par ses dignes soldats.

Crèche-vivante-300x200

L’abbé Bouchacourt a conclu cette veillée de prière animée d’une crèche vivante, en rappelant aux Catholiques les vertus de l’Espérance. Comme le soulignait Bernanos, « l’espérance [n’est-elle pas] un risque à courir » ? "

Marie Bethanie

Posté le 19 décembre 2014 à 14h56 | Lien permanent | Commentaires (4)

Accueil de Valls à Rennes : la liberté d'expression, ce n'est toujours pas maintenant !

Un courageux militant LMPT raconte :

"Bonjour,
Nous étions 9 manifestants à une heure pas très pratique (11h!) à interpeller Manuel Valls pendant sa visite à Rennes.
Le site de la Courrouze était bien gardé avec notamment portique de sécurité, préfecture entourée de CRS, ...
Nous avons déployé une banderole avec des ballons rose et bleus : bon enfant!
Voulant se déplacer pour interpeller le premier ministre, la Police Nationale nous a bloqués, insultés, mais sans aucun motif.
Belle époque pour une démocratie où l'on ne peut pas discuter, évoquer des idées.
Mais nous ne lâcherons jamais !"

Capture d’écran (22)

Capture d’écran (23)

Marie Bethanie

Posté le 19 décembre 2014 à 14h41 | Lien permanent | Commentaires (3)

Des syndicats dans l'Armée ?

Comme la France a abandonné toute souveraineté, elle se plie aux injonctions de la CEDH, instance d'où il faudra bien un jour se résoudre à sortir :

"Un projet de loi relatif au «droit d’association professionnelle des militaires» va être préparé par les ministres de la Défense et de l'Intérieur, vient d'annoncer la présidence de la République, au lendemain de la remise du rapport de Bernard Pêcheur, conseiller d'Etat. L'Elysée souhaite que «toutes les conclusions de ce rapport soient mises en oeuvre».  Il propose essentiellement d’instituer un droit d’association professionnelle adapté à l’état militaire, à l’exclusion de tout droit syndical.

Cette évolution juridique très importante est rendue obligatoire par les arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) du 2 octobre, jugeant que si la liberté des militaires peut faire l’objet de restrictions légitimes, ceux-ci ne peuvent se voir refuser de manière générale un droit d’association pour la défense de leurs intérêts matériels et moraux. Le Président de la République a décidé que la France ne ferait pas appel et renonce à «demander le renvoi des décisions de la CEDH en Grande Chambre».

Une première association devrait se constituer dès le 5 janvier lorsque l'association GendXXI, regroupant des personnels de statut militaire de la gendarmerie, se déclarera en préfecture. Elle est présidée par le lieutenant-colonel Jean-Hugues Matelly, qui a lui-même porté l'affaire devant la CEDH, parallèlement à un autre groupe, l'Association de défense des droits des militaires (Adefdromil). [...]

Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 12h23 | Lien permanent | Commentaires (12)

Pas de "droit à l'avortement" au Parlement européen

Extrait d'un entretien d'Aymeric Chauprade au blog Le Rouge et Le Noir :

"[...] Il faut savoir que les groupes de pression féministes sont souvent étroitement liés aux groupes LGBT, et que, si le respect de la dignité de la femme est un principe sur lequel il est évidemment hors de question de transiger, les revendications de ces lobbies conduisent malheureusement bien souvent à une vision consumériste, des êtres en général et de la femme en particulier.

Ce n’est pas un hasard si, au Parlement européen, la commission parlementaire qui dit s’occuper du droit des femmes s’intitule « Droits de la femme et égalité des genres ». La sémantique est importante, et, on s’aperçoit vite dans le cadre du travail de cette commission, de l’influence grandissante des tenants de la théorie du genre sur les institutions européennes.

Si consacrer le « droit » à l’avortement ne semble plus à l’ordre du jour pour le moment, d’autres projets me paraissent alarmants. A titre d’exemple, la commission susmentionnée travaille actuellement sur un rapport sur l’égalité des femmes et des hommes au sein de l’UE, dans lequel il est déclaré la nécessité de lutter contre « la conception limitative de la famille en avantageant les familles mono-actives » et « insiste sur le fait que les femmes doivent avoir le contrôle de leurs droits sexuels et reproductifs, notamment grâce à un accès aisé à la contraception et à l’avortement ; soutient par conséquent les mesures et actions visant à améliorer l’accès des femmes aux services de santé sexuelle et reproductive et à mieux les informer de leurs droits et des services disponibles ; invite les États membres et la Commission à mettre en œuvre des mesures et des actions pour sensibiliser les hommes quant à leurs responsabilités sur les questions sexuelles et reproductives ».

C’est malheureusement le succès des tenants de la théorie du genre et de la négation du droit à la vie. Mais le sursaut espagnol doit nous encourager à poursuivre nos efforts pour défendre les droits de l’enfant et ne pas tomber dans le fatalisme concernant des mesures qui étaient soit disant « entrées dans les mœurs » mais qui sont plus que jamais contestées."

Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 12h16 | Lien permanent | Commentaires (1)

Fatima Allaoui rejoint le FN

Fatima Allaoui a rejoint les rangs du Front National au Conseil régional, ce vendredi matin lors de la session de l'assemblée.

Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 12h09 | Lien permanent | Commentaires (13)

Le bar Gay de Toulon va devenir le pub de la Miséricorde

Bonne nouvelle que nous annonce l'abbé Fabrice Loiseau (missionnaire de la miséricorde divine) :

L"Les Missionnaires de la Miséricorde Divine on la joie de vous annoncer l'achat du Texas Bar, célèbre bar de la communauté gay de Toulon qui se trouve à côté de notre église st François de Paule. Ce bar était en liquidation judiciaire, la vente aux enchères eut lieu le jour de la fête de la Médaille Miraculeuse. Les autres acheteurs potentiels qui souhaitaient mettre une somme plus importante que la nôtre ont eu la gentillesse de nous laisser le bar en voyant prier durant les enchères. Par ailleurs un prêtre du diocèse de Toulon, ami de la communauté nous a fait un don de 15 000 euros pour cette acquisition. Vous comprendrez l'importance de ce lieu pour notre évangélisation dans le quartier, ainsi le bar de Sodome va devenir le pub de la Miséricorde. Devant l'urgence de ce projet nous avons dû prendre dans notre capital prévu pour l'achat de notre maison. Nous avons donc besoin de votre aide en cette fin d'année."

Dons à l'ordre de : ADFT Missionnaires de la Miséricorde 104 cours Lafayette 83000 TOULON.

Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 10h47 | Lien permanent

Le populisme est le refus de renoncer à notre manière de vivre

Benoît-et-moi a traduit l'intégralité de l'entretien donné par Eric Zemmour dans le Corriere della Serra, qui fait couler beaucoup d'encre et déchaine les bobos du politiquement correct. Extraits :

"Votre livre est une espèce de manifeste réactionnaire et populiste.

«Mais je le revendique, moi, le populisme. Apparemment, la façade résiste, Paris est toujours belle, et les filles font encore tourner la tête, mais sous la surface tout est pourri. Le populisme est le refus de renoncer à notre manière de vivre».

Et qui serait responsable de cet attentat contre la vieille France?

«Le Monde a écrit que mon livre est complotiste. Mais je ne dénonce pas un complot, je critique une évolution de la société imposée par les élites françaises. Au cours des quarante dernières années, ces élites ont agi selon les trois D: dérision, déconstruction, destruction de la France, au nom des grands idéaux, c'est-à-dire l'Europe, la transparence, le progrès».

L'immigration, la modernité, la mondialisation, affectent tout le monde, pas seulement les Français

«C'est vrai, mais il n'y a qu'en France qu'il y a une telle haine de soi véhiculée par les élites. Elles ne font que nous répéter que nous ne sommes pas assez allemands ou américains, ou suédois. Tous les modèles sont bons, sauf le nôtre. Et puis en Italie, il n'y a pas un Etat fort, la société est habituée à se défendre. Nous, nous nous sentons trahis par l'Etat. Nous sommes le pays avec la première communauté musulmane d'Europe». [...]

Et alors que suggérez-vous? Déporter cinq millions de musulmans français?

«Je le sais, ce n'est pas réaliste, mais l'histoire est surprenante. Qui aurait pensé en 1940 qu'un million de pieds-noirs, vingt ans plus tard, allaient quitter l'Algérie et revenir en France ? Ou qu'après la guerre 5 ou 6 millions d'Allemands allaient quitter l'Europe centrale et orientale où ils avaient vécu pendant des siècles?».

Vous parlez d'exodes provoqués par des tragédies immenses.

«Je pense que nous nous dirigeons vers le chaos. Cette situation de peuple dans le peuple, de musulmans au sein (dentro) des français, conduira au chaos et à la guerre civile. Des millions de personnes vivent ici, en France, et ne veulent pas vivre à la française». [...]"

Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 10h38 | Lien permanent

L'Eglise est la seule institution au monde qui n'accepte pas de faire du ventre de la femme un cimetière

Le Père Guy Gilbert était invité sur France info ce matin. Ses paroles y résonnent encore :

"L'Eglise est la seule institution au monde qui n'accepte pas de faire du ventre de la femme un cimetière. Elle n'accepte pas l'avortement, je n'accepterai jamais l'avortement."

Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 10h12 | Lien permanent

Esclavage chez Apple

Nous savons déjà que Apple veut congeler les ovocytes de ses jeunes salariées pour qu'elles aient des enfants "plus tard".

Un reportage de la BBC en dit long sur les conditions de travail pour fabriquer des iPhone :

"Des ouvriers qui s'endorment sur la chaîne de production, des journées de travail pouvant aller jusqu'à 16 heures, du métal provenant de mines dans lesquelles travaillent des enfants... Le documentaire de la BBC dans une usine chinoise où sont fabriqués des iPhone 6 dresse un constat sombre et dénonce «les promesses non tenues» d'Apple pour améliorer les conditions de travail chez ses fournisseurs."

Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 10h04 | Lien permanent | Commentaires (6)

Mgr Aillet répond aux attaques

Suite aux attaques diffusées par la presse, Mgr Marc Aillet a écrit à ses diocésains. Extrait :

A"[...] Je note que les griefs exposés dans cet article portent d’abord sur ma « gouvernance épiscopale », ce qu’on pourrait appeler l’« organisation cultuelle », qui est, je le rappelle, de la stricte compétence de l’Eglise, en régime de séparation des Eglises et de l’Etat, et selon des règles qui sont établies par le Code de Droit canonique.

Je me dois tout d’abord de récuser l’accusation selon laquelle mon gouvernement épiscopal, « par manque de concertation, ressemble à une dictature ». J’ai un conseil épiscopal qui collabore étroitement à ma charge et avec qui je prends, selon le Droit de l’Eglise, toutes les décisions qui m’incombent. Les lieux de débat ou de dialogue ne manquent pas dans notre diocèse, à commencer par les Conseils pastoraux des paroisses. Faut-il rappeler que, dans le cadre de la visite pastorale du diocèse,  j’ai déjà visité 51 paroisses, à raison de 5 jours d’immersion complète dans une paroisse par mois, où je rencontre systématiquement tous les fidèles engagés dans l’animation pastorale de nos communautés chrétiennes et où un échange libre et approfondi est organisé avec le Conseil pastoral. [...]

La pénurie des vocations sacerdotales dans notre diocèse et le vieillissement de notre clergé, dont j’ai conscience qu’ils sont une cause de souffrance pour tous, m’ont conduit à rouvrir le Séminaire diocésain et à appeler des prêtres de l’extérieur disponibles pour la mission. S’il n’y avait que 2 séminaristes quand je suis arrivé,  qui ne se réjouirait des 21 séminaristes et des 3 propédeutes qui se préparent aujourd’hui à servir le diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron ? [...] La réouverture du Séminaire est sans conteste le fruit de la prière des fidèles et très spécialement de l’adoration eucharistique perpétuelle mise en place à Bayonne et à Pau depuis 2009, précisément pour demander des vocations au Seigneur. L’engagement généreux de près de 600 fidèles inscrits – sans compter les autres – à une heure hebdomadaire d’adoration, montre que cette initiative répond bien aux souhaits des baptisés. [...]

Il est vrai que j’ai accueilli, depuis mon arrivée, des prêtres étrangers, essentiellement en provenance d’Afrique, avec une convention Fidei Donum, qui apportent une aide très appréciable dans les paroisses où ils exercent leur ministère comme prêtres coopérateurs. J’ai aussi appelé des communautés qui peuvent, grâce à Dieu, mettre des jeunes prêtres à la disposition de nos communautés paroissiales. Trois prêtres de la Fraternité Saint-Thomas Becket sont à mi-temps au service de la Paroisse Notre-Dame de l’Assomption-Bayonne, implantés sur Saint-Amand, et à mi-temps au service des jeunes, en particulier dans les établissements catholiques. S’ils assurent le service de la messe en forme extraordinaire, l’essentiel de leur ministère se déploie selon la forme ordinaire. En outre, en concertation étroite avec mon conseil épiscopal, j’ai confié la paroisse Notre-Dame du Rocher – Biarritz  à la Communauté Saint-Martin, association sacerdotale de droit pontifical. Je rappelle que si le latin et le chant grégorien ont une place prépondérante dans la célébration de leur « messe de communauté », les prêtres de Saint-Martin célèbrent exclusivement selon la forme ordinaire, dans les paroisses qui leur sont confiées. Ce n’est pas parce que ces prêtres ont fait le choix de la soutane comme signe de leur appartenance communautaire qu’ils doivent être étiquetés comme « conservateurs » ou « résistants aux évolutions du Concile Vatican II » : ce sont des affirmations gratuites et sans fondement. Dois-je préciser que la Communauté Saint-Martin compte 95 séminaristes en formation, comptabilisés par la Conférence des évêques de France parmi les 750 séminaristes diocésains, qu’elle a été appelée dans 15 diocèses de France et deux diocèses étrangers (Santa Clara à Cuba et Gênes en Italie). De plus, une vingtaine de diocèses sont en liste d’attente aujourd’hui pour bénéficier de leurs services.

L’importance disproportionnée qui est donnée par l’article de Sud-Ouest à la messe selon la forme extraordinaire, puisque le pape Benoît XVI en a libéré l’usage, m’apparaît comme un point de fixation qui prétend avaliser la thèse de mes « penchants intégristes », adjectif qui, dans le contexte actuel, pourrait être assimilé à de la diffamation. Je rappelle seulement que sur 17 messes proposées aux fidèles chaque week-end sur la ville de Bayonne, 16 sont célébrées selon la forme ordinaire (dont 15 en français et 1 en basque), et 1 en latin selon la forme extraordinaire. Il faut donc raison garder. De même sur toute l’agglomération paloise, une seule messe par week-end est célébrée selon la forme extraordinaire. [...]

Quand on assimile la dévotion aux deux Cœurs unis de Jésus et de Marie à des « symboles intégristes », en faisant référence à la Consécration du diocèse au Sacré-Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie le jour de la Pentecôte 2014, avec la bagatelle de 1500 fidèles, c’est tout simplement odieux. Je rappelle que la dévotion au deux Cœurs unis est une donnée centrale de l’Ecole française de Spiritualité, en particulier de Saint Jean Eudes, dont Mgr Dubost, évêque d’Evry, a plaidé la cause devant l’assemblée plénière des évêques de France en novembre 2014, pour obtenir l’approbation des évêques destinée à appuyer la demande faite à Rome par les Eudistes pour que Saint Jean Eudes soit proclamé Docteur de l’Eglise. [...]

Quant à l’ouverture de deux petites écoles hors contrat sur la côte basque et l’agglomération paloise, faut-il rappeler que cela est du ressort strict des familles, au nom de la liberté pour les parents de choisir l’école de leurs enfants, principe qui fonde l’existence même de l’enseignement catholique en France. L’évêque n’intervient que dans la mesure où ces familles, qui participent activement à la vie de notre Eglise diocésaine, demandent un soutien de type pastoral et spirituel auquel elles ont droit, au même titre que tous les fidèles. Mon engagement auprès de l’enseignement catholique diocésain est suffisamment connu pour qu’on ne m’en fasse pas reproche.

Les griefs concernant mes positions en matière sociétale

Quant à mes prises de position par rapport aux questions sociétales – l’avortement et l’Euthanasie, la loi sur le mariage entre personnes de même sexe -, je n’ai rien fait d’autre que de rappeler l’enseignement constant du Magistère de l’Eglise. Sait-on que c’est le Concile Vatican II qui a parlé de l’avortement comme d’« un crime abominable » (Constitution Gaudium et Spes n. 51 § 3) ? Connaît-on les paroles très claires et sans détour du Pape François, à de nombreuses reprises, sur le drame de l’avortement « qui nous fait horreur », a-t-il lâché il y a quelques mois devant corps diplomatique ? [...]

Je m’attache à demeurer libre par rapport à toute orientation politique de type partisan. J’ai assez précisé que mon soutien à « la Manif pour tous » était conditionné par le constat que ce mouvement de très grande ampleur – qui a rassemblé des centaines de milliers de citoyens français, avec de très nombreux jeunes et beaucoup de familles de la génération Jean Paul II et Benoît XVI et qui comptent parmi les forces vives de notre Eglise de France –  ne s’était pas laissé récupérer par les partis politiques quels qu’ils soient. D’ailleurs on a bien vu comment les partis d’opposition, dits de droite ou d’extrême droite, se sont brisés sur ce mouvement, faute de consensus en leur propre sein. Loin de toute politique partisane, qui échappe rarement à la tentation de l’intérêt et du pouvoir et qui oublie souvent le Bien commun, je parle, avec la Doctrine sociale de l’Eglise, de la Politique avec un grand « P », dont le Pape François a dit, à la suite de ses prédécesseurs, qu’elle est « une forme éminente de la charité », en vue du Bien commun. Et le Bien commun, comme l’a répété avec force le Pape François devant le Parlement européen suppose une conception des droits humains, qui pour ne pas se réduire à des droits individuels et même individualistes, doivent être assortis de devoirs précis (cf. Discours au Parlement européen, le 25 novembre 2014). [...]"

Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 09h32 | Lien permanent

La PMA c'est déjà le droit à l'enfant

Lu ici :

"[...] Je ne comprends pas vraiment comment on peut d'un côté combattre la loi Taubira au nom du refus du droit à l'enfant tout en acceptant d'un autre côté ce même droit à l'enfant pour les couples stables hétérosexuels.

Je comprends bien la problématique de l'impossibilité médicale d'avoir des enfants et la souffrance que cela implique, mais cette souffrance est parfaitement identique à celle des homosexuels qui certes par nature et non par accident, ne peuvent avoir d'enfants. Cette souffrance est également la même concernant un célibataire (qui peut d'ailleurs adopter, même si les origines de la loi étaient circonstancielles à l'époque). 

En aucune manière une souffrance ou une incapacité accidentelle ne justifie le maintien de pratiques anormales. C'est d'ailleurs cet argument irrationnel de la souffrance qui nous était opposé lors de la présentation du projet de loi ou dans les débats avec des membres de LMPT.

L'intérêt de l'enfant dans ces différents cas ne se limite pas au seul accès à ses origines. Il serait sinon urgent de supprimer la naissance sous X fort utile pour inciter des femmes à éviter l'avortement.

L'intérêt de l'enfant est de naître d'une union fertile afin d'avoir non seulement accès à ses origines et de garantir sa filiation, mais également et surtout d'avoir la certitude de ne pas être le résultat d'un droit à l'enfant, quelle que soit la situation et quelle que soit la méthode utilisée: médicale pour la PMA/GPA d'un couple homosexuel ou hétérosexuel, juridique pour l'adoption par les célibataires (au moins pour de jeunes enfants, je comprends la possibilité d'adoptions de personnes majeures par des célibataires).

Ayant pu fréquenter une personne ayant eu recours à la PMA, je puis vous affirmer que leur souffrance réelle de ne pas avoir d'enfant se traduit de manière déformée par le droit d'avoir un enfant puisque la technique médicale le permet. Les conséquences pour les enfants sont assez terribles, entre soulagement d'être né par cette technique qu'ils approuvent en conséquence et compréhension d'être le fruit d'un droit à l'enfant, ce qui n'est pas vraiment agréable.

L'apparition de la PMA (en 1994 il me semble) pour les couples stériles a été le point d'entrée principal des renvendications LGBT, et avec un raisonnement fort logique d'ailleurs, pour parvenir à l'élargissement de cette pratique à tous les couples.

On voit mal avec cette position ambigüe sur la PMA pourquoi refuser la GPA aux couples stériles du fait d'une incapacité éventuelle de porter un enfant in utero (rejet, problème génétique, malformation). C'est d'ailleurs cette logique qui prévaut dans de nombreuses législations mortifères à l'étranger.

Soit on interdit la PMA pour tous et il n'y a pas de porte d'entrée pour des revendications argumentées relevant du droit à l'enfant, soit on laisse perdurer des éléments sources d'incohérence.

Sans compter que la PMA soulève, au delà des questions de filiation et de droit à l'enfant, des questions éthiques graves absentes totalement du débat sur ce sujet: quid des embryons surnuméraires, de leur congélation, de leur élimination in utero, de la sélection eugéniste qui commence à apparaître à l'étranger, des naissances multiples (3,4,5 enfants), des problèmes de santé de ces enfants, etc. [...]"

Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 09h20 | Lien permanent

Irak : 150 femmes exécutées pour refus de « mariage » avec des djihadistes

Topic (2)

"C’est un communiqué officiel du ministère irakien des Droits de l’homme qui révèle le nouveau massacre perpétré par le prétendu État Islamique. Selon ce document, « au moins 150 femmes, parmi lesquelles de futures mères, ont été exécutées à Fallujah, sur l’ordre d’un militant appelé Abu Anas Al-Libi, après avoir refusé d’accepter le "djihad par mariage" ».

Une prostitution « légalisée »

Le « djihad par mariage » est la possibilité pour un homme et une femme musulmans de contracter un mariage temporaire, pendant une guerre sainte. Le « mariage » peut être révoqué après simplement quelques heures, et s’apparente à une prostitution « légalisée », à ceci près que les relations sexuelles ne doivent pas être rémunérées et que les époux sont supposés être consentants. Un dignitaire religieux salafiste saoudien, sheikh Mohammed al-Arifi, a officiellement autorisé cette pratique début 2013 dans une fatwa intitulée : « Ouverture de la porte du djihad par le mariage en Syrie ».
La fatwa a circulé sur Internet, avec des prédicateurs encourageant les musulmanes à pratiquer « le djihad des femmes contre Bachar Al Assad ». Le massacre de plus de 150 femmes ayant refusé de se soumettre à cette pratique barbare rappelle la réalité cachée par le terme de « djihad par mariage ». Il s’agit simplement de réduire en esclavage des femmes qui ne peuvent être utilisées comme un butin selon les principes du soi-disant État islamique, car musulmanes." (Aleteia)

Enviable, la condition de la femme dans l'islam ?

Marie Bethanie

Posté le 19 décembre 2014 à 08h45 | Lien permanent | Commentaires (17)

Après les crèches, l'interdiction de saint Nicolas

Les enfants de la plupart des écoles du Nord Pas-de-Calais reçoivent une coquille et une orange, en décembre, souvent des mains du Père Noël ou de Saint-Nicolas. Cette année, à Marquette-lez-Lille, l'Inspectrice de l'Education nationale a interdit le passage de Saint Nicolas et du Père Fouettard dans les écoles publiques. Le maire Jean Delebarre a déclaré :

"Ce n’est évidemment pas nous qui avons interdit aux membres de l’association de l’UNC-Soldats de France de se rendre dans les écoles maternelles déguisés en saint Nicolas et en père Fouettard avec leur âne pour y distribuer des coquilles, comme ils le faisaient depuis des années. C’est l’État, par l’intermédiaire de l’inspecteur de l’Éducation nationale, qui a estimé que cela allait à l’encontre du principe de laïcité. Une décision que je regrette. Et je peux vous dire que l’association a été très peinée. »

Les enfants aussi. L'histoire ne s'arrête pas là. Une autre distribution de coquilles de Noël, distribuées directement par la mairie celles-là, a été autorisée. Le maire en a eu la confirmation par l'Inspectrice :

"On m’a dit que ça ne posait pas de problème. Noël, ça passe mais pas saint Nicolas : allez comprendre ! ».

Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 08h22 | Lien permanent | Commentaires (13)

A Mossoul, les églises chrétiennes sont transformées en prison

Topic

La croix a été enlevée de la coupole du monastère Saint-Georges

"Mossoul (Agence Fides) – Dans la ville de Mossoul, prise en juin par les miliciens djihadistes du prétendu « Etat islamique », les églises chrétiennes continuent à être transformées en prisons. Au cours de la fin de semaine dernière, les djihadistes du prétendu « Etat islamique » ont transféré au moins 150 prisonniers bandés et les menottes aux poignets dans l’antique Monastère Saint Georges appartenant à l’Ordre antonien de Saint Hormisdas des Chaldéens. C’est ce qu’indiquent des sources locales, entrées en contact avec le site Internet irakien ankawa.com. Parmi les prisonniers, précédemment détenus dans la prison de Badush – évacuée en prévision d’une possible attaque de la part de la coalition formée contre le prétendu « Etat islamique » - se trouveraient des chefs de tribus sunnites opposés au prétendu « Etat islamique » et des anciens membres des services de sécurité démantelés par les djihadistes.
Les dernières photos du monastère circulant sur Internet font état du fait que la croix surmontant la coupole de Saint Georges a été brisée, suivant le destin de celles d’autres églises chrétiennes occupées par les djihadistes. Précédemment, des sources locales avaient indiqué à l’Agence Fides que des groupes de femmes avaient été transférés dans ce même monastère.
« Les nouvelles et les photos des églises occupées par les djihadistes – affirme à l’Agence Fides le Père Rebwar Audish Basa, Procureur de l’Ordre antonien de Saint Hormisdas des Chaldéens – rendent encore plus douloureuses les blessures intérieures des chrétiens ayant fui Mossoul et la plaine de Ninive, qui se préparent à passer le premier Noël loin de ces lieux qu’ils aiment tant. Eglises et monastères subissent maintenant la profanation de ceux qui ne montrent aucune pitié, pour rien ni pour personne »."

Marie Bethanie

Posté le 19 décembre 2014 à 08h19 | Lien permanent | Commentaires (5)

Un moine arrêté pour avoir osé critiquer l'homosexualité

Lu sur Riposte catholique :

"Un moine écossais, apparenté à l’organisation catholique de charité Black Hermits de Glasgow, a été arrêté le 12 décembre pour avoir revendiqué être l’auteur de feuillets dénonçant l’homosexualité, la fornication, la contraception, l’euthanasie, l’avortement et le divorce comme des péchés. Une arrestation motivée par le soupçon d’offense homophobe d’ordre public. Pourtant les représentants de la police de la région de Cambridge, où ont été diffusés les feuillets, ont clairement reconnu que quoique « offensants », les propos tenus n’ont rien de criminel. À la source de cette arrestation, on retrouve, bien évidemment, un journal militant homosexualiste, PinkNews, à qui le moine avait adressé une lettre pour revendiquer ses actes."

Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 08h18 | Lien permanent

Délire : la loi Veil sauverait des vies...

Le maire de Neuilly, Jean-Christophe Fromantin est harcelé (voir la vidéo) par un conseiller municipal UMP qui lui reproche d'avoir voté contre la résolution sur l'avortement. Ce conseiller, Franck Keller, ose déclarer :

"Cette loi a permis, à partir de 1974, de sauver de nombreuses vies".

220 000 avortements par an, cela fait combien de vies sauvées ? On retrouve là la désinformation habituelle des partisans de la culture de mort. Le mal devient bien, la mort devient vie.

Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 08h11 | Lien permanent | Commentaires (10)

Des crèches partout ! La crèche de Lourdes (65)

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Marie Bethanie

Posté le 19 décembre 2014 à 08h07 | Lien permanent | Commentaires (0)

Des crèches partout ! Dans la vitrine de l’imprimerie Saint Joseph à Lyon (69)

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Marie Bethanie

Posté le 19 décembre 2014 à 08h03 | Lien permanent | Commentaires (0)

Des crèches partout ! Dans une boutique de fleurs du Marais

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Marie Bethanie

Posté le 19 décembre 2014 à 08h01 | Lien permanent | Commentaires (0)

La Neuvaine : méditation du père de Laubier

Le père Patrick de Laubier (né en 1935), professeur émérite de l'université de Genève, docteur honoris causa de l'université des sciences humaines de Russie (Moscou), a été ordonné prêtre le 13 mai 2001 par Jean Paul II. Il est l'auteur de la méditation de la semaine pour La Neuvaine :

L"La Vierge Marie, patronne principale de la France est l’objet d’une prière collective et nationale  pour obtenir  un secours exceptionnel qui n’est pas sans rappeler le vœu de Louis XIII du 15 août 1638. Cette fois ce n’est plus le chef du Royaume qui s’engage, mais des membres du pays qui est menacé par  un changement de civilisation ou plutôt d’un effondrement de civilisation.

Nous invoquons la Vierge en l’appelant à notre secours au cours d’une neuvaine de 9 mois, du 15 novembre 2014 au 15 août 2015.

Vierge Immaculée, Fille du Père, Mère du Fils, Epouse non épousée de l’Esprit Saint, vous avez montré au cours  des siècles  une attention  toute spéciale pour la France, Fille aînée de l’Eglise. Depuis  deux siècles  des révolutions  et vos apparitions se sont  multipliées et nous arrivons aujourd’hui à l’aboutissement d’un drame annoncé dès  la Salette (1846) à savoir  l’apostasie de ce pays.

Il y a eu au cours de son histoire des moments tragiques et  nul pays n’a connu une délivrance comparable à celle de Jeanne d’Arc dont l’intervention spirituelle et politique n’a pas d’équivalent dans l’histoire de l’Eglise. La sainteté  a donné des  fruits  bien remarquables et continue à le faire, mais la Foi n’est plus vécue par le grand nombre. L’athéisme  est devenu une croyance généralisée autorisant des législations opposées non seulement à la vérité évangélique mais aussi à la loi naturelle. On assiste à des mouvements de protestation mais une sorte de paralysie a gagné la vie politique.

La raison profonde de cette léthargie est une désuétude de la pratique de la  prière devenue habituelle chez les croyants malgré tant de rappels de votre part et l’enseignement de l’Eglise. Les églises  de pierres encore si nombreuses sont vides et la vie paroissiale a perdu ce qui faisait sa force sans  que les chrétiens  ne réagissent à cette mort lente de la vie spirituelle. Au moment même où les musulmans, de plus en plus nombreux, montrent l’exemple d’une dévotion oubliée par les baptisés. Un grand nombre de chrétiens n’a gardé du christianisme  que  des coutumes sans rencontrer dans la prière la Personne du Christ qui est le Cœur même de la dévotion et de l’Amour.

Vierge très sainte vous savez tout cela, mais le dire et le redire  indique où est le mal et quelle est la guérison attendue. Il faut prier, c'est-à-dire  s’adresser  à notre Sauveur en sollicitant votre aide secourable. Les sacrements et en premiers lieux l’Eucharistie et la réconciliation qui la prépare  deviennent vite des routines sans âme lorsque la prière ne fait plus vivre en nous ces trésors surnaturels.

Marie très sainte, Mère de Dieu et notre Mère, notre Sœur aussi (Paul VI) écoutez notre supplication. Tout est possible à Dieu mais la Grâce  sollicite notre liberté de créature  à l’image et à la ressemblance de Dieu. L’Amour de Dieu attend l’amour de l’homme  et la prière en est l’expression nécessaire .Face à une «  civilisation de la mort », nous chrétiens de France nous voulons préparer une civilisation de l’amour qui est l’orientation de la doctrine sociale  de l’Eglise."

Ô Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous."

Michel Janva

Posté le 19 décembre 2014 à 08h00 | Lien permanent

Tuer des souris, c'est non. Tuer des enfants à naître, c'est oui !

Vos enfants ne dissèqueront plus de souris en cours de Sciences et Vie de la Terre :

"Finis les évanouissements et les moues dégoûtées dans les salles de classe françaises: depuis la fin du mois de novembre, les dissections de souris et de grenouilles, passage presque rituel des cours de Sciences et Vie de la Terre, sont désormais interdites dans toutes les classes jusqu’au baccalauréat."

Réaction de Jean-Marie Le Méné sur son compte twitter :  Image2Tous à la Marche pour la Vie le 25 janvier 2015.
Lancement-site

Philippe Carhon

Posté le 19 décembre 2014 à 07h55 | Lien permanent | Commentaires (0)

Un jour, un texte! La Patrie selon Jean Pierre Calloch.

« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c’est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d’entrer dans le Paradis des Robots. » Georges Bernanos, La France contre les robots

Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d’actualité, aujourd’hui : la Patrie. (19)

Quart de nuit aux Tranchées ou la prière du veilleur 

Les ténèbres pesantes s'épaissirent autour de moi ;
Sur l'étendue de la plaine la couleur de la nuit s'épandait,
Et j'entendis une voix qui priait sur la tranchée :
O la prière du soldat quand tombe la lumière du jour!

« Le soleil malade des cieux d'hiver, voici qu'il s'est couché ;
Les cloches de l'Angélus ont sonné dans la Bretagne,
Les foyers sont éteints et les étoiles luisent :
Mettez un cœur fort, ô mon Dieu, dans ma poitrine.

Je me recommande à vous et à votre Mère Marie ;
Préservez-moi, mon Dieu, des épouvantes de la nuit aveugle,
Car mon travail est grand et lourde ma chaîne :
Mon tour est venu de veiller au front de la France,

Oui, la chaîne est lourde. Derrière moi demeure
L'armée. Elle dort. Je suis l'œil de l'armée.
C'est une charge rude, Vous le savez. Eh bien,
Soyez avec moi, mon souci sera léger comme la plume.

Je suis le matelot au bossoir, le guetteur
Qui va, qui vient, qui voit tout, qui entend tout. La France
M'a appelé ce soir pour garder son honneur,
Elle m'a ordonné de continuer sa vengeance.

Je suis le grand Veilleur debout sur la tranchée.
Je sais ce que je suis et je sais ce que je fais :
L'âme de l'Occident, sa terre, ses filles et ses fleurs,
C'est toute la beauté du Monde que je garde cette nuit.

J'en paierai cher la gloire, peut-être ? Et qu'importe !
Les noms des tombés, la terre d'Armor les gardera :
Je suis une étoile claire qui brille au front de la France,
Je suis le grand guetteur debout pour son pays.

Dors, ô patrie, dors en paix. Je veillerai pour toi,
Et si vient à s'enfler, ce soir, la mer germaine,
Nous sommes frères des rochers qui défendent le rivage de la Bretagne douce.
Dors, ô France ! Tu ne seras pas submergée encore cette fois-ci.

Pour être ici, j'ai abandonné ma maison, mes parents;
Plus haut est le devoir auquel je me suis attaché :
Ni fils, ni frère! Je suis le guetteur sombre et muet,
Aux frontières de l'est, je suis le rocher breton.

Cependant, plus d'une fois il m'advient de soupirer.
« Comment sont-ils ? Hélas, ils sont pauvres, malades peut-être… ».
Mon Dieu, ayez pitié de la maison qui est la mienne
Parce que je n'ai rien au monde que ceux qui pleurent là...


Maintenant dors, ô mon pays ! Ma main est sur mon glaive;
Je sais le métier ; je suis homme, je suis fort :
Le morceau de France sous ma garde, jamais ils ne l'auront...
- Que suis-je devant Vous, ô mon Dieu, sinon un ver ?

Quand je saute le parapet, une hache à la main,
Mes gars disent peut-être : « En avant ! Celui-là est un homme ! »
Et ils viennent avec moi dans la boue, dans le feu, dans la fournaise...
Mais Vous, Vous savez bien que je ne suis qu'un pécheur.

Vous, Vous savez assez combien mon âme est faible,
Combien aride mon cœur et misérables mes désirs ;
Trop souvent Vous me voyez, ô Père qui êtes aux cieux,
Suivre des chemins qui ne sont point Vos chemins.

C'est pourquoi, quand la nuit répand ses terreurs par le monde,
Dans les cavernes des tranchées, lorsque dorment mes frères
Ayez pitié de moi, écoutez ma demande,
Venez, et la nuit pour moi sera pleine de clarté.

De mes péchés anciens, Mon Dieu, délivrez-moi,
Brûlez-moi, consumez-moi dans le feu de Votre amour,
Et mon âme resplendira dans la nuit comme un cierge,
Et je serai pareil aux archanges de Votre armée.

Mon Dieu, mon Dieu ! Je suis le veilleur tout seul,
Ma patrie compte sur moi et je ne suis qu'argile :
Accordez-moi ce soir la force que je demande,
Je me recommande à Vous et à Votre Mère Marie.

Jean Pierre Calloch (1888-1917)

Yann-Ber Kalloc'h (Jean-Pierre Calloc'h en français), nait le 21 juillet 1888 à Groix et tombe au champ d'honneur le 10 avril 1917 à Urvillers (Aisne), est un poète breton de langue bretonne.

L'unique œuvre littéraire qui le montre comme un des plus grands auteurs bretons est un recueil posthume de poèmes souvent mystiques, Ar en deulin (À genoux) publié par son ami Pierre Mocaer en 1925. Jean-Pierre Hyacinthe Calloc'h est mort pour la France, « tué à l'ennemi», son nom figure au Panthéon avec les 546 écrivains morts au champ d'honneur.

Lois Spalwer

Posté le 19 décembre 2014 à 05h52 | Lien permanent | Commentaires (3)

18 décembre 2014

Des crèches partout ! Chez le marchand de vélo à Chalon sur Saône (71)

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Marie Bethanie

Posté le 18 décembre 2014 à 23h22 | Lien permanent | Commentaires (1)

Le gouvernement veut d'autres Thierry Lepaon

A partir du 1er janvier, les formations syndicales et patronales ne seront plus financées par la formation professionnelle (qui leur rapportait grosso modo 70 millions € par an, en plus des cotisations de leurs adhérents). Au nom de la transparence, Michel Sapin a créé un nouveau système, fort avantageux alors que les syndicats ne représentent plus qu'un salarié sur 20 dans le privé :

  • L'Etat leur signera chaque année un beau chèque (32,6 millions € en 2015 d'après une note interne du Medef)
  • Les cotisations patronales augmenteront à partir du 1er janvier (vous verrez apparaître une nouvelle ligne sur votre fiche de paie). Taux annoncé initialement : 0,014% de la masse salariale. Soit une manne de 70 millions € par an environ.

La loi a été votée au mois de février et promulguée en mars ; le gouvernement en est à la rédaction des décrets d'application. Et oh surprise ! La presse révèle que le taux retenu, pour l'augmentation des cotisations patronales en janvier, est finalement de 0,016%. Autrement dit, les syndicats vont obtenir des étrennes de 10 millions € supplémentaires grâce aux décrets. Alors que Manuel Valls vient d'annoncer un Pacte de responsabilité visant à réduire les charges des entreprises. Et en plein scandale de la CGT. Les Thierry Lepaon ont de beaux jours devant eux.

Louise Tudy

Posté le 18 décembre 2014 à 23h10 | Lien permanent | Commentaires (5)

Des crèches partout ! A Mainvilliers (28)

Une crèche que tous les passants peuvent admirer...

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Marie Bethanie

Posté le 18 décembre 2014 à 22h40 | Lien permanent | Commentaires (0)

Des crèches partout ! Dans la vitrine d'une pharmacie à Orléans (45)

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Marie Bethanie

Posté le 18 décembre 2014 à 22h32 | Lien permanent | Commentaires (1)

Des crèches partout ! A Steenvoorde (59), un Enfant Jésus béni par Benoît XVI

Une lectrice nous transmet cet article de La Voix du Nord :

"À  l’approche des fêtes de Noël, les crèches sont partout. Dans les  églises, les foyers, et on en trouve par exemple plus de six cents à  Steenwerck. Au presbytère de Steenvoorde, une magnifique crèche fidèle à la tradition chrétienne de la reconstitution de la nativité a été  installée par l’abbé Thomas Vercoutre.

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La belle histoire de cette immense crèche déployée  dans le hall d’entrée par le nouveau prêtre de la paroisse commence en  2006. «Lorsque je ramène l’enfant Jésus dans mes bagages lors de mon retour en France, après avoir passé trois années au Vatican à la secrétairerie d’État», précise l’abbé Vercoutre." [...]

L'abbé raconte que le Pape Benoît XVI a béni l'Enfant Jésus qu'il tient dans ses mains sur la photo.

Marie Bethanie

Posté le 18 décembre 2014 à 22h28 | Lien permanent | Commentaires (4)

Des crèches partout ! A Craon, en Mayenne (53)

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Marie Bethanie

Posté le 18 décembre 2014 à 22h17 | Lien permanent | Commentaires (1)

Des crèches partout ! La crèche de Radio Espérance à Paray-le-Monial (71)

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Marie Bethanie

Posté le 18 décembre 2014 à 21h57 | Lien permanent | Commentaires (0)

Des crèches partout ! A Fontainebleau (77)

Dans la vitrine d'une pharmacie

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A l'extérieur, devant une boulangerie

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Marie Bethanie

Posté le 18 décembre 2014 à 21h38 | Lien permanent | Commentaires (0)

Des crèches partout ! Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle, Paris (15e)

Crèche de Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle, 75015 Paris

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Marie Bethanie

Posté le 18 décembre 2014 à 21h35 | Lien permanent | Commentaires (0)

Des crèches partout ! Rue du Bac à Paris (7e)

Crèche des Missions étrangères

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 Dans la vitrine d'une librairie

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Marie Bethanie

Posté le 18 décembre 2014 à 21h32 | Lien permanent | Commentaires (1)

Des crèches partout ! Sur le clocher de l'église de Saint-Bômer-les-Forges (61)

Un lecteur :

"Voici une petite crèche lumineuse installée sur le clocher de l'église de Saint-Bômer-les-Forges (Orne). Le village étant sur une colline, ce grave manquement à la laïcité est visible très loin aux alentours !"

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Marie Bethanie

Posté le 18 décembre 2014 à 21h05 | Lien permanent | Commentaires (1)

Des crèches partout ! Dans un salon de coiffure à Versailles

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Marie Bethanie

Posté le 18 décembre 2014 à 20h50 | Lien permanent | Commentaires (0)

Des crèches partout ! Les santons de Riaumont ne lâchent rien

 

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Plus de photos ici. Ci-dessous, visite de la crèche 2014 en musique.

 

Marie Bethanie

Posté le 18 décembre 2014 à 20h47 | Lien permanent | Commentaires (3)

Les Femen récidivent

La condamnation n'a pas été assez forte et l'impétueux Manuel Valls n'a pas exigé la dissolution du groupe. Alors les Femen ont récidivé, aujourd'hui, en l'église de La Madeleine.

Michel Janva

Posté le 18 décembre 2014 à 18h16 | Lien permanent | Commentaires (29)

La sédation terminale jusqu’à la mort est une euthanasie déguisée

France Renaissance a analysé le rapport et la proposition de loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie. Sur la sédation terminale, voici ce que l'institut écrit :

"Cette sédation terminale, mesure phare du projet de loi, est introduite dans l’article 3 : « le médecin applique le traitement à visée sédative et antalgique provoquant une altération profonde et continue de la vigilance jusqu’au décès. »

La première condition est extrêmement significative de l’esprit de la loi, et permet de répondre un peu plus précisément aux questions posées par le choix du terme de dignité à l’article premier. Il est en effet stipulé qu’une personne peut demander au médecin de procéder à la sédation finale, accompagnée d’un arrêt de l’alimentation et de l’hydratation, afin de ne pas « prolonger inutilement sa vie ». Il serait ici encore intéressant de connaître la position du législateur et du juge sur le terme « inutilement ». Dès lors comment juger si une vie est utile ? Faut-il le faire et qui doit le faire ?

L’utilité d’une vie est-elle le critère de dignité de la vie humaine ? En cas de litige, quel sera « l’esprit du législateur » retenu par le juge pour trancher ?

Est également stipulé : « un traitement à visée sédative et antalgique provoquant une altération profonde et continue de la vigilance jusqu’au décès associé à l’arrêt de l’ensemble des traitements de maintien en vie ». Les législateurs le précisent toute sédation doit s’accompagner automatiquement de l’arrêt de la nutrition et de l’hydratation. Une sédation finale sans arrêt de l’alimentation et de l’hydratation constitue pour le législateur « une pratique malheureuse ». 

Dès lors, doit-on considérer que le but de cette sédation est de soulager la souffrance, ou au contraire de masquer les conséquences d’une mort par la faim et la soif ?

La mort par arrêt d’alimentation et d’hydratation est-elle conforme au droit à la fin de vie dans la dignité instauré par l’article 1 de la PPL ?

Lors de l’injection des sédatifs, la volonté du soignant est-elle de soulager, ou alors de tuer, conjointement à l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation artificielle ?

Ce projet de loi est officiellement décrié par les partisans de l’euthanasie et du suicide assisté comme l’ADMD, le jugeant à juste titre profondément hypocrite. Ce projet vise à légaliser des pratiques euthanasiques qui refusent de dire leur nom. La sédation terminale jusqu’à la mort est une euthanasie déguisée, elle vise délibérément à provoquer la mort. Dès lors les arguments seront prêts pour un basculement à court terme vers une loi autorisant l’euthanasie et le suicide assisté. Ce projet de loi en annonce les prémices. S’il est adopté en l’état, c’est l’euthanasie qui est légalisée."

Michel Janva

Posté le 18 décembre 2014 à 17h52 | Lien permanent

Le Conseil constitutionnel valide la modulation des allocations familiales

Par sa décision n° 2014-706 DC du 18 décembre 2014, le Conseil constitutionnel s'est prononcé sur la loi de financement de la sécurité sociale pour 2015 dont il avait été saisi par plus de soixante députés et plus de soixante sénateurs. Il a rejeté l'ensemble des griefs des requérants et procédé à deux censures ponctuelles. Le Conseil constitutionnel a jugé conforme à la Constitution :

"Le paragraphe I de l'article 85 qui institue une modulation du montant des allocations familiales en fonction des ressources du ménage ou de la personne qui a la charge des enfants. Le Conseil constitutionnel a ici formulé, conformément à sa jurisprudence constante, une réserve pour juger que les dispositions réglementaires d'application de la loi ne sauraient fixer les critères de ressources et de montant des allocations, compte tenu des autres formes d'aides aux familles, de telle sorte que seraient remises en cause les exigences du Préambule de la Constitution de 1946."

Michel Janva

Posté le 18 décembre 2014 à 17h48 | Lien permanent | Commentaires (8)

Islamophobie ? Christine Tasin relaxée en appel

Le 15 octobre 2013, Christine Tasin, présidente de « Résistance républicaine », avait fait le déplacement à Belfort pour y dénoncer l’installation d’un abattoir temporaire sur la place Robespierre [sic] à l’occasion de la fête de l’Aïd-el-Kebir. Ses propos l’avait conduite devant le tribunal de Belfort qui l’avait condamnée à 3000 € d’amendes dont 1500 avec sursis pour injures et provocation à la haine raciale.

La cour d’appel de Besançon a prononcé aujourd'hui la relaxe pour Christine Tasin.

Michel Janva

Posté le 18 décembre 2014 à 17h11 | Lien permanent | Commentaires (19)

Vous ne pouvez pas exercer des responsabilités dans l’Eglise sans devenir un politicien

Agé de 67 ans, archevêque de Colombo depuis 2009, créé cardinal en 2010, président de la Conférence des évêques catholiques du Sri Lanka, Mgr Malcom Ranjith a accordé à Eglises d’Asie un entretien dans lequel il présente les enjeux de la visite prochaine du pape. Extraits :

R"J’ai invité le pape François à venir au Sri Lanka avant même qu’il n’apparaisse au balcon de Saint-Pierre, le jour de son élection, le 13 mars 2013 ! Son prédécesseur s’était rendu en visite sur tous les continents, excepté le continent asiatique. On a coutume de dire que l'Asie est le continent du XXIe siècle ; les principales religions y sont présentes et en sont issues. Il fallait que le pape vienne se rendre compte sur place. [...]

La visite du pape s’inscrit dans un climat électoral particulier. Voyez-vous des risques à maintenir cette visite, comme semble vouloir le faire le Saint-Siège ?

Les premières rumeurs à propos de la tenue d’une élection présidentielle anticipée remontent aux mois d’août-septembre derniers. A cette date, tout était déjà bien engagé pour la venue du pape. En tant que membres de l'Eglise, en tant qu’évêques, nous ne sommes pas impliqués en politique. Des élections sont prévues. Que pouvons-nous y faire ? Nous avons demandé au président de repousser cette élection, sachant qu’à en juger par les précédents scrutins, les élections s’accompagnent toujours de tensions, et même de violences. Mais vous ne faites pas venir le pape à votre convenance, ni n’annulez une telle visite d’un claquement de doigts !

Aujourd’hui, nous, les évêques, nous sommes face à un dilemme : soit nous demandons le report de la visite papale, soit nous faisons confiance à Dieu. Vous comprendrez que bon nombre d’entre nous veulent aller de l’avant et que cette visite ait lieu aux dates prévues.

Mais pour nous Sri-Lankais, il y a une autre contradiction à vouloir repousser la visite du pape : nous disons sans cesse que nous sommes un pays riche d’une civilisation ancienne et prestigieuse, que la composante religieuse de notre société y est essentielle, et pourtant nous faisons le constat que notre pays est violent, que les violences y sont fréquentes. Il y a là comme une faiblesse spirituelle. Dans bien d’autres pays à travers le monde, des élections ont lieu et elles ne donnent pas lieu à des explosions de violence.

Si nous disons au pape de ne pas venir, de repousser son voyage, nous disons à notre peuple – et au monde entier – que nous ne sommes que capables de pérorer à propos de la grandeur de notre civilisation mais qu’en réalité, nous nous complaisons dans la violence. Je souhaite que les choses soient prises à l’envers : montrons que nous nous comportons comme des êtres humains et que nous ne sommes pas des barbares mal dégrossis. C’est le discours que je tiens à ceux qui sont actuellement au pouvoir comme à ceux qui sont dans l’opposition. Que ces élections soient un catalyseur vers plus d’unité !

Le pape rencontrera les responsables religieux. Parmi ceux-ci, certains responsables bouddhistes ont émis des critiques à propos de la visite du pape, estimant que celui-ci devait présenter des excuses pour les violences exercées contre le bouddhisme par les puissances coloniales qui ont dominé ce pays durant près de cinq siècles. Pouvez-vous nous expliquer ?

Les responsables auxquels vous faites référence sont plus motivés par une action politique que par une réflexion religieuse ou même historique. Les groupes qu’ils représentent sont politiques et vous ne pouvez pas généraliser à l’ensemble de la communauté bouddhique. [...]

La campagne électorale pour les présidentielles est aussi courte qu’intense. On entend ici et là qu’en tant que cardinal et président de la Conférence épiscopale, vous vous montrez très proche du président. Que répondez-vous ?

Je ne peux pas laisser dire cela. Si je vivais dans un pays comme, disons, le Canada ou les Etats-Unis, où chacun jouit de ses droits fondamentaux, j’agirais peut-être autrement. Mais, ici, au Sri Lanka, nous, les catholiques, faisons face à de fortes contraintes.

Lorsque j’étais évêque de Ratnapura (1995-2001), mon diocèse comptait quelque 21 000 fidèles au milieu d’une population de 1 500 000 personnes. En tant qu’évêque, je ne pouvais prendre la parole pour dire des choses qui auraient mis en danger mon peuple. En tant qu’archevêque de Colombo (depuis 2009) et président de la Conférence épiscopale, je me dois de penser à mon peuple. A Colombo, sur six millions de personnes, 700 000 sont catholiques, dont 250 000 sont des Tamouls et le reste des Cinghalais.

On dit que je suis proche de l’actuel président, Mahinda Rajapaksa, mais on peut tout aussi bien dire j’étais proche de son prédécesseur, Mme Chandrika Kumaratunga (1994-2005). Je me dois d’être en contact avec les institutions du pays et ceux qui les président. Si je n’agissais pas ainsi, les mêmes qui me critiquent aujourd’hui me critiqueraient pour être indifférent au sort de mon peuple.

Dans ce pays, vous ne pouvez pas exercer des responsabilités dans l’Eglise sans devenir, d’une certaine manière, un politicien vous-même. J’en veux pour preuve que, ces jours-ci, en pleine campagne électorale, le candidat de l’opposition, Mithripala Sirisena, a demandé à me rencontrer. Je vais le recevoir bien sûr, mais il ne fait pas de doute que le président sortant va immédiatement demander à me voir. Et je le verrai, lui aussi.

Récemment, les pêcheurs de Negombo, une région où les catholiques sont très nombreux, sont venus me voir pour se plaindre amèrement des prix du fuel. Ils m’ont demandé d’intervenir. Je suis allé voir le président car c’est ainsi que les choses se passent ici. Pour autant, est-ce pour régler des questions de prix du pétrole que je suis devenu prêtre ? Non, mais si je refuse d’intervenir au motif que ce n’est pas de mon domaine, alors autant remettre ma démission au pape. Pour le bien de mon peuple, je ne peux faire autrement que d’être impliqué dans la vie de ce pays."

Michel Janva

Posté le 18 décembre 2014 à 16h14 | Lien permanent

La discipline de l'Eglise est au service de la vérité de la Foi

Benoît-et-moi a traduit un long entretien donné par le cardinal Burke. En voici des extraits sans langue de buis :

B"Je pense que le rapport qui avait été produit au milieu de la session du Synode, qui s'est conclu le 18 octobre, est peut-être le document public de l'Eglise le plus scandaleux que je puisse imaginer. Il suscite donc une très vive préoccupation et il est spécialement important que les bonnes familles catholiques qui vivent la beauté du sacrement du mariage se consacrent de façon nouvelle à une solide vie matrimoniale et aussi qu'elles utilisent toutes les occasions pour témoigner de la beauté de la vérité sur le mariage dont elles font l'expérience tous les jours de leur vie d'époux. [...]

Beaucoup de gens craignent que finalement le Synode utilisera un double langage. Des raisons "pastorales" sont utilisées pour changer de facto la doctrine. De telles craintes sont-elles justifiées?

Oui, elles le sont. En effet, un des arguments les plus insidieux utilisés au Synode afin de promouvoir des pratiques contraires à la doctrine de la Foi est celui que, "nous ne touchons pas à la doctrine; nous croyons dans le mariage comme l'Eglise y a toujours cru; nous ne faisons que des changements dans la discipline. Mais dans l'Eglise catholique cela ne peut jamais être car dans l'Eglise catholique la discipline est toujours liée directement à l'enseignement. En d'autres mots : la discipline est au service de la vérité de la Foi, de la vie en général dans l'Eglise catholique. Vous ne pouvez donc pas dire que vous changez la discipline et que cela n'a pas d'effets sur la doctrine qu'elle protège, sauvegarde ou promeut.

Le terme "miséricorde'" est utilisé pour changer la doctrine de l'Eglise et même le nouveau Testament afin de pardonner le péché. Est-ce que cet usage malhonnête du terme "miséricorde" a été exposé pendant le Synode?

Oui, il l'a été. Des Pères Synodaux ont parlé du faux sentiment de miséricorde qui ne prendrait pas en compte la réalité du péché. Je me souviens d'un Père Synodal disant: "Le péché n'existe-t-il plus? Est-ce que nous ne le reconnaissons plus?" Je pense que c'était une réponse très forte de la part de certains Pères synodaux. Le pasteur luthérien allemand, mort pendant la deuxième Guerre Mondiale, Dietrich Bonhoeffer utilisait une analogie intéressante. Il parlait de grâce "coûteuse" et de grâce "bon marché". Quand la vie de Dieu nous est donnée comme c'est le cas dans l'Eglise, cela requiert de nous une nouvelle façon de vivre, une conversion quotidienne au Christ, et nous connaissons la miséricorde de Dieu dans la mesure où nous y adhérons et nous efforçons de nous remettre toujours au Christ et de vaincre nos péchés et nos faiblesses. [...]

La miséricorde concerne la personne qui, pour une raison quelconque, commet un péché. Nous devons toujours susciter en cette personne le bien - en d'autres mots, appeler cette personne à être qui il ou elle est: un fils de Dieu. Mais en même temps, on doit reconnaître les péchés, qu'il soient l'adultère ou la pédophilie, ou le vol ou le meurtre - quel qu'ils soient - comme les grands maux, comme des péchés mortels et donc contraires à nous. Nous ne pouvons pas les accepter. La plus grande charité, la plus grande miséricorde que nous pouvons montrer au pécheur est de reconnaître le mal des actes que il ou elle sont en train de commettre et d'appeler cette personne à la vérité. [...]

Un archevêque a dit récemment: "Evidemment nous suivons la doctrine de l'Eglise sur la famille.": Et a ajouté: "jusqu'à ce que le Pape décide autrement." Est-ce que le Pape a le pouvoir de changer la doctrine?

Non, c'est impossible. Nous savons ce que l'enseignement de l'Eglise a toujours été. Il a été exprimé, par exemple, par le Pape Pie XI dans sa lettre encyclique Casti connubii. Il a été exprimé par le Pape Paul VI dans Humanae vitae. Il a été exprimé d'une façon merveilleuse par le Pape saint Jean-Paul II dans Familiaris Consortio. L'enseignement est immuable. Le Saint Père donne le service de maintenir cet enseignement et de le présenter avec nouveauté et fraîcheur, mais pas de le changer."

Michel Janva

Posté le 18 décembre 2014 à 15h50 | Lien permanent

Les jeux sont faits : un rapport sur ce qui n'existe pas

Ils n'ont que cela à faire (et avec notre argent) : ce matin les sénateurs Chantal Jouanno et Roland Courteau ont présenté leur rapport sur la sexualisation des jeux et des jouets. C'est "à la segmentation grandissante depuis 1990" entre jouets pour filles et jouets pour garçons que s'attaque le sénateur audois Roland Courteau.

"Vous allez dans un magasin, vous avez un espace rose, un espace bleu, pour les catalogues c'est la même chose. Vous n'avez jamais une fille en situation de travail. Elles sont cantonnées à des rôles d'imitation. On les voit en princesses, tandis que les garçons sont en guerriers ou super-héros, dans des rôles d'aventuriers, de scientifiques. C'est toujours plus valorisant pour eux."

Quelle horreur, non ? Heureusement que la France ne connaît que ce problème (de riche). Imaginez si nos sénateurs devaient se pencher sur le problème du chômage, de la liberté d'entreprise, la crise scolaire ou la violence urbaine...

Roland Courteau a présenté une dizaine de recommandations pour contrer cette tendance lourde, comme une campagne nationale (avec notre argent) pour sensibiliser la société française à la question. On ne joue plus.

Michel Janva

Posté le 18 décembre 2014 à 15h39 | Lien permanent | Commentaires (30)


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