28 août 2016

17 septembre : bénédiction des quatre cloches de la future église du couvent de Chéméré

Capture d’écran 2016-08-25 à 20.45.45Le samedi 17 septembre aura lieu à Chémeré-le-Roi (Mayenne) la bénédiction des quatre cloches de la future église du couvent Saint-Thomas-d’Aquin.

Étape hautement symbolique du projet « Des Pierres qui Prêchent », cette journée sera l’occasion de présenter l’état d’avancement du chantier, l’agenda des prochains mois, mais aussi de remercier chaleureusement les nombreux bienfaiteurs qui soutiennent cette belle aventure.

Pour mémoire, le projet « Des Pierres qui Prêchent », c’est la construction d’une église, d’une hôtellerie et d’un cloître pour achever le couvent de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier.

PROGRAMME DE LA JOURNEE

  • 10 h 00 : messe solennelle
  • 11 h 30 : vin d’honneur
  • 12 h 00 : déjeuner
  • 14 h 30 : allocutions
  • 15 h 30 : cérémonie de la bénédiction des cloches
  • 16 h 30 : visite guidée du chantier
  • 18 h 00 : office des Vêpres

Inscriptions

 

Michel Janva

Posté le 28 août 2016 à 08h25 | Lien permanent

Notre-Dame de Myans, refuge protecteur

À la suite d’une grave catastrophe naturelle ayant épargné une statue de la Vierge Marie, les premiers pèlerins se rendent au sanctuaire de Notre-Dame de Myans (Savoie) dès le XIIIe siècle témoignant ainsi de leur confiance en Marie.

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Du père Jean Bianchi, ancien recteur du sanctuaire de Notre-Dame de Myans :

"Le village de Myans (environ 1 145 habitants) est avant tout caractérisé par son sanctuaire marial dédié à Notre Dame de la Nativité.  Cher au cœur des Savoyards, ce dernier se trouve à quelques kilomètres au sud-est de Chambéry, au milieu d'une région de vignes, au pied du célèbre massif de la Chartreuse. Perchée au sommet d'un clocher depuis 1855, la statue de la Vierge dorée en signale le site, jour et nuit, aux voyageurs du train ou de l'autoroute.

Les premiers écrits faisant mention de Notre-Dame de Myans remontent au XIe siècle. Il ne s’agit alors que d’un petit oratoire rural. Mais c’est au XIIIe siècle, qu’elle va prendre une importance considérable. Une grande catastrophe naturelle : l'effondrement d'un pan de la falaise proche, déclenche un glissement de terrain meurtrier le 24 novembre 1248. L’effondrement du Mont Granier recouvre par 500 millions de m3 de terre et de roches tous les villages se trouvant sur sa coulée : cinq villages sont rayés de la carte, dont le gros bourg de Saint-André, et on évoque plusieurs milliers de victimes. On dit que c’est la pire catastrophe naturelle de l’histoire des Alpes ; elle donne naissance au massif qu’on appelle les Abymes de Myans. Étonnamment, la petite chapelle de campagne dans laquelle se trouve une statue de la « Vierge Noire » est épargnée : la coulée s’est arrêtée juste devant l’entrée. Le petit groupe des moines bénédictins de Saint-André dit aussi devoir la vie sauve à la protection de la « Noire » non loin de leur chemin. Les gens de l’époque voient en cela un signe du Ciel qui donne spontanément naissance à un pèlerinage.

On ne trouve à Myans ni apparitions, ni révélations, mais simplement une confiance en Marie, que l'on invoque ici comme protectrice. Elle a protégé jadis en ce lieu une poignée de voyageurs des énormes rochers de l'éboulement ; elle continue à protéger ses enfants d'aujourd'hui de bien des rochers d'une autre nature que géologique : athéisme, indifférence spirituelle matérialisme, hédonisme, manque de confiance en la Providence, etc. Le prodige le plus fameux est le sauvetage du Savoyard Jean Grandis, seul survivant en 1534 du naufrage d’un bateau portant plus de 500 passagers au large de Livourne, en Italie. S’étant confié à Notre Dame de Myans, il revint pieds nus d’Italie et fit placer dans la chapelle un ex-voto, détruit comme beaucoup d’autres à la Révolution.

Les nombreux pèlerins qui s’y arrêtent peuvent en entrant dans le sanctuaire, contempler du premier regard deux églises superposées. Fait rare : un seul autre sanctuaire présente cette caractéristique : celui de Bethléem. Il faut descendre quelques marches pour accéder à la partie inférieure du sanctuaire, communément appelée la « crypte », oasis de silence et de recueillement. La Vierge Noire, endommagée mais sauvée in extremis à la Révolution, richement vêtue et couronnée en 1905, se trouve ici, au fond du chœur avec l’enfant Jésus. Tout a été bâti autour d’elle pour accueillir visiteurs et pèlerins venus prier ou déposer son fardeau à ses pieds. 

C’est au milieu du XVe siècle, soit deux cents ans après sa naissance, que le pèlerinage prend un essor important sous l’impulsion du comte Jacques de Montmayer qui y installe en 1458 des moines franciscains pour bâtir un monastère et s’occuper des pèlerins. Très rapidement, la chapelle primitive s’avère très fréquentée, et l’on procède à la construction d’une église supérieure pour les offices des franciscains. C’est ce qui explique, dès 1466, la structure originale des deux églises superposées qu’on peut toujours admirer de nos jours. L’édifice est encore agrandi en 1498. Au XVIIIe siècle, 6 à 7000 personnes affluent chaque 8 septembre, fête solennelle de la Nativité de Marie. Après la Révolution, le sanctuaire devient l’église paroissiale de Myans, qui obtient le statut de commune en 1881.

Une décoration originale ajoute à la beauté du lieu, qu'aiment parfois exalter les musiciens, choristes ou instrumentistes. Tous ceux qui passent à Myans voient les remarquables fresques réalisées en 1936 par Léon Raffin, disciple du peintre Maurice Denis : sur les côtés se trouvent les saints savoyards, sur la voûte une magnifique Vierge. À l’entrée du chœur, est représentée la scène de l’éboulement du Granier, fondatrice du pèlerinage tel que la légende le décrit. Le chœur, fait de marbre de Carrare et de dorures, est la réplique d’une chapelle latérale de la basilique Saint-Marc de Venise.

Une maison de rencontres spirituelles, adossée à l'église et au magasin, a été bâtie dans les années 1940 et restaurée dans les années 1970. Elle accueille à la journée familles, groupes, récollections ou journées de travail des mouvements. Elle comprend actuellement 16 chambres et la restauration est préparée sur place par l’équipe.

Aujourd’hui, on estime entre 80 000 et 100 000 le nombre de visiteurs par an. Les temps forts du sanctuaire sont évidemment les grands pèlerinages diocésains à la belle saison : celui des malades et du monde de la santé le premier dimanche de juillet et le pèlerinage des familles le dimanche de septembre le plus proche de la fête patronale de la Nativité de Marie. Ces jours-là, avec le rassemblement du 15 août, le clos du sanctuaire est plein d'une foule dont les diversités se fondent dans une prière unanime."

Michel Janva

Posté le 28 août 2016 à 07h49 | Lien permanent

C’est arrivé un 28 août …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 28 août : fête de saint Augustin d'Hippone, évêque et Docteur de l'Église, (le 15 juin pour les Eglises d'Orient)
  • le 28 août 430 : décès de saint Augustin.

Saint Augustin meurt dans la colonie romaine d'Hippone en Afrique du Nord à l'âge de 75 ans. Il est l'un des quatre Pères de l'Église latine et l'un des 35 Docteurs de l'Église.

Après Saint Paul, il est considéré comme le personnage le plus important dans l'établissement et le développement du Christianisme.

Converti tardivement en 387, après des années de prières de sa mère, sainte Monique, il devient évêque d'Hippone en 396. Parmi ses ouvrages se trouvent "La Cité de Dieu", ou Les Confessions.

  • le 28 août 1641 : le Roi Louis XI entre triomphalement dans Paris assiégé.

Alors que les princes de la Ligue du Bien publique auraient été écrasés à Montlhéry (voir la chronique du 16 juillet), malgré leur supériorité numérique (20000 ligueurs contre 12000 soldats royaux), sans la trahison du comte du Maine qui abandonne le Roi (son neveu) en plein combat, Paris devient le nouvel objectif de la Ligue qui en fait le siège.

Le Roi décide de franchir les lignes ennemies et pénètre dans sa capitale avec des provisions son armée. L'accueil des Parisiens est à la hauteur de l'exploit du Roi.

  • le 28 août 1641 : Descartes publie "Meditationes de Prima Philosophia"

Méditations métaphysiques où il développe ses arguments du "Discours de la méthode" et répond aux objections.

  • le 28 août 1572 : déclaration royale interdisant l'exercice du culte réformé dans tout le royaume.

Suites du massacre de la Saint Barthélemy (voir les chroniques du 24 et 25 août).

  • le 28 août 1706 : la première messe dans l'église des Invalides.

Le Roi Louis XIV y assiste ; elle est suivie d'un Te Deum et d'un motet de Lalande, chanté par plusieurs chœurs de musique.

  • le 28 août 1944 : Bordeaux, Marseille et Toulon sont libérées.
  • le 28 août 1958 : De Gaulle et l'Algérie.

Il proclame : «  Moi vivant, jamais le drapeau du FLN ne flottera sur Alger. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 253)

La V république n'est proclamée que le 28 septembre suivant ; De Gaulle, alors, n'est rien et n'est sûr de rien. Il doit donner des gages aux patriotes qui veulent sauver et la France et l'empire. Voir la chronique du 4 novembre, mais, entre-temps, le 21 décembre 1958, De Gaulle est devenu président…

Lois Spalwer

Posté le 28 août 2016 à 05h38 | Lien permanent | Commentaires (0)

27 août 2016

Bientôt le retour de Cristeros ?

Images-18Pour ceux qui connaissent l’histoire du Mexique ou qui la connaisse à travers le film « Cristeros »  sachez que la situation entre le Président élu en 2012 et l’Eglise catholique est, selon le Père Valdemar, porte-parole de l’Archidiocèse de Mexico, aussi tendue qu’en 1920.

Le terrible conflit actuel porte sur un amendement légalisant la dénaturation du mariage, alors que le Président avait courtisé l’Eglise et notamment Benoît XVI avant son élection, et qu’il avait promis de suivre « l’Agenda du Pape François ». Les Evêques, suivis par tous les fidèles, prennent cet « amendement » pour un coup de poignard dans le dos.

Prochaines étapes : manifestations massives prévues les 10 et 24 septembre.

Le 16 octobre, le pape François canonisera le jeune José Luis Sánchez del Río. Ses geôliers l'avaient forcé à marcher vers le cimetière après lui avoir coupé la plante des pieds et à marcher dans du sel. Sur ce sentier pierreux maculé du sang des pieds du pauvre José, son bourreau lui promet que s’il crie « mort au Christ Roi », il aura la vie sauve. José Luis répond au contraire par le cri de ralliement des cristeros : « Longue vie au Christ Roi ». Il doit ensuite creuser sa propre tombe. Exaspéré, son bourreau lui décharge son pistolet dans la tête.

Prions pour nos frères mexicains : viva Christo Rey !

Michel Janva

Posté le 27 août 2016 à 15h14 | Lien permanent

Affaiblissement de l'autorité du Conseil d'Etat

Gilles Lebreton, député français (FN) au Parlement européen, dénonce l'ordonnance du 26 août du Conseil d’Etat :

66"[...] Contrairement au Tribunal administratif de Nice, qui avait jugé le contraire et dont il annule l’ordonnance, le Conseil d’Etat se montre ainsi incapable de s’adapter aux circonstances, ce qu’il avait fait en d’autres temps en recourant à la notion de “moralité publique”. Il n’a pas compris que le Burkini n’est pas qu’un simple vêtement mais un uniforme du fondamentalisme islamiste, une déclaration de guerre du communautarisme contre la laïcité à laquelle il faut répondre.

Entre la prétendue liberté individuelle des femmes portant le Burkini et la défense de la laïcité, c’est la seconde fois que le Conseil d’Etat aurait dû protéger. Faute de l’avoir fait, son autorité en sort affaiblie, car le maire de Villeneuve-Loubet et les autres maires concernés ont annoncé qu’ils désobéiraient à son ordonnance et maintiendraient leurs arrêtés anti-Burkini. [...]"

Lionnel Luca, député-maire LR de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), a annoncé qu'il ne retirait pas son arrêté anti-burkini. Ange-Pierre Vivoni, le maire socialiste de Sisco (Haute-Corse), maintient son arrêté. Le député-maire LR du Touquet Daniel Fasquelle a indiqué que son arrêté visant à "assurer la sécurité sur la plage" n'avait été que "partiellement invalidé" et "continuerait de s'appliquer".

La décision du Conseil d'Etat a été prise par 3 juges :

  • Bernard Stirn, qui fut proche du MRG
  • Thierry Tuot, un immigrationniste tellement forcené qu'il avait été viré par Martine Aubry en 1999
  • Jacques-Henri Stahl

Les maires peuvent contester la décision du Conseil d'Etat devant la CEDH pour défaut d'impartialité des juges.

Michel Janva

Posté le 27 août 2016 à 12h42 | Lien permanent

Cette idéologie, ce n'est pas DAESH, ce n'est pas l'islamisme. C'est l'islam

Drieu Godefridi, juriste, écrit dans Le Vif à propos du burkini :

Unknown-27"[...]  Le problème est ailleurs, il git dans l'idéologie dont ces accoutrements ne sont que l'une des manifestations qui bourgeonnent sur le continent européen. Il est tellement plus facile de s'en prendre à un vêtement qu'à l'idéologie dont il procède !

Car, cette idéologie, ce n'est pas DAESH, ce n'est pas l'islamisme. C'est l'islam. Trente années d'éducation contre "la discrimination", "le racisme" et ses variantes ont si bien conditionné nombre de nos intellectuels -- pour ne rien dire de nos politiques -- que le simple fait de désigner l'islam comme problème leur est inconcevable.

En effet, nous disent-ils, l'islam est une religion. Allons-nous discriminer une religion ? Empêcher des hommes et des femmes de vivre librement leur foi ? À moins que ces velléités de discrimination ne cachent, plus grave !, une sorte de racisme latent et refoulé ?!

Cette disposition d'esprit, que je me suis permis de qualifier de "trahison des clercs" dans un essai récent, il est facile de montrer qu'elle procède de l'ignorance.

Car l'islam est plus qu'une religion. À l'opposé du christianisme, l'islam définit un projet politique et un droit complets, régissant tous et chacun des aspects de la vie des individus. L'islam est une doctrine, que l'esprit des Lumières, précisément, nous oblige à traiter comme toute autre doctrine, avec esprit critique et sans déférence (inutile d'y ajouter le mépris, qui aveugle le jugement).

"Vous n'allez pas nous reservir le couplet sur l'islam opposé à l'égalité entre hommes et femmes ?" Non. Car l'incompatibilité de l'islam et de l'Occident -- en fait, de l'islam et de l'idée même de démocratie -- est plus fondamentale. L'islam définit non seulement un ensemble de normes, mais un droit qui se veut complet et immuable, car il prend sa source dans la parole d'Allah. C'est dans la complétude divine de son droit, le fiqh, que réside la différence ontologique entre islam et christianisme. On ne réforme pas la parole de Dieu, on ne discute pas la volonté de Dieu dans une assemblée médiocrement humaine telle qu'un parlement. Abroger une sourate du Coran, ce serait abroger Dieu.

Ainsi les questions vestimentaires sont-elles remises dans une juste perspective, celle du symptôme de la diffusion, en Europe, d'une doctrine islamique radicalement opposée aux fondements de notre civilisation (ie, toute norme est questionnable et réformable). Voici la vraie question : celle de l'avenir, en Europe, de la doctrine islamique, et non de "l'islamisme", "des musulmans" ou de tel ou tel vêtement. [...]"

Michel Janva

Posté le 27 août 2016 à 12h10 | Lien permanent

La démocratie, cette vache sacrée de la modernité

Maxence Hecquard a publié en mai dernier un ouvrage imposant dans lequel il revisite les fondements et la genèse de la démocratie moderne, cette nouvelle religion séculière, ce dogme intouchable, cette "valeur de la République", selon l'expression consacrée. Dans Les Fondements philosophiques de la démocratie moderne, il montre la métaphysique de ce régime en évolution perpétuelle, né des Lumières, pensé notamment par Kant, Hegel et Darwin. Même les représentants de l'Eglise ont fini par adopter la terminologie propre à la démocratie, en en faisant presque un principe non négociable du bien commun. Alors que, le plus souvent, la démocratie moderne écrase le principe de subsidiarité sous un totalitarisme soft. Cet idéal est une utopie, mais une utopie plaisante, à la fois pour les dirigeants mais aussi pour les électeurs qui aiment se plier au jeu :

288.88888888889_450_188"Le vice du régime est contradiction essentielle : faire gouverner un peuple incapable de le faire. Pour que la démocratie fonctionne, il faut que quelque tribun mente au peuple en lui déclarant exécuter ses volontés quand il ne suit que la sienne."

Toute ressemblance avec l'actualité n'est pas fortuite. Et ce théâtre électoral se poursuit alors que l'échec de la démocratie est patent : 

"[D]eux siècles après la grande révolution, le monde n'est toujours pas en paix. Deux guerres mondiales ont eu lieu au XXe siècle en son nom [...]. A l'orée du troisième millénaire force est de constater que la démocratie progresse toujours mieux par les avions bombardiers que par les urnes. Des coalitions occidentales (souvent emmenées par les Etats-Unis...) déstabilisent, voire attaquent, nombre de régimes d'orient ou du sud au prétexte d'"insuffisance démocratique", celle-ci étant certifiée par des autorités "morales" autoproclamées.

Régression culturelle et guerres multiples : la Terre promise par les Lumières semble encore loin...

D'où vient ce paradoxe ? Comment expliquer qu'un régime qui ne vise que la cohabitation tranquille et l'épanouissement des hommes engendre tant de conflits ?

La question est celle du passage. Comment le despotisme pour instaurer la république . Comment briser la dictature pour gagner la liberté ? Comment sortir de l'obscurité ? La réponse des Lumières et unanime : par la violence".

Ainsi fonctionne l'idéologie démocrate : au nom des lendemains qui chantent, tout est possible aujourd'hui. Rousseau, Kant, Hegel sont unanimes là-dessus : la violence et la terreur sont une étape inévitable de la liberté.

Et dans le concert politico-médiatique, il n'est pas possible de s'exprimer sereinement si l'on n'a pas professé son adhésion à la démocratie, laquelle se fait totalitaire :

"Claude Polin explique que le totalitarisme se définit comme l'unicité d'un parti qui se maintient par une police de la pensée : "Une société est totalitaire oosqu'elle tend à se donner en tant que telle, c'est-à-dire en tant que totalité de se membres, pour supérieure à n'importe laquelle de ses parties, sur laquelle le tout entend du même coup exercer un pouvoir total, en lui déniant tout droit à se poser en face de lui comme un être à part entière." Force est de reconnaître que la démocratie répond à cette définition : elle ne souffre pas la contradiction. La démocratie est idéologique et totalitaire car ses valeurs sont exclusives et parce qu'elle prône une métaphysique incompatible avec toute autre vision du monde."

Michel Janva

Posté le 27 août 2016 à 09h14 | Lien permanent

Avortement : des femmes témoignent de leur manque de liberté

41XpUAmpfbLDans L'IVG, 40 ans après la loi Veil. La face cachée de l'avortement : des femmes témoignent, Marie Philippe, fondatrice du site www.ivg.net, publie des témoignages sur la réalité de l'avortement, en France. L’avortement « est toujours un drame et cela restera toujours un drame » disait Simone Veil en 1974. Or, l'incitation à l'avortement n'a jamais été aussi forte en France et malheurs à ceux qui osent s'écarter de la doxa officielle. C'est ce que subissent les animateurs du site ivg.net. Ce livre laisse la parole à ses mères qui ont du avorter sous la pression de leur conjoint, de leurs parents, de leur entourage, à contre-coeur, et que personne ne vient aider ensuite dans leur détresse. L'auteur explique :

"Nous sommes pourtant régulièrement invectivés parce qu'on ose présenter des témoignages de femmes en grande souffrance. Par exemple, Clémence nous a écrit un jour : "Vous faites culpabiliser les femmes qui souhaitent avorter et vous ne leur rappeler pas l'importance du droit à l'IVG et les avantages qu'il est possible d'en tirer !". Je lui ai dit que beaucoup de gens se chargeaient déjà d'exalter ce droit, qu'il n'était pas utile d'en rajouter, que nous ne culpabilisons personne car, hélas, les femmes se culpabilisent toutes seules et qu'enfin c'était souvent après l'IVG que nous étions sollicitées quand c'est déjà trop tard ! Je lui ai rappelé que notre rôle est d'informer les femmes en totalité, sans occulter les problèmes, sans les prendre pour des idiotes. Quand nous leur demandons simplement "Avez-vous bien mesuré les conséquences de ce que vous envisagez de faire ?", "Est-ce vraiment votre choix ? N'est-ce pas plutôt celui de votre copain ?...", comment ferions-nous de la "culpabilisation" ?

Michel Janva

Posté le 27 août 2016 à 07h49 | Lien permanent

Lyon : les Scouts et Guides Saint Louis cherchent des chefs et des assistantes pour la rentrée

Les Scouts et Guides Saint Louis, association de scoutisme fondée et gérée par des parents lyonnais depuis 1972, recherchent 2 chefs pour la 1ère, troupe  Montagne et la 5ème, troupe Marine et 2 assistantes pour renforcer ses équipes d'encadrement de meutes, clairières et compagnies, pour la rentrée de septembre 2016.

La maîtrise est une opportunité très enrichissante tant sur le plan personnel par le don de soi que sur la formation par l’apprentissage de l’encadrement, valeur utile à la future vie professionnelle.

Si vous êtes volontaire ou pour toute question, veuillez contacter le secrétariat : edwigedepenoux@orange.fr  Tel : 06 70 93 30 36 ou  le président de l'association par mail : gautierpierre@hotmail.com  

Venez à la journée de rentrée qui aura lieu dimanche 25 septembre 2016 chez les frères Maristes à Saint Genis Laval, 9 rue Francisque Darcieux  de 11h30 à 16 h avec votre pique-nique.

SGSL

Michel Janva

Posté le 27 août 2016 à 06h43 | Lien permanent

C’est arrivé un 27 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 août 543 : décès de saint Césaire d'Arles.
  • le 6 juin 827 : décès du pape Eugène II.
  • le 27 août 1312 : décès d'Arthur II de Bretagne, duc de Bretagne.
  • le 27 août 1458 : élection du pape Pie II.
  • le 27 août 1590 : décès du pape Sixte Quint.

Felice Peretti, naît le 13 décembre 1520, et est élu pape le 1er mai 1585. Il prend le nom de Sixte V. Il agrandit la Bibliothèque vaticane, fait bâtir la salle Sixtine par Domenico Fontana, et réorganise la Curie romaine.

  • le 27 août 1664 : création de la compagnie française des Indes orientales.

Elle doit faire concurrence à ses homologues anglaise et hollandaise. Le coton, la soie, le thé et les épices sont ses principales marchandises. C'est Colbert qui fonde, par lettres patentes signées par Louis XIV, la Compagnie française des Indes orientales, dont la mission est de «naviguer et négocier depuis le cap de Bonne-Espérance presque dans toutes les Indes et mers orientales». Elle bénéficie d'un monopole du commerce lointain pour cinquante ans. Son siège est installé à Pondichéry en 1676 avant d'être fusionnée avec la Compagnie des Indes en 1719.

  • le 27 août 1748 : première représentation du ballet « Pygmalion ».

Elle a lieu au château de Fontainebleau et raconte l'histoire d'un sculpteur tombé amoureux de son œuvre, qui va progressivement prendre vie et faire sa déclaration d'amour au héros. Composée par Jean-Philippe Rameau sur un livret de Ballot de Sauvot, cette œuvre est directement inspirée de la légende de Pygmalion décrite dans "Les Métamorphoses" du poète latin Ovide.

  • le 27 août 1783 : première ascension d'un ballon à hydrogène.

Le ballon du physicien Jacques Charles et des frères Robert effectue sa première ascension au-dessus de l'esplanade du Champ-De-Mars à Paris Il va faire 25 km jusqu'à Gonesse où il terrorise des paysans effrayés à l'atterrissage.

  • le 27 août 1798 : victoire franco-irlandaise bataille de Castlebar.

Avec l'appui des Irlandais, les troupes françaises attaquent par surprise les Anglais alors en large supériorité numérique, 6000 contre 2000 franco-irlandais. Malgré cette supériorité ils s'enfuient abandonnant tout leur matériel de guerre.

  • le 27 août 1813 : bataille de Dresde.

Napoléon vainc les Autrichiens, les Russes et les Prussiens. Voir la chronique de la veille.

  • le 27 août 1928 : pacte Briand-Kellogg entre la France et les États-Unis.

Avec la signature du pacte Kellog-Briand, la guerre est mise hors la loi ! Vraiment l'idéologie socialiste est une vraie maladie mentale ! 15 pays signataires renoncent à la guerre « en tant qu'instrument de politique nationale dans leurs relations mutuelles », dont l'Allemagne, les États-Unis d'Amérique, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, le Japon, la Belgique, la Pologne.

Lois Spalwer

Posté le 27 août 2016 à 05h34 | Lien permanent | Commentaires (3)

26 août 2016

Le burkini n'est pas un problème de laïcité mais une tentative de banalisation du totalitarisme islamiste

Catherine Kintzler, philosophe, spécialiste de la laïcité, professeur émérite de l'Université Lille-III, déclare au Figarovox :

Images-17"Je ne suis pas juriste, mais tout le monde sait que le principe de laïcité au sens strict vaut pour ce qu'il est convenu d'appeler «la sphère publique». Par exemple, un fonctionnaire ne peut pas porter un signe religieux lorsqu'il est en fonction, un local administratif ne peut afficher aucun signe religieux, un magistrat ne peut pas invoquer un motif religieux dans ses interventions publiques. En 2004, devant les nombreux problèmes posés par des affichages très visibles et générateurs de conflits, la loi a étendu l'exigence de neutralité aux élèves de l'école publique en leur interdisant le port de signes religieux ostentatoires dans les établissements - on pourrait d'ailleurs penser à le faire à l'université dans les situations d'enseignement, comme l'avait suggéré le naguère le HCI.

Mais dans les espaces ordinaires accessibles au public (rue, transports, etc.), l'expression des opinions est libre, dans le cadre du droit commun. Donc, je pense que le port du «burkini» sur une plage publique, pas plus que celui d'une soutane ou d'une kippa dans la rue, ne relève d'une question de laïcité: c'est une fausse question laïque. D'ailleurs en 2010, l'interdiction du port de la cagoule dans ces espaces n'est pas fondée sur la laïcité, mais sur un motif de sécurité publique. En revanche, qu'on ait affaire ici à une «fausse question laïque» ne veut pas dire que ce «burkini» ne soulève aucun problème, ni qu'il soit anecdotique.

[...] Le port du «burkini», à l'évidence, relève du communautarisme: c'est une tentative de stigmatisation envers toutes celles qui, de confession musulmane, le refusent et refusent le port du voile, refusent l'uniformisation de leur vie. 

[...] D'autre part, il ne suffit pas de ramener le port du «burkini» à un simple geste communautariste au sens social. Cela va bien plus loin et touche le domaine politique: un jalon s'ajoute à tous ceux posés par une version ultra-réactionnaire et totalitaire de l'islam politique depuis une quarantaine d'années. La forte coïncidence chronologique avec les attentats tragiques de ces derniers mois - et tout particulièrement le massacre du 14 juillet à Nice - le situe comme une provocation politique. Laurence Rossignol a raison de parler d'un «étendard»: on est bien au-delà du moment d'expression religieuse! Ce qui compte ici n'est pas un événement isolé, mais la série, sa continuité et sa cohérence. Une fois de plus, dans un contexte aggravé, on a affaire à une tentative de banalisation du totalitarisme islamiste. Ce «burkini» est très récent, personne ne s'y trompe - on se demande même ce que les islamo-totalitaires vont encore inventer pour pourrir la vie des gens. [...]"

Michel Janva

Posté le 26 août 2016 à 19h48 | Lien permanent

Lionnel Luca refuse de se soumettre au diktat du Conseil d'Etat

Unknown-26Lionnel Luca, député-maire LR de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), a annoncé qu'il ne retirait pas son arrêté anti-burkini suspendu quelques heures plus tôt par le Conseil d'Etat :

"Loin d'apaiser, cette décision ne peut qu'aviver les passions et les tensions". "Seule une loi peut les prévenir. (...) Je m'y emploierai dès la rentrée parlementaire". "L'islamisation progresse dans notre pays". "Il y en a qui peuvent se réjouir, ils ont gagné un petit pas supplémentaire".

Selon l'élu, le conseil d'Etat "considère donc qu'un maire ne saurait prévenir les troubles à l'ordre public mais devrait les subir pour être fondé à réagir, sûrement comme en Corse".

Le maire de Villeneuve-Loubet s'étonne que le Conseil d'Etat 

"considère que le terrible attentat du 14 juillet à Nice n'est pas un traumatisme suffisant pour que les maires soient fondés à intervenir, comme le précise le tribunal administratif de Nice".

Lionnel Luca observe que le Conseil d'Etat désavoue ainsi deux décisions du tribunal administratif de Nice et rappelle qu'un arrêté similaire en vigueur à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes) depuis 2013 n'a pas été désavoué jusqu'ici.

Si cette affaire permet aux politiques de ne plus reculer après les décisions idéologiques des juges, ce serait une bonne nouvelle.

Michel Janva

Posté le 26 août 2016 à 19h07 | Lien permanent

Le burkini emblématique du communautarisme musulman qui refuse de s'intégrer

Mathieu Bock-Côté, docteur en sociologie, écrit dans Le Figarovox que le burkini n'est pas un morceau de vêtement, mais un des signes visibles d'une forme d'agressivité identitaire à l'endroit des sociétés occidentales.

Images-16"[...] Ce qui heurte autant le commun des mortels dans le burkini, c'est qu'il représente un symbole agressif et militant du refus de l'intégration au monde occidental par une frange de l'islam qui ne doute pas de son droit de conquête. Il est devenu emblématique d'un communautarisme qui se définit contre la société d'accueil et qui entend même contester de la manière la plus visible qui soit sa manière de vivre et ses représentations sociales les plus profondes. Si le burkini heurte autant, c'est qu'il symbolise, bien plus qu'un refus de la laïcité. Il représente un refus de la France et de la civilisation dans laquelle elle s'inscrit. C'est le symbole militant d'une dissidence politique hostile qu'un relativisme inquiétant empêche de voir.

Le burkini inscrit une frontière visuelle au cœur de l'espace public entre la nation et un islam aussi rigoriste que radical qui réclame un monopole sur la définition identitaire des musulmans, qu'il ne faudrait d'ailleurs pas lui concéder. Combattre le burkini s'inscrit ainsi dans une longue bataille qui s'amorce à peine contre un islamisme conquérant qui veut faire plier les sociétés européennes en imposant ses codes, et cela, en instrumentalisant et en détournant plus souvent qu'autrement les droits de l'homme, car il travaille à déconstruire la civilisation qui a imaginé les droits de l'homme. C'est dans une même perspective que la France a décidé d'interdire le voile intégral dans les rues ou les signes religieux ostentatoires à l'école. Il n'y a rien de ridicule à prendre au sérieux la portée politique de tels vêtements. 

En un sens, il faut pousser l'islam à prendre le pli du monde occidental. Une pédagogie compréhensive ne suffira pas: il faut, d'une manière ou d'une autre, rappeler que la civilisation occidentale n'est pas optionnelle en Occident et que la culture française n'est pas optionnelle en France. C'est ainsi qu'à terme pourra émerger un islam de culture française acceptant d'évoluer dans un pays laïc de marque chrétienne. De ce point de vue, l'interdiction du burkini est légitime, même si certains peuvent préférer d'autres solutions. Les pays anglo-saxons qui se gaussent et ridiculisent la France en l'accusant de faire de la politique autour d'un maillot de bain témoignent d'un aveuglement politique effarant. En sermonnant la France, ils célèbrent leur propre vertu de la tolérance, sans se rendre compte qu'ils ont déjà capitulé en banalisant des pratiques ségrégationnistes.  [...]"

Michel Janva

Posté le 26 août 2016 à 19h00 | Lien permanent

Pour une refonte totale de notre conception viciée de la laïcité à la française

Pour le député Jean-Frédéric Poisson l'avis du Conseil d'Etat est une "bonne mauvaise nouvelle" :

Unknown-25"Bonne, parce qu'interdire le port d’un vêtement reste une fausse solution. Comme cela se vérifie, les extrêmes de tout acabit profitent de ces interdits pour chercher à outrance la provocation en bravant toujours plus l'interdiction. Le port d'un vêtement devient alors un acte de provocation militante et non le prolongement d'une foi dans le respect de soi et des autres. Effet inverse recherché...

Et puis, quelle serait la limite de ce type d'interdiction ? Interdiction aussi dans l'espace public du col romains des prêtres, du voile des religieuses, comme certains cherchent à vouloir l'imposer ? Et alors, la kipa juive, le turban hindou, la coiffure à dreadlocks rastafari...? Et puis, au-delà des signes vestimentaires, faudra-t-il cacher les tatouages représentant Bouddha, les pendentifs shintoïstes, et quoi encore... Tout cela n’est que folie.

La décision du Conseil est donc sage et responsable. Mais la nouvelle reste « mauvaise » car elle est de circonstance et donc insuffisante. Pour ne pas être un coup d'épée dans l'eau, elle mériterait d'être prolongée (au-delà des responsabilités du Conseil d’Etat) d'une refonte totale de notre conception viciée de la laïcité à la française, érigeant le nihilisme comme religion d'Etat. La nature ayant horreur du vide, les radicalismes s'y engouffrent.

Les Français ne doivent pas se laisser déstabiliser par un vêtement quelle qu’en soit la connotation politique. Pour faire face à ces agressions culturelles, la France doit retrouver ce qui est son âme et son histoire, et le réaffirmer avec détermination. C'est ce qui a fondé ma proposition de Loi d'inscrire dans la Constitution Française nos racines chrétiennes. Ainsi saurons-nous nous défendre avec détermination contre ceux qui veulent nous détruire. Les plus hauts responsables politiques de notre pays doivent prendre leurs responsabilités pour assurer la paix et combattre l’islamisme. Pour ma part, j’ai pris les miennes et saurai les prendre là où j'exercerai quelque responsabilité publique."

Michel Janva

Posté le 26 août 2016 à 18h52 | Lien permanent

Interdiction du port d'un vêtement : selon que vous serez LMPT ou musulmane

Pour bien comprendre comment fonctionne la justice en France, rien de mieux que deux images.

Sur la première, un père de famille verbalisé pour le port d'un sweat :

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Cet autre vêtement est autorisé par le Conseil d'Etat car 

"L’arrêté litigieux a ainsi porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle."

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Michel Janva

Posté le 26 août 2016 à 18h47 | Lien permanent

L'offensive islamiste : face violente avec les attaques terroristes, face lancinante avec le burkini

Nicolas Bay, secrétaire général du FN, explique pourquoi il faut interdire le burkini :

N"En France, contre la France, l'offensive islamiste est désormais permanente. A côté de sa face la plus violente et radicale, exprimée par le djihadisme et les attaques terroristes, existe aussi une face plus lancinante et militante. Celle qui tente et teste, celle qui avance à mesure que la République recule, celle qui vise peu à peu à faire prévaloir des préceptes politico-religieux sur nos lois communes. Celle qui nous rappelle que pour les islamistes – quelle que soit leur tendance, quelles que soient leurs méthodes – le but reste l'application de la charia, la loi islamique, et son extension à l'ensemble de notre société.

N'en déplaise à ceux qui minimisent les faits – tout comme d'autres minimisaient le port du hijab lors de la première « affaire du voile » voici plus de 25 ans – nous sommes face à une offensive extrêmement pernicieuse, profondément politique. Rappelons tout de même que les défenseurs du port du « burkini » prétendent l'ériger en symbole de l'émancipation individuelle et de la liberté de la femme ! Dans un retournement pervers, les valeurs des Lumières se retrouvent convoquées au service de l'obscurantisme le plus total.

Pressés par la légitime émotion populaire, certains maires ont pris des arrêtés municipaux. Dans leurs arrêtés, certains arguent de la défense de la laïcité et d'autres simplement de l'ordre public, les deux principes étant quoi qu'il en soit fondamentalement liés. Pour autant, ces arrêtés apparaissent symptomatiques de l'ex-UMP, prétendant éteindre l'incendie après avoir soufflé sur les braises ! On ne défend pas la laïcité, on ne préserve pas l'ordre public, en étant les continuateurs de l'immigration massive, en étant les promoteurs du multiculturalisme et du communautarisme, en faisant des islamistes des interlocuteurs privilégiés dans nos frontières comme en-dehors (avec l'UOIF et le Qatar), en affaiblissant nos forces de sécurité et de défense. Et il s'agit bien là du désastreux bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy, lui qui a en réalité reculé sur tout, contrairement à ce qu'il claironne aujourd'hui."

On passera sur les valeurs des Lumières qui ont justifié quelques décapitations massives, nous aurons l'occasion d'en reparler...

Michel Janva

Posté le 26 août 2016 à 17h10 | Lien permanent

Les juges ont encore frappé

Le Conseil d'État vient d'invalider l'arrêté municipal de la ville de Villeneuve-Loubet dans les Alpes-Maritimes qui interdisait le port du burkini sur ses plages. L'avis du Conseil d'Etat ordonne de fait la suspension de cet arrêté anti-burkini.

Saisie en urgence par la Ligue des droits de l'homme (LDH) et le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), les juges estiment :

B"A Villeneuve-Loubet, aucun élément ne permet de retenir que des risques de trouble à l'ordre public aient résulté de la tenue adoptée en vue de la baignade par certaines personnes". "En l'absence de tels risques, le maire ne pouvait prendre une mesure interdisant l'accès à la plage et la baignade."

La mairie avait assuré que les burkinis y étaient devenus "pléthoriques" et contribuaient à crisper le climat "dans une région fortement éprouvée par les attentats".

Par ce nouvel avis, les juges du Conseil d'Etat s'inscrivent dans une tradition récente, depuis quelques décennies, de s'opposer aux décisions politiques et de contribuer à la destruction de la France.

Yves Daoudal précise :

"L’affaire avait été portée devant le tribunal administratif de Nice, qui avait validé l’arrêté en jugeant que le burkini constituait une expression du fondamentalisme musulman.

L’expression du fondamentalisme musulman est donc une liberté fondamentale."

De son côté, Ange-Pierre Vivoni, le maire socialiste de Sisco (Haute-Corse), maintient son arrêté :

"Je ne me sens pas concerné par la décision du Conseil d'Etat". "Mon arrêté n'était pas de la prévention, je l'ai pris pour la sécurité des biens et personnes de ma commune, je risquais d'avoir des morts !".

Ange-Pierre Vivoni a rappelé avoir pris cet arrêté "pour protéger toute la population, y compris les musulmans". Il estime que dans le contexte actuel, "il ne peut y avoir aucune provocation, de qui que ce soit".

"Des musulmans m'ont remercié d'avoir pris cet arrêté, car leur religion prône la paix et l'entente des peuples".

Michel Janva

Posté le 26 août 2016 à 17h03 | Lien permanent

La droite la plus bête du monde

C'est officiel : Michèle Alliot-Marie sera candidate à l'élection présidentielle, sans passer par la case primaire. Sur son compte Twitter, l'ancienne ministre de la Défense, de l'Intérieur, des Affaires Etrangères et de la Justice publie un texte dans lequel elle annonce renoncer à la primaire pour se présenter directement au premier tour de l'élection présidentielle.

"Pour ma part, je ne participerai pas à un exercice interne de primaires organisées par un parti, fût-il l'héritier de celui que j'ai eu l'honneur de présider". "Le président de la République doit être (...) au-dessus des partis. C'est pourquoi les candidats (...) ne sauraient être désignés ou présélectionnés par un parti".

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C'est bien là-dessus que compte François Hollande pour espérer accéder au second tour et gagner contre Marine Le Pen.

Michel Janva

Posté le 26 août 2016 à 14h04 | Lien permanent

Le FN demande une enquête parlementaire sur le financement de l’Islam en France

Les députés Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont déposé une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le financement de l’Islam en France et sur les conséquences liées à l’apport financier d’États tiers cherchant à implanter la pratique d’une version fondamentaliste de l’Islam en France. Exposé des motifs de cette commission :

Unknown-24"Les récents attentats perpétrés sur notre territoire par des musulmans radicalisés situent l’Islam au centre des débats. Deuxième religion du pays, l’Islam connaît de graves dérives qui conduisent à s’interroger sur sa place au sein de la société française, son mode de fonctionnement, ses influences. Des réponses précises ne peuvent que mieux aider à distinguer nos compatriotes musulmans des dérives djihadistes en forte progression ces dernières années.

Fort d’un nombre croissant de pratiquants dans notre pays, l’Islam cristallise des enjeux considérables d’ordre économique, culturel, géopolitique. En effet, de nombreux États étrangers participent activement à l’organisation du culte musulman. Plus de la moitié des imams salariés exerçant en France sont rémunérés soit par l’Algérie, le Maroc, l’Arabie Saoudite ou la Turquie. Les mosquées sont financées par des pays étrangers ou par des « mécènes » privés dont on ne connait pas les identités. L’Islam devient l’objet d’une lutte d’influence entre divers pays musulmans, au risque d’instiller une ingérence étrangère préoccupante tant pour la cohésion nationale que pour le respect du principe de laïcité. Le circuit de la viande halal, aux financements très opaques, est lui aussi source de trafics dont les fonds peuvent bénéficier à des associations culturelles et cultuelles intégristes.

Les actuelles organisations se targuant de représenter les musulmans de France sont elles-mêmes les leviers de pression d’États étrangers. Ainsi, l’UOIF est l’obligée du Qatar tandis que la Grande Mosquée de Paris est gérée par l’État algérien. Cette infiltration étrangère dans le quotidien des musulmans de France nuit au développement de la religion musulmane en accord avec le cadre républicain et pose un sérieux problème de souveraineté nationale et d’ordre public.

Malgré l’emprise croissante des pétromonarchies islamistes sur l’Islam en France et l’essor d’un Islam de plus en plus rétif à la loi française, aucune réforme de grande ampleur n’est engagée par le Gouvernement. C’est pourquoi il apparaît nécessaire de créer une commission d’enquête parlementaire pour faire le jour sur le financement des mosquées, des associations cultuelles et culturelles animant l’Islam dans notre pays ainsi que pour mesurer les conséquences de l’influence exercée par les États étrangers instillant une vision fondamentaliste dans l’organisation de l’Islam en France."

Résolution :

"En application des articles 137 et suivants du Règlement de l’Assemblée nationale, est créée une commission d’enquête de trente membres pour étudier le financement de l’Islam en France et mesurer les conséquences de son financement par des États tiers cherchant à implanter la pratique d’une version fondamentaliste de l’Islam.

  1. Elle s’attachera à mesurer l’influence des États tiers sur l’organisation et le financement de l’Islam en France et identifiera les modalités par lesquelles les États tiers exercent leurs influences sur les Musulmans de France.
  2. Elle identifiera les États tiers qui favorisent le financement des lieux de cultes, associations cultuelles et culturelles propageant une idéologie islamiste.
  3. Elle contribuera à identifier le rôle des États tiers dans l’incitation aux atteintes à la loi de 1905 et les lois de 2004 et 2010 encadrant le port de signes religieux dans les établissements scolaires et l’espace public.
  4. Elle tentera de mesurer le rôle des États tiers dans la connexion entre les mouvements terroristes et certains acteurs de l’Islam de France.
  5. Elle proposera de renforcer l’arsenal juridique afin d’empêcher le financement de lieux de culte par des États tiers.
  6. Elle proposera éventuellement des mesures pour geler les avoirs des pays tiers et de leurs ressortissants dont il est fait preuve d’un soutien logistique ou financier de mouvements terroristes agissant sur le sol français."
Michel Janva

Posté le 26 août 2016 à 13h41 | Lien permanent

Amalgame : sous prétexte de burkini il faudrait interdire les "grandes croix"

Interrogé ce matin sur RMC à propos de la polémique sur le port du burkini à la plage, Florian Philippot a fit un amalgame curieux :

Kaim Ouchikh, président du SIEL, a réagi aussitôt :

Et Jacques Bompard estime qu'avec ce genre de provocations, le FN se fera siphonner par l'UMP. Mais peut-être est-ce ce que cherche Florian Philippot ?

Florian Philippot veut-il interdire les calvaires ? Ou évoque-t-il les croix pectorales, telle que celle portée par l'abbé Pagès ?

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Cette confusion laïciste qui veut mettre à égalité islam, christianisme et judaïsme (et autres, pas de discrimination...) ignore tout bonnement que la France, par ses racines chrétiennes, est un pays essentiellement chrétien (même si les chrétiens pratiquants y sont minoritaires) et que l'islam est une religion politique. C'est pourquoi le burkini, comme les minarets (qui ne sont pas non plus dans le Coran), l'alimentation halal, etc., font partie du jihad.

En attendant, un homme de 22 ans qui portait une croix autour du cou a été pris à partie et frappé par quatre personnes jeudi soir, à Vitrolles, dans les Bouches-du-Rhône. Que l'on se rassure, il n'a pas été frappé par des proches de Florian Philippot, mais par des musulmans ! Le jeune homme est cependant hors de danger. [Add : il aurait menti]

Michel Janva

Posté le 26 août 2016 à 13h22 | Lien permanent

« Les frontières sont la pire invention politique »

Unknown-23C'est ce qu'a déclaré le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker devant quelques Autrichiens de l’université des médias d’Alpbach :

«Nous devons combattre le nationalisme. Nous avons le devoir de ne pas suivre les populistes et de bloquer leur venue au pouvoir ». « Les frontières sont la pire invention politique»

L'homme qui assurait avoir « rencontré des dirigeants d’autres planètes » ne digère visiblement pas le Brexit ni le réveil des peuples d’Europe face à l’oppression mondialiste.

Le bureau de presse du premier ministre britannique a réagi :

« Ce n’est pas une chose avec laquelle le premier ministre serait d’accord (…) Le peuple anglais estime que les frontières sont importantes, et qu’avoir une meilleure maîtrise de nos frontières est important. »

En France, il n'y a pas eu de réactions du gouvernement.

Michel Janva

Posté le 26 août 2016 à 08h56 | Lien permanent

Le suicide démographique de l'Europe dénoncé au Medef

Unknown-22Jean-Michel Boussemart est délégué général de Coe-Rexecode, un institut d'études économiques, et Michel Godet, membre de l'Académie des technologies et vice-président de la Fondation MMA des entrepreneurs du futur. Cet article a été écrit à l'occasion de l'atelier «Démographie: un atout pour la France», dans lequel interviendra Michel Godet le 31 août prochain à l'université d'été du Medef. Ces deux personnes invitent l'Europe à pratiquer une politique de quotas en fonction des besoins du marché du travail et à encourager la relance de la fécondité.

Quel silence assourdissant face au suicide démographique de l'Europe à l'horizon 2050! Les projections démographiques des grandes régions du monde d'ici là sont connues et réévaluées tous les deux ans par les Nations unies et régulièrement par Eurostat pour les seuls pays de l'UE, mais il faut être un spécialiste des bases de données pour s'en servir. De fait, personne n'en parle, surtout à Bruxelles où l'on préfère produire des rapports sur les révolutions technologiques [...]"

La table ronde du Medef abordera ces sujets :

  • Force française, faiblesse allemande ?
  • Le taux de natalité idéal existe-il ?
  • L’immigration peut-elle compenser la dénatalité ?
  • Lorsque l’enfant paraît...Quels effets sur la consommation ?
  • Mais comment rester en bonne santé démographique sur fond de croissance en panne et de chômage de masse ?
  • Comment faciliter l’insertion des jeunes sur le marché du travail ?
  • Comment garder nos jeunes talents en France ?
  • Quelle politique familiale ? Quelle politique du logement ?
  • Plus d’enfants et plus de vieux... quelles solutions pour résoudre l’équation et ne pas battre en retraite ?
Michel Janva

Posté le 26 août 2016 à 08h48 | Lien permanent

Avant les élections de 2017, le Grand-Orient élit un nouveau Grand-Maître

HABAS-ChristopheLa première obédience maçonnique de France, le Grand Orient, est réunie en convent annuel à Marseille avec 1300 délégués pour réfléchir aux enjeux de la République, à la question de la laïcité, la bioéthique, le développement durable, la diffusion de la franc-maçonnerie à l'international. Hier soir, les 35 membres du Conseil de l'ordre ont élu un nouveau grand maître, Christophe Habas. Avec 52 000 adhérents revendiqués, le Grand Orient représenterait 30 % de la franc-maçonnerie française.

Christophe Habas, 49 ans, chef de service d’imagerie cérébrale de l’Hôpital des «15/20» (Paris), a été élu avec 24 voix sur 35 conseillers de l’Ordre (68,6%). C'est donc lui qui guidera lors de l'année électorale 2017... L'un de ses concurrent à l'élection, Philippe Foussier, accusait Keller d’avoir promis une distanciation vis-à-vis du monde politique… sans l’avoir fait.

Pour mémoire, l'Eglise interdit l'appartenance aux associations maçonniques :

"Le jugement négatif de l’Eglise sur les associations maçonniques demeure donc inchangé, parce que leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l’Eglise, et l’inscription à ces associations reste interdite par l’Eglise. Les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la sainte communion."

Michel Janva

Posté le 26 août 2016 à 08h18 | Lien permanent

Les contacts entre le Saint-Siège et la Chine se poursuivent

Dans un entretien publié le 24 août par le quotidien de la conférence épiscopale italienne Avvenire, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Vatican, souhaite que soit trouvées « des solutions réalistes » pour un accord entre la Chine et le Saint-Siège, sans relations diplomatiques depuis 1951.

Images-15« Les contacts entre le Saint-Siège et la Chine continuent dans un esprit de bonne volonté des deux parties ». « Le cheminement de la connaissance et de la confiance réciproque demande du temps, de la patience et de la clairvoyance de la part des deux parties ».

« Ce qui tient particulièrement à cœur au Saint-Siège, c’est que les catholiques chinois puissent vivre positivement leur appartenance à l’Église et, en même temps, être de bons citoyens et contribuer à renforcer l’harmonie dans la société chinoise entière ».

Concernant la situation des deux communautés catholiques chinoises communément appelées Eglise « officielle » et Eglise « clandestine », il affirme que ne sont pas « deux Églises différentes », mais « deux communautés toutes les deux désireuses de vivre en pleine communion avec le Successeur de Pierre ».

« Chacune d’elles porte avec elle le bagage historique de moments de grand témoignage et de souffrance ». « Le souhait du Saint-Siège est de voir, dans un futur pas trop éloigné, ces deux communautés se réconcilier, s’accueillir, donner et recevoir la miséricorde pour une annonce commune de l’Évangile ». « Le pape François a à cœur que les tensions et les divisions du passé soient dépassées pour pouvoir écrire une page nouvelle de l’histoire de l’Église en Chine. »

Le 4 août, le cardinal John Tong Hon publiait un texte en anglais et en chinois sur le Sunday Examiner et le Kung Kao Po, les deux journaux du diocèse de Hongkong. Intitulé « La communion de l’Eglise en Chine avec l’Eglise universelle », le texte semble s’adresser autant aux catholiques de Chine qu’aux dirigeants chinois. Celui qui a succédé en 2009 au cardinal Zen à la tête du diocèse de Hongkong propose ses réponses aux questions suivantes : 

« Pourquoi le Saint-Siège persiste-t-il avec insistance à dialoguer avec le gouvernement chinois plutôt qu’à l’affronter ? Que signifie la communion entre les Eglises particulières et l’Eglise universelle ? Sur quels critères les évêques des Eglises locales en Chine continentale devraient-ils être nommés ? Quel est le rôle de ce qui tient lieu aujourd’hui de Conférence des évêques catholiques en Chine ? Quelle(s) relation(s) cette dernière entretient-elle avec les diocèses ? ».

Sur ces questions, le cardinal Zen ne cache pas son pessimisme. Dans son texte, le cardinal Tong écrit notamment que 

« bien que les termes précis d’un accord [entre la Chine et le Saint-Siège] n’ont pas encore été rendus public, nous croyons que le pape François, en tant que protecteur de l’unité et de la communion de l’Eglise universelle, n’acceptera pas un texte qui nuirait à l’intégrité de la foi de l’Eglise universelle ou à la communion entre l’Eglise catholique en Chine et l’Eglise universelle ».

Le 25 juillet, alors que les jeunes catholiques du monde entier se réunissaient à Cracovie pour les 31e Journées mondiales de la jeunesse, à l’aéroport de Pékin, les autorités ont fait stopper un avion qui roulait déjà sur le tarmac pour s’envoler vers la Pologne. Elles en ont fait descendre une cinquantaine de jeunes catholiques chinois pour « violation de la réglementation sur les voyages à l’étranger », avant de les renvoyer dans leurs foyers avec interdiction de parler aux médias.

Michel Janva

Posté le 26 août 2016 à 08h06 | Lien permanent

Si on assiste au même cataclysme qu'avec le Brexit ça donne envie d'essayer

La haute finance a peur de l'élection de Donald Trump et annonce l'apocalypse : 

Unknown-21"Si l'homme d'affaires Donald Trump est élu à la Maison Blanche en novembre, l'économie mondiale pourrait tomber en récession, affirment des experts de Citigroup dans une note hier. Dans cet avis, les chercheurs, menés par l'économiste en chef Willem Buiter, estiment que l'élection présidentielle est une source majeure d'incertitude pour l'économie mondiale. «Notre hypothèse de base est une victoire d'Hillary Clinton et principalement une continuité dans les politiques» économiques, dit la note soulignant qu'avec l'élection de la candidate démocrate on assisterait à une expansion budgétaire. Mais la victoire du promoteur immobilier new-yorkais en revanche réserverait des jours plus sombres pour l'économie, promettent ces experts.

Vu l'amplification des incertitudes et le durcissement des conditions de financement, «une victoire de Trump pourrait abaisser la croissance du Produit intérieur brut (PIB) mondial de 0,7 à 0,8» point de pourcentage, disent les économistes du groupe bancaire. Cela entraînerait l'évolution du PIB dans le territoire de la récession, selon ces experts qui définissent celle-ci comme une croissance de 2% ou moins sur le globe."

Il y aura des pluies de sauterelles, Los Angeles sera engloutie et les Twins Towers seront détruites.... ah non ça c'est déjà fait.

Michel Janva

Posté le 26 août 2016 à 07h54 | Lien permanent

C’est arrivé un 26 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 26 août 1346 : défaite des Français à Crécy.

Philippe VI de Valois subit une sévère défaite face au roi d'Angleterre, Edouard III, à Crécy-en-Ponthieu en Picardie. La chevalerie française, malgré son nombre est décimée par les archers anglais.

  • le 26 août 1429 : Jeanne d'Arc arrive à St-Denis.

Le Roi Charles VII, conseillé par ce fourbe de La Trémouille, ne suit pas. Seuls les grands capitaines de l'armée royale, comme La Hire, les ducs d'Alençon et de Bourbon, les comtes de Laval et de Vendôme, ouGilles de Rais et leurs troupes,l'accompagnent. La Pucelle se recueille sur les Tombeaux des Rois de France puis tente vainement de s'emparer de la porte de Saint Honoré.

  • le 26 août 1444 : bataille de la Birse.

Les Français remportent une victoire sur les Suisses ; ils sont commandés par le Dauphin Louis, futur Louis XI qui est en route vers Bâle.

  • le 26 août 1648 :journée des barricades à Paris.

Mazarin et Anne d'Autrichefont arrêter le président Pierre Broussel du Parlement de Paris, pour mettre fin à la fronde parlementaire. Mazarin profite en effet qu'un Te Deum est célébré à Notre-Dame de Paris en l'honneur de la victoire duprince deCondé à Lens sur les Espagnols ; Paris se couvre de barricades, la Cour est obligée de se réfugier à Saint-Germain-en-Laye, et Mazarin fait libérer Broussel

La Fronde parlementaire est suivie par la Fronde des princes, les troubles durent jusqu'en 1652.

  • le 26 août 1660 : entrée solennelle de Marie-Thérèse d'Autriche à Paris.

Marie-Thérèse d'Autriche, nouvelle reine de France, arrive à Paris. Entre le château de Vincennes et le Palais du Louvre, ce sont plus d'un million de spectateurs venus de toute laFrance,qui acclament le couple royal, suite au mariage célébré à Saint-Jean-de-Luz (voir la chronique du 9 juin).

  • le 26 août 1728 :naissance du mathématicien français Jean-Henri Lambert.

Jean-Henri Lambert, d'origine alsacienne, est un mathématicien, philosophe et astronome autodidacte.

  • le 26 août 1743 :naissance d'Antoine Laurent de Lavoisier.

Voir la chronique du 8 mai.

  • le 26 août 1789 :promulgation de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen approuvée par l'Assemblée constituante à Versailles.

C'est la fin officielle du régime féodal. Surtout c'est le texte qui, affirmant les droits de l'homme, nie ceux de Dieu sur l'humanité, c'est le texte qui justifie au nom des droits et de la liberté tout type de rébellion contre le Créateur.

  • le 26-27 août 1813 :début de la Bataille de Dresde.

Cette bataille oppose Napoléon aux troupes de la Sixième Coalition. Victoire sans lendemain car Napoléon malade quitte le champ de bataille et ses adjoints se font étriller quelques jours plus tard.

  • le 26 août 1850 :Louis-Philippe Ier, roi des Français.
  • le 26 août 1940 :ralliement à la France libre du Tchad et du Niger.

Le reste de l'Afrique-Équatoriale française suit deux jours plus tard.

  • le 26 août 1944 : Charles De Gaulle descend les Champs Elysées.

  • le 26 août 1977 :le Québec adopte le français comme langue officielle.

L'Assemblée nationale du Québec adopte la "Charte de la langue française" qui a été proposée par le gouvernement de l'indépendantiste René Lévesque. Le français devient la langue officielle du travail, de l'enseignement, du commerce et des affaires.

  • le 26 août 1978 : élection du Pape Jean-Paul 1er, « le pape au sourire »

Le pape Jean-Paul 1er

Le conclave élit à la papauté, pour succéder à Paul VI, le cardinal Albino Luciani de Venise. Malheureusement le Saint Père meurt après 34 jours de pontificat. Son nom est une surprise, car il faut remonter au Xe siècle pour trouver un pape prenant un nouveau nom de règne. Par ailleurs, un nom composé n'a jamais été utilisé auparavant.

Lois Spalwer

Posté le 26 août 2016 à 05h32 | Lien permanent | Commentaires (3)

25 août 2016

Soutien à une famille éprouvée

Unknown-20Lors d'un séjour familial en Corse, un bénitier en pierre s'est désolidarisé de son socle et est tombé sur Louis-Marie (4 ans).

Souffrant de graves lésions au foie, au pancréas et d'une hémorragie interne, il a été rapatrié par hélicoptère à l'hôpital de Nice, en réanimation. Si son état le permet, et avant qu'il ne soit trop tard, il sera de nouveau transféré, à Paris, pour cinq à six mois.

Une cagnotte a été créée pour permettre à ses parents d'être autant qu'ils le souhaitent et le peuvent auprès de lui pendant son hospitalisation (billets de train Le Mans-Paris, chambre accompagnant, etc ...). Ou tout autre usage qu'ils estimeront pertinent.

Michel Janva

Posté le 25 août 2016 à 20h16 | Lien permanent

Un nouvel impôt pour les familles

Famille de France dénonce un décret publié le 19 juillet :

Unknown-19"Le gouvernement supprime le statut d’ayant droit d’un assuré social et le remplace par celui de bénéficiaire de la « protection universelle maladie ».

Le conjoint qui ne travaille pas, était ayant droit sous le numéro de sécurité sociale de celui qui paye des cotisations. Il sera désormais affilié personnellement avec son propre numéro, au nom de la protection maladie universelle.

Familles de France craint qu’une étape supplémentaire vers l’explosion de la cellule familiale soit franchie.

La réforme s’accompagne de la création d’une nouvelle cotisation… Le conjoint sera désormais soumis à une cotisation de 8 % s’il perçoit des revenus non professionnels (loyers, redevances, dividendes…) d’un montant supérieur à 9 650 € par an.

Ces mêmes revenus du patrimoine ont déjà subi 15,5 % de prélèvements sociaux pour financer notre système de protection sociale. Familles de France refuse la création d’un nouvel impôt de 8 % sans aucune contrepartie qui vise, avant tout, les familles et spécialement celles qui ont choisi d’avoir des enfants et décidé pour cela de valoriser le rôle de la mère au foyer."

Comme l'écrit Jacques Bompard :

"Le gouvernement le plus hostile aux familles de la cinquième République continue son œuvre de saccage idéologique et économique des cellules de base de la société."

Michel Janva

Posté le 25 août 2016 à 19h21 | Lien permanent

100% Jésus : le 2 poids 2 mesures du CIO

Daniel Hamiche a contacté le CIO et publie les échanges de courriels.

Images-14"Le bandeau « 100 % Jesus » de Neymar entraîne immédiatement une réaction et une réprobation du CIO. Mais les hijabs de la sabreuses étatsunienne est des joueuses de volley de plages égyptiennes n’entraînent aucune réaction ou réprobation. On me suggère de m’adresser aux fédérations nationales comme si ces dernières pouvaient avoir « des règles […] y compris celles régissant les tenues vestimentaires » en contradiction avec la Charte olympique ! Vous noterez avec moi que ces messieurs du CIO parlent de « tenues vestimentaires » et non pas de signes ostensibles d’appartenance religieuse. Or le bandeau de Neymar n’est pas une tenue vestimentaire, et il ne l’a ceint qu’après la cérémonie officielle des remises des médailles (comme le montre notre image de “une”) ! Le CIO se moque de nous. Et c’est un sacré scandale. Des “grands” médias le reprendront-ils ? J’en doute. Et vous comprenez bien pourquoi".

Michel Janva

Posté le 25 août 2016 à 19h13 | Lien permanent

Des prêtres célèbrent ad orientem, comme le demande le cardinal Sarah

Aux Etats-Unis. En France, à l'exception de Mgr Rey, on ne sait pas vraiment si cette proposition a été reçue :

Images-13"Les prêtres de la paroisse de la Sainte-Famille, dont je suis curé, à New York, ont repris depuis juillet la pratique de célébrer la Sainte Messe face à l’Est liturgique — ad orientem. J’ai décidé que nous ferions ainsi après avoir lu un entretien accordé en mai par le Cardinal Sarah à la revue catholique française Famille Chrétienne. Il en reparla à Londres en juillet, et à nouveau suggéra que les prêtres reprennent la célébration ad orientem de la Messe.

Lors de l’entretien du mois de mai il posa la question de la légitimité canonique de cette pratique : « C’est légitime et conforme à la lettre et à l’esprit du Concile. En ma qualité de Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements je persiste à rappeler que la célébration face à l’Est (versus orientem) est autorisée par les articles du missel précisant les instants où le célébrant doit se tourner vers les fidèles. Une autorisation particulière est donc inutile pour célébrer face au Seigneur. »

Les mots du Cardinal Sarah ont fait vibrer en moi une corde sensible. Il compare l’orientation liturgique vers l’Est à un mouvement plus profond de nos âmes se tournant vers Dieu. Notre adoration devrait se traduire en une action nous détachant pour nous élever vers le Christ : « La conversion consiste à se tourner vers Dieu. Je suis intimement persuadé que nos corps doivent participer à cette conversion. La meilleure façon est certainement de célébrer — prêtre et fidèles — tournés ensemble dans la même direction : vers le Seigneur qui vient à nous. Ce n’est pas, comme on l’entend parfois, de célébrer face aux fidèles ou en leur tournant le dos. Là n’est pas la question. Il s’agit d’être tous tournés vers l’abside, qui symbolise l’Orient, où trône la croix du Seigneur ressuscité. »

Les fidèles à la messe ne sont pas un auditoire à persuader ou à entraîner par une action intéressante du célébrant, devant se tenir en avant, au centre, sans perdre ses ouailles de vue. Non, la nature du culte divin implique de ne rien laisser perturber la relation entre Dieu et Son peuple. En se tournant vers le Seigneur avec les paroissiens, le célébrant endosse le rôle du guide en pélerinage vers le Seigneur, vers le Paradis. Il n’a plus la tentation d’agir en tant que centre d’un évènement destiné à une audience captive.

[...] Les paroissiens de la Sainte Famille se sont, pour la plupart, adaptés à ce changement. Il y a eu des réclamations, mais bien plus de remerciements et d’encouragements. Certains n’ont pas encore bien saisi que le célébrant tourné vers le Seigneur et non vers l’assemblée ne prive pas les fidèles mais leur montre plutôt un retour des paroissiens vers le Christ. Pour le célébrant il est intéressant de se rappeler que, dans le Canon de la Messe, il s’adresse à Dieu au nom de tous, et en particulier de ceux, présents, qu’il entraîne alors dans l’adoration. Le célébrant est leur père spirituel et il plaide pour eux devant Dieu en renouvelant le parfait sacrifice du Calvaire. Pour le prêtre il est un autre avantage, il peut se concentrer mieux, beaucoup moins distrait par les inévitables mouvements dans l’église — arrivées et départs, déplacements d’enfants, si ce n’est d’adultes, ouverture et fermeture de portes, etc. [...]"

Michel Janva

Posté le 25 août 2016 à 18h58 | Lien permanent

La méthode Sapin dans la lutte contre les objets perdus

Lu dans Valeurs Actuelles :

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Michel Janva

Posté le 25 août 2016 à 18h20 | Lien permanent

Condamnée, la Vice-Présidente de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées démissionne

Unknown-18Béatrice Négrier, élue PS, avait été condamnée à une amende de 4 000€ pour abus de confiance en mai dernier par le tribunal correctionnel de Montpellier. La somme escroquée s’élève à 340 000 €...

France Jamet, Présidente du Groupe des Elus Front National-RBM au Conseil Régional de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, souligne que la presse de gauche avait fait l'impasse :

"Il aura fallu plus de trois semaines et l’intervention notamment du Front National pour que la Vice-Présidente de la région, en charge de la formation professionnelle et de l’apprentissage, réalise que sa condamnation pour abus de confiance la contraignait à faire ce que tout le monde attendait d’elle : démissionner.

Cette affaire aura au moins eu le mérite de prouver, une fois encore, que nos concitoyens n’ont rien à apprendre de la presse quotidienne régionale du monopole Baylet, qui avait soigneusement omis de parler de cette condamnation, jusqu’à la révélation du site indépendant « lengadoc-info ». Nos concitoyens ne peuvent pas non plus compter sur le sens moral et l’éthique de leurs dirigeants socialistes qui font tout pour rester à leurs places, sauf quand le Front National les force à la raison."

Béatrice Négrier devrait conserver son mandat de conseillère régionale. Ethique ?

Michel Janva

Posté le 25 août 2016 à 13h44 | Lien permanent

Benoît XVI : "Dans une situation de crise, la meilleure attitude est de se mettre devant Dieu avec le désir de retrouver la foi"

Une biographie de Benoît XVI sort ces jours-ci en Italie, avec en préamule un entretien de l'auteur avec le Pape émérite. Benoît-et-moi l'a traduite. Extrait :

3Dnn+9_7C_gra_9788804672401-servitore-di-dio-e-dell-umanita_original"Sainteté, alors que vous visitiez l'Allemagne pour la dernière fois, en 2011, vous avez dit: «On ne peut pas renoncer à Dieu». Et encore: «Là où il y a Dieu, il y a le futur». N'avez-vous pas regretté d'avoir dû partir durant l'année de la foi? 

«Naturellement, j'avais à coeur de terminer une année de la foi et d'écrire l'encyclique sur la foi qui devait conclure le processus qui a commencé avec l'Encyclique Deus Caritas Est. Comme le dit Dante, l'amour qui meut le soleil et les autres étoiles, nous pousse, nous conduit dans la présence de Dieu, qui nous donne espérance et futur. Dans une situation de crise, la meilleure attitude est de se mettre devant Dieu avec le désir de retrouver la foi, afin de continuer sur le chemin de la vie. Pour sa part, le Seigneur est heureux d'accueillir notre désir, de nous donner la lumière qui nous guide dans le pèlerinage de la vie. C'est l'expérience des saints, de saint Jean de la Croix ou Sainte Thérèse de l'enfant Jésus. En 2013, cependant, il y avait de nombreux engagements que je ne pensait plus être en mesure de mener à leur terme» 

Quels étaient ces engagements? 

«En particulier, la date des Journées mondiales de la jeunesse qui devaient avoir lieu durant l'été 2013 à Rio de Janeiro au Brésil avait déjà été fixée. Or, à cet égard, j'avais deux convictions bien précises. Après l'expérience du voyage au Mexique et à Cuba, je ne me sentais plus en mesure d'accomplir un voyage aussi exigeant. En outre, avec la forme donnée par Jean-Paul II à ces journées, la présence physique du pape était nécessaire. On ne pouvait pas penser à une liaison par la télévision ou à d'autres formes permises par la technologie. Cela aussi fut une circonstance pour laquelle la renonciation était un devoir pour moi. Enfin, j'avais la confiance certaine que même sans ma présence l'année de la foi irait à sa conclusion. La foi, en effet, est une grâce, un don généreux de Dieu aux croyants. J'étais donc fermement convaincu que mon successeur, comme c'est ensuite arrivé, conduirait également à la conclusion voulue par le Seigneur, l'initiative lancée par moi» [Lire la suite]

Michel Janva

Posté le 25 août 2016 à 13h25 | Lien permanent

Jean-Frédéric Poisson : l'abrogation pure et simple de la loi Taubira doit être une priorité.

Le député Jean-Frédéric Poisson, candidat à la primaire LR écrit sur Boulevard Voltaire :

Images-12"[...] je suis convaincu qu’un retour de la droite aux plus hautes responsabilités en 2017 avec des orientations uniquement sécuritaires et gestionnaires, serait au mieux sans effet en profondeur, au pire aussi catastrophique que le mandat de François Hollande. Je le prône depuis l’annonce de ma candidature à la primaire ouverte de la droite : 2017 doit être l’occasion d’un débat de société, et surtout d’une prise de conscience générale des enjeux de civilisation pour lesquels nous devons nous mobiliser et réagir avec vigueur.

Alors la Primaire… C’est l’occasion d’offrir aux Français un débat de fond : qu’est-ce qu’être français ? Comment unir le peuple de France ? Comment permettre à chaque membre de notre communauté nationale d’être en confiance avec un Etat protecteur, pleinement accueilli ? Quels sont les repères que nous souhaitons transmettre à nos enfants ? Quel est notre modèle social ?…

Trop de candidats à la primaire de la droite et du centre font de l’activisme et de la communication sur des sujets sérieux mais annexes : le cumul des mandats en est l’exemple. Cherchent-ils ainsi à esquiver les questions qui fâchent parce que nécessitant du courage, et surtout des convictions ancrées et donc invariantes dans le temps ? Avec la prise de risque de réponses qui ne font pas toujours plaisir aux lobbies et à la pensée unique ? Cela n’est pas mon registre : je suis là pour faire gagner une conception de la France et de son devenir, pas pour me faire gagner moi tout court. C’est ainsi que, candidat à primaire de la droite, je réaffirme haut et fort que l’abrogation pure et simple de la loi Taubira doit être une priorité. 

La contestation de la loi dite du mariage pour tous a été le plus grand mouvement social que la France d’après-guerre ait connu, ce que vient de reconnaître François Hollande dans son dernier livre en évoquant enfin la réalité du « million ». Malgré l’énergie de cette mobilisation, le débat démocratique a été confisqué, la vérité la plus élémentaire censurée. Cette loi inique et dangereuse porte atteinte à notre unité nationale et fragilise sa cohésion, parce qu’elle instrumentalise l’enfant, tripatouille la filiation, démantèle le mariage, monte les Français les uns contre les autres. 

Si une loi doit être abrogée, et bien avant celle du cumul des mandats, c’est celle de Taubira dite du mariage pour tous. Sinon, l’alternance, attendue par tant de Français, décevra une nouvelle fois, sera vaine une nouvelle fois. Ce que notre pays fragilisé ne pourra plus supporter. Ce que je me refuse à imaginer, à subir surtout."

Michel Janva

Posté le 25 août 2016 à 13h14 | Lien permanent

"Facebook, mais surtout Twitter prennent de plus en plus de place dans la vie politique et le débat public"

Unknown-17Selon La Provence :

"[...] Outils de communication, méthode de contournement des médias traditionnels, espaces de liberté, simples brosses à reluire personnelles ou occasions de pourfendre l'adversaire, Facebook, mais surtout Twitter prennent de plus en plus de place dans la vie politique et le débat public. S'ils disposent désormais quasiment tous d'un compte, les élus locaux n'y sont pas présents avec le même enthousiasme. Ni avec le même talent."

A tel point que la mairie de Marseille va proposer aux élus un module de formation au bon usage des réseaux sociaux. 

Et le quotidien constate que Valérie Boyer, députée et maire de secteur LR, engagée en faveur des chrétiens d'Orient, est de loin la politique marseillaise la plus hyperactive sur les réseaux. Sans doute parce que ce qu'elle dit n'est pas relayé par la presse mainstream. Quel intérêt pour un politique de gauche de perdre son temps sur twitter alors que ce qu'il dit est matraqué au journal de 20h ?

Les réseaux sociaux sont à utiliser comme des contre-médias, ce que ne semblent pas avoir compris certains élus LR, ignorant l'importance du combat des idées (un héritage du gaullisme sans doute). Le député Dominique Tian conseille ainsi à ses jeunes collaborateurs "on se calme, allez plutôt lire Le Monde." Cela laisse pantois.

Michel Janva

Posté le 25 août 2016 à 13h05 | Lien permanent

Valls et sa promesse fiscale : les Français ne sont pas dupes

Sondage du Figaro :

Imp

Lahire

Posté le 25 août 2016 à 12h58 | Lien permanent | Commentaires (0)

La courbe du mensonge ne baisse pas

Unknown-16Contrairement à ce que pense François Hollande. Si, en juillet, pour la 4e fois depuis le début de l'année, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A a baissé, c'est aussi parce qu'il progresse dans les autres catégories et que les radiations explosent. Sans parler des chômeurs placés en formation aux frais du contribuable.

Michel Janva

Posté le 25 août 2016 à 12h52 | Lien permanent

Cachez ce terroriste qui vient perturber la campagne présidentielle

Boulevard Voltaire nous informe d'une actualité ayant eu lieu récemment aux Etats-Unis, à laquelle les médias ont porté très peu attention :

Unknown-15"Wasil Farooqui, un musulman, dont on ne connaît pas actuellement les origines, s’en est pris, au hasard, à un couple qui rentrait dans chez lui. Il a attaqué la femme puis l’homme en criant « Allah Akbar ». Mais le mari s’est défendu avec vigueur et, malgré ses blessures, a pu faire fuir l’agresseur. Les victimes, grièvement blessées, ont tout de même pu appeler la police et ont rapidement été hospitalisées.

L’enquête est diligentée par le Bureau fédéral d’investigation (FBI), qui n’exclut pas la possibilité d’une tentative de décapitation de la part de l’agresseur. Farooqui, d’après ABC News, aurait voyagé en Turquie pour atteindre la Syrie et rencontrer les recruteurs de l’État islamique. Il a été arrêté peu de temps après les agressions alors qu’il se trouvait aux urgences d’un hôpital voisin, essayant de faire soigner ses blessures consécutives à son attaque. Le FBI est prudent et ne veut pas, pour l’instant, en dire plus. Notamment, il n’a pas révélé le nom des deux personnes agressées.

Voilà une tentative d’attentat particulièrement grave même si, heureusement, il n’y a pas eu de décès. Or, les gros médias américains comme NBC, le Washington Post ou le New York Times n’ont commenté l’information qu’a minima.

Personnellement, j’ai une petite idée du pourquoi de ce relatif silence. Nous sommes en pleine campagne présidentielle, Donald Trump a argumenté notamment la sienne sur un combat acharné contre l’islamisme radical, expliquant vouloir faire une guerre totale à Daech et indiquant qu’il ne laisserait pas entrer, dans les circonstances actuelles, des migrants musulmans sur le territoire américain. Alors que Hillary prône l’accueil des réfugiés et s’est offusquée des propositions du candidat républicain. Cet incident tombe d’autant plus mal pour elle qu’elle a de gros problèmes avec son affaire d’e-mails controversés, où elle a confondu sa propre fondation avec son poste de secrétaire d’État. On le voit, dans cette élection, rien n’est joué, un acte isolé pouvant changer la donne."

Michel Janva

Posté le 25 août 2016 à 08h24 | Lien permanent

Guerre de civilisation et crise d'identité : le double mal qui ronge la France

Déclaration de Monseigneur le duc d’Anjou :

Mes chers compatriotes,

Luis-alfonso-borbon_000La date du 25 août, fête de la Saint-Louis, mon aïeul et mon saint patron et aussi le modèle largement reconnu de la sagesse en politique, m’offre l’occasion de m’exprimer. Je n’ai pas voulu le faire au moment où les dramatiques évènements de l’été se sont produits car ma voix aurait peu apporté à ce qui fut dit alors. La compassion devant les victimes s’imposait et continue à s’imposer car les conséquences de ces attaques barbares sont loin d’être terminées ; les encouragements aux forces de sécurité et de secours ou aux équipes de soins s’imposaient elles-aussi et s’imposent encore devant l’ampleur du mal. Mais au-delà ? Que pouvait-on dire devant l’horreur des actes commis ? Les assassinats aussi monstrueux que lâches, d’êtres innocents, n’ont jamais aucune justification et les commettre au nom d’une religion encore moins. Fanatisme et politique n’ont jamais fait bon ménage. L’histoire nous le rappelle.

Or c’est justement au nom de l’histoire, mais sans nostalgie et dans un souci d’avenir meilleur, que je peux apporter quelque chose, au moment où la France, mon pays, subit une grave crise. Il me semble que les seuls remèdes politiques habituels ne suffiront pas à conjurer les dégâts et la profondeur du mal. Vu avec le recul des siècles et surtout l’expérience que cela donne, le mal qui atteint la France me parait double. Il y a d’abord une guerre de civilisation, déclarée par un ennemi plus ou moins visible et insidieux, et que désormais les gouvernants semblent enfin désigner par son nom mais, surtout, une très profonde et grave crise morale ou d’identité, sorte de cancer de l’intérieur qui nous affaiblit tout autant, peut-être même davantage, que l’ennemi désigné.

De la guerre qui est menée à la France, à l’Europe, à la Chrétienté, que dire ? Accepter de mettre un nom sur les choses et donc les qualifier est déjà le meilleur moyen pour combattre. L’ennemi identifié, Il s’agit de concevoir et de mettre en œuvre une politique étrangère et une politique intérieure qui répondent aux intérêts de la France et de l’Europe chrétienne dont nous sommes solidaires. Il s’agit ensuite d’avoir une stratégie et une tactique. Je ne doute pas que l’une et l’autre soient à la portée de nos gouvernants quels qu’ils fussent, s’ils acceptent de se remettre en cause, de se donner les moyens de la lutte et de faire confiance aux spécialistes. Faire parler la raison plus que le sentiment et l’idéologie. La France a toujours su mener les combats, ses forces armées sont reconnues par tous et partout, et le pays entier trouvera l’énergie nécessaire pour les soutenir. Déjà, force est de constater que de saines réactions ont commencé à apparaître.

La crise morale est plus grave. Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés. Elles le sont notamment parce que elles ont souvent des origines plus profondes, plus lointaines. Mais l’histoire dont par ma naissance je suis en quelque sorte le représentant comme héritier et successeur des souverains qui, patiemment, siècle après siècle, ont façonné la France, l’histoire montre que les crises de conscience ne sont pas insurmontables. C’est même souvent de l’épreuve et de la rupture avec des habitudes passées qui endorment plus qu’elles ne font progresser, que la France s’est constituée. Dès l’origine ! Epreuves et rupture, avec Clovis qui fait passer la Gaule du rang de province romaine à celui de royaume libre et autonome ; épreuves et rupture avec la renaissance carolingienne ; puis avec le renouveau de la souveraineté au XIIIe siècle, celui de Bouvines et de Saint Louis ; et je continue avec le renouveau d’après la guerre de Cent ans qui avait pourtant laissé la France exsangue et quasi à la merci d’une dynastie étrangère. Que dire de la Renaissance qui a suivi le désastre de Pavie, de celle d’après les Guerres de Religion ou encore du sursaut admirable de tout le pays dans les premières années du XVIIIe siècle alors que Louis XIV devait faire face à une Europe une nouvelle fois coalisée. Oui, il y a un ressort très français qui veut que notre pays même malmené, même quasiment abattu, ne capitule pas.

Ces sursauts proviennent de la nature très particulière de la France. Ce n’est pas un état comme les autres. Le pouvoir ne s’y confond pas avec la force. La France a toujours reposé sur ses familles, sur des communautés d’intérêt, sur un état de droit mis en place alors que l’Europe connaissait encore régime féodal et droit du plus fort. Si la France présente cette spécificité cela lui vient de ses origines. Clovis, ne fut pas seulement le premier des rois, mais ce fut surtout le premier des rois chrétiens. Ainsi dès l’aube de la civilisation française il y avait, venant couronner au sens propre comme figuré le pouvoir, une transcendance. Politique et mystique allaient de pair. Jamais le roi ne fut un monarque tout puissant. La royauté française a toujours été vécue comme un service, imposant des devoirs garantis par Dieu. Au-dessus du roi il y avait toujours la nécessité de conserver les préceptes de l’évangile qui sont aussi ceux du droit naturel : respect de la personne humaine, respect de la famille. La France a mérité le titre de « Fille aînée de l’Eglise », parce que plus que toute autre nation, elle a su mettre ses devoirs avant ses droits. Elle a puisé dans la religion une éthique qui donnait à la politique une autre dimension. Ainsi, elle devint un modèle.

Certes cela a pris des contours bien différents selon les âges, mais le principe a toujours subsisté ; certes il y a eu parfois de mauvaises politiques mais justement reconnues comme telles. Mais l’histoire nous enseigne aussi qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables : la souveraineté de l’état, le primat du bien commun contre les intérêts particuliers, les libertés notamment collectives pour garantir les particularismes hérités de l’histoire des lieux, etc.

L’histoire nous apprend aussi et surtout qu’un peuple est grand quand il a des motifs de partager une vision commune de sa destinée c’est-à-dire de son avenir ; de donner de lui-même pour des causes qui le dépassent mais qui le font entrer dans l’histoire. Tel est bien ce qui a produit les grands artistes, les grands savants, les grands capitaines et les conquérants ; les gloires nationales que nos livres, nos mémoires, nos chansons exaltaient. Durant longtemps, de l’épopée des grognards de l’Empire au « debout les morts ! » de la Guerre de 14-18, les régimes nouveaux ont continué à évoquer ce récit national. La mystique de la Patrie avait su remplacer l’amour pour le Roi et la Couronne. Mais qu’en est-il actuellement ? Quelle « mystique » est-elle offerte aux jeunes depuis deux ou trois générations ? Celle du consumérisme et du  matérialisme; celle de la culture de la mort ; celle du jeu et du moindre effort, celle de la toute-puissance de l’argent. Depuis des décennies ont été élevés au rang de nouvelles valeurs l’individualisme, l’abandon de la notion de service et de sacrifice, le relativisme, l’immanence et, comble, la négation des épisodes glorieux de notre histoire dont il faudrait s’excuser ! Tout cela a détruit peu à peu les fondements de la société qui n’a plus su intégrer ceux qui frappaient à sa porte et qui, surtout, a ôté tout souhait et désir de s’intégrer à la France devenue plus un contre-modèle qu’un modèle.

Il me semble que la cause première de ce triste état des lieux est avant tout l’abandon des repères notamment religieux par notre pays c’est-à-dire ces limites sans lesquelles les libertés ne sont plus que des licences dangereuses tant pour l’homme que pour la société. Ainsi, en un peu plus de deux siècles a été porté profondément atteinte à notre identité, française et chrétienne. Les repères perdus, l’avenir est difficile à construire ! Aussi, nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre. Elle nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères.

Les jeunes ont besoin de grandeur, besoin d’espérance. Une société qui désespère et désenchante sa jeunesse n’a plus sa place. Il faut revenir de cet esprit d’abandon. Il faut retrouver enthousiasme, désir de se dépasser et, surtout, volonté. Retrouver la ferveur de Bouvines et de Patay, celle que montrent les champions sportifs prenant exemple sur les saints ou les militaires. Offrir des perspectives qui présentent leur part de gratuité et de grandeur. Ces occasions ne manquent pourtant pas aujourd’hui où les combats à mener sont nombreux : ceux pour redonner à la vie humaine sa place avec ses multiples facettes depuis l’éthique oubliée dans les états riches jusqu’aux problèmes de malnutrition dans les pays pauvres ; ceux pour rendre notre planète plus durable après qu’elle a été souvent saccagée par l’inconscience de plusieurs générations ; ceux pour faire accéder le plus grand nombre à l’instruction sans laquelle il n’y a pas d’échanges possibles entre les hommes. Savoir se parler et pouvoir se comprendre !

Redonner le goût du bien commun et se souvenir que la France est d’abord une communauté forte de son identité façonnée par ses racines gréco-latines et chrétiennes.

Heureusement, bon nombre de jeunes l’ont retrouvé d’eux-mêmes dépassant les faux maîtres qui les trompaient plus qu’ils ne les formaient. Depuis plusieurs années on les voit veiller sur leur pays ; retrouver les fondamentaux de la philosophie notamment politique, renouer avec les valeurs du don, de la gratuité sans lesquelles il n’y pas de bien commun possible. On les voit surtout retrouver le sens de la famille et de la vie sur lequel ils assoient leurs perspectives d’avenir. Le monde appartient aux jeunes et à ceux qui donnent du sens à leur vie. L’histoire de France nous l’enseigne.

J’ai voulu le rappeler car, en invoquant l’aide de Saint-Louis, mon aïeul, mais aussi celle de tous les saints et saintes de France, si nombreux, et en n’oubliant pas le dernier d’entre eux, le père Hamel, mort en martyr pour sa Foi, je crois plus que jamais en mon pays et en son avenir.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou

Michel Janva

Posté le 25 août 2016 à 07h53 | Lien permanent

A l'occasion de la saint Louis, le pape François prie pour la France

Images-11Hier lors de l’audience générale, à la veille de la fête du roi saint Louis, le pape François a assuré de ses prières le peuple français et ses dirigeants. Après avoir prié le chapelet pour les victimes du séisme qui a frappé le centre de l’Italie dans la nuit, le pape a salué les pèlerins présents place Saint-Pierre. Il s’est d’abord adressé aux francophones : 

« A la veille de la fête de saint Louis, je prie particulièrement pour le peuple de France et pour ses dirigeants ». « Avec confiance, osons nous approcher de Jésus, malgré nos hontes et nos faiblesses, il nous invite à l’espérance et il nous accueille avec miséricorde. Que Dieu vous bénisse et vous garde. »

Michel Janva

Posté le 25 août 2016 à 07h45 | Lien permanent

Dans les coulisses du mondialisme

Remarquable présentation (intégralement traduite de l'allemand en français), des réseaux mondialistes qui mènent les nations et les peuples à leur perte. Merci au lecteur qui nous l'a communiquée, et à la chaine allemande de réinformation qui l'a produite.

 

Parmi les multiples enseignements que l'on peut en tirer, celui-ci : en 2017 pas une voix pour un candidat ayant des liens avec ces puissances de mort!

Paula Corbulon

Posté le 25 août 2016 à 07h38 | Lien permanent

C’est arrivé un 25 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 25 août : fête de Saint Louis, Roi de France.

Louis IX de France naît le 25 avril 1214 à Poissy, et meurt de la peste le 25 août 1270 à Tunis. Neuvième Roi des Capétiens directs, Louis de Poissy, comme il aimait signer les documents officiels, n'a que 12 ans au moment de son sacre, le 29 novembre 1226, à Reims, par Jacques de Bazoches, l'évêque de Soissons ; voir la chronique du 29 novembre, mais aussi celle du 25 avril. Il est l'exemple du Roi qui se fait serviteur, l'exemple du dirigeant au service du Bien Commun et de Dieu.

Il faut dire qu'il a reçu une éducation de choix, tant par son Père Louis VIII, vainqueur des Albigeois que de sa mère Blanche de Castille (voir les chroniques du 4 mars et du 27 novembre). C'est elle qui lui dit un jour « : Beau fils, vous m'êtes grandement cher, cependant j'aimerais mieux vous voir mort à mes pieds que souillé d'un seul péché mortel… »

Geneviève Esquier souligne dans Ceux qui croyaient au Ciel (Editions l'escalade, pages 146-147) :

« Louis IX gouverne comme il vit. Non pas en maître de sa volonté propre, mais en traducteur de celle de Dieu. Toute sa politique intérieure en est éclairée. Il n'hésite pas, pour cela, à s'entourer, non de personnalités brillantes et flatteuses, mais de quelques conseillers sûrs, dont Joinville, et avant tout sa propre mère. Son gouvernement, il l'assied sur l'équité et la justice. Comme le Christ il ne fait pas acception des personnes. A son propre fils, il affirme : « J'aimerais mieux qu'un Ecossais vînt d'Ecosse et gouvernât le royaume bien et loyalement que tu le gouvernasses mal. » Un jour il donnera raison à un modeste plaignant contre le comte d'Anjou pourtant son frère. Lui-même rend la justice. Il n'hésite jamais d'ailleurs à appliquer un châtiment sévère considéré comme juste, car il croit à la liberté du coupable. »

Il est, sans contexte, le plus grand souverain d'Occident du XIIIe siècle et peut-être l'un des plus grands Rois de France. C'est pourquoi, il est l'exemple à suivre que propose l'Eglise à tout chef d'Etat. Il crée la Sorbonne, la curia in parlamento, ancêtre du Parlement de Paris, le système des Corporations qui ne sera détruit que par la révolution. Un grand nombre d'hospices pour pauvres et lépreux qu'il vient lui-même nourrir ou soigner, dont l'hospice des Quinze-Vingts à Paris, fait construire la Sainte-Chapelle, joyaux de l'art gothique pour y abriter la Sainte Couronne d'Épines, le château de Vincennes, l'Abbaye Royaumont et la ville d'Aigues-Mortes.

  • le 25 aout 1248 : le Roi Louis IX part en croisade d'Aigues Mortes.
  • le 25 août 1270 : le Roi Louis IX, saint Louis, meurt à Tunis, à l'âge de 56 ans, lors de la VIIIe croisade.

    Louis IX, sur son lit de mort à Tunis, remet à son fils le plan de sa conduite, par Jacques-Antoine Beaufort, XVIIIe siècle, chapelle de l'École militaire de France.

En signe d'humilité, c'est sur un lit de cendres et les bras en croix qu'il commence son agonie : « Beau Sire Dieu aye pitié de ces pauvres gens que j'ai amenés ici et reconduis-les dans leur pays ; ne permets pas qu'ils tombent en la main de nos adversaires et qu'ils soient obligés de renier leur foi en ton Saint Nom »

A son fils, Philippe dit le Hardi futur Philippe III, il donne le testament suivant :

Enseignements que fit Monsieur Saint Louis à son fils aîné Philippe

« A son cher fils Philippe, salut et amitié de père.

Cher fils, parce que je désire de tout mon cœur que tu sois bien enseigné en toutes choses, j'ai pensé que je te ferais quelques enseignements par cet écrit, car je t'ai entendu dire plusieurs fois que tu retiendrais davantage de moi que de tout autre.

Cher fils, je t'enseigne premièrement que tu aimes Dieu de tout ton cœur et de tout ton pouvoir, car sans cela personne ne peut rien valoir.

Tu dois te garder de toutes choses que tu penseras devoir lui déplaire et qui sont en ton pouvoir, et spécialement tu dois avoir cette volonté que tu ne fasses un péché mortel pour nulle chose qui puisse arriver, et qu'avant de faire un péché mortel avec connaissance, que tu souffrirais que l'on te coupe les jambes et les bras et que l'on t'enlève la vie par le plus cruel martyre.

Si Notre Seigneur t'envoie persécution, maladie ou autre souffrance, tu dois la supporter débonnairement, et tu dois l'en remercier et lui savoir bon gré car il faut comprendre qu'il l'a fait pour ton bien. De plus, tu dois penser que tu as mérité ceci- et encore plus s'il le voulait- parce que tu l'as peu aimé et peu servi, et parce que tu as fait beaucoup de choses contre sa volonté.

Si Notre Seigneur t'envoie prospérité, santé de corps ou autre chose, tu dois l'en remercier humblement et puis prendre garde qu'à cause de cela il ne t'arrive pas de malheur causé par orgueil ou par une autre faute, car c'est un très grand péché de guerroyer Notre Seigneur de ses dons.

Cher fils, je te conseille de prendre l'habitude de te confesser souvent et d'élire toujours des confesseurs qui soient non seulement pieux mais aussi suffisamment bien instruits, afin que tu sois enseigné par eux des choses que tu dois éviter et des choses que tu dois faire ; et sois toujours de telle disposition que des confesseurs et des amis osent t'enseigner et te corriger avec hardiesse.

Cher fils, je t'enseigne que tu entendes volontiers le service de la sainte Eglise, et quand tu seras à l'église garde-toi de perdre ton temps et de parler vaines paroles. Dis tes oraisons avec recueillement ou par bouche ou de pensée, et spécialement sois plus recueilli et plus attentif à l'oraison pendant que le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ sera présent à la messe et puis aussi pendant un petit moment avant.

Cher fils, je t'enseigne que tu aies le cœur compatissant envers les pauvres et envers tous ceux que tu considèreras comme souffrant ou de cœur ou de corps , et selon ton pouvoir soulage-les volontiers ou de soutien moral ou d'aumônes.

Si tu as malaise de cœur, dis-le à ton confesseur ou à quelqu'un d'autre que tu prends pour un homme loyal capable de garder bien ton secret, parce qu'ainsi tu seras plus en paix, pourvu que ce soit, bien sûr, une chose dont tu peux parler.

Cher fils, recherche volontiers la compagnie des bonnes gens, soit des religieux, soit des laïcs, et évite la compagnie des mauvais. Parle volontiers avec les bons, et écoute volontiers parler de Notre Seigneur en sermons et en privé. Achète volontiers des indulgences.

Aime le bien en autrui et hais le mal.

Et ne souffre pas que l'on dise devant toi paroles qui puissent attirer gens à péché. N'écoute pas volontiers médire d'autrui.

Ne souffre d'aucune manière des paroles qui tournent contre Notre Seigneur, Notre-Dame ou des saints sans que tu prennes vengeance, et si le coupable est un clerc ou une grande personne que tu n'as pas le droit de punir, rapporte la chose à celui qui peut le punir.

Prends garde que tu sois si bon en toutes choses qu'il soit évident que tu reconnaisses les générosités et les honneurs que Notre Seigneur t'a faits de sorte que, s'il plaisait à Notre Seigneur que tu aies l'honneur de gouverner le royaume, que tu sois digne de recevoir l'onction avec laquelle les rois de France sont sacrés.

Cher fils, s'il advient que tu deviennes roi, prends soin d'avoir les qualités qui appartiennent aux rois, c'est-à-dire que tu sois si juste que, quoi qu'il arrive, tu ne t'écartes de la justice. Et s'il advient qu'il y ait querelle entre un pauvre et un riche, soutiens de préférence le pauvre contre le riche jusqu'à ce que tu saches la vérité, et quand tu la connaîtras, fais justice.

Et s'il advient que tu aies querelle contre quelqu'un d'autre, soutiens la querelle de l'adversaire devant ton conseil, et ne donne pas l'impression de trop aimer ta querelle jusqu'à ce que tu connaisses la vérité, car les membres de ton conseil pourraient craindre de parler contre toi, ce que tu ne dois pas vouloir .

Si tu apprends que tu possèdes quelque chose à tort, soit de ton temps soit de celui de tes ancêtres, rends-la tout de suite toute grande que soit la chose, en terres, deniers ou autre chose. Si le problème est tellement épineux que tu n'en puisses savoir la vérité, arrive à une telle solution en consultant ton conseil de prud'hommes, que ton âme et celle de tes ancêtres soient en repos. Et si jamais tu entends dire que tes ancêtres aient fait restitution, prends toujours soin à savoir s'il en reste encore quelque chose à rendre, et si tu la trouves, rends-la immédiatement pour le salut de ton âme et de celles de tes ancêtres.

Sois bien diligent de protéger dans tes domaines toutes sortes de gens, surtout les gens de sainte Eglise ; défends qu'on ne leur fasse tort ni violence en leurs personnes ou en leurs biens. Et je veux te rappeler ici une parole que dit le roi Philippe, mon aïeul, comme quelqu'un de son conseil m'a dit l'avoir entendue. Le roi était un jour avec son conseil privé-comme l'était aussi celui qui m'a parlé de la chose- et quelques membres de son conseil lui disaient que les clercs lui faisaient grand tort et que l'on se demandait avec étonnement comment il le supportait. Et il répondit : «  Je crois bien qu'ils me font grand tort ; mais, quand je pense aux honneurs que Notre Seigneur me fait, je préfère de beaucoup souffrir mon dommage, que faire chose par laquelle il arrive esclandre entre moi et sainte Eglise. » Je te rappelle ceci pour que tu ne sois pas trop dispos à croire autrui contre les personnes de sainte Eglise. Tu dois donc les honorer et les protéger afin qu'elles puissent faire le service de Notre Seigneur en paix.

Ainsi je t'enseigne que tu aimes principalement les religieux et que tu les secoures volontiers dans leurs besoins ; et ceux par qui tu crois que Notre Seigneur soit le plus honoré et servi, ceux-là aime plus que les autres.

Cher fils, je t'enseigne que tu aimes et honores ta mère, et que tu retiennes volontiers et observes ses bons enseignements, et sois enclin à croire ses bons conseils.

Aime tes frères et veuille toujours leur bien et leur avancement, et leur tiens lieu de père pour les enseigner à tous biens, mais prends garde que, par amour pour qui que ce soit, tu ne déclines de bien faire, ni ne fasses chose que tu ne doives.

Cher fils, je t'enseigne que les bénéfices de saint Eglise que tu auras à donner, que tu les donnes à bonnes personnes par grand conseil de prud'hommes ; et il me semble qu'il vaut mieux les donner à ceux qui n'ont aucunes prébendes qu'à ceux qui en ont déjà ; car si tu les cherches bien, tu trouveras assez de ceux qui n'ont rien et en qui le don sera bien employé.

Cher fils, je t'enseigne que tu te défendes, autant que tu pourras, d'avoir guerre avec nul chrétien ; et si l'on te fait tort, essaie plusieurs voies pour savoir si tu ne pourras trouver moyen de recouvrer ton droit avant de faire guerre, et fasse attention que ce soit pour éviter les péchés qui se font en guerre. Et s'il advient que tu doives la faire, ou parce qu'un de tes hommes manque en ta cour de s'emparer de ses droits, ou qu'il fasse tort à quelque église ou à quelque pauvre personne ou à qui que ce soit et ne veuille pas faire amende, ou pour n'importe quel autre cas raisonnable pour lequel il te faut faire la guerre, commande diligemment que les pauvres gens qui ne sont pas coupables de forfaiture soient protégés et que dommage ne leur vienne ni par incendie ni par autre chose ; car il te vaudrait mieux contraindre le malfaiteur en prenant ses possessions, ses villes ou ses châteaux par force de siège. Et garde que tu sois bien conseillé avant de déclarer la guerre, que la cause en soit tout à fait raisonnable, que tu aies bien averti le malfaiteur et que tu aies assez attendu, comme tu le devras.

Cher fils, je t'enseigne que les guerres et les luttes qui seront en ta terre ou entre tes hommes, que tu te donnes la peine, autant que tu le pourras, de les apaiser, car c'est une chose qui plaît beaucoup à Notre Seigneur. Et Monsieur saint Martin nous en a donné un très grand exemple car, au moment où il savait par Notre Seigneur qu'il devait mourir, il est allé faire la paix entre les clercs de son archevêché, et il lui a semblé en le faisant qu'il mettait bonne fin à sa vie.

Cher fils, prends garde diligemment qu'il y ait bons baillis et bons prévôts en ta terre, et fais souvent prendre garde qu'ils fassent bien justice et qu'ils ne fassent à autrui tort ni chose qu'ils ne doivent. De même, ceux qui sont en ton hôtel, fais prendre garde qu'ils ne fassent injustice à personne car, combien que tu dois haïr le mal qui existe en autrui, tu dois haïr davantage celui qui viendrait de ceux qui auraient reçu leur pouvoir de toi, et tu dois garder et défendre davantage que cela n'advienne.

Cher fils, je t'enseigne que tu sois toujours dévoué à l'Eglise de Rome et à notre saint-père le pape, et lui portes respect et honneur comme tu le dois à ton père spirituel.

Cher fils, donne volontiers pouvoir aux gens de bonne volonté qui en sachent bien user, et mets grande peine à ce que les péchés soient supprimés en ta terre, c'est-à-dire les vilains serments et toute chose qui se fait ou se dit contre Dieu ou Notre-Dame ou les saints : péchés de corps, jeux de dés, tavernes ou autres péchés. Fais abattre tout ceci en ta terre sagement et en bonne manière. Fais chasser les hérétiques et les autres mauvais gens de ta terre autant que tu le pourras en requérant comme il le faut le sage conseil des bonnes gens afin que ta terre en soit purgée.

Avance le bien par tout ton pouvoir ; mets grande peine à ce que tu saches reconnaître les bontés que Notre Seigneur t'auras faites et que tu l'en saches remercier.

Cher fils, je t'enseigne que tu aies une solide intention que les deniers que tu dépenseras soient dépensés à bon usage et qu'ils soient levés justement. Et c'est un sens que je voudrais beaucoup que tu eusses, c'est-à-dire que tu te gardasses de dépenses frivoles et de perceptions injustes et que tes deniers fussent justement levés et bien employés-et c'est ce même sens que t'enseigne Notre Seigneur avec les autres sens qui te sont profitables et convenables.

Cher fils, je te prie que, s'il plaît à Notre Seigneur que je trépasse de cette vie avant toi, que tu me fasses aider par messes et par autres oraisons et que tu demandes prières pour mon âme auprès des ordres religieux du royaume de France, et que tu entendes dans tout ce que tu feras de bon, que Notre Seigneur m'y donne part.

Cher fils, je te donne toute la bénédiction qu'un père peut et doit donner à son fils, et je prie Notre Seigneur Dieu Jésus-Christ que, par sa grande miséricorde et par les prières et par les mérites de sa bienheureuse mère, la Vierge Marie, et des anges et des archanges, de tous les saints et de toutes les saintes, il te garde et te défende que tu ne fasses chose qui soit contre sa volonté, et qu'il te donne grâce de faire sa volonté afin qu'il soit servi et honoré par toi ; et puisse-t-il accorder à toi et à moi, par sa grande générosité, qu'après cette mortelle vie nous puissions venir à lui pour la vie éternelle, là où nous puissions le voir, aimer et louer sans fin, Amen.

A lui soit gloire, honneur et louange, qui est un Dieu avec le Père et le Saint-Esprit, sans commencement et sans fin.

Amen. »

Tiré du site du Diocèse aux Armées, dont Saint Louis est le Saint patron. Voir les chroniques du 25 avril, du 29 novembre des 11 et 19 aout entre autres.

  • le 25 août.1539 : Ordonnance de Villers-Cotterêts.

Certes c'est elle qui impose le français et non plus en latin, dans les actes notariés, mais l'histoire officielle le passe sous silence, c'est aussi par cette ordonnance, que le Roi François 1er instaure les registres d'état civil et exige des paroisses qu'elles tiennent un registre des baptêmes et enterrements.


L'une des pages de l'ordonnance de Villers-Cotterêts

  • le 25 août 1624 : naissance de François d'Aix de La Chaise, confesseur du Roi Louis XIV.

Appartenant à la Compagnie de Jésus, François d'Aix de La Chaise est le confesseur du Roi pendant 34 ans. Très aimé des parisiens, il est plus connu sous le nom de Père La-Chaise. Les terres que lui a données Louis XIV sont devenues ensuite le premier grand cimetière de Paris.

  • le 25 août 1715 : Louis XIV est pris d'un violent malaise et perd connaissance ; à son réveil, il demande les derniers sacrements.

« J'ai vécu parmi les gens de ma cour ; je veux mourir parmi eux. Ils ont suivi le cours de ma vie, il est juste qu'ils me voient finir ».

Puis après le diner il demande à recevoir les derniers sacrements. Après avoir communié il fait appeler son neveu, le futur Régent, puis son arrière-petit-fils le futur Roi.

« « Mon cher enfant, vous allez être le plus grand Roi du monde. N'oubliez jamais les obligations que vous avez à Dieu. Ne m'imitez pas dans les guerres ; tachez de maintenir toujours la paix avec vos voisins, de soulager votre peuple autant que vous pourrez, ce que j'ai eu le malheur de ne pouvoir faire par les nécessités de l'Etat. Suivez toujours les bons conseils, et songez bien que c'est à Dieu à qui vous devez tout ce que vous êtes. Je vous donne le père Le Tellier comme confesseur ; suivez ses avis et ressouvenez-vous toujours des obligations que vous avez à madame de Ventadour.» Il embrasse l'enfant et lui donne sa bénédiction. »

Tiré de Louis XIV, le plus grand Roi du monde de Lucien Bély (Editions les classiques Gisserot de l'histoire page 263-264.)

  • le 25 août 1718 : fondation de la Nouvelle-Orléans.

A l'embouchure du Mississipi la ville de la Nouvelle-Orléans est fondée par des Français sous l'égide de Jean Baptiste Le Moyne, Sieur de Bienville. Baptisée ainsi en l'honneur du duc d'Orléans, Régent pendant la minorité de Louis XV, la ville devient par la suite la capitale de la colonie de Louisiane. Elle est vendue aux Etats-Unis en 1803 par le premier consul, Napoléon Bonaparte, avec le reste de la Louisiane.

  • le 25 août 1805 : échec de l'invasion de l'Angleterre.

Napoléon, alors au camp de Boulogne, apprend et comprend que la désobéissance de Villeneuve, qui s'est réfugié à Cadix le 21 aout, anéantit son plan d'invasion de l'Angleterre. Il décide un renversement de ses objectifs stratégiques pour marcher contre l'Autriche. A Talleyrand, il écrit : "je change mes batteries. […] Ils ne s'attendent pas avec quelle rapidité je ferai pirouetter mes 200.000 hommes".

  • le 25 août 1818 : inauguration de la statue équestre d'Henri IV sur le Pont-Neuf, à Paris.

La première inaugurée en 1614 a été détruite à la révolution. La foule se presse pour assister à l'inauguration de la nouvelle statue en bronze d'Henri IV.

  • le 25 août 1841 : pose de la première pierre de la Cathédrale St-Louis de Carthage.
  • le 25 août 1883 : signature du traité de Hué.

Ce traité confirme le statut du Tonkin et de l'Annam comme protectorats français. Mais la Chine le rejette ; ce rejet est à l'origine de la guerre franco-chinoise, qui ne s'achève qu'en 1885, par une victoire française.

  • le 25 août 1908 : décès d'Henri Becquerel, physicien français.
  • le 25 août 1914 : conquête de la colonie allemande du Togo par les troupes françaises.

La première bataille de la guerre 14-18 s'achève par une totale victoire française.

  • le 25 août 1939 : les journaux communistes, dont "L'Humanité" sont saisis et leur publication interdite.
  • le 25 août 1940 : Aron Jean-Marie Lustiger est baptisé à Orléans.
  • le 25 août 1942 : début des « malgré nous ».

Robert Wagner décrète le service militaire obligatoire pour 130 000 Alsaciens et Mosellans. C'est le début des malgré-nous

  • le 25 août 1944 : libération de Paris.

Le consul de Suède Raoul Nordling et le président du Conseil municipal de Paris Pierre Taittinger réussissent à convaincre le général von Choltitz, gouverneur militaire de Paris, de ne pas détruire Paris, malgré les ordres d'Hitler. Von Choltitz fait donc évacuer l'armée allemande deux semaines plus tôt; seuls 2000 soldats allemands, dépourvus de matériel lourd, restent dans la capitale. Il accepte aussi de libérer 3 245 prisonniers politiques.

Paris aurait donc pu être libérée sans qu'une goutte de sang fût versée.

Mais comme partout en France, la "Résistance" tient à créer un climat insurrectionnel afin de se débarrasser des "notables" et cadres traditionnels de l'Etat français. Voici le témoignage de Geneviève de Galard, l'exceptionnelle infirmière du camp retranché de Dien-Bien-Phu :

« Le jour de la Libération, le 25 août 1944, dès que nous avons appris que Leclerc était dans Paris et que De Gaulle allait arriver sur les Champs-Élysées, nous sommes partis, ma sœur et moi, vers la place de l'Étoile. Nous nous abritions sous les porches lorsque les tireurs des toits entraient en action, avant de nous précipiter à nouveau vers notre destination. J'étais toute fière d'être enfin arrivée au pied de l'Arc de Triomphe mais ma joie fut soudainement gâchée. J'étais sidérée par l'attitude de Parisiens qui insultaient le conducteur d'un camion allemand, dont le camarade, mort, gisait appuyé sur son épaule … Plus loin, des passants insultaient des femmes aux cheveux rasées qui passaient sur un autre camion, et qui étaient accusées d'avoir reçu chez elles des combattants ennemis. De leurs visages émanaient une telle haine que cela me faisait mal. J'avais dix-neuf ans et je découvris soudain la haine et l'intolérance. (Une Femme à Dien Bien Phu, p. 34)

Voici le témoignage du Père Bruckberger, aumônier des Forces Françaises Libres :

« Le déchaînement populaire est hideux. L'image que j'en garde est hideuse. À trente ans de distance, elle me soulève le cœur : des femmes tondues, la croix gammée peinte au goudron sur le crâne, exposées nues aux crachats et à la dérision de la populace ! Des gens sans défense arrêtés de la manière la plus arbitraire, sans mandat, par des garçons qui jouaient aux petits soldats avec de vraies armes et qui se sentaient forts de la terreur qu'ils inspiraient. […]

Le fait est que le sentiment de solitude et de petit nombre qui nous avait si souvent accablés pendant l'occupation avait fait place à un immense étonnement : jamais nous ne nous serions crus si nombreux dans la résistance. […] [Le parti communiste] siégeait et hurlait à la mort dans toutes les cours de justice. Il exerçait un affreux chantage et une surenchère dans laquelle les démocrates chrétiens se laissèrent entraîner. Au cours de cette époque sinistre, le ministère de la Justice fut constamment détenu par un démocrate-chrétien qui avait toujours peur de ne pas en faire assez. Les gens étaient condamnés avant d'être jugés, ou plutôt la sentence était portée d'avance, la comparution devant un tribunal n'était plus qu'une parodie de justice, une cérémonie vide et sacrilège. » (Tu finiras sur l'échafaud, pp.387-388)

Quant à Pierre Taittinger, il est immédiatement arrêté par le "Comité parisien de Libération", et emprisonné pendant plusieurs mois. Libéré, il est déchu de ses droits civiques et déclaré inéligible.

Le général Leclerc reçoit devant la gare Montparnasse, la capitulation des troupes allemandes. Le soir même, le général De Gaulle s'installe au ministère de la Guerre en qualité de chef du gouvernement provisoire pour y faire sa fameuse allocution :

"Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré !".

Du grand cinéma à la hauteur de l'évènement.

  • le 25 août 1944 : massacre de Maillé.

Ce massacre ressemble à celui d'Oradour-sur-Glane ; mais contrairement à ce dernier, le village a été reconstruit à l'identique après la guerre. En août 1944, la ligne Paris-Bordeaux, passant à proximité du village, est sabotée par trois fois ; les habitants aident et cachent un pilote canadien dont l'avion a été abattu. Des escarmouches ont lieu entre les Allemands et les FFI. 124 des 500 habitants de Maillé sont abattus en représailles, dont 44 enfants de moins de 14 ans ! Le village est reconstruit à l'identique.

Lois Spalwer

Posté le 25 août 2016 à 05h26 | Lien permanent | Commentaires (5)

24 août 2016

Les cinq coupoles de la cathédrale quai Branly sont installées

Les petites coupoles de la nouvelle cathédrale orthodoxe située quai Branly à Paris ont été installées hier.

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Autres photos.

Michel Janva

Posté le 24 août 2016 à 23h14 | Lien permanent

François Baroin Premier ministre de Sarkozy ? Pas vraiment une droitisation

Images-10Dans un entretien au Figaro, Nicolas Sarkozy confirme que François Baroin devrait être son premier ministre s'il était élu président en mai 2017:

«C'est le mieux placé». "J'ai une très grande confiance en lui".

François Baroin est le président des maires de France, qui voulait interdire les crèches de Noël dans tous les lieux publics. Maire de Troyes, il préfère s'attaquer aux crèches qu'aux mosquées où prêchent des imâms dangereux comme Abdelilah Ziad.

Par ailleurs, dans son dernier livre, Nicolas Sarkozy affirme vouloir réduire drastiquement le nombre d'immigrés entrant en France :

Capture d’écran 2016-08-24 à 22.43.33

Il promet aussi un "Schengen II" pour mieux contrôler les étrangers extracommunautaires.

Pourtant, François Baroin déclarait en juin dernier au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker :

« Je veux vous porter le message de tous les maires de France, qui seront aux côtés de l’Etat dans sa mission régalienne d’accueillir les naufragés de la vie [c’est ainsi que François Baroin désigne les immigrés clandestins ! Ndlr] et de les aider à se reconstruire. »

« Monsieur le président de la Commission européenne, pouvez-vous nous indiquer la marche à suivre ? Quelle est l’étape actuellement suivie et quelle méthode retenue ? » « C’est donc bien dans une inscription dans la durée de l’accompagnement de ces populations qu’il faut définir des politiques publiques partagées »...

Michel Janva

Posté le 24 août 2016 à 22h49 | Lien permanent

Arte, une chaîne de propagande européiste sous perfusion

De Marc Baudriller dans Challenges :

Unknown-14"264 millions d’euros, telle est la confortable enveloppe offerte pour l’année 2016 par l’Etat français à la chaîne Arte France qui présentait ce mercredi 24 août sa grille des programmes. C’est trois fois le budget de BFM TV, quatre fois celui de la mini-généraliste de TF1, la chaine TMC pour une audience comparable (2,2% sur les 4 ans et plus pour Arte, contre 2,6 pour TMC et 2,8 pour BFM TV au format différent de chaine d’information). Mais la présidente d’Arte France Véronique Cayla s’apprête à entamer des négociations sur un budget 2017 qu’elle espère évidemment en hausse.

Alors, les dirigeants insistent sur les symboles. C’est "un des plus beaux emblèmes de la coopération franco-allemande", estime le président d’Arte GEIE (le holding franco-allemand), l’Allemand Peter Boudgoust. "En cette période de crise profonde de l’Europe, la responsabilité de cette chaîne consiste à porter les valeurs de la France, de l’Allemagne et de l’Europe", au moment où "les peuples sont tentés de se replier sur eux-mêmes", poursuit-il. Arte veut au contraire "une Europe des peuples et des valeurs", "de l’intégration et du métissage". Il s’agit de "faire vivre cette Europe de la culture dont nous avons le plus grand besoin".

Bref : le contribuable paie pour avoir de la propagande... qu'il regarde peu.

Michel Janva

Posté le 24 août 2016 à 22h36 | Lien permanent

L'association pro-avortement Marie Stopes International préoccupe la santé publique britannique

Unknown-13Marie Stopes International, une officine d'avortements, avait reçu 30 millions d'euros de l'Union européenne sur la période 2005-2009. En 2015, cette même organisation a demandé au Tribunal de l’Union européenne l’autorisation d’intervenir contre l’Initiative citoyenne européenne Un de nous (One of Us) dans son recours engagé contre la décision de la Commission européenne.

Marie Stopes International pratique un nombre d’avortements en croissance continue : 350 000 en 2005, plus de 900 000 en 2009 ; 2,2 millions en 2012 et 3,3 millions en 2014. En 2013, MSI avait un budget annuel de plus de 211 millions de livres sterling. Parmi les méthodes d’avortement employées, MSI fait l’usage de la méthode connue sous le nom de « régulation menstruelle », ou « Aspiration Manuelle Intra-Utérine » (AMIU) : si le cycle menstruel tarde, le contenu de l’utérus est aspiré au moyen d’une pipette réutilisable.

Cette technique permet de pratiquer des avortements dans les pays où cela est interdit car d’une part l’embryon ou le fœtus aspiré n’est plus identifiable (réduit à de la bouillie), d’autre part cette méthode est employée sans avoir préalablement vérifié la grossesse ce qui permet de contourner l’interdiction. Dans la pratique, ce procédé est utilisé jusqu'à 16 semaines, parfois même plus. MSI favorise également la stérilisation à grande échelle dans les pays pauvres, que ce soit par la ligature des trompes ou la vasectomie. MSI implante et injecte aussi des contraceptifs de longue durée, certains n’étant pas utilisés, voire interdits, dans les pays développés en raison de leurs effets indésirables.

Marie Stopes (1880-1958) a ouvert la première clinique de contrôle de naissances dans un quartier pauvre de Londres. Dans son livre « Radiant Motherhood » publié en 1920Marie Stopes expose sa pensée eugéniste et son projet à destination de « ceux qui créent le futur ». Afin d’améliorer la race humaine, elle prétend que seuls les gens beaux, intelligents, sains et riches, devraient être autorisés à avoir des enfants. Plus encore, la société devrait stériliser « les malades, les négligents envers la race, les dépensiers, les insouciants, les faibles d’esprit et les membres les plus vils de la communauté ». Se voulant aussi poète, elle a adressé ses œuvres en 1939 à Adolf Hitler. Elle était une proche de Margaret Sanger, eugéniste et fondatrice du Planning Familial.

Bref, la bonne nouvelle c'est que cette organisation a suspendu ses opérations dans ses avortoirs de Grande-Bretagne, suite à des inspections suprises de la Commission de qualité des soins. La commission a conclu qu’on ne pouvait être certain que le personnel ait les compétences ou la formation requises pour administrer une sédation ou une anesthésie. Elle fait état également de « préoccupations immédiates quant à la question du consentement ». Le Service de Santé publique a donc envoyé les 250 femmes qui allaient se faire avorter dans d’autres avortoirs, en attendant que la situation soit clarifiée.

« En tout temps, a déclaré le Pr Baker, inspecteur en chef adjoint de la commission, notre priorité est de veiller à ce que les patientes reçoivent des soins sûrs, de haute qualité et compatissants ».

Pour les enfants à naître, on verra plus tard. Ou pas.

Michel Janva

Posté le 24 août 2016 à 18h51 | Lien permanent

Séminaire de racistes sur l'antiracisme : l'antiracisme est un racisme

Imaginez un séminaire interdit aux personnes noires. Impossible : tous les lobbys antiracistes seraient déchainés, Manuel Valls fustigerait l'extrême-droite et Bernard Cazeneuve prononcerait illico la dissolution de tout cela et la ville accueillant ce séminaire annulerait tout.

1608240242100093Oui mais là c'est interdit aux blancs. Donc c'est possible :

"« La non-mixité est une nécessité politique », soulignent les organisateurs.

Ce racisme revendiqué ne pose aucun problème à la directrice du centre qui héberge le séminaire, ni à la Ville de Reims : « Rien ne permet d'interdire cette rencontre à ce jour. »

Nul doute que les réactions auraient été les mêmes si le séminaire avait été une formation à l’antiracisme excluant les noirs… Et voilà une illustration de plus que l’antiracisme n’est qu’une forme de racisme, qui anesthésie les esprits."

Michel Janva

Posté le 24 août 2016 à 18h40 | Lien permanent

Le burqini n’est pas un vêtement, c’est le jihad

En raison du politiquement correct et de cette vaste intimidation qu'est l'invention de l'islamophobie, Yves Daoudal constate que les anti-burkinis ont de piètres arguments :

Images-9"Le débat à propos de l’interdiction du burqini sur les plages paraît absurde à beaucoup. D’abord aux libéraux conséquents avec leur idéologie aveugle, pour qui chacun se vêt et se dévêt comme il veut : il n’est pas plus extravagant d’être couvert de la tête aux pieds sur le littoral qu’y être nu comme un ver. Aux libéraux s’adjoignent éventuellement les cathos tradis (et pas forcément tradis), pour qui le burqini est plus décent que le bikini, n’est-ce pas. Et l’on doit ajouter les professionnels de la subversion, qui sont prêts à soutenir tout ce qui peut détruire le conformisme ou supposé tel.

Face à cet alliage pour le moins hétéroclite, les adversaires du burqini sont incapables d’un discours cohérent et argumenté. Quand on leur demande la raison de leur opposition, nombreux sont ceux qui se donnent le ridicule de mettre en avant « l’hygiène ». Les plus courageux parlent des « valeurs de la République » (comprenez-moi à demi-mot), et les plus héroïques évoquent la laïcité. Impossible d’aller plus loin, on sombrerait dans le péché mortel de l’islamophobie.

Il est manifeste que la chape de plomb du politiquement correct et du vivre ensemble fait que beaucoup n’osent même pas penser à la signification du « burqini ». Et les rares qui y pensent n’osent pas le dire. Mais la raison non formulée de l’opposition au burqini est fortement imprimée dans l’inconscient, assez fortement pour que des arrêtés soient pris, et validés par la justice.

Cette raison, il faudrait tout de même que quelqu’un ose la dire ouvertement. Le burqini n’est pas un vêtement, de même que le minaret n’est pas un clocher. « Les minarets sont nos baïonnettes », comme dit le poème cher à Erdogan. Le minaret est le signe visible de la conquête d’un territoire par l’idéologie islamique : c’est pourquoi les Suisses ont sagement interdit la construction de tout minaret sur leur territoire. Or les burqini ne sont rien d’autre que de petits minarets sur les plages : l’affirmation de la conquête de ce territoire par l’islam. Et le jour où il y a assez de « burqinis », on peut chasser les kouffar de la plage devenue halal. Comme à Sisco, par exemple.

Le burqini aussi, c’est le jihad, l’effort de conquête dans le sentier d’Allah, qui est une obligation pour tout musulman, comme le souligne à plusieurs reprises le Coran. C’est si difficile à comprendre ?"

Michel Janva

Posté le 24 août 2016 à 18h28 | Lien permanent

Blancophobie, racisme : la nouvelle donne du marxisme

Lahire

Posté le 24 août 2016 à 17h25 | Lien permanent | Commentaires (5)

Migrants : la Norvège construit un mur à sa frontière Shengen avec la Russie

Un pays qui se protège

"La Norvège a entamé la construction d'une barrière à sa frontière avec la Russie dans la région de l'Arctique afin de contrôler l'arrivée de migrants qui empruntent cette voie pour rejoindre l'Europe du Nord depuis la fermeture de la route des Balkans.

Cette barrière, longue de 200 mètres et haute de 3,5 mètres, doit être érigée au poste frontière de Storskog afin de renforcer la sécurité à ce point d'entrée septentrional de l'espace Schengen.
Environ 5500 migrants, principalement originaires de Syrie, sont entrés en Norvège par ce point de passage l'an dernier. Les organisations humanitaires et des représentants de l'opposition ont estimé que cette mesure allait dissuader les réfugiés fuyant les persécutions dans leur pays et qu'elle rappelait les heures sombres de la Guerre froide.

La barrière va être érigée dans les prochains mois avant l'installation de l'hiver afin de rendre plus compliquée l'entrée en Norvège en franchissant la frontière sous le couvert d'une forêt locale. Des travaux préparatoires ont été entamés avec le retrait de vieilles barrières en bois qui servaient à contrôler les troupeaux de rennes vivant dans la région. "La barrière est une initiative responsable", a commenté le vice-ministre de la Justice Ove Vanebo".

Lahire

Posté le 24 août 2016 à 15h22 | Lien permanent | Commentaires (6)


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