25 mai 2018

Grand remplacement ? Pour Macron il ne faut être ni mâle ni blanc pour s’occuper de nos banlieues

De Bernard Antony :

7793497879_emmanuel-macron-et-jean-louis-borloo-le-22-mai-2018-a-paris"Emmanuel Macron a rejeté le « plan banlieue » proposé par Jean-Louis Borloo. On l’en féliciterait s’il n’avait assorti son refus de l’exécrable allégation révélatrice de ce que son cerveau est idéologiquement lavé par l’antiracisme, ce racisme en sens contraire selon notre expression. Rappelons qu’il a eu en effet usé de l’argument selon lequel un rapport sur les banlieues qui serait le sien et celui de Borloo serait voué à l’échec du fait de leur appartenance sexuelle et raciale. Lisons, et pesons bien ces mots : « Deux mâles blancs qui ne vivent pas dans les banlieues se remettent un rapport sur les banlieues : ça ne marche plus comme ça ».

Passons sur la construction un peu chaotique du propos. Ce qui est d’abord consternant, c’est que Macron ne parle pas sur le fond autrement que madame Anne Lauvergeon, alors présidente d’Areva, émettant lors d’un colloque à Deauville en 2009 réservé aux femmes dirigeantes, les mots que voici exactement retransmis : « À compétence égale, eh bien, désolée, on choisira euh ! la femme, ou on choisira la personne venant euh ! de… ben autre chose que le mâle blanc pour être claire ». Dans cette brillante profession de foi féministe et anti-blanche, Dame Lauvergeon ne s’aperçut même pas de son humour involontaire dans l’insistance de son propos : « pour être claire ». Certains émirent qu’elle se sentait peut-être un peu noire après trop bu, et qu’il y avait quelque contradiction à vouloir être claire juste après avoir prôné la discrimination contre les « mâles blancs ». Quoi qu’il en fut, le propos était objectivement raciste et motivait une plainte de l’AGRIF, certes retenue à l’instruction mais que le tribunal ne condamna hélas pas. On a vu depuis que la compétence de madame Lauvergeon à la tête d’Areva pouvait être très discutable. Mais ce qui ne l’était pas pour elle, c’était son principe de féminocratie et son étrange aversion pour le recrutement de « mâles blancs », nonobstant sa vie familiale. Je lui attribuai alors ironiquement, avec une légère modification, la devise de l’ordre le plus prestigieux de la Cour d’Angleterre : « Honi soit qui mâle y pense… ». À noter qu’à la date de sa création, la langue de la cour était alors le français et que « Honi » s’écrivait en effet avec un seul « n ».

« Honi soit qui mal y pense » n’est hélas pas adéquat avec ce que l’on peut penser du propos macronien. Car on ne peut qu’en penser beaucoup de mal. Propos révélant en effet que pour Macron il ne faut donc être ni mâle ni blanc pour s’occuper de nos banlieues. Houria Bouteldja a dû frémir d’aise en entendant cette réflexion du président de la République en totale conformité avec le concept de « racisation »  qu’elle introduit toujours plus dans le débat politico-social ne dissimulant même plus son racisme anti-blanc islamo-gauchiste. Et c’est « en même temps », comme il dirait, que monsieur Macron prétend combattre le communautarisme ! Si intelligent soit-il sur d’autres plans, notre chef de l’État est hélas lui aussi gangréné par l’idéologie totalitaire de l’antiracisme, ce racisme en sens contraire."

Michel Janva

Posté le 25 mai 2018 à 18h37 | Lien permanent | Commentaires (0)


Forum Jésus le Messie 26 et 27 mai Paris

Capture d’écran 2018-05-25 à 17.53.43S'il est un sujet omniprésent de nos jours, dans notre société, c'est bien celui de l'islam. Et si vous voulez l'ignorer, il se rappelle régulièrement à vous par ses dérives et manifestations extrêmes.

Alors quelle attitude avoir ?

Beaucoup parmi nous se dépensent, sans faire de bruit et se forment pour connaître les musulmans, étudier leurs textes sacrés et pouvoir ainsi discuter avec eux, leur parler et leur annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile. D'autres  essaient de les accueillir ( surtout les convertis qui doivent bien souvent se cacher) et de les aider.

Toutes ces initiatives pertinentes et généreuses dans les domaines intellectuels, théologiques et humains, vous pourrez les découvrir au Forum "Jésus le Messie" qui se déroulera les 26 et 27 mai dans la crypte de Notre Dame de Grâce de Passy. Les intervenants y seront nombreux et tous passionnants. Je vous laisse découvrir le programme ci-dessous. Si vous êtes intéressés, n'oubliez pas de vous inscrire.

L'inscription est obligatoire et gratuite. Vous pouvez vous restaurer sur place.

Les musulmans sont de plus en plus présents en France, il est de notre devoir de leur parler de Jésus le Messie. Si nous chrétiens, ne le faisons pas, qui le fera ?

Michel Janva

Posté le 25 mai 2018 à 17h54 | Lien permanent


Le thème du pèlerinage de Chrétienté 2019 sera “La paix du Christ par le règne du Christ”

Jean de Tauriers, Président de Notre Dame de Chrétienté, s'est adressé aux pèlerins de Chartres, d'abord essentiellement en français avant la messe dominicale, puis longuement en anglais avant la messe de clôture à Chartres. Voici son propos :

"Rendons grâce à Dieu pour ce moment !

Chaque année, vous êtes plus nombreux, pèlerins marcheurs et anges gardiens, à suivre « le sillage du Christ » pour reprendre la belle formule d’un écrivain français.

Votre enthousiasme, votre ferveur sont un grand encouragement pour l’association Notre Dame de Chrétienté qui organise ce pèlerinage. [...]

__IMG_0178Comme je vous l’avais annoncé l’an passé, Notre Dame de Chrétienté a fait cette année un énorme travail pour accueillir davantage de pèlerins et dans de meilleures conditions. Des centaines de bénévoles ont travaillé toute l’année avec un seul objectif : permettre au plus grand nombre de devenir pèlerin ! Pensez aux centaines de bénévoles qui préparent le pèlerinage toute l’année. Ils ont planifié chaque minute, compté chaque m2 sur les bivouacs et les haltes, renouvelé et modernisé le stock des tentes, assuré la logistique, préparé le livret du pèlerinage, les inscriptions, organisé les récollections, formé les chefs de chapitre, réalisé des vidéos formations et tant d’autres activités qui rendent ce pèlerinage possible. Inscrivez-vous l’année prochaine dans l’organisation à la Direction des Soutiens ou à la Direction des Pèlerins dans l’encadrement des Chapitres. Nous avons besoin de vous pour continuer !

Hier, nous avons pu vénérer dans la cathédrale de Paris, les reliques du Padre Pio. Ces reliques seront demain dans la cathédrale de Chartres. Je remercie les capucins du Sanctuaire de San Giovanni Rotondo d’avoir autorisé cet événement à l’occasion du cinquantenaire du décès de Saint Padre Pio et du centenaire de ses stigmates.

Comme le disait Benoît XVI « Les reliques des saints sont des traces de la présence invisible mais réelle qui illumine les ténèbres du monde. »

Capture d’écran 2018-05-25 à 14.45.58Nous avons à Notre Dame de Chrétienté une dévotion toute particulière pour Saint Padre Pio, immense saint du XXème siècle, donné par Dieu pour nous faire mieux comprendre la prière, le sens du péché et des sacrifices, la Sainte Messe, le Sacrement de Pénitence, le sens de l’obéissance, la dévotion à la Sainte Vierge. Assister à la messe du Padre Pio était une grande grâce pour mieux comprendre ce qu’est la Messe et le sacrement de l’Eucharistie. Le Saint Padre Pio montait au Calvaire en célébrant sa messe, il souffrait physiquement la passion de Notre Seigneur notamment par ses stigmates. Il faisait comprendre la Sainte Messe par sa manière de la célébrer.

Ecoutons Jean-Paul II en 2002 « La messe de Padre Pio ! ... il s’agissait d’une catéchèse extraordinaire sur la valeur et l’importance du Sacrifice eucharistique. » La messe du Padre Pio était le rite tridentin, le rite extraordinaire, le Padre Pio ayant obtenu en 1965 une autorisation particulière pour continuer à le célébrer. Il est émouvant de se dire que, pour la première fois depuis 50 années, le Padre Pio retrouve au pèlerinage de Chartres par ses reliques la messe de toute sa vie. Par absence de connaissances catéchétiques élémentaires, trop de catholiques aujourd’hui ne savent plus ce qu’est la Messe. Nous assistons de nos jours à une véritable « apostasie de l’Eucharistie ».

__CYM_0082Saint Padre Pio incarne le lien entre le sacrifice et la miséricorde, entre les sacrements de l’Eucharistie et de Pénitence, entre la messe et le confessionnal. Le Padre Pio aura été un très grand confesseur, véritable « apôtre du confessionnal » pour reprendre les paroles récentes du pape François à Pietrelcina et San Giovanni Rotondo. Padre Pio passait souvent quasiment toute la journée au confessionnal avec parmi tant d’autres charismes, celui de lire dans les âmes, toujours bon et juste, parfois sévère car on ne se moque pas du Bon Dieu.

Une confession avec le Padre Pio apportait la paix de l’âme et la confiance en la miséricorde divine. Je vous souhaite de trouver cette consolation pendant votre pèlerinage. Je terminerai ces quelques mots sur le Padre Pio en citant Benoît XVI « Comme tous les grands hommes de Dieu, Padre Pio était lui-même devenu prière, corps et âme. Ses journées étaient un chapelet vécu, une méditation et une assimilation continues des mystères du Christ en union spirituelle avec la Vierge Marie. »

Chers pèlerins ,

Nous existons pour le bonheur, la vérité, le beau. Nous les trouverons au bout de notre pèlerinage où nous rappellerons à la Très Sainte Vierge avec les mots de Charles Péguy « le long cheminement que nous faisions en Beauce. » Soyez forts et généreux comme Saint Joseph, le saint des temps difficiles, de l’humilité et de la persévérance. Priez Saint Padre Pio de nous protéger, de nous donner l’amour de la Sainte Messe, la foi en la bonté de Dieu, le goût de la prière. [...]

Je voudrais remercier Mgr Christory, évêque de Chartres, pour son accueil chaleureux. Merci Monseigneur d’avoir célébré le Salut du Saint Sacrement hier soir à Gas. Je saisis cet instant pour vous féliciter pour votre ordination épiscopale toute récente et je vous assure des prières de tous les pèlerins de Notre Dame de Chrétienté.

__IMG_5549Je remercie également le Cardinal Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, d’avoir honoré notre pèlerinage de sa présence. Merci, Eminence, d’avoir visité le bivouac de Gas hier soir. J’espère que vous transmettrez au Vatican notre amour de l’Eglise, la ferveur et l’enthousiasme de nos pèlerins.

Enfin, je remercie le Sanctuaire de San Giovanni Rotondo d’avoir autorisé l’ostension des reliques de Saint Padre Pio pendant notre pèlerinage dans les cathédrales de Paris et Chartres. Cette ostension est un grand et rare événement. Nous célébrons en 2018 le cinquantenaire du rappel à Dieu du Padre Pio et le centenaire de ses stigmates.

Enfin, comment ne pas vous remercier, chers amis de Notre Dame de Chrétienté, membres de l’organisation. Sans votre dévouement, celui de vos familles, le pèlerinage n’existerait pas et il est chaque année plus complexe à organiser. Nous avons besoin de bonnes volontés demain pour que le pèlerinage continue. [...]

Le thème de l’année prochaine sera “La paix du Christ par le règne du Christ ”, ce sont les premiers mots de l’encyclique Quas Primas de Pie XI sur la royauté sociale de Jésus Christ.

Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous !"

Michel Janva

Posté le 25 mai 2018 à 15h00 | Lien permanent


Pour une cuisine familiale et catholique !

RecettesSimplesCouvLes mamans du Cours Herrade de Landsberg publient un livre de « Recettes simples pour toute la famille » avec une préface de Dom Pateau, Père Abbé de l’abbaye de Fontgombault

« Les recettes simples pour toute la famille» des Mamans du cours Herrade vous offrent un repas complet : la bénédiction, l’entrée, le plat du jour, le plat du soir, le dessert et pour finir, l’action de grâces. Ainsi à la table de famille tout le monde sera bien servi : Dieu, l’âme et le corps.

Véritable trésor de cuisine familiale, simple et savoureuse, et fruit de l’expérience des parents d’élèves, ce livre de recettes ravira les petits et les grands, les mamans pressées et les adolescents affamés.

Illustrés de charmants dessins humoristiques, ce livre nourrit aussi l’âme !

Il contient un recueil de bénédicités et de grâces, pour bénir les repas ; il est introduit par une préface de Dom Pateau, Père Abbé de l’Abbaye Notre-Dame de Fontgombault afin d’aider les parents à donner une pleine dimension chrétienne à la « table familiale », à la lumière en particulier des usages et de l’esprit monastiques.

12 euros, frais de port inclus. Les bénéfices servent à financer l’école.

Commander en ligne à cette adresse

Feuilleter les premières pages ici

Michel Janva

Posté le 25 mai 2018 à 14h47 | Lien permanent


27 mai : messe pour la France à Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à une messe pour la France et le Pape François le dimanche 27 mai à 10h30, en l'église Notre-Dame de La Dalbade de Toulouse rue de la Dalbade - 31000 Toulouse

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Michel Janva

Posté le 25 mai 2018 à 13h38 | Lien permanent


Notre situation ressemble à celle des chrétiens du Ve siècle, pris en étau entre une société en voie d’effondrement, et la montée en puissance d’autres cultures

Homélie du dimanche de Pentecôte entre Notre-Dame de Paris et Notre-Dame de Chartres, prononcée par l'abbé Benoît Paul-Joseph, Supérieur du district de France de la Fraternité Saint Pierre :

NDC2018-abbe-paul-joseph"Chers amis pèlerins,

Pour quelques instants notre cohorte s’est arrêtée. Pour que nous puissions reprendre haleine ; refaire nos forces ; nourrir nos corps et nos âmes avant de repartir. Car dans une heure tout au plus, cette plaine sera à nouveau déserte et nous aurons repris la marche avec notre fatigue et notre joie, nos prières et nos chants.

Chers amis, vue du Ciel, vue de Dieu, notre cohorte est assurément magnifique ! Elle scintille de mille beautés et je crois que nous pouvons en être fiers ! Beauté certes, de nos bannières, de nos croix et de nos oriflammes, mais beauté surtout de nos traits fatigués, de nos membres déjà lourds, de notre dénuement dans cette campagne de France, de notre sainte obstination à toujours repartir, de nos cœurs pleins d’espérance et, je l’espère, de nos âmes purifiées ! Chers amis, nous sommes la cohorte des amis de Dieu, un bel échantillon de l’Eglise militante, un sursaut de chrétienté.

Pour beaucoup de nos contemporains, notre démarche est une énigme, parfois même une absurdité. Ne nous en étonnons pas, nous savons par saint Paul que l’on prenait déjà les premiers chrétiens pour des insensé ! Mais il est vrai que dans notre société de confort, de vitesse et de rentabilité un pèlerinage apparaît particulièrement décalé. Un pèlerinage c’est difficile, c’est lent et humainement ça ne rapporte rien (à vrai dire ça coûte même de l’argent…). Et pourtant, soyons sûrs que sa valeur est inestimable et son efficacité redoutable pour qui cherche Dieu, implore sa miséricorde et demande son assistance. Même à notre insu (parce qu’arrive un moment où on ne pense plus qu’à sa fatigue) un pèlerinage nous rapproche de Dieu, ce qui est le tout de notre vie.

C’est pour cela que nous sommes là et il s’agira de ne pas le cacher quand on nous demandera ce que nous avons fait durant ces 3 jours : non pas une randonnée, ni une épreuve sportive, mais un pèlerinage, une marche vers Dieu entre deux cathédrales. Toute autre explication serait incomplète, serait une rétention d’informations, d’informations essentielles, salutaires, vitales !

DSC_0135Et puisque nous célébrons la fête de la Pentecôte, nous supplions aujourd’hui le Saint-Esprit d’envoyer du haut du Ciel un rayon de sa lumière. Nous lui demandons d’envoyer ce rayon en nous-mêmes (en notre propre cœur), mais aussi dans nos familles – charnelles ou religieuses – et dans notre pays. En nous même pour laver ce qui est souillé ; dans nos familles pour guérir ce qui est blessé ; dans notre pays pour rendre droit ce qui est faussé. Car nous confessons notre immense faiblesse, Ô Père des Pauvres, nous confessons que sans votre puissance divine il n’est rien dans l’homme qui ne soit perverti ou sujet à la perversion. Aussi, en cette fête de Pentecôte, nous implorons votre lumière bienheureuse : puisse-t-elle percer les ténèbres de nos cœurs pour y verser ce rayon divin, seul capable de nous transformer !

Car, chers amis pèlerins, au-delà de nos déficiences et de nos misères personnelles, il nous revient cependant de poursuivre dans le monde, et d’abord dans notre pays, la gigantesque mission des disciples de Jésus-Christ, commencée il y a 20 siècles : l’annonce de la Bonne Nouvelle. Or, aujourd’hui en France, comme dans toute l’Europe, notre situation ressemble à celle des chrétiens du Ve siècle dans l’Empire romain d’Occident, pris en étau entre une société en voie d’effondrement, à bout de souffle et la montée en puissance d’autres cultures et surtout d’autres religions incompatibles avec le message de JC. Comme nos aînés, nous sommes confrontés à l’avachissement progressif de notre propre civilisation, infidèle à ce qui a fait sa grandeur, vide de toute force spirituelle et à la puissance conquérante, non plus de hordes barbares, mais d’un Islam déterminé et violent, portant la mort au nom du Coran.

IMG_5293Chers amis pèlerins, dans cette situation inquiétante, il faut faire acte de résistance, ne céder ni devant l’arrogance d’une religion belliqueuse, ni pactiser avec les idoles modernes qui anesthésient les âmes par le venin de l’indifférence, le culte abrutissant du bien-être et la prison du consumérisme. A vrai dire, ces dangers-là sont les plus insidieux et les plus redoutables car ils s’offrent à nous comme l’air qu’on respire et petit à petit contaminent nos âmes. Aussi, comme nos ainés dans la foi, il nous faut refuser de sacrifier aux idoles pour garder nos cœurs à Jésus-Christ. Chers pèlerins que ces 3 jours de prière soient l’occasion de vérifier quels sont nos vrais attachements, de vérifier si nous n’avons pas de secrètes attaches aux idoles modernes : restons-nous libres, par exemple, dans l’utilisation des réseaux sociaux : eux peuvent vivre sans nous, pouvons-nous vivre sans eux ? Quel usage avons-nous de notre smartphone : est-ce nous qui le possédons ou lui qui nous possède en s’étant rendu indispensable ? Mais surtout, quelle est notre relation avec la personne de Jésus-Christ : règne-t-il dans toute notre vie ou lui interdisons-nous l’accès à certains domaines de notre existence ? Méfions-nous de la morsure d’une société sécularisée dont Dieu a été chassé et dont le seul idéal est l’épanouissement personnel indépendamment d’une famille, d’une patrie et d’une religion.

Et nous assistons aujourd’hui au développement ultime de cet individualisme effréné, avec le refus de l’ordre et des limites posées par le créateur, le dénis de notre condition même de créature et les conséquences funestes qui en découlent : la volonté de contrôler techniquement la vie humaine quitte à blesser sa dignité, le rejet de toute loi morale et même naturelle, vues comme des atteintes à la liberté alors qu’elle nous préserve d’agissements indignes ou encore les projets fous du transhumanisme cherchant à fabriquer un être humain augmenté mais spirituellement démuni.

Chers amis pèlerins, il importe de ne pactiser, en aucune façon, avec ces nouvelles idoles, incompatibles avec notre vie d’enfants de Dieu. Il faut les fuir et les combattre avec la même énergie et la même ténacité que celles des martyrs des premiers siècles qui nous ont tracé la voie de la fidélité à Dieu. Si le sel vient à s’affadir, avec quoi va-t-on le saler ? demande NS.

Pour autant notre mission ne peut s’arrêter là : nous n’avons pas seulement vocation à nous prémunir contre les dangers du monde mais à porter haut la bannière de Jésus-Christ pour que les paroles de feu de l’Evangile embrasent toute la terre, illuminent les cœurs et les consciences. Notre mission est aussi urgente et impérieuse qu’au temps des Apôtres et nous sommes dépositaires des mêmes dons sacrés.

Chers pèlerins, en ce jour de Pentecôte, daigne le Saint-Esprit allumer en nous le feu de son amour pour que nous marchions avec fidélité derrière la cohorte de héros, de saints et de martyrs qui nous a précédés."

Michel Janva

Posté le 25 mai 2018 à 12h34 | Lien permanent


Pèlerinage de Chartres : le reportage de Boulevard Voltaire

Michel Janva

Posté le 25 mai 2018 à 12h16 | Lien permanent


Demande de récusation des experts devant examiner Vincent Lambert

L'expertise médicale de Vincent Lambert, qui devait avoir lieu samedi, a été reportée après une demande de récusation des avocats des parents qui contestent la composition de l'équipe d'experts.

Mi-avril, la justice administrative avait reporté l'euthanasie de Vincent Lambert en ordonnant une nouvelle expertise de ce patient. Me Jean Paillot, l'un des avocats des parents (avec Me Triomphe), explique :

"Le dépôt d'une demande de récusation au tribunal bloque l'expertise jusqu'au moment où le tribunal statue sur la demande de récusation". "Soit le tribunal confirme les experts, soit il les change".

La défense des parents conteste la composition du collège des trois experts

"aucun d'entre eux n'a de compétence en matière de patients EVC (état végétatif chronique) et en EPR (état pauci-relationnel)". "On ne se laisse pas faire et on veut une vraie bonne expertise, pas une expertise bâclée".

L'état de Vincent a en effet évolué de manière positive depuis 2014 (date de la dernière expertise) avec des progrès au plan neurologique et au plan fonctionnel, par exemple dans le domaine de la déglutition.

Michel Janva

Posté le 25 mai 2018 à 12h02 | Lien permanent


Le ministère de la Rééducation nationale impose le prof transsexuel aux élèves

De Jeanne Smits sur RITV :

Unknown-3"Les jeunes élèves de 6e et 4e du collège de la Grange du Bois, à Savigny-le-Temple, ont découvert mardi le « changement de genre » de leur professeur de français. Celui qui les avait quittés le vendredi précédent habillé en homme devait réapparaître à l’issue du week-end de la Pentecôte habillé en femme et tout le monde avait été averti : il allait falloir lui donner du « Madame » et « elle » est maintenant officiellement « professeure ». C’est la principale du collège qui a fait le tour des classes et désormais, l’affaire ayant causé quelques remous sur les réseaux sociaux, le soutien à cette « personne transgenre » ne se limitent pas à la direction de l’établissement et donc à l’Education nationale : Marlène Schiappa a ajouté son grain de sel en tweetant des menaces à l’encontre de ceux qui se rendraient coupables de « violences transphobes » à son encontre.

La direction du collège ne s’était pas contentée d’un avertissement oral. Vendredi soir, tous les élèves rapportaient à la maison dans leur sac à dos une lettre de la principale à l’intention des parents affirmant :

« Je suis intervenu aujourd’hui dans la classe de votre enfant pour l’informer qu’à partir de la semaine prochaine, son professeur de français, Monsieur ***, sera habillé en femme.

« En effet, Monsieur *** entame un processus de changement de genre pour devenir une femme. Il aimerait être appelé madame et non plus monsieur.

« Je compte sur votre plus grande compréhension pour accompagner votre enfant au mieux et lui expliquer que son professeur reste son professeur de français.

« Si votre enfant ou vous même (sic) éprouvez le besoin d’en parler avec moi, vous pouvez contacter mon secrétariat.

« L’infirmière et l’assistante sociale sont aussi disponibles pour écouter votre enfant.

« Je sais pouvoir compter sur les valeurs de tolérance qui nous rassemble (sic). »

Signé : ***, « La principale ».

[...] En l’occurrence, Le Parisien nous apprend que le changement d’apparence et de nom de Monsieur X a fait l’objet d’une demande officielle transmise par « la cheffe d’établissement » au rectorat de l’académie de Créteil et la direction départementale des services de l’Education nationale en début de semaine dernière. La réponse positive est arrivée au plus vite, permettant à l’enseignant d’entamer sa « transition » au cours d’un week-end prolongé.

Ledit professeur, faut-il le préciser, reste biologiquement un homme même au sens des plus fous des idéologues du genre, puisqu’il n’a subi aucune opération ni acte médical en vue d’un changement de sexe. Contraindre quiconque à l’appeler « Madame » alors qu’il est dans la réalité un homme revient à dire que le pouvoir ou son représentant – ici l’Education nationale – oblige à dire que le noir que l’on voit est blanc. Il n’y a pas de pire tyrannie, puisqu’elle touche à la vérité elle-même. [...]"

Michel Janva

Posté le 25 mai 2018 à 09h31 | Lien permanent | Commentaires (31)


Abbé Viot : on ne peut pas accepter à la fois la loi de 1905 et l'encyclique Quas Primas sur le Christ-Roi

L'abbé Michel Viot, ancien "évêque" luthérien franc-maçon devenu prêtre catholique, aumônier national des anciens combattants, était l'invité du Forum catholique. Extrait de ses réponses que vous pouvez retrouver ici :

Sur le célibat des prêtres :

AbMichelViot"1) J'étais pasteur célibataire, et je suis prêtre célibataire

2) Pour les ex-pasteurs mariés, la dispense au cas par cas est légitime, l'Eglise étant maîtresse de ses ordinations au travers de la personne du Pape. Il n'y a absolument pas deux poids deux mesures.

3) Il me paraîtrait dangereux d'élargir cette possibilité car beaucoup de recherches vont dans le sens de ce qu'affirmait déjà Vatican II sur ce que l'on pourrait appeler les convenables du ministère (pour reprendre le langage stoïcien) dont l'un des principaux est le célibat. L'ordination étant de l'ordre de la conjugalité, celui qui la reçoit ne peut être bigame. Mais il y a ds traditions séculaires qu'il faut respecter, dont la tradition orientale qui permet l'ordination d'hommes mariés, contrairement à l'occidentale qui l'interdit depuis plus longtemps qu'on ne le croit."

Sur la laïcité et le Christ-Roi :

"Cela dit, on ne peut pas accepter à la fois la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat et l'encyclique Quas Primas de 1925. Vatican II n'a rien fait de négatif dans ce domaine car il n'était pas en son pouvoir de toutes façons d'abolir l'encyclique Quas Primas ni les deux condamnations de la "laïcité" française comme parfaitement hérétiques par les papes Pie X (Vehementer Nos, 1906), et Pie XI (Gravissimam gravissimamque, 1924)"

Sur les anciens combattants :

"Je vous conseille de lire le livre de Jean de Viguerie, Les deux patries, et ce qu'il écrit des anciens combattants. Ceux ci, sans le savoir, véhiculent avec l'idéologie de la patrie révolutionnaire une culture de mort qu'il faut évangéliser. Je m'explique : le patriote révolutionnaire considérera toujours qu'il est préférable de mourir pour sa patrie que de vivre pour elle (voir les discours de Robespierre pendant la Terreur). Un chrétien doit s'inscrire en faux contre cette idéologie qui a mené à des massacres épouvantables, dont la guerre de 1914-18 que nous commémorons en ce moment est un bel exemple. Là aussi Jean de Viguerie évoquant l'union sacrée de 1914 donne des exemples d'autant plus ahurissants qu'ils viennent de Péguy, rapprochant les combats contre les Allemands de ceux de Jeanne d'Arc. C'était hisser les dirigeants de la 3e république de l'époque au niveau du sacre de Reims, ce qui me parait un peu trop !"

Sur la France :

"Je suis persuadé de la nécessité de la conversion de la France. Il faut une nouvelle évangélisation, ayant une dimension mariale importante, telle que Saint Louis Marie Grignon de Montfort l'avait pressentie comme contrepoison à la philosophie des Lumières.

A ce sujet, et toujours dans l'optique de la conversion de la France, il est plus que temps de dénoncer les méfaits dans tous les domaines de cette philosophie des Lumières pour laquelle trop de catholiques ont encore beaucoup d'indulgence. Cela fait plus de 20 ans que je le dis et l'écris, ce qui me vaut l'ostracisme de la "bonne presse" catholique et autre. Il n'y aura pas de conversion de la France tant qu'on n'aura pas reconnu l'erreur complète de cette philosophie.

Il y a un important effort à fournir, comme on l'avait compris au XVIe siècle aussi bien dans la Réforme protestante que dans la Réforme catholique, pour redécouvrir les écritures saintes. La plupart des homélies sont d'une indigence à pleurer en matière biblique et réussissent ce "prodige" d'ennuyer tout un auditoire en commentant les textes les plus intéressants du monde. Et quand je mentionne les écritures saintes, j'y inclus, cela va mieux en le précisant, surtout dans l'Eglise catholique, l'Ancien Testament, complètement méconnu. 90% des catholiques sont des marcionites qui s'ignorent et qui, de ce fait, ne peuvent avoir qu'une vision déformée du Nouveau Testament, quand ils en ont une. Je suis peut-être sévère. Vous comprenez au moins pourquoi je n'ai pas l'honneur de parler dans certains médias. D'une certaine façon, je vis l'antique "in pace".

Michel Janva

Posté le 25 mai 2018 à 09h10 | Lien permanent


La commission européenne s'octroie de nouveaux pouvoirs

Unknown-5Les ministres du Commerce de l'Union européenne ont validé, mardi 22 mai, une nouvelle approche dans la conclusion des futurs accords commerciaux de l'Union qui permettra de se passer, selon les cas, de leur ratification par les Parlements nationaux

La Commission proposera donc de scinder les accords commerciaux en deux :

  • D'un côté, les dispositions purement commerciales qui ne nécessiteront que l'approbation du Parlement européen et du Conseil européen pour entrer en vigueur.
  • De l'autre côté, un accord d'investissement devra être ratifié par tous les Parlements.

La nouvelle approche permettra à l'Union européenne d'éviter que les traités puissent être stoppés par un seul Parlement national ou régional, comme ce fut le cas dans le passé pour l'accord avec le Canada, le Ceta, bloqué par le Parlement de la région belge francophone de Wallonie.

En outre, les accords commerciaux font face à une opposition publique grandissante dans toute l'Europe, ce qui rend incertaine leur ratification par l'ensemble des Parlements nationaux et régionaux européens. Les peuples y sont hostiles ? Les ministres ont décidé de se passer de leurs avis et de confier à la Commission le pouvoir de décider.

Néanmoins, chaque État membre devra décider, au cas par cas, de la scission des accords commerciaux en fonction de leur contenu, souligne le Conseil de l'UE dans son communiqué. Cet éclatement de l'accord en deux traités n'est donc pas une obligation mais une possibilité. Encore faut-il que les Etats aient le courage de s'y opposer.

Michel Janva

Posté le 25 mai 2018 à 08h57 | Lien permanent | Commentaires (3)


Le meilleur des mondes chinois

Lu ici :

Unknown-4"Bienvenue dans le monde de la transparence totale. Stress, colère, fatigue, excitation... toutes ces émotions ressenties par les salariés chinois sont désormais des informations accessibles à leurs employeurs! Du moins pour la douzaine d'entreprises du pays qui profitent du manque de réglementations total en la matière. Avec l'aide d'un casque à capteurs cérébraux, directement relié à l'intelligence artificielle d'un ordinateur, ces dernières parviennent à surveiller l'activité émotionnelle de leurs salariés. Une technologie déjà répandue dans certains domaines, comme le tir à l'arbalète, mais jusqu'alors inexploité à une si grande échelle et à des fins managériales...

Loin d'améliorer le bien-être des salariés, ce dispositif doit surtout permettre de booster la productivité. «Un employé trop émotif dans un poste clé peut affecter toute une chaîne de production», a ainsi expliqué au journal South China Morning Post un professeur impliqué dans ce programme de développement. Plus concrètement, directement prévenu des aléas émotionnels de son salarié, le manager peut prendre les décisions qui s'imposent en amont: repos, changement de poste, gestion de conflits ou autre. Bref, adapter le travail des salariés en fonction de leurs humeurs. Et le pire, c'est que ça marche: le fournisseur d'électricité chinois, State Zhejiang Electric Power, affirme avoir fait décoller son bénéfice de 266 millions d'euros depuis l'utilisation de cette technologie, dès 2014. [...]

Au-delà du périmètre strictement chinois, cette technologie soulève de sérieuses questions éthiques pour le monde de l'entreprise. Une véritable course à la productivité se joue mondialement. Or, si un tel dispositif intrusif s'avérait efficace, les entreprises concurrentes - chinoises ou non, auraient bien du mal à s'en passer. À la tendance de l'open space pourrait suivre alors une tout autre tendance, bien plus totalitaire et radicale: «l'open brain»."

Michel Janva

Posté le 25 mai 2018 à 08h49 | Lien permanent | Commentaires (3)


L'ancien président du tribunal pour enfants de Bobigny contre l'extension de la PMA

  Unknown-7Jean-Pierre Rosenczveig, magistrat, figure de la défense des droits de l’enfant, ancien président du tribunal pour enfants de Bobigny, est interrogé sur RCF concernant les droits de l'enfant. Le sujet arrive sur la PMA et la GPA :

"J’entends cet argument. C’est le mien depuis quarante ans. La société ne peut pas garantir un droit à l’enfant. Elle peut garantir un droit de l’enfant. La GPA pose des problèmes : la femme n’est qu’un ventre, la fabrication d’un enfant pour satisfaire un besoin. Si on refuse la GPA pour les hommes et qu’on accorde la PMA pour les femmes, on rentre dans la discrimination. On ouvre la boîte de Pandore de la fabrication d’enfants"

Michel Janva

Posté le 25 mai 2018 à 08h32 | Lien permanent | Commentaires (3)


Le pape compare les avortements "thérapeutiques" aux pratiques du docteur nazi Mengele

Unknown-6Les membres du bureau européen de One of Us, fédération d’associations pro-vie et pro-famille, ont été reçus en audience le 18 mai par le Pape. Évoquant les expérimentations sur des embryons humains et l’avortement d’enfants à naître malades, le souverain pontife les a comparés aux pratiques du docteur nazi Josef Mengele (photo) et aux Spartes qui jetaient les nourrissons faibles du haut d’une montagne.

« Nous faisons pareil aujourd’hui (…) mais dans les laboratoires et les cliniques ».

Selon un article de Vatican News en italien du 22 mai, le Pape a ajouté :

« Quand je parle de ces choses, je m’échauffe trop et je perds le sens de la diplomatie ».

« Lutter pour la vie est lutter pour une culture où toute vie est respectée ».

Michel Janva

Posté le 25 mai 2018 à 08h28 | Lien permanent


Philippe de Villiers : Puy du Fou, un rêve d'enfance

Michel Janva

Posté le 25 mai 2018 à 08h27 | Lien permanent


1968-2018 la révolution silencieuse, au menu de Renaissance catholique

Pour sa 27e université d'été, qui se déroulera du 21 au 24 juillet en Vendée, l'association Renaissance Catholique a choisi le thème "1968-2018 la révolution silencieuse". L'Homme Nouveau a interrogé Jean-Pierre Maugendre. Extraits :

Renaissance_catho_UDTVous lancez votre 27e édition de l’université d’été de Renaissance Catholique, avec comme thème : « 1968-2018, la Révolution silencieuse », qu’est-ce qui motive ce thème mis à part le cinquantenaire des évènements de Mai 68 ? 

L’aspect accidentel, c’est les évènements de mai 68. Après dans notre titre « la Révolution silencieuse », nous souhaitons réfléchir sur plusieurs domaines :

Depuis 50 ans les institutions sont restées les mêmes, c’est la constitution de la Ve République. La France faisait partie de l’Europe, elle en fait toujours partie. En apparence la société est restée la même.

Au-delà de ces apparences, une révolution s’est opérée dont on peut donner quelques exemples, l’apparition d’une nouvelle forme de mariage, qui n’est plus aujourd’hui que la rencontre plus ou moins fugace de deux êtres, en vue d’une cohabitation la plus agréable possible, alors qu’il était auparavant le fondement même de la société, et cela m’a beaucoup marqué récemment, je pense qu’aujourd’hui il est plus facile de divorcer que d’obtenir un prêt immobilier, on vous demandera moins de documents et de garanties.

Il y a une dissolution des identités nationales, nous sommes aujourd’hui sous une autorité supranationale, nous le voyons avec le gouvernement qui se met en place en Italie, tout le monde nous explique qu’il ne faut pas que les Italiens agissent de telle ou telle manière parce que Bruxelles ne le veut pas. S’ajoute à cette dissolution une négation des identités nationales.

Il y a également une financiarisation de l’économie, ne sont pris aujourd’hui que les critères financiers dans le domaine économique.

Nous sommes face à une conception de l’homme qui repose sur un individualisme exacerbé, qui lui fait refuser toute contrainte, toute limite à sa volonté. Nous voyons également par la PMA et la GPA, ce qu’on peut appeler la réification de l’embryon, la marchandisation des corps.

Chacun l’aura remarqué, nous subissons l’islamisation de nos sociétés, d’une part d’un point de vue numérique, avec un nombre croissant de la population musulmane présente sur notre sol, également sur l'aspect civilisationnel, tout le monde a pu remarquer, il y a quelques jours, qu’il a été bien plus question du début du ramadan qu’il avait été question du début du carême.

Le changement de civilisation est malheureusement complété, et il faut avoir la lucidité de le regarder, par une forme de ralliement de l’Église à la religion des droits de l’Homme, on peut penser au discours de clôture du concile de Paul VI, où il dit : « la religion du Dieu qui s’est fait homme s’est rencontrée à la religion de l’Homme qui s’est fait Dieu », et il ajoute qu’alors qu’on s’attendait à un conflit entre les deux, au contraire, c’est une immense sympathie qui a animé l’Église vis-à-vis de l’Homme moderne.

On voit bien que sous des apparences identiques, nous sommes vraiment dans un changement de civilisation. [...]

Pour revenir au titre de votre université, vous constatez une « Revolution silencieuse » qui a été à l’œuvre depuis 1968 et qui avançant masquée, nous fait basculer dans un changement de civilisation, ne pensez-vous pas qu’une autre « révolution silencieuse », voire même une « contre-révolution silencieuse » est également à l’œuvre chez ceux que les commentateurs regroupent sous le qualificatif de « génération manif pour tous » ? 

C’est vrai, si ce n’est que sauf cas particulier, on ne transmet que ce que l’on a reçu. On a un bon exemple de cela dans l’itinéraire spirituel d’Ernest Psichari. Ernest Psichari est le petit fils d’Ernest Renan, il appartient à un milieu intellectuel très élevé, son père est professeur au collège de France… mais tout son entourage est agnostique et il n’est pas élevé dans la religion catholique. Il y a donc un certain nombre de réflexes qu’il n’a pas.

Suite à un itinéraire personnel, il finit par se convertir et on ne sait pas ce qu’il serait devenu puisqu’il est mort au début de la guerre de 14. Ce que je crois, c’est que les enfants des enfants de mai 68 s’ils renouent, et on ne peut que s’en réjouir, avec les notions de fidélité, d’ordre, etc. ont néanmoins été coupés d’un certain nombre de choses. Ils ont étés coupés de la connaissance de notre patrimoine national, de notre patrimoine culturel également, et il y a un certain nombre d’habitus qui se transmettent dans les familles, des manières de relations entre les personnes, de rapports les uns avec les autres, avec l’Église, la société… quand vos parents ne vous les ont pas transmis, c’est très compliqué de les avoir. Il y a beaucoup de bonne volonté, mais il y a aussi des moments où on reste très surpris parce que des choses qui paraissent évidentes et auraient dû être transmises ne l’ont pas été. 

C’est tout à fait méritoire de la part de cette génération, mais je crois qu’elle a à mener tout un travail de réappropriation intellectuelle et humaine. C’est ce que dit Ernest Psichari dans l’un de ses livres, « il faut savoir choisir ses pairs contre son père ». Il faut se réapproprier, il faut lire, il faut fréquenter les anciens, qui eux ont reçus, et eux ont transmis. Nous nous inscrivons dans cette transmission. [...]"

Michel Janva

Posté le 25 mai 2018 à 08h18 | Lien permanent


Le Patronage du Coeur a besoin de nous

Xschmusi7q34qgexwsfpLe Patronage du Cœur est situé à Paris au cœur du quartier du Haut-Ménilmontant. Soutenu par la paroisse du Cœur Eucharistique, dont le curé est l'abbé Chouanard, qui met à dispositions ses locaux et terrains, le patronage est ouvert tous les jours aux enfants et adolescents d'un quartier très multiculturel (où certains vivent des situations difficiles).

Le « Patro du Cœur » leur offre un lieu où la fraternité n’est pas un vain mot, un lieu où une véritable sécurité physique et morale est garantie, comme en famille. Il a pour ambition de faire grandir chaque jeune à travers le jeu, le sport et la culture. Aide aux devoirs, football, tennis, théâtre… sont proposés aux jeunes avec l’aide de nombreux animateurs.
 
Aesffunqveae8qclrviqCe patronage se développe aussi sous l'égide des Chevaliers de Collomb, organisation catholique de bienfaisance fondée en 1882 aux États-Unis, et organisée en conseils locaux au sein des paroisses. Nos quatre principes sont la Charité, l’Unité, la Fraternité et le Patriotisme. Nous voulons être des hommes de foi et d’action, au service de l’Eglise et de ceux dans le besoin.
 
Au Puy du Fou !

Cet été, le week-end du 30 juin, le patronage désire envoyer 20 jeunes découvrir le Puy-du-Fou, régulièrement élu meilleur parc d’attractions au monde. Ensemble, offrons leurs les rares vacances que beaucoup d’entre eux auront cet été et faisons leur découvrir l’histoire de France !

Ils ont pour cela besoin d'une petite aide financière qui peut leur être apportée directement en ligne à cette adresse.

 
Paula Corbulon

Posté le 25 mai 2018 à 08h10 | Lien permanent


Ecole à la maison et accouchement sans péri : mêmes obstacles ?

Lu ici :

Images"L’école maternelle à la maison, c’est un peu comme l’accouchement sans péridurale. Des générations et des générations l’ont pratiquée, il n’y a rien de plus naturel, mais aujourd’hui seules certaines femmes en seraient capables.

Dans un cas comme dans l’autre, celles qui vous encourageront seront en majorité celles qui l’ont fait avant vous. Sans entrer dans les détails techniques, elles vous expliqueront, avec cette petite étincelle dans les yeux que c’est une expérience merveilleuse et unique dans votre vie, différente pour chaque enfant, une occasion qui ne se représentera pas et que vous ne regretterez pas. Bref un tableau magnifique. Un peu trop magnifique. Vous vous méfiez un peu (et vous avez raison, on ne vous dit pas tout). Et puis pourquoi on leur dit toujours « bon courage pour la suite » ?

De toute façon, pour l'instant, ça ne suffit pas à vous convaincre. Dans les deux cas, tant que vous n'avez pas essayé, vous êtes persuadée que vous n'y arriverez jamais. Que c'est beaucoup trop difficile. La barrière psychologique est en place et bien haut au-dessus du sol.

Si par hasard, vous étiez tentée par l'expérience, au moins une fois pour avoir votre propre avis sur la question, votre entourage (qui ne partage pas votre goût pour les choses extrêmes) s'empresserait de vous en dissuader. Avec de solides arguments identiques aux deux situations : [Lire la suite]"

Michel Janva

Posté le 25 mai 2018 à 08h04 | Lien permanent


C’est arrivé un 25 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 25 mai : saints du jour français ou en France.
    • St Léon (ou Lyé), abbé de Mantenay († VIIe s.)

Au monastère de Montenoy au pays de Troyes, au VIIe siècle, saint Lyé, abbé.

  • Ste Madeleine-Sophie Barat, fVierge et fondatrice de l'Institut :  « Sœurs du Sacré-Cœur » (1779-1865)

Madeleine-Sophie naît le 13 décembre 1779, dans une famille d'artisans tonneliers, elle était la dernière de trois enfants. Louis, l'aîné, né en 1768, se destinait à l'Église. Ses projets furent différés par la Révolution. Après bien des difficultés (incarcéré à Paris, il échappa par miracle à la guillotine, grâce à la chute de Robespierre), il fut ordonné prêtre clandestinement en septembre 1795 et entra dans la Compagnie de Jésus, lorsque celle-ci fut rétablie sous la Restauration. La seconde, Marie-Louise, se maria en 1793 : elle eut dix enfants.

Grâce à sa mère, qui s'intéressait aux modes culturelles du temps, mais surtout à son frère Louis qui, en attendant d'être ordonné prêtre, était professeur au collège de Joigny, Sophie reçut une éducation exceptionnelle pour une jeune fille de son temps. Elle fut initiée aux matières profanes et religieuses et apprit les langues anciennes et modernes. Commencée à Joigny, sa formation se poursuivit, sous la direction de Louis, à Paris, où elle arriva à l'automne de 1795.

Madeleine-Sophie Barat fut profondément marquée par la Révolution, en qui elle vit toujours un régime qui, en désorganisant puis en interdisant le culte, en entravant l'enseignement de la foi et en pourchassant les prêtres, avait voulu attenter aux droits de Dieu. Sous le Directoire, Sophie Barat commença, dans la prière, à envisager une congrégation féminine nouvelle qui, pour honorer le Cœur du Christ et pour diffuser l'amour de Dieu, se consacrerait à l'éducation des jeunes filles. Ce projet prit forme grâce au Père Varin que son frère Louis lui fit rencontrer vers 1800. Joseph Varin lui parla, d'une congrégation récemment fondée, les Dilette di Jesu, qui avait des objectifs proche des siens.

Le 21 novembre 1800, Sophie Barat prononça à Paris ses premiers vœux. L'année suivante, l'activité apostolique du nouvel institut démarra grâce à l'établissement, à Amiens, d'un premier pensionnat de jeunes filles. Dès 1804, Madeleine-Sophie Barat avait été désignée comme supérieure des Dames de l'Instruction Chrétienne, nom qui fut celui de la congrégation jusqu'en 1815, puisqu'il était impossible de faire référence au Sacré-Cœur, compris, depuis les guerres de Vendée, comme un symbole contre-révolutionnaire. La nouvelle congrégation commençant à essaimer, Sophie Barat fut, en 1806, nommée Supérieure Générale, charge qu'elle devait conserver jusqu'à sa mort. Désormais, l'histoire de Madeleine Sophie se confond avec celle de sa congrégation.

La fondatrice voyage à travers la France, puis l'Europe. Elle fonde de nouvelles communautés dès 1818. Elle définit les activités par lesquelles sa congrégation va se manifester dans le monde pour donner corps au désir de découvrir et manifester l'amour du Cœur du Christ. Des pensionnats, des écoles gratuites sont ouverts. Puis des établissements divers adaptés aux besoins du temps ou des sociétés locales sont créés par les Religieuses du Sacré-Cœur. La Mère Barat organise aussi l'œuvre des 'retraites', offrant un accompagnement spirituel à des femmes mariées ou non. Pendant toute sa vie, elle mobilise les énergies, soutient les efforts des religieuses par une correspondance géante.

Madeleine-Sophie Barat qui, dans son adolescence, avait rêvé de la vie du Carmel, sut concilier, au cours de sa longue vie, action et contemplation. Elle a créé une vie apostolique nouvelle fondée sur l'intériorité et l'union au Cœur de Jésus.

Elle meurt à Paris, dans la maison mère du Boulevard des Invalides, le 25 mai 1865, en la fête de l'Ascension : quatre-vingt -dix-huit maisons étaient alors nées en France et à l'étranger. Madeleine-Sophie Barat a été béatifiée, le 24 mai 1908, par saint Pie X puis canonisée, le 24 mai 1925, par Pie XI.

  • le 25 mai 1085 : décès du pape saint Grégoire VII.

Voir la chronique du 22 avril. Pendant son règne, il prend des mesures pour mettre fin au scandale dû à la situation des prêtres ou évêques mariés.

  • le 25 mai 1261 : décès du pape Alexandre IV.

Alexandre IV, né Rinaldo Conti, voit son pontificat marqué par les efforts d'unification entre les églises orthodoxe et catholique, l'établissement de l'Inquisition en France, les faveurs accordées aux ordres mendiants et aux tentatives d'organiser des croisades contre les Tartares.

  • le 25 mai 1510 : mort du Cardinal d'Amboise.

Fils de Pierre d'Amboise et d'Anne de Bueil, Georges d'Amboise naît en 1460 au château de Chaumont-sur-Loire. Il est considéré comme un véritable premier ministre de Louis XII comparable à Richelieu pour Louis XIII.

Après des études de droit, il se destine à la carrière ecclésiastique. En 1485, il est ordonné prêtre. Mis en prison avec l'Evêque du Puy, Geoffroy de Pompadour, il est libéré sur ordre royal ; Charles VIII s'attache alors ses services et ses compétences. En 1491, Georges d'Amboise négocie avec François II, duc de Bretagne le mariage de sa fille Anne avec Charles VIII. La cérémonie a lieu à la fin de l'année au château de Langeais. Il est nommé évêque de Rouen en 1493, l'un des plus riches évêchés du Royaume de France. Il accompagne ensuite Charles VIII lors des Guerres d'Italie.

Ami du duc d'Orléans, le futur Louis XII, ce dernier le choisit tout naturellement comme Principal Conseiller, après la mort accidentelle de Charles VIII, au château d'Amboise en 1498. Cette année là, Georges d'Amboise est aussi créé cardinal par le pape Alexandre VI ; il obtient l'annulation du mariage, non consommé, de Louis XII avec Jeanne de Valois, sa cousine, fille de Louis XI. Cette dernière deviendra Sainte Jeanne de France (cf. la chronique du 23 avril). C'est Georges d'Amboise qui couronne Anne, Reine de France en 1504, en la Basilique de Saint-Denis (cf. la chronique du 18 novembre).

De son œuvre politique, il faut retenir, la création d'une nouvelle Cour Souveraine, le Grand Conseil, afin de concurrencer le Parlement de Paris en1498, la promulgation de l'Ordonnance de Blois de mars 1499, qui améliore la Justice Royale. En 1506, il préside les Etats-Généraux de Tours, où il est décidé, entre autres, que Claude de France, la fille de Louis XII et d'Anne de Bretagne, doit épouser François d'Angoulême (futur François Ier) et non Charles de Gand, considéré comme trop étranger. C'est aussi au cours de ces Etats-Généraux que Louis XII reçoit le titre de « Père du Peuple ».

Erudit et bibliophile et grand mécène, le cardinal poursuit la construction du Château de Gaillon, initiée par Guillaume d'Estouteville, avec des artistes italiens tels que Guido Mazoni, Jérôme « Pacherot », Fra Giacondo et Pacello Mercogliano. Il embellit l'archevêché de Rouen et le Parlement de Normandie. Il meurt à Lyon le 25 mai 1510, son corps est inhumé dans un superbe mausolée sous les arcades de la Cathédrale de Rouen. Seul son coeur reste conservé dans la Chapelle des Célestins de la capitale des Gaules,

  • le 25 mai 1684 : fondation des Frères des écoles chrétiennes.

Les Frères des écoles chrétiennes, congrégation religieuse, sont fondés à Reims en 1680 par saint Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719).

  • le 25 mai 1720 : un bateau amène la peste à Marseille.

En provenance de Syrie, le navire "Le Grand-Saint-Antoine", contaminé par le virus de la peste, accoste dans le port de Marseille. L'administration, bien que prévenue de la présence de la maladie, autorise le déchargement de la cargaison. Le fléau emporte en quelques semaines 50 000 Marseillais, soit la moitié de la population de la ville, et se répand jusqu'à Toulon et Aix.

  • le 25 mai 1793 : prise de Fontenay.

Après un premier échec devant Fontenay le 16 mai, ce sont 30.000 Vendéens qui se présentent le 25 mai devant les positions fortifiées du général Chalbos. Avant l'attaque, les prêtres donnent l'absolution aux soldats, et les généraux excitent leur courage, ébranlé par le défaut d'artillerie et de munitions. « Allons, mes enfants, leur disaient-ils, il n'y a pas de poudre ; il faut encore prendre les canons avec des bâtons ; il faut ravoir Marie-Jeanne : c'est à qui courra le mieux. »

Les soldats de Lescure paraissant hésiter ; il s'avance seul à trente pas devant eux, et s'arrête en criant : Vive le Roi !

Une batterie de six pièces fait feu sur lui, sans le blesser. « Mes amis, s'écrie-t-il, les bleus ne savent pas tirer ! »

Les paysans prennent aussitôt la course ; mais apercevant devant eux une grande croix de mission, ils tombent tous à genoux en présence de l'ennemi et à portée de canon. M. de Beaugé veut les faire marcher. « Non, lui dit M. de Lescure, qui donne l'exemple, laissez-les prier, ils ne s'en battront que mieux ! »

 

La Marie-Jeanne
gravure extraite de l'Histoire de la Vendée Militaire, par Jacques Crétineau-Joly, Cholet, Pays & Terroirs, 1993, tome Ier, p. 142

L'aile gauche Vendéenne, aux ordres de Lescure, enfonce l'infanterie Républicaine. Une charge générale des armées royales enfonce la ligne républicaine. Les insurgés récupèrent à cette occasion 42 canons, 5000 fusils et 240 prisonniers, une grande quantité de poudre et de munitions, ainsi que des vivres en abondance. Ils trouvent aussi deux caisses remplies d'assignats. La première est brulée par les soldats. La seconde, contenant neuf cent mille francs environ, est préservée par les généraux, qui écrivirent au revers de ce papier monnaie: « Bon au nom du Roi ».

Les Blancs, incapables de maintenir une garnison dans la ville Fontenay, l'évacuent le 27 mai. D'Elbée et Bonchamps blessés vont se faire soigner. Suite à cette série de victoires les chefs Vendéens décident, le 26 mai 1793, de créer un Conseil Supérieur de la Vendée pour administrer les districts conquis au nom du Roi.

  • le 25 mai 1830 : début de la conquête de l'Algérie.

La flotte française qui part à la conquête de l'Algérie quitte Toulon.

  • le 25 mai 1846 : évasion de Louis-Napoléon Bonaparte.

Louis-Napoléon Bonaparte, déguisé en ouvrier, s'évade du fort de Ham dans la Somme, où il purge une peine d'emprisonnement à perpétuité, suite à sa tentative de coup d'état de 1840. Deux ans plus tard, il devient le premier président de la République française et quatre ans après, il restaure l'empire à son profit, suite à un deuxième coup d'état, qu'il réussit.

  • le 25 mai 1857: fondation de la ville de Dakar.

Après avoir pris possession de la péninsule du Cap-Vert, le contre-amiral Auguste-Léopold Protet, ancien gouverneur du Sénégal, crée un petit fort à Dakar sur lequel il dresse le pavillon français. Dès l'année suivante, la ville se développe grâce au plan cadastral élaboré en juin par le colonel du génie Emile Pinet-Lapradre. En 1902, Dakar remplace Saint-Louis au titre de capitale officielle du Sénégal.

  • le 25 mai 1871 : Commune de Paris.

Les terribles combats entre Communards et Versaillais se poursuivent dans la ville. Les révolutionnaires reculent partout et abandonnent la Place du Château d'Eau, actuelle place de la République. Dans leur haine de tout ordre établi ils font prisonniers et assassinent tous ceux qui semblent leur ennemis ou manquer de ferveur révolutionnaire. Ainsi 5 dominicains d'Arcueil et 9 employés du couvent sont abattus alors qu'ils tentaient de s'échapper des mains de leurs bourreaux.

  • le 25 mai 1889 : le pape Léon XIII consacre le genre humain au Sacré Cœur de Jésus.

L'Encyclique «  Annum sacrum » est publiée le 25 mai; elle consacre le genre humain au Sacré Cœur de Jésus.

  • le 25 mai 1941 : première parution de Radio Nationale.

Cette radio est la voix de Vichy ; étant en zone non occupée, elle et au service des idées du Maréchal Pétain sans avoir la contrainte allemande comme radio Paris.

  • le 25 mai 1941 encore : le Chef de l'Etat, Philippe Pétain, institue la "journée nationale des mères".

Dans ses discours aux mères de famille le maréchal dira : « La raison première de notre déclin est l'abandon de toute vie spirituelle dans le cadre de la nation…La préface nécessaire à toute reconstruction est d'éliminer l'individualisme destructeur de la famille… Le droit des familles est antérieur et supérieur à celui de l'Etat comme à celui des individus…Mères de familles ! Vous êtes avant l'Etat les dispensatrices de l'éducation, les inspiratrices de notre civilisation chrétienne… »

Cité par l'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, page 118).

Voici une partie du discours du Maréchal Pétain pour cette première fête des mères :

« MESSAGE
AUX   MÈRES   FRANÇAISES
25   MAI   1941 »

MÈRES  DE  FAMILLE  FRANÇAISES ! La France célèbre aujourd'hui la famille. Elle se doit d'honorer d'abord les mères.

  • Depuis dix mois, je convie les Français à s'arracher aux mirages d'une civilisation matérialiste. Je leur ai montré les dangers de l'individualisme. Je les ai invités à prendre leur point d'appui sur les institutions naturelles et morales auxquelles est lié notre destin d'homme et de Français.
  • La famille, cellule initiale de la société, nous offre la meilleure garantie de relèvement. Un pays stérile est un pays mortellement atteint dans son existence. Pour que la France vive, il lui faut d'abord des foyers.
  • Le foyer, c'est la maison où l'on se réunit, c'est le refuge où les affections se fortifient. C'est cette communauté spirituelle qui sauve l'homme de l'égoïsme et lui apprend à s'oublier pour se donner à ceux qui l'entourent.
  • Maîtresse du foyer, la mère, par son affection, par son tact, par sa patience, confère à la vie de chaque jour sa quiétude et sa douceur. Par la générosité de son cœur, elle fait rayonner autour d'elle l'amour qui permet d'accepter les plus rudes épreuves avec un courage inébranlable.
  • Mères de notre pays de France, votre tâche est la plus rude. Elle est aussi la plus belle.

Vous êtes, avant l'État, les dispensatrices de l'éducation. Vous seules savez donner à tous ce goût du travail, ce sens de la discipline, de la modestie, du respect qui fait les hommes sains et les peuples forts. Vous êtes les inspiratrices de notre civilisation chrétienne. Et voici qu'aujourd'hui dans nos deuils, dans nos misères, vous portez la plus lourde croix.

Mères de France, entendez ce long cri d'amour qui monte vers vous.

Mères de nos tués, mères de nos prisonniers, mères de nos cités qui donneriez votre vie pour arracher vos enfants à la faim, mères de nos campagnes, qui, seules à la ferme, faites germer les moissons, mères glorieuses, mères angoissées, je vous exprime aujourd'hui toute la reconnaissance de la France. » Maréchal Philippe Pétain, Chef de l'Etat.

Alors que cette fête n'avait rien d'institutionnel avant, le gouvernement du Maréchal Pétain, en cohérence avec sa politique nataliste, décide d'inscrire au calendrier officiel la fête des Mères.

  • le 25 mai 1952 : Alain Bombard quitte Monaco pour la traversée de l'Atlantique en solitaire.

Il arrive à la Barbade après 113 jours de mer.

Lois Spalwer

Posté le 25 mai 2018 à 06h34 | Lien permanent | Commentaires (0)


24 mai 2018

Le temps qui dure : représentations les 25 & 26 mai au Pradet

Voici une pièce de théâtre tirée du dernier livre de Monseigneur Rey en collaboration avec Serge Sarkissian :

Temps qui dure Affiche (2)

Michel Janva

Posté le 24 mai 2018 à 21h17 | Lien permanent


Un scénario de guerilla se met en place dans un mutisme ahurissant

Laurent Obertone diffuse cet avertissement d'un membre du GIGN :

33176600_1041315919350740_3883287087176220672_n« Pendant que les mass médias nous inondent de mariage en Angleterre et de festival de Cannes, bon nombre d'événements classés "faits divers", violences inédites sur le territoire national, se mettent en place :

Marseille "busserine" avec des groupes armés et des techniques para-militaires parfaitement rodées, un procureur satisfait du dispositif policier et qu'il n'y ait pas eu de blessés, de nombreuses attaques de policiers en civils par des groupes de jeunes (Grenoble, Courcouronne...), violences par 200 personnes à Lyon la Duchère, un homme a Pau battu à mort par des ados, appel au djihad en France par des imams dans des mosquées françaises mais aussi les suicides à répétition des policiers et gendarmes abandonnés par la Justice et rabaissés par la hiérarchie, avec un projet de CDD à venir pour les forces de l'ordre alors que la formation est déjà un réel problème.

Bon nombres d'autres "signaux faibles", comme aiment les appeler les politiques, passent inaperçus.

Dans les rangs de mes camarades de l’unité d’assaut du GIGN, actifs et connectés aux unités de renseignement, tous ces signaux confirment qu'un scénario de guerilla se met en place dans un mutisme ahurissant. Notre message est simple : préparez-vous. »

Michel Janva

Posté le 24 mai 2018 à 20h01 | Lien permanent | Commentaires (21)


Jean-Pax : Certains élèves ont découvert l’existence du mur de Berlin ou du goulag… par mes chansons !

Jean-Pax Méfret est en concert à Versailles ce week-end. Il répond à Présent :

Unknown-2"[...] Vous vous définissez parfois comme un journaliste qui chante. Fausse modestie ou sentiment que la chanson serait un art mineur ?

Effectivement je suis un journaliste qui chante, car ce que j’illustre par la chanson, ce sont des tranches d’histoire, des tranches d’actualité. Dièn Bièn Phù, Kolwezi, le chômage, les faits divers, Soljenitsyne, tout cela je l’ai vu avec des yeux de journaliste. Je témoigne de ce que j’ai vu, par mes articles. Mais j’ai voulu témoigner aussi par la chanson. Dans certains de mes disques, les chansons s’accompagnent de récits, de textes parlés, qui apportent une explication, situent la chanson dans son contexte historique ou géopolitique.

Vos chansons à texte, sur l’Indochine, l’Algérie, et même le mur de Berlin ou le goulag, parlent surtout à la génération de l’immédiat après-guerre. Comment expliquez-vous un succès devenu cependant intergénérationnel ? Pensez-vous qu’il vienne d’un répertoire qui s’enrichit de l’actualité (Noun, par exemple, sur les chrétiens d’Orient), ou de l’appropriation, par les nouvelles générations, du « roman national » ?

Il y a sans doute un peu des deux. Mon répertoire évolue avec l’actualité, mais les nouvelles générations connaissent aussi mes premières chansons. Je crois qu’une transmission s’opère de génération en génération, sans doute d’abord par l’audiothèque des parents, voire des grands-parents. Les nouvelles générations s’approprient successivement un héritage musical. Tout récemment j’ai été invité à un salon du livre organisé par une école, où je dédicaçais mes livres. L’organisateur m’a demandé si j’accepterais de chanter quelques-unes de mes chansons. A ma grande surprise, je me suis aperçu que beaucoup des élèves connaissaient ces chansons par cœur ! Certains d’entre eux m’ont dit qu’ils avaient découvert l’existence du mur de Berlin ou du goulag… par mes chansons ! Je vous avouerai que cela m’a fait plaisir."

Michel Janva

Posté le 24 mai 2018 à 19h07 | Lien permanent | Commentaires (1)


Le départ des pèlerins à Notre-Dame de Paris

L'agence LDC News a filmé le long départ du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté... :

Michel Janva

Posté le 24 mai 2018 à 18h45 | Lien permanent


Marion Maréchal sur l'ISSEP : "Vous ne trouverez pas, chez nous, le sectarisme qui étouffe une partie du monde éducatif supérieur"

Marion Maréchal lance donc l’institut de sciences sociales, économiques et politiques (l’ISSEP). Dans un entretien à Boulevard Voltaire, elle explique :

"Après avoir été député pendant cinq ans, vous réapparaissez par le biais de l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP). Pourquoi ce choix ?

6a00d83451619c69e20224e03b9230200d-200wiJ’ai fait le choix de partir car je souhaitais pouvoir consacrer davantage de temps à ma petite fille et m’engager dans le monde de l’entreprise, qui m’a toujours beaucoup attirée. Mon souhait est, aujourd’hui, réalisé en devenant entrepreneur. Avec l’aide de mon équipe, nous lançons l’ISSEP, un institut de sciences politiques et de leadership. Avec ce projet entrepreneurial, je suis également fidèle à ce que j’ai toujours défendu durant mon mandat : le combat culturel, métapolitique. Transmettre la culture, le savoir, nos valeurs civilisationnelles ne peut se faire uniquement par le biais électoral mais peut, et doit, aussi se faire par des engagements concrets au sein de la société civile. L’éducation fait partie des domaines essentiels à investir.

L’ISSEP, ce serait une sorte de mix entre l’ENA et l’IFP?

L’ISSEP est surtout une offre alternative aux écoles qui sont, aujourd’hui, en charge de former les grandes élites françaises. Ces formations uniformes et conformistes, dont les partenaires économiques, principalement issus de la finance, sont les vecteurs des grandes poncifs de notre temps sur la mondialisation, l’inutilité des frontières, le profit comme seule valeur. La culture générale a, peu à peu, été mise au second plan, les matières qui permettent de transmettre notre patrimoine civilisationnel ont été considérées comme inutiles, le cadre national a été abandonné. Le résultat ? Des élites économiques et politiques déboussolées, impuissantes, des dirigeants devenus des technos et des gestionnaires sans vision. Nous ne nous résignons pas à cette situation et nous répondons par un projet optimiste qui formera une nouvelle élite dirigeante pour l’entreprise et les affaires publiques.

Concrètement, les demandes d’inscriptions ont déjà commencé ?

Notre site Internet issep.fr permet aux futurs étudiants de déposer une demande d’inscription pour passer les épreuves de sélection dès maintenant. Ils peuvent s’inscrire en magistère pour ceux ayant déjà obtenu une licence ou en formation continue, sans critère d’âge ou de diplôme. Sur ce site, il est également possible de déposer une offre de stage ou de faire un don.

On peut trouver, dans votre organigramme, des noms comme Pascal Gauchon, un ex du FN, et Patrick Louis, un proche de Villiers. L’ISSEP ne risque-t-il pas de devenir une « fabrique à opposants » ?

Pascal Gauchon est surtout l’ancien directeur de Prépasup, l’une des meilleures prépas françaises, qui prépare aux concours des grandes business school françaises, et l’actuel directeur d’une revue de géopolitique reconnue pour sa qualité. Patrick Louis, quant à lui, est un universitaire respecté en géopolitique et sciences politiques à l’université Lyon 3. En réalité la majorité de notre équipe, dirigeante ou pédagogique, n’a jamais fait de politique. Ce sont des chefs d’entreprise, des journalistes, des intellectuels, des cadres d’entreprise, des universitaires… Il y a, en effet, quelques membres issus des rangs du FN. Il n’y a pas de raison de les exclure, comme il n’y aucune raison d’exclure des gens qui auraient pu s’investir à LR, à DLF, au PCD ou autre. Vous ne trouverez pas, chez nous, le sectarisme qui étouffe une partie du monde éducatif supérieur. Au contraire, nous sommes un lieu d’échange et de débat sans tabou.

Vous interviendrez, le 31 mai, à un événement dont l’objectif est de débrancher Mai 68… Assisterait-on à une reconquista conservatrice ?

Mai 68 a fait beaucoup de mal à l’enseignement. En contestant l’autorité de l’enseignant, en remplaçant le mérite par un égalitarisme destructeur pour tous, en stigmatisant l’excellence comme un privilège bourgeois. Le résultat est malheureux : il n’y a jamais eu aussi peu de fils d’ouvriers dans les grandes écoles françaises. Ils ont brisé l’ascenseur social et ont encouragé la reproduction sociologique dans les classes dirigeantes. Il est temps de bousculer la mécanique qui entretient cette situation injuste. [...]"

Patrick Louis, Co-Président du Conseil scientifique de l'ISSEP, déclare :

Michel Janva

Posté le 24 mai 2018 à 15h49 | Lien permanent | Commentaires (10)


Pèlerinage à Paris avec Marie

BornetLe guide « Marie à Paris » est un pèlerinage parisien où le visiteur, amateur de culture, se voit proposer des visites d’églises, des méditations et des prières. Le mystère de Marie c’est « l’éternel féminin » doté d’une grâce unique. « Marie à Paris » est la suite logique de « l’Evangile selon saint Métro » paru chez le même éditeur, Via Romana. Il s’agit d’une sorte de jeu de l’oie culturel et religieux qui nous fait passer de l’admiration d’une statue à la contemplation d’une peinture ou à la méditation de la biographie d’un saint.

Mais si « l’Evangile selon saint Métro » racontait les plus de trois cents saints parisiens, « Marie à Paris » est consacrée à la plus grande d’entre eux : la Sainte Vierge. Marie est épouse parfaite, mère parfaite et reine parfaite. Mère parfaite, nul n’en doute et c’est sous cet aspect qu’on lui rend habituellement un culte. Notre mère du ciel veille sur ses enfants et les réunit dans son giron. Mater dolorosa dont le cœur a été transpercé de glaives, comme le visiteur s’en persuade en admirant la statue de Germain Pilon à l’église Saint-Paul-du-Marais. Mais Marie est aussi une femme belle et séduisante. Etoile du matin, Vigne fleurie, Vase d’élection, disaient les Juifs qui ont cherché en vain à épuiser tous les superlatifs pour témoigner de leur admiration éperdue. Cette beauté physique, qu’ont attestée les tourtereaux de Fatima ou Bernadette Soubirou, est loin d’être anecdotique. Elle est la signature de son Créateur en même temps que la preuve de son Immaculée Conception. La Vierge, sans péché originel, ne peut ni vieillir ni mourir. Enfin Marie est une reine. Singulière reine qui accouche dans les étables et se pare de sa pauvreté mais reine quand même et pas seulement au ciel. N’est-elle pas de la lignée de David ? L’apparition à Juan Diego de Guadalupe montre une jeune femme enceinte qui effectue sa demande avec une délicatesse affectueuse mais aussi avec la fermeté d’une souveraine qui donne des ordres. La magnifique peinture de Van Dyck, qui figure sur la couverture de l’ouvrage, illustre parfaitement ces deux derniers aspects. Le bienheureux Hermann agenouillé comme un paladin devant sa dame – Notre Dame- semble mendier un regard, tandis que l’ange le maintient avec autorité dans une attitude de respect. Le visage de Marie est splendide, doux, tendre et beau en même temps. Son voile glisse doucement sur ses épaules en dénudant sa chevelure.

Le pied qui écrasera la tête du serpent dépasse de sa robe et sa main aux doigts fuselés dépose dans la main de son admirateur une grâce ou un anneau. Nous nous « damnerions pour elle » mais il ne s’agit pas de se damner ; au contraire, les mains de Marie sont pleines de grâces et son seul regret est de ne pouvoir en disperser davantage sur nos têtes.

Marie à Paris, Philippe Bornet, Via Romana, 168 pages, 17 euros.

Michel Janva

Posté le 24 mai 2018 à 14h06 | Lien permanent


Le maire de Béziers, le Front national et les autres ne sont pas des ennemis pour le CNIP

Le Centre National des Indépendants et Paysans, ou CNIP, est l’un des plus vieux partis de France. Il avait été fondé en janvier 1949 par fusion de plusieurs organisations de droite. Depuis 2016, le CNIP est présidé par Bruno North, qui pratique une politique de rapprochement avec toutes les droites. Il explique à Francis Bergeron dans Présent :

9116-p8-bruno-north-197x300"Le CNIP n’est pas un parti politique de militants. Nous comptons moins de 5 000 adhérents. Mais nous fédérons un grand nombre d’élus de terrain, en particulier dans les zones rurales. Disons que le CNIP, aujourd’hui, ne se voit pas ajouter à l’offre politique sa propre liste aux élections européennes, par exemple, mais compte s’investir pleinement dans les prochaines élections municipales. Nous avons de nombreux élus de terrain, notamment une petite dizaine de conseillers régionaux tels que Thierry Gourlot, dans le Grand-Est, ou Jordan Grosse-Cruciani, 27 ans, conseiller régional et qui est aussi responsable des jeunes du CNIP, ou encore Olivier Bettati, conseiller régional de Paca, conseiller municipal de Nice et conseiller métropolitain NCA. [...]

Le CNIP a toujours été partie prenante des coalitions de la droite de gestion. On l’a vu encore lors des primaires de la droite auxquelles le CNIP a participé. J’ai bien noté que le CNIP – comme Présent – entend ne pas avoir d’ennemis à droite. Mais qu’en est-il de vos rapports avec le Front national et avec des formations plus marginales comme celles de Poisson, de Dupont-Aignan, de Bompard, voire avec des personnalités comme Ménard ?

Oui, pas d’ennemis à droite, je le confirme. Le maire de Béziers, le Front national et les autres ne sont pas des ennemis. Nous avons une certaine proximité avec ces hommes et ces organisations. Le CNIP est d’ailleurs membre des « Amoureux de la France », avec Nicolas Dupont-Aignan, Emmanuelle Ménard, Jean-Frédéric Poisson, Jean-Louis Masson. Nous sommes proches des uns et des autres mais le CNIP n’a pas vocation à lier son destin à celui d’une personnalité, d’un leader. Il fonctionne davantage comme un réseau, un réseau d’élus, un réseau de talents, un réseau de femmes et d’hommes de convictions, au service de nos idées.

Et le Front national ?

Le « pas d’ennemi à droite » s’applique bien entendu au Front national avec lequel il ne faut pas a minima s’empêcher de discuter. C’est un autre point de divergence avec les LR, même si quelques voix, comme celle de Thierry Mariani, commencent à s’exprimer avec davantage de liberté que par le passé. Il me semble que le CNIP a pleinement vocation à jouer ce rôle de passerelle entre les différentes organisations de droite. A un moment, il faudra bien franchir le Rubicon des alliances, si la droite veut revenir un jour aux affaires, et redonner au pays sa vision, et défendre nos valeurs. [...]"

Michel Janva

Posté le 24 mai 2018 à 13h25 | Lien permanent | Commentaires (8)


24 mai à Toulon : Comment faire un film indépendant (sans perdre son âme) ?

Le livre du film La Rébellion cachée (à commander ici) est présenté ce jeudi 24 mai à 19h30 au pub Le Graal de Toulon (Missionnaires de la Miséricorde). Comment faire un film indépendant (sans perdre son âme) : les coulisses d’un docufilm qui brise tous les tabous d’une industrie politiquement correcte. Ou quand les cathos sont à la pointe.

Dédicace, projection du making-of avec le réalisateur – bière ou rosé…

Affiche  Pub Le Graal - légère

Michel Janva

Posté le 24 mai 2018 à 11h40 | Lien permanent


Le célèbre XV des Curés (RCTP) vu par France 3

Connaissez-vous le RCT (Rugby Club de la Terre Promise) du séminaire de Toulon ? Équipe unique en France d’après Tout le Sport de (France 3), où l’on cultive l’esprit du ballon ovale et le Saint Esprit !

Michel Janva

Posté le 24 mai 2018 à 11h23 | Lien permanent


Etats-Unis : nouveau projet de loi de Trump pour couper les subventions au Planned Parenthood

Lu dans Présent :

Images-12"Les cliniques qui pratiqueront des avortements, ou qui conseilleront en priorité une procédure d’avortement, se verront privées du financement fédéral (en d’autres termes, les impôts des contribuables) prévu dans le cadre de l’assistance médicale aux futures mères. C’est en substance le texte d’un projet de loi que vient d’engager dans les rouages du Congrès le gouvernement du président Donald Trump.

La première et la principale victime de cette décision est l’organisation Planned Parenthood. Celle-ci s’affirme, sous le prétexte de « défendre le choix des femmes », comme la plus scandaleuse des boucheries humaines. Forte de 266 cliniques réparties sur tout le territoire des Etats-Unis, Planned Parenthood pratique en moyenne 350 000 avortements par an qui lui rapportent plus de 500 millions de dollars versés par Washington au titre d’une « assistance » aux femmes enceintes. En fait d’assistance, les femmes se voient conduites dans 95% des cas vers une seule solution : le meurtre de leur enfant.

Ce projet de loi fut l’une des premières promesses électorales du candidat Trump alors que les primaires républicaines venaient à peine de commencer, en février 2016. L’an dernier, les républicains du sénat avaient tenté de le transformer en loi, mais il leur manqua deux voix – celles de Susan Collins du Maine et Lisa Murkowski de l’Alaska – pour atteindre leur objectif. Ces deux féministes fanatiques refusèrent d’« arracher » – c’est leur terme – la manne fédérale à Planned Parenthood. [...]"

Michel Janva

Posté le 24 mai 2018 à 11h16 | Lien permanent | Commentaires (6)


Catholiques, soyez radicaux !

Sur LCI, Charlotte d'Ornellas évoque le pèlerinage de Chartres :

Voici le propos du cardinal Sarah auquel elle fait référence (extrait de l'homélie) :

"L’occident a été évangélisé par les saints et les martyrs. Vous, jeunes d’aujourd’hui, vous serez les saints et les martyrs que les nations attendent pour une nouvelle évangélisationVos patries ont soif du Christ, ne les décevez pas. L’Eglise vous fait confiance. Je prie pour que nombreux parmi vous répondent, aujourd’hui durant cette messe, à l’appel de Dieu à la suivre, à tout laisser pour Lui, pour sa Lumière. Quand Dieu appelle, il est radical. Il nous appelle tout entiers, jusqu’au don total, jusqu’au martyre du corps ou du cœur.

Cher peuple de France, ce sont les monastères qui ont fait la civilisation de ton pays. Ce sont les personnes, les hommes et les femmes, qui ont accepté de suivre Jésus jusqu’au bout, radicalement, qui ont construit l’Europe chrétienne. Parce qu’ils ont cherché Dieu seul, ils ont construit une civilisation belle et paisible comme cette cathédrale."

Michel Janva

Posté le 24 mai 2018 à 10h54 | Lien permanent


A Angers, la responsable FN signe l'appel d'Angers pour l'union des droites

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Michel Janva

Posté le 24 mai 2018 à 09h51 | Lien permanent | Commentaires (8)


Bertrand Vergely : La fin de l’homme a-t-elle commencé ?

Michel Janva

Posté le 24 mai 2018 à 09h15 | Lien permanent


Terres de Mission : Renaissance catholique au Puy du Fou

Michel Janva

Posté le 24 mai 2018 à 08h26 | Lien permanent


Debout la France, trait d’union entre Les Républicains et le Front national ?

JnKZt5x2_400x400Benoît Lépine, secrétaire départemental du Front national en Maine-et-Loire jusqu’en octobre 2015, occupe depuis février les mêmes fonctions à Debout la France.

« J’ai adhéré après la présidentielle. Nicolas Dupont-Aignan a fait un choix courageux en soutenant Marine Le Pen au second tour. Je me suis dit qu’il était prêt à prendre ses responsabilités. »

Dans le département, le parti compte une centaine d’adhérents. Au niveau national, « on approche les 20 000. Et je signe presque tous les jours des ralliements de militants, voire d’élus FN ». Le nouveau secrétaire départemental assure être dans une « logique de rassemblement, pour être un trait d’union » entre Les Républicains et le Front national. Dans la lignée de l’Appel d’Angers qui a réuni en mars plusieurs composantes de la droite radicale ? :

« On est sur la même thématique. Mais c’est un appel comme il y en a d’autres. Nicolas Dupont-Aignan ne va pas tout signer. Il a déjà lancé la plateforme des Amoureux de la France, avec Robert Ménard et Jean-Frédéric Poisson. »

Michel Janva

Posté le 24 mai 2018 à 08h20 | Lien permanent | Commentaires (2)


États généraux de la bioéthique : la position des chrétiens évangéliques

Communiqué du 23 mai : 

Capture d’écran 2018-05-23 à 18.20.21"La phase de consultation préalable à la révision de la loi de bioéthique de 2011 touche à sa fin. Ces états généraux ont été l’occasion pour les citoyens français d’exprimer leur opinion avant que le gouvernement ne soumette un projet de loi à l’automne aux parlementaires.

Les protestants évangéliques ont pris part à ces discussions et considèrent comme importante et utile cette consultation.

Faire progresser le droit des personnes les plus fragiles

Ce qui en ressort doit être écouté avec soin et enrichir la compréhension du législateur qui décidera le cas échéant de réviser les lois actuelles.

Les protestants évangéliques ne veulent pas se poser en juges des nouvelles demandes sociales suscitées par le développement des biotechnologies. Ils veulent plutôt contribuer au débat en apportant un point de vue nourri par ce qu'ils comprennent de la Bible quant au respect d'autrui et à la dignité humaine.

Ils souhaitent que la société française progresse en matière de droits de l’enfant, d’accompagnement des personnes en souffrance et de protection des générations futures face aux dérives consuméristes et individualistes. Ils espèrent que la législation française définira à cet égard un cadre épanouissant pour les générations futures.

Quel monde voulons-nous pour demain ?

Cette question, posée lors des états généraux de la bioéthique, est capitale. Les évangéliques y répondent en se fondant sur deux vérités tirées de l’Évangile : le respect de la vie donnée par Dieu et l’amour du prochain quel qu'il soit.

Quant au respect de la vie donnée par Dieu, ils entendent la vie de tous, y compris des plus vulnérables : l’enfant à naître, qu’il soit handicapé ou non ; la personne souffrante, qu’elle soit en fin de vie ou non, car tous méritent d’être accompagnés, aimés et soulagés. Ils attendent donc de la médecine qu’elle accompagne chacun dans ses souffrances en lui prodiguant des soins et non en lui donnant la mort.

Quant à l’amour du prochain, ils cherchent très concrètement à le manifester au nom du Christ en accueillant chacun dans leur église ou association, quelle que soit sa situation et quelles que soient ses convictions.

Les protestants évangéliques estiment en définitive que la valeur et la dignité que la Bible reconnaît à tout être humain invitent au respect de tous. Et que ce principe fondamental doit primer sur la demande des individus à réaliser leur volonté et sur la tendance de la société à tout mesurer à l’aune de la rentabilité. Dans ce sens, l’aspiration des protestants évangéliques rejoint celle de leurs concitoyens qui souhaitent que l’égalité et la fraternité restent le ciment de notre société, une société attentive aux plus faibles et tournée vers la vie."

Michel Janva

Posté le 24 mai 2018 à 08h18 | Lien permanent


Pourquoi avoir réagi si fortement aux propos de Thérèse Hargot ?

6a00d83451619c69e20224df31156d200b-120wiSuite au texte assez lapidaire du père Louis, prieur du Barroux, diffusé par Le Salon beige, concernant le dernier ouvrage de Thérèse Hargot, certains ont critiqué une lecture biaisée avec des citations sorties de leur contexte. Par conséquent, le père Louis est revenu plus longuement sur cet ouvrage :

Pourquoi avoir réagi si fortement aux propos de Thérèse Hargot dans le livre co-écrit avec Mgr Emmanuel Gobilliard Aime et ce que tu veux, fais-le ! ?

« Il y a un temps pour tout et un moment pour chaque chose sous le ciel : un temps pour déchirer, et un temps pour coudre ; un temps pour se taire, et un temps pour parler ; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix ». (Qo 1,7-8)

Il y a un temps pour taper du poing sur la table, et un temps pour expliquer les choses paisiblement.

Pourquoi j'ai voulu réagir

Je souhaite préciser le sens de ma réaction vis-à-vis de Thérèse Hargot. Tout a commencé suite à l'interview de Mgr Gobilliard dans FC (n° 2101). Cet article, en ne rapportant que les propos de l'évêque, jette un voile pudique sur T. Hargot et induit en erreur les lecteurs en ne présentant qu'un versant du livre. L'interview limpide de Mgr Gobilliard fait ainsi de la publicité pour le livre co-écrit avec T. Hargot, dont certains passages salissent l'Église, je préciserai plus loin de quelle façon. J'ai donc écrit à Famille Chrétienne, qui a accepté de publier un résumé de ma lettre dans son courrier des lecteurs (n°2103). Souhaitant que ma lettre puisse être publiée in extenso, je l'ai envoyée sur Le Salon Beige le 8 mai 2018.

Attaque ou légitime défense ?

Je suis prêtre, et donc amoureux de l'Église. L'Église et Jésus, c'est tout un. Qui méprise l'Église, méprise le Christ. L'Église, ce n'est pas le club des chrétiens. L'Église, c'est l'épouse du Christ, incorporée à Lui. Si on attaque l'Église publiquement, je dois réagir publiquement. Ma réaction n'est pas une attaque personnelle contre T. Hargot, mais une légitime défense d'un prêtre qui voit l'Église ridiculisée publiquement et faussement présentée dans certains passages de ce livre. Certes, ma réaction a blessé Thérèse et ne l'aide sans doute pas à se rapprocher de l’Église, mais le bien commun de beaucoup d'âmes ne passe-t-il pas avant ? T. Hargot a peut-être aussi des raisons que j'ignore et qui expliqueraient certains de ses propos. « Je vous partage ma colère » a-t-elle exprimé sur son blog, dès le 9 mai. Je comprends sa colère ; mais qu'elle comprenne aussi la mienne : je n'ai fait que lui attribuer exactement les mêmes propos qu'elle adresse à l'Église, ni plus, ni moins : “donneuse de leçons” (p.35), “par pitié, qu'elle se forme !” (p.35), “elle a trop dit, mal dit” (p.32), “qu'elle se taise !” (p.32).

Un livre pour ceux qui sont éloignés de l'Église ?

Cette réaction me paraissait d'autant plus nécessaire, que T. Hargot a une grande aura dans le monde “catho”, et est invitée pour intervenir principalement dans des établissements catholiques et dans les diocèses. « Beaucoup de personnes que je reçois dans mon cabinet me sont envoyés par des prêtres », affirme-t-elle (p.36). Le but souhaité par Mgr Gobilliard, encouragé par ses frères évêques (cf. FC n°2101, p.42), c'est qu'à travers cet ouvrage co-écrit avec une jeune sexologue appréciée par le public (10 000 followers sur Facebook!), la voix de l'Église, dont l'évêque se fait le porte-parole, puisse elle aussi atteindre les milieux non-chrétiens. Mais n'est-ce pas l'inverse qui risque très probablement de se produire : la voix de T. Hargot, mélangeant le bon et le mauvais par l'affirmation de demi-vérités, ne risque-t-elle pas de semer la confusion chez les catholiques ?Dès à présent, en effet, ce ne sont pas Le Monde ni France 2 qui ont invité nos deux auteurs, mais...Famille Chrétienne et KTO ! En outre, en publiant un livre avec un évêque, estimé à juste titre pour sa rectitude et sa compétence en matière de morale sexuelle, les propos de T. Hargot ne reçoivent-ils pas inévitablement une certaine caution de l'Église ?

Thérèse Hargot dit d'excellentes choses

Je reconnais très volontiers que T. Hargot, par ses réparties vives et pleines de bon sens, peut faire du bien, surtout en milieu non chrétien, en provoquant un choc salutaire pour ouvrir les yeux sur la situation actuelle et toucher les non-croyants qui se fermeraient tout de suite s'il était question de religion catholique. Dans ce dernier livre, certains propos sont vraiment excellents : « la sexualité est un chemin d'humilité, c'est pourquoi à mon sens elle est si importante » (p.16) ; ne pas « prendre son père spi' pour un psy ! » (p.37). Oui, T. Hargot a un réel talent pour formuler des vérités de façon percutante, et ainsi réveiller et éclairer nos contemporains. Elle a aussi le courage d'aller à contre-courant de la société, par exemple en dénonçant une fois de plus avec force et intelligence les dégâts de la contraception chimique et de la pornographie, comme on peut le constater à travers ces lignes lumineuses (p. 216 à 218) :

«On asservit plus facilement un peuple avec la pornographie qu'avec des miradors, disait Alexandre Soljenitsyne. La pornographie, c'est l'opium du peuple. (...) Qu'adviendrait-il si l'humanité tout entière cessait de consommer de la pornographie ? Y avez-vous déjà songé ? La pornographie abrutit les individus. Elle endort la conscience devant les injustices, (...) elle dévirilise, elle vide l'individu de sa puissance créatrice, (...) elle atteint l'âme, c'est-à-dire ce qui anime profondément la personne, ce qui la rend vivante. Si j'étais le diable en personne, je n'élaborerais pas d'autre plan que celui-là : maintenir les hommes et les femmes devant leur écran afin de les détourner de la quête de vérité. Mais puisque mon métier est de les en sortir, je m'acharne à réveiller l'âme chevaleresque, héroïque, courageuse, audacieuse que la pornographie est venue altérer. »

Merci, Thérèse, pour ces paroles fortes et profondes ! Continuez à vous atteler à votre belle mission de libérer les nouveaux esclaves du XXIè siècle ! Et on pourrait encore citer bien d'autres passages excellents sur la pédophilie, la PMA et la GPA. Mais n'est-ce pas précisément parce qu'une jeune sexologue moderne défend avec audace certaines de nos valeurs, que de nombreux catholiques se laissent séduire et ne voient pas le moins bon ou le franchement mauvais qui se glissent parfois dans ses propos ?

Des demies-vérités

C'est un des problèmes majeurs de cet ouvrage. Donnons seulement quelques exemples, dont la liste n'est pas exhaustive (il faudrait aussi parler des propos ambigus de l'auteur sur la fidélité conjugale et l'homosexualité).

Commençons par la pornographie, pour rester sur le même thème.

« Il me semble fondamental de rappeler aux prêtres [Thérèse, professeur de théologie morale ?] que si un mineur vient se confesser pour demander pardon d'avoir consommé de la pornographie, il faut qu'il puisse lui dire : tu n'as pas à te sentir coupable, tu n'as pas à demander pardon pour cela : tu es victime. C'est à nous, les adultes, à te demander pardon de ne pas t'avoir protégé. Et cela, même s'il a cherché de lui-même les images. (...) Sans quoi, cette culpabilité non justifiée risque de démultiplier son mal-être, d'intensifier sa pulsion sexuelle et de le pousser davantage à retourner en consommer. » (p.219)

Oui, il est victime, c'est évident, Internet est un piège tellement facile, et un adolescent a une curiosité naturelle et en soi sompréhensible de la sexualité ; mais il n'est pas que victime, il a aussi une certaine responsabilité. Il y a un équilibre à garder : ni pure victime, ni pur coupable, mais les deux à la fois, dans une proportion variable selon chaque cas. Car les extrêmes se rejoignent : il est vrai qu'en insistant excessivement sur sa seule culpabilité, cela risque de décupler ses chutes comme dit Thérèse ; mais en lui disant : tu n'y peux rien, ce n'est pas du tout de ta faute, « tu n'as pas à demander pardon pour cela », l'adolescent risque d'en conclure : je ne fais donc rien de mal, ce n'est pas de ma faute, et puisque je n'ai plus besoin de demander pardon pour cela, même à Dieu dans le secret de la confession, alors tant pis si cela m'arrive encore... je peux même continuer sans me culpabiliser, c'est la faute des adultes et de la société !

Passons au sujet peu réjouissant de la masturbation, sur lequel T. Hargot, au moins à trois reprises, n'est pas claire du tout.

1/ « La masturbation pose à mon sens problème (...) quand elle devient un exutoire, un palliatif à un état de mal-être (...), quand elle est vécue dans une soumission à la pulsion de manière compulsive ; quand elle est une perte de liberté. Exactement comme on peut avoir un rapport compulsif avec la nourriture. » (p. 228-229)

Faut-il sous-entendre : si la masturbation n'est pas compulsive et ne traduit pas un mal-être, mais est simplement une recherche ponctuelle de plaisir, libre et consciente, cela ne pose pas de problème ? C'est, selon T. Hargot, exactement comme le plaisir de manger quand il n'est pas compulsif, mais choisi librement. Elle ne dit qu'une demi-vérité : certes, la masturbation peut être un symptôme révélateur d'un mal-être comme elle l'explique très bien ; elle est alors davantage un problème d'ordre psychologique que moral : le mal- être atténue en effet, jusqu'à parfois la réduire au minimum, la responsabilité morale de la personne (cf. CEC n°2352, cité plus loin). Mais, elle omet de le dire, c'est moralement plus grave, lorsque la masturbation n'est pas vécue comme un palliatif à un mal-être mais comme un plaisir pleinement et librement recherché.

2/ Elle semble même affirmer que cela ne lui pose alors aucun problème :

« les femmes possèdent un organe [le clitoris] qui a pour unique raison d'être le plaisir. Donc en le stimulant, les femmes ne contrediraient pas sa finalité, au contraire. Il n'a pour but ni le don mutuel ni la reproduction humaine » (p. 226).

C'est exactement comme si je disais : sous prétexte que les papilles gustatives ont pour seul but le plaisir et ne sont pas indispensables à l'alimentation du corps, je peux donc manger pour le seul plaisir en me faisant ensuite vomir pour pouvoir continuer de savourer indéfiniment de bonnes choses ! Si les papilles gustatives sont placées dans la bouche, c'est bien pour que le plaisir du goût accompagne et facilite l'acte de se nourrir. De même pour le clitoris situé dans les parties intimes de la femme : il ne peut être stimulé que lors de l'union des époux, pour traduire dans la chair la joie de s'aimer et de transmettre la vie. Sinon je ne respecte pas la nature, je la détourne pour un plaisir égoïste et solitaire qui ne laisse que frustration et tristesse. Pas besoin d'être chrétien pour en être convaincu. Le catéchisme ne fait donc que rappeler la loi naturelle inscrite dans le cœur de tout homme en affirmant que « la masturbation est un acte intrinsèquement et gravement désordonné. » (CEC 2352).

3/ T. Hargot commente ainsi cette affirmation :

« Écrire dans le catéchisme que la masturbation est un acte intrinsèquement et gravement désordonné (...), c'est moraliser une découverte normale et même nécessaire pour se donner à l'autre, c'est ignorer le fonctionnement de la sexualité et condamner un symptôme plutôt que les raisons qui conduisent à rechercher ce plaisir. » (p.225)

Oui, vous avez bien lu : la masturbation serait une expérience nécessaire pour se donner à l'autre ! Et après cela, elle publie sur son blog, en réaction à mon article, qu'elle a parlé de la masturbation « sans JAMAIS — c'est elle qui met des majuscules — pourtant en faire l'éloge » ! De plus, est-ce bien honnête d'écrire que le catéchisme fait ainsi preuve d'ignorance et de condamnation injuste, en omettant de citer la suite du même n°2352, que Mgr Gobilliard (p.227) a heureusement tenu à rappeler (mais dans l'ancien libellé de ce numéro, dont voici le texte définitif) :

« Pour former un jugement équitable sur la responsabilité morale des sujets et pour orienter l'action pastorale, on tiendra compte de l'immaturité affective, de la force des habitudes contractées, de l'état d'angoisse ou des autres facteurs psychiques ou sociaux qui peuvent atténuer voire réduire au minimum la culpabilité morale. »

Il faut donc toujours tenir à la fois l'aspect objectif intrinsèquement mauvais de l'acte et les dispositions subjectives de la personne qui agit.

Une phrase de Thérèse citée en dehors de son contexte, et sa pensée déformée ?

« Heureusement que vous avez la masturbation ! répond-elle à des religieuses, c'est le seul moment où votre corps est touché, vos pulsions évacuées, votre sexe considéré. » (p. 79).

Certes, T. Hargot précise qu'elle dit cela « pour provoquer ».

Oui, il faut interpréter cette phrase dans son contexte. L'interprétation la plus bienveillante serait : “si vous n'avez pas un rapport sain avec votre corps, il n'est pas étonnant que celui-ci se rattrape et s'impose à vous par des pulsions que vous ne parvenez pas à canaliser”. Mais pourquoi ne pas l'avoir exprimé ainsi avec simplicité, plutôt que de plaisanter lourdement sur une difficulté humiliante, en précisant de façon indiscrète qu'il s'agit d'une religieuse ? En outre, cette réponse déplacée peut aussi se comprendre de la façon suivante : “si vous n'avez pas la possibilité de laisser votre corps et vos émotions s'exprimer, alors mieux vaut que celles-ci puissent s'extérioriser par la masturbation, c'est un moindre mal, et même peut-être un soulagement nécessaire”, ce qui serait inacceptable. C'est pourquoi je me suis permis d'écrire que Thérèse suggérait la masturbation aux consacrés. Ce n'est peut-être pas ce qu'elle a voulu dire, mais sa phrase peut très bien être comprise ainsi, surtout si on tient compte de l'ensemble de l'ouvrage, dans lequel, nous venons de le voir ci- dessus, les propos de T. Hargot sur la masturbation ne sont pas clairs du tout. N'était-ce pas à Thérèse d'éviter d'ironiser de façon si malvenue et ambiguë sur un sujet aussi délicat et douloureux touchant des consacrés afin d'éviter une éventuelle déformation de sa pensée par les lecteurs ?

Une vision méprisante de l'Église

N'est-il pas choquant de publier dans un livre édité à des milliers d'exemplaires et destiné au grand public des détails appris lors de consultations avec des prêtres et des religieuses ayant des difficultés avec la chasteté ? « Je prends ma douche hyper rapidement, (...) me confiait cette sœur qui souffrait d'un rapport compulsif à la masturbation » (p.79). Bien que le secret professionnel ne soit pas directement violé, ces révélations — car il y en a d'autres — sont vraiment odieuses et ridiculisent lâchement les consacrés. Les lecteurs ne se laisseront-ils pas — hélas ! — davantage toucher par les anecdotes “croustillantes” de la sexologue que par l'humble sagesse de l'évêque ?

Et au sujet d'un prêtre qui détourne le regard en croisant une splendide femme, Thérèse commente : « Détourner ou baisser son regard, c'est un aveu de faiblesse » (p.207). N'est-ce pas un jugement un peu hâtif et simpliste, voire méprisant ? Oui, cela peut parfois traduire une peur scrupuleuse et un certain manque d'équilibre. Mais dans d'autre cas, cela ne peut-il pas aussi être l'expression d'une belle force d'âme et d'une grande liberté intérieure : “Merci Seigneur pour cette splendide femme ! Mais je ne suis pas obligé, malgré mon attirance naturelle, de tourner la tête pour la voir une seconde fois. Je veux rester libre avec mes yeux. Et surtout, j'ai choisi par amour de renoncer à la joie de l'amour humain pour réserver mon cœur au Christ et à tous les mal-aimés que la providence mettra sur ma route.” Jésus n'a-t-il pas dit : « Quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà commis l'adultère avec elle, dans son cœur » (Mt 5,28) ? Thérèse ne s'arrête pas là, elle poursuit : « Détourner son regard, c'est refuser de voir en face la dimension sexuelle de son existence. La peur de sa propre sexualité peut rendre profondément agressif, pas seulement fuyant. On accuse l'autre d'être trop séductrice, trop vulgaire, trop aguicheuse sans reconnaître que l'autre n'est pas responsable du trouble qui naît en moi » (p.207). Thérèse ne serait-elle pas en train de se trahir en s'auto-justifiant ? En effet, il est évident qu'une femme, non pas simplement attirante, mais volontairement séductrice et aguicheuse, est responsable du trouble qu'elle provoque chez l'homme ; c'est du simple bon sens, nul besoin d'être sexologue pour en être convaincu !

Par ailleurs, Thérèse se rend-elle compte qu'en reprochant à l'Église d'être « donneuse de leçons » (p.35), elle ne cesse tout au long de l'ouvrage de regarder l'Église de haut en lui faisant la leçon : « oui, c'est certain ! » répond-elle au journaliste lui demandant si l'Église n'aurait-elle pas plus à apprendre qu'à enseigner en matière de sexualité. « Juger avant même de comprendre, juger par méconnaissance ; c'est là que l'Église souvent fait du mal » se permet-elle d'affirmer (p.34). Il faut relire aussi le rappel (cité plus haut) qu'elle adresse aux prêtres concernant la façon dont ils doivent exercer le ministère de la confession, ainsi que les injonctions faites à l'Église : « qu'elle se taise » (p.32) ou « qu'elle se forme » (p.35). Thérèse Hargot, la nouvelle sainte Catherine de Sienne du XXIè siècle ?

Une vision anachronique et faussée de l'Église

Lire la suite "Pourquoi avoir réagi si fortement aux propos de Thérèse Hargot ?"

Michel Janva

Posté le 24 mai 2018 à 08h08 | Lien permanent


Conférence à Béziers sur la PMA et l'euthanasie

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Michel Janva

Posté le 24 mai 2018 à 08h05 | Lien permanent


Conférence sur la laïcité à Fontainebleau le 25 mai

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Michel Janva

Posté le 24 mai 2018 à 08h01 | Lien permanent


C’est arrivé un 24 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 mai : saints du jour français ou en France.
    • St Misselin, prêtre à Tarbes (Ve siècle)

À Saint Justin, a vraisemblablement succédé Misselin qui, au Ve siècle, sauva la ville de Tarbes des Barbares. Grégoire de Tours associe d'ailleurs cet autre prêtre à saint Justin dans une commémoration commune.

Il serait né, selon une tradition orale, à Arcizac-Adour entre Bagnères et Tarbes. Il brilla par sa sainteté en confessant sa foi sous l'oppression des Wisigoths ariens. Il s'endormit dans la paix en sa paroisse de Tarbes.  Un sarcophage en marbre blanc de Saint-Béat, du VIe siècle, est conservé à l'église Saint-Jean de Tarbes, dans le Bourg-Vieux et une très ancienne tradition en fait son tombeau.

Saint Misselin est cher à la mémoire des Tarbais, car son intervention surnaturelle leur aurait permis en 732-733, d'écraser à la Lande Mourine une bande sarrasine refluant vers l'Espagne après le désastre de Poitiers. Il est fêté le 24 mai. Saint patron d'Arcizac-Adour.

  • St Vincent, moine au monastère de Lérins († v. 450)

Au monastère de Lérins en Provence, vers 450, saint Vincent, moine prêtre. Remarquable par sa science chrétienne et la sainteté de sa vie, il eut le mérite de mettre en lumière la notion de développement de la foi.

  • Sts Donatien et Rogatien, frères et martyrs († v. 304)

Au temps de la persécution de Dioclétien, il y avait à Nantes un jeune homme nommé Donatien, d'une haute naissance, mais recommandable surtout par ses vertus. Plus heureux que son frère Rogatien, il avait embrassé la foi chrétienne et travaillait à faire connaître Jésus-Christ autour de lui. Il eut le bonheur d'éclairer son frère et de lui donner le courage de professer une religion dont les disciples étaient voués à la souffrance et à la mort.

Le zèle de Donatien l'avait mis en vue : il fut le premier de tous, conduit devant le gouverneur : « J'apprends, Donatien, lui dit celui-ci, que non content de refuser à Jupiter et à Apollon les honneurs qui leur sont dus, vous cherchez à répandre la religion d'un crucifié. - "On ne vous a dit que la vérité, répond Donatien ; j'adore Celui qui seul doit être adoré. - Cessez de propager cette doctrine ; sinon, la mort vous attend. - La mort, je ne la crains pas pour moi, mais pour vous." »

Pendant que Donatien était livré aux tortures et jeté dans un cachot, Rogatien parut à son tour : « J'ai été informé, lui dit le gouverneur, de votre résolution de professer la religion des chrétiens. Prenez bien garde d'encourir la colère de l'empereur ! » La réponse du jeune homme ne fut pas moins ferme que celle de son frère, et le juge décida que le lendemain les deux prisonniers auraient la tête tranchée, pour avoir outragé les dieux et les empereurs. Une seule chose chagrinait Rogatien : il n'était encore que catéchumène et n'avait pas reçu le baptême ; mais Donatien et lui prièrent ensemble toute la nuit, afin que Dieu fit que l'effusion du sang produisit dans le martyr l'effet du saint Baptême.

Le lendemain, le juge, assis à son tribunal, se fit amener les deux confesseurs de la foi et chercha encore à les épouvanter par la menace des supplices. « Nous sommes prêts, répondirent-ils, à souffrir pour Jésus-Christ tout ce que pourra inventer la cruauté des bourreaux. » Les généreux enfants, à la suite de cette belle réponse, sont placés sur le chevalet et tourmentés cruellement ; mais leur courage surpasse la fureur des bourreaux, et ils soutiennent sans faiblir ce douloureux supplice. On les achève ensuite en leur tranchant la tête.

La ville et le diocèse de Nantes ont conservé une dévotion traditionnelle à ces deux illustres martyrs, populaires en ce pays sous le nom des deux Enfants Nantais.

  • le 24 mai 189 : décès du pape Éleuthère.

Selon le Liber Pontificalis, un édit d'Éleuthère décrète qu'aucune nourriture n'est impure :

« Et hoc iterum firmavit ut nulla esca a Christianis repudiaretur, maxime fidelibus, quod Deus creavit, quæ tamen rationalis et humana est ».

Il combat ainsi des pratiques héritées des prescriptions juives sur la pureté des aliments. Selon la même source, Éleuthère envoie des missionnaires, Fugace et Damien, convertir les Bretons à la demande du roi Lucius

  • le 24 mai 843 : bataille de Blain entre les Francs et les Bretons.

Cette victoire bretonne du duc Nominoë, suivie d'autres, conduit en 851, au Traité d'Angers, par lequel les pays nantais et rennais deviennent possession de la Bretagne.

  • le 24 mai 1086 : élection du pape Victor III.

Desiderius, ou Didier, de Mont-Cassin, est le fils du prince Landolf V de Bénévent. Saint Victor III est pape du 24 mai 1086 au 16 septembre 1087. Il poursuit l'œuvre de réforme de Grégoire VII. Il s'éteint au Mont-Cassin, dont il a été l'abbé. Léon XIII lui accorde le titre de saint sans qu'il fasse faire de procès de canonisation.

 

 

  • le 24 mai 1524 : incendie de Troyes.

Un gigantesque incendie détruit 1 500 habitations dans le quartier du Beffroi et de Croncels, à Troyes.

  • le 24 mai 1543 : publication des théories de Nicolas Copernic écrites dans Révolution des sphères célestes.

Les thèses du chanoine Copernic ne sont pas condamnées par l'Eglise, mais l'utilisation qu'en fera Galilée le sera. (Cf. les chroniques du 22 juin).

  • le 24 mai 1802: Pie VII proteste en consistoire contre les Articles organiques du Concordat avec la France.

«Le 8 avril 1802 (18 germinal an X), le Concordat est promulgué comme loi de la République française. Mais il est assorti d'« articles organiques », au nombre de 77, qui ont été rédigés par le père du Code civil, le juriste Portalis. Celui-ci a coutume d'affirmer qu'il faut « placer non l'État dans l'Église, mais l'Église dans l'État ». Les articles organiques ressemblent donc à un règlement de police. Tout document pontifical —encyclique, bulle ou lettre apostolique— ne peut être publié qu'avec l'autorisation du Premier Consul. Sans son assentiment, les évêques n'ont pas plus le droit de se concerter, de se réunir ou de faire paraître un texte collectif : les contrevenants seront déférés devant le Conseil d'État. Les évêques, qui n'ont pas le droit d'entretenir des contacts avec le nonce, ne peuvent franchir les limites de leur diocèse sans une autorisation spéciale. Ils ont à organiser leurs séminaires, mais les élèves doivent être agréés par le gouvernement. Ordonner les séminaristes comme nommer ou déplacer les curés nécessite également l'aval des pouvoirs publics. Quant aux prêtres, ils doivent prêter serment au Concordat.

Les articles organiques ont pour but de rassurer les révolutionnaires ralliés à Bonaparte.

Cependant, ils n'ont pas été négociés avec le pape.

[…] Le 24 mai 1802, Pie VII émet une protestation solennelle contre ces dispositions que l'Église ne reconnaîtra jamais, mais qui seront néanmoins indissociables du Concordat. En réalité, la législation française reflète bien la pensée de Bonaparte, lequel répète qu'« il faut une religion au peuple », mais qu'elle doit être « dans la main du gouvernement ». Le futur Napoléon, explique Adrien Dansette, « n'entend pas servir la religion, seulement s'en servir»

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 17)

Cf. la chronique du 17 mai.

  • 24 mai 1806 : lettre de Napoléon à sa sœur la princesse Elisa, écrite de Saint-Cloud.

« Ma Sœur, je reçois votre lettre. […] Ne perdez pas un moment, une heure, pour réunir tous les biens des couvents au domaine. Chargez mon ministre de se rendre chez l'archevêque : il lui dira que je suis instruit de ce qui se passe ; que ce ne sera pas le concordat de mon royaume d'Italie, mais celui de France, que je ferai publier dans la principauté de Lucques ; que non seulement on s'emparera des biens des moines, mais encore de ceux du clergé séculier, et qu'on le mettra à la pension. Si l'on ne se prête pas de bonne grâce, et s'il y a le moindre désordre, je ferai avancer une division française. N'exigez aucun serment des prêtres. Ne vous mêlez dans aucun dogme. Emparez-vous des biens des moines, c'est là le principal ; laissez courir le reste. […] »

  • le 24 mai 1853 : Napoléon III offre au Royaume-Uni de conclure une entente destinée à soutenir l'Empire ottoman contre la Russie
  • le 24 mai 1893 : création à Paris de Phryné, opéra-comique de Camille Saint-Saëns
  • le 24 mai 1871 : reconquête de Paris.

Dans Paris, les Versaillais contrôlent, maintenant, le Quartier latin et multiplient les exécutions sommaires. L'Hôtel de Ville, le Palais d'Orsay et la préfecture de Police sont incendiés. Des Communards font exécuter 6 otages dont l'archevêque, monseigneur Darboy.

Lois Spalwer

Posté le 24 mai 2018 à 05h46 | Lien permanent | Commentaires (0)


23 mai 2018

Le Réseau angevin antifasciste fait la promotion de la pornographie

Capture d’écran 2018-05-23 à 21.57.14Je pense que c'est ainsi qu'il faut le comprendre puisque Ouest-France nous apprend que le Réseau angevin antifasciste reproche à la mairie d’avoir loué une salle aux organisateurs d'une conférence de François Billot de Lochner contre la pornographie, qui aura lieu le 1er juin.

Bon, il faut dire aussi que Ouest-France écrit :

"François Billot de Lochner, catholique traditionaliste proche de l’Opus Dei"

J'ignore ce que cette expression signifie vraiment puisque d'une part l'Opus Dei n'est pas dans la mouvance dite traditionaliste, d'autre part François Billot de Lochner m'avoue lui-même qu'il ignorait être proche de l'Opus Dei, qu'il apprécie par ailleurs, et qu'enfin il fréquente autant les messes selon la forme extraordinaire que selon la forme ordinaire... Est-ce être traditionaliste?  Peut-être. En tous les cas, c'est être catholique. 

Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 21h58 | Lien permanent | Commentaires (13)


Célibat sacerdotal : le cardinal Sarah est monté au créneau

Dans L'Homme Nouveau, l'abbé Barthe a relevé l'un des points abordés par le cardinal Sarah dans son homélie de lundi à Chartres (à relire ici) :

DSC_0281"On sait qu’une assemblée spéciale du Synode des évêques va se réunir, en octobre 2019, pour l’Amazonie, et qu’elle traitera de l’ordination d’hommes mariés pour répondre aux « nécessités pastorales » locales. De plus, le cardinal Stella, Préfet de la Congrégation pour le Clergé, personnage majeur de la Curie du Pape François, a confirmé, dans un entretien publié dans Tutti gli uomini di Francesco « Tous les hommes de François », de Fabio Marchese Ragona: (San Paolo, 2018), que le Saint-Siège est bien en train d’étudier la possibilité de « l'ordination d’hommes mariés pour un sacerdoce à temps partiel ». Le Cardinal Stella a en outre précisé que l'abolition de la règle du célibat pour les candidats à l’ordination ne concernerait pas seulement l’Amazonie, mais aussi « quelques îles du Pacifique, et pas seulement ».

Cette atteinte gravissime à la structure spirituelle du sacerdoce dans l’Eglise latine a été relayée au Canada, par une discussion exploratoire des évêques du Québec, en Allemagne, au Mexique (région du Chiapas), au Brésil, en Afrique du Sud. Dans ce contexte, le cardinal Sarah a consacré un passage de son homélie prononcée, dans la cathédrale de Chartres, le 21 mai, lors de la messe conclusive du Pèlerinage de « Notre-Dame de Chrétienté », à la défense du célibat sacerdotal :

« Chers frères prêtres, gardez toujours cette certitude : être avec le Christ sur la Croix, c'est cela que le  célibat sacerdotal proclame au monde ! Le projet, de nouveau émis par certains, de détacher le célibat du sacerdoce en conférant le sacrement de l’Ordre à des hommes mariés (les viri probati) pour, disent-ils, "des raisons ou des nécessités pastorales", aura pour graves conséquences, en réalité, de rompre définitivement avec la Tradition apostolique. Nous allons fabriquer un sacerdoce à notre taille humaine, mais nous ne perpétuons pas, nous ne prolongeons pas le sacerdoce du Christ, obéissant, pauvre et chaste. En effet, le prêtre n’est pas seulement un alter Christus, mais il est vraiment ipse Christus, il est le Christ lui-même ! Et c'est pour cela qu'à la suite du Christ et de l’Église, le prêtre sera toujours un signe de contradiction ! » 

Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 18h52 | Lien permanent


Les ultimes combats de Daech dans la banlieue de Damas

D'Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

1200px-Battle_of_Damascus_map.svg"Les médias européens en parlent peu, et pourtant…

Après les combats de la Ghouta contre Al-Nosra et Jaych al-Islam, ponctués par la provocation de l’attaque chimique qui a valu à la Syrie le grotesque bombardement du trio Trump-Macron-May, l’armée syrienne a achevé son dernier combat pour libérer Damas et sa banlieue.

Car au sud de la capitale, à dix kilomètres à peine, Daech tenait son dernier bastion urbain : le camp palestinien de Yarmouk et ses quartiers alentour, notamment la ville d’Hajar Asswad. Au moins 2.000 combattants et leurs familles, qui avaient progressivement reconquis cette zone au détriment des autres groupes islamistes, impitoyablement éliminés, administraient cette zone.

Les Palestiniens, présents dans ce camp depuis 1948 et leur expulsion de Palestine par les Israéliens, se sont divisés sur cette affaire : une partie a rejoint les islamistes, l’autre a combattu aux côtés de l’armée syrienne.

Celle-ci a lancé l’offensive il y a un mois, aidée de l’aviation russe. Le Hezbollah libanais et les Iraniens ont semblé absents des combats qui, au sol, se sont donc passés essentiellement entre Syriens. En effet, pour une fois, les combattants de Daech comptaient peu de volontaires étrangers. Les combats ont été meurtriers : plusieurs centaines de morts de chaque côté. Les hommes de Daech ont vendu chèrement leur peau et l’on sait bien que ce sont de redoutables combattants. Leurs snipers, en particulier, ont été très efficaces. Mais l’armée syrienne a pu mettre en ligne de nombreux soldats, libres maintenant de tout autre front dans la zone de Damas depuis la libération de la Ghouta. Inexorablement, elle a progressé, mettant à jour de multiples tunnels, bourrés d’armes et de munitions.

Une trêve de quelques heures a été octroyée dimanche afin de permettre l’évacuation de plusieurs centaines de civils. Puis un accord a été passé lundi avec Daech pour l’évacuation de ses hommes vers les zones désertiques de l’est syrien. Damas et sa banlieue sont donc entièrement libérées du fléau islamiste et ne craindront plus de régulières et meurtrières salves d’obus. C’est un tournant depuis 2012.

Parallèlement, les dernières semaines ont vu l’évacuation d’autres groupes terroristes depuis les banlieues d’Homs et de Hama vers la province d’Idleb. Les redditions se multiplient donc et, d’ici peu, la route Damas-Alep sera presque totalement sécurisée. Là aussi, ce sera une première depuis 2012. Cette fois, aucune provocation chimique n’a été organisée dans les combats pour Yarmouk : tout d’abord les Casques blancs, fer de lance du montage de la Ghouta, étaient absents de la zone. De plus, c’est Daech qui était face à l’armée syrienne et l’on voyait mal l’Occident participer à une vaste opération de désinformation dans ce contexte.

Damas va pouvoir enfin vivre en paix et commencer la reconstruction de sa banlieue dévastée."

Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 18h17 | Lien permanent


25 mai : Disputatio à la cathédrale de Rouen sur l'immigration

Annoncée par Valeurs Actuelles :

Unknown-38Pour la 14e fois, les Fêtes johanniques de Rouen, qui célèbrent cette année, les 25 et 26 mai, le 587e anniversaire du martyre de la sainte dans cette ville le 30 mai 1431, s’ouvriront par une disputatio, pratique qui «  entend renouer, à quelques huit siècles de distance, avec la pratique des disputes universitaires et des controverses publiques qui enchantèrent le Moyen Âge. Au Moyen Âge, la Disputatio était la forme propre de l’enseignement et de la recherche universitaires. Elle consistait en un débat dialectique entre plusieurs interlocuteurs, en général devant un auditoire », explique le diocèse de Rouen, qui organise cette manifestation. Cette année, le thème choisi traite de la crise migratoire, et la question à laquelle les deux débatteurs devront répondre est : « Peut-on accueillir tout le monde ? ».

La disputatio verra s’affronter, sous les voûtes de la cathédrale Notre-Dame de Rouen, le père jésuite Jean-Marie Carrière, bibliste, professeur d’exégèse au Centre Sèvres et ancien responsable de JRS France (Jesuit Refugee Service / Service Jésuite des Réfugiés), puis de JRS Europe, et Laurent Dandrieu, rédacteur en chef des pages culture de Valeurs actuelles, qui a publié en janvier 2017, aux Presses de la Renaissance, une analyse critique des positions de l’Eglise intitulée Eglise et immigration : le grand malaise. Le Pape et le suicide de la civilisation européenne.

Cathédrale Notre-Dame de Rouen, vendredi 25 mai à 20 heures. Entrée libre.

Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 18h09 | Lien permanent


Concerts en l'honneur de Claude Duboscq

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Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 18h04 | Lien permanent


L'Université LGBTI d'Aix-Marseille

Trouvé dans Minute :

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Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 13h10 | Lien permanent | Commentaires (20)


Les registres de catholicité : une longueur d'avance

Editorial du dernier numéro de Généalogie magazine :

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Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 11h27 | Lien permanent


Il faut réfléchir à la situation religieuse actuelle de la France, sans tabou, ni préjugés

Du père Michel Viot à propos du terrorisme islamiste :

Viot-b"[...] Certes, il y a eu des progrès : on est passé du « je suis Charlie. » au « pas d’amalgame. » « à l’islam dévoyé. » pour parler maintenant de « terroristes islamistes. » ! Mais est-ce suffisant ? Je ne le crois pas, en particulier parce que la France continue depuis un peu plus de deux siècles à être le seul pays civilisé au monde où l’on ne puisse pas parler librement des relations entre le politique et le religieux, j’entends par là sortir de l’intellectuellement correct, dicté, si l’on y réfléchit bien, par une coalition bien étrange. On y trouve en effet pêle-mêle, la franc-maçonnerie du Grand Orient de France, un certain catholicisme de gauche, des pêcheurs de voix dans tous les domaines où cela rapporte, inutile de les nommer, le tout figé dans une médiocrité intellectuelle qui n’a d’égale que sa sous-culture historique et philosophique, prête à se repaître de tous les syncrétismes et les relativismes. En fait, ce qui unit cet assemblage hétéroclite, c’est son adoration du progrès et son individualisme forcené, sans parler de sa furieuse envie d’être toujours à la mode, qui lui fait croire que le temps des religions est révolu ! Il y a toujours des chrétiens pour parler de christianisme areligieux, de post chrétienté et se croire autorisés à innover encore en matière liturgique !

Eh bien, le couteau va les rappeler à l’ordre. Et pour me faire comprendre je ne remonterai qu’à notre bonne vieille Bible, ce qui montrera au passage, que je mets en garde contre tous les fondamentalismes, juifs, chrétiens, et musulmans. Relisez, ou lisez cet admirable passage du livre des Juges, chef d’oeuvre d’humour noir, comme seule la Bible en a le secret : Juges 3 v 12-30. Vous y verrez comment Ehud, un des premiers Juges d’Israël se débarrassa du roi de Moab, Eglon, qui opprimait son peuple. Deux précisions importantes : Ehud était gaucher et Eglon très gros ! Le premier avait caché son poignard sous son vêtement, attaché à sa cuisse droite ! Et pour voir le roi seul, il lui avait dit « j’ai une parole de Dieu pour toi. ». Et là, surprise : de sa main gauche il le poignarda si bien au ventre que la poignée de la lame entra dans la graisse et que notre homme put sortir par le trou des latrines royales. Il ne fut pas poursuivi, car les serviteurs pensaient que le roi était occupé…! Mais il existe dans la Bible d’autres formes de pénétration de la Parole de Dieu.

Le prophète Isaïe (49 v2) parlant au nom du Seigneur disait « Il a disposé ma bouche comme une épée pointue », et le christianisme ne sera pas en reste pour reprendre ce symbole, certes spiritualisé, comme dans cette prophétie, mais n’effaçant jamais cependant complètement l’image de l’arme qui blesse ou qui tue (voir par exemple la prédiction de Siméon sur le glaive qui transpercera le cœur de Marie, Luc 2 v35). [...]

Il faut alors réfléchir à la situation religieuse actuelle de la France, sans tabou, ni préjugés ! Et malheureusement nous en sommes très loin. Les relations entre les Églises et l’Etat restent marquées par les ambiguïtés de la loi de séparation de 1905, lesquelles ont tout naturellement déteint sur le dialogue inter religieux. [...]"

Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 11h15 | Lien permanent


Bienvenue en Sicile (In guerra per amore ) de Pierfrancesco Diliberto

De Bruno de Seguins Pazzis pour les lecteurs du Salon beige à propos du dernier film diffusé par Saje :

0New York, 1943. Arturo, Sicilien émigré en Amérique, maladroit et sans le sou, aime d'un amour partagé Flora, la nièce du propriétaire du restaurant où il travaille comme garçon, maladroit et sans le sou. Mais elle a déjà été promise par son oncle à Carmelo, fils du bras droit de Lucky Luciano. Flora suggère à Arthur d’aller directement demander la main à son père à Crisafullo en Sicile ! Elle pense ainsi naïvement surmonter la volonté et les engagements de son oncle auprès de la mafia. Arturo accepte immédiatement, mais Flora lui signale que son père est en Sicile, et devant l'étonnement d'Arturo, lui demande s'il y a un problème. Arturo lui répond que le seul problème est qu'il y a la Deuxième guerre mondiale : de fait, l'armée américaine se prépare au débarquement en Sicile. Avant de partir, il se prend en photo avec Flora pour disposer d'une preuve de leur amour.

Avec : Pierfrancesco Diliberto (Arturo Giammarresi), Andrea Di Stefano (Philip Catelli) Aurora Quatrocci (Annina), David Mitchum Brown (Franklin Delano Roosevelt), Lorenzo Patané (Carmelo), Mario Pupella (Don Tano), Maurizio Marchetti (Don Calo), Mriam Leone (Flora), Orazio Stracuzzi (Oncle Alfredo), Stella Egitto (Teresa), Vincent Riotta (Commandant James Maone) , Sergio Vespertino (Saro), Maurizio Bologna (Mimmo), Antonello Puglisi (Agostino), Samuele Segreto (Sebastiano), Lorenzo Patané (Carmelo),  Forest Baker (général Patton), Rosario Minardi (Lucky Luciano), Salvatore Ragusa (Tommaso Lo Presti), Domenico Centamore (Tonino). Scénario : Marco Martani, Michele Astori, Pierfrancesco Diliberto. Musique : Santi Pulvirenti.

Entre rires et larmes !...

Totalement inconnu du public de ce côté des Alpes, Pierfrancesco Diliberto, surnommé Pif en Italie, est un réalisateur, scénariste, acteur et écrivain dont la renommée monte rapidement dans son pays. Après avoir été assistant réalisateur de Franco Zeffirelli puis de Marco Tullio Giordana, il signe en 2013 son premier long métrage, La Mafia tue seulement en été(La mafia uccide solo d'estate). Récompensée par onze prix, cette comédie dramatique raconte la vie d’Arturo, un sicilien qui croise depuis ses plus jeunes années la route de la Mafia qui connait à Palerme dans les années 1980 et jusqu’au début des années 1990 une période sanglante de son histoire. Pour son deuxième long métrage, In guerra per amore, traduit par le distributeur français, Saje distribution, par Bienvenue en Sicile, le cinéaste confirme son gout pour le mode tragicomique (le film est très justement dédié à Ettore Scola) et place de nouveau la mafia en toile de fonds de son récit. Né à Palerme en 1972, Pierfrancesco Diliberto, dans son enfance et sa jeunesse, a pu observer de près les méthodes mafieuses. Aussi,  dispose-t-il d’une vraie légitimité pour en parler, d’autant qu’il s’appuie sur une documentation sérieuse.

La petite histoire à la merci de la Grande Histoire…

Cette fois, le décor passe des années 1970 à celui des années 1940 et l’histoire se déroule pendant une période de l’histoire de la Sicile qui courre des préparatifs du débarquement américain (opération Husky) jusqu’à la fin de la guerre. Dire le décor est insuffisant, tant les personnages de cette tragicomédie font partie même des bouleversements historiques majeurs qui sont décrits. Ainsi, le spectateur peut voir à l’écran le patron de la mafia, Lucky Luciano, en prison à Sing Sing, le général Patton ou encore Franklin Delano Roosevelt, 32èmeprésident des Etats-Unis ! Excusez du peu ! Car il s’agit ni plus ni moins, de montrer comment les évènements conduits par les grands décideurs de ce monde peuvent peser, parfois heureusement mais le plus souvent dramatiquement, sur le destin des gens ordinaires, le commun des mortels. Occasion pour le cinéaste de passer avec aisance de la comédie au drame et à la dénonciation, ou du moins à la mise en évidence, de la manière dont les Américains ont débarqué en Sicile avec l’aide de la mafia, ayant passé un pacte avec Lucky Luciano qui croupissait en prison et qui leur a procuré les contacts nécessaires pour leur donner toutes les chances de réussir. Le cinéaste va plus loin dans la critique en mettant en évidence comment ceci a permis à la mafia de retrouver toute sa puissance à la fin et au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. « (…) La conduite des Alliés avant et après l'occupation a été un facteur de première importance pour le rétablissement sur l'île de l'activité mafieuse. L'action des Alliés a servi au moins en partie à restaurer la force de la mafia, de la réimplanter, avec une nouvelle énergie (…). » Ainsi s’exprimait en 1976, le sénateur Luigi Carraro, membre de la Commission anti-mafia de la sixième législature dans son rapport final. C’était sans doute la première fois qu'a été évoqué et écrit noir sur blanc, que la mafia en Sicile s’était épanoui à partir d'une date précise, celle du 10 juillet 1943, lorsque plus de 160 000 hommes des forces alliées entamèrent l'opération Husky, le début de la campagne d'Italie. Le cinéaste lève ici le voile pudique déposé sur ce fait strictement historique.

Un mode résolument paradoxal…

Le ton du film passe en permanence de celui de la comédie, parfois burlesque,  à celui de la comédie sentimentale, ou à celui du drame quand ce n’est pas à certain moment une touche de romantisme qui vient adoucir un mode qui est pratiquement en permanence ironique et paradoxal. C’est bien ce mode à la fois ironique et paradoxal qui serait la caractéristique la plus forte du film et qui en fait tout l’intérêt. Pour la comédie et le burlesque on appréciera la séquence au cours de laquelle Arturo Giammarresi, assisté du duo de mendiants, l’aveugle Saro et son compère Mimmo, demande la main de Flora à son père alité et sur le point de mourir, mais aussi toutes les scènes avec Saro et Mimmo, son guide et faire-valoir, personnages tout droit sortis de la tradition comique italienne et plus loin de la commedia del arte, ou encore celle au cours de laquelle Arturo s’évertue à essayer de prononcer correctement le mot « water ». Et puis, il faut bien l’admettre, il n’y a qu’un cinéaste italien qui peut faire voler un âne et faire pendre une statue de Mussolini par les pieds à une corde à linge ! Pour le drame, tout se concentre sur le personnage  du lieutenant Philip Catelli, officier de l’OSS (Bureau des services stratégiques) d’origine italienne et qui s’est porté volontaire en raison de la dette qu’il considère avoir envers sa patrie adoptive, les Etats-Unis. Sa découverte et sa compréhension des dessous de la stratégie employée par le commandement américain dans cette phase de la guerre lui enlèvent toutes ses illusions et son destin dramatique est responsable du dénouement de cette belle histoire. L’une des plus belles fulgurances du film réside précisément dans le destin heureux d’Arturo qui se croise avec celui, tragique, du lieutenant Philip Catelli. Enfin pour la dénonciation, souvent acerbe et désenchantée, des méthodes utilisées par ceux qui font la Grande Histoire, c’est le mafieux don Calo, personnage d’une ambiguïté inquiétante,  qui en est le véhicule essentiel et qui la fait culminer dans un discours final sur la démocratie, discours, brillantissime et terriblement glaçant.  

Une mise en scène exempte de maniérisme mais soignée…

La mise en scène est très soignée, avec un grand soin apporté aux lumières, à la photographie mais aussi à la  reconstitution des décors de grande qualité dans les très beaux décors naturels d’Erice et de Realmonte, aux costumes et aux effets spéciaux, le tout, magnifié par une très belle bande originale qui épouse les changements de tonalités du récit. Le cinéaste est attentif à créer de belles liaisons visuelles dans les changements de séquences.  Pierfrancesco Diliberto (Pif) est remarquable dans le rôle d’Arturo, tour à tour désopilant et émouvant. Le choix d’Andrea Di Stefano (Le Prince de Hombourgde Marco Bellochio en 1993, L’Odyssée de Pide Ang Lee en 2012 entre autres, et comme réalisateur, Escobar : Paradise Losten 2014, Three Secondsen 2018), comédien parfaitement bilingue (italien et anglais) est excellent et il révèle parfait dans le rôle moins démonstratif et plus nuancé du lieutenant Philip Catelli. Mais les rôles plus secondaires sont également très bien servis avec principalement l’acteur de théâtre Sergio Vespertino et Maurizio Bologna respectivement dans les rôles bouffons de Saro et Mimmo et bien entendu, Maurizio Marchetti (Il premiod’Ermanno Olmi en 2009, La mafia uccede solo d’estatede Pierfrancesco Diliberto en 2013) dans celui de don Calo. Il faut également signaler dans le rôle de Flora, la charmante Miriam Leone (Fais de beaux rêvesde Marco Bellochio en 2016) qui après avoir débuté comme présentatrice à la télévision semble amorcer une belle carrière d’actrice.  Dans le rôle plus secondaire de Teresa, Stella Egite (Monica Vitale dans la série télévisée italienne Romanzo Siciliano) fait très bonne impression. L’imagination fantaisiste de Pierfrancesco Diliberto et celle de ses coscénaristes, sa mise en scène alternant  des séquences tout simplement hilarantes avec d'autres recelant une réelle force dramatique et émotionnelle, le tout sans perdre de vue un propos historique et social, caractérisent le style faussement léger de ce cinéaste qui prouve une fois de plus, ce que d’autres de ses compatriotes ont déjà brillamment démontré, que la légèreté et la poésie sont un moyen efficace de faire passer des concepts et des messages plus complexes. Avec son propre style original, Pierfrancesco Diliberto s’inscrit dans la grande tradition du cinéma italien et on peut espérer de futures grandes surprises de ce cinéaste et comédien talentueux. Un propos grave et émouvant livré avec une brillante désinvolture.

Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 10h33 | Lien permanent


L'exclusion de la dimension procréatrice de la sexualité aboutit à... la GPA

De Thibaud Collin :

Unknown-35"La loi Taubira ouvrant le mariage civil à deux personnes de même sexe a été votée voilà cinq ans. Ce recul permet de la resituer dans le temps long du devenir de notre société. Cette loi est une étape dans un processus puissant et profond qui continue à se déployer aujourd’hui. Le débat actuel sur « la PMA pour toutes », voire sur la GPA, en est la suite logique. Faire le bilan de la loi Taubira, c’est donc la resituer dans cette logique de la modernité tardive, radicalisant les principes de la modernité, au premier chef les droits de l’individu comme fondement de la vie sociale et politique.

Comme l’ont bien montré des auteurs comme Claude Lefort ou Marcel Gauchet, la doctrine des « droits de l’homme » qui a pu apparaître aux yeux du marxisme triomphant comme obsolète a repris du service à partir des années 1960/1970, à l’occasion du développement de la technique et de l’Etat-Providence. En effet, ont ainsi été rendues possibles une individualisation du rapport de l’individu à lui-même, notamment à son propre corps, et surtout une mise à distance, voire une négation, de l’ordre naturel qui semblait jusque-là peu ou prou normatif.

Relativement au sujet qui nous intéresse ici, la revendication homosexuelle, il faut souligner l’importance matricielle de la mentalité contraceptive qui a révolutionné la conception de la sexualité humaine. Si l’on peut penser le corps sexué en excluant totalement sa dimension procréatrice au bénéfice de sa seule dimension relationnelle, alors l’homosexualité sera considérée comme l’usage possible d’une fonction neutre : la sexualité ; l’hétérosexualité ou la bisexualité en étant deux autres. Dans ce nouveau paradigme, aucune n’apparaîtra comme plus légitime que les deux autres. Ainsi la voie était ouverte, dès le début des années 1970, pour une reconnaissance sociale de l’homosexualité. Tel a été le moment crucial des débats sur le PaCS, à la fin des années 1990 : inscrire dans la loi la reconnaissance d’une conjugalité de même sexe.

Puisque la sexualité n’est plus socialement valorisée en raison de son lien intrinsèque à la procréation et à l’éducation de nouveaux membres de la communauté politique, au nom de quoi refuser de reconnaître la valeur de « l’amour homosexuel » ? Ainsi, en parallèle des autres revendications des « minorités dominées », c’est au nom de son identité discriminée que l’individu exige des institutions publiques une reconnaissance de légitimité. On assiste ainsi à une sorte de chassé-croisé : la sexualité qui avait été, dans un premier temps, privatisée et individualisée (critique du pouvoir normatif contrôlant la sexualité des individus) est devenue ensuite le vecteur d’une inscription dans le champ politique. Opération effectuée par la victimisation dont le drame du sida a été l’occasion.

A partir du moment où la notion de conjugalité homosexuelle a été reconnue, il était évident que cette nouvelle situation créait une situation discriminatoire entre les couples pouvant se marier et ceux ne le pouvant pas, discrimination que la loi Taubira a supprimée. Mais à son tour, celle-ci a créé une discrimination à l’intérieur des couples mariés, puisque certains peuvent accéder à la filiation et pas les autres. Face aux différentes formes d’infertilité (biologique mais aussi « sociale »), il convient donc d’ouvrir les moyens techniques à tous les couples quels qu’ils soient ; et même à tous les individus puisque les dimensions procréative et relationnelle de la sexualité ont préalablement été disjointes. Ainsi la logique se déploie inexorablement parce que, dans tout raisonnement, si on a validé les prémisses, on ne peut qu’arbitrairement et contradictoirement refuser la conclusion à laquelle elles conduisent.

En cette année où nous fêtons les cinquante ans de l’encyclique Humanae vitae sur la régulation des naissances du bienheureux Paul VI, il est urgent de revenir à la racine anthropologique et morale de notre situation politique et sociale. Soulignons que la prochaine étape du processus en cours est la pénalisation de toute présentation de la sexualité humaine à partir du lien constitutif entre les dimensions procréatrice et relationnelle, au titre de son caractère « homophobe ». Certes la liberté religieuse pourra être invoquée pour contrer l’attaque mais alors sera de facto validée la confessionnalisation d’une telle position. Or il s’agit là d’une question anthropologique accessible à la raison humaine et non pas l’objet de la seule approche religieuse. Ainsi nous voyons que « tout est lié » et que la loi Taubira, inscrite dans sa logique, peut être l’occasion d’une prise de conscience radicale, théorique et pratique. Ne laissons pas passer l’occasion !"

Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 09h09 | Lien permanent


Prélèvement à la source : le voile se lève…contre les familles

De la CFTC Métallurgie des Yvelines :

Unknown-33"Nous l'avons dit plusieurs fois sur ce blog, le prélèvement à la source cache une mesure anti-familles, sous couvert de modernité numérique et de simplification administrative des services de l'Etat. Quelle est cette mesure anti-famille? Elle est que le contributeur est un individu (la fiche de paie est individuelle) et non plus le foyer fiscal. On nous a rétorqué que la déclaration de ressources serait toujours celle du foyer fiscal, et que par conséquent, nos craintes étaient infondées.

Pourtant, depuis la semaine dernière, l'information publicitaire du ministère (sur les deniers publics) inonde nos radios : vous pouvez déclarer des taux séparés si il y a trop de disparités entre les revenus de votre foyer.

Qu'est-ce à dire?

1/ que l'Etat lui-même pousse à l'optimisation fiscale. Il ne s'agit pas d'une niche pour dons aux œuvres ou employé de maison déclaré, niche qui est plutôt un abondement de l'Etat aux pratiques vertueuses, mais d'un véritable encouragement à contribuer moins à la vie publique..

2/ nous assistons à l'offre de séparation fiscale des deux conjonts : ce n'est pas rien. une séparation fiscale, c'est à dire devant la Nation, c'est la définition du divorce

3/ on assiste donc à une dé-solidarisation partielle entre conjoints, une maille du tricot qui lâche et qui pourrait emporter tout l'ouvrage.

Rappelons que la famille est un corps intermédiaire naturel où se joue comme dans un creuset la qualité des relations entre les personnes, aujourd'hui et demain dans nos entreprises. Lui supprimer des devoirs, c'est lui supprimer des droits et amoindrir son existence.

Quant à la simplification administrative supposée, elle sera peut-être réelle pour l'Etat, mais elle est, in globo, fictive, car de toutes façons, c'est quelqu'un qui fait le travail : votre employeur, les banques (pour les outils informatiques de prélèvement-reversement), et vous-mêmes.

Que peut faire la CFTC contre cela? Pas grand chose, à la vérité, si ce n'est sensibiliser les salariés par voie de tracts lors des premières fiches de paie avec prélèvement à la source, rencontrer les députés de leurs circonscription, initier une pétition. Et se rapprocher des A.F.C. qui les premières ont soulevé le lièvre."

Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 09h03 | Lien permanent



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