04 mai 2016

Alain Juppé aussi impopulaire que Nicolas Sarkozy au sein de l'armée française

Lu sur le blog de Jean-Dominique Merchet :

"Alain Juppé a un problème avec les militaires. « Il n’a pas de considération pour nous », tranche un officier général cinq étoiles à la retraite, alors que les échos sont à peine plus favorables chez les industriels de l’armement. Le candidat à la primaire de la droite multiplie en effet les maladresses vis-à-vis d’un monde qui fonctionne beaucoup à l’affectif.

Dernière en date, sa sortie sur le général de gendarmerie Bertrand Soubelet, sanctionné après la publication de son livre à succès Tout ce qu’il ne faut pas dire (Plon). « Un militaire, c’est comme un ministre, ça ferme sa gueule ou ça s’en va », a ainsi tranché l’ancien Premier ministre, rapportait Le Figaro lundi. Cette déclaration a provoqué un véritable tollé sur les réseaux sociaux, alors que l’Association de soutien à l’armée française (Asaf), pas vraiment de gauche, y voit « arrogance et autisme ». Un aviateur résume l’opinion générale : « Juppé n’aura pas ma voix. Quel c… »."

Voici les propos du général (2S) Pinard-Legry président de l'Association de Soutien à l'armée française :

"(...) Non, monsieur Juppé, un officier général n’est pas un ministre qui passe d’un ministère à un autre souvent sans connaître grand-chose aux matières qu’il est amené à y traiter. Un officier général, en situation de responsabilité, possède une compétence  indiscutable et indispensable pour permettre aux dirigeants politiques (Président, ministres et élus) de prendre les meilleures décisions en toute connaissance de cause. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le général Soubelet a été auditionné !

Les militaires, y compris ceux qui appartiennent au haut commandement, ont donc le devoir de s’exprimer devant les élus et les Français avec la plus grande franchise. Refuser les analyses et les propositions de ceux qui possèdent la connaissance précise des réalités, c’est faire preuve d’un autisme qui explique sans aucun doute bien des problèmes que la France rencontre sans les traiter au fond parce que ses dirigeants ne savent pas écouter et donc comprendre et décider avec intelligence.

Dire d’autre part que : « Les militaires ont le droit de penser mais il y a des limites à ne pas dépasser » est non seulement inconvenant mais proprement scandaleux. C’est la marque d’une suffisance voire d’une arrogance détestables souvent attachées d’ailleurs à l’image que les Français ont de l’auteur de cette sentence. Qu’aurait dit monsieur Juppé si l’on avait appris que le général Soubelet avait caché la vérité à la représentation nationale ? Aurait-il félicité ce général d’avoir menti par omission ?

En écoutant ces propos, on comprend bien pourquoi les Français disent ne plus avoir confiance en une classe politique autiste. Ils souhaitent maintenant des chefs francs et clairvoyants, courageux et animés du seul souci de servir l’intérêt général. En considérant les militaires comme de simples exécutants muets, monsieur Juppé exprime en fait sa volonté de voir une caste politicienne conserver le pouvoir et ses prérogatives, en faisant taire les Français qui veulent ardemment sortir la France de l’impasse dans laquelle elle se trouve (...)"

Quant au général (2S) Jean-Marie Belmer, il a écrit directement à Alain Juppé pour lui dire ceci :

"(...) Cette phrase dont il est difficile d’imaginer qu’elle n’ait pas été prononcée dans un moment de défaillance, révèle, sans doute possible, votre stupéfiant mépris à l’égard de ceux des Français qui ont choisi le service des armes de leur pays. Elle adresse en outre un message affligeant d’irresponsabilité à des jeunes sur le point d’entrer dans la vie active. Une telle suffisance est absolument indigne d’un homme politique qui brigue des responsabilités nationales (...)

Votre très long passé de politicien vous aura probablement appris que tout citoyen se doit de dire la vérité à la représentation nationale. En outre, un général n’est ni en accord, ni en désaccord avec les députés de la Nation. Il leur donne tous les éléments dont il dispose pour éclairer leurs débats et leur choix le moment venu. C’est ce qui est attendu de lui. Peut-être eussiez vous menti à sa place ?

De la même manière qu’il convient de ne pas mettre tous les hommes politiques dans le même sac, un homme politique qui se respecte s’interdit tout amalgame discriminatoire. Les militaires sont des citoyens respectables. Parmi eux, vous trouverez probablement des individus critiquables mais vous ne trouverez pas de repris de justice.

Ceux dont vous attendez qu’ils ne pensent pas en dehors de certaines limites et qu’ils ferment leurs gueules, savent que le Président de la République, est le chef des Armées. Je ne me tromperai pas en disant que, comme toute la communauté militaire, ils auraient un haut le cœur à la simple idée de vous imaginer, dans un véhicule de commandement, passer les troupes en revue le 14 juillet 2017."

Philippe Carhon

Posté le 4 mai 2016 à 09h07 | Lien permanent | Commentaires (0)

2 propositions pour aider les PME

Barbara Mazières, ex-chargée de mission à la tête de la fédération FN du Maine-et-Loire, publie une tribune dans Les 4 Vérités :

Images-3"Le décret d’application correspondant relatif à « l’amendement Fromantin » de la loi Croissance et Activité vient d’être publié au Journal Officiel. Cet amendement permet aux entreprises de se prêter de l’argent sans passer par les banques. Je me réjouis de ce signal très positif envoyé aux entreprises car, comme le dit M. Fromantin, « depuis la crise de 2008, la baisse d’activité, la contraction des marges et l’alourdissement des besoins en fonds de roulement ont entraîné une dégradation significative de leur trésorerie et particulièrement pour les PME ».

Il faut que nos entreprises puissent disposer d’une trésorerie suffisante, afin de faire face aux aléas du commerce, mais aussi aux besoins d’investissements et de croissance externe.

Si notre pays compte si peu d’entreprises de taille intermédiaire (ETI), notamment en comparaison avec l’Allemagne, c’est en grande partie à cause du manque de fonds de roulement et de trésorerie de nos entreprises. Car, sans trésorerie, toute croissance est délicate et peut fragiliser l’entreprise.

Je me réjouis donc de cette avancée. Malheureusement, le texte ne vas pas assez loin, car il y a trop de restrictions. Je pense que deux solutions simples permettraient d’améliorer la situation de nos entreprises. La première serait de ne fiscaliser les bénéfices d’une entreprise que lorsque ceux-ci quittent l’entreprise. Si le chef d’entreprise décide de laisser le bénéfice dans la trésorerie de l’entreprise, ce bénéfice ne devrait pas être taxé. Cette mesure simple aurait pour effet d’inciter les chefs d’entreprise à garder leur bénéfice dans l’entreprise et à augmenter considérablement leur trésorerie.

La seconde mesure serait de supprimer les droits de succession sur la transmission d’entreprises. En effet, trop de nos PME se voient rachetées par des investisseurs étrangers lors des successions et, si la succession se fait en gardant l’entreprise dans le giron familial, la trésorerie de celle-ci se retrouve largement grevée, car elle sert souvent à payer les droits de succession. Il faut enfin avoir une vraie politique en faveur de nos entreprises !"

Michel Janva

Posté le 4 mai 2016 à 08h37 | Lien permanent

Florian Philippot prépare-t-il l'exclusion de Marion Maréchal Le Pen ?

Minute, qui avait prévu la mise à l'écart de Bruno Gollnisch après celle de Jean-Marie Le Pen, montre que celle de Marie-Christine Arnautu, qui serait remplacée par Sophie Montel, répond à une stratégie :

0"[...] De même, Florian Philippot voulait-il la tête de Marie-Christine Arnautu, qui avait eu le tort à ses yeux d’accompagner Jean-Marie Le Pen, l’an dernier, à la statue de Jeanne d’Arc, et s’il est moins avancé dans cette entreprise – Marie-Christine Arnautu est plus teigneuse que ne l’est Gollnisch – il ne lâchera pas non plus, car il en va ici de la promotion de sa protégée, Sophie Montel, la chef de file du FN en Bourgogne-Franche-Comté, qu’il veut voir le rejoindre au bureau exécutif du Front national dès lors que Marie-Christine Arnautu aura libéré une place. [...]

En effet, et chacun a pu le constater dimanche lors du banquet organisé par le Front national à Paris, lorsque Sophie Montel a pris la parole [...] Dans la droite ligne de ce qu’elle avait déclaré durant le séminaire du FN en février, mais publiquement cette fois, elle s’en est pris, sans la nommer, à la ligne défendue par Marion Maréchal–Le Pen, livrant un invraisemblable discours féministe qui n’aurait déparé dans aucune assemblée de gauche ou même d’extrême gauche [...]

Derrière l’éviction programmée de Marie-Christine Arnautu, c’est Marion Maréchal-Le Pen qui est visée par Florian Philippot, qui n’ignore pas les liens personnels et politiques qui unissent les deux femmes – c’est sur la liste francilienne conduite par Arnautu que Marion Maréchal fut candidate pour la première fois aux élections régionales, en 2010 –, et Arnautu est le seul appui de l’élue du Vaucluse au sein du bureau exécutif du FN. D’où l’importance de la remplacer par Sophie Montel, tout acquise à la ligne républicaine de Philippot, et dont les collaborateurs au Parlement européen comme l’équipe en Bourgogne Franche-Comté sont fournis en mignons qu’elle se partage avec lui et avec les différents collectifs qui donnent au Rassemblement Bleu Marine une apparence d’existence. [...]"

Michel Janva

Posté le 4 mai 2016 à 07h45 | Lien permanent

FN: 180 élus ont rendu leur carte

Lu dans Les 4 Vérités :

"Selon Jean-Lin Lacapelle, secrétaire national aux fédérations, environ 180 élus locaux du Front national (sur 2000 environ) auraient rendu leur carte au cours des derniers mois pour des raisons diverses."

Michel Janva

Posté le 4 mai 2016 à 07h44 | Lien permanent

La logique partisane est une logique de secte

Dans Les 4 Vérités, Guillaume de Thieulloy écrit :

Marion_marechal_le_pen_afp_51"Marion Maréchal-Le Pen a le don de mettre les pieds dans le plat, avec un charme juvénile qui exaspère les vieux crocodiles du marigot politiquement correct. Sa campagne pour les élections régionales fut un modèle de campagne de droite (comme, d’ailleurs, celle de son rival local, Jacques Bompard) : alors que, depuis des décennies, les élus de droite choisissent toujours de complaire aux médias de gauche plutôt qu’à leurs électeurs, elle assumait tranquillement que ses électeurs étaient plus fréquentables que les médias de gauche.

Et, plus elle assumait, plus elle montait dans les sondages ; plus aussi elle gagnait de sympathie parmi les électeurs de droite qui ne votaient pourtant pas pour elle. Elle administrait ainsi la preuve que l’union des droites était parfaitement possible, non pas par des combines d’appareils partisans, mais sur des valeurs et un « programme commun » comme on disait en 1981.

J’ai d’ailleurs entendu dire (mais, sauf erreur, la presse n’a pas relayé cette information et je ne sais donc pas si c’est une rumeur ou une réalité) que la benjamine de l’Assemblée avait proposé de soutenir des candidats non affiliés au FN, mais qui partageraient une partie du programme. Que ce soit ou non une proposition de Marion Maréchal, il me semble que c’est le bon sens même: la logique partisane est une logique de secte et il faut en sortir si nous voulons sauver la France de l’impasse où l’idéologie soixante-huitarde l’a enfermée. [...]

Comme tout le monde, j’ignore l’avenir et, en particulier, comment les élections de 2017 vont se présenter. Mais ce qui me semble certain, c’est que, pour la droite tout entière, qu’elle soit encartée à l’ex-UMP, au FN ou nulle part (ce dernier cas étant de loin le plus fréquent), les déclarations de Marion Maréchal-Le Pen sont un signe d’espoir. Elles montrent qu’il n’est pas nécessaire de rendre hommage au politiquement correct pour progresser. Paradoxalement, d’ailleurs, les médias sont extrêmement friands de cette élue qui ne leur offre pas l’allégeance requise. Quant aux réactions à ses déclarations, elles montrent que la base est prête à l’alliance programmatique. Cette alliance est extrême- ment simple à préparer : fin du socialisme en tout domaine, c’est-à-dire fin du fiscalisme, fin de l’immigration de masse, fin de la culture de l’excuse et de la repentance... Sur ce programme, des élus et, plus encore, des électeurs FN, LR et non inscrits sont d’accord. Qu’attend-on ?"

Michel Janva

Posté le 4 mai 2016 à 07h28 | Lien permanent

Verrons-nous Jean-Frédéric Poisson au Rendez-vous de Béziers ?

Extrait de la tribune de François Teutsch sur Boulevard Voltaire :

"Il y a quelque chose d’assez fascinant dans la manière dont Marine Le Pen sabote avec conscience ses chances de gagner l’élection de 2017 (...) Influencée par l’inquiétant Florian Philippot, la présidente du FN s’est engagée dans une voie jacobine, laïcarde et républicaine. Au lieu de capitaliser sur les déceptions et les mécontentements de son électorat potentiel en lui proposant un programme de droite, elle s’évertue à faire le grand écart dans une position ni droite-ni gauche illisible.

Une élection se gagne à la marge : en méprisant le mouvement né en 2013 de La Manif pour tous, Marine Le Pen se prive de quelques centaines de milliers de voix. Certes, la question de la loi Taubira, aussi importante soit-elle, n’est pas l’alpha et l’oméga de la politique française. C’est la position de Philippot. Mais il faut être aveugle pour ne pas voir que ces manifestants ont contesté bien plus qu’une loi imbécile : c’est tout un système perverti par le libertarisme qu’ils ont dénoncé, en comprenant bien – n’en déplaise aux cathos de gauche qui les insultent à longueur de blog — le lien étroit entre la marchandisation d’une société libérale devenue folle et l’abandon des piliers traditionnels de la société humaine. Il fallait aller chercher ces électeurs-là, qui ne demandaient qu’à être entendus, au lieu de les laisser à des candidats respectables mais incapables de se hisser jusqu’au premier tour en 2017. En dépit des avertissements, Marine n’a rien entendu.

La question économique, souvent évoquée, constitue toujours un repoussoir pour une grande partie des électeurs de droite. Ceux-là non plus ne donneront pas leur voix à une candidate qui prendrait comme Premier ministre le susnommé Philippot…

Pendant ce temps-là, l’ex-UMP se prépare à faire élire un centriste libéral bon teint, qui prolongera les désastreux quinquennats de ses deux prédécesseurs.

Au fait, verrons-nous Jean-Frédéric Poisson au Rendez-vous de Béziers ? Quand on lit ses propositions, on se dit qu’elles ressemblent fort à celles d’un Front national revenu aux fondamentaux. Chiche ?"

Philippe Carhon

Posté le 4 mai 2016 à 07h02 | Lien permanent | Commentaires (3)

C’est arrivé un 4 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 4 mai 1008 (date incertaine) : naissance d'Henri Ier, Roi de France.

Le règne d'Henri 1er est une longue suite de luttes féodales. Il perd la Bourgogne et ne gagne que le Sénonais. C'est durant cette période difficile que les évêques français proclament la paix de Dieu, puis la trêve de Dieu. Voir les chroniques du 14 mai, 20 juillet et 14 août.

  • le 4 mai 1097 : la première croisade.

Godefroy de Bouillon, à la tête des premiers croisés quittent Nicomédie et se dirigent sur Nicée (actuelle İznik), capitale du sultanat seldjoukide de Roum, leur premier objectif militaire. Le siège commence le 14 mai.

  • le 4 mai 1493 : le pape Alexandre VI fulmine la bulle Inter cætera qui partage le Nouveau-Monde entre l'Espagne et le Portugal.

Le pape décrète par la bulle Inter cætera que les nouvelles terres découvertes situées à l'ouest d'un méridien à 100 lieues des îles du Cap-Vert reviennent à l'Espagne, celles à l'est revenant au Portugal ; la bulle exclut toute terre connue déjà sous le contrôle d'un État chrétien. La bulle est renforcée cette même année par un accord entre les Espagnols et les Portugais connu sous le nom de traité de Tordesillas.

  • le 4 mai 1600 : Controverse de Fontainebleau.

A Fontainebleau, devant Henri IV, a lieu une joute théologique entre catholiques et protestants. Le Roi donne raison au cardinal Du Perron et à ses collaborateurs, parmi lesquels le futur cardinal Pierre de Bérulle et tort à Duplessis-Mornay et aux protestants. Monseigneur Du Perron affirme que toutes les citations bibliques contenues dans le livre de Duplessis-Mornay sont fausses. Il met donc au défi l'auteur d'apporter la preuve de la véracité de ces citations. La conférence se tient publiquement devant 200 personnes en présence du Roi. Du Perron relève 500 passages dans le livre de Duplessis-Mornay se référant à la Bible. Duplessis-Mornay se révèle incapable de relever le « défi ». Il est donc abreuvé des sarcasmes du Roi.

  • le 4 mai 1714 : le duc de Berry Charles meurt lors d'un accident de chasse.

Il y fait une chute de cheval et meurt brutalement 10 jours plus tard. C'est le troisième petit-fils de Louis XIV.

  • le 4 mai 1724 : élection du pape Benoit XIII.
  • le 4 mai 1794 : la colonne infernale Dutruy est au Perrier.
  • le 4 mai 1814 : Napoléon arrive à l'île d'Elbe en exil.

L'arrivée de Napoléon à l'île d'Elbe ; Gravure de Marc Sandelli, extraite de La Petite Armée de G. Daddi

Il y séjourne jusqu'à son retour en France, le 26 février 1815 (Cf. la chronique du jour). L'île, conquise en 1802 par les Français, devient partie intégrante de l'Italie en 1860.

  • le 4 mai 1877 : le frère 3 points Gambetta à la Chambre.

« Le catholicisme, voilà l'ennemi »

Note François Marie Algoud dans son livre Histoire de la perversion de l'intelligence et des mœurs. (Edition de Chiré, pages 126).

  • le 4 mai 1945 : le général Leclerc prend Berchtesgaden.
  • le 4 mai 2008 : les apparitions du Laus sont reconnues.

Concernant le message donné au Laus, la sainte Vierge dit à Benoite Rencurel :

"J'ai demandé le Laus à mon Fils pour la conversion des pécheurs et Il me l'a donné". Elle a également demandé la construction d'une grande église et de faire un pèlerinage. Ensuite, Benoite reçoit de la sainte Vierge une longue formation, en vue de sa mission : œuvrer pour faire connaître la Miséricorde de Dieu, spécialement dans le Sacrement de Pénitence. La Vierge attire également l'attention des pèlerins sur l'Eucharistie en multipliant les miracles par l'utilisation de l'huile de la lampe du Tabernacle.

Lois Spalwer

Posté le 4 mai 2016 à 05h13 | Lien permanent | Commentaires (0)

03 mai 2016

La progression de l'UOIF en France

Joachim Véliocas était interrogé le 29 avril sur Radio Courtoisie au sujet de son dernier livre, Les Frères musulmans dans le texte. Il parle des musulmans "modérés" de l'UOIF, tels Tareq Oubrou, imâm de Bordeaux, et son acolyte, qui se font passer pour des républicains, tout en disant appartenir à l'internationale islamiste des Frères Musulmans, et de Camel Bechickh, président de l'association Fils de France .

 

Un deuxième extrait de l'émission, avec des révélations sur les profs de l'UOIF dans leurs collèges-lycées :

 

Marie Bethanie

Posté le 3 mai 2016 à 23h50 | Lien permanent

La Manif Pour Tous perturbe le meeting de Bruno Le Maire

A Versailles :

"Ils étaient une poignée mais ont réussi à perturber le meeting de Bruno Le Maire, lundi soir, à Versailles. Discrètement installés dans le Palais des Congrès, les partisans de la Manif pour Tous ont attendu leur heure pour prendre la parole. En l’espace de quelques échanges verbaux plutôt musclés, l’affaire a tourné au quasi-pugilat avant que le député de l’Eure ne parvienne à reprendre la parole et le cours de la soirée.

Fabien Bouglé, conseiller municipal d’opposition de Versailles Famille Avenir, proche des anti-mariage gay, a, lui aussi, échangé quelques propos assez vifs avec le candidat. « Bruno Le Maire, c’est un cas particulier. Il a insulté par voie de presse tous ceux qui veulent revenir sur la loi Taubira. Dès que nous avons appris sa venue, nous nous sommes mobilisés pour l’accueillir à notre manière », explique-t-il. [...]"

Michel Janva

Posté le 3 mai 2016 à 22h02 | Lien permanent

Débarquée de ses fonctions au FN pour avoir affiché trop clairement des convictions pro-famille

Communiqué de Barbara Mazières suite à son éviction de son poste de chargée de Mission départementale du Maine et Loire

Image003"Venue du Rassemblement pour la France de Charles Pasqua et Philippe de Villiers, j'avais rejoint le Front national, persuadée qu'autour de Marine Le Pen pourrait s'agréger la droite patriote, pour sortir enfin notre patrie de l'impasse où l'ont conduit le socialisme et l'idéologie soixante-huitarde.

Militante de la Manif pour tous, j'avais notamment apprécié la clarté de la position officielle du FN, qui réclamait clairement l'abrogation de la loi Taubira.

Attachée aux libertés économiques et à la défense de nos PME, j'étais certes souvent mal à l'aise avec les déclarations de certains transfuges de la gauche, réclamant toujours plus de dépenses publiques et d'assistanat, mais je me disais que cette diversité de points de vue était le lot de toute structure politique et, sans rien renier de mes convictions, j'ai ainsi joué loyalement le jeu, reprenant la tête de la fédération du Maine-et-Loire dans des conditions difficiles, à la veille des élections régionales. De l'avis général, nous avons réalisé une excellente campagne, aux côtés de Pascal Gannat, avec lequel je partageais ces convictions de droite et nous préparions les prochaines échéances électorales en mettant la fédération en ordre de bataille.

Je viens d'apprendre par Jean-Lin Lacapelle, chargé des fédérations, que j'étais "débarquée" de mes fonctions, pour avoir affiché trop clairement mes convictions pro-famille. J'ignorais que la ligne politique du FN sur ces questions avait changé, mais il est vrai que les récentes déclarations de M. Philippot sur la "culture du bonsaï" et de Mme Montel sur la "sanctuarisation" de l'avortement me l'avaient laissé supposer. Un article du Salon Beige a été incriminé ainsi qu’un pseudo retweet (retweeter ne veut pas dire approuver).

Je prends acte de ce changement de ligne. Mais je le regrette profondément. J'ajoute que, politiquement, c'est un très mauvais calcul: pour complaire à des lobbies archi-minoritaires (même s'ils sont bien représentés dans les médias et l'oligarchie), le FN déclare aux centaines de milliers de catholiques de conviction et de Français de la "droite hors les murs" qu'il refuse de les entendre et de porter leur voix. En choisissant cette ligne politique, non seulement M. Philippot et ses amis interdisent à Marine Le Pen de gagner en 2017, mais ils sont peut-être même en train de lui fermer la porte du second tour.

Pour que nos convictions soient défendues en 2017, il ne reste qu'un espoir: que la droite de conviction pèse suffisamment dans le débat public d'ici les présidentielles, à l'occasion du rendez-vous de Béziers et ailleurs, pour forcer l'ensemble des partis de droite à reprendre son programme… ou qu'un candidat ou une candidate se lance pour porter nos valeurs en dehors des structures partisanes actuelles."

Michel Janva

Posté le 3 mai 2016 à 21h53 | Lien permanent

La communion de certains divorcés remariés : une question pas tranchée ?

Interrogé dans La Nef au sujet d'Amoris Laetitia, Mgr Olivier de Germay, évêque d'Ajaccio répond :

"Les textes du Magistère sont censés éclaircir une question, or là il semble que la question de la communion des divorcés remariés n’est pas clairement tranchée : pensez-vous qu’il y a là une ambiguïté qui mériterait d’être levée ? Et vous-même, y voyez-vous une porte ouverte à la communion de certains divorcés remariés ?

Sur ce point la question n’est pas tranchée, mais Pierre a parlé. Il ne s’agit donc pas maintenant de se demander qui a gagné – encore moins de profiter de ce « flou » pour tirer le texte à soi – mais de chercher à comprendre l’intention du Saint-Père et voir comment la mettre en œuvre. La non-réponse à la question que vous évoquez est selon moi voulue et assumée."

Si le pape ne répète pas noir sur blanc l'enseignement de l'Eglise, il n'en reste pas moins que la question a été tranchée, par Pierre, avec les documents Familiaris Consortio ou Ecclesia de Eucharistia :

"36. La communion invisible, tout en étant par nature toujours en croissance, suppose la vie de la grâce, par laquelle nous sommes rendus « participants de la nature divine » (2 P 1, 4), et la pratique des vertus de foi, d'espérance et de charité. En effet, c'est seulement ainsi que s'établit une vraie communion avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit. La foi ne suffit pas; il convient aussi de persévérer dans la grâce sanctifiante et dans la charité, en demeurant au sein de l'Église « de corps » et « de cœur »; il faut donc, pour le dire avec les paroles de saint Paul, « la foi opérant par la charité » (Ga 5, 6).

Le respect de la totalité des liens invisibles est un devoir moral strict pour le chrétien qui veut participer pleinement à l'Eucharistie en communiant au corps et au sang du Christ. Le même Apôtre rappelle ce devoir au fidèle par l'avertissement: « Que chacun, donc, s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe » (1 Co 11, 28). Avec toute la force de son éloquence, saint Jean Chrysostome exhortait les fidèles: « Moi aussi, j'élève la voix, je supplie, je prie et je vous supplie de ne pas vous approcher de cette table sainte avec une conscience souillée et corrompue. Une telle attitude en effet ne s'appellera jamais communion, même si nous recevions mille fois le corps du Seigneur, mais plutôt condamnation, tourment et accroissement des châtiments ».

Dans cette même perspective, le Catéchisme de l'Église catholique établit à juste titre: « Celui qui est conscient d'un péché grave doit recevoir le sacrement de la Réconciliation avant d'accéder à la communion ». Je désire donc redire que demeure et demeurera toujours valable dans l'Église la norme par laquelle le Concile de Trente a appliqué concrètement la sévère admonition de l'Apôtre Paul, en affirmant que, pour une digne réception de l'Eucharistie, « si quelqu'un est conscient d'être en état de péché mortel, il doit, auparavant, confesser ses péchés ».

37. L'Eucharistie et la Pénitence sont deux sacrements intimement liés. Si l'Eucharistie rend présent le Sacrifice rédempteur de la Croix, le perpétuant sacramentellement, cela signifie que, de ce Sacrement, découle une exigence continuelle de conversion, de réponse personnelle à l'exhortation adressée par saint Paul aux chrétiens de Corinthe: « Au nom du Christ, nous vous le demandons: laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5, 20). Si le chrétien a sur la conscience le poids d'un péché grave, l'itinéraire de pénitence, à travers le sacrement de la Réconciliation, devient le passage obligé pour accéder à la pleine participation au Sacrifice eucharistique.

Évidemment, le jugement sur l'état de grâce appartient au seul intéressé, puisqu'il s'agit d'un jugement de conscience. Toutefois, en cas de comportement extérieur gravement, manifestement et durablement contraire à la norme morale, l'Église, dans son souci pastoral du bon ordre communautaire et par respect pour le Sacrement, ne peut pas ne pas se sentir concernée. Cette situation de contradiction morale manifeste est traitée par la norme du Code de Droit canonique sur la non-admission à la communion eucharistique de ceux qui « persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste »."

Michel Janva

Posté le 3 mai 2016 à 18h38 | Lien permanent

Avortement, Eugénisme, Euthanasie : Monsieur le Président, #JeVousFaisUneLettre

Après La Manif pour Tous au sujet de la GPA, c'est la fédération Un de Nous qui détourne la campagne de la SPA pour dénoncer la culture de mort en France :

Alors que la SPA vient de lancer une campagne (La torture… c’est légal ?) sur la souffrance animale dénonçant des situations de cruauté existant dans des abattoirs, des laboratoires de recherche ou encore les corridas, la fédération UN DE NOUS entend faire porter le questionnement sur des situations de cruauté imposée à des êtres humains. UN DE NOUS attire l’attention sur 3 scandales : l’eugénisme des bébés porteurs de trisomie 21, l’euthanasie de grands handicapés, et le sort des enfants nés vivants malgré un avortement.

Visu-1

Visu-2

Visu-3

 

Philippe Carhon

Posté le 3 mai 2016 à 18h22 | Lien permanent | Commentaires (1)

La culture de mort aide-t-elle à la dédiabolisation ?

Billet de Pierre Henri sur le blog de Bernard Antony :

"(...) Sophie Montel s’est exprimée, ce dimanche 1er mai, lors du « banquet patriotique » du Front National, remplaçant le traditionnel défilé. Certains de ses propos n’ont pas manqué de faire réagir (...) Qu’on en juge : « Nous sublimons la femme, nous défendons la libre-disposition de son corps, nous défendons la sanctuarisation de la contraception et la non-remise en cause de l’avortement. […] Le machisme, le traditionalisme, le conservatisme se trouvent chez nos adversaires. »

Pincez-vous bien fort, ce copié-collé d’un discours socialiste des années 1970 est bien tenu en 2016 par une élue du FN : ce sinistre psittacisme de vieux slogans gauchistes met-il donc en pleine lumière la nouvelle ligne du Parti ? Abandonnant toute colonne vertébrale au profit de la vile mollusquerie du politiquement correct, ce Front-là qui s’exprime à travers les propos de Mme. Montel défendrait donc le « droit des femmes à disposer de leur corps » sans se demander si ce droit est autre chose qu’une chimère et si c’est bien de leur corps qu’il s’agit ; la « sanctuarisation de la contraception », visiblement sans restriction ni mesure, et comme on ne sanctuarise que le sacré, la perspective d’une société où la manipulation hormonale par pilule interposée doit être considérée comme un dogme a de quoi interroger ; la « non-remise en cause de l’avortement », même pas un peu, même pas pour la démographie, même pas pour la galerie.

On sera aussi heureux d’apprendre que « le machisme, le traditionalisme, le conservatisme » se trouvent chez les adversaires du FN qui est donc en toute logique féministe, progressiste et anti-traditionaliste… gauchiste en somme ! Tout ceci est en effet « sublime » et les femmes ont tout à gagner à se faire « sublimer » de la sorte.

Gardons-nous d’opposer dialectiquement un ancien Front au nouveau, car c’est bien Jean-Marie Le Pen qui a jadis imposé et approuvé sa fille sur toute la ligne, notamment dans son approbation de la loi Veil. Notons par ailleurs que les dernières restrictions que posaient naguère Marine Le Pen et Louis Aliot, en dénonçant les « avortements de confort », semblent avoir disparu, si l’on s’en tient aux propos de Sophie Montel.

Cela dit en toute amitié pour les dirigeants du Front National qui ont encore des principes solides. On espère d’eux qu’ils contribueront à la renaissance du mouvement du pays libre dont la France a tant besoin. Inquiets pour l’avenir de la France, en particulier de sa démographie, nous ne pouvons que nous demander avec un souci brûlant si c’est cela, le Front National en 2016, ou si nous n’avons assisté qu’à un triste braiment d’un politiquement correct encore minoritaire au sein du parti."

Philippe Carhon

Posté le 3 mai 2016 à 18h16 | Lien permanent | Commentaires (10)

Bernard Antony souligne la lourde responsabilité de Jean-Marie Le Pen

Sur son blog :

"Comment Le Pen peut-il faire comme s’il n’avait pas dictatorialement imposé sa fille à la tête du mouvement ?

Comme s’il n’avait pas impitoyablement éliminé ceux qui lui paraissaient suspects d’entraver sa décision ?

Comment reprocher à sa fille, dans son extraordinaire continuité mimétique, de pratiquer exactement ses méthodes ?

Comment ne se souvient-il pas du bureau politique réuni à l’ouverture du congrès de Nice ?  Et de ce qui se passa à l’université d’Orange ? Et de ses sarcasmes contre ceux qui manifestaient contre le pacs ? Et de son animosité contre ceux qui n’approuvaient pas la campagne de Marine pour le maintien de la loi Veil qu’elle appuyait par son livre « À contre-flots » ? Et de ses quolibets à l’égard de B. Gollnisch, « le propre d’un dauphin n’est-il pas de s’échouer » ?

Cela bien sûr c’est du passé, politiquement sans grand intérêt. Bien sûr, je vois bien, je sais bien ce qui unit la plupart de cette diversité groupusculaire qui l’entourait en ce triste 1er mai. Mais ce qui vraiment me fascine c’est la capacité d’amnésie de certains ! Pour reprendre quel flambeau ?"

Philippe Carhon

Posté le 3 mai 2016 à 18h11 | Lien permanent | Commentaires (16)

FN : querelle de personnes ou divergence idéologique ?

C'est la question posée par Samuel Martin dans Présent à Bruno Gollnisch :

"C’est une question que je me pose. J’aborde certains thèmes sociétaux (comme on dit aujourd’hui) : la liberté scolaire, l’accueil de la vie dans un pays en déséquilibre démographique considérable, la lutte contre les lois liberticides, contre l’excès de fiscalisme – je suis favorable à un Etat stratège, pas à un Etat prépotent et spoliateur… Est-ce cela qui dérange ? Il y a d’excellentes choses dans les propositions de Marine Le Pen, auxquelles je souscris, mais il y a aussi des points sur lesquels on peut s’inquiéter, inquiétude que je ne suis pas le seul à ressentir. Après la façon déplorable dont Jean-Marie Le Pen a été traité, l’éviction de Marie-Christine Arnautu ou la mienne aggraverait ces inquiétudes de cadres, de militants, de sympathisants qui ne sont pas le dernier carré des vieux éléphants mais, pour beaucoup, des jeunes pour lesquels ces questions sont importantes. [...]

On me demande de quitter le bureau politique au motif qu’il serait le gouvernement, en quelque sorte, de la présidente et qu’on ne peut y rester si la confiance est perdue. Cette manière de voir les choses était d’ailleurs celle de Jean-Marie Le Pen et c’est un point sur lequel je m’étais écarté de lui, notamment au moment de l’affaire Bompard. Pour moi, le bureau politique est une sorte de conseil d’administration qui doit représenter toutes les sensibilités et actuellement, à mon avis, il représente moins les sensibilités du parti que le précédent. Le bureau politique est nommé par le comité central, seul organisme élu (par le congrès). Mon mandat au bureau politique n’est donc pas à la discrétion de mes collègues ni même de ma présidente. Quoi qu’il en soit, mon ambition n’est pas de siéger à vie au bureau politique du Front national, même si je considère, de façon peut-être présomptueuse, qu’en y siégeant je rends service au parti et à Marine Le Pen. Ma présence rassure beaucoup de ceux qui sont attachés à la tradition frontiste, je fais entendre une opinion parfois critique, souvent approbatrice, toujours constructive."

Interrogée également dans Présent, Marie-Christine Arnautu estime que l'argument de sa présence au rassemblement de Jean-Marie Le Pen n'est qu'un prétexte :

"J’exclus totalement de démissionner. Quand on démissionne c’est soit qu’on a quelque chose à se reprocher, soit qu’on est en désaccord avec la ligne politique. Je ne suis dans aucune de ces situations. Je n’ai pris personne en traître puisque j’avais prévenu que je serais présente au dépôt de gerbe aux côtés de Jean-Marie Le Pen. [...]

Il n’y avait aucune hostilité vis-à-vis du Front national de ma part, ce n’était pas un acte politique ou provocateur, loin s’en faut. Je regrette que cela ait été interprété comme ça, avec entêtement, malgré toutes les explications que j’ai essayé de donner en bureau politique lundi. Aussi suis-je amenée à me demander si c’est un prétexte. [...]

Sont-ce mes prises de positions sur certains sujets qui dérangent ? Je voulais par exemple lancer un collectif qui se serait appelé « Fraternité », englobant la protection sociale, l’aide aux handicapés et les valeurs familiales auxquelles je crois profondément. Est-ce interdit d’en parler ? Je me pose des questions. [...]"

 

Michel Janva

Posté le 3 mai 2016 à 17h54 | Lien permanent

GPA : Monsieur le Président, #JeVousFaisUneLettre

A l'heure où la défense de la cause animale semble l'emporter sur la défense de l'embryon et de la vie naissante, le site Génètique a interrogé Ludovine de La Rochère sur la dernière campagne de la Manif pour Tous dénonçant la GPA :

"Alors que la SPA a lancé sa campagne d’affichage dans le métro parisien pour s’insurger contre les mauvais traitements infligés aux animaux, la « Manif pour tous » reprend le flambeau et s’invite sur les réseaux sociaux avec une campagne dénonçant la GPA. A son tour, elle s’adresse à « Monsieur le Président, #JeVousFaisUneLettre…

Pourquoi cette initiative ?

Gpa_3La campagne de la SPA dénonce de façon juste quelque chose de scandaleux. Nous avons voulu détourner cette campagne par ailleurs légitime, parce que ce qui touche la personne humaine est encore plus grave. Interpeler l’opinion publique sur la question des animaux est une bonne chose, mais ce qui se passe pour les être humains est évidement plus important. Aujourd’hui, on parle beaucoup d’écologie, de respect des animaux, des végétaux, mais s’ils sont à respecter, c’est parce que qu’ils sont nécessaires à l’homme. L’homme qui doit respecter la nature pour la transmettre aux générations futures.

Pour nous, il s’agissait de montrer avec humour qu’il est grand temps de s’occuper de l’être humain, le grand oublié de notre société. Sans doute parce que le sujet est trop angoissant, peut-être par pudeur, par timidité ? Il était important d’interpeler sur ces sujets graves, sur un ton qui ne l’était pas, pour aider à se poser des questions, de bonnes questions.

Comment avez-vous organisé cette campagne ?

Gpa_4Nous avons orienté la campagne, exclusivement via les réseaux sociaux, autour des pratiques illégales qui n’existent pas en France, et d’autres qui, sans être légales, se passent en France. Aucune n’est acceptable.

Aujourd’hui, il suffit d’aller faire un tour sur Internet pour se rendre compte qu’il y a des jeunes femmes françaises qui se rendent disponibles pour être mère porteuse. Pour autant, le phénomène reste très minoritaire : la GPA est illégale et n’offre aucune garantie pour les parents d’intention, si la femme veut garder le bébé par exemple… S’il n’existe pas d’usine à bébé en France, la complicité avec ce trafic est tout aussi inacceptable.

Quant à la GPA à l’étranger, le choix se fait sur catalogue. Aux Etats Unis, la donneuse d’ovocytes et la mère porteuse sont différentes. Pour la mère porteuse, les contrats sont très durs, avec des explorations très intrusives : elles sont sélectionnées en fonction de leur patrimoine génétique, on refait leur généalogie jusqu’aux grands parents pour vérifier leur comportement psychique, psychologique. Ce qu’elles mangent est surveillé… De leur côté, les clients moins fortunés se tournent vers le « low cost ». Dans des pays comme l’Inde, la mère porteuse est la mère légale, mais elle abandonnera ses droits sur l’enfant, une des clauses inscrites dans le contrat qu’elle a signé, mais que bien souvent, elle ne comprend pas.

En Angleterre, la GPA est autorisé sous couvert d’« altruisme », même si les femmes reçoivent de l’argent. Si elles sont peu nombreuses à accepter de porter l’enfant d’un autre, la légalité de la pratique dans leur pays donne bonne conscience et les anglais n’hésitent pas à se rendre à l’étranger. Quoiqu’il en soit, qu’elle soit altruiste ou non, la pratique demeure inacceptable.

Quel était votre objectif en reprenant cette campagne ?

Je constate qu’il y a beaucoup de désinformation sur ce sujet et d’ignorance sur ce qui se passe dans la réalité et peu de personnes se sentent peu concernées. Globalement, les Français restent très opposés à la GPA, et l’opinion publique est notre première cible… Les politiques réagissent quand les Français réagissent…

Gpa_5L’objectif de cette campagne est d’abord de rectifier l’information : aujourd’hui la GPA est interdite en France, mais elle est tolérée. Elle remet en cause le statut particulier de l’être humain qui fait, dans ce cas, l’objet d’un contrat, et qui peut être traité comme un produit ou un service.

L’injustice faite aux enfants trouve peu d’écho : les journalistes sont mal à l’aise et parfois coupent le micro. Les animaux sont mieux traités que les hommes, le sujet est plus consensuel, moins polémique, plus facile.

Du côté de la femme, la grossesse est appréhendée dans une dynamique très matérialiste, on parle de location d’utérus, comme s’il s’agissait de la simple mise en location d’un être humain. Or la dignité de cet être humain nous concerne tous ! Et il s’agit de défendre le statut de la femme.

Cette campagne va plus loin que celle de la SPA. Elle va au-delà de la simple question de la légalité, elle porte sur quelque chose de plus fondamental : est-ce qu’on est dans le mauvais traitement de la personne ? Force est de constatée que la violence faite aux femmes et aux enfants est une violence majeure.(...)"

Philippe Carhon

Posté le 3 mai 2016 à 15h49 | Lien permanent | Commentaires (4)

Bruno Gollnisch : "Il y a beaucoup de flou sur un certains nombre de sujets du programme du FN, sur la famille"

Sur son blog, transformée en cellule de condamné, Bruno Gollnisch explique qu'il veut demander des éclaircissements à Marine Le Pen sur le programme du FN avant de rendre sa décision :

"(...) Aussi, la seule vraie question, «ce qui compte, bien au delà de ces problèmes assez navrant de personne, c’est la question de rassembler nos électeurs, de rassembler les Français et de conserver le cap de nos convictions, qui rencontrent de plus en plus l’adhésion des Français. Or un certain nombre de gens comme moi, qu’on le veuille ou non, incarnent la défense des valeurs traditionnelles, l’accueil de la vie, la famille, la lutte contre le fiscalisme, etc. »

Ce qui devra être confirmé si ce n’est par le programme du FN (le dernier date de 2001), du moins  par le projet de notre candidate. Qu’avons nous à dire, à affirmer  en matière de rétablissement des libertés économiques, contre le fiscalisme qui spolie et la bureaucratie qui paralyse ? Notre politique sociale est-elle toujours fondée sur l’accession à la propriété ? Changeons-nous quelque chose dans la défense de l’identité culturelle, spirituelle et charnelle de la France ? Et en matière de politique familiale, d’accueil de la vie, de lutte contre le déclin démographique ? Sommes-nous toujours pour la liberté de l’enseignement,  le rétablissement de la liberté d’expression et l’abrogation des lois liberticides ? (...)

Bruno Gollnisch a indiqué vouloir se donner le temps d’une brève réflexion. Je vais demander une entrevue à Marine Le Pen, on doit se voir à Strasbourg la semaine prochaine. J’espère une discussion politique, car après l’éviction de Jean-Marie Le Pen, cette affaire de demande de démission prend une tournure politique. Il y a beaucoup de flou sur un certains nombre de sujets du programme du FN, sur la famille, mais aussi sur la fiscalité. J’aimerais m’en expliquer avec elle et je prendrai une décision ensuite (...)

Bruno Gollnisch, à l'image des samouraï, est d'une fidélité et d'une pureté d'âme à toute épreuve qui force l'admiration. Mais ne se rend-il donc pas compte qu'il n'obtiendra pas de réponses claires et que son sort est déjà scellé par la décision de Florian Philippot ? Mais mieux vaut tard que jamais....

Philippe Carhon

Posté le 3 mai 2016 à 15h21 | Lien permanent | Commentaires (23)

Le FN et l'avortement : un nouveau virage

VConcernant les propos de Sophie Montel, certains membres du FN déclarent qu'il ne s'agit que de la position officielle du FN, qui, à côté du droit à l'avortement, souhaite aider les femmes à accueillir des enfants. Et donc, rien de nouveau sous le soleil Le Pen.

La nouveauté n'est pas tant la non-remise en cause de l'avortement. Cette non-remise en cause est effectivement la position officielle du FN depuis environ 10 ans. Et c'était aussi la position officieuse depuis 30 ans. Jean-Marie Le Pen ne parlait d'avortement que sous l'angle de la lutte contre la dénatalité, et bien souvent par qu'il était acculé par les journalistes.

La nouveauté réside dans l'adhésion au "droit des femmes à disposer de leur corps". Il s'agit d'une adhésion positive à l'idéologie pro-avortement.

Nous sommes loin d'une non-remise en cause "parce que politiquement suicidaire" - position suggérée par Marine Le Pen ces dernières années. Et nous sommes loin d'une non-remise en cause "parce que inévitable, et il vaut mieux que ce soit fait dans un environnemt médicalisé" (loi Veil). 

Il s'agit donc bien, avec le discours de Sophie Montel, d'un tournant idéologique majeur. Sophie Montel n'a pas été désavouée par la présidence du FN. Bien au contraire. Son nom circule pour remplacer Marie-Christine Arnautu, pressée de déguerpir, au Bureau Exécutif.

Et ce n'est pas anodin si, sur internet, au nom de l'idéologie du "droit à disposer de son corps", certains internautes ont demandé si Sophie Montel défendait aussi les mères porteuses...

(merci à Henri Védas).

Michel Janva

Posté le 3 mai 2016 à 14h48 | Lien permanent

250 000 euros le réfugié

La Commission européenne impose l'immigration pour tous :

"La Commission européenne propose que les pays qui refuseront de prendre des « réfugiés », selon les règles qui entrent en vigueur demain mercredi, soient soumis à une amende. Selon le Financial Times, cette amende serait de 250.000 € par réfugié refusé. Sic.

On sait que la Hongrie et la Slovaquie ont attaqué le plan de répartition par quotas devant la Cour européenne de Justice. A la Commission européenne, on fait savoir que le verdict de la Cour ne pourra pas affecter les décisions prises…

En outre, ce mercredi, la Commission européenne devrait recommander la fin des visas pour les ressortissants turcs, alors même que la Turquie ne remplit pas les critères, selon la Commission elle-même."

Michel Janva

Posté le 3 mai 2016 à 14h23 | Lien permanent

La circulaire de la rééducation scolaire

La circulaire de rentrée scolaire 2016, signée par le ministre Belkacem, adressée aux recteurs d'académie ; aux inspecteurs et directeurs ; aux chefs d'établissement ; aux professeurs... est un sommet dans l’abrutissement des consciences, avec les élucubrations maçonniques habituelles. Extraits :

"[...] Depuis sa création, l'École est un espace de transmission et de maîtrise du savoir et un lieu profondément républicain. Elle doit cependant devenir plus juste, véritablement démocratique, et incarner pleinement les valeurs d'égalité et de solidarité. Ici réside l'ambition de cette refondation : former chaque élève pour qu'il devienne un citoyen éclairé, instruit, éduqué, autonome, cultivé et porteur des valeurs de la République.

[...] C'est tout au long de cette scolarité cohérente que les valeurs de la République prennent sens. C'est en franchissant le seuil de l'institution républicaine qu'est notre École que les élèves appréhendent concrètement ce qui leur paraît parfois abstrait : la République laïque et ses valeurs. Pour accomplir cette mission, l'École bénéficie de l'appui et de l'engagement des collectivités territoriales, des associations complémentaires de l'École et des citoyens, à travers la Réserve citoyenne de l'éducation nationale. Le renforcement de la transmission et de l'appropriation des valeurs républicaines s'inscrit au cœur des missions de l'École. [...]

Les enseignements de langue et de culture d'origine (Elco) évoluent vers un dispositif inspiré des sections internationales existant dans le premier degré. Ces enseignements de langues vivantes étrangères seront dispensés en sus des 24 heures habituelles, et seront ouverts à partir de la classe de CE1 à tous les élèves volontaires, quels que soient leur origine, leur nationalité et leur niveau linguistique de départ. Les compétences acquises par les élèves qui y seront accueillis seront systématiquement évaluées. L'enseignement sera assuré par des enseignants mis à disposition par les pays partenaires et l'attention portée à la qualité de ces enseignements sera renforcée. Au collège, la continuité sera assurée principalement dans le cadre de dispositifs bi-langues. À la rentrée scolaire 2016, des académies pilotes expérimenteront ce nouveau dispositif avec deux pays partenaires, le Maroc et le Portugal. Un premier bilan permettra d'opérer les ajustements nécessaires avant l'élargissement à d'autres académies et d'autres partenaires, à la rentrée 2017, puis sa généralisation à la rentrée 2018. [...]

Si, depuis 2013, près de 1 000 emplois ont été consacrés à la scolarisation des enfants de moins de trois ans, on constate cependant que les effectifs d'élèves de moins de trois ans accueillis en éducation prioritaire ont trop faiblement progressé, au regard de l'objectif de 50 % de scolarisation d'une classe d'âge en Rep+ et de 30 % dans les autres réseaux. [...]

Au-delà des dispositifs évoqués précédemment, l'école maternelle joue un rôle essentiel dans la lutte contre les inégalités et l'accès à des apprentissages solides et durables. C'est précisément la raison pour laquelle elle a fait l'objet d'une redéfinition, qui s'est traduite par la mise en œuvre, à la rentrée 2015, du nouveau programme et la diffusion de ressources d'accompagnement. [...]

Le contexte économique et social exige une mobilisation forte de l'École pour participer à la lutte contre toutes les formes de discriminations dans une démarche inclusive et accompagner chaque élève dans la construction et la concrétisation de son ambition. [...]

Agir dans les territoires les moins favorisés donc, mais agir aussi pour développer partout une plus grande mixité sociale : il s'agit là, en effet, d'un enjeu central pour la réussite des élèves, notamment les plus fragiles, comme pour le renforcement du sentiment d'appartenance de tous les enfants de France à la République. Des territoires pilotes sont mobilisés pour faire émerger des solutions concrètes. Le vadémécum « Agir pour une mixité sociale et scolaire dans les collèges » présente notamment les leviers disponibles pour créer les conditions d'une plus grande mixité sociale au collège, susciter l'adhésion des familles à cette démarche et prolonger la mixité à l'intérieur des classes. Celle-ci s'accompagne de stratégies pédagogiques renouvelées permises par la réforme du collège, par le biais de l'organisation des enseignements, de la définition de leur contenu et de la gestion du temps scolaire. [...]

Entré en vigueur en septembre 2015 dans toutes les classes, de l'école élémentaire à la classe de terminale, le parcours citoyen vise à la construction d'un jugement moral et civique, à l'acquisition d'un esprit critique et d'une culture de l'engagement. [...] Le portail « Valeurs de la République » mis en ligne par Réseau Canopé fin 2015 met à la disposition des enseignants un ensemble de ressources pédagogiques pour conduire le travail avec les classes.

[...] Les valeurs de notre République et de notre système éducatif s'expriment à l'École selon le principe de laïcité, particulièrement mis en valeur à l'occasion de la journée du 9 décembre, date anniversaire de la loi de 1905, mais également dans l'ensemble des enseignements et des initiatives, menées à l'échelle de la classe, de l'école ou de l'établissement, qui concourent, tout au long de l'année, à l'éducation à la citoyenneté. La formation de l'ensemble des personnels relative au principe de laïcité, aux valeurs et aux principes qui fondent les sociétés démocratiques doit à cet égard être poursuivie. [...]

L'acquisition des valeurs de la République doit permettre la pratique durable d'une culture de l'égalité entre les sexes. Elle s'appuie sur les ressources du site portail « Valeurs de la République » et se met en œuvre avec les élèves aussi bien par les actions éducatives que par les enseignements, en particulier l'enseignement moral et civique. Pour que les élèves soient eux-mêmes acteurs de cette dynamique de l'égalité, les modalités d'élection aux conseils académiques de la vie lycéenne et au conseil national de la vie lycéenne seront modifiées à compter de la rentrée 2016 pour assurer une représentation strictement paritaire au sein de ces instances.

Il s'agit également de prévenir toutes les formes de discriminations, en combattant les expressions et les violences inspirées du sexisme, du racisme et de l'homophobie en milieu scolaire et les violences qui leur sont liées. La prévention des discriminations, inscrite dans les programmes d'enseignement, doit en outre faire l'objet de travaux à l'échelle des écoles et des établissements, à l'occasion de journées ou de semaines dédiées. Inscrites dans une progression pédagogique et éducative, elles doivent favoriser la participation et l'engagement des élèves, ainsi que le concours des partenaires de l'École.

L'éducation contre le racisme et l'antisémitisme se matérialise dans les enseignements, les actions éducatives et l'ensemble des situations concrètes de la vie scolaire, par des réflexions et des actions visant à prévenir toute forme de discrimination ou de violence fondée sur l'origine ou l'appartenance religieuse, ainsi qu'à rappeler aux élèves le sens des valeurs de respect, de dignité et d'égalité. L'inscription de la question du racisme et de l'antisémitisme dans les programmes d'enseignement moral et civique en offre les moyens : en menant un travail sur le respect des pairs et des adultes, sur le respect des différences, sur la conscience de la diversité des croyances et des convictions, en analysant la manière dont les préjugés et les stéréotypes s'élaborent et alimentent des pratiques discriminatoires, voire des violences, en travaillant aussi sur l'histoire des luttes menées pour atteindre l'égalité des droits. Cette action offre un cadre privilégié pour faire intervenir, dans les classes, les associations partenaires de l'éducation nationale concourant à la prévention du racisme, de l'antisémitisme et des discriminations, ainsi que des membres de la Réserve citoyenne de l'éducation nationale. [...]"

Michel Janva

Posté le 3 mai 2016 à 12h36 | Lien permanent | Commentaires (29)

Député Poisson : "La baisse du nombre d'avortements doit devenir un objectif de santé publique"

Au cours d'une conférence de presse ce matin, Jean-Frédéric Poisson a évoqué les différents points de son programme. Extraits saillants :

Michel Janva

Posté le 3 mai 2016 à 12h08 | Lien permanent

FN : la purge se poursuit

Elle était issue de la Manif pour Tous. Elle avait osé exprimé en février dernier son souhait de "dialogue avec la droite de conviction" et se disait "plus proche d'un Philippe de Villiers ou d'un Thierry Mariani que d'un Jean-Pierre Chevènement".

Aux suivants.

Michel Janva

Posté le 3 mai 2016 à 12h01 | Lien permanent | Commentaires (22)

Les raisons de la purge au sein du FN

Ces derniers jours, les médias ont évoqué la purge en cours au sein du FN avec comme seule raison la présence (pourtant annoncée) de Bruno Gollnisch, Marie-Christine Arnautu, Mireille d'Ornano mais aussi de Philippe Chevrier aux côtés de Jean-Marie le Pen. Florian Philippot, pour justifier sa décision d'exclure les intéressés, a évoqué une "manifestation hostile qui souhaite la défaite des patriotes et de Marine Le Pen en 2017". Qu'a donc réellement dit Jean-Marie Le Pen dans son discours, dont la plus grande partie était consacrée à sainte Jeanne d'Arc. Extrait :

648x415_jean-marie-pen-cofondateur-front-national-1er-mai-2016-place-pyramides-paris"(...) Il y a 28 ans déjà que le Front National avait inauguré ce défilé qui, après avoir honoré Jeanne, se concluait par une grande manifestation Place de l’Opéra, débordant sur les avenues adjacentes et à la clef, le grand discours du 1er mai. Il témoignait de la volonté d’exaltation des valeurs morales et spirituelles qui nous guidaient dans notre action politique. Mais puisque nous professons, à l’instar de Saint-Jean, que c’est la vérité qui nous rendra libres bien évidemment, je vous la dois.

Prétextant des menaces du Daech (courage, fuyons !), la Présidente du Front a remplacé le traditionnel hommage à Jeanne d’Arc par un gueuleton aux anciens abattoirs de la Villette. L’abandon du défilé de Jeanne d’Arc par la direction du Front National n’est pas fortuit. Il s’inscrit dans une dérive politique qui a été initiée et symbolisée par mon exclusion du Front National que j’avais fondé en 1972, il y a 44 ans et présidé 39 ans. J’en suis toujours Président d’honneur, ayant gagné tous les procès engagés sur le sujet.

Mon exclusion avait évidemment une signification emblématique, comme le fut, toutes choses égales d’ailleurs, la décapitation du Roi Louis XVI par les révolutionnaires de 93. Elle était, nous dit-on, dans la logique de la « dédiabolisation » dont la nouvelle présidente, se faisait le parangon. Or, la dédiabolisation était au mieux un leurre, au pire une sottise suicidaire.
Le Front National était diabolisé par ses adversaires politiques, au premier rang desquels s’inscrivait le Parti Communiste et ses alliés et complices politiques et médiatiques, plus ou moins avoués. Les « partis du gouvernement » UMP et PS n’y voyaient pas d’inconvénients, au contraire, car cela contribuait à freiner l’influence montante de la seule formation d’opposition à sa politique décadente.

On peut donc dire que même, et surtout, si c’était injuste, la diabolisation était tout à l’honneur du Front National, qui ne pouvait espérer arriver au pouvoir que par la conquête de l’opinion du Peuple et non de celle de nos élites corrompues et prébendières. La dédiabolisation tendait donc à diminuer l’hostilité de nos ennemis et adversaires en se rapprochant d’eux en espérant leur bienveillance.

Calcul de naïfs, de sots ou de traîtres.

Le Front National, aile droite de la Majorité UMP, c’était la fin de tout espoir de rénovation. Au reste, l’éviction du Président fondateur était insuffisante. On le vit d’ailleurs aux élections régionales où, à la demande de Marine, j’avais cédé ma tête de liste en Sud Est à Marion, députée du Vaucluse. En effet, arrivées largement en tête au premier tour dans le Nord Pas-de-Calais Picardie et en Provence Alpes Côte d’Azur, Marine Le Pen et Marion Maréchal Le Pen étaient battues par une manœuvre scandaleuse qui avait le mérite de dévoiler l’accointance, la complicité des tenants de l’UMPS. La gauche préférait se sacrifier et disparaitre pour faire élire le candidat de droite ! La dédiabolisation n’avait donc pas marché.

Le même scénario se reproduira dans l’avenir. Il n’y a pour le Front National qu’une seule voie, celle de l’opposition au Système, s’appuyant sur une mobilisation massive du peuple rejetant le Système.

La condition sine qua non du succès, c’est l’unité et d’abord l’unité du Front National, fer de lance de l’opposition nationale entrainant l’unité de sentiment et d’action de la nébuleuse nationale, majoritaire dans le peuple.

Je le dis aujourd’hui, avec gravité et tristesse, puisqu'aucun  signe n’a été émis dans ce sens. La Présidente du Front National sera battue au 2ème tour, et peut être même au 1er.

Errare humanum est, sed persevarare diabolicum. L’erreur est humaine et peut être corrigée, il est encore temps, avec l’aide des Comités « Jeanne, au secours ! » (...)"

Cet extrait permettra aux lecteurs de se faire leur propre opinion et de se demander si les propos de Jean-Marie Le Pen reflètent l'idée qu'il souhaite la défaite de sa fille ou si ils relèvent du libre débat politique et d'une opinion critique mais constructive, qui ne peut sans doute pas s'exprimer dans les instances du FN en raison de l'emprise de Florian Philippot...

Sont-ils en outre plus graves que l'apologie de l'avortement et de la contraception prononcée par Sophie Montel, seul discours, avec le sien, que Florian Philippot met en ligne sur son compte twitter.

Philippe Carhon

Posté le 3 mai 2016 à 11h36 | Lien permanent | Commentaires (28)

La stratégie de Philippot et Chenu : "les enterrer vivants"

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Michel Janva

Posté le 3 mai 2016 à 11h06 | Lien permanent

Orthographe et théologie

PLu sur Riposte catholique :

"Le compte tweeter en Français du pape François vient de poster le tweet dont nous vous donnons la photo. Ce tweet a déclenché une petite discussion orthographico-métaphysique.

« Travailler est le propre de la personne humaine. Cela exprime sa dignité d’être créée à l’image de Dieu. »

Créée … qu’est ce qui est créé ? L’être ? Auquel cas il y a une faute d’orthographe. La personne humaine ? Dans ce cas c’est une faute de syntaxe. Anodin direz-vous ? Assurément répondrait le ministre de l’éducation nationale. Sauf que cette approximation traduit une incompréhension métaphysique, et au-delà théologique, de fond. Je ne suis pas allé vérifier s’il s’agissait d’une erreur de traduction de l’équipe francophone du compte pontifical ou si l’original, sans doute italien, comportait le même manque de rigueur, pour me concentrer uniquement sur les effets intellectuels et donc spirituels de l’indétermination orthographique.

En effet, en rigueur de termes, ce n’est pas la personne humaine qui est créée, mais l’être. Or l’être est un composé d’essence et d’existence. Il faut à tout être à la fois ce qui le différencie des autres espèces, l’essence (du latin esse, être) et l’existence. Il n’existe pas d’être humain sans existence. Existence signifie se tenir au-dessus du néant. Lorsque Dieu crée un être, il ne crée pas seulement la nature humaine (laquelle porte la personne humaine et la dignité qui lui est intrinsèque), mais il tire cette nature du néant en lui donnant l’existence. Aussi n’est-ce pas la personne humaine qui est créée, mais un être de l’espèce humaine à qui appartient en propre le fait d’être une personne.

Cela étant dit, en ce qui concerne l’être humain (il en est de même pour l’animal, le végétal et les êtres inanimés), il manque encore un élément fondamental, une condition sine qua non à sa création. Il n’existe pas d’espèce humaine, comme il existe des espèces d’anges. Nous ne trouvons pas dans la nature l’être espèce humaine, mais des représentants de cette espèce. La création de l’être humain tire donc du néant (donne l’existence) des individus porteurs de la nature humaine (l’essence, pour faire court). Ce qui fait l’individu, pour les êtres non spirituels, est précisément la matière. Aussi, l’être humain est-il tiré du néant, porté au-dessus du néant, par une matière informée par l’essence. En d’autres termes, la nature humaine (pour aller vite ce qui fait qu’un homme est homme) prend forme dans la matière.

Il faut donc ces trois éléments, existence, essence et matière, pour créer un être. La personne humaine n’est qu’un élément de l’être créé et ce point est d’autant plus fondamental qu’il distingue l’homme de l’ange, qui n’a pas besoin de la matière pour être créé, et de Dieu, qui est incréé. Cela signifie qu’il n’y a qu’un ange par espèce et donc autant d’anges que d’espèces angéliques. (Ce qui spécifie les anges étant leur fonction)

A l’inverse, il n’y a qu’une espèce humaine et une multitude de représentants de cette espèce. La nature humaine est ce qu’il y a de commun à tous les membres et leur donne égale dignité, tandis que la matière permet de différencier chaque être humain. De sorte que tout en étant de même espèce et donc de même dignité, chacun demeure unique.

Poser que la personne humaine n’est qu’un des éléments propres à l’être créé n’est pas neutre. Si la personne humaine différencie l’homme des autres êtres créés et dotés d’une âme animale, l’être humain ne se réduit pas à sa personne et la dignité de l’être humain n’est pas réduite à la seule dimension de sa personne. Son corps porte la même dignité. L’homme n’est pas que « personne » et le développement de tout l’homme suppose aussi le développement du corps. Cette réduction personnaliste ou spiritualiste conduit à l’adage bien connu « qui veut faire l’ange fait la bête ». Le véritable développement de l’homme consiste précisément dans l’unité de cet ensemble complexe.

Comme quoi, une simple faute de syntaxe et toute la création en est retournée !"

Michel Janva

Posté le 3 mai 2016 à 10h45 | Lien permanent

Euro 2016 : un seul ministre"s'agace" que l'hymne de l'équipe de France soit en anglais

Les autres, à commencer par le Premier, doivent s'en ficher totalement.

Lahire

Posté le 3 mai 2016 à 10h00 | Lien permanent | Commentaires (0)

12 mai : Philippe de Villiers à Charvieu-Chavagneux (38)

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Philippe Carhon

Posté le 3 mai 2016 à 09h54 | Lien permanent | Commentaires (4)

FN : Philippe Chevrier démis de ses fonctions

Unknown-10Le bureau politique du Front National a décidé, lundi, d’évincer Philippe Chevrier de son poste de secrétaire départemental des Yvelines du parti. Une fonction que le conseiller municipal de Rambouillet et conseiller régional d’Ile-de-France occupait depuis 8 ans. Le parti de Florian Philippot Marine Le Pen lui reproche d’avoir assisté au rassemblement organisé par Jean-Marie Le Pen.

Philippe Chevrier s'étrangle :

« C’est absolument incroyable, inimaginable même. Je suppose, oui, que c’est ma présence à cette manifestation, puisqu’on ne m’a rien dit sur les causes de mon éviction… »

Philippe Chevrier a prévu de s’exprimer plus longuement sur ce qu’il appelle son « éradication » dans les « 48 ou 72 heures. »

Michel Janva

Posté le 3 mai 2016 à 08h09 | Lien permanent | Commentaires (35)

Les 25 ans de l'abbaye Notre-Dame de Miséricorde à Rosans

L’abbaye bénédictine Notre-Dame de Miséricorde, à Rosans, fêtera le 30 juin le 25e anniversaire de sa fondation et se lance dans des travaux d’agrandissement. La Mère Abbesse a été interrogée dans La Nef. Extrait :

P7161862"Notre-Dame de Miséricorde est une abbaye bénédictine sise au diocèse de Gap et d’Embrun qui recouvre le département des Hautes Alpes. Elle est récente, mais ses racines sont profondes, comme le soulignent quelques dates de son histoire. Érigé en abbaye en 2002, le monastère a vingt-cinq ans d’âge, implanté à Rosans dans une vallée des Alpes par l’abbaye Notre-Dame de Fidélité à Jouques, elle-même issue en 1967 de l’abbaye Saint-Louis du Temple qui fêtera en décembre son 200e anniversaire. Mais nos racines remontent plus loin encore, puisque la vie monastique qui renaît en France après la tourmente révolutionnaire se rattache au vieux tronc bénédictin, lequel s’est développé à partir du VIe siècle ! Ce mélange d’ancien et de nouveau s’inscrit dans la physionomie du monastère, avec ses corps de bâtiments récents déployés à partir d’une vieille ferme. Et dans la communauté qui compte 26 moniales s’ajustent toutes les générations d’âge ! L’alchimie vivifiante des nova et vetera est sans doute l’une de nos caractéristiques : nos pieds sont enfoncés dans un passé chargé de mémoire et notre regard est ouvert au présent de l’Église et du monde, par où notre cœur rejoint l’aujourd’hui de Dieu !

Michel Janva

Posté le 3 mai 2016 à 07h51 | Lien permanent

La tentation totalitaire du multiculturalisme

Extrait  d'une tribune de Mathieu Bock-Côté dans La Nef :

Couverture281-3"[...] Il y a des limites au constructivisme. On ne saurait réduire l’humanité à sa souffrance, comme le souhaite la gauche humanitaire, non plus qu’à sa force de travail, comme le prétend la droite néolibérale, qui voudrait réduire les populations à autant de ressources humaines à déplacer selon les exigences à la fois capricieuses et fonctionnelles du capital. On ne saurait déraciner et transplanter des peuples à loisir, sans provoquer d’immenses tensions. Le déni des cultures est un déni anthropologique grave, qui conduit, à terme, à une inintelligibilité du monde semeuse de tensions et de conflits. Le déni des cultures est un déni du réel. L’impératif de l’ouverture à l’autre, qu’on présente comme la fondation éthique du régime diversitaire, bute sur deux questions : de combien d’autres s’agit-il et de quels autres s’agit-il ? Il y a un certain paradoxe à voir l’idéologie multiculturaliste chanter la diversité du monde mais amalgamer tous les peuples dans la figure de l’autre, comme s’il y avait, fondamentalement, une interchangeabilité de toutes les cultures. Dès lors, dans la mesure où aucune n’est liée à un territoire, il suffirait d’un peu de pédagogie interculturelle pour qu’elles apprennent à cohabiter. On voit à quels désastres une telle philosophie désincarnée et étrangère aux passions humaines comme à l’histoire peut conduire. L’utopisme entretient une psychologie politique particulière : lorsque l’utopie est désavouée par le réel, elle blâme ce dernier et entend durcir l’application de sa politique. Plus la société désavoue ses commandements, plus elle croit nécessaire de pousser loin l’expérimentation politique. La tentation totalitaire du multiculturalisme lui vient justement de ce constat d’un désaveu du réel. La question de l’immigration, de ce point de vue, est une des plus importantes de notre temps, parce qu’elle rappelle à sa manière la part irréductible de chaque culture, ce qui ne veut pas dire non plus qu’elles sont imperméables entre elles. La réalité désavoue cette fiction idéologique maquillée derrière la référence au vivre ensemble. On a beau chanter la multiplication des identités qui témoignerait d’une floraison des minorités dans une société ouverte à chacun de ses membres, on constatera surtout une désagrégation du corps politique, on doit surtout y voir un éclatement de la cité qui ne parvient plus à assumer une idée historiquement enracinée du bien commun. […]"

Michel Janva

Posté le 3 mai 2016 à 07h43 | Lien permanent

L'assimilation n'est pas un gros mot

Extrait de l'éditorial de Charles-Heni d'Andigné dans Famille chrétienne :

Numero-1998-samedi-30-avril-2016-enquete-sur-la-resurrection-du-christ_large"[...] Qu’est-ce que le multiculturalisme ? C’est une religion, estime un sociologue canadien, Mathieu Bock-Côté, dans un livre passionnant. Elle a ses dogmes : le premier d’entre eux est que le devoir d’intégration des étrangers dans leur pays d’accueil est obsolète. C’est au pays d’accueil de s’adapter. Un pays multi-culturel, dans la tête de ceux qui en rêvent, c’est une juxtaposition de communautés diverses (ethniques, religieuses, sexuelles), qui toutes ont droit de cité. Toutes ? Pas tout à fait. La culture d’origine du pays doit s’effacer devant les autres, puisqu’elle est l’héritière de ceux (les Blancs, les chrétiens, les hommes, les « hétéros »…)qui ont opprimé les autres cultures.

Cette « religion » a aussi ses rassemblements festifs : Nuit debout, par exemple. Enfin, elle a ses grands prêtres, les dirigeants d’associations « antiracistes » qui distribuent autour d’eux sermons, leçons de morale et excommunications avec une générosité jamais démentie.

Certes, la France, depuis quelques décennies, a changé de visage. Certains quartiers n’ont plus grand-chose à voir avec ce qu’ils étaient autrefois. Cela ne fait pas de la France un pays multiculturel pour autant. La tradition française, ce n’est pas d’être un terrain vague ouvert à tous les vents, c’est d’accueillir les gens d’où qu’ils viennent et quoi qu’ils pensent, à partir du moment où ils sont prêts à adopter la culture française : notre langue, nos mœurs, nos coutumes. Cela s’appelle l’assimilation, et ce n’est pas un gros mot. 

Il faut lire les témoignages des Français d’origine étrangère qui ont fait cet effort, les François Cheng, Andreï Makine, Alain Finkielkraut… tous devenus écrivains français de tout premier plan. Le seraient-ils devenus dans une France multiculturelle, renvoyant les immigrés à leur origine ? Ils ont eu la chance d’avoir à s’intégrer dans une France assimilatrice. Nous avons la chance de les compter parmi nos concitoyens les plus talentueux.

Une France fière d’elle-même, tout le monde y a intérêt, les Français de souche (ça n’est pas un gros mot non plus) et les Français de fraîche date."

Michel Janva

Posté le 3 mai 2016 à 07h36 | Lien permanent

Le Canada s'attaque à l'objection de conscience

L'avortement deviendra-t-il un acte obligatoire pour tout médecin ?

Images-4"[...] Alors que le Parlement va voter la légalisation de l’euthanasie, des médecins en appellent à l’objection de conscience, et d’autres médecins veulent interdire l’objection de conscience. Au nom de l’éthique. Mais oui.

Ainsi le Pr Udo Schuklenk, l’un des bioéthiciens les plus influents du Canada, rédacteur en chef adjoint du Journal d’Ethique médicale, et le Pr Riccardo Smalling, l’un de ses collègues à l’université de la Reine dans l’Ontario, affirment dans un article que « forcer les patients à vivre selon les valeurs des objecteurs de conscience constitue une violation inacceptable des droits des patients ».

Ils argumentent que les professionnels de santé ont passé un contrat avec la société. En contrepartie d'un monopole lucratif sur la fourniture d'un service essentiel, les patients ont le droit d'exiger qu'ils fournissent les services socialement acceptables et conformes à la loi. En refusant leurs services, ils abusent de leur pouvoir. Les auteurs citent le bioéthicien américain R. Alta Charo, qui dit : « Revendiquer un droit absolu à l'autonomie personnelle tout en gardant le contrôle monopolistique d’un bien public constitue un abus de confiance du public – pire encore si ce n’est pas, en fait, un acte personnel de conscience, mais plutôt une tentative de conquête culturelle. » (Sic.)

L’objection de conscience est arbitraire car elle se fonde sur des prémisses indémontrables. « Aujourd’hui elle vise l’avortement et l’aide à la mort, demain ce pourra être l’utilisation des outils de la médecine personnalisée ou tout autre chose. »

Si un médecin se sent mal à l’aise avec les lois, il doit démissionner. Ce qui importe, c’est ce que la société a déclaré légal, pas les insondables diktats de la conscience individuelle.

Et ils citent Hobbes : « La loi est la conscience publique par laquelle [un citoyen] a déjà entrepris d'être guidé. »

Si la loi change, les consciences doivent donc changer aussi pour être au diapason de la conscience publique qui s’exprime dans les lois. Sinon, ce serait l'anarchie. Et ces vertueux bioéthiciens sont pour l’ordre. Celui des cimetières, des corps et des âmes."

Michel Janva

Posté le 3 mai 2016 à 07h30 | Lien permanent

L'escroquerie du soi-disant anti-racisme

Communiqué de l'Agrif :

Unknown-9"Les medias répercutent aujourd’hui des statistiques sur les délits anti-musulmans et antisémites. Mais rien sur les actes anti-chrétiens pourtant en augmentation exponentielle.

Tout cela est pipé. D’une part on recense systématiquement au nombre des délits anti-musulmans ou antisémites tous les propos, spectacles et écrits souvent en effet susceptibles d’offenser la sensibilité des musulmans ou des juifs. En revanche, les spectacles les plus abominablement anti-chrétiens dans un flux ininterrompu d’obscénités blasphématoires, malgré leur charge de haine sont considérés comme relevant de la liberté imprescriptible de dérision, le droit au blasphème étant désormais présenté comme un des fondements de la laïcité. Peu importe ce que peuvent éprouver les chrétiens dont on ne cesse pourtant de persécuter ou martyriser ou exterminer tant de leurs frères en des terres dites d’islam.

On peut donc comme à Bordeaux, une fois encore organiser une exposition ignoblement anti-chrétienne. Celle qui est en cours s’appelle « je vous souhaite d’être follement aimé ». L’AGRIF ne poursuit pas. Sûre hélas d’être coûteusement déboutée par une triste « justice ». Son président tient du moins à exprimer son plus total mépris pour les 16 soi-disant artistes, pauvres débiles obsédés, vautrés dans le glauque conformisme anti-chrétien le plus baveux.

L’AGRIF observe combien le respect de la dignité de la personne humaine, que la loi devrait protéger, est bafouée en de pareils spectacles. Elle est évidemment attentive à relever tout acte d’indéniable violence directe contre les Français parce qu’ils sont Français, quelle que soit leur race et leur religion et contre les chrétiens quelle que soit leur origine ou Église parce qu’ils sont chrétiens. Dans ces cas, bien sûr, elle intentera les procédures qui s’imposent. L’AGRIF travaille aussi avec ses milliers d’adhérents pour que vienne un changement politique, médiatique et culturel, pour le respect du christianisme et des chrétiens à l’égal des autres citoyens."

Michel Janva

Posté le 3 mai 2016 à 07h23 | Lien permanent

Vêpres de l'Ascension à 18h à Sainte Elisabeth de Hongrie

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Michel Janva

Posté le 3 mai 2016 à 05h58 | Lien permanent

C’est arrivé un 3 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 3 mai 996 : élection du pape Grégoire V.
  • le 3 mai 1324 : premier concours de poésie organisé par une institution.

Fondé l'année précédente à Toulouse, le Collège de la gaie science, appelé au XVIe siècle la Compagnie des Jeux floraux, puis en 1694, sous Louis XIV, l'Académie des Jeux floraux lance le premier concours de poésie.

  • le 3 mai 1253 : Alphonse de Poitiers, frère du Roi Louis IX, reçoit le titre de fondateur du Collège Saint-Bernard.

Le Collège Saint-Bernard est appelé aujourd'hui le Collège des Bernardins.

  • le 3 mai 1512 : ouverture du concile du Latran.

Le cinquième concile du Latran débute après la convocation du pape Jules II pour contrer le concile de Pise initié sur l'initiative de Louis XII de France, et soutenu par l'empereur Maximilien Ier.

  • le 3 mai 1522 : les Français perdent Crémone et Gênes.

Ces défaites ont lieu dans le cadre de la sixième guerre d'Italie.

  • le 3 mai 1617 : la reine-mère Marie est assignée à résidence à Blois par son fils Louis XIII.

Le Roi accorde une dernière entrevue à sa mère, qui part ensuite pour Blois. Quelques jours plus tard, elle nomme Richelieu, "chef de son conseil". Le 22 février 1619 la Reine va s'échapper. Le premier conflit armé entre la reine mère et le Roi va commencer (voir chronique du 22 février).

  • le 3 mai 1758 : décès du Pape Benoît XIV.

Prospero Lambertini naît à Bologne, le 31 mars 1675 ; sous le nom de Benoît XIV, il est pape de 1740 à 1758, après un des plus longs conclaves: pas moins de six mois et 254 scrutins. Il marque le XVIIIe siècle par son long pontificat. Il autorise la publication des travaux de Galilée. Mais il ne revient pas sur la condamnation des conséquences théologiques erronées tirées par l'auteur de ses observations scientifiques. Il se contente de reconnaître les preuves scientifiques à la théorie de l'héliocentrisme apportées par James Bradley. Ce que n'a jamais été capable de faire Galilée. Il confirme la bulle Unigenitus, mais adoucit les rigueurs contre les jansénistes. Il crée à Rome une faculté de chirurgie et un musée d'anatomie, encourageant la dissection.

Il publie le 20 décembre 1741 la lettre apostolique Immensa pastorum, dans laquelle il déplore les mauvais traitements infligés aux Amérindiens.

Il renouvèle les condamnations pontificales à l'égard de la franc-maçonnerie, condamnée en 1751 dans la bulle Providas romanorum.

Monument par Gasparo Sibilla (Basilique St-Pierre de Rome)

  • le 3 mai 1800 : victoire de Lecourbe à la bataille de Stockach et de Moreau à la bataille d'Engen.
  • le 3 mai : le maréchal Murat fait exécuter les émeutiers à Madrid.
  • le 3 mai 1859 : la France déclare la guerre à l'Empire austro-hongrois.

D'un côté allié des républicains italiens, de l'autre envoyant un corps expéditionnaire aux ordres du général Oudinot pour restaurer l'autorité du pape sur ses Etats, Napoléon III montre bien la duplicité de sa politique, comme Notre dame de la Salette l'a annoncé quand elle mettait le Saint Père en garde contre l'empereur des Français (cf. la chronique du 9 février et du 19 septembre

Le traité de Zurich en novembre 1859, met fin au conflit et donne Nice et la Savoie à la France à compter de 1860 (accord secret entre la France et le Royaume de Piémont-Sardaigne).

  • le 3 mai 1866 : Thiers critique la politique de Napoléon III.

Devant les parlementaires, Thiers critique la politique étrangère de Napoléon III qui, dans sa volonté de remettre en cause les frontières issues du congrès de Vienne, favoriserait la montée en puissance de la Prusse.

Difficile de ne pas penser à la citation de Bossuet : "Dieu se moque des hommes qui se plaignaient des conséquences dont ils chérissent les causes."

  • le 3 mai 1925 : décès de Clément Ader, pionnier français de l'aviation.

Clément Ader né le 4 février 1841 est un ingénieur français, précurseur de l'aviation. Diplômé en 1861, il commence par travailler à la Compagnie des chemins de fer du Midi, où il imagine une machine à poser les rails, qui est utilisée pendant des dizaines d'années. Il est un inventeur fécond :

- il se lance dans la fabrication de vélocipèdes. Son idée de coller une bande de caoutchouc sur les roues et d'utiliser un cadre creux lui donne un grand succès autant sportif que commercial. .

- il invente et fabrique, pêle-mêle les chenilles de chars, la transmission stéréophonique ou « théatrophone », le câble sous-marin, l'aéroglisseur, le moteur V8 et peut être considéré comme un des pères de l'aviation moderne. Il a consacré une grande partie de sa vie à la réalisation d'un rêve d'enfant : le vol d'un plus lourd que l'air.

Avion III

  • 03 mai 1944 : sainte Thérèse de Lisieux déclarée patronne des missions et patronne secondaire de la France.

Le pape Pie XII nomme sainte Thérèse patronne secondaire de la France, à l'égal de sainte Jeanne d'Arc. Voir Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade, page 355)

  • le 03 mai : premières barricades de Mai 68.


La police, à la demande du recteur, fait évacuer la Sorbonne où se tient un meeting étudiant. Des barricades font leur apparition sur le boulevard St-Michel et dans le Quartier Latin, en dépavant les rues, renversant les voitures ou en abattant des arbres. Il y a de nombreux blessés des 2 côtés et environ 600 interpellations (dont Cohn-Bendit et Sauvageot).

Marchais fustige, dans un éditorial de "L'Humanité", "l'anarchiste allemand Cohn-Bendit" et raille les " « révolutionnaires » (...) fils de grands bourgeois (...) qui rapidement mettront en veilleuse leur flamme révolutionnaire pour aller diriger l'entreprise de papa et y exploiter les travailleurs".

Lois Spalwer

Posté le 3 mai 2016 à 05h09 | Lien permanent | Commentaires (4)

02 mai 2016

Centenaire de Fatima

Samedi prochain, 7 mai : 1er samedi du mois

(Pour des horaires de messe en certains lieux, cliquez ICI)

Lettre de liaison n° 26 (30 avril2016)    

Chers amis,

Dans la précédente lettre de liaison, nous avons vu tout ce que l'Ange avait appris aux petits pastoureaux au cours de sa première apparition, non seulement une prière, mais aussi quelle attitude avoir pour une véritable prière, à qui l'adresser pour qu'elle soit efficace et quels en seront les fruits. Venons-en maintenant au texte lui-même de cette courte prière.

« Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je vous aime. »L'Ange indique ainsi quel est notre premier devoir : l'adoration et l'exercice des trois vertus théologales. Ces vertus nous disposent à vivre en relation avec la Sainte Trinité. Elles ont Dieu pour origine, pour motif et pour objet. (Catéchisme de saint Pie X). Elles sont au sommet de toutes les vertus, car elles font précisément notre union à Dieu, tout particulièrement la Charité.

L'Ange poursuit : « Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas et qui ne vous aiment pas. » Cette demande est un des points essentiels du message de Fatima, peut-être même le plus important.(voir aussi lettres n° 3 et n° 7). Qu'y est-il dit ? Qu'il y a des gens qui ne plaisent pas à Dieu parce qu'ils ne L'adorent pas et ignorent les vertus théologales. Est-il situation plus triste ? L'Ange nous apprend que nous pouvons les sortir de cette situation en demandant pardon pour eux.

L'année suivante, Notre-Dame dira la même chose aux petits voyants avec des termes encore plus forts : « Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs. Car beaucoup d'âmes vont en enfer parce qu'elles n'ont personne qui se sacrifie et prie pour elles. » (Apparition du 19 août 1917, voir lettre de liaison n° 9). Phrase qu'il est possible de tourner positivement en disant : beaucoup d'âmes seront sauvées si des personnes prient et se sacrifient pour elles. C'est bien le sens de la prière de l'Ange. Et c'est aussi ce que Notre-Seigneur enseignera quelques années plus tard, le 25 février 1922,  à sœur Josepha Ménendez : «  Les pécheurs excitent la colère divine. Mais les âmes qui M'aiment, s'immolent et se consument comme victimes de réparation, attirent la Miséricorde de Dieu et voilà ce qui sauve le monde. »

Réparer par nos prières et nos sacrifices les fautes commises par les pécheurs, « voilà ce qui sauve le monde » ! Un tel acte de réparation est une très belle façon d'exercer la miséricorde envers celui qui est dans le péché. Toutefois, il ne faut pas se méprendre sur la notion de miséricorde. Le christianisme n'exalte pas n'importe quelle forme de miséricorde. La miséricorde dont l'Évangile fait une béatitude (« Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront Miséricorde » - Mat. V, 7) est autre chose qu'un simple attendrissement indifférencié sur la faute d'autrui, ou sur sa souffrance. La miséricorde évangélique s'adresse à la misère et non au péché. Il convient de faire la distinction.

En effet, il y a deux formes de mal dans le monde : le mal voulu et le mal subi. Le premier est le péché, le second la misère. Saint Thomas parle de mal de coulpe et de mal de peine. Il y a une différence capitale entre ces deux notions qui s'opposent complètement, car un même mal ne peut pas être, à la fois et sous le même rapport, volontaire et involontaire. Ces deux formes du mal entraînent donc deux réactions différentes :

  • Le premier, le mal voulu ou péché, parce qu'il est volontaire et dans la mesure où il est volontaire, appelle la réprobation et l'indignation.
  • Le second, le mal subi ou misère, parce qu'il est involontaire et uniquement dans la mesure où il est involontaire, appelle la compassion et la miséricorde.

Le péché s'oppose à la Miséricorde de Dieu. Loin de la provoquer, il provoque sa Justice. Mais dès que la volonté de faire le mal se retire, dès que le repentir s'installe, que le pécheur regrette sa conduite, il devient misère et alors objet de miséricorde. La plus belle illustration nous en est donnée par Notre-Seigneur Lui-même dans les paraboles, en particulier celle de l'enfant prodigue et celle du pharisien et du publicain.

Dans la pratique, un mal peut être à la fois en partie voulu et en partie subi. Car, dans l'homme, la faiblesse est beaucoup plus fréquente que la malice. Dès lors, nous devons présumer que la faute du pécheur est plus due à la faiblesse qu'à la malice, et nous devons avoir compassion du pécheur, non pas en tant que pécheur voulant le mal, mais en tant que misérable, subissant le mal, même si au départ il y a ou il y a eu volonté de sa part. C'est dans ce sens qu'il faut comprendre le parole de l'Ange : « Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas et qui ne vous aiment pas»

Alors admirons la beauté de cette prière, méditons-la et aimons la faire monter souvent tout au long de la journée vers notre Créateur. Que ces mois qui nous rapprochent du centenaire soient pour tous une occasion de s'y exercer.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.

    Yves de Lassus

Président de Cap Fatima 2017 (www.fatima100.fr)

Informations diverses

Lors de la messe de clôture de l'ostension de la sainte Tunique d'Argenteuil, le 10 avril dernier, le cardinal Sarah termina ainsi son sermon :

Chers frères et sœurs, nous sommes invités à considérer attentivement l'importance de la présence de Marie dans la vie de l'Église et dans notre existence personnelle.

Prions le Rosaire, l'Angélus, chaque jour, dans nos familles ou individuellement... Confions-nous à Elle, consacrons-nous à son Cœur Immaculé, et consacrons-lui nos familles, en particulier tous ces jeunes qui se préparent au mariage : nous sommes ses enfants bien-aimés ! Qu'Elle nous aide à être des témoins courageux de son Fils, des missionnaires intrépides de la Nouvelle Évangélisation pour que la Tunique sans couture du Christ puisse revêtir chaque homme assoiffé de vérité. Amen.

Suivons donc le conseil du cardinal. Continuons à être des apôtres de cette consécration : consacrons nos familles, nos écoles, proposons à notre curé de consacrer ou de renouveler la consécration de notre paroisse, etc.

Nous allons entrer dans le mois de mai, le "mois de Marie". Quelle plus belle occasion pour se consacrer pour ceux qui ne le sont pas encore ! Une consécration est prévue le 31 mai prochain (fête de Marie Reine dans le rit extraordinaire, fête de la Visitation dans le rit ordinaire)avec une préparation commençant le 1er mai.

Marie est à la fois reine des Anges et reine de la Paix. Elle est donc doublement la reine de l'Ange de la Paix qu'elle nous a envoyé il y a cent ans pour nous préparer au message qu'elle délivrera l'année suivante : Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Alors n'attendons pas et consacrons-nous dès maintenant à son Cœur Immaculé.

Samedi prochain est le premier samedi du mois. N'oublions pas la communion réparatrice ce jour-là. Pour nous aider à faire la méditation de 15 minutes demandée par Notre-Dame sur les mystères du rosaire, des méditations rédigées par l'abbé Delagneau ont été mises sur le site avec son aimable autorisation.

Un compte Facebook a été ouvert par une personne amie. Pour y accéder, recherchez "CAP Fatima 2017"une fois sur Facebook, ou entrez l'adresse suivante dans un moteur de recherche :

https://www.facebook.com/capfatima2017/.

Cliquez ensuite sur "j'aime" afin de suivre toutes les publications.

Lois Spalwer

Posté le 2 mai 2016 à 23h44 | Lien permanent | Commentaires (0)

Merveilles de la Création

A découvrir ici si la vidéo ne fonctionne pas.

 

Lahire

Posté le 2 mai 2016 à 21h57 | Lien permanent | Commentaires (0)

Une église à vendre 70.000 euros dans le Pas-de-Calais

Triste conséquence d'une France qui renie ses origines et qui obère son avenir.

Lahire

Posté le 2 mai 2016 à 21h46 | Lien permanent | Commentaires (0)

Sophie Montel préfère protéger les animaux que les petits d'hommes

Sur Boulevard Voltaire, Gabrielle Cluzel revient sur les propos de Sophie Montel :

Fn-avortement"[...] Passons sur la forme, sur cet enfilage de perles éculées, de lieux communs ampoulés que même une stagiaire de Femme actuelle hésiterait à coucher sur le papier, sur ce morceau de bravoure au service d’un féminisme idéologique dont il apparaît un peu plus évident chaque jour qu’il crève, la bouche ouverte, de ses contradictions – son insondable démagogie envers l’islam n’étant pas la moindre. 

Passons sur le choix d’Olympe de Gouges – grande figure pour la franc-maçonnerie féminine (une fédération de 200 loges porte son nom) que Ségolène Royal rêvait de panthéoniser -, comme si, pour tromper l’adversaire, il fallait absolument courir, langue pendante et queue frétillante, derrière ses égéries… et finir surtout par se tromper soi-même. 

Passons même sur le fond, que l’on pourrait pourtant démonter point par point, les stériles « sanctuaire » « contraception » et « avortement » de madame Montel n’abritant que des idoles tyranniques, devant lesquelles, à l’échelon individuel, les femmes sont aujourd’hui forcées de se prosterner, quelles qu’en soient les conséquences pour leur santé physique et psychologique – tu parles d’une « sublimation » ! – et qui, à l’échelon collectif, sont évidemment les premières responsables de ces flux migratoires que prétend fustiger madame Montel. Il n’y a remplacement exogène en Europe que parce que le remplacement endogène, des parents par les enfants, n’a pas lieu. Et une comparaison entre les chiffres de l’avortement et de l’immigration illustre bien ce phénomène de vases communicants.

Passons sur tout cela, car le simple aspect tactique laisse déjà pantois : la presse bruit de cette ligne de fracture entre un FN conservateur dit « Front Marion » et un FN chevènementiste dit « Front Philippot ». Jusqu’à dimanche, les responsables du parti pouvaient encore nier, colmater la brèche, parler d’un fantasme des médias, ménager la chèvre et le chou, rassurer la carpe et le lapin par des non-dits et un statu quo pragmatiques, Marine Le Pen n’ayant pas trop de tout cet électorat hétéroclite pour la porter à l’Élysée. « On ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens », disait le cardinal de Retz. Par le discours sans équivoque sus-évoqué, le FN risque d’en faire l’expérience à ses dépens. 

On me souffle que Sophie Montel est à l’origine d’un collectif consacré à la protection animale. C’est tout à son honneur. Dommage qu’elle ne fasse pas preuve de la même aménité à l’endroit des petits d’hommes. Et qu’elle renvoie du FN une image de caniche toiletté tenu en laisse par le politiquement correct."

Michel Janva

Posté le 2 mai 2016 à 20h48 | Lien permanent

Suite aux propos de Sophie Montel, Jacques Bompard et Le Salon Beige organisent une journée parlementaire

Jacques Bompard, député non inscrit du Vaucluse, a, comme la rédaction du Salon beige, été scandalisé par les propos de Sophie Montel, député européen et conseillère régionale du Front national. La défense de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle, est le B-A BA de tout combat politique visant à redresser la France. Ensemble, nous organisons donc une réunion de débat et de travail à l'Assemblée nationale, avec des représentants de la "droite hors les murs" et des représentants du monde pro-vie français.

Les places étant très limitées, inscrivez-vous le plus vite possible dans le formulaire ci-dessous. Et, même si vous ne pouvez pas venir, inscrivez-vous pour suivre les débats (en direct ou en différé sur le Salon beige). A la veille d'échéances électorales importantes, montrons clairement aux hommes politiques que nous ne lâchons rien de nos convictions. Soyons des milliers à soutenir cette initiative… sans quoi nous ne pourrons pas nous plaindre que la défense de la vie disparaisse des programmes politiques !

Le député Jacques Bompard et Le Salon Beige s'associent pour une journée pour la vie :

Innocent-enfant-à-naître-foetus"Outrés par les propos de Sophie Montel, qui ne peuvent s’apparenter au mieux qu’à de l’ignorance politique et au pire à de bien tristes desseins, nous avons décidé, avec le Salon Beige, d’apporter une réplique constructive.

Aussi, j’organiserai le mardi 31 mai prochain, une journée parlementaire sur le sujet : « Le combat pour la vie, principe non négociable de la politique ». En sortira une somme de réflexions qui sera transmise à tous les acteurs politiques. Sans lutte pour la restauration de la dignité humaine, l’investissement politique repose sur des bases de sable au jour où l’évidence du manque de murs porteurs ne cesse d’apparaitre !

Le programme vous sera rapidement transmis ! Attention les places seront très limitées, il faudra s’inscrire rapidement."

Michel Janva

Posté le 2 mai 2016 à 19h57 | Lien permanent

La mère d'une des victimes du 13 novembre ne veut pas que ses impôts servent à entretenir Abdeslam

IndexChloé Boissinot a été tuée par les balles des terroristes à Paris, sur la terrasse du Carillon le 13 novembre dernier. Quand sa mère, Elisabeth, apprend les conditions de détention de Salah Abdeslam et surtout, quand elle reçoit les impôts de sa fille, son sang ne fait qu'un tour et elle écrit à François Hollande, puis sur sa page Facebook, qu'elle ne paiera plus ses impôts car elle ne veut pas qu'ils servent à défendre l'assassin de sa fille :

"J'ai reçu un courrier au nom de Chloé. C'était les impôts qui lui demandaient de payer la somme de 900 €. C'est incroyable de recevoir ce type de lettre cinq mois après. [...] Quand j'ai appris que nos impôts serviraient à payer la détention d'Abdeslam, j'ai décidé d'écrire une lettre à François Hollande, je ne voulais pas garder ça en moi. Je ne veux pas que cet argent serve à défendre cet assassin (ndlr : assassin présumé). Vous savez, beaucoup de gens pensent comme moi mais ils n'ont pas forcément envie de se battre autant. Je parle en mon nom propre, je ne veux associer personne. Si je dois être punie, je le serai mais je veux que ce soit moi, pas les autres.[...]

J'ai écrit à François Hollande en lui disant que je ne paierais que si j'avais la certitude qu'aucun de ces euros ne serve à ce mec-là. Ce gars ne devrait même pas avoir de justice, on lui accorde trop d'importance. Tout le monde va se souvenir de lui et pas de nos enfants. Je suis en colère à cause de ça. Ce n'est pas mon travail à moi de payer tout son confort. Je suis prête à aller en prison si on ne me répond pas favorablement.[...]

On accorde beaucoup trop d'importance à ces tueurs. Ce mec est bichonné dans sa cellule et on le voit dans tous les médias. A chaque fois qu'on parle de lui c'est comme si on enterrait nos enfants. Il ne faut plus parler de lui jusqu'au procès car on lui donne une chance supplémentaire. Ceux qui sont en Syrie doivent bien rigoler, ils doivent se dire que la vie est belle en prison en France. [...] On ne parle jamais des blessés par exemple qui tombent dans l'oubli. Même mes petits enfants de quatre ans savent qui c'est Abdeslam. C'est très dur de revoir son visage chaque jour à la télé."

Marie Bethanie

Posté le 2 mai 2016 à 19h40 | Lien permanent | Commentaires (24)

Avortement : le SIEL prend le contrepied de Sophie Montel

Communiqué de Frédéric Pichon, vice-président du SIEL :

"Comme l'a rappelé à plusieurs reprises Marine Le Pen lorsqu'elle dénonce les avortements de "confort", l’avortement est et reste un drame humain et ne sera jamais un acte médical ordinaire.

Il est donc urgent d’offrir des alternatives à l’avortement en permettant à des jeunes femmes qui le souhaitent de garder leur enfant.

Bien plus il convient d’enrayer la culture de mort et de promouvoir en état d’esprit qui considère l’enfant à naître non comme un fardeau mais comme un don de la vie.

Enfin, il convient de rappeler que la politique familiale doit être un chantier prioritaire pour faire face au vieillissement de la population et à la submersion migratoire. Le renouveau de la France passera aussi par les berceaux."

Michel Janva

Posté le 2 mai 2016 à 17h25 | Lien permanent | Commentaires (21)

«L’islam est étranger à l’Allemagne»

Les délégués du parti anti-immigration AfD, Alternative pour l’Allemagne, ont soutenu un manifeste dénonçant l’islam, le qualifiant d’incompatible avec la Constitution allemande et réclamant l’interdiction des symboles islamiques. Le député de l’AfD, Hans-Thomas Tillschneider, a déclaré :

«L’islam est étranger à l’Allemagne, il ne peut pas se prévaloir du principe de la liberté religieuse au même niveau que le christianisme».

Le manifeste du parti contient une section nommée «L’islam ne fait pas partie de l’Allemagne». Le manifeste demande aussi l’interdiction «des symboles islamique de puissance» tels que les minarets ou la burqa.

Michel Janva

Posté le 2 mai 2016 à 16h57 | Lien permanent

Le grand vide des régions de France

D'Yves Daoudal :

"Il se confirme que l’un des objectifs de la réforme des régions est de porter un nouveau coup aux identités provinciales que la Révolution française avait administrativement supprimées et que la régionalisation avait partiellement ressuscitées.

Après « Hauts de France » qui remplace le Nord et le Pas-de-Calais, voici le « Grand-Est ». L’appellation a été adoptée le 29 avril par le nouveau conseil régional, qui raye ainsi d’un trait de plume l’Alsace, la Lorraine, la Champagne et l’Ardenne…

Le président Philippe Richer ose dire que « pour préserver les identités » la région gardera dans sa communication l’intitulé « Conseil régional d’Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine ». Provisoirement, bien sûr, puisque ce ne sera plus son nom officiel quand le Conseil d’Etat aura validé le nom sans âme de la nouvelle division administrative désincarnée."

Michel Janva

Posté le 2 mai 2016 à 16h41 | Lien permanent

FN : Sophie Montel nommée vice-présidente ?

C'est le bruit qui court au FN après l'exclusion de Bruno Gollnisch et de Marie-Christine Arnautu des instances dirigeantes du parti.

Une façon pour Marine Le Pen de valider ce discours pro-mort :

Michel Janva

Posté le 2 mai 2016 à 16h34 | Lien permanent | Commentaires (37)

La Croix Rouge organise une opération pro clandestins

Avec les dons et autres subventions, la Croix Rouge fait de la propagande pro-clandestins auprès des lycéens français. Militaires et administrations sont présentés comme des obstacles à éviter :

C

Michel Janva

Posté le 2 mai 2016 à 16h24 | Lien permanent

Le bureau politique du FN demande à Arnautu et Gollnisch de quitter leurs fonctions

Le bureau politique du Front national a adopté une motion demandant à Marie-Christine Arnautu et Bruno Gollnisch de quitter leurs fonctions au bureau exécutif et au bureau politique du parti à la suite de leur présence dimanche au rassemblement de Jean-Marie Le Pen pour le 1er mai.

"Le bureau politique du Front national, réuni ce jour à Nanterre, constate le caractère inacceptable de la participation de membres du conseil d'administration (bureau politique) du Front national à une manifestation politique réunissant un grand nombre d'organisations et de personnalités violemment hostiles au Front national et au cours de laquelle des critiques virulentes ont été formulées à l'égard du Front national, de sa ligne politique et de sa présidente".

"En conséquence", le bureau politique "demande à M. Bruno Gollnisch et à Mme Marie-Christine Arnautu de renoncer aux fonctions qu'ils exercent au sein des instances dirigeantes du Front national (bureau exécutif pour Mme Arnautu, bureau politique pour Mme Arnautu et M. Gollnisch)".

Cette motion a été adoptée par le bureau politique (qui compte 42 membres) pour demander leur démission, avec 3 votes contre et 4 abstentions.

Florian Philippot avait réclamé cette sanction ce matin sur RTL. Il a été suivi. C'est lui qui fait la loi au FN. La France apaisée...

Bruno Gollnisch a dit qu'il allait prendre quelques jours pour réfléchir. Marie-Christine Arnautu ne veut pas démissionner :

"J'ai décidé la même chose qu'hier, je ne démissionnerai pas". "Il va falloir qu'ils m'excluent, ça va être toute une procédure disciplinaire à la Jean-Marie Le Pen". "On risque d'arriver à des extrémités que je ne souhaite pas". "C'est un prétexte, parce que peut-être je prends des positions qui dérangent". "Je pourrais demander la démission de Florian Philippot qui s'exprime dans les médias avant la tenue du bureau politique. C'est une faute ça aussi. Il n'est pas plus vice-président du parti que moi!" 

Bruno Gollnisch a été écarté dès ce lundi, avec effet immédiat, de la Commission d'investiture du parti.

Jean-Marie Le Pen estime que le vote ayant eu lieu à mains levées, "il n'a aucune valeur".

"Il s'est déroulé sous l'oeil vigilant des sbires. Ceux qui auraient voté en faveur de Bruno Gollnisch ou de Marie-Christine Arnautu seraient réputés complices. Ce sont des gens qui veulent une investiture et qui serrent donc les fesses. Et là-bas, y'a intérêt!". 

Il en sait quelque chose.

Michel Janva

Posté le 2 mai 2016 à 16h18 | Lien permanent | Commentaires (45)

Toulouse: Une église visée par un incendie criminel

Un incendie criminel a ravagé la porte d’une église du quartier Marengo, dans la nuit de dimanche à lundi.

Peu avant une heure du matin, des noctambules ont aperçu des flammes gigantesques devant l’entrée de la paroisse Saint-Sylve. Ils ont aussitôt appelé les sapeurs-pompiers qui ont circonscrit le feu. 

Michel Janva

Posté le 2 mai 2016 à 16h13 | Lien permanent

La "Loi-Travail" (... selon saint Joseph)

Une belle méditation offerte par les Frères de Chémeré sur le mystère du travail humain et chrétien.

 

"En ce début du mois de mai, tous à vos rosaires pour honorer la Reine des Cieux!

PS. Du 5 au 13 mai, n'oubliez pas la neuvaine au Saint-Esprit pour la préparation à la Pentecôte ..."

Les Frères de Chémeré

Marie Bethanie

Posté le 2 mai 2016 à 15h45 | Lien permanent

Au nom de la tolérance, l'Europe est en train d'ouvrir ses portes à l’intolérance

6a01156fb0b420970c015433591990970c-800wiCe message du Père Henri Boulad à l'Europe date de 2011. Il aurait pu avoir été écrit hier.

[...] "L'Europe est faite d'un triple héritage : gréco-romain, judéo-chrétien, moderne et laïque. Cette modernité a émergé à travers une succession de mutations : Renaissance, Réforme, Révolution française, Lumières, révolutions sociales du 19° siècle. Tout cela s'est cristallisé dans la Charte universelle des Droits de l'Homme dont les principaux éléments sont la liberté, l'égalité, la laïcité, la séparation des pouvoirs, la justice sociale…

Ce noyau dur de valeurs, qui constitue l'âme de l'Europe, est à développer, à faire fructifier.

Mais aussi à défendre, car il est doublement menacé. De l'intérieur car la notion d'un progrès à courte vue, a tendance à engendrer une société matérialiste, hédoniste, égoïste, tentée de s'étourdir par un divertissement perpétuel pour combler le vide qui l'habite. De l'extérieur car du fait de l’évolution démographique qui s’y manifeste, l’Europe s’expose à la situation qui prévaut dans la majorité des 57 pays à majorité musulmane : une liberté religieuse réduite, voire inexistante, une liberté d’expression soumise aux contraintes de la sharia, comme le précise la Déclaration islamique des droits de l’homme du Caire ( 1990).

Au nom de la tolérance, l'Europe est en train d'ouvrir ses portes à l’intolérance. Au nom de la démocratie, le risque est de voir vos enfants et petits enfants  vivre dans une société totalement différente où les non-croyants ou croyants en d’autres religions, les dhimmis, auraient moins de droits que ceux de la majorité de la population. Ceci signifierait un retour aux pires moments de la domination religieuse de type médiéval qu'a connu l'Europe dans le passé et dont elle s’est heureusement affranchie.

Les valeurs européennes conquises de haute lutte après des siècles de combat, l'Europe va-t-elle prendre le risque de les brader par simple effet d’une immigration conduisant à terme à une modification fondamentale de la composition de la société ? Le règne du "politiquement correct" doit-il empêcher de dénoncer ce risque à long terme pour l’Europe ? La diversité est un facteur théorique d’enrichissement mutuel mais l’observation des pays à majorité musulmane montre que la multiculturalité n’a pas vocation à s’y épanouir.  Qu’en sera-t-il, dès lors, de l’Europe et de ses libertés dans quelques décennies ? N’oublions pas ces réflexions lors du débat sur l’adhésion de la Turquie à l’Europe. Comme pour tout organisme, il existe "un seuil de tolérance" au-delà duquel tout corps est menacé d'éclatement, de dissolution, de désintégration. Dans ce contexte, vouloir introduire la Turquie dans l'UE, tient de l'inconscience. Une telle démarche représenterait un véritable suicide pour une Europe qui peine à sauver son identité et ne parvient déjà pas à se construire. La Turquie n'est européenne ni géographiquement, ni historiquement, ni culturellement. Elle a toujours été pour elle un danger et une menace. [...]

L'Europe est aujourd'hui menacée dans ses fondements, dans son âme. Il est grand temps d'en prendre conscience. L’Europe doit  défendre à tout prix son identité. Ce n'est pas un droit, c'est un devoir – un devoir vis-à-vis des générations futures et de l'ensemble de l'humanité."[...]

Henri Boulad, sj,

Chrétien égyptien d’origine syrienne,
Directeur du Centre Culturel Jésuite d'Alexandrie,
Ancien recteur du Collège des Jésuites au Caire,
Et ancien vice-président de Caritas Internationalis pour le Monde arabe.

Alexandrie, 27 juin 2011

Marie Bethanie

Posté le 2 mai 2016 à 15h30 | Lien permanent


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