17 août 2017

Barcelone : Attaque terroriste à la fourgonnette. 2 suspects arrêtés. 13 morts

La police vient d'annoncer qu'il s'agissait d'une attaque terroriste. Au volant d'une fourgonnette, un terroriste a foncé il y a quelques instants dans la foule à Barcelone, en Espagne, sur l'artère touristique de Las Ramblas . Selon la police, il y aurait plusieurs blessés et 2 morts. Le chauffeur s'est enfui. Les auteurs présumés se seraient barricadés dans un restaurant turc. La fourgonnette aurait parcouru 530 mètres avant de percuter un kiosque.

L'homme est retranché dans un bar :

13 personnes seraient mortes, selon des sources policières relayées par El Pais.

El Pais diffuse la photo d'un suspect, Driss Oukabir, identifié comme ayant loué la camionnette.

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Son compte Facebook indique qu'il serait de Marseille:

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Le gouvernement a dévoilé un nouveau bilan officiel : au moins 13 morts et 80 blessés, dont quinze dans un état grave.

Un second tueur a été arrêté par la police. Un troisième tué.

Daech revendique l'attentat, via son agence Amaq.

Michel Janva

Posté le 17 août 2017 à 17h56 | Lien permanent | Commentaires (15)


Loi de moralisation : nouvelle marche vers le gouvernement des juges

Le député Emmanuelle Ménard explique dans Minute pourquoi elle s’est opposée à l’article 1 de la loi de « moralisation ». Extrait :

Stories.virtuemart.product.2833_page_01nsp_106"Dans l’hémicycle, vous avez utilisé ces mots : « châtrer d’abord le langage, puis la pensée elle-même ».Vous n’exagérez pas un peu ?

Je suis attentive aux mots, à leur emploi. Or, que constate-t-on ? Que, systématiquement, on préfère des périphrases au simple constat, à la simple transcription de ce qui est. Les mots ne servent plus à dire, ils sont utilisés pour cacher. Sans parler de la novlangue en cours dans le monde politique qui est un peu le nouveau village Potemkine : plus besoin de cacher le réel derrière des palissades, il suffit de ne plus le nommer pour, à l’heure des médias triomphants, qu’il n’existe plus. Jusqu’au moment où la réalité se venge et vous saute à la gorge...

De même, vous estimez que cette loi, du moins cet article 1, mettra encore plus de distance entre les élus et les Français. Pourquoi donc ?

C’est justement cette occultation du réel qui participe de la distance toujours croissante entre ceux qui détiennent le pouvoir, ou même une parcelle de pouvoir, et le simple citoyen. Ne se retrouvant plus dans la description de ce qu’il vit, dans les mots employés pour dire ce qu’on lui dépeint comme son quotidien, il a le sentiment – malheureusement pas toujours faux... – que les élus vivent dans un autre monde que lui. Et, du coup, ne connaissent rien de la dureté de la vie de ceux qui n’ont pas le privilège de partager les ors de la République. En nous plaçant sous la menace de poursuites à l’issue très dangereuse, nous pourrions êtes amenés à ne plus faire état du réel et, donc, à accentuer cette distance entre les Français et leurs élus.

Michel Janva

Posté le 17 août 2017 à 17h52 | Lien permanent


L'évolution de l'avortement en Allemagne

L'ECLJ a publié une dernière série de vidéos de la conférence organisée le 22 juin à la COMECE sur le thème de "La Prévention de l’avortement en Europe".

Les conférenciers livrent une analyse sur la législation de leur pays d'origine au sujet de l'avortement : Allemagne, Italie, Macédoine, Slovaquie... afin de comparer les bonnes et mauvaises pratiques des différents pays européens. Toutes les vidéos des conférenciers ainsi que les textes des interventions (en Français et Anglais) sont sur une page du site accessible ici.

Voici la conférencière allemande, le Dr Petra Cador, qui s'exprime en français :

Michel Janva

Posté le 17 août 2017 à 16h21 | Lien permanent


A l'Assomption, Marine Le Pen évoque les chrétiens persécutés

Deux jours après la fête nationale du 15 août, je m'aperçois qu'il n'y a toujours rien sur le site de l'Elysée, où tout le monde semble être parti en vacances.

A défaut, voici le tweet de Marine Le Pen, souhaitant une bonne fête de l'Assomption :

On a pu trouver quelque journaliste inculte sur Tweeter reprochant de ne pas respecter la laïcité, confondant ainsi un régime laïc, dans lequel l'expression religieuse est légitime, avec un régime athée.

Michel Janva

Posté le 17 août 2017 à 15h12 | Lien permanent


"Nous sommes petits et ignorants mais nous avons un gros paquet d'orgueil. Nous sommes les plus aveugles quand nous pensons que nous voyons le mieux."

Michael D. O’Brien, peintre et écrivain canadien, est l’auteur de nombreux romans dont Père Elijah, La librairie Sophia, Une île au coeur du monde, Theophilos, L’odyssée du père, Père Elijah à Jérusalem et Le fou de New York, tous publiés en français chez Salvator.

Son nouveau roman, Etrangers et de passage, paru en juin 2017, se déroule en Colombie Britannique, où il retrace, sur un siècle et quatre générations, la vie d’Anna et Stephen Delaney et de leurs descendants. À la fin de la Grande Guerre, Anna, une Anglaise très cultivée, débarque dans cette province du Canada, avec des rêves d’aventure et le désir de tourner le dos au monde civilisé. C’est là qu’elle rencontre Stephen, un trappeur, immigré irlandais, qui fuit son passé. Dans ce roman, l'auteur explore le mystère de l’existence, l'amour, le bien et le mal... Extrait :

I-Moyenne-10504-etrangers-et-de-passage.aspx"Y a des mauvais et des bons esprits dans le monde, Tan. Les chiens parfois reconnaissent un mauvais esprit, ils grognent et ils ont peur. Ils reconnaissent aussi les bons. Les animaux savent. Le monde des esprits est dangereux. Y a une vraie bataille terrible qui se déroule !" [...] Quand le garçon raconta cela à son père, Ashley eut l'air dégoûté. "Encore des démons, hein ? Tan, tu t'apercevras qu'il est plus dur de déloger les préjugés d'un homme sur le surnaturel que d'apprendre à lire à un chien." Cela mit un terme à la discussion.

Excepté une dernière conversation avec son autre grand-père. Quand il fut interrogé, le vieil Irlandais s'avéra avoir de vraies convictions sur le sujet. "Regarde la lumière, garçon. Elle a l'air invisible, non ?" "Oui." "Mets là à travers un prisme et tu obtiendras toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Sais-tu qu'un cerf ne voit pas les couleurs que nous voyons ? Il est daltonien et c'est pourquoi les chasseurs peuvent porter de l'orange vif sans se faire remarquer. Eh bien, je pense que d'une certaine façon nous sommes comme les cerfs. Nous sommes aveugles à certaines couleurs, à certains esprits, à des parties de ce qui est réel. Nous sommes petits et ignorants mais nous avons un gros paquet d'orgueil. Nous sommes les plus aveugles quand nous pensons que nous voyons le mieux." [...]

"Tan, nous avons quelque chose de bien plus puissant que tous les bons ou mauvais esprits de l'univers, plus puissant que tout le savoir humain. Nous avons le droit de décider si nous allons faire le bien ou le mal. Cela fait de nous quelque chose de spécial, fiston, et de dangereux aussi." Il tirait sur sa pipe. Ils réfléchissaient ensemble.

"Bien sûr qu'il y a de mauvais esprits. Je les ai vus à l'oeuvre. Je les ai entendus chuchoter dans mon coeur. Ce sont des menteurs, des bluffeurs. Mais ils te dirigeront si tu les laisses faire. Résiste-leur et ils s'enfuiront".

"Mais pourquoi ? Pourquoi est-ce comme cela ?"

"Je n'ai pas beaucoup de réponses, Tan. Je suppose que c'est le vieux problème du mal. Quand nous manquons de mots nous appelons cela un mystère."

Michel Janva

Posté le 17 août 2017 à 14h51 | Lien permanent


20 000 adhérents à jour de cotisation pour LREM

Lu dans Les 4 Vérités :

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Michel Janva

Posté le 17 août 2017 à 13h22 | Lien permanent


Une sénatrice siège vêtue d’une burqa

En Australie. Sous l’œil médusé de ses collègues, elle rejoint son siège entièrement couverte d’une burqa avant de dévoiler son visage. Pauline Hanson, sénatrice de One Nation, s’est présentée, jeudi 17 août, au Parlement vêtue de ce vêtement dans le cadre d’une campagne visant à interdire son port dans le pays.

Michel Janva

Posté le 17 août 2017 à 11h43 | Lien permanent


19 août : conférence de Mgr Aillet à l'abbaye de Kergonan (56)

Samedi 19 août à 17h30, à l’abbaye Sainte-Anne de Kergonan (Plouharnel : 56340) conférence de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron : « L’urgence de la mission ».

L’auteur signera ses livres.

Il présidera la messe dimanche 20 août à 10h et rencontrera les fidèles ensuite.

Michel Janva

Posté le 17 août 2017 à 10h46 | Lien permanent


Les patrons de TPE sont-ils vraiment enthousiastes ?

De Jean Rouxel dans Les 4 Vérités :

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Michel Janva

Posté le 17 août 2017 à 10h27 | Lien permanent


Il y a quelque chose de pourri au Royaume de France

Viot-couvLoin d’être de la catégorie des girouettes agitées par le vent, le Père Viot tient fermement sa boussole, dit de lui Mgr Di Falco. L’évêque luthérien et le dignitaire franc-maçon qu’il fut n’a jamais idolâtré les “Lumières” et, comme son maître Joseph de Maistre, il regarde plus que jamais la Révolution française comme la pire catastrophe arrivée à notre pays. Son cri d’alarme en cette année 2017 qui voit se succéder élection présidentielle et jubilé des apparitions de Fatima identifie clairement les maux qui tuent la France et que cristallise l’idéologie de François Hollande, dont l’apostasie lui apparaît comme beaucoup plus grave que celle du célèbre empereur Julien.

À l’origine d’un pacte “républicain” de plus en plus exécrable parce que fondé contre le christianisme, la République poursuit à ses yeux une œuvre continue de destruction spirituelle et politique en substituant à l’âme catholique française un universalisme contre nature et étranger aux valeurs judéo-chrétiennes.

Le Père Viot s’interroge aussi sur l’état de narcolepsie d’une Église prisonnière de son ouverture au monde et devenue de plus en plus étrangère à la Mission, regrettant son indigence de “traitement” de la mort et des fins dernières, son malaise face au politique, ses difficultés avec la pratique religieuse et son incessant déclin. Dénonçant les ambiguïtés du dialogue interreligieux, en particulier avec l’islam, son propos appelle à un sursaut de la Foi et à une refondation du pacte de Reims, celui de nos rois, de Jeanne d’Arc, qui fit et refera la France.

Présentation par Guillaume de Thieulloy :

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Michel Janva

Posté le 17 août 2017 à 10h24 | Lien permanent


Ils sont déjà revenus

870x489_img_1048Après l'évacuation, le 7 juillet dernier, du camp d'immigrés clandestins de la porte de la Chapelle, dans le nord de Paris, au moins 1 500 personnes y sont revenues.

Le système est désormais bien rôdé.

Michel Janva

Posté le 17 août 2017 à 07h59 | Lien permanent


Extermination d'une partie de la population, diagnostiquée non conforme avant la naissance

CBS news constate :

« A mesure que les tests de dépistage prénatal se répandent dans le monde, le nombre d’enfants nés atteints de trisomie 21 ou d’autres pathologies diminue, car lorsque le dépistage révèle une anomalie, beaucoup de parents choisissent de mettre fin à la grossesse ».

Certains pays tiennent à jour des statistiques et leurs résultats sont significatifs :

  • les Etats-Unis ont un taux d’avortement pour la trisomie 21 estimé de 67% (1995-2011), et 6 000 enfants naissent atteints de trisomie 21 chaque année ;
  • en France le taux d’avortement pour la trisomie 21 est de 77% (2015) ;
  • au Danemark de 98% (2015).
  • En Islande, plus de 4 femmes sur cinq ont recours au dépistage prénatal et près de 100% de celles qui reçoivent un résultat positif avortent.

L’Islande est donc proche « d’éradiquer les naissances d’enfants atteints de trisomie 21 ». Avec une population d’environ 330 000 habitants, seul un à deux enfants atteints de trisomie 21 naissent chaque année, « à cause d’une erreur de dépistage »...

Michel Janva

Posté le 17 août 2017 à 07h51 | Lien permanent


Le christianisme a toujours proposé la vision du ciel

Lors de la fête de l'Assomption, Mgr Camiade, évêque de Cahors, a prêché à Rocamadour :

8"[...] Dans la culture actuelle, il est bien vu d’avoir une vision. Un chef d’entreprise, un homme politique, quiconque exerce une autorité est supposé avoir une vision, qu’il partage avec ses collaborateurs, avec ceux qui sont supposés le suivre dans ses projets. Si un chef n’a pas de vision, on ne le suit pas. Notre époque est post-révolutionnaire et elle n’est plus très régimiste : on ne suit plus le roi parce qu’il est le roi légitime ni le gouvernant parce qu’il est chargé de gouverner, mais seulement si nous parvenons à adhérer à sa vision. Nous sommes aussi dans une époque qu’on dit post-moderne et parfois post-rationaliste alors, même avec des arguments justes et une expertise sûre, sans vision, vous ne pouvez pas convaincre et vous ne suscitez aucune confiance, aucune adhésion, aucune action concertée.

Le christianisme a toujours proposé la vision du ciel. Il ouvre sur la confiance dans un au-delà qui s’est donné à voir dans le Christ, depuis que le roi du ciel a pris chair dans le ventre de la Vierge Marie. La vision de l’Assomption, décrite par celle du passage de l’Apocalypse que nous avons entendu en première lecture, est la vision d’une femme solaire ou plus précisément “enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête”. Et cette femme va enfanter un roi des nations. La tradition de l’Église a reconnu la Vierge Marie dans cette vision. [...]"

Michel Janva

Posté le 17 août 2017 à 07h38 | Lien permanent


En vacances chez un trafiquant de drogue ? Les ministres avaient été prévenus

Deux ministres du gouvernement, Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre chargé de la Transition énergétique et Gérald Darmanin ministre des Comptes publics, passent leurs vacances au nord d'Ajaccio, dans une grande villa de 180 m2 louée 4.000 euros la semaine révèle Mediapart. La demeure appartient à Christelle Godani, miss Corse 1993 et compagne de Gilbert Casanova, ancien président de la chambre de commerce d'Ajaccio et de la Corse-du Sud, lourdement sanctionné par la justice pour trafic de drogue.

Les deux ministres annoncent qu'ils vont porter plainte contre Mediapart. Gérald Darmanin affirme ne pas avoir eu connaissance de l'identité du propriétaire : 

“Je tombe des nues ! Cette villa a été louée par des amis de l’Eure, avec qui nous partageons les frais de location. Je ne connais pas les propriétaires. Je dors et je bois du rosé, je commence juste à déconnecter. Vous êtes la première personne à me parler de cela ! Si la police nous avait dit ne ne pas y aller, j'aurai évidemment suivi le conseil. Je viens du Nord, je ne suis pas au courant des subtilités corses”. 

Pourtant, Valeurs Actuelles cite un policier :

Dès le 21 juillet, nous avons allumé les warnings et alerté la préfecture de Corse-du-Sud. Comme personne ne réagissait, le directeur adjoint du cabinet du premier ministre, Thomas Fatome, a été prévenu par un appel privé, le 8 août. Mais visiblement, personne n’a déconseillé au ministre de séjourner à cet endroit… C’est incompréhensible !”

Michel Janva

Posté le 17 août 2017 à 07h34 | Lien permanent


Donald Trump fait plier le dictateur nord-coréen Kim Jong Un

Le dictateur communiste nord-coréen a finalement décidé de suspendre les tirs de missiles près de l’île américaine de Guam. C’est ce que rapporte mardi l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA. Kim Jong Un fait donc un pas en arrière, mais demande en échange à ce que la Corée du Sud et Washington renoncent à des exercices militaires à grande échelle qui doivent commencer prochainement. 

Donald Trump avait fait monter la pression ces derniers jours en déclarant que son armée était prête à en découdre contre le régime nord-coréen. Depuis une semaine, les Etats-Unis se préparaient à l’éventualité d’une attaque nord-coréenne sur la petite île du pacifique sur laquelle sont stationnés en permanence près de 6 000 soldats américains.

Les médias reprochaient à Donald Trump son inconscience, mais visiblement, c'est lui qui avait raison sur ce dossier.

Michel Janva

Posté le 17 août 2017 à 07h15 | Lien permanent


Le retour des djihadistes en Europe

Plus de 5000 Européens ont rejoint Daech entre 2011 et 2016. Un rapport remis à l'Union européenne estime que «1200 à 3000» pourraient revenir. 

Les services français ont comptabilisé environ 460 enfants résidant sur le territoire de Daech susceptibles de rentrer en France.

Qu'est-il prévu pour protéger les Français ?

Michel Janva

Posté le 17 août 2017 à 07h08 | Lien permanent


Une pétition à l'échelle européenne contre l'immigration subie

Karim Ouchikh explique sur Boulevard Voltaire l’originalité de la pétition qu’il vient de lancer avec Renaud Camus au niveau européen. Il appelle les citoyens qui souhaitent s’opposer à la submersion migratoire décidée sans leur accord, à se mobiliser et à entrer en résistance. D’ores et déjà, la mobilisation de la société civile a permis de faire bouger les lignes en Italie, en Libye et au sein de plusieurs gouvernements européens.

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Michel Janva

Posté le 17 août 2017 à 07h05 | Lien permanent


C’est arrivé un 17 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 août 682 : élection du pape saint Léon II.
  • le 17 août 1424 : Bataille de Verneuil.

Charles VII est battu par les Anglais du régent, le duc de Bedford, alliés aux Bourguignons, lors de la bataille de Verneuil en Normandie. Malgré le renfort d'un important contingent écossais, l'armée du « Dauphin » ne peut résister aux archers anglais, commandés par Jean de Lancastre. Véritable duel d'archerie, la bataille se solde par la perte de 6 000 français (la moitié de la troupe) et la mort des commandants écossais John Stuart, grand connétable de France, et Archibald Douglas.

  • le 17 août 1633 ou 1644 ou 1645 : naissance de Jean de La Bruyère.

Jean de La Bruyère est issu d'une famille aisée, il suit des études de droit à Orléans puis revient à Paris. Il est surtout connu pour avoir écrit plusieurs ouvrages dont un seul est passé à la postérité : "Les caractères ou les mœurs de ce siècle", qui paraît en 1688. En 1693, il est élu à l'Académie française.

  • le 17 août 1601 : naissance de Pierre de Fermat, mathématicien français.
  • le 17 août 1648 : prise de Lens par l'archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg.

La chute de la ville est suivie le 20 août par une éclatante victoire française où Condé écrase l'archiduc.

  • le 17 août 1661 : Nicolas Fouquet donne une somptueuse réception à Vaux-le-Vicomte.

Le surintendant des finances Nicolas Fouquet donne une grande fête dans son château de Vaux-le-Vicomte en l'honneur de Louis XIV.

Il fête l'achèvement du château qu'il s'est fait construire à Vaux-le-Vicomte. Il a fait appel aux meilleurs artistes : le buffet est organisé par Vatel ; Molière et Lully présentent une comédie-ballet dans les jardins (dessinés par Le Nôtre) Les Facheux, créée pour l'occasion. Un grand feu d'artifice est donné au-dessus du château. Cet étalage de luxe suscite des questions du Roi, car les caisses du Royaumes sont vides. Louis XIV suspecte des détournements de fonds. Il fait arrêter Fouquet le 5 septembre, à Nantes.

  • le 17 août 1699 : naissance de Bernard de Jussieu, botaniste français.

Bernard de Jussieu naît à Lyon. C'est un célèbre botaniste français qui devient professeur de botanique au service du Roi, à Paris où il décède le 6 novembre 1777.

  • le 17 août 1737 : naissance d'Antoine Parmentier, pharmacien militaire.

Antoine Augustin Parmentier est un pharmacien militaire, agronome, nutritionniste et hygiéniste français. Il est surtout connu pour avoir introduit la pomme de terre en Europe pour lutter contre les famines.

  • le 17 août 1740 : élection du pape Benoit XIV.

Prospero Lambertini, naît à Bologne le 31 mars 1675, et meurt le 3 mai 1758. À la mort de Clément XII, il est élu pape à l'unanimité, après un des plus longs conclaves des derniers siècles qui dure six mois et provoque 254 scrutins.

Benoit XIV confirme la bulle Unigenitus, contre les jansénistes ; crée à Rome une faculté de chirurgie, un musée d'anatomie, et encourage la dissection ; publie la lettre apostolique Immensa pastorum, dans laquelle il condamne les mauvais traitements infligés aux Amérindiens ; il renouvelle les condamnations pontificales à l'égard de la franc-maçonnerie, condamnée en 1751 dans la bulle Providas romanorum.

Le Pape Benoît XIV, par Pierre-Hubert Subleyras.

  • le 17 août 1795 : la Convention vote la Constitution de l'An III, qui définit le Directoire.

Robespierre a disparu mais les révolutionnaires sont toujours là. Et alors que la France a vécu près de 13 siècles avec une constitution en partie non écrite : « Les Lois Fondamentales du Royaume », après 3 ans de révolution elle connaît déjà sa deuxième constitution républicaine. Et l'avenir va montrer combien ce régime n'est pas naturel à la France, puisque les constitutions, les républiques et les empires vont se suivre à un rythme élevé.

  • les 16-17 août 1812 : victoire de Smolensk.

Smolensk est une ville située sur la route de Moscou, que Napoléon avait décidé de conquérir sans combat. Les échecs de Ney entraînent une bataille. Les assauts français et les bombardements d'artillerie mettent le feu à la ville. Les forces russes se replient le 17 août, en bon ordre après avoir perdu 4 700 tués et entre 7 000 et 8 000 blessés. La Grande Armée ne déplore que 700 tués et un peu plus de 3 100 blessés.

  • le 17 août 1892 : signature franco-russe d'une convention militaire.

L'alliance franco-russe est signée par le général Raoul de Boisdeffre, adjoint du chef d'État-major français, et son homologue russe le général Obroutcheff. Elle stipule un soutien mutuel en cas d'attaque de l'un ou autre des signataires par un ennemi (la triple Alliance). La coopération militaire, est accompagnée d'une coopération financière et économique. C'est la révolution communiste russe, impulsée par l'Allemagne qui rompt l'alliance.

L'accord fut conclu non officiellement à l'été 1891 par un échange de lettres entre le ministre des Affaires étrangères Alexandre Ribot et Nicolas de Giers, puis une convention militaire rigoureusement secrète fut signée le 17 août 1892 à l'issue de plusieurs séries de discussions.

  • le 17 août 1908 : premier dessin animé cinématographique projeté à Paris.

C'est au Théâtre du Gymnase à Paris, qu'est projeté le premier dessin animé cinématographique "Fantasmagorie", œuvre du Français Emile Cohl, de son vrai nom Emile Courtet.

  • le 17 août 1944 : le Maréchal Pétain est "invité" par le diplomate Renthe-Fink à partir pour l'est.

Il refuse. Le 19 le diplomate allemand pose un ultimatum au Maréchal, malgré la présence de diplomates étrangers. Le 20 les Allemands l'emmènent de force vers l'Allemagne. Il reste fidèle à sa promesse faite aux Français lors de son discours du 20 juin 1940 :

« J'ai été avec vous dans les jours glorieux. Chef du Gouvernement, je suis et resterai avec vous dans les jours sombres. Soyez à mes côtés. Le combat reste le même. Il s'agit de la France, de son sol, de ses fils. »

  • le 17-25 août 1944 : début de la libération de Paris.

Alors que la Bataille de Normandie n'est pas finie, la Résistance parisienne décide de déclencher son insurrection contre la garnison allemande du Gross-Paris, commandée par le général Dietrich von Choltitz. Le jeudi 17 août, la Radio Nationale, jusque-là sous le contrôle des autorités d'occupation, suspend ses émissions. Le 18 août, les imprimeurs sont en grève, plus aucun journal ne paraît ; les PTT, autre fief électoral du PCF, font de même. Les premières barricades se dressent. De Gaulle insiste auprès d'Eisenhower le 19 août, pour que des unités soient envoyées à Paris. Face au refus américain, il donne l'ordre à la 2e Division Blindée du général Leclerc de libérer la capitale. Le 21 août, les Allemands tiennent encore tous les points clés de la capitale. Le général Leclerc met les Américains devant le fait accompli. Le 23 août, des accrochages ont lieu près des Champs-Elysées, ce qui provoque l'incendie du Grand Palais. Le 25 août von Choltitz se rend.

  • le 17 aout 1945 : les militaires de carrière obtiennent le droit de vote.

Les militaires, citoyens de seconde zone dans la république française?

  • le 17 août 1960 : indépendance du Gabon.
  • le 17 août 1967 : la participation devient obligatoire dans les entreprises.

L'ordonnance du 7 janvier 1959 a introduit la participation facultative aux bénéfices de l'entreprise pour les salariés De nouvelles ordonnances la rendent obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés. C'est un moyen de délier rémunération et contrat de travail, tandis que le blocage des fonds favorise l'épargne populaire. De Gaulle met en application la Doctrine Sociale de l'Eglise, que cette dernière prône depuis plus d'un siècle.

  • le 17 août 1995 : attentat place de l'Étoile à Paris.

Il fait 16 blessés. Cet attentat fait partie des 8 attentats qui touchent la France entre juillet et octobre 1995, à l'instigation du GIA algérien.

Lois Spalwer

Posté le 17 août 2017 à 03h26 | Lien permanent | Commentaires (0)


16 août 2017

Le cardinal Médina dénonce la légalisation de l'avortement au Chili

Alors que le projet de dépénalisation de l’avortement a obtenu la majorité du congrès du Chili, et que le tribunal constitutionnel chilien vient d’accepter d’examiner le recours formé par l’opposition de droite, le cardinal Jorge Medina Estevez a publié une lettre dans le journal El Mercurio où il accuse clairement les politiques d’avoir légalisé l’avortement.

« Je dis légalisé parce que la dépénalisation est un euphémisme qui vise à déguiser, avec l’aval de l’Etat, cette réalité crue – l’autorisation que l’on octroie, en négation du plus fondamental des droits humains, d’enlever la vie à un être humain innocent, c’est-à-dire pour l’assassiner, pour utiliser la claire terminologie du Pape François ».

Le cardinal a rappelé à cette occasion l’aphorisme juridique que lui enseignait jadis son « remarquable professeur de droit civil don Victor Delpiano » : « Les choses sont ce qu’elles sont, et non ce que l’on dit qu’elles sont. »

Il a ajouté que « ceux qui se font complices d’une telle atrocité  » ne doivent recevoir la voix d’aucun chrétien aux élections, ajoutant que ce péché quand il est public doit être rétracté publiquement.

« Ces personnes, si elles se disent catholiques (…) ne sont pas en état de recevoir les sacrements de l’Eglise tant qu’elles ne se seront pas repenties et qu’elles n’auront pas publiquement manifesté ce repentir ».

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 21h48 | Lien permanent


Selon HRA pharma (Norlevo), la "contraception d'urgence"... "ne provoque pas d'avortement"

Selon leur publicité mensongère :

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La pilule du lendemain ou Norlevo est une pilule contenant une dose élevée de progestatif. Une administration de NORLEVO équivaut à la dose additionnée du progestatif de cinquante pilules contraceptives “MINIDRIL” (Lévonorgestrel). Cette grosse quantité d’hormones pourrait bloquer l’ovulation ou provoquer un avortement par le même mécanisme que le stérilet si elle est donnée à l’époque de l’ovulation. Dans les autres cas elle est inefficace, dès lors que le processus d’implantation a commencé selon le libellé même des “propriétés pharmaco-dynamiques” de l’A.M.M. (autorisation de mise sur le marché).

Concernant le Norlevo, la Food and Drug Administration (FDA) - Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux - prévient que sa molécule peut causer des modifications de l’endomètre et pourrait empêcher la nidation dans l’utérus s’il y a eu conception.

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 21h40 | Lien permanent


18-19 août : projections de La Rébellion cachée à Pornic

La Rébellion cachée sera projetée à Pornic les 18 et 19 août, à 15h30 et 20h30 chaque jour. Venez nombreux pour ce cinéma d'été ! Pour organiser une projection de ce « docufilm que les catholiques attendaient » dans votre paroisse, contactez rebellion.rabourdin@ gmail.com

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Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 20h19 | Lien permanent


Ars Artium : pour la direction spirituelle

Ars-artiumLa direction spirituelle est un sujet à la mode dans le monde catholique. C’est, au fond, une très bonne chose. Ce petit ouvrage se veut une introduction très concrète à la tradition sur cette question. Il apporte quelques réponses à des questions de base pour permettre à chacun de mieux s’y retrouver. Une petite bibliographie permettra d’élargir la lecture.

L'auteur, l’abbé Benoît, né en 1960, est prêtre du diocèse de Bourges et canoniste. il a publié quelques traductions et présentations de textes spirituels (Dom John Chapman, Lettres spirituelles) et une biographie (Le Chouan du Tanganyika).

Présentation par Guillaume de Thieulloy :

Ars artium

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 19h29 | Lien permanent


L'idéologie antiraciste, à la source des violences à Charlottesville

Benoît-et-moi a traduit un article éclairant de La Bussola sur les événements à Charlottesville. Extraits :

Images"Les faits en bref: à Charlottesville, dans une manifestation d'extrême droite, commencée vendredi soir, et qui incluait aussi le Ku Klux Klan, les anti-fascistes américains ont réagi avec des contre-manifestations. Samedi matin il y a eu une escalade. Le cortège antifasciste s'est heurté à des militants de droite, malgré les efforts de la police (qui a dû annuler les permis de manifester). En fin de compte, on a enregistré 15 blessés des deux côtés. Mais à 2 heures de l'après-midi, heure locale, une voiture conduite par un jeune de vingt ans, un certain James Fields, s'est lancée à toute vitesse contre la marche antifasciste, avec l'intention claire de provoquer un massacre. C'est un acte de terrorisme intérieur. Une femme de 32 ans, Heather Heyer est la victime. 19 autres manifestants ont été blessés. Les médias pointent du doigt Trump. Ils l'accusent explicitement de ne pas avoir condamné sans équivoque l'extrême-droite. Considérant que la victime était dans un cortège de gauche, cette accusation des médias contre Trump est pertinente. La presse accuse également Trump d'avoir dédouané l'extrême droite et donc d'être implicitement responsable de l'affrontement mortel de samedi. Mais c'est hors-sujet. La cause de la violence est antérieure à l'administration Trump.

L'origine du conflit est un monument. A Charlottesville, on a proposé d'enlever la statue équestre du général Robert E. Lee, commandant en chef l'armée du Sud dans la guerre de Sécession (1861-1865). C'est depuis avril que la droite locale protestait contre cette idée. Dans la manifestation de vendredi, la droite, réunie sous le sigle Unite the Right, émanation de la Alt Right (la droite, organisée notamment sur Internet, qui a soutenu la campagne de Donald Trump), avait l'intention initiale de défendre la liberté d'expression. Toutefois, à la fin, on n'a pas beaucoup vu de liberté, et en compensation, le cortège s'est rempli de néo-nazis, du Ku Klux Klan et de suprémacistes blancs. De l'autre côté de la barricade s'étaient donnés rendez-vous, venant de toute l'Amérique, des mouvements d'extrême gauche et Black Lives Matter, la version années 2000 du Black Power.

Pourquoi un affrontement aussi violent et aussi idéologique autour d'une statue dédiée à un personnage historique d'un siècle et demi auparavant? Le visiteur européen peut rester très surpris de voir autant d'hommages aux vaincus de la guerre civile. En Italie, par exemple, il serait impossible de trouver dans le Centre et le Sud des monuments dédiés aux généraux des armées pontificales et des Bourbons, qui se sont battus contre les Savoie et Garibaldi. En Italie, depuis un siècle et demi, l'effort politique et culturel a consisté en un vaste processus d'unification à travers la rééducation, qui inclut la «damnatio memoriae» des ennemis du Risorgimento [ndt: la même chose vaut en France, avec la Révolution, et par exemple, l'insurrection vendéenne]. Les États-Unis, en revanche, sont et restent un pays fédéraliste. En 1861, la Fédération s'est déchirée sur les valeurs fondamentales, à la fois sur l'esclavage (que le Sud voulait préserver) et les droits des États à leur pleine autonomie gouvernementale (que le Nord voulait redimensionner sinon supprimer). Pour réparer la déchirure, après cinq ans de guerre, 650 mille morts et une période d'occupation dure des États du Sud, on est parvenu à une sorte de compromis culturel. Chaque État célèbre ses morts. Des livres et des films à succès, comme Autant en emporte le vent, et des monuments et des musées dédiés à la mémoire des héros de la Confédération, sont la manifestation de cette pacifification culturelle. Ou plutôt, étaient.

C'est la gauche progressiste américaine qui a rompu l'équilibre. Elle a décidé de se comporter à l'européenne. Au nom de l' antiracisme, elle a décrété la damnatio memoriae des Sudistes, le retrait (quand et si possible) des monuments qui leur sont dédiés, tandis que les drapeaux confédérés sont abaissés. Ce n'est pas seulement la gauche, qui le veut, mais aussi la droite. Sans oublier que le Parti républicain fut celui de Lincoln, du Nord, et des années 50 du XXe siècle, et aussi des droits civils contre la ségrégation raciale. C'est Nikki Haley, actuelle ambassadeur à l'ONU de l'administration Trump, qui a fait abaisser le drapeau confédéré devant son palais de gouverneur de Caroline du Sud.

La gauche et les républicains anti-racistes ont pourtant, intentionnellement ou non, idéologisé l'histoire. Ils ont transformé la mémoire de la plus sanglante guerre des États-Unis en une lutte, encore en cours, contre le racisme. Et ainsi, l'idéologisation promue par les autorités, a permis aux extrémistes idéologiques de descendre sur le terrain. A gauche, sur le front de l'anti-racisme, est né et a grandi le mouvement noir Black Lives Matter. Obama, durant son second mandat (2012-2016) a toujours montré une certaine tolérance envers lui, même après les manifestations les plus violentes. Pas même après l'assassinat de cinq policiers à Dallas, en 2016, le Président Obama n'a condamné fermement le climat de haine créé par des extrémistes de gauche. Et à cette époque, les médias (les mêmes médias qui aujourd'hui condamnent la complaisance de Trump pour la droite) n'ont rien trouvé à redire.

Ce «climat infâme» a permis à un monstre symétrique et opposé de refaire surface, le racisme blanc, qui semblait cantonné aux livres d'histoire et qui au contraire, au moins durant les deux dernières années, a recommencé à se mobiliser, d'abord sur le Web, puis aussi dans les rues. Ainsi, à cause de la lutte entre racisme et anti-racisme, les Etats-Unis commencent à connaître, avec près d'un siècle de retard, la lutte entre les «fascistes» et les «anti-fascistes». Dans un pays qui n'a jamais connu le totalitarisme dans sa chair."

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 18h18 | Lien permanent


La tambouille politicienne de Gérard Larcher

Petit calcul politicien au milieu des vacances dénoncé dans le Canard enchainé de ce jour :

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Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 18h09 | Lien permanent


Les dépenses des candidats à la présidentielle

La publication des comptes de campagne des candidats à l'élection présidentielle a été publiée au JO le 3 août par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Extraits :

Pour Nicolas Dupont-Aignan :

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Capture d’écran 2017-08-16 à 17.58.45Emmanuel Macron :

Capture d’écran 2017-08-16 à 17.59.32Benoît Hamon :

Capture d’écran 2017-08-16 à 18.00.53

Jean-Luc Mélenchon :

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François Fillon :

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Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 18h05 | Lien permanent | Commentaires (1)


19 août : dédicace à la librairie Notre-Dame de France à Paris

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Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 14h27 | Lien permanent


23 août en Dordogne : Témoignage sur la Syrie

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Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 13h13 | Lien permanent


De ceux qui ne partent pas en pèlerinage

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 11h09 | Lien permanent


L'électorat catholique vote plus à droite que le reste de la population

Selon Jérôme Fourquet, directeur du département opinion et stratégies d'entreprise de l'Ifop :

"la candidature de François Fillon et son score au premier tour ont masqué en partie le phénomène de radicalisation d'une partie de l'électorat catholique. Si Marine Le Pen est restée cantonnée à 15% au premier tour, sans aucune progression par rapport à 2012, c'est parce que le candidat désigné par la primaire de la droite campait sur des positions très fermes sur un certain nombre de sujets au premier rang desquels l'islam. Ce candidat ayant été éliminé au soir du premier tour, une partie de cette digue a cédé et toute une frange de l'électorat catholique conservateur a basculé en faveur de Marine Le Pen au second tour. Les données de l'Ifop indiquent à ce propos que l'ampleur des reports en faveur de Marine Le Pen a été quasiment la même dans les différents segments de l'électorat de François Fillon, qu'il s'agisse des catholiques pratiquants, des non pratiquants ou des sans-religions. Dit autrement, la réticence à voter pour la représentante du FN n'a pas été plus importante parmi les électeurs fillonistes catholiques pratiquants que chez les fillonistes non-pratiquants ou athées et ce alors que de nombreuses voix et leaders d'opinion catholiques avaient pourtant appelé à barrer la route à l'extrême-droite."

46% des catholiques pratiquants ont glissé un bulletin François Fillon dans l'urne au premier tour. Mais au second tour, 62% votèrent pour Emmanuel Macron contre 38% en faveur de Marine Le Pen. Cette dernière a donc été certes largement devancée parmi les catholiques, mais elle y a recueilli un score supérieur à son niveau national (33,9%).

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 08h01 | Lien permanent


Le C-Star de Defend Europe et les garde-côtes libyens coopèrent contre les ONG immigrationnistes

Dans une série de tweets, Defend Europe annonce sa première coopération avec les garde-côtes libyens contre un navire complice des passeurs.

De leur côté, MSF, Sea Eye et Save The Children ont déjà suspendu leurs opérations.

Frauke Petry (AFD) et Nigel Farage (ex-UKIP) ont apporté leur soutien à « Defend Europe », cette initiative des Identitaires contre les ONG complices du trafic d'êtres humains en Méditerranée. De façon étonnante, le FN est resté silencieux sur ce sujet.

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 07h43 | Lien permanent


Le CSA met en demeure Radio classique

Dans une décision publiée hier au Journal Officiel, le CSA a mis en demeure Radio classique pour avoir méconnu les règles de la période de réserve. En effet, aux termes de l'article L.49 du Code électoral, à partir de la veille du scrutin à zéro heure, il est interdit de diffuser tout message ayant le caractère de propagande électorale. Or, la chronique assurée par Luc Ferry et intitulée « Les mots de la philo » a été diffusée à deux reprises samedi 22 avril, veille du scrutin, sur les ondes de Radio Classique, critiquant les propos d'Emmanuel Macron sur la culture française.

S'il avait publiquement soutenu Emmanuel Macron, Radio classique aurait-elle été mise en demeure ?

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 07h33 | Lien permanent


Le président met un photographe en garde à vue

Il ne s'agit ni de Vladimir Poutine, ni de Donald Trump... Mais d'Emmanuel Macron.

Le président de la République a porté plainte pour « harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée » contre le photographe qui les suivait à la trace, lui et son épouse Brigitte, sur leur lieu de vacances marseillais. Le photographe a été retenu environ six heures en garde à vue dimanche 13 août dans un commissariat de Marseille.

Pourtant, durant sa campagne, Emmanuel Macron était bien plus tolérant... :

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Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 07h24 | Lien permanent


Un homme fonce en voiture dans une pizzeria : déséquilibré, fou, terroriste ?

Un homme au volant d'une voiture a foncé volontairement le 14 août au soir dans une pizzeria de Sept-Sorts, en Seine-et-Marne. Une jeune fille a été tuée et douze autres personnes ont été blessées, dont quatre sont dans un état grave. Le conducteur a été interpellé par la police. On ignore pour les moment ses motivations. La presse évoque un déséquilibré, tenant des propos incohérents devant les policiers, voulant se suicider.

Selon un témoin

« Ce regard qu’il avait là, toute ma vie ce sera ancré dans ma tête. Toute ma vie. On ne peut pas avoir ce regard-là quand on vient de faire un truc comme ça. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi posé. Tranquille, serein. Le gars, il avait réussi son coup. » 

Il faut aller lire la presse étrangère (via FDesouche) pour trouver une photo de l'individu :

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Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 07h09 | Lien permanent | Commentaires (14)


Euthanasie : Herman Van Rompuy appelle à désobéir au pape

Lu sur Riposte catholique

"Ancien Premier ministre belge (2008-2009) puis premier président du Conseil européen (2010-2014), Herman Van Rompuy n’est pas d’accord avec la récente mise au point disciplinaire du pape François envers les quinze centres psychiatriques belges administrés par la congrégation des Frères de la Charité, et dans lesquels l’euthanasie peut être pratiquée sans doute au nom de la charité chrétienne… Van Rompuy, membre du Christen-Democratisch en Vlams, parti démocrate-chrétien néerlandophone de Belgique, a publié, le 13 mai dernier, un tweet critiquant ouvertement le pape François : « Le temps du Roma locuta, causa finita [Rome a parlé, l’affaire est close] est passé depuis longtemps ». Ce qui est inviter les religieux à résister au pape ! Il est vrai qu’on vient d’apprendre que Van Rompuy est membre du conseil d’administration de la structure des Frères de la Charité de Belgique gérant ces centres psychiatriques. Ceci doit expliquer cela…"

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 07h02 | Lien permanent


Donald Trump rappelle à la presse les violences de la gauche alternative

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 06h58 | Lien permanent


C’est arrivé un 16 août….

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 août : fête de saint Roch de Montpellier.

Ses parents, âgés, obtiennent sa naissance par de persévérantes prières, ils promettent de donner à Dieu l'enfant qu'il leur accorderait. Né dans une riche famille de Montpellier entre 1346 et 1350, en pleine guerre de Cent Ans, alors que sévit la grande peste noire, qui pendant deux ans va décimer un tiers de la population de l'Europe, il perd très tôt ses parents, vers l'âge de 20 ans, son père est gouverneur de Montpellier. Il se décide à mener une vie de pèlerin, prenant la moitié de sa fortune pour les pauvres qu'il rencontrera, mettant en garde l'autre partie auprès de son oncle.

Il entre dans le Tiers-Ordre franciscain, et, vêtu en pèlerin, il prend le chemin de Rome, où il se dévoue aux soins des pestiférés. Il en guérit beaucoup. Il y vit pendant trois ans sans faire connaître son nom, ni son origine. Atteint lui-même de la maladie, il se retire, mourant, dans une cabane de son pays où un chien lui apporte chaque jour un petit pain. Miraculeusement guéri, il reparait à Montpellier comme un étranger. Mis en prison comme espion et y meure au bout de cinq ans après avoir reçu les sacrements alors que son oncle gouverne la ville. On le reconnaît alors. Il est fêté le 16 août.

Saint Roch est le protecteur invoqué lors des épidémies de peste, depuis le concile de Ferrare.

C'est le saint représenté le plus fréquemment, avec St Jacques dans les églises ou au bord des rues ou sentiers empruntés par les chemins de St Jacques allant à Compostelle aussi bien en France qu'en Espagne.

Statue de saint Roch à l'église Saint-Loubouer de Saint-Loubouer (Landes, France)

  • le 16 août  1153 : Bernard de Tramelay, Grand-Maître de l'ordre du Temple meurt à la bataille du siège d'Ascalon.

La ville tombe le 19 août.

  • le 16 août  1513 : bataille de Guinegatte, près de Saint-Omer

Cette bataille a lieu dans le cadre de la guerre de la Ligue de Cambrai.Henri VIII d'Angleterre et Maximilien d'Autriche défont la cavalerie française à la Journée des éperons, lors de la bataille de Guinegatte. Elle est ainsi appelée car la cavalerie française se sert plus de ses éperons pour fuir que de ses armes pour combattre. Bayard est fait prisonnier et envoyé à Londres.

  • le 16 août  1639 : libération du prince polonais Jean Casimir Vasa.

Capturé par les Français pendant la guerre de Trente ans, il devient roi de Pologne en 1648 sous le nom de Jean II Casimir Vasa ou également appelé Casimir V.

  • le 16 août  1689 : Fénelon est nommé précepteur du duc de Bourgogne, Louis Duc de Bourgogne.
  • le 16 août  1705 : Bataille de Cassano.

Dans le cadre de la guerre de Succession d'Espagne la France affronte l'Autriche et la Prusse à la bataille de Cassano. Les Français, commandés par Louis-Joseph de Vendôme, ont envahi la Savoie qui reçoit l'aide du prince Eugène et remportent la victoire sur les Autrichiens qui perdent plus de 13 000 hommes.

  • le 16 août  1731 : Dupleix s'installe à Pondichéry et devient superintendant des affaires françaises à Chandernagor.

Joseph François Dupleix est un militaire français engagé dans la Compagnie française des Indes orientales. Très talentueux, il administre avec intelligence et fait prospérer la ville. En 1742, il devient gouverneur général de tous les établissements français des Indes.

  • le 16 août  1744 : naissance de l'astronome Pierre Méchain.

L'astronome Pierre Méchain naît à Laon. Il est à l'origine de la découverte de nombreuses comètes dont certaines sont intégrées au catalogue Messier. Ses connaissances en mathématiques lui permettent d'en mesurer l'orbite. Il meurt de la fièvre jaune en Espagne en 1804.

  • le 16 août  1800 : Napoléon et la foi.

« C'est en me faisant catholique que j'ai fini la guerre de Vendée, en me faisant musulman que je me suis établi en Egypte, en me faisant ultramontain que j'ai gagné les esprits en Italie. Si je gouvernais un peuple de Juifs, je rétablirai le temple de Salomon. » Napoléon au Conseil d'Etat

  • le 16 août  1877 : ascension de la Meije.

Le dernier sommet des Alpes est atteint par l'alpiniste Emmanuel Boileau de Castelnau en compagnie deGaspardpère et fils, ils accomplissent une ascension de 3 974 mètres. La totalité des sommets alpins sont maintenant gravie.

  • le 16 août  1914 : bataille navale d'Antivari.

La Marine française et la marine austro-hongroise se battent à d'Antivari aujourd'hui Bar. C'est la première bataille navale de la Grande guerre. Les troupes de l'amiral Auguste Boué de Lapeyrère surprennent des bâtiments austro-hongrois en train de bombarder Antivari et les mettent en déroute. C'est la première bataille navale de la Première Guerre mondiale.

  • le 16 août 1944 : bombardement de Falaise.

Les alliés ont fermé la poche de Falaise et détruisent les forces allemandes encerclées sans considération pour la population locale.

La place centrale de Falaise au 16 août 1944.Source photo : Conseil Régional de Basse-Normandie / National Archives Canada crédit photo : D.R.

  • le 16 août 2005 : assassinat de Frère Roger, religieux suisse, fondateur et animateur de la Communauté de Taizé.
Lois Spalwer

Posté le 16 août 2017 à 03h03 | Lien permanent | Commentaires (0)


15 août 2017

L’Apocalypse comme Fatima évoquent en même temps un combat âpre et terrible, subi par l’Église militante désignée comme le reste de sa descendance

Homélie du père abbé de Notre-Dame de Triors, Fr Hervé Courau, en la Solennité de l'Assomption :

Mes bien chers Frères, mes très chers Fils, Deux femmes conversent dans cette page d’évangile, mais en arrière-plan deux enfants à naître sont aussi eux-mêmes en conversation. Marie entre chez Élisabeth : une femme sous un toit, c’est, je crois, l’idéogramme qui, chez les chinois, indique la paix. Marie entre donc dans la paisible intimité de sa cousine, mais sa cousine perçoit en retour l’intimité pacifiante du mystère qui a pris place chez Marie depuis la récente visite de l’ange Gabriel. Et ce va-et-vient entre les deux femmes est accompagné du langage muet entre les deux enfants, à travers le tressaillement dans le Saint-Esprit : le nouvel Adam s’y entretient avec le fils du vieil Adam qui attend avec véhémence le salut : le ciel et la terre ne sont plus séparés, puisque le lien rompu aux origines se noue à nouveau.

Mais en ce jour d’Assomption, nous fêtons Marie entrant dans l’intimité divine avec toute son humanité, en corps et en âme. Un verset de S. Jean me semble souligner l’analogie de la situation avec celle de la Visitation : Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure (Jn. 14,23). La liturgie nous fait découvrir ce grand mystère qui nous dépasse tellement, éblouissant surtout les anges. Sur terre, derrière le voile, nous le devinons suffisamment pour y ancrer notre dévotion à Marie. De la même façon que Marie entra chez Élisabeth avec tant de paisible douceur, elle entre chez Dieu, un et trine, avec un accueil d’un autre ordre, mais qui encourage et stimule notre foi. Comment fut-elle accueillie ?

Élisabeth l’a accueillie chez elle par ces mots : D'où me vient ceci, que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? (Luc 1,43). Bossuet analyse cet étonnement d’Élisabeth pour nous aider nous-mêmes à accueillir les visites divines dans la foi : Les âmes que Dieu aborde, écrit-il, étonnées de sa présence inespérée, le premier mouvement qu'elles font est de s'éloigner en quelque sorte comme indignes de cette grâce : Retirez-vous de moi, Seigneur, disait S. Pierre, parce que je suis un pécheur (Luc 5,8). Et le Centurion nous dicte ce que nous disons avant chaque communion : Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez dans ma maison (Mt. 8,8). Dans un semblable sentiment, mais plus doux, Élisabeth ne laisse pas d'être surprise de se voir approchée par le Seigneur d'une façon si admirable : D'où me vient ceci, que la Mère de mon Seigneur, et qui le porte dans son sein, vienne à moi ? Elle sent que c'est le Seigneur qui vient lui-même, mais qui vient et qui agit par sa sainte Mère.

Néanmoins ici c’est la sainte Mère de Dieu elle-même qui entre au ciel. Quelle fut alors son émotion, quelle fut alors sa sainte confusion ? Elle est reçue avec le respect du à une Reine, alors qu’elle est pure créature face à son Créateur. Le salut de l’ange l’avait mise en émoi naguère ; que dut lui faire alors l’accueil des myriades d’anges et surtout le salut de son Dieu et Fils ? L’émoi devant Gabriel fut sûrement au ciel mieux apaisé encore : Ne timeas Maria, ne craignez pas Marie (Luc 1,30). Dieu n’ôta pas cette crainte révérencielle qu’a spontanément l’ordre créé face à l’incréé, crainte que S. Thomas attribue même à la sainte humanité du Christ jusque dans l’éternité (IIIa, Qu.7, a.6), mais le Bon Dieu a alors exclu d’elle toute trace de ce trouble qu’évoque Bossuet avec les auteurs spirituels, pour que ne demeure que la joie et la paix béatifiques.

Le mystère des gloires de Marie se dévoile ainsi peu à peu aux yeux de la Mère Église. Elle y trouve une aide puissante pour affronter des temps qui n’aiment pas Jésus, boudant (au moins en apparence) le salut apporté par lui. Au XIXème s., elle put dire sa certitude de toujours que Marie était Immaculée Conception, et l’on sait le parti magnifique que le dogme a apporté à Lourdes ou au saint martyr fêté hier, le Père Kolbe. Puis au milieu du siècle passé, l’Église déclara avec la même solennité le mystère de ce jour, avant de proclamer au Concile Marie Mère de l’Église : trois gestes rares qui disent la vigueur de sa foi au moment où les signes visibles en sont devenus bien rares.

La situation de Notre Dame est à part, tout à fait singulière. Cela se justifie par son rôle exceptionnel dans l’Incarnation, sous l’influence et la proximité du Verbe Incarné. L’Immaculée Conception annonce l’entrée du Sauveur en ce monde, l’Assomption annonce sa sortie en vainqueur, son succès rejaillissant en premier lieu sur sa Mère. D’un bout à l’autre, le Fils triomphe en sa Mère, d’abord de façon cachée, puis aux yeux des anges, avant que le triomphe ne soit rendu évident à toute l’humanité lors du Jugement général. Ce triomphe devient nôtre grâce à notre lien avec Marie si profondément associée à l’œuvre de notre salut et entrée désormais au ciel en corps et en âme (Cf. Dom Roux, Marie, Mère et Reine, p. 110).

Marie entre au ciel : la femme entre sous le toit de l’éternité, la Reine de la paix, Regina pacis. Au delà de l’idéogramme chinois, c’est le signe grandiose décrit par S. Jean dans son Apocalypse (12;1s), prolongé à Fatima il y a juste un siècle. L’Apocalypse comme Fatima évoquent en même temps un combat âpre et terrible, subi par l’Église militante désignée comme le reste de sa descendance (Apoc. 12,17). Avec confiance, recommandons-nous à Elle, recommandons-lui en particulier la France qui lui est dédiée depuis 1639, associons-nous à la louange divine par son Magnificat, supplions-la pour chacun d’entre nous et plus spécialement pour la pureté de la foi et des mœurs dans le clergé dont la mission est d’attirer l’humanité à Jésus par Marie.

Trahe nos, Virgo Immaculata, amen.

Michel Janva

Posté le 15 août 2017 à 10h25 | Lien permanent


C’est arrivé un 15 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 15 août : Assomption de la Vierge Marie, ancienne fête nationale en France.

Aujourd'hui, l'Eglise célèbre l'une des plus importantes fêtes de l'année liturgique consacrées à la Très Sainte Vierge Marie: l'Assomption. Au terme de sa vie terrestre, Marie a été élevée corps et âme au Ciel, c'est-à-dire dans la gloire de la vie éternelle, dans la pleine et parfaite communion avec Dieu.

Le vénérable Pape Pie XII, le 1er novembre 1950, définit solennellement ce dogme : «C'est pourquoi l'auguste Mère de Dieu, unie de toute éternité à Jésus Christ, d'une manière mystérieuse, par "un même et unique décret" de prédestination, Immaculée dans sa Conception, Vierge très pure dans sa divine Maternité, généreuse associée du Divin Rédempteur qui remporta un complet triomphe du péché et de ses suites, a enfin obtenu comme suprême couronnement de ses privilèges d'être gardée intacte de la corruption du sépulcre, en sorte que, comme son Fils, déjà auparavant, après sa victoire sur la mort, elle fut élevée dans son corps et dans son âme, à la gloire suprême du ciel où Reine, elle resplendirait à la droite de son fils, Roi immortel des siècles» (Const. ap. Munificentissimus Deus, AAS, 42 (1950), 768-769).

  • le 15 août 778 : bataille de Roncevaux.

Roland, neveu de Charlemagne et préfet de la marche de Bretagne, meurt lors d'une attaque surprise des Vascons (Basques), dans le col de Roncevaux dans les Pyrénées. Il revenait avec son armée d'Espagne où il avait vaincu l'émir de Cordoue suite à l'appel à l'aide du gouverneur musulman de Barcelone. L'histoire de ce combat qui est plus une embuscade qu'une bataille est contée dans "La chanson de Roland".

Selon la légende, Roland commande l'arrière-garde de l'armée, quand il est attaqué par les Vascons le 15 août 778. Il sonne son cor, mais trop tard pour que le Roi pût intervenir.

  • le 15 août 1271 : sacre de Philippe III, Roi de France.

Philippe III est sacré Roi en la cathédrale de Reims. Voir les chroniques du 05 octobre, du 1er mai et des 15 et 25 août.

  • le 15 août 1461 : sacre de Louis XI en la cathédrale de Reims.

Le 15 août 1461, Louis XI, fils de Charles VII et de Marie d'Anjou, est sacré Roi de France en la cathédrale de Reims. Louis XI dit « Le Prudent » marqué son règne en prenant la défense des paysans et en s'attachant au petit peuple, tout en renforçant son autorité royale à face aux grands feudataires du royaume de France. Le nouveau Roi longtemps en lutte contre son père tient à manifester sa reconnaissance au Duc de Bourgogne qui l'a recueilli quand Charles VII l'avait chassé de la Cour. Le "grand-duc d'Occident" tient la première place parmi les 12 pairs de France qui couronnent le Roi. Le 1er août 1469, le Roi Louis XI fonde, à Amboise, l'ordre de Saint-Michel. C'est un ordre de chevalerie, fondé sous le nom d'«Ordre et aimable compagnie de monsieur saint Michel ». Les membres de l'ordre de Saint-Michel se disent chevaliers de l'ordre du Roi. L'archange saint Michel est le saint patron du Royaume de France jusqu'au vœu de Louis XIII.

Voir les chroniques du 3 juillet, des 1er et 30 août.

  • le 15 aout 1464 : mort du pape Pie II.

Enea Silvio Piccolomini est le 210ème pape de l'Église catholique. Voir la chronique du 18 octobre.

  • le 15 août 1483 : le pape Sixte IV consacre la chapelle du Vatican, future Chapelle Sixtine.

Le pape la dédie à Notre-Dame de l'Assomption. La chapelle Sixtine est l'une des salles des palais pontificaux du Vatican. C'est dans la chapelle Sixtine que les cardinaux élisent chaque nouveau pape. La chapelle doit son nom de « Sixtine » au pape Sixte IV, qui la fait bâtir de 1477 à 1483, par l'architecte Giovanni de' Dolci. Les fresques murales sont peintes peu après sa construction. La voûte était peinte en bleu et constellée d'étoiles. En 1508, Jules II demande à Michel-Ange de la recouvrir. Voir la chronique du 31 octobre et du 8 avril.

  • le 15 août 1534 : fondation de la Compagnie de Jésus.

Le 15 août 1534, saint Ignace et six autres étudiants, dont saint François Xavier et saint Pierre Favre, premier prêtre ordonné de la Compagnie, se retrouvent à Montmartre, sur le lieu du martyre de saint Denis. Ils font vœu de pauvreté et de chasteté, et fondent la Societas Iesu (s.j.), connue en français sous le nom de «Compagnie de Jésus ». La devise de la Compagnie est: «Ad majorem Dei gloriam», «Pour la plus grande gloire de Dieu».

Ils partent en 1537 pour l'Italie pour obtenir la reconnaissance de leur ordre par le pape, ce qu'ils obtiennent par la bulle Regimini militantis en 1540. À ses débuts, la Compagnie s'occupe essentiellement d'activités missionnaires, puis se tourne vers l'enseignement, qui devient son activité principale.

Les Jésuites très actifs dans la contre-réforme et deviennent les principaux enseignants du monde catholique. Ignace de Loyola est canonisé en 1622. La Compagnie, véritable rempart contre toutes les erreurs de foi et tous les ennemis de l'Eglise est fortement combattue en particulier avant la révolution française. Elle est dissoute par le pape en 1773 et rétablie en 1814.

  • le 15 août 1638 : premières processions de l'Assomption dans toute la France suite au vœu de Louis XIII, du 10 février 1638.

Après plusieurs apparitions de Notre Dame à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié en 1636 et au frère Fiacre à qui elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires pour obtenir un héritier à la couronne (voir la chronique du 10 février), le Roi remercie par la publication le10 février 1638 de l'Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie. Par ce vœu, Louis XIII instaure les processions du 15 août durant lesquels les sujets doivent prier Dieu et la Vierge pour les heureux succès du Roi. En outre, chaque église du royaume se doit, dans la mesure où l'église elle-même n'est pas sous le patronage de la Vierge, de consacrer sa chapelle principale à la Reine des Cieux. Louis XIII promet enfin d'élever un nouveau maître-autel dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, ainsi que d'offrir un nouveau groupe sculpté à la cathédrale. En voici le texte :

Consécration de la France à la Sainte Vierge

« Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.

Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté que d'accidents qui pouvaient nous perdre.

Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.

La rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés.

Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend.

Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de " nous consacrer à la grandeur de Dieu " par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représentés aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre (1).

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand'messe qui se dira en son Eglise cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour, il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu'à ladite cérémonie les Cours de Parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d'autant qu'il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d'admonester tous nos peuples d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième. »

Louis. (*)

  1. : Louis XIII mourut sans avoir pu mettre la main au monument qu'il avait projeté ; mais Louis XIV se chargea d'acquitter la dette de son père. La décoration du chœur de Notre-Dame, entreprise par ce prince, ne fut terminée qu'en 1714. Marie est représentée assise au pied de la croix, tenant le Christ mort sur ses genoux ; à droite Louis XIII, et à gauche Louis XIV, qui avait voulu se réunir à son père dans cet acte solennel, offrent leur couronne à la Vierge. A la suite de la révolution de 1830, les statues des deux rois, œuvre de Nicolas Coustou, de Guillaume, son frère, et de Coysevox, furent déposées, par mesure de précaution, dans les musées de l'Etat ; elles ont repris depuis leur place, dans le chœur de Notre-Dame.

Le maître-autel, œuvre de Nicolas Coustou, encadré par les statues de Louis XIII (par Guillaume Coustou) et de Louis XIV (par Antoine Coysevox).

(*)Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'escalade, page 258 à 263)

  • le 15 août 1728 : mort du violiste et compositeur français Marin Marais.

Marin Marais (1656-1728) est un violiste et compositeur français de la période baroque. D'un milieu modeste, il apprend la viole lorsqu'il est enfant de chœur. Il entre dans l'orchestre de l'Académie Royale de musique. Il compose environ 600 pièces pour viole réparties en cinq livres. Parallèlement il joue à la cour de Louis XIV.

  • le 15 août 1761 : la France et l'Espagne signent un "Pacte de famille" contre l'Angleterre.
  • le 15 août 1769 : naissance de Napoléon, Empereur des Français.

Napoléon Bonaparte naît à Ajaccio, en Corse. Général, Premier consul en 1799, puis empereur, le 2 décembre 1804. Il est un des plus grands stratèges de tous les temps. Pendant près de 10 ans il va affronter toute l'Europe pour préserver les conquêtes territoriales de la révolution. Finalement vaincu, il est destitué, et exilé sur l'Ile de Sainte-Hélène, où il meurt le 5 mai 1821.

Napoléon couronné roi d'Italie

  • le 15 août 1785 : l'affaire du collier, arrestation de Rohan.

Voir le 1er février et le 1er aout et le 30 mai.

  • le 15 août 1790 : Claude-Pierre Dellay d'Agier, député de la noblesse de la province du Dauphiné, fait prendre un décret pour l'accélération de la vente des biens nationaux.
  • le 15 août 1795 : le franc remplace la livre Tournois comme unité monétaire de la France

Remplacé en 1641, par le Roi Louis XIII, au bénéfice de l'écu d'argent et du Louis d'or, Le franc français redevient l'unité monétaire de la France jusqu'au 31 décembre 1998.

  • le 15 août 1801 : Pie VII ratifie le concordat avec la France.
  • le 15 août 1804 : Napoléon préside la 1ère cérémonie de remise de la Légion d'honneur dans la cour d'honneur des Invalides à Paris.

Un des récipiendaires monseigneur Caprara, légat du Pape, célèbre la messe.

  • le 15 août 1806 : première fête nationale.

Le décret du 19 février 1806 institue la Saint-Napoléon le 15 août et en fait une fête nationale, à l'imitation de ce qui se passait sous l'Ancien Régime : avant la révolution, il n'y avait pas de fête nationale ; par contre, était fêtée la Saint Louis en l'honneur du Roi quand il s'appelait Louis.

  • le 15 août 1806 : pose de la première pierre de l'Arc de triomphe, à Paris.

Le ministre Champagny pose la première pierre de l'Arc de Triomphe en l'honneur de la Grande Armée. Le monument n'est inauguré que le 29 juillet 1836 (alors qu'aucun projet définitif n'est adopté).

  • le 15 août 1808 : décret de Napoléon 1er sur l'éducation.

Ce décret prévoit, dans son article 38 que les écoles doivent désormais suivre les «principes de l'Église catholique» et dans son article 109 que les Frères des écoles chrétiennes s'occupent de l'enseignement primaire et forment les instituteurs.

  • le 15 août 1944 : début de l'opération Anvil Dragoon.

Le débarquement allié en Provence commence. Quelques heures avant l'envoi des premières unités, la résistance locale reçoit les messages suivants : « Le chasseur est affamé » et « Nancy a le torticolis », leur intimant l'ordre de passer immédiatement à l'action.

Les Allemands tentent de mener une contre-attaque mais ils sont incapables de se coordonner. Au soir du 15 août, Anvil-Dragoon est un succès. La libération de la Provence va pouvoir commencer.

  • le 15 août 1945 : fin du procès du Maréchal Pétain.

Le Maréchal est condamné à mort, à l'indignité nationale et à la confiscation de ses biens, assortissant toutefois ces condamnations du vœu de non-exécution de la sentence de mort, en raison de son grand âge.

Le Maréchal qui a refusé de répondre et de reconnaître ce tribunal révolutionnaire, se lève et prend la parole :

« Au cours de ce procès, j'ai gardé volontairement le silence, après avoir expliqué au peuple français les raisons de mon attitude.

Ma pensée, ma seule pensée, a été de rester avec lui sur le sol de France, selon ma promesse, pour tenter de le protéger et d'atténuer ses souffrances. Quoi qu'il arrive, il ne l'oubliera pas. Il sait que je l'ai défendu comme j'ai défendu Verdun.

Messieurs les Juges, ma vie et ma liberté sont entre vos mains, mais mon honneur, c'est à la Patrie que je le confie.

Disposez de moi selon vos consciences. La mienne ne me reproche rien, car pendant une vie déjà longue, et parvenu par mon âge au seuil de la mort, j'affirme que je n'ai eu d'autre ambition que de servir la France. »

Messages d'outre-tombe du maréchal Pétain:

Par Philippe Pétain, Monique Paillard, Jean Paillard aux Nouvelles Editions Latines, Page 275. Voir la chronique du 23 juillet.

  • le 15 août 1971 : le président américain Richard Nixon suspend la convertibilité du dollar en or.

Il change complètement la donne du système monétaire international fondé sur les accords de de Bretton Woods de 1944. Le premier choc pétrolier est directement lié à ces dévaluations du dollar qui suivent cette décision.

Si le général De Gaulle, en exigeant des Américains, que tous les dollars détenus par la Banque de France soient convertis en or, assure l'indépendance financière du pays et renforce sa souveraineté, Pompidou fait l'inverse en interdisant à la Banque de France de prêter à l'Etat, et en obligeant se dernier à se mettre dans les mains des banquiers privés.

  • le 15 août 1983 : discours de Jean-Paul II, en pèlerinage à Lourdes, adressé à la France.

Extrait du discours prononcé par le souverain pontife en fin de visite à Lourdes en 1983. A méditer…

« Catholiques de France, en tant que Pasteur universel mais solidaire de mes chers Frères dans l'épiscopat, vos Evêques; je vous encourage à vous maintenir en mission. Toute nation a son histoire humaine originale. Mais les peuples qui ont reçu un très riche héritage spirituel doivent le préserver comme la prunelle de leurs yeux. Et concrètement, ces nations ne préservent un tel héritage qu'en le vivant intégralement et en le transmettant courageusement. O terre de France! Terre de saint Pothin et de sainte Blandine, de saint Denis et de sainte Geneviève, de saint Bernard et de saint Louis, de saint Yves de Tréguier et de saint Bertrand de Comminges, de sainte Jeanne d'Arc, de saint François de Sales et de sainte Jeanne de Chantal, de saint Vincent de Paul et de sainte Louise de Marillac, de saint Jean Eudes et de sainte Marguerite Marie, de sainte Marguerite Bourgeoys et de la bienheureuse Marie de l'Incarnation, de saint François Régis et de saint Louis Marie Grignion de Montfort, de sainte Jeanne Delanoue et de la bienheureuse Jeanne Jugan, de saint Jean Baptiste de la Salle et de saint Benoît Labre, des nombreux missionnaires comme saint Isaac Jogues, le bienheureux Théophane Vénard et saint Pierre Chanel, du saint Curé d'Ars, de sainte Thérèse de Lisieux, de Frédéric Ozanam et de Charles de Foucauld, de saint Michel Garricoïts de cette région, de sainte Bernadette, canonisée voilà juste cinquante ans, au cours de la précédente Année de la Rédemption!

Catholiques de France, vous avez hérité d'un patrimoine considérable de foi et de traditions chrétiennes. C'est ce trésor pour lequel les saints de votre pays ont tout sacrifié, afin de "s'en emparer", comme le demande l'Evangile, et de le partager avec leurs frères, tellement ils étaient persuadés que l'homme intégral est fait d'ouverture à l'Absolu et de brûlante charité! »

L'intégralité du discours est ici.

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/speeches/1983/august/documents/hf_jp-ii_spe_19830815_cattolici-francia_fr.html

  • le 15 août 1988 : Jean-Paul II publie la lettre apostolique "Mulieris dignitatem" sur la dignité et la vocation de la femme.

L'intégralité de la lettre est ici.

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/apost_letters/documents/hf_jp-ii_apl_15081988_mulieris-dignitatem_fr.html

En voici des extraits :

«L'heure vient, l'heure est venue où la vocation de la femme s'accomplit en plénitude, l'heure où la femme acquiert dans la cité une influence, un rayonnement, un pouvoir jamais atteints jusqu'ici. C'est pourquoi, en ce moment où l'humanité connaît une si profonde mutation, les femmes imprégnées de l'esprit de l'Evangile peuvent tant pour aider l'humanité à ne pas déchoir»(1)

[…] C'est pourquoi l'Eglise rend grâce pour toutes les femmes et pour chacune d'elles: pour les mères, pour les sœurs, pour les épouses; pour les femmes consacrées à Dieu dans la virginité; pour les femmes dévouées à tant d'êtres humains qui attendent l'amour gratuit d'une autre personne; pour les femmes qui veillent sur l'être humain dans la famille, ce signe fondamental de la communauté humaine; pour les femmes qui exercent une profession, celles sur qui pèse parfois une grande responsabilité sociale; pour les femmes «vaillantes» et pour les femmes «faibles»: pour toutes, telles qu'elles sont sorties du cœur de Dieu dans toute la beauté et la richesse de leur féminité, telles qu'elles ont été entourées de son amour éternel; telles qu'avec l'homme elles accomplissent le pèlerinage de cette terre, «patrie» temporelle des hommes, parfois transformée en «vallée de larmes»; telles qu'elles portent, avec l'homme, la responsabilité commune du destin de l'humanité, selon les nécessités quotidiennes et suivant la destinée finale que la famille humaine a en Dieu, au sein de l'ineffable Trinité.

L'Eglise rend grâce pour toutes les manifestations du «génie» féminin apparues au cours de l'histoire, dans tous les peuples et dans toutes les nations; elle rend grâce pour tous les charismes dont l'Esprit Saint a doté les femmes dans l'histoire du Peuple de Dieu, pour toutes les victoires remportées grâce à leur foi, à leur espérance et à leur amour: elle rend grâce pour tous les fruits de la sainteté féminine. »

(1) Message du Concile aux femmes (8 décembre 1965) : AAS 58 (1966), p. 13-14

Lois Spalwer

Posté le 15 août 2017 à 03h19 | Lien permanent | Commentaires (2)


14 août 2017

Combien d'islamistes en Europe ?

Une bonne centaine de milliers selon ce papier de Clarion Project.

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Michel Janva

Posté le 14 août 2017 à 11h06 | Lien permanent


Cameroun : Mgr Bala a-t-il été assassiné par le lobby LGBT ?

Evêque du diocèse de Bafia (Cameroun) depuis 2003, Mgr Jean-Marie Benoit Balla, âgé de 58 ans, avait été signalé comme disparu par les responsables de son diocèse dans la nuit du 30 au 31 mai. Son corps fut retrouvé le lendemain dans la rivière Sanaga, à une quinzaine de km de sa voiture abandonnée, sur un pont enjambant la rivière, et dans laquelle on avait trouvé ses papiers d’identité et un message écrit disant : « Je suis dans l’eau ». On pensa donc que l’évêque avait mis fin à ses jours en se jetant dans l’eau pour se suicider.

Les résultats de l’analyse médico-légale ont infirmé la thèse du suicide. Le corps présente, en effet, de nombreuses lésions qui concluent que l’évêque a été torturé. La justice camerounaise a ouvert une information judiciaire en suspicion d’assassinat. Sans suite.

Mi-juillet, les évêques du Cameroun ont entrepris une action judiciaire afin de rouvrir l’enquête sur la mort de Mgr Jean-Marie Benoît Bala. Le 4 juillet, le Procureur général de la République avait émis un communiqué dans lequel il affirmait considérer « la noyade comme la cause la plus probable de la mort de l’évêque ». Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala et président de la Conférence épiscopale du Cameroun, a réaffirmé que les évêques « ne sont pas satisfaits » par l’enquête jusqu’ici menée sur la mort de Mgr Bala. C’est pourquoi la Conférence épiscopale a déposé plainte pour homicide, se constituant partie civile, « de manière à ce que la vérité soit établie ». Mgr Kleda a ajouté par ailleurs que sera également déposée une plainte contre des fonctionnaires de police, accusés d’avoir mal géré cette affaire.

Mercredi 2 août se sont déroulées les obsèques de Mgr Jean-Marie Benoît Bala. Certaines hypothèses commencent à circuler. Monseigneur Joseph Akonga Essomba, vicaire de la cathédrale Notre-Dame-des-Victoires, de Yaoundé qui a prononcé l’homélie, s’est interrogé : « Qui tue les prêtres dans ce pays ? ». Et il a pointé vers des « suppôts de Satan » et des « faux membres de cette Église […] qui veulent la détruire de l’intérieur ».

L'actuel administrateur apostolique du diocèse de Bala, monseigneur Joseph Akonga Essomba, a déclaré jeudi lors de l'homélie d'une messe commémorative que l'évêque a été tué parce qu'il s'est opposé au lobby LGBT dans l'Église et le sacerdoce. En montrant les premières rangées de l'Église où se trouvaient la plupart des ministres du gouvernement et d'autres personnalités importantes, et jetant un regard radieux sur les prêtres et les évêques, Mgr Essomba a chargé:

"Honte à toutes ces personnes en costumes noirs et lunettes noires toujours assises dans les premières rangées de l'Église". "Honte à tous les prêtres qui sont venus ici, prétendant sympathiser. Ce sont les personnes qui ont tué notre évêque, parce qu'il a déclaré «non» à l'homosexualité perpétrée par ces prêtres ».

Il a dit que ceux qui ont tué l'évêque étaient des personnes occupant des postes de pouvoir, mais ce sont des prêtres homosexuels qui l'ont trahi. Il a rappelé que 14 prélats du Cameroun ont été assassinés dans le passé.

Mgr George Nkuo a ajouté de son côté :

"Les mêmes raisons pour lesquelles Christ a été crucifié s'appliquent au meurtre de l'évêque". "Il a été tué parce qu'il défendait la vérité. Tout pasteur, tout évêque, tout prêtre qui défend la vérité devrait être prêt à faire face à l'épée. C'est une belle façon de mourir."

Michel Janva

Posté le 14 août 2017 à 11h00 | Lien permanent


15 août : Prière pour la France

Fête de l'Assomption et anniversaire du voeu de Louis XIII à Notre-Dame, le 15 août est un jour de fête en France.

Pour l'occasion, Mgr Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France, propose de prier pour notre pays :

Prier pour son pays, prier pour ceux qui le gouvernent est une tradition dans l’Église, mais cette prière est toujours ouverte à tous les hommes, à l’universel. C’est pourquoi, l’apôtre saint Paul écrit :

« J’encourage, avant tout, à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener notre vie dans la tranquillité et le calme, en toute piété et dignité. Cette prière est bonne et agréable à Dieu notre Sauveur, car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité » (1 Tim 2,1-4).

Dans cette esprit, l’Église offre les trésors de sa prière notamment lorsqu’elle invite à intercéder pour les chefs d’État le Vendredi Saint dans la belle et profonde Prière universelle ; ou encore lorsqu’elle célèbre la Messe pour intentions et circonstances diverses. La prière qui suit s’inspire de ces traditions de l’Église :

Dieu qui veille sur notre monde,

regarde le pays où tu nous as donné de vivre :

accorde à tous ses habitants de rechercher le bien commun,

qu’il y ait parmi nous plus de justice.

Que ceux qui exercent le pouvoir dans notre pays,

le fassent avec sagesse,

toi, Père, qui porte au creux de tes mains le cœur des hommes,

et garantis les droits des peuples ;

Et que sur la terre de France,

placée sous la protection de la Vierge Marie dans le mystère de son Assomption,

s’affermissent avec ta grâce

la sécurité et la paix,

la prospérité et la liberté religieuse,

Et dans le monde entier plus de bonheur et de paix.

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Amen.

Michel Janva

Posté le 14 août 2017 à 10h35 | Lien permanent


Une grande majorité de Français contre l'immigration

Selon un sondage récent, 61% des Français sont contre l'arrivée des immigrés en Europe, avec un fort clivage gauche/droite :

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DG78SU9XcAAGrkeNéanmoins le grand remplacement n'est pas un mythe, avec près de 400 000 Algériens devenus Français entre 1998 et 2016 selon le dernier rapport de la direction des étrangers du ministère français de l’Intérieur.

Michel Janva

Posté le 14 août 2017 à 10h29 | Lien permanent


Le cardinal Robert Sarah en Vendée

Le cardinal Sarah a célébré hier les 700 ans du diocèse de Luçon, où il reste jusqu'au 15 août :

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En compagnie de Mgr Castet :

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Aujourd'hui le cardinal fait une halte à Saint-Laurent-Sur-Sèvres, sur la tombe de saint Louis-Marie Grignion de Montfort :

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Le 12 août il avait fait étape au Puy du Fou :

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En compagnie de Philippe de Villiers et du père abbé de Fontgombault :

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Et voici l'homélie de la messe célébrée samedi dernier au Puy du Fou :

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Michel Janva

Posté le 14 août 2017 à 10h21 | Lien permanent


C’est arrivé un 14 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines."Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 août 1099 : élection du pape Pascal II.
  • le 14 août 1464 : mort du pape Pie II.

Enea Silvio Piccolomini est le 210èmepape de l'Église catholique.

  • le 14 août 1352 : bataille de Mauron.

Lors de la guerre de Succession en Bretagne, la bataille oppose les forces anglo-bretonnes de Jean de Montfort et les forces franco-bretonnes de Charles de Blois. La ville fortifiée de Mauron constitue alors une place stratégique pour le contrôle de la Bretagne. La bataille de Mauron est remportée par les troupes de Jean de Montfort.

  • le 14 août 1665 : la troupe de Molière triomphe.

Le Roi Louis XIV lui accorde une pension de 7000 livres ainsi que le titre de Troupe du Roi.

  • le 14 août 1742 : naissance du futur pape Pie VII.

Barnaba Chiaramonti naît à Césène en Romagne. Comme Souverain pontife, il devra affronter l'ogre napoléonien.

  • le 14 août 1756 : victoire française à la bataille de Fort Chouaguen, appelé par les Anglais Fort Oswego.

Dans le cadre de la guerre de sept ans, Louis-Joseph de Montcalm fait le siège de Fort Oswego, sur la rive sud du lac Ontario, entre le 10 et le 14 août 1756, après avoir déjà pris le Fort William Henry qui domine la vallée de l'Hudson.

Les Français capturent mille six cents hommes, cent vingt-et-un canons, six vaisseaux armés et de nombreuses embarcations Montcalm parvient ainsi à contrôler tout l'arc qui va du Québec à la Louisiane et toute la région des Grands Lacs, à mettre fin à la menace sur le fort voisin de Frontenac.

  • le 14 août 1789 : Armand-Gaston Camus est nommé archiviste à la Commission des archives de l'Assemblée Constituante.

C'est lui qui est à l'origine de la création des Archives nationales

  • le 14 août 1800 : début de l'élaboration du Code civil français.

Le Premier consul désigne une commission de quatre juristes : François Denis Tronchet, Félix Julien Jean Bigot de Préameneu, Jean-Étienne-Marie Portalis et Jacques de Maleville pour rédiger le projet de « Code civil des Français », sous la direction de Cambacérès.

  • le 14 aout 1844 : bataille d'Isly.

La bataille d'Isly oppose le royaume de France au sultanat marocain. Les 11 000 hommes commandés par le maréchal Bugeaud,gouverneur général d'Algérie, avancent vers les 60 000 soldats marocains commandés par Abdar-Rahman ibn Hicham qui attaque. Les Françaisgagnent la bataille, font 800 morts adverses et récupèrent 11 canons. Le sultan Abd al-Rahman, soutenait le chef de guerre algérien Abd el-Kader contre les Français.

  • le 14 août 1884 : la loi supprime les prières publiques à la rentrée des Chambres et allège les honneurs militaires rendus au Saint Sacrement.
  • le 14 août 1887 : le pape Léon XIII couronne sainte Radegonde, "mère de la patrie française".

Statue de sainte Radegonde dans le chœur de l'église de Sainte-Radegonde en Aveyron.

Voir la chronique de la veille.

  • le 14 août 1893 : introduction du permis de conduire en France.

Louis Lépine, préfet de police français, instaure le permis de conduire à Paris.La France est le premier pays à immatriculer les automobiles, on en compte alors 1700.

  • le 14 août 1940 : les loges maçonniques sont dissoutes.
  • le 14 août 1941 : mort martyr de St Maximilien Kolbe.

Né à Zdunska Wola, près de Lodz en Pologne, en janvier 1894, il entre en 1907 au séminaire des Franciscains Conventuels, qui l'envoient à Rome pour y poursuivre ses études ecclésiastiques. Il fonde avec quelques frères la MILICE DE L'IMMACULÉE en vue de sanctifier le monde entier avec l'aide de la Vierge Immaculée. Ordonné prêtre en 1918 et revenu en Pologne, il fonde une revue, ' Le Chevalier de l'Immaculée '.

Les sept premiers Chevaliers d'avant-garde se consacrent à Marie Immaculée le 17 octobre 1917. Ces dévoués serviteurs de la Vierge affronteront tous les ennemis de Dieu et de l'Eglise, particulièrement les suppôts de la franc-maçonnerie en Italie, en Pologne, et dans le monde entier. Ils réciteront une fois par jour la prière suivante : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous et pour tous ceux qui n'ont pas recours à Vous, plus particulièrement pour les francs-maçons et pour tous ceux qui vous sont recommandés ».

En 1927, il fonde un ' Couvent-Maison d'édition ' confié à Marie la Cité de l'Immaculée, où plusieurs centaines de religieux vivent dans une pauvreté de vie vraiment franciscaine, mais travaillent sur les machines les plus modernes. Il part au Japon fonder une institution semblable.

Arrêté le 17 février 1941, enfermé dans le camp d'Auschwitz. Il y illumine de sa foi, son espérance et sa charité ce lieu de mort et de haine, jusqu'au jour où il s'offre pour mourir dans le bunker de la faim à la place d'un père de famille.

Après avoir accompagné tous ses compagnons dans leurs derniers instants, il est tué par une injection de phénol le 14 août 1941. Son corps est ensuite brûlé au four crématoire le lendemain, fête de l'Assomption.

Paul VI le déclare ' bienheureux ' le 17 octobre 1971 et Jean-Paul II ' saint ', comme martyr, le 10 octobre 1982. Jean Paul II le déclare plusieurs fois comme protecteur de ce siècle difficile, parce que toute sa vie fut marquée par un profond esprit missionnaire.

' Seul l'amour est une force de création ', disait saint Maximilien à ses compagnons de malheur, les invitant par là à faire face à la haine avec la force de l'amour. 

Il est un des Saints patrons des électriciens, des radioamateurs, des journalistes, des prisonniers politiques et des toxicomanes.

  • le 14 août 1945: déclaration du Maréchal Pétain à la clôture de son procès.

« Au cours de ce procès, j'ai gardé volontairement le silence, après avoir expliqué au peuple français les raisons de mon attitude. Ma pensée, ma seule pensée, a été de rester avec lui sur le sol de France, s elon ma promesse, pour tenter de le protéger et d'atténuer ses souffrances. Quoi qu'il arrive, il ne l'oubliera pas. Il sait que je l'ai défendu comme j'ai défendu Verdun. Messieurs les Juges, ma vie et ma liberté sont entre vos mains, mais mon honneur, c'est à la Patrie que je le confie. Disposez de moi selon vos consciences. La mienne ne me reproche rien, car pendant une vie déjà longue, et parvenu par mon âge au seuil de la mort, j'affirme que je n'ai eu d'autre ambition que de servir la France. »

  • le 14 août 1962 : jonction des équipes de forage françaises et italiennes du Tunnel du Mont Blanc.

Les équipes de forages françaises et italiennes se rejoignent lors de la percée du tunnel du Mont-Blanc. L'écart d'axe est de 13cm. Lors de l'inauguration en 1965, c'est le plus long tunnel routier du monde. Il est inauguré le 16 juillet 1965, par le président de la république française, Charles De Gaulle et le président de la République italienne Giuseppe Saragat.

Lois Spalwer

Posté le 14 août 2017 à 03h17 | Lien permanent | Commentaires (0)


13 août 2017

Cardinal Burke : "la confusion et l’erreur qui ont conduit la culture humaine sur le chemin de la mort et de la destruction sont également entrées dans l’Eglise"

Le cardinal Raymond Burke a donné le 22 juillet une conférence au 32e Forum annuel « Church Teaches » (« L’Eglise enseigne »), à Louisville dans le Kentucky. Voici des extraits de la traduction du texte intégral de cette conférence, disponible ici dans sa version originale, par Jeaanne Smits (cette traduction n’a pas été officiellement validée par le cardinal Burke) :

[...] Nous vivons les temps les plus troublés qu’aient connus aussi bien le monde que l’Eglise. La sécularisation a ravagé la culture de nombreuses nations, spécialement en Occident, éloignant la culture de sa vraie source qui est Dieu, et de son plan pour nous et pour notre monde. Des attaques quotidiennes et généralisées visent la vie humaine innocente et sans défense, accompagnées d’une violence sans précédent qui en résulte au sein de la vie familiale et de la société en général. L’idéologie du genre toujours plus virulente répand une confusion totale à propos de notre identité en tant qu’homme ou femme, et conduit au malheur profond et même à la destruction de soi de nombreux membres de la société. On assiste également à la négation de la liberté de religion qui tente d’empêcher, sinon d’éteindre totalement, tout discours public à propos de Dieu et de notre nécessaire relation avec Lui. La négation de la liberté de religion s’accompagne de la tentative d’obliger les personnes qui craignent Dieu à agir contre leur conscience bien formée, c’est-à-dire contre la loi de Dieu inscrite dans le cœur de l’homme. Dans les pays supposés libres, le gouvernement impose de force à la société la pratique de l’avortement, de la stérilisation, de la contraception, de l’euthanasie, du manque de respect pour la sexualité humaine, allant même jusqu’à endoctriner les petits enfants au moyen de l’inique « théorie du genre ».

En même temps, le matérialisme athée et le relativisme conduisent à une recherche sans scrupules de la richesse, du plaisir et du pouvoir, tandis que le règne de la loi dictée par la justice est foulé aux pieds. Dans une situation aussi profondément désordonnée sur le plan culturel, on peut craindre à juste titre une confrontation globale dont la seule issue serait la destruction et la mort pour un grand nombre. A l’évidence, la situation présente du monde ne saurait perdurer sans conduire vers une annihilation totale.

Le monde n’a jamais eu autant qu’aujourd’hui besoin de l’enseignement solide et de la direction que Notre Seigneur, dans son amour sans mesure et sans fin de l’homme, veut donner au monde à travers son Eglise et spécialement à travers les pasteurs de celle-ci : le pontife romain, les évêques en communion avec le siège de Pierre, ainsi que leurs principaux collaborateurs, les prêtres. Mais de manière diabolique, la confusion et l’erreur qui ont conduit la culture humaine sur le chemin de la mort et de la destruction sont également entrées dans l’Eglise, de telle sorte que celle-ci s’approche de la culture semblant ne pas connaître sa propre identité et sa propre mission, semblant manquer de clarté et de courage pour l’annonce de l’Evangile de la vie et de l’Amour divin à la culture radicalement sécularisée. Par exemple, après la décision du 30 juin du parlement allemand d’accepter le soi-disant « mariage homosexuel », le président de la conférence des évêques d’Allemagne a déclaré que cette décision ne constituait pas un souci majeur pour l’Eglise qui, selon lui, doit s’inquiéter davantage de l’intolérance à l’égard des personnes souffrant d’une attraction homosexuelle. A l’évidence, dans une telle approche, on ne trouve plus la juste et nécessaire distinction entre l’amour que nous chrétiens devons toujours avoir pour la personne impliquée dans le péché, et la haine que nous devons également toujours avoir à l’égard des actes peccamineux. [...]

En réalité, la culture totalement matérialiste et relativiste, embrassée et puissamment soutenue par des moyens de communication du monde et par le lobbying politique des riches laïcistes, encourage la confusion et la division au sein de l’Eglise. Il y a quelque temps, un cardinal à Rome remarquait combien il est bon que les médias laïcistes n’attaquent plus l’Eglise, comme ils l’avaient fait si férocement au cours du pontificat du pape Benoît XVI. Ma réponse fut de dire que l’approbation des médias laïcistes est au contraire pour moi le signe que l’Eglise manque gravement à sa mission de témoignage clair et courageux vis-à-vis du monde, pour le salut du monde.

Allant de pair avec l’intérêt qu’ont les ennemis de l’Eglise à louer et à promouvoir la confusion et d’erreur au sein même de l’Eglise, il y a également une lecture politique mondaine de la gouvernance de l’Eglise. Pour les architectes d’une Eglise laïcisée est politisé, ceux qui affirment ce que l’Eglise a toujours enseigné et pratiqué sont désormais les ennemis du pape. La doctrine et la discipline, qui, ensemble avec le culte divin, sont les dons essentiels que le Christ fait dans l’Eglise, sont aujourd’hui considérées comme les outils de supposés fondamentalistes rigides qui essaient d’entraver le soin pastoral des fidèles tel que le désire le pape François. Nous sommes même témoins d’une triste situation où des membres de la hiérarchie s’accusent publiquement les uns les autres d’avoir des objectifs politiques et mondains, à la manière des hommes politiques qui s’attaquent les uns les autres pour faire avancer leurs objectifs politiques.

A cet égard, la plénitude du pouvoir (plenitudo potestatis), essentiel à l’exercice de l’office du successeur de saint Pierre, est faussement présentée comme un pouvoir absolu, trahissant ainsi la primauté du successeur de saint Pierre qui est le premier d’entre nous par l’obéissance au Christ qui vit pour nous dans l’Eglise à travers la tradition apostolique. Des voix laïcistes font la promotion de l’image du pape en tant que réformateur qui serait en même temps un révolutionnaire, c’est-à-dire en tant que réformateur de l’Eglise œuvrant au moyen de la rupture avec la Tradition, avec la confession de la foi (regula fidei) et avec la règle de la loi correspondante (regula iuris). Mais l’office de saint Pierre n’a rien à voir avec la révolution, qui est avant tout un terme politique et mondain. Comme l’enseignait le concile Vatican II, le successeur de Pierre « est le principe perpétuel et visible et le fondement de l’unité qui lie entre eux soit les évêques, soit la multitude des fidèles » (Lumen Gentium 23). La plénitude du pouvoir, le libre exercice de la charge du pontife romain existent précisément pour le protéger de cette sorte de pensée mondaine et relativiste qui conduit à la confusion et à la division. Cela lui permet également d’annoncer et de défendre la foi dans son intégralité. En décrivant ce qui est désormais connu comme « le pouvoir des clefs », le Catéchisme de l’Eglise catholique nous rappelle qu’il se fonde sur la confession de saint Pierre affirmant que Notre Seigneur est Dieu le Fils incarné pour notre salut éternel ; il déclare :

« Pierre, en raison de la foi confessée par lui, demeurera le roc inébranlable de l’Église. Il aura mission de garder cette foi de toute défaillance et d’y affermir ses frères » (Catéchisme de l’Eglise catholique, 552).

Il est donc absurde de penser que le pape François puisse enseigner quoi que ce soit qui ne soit pas en accord avec ce que ses prédécesseurs, par exemple le pape Benoît XVI et saint Jean-Paul II, ont solennellement enseigné.

En ce qui concerne les fréquentes déclarations du pape François, s’est développée l’idée populaire selon laquelle chaque déclaration du Saint-Père doit être acceptée en tant qu’enseignement du pape ou du magistère. Les mass media ont sans conteste voulu faire leur choix parmi les déclarations du pape François, de manière à montrer que l’Eglise catholique subit une révolution et modifie actuellement de manière radicale son enseignement à propos de certaines questions clefs de foi, et spécialement de morale. L’affaire est compliquée parce que le pape François choisit régulièrement de s’exprimer de manière familière, que ce soit au cours d’interviews données en avion ou à divers médias, ou lors de remarques spontanées adressées à différents groupes. Cela étant, lorsque l’on place ses remarques dans le contexte approprié de l’enseignement et de la pratique de l’Eglise, on peut se voir accuser de parler contre le Saint-Père. Je me rappelle comment l’un des éminents pères de la session extraordinaire du synode des évêques en octobre 2014 s’était approché de moi au cours d’une pause pour me dire : « Que se passe-t-il ? Ceux d’entre nous qui soutenons ce que l’Eglise a toujours enseigné et pratiqué sommes-nous désormais appelés ennemis du pape ? » Il en résulte que l’on est tenté de rester silencieux ou d’essayer d’expliquer doctrinalement un langage qui sème la confusion, voire contredit la doctrine.

La manière dont j’en suis venu à comprendre le devoir de corriger cette idée populaire par rapport à l’enseignement de l’Eglise et des déclarations du pape consiste à distinguer, ainsi que l’Eglise l’a toujours fait, entre les paroles de l’homme qui est pape, et les paroles du pape en tant que vicaire du Christ sur terre. Au Moyen Age, l’Eglise parlait des deux corps du pape : le corps de l’homme et le corps du vicaire du Christ. En fait, la vêture traditionnelle du pape, spécialement la mozzetta rouge avec l’étole représentant les apôtres saint Pierre et saint Paul, représente visiblement le vrai corps du pape lorsqu’il expose l’enseignement de l’Eglise.

Dans les temps récents, l’Eglise n’a pas eu l’habitude d’un pontife romain parlant publiquement de manière familière. En fait, on a toujours pris grand soin de faire ce qui était nécessaire pour que toute parole publiée du pape soit clairement en accord avec le magistère. Il y a quelques mois, je parlais avec un cardinal qui, jeune prélat, avait étroitement collaboré avec le bienheureux pape Paul VI. Paul VI était un prédicateur doué qui parlait souvent sans texte préparé. Ses sermons étaient par la suite retranscrits en vue de leur publication, mais le Paul VI ne permettait jamais la publication d’un de ses sermons sans étudier à fond le texte imprimé. Ainsi qu’il le dit au jeune prélat, je suis le vicaire du Christ sur terre, et j’ai la très grave responsabilité de vérifier qu’aucune de mes paroles puisse être interprétée de manière contraire à l’enseignement de l’Eglise.

Le pape François a choisi de parler souvent en son premier corps, le corps de l’homme qui est pape. En fait, même dans des documents qui par le passé ont constitué un enseignement plus solennel, il affirme clairement qu’il ne propose pas un enseignement magistériel mais sa propre pensée. Mais ceux qui ont l’habitude d’une manière de parler différente de la part du pape voudraient que chacune de ses déclarations fasse d’une certaine manière partie du magistère. Faire cela est contraire à la raison, contraire à ce que l’Eglise a toujours tenu. Il est tout simplement erroné et dommageable pour l’Eglise de recevoir chaque déclaration du Saint-Père comme l’expression d’un enseignement pontifical ou du magistère.

Faire la distinction entre les deux types de discours du pontife romain n’est en aucune façon le signe d’un manque de respect à l’égard de l’office pétrinien. Il s’agit encore moins d’une inimitié à l’égard du pape François. En fait, et au contraire, c’est faire preuve du plus grand respect à l’égard de l’office pétrinien et de l’homme auquel Notre Seigneur l’a confié. Sans cette distinction, nous pourrions facilement perdre le respect de la papauté ou être conduits à penser que, si nous ne sommes pas en accord avec les opinions personnelles de l’homme qui est le pontife romain, il nous faudrait rompre la communion avec l’Eglise.

En tout cas, toute déclaration du pontife romain doit être comprise dans le contexte de l’enseignement et de la pratique constante de l’Eglise, de peur que la confusion et la division à propos de l’enseignement et de la pratique de l’Eglise n’entrent dans son corps au grand détriment des âmes et au grand détriment de l’évangélisation du monde. Rappelez-vous les mots de saint Paul au début de la lettre aux Galates, une communauté de chrétiens des premiers temps où une confusion et une division grave avaient fait leur entrée. En tant que bon pasteur du troupeau, saint Paul a écrit les paroles suivantes face à cette situation très grave :

« Je m’étonne que vous vous détourniez si vite de celui qui vous a appelés à la grâce du Christ, pour passer à un autre Evangile. Non pas qu’il y en ait un autre ; mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Evangile du Christ. Mais si quelqu’un, fût-ce nous-mêmes ou un ange du ciel, vous annonçait un autre Evangile que celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème ! Je l’ai dit, et je le dis encore maintenant : Si quelqu’un vous annonçait un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! Car, en ce moment, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ » (Galates, 1, 6-10).

Tout en maintenant fermement la foi catholique relative à l’office pétrinien, nous ne pouvons pas tomber dans une idolâtrie de la papauté qui ferait de chaque mot prononcé par le pape une doctrine, même s’il est interprété comme étant contraire à la parole même du Christ, par exemple, en ce qui concerne l’indissolubilité du mariage (cf. Matth. 19, 9). Bien plutôt, avec le successeur de Pierre, nous devons nous efforcer de comprendre davantage et plus pleinement la parole du Christ, de manière à la vivre de plus en plus parfaitement.

De manière choquante, il y a quelques mois, le supérieur général des jésuites a laissé entendre que nous ne pouvons pas savoir ce que le Christ a véritablement dit à propos de n’importe quel thème, puisque nous ne disposons pas d’enregistrement de ses discours. Hormis l’absurdité de cette affirmation, cela donne l’impression qu’il n’y a plus un enseignement et une pratique constants de la foi tels qu’ils nous ont été transmis, de manière ininterrompue, depuis le temps du Christ et des apôtres.

De même, il n’est pas question d’un soi-disant « pluralisme » légitime au sein de l’Eglise, c’est-à-dire d’une légitime différence d’opinion théologique. Les fidèles n’ont pas la liberté de suivre des opinions théologiques qui contredisent la doctrine contenue dans les Saintes Ecritures et dans la sainte Tradition, et confirmée par le magistère ordinaire, même si ces opinions rencontrent un large écho dans l’Eglise et qu’elles ne sont pas corrigées par les pasteurs de l’Eglise, comme il incombe pourtant à ces pasteurs.

En célébrant le centenaire des apparitions de Notre Dame de Fatima, nous devons nous rappeler comment son message, ou comme on l’appelle parfois, son secret, a pour principal objectif de répondre à une apostasie largement répandue dans l’Eglise et à la défaillance des pasteurs de l’Eglise quant à sa correction. Le triomphe du Cœur Immaculé de Marie est d’abord et avant tout le triomphe de la foi qui nous enseigne quelle est notre bonne relation avec Dieu et avec autrui.

[...] Quelle doit donc être notre réponse à ces temps extrêmement difficiles où nous vivons, des temps qui, de manière réaliste, semblent être apocalyptiques ? Ce doit être une réponse de foi, de foi en Notre Seigneur Jésus-Christ qui vit pour nous dans l’Eglise et qui ne manque jamais de nous enseigner, de nous sanctifier et de nous conduire dans l’Eglise, ainsi qu’Il a annoncé qu’Il resterait avec nous pour toujours, jusqu’à son retour au dernier jour pour inaugurer « de nouveaux cieux et une nouvelle terre » (2 Pierre 3, 13) pour accueillir ses fidèles au festin de noces de l’agneau. Nous savons ce que le Christ nous enseigne dans l’Eglise. Cela est contenu dans le Catéchisme de l’Eglise catholique, dans l’enseignement officiel de l’Eglise. Son enseignement ne change pas. Au milieu de la confusion et de la division présentes, nous devons étudier plus attentivement les enseignements de la foi contenus dans le Catéchisme de l’Eglise catholique, et être prêts à défendre ces enseignements contre tout mensonge qui porterait atteinte à la foi et donc à l’unité de l’Eglise.

[...] La sérénité veut dire que nous ne cédons pas à une désespérance mondaine qui s’exprime de manière agressive et peu charitable. Notre confiance est dans le Christ. Oui, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour défendre notre foi catholique dans n’importe quelle circonstance où elle se trouve attaquée, mais nous savons que la victoire appartient finalement et uniquement au Christ. Ainsi, lorsque nous avons fait tout ce que nous pouvons faire, nous sommes en paix, même si nous reconnaissons que nous restons des « serviteurs inutiles ».

Il ne peut y avoir place dans notre façon de penser ou d’agir pour le schisme qui est toujours et partout erroné. Nous devons être prêts à accepter quelque souffrance qui puisse survenir, au nom du Christ et de son Corps mystique, notre Sainte Mère l’Eglise. Comme saint Athanase et les autres grands saints qui ont défendu la foi en des temps de graves épreuves au sein de l’église, nous devons être prêts à accepter le ridicule, l’incompréhension, la persécution, l’exil et même la mort, afin de rester un avec le Christ dans l’Eglise sous la protection maternelle de la Bienheureuse Vierge Marie. Prions pour qu’au terme de notre pèlerinage terrestre, nous puissions dire avec Saint-Paul :

« J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Reste la couronne de justice qui m’est réservée, que le Seigneur, le juste juge, me rendra en ce jour-là ; et non seulement à moi, mais aussi à ceux qui auront attendu avec amour son avènement » (2 Tim. 4, 7-8).

Le schisme est le fruit d’une manière de penser mondaine, de penser que l’Eglise est entre nos mains plutôt qu’entre les mains du Christ. L’Eglise de notre temps a grand besoin d’être purifiée de toute forme de pensée mondaine. Plutôt, avec saint Paul qui a si grandement souffert pour la prédication de la foi à toutes les nations, nous devons nous réjouir de compléter dans notre chair les souffrances du Christ pour le bien de son Epouse, l’Eglise (cf. Col 1, 24-29). [...]"

Michel Janva

Posté le 13 août 2017 à 11h41 | Lien permanent


Catéchisme Le Chemin du Ciel avec Imprimatur de Mgr Rey

ImageLe catéchisme Le Chemin du Ciel propose un enseignement clair de la foi catholique, avec un langage simple et adapté aux enfants.

Cette 1ère année, destinée aux enfants de 7 à 10 ans, expose les vérités de la foi contenues dans le Credo à travers 21 chapitres magnifiquement illustrés par Joëlle d’Abbadie.

Imprimatur et préface de Mgr Dominique Rey.

Auteurs : Abbé Henri Forestier, Marie Cartier

Illustrations intérieures : Joëlle d'Abbadie - Illustration de la couverture : Anne-Charlotte Larroque.

Michel Janva

Posté le 13 août 2017 à 10h43 | Lien permanent


Symposium sur Saint Joseph, du 25 au 30 septembre à l'Institut Redemptoris Custos, près de Béziers

Depuis plus de 40 ans, les Centres de joséphologie se réunissent tous les quatre ans pour partager leurs travaux, se rencontrer et célébrer saint Joseph. Après l’Italie, le Canada, la Pologne, le Mexique, la France recevra le prochain symposium international.

Il revient ainsi à l’Institut Redemptoris Custos (Famille de Saint Joseph) d’accueillir, du 25 au 30 septembre 2017, les amis de saint Joseph du monde entier. Ce symposium sera présidé par Mgr Philippe Barbarin, cardinal archevêque de Lyon, Mgr Louis Raphaël 1er Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens et le Père Joseph-Marie Verlinde, Institut Redemptoris Custos (Père prieur de la Famille de Saint Joseph). De nombreux intervenants de grande qualité seront également présents : Mgr Jean-Pierre Batut, Mgr André Léonard, P. Stracisio Tamare, etc ... et le tout sera couvert par KTO.

Il permettra d'alterner des temps de conférences, d'échanges et de prières. Ce rendez-vous revêt un caractère particulier : signe de la vitalité du culte à saint Joseph en France, il a pour mission de participer au renouveau de la recherche théologique francophone sur saint Joseph.

Ce symposium aura lieu à Saint-Joseph de Mont-Rouge, à une vingtaine de kilomètres au nord de Béziers. Il est ouvert à tous : religieux, laïcs, universitaires et sera traduit en plusieurs langues.

Affiche-Josephologie

Michel Janva

Posté le 13 août 2017 à 10h11 | Lien permanent


A la découverte des abbayes gastronomes avec la Divine Box : Notre-Dame du Val d’Igny

La Divine Box nous emmène vers l’abbaye des cisterciennes du Val d’Igny en Champagne, bien connue pour sa spécialité : les « bouchons », délicieux chocolats en forme de bouchons de champagne.

I"L’histoire de l’abbaye d’Igny commence en 1128, lorsque Bernard, jeune abbé de Clairvaux (le fameux « saint Bernard de Clairvaux » !) envoie douze moines pour fonder le monastère d’Igny à 30km de Reims. Le succès est immédiat, la communauté rayonne et compte jusqu’à 300 moines ! Mais le succès n’est que de courte durée, et une longue période de déclin de plusieurs siècles s’amorce ensuite, avec pour causes : donations et vocations en baisse, guerre de Cent-Ans (1337-1453) et Révolution... En 1791, les six derniers moines restants doivent partir. Heureusement, en 1876, les bâtiments de l’abbaye sont rachetés par l’évêque de Reims qui envoie 23 moines de l’abbaye Notre-Dame du Désert (abbaye toujours dynamique aujourd’hui et dont vous pouviez goûter le miel dans la Divine Box de mai !). Après dix longues années de travaux, en 1886, Notre-Dame d’Igny redevient une abbaye, qui accueille notamment une petite chocolaterie qui, à son apogée, fait travailler plus de 70 ouvriers ! Nouvelle crise lors de la première Guerre Mondiale : l’abbaye est d’abord pillée par les Allemands, puis transformée en hôpital de campagne puis tout simplement ... détruite ! Les Allemands avaient pour ordre de faire sauter tous les bâtiments de belle apparence. Autant vous dire qu’ils n’y sont pas allés de main morte pour mettre à plat ce bijou ! Après la guerre, voilà qu’en 1929, ce ne sont pas moins de 30 courageuses soeurs de l’abbaye de La Coudre à Laval (encore en activité aujourd’hui et dont vous pouviez découvrir les délicieuses préparations pour flan à la framboise dans la Divine Box de juillet) qui s’installent à Igny, après deux ans de reconstruction de l’abbaye. La prospérité reprend : 60 soeurs en 1938, création du monastère Notre-Dame de la Clarté-Dieu au Congo en 1955, et relance de l’activité de chocolaterie en 1961. Les plus attentifs d’entre vous auront noté que l’abbaye n’avait été habitée que par des hommes depuis sa création... sauf depuis l’arrivée des soeurs en 1929 !

ET AUJOURD’HUI ?

Les nouvelles sont bonnes ! Le nombre de soeur à l’abbaye a considérablement augmenté. Et pour cause ... Face à la baisse du nombre de vocations religieuses en France, certaines communautés décident d’unir leurs forces : après quelques travaux, l’abbaye d’Igny devient en 2011 l’abbaye du Val d’Igny, témoignant ainsi d’une nouvelle communauté regroupant les soeurs de l’abbaye d’Igny, celles de Belval (Pas-de-Calais), de La Grâce Dieu (Doubs) et d’Ubexy (Vosges). Les derniers travaux ont notamment permis d’inclure aux bâtiments une « Petite Unité de Vie » de 24 chambres permettant aux soeurs anciennes de rester auprès de la communauté tout en recevant les soins nécessaires à leur état de santé fragile. Une pour toutes, toutes pour une !

BSinon, les produits monastiques (les chocolats en particulier!) participent encore et toujours à la renommée de l’abbaye du Val d’Igny, notamment grâce aux « bouchons » ! Les recettes sont top secrètes et nécessitent calme et patience pour atteindre la qualité recherchée. Si vous avez dégusté les petits bouchons praliné & fudge dans la box des monastères d’avril, vous savez de quoi on parle ... D’un point de vue architectural, l’abbaye du Val d’Igny regorge de petits détails qui nous font voyager dans le temps. Voici un élément qui nous a bien plu : au-dessus de quelques portes du cloître figurent des blasons, rappelant l’histoire de l’abbaye. Par exemple, au dessus de la porte du « chapitre » (endroit où les soeurs se réunissent tous les matins pour écouter un chapitre de la Règle de Saint Benoît et quelques commentaires par l’abbesse), figure le blason de Clairvaux, rappelant la fondation en 1128 par saint Bernard de Clairvaux ! (blason bleu) Ou encore au-dessus de la porte des coules (pièce où les soeurs déposent leur habit blanc à longues manches prévus pour les offices), où l’on aperçoit le blason de l’abbaye d’Ubexy. (blason jaune)

LA PETITE ANECDOTE Le célèbre écrivain et critique d’art du 19e siècle Huysmans fit sa retraite de conversion à l’abbaye d’Igny. CONCLUSION : cette abbaye est IGNYoubliable et maIGNYfique !

Michel Janva

Posté le 13 août 2017 à 10h05 | Lien permanent


C’est arrivé un 13 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 août 523 : élection du pape saint Jean Ier.

Jean Ier est pape du 13 août 523 au 18 mai 526, soit un règne de deux ans et neuf mois. Il est considéré comme martyr et est fêté le 27 mai. Voir la chronique du 18 mai.

 

 

  • le 13 août 587 : décès de sainte Radegonde, reine de France et sainte de l'Église catholique.

Elle devient Reine de France en épousant le fils de Clovis, Clotaire Ier. C'est elle qui fonde l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers. Sa fête est le 13 août. Elle est patronne de Poitiers et patronne secondaire de France.

  • le 13 août  1099 : élection du pape Pascal II.

Rainier de Bleda, est né à Bleda Forlì vers 1050. C'est un moine bénédictin ; élu pape, il lutte contre les empereurs Henri IV et Henri V et crée l'Ordre des Chevaliers teutoniques et l'Ordre des Templiers. Son pontificat dure plus de 18 ans.

  • le 13 août  1516 : Milan est cédé par l'Espagne à la France par le traité de Noyon

Le traité de Noyon signé entre Charles Quint et François Ier stipule que l'Espagne héritera du royaume de Naples et de Sicile tandis que les Français auront le duché de Milan. Cet arrangement met un terme à une période de conflits entre Français et Espagnols, et reçoit l'aval du pape Léon X.

  • le 4 août  1532 : Edit d'union de la Bretagne à la France : Lettre de Vannes, premier des trois Edits de rattachement de la Bretagne à la France.

La lettre de Vannes est confirmée par un édit promulgué à Nantes le 13 août 1532 et par l'édit du Plessis-Macé du 21 septembre 1532 (voir les chroniques du jour). Les États de Bretagne, convoqués par François Ier à Vannes, adressent au monarque une supplique pour «unir et joindre par union perpétuelle iceluy pays et duché de Bretagne au royaume, le suppliant de garder et entretenir les droits, libertés et privilèges dudit pays et duché».

Cette requête, présentée au Roi dans la grande salle du palais épiscopal de la Motte, est acceptée par une lettre donnée à Vannes ce jour :

Le Roi s'y nomme « père et légitime administrateur et usufruitier des biens de notre très cher et très aimé fils » et celui-ci « Duc et propriétaire des pays et Duché de Bretagne ». Il rappelle la demande des États :

  • d'unir perpétuellement la Bretagne à la couronne de France,
  • de conserver les « privilèges, franchises, libertés et exemptions anciennement octroyées et accordés par les Ducs de Bretagne nos prédécesseurs »,
  • il confirme « perpétuellement », en tant que Roi et Duc, ces privilèges,
  • sous réserve des modifications que pourraient demander ultérieurement les États.

L'édit du Plessis-Macé, publié le 21 septembre 1532, permet à la province d'obtenir le maintien de ses droits, libertés et privilèges. Cette union prendra fin deux siècles plus tard pendant la Révolution française. Voir les chroniques du 4 août et du 21 septembre

  • le 13 août  1559 : Henri II est inhumé à St-Denis.
  • 13 août 1624 : le Cardinal de Richelieu devient Principal Ministre de Louis XIII.

Malgré la méfiance royale, due au fait que Richelieu a bénéficié de l'appui et de la Reine mère et des Concini (créé Cardinal en 1622 et entré au Conseil grâce à Marie de Médicis), le Cardinal est nommé Principal Ministre et se retrouve à la tête du Conseil.

Sa politique est fondée sur trois axes :

- Rabaisser l'orgueil des grands du Royaume

- Abattre le puissant parti huguenot qui conserve des places fortes à l'intérieur du Royaume (la Rochelle, Montpellier)

- Mettre fin à la toute-puissance de la Maison d'Autriche, puissance Catholique qui menace la France par un étau avec l'Espagne depuis le règne de François Ier.

Relire l'excellent livre : Un prophète de l'unité, le cardinal de Richelieu de Renée Casin (Editions Résiac).

Le cardinal de Richelieu, remplace La Vieuville à la tête du Conseil du Roi. Louis XIII et Armand du Plessis gouverneront ensemble pendant 18 ans.

  • le 13 août  1669: Louis XIV signe l'ordonnance des Eaux et Forêts, ou ordonnance de Saint-Germain-en-Laye.

Elle a été préparée par Colbert ; elle réglemente et centralise la gestion des espaces forestiers, en vue de leur exploitation, notamment, pour la marine de guerre.

  • le 13 août  1704 : bataille de Höchstadt.

Lors de la guerre de Succession d'Espagne, Louis XIV tente de conquérir Vienne, avec ses alliés bavarois, pour affaiblir Léopold Ier. La Grande Alliance (Angleterre, Saint-Empire romain germanique, Autriche, Provinces-Unies, Royaume du Danemark et de Norvège) remporte une victoire décisive et les Français sont repoussés de l'autre côté du Rhin.

  • le 13 août  1715 : signature à Versailles d'un Traité de commerce et d'amitié entre la France et la Perse.

Le traité prévoit l'établissement d'un consulat de Perse à Marseille, principal port de commerce avec l'Orient.

  • le 13 août  1773: le pape Clément XIV publie la lettre "Gravissimis ex causis".

Cette lettre établit une congrégation spéciale de 5 cardinaux pour diriger la suppression de la Compagnie de Jésus et l'appropriation de ses maisons et de ses biens. C'est la victoire maçonnique sur le meilleur rempart de la foi catholique.

  • le 13 août  1815 : ordination du saint curé d'Ars.

Geneviève Esquier dans Ceux qui croyaient au Ciel de (Ed. de l'Escalade, page 308) raconte comme Jean Marie Vianney, n'ayant jamais réussi à apprendre le latin obtient la note maximum à l'oral de cette discipline indispensable pour être prêtre.

  • le 13 août  1826 : mort de René Laennec, l'inventeur du stéthoscope.

René Laennec meurt à l'âge de 45 ans, d'une phtisie, une maladie pulmonaire ! C'est lui qui a inventé le pectoriloque, une feuille de papier roulée qui, une fois apposée sur le thorax du malade, lui permet de bien entendre le bruit de son cœur. Son invention, une fois améliorée, a reçu le nom de stéthoscope.

 

En 1816, il est nommé à l'hôpital Necker. Il s'intéresse aux maladies pulmonaires. C'est dans ce cadre qu'il crée le stéthoscope, un simple rouleau de papier ficelé. Mais il perfectionne rapidement son invention.

 

En 1822, il est titulaire de la chaire de médecine pratique du Collège de France. Il se retire en son manoir de Kerlouarnec où il meurt à l'âge de 45 ans.

  • le 13 août  1940 : les loges maçonniques sont dissoutes en France.

Ainsi que toutes les sociétés secrètes.

  • le 13 août  1944 : appel du déserteur Thorez.

Depuis Moscou, où il s'est réfugié au début de la guerre, le déserteur Maurice Thorez lance un appel au peuple français pour une épuration armée qui sera sanglante.

  • le 13 août  1948 : Georges Bernanos et la Libération.

« Eh ! Bien, voilà ce que je dis. Je dis que la France n'a jamais connu de régime plus médiocre que celui qui en 1945 s'est imposé à elle comme libérateur, n'a cessé de prostituer depuis ou plutôt de ridiculiser en sa faveur, le mot de libération. »

Tiré de l'Intransigeant, cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 232)

  • le 13 août 1960 : indépendance de la République Centrafricaine.
Lois Spalwer

Posté le 13 août 2017 à 03h07 | Lien permanent | Commentaires (2)


12 août 2017

Le Père Argouarc'h ravive la demande de béatification des martyrs des Lucs sur Boulogne

Le Père Argouarc'h, prêtre de la Sainte Croix de Riaumont, était invité ce matin de RCF Vendée.

Michel Janva

Posté le 12 août 2017 à 22h17 | Lien permanent



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