23 avril 2014

Les contradictions de la ligne Pedotti

Lu sur Riposte Catholique :

"Tenante du progressisme religieux et directrice de la revue Témoignage chrétien, Christine Pedotti, a réagi face à la fameuse « explication » qui a vu des débats manifestement agités lors de la dernière réunion plénière de la Conférence des évêques de France à Lourdes. Habituée de ces rassemblements mitrés, Christine Pedotti s’est elle-même déclarée surprise que le ton ait pu être si vif. Et de faire la liste des sujets qui fâchent : « les intransigeances des uns autour du mariage pour tous, l’annulation de la conférence de la philosophe Fabienne Brugère, le 19 mars, et le voyage à Moscou qui réunissait Mgr Aillet, évêque de Bayonne, quelques responsables d’associations autour de la « Manif pour tous » et le directeur de l’hebdomadaire conservateur Famille chrétienne ».

L’inventaire, il faut le reconnaître, est plutôt juste pour les deux premiers éléments, même s’il faudrait plutôt écrire ainsi : « l’abandon et le renoncement des uns autour du mariage pour tous, l’invitation lancée à des responsables pastoraux pour assister la formation de la théoricienne du genre Fabienne Bruguère, le 19 mars ». Quant au voyage de monseigneur Aillet à Moscou, on voit trop bien ce qui dérange Christine Pedotti. Mais qu’un évêque catholique collabore avec l’Eglise orthodoxe dans un souci d’œcuménisme pour défendre les valeurs communes et centrales de la vie et de la famille, il n’y a rien de moins anormal. Cela va même dans le sens du concile Vatican II.

Pas à une contradiction près, Chistine Pedotti semble regretter l’absence de dialogue au sein de la conférence des évêques de France, alors que c’est précisément ce qui s’est passé le 8 avril dernier.

Quant à eux, les catholiques fidèles à l’enseignement de l’Eglise catholique ne peuvent qu’exprimer leur étonnement face aux atermoiements de leurs pasteurs face à la doctrine incessamment rappelée par le Saint-Père. Le refus est clair, net et définitif. Christine Pedotti ne semble pas s’en apercevoir d’ailleurs, engagée dans la voie sans issue du modernisme. Elle ajoute encore :« Visiblement en effet, le débat et le pluralisme propres aux sociétés modernes et démocratiques suscitent les plus vives réticences à l’intérieur de l’Église. Pourtant, n’hésitons pas à le dire, c’est bien plus l’idolâtrie d’une vérité unique, que l’on croit pouvoir détenir et imposer, qui menace l’Église. […] À Rome, François a beau ouvrir large portes et fenêtres, les courants d’air, pour l’heure, ne franchissent pas les Alpes. »

Qu’elle le veuille ou non, François n’a pas changé d’un iota la position de l’Eglise sur toutes les questions de société. Comme archevêque de Buenos Aires, il était devenu le « premier opposant politique » du gouvernement argentin lorsque ce dernier a fait voter la légalisation du « mariage » homosexuel. Jean-Marie Guénois, chargé des questions de religion au Figaro, a montré des signes d’énervement autrement plus pertinents. Nous luis laissons le mot de la fin : « La cécité d’une partie des évêques à ne pas lire ce que leur vocabulaire appelle pourtant les ­ «signes des temps» est accablante. […] En composant avec le politiquement correct, ces évêques perdent leur crédit chez une partie des catholiques, surtout chez les jeunes qui, loin d’être «réacs», sont devenus d’authentiques «rebelles». »"

Michel Janva

Posté le 23 avril 2014 à 10h03 | Lien permanent

Nouvelle loi pro-vie en Arizona

Le gouverneur d’Arizona a promulgué une loi permettant aux autorités sanitaires de l’État de procéder à des inspections surprises des avortoirs sans mandat pendant les heures d’ouverture.  Cette loi a été rédigée par le Center for Arizona Policy, un think tank à l’origine de trois autres lois « pro-vie » récemment votées et promulguées mais dont l’application a été temporairement bloquée par des juges activistes. Le Center for Arizona Policy est présidé par Cathi Herrod, une chrétienne évangélique born again, ex-féministe gauchiste. Entre 2012 et 2011, le nombre d’avortements pratiqués en Arizona s’est effondré de 7,4% tandis que la population augmentait.

Michel Janva

Posté le 23 avril 2014 à 10h02 | Lien permanent

Un nouveau secrétaire pour le pape François

Le Pape François avait hérité de son prédécesseur les services du prêtre maltais Alfred Xuereb. Mais celui-ci a été appelé à devenir secrétaire général du Sécrétariat pour l’économie créé par le Saint-Père. Lui succède donc monseigneur Fabian Pedacchio Leaniz, prêtre issu du diocèse de Buenos Aires. Il était jusque là assistant de monseigneur Xuereb. C’est un prêtre copte que le Pape François a choisi comme deuxième secrétaire. Il s’agit de monseigneur Lahzi Gaid. Il est le premier prêtre issu d’une Église orientale à devenir secrétaire du Pape. Jusqu’à présent, il travaillait au sein de la Secrétairerie d’État. Il est polyglotte et maîtrise notamment l’Arabe. Il a effectué une longue carrière dans la diplomatie vaticane. Il est particulièrement sensible aux persécutions que subissent les chrétiens d’Orient, y compris sa communauté du Patriarcat d’Alexandrie.

Michel Janva

Posté le 23 avril 2014 à 10h01 | Lien permanent

LGBT : une annonce chrétienne "inappropriée"

Je lis sur un site LGBT que des pubs évangélistes sont apparues sur les écrans des utilisateurs d'une application LGBT pendant le week-end de Pâques. Les publicités en question émanaient de GodLife.com, un organisme d’évangélisation en ligne basé au Texas, et les invitaient à découvrir "pourquoi Dieu a envoyé son fils mourir pour nos péchés" et à s'engager vers les "quatre étapes menant à Dieu".

Les LGBT ont qualifié cela d'incident et d'annonce '"inappropriée". Sur GodLife.com, il est possible de lire : "Dieu s’écartera de toi si tu permets à la luxure de te mener à l’immoralité sexuelle concrète". Il met également en garde contre la "pornographie" et invite à "surveiller ses fantasmes". Intolérable pour les LGBT.

Michel Janva

Posté le 23 avril 2014 à 10h00 | Lien permanent | Commentaires (0)

La dénaturation du mariage devant la CEDH

Zénit présente deux affaires de "mariage" entre personnes de même sexe  devant la CEDH.

Dans ces affaires, la Cour pourrait créer une obligation générale de proposer un cadre juridique permettant aux homosexuels d’organiser leur vie commune et d’obtenir une reconnaissance officielle symbolique de leur mode de vie. A cette fin, elle pourrait estimer que les personnes de même-sexe sont discriminées par rapport aux couples hétérosexuels dès lors qu’ils ne peuvent faire reconnaître leur relation et que l’État n’avance pas d’autre argument convaincant, lié à la sexualité, pour justifier cette impossibilité. Un tel constat obligerait alors tous les pays européens qui ne permettent pas le mariage homosexuel d’établir un statut d’union civile ouverts aux couples de même sexe.
Michel Janva

Posté le 23 avril 2014 à 09h59 | Lien permanent

Selon le lobby LGBT, la loi Taubira est incomplète

Le lobby LGBT en veut toujours plus :

"Les associations ont recensé quelques dizaines d'adoptions au sein de couples homosexuels. Mais plusieurs procureurs s'y sont opposés, au motif que la filiation avec la mère biologique avait été frauduleusement établie par le recours à une procréation médicalement assistée (PMA) à l'étranger. Les associations de défense des droits des homosexuels jugent d'ailleurs la loi incomplète« Il manque en particulier un moyen simplifié de reconnaître son enfant et des solutions pour les familles dont les parents sont séparés », affirme Marjorie Monni, porte-parole de l'Inter-LGBT sur les questions de famille."

Leur situation les rendant insatisfaits, ils en réclameront toujours plus.

Michel Janva

Posté le 23 avril 2014 à 09h58 | Lien permanent

« Check-point » entre le monde des cités et celui de l'école

Et c'est Le Monde qui raconte l'entrée dans un lycée à Marseille :

"Loubna et Alain contrôlent le « check-point » entre le monde des cités et celui de l'école. Deux conditions pour passer : carnet de correspondance et chevelure libre. Sans qu'on lui demande quoi que ce soit, Samia ôte la partie supérieure de sa tenue couvrante, son jilbeb. Elle roule dans son sac la cape, assortie à sa jupe, qui couvrait ses cheveux et flottait sur son buste, enfile son long gilet et rejoint ses copines. A l'entrée de La Calade, le déshabillage est quotidien. « Parmi nos 500 élèves, une dizaine arrive en tenue intégrale », recompte mentalement la proviseure Marie-Pierre Van Huffel qui reconnaît l'augmentation du phénomène.

Michel Janva

Posté le 23 avril 2014 à 09h53 | Lien permanent | Commentaires (0)

C’est arrivé un 23 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 23 avril 1464 : naissance de sainte Jeanne de France, reine de France, première épouse de Louis XII.

Jeanne de France, née le 23 avril 1464 à Nogent-le-Roi, morte le 4 février 1505 à Bourges, est la seconde fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie. Elle devient duchesse d'Orléans puisqu'elle est mariée à l'âge de douze ans à Louis d'Orléans qui, devenu roi, fait annuler le mariage lequel n'a jamais été consommé. Elle vit saintement et fonde à Bourges l'ordre monastique de l'Annonciade. Elle est béatifiée le 18 juin 1742 par Benoît XIV et canonisée le 28 mai 1950 par le pape Pie XII.

  • le 23 avril 1718 : le pape Clément XI fonde l'Académie pontificale de théologie, à Rome.

Dans une lettre du jour, le pape Clément XI institue canoniquement l'Académie pontificale de théologie qu'il comble de privilèges. Elle devient, selon les mots de Jean-Paul II :

« le siège des disciplines sacrées et nourrisse les nobles esprits, et que, comme une source, elle produise des fruits abondants pour la cause catholique ».

  • le 23 avril 1813 : naissance du Bienheureux Frédéric Ozanam, historien et essayiste français, fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul.

Antoine-Frédéric Ozanam est un historien et essayiste catholique français et professeur de littérature étrangère à la Sorbonne. Il est le fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, dont l'œuvre a un triple but : exercer la charité chrétienne envers les pauvres, préserver moralement les jeunes gens contre « les tentations du monde » et fortifier leur foi, enfin faire une action à caractère social.

« la question qui agite aujourd'hui le monde autour de nous [...] est une question sociale ; c'est la lutte de ceux qui n'ont rien et de ceux qui ont trop ; c'est le choc violent de l'opulence et de la pauvreté qui fait trembler le sol sous nos pas. »

Il est à l'origine des conférences de carême à Notre-Dame de Paris avec des prédicateurs prestigieux. Ces conférences ont lieu pour la première fois au carême 1834. En 1835, prêchées par Lacordaire, elles obtiennent un immense succès. Le pape Jean-Paul II le béatifie le 22 août 1997.

  • le 23 avril 1848 : première élection au suffrage universel masculin en France : élection de l'Assemblée constituante.

Suite à la Révolution de février 1848 et l'abdication de Louis Philippe, le suffrage universel est proclamé le 2 mars 1848. Tous les Français de plus de 21 ans sont appelés à élire une Assemblée constituante.

Encore un mensonge colporté par les livres d'histoire depuis la III république. Renée Casin dans son livre, Les Catholiques et la révolution française, note que le suffrage universel existe sous l'ancien régime et est la norme la plus courante. (*) C'est la révolution, bourgeoise et anti populaire dans son origine qui supprime ce droit et cette liberté, surtout quand les premiers votes élisent des royalistes ! Sous la Monarchie, même les femmes peuvent voter quand elles ont le statut de chef de famille, droit que la république ne leur accorde qu'en 1945.

(*) Aux Editions Résiac ; pages 24, 25, 135.

  • le 23 avril 1860 : référendum populaire à Nice et en Savoie.

Ce référendum approuve le Traité de Turin par lequel la Savoie et Nice passent de la Maison de Savoie à la France. La chambre de Turin ratifie ce vote en mai ; la France le ratifie à son tour le 12 juin et prend officiellement possession du territoire le 14 juin. Le lendemain, un décret impérial crée les deux départements de la Savoie et de la Haute-Savoie.

  • le 23 avril 1904 : les États-Unis achètent à la France la concession du canal de Panama.

L'ingénieur en chef du chantier de Panama, Philippe Bunau-Varilla, qui racheté la compagnie de Lesseps suite à sa faillite du 4 février 1889, tente de poursuivre les travaux malgré ses faibles finances. Il sollicite les États-Unis, à qui il décide de céder les droits d'exploitation et de construction du canal de Panama, ainsi que le contrôle de la zone autour de celui-ci, contre 40 millions de dollars. Signé le 18 novembre 1903 ; ce traité prend effet le 23 avril 1904.

Il accorde alors aux États-Unis les droits perpétuels sur le canal et sur une double bande de huit kilomètres de chaque côté du canal contre une somme de 10 millions de dollars et d'une rente annuelle de 250 000 dollars pour la jeune république de Panama dont aucune autorité n'a signé le texte !

  • le 23 avril 1941 : la Sûreté générale prend l'appellation de « Police nationale ».

Nouveau nom donné à cette administration par le régime de Vichy par la loi de ce jour.

  • le 23 avril 1961 : les généraux parlent sur le Forum d'Alger.

100 000 algérois sont sur l'esplanade du Forum le 23 avril pour les écouter.

Le service d'ordre à du mal à contenir la joie de la foule.

  • le 23 avril 1989 : Marie-Catherine de Saint-Augustin proclamée Bienheureuse par Jean Paul II .

Catherine de Longpré, le née 3 mai 1632 et décédée le 8 mai 1668, appelée mère Marie-Catherine de Saint-Augustin, est une religieuse française qui dévoue sa vie entière à l'évangélisation du Canada.

Entrée chez les Augustines de Bayeux en 1646, elle part vers le Canada le 16 août 1648. Ayant attrapé la peste pendant le voyage, elle guérie miraculeusement suite à une intercession de la Vierge Marie. Infirmière, économe, maîtresse des novices, directrice de l'Hôtel-Dieu de Québec, elle se voue entièrement aux malades et les gens appauvris. Elle meurt le 8 mai 1668 à l'Hôtel-Dieu de Québec de la tuberculose. Jean-Paul II la proclame vénérable le 9 mars 1984 et bienheureuse le 23 avril 1989. Elle est fêtée le 8 mai.

Lois Spalwer

Posté le 23 avril 2014 à 07h08 | Lien permanent | Commentaires (0)

22 avril 2014

Dire la vérité, c’est « polémique »

Non, je ne parle pas de votre blog préféré mais du Progrès, qui a dressé un palmarès des actes de délinquance dans le Rhône en fonction de la nationalité des délinquants :

n   Pour certains, c'est de la diffamation raciale. Pour Les Jeunes Socialistes : «Cette initiative désastreuse insulte des millions de citoyens et est digne d’un journal d’extrême droite. Il est temps que le Progrès retrouve le chemin du journalisme et cesse de copier Minute.» Sic. Et pour les victimes de ces délits, qu'est-ce donc ?

Michel Janva

Posté le 22 avril 2014 à 19h45 | Lien permanent | Commentaires (2)

Relire Jean-Paul II - Familiaris Consortio

Autre exhortation apostolique de Jean-Paul II, la première puisqu'elle date de 1981, faisant suite à un synode sur la famille, et qui n'a rien perdu de son actualité. Un texte à lire pour redécouvrir la pensée du pape sur l'amour conjugal, notamment à l'approche du nouveau synode sur la famille. Extrait (n°84) :

F"L'expérience quotidienne montre, malheureusement, que ceux qui ont recours au divorce envisagent presque toujours de passer à une nouvelle union, évidemment sans cérémonie religieuse catholique. Et comme il s'agit là d'un fléau qui, comme les autres, s'attaque de plus en plus largement aux milieux catholiques eux-mêmes, il faut d'urgence affronter ce problème avec la plus grande sollicitude. Les Pères du Synode l'ont expressément étudié. L'Eglise, en effet, instituée pour mener au salut tous les hommes, et en particulier les baptisés, ne peut pas abandonner à eux-mêmes ceux qui - déjà unis dans les liens du sacrement de mariage - ont voulu passer à d'autres noces. Elle doit donc s'efforcer, sans se lasser, de mettre à leur disposition les moyens de salut qui sont les siens.

Les pasteurs doivent savoir que, par amour de la vérité, ils ont l'obligation de bien discerner les diverses situations. Il y a en effet une différence entre ceux qui se sont efforcés avec sincérité de sauver un premier mariage et ont été injustement abandonnés, et ceux qui par une faute grave ont détruit un mariage canoniquement valide. Il y a enfin le cas de ceux qui ont contracté une seconde union en vue de l'éducation de leurs enfants, et qui ont parfois, en conscience, la certitude subjective que le mariage précédent, irrémédiablement détruit, n'avait jamais été valide.

Avec le Synode, j'exhorte chaleureusement les pasteurs et la communauté des fidèles dans son ensemble à aider les divorcés remariés. Avec une grande charité, tous feront en sorte qu'ils ne se sentent pas séparés de l'Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie. On les invitera à écouter la Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la messe, à persévérer dans la prière, à apporter leur contribution aux oeuvres de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l'esprit de pénitence et à en accomplir les actes, afin d'implorer, jour après jour, la grâce de Dieu. Que l'Eglise prie pour eux, qu'elle les encourage et se montre à leur égard une mère miséricordieuse, et qu'ainsi elle les maintienne dans la foi et l'espérance!

L'Eglise, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l'Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d'y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d'amour entre le Christ et l'Eglise, telle qu'elle s'exprime et est rendue présente dans l'Eucharistie. Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier: si l'on admettait ces personnes à l'Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la doctrine de l'Eglise concernant l'indissolubilité du mariage.

La réconciliation par le sacrement de pénitence - qui ouvrirait la voie au sacrement de l'Eucharistie - ne peut être accordée qu'à ceux qui se sont repentis d'avoir violé le signe de l'Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l'indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l'homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs - par l'exemple l'éducation des enfants -, remplir l'obligation de la séparation, «ils prennent l'engagement de vivre en complète continence, c'est-à-dire en s'abstenant des actes réservés aux époux».

De la même manière, le respect dû au sacrement de mariage, aux conjoints eux-mêmes et à leurs proches, et aussi à la communauté des fidèles, interdit à tous les pasteurs, pour quelque motif ou sous quelque prétexte que ce soit, même d'ordre pastoral, de célébrer, en faveur de divorcés qui se remarient, des cérémonies d'aucune sorte. Elles donneraient en effet l'impression d'une célébration sacramentelle de nouvelles noces valides, et induiraient donc en erreur à propos de l'indissolubilité du mariage contracté validement.

En agissant ainsi, l'Eglise professe sa propre fidélité au Christ et à sa vérité; et en même temps elle se penche avec un cœur maternel vers ses enfants, en particulier vers ceux qui, sans faute de leur part, ont été abandonnés par leur conjoint légitime.

Et avec une ferme confiance, elle croit que même ceux qui se sont éloignés du commandement du Seigneur et continuent de vivre dans cet état pourront obtenir de Dieu la grâce de la conversion et du salut, s'ils persévèrent dans la prière, la pénitence et la charité."

Michel Janva

Posté le 22 avril 2014 à 18h14 | Lien permanent

Déclaration du Premier ministre à l'occasion de Pâques

Le Premier ministre a fait la déclaration suivante pour souligner la fête de Pâques :

« Je tiens à offrir mes meilleurs vœux à tous les chrétiens et chrétiennes au Canada et partout dans le monde qui se réunissent en famille et entre amis pour célébrer la fête de Pâques.

« À Pâques, également appelée Pessah, on célèbre la résurrection de Jésus-Christ et le triomphe de la vie sur la mort. À l’instar de la Pâque célébrée dans l’Israël antique, il s’agit d’un moment d’espoir renouvelé, de pardon et de nouveaux départs accordé par la bonté de Dieu.

« Cette année est très spéciale pour les chrétiens des Églises d’Occident et d’Orient, car ils célébreront Pâques le même jour.

« En ce jour saint, prenons le temps de réfléchir aux nombreuses bénédictions que nous avons reçues et de penser aux personnes dans le besoin.

« Au nom de ma famille, je souhaite de très belles et joyeuses Pâques à tous ceux et celles qui célèbrent cette fête. »

Il s'agit d'une déclaration de Stephen Harper, Premier ministre du Canada.

Michel Janva

Posté le 22 avril 2014 à 14h47 | Lien permanent

Visite de l'Église de Montgardin près de Gap

Michel Janva

Posté le 22 avril 2014 à 11h21 | Lien permanent

FSSPX : le supérieur du district de France devient capucin

L'abbé Régis de Cacqueray, Supérieur du District de France de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X, a rendu public son intention de rentrer comme postulant au couvent de religieux capucins Saint-Antoine à Aurenque, près de Auch.

Cet été, il sera remplacé à la tête du district par l'abbé Christian Bouchacourt, qui a été de longues années à Saint Nicolas du Chardonnet à Paris et actuel supérieur du District d’Amérique du Sud.

Michel Janva

Posté le 22 avril 2014 à 08h20 | Lien permanent

Hollande ira à l’Inauguration de l’exposition « Hajj, le pèlerinage à la Mecque »

C'est dans l'agenda officiel de ce mardi 22 avril, à 11h.

Michel Janva

Posté le 22 avril 2014 à 07h49 | Lien permanent

Dieu existe-t-il ?

Michel Janva

Posté le 22 avril 2014 à 07h42 | Lien permanent

Européennes : EELV prié de virer l'extrémiste Antoine Waechter

La présence d’Antoine Waechter, n°2 sur la liste EELV dans la circonscription Est (Alsace, Bourgogne, Champagne-Ardennes, Franche-Comté, Lorraine), fait polémique. Gabriel Amard, secrétaire national du Parti de gauche et tête de liste du Front de gauche, reproche au président du Mouvement des écologistes indépendants (MEI) un entretien accordée à l’hebdomadaire Minute en octobre 2013.

Dans cet entretien, Antoine Waechter attaquait Europe écologie-Les Verts et Dominique Voynet, Noël Mamère et Daniel Cohn-Bendit :

« Chez les Verts, il y a une culture d’extrême gauche qui refuse tout leader qui serait capable d’imposer une unité, de fixer une ligne de conduite. » « Chez les Verts, c’est une règle : celui qui réussit ou peut réussir doit être dégommé ! » « Avec les écologistes d’extrême gauche, c’est effectivement toujours plus compliqué, (...) dans les régions où ils sont majoritaires, le dialogue devient rapidement plus tendu, plus électrique, voire impossible. »

Michel Janva

Posté le 22 avril 2014 à 07h30 | Lien permanent

Ce qui inquiète vraiment Hollande

...ce n'est pas la hausse du chômage, mais un livre qui relate sa relation avec Julie Gayet.

"Le Président qui voulait vivre ses vies (Fayard) raconte "les coulisses d’un vaudeville d’État" qui a vu la relance de son quinquennat percuté de plein fouet par des considérations d’ordre personnel. "Les affaires privées se règlent en privé", disait le chef de l’État. Le livre montre que ce fut tout l’inverse."
Michel Janva

Posté le 22 avril 2014 à 07h22 | Lien permanent

Villers-Cotterêts : l'église cambriolée la nuit de Pâques

Lu ici :

"Mauvaise surprise, samedi soir, pour le père Georges, prêtre à Villers-Cotterêts. Au retour de la messe de minuit célébrée à Faverolles, petit village des environs, il a découvert le cambriolage perpétré à l’église. En se dirigeant vers la sacristie, le curé a remarqué que la porte était déjà ouverte avant de constater un grand désordre dans la pièce qui avait apparemment été fouillée.

Pour s’introduire dans les locaux, le(s) malfaiteur(s) a (ont) fracturé la porte située à l’arrière de l’édifice. Il a sans doute fallu s’accroupir pour entrer dans la sacristie puis forcer une autre porte pour pénétrer dans l’église elle-même. Le tronc, déjà réparé et muni d’un cadenas après un précédent vol, a été forcé et son contenu emporté. Le préjudice est évalué à 80 euros mais le trésorier doit se féliciter de l’avoir relevé il y a quelques jours.

Un ciboire et une coupe de couleur or, sans présence du métal précieux sur ces objets de culte, auraient également été emportés. [...]"

Michel Janva

Posté le 22 avril 2014 à 07h18 | Lien permanent

Un régiment de djihadistes "français" en Syrie

L'ex-juge anti terroriste Marsaud estime que c'est l'équivalent d'un régiment de djihadiste français qui est présent en Syrie (ici à 0mn50). Soit minimum 1000 hommes.

Michel Janva

Posté le 22 avril 2014 à 07h17 | Lien permanent

Le gouvernement ne connaît pas l'entreprise

Reçu par courriel :

"Examinons les 18 biographies de nos actuels gouvernants (le Président de la République, le Premier ministre et ses 16 ministres). Combien d’années ont-ils passé dans les tranchées de l’économie réelle ? Comment ont-ils fait leurs preuves pour redresser les affaires françaises ?
  • François Hollande, 60 ans, dans la vie active depuis l’âge de 26 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Manuel Valls, 52 ans, dans la vie active depuis l’âge de 21 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Laurent Fabius, 58 ans, dans la vie active depuis l’âge de 28 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Ségolène Royal, 61 ans, dans la vie active depuis l’âge de 27 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Benoit Hamon, 47 ans, dans la vie active depuis l’âge de 24 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Christiane Taubira, 62 ans, dans la vie active depuis l’âge de 26 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Michel Sapin, 61 ans, dans la vie active depuis l’âge de 28 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Arnaud Montebourg, 51 ans, dans la vie active depuis l’âge de 28 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Marisol Touraine, 55 ans, dans la vie active depuis l’âge de 25 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • François Rebsamen, 62 ans, dans la vie active depuis l’âge de 25 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Jean-Yves Le Drian, 66 ans, dans la vie active depuis l’âge de 24 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Bernard Cazeneuve, 50 ans, dans la vie active depuis l’âge de 25 ans. Sa fiche Wikipedia et quelques articles de presse font état d’un début de carrière à la Banque Populaire, mais cet épisode n’apparaît pas sur la biographie officielle du nouveau ministre de l’Intérieur (par ailleurs très détaillée). Nombre d’années passées en entreprise : 3. la condition que ces 36 mois n'aient pas été consacrés à un "mandat" ou à un "détachement" dans une planque quelconque... Dans le doute, considérons que Bernard Cazeneuve a bel et bien vécu une courte expérience hors de la sphère publique.
  • Najat Vallaud-Belkacem, 36 ans, dans la vie active depuis l’âge de 23 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Marylise Lebranchu, 66 ans, dans la vie active depuis l’âge de 26 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Aurélie Filippetti, 40 ans, dans la vie active depuis l’âge de 24 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Stéphane Le Foll, 54 ans, dans la vie active depuis l’âge de 23 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • Sylvia Pinel, 36 ans, dans la vie active depuis l’âge de 25 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
  • George Pau-Langevin, 65 ans, dans la vie active depuis l’âge de 23 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
Sur les 531 années d’activité professionnelle cumulées par notre nouveau "gouvernement de combat" contre le chômage, seulement trois se sont déroulées sur cette terra incognita appelée « entreprise », soit 0,5% du total des annuités professionnelles."
Michel Janva

Posté le 22 avril 2014 à 07h14 | Lien permanent

Vendredi Saint : un carnaval annulé à Annecy

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"La ville d’Annecy avait organisé le « carnaval des enfants » le 18 avril : le Vendredi Saint. Les deux nouveaux élus de la liste « Annecy pour la vie » ont alerté le maire, qui a décidé d’annuler ce « carnaval ». Bien entendu, toute la gauche et tous les lobbies laïcards ont hurlé que c’était une atteinte intolérable à la laïcité. Et une grande manifestation a été organisée devant la mairie par le NPA, la Ligue des droits de l’homme et la Libre Pensée. On peut en voir la photo ici : il y avait moins de 20 personnes…

A noter que l'évêque, Mgr Boivineau, a désavoué cette annulation. Incompréhensible.

Michel Janva

Posté le 22 avril 2014 à 07h11 | Lien permanent

Femen : les pseudo-féministes sous la protection d'une cohorte d'hommes armés

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Les Femen ont organisé le dimanche de Pâques une fête pour « l’inauguration » de « leurs » locaux. Des locaux qu’elles occupent depuis novembre…

L’affiche montrait un diable femelle à trois seins en spirales fouettant les postérieurs d’un prêtre, d’un rabbin et d’un imam. Le texte disait : « Messe sataniste, bûcher de merguez, coups de fouets, débats infernaux, musique païenne et blasphème à tous les étages: gagnez votre ticket pour l'enfer en pénétrant dans l'antre des sorcières! »

La fête s’est déroulée sous haute protection policière, en raison des réactions que cette invitation a suscitées. Le commissaire de police de Clichy s’est déplacé en personne pour s’assurer que la protection des sectaires sataniques serait efficace.

Est-il besoin de préciser que les Femen squattent un local sans le moindre titre, et qu’elles sont sous le coup d’une procédure d’expulsion ?"

Michel Janva

Posté le 22 avril 2014 à 07h05 | Lien permanent

Mgr Podvin demande l'abandon du projet de loi sur l'euthanasie

Invité de France Info lundi, le porte-parole de la conférence des évêques de France, monseigneur Podvin a déclaré :

"Nous attendons que la société ne soit plus clivée davantage qu'elle ne l'est déjà. Elle est déjà terriblement divisée. D'ailleurs les courbes de popularité n'ont pas monté suite aux réformes sociétales, c'est bien le signe que la société n'attendait pas forcément aussi fortement qu'on le pense ces réformes sociétales".

"Et il faut d'urgence, d'urgence, d'urgence une cohésion sociale et nous espérons qu'on va s'occuper des questions fondamentales, la lutte contre les précarités, le chômage. Et un minimum de paix sociale dans ce pays dont on a tous besoin. Et puisse Manuel Valls (qui a promis l'apaisement sur les sujets de société) être entendu".

Monseigneur Podvin souhaite que la question sur la fin de vie "soit suspendue" et le "débat différé".

"Et d'ailleurs pour nous, il faudrait même regarder en profondeur la loi Leonetti en tant que telle. Ne divisons pas la France davantage qu'elle ne l'est sur des questions de société."

Michel Janva

Posté le 22 avril 2014 à 07h01 | Lien permanent

C’est arrivé un 22 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 22 avril 296 : décès du pape Caius.

Saint Caïus, né en Dalmatie, évêque de Rome du 12 décembre 283 à sa mort le 22 avril 296 comme martyr. Il fait parti des 33 premiers papes qui donnent leur vie pour témoigner de leur foi.

  • le 22 avril 536 : décès du pape Agapet Ier.

Agapet 1er est un pape canonisé qui toutefois est peu connu.

  • le 22 avril 1073 : élection du pape Grégoire VII.

Hildebrand, moine toscan de 50 ans, conseiller de plusieurs papes, devient pape à son tour sous le nom de Grégoire VII.

Son pontificat est marqué par la réforme grégorienne et la querelle des investitures qui ont accru considérablement le pouvoir de la papauté. Le pape n'est plus soumis à l'empereur, et le Saint-Siège se retrouve à la tête d'États vassaux qui lui versent un cens annuel : les principautés normandes d'Italie du sud, le comté de la marche d'Espagne au sud de la France, le comté du Viennois en Provence, et les principautés situées à l'est, dans les régions des côtes dalmates, en Hongrie et en Pologne.

  • le 22 avril 1370 : pose de la première pierre de la forteresse de la Bastille.

La Bastille était une forteresse élevée sur l'actuelle place de la Bastille à Paris. Sa fonction initiale est de défendre la porte Saint-Antoine et les remparts de l'est de Paris devenus plus vulnérables. C'est alors un véritable château-fort et un arsenal ses fossés ont huit mètres de profondeur. Sa construction s'étend de 1370 à 1383. Par la suite, elle sert également de prison d'Etat sous le règne de Louis XI ainsi que de coffre-fort et lieu de réception sous celui de François 1er.

Le cardinal de Richelieu qui la transforme en prison d'État. C'est une prison plutôt confortable pour les personnes de qualité (nobles, grands bourgeois) qui disposent de grandes pièces avec repas fins et d'un domestique. Quand elle est prise d'assaut le 14 juillet 1789 par des émeutiers, payés par le duc d'Orléans, c'est dû à la bêtise et la faiblesse du gouverneur de Launay qui finit la tête sur une pique. On y trouve 4 escrocs et 3 fous. Même Sade n'y est plus. Comme symbole de « l'arbitraire royal » on peut trouver mieux ! Elle est démolie à partir du 16 juillet 1789 par un entrepreneur privé.

  • le 22 avril 1541 : Saint Ignace de Loyola fait profession de foi à St Paul-hors les murs, à Rome.

 

  • le 22 avril 1643 : le Roi Louis XIII reçoit le viatique.

 

  • le 22 avril 1757 : la Société royale des Sciences et des Arts de Metz est fondée.

 

  • le 22 avril 1794 : les Républicain de Gauvilliers sont défaits par Bonchamps à Beaupréau.

 

  • le 22 avril  1915 : la première utilisation de gaz asphyxiants.

C'est à Ypres en Belgique que les Allemands utilisent une nouvelle arme: des gaz asphyxiants. Contre ces gaz, les alliés utilisent au début de lunettes et de tampons, puis des masques respiratoires. Cette arme toxique, mal maîtrisée car dépendent des vents se retourne de nombreuses fois contre ses utilisateur. Elle tue près de 100 000 soldats entre 1915 et 1916. Elle avait été interdite par la déclaration de la Haye de 1899, puis plus récemment par le Protocole de Genève de 1925 et la résolution 2603 des Nations Unies de 1969.

une attaque au gaz

  • le 22 avril  1961 : Putsch d'Alger.

Le général Challe s'adresse à l'armée française à la radio d'Alger, lui enjoignant de ne plus suivre les ordres du gouvernement. La population d'Alger apprend par un message lu à la radio que "l'armée a pris le contrôle de l'Algérie et du Sahara". Des parachutistes marchent sur Alger, s'emparent de l'hôtel de ville et du dépôt d'armes.

«Je suis à Alger avec ZELLER et JOUHAUD et en liaison avec le Général SALAN, pour tenir notre serment, le serment de l'armée de garder l'Algérie, pour que nos morts ne soient pas morts pour rien. Un gouvernement d'abandon s'apprête à livrer les départements d'Algérie à la rébellion. Voulez-vous que Mers-El-Kébir et Alger soient demain des bases soviétiques ? Je sais quels sont votre courage, votre fierté et votre discipline. L'armée ne faillira pas à sa mission et les ordres que je vous donnerai n'auront pas d'autre but.»

Le conseil des ministres institue l'état d'urgence et décide de déférer à la Justice militaire les chefs de la mutinerie. A Paris, la police arrête le général Faure, 6 autres officiers plus quelques civils.

Au soir du 22 avril, CHALLE dispose des forces suivantes :

  • A ALGER: du 1er REP, commandés par le commandant Hélie Denoix de Saint-Marc ; du 1er REC, commandés par le colonel de La Chapelle ; du 5ème REI, commandés par le commandant Camelin ; du 2ème REP, entraînés par leurs capitaines et leur commandant ; des 14ème et 18ème Régiments de Chasseurs parachutistes des colonels Lecomte et Masselot; du groupement de commandos de parachutistes du commandant Robin ; du commando de l'air du Lieutenant-colonel Émery.
  • A ORAN : des 2ème et 5 ème RCI, de la 13ème DBLE, de la ½ Brigade de Fusiliers Marins, du 1er CUIRASSIERS et 6ème RCA stationné à Mostaganem.
  • A CONSTANTIN : des 9ème RCP du Colonel Brechignac, 13ème DRAGONS, 2ème et 6ème RPIMA du Lieutenant-Colonel Balbinet.

Les unités qui rallieront le mouvement ensuite sont:

  • le 27ème Dragons du Colonel Puga ;
  • le 7ème Régiment de Tirailleurs Algériens ;
  • le 1er Régiment d'Infanterie de Marine du Commandant Lousteau ;
  • le 8ème RPIMA du Colonel Lenoir ;
  • le 94ème RI du Colonel Parizot ;
  • le 1er RCP du Colonel Plassard ; 
  • la harka du Commandant Guizien, basée à Edgar-Quinet, village situé au pied de l'Aurès. (Au lendemain du cessez-le-feu, un millier de ces supplétifs, avec femmes et enfants, seront massacrés dans des conditions effroyables.)

« L'Honneur est-il dans l'obéissance absolue au pouvoir légal, ou dans le refus d'abandonner des populations qui allaient être massacrées à cause de nous ? J'ai choisi selon ma conscience. J'ai accepté de tout perdre, et j'ai tout  perdu. […] Je connais des réussites qui me font vomir. J'ai échoué, mais l'homme au fond de moi a été vivifié » (Hélie Denoix de Saint-Marc, dans L'aventure et l'espérance)

Lois Spalwer

Posté le 22 avril 2014 à 07h00 | Lien permanent | Commentaires (0)

Laurence Rossignol devrait recevoir La Manif Pour Tous

... dans moins de deux semaines. C'est ce qu'a annoncé le secrétaire d'Etat à la famille.

Michel Janva

Posté le 22 avril 2014 à 06h58 | Lien permanent

A Gerson, l'Opus Dei mange les enfants

Dans un article publié le 21 avril (mais ce doit être une coquille pour 1er avril) dans le Nouvel Obs, Juliette Deborde laisse libre cours à son imagination.

A moins qu'elle soit en service commandé au nom d'un régime aux abois suite aux dénonciations de l'introduction de l'idéologie du gender à l'école, Juliette Deborde comment un article totalement délirant.

Alliance et la Fondation Lejeune, qui ont commis le crime d'être hostile à l'avortement (inversion accusatoire), sont intervenus au lycée Gerson. Et cela c'est bien plus grave aux yeux de nos médias, que l'intervention des excités LGBT, du Planning familial ou d'un transexuel.

Il semblerait même que l'inquisition espagnole ait investi le lycée Gerson puisque, maintenant, on force les enfants, même de confession juive, à se confesser...

Il faut dire que la nouvelle direction de l'école a le totre d'être catholique. En fait, c'est même cela leur crime. Alors l'article dénonce pêle-mêle la répression, la peur, la rédicalisation, sic. Ils ont bien du rigoler à rédiger ce tissu d'âneries.

Michel Janva

Posté le 22 avril 2014 à 06h55 | Lien permanent

77 embryons détruits pour obtenir 2 lignées cellulaires

Sur son blog, Albert Barrois démonte la dernière découverte scientifique :

"Après l'équipe de Shoukhrat Mitalipov en 2013, de nouvelles expériences de clonage thérapeutique humain ont été réussies, cette fois en utilisant des adultes adultes et non des cellules de nouveau-né, un travail publié dans la revue Cell Stem Cell. Célébré comme un résultat fantastique (Le FigaroLibération, et de nombreux autres), c'est pourtant un succès très relatif. Il a fallu quatre "donneuses" (payées plusieurs milliers de dollars chacune) pour obtenir les 77 ovocytes dont le matériel nucléaire a été détruit pour être remplacé par celui des cellules de deux hommes adultes, l'un de 35 ans et l'autre de 75 ans. Le tout pour obtenir en tout et pour tout trois embryons au stade blastocyste, tous les autres étant morts avant. Au final seules deux lignées cellulaires ont été établies après destructions des trois embryons survivants. Si c'est un succès technique puisqu'il y a deux lignées et non pas zéro, on est loin d'un taux suffisant pour espérer faire quoique ce soit en matière de thérapie cellulaire avec ça : 2 lignées pour 77 tentatives, même d'un point de vue purement technique, c'est très loin d'être encourageant. Et je ne suis pas le seul à le dire, mais aussi plusieurs chercheurs comme le rapporte le Los Angeles Times qui cite notamment Robert Lanza, pourtant un des apôtres du clonage thérapeutique et signataire du travail publié par Cell Stem Cell ; même lui reconnaît que la plupart des chercheurs sont passés aux cellules iPS et ne feront pas de clonage thérapeutique.

Une dépêche de l'AFP doublement mensongère

La dépêche de l'AFP reprise par les sites évoquées plus haut est partiellement mensongère, notamment par omission, à telle point que certains s'y sont laissés prendre. Voici le texte : "Cette approche présente l’avantage de ne pas utiliser d’embryons fertilisés pour obtenir des cellules souches, une technique qui soulève d’importantes questions éthiques, car dans ce cas l’embryon est détruit." Si cela évite bien d'utiliser des embryons fécondés, chaque introduction d'un noyau adulte dans un oocyte crée un embryon par clonage, tout comme la fertilisation le crée par reproduction sexuée. Il a donc fallu créer et détruire 77 embryons pour obtenir 2 lignées cellulaires.

La dépêche continue par la phrase suivante : "Mais les détracteurs de cette technique, comme l’Eglise catholique, estiment qu’elles présentent le risque de dérapage et de mener au clonage d’êtres humains..." Je rappelle que l'Église a déjà donné sa position en 2008 et qu'elle est exactement l'inverse de ce que sous-entend l'AFP. Cela est écrit noir sur blanc ici (§30) : "Le soi-disant clonage thérapeutique est encore plus grave au plan éthique. Créer des embryons dans le but de les supprimer, est totalement incompatible avec la dignité humaine, même si l’intention est d’aider les malades, car cela fait de l’existence d’un être humain, même à son stade embryonnaire, rien de plus qu’un moyen à utiliser et à détruire. Il est gravement immoral de sacrifier une vie humaine dans un but thérapeutique." Le clonage thérapeutique est à lui tout seul un dérapage majeur, et pire que le clonage reproducteur."

Michel Janva

Posté le 22 avril 2014 à 06h46 | Lien permanent

Le Salon Beige est bien vivant

Depuis 5 jours, notre hébergeur Typepad subit des attaques d'une rare intensité. Ces attaques par déni de service (distributed  denial of service attack dans le jargon du net, d'où l'abréviation DDoS) est une attaque informatique ayant pour but de rendre indisponible un service. Le réseau est indondé, ce qui empêche son fonctionnement. Mais les données restent sauves.

Nous vous remercions de votre patience et nous vous souhaitons de saintes fêtes de Pâques.

Michel Janva

Posté le 22 avril 2014 à 06h43 | Lien permanent | Commentaires (5)

21 avril 2014

Relire Jean-Paul II - Ecclesia in Europa

En 2003, Jean-Paul II publie une exhortation apostolique sur l'Europe. A lire pour comprendre ce qu'en pensait le pape Polonais, avant sa canonisation, mais aussi, avant les élections européennes, afin de voter en conscience pour le bien commun, et non par simple attachement partisan. Extrait (n°109-110) :

J"Dans le processus de transformation qu'elle vit actuellement, l'Europe est appelée avant tout à retrouver sa véritable identité. En effet, bien qu'elle soit parvenue à constituer une réalité fortement diversifiée, elle doit édifier un nouveau modèle d'unité dans la diversité, une communauté de nations réconciliées, ouverte aux autres continents et engagée dans le processus actuel de mondialisation.

Pour donner un nouvel élan à son histoire, elle doit « reconnaître et retrouver, dans une fidélité créatrice, les valeurs fondamentales à l'acquisition desquelles le christianisme a apporté une contribution déterminante, et qui peuvent se résumer dans l'affirmation de la dignité transcendante de la personne, de la valeur de la raison, de la liberté, de la démocratie, de l'état de droit et de la distinction entre politique et religion ».

L'Union européenne continue à s'élargir. Tous les peuples qui partagent le même héritage fondamental ont pour vocation d'en faire partie à plus ou moins longue échéance. Il faut souhaiter que, en plus d'assurer une mise en œuvre plus affermie des principes de subsidiarité et de solidarité, une telle expansion se réalise dans le respect de tous, valorisant les particularités historiques et culturelles, les identités nationales et la richesse des apports que pourront fournir les nouveaux membres. Dans le processus d'intégration du continent, il est capital de prendre en compte le fait que l'Union n'aurait pas de consistance si elle était réduite à ses seules composantes géographiques et économiques, mais qu'elle doit avant tout consister en une harmonisation des valeurs appelées à s'exprimer dans le droit et dans la vie."

Michel Janva

Posté le 21 avril 2014 à 18h03 | Lien permanent

Corse : Pèlerinage de Casamaccioli le 10 mai

Chaque année la dévotion à la Vierge ne se dément pas en Corse. Le pèlerinage de Casamaccioli est l’un des plus anciens mais depuis un certain temps déjà il ne se pratique plus qu’en voiture. Jean-Luc de Carbuccia a voulu restaurer la pratique du pèlerinage à pieds et Monseigneur de Germay a accepté de prêter son concours.  

"Je suis un simple fidèle qui s’est aperçu que le pèlerinage de la Santa du Niolu ne se faisait plus qu’en voiture. Je me suis demandé pourquoi on ne le faisait plus à pied. Le pèlerinage de la Santa est tellement central : il est difficile de ne pas croiser son chemin en Corse."

"L’identité corse est en rapport étroit avec la dévotion à la Sainte Vierge et donc avec ce pèlerinage. Le pèlerinage du Golo est le pèlerinage le plus central de Corse, dans une région tout à fait grandiose. L’église de Casamaccioli sert d’écrin à une statue légendaire de la Vierge Marie vénérée depuis des siècles en Corse, la Santa. C’est une statue qu’on avait trouvée dans les décombres d’une attaque des barbaresques. Tous les villages voulaient la récupérer. Mise sur le dos d’un âne, celle-ci s’arrêta à Casamaccioli, un lieu qu’on a jugé alors providentiel."

"Nous avons demandé à Monseigneur de Germay, qui est un très grand marcheur, de relancer la version à pieds. Car le vrai pèlerinage est à pieds et on en ressent les grâces depuis les premiers kilomètres. Je l’ai moi même déjà fait et bien des gens rencontrés m’ont rappelé leurs propres souvenirs."

"Nous attendons en compagnie de Monseigneur de Germay les pèlerins le 10 mai, depuis le Col de Vergio, en face de l’hôtel Castel Vergio à neuf heures. Certains y arriveront la veille en mini bus. Il faut prévoir un pique-nique. Il devrait y avoir cinq heures de marche et notre minibus assurera la rotation du retour depuis Casamaccioli jusqu’au col de Vergio. Nous serons sous la protection de Marie, étoile de la Mer, Stella Mariae. A l’arrivée, nous aurons une messe en début d’après midi à Casamaccioli."

Michel Janva

Posté le 21 avril 2014 à 11h29 | Lien permanent

C’est arrivé un 21 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 21 avril 1073 : décès du pape d'Alexandre II.

Anselme de Lucques est élu pape en 30 septembre 1061 sous le nom d'Alexandre II à la mort de Nicolas II. L'impératrice Agnès, régente pour son jeune fils Henri IV, fait élire en l'absence de tout cardinal, un antipape, qui prend le nom d'Honorius II. Alexandre II condamne la simonie et le nicolaïsme. Il appuie Guillaume le Conquérant dans la conquête de l'Angleterre en lui fournissant un étendard consacré ainsi que des reliques sacrées. Il refuse d'autoriser le divorce de l'empereur Henri IV et le force à reprendre sa femme, Berthe de Saxe. En 1063, il soutient la Reconquista espagnole.

  • le 21 avril 1146 : concile de Chartres.

Cette assemblée est convoquée à l'occasion de la deuxième croisade. Pierre le Vénérable est invité à y assister par saint Bernard, mais il ne put s'y rendre. (cf la chronique du 31 mars).

  • le 21 avril 1407 : convention entre l'anti pape Benoît XIII et le pape Grégoire XII.

L'objectif de cette convention est d'organiser une rencontre entre Benoît XIII, et Grégoire XII à Savone, en vue de régler le Grand schisme d'Occident. Mais la rencontre n'a finalement pas lieu.

  • le 21 avril 1643 : Louis Dieudonné est baptisé à la Sainte-Chapelle de St-Germain-en-Laye.

Le Dauphin est âgé de 5 ans. Pour la cérémonie, la chapelle du château étant trop petite c'est la cour du vieux château qui est choisie. Charles Le Brun est chargé de faire de la cour un immense théâtre. 15 jours sont nécessaires pour monter des amphithéâtres pour le public et deux grandes tribunes avec un grand voile bleu parsemé de fleurs de lys qui recouvre l'intégralité de la cour. Le cardinal Jules Mazarin est le parrain, la princesse de Condé (Charlotte-Marguerite de Montmorency) est la marraine.

Peinture Joseph Christophe 

Baptême du Dauphin dans la cour intérieure décorée

du château de Saint-Germain-en-Laye

  • le 21 avril 1671 : John Law, financier écossais, nommé contrôleur général des Finances.

Le régent Philippe d'Orléans, attiré par les perspective d'argent facile a ouvert les bras à Law, lui permet de créer la Banque Royale et le nomme, ce jour, surintendant des Finance. Il va mener la France à la banqueroute. (Cf. la chronique du 24 mars).

  • le 21 avril 1699: décès de Jean Racine, écrivain français.

Né le 22 décembre 1639 à La Ferté-Milon, Jean Racine est un célèbre poète, auteur de nombreuses tragédies classiques, membre de l'Académie française. Il est considéré, à l'égal de son aîné Pierre Corneille, comme l'un des deux plus grands dramaturges classiques français. Le succès de sa pièce "Andromaque" lui assure la célébrité. Il écrit aussi : "Britannicus", "Bérénice", "Mithridate", "Iphigénie en Aulide" et "Phèdre". Il est aussi l'auteur d'une comédie, peu connue : "Les Plaideurs".

 

  • le 21 avril 1792 : la Prusse déclare la guerre à la France en vertu de l'accord austro-prussien du 16 février.

En effet, la France a déclaré la guerre à l'Autriche la veille.

  • le 21 avril 1918 : décès du Baron rouge, à 25 ans.

Manfred von Richtofen, l'as de l'aviation allemande, est abattu à Vaux-sur-Somme en Picardie. Surnommé « le baron rouge » parce qu'il porte le titre de Baron et que son avion, un Fokker DR.I triplan, est peint en rouge, Manfred von Richtofen compte alors 78 victoires en combat. C'est un canadien, le capitaine canadien Roy Brown, qui l'aurait abattu depuis le sol.

  • le 21 avril 1928 : Aristide Briand présente un projet de traité mettant la guerre hors-la-loi.

Sans commentaire ! Ce projet amène au pacte Briand-Kellogg et 11 ans plus tard à la deuxième guerre mondiale.

  • le 21 avril 1944 : le droit de vote est accordé aux femmes en France.

Enfin ! Quand on sait qu'au Moyen Age et sous la Monarchie elles en jouissaient déjà. Il suffit de relire Jean Sévillia dans Historiquement correct (éditions Perrin, p. 22).

"On doit considérer les droits essentiels dont bénéficie la femme au Moyen Age. Dans les assemblées urbaines ou les communes rurales, les femmes, lorsqu'elles sont chefs de famille, possèdent le droit de vote."

Pour ceux que cela intéresse l'étude de Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, (éditions Stock) montre combien la position des femmes en France, sous l'influence de l'Eglise catholique est bien plus enviable qu'après la Renaissance. Voir la chronique du 23 avril.

Par ailleurs, il faut rappeler que si ce droit leur est accordé si tardivement c'est parce que la gauche et les républicains anticléricaux de la III république refusaient de le leur accorder. Plusieurs élus catholiques voient ainsi leur proposition lois rejeté par les républicains. Pour eux, les femmes sont sous l'emprise de l'autorité de l'Eglise catholique, alors que depuis la révolution les républicains veulent en éradiquer toute trace en France. Voir la chronique du 29 avril.

  • le21 avril 1944 : les Miliciens attaquent le maquis du Vercors.
  • le 21 avril 1961 : Putsch des généraux à Alger.

4 généraux Challe, Zeller, Jouhaud et Salan prennent le pouvoir à Alger afin de s'opposer à la politique de la métropole où malgré la victoire militaire sur le terrain l'autorité politique a décidé de brader sans condition l'Algérie, les Français et les Algériens fidèles à la France. De Gaulle assiste à une présentation de "Britannicus" à la Comédie-Française où le rejoignent le préfet de police de Paris, Papon, et le directeur de la Sûreté nationale

  • le 21 avril 1997 : Jacques Chirac annonce qu'il dissout l'Assemblée nationale.

 

  • le 21 avril 2002 : résultats du premier tour des présidentielles.

Jacques Chirac (20%) et Jean-Marie Le Pen (17%) vont se retrouver au second tour, à l'issue du 1er tour des présidentielles, contre Lionel Jospin (16%) et François Bayrou (7%).

Lois Spalwer

Posté le 21 avril 2014 à 07h00 | Lien permanent | Commentaires (0)

20 avril : rien

Ni la présidence de la République, ni le Premier ministre, ni le ministre de l'Intérieur et des cultes n'ont adressé un quelconque message aux catholiques français en ce dimanche de Pâques.

Il faut dire aussi :

C Texte original d'avril 2012.

Michel Janva

Posté le 21 avril 2014 à 00h15 | Lien permanent | Commentaires (11)

L’homme était visiblement perturbé

... selon le sous-préfet.

Une homme s'est rendu dimanche de Pâques dans une église de Dole (Jura). Vêtu d’une djellaba et d’une coiffe, il a installé un tapis, à gauche de l’autel, alors que la messe de Pâques était en train d’être célébrée. Il a lu des versets du Coran avant d’écrire quelques lignes en arabe dans le registre paroissiale.

Michel Janva

Posté le 21 avril 2014 à 00h09 | Lien permanent

Les barbares à Maaloula

Bachar al Assad s’est rendu aujourd’hui à Maaloula, qui a été reprise en début de semaine par l’armée syrienne. Il a visité le couvent grec-catholique Saints-Serge-et-Bacchus pour se rendre compte des dégâts occasionnés par les jihadistes, puis il s’est rendu au couvent grec-orthodoxe Sainte-Thècle (dont les religieuses avaient été enlevées) [...]. Les terroristes ont fait sauter le couvent Sainte-Thècle, dont une partie s’est écroulée, avant de vandaliser la nouvelle église et de brûler la porte de marbre ornée d’icônes. Les murs sont carbonisés, les icônes des saints ont été arrachées, les icônes du Christ poignardées. Une série d’autres icônes d’une valeur inestimable ont été endommagées.

Les terroristes ont volé des chandeliers, des lustres, une statue du Christ de trois mètres, en bronze doré, qui avait été donnée par la Russie en 2009. Une statue de marbre du Christ Pantocrator a été détruite par explosifs. Toutes les croix qui se trouvaient sur les dômes des monastères et les églises ont été enlevées. Des documents datant de 1.500 ans ont été brûlés.

Michel Janva

Posté le 21 avril 2014 à 00h05 | Lien permanent

L'Etat ne pourra jamais contrôler la relation qu'un croyant a avec Dieu

Monseigneur Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes, est interrogé dans le Figarovox. Extrait :

"[...] Est-ce que l'idée d'une résurrection et d'un au-delà n'a pas disparu avec les plaisirs et les possibilités infinies que peuvent donner la consommation dans les sociétés prospères?

Nicolas BrouwetIl est vrai que l'accélération des découvertes et des applications de la technologie est fascinante. Ce sont, mois après mois, des perspectives nouvelles qui s'ouvrent, entraînant l'amélioration du bien-être personnel, de l'efficacité dans le travail, de la communication, de la santé. On en est fasciné - moi le premier, je le reconnais - mais la question est de savoir si nous laissons cette fascination occuper tout l'horizon et, du coup, réduire la perspective.

Les possibilités de la technique peuvent entretenir l'homme dans l'illusion de sa toute-puissance. L'accroissement du confort peut l'amener à penser qu'il se suffit à lui-même. Mais lorsqu'il fait l'expérience de l'épreuve et de l'échec - et en particulier de l'échec absolu qu'est la mort - il est totalement démuni et ne sait plus faire face. Il faut qu'il apprenne alors à affronter la réalité de sa finitude, de sa fragilité et de sa dépendance. La fête de Pâques arrive précisément là: les dernières heures de la vie du Christ se déroulent comme une véritable défaite qui le conduit jusqu'à la mort. Mais ressuscité, il sort du tombeau et entraîne l'humanité à sa suite. En proclamant la Résurrection, nous annonçons que dans les impasses, les déconvenues, les angoisses de l'existence, le Christ nous appelle à la vie ; qu'au moment où tout semble s'effondrer, nous avons encore un avenir. Et que cet avenir dépasse infiniment la mesure et les limites de la vie terrestre: notre avenir est en Dieu.

Est-ce normal selon vous que l'on continue dans un pays laïc à donner tant d'importance aux fêtes chrétiennes?

Elles rythment notre vie. Et si elles ne sont pas toujours comprises dans toute leur profondeur, elles sont une formidable leçon d'espérance y compris pour ceux qui ne partagent pas la foi chrétienne. Elles parlent toutes, chacune à sa manière, de la grandeur de la vocation humaine, de la dignité infinie de chaque homme - y compris du plus pauvre, d'un appel à la vie plus fort que la mort. Par ailleurs les fêtes religieuses nous prémunissent contre la tentation de tout réduire à des perspectives terrestres et de tout espérer de l'organisation politique. La liberté religieuse est le garant ultime des libertés individuelles: l'Etat ne pourra jamais contrôler la relation personnelle qu'un croyant entretient avec Dieu. Les fêtes religieuses doivent être maintenues pour cette raison: parce qu'en les conservant, le pouvoir politique reconnaît que ce qui touche à la foi dépasse sa compétence et que la liberté doit être laissée aux croyants de célébrer ensemble - et selon les modalités qu'ils choisissent- la foi qui les anime.

Les Evêques ont eu à Lourdes des échanges vifs sur les rapports entre l'Eglise et le monde contemporain. Comment l'Eglise doit-elle parler au monde?

Je crois que les media ont exagéré la vivacité des débats. Les évêques sont tous d'accord sur la nécessité de susciter des échanges, des dialogues, des réflexions de fond, en particulier sur les sujets de société avec tous ceux qui ont des convictions, y compris quand elles ne sont pas les nôtres. C'est indispensable pour bien comprendre les enjeux d'un débat ; nous ne pouvons pas réfléchir seuls. Le problème est de savoir si nous avons encore la culture de cette recherche longue, patiente exigeante du bien, du vrai, du juste. Un lent travail de la raison est nécessaire, là où on préfère, par économie intellectuelle, l'émotion et les slogans.

Les chrétiens sont parfois moqués comme anachroniques, ils provoquent souvent l'indifférence. Sont-ils condamnés à vivre à contre- courant et à perdre les combats temporels?

Les chrétiens n'ont pas la mission de gagner des combats. Ils veulent seulement témoigner de l'amour de Dieu pour tout homme, un amour sans condition qui les appelle à la vie. C'est cet amour, et lui seul, qui sauve le monde. Il ne s'impose pas par la force du droit ou par des jeux politiques. Il est accueilli dans le cœur des croyants comme un feu qui embrase tout leur être et qui illumine leur conscience, leurs décisions, leurs projets. L'Evangile se répand de cette manière ; sans bruit, sans violence, sans stratégie. C'est, comme vous le dites, un peu à contre-courant… [...]"

Michel Janva

Posté le 21 avril 2014 à 00h01 | Lien permanent

20 avril 2014

Le vandale de la chapelle Saint-François à Rennes condamné à 2 ans fermes

Lu ici :

"L’auteur du cambriolage de la chapelle Saint-François, à Rennes, un Français d’origine brésilienne, a été condamné lundi 14 avril à 2 années de prison ferme par le tribunal de Rennes à la suite de son procès en comparution immédiate.

Agé de 34 ans, l’homme avait été interpellé jeudi dernier alors qu’il avait volé du vin de messe et dégradé du matériel au sein de la chapelle Saint-François, fréquentée par une nombreuse communauté  catholique traditionaliste [Institut du Christ-Roi, NDMJ].

A ces deux années de prison ferme, l’homme, récidiviste, voit également deux sursis (18 et 5 mois) tomber, portant à 4 années d’emprisonnement sa condamnation. Il a été écroué à l’issue du procès."

Michel Janva

Posté le 20 avril 2014 à 23h55 | Lien permanent

Sommes-nous fidèles aux promesses de notre baptême ?

Homélie de Pâques prononcée par le Très Révérend Père Dom Jean Pateau, Abbé de Notre-Dame de Fontgombault :

"Le 1er juin 1980, au Bourget, le Bienheureux Pape Jean-Paul II posait une question à notre pays : « France, Fille aÏnée de l'Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême » ? En ce saint jour de Pâques, une semaine avant sa canonisation, Jean-Paul II nous pose la même question : « Mon ami, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » Peut-être serons-nous obligés de répondre : « Quelles sont les promesses de mon baptême ? »

Hier soir, au cours de la grande Vigile, nous avons renouvelé ces promesses. Nous avons renoncé à Satan, aux œuvres mauvaises qu'il inspire. Nous avons réaffirmé avec force les articles du Credo : « Je crois en Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Je crois en l’Église, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair et à la vie éternelle. »

Chaque, année durant la nuit de Pâques, l’Église nous ramène ainsi au saint jour de notre baptême que nous devons garder en grande vénération. Mais notre vie quotidienne porte-t- elle la trace de nos engagements ? Sommes-nous des témoins crédibles de l'amour rédempteur de Jésus-Christ reçu lorsque l'eau était versée par trois fois sur notre tête et que le prêtre disait : « Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » ?  

Avons-nous l'audace de la foi qui nous fait dire à tout homme : « S'il te plaît, pardon, merci » au nom de Jésus-Christ qui lui même vient mendier notre amour, nous pardonner, nous aimer. Dieu est-il entré dans notre vie ? Notre cœur est-il suffisant au point de prétendre fort bien se débrouiller sans lui ?

Être baptisé, être chrétien, c'est avoir revêtu le Christ pour ne faire plus qu'un avec lui dans son corps qui est l’Église comme l'affirmait Tertullien : « Le chrétien est un autre Christ. »

Mais jusqu'où le Christ va-t-il me conduire si je le fais entrer dans ma vie, si je lui laisse brûler mon cœur de son feu purificateur ? [Lire la suite]"

Michel Janva

Posté le 20 avril 2014 à 23h53 | Lien permanent

"Rends-nous capables de protéger les sans défense, surtout les enfants"

Message Urbi et Orbi du pape François à midi :

"L’annonce de l’ange aux femmes résonne dans l’Église répandue à travers le monde entier : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus, le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité… venez voir l’endroit où il reposait » (Mt 28, 5-6).

Voici le sommet de l’Évangile, voici la Bonne Nouvelle par excellence : Jésus, le Crucifié, est ressuscité ! Cet événement est à la base de notre foi et de notre espérance : si le Christ n’était pas ressuscité, le Christianisme perdrait sa valeur ; toute la mission de l’Église serait vidée de son élan, parce que c’est de là qu’il est parti et qu’il repart toujours. Le message que les chrétiens apportent au monde, le voici : Jésus, l’Amour incarné, est mort sur la croix pour nos péchés, mais Dieu le Père l’a ressuscité et l’a fait Seigneur de la vie et de la mort. En Jésus, l’Amour l’a emporté sur la haine, la miséricorde sur le péché, le bien sur le mal, la vérité sur le mensonge, la vie sur la mort.

C’est pourquoi, nous disons à tous : « Venez et voyez ! ». En chaque situation humaine, marquée par la fragilité, par le péché et par la mort, la Bonne Nouvelle n’est pas seulement une parole, mais c’est un témoignage d’amour gratuit et fidèle : c’est sortir de soi pour aller à la rencontre de l’autre, c’est se tenir proche de celui qui est blessé par la vie, c’est partager avec celui qui manque du nécessaire, c’est rester aux côtés de celui qui est malade ou âgé ou exclu…« Venez et voyez ! » : l’Amour est plus fort, l’Amour donne la vie, l’Amour fait fleurir l’espérance dans le désert.

Avec cette joyeuse certitude dans le cœur, aujourd’hui nous nous adressons à toi, Seigneur Ressuscité !

Aide-nous à te chercher afin que tous nous puissions te rencontrer, savoir que nous avons un Père et que nous ne nous sentions pas orphelins ; que nous puissions t’aimer et t’adorer.

Aide-nous à vaincre le fléau de la faim, aggravé par les conflits et par les immenses gaspillages dont nous sommes souvent complices.

Rends-nous capables de protéger les sans défense, surtout les enfants, les femmes et les personnes âgées, parfois transformés en objets d’exploitation et d’abandon. [...]"

Michel Janva

Posté le 20 avril 2014 à 23h49 | Lien permanent

Il y a 20 ans, Jean Ousset était rappelé à Dieu

Aujourd'hui dans la joie de la résurrection, nous nous souvenons du rappel à Dieu, il y a 20 ans, de Jean Ousset, le fondateur de la « Rue des Renaudes ». Il aura donné sa vie en serviteur pour le bon combat et le seul roi qui puisse répondre à nos désirs de bonheur : le Christ Roi. Il aura été un courageux « gardien de l'âme française » ! 

L'actualité d'un gouvernement de la France qui a perdu tout sens de la nature humaine et de ce qui est bon pour l'homme, mobilise enfin certains de nos concitoyens pour rechercher sur quoi fonder une vraie sociabilité dans un pays divisé de croyance. La Doctrine Sociale de l'Eglise est redécouverte par les nouvelles générations comme étant finalement le seul « corpus cohérent » qui résiste à l'expérience et à la raison. 

Nous vous proposons pour stimuler votre zèle « d'acteur ardent » au service de la Cité de relire son appel à l'action lors du congrès de Lausanne en 1976. C'est plus que jamais actuel et pertinent pour maintenant. Comment face à l'esprit dialectique du « monde », incarner la doctrine dans les faits par la culture et l'amitié ? Comment rejoindre les humbles et ceux qui se croient perdus ? Comment aller « aux périphéries » pour reprendre l'expression du Pape François et « aller au large » ?

"[...] Me comprendrez-vous si je vous dis : n'ayez aucune ambition personnelle !! N'ayez même pas l'ambition des organismes ou des groupes auxquels il vous sera donné d'appartenir. N'ayez que l'ambition (mais inlassable et ingénieuse celle-là) de la Cause à laquelle ces organismes ou ces groupes, comme vous-mêmes, ont le devoir strict de s'ordonner !

Dès lors, sachez travailler inlassablement, judicieusement ! Non par désir d'érudition, ou pour pouvoir briller selon le monde. Il n'en paye pas le prix que ça coûte. Mais travaillez pour être harmonieusement forts au service de cette Cause qui aura tant besoin de vous pour être salvatrice.

Et pourtant, ne vous prenez pas au sérieux ! Croyez m'en c'est la seule façon sérieuse d'être vraiment sérieux.

Sachez rire, comme il importe de savoir rire. Sérieusement ! Harmonieusement ! Vous n'avez pas le droit de laisser supposer autour de vous que la très sérieuse doctrine que vous professez est une doctrine assommante et de perpétuel souci. Une doctrine qui empêcherait de s'enthousiasmer pour toutes formes de l'universalité du Beau !! [...]

Moquez-vous d'un renom qui ne s'attacherait qu'à vous-même !! Ceux qui en sont épris sont tellement ridicules ! Seuls à ne pas le voir ! Et cette passion est un obstacle à se renouveler en cherchant à faire mieux !

Supportez qu'on vous calomnie !! Et que vos amis eux-mêmes vous desservent !! C'est prévu dans l'Evangile. N'ayez crainte ! C'est un coup à prendre !! On s'y habitue très vite !! Ne perdez pas un temps précieux à vous débroussailler de ces ronces-là.

Courrez droit au but, à l'essentiel ! Au réellement sauveur, au plus beau, au plus grand et au plus parfait amour !!! Vous verrez comme c'est plus passionnant, plus grisant, plus tonique, plus consolant.

Détestez l'esprit de boutique, de classe, de secte, de chapelle !! Vous valez mieux que ça !! Et la cause qui a besoin de vous a d'autres dimensions ! Ne soyez pas des « exilés dans votre patrie » ! Ne vous laissez pas confiner, même par vos amis !!Et peu importe si ceux que vous accueillerez à vos assises n'y viennent que pour vous desservir !!Continuez ! Allez de l'avant ! Et laissez-les se nourrir de vos miettes !! Soyez sans rancune !! Le succès de la cause en dépend. (Cela aide de le savoir ! Et d'y croire !!)

Soyez les infatigables et scrupuleux serviteurs d'un amour digne de ce nom « Semper idem ». Car, ainsi qu'on la fort bien dit, « les ignorances du coeur sont sans remède ». Ne l'oubliez jamais ! Prenez-y garde !

« Etre le serviteur de son idée, disait Psichari, ce n'est pas donné à tout le monde ».

Soyez de ces serviteurs là !

Sachez que la connaissance n'est rien si elle ne s'épanouit pas en ferveur et en piété. Plus que jamais, soyez persuadés que tout maître de vérité sera malgré tout un mauvais maître s'il n'a pas souci d'être en même temps et plus encore un maître d'admiration et de contemplation.Soyez les inlassables et scrupuleux serviteurs d'un amour qui mérite vraiment ce nom. « Semper idem » !

Gardez-vous bien surtout de rallier le troupeau de ces « orthodoxes » qui manifestent d'autant plus leur « orthodoxie » en paroles qu'ils trouvent dans cette orthodoxie toute verbale leur justification de ne rien faire !! Puisque tout ce qui s'offre à leur rigueur leur semble indigne par là même sous prétexte (toujours facile à dénicher) d'une imperfection quelconque : insuffisance des chefs, insuffisance des directives, insuffisance de l'organisation, insuffisance des interventions, des animateurs, de la troupe !!! etc. Ce qui fait que ces passionnés apparents de la plénitude du TOUT, en réalité ne font RIEN ; et que (par surcroît) on les trouve assidus à toutes les inutilités, stupidités ou fadaises d'une société qu'ils critiquent et condamnent pourtant mieux que quiconque.

Et cependant prenez bien garde d'écarter qui que ce soit, a priori, ou par système !!! [...] Non l'esprit de parti (donc) mais le patriotisme !! Et pour que ce patriotisme ne soit pas qu'un patriotisme de pur principe, strictement idéal, sans la connaissance et sans l'amour hautement personnalisés de cette vraie et non interchangeable patrie qui est la vôtre : soyez des passionnés de l'étude de son histoire !! Recherchez la jouissance quasi organique de se sentir (à en vivre, à en souffrir, à en mourir) les fils, indignes certes, mais non moins tributaires de cette vie nationale qui, du tréfonds des âges, VOUS a, NOUS a privilégiés ! [...]"

Michel Janva

Posté le 20 avril 2014 à 23h45 | Lien permanent

Où est ma Galilée ?

Homélie du pape François lors de la veillée pascale :

F"L’évangile de la résurrection de Jésus Christ commence par la marche des femmes vers le sépulcre, à l’aube du jour qui suit le sabbat. Elles vont au tombeau, pour honorer le corps du Seigneur, mais elles le trouvent ouvert et vide. Un ange puissant leur dit : « Vous, soyez sans crainte ! » (Mt 28, 5), et il leur demande d’aller porter la nouvelle aux disciples : « Il est ressuscité d’entre les morts ; il vous précède en Galilée » (v. 7). Vite, les femmes courent,  et le long du chemin, Jésus lui-même vient à leur rencontre et dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront » (v. 10). “N’ayez pas peur”, “soyez sans crainte”: c’est une voix qui encourage à ouvrir le cœur pour recevoir cette annonce.

Après la mort du Maître ; les disciples s’étaient dispersés ; leur foi s’était brisée, tout semblait fini, les certitudes écroulées, les espérances éteintes. Mais maintenant, cette annonce des femmes, bien qu’incroyable, arrivait comme un rayon de lumière dans l’obscurité. La nouvelle se répand : Jésus est ressuscité ; comme il avait prédit… Et aussi cet ordre d’aller en Galilée ; par deux fois les femmes l’avaient entendu, d’abord de l’ange, puis de Jésus lui-même : « Qu’ils aillent en Galilée, là ils me verront ». “Soyez sans crainte” et “allez en Galilée”.

La Galilée est le lieu du premier appel, où tout avait commencé ! Revenir là, revenir au lieu du premier appel. Sur la rive du lac, Jésus était passé, tandis que les pécheurs étaient en train de réparer leurs filets. Il les avait appelés, et eux avaient tout laissé et l’avaient suivi (cf. Mt 4, 18-22).

Revenir en Galilée veut dire tout relire à partir de la croix et de la victoire ; sans peur, “soyez sans crainte”. Tout relire – la prédication, les miracles, la nouvelle communauté, les enthousiasmes et les défections, jusqu’à la trahison – tout relire à partir de la fin, qui est un nouveau commencement,à partir de ce suprême acte d’amour.

Pour chacun de nous aussi, il y a une “Galilée” à l’origine de la marche avec Jésus. “Aller en Galilée” signifie quelque chose de beau, cela signifie pour nous redécouvrir notre Baptême comme source vive, puiser une énergie nouvelle à la racine de notre foi et de notre expérience chrétienne. Revenir en Galilée signifie surtout revenir là, à ce point incandescent où la grâce de Dieu m’a touché au début du chemin. C’est à cette étincelle que je puis allumer le feu pour l’aujourd’hui, pour chaque jour, et porter chaleur et lumière à mes frères et à mes sœurs. À cette étincelle s’allume une joie humble, une joie qui n’offense pas la douleur et le désespoir, une joie bonne et douce.

Dans la vie du chrétien, après le Baptême, il y a aussi une autre “Galilée”, une “Galilée” plus existentielle : l’expérience de la rencontre personnelle avec Jésus Christ, qui m’a appelé à le suivre et à participer à sa mission. En ce sens, retourner en Galilée signifie garder au cœur la mémoire vivante de cet appel, quand Jésus est passé sur ma route, m’a regardé avec miséricorde, m’a demandé de le suivre ; retourner en Galilée signifie retrouver la mémoire de ce moment où ses yeux ont croisé les miens, le moment où il m’a fait sentir qu’il m’aimait.

Aujourd’hui, en cette nuit, chacun de nous peut se demander : quelle est ma Galilée ? Il s’agit de faire mémoire, de retourner en arrière par le souvenir. Où est ma Galilée ? Est-ce que je m’en souviens ? L’ai-je oubliée ? Cherche-la et tu la trouveras ! Là, le Seigneur t’attend. Je suis allé par des routes et des sentiers qui me l’ont fait oublier. Seigneur, aide-moi : dis-moi quelle est ma Galilée ; tu sais, je veux y retourner pour te rencontrer et me laisser embrasser par ta miséricorde. N’ayez pas peur, soyez sans crainte, retournez en Galilée !

L’évangile est clair : il faut y retourner, pour voir Jésus ressuscité, et devenir témoins de sa résurrection. Ce n’est pas un retour en arrière, ce n’est pas une nostalgie. C’est revenir au premier amour, pour recevoir le feu que Jésus a allumé dans le monde, et le porter à tous, jusqu’aux confins de la terre. Retourner en Galilée sans peur.

« Galilée des gentils » (Mt 4, 15 ; Is 8, 23) : horizon du Ressuscité, horizon de l’Église ; désir intense de rencontre… Mettons-nous en chemin !"

Michel Janva

Posté le 20 avril 2014 à 23h15 | Lien permanent

Pâques et la miséricorde divine

Homélie de ce jour de Dom Coureau, père abbé de l'abbaye bénédictine de Triors :

"Avec fierté et émotion, la Mère Église nous livre le récit des premiers témoins du tombeau vide, de l'annonce de l'ange avant que le Ressuscité apparaisse enfin à eux : à sa sainte Mère sans aucun doute en tout premier lieu ; puis aux femmes mises à l'honneur dans l'évangile de ce matin, au premier rang desquelles il faut placer Marie-Madeleine ; à Pierre, puis aux disciples tout au long de ce Grand premier jour de la semaine (Mc. 16,2). Huit jours plus tard, il revînt encore pour aider Thomas à rejoindre docilement la foi en la résurrection, puis peu après il se fit voir sur le lac de Tibériade, pour s'en tenir aux apparitions décrites par l'évangile qui ne se veut pas exhaustif (Cf. Jn. 20,30 ; 21,25 & I Cor. 1,3-8).

L'étonnement des premiers témoins devant le tombeau vide nous étonne nous-mêmes, tant notre foi est enracinée sur ce pivot central. Mais chez ceux qui avaient suivi Jésus trois ans durant, le désarroi fut si grand après le drame du Vendredi qu'au petit matin de Pâque leur âme était tout engourdie et comme anesthésiée, leur confiance gisait dans un lourd sommeil. La résurrection ne s'imposa à eux qu'avec lenteur, alors qu'elle fait corps pour nous avec toute la Révélation. Jésus s'employa à leur ouvrir les Écritures sur la route d'Émmaüs, puis devant les apôtres (Luc 24,13 à 43). au matin de Pentecôte, l'événement inattendu devînt alors certitude crue de foi divine (et avec quel feu) au matin de Pentecôte, intégrée alors chez les apôtres, bien mieux que nous ne saurions le comprendre, dans le plan d'ensemble de la Révélation divine. Au sortir du Cénacle, psaumes et Prophètes furent cités en toute cohérence par Pierre (Act. 2,14-36. Cf. 3,12-26). Dieu est amour, dira S. Jean pour résumer la relecture de l'Écriture par Jésus. Les psaumes de la liturgie du Temple vantaient à satiété l'amour de Yahvé pour le peuple élu, rattachant la geste divine de la première Pâque avec la création elle-même, car sa miséricorde est à jamais (Ps. 135 ; Cf. 2 Chron. 7,4-6). À la sainte Cène d'ailleurs, le Hallel fut chanté, ce psaume pascal qui répète cinq fois avec solennité le verset, car éternel est son amour - quoniam in saeculum misericordia ejus (Ps. 117, 1-4 & 29).

Ce verset fut chanté ici même tout à l'heure, dans une mélodie somptueuse, avant l'évangile : Voici le jour que le Seigneur a fait, passons-le dans la joie et l'allégresse. Louez le Seigneur, car Il est bon, car éternel est son amour (Ps. 117,24 & 1). Amour et miséricorde sont ici synonymes, puisque Dieu qui est amour s'est abaissé jusqu'à notre misère. C'est bien là le secret de l'amour authentique. Pour que l'amour soit pleinement satisfait, il faut qu'il s'abaisse, qu'il s'abaisse jusqu'au néant et qu'il transforme en feu ce néant. La sainte de Lisieux qui écrivait cela (Ms B 3v° in fine ; Cf. Ms A 2v° & 3 r° ; P.O. 1269), a compris la profondeur de l'amour que nous révèle Pâques ; la Bible était pour elle un livre ouvert comme au matin de Pentecôte. L'amour arrache tout ce qui le contredit, il est l'antagonisme parfait de l'égoïsme qui s'y oppose. Trop sûre de ses connaissances techniques, l'humanité actuelle risque de perdre son ouverture à la transcendance, aussi se trouve-t-elle handicapée de l'amour dont elle a la nostalgie tenace. Seul le message pascal peut lui rendre l'aptitude à aimer : Pâques, c'est Dieu se penchant vers nous par l'incarnation rédemptrice, ou pour dire plus simple, par Noël et Pâques. Alors tout change pour l'homme face à Dieu, puis dans sa relation aux autres : Aimer, c'est donner sans mesure ; aimer, c'est tout donner et se donner soi-même, dit encore la petite Thérèse, un peu comme l'ange de Pâques invitant à regarder de plus près le mystère de ce jour.

Lire la suite "Pâques et la miséricorde divine"

Michel Janva

Posté le 20 avril 2014 à 23h12 | Lien permanent

Victimae Paschali Laudes

Michel Janva

Posté le 20 avril 2014 à 23h04 | Lien permanent

Relire Jean-Paul II - Ecclesia in Eucharistia

Suite de notre série de posts sur les textes majeurs du pape Jean-Paul II, destinés à se préparer à accueillir sa prochaine canonisation. En ce jour de Pâques, je vous propose un extrait (n°47-49) de son encyclique sur l'Eucharistie, publiée en 2003 :

J"Celui qui lit le récit de l'institution de l'Eucharistie dans les Évangiles synoptiques est frappé tout à la fois par la simplicité et par la « gravité » avec lesquelles Jésus, le soir de la dernière Cène, institue ce grand Sacrement. Il y a un épisode qui, en un sens, lui sert de prélude: c'est l'onction à Béthanie. Une femme, que Jean identifie à Marie, sœur de Lazare, verse sur la tête de Jésus un flacon de parfum précieux, provoquant chez les disciples – en particulier chez Judas (cf. Mt 26, 8; Mc 14, 4; Jn 12, 4) – une réaction de protestation, comme si un tel geste constituait un « gaspillage » intolérable en regard des besoins des pauvres. Le jugement de Jésus est cependant bien différent. Sans rien ôter au devoir de charité envers les indigents, auprès desquels les disciples devront toujours se dévouer – « Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous » (Mt 26, 11; Mc 14, 7; cf. Jn 12, 8) –, Jésus pense à l'événement imminent de sa mort et de sa sépulture, et il voit dans l'onction qui vient de lui être donnée une anticipation de l'honneur dont son corps continuera à être digne même après sa mort, car il est indissolublement lié au mystère de sa personne.

Dans les Évangiles synoptiques, le récit se poursuit avec l'ordre que donne Jésus à ses disciples de préparer minutieusement la « grande salle » nécessaire pour prendre le repas pascal (cf. Mc 14, 15; Lc 22, 12) et avec le récit de l'institution de l'Eucharistie. Faisant entrevoir au moins en partie le cadre des rites juifs qui structurent le repas pascal jusqu'au chant du Hallel (cf. Mt 26, 30; Mc 14, 26), le récit propose de façon aussi concise que solennelle, même dans les variantes des différentes traditions, les paroles prononcées par le Christ sur le pain et sur le vin, qu'il assume comme expressions concrètes de son corps livré et de son sang versé. Tous ces détails sont rappelés par les Évangélistes à la lumière d'une pratique de la « fraction du pain » désormais affermie dans l'Église primitive. Mais assurément, à partir de l'histoire vécue par Jésus, l'événement du Jeudi saint porte de manière visible les traits d'une « sensibilité » liturgique modelée sur la tradition vétéro-testamentaire et prête à se remodeler dans la célébration chrétienne en harmonie avec le nouveau contenu de la Pâque.

Comme la femme de l'onction à Béthanie, l'Église n'a pas craint de « gaspiller », plaçant le meilleur de ses ressources pour exprimer son admiration et son adoration face au don incommensurable de l'Eucharistie. De même que les premiers disciples chargés de préparer la « grande salle », elle s'est sentie poussée, au cours des siècles et dans la succession des cultures, à célébrer l'Eucharistie dans un contexte digne d'un si grand Mystère. La liturgie chrétienne est née dans le sillage des paroles et des gestes de Jésus, développant l'héritage rituel du judaïsme. Et en effet, comment pourrait- on jamais exprimer de manière adéquate l'accueil du don que l'Époux divin fait continuellement de lui-même à l'Église-Épouse, en mettant à la portée des générations successives de croyants le Sacrifice offert une fois pour toutes sur la Croix et en se faisant nourriture pour tous les fidèles? Si la logique du « banquet » suscite un esprit de famille, l'Église n'a jamais cédé à la tentation de banaliser cette « familiarité » avec son Époux en oubliant qu'il est aussi son Seigneur et que le « banquet » demeure pour toujours un banquet sacrificiel, marqué par le sang versé sur le Golgotha. Le Banquet eucharistique est vraiment un banquet « sacré », dans lequel la simplicité des signes cache la profondeur insondable de la sainteté de Dieu: « O Sacrum convivium, in quo Christus sumitur! ». Le pain qui est rompu sur nos autels, offert à notre condition de pèlerins en marche sur les chemins du monde, est « panis angelorum », pain des anges, dont on ne peut s'approcher qu'avec l'humilité du centurion de l'Évangile: « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit » (Mt 8, 8; Lc 7, 6).

En se laissant porter par ce sens élevé du mystère, on comprend que la foi de l'Église dans le Mystère eucharistique se soit exprimée dans l'histoire non seulement par la requête d'une attitude intérieure de dévotion, mais aussi par une série d'expressions extérieures, destinées à évoquer et à souligner la grandeur de l'événement célébré. De là naît le parcours qui a conduit progressivement à délimiter un statut spécial de réglementation pour la liturgie eucharistique, dans le respect des diverses traditions ecclésiales légitimement constituées. Sur cette base s'est aussi développé un riche patrimoine artistique. L'architecture, la sculpture, la peinture, la musique, en se laissant orienter par le mystère chrétien, ont trouvé dans l'Eucharistie, directement ou indirectement, un motif de grande inspiration."

Michel Janva

Posté le 20 avril 2014 à 18h19 | Lien permanent

Lundi de Pâques : pèlerinage du Précieux Sang à Neuvy St-Sépulchre (Indre)

SLe début du pèlerinage commence à 10h30, par une messe à la Basilique suivie de la vénération de la relique et de la procession à travers la ville. Les vêpres à 16h clôtureront la journée.

L'église de Neuvy-Saint-Sépulcre possède deux gouttes du Sang de Notre Seigneur Jésus Christ, recueillies, au jour de la Passion, sur le Calvaire. Elles ont la forme de deux larmes coagulées. Pur et sans mélange d'eau ni de terre, ce Sang divin est peut-être la plus précieuse relique du monde. Le cardinal Eudes, évêque de Tusculum, l'avait rapportée de Terre Sainte où, pendant six ans, il avait exercé les fonctions de légat du Pape pour la première croisade de saint Louis. Et en 1257, il en fit don à Neuvy, son pays natal.

Depuis cette époque, le Précieux-Sang repose sous la magnifique coupole byzantine, bâtie en 1042-1046 par Eudes de Déols et Geoffroy de Bourges, sur le modèle primitif de l'église du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Pour honorer cette sainte relique, les souverains pontifes accordèrent dès l'origine de grandes faveurs à l'église de Neuvy. Et en 1621, Mgr André Frémiot, archevêque de Bourges, institua une confrérie du Précieux-Sang que, deux ans après, le pape Grégoire XV approuvait et enrichissait de nombreuses indulgences. 

Michel Janva

Posté le 20 avril 2014 à 08h45 | Lien permanent

C’est arrivé un 20 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 20 avril 1233 : création de l'Inquisition

Le pape Grégoire IX crée l'Inquisition, un tribunal ecclésiastique relevant du seul Saint-Siège, pour poursuivre les hérétiques. Les inquisiteurs se recrutent dans les ordres prêcheurs, Dominicains et Franciscains. La Sacré Congrégation pour la doctrine de la Foi en est l'héritière.

Jean Sévillia dans son livre Historiquement correct, aux éditions Perrin rappelle ce qu'est l'Inquisition, faisant le vrai bilan des condamnations et surtout expliquant en quoi les Inquisitions romaine, espagnole et médiévale n'ont rien en commun. Cette dernière est une institution d'Eglise qui dépend du Pape ainsi que les inquisiteurs. Certains sont d'ailleurs sanctionnés voir condamnés à la prison à vie comme robert le Bougre dans le nord de la France. Sévillia souligne combien cette justice est procédurière méthodique et bien plus modérée que la justice civile de l'époque qui s'embarrasse pas du droit des accusés. Il affirme même que l'Inquisition est vécue comme une délivrance. Les hérétiques sont considérés comme dangereux pour et par la société. A l'époque l'hérésie est considérée par tous comme un crime.

Des avancées judiciaires de l'Inquisition existent encore aujourd'hui. Ce sont, par exemple, les inquisiteurs qui mettent en place le système du jury pour délibérer de la sentence donnée au jugement. En France, après l'extinction de l'hérésie l'inquisition perd sa raison d'être et la justice d'Etat prend le pas. Ce n'est pas le cas en Espagne.

  • le 20 avril 1314 : décès du pape Clément V.

Bertrand de Got prend le nom de Clément V. Il est le premier des sept papes qui siègent à Avignon entre 1305 et 1377. Il s'installe d'abord à Carpentras. Clément V est passé dans l'histoire pour avoir ordonné la suppression de l'ordre des Templiers et pour avoir, en 1309, déplacé le Saint-Siège à Avignon, toujours sous la pression du Roi de France.

  • le 20 avril 1534 : départ de Jacques Cartier pour trouver la route nord des Indes.

Parti de Saint-Malo pour les Indes avec deux navires, Jacques Cartier, qui cherche la route Nord pour les atteindre sans passer par la longue route Sud, il découvre le Canada et le Labrador. Il bénéficie du soutien de François Ier pour son voyage. Le Roi lui a accordé une « Commission» qui lui a permis d'armer armant navires et équipages aux frais du souverain.

Carte du premier voyage de Jacques Cartier.

  • le 20 avril 1792 : lecture du Rapport Condorcet à l'Assemblée constituante.

Ce rapport porte sur l'organisation générale de l'instruction publique, il est rédigé par un homme, qui envisage la possibilité technique de choisir le sexe de l'enfant et qui prône ouvertement la sélection des individus en fonction de leur santé à la naissance.

  • le 20 avril 1792 : Louis XVI déclare la guerre à l'Autriche.

Contraint par l'Assemblée, affaibli par l'échec de la fuite de Varennes de juin 179, le Roi signe la déclaration de guerre à l'Autriche et la Prusse. La première coalition commence et va accélérer la chute du Roi.

  • le 21 avril 1795: paix de la Mabilais.

Ce traité n'est signé que par une poignée d'officiers supérieurs que ne représentent pas tous les capitaines de paroisses. Des deux côtés il est évident qu'il ne sera pas respecté.

  • le 20 avril 1801 : Guillaume Saint-Réjant et François Carbon sont guillotinés.

Condamnés pour avoir organisé l'attentat de la rue St-Nicaise contre Bonaparte, ils ont été revêtus de la chemise rouge des parricides

  • le 20 avril 1814 : adieux de Napoléon à la Garde impériale.

La cérémonie a lieu dans la cour du cheval blanc du château de Fontainebleau. L'empereur part pour l'île d'Elbe.

  • le 20 avril 1825 : une loi punit de travaux forcés toute personne ayant commis un sacrilège.

L'Eglise catholique a recouvré le droit d'enseigner, l'élan de rechristianisation du pays se manifeste aussi par une évolution des lois. Cette loi fait d'un vol dans une Eglise ou la profanation des hosties.

  • le 20 avril 1828: l'explorateur René Caillié entre à Tombouctou.

Il est le premier non-musulman à revenir de la ville, alors tenue par les Peuls. Tombouctou est une cité recluse vis-à-vis de l'Occident. C'est attiré par le prix de 10 000 francs offert par la Société de Géographie au premier européen atteignant Tombouctou, ville interdite aux chrétiens. Il y entre le 20 avril 1828, déguisé en musulman. Il est accueilli triomphalement à Paris, le 5 décembre 1828 (cf. la chronique du jour), par la Société de Géographie. Son célèbre récit de voyage fait ensuite beaucoup de bruit en Europe.

  • le 20 avril 1868 : naissance de Charles Maurras.

Journaliste, essayiste, homme politique et poète français, membre de l'académie française ses écrits marquent la fin du XIXème et toute la première moitié du XXème siècle. A la fin de sa vie il se convertie à la foi catholique.

  • le 20 avril 1884 : le pape Léon XIII publie l'encyclique Humanum genus qui condamne la maçonnerie.

Dans L'Église et les libertés (Editions Nouvelle librairie nationale, page 66) le RP. Dom BESSE commente ainsi l'encyclique en 1913:

« Nous n'avons rien d'aussi complet sur la Maçonnerie et les Sociétés Secrètes. Le dessein qu'elles poursuivent est défini en ces termes : « Il s'agit pour les Francs-Maçons — et tous leurs efforts tendent à ce but — il s'agit de détruire de fond en comble toute la discipline religieuse et sociale, qui est née des institutions chrétiennes, et de lui en substituer une nouvelle, façonnée à leurs idées, et dont les principes fondamentaux et les lois sont empruntés au naturalisme. »

On y retrouve dans son ensemble le plan des hommes de la révolution. Les Francs-Maçons en poursuivent l'exécution, article par article, avec une méthode rigoureuse. Rien ne les arrête. Leur action publique se rattache à une école, où tout est prévu. Ils ont un système politique à eux. C'est celui de Rousseau et des Encyclopédistes: « Voici quels sont en cette matière les dogmes des naturalistes: les hommes sont égaux en droit; tous, et à tous les points de vue, sont d'égale condition. Étant tous libres par nature, aucun d'eux n'a le droit de commander à un de ses semblables, et c'est faire violence aux hommes que de prétendre les soumettre à une autorité quelconque, à moins que cette autorité ne procède d'eux-mêmes. Tout pouvoir est dans le peuple libre; ceux qui exercent le commandement n'en sont les détenteurs que par le mandat ou par la concession du peuple; de telle sorte que, si la volonté du peuple change, il faut dépouiller de leur autorité les chefs de l'État, même malgré eux... En outre, l'État doit être athée. »

On reconnaît là le programme démocratique de la Révolution, que la Maçonnerie a imposé à diverses nations. Le type qui le réalise le mieux est sans aucun doute la République française. »

Un peu avant il écrit page 62 :

 « Ces sectes ne fonctionnaient pas seulement en France. Les provinces rhénanes, la Bavière, les Pays- Bas, l'Espagne et l'Italie avaient eu les leurs. Elles furent partout l'armée occulte et disciplinée de la révolution, menant contre l'Église catholique une campagne acharnée. Ceux qui négligent ce facteur des événements s'exposent à ne rien comprendre dans notre histoire contemporaine.

Sur ce point, comme sur beaucoup d'autres, les Papes parlèrent en précurseurs. Les dangers qu'ils dénoncèrent les premiers menaçaient la société civile autant que la société religieuse.

Les chefs d'État feignirent de ne point écouter leurs avis. Cette légèreté devait leur coûter cher. Le premier document antimaçonnique émanant du Saint-Siège porte la date du 28 avril 1738. Il est de Clément XII. Le secret absolu, dans lequel cette secte s'enveloppe, lui paraît être pour les gouvernements très dangereux; car, si l'on tient tant à se cacher, c'est évidemment pour faire du mal. On veut le faire en toute sécurité. En conséquence, il interdit, sous peine d'excommunication, aux fidèles de s'agréger à ces sociétés occultes. Benoît XIV renouvela cette défense, le 16 mars 1751.

Pie VII et Léon XII revinrent à la charge. Ils visaient plus spécialement les sociétés connues en Italie sous le nom de Charbonnerie. Leurs membres se nommaient Carbonari. »

  • le 20 avril 1887 : affaire Schnaebelé.

Le général boulanger a décidé de lancer de l'espionnage en Alsace occupée par les Prussiens. Un commissaire de police français est enlevé par des policiers allemands ; ce qui mène les deux pays au bord de la guerre.

  • le 20 avril 1999 : incendie de la paillote 'Chez Francis'.

L'incendie est effectué sur ordre du préfet de Corse, Bernard Bonnet, qui n'assume pas ses ordres et laisse les gendarmes « porter le chapeau ».

  • 20 avril 2014 : fête de Pâques, résurrection de Notre Seigneur Jésus Christ.

Cette fête est l'évènement central de la religion catholique ; sa date est fluctuante en fonction de la lune. En effet, la date de Pâques est fixée au premier dimanche après la pleine lune suivant le 21 mars ce qui, selon le calendrier de référence, donne souvent un jour de célébration différent pour les Églises occidentales et les orthodoxes.

Lois Spalwer

Posté le 20 avril 2014 à 06h07 | Lien permanent | Commentaires (3)

Noli me tangere

NFra Angelico

"Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »" Jn XX, 11-18

Michel Janva

Posté le 20 avril 2014 à 00h00 | Lien permanent

19 avril 2014

Exsúltet iam angélica turba cælórum !

 

Michel Janva

Posté le 19 avril 2014 à 20h57 | Lien permanent

Aucun homme ne décide de servir Satan, sans raison

Vendredi, dans le basilique St Pierre, le père Cantalamessa a donné l'homélie. Extrait :

"Judas a été choisi dès la première heure pour être l’un des Douze. En insérant son nom dans la liste des apôtres l’évangéliste Luc écrit « Judas Iscariote qui devint (egeneto) un traître » (Lc 6, 16). Donc Judas n’était pas né traître et il ne l’était pas au moment où Jésus l’a choisi; il le devint ! Nous sommes devant un des drames les plus sombres de la liberté humaine.

Pourquoi le devint-il ? Il n’y a pas si longtemps, quand la thèse de Jésus « révolutionnaire » était à la mode, on a cherché à donner à son geste des motivations idéales. Certains ont vu dans son surnom « Iscariote » une déformation du mot « sicariote », c’est-à-dire faisant partie du groupe de zélotes extrémistes qui prônaient l’emploi du glaive (sica) contre les Romains; d’autres ont pensé que Judas a été déçu de la façon dont Jésus suivait son idée du « royaume de Dieu » et qu’il voulait lui forcer la main, en le poussant à agir aussi au plan politique contre les païens. C’est le Judas du célèbre « Jésus Christ Superstar » et d’autres spectacles et romans récents. Un Judas pas loin d’un autre célèbre traître de son bienfaiteur : Brutus, qui tua Jules César, en pensant de sauver ainsi la république !

Ces reconstructions sont respectables quand elles revêtent quelque dignité littéraire ou artistique, mais elles n’ont aucun fondement historique. Les évangiles – seules sources dignes de foi que nous ayons sur le personnage – parlent d’un motif plus terre-à-terre : l’argent. Judas avait reçu la garde de la bourse commune du groupe; à l’occasion de l’onction de Béthanie il avait protesté contre le gaspillage du précieux parfum versé par Marie sur les pieds de Jésus, non pas par souci des pauvres, relève Jean, mais parce que « c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait » (Jn 12,6). Sa proposition aux chefs des prêtres est explicite: « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent » (Mt 26, 15).

Mais pourquoi être surpris par cette explication et la trouver trop banale ? N’est-ce pourtant pas presque toujours comme ça aujourd’hui ? Mammon, l’argent, n’est pas une idole parmi tant d’autres; c’est l’idole par antonomase : littéralement, « l’idole en métal fondu » (cf. Ex 34, 17). Et l’on comprend pourquoi. Qui est, objectivement, sinon subjectivement (autrement dit, dans les faits, si non dans les intentions), le vrai ennemi, le concurrent de Dieu, dans ce monde ? Satan ? Mais aucun homme ne décide de servir Satan, sans raison. S’il le fait c’est parce qu’il croit obtenir de lui quelque pouvoir ou quelque bénéfice temporel. Qui est, dans les faits, l’autre-maître, l’anti-Dieu, Jésus nous le dit clairement: « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent » (Mt 6, 24). L’argent est le « dieu visible », contrairement au vrai Dieu qui est invisible.

Mammon est l’anti-dieu car il crée un univers spirituel alternatif, donne un autre objet aux vertus théologales. La foi, l’espérance et la charité ne reposent plus sur Dieu, mais sur l’argent. Une affreuse inversion de toutes les valeurs se met en marche. « Tout est possible pour celui qui croit », disent les Ecritures (Mc 9, 23); or le monde dit : « Tout est possible pour celui qui a de l’argent ». Et, à un certain niveau, tous les faits semblent lui donner raison.

« La racine de tous les maux – disent les Ecritures - c’est l’amour de l’argent » (1 Tm 6,10). Derrière chaque mal de notre société il y a l’argent, ou du moins il y a aussi l’argent. Celui-ci est le Moloch de la Bible, auquel on sacrifiait les petits garçons et les petites filles (cf. Jr 32, 35), soit le dieu aztèque, auquel il fallait offrir quotidiennement un certain nombre de cœurs humains. Qu’y a-t-il derrière le commerce de la drogue qui détruit tant de vies humaines, l’exploitation de la prostitution, le phénomène des différentes mafias, la corruption politique, la fabrication et le commerce des armes, voire même – chose horrible à se dire – derrière la vente d’organes humains enlevés à des enfants ? Et la crise financière que le monde a traversé et que ce pays traverse encore, n’est-elle pas due en bonne partie à cette « exécrable avidité d’argent », l’auri sacra fames, de la part de quelques uns ? Judas commença par soutirer un peu d’argent de la caisse commune. Cela ne dit-il rien à certains administrateurs de l’argent public ? [...] 

Comme chaque année, à l’approche de Pâques, j’ai voulu réécouter la « Passion selon saint Matthieu » de Bach. Il y a un détail qui me fait sursauter à chaque fois. A l’annonce de la trahison de Judas, tous les apôtres demandent à Jésus: « Serait-ce moi, Seigneur ? » « Herr, bin ich’s ? » Mais avant de nous faire écouter la réponse du Christ, annulant toute distance entre l’événement et sa commémoration, le compositeur insère un chœur qui commence ainsi: « C’est moi, c’est moi le traître ! Je dois faire pénitence ! », « Ich bin’s, ich sollte büßen ». Comme tous les chœurs de cette œuvre, celui-ci exprime les sentiments du peuple qui écoute; il est une invitation à confesser nous aussi nos péchés.

[...] Voilà à quoi l’histoire de notre frère Judas doit nous pousser: à nous rendre à celui qui volontiers pardonne, à nous jeter nous aussi dans les grands bras du crucifié. Dans l’histoire de Judas, ce qui importe le plus, ce n’est pas sa trahison, mais la réponse que Jésus lui donne. Il savait bien ce qui était en train de mûrir dans le cœur de son disciple ; mais il ne l’expose pas, il veut lui donner la possibilité jusqu’à la fin de revenir en arrière, comme s’il le protégeait. Il sait pourquoi il est venu, mais il ne refuse pas, dans le Jardin des oliviers, son baiser de glace, allant même jusqu’à l’appeler mon ami (Mt 26, 50). De même qu'il chercha le visage de Pierre après son reniement pour lui donner son pardon, qui sait s’il n’aura pas cherché aussi celui de Judas à quelque tournant de son chemin de croix! Quand sur la croix il prie: « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34), il n’exclut certainement pas Judas.

Alors, nous, que ferons-nous ? Qui suivrons-nous, Judas ou Pierre ? Pierre eut des remords de ce qu’il avait fait, mais Judas eut lui aussi un tel remord qu’il s’écria : « J’ai trahi le sang innocent !» et il rendit les trente pièces d’argent. Alors, où est la différence ? En une seule chose : Pierre eut confiance en la miséricorde du Christ, pas Judas ! Le plus grand péché de Judas ne fut pas d’avoir trahi Jésus, mais d’avoir douté de sa miséricorde. [...]"

Michel Janva

Posté le 19 avril 2014 à 20h29 | Lien permanent

Salauds de prolétaires

Robert Redeker, professeur agrégé de philosophie, écrit dans le Figarovox que le terme de prolétaire a été abandonné par la gauche :

"La première explication à cette fin du prolétariat tient dans l'épuisement de la croyance en un sens de l'histoire. Est défunte la foi selon laquelle l'histoire s'orienterait dans le temps avec une boussole, qui lui indiquerait son nord et son orient. Elle restait présente jusque dans les pires moments: les révolutions et les guerres. Les fondements philosophiques et scientifiques de la croyance au progrès sont tombés en ruine. L'évolution de l'épistémologie, de l'ethnologie des sciences humaines, et la réflexion spécifiquement philosophique elle-même, ont précipité cette décadence dont Nietzsche le premier, en médecin de la civilisation, avait proposé un pronostic lucide. La découverte de la réalité du stalinisme et l'écroulement du système du communisme historique, ont mis fin à l'opinion selon laquelle le socialisme pourrait remplacer le capitalisme en constituant un progrès par rapport à lui.

Les mots prolétaire et prolétariat en sont venus à passer de vie à trépas aussi pour une autre raison: les prolétaires - comprenons: les prolétaires autochtones, européens - n'étaient pas au rendez-vous. Dans les années 70 une formule devenue cliché méprisant s'est répandue chez les intellectuels de gauche: «le peuple manque». Il n'est jamais au rendez-vous que la théorie a fixé pour lui. En mai 68, puis dans les années 70, les prolétaires, ces ingrats, ont manqué. On - c'est-à-dire les battus de mai - a commencé dès lors à le haïr, le peuple! On a commencé dès lors à le désaimer, le prolétaire. De héros, d'idole, de substitut du Christ pour assurer le salut de l'homme dans l'histoire, il devint leBeauf, il devint Dupont-Lajoie, il devint le sujet méprisé du populisme. La formule des bourgeois apeurés par les partageux d'autrefois était reprise, implicitement, par ceux qui allaient donner naissance au nouvel antiracisme: «salauds de pauvres!» Salauds de prolétaires au gros rouge qui tache! Salauds de souchiens pue-la-sueur! Ils n'ont pas voulu de la révolution, ces Dupont-Ducon! Eh bien nous nous tournerons vers d'autres! Pourquoi ne pas le remplacer, cet ingrat prolétaire autochtone, par de nouveaux levains de l'histoire? Pourquoi pas par le travailleur immigré? Par le sans-papier ? Par le jeune de banlieue? Pourquoi pas par le Rom? L'échec de mai 68 a causé la péjoration du peuple.

Ainsi, l'immigré devint le mime raté du prolétaire. Il en est perçu aussi comme la punition: la promotion de l'immigré est la punition infligée au prolétaire pour avoir manqué à son devoir historique!"

Michel Janva

Posté le 19 avril 2014 à 18h02 | Lien permanent

"Je vous le dis, si eux se taisent, les pierres crieront..." Lc 19,38-40

Tvia

Michel Janva

Posté le 19 avril 2014 à 15h33 | Lien permanent | Commentaires (15)


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