22 novembre 2009
Le Conseil de l'Europe veut restreindre l'objection de conscience
Le Conseil de l'Europe réunit 47 pays et est indépendant de l'UE (dans un certaine mesure, puisque l'idéologie véhiculée est semblable).
Un projet de résolution de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe présenté par la Suédoise Mme Hägg et la socialiste britannique Christine Mc Cafferty s'attaque à : « L'accès des femmes au soins médicaux légaux : le problème du recours non réglementé à l'objection de conscience. » L'objectif est double : promouvoir l'avortement en tant que « droit humain », et dans cette même logique limiter la possibilité offerte aux personnels médicaux à titre individuel comme aux établissements de soins de refuser de fournir certains services de santé pour des motifs religieux, philosophiques ou moraux.
En France, les restrictions à l'objection de conscience ont déjà été mises en place pour l'« IVG » par la loi Aubry : le médecin sollicité pour un avortement peut refuser mais doit fournir à sa patiente le nom et l'adresse d'un confrère ou d'un centre acceptant de fournir ce « service », tandis que dans les hôpitaux publics, les chefs de service de gynécologie-obstétrique ont l'obligation légale d'organiser des avortements.
Posté le 22 novembre 2009 à 21h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
18 novembre 2009
Le Fonds des Nations unies pour la population prêche la culture de mort
Le rapport 2009 du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), publié aujourd'hui, a un message clair : il ne faut plus concevoir d'enfant. La raison ? La natalité serait l'un des principaux moteurs du réchauffement. La belle affaire idéologique. Les démographes conviennent pourtant aujourd'hui, après l'alarmisme des années 1960, que la population mondiale va se stabiliser en douceur à plus ou moins 9 milliards en 2050 – contre 6,8 milliards aujourd'hui – et que la bombe démographique a déjà fait pschitt.
L'autre raison c'est que moins d'enfants permettrait aux pays pauvres de sortir de la misère. C'est strictement faux. Et le Pape l'a rappelé lundi.
Il faut noter que le financement de la planification familiale par les pays donateurs du Fnuap s'est effondré, passant de 723 millions de dollars en 1995 à 338 millions de dollars en 2007, en raison notamment du désengagement des Etats-Unis, sous G.W. Bush, inquiets de voir leur argent financer des programmes proavortement.
Posté le 18 novembre 2009 à 15h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
10 novembre 2009
La CEDH par l'absurde
Lu dans Les 4 Vérités :
"Le 3 novembre, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné l’Italie pour la présence de crucifix dans les salles d’école. Que l’Italie soit historiquement catholique n’a pas eu l’air d’effleurer les juges. Qui n’ont pas davantage tenu compte du concordat qui lie l’Italie au Saint-Siège… La « laïcité » impose donc qu’on chasse les crucifix. Je suppose qu’elle impose aussi qu’on retire les croix des clochers, qu’on abatte les calvaires et les églises et qu’on brûle la moitié des tableaux des musées européens (autant de « signes ostentatoires »…). Ce qui reste évident pour l’opinion publique, c’est ceci: la laïcité force les Européens à abandonner leurs racines culturelles, mais peut aisément être violée pour permettre à l’islam de s’implanter chez nous… Dont acte."
Posté le 10 novembre 2009 à 18h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
05 novembre 2009
Les christianophobes de la CEDH
La présidente de la Cour européenne, la Belge Françoise Tulkens, qui a tranché contre les crucifix dans les écoles italiennes, est favorable à l'homoparentalité, comme elle l'indiquait en octobre 2005 :
"Ce que j’espère peut-être à terme, c’est précisément que ce terme même d’homoparentalité deviendra inutile et qu’il disparaîtra, et que les familles, toutes les familles, seront reconnues comme elles sont, comme les autres."
Il y a également une juge turque, Işıl Karakaş, qui a voté comme tous les juges (les voir ici). Une Turque qui affirme qu'un symbole religieux restreint le droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions ainsi que le droit des enfants scolarisés de croire ou de ne pas croire, on aura tout vu ! En Turquie, l'éducation religieuse musulmane à l'école est obligatoire même pour les non-musulmans.
Rappelons que la CEDH est un organe du Conseil de l'Europe, dont la Turquie fait partie depuis sa création en 1949. Pour adhérer au Conseil de l'Europe, un pays devait avoir des institutions démocratiques et respecter les droits de l'homme. L'Espagne et le Portugal ne pouvaient pas en faire partie. La Turquie, si...
Posté le 5 novembre 2009 à 17h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)
Le chiffre du jour
La pleine réintégration de la France dans les structures de commandement de l'OTAN coûtera 650 millions d'euros d'ici à 2015.
Le surcoût relève essentiellement de dépenses salariales : en régime de croisière, il sera de 70 millions d'euros par an pour les indemnités et les frais d'expatriation des personnels français au sein des structures de l'OTAN ; s'ajouteront 30 millions de cotisations supplémentaires versées à l'OTAN. Ce budget s'ajoute à la contribution financière annuelle de la France à l'OTAN (170 millions d'euros).
Et ces sommes n'auraient pas été inscrites dans la loi de programmation militaire. Dans quel budget va-t-on piocher ?
Posté le 5 novembre 2009 à 15h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
12 octobre 2009
Appel international pour les droits et la dignité de la personne humaine et de la famille
Dans les mois qui ont précédé le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, l'association pro-vie C-FAM a découvert que l'association internationale promoteur de l'avortement, Marie Stopes International, a présenté une pétition appelant la communauté mondiale de l’ONU à reconnaître l'avortement comme un droit humain.
C-FAM a lancé une campagne provie dans l'espoir de rassembler 50.000 de signatures. En décembre , il y en avait plus de 400.000. Aujourd'hui, il y en a plus de 500 000. L'objectif est d'arriver au million.
Posté le 12 octobre 2009 à 12h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
09 octobre 2009
D'un Nobel de la Paix à un autre
À l’occasion de l'attribution du Nobel de la Paix en 1979 à Mère Teresa de Calcutta, la bienheureuse déclara :
"Le plus grand destructeur de la paix aujourd'hui est le crime commis contre l'innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son enfant, dans son propre sein, qu'est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entre-tuer les uns les autres ?"
Aujourd'hui, le Nobel de la Paix a été attribué à Barack Obama. Sans même parler de son projet ObamaCare, il a déjà levé les restrictions aux subventions publiques en faveur des associations qui militent pour l'avortement à l'étranger. Il a également annulé un décret du gouvernement Bush protégeant le personnel de santé refusant, pour des raisons morales, de pratiquer un avortement.
Donner le Nobel de la Paix à Obama, c'est comme donner le Nobel de Littérature à Frédéric Mitterrand.
Posté le 9 octobre 2009 à 12h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (31)
29 septembre 2009
Un pavé dans la mare réchauffée du GIEC
Lu dans Minute :
"Début septembre se tenait à Genève une conférence internationale de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), un des organes de l’ONU. Mojib Latif, océanographe et rédacteur du GIEC, a glacé l’assistance en annonçant un probable… refroidissement dans les vingt prochaines années. Son analyse est fondée sur la variation cyclique des courants océaniques et des températures de l’Atlantique Nord, un phénomène connu sous le nom d’Oscillation Atlantique Nord, qui pourrait bien expliquer les variations observées ces trente dernières années. [...]
Nicola Scafetta, chercheur à l’université de Duke (Caroline du Nord), a étudié les corrélations possibles entre les variations de la vitesse du soleil et les variations du climat. Et les résultats sont surprenants. Ce travail, qui établit une périodicité de soixante ans dans les mouvements du soleil, réconcilie deux tendances qui semblaient jusqu’à présent disjointes : celles qui se basaient sur les oscillations multi-décennales océaniques comme moteur du climat, et celles qui se basaient sur les cycles solaires. En bref, il semble bien que le soleil et ses évolutions par rapport aux grosses planètes environnantes soit le grand responsable de tout cela. Ses projections indiquent une baisse des températures pour la prochaine décennie et une hausse d’à peine un degré pour 2100. L’objectif du G20 de limiter la hausse des températures de 2° pour le siècle à venir devrait être atteint facilement…"
Vous verrez : ils diront que c'est grâce à la taxe carbone.
Posté le 29 septembre 2009 à 08h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)
25 septembre 2009
L'assistanat n'aide pas au développement
Le 22 septembre à Genève, l'Observateur permanent près les Institutions spécialisées de l'ONU, est intervenu au cours de la XIIe session ordinaire du Conseil des droits de l'homme. Mgr Silvano Tomasi a déclaré que
"le développement n'est pas seulement l'élimination de la pauvreté matérielle mais aussi la pauvreté de valeurs et de principes de certaines sociétés et systèmes économiques, indépendamment du niveau de vie".
"Dans le processus de développement, la personne ne peut se réduire à un receveur d'aide. Elle doit être actrice réelle de son développement comme de ses relations, inter-personnelles et extérieures. Ces dimensions qualitatives doivent se refléter dans des critères ayant l'homme pour référence... Les Eétats doivent éliminer les obstacles au développement intégral dus à la violations des droits humains. La communauté internationale doit pour sa part appuyer le développement dans les pays pauvres, en vertu du principe de subsidiarité, qui peut être complémentaire de la solidarité".
Posté le 25 septembre 2009 à 17h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
23 septembre 2009
Sarkozy détruit la France à la tribune de l'ONU
Le chef de l'Etat a prononcé un discours fleuve à la tribune de l'ONU. Certains relatent qu'il ne s'y est rien dit. quelques phrases relevées ça et là dévoilent bien les intentions de celui qui ne défend pas les intérêts de la France.
Après l'UE et la perte de la souveraineté des pays, place à l'abandon au mondialisme comme par fatalité :
"La crise nous oblige à faire preuve d'imagination et d'audace (...) dans la politique, dans l'économie, dans l'environnement, la nécessité d'une nouvelle gouvernance mondiale s'impose à nous".
La France est une des cinq puissances du monde à avoir un siège de membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU. voilà qui reste un atout certain et indiscutable sur la scène internationale. Nicolas Sarkozy veut diluer cette force en augmentant le nombre de membres permanents :
"Il est inacceptable que le continent africain n'ait pas un membre permanent au Conseil de sécurité, ou que le continent sud-américain avec cette grande puissance qu'est le Brésil [pour le marché du rafale qui traîne en longeur? NDL], ou l'Inde avec son milliard d'habitants, ou encore le Japon ou l'Allemagne en soient exclus".
Et pourquoi pas la Corse ou la Patagonie? Ensuite, un petit coup de bluff avec des phrases vidées de sens pour mettre la pression sur ses partenaires :
"Alors mettons-nous d'accord avant la fin de cette année, au moins sur une réforme provisoire. Il en va de la légitimité de l'ONU [ Parce que l'ONU a une légitimité? NDL], de sa capacité à agir dans un moment où le monde a tant besoin que la communauté internationale tout entière se mobilise pour relever des défis sans précédent [Pause pour les violons ou verser une larme. NDL]".
Se prenant pour plus qu'il n'est, il conclut :
"nous avons le devoir d'inventer un monde nouveau".
Posté le 23 septembre 2009 à 23h24 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (14)
UNESCO : l'élection de Mme Bokova est-elle une bonne nouvelle ?
La Bulgare Irina Bokova, première femme élue mardi à la tête de l'Unesco, est une communiste, diplomate de carrière. Ambassadrice de Bulgarie en France, à Monaco et auprès de l'Unesco depuis 2005, âgée de 57 ans, cette femme est l'une des personnalités les plus populaires du Parti socialiste (ex-communiste). Son père, Gueorgui Bokov, a été rédacteur en chef du journal du Parti communiste Rabotnitchesko Delo.
Irina Bokova a été premier vice-ministre des Affaires étrangères et coordinateur des relations de la Bulgarie avec l'Union européenne de 1995 à 1997 avant de devenir chef de la diplomatie bulgare de novembre 1996 à février 1997. Elue députée à deux reprises, de 1990 à 1991, puis de 2001 à 2005, elle a alors été vice-présidente de la Commission parlementaire des Affaires étrangères et membre de la Commission parlementaire d'intégration européenne. Déléguée permanente de la Bulgarie à l'Unesco, membre de son Conseil exécutif depuis 2007, elle est également vice-présidente du groupe francophone des ambassadeurs auprès de l'Unesco, chargée de l'éducation, de la science, de la culture et du patrimoine.
Dans cette élection, elle a été soutenue par Simone Veil. Rappelons que l'UNESCO a publié un rapport, que l'on peu qualifier de programme totalitaire puisqu'il s’intéresse aux moindres détails, y compris sémantiques, de ce que les jeunes de 5 à 18 ans, devront savoir sur le sexe.
Posté le 23 septembre 2009 à 08h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)
18 septembre 2009
L'ONU doit être réformée
Dans la continuité de l'encyclique (n°67), l'observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies à New York, Mgr Celestino Migliore, a déclaré :
"[I]l existe, indubitablement, la perception inquiète que sans une réforme précise de son mode de décision l'ONU pourrait glisser vers une dangereuse perte d'importance [...] la question réside dans la volonté politique de chaque Etat membre de l'organisation, en particulier de ceux qui y exercent une plus grande influence politique, économique, militaire ou démographique, de savoir oser, autrement dit d'avoir l'audace de promouvoir ses propres intérêts nationaux dans le contexte et en fonction de la promotion du bien commun mondial [...] Il faut faire des organisations internationales un lieu non de répartition du pouvoir, mais d'attention et de réponse efficace aux problèmes des populations".
"[I]l ne s'agit pas uniquement de penser à un élargissement à d'autres pays, mais surtout à la question du veto [qui] ne peut être vu en termes de privilège ou de puissance, mais par égard de justice et de solidarité face aux urgences internationales qui demandent une réponse immédiate".
"[L]es grandes questions économiques et financières sont débattues et réglées à l'intérieur de groupes restreints, que ce soit le G8 ou le G20, mais qu'il y aurait aussi le G192 que forme les Nations unies".
Posté le 18 septembre 2009 à 08h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
17 septembre 2009
L'Organisation des Nations Unies pour la population exclut les pro-vie
Au début du mois, l'Organisation des Nations Unies pour la population (FNUAP) et le gouvernement allemand ont tenu une conférence à Berlin pour promouvoir la «droits sexuels et génésiques». Les organisateurs de la conférence ont admis avoir délibérément empêché la participation de toute personne des medias ou de la société civile qui ne serait pas en accord avec les « droits génésiques » à l’ordre du jour.
Posté le 17 septembre 2009 à 13h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
01 septembre 2009
L'UNESCO veut s'attaquer aux enfants
L'Organisation Economique, Sociale et Culturelle des Nations Unis (l'UNESCO) a publié un rapport de 98 pages en juin (v.o. pdf) offrant un plan de cours universel sur la sexualité pour les enfants entre 5 et 18 ans. Ce rapport, appelé «Directives internationales pour l'éducation sexuelle», sépare les enfants en quatre groupes d'âge : 5 à 8 ans, 9 à 12 ans, 12 à 15 ans, et 15 ans à 18 ans :
- De 5 à 8 ans : apprentissage de la masturbation
- Dès 9 ans : sensibilisation à l'homophobie et la transphobie
- À 12 ans : promotion de l'avortement (et à 13 ans, il ne faudra pas s'étonner qu'une jeune fille massacre son bébé)
- A 15 ans, conseils directs pour promouvoir le droit et l’accès à l’avortement.
Heureusement, ce rapport fait "débat". Mais il a été écrit. C'est-à-dire qu'il y a des tordus (en l'occurence des "experts majeurs en matière d’éducation sexuelle") dans les instances internationales pour penser cela. Sous couvert de lutte contre le Sida, tout est possible.
Posté le 1 septembre 2009 à 08h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)
15 août 2009
Vers une catastrophe au Tadjikistan?
Lu ici :
"Le président tadjik Emomali Rakhmon a appelé la population à constituer des stocks de denrées alimentaires pour les deux prochaines années.
"Chaque famille doit avoir un stock de deux ans de produits alimentaires", a-t-il déclaré lundi soir dans un message télévisé au peuple tadjik.
Selon le président, le gouvernement du pays cherche à atténuer les effets de la crise économique et financière.
A la suite de la crise, de catastrophes naturelles et d'autres facteurs, l'approvisionnement en produits alimentaires est devenu un problème aigu dans de nombreux pays du monde, et cette situation persiste, a rappelé M. Rakhmon.
"Il est évident que dans ces conditions, nous devons prendre appui sur nos propres forces", a-t-il souligné, ajoutant que "tous les habitants du pays, en premier lieu ceux qui possèdent un lopin de terre, devaient être pleinement conscients de cette nécessité".
Posté le 15 août 2009 à 20h16 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
24 juillet 2009
Le travail dominical s'oppose-t-il à l'OIT ?
La convention n°106 de l'Organisation Internationale du Travail (qui s'impose à la Constitution française) traite du repos hebdomadaire et on peut y lire (article 6) :
- Toutes les personnes auxquelles s'applique la présente convention auront droit, sous réserve des dérogations prévues par les articles suivants, à une période de repos hebdomadaire comprenant au minimum vingt-quatre heures consécutives au cours de chaque période de sept jours.
- La période de repos hebdomadaire sera, autant que possible, accordée en même temps à toutes les personnes intéressées d'un même établissement.
- La période de repos hebdomadaire coïncidera, autant que possible, avec le jour de la semaine reconnu comme jour de repos par la tradition ou les usages du pays ou de la région.
- Les traditions et les usages des minorités religieuses seront respectés dans toute la mesure du possible.
Posté le 24 juillet 2009 à 09h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)
14 juillet 2009
Mondialisation et mondialisme
Dans Minute, l'abbé de Tanoüarn revient sur l'encyclique :
Le pape s’oppose au mondialisme. A plusieurs reprises dans cette encyclique, il défend les nations et les identités. Il insiste aussi sur le rôle de l’Etat face au marché : « L’économie intégrée de notre époque n’élimine pas le rôle des Etats, elle engage plutôt les gouvernements à une plus forte collaboration réciproque. La sagesse et la prudence nous invitent à ne pas proclamer trop tôt la fin de l’Etat » (n°41). [...]
On a beaucoup reproché au pape de mettre en avant l’idée d’un gouvernement mondial au n°67. Mais que cherche-t-il, ce faisant, sinon à opposer au marché mondialisé une instance politique capable de résister au court-termisme et à l’impératif du rendement immédiat ? Oh ! Il y a là bien sûr une dimension utopique. Ce qu’il faut comprendre, c’est que cette idée d’un gouvernement mondial opposé aux forces mondialisées d’un marché devenu centrifuge signifie avant tout, chez Benoît XVI, un antilibéralisme viscéral. Il ne se résout pas à laisser le dernier mot aux impératifs économiques. Pour lui le marché ne peut pas être autonome, il est en quelque sorte sous la tutelle bienfaisante des gouvernements. La faiblesse des institutions internationales, dont Benoît XVI éreinte au passage l’opacité et le manque d’efficacité, invite à poser les problèmes de régulation non seulement en termes administratifs, comme on l’a fait jusqu’à maintenant, mais bien en termes politiques, en faisant appel à «quelques hommes droits» (n°71) qui poseront des limites aux ardeurs spéculatives, destructrices du « capital social »."
Posté le 14 juillet 2009 à 10h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)
08 juillet 2009
Il manque quelqu'un sur la photo
En effet, Carla Bruni-Sarkozy n'a pas voulu accompagner les autres épouses des chefs d'Etat du G8, pour lesquelles les autorités italiennes avaient préparé un programme, dont un entretien privé avec Benoît XVI. Carla Bruni-Sarkozy est arrivée aujourd'hui dans l'après- midi, et elle sera la seule épouse à rejoindre les appartements des chefs de délégation. Elle y recevra pour un dîner privé, ce soir.
Posté le 8 juillet 2009 à 22h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)
Une "Autorité politique mondiale" n'est pas un "super-Etat mondial"
Les médias s'étant longuement arrêtés sur le §67 de l'encyclique, voire n'ayant retenu que celui-ci, il convient de s'y pencher. Benoît XVI ne réclame pas un gouvernement mondial, ni la fin de l'autorité des nations... Il y écrit notamment, après avoir réclamé une réforme de l'ONU :
"il est urgent que soit mise en place une véritable Autorité politique mondiale [...]. Une telle Autorité devra être réglée par le droit, se conformer de manière cohérente aux principes de subsidiarité et de solidarité, être ordonnée à la réalisation du bien commun, s’engager pour la promotion d’un authentique développement humain intégral qui s’inspire des valeurs de l’amour et de la vérité. Cette Autorité devra en outre être reconnue par tous, jouir d’un pouvoir effectif pour assurer à chacun la sécurité, le respect de la justice et des droits. Elle devra évidemment posséder la faculté de faire respecter ses décisions par les différentes parties, ainsi que les mesures coordonnées adoptées par les divers forums internationaux. En l’absence de ces conditions, le droit international, malgré les grands progrès accomplis dans divers domaines, risquerait en fait d’être conditionné par les équilibres de pouvoir entre les plus puissants. Le développement intégral des peuples et la collaboration internationale exigent que soit institué un degré supérieur d’organisation à l’échelle internationale de type subsidiaire pour la gouvernance de la mondialisation et que soit finalement mis en place un ordre social conforme à l’ordre moral et au lien entre les sphères morale et sociale, entre le politique et la sphère économique et civile que prévoyait déjà le Statut des Nations Unies."
C'est une critique à peine voilée -au moment où s'ouvre le G8- de la confiscation et l'utilisation des organes internationaux par quelques uns. Voici ce qu'en écrivait le pape Jean XXIII dans Pacem in Terris (§145), cité en note de la nouvelle encyclique :
"Nous désirons donc vivement que l'organisation des Nations Unies puisse de plus en plus adapter ses structures et ses moyens d'action à l'étendue et à la haute valeur de sa mission. Puisse-t-il arriver bientôt, le moment où cette Organisation garantira efficacement les droits qui dérivent directement de notre dignité naturelle, et qui, pour cette raison, sont universels, inviolables et inaliénables."
A l'heure actuelle, on sait que différents organes de l'ONU tentent de garantir plutôt le crime de l'enfant à naître ou le délitement de la famille... Contrairement à ce que semblent penser les médias, l'idée d'une Autorité mondiale n'est pas nouvelle, elle existe déjà dans le Compendium de la DSE [§ 441 à 443], également cité en note de l'encyclique de Benoît XVI, ce qui permet d'expliciter ce qu'entend le Pape :
"Il est essentiel que cette autorité soit le fruit d'un accord et non d'une imposition, et qu'elle ne soit pas comprise comme « un super-État mondial ». [...] Il n'appartient pas à l'autorité de la communauté mondiale de limiter l'action que les États exercent dans leur sphère propre, ni de se substituer à eux. Elle doit au contraire tâcher de susciter dans tous les pays du monde des conditions qui facilitent non seulement aux gouvernements mais aussi aux individus et aux corps intermédiaires l'accomplissement de leurs fonctions, l'observation de leurs devoirs et l'usage de leurs droits dans des conditions de plus grande sécurité".
Enfin, le texte fait également référence à l'encyclique de Jean-Paul II Sollicitudo rei socialis (§42) où l'on peut notamment lire (mais le reste du § est également à lire) :
"Les Organisations internationales, selon de nombreux avis, semblent se trouver à un moment de leur histoire où les mécanismes de fonctionnement, les frais administratifs et l'efficacité demandent un réexamen attentif et d'éventuelles corrections. Evidemment un processus aussi délicat ne peut être mené à bien sans la collaboration de tous. Il suppose que l'on dépasse les rivalités politiques et que l'on renonce à la volonté de se servir de ces Organisations à des fins particulières, alors qu'elles ont pour unique raison d'être le bien commun. Les Institutions et les Organisations existantes ont bien travaillé à l'avantage des peuples. Toutefois, affrontant une période nouvelle et plus difficile de son développement authentique, l'humanité a besoin aujourd'hui d'un degré supérieur d'organisation à l'échelle internationale, au service des sociétés, des économies et des cultures du monde entier."
Posté le 8 juillet 2009 à 09h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)
16 mai 2009
Plus de saints au calendrier, mais des journées mondiales?
Les saints nous permettent de tourner les yeux vers le Ciel, vers l'espérance qui nous guide au cours de notre pèlerinage terrestre, de notre marche vers Dieu tout simplement. Une participation à l'amour libérateur de Dieu. C'est une part de la conversion des âmes.
Posté le 16 mai 2009 à 11h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)
07 mai 2009
G20 : un sommet de l'économie peu économique
Les frais de bouche des dirigeants des pays du G20 et de leur entourage lors du sommet de Londres début avril, ont coûté environ 570.000 euros au contribuable britannique, selon The Independent.
MJ
Posté le 7 mai 2009 à 16h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
06 mai 2009
L'OCDE souhaite que l'Etat français réduise ses dépenses
L’OCDE vient de publier son rapport annuel sur la France. L’assainissement budgétaire est une priorité : il faut réduire le déficit public, éviter les hausses d’impôts et donc réduire fortement les dépenses publiques. L’OCDE rappelle qu’en 30 ans, les dépenses publiques en France sont passées de 44,6% du PIB à 52,4%, record d’Europe. Et l’OCDE conteste les prévisions du gouvernement en matière de déficit, qui passera cette année à 6,7% du PIB et, en 2010, à 8,3% ! On en était à moins de 3% en 2007. L’OCDE précise donc qu’il faudra non seulement s’attaquer aux dépenses de l’Etat, mais aussi à celles de la sécurité sociale et des collectivités locales.
Pour l'OCDE, il faut réduire sensiblement le coût du travail pour les moins qualifiés par la baisse des charges sociales, en touchant au salaire minimum, en assouplissant la législation sur les licenciements, et faire travailler plus les Français, notamment au-delà de 60 ans. Du côté des entreprises, il faut améliorer leur compétitivité, notamment par une diminution globale des charges. Et aussi mettre fin aux aides ciblées, pour alléger les impôts.
L'OCDE propose aussi d'aller beaucoup plus loin dans l’autonomie des universités, pour leur budget, les rémunérations, mais aussi pour la liberté des droits d’inscription et la possibilité de sélection des étudiants.
Posté le 6 mai 2009 à 11h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
08 avril 2009
ONU : bataille autour du pseudo-droit à l'avortement
Le terme "avortement" a d’ailleurs failli être adopté avec la mention «sexual and reproductive health and rights».Toutefois, les Etats-membres de l’ONU se sont ralliés pour la faire enlever. Les représentants de l’Iran ont demandé à la CPD de revenir à la formule acceptée et ont négocié un retour à «l’International Conference on Population and Development (ICPD) Program of Action» de 1994, dans lequel il est stipulé qu’il ne faut créer aucun droit à l’avortement.
Les représentants des Comores, du Pérou, de la Pologne, de l’Irlande, du Chili, de Malte et de Sainte Lucie ont également pris la parole contre les autres mentions relatives à la santé reproductrice, notamment, «droits procréateurs», «services de santé procréatrice» et «avortement sans risque». Ils ont réclamé leur élimination du texte car celles-ci sont susceptibles d’être interprétées comme «soutenant, approuvant ou promouvant» l’avortement. De son côté, l’ambassadeur de Malte à l’ONU a confié que sa délégation jugeait de plus en plus difficile d’accepter les résolutions des organismes tels que la CPD. Ceux-ci tentent régulièrement d’incorporer l’avortement à «la santé procréatrice».
Michel Janva
Posté le 8 avril 2009 à 07h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
02 avril 2009
Le nouvel ordre mondial veut imposer son diktat financier
Il dresse la liste noire des pays qui n'appliquent pas les règles édictées par lui. Au nom de quoi les pointer du doigt?
Posté le 2 avril 2009 à 20h40 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)
Un nouvel ordre mondial est né
En attendant plus de précisions sur les conclusions du G20, le Figaro publie un article reprenant les principales réactions.
Posté le 2 avril 2009 à 20h06 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (9)
30 mars 2009
Strasbourg en état de guerre
Rien à voir avec un nouveau record de voitures brûlées : c'est le sommet de l'OTAN qui accueille 25 000 policiers français et étrangers. La réunion des 27 chefs d'État et de leur délégation va transformer la capitale alsacienne en citadelle assiégée. Le centre-ville, classé «zone rouge», est rendu impraticable par 50 000 barrières. Les habitants des 7 000 foyers circuleront, à pied ou à vélo uniquement, grâce à l'un des 40 000 laissez-passer spéciaux fournis par le commissariat.
Le campus universitaire est gelé et une partie des 100 écoles de la ville, des piscines, stades et gymnases resteront fermés. Côté transports, les poids lourds seront déroutés à 250 kilomètres au nord, le trafic ferroviaire sera paralysé entre Strasbourg et Kehl en Allemagne, et l'autoroute A35 sera coupée lors des passages de convois officiels.
À lui seul, Barack Obama est accompagné de 800 agents, conseillers et gardes du corps. Le ministère de l'Intérieur va déployer 85 escadrons de gendarmerie mobile et Compagnies républicaines de sécurité. Une armada de 10 000 hommes quadrillera le siège du Parlement européen, sécurisera les sites classés ou encore les gazoducs traversant le secteur, tandis que les vedettes de la gendarmerie fluviale sillonneront le Rhin, embarquant sonars et plongeurs pour déjouer la moindre menace subaquatique... Dans le même temps, unités en scaphandres nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques resteront en réserve et une flotte de blindés équipés de treuils et de chasse-neige ronronneront à proximité pour dégager d'éventuels obstacles. Enfin, quelque 500 gardes du corps français issus du Service de protection des hautes personnalités et des CRS veilleront sur les cortèges et les sites d'hébergements. Les Allemands ont prévu de déployer 15 000 hommes, dont leurs experts de la Bundeskriminalamt (BKA). GIGN et Raid sont également sur place.
Posté le 30 mars 2009 à 08h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)
22 mars 2009
Crise et nouvel ordre mondial
Lu ici ce parallèle entre deux citations :
"2009 peut être l'année de naissance d'un nouveau capitalisme, d'un Nouvel Ordre Mondial... Et personne ne pourra s'y opposer... Personne... Cette crise marquera sans doute pour l'histoire le commencement véritable du XXIe siècle... " (Nicolas Sarkozy)
Posté le 22 mars 2009 à 23h24 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (18)
20 mars 2009
Les véritables objectifs des promoteurs du préservatif
Sur Sed Contra, Hugues Kéraly accuse (il s'agit en fait d'un extrait d'un document intitulé “Sida et bioéthique”, publié au Vatican par la Congrégation pour la Famille à la fin du pontificat de Jean-Paul II) :
"La réalité derrière ces protestations, accusations et mises en scènes est que les partisans du préservatif, se sentant et se sachant coupables de la diffusion du sida, liée aux effets pervers de la dite "révolution sexuelle", attaquent les gens de bon sens dont ils font leur bouc émissaire. Plutôt que de devoir changer soi-même on préfère projeter sur l'autre sa culpabilité. Le développement de toute la propagande pour les préservatifs, à la télévision, dans les spots publicitaires, sur les affichages publicitaires, a très peu à voir, quant à lui, avec l'éthique et beaucoup plus à voir avec les impératifs financiers. Les préservatifs sont promus sur le devant de la scène pour des "raisons humanitaires", derrière la scène à cause des très importants bénéfices tirés de la fabrication des dits préservatifs.
Mais il y a encore une autre raison, non dite, et peut être encore plus perverse à ce déluge de propagande sur un protecteur qui ne protège que partiellement et qui, de plus, est très souvent mal utilisé: l'idéologie du contrôle des populations, qu'on ne doit jamais sous-estimer, ni dans sa puissance financière, ni dans sa totale immoralité, comme les "conférences" du Caire et de Beijing l'ont montré à visage découvert. Si la banque mondiale, le fond monétaire International, les différents organismes d'aide, les innombrables ONG toutes plus ou moins affiliées à l'IPPF, exigent des gouvernements des pays en développement la diffusion des contraceptifs, de l'avortement et des préservatifs en échange de leur aide financière, ce n'est pas par amour des peuples, mais bien par désir fondamental de réduire les populations de ces pays. Si ces ONG, ces organismes de lutte contre le sida ont tellement insisté sur les distributions massives de préservatifs dans les pays sous-développés, alors mêmes que l'on connaît bien aujourd'hui le caractère limité de la protection ainsi offerte, c'est moins pour freiner le sida que pour donner aux peuples ainsi traités une habitude, et, l'espèrent-ils, un besoin de contraception. [...]
Le but est d'installer dans les esprits des peuples des pays sous-développés ou en voie de développement une "mentalité contraceptive" du type de celle qui conduit les pays industriels à leur hiver démographique, mentalité associée à une bonne dose d'immoralité, à un comportement sexuel contraire au sens de la sexualité humaine, et à la dégradation de la structure familiale, des valeurs familiales et des liens familiaux. Une fois un tel résultat obtenu, la bataille pour eux sera gagnée. Ces pays sous-développés n'auront plus d'enfants, ils ne poseront plus de problème de développement, et ne seront certainement plus une menace potentielle - économique ou politique - pour les pays industrialisés."
MJ
Posté le 20 mars 2009 à 14h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)
12 mars 2009
Ce texte profitera-t-il à la religion catholique ?
Les pays musulmans ont déposé devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU un projet de résolution visant à "lutter contre la diffamation des religions". Le texte présenté par le Pakistan au nom de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) estime que la diffamation des religions constitue "un grave affront à la dignité humaine" de nature à entraîner notamment "une incitation à la haine religieuse et à la violence".
Le projet de résolution met notamment en garde contre "les graves implications de l'islamophobie" et s'inquiète que l'Islam soit "fréquemment et à tort associé à des violations des droits de l'homme et au terrorisme". Il exprime également son inquiétude au sujet de la diffusion d'"images négatives de certaines religions dans les médias". Le texte doit être discuté par les 47 membres du Conseil en vue d'une éventuelle adoption lors des deux derniers jours de la session, les 26 et 27 mars.
Ce texte profitera-t-il à la religion catholique, en terre musulmane comme en terre non musulmane ? Peut-être que les musulmans feraient bien de faire déjà le ménage chez eux sur ce sujet...
Posté le 12 mars 2009 à 15h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
11 mars 2009
L'OTAN, une organisation militaire et politique
Le vice-président américain Joe Biden a déclaré hier au siège de l'OTAN à Bruxelles :
"Les Etats-Unis souhaitent que l’OTAN soit une organisation politique et militaire puissante et cohérente. L’importance et la nécessité d’une OTAN cohérente et puissante ne font pas l’ombre d’un doute"
Nicolas Sarkozy annonce officiellement aujourd'hui le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan, lors d'un discours,à la Fondation sur la recherche stratégique à l'Ecole militaire. Resteront le vote du Parlement mardi sur la politique étrangère de la France et le sommet du 60e anniversaire de l'alliance les 3 et 4 avril à Strasbourg et Kehl (Allemagne).
Posté le 11 mars 2009 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
04 mars 2009
La Chine à l'assaut d'une Europe en crise?
C'est sans doute l'objectif de cette délégation chinoise :
"Nous allons explorer les possibilités de participation dans des compagnies européennes", a déclaré au journal le ministre du Commerce Chen Deming, qui conduisait une délégation rentrée récemment d'Europe après y avoir signé pour environ 13 milliards de dollars de contrats (...).
Le quotidien ajoute qu'elle se rendrait notamment en Grande-Bretagne, mais qu'elle éviterait de nouveau la France.
La rencontre en décembre entre le dalaï lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, et le président français Nicolas Sarkozy, qui assumait alors la présidence tournante de l'UE, a provoqué la colère de Pékin.
L'appétit grandissant de la Chine pour les prises de participation ou acquisitions à l'étranger est logique, soulignent des économistes.
"La crise économique mondiale permet aux compagnies chinoises, avec leurs grandes réserves financières, (de sceller) des partenariats stratégiques hors de leurs frontières avec des compagnies étrangères en manque de fonds", a expliqué au quotidien Li Jian, chercheur à l'Académie chinoise du Commerce international et de la coopération économique".
Posté le 4 mars 2009 à 11h12 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
17 février 2009
Le dernier caprice de Nicolas Sarkozy
Yves Daoudal en parlait hier :
"Nicolas Sarkoy menace de boycotter le prochain sommet de l’OTAN si on ne lui donne pas la place qu’il souhaite à la table de conférence. Selon les règles établies, les chefs d’Etat siègent par ordre alphabétique. Mais Nicolas Sarkozy exigerait d’être placé à côté du secrétaire général."
Un compromis semble aujourd'hui avoir été trouvé :
"Sarkozy pourrait s'asseoir à la droite du secrétaire général tant que les caméras de télévision tourneraient dans la salle, puis changer de place après la sortie des journalistes."
Posté le 17 février 2009 à 08h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)
13 février 2009
Méfiez-vous des ONG
"Le député UMP du Tarn, Bernard Carayon, qui vient d'être nommé au Conseil d'orientation du fonds stratégique d'investissement, vient de publier un baromètre de transparence des organisations non-gouvernementales dans le cadre des travaux de la Fondation Prometheus qu'il préside. Celle-ci a épinglé plusieurs ONG pour leur manque de transparence, comme France Nature Environnement, la Fondation France libertés de Danielle Mitterrand et Greenpeace."
MJ
Posté le 13 février 2009 à 08h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
23 janvier 2009
Le lobby pro-mort veut mettre la pression à l'ONU
L'organisation catholique provie C-FAM communique :
"Le comité responsable de l'Organisation des Nations Unies (ONU) a débuté cette semaine sa dernière session de l'examen des demandes des organisations non gouvernementales (ONG) pour le statut officiel. Une commission est prévue pour examiner la filiale mexicaine de «"catholiques" pour un libre choix» - maintenant appelée «catholiques pour le choix» (CFC) - organisme de défense de l'avortement, qui a travaillé dur pour obtenir que le Saint-Siège soit dépouillé de son statut d'observateur auprès des Nations Unies. Créé en 1994, le «Droit Catholique de décider» (CDD) a été l'un des principaux défenseurs de la libéralisation de la loi sur l'avortement dans la ville de Mexico. [...]
Si son statut d'ONG est approuvé, il est facile de prévoir que le CDD va mettre tout en oeuvre pour la promotion de l'avortement et la critique du Saint-Siège à l'ONU. «"Catholiques" pour le libre choix» des Nations unies est une ONG accréditée depuis 1998, elle s’est fait un nom, de longue date, en brisant le protocole des Nations unies qui interdit les ONG d'attaquer individuellement un membre de l'ONU."
MJ (merci à HP)
Posté le 23 janvier 2009 à 14h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
19 janvier 2009
La Cour pénale internationale pourrait inculper l'Eglise
Mgr Michel Schooyans poursuit sa critique de l'ONU :
"[D]ésormais la souveraineté des nations n'est plus qu'une simple façade. [...] [I]l y a un débat au siège des Nations unies sur l'introduction ou non de l'avortement en tant que « nouveau droit de l'homme ». Ce serait une nouvelle version de la Déclaration de 1948. Une modification catastrophique, car elle introduirait subrepticement un principe purement positif dans une déclaration qui est anthropologique et morale. Là se placerait également le droit à l'euthanasie. Il ne resterait plus à chaque nation qu'à ratifier ces « nouveaux droits humains » émanant de l'instance suprême. Ce qui signifie que, comme la référence aux droits naturels de l'homme aura été désactivée, cette nouvelle Déclaration se transformerait en un document juridique purement positif, qui serait appliqué par toutes les nations adhérant au nouveau texte de la Déclaration ou à tout autre document similaire. C'est déjà quasiment fait, et tout simplement effrayant.
Et cela va plus loin. La Cour pénale internationale, qui a été instituée il y a quelques années, va avoir comme domaine de compétence de juger les nations ou organismes qui refuseraient de reconnaître ces « nouveaux droits » inventés ou à inventer. L'Eglise catholique est l'une des cibles possibles de cette Cour internationale. Il s'en est déjà trouvé il y a quelques années pour dire que le pape Jean-Paul II pourrait être sommé de comparaître devant le Tribunal international pour s'être opposé à un « nouveau droit », ou un « droit » de la femme à l'avortement. Une même menace plane sur Benoît XVI. Et c'est pareil dans le domaine de l'éducation avec l'idéologie du genre (gender). [...] Des campagnes de signatures circulent. Il y a des pétitions en faveur de l'avortement, d'autres contre. Mais ceux qui crient le plus fort sont les partisans de l'introduction d'une modification de la Déclaration de 1948 qui dénaturerait la Déclaration, comme d'ailleurs l'ONU elle-même."
MJ
Posté le 19 janvier 2009 à 21h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)
L'ONU menace les droits de l'Homme
C'est ce qu'affirme Mgr Michel Schooyans, spécialiste de philosophie politique et de démographie, membre de l'Académie pontificale pour la vie, de l'Académie pontificale des sciences sociales et professeur émérite à l'université catholique de Louvain :
"L'ONU a été fondée en 1945 avec la Charte de San Francisco et, d'une certaine façon, consolidée en 1948 par la Déclaration universelle des droits de l'homme. Elle a été consolidée sur la base d'une mission essentielle qui lui a été confiée, celle de promouvoir les droits de tout être humain. Tout individu a droit à la vie, proclame l'article trois de la Déclaration. [...] Voici qu'à l'heure actuelle, la Déclaration de 1948 [...] est contestée. [...]
Le positivisme juridique a ouvert et ouvre la voie à toutes les formes de dictature. [...] Sans aucune référence à des droits qui seraient naturels, qui seraient l'objet d'une vérité à laquelle tout le monde adhère, une vérité fulgurante qui s'impose. La loi du temps de Staline était l'expression de la volonté du plus fort. Aujourd'hui, la loi qui autorise l'avortement, qui autorise l'euthanasie, n'est pas autre chose. [...] Cette mentalité s'est infiltrée dans certaines des agences de l'ONU. Et l'ONU se comporte aujourd'hui comme une super-puissance mondiale, transnationale [...]. Cette dernière déclare que les lois nationales, celles que nous connaissons dans nos codes nationaux, doivent être soumises à l'approbation, la validation, d'un centre de pouvoir pyramidal. La validité des lois nationales dépend de la validité consentie, concédée par le pouvoir supranational aux codes nationaux, particuliers. Ce qui signifie que les nations sont totalement dessaisies de leur souveraineté et les êtres humains de leur autonomie. On assiste à tout cela quotidiennement, dans les débats parlementaires. [...]
C'est ce qui se passe sous le simulacre de la mondialisation, qui mérite toute notre vigilance. En effet, dans l'esprit de ceux qui adhèrent à cette conception purement positiviste du droit, la loi n'est pas au service des hommes ni de la communauté humaine; elle est seulement au service de tel ou tel centre de pouvoir. Ce peut être une nation comme les Etats-Unis, mais ce peut être surtout l'alliance des volontés qui complotent aux Nations unies, avec l'appui de nombreuses ONG, et aussi de quelques sociétés secrètes, comme la franc-maçonnerie. Ce qui montre que le droit international a tendance aujourd'hui à prévaloir sur les droits nationaux, à les écraser, car ceux-ci sont peu à peu désactivés. C'est terrible! Nous sommes entrain d'assister à l'émergence d'un droit international tyrannique parce que purement positiviste, ignorant les droits humains inaliénables proclamés en 1948."
MJ
Posté le 19 janvier 2009 à 09h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
19 décembre 2008
ONU : les USA n'ont pas signé le projet pro-gay
Et c'est le seul pays occidental. Le Saint-Siège, qui est opposé à ce projet anti-famille, n'a que le statut d'observateur.
MJ
Addendum 13h30 : Présent (article accessible) nous apprend que 66 [pays], dont les 27 de l’Union européenne, le Japon, le Mexique et le Brésil ont voté le texte :
"Sur 192 pays membres, 66 signataires ne pèsent pas si lourd, numériquement, d’autant que les Etats-Unis, la Chine et la Russie n’ont pas approuvé la déclaration promue avec beaucoup d’énergie par la diplomatie française. Il y a même eu une contre-déclaration, forte de 60 voix, menées notamment par les pays islamiques : dans sept pays, les actes homosexuels sont punis de mort. [...]
Le Vatican [...] a simplement déclaré qu’il souhaitait l’abandon des peines criminelles pour les actes homosexuels et condamnait les violences envers les personnes homosexuelles – objectif seulement apparent du texte – en précisant, par un communiqué officiel de sa délégation :
« En particulier, les catégories “orientation sexuelle” et “identité de genre” utilisées dans le texte, ne sont ni connus ni clairement définis d’un commun accord dans le droit international. S’il fallait les prendre en compte dans la proclamation et la mise en œuvre des droits fondamentaux, cela créerait une grave incertitude au sein de la loi. »"
Posté le 19 décembre 2008 à 11h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
13 décembre 2008
Critique de la déclaration universelle des droits de l'homme
Jean-Philippe Feldman, professeur agrégé des facultés de droit et avocat à la Cour de Paris souligne les lacunes de la Déclaration universelle adoptée le 10 décembre 1948 :
"Les formulations occidentale et marxiste des droits de l'homme ont été délibérément mêlées jusqu'à l'inconséquence. Le préambule adopte le principe marxiste selon lequel les libertés ne sont pas une donnée à respecter, mais une conquête à organiser. [...] Le droit de propriété - perdu au beau milieu du document - est massacré : «Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité (sic), a droit à la propriété» ! L'article 26-3 ne laisse pas d'inquiéter : «Les parents ont, par priorité (sic), le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.» Les silences du texte sont aussi assourdissants : rien sur la liberté d'entreprendre ou sur la liberté du commerce et de l'industrie, pas un mot sur le droit de grève (inacceptable pour la «patrie des travailleurs» !). Quant à la référence aux devoirs de l'individu envers la communauté, elle confond dangereusement droit et morale. Surtout, le texte est à l'origine du principe de l'«indivisibilité» des droits de l'homme selon lequel tous les droits se valent.
Les droits économiques et sociaux y pullulent : droit au travail, au repos et aux loisirs, à un niveau de vie suffisant, etc. Bref, après les droits-libertés de la «première génération» en 1789 (liberté, propriété, sûreté, résistance à l'oppression), ce sont les droits-créances qui sont créés en 1948 et qui forment la «deuxième génération». Un puits sans fond, car elle en appellera beaucoup d'autres ! Or, parler de «droit à» est absurde et dangereux, car seul le prétendu titulaire du droit est connu et jamais celui sur qui pèserait l'obligation corrélative. Les faux droits de l'homme chassent les bons, car ils entrent nécessairement en conflit avec eux. Les affirmations de besoins, de desseins ou d'attente, qui permettent de prendre aux uns pour donner aux autres, ne sont pas pour autant des droits de l'homme. [...] L'objectif qui devrait nous guider devrait être de faire respecter les vrais droits de l'homme, et non pas d'inventer de faux droits. Le seul mérite de la Déclaration de 1948 est de mériter l'oubli."
MJ
Posté le 13 décembre 2008 à 12h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
10 décembre 2008
Déclaration universelle des droits de l'homme : et ceux de l'enfant ?
A l’occasion du 60ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme, une coalition d’organisations (Fédération pro-vie de Pologne, Institut de politique familiale d’Espagne, Concerned Women for America…) présente aujourd’hui au siège de l’ONU une pétition ayant rassemblé notamment par le biais d’internet 330 000 noms.
Ils appellent les Etats membres des Nations Unies à interpréter la déclaration universelle des droits de l’homme comme protégeant l’enfant à naître de l’avortement et défendant la famille, “base fondamentale de la société” ainsi que les droits des parents. C’est une réponse au militantisme des mouvements pro-avortement comme la fédération internationale du planning familial qui veulent faire reconnaître le droit à l’avortement. Le mouvement pro-mort n'aurait recueilli que quelques milliers de noms.
Posté le 10 décembre 2008 à 10h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
11 novembre 2008
Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie en accusation
Le 3 décembre, le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) basé à La Haye sera placé sur le banc des accusés, à Paris. Saisi depuis mai 2005 d'une demande en réparation déposée par cinq victimes bosniaques - une procédure sans précédent en France -, le tribunal de grande instance de Paris, devra statuer sur un "incident de procédure". Le TPIY refuse en effet de signifier à l'ex-chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, incarcéré à La Haye depuis le 30 juillet, l'assignation dont il est l'objet aux côtés de Biljana Plavsic, Momcilo Krajisnik et Ratko Mladic.
MJ
Posté le 11 novembre 2008 à 21h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
20 octobre 2008
L'ONU place la Turquie en Europe
"Le Conseil de sécurité de l’ONU comprend cinq membres permanents, mais aussi dix membres provisoires, qui sont renouvelés par moitié chaque année. L’Assemblée générale élit des représentants de grandes régions. Un pour l’Asie : ce sera le Japon. Un pour l’Afrique : ce sera l’Ouganda. Un pour l’Amérique : ce sera le Mexique. Et deux pour l’Europe : l’Autriche et... la Turquie. Ajoutons que la Turquie a été élue haut la main, alors que l’Autriche a eu à peine la majorité requise des deux tiers."
MJ
Posté le 20 octobre 2008 à 08h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
19 octobre 2008
Dominique Straus-Kahn en examen
Le patron du FMI a-t-il abusé de sa position ?
MJ
Posté le 19 octobre 2008 à 21h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
17 octobre 2008
Sommet de la Francophonie : pas le temps !
Pour la première fois depuis le début des sommets de la Francophonie en 1986, le président français brillera par son absence lors de la clôture de la 12ème édition, le 19 octobre à Québec.
Non seulement, Nicolas Sarkozy ne participera pas à la clôture de la réunion internationale qui s'ouvre demain soir à Québec et se termine dimanche mais il fera à peine acte de présence aux tables rondes de samedi portant sur l'environnement, la crise alimentaire et la situation financière et économique. Et ceci n'est pas du goût de certains journalistes québéquois :
" Une façon de dire que l'Organisation internationale de la Francophonie n'a pas tellement d'importance (..) Mais si la Francophonie peut écoper ainsi, c'est que le président français sait qu'elle compte pour des prunes en France. Sarkozy n'a rien à gagner dans l'opinion publique française en y participant. La Francophonie se cherche après s'être trop dispersée. Le problème est qu'en agissant comme s'il ne pouvait que perdre son temps au Sommet, le chef de l'État français renforcera l'image de club social qu'elle traîne comme un boulet. À l'heure où la Francophonie a besoin d'un nouveau souffle, c'est décevant. Minant, même, pour tous ces gens qui cherchent à lui forger un avenir. Ce sera comme une occasion ratée."
Dans un communiqué, Nicolas Dupont-Aignan le déplore :
"La décision de Nicolas SARKOZY choque d’autant plus que le prétexte désormais invoqué est une rencontre décidée en dernière minute avec… Georges BUSH !"
Certes, la crise financière actuelle est un problème majeur et urgent mais Nicolas Sarkozy chercherait à marquer ostensiblement l'alignement de la politique étrangère de la France sur celle des Etats-Unis qu'il ne s'y prendrait pas autrement....
Posté le 17 octobre 2008 à 00h14 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)
06 octobre 2008
Le bien commun, le capitalisme et la justice
Mgr Sanchez Sorondo, secrétaire de l’Académie pontificale des sciences sociales, est interrogé dans La Croix :
"Avec la globalisation, la question est de savoir comment atteindre le bien commun au plan international. Que constate-t-on ? L’impuissance des États à contrôler, y compris le plus fort d’entre eux, les États-Unis ! La globalisation a fait exploser le temps et l’espace. Donc, plus que jamais, ce qui est en jeu c’est la gouvernance internationale. Celle-ci peut-elle se contenter d’être économique et financière ? La crise montre qu’il faut aussi tenir compte de la politique et de l’éthique. Le capitalisme est le système le plus performant pour la production des biens. Mais il provoque des inégalités et des injustices considérables. Or, le rôle de l’État, c’est justement la justice. Il manque aujourd’hui un niveau supra-national qui soit à même de remplir ce rôle.
Le Fonds monétaire international (FMI) peut-il jouer ce rôle ?
Encore faudrait-il qu’il soit au service de tous les États. Aujourd’hui, les mécanismes de décision reflètent trop souvent les intérêts d’un petit nombre de nations, voire d’une seule.
L’Église n’aurait-elle pas dû condamner plus fortement les dérèglements des marchés financiers dont le monde paye aujourd’hui les conséquences ?
Mais elle l’a fait, elle n’a cessé de mettre en garde contre le tout-finance, il suffit de lire ! Au Moyen Âge, déjà, l’Église avait interdit l’usure, c’est-à-dire des dettes hors de proportion avec l’économie réelle. Les documents les plus récents de la Doctrine sociale ne cessent de dire que nous ne pouvons pas seulement faire de la finance pour la finance. Dans son encyclique sur le travail, Jean-Paul II avait souligné que la globalisation ne doit pas être qu’une globalisation économique mais aussi une globalisation des solidarités. Le compendium de la doctrine sociale explicite bien que l’économie n’est pas la fin de l’homme. Or, que s’est-il passé ? On a considéré le capital et le marché comme s’ils étaient des personnes, dotés de rationalité et de leurs propres justifications. Alors qu’il s’agit en réalité de choses que nous faisons et qui dépendent de l’homme. L’Église ne peut pas entrer dans les mécanismes techniques des marchés, des banques. Mais les grands principes de la doctrine sociale n’ont rien perdu de leur pertinence. Ils ont été rappelés à maintes reprises par Jean-Paul II, et Benoît XVI se situe dans cette même tradition. Nous attendons de lui un document qui puisse expliciter cette doctrine par rapport à la globalisation actuelle du marché et de l’économie."
Posté le 6 octobre 2008 à 08h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
24 septembre 2008
La crise financière, une arme pour les mondialistes ?
Nicolas Sarkozy a affirmé à l'ONU que les coupables de la crise financière devaient payer. Pour le ministre italien de l'Economie, l'ancien président de la Réserve fédérale Alan Greenspan est responsable de la crise financière actuelle et a fait presque autant de mal aux Etats-Unis qu'Oussama Ben Laden. Giulio Tremonti juge que la politique de taux d'intérêt très bas pratiquée par Alan Greenspan jusqu'à son départ en 2003 et la "bulle immobilière" qui s'ensuivit sont directement à l'origine de la crise du crédit que traversent les Etats-Unis. Il proposera au sommet du G7 que présidera l'an prochain l'Italie tout un éventail de mesures pour réguler les flux financiers mondiaux.
"Nos propositions ne constitueront pas simplement un nouveau Bretton Woods, les accords conclus en 1944 entre les gouvernements des pays libres, mais seront aussi une liste précise, un catalogue de règles visant à créer un environnement juridique plus rigoureux et plus moral".
Soit. Il faut régulier le système financier international. Mais cette crise peut être utilisée par les cercles mondialistes pour imposer des structures transnationales d'inspiration mondialiste. Les discours moralisateurs préparent l'opinion, tout comme le prétexte du réchauffement du climat dû à l'homme, à créer des structures supprimant la souveraineté nationale sur la plan économique. Ces raisonnements ne vont pas dans le sens d'une élaboration préalable d'une éthique financière et de règles de conduite, mais de procédures internationales de contrôle avec des organismes chargés du contrôle, indépendants des Etats, comme l'est la Commission de Bruxelles. Les discours anti libéraux et anti capitalistes sont sympathiques et caressent l'opinion dans le sens du poil, mais ils sont destinés à faire accepter que soit instauré un ordre mondial sans les nations... Il convient ici de distinguer la mondialisation, facteur de libertés des échanges et de croissance économique et qu'il faut moraliser, et le mondialisme, d'inspiration typiquement socialiste. Comme le dit la DSE :
"La mondialisation [...] peut produire des effets potentiellement bénéfiques pour l'humanité entière [...]. En d'autres termes, il est advenu que les deux phénomènes, mondialisation économique et financière et progrès technologique, se sont réciproquement renforcés, rendant extrêmement rapide la dynamique globale de la phase économique actuelle. [...] Le commerce représente un élément fondamental des relations économiques internationales, en contribuant de manière déterminante à la spécialisation dans la production et à la croissance économique des différents pays. Plus que jamais aujourd'hui, le commerce international, s'il est orienté de façon opportune, favorise le développement et est capable de créer de nouveaux emplois et de fournir des ressources utiles. [...] La détérioration continuelle des termes d'échange des matières premières et l'aggravation du fossé entre pays riches et pays pauvres a poussé le Magistère à rappeler l'importance des critères éthiques qui devraient orienter les relations économiques internationales: la poursuite du bien commun et la destination universelle des biens; l'équité dans les relations commerciales; l'attention accordée aux droits et aux besoins des plus pauvres dans les politiques commerciales et de coopération internationale." [n°362-364]
Posté le 24 septembre 2008 à 09h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
23 septembre 2008
Quelle régulation pour le système financier international ?
A la tribune de l'ONU, Nicolas Sarkozy a proposé une réunion des dirigeants mondiaux pour tirer les leçons de la crise financière, ainsi qu'un espace économique commun entre UE et Russie.
"Ma conviction, c'est que le devoir des chefs d'Etat et de gouvernement des pays les plus directement concernés est de se réunir avant la fin de l'année pour réfléchir ensemble aux leçons à tirer de la crise financière la plus grave qu'ait connue le monde depuis celle des années 30. Apprenons à gérer collectivement les crises les plus aiguës que nul, pas même les plus puissants d'entre nous, ne peut résoudre tout seul."
Pour Nicolas Sarkozy, il faut mettre en place de nouvelles règles prudentielles qui permettraient «d'amortir les chocs au lieu de les aggraver».
"Reconstruisons ensemble un capitalisme régulier et régulé où des pans entiers de l'activité financière ne sont pas laissés à la seule appréciation des opérateurs de marché, où les banques font leur métier".
Qu'en penser ? Les Etats doivent-ils être acteurs ou arbitres de l'économie ? Le mieux est encore (et toujours !) de se référer à la doctrine sociale de l'Eglise :
"La perte par les acteurs étatiques de leur rôle central doit coïncider avec un plus grand engagement de la communauté internationale dans l'exercice d'un rôle décisif sur le plan économique et financier. En effet, une conséquence importante du processus de mondialisation consiste dans la perte progressive d'efficacité de l'État-nation dans la conduite des dynamiques économiques et financières nationales. Les gouvernements des différents pays voient leur action dans le domaine économique et social toujours plus fortement conditionnée par les attentes des marchés internationaux des capitaux et par les requêtes toujours plus pressantes de crédibilité provenant du monde financier. [...]
Plus le système économique et financier mondial atteint des niveaux élevés de complexité fonctionnelle et d'organisation, plus le devoir de réguler ces processus apparaît prioritaire, pour les finaliser à la poursuite du bien commun de la famille humaine. L'exigence apparaît clairement de voir, à côté des États-nations, la communauté internationale assumer cette fonction délicate, à l'aide d'instruments politiques et juridiques adéquats et efficaces. [...]
Au sein des Organismes internationaux, les intérêts de la grande famille humaine doivent être représentés de manière équitable; il est nécessaire que ces institutions « en évaluant les conséquences de leurs décisions, (...) tiennent toujours dûment compte des peuples et des pays qui ont peu de poids sur le marché international mais qui concentrent en eux les besoins les plus vifs et les plus douloureux, et ont besoin d'un plus grand soutien pour leur développement »." [§ 370-371]
Posté le 23 septembre 2008 à 23h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
11 septembre 2008
la France 31ème au classement de la Banque Mondiale
La cinquième édition du rapport « Doing Business » de la Banque Mondiale, qui scrute les modifications de l'environnement réglementaire des affaires dans le monde, entre juin 2007 et juin 2008, classe la France en 31ème position du tableau mondial. Dans ce rapport, l'institution évalue l'impact des réformes relatives à une dizaine d'indicateurs (création d'entreprise, accès au crédit, protection de la propriété intellectuelle...).
L'Europe de l'Est et l'Asie Centrale ont été les deux régions les plus réformatrices sur la dernière période étudiée, en matière de climat des affaires. Azerbaïdjan, Albanie et Kirghizstan sont les trois premiers pays réformateurs sur 2007/2008. Dans le top 10 figurent également trois pays africains. De manière générale, la Banque Mondiale a enregistré un record de réformes sur la période, depuis la mise en place de son suivi annuel en 2004. Celles-ci ont principalement concerné la création d'entreprise (49 pays ont mené des réformes en ce sens), la baisse de la fiscalité sur les entreprises, la fluidification du commerce international, et l'accès au crédit.
Posté le 11 septembre 2008 à 21h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
29 juillet 2008
OMC : échec des négociations
États-Unis, Chine et Inde n'ont pas réussi à s'entendre sur les importations agricoles, après 9 jours de discussions. Les négociations ont achoppé sur une clause de «sauvegarde spéciale» sur les importations de produits agricoles qui permet aux pays en développement d'appliquer des tarifs exceptionnels sur ces produits face à une forte hausse des importations ou une baisse des prix. Le tout afin de protéger leurs propres producteurs.
New Delhi, rejointe par les pays du G33 (pays en développement très dépendant de quelques produits agricoles), souhaitait que le seuil de déclenchement soit placé assez bas mais Washington s'y oppose, estimant que le mécanisme pourrait dans ce cas devenir un outil protectionniste.
Quant à la voix de Nicolas Sarkozy, elle résonne dans l'oubli. Et pour cause : elle ne comptait pas, la France étant représentée par l'UE.
Posté le 29 juillet 2008 à 19h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
07 juillet 2008
Les fortifications de Vauban : patrimoine mondial de l'humanité
Le réseau des sites majeurs de l'architecte militaire français Vauban (1633-1707) a été ajouté par l'Unesco à la liste du Patrimoine mondial de l'humanité. 14 des 151 places fortes construites par Vauban faisaient partie du dossier :
la citadelle pentagonale d'Arras (Pas-de-Calais), - le château de Bazoches (Nièvre),
- la citadelle, l'enceinte urbaine et le fort Griffon de Besançon (Doubs),
- les forts de Blaye/Cussac-Fort-Médoc (Gironde),
- l'enceinte urbaine, les forts et le pont d'Asfeld à Briançon (Hautes-Alpes),
- la Tour dorée de Camaret-sur-mer (Finistère),
- la citadelle du Palais à Belle-Ile-en-mer (Morbihan),
- la ville neuve de Longwy (Meurthe-et-Moselle),
- le fort de Mont-Dauphin (Hautes-Alpes),
- la citadelle de Mont-Louis (Pyrénées-Orientales),
- la place forte de Neuf-Brisach (Haut-Rhin),
- la citadelle de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime),
- les tours côtières de Tatihou/Saint-Vast-la-Hougue (Manche) (photo),
- l'enceinte et les forts de Villefranche-de-Conflent (Pyrénées-Orientales).
Posté le 7 juillet 2008 à 20h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
06 juillet 2008
Benoît XVI entendu au G8
Le Saint Père a déclaré lors de l'angelus de ce jour :
"Je m'adresse aux dirigeants du G8 pour qu'ils mettent au centre de leurs délibérations les besoins des populations les plus faibles et les plus pauvres, dont la vulnérabilité est accrue par les spéculations et les turbulences financières qui ont des effets pervers sur les prix des aliments et de l'énergie".
Le Premier ministre britannique est ensuite intervenu au sommet du G8 :
"Les pays du G8, en tant que nations les plus riches, ont la responsabilité de tenir les promesses qu'ils ont faites aux pays pauvres. Sa Sainteté (le pape Benoît XVI) a évoqué aujourd'hui la nécessité pour le monde d'agir pour extraire les populations de la misère noire (...)
Cette semaine, au G8, je suis déterminé à ce que des mesures concrètes soient adoptées. Ensuite, nous transmettrons cette impulsion jusqu'au sommet de l'ONU sur les objectifs du Millénaire pour le développement en septembre".
Les paroles du Pape ont été entendues. Il reste à espérer qu'elles soient écoutées et suivies d'actes concrets.
Posté le 6 juillet 2008 à 23h20 par Guillemette Morena | Lien permanent | Commentaires (0)









