Pape François : "Allez à contre-courant"

Lu sur Liberté Politique

"Allez courageusement à contre-courant, servez la Vérité du Christ et n'acceptez pas les "valeurs avariées" de la société qui ruinent la vie et suppriment l'espérance". C'est l'appel pressant qu'a lancé le pape François ce dimanche aux fidèles - et surtout aux jeunes - rassemblés sur la Place Saint-Pierre pour la prière de l'Angélus.

Commentant l'évangile, le Pape a expliqué que "perdre sa vie à cause de Jésus" peut "signifier confesser explicitement la foi, mais aussi, de façon implicite, défendre la vérité". Comment oublier les exemples des martyrs passés et présents, "hommes et femmes qui ont sacrifié leur vie pour demeurer fidèles à Jésus-Christ et à son Evangile" ?

 


La Nef nous invite à redécouvrir Vatican II

Christophe Geoffroy écrit :

2"L’Année de la foi décrétée par Benoît XVI est l’occasion d’une rédouverte du concile Vatican II : pour y aider, nous avons publié une série présentant chacun de ses textes et nous concluons cette série avec un dossier qui pose la question centrale de « l’herméneutique » : rupture ou continuité ? (...) Nous publions cette série et ce dossier dans un petit livre très accessible augmenté d’une introduction inédite : il est déjà en vente et devrait paraître vers la mi-juin, mais vous pouvez nous demander dès maintenant."

Extrait de l'éditorial du numéro de juin :

1"(...) Ainsi que Benoît XVI l’a admirablement montré dans son discours à la curie romaine, le 22 décembre 2005, cette mise à jour de l’enseignement de l’Église était absolument nécessaire dans au moins trois domaines : « la relation entre foi et sciences modernes », « le rapport entre Église et État moderne » et, enfin, le « problème de la tolérance religieuse » obligeant à revoir le « rapport entre foi chrétienne et religion du monde ». Sur ces sujets, Vatican II a accompli un travail d’une importance capitale et indispensable qui marque un enrichissement de sa doctrine.

Est-ce une rupture ? Benoît XVI a répondu de façon très claire : oui, c’est une rupture sur des aspects contingents de la doctrine, ce qui a permis de mieux cerner ses caractères permanents et intangibles afin d’accomplir un développement organique qui a conduit, sur certains points, à une « véritable réforme ». Il y a donc bien dans Vatican II des nouveautés et des corrections dont Benoît XVI a posé les limites et expliqué les enjeux (...)

Les « nouveautés » de Vatican II ici évoquées seraient-elles responsables de la crise qui s’est développée après le concile comme l’affirmait Mgr Lefebvre et continuent de le penser ses fidèles ? Personnellement, je ne le crois pas, j’estime même que la situation de l’Église aurait été pire et rationnellement intenable si elle était restée attachée à certains schémas contingents trop déphasés par rapport aux réalités du monde actuel.

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31 janvier : colloque à Caen avec monseigneur Fisichella

Il s'agit là d'un évènement majeur pour l'année de la Foi qu'il convient de ne pas oublier :

"C’est l’événement de l’année : le président du conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, Mgr Rino Fisichella se déplace au Centre d’Etudes Théologiques de Caen le jeudi 31 janvier 2013 à 20h30 pour une conférence exceptionnelle sur la nouvelle évangélisation.

Mgr Fisichella a été chargé depuis le 30 juin 2010 par Benoît XVI de travailler au renouveau de l’évangélisation surtout dans les pays de vieille chrétienté où la foi s’est affadie. Auparavant, il dirigeait l’Académie pontificale pour la vie, qui a pour mission d'étudier, d'informer et de former au sujet des principaux problèmes biomédicaux et juridiques relatifs à la promotion et à la défense de la vie, surtout dans le rapport qu'ils ont avec la morale chrétienne et les directives du magistère de l’Eglise.
Evénement dans l’événement : la conférence de Mgr Fisichella, ouverte au plus grand nombre, s’inscrit dans le cadre d’un colloque international sur "l’Apologétique" organisé par le CETh du 31 janvier au 2 février qui rassemblera l'Académicien Jean-Luc-Marion, Vincent Carraud, Marie-Françoise Baslez et une vingtaine d’universitaires français et italiens de renom (cf. programme ci-joint).
« L’apologétique est un discours de convictions prononcé dans un contexte historique précis, généralement hostile, auquel ce discours persuasif s’adapte. Elle a disparu en tant que discipline théologique avec la crise moderniste et fut remplacée par la théologie fondamentale. Le relativisme intellectuel triomphant du début du XXIe siècle semble la rendre à la fois définitivement caduque et terriblement nécessaire. »
Alors même que les chrétiens français se mobilisent contre un projet de loi en cherchant des arguments censés convaincre ceux qui ne pensent pas comme eux, cette réflexion théologique, philosophique, littéraire, juridique et communicationnelle sur la manière de défendre la foi, les « valeurs » chrétiennes ou une certaine vision de l’Homme tombe à point nommé.
Il ne s’agira pas de trouver de nouveau arguments pour la foi, encore moins de traiter des débats actuels, mais de penser aux conditions nécessaires à l’expression d’une « vérité », dans une culture pluraliste à la lumière des grands exemples du passé : de Justin, le premier « apologète chrétien » à Benoît XVI lui-même en passant par Blaise Pascal, François-René de Chateaubriand ou encore Léon Bloy. La question juridique de la liberté religieuse et de la liberté d’expression sera aussi abordée".
Caen
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Année de la foi : le Pape accorde des indulgences plénières

Du Vatican :

"A l'occasion de l'Année de la foi (11 octobre - 24 novembre 2013), Benoît XVI accorde l'indulgence plénière. La Pénitencerie apostolique en a précisé ce matin les conditions : Le jour du cinquantième anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II s'ouvre une année consacrée à la profession de la foi catholique et à juste interprétation. Est recommandée une lecture et la méditation des actes conciliaires ou des articles du Catéchisme. S'agissant avant tout de développer au plus haut niveau la sainteté de vie en atteignant la pureté de l'âme, l'indulgence sera du plus grand profit. En vertu du pouvoir conféré par le Christ, elle en offre le bénéfice à tous ceux qui se plieront aux prescriptions particulières. Durant la durée de cette Année, ces fidèles pourront acquérir l'indulgence plénière des peines attachées à leurs péchés, en suffrage des défunts comme aux repentis vivants qui prieront aux intentions du Saint-Père:

L'indulgence plénière leur sera concédée chaque fois qu'ils assisteront à au moins trois prédications de mission, ou à trois leçons consacrées aux actes conciliaires ou aux articles du Catéchisme.

Chaque fois qu'ils visiteront en pèlerins une basilique papale, une catacombe, une cathédrale ou un sanctuaire désigné par l'ordinaire du lieu, et prendront part à une cérémonie ou se recueilleront et réciteront le Pater, le Credo, les invocations à la Vierge, aux Apôtres ou aux saints patrons.

Chaque fois qu'au jour fixé par l'ordinaire du lieu et aux solennités ils assisteront à la messe ou aux vêpres, comprenant la profession de foi.

Chaque fois qu'ils visiteront un baptistère ou des fons pour y renouveler leurs promesses baptismales.

Dans des occasions solennelles, les évêques et clercs dûment délégués pourront accorder la bénédiction papale à laquelle est attachée l'indulgence plénière.

Les fidèles repentis qui seraient légitimement empêchés de prendre part aux cérémonies fixées et de se rendre dans les lieux prescrits (en raison de la clôture monastique, de l'état carcéral, de l'état de santé ou d'assistance permanente aux malades) pourront, unis en esprit et pensée, s'unir par la radio et la télévision aux interventions du Pape et des évêques, récitant le Pater ou le Credo, priant ou offrant leurs souffrances aux intentions de l'Année de la foi".