23 août 2015

"La miséricorde du Christ n'est pas une grâce à bon marché"

Citation trouvée sur Benoît-et-moi :

"La miséricorde du Christ n'est pas une grâce à bon marché, elle ne suppose pas la banalisation du mal. Le Christ porte dans son corps et sur son âme tout le poids du mal, toute sa force destructrice. Il brûle et transforme le mal dans la souffrance, dans le feu de son amour qui souffre. Le jour de la vengeance et de l'année de grâce coïncident avec le mystère pascal, dans le Christ mort et ressuscité. Telle est la vengeance de Dieu: lui-même, en la personne du Fils, souffre pour nous. Plus nous sommes touchés par la miséricorde du Seigneur, plus nous devenons solidaires de sa souffrance - et plus nous somme prêts à compléter dans notre chair "ce qu'il manque aux épreuves du Christ" (Col 1, 24)"

(Joseph Ratzinger, Homélie 'Missa pro eligendo Romano Pontifice', 18 avril 2005).

Posté le 23 août 2015 à 10h38 par Michel Janva | Lien permanent

23 juillet 2015

Du christianisme de masse au petit troupeau : pourquoi nous ne devons pas en avoir peur

RatzingerEn 1958, celui qui était encore l'abbé Ratzinger rédigeait un texte passionnant consacré à la déchristianisation de l'Europe. Le site Benoît-et-moi vient de le traduire dans son intégralité : il mérite d'être lu. Au lieu d'encourager l'Eglise à chercher à tout prix à maintenir les apparences en distribuant les sacrements au plus grand nombre, au risque d'amplifier sa paganisation interne, le futur Benoît XVI annonçait au contraire qu'elle devrait renoncer à coïncider avec le monde et se réduire au petit troupeau, pour pouvoir annoncer clairement la bonne nouvelle aux nouveaux païens, qui se croient encore chrétiens. Extrait :

"Ce n’est que si [l'Eglise] cesse d’être une évidence à bon marché, si elle entreprend de se présenter à nouveau elle-même comme ce qu’elle est que son message pourra parvenir jusqu’aux oreilles des nouveaux païens qui, jusqu’ici, peuvent encore se complaire dans l’illusion de n’être pas du tout des païens.
Pareil renoncement à des positions extérieures entraînera aussi, il est vrai, la perte d’avantages précieux qui résultent indubitablement de l’actuelle imbrication de l’Eglise et de la sphère publique. Il s’agit là d’un processus qui se produira, avec ou sans la collaboration de l’Eglise, et auquel elle doit donc se préparer. D’une manière générale, il faut, dans la nécessaire progression de cette démondanisation de l’Eglise, distinguer précisément trois plans : le plan des sacrements, celui de l’annonce de la foi et celui de la relation personnelle entre croyants et incroyants.

Le niveau des sacrements, jadis protégé par la discipline de l’arcane, est le niveau proprement existentiel intérieur à l’Eglise. Il faut qu’à nouveau il devienne clair que les sacrements sans la foi sont dépourvus de sens et l’Eglise devra ici, progressivement et avec beaucoup de prudence, renoncer à un rayon d’action qui ne fait, en définitive, que la tromper elle-même et tromper les hommes.

Plus l’Eglise se délimitera elle-même, discernant ce qui est proprement chrétien, se réduisant au besoin au petit troupeau, plus réaliste sera la manière dont elle pourra et devra reconnaître que sa mission se situe au second niveau, celui de l’annonce de la foi. Si le sacrement est le lieu où l’Eglise se sépare et doit se séparer de ce qui n’est pas Eglise, la parole est la manière par laquelle elle prolonge le geste accueillant de l’invitation au festin du Seigneur.

Sur le plan des relations personnelles, enfin, il serait totalement faux de conclure des limites que s’impose l’Eglise, requises pour ce qui relève des sacrements, à un isolement du chrétien croyant vis-à-vis de son prochain non croyant. Evidemment, parmi les croyants eux-mêmes, devra se reconstruire progressivement une sorte de fraternité des communiants qui se sentent reliés les uns aux autres par leur commune participation à la table du Seigneur, jusque dans la vie privée, savent pouvoir compter les uns sur les autres en cas de besoin, et constituent en vérité une famille. Mais cela ne doit pas entraîner une séparation sectaire; le chrétien devra plutôt être aussi, justement, un homme joyeux parmi les hommes, “homme avec eux” (Mitmensch) là où il ne peut être “chrétien avec eux” (Mitchrist).

En résumé, voici ce que pouvons retenir à titre de conclusion de ce premier ensemble de réflexions : l’Eglise a d’abord connu une modification de ses structures qui l’a conduite du petit troupeau à l’Eglise universelle; depuis le Moyen Âge, elle coïncide en Occident avec le Monde. Aujourd’hui, cette coïncidence n’est plus qu’une apparence, qui cache la nature véritable de l’Eglise et du monde et empêche en partie l’Eglise de se livrer à sa nécessaire activité missionnaire. Ainsi, tôt ou tard, que l’Eglise le veuille ou non, s’accomplira aussi, après une modification de ses structures internes, un changement extérieur qui fera d’elle fera le pusillus grex, le petit troupeau."

S'ensuit une catéchèse sur le petit nombre et la multitude : pourquoi ce petit troupeau de chrétiens se compliquerait-il la vie à chercher le Salut par la voie, jugée difficile, de l'Eglise, s'il est persuadé que de bons païens seront sauvés ? Le futur Benoît XVI nous renvoie au peuple élu : Dieu n'a certes pas choisi les juifs pour rejeter le reste de l'humanité, mais pour autant, il leur a confié un rôle particulier. Extrait :

"Mais Dieu n’opère pas cette division de l’humanité entre le petit nombre et la multitude pour éliminer les uns comme un déchet et sauver les autres; pas non plus pour sauver la multitude facilement et le petit nombre aux prix de grandes difficultés. Mais il utilise plutôt le petit nombre à la manière d’un point d’Archimède à partir duquel il soulève la multitude, comme le levier avec lequel il la tire à lui. Les deux ont leur place propre dans le chemin du salut et cette différence n’abolit pas l’unicité du chemin. (...)

Il reste ceci : dans l’opposition du Christ, l’Un, et de nous-mêmes, la multitude, nous sommes indignes du salut, que nous soyons chrétiens ou pas, croyants ou pas, vertueux ou pas. Nul ne “mérite” réellement le salut, hormis le Christ. Mais c’est justement ici que se produit l’admirable échange. Aux hommes, dans leur ensemble, revient le rejet, au Christ seul le salut - dans l’admirable échange, c’est le contraire qui se produit. Lui seul prend sur lui tout le mal (Unheil) et libère ainsi pour nous la place du salut (Heilsplatz).

Tout salut qui puisse exister pour l’homme touche à cet échange originel entre le Christ, l’Un, et nous, la multitude et c’est l’humilité de la foi d’admettre cela. Ainsi, les choses pourraient en rester là, mais, de manière surprenante, s’ajoute encore ceci : conformément à la volonté de Dieu, ce grand mystère de la Substitution, dont vit l’Histoire toute entière, se poursuit dans une profusion de substitutions et il trouve son couronnement et son unification dans la relation entre l’Eglise et ce qui n’est pas l’Eglise, entre croyants et “païens”.

La distinction entre l’Eglise et ce qui n’est pas l’Eglise ne signifie pas une juxtaposition (Nebeneinander), pas non plus un antagonisme (Gegeneinander), mais un rapport de réciprocité (Füreinander) dans lequel chaque terme possède sa fonction propre. Au petit nombre, qui constitue l’Eglise, revient, dans le prolongement de la mission du Christ, la représentation de la multitude. Et le salut des deux parties ne se produit que dans leur articulation l’une par rapport à l’autre et dans leur commune subordination à la grande Substitution de Jésus Christ, qui les englobe toutes les deux. Mais si l’humanité est sauvée dans cette représentation par le Christ et dans sa prolongation par la dialectique du “petit nombre” et de la “multitude”, alors cela signifie aussi que chaque homme, et surtout les croyants, ont dans l’oeuvre générale du salut de l’humanité, une fonction irremplaçable. Nul n’a le droit de dire : voyez, d’autres sont sauvés sans toute la rigueur de la foi catholique, pourquoi pas moi ? Comment sais-tu que toute la foi catholique n’est pas précisément ta mission, absolument nécessaire, celle que Dieu t’a imposée pour des raisons que tu ne dois pas discuter car elles relèvent de ces choses dont Jésus a dit : Tu ne peux pas les comprendre maintenant, tu comprendras plus tard (cf. Jn 13, 36).

Ainsi donc, en ce qui concerne les païens modernes, le chrétien peut savoir que leur salut est caché dans la grâce de Dieu, grâce dont dépend aussi son propre salut. Toutefois, eu égard à leur possible salut, il ne peut se dispenser du sérieux de sa propre existence de croyant; au contraire, leur incroyance précisément doit l’inciter davantage à une foi plus complète, dans laquelle il se sait participant à la fonction de Substitution de Jésus-Christ, de qui dépend le salut du monde et pas seulement celui des chrétiens."

Posté le 23 juillet 2015 à 00h48 par Louise Tudy | Lien permanent

04 juillet 2015

2 doctorats honoris causa pour Benoît XVI et une leçon de musique liturgique

Ce matin à Castel Gandolfo, le pape émérite Benoît XVI, a reçu un doctorat honorifis causa de l'Université pontificale «Jean-Paul II» à Cracovie et de l'Académie de Musique de Cracovie. C'est le Card. Stanislaw Dziwisz, archevêque de Cracovie, Grand Chancelier de l'Université Pontificale «Jean-Paul II» qui a remis les deux diplômes. Voici un extrait du discours que Benoît XVI a prononcé sur la liturgie, traduit par Benoît-et-moi :

"[...] Dans les années de l'après-Concile, sur ce point, une très ancienne opposition s'était manifestée avec une passion renouvelée. J'ai moi-même grandi dans la région de Salzbourg, marqué par la grande tradition de cette ville. Ici, il allait de soi que les messes festives accompagnées par le chœur et l'orchestre faisaient partie intégrante de notre expérience de foi dans la célébration de la liturgie. La façon avec laquelle, à peine retentissaient les premières notes de la Messe du Couronnement de Mozart, le ciel s'ouvrait presque et on éprouvait très profondément la présence du Seigneur, reste gravée dans ma mémoire de façon indélébile. A côté de cela, cependant, la nouvelle réalité du Mouvement liturgique était néanmoins déjà présente, en particulier à travers l'un de nos chapelins qui devint plus tard vice-régent puis recteur du grand séminaire de Freising. Pendant mes études à Münich, puis, très concrètement, je suis de plus en plus entré dans le Mouvement liturgique à travers les leçons du professeur Pascher, l'un des plus importants experts du Concile en matière liturgique, et surtout à travers la vie liturgique de la communauté du Séminaire. Ainsi, la tension entre la participatio actuosa conforme à la liturgie, et la musique solennelle qui enveloppait l'action sacrée, est devenue progressivement perceptible bien que je ne la ressentais pas aussi forte. 

Dans la Constitution sur la liturgie de Vatican II (ndt: Sacrosanctum Concilium), il est écrit très clairement: «Le trésor de la musique sacrée sera conservé et cultivé avec la plus grande sollicitude» (§114). D'autre part, le texte souligne, comme catégorie liturgique fondamentale, la participatio actuosa de tous les fidèles à l'action sacrée. Ce qui dans la Constitution restait encore ensemble pacifiquement, par la suite, dans la mise en œuvre du Concile, a souvent été dans un rapport de tension dramatique. Des milieux significatifs du Mouvement liturgique considéraient que, pour les grandes œuvres chorales et même pour les messes pour orchestre, à l'avenir il y aurait de la place seulement dans les salles de concert, pas dans la liturgie. Ici, il ne pouvait y avoir de place que pour le chant et la prière des fidèles. D'autre part, on craignait l'appauvrissement culturel de l'Église qui en résulterait nécessairement. Comment concilier les deux? Comment mettre en œuvre le Concile en entier? Telles étaient les questions qui s'imposaient à moi et à beaucoup d'autres fidèles, aux gens simples, non moins qu'aux personnes en possession d'une formation théologique. [...]

Avec le Psautier, dans lequel opèrent aussi les deux motifs de l'amour et de la mort, nous nous trouvons directement à l'origine de la musique de l'Église de Dieu. On peut dire que la qualité de la musique dépend de la pureté et de la grandeur de la rencontre avec le divin, avec l'expérience de l'amour et de la douleur. Plus pure et plus vraie sera cette expérience, plus pure et plus grande sera la musique dont elle naît et se développe. 

A ce point, je voudrais exprimer une pensée qui ces dernières années m'a saisi de plus en plus, d'autant plus que les différentes cultures et religions entrent en relation entre elles. Dans le cadre des cultures et des religions les plus variées, il existe une grande littérature, une grande architecture, une grande peinture et de grandes sculptures. Et partout, il y a aussi de la musique. Et pourtant, dans aucune culture il n'existe une musique d'une grandeur comparable à celle née dans le contexte de la foi chrétienne: de Palestrina à Bach, Handel, jusqu'à Mozart, Beethoven et Bruckner. La musique occidentale est quelque chose d'unique, qui n'a pas d'égal dans d'autres cultures. Cela devrait nous faire réfléchir. 

Bien sûr, la musique occidentale va bien au-delà du domaine de la religion et de l'Église. Et pourtant, elle trouve toujours sa source la plus profonde de la liturgie dans la rencontre avec Dieu. Chez Bach, pour lequel la gloire de Dieu est le but ultime de toute la musique, cela est tout à fait évident. La réponse grande et pure de la musique occidentale s'est développée dans la rencontre avec ce Dieu qui, dans la liturgie, se rend présent pour nous dans le Christ Jésus. Cette musique, pour moi, est une démonstration de la vérité du christianisme. Là où se développe une telle réponse, s'est réalisée la rencontre avec la vérité, avec le vrai créateur du monde. Pour cette raison, la grande musique sacrée est une réalité de rang théologique et de signification permanente pour la foi de toute la chrétienté, même s'il n'est pas du tout nécessaire qu'elle soit exécutée toujours et partout. D'autre part, cependant, il est également clair qu'elle ne peut pas disparaître de la liturgie et que sa présence peut être une manière tout à fait spéciale de participation à la célébration sacrée, au mystère de la foi. [...]"

Posté le 4 juillet 2015 à 19h32 par Michel Janva | Lien permanent

30 juin 2015

Benoît XVI quitte le Vatican

Le pape émérite part 2 semaines à Castelgandolfo.

Vers 10 h ce matin, le Pape François s'est rendu auprès de Benoît XVI. Ils se sont entretenus une petite demi-heure.

Posté le 30 juin 2015 à 16h02 par Michel Janva | Lien permanent

12 juin 2015

La Congrégation pour la Doctrine de la Foi a répondu concernant l'alimentation et l'hydratation artificielle

Approuvé par Benoit XVI en 2007 et consultable sur le site du Vatican, ce document de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi intitulé, "Réponse aux questions de la conférence épiscopale des Etats-Unis concernant l'alimentation et l'hydratation artificielle".

Première question : L’administration de nourriture et d’eau (par des voies  naturelles ou artificielles) au patient en "état végétatif", à moins que ces  aliments ne puissent pas être assimilés par le corps du patient ou qu’ils ne  puissent pas lui être administrés sans causer une privation grave sur le plan  physique, est-elle moralement obligatoire?

Réponse : Oui. L’administration de nourriture et d’eau, même par des voies  artificielles, est en règle générale un moyen ordinaire et proportionné de  maintien de la vie. Elle est donc obligatoire dans la mesure et jusqu’au moment  où elle montre qu’elle atteint sa finalité propre, qui consiste à hydrater et à  nourrir le patient. On évite de la sorte les souffrances et la mort dues à l’inanition et à la déshydratation.

Seconde question : Peut-on interrompre la nourriture et l’hydratation fournies  par voies artificielles à un patient en "état végétatif permanent", lorsque des  médecins compétents jugent avec la certitude morale que le patient ne reprendra  jamais conscience?

Réponse : Non. Un patient en "état végétatif permanent" est une personne, avec  sa dignité humaine fondamentale, à laquelle on doit donc procurer les soins  ordinaires et proportionnés, qui comprennent, en règle générale,  l’administration d’eau et de nourriture, même par voies artificielles.

Il est difficile d'être plus clair. Ce document pourrait être assez facilement distribué ou lu aux fidèles dans les églises pour éclairer les catholiques en France. Ce serait une belle œuvre de pédagogie au profit de la vérité.

Posté le 12 juin 2015 à 17h04 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

04 juin 2015

Un film sur la vie de Benoît XVI

Lu dans La Vie :

"La vie du pape émérite Benoît XVI devrait être portée sur grand écran. La société Pantaleon Entertainment AG a indiqué (en allemand) ce mardi 2 juin avoir acquis dans ce but les droits sur le livre du biographe du pape, l'Allemand Peter Seewald. Cet ouvrage, à paraître en 2016, contiendra de nombreux détails inédits de la vie de Joseph Ratzinger. Le cinéaste Peter Alexander Weckert devrait réaliser le film. « La vie de Joseph Ratzinger offre largement assez de matière pour réaliser un grand film international », ont indiqué (en allemand)  les producteurs à l'agence Kath.net, qui ont reçu les encouragements de Mgr Georg Gänswein, préfet de la Maison pontificale et secrétaire de Benoît XVI. L'histoire devrait être racontée à travers les yeux du jeune Francesco qui se rend à Rome avec son chœur d'enfants « Pueri Cantores » pour participer aux liturgies du pape devant lequel il est appelé à chanter en solo."

Posté le 4 juin 2015 à 07h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

13 mars 2015

La dernière encyclique de Benoît XVI

Selon le cardinal Sarah :

"Benoît XVI est le pape qui nous a invités constamment à croire avec notre coeur et notre intelligence. Il est d’une spiritualité si profonde qu’on retrouve en lui les Pères de l’Église : saint Augustin, saint Ambroise, saint Paul… Lui aussi nous apprend le primat de la prière dans la vie d’un homme et le primat de Dieu dans la société et dans l’Église. Lui aussi est en train d’écrire sa dernière encyclique en s’enfermant dans un monastère, pour nous dire combien la prière et Dieu doivent être premiers dans toute existence."

Posté le 13 mars 2015 à 10h26 par Michel Janva | Lien permanent

20 février 2015

Détacher le Magistère de la pratique pastorale est une forme d’hérésie

DLe cardinal Robert Sarah, guinéen, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, publie un ouvrage d'entretiens avec Nicolas Diat, l'auteur d'un ouvrage sur Benoît XVI, intitulé "L'homme qui ne voulait pas être Pape". Particularité de cet ouvrage : il est préfacé par le pape émérite Benoît XVI.

Famille chrétienne cite quelques extraits de cet entretien. Voici ce que le cardinal-préfet déclare à propos du synode sur la famille :

"L’idée qui consisterait à placer le Magistère dans un bel écrin en le détachant de la pratique pastorale, qui pourrait évoluer au gré des circonstances, des modes et des passions, est une forme d’hérésie, une dangereuse pathologie schizophrène. J’affirme donc avec solennité que l’Église d’Afrique s’opposera fermement à toute rébellion contre l’enseignement de Jésus et du Magistère." 

Autres extraits sur nos sujets du moment :

« L’euthanasie est le marqueur le plus aigu d’une société sans Dieu, infra-humaine […]. Pourtant, dans mes voyages, je constate un réveil des consciences. Les jeunes chrétiens d’Amérique du Nord montent progressivement au front pour repousser la culture de mort. Dieu ne s’est pas endormi, Il est vraiment avec ceux qui défendent la vie ! »

« Concernant mon continent d’origine, je veux dénoncer avec force une volonté d’imposer de fausses valeurs en utilisant des arguments politiques et financiers. Dans certains pays africains, des ministères dédiés à la théorie du genre ont été créés en échange de soutiens économiques ! Ces politiques sont d’autant plus hideuses que la plus grande partie des populations africaines est sans défense, à la merci d’idéologues occidentaux fanatiques. »

Posté le 20 février 2015 à 13h45 par Michel Janva | Lien permanent

11 janvier 2015

Islam, positivisme et raison : et si à Ratisbonne, Benoît XVI avait vu juste ?

Même La Vie le concède :

"je pense qu'au delà des troubles d’identité contemporains, au fond, dans son discours de Ratisbonne, Benoît XVI n'avait pas complètement tort (sic), qu’il y a dans l’islam un grave et ancien problème à résoudre, et que les musulmans et eux seuls peuvent le résoudre en le prenant à bras le corps, pas en le niant."

Dans son discours tant décrié à Ratisbonne, Benoît XVI interrogeait en 2006 la relation entre la foi et la raison. L'islam, qui prône le jihad, n'interroge pas la raison :

"(...) j'ai lu la partie, publiée par le professeur Théodore Khoury (de Münster), du dialogue sur le christianisme et l'islam et sur leur vérité respective, que le savant empereur byzantin Manuel II Paléologue mena avec un érudit perse, sans doute en 1391 durant ses quartiers d’hiver à Ankara. (...)

Dans le septième entretien (διάλεξις – controverse) publié par le professeur Khoury, l'empereur en vient à parler du thème du djihad, de la guerre sainte. L'empereur savait certainement que, dans la sourate 2,256, on lit : pas de contrainte en matière de foi – c'est probablement l'une des plus anciennes sourates de la période initiale qui, nous dit une partie des spécialistes, remonte au temps où Mahomet lui-même était encore privé de pouvoir et menacé. Mais, naturellement, l'empereur connaissait aussi les dispositions – d'origine plus tardive – sur la guerre sainte, retenues par le Coran. Sans entrer dans des détails comme le traitement différent des « détenteurs d'Écritures » et des « infidèles », il s'adresse à son interlocuteur d'une manière étonnamment abrupte – abrupte au point d’être pour nous inacceptable –, qui nous surprend et pose tout simplement la question centrale du rapport entre religion et violence en général. Il dit : « Montre moi ce que Mahomet a apporté de nouveau et tu ne trouveras que du mauvais et de l'inhumain comme ceci, qu'il a prescrit de répandre par l'épée la foi qu'il prêchait ». Après s'être prononcé de manière si peu amène, l'empereur explique minutieusement pourquoi la diffusion de la foi par la violence est contraire à la raison. Elle est contraire à la nature de Dieu et à la nature de l'âme. « Dieu ne prend pas plaisir au sang, dit-il, et ne pas agir selon la raison (‘σύν λόγω’) est contraire à la nature de Dieu. La foi est fruit de l'âme, non pas du corps. Celui qui veut conduire quelqu'un vers la foi doit être capable de parler et de penser de façon juste et non pas de recourir à la violence et à la menace... Pour convaincre une âme douée de raison, on n'a pas besoin de son bras, ni d'objets pour frapper, ni d'aucun autre moyen qui menace quelqu'un de mort... ». L’affirmation décisive de cette argumentation contre la conversion par la force dit : « Ne pas agir selon la raison est contraire à la nature de Dieu ». L'éditeur du texte, Théodore Khoury, commente à ce sujet: « Pour l'empereur, byzantin nourri de philosophie grecque, cette affirmation est évidente. Pour la doctrine musulmane, au contraire, Dieu est absolument transcendant. Sa volonté n'est liée à aucune de nos catégories, fût-ce celle qui consiste à être raisonnable ». Khoury cite à ce propos un travail du célèbre islamologue français R. Arnaldez, qui note que Ibn Hazm va jusqu'à expliquer que Dieu n'est pas même tenu par sa propre parole et que rien ne l'oblige à nous révéler la vérité. Si tel était son vouloir, l'homme devrait être idolâtre."

... et le monde occidental tend a cultiver la raison, mais en en excluant le divin, ce qui rend le dialogue impossible entre les cultures :

"C'est ainsi seulement que nous devenons capables d'un véritable dialogue des cultures et des religions, dont nous avons un besoin si urgent. Dans le monde occidental domine largement l'opinion que seule la raison positiviste et les formes de philosophie qui s'y rattachent seraient universelles. Mais les cultures profondément religieuses du monde voient cette exclusion du divin de l'universalité de la raison comme un outrage à leurs convictions les plus intimes. Une raison qui reste sourde au divin et repousse la religion dans le domaine des sous-cultures est inapte au dialogue des cultures."

Des journalistes incapables de comprendre l'ampleur de l'outrage que représentent leurs caricatures pour les musulmans. Des islamistes poussant la déraison jusqu'à tuer ces journalistes pour un dessin. Le discours de Ratisbonne trouve un étrange écho aujourd'hui.

Posté le 11 janvier 2015 à 02h50 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (12)

29 décembre 2014

«Comment parler aujourd'hui de Dieu»

Benoît-et-moi rapporte un extrait d'un entretien du Père Horn, religieux salvatorien et un des responsables du Ratzinger Schülerkreis, la réunion annuelle des anciens élèves du professeur Ratzinger autour de ce dernier, fin août. Le père Horn répondait à une question sur le thème de la rencontre d'août 2015 :

"Normalement, le Schülerkreis, lors de la réunion à Castel Gandolfo, propose trois arguments et les noms de plusieurs personnalités pour l'année suivante. Après la rencontre, je vais voir le Saint-Père pour les lui présenter. Cette fois, après une réflexion ultérieure, fin novembre, le Pape émérite Benoît a choisi le thème «Comment parler aujourd'hui de Dieu», en invitant le professeur Tomás Halík, un prêtre tchèque, un homme spécial, avec différentes expériences du monde moderne."

Posté le 29 décembre 2014 à 15h44 par Michel Janva | Lien permanent

21 décembre 2014

Un manuel sur les homélies

Lu sur Apic :

"Souhaité par Benoît XVI, un manuel sur les homélies préparé par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements vient d’être envoyé aux différentes conférences épiscopales à travers le monde.

Posté le 21 décembre 2014 à 14h37 par Michel Janva | Lien permanent

11 décembre 2014

Le Cardinal Müller qualifie Benoit XVI de « Mozart de la théologie »

Wolfgang Amadeus Mozart étant l’un des compositeurs les plus reconnus dans l’histoire de la musique, cette qualification est un éloge de grandes proportions, d’autant plus lorsqu’elle est prononcée par le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

Ces paroles du Cardinal Müller à propos du Pape émérite suscitèrent l’applaudissement de la foule, et furent suivies par l’expression de

« la profonde gratitude de l’Eglise à Benoît XVI pour son engagement inlassable de chercheur et maître de la science de Dieu. (…) En effet la Congrégation pour la Doctrine de la Foi est particulièrement liée à Joseph Ratzinger, qui non seulement a présidé la Curie Romaine durant plus de 23 ans, mais aussi partage la mission de promouvoir et protéger la Doctrine de la Foi ; la théologie abondamment riche du Pape émérite fut de grande importance dans ce domaine, permettant que la Doctrine de la Foi brille dans toute son intensité et beauté. »

Le Pape François ajouta que l’œuvre intellectuelle du Pape émérite est un

« cadeau pour l’Eglise et pour tout le monde, l’offre de ce qu’il avait de plus précieux : sa connaissance de Jésus, le fruit de tant d’années d’études, de discussion théologique et d’oraison. Parce que Benoît XVI étudia la théologie sur ses deux genoux. »

Posté le 11 décembre 2014 à 10h11 par Michel Janva | Lien permanent

04 décembre 2014

Divorcés-remariés : Benoît XVI corrige... Joseph Ratzinger et le cardinal Kasper

Opera omniaEn février dernier, alors qu'il ouvre le consistoire des cardinaux convoqué par le pape François en vue du synode sur la famille, le cardinal Kasper prononce un discours qui fera du bruit. En appui de sa plaidoierie en faveur de l'accès des divorcés-remariés à la communion, il cite en effet un article de Joseph Ratzinger, datant de 1972, qui va dans son sens.

Seulement, voilà : dans ses oeuvres complètes, qui viennent d'être publiées en Allemagne, Benoît XVI a profondément remanié la conclusion de l'article en question, pour la mettre en conformité avec ce qu'il a toujours enseigné par la suite. Nous voilà donc en possession d'un article revu et corrigé en 2014, qui permet au pape émérite non seulement d'empêcher quiconque de se réclamer de lui en reprenant le texte initial de 1972, mais de nous faire connaître sa position actuelle sur la question des divorcés remariés. Bref, de se faire entendre sur la question la plus débattue du synode sur la famille.

Sandro Magister publie les deux versions, rappelant aux imprudents qui ont exhumé la première que

"Cet article de 1972 a été la première et la dernière manifestation par Ratzinger d’une "ouverture" à l’accès des divorcés remariés à la communion. Par la suite, en effet, non seulement il a pleinement adhéré à la position rigoriste, consistant à leur interdire de communier, qui a été réaffirmée par le magistère de l’Église au cours du pontificat de Jean-Paul II, mais il a également, en tant que préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, contribué dans une mesure déterminante à l'argumentation déployée en faveur de cette interdiction."

Et Sandro Magister de rappeler les prises de position de Joseph Ratzinger, notamment sa lettre adressée aux évêques le 14 septembre 1994, dans laquelle il réfute expressément les thèses favorables à l'accès des divorcés remariés à la communion, thèses soutenues, entre autres, par un certain... Kasper.

La "retractatio" de Benoît XVI - la nouvelle conclusion de l'article de 1972, rédigée en 2014 - mérite d'être lue in extenso ici. En voici un extrait :

"De tout ce qui a été dit jusqu’à maintenant il résulte d’une part que l’Église d'Occident – l’Église catholique – sous la conduite du successeur de Pierre, sait qu’elle est étroitement liée à ce que le Seigneur a dit à propos de l'indissolubilité du mariage, mais d’autre part qu’elle a également cherché à discerner quelles étaient les limites de cette indication afin de ne pas imposer aux gens plus de contraintes que nécessaire.

C’est ainsi que, en partant de la suggestion faite par l’apôtre Paul et en s’appuyant en même temps sur l'autorité du ministère pétrinien, elle a en outre élaboré, pour les mariages non sacramentels, la possibilité de divorcer pour le bien de la foi [ndlt : lire le texte complet pour bien saisir cet aspect]. De la même manière, elle a examiné sous tous les aspects la question de la nullité d’un mariage.

L'exhortation apostolique "Familiaris consortio" de Jean-Paul II, publiée en 1981, a franchi un pas supplémentaire. Il est écrit, au numéro 84 : "Avec le Synode, j’exhorte chaleureusement les pasteurs et toute la communauté des fidèles à aider les divorcés en faisant en sorte, avec une grande charité, qu’ils ne se sentent pas séparés de l’Église [...]. Que l’Église prie pour eux, qu’elle les encourage et se montre à leur égard une mère miséricordieuse et qu’ainsi elle les soutienne dans la foi et dans l’espérance".

C’est ainsi qu’une mission importante est attribuée à la pastorale, mission qui n’a peut-être pas encore été suffisamment transposée dans la vie quotidienne de l’Église. Certains détails sont indiqués dans l’exhortation elle-même. Il y est dit que ces personnes, dans la mesure où elles sont baptisées, peuvent participer à la vie de l’Église et même qu’elles ont le devoir de le faire. Une liste des activités chrétiennes qui leur sont ouvertes et nécessaires est donnée. Peut-être, cependant, faudrait-il souligner avec davantage de clarté ce que peuvent faire leurs pasteurs et leurs frères dans la foi afin que ces personnes puissent ressentir véritablement l'amour de l’Église. Je pense qu’il faudrait leur reconnaître la possibilité de s’engager dans les associations ecclésiales et également celle d’accepter d’être parrain ou marraine, ce que le droit ne prévoit pas pour le moment.

Il y a un autre point de vue qui s’impose à moi. Si l’impossibilité de recevoir la sainte eucharistie est perçue comme tellement douloureuse, c’est notamment parce que, de nos jours, presque toutes les personnes qui participent à la messe s’approchent aussi de la table du Seigneur. Ce qui fait que ceux qui sont frappés par cette impossibilité apparaissent également comme étant publiquement disqualifiés en tant que chrétiens.

Je pense que l’avertissement que nous lance saint Paul, quand il nous invite à nous examiner nous-mêmes et à réfléchir au fait qu’il s’agit ici du Corps du Seigneur, devrait être de nouveau pris au sérieux : "Que chacun, donc, s’éprouve soi-même et qu’alors il mange de ce pain et boive de ce calice ; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit sa propre condamnation" (1 Cor 11, 28 s.) Un sérieux examen de soi, qui peut même conduire à renoncer à la communion, nous ferait en outre sentir d’une manière nouvelle la grandeur du don de l'eucharistie et il représenterait en même temps une forme de solidarité avec les divorcés remariés.

Je voudrais ajouter à cela une autre suggestion pratique. Dans beaucoup de pays on a vu s’installer la coutume selon laquelle les personnes qui ne peuvent pas recevoir la communion (par exemple celles qui appartiennent à d’autres confessions) s’approchent de l’autel, mais en gardant les mains sur la poitrine. Elles font comprendre, par ce comportement, qu’elles ne reçoivent pas le saint sacrement, mais qu’elles demandent une bénédiction, qui leur est donnée en tant que signe de l'amour du Christ et de l’Église. Il est certain que cette forme pourrait être également choisie par les personnes qui vivent un second mariage et qui, par conséquent, ne sont pas admises à la table du Seigneur. Le fait que cela rende possible une communion spirituelle intense avec le Seigneur, avec tout son Corps, avec l’Église, pourrait être pour elles une expérience spirituelle qui leur donnerait de la force et les aiderait."

Posté le 4 décembre 2014 à 14h12 par Louise Tudy | Lien permanent

25 octobre 2014

Un autre message de Benoît XVI

Cette fois, à la Conférence internationale «Le respect de la vie, chemin pour la paix», qui se tient à Medellín, en Colombie, promue par la Fondation Vaticane Joseph Ratzinger :

« L'engagement pour la paix – si fondamental dans un monde déchiré par la violence – commence avec le respect inconditionnel de la vie de l'homme, créé à l'image de Dieu et donc doté d'une dignité absolue. La foi en Dieu créateur est le fondement essentiel de la dignité humaine comme nœud essentiel de chaque ordre juridique. Le thème de la paix et le thème du respect de la vie humaine sont liées à la foi en Dieu créateur comme la vraie garantie de notre dignité»

Posté le 25 octobre 2014 à 18h45 par Michel Janva | Lien permanent

Benoît XVI : ‘le dialogue peut-il se substituer à la mission ?’

Le pape émérite avertit que le dialogue ne peut se substituer à la mission évangéliquebien que la renonciation à la vérité puisse paraître utile pour la paix entre les religions du monde.’ Il précise que toutes les religions ne sont pas égales.

‘Même ainsi, cela reste mortel pour la foi. L’homme se fait plus petit, non plus grand, quand il n’y a pas d’espace pour le regard dirigé vers Dieu.’

Beaucoup de gens se demandent de nos jours : la mission sert-elle encore à quelque chose ? Est-elle d’actualité ? Ne serait-il pas plus approprié de favoriser le dialogue interreligieux et la paix dans le monde ? Ces idées présupposent que les religions soient des formes différentes d’une même et unique réalité, des variantes adaptées à chaque culture mais qui se réfèrent à un genre commun, la ‘religion.’ La question de la vérité est mise entre parenthèses.

Le pape émérite critique les thèses des deux principaux théologiens protestants du XXe siècle :

Dans ses débuts, la mission chrétienne s’attaquait aux éléments négatifs des religions païennes et portait un regard étroitement critique sur ces dernières. La foi put développer sa force rénovatrice en terrassant leurs traditions qu’elle considérait comme démoniaques. C’est sur ces éléments que le théologien évangélique Karl Barth mit en opposition religion et foi, jugeant la première négativement comme un comportement arbitraire de l’homme qui tente par lui-même de s’approprier Dieu. Dietrich Bonhoeffer reprit ce postulat en se prononçant en faveur d’un christianisme sans religion. Ces visions unilatérales sont inacceptables.

Benoît XVI rappelle :

‘nous n’annonçons pas Jésus Christ pour que notre communauté ait un nombre maximum de personnes, et encore moins du pouvoir. Nous parlons de Lui parce que nous sentons le devoir de transmettre la joie qui nous a été transmise. La joie exige d’être communiquée ; l’amour exige d’être communiqué ; la vérité exige d’être communiquée. Qui a reçu une grande joie, ne peut se la garder pour lui seul mais doit la transmettre. Il en va de même pour le don de l’amour et le don de la reconnaissance de la vérité qui se manifeste.’

‘Nous serons des annonciateurs crédibles de Jésus Christ lorsque nous le trouverons réellement au plus profonds de notre existence, quand, à travers cette rencontre avec Lui, nous est donnée la grande expérience de la vérité, de l’amour et de la joie. « Nous avons connu et cru en l’amour » : cette phrase exprime la nature authentique du christianisme. L’amour, qui se réalise et se reflète de multiples manières chez les saints de tous les temps, est la preuve authentique de la vérité du christianisme’.

Traduction intégrale par Benoît-et-moi.

Posté le 25 octobre 2014 à 10h48 par Le Salon Beige | Lien permanent

17 octobre 2014

Benoît XVI assistera à la béatification de Paul VI

Le Directeur de la Salle de Presse a confirmé que Pape émérite assisterait dimanche à la messe de béatification de Paul VI, comme les deux cardinaux ayant eux aussi été créés par ce Pape: Paulo Evaristo Arns (Brésil) et William Wakefield Baum (USA).

Posté le 17 octobre 2014 à 18h33 par Michel Janva | Lien permanent

26 septembre 2014

Benoît XVI participera à la fête des grands-parents

Cette rencontre aura lieu dimanche prochain 28 septembre, Place Saint-Pierre. Le pape émérite a accepté "volontiers" l'invitation du pape François.

La rencontre, organisée par le Conseil pontifical pour la Famille, commencera à 8h30. A partir de 9h30, et pendant une heure, le pape (François) dialoguera avec la Place - et Benoît XVI sera présent, en principe seulement à ce moment-là.

A 10h30, il y aura une messe présidée par François, et concélébrée par 100 prêtres âgés du monde entier.

Posté le 26 septembre 2014 à 16h30 par Michel Janva | Lien permanent

Communion aux "divorcés-remariés" : Benoît XVI avait déjà répondu en 2007

Ce n'est pas seulement l'exhortation apostolique Familiaris Consortio (et surtout le n°84) de saint Jean-Paul II que certains aimeraient voir partir aux oubliettes (ce texte date de 1981), c'est aussi l'exhortation de Benoît XVI Sacramentum Caritatis (publiée en 2007), qui indique dans son n°29 :

"Si l'Eucharistie exprime le caractère irréversible de l'amour de Dieu pour son Église dans le Christ, on comprend pourquoi elle implique, en relation au sacrement de Mariage, l'indissolubilité à laquelle tout véritable amour ne peut qu'aspirer. L'attention pastorale que le Synode a réservée aux situations douloureuses dans lesquelles se trouvent de nombreux fidèles qui, après avoir célébré le sacrement de Mariage, ont divorcé et contracté une nouvelle union, est donc plus que justifiée. Il s'agit d'un problème pastoral épineux et complexe, une vraie plaie du contexte social actuel, qui touche de manière croissante les milieux catholiques eux-mêmes. Par amour de la vérité, les Pasteurs sont obligés de bien discerner les diverses situations, pour aider spirituellement de la façon la plus appropriée les fidèles concernés. Le Synode des Évêques a confirmé la pratique de l'Église, fondée sur la Sainte Écriture (cf. Mc 10, 2-12), de ne pas admettre aux sacrements les divorcés remariés, parce que leur état et leur condition de vie contredisent objectivement l'union d'amour entre le Christ et l'Église, qui est signifiée et mise en œuvre dans l'Eucharistie. Toutefois, les divorcés remariés, malgré leur situation, continuent d'appartenir à l'Église, qui les suit avec une attention spéciale, désirant qu'ils développent, autant que possible, un style de vie chrétien, par la participation à la Messe, mais sans recevoir la Communion, par l'écoute de la Parole de Dieu, par l'adoration eucharistique et la prière, par la participation à la vie de la communauté, par le dialogue confiant avec un prêtre ou un guide spirituel, par le dévouement à la charité vécue et les œuvres de pénitence, par l'engagement dans l'éducation de leurs enfants.

Là où surgissent des doutes légitimes sur la validité du Mariage sacramentel qui a été contracté, il convient d'entreprendre ce qui est nécessaire pour en vérifier le bien-fondé. Il faut aussi s'assurer, dans le plein respect du droit canonique, de la présence sur le territoire de tribunaux ecclésiastiques, de leur caractère pastoral, de leur fonctionnement correct et rapide. Il importe qu'il y ait, dans chaque diocèse, un nombre suffisant de personnes préparées pour le bon fonctionnement des tribunaux ecclésiastiques. Je rappelle que « c'est une obligation grave que le travail institutionnel de l'Église réalisé dans les tribunaux soit rendu toujours plus proche des fidèles ». Il est cependant nécessaire d'éviter de comprendre la préoccupation pastorale comme si elle était en opposition avec le droit. On doit plutôt partir du présupposé que le point fondamental de rencontre entre le droit et la pastorale est l'amour de la vérité: cette dernière en effet n'est jamais abstraite, mais « elle s'intègre dans l'itinéraire humain et chrétien de tout fidèle ». Enfin, là où la nullité du lien matrimonial n'est pas reconnue et où des conditions objectives rendent de fait la vie commune irréversible, l'Église encourage ces fidèles à s'engager à vivre leur relation selon les exigences de la Loi de Dieu, comme amis, comme frère et sœur; ils pourront ainsi s'approcher de la table eucharistique, avec les attentions prévues par la pratique éprouvée de l'Église. Un tel chemin, pour qu'il soit possible et qu'il porte du fruit, doit être soutenu par l'aide des pasteurs et par des initiatives ecclésiales appropriées, en évitant, dans tous les cas, de bénir ces relations, pour que ne surgissent pas chez les fidèles des confusions autour de la valeur du Mariage.

Vu la complexité du contexte culturel dans lequel vit l'Église dans beaucoup de pays, le Synode a aussi recommandé d'avoir le plus grand soin pastoral pour la formation des fiancés et pour la vérification attentive de leurs convictions concernant les engagements prescrits pour la validité du sacrement de Mariage. Un sérieux discernement à ce sujet pourra éviter que des élans émotifs ou des raisons superficielles conduisent les deux jeunes à assumer des responsabilités qu'ils ne sauront ensuite honorer. Le bien que l'Église et la société tout entière attendent du mariage et de la famille fondée sur lui est trop grand pour qu'on ne s'engage pas totalement dans ce domaine pastoral spécifique. Mariage et famille sont des institutions qui doivent être promues et garanties de toute équivoque possible quant à leur vérité, parce que tout dommage qui leur est causé constitue de fait une blessure pour la convivialité humaine comme telle."

Comme demandé dans le 2e paragraphe de cette citation, le pape François a récemment créé une commission pour améliorer le fonctionnement de la reconnaissance de la nullité des mariages.

Posté le 26 septembre 2014 à 10h30 par Michel Janva | Lien permanent

29 juin 2014

Donner sa vie pour les hommes

En ce jour de la solennité de la Saint Pierre et Saint Paul, voici un texte du Pape Benoît XVI sur la vocation sacerdotale, et le caractère indispensable du prêtre pour l'Eglise :

"La prédication, les oeuvres, les gestes de toutes sortes que l'Eglise accomplit à travers ses multiples initiatives, perdraient leur fécondité salvifique si la célébration du sacrifice du Christ faisait défaut. Et celle-ci est confiée aux prêtres ordonnés. En effet, le prêtre est appelé à vivre en lui-même ce que Jésus a expérimenté en premier, c'est-à-dire se donner pleinement à la prédication et à la guérison de l'homme de tout mal du corps et de l'esprit et, à la fin, tout réassumer dans le geste suprême du "don de sa propre vie" pour les hommes; un geste qui trouve son expression sacramentelle dans l'eucharistie, mémoriel perpétuel de la Pâque de Jésus. C'est seulement à travers cette "porte" du sacrifice pascal que les hommes et les femmes de tous les temps et de tous les lieux peuvent entrer dans la vie éternelle; c'est à travers cette "voie sainte" qu'ils peuvent accomplir l'exode qui les conduit à la "terre promise" de la véritable liberté, aux "prés d'herbe fraîche" de la paix et de la joie sans fin."

Nous pensons donc tout spécialement à nos prêtres en ce grand jour, et les assurons de nos prières parce qu'ils ont offert pour nous leur propre vie.

Posté le 29 juin 2014 à 17h04 par Marie Bethanie | Lien permanent

23 avril 2014

Benoît XVI assistera à la canonisation de Jean-Paul II et Jean XXIII

Le directeur de L'Opera Romana Pellegrinaggi Mgr Liberio Andreatta a annoncé cette nouvelle au cours d'une conférence de presse de présentation des canonisations.

Posté le 23 avril 2014 à 19h04 par Michel Janva | Lien permanent

16 avril 2014

Vendredi Saint sera un jour férié

... à Cuba.

Le pape Benoît XVI (dont c'est l'anniversaire ce jour) avait demandé en 2012 au président cubain Raul Castro que le Vendredi Saint puisse être déclaré férié à Cuba, dans un geste pour l'Eglise catholique dans ce pays. Jean-Paul II l'avait fait 14 ans plus tôt pour la fête Noël, obtenant alors gain de cause du président Fidel Castro.

Les autorités cubaines ont décrété cette année que le Vendredi Saint serait un jour férié. Le gouvernement décidera ultérieurement s'il fait du vendredi saint un jour férié permanent.

Posté le 16 avril 2014 à 22h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

17 mars 2014

Benoît XVI affirme que l'étude de Veritatis Splendor demeure un devoir

Un livre vient de paraître en Italie sur Jean-Paul II, avec divers témoignages dont un de Benoît XVI. Le pape émérite revient sur plusieurs documents, notamment les encycliques et sur le document Dominus Jesus de la Congrégation pour la doctrine de la foi. 

Benoît XVI évoque l'encyclique Veritatis Splendor :

"Il a fallu de longues années pour que l'encyclique "Veritatis splendor", consacrée aux problèmes moraux, parvienne à maturité et aujourd’hui elle conserve toute son actualité. La constitution de Vatican II relative à l’Église dans le monde contemporain voulait que la doctrine morale catholique à propos de la personne de Jésus et de son message ait un fondement biblique, contrairement à l'orientation, marquée surtout par le droit naturel, de la théologie morale à cette époque.

On a essayé de le faire en procédant par allusions, mais seulement pendant une courte période. Puis une opinion a gagné du terrain : la Bible n’avait aucune morale spécifique à annoncer, mais elle renvoyait aux modèles moraux considérés comme corrects à chaque époque. La morale est une affaire de raison, disait-on, pas une affaire de foi.

C’est ainsi qu’a disparu, d’une part, la morale entendue au sens du droit naturel, mais aucune conception chrétienne n’est venue prendre sa place. Et, comme on ne pouvait reconnaître ni un fondement métaphysique ni un fondement christologique de la morale, on a eu recours à des solutions pragmatiques : à une morale fondée sur le principe de l’équilibre des biens, dans laquelle il n’y a plus ce qui est vraiment mal et ce qui est vraiment bien, mais seulement ce qui, du point de vue de l’efficacité, est mieux ou moins bien.

Le grand travail que Jean-Paul II s’est assigné dans cette encyclique a été de retrouver de nouveau un fondement métaphysique dans l’anthropologie, ainsi qu’une concrétisation chrétienne dans la nouvelle image d’homme donnée par la Sainte Écriture. Étudier cette encyclique et l’assimiler reste un grand et important devoir.

Et à propos de Dominus Jesus :

"Parmi les documents qui concernent différents aspects de l'œcuménisme, celui qui a suscité les plus fortes réactions a été la déclaration "Dominus Jesus", publiée en 2000, qui résume les éléments non négociables de la foi catholique. […] Face au tourbillon qui s’était développé autour de "Dominus Jesus", Jean-Paul II m’annonça qu’il avait l’intention de défendre ce document de manière tout à fait claire lors de l’Angélus. Il m’invita à rédiger pour l'Angélus un texte qui soit, pour ainsi dire, étanche et qui ne permette aucune interprétation différente. Il fallait montrer de manière tout à fait indiscutable qu’il approuvait inconditionnellement le document. Je préparai donc un bref discours. Toutefois je n’avais pas l’intention d’être trop brusque ; je cherchai donc à m’exprimer avec clarté mais sans dureté. Après l’avoir lu, le pape me demanda encore une fois : "Est-ce que c’est vraiment assez clair ?". Je lui répondis que oui. Ceux qui connaissent les théologiens ne seront pas étonnés d’apprendre que, malgré cela, il y a eu par la suite des gens qui ont soutenu que le pape avait pris prudemment ses distances par rapport à ce texte."

Posté le 17 mars 2014 à 16h04 par Michel Janva | Lien permanent

05 mars 2014

Pape émérite : le nouveau rôle de Benoît XVI

Le 22 octobre 2013, le secrétaire de Benoît XVI, qui est aussi le Préfet de la Maison Pontificale avec le pape François, Mgr Gänswein, a répondu à une question demandant s'il n'y avait pas un risque d'avoir au Vatican, un pape et un antipape.

P«Pas du tout. Il y a un pape régnant et un pape émérite. Ceux qui connaissent Benoît XVI savent que ce danger n'existe pas. Il ne s'est jamais ingéré et ne s'ingérera pas dans le gouvernement de l'Église, cela ne fait pas partie de son style. Le théologien Ratzinger sait aussi que chacun de ses mots pourrait attirer l'attention du public, et ce qu'il dirait serait lu pour ou contre son successeur. Donc, publiquement, il n'interviendra pas. Heureusement entre lui et François il y a une relation d'estime sincère et d'affection fraternelle».

Ceux qui utilisent le pape François pour l'opposer au pape Benoît XVI se mettent donc le doigt dans l'oeil. Certes, cette situation est unique dans l'histoire de l'Eglise. Mais sans doute parce que la situation de l'Eglise est unique. Le cardinal Schönborn décrivait en décembre dernier une Eglise au bord du naufrage, ce qui n'est pas sans rappeler l'homélie du cardinal Ratzinger en 2005, avant son élection, sur la barque de l'Eglise prête à couler.

Bien conscient de cette situation exceptionnelle dans l'Eglise, le journaliste et écrivain catholique italien notoire, Antonio Socci, a écrit récemment :

"Les deux pasteurs savent vivre une situation nouvelle dans l'histoire bimillénaire de l'Eglise (même si les vaticanistes se mettent en quatre pour dire que tout est normal). Tous deux sont bien conscients de la délicatesse de leurs rôles et du caractère dramatique de leurs devoirs. Don Georg [Gänswein] dit que Benoît a «une grande estime» pour François et qu'elle «a grandi à cause du courage du nouveau Pape, semaine après semaine. Au début, ils ne connaissaient pas très bien, mais ensuite le Pape François l'a appelé, lui a écrit, lui a rendu visite, lui a téléphoné de nouveau et l'a invité (pour des rencontres privées), et alors leurs contacts sont devenus très personnels et confidentiels»."

Dans sa dernière audience, le 27 février 2013, la veille de sa renonciation, Benoît XVI avait laissé entrevoir ce que serait son nouveau rôle :

"Permettez-moi ici de revenir encore une fois au 19 avril 2005. La gravité de la décision a été vraiment aussi dans le fait qu’à partir de ce moment, j’étais engagé sans cesse et pour toujours envers le Seigneur. Toujours – celui qui assume le ministère pétrinien n’a plus aucune vie privée. Il appartient toujours et totalement à tous, à toute l’Église. La dimension privée est, pour ainsi dire, totalement enlevée à sa vie. [...] Le « toujours » est aussi un « pour toujours » ‑ il n’y a plus de retour dans le privé. Ma décision de renoncer à l’exercice actif du ministère, ne supprime pas cela. Je ne retourne pas à la vie privée, à une vie de voyages, de rencontres, de réceptions, de conférences, etc. Je n’abandonne pas la croix, mais je reste d’une façon nouvelle près du Seigneur crucifié. Je ne porte plus le pouvoir de la charge pour le gouvernement de l’Église, mais dans le service de la prière, je reste, pour ainsi dire, dans l’enceinte de saint Pierre."

Le 3 mars 2014, Mgr Gänswein, déclare à l'Avvenire, le journal des évêques italiens, que Benoît XVI suit attentivement la vie de l'Eglise et l'activité du Pape François. Il révèle que le pape régnant et le pape émérite se parlent fréquemment :

0"Il y a une très bonne relation entre eux. Les moyens par lesquels ils se parles sont divers. Ils se téléphonent, s'écrivent, se voient, mangent ensemble. Plusieurs fois, le Pape François a été invité à déjeuner au monastère. Une fois, après Noël, le pape émérite a également été à Santa Marta.

Il y en a qui les opposent.

C'est un jeu de prédilection, tout d'abord par certains journalistes. Que je n'aime pas. J'ai la grâce de vivre avec un et de travailler avec l'autre. Et ainsi je peux me permettre de dire que je les connais assez bien tous les deux. Je ne les vois pas comme opposés, mais comme complémentaires. Il est évident que le style, les gestes et même le mode de gouvernement du pape Françis sont différents de ceux du pape Benoît. Mais on ne peut pas créer une opposition uniquement sur cela. Faire les choses différemment ne veut pas dire les faire en sens inverse."

Aujourd'hui, le Corriere della Serra publie un entretien avec le pape François. Ce dernier déclare à propos de Benoît XVI :

"Benoit XVI n'est pas une statue dans un musée. C'est une institution. Nous n'étions pas habitués aux papes émérites. Même l'évêque émérite n'existait pas avant le concile. Maintenant c'est une institution. La même chose doit arriver avec le pape émérite. Benoît XVI est le premier mais il y en aura peut-être d'autres..."

Posté le 5 mars 2014 à 10h10 par Michel Janva | Lien permanent

24 février 2014

De nombreuses photos de Benoît XVI

A découvrir sur Benoît-et-moi :

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Posté le 24 février 2014 à 22h36 par Michel Janva | Lien permanent

22 février 2014

Benoît XVI assiste au Consistoire

Le pape émérite Benoît XVI est ce matin au premier rang, vêtu de blanc, parmi les cardinaux dans la basilique Saint-Pierre, et a été salué par François qui s'apprête à créer 19 cardinaux.

C

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Posté le 22 février 2014 à 11h33 par Michel Janva | Lien permanent

11 février 2014

Il y a un an, Benoît XVI annonçait sa renonciation au Souverain pontificat

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

B"Il y a un an, le 11 février 2013, Benoît XVI annonçait qu'il renonçait au pontificat, décision qui prendrait effet le 28 février à 20h.

Pour cet anniversaire, le blog La Vigna del Signore a lancé l’idée d’une « journée de prière pour le pape Benoît, avec Benoît », le 28 février. Chacun peut s’y associer à sa façon. Le blog recommande de dire le Te Deum à 20h « en action de grâces pour le don de Benoît ».

Un autre blog, Il Papa emerito, a rebondi en proposant une neuvaine préparatoire à cette journée, du 19 au 27 février.

Benoît et moi a traduit le (beau) livret de cette « neuvaine à Marie Mère de l’Eglise pour le pape émérite Benoît XVI »."

Posté le 11 février 2014 à 07h46 par Michel Janva | Lien permanent

28 décembre 2013

Benoît XVI déjeune avec le pape François

Le pape émérite Benoît XVI a rendu visite au pape François qui l'avait invité à déjeuner avec lui à la Maison Sainte-Marthe du Vatican, ce vendredi 27 décembre. Les autres convives de ce déjeuner étaient les secrétaires du pape François et du pape émérite Benoît, le secrétaire pour les Relations avec les Etats, Mgr Dominique Mamberti, et Mgr Peter Bryan Wells, assesseur pour les affaires générales de la secrétairerie d'Etat.

Le pape François a rendu visite au pape émérite, dans sa résidence, à l'ancien monastère Mater Ecclesiae du Vatican, lundi dernier, 23 décembre, pour les voeux et les cadeaux de Noël, et pour l'inviter à déjeuner.

Posté le 28 décembre 2013 à 14h03 par Michel Janva | Lien permanent

23 décembre 2013

Le Pape François visite Benoît XVI pour Noël

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Posté le 23 décembre 2013 à 20h16 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

15 octobre 2013

Benoît XVI accueille la statue de la Vierge de Fatima

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Source.

Posté le 15 octobre 2013 à 14h45 par Michel Janva | Lien permanent

12 octobre 2013

Hollande la vidéo qui fait mal : " Qu'il fasse comme le pape ! "

Un an de non-mandature, d'échecs de mensonges et de reniements des promesses de campagne résumé en 12 minutes; la conclusion est donnée en une phrase par un visiteur , ou exposant du salon de l'agriculture ( à 4'02'' ) qui répond à la question d'un journaliste : "qu'attendez-vous de François Hollande ? "

 

Posté le 12 octobre 2013 à 18h34 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (10)

24 septembre 2013

Foi et raison : Benoît XVI répond à un scientifique athée

Benoît XVI a écrit le 30 août une lettre de 11 pages au mathématicien athée Piergiorgio Oddifreddi, en réponse à un essai provocateur que ce dernier publiait l'hiver dernier, avant la renonciation. Oddifreddi écrit (traduction par Benoît-et-moi) :

"[...] Une réponse surprenante, qui en effet m'a surpris, pour deux raisons. D'abord, parce que le pape a lu un livre qui, dès la couverture, se présentait comme une «introduction luciférienne à l'athéisme». Et puis, parce qu'il a voulu le commenter et le discuter.

Par ailleurs, ce n'était pas par hasard que j'avais adressé ma lettre ouverte à Ratzinger. Après la lecture de son "Introduction au christianisme" [...], j'avais compris que la foi et la doctrine de Benoît XVI, à la différence de ceux des autres, étaient suffisamment cohérentes et aguerries pour être en mesure de très bien affronter des attaques frontales. Un dialogue avec lui, bien qu'alors imaginé à distance, pouvait donc s'avérer être stimulant et non banal, à affronter la tête haute.

Ecrivant mon livre comme un commentaire au sien, j'avais essayé d'encourager la possibilité même éloignée qu'un jour, le destinataire pourrait effectivement le recevoir. J'avais donc baissé les tons sarcastiques d'autres essais, choisissant un style d'échange entre professeurs «à égalité», bien sûr, au sens académique du terme. Et j'avais mis l'accent sur les arguments intellectuels dont je pouvais espérer qu'ils attireraient son attention, sans renoncer à attaquer de front les problèmes internes de la foi et ses relations extérieures avec la science.

L'approche n'était évidemment pas fausse, car elle a atteint son but: qui, bien sûr, n'était pas de chercher à «convertir le Pape» mais d'exposer honnêtement les perplexités, et parfois l'incrédulité, d'un mathématicien sur la foi. De la même façon, la lettre de Benoît XVI ne cherche pas à «convertir l'athée», mais lui retourne honnêtement la perplexité symétrique, et parfois l'incrédulité, d'un croyant très spécial sur l'athéisme.

Le résultat est un dialogue entre la foi et la raison qui, comme le note Benoît XVI, a permis à tous les deux de se confronter franchement, et parfois durement, dans l'esprit de cette cour des Gentils que lui-même avait voulu en 2009. Si j'ai attendu quelques semaines pour rendre publique sa participation au dialogue, c'est parce que je voulais être sûr qu'il ne voulait pas la garder privé.

Maintenant que j'ai reçu la confirmation, j'anticipe ici une partie de sa lettre, qui est trop longue et détaillée pour être reproduite dans son intégralité, en particulier dans les sections initiales philosophiques. Elle le sera bientôt dans une nouvelle version de mon livre, dépouillé des parties sur lesquelles il a décidé de ne pas s'attarder, et élargi pour inclure un récit de la naissance et de l'évolution de ce qui semble être un exemple unique dans l'histoire de l'Eglise: un dialogue entre un pape théologien et un mathématicien athée. Divisés sur presque tout, mais unis par au moins un but: la recherche de la Vérité avec une majuscule."

Extraits de la lettre de Benoît XVI à Odifreddi publiés par le quotidien La Reppublica:
"Professeur Odifreddi, (…) Je voudrais Vous remercier pour avoir cherché, jusque dans les détails, de vous confronter avec mon livre et ainsi avec ma foi ; c’est en grande partie ce que j’avais décrit dans mon discours à la Curie Romaine à l’occasion de Noël 2009. Je dois également vous remercier pour la fidélité avec laquelle vous avez traité mon texte, en cherchant sincèrement de lui rendre justice. Mon jugement à propos de Votre livre est dans son ensemble plutôt contradictoire. J’en ai lu certaines parties avec plaisir et profit. Dans d’autres parties, par contre, je me suis émerveillé d’une certaine agressivité et de la hardiesse de l’argumentation. (…)
A plusieurs reprises, Vous m’avez fait remarquer que la théologie serait de la science-fiction. A ce propos, je m’émerveille que vous retenez par contre mon livre digne d’une discussion aussi détaillée. Permettez-moi de proposer quatre points relatifs à une telle question :
  1. Il est correct d’affirmer que la « science », au sens le plus strict du terme, ce sont seulement les mathématiques mais vous m’avez appris qu’il serait opportun de faire une distinction supplémentaire entre l’arithmétique et la géométrie. Dans toutes ces matières spécifiques, les méthodes scientifiques ont leurs propres formes selon la particularité de leur objet. L’essentiel est d’appliquer une méthode vérifiable, d’exclure l’arbitraire et de garantir la rationalité dans les différentes modalités respectives.
  2. Vous devriez pour le moins reconnaître que, dans le cadre de l’histoire et dans celui de la pensée philosophique, la théologie a produit des résultats durables.
  3. Une fonction importante de la théologie est celle de maintenir la religion liée à la raison et la raison à la religion. Ces deux fonctions sont d’une importance essentielle pour l’humanité. Dans mon dialogue avec Habermas j’ai démontré qu’il existe des pathologies de la religion et – non moins dangereuses- des pathologies de la raison. Toutes les deux ont besoin l’une de l’autre et les tenir constamment connectées est un devoir important de la théologie.
  4. D’autre part, la science-fiction existe dans le cadre de diverses sciences. Ce que Vous exposez à propos des théories concernant le début et la fin du monde dans Heisenberg, Schrödinger, etc., je le désignerais comme science-fiction dans le bon sens du terme : il s’agit de visions et d’anticipations pour arriver à une vraie connaissance mais ce sont précisément seulement des apparitions avec lesquelles nous cherchons à nous rapprocher de la réalité. Le grand style de la science-fiction existe, du reste, également dans la théorie de l’évolution. Le gène égoïste de Richard Dawkins est un exemple classique de science-fiction. Le grand Jacques Monod a écrit des phrases qu’il a sûrement inséré lui-même dans son œuvre comme relevant purement de la science-fiction. Je cite « l’apparition des Vertébrés tétrapodes ..tire justement son origine du fait qu’un poisson primitif « a choisi » d’aller explorer la terre, sur laquelle il était pourtant incapable de se déplacer sinon en sautant de façon maladroite et créant de la sorte, comme conséquence d’une modification de comportement, la pression sélective grâce à laquelle se seraient développés les membres robustes des tétrapodes. Parmi les descendants de cet audacieux explorateur, Magellan de l’évolution, certains peuvent courir à une vitesse supérieure à 70 km à l’heure… » ( citation selon l’édition italienne” Il caso e la necessità”, Milan 2001, pp.117 et sg)
Pour toutes les thématiques discutées jusqu’ici, il s’agit d’un dialogue sérieux pour lequel - comme je l’ai plusieurs fois répété- je suis reconnaissant. Il en est autrement à propos du chapitre sur le prêtre et sur la morale catholique et encore différemment à propos des chapitres sur Jésus. Quant à ce que Vous prononcez sur l’abus moral des mineurs de la part des prêtres, je peux- comme Vous le savez- seulement en prendre acte avec une profonde consternation. Je n’ai jamais cherché de masquer ces choses. Que le pouvoir du mal pénètre jusqu’à ce point dans le monde de la foi est pour nous une souffrance que, d’un côté, nous devons supporter, alors que de l’autre, nous devons dans un même moment, faire tout notre possible afin que d’autres cas similaires ne se reproduisent plus. Ce n’est pas non plus une consolation de savoir que, selon les recherches des sociologues, le pourcentage de prêtres incriminés n’est pas plus élevé que celui présent pour d’autres catégories professionnelles similaires. Dans tous les cas, il ne faudrait pas présenter de façon ostentatoire cette déviation comme si il s’agissait d’une souillure spécifique du catholicisme. Si il n’est pas permis de se taire à propos du mal dans l’Eglise, il ne faut pas non plus, se taire à propos du grand sillage lumineux de bonté et de pureté que la foi chrétienne a tracé au cours des siècles. Il faut se souvenir des grands personnages pures que la foi a produit- de Benoît de Nurcie et sa sœur Scolastique, de François et Claire d’Assise à Thérèse d’Avila et Jean de la Croix, des grands Saints de la charité comme Vincent de Paul et Camillo de Lellis jusque Mère Térésa de Calcutta et les grandes nobles personnages du 19° siècle. Il est vrai aussi qu’aujourd’hui la foi pousse plusieurs personnes à l’amour désintéressé, au service pour les autres, à la sincérité et à la justice. (…)
Ce que Vous dites à propos du personnage de Jésus n’est pas digne de Votre rang scientifique. Si Vous posez la question comme si, à propos de Jésus, finalement, nous ne savions rien et que comme personnage scientifique, rien n’est acceptable, alors je peux seulement , d’une façon décidée, Vous inviter à vous rendre un peu plus compétent sur le point de vue historique. Je Vous recommande pour cela surtout les quatre volumes que Martin Hengel (Faculté de théologie protestante de Tübingen) a publié avec Maria Schwemer : c’est un exemple excellent de précision historique et d’amples informations historiques. En face de cela, ce que Vous dites à propos de Jésus est une hardiesse que Vous ne devriez pas répéter. C’est un fait incontestable que dans l’exégèse, beaucoup de choses ont été écrites à propos du manque de sérieux. Le séminaire américain sur Jésus que Vous avez cité aux pages 105 et sg confirme seulement à nouveau ce que Albert Schweitzer avait écrit à propos de « la Leben-Jesu-Forschung « ( Recherche sur la vie de Jésus) et que le soi-disant «Jésus historique » est tout au plus le miroir des idées des auteurs. Pourtant, de telles formes de travail historique mal rédigées ne compromettent pas du tout l’importance de la recherche historique sérieuse, qui nous a porté à de vraies connaissances en ce qui concerne l’annonce et le personnage de Jésus. (…) En outre, je dois repousser avec vigueur Votre affirmation (page 126) selon laquelle j’aurais présenté l’exégèse historico-critique comme un instrument de l’antéchrist. Traitant du récit des tentations de Jésus, j’ai seulement repris la thèse de Soloviev selon laquelle l’exégèse historico-critique peut être utilisée également dans l’antéchrist- c’est un fait incontestable. Pourtant, dans un même moment - et en particulier dans la prémisse du premier volume de mon livre sur Jésus de Nazareth- j’ai clarifié de façon évidente que l’exégèse historico-critique est nécessaire pour une foi qui ne propose pas de mythes avec des images historiques mais qui réclame une méthode historique vraie : Il faut ainsi également présenter la réalité historique de vos affirmations de façon scientifique. Pour cela il n’est pas non plus correct pour Vous de dire que je me serais intéressé seulement aux fondements inchangés : au contraire, tous mes efforts ont pour objectif de montrer que le Jésus dépeint dans l’Évangile est également le réel Jésus historique ; qu’il s’agit d’une histoire réellement advenue. (…)
Avec le 19°chapitre de Votre livre, nous retournons aux aspects positifs de Votre dialogue avec ma pensée. (…) Même si Votre interprétation du Gv 1,1 est très loin de ce que l’évangéliste entendait dire, il existe pourtant une convergence qui est importante. Mais si vous voulez substituer Dieu avec « La Nature », il reste la question de savoir qui est cette nature ou qu’est-ce que c’est. Vous ne la définissez nulle part et elle apparaît donc comme une divinité irrationnelle qui n’explique rien. Je voudrais surtout vous faire remarquer que dans Votre religion des mathématiques, trois thèmes fondamentaux de l’existence humaine ne sont pas considérés : la liberté, l’amour et le mal. Je m’émerveille qu’avec un simple geste vous liquidez la liberté qui a pourtant été et est encore actuellement la valeur fondamentale de l’époque moderne. Dans Votre livre, l’amour n’apparaît aucunement et il n’y a aucune information concernant le mal. Qu’importe ce que dit ou ne dit pas la neurobiologie à propos de la liberté, dans le drame réel de notre histoire, elle est présente comme une réalité déterminante et doit être prise en considération. Mais votre religion mathématique n’apporte aucune information sur le mal. Une religion qui néglige ces demandes fondamentales reste vide de sens.
Professeur, ma critique de Votre livre est en partie dure. Mais la franchise fait partie du dialogue ; la connaissance ne peut grandir uniquement de cette façon. Vous avez été très franc et j’espère que Vous accepterez ma critique avec le même esprit. Dans tous les cas, j’évalue positivement le fait qu’à travers Votre confrontation avec mon introduction au christianisme, vous avez cherché un dialogue ouvert avec la foi de l’Eglise catholique et que, nonobstant tous les contrastes, dans le cadre central, il y a plusieurs convergences. Avec mes cordiales salutations et une bonne continuation dans votre travail."

Posté le 24 septembre 2013 à 15h29 par Michel Janva | Lien permanent

02 septembre 2013

Benoît XVI a réuni le "Ratzingerschülerkreis"

Comme chaque année, et malgré sa retraite, Benoît XVI a réuni fin août ses anciens étudiants du "Ratzingerschülerkreis" pour une session théologique. Cette année, ils ont planché sur la théologie de leur maître. Puis, ce dimanche 1er septembre, Benoît XVI a célébré la messe en la chapelle du gouvernorat de la Cité du Vatican. Il leur a dit notamment :

« Dans l’histoire, tous cherchent la bonne place : sur la scène de la vie, chacun veut trouver sa place. Mais la question est : quelle place est la bonne et laquelle est juste ? La première place peut rapidement devenir une très mauvaise place et cela, non seulement lors du jugement dernier, mais déjà sur cette terre.

L’échelle qui établi ce qui est une bonne ou une mauvaise place, c’est Jésus. Celui qui sera poussé devant, donc à la première place, doit être conscient du danger. Il doit d’autant plus avoir le regardé fixé sur Dieu, se mesurer à lui, à la responsabilité qu’il a des autres, il doit devenir celui qui sert, celui qui sait en vérité se mettre aux pieds des autres, et ainsi être celui qui béni et devient béni. Je pense que tout cela doit passer par le cœur, lorsque nous regardons Celui qui est le premier être de la Création et celui né dans une étable et mort sur une croix. Les bonnes places sont auprès de Lui et selon sa mesure, malgré les places vers lesquelles la vie nous mène.

Cruciale est la responsabilité devant Lui et la responsabilité de l’amour, de la justice et de la vérité. Selon l’Evangile, la dernière place de Jésus, la croix, est la vraie élévation. Comprendre et accepter ce mystère de l’élévation et de l’abnégation fut la prière de Jésus.

Finalement, l’esprit chrétien de la gratuité est nécessaire à l’humanité. Les plus grandes choses de la vie - l’amour, l’amitié, les biens, le pardon - nous ne pouvons pas les acheter, elles sont gratuites, tout comme Dieu nous comble gratuitement. Au nom de la justice dans le monde, nous ne pouvons jamais oublier le don gratuit de Dieu, ce perpétuel donné et recevoir.

Humble et infiniment grande est la aussi la liturgie de l’Eglise : elle signifie que nous nous approchons de la multitude des anges et des saints, dans un rassemblement festif, dans la joie festive de Dieu. Oui, là où est célébrée la liturgie, là est Sion, la montagne de Dieu, que l’humanité recherche indéfiniment, et qui nous permet d’entrer dans la Lumière et auprès de Dieu."

Posté le 2 septembre 2013 à 15h02 par Michel Janva | Lien permanent

26 août 2013

"Il n'y a rien de vrai dans cet article"

Cinglant démenti de Mgr Gänswein, secrétaire du pape émérite, à propos d'articles sur une expérience mystique qui aurait convaincu Benoît XVI de remettre sa charge :

"Inventé, d'alpha à omega. Il n'y a rien de vrai dans cet article".

Posté le 26 août 2013 à 22h12 par Michel Janva | Lien permanent

04 août 2013

On ne lâche rien dans la patrie de Benoît XVI, au sanctuaire marial d'Altötting

Altötting 1er août 2013

Posté le 4 août 2013 à 09h40 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)

06 juillet 2013

Photo des deux papes

hier, durant la cérémonie au Vatican :

P

Posté le 6 juillet 2013 à 20h10 par Michel Janva | Lien permanent

13 juin 2013

Le Pape François termine l'encyclique de Benoît XVI sur la Foi

Lu sur I.Media :

"Le pape François a indiqué le 13 juin 2013 qu’il terminait la rédaction de l’Encyclique sur la foi dont le “gros du travail“ avait été déjà réalisé par son prédécesseur, Benoît XVI. Recevant en audience les responsables du Synode des évêques, le pape a assuré qu’après ce texte “fort“ écrit “à 4 mains“, il pourrait rédiger une Exhortation apostolique sur l’évangélisation. Dans une discussion improvisée sur l’importance de la “synodalité“, le pape François a évoqué la possibilité de rendre permanent le Conseil du Synode des évêques, afin de le convoquer ou de lui demander des avis en cas de besoin. [...]

D’autres questions ont également été abordées, notamment la nécessité de mettre un place une étude sur la pastorale familiale, dont les modalités sont encore à définir. “Beaucoup ne se marient pas, vivent ensemble sans être mariés, même chez les catholiques pratiquants“, a remarqué le pape, qui entend ainsi soumettre cette question lors de sa rencontre avec les 8 cardinaux, au mois d’octobre prochain.

Enfin, le pape est également revenu sur le sujet de “l’écologie humaine“, mise en danger selon lui par les évolutions actuelles en termes de médecine “qui la détruisent“."

Posté le 13 juin 2013 à 18h55 par Michel Janva | Lien permanent

06 juin 2013

"Je vis comme un moine, je prie et je lis. Je vais bien"

C'est ce qu'a déclaré Benoît XVI à l'écrivain Manfred Lütz, qui lui a récemment rendu visite au monastère Mater Ecclesiae.

Posté le 6 juin 2013 à 10h03 par Michel Janva | Lien permanent

24 mai 2013

Benoît XVI finit d'écrire l'encyclique sur la foi qui sera signée du pape François

Benoît-et-moi rapporte les propos de l'évêque de Molfetta, Mgr Luigi Martella, qui raconte sa conversation avec le pape :

"Il nous a parlé avec beaucoup de tendresse de Benoît XVI. "Quand je l'ai rencontré pour la première fois à Castelgandolfo, j'ai noté qu'il avait une mémoire extrêmement lucide, a-t-il dit, même s'il est physiquement éprouvé. A présent, il va décidément mieux".

Enfin, il a voulu faire une confidence, pratiquement une révélation: Benoît XVI finit d'écrire l'encyclique sur la foi qui sera signée du pape François. A la suite de quoi lui même entend préparer sa première encyclique sur les pauvres: Beati pauperes. La pauvreté - at-il précisé - entendue non au sens idéologique, mais évangélique."

Posté le 24 mai 2013 à 17h48 par Michel Janva | Lien permanent

04 mai 2013

Le testament spirituel de Benoît XVI

B16Sur le site de la librairie catholique :

"Benoît XVI a accepté de rassembler parmi ses textes (homélies, audiences, discours méditations…) ceux qui lui tiennent le plus à coeur et constituent à ses yeux son héritage spirituel. Certains textes sont publiés pour la première fois.

Six grands chapitres constituent ce trésor de la prière du pape : Chercher Dieu, Rencontrer Dieu, Fondés en Christ, À l’école de Marie, La foi de l’Église, La nourriture de la prière. 

Ce livre récapitule ainsi l’enseignement du Saint Père sur la voie de la prière chrétienne".

Posté le 4 mai 2013 à 12h49 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

02 mai 2013

Benoît XVI est rentré au Vatican

0Joseph Ratzinger a été accueilli par le doyen du Sacré collège des cardinaux, le cardinal Angelo Sodano, et par le secrétaire d'État Tarcisio Bertone. Puis il s'est rendu en voiture à quelques centaines de mètres de là à l'ancien monastère réaménagé pour lui sur la colline du Vatican. Il a été accueilli avec «une grande et fraternelle cordialité» par le pape François, a indiqué le Vatican dans un communiqué. Les deux hommes ont ensuite brièvement prié ensemble dans la chapelle du monastère.

Posté le 2 mai 2013 à 19h23 par Michel Janva | Lien permanent

Benoît XVI au Vatican

Lu sur le VIS :

"Cet après-midi, le Pape François accueillera Benoît XVI de retour au Vatican après deux mois de résidence à Castelgandolfo. Peu avant 17 h le Pape émérite arrivera en hélicoptère et gagnera l'ancien monastère Mater Ecclesiae des jardins vaticans, où il habitera désormais avec Mgr.Georg Gänswein, devenu Préfet de la Maison pontificale, et les Memores Domini restées à son service. L'édifice, construit il y a une vingtaine d'années par Jean-Paul II a abrité des cloîtrées, successivement clarisses, carmélites, bénédictines et visitandines. Ces derniers mois, après leur rencontre à Castelgandolfo le 23 mars, le Pape François a plusieurs fois parlé téléphoniquement à Benoît XVI, en particulier pour sa fête et son anniversaire les 19 mars et 16 avril."

Posté le 2 mai 2013 à 15h07 par Michel Janva | Lien permanent

29 avril 2013

Benoît XVI devrait rentrer au Vatican probablement le 2 mai

Il s’installera définitivement dans le monastère Mater Ecclesiae. C’est ce qu’a confirmé le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège.

Posté le 29 avril 2013 à 15h32 par Michel Janva | Lien permanent

16 avril 2013

Benoît XVI a 86 ans

Aujourd'hui, en la fête de Saint Benoît-Joseph Labre, le pape émérite fête ses 86 ans. Bon anniversaire !

B

Posté le 16 avril 2013 à 09h09 par Michel Janva | Lien permanent

11 avril 2013

Continuons à prier pour Benoît XVI

Mais il n'est pas malade comme le disait une rumeur récente :

"Le Pape émérite Benoît XVI aura 86 ans, mardi prochain, le 16 avril. Le Vatican a reconnu, mercredi, dans la bouche du Père Fédérico Lombardi, porte-parole, que «les problèmes de santé» de Benoît XVI «sont liés à son âge» mais il a formellement démenti les affirmations de la journaliste espagnole Paloma Gomez Romero, qui avait assurée, lundi, lors de la présentation de son dernier livre à Madrid: «Benoît XVI souffre de quelque chose de très grave, son état physique s'est détérioré de façon impressionnante».

Cette rumeur alarmiste - dont les versions sur ses propos exacts divergent - a fait le tour du monde mercredi via internet. Le Père Lombardi a, au contraire, assuré que «Benoît XVI n'a aucune maladie spécifique».

Posté le 11 avril 2013 à 11h57 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

10 avril 2013

La santé de Benoît XVI s'est rapidement détériorée

Lu ici :

"La journaliste espagnole Paloma Gómez Borerro, l'une des vaticanistes les plus expérimentées, a assuré que la santé du pape émérite s'est détériorée de manière très rapide ces dernières semaines. Benoît XVI souffre de quelque chose de très grave. En 15 jours, son état physique s'est très rapidement détérioré. Ce sont mes nouvelles", a-t-elle indiqué à Madrid durant la présentation de son livre De Benedicto a Francisco. El Cónclave del cambio.

Gómez Borrero a indiqué que le pape émérite ne résiderait probablement que peu de temps au monastère Mater Ecclesiae, qui se trouve à l'intérieur du Vatican, et dont les travaux de restauration seront achevés en mai. La journaliste a de plus ajouté que "nous ne verrons plus beaucoup" Benoît XVI à partir de maintenant."

Posté le 10 avril 2013 à 00h31 par Michel Janva | Lien permanent

02 avril 2013

C’est finalement toute la richesse de l’Église que de pouvoir compter sur des charismes distincts mais complémentaires

Le numéro d'avril de la NEF vient de sortir. L'éditorial de Christophe Geoffroy au Pape François :

Nef avril"(...) Après la mort de Jean-Paul II, beaucoup pensèrent qu’il était impossible de succéder à une si forte personnalité, et pourtant Benoît XVI y a fort bien réussi en demeurant lui-même, dans un style certes fort différent, mais en imprégnant sa marque propre. Le pape François a déjà imposé la sienne et nul doute qu’elle se distingue allègrement de celle de ces prédécesseurs – c’est finalement toute la richesse de l’Église que de pouvoir compter sur des charismes distincts mais complémentaires (...)

Le problème n’est nullement le mariage des prêtres, le sacerdoce des femmes ou l’assouplissement de la morale sexuelle de l’Église, le problème est de faire connaître Dieu et son message d’amour à un monde blasé et triste car sans espérance. Et pour cela, nos contemporains n’attendent pas une Église qui ne se distinguerait plus du monde tant elle en aurait épousé le contour, mais une Église fidèle à elle-même, fidèle au message évangélique qu’elle tient du Christ. Dans notre société relativiste qui a largué tous ses repères, même si les chrétiens sont de plus en plus persécutés, même si les attaques contre l’Église gagnent en intensité, il demeure malgré tout chez beaucoup un sentiment plus ou moins conscient que l’Église est nécessaire, qu’elle demeure la seule autorité morale stable capable de s’opposer à toutes les transgressions en cours (...)"

Nef bXVILa Nef propose également un ouvrage, spécialement réalisé à l'occasion de la renonciation de Benoit XVI, dans lequel  plusieurs personnalités ecclésiales dressent un premier bilan de ce pontificat exceptionnel (Mgr Aumonier, Mgr Aillet, Mgr Brouwet, Mgr Rifan, les Pères Abbés de Fontgombault, Kergonan, Barroux, Lagrasse).

Posté le 2 avril 2013 à 21h51 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

28 mars 2013

Habemus Papam, le hors-série de l'Homme nouveau

ici.

Pape-HN

Posté le 28 mars 2013 à 15h40 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

23 mars 2013

Vidéo de la rencontre entre les deux papes

 

Lire le communiqué du VIS sur cette rencontre.

Posté le 23 mars 2013 à 16h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Le pape François rencontre Benoît XVI

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Source.

Posté le 23 mars 2013 à 14h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Benoît XVI, un pontificat lumineux

PPermanences publie un numéro spécial qui reprend les plus beaux textes de Benoît XVI. Cette sélection sert de référence aux parcours Jean-Paul II -l’anthropologie du bonheur et la Doctrine sociale de l’Église en action. Ces textes regroupés par thème contiennent un référentiel précieux pour la formation, l’étude et l’argumentation.

"Benoît XVI à son tour aura donc été, n’en déplaise à certain, un Pape politique, pour rappeler le fondement du droit sur la nature et la raison, l’héritage chrétien de la civilisation européenne, l’enjeu stratégique pour toutes les libertés et la dignité de la personne humaine, de la liberté religieuse qui défend l’homme contre les prétentions totalitaires de César.

Les «messianismes prometteurs, mais bâtisseurs d’illusions fondent toujours leurs propositions sur la négation de la dimension transcendante du développement, étant certains de l’avoir tout entier à leur disposition. Cette fausse sécurité se change en faiblesse, parce qu’elle entraîne l’asservissement de l’homme, réduit à n’être qu’un moyen en vue du développement, tandis que l’humilité de celui qui accueille une vocation se transforme en autonomie véritable, parce qu’elle libère la personne» [Caritas in veritate, 17]. Si face aux totalitarismes du XXe siècle, Jean-Paul II nous a appelés à la responsabilité personnelle de l’acteur qui fait l’histoire, Benoît XVI nous fait goûter cette harmonie qui doit être recherchée entre la Cité de Dieu et la Cité des hommes. Avec ces deux Papes, la ferveur amoureuse du disciple de Saint Jean de la Croix rejoint les solidités de l’harmonie bénédictine. Benoît XVI nous laisse une oeuvre écrite d’une richesse incroyable avec en particulier pour tous ceux qui sont soucieux d’agir dans le champ de la culture et de la politique, la publication du Catéchisme de l’Eglise Catholique et le Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise.

Ce corpus unique est fait pour éduquer tous les hommes comme il le disait lui-même aux journalistes dans l’avion le 23 mars 2012 lors de son voyage au Mexique et à Cuba : «Eduquer non seulement à une morale individuelle, mais à une morale publique, ceci nous cherchons à le faire avec la Doctrine sociale de l’Eglise, car naturellement cette morale publique doit être une morale raisonnable, commune et partageable aussi par les non-croyants, une morale de la raison. Bien sûr, dans la lumière de la foi, nous pouvons mieux comprendre de nombreuses réalités que la raison peut également appréhender. Mais la foi sert justement à libérer la raison des intérêts erronés et obscurcis, et ainsi créer, dans la doctrine sociale, les modèles essentiels d’une collaboration politique, en particulier pour surmonter cette division social/antisocial, qui malheureusement existe. [...] Ce qui est important, c’est que l’Eglise offre une contribution fondamentale à la rationalité commune, et elle doit toujours aider à l’éducation des consciences, que ce soit pour la vie publique, ou pour la vie privée»."

Posté le 23 mars 2013 à 08h43 par Michel Janva | Lien permanent


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