11 novembre 2009
Le rôle central de la liturgie
Extrait de l'audience de ce jour, consacrée à l'abbaye de Cluny :
"A Cluny fut restaurée l’observance de la Règle de saint Benoît, avec quelques adaptations introduites par d’autres réformateurs. On voulut surtout garantir le rôle central que doit occuper la liturgie dans la vie chrétienne. Les moines se dédiaient avec amour et grand soin à la célébration des heures liturgiques, au chant des psaumes, aux processions à la fois recueillies et solennelles et, surtout, à la célébration de la Sainte Messe. Ils promurent la musique sacrée ; voulurent que l’architecture et l’art contribuent à la beauté et à la solennité des rites ; ils enrichirent le calendrier liturgique de célébrations spéciales comme, par exemple, au début de novembre, la commémoration des fidèles défunts, que nous avons, nous aussi, célébrée il y a peu ; ils augmentèrent le culte de la Vierge Marie. Si les moines de Cluny réservaient une telle importance à la liturgie, c’est qu’ils étaient convaincus qu’elle était une participation à la liturgie du Ciel."
Posté le 11 novembre 2009 à 21h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
Les voyages du Pape en 2010
Benoît XVI devrait effectuer quatre voyages en 2010 :
"Le premier sur l’île de Malte, les 17 et 18 avril. Puis au Portugal - dont Fatima - du 11 au 14 mai, suivi par Chypre, du 4 au 6 juin. Sa visite en Grande-Bretagne pourrait se dérouler du 17 au 19 septembre".
Posté le 11 novembre 2009 à 13h08 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)
04 novembre 2009
Le subjectivisme moral : un danger très actuel
Lors de l'audience du jour, Benoît XVI a évoqué les controverses entre St Bernard et Abélard, au XIIe siècle. A propos d'Abélard, le pape dit ceci :
"Dans le domaine moral, son enseignement n'était pas dépourvu d'ambiguïtés : il insistait pour considérer l'intention du sujet comme l'unique source pour décrire la bonté ou la méchanceté des actes moraux, en négligeant ainsi la signification et la valeur morale objectives des actions : un subjectivisme dangereux. C'est là - nous le savons bien - un aspect très actuel pour notre époque, où la culture apparaît souvent marquée par une tendance croissante au relativisme éthique : seul le moi décide ce qui serait bon pour moi, en ce moment."
Posté le 4 novembre 2009 à 21h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
03 novembre 2009
Benoît XVI : Tradition, Unité et Foi
Lundi dernier, Benoît XVI a reçu en audience, dans la Salle Clémentine, la communauté de l'Institut pontifical biblique à l'occasion du centenaire de sa fondation. Ce n'est pas un hasard si le Pape a commencé son discours en rappelant que cet institut avait été voulu par saint Pie X :
"La Constitution dogmatique Dei Verbum déjà citée a souligné à cet égard la légitimité et la nécessité de la méthode historique-critique, la ramenant à trois éléments essentiels: l'attention aux genres littéraires; l'étude du contexte historique; l'examen de ce qu'on a l'habitude d'appeler Sitz im Leben.
Dans le même temps, le document conciliaire conserve fermement le caractère théologique de l'exégèse en indiquant les points de force de la méthode théologique dans l'interprétation du texte. Cela du fait que le présupposé fondamental sur lequel repose la compréhension théologique de la Bible est l'unité de l'Ecriture, et à ce présupposé, correspond comme chemin méthodologique l'analogie de la foi, c'est-à-dire la compréhension de chaque texte à partir de l'ensemble.
Le texte conciliaire ajoute une indication méthodologique supplémentaire. L'Ecriture étant une seule chose à partir de l'unique Peuple de Dieu, qui en a été le porteur à travers l'histoire, lire l'Ecriture comme une unité signifie en conséquence la lire à partir du Peuple de Dieu, de l'Eglise comme son lieu vital et considérer la foi de l'Eglise comme la véritable clef d'interprétation. Si l'exégèse veut être également théologie, elle doit reconnaître que la foi de l'Eglise est cette forme de "sympathie" sans laquelle la Bible reste un livre fermé: la Tradition n'empêche pas l'accès à l'Ecriture, mais elle l'ouvre plutôt; d'autre part, c'est à l'Eglise que revient, dans ses organismes institutionnels, la parole décisive dans l'interprétation de l'Ecriture. En effet, c'est à l'Eglise qu'est confiée la tâche d'interpréter authentiquement la Parole de Dieu écrite et transmise, en exerçant son autorité au nom de Jésus Christ".
Posté le 3 novembre 2009 à 22h11 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)
01 novembre 2009
La manière la plus efficace d'honorer les morts est de prier pour eux
Benoît XVI a appelé dimanche les fidèles à célébrer le jour des Défunts dans un "authentique esprit chrétien", avant l'Angelus sur la Place Saint-Pierre (vidéo) :
"Ce dimanche coïncide avec la Solennité de Tous les Saints qui invite l'Église en pèlerinage sur la terre à anticiper la fête sans fin de la Communauté Céleste, et à raviver l'espérance dans la vie éternelle. Il y a 14 siècles quand le Panthéon, un des plus anciens et célèbres monuments romains fut destiné au culte chrétien et en particulier à la Vierge Marie et à tous les Martyrs: "Sancta Maria ad Martyres." Le temple de toutes les divinités païennes était donc converti à la mémoire de ceux qui, comme le dit le Livre de l'apocalypse, "sont ceux qui viennent de la grande épreuve : ils ont lavé leurs vêtements et les ont blanchis dans le sang de l'Agneau." (Ap 7,14). Par la suite la célébration de tous les martyrs, a été étendue à tous les saints, "une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, de toute nation, race, peuple et langue" (Ap 7,9), comme l'exprime encore saint Jean. Dans cette Année Sacerdotale, j'ai le plaisir de rappeler avec une vénération spéciale les saints prêtres, soit ceux que l'Église a canonisés, en les proposant comme exemple de vertus spirituelles et pastorales; soit ceux, bien plus nombreux, qui sont connus du Seigneur. Chacun de nous conserve la mémoire de quelques uns d’entre eux, qui nous ont aidés à grandir dans la foi et qui nous ont faits ressentir la bonté et la proximité de Dieu.
Demain nous attend la Commémoration annuelle de tous les fidèles défunts. Je voudrais vous inviter à vivre cette occasion selon l’authentique esprit chrétien, c'est-à-dire dans la lumière qui vient du Mystère pascal. Le Christ est mort et ressuscité et il nous a ouvert le passage vers la maison du Père, le Royaume de la vie et de la paix. Celui qui suit Jésus dans cette vie est accueilli là où Il nous a précédés. Alors que nous rendons visite aux cimetières, rappelons-nous que là, dans les tombes, reposent seulement les dépouilles mortelles de nos proches dans l'attente de la résurrection finale. Leur âme comme dit l'Écriture "sont déjà dans les mains de Dieu" (Sag 3,1). Donc la manière la plus efficace de les honorer est de prier pour eux, en offrant des actes de foi d'espérance et de charité. En union dans le Sacrifice eucharistique, nous pouvons intercéder pour leur salut éternel, et expérimenter la plus profonde communion, dans l'attente de nous retrouver tous ensemble, et jouir pour toujours de l'amour qui nous a créés et rachetés.
Chers amis, la communion des saints est belle et consolante! C’est une réalité qui donne une dimension différente à toute notre vie. Nous ne sommes jamais seuls! Nous faisons partie d'une "compagnie" spirituelle dans laquelle règne une grande solidarité: le bien de chacun va à l'avantage de tous et vice versa le bonheur commun se répand sur les individus. C’est un mystère que, d’une certaine façon, nous pouvons expérimenter déjà dans ce monde, dans la famille, dans l'amitié, et tout particulièrement dans la communauté spirituelle de l'Église. Que Marie très Sainte nous aide à marcher rapidement sur le chemin de la sainteté, et se montre Mère de miséricorde pour les âmes des défunts."
Posté le 1 novembre 2009 à 21h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
31 octobre 2009
L'évangélisation avec les nouvelles technologies
A l'occasion de l’Assemblée Plénière du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales, Benoît XVI a déclaré :
"La culture moderne naît, bien avant que les données mêmes de l’existence de nouveaux modes de communication qui utilisent des langages nouveaux, se servent de techniques nouvelles et créent des attitudes psychologiques nouvelles. Tout cela représente un défi pour l’Eglise appelée à annoncer l’Evangile aux hommes du troisième millénaire, en en maintenant inaltéré son contenu, mais en le rendant compréhensible, grâce aussi aux instruments et aux formulations conformes à la mentalité et aux cultures d’aujourd’hui".
Posté le 31 octobre 2009 à 21h03 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
30 octobre 2009
L'encyclique vue par Mgr Schooyans
La salle académique de l'Ulg (350 places) n'a pas suffit à accueillir le 19 octobre le public réuni par l'Union des Etudiants Catholiques de Liège et le Groupe "Ethique sociale" pour un colloque sur l'encyclique Caritas in Veritate. Il a fallu aussi ouvrir une seconde salle, avec liaison vidéo, pour accueillir la foule qui se pressait autour du Premier Ministre belge Herman Van Rompuy, du Vice-Président de la Chambre des Députés italiens Rocco Buttiglione et de Monseigneur Michel Schooyans. Extrait de l'intervention de ce dernier :
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Benoît XVI prend d’abord acte du déclin des idéologies qui ont dominé au cours du XXème siècle. Ce déclin donne cependant souvent lieu à l’essor d’une nouvelle forme d’idéologie dont les racines remontent au scientisme positiviste. De même que pour celui-ci la Science allait répondre à toutes les questions concernant l’homme et sa destinée, de même aujourd’hui beaucoup estiment que les progrès de la technique en général et des techniques particulières vont permettre à l’homme de résoudre tous les problèmes qui se posent à lui. On pense ici, d’abord, à la maîtrise de la vie, à l’eugénisme, à la gestion de la mort, etc.
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On pense également aux nouvelles relations de l’homme à la nature, c’est-à-dire au milieu ambiant. On sait que dans ses premières manifestations, le courant écologique en appelait à la responsabilité de tous pour éviter le gaspillage des matières premières, l’émission de gaz toxiques, l’extinction des espèces menacées, etc. Dans certaines de ses expressions actuelles, le courant écologiste se diffracte en deux tendances préoccupantes. D’une part, on observe un courant tendant à reconnaître aux chercheurs biomédicaux le droit d’intervenir sur l’être humain sans trop se soucier des conséquences que ces interventions pourraient comporter à court et à long terme. D’autre part, un autre courant considère que l’homme devrait se soumettre à la Terre-Mère, Gaïa, au motif qu’il ne serait qu’un produit parmi d’autres d’une évolution purement matérielle.
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Parmi les nouveaux problèmes apparaît également celui du respect de l’identité culturelle des sociétés humaines. Dans beaucoup de pays, cette identité est fréquemment menacée par certains effets pervers de la globalisation, dans les dimensions politique et économique de celle-ci. Ce nivellement culturel est encore favorisé par un usage parfois abusif des techniques nouvelles de communication.
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L’encyclique aborde encore un problème sur lequel peu de moralistes et de bioéthiciens se sont penchés jusqu’à présent. Il s’agit de la question du vieillissement de la population. Un problème qui affecte tous les pays d’Europe, mais qui commence à affecter aussi les autres pays du monde. Dans un tiers de ces pays, la fécondité a tellement baissé que la population ne s’y renouvelle plus.
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Un autre point fort de l’encyclique souligne que, dans une entreprise, la recherche du bien-être social est conciliable avec la recherche du profit. Les échanges et le profit, pour légitimes qu’ils soient, ne suffisent pas à honorer les justes exigences de la morale sociale. D’où la place à faire, dans les rapports sociaux, à la logique du don, sur laquelle le Pape insiste longuement.
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Très remarquée également est l’insistance du Pape sur les petites entreprises bénéficiant de micro-crédits. Le Saint-Père encourage par là de nombreux projets réalisés dans les pays en développement, confirmés par l’expérience, et encouragées par des économistes de réputation mondiale."
Posté le 30 octobre 2009 à 14h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
29 octobre 2009
Benoît XVI encense le Moyen-Âge
Extrait de l'audience générale hier :
"Aujourd'hui, je m'arrête sur une page intéressante de l'histoire, relative à l'essor de la théologie latine au XIIe siècle, qui a eu lieu grâce à une succession providentielle de coïncidences. Dans les pays d'Europe occidentale régnait alors une paix relative, qui assurait à la société développement économique et renforcement des structures politiques, et favorisait une activité culturelle dynamique, notamment grâce aux contacts avec l'Orient. Au sein de l'Eglise, se percevaient les bienfaits de la vaste action connue comme « réforme grégorienne » qui, vigoureusement promue au siècle précédent, avait apporté une plus grande pureté évangélique dans la vie de la communauté ecclésiale, en particulier chez le clergé, et avait restitué à l'Eglise et à la papauté une authentique liberté d'action. En outre, se diffusait un vaste renouveau spirituel, soutenu par le développement important de la vie consacrée : de nouveaux Ordres religieux naissaient et s'étendaient, tandis que ceux qui existaient déjà connaissaient une reprise prometteuse.
Posté le 29 octobre 2009 à 11h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)
28 octobre 2009
Portrait de Benoît XVI
Du journaliste italien Antonio Soci. C'est bien vu :
"[L]a caractéristique la plus frappante de Ratzinger est au contraire la simplicité, l'humilité et l'affabilité amicale. Il était déjà ainsi comme cardinal et je peux en témoigner personnellement. Sa douceur, m'a toujours donné l'impression de l'enfance évangélique et il est extrêmement rare de la trouver chez les grands intellectuels, comme il l'est réellement. [...]
Dans sa conduite ou dans ses discours publics, dans ses années de formation universitaire, dans ses livres, ses conférences, il n'y a jamais la moindre trace d'arrogance intellectuelle (typique des milieux universitaires) ou de fierté et d'intolérance. Au lieu de cela, Joseph Ratzinger est un homme très accueillant, bon : il tend toujours la main la plus fraternelle et paternelle, même à ses détracteurs [...]. La défense de la vérité à travers sa charité est sa marque [...]. En aucune circonstance, Ratzinger n'a exprimé des paroles dures envers les gens. Pourtant, il ne recule jamais - avec douceur - pour défendre la foi catholique, professer la vérité et en donner les raisons. Parce qu'il a toujours eu une foi inébranlable dans le «logos», la raison de tous les êtres humains, quelles que soient leurs convictions, donc, dans la possibilité de compréhension et de dialogue, lorsqu'elle n'est pas entravée par des préjugés ou l'idéologie. C'est pourquoi il aime écouter et étudier les arguments des autres ou leurs objections, avec un profond respect et un grand amour pour la poursuite de la vérité. Franchement, c'est une rareté dans le paysage intellectuel. Peut-être parce qu'il est profondément chrétien et se sent solidaire avec tous les hommes, jamais - dans ses livres - il n'exprime de dédain envers quiconque. Encore moins porte-t'il des jugements tranchants, comment nous aimons à le faire dans les journaux, au kilo!"
Posté le 28 octobre 2009 à 12h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
27 octobre 2009
"Benoît XVI veut qu'il n'y ait plus de schisme"
C'est l'avis de Marc Agostino, historien des religions, interrogé dans Sud-Ouest :
"[Le Pape] veut ramener les traditionalistes au sein de l'Église catholique, comme il essaie d'intégrer, dans une sorte de communauté fédérée, l'Église maronite et les dissidents de l'Église anglicane. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard s'il va béatifier le 2 mai 2010, dans la cathédrale de Birmingham, le cardinal John Henry Newman, un ecclésiastique britannique converti au catholicisme en 1845 et qui fut un théologien très important."
Posté le 27 octobre 2009 à 13h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)
22 octobre 2009
L'homme trouve plus facilement Dieu «avec la prière qu'avec la discussion»
Extrait de l'Angélus d'hier sur Saint Bernard de Clairvaux :
"pour Bernard, la véritable connaissance de Dieu consiste dans l'expérience personnelle et profonde de Jésus Christ et de son amour. Et cela, chers frères et sœurs, vaut pour chaque chrétien : la foi est avant tout une rencontre personnelle, intime avec Jésus, et doit faire l'expérience de sa proximité, de son amitié, de son amour, et ce n'est qu'ainsi que l'on apprend à le connaître toujours plus, à l'aimer et le suivre toujours plus. Que cela puisse advenir pour chacun de nous ! [...]
Ces réflexions, caractéristiques d'un amoureux de Jésus et de Marie comme saint Bernard, interpellent aujourd'hui encore de façon salutaire non seulement les théologiens, mais tous les croyants. On prétend parfois résoudre les questions fondamentales sur Dieu, sur l'homme et sur le monde à travers les seules forces de la raison. Saint Bernard, au contraire, solidement ancré dans la Bible, et dans les Pères de l'Eglise, nous rappelle que sans une profonde foi en Dieu alimentée par la prière et par la contemplation, par un rapport intime avec le Seigneur, nos réflexions sur les mystères divins risquent de devenir un vain exercice intellectuel, et perdent leur crédibilité. La théologie renvoie à la « science des saints », à leur intuition des mystères du Dieu vivant, à leur sagesse, don de l'Esprit Saint, qui deviennent un point de référence de la pensée théologique. Avec Bernard de Clairvaux, nous aussi nous devons reconnaître que l'homme cherche mieux et trouve plus facilement Dieu « avec la prière qu'avec la discussion »."
Posté le 22 octobre 2009 à 10h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
19 octobre 2009
Le Christianisme a joué un rôle de premier plan dans la construction des valeurs de l'Europe
Le Saint-Père a reçu ce matin le Représentant de la Commission des Communautés européennes près le Saint-Siège. Il a prononcé un discours extraordinaire, parfaitement clair et compréhensible. Mais sera t-il entendu? Extraits :
"Vous venez de définir, Monsieur l'Ambassadeur, la réalité de l'Union européenne comme « une zone de paix et de stabilité qui réunit 27 États avec les mêmes valeurs fondamentales ». C'est une heureuse présentation. Il est juste cependant de relever que l'Union européenne ne s'est pas dotée de ces valeurs, mais que ce sont plutôt ces valeurs partagées qui l'ont fait naître et qui ont été comme la force de gravitation qui a attiré vers le noyau des Pays fondateurs les différentes Nations qui l'ont successivement rejointe au fil du temps. Ces valeurs sont le fruit d'une longue et sinueuse histoire dans laquelle, nul ne le niera, le Christianisme a joué un rôle de premier plan.
L'égale dignité de tous les êtres humains, la liberté de l'acte de foi comme racine de toutes les autres libertés civiques, la paix comme élément décisif du bien commun, le développement humain - intellectuel, social et économique - en tant que vocation divine (cf. Caritas in Veritate, n. 16-19) et le sens de l'Histoire qui en découle sont autant d'éléments centraux de la Révélation chrétienne qui continuent de modeler la civilisation européenne. Lorsque l'Église rappelle les racines chrétiennes de l'Europe, elle n'est pas en quête d'un statut privilégié pour elle-même. Elle veut faire œuvre de mémoire historique en rappelant d'abord une vérité - de plus en plus passée sous silence - à savoir l'inspiration décisivement chrétienne des Pères fondateurs de l'Union européenne. Plus profondément, elle désire manifester aussi que le socle de valeurs provient principalement de l'héritage chrétien qui continue encore aujourd'hui de le nourrir.
Ces valeurs communes ne constituent pas un agrégat anarchique ou aléatoire, mais elles forment un ensemble cohérent qui s'ordonne et s'articule, historiquement, à partir d'une vision anthropologique précise.
L'Europe peut-elle omettre le principe organique originel de ces valeurs qui a révélé à l'homme à la fois son éminente dignité et le fait que sa vocation personnelle l'ouvre à tous les autres hommes avec qui il est appelé à ne constituer qu'une seule famille ? Se laisser aller à cet oubli, n'est-ce pas s'exposer au risque de voir ces grandes et belles valeurs entrer en concurrence ou en conflit les unes avec les autres ? Ou bien encore celles-ci ne risquent-elles pas d'être instrumentalisées par des individus et des groupes de pression désireux de faire valoir des intérêts particuliers au détriment d'un projet collectif ambitieux - que les européens attendent - ayant le souci du bien commun des habitants du Continent et de l'ensemble de notre monde ?
Ce danger est d'ores et déjà perçu et dénoncé par nombre d'observateurs appartenant à des horizons très divers. Il est important que l'Europe ne laisse pas son modèle de civilisation se défaire, pan par pan. Son élan originel ne doit pas être étouffé par l'individualisme ou par l'utilitarisme. Les immenses ressources intellectuelles, culturelles, économiques du continent continueront de porter du fruit si elles demeurent fécondées par la vision transcendante de la personne humaine qui constitue le trésor le plus précieux de l'héritage européen. Cette tradition humaniste, dans laquelle se reconnaissent beaucoup de familles de pensée très différentes parfois, rend l'Europe capable d'affronter les défis de demain et de répondre aux attentes de la population. Il s'agit principalement de la quête du juste et délicat équilibre entre l'efficacité économique et les exigences sociales, de la sauvegarde de l'environnement, et surtout de l'indispensable et nécessaire soutien à la vie humaine depuis la conception jusqu'à la mort naturelles et à la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme.
L'Europe ne sera réellement elle-même que si elle sait conserver l'originalité qui a fait sa grandeur et qui est susceptible de faire d'elle, demain, un des acteurs majeurs dans la promotion du développement intégral des personnes que l'Église catholique considère comme l'unique voie susceptible de remédier aux déséquilibres présents de notre monde. Pour toutes ces raisons, Monsieur l'Ambassadeur, le Saint-Siège suit avec respect et grande attention l'activité des Institutions européennes, souhaitant que celles-ci, par leur travail et leur créativité, honorent l'Europe qui est plus qu'un continent, mais une « maison spirituelle » (cf. Discours aux Autorités civiles et au Corps diplomatique, Prague, 26 septembre 2009). L'Église désire « accompagner » la construction de l'Union européenne. C'est pourquoi elle se permet de lui rappeler quelles sont les valeurs fondatrices et constitutives de la société européenne afin qu'elles puissent être promues pour le bien de tous".
Posté le 19 octobre 2009 à 15h44 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)
La souveraineté du Christ dans le monde
Extrait du message du Saint-Père avant l'Angélus hier :
"Au mois d'octobre, spécialement en ce dimanche, l'Eglise universelle met en relief sa vocation missionnaire. Guidée par l'Esprit Saint, elle sait qu'elle est appelée à poursuivre l'œuvre de Jésus en annonçant l'Evangile du Royaume de Dieu qui « est justice, paix et joie dans l'Esrit Saint » (Rm 14,17). Ce Royaume est déjà présent dans le monde comme une force d'amour, de liberté, de solidarité, de respect de la dignité de tout homme, et la communauté ecclésiale se sent poussée dans son cœur par l'urgence de travailler afin que la souveraineté du Christ se réalise pleinement.
Tous ses membres et toutes ses articulations coopèrent à ce projet, selon les différents états de vie et charismes. En cette Journée missionnaire mondiale, je veux rappeler les missionnaires hommes et femmes - prêtres, religieux, religieuses et bénévoles laïcs - qui consacrent leur existence à apporter l'Evangile au monde, en affrontant aussi des embarras et des difficultés, et parfois jusqu'à des persécutions proprement dites."
Posté le 19 octobre 2009 à 08h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
18 octobre 2009
La musique, langue universelle
Hier, à l'issue d'un concert au piano offert dans la salle Paul VI par l'Académie de piano d'Imola, 20 ans après sa fondation, Benoît XVI a déclaré :
"Ce concert nous a permis, encore une fois, de profiter de la beauté de la musique, langage spirituel et donc universel, véhicule plus que jamais adapté à la compréhension et à l'union entre les personnes et les peuples. La musique fait partie de toutes les cultures et, pourrait-on dire, accompagne toute expérience humaine, de la douleur au plaisir, de la haine à l'amour, de la tristesse à la joie, de la mort à la vie. Nous voyons comment, au fil des siècles et des millénaires, la musique a toujours été utilisée pour donner forme à ce qu'on ne réussit pas à faire avec des mots, susciter des émotions difficiles à communiquer sinon.
Ce n'est donc pas un hasard si toutes les civilisations ont accordé de l'importance et de la valeur à la musique dans ses différentes formes et expressions. La musique, la grande musique, détend l'esprit, suscite des émotions profondes et invite presque naturellement à élever l'esprit et le cœur vers Dieu dans toutes les situations, aussi bien joyeuses que tristes, de l'existence humaine.
La musique peut devenir prière."
Posté le 18 octobre 2009 à 18h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
16 octobre 2009
Le best seller italien est...
Caritas in Veritate, dont les 600 000 exemplaires ont été tout de suite épuisés. Spe Salvi a été vendu à 1 200 000 exemplaires en 2 mois en Italie.
Et les autres livres du Cardinal Ratzinger / Pape Benoît XVI (178 titres sont également des succès de librairie. Bref, l'édition catholique italienne a fait cette dernière année un grand bond en avant, enregistrant 26,7% de ventes en plus.
Posté le 16 octobre 2009 à 17h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
11 octobre 2009
Autorité politique mondiale et civilisation de l'Amour
Lu dans L'Homme Nouveau du 10 octobre :
"Animal social et politique en même temps que religieux, l’homme est un être essentiellement familial : la famille est (dans l’ordre de genèse) la première des sociétés naturelles, «l’élément naturel et fondamental de la société» (déclaration des droits de 1948). Mais la famille est une société dite «imparfaite» en philosophie, car elle ne possède pas en elle tous les moyens nécessaires pour atteindre sa propre fin : c’est pourquoi les familles s’unissent pour former la société politique par dessus les diverses communautés de travail et de culture. Il existe, en effet, deux sociétés « parfaites », non pas par la perfection de leurs membres toujours pécheurs, mais au sens où elles permettent à l’homme et aux familles de s’accomplir dans deux ordres (temporel et spirituel) distincts mais unis : la société politique et l’Église catholique.
L’Église universelle est une société hiérarchique simple, au sens où elle se compose immédiatement de personnes individuelles. La société politique est complexe ou organique au sens où elle est composée immédiatement d’autres sociétés (familles ou corps intermédiaires entre la famille et l’État) et médiatement d’individus : c’est une société naturelle (temporelle) de familles, alors que l’Église est une société surnaturelle (spirituelle) de personnes. Cette complexité de la société politique, mue par les principes conjoints de subsidiarité et de totalité, rend sa souveraineté plus difficile à situer ou à cerner que pour l’Église. [...]
Selon une inspiration déjà ébauchée par ses prédécesseurs (depuis Pie XI), Benoît XVI, dans sa dernière encyclique Caritas in veritate, vient repousser les limites de cette souveraineté par une unité sociale supérieure qui constituerait la société politique parfaite des États. [...] Étant donné l’évolution du monde et de l’humanité, peut-on dire qu’il n’existe plus, de nos jours, de société parfaite temporelle au sens strict du mot ? C’est, semble-t-il, le constat du Pape qui propose d’en constituer une au niveau international et du bien commun mondial, pour satisfaire notamment au principe de solidarité et de la destination universelle des biens par le moyen naturel de la subsidiarité et la leçon des talents. Pour atteindre le bien intégral de l’homme (tout l’homme et tous les hommes), sont aujourd’hui nécessaires des biens et des relations en nombre accru, sur lesquels un État seul ne peut compter, ne pouvant se suffire à lui-même. Mais de même qu’il existe «une compétence primordiale des familles par rapport à l’État» (n. 44), on doit analogiquement inférer une compétence primordiale des États (une souveraineté propre, relative, jouissant suffisamment de moyens pour obtenir dignement et adéquatement sa fin) par rapport à cette autorité politique supérieure. Familles et nations, d’abord !
Dans le contexte actuel du mondialisme, de l’économisme et de la culture de mort, cela peut paraître bien théorique sinon abstrait, voire utopique. Cela se tient en tout cas au plan des principes de la doctrine sociale de l’Église et permet d’apercevoir ce que pourrait être la nouvelle chrétienté, « la civilisation de l’amour», si les deux internationales savaient se réunir sous la double et unique loi divine : la loi naturelle et la loi d’Amour."
Posté le 11 octobre 2009 à 19h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
La minorité créative catholique : le sel de la terre
Lu dans Monde & Vie, cette courte et percutante réflexion suite au voyage de Benoît XVI en République Tchèque :
"A tous les chrétiens tchèques, qui pourraient être saisis par le doute, depuis l’avion qui l’emmène de l’aéroport de Ciampino à Pragues, Benoît XVI martèle sereinement :
"Ce sont des minorités créatives qui déterminent l’histoire. En ce sens, l’Église catholique doit être considérée comme une minorité créative, avec un héritage de valeurs qui ne sont pas dépassées !"
Ce message, dans sa crudité et sa franchise est vraiment très nouveau. Il pourrait bien caractériser non seulement ce voyage de trois jours mais tout un pontificat. [...] Benoît XVI, lui, a conscience de faire partie d’une Eglise minoritaire dans un monde qui souvent l’exclut par principe et refuse de la reconnaître. Ce n’est pas un hasard s’il a voulu appeler son grand livre d’entretiens Le sel de la terre. Selon la parabole évangélique, il voit les chrétiens non pas d’abord d’un point de vue quantitatif comme les militants innombrables [...] mais plutôt selon la parabole évangélique, comme la petite poignée qui donne goût à toute la pâte humaine, en se singularisant sans crainte. «Seules de petites minorités résistent» écrivait de son côté René Girard. [...] Fini le mirage du nombre ! Ce qui compte, chez les personnes qui s’engagent, c’est la qualité de la foi et la puissance de l’espérance."
Posté le 11 octobre 2009 à 19h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
Le secret de l'action de Benoît XVI
De Guy Baret, auteur d'un Plaidoyer pour Benoît XVI, interrogé dans Monde & Vie :
"Le pape n’est pas « malin », il n’a pas de stratégie astucieuse, il entend seulement être fidèle à la lourde charge reçue. Pour le comprendre, deux déclarations disent sa vérité profonde :
«Depuis que j’ai compris que je n’ai à craindre que le jugement de Dieu, je n’ai plus peur»
et encore :
«L’Eglise peut précisément être moderne en étant antimoderne, en s’opposant à l’opinion commune».
Tel est le « secret » de son action…"
Posté le 11 octobre 2009 à 19h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
09 octobre 2009
La fondatrice d'EWTN récompensée par le chef de l'Eglise
Et pendant que les grands de ce monde honorent l'un des promoteurs de l'avortement, le 5 octobre, Benoît XVI a accordé à Mother Angelica la fondatrice d’Eternal Word Television Network (EWTN), la médaille Pro Ecclesia et Pontifice qui est le plus insigne honneur qu’un Souverain Pontife puisse rendre à un laïc ou à un religieux.
Elle avait créé cette chaîne derrière son monastère, dans un garage qui servait de studio en 1980. EWTN est le fer de lance médiatique du mouvement pro-vie aux Etats-Unis.
Posté le 9 octobre 2009 à 13h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
08 octobre 2009
Le tourisme sexuel face à la Doctrine sociale de l'Eglise
Benoît et moi nous rappelle ce passage de l'encyclique (n°61) dans laquelle le Pape condamne non seulement le tourisme sexuel mais aussi le silence des gouvernements :
"[Le] tourisme international [...] peut constituer un facteur notable de développement économique et de croissance culturelle, mais qui peut aussi se transformer en occasion d’exploitation et de déchéance morale. La situation actuelle offre des opportunités uniques pour que les aspects économiques du développement, c’est-à-dire les mouvements de fonds et la création au niveau local d’entreprises d’importance significative, arrivent à être associés aux aspects culturels, au nombre desquels l’aspect éducatif figure en premier lieu. Cela se réalise en de nombreux cas, mais en bien d’autres le tourisme international est un facteur contre-éducatif aussi bien pour le touriste que pour les populations locales. Ces dernières sont souvent confrontées à des comportements immoraux ou même pervers, comme c’est le cas du tourisme dit sexuel, pour lequel tant d’êtres humains sont sacrifiés, même à un jeune âge. Il est douloureux de constater que cela se produit souvent avec l’aval des gouvernements locaux, avec le silence de ceux d’où proviennent les touristes et avec la complicité de nombreux opérateurs de ce secteur. Même si l’on n’atteint pas toujours de tels excès, le tourisme international est vécu, bien souvent, dans un esprit de consommation et de manière hédoniste; il est vu comme une évasion, avec des modes d’organisation spécifiques aux pays de provenance, de sorte qu’il ne favorise en rien une rencontre véritable entre personnes et cultures."
Posté le 8 octobre 2009 à 14h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
06 octobre 2009
Le développement humain : ONU vs Benoît XVI
Le PNUD vient de désigner la Norvège vainqueur du classement du développement humain. Un petit détour sur le site de l'Unesco permet de voir que le PNUD dénie ouvertement toute référence aux "anciens" (entendez Platon, Saint Thomas d'Aquin) dans sa vision de l'homme et de son développement et se réfère quasi-exclusivement au bien-être de l'homme dans la petite sphère qu'il se sera choisie.
Les critères qui ont placé la Norvège en tête sont : l'espérance de vie à la naissance, le taux d'alphabétisation de la population et le Produit intérieur brut (PIB) par habitant en termes de parité du pouvoir d'achat (PPA) calculé en dollars américains.
Notez l'espérance de vie "à la naissance" : l'avortement qui tue 16 000 enfants par an en Norvège pour une population de 4 700 000 d'habitants est libre jusqu'à 12 semaines et gratuit.
Ce pays est en-dessous du seuil de renouvellement des générations depuis plus de 30 ans et l'immigration depuis de nombreuses années assure plus de la moitié des naissances.
Enfin, il y a plus de musulmans que de catholiques en Norvège. Sans évoquer son taux de natalité brut en chute libre, ses courbes inversées des mariages et divorces, voilà qui dénotent de grands changements passés et à venir...
C'est ça le pays qui détient le meilleur développement humain?
Benoît XVI écrit dans sa dernière encyclique :
"Les projets en vue d’un développement humain intégral ne peuvent donc ignorer les générations à venir, mais ils doivent se fonder sur la solidarité et sur la justice intergénérationnelles, en tenant compte de multiples aspects: écologique, juridique, économique, politique, culturel (...)
Un des aspects les plus évidents du développement contemporain est l’importance du thème du respect de la vie, qui ne peut en aucun cas être disjoint des questions relatives au développement des peuples (...)
La conception des droits et des devoirs dans le développement est mise à l’épreuve de manière dramatique par les problématiques liées à la croissance démographique. Il s’agit d’une limite très importante pour le vrai développement, parce qu’elle concerne les valeurs primordiales de la vie et de la famille (...)
En revanche, des nations, un temps prospères, connaissent à présent une phase d’incertitude et, dans certains cas, de déclin à cause de la dénatalité qui est un problème crucial pour les sociétés de bien-être avancé. La diminution des naissances, parfois au-dessous du fameux « seuil de renouvellement », met aussi en difficulté les systèmes d’assistance sociale, elle en augmente les coûts, réduit le volume de l’épargne et, donc, les ressources financières nécessaires aux investissements, elle réduit la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée, elle restreint la réserve des « cerveaux » utiles pour les besoins de la nation".
Posté le 6 octobre 2009 à 08h28 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
05 octobre 2009
La visite du Pape en République tchèque vue autrement
Le blog "Benoît et moi" nous gratifie d'un article d'un catholique tchèque. Un regard très intéressant qui met en exergue les choix très précis et très judicieux du Saint Père vis-à-vis de la situation de l'Eglise locale qu'il connaît parfaitement et dans un pays dont il a étudié l'histoire et la culture :
"Il y avait beaucoup de symbolisme, que les étrangers ne peuvent comprendre.
Par exemple, le premier endroit où le pape est allé (à sa propre demande), l'église de Notre-Dame de la Victoire, est L'EGLISE en majuscules - le symbole de la "re-catholisation" (ndt: pardon pour le barbarisme, mais le contexte l'impose) du pays .
En 1620, les catholiques ont vaincu les protestants de Prague et cette Église particulière a été nommée d'après cette victoire. Un père Général des Carmes, le Père Dominic Maria, ayant trouvé dans le sud de la Bohême une peinture de la Vierge vandalisée par les protestants (ils avaient effacé le visage de Marie et les yeux de l'enfant Jésus), la prit et la montra aux généraux de l'armée catholique avant la bataille de la Montagne Blanche. Il leur demanda de lancer l'attaque et les assura de l'aide du Seigneur. L'armée attaqua, remporta la bataille et les carmes devirent responsables de l'église... Ferdinand II, roi catholique de Bohême, punit les rebelles protestants (qui commencèrent la guerre de Trente Ans) et les expulsa du pays.
En 1918, après l'effondrement de l'empire des Habsbourg, les Tchèques ont voulu prendre leurs distances avec le passé, et soutinrent l'Eglise hussite tchèque. La majorité de la population resta catholique, mais l'historiographie "politiquement correcte" de l'école devint: «Nous sommes un pays hussite, autrefois, les catholiques étaient les méchants."
Encore aujourd'hui, à l'école, on pratique une lavage de cerveau, même si la majorité des croyants sont catholiques - les protestants sont très peu nombreux (...)".
Posté le 5 octobre 2009 à 02h54 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
04 octobre 2009
Benoît XVI et le mariage
Ce matin, lors de l'homélie de la messe du synode africain, le Pape a parlé du mariage à la lumière de la lecture tirée de la Genèse et de "l'exégèse ô combien approfondie de ce texte biblique" de son prédecesseur Jean-Paul II :
"Aujourd'hui, en nous le proposant justement à l'ouverture du synode, la liturgie nous offre la lumière surabondante de la vérité révélée et incarnée dans le Christ, avec laquelle on peut considérer la thématique complexe du mariage dans le contexte ecclésial et social africain.
Sur cet autre point cependant, je voudrais brièvement offrir une suggestion qui précède toute réflexion et toute indication de type moral, et qui est lié encore au primat du sens du sacré et de Dieu.
Le mariage, tel que la Bible nous le présente, n'existe pas en dehors de la relation avec Dieu. La vie conjugale entre l'homme et la femme, et donc de la famille qui en découle, est inscrite dans la communion avec Dieu et, à la lumière du Nouveau Testament, elle devient une icône de l'Amour trinitaire et le sacrement de l'union du Christ avec l'Église".
Tout simplement magnifique.
Posté le 4 octobre 2009 à 22h57 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)
Le Pape rappelle ce qu'est un synode
A l'occasion de l'Angelus qui intervient au cours du Synode pour l'Afrique, Benoît XVI a magistralement rappelé ce qu'était un synode et par la même occasion l'importance de la prière, le rôle de chacun et où se situe l'autorité de l'Eglise :
"Le Synode constitue toujours une expérience ecclésiale intense, une expérience de responsabilité pastorale collégiale vis-à-vis d'un aspect spécifique de la vie de l'Eglise, ou, comme dans ce cas, d'une partie du peuple chrétien déterminée en fonction de l'aire géographique.
Le pape et ses plus stricts collaborateurs se réunissent avec les Membres désignés de l'Assemblée, avec les Experts et les Auditeurs, pour approfondir le thème choisi. Il est important de souligner qu'il ne s'agit pas d'un congrès d'étude ni d'une assemblée programmatique. Si l'on écoute des interventions magistrales, si l'on se concerte en groupes, nous savons bien que nous ne sommes pas les protagonistes : c'est le Seigneur, son Esprit Saint qui guide l'Eglise. La chose la plus importante pour tous est d'écouter : s'écouter les uns les autres et, tous ensemble, écouter ce que le Seigneur veut nous dire. C'est pourquoi le synode se déroule dans un climat de foi et de prière, en obéissance religieuse à la Parole de Dieu.
Il revient au Successeur de Pierre de convoquer, de guider les Assemblées synodales, de recueillir ce qui est ressorti des travaux et d'offrir ensuite des indications pastorales opportunes".
Posté le 4 octobre 2009 à 21h02 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
02 octobre 2009
ObamaCare : le pape met en garde l'ambassadeur des Etats-Unis
Le Saint-Père a reçu aujourd'hui les lettres accréditant les nouvel ambassadeur des Etats-Unis près le Saint-Siège, M.Miguel Humberto Días. Dans son discours au nouvel Ambassadeur des Etats-Unis, le Pape a déclaré que
"le vrai progrès, comme insiste la doctrine sociale de l'Eglise, doit être intégral et humain; il ne peut pas nier la vérité sur l'être humain et doit toujours tendre à son bien authentique... la vision religieuse et l'imagination religieuse ne limitent pas mais enrichissent le discours politique et éthique".
"la crise de nos démocraties modernes exige un engagement dans le dialogue de raison sur le discernement des politiques prudentes et justes qui respectent la nature et la dignité de l'homme. L'Eglise aux Etats-Unis contribue à ce discernement, en particulier, par la formation des consciences et par son apostolat éducatif".
A propos de l'ObamaCare, il a évoqué la nécessité d'un
"discernement clair en lien avec les thèmes qui touchent à la protection de la dignité humaine et au respect du droit inaliénable à la vie depuis le moment de la conception jusqu'à la mort naturelle, ainsi qu'à la protection du droit à l'objection de conscience de la part du personnel de la santé et de tous les citoyens en général".
Posté le 2 octobre 2009 à 15h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
01 octobre 2009
Le Pape ira à Chypre en juin 2010
"Incredible..." c'était le mot de Benoît XVI en 2006 lorsqu'il découvrit en photos les destructions d'églises chypriotes par les Turcs. Et Dieu sait s'il y en a eu...
En 2007, le Pape signait une déclaration commune avec l'archevêque orthodoxe de Chypre Chrysostomos II qui évoque les tensions à Chypre et qui réaffirme les racines chrétiennes de l'Europe.
En 2009, le Pape recevait pour la première fois le président de la République de Chypre, Demetris Christofias. Il a encouragé les négociations en vue de la réunification de l’île de Chypre. De plus :
"Le président Christofias a abordé la question sensible des conditions dans laquelle se trouvent de nombreuses églises, monastères et édifices chrétiens dans le Nord de l’île, occupée par la Turquie. L’islamisation de la partie nord de l’île a provoqué la destruction de tout ce qui était chrétien. De nombreuses églises orthodoxes, mais aussi maronites et arméniennes, ont été transformées par les forces d’occupation en entrepôts militaires, étables, discothèques, mosquées. L’église Sainte-Anastasie, près du village de Lapithos, a été transformée en hôtel avec piscine et casino".
Et ce n'est pas tout... sans aborder la question de l'esclavage dans la partie nord de Chypre.
En juin 2010, le Pape se rendra dans un pays dont il connaît parfaitement la situation. La Turquie sera sans aucune doute à l'affût. Nous aussi.
Posté le 1 octobre 2009 à 22h28 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)
Aujourd'hui, Sainte Thérèse
En quittant Castel Gondolfo, le Saint Père a évoqué Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face. Docteur de l'Eglise, Patronne des missions et Patronne secondaire de la France :
"[elle] montre que seule la Parole accueillie et concrètement appliquée est source de vie nouvelle. Dans une société largement imprégnée de rationalisme et de matérialisme, par sa petite voie qui touche à l'essence des choses, la petite Thérèse répond encore aux grandes questions de la vie".
Posté le 1 octobre 2009 à 15h47 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)
Bonne lecture Monsieur le Président
Le chef de l'Etat recevra demain après-midi une délégation du Conseil des conférences épiscopales d'Europe, dont la réunion plénière se tient jusqu'à samedi à Paris. A cette occasion, son président, le cardinal Peter Erdo, archevêque de Budapest, remettra à Nicolas Sarkozy un exemplaire de l'encyclique Caritas in veritate, dédicacée par Benoît XVI.
Posté le 1 octobre 2009 à 13h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
30 septembre 2009
La mission de la République Tchèque en Europe
Le pape Benoît XVI a affirmé mercredi que son voyage en République tchèque était à la fois un "pèlerinage" et une "mission", lors de l'audience générale place Saint-Pierre :
"Il s'est agi d'un véritable pèlerinage et, en même temps, d'une mission au coeur de l'Europe: un pèlerinage car la Bohême et la Moravie sont une terre de foi et de sainteté depuis plus d'un millénaire, une mission car l'Europe a besoin de retrouver les fondements solides de son espérance en Dieu et dans son amour".
"Ce voyage m'a permis de rendre visite à un peuple et une Eglise aux profondes racines historiques et religieuses et de les inviter au courage pour construire le présent et l'avenir de l'Europe et de l'humanité".
Déclaration qui n'est pas anodine quand on sait que Vaclav Klaus refuse de ratifier le traiter de Lisbonne.
Posté le 30 septembre 2009 à 13h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
François Fillon sera reçu par le Pape
... le 10 octobre.
Posté le 30 septembre 2009 à 12h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)
Intention de prière du Pape pour octobre
Les intentions de prière de Benoît XVI pour le mois d'octobre sont les suivantes :
Intention générale :
"Pour que le Dimanche soit vécu comme étant le Jour où les chrétiens se réunissent pour célébrer le Seigneur Ressuscité, en participant à la Table de l’Eucharistie."
Intention missionnaire :
"Pour que tout le Peuple de Dieu, auquel a été confié par le Christ le mandat d’aller et de prêcher l’Evangile à toutes les créatures, assume avec générosité sa propre responsabilité missionnaire, et la considère comme le plus grand service qu’il peut offrir à l’humanité."
Posté le 30 septembre 2009 à 12h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
"Quand l'Europe écoute l'histoire du Christianisme, elle entend sa propre histoire"
Lors d'une rencontre avec les différentes communautés chrétiennes de République tchèque, le dimanche 27 septembre à Prague, Benoît XVI a souhaité que les chrétiens se rassemblent "pour rappeler à l'Europe ses racines" :
"Quand l'Europe écoute l'histoire du Christianisme, elle entend sa propre histoire. Sa notion de justice, de liberté et de responsabilité sociale, en même temps que les institutions culturelles et juridiques établies pour préserver ces idées et les transmettre aux générations futures, sont modelées par l'héritage chrétien. En vérité, sa mémoire du passé anime ses aspirations pour l'avenir.
Dans cette perspective, nous comprenons plus clairement pourquoi les chrétiens sont tenus de se rassembler pour rappeler à l'Europe ses racines. Ce n'est pas parce que ces racines se seraient depuis longtemps desséchées. Tout au contraire ! C'est parce qu'elles continuent - de façon discrète mais néanmoins fructueuses - à alimenter le continent d'une sève spirituelle et morale qui lui permet d'entrer dans un dialogue constructif avec les hommes appartenant à d'autres cultures et à d'autres religions".
Posté le 30 septembre 2009 à 02h23 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)
29 septembre 2009
Les nouveaux medias au service de l'évangélisation
"Le prêtre et la pastorale dans le monde numérique. Les nouveaux medias au service de la Parole", tel est le thème du message pour la prochaine Journée mondiale des communications sociales (24 janvier 2010, fête de saint François de Sales, patron des journalistes). Le Pape y invite
"les prêtres tout particulièrement, dans le cadre de l'Année Sacerdotale à envisager les nouveaux médias comme une aide à leur ministère et au service de la Parole. Il les encourage aussi à relever le défi de la culture digitale. Utilisés correctement ces medias nouveaux peuvent offrir aux prêtres et aux autres agents pastoraux une ressource en données difficile d'accès autrement, et faciliter certaines formes de collaboration et d'enrichissement de la communion, jusqu'ici impensables. S'ils sont utilisés avec sagesse, avec l'aide d'experts de la communication, ces médias peuvent être un instrument efficace d'évangélisation authentique et de communion pour les prêtres".
Posté le 29 septembre 2009 à 17h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
Vaclav Klaus honore Benoît XVI
Le président tchèque, honni par nos élites européistes et climatiques, a réservé un accueil exceptionnel à Benoît XVI :
"il l'a accompagné à chacune des étapes du voyage (je ne voudrais pas faire de comparaison avec la France, le moment n'est pas à la polémique, mais quand même...). Qu'il a mis à sa disposition, geste de courtoisie vraiment extraordinaire, son propre avion présidentiel, pour son déplacement à l'intérieur du pays, mais aussi pour le voyage de retour vers l'Italie. Et surtout, qu'au moment du départ, il a adressé un discours en italien (autre marque insigne de courtoisie, et exercice nullement évident si l'on considère l'écart entre les langues slaves et les langues latines), mémorable [...] :
"Votre Sainteté, Permettez-moi avant tout de vous remercier au nom de notre pays tout entier pour votre visite mémorable. Votre séjour dans notre pays, le message que vous nous avez apporté de manière si convaincante, votre appel à la compréhension mutuelle, à la tolérance, à la paix, à l'importance de la raison, de la foi et des principes éthiques, a été transmis de manière claire, et nous l'avons compris. Nous nous en souviendrons et nous le garderons longtemps à l'esprit. Vous nous avez apporté - pour reprendre vos paroles - une nouvelle espérance! Votre grande foi, votre courage dans l'expression d'opinions qui ne sont pas toujours politiquement correctes et partagée par tous, votre engagement en faveur des idées et des principes fondamentaux de notre civilisation et du christianisme sont ici pour nous donner à tous un exemple et pour nous encourager. Des dizaines de milliers de citoyens tchèques et des gens des pays voisins ont eu l'occasion extraordinaire de vous voir en personne, des millions de personnes vous ont suivi heure après heure pendant ces trois jours à la télévision. Je peux certainement dire - dans la conviction que ce n'est pas seulement mon opinion personnelle - que votre visite a été fructueuse et aura un effet durable. Ont été renforcées les relations entre la République tchèque et l'État de la Cité du Vatican: Je suis heureux de dire qu'elles sont très bonnes. Je suis convaincu qu'elles le seront aussi à l'avenir. Votre Sainteté, les trois jours qui viennent de s'achever ont été remplis d'évènements, d'expériences, de moments inoubliables. Nous aimerions vous garder plus longtemps, mais nous respectons vos autres engagements. Nous vous souhaitons une bonne santé, et beaucoup d'énergie, afin que vous puissiez continuer votre mission si importante. Merci pour votre visite."
Posté le 29 septembre 2009 à 09h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)
Visite d'importance pour Benoît XVI
Le Pape recevra le 1er octobre le président du Pakistan à Castel Gondolfo. Asif Ali Zardari a pris ses fonctions il y a un an. Depuis, les chrétiens pakistanais sont victimes de nombreuses persécutions (tapez "Pakistan" dans notre moteur de recherche dans la colonne de gauche).
Début août, les musulmans s'étaient déchaînés contre un village catholique sous le faux prétexte de la "profanation" d'un coran par un jeune du village. 7 chrétiens ont péri dans cette furie.
Posté le 29 septembre 2009 à 08h11 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)
28 septembre 2009
S'ouvrir à la beauté pour construire le monde
Extrait du discours du Pape lors de la cérémonie de départ, après avoir souhaité une bonne fête au Président Vaclav Klaus :
"Plus que tout, j’ai eu la grande joie de rencontrer les jeunes, de les encourager à bâtir sur les meilleures traditions du passé de cette nation, en particulier sur son héritage chrétien. Selon un adage attribué à Franz Kafka, «Quiconque demeure capable de voir la beauté ne devient jamais vieux» (Gustav Janouch, Conversations avec Kafka). Si nos yeux demeurent ouverts à la beauté de la création de Dieu et nos esprits ouverts à la beauté de sa vérité, alors nous pouvons espérer rester vraiment jeunes et construire un monde qui reflète de quelque manière cette beauté divine, et aider les générations futures à faire de même."
Posté le 28 septembre 2009 à 21h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
Seul Jésus-Christ rend vraiment heureux
Après la messe, le Pape s'est adressé spécialement aux jeunes :
"Chers amis, il n’est pas difficile de constater que chaque jeune sent en lui une aspiration au bonheur, parfois mélangée à un sentiment de préoccupation ; aspiration qu’exploite souvent cependant, de façon fausse et aliénante, la société de consommation actuelle. Il faut au contraire tenir sérieusement compte de ce désir ardent du bonheur qui exige une réponse vraie et exhaustive. En effet, c’est à votre âge que l’on fait les premiers grands choix, capables d’orienter notre vie vers le bien ou vers le mal. Malheureusement, les jeunes de votre âge qui se laissent séduire par les apparences trompeuses de paradis artificiels pour se retrouver ensuite dans une triste solitude, sont assez nombreux. Néanmoins, il y a aussi de nombreux jeunes gens et jeunes filles qui veulent transformer - comme l’a dit votre porte-parole - la théorie en pratique pour donner son plein sens à leur vie. Je vous invite tous à approfondir l’expérience de saint Augustin, qui disait que le cœur de tout être est inquiet tant qu’il n’a pas trouvé ce qu’il cherche réellement. Et il a découvert que seul Jésus Christ était la réponse satisfaisante à son désir, et à celui de tout homme, d’une vie heureuse, pleine de sens et de valeurs (cf. Les Confessions I, 1, 1). [...]
Le Pape vous demande de vivre avec joie et enthousiasme votre foi ; de grandir dans l’unité entre vous et avec le Christ ; de prier et d’être assidus dans la pratique des Sacrements, en particulier de l’Eucharistie et de la Confession ; de veiller à votre formation chrétienne en restant toujours dociles aux enseignements de vos Pasteurs."
Posté le 28 septembre 2009 à 13h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
Le monde a besoin de croyants crédibles
Benoît XVI a célébré la messe devant 50 000 fidèles en l'honneur du saint patron de la nation, St Venceslas, duc de Bohème et martyr. Extrait de l'homélie :
"Le siècle passé – et votre terre en a été le témoin – a vu tomber de nombreux puissants, qui paraissaient arrivés à des hauteurs presque inaccessibles. Á l’improviste, ils se sont retrouvés privés de leur pouvoir. Celui qui a nié et continue à nier Dieu et, en conséquence, ne respecte pas l’homme, semble avoir une vie facile et accéder au succès matériel. Mais il suffit de gratter la surface pour constater que, dans ces personnes, il y a de la tristesse et de l’insatisfaction. Seul celui qui conserve dans son cœur la sainte ‘crainte de Dieu’ a aussi confiance en l’homme et consacre son existence à construire un monde plus juste et plus fraternel. Aujourd’hui on a besoin de personnes qui soient ‘croyantes’ et ‘crédibles’, prêtes à répandre dans tous les milieux de la société ces principes et ces idéaux chrétiens dont s’inspire leur action. C’est cela la sainteté, vocation universelle de tous les baptisés, qui pousse à accomplir son devoir avec fidélité et courage, regardant non pas son propre intérêt égoïste, mais le bien commun, et recherchant à tout moment la volonté divine."
Posté le 28 septembre 2009 à 13h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
27 septembre 2009
Le dialogue des cultures ne peut se faire sans Dieu
Extrait du discours du pape Benoît XVI, aujourd'hui, en présence de la communauté académique, au Château de Prague :
"Les tenants de cette exclusion positiviste du divin du domaine de la raison universelle ne font pas que nier ce qui est une des convictions les plus profondes des croyants, ils font obstacle au vrai dialogue des cultures qu'ils appellent pourtant de leurs vœux. Une compréhension de la raison qui est sourde au divin et qui relègue les religions au rang des sous-cultures, est incapable d'entrer dans le dialogue des cultures dont notre monde a un besoin si urgent."
Posté le 27 septembre 2009 à 21h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
Une autocritique du christianisme moderne
A 17h15 a eu lieu une rencontre œcuménique dans la salle du Trône de l'Archevêché de Prague où le pape Benoît XVI a rencontré les dirigeants des différentes églises un à un. Extraits :
"Chers amis, l’Europe continue de connaître de nombreux changements. Il est difficile de croire que deux décennies seulement nous séparent de la chute des anciens régimes, ouvrant la voie à une difficile mais fructueuse transition vers des structures politiques plus participatives. Durant cette période, les chrétiens se sont joints à d’autres bonnes volontés pour rebâtir un ordre politique juste et ils continuent d’entretenir aujourd’hui le dialogue dans le but de préparer des voies nouvelles vers la compréhension mutuelle, la coopération pour la paix et la promotion du bien commun.
Néanmoins, sous de nouvelles formes, se font jour des tentatives pour marginaliser l’influence du christianisme dans la vie publique – parfois sous le prétexte que ses enseignements porteraient atteinte au bien-être de la société –. Ce phénomène doit nous inciter à prendre le temps de la réflexion. Comme je l’ai suggéré dans mon Encyclique sur l’Espérance chrétienne, la séparation artificielle de l’Évangile avec la vie publique et intellectuelle devrait nous pousser à engager une mutuelle « autocritique de la modernité » et « autocritique du christianisme moderne », regardant spécifiquement l’espérance que chacun peut offrir au genre humain (cf. Spe Salvi, n. 22). Nous devons nous demander ce que l’Évangile a à dire à la République tchèque et aussi à l’ensemble de l’Europe aujourd’hui dans une période marquée par la prolifération planétaire des points de vue.
Le Christianisme a beaucoup à offrir sur le plan pratique et éthique, puisque l’Évangile ne cesse pas d’inspirer à des hommes et à des femmes le choix de se mettre au service de leurs frères et sœurs. Peu le contesteraient. [...] Quand l’Europe écoute l’histoire du Christianisme, elle entend sa propre histoire. Sa notion de justice, de liberté et de responsabilité sociale, en même temps que les institutions culturelles et juridiques établies pour préserver ces idées et les transmettre aux générations futures, sont modelées par l’héritage chrétien. [...]
Dans cette perspective, nous comprenons plus clairement pourquoi les chrétiens sont tenus de se rassembler pour rappeler à l’Europe ses racines. Ce n’est pas parce que ces racines se seraient depuis longtemps desséchées. Tout au contraire ! C’est parce qu’elles continuent – de façon discrète mais néanmoins fructueuses – à alimenter le continent d’une sève spirituelle et morale qui lui permet d’entrer dans un dialogue constructif avec les hommes appartenant à d’autres cultures et à d’autres religions."
Posté le 27 septembre 2009 à 19h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
Voyage du Pape : le rythme de la vie moderne tend à effacer les traces d’un passé riche de foi
Les paroles du Pape lors de l'Angelus du jour :
"Chers frères et sœurs,
Arrivés à la fin de cette célébration solennelle, l’heure de midi nous invite à la prière de l’Angélus. Nous sommes heureux de la réciter ici, au cœur de la Moravie, région fraternellement unie à la Bohème, sur cette terre qui, il y a de nombreux siècles, reçut le don de la foi grâce au génie missionnaire des saints Cyrille et Méthode.
Lorsqu’il y a une vingtaine d’années, Jean-Paul II décida de visiter l’Europe centrale et orientale après la chute du totalitarisme communiste, il voulut commencer son voyage pastoral par Velehrad, ville où se tinrent les grands Congrès Unionistes, précurseurs de l’œcuménisme dans le monde slave, ville rendue célèbre dans tout le monde chrétien. Vous vous rappelez, aussi, d’une autre visite, celle de 1995 à Svatý Kopeček, près d’Olomouc, avec l’inoubliable rencontre avec les jeunes. C’est dans cet esprit que je voudrai reprendre l’enseignement de mon vénéré Prédécesseur et vous inviter à demeurer fidèle à votre vocation chrétienne et à l’Évangile pour construire ensemble un avenir de solidarité et de paix.
La Moravie est une terre riche en sanctuaires mariaux qu’une foule de pèlerins visite durant toute l’année. Je désire, en ce moment, me rendre en esprit comme un pèlerin sur la montagne boisée d’Hostýn, en ce lieu où la Madone est vénérée comme votre protectrice. Que Marie garde vigilante votre foi, une foi plongeant ses racines dans le passé à travers les nombreuses traditions locales que vous avez justement le souci de conserver pour que ne diminue point, dans les villages et dans les villes, l’atmosphère chaleureuse de la vie familiale.Il nous arrive de constater, parfois avec une certaine nostalgie, que le rythme de la vie moderne tend à effacer les traces d’un passé riche de foi. Il est important, au contraire de ne pas perdre de vue l’idéal que les usages traditionnels expriment et par dessus-tout, de maintenir le patrimoine spirituel hérité de vos ancêtres pour le préserver, bien plus, pour faire en sorte qu’il réponde aux défis du temps présent. Que la Vierge Marie vous aide en cela, Elle à qui je confie une nouvelle fois votre Église et la Nation Tchèque toute entière".
Posté le 27 septembre 2009 à 15h04 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)
Voyage du Pape : la liberté et la seule espérance, Jésus-Christ
Le saint-Père, après avoir rappelé le bon usage de la liberté conquise il y a 20 ans après la chute du régime communiste, insiste sur les limites du progrès technique découvert alors et sur l'espérance en Dieu qui seul répond aux attentes profondes de l'homme.
Extrait de l'homélie du Pape prononcée au cours le messe du jour qui rassemblait plus de 150 000 personnes à l'aéroport de Brno :
"L’expérience de l’histoire montre à quelles absurdités parvient l’homme quand il exclut Dieu de l’horizon de ses choix et de ses actions, et qu’il n’est pas facile de construire une société inspirée par les valeurs du bien, de la justice et de la fraternité, parce que l’être humain est libre et que sa liberté demeure fragile. La liberté doit alors toujours constamment être conquise pour le bien et la recherche non facile d’« ordonnancements droits pour les choses humaines » est une tâche qui incombe à toutes les générations (cf. ibid., 24-25). Voilà pourquoi, chers amis, nous sommes ici, avant tout à l’écoute, à l’écoute d’une parole qui nous indique la route conduisant à l’espérance ; plus encore, nous sommes à l’écoute d’une parole qui seule peut nous donner une solide espérance parce qu’elle est Parole de Dieu (...).
Aujourd’hui encore, cette parole de salut résonne avec force dans notre Assemblée liturgique. C’est avec amour que Jésus s’adresse à vous, fils et filles de cette terre bénie, où, il y a plus d’un millénaire, a été jetée la semence de l’Évangile. Votre pays, comme d’autres nations, connaît une situation culturelle qui représente souvent un défit radical pour la foi et, donc, aussi pour l’espérance. En effet, à l’époque moderne, la foi aussi bien que l’espérance ont été « déplacées », car elles ont été reléguées sur le plan privé et ultra-terrestre, tandis qu’a été affirmée dans la vie concrète et publique la confiance dans le progrès scientifique et économique (cf. Spe salvi, 17). Nous savons tous qu’un tel progrès est ambigu : il ouvre à la fois de bonnes possibilités et des perspectives négatives. Les développements techniques et l’amélioration des structures sociales sont importants et certainement nécessaires, mais ils ne suffisent pas à garantir le bien-être moral de la société (cf. ibid., 24). L’homme a besoin d’être libéré des contraintes matérielles, mais il doit être sauvé, et ce plus profondément, des maux qui troublent son esprit. Et qui peut le sauver, si ce n’est Dieu, qui est Amour et qui a révélé, en Jésus Christ, son visage de Père Tout-Puissant et miséricordieux ? Notre ferme espérance repose donc dans le Christ : en Lui, Dieu nous a aimés jusqu’au bout et il nous a donné la vie en abondance. (cf. Jn 10, 10), vie que toute personne, parfois même inconsciemment, désire ardemment posséder.« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos ». Ces paroles de Jésus, écrites en grandes lettres au-dessus de la porte de votre cathédrale de Brno, s’adressent à présent à chacun de nous et Jésus ajoute : « Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos » (Mt 11, 29-30). Pouvons-nous rester indifférents
face à son amour ? Ici, comme ailleurs, au cours des siècles passés beaucoup ont souffert pour rester fidèles à l’Évangile et n’ont pas perdu l’espérance. Beaucoup se sont sacrifiés pour redonner sa dignité à l’homme et leur liberté aux peuples, trouvant dans l’adhésion généreuse au Christ la force pour construire une humanité nouvelle. Néanmoins, dans la société actuelle, où de nombreuses formes de pauvreté sont le fruit de l’isolement, du non-amour des autres, du refus de Dieu et d’une fermeture initiale tragique de l’homme qui pense pouvoir se suffire à lui-même, ou bien n’être qu’un fait insignifiant et passager ; dans ce monde qui est aliéné « quand il met sa confiance en des projets purement humains » (cf. Caritas in Veritate, 53), seul Christ peut être notre espérance certaine. C’est là l’annonce que nous, chrétiens, sommes appelés à répandre chaque jour, par notre témoignage (...).
Que vous encourage l’exemple des saints Cyrille et Méthode, les principaux patrons de la Moravie, qui ont évangélisé les peuples slaves, et de Pierre et Paul, auxquels votre cathédrale est dédiée ! Suivez le témoignage lumineux de sainte Zdislava, mère de famille, riche en œuvres de charité et de pitié ; celui de saint Jean Sarkander, prêtre et martyre ; de saint clément-Marie Hofbauer, prêtre et religieux, né dans ce Diocèse et canonisé il y a 100 ans, et de la bienheureuse Kafkova, religieuse née à Brno et tuée par les nazis à Vienne. Que Marie, Mère du Christ et notre Espérance, vous accompagne et vous protège".
Posté le 27 septembre 2009 à 14h18 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)
26 septembre 2009
Voyage du Pape : du bon usage de la liberté et de l'Europe
Le Saint Père s'est adressé aux responsables politiques de la République tchèque considérée comme le coeur de l'Europe. Un message qui s'adresse aussi à toutes les nations d'Europe et à ceux qui fondent le fédéralisme européen :
"Ma visite pastorale en République tchèque coïncide avec le 20e anniversaire de la chute des régimes totalitaires de l’Europe centrale et de l’Est, et de la « Révolution de velours » qui a restauré la démocratie dans ce pays. L’euphorie qui s’est ensuivie s’est exprimée en termes de liberté. (...) Aujourd’hui, tout particulièrement chez les jeunes, la question de la nature de la liberté qui a été gagnée refait surface également. Dans quel but cette liberté est-elle exercée ? Quelles sont ses véritables critères d’authenticité ?
Chaque génération a le devoir de s’engager à nouveau dans la difficile tâche d’ordonner de façon juste les affaires humaines, cherchant à comprendre le juste usage de la liberté humaine (cf. Spe Salvi, n.25). Alors que le devoir de renforcer « les structures de liberté » s’avère vital, ce n’est pourtant pas suffisant : les aspirations humaines s’élèvent au-delà du quant-à-soi, au-delà de ce qu’aucune autorité politique ou économique peut offrir, vers une espérance rayonnante (cf. ibid., n.35) qui a son origine au-delà de nous-mêmes même si nous la rencontrons en nous, en tant que vérité, beauté et bonté. La liberté est en quête d’un but : cela requiert une conviction. La vraie liberté présuppose la recherche de la vérité – du vrai bien – et, de là, trouve précisément son accomplissement en connaissant et en faisant ce qui est opportun et juste. Aristote définit le bien comme « ce vers quoi toute chose tend » et il poursuit en suggérant que « s’il est bon qu’un seul homme atteigne sa fin, il est plus excellent et plus divin que l’atteigne une nation ou les États-cités » (Éthique à Nicomaque, 1 ; cf. Caritas in Veritate, n. 2). En effet, la haute responsabilité d’éveiller la réceptivité à la vérité et à la bonté incombe à tous les responsables – religieux, politique et culturel, chacun dans son domaine. Conjointement, nous devons nous engager dans la lutte pour la liberté et la recherche de la vérité, qui soit vont ensemble main dans la main, soit périssent ensemble misérablement (cf. Fides et ratio, n. 90).
Pour les chrétiens, la vérité a un nom : Dieu. Et la bonté a son visage : Jésus Christ. Depuis le temps des saints Cyrille et Méthode et des premiers missionnaires, la foi des chrétiens a, dans les faits, joué un rôle décisif dans la formation de l’héritage spirituel et culturel de ce pays. Cela doit être encore le cas pour le présent et dans le futur. Le riche patrimoine de valeurs spirituelles et culturelles, chacune trouvant son expression dans l’autre, n’a pas seulement forgé l’identité nationale, mais lui a aussi fourni la vision nécessaire pour exercer un rôle de cohésion au cœur de l’Europe. Pendant des siècles, ce territoire a été un lieu de rencontre entre différents peuples, traditions et cultures. Comme nous en avons tous conscience, il a connu dans son histoire des chapitres douloureux, et il porte les cicatrices d’événements tragiques nés de l’incompréhension, de la guerre et de la persécution. Mais il est aussi vrai, que ses racines chrétiennes ont alimenté un remarquable esprit de pardon, de réconciliation et de coopération qui a rendu capable le peuple de cette terre de trouver la liberté et d’inaugurer un nouveau commencement, une nouvelle synthèse, un renouveau d’espérance. N’est-ce pas de cet esprit dont l’Europe contemporaine a besoin ?
L’Europe est plus qu’un continent. C’est une maison ! Et la liberté trouve son sens le plus profond dans une patrie spirituelle (...)La fidélité aux peuples que vous servez et que vous représentez exige une fidélité à la vérité qui, seule, est la garantie de la liberté et du développement humain intégral (cf. ibid., n.9). Le courage d’affirmer la vérité sert, en fait, tous les membres de la société en jetant une lumière sur les avancées du progrès humain, en indiquant ses fondements éthiques et moraux, et en garantissant que la politique publique s’appuie sur le trésor de la sagesse humaine. La sensibilité à la vérité universelle ne devrait jamais être éclipsée par des intérêts particuliers, aussi importants qu’ils puissent être ; cela ne conduirait qu’à de nouveaux exemples d’éclatement ou de discrimination social dont ces mêmes intérêts ou des groupes de pression seraient disposés à profiter. En fait, loin de menacer l’acceptation des différences et la pluralité culturelle, la recherche de la vérité rend possible un consensus, elle permet au débat publique de demeurer rationnel, honnête et responsable, et elle assure une unité que les vagues notions d’intégration ne peuvent tout simplement pas offrir (...)
À la présente croisée des chemins de la civilisation, si souvent marquée par une division troublante de l’unité de la bonté, de la vérité et de la beauté et la difficulté conséquente à s’accorder sur les mêmes valeurs communes, tout effort en vue du progrès humain doit puiser son inspiration dans cet héritage vivant. L’Europe, dans la fidélité à ses racines chrétiennes, possède une vocation particulière à confirmer cette vision transcendante à travers ses initiatives pour servir le bien commun des personnes, des communautés et des nations. Il est particulièrement important que les jeunes européens soient encouragés par une formation qui respecte et nourrisse les capacités que Dieu leur a données de transcender les limites dans lesquelles on voudrait parfois les enfermer. Dans le sport, dans les arts et dans les études, les jeunes ont l’occasion d’exceller. N’est-il pas tout aussi vrai qu’en présence de grands idéaux, ceux-ci aspireront aussi à la vertu morale et à une vie de compassion et de bonté ? J’encourage chaleureusement les parents et les responsables de communauté qui attendent des autorités qu’elles promeuvent les valeurs qui intègrent les dimensions intellectuelle, humaine et spirituelle d’une éducation profonde digne des aspirations de notre jeunesse (...)
L’histoire a amplement montré que la vérité peut être trahie et manipulée au service d’idéologies fausses, de l’oppression et de l’injustice. Mais les défis auxquels l’humanité fait face ne nous appellent-ils pas à regarder au-delà de ces dangers ? En définitive, qu’y a-t-il de plus inhumain, et de plus destructeur, que le cynisme qui voudrait dénier la grandeur de notre quête de vérité, et le relativisme qui corrode les vraies valeurs qui inspire la construction d’un monde uni et fraternel ? Au contraire, nous devons reprendre confiance dans la noblesse et l’ampleur de l’esprit humain, dans ses capacités à atteindre la vérité, et laisser cette confiance nous guider dans le patient travail de la politique et de la diplomatie".
Posté le 26 septembre 2009 à 21h44 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)
Voyage du Pape : pour ne rien manquer
Kto bien sûr en direct ou en différé.
Posté le 26 septembre 2009 à 19h03 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)
"Les enfants sont l'avenir et l'espoir de l'humanité"
La première station de son voyage a conduit le Pape dans l'église Sainte Marie de la Victoire, célèbre pour abriter la statue de l’Enfant Jésus. Benoît XVI a dit notamment :
"L'effigie de l'Enfant Jésus, avec la tendresse de son enfance, nous fait aussi ressentir la proximité de Dieu et son amour. Nous comprenons combien nous sommes précieux à ses yeux parce que, justement grâce à lui, nous sommes devenus à notre tour des enfants de Dieu. Tout être humain est un enfant de Dieu et donc notre frère et, comme tel, à accueillir et à respecter. Puisse notre société comprendre cette réalité! Chaque personne humaine serait alors valorisée non pour ce qu'elle a fait mais pour ce qu'elle est, puisque dans le visage de chaque être humain sans distinction de race et de culture, l'image de Dieu brille.
Cela est particulièrement vrai pour les enfants. Dans l'Enfant Jésus de Prague, nous contemplons la beauté de l'enfance et la prédilection que Jésus Christ a toujours manifesté envers les petits, comme nous le lisons dans l'Evangile (cf. Mc 10:13-16). Combien d'enfants ne sont pas aimés ni acceptés ni respectés ! Combien sont les victimes de violence et de toutes les formes d'exploitation par des gens sans scrupule! Puissent les mineurs bénéficier du respect et de l'attention qui leur est dû: les enfants sont l'avenir et l'espoir de l'humanité."
Posté le 26 septembre 2009 à 18h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
Voyage du Pape : l'éthique n'est pas externe à l'économie
Dans l'avion qui l'amenait en République tchèque, Benoît XVI s'est exprimé sur plusieurs sujets, en particulier sur l'économie :
"Ne pas laisser les choses comme elles sont, mais trouver des nouveaux modèles pour une nouvelle économie, qui soit responsable soit envers les personnes soit envers la totalité de l'humanité unifiée.
Il me semble aujourd'hui visible que l'éthique n'est pas externe à l'économie, mais l'éthique est un principe interne, intérieure, intrinsèque de l'économie, qui ne fonctionne pas si on ne tient pas compte des valeurs humaines de la solidarité et de la responsabilité réciproque.Intégrer l'éthique dans la construction économique est le grand défi actuel. Nous voulons continuer a répondre aux défis de notre monde et aider que le sens de la responsabilité soit plus grand que la volonté du profit, que la responsabilité pour les autres soit plus grand que l'égoïsme, nous voulons contribuer à l'économie humaine, aussi pour le futur".
Posté le 26 septembre 2009 à 18h36 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
Voyage du Pape : grâce soit rendue pour la fin du communisme
Benoît XVI est arrivé en République tchèque et a prononcé son discours d'arrivée duquel est extrait ce bref passage par le Figaro :
"Je m'unis à vous et à vos voisins en rendant grâce pour votre libération de ces régimes oppressifs (...)
Si l'effondrement du Mur de Berlin a marqué un tournant décisif dans l'histoire mondiale, il en fut plus encore ainsi pour les pays d'Europe centrale et de l'est, leur permettant de prendre la place qui leur revient dans le concert des nations en qualité d'acteurs souverains".
Le communisme, un régime oppressif qui empêche les pays de prendre leur part dans le concert des nations en qualité d'acteurs souverains... un régime précurseur d'un autre?
Posté le 26 septembre 2009 à 13h36 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)
25 septembre 2009
Le divorce et le concubinage favorisent le désordre social
Benoît XVI à un groupe d'évêques brésiliens :
"L'Eglise ne cesse d'enseigner que le fondement de la famille réside dans le mariage et dans le plan de Dieu... Pour sa part, la société sécularisée néglige largement ce principe depuis la légalisation du divorce, conservant comme critère la subjectivité individuelle et le désir de concubiner... C'est ainsi que le nombre de mariages diminue puisque personne n'entend baser sa vie sur des bases aussi fragiles et inconstantes, et que celui des unions libres augmentent avec les divorces. Derrière cette fragilité se cache le drame de tant d'enfants privés de l'appui parental, victimes d'un malaise et de l'abandon, ce qui favorise le désordre social".
"L'Eglise ne peut rester indifférente devant séparations et divorces, face à la ruine des foyers, aux effets produits sur les enfants en matière d'éducation [Beaucoup d'enfants se sentent ainsi] orphelins ou bien se retrouvent avec trop de parents. Ceci a des effets dans le domaine relationnel et entraîne conflits ou états confusionnels, offrant à l'enfant un modèles altéré de famille, qui plus est précaire... La ferme conviction de l'Eglise est que l'affaiblissement de l'union des époux, mine la solidité de la famille chrétienne, espace de confiance, de don et de respect, de liberté et de formation. Malgré sa grande compréhension, l'Eglise ne peut reconnaître aux secondes unions la qualité des mariages initiaux. Ce sont des situations irrégulières et dangereuses qu'il convient de résoudre dans la fidélité au Christ, en recherchant l'aide d'un prêtre le moyen de sauver ce qui peut l'être".
Voilà qui répond à la récente propagande sur les divorcés-remariés.
Posté le 25 septembre 2009 à 17h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
24 septembre 2009
Le Pape se rendra en 2010 au Portugal
... et notamment à Fatima le 13 mai, jour anniversaire des apparitions de la Sainte Vierge. C'est la journée des annonces.
Posté le 24 septembre 2009 à 16h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
Benoît XVI en Grande-Bretagne en 2010 ?
C'est ce qu'annoncent plusieurs médias.
En attendant, le Pape se rend en République Tchèque après demain pour 3 jours (programme).
Posté le 24 septembre 2009 à 08h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
