13 juin 2013
Le Pape François termine l'encyclique de Benoît XVI sur la Foi
Lu sur I.Media :
"Le pape François a indiqué le 13 juin 2013 qu’il terminait la rédaction de l’Encyclique sur la foi dont le “gros du travail“ avait été déjà réalisé par son prédécesseur, Benoît XVI. Recevant en audience les responsables du Synode des évêques, le pape a assuré qu’après ce texte “fort“ écrit “à 4 mains“, il pourrait rédiger une Exhortation apostolique sur l’évangélisation. Dans une discussion improvisée sur l’importance de la “synodalité“, le pape François a évoqué la possibilité de rendre permanent le Conseil du Synode des évêques, afin de le convoquer ou de lui demander des avis en cas de besoin. [...]
D’autres questions ont également été abordées, notamment la nécessité de mettre un place une étude sur la pastorale familiale, dont les modalités sont encore à définir. “Beaucoup ne se marient pas, vivent ensemble sans être mariés, même chez les catholiques pratiquants“, a remarqué le pape, qui entend ainsi soumettre cette question lors de sa rencontre avec les 8 cardinaux, au mois d’octobre prochain.
Enfin, le pape est également revenu sur le sujet de “l’écologie humaine“, mise en danger selon lui par les évolutions actuelles en termes de médecine “qui la détruisent“."
Posté le 13 juin 2013 à 18h55 par Michel Janva | Lien permanent
06 juin 2013
"Je vis comme un moine, je prie et je lis. Je vais bien"
C'est ce qu'a déclaré Benoît XVI à l'écrivain Manfred Lütz, qui lui a récemment rendu visite au monastère Mater Ecclesiae.
Posté le 6 juin 2013 à 10h03 par Michel Janva | Lien permanent
24 mai 2013
Benoît XVI finit d'écrire l'encyclique sur la foi qui sera signée du pape François
Benoît-et-moi rapporte les propos de l'évêque de Molfetta, Mgr Luigi Martella, qui raconte sa conversation avec le pape :
"Il nous a parlé avec beaucoup de tendresse de Benoît XVI. "Quand je l'ai rencontré pour la première fois à Castelgandolfo, j'ai noté qu'il avait une mémoire extrêmement lucide, a-t-il dit, même s'il est physiquement éprouvé. A présent, il va décidément mieux".
Enfin, il a voulu faire une confidence, pratiquement une révélation: Benoît XVI finit d'écrire l'encyclique sur la foi qui sera signée du pape François. A la suite de quoi lui même entend préparer sa première encyclique sur les pauvres: Beati pauperes. La pauvreté - at-il précisé - entendue non au sens idéologique, mais évangélique."
Posté le 24 mai 2013 à 17h48 par Michel Janva | Lien permanent
04 mai 2013
Le testament spirituel de Benoît XVI
Sur le site de la librairie catholique :
"Benoît XVI a accepté de rassembler parmi ses textes (homélies, audiences, discours méditations…) ceux qui lui tiennent le plus à coeur et constituent à ses yeux son héritage spirituel. Certains textes sont publiés pour la première fois.
Six grands chapitres constituent ce trésor de la prière du pape : Chercher Dieu, Rencontrer Dieu, Fondés en Christ, À l’école de Marie, La foi de l’Église, La nourriture de la prière.
Ce livre récapitule ainsi l’enseignement du Saint Père sur la voie de la prière chrétienne".
Posté le 4 mai 2013 à 12h49 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)
02 mai 2013
Benoît XVI est rentré au Vatican
Joseph Ratzinger a été accueilli par le doyen du Sacré collège des
cardinaux, le cardinal Angelo Sodano, et par le secrétaire d'État
Tarcisio Bertone. Puis
il s'est rendu en voiture à quelques centaines de mètres de là à
l'ancien monastère réaménagé pour lui sur la colline du Vatican. Il a
été accueilli avec «une grande et fraternelle cordialité» par le pape
François, a indiqué le Vatican dans un communiqué. Les deux hommes ont
ensuite brièvement prié ensemble dans la chapelle du monastère.
Posté le 2 mai 2013 à 19h23 par Michel Janva | Lien permanent
Benoît XVI au Vatican
Lu sur le VIS :
"Cet après-midi, le Pape François accueillera Benoît XVI de retour au Vatican après deux mois de résidence à Castelgandolfo. Peu avant 17 h le Pape émérite arrivera en hélicoptère et gagnera l'ancien monastère Mater Ecclesiae des jardins vaticans, où il habitera désormais avec Mgr.Georg Gänswein, devenu Préfet de la Maison pontificale, et les Memores Domini restées à son service. L'édifice, construit il y a une vingtaine d'années par Jean-Paul II a abrité des cloîtrées, successivement clarisses, carmélites, bénédictines et visitandines. Ces derniers mois, après leur rencontre à Castelgandolfo le 23 mars, le Pape François a plusieurs fois parlé téléphoniquement à Benoît XVI, en particulier pour sa fête et son anniversaire les 19 mars et 16 avril."
Posté le 2 mai 2013 à 15h07 par Michel Janva | Lien permanent
29 avril 2013
Benoît XVI devrait rentrer au Vatican probablement le 2 mai
Il s’installera définitivement dans le monastère Mater Ecclesiae. C’est ce qu’a confirmé le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège.
Posté le 29 avril 2013 à 15h32 par Michel Janva | Lien permanent
16 avril 2013
Benoît XVI a 86 ans
Aujourd'hui, en la fête de Saint Benoît-Joseph Labre, le pape émérite fête ses 86 ans. Bon anniversaire !
Posté le 16 avril 2013 à 09h09 par Michel Janva | Lien permanent
11 avril 2013
Continuons à prier pour Benoît XVI
Mais il n'est pas malade comme le disait une rumeur récente :
"Le Pape émérite Benoît XVI aura 86 ans, mardi prochain, le 16 avril. Le Vatican a reconnu, mercredi, dans la bouche du Père Fédérico Lombardi, porte-parole, que «les problèmes de santé» de Benoît XVI «sont liés à son âge» mais il a formellement démenti les affirmations de la journaliste espagnole Paloma Gomez Romero, qui avait assurée, lundi, lors de la présentation de son dernier livre à Madrid: «Benoît XVI souffre de quelque chose de très grave, son état physique s'est détérioré de façon impressionnante».
Cette rumeur alarmiste - dont les versions sur ses propos exacts divergent - a fait le tour du monde mercredi via internet. Le Père Lombardi a, au contraire, assuré que «Benoît XVI n'a aucune maladie spécifique».
Posté le 11 avril 2013 à 11h57 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)
10 avril 2013
La santé de Benoît XVI s'est rapidement détériorée
Lu ici :
"La journaliste espagnole Paloma Gómez Borerro, l'une des vaticanistes les plus expérimentées, a assuré que la santé du pape émérite s'est détériorée de manière très rapide ces dernières semaines. Benoît XVI souffre de quelque chose de très grave. En 15 jours, son état physique s'est très rapidement détérioré. Ce sont mes nouvelles", a-t-elle indiqué à Madrid durant la présentation de son livre De Benedicto a Francisco. El Cónclave del cambio.
Gómez Borrero a indiqué que le pape émérite ne résiderait probablement que peu de temps au monastère Mater Ecclesiae, qui se trouve à l'intérieur du Vatican, et dont les travaux de restauration seront achevés en mai. La journaliste a de plus ajouté que "nous ne verrons plus beaucoup" Benoît XVI à partir de maintenant."
Posté le 10 avril 2013 à 00h31 par Michel Janva | Lien permanent
02 avril 2013
C’est finalement toute la richesse de l’Église que de pouvoir compter sur des charismes distincts mais complémentaires
Le numéro d'avril de la NEF vient de sortir. L'éditorial de Christophe Geoffroy au Pape François :
"(...) Après la mort de Jean-Paul II, beaucoup pensèrent qu’il était impossible de succéder à une si forte personnalité, et pourtant Benoît XVI y a fort bien réussi en demeurant lui-même, dans un style certes fort différent, mais en imprégnant sa marque propre. Le pape François a déjà imposé la sienne et nul doute qu’elle se distingue allègrement de celle de ces prédécesseurs – c’est finalement toute la richesse de l’Église que de pouvoir compter sur des charismes distincts mais complémentaires (...)
Le problème n’est nullement le mariage des prêtres, le sacerdoce des femmes ou l’assouplissement de la morale sexuelle de l’Église, le problème est de faire connaître Dieu et son message d’amour à un monde blasé et triste car sans espérance. Et pour cela, nos contemporains n’attendent pas une Église qui ne se distinguerait plus du monde tant elle en aurait épousé le contour, mais une Église fidèle à elle-même, fidèle au message évangélique qu’elle tient du Christ. Dans notre société relativiste qui a largué tous ses repères, même si les chrétiens sont de plus en plus persécutés, même si les attaques contre l’Église gagnent en intensité, il demeure malgré tout chez beaucoup un sentiment plus ou moins conscient que l’Église est nécessaire, qu’elle demeure la seule autorité morale stable capable de s’opposer à toutes les transgressions en cours (...)"
La Nef propose également un ouvrage, spécialement réalisé à l'occasion de la renonciation de Benoit XVI, dans lequel plusieurs personnalités ecclésiales dressent un premier bilan de ce pontificat exceptionnel (Mgr Aumonier, Mgr Aillet, Mgr Brouwet, Mgr Rifan, les Pères Abbés de Fontgombault, Kergonan, Barroux, Lagrasse).
Posté le 2 avril 2013 à 21h51 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)
28 mars 2013
Habemus Papam, le hors-série de l'Homme nouveau
ici.
Posté le 28 mars 2013 à 15h40 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)
23 mars 2013
Vidéo de la rencontre entre les deux papes
Lire le communiqué du VIS sur cette rencontre.
Posté le 23 mars 2013 à 16h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)
Le pape François rencontre Benoît XVI
Posté le 23 mars 2013 à 14h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)
Benoît XVI, un pontificat lumineux
Permanences publie un numéro spécial qui reprend les plus beaux textes de Benoît XVI. Cette sélection sert de référence aux parcours Jean-Paul II
-l’anthropologie du bonheur et la Doctrine sociale de l’Église en
action.
Ces textes regroupés par thème contiennent un référentiel précieux pour
la formation, l’étude et l’argumentation.
"Benoît XVI à son tour aura donc été, n’en déplaise à certain, un Pape politique, pour rappeler le fondement du droit sur la nature et la raison, l’héritage chrétien de la civilisation européenne, l’enjeu stratégique pour toutes les libertés et la dignité de la personne humaine, de la liberté religieuse qui défend l’homme contre les prétentions totalitaires de César.
Les «messianismes prometteurs, mais bâtisseurs d’illusions fondent toujours leurs propositions sur la négation de la dimension transcendante du développement, étant certains de l’avoir tout entier à leur disposition. Cette fausse sécurité se change en faiblesse, parce qu’elle entraîne l’asservissement de l’homme, réduit à n’être qu’un moyen en vue du développement, tandis que l’humilité de celui qui accueille une vocation se transforme en autonomie véritable, parce qu’elle libère la personne» [Caritas in veritate, 17]. Si face aux totalitarismes du XXe siècle, Jean-Paul II nous a appelés à la responsabilité personnelle de l’acteur qui fait l’histoire, Benoît XVI nous fait goûter cette harmonie qui doit être recherchée entre la Cité de Dieu et la Cité des hommes. Avec ces deux Papes, la ferveur amoureuse du disciple de Saint Jean de la Croix rejoint les solidités de l’harmonie bénédictine. Benoît XVI nous laisse une oeuvre écrite d’une richesse incroyable avec en particulier pour tous ceux qui sont soucieux d’agir dans le champ de la culture et de la politique, la publication du Catéchisme de l’Eglise Catholique et le Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise.
Ce corpus unique est fait pour éduquer tous les hommes comme il le disait lui-même aux journalistes dans l’avion le 23 mars 2012 lors de son voyage au Mexique et à Cuba : «Eduquer non seulement à une morale individuelle, mais à une morale publique, ceci nous cherchons à le faire avec la Doctrine sociale de l’Eglise, car naturellement cette morale publique doit être une morale raisonnable, commune et partageable aussi par les non-croyants, une morale de la raison. Bien sûr, dans la lumière de la foi, nous pouvons mieux comprendre de nombreuses réalités que la raison peut également appréhender. Mais la foi sert justement à libérer la raison des intérêts erronés et obscurcis, et ainsi créer, dans la doctrine sociale, les modèles essentiels d’une collaboration politique, en particulier pour surmonter cette division social/antisocial, qui malheureusement existe. [...] Ce qui est important, c’est que l’Eglise offre une contribution fondamentale à la rationalité commune, et elle doit toujours aider à l’éducation des consciences, que ce soit pour la vie publique, ou pour la vie privée»."
Posté le 23 mars 2013 à 08h43 par Michel Janva | Lien permanent
17 mars 2013
«Le Pape émérite n'est pas un retraité. Et son silence fera du bruit»
Peter Seewald répond au Corriere della Sera (traduit par Benoît-et-moi) :
«Dès son premier geste, la prière pour Benoît XVI, le nouveau pape a montré qu'il voulait se placer dans le sillage de son prédécesseur. Même le choix de son nom le confirme. Après Benoît vient François. Tous deux sont les grands, vrais réformateurs de l'Église, chacun à son époque, chacun à sa manière. Une véritable réforme ne se mesure pas, en effet, sur des critères terrestres, comment le soutiennent de nombreux médias aujourd'hui, mais elle vient de la foi de l'Église. Joseph Ratzinger est, du reste, un grand admirateur de saint François, qui était radicalement opposé à l'esprit de son temps. Comme cardinal, il me confia en 2000, au cours de nos conversations à Monte Cassino pour le livre "Voici quel est notre Dieu", que François d'Assise avait, dans une grande crise, fait quelque chose de décisif: rester du côté de l'Église. Le nom de François est déjà tout un programme. L'Eglise, disait Ratzinger à propos de ce grand saint, avait besoin d'un renouveau charismatique de l'intérieur, d'une nouvelle flamme de la foi et pas seulement de la connaissance de l'administration et de l'ordre politique. Et cela est aussi vrai aujourd'hui». [...]
«Le pape Benoît a préparé le terrain et ouvert la route. François va continuer à la suivre, en donnant la priorité à la nouvelle évangélisation, à la révélation du message de l'amour et de la fraternité. On pourrait peut-être dire que Jean-Paul II a maintenu et stabilisé dans la tempête le navire de l'Eglise. Benoît XVI a purifié ce navire, il a instruit l'équipage et l'a ramené sur la bonne route. François va mettre en marche les moteurs et mener le navire dans la mer de notre temps. Ce ne sera pas facile."
Avez-vous parlé récemment avec Benoît XVI? Donnera-t-il encore sa contribution pour tracer l'avenir de l'Eglise?
«Benoît XVI s'est imaginé comme la fin de l'ancien et le début du nouveau. Pour ainsi dire, il a construit un pont. Ce ne sera pas un retraité qui se consacre au jardinage. "Je ne suis pas descendu de la croix", furent ses paroles. Avec la foi, la méditation et la prière, il nous donnera un exemple de ce qui qui nous manque tellement aujourd'hui, à l'Eglise et à nous. Et si à présent il restera silencieux, n'oublions pas que, parfois, le silence peut faire beaucoup de bruit».
Posté le 17 mars 2013 à 15h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
16 mars 2013
Rencontre entre le pape et Benoît XVI samedi 23
Le pape François rendra visite à Benoît XVI le samedi 23 mars à Castel Gandolfo. Un déjeuner est prévu avec son prédécesseur.
Posté le 16 mars 2013 à 14h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
15 mars 2013
Le Pape François avec le Pape émérite Benoît XVI (erratum)
La photo qui figurait ici n'est pas un original malgré sa source indiscutable. La réactivité induit parfois des erreurs. Le tout est de savoir les reconnaître.
Promis, on affichera ici de belles photos de cette rencontre tant attendue.
Posté le 15 mars 2013 à 19h36 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)
06 mars 2013
Message des cardinaux à Sa Sainteté Benoît XVI
A la fin de la session a été approuvé ce texte très bref (minimum minimorum?) que le Cardinal Doyen Angelo Sodano fera parvenir à Benoît XVI au nom du Sacré Collège :
"Réunis au Vatican pour leurs congrégations générales en vue du conclave, les Cardinaux vous adressent un salut choral et révérend. Ils vous redisent leur gratitude pour votre lumineux pontificat et l'exemple de généreuse sollicitude que vous leur avez offert pour le bien de l'Eglise et du monde.
Elle veut exprimer la reconnaissance de l'Eglise entière pour votre labeur accompli dans la Vigne du Seigneur. Le Collège cardinalice compte sur vos prières, à leur intention comme à celle de toute l'Eglise".
Posté le 6 mars 2013 à 15h04 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)
04 mars 2013
L'autorité mondiale de Benoît XVI
Dans La Nouvelle Revue universelle, Hilaire de Crémiers rend hommage à Benoît XVI. Voici la conclusion :
"Ainsi avançait Benoît XVI dont l’autorité mondiale, en dépit d’attaques monstrueuses et de procédés ignobles à son encontre, fut incontestable et, d’ailleurs, stupéfiante. Nul ne l’équivalait quand il intervenait sur la scène internationale, à l’ONU, dans ses divers déplacements, dans ses communications, toutes parfaitement justifiées, même si ces propos frauduleusement trafiqués faisaient l’objet de campagnes médiatiques sataniquement orchestrées. Tel fut le cas pour le discours de Ratisbonne et pour son avertissement sur le préservatif en Afrique. Le déchaînement était à la hauteur de l’enjeu. Ou la parole d’un vrai Père, ou les violences de sectaires qui veulent imposer leur diktat au monde. Malgré une presse et des médias en grande partie acquis à l’adversaire, surtout en Occident, il réussit tous ses voyages, y compris les plus risqués, rassemblant les mêmes foules que son prédécesseur. Les experts patentés annonçaient des échecs, ce furent des succès. Il cherchait, partout où il allait, à valoriser les caractéristiques des peuples, des nations, des continents. Il leur disait le meilleur d’eux-mêmes, il les mettait en garde contre leurs défauts et il les incitait à œuvrer pour le bien du monde avec leur qualité propre en leur précisant que la foi en Jésus-Christ, loin d’être un obstacle, était une aide dans la réalisation du bien commun. Ainsi s’exprima-t-il aux États-Unis, en insistant sur la vraie liberté, en Afrique en insistant sur la juste sincérité. Cependant c’est aux vieilles nations de l’Europe qu’il adressa les messages les plus intellectuellement percutants, parlant devant les autorités politiques, religieuses, sociales et culturelles. La France, l’Angleterre, l’Espagne, le Portugal, l’Allemagne, l’Italie, bien sûr, pour ne citer que les principales, reçurent ses leçons prestigieuses où leur passé, leur culture, leur grandeur, chacunes pécifique, leur devoir en conséquence et leur intérêt même étaient mis en valeur pour une plus juste compréhension de leur rôle historique, de leur destin et de leur avenir. Ces leçons étaient administrées dans les plus hauts lieux de la politique, de la culture, de la religion. Civilisation et liberté, beauté et conscience, humanité et intelligence, tout était proposé à ces nations dans une vision synthétique et, pour l’illustrer, les modèles admirables des figures singulières de chacune d’elles, comme le projet toujours actuel qu’elles avaient encore aujourd’hui à assumer. Quel Anglais se refuserait à réfléchir avec émotion après le discours de Westminster sur la liberté et l’ordre, quel Allemand après le discours au Bundestag sur la morale et la politique, quel Français après le discours aux Bernardins sur la beauté qui sauve le monde ?
Ce qui navrait le plus Benoît XVI, c’était de voir ces nations s’enfoncer et se perdre dans des agglomérats sociaux de jouissance et de consommation, d’égoïsme et d’injustice. Des hommes d’Église en avaient été eux-mêmes contaminés. Comment comprendre autrement cette terrible crise morale de la pédophilie qui a ravagé les rangs d’un certain clergé ? L’absence d’une foi forte et solide entraîne les pires dérèglements moraux. Cette crise, Benoît XVI, depuis longtemps, en dépit des criailleries abjectes qui ont prétendu l’accabler, l’avait prise à bras le corps. Le mal de l’Église contemporaine, au-delà des maux habituels, ne se révélait que trop dans ces sinistres découvertes. Joseph Ratzinger donna des règles précises pour rétablir la justice bafouée et purger l’Église de ces vices abominables. Avec quelle tristesse évoquait-il le visage défiguré de l’Église ! Sur d’autres sujets sensibles, sur la foi, sur le gouvernementde l’Église, n’y avait-il pas aussi trop de dissensions ? Il n’est pas douteux que certains comportements dont il avait eu à souffrir – et encore récemment –, lui soulevaient le cœur d’indignation."
Posté le 4 mars 2013 à 21h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
Rappeler la primauté de Dieu
Mgr Rey déclare à Politique Magazine :
"Tout au long de son ministère, le pape Benoit XVI a été habité par le désir d'inviter l'Eglise à se remettre dans la logique de la foi, en rappelant la primauté de Dieu, en réaxant la vie de l'église et des chrétiens autour du Christ. Ce souci s'est déployé tout au cours de sa mission pontificale. La crise liée aux prêtres pédophiles, la dissidence des milieux lefébvristes, le souci de promouvoir la nouvelle évangélisation... autant de situations où Benoît XVI nous a invités à nous situer en face de la vérité de la foi, avec lucidité et courage. C'est ce qu'il nous invite à faire au cours de cette Année de la Foi, qu'il a inaugurée.
Que pouvez-vous dire en ce qui concerne les relations entre l'Eglise en France et Rome ?
J'ai eu la chance de participer il y a 3 mois, à la suite du Synode sur la Nouvelle évangélisation, à la visite ad limina à Rome des évêques de France. Ce fut pour moi une occasion de rencontrer le pape, en compagnie des autres évêques de la région PACA. Pendant une heure de temps, nous avons discuté très simplement et librement à bâtons rompus avec le Saint-Père, en étant confortés par lui dans la foi de l'Eglise. Ce fut aussi l'occasion de rencontrer de nombreux dicastères et congrégations, dans un climat très simple et fraternel. Tout au cours de ces rencontres, j'ai senti un climat d'écoute et une grande sollicitude. La Curie Romaine a encouragé les évêques français dans leurs efforts en direction d'une relance missionnaire, à partir de la famille et d'une personnalisation de la foi. [...]"
Posté le 4 mars 2013 à 13h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
03 mars 2013
Magnifiques photos de la dernière audience de Benoît XVI
Posté le 3 mars 2013 à 19h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
01 mars 2013
1500 kms en stop pour dire au revoir au Pape
Posté le 1 mars 2013 à 18h51 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)
Son exemple nous rappelle Jean-Baptiste : «il faut qu’Il grandisse et que je diminue».
Homélie de la messe d’action de grâce pour le pontificat de Sa Sainteté le Pape Benoit XVI célébrée en la cathédrale Saint-Pierre de Vannes le 28 février par Mgr Centène :
"Frères et sœurs,
Nous sommes réunis ce soir pour une célébration particulièrement exceptionnelle. Alors que le siège de Pierre est vacant depuis quelques minutes, nous nous sommes rassemblés afin de rendre grâce à Dieu pour le pontificat qui vient de s’achever. Ce qui rend cette circonstance véritablement inédite, c’est que celui pour le ministère de qui nous rendons grâce est toujours vivant.
Le mystère de la mort et de l’entrée dans la gloire éternelle, qui vient transfigurer le visage de nos chers disparus, et qui, presque toujours vient anoblir leurs traits, engendre généralement le processus d’une mémoire sélective qui permet de ne retenir que les qualités, les bons moments, les souvenirs heureux tandis que les voiles du deuil dissimulent les aspérités, les discordes, les incompréhensions.
Le genre littéraire de l’éloge funèbre est alors un exercice convenu et relativement facile dans lequel la charité peut apporter quelques améliorations à la vérité en la transfigurant parfois jusqu’à la défigurer.
Parler de l’œuvre d’un vivant et rendre grâce au Seigneur pour cette œuvre nous oblige à éclairer ces deux notions, la charité et la vérité, l’une par l’autre. Benoît XVI, ne désapprouverait pas cet exercice, lui qui, dans l’une de ses encycliques nous invitait à la « caritas in veritate », à la charité dans la vérité.
Quels sont donc les souvenirs que nous garderons de ce grand Pontife ?
Dans le message que j’adressai aux prêtres pour leur faire part officiellement de la renonciation de Benoît XVI et de cette messe d’action de grâce, j’évoquais en toute objectivité un « pasteur humble et un théologien lumineux ».
De l’humilité, il en fallait en effet pour accepter de succéder à ce géant que fut Jean-Paul II, sans chercher à l’imiter mais en restant soi-même.
De l’humilité, il en fallait pour passer du statut du théologien à celui du Pasteur universel, livré aux foules, donné en spectacle aux anges et aux hommes et interdit de vie privée comme il l’a souligné lui-même lors de sa dernière audience.
De l’humilité, il en fallait pour entrer dans l’arène, avec sa voix douce, plus habituée à persuader qu’à commander, avec sa gestuelle timide jusqu’à paraitre parfois gauche.
De l’humilité, il en fallait pour accepter de passer du savoir au pouvoir en étant bien conscient que la Vérité contemplée ne peut pas être imposée et expose toujours à l’incompréhension.
Le style qu’il a su donner à la papauté était bien éloigné du « panzer cardinal » que les médias ont essayé de nous présenter au début de son pontificat, alors même qu’il nous confiait ses craintes « priez pour moi, afin que je ne me dérobe pas, par peur, devant les loups[1] ».
C’est encore la vertu d’humilité qui a poussé celui qui s’était présenté à nous le 19 avril 2005, lors de son élection, comme « l’humble ouvrier dans la vigne du Seigneur[2] », à nous dire, le 27 février 2013, lors de sa dernière audience : « la barque de l’Eglise n’est pas la mienne, la nôtre, mais celle de Dieu. Il ne la laissera pas couler. »
Entre ces deux dates et ces deux expressions, il a exercé le ministère pétrinien comme un véritable service, faisant passer la gloire du Maitre avant celle du serviteur, nous invitant à nous tourner vers Dieu et non vers lui. Son exemple nous a redit les paroles de Jean-Baptiste évoquant le Messie : « il faut qu’Il grandisse et que je diminue[3] ».
C’est cette humilité, vécue au quotidien, dans son existence comme dans son ministère, qui lui confère aujourd’hui la grandeur que donne le renoncement.
De l’humilité, il en faut pour reconnaitre ses limites, pour dire « je ne peux plus », dans un monde qui glorifie la toute-puissance, pour reconnaitre les outrages impitoyables du temps dans une société qui se grise dans la recherche illusoire d’une éternelle jouvence sur fond de rejet de la nature humaine et des limites de sa condition.
Benoît XVI avait écrit en 2010 : « Si un pape se rend compte clairement qu’il n’est plus capable, physiquement, psychologiquement ou spirituellement d’accomplir les tâches de sa fonction, il a le droit et, selon certaines circonstances, le devoir de démissionner[4].»
De l’humilité, il en faut pour pouvoir penser qu’un autre sera plus capable que soi d’affronter les nouvelles tempêtes au gouvernail de l’Eglise.
De l’humilité, il en faut pour voir la vérité, pour l’admettre et pour la traduire en acte.
C’est là que se joue la cohérence de celui qui fut et qui reste tout à la fois un pasteur humble et un théologien lumineux.
Le ministère de Benoît XVI est marqué par le souci constant d’ouvrir aux hommes le chemin de la Vérité dans le contexte difficile de la post-modernité.
Après que la raison ait été adorée aux XVIIIème et XIXème siècles, la fin du XXème a marqué son déclin. Elle est entrée en crise et a été foulée aux pieds, tantôt détrônée par l’affectivité, tantôt racornie et limitée à l’horizon des sciences expérimentales.
La notion d’une vérité universelle semble avoir disparu. La pensée est émiettée sous le pilon du subjectivisme et du relativisme qui consiste à penser que tout se vaut et que chaque individu est à lui-même la mesure et la norme du vrai, du beau et du bien.
Par son œuvre de théologien, Benoît XVI a mis en évidence la logique du christianisme, l’harmonie entre la foi et la raison, l’accord entre la sagesse et la révélation.
A notre monde marqué par le nihilisme il a rappelé l’importance de la loi naturelle pour le respect de l’homme et de la création.
A notre Eglise marquée par la sécularisation il a demandé de restaurer la transcendance du culte divin.
En proclamant l’année de la foi à l’occasion du cinquantième anniversaire du Concile, en poursuivant la Nouvelle Evangélisation initiée par son prédécesseur, il a cherché à « rendre visible la foi comme l’alternative que le monde attend après la faillite de l’expérience libérale et de type marxiste[5] ».
Celui qui lors de son élection était volontiers présenté comme un pape de transition se révèle, à postériori, comme un prophète et son enseignement est fondateur pour l’Eglise du XXIème siècle qui aura besoin de convictions fortes et bien intégrées.
La pensée théologique de Benoît XVI, qui est souvent apparue comme un signe de contradiction, ne se décline pas comme un intellectualisme froid. Elle est habitée par la contemplation mystique des vérités qu’il énonce et elle s’achève dans l’adoration.
Aujourd’hui, comme il le révélait lors de son dernier Angelus sur la place Saint-Pierre[6], en commentant l’évangile de la Transfiguration, Dieu l’appelle sur la montagne mais il n’abandonne pas l’Eglise. Si Dieu lui demande cela, c’est pour le servir avec le même dévouement.
Ce soir, à notre action de grâce pour le Pontificat qui vient de s’achever, nous voulons joindre notre prière pour la personne du pape émérite et notre supplication confiante pour l’avenir de l’Eglise.
+ Raymond CENTENE
Evêque de Vannes
[1] Benoît XVI, homélie de la messe inaugurale du pontificat, Dimanche 24 avril 2005
[2] Benoît XVI, premier salut du Pape, bénédiction apostolique "urbi et orbi", 19 avril 2005.
[3] Cf. Jn 3:30.
[4] Benoît XVI, Lumière du monde, le Pape, l’Eglise et les signes des temps. Entretien avec Peter SEWALD, Bayard, 2010.
[5] Cardinal Ratzinger, Discours aux Présidents des Com. Doctr. des épiscopats européens, 2 mai 1989.
[6] Dimanche 24 février 2013
Posté le 1 mars 2013 à 18h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
Quelques nouvelles du pape émérite
Lors du point de presse de ce début d'après-midi, le P. Lombardi a fourni quelques détails sur les premières heures de Benoît XVI à Castelgandolfo, après s'être entretenu téléphoniquement avec Mgr. Gänswein. Le Pape émérite, qui est serein, a suivi plusieurs journaux télévisés et apprécié le travail des journalistes comme la manière dont il a été salué au départ du Vatican et à son arrivée à Castelgandolfo hier. Après dîner, il a brièvement marché dans le palais. Il a passé une bonne nuit et a célébré ce matin comme à l'accoutumée sa messe à 7 h, suivie du bréviaire. Une promenade est prévue dans les jardins après 16 h pour le rosaire.
Il a apporté des livres de théologie, d'histoire et de spiritualité et lit en ce moment un ouvrage d'Hans Urs von Balthasar.
Le Directeur de la Salle de Presse a par ailleurs indiqué que hier à 20 h le Substitut de la Secrétairerie d'Etat Mgr. Becciù a adressé une lettre circulaire aux représentations diplomatiques du Saint-Siège pour notifier que durant la vacance les affaires urgentes doivent être transmises au Cardinal Doyen Sodano. Ce matin, Mgr. Becciù s'est rendu au palais du Latran pour y sceller les appartements pontificaux.
Posté le 1 mars 2013 à 17h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)
Sa renonciation est aussi un renoncement
De Jeanne Smits dans Présent :
"[...] Benoît XVI n’a pas quitté la chaire de Pierre pour une retraite bien méritée, la tranquillité d’un repos en sa terre bavaroise, à laquelle il aspirait avant d’être élu pape. Il a fait, définitivement, une croix sur tout cela. « Serviteur des serviteurs », sa vie ne lui appartient plus, comme il l’a expliqué. Sa vocation ne semblait pas être celle d’un ermite, c’est pourtant ce statut qu’il a choisi et accepté, à la fois pour continuer de prier pour l’Eglise en attendant la fin de son pèlerinage terrestre, pour échapper aux regards du public, et pour rendre tangible sa promesse de « révérence et obéissance inconditionnelles » à celui qui lui succédera.
Révérence et obéissance inconditionnelles ? Voilà des notions bien oubliées, même dans l’Eglise…
Ne croyons pas que cela soit facile. Benoît XVI, porté en hélicoptère jusqu’à Castel Gandolfo où il passera quelques mois avant de pouvoir gagner le couvent en réfection dans les jardins du Vatican, a demandé à survoler un peu longuement la Ville éternelle, pour un dernier regard, un dernier adieu avant de s’isoler d’un monde dont il a tant goûté la beauté.
Sa renonciation est aussi un renoncement.
Le professeur, l’intellectuel, l’homme qui a su en tant que pape, et contre toute attente médiatique, attirer les foules et les charmer, laisse derrière lui son œuvre pour se concentrer sur l’unique nécessaire, le Christ, vers lequel il oriente tous les regards.
[...] Nous savons aussi que, de manière répétée, Benoît XVI a déclaré répondre, en renonçant à sa charge de gouvernement de la barque de Pierre, à une « demande » de Dieu. Ce n’est pas une révélation qu’il évoque ou, si elle a eu lieu, il n’en parle pas, mais d’une conviction intime, une certitude acquise en conscience et devant Dieu. Il n’est pas interdit de la regretter, voire de la critiquer – comme l’a fait le cardinal Pell d’Australie –, car la décision n’est pas « infaillible ». Mais la manière dont tout cela s’est passé laisse entendre que le pape, en pleine possession de ses moyens, a jugé que son départ servirait l’Eglise.
Hilary White, de LifeSiteNews – une remarquable journaliste – souligne que Benoît XVI est parti comme un escrimeur, prenant tout le monde de court, à la stupéfaction de tous dans un Vatican où le secret avait été trahi, la confiance rompue, et où les intrigues – on ne peut pas ne pas le penser – ont dû accélérer avec l’avancée en âge du pape. Le siège est vacant, bien plus vite que prévu. C’est un homme fort qui est attendu, et qui va faire face à des attaques sans précédent contre l’Eglise et contre l’humanité tout court : nous les voyons déjà se concrétiser dans tout le globe à travers la promotion nihiliste de l’homosexualisme.
Et c’est un homme faible qui, pendant ce temps, veut intercéder pour l’Eglise qu’il a conduite. « Je suis simplement un pèlerin qui entame la dernière étape de son pèlerinage sur cette terre. Mais je voudrais encore, avec tout mon cœur, avec tout mon amour, avec ma prière, avec ma réflexion, avec toutes mes forces intérieures, travailler pour le bien commun et le bien de l’Eglise, de l’humanité », a-t-il dit juste avant de franchir les portes du palais de Castel Gandolfo qui se sont refermées, lourdement, à 20 heures jeudi soir. Puis, très simplement : Buona notte. Bonne nuit…[...]"
Posté le 1 mars 2013 à 14h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)
L'hommage du Vatican à Benoît XVI
Le site du Vatican a mis en ligne un livret de 62 pages retraçant le pontificat de Benoît XVI. A découvrir ici.
Par ailleurs, le site du Vatican est désormais en mode sede vacante.
Posté le 1 mars 2013 à 07h04 par Michel Janva | Lien permanent
Benoît XVI : sortie de la Messe d'action de grâce à Paris
Posté le 1 mars 2013 à 07h00 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
Benoît XVI à Castelgandolfo
Arrivé à Castelgandolfo, Benoît XVI a déclaré à la foule venue lui dire au revoir :
"Merci !
Merci de tout cœur.
Chers amis, je suis heureux d’être avec vous, entouré par la beauté de la création et par votre sympathie qui me fait tant de bien, merci pour votre amitié, votre affection.
Vous savez que cette journée pour moi est différente des jours précédents, je ne suis plus le Souverain Pontife de l’Eglise Catholique. Jusqu’à 20 heures ce soir je le suis encore, mais après je ne le suis plus. Je suis simplement un pèlerin qui entame la dernière étape de son pèlerinage sur cette terre. Mais je voudrais encore, avec tout mon cœur, avec tout mon amour, avec ma prière, avec ma réflexion, avec toutes mes forces intérieures, travailler pour le bien commun et le bien de l’Eglise, de l’humanité. Et je trouve un très fort soutien dans votre sympathie. Allons de l’avant avec le Seigneur pour le bien de l’Eglise et du monde.
Merci.
Je vous donne maintenant de tout cœur ma bénédiction.
Que Dieu tout-puissant soit béni.
Que Dieu tout-puissant nous bénisse, au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit.
Merci, et bonne nuit.
Merci à vous tous."
Posté le 1 mars 2013 à 06h58 par Michel Janva | Lien permanent
Benoît XVI : Messe d'action grâce à Quimper
Posté le 1 mars 2013 à 06h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
28 février 2013
L'humble travailleur de la vigne du Seigneur devient pape émérite
"Il n'y a pas de retour vers la sphère privée. Ma décision de renoncer à l'exercice actif du ministère, ne révoque pas cela. Je ne retourne pas à la vie privée, à une vie de voyages, rencontres, réceptions, conférences, etc. Je n'abandonne pas la Croix, mais je reste de manière nouvelle auprès du Seigneur crucifié. Je ne porte plus le pouvoir de l'office pour le gouvernement de l'Eglise, mais au service de la prière je reste, pour ainsi dire, dans la cour de Saint-Pierre. Saint Benoît, dont je porte le nom comme Pape, me sera un grand exemple en cela . Il nous a montré la voie, par une une vie qui, active ou passive, appartient entièrement à l'œuvre de Dieu." Audience du 27 février 2013
Posté le 28 février 2013 à 20h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)
Le dernier tweet du Pape Benoît XVI
Posté le 28 février 2013 à 17h49 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)
"Soyez pleinement dociles à l'action de l'Esprit Saint dans l'élection du nouveau pape"
Ce matin aux cardinaux venus à Rome (côté Français, il manquait les archevêques de Paris et de Lyon), Benoît XVI a déclaré (traduction par Benoît-et-moi) :
"Avec une grande joie je vous souhaite la bienvenue, et offre à chacun de vous mon salut le plus cordial. Je remercie le Cardinal Angelo Sodano, qui comme toujours, a su se faire l'interprète des sentiments du Collège tout entier: Cor ad cor loquitur. Merci Eminence . Et je voudrais dire - reprenant la référence à l'expérience des disciples d'Emmaüs - que, pour moi, c'était une joie de marcher avec vous, durant ces dernières années, dans la lumière de la présence du Seigneur ressuscité.
Comme je l'ai dit hier, devant des milliers de fidèles qui remplissaient la place Saint-Pierre, votre proximité et votre conseil m'ont été d'une grande aide dans mon ministère. Au cours des huit dernières années, nous avons vécu avec foi des moments très beaux de lumière rayonnante dans le chemin de l'Eglise, et aussi des moments où des nuages s'épaississaient dans le ciel. Nous avons essayé de servir le Christ et son Église avec un amour profond et total, qui est l'âme de notre ministère. Nous avons donné l'espérance, celle qui vient du Christ, qui seule peut éclairer le chemin. Ensemble, nous pouvons remercier le Seigneur qui nous a fait grandir dans la communion, et ensemble le prier de vous aider à grandir encore dans cette unité profonde, de sorte que le Collège des Cardinaux soit comme un orchestre, où les diversités - expression de l'Eglise universelle - contribuent toujours à l'harmonie supérieure et la concorde.
Je voudrais vous laisser une pensée simple, qui me tient beaucoup à coeur: une pensée sur l'Église, sur son mystère, qui constitue pour nous tous - peut-on dire - la raison et la passion de la vie. Je me laisse aider par une expression de Romano Guardini, écrite dans l'année où les Pères du Concile Vatican II approuvaient la Constitution Lumen Gentium, dans son dernier livre, avec une dédicace personnelle pour moi, raison pour laquelle les paroles de ce livre me sont particulièrement chères.
Guardini dit: L'Eglise «n'est pas une institution conçue et construite autour d'une table ... mais une réalité vivante ... Elle vit le long du cours du temps, en devenir, comme tout être vivant, en se transformant ... Pourtant, dans sa nature, elle reste toujours la même, et son cœur est le Christ». Cela a été notre expérience hier, il me semble, sur la Place: voir que l'Église est un corps vivant, animé par l'Esprit Saint et vit réellement de la force de Dieu. Elle est dans le monde, mais pas du monde: elle est à Dieu, au Christ, à l'Esprit. Nous l'avons vu hier. C'est pourquoi est vraie et éloquente l'autre expression célèbre de Guardini: «L'Église se réveille dans les âmes». L'Eglise vit, grandit et se réveille dans les âmes, qui - comme la Vierge Marie - acceptent la Parole de Dieu et la conçoivent par l'oeuvre de l'Esprit Saint; elles offrent à Dieu leur propre chair et dans leur pauvreté et humilité, elles deviennent capables de générer le Christ dans le monde d'aujourd'hui. A travers l'Église, le mystère de l'Incarnation reste présent pour toujours. Le Christ continue à marcher à travers tous les temps et tous lieux.
Restons unis, chers Frères, dans ce mystère: dans la prière, en particulier l'Eucharistie quotidienne, et ainsi servons l'Eglise et toute l'humanité. C'est notre joie, que personne ne peut nous enlever.
Avant de vous saluer personnellement, je désire vous dire que je vais continuer à vous être proche par la prière, en particulier dans les prochains jours afin que vous soyez pleinement dociles à l'action de l'Esprit Saint dans l'élection du nouveau pape. Que le Seigneur vous montre celui qui est voulu par Lui. Et parmi vous, le Collège des cardinaux, il y a aussi le futur pape auquel je promets déjà ma révérence et obéissance inconditionnelles. Pour cela, avec affection et gratitude, je vous donne cordialement ma Bénédiction apostolique."
Posté le 28 février 2013 à 17h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
Benoît XVI quitte le Vatican
Posté le 28 février 2013 à 16h57 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
En direct, l'adieu des cardinaux présents à Rome à Benoît XVI
Posté le 28 février 2013 à 11h26 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)
Les cloches sonneront-elles pendant le Carême?
Une question parmi d'autres sur les conséquences liturgiques de la renonciation de Benoît XVI auxquelles cet article tente d'apporter des réponses.
Posté le 28 février 2013 à 11h02 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)
"Je peux dire que le Seigneur m'a guidé, il m'a été proche, j'ai pu sentir sa présence chaque jour"
Le titre de ce post est extrait de l'audience d'hier.
Posté le 28 février 2013 à 07h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
27 février 2013
La dernière soirée du Pape Benoît XVI au Vatican
En photo...
Posté le 27 février 2013 à 22h31 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)
La dernière audience de Benoît XVI
Ces photos auraient du être postées ce matin en direct de l'audience, mais avec l'affluence sur la place Saint-Pierre ce matin, internet ne passait pas.Posté le 27 février 2013 à 21h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
Benoît XVI : coopérateur de la vérité, artisan d’unité et serviteur de notre joie
Le 22 février 2013, en la fête de la Chaire de Saint Pierre, le R.P. Louis-Marie de Blignières, fondateur de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, a prêché à la messe d’action de grâces pour Joseph-Ratzinger - Benoît XVI, célébrée en la chapelle de l’Immaculée à Versailles (FSSP). La voici :
"T. S. Père, vous avez été, comme archevêque de Munich, comme préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et comme Souverain Pontife : coopérateur de la vérité, artisan d’unité et serviteur de notre joie.
- 1. Coopérateur de la vérité
Votre ministère a été enraciné dans le souci constant d’ouvrir aux hommes le chemin de la vérité, dans le contexte difficile de la modernité, et pour cela vous avez su prendre du recul, en comprenant les enjeux : la perte de la dimension métaphysique de l’intelligence et le déclin conséquent de la théologie de la création, celle qui voit dans la nature et le corps un message de la sagesse de Dieu.
D’où votre œuvre de présentation catéchétique de la foi : des deux conférences sur la catéchèse à Lyon et Paris en 1983… au CEC et à son Compendium en 1992 et 2005 ; d’où votre insistance sur l’harmonie de la foi et de la raison, l’accord de la sagesse grecque et de la révélation : de Veritatis Splendor et Fides et Ratio (encycliques auxquelles vous avez collaboré en 1993 et 1998), jusqu’aux discours de Ratisbonne et des Bernardins en 2006 et 2008, en passant par la conférence à la Sorbonne en 1999 sur le christianisme comme religio vera.
Dans une époque de vacillation et de doute, vous avez rappelé, notamment à l’Europe menacée de nihilisme, la pertinence de la loi naturelle, dans le respect de l’homme et de la création, et la nécessité de « rendre visible la foi comme l’alternative que le monde attend après la faillite de l’expérience libérale et de celle de type marxiste » (Disc. aux Présidents des Com. Doctr. des épiscopats européens, 2 mai 1989).
Je me souviens du jour où je vous disais que c’était grâce à l’amour de la vérité qui transpirait dans vos œuvres, que j’avais retrouvé la communion hiérarchique… et il me semble que vous y fûtes sensible. Merci, T. S. Père, d’avoir été pour nous et pour tant de personnes (je pense à Magdi Cristiano Allam et au Père Michel Viot par exemple) une incarnation attirante de l’amour de la vérité.
- 2. Artisan d’unité
Toute votre vie, vous avez été sensible à l’unité comme fruit et comme preuve de la vérité. C’est le souci de l’unité de l’Eglise, telle que le Christ l’a voulue, et du magistère qui en est le garant, qui vous a fait, très rapidement après l’optimisme du renouvellement que vous attendiez du Concile, prendre des distances à l’égard de ceux qui y voyaient, non l’instrument d’une réforme, mais l’occasion d’une révolution, un super-dogme et un commencement absolu. De là la fondation de Communio pour faire pièce à Concilium.
De là votre opposition, de plus en plus affirmée, comme théologien, puis comme archevêque de Munich, au los von Rom [l’éloignement de Rome]. De là votre refus de la rupture sans précédent introduite par l’interdiction des anciens rituels, car vous avez une conscience aiguë que l’unité catholique dans la durée est garante de l’unité dans la foi. De là votre travail incessant, comme préfet de la CDF, pour écarter les conceptions erronées sur la nature du Peuple de Dieu, sur les rapports avec les autres religions, et sur l’œcuménisme… travail manifesté notamment par Dominus Jesus. De là enfin, depuis le 22 décembre 2005, la lecture de Vatican II que vous proposez selon une « herméneutique de la réforme dans la continuité ».
De là votre travail acharné pour combattre la décadence de la christologie, par la lecture de l’Ecriture dans l’analogie de la foi, en redonnant sa place centrale au titre de Fils au sens métaphysique, loin d’un Jésus purement empirique ; et conséquemment, votre opposition à une notion bureaucratique de la communion ecclésiale, en remettant en honneur la réalité de l’Eglise comme Corps mystique, qui seule donne à la communion sa dimension surnaturelle.
Ce faisant, vous avez insisté sur la nécessité d’une théologie de l’enfance, sur la portée théologique de notre « être-fils » (Kindsein). Nous sommes fils de Dieu en Jésus, et à cause de cela, nous sommes fils de l’Eglise. Cette redécouverte de la piété filiale à l’égard de l’Eglise et de son être historique permet de comprendre votre souci de l’unité entre les baptisés (ad extra les réformés, les orientaux ; ad intra les traditionnels latins), avec les sacrifices que cela peut entraîner pour discerner ce qui est essentiel à l’être catholique et ce qui peut et doit être diversité dans l’unité, ou lieu d’un légitime débat.
Je me souviens de ce jour de juillet 1988, où, en compagnie des prêtres qui ont été ensuite à l’origine de la Fraternité Saint-Pierre, je vous demandais s’il y avait une place dans l’Eglise pour des prêtres qui ne diraient jamais le nouveau rit et qui ne feraient jamais schisme ; et vous nous répondîtes : « La main que l’Eglise a tendue à Mgr Lefebvre reste ouverte pour ceux qui veulent la saisir ». Merci, T. S. Père, d’avoir été pour nous et pour tant de personnes, artisan d’unité dans la vérité. Nous ne regrettons certes pas cette main tendue que nous avons baisée.
- 3. Serviteur de notre joie
Un thème constamment présent dans votre ministère, de vos œuvres de
théologien à l’encyclique Spe Salvi,
est celui de la vie éternelle. Vous avez sans cesse réagi contre la réduction horizontale de l’eschatologie à l’utopie d’un « monde
meilleur », ou à la paix terrestre recherchée comme bien ultime, qui
semblent être devenus « le véritable objet de l’espérance et le vrai
critère éthique ». « C’est à peine si la foi en la vie éternelle joue
encore un rôle dans la prédication aujourd’hui », avez-vous dit, y voyant
« la menace d’une réduction radicale du contenu de notre foi » (Disc.
cité du 2 mai 1989).
Votre ministère cardinalice et pontifical a été, en contrepoint, comme un hymne à l’espérance dans la vie éternelle. Certes, vous avez affronté les défis culturels, sociaux et politiques de l’heure, et encouragé la contribution de l’Eglise au bien de l’humanité, notamment dans Caritas in veritate. Mais vous l’avez fait en « serviteur de notre joie », selon la belle définition de votre ministère pétrinien, que vous avez donnée lors de votre messe d’intronisation papale. Notre joie ne peut être seulement terrestre, elle est dans le Royaume de Dieu, dans la charité mutuelle des chrétiens, dans les béatitudes du Sermon sur la montagne… qui sont la vie éternelle commencée.
Ce service de la joie chrétienne est, pour vous, porté par la beauté : beauté de la liturgie, beauté de l’art chrétien, beauté de la vie chrétienne. Vous avez rétabli les droits de l’usage antique du missel romain, trop longtemps combattu : non seulement parce qu’il « doit être honoré en raison de son usage vénérable et antique » (Summorum Pontificum) ; non seulement par un évident désir de l’unité et par un courageux souci de la justice ; mais aussi à cause de la beauté de ce rite, qui véhicule la sacralité et soutient l’adoration. « J’avais oublié à quel point les prières de ce Missel portent à l’adoration », disiez-vous après avoir célébré de nouveau cette messe dans une communauté Ecclesia Dei.
Votre amour de la beauté dans l’art, vous l’avez exprimé à de nombreuses reprises, notamment à Barcelone en 2010 : « La beauté est révélatrice de Dieu, parce que, comme Lui, l’œuvre belle est pure gratuité, elle invite à la liberté et arrache à l’égoïsme ». Et votre amour de la beauté dans la vie chrétienne a été manifeste dans la façon dont vous avez dénoncé et combattu ce qui la souillait dans la vie de l’Eglise. Comment avez-vous eu le courage de dire toujours sereinement la vérité sur le mal et la laideur : depuis vos fameux Entretiens sur la foi, jusqu’aux discours et aux mesures contre les scandales de mœurs dans l’Eglise, en passant par le Chemin de Croix de 2005 ?
La réponse est dans votre extrême sensibilité à la beauté de l’amour, dans votre rayonnante humilité, dans votre joie spirituelle. Vous savez que le mal n’est jamais ultimement vainqueur. En écoutant Blaise Pascal parler des saints et du Christ, je ne peux me défendre de penser à vous : « Les saints ont leur empire, leur éclat, leur victoire, leur lustre, et n’ont nul besoin des grandeurs charnelles ou spirituelles [dans le sens de : intellectuelles]. Ils sont vus de Dieu et des anges, et non des corps ni des esprits curieux. Dieu leur suffit. […] Il eût été inutile à Notre Seigneur Jésus-Christ pour éclater dans son règne de sainteté, de venir en roi, mais il y est bien venu avec l’éclat de son ordre » (Pensées, Brunschvig, n. 793). « L’éclat de votre ordre », T. S. Père, c’est celui de la vérité dans l’humilité. Comme un Agneau de Dieu, vous touchez les cœurs par la grandeur de l’intelligence jointe à la délicatesse de l’amour. « La puissance fait défaut à la vérité, d’autant plus qu’elle est plus noble. […] Plus une vérité est noble, plus aisément les réalités grossières peuvent la pousser de côté ou la couvrir de ridicule ; plus elle doit compter sur l’attitude chevaleresque de l’esprit. » (Romano Guardini, Le Seigneur, II, 253). Merci, T.S. Père, d’avoir été, pour nous et pour tant de personnes, un « amant de la beauté spirituelle » (Règle de S. Augustin) et un serviteur de notre joie.
Merci, T. S. Père, d’avoir été, pour l’Eglise et pour nous, depuis plus de trente ans, en contrepoint du relativisme, de l’égoïsme et du désespoir, une épiphanie chrétienne de la vérité, de l’unité et de la joie.
Fr. L.-M. de Blignières, fondateur de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier"
Posté le 27 février 2013 à 20h46 par Michel Janva | Lien permanent
Benoît XVI s'adressera encore à la foule
Jeudi 28 février, en fin d'après-midi, après avoir quitté le Vatican et être arrivé à Castelgandolfo, Benoît XVI devrait s'adresser à la foule depuis le balcon extérieur du palais pontifical.
Sa renonciation sera effective à 20h.
Posté le 27 février 2013 à 15h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
Le dernier tweet de Benoît XVI
Le pape Benoît XVI a envoyé ce qui pourrait être le dernier tweet de son pontificat :
"Je voudrais que chacun éprouve la joie d’être chrétien, d’être aimé de Dieu qui a donné son Fils pour nous !".
Posté le 27 février 2013 à 14h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
Le pontificat de Benoît XVI, un signe de contradiction
De Michel de Jaeghere, dans le dernier numéro du Figaro Hors-série, consacré à Benoît XVI :
"« Depuis le début, Rome est aussi le lieu du martyre. » Commentant, le 8 février, à trois jours de l’annonce de sa renonciation, la première Epître de saint Pierre au cours d’une lectio divina improvisée devant ses séminaristes, Benoît XVI a, spontanément, souligné ce trait : en gagnant la capitale de l’empire, le prince des apôtres savait qu’il allait aussi vers la crucifixion que lui avait prophétisée le Christ (« Quand tu auras vieilli, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te mènera où tu ne voudrais pas. » Jn 21,18). « En se rendant à Rome, Pierre accepte de nouveau cette parole du Seigneur : il va vers la Croix et il nous invite à accepter, nous aussi, l’aspect martyrologique du christianisme. »
Tandis que le monde s’apprêtait à bruisser des rumeurs sur les jeux de pouvoir qui ne manqueraient pas de marquer le conclave, à parier sur les chances des papabili comme sur une excitante course de lévriers, spéculer sur le nombre des Italiens, le poids des conservateurs, les attentes des libéraux et la nécessaire ouverture au tiers-monde, le pape livrait la plus poignante des clés pour comprendre dans quel état d’esprit il avait lui-même accepté, en avril 2005, son élection au trône de Pierre.
Il savait ce qui l’attendait : présidant, quelques jours plus tôt, au nom de Jean-Paul II, empêché, le chemin de Croix du vendredi saint au Colisée, il avait dénoncé les « souillures » dont le sacerdoce était affecté, la sécularisation qui avait converti l’Europe chrétienne à un « paganisme » étranger à toute idée de Rédemption, la banalisation du mal, la marchandisation de tout.
Devenu pape, les épreuves ne lui auront, de fait, pas manqué. Benoît XVI aura été, tout au long de son pontificat, un signe de contradiction. Sali par la révélation de scandales qu’il avait pris sur lui de faire cesser. Fustigé pour avoir prôné, contre la tyrannie du désir, une morale jugée intransigeante. Incompris dans ses tentatives de restaurer la transcendance dans le culte divin. Condamné pour avoir tenté de faire prévaloir l’alliance de la foi avec la raison dans un univers livré à la réduction médiatique de l’information. Trahi par un entourage gangrené par les rivalités et l’appétit de pouvoir.
Sans doute sa démission lui a-t-elle permis de trouver, un instant, grâce aux yeux du monde. On a salué l’acte révolutionnaire par lequel, avouant une fragilité tout humaine, il aurait fait entrer, enfin, la modernité dans le fonctionnement de l’Eglise en dépouillant la monarchie pontificale sa dérangeante sacralité. « Il a osé ! » s’est-on écrié, comme si Benoît XVI avait changé, par là, l’Eglise, transformé la nature de la papauté (certains s’aventurant même à prétendre que le pape avait renoncé, ce faisant, au dogme de l’infaillibilité !). C’était commettre un nouveau contresens.D’abord parce que la papauté relève, dans l’Eglise, du pouvoir de juridiction, et non du pouvoir d’ordre. Par le sacre épiscopal, l’évêque y reçoit un sacrement : la plénitude du sacerdoce. Il est indélébile, marquant l’âme pour l’éternité. La papauté est d’un autre ordre : c’est la mission canonique reçue de l’Eglise. Elle donne à l’évêque de Rome une juridiction universelle pour gouverner le peuple de Dieu et « confirmer ses frères dans la foi », en jouissant, dans les cas où il s’exprime sur la foi ou les mœurs depuis la chaire de Pierre avec l’intention d’obliger, d’une assistance de l’Esprit saint qui lui garantit le charisme de l’infaillibilité. Le droit canon prévoit expressément que cette juridiction s’achève avec la mort du pontife, ou sa renonciation. Celle-ci n’affecte donc en rien la définition de sa fonction. [...]"
Posté le 27 février 2013 à 13h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
La dernière audience publique du Pape Benoît XVI (Add.)
Une place Saint-Pierre pleine, une émotion exceptionnelle.
"Je vous demande de vous souvenir de moi devant Dieu!"
Dernière allocution aux pélerins français :
Chers frères et sœurs,
En ce moment, je voudrais surtout rendre grâce à Dieu qui guide et fait grandir l’Église, qui sème sa Parole et nourrit ainsi la foi de son peuple. Je remercie toutes les personnes qui, avec générosité, m’ont aidé et m’ont été proches durant mon pontificat.
Ces derniers mois, j’ai senti que mes forces avaient diminué et j’ai demandé à Dieu de m’éclairer pour prendre la juste décision pour le bien de l’Église. Je vous remercie pour le respect et la compréhension avec lesquels vous l’avez accueillie.
Je continuerai à accompagner le chemin de l’Église par la prière et la réflexion. En cette Année de la foi, je vous invite à renouveler votre ferme confiance dans le Seigneur et à vous sentir aimés de Dieu qui nous a montré son amour infini. Il guide et soutient toujours son Église.
Ne perdons jamais de vue cette vision de foi ! Que votre cœur soit rempli de la joyeuse certitude que le Seigneur est proche de nous et qu’il nous accompagne de son amour !
Je vous salue cordialement chers pèlerins de langue française, en particulier les personnes venant de France, de Belgique et des pays francophones qui ont voulu m’accompagner en étant présentes ici ou par la radio et la télévision.
Je vous demande de vous souvenir de moi devant Dieu et de prier pour les Cardinaux appelés à élire un nouveau Successeur de l’Apôtre Pierre. Priez aussi pour que le Seigneur l’accompagne de la lumière et de la force de son Esprit ! Que Dieu vous bénisse ! Merci".
Le texte de sa dernière audience :
«Comme l'apôtre Paul dans le texte biblique que nous avons entendu, je voudrais remercier tout particulièrement Dieu qui guide et fait grandir l'Église, qui sème sa parole et donc nourrit la foi de son peuple.
En ce moment, mon cœur s'élargit à toute l'Eglise à travers le monde, et je remercie Dieu pour toutes ces «nouvelles» qu’en ces années de ministère pétrinien j’ai pu recevoir au sujet de la foi dans le Seigneur Jésus-Christ, au sujet de l'amour qui circule dans le corps de l'Eglise et le fait vivre dans
l'amour, et dans l’espérance qui nous ouvre et nous dirige vers la plénitude de la vie, vers la patrie céleste.
Je sens le besoin de tous vous porter dans ma prière, dans un présent qui est celui de Dieu, où je place chaque rencontre, chaque voyage, chaque visite pastorale. Tout et tous, je vous réunis dans la prière et vous confie à Dieu : pour que nous ayons la pleine connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, et pour que nous puissions nous comporter d'une manière digne de Lui et de son amour, en portant du fruit dans toutes nos bonnes actions (cf. Col 1, 0,9 à 10).
Benoît XVI se dit confiant pour le futur de l'Eglise
En ce moment, se trouve en moi une confiance immense, parce que je sais, nous le savons tous, que la parole de vérité de l'Evangile représente la puissance de l'Église, c'est sa vie. L'Évangile purifie et renouvelle, porte du fruit, partout où la communauté des croyants entend et accueille la grâce de Dieu dans la vérité et vit dans la charité. C'est ma conviction, c'est ce qui fait ma joie.
Lorsque, le 19 Avril il y a presque huit ans, j'ai accepté d’assumer le ministère pétrinien, j'ai toujours cette certitude qui m'a toujours accompagné.
A ce moment-là, comme je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, les paroles qui ont résonné dans mon cœur ont été : Seigneur, que demandes-tu? C 'est une énorme charge que tu déposes sur mes épaules, mais si tu me le demandes, sur ta parole je vais lancer les filets, certain que tu me guideras. Et le Seigneur m’a vraiment guidé, je pouvais sentir sa présence chaque jour.Ce fut un bout de chemin de l’Eglise qui a comporté des moments de joie et de lumière, mais aussi des moments difficiles ; je me suis comme Saint-Pierre et les Apôtres dans la barque sur le lac de Galilée ; le Seigneur nous a donné de nombreux jours de soleil et de brise légère, jours où la pêche fut abondante ; et il y eut aussi des moments où les eaux étaient agitées et le vent contraire, comme dans toute l'histoire de l'Eglise et le Seigneur semblait dormir.
La barque de l'Eglise n'est pas la mienne, la nôtre, mais celle de Dieu
Mais j'ai toujours su que dans cette barque se trouve le Seigneur et j'ai toujours su que la barque de l'Eglise n'est pas la mienne, n’est pas la nôtre, mais sa barque, et qu’il ne la laisse pas couler. C'est lui qui la conduit, certainement aussi à travers les hommes il a choisis, parce que c’est ainsi qu’il l’a voulu. Ce fut et c’est toujours pour moi une certitude que rien ne peut ternir. Et c'est pourquoi, aujourd'hui, mon cœur est rempli de gratitude envers Dieu parce qu'il n’a jamais fait manquer à l'Église tout entière, ni à moi, sa consolation, sa lumière, son amour.
Nous sommes dans l'Année de la Foi, que j'ai voulu pour renforcer notre foi en Dieu dans un contexte qui semble le mettre de plus en plus en second plan. Je voudrais tous vous inviter à renouveler la confiance solide dans le Seigneur, à vous confier comme des enfants dans les bras de Dieu, certains que ces bras nous soutiennent toujours et sont ce qui nous permet de marcher tous les jours, même dans la difficulté. Je voudrais que chacun puisse se sentir aimé par ce Dieu qui nous a donné son Fils et nous a montré son amour sans limites.
Je voudrais que chacun puisse ressentir la joie d'être chrétien. Dans une belle prière à réciter quotidiennement le matin, on dit : «Je t’adore, mon Dieu, Je t'aime de tout mon cœur. Je te remercie de m'avoir créé, fait chrétien". Oui, nous sommes heureux pour le don de la foi ; c’est le bien le plus précieux, que personne ne peut nous enlever! Remercions Dieu pour cela tous les jours, par la prière et par une vie chrétienne cohérente. Dieu nous aime, mais attend que nous l’aimions!
Benoît XVI remercie tous ceux qui l'ont aidé, soutenu, aimé
Mais ce n'est seulement Dieu que je tiens à remercier en ce moment. Un pape n'est pas seulement dans la manœuvre de la barque de Pierre, même si c’est sa responsabilité principale, et je ne me suis jamais senti seul en portant la joie et le poids du ministère pétrinien ; le Seigneur m'a entouré de beaucoup de personnes qui, avec générosité et d'amour pour Dieu et pour l'Église, m'ont aidé et entouré.
Tout d'abord vous, chers Frères Cardinaux: votre sagesse, vos conseils, votre amitié ont été précieux pour moi ; je remercie mes collaborateurs, à commencer par mon Secrétaire d'Etat qui m'a accompagné fidèlement au fil des ans ; la secrétairerie d'État et l'ensemble de la Curie romaine, ainsi que tous ceux qui, dans divers domaines, sont au service du Saint-Siège: ce sont de nombreux visages qui ne sont pas connus, restent dans l'ombre, mais dans le silence, dans leur travail quotidien, dans un esprit de foi et d’humilité ils ont représenté pour moi un soutien sûr et fiable. Une pensée spéciale à l'Église de Rome, mon diocèse!
Je ne peux pas oublier mes frères dans l'épiscopat et dans le sacerdoce, les personnes consacrées et tout le peuple de Dieu : dans les visites pastorales, les rencontres, au cours des audiences, les voyages, j'ai toujours reçu beaucoup d’attention et d'affection profonde, mais moi aussi je vous ai tous aimés, sans exception, avec cet amour pastoral qui est le cœur de chaque Pasteur, en particulier l'évêque de Rome, Successeur de l'Apôtre Pierre. Chaque jour, j'ai porté chacun de vous dans ma prière, avec le cœur d’un père".
Benoît XVI récitant son dernier Pater noster place Saint Pierre.
Posté le 27 février 2013 à 11h22 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)
26 février 2013
Des précisions sur Benoît XVI après sa renonciation
Benoît XVI gardera la soutane blanche, son nom de Benoît XVI et aura le titre de "pape émérite". Il perdra le port des chaussures rouges et son anneau sera détruit par le camerlingue.
et comme dit le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine :
"L'Eglise est conduite par le Christ,
je ne crains pas le départ de Benoît XVI".
Posté le 26 février 2013 à 13h40 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)
Jeudi soir à 20h00, des messes d'action de grâce dans toute la France
Ce site présente plusieurs messes d'action de grâce pour le pontificat de Benoît XVI, essentiellement celles célébrées par nos évêques. Bien sûr, il y aura d'autres et dans toute la France!
Posté le 26 février 2013 à 10h50 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)
25 février 2013
L'enseignement de Benoît XVI pour nous ancrer en Dieu face au sécularisme et pour la culture de vie
Dimanche, monseigneur Alain Castet, évêque de Luçon, a célébré une messe d'action de grâce pour le pontificat de Benoît XVI. Son homélie, publiée sur facebook, mérite d'être connue de tous.
"L’évangile de la transfiguration que nous venons de proclamer est un des textes les plus révélateurs de l’identité de Jésus le Christ. La scène a lieu quelques jours avant la passion de Jésus et cette scène est une anticipation de ce qui va se passer à la résurrection du Christ. Eusèbe de Césarée au quatrième siècle dit, par exemple : « Notre-Seigneur ne se contente pas de prédire le grand mystère de sa seconde apparition, il ne veut pas que la foi de ses disciples repose uniquement sur des paroles, et il lui donne encore pour fondement le témoignage des faits, en découvrant aux yeux de leur foi une image de son royaume ».
La scène de la transfiguration se présente, de fait, comme le dévoilement de l’intimité du Christ. Jésus de Nazareth est le Christ avant même sa passion et sa résurrection. Moïse et Elie, c’est à dire la Loi et les Prophètes, le rejoignent dans les jours de sa chair. L’évangéliste St Luc précise : « ils parlaient de son départ qui allait se réaliser à Jérusalem ».
Lorsque la scène de la transfiguration a lieu sur la route de Jérusalem, nous sommes à quelques jours de la passion. Si Jésus est manifesté ici comme par anticipation dans toute la gloire, de ce qu’il est vraiment et qui se réalisera au jour de Pâques, il est aussi le Messie souffrant qui sera livré « pour nous et pour notre salut ». L’épisode de la transfiguration oriente résolument vers la passion pour définir l’identité de notre Seigneur : Jésus est le Messie glorieux, il est aussi le Messie souffrant.
Pierre, Jacques et Jean sont les heureux bénéficiaires de cette scène extraordinaire. Ils ont eu le privilège d’entrer dans l’intimité du Christ avant même sa résurrection. Par cette vision, ils viennent de naître vraiment comme disciples. Jésus n’a-t-il pas dit : « Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera» (Jn 15, 15).
Pierre, Jacques et Jean deviennent ainsi des chercheurs de Dieu.
Le Pape Benoit XVI qui se montre toujours comme un chercheur de Dieu nous invite à voir la recherche de Dieu dans la vie du disciple à partir du modèle de la vie monastique.
Dans le discours mémorable qu’il a prononcé au collège des Bernardins à Paris, lors de sa visite chez nous en 2008, il montrait que le modèle de la recherche de Dieu dans la vie monastique est créateur d’une culture de vie, et fondateur des valeurs dont l’Europe, notre continent peut être fier. Je cite le Pape :
L’objectif des moines, « était de chercher Dieu, quaerere Deum. Au milieu de la confusion de ces temps où rien ne semblait résister, les moines désiraient la chose la plus importante : s’appliquer à trouver ce qui a de la valeur et demeure toujours, trouver la Vie elle-même. Ils étaient à la recherche de Dieu. Des choses secondaires, ils voulaient passer aux réalités essentielles, à ce qui, seul, est vraiment important et sûr.(…) Le désir de Dieu comprend l’amour des lettres, l’amour de la parole, son exploration dans toutes ses dimensions. Puisque dans la parole biblique Dieu est en chemin vers nous et nous vers Lui, ils devaient apprendre à pénétrer le secret de la langue, à la comprendre dans sa structure et dans ses usages. Ainsi, en raison même de la recherche de Dieu, les sciences profanes, qui nous indiquent les chemins vers la langue, devenaient importantes (…) L’école et la bibliothèque assuraient la formation de la raison et l’eruditio, sur la base de laquelle l’homme apprend à percevoir au milieu des paroles, la Parole»[1].
On peut aisément le comprendre : si la recherche de Dieu nous tourne vers Lui comme le premier à connaitre, à aimer et à servir, elle ne nous détourne pas de la construction de la cité. La foi comme don de Dieu et désir d’habiter sa maison, saisit toutes les facultés de l’homme pour l’engager concrètement à investir l’instant présent comme le lieu où Dieu doit être tout en tous.
Le pontificat du Pape Benoit XVI a été essentiel pour penser l’unité entre la foi, comme recherche de Dieu, et la raison. Nous devons en rendre grâce !
Son enseignement nous a constamment appris à ne pas dissocier l’amour pour la cité de Dieu de l’amour pour la cité des hommes. Cet amour pour les deux cités qui consiste en la synthèse entre foi et raison signifie « que Dieu n’est pas éloigné : il n’est pas éloigné de notre raison et de notre vie ; il est proche de tout être humain, proche de notre cœur et proche de notre raison, si nous nous mettons réellement en chemin »[2]
Si la synthèse entre la foi et la raison est une des vocations constitutives des chercheurs de Dieu que sont tous les croyants, Benoit XVI engage, avec insistance, l’Europe à en faire l’enjeu même de ses responsabilités : la prétention du rationalisme occidental à l’universel entraîne aussi le monde entier à dissocier la religion, de la société[3]. En Europe, l’engagement pour la foi, doit être un engagement pour une vision intégrale de l’homme et du sens de sa vie.
Je mesure au moment où, beaucoup de nations occidentales projettent des lois mortifères pour l’avenir de la famille fondement de toute société, combien, le magistère du Pape Benoit XVI nous engage à la redécouverte et à l’enracinement de la foi au Christ. C’est en étant profondément ancrés en lui que nous pouvons, face à la culture séculière ambiante, trouver une alternative porteuse de sens et de vie.
Il est en tout cas clair que l’enseignement du Pape Benoit XVI nous en donne les moyens. Le Pape nous invite à avoir une relation vivifiante et rénovatrice avec la Parole de Dieu. Si le monde a été fait par la Parole de Dieu, le salut de l’homme et du monde créé se trouve dans cette même Parole. Entretenir un lien avec la Parole, c’est créer une relation particulière entre nos vies et nos personnes avec le Christ Vivant. Le lieu d’épanouissement total de la personne humaine et de toute la création se trouve dans le lien entretenu avec Jésus-Christ. Je cite Benoit XVI dans l’exhortation apostolique Verbum Domini :
« Conscients de la signification essentielle de la Parole de Dieu en référence au Verbe éternel de Dieu fait chair, unique sauveur et médiateur entre Dieu et l’homme, et en écoutant cette Parole, nous sommes amenés par la Révélation biblique à reconnaître qu’elle est le fondement de toute la réalité. Le Prologue de saint Jean affirme, en référence au Logos divin, que «par lui tout s’est fait et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui» (Jn 1, 3); de même, dans la Lettre aux Colossiens, il est affirmé en ce qui concerne le Christ, «premier-né par rapport à toute créature» (1, 15), que «tout est créé par lui et pour lui» (1, 16). Et l’auteur de la Lettre aux Hébreux rappelle aussi que «grâce à la foi, nous comprenons que les mondes ont été organisés par la Parole de Dieu, si bien que l’univers visible provient de ce qui n’apparaît pas au regard» (11, 3)[4].
Chers frères et sœurs, rendons grâce à Dieu pour ce que le Pape Benoit XVI a apporté à l’Eglise et au Monde. Demandons au Seigneur de nous donner la foi et le courage d’aller au devant des responsabilités que son magistère nous a particulièrement fait découvrir. Et au moment, où l’Eglise tout entière est en attente du Pape que l’Esprit nous donnera, je ne peux manquer de vous redire ce message que j’ai délivré ici même dans cette église, à l’ouverture de l’Année de la foi :
Chacun de nous peut comprendre que le Seigneur convoque son Eglise en lui confiant l’annonce de l’Evangile dans un mandat toujours nouveau, invitant à un engagement ecclésial encore plus convaincu. En fait, cet appel à une nouvelle évangélisation naît de la présence fidèle et intime du Christ ressuscité à son Eglise et résonne à toutes les générations pour qu’à situations nouvelles, nous trouvions des chemins nouveaux. Cette évangélisation ne saurait s’appuyer principalement sur des questions d’organisation, certes utiles, ni sur des méthodes, mais plutôt sur une rencontre authentique du Seigneur qui suscite un témoignage pour reconnaître et pour redécouvrir les signes de la présence de Dieu.
C’est au cœur du monde, selon une des intuitions fortes du Concile Vatican II, que les fidèles laïcs, animant les réalités temporelles, agissant de leur propre initiative à la lumière de la foi et de l’enseignement de l’Eglise[5], sont les premiers évangélisateurs. Leur témoignage portera d’autant plus de fruit que l’appel universel à la sainteté, autre enseignement fort du concile, sera entendu par ceux qui s’engagent au service de la mission.
Lorsqu’au jour de notre baptême nous avons été qualifiés de prophètes, le Seigneur nous a envoyés comme signes au milieu du monde. C’est par nos vies et nos paroles dans la mesure où nous resterons des chercheurs de Dieu, que nous serons fidèles à la confiance qui nous a été manifestée.
« Nous ne pouvons pas accepter que le sel devienne insipide »[6]
+ Alain Castet, Evêque de Luçon
[1] Discours au monde de la culture, Collège des Bernardins, 12 septembre 2008.
[2] Benoit XVI, Audience Générale du 30 janvier 2008.
[3] Ratzinger, « L’Europe dans la crise des cultures », La Documentation Catholique. Hors-série, 2005, n° 1, p.121-124
[4] Benoit XVI, Verbum domini, Exhortation apostolique post-synodale, 30 septembre 2010, §.8
[5] G.S. , n° 43
[6] Benoit XVI, Porta Fidei , n° 3
Posté le 25 février 2013 à 19h04 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
24 février 2013
Merci Benoît XVI !
Une famille montre publiquement son attachement au Saint-Père :
Posté le 24 février 2013 à 15h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)
Tous les cardinaux devront prêter publiquement allégeance au nouveau Pape
Benoît XVI a apporté plusieurs modifications à l’"Ordo Rituum pro Ministerii Petrini initio Romae Episcopi", lors d'une audience accordée à Mgr Marini le 18 février dernier. Mgr Guido Marini, Maître des célébrations liturgiques pontificales, explique :
"Comme il est dit au n. 2 du préambule de ce même Ordo, il s’agit du Rituel qui «présente les célébrations prévues à divers moments et dans des lieux liés au siège épiscopal à Rome, en référence avec le soin pastoral de son Evêque pour tout le troupeau du Seigneur». Il s’agit, en d’autres termes, du livre qui contient les textes liturgiques utilisés au cours des célébrations présidées par le nouveau Souverain Pontife, à partir du moment de la solennelle annonce de l’élection jusqu’à la visite à la basilique Sainte-Marie-Majeure. L’Ordo fut approuvé par Benoît XVI, dans un Décret Ex audientia Summi Pontificis, le 20 avril 2005, le jour qui suivit son élection comme Souverain Pontife. Je dois dire qu’à cette époque le Bureau des célébrations a accompli, avec compétence, un grand travail d’étude pour la préparation et la rédaction de l’Ordo.
[...] Comme je l’ai déjà mentionné, aussi bien lors de la célébration du début du ministère de l’Evêque de Rome, que lors de la célébration de l’intronisation sur la chaire de Rome à Saint-Jean-de-Latran, les rites typiques seront placés avant et en-dehors de la Messe et non plus au sein de celle-ci. Ensuite, en ce qui concerne la célébration du début du ministère de l’Evêque de Rome, l’acte d’«obédience» sera accompli par tous les cardinaux présents à la concélébration. De cette manière, ce geste qui est effectué immédiatement après l’élection, dans la chapelle Sixitine, par les cardinaux électeurs, recommence à avoir une dimension également publique et reste ouvert à tous les membres du collège cardinalice, en assumant dans le même temps un caractère de catholicité. Il ne s’agit pas d’une nouveauté, dans la mesure où tous se rappellent bien, au début du pontificat de Jean-Paul II, de l’acte d’obédience accompli par tous les cardinaux alors présents à la concélébration. Parmi ces derniers, on peut se rappeler des photographies, désormais très célèbres et émouvantes, représentant le baiser du Pape Wojtyła à celui qui était alors le cardinal Joseph Ratzinger et au cardinal Stefan Wyszyński. [...]"
Posté le 24 février 2013 à 15h22 par Michel Janva | Lien permanent
« Dieu m'appelle sur la montagne, mais je n'abandonne pas l'Eglise. Si Dieu me demande cela, c'est pour servir avec le même dévouement »
Dernier angélus de Benoît XVI :
Posté le 24 février 2013 à 14h48 par Michel Janva | Lien permanent










