08 juillet 2018

Le catéchisme de la communauté de l'Emmanuel : Dieu avec nous

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Posté le 8 juillet 2018 à 09h39 par Michel Janva | Lien permanent

02 juillet 2018

Avortement : ce qu'Isabelle de Gaulmyn aurait dû (re)lire (8)

8e extrait de l'encyclique Evangelium Vitae :

Unknown-31« Il est fréquemment affirmé que la contraception, rendue sûre et accessible à tous, est le remède le plus efficace contre l'avortement. On accuse aussi l'Eglise catholique de favoriser de fait l'avortement parce qu'elle continue obstinément à enseigner l'illicéité morale de la contraception. A bien la considérer, l'objection se révèle en réalité spécieuse. Il peut se faire, en effet, que beaucoup de ceux qui recourent aux moyens contraceptifs le fassent aussi dans l'intention d'éviter ultérieurement la tentation de l'avortement. Mais les contrevaleurs présentes dans la « mentalité contraceptive » — bien différentes de l'exercice responsable de la paternité et de la maternité, réalisé dans le respect de la pleine vérité de l'acte conjugal — sont telles qu'elles rendent précisément plus forte cette tentation, face à la conception éventuelle d'une vie non désirée. De fait, la culture qui pousse à l'avortement est particulièrement développée dans les milieux qui refusent l'enseignement de l'Eglise sur la contraception. Certes, du point de vue moral, la contraception et l'avortement sont des maux spécifiquement différents: l'une contredit la vérité intégrale de l'acte sexuel comme expression propre de l'amour conjugal, l'autre détruit la vie d'un être humain; la première s'oppose à la vertu de chasteté conjugale, le second s'oppose à la vertu de justice et viole directement le précepte divin « tu ne tueras pas ».

Mais, même avec cette nature et ce poids moral différents, la contraception et l'avortement sont très souvent étroitement liés, comme des fruits d'une même plante. Il est vrai qu'il existe même des cas dans lesquels on arrive à la contraception et à l'avortement lui-même sous la pression de multiples difficultés existentielles, qui cependant ne peuvent jamais dispenser de l'effort d'observer pleinement la loi de Dieu. Mais, dans de très nombreux autres cas, ces pratiques s'enracinent dans une mentalité hédoniste et de déresponsabilisation en ce qui concerne la sexualité et elles supposent une conception égoïste de la liberté, qui voit dans la procréation un obstacle à l'épanouissement de la personnalité de chacun. La vie qui pourrait naître de la relation sexuelle devient ainsi l'ennemi à éviter absolument, et l'avortement devient l'unique réponse possible et la solution en cas d'échec de la contraception.

Malheureusement, l'étroite connexion que l'on rencontre dans les mentalités entre la pratique de la contraception et celle de l'avortement se manifeste toujours plus; et cela est aussi confirmé de manière alarmante par la mise au point de préparations chimiques, de dispositifs intra-utérins et de vaccins qui, distribués avec la même facilité que les moyens contraceptifs, agissent en réalité comme des moyens abortifs aux tout premiers stades du développement de la vie du nouvel individu. » ( §13)

Posté le 2 juillet 2018 à 12h00 par Michel Janva | Lien permanent

01 juillet 2018

Le Credo de Paul VI fut suivi par l’encyclique Humanae Vitae sur le mariage

Voici un extrait de l'homélie de Dom Courau, père abbé de Triors, prononcée vendredi dernier :

Unknown-13"La Confession de Pierre sur la route de Césarée fut le 1er Credo de l’Église. À chaque étape importante de sa vie, l’Église l’a réédité : les grands Conciles des premiers siècles s’en sont fait l’écho, à Nicée en juin 325, à Constantinople en 381, au Latran en 640. Ainsi dans le Credo de la messe, nous répétons l’affirmation de S. Pierre. Au lendemain du Concile de Trente, après les confusions liées au Grand Schisme et à la Réforme protestante, Pie IV fit à nouveau une profession de foi, en novembre 1564. Il y a juste 50 ans en juin 1968, le Bx Paul VI fit de même après le IInd Concile du Vatican ; il a voulu ce Credo qui porte son nom, face à un monde en profonde mutation, dans lequel tant de certitudes sont mises en contestation ou en discussion. Dans le préambule du Credo, il s’adresse aux fidèles emblématiques de mai 68, menacés de se laisser fasciner par la nouveauté, sans esprit critique, sous l’impulsion du modernisme échevelé qui croit préparer l’avenir en perdant de vue le cri de Pierre sur la route de Césarée. La Révélation de Dieu ne saurait jamais être tenue pour une mode transitoire. La profession de foi du Paul VI associait le Concile au XIXème centenaire du martyre des SS. Pierre et Paul, l’année 1968 étant proclamée année de la foi dans ce dessein. Peu après Paul VI précisait : Une profession de foi n’est qu'un résumé, un «symbole» dit la théologie, une formule contenant les principales vérités de la foi, avec autorité, mais condensées et en raccourci. Dès les origines, une telle synthèse des dogmes fondamentaux de l'enseignement doctrinal était proposée aux catéchumènes qui devaient l’apprendre par cœur.

Le Credo de Paul VI fut suivi le 25 juillet par l’encyclique Humanae Vitae sur le mariage humain. Avec la proclamation de Marie Mère de l’Église en 1964, ce furent là les gestes majeurs du Magistère du futur saint pape, écho précieux de la confession de foi de S. Pierre sur la route de Césarée, rayonnant jusque dans l’intimité de la vie humaine, pensée par Dieu à son image et ressemblance. Ces gestes courageux de Paul VI préparaient ceux de S. Jean-Paul II avec le Catéchisme de 1992, puis ses grands textes sur le mariage et les fondements de la morale chrétienne. Nous lui devons en outre de contempler les liens entre l’acte de foi de S. Pierre avec tous ses prolongements d’une part et l’acte de foi de Notre Dame qui lui est antérieur, de l’autre.

Avant Césarée en effet, il y a eu l’annonciation : le Fiat et l’acquiescement de Marie à l’incarnation du Verbe, le Fils du Dieu vivant. S. Jean-Paul II aimait associer cette dimension mariale de l’Église à sa dimension pétrinienne, celle-ci découlant de celle-là de façon étroitement unie et complémentaire. Le Catéchisme a intégré cette analyse fine et fructueuse : Marie nous précède tous dans la sainteté qui est le Mystère de l’Église comme l’Épouse sans tache ni ride (Éph 5,27). C’est pourquoi la dimension mariale de l’Église précède sa dimension pétrinienne (CEC 772s, citant LG 48, et MD 27). Aussi l’Église de Pierre continue-t-elle le Magnificat de Marie pour chanter la foi confessée que la route de Césarée, amen."

Posté le 1 juillet 2018 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent

La Foi est notre premier devoir… c’est la source de la charité

Les enjeux du Credo du Peuple de Dieu, dit Credo de Paul VI, promulgué le 30 juin 1968.

image from fmnd.orgLe Credo du Peuple de Dieu, promulgué par le Pape Paul VI, le 30 juin 1968, a illuminé de la Lumière de Dieu l’année qui a marqué le début de grands bouleversements. Mais beaucoup ont préféré, comme l’écrivait Saint Jean dans son prologue, les ténèbres à la lumière. Le courage du Pape Paul VI doit être mieux connu. Il n’a pas eu peur d’aller à contre-courant et d’être critiqué, marginalisé, ridiculisé, après avoir promulgué ce Credo, le 29 juin 1968, et l’Encyclique Humanae Vitae, le 25 juillet 1968.

Pourquoi le Pape Paul VI a-t-il professé le Credo du Peuple de Dieu, le 30 juin 1968 ? Parce qu’il était vraiment angoissé par la grave crise de la Foi qui se manifestait, quelques mois seulement après le Concile Vatican II. Le 13 mai 1967, à Fatima, il évoquait sans le nommer le progressisme moderniste, qui mettait gravement en danger la Foi de l’Eglise. Le modernisme, qui avait été sévèrement condamné par Saint Pie X, réapparaissait avec le néo-modernisme progressiste, qui voulait adapter la Foi chrétienne au monde moderne. L’esprit du Concile Vatican II n’était pourtant pas l’esprit moderniste progressiste. Le philosophe français, Jacques Maritain et le théologien suisse, Charles Journet, fidèles amis de Paul VI, ont pressé ce Pape de promulguer le Credo du Peuple de Dieu. Au cours de l’audience du mercredi 30 octobre 1968, Paul VI a ainsi justifié son Credo, 4 mois après sa promulgation : « La foi est notre premier devoir; la foi est pour nous une question vitale; la foi est le principe irremplaçable du christianisme. C’est la source de la charité, le centre de l’unité, la raison d’être fondamentale de notre religion ».

Notre Père Fondateur s’est souvent appuyé sur le Credo de Paul VI pour redresser les graves erreurs doctrinales du néo-modernisme progressiste. Il a loué le très grand courage de Paul VI. Dans la tourmente des années qui ont suivi 1968 ; en communion avec Paul VI, il nous a aidés à garder la vraie Foi et à ne pas avoir peur d’aller à contre-courant ! Notre communauté, aujourd’hui, veut rester fidèle à l’esprit de son Fondateur et c’est la raison pour laquelle, en cette année cinquantenaire de 68, nous avons choisi comme thème du Forum de Sens, en février 2018 : « le Credo du Peuple de Dieu ». Vous pouvez télécharger les textes de ce Forum et visionner les diverses interventions sur notre Site FMND.

Nous vivons un temps de tempête, d’apostasie et de confusion. Ne nous laissons pas influencer par les idéologies du modernisme progressiste, ne perdons pas la Foi ! Rendons grâce à Dieu du grand don qu’Il a fait à son Eglise par les pontificats de Paul VI, de St Jean-Paul II et de Benoît XVI. Ces deux derniers Papes, dans le prolongement du credo de Paul VI, ont donné à l’Eglise des textes magistériels très importants dont le Catéchisme de l’Eglise Catholique. Méditons ces trésors et recourons-y souvent afin d’être fidèles à Jésus et à Son Eglise. Demandons, par l’intercession de Notre-Dame des Neiges, la grâce d’être humbles en accueillant comme des enfants l’enseignement du Magistère de l’Eglise, qui contient tout ce que les Papes et les Conciles ont enseigné avec autorité depuis l’apôtre Saint Pierre jusqu’à notre temps en ce qui concerne la Foi et la morale. Aucun baptisé ne peut remettre en question l’enseignement du Magistère de l’Eglise. Faisons nôtre, en ce 30 juin 2018, la prière de Paul VI, le 30 octobre 1968, pour demander la Foi :

« Seigneur, je crois : je veux croire en Toi.

Ô Seigneur, fais que ma foi soit entière, sans réserves, et qu’elle pénètre dans ma pensée, dans ma façon de juger les choses divines et les choses humaines;

Ô Seigneur, fais que ma foi soit libre ; qu’elle ait le concours personnel de mon adhésion, accepte les renoncements et les devoirs qu’elle comporte et qu’elle exprime le meilleur de ma personnalité : je crois en Toi, Seigneur ;

Ô Seigneur, fais que ma foi soit certaine ; forte d’une convergence extérieure de preuves et d’un témoignage intérieur de l’Esprit Saint, forte de sa lumière rassurante, de sa conclusion pacifiante, de son assimilation reposante;

Ô Seigneur, fais que ma foi soit forte, qu’elle ne craigne pas les contrariétés des problèmes, dont est remplie l’expérience de notre vie avide de lumière, qu’elle ne craigne pas l’adversité de ceux qui la discutent, l’attaquent, la refusent, la nient; mais qu’elle se renforce de la preuve de ta vérité, qu’elle résiste à l’usure des critiques, qu’elle se renforce continuellement en surmontant les difficultés dialectiques et spirituelles dans lesquelles se déroule notre existence temporelle.

Ô Seigneur, fais que ma foi soit joyeuse et qu’elle donne paix et allégresse à mon esprit, le rende capable de prier avec Dieu et de converser avec les hommes, de telle manière que transparaisse dans le langage sacré et profane la béatitude intérieure de son heureuse possession ;

Ô Seigneur, fais que ma foi soit active et donne à la charité les raisons de son développement, de manière qu’elle soit vraiment amitié avec Toi, et qu’elle soit dans les travaux, dans les souffrances, dans l’attente de la révélation finale, une recherche continue de foi, un témoignage constant, un aliment d’espérance;

Ô Seigneur, fais que ma foi soit humble et qu’elle ne croit pas se fonder sur l’expérience de mon esprit et de mon sentiment ; mais qu’elle rende témoignage à l’Esprit Saint, et qu’elle n’ait d’autre garantie que dans la docilité à la Tradition et à l’autorité du magistère de la Sainte Eglise.

Amen ».

Posté le 1 juillet 2018 à 18h34 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : ce qu'Isabelle de Gaulmyn aurait dû (re)lire (7)

7e extrait de l'encyclique Evangelium Vitae :

Images-13«  En réalité, si de nombreux et graves aspects de la problématique sociale actuelle peuvent de quelque manière expliquer le climat d'incertitude morale diffuse et parfois atténuer chez les individus la responsabilité personnelle, il n'en est pas moins vrai que nous sommes face à une réalité plus vaste, que l'on peut considérer comme une véritable structure de péché, caractérisée par la prépondérance d'une culture contraire à la solidarité, qui se présente dans de nombreux cas comme une réelle « culture de mort ». Celle-ci est activement encouragée par de forts courants culturels, économiques et politiques, porteurs d'une certaine conception utilitariste de la société.

En envisageant les choses de ce point de vue, on peut, d'une certaine manière, parler d'une guerre des puissants contre les faibles: la vie qui nécessiterait le plus d'accueil, d'amour et de soin est jugée inutile, ou considérée comme un poids insupportable, et elle est donc refusée de multiples façons. Par sa maladie, par son handicap ou, beaucoup plus simplement, par sa présence même, celui qui met en cause le bien-être ou les habitudes de vie de ceux qui sont plus favorisés tend à être considéré comme un ennemi dont il faut se défendre ou qu'il faut éliminer. Il se déchaîne ainsi une sorte de « conspiration contre la vie ». Elle ne concerne pas uniquement les personnes dans leurs rapports individuels, familiaux ou de groupe, mais elle va bien au-delà, jusqu'à ébranler et déformer, au niveau mondial, les relations entre les peuples et entre les Etats. Pour favoriser une pratique plus étendue de l'avortement, on a investi et on continue à investir des sommes considérables pour la mise au point de préparations pharmaceutiques qui rendent possible le meurtre du fœtus dans le sein maternel sans qu'il soit nécessaire de recourir au service du médecin. Sur ce point, la recherche scientifique elle-même semble presque exclusivement préoccupée d'obtenir des produits toujours plus simples et plus efficaces contre la vie et, en même temps, de nature à soustraire l'avortement à toute forme de contrôle et de responsabilité sociale.  » (§ 12 et 13)

Posté le 1 juillet 2018 à 12h00 par Michel Janva | Lien permanent

30 juin 2018

Avortement : ce qu'Isabelle de Gaulmyn aurait dû (re)lire (6)

6e extrait de l'encyclique Evangelium Vitae :

Images-12« Mais nous entendons concentrer spécialement notre attention sur un autre genre d'attentats, concernant la vie naissante et la vie à ses derniers instants, qui présentent des caractéristiques nouvelles par rapport au passé et qui soulèvent des problèmes d'une particulière gravité: par le fait qu'ils tendent à perdre, dans la conscience collective, leur caractère de « crime » et à prendre paradoxalement celui de « droit », au point que l'on prétend à une véritable et réelle reconnaissance légale de la part de l'Etat et, par suite, à leur mise en œuvre grâce à l'intervention gratuite des personnels de santé eux-mêmes. Ces attentats frappent la vie humaine dans des situations de très grande précarité, lorsqu'elle est privée de toute capacité de défense. Encore plus grave est le fait qu'ils sont, pour une large part, réalisés précisément à l'intérieur et par l'action de la famille qui, de par sa constitution, est au contraire appelée à être « sanctuaire de la vie ».

Comment a-t-on pu en arriver à une telle situation? Il faut prendre en considération de multiples facteurs. A l'arrière-plan, il y a une crise profonde de la culture qui engendre le scepticisme sur les fondements mêmes du savoir et de l'éthique, et qui rend toujours plus difficile la perception claire du sens de l'homme, de ses droits et de ses devoirs. A cela s'ajoutent les difficultés existentielles et relationnelles les plus diverses, accentuées par la réalité d'une société complexe dans laquelle les personnes, les couples et les familles restent souvent seuls face à leurs problèmes. Il existe même des situations critiques de pauvreté, d'angoisse ou d'exacerbation, dans lesquelles l'effort harassant pour survivre, la souffrance à la limite du supportable, les violences subies, spécialement celles qui atteignent les femmes, rendent exigeants, parfois jusqu'à l'héroïsme, les choix en faveur de la défense et de la promotion de la vie.

Tout cela explique, au moins en partie, que la valeur de la vie puisse connaître aujourd'hui une sorte d'« éclipse », bien que la conscience ne cesse pas de la présenter comme sacrée et intangible; on le constate par le fait même que l'on tend à couvrir certaines fautes contre la vie naissante ou à ses derniers instants par des expressions empruntées au vocabulaire de la santé, qui détournent le regard du fait qu'est en jeu le droit à l'existence d'une personne humaine concrète.» ( §11)

Posté le 30 juin 2018 à 12h00 par Michel Janva | Lien permanent

29 juin 2018

Avortement : ce qu'Isabelle de Gaulmyn aurait dû (re)lire (5)

5e extrait de l'encyclique Evangelium Vitae :

Images-11« Peu avant la célébration du centenaire de l'Encyclique Rerum novarum, j'attirais l'attention de tous sur cette singulière analogie: « De même qu'il y a un siècle, c'était la classe ouvrière qui était opprimée dans ses droits fondamentaux, et que l'Eglise prit sa défense avec un grand courage, en proclamant les droits sacro-saints de la personne du travailleur, de même, à présent, alors qu'une autre catégorie de personnes est opprimée dans son droit fondamental à la vie, l'Eglise sent qu'elle doit, avec un égal courage, donner une voix à celui qui n'a pas de voix. Elle reprend toujours le cri évangélique de la défense des pauvres du monde, de ceux qui sont menacés, méprisés et à qui l'on dénie les droits humains ».

Il y a aujourd'hui une multitude d'êtres humains faibles et sans défense qui sont bafoués dans leur droit fondamental à la vie, comme le sont, en particulier, les enfants encore à naître. Si l'Eglise, à la fin du siècle dernier, n'avait pas le droit de se taire face aux injustices qui existaient alors, elle peut encore moins se taire aujourd'hui, quand, aux injustices sociales du passé qui ne sont malheureusement pas encore surmontées, s'ajoutent en de si nombreuses parties du monde des injustices et des phénomènes d'oppression même plus graves, parfois présentés comme des éléments de progrès en vue de l'organisation d'un nouvel ordre mondial.

La présente encyclique, fruit de la collaboration de l'épiscopat de tous les pays du monde, veut donc être une réaffirmation précise et ferme de la valeur de la vie humaine et de son inviolabilité, et, en même temps, un appel passionné adressé à tous et à chacun, au nom de Dieu: respecte, défends, aime et sers la vie, toute vie humaine! C'est seulement sur cette voie que tu trouveras la justice, le développement, la liberté véritable, la paix et le bonheur!

Puissent ces paroles parvenir à tous les fils et à toutes les filles de l'Eglise! Puissent-elles parvenir à toutes les personnes de bonne volonté, soucieuses du bien de chaque homme et de chaque femme ainsi que du destin de la société entière! » (§5)

Posté le 29 juin 2018 à 12h00 par Michel Janva | Lien permanent

28 juin 2018

Avortement : ce qu'Isabelle de Gaulmyn aurait dû (re)lire (4)

4e extrait de l'encyclique Evangelium Vitae :

Images-10« Malheureusement, ce panorama inquiétant, loin de se rétrécir, va plutôt en s'élargissant: avec les nouvelles perspectives ouvertes par le progrès scientifique et technique, on voit naître de nouvelles formes d'attentats à la dignité de l'être humain. En même temps, se dessine et se met en place une nouvelle situation culturelle qui donne aux crimes contre la vie un aspect inédit et — si cela se peut — encore plus injuste, ce qui suscite d'autres graves préoccupations: de larges couches de l'opinion publique justifient certains crimes contre la vie au nom des droits de la liberté individuelle, et, à partir de ce présupposé, elles prétendent avoir non seulement l'impunité, mais même l'autorisation de la part de l'Etat, afin de les pratiquer dans une liberté absolue et, plus encore, avec l'intervention gratuite des services de santé.

Tout cela provoque un profond changement dans la façon de considérer la vie et les relations entre les hommes. Le fait que les législations de nombreux pays, s'éloignant le cas échéant des principes mêmes qui fondent leurs Constitutions, aient accepté de ne pas punir ou, plus encore, de reconnaître la légitimité totale de ces pratiques contre la vie est tout à la fois un symptôme préoccupant et une cause non négligeable d'un grave effondrement moral: des choix considérés jadis par tous comme criminels et refusés par le sens moral commun deviennent peu à peu socialement respectables. La médecine elle-même, qui a pour vocation de défendre et de soigner la vie humaine, se prête toujours plus largement dans certains secteurs à la réalisation de ces actes contre la personne; ce faisant, elle défigure son visage, se met en contradiction avec elle-même et blesse la dignité de ceux qui l'exercent. Dans un tel contexte culturel et légal, même les graves problèmes démographiques, sociaux ou familiaux, qui pèsent sur de nombreux peuples du monde et qui exigent une attention responsable et active des communautés nationales et internationales, risquent d'être résolus de manière fausse et illusoire, en contradiction avec la vérité et avec le bien des personnes et des nations.

Le résultat auquel on parvient est dramatique: s'il est particulièrement grave et inquiétant de voir le phénomène de l'élimination de tant de vies humaines naissantes ou sur le chemin de leur déclin, il n'est pas moins grave et inquiétant que la conscience elle-même, comme obscurcie par d'aussi profonds conditionnements, ait toujours plus de difficulté à percevoir la distinction entre le bien et le mal sur les points qui concernent la valeur fondamentale de la vie humaine. » (§4)

Posté le 28 juin 2018 à 12h00 par Michel Janva | Lien permanent

27 juin 2018

Avortement : ce qu'Isabelle de Gaulmyn aurait dû (re)lire (3)

3e extrait de l'encyclique Evangelium Vitae :

Images-9«  Aujourd'hui, cette annonce devient particulièrement urgente en raison de la multiplication et de l'aggravation impressionnantes des menaces contre la vie des personnes et des peuples, surtout quand cette vie est faible et sans défense. Aux fléaux anciens et douloureux de la misère, de la faim, des maladies endémiques, de la violence et des guerres, il s'en ajoute d'autres, dont les modalités sont nouvelles et les dimensions inquiétantes.

Dans une page d'une dramatique actualité, le Concile Vatican II a déploré avec force les multiples crimes et attentats contre la vie humaine. Trente ans plus tard, faisant miennes les paroles de l'assemblée conciliaire, je déplore ces maux encore une fois et avec la même force au nom de l'Eglise tout entière, certain d'être l'interprète du sentiment authentique de toute conscience droite: « Tout ce qui s'oppose à la vie elle-même, comme toute espèce d'homicide, le génocide, l'avortement, l'euthanasie et même le suicide délibéré; tout ce qui constitue une violation de l'intégrité de la personne humaine, comme les mutilations, la torture physique ou morale, les tentatives de contraintes psychiques; tout ce qui est offense à la dignité de l'homme, comme les conditions de vie infra-humaines, les emprisonnements arbitraires, les déportations, l'esclavage, la prostitution, le commerce des femmes et des jeunes; ou encore les conditions de travail dégradantes qui réduisent les travailleurs au rang de purs instruments de rapport, sans égard pour leur personnalité libre et responsable: toutes ces pratiques et d'autres analogues sont, en vérité, infâmes. Tandis qu'elles corrompent la civilisation, elles déshonorent ceux qui s'y livrent plus encore que ceux qui les subis- sent, et elles insultent gravement à l'honneur du Créateur ». (§3)

Posté le 27 juin 2018 à 12h00 par Michel Janva | Lien permanent

26 juin 2018

Avortement : ce qu'Isabelle de Gaulmyn aurait dû (re)lire (2)

Nouvel extrait de l'encyclique Evangelium vitae de Jean-Paul II, parue en 1995.

« L'Eglise sait que cet Evangile de la vie, qui lui a été remis par son Seigneur, trouve un écho profond et convaincant dans le cœur de chaque personne, croyante et même non croyante, parce que, tout en dépassant infiniment ses attentes, il y correspond de manière surprenante. Malgré les difficultés et les incertitudes, tout homme sincèrement ouvert à la vérité et au bien peut, avec la lumière de la raison et sans oublier le travail secret de la grâce, arriver à reconnaître, dans la loi naturelle inscrite dans les cœurs (cf. Rm 2, 14-15), la valeur sacrée de la vie humaine depuis son commencement jusqu'à son terme; et il peut affirmer le droit de tout être humain à voir intégralement respecter ce bien qui est pour lui primordial. La convivialité humaine et la communauté politique elle-même se fondent sur la reconnaissance de ce droit.

La défense et la mise en valeur de ce droit doivent être, de manière particulière, l'œuvre de ceux qui croient au Christ, conscients de la merveilleuse vérité rappelée par le Concile Vatican II: « Par son Incarnation, le Fils de Dieu s'est en quelque sorte uni lui-même à tout homme ». Dans cet événement de salut, en effet, l'humanité reçoit non seulement la révélation de l'amour infini de Dieu qui « a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique » (Jn 3, 16), mais aussi celle de la valeur incomparable de toute personne humaine.

Et, scrutant assidûment le mystère de la Rédemption, l'Eglise reçoit cette valeur avec un étonnement toujours renouvelé 3 et elle se sent appelée à annoncer aux hommes de tous les temps cet « évangile », source d'une espérance invincible et d'une joie véritable pour chaque époque de l'histoire. L'Evangile de l'amour de Dieu pour l'homme, l'Évangile de la dignité de la personne et l'Evangile de la vie sont un Evangile unique et indivisible.

C'est pourquoi l'homme, l'homme vivant, constitue la route première et fondamentale de l'Eglise. » (§2)

Posté le 26 juin 2018 à 12h00 par Michel Janva | Lien permanent

25 juin 2018

Avortement : ce qu'Isabelle de Gaulmyn aurait dû (re)lire (1)

C'est bien entendu l'encyclique Evangelium vitae de saint Jean-Paul II (1995). Nous vous proposons de la revisiter durant quelques jours par la diffusion de quelques extraits. En voici le premier.

Images-8« L'Evangile de la vie se trouve au cœur du message de Jésus. Reçu chaque jour par l'Eglise avec amour, il doit être annoncé avec courage et fidélité comme une bonne nouvelle pour les hommes de toute époque et de toute culture.

A l'aube du salut, il y a la naissance d'un enfant, proclamée comme une joyeuse nouvelle: « Je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple: aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la cité de David » (Lc 2, 10-11). Assurément, la naissance du Sauveur a libéré cette « grande joie », mais, à Noël, le sens plénier de toute naissance humaine se trouve également révélé, et la joie messianique apparaît ainsi comme le fondement et l'accomplissement de la joie qui accompagne la naissance de tout enfant (cf. Jn 16, 21).

Exprimant ce qui est au cœur de sa mission rédemptrice, Jésus dit: « Je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance » (Jn 10, 10). En vérité, il veut parler de la vie « nouvelle » et « éternelle » qui est la communion avec le Père, à laquelle tout homme est appelé par grâce dans le Fils, par l'action de l'Esprit sanctificateur. C'est précisément dans cette « vie » que les aspects et les moments de la vie de l'homme acquièrent tous leur pleine signification.

L'homme est appelé à une plénitude de vie qui va bien au-delà des dimensions de son existence sur terre, puisqu'elle est la participation à la vie même de Dieu.

La profondeur de cette vocation surnaturelle révèle la grandeur et le prix de la vie humaine, même dans sa phase temporelle. En effet, la vie dans le temps est une condition fondamentale, un moment initial et une partie intégrante du développement entier et unitaire de l'existence humaine. Ce développement de la vie, de manière inattendue et imméritée, est éclairé par la promesse de la vie divine et renouvelé par le don de cette vie divine; il atteindra son plein accomplissement dans l'éternité (cf. 1 Jn 3, 1-2). En même temps, cette vocation surnaturelle souligne le caractère relatif de la vie terrestre de l'homme et de la femme. En vérité, celle-ci est une réalité qui n'est pas « dernière », mais « avant-dernière »; c'est de toute façon une réalité sacrée qui nous est confiée pour que nous la gardions de manière responsable et que nous la portions à sa perfection dans l'amour et dans le don de nous-mêmes à Dieu et à nos frères. » § 1 et 2)

Posté le 25 juin 2018 à 12h00 par Michel Janva | Lien permanent

24 juin 2018

28 juin à Béziers : conférence sur la présence réelle

Capture d’écran 2018-06-20 à 21.40.57

Posté le 24 juin 2018 à 09h41 par Michel Janva | Lien permanent

09 juin 2018

12 juin : « L’enseignement du père Louis Pelletier : une école de sainteté »

PelletierMardi 12 juin :

18h30 : présentation du catéchisme www.amonecole.com

19H : conférence du père Martin Sabathé, docteur en théologie, frère de St Jean.

19h45 : verre de l’amitié.

Vente du livre du père Louis Pelletier « Grandir avec le Christ »

Maison SFX, 7 place du Pdt Mithouard 75007 Paris

 

Posté le 9 juin 2018 à 09h14 par Michel Janva | Lien permanent

01 juin 2018

50 ans d'Humanae Vitae, 50 ans de contestations

Capture d’écran 2018-06-01 à 15.18.08Dans son numéro de juin, La Nef revient sur l'encyclique Humanae Vitae, dont nous fêtons le 50e anniversaire. Encyclique fortement contestée, encore aujourd'hui, même au sein de l'Eglise, il s'agit pourtant d'un enseignement du magistère qui ne peut être remise en cause, comme le souligne le saint pape Jean-Paul II 20 ans plus tard :

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Et Thibaud Collin montre que nos débats actuels sur la bioéthique sont issus de la même mentalité que celle qui a amenée l'avènement de la pilule contraceptive :

"[...] À partir du moment où l’on dissocie artificiellement les deux significations de l’acte conjugal, la signification unitive (communion des époux) et la signification procréative, la sexualité peut être considérée dans la seule dimension de la jouissance et de la relation interpersonnelle. Mais alors, la procréation peut être de même pensée indépendamment de l’union conjugale, même si elle est choisie par le couple et réalisée à l’intérieur du couple (sans don de gamètes). La « PMA pour toutes » est donc virtuellement contenue dans la logique des lois de 1994 sur la PMA réservée aux couples homme/femme. L’Église a perçu très tôt la logique immanente à ce processus; elle l’a manifestée en 1987 dans un texte de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, Donum vitae, en s’appuyant justement sur Humane vitae. En effet, la logique d’une argumentation et ses conséquences prévisibles se perçoivent à partir des principes énoncés. Dès 1968, l’Église avait anticipé les racines anthropologiques de la révolution procréatique et son caractère intrinsèquement contraire à la dignité des époux et de l’enfant à naître. [...]

Il faut également comprendre que la légitimation contemporaine de l’homosexualité, dont la loi Taubira est à la fois la consécration et la clef de voûte, est la conséquence directe de cette même mentalité contraceptive. En effet, puisque l’acte contraceptif vient séparer les deux significations de l’acte conjugal, la sexualité peut être perçue et vécue dans ses seules dimensions jouissive et relationnelle (au sens où l’acte sexuel est chargé d’exprimer l’amour réduit à une passion et non plus saisi comme un don de soi interpersonnel lui-même fécond). Il apparaît alors évident que la relation sexuelle entre deux hommes ou entre deux femmes peut assumer ces deux dernières dimensions. La mentalité contraceptive a donc opéré un basculement anthropologique majeur puisqu’elle a, de fait, créé une nouvelle conception de la sexualité, conception dans laquelle la différence des sexes devient facultative. D’où le fait qu’aujourd’hui, avec l’introduction massive dans le vocabulaire du concept d’hétérosexualité (chargé de créer une impression de symétrie), voire de bisexualité, la sexualité apparaît comme un domaine en lui-même neutre qui peut ensuite se vivre selon des modalités diverses mais toutes aussi respectables les unes que les autres. Et celui qui refuse d’obtempérer au nouvel ordre sexuel est rapidement accusé d’homophobie.

Humanae vitae est donc plus que jamais un texte fondamental pour penser les défis contemporains. Ceux qui s’opposent à la « PMA pour toutes » tout en acceptant la PMA pour couples hétérosexuels et la contraception sont fondamentalement incohérents. Or ce qui est incohérent ne tient pas sur le long terme. [...]"

Posté le 1 juin 2018 à 15h26 par Michel Janva | Lien permanent

28 mai 2018

Révélation et Tradition

LauzunDans La révélation chrétienne ou l’éternité dans le temps: La foi peut-elle évoluer ?, Pierre de Lauzun nous offre une profonde réflexion sur le lien intrinsèque entre les Saintes Ecritures et la Tradition. La Révélation divine a fait irruption dans le temps, donc des événements datés avec un avant et un après, en un mot une Histoire. Mais Dieu est éternel, hors du temps. L’idée de révélation peut donc paraître paradoxale. Par ailleurs, cette révélation est à la fois un message et un appel à relation avec un Être qui nous dépasse infiniment. Message qui est a priori conditionné par son lieu et son époque d’émergence, donc situé dans le temps – et cependant porteur d’une vérité absolue et intemporelle, laquelle doit nous parler là où nous sommes, et nous conduire hors du temps. Autre paradoxe ? Ce livre entend résoudre ces deux paradoxes et répondre à la question centrale : la foi peut-elle évoluer ?

Pierre de Lauzun aborde la question de la lecture et l'interprétation des Ecritures, le rôle du Magistère et de la Tradition, la vérité historique et doctrinale de la Révélation chrétienne ainsi que son développement au cours du temps. Sur la Tradition, concept rejeté depuis le protestantisme jusqu'au modernisme contemporain, il écrit : 

"La Révélation ne se limite en aucun cas aux Ecritures. Une particularité essentielle du christianisme (notamment catholique) est ce rôle reconnu à la Tradition. On l'a vu, les Ecritures chrétiennes ne sont pas un texte tombé du ciel tel quel, mais le fruit et l'accompagnement d'une histoire sainte qui est celle d'une communauté croyante, à l'écoute de Dieu, communauté qui vit et se transmet une vie de foi, par la parole, la direction des âmes et l'enseignement. Une fois la Révélation faite, et les Ecritures rédigées, leur écoute ultérieure reste insérée dans cette même communauté - qui depuis le Christ est l'Eglise. La Tradition est dans son sens large la transmission même de la foi dans la communauté.  Ce qui inclut entre autres ce processus par lequel, avec la foi, l'Eglise transmet non seulement ces Ecritures ainsi que la manière de les lire et de les vivre, mais aussi l'enseignement et l'exemple des pasteurs et notamment des apôtres, et plus largement l'explicitation des éléments de la vie commune de foi. Ce faisant elle confirme et prolonge leur historicité essentielle ; non comme phénomène élaboré par l'histoire, mais comme fait objectif émergé dans l'histoire."

Posté le 28 mai 2018 à 10h09 par Michel Janva | Lien permanent

27 mai 2018

13 juin à Clermont-Ferrand : conférence sur Humanae Vitae

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Posté le 27 mai 2018 à 10h39 par Michel Janva | Lien permanent

20 mai 2018

La vérité exprimée dans Humanæ vitæ ne change pas

Mgr Athanasius Schneider me fait parvenir la lettre pastorale publiée par la conférence épiscopale du Kazakhstan à l'occasion du 50e anniversaire d'Humanae vitae, pour en marquer l'actualité et rappeler la vérité. C'est très volontiers que j'en reproduis ci-dessous le texte intégral :

Lettre pastorale à l'occasion du 50ème anniversaire de l’encyclique Humanæ vitæ  

Unknown-18Loué soit Jésus Christ ! Chers frères et sœurs en Christ ! L’année en cours est marquée par l'événement mémorable du 50ème anniversaire de l´encyclique Humanae vitae, avec laquelle le Bienheureux Paul VI a confirmé la doctrine du Magistère constant de l´Église au sujet de la transmission de la vie humaine. Les Évêques et les Ordinaires du Kazakhstan veulent saisir l’occasion propice pour honorer la mémoire et la pérenne importance de cette encyclique.

Pendant la dernière réunion de tous nos prêtres et sœurs religieuses à Almaty il y eut des débats approfondis sur le thème de la préparation des jeunes au sacrement du mariage. Il a été proposé de transmettre aux jeunes les vérités les plus importantes du Magistère de l´Église concernant le mariage chrétien et la sainteté de la vie humaine dès le moment de sa conception.

Nous proclamons avec la voix du Magistère de l´Église - comme nous pouvons la percevoir dans l’encyclique Humanæ vitæ et dans les documents des autres Pontifes Romains - les vérités exigeantes suivantes du “doux joug et du fardeau léger” (Mt 11, 30) du Christ :

Toute l´histoire humaine a donnée des preuves suffisantes du fait qu´un vrai progrès de la société dépend en grande partie des familles nombreuses. Cela vaut d´autant plus pour la vie de l'Église. Le pape François nous rappelle cette vérité : “Voir tant de familles nombreuses qui accueillent les enfants comme un véritable don de Dieu apporte réconfort et espérance. Ils savent que chaque enfant est une bénédiction” (Audience générale, 21 janvier 2015).

Que les paroles suivantes de saint Jean-Paul II, pape de la famille, soient lumière, force, consolation et joyeux courage pour les couples catholiques et pour les jeunes hommes et femmes qui se préparent à la vie du mariage et de la famille catholique.

“Nous avons une confirmation singulière du fait que le chemin de sainteté accompli ensemble, comme couple, est possible, beau, extraordinairement fécond et qu'il est fondamental pour le bien de la famille, de l'Église et de la société. Cela nous invite à invoquer le Seigneur, pour que soient toujours plus nombreux les couples d'époux en mesure de faire transparaître, dans la sainteté de leur vie, le ‘grand mystère’ de l'amour conjugal, qui tire son origine de la création et qui s'accomplit dans l'union du Christ avec l'Église (cf. Ep 5, 22-23). Comme tout chemin de sanctification, le vôtre n'est pas facile non plus. Nous savons que de nombreuses familles cèdent au découragement dans ces cas. Je pense, en particulier, à ceux qui vivent le drame de la séparation ; je pense à ceux qui doivent affronter la maladie et à ceux qui souffrent de la disparition prématurée de leur conjoint ou d'un enfant. Dans ces situations, on peut également apporter un grand témoignage de fidélité dans l'amour, rendu encore plus significatif par la purification à travers le passage dans le creuset de la douleur. Très chers époux, ne vous laissez jamais vaincre par le découragement : la grâce du sacrement vous soutient et vous aide à élever sans cesse les bras vers le ciel comme Moïse, dont nous a parlé la première Lecture (cf. Ex 17, 11-12). L'Église est proche de vous et vous aide par sa prière, en particulier dans les moments difficiles. Dans le même temps, je demande à toutes les familles de soutenir à leur tour les bras de l'Eglise, afin qu'elle ne vienne jamais à manquer à sa mission d'intercéder, de consoler, de guider et d'encourager” (Jean Paul II, Homélie pour la béatification des serviteurs de Dieu Luigi Beltrame Quattrocchi et Maria Corsini, 21 octobre 2001).

“Que la Vierge Marie, qui est Mère de l'Eglise, soit également la Mère de ‘l'Église domestique’ ! Que grâce à son aide maternelle, toute famille chrétienne puisse devenir vraiment une ‘petite Eglise’ dans laquelle se reflète et revive le mystère de l'Église du Christ ! Elle qui est la Servante du Seigneur, qu'elle soit l'exemple de l'accueil humble et généreux de la volonté de Dieu ! Elle qui fut la Mère douloureuse au pied de la croix, qu'elle soit là pour alléger les souffrances et essuyer les larmes de ceux qui sont affligés par les difficultés de leurs familles ! Et que le Christ Seigneur, Roi de l'univers, Roi des familles, soit présent, comme à Cana, dans tout foyer chrétien pour lui communiquer lumière, joie, sérénité, force” (Jean Paul II, Exhortation Apostolique Familiaris consortio, 86). 

Astana, 13 mai 2018, mémoire de la Bienheureuse Vierge Marie de Fátima

Vos Évêques et Ordinaires: 

Posté le 20 mai 2018 à 09h24 par Michel Janva | Lien permanent

Ne mettons pas notre confiance dans l'humain

Cet ouvrage posthume de l'abbé Louis Pelletier (1960-2015), prêtre du diocèse de Paris, est destiné à noua aider à parvenir à la maturité spirituelle, dans notre temps d’immédiateté, de superficialité, de sentimentalisme, afin de vivre la plénitude de notre être donnée par le Christ. Nous avions interrogé ici l'auteur de la préface. Nourri des Ecritures et de la Tradition, l'abbé Pelletier évoque le péché originel, la Rédemption, le liberté que nous donne Notre-Seigneur, la communion de l'Eglise et la Vierge Marie. Extraits choisis :

Pelletier"L'Eglise est sainte parce qu'elle est l'épouse du Christ, mais elle est imparfaite parce qu'elle renferme des pécheurs en son sein. Nous avons besoin de poser un regard de foi pour nous laisser rejoindre et toucher par le Christ à travers les signes et les instruments qu'il a choisis. L'Eglise est "celle qui appartient au Seigneur". Elle demeure son instrument malgré ses imperfections. La maturité consiste à dépendre de l'Eglise en ne voyant que Jésus, en ne dépendant que de Lui seul. "Maudit l'homme qui se confie en l'humain" (Jr 17,). Ne cherchons pas un appui humain dans l'Eglise. Ne mettons pas notre confiance dans l'humain. Laissons Jésus se servir de qui il veut, quand il veut, en mettant notre confiance en lui seul. Nous éviterons de tomber dans des dépendances aliénantes, des attachements malsains."

"Réprimander son frère, c'est lui offrir la possibilité de se convertir, alors "si tu ne parles pas pour avertir le méchant d'abandonner sa conduite mauvaise afin qu'i livre, le méchant, lui, mourra de sa faute..." (Ez 3,18). Une des difficultés de notre époque est qu'"au lieu de la sévérité avec laquelle on s'efforce de corriger les consciences erronées, on prône un tel respect de la conscience qu'il supprime le devoir de dire la vérité" [Jean-Paul II Reconciliatio et paenitentia]

Posté le 20 mai 2018 à 08h40 par Michel Janva | Lien permanent

01 mai 2018

Méditer l'Evangile par l'art

C'est la mission que s'est donnée Jean-Joseph Chevalier, artiste peintre, sculpteur et dessinateur, dont nous publions un dessin chaque matin. Il recherche des galeristes, éditeurs ou mécènes qui seraient intéressés pour promouvoir son travail

Posté le 1 mai 2018 à 20h14 par Michel Janva | Lien permanent

27 avril 2018

En recevant le sacrement de l’Ordre, le prêtre devient le Christ Lui-même

Extrait de l'homélie du cardinal Robert Sarah, prononcée de la messe d’ordination sacerdotale du Père Benoît du Sacré Cœur des Chanoines de la Mère de Dieu de l’Abbaye Notre-Dame de Lagrasse, le samedi 21 avril :

Dbuaedoxcaiu_yz-2"[...] « Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde », nous dit Notre-Seigneur Jésus Christ dans l’Evangile de ce jour, au cœur de ce temps pascal. Chaque baptisé ici présent est envoyé en mission dans un monde qui, par orgueil et indifférence, s’éloigne de plus en plus de Dieu, un monde « sécularisé », où Dieu est exclu et absent. Mais un monde sans Dieu est un monde de ténèbres, d’obscurité, de confusion et de perversion ; un monde sans Dieu est un monde sans lumière, même si nos métropoles sont continuellement illuminées de multiples lumières artificielles. Depuis le jour de notre baptême, nous, chrétiens et disciples du Christ, nous sommes appelés à devenir des lumières. Effectivement, les premiers théologiens, appelés Pères de l’Eglise, comparaient Jésus au Soleil, origine de la lumière, et nous les hommes, nous les chrétiens, à la lune, qui brille, certes, mais seulement de la lumière reçue du soleil. Le Christ est le Soleil, source de Vie et de Lumière. Notre mission, comme chrétiens, est de refléter la lumière que nous recevons du Christ afin qu’elle éclaire tous les recoins de la société humaine et toutes les nations du monde. C’est exactement ainsi que l’ont compris les premiers chrétiens. Saint Paul s’adresse aux chrétiens de Philippes en les appelant « les enfants de Dieu sans tache au sein d’une génération dévoyée et pervertie, d’un monde où vous brillez comme des foyers de lumière ». Si nous voulons savoir ce dont le monde a besoin aujourd’hui aussi, comme toujours, alors tournons notre regard vers les premiers chrétiens ! Ils furent appelés « chrétiens », parce qu’ils confessaient le Christ en répandant la lumière de sa doctrine et s’efforçaient d’apporter aux hommes la chaleur de son Amour. Etre chrétien signifiait pour eux appartenir totalement au Christ, mener une vie nouvelle. Les premiers chrétiens étaient prêts, par fidélité au Christ, à donner leur vie et à mourir pour que brille la lumière de l’Evangile et que la présence du Christ soit plus rayonnante et plus tangible. Or, qui mieux que le prêtre peut manifester la présence de Dieu au milieu d’une société minée par une complète indifférence à l’égard de la question de Dieu et qui, comme le dit saint Paul « se laisse emporter à tout vent de doctrine »  et « court derrière une foule de maîtres pour calmer sa démangeaison d’entendre du nouveau » ? Posons-nous cette question très simple : qu’est-ce qu’un prêtre ?

La Bible présente le prêtre comme l’homme de la Parole de Dieu : « Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit ». « Nous sommes donc en ambassade pour le Christ ; c’est comme si Dieu exhortait par nous ». Mais que devons-nous donc enseigner ? Eh bien, uniquement la Parole de Dieu et l’enseignement doctrinal, moral et la discipline de l’Eglise, la vérité sur Dieu, sur le Christ et sur l’homme. Le prêtre est largement présenté comme l’homme du Pardon : « Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus ». Le prêtre est également présenté comme l’ami intime du Christ : « Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs… mais je vous appelle amis, parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître ». Et, enfin, le prêtre est l’homme de l’Eucharistie : « Faites ceci en mémoire de moi ». Le prêtre est surtout l’homme de l’Eucharistie. [...]

C’est pourquoi un prêtre, c’est « voir Jésus dans un homme ». Et le saint curé d’Ars précise : « Si on avait la foi, on verrait Dieu à travers le prêtre comme une lumière derrière un verre, comme le vin mêlé à l’eau… »… Si on avait la foi… L’ordination sacerdotale de Frère Benoît du Sacré-Cœur doit nous inciter à regarder le prêtre avec les yeux de la foi, puisqu’en recevant le sacrement de l’Ordre, notre Frère devient plus qu’un « alter Christus » ; en effet, configuré au Christ, Tête du Corps mystique qu’est l’Eglise, le prêtre est vraiment « ipse Christus », le Christ lui-même. Saint Jean-Marie Vianney ne disait-il pas à son sujet : « Le prêtre est un homme qui tient la place de Dieu, un homme qui est revêtu de tous les pouvoirs de Dieu », mais il ajoutait aussitôt : « Combien est triste un prêtre qui célèbre la Messe comme un fait ordinaire ! Combien s’égare un prêtre qui n’a pas de vie intérieure ! » ? Oui, la Messe quotidienne doit irriguer la vie de prière de chaque prêtre… tel est le fondement de la vie sacerdotale. La prière, l’oraison, l’office divin, le face à face quotidien avec Dieu constituent le cœur de toute vie sacerdotale. Le prêtre est essentiellement un homme de prière, un homme qui se tient constamment devant Dieu.

En tant que chanoine, c’est dans le chœur de cette abbatiale que Frère Benoît du Sacré-Cœur est appelé à prier la Liturgie des Heures : celle-ci scande la journée du religieux et du prêtre : elle est la prière d’adoration et de supplication de l’Eglise, car, comme le dit la Constitution sur la sainte Liturgie Sacrosanctum Concilium du Concile Vatican II, « L’Office Divin est vraiment la prière du Christ que celui-ci, avec son Corps mystique, présente au Père ». Pour s’acquitter quotidiennement et intégralement de l’Office Divin, il faut du courage, de la fidélité et de la persévérance dans l’Amour, il faut donc avoir dans son âme un grand désir de voir Dieu face à face, ce désir dont témoignait humblement Frère Vincent Marie de la Résurrection : je ne cesse de méditer sur cette vive flamme d’Amour sans parole qui transparaissait dans l’attitude d’offrande de ce religieux, à la fois si vaillant et si humble, au cœur de son épreuve indicible. Oui, il faut au prêtre beaucoup de luttes silencieuses, de renoncements et de sacrifices pour se détacher du monde et de ses préoccupations en vue de se donner totalement et absolument à Dieu, car il doit sans cesse combattre la superficialité ou l’activisme effréné et mondain qui tend à bannir Dieu de notre vie de consacré. Saint Anselme, que nous fêtons aujourd’hui, peut nous aider à ne pas succomber à ce genre de tentations : « Allons, courage, pauvre homme ! », nous dit-il, « Fuis un peu tes occupations, dérobe toi un moment au tumulte de tes pensées. Rejette maintenant les lourds soucis et laisse de côté tes tracas. Donne un petit instant à Dieu et repose-toi un peu en lui. Entre dans la chambre de ton esprit, bannis-en tout sauf Dieu ou ce qui peut t’aider à le chercher. Ferme ta porte et mets-toi à sa recherche. A présent, parle, mon cœur, ouvre-toi tout entier et dis à Dieu : ˝Je cherche ton Visage ; c’est ton Visage, Seigneur, que je cherche˝ ». Ainsi, dans ses charges écrasantes d’abbé du Bec, puis de primat de l’Eglise d’Angleterre, saint Anselme considérait que la prière devait irriguer toute sa vie : ses contemporains attestent que l’aube le retrouvait fréquemment à genoux devant la sainte Présence. Un jour, à l’abbaye du Bec, le Frère zélateur, dont la charge est de réveiller les moines pour le chants des Matines, aperçut dans la stalle du chapitre, une vive lumière : c’était le saint abbé, environné d’une auréole de feu. De même, je suis certain que les Chanoines de la Mère de Dieu, qui chantent les Psaumes chaque jour dans cette magnifique abbatiale, connaissent bien cette exclamation du père de la restauration de la vie monastique, Dom Prosper Guéranger : « Comment être froid quand on chante des choses pareilles ! ».

C’est donc par cet esprit marqué par le don de soi et la ferveur que le prêtre doit prier l’Office Divin, qui le prépare  à la célébration de la sainte Messe et la prolonge, car celle-ci est la source et l’aboutissement de toute vie sacerdotale. L’expression de Notre-Seigneur Jésus-Christ, présente dans l’Evangile de ce jour, qui s’adresse à tout baptisé, et plus particulièrement aux prêtres : « soyez le sel de la terre et la lumière du monde » doit être comprise, non pas comme une simple incitation à diffuser une un message ou une opinion parmi d’autres, qui demeurerait extérieure à celui qui proclame la Bonne Nouvelle de l’Evangile, mais comme le dit l’épître de ce jour, il s’agit de l’offrande d’une vie, de notre vie, qui « supporte la souffrance, réalise un travail d’évangélisateur et accomplit jusqu’au bout un ministère », en l’occurrence le ministère sacerdotal, qui est essentiellement centré sur la célébration quotidienne de l’Eucharistie. Vous voyez comment c’est exigeant d’être prêtre !  Mais, chers Frères et Sœurs dans le Christ, même si vous n’êtes pas prêtres, il est aussi grave et aussi exigeant de prendre part à la célébration de l’Eucharistie,  de manger le Corps et le Sang de l’Agneau immolé, de manger cette chair livrée, de boire ce sang versé. Cet acte est d’autant plus grave qu’il nous engage à prendre, avec le Christ, le Chemin de cet Amour inconditionnel, le Chemin de cet amour de Dieu donné jusqu’à l’extrême, c’est-à-dire le don de nous-mêmes jusqu’à la mort, mais une mort qui mène à la Vie éternelle, à la vie avec Dieu dans l’éternité. [...]"

Posté le 27 avril 2018 à 18h49 par Michel Janva | Lien permanent

22 avril 2018

Vocations, célibat, habits religieux : questions à un prêtre catholique

Après la vidéo honteuse de Konbini avec un curé parisien (!), L'Homme Nouveau a repris les mêmes thèmes avec un prêtre catholique

Posté le 22 avril 2018 à 08h44 par Michel Janva | Lien permanent

« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis»

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Source

Posté le 22 avril 2018 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

21 avril 2018

À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner

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Posté le 21 avril 2018 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

30 mars 2018

Le Linceul de Turin ne peut venir que de la Résurrection du Christ

Posté le 30 mars 2018 à 11h04 par Michel Janva | Lien permanent

27 mars 2018

Les Tactiques du diable

Tout le monde connaît désormais le père Jean-Baptiste, chanoine régulier de la Mère de Dieu à l'abbaye de Lagrasse. Il a donné le 13 mars une conférence à Bayonne sur les tactiques du diable. La voici (durée : 50mn).

Père Jean-Baptisre (Lagrasse) Diable 130318

 

Posté le 27 mars 2018 à 14h49 par Michel Janva | Lien permanent

R.P. de Blignières - Conférences de Carême sur les fins dernières - Le Ciel

Posté le 27 mars 2018 à 11h06 par Michel Janva | Lien permanent

25 mars 2018

Chaste et pas coincé !

Entretien avec le Père Michel, Chanoine Régulier de la Mère de Dieu et sous-prieur de l’abbaye de Lagrasse. Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté :

Posté le 25 mars 2018 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2018

R.P. de Blignières - Conférences de Carême sur les fins dernières - 5. L'enfer

Posté le 21 mars 2018 à 08h21 par Michel Janva | Lien permanent

18 mars 2018

Créer des groupes se réunissant dans la pratique de l’oraison, contribuera à l’émergence de la Chrétienté du XXIème siècle

Arnaud de Beauchef présente à Notre Dame de Chrétienté son livre « L'Oraison pour tous, A l’école de la Sainte Trinité » aux éditions Nuntiavit : 

Beauchef"A l’heure de l’internet, de l’intelligence artificielle et de la réalité augmentée, y a-t-il encore un sens à penser et construire la Chrétienté de demain ?

Bien évidemment, si la Chrétienté est une « nostalgie en conserve », si elle est faite uniquement d’une relecture (parfois embellie) de l’histoire, nous percevons un hiatus profond entre cette aspiration un peu romantique et notre réalité quotidienne.

Comment sortir du dilemme ?

Il y a urgence à repenser la Chrétienté en revenant aux sources. Ce qui est proprement unique pour nous chrétiens se résume en deux points : d’une part, nous sommes à l’image et à la ressemblance de Dieu selon les termes de la Genèse et, d’autre part, nous sommes profondément aimés et sauvés par le Dieu trinitaire qui nous appelle à Sa Lumière comme nous le résume le Prologue de Saint Jean. Cette vision de l’homme est unique dans l’histoire de l’humanité. Aucune religion ou civilisation n’est partie de ces prémisses extraordinaires. De ce fait, nous sommes en ce monde co-créateurs : nous sommes capables de Dieu. Si nous sommes limités et mortels, nous savons que notre fin est « normalement » en Dieu. C’est précisément cela qui nous rend capables de créer une civilisation harmonieuse qui n’a pas peur des évolutions techniques. L’islam, parce qu’il a rejeté ces principes dès ses origines, est incapable de sortir les peuples de la violence et de l’asservissement. Il n’y a chez lui ni dignité de l’homme habité par Dieu ni amour.

Quelle forme les chrétiens pourront-ils donner à la civilisation de demain ?

Nous n’en savons pas grand-chose. Là est le défi et le charme de la création sans déterminisme. Nous avons un moyen premier et sûr d’y parvenir : unir le cœur de l’homme à la Trinité. C’est par ce mouvement que l’homme acquiert sa maturité, remplace la violence par la miséricorde et la recherche de son intérêt personnel par la charité au service du bien commun.

Dans notre civilisation marchande la nouveauté est synonyme de profit et de consommation. L’enjeu du monde actuel est de capter l’imagination des hommes dès leur plus jeune âge, de les rendre esclaves de désirs toujours nouveaux. Les outils de communication entre les hommes se raffinent et gagnent en efficacité. Ne pas laisser un instant de répit à chacun, traquer ses moindres faiblesses pour lui proposer sans cesse une nouvelle consommation, voilà le but. Ce monde-là va au totalitarisme à grand pas. Il confond déjà homme et machine, car l’homme n’a plus de finalité propre. Devenu âgé, l’homme perdra ses vertus de consommateur et deviendra inutile, bon à être supprimé. Cela ne veut pas dire que nous devons rejeter les innovations actuelles, mais nous devons faire nos choix sans moyen terme : voulons-nous être habités par Dieu, libres de créer pour nous élever ? Voulons-nous être habités par la consommation, asservis par nos pulsions ? Si nous voulons être habités par Dieu parce qu’Il est notre fin et qu’Il nous rend dignes de créer cette civilisation chrétienne, nous devons choisir une certaine radicalité.

Cette radicalité de l’Evangile fait toujours un peu peur. De quoi s’agit-il et comment nous rendre tout cela accessible ?

Notre problème actuellement est celui de la main ouverte et de la main fermée. Parfois, nous ouvrons nos mains au Seigneur et nous voulons vraiment qu’Il nous habite. Et puis viennent les sollicitations du monde, de nos proches... et nous refermons bien vite cette main, pour redevenir des consommateurs en mal du dernier tube sur Itunes, d’échanges avec notre tribu Facebook ou en quête d’illusions sur Youtube. Pour sortir de cette impasse le seul moyen est de garder la main ouverte, de recourir aux sacrements et de pratiquer l’oraison quotidienne. Nous devons recourir à l’intelligence surnaturelle qui surpasse tout. Sans ces deux moyens pas d’espoir et pas de civilisation chrétienne à venir.

N’êtes-vous pas en train de nous dire que notre rôle à nous est maintenant d’aller au-delà de la question liturgique ?

Grâce à la ténacité de nos pères ces cinquante dernières années, nous sommes heureux de pouvoir bénéficier de la liturgie extraordinaire, liturgie antique héritée de la tradition apostolique la plus authentique. Grâce à elle, nous sommes « naturellement » mis face à la Trinité en dépit de nos pauvretés. Notre tâche, et l’enjeu de notre époque, est de créer cette vie d’oraison instaurant un dialogue intérieur avec Dieu.

Mais comment fait-on pour progresser dans cette vie d’oraison ?

Un élément de réponse à ce « comment » se trouve dans le livre « L’oraison pour tous à l’Ecole de la Sainte Trinité » (éditions Nuntiavit) que je viens de mettre en forme avec des prêtres de la Fraternité Saint Pierre. Ce livre est le fruit d’une école d’oraison en activité. Créer des groupes, se réunissant et s’encourageant dans la pratique de l’oraison, contribuera à l’émergence de la Chrétienté du XXIème siècle.

Finalement, comment le pèlerinage de Chartres peut-il nous aider sur ce chemin ?

Le pèlerinage de Chartres doit être pour nous le lieu des engagements pour la vie. Il est le lieu où nous nous rappelons notre but : cheminer vers notre fin, Dieu par la Vierge. Il est le lieu où les sacrements nous fortifient chaque jour dans la connaissance de Dieu. Il est le lieu de la prière qui nous remplit le cœur. Il est le lieu de notre effort offert. Le reste, tout ce qu’il y a de mondain, est secondaire. Pour préparer ce temps de pèlerinage à venir et en faire le moment de cette main ouverte qui s’offre à l’amour de Dieu pour faire surgir la Chrétienté de demain, commençons dès à présent la pratique des sacrements et l’oraison quotidienne : un petit quart d’heure journalier est un bon début."

Posté le 18 mars 2018 à 19h16 par Michel Janva | Lien permanent

12 mars 2018

R.P. de Blignières - Conférences de Carême sur les fins dernières : la Résurrection

Posté le 12 mars 2018 à 11h43 par Michel Janva | Lien permanent

11 mars 2018

Viril et chrétien, est-ce possible?

Entretien avec le Père Michel, Chanoine Régulier de la Mère de Dieu et sous-prieur de l’abbaye de Lagrasse. Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté

Posté le 11 mars 2018 à 08h52 par Michel Janva | Lien permanent

05 mars 2018

R.P. de Blignières - Conférences de Carême sur les fins dernières - 3. LE PURGATOIRE

Posté le 5 mars 2018 à 22h18 par Michel Janva | Lien permanent

02 mars 2018

La différence de nature entre méthodes naturelles de régulation des naissances et méthodes contraceptives

Suite au communiqué mensonger de la Fédération Nationale des Collèges de Gynécologie Médicale (« la contraception naturelle est un « leurre »), le père Bernard Domini, de la Famille Missionnaire Notre Dame, qui a accompagné pendant 12 ans les moniteurs Billings du Centre Billings France, rappelle la vérité :

"[...] En cette année cinquantenaire de l’Encyclique « Humanae Vitae » de Paul VI, il est important de transmettre la pensée de ce bienheureux Pape sur la différence de nature entre méthodes naturelles de régulation des naissances et méthodes contraceptives.

L’Eglise est conséquente avec elle-même quand elle estime licite le recours aux périodes infécondes, alors qu’elle condamne comme toujours illicite l’usage des moyens directement contraires à la fécondation, même inspirés par des raisons qui peuvent paraître honnêtes et sérieuses. En réalité, il existe entre les deux cas une différence essentielle” (HV 16).

L’affirmation de Paul VI n’est pas ambiguë : il existe entre les méthodes naturelles et les méthodes artificielles une différence essentielle, c’est-à-dire : une différence de nature. On ne peut donc pas mettre sur le même plan ces deux méthodes.

Unknown-20Au numéro 3 d’”Humanae vitae”, Paul VI enseignait :

“Etendant à ce domaine, l’application du principe dit «de totalité», ne pourrait-on admettre que l’intention d’une fécondité moins abondante, mais plus rationalisée, transforme l’intervention matériellement stérilisante en un licite et sage contrôle des naissances ? Ne pourrait-on pas admettre, en d’autres termes, que la finalité de procréation concerne l’ensemble de la vie conjugale, plutôt que chacun de ses actes ?”

Au numéro 11, Paul VI répondait négativement à ces questions :

L’Eglise, rappelant les hommes à l’observation de la loi naturelle, interprétée par sa constante doctrine, enseigne que tout acte matrimonial doit rester ouvert à la transmission de la vie”.

Paul VI faisait référence à Pie XI et à son Encyclique “Casti Connubii” de 1930. La réponse de Paul VI est claire : tout acte matrimonial concret doit demeurer ouvert à la vie. Être ouvert à la vie pendant un temps ne suffit pas.

Au numéro 13, Paul VI développait encore sa réponse. Il montrait que l’acte conjugal, qui est volontairement privé de son ouverture à la vie, est un acte en contradiction avec le dessein constitutif du mariage et avec la volonté de l’auteur de la vie.

User de ce don divin en détruisant, fût-ce partiellement, sa signification et sa finalité, c’est contredire à la nature de l’homme comme à celle de la femme et de leur rapport le plus intime, c’est donc contredire aussi au plan de Dieu et à sa volonté”.

Par contre, le Saint-Père justifiait, en ce même numéro, la licéité du recours aux périodes infécondes:

Au contraire, user du don de l’amour conjugal en respectant les lois du processus de la génération, c’est reconnaître que nous ne sommes pas les maîtres des sources de la vie humaine, mais plutôt les ministres du dessein établi par le Créateur”.

Images-7Paul VI préciserait encore, dans le cœur de l’Encyclique (numéro 14), que l’ouverture à la vie concernait tout acte conjugal et non l’ensemble de la vie conjugale des conjoints :

Et on ne peut invoquer comme raisons valables, pour justifier des actes conjugaux rendus intentionnellement inféconds, le moindre mal ou le fait que ces actes constitueraient un tout avec les actes féconds qui ont précédés ou qui suivront, et dont ils partageraient l’unique et identique bonté morale… C’est donc une erreur de penser qu’un acte conjugal rendu volontairement infécond et, par conséquent, intrinsèquement déshonnête, puisse être rendu honnête par l’ensemble d’une vie conjugale féconde”.

Conclusion : la pensée de Paul VI est très claire : tout acte sexuel concret des époux doit être ouvert à la vie pour être moralement licite. Cette règle morale se fonde sur la loi naturelle et les deux buts assignés par Dieu Créateur à l’acte sexuel des époux : la procréation et l’union des époux. Séparer artificiellement ces deux buts, dans tout acte sexuel concret, comme cela est le cas dans la contraception artificielle, est contraire à la nature de l’acte sexuel créé par Dieu.

Différence de nature des méthodes naturelles et artificielles

Paul VI a précisé, dans le numéro 16 d’Humanae Vitae, la différence essentielle entre le recours aux périodes infécondes et l’usage des moyens directement contraires à la fécondation. L’Eglise, a-t-il dit, condamne comme toujours illicite l’usage des moyens directement contraires à la fécondation (que nous retrouvons dans les méthodes dites artificielles). Pourquoi ces moyens sont-ils toujours illicites ? Parce qu’ils empêchent le déroulement des processus naturels.

Le Pape a reconnu, cependant, que les méthodes naturelles et les méthodes artificielles pouvaient avoir un même but : la volonté positive des époux d’éviter l’enfant pour des raisons plausibles, en cherchant à avoir l’assurance qu’il ne viendra pas. Mais elles se distinguent nettement : dans les méthodes naturelles seulement, les époux savent renoncer à l’usage du mariage dans les périodes fécondes quand, pour de justes motifs, la procréation n’est pas désirable, et en user dans les périodes agénésiques, comme manifestation d’affection et sauvegarde de mutuelle fidélité. Ce faisant, écrit Paul VI, ils donnent la preuve d’un amour vraiment et intégralement honnête.

Conclusion : l’enseignement de Paul VI est clair : il existe une différence de nature entre méthodes artificielles et méthodes naturelles. Dans les premières, on ne respecte pas le dessein de Dieu sur des actes sexuels concrets qui sont volontairement privés de leur ouverture à la vie (quand bien même la vie serait donnée dans la totalité de la vie conjugale). Dans les secondes, on ne prive pas volontairement les unions sexuelles concrètes de leur ouverture à la vie, même si, de fait, les époux s’accordent pour s’unir dans des périodes qu’ils savent infécondes.

Ce qui rend essentiellement différent les méthodes ne vient pas de la technique de la méthode et moins encore du but : espacer les naissances, mais de la fidélité ou non au plan de Dieu sur la sexualité. L’homme et la femme ne peuvent pas décider par eux-mêmes de la signification de la sexualité. Dieu seul est le Maître de la sexualité qu’Il a créée dans sa souveraine et sage liberté. L’homme et la femme ne peuvent pas séparer ce que Dieu Créateur a uni : union intime des époux et ouverture à la vie !

L’Eglise demande aux époux d’être généreux dans le don de la vie tout en reconnaissant que la procréation peut ne pas être désirable un certain temps et pour de justes motifs. Ne recourir qu’aux périodes infécondes pour s’unir sexuellement pourrait être occasion d’égoïsme en refusant de donner la vie généreusement sans motif, mais il n’y aurait pas d’actes intrinsèquement déshonnêtes.

Le Pape Jean-Paul II a réaffirmé avec autorité l’enseignement de Paul VI dans “Humanae vitae”. Dans l’Exhortation apostolique sur la famille, “Familiaris Consortio” du 22 novembre 1981, au numéro 32, il a rappelé que les époux ne pouvaient pas volontairement séparer les deux significations de l’acte sexuel conjugal : union et procréation. Il a voulu également montrer la différence de nature entre méthodes artificielles et naturelles :

Lorsque les époux, en recourant à la contraception, séparent ces deux significations que le Dieu créateur a inscrites dans l’être de l’homme et de la femme comme dans le dynamisme de leur communion sexuelle, ils se comportent en «arbitres» du dessein de Dieu ; ils «manipulent» et avilissent la sexualité humaine et, avec elle, leur propre personne et celle du conjoint en altérant la valeur de leur donation «totale». Ainsi, au langage qui exprime naturellement la donation réciproque et totale des époux, la contraception oppose un langage objectivement contradictoire, selon lequel il ne s’agit plus de se donner totalement à l’autre ; il en découle non seulement le refus positif de l’ouverture à la vie, mais aussi une falsification de la vérité intérieure de l’amour conjugal, appelé à être un don de la personne tout entière”.

Il n’est pas nécessaire de commenter longuement ces paroles si importantes de Jean-Paul II. Nous retrouvons l’essentiel de l’argumentation de Paul VI : la différence de nature entre les méthodes artificielles et naturelles réside essentiellement dans l’obéissance ou non au plan de Dieu sur la sexualité. Jean-Paul II a ajouté un argument anthropologique : l’acte sexuel ne comporte plus le même don total des époux. Les mots du Saint-Père sont très forts : les époux se comportent en arbitres du dessein de Dieu et ils manipulent et avilissent leur sexualité !

Dans les méthodes naturelles, par contre, les époux se comportent comme «ministres» du dessein de Dieu et ils usent de la sexualité en «usufruitiers», selon le dynamisme originel de la donation «totale», sans manipulations ni altérations.

Jean-Paul II a pris soin d’expliciter encore sa pensée pour montrer que les méthodes comportaient une différence anthropologique et morale :

Il s’agit d’une différence beaucoup plus importante et plus profonde qu’on ne le pense habituellement et qui, en dernière analyse, implique deux conceptions de la personne et de la sexualité humaine irréductiblesl’une à l’autre. Le choix des rythmes naturels comporte l’acceptation du temps de la personne, ici du cycle féminin, et aussi l’acceptation du dialogue, du respect réciproque, de la responsabilité commune, de la maîtrise de soi”.

Le 18 novembre 1994, Saint Jean-Paul II développait encore sa pensée pour faire comprendre que les méthodes naturelles impliquaient une conception de la personne conforme au plan divin. Le corps est vraiment l’expression de la nature profonde de la personne. Dans les méthodes artificielles, le corps devient comme un objet extérieur à la personne. Cette précision permet de mieux comprendre ce que Jean-Paul II avait écrit dans “Familiaris Consortio” :

Accueillir le temps et le dialogue signifie reconnaître le caractère à la fois spirituel et corporel de la communion conjugale, et également vivre l’amour personnel dans son exigence de fidélité… Ainsi, la sexualité est respectée et promue dans sa dimension vraiment et pleinement humaine, mais n’est jamais «utilisée» comme un «objet» qui, dissolvant l’unité personnelle de l’âme et du corps, atteint la création de Dieu dans les liens les plus intimes unissant nature et personne” (FC 32)

Dans l’Encyclique “Evangelium vitae”, Jean-Paul II a rappelé l’importance de la formation des époux à la procréation responsable. Celle-ci suppose, écrivait le Saint-Père, que

“les époux se soumettent à l’appel du Seigneur et agissent en interprètes fidèles de sa volonté. La loi morale les oblige en tout cas à maîtriser les tendances de leurs instincts et de leurs passions et à respecter les lois biologiques inscrites dans leurs personnes. C’est précisément cette attitude qui rend légitime, pour aider l’exercice de la responsabilité dans la procréation, le recours aux méthodes naturelles de régulation de la fertilité : scientifiquement, elles ont été précisées de mieux en mieux et elles offrent des possibilités concrètes pour des choix qui soient en harmonie avec les valeurs morales. Une observation honnête des résultats obtenus devrait faire tomber les préjugés encore trop répandus et convaincre les époux, de même que le personnel de santé et les services sociaux, de l’importance d’une formation adéquate dans ce domaine. L’Eglise est reconnaissante envers ceux qui, au prix d’un dévouement et de sacrifices personnels souvent méconnus, s’engagent dans la recherche sur ces méthodes et dans leur diffusion, en développant en même temps l’éducation aux valeurs morales que suppose leur emploi”. (EV97)"

Posté le 2 mars 2018 à 09h17 par Michel Janva | Lien permanent

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14 février 2018

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Posté le 14 février 2018 à 16h30 par Michel Janva | Lien permanent

11 février 2018

Pour bien comprendre le contexte et les enjeux du Credo de Paul VI

Communiqué du Père Bernard de la Famille Missionnaire Notre-Dame :

2018_forum_Sens_CredoPeupleDieu_imageLes samedi 17 et dimanche 18 février prochains, la Famille Missionnaire de Notre Dame organise un forum sur le thème : « Les enjeux du Credo du Peuple de Dieu ».

Ce texte donné par Paul VI il y a 50 ans, en 1968, rappelait dans un contexte tourmenté les vérités fondamentales de la foi, et les dogmes développés dans la Tradition de l’Église.

Aujourd’hui plusieurs de ces vérités de foi demeurent contestées par certains à l’intérieur même de notre Église. Au cours de ce forum, nous étudierons l’origine et le contexte de cette profession de foi du Bienheureux Paul VI, son contenu, ainsi que sa réception difficile par d’importantes parties de l’Église jusqu’à nos jours.

Cette démarche est importante pour nous recentrer dans la fidélité sur le contenu de la foi, afin de pouvoir annoncer l’Évangile aujourd’hui dans son intégrité.

(Voir le programme ici)

Posté le 11 février 2018 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent


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