20 mai 2018

La vérité exprimée dans Humanæ vitæ ne change pas

Mgr Athanasius Schneider me fait parvenir la lettre pastorale publiée par la conférence épiscopale du Kazakhstan à l'occasion du 50e anniversaire d'Humanae vitae, pour en marquer l'actualité et rappeler la vérité. C'est très volontiers que j'en reproduis ci-dessous le texte intégral :

Lettre pastorale à l'occasion du 50ème anniversaire de l’encyclique Humanæ vitæ  

Unknown-18Loué soit Jésus Christ ! Chers frères et sœurs en Christ ! L’année en cours est marquée par l'événement mémorable du 50ème anniversaire de l´encyclique Humanae vitae, avec laquelle le Bienheureux Paul VI a confirmé la doctrine du Magistère constant de l´Église au sujet de la transmission de la vie humaine. Les Évêques et les Ordinaires du Kazakhstan veulent saisir l’occasion propice pour honorer la mémoire et la pérenne importance de cette encyclique.

Pendant la dernière réunion de tous nos prêtres et sœurs religieuses à Almaty il y eut des débats approfondis sur le thème de la préparation des jeunes au sacrement du mariage. Il a été proposé de transmettre aux jeunes les vérités les plus importantes du Magistère de l´Église concernant le mariage chrétien et la sainteté de la vie humaine dès le moment de sa conception.

Nous proclamons avec la voix du Magistère de l´Église - comme nous pouvons la percevoir dans l’encyclique Humanæ vitæ et dans les documents des autres Pontifes Romains - les vérités exigeantes suivantes du “doux joug et du fardeau léger” (Mt 11, 30) du Christ :

Toute l´histoire humaine a donnée des preuves suffisantes du fait qu´un vrai progrès de la société dépend en grande partie des familles nombreuses. Cela vaut d´autant plus pour la vie de l'Église. Le pape François nous rappelle cette vérité : “Voir tant de familles nombreuses qui accueillent les enfants comme un véritable don de Dieu apporte réconfort et espérance. Ils savent que chaque enfant est une bénédiction” (Audience générale, 21 janvier 2015).

Que les paroles suivantes de saint Jean-Paul II, pape de la famille, soient lumière, force, consolation et joyeux courage pour les couples catholiques et pour les jeunes hommes et femmes qui se préparent à la vie du mariage et de la famille catholique.

“Nous avons une confirmation singulière du fait que le chemin de sainteté accompli ensemble, comme couple, est possible, beau, extraordinairement fécond et qu'il est fondamental pour le bien de la famille, de l'Église et de la société. Cela nous invite à invoquer le Seigneur, pour que soient toujours plus nombreux les couples d'époux en mesure de faire transparaître, dans la sainteté de leur vie, le ‘grand mystère’ de l'amour conjugal, qui tire son origine de la création et qui s'accomplit dans l'union du Christ avec l'Église (cf. Ep 5, 22-23). Comme tout chemin de sanctification, le vôtre n'est pas facile non plus. Nous savons que de nombreuses familles cèdent au découragement dans ces cas. Je pense, en particulier, à ceux qui vivent le drame de la séparation ; je pense à ceux qui doivent affronter la maladie et à ceux qui souffrent de la disparition prématurée de leur conjoint ou d'un enfant. Dans ces situations, on peut également apporter un grand témoignage de fidélité dans l'amour, rendu encore plus significatif par la purification à travers le passage dans le creuset de la douleur. Très chers époux, ne vous laissez jamais vaincre par le découragement : la grâce du sacrement vous soutient et vous aide à élever sans cesse les bras vers le ciel comme Moïse, dont nous a parlé la première Lecture (cf. Ex 17, 11-12). L'Église est proche de vous et vous aide par sa prière, en particulier dans les moments difficiles. Dans le même temps, je demande à toutes les familles de soutenir à leur tour les bras de l'Eglise, afin qu'elle ne vienne jamais à manquer à sa mission d'intercéder, de consoler, de guider et d'encourager” (Jean Paul II, Homélie pour la béatification des serviteurs de Dieu Luigi Beltrame Quattrocchi et Maria Corsini, 21 octobre 2001).

“Que la Vierge Marie, qui est Mère de l'Eglise, soit également la Mère de ‘l'Église domestique’ ! Que grâce à son aide maternelle, toute famille chrétienne puisse devenir vraiment une ‘petite Eglise’ dans laquelle se reflète et revive le mystère de l'Église du Christ ! Elle qui est la Servante du Seigneur, qu'elle soit l'exemple de l'accueil humble et généreux de la volonté de Dieu ! Elle qui fut la Mère douloureuse au pied de la croix, qu'elle soit là pour alléger les souffrances et essuyer les larmes de ceux qui sont affligés par les difficultés de leurs familles ! Et que le Christ Seigneur, Roi de l'univers, Roi des familles, soit présent, comme à Cana, dans tout foyer chrétien pour lui communiquer lumière, joie, sérénité, force” (Jean Paul II, Exhortation Apostolique Familiaris consortio, 86). 

Astana, 13 mai 2018, mémoire de la Bienheureuse Vierge Marie de Fátima

Vos Évêques et Ordinaires: 

Posté le 20 mai 2018 à 09h24 par Michel Janva | Lien permanent

Ne mettons pas notre confiance dans l'humain

Cet ouvrage posthume de l'abbé Louis Pelletier (1960-2015), prêtre du diocèse de Paris, est destiné à noua aider à parvenir à la maturité spirituelle, dans notre temps d’immédiateté, de superficialité, de sentimentalisme, afin de vivre la plénitude de notre être donnée par le Christ. Nous avions interrogé ici l'auteur de la préface. Nourri des Ecritures et de la Tradition, l'abbé Pelletier évoque le péché originel, la Rédemption, le liberté que nous donne Notre-Seigneur, la communion de l'Eglise et la Vierge Marie. Extraits choisis :

Pelletier"L'Eglise est sainte parce qu'elle est l'épouse du Christ, mais elle est imparfaite parce qu'elle renferme des pécheurs en son sein. Nous avons besoin de poser un regard de foi pour nous laisser rejoindre et toucher par le Christ à travers les signes et les instruments qu'il a choisis. L'Eglise est "celle qui appartient au Seigneur". Elle demeure son instrument malgré ses imperfections. La maturité consiste à dépendre de l'Eglise en ne voyant que Jésus, en ne dépendant que de Lui seul. "Maudit l'homme qui se confie en l'humain" (Jr 17,). Ne cherchons pas un appui humain dans l'Eglise. Ne mettons pas notre confiance dans l'humain. Laissons Jésus se servir de qui il veut, quand il veut, en mettant notre confiance en lui seul. Nous éviterons de tomber dans des dépendances aliénantes, des attachements malsains."

"Réprimander son frère, c'est lui offrir la possibilité de se convertir, alors "si tu ne parles pas pour avertir le méchant d'abandonner sa conduite mauvaise afin qu'i livre, le méchant, lui, mourra de sa faute..." (Ez 3,18). Une des difficultés de notre époque est qu'"au lieu de la sévérité avec laquelle on s'efforce de corriger les consciences erronées, on prône un tel respect de la conscience qu'il supprime le devoir de dire la vérité" [Jean-Paul II Reconciliatio et paenitentia]

Posté le 20 mai 2018 à 08h40 par Michel Janva | Lien permanent

01 mai 2018

Méditer l'Evangile par l'art

C'est la mission que s'est donnée Jean-Joseph Chevalier, artiste peintre, sculpteur et dessinateur, dont nous publions un dessin chaque matin. Il recherche des galeristes, éditeurs ou mécènes qui seraient intéressés pour promouvoir son travail

Posté le 1 mai 2018 à 20h14 par Michel Janva | Lien permanent

27 avril 2018

En recevant le sacrement de l’Ordre, le prêtre devient le Christ Lui-même

Extrait de l'homélie du cardinal Robert Sarah, prononcée de la messe d’ordination sacerdotale du Père Benoît du Sacré Cœur des Chanoines de la Mère de Dieu de l’Abbaye Notre-Dame de Lagrasse, le samedi 21 avril :

Dbuaedoxcaiu_yz-2"[...] « Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde », nous dit Notre-Seigneur Jésus Christ dans l’Evangile de ce jour, au cœur de ce temps pascal. Chaque baptisé ici présent est envoyé en mission dans un monde qui, par orgueil et indifférence, s’éloigne de plus en plus de Dieu, un monde « sécularisé », où Dieu est exclu et absent. Mais un monde sans Dieu est un monde de ténèbres, d’obscurité, de confusion et de perversion ; un monde sans Dieu est un monde sans lumière, même si nos métropoles sont continuellement illuminées de multiples lumières artificielles. Depuis le jour de notre baptême, nous, chrétiens et disciples du Christ, nous sommes appelés à devenir des lumières. Effectivement, les premiers théologiens, appelés Pères de l’Eglise, comparaient Jésus au Soleil, origine de la lumière, et nous les hommes, nous les chrétiens, à la lune, qui brille, certes, mais seulement de la lumière reçue du soleil. Le Christ est le Soleil, source de Vie et de Lumière. Notre mission, comme chrétiens, est de refléter la lumière que nous recevons du Christ afin qu’elle éclaire tous les recoins de la société humaine et toutes les nations du monde. C’est exactement ainsi que l’ont compris les premiers chrétiens. Saint Paul s’adresse aux chrétiens de Philippes en les appelant « les enfants de Dieu sans tache au sein d’une génération dévoyée et pervertie, d’un monde où vous brillez comme des foyers de lumière ». Si nous voulons savoir ce dont le monde a besoin aujourd’hui aussi, comme toujours, alors tournons notre regard vers les premiers chrétiens ! Ils furent appelés « chrétiens », parce qu’ils confessaient le Christ en répandant la lumière de sa doctrine et s’efforçaient d’apporter aux hommes la chaleur de son Amour. Etre chrétien signifiait pour eux appartenir totalement au Christ, mener une vie nouvelle. Les premiers chrétiens étaient prêts, par fidélité au Christ, à donner leur vie et à mourir pour que brille la lumière de l’Evangile et que la présence du Christ soit plus rayonnante et plus tangible. Or, qui mieux que le prêtre peut manifester la présence de Dieu au milieu d’une société minée par une complète indifférence à l’égard de la question de Dieu et qui, comme le dit saint Paul « se laisse emporter à tout vent de doctrine »  et « court derrière une foule de maîtres pour calmer sa démangeaison d’entendre du nouveau » ? Posons-nous cette question très simple : qu’est-ce qu’un prêtre ?

La Bible présente le prêtre comme l’homme de la Parole de Dieu : « Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit ». « Nous sommes donc en ambassade pour le Christ ; c’est comme si Dieu exhortait par nous ». Mais que devons-nous donc enseigner ? Eh bien, uniquement la Parole de Dieu et l’enseignement doctrinal, moral et la discipline de l’Eglise, la vérité sur Dieu, sur le Christ et sur l’homme. Le prêtre est largement présenté comme l’homme du Pardon : « Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus ». Le prêtre est également présenté comme l’ami intime du Christ : « Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs… mais je vous appelle amis, parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître ». Et, enfin, le prêtre est l’homme de l’Eucharistie : « Faites ceci en mémoire de moi ». Le prêtre est surtout l’homme de l’Eucharistie. [...]

C’est pourquoi un prêtre, c’est « voir Jésus dans un homme ». Et le saint curé d’Ars précise : « Si on avait la foi, on verrait Dieu à travers le prêtre comme une lumière derrière un verre, comme le vin mêlé à l’eau… »… Si on avait la foi… L’ordination sacerdotale de Frère Benoît du Sacré-Cœur doit nous inciter à regarder le prêtre avec les yeux de la foi, puisqu’en recevant le sacrement de l’Ordre, notre Frère devient plus qu’un « alter Christus » ; en effet, configuré au Christ, Tête du Corps mystique qu’est l’Eglise, le prêtre est vraiment « ipse Christus », le Christ lui-même. Saint Jean-Marie Vianney ne disait-il pas à son sujet : « Le prêtre est un homme qui tient la place de Dieu, un homme qui est revêtu de tous les pouvoirs de Dieu », mais il ajoutait aussitôt : « Combien est triste un prêtre qui célèbre la Messe comme un fait ordinaire ! Combien s’égare un prêtre qui n’a pas de vie intérieure ! » ? Oui, la Messe quotidienne doit irriguer la vie de prière de chaque prêtre… tel est le fondement de la vie sacerdotale. La prière, l’oraison, l’office divin, le face à face quotidien avec Dieu constituent le cœur de toute vie sacerdotale. Le prêtre est essentiellement un homme de prière, un homme qui se tient constamment devant Dieu.

En tant que chanoine, c’est dans le chœur de cette abbatiale que Frère Benoît du Sacré-Cœur est appelé à prier la Liturgie des Heures : celle-ci scande la journée du religieux et du prêtre : elle est la prière d’adoration et de supplication de l’Eglise, car, comme le dit la Constitution sur la sainte Liturgie Sacrosanctum Concilium du Concile Vatican II, « L’Office Divin est vraiment la prière du Christ que celui-ci, avec son Corps mystique, présente au Père ». Pour s’acquitter quotidiennement et intégralement de l’Office Divin, il faut du courage, de la fidélité et de la persévérance dans l’Amour, il faut donc avoir dans son âme un grand désir de voir Dieu face à face, ce désir dont témoignait humblement Frère Vincent Marie de la Résurrection : je ne cesse de méditer sur cette vive flamme d’Amour sans parole qui transparaissait dans l’attitude d’offrande de ce religieux, à la fois si vaillant et si humble, au cœur de son épreuve indicible. Oui, il faut au prêtre beaucoup de luttes silencieuses, de renoncements et de sacrifices pour se détacher du monde et de ses préoccupations en vue de se donner totalement et absolument à Dieu, car il doit sans cesse combattre la superficialité ou l’activisme effréné et mondain qui tend à bannir Dieu de notre vie de consacré. Saint Anselme, que nous fêtons aujourd’hui, peut nous aider à ne pas succomber à ce genre de tentations : « Allons, courage, pauvre homme ! », nous dit-il, « Fuis un peu tes occupations, dérobe toi un moment au tumulte de tes pensées. Rejette maintenant les lourds soucis et laisse de côté tes tracas. Donne un petit instant à Dieu et repose-toi un peu en lui. Entre dans la chambre de ton esprit, bannis-en tout sauf Dieu ou ce qui peut t’aider à le chercher. Ferme ta porte et mets-toi à sa recherche. A présent, parle, mon cœur, ouvre-toi tout entier et dis à Dieu : ˝Je cherche ton Visage ; c’est ton Visage, Seigneur, que je cherche˝ ». Ainsi, dans ses charges écrasantes d’abbé du Bec, puis de primat de l’Eglise d’Angleterre, saint Anselme considérait que la prière devait irriguer toute sa vie : ses contemporains attestent que l’aube le retrouvait fréquemment à genoux devant la sainte Présence. Un jour, à l’abbaye du Bec, le Frère zélateur, dont la charge est de réveiller les moines pour le chants des Matines, aperçut dans la stalle du chapitre, une vive lumière : c’était le saint abbé, environné d’une auréole de feu. De même, je suis certain que les Chanoines de la Mère de Dieu, qui chantent les Psaumes chaque jour dans cette magnifique abbatiale, connaissent bien cette exclamation du père de la restauration de la vie monastique, Dom Prosper Guéranger : « Comment être froid quand on chante des choses pareilles ! ».

C’est donc par cet esprit marqué par le don de soi et la ferveur que le prêtre doit prier l’Office Divin, qui le prépare  à la célébration de la sainte Messe et la prolonge, car celle-ci est la source et l’aboutissement de toute vie sacerdotale. L’expression de Notre-Seigneur Jésus-Christ, présente dans l’Evangile de ce jour, qui s’adresse à tout baptisé, et plus particulièrement aux prêtres : « soyez le sel de la terre et la lumière du monde » doit être comprise, non pas comme une simple incitation à diffuser une un message ou une opinion parmi d’autres, qui demeurerait extérieure à celui qui proclame la Bonne Nouvelle de l’Evangile, mais comme le dit l’épître de ce jour, il s’agit de l’offrande d’une vie, de notre vie, qui « supporte la souffrance, réalise un travail d’évangélisateur et accomplit jusqu’au bout un ministère », en l’occurrence le ministère sacerdotal, qui est essentiellement centré sur la célébration quotidienne de l’Eucharistie. Vous voyez comment c’est exigeant d’être prêtre !  Mais, chers Frères et Sœurs dans le Christ, même si vous n’êtes pas prêtres, il est aussi grave et aussi exigeant de prendre part à la célébration de l’Eucharistie,  de manger le Corps et le Sang de l’Agneau immolé, de manger cette chair livrée, de boire ce sang versé. Cet acte est d’autant plus grave qu’il nous engage à prendre, avec le Christ, le Chemin de cet Amour inconditionnel, le Chemin de cet amour de Dieu donné jusqu’à l’extrême, c’est-à-dire le don de nous-mêmes jusqu’à la mort, mais une mort qui mène à la Vie éternelle, à la vie avec Dieu dans l’éternité. [...]"

Posté le 27 avril 2018 à 18h49 par Michel Janva | Lien permanent

22 avril 2018

Vocations, célibat, habits religieux : questions à un prêtre catholique

Après la vidéo honteuse de Konbini avec un curé parisien (!), L'Homme Nouveau a repris les mêmes thèmes avec un prêtre catholique

Posté le 22 avril 2018 à 08h44 par Michel Janva | Lien permanent

« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis»

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Posté le 22 avril 2018 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

21 avril 2018

À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner

21-avril-2018-evangile-du-jour-illustre-par-un-dessin-au-lavis-de-jean-joseph-chevalier-image

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Posté le 21 avril 2018 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

30 mars 2018

Le Linceul de Turin ne peut venir que de la Résurrection du Christ

Posté le 30 mars 2018 à 11h04 par Michel Janva | Lien permanent

27 mars 2018

Les Tactiques du diable

Tout le monde connaît désormais le père Jean-Baptiste, chanoine régulier de la Mère de Dieu à l'abbaye de Lagrasse. Il a donné le 13 mars une conférence à Bayonne sur les tactiques du diable. La voici (durée : 50mn).

Père Jean-Baptisre (Lagrasse) Diable 130318

 

Posté le 27 mars 2018 à 14h49 par Michel Janva | Lien permanent

R.P. de Blignières - Conférences de Carême sur les fins dernières - Le Ciel

Posté le 27 mars 2018 à 11h06 par Michel Janva | Lien permanent

25 mars 2018

Chaste et pas coincé !

Entretien avec le Père Michel, Chanoine Régulier de la Mère de Dieu et sous-prieur de l’abbaye de Lagrasse. Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté :

Posté le 25 mars 2018 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2018

R.P. de Blignières - Conférences de Carême sur les fins dernières - 5. L'enfer

Posté le 21 mars 2018 à 08h21 par Michel Janva | Lien permanent

18 mars 2018

Créer des groupes se réunissant dans la pratique de l’oraison, contribuera à l’émergence de la Chrétienté du XXIème siècle

Arnaud de Beauchef présente à Notre Dame de Chrétienté son livre « L'Oraison pour tous, A l’école de la Sainte Trinité » aux éditions Nuntiavit : 

Beauchef"A l’heure de l’internet, de l’intelligence artificielle et de la réalité augmentée, y a-t-il encore un sens à penser et construire la Chrétienté de demain ?

Bien évidemment, si la Chrétienté est une « nostalgie en conserve », si elle est faite uniquement d’une relecture (parfois embellie) de l’histoire, nous percevons un hiatus profond entre cette aspiration un peu romantique et notre réalité quotidienne.

Comment sortir du dilemme ?

Il y a urgence à repenser la Chrétienté en revenant aux sources. Ce qui est proprement unique pour nous chrétiens se résume en deux points : d’une part, nous sommes à l’image et à la ressemblance de Dieu selon les termes de la Genèse et, d’autre part, nous sommes profondément aimés et sauvés par le Dieu trinitaire qui nous appelle à Sa Lumière comme nous le résume le Prologue de Saint Jean. Cette vision de l’homme est unique dans l’histoire de l’humanité. Aucune religion ou civilisation n’est partie de ces prémisses extraordinaires. De ce fait, nous sommes en ce monde co-créateurs : nous sommes capables de Dieu. Si nous sommes limités et mortels, nous savons que notre fin est « normalement » en Dieu. C’est précisément cela qui nous rend capables de créer une civilisation harmonieuse qui n’a pas peur des évolutions techniques. L’islam, parce qu’il a rejeté ces principes dès ses origines, est incapable de sortir les peuples de la violence et de l’asservissement. Il n’y a chez lui ni dignité de l’homme habité par Dieu ni amour.

Quelle forme les chrétiens pourront-ils donner à la civilisation de demain ?

Nous n’en savons pas grand-chose. Là est le défi et le charme de la création sans déterminisme. Nous avons un moyen premier et sûr d’y parvenir : unir le cœur de l’homme à la Trinité. C’est par ce mouvement que l’homme acquiert sa maturité, remplace la violence par la miséricorde et la recherche de son intérêt personnel par la charité au service du bien commun.

Dans notre civilisation marchande la nouveauté est synonyme de profit et de consommation. L’enjeu du monde actuel est de capter l’imagination des hommes dès leur plus jeune âge, de les rendre esclaves de désirs toujours nouveaux. Les outils de communication entre les hommes se raffinent et gagnent en efficacité. Ne pas laisser un instant de répit à chacun, traquer ses moindres faiblesses pour lui proposer sans cesse une nouvelle consommation, voilà le but. Ce monde-là va au totalitarisme à grand pas. Il confond déjà homme et machine, car l’homme n’a plus de finalité propre. Devenu âgé, l’homme perdra ses vertus de consommateur et deviendra inutile, bon à être supprimé. Cela ne veut pas dire que nous devons rejeter les innovations actuelles, mais nous devons faire nos choix sans moyen terme : voulons-nous être habités par Dieu, libres de créer pour nous élever ? Voulons-nous être habités par la consommation, asservis par nos pulsions ? Si nous voulons être habités par Dieu parce qu’Il est notre fin et qu’Il nous rend dignes de créer cette civilisation chrétienne, nous devons choisir une certaine radicalité.

Cette radicalité de l’Evangile fait toujours un peu peur. De quoi s’agit-il et comment nous rendre tout cela accessible ?

Notre problème actuellement est celui de la main ouverte et de la main fermée. Parfois, nous ouvrons nos mains au Seigneur et nous voulons vraiment qu’Il nous habite. Et puis viennent les sollicitations du monde, de nos proches... et nous refermons bien vite cette main, pour redevenir des consommateurs en mal du dernier tube sur Itunes, d’échanges avec notre tribu Facebook ou en quête d’illusions sur Youtube. Pour sortir de cette impasse le seul moyen est de garder la main ouverte, de recourir aux sacrements et de pratiquer l’oraison quotidienne. Nous devons recourir à l’intelligence surnaturelle qui surpasse tout. Sans ces deux moyens pas d’espoir et pas de civilisation chrétienne à venir.

N’êtes-vous pas en train de nous dire que notre rôle à nous est maintenant d’aller au-delà de la question liturgique ?

Grâce à la ténacité de nos pères ces cinquante dernières années, nous sommes heureux de pouvoir bénéficier de la liturgie extraordinaire, liturgie antique héritée de la tradition apostolique la plus authentique. Grâce à elle, nous sommes « naturellement » mis face à la Trinité en dépit de nos pauvretés. Notre tâche, et l’enjeu de notre époque, est de créer cette vie d’oraison instaurant un dialogue intérieur avec Dieu.

Mais comment fait-on pour progresser dans cette vie d’oraison ?

Un élément de réponse à ce « comment » se trouve dans le livre « L’oraison pour tous à l’Ecole de la Sainte Trinité » (éditions Nuntiavit) que je viens de mettre en forme avec des prêtres de la Fraternité Saint Pierre. Ce livre est le fruit d’une école d’oraison en activité. Créer des groupes, se réunissant et s’encourageant dans la pratique de l’oraison, contribuera à l’émergence de la Chrétienté du XXIème siècle.

Finalement, comment le pèlerinage de Chartres peut-il nous aider sur ce chemin ?

Le pèlerinage de Chartres doit être pour nous le lieu des engagements pour la vie. Il est le lieu où nous nous rappelons notre but : cheminer vers notre fin, Dieu par la Vierge. Il est le lieu où les sacrements nous fortifient chaque jour dans la connaissance de Dieu. Il est le lieu de la prière qui nous remplit le cœur. Il est le lieu de notre effort offert. Le reste, tout ce qu’il y a de mondain, est secondaire. Pour préparer ce temps de pèlerinage à venir et en faire le moment de cette main ouverte qui s’offre à l’amour de Dieu pour faire surgir la Chrétienté de demain, commençons dès à présent la pratique des sacrements et l’oraison quotidienne : un petit quart d’heure journalier est un bon début."

Posté le 18 mars 2018 à 19h16 par Michel Janva | Lien permanent

12 mars 2018

R.P. de Blignières - Conférences de Carême sur les fins dernières : la Résurrection

Posté le 12 mars 2018 à 11h43 par Michel Janva | Lien permanent

11 mars 2018

Viril et chrétien, est-ce possible?

Entretien avec le Père Michel, Chanoine Régulier de la Mère de Dieu et sous-prieur de l’abbaye de Lagrasse. Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté

Posté le 11 mars 2018 à 08h52 par Michel Janva | Lien permanent

05 mars 2018

R.P. de Blignières - Conférences de Carême sur les fins dernières - 3. LE PURGATOIRE

Posté le 5 mars 2018 à 22h18 par Michel Janva | Lien permanent

02 mars 2018

La différence de nature entre méthodes naturelles de régulation des naissances et méthodes contraceptives

Suite au communiqué mensonger de la Fédération Nationale des Collèges de Gynécologie Médicale (« la contraception naturelle est un « leurre »), le père Bernard Domini, de la Famille Missionnaire Notre Dame, qui a accompagné pendant 12 ans les moniteurs Billings du Centre Billings France, rappelle la vérité :

"[...] En cette année cinquantenaire de l’Encyclique « Humanae Vitae » de Paul VI, il est important de transmettre la pensée de ce bienheureux Pape sur la différence de nature entre méthodes naturelles de régulation des naissances et méthodes contraceptives.

L’Eglise est conséquente avec elle-même quand elle estime licite le recours aux périodes infécondes, alors qu’elle condamne comme toujours illicite l’usage des moyens directement contraires à la fécondation, même inspirés par des raisons qui peuvent paraître honnêtes et sérieuses. En réalité, il existe entre les deux cas une différence essentielle” (HV 16).

L’affirmation de Paul VI n’est pas ambiguë : il existe entre les méthodes naturelles et les méthodes artificielles une différence essentielle, c’est-à-dire : une différence de nature. On ne peut donc pas mettre sur le même plan ces deux méthodes.

Unknown-20Au numéro 3 d’”Humanae vitae”, Paul VI enseignait :

“Etendant à ce domaine, l’application du principe dit «de totalité», ne pourrait-on admettre que l’intention d’une fécondité moins abondante, mais plus rationalisée, transforme l’intervention matériellement stérilisante en un licite et sage contrôle des naissances ? Ne pourrait-on pas admettre, en d’autres termes, que la finalité de procréation concerne l’ensemble de la vie conjugale, plutôt que chacun de ses actes ?”

Au numéro 11, Paul VI répondait négativement à ces questions :

L’Eglise, rappelant les hommes à l’observation de la loi naturelle, interprétée par sa constante doctrine, enseigne que tout acte matrimonial doit rester ouvert à la transmission de la vie”.

Paul VI faisait référence à Pie XI et à son Encyclique “Casti Connubii” de 1930. La réponse de Paul VI est claire : tout acte matrimonial concret doit demeurer ouvert à la vie. Être ouvert à la vie pendant un temps ne suffit pas.

Au numéro 13, Paul VI développait encore sa réponse. Il montrait que l’acte conjugal, qui est volontairement privé de son ouverture à la vie, est un acte en contradiction avec le dessein constitutif du mariage et avec la volonté de l’auteur de la vie.

User de ce don divin en détruisant, fût-ce partiellement, sa signification et sa finalité, c’est contredire à la nature de l’homme comme à celle de la femme et de leur rapport le plus intime, c’est donc contredire aussi au plan de Dieu et à sa volonté”.

Par contre, le Saint-Père justifiait, en ce même numéro, la licéité du recours aux périodes infécondes:

Au contraire, user du don de l’amour conjugal en respectant les lois du processus de la génération, c’est reconnaître que nous ne sommes pas les maîtres des sources de la vie humaine, mais plutôt les ministres du dessein établi par le Créateur”.

Images-7Paul VI préciserait encore, dans le cœur de l’Encyclique (numéro 14), que l’ouverture à la vie concernait tout acte conjugal et non l’ensemble de la vie conjugale des conjoints :

Et on ne peut invoquer comme raisons valables, pour justifier des actes conjugaux rendus intentionnellement inféconds, le moindre mal ou le fait que ces actes constitueraient un tout avec les actes féconds qui ont précédés ou qui suivront, et dont ils partageraient l’unique et identique bonté morale… C’est donc une erreur de penser qu’un acte conjugal rendu volontairement infécond et, par conséquent, intrinsèquement déshonnête, puisse être rendu honnête par l’ensemble d’une vie conjugale féconde”.

Conclusion : la pensée de Paul VI est très claire : tout acte sexuel concret des époux doit être ouvert à la vie pour être moralement licite. Cette règle morale se fonde sur la loi naturelle et les deux buts assignés par Dieu Créateur à l’acte sexuel des époux : la procréation et l’union des époux. Séparer artificiellement ces deux buts, dans tout acte sexuel concret, comme cela est le cas dans la contraception artificielle, est contraire à la nature de l’acte sexuel créé par Dieu.

Différence de nature des méthodes naturelles et artificielles

Paul VI a précisé, dans le numéro 16 d’Humanae Vitae, la différence essentielle entre le recours aux périodes infécondes et l’usage des moyens directement contraires à la fécondation. L’Eglise, a-t-il dit, condamne comme toujours illicite l’usage des moyens directement contraires à la fécondation (que nous retrouvons dans les méthodes dites artificielles). Pourquoi ces moyens sont-ils toujours illicites ? Parce qu’ils empêchent le déroulement des processus naturels.

Le Pape a reconnu, cependant, que les méthodes naturelles et les méthodes artificielles pouvaient avoir un même but : la volonté positive des époux d’éviter l’enfant pour des raisons plausibles, en cherchant à avoir l’assurance qu’il ne viendra pas. Mais elles se distinguent nettement : dans les méthodes naturelles seulement, les époux savent renoncer à l’usage du mariage dans les périodes fécondes quand, pour de justes motifs, la procréation n’est pas désirable, et en user dans les périodes agénésiques, comme manifestation d’affection et sauvegarde de mutuelle fidélité. Ce faisant, écrit Paul VI, ils donnent la preuve d’un amour vraiment et intégralement honnête.

Conclusion : l’enseignement de Paul VI est clair : il existe une différence de nature entre méthodes artificielles et méthodes naturelles. Dans les premières, on ne respecte pas le dessein de Dieu sur des actes sexuels concrets qui sont volontairement privés de leur ouverture à la vie (quand bien même la vie serait donnée dans la totalité de la vie conjugale). Dans les secondes, on ne prive pas volontairement les unions sexuelles concrètes de leur ouverture à la vie, même si, de fait, les époux s’accordent pour s’unir dans des périodes qu’ils savent infécondes.

Ce qui rend essentiellement différent les méthodes ne vient pas de la technique de la méthode et moins encore du but : espacer les naissances, mais de la fidélité ou non au plan de Dieu sur la sexualité. L’homme et la femme ne peuvent pas décider par eux-mêmes de la signification de la sexualité. Dieu seul est le Maître de la sexualité qu’Il a créée dans sa souveraine et sage liberté. L’homme et la femme ne peuvent pas séparer ce que Dieu Créateur a uni : union intime des époux et ouverture à la vie !

L’Eglise demande aux époux d’être généreux dans le don de la vie tout en reconnaissant que la procréation peut ne pas être désirable un certain temps et pour de justes motifs. Ne recourir qu’aux périodes infécondes pour s’unir sexuellement pourrait être occasion d’égoïsme en refusant de donner la vie généreusement sans motif, mais il n’y aurait pas d’actes intrinsèquement déshonnêtes.

Le Pape Jean-Paul II a réaffirmé avec autorité l’enseignement de Paul VI dans “Humanae vitae”. Dans l’Exhortation apostolique sur la famille, “Familiaris Consortio” du 22 novembre 1981, au numéro 32, il a rappelé que les époux ne pouvaient pas volontairement séparer les deux significations de l’acte sexuel conjugal : union et procréation. Il a voulu également montrer la différence de nature entre méthodes artificielles et naturelles :

Lorsque les époux, en recourant à la contraception, séparent ces deux significations que le Dieu créateur a inscrites dans l’être de l’homme et de la femme comme dans le dynamisme de leur communion sexuelle, ils se comportent en «arbitres» du dessein de Dieu ; ils «manipulent» et avilissent la sexualité humaine et, avec elle, leur propre personne et celle du conjoint en altérant la valeur de leur donation «totale». Ainsi, au langage qui exprime naturellement la donation réciproque et totale des époux, la contraception oppose un langage objectivement contradictoire, selon lequel il ne s’agit plus de se donner totalement à l’autre ; il en découle non seulement le refus positif de l’ouverture à la vie, mais aussi une falsification de la vérité intérieure de l’amour conjugal, appelé à être un don de la personne tout entière”.

Il n’est pas nécessaire de commenter longuement ces paroles si importantes de Jean-Paul II. Nous retrouvons l’essentiel de l’argumentation de Paul VI : la différence de nature entre les méthodes artificielles et naturelles réside essentiellement dans l’obéissance ou non au plan de Dieu sur la sexualité. Jean-Paul II a ajouté un argument anthropologique : l’acte sexuel ne comporte plus le même don total des époux. Les mots du Saint-Père sont très forts : les époux se comportent en arbitres du dessein de Dieu et ils manipulent et avilissent leur sexualité !

Dans les méthodes naturelles, par contre, les époux se comportent comme «ministres» du dessein de Dieu et ils usent de la sexualité en «usufruitiers», selon le dynamisme originel de la donation «totale», sans manipulations ni altérations.

Jean-Paul II a pris soin d’expliciter encore sa pensée pour montrer que les méthodes comportaient une différence anthropologique et morale :

Il s’agit d’une différence beaucoup plus importante et plus profonde qu’on ne le pense habituellement et qui, en dernière analyse, implique deux conceptions de la personne et de la sexualité humaine irréductiblesl’une à l’autre. Le choix des rythmes naturels comporte l’acceptation du temps de la personne, ici du cycle féminin, et aussi l’acceptation du dialogue, du respect réciproque, de la responsabilité commune, de la maîtrise de soi”.

Le 18 novembre 1994, Saint Jean-Paul II développait encore sa pensée pour faire comprendre que les méthodes naturelles impliquaient une conception de la personne conforme au plan divin. Le corps est vraiment l’expression de la nature profonde de la personne. Dans les méthodes artificielles, le corps devient comme un objet extérieur à la personne. Cette précision permet de mieux comprendre ce que Jean-Paul II avait écrit dans “Familiaris Consortio” :

Accueillir le temps et le dialogue signifie reconnaître le caractère à la fois spirituel et corporel de la communion conjugale, et également vivre l’amour personnel dans son exigence de fidélité… Ainsi, la sexualité est respectée et promue dans sa dimension vraiment et pleinement humaine, mais n’est jamais «utilisée» comme un «objet» qui, dissolvant l’unité personnelle de l’âme et du corps, atteint la création de Dieu dans les liens les plus intimes unissant nature et personne” (FC 32)

Dans l’Encyclique “Evangelium vitae”, Jean-Paul II a rappelé l’importance de la formation des époux à la procréation responsable. Celle-ci suppose, écrivait le Saint-Père, que

“les époux se soumettent à l’appel du Seigneur et agissent en interprètes fidèles de sa volonté. La loi morale les oblige en tout cas à maîtriser les tendances de leurs instincts et de leurs passions et à respecter les lois biologiques inscrites dans leurs personnes. C’est précisément cette attitude qui rend légitime, pour aider l’exercice de la responsabilité dans la procréation, le recours aux méthodes naturelles de régulation de la fertilité : scientifiquement, elles ont été précisées de mieux en mieux et elles offrent des possibilités concrètes pour des choix qui soient en harmonie avec les valeurs morales. Une observation honnête des résultats obtenus devrait faire tomber les préjugés encore trop répandus et convaincre les époux, de même que le personnel de santé et les services sociaux, de l’importance d’une formation adéquate dans ce domaine. L’Eglise est reconnaissante envers ceux qui, au prix d’un dévouement et de sacrifices personnels souvent méconnus, s’engagent dans la recherche sur ces méthodes et dans leur diffusion, en développant en même temps l’éducation aux valeurs morales que suppose leur emploi”. (EV97)"

Posté le 2 mars 2018 à 09h17 par Michel Janva | Lien permanent

01 mars 2018

Le sacrifice eucharistique, sommet de la liturgie

Posté le 1 mars 2018 à 07h03 par Michel Janva | Lien permanent

26 février 2018

Conférences de Carême sur les fins dernières - 2. le jugement

Conférence du père de Blignières, prononcée hier à Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris :

Posté le 26 février 2018 à 14h26 par Michel Janva | Lien permanent

L'orientation de la célébration eucharistique - Lundi de la 2e semaine de carême

Posté le 26 février 2018 à 07h22 par Michel Janva | Lien permanent

20 février 2018

R.P. de Blignières - Conférences de Carême sur les fins dernières

Le R.P. Louis-Marie de Blignières, fondateur de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, prêche le Carême 2018 à Saint-Eugène : Les fins dernières - première partie, la mort.

Posté le 20 février 2018 à 17h14 par Michel Janva | Lien permanent

16 février 2018

La liturgie, prière du Corps mystique. La participation active - Vendredi après les cendres

Posté le 16 février 2018 à 08h30 par Michel Janva | Lien permanent

14 février 2018

L'homme a été créé pour adorer Dieu

Posté le 14 février 2018 à 16h30 par Michel Janva | Lien permanent

11 février 2018

Pour bien comprendre le contexte et les enjeux du Credo de Paul VI

Communiqué du Père Bernard de la Famille Missionnaire Notre-Dame :

2018_forum_Sens_CredoPeupleDieu_imageLes samedi 17 et dimanche 18 février prochains, la Famille Missionnaire de Notre Dame organise un forum sur le thème : « Les enjeux du Credo du Peuple de Dieu ».

Ce texte donné par Paul VI il y a 50 ans, en 1968, rappelait dans un contexte tourmenté les vérités fondamentales de la foi, et les dogmes développés dans la Tradition de l’Église.

Aujourd’hui plusieurs de ces vérités de foi demeurent contestées par certains à l’intérieur même de notre Église. Au cours de ce forum, nous étudierons l’origine et le contexte de cette profession de foi du Bienheureux Paul VI, son contenu, ainsi que sa réception difficile par d’importantes parties de l’Église jusqu’à nos jours.

Cette démarche est importante pour nous recentrer dans la fidélité sur le contenu de la foi, afin de pouvoir annoncer l’Évangile aujourd’hui dans son intégrité.

(Voir le programme ici)

Posté le 11 février 2018 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent

10 février 2018

Les miracles de Lourdes face à la science

Samedi 3 février, le colloque "Miracles et sciences" aux Bernardins était passionnant ! Le Dr. Patrick Theillier revient sur sa riche carrière de responsable du bureau médical de Lourdes qui a constaté des miracles éloquents qui ne peuvent que laisser les scientistes perplexes.

Posté le 10 février 2018 à 12h47 par Michel Janva | Lien permanent

04 février 2018

17 et 18 février, forum sur le thème : « Les enjeux du Credo du Peuple de Dieu »

  2018_forum_Sens_CredoPeupleDieu_image

Les samedi 17 et dimanche 18 février, la Famille Missionnaire de Notre Dame organise un forum sur le thème : « Les enjeux du Credo du Peuple de Dieu ».

Ce texte donné par Paul VI il y a 50 ans, en 1968, rappelait dans un contexte tourmenté les vérités fondamentales de la foi, et les dogmes développés dans la Tradition de l’Église.

Aujourd’hui plusieurs de ces vérités de foi demeurent contestées par certains à l’intérieur même de notre Église. Au cours de ce forum, nous étudierons l’origine et le contexte de cette profession de foi du Bienheureux Paul VI, son contenu, ainsi que sa réception difficile par d’importantes parties de l’Église jusqu’à nos jours.

Cette démarche est importante pour nous recentrer dans la fidélité sur le contenu de la foi, afin de pouvoir annoncer l’Évangile aujourd’hui dans son intégrité.

Voir le programme ici.

Posté le 4 février 2018 à 08h19 par Michel Janva | Lien permanent

01 février 2018

Dieu existe vraiment !

Magnifique témoignage d'un jeune ayant fait une école de commerce et qui est devenu prêtre :

"Car à 13 ans je suis parti six mois dans un internat en Allemagne. Loin de mon entourage, je me suis alors questionné sur la foi, et c’est là que j’ai lu le témoignage bouleversant d’André Levet, un détenu qui a eu une apparition du Christ dans sa cellule. Cela m’a beaucoup touché.

Et très simplement, je me suis dit: «Si lui, il L’a rencontré, pourquoi pas moi?». Du coup, avec pas mal d’audace, je lui ai donné rendez-vous... au parc Monceau.

Le plus drôle, c’est que j’ai longtemps eu peur d’y aller! C’est seulement un an plus tard, lorsque l’une de mes sœurs m’a proposé d’y aller, que j’ai accepté de répondre à l’invitation que j’avais moi-même adressée à Dieu dans la prière. Et pendant que nous discutions au parc, un prêtre que je ne connaissais pas, est venu mettre sa main sur mon épaule comme si je lui étais familier, a posé sur moi un regard magnifique plein de tendresse et de douceur et m’a dit «bonjour» avant de repartir… Je ne savais pas qui il était et je ne l’ai jamais revu. J’avais alors 14 ans et venais de faire l’expérience que ma prière avait été écoutée... Dieu existe vraiment!"

Le témoignage complet mérite d'être lu.

Posté le 1 février 2018 à 18h04 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Il peut y avoir une légitime diversité d'opinion parmi les catholiques sur certains sujets mais pas sur l'avortement

Alors que l'on apprend qu'un nombre important de dirigeants du MRJC avait soutenu la loi Taubira, et que son président actuel a visiblement soutenu Jean-Luc Mélenchon à la dernière présidentielle, Vivien Hoch rappelle sur Riposte catholique ce qu'est un principe non-négociable, c'est-à-dire non soumis aux circonstances ni à l'époque ni au lieu (l'avortement est toujours un meurtre / l'accueil de l'immigré doit être évalué en fonction du bien commun) :

Index"[...] Ces principes non négociables ont vertu d’utilité. Ils servent comme critères sûrs et indiscutables qui facilitent un choix politique en conformité avec les enseignements de l’Église. Le chrétien peut très bien refaire le parcours intellectuel ascendant (philosophie) et descendant (théologie) qui aboutit à ces principes. Deuxièmement, force est de constater que ni en 2006 ni après, les principes non négociables de la doctrine de l’Église catholique n’incluent l’ « accueil des migrants ».

Dans l’Église, certains critiquent le principe même de « principes non négociables ». Bruno Saintôt, Directeur du département de bioéthique du Centre Sèvres (faculté jésuite de Paris), remet en doute la clôture de la liste, et souhaite qu’elle s’étende, par exemple, à la « justice sociale » ou à la « libération des formes modernes d’esclavage ». Il conditionne le respect des principes non négociables de Benoit XVI, au respect d’autres critères, économiques et sociaux.

Selon Benoit XVI, le sens de la non négociabilité des principes est tout autre. La défense de la vie, de la famille et de l’éducation des enfants sont des fondamentaux de la vie en communauté. De leur respect découlent les actions sociales et politiques justes. En cela, ils leur sont antérieurs et prioritaires. Si jamais un tel principe est soumis à la négociation, c’est toute la chaîne anthropologie-société-économie qui est impactée.

Il ne faudrait pas que l’Église de France, par le truchement de ses porte-paroles, envoie des signaux de faiblesse sur ces principes non négociables. Ils sont la nécessaire porte d’entrée d’une société humaine."

Dans une lettre du cardinal Ratzinger, alors Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, aux évêques des Etats Unis en juin 2004, il est précisé :

"Tous les problèmes moraux n'ont pas le même poids que l'avortement ou l'euthanasie. Par exemple, si un catholique venait à être en opposition avec le Saint Père sur la peine capitale ou sur une décision de mener une guerre, il ne serait pas, pour cette raison, considéré comme indigne de se présenter à la Sainte Communion. Bien que l'Eglise exhorte les autorités civiles à rechercher la paix et non la guerre et d'user avec discrétion et pitié dans l'application de la peine capitale aux criminels, il reste néanmoins possible de prendre les armes pour repousser un agresseur et d'avoir recours à la peine capitale. Il peut y avoir une légitime diversité d'opinion parmi les catholique sur l'opportunité de mener une guerre ou de recourir à la peine capitale mais pas sur l'avortement et l'euthanasie.

Posté le 1 février 2018 à 15h16 par Michel Janva | Lien permanent

28 janvier 2018

Comment développer l'espérance chrétienne en nous?

Notre Dame de Chrétienté a interrogé 8 prêtres pour leur poser la même question suivante : Comment développer l'espérance chrétienne en nous?

Posté le 28 janvier 2018 à 09h28 par Michel Janva | Lien permanent

24 janvier 2018

Des délégués diocésains à la pastorale familiale contestent les choix du Conseil Famille et Société de la CEF

6a00d83451619c69e201b8d25b7c61970c-800wiA quelques jours de la rencontre annuelle des délégués diocésains à la pastorale familiale, le 29 janvier prochain, un collectif de délégués tient une nouvelle fois à faire connaître son inquiétude. Le programme de la journée a notamment pour ordre du jour la question des divorcés remariés, comme chaque année. On a l’impression que l’obsession de certains membres du Conseil Famille et Société est de faire changer la foi de l’Eglise sur le point très précis de la communion eucharistique pour les divorcés dits « remariés.

En effet, des carrefours sur la question précise de leur intégration ont lieu très régulièrement et tout est dit sur le sujet, et même le contraire, sans aucune référence au magistère de l’Eglise. On nage en plein cafouillage. Pourquoi le flou est-il entretenu de la sorte ? Pourquoi lorsqu’un délégué ose sur le bout des lèvres se référer à la parole du Christ dans l’Evangile sur le sujet, pourquoi les murmures, ou la colère, viennent-ils couper court à sa remarque ? Simple question. Précisons qu’il ne s’agit pas ici de juger de la culpabilité subjective des divorcés engagés dans une nouvelle union, qui sont nos frères, mais de leur mode de vie visible, objectif, qui est contraire à l’enseignement du Christ.

Dans son livre « Les Familles, l’Eglise et la Société » (Bayard 2013) à la page 77, Mgr Brunin, l’ancien président du Conseil Famille et Société, affirmait :

« "Une pastorale des familles devrait d'abord être cette oeuvre de miséricorde et de soutien qui accueille et accompagne les personnes. Il ne s'agit pas de dire ou d'accepter n'importe quoi mais au contraire de proposer un chemin qui permettra de progresser dans une fidélité à ce que le Christ demande, à partir de la situation actuelle où nous nous trouvons".

Lors de la prochaine rencontre, il s’agira de commenter l’échange de lettres entre le Pape François et des évêques d’Argentine concernant l’interprétation de la note 351 de l’exhortation Amoris Laetitia. Une première réflexion s’impose : si le Pape François avait voulu se séparer de la doctrine catholique, il se serait exprimé de manière claire et avec force motifs. Or, il n’y a aucune affirmation explicite en ce sens ; et le pape ne met en doute à aucun moment cette doctrine présentée à frais nouveaux par Saint Jean-Paul II dans l’exhortation Familiaris Consortio et réaffirmée solennellement dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique.

Alors même que le Pape François déplore la focalisation des médias et l’obsession de certains groupes de chrétiens sur cette questions des divorcés dits « remariés », il est bon de rappeler que tous, parmi ces derniers, ne sont pas d’accords avec les théoriciens progressistes qui veulent les « libérer » de cet appel du Christ à la fidélité à leur sacrement de mariage. Comment en effet grandir dans l’amitié avec Dieu si l’on est accompagné par des personnes qui relativisent la parole du Salut ?

C’est la raison pour laquelle, nous, délégués diocésains à la pastorale familiale de nos diocèses, voulons faire entendre la voix de ceux qui ne veulent pas être enfermés dans des solutions seulement horizontales, pragmatiques, ou inspirées par un relativisme moral.

L’appel à l’accompagnement mis hautement en avant par le Pape François est-il un appel à bafouer la doctrine sur le mariage et la famille, qui nous vient de Jésus lui-même ? Non, nous ne le croyons pas. Face à une situation conjugale difficile, plus nous sommes des priants, plus il nous sera aisé de trouver la bonne manière de réagir, d’accompagner. Le plus beau cadeau que nous pouvons offrir à quelqu’un qui souffre de la rupture de son mariage, à quelqu’un qui cherche un nouveau point d’appui pour avancer, c’est que nous soyons amis de Dieu en prenant appui sur sa Parole qui est la doctrine de l’Eglise. Et c’est la seule manière d’être dans la paix profonde, et celle-ci ne pourra être qu’être contagieuse.

L’ouverture de cœur, donc, ne peut être synonyme de relativisme doctrinal. On ne badine pas avec le dépôt de la foi, et l’accompagnement d’une personne en difficulté est l’occasion d’une présence soutenue et d’une prière intense. L’accueil de l’autre n’est pas synonyme de validation des erreurs, du mal, du faux, mais un témoignage rendu à la vérité dans le respect infini des personnes : vigueur et délicatesse sont étroitement imbriquées dans cette mission, il faut le préciser, sacerdotale par excellence. Assumons cela avec douceur et force.

En conclusion, il semble que l’un des objectifs des organisateurs de cette journée, d’années en années, est de tout faire pour rayer d’un trait la doctrine sur le mariage et la famille (lire ici et ). Ne parlons même pas de la question de l’avortement totalement absente des sujets à l’ordre du jour depuis si longtemps. Viendra un jour, et il est proche, où chacun devra rendre des comptes devant Dieu de la manière dont il a fait avancer la cause, indivisible, de la Charité et de la Vérité.

Posté le 24 janvier 2018 à 08h19 par Michel Janva | Lien permanent

21 janvier 2018

Venez fêter les 25 ans d'Humanae Vitae les 24-25 mars

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Posté le 21 janvier 2018 à 08h01 par Michel Janva | Lien permanent

14 janvier 2018

Pourquoi l'espérance chrétienne est-elle si importante?

« La foi que j’aime le mieux, dit Dieu, c’est l’Espérance. La Foi ça ne m’étonne pas. Ce n’est pas étonnant. J’éclate tellement dans ma création. La Charité, dit Dieu, ça ne m’étonne pas. Ça n’est pas étonnant. Ces pauvres créatures sont si malheureuses qu’à moins d’avoir un cœur de pierre, comment n’auraient-elles point charité les unes des autres. Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’Espérance. Et je n’en reviens pas. L’Espérance est une toute petite fille de rien du tout. Qui est venue au monde le jour de Noël de l’année dernière. C’est cette petite fille de rien du tout. Elle seule, portant les autres, qui traversa les mondes révolus. La Foi va de soi. La Charité va malheureusement de soi. Mais l’Espérance ne va pas de soi. L’Espérance ne va pas toute seule. Pour espérer, mon enfant, il faut être bienheureux, il faut avoir obtenu, reçu une grande grâce. La Foi voit ce qui est. La Charité aime ce qui est. L’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera. Elle aime ce qui n’est pas encore et qui sera. Sur le chemin montant, sablonneux, malaisé. Sur la route montante. Traînée, pendue aux bras de des grandes sœurs, qui la tiennent par la main, la petite espérance s’avance. Et au milieu de ses deux grandes sœurs elle a l’air de se laisser traîner. Comme une enfant qui n’aurait pas la force de marcher. Et qu’on traînerait sur cette route malgré elle. Et en réalité c’est elle qui fait marcher les deux autres. Et qui les traîne, et qui fait marcher le monde. Et qui le traîne. Car on ne travaille jamais que pour les enfants. Et les deux grandes ne marchent que pour la petite ».
Charles Péguy (1873-1914)

Posté le 14 janvier 2018 à 10h40 par Michel Janva | Lien permanent

08 janvier 2018

Des évêques s'associent à la Profession des vérités immuables sur le mariage sacramentel

A la suite de l'’archevêque d'Astana, plus haute autorité catholique du Kazakhstan, qui a publié un long texte dénonçant les interprétations d'Amoris Laetitia (publié ici sur le Salon beige), d'autres évêques s'associent à cette déclaration. A lire dans l'Homme nouveau :

"Après Janis Pujats, cardinal de Lettonie, Luigi Negri, archevêque émérite de Ferrare, et l’éminent archevêque Carlo Maria Viganò, secrétaire général et ancien nonce apostolique aux États-Unis, Andreas Laun, évêque auxiliaire de Salzbourg, récemment nommé évêque auxiliaire émérite, a lui aussi adhéré à la « Profession des vérités immuables sur le mariage sacramentel » émise par les évêques du Kazakhstan.

Andreas Laun n’est pas un inconnu. Cet ancien professeur de théologie morale à la Haute école de philosophie et de théologie de Heiligenkreuz près de Vienne a entretenu des liens étroits avec les pontificats de Jean-Paul II et de Benoît XVI. Considéré comme le « lion de Salzbourg », il est renommé bien au-delà des régions germanophones pour son engagement courageux en faveur de la doctrine catholique sur le mariage et la sexualité. Bien loin d’être un théoricien pur et dur, il s’est toujours profilé en pasteur dévoué sur un plan personnel. Sa douceur et sa compréhension envers les personnes en « situation irrégulière » donnent tort aux représentants des « sages » de la morale catholique qui le qualifient de pharisien rigide. La Commission pour le mariage et la famille de l’archidiocèse de Salzbourg, qu’il a constituée et dirigée, a toujours été un modèle à suivre en matière de mise en pratique de la doctrine catholique sur la sainteté du mariage et de la vie. 

Ces évêques expriment leurs vives réserves vis-à-vis de la possibilité de permettre l’accès aux sacrements de certains divorcés remariés.

Posté le 8 janvier 2018 à 13h51 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

01 janvier 2018

Profession des vérités immuables sur le mariage sacramentel

De Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana, avec Mgr Tomash Peta, Archevêque Métropolite de l´archidiocèse de Saint Marie en Astana et Mgr Jan Pawel Lenga, Archevêque-Évêque de Karaganda :

Unknown-16Après la publication de l’exhortation apostolique Amoris laetitiae (2016), divers évêques ont émané, au niveau local, régional et national, des normes d’application sur la discipline sacramentelle des fidèles, dits « divorcés-remariés » qui, bien que le conjoint auquel ils sont unis par un lien valide du mariage sacramentel vive encore, ont toutefois entamé une cohabitation stable à la manière des époux avec une personne autre que leur conjoint légitime.

Ces normes prévoient entre autres que, dans des cas individuels, les personnes dites « divorcées-remariées » puissent recevoir le sacrement de Pénitence ainsi que la Sainte Communion bien qu’ils continuent de vivre habituellement et intentionnellement à la manière des époux avec une personne autre que leur conjoint légitime. De telles normes pastorales ont reçu l’approbation de plusieurs autorités hiérarchiques. Quelques-unes de ces normes ont même reçu l’approbation de l’autorité suprême de l’Église.

La diffusion de telles normes pastorales approuvées ecclésiastiquement, a causé une confusion notable et toujours plus grande tant chez les fidèles que dans le clergé. Confusion qui touche tellement au cœur de la vie de l’Église par des manifestations comme le mariage sacramentel, la famille, église domestique, et le sacrement de la Très-Sainte-Eucharistie.

D’après la doctrine de l’Église, une église domestique n’est constituée que par le seul lien matrimonial sacramentel (cf. Concile Vatican II, Lumen gentium 11). L’admission des fidèles dits « divorcés-remariés » à la Sainte-Communion, qui est l’expression la plus haute de l’unité du Christ-Époux avec Son Église, signifie dans la pratique l’approbation ou légitimation du divorce. En ce sens, elle introduit en quelque sorte le divorce dans la vie de l’Église.

Les normes pastorales évoquées contribuent de fait et dans le temps à la diffusion de « l’épidémie du divorce », expression utilisée par le Concile Vatican II (cf. Gaudium et spes 47). Cette diffusion de « l’épidémie du divorce » intervient dans la vie même de l’Église, alors même que l’Église, par sa fidélité inconditionnelle à la doctrine du Christ, devrait être un rempart et un signe incomparable de contradiction contre la plaie du divorce toujours plus répandue dans la société civile.

De manière absolument univoque et sans admettre aucune exception, Notre Seigneur et Rédempteur Jésus Christ a solennellement reconfirmé la volonté de Dieu quant à l’interdiction absolue du divorce. Une approbation ou légitimation de la violation de la sacralité du lien matrimonial, même indirectement par la nouvelle discipline sacramentelle évoquée, contredit gravement la volonté expresse de Dieu et Son commandement. Une telle pratique altère donc substantiellement la discipline sacramentelle bimillénaire de l’Église, ce qui entraînera aussi avec le temps une altération de la doctrine correspondante.

Le Magistère constant de l’Église, commençant avec les enseignements des Apôtres et celui de tous les Souverains Pontifes, a conservé et fidèlement transmis l’enseignement cristallin du Christ sur l’indissolubilité du mariage : tant la doctrine (dans la théorie) que la discipline sacramentelle (dans la pratique). Elle l’a fait sans équivoque, sans l’ombre d’aucun doute et toujours dans les mêmes sens et signification (eodem sensu eademque sententia).

Parce qu’établie par Dieu, la discipline des sacrements ne doit jamais contredire la parole révélée de Dieu ni la foi de l’Église dans l’indissolubilité absolue du mariage ratifié et consommé.

« Non seulement les sacrements supposent la foi, mais encore, par les paroles et les choses, ils la nourrissent, ils la fortifient, ils l’expriment ; c’est pourquoi ils sont dits sacrements de la foi » (Concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium, 59). « Même l’autorité suprême dans l’Église ne peut changer la liturgie à son gré, mais seulement dans l’obéissance de la foi et dans le respect religieux du mystère de la liturgie » (Catéchisme de l’Église Catholique 1125). La foi catholique, par sa nature, exclut une contradiction formelle entre la foi professée d’un côté et la vie et la pratique des sacrements de l’autre. C’est en ce sens qu’on peut comprendre l’affirmation suivante du Magistère : « Ce divorce entre la foi dont ils se réclament et le comportement quotidien d’un grand nombre est à compter parmi les plus graves erreurs de notre temps » (Concilio Vatican II, Gaudium et spes 43) et « la pédagogie concrète de l’Église doit toujours être liée à sa doctrine et jamais séparée d’elle » (Jean-Paul II, Exhortation Apostolique Familiaris consortio 33).

Au vu de l’importance vitale que constituent tant la doctrine que la discipline du mariage et de l’Eucharistie, l’Église est obligée de parler d’une seule voix. Les normes pastorales sur l’indissolubilité du mariage ne doivent donc pas se contredire d’un diocèse à l’autre, d’un pays à l’autre. Depuis les temps apostoliques, l’Église a observé ce principe comme l’atteste saint Irénée de Lyon : « En effet, l’Église, bien que dispersée dans le monde entier jusqu’aux extrémités de la terre, ayant reçu des apôtres et de leurs disciples la foi (…) la garde avec soin, comme n’habitant qu’une seule maison, elle y croit d’une manière identique, comme n’ayant qu’une seule âme et qu’un même coeur, et elle les prêche, les enseigne et les transmet d’une voix unanime, comme ne possédant qu’une seule bouche » (Adversus haereses I, 10, 2). Saint Thomas d’Aquin nous transmet le même principe pérenne de la vie de l’Église : « Il n’y a qu’une seule et même foi depuis les Anciens jusqu’aux Modernes, autrement, ce ne serait pas la même et unique Église (Questiones Disputatae de Veritate, q. 14, a. 12c).

L’admonition du Pape Jean-Paul II demeure actuelle et valide : « la confusion créée dans la conscience de nombreux fidèles par les divergences d’opinions et d’enseignements dans la théologie, dans la prédication, dans la catéchèse, dans la direction spirituelle au sujet de questions graves et délicates de la morale chrétienne, finit par amoindrir, presque au point de l’effacer, le véritable sens du péché ? » (Exhortation Apostolique Reconciliatio et paenitenia, 18).

À la doctrine et à la discipline sacramentelle sur l’indissolubilité du mariage ratifié et consommé, s’applique pleinement le sens des affirmations suivantes du Magistère de l’Église :

En tant qu’évêques catholiques, suivant l’enseignement du Concile Vatican II, nous devons défendre l’unité de la foi et la discipline commune de l’Église et veiller à faire surgir pour tous les hommes la lumière de la pleine vérité (cf. Lumen gentium, 23). Face à la confusion actuellement toujours grandissante, nous sommes ainsi obligés en conscience de professer l’immuable vérité et la discipline sacramentelle tout aussi immuable sur l’indissolubilité du mariage, conformément à ce qu’enseigne le Magistère de l’Église de manière inaltérable depuis 2000 ans. Dans cet esprit, nous rappelons que :

Les évêques, par leur office (munus) pastoral sont « cultores catholicæ et apostolicæ fidei » : ils « veillent fidèlement sur la foi catholique reçue des Apôtres » (cf. Missale Romanum, Canon Romanus). Nous sommes conscients de cette grave responsabilité et de notre devoir face aux fidèles qui attendent de nous une profession publique et sans équivoque de la vérité et de la discipline immuable de l’Église sur l’indissolubilité du mariage. Pour cette raison, il ne nous est pas permis de nous taire.

Nous affirmons ainsi, dans l’esprit de saint Jean-Baptiste, de saint John Fisher, de saint Thomas More, de la bienheureuse Laura Vicuña et de nombreux confesseurs et martyrs, connus et inconnus, de l’indissolubilité du mariage :

Il n’est pas permis (non licet) de justifier, d’approuver ou de légitimer, ni directement, ni indirectement, le divorce et une relation sexuelle stable non conjugale en admettant les soi-disant « divorcés-remariés » à la Sainte-Communion, puisqu’il s’agit en ce cas d’une discipline autre que celle conforme à la Tradition de la foi catholique et apostolique.

En faisant cette profession publique devant notre conscience et devant Dieu qui nous jugera, nous sommes sincèrement convaincus d’avoir ainsi rendu un service de charité dans la vérité à l’Église actuelle et au Souverain Pontife, Successeur de Pierre et Vicaire du Christ sur la terre.

Athanasius Schneider, +, 31 décembre 2017, Fête de la Sainte-Famille, en l’année du centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fátima.

Posté le 1 janvier 2018 à 17h38 par Michel Janva | Lien permanent

29 décembre 2017

2 janvier : conférence à Paris sur le Saint Nom de Jésus

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Posté le 29 décembre 2017 à 11h31 par Michel Janva | Lien permanent

23 décembre 2017

Le secret de la confession est absolu

Le dominicain Thomas Michelet, professeur à l'Université pontificale Saint-Thomas d'Aquin à Rome, réagit à une interview de Laurent Lemoine publiée par La Vie, dans laquelle il estimait que “Le prêtre n'est pas tenu au secret de la confession s'il refuse l'absolution” » :

-prtA6g8_400x400"Or c’est faux. Il faut être clair : le secret de la confession est absolu, il porte sur l’ensemble de la confession, sans distinguer le pénitent absous de celui qui ne reçoit pas l’absolution. Voici le texte du Code de Droit canonique :

Canon 983, § 1. « Le secret sacramentel est inviolable; c'est pourquoi il est absolument interdit au confesseur de trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d'une autre manière, et pour quelque cause que ce soit. »
Canon 1388 § 1. « Le confesseur qui viole directement le secret sacramentel encourt l'excommunication latae sententiae réservée au Siège Apostolique; celui qui le viole d'une manière seulement indirecte sera puni selon la gravité du délit. »

Le prêtre n’a donc pas le droit de se servir de quoi que ce soit qu’il entendrait dans une confession. En aucun cas, il n’a le droit de dénoncer le pénitent, lui-même ou par d’autres. Si l’État imposait de violer le secret de la confession, il faudrait lui résister, jusqu’au martyre.

Revenons sur les propos exacts du frère : « Le prêtre est ligoté et tenu au silence s’il y a eu sacrement avec absolution. Or, l’absolution peut être refusée. » La conclusion qui vient naturellement à l’esprit est que sans l’absolution, il n’y a pas eu sacrement, donc le prêtre n’est pas tenu au silence. Mais ce n'est pas ainsi qu'il faut comprendre les choses. Le prêtre peut refuser l’absolution, et donc il n’est pas ligoté, il lui reste une marge de manœuvre. Il peut en effet conditionner l’absolution au fait pour le pénitent d’aller se dénoncer. Auquel cas, il respecte et le secret de la confession, et les exigences de la justice.

Le prêtre n’est pas là pour faire la vérité sur tout le mal qu’a pu faire le pénitent, mais il est là pour pardonner les péchés qu’il reconnaît avoir commis en conscience.

Rappelons que le confesseur peut et même doit refuser de donner l’absolution s’il apparaît que le pénitent ne remplit pas l’une ou l’autre des trois conditions requises : la vive détestation de son péché, le ferme propos de ne pas recommencer, et l’intention résolue de le réparer en faisant pénitence. La contrition nous porte à vouloir réparer notre péché du mieux que nous le pouvons. Or si nous avons blessé la communauté politique, il faut aussi payer pour cela.

Ceci étant, il ne me semble pas juste de faire du chantage à l’absolution. On doit demander au pénitent de se dénoncer, mais on ne peut pas l’imposer. Pourquoi ? Parce qu’il ne faut pas confondre l’aveu sacramentel avec un aveu judiciaire. Le prêtre n’est pas là pour faire la vérité sur tout le mal qu’a pu faire le pénitent, mais il est là pour pardonner les péchés qu’il reconnaît avoir commis en conscience. Or il peut y avoir un décalage entre la réalité et la perception de la réalité par ce pénitent. Il peut s’accuser de choses qu’il n’a pas commises, ou qui ne sont pas des péchés. Peu importe : dès lors qu’il a agi contre sa conscience, il a commis un péché, et il faut pouvoir l’en libérer. L’inverse est vrai : il peut avoir commis des actes objectivement graves, mais s’il n’en a pas conscience, ce ne sont pas des péchés, et il ne va pas les confesser. Pour autant, ce ne sont pas des actes bons.

Imposer aux prêtres de dénoncer les pédophiles n’aboutirait qu’à une chose : plus personne ne viendrait se confesser. C’est un fusil à un coup, ça ne marche plus ensuite. Et pour un résultat qui de toutes manières n’aurait aucune valeur légale. Car l’aveu obtenu en confession n’est pas une vérité judiciaire ou policière. C’est la vérité de l’âme dans son rapport avec Dieu. Parfois elles coïncident, parfois non, en tout cas elles ne se confondent jamais car elles ne se situent pas sur le même plan. Nul ne gagnera à confondre la justice de Dieu avec celle des hommes. Celle de Dieu est parfaite, mais elle est d’un autre ordre, et d’un autre monde. Rendons à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu."

Posté le 23 décembre 2017 à 12h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

16 décembre 2017

Et vous que fêtez-vous à Noël ?

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Posté le 16 décembre 2017 à 13h20 par Michel Janva | Lien permanent

14 décembre 2017

Le père Louis Pelletier, un maître spirituel

Entretien avec le P. Jose Luis Almeida, dominicain, à propos du livre "Grandir avec le Christ" qu'il a préfacé, de même que Mgr de Moulins-Beaufort :

PQuels traits vous paraissent les plus saillants dans la personnalité du P. Louis Pelletier?

Le P. Louis Pelletier fut un témoin radical de l'Evangile et sa famille l'a vécu concrètement, car son père a été, tout jeune, résistant. Son grand-père fut fusillé comme résistant, un oncle a été aussi tué par les nazis. Le P. Louis a reçu cet héritage humain et aussi spirituel au sein de sa famille. Cela lui a forgé un tempérament de feu et des interrogations brûlantes que la plupart de ses contemporains -dont je suis- n'ont pas vu l'urgence. De plus, depuis son chemin personnel, le P. Louis s'est toujours vu comme un 'fils de l'Eglise' et a pour cette raison porté une attention au Magistère comme de rares prêtres l'ont fait. Il a fréquenté et lu l'Osservatore Romano depuis au moins 30 ans. Car il voulait valider et se laisser enseigner par le Magistère, réalité qui pourrait faire sourire de nombreux clercs. Mais en cela il a voulu être fidèle jusqu'au bout, voulant aussi aller jusqu'au bout de sa démarche catholique, en toute logique et en toute droiture de conscience. Parce que cela devient rare, son attitude a dérangé d'autant plus. Il a vécu ainsi une grande solitude spirituelle et probablement aussi intellectuelle.

Le P. Louis évoquait souvent l'ascèse comme moyen de grandir spirituellement, ce qui lui a parfois valu des critiques contre son "dolorisme" ou son "archaïsme". Comment comprendre la place de l'ascèse dans la vie spirituelle?

Nourri notamment par la pensée de Jean-Paul II, un grand résistant et un soldat spirituel, le P. Louis a aussi vécu la compassion pour tant d'êtres et des petits et, dans ses divers ministères, a touché le poids de la misère et  du péché. Il a allié du coup une grande rigueur et une très haute exigence mais aussi une compassion, qu'il a voulu marquer dans son corps par l'importance de la prière, de l'oraison, des nuits trop courtes où il écrivait, travaillait, son sommeil étant aussi perturbé depuis des années. Il jeûnait de manière qui pouvait nous paraître excessive mais il portait de nombreux fruits.  Il est vrai que certains aspects de sa vie ont découlé me semble-t-il d'une logique très personnelle et de son chemin avec Dieu, lieu dans lequel  chacun aborde le mystère de la volonté de Dieu avec ce qu'il est. Pour le P. Louis avec une totale générosité  et une exigence de vérité, marquée aussi par une pureté de vie, qui semblait de la naïveté.

Comme beaucoup de convertis, il insistait beaucoup sur le rôle de la grâce. Cela ne risque-t-il d'occulter le rôle de la nature dans la maturité spirituelle?

Il avait un tempérament à la fois classique et aussi audacieux, et a pris de nombreuses initiatives pastorales et d'écoute. Il a fait appel à des psychologues pour valider et se faire aider dans son discernement et, en cela, il n'a rien d'archaïque, y compris dans sa manière de voir les bons psys qui pourraient ne pas être que des catholiques. Il voulait surtout trouver des hommes ou des hommes de droiture dans ce milieu. Il a aussi rappelé, par ses insistances, l'importance du combat spirituel. Ayant moi-même été exorciste diocésain, ce n'est pas moi qui irait le contrer dans cette interrogation que depuis les Pères du Désert résonne comme une réalité décisive dans la vie du chrétien: le discernement et la recherche de la volonté de Dieu et la croissance dans les vertus. Par ailleurs le P. Louis a laissé d'autres nombreux écrits et évidemment il a aussi ses propres accents personnels. Je constate qu'il reste assez proche de Saint Jean de la Croix et celui-ci comme le P. Louis ayant à souffrir notablement de la part de ses frères/ religieux ont découvert tous les deux dans l'esprit d'abandon le chemin possible de l'espérance et de la rencontre avec Dieu. De nombreuses personnes m'ont témoigné au sujet du P. Louis de son insistance, sur la joie et son humour dans ses homélies était audible. Je pense ainsi qu'on peut établir des parallèles malgré les siècles qui les séparent.

Le P. Louis est aussi un fils de son époque et confronté aux défis et aux nombreuses personnes paumées qui sont venus l'écouter a répondu à des urgences. Mais son écoute notamment dans le sacrement de la confession/ réconciliation ont montré davantage en lui un homme de la compassion mais aussi de l'exigence. Le fait qu'il ait eu ce don de lire dans les coeurs  affermissait encore plus son diagnostic spirituel et son désir d'être  concret. Sur de nombreux points de diagnostic spirituel il était très concret et courageux, abordant des thèmes que la plupart des prédicateurs n'osent même pas mentionner. Cela est le propre des prophètes qui dérangent et qui gênent jusqu'au bout. Sa référence aux éléments classiques de la vie spirituelle de l'Eglise et de son patrimoine traduisent l'urgence de notre temps et aussi son désarroi.

Posté le 14 décembre 2017 à 11h45 par Michel Janva | Lien permanent

13 décembre 2017

Cinq périls pour l’Eglise d’aujourd’hui

Extrait d'un livre contenant des homélies et des articles du cardinal Caffarra (+) paru le 12 décembre :

C"L’alternative à une Eglise sans doctrine, ce n’est pas une Eglise pastorale mais une Eglise de l’arbitraire, esclave de l’esprit du temps : « praxis sine theoria coecus in via » disaient les médiévaux. Ce péril est grave et, s’il n’est pas vaincu, il causera de grands dommages à l’Eglise. Ceci pour au moins deux raisons. La première est que, « La Sainte Doctrine » n’étant rien d’autre que la divine Révélation du projet divin pour l’homme, si la mission de l’Eglise ne s’enracine pas en elle, alors qu’est-ce que l’Eglise dit à l’homme ? La seconde raison c’est que lorsque l’Eglise ne se garde pas de ce péril, elle risque de respirer le dogme central du relativisme : quant au culte que nous devons à Dieu et au soin que nous devons prendre de l’homme, ce que je pense de Dieu et de l’homme n’a aucune importance. La « quaestio de veritate » devient une question secondaire.

Le second péril, c’est d’oublier que la clé interprétative de la réalité toute entière et en particulier de l’histoire humaine ne se trouve pas dans l’histoire elle-même. C’est la foi. Saint Maxime le Confesseur estime que le vrai disciple de Jésus pense toute chose à travers Jésus Christ et Jésus Christ à travers toute chose. Je vais prendre un exemple très actuel. La mise en valeur de l’homosexualité à laquelle nous assistons en Occident ne doit pas être interprétée et jugée en prenant comme critère l’opinion publique de nos sociétés ni la valeur morale du respect que l’on doit à chaque personne, ce qui serait un « metabasis eis allo genos », c’est-à-dire un passage à un autre genre, diraient les logiciens. Le critère c’est la « Sainte Doctrine » sur la sexualité, le mariage et le dimorphisme sexuel. La lecture des signes des temps est un acte théologal et théologique.

Le troisième péril, c’est le primat de la praxis. J’entends par là le primat fondateur. Le fondement du salut de l’homme c’est la foi de l’homme et non pas son action. Ce qui doit préoccuper l’Eglise, ce n’est pas « in primis » de coopérer avec le monde à travers de grandes œuvres pour atteindre des objectifs communs. La préoccupation permanente de l’Eglise, c’est que le monde croie en Celui que le Père a envoyé pour sauver le monde. Le primat de la praxis mène à ce qu’un grand penseur du siècle dernier appelait la dislocation des Personnes divines : la seconde Personne n’est plus le Verbe mais l’Esprit Saint.

Le quatrième péril, qui est très lié au précédent, c’est la réduction de la proposition chrétienne à un discours moral. Il s’agit du péril pélagien que Saint Augustin appelait l’horrible venin du christianisme. Cette réduction a eu pour effet de rendre la proposition chrétienne très ennuyeuse et répétitive. Seul Dieu est toujours imprévisible dans ses actions. Et de fait, ce n’est pas l’agir de l’homme qui se trouve au centre du christianisme mais l’Action de Dieu.

Le cinquième péril c’est le silence autour du jugement de Dieu, à travers une prédication de la miséricorde divine faite de telle façon qu’elle risque d’éclipser de la conscience de l’homme qui écoute la vérité que Dieu juge l’homme."

Posté le 13 décembre 2017 à 09h52 par Michel Janva | Lien permanent

03 décembre 2017

Des livres à offrir à Noël

9782851902276
Les éditions de Chiré ont récemment réédité cet ouvrage, qui est la réimpression de l’édition parue initialement en 1926. Son auteur, né en 1888 (à Fougères, Ille-et-Vilaine), fut ordonné prêtre en 1914 et, titulaire d’un doctorat en philosophie,  exerça la fonction de professeur au Grand séminaire de Rennes. Extraits de l'ouvrage.

« La tâche est des plus malaisées ; le libéralisme, en effet, pris dans son ensemble, est quelque chose de vague, d’incertain, d’indéterminé, qui, s’étendant à tous les domaines (philosophie, théologie, morale, droit, économie…), apparaît partout comme essentiellement variable au gré des personnes et des circonstances. D’où l’extrême difficulté de saisir ce protée qui prend à volonté toutes les formes, tous les visages, y compris le masque de la vérité et de la vertu ».

« Le libéralisme, chaos d’erreurs, monstre informe, est comme le protestantisme, le kantisme, le laïcisme, le modernisme, le rendez-vous de toutes les hérésies. Par son éclectisme universel, il est même l’hérésie-type, radicale ; il contient toutes les autres comme leur principe et leur source. Cette description permet d’en saisir la nature profonde et conduit à la définition du libéralisme : c’est avant tout le renversement des valeurs, la contradiction de la loi et de l’ordre ».

Pour le commander, suivez ce lien.

Pour plus d'informations sur cet ouvrage, suivez celui-ci.

Posté le 3 décembre 2017 à 12h45 par Paula Corbulon | Lien permanent


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