16 novembre 2012
JMJ 2013 : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples. »
Tel est le thème de la XXVIII Journée mondiale de la jeunesse, qui se déroulera en juillet 2013 à Rio de Janeiro (Brésil). Le texte est accessible ici. Extraits :
"Jésus a envoyé ses disciples pour témoigner de sa présence salvifique à toutes les nations parce que Dieu, dans la surabondance de son amour pour tous les hommes, veut que tous soient sauvés et qu’aucun ne soit perdu. Par son sacrifice d’amour sur la croix, Jésus a ouvert la voie afin que tout homme, toute femme puisse connaître Dieu et entrer dans la communion d’amour avec Lui. Et il a formé une communauté de disciples pour porter la bonne nouvelle du salut jusqu’aux confins de la terre, pour rejoindre les hommes et les femmes de toutes les nations et de tous les temps. Faisons nôtre ce désir de Dieu!
Chers amis, ouvrez les yeux et regardez autour de vous : tant de jeunes ont perdu le sens de leur existence. Allez ! Le Christ a aussi besoin de vous. Laissez-vous entraîner par son amour ; devenez les instruments de cet amour immense afin qu’il puisse rejoindre tous les hommes, en particulier ceux qui sont « éloignés ». Certains sont loin géographiquement, d’autres sont loin parce que leur culture ne laisse pas de place à Dieu, d’autres sont loin parce qu’ils n’ont pas encore accueilli l’Évangile de façon personnelle. D’autres encore sont loin parce que, bien qu’ayant reçu la foi, ils vivent comme si Dieu n’existait pas. À tous, ouvrons notre cœur ; cherchons à entrer en dialogue avec eux, dans la simplicité et le respect réciproque. Un tel dialogue, s’il est habité par une vraie amitié, portera du fruit. Ces « nations » auxquelles nous sommes envoyés sont non seulement tous les pays du monde, mais aussi les lieux où nous vivons : nos familles, nos quartiers, nos lieux d’études ou de travail, nos cercles d’amis, nos les lieux de loisirs. L’annonce joyeuse de l’Évangile vise tous ces espaces où nous vivons, sans aucune limite.
Je voudrais signaler deux domaines dans lesquels votre engagement missionnaire est particulièrement requis. Le premier champ d’apostolat est le monde des communications sociales, en particulier le monde d’internet. Très chers jeunes, comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, « engagez-vous à introduire dans la culture de ce nouvel espace communicatif et informatif les valeurs sur lesquelles s’appuie votre vie ! (…) C’est à vous, jeunes, qui vous trouvez presque spontanément en syntonie avec ces nouveaux moyens de communication, qu’incombe, en particulier, la tâche de l’Évangélisation de ce « continent digital ». » (Benoît XVI, Message pour la XLIIIème Journée Mondiale des communications sociales, 24 mai 2009). Usez donc ce moyen de communication avec sagesse, en évitant les pièges inhérents à internet, en particulier le risque de dépendance, le danger de confondre le monde réel et le monde virtuel, de substituer la rencontre et le dialogue direct avec les personnes par des contacts sur le web.
Le deuxième domaine est celui des voyages. Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes ont l’occasion de voyager, soit pour leurs études, soit pour leur travail, soit pour des loisirs. Je pense aussi à tous les mouvements migratoires, où des millions de personnes se déplacent et changent de régions ou de pays pour des raisons économiques ou sociales. Ces phénomènes peuvent aussi devenir de providentielles occasions pour la diffusion de l’Évangile. Chers jeunes, n’ayez pas peur de témoigner de votre foi dans ces contextes aussi. Communiquer la joie de la rencontre avec le Christ : voilà un cadeau magnifique que vous pourriez faire à ceux qui vous accueillent."
Posté le 16 novembre 2012 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent
30 août 2012
JMJ Rio 2013 : les inscriptions sont ouvertes
Les organisateurs ont également ouvert une rubrique pour ceux qui désireraient être volontaires.
Posté le 30 août 2012 à 07h46 par Michel Janva | Lien permanent
11 juin 2012
Pause sourire
Une autre vidéo pour les JMJ 2013
Posté le 11 juin 2012 à 23h30 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)
JMJ 2013 : c'est parti!
"Allez donc ! De toutes les nations faites des Disciples" Mt 29,19
Posté le 11 juin 2012 à 09h13 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)
08 février 2012
Le logo des JMJ 2013 à Rio au Brésil
Posté le 8 février 2012 à 21h25 par Michel Janva | Lien permanent
01 décembre 2011
JMJ de Madrid : 354 millions d'euros pour l'économie espagnole
Lu dans La Vie :
"Selon le cabinet d'audit PricewaterhouseCoopers, les JMJ de Madrid ont permis d'injecter 354.000.000 d'euros dans l'économie espagnole. Rien qu'en TVA, l'événement a rapporté 28.3 millions d'euros aux finances publiques, 50 millions d'euros de l'organisation sont allés à l'industrie hôtelière, et 172 millions ont été dépensés par les pèlerins."
Posté le 1 décembre 2011 à 07h54 par Michel Janva | Lien permanent
18 septembre 2011
La Croix des JMJ est arrivée au Brésil
Posté le 18 septembre 2011 à 20h41 par Michel Janva | Lien permanent
03 septembre 2011
JMJ : rencontre entre soeur Thérèse et Benoît XVI
Lu sur Benoît-et-moi :
"Le 20 août dernier, durant les JMJ, Soeur Thérèse de l’Enfant Jésus, la religieuse espagnole qui est probablement celle au monde qui a passé le plus de temps dans un couvent, a été reçue par Benoît XVI à la Nonciature Apostolique, à cause de cette circonstance remarquable: la religieuse, qui a 103 ans, est entrée au couvent le 16 avril 1927, le jour de la naissance de Joseph Ratzinger, il y a 84 ans. [...]
Soeur Teresita, comment vous sentiez-vous pendant la visite à Sa Sainteté?
Eh bien, avant j’étais nerveuse, mais maintenant je suis très contente et j’ai vraiment beaucoup apprécié. [...]Depuis combien de temps n’étiez-vous pas montée dans une voiture?
Eh bien, plus de trente ans, mais j’ai fait le voyage très bien. Le Père Ángel, notre aumônier, nous a conduits très bien.Quand est entré le Pape, que lui avez-vous dit?
Eh bien je me suis présentée comme la religieuse qui était entrée au couvent le jour de sa naissance. Je lui ai pris la main et je l’ai baisée. Il m’a répondu en me prenant les mains aussi, et j’ai pu lui dire qu’au Monastère de Buenfuente del Sistal, nous l’aimions beaucoup et que nous prions beaucoup pour lui.Quelle impression vous a-t-il fait?
Que j’étais en train de voir un saint. C’est un homme de Dieu."
Posté le 3 septembre 2011 à 20h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
31 août 2011
Un enfant évite la mort pendant les JMJ
Ou comment cette volontaire a évité un avortement en dialoguant avec une mère en détresse (VO).
Posté le 31 août 2011 à 07h59 par Lahire | Lien permanent
30 août 2011
N’ayez pas peur d’être catholiques sans complexes !
Posté le 30 août 2011 à 09h16 par Michel Janva | Lien permanent
29 août 2011
L'évènement le plus important de l'été
D'Eric Letty dans Monde & Vie :
"Si je ne devais retenir qu’un seul événement de ce mois d’août 2011, je ne choisirais pas le krach boursier, ni la dégradation de la note américaine sur les marchés. Je ne choisirais pas non plus la chute du régime de Kadhafi en Libye, ni la prise de Tripoli par les révolutionnaires ; encore moins l’abandon des poursuites contre Dominique Strauss-Kahn aux Etats-Unis. Plutôt que ces tapages du monde, je choisirais le silence, l’impressionnant silence d’un million cinq cent mille jeunes adorant, en communion avec un vieillard non moins jeune qu’eux, le Roi des rois dans le Saint-Sacrement. Un moment de grâce si puissant que le vent et la pluie eux-mêmes s’interrompirent pour le respecter et laisser souverainement souffler l’Esprit. La caméra de télévision qui prenait les images de la veillée de ces Journées Mondiales de la Jeunesse s’attarda indiscrètement sur le joli visage d’une jeune fille en larmes – pleurs de l’âme baignée par l’amour de son Créateur. On était à des années-lumière, des années-paradis d’autres images abondamment diffusées et commentées par les chaînes françaises trois jours plus tôt, montrant la dérisoire manifestation des opposants à la venue de Benoît XVI, déguisés pour certains en religieuses ou en pape, et suivant une fausse papa-mobile ornée d’une tête de diable. Ces singeries-là, singeries de Dieu, portent la griffe de leur auteur. Qu’importe ces rumeurs d’un monde matérialiste et sec! La liesse des jeunes pèlerins était un bain de jouvence. Le spectacle des milliers de drapeaux de tous les pays flottant au-dessus des foules innombrables qui d’un seul coeur acclamaient le pape, et surtout le Christ à travers lui, proclamait cette évidence : l’Eglise catholique, universelle, est la seule internationale qui tienne et qui ait jamais tenu. Mais c’est aussi la seule internationale qui respecte et proclame les droits des peuples et des nations – sa communion n’est pas uniformité. A voir communier dans une même foi et une même ferveur ces jeunes de toutes races et de toutes nationalités, me revenait en mémoire l’Apocalypse de saint Jean : « C’était une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le trône et devant l’agneau, vêtus de robes blanches et des palmes à la main. Ils proclamaient à haute voix : Le salut est à notre dieu qui siège sur le trône et à l’agneau. » Le royaume de Dieu est aussi sur cette terre. Et il y porte du fruit."
Posté le 29 août 2011 à 19h23 par Michel Janva | Lien permanent
Le métro espagnol pendant les JMJ
Posté le 29 août 2011 à 09h19 par Michel Janva | Lien permanent
28 août 2011
Adoration du St Sacrement aux JMJ
2 millions de jeunes en silence devant le Corps de Notre-Seigneur - le calme après la tempête. Cette courte vidéo (11mn23) se termine par la consécration des jeunes au Sacré-Coeur par le Vicaire du Christ :
Posté le 28 août 2011 à 09h26 par Michel Janva | Lien permanent
27 août 2011
JMJ à Madrid : 3 millions de jeunes ?
Lu sur l'Evangile de la vie :
"Selon la police, 1 million de jeunes n'ont pu rentrer sur l'aérodrome pour la Veillée et la Messe des JMJ. Ce qui porte le nombre des participants aux JMJ de Madrid, à 3 millions de jeunes."
Posté le 27 août 2011 à 21h13 par Michel Janva | Lien permanent
26 août 2011
Cuatro Vientos : la tempête apaisée
Excellent témoignage de Pierre Durieux, directeur de la communication du diocèse de Lyon, sur la veillée des Journées mondiales de la jeunesse, à Madrid, à l'aéroport de Cuatro Vientos :
"Qualifier d’improbable la tempête qui s’est abattue sur cuatro vientos serait excessif : ce nom indique que le site est le théâtre des vents. Mais on peut dire sans exagérer que cet événement est l’une des pires choses qui pouvait arriver aux organisateurs. Imaginez : des mois, des années de préparation et « plouf » la pluie, le vent, les quatre vents, l’orage, la tempête ou la tornade... Le pape qui ne peut plus prendre la parole ! Outre le fait d’interrompre la veillée une vingtaine de minutes au total, il faut souligner les risques encourus par la foule massée sur l’aérodrome, foule qu’aucun plan B n’aurait permis d’évacuer.
Les images télévisées ne permettent pas vraiment de s’en rendre compte, mais sur place, la tension est palpable. Il faut préciser que les jmjistes dorment ici, parfois vêtus légèrement en raison des chaleurs écrasantes du jour. La pluie, invisible à l’écran, est abondante et les abris, lointains, sont peu nombreux. Les bourrasques font vaciller les enceintes géantes suspendues à plusieurs mètres du sol, un écran géant s’interrompt, la sono est momentanément coupée, deux tentes-chapelles s’effondrent, emportées par le vent. La Croix des JMJ tombe. L’humidité commence à imprégner le sol pourtant terriblement sec. Le pape semble comme interdit par la brusquerie de la situation. S’il esquisse parfois un léger sourire mi-amusé mi-serein, son visage semble impavide et ne peut cacher une certaine incertitude. Il semble lui-même très directement menacé par le vent et par la pluie, malgré les parapluies qui tentent de le protéger. Le décor de la scène pontificale madrilène a manifestement privilégié l’esthétique à la sécurité de son hôte éphémère…
Placé dans le carré F5 (touché !) avec les Lyonnais, je regarde et j’écoute. Devant ce spectacle, l’excitation et la joie de l’après-midi coexistent désormais avec le doute. [...] Assurément, c’est pour Benoît XVI que la question est la plus difficile : c’est sur lui que repose la responsabilité de la suite à donner : quelle décision prendre ? Ecourter la veillée ? Se retirer ? Jouer la sécurité ? « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » doit-il se dire comme les disciples à Jésus, au cœur de la tempête. [...] En fait, il s’en passe des choses : le vent redouble, les pompiers grimpent sur les structures situées derrière l’autel. Les nuages semblent conforter la nuit dans son obscurité croissante. Le pape, invité à plusieurs reprises par son cérémoniaire à quitter la scène pour se réfugier dans la sacristie répond : « Non, je veux rester avec les jeunes ! » rapporte le père Eric Jacquinet, responsable de la section jeunes du conseil pontifical pour les laïcs, en charge de l’organisation des JMJ. Cette fois, il ne s’agit pas de littérature : le pape l’avait écrit dans son livre Lumière du monde alors que le journaliste lui demandait s’il avait songé à démissionner au plus fort de la crise médiatique liée aux affaires de pédophilie : « Quand le danger est grand, il ne faut pas s’enfuir. (...) C’est justement dans ce genre de moments qu’il faut tenir bon et dominer la situation difficile. C’est ma conception. » avait-il répondu. Ce soir là, c’en fut la preuve. Et voici que le thème des JMJ qu’il avait lui-même proposé, il dût le vivre à son tour de façon très personnelle : enraciné sur le siège de Pierre, affermi dans la foi, le pape prie. Je ne doute pas que, dans son colloque intérieur, Benoît XVI ait posé ce soir-là un acte de confiance : « Seigneur, si tu le veux, tu le peux ! ».
Action de Dieu ou pas, 20 minutes après, le vent tomba et un grand calme se fit. « Après la pluie, le beau temps » diront les rationalistes. Certes. La tempête apaisée laisse place à une nouvelle exultation collective : des jeunes défient le ciel avec leur parapluie, les drapeaux retrouvent leurs orgueilleux mouvements, les slogans se font entendre à nouveau avec plus de vigueur : « Esta es la juventud del Papa ! ». Benoît XVI va parler. Reprendra-t-il son texte comme si de rien n’était ? Non. « Chers amis, je vous remercie de votre joie et de votre résistance. Votre force est plus forte que celle de la pluie. » A ce moment, on aurait envie de lui retourner le compliment. La veillée peut reprendre son cours. Le 20 août 2011, quelque part en terre d’Espagne, une ferveur collective a imploré le Ciel, relayée par les milliers de téléspectateurs qui depuis leur domicile ont dû s’unir à cette prière. Ce soir-là, les quatre vents se sont tus. « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n’ayez pas la foi ? » interroge Jésus après que la tempête fut apaisée. Mystérieusement, le pape reprit alors la parole en français pour dire : « Soyez fiers d’avoir reçu le don de la foi, c’est elle qui illuminera votre vie à chaque instant. Appuyez-vous sur la foi de vos proches. Sur la foi de l’Eglise. » CQFD.
Il ne serait pas juste de spiritualiser outre mesure les phénomènes naturels. Qu’il soit permis toutefois de souligner le caractère soudain, violent et menaçant de cette tempête. Qu’il soit permis de redire les objectifs qu’elle a atteint : faire taire le pape, faire tomber la croix, rendre inutilisable les hosties à consacrer. Insistons ici sur le fait que c’est la destruction d’une ou des deux tentes-chapelles qui aurait empêché la distribution de la communion le lendemain lors de la Messe conclusive des JMJ. Ce mystère reste d’ailleurs à élucider et constitue un point noir dans le bilan de ces 26e JMJ. Ce soir-là, sur l’aérodrome de Cuatro Vientos, le pape choisit de reprendre une dernière fois la parole avant de quitter les jeunes : « Nous avons vécu une aventure ensemble. Forts dans la foi dans le Christ, vous avez résisté à la pluie. (…) Avec le Christ, vous pouvez affronter les épreuves de la vie. Ne l’oubliez jamais ! » C’est en réponse à cette dernière demande que ce texte a été écrit. N’oublions jamais."
Posté le 26 août 2011 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent
25 août 2011
Plaintes contre les laïcistes anti-JMJ
7 pèlerins français ont porté plainte, accusant des manifestants anti-pape de les avoir insultés et humiliés au cours de la manifestation du 17 août, à la Puerta del Sol. Ce groupe venu du diocèse de Coutances comprend notamment 2 mineurs et une personne handicapée. Dans leurs plaintes, ils relatent des insultes portées à leur encontre.
« Ils se moquaient du fait que l’une des personnes concernées soit en fauteuil roulant ».
Dans le métro, les pèlerins ont rencontré d’autres manifestants qui les ont « empêchés de sortir des wagons, ainsi que d’autres participants aux JMJ ». L’un a été victime d’une crise d’angoisse, perdant connaissance quelques instants. Ce dépôt de plainte a été suivi de près par le consulat français à Madrid.
Posté le 25 août 2011 à 17h27 par Michel Janva | Lien permanent
Les JMJ : une manifestation de foi pour le monde
Hier, lors de l'audience, Benoît XVI est revenu sur la XXVIème Journée mondiale de la jeunesse :
"Cela a été, et vous le savez, un événement ecclésial émouvant ; environ deux millions de jeunes de tous les continents ont vécu, avec joie, une formidable expérience de fraternité, de rencontre avec le Seigneur, de partage et de croissance dans la foi : une véritable cascade de lumière. Je rends grâce à Dieu pour ce don précieux, qui donne espoir pour l’avenir de l'Église : des jeunes avec le désir ferme et sincère d’enraciner leur vie dans le Christ, de rester solides dans la foi, de marcher ensemble dans l'Église. [...]
Je ne peux naturellement pas décrire en quelques mots les moments si intenses que nous avons vécus. J’ai à l’esprit l’enthousiasme irrépressible avec lequel les jeunes m’ont reçu, le premier jour, sur la place de Cibeles, leurs paroles riches d’attentes, leur profond désir de s’orienter vers la vérité la plus profonde et de s’enraciner en elle, cette vérité que Dieu nous a donné de connaître dans le Christ. Dans l’imposant monastère de l’Escurial, riche d’histoire, de spiritualité et de culture, j’ai rencontré les jeunes religieuses et les jeunes professeurs universitaires. Aux premières, aux jeunes religieuses, j’ai rappelé la beauté de leur vocation vécue avec fidélité, et l’importance de leur service apostolique et de leur témoignage prophétique. Je conserve en moi l’image de leur enthousiasme, d’une foi jeune et pleine de courage pour l’avenir, de volonté de servir ainsi l’humanité. J’ai rappelé aux professeurs qu’ils sont les véritables formateurs des nouvelles générations, en les guidant dans la recherche de la vérité non seulement avec les mots, mais aussi avec la vie, conscients que la Vérité est le Christ lui-même. En rencontrant le Christ nous rencontrons la vérité. Le soir, pendant la célébration de la Via Crucis, une multitude variée de jeunes a revécu avec une intense participation les scènes de la passion et de la mort du Christ : la croix du Christ donne beaucoup plus que ce qu’elle exige, elle donne tout, car elle nous conduit à Dieu.
Le jour suivant a eu lieu la Messe dans la cathédrale de la Almudena, à Madrid, avec les séminaristes : des jeunes qui veulent s’enraciner dans le Christ pour le rendre présent demain, en tant que ses ministres. Je souhaite que les vocations au sacerdoce augmentent ! Parmi les personnes présentes plus d’une avait entendu l’appel du Seigneur précisément pendant les précédentes journées de la jeunesse ; je suis certain qu’à Madrid aussi le Seigneur a frappé à la porte du cœur de nombreux jeunes pour qu’ils le suivent avec générosité dans le ministère sacerdotal ou dans la vie religieuse. La visite à un centre pour les jeunes porteurs de handicap m’a fait voir le grand respect et l’amour que l’on nourrit envers chaque personne et m’a donné l’occasion de remercier les milliers de volontaires qui témoignent silencieusement de l'Évangile de la charité et de la vie. La Veillée de prière, le soir, et la grande célébration eucharistique de conclusion du jour suivant ont été deux moments très intenses : le soir, une multitude de jeunes en fête, qui n’a pas du tout reculé devant la pluie et le vent, est restée en adoration silencieuse devant le Christ présent dans l’Eucharistie, pour le louer, lui rendre grâce, lui demander aide et lumière ; et ensuite, le dimanche, les jeunes ont manifesté leur exubérance et leur joie de célébrer le Seigneur dans la Parole et dans l’Eucharistie, pour s’insérer toujours plus en Lui et renforcer leur foi et leur vie chrétienne. C’est dans un climat d’enthousiasme que j’ai rencontré les volontaires à la fin, que j’ai remerciés de leur générosité et avec la cérémonie de congé j’ai quitté le pays en emportant dans mon cœur ces journées comme un grand don.
Chers amis, la rencontre de Madrid a été une merveilleuse manifestation de foi pour l’Espagne et pour le monde avant tout. Pour la multitude de jeunes provenant de tous les lieux de la terre, cela a été une occasion particulière pour réfléchir, dialoguer, échanger des expériences positives et, surtout, prier ensemble et renouveler l’engagement d’enraciner sa propre vie dans le Christ, Ami fidèle. Je suis certain qu’ils sont rentrés chez eux et qu’ils rentrent avec la ferme intention d’être le levain dans la pâte, en apportant l’espérance qui naît de la foi. Pour ma part, je continue à les accompagner par la prière, afin qu’ils demeurent fidèles aux engagements pris. Je confie les fruits de cette Journée à l’intercession maternelle de Marie."
Posté le 25 août 2011 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent
A Madrid, les jeunes n'ont pas vu ce qu'ont rapporté les médias
Nancy - Témoignages du retour des JMJ par Le_Salon_Beige
Posté le 25 août 2011 à 07h36 par Michel Janva | Lien permanent
24 août 2011
JMJ : une nouvelle génération émerge
L'analyse du Père Eric Jacquinet, responsable de la Section Jeunes du Conseil Pontifical pour les Laïcs.
Posté le 24 août 2011 à 20h06 par Lahire | Lien permanent
JMJ = Journées de la Médiocrité des Journalistes ?
C'est ce que pense un journaliste de Témoignage Chrétien, qui écrit sur son blog :
"En préférant les protestataires ou jeunes, une certaine presse est passé à côté du rassemblement madrilène. [...] On ne parlera pas ici de la presse catholique très mobilisée - 6 reporters pour La Croix - et qui a fait son travail. Leurs collègues de la presse non-religieuse ont globalement failli. Journaux, radios, télés et agences (exemple avec l'AFP) ont relayé de manière surréaliste les manifestations d'opposants à la venue du pape. Comment peut-on braquer ses caméras sur une souris lorsqu'on fait face à une horde d'éléphants ? Les raisons sont plurielles.
1-L'incompétence
Dans nombre de rédactions, aucun journaliste n'est spécialisé dans le fait religieux. Personne ne prépare, personne ne se forme et, à l'arrivée, personne ne comprend le phénomène social, complexe certes, mais majeur du religieux. [...] Du coup, les rédactions se sont contentées des dépêches de l'AFP, écrites par le journaliste de service, qui ne fait pas toujours la différence entre une mitre et un képi. [...] Et quand un grain de sable fait grincer l'organisation, les rédacteurs en chef flairent l'aubaine. Voici comment la manif de laïcs, apparemment facile à comprendre, passe de l'encadré de bas de page au titre principal. Et dans les flash radios, il n'est plus question que des slogans antipapes. Au final, le lecteur-auditeur n'est pas plus avancé sur les motivations spirituelles des JMJistes.
2-L'attrait du neuf
Les JMJ sont devenues dans le jargon professionnel un « marronnier ». Organisé tous les deux ans, ce genre d’événement tant à devenir routinier. [...] Aussi, l'idée de voir des foules (pourtant considérables) autour du pape a pu paraître à certains comme un non-événement, du déjà-vu. [...] Des pancartes « Non au pape » ont réveillé l'attrait du scandale et permis de « traiter le sujet »... en passant à côté. [...]
3-La mauvaise foi
Brocarder le pape est un sport très pratiqué dans les rédactions. Quoi qu'il dise ou fasse [...], il est de bon ton de critiquer Benoît XVI, chef d'une tribu hautement ringarde. On peut comprendre que l’exégèse des encycliques soit un genre un peu ardu à l'heure du roi twitter. Mais sur la question du financement de la fête madrilène, il y avait mieux à faire que de relayer – sans enquêter – les propos des opposants. [...]
En d'autres temps, nous aurions développé dans un tel exposé un joli chapitre sur l'incompétence légendaire de l’Église catholique à communiquer auprès des médias. On ne fournira pas ici cette excuse à l'indigence journalistique. Car le bureau de presse mis en place par l’Église de France était bien en place, avant et pendant les JMJ, sur internet comme à Madrid, pour aider les reporters à raconter ce qui se passait et non les à-côtés. Des efforts mal récompensés. [...] Bien sûr, les médias ici en cause ont peu apprécié ces critiques. Invité par Europe 1 lundi 22 juin (2) pour évoquer la « paranoïa des cathos », le blogueur Koz a pu apprécier, à ses dépens, l'agressivité d'interlocuteurs dont la bêtise n'avait d'égal que l'incompétence. Ne pas laisser parler plus de deux phrases le dépositaire d'une idée n'est, hélas, plus l'apanage des talk-show télévisés de Ruquier et compagnie..."
Posté le 24 août 2011 à 15h00 par Michel Janva | Lien permanent
Thèmes des JMJ 2012 et 2013
Annoncés par Benoît XVI ce matin :
- 2012 (dans les diocèses) : "Soyez toujours joyeux dans le Seigneur"
- 2013 (Rio de Janeiro) : "Allez et faites des disciples de toutes les Nations"
Posté le 24 août 2011 à 11h36 par Michel Janva | Lien permanent
Le scoop...
Lu dans Minute :
"Il n’était question, au début des Journées mondiales de la jeunesse, que des opposants à la venue du pape, «indignés», paraît-il, par le coût du rassemblement des jeunes catholiques. Un coût surprenant, au fait ; car les pays qui accueillent les Jeux olympiques ou la Coupe du monde de football en espèrent toujours de substantielles retombées économiques, alors que ces événements les contraignent à réaliser de coûteux travaux d’infrastructures. Et Madrid, sans travaux, n’aurait tiré aucun bénéfice de la venue d’un million et demi de jeunes ? Sous le prétexte financier, les vraies raisons de l’opposition étaient évidemment idéologiques : les 4 000 gugusses qui manifestaient contre la venue du pape à l’appel de 140 associations (soit 28 militants par assoce : un triomphe !) se recrutaient parmi les militants anticléricaux, laïcistes ou homosexuels. Les méthodes de la gauche sont partout les mêmes : elle dispose d’une kyrielle de coquilles vides, qui ont l’avantage de donner l’illusion du nombre, de ratisser un maximum de subventions (puisqu’on parle d’argent public…) et de bénéficier de nombreux relais dans la presse, notamment en France, ce qui explique que l’on ait davantage parlé, au début des JMJ, de cette poignée de pékins vindicatifs que du million de jeunes catholiques qui, selon de nombreux té moignages, communiquaient leur enthousiasme et leur joie à la capitale espagnole.
Au reste, l’aplomb de mes confrères lorsqu’ils traitent de religion m’étonne davantage encore que leur inculture. Le journaliste Renaud Bernard, qui tirait la conclusion des Journées mondiales de la jeunesse à Madrid dimanche soir au journal télévisé de France 2, mentionnait ainsi une « annonce historique » [...] montrant que l’Eglise s’ouvre désormais à la modernité : «L’avortement peut désormais être pardonné, pour peu qu’il soit confessé.» Pour un scoop, c’est un scoop ! Il aura juste mis 2000 ans à parvenir aux journalistes de France 2… S’il avait eu la curiosité d’ouvrir les Evangiles, Renaud Bernard y aurait trouvé l’exemple du bon larron – le « voleur de paradis » comme l’appelait sainte Thérèse de l’Enfant Jésus – qui se repentit de ses fautes sur la croix et auquel le Christ promit qu’il entrerait le jour même au paradis. Un adage chrétien résume très bien la foi de l’Eglise : « A tout péché miséricorde »."
Posté le 24 août 2011 à 09h47 par Michel Janva | Lien permanent
Chiffres officiels du coût des JMJ
Les chiffres sont publiés par L’Osservatore Romano : coût de 50.482.621 euro, couverts uniquement par les jeunes, les diocèses, et les 165 sponsors. Les dépenses ont été couvertes à 70 % par les pèlerins, et à hauteur de 30 %, par les dons : aucune contribution n’est arrivée du gouvernement espagnol ou des administrations locales.
- 31, 5 millions d’euros ont été apportés par les inscriptions
- 16, 5 millions par les sponsors
- 2, 4 millions par des dons privés.
Côté dépenses :
- 12, 2 millions ont été affectés à l’organisation des principaux événements, (Plaza Cibeles, aéroport de Cuatro Vientos)
- 5, 5 millions couvrent les dépenses générales de secrétariat et d’accueil des pèlerins
- 4, 7 millions pour les mochillas, les sacs à dos
- 7, 2 millions d’euros ont été affectés aux infrastructures
- 4, 2 millions d’euros aux programmes culturels et au guide du pèlerin
- 1, 2 million pour la sécurité et quasi 4 millions pour les « volontaires ».
- 2.500 euros ont été affectés aux interventions sanitaires.
Les « tickets restaurant » ont enregistré des « rentrées impensables au mois d’août, généralement un mois “mort” ». On estime à plus de 100 millions d’euros les bénéfices pour les commerçants et restaurateurs, soit un montant 4 fois supérieur à ceux réalisés en 2010 pour la même période. Avec la TVA, l'Etat espagnol n'est pas en reste.
Posté le 24 août 2011 à 07h51 par Michel Janva | Lien permanent
23 août 2011
Quand la presse espagnole loue les JMJ
Lu ici :
"LatinReporters traduit ci-dessous l'éditorial publié le 22 août par El Mundo. L'éditorial est d'autant plus significatif que ce quotidien, le plus influent d'Espagne après El Pais, défend un libéralisme de centre droit souvent éloigné des positions de l'Église, notamment en matière d'avortement et de mariage entre homosexuels, deux dossiers qui ne cessent d'opposer l'Espagne socialiste au Vatican.
"Un grand succès pour l'Église et pour l'Espagne"(El Mundo, éditorial du 22 août 2011; traduction : LatinReporters)
Un succès complet. Ainsi faut-il qualifier ces Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) clôturées hier [dimanche 21 août] à Madrid. Le monde a vu avec étonnement la vitalité de l'Église catholique, capable de réunir un million et demi de jeunes de toutes les nationalités. Ceux qui espéraient qu'à la mort de Jean-Paul II se dissolve une ferveur qualifiée de culte de la personnalité se sont trompés et, ainsi, un vieux prêtre [Benoît XVI] sans le charisme de son prédécesseur a surpassé tous les records antérieurs. Un succès que personnifie le cardinal Rouco Varela [archevêque de Madrid et président de la Conférence épiscopale espagnole], promoteur de la venue des Journées dans la capitale et tête de l'organisation en tant que responsable du diocèse dans lequel elles ont été célébrées.
En outre Madrid - la marque Espagne - sort renforcée de ces journées. C'était une tâche titanesque de procurer logement, nourriture et transport aux centaines de milliers de pèlerins qui se sont rassemblés dans la capitale et l'effort s'est soldé par un résultat brillant grâce à l'impeccable collaboration civile et ecclésiastique.
Les faits ont démontré l'absurdité de l'opposition au financement avec les deniers publics des infrastructures ou de la sécurité et la stupidité des critiques aux remises octroyées aux pèlerins dans les transports publics. En paraphrasant l'Évangile, si on nous le permet, l'Espagne a reçu le "cent pour un" de son investissement. Personne ne doute, par exemple, que les belles images de la tombée du jour sur le boulevard de la Castellana orné de pasos emblématiques de la Semaine sainte supposent une grande publicité touristique aux yeux des amants de l'art.
Il y aura, pour l'Église espagnole, un avant et un après des JMJ. Les jeunes catholiques qui ont acclamé Benoît XVI l'ont entendu parler d'un engagement de vie, de fidélité au couple, d'embrasser la souffrance. L'homélie d'hier a résumé ses messages : la fête, c'est très bien, a-t-il dit, mais maintenant le "fondamental" est d'aller à la messe le dimanche, de se confesser et de communier. Un défi qu'il a posé avec une exigence sans palliatifs à la jeunesse croyante, dont une partie seulement en tiendra compte. Mais le pape a aussi parlé de tolérance, d'éducation ou de recherche de la vérité et de la paix, valeurs qui doivent être acceptées par tout citoyen, croyant ou non, et qui contribuent à améliorer la société.
Il faut aussi souligner le bon ton qui a prévalu entre le gouvernement et l'Église. Ne s'agissant pas d'une visite d'État, mais d'un événement pastoral de caractère global, Benoît XVI a été doublement prudent dans le traitement des sujets les plus épineux et, pour sa part, l'exécutif s'est comporté de manière exquise, tant dans l'organisation que dans les détails protocolaires.
Le fil des jours a dilué l'atmosphère de confrontation que certains milieux du militantisme laïque avaient stimulée artificiellement. Durant ces journées, les confessionnaux ont rempli le parc du Retiro, des centaines de messes ont été célébrées dans des centres sportifs municipaux et des milliers de crucifix et de chapelets ont empli les collèges publics. Mais l'Espagne n'en est pas moins laïque qu'il y a une semaine. Cette expérience nous porte à une réflexion : l'État est aconfessionnel et le gouvernement ne doit pas légiférer en suivant une quelconque morale religieuse, mais il doit aussi être conscient qu'on ne peut pas mépriser les sentiments d'une partie importante de la population. C'est un enseignement que laissent ces Journées : la collaboration loyale entre l'Église catholique et l'État - qui représente une société aux racines chrétiennes - doit être la règle et non une exception provoquée par un événement de cette grandeur.
Et c'est une ironie que le président du gouvernement [José Luis Rodriguez Zapatero]qui a le plus légiféré contre la morale catholique et qui semblait résolu à éradiquer les signes religieux de la société clôturera sa carrière politique peu après la plus grande manifestation du catholicisme que l'Espagne ait vécu".
Posté le 23 août 2011 à 22h09 par Lahire | Lien permanent
"Jean-Paul II a écrit la mélodie ; Benoît XVI est en train d’écrire les paroles"
On se souvient de cette critique perfide des médias à l'égard des jeunes qui participent aux JMJ : "Ils aiment le chanteur mais pas la chanson"... Dans Minute de demain, Christophe Mahieu déclare :
"Le quotidien espagnol « El Pais » a bien exprimé les choses en écrivant, c’était un titre : « Jean-Paul II a écrit la mélodie ; Benoît XVI est en train d’écrire les paroles ». Je me souviens des JMJ parisiennes, en 1997 : il y avait indéniablement un côté « fiesta ». Je n’ai pas retrouvé cela du tout à Madrid cette année. On pourrait dire que Benoît XVI a « traditionalisé » les JMJ."
Et il déclare aussi :
"Je voudrais insister sur le fait qu’en Espagne, cette visite a un impact que l’on n’imagine pas en France. La télévision a retransmis en boucle les cérémonies. Sur les 4 900 journalistes présents, près de la moitié étaient espagnols. Il faut signaler aussi la prestation du cardinal Rouco, archevêque de Madrid, admirable de présence et de prestance et revendiquant l’identité catholique de l’Espagne sur la Place des Cibeles devant 500 000 personnes, en accueillant le pape. L’Espagne est en crise, plus encore que la France, comme le montre la dé mission annoncée du premier ministre Zapatero. Ces journées ont ré sonné dans ce pays comme un acte de foi collectif."
Posté le 23 août 2011 à 21h47 par Michel Janva | Lien permanent
La vraie fraternité, elle est dans l'Eglise
L'abbé de Tanoüarn, resté à Paris, indique comment il a perçu les JMJ :
"Chaque détail venait renforcer le précédent pour donner l'impression d'une Eglise qui, depuis Vatican II et ses mille "expériences" stériles, a cette fois enfin trouver le ton. Elle s'adresse aux jeunes sans complexe par la bouche d'un vieux pape de 84 ans. Elle s'adresse au monde sans balancer, en assumant toute sa tradition, en particulier sa tradition liturgique (le latin est à l'honneur, des chants que l'on entendait plus résonnent de nouveau pour les jeunes : Ave verum. Christus vincit. Tantum ergo) et sa tradition culturelle : chef d'oeuvre des quatorze stations du Chemin de croix, réalisées d'après les canons de l'art espagnol traditionnel. [...]
Les 13èmes JMJ ont réussi la quadrature du cercle, d'être intégralement traditionnelles (par le silence liturgique, la recherche esthétique : la custode de arfé etc.) et aussi "absolument modernes" dans le culte de l'image, la simplicité du message et le sens d'une communauté à 2 millions de personnes, qui ne versent jamais dans les communautarismes rivalitaires. Là-bas, chacun se sent de plain pied avec tous. Je songe à une métaphore politique : les JMJ, c'est une sorte d'immense fête catholique de la Fédération, où chacun se sent citoyen de l'Eglise et où nul n'est de trop dans l'Eglise come disait Benoît XVI aux évêques français en 2009 à Lourdes. Si l'on cherche une image vraie de la Fraternité dans le monde, ce n'est pas du côté des "printemps arabes" qu'on la trouvera, mais sous le soleil de Madrid.
"Aimez la fraternité !" (I Petr. 2, 17) nous demandait l'apôtre Pierre. L'Eglise catholique retrouve ses valeurs au moment où elle se sent le plus authentiquement "universelle", au-dessus des partis. Les jeunes vont chercher à Madrid cette fraternité, qui fait que l'on se sent de plain pied avec la première personne que l'on croise, parce qu'on "en" est. J'ai connu cela personnellement dans les cafés romains le jour des obsèques de Jean Paul II.
[...] Et puis, pourquoi ne vous le dirais-je pas, à vous qui êtes des amis, à travers ce Métablog, je suis fier de Georges, ce nouveau baptisé, dont je vous ai parlé il y a huit jours. Avant de rentrer en Algérie, son pays, il a pu parler dans une église de Madrid à 2000 jeunes qui étaient présents et leur dire combien trop souvent les musulmans qui veulent devenir chrétiens se sentent mal accueillis... dans l'Eglise. Il a eu droit à une "standing ovation" de cinq minutes (montre en main) et l'évêque présent de lui dire : "Je crois que c'est la meilleure réponse que nous pouvions faire à votre douloureuse interrogation"."
Posté le 23 août 2011 à 17h07 par Michel Janva | Lien permanent
Le bonheur des jeunes aux JMJ vs les grincheux
Jean-Marie Guénois est visiblement retourné par les JMJ :
"Si une Taxe sur le Bonheur Ajouté, la TBA, sorte de TVA du bien-être existait, l'Eglise catholique devrait, cette semaine, payer une sacrée facture ! Il faut avoir entendu des témoignages de jeunes revenus des JMJ pour réaliser que cette immense « affaire » n'est pas seulement une question religieuse mais qu'elle a une vraie utilité sociale. Fort heureusement le bonheur ne se mesure pas, ni se n'évalue. Il se perçoit. A Madrid, il était palpable, objectif, indéniable. [...] Et pour revenir - une dernière fois je vous rassure, et conclure sur les JMJ de Madrid - nous avons été objectivement témoins de scènes de bonheur collectif. Peut-être sans lendemain mais improvisées, très spontanées donc sans manipulation. En tout cas personne n'a voulu « faire » le bonheur des jeunes présents. Ils étaient d'ailleurs assez grands pour être heureux par eux-mêmes.
Une seconde remarque : je respecte les motivations des jeunes manifestants opposants de Madrid mais je suis effaré de la place qu'ils ont pris. De retour à Paris, j'ai souvent plus entendu parler de ces manifestations, surtout chez ceux qui avaient suivi de loin les JMJ. Or, sur place, il a été question de 1000 jeunes opposants et ils ont étrangement réussi à faire presque autant de bruit médiatique que 1 500 000 jeunes !
Je trouve leur argumentation contre les JMJ d'une faiblesse insigne. Ils ont critiqué le coût des JMJ. Il est pourtant avéré que les 50 millions d'euros ont été couverts par la participation des pèlerins et par le sponsoring. Ces critiques se distinguant par leur honnêteté intellectuelle refusent, évidemment, de prendre en compte le chiffre d'affaire supplémentaire occasionné par la présence des centaines de milliers de jeunes à Madrid et par l'ensemble du mouvement des JMJ. On parle ces jours-ci de plus de 150 millions d'euros de bénéfices pour la ville et ses commerçants, sans parler de l'excellente image véhiculée pour Madrid.
D'autres ont osé accuser le Pape de « nazi » parce qu'il ne pense pas comme eux sur les questions morales. Cette accusation de fascisme ne passe pas la rampe. Une telle intolérance se retourne contre celui qui la prononce. Il est regrettable, dans le monde laïc - qui fait pourtant profession d'intelligence et d'ouverture - ou libertaire, de voir son incapacité à sortir de ses a priori pour juger un événement dès lors qu'il est organisé par l'Eglise catholique. Le Pape et ses jeunes troupes sont forcément conservateurs, rétrogrades, dépassés, dangereux. [...] Autrement dit : je me demande ce que « font » concrètement les champions de la fraternité et de la solidarité pour développer ces notions alors qu'ils critiquent vertement les « cathos » quand ils prennent des initiatives et des responsabilités lourdes pour cultiver ces notions chez les jeunes ? De ce point de vue - formation à la fraternité, à la solidarité, à la tolérance et l'antiracisme - les JMJ ont été exemplaires. Qui en fait autant ? Dommages que peu soient assez libres pour le reconnaître et l'exprimer. Et que trop restent aveugles devant « bonheur ajouté » de cet événement chez ceux qui l'ont vécu et dont ils rayonnent à leur retour."
Posté le 23 août 2011 à 17h01 par Michel Janva | Lien permanent
JMJ : des milliers de jeunes n'ont pas pu entrer à Cuatro Vientos
Nouvelles de France raconte :
"Il faut le dire, bien que certains se plaisent à dépeindre l’Eglise catholique comme une institution poussiéreuse et vieillissante, personne, personne à part elle ne réunit autant de jeunes en un même lieu. Samedi soir, le nombre de pèlerins était si impressionnant que plusieurs milliers d’entre eux ne pouvaient même plus se rendre à l’aérodrome où se déroulaient les cérémonies. Bloqués par deux rangées de grillage, nombreux sont ceux qui cherchaient, envers et contre tout, à les franchir, malgré la fermeté des policiers espagnols. On notera pour l’anecdote que les Français se sont montrés fort habiles pour tromper la vigilance des policiers et des « volontaires ». Plusieurs d’entre eux ont réussi à se faufiler en faisant des trous dans le grillage ou en passant par-dessus, sous le regard médusés des « volontaires » espagnols qui s’exclamaient « ¿ Que pasa ? ».
Posté le 23 août 2011 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent
22 août 2011
Le directeur de la rédaction de Famille Chrétienne retient 2 moments des JMJ
Bilan des JMJ de Madrid par Aymeric Pourbaix par KTOTV
- La procession de la statue de la Vierge Marie dans les rues madrilènes, vendredi soir après le chemin de croix. Outre la piété marquante des personnes présentes, Aymeric Pourbaix y voit « une démonstration de force de l’Église espagnole à la veille d’élections législatives capitales pour l’avenir de l’Espagne ».
- L’affirmation du style de Benoît XVI, emprunt de prière et d’intériorité : confession, consécration de la jeunesse au Sacré-Coeur, adoration du Saint-Sacrement.
Posté le 22 août 2011 à 22h08 par Michel Janva | Lien permanent
Même pas peur !
"N’ayez pas peur d’être catholiques, d’en témoigner toujours autour de vous avec simplicité et sincérité !"
BENOIT XVI, JMJ 2011
50.000 Français à Madrid... 1.000.000 sur cette page, et pourquoi pas dès maintenant?
Posté le 22 août 2011 à 18h59 par Michel Janva | Lien permanent
JMJ de Madrid : clip souvenir
Cinq jours de joie et de ferveur en images.
Posté le 22 août 2011 à 17h58 par Cathelineau | Lien permanent | Commentaires (4)
Benoît XVI emporte l’adhésion de la presse espagnole
...dixit La Croix :
"El Mundo [...] juge aussi que la ville de Madrid, et au-delà, la réputation de l’Espagne, sortent grandies de l’événement. Paraphrasant l’Evangile, l’éditorialiste estime que l’Espagne a reçu « le centuple » de ce qu’elle a investi dans l’organisation des JMJ.
Sur trois petites pages, El Pais adopte un ton sociologique et distancé pour livrer le récit de la veillée sur le site de Cuatro Vientos et de la messe de clôture [...]
« Merci, Saint Père ! », s’enthousiasme La Razon , le quotidien catholique. Il voit dans les pèlerin des « apôtres du XXIe siècle » [...].
Les JMJ qui viennent de s’achever « laisseront des traces » en Espagne, estime le quotidien ABC, qui consacre près de 40 pages à l’événement, avec de très nombreuses photographies retraçant les moments forts du séjour madrilène de Benoît XVI. [...]"
Posté le 22 août 2011 à 12h45 par Michel Janva | Lien permanent
L'Espagne peut progresser sans renoncer à son âme catholique
A l'aéroport, Benoît XVI a salué ainsi les autorités espagnoles :
"Majesté, le Pape s’est senti bien en Espagne ! Les jeunes participants de ces Journées mondiales de la Jeunesse, ont été eux-aussi très bien accueillis par tant de villes et de localités espagnoles qu’ils ont pu visiter avant de participer à ces Journées. [...] L’Espagne est une grande nation qui, dans un vivre ensemble sain, ouvert, pluriel et respectueux, sait et peut progresser sans renoncer à son âme profondément religieuse et catholique. Cela a été manifesté une nouvelle fois ces jours-ci en démontrant sa capacité technique et humaine dans une entreprise de haute transcendance et de grand avenir, comme l’est celle de faciliter à la jeunesse son enracinement dans le Christ-Jésus, le Sauveur. [...]
Je laisse l’Espagne très content et je vous remercie tous. Surtout Dieu, Notre Seigneur, qui m’a permis de célébrer ces journées si pleines de grâce et d’émotion, si chargées de dynamisme et d’espérance. Oui, la fête de la foi que nous avons partagée, nous permet de regarder en avant avec beaucoup de confiance dans la Providence qui guide l’Église à travers les méandres de l’histoire ! C’est pourquoi elle reste jeune et garde sa vitalité, même en affrontant des situations ardues. C’est là l’œuvre du Saint-Esprit qui rend présent Jésus-Christ dans les cœurs des jeunes de chaque époque, et leur montre ainsi la grandeur de la vocation divine de tout être humain. Nous avons pu expérimenter aussi comment la grâce du Christ fait tomber les murs et dépasser les frontières que le péché a fait s’élever entre les peuples et les générations, pour faire de tous les hommes une seule famille qui se reconnaît unie dans l’unique Père commun, et qui cultive par son travail et par son respect tout ce qu’Il nous a donné dans la création."
Posté le 22 août 2011 à 07h58 par Michel Janva | Lien permanent
"Aimer c’est servir, et le service accroît l’amour"
Avant de partir hier, le Pape a rencontré les volontaires, auxquels il a dit :
"Beaucoup d’entre vous ont dû renoncer à participer directement aux cérémonies, occupés qu’ils étaient aux autres tâches de l’organisation. Cependant, cette renonciation a été un beau moyen évangélique de participer aux Journées : celui du dévouement aux autres dont parle Jésus. Dans un certain sens, vous avez rendu réelles les paroles du Seigneur : « Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous » (Mc 9, 35). J’ai la certitude que cette expérience comme volontaires vous a tous enrichis dans votre vie chrétienne, qui est fondamentalement un service d’amour. Le Seigneur transformera votre fatigue accumulée, les préoccupations et l’accablement de tant de moments, en fruits de vertus chrétiennes : patience, douceur, joie à se donner aux autres, disponibilité pour accomplir la volonté de Dieu. Aimer c’est servir, et le service accroît l’amour. Je pense que c’est un des plus beaux fruits de votre contribution aux Journées Mondiales de la Jeunesse. Mais cette récolte, vous ne la recueillerez pas vous seulement, mais l’Eglise toute entière qui, comme mystère de communion, s’enrichit de l’apport de chacun de ses membres."
Posté le 22 août 2011 à 07h52 par Michel Janva | Lien permanent
Où Benoît XVI cache-t-il son arme fatale ?
C'est la question que pose Jean-Marie Guénois :
"Comment ce pape a-médiatique de 84 ans s'y prend-t-il pour séduire l'actuelle génération des 18-30 ans comme il vient de le faire à Madrid au terme des ces JMJ où il a été acclamé comme jamais par près de deux millions de jeunes venus de 193 pays ? Ce ne sont pas ses discours, souvent très clairs, mais lus sur un ton monocorde. Ce n'est pas son sourire, celui de Jean-Paul II attirait davantage. Sans doute la réponse est plus à chercher du côté de son attitude. Et pourquoi pas, sans référence déplacée à Pie XII, à son silence...
Oui, à son silence ! Et l'incident de samedi soir, la tempête qui a gâché ce qui devait être le grand soir des JMJ, en donne un indice. Non seulement détrempé mais aussi rendu muet car la sono a cessé pendant de longues minutes, Benoît XVI s'est trouvé dans la situation d'un face à face, avec une foule immense, sans autre moyen, de communiquer que sa présence silencieuse et sereine. Le plus amusant est que cet été, ce pasteur avait à plusieurs reprises, dressé l'éloge du « silence intérieure ». Il y était revenu juste avant de quitter Rome, mercredi dernier, alors que les rues de Madrid résonnaient de la joie très bruyante des jmjistes.
Joli paradoxe. Peut-être y a-t-il une relation entre le silence intérieur de cet homme qui parle finalement assez peu et le bruit intérieur de cette génération qui donne l'impression d'être saturée ? A l'image d'une boite e-mail trop pleine qui vous envoie des messages de limites de capacité mais qui reçoit, chaque heure qui passe, des dizaines et des dizaines de messages. [...]"
Posté le 22 août 2011 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent
JMJ : l'Espagne a gagné 160 millions d'euros
C'est le chiffre dévoilé par le président de la Chambre de commerce de Madrid et de la Confédération des entrepreneurs de Madrid, Arturo Fernandez. Ce bénéfice tient compte des retombées sur les revenus des hôtels, des transports, des commerces madrilènes.
La vente de 3 millions de tickets de repas aux pèlerins a engendré 22,5 millions d'euros de bénéfices. A quoi s'ajoutent les restaurants qui n'avaient pas signé d'accord avec l'organisation des JMJ. Si le secteur des « Loisirs nocturnes » n'a pas enregistré de revenus supplémentaires, les cafés et les théâtres ont attiré les pèlerins. Le taux d'occupation des hôtels, habituellement de 40 % à cette période de fin août, atteignait les 70 % pendant la durée des JMJ.
Les cathophobes qui dénonçaient le "coût" de la visite du Pape vont-ils formuler des excuses ?
Posté le 22 août 2011 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent
21 août 2011
Retour sur la messe de clôture des JMJ en 3mn
Quelques photos des JMJ.
Le JT de 13h de France 2 est particulièrement honnête (vers 14mn). En revanche, Reuters brille par sa mauvaise foi ('Un millier et demi de catholiques sont attendus dimanche à la messe de clôture des JMJ" !).
Posté le 21 août 2011 à 14h59 par Michel Janva | Lien permanent
JMJ : retour sur la veillée en 3mn
Posté le 21 août 2011 à 13h32 par Michel Janva | Lien permanent
Consécration des jeunes au Sacré-Cœur de Jésus : la prière en français
Une lectrice nous a traduit la prière de consécration au sacré-Coeur, prononcée hier soir par le Saint-Père :
"Seigneur Jésus-Christ, Frère, Ami et Rédempteur de l’Homme, Regarde avec amour les jeunes réunis ici et ouvre pour eux la source éternelle de ta miséricorde qui coule de ton Cœur ouvert sur la Croix. Dociles à ton appel, ils sont venus pour être avec toi et t’adorer. Dans une ardente prière, je les consacre à ton Cœur, afin que, enracinés et édifiés chacun en toi, ils soient toujours tiens, dans la vie et dans la mort. Qu’ils ne se séparent jamais de toi ! Accorde leur un cœur semblable au tiens, doux et humble, pour qu’ils écoutent toujours ta voix et tes commandements, accomplissent ta volonté et soient au milieu du monde une louange à ta gloire. Qu’ainsi les hommes contemplant leurs œuvres, rendent gloire au Père, qui vit avec toi, heureux à jamais, dans l’unité du Saint Esprit, pour les siècles des siècles. Amen."
Posté le 21 août 2011 à 13h26 par Michel Janva | Lien permanent
N’ayez pas peur d’être catholiques sans complexes !
Salutation en français après l'angélus :
"Chers jeunes de langue française, le Christ vous demande aujourd’hui d’être enracinés en Lui et de bâtir avec Lui votre vie sur le roc qu’il est Lui-même. Il vous envoie pour être des témoins courageux et sans complexes, authentiques et crédibles ! N’ayez pas peur d’être catholiques, d’en témoigner toujours autour de vous avec simplicité et sincérité ! Que l’Église trouve en vous et en votre jeunesse les missionnaires joyeux de la Bonne Nouvelle !
Posté le 21 août 2011 à 12h48 par Michel Janva | Lien permanent
2013 : JMJ à Rio de Janeiro
Rendez-vous est pris dans 2 ans (car en 2014, il y aurait téléscopage avec la Coupe du monde de football...).
Pour Francisco Xavier Lopez Velasquez, chef de la police espagnole et de la Guardia Nacional :
"Je n'ai jamais vu accueillir une personne avec cette joie, avec cette affection. Il est beaucoup plus facile de rassembler les gens en les convoquant pour une manifestation, parce qu'ils sont en colère. Il est plus difficile de les appeler à une fête pour remercier quelqu'un"
C'est succès sur tous les plans. Mais qui en doutait ? Lu dans Il Giornale :
"la confirmation officielle d'une victoire sans précédent. Le gouvernement espagnol a demandé l'aide du Vatican pour clore le chapitre de l'ETA, les terroristes basques qui font toujours peur. Cette blessure de l'Espagne saigne encore. Le Vatican pourrait encourager un processus de réconciliation dans le cadre de la trêve déclarée par les séparatistes de l'ETA. Il y a cinq ans, une telle requête aurait été impensable. La demande d'un message pastoral de réconciliation de la part de l'Eglise basque pour guérir "les blessures graves" que le terrorisme a infligées à la société basque est une demande courageuse de la part du gouvernement, mais aussi une importante reconnaissance de la part d'un gouvernement qui s'est toujours proclamé laïque.
Pendant des années, l'Eglise a dû parer les coups qui venaient du gouvernement laïque de Zapatero. Mais le triomphe de ce qui serait devenu clair au fil du temps, on a pu le pressentir au moment où le pape avait été accueilli à l'aéroport - à la surprise générale - par Zapatero. Une poignée de main et une promesse de se rencontrer le lendemain, à la nonciature de Madrid. En privé, pour parler du pays qui boite, de la crise des jeunes qui protestent dans les rues. Zapatero s'est fait conseiller. Sa volte-face n'a pas plu aux plus radicaux de son camp. L'Espagne a tourné la page, elle le fait en se réconciliant avec les vieux principes. Hier, le pape a rencontré le chef du Parti populaire, Mariano Rajoy, le favori des élections à venir. Et de nombreux analystes ont interprété cet événement privé de dix minutes comme un pari sur le parti populaire. [...]
Et le succès de Ratzinger tient entièrement dans sa simplicité de maître. Les jeunes de la rue ont appris à l'aimer sans faire des comparaisons avec Wojtyla. Il est le pape théologien et intellectuel, mais pas éloigné ou distant. "Oui, nous sommes la jeunesse du pape, nous sommes la génération Ratzinger" criaient des jeunes du monde entier.
C'est vrai, il n'y a ni regrets, ni comparaisons ni nostalgie par rapport à Jean Paul II."
Posté le 21 août 2011 à 12h45 par Michel Janva | Lien permanent
On ne peut pas suivre Jésus en solitaire, sans l'Eglise
Large extrait de l'homélie du Saint-Père :
"Dans l’Évangile que nous avons écouté (cf. Mt16, 13-20), il y a comme deux manières distinctes de connaître le Christ qui nous sont présentées. La première consiste dans une connaissance externe caractérisée par l’opinion commune. À la demande de Jésus : « Le Fils de l’homme, qui est-il, d’après ce que disent les hommes ? », les disciples répondent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste, pour d’autres, Elie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes ». C'est-à-dire qu’on considère le Christ comme un personnage religieux supplémentaire qui s’ajoute à ceux connus. S’adressant ensuite personnellement aux disciples, Jésus leur demande : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre répond avec des paroles qui sont la première profession de foi : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! » La foi va au-delà des simples données empiriques ou historiques ; elle est la capacité de saisir le mystère de la personne du Christ dans sa profondeur.
Mais, la foi n’est pas le fruit de l’effort de l’homme, de sa raison, mais elle est un don de Dieu : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux ». Elle a son origine dans l’initiative de Dieu, qui nous dévoile son intimité et nous invite à participer à sa vie divine même. La foi ne fournit pas seulement des informations sur l’identité du Christ, mais elle suppose une relation personnelle avec Lui, l’adhésion de toute la personne, avec son intelligence, sa volonté et ses sentiments, à la manifestation que Dieu fait de lui-même. Ainsi, la demande de Jésus : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? », pousse en fin de compte les disciples à prendre une décision personnelle par rapport à Lui. La foi et la suite (sequala) du Christ sont étroitement liées.
Et, comme elle suppose suivre le Maître, la foi doit se consolider et croître, devenir profonde et mûre, à mesure qu’elle s’intensifie et que se fortifie la relation avec Jésus, l’intimité avec Lui. Même Pierre et les autres apôtres ont eu à avancer sur cette voie, jusqu’à ce que leur rencontre avec le Seigneur ressuscité leur ouvre les yeux sur une foi plénière.
Chers jeunes, aujourd’hui, le Christ vous pose également la même demande qu’il a faite aux apôtres : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Répondez-lui avec générosité et courage comme il convient à un cœur jeune tel que le vôtre. Dites-lui : Jésus, je sais que tu es le Fils de Dieu, que tu as donné ta vie pour moi. Je veux te suivre avec fidélité et me laisser guider par ta parole. Tu me connais et tu m’aimes. J’ai confiance en toi et je remets ma vie entre tes mains. Je veux que tu sois la force qui me soutienne, la joie qui ne me quitte jamais. Dans sa réponse à la confession de Pierre, Jésus parle de l’Église : « Et moi, je te déclare : ‘Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église’ ». Que signifie cela ? Jésus bâtit l’Église sur le rocher de la foi de Pierre qui confesse la divinité du Christ. Oui ! L’Église n’est pas une simple institution humaine, comme n’importe quelle autre, bien plus elle est étroitement unie à Dieu. Le Christ lui-même se réfère à elle comme « son » Église. On ne peut pas séparer le Christ de l’Église, comme on ne peut pas séparer la tête du corps (cf. 1Co 12, 12). L’Église ne vit pas par elle-même, mais elle vit par le Seigneur. Il est présent au milieu d’elle, et lui donne vie, aliment et force.
Chers jeunes, permettez-moi, en tant Successeur de Pierre, de vous inviter à renforcer cette foi qui nous a été transmise depuis les Apôtres, à mettre le Christ, le Fils de Dieu, au centre de votre vie. Mais permettez-moi aussi de vous rappeler que suivre Jésus dans la foi c’est marcher avec Lui dans la communion de l’Église. On ne peut pas suivre Jésus en solitaire. Celui qui cède à la tentation de marcher « à son propre compte » ou de vivre la foi selon la mentalité individualiste qui prédomine dans la société, court le risque de ne jamais rencontrer Jésus Christ, ou de finir par suivre une image fausse de Lui.
Avoir la foi, c’est s’appuyer sur la foi de tes frères, et que ta foi serve également d’appui pour celle des autres. Je vous exhorte, chers jeunes : aimez l’Église qui vous a engendrés dans la foi, vous a aidés à mieux connaître le Christ et vous a fait découvrir la beauté de son amour. Pour la croissance de votre amitié avec le Christ, il est fondamental de reconnaître l’importance de votre belle insertion dans les paroisses, les communautés et les mouvements, ainsi que l’importance de la participation à l’Eucharistie dominicale, de la réception fréquente du sacrement du pardon, et de la fidélité à la prière et à la méditation de la Parole de Dieu. De cette amitié avec Jésus naîtra aussi l’élan qui porte à témoigner la foi dans les milieux les plus divers, y compris ceux dans lesquels il y a refus ou indifférence. On ne peut pas rencontrer le Christ et ne pas le faire connaître aux autres. Ne gardez donc pas le Christ pour vous-mêmes. Transmettez aux autres la joie de votre foi. Le monde a besoin du témoignage de votre foi, il a certainement besoin de Dieu. Je pense que votre présence ici, jeunes venus des cinq continents, est une merveilleuse preuve de la fécondité du mandat de Jésus donné à l’Église : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création » (Mc 16, 15). À vous aussi incombe le devoir extraordinaire d’être des disciples et des missionnaires du Christ dans d’autres terres et pays où se trouve une multitude de jeunes qui aspirent à de très grandes choses et qui, découvrant dans leurs cœurs la possibilité de valeurs plus authentiques, ne se laissent pas séduire par les fausses promesses d’un style de vie sans Dieu."
Posté le 21 août 2011 à 12h37 par Michel Janva | Lien permanent
Messe pontificale des JMJ à Madrid
A suivre en direct sur KTO (France 2 ne retransmettra la messe qu'à partir de 10h30, elle ne sera donc pas en direct sur la chaine publique).
Devant près de 2 millions de personnes, Benoît XVI célèbre le messe de clôture des JMJ. Hier, on a compté 50 hospitalisations sur 1,5 millions de personnes. Le rapport est faible. Le roi et la reine d'Espagne sont venus assister à la messe. Hier, c'était le prince Philippe et la princesse Laetitia qui représentaient la famille royale.
Suite à la tempête d'hier soir, l'organisation a annoncé qu'il n'y aurait pas assez d'hosties pour tout le monde. Certains pèlerins devront se passer de communion.
Les jeunes suivent la lecture.
Posté le 21 août 2011 à 09h48 par Michel Janva | Lien permanent
JMJ : Veillée sous l'orage - la jeunesse consacrée au Sacré-Coeur
La veillée des Journées mondiales de la jeunesse a été subitement interrompue, à 21h35, par une pluie diluvienne d'orage obligeant Benoît XVI à interrompre son discours qu'il avait à peine commencé. Abrité sous plusieurs parapluies blancs, il a attendu patiemment, serein, le sourire aux lèvres, que les éléments se calment. Le bas de sa soutane était complètement trempé, les organisateurs épongeant l'eau à ses pieds. Il a longuement parlementé sous l'œil des caméras avec son entourage pour savoir s'il devait continuer ou pas.
Pendant ce temps la foule battait des mains, chantait, alors qu'elle était très recueillie depuis le début de la cérémonie.
A un moment, le pape a récupéré son texte, mais c'était le micro qui ne marchait plus, lui laissant un large sourire.
Enfin, vingt minutes après le début de l'incident, le son est revenu et le vent s'est calmé. Le pape a pu reprendre son discours.
Puis, nouveau coup de théâtre, le pape a dû se lever et quitter la scène alors que des pompiers, sont apparus pour vérifier la stabilité des installations du grand podium. Il est réapparu, habillé de ses vêtements liturgiques pour présider la deuxième partie de la soirée dédiée à une adoration eucharistique.
Le temps s'est calmé, la foule aussi, plongeant dans la nuit et la prière silencieuse. Le pape a longuement prié à genoux devant le Saint Sacrement. Puis, toujours dans le silence impressionnant de la foule, il a consacré la jeunesse au Sacré-Coeur.
Le lieu est comble, comme l'indique l'organisation :
"Il semble que l'organisation de Cuatro Vientos ne permette pas à des personnes supplémentaires d'accéder à l'enceinte. Nous sommes absolument désolés, mais il n'est plus possible de participer à la veillée. Par contre, vous pourrez suivre la Sainte Messe demain, à partir de 9h30, sur les écrans géants du stade Vicente Calderón. Merci de votre compréhension!"
Revoir la veillée : KTO.
Posté le 21 août 2011 à 00h00 par Michel Janva | Lien permanent
20 août 2011
"La mesure de l'humanité se détermine essentiellement dans son rapport à la souffrance et à celui qui souffre"
Extrait du discours de Benoît XVI avant la veillée de prière, lors de sa visite à la Fondation St Joseph :
"Ce soir, avant la Veillée de prière avec les jeunes venus du monde entier à Madrid pour participer à ces Journées Mondiales de la Jeunesse, nous avons l’occasion de passer ensemble quelques moments et de pouvoir ainsi vous manifester la proximité et l’appréciation du Pape pour chacun d’entre vous, pour vos familles et pour toutes les personnes qui vous accompagnent et qui ont soin de cette Fondation de l’Institut San José.
La jeunesse, nous l’avons rappelé en d’autres occasions, est l’âge où la vie se dévoile dans la personne avec toute la richesse et la plénitude de ses capacités, poussant à rechercher les buts les plus élevés qui lui donnent sens. C’est pourquoi lorsque dans une vie jeune apparaît la douleur, nous demeurons déconcertés et nous nous demandons peut-être : la vie peut-elle continuer à être grande quand la souffrance y fait irruption ? À cet égard dans mon encyclique sur l’espérance chrétienne, j’ai écrit : « La mesure de l'humanité se détermine essentiellement dans son rapport à la souffrance et à celui qui souffre. (…) Une société qui ne réussit pas à accepter les souffrants et qui n'est pas capable de contribuer, par la compassion, à faire en sorte que la souffrance soit partagée et portée aussi intérieurement est une société cruelle et inhumaine. » (Spes salvi, 38). Ces paroles reflètent une longue tradition de l’humanité qui découle de l’offrande que le Christ fait de lui-même sur la croix pour nous et pour notre rédemption. Jésus et, sur ses pas, sa Mère – Notre Dame des Douleurs – et les saints sont les témoins qui nous montrent comment vivre le drame de la souffrance pour notre bien et pour le salut du monde.
Ces témoins nous parlent surtout de la dignité de chaque vie humaine créée à l’image de Dieu. Aucune affliction n’est capable d’effacer cette empreinte divine gravée au plus profond de l’homme. Bien plus, depuis que le Fils de Dieu a désiré librement embrasser la douleur et la mort, l’image de Dieu nous offre aussi le visage de celui qui les a supportées. Cette prédilection particulière du Seigneur pour qui souffre, nous fait voir l’autre avec des yeux purs pour lui donner, en plus des choses extérieures nécessaires, le regard de l’amour dont il a besoin. Il n’est possible de réaliser ceci que comme le fruit d’une rencontre personnelle avec le Christ. Soyez très conscients de cela vous les religieux, les parents, les professionnels de la santé et les volontaires qui vivez et travaillez quotidiennement avec ces jeunes. Votre vie et votre engagement proclament la grandeur à laquelle l’homme est appelé : compatir et accompagner par amour celui qui souffre, comme Dieu l’a fait lui-même. Et dans votre beau travail résonnent ainsi les paroles évangéliques : « Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un des ces petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40).
Par ailleurs, vous êtes également les témoins du bien immense qu’est la vie de ces jeunes pour ceux qui sont à leurs côtés et pour l’humanité entière. De manière mystérieuse, mais très réelle, votre présence suscite en nos cœurs, fréquemment endurcis, une tendresse qui nous ouvre au salut. Il est certain que la vie de ces jeunes change le cœur des hommes et, pour cela, nous rendons grâce au Seigneur pour les avoir connus.
Chers amis, notre société où très souvent est mise en doute la dignité inestimable de la vie, de chaque vie, a besoin de vous : vous contribuez de manière décisive à édifier la civilisation de l’amour. Bien plus, soyez les protagonistes de cette civilisation ! Et comme fils de l’Église offrez au Seigneur vos vies, avec ses peines et ses joies, en collaborant avec Lui et en entrant « ainsi d'une certaine façon dans le trésor de compassion dont le genre humain a besoin » (Spes salvi, 40)."
Posté le 20 août 2011 à 23h41 par Michel Janva | Lien permanent
"N’ayez pas peur du monde, ni de l’avenir, ni de votre faiblesse"
Selon la police, 1,4 million de personnes ont assisté à la veillée de prière à Madrid.
Alors que Benoît XVI prononçait son homélie, les fortes bourrasques accompagnées de pluie et d'orage ont contraint le pape à s'interrompre pendant une vingtaine de minutes. Sa calotte blanche a volé au vent tandis que le grand parapluie blanc ne suffisait pas à le protéger. Des chaises disposées tout près du gigantesque autel de 200 mètres de long ont également été renversées. Les cheveux ébouriffés, Benoît XVI a attendu, souriant, sous plusieurs parapluies, que la tempête se calme. Puis le vent s'est calmé. Le pape a repris son discours mais l'a abrégé, s'adressant à la foule en liesse en espagnol, et déclenchant la clameur des pèlerins.
"Merci pour votre joie et votre résistance. Votre force est supérieure à la pluie. C'est le seigneur qui nous donne sa bénédiction avec cette pluie", a-t-il lancé.
Voici un extrait de l'homélie du Saint-Père :
"C’est précisément maintenant au moment où la culture relativiste dominante refuse et déprécie la recherche de la vérité – la plus haute aspiration de l’esprit humain – que nous devons proposer avec courage et humilité la valeur universelle du Christ comme sauveur de tous les hommes et source d’espérance pour notre vie. Lui, qui a pris sur lui nos afflictions, connaît bien le mystère de la douleur humaine et montre sa présence aimante à tous ceux qui souffrent. Ceux-ci, à leur tour, unis à la passion du Christ, participent de plus près à son œuvre de rédemption. En outre, notre attention désintéressée envers les malades et les personnes dans le besoin sera toujours un témoignage humble et silencieux du visage de la compassion de Dieu.
Chers amis, qu’aucune adversité ne vous paralyse. N’ayez pas peur du monde, ni de l’avenir, ni de votre faiblesse. Le Seigneur vous a donné de vivre en ce moment de l’histoire, pour que, grâce à votre foi, son Nom retentisse sur toute la terre. En cette veillée de prière, je vous invite à demander à Dieu de vous aider à découvrir votre vocation dans la société et dans l’Église, et à persévérer en elle avec joie et fidélité. Il vaut la peine de sentir en nous-mêmes l’appel du Christ et de suivre avec courage et générosité le chemin qu’il nous propose.
Le Seigneur appelle beaucoup d’entre vous au mariage, où un homme et une femme, en ne formant qu’une seule chair (cf. Gn 2, 24), se réalisent en une profonde vie de communion. C’est un horizon tout à la fois lumineux et exigeant, un projet d’amour véritable qui se renouvelle et s’approfondit chaque jour par le partage des joies et des difficultés, et qui se caractérise par une offrande de la personne tout entière. C’est pourquoi reconnaître la beauté et la bonté du mariage, c’est être conscient du fait que seul un contexte de fidélité et d’indissolubilité ainsi que d’ouverture au don divin de la vie est en accord avec la grandeur et la dignité de l’amour des époux.
À d’autres, en revanche, le Christ lance un appel à le suivre de plus près dans le sacerdoce et la vie consacrée. Que c’est beau de savoir que Jésus te cherche, te fais confiance et, avec sa voix reconnaissable entre toutes, te dit aussi à toi : « Suis-moi » (cf. Mc 2, 14).
Chers jeunes, pour découvrir et suivre fidèlement la forme de vie à laquelle le Seigneur appelle chacun, il est indispensable de demeurer dans son amour comme des amis. Or, comment se conserve l’amitié sinon par la fréquence des rencontres, la conversation, le fait d’être ensemble et de partager les joies et les peines ? Sainte Thérèse de Jésus disait que la prière consistait à « parler de l’amitié en étant bien souvent seuls pour parler avec celui dont nous savons qu’il nous aime » (cf. Libro de la vida, 8)."
Posté le 20 août 2011 à 23h32 par Michel Janva | Lien permanent
JMJ : veillée à Cuatro Vientos
Des centaines de milliers de personnes, sous la chaleur caniculaire (38°C), déferlent samedi sur l'aérodrome militaire de Cuatro Vientos, au sud-ouest de Madrid, grand comme 48 stades, pour participer à une veillée avec le pape Benoît XVI à l'occasion des Journées mondiales de la jeunesse. L'hôpital de campagne est déjà débordé à la suite de malaises dus à la canicule. Plus d'un million de personnes sont attendus pour la veillée et la messe que célèbrera Benoît XVI dimanche matin.
L'autel, où Benoît XVI doit faire une homélie avant la veillée, s'étend sur 200 mètres de long. Début vers 19h30. Il y aura une adoration devant le Saint Sacrement.
Les pompiers arrosent la jeunesse assoiffée...
L'orage tente de perturber la veillée mais, face au St Sacrement, la jeunesse demeure impassible : impressionnante.
Posté le 20 août 2011 à 19h03 par Michel Janva | Lien permanent
La collaboration entre l’Église et les institutions civiles est possible
Le Pape a rencontré cet après-midi les comités d'organisation des JMJ. Il leur a dit :
"Pendant des mois, vous avez donné le meilleur de vous-mêmes au service de la mission de l’Église. Dieu vous le rendra au centuple. Non seulement à vous, mais à vos familles et aux institutions, qui avec abnégation, ont soutenu votre dévouement et votre application. Si, comme dit Jésus, un verre d’eau donné en son nom ne restera pas sans récompense, que dire d’un engagement quotidien et permanent envers l’organisation d’un fait ecclésial d’un tel relief comme celui que nous vivons ! Merci à chacun d’entre vous.
Je voudrais manifester de la même manière ma gratitude aux membres de la Commission mixte, formée par l’archevêché de Madrid et l’administration de l’Etat, la Communauté de Madrid et la municipalité, qui, depuis le début même de la préparation de ces Journées Mondiales de la Jeunesse, s’est formée avec le regard fixé sur les centaines de milliers de jeunes pèlerins qui sont arrivés à Madrid, ville ouverte, belle et solidaire. Sûrement, un événement si complexe et important n’aurait pas pu se réaliser sans cette prévenante collaboration. A ce sujet, je sais bien que les diverses entités se sont mises à la disposition du Comité organisateur local, sans ménager leurs efforts et dans un climat d’aimable coopération, qui honore cette noble nation et l’esprit reconnu d’hospitalité des Espagnols.
L’efficacité de cette Commission démontre que non seulement une collaboration entre l’Église et les institutions civiles est possible, mais que, quand elles se mettent au service d’une initiative d’une telle portée, comme celle qui nous intéresse, le principe selon lequel le bien intègre tout le monde dans l’unité, devient vrai. Pour cela, je voudrais exprimer aux représentants des administrations respectives qui ont travaillé hardiment au succès des Journées Mondiales, mes plus sincères et mes plus cordiaux remerciements au nom de l’Église et des jeunes qui profitent ces jours-ci de votre accueil et de votre sollicitude."
Posté le 20 août 2011 à 18h50 par Michel Janva | Lien permanent
Les JMJ, au-delà des apparences : le confessionnal
L'envers du décor selon Jean-Marie Guénois :
"Non pas dans les coulisses - toutes celles d'organisation de grands événements se ressemblent et cela n'a que peu d'intérêt pour saisir l'enjeu de ce qui se passe - mais, vraiment, 'derrière' le décor, au delà des apparences. Et, dans le cas des JMJ, nous entrons là dans le for interne, dans l'intimité du cœur des jeunes et des moins jeunes qui suivent cet événement religieux. [...] Aujourd'hui, avant la grande soirée, clou des JMJ, qui promet pour l'ambiance et la foule, le Pape s'est rendu dans le parc où ont été installés deux cent confessionnaux très design, en forme de voiles. Là, il a confessé quatre jeunes volontaires qui ont été tirés au sort.
Cela peut paraître totalement anachronique tant ce sacrement de l'Eglise est tombé en désuétude même s'il revient... précisément chez les jeunes ! [...] Hors de l'Eglise, le monde de la psychologie et de la psychanalyse a fortement critiqué cette pratique de l'examen scrupuleux de conscience en accusant l'Eglise catholique d'entretenir, pour mieux les tenir, le sentiment de culpabilité chez ses fidèles. Mais la surprise est que ce besoin de recevoir le pardon revient aujourd'hui et des psychiatres, des psychologues s'intéressent à cela. Ils reconnaissent qu'un pardon reçu vaut parfois des mois de thérapies pour libérer quelqu'un. [...]
Ceci ne nous éloigne pas du décor et de son envers d'où nous sommes partis. Car les prêtres présents et qui confessent à tour de bras aux JMJ - même s'ils sont tenus au secret absolu en ce domaine - peuvent dire combien ce rassemblement, aussi spectaculaire, festif, recueilli, communautaire, qu'il soit, se joue, à un moment ou un autre, dans ce face à face très intérieur, intime, de la conscience d'une personne avec ce Dieu en qui elle croit. Cela peut être une fréquentation habituelle mais cela peut être aussi - et il y a, paraît-il, de grands retours - des moments de conversion.
La paix intérieure, la libération est le but de ce dialogue silencieux. La joie est sa conséquence. Ce qui me laisse penser que le véritable envers du décor des JMJ est là, dans le monde invisible, riche et complexe, des consciences et des libertés. Ce qui explique en partie cette joie qui explose ici à tous les coins de rues. Elle n'a rien d'une exaltation même s'il y a forcément des moments d'exaltation dans de tels mouvements de foules. Mais, franchement, cette joie paraît durable. Ce n'est pas la moindre nouvelle dans ce monde tellement désenchanté."
Posté le 20 août 2011 à 17h40 par Michel Janva | Lien permanent
Confession avec Benoît XVI
Augustin Deney s'est confessé au Pape :
"Le choix des quatre jeunes s’est fait par tirage au sort parmi les volontaires qui participent à l’organisation des JMJ depuis un an. Il fallait être germanophone, francophone ou italophone et avoir moins de 30 ans. Une quinzaine de jeunes regroupaient tous ces critères. Le tirage au sort s’est fait il y a près de deux semaines devant l’ensemble des volontaires au siège de l’organisation des JMJ, au Centre de congrès de Madrid. Lorsque mon nom a été tiré de la petite boîte dans laquelle se trouvaient nos noms, il y a eu des cris, tout le monde m’est tombé dessus pour me féliciter. Les autres volontaires étaient presque plus contents que moi ! [...]
Le coin des confessionnaux dans le parc du Retiro était complètement bouclé. Arrivé une heure avant l’arrivé de Benoît XVI, j’ai discuté avec les trois autres sélectionnés. Nous sommes passés par un contrôle de sécurité avant de pouvoir approcher du confessionnal spécialement installé pour le pape, à côté des 200 autres présents dans le parc. Le confessionnal était classique. Benoît XVI était assis derrière une grille percée de petits trous, à travers lesquels nous pouvions l’entrapercevoir. Nous étions à genoux. J’ai d’abord parlé, avant d’écouter. Sa voix était calme, posée. J’ai parfois dû coller mon oreille à la grille pour l’entendre. Il m’a donné des conseils avant de me donner l’absolution. Il a été fidèle à l’image qu’il montre de lui en public."
Posté le 20 août 2011 à 17h35 par Michel Janva | Lien permanent










