17 avril 2014

Vatican : l'IOR jouerait le rôle d'un "fonds souverain"

Piero Schiavazzi a publié un article dans le Huffington Post italien, sur la Géopolitique de l'IOR, l'Institut pour les œuvres de religion du Vatican, « fonds souverain » du Saint-Siège : le vrai objectif de la réforme du Pape François. Traduction par nos soins :

I"Le rôle de l’IOR, en fin de compte, a été plus biographique et géopolitique que financier ou judiciaire. Sur la décision de Bergoglio ont influé la mémoire et le futur, au détriment du présent – avec une actualisation et une relance stratégique, plus qu'une pure stratégie de conservation, contrairement à ce qui est apparu à beaucoup de gens. En somme, l’Institut non seulement survivra, mais comptera davantage qu’avant, notamment sur le plan international. Pour paradoxal que cela puisse sembler, il deviendra même plus entreprenant. C’est une hypothèse qui a dû faire palpiter et trembler certains cardinaux, sur la dépouille de leurs boutons de manchette et de leurs bijoux quand l’or est devenu hors de prix pour les porpore.

Libéré de la responsabilité et de la tâche équivoque de la constitution d’une banque centrale, tâche officiellement confiée à l’APSA, l’IOR reste au centre du projet du pontificat et commence vraisemblablement à jouer le rôle de fonds souverain, moyen de manœuvre moderne et désinvolte, à la manière des monarques du XXIe siècle : des mandarins du l’empire céleste aux émirs des gisements du Golfe, c'est-à-dire la fabrique et les réservoirs de la planète.

L'Église de François, qui se présente à la fois comme une réserve et un producteur mondial d'espoir, ne pouvait rester désarmée sur le front opérationnel face aux attentes des périphéries pauvres, ni s’en remettre, moins que jamais, au bras séculier de la finance globale, par rapport à laquelle elle entend plutôt préfigurer une alternative grâce à la force de frappe de ses capitaux, optant pour la voie la plus courageuse, mais aussi indubitablement la plus risquée.

De là l’offre de services financiers spécialisés : la réforme de l’IOR vise donc à faire du Secrétariat pour l’Économie, dirigé par le cardinal australien George Pell, un véritable ministère du Trésor ou un Department of the Treasury à l'américaine, doté d’un portefeuille et d’une certaine capacité décisionnelle, en rationalisant et en effectuant des interventions et des investissements, en fonction des priorités temporelles et géopolitiques indiquées par le Pontife et un Conseil ad hoc composé de porporati et d'experts laïques. En cela consiste, en perspective, la seconde vie et l'imminente évolution de l’Institut, qu’on entrevoit entre les lignes du communiqué du 7 avril, selon les prototypes qu’on a fait sortir de façon camouflée pour tester leur tenue de route en les préservant de l’attentions de la critique et des concurrents. Le texte, tout en réaffirmant l'importance de la mission de l’IOR, indique que le Président Von Freyberg et le comité directeur feront aboutir leur plan ; sans détails ultérieurs, mais avec une allure maintenant reconnaissable.

 

Le profil qui affleure et se précise, avec le portrait-robot d'un fonds souverain, reflète avec une impressionnante ressemblance les traits de la banque de système, quoique l’utilisation du terme soit interdite. En effet, il y a d’une part une régie qui poursuit des objectifs politiques et non seulement spéculatifs, afin de maximiser les effets structurels, au-delà des profits conjoncturels. De l’autre, et de façon complémentaire, un compte sécurisé qui maintient les biens ecclésiastiques à l'abri des sirènes des banques d'affaires et stabilise le système, en conjurant les naufrages en cas de brèches soudaines comme cela arriva à Buenos Aires à la fin des années 90, lorsque l’outsider Bergoglio fut catapulté au commandement d'un diocèse meurtri par le krach du Banco de Crédito Provincial, en entamant un long et difficile parcours d'assainissement, assisté dans sa navigation par la direction de l’IOR de l’époque.

Au lendemain du cinquième dimanche de Carême, qui célèbre la résurrection de Lazare, l’annonce de la Salle de presse, communiquée à neuf heures du matin, heure d'ouverture des bourses, a eu un effet rassurant dans le Donjon de Nicolas V, comme les mots de Jésus devant la tombe de l’ami : « Enlevez la pierre ». En lui donnant une nouvelle existence, François a fait taire les déplorations indues et les suggestions de ceux qui, conformément au scénario évangélique et à l’adage disant que pecunia olet (l’argent a mauvaise odeur), avaient formulé les objection de Marthe disant « Maître, il sent déjà », convaincus que le destin de cet organisme était irrémédiablement cantonné à noter la bonne et la mauvaise gestion et malgré les soins intensifs des banquiers teutons et des conseillers chamarrés de décorations, débarqués en force sur les rives du Tibre.

Avec la venue de Pâques se dissipe donc le suspense soulevé à la fin de la conférence de presse de Noël du 15 décembre : sur le futur de l’IOR, on verrait plus tard. Réponse hermétique et emblématique, mais avec un jugement explicite sur la déviation, voire la dérive, par rapport à sa vocation d’origine : l’IOR a été institué pour aider les œuvres religieuses, les missions et les Églises pauvres. C’est ensuite qu’il est devenu ce qu’il est maintenant.

Si donc résurrection il y a (en filant la métaphore), il faut d’autant plus se libérer des bandelettes et du linceul qui enveloppent encore en partie l'Institut et font écran aux demandes d'éclaircissements sur le passé du côté de Bankitalia concernant certaines transactions, et sur les futures réalisations du côté du Conseil de l’Europe, par rapport à la direction organique de l’autorité anti-blanchiment.

C’est en ce sens que doit être interprétée l'épilogue du communiqué, où le Cardinal Préfet Pell a confirmé l'importance d'un alignement durable et systématique des structures juridiques et réglementations du Saint-Siège et de l'État de la Ville du Vatican avec les bonnes pratiques réglementaires internationales. Cependant, en nous arrêtant pour analyser les adjectifs, nous constatons que, tandis que la seconde idée semble rassurante en réaffirmant la volonté systématique d'alignement, la première semble au contraire provenir d'un alibi cherchant à excuser les lenteurs au nom d'une gradualité durable. Ce vocabulaire a surpris plus d'un observateur qui s’attendait, de la part du porporato de down under (autrement dit de l’Australie), à une entrée en scène plus déterminée et prête à renverser la table, en bouleversant les entités de sa juridiction, plutôt qu’un appel à la durabilité des processus de transparence.

Dans le même contexte que la résurrection de l’IOR, nous assistons au réveil de la « finance blanche », expulsée en mai 2012 par le blitz qui avait défénestré Ettore Gotti Tedeschi, via le puissant secrétaire du Conseil d’Administration et Chevalier Suprême de Colomb, Carl Anderson. L’annonce concernant l’Institut pour les Œuvres de Religion a en effet été précédée de 48 heures, le cinq avril dernier, par une nouvelle qu’il faut lire en gardant à l’esprit la nomination du professeur Franco Dalla Sega, de l’Université Catholique, comme conseiller spécial de l’APSA, dans une tâche et avec un programme qui le prédisposaient assez probablement à l’investiture au poste de Réviseur Général créé par le Motu proprio Fidelis Dispensator et Prudens du 24 février.

La finance blanche, comme nous l’avions prévu en automne, après la défaite de style Caporetto de 2012, a retrouvé la ligne du Piave et de la rescousse [NB : défaite puis ressaisissement de l’armée italienne en 1917, et allusion à l’hymne italien] dans l’axe constitué entre son dernier champion, l’indompté octogénaire Giovanni Bazoli, et le jeune, feutré mais actif nouveau secrétaire d'État, Pietro Parolin : sur cette ligne lombardo-vénitienne où, au début des années 90, les banquiers catholiques réalisèrent leur chef-d'œuvre, en entamant la séquence de fusions en chaîne qui culmina avec l'édification d'un des principaux groupes européens. Ce n’est pas un hasard si le professor Dalla Sega, dauphin de Bazoli, siège avec lui au Conseil de Surveillance d'Intesa Sanpaolo et l’a placé au sommet de Mittel, la société d'investissement financier dotée de beaucoup de professionnalisme et de beaucoup de relations, à savoir le salon spécial du catholicisme économique dans la tradition de Brescia et de Montini. [Montini : Paul VI, Brescia : tentation de supprimer tout pouvoir temporel au pape]

L'Italie, après la défenestration d’il y a deux ans, rentre donc par la grande porte de l’APSA, mais reste irréversiblement au dehors du Donjon de Saint Pie V et l’IOR, qui a constitué pendant vingt ans une enclave stratégique et un actif non inclus formellement mais très bien intégré à nôtre système de crédit, tantôt faisant une apparence fugitive, tantôt devenant un partenaire encombrant, selon les conjonctures. Et alors que l'APSA, en tant que Banque du Vatican et de ses employés, est perçue par l'immense majorité des Italiens comme naturellement liée au territoire et aux institutions de la Péninsule, l’IOR au contraire, fonds souverain de la superpuissance du Saint-Siège, couvre tout l'horizon de l’univers globalisé.

Comme dans un moderne traité de Tordesillas [NB traité de partage de l’Amérique du Sud entre Espagne et Portugal], les grandes puissances catholiques ont tracé leurs zones d'influence respectives. L’Allemagne et les États-Unis, qui par leurs généreux apports soutiennent l'Église et maintiennent la Curie, conserveront le contrôle de l’Institut, à travers les aristocraties de sang et de cens des Chevaliers de Malte et de Colomb, commandées par le baron Ernst Von Freyberg et l’entrepreneur Carl Anderson, Président et Secrétaire du CA – sans oublier les forces spéciales du Promontory Financial Group de Washington, première société mondiale de surveillance financière (screening), qui a choisi dans ses rangs le directeur, Rolando Marranci, et s’étend outre-Tibre comme un promontoire d'outre-mer, officiellement chargée de la diligence raisonnable pro tempore, mais de fait préposée organiquement à la vérification des données de veille économique. Elle actualise dans le domaine économique, à l'ère de la lutte contre les mafias du numérique et le terrorisme en réseau, le partenariat d’échange d’information d’il y a trente ans entre de Jean-Paul II et Ronald Reagan, dont le même Anderson fut un proche collaborateur.

Dans cette répartition, ou ce partage, des tâches et des compétences, la zone qui reste disputée entre l'Italie et le reste du monde est le nœud névralgique de l’AIF, l'autorité anti-blanchiment, avec ses vastes prérogatives concernant le respect de la réglementation et la vigilance prudentielle, actuellement dirigée par le Suisse René Brülhart, déjà responsable de la structure homologue au Liechtenstein, qui a succédé pendant l’année fatidique de 2012 à Francesco De Pasquale, qui provenait, lui, de Via Nationale : un coup porté à découvert dans une dramatique séquence d'événements comportant la démission du président Attilio Nicora, patriarche historique de la finance blanche, et de la lettre de protestation par laquelle le Comité Directeur tout entier (intégralement constitué d’Italiens, professionnels reconnus, dont De Pasquale et Giuseppe Dalla Torre), à la mi-janvier, dénonçait la persistance de la situation d'opacité sur les informations depuis la nomination du nouveau directeur. C’était là un jugement peu rassurant pour un organisme institutionnellement voué à promouvoir la transparence.

Le succès nécessaire de la confrontation entre le Directeur et le Comité est destiné à définir les rapports de force non seulement en interne au sein de l’AIF (entre Brülhart et le successeur de Nicora, l'évêque et juriste Giorgio Corbellini ), mais surtout a l’extérieur, en mesurant l influence et le pouvoir d’équilibrage que Pietro Parolin est en mesure d'exercer sur l'Australien Pell (pour lequel l’Italie se situe géographiquement et psychologiquement aux antipodes), et sur l’Aragonais Santos Abril y Castelló, naguère nonce à Buenos Aires et depuis un mois administrateur de François au sommet de la Commission Cardinalice de l’IOR, un rôle qui était jusqu'ici l’apanage des Secrétaires d'État.

En conclusion, la réactivation de l’Institut, avec les nombreux argument qui l’ont motivée, pour le bien de l'Église Catholique, du Saint-Siège et de l'État de la Cité du Vatican, marque une tournant et modifie le dosage génétique du pontificat, en le rendant un peu moins franciscain et un peu plus jésuite. On ouvre ainsi une phase nouvelle, à laquelle François a sans aucun doute mûrement réfléchi.

Une Papauté qui déclare la guerre au pouvoir anonyme des marchés, patrons occultes du monde, ne peut pas non plus se priver du soutien de ses pouvoirs forts, en les passant en revue et en les nommant un par un : de la cavalerie allemande et yankee, experte en transactions de biens mobiliers, à l'infanterie immobilière exterminée des ordres religieux, qui préside la grande muraille des écoles et des hôpitaux. Il n’est pas fortuit que le Ministre du Trésor que le Pape a choisi provienne d'une terre où l'Église, qui y représente un quart de la population, est le principal propriétaire et le principal entrepreneur privé du pays, avec cent cinquante mille employés.

Plutôt que jeter l'éponge, Bergoglio a donc enfilé les gants, en envoyant sur le ring deux combattants au profil bien particulier et aux origines évocatrices. Auprès de Pell, fils d'un boxeur qui fut champion poids lourds, la barrette du cardinal appelé à coordonner le Conseil pour l’Économie dépasse aussi le mètre quatre-vingt-dix : il s’agit de Reinhard Marx, président des évêques allemands et des évêques de l'UE. Fils d'un syndicaliste, porteur d’un nom qui est tout un programme et doté d’une silhouette qui, excepté la légère barbe, rappelle Helmut Kohl, susceptible de devenir un géant de l'histoire et pas seulement des bilans financiers.

À l’instar des États séculaires, le Saint-Siège descend sur le terrain glissant de la politique économique, avec les risques afférents, à travers d’inévitables choix sélectifs effectués par deux figures qui, face à des attentes croissantes, répondront au Pape et à l’opinion publique : un Ministre du Trésor et un Ministre de la Programmation. Ce dernier, en particulier, est à la tête d'un collège doté de sa propre autorité décisionnelle et qui n’est donc pas un simple organe consultatif, a tenu à souligner le porte-parole du Vatican. Plus de CIPE que de CNEL, dirions- nous donc, pour faire écho aux analogies d’outre-Tibre.

De cette politique économique, l’IOR, en tant que fonds souverain du Pontife, devrait être l’instrument par principe sinon principal, bien au-delà de ses dotations, modestes par rapport aux colosses du secteur. À cette différence d’échelle supplée toutefois une capacité relationnelle et une puissance de projections sans égales dans le monde, dans les termes réels d’un multiplicateur financier et dans les termes virtuels du pouvoir de charmer l’imaginaire, les deux étant liés dans un rapport de cause à effet.

Dans la métamorphose du pontificat de l'universel au global, l’IOR peut donc confirmer sa place, celle de l’une des premières banques au monde, même s’il refuse catégoriquement de se qualifier comme tel. Mais cela ne sera possible qu’à condition de s'émanciper radicalement, comme nous l’avons dit, du retard des structures et des zones d'ombre qui ont caractérisé sa gestion jusqu’ici, ainsi que des tendances à se considérer au-dessus des lois – tendances sources d'impatience envers la culture de la légalité, laquelle est un élément inaliénable du magistère de François.

Lazare, sors : après la renaissance spirituelle de l'Église, réalisée en un temps record, les deuxièmes Pâques romaines de Bergoglio sont l’occasion de proposer un miracle encore plus ardu, la résurrection des corps. Une thèse qui est une vérité dogmatique en théologie, mais qui, à l'épreuve des lois des hommes et de celles de l’économie, devra se montrer tout aussi infaillible – ou à tout le moins, ne pas être fallacieuse.

Posté le 17 avril 2014 à 07h20 par Michel Janva | Lien permanent

15 avril 2014

Imagine-t-on des États fonder leur entrée d’impôt sur des dons volontaires ?

Lu sur Contrepoints, à propos des finances du Saint-Siège :

"[...] Il est en revanche un élément de sa gestion qui est unique dans le monde développé, et qui pourrait servir d’exemple bien au-delà de ce que l’on pense, à savoir son équilibre budgétaire et son mode de prélèvement de l’impôt.

Le Vatican est en effet un des rares pays occidentaux à être en excédent budgétaire, même si le début des années 2000 a été marqué par des déficits consolidés. Les ressources du Vatican reposent essentiellement sur les revenus touristiques (visite des musées, vente de timbre et de monnaie), du capital mobilier et immobilier et du denier de Saint-Pierre. Cette dernière rentrée d’argent est intéressante, car il s’agit d’une contribution volontaire des catholiques qui font des dons au Vatican pour que celui-ci puisse subvenir à ses besoins. Ce sont l’Allemagne et les États-Unis qui fournissent les dons les plus importants au denier de Saint-Pierre.

Imagine-t-on des États fonder leur entrée d’impôt sur des dons volontaires ? Cette pratique les obligerait à être très transparents sur les dépenses étatiques et à établir un véritable lien de confiance entre eux et leurs citoyens. Les Français donnent librement à de nombreuses associations caritatives qui ne vivent que de la charité personnelle. Pourquoi, à l’image du Vatican, ne pas faire reposer les ressources des États sur le libre consentement à l’impôt des administrés ?"

Posté le 15 avril 2014 à 07h12 par Michel Janva | Lien permanent

14 avril 2014

Banque du Vatican : réhabilitation d'Ettore Gotti Tedeschi

De Philippe Maxence sur le blog de L'Homme Nouveau :

"On a beaucoup parlé de la banque du Vatican ces derniers temps. De son véritable nom, « Institut pour les œuvres de religion » (IOR), la banque du Vatican avait été au centre de quelques-unes des attaques contre Benoît XVI, accusé de mal gérer autant que de cacher la réalité financière du Saint-Siège. Avec l’élection du Pape François, les jours de l’IOR étaient comptés. On le disait ; on l’affirmait ; on le clamait. [...] Finalement, le Pape a tranché. Selon un communiqué du Saint-Siège, l’Institut pour les œuvres de religion « va continuer à servir avec prudence et à fournir les services nécessaires à l’Église catholique dans le monde ». [...]

Un autre évènement a concerné récemment l’actualité de l’IOR. Bizarrement, on n’en a peu fait écho en France (à part, mais ce n’est pas un hasard, le très renseigné et actif site benoit-et-moi). Ce n’est pas le cas en Italie où les pratiques journalistiques ne sont certes pas des modèles (que l’on pense à la publication des lettres volées à Benoît XVI ou des lettres couvertes normalement par le secret de l’instruction), mais où le journalisme catholique est plus ouvert au débat et à l’interrogation.

Toujours est-il que le parquet de Rome a conclu, voici quelques jours, à un non-lieu en faveur de l’ancien président de l’IOR, Ettore Gotti Tedeschi. En 2009, Ettore Gotti Tedeschi était nommé à la tête de la banque du Vatican par le pape Benoît XVI avec, comme mission principale, de la mettre aux normes internationales anti-recyclage. En septembre 2010, le banquier faisait l’objet d’une enquête du parquet de Rome dans le cadre d’une violation présumée de la loi anti-blanchiment. Le 24 mai 2012, il était brusquement limogé, son affaire s’insérant dans le cadre de Vatileaks.

Aujourd’hui, non seulement Ettore Gotti Tedeschi est mis hors de cause par la justice italienne, mais dans le même temps l’ancien directeur de l’IOR Paolo Cipriani et le vice-directeur Massimo Tulli, qui s’étaient ligués contre lui, sont à leur tour poursuivis. Quant au conseil d’administration de l’IOR, qui avait accusé Tedeschi et, semble-t-il couvert les agissements de Cipriani et de Tulli, il est toujours en place. [...]"

Posté le 14 avril 2014 à 22h35 par Michel Janva | Lien permanent

12 avril 2014

13 avril à Lyon : conférence sur la politique internationale du St-Siège

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Posté le 12 avril 2014 à 08h37 par Michel Janva | Lien permanent

01 avril 2014

Numérisation de 8000 bandes sonores de Radio Vatican

8000 bandes sonores des archives pontificales de Radio Vatican ont été numérisées, rendant accessibles les voix des papes depuis Pie XI, a annoncé aujourd'hui le porte-parole du Vatican.

Depuis sa création en 1931 sous le pontificat de Pie XI, Radio Vatican a pour mission de préserver ce patrimoine sonore unique. Mais certains documents sonores sont encore plus anciens, comme l'encyclique Humanum Genus de Léon XIII, que ce pape avait fait enregistrer sur dictaphone en 1884.

Ces bandes sonores seront disponibles en ligne

Posté le 1 avril 2014 à 17h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

09 mars 2014

Excellent documentaire au coeur du Vatican

Il a été diffusé mercredi dernier sur France 3. Il est encore possible de le voir ici, durant 3 jours (durée : 1h53).

Posté le 9 mars 2014 à 20h15 par Michel Janva | Lien permanent

08 mars 2014

Deux Français nommés au Conseil de l'économie du Vatican

RicardLe pape François a nommé aujourd'hui huit cardinaux et sept laïcs pour siéger au conseil de l'Economie, qui assistera le tout nouveau ministère de l'Economie du Vatican. Parmi eux, deux Français : le cardinal Ricard, archevêque de Bordeaux, et Jean-Baptiste de Franssu, patron de la société de conseil Incipit et membre depuis cet été de la commission chargée de faire des propositions de réforme dans l'organisation économico-administrative du Saint-Siège.

Quelques précisions du père Lombardi sur le rôle de cette nouvelle instance : le "conseil est un organisme qui aura sa propre autorité et ne sera pas un simple organe consultatif pour le secrétariat [ndlt : le ministère]". Ce dernier, créé il y a quelques jours, aura compétence sur les flux financiers de chacun des quelque 20 dicastères (ministères), devra valider les chiffres des différents budgets et la programmation du personnel.

Posté le 8 mars 2014 à 16h03 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

04 mars 2014

Les jardins de Castel Gandolfo ouverts au public

Le directeur des Musées, Antonio Paolucci, a expliqué que le pape avait décidé de rendre accessibles ces jardins. Du lundi au samedi, depuis ce 1er mars, des visites guidées d'une durée d'une heure et demie sont disponibles en anglais et en italien. Des personnes ou des groupes doivent s'inscrire à l'avance sur internet. Il faut compter un tarif global fixe de 450 € pour un groupe jusqu'à 15 personnes.

La propriété, avec une vue imprenable sur le lac d'Albano, comprend notamment les vastes jardins Barberini et une ferme modèle d'une trentaine d'hectares créée de toutes pièces sous le pontificat de Pie XII. Elle se trouve sur le site d'une ancienne villa construite par Domitien (81-96), dernier empereur de la dynastie des Flaviens. Des ruines d'un théâtre impérial et un portique sont encore visibles. Elle a été une résidence des papes depuis le XVIIe siècle, et Pie XII et Paul VI y sont morts en 1958 et 1978.

Posté le 4 mars 2014 à 09h59 par Michel Janva | Lien permanent

03 mars 2014

Mgr Alfred Xuereb nommé secrétaire général du secrétariat à l’économie

XLe pape François a nommé aujourd'hui son secrétaire particulier Mgr Alfred Xuereb au titre de secrétaire général du nouveau secrétariat à l’économie. Il sera chargé de seconder le cardinal Georges Pell, qui a été nommé à la tête de cette nouvelle structure.

Né à Malte il y a 55 ans, Mgr Xuereb est l’un des hommes du premier cercle autour du pape. En novembre, il avait été déjà nommé comme son délégué dans les commissions financières qui concernent l’IOR et l’administration du Saint-Siège. Une manière d’être tenu directement au courant des réformes en cours.

Mgr. Alfred Xuereb avait été le second secrétaire personnel du Pape Benoît XVI. Benoît-et-moi avait traduit l'un de ses témoignages.

Posté le 3 mars 2014 à 17h08 par Michel Janva | Lien permanent

27 février 2014

Le cardinal Müller rappelle l'impossibilité pour les "divorcés remariés" de communier

Le Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi rappelle dans une interview publiée mardi par La Stampa :

« Le dogme de l'Eglise n'est pas n'importe quelle théorie fabriquée par quelques théologiens, il s'agit de la doctrine de l'Eglise, rien de moins que la parole de Jésus-Christ, qui est très claire. Je ne peux pas changer la doctrine de l'Eglise ».

Dans le même entretien, il a dénoncé « une idéologie qui s'étend contre la famille, et contre le mariage ».

M« Il existe évidemment et il a toujours existé des difficultés individuelles et personnelles dans le mariage, mais ici la question est celle du mariage en tant qu'institution divine. (…) Nous ne voulons pas seulement défendre le mariage et la famille, nous voulons aussi soutenir le développement de la famille dans notre société. Jésus-Christ a clairement institué le mariage en tant que sacrement, avec les éléments de l'indissolubilité et de la bipolarité des deux sexes. »

« Le ministère ne peut avoir une conception différente de celle de la doctrine, la doctrine et le soin pastoral sont la même chose. Jésus-Christ en tant que pasteur et enseignant et Jésus-Christ en tant que parole ne sont pas des personnes différentes. Non, la doctrine de l'Eglise est très claire. Nous devons rechercher des manières pour développer le soin pastoral en faveur du mariage, mais pas seulement pour les divorcés-remariés, mais pour ceux qui vivent dans le mariage. Nous ne pouvons pas toujours nous focaliser sur cette seule question de savoir s'ils peuvent communier ou non. Les problèmes et les blessures résident dans le divorce, les enfants qui ne peuvent plus avoir leurs parents et qui sont contraints de vivre avec d'autres qui ne sont pas leurs parents : voilà les problèmes. »

« Nous ne pouvons pas amoindrir la révélation et la parole de Jésus-Christ parce que tant de catholiques ne connaissent pas la réalité. » « Nombreux sont ceux qui ne participent pas à la messe dominicale parce qu'ils ne connaissent pas sa valeur pour leurs vies. Nous ne pouvons pas dire, par voie de conséquence, que la messe est moins importante ! Ce serait un paradoxe si l'Eglise disait, parce que tous ne connaissent pas la vérité, que la vérité n'est pas obligatoire pour l'avenir. »

Il faudrait aussi cesser d'utiliser l’expression de « divorcé-remarié » qui est un véritable oxymore, puisqu’au regard de la Foi il n’y a pas plus de « divorcés » que de « remariés ». Le seul cas de remariage est celui qui fait suite à un veuvage. En fait « divorcés-remariés » signifie : « adultères publics ». Et là on comprend mieux pourquoi l'Eglise ne peut cautionner cette pratique. 

Posté le 27 février 2014 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent

25 février 2014

La Secrétairerie d'Etat dépossédée des finances de l'Eglise

Jean-Marie Guénois analyse la première réforme structurelle du Saint-Siège :

"la secrétairerie d'État, équivalent de Matignon, perd le contrôle qu'elle exerçait sur les finances du Saint-Siège, tout en gardant, pour le moment, la gestion administrative de l'Église. Une véritable révolution: c'est comme si Bercy, le ministère des Finances, ne répondait plus au premier ministre mais au président de la République.

Cette gestion sera assurée par un ministère des Finances appelé «secrétariat pour l'Économie» et placé sous la direction du cardinal George Pell, 72 ans, actuellement archevêque de Sydney (Australie) et membre du fameux «G 8», le «conseil des cardinaux» qui assiste le Pape. [...] Ce conseil répondra directement au Pape dont le pouvoir est considérablement renforcé. Tout en étant le plus haut responsable de l'Église, le Pape dépendait jusque-là, techniquement, de la secrétairerie d'État en matière financière. Cette fois, il supervise les finances. Le filtre de la secrétairerie d'État - qui était une forme de pouvoir de l'administration centrale sur le Pape - tombe au profit d'une structure plus directe, plus transparente, bref, moins romaine.

L'autre nouveauté tient à la rationalisation des finances du Vatican. Une seule structure, le secrétariat pour l'Économie, pour deux mondes: la cité du Vatican (l'État du Vatican surtout financé par les musées) et le Saint-Siège (l'entité morale et internationale de l'Église catholique, financée par les dons des fidèles). Ils vivaient comme deux planètes parallèles. Mais l'une, le Saint-Siège, ne pouvait boucler son budget sans la cité du Vatican, qui en jouait… Ce qui fut l'un des problèmes soulevés par le scandale de Vatileaks.

Une seule structure donc qui prend en pratique la place de trois services: l'administration pour le Patrimoine du Siège apostolique (Apsa), chargé, jusque-là, de la gestion du patrimoine mobilier et immobilier ; la préfecture pour les Affaires économiques, responsable du contrôle de la gestion, des budgets prévisionnels et des bilans ; le bureau du Travail, une sorte de direction des ressources humaines voulue par Jean-Paul II mais qui n'a jamais bien fonctionné car sans pouvoir économique.

Avec la réforme, L'Apsa est réduite au rôle de «banque centrale du Vatican», selon la note du Saint-Siège. Au passage, rien n'est dit sur le fameux organisme qui jouait jusque-là ce rôle: l'IOR, l'Institut pour les œuvres de religion. Son sort n'est pas encore fixé. En revanche, toute la partie gestion de patrimoine, immobilier et mobilier, n'est plus assurée par l'Apsa mais par le nouveau ministère. Qui absorbe également toute la comptabilité, budgets prévisionnels, bilans comptables qui étaient assurés par la très austère préfecture pour les Affaires économiques. Ce nouveau ministère reçoit aussi une vraie mission de direction des ressources humaines avec des moyens que n'avait pas le bureau du Travail.

Troisième nouveauté, cette réforme entend installer plus de rigueur dans les comptes du Vatican par la mise en place systématique d'une gestion financière, très contrôlée dans son exécution via des reportings réguliers mais aussi dans ses prévisions qui seront cohérentes et non plus disparates. Les outils de gestion existaient déjà mais ils étaient mal coordonnés. La centralisation des comptabilités de la soixantaine d'entités qui composent le Vatican sera systématique."

V

Posté le 25 février 2014 à 07h39 par Michel Janva | Lien permanent

24 février 2014

Le pape crée un "Secrétariat pour l'économie" et un "Conseil pour l'économie"

... pour coordonner la gestion financière du Vatican.

Plus de détails cet après-midi dans le motu proprio qui sera publié. Ce nouveau dicastère sera dirigé par le cardinal Pell, archevêque de Sydney.

Voici le Motu Proprio Fidelis Dispensator et Prudens du Saint-Père, en date de ce jour:

"La fidélité et la prudence étant nécessaires pour gérer les biens qui lui ont été confiés, l'Eglise se sait responsable face à sa mission évangélisatrice et son attention envers les pauvres. La gestion économique et financière du Saint-Siège est intimement liée à cette tâche apostolique, à l'accomplissement du ministère universel du Pape mais au delà à la cause du bien général et du développement de la personne. Ayant pris en considération des travaux de la Commission d'études et de proposition chargée de l'organisation économique et administrative du Saint-Siège, ayant consulté le Conseil des Cardinaux pour la réforme de la Curie Romaine ainsi que le Conseil des Cardinaux chargé de réfléchir aux questions structurelles du Saint-Siège, le présent Motu Proprio crée:

Un Conseil pour l'économie, chargé de faire des propositions quant à la gestion matérielle tout en surveillant les activités administratives et financières des dicastères et autres organismes du Saint-Siège et de l'Etat de la Cité du Vatican. Dirigé par un Cardinal Coordinateur, il sera composé de quinze membres: Huit cardinaux et évêques illustrant l'universalité de l'Eglise, et sept experts laïques au professionnalisme éprouvé.

Un Secrétariat pour l'économie, avec statut de dicastère de Curie selon la Constitution Pastor Bonus qui, selon les dispositions du Conseil pour l'économie, répondra directement au Pape. Il opérera un contrôle de tous les organismes ci-dessus évoqués, vérifiera les politiques et procédures relatives aux achats et aux ressources humaines, dans le respect des compétences particulières. Les compétences du Secrétariat s'étendra à tout ce qui touche à la matière. Il sera présidé par un Cardinal Préfet, assisté d'un prélat Secrétaire général, qui collaboreront avec le Secrétaire d'Etat. S'ajoutera un Réviseur général, lui aussi, désigné par le Pape, qui effectuera les audits des dicastères et autres organismes. Le Cardinal Préfet procédera au plus tôt à la rédaction des statuts du Conseil, du Secrétariat et du Bureau du Réviseur, lesquels seront soumis à l'approbation papale. Ces décisions doivent avoir effet immédiat, y compris si il appert nécessaire d'abroger des dispositions qui seraient incompatibles."

Posté le 24 février 2014 à 13h54 par Michel Janva | Lien permanent

20 février 2014

Le pape François n'est l'homme d'aucune faction

Nicolas Diat vient de publier un livre sur Benoît XVI, “l’Homme qui ne voulait pas être pape”. Il répond à Valeurs actuelles :

"On a tendance à opposer le pape François à son prédécesseur, Benoît XVI. Le premier est réputé progressiste, quand l’autre était jugé conservateur. Qu’en pensez-vous ?

Il s’agit d’une opposition purement médiatique. J’en veux pour preuve le conclave de 2005. On a présenté Bergoglio comme le challenger de Ratzinger, mais il n’y a jamais eu de challenge ! C’est malgré lui qu’on a fait du cardinal de Buenos Aires le candidat du camp progressiste. D’une part, il jugeait indécent de s’opposer à l’élection d’un homme dont il appréciait la bonté et les qualités intellectuelles. Par ailleurs, le camp progressiste n’était pas uni. Bergoglio est un jésuite, mais il n’a jamais approuvé la ligne réformiste du supérieur général de l’époque, Pedro Arrupe, qui s’est traduite en Amérique latine par un soutien plus ou moins explicite à la théologie de la libération. Bergoglio n’est pas un idéologue, il n’est l’homme d’aucune faction. Il est tout simplement inclassable.

[...] Benoît XVI a maintenu, développé, approfondi le magistère. Mais a-t-il gouverné ? Le seul acte de gouvernement qu’il ait posé, n’est-ce pas la renonciation de 2013 ? [Il y en a eu d'autres, comme les affaires liées aux abus sexuels, la création d'Ordinariats pour les Anglicans, le motu proprio sur la forme extraordinaire, etc. NDMJ] Joseph Ratzinger est un homme d’une douceur et d’une abnégation telles qu’il prend tout sur lui. Jamais il ne sévit, jamais il n’écarte. Quand on porte à ce point les fautes des autres, cela devient épuisant. Et cela crée forcément une situation de blocage institutionnel. Sur ce point, François est très différent de Benoît. C’est un jésuite à l’ancienne, qui décide, qui tranche sans hésiter — un peu comme un directeur de collège jésuite : il faut que l’établissement soit bien tenu !

[...] La curie telle que nous la connaissons encore aujourd’hui a été structurée par Paul VI dans les années 1970. Elle a très bien fonctionné pendant plusieurs années. Les choses se sont dégradées sous Jean-Paul II, d’abord à cause de divergences géopolitiques. La secrétairerie d’État s’accommodait des régimes communistes, alors que Wojtyla pressentait qu’ils allaient s’effondrer. Au lieu de la réformer, Jean-Paul II prend l’habitude de contourner la curie, qui se transforme en bureaucratie. C’est une machine paralysée dont hérite Benoît XVI en 2005. Aujourd’hui, l’ambition de François est de remettre la curie au service de l’Église. On sait désormais qui est le chef !

[...] De même, il a convoqué un premier synode pour la famille, qui se déroulera en octobre. Il y sera question, notamment, des divorcés et des remariés. Sur ce sujet, le pape a manifestement tendance à ne pas mésestimer les problèmes pastoraux même s’il ne faut pas imaginer une révolution en marche. Certains progressistes risquent d’être très marris… [...]

La mobilisation en faveur du mariage et de la famille a surpris très favorablement le Vatican. On y a vu la réponse à l’apostrophe de Jean-Paul II au Bourget, en 1980 : « France, fille aînée de l’Église, qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Le Bourget, c’est un peu le lieu de naissance de La Manif pour tous. Benoît XVI a creusé ce sillon. En fait, la prière du 15 août 2012 que le cardinal Vingt-Trois a fait lire à tous les prêtres de notre pays a constitué une véritable bombe. Je remarque d’ailleurs que l’archevêque de Paris fait l’admiration de nombreux prélats européens pour la vigueur et la subtilité de sa stratégie. Le Vatican est donc très attentif à ce qui se passe en France. Le pape a minutieusement préparé la visite de François Hollande. Avec son ministre des Affaires étrangères, le Français, d’origine corse, Mgr Dominique Mamberti, le Saint-Père a fait passer des messages : on a trop peu souligné que le recul du gouvernement sur la loi famille suivait de très peu cette rencontre…"

Posté le 20 février 2014 à 13h39 par Michel Janva | Lien permanent

17 février 2014

Semaine chargée au Vatican

Ce matin s'est ouverte en présence du Saint-Père la troisième réunion du Conseil cardinalice créé le 13 avril dernier pour l'aider dans le gouvernement de l'Eglise et pour préparer une réforme de la Curie Romaine. Cette réunion doit durer les 3 premiers jours de la semaine.

Elles seront suivies par un consistoire extraordinaire (réunion de tous les Cardinaux avec le Pape) et du consistoire ordinaire, samedi, au cours duquel seront créés les nouveaux cardinaux.

Précédés d'une messe, les travaux auxquels a pris part le Secrétaire d'Etat Mgr Parolin, ont consisté dans l'audition de membres de la Commission d'études et propositions sur la structure économique et administrative. Le Président M. Joseph F.M.Zahra, le Secrétaire Mgr Lucio Vallejo Balda, et le Réviseur extérieur des comptes, M. Jochem Messemer, ont exposé le résultat de huit mois de travail, sans qu'en découle de décision de la part des Cardinaux.

Le Conseil cardinalice recevra demain la Commission d'études et de propositions sur l'IOR. Ses membres se réuniront encore mercredi matin pendant l'audience générale, tandis que l'après-midi se réunira le Conseil créé par Jean-Paul II pour le contrôle du bilan du Saint-Siège, auquel se joindront les membres du Conseil des Huit.

Le consistoire extraordinaire s'ouvrira jeudi par un salut du Doyen le Cardinal Sodano, suivi d'un rapport du Cardinal Kasper. Sa réunion se prolongera l'après-midi.

Samedi matin Place St. Pierre se déroulera le consistoire public au cours duquel le Pape François créera 16 cardinaux, avec lesquels il concélébrera la messe.

Lundi 24 et mardi 25 février, se réunira le Secrétariat général du Synode des évêques avec le Conseil des Quinze.

Posté le 17 février 2014 à 17h53 par Michel Janva | Lien permanent

13 février 2014

FSSPX : la porte de Rome est toujours ouverte

Dans un entretien accordé à l'agence autrichienne Kathpress, Mgr Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et président de la Commission pontificale Ecclesia Dei, soutient que la réconciliation avec la Fraternité Saint-Pie X est possible. La Congrégation a présenté [la FSSPX ] avec un préambule dogmatique clair, "la porte est ouverte, nous ne la fermons pas". La Congrégation suit les efforts d'unification "avec persévérance et fermeté".

Posté le 13 février 2014 à 21h58 par Michel Janva | Lien permanent

10 février 2014

ONU : C-Fam lance une pétition de soutien au Saint-Siège

Suite au rapport de l'ONU exigeant de l'Eglise qu'elle modifie sa doctrine, C-FAM (Catholic Family & Human Rights Institute) lance une pétition de soutien au Vatican, qui a reçu plusieurs dizaines de milliers de signatures en quelques heures. Pourquoi lancer une pétition ? Parce que

"le Vatican est sous le coup d'une attaque renouvelée par de puissantes forces désirant faire taire sa voix aux Nations Unies. Aujourd'hui, au sein de nombreuses arènes internationales, les valeurs et vertus sur lesquelles ont été bâties les plus grandes réalisations de la civilisation sont attaquées. Certaines organisations, au nom d'une fausse "libération" cherchent à miner les vérités centrales quant à la nature de la personne humaine et de la famille. Au nom d'une fausse doctrine des droits de l'homme, ils nient ce qui rend les hommes vraiment humains et violent les véritables droits de l'homme.Ces groupes ont fait du Saint Siège leur cible aux Nations Unies. Ils l'attaquent, ignorant le fait que le Saint Siège a engagé des relations diplomatiques depuis le 4e siècle, et échange actuellement des diplomates avec 177 nations. Mais le vrai sujet de leur animosité est la défense incessante par le Saint Siège de la sanctification de la vie humaine et de la dignité inviolable de la famille."

Posté le 10 février 2014 à 07h24 par Michel Janva | Lien permanent

06 février 2014

Mgr Rey nommé Consulteur du Conseil Pontifical pour les laïcs

Par décision du pape, ainsi que Laurent Landete (modérateur de la communauté de l'Emmanuel). Fabrice Hadjadj a été nommé membre de ce même Conseil.

Posté le 6 février 2014 à 14h17 par Michel Janva | Lien permanent

Ingérence idéologique de l'ONU dans l'Eglise

En complément des reproches faits par l'ONU au Saint-Siège, on découvre que l'ONU veut que l'Eglise modifie sa doctrine :

"Mais le rapport onusien n’en reste pas là. Il somme l’Église de revoir sa position sur l’avortement, la contraception, ou encore de ne plus contribuer « à la stigmatisation sociale et à la violence envers les adolescents lesbien, gay, bisexuel et transgenre ». Bref de renoncer à sa compréhension de la personne, de la sexualité humaine, de la famille. C’est à juste titre que le Saint-Siège a réagi en dénonçant « une tentative d’ingérence dans l’enseignement de l’Église sur la dignité de la personne et l’exercice de la liberté religieuse ». Une ingérence au profit d’intérêts idéologiques qui n’ont plus rien à voir avec les droits de l’enfant."

Benoît-et-moi a traduit un article de Giuliano Ferrar paru dans Il Foglio :

"Ils disent que le comité de l'ONU qui a lancé une attaque féroce contre l'Eglise catholique est composée d'experts indépendants. Dans ces questions traitées par le comité, la pédophilie, l'avortement, la contraception, l'homosexualité, il n'existe pas d'experts indépendants. L'ONU est un puits de dépendance idéologique, voire toxique, de l'idéologie contemporaine; les accusations indiscriminées de pédophilie et de protection canonique de la pédophilie du clergé sont un mensonge statistique, qui convertit en comportements pandémiques les déviations sexuelles d'une infime fraction dudit clergé.

Elles sont avant tout l'autre face du projet de modification de l'identité et de la structure du catholicisme, poursuivie à travers l'attaque au Vatican comme Saint-Siège de l'église, aux dirigeants de la hiérarchie épiscopale dans le monde entier.

Les experts indépendants de l'ONU se réunissent dans la ville la plus modernement belle et moralement corrompue au monde, New York, et admonestent, en courtisant les peurs et les préjugés anti-catholiques de ces "beaux messieurs qui comptent", en particulier dans le nord américain et européen marqué par la Réforme protestante, afin de démolir ce qui est perçu - le catholicisme - comme le dernier obstacle sur la voie de la rédemption par la religion.

Ils poursuivent l'affirmation d'un puritanisme religieux qui rachète avec les campagnes anti-tabac et celles antipédophilie, partie intégrante de la riche plate-forme du politiquement correct, le pacte avec le diable contracté sur l'avortement, le divorce, l'euthanasie, la contraception comme bannière anti-nataliste plutôt que comme pratique dans certains cas nécessaires, et l'eugénisme déployé. [...]"

Posté le 6 février 2014 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent

05 février 2014

Les Nations-Unies vs le Saint-Siège

En début d'après-midi, la Salle de Presse du Saint-Siège a diffusé le communiqué suivant:

"Au terme de sa 65 session, le Comité des Nations-Unies pour les droits de l'enfant a publié ses observations conclusives sur les rapports présentés par le Saint-Siège, le Congo, l'Allemagne, le Portugal, la Russie et le Yémen. Le Saint-Siège prend acte des observations le concernant. Elles feront l'objet d'une étude attentive à chacun des niveaux avancés par le document du Comité, dans le respect de la Convention et en tenant compte de l'échange d'opinions qui s'est déroulé le 16 janvier dernier.

Il constate et déplore cependant, sur certains points des dites Observations, une tentative d'interférer sur l'enseignement de l'Eglise catholique, sur la dignité de la personne et sur l'exercice de la liberté religieuse. Ceci étant, le Saint-Siège réitère son ferme engagement à protéger les enfants et à défendre leurs droits, en accord avec les principes de la Convention sur les droits de l'enfant, mais aussi dans le respect des valeurs morales et religieuses de la doctrine catholique".

Mgr Silvano Tomasi, observateur près de l'ONU à Genève, a été plus virulent :

"On dirait quasiment que le rapport était préparé à l'avance, avant la rencontre avec la délégation du Saint-Siège".

"Le document ne semble pas à jour". "C'est une question de faits, d'évidence, qui ne peuvent pas être déformés !".

Posté le 5 février 2014 à 14h29 par Michel Janva | Lien permanent

25 janvier 2014

Mgr Pietro Parolin a invité Hollande à écouter et dialoguer avec les catholiques

Selon Le Monde :

"Entre le pape et le président, il n'y a pas eu, officiellement, de débats éthiques ni politiques. L'entretien a porté, selon M. Hollande, sur les questions internationales, notamment l'Afrique, le Proche-Orient et la protection des minorités chrétiennes. [...] Dans un communiqué évoquant classiquement des " entretiens cordiaux ", le Vatican a repris ce terme, en insistant sur les sujets qui lui tiennent à cœur. " Dans le contexte de la défense et de la promotion de la dignité de la personne humaine, quelques arguments d'actualité ont été examinés comme la famille, la bioéthique, le respect des communautés religieuses et la protection des lieux de culte. "

De fait, ces questions ont été abordées de manière plus frontale lors de l'entretien de M. Hollande avec Mgr Pietro Parolin, le numéro deux du pape François. Le responsable catholique a notamment invité le président à davantage "écouter et dialoguer avec les catholiques", qui s'estiment malmenés par divers projets ou décisions du gouvernement sur l'avortement, le divorce, le mariage pour tous, la famille, la fin de vie… [...]"

Posté le 25 janvier 2014 à 14h27 par Michel Janva | Lien permanent

24 janvier 2014

Visite de François Hollande à Rome : relations tendues

Deux photos valent mieux que tous les communiqués de presse :

A

Posté le 24 janvier 2014 à 12h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (37)

Le programme de la visite de Hollande au Vatican

La visite devrait démarrer vers 10h30 (à suivre sur KTO). 3 dossiers ont été préparés:

  • mondialisation et écologie ;
  • conflits en Afrique et au Moyen-Orient ;
  • laïcité et évolutions de société.

Le président s'exprimera en français, une langue que le Pape comprend. Quant au Pape, il parlera en italien, avec traducteur.

À 11h15, toujours dans le Palais apostolique, le secrétaire d'État, Mgr Pietro Parolin, s'entretiendra avec le président en tête à tête, puis avec sa délégation.

Vers midi, François Hollande quitte le Vatican en voiture pour se rendre de l'autre côté du Tibre, près de la célèbre Piazza Navona, à l'Institut français - Centre Saint-Louis, où il doit faire une déclaration à la presse.

Puis il ira vers l'ambassade près le Saint-Siège, pour un «déjeuner de travail» où est invité le secrétaire d'État, Mgr Parolin, accompagné de plusieurs cardinaux et prélats français.

Cette visite ne comporte pas, selon la volonté de François Hollande, d'étape à la basilique du Latran, où sa fonction lui donne pourtant depuis 1604 le titre de «premier et unique chanoine d'honneur».

Posté le 24 janvier 2014 à 07h27 par Michel Janva | Lien permanent

16 janvier 2014

Enquête canonique sur Points-Coeur

A la demande de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr Dominique Rey vient de lancer une enquête canonique sur l'association Points-Coeur. Points-Cœur est une ONG inter­na­tio­nale, née en France en 1990.Présente dans 20 pays, Points-Cœur a pour mis­sion :

  • de former et d’envoyer de jeunes volontaires pour vivre un an ou deux au cœur de quartiers particulièrement défavorisés au service des plus délaissés, tout spécialement les enfants.
  • de répandre une « culture de compassion », qui remette l’homme au centre de toute préoccupation, non seulement dans les bidonvilles mais aussi dans le domaine des sciences, de l’économie, de l’art, de la politique, etc.

Posté le 16 janvier 2014 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent

31 décembre 2013

En relisant nos maîtres

XNous évoquons aujourd’hui un géant de la lutte entre l’Eglise et la Révolution, Sa Sainteté le pape Saint Pie X. Le lecteur peut approfondir les brefs éléments ci-dessous ici, et , notamment.

On retient habituellement de lui ses origines modestes, sa profonde connaissance et sa pleine restauration du chant grégorien, son catéchisme, loué encore récemment par Benoit XVI, son souci de voir les âmes accéder plus tôt à la Sainte table (première communion à 7 ans).

Mais il illumine plus encore l’histoire moderne de l’Eglise par sa lutte déterminée et sans concessions contre les fléaux du modernisme et du progressisme. Signalons notamment qu’il s’oppose avec la plus grande fermeté aux lois de séparation de l’Eglise et de l’Etat (encyclique vehementer nos).

Aujourd’hui nous vous proposons ce qui demeure un texte majeur du Magistère, tant il explicite par avance la crise profonde, essentielle, dans laquelle l’Eglise catholique se débat (sans fin ?) depuis 60 ans. Il s’agit de la Lettre Encyclique « Notre charge apostolique », dite aussi « lettre sur le Sillon », qui condamne sans appel les fondements philosophiques et la praxis du mouvement de Marc Sangnier (sur celui-ci, voir notamment ici et ).  

C’est un texte assez court, que nous ne pouvons que vous inciter à lire, tant il stimule les anticorps contre les hérésies modernes. En voici quelques extraits, pour aiguiser votre appétit (les numéros sont ceux des paragraphes de l’encyclique, le gras est de nous).

Description des symptômes

31. D'abord, son catholicisme  (celui du Sillon, NDPC) ne s'accommode que de la forme du gouvernement démocratique, qu'il estime être la plus favorable à l'Église, et se confondre pour ainsi dire avec elle ; il inféode donc sa religion à un parti politique. Nous n'avons pas à démontrer que l'avènement de la démocratie universelle n'importe pas à l'action de l'Église dans le monde ; Nous avons déjà rappelé que l'Église a toujours laissé aux nations le souci de se donner le gouvernement qu'elles estiment le plus avantageux pour leurs intérêts.

33. Il fut un temps où le Sillon, comme tel, était formellement catholique. En fait de force morale, il n'en connaissait qu'une, la force catholique, et il allait proclamant que la démocratie serait catholique ou qu'elle ne serait pas. Un moment vint où il se ravisa. Il laissa à chacun sa religion ou sa philosophie. II cessa lui-même de se qualifier de « catholique » et, à la formule « La démocratie sera catholique », il substitua cette autre « La démocratie ne sera pas anticatholique », pas plus d'ailleurs qu'antijuive ou antibouddhiste. Ce fut l'époque du plus grand Sillon.  (…)

36. Voici, fondée par des catholiques, une association interconfessionnelle, pour travailler à la réforme de la civilisation, œuvre religieuse au premier chef, car pas de vraie civilisation sans civilisation morale, et pas de vraie civilisation morale sans la vraie religion : c'est une vérité démontrée, c'est un fait d'histoire.  (…) les réalisations pratiques revêtent le caractère des convictions religieuses, comme les membres d'un corps jusqu'à leurs dernières extrémités reçoivent leur forme du principe vital qui l'anime. (…)

Que penser, enfin, d'un catholique qui, en entrant dans son cercle d'études, laisse son catholicisme à la porte, pour ne pas effrayer les camarades qui, « rêvant d'une action sociale désintéressée, répugnent de la faire servir au triomphe d'intérêts, de coteries ou même de convictions quelles qu'elles soient » ?

38. Mais, plus étranges encore, effrayantes et attristantes à la fois, sont l'audace et la légèreté d'esprit d'hommes qui se disent catholiques, qui rêvent de refondre la société dans de pareilles conditions et d'établir sur terre, par-dessus l'Église catholique « le règne de la justice et de l'amour », avec des ouvriers venus de toute part, de toutes religions ou sans religion, avec ou sans croyances, pourvu qu'ils oublient ce qui les divise : leurs convictions religieuses et philosophiques, et qu'ils mettent en commun ce qui les unit : un généreux idéalisme et des forces morales prises « où ils peuvent ».  (…) Qu'est-ce qui va sortir de cette collaboration ? Une construction purement verbale et chimérique, où l'on verra miroiter pêle-mêle et dans une confusion séduisante les mots de liberté, de justice, de fraternité et d'amour, d'égalité et d'exaltation humaine, le tout basé sur une dignité humaine mal comprise. Ce sera une agitation tumultueuse, stérile pour le but proposé et qui profitera aux remueurs de masses moins utopistes. Oui, vraiment, on peut dire que le Sillon convoie le socialisme, l'œil fixé sur une chimère.

Diagnostic

40. Hélas ! (le Sillon) ne forme plus dorénavant qu'un misérable affluent du grand mouvement d'apostasie organisé, dans tous les pays, pour l'établissement d'une Église universelle qui n'aura ni dogmes, ni hiérarchie, ni règle pour l'esprit, ni frein pour les passions et qui, sous prétexte de liberté et de dignité humaine, ramènerait dans le monde, si elle pouvait triompher, le règne légal de la ruse et de la force, et l'oppression des faibles, de ceux qui souffrent et qui travaillent.

Rappel des réalités d’En-haut

42  Puis, si Jésus a été bon pour les égarés et les pécheurs, il n'a pas respecté leurs convictions erronées, quelque sincères qu'elles parussent ; il les a tous aimés pour les instruire, les convertir et les sauver. S'il a appelé à lui, pour les soulager, ceux qui peinent et qui souffrent, ce n'a pas été pour leur prêcher la jalousie d'une égalité chimérique. S'il a relevé les humbles, ce n'a pas été pour leur inspirer le sentiment d'une dignité indépendante et rebelle à l'obéissance. Si son cœur débordait de mansuétude pour les âmes de bonne volonté, il a su également s'armer d'une sainte indignation contre les profanateurs de la maison de Dieu, contre les misérables qui scandalisent les petits, contre les autorités qui accablent le peuple sous le poids de lourds fardeaux sans y mettre le doigt pour les soulever. Il a été aussi fort que doux ; il a grondé, menacé, châtié, sachant et nous enseignant que souvent la crainte est le commencement de la sagesse et qu'il convient parfois de couper un membre pour sauver le corps. Enfin, il n'a pas annoncé pour la société future le règne d'une félicité idéale, d'où la souffrance serait bannie ; mais, par ses leçons et par ses exemples, il a tracé le chemin du bonheur possible sur terre et du bonheur parfait au ciel : la voie royale de la croix. Ce sont là des enseignements qu'on aurait tort d'appliquer seulement à la vie individuelle en vue du salut éternel ; ce sont des enseignements éminemment sociaux, et ils nous montrent en Notre-Seigneur Jésus-Christ autre chose qu'un humanitarisme sans consistance et sans autorité.

Remède

44. l'Église, qui n'a jamais trahi le bonheur du peuple par des alliances compromettantes, n'a pas à se dégager du passé et qu'il suffit de reprendre, avec le concours des vrais ouvriers de la restauration sociale, les organismes brisés par la Révolution et de les adapter, dans le même esprit chrétien qui les a inspirés, au nouveau milieu créé par l'évolution matérielle de la société contemporaine : car les vrais amis du peuple ne sont ni révolutionnaires ni novateurs, mais traditionalistes.

Posté le 31 décembre 2013 à 10h54 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (4)

28 décembre 2013

Le cardinal Burke limogé

La nouvelle est tombée il y a un peu plus d'une semaine, mais a été peu reprise dans les media. Pour notre part, nous l'avons apprise ici.

 

Posté le 28 décembre 2013 à 14h14 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

21 décembre 2013

Messes pour le Synode sur la famille

Dans la perspective du prochain Synode des évêques, qui sera consacré aux défis pastoraux de la famille face à l'évangélisation, plusieurs initiatives sont lancées.

Dimanche 22 décembre, le Président du Conseil pontifical pour la famille Mgr Vincenzo Paglia, présidera une messe en la Basilique de la Sagrada Familia de Barcelone.

Dimanche 29, fête de la Ste Famille, le Secrétaire général du synode Mgr Lorenzo Baldisseri célébrera une messe en la Basilique de l'Annonciation de Béthléem.

Au sanctuaire de Notre Dame Lorette, le Délégué pontifical Mgr Giovanni Tonucci fera de même, tandis qu'à l'angélus le Pape prononcera la prière qu'il a composé pour la famille.

Posté le 21 décembre 2013 à 22h40 par Michel Janva | Lien permanent

19 décembre 2013

Le pape et la curie

Quelques extraits de l'intervention de Christophe Dickès, hier, sur Le Forum catholique :

D"La curie est un problème au sein de la gouvernance de l'Eglise. Cela ne signifie pas qu'elle ne devrait être qu'accessoire ou faire office d'intendance. Pas du tout. La curie est nécessaire, mais elle a besoin d'être réformée. Benoît XVI a renoncé à cause de cela. Il n'aurait jamais renoncé si la curie n'avait pas été un problème, c'est à dire si la curie avait joué son rôle qui est d'être à la fois au service des Eglises particulières mais aussi au service du pape. Si le pape François est à Sainte-Marthe, c'est bien pour fuir cet entonnoir que constitue les appartements pontificaux, un entonnoir tranquillement contrôlé par la curie depuis plusieurs années... Quand j'écris que François gouverne dans la question précédente, c'est bien dans ce sens. Il ne s'en laisse pas compter et dirige d'une main ferme les choses.

Qu'ensuite le pape François tienne à appliquer le principe de subsidiarité (étudié par mon ami Philippe Maxence dans le Dico du Vatican), cela me semble une bonne chose. Et après? En cas de conflit, ceux qui se sentiront lésés en appelleront à Rome qui, depuis les origines, a ce rôle d’arbitre. Rome ne peut nier ni ses origines, ni sa fonction, ni sa nature. Et ce rôle est bien exprimé dans le pouvoir des clés...

Quant à la collégialité, j'attends de voir sans vouloir botter en touche... Néanmoins, l'exhortation apostolique Evangelii Gaudium exprime le souhait de donner aux conférences épiscopales des responsabilités, même doctrinales. François évoque même le modèle des anciens patriarcats... C'est à mon sens un risque objectif pour le pouvoir pontifical puisque le lendemain de la publication d'Evangelii Gaudium, Mgr Zolltisch, président de la conf épiscopale allemande, s'est engouffré dans la brèche sur la question des divorcés remariés, contredisant par là les déclaration de Mgr Muller de la Doctrine de la Foi... Bref, il y a des rapports de force en vue. Est-ce nouveau? Non. L'histoire de l'Eglise regorge de ce type de situation qui voit l'opposition des forces centrifuges et des forces centripètes. Un classique de la pensée politique je dirai même..."

"Nous sommes passé d'un pape professeur à un pape latino-américain, très bon communicant, qui ose dire beaucoup de choses, sans pour autant maîtriser totalement les conséquences de ses interventions. [...] Après, ce pape "déroutant" comme vous l'écrivez attire bien plus de monde aux audiences le mercredi que Benoît XVI, c'est un fait. Dans plusieurs pays, des prêtres vous diront aussi que de plus en plus de gens viennent se confesser. Sa radicalité religieuse (qui me rappelle les heures les plus sombres de mes retraites de saint Ignace ;o) ne souffre d'aucune contestation.

Quant à l'exercice pontifical, paradoxalement, j'estime que François gouverne l'Eglise au sens propre, alors que Benoît XVI a vécu les deux dernières années de son pontificat comme deux années extrêmement difficiles, pendant lesquelles l'exercice du pouvoir était fort difficile... d'où sa renonciation. François a le pouvoir et tient à l'exercer. Il existe chez lui une partie indomptable, ce qui fait sa force."

Posté le 19 décembre 2013 à 07h46 par Michel Janva | Lien permanent

18 décembre 2013

Christophe Dickès sur le Forum catholique pour parler du Vatican

VChristophe Dickès est invité sur Le Forum catholique à l'occasion de la parution chez Robert Laffont du Dictionnaire du Vatican et du Saint-Siège. Ce dictionnaire a été conçu, sous la direction de Christophe Dickès, par une équipe de 46 auteurs de 7 nationalités différentes, représentative d'une nouvelle génération d'historiens vaticanistes. Christophe Dickès est docteur en histoire contemporaine. Spécialiste d'histoire des relations internationales, il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la politique étrangère. Il a dirigé pour la collection « Bouquins » l'édition des uvres de Jacques Bainville, La Monarchie des lettres.

A suivre ici de 18h30 à 22h.

Posté le 18 décembre 2013 à 17h52 par Michel Janva | Lien permanent

09 décembre 2013

On peut être Français et Garde suisse

Certes, il faut aussi justifier de la nationalité suisse. C'est ce que l'on apprend en découvrant l'itinéraire d'un de nos compatriotes.

Posté le 9 décembre 2013 à 09h31 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

04 décembre 2013

Nouvelle session du conseil des cardinaux

Le Conseil des Cardinaux institué par le Pape François pour l'assister dans le gouvernement de l'Eglise et préparer un projet de réforme de la Curie Romaine a entrepris mardi matin sa seconde session qui se terminera le 5 (la première remonte au 3 - 5 octobre).

Depuis la première session, les Cardinaux ont poursuivi leur travail, séparément comme en contact, recevant suggestions et indications de toute origine sur la situation de l'Eglise.

Le Conseil a commencé ses travaux sur la Curie par l'examen de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, ce qui a constitué en quelque sorte une entrée en matière d'une action qui ne se limitera pas à des retouches ou de simples améliorations marginales. Comme cela a été dit, il s'agit plus de rédiger une nouvelle constitution apostolique sur la Curie que d'une révision de la Pastor Bonus.

Posté le 4 décembre 2013 à 08h37 par Michel Janva | Lien permanent

28 novembre 2013

Fermeture de l'ambassade des Etats-Unis près le Saint-Siège

L'administration Obama prévoit de fermer l’ambassade américaine au Vatican et de déplacer ses bureaux sur le terrain de l'ambassade américaine en Italie. Pour l'ancien ambassadeur américain James Nicholson :

"C'est un "affaiblissement massif des liens Etats-Unis/Vatican". « C'est faire de cette ambassade un parent pauvre de l'ambassade d'Italie. Le Saint-Siège est une plaque tournante pour les affaires internationales et un point d'écoute important pour les États-Unis, et ... [c'est] une insulte aux catholiques américains et au Vatican ".

Posté le 28 novembre 2013 à 14h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)

19 novembre 2013

La croissance du nombre de personnes âgées malades

Ce matin, Mgr Zygmunt Zimowski, Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, a présenté la XXVIII Conférence internationale du dicastère, consacrée à l'Eglise au service de la personne âgée malade (traitement des pathologies neuro-dégénératives) qui se déroulera du 21 au 23 novembre.

La conférence s'ouvrira le 21 par une messe en la Basilique vaticane et sera clôturée par l'audience du Pape du 23, à la veille de la clôture de l'Année de la foi. Elle accueillera 700 chercheurs, médecins, volontaires et ecclésiastiques au service du troisième âge, représentant 57 pays.

"L'Eglise est au service de la personne âgée malade, et en l'occurrence de qui est frappé par les maladies dégénératives. Ce thème a été choisi en fonction de son importance et de l'accroissement du phénomène. Comme l'a répété le Pape François, ce service pastoral aide à rendre la société plus solidaire et plus compacte, en faisant en sorte que ses éléments les plus faibles soient à plein titre insérés et respectés.

Les diverses formes de la démence sénile, la maladie d'Alzheimer dans plus de la moitié des cas, frappent 35 millions de personnes, avec un accroissement annuel de 7, 7 millions. On estime qu'en 2030 les patients dépasseront les 65 millions. Or l'impact de ces maladies dépasse celui vécu par les malades pour peser sur les famille et la société nationale toute entière".

Posté le 19 novembre 2013 à 21h16 par Michel Janva | Lien permanent

18 novembre 2013

Les souffrances des Chrétiens d'Orient au coeur du Vatican

Ne les oublions pas, nous non plus. Portons-les dans nos prières quotidiennes. Lu ici :

"Une dizaine de Patriarches et d’Archevêques Majeurs des Eglises catholiques orientales vont se retrouver à partir de mardi au Vatican. Temps fort de leur visite : la rencontre avec le pape François, jeudi matin. Ils pourront, à cette occasion, exposer la situation de leurs communautés. 

Une rencontre similaire s’était tenue en 2009 autour de Benoît XVI. Cette audience intervient à l’heure où la guerre en Syrie, l’instabilité en Irak, les derniers développements en Egypte et la montée de l’islamisme inquiètent profondément les minorités chrétiennes d’Orient. Selon le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, la présence des Patriarches sera l’occasion pour réfléchir aux possibilités de paix en Syrie, en Terre Sainte et au Moyen-Orient et d’élever une prière collégiale pour les chrétiens de ces pays

Jeudi matin, le cardinal Sandri présidera, dans la Basilique Saint-Pierre, une messe pour la paix et la réconciliation en Terre Sainte, Syrie, Irak, Egypte. La présence à Rome des Patriarches et Archevêques majeurs d’Orient se situe dans le cadre de l’assemblée plénière du Conseil pontifical pour les Eglises orientales (...)

Dimanche, les prélats orientaux concélèbreront aux côtés du Souverain Pontife la messe conclusive de l’Année de la Foi en signe de communion avec le Successeur de Pierre".

Posté le 18 novembre 2013 à 19h39 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

17 novembre 2013

Le cardinal Rylko nous encourage à résister à la loi Taubira

R« Le Mariage en questions » : c’est le thème du XXVIème Colloque National des Juristes Catholiques réuni en cette fin de semaine à Paris. Devant les participants, le cardinal Rylko, président du Conseil pontifical pour les laïcs, a implicitement encouragé les chrétiens français à poursuivre leur mouvement contre la dénaturation du mariage.

Il a ainsi affirmé qu’une présence visible et efficace des chrétiens était aujourd’hui nécessaire dans la vie publique. Le mariage et la famille, durement remises en question, sont des institutions fondamentales. Face aux situations nouvelles, les chrétiens ne peuvent pas rester indifférents ni se taire. Le cardinal Rylko a cité les « fruits tangibles » dans la société française des grandes manifestations en faveur du mariage qui ont vu une forte participation des catholiques.

Il a dénoncé sans détours la christianophobie et le fondamentalisme laïciste des démocraties occidentales, ainsi que l’expansion de la tolérance négative qui élimine tous les symboles religieux pour ne pas importuner les non-croyants ou les autres croyants. Les fidèles laïcs doivent avoir le courage de sortir des sacristies et d’aller à contre-courant. Mais pour accomplir cette mission, ils devront avoir un concept très clair de leur identité.

Posté le 17 novembre 2013 à 12h27 par Michel Janva | Lien permanent

12 novembre 2013

Le prix Nobel de médecine 2012 nommé à l'Académie pontificale des sciences

Le Pr Shinya Yamanaka a été récompensé du prix Nobel de médecine en 2012 pour avoir mis au point une méthode révolutionnaire de reprogrammation cellulaire, qui ouvre de très grandes perspectives à la recherche sans recourir à l'embryon. Contrairement aux scientifiques spécialisés dans la recherche embryonnaire, il a déjà obtenu des résultats probants. Le voilà donc nommé par le pape François à l'Académie pontificale des sciences, qui s'intéresse autant à la recherche fondamentale qu'à l'éthique de la communauté scientifique.

Posté le 12 novembre 2013 à 14h28 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (1)

11 novembre 2013

Le Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi recadre l'Archevêque de Fribourg

Mgr Müller lui demande de retirer le manuel de pastorale pour les divorcés remariés, car ce texte est "ambigu et ne correspondant pas à la doctrine de l'Eglise sur deux points" (via).

Posté le 11 novembre 2013 à 22h59 par Michel Janva | Lien permanent

10 novembre 2013

Bientôt des sites en .catholic

Lu sur Riposte Catholique :

"Le Saint-Siège vient de déposer un nom de domaine international .catholic destiné à une meilleure visibilité de l’Église sur la toile et à concéder comme un “sceau” de fiabilité à ceux qui le déclineront. [...] Très certainement, ne pourront disposer de ce nom de domaine que les institutions et communautés reconnues par le Saint-Siège : dicastères romains, diocèses, ordres religieux…"

Posté le 10 novembre 2013 à 15h19 par Michel Janva | Lien permanent

09 novembre 2013

Latinitas : le Vatican lance une revue latine

Le 10 novembre 2012, Benoît XVI, avait institué une nouvelle « Académie pontificale pour la promotion de la langue et de la culture latines », l’Academia Latinitatis.

"Aujourd’hui encore, la connaissance de la langue et de la culture latine apparaît plus que jamais nécessaire pour l’étude des sources où nous puisons, entre autres, les nombreuses disciplines ecclésiastiques telles que, par exemple la théologie, la liturgie, la patristique et le droit canonique, comme l’enseigne le Concile œcuménique Vatican II (cf. Décr. Optatam totius, 13)."

Le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la Culture, a présenté vendredi 8 novembre une revue semestrielle en latin, «Latinitas», pour maintenir la connaissance de ce qui est toujours la langue de l'Eglise.

Le premier numéro s'ouvre par un épigramme latin dédié au Pape François et par un article de M. Dionigi, également Recteur de l'Université de Bologne sur le pourquoi et le pour qui du latin aujourd'hui. La revue se divise en quatre sections: histoire et philosophie, littérature latine contemporaine, enseignement et culture classique, brèves de l'académie et index.

Latinitas publiera également des articles en langues modernes, notamment en italien et en français.

A noter que la version latine du compte twitter du pape compte tout de même plus 182 000 abonnés.

Posté le 9 novembre 2013 à 10h50 par Michel Janva | Lien permanent

08 novembre 2013

Veillée parisienne ce soir à 20 heures dans le Carroussel du Louvre

C'est officiel la 27ème Veillée parisienne se tiendra ce soir à 20 heures dans le Carroussel du Louvre.

Soyons nombreux dans ce beau lieu pour réfléchir sur le thème "Histoire et Mémoire".

Et bravo à notre lecteur qui a suggéré le Louvre en commentaires de notre article.

Posté le 8 novembre 2013 à 13h46 par Michel Janva | Lien permanent

07 novembre 2013

Rome ne fait pas de sondage

Nos journalistes à la petite semaine, qui ne connaissent visiblement rien au fonctionnement de l'Eglise, y compris certains journalistes d'une presse qui se dit ou se croit encore catholique, racontent encore n'importe quoi sur le prochain synode sur la famille. Ainsi, le questionnaire envoyé par Rome aux évêques sur les questions pastorales liées à la famille n'est pas un sondage. Avant chaque synode, il est courant que Rome envoie un questionnaire aux évêques.

Mgr Bruno Forte, secrétaire spécial de l'Assemblé du synode, explique :

« Il s’agit donc pas tant, au fond, de débattre de questions doctrinales, qui sont d’ailleurs explicitées par le Magistère le plus récent, mais plutôt de comprendre comment il faut annoncer de manière efficace l’Evangile de la famille à une époque comme la nôtre, marquée par une évidente crise sociale et spirituelle ».

Posté le 7 novembre 2013 à 16h08 par Michel Janva | Lien permanent

05 novembre 2013

Préparation du synode sur la famille

Ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège, le Cardinal Péter Erdö, Rapporteur Général de la III Assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques, assisté de Mgr. Lorenzo Baldisseri, le nouveau Secrétaire Général du Synode, et de Mgr. Bruno Forte, Secrétaire Spécial, a présenté le document préparatoire de ces assises consacrées aux défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'évangélisation (5 - 19 octobre 2014).

Mgr. Baldisseri a dit que le thème choisi sera en fait traité en deux temps: d'abord par l'assemblée extraordinaire en 2014, qui fera le point grâce aux opinions exprimées par l'épiscopat, et ensuite par une assemblée synodale ordinaire qui, en 2015, élaborera des lignes pastorales spécifiques.

La méthode préparatoire s'ouvre par une consultation de tous les organismes compétents en matière de famille.

Le Cardinal Erdö a abordé le volet canonique et pastoral du document préparatoire, rappelant que

"la famille est une réalité sociale découlant de la volonté du Créateur, et non pas une simple invention de la société ou de quelque pouvoir humain. Elle est au contraire une réalité naturelle élevée par le Christ dans le cadre de la grâce divine. Selon ce que croit l'Eglise, ce document lie étroitement famille et mariage".

Après quoi il a passé en revue toutes les questions, de la préparation au mariage à l'évangélisation des époux et de leurs familles, des unions de fait sans valeur religieuse ni civile, de la situation des divorcés catholiques remariés, des unions homosexuelles aux nullités matrimoniales. 

Le Vatican a publié le Document préparatoire de la III Assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques. Extrait :

"Aujourd’hui se présentent des situations inédites jusqu’à ces dernières années, depuis la diffusion des couples en union libre, qui ne se marient pas et parfois en excluent même l’idée, jusqu’aux unions entre des personnes du même sexe, auxquelles il est souvent consenti d’adopter des enfants. Parmi les nombreuses situations nouvelles qui réclament l’attention et l’engagement pastoral de l’Église, il suffira de rappeler: les mariages mixtes ou interreligieux; familles monoparentales; la polygamie; les mariages arrangés avec le problème de la dot qui en découle, parfois assimilée à un montant d’acquisition de la femme; le système des castes; la culture du non-engagement et de la présupposée instabilité du lien; les formes de féminisme hostiles à l’Église; les phénomènes migratoires et la reformulation de l’idée même de famille; le pluralisme relativiste dans la conception du mariage; l’influence des media sur la culture populaire pour la conception des noces et de la vie familiale; les courants de pensée qui inspirent les propositions législatives qui dévaluent la permanence et la fidélité du pacte matrimonial; l’expansion du phénomène des mères porteuses (location d’utérus); les nouvelles interprétations des droits humains. Mais surtout dans le milieu plus strictement ecclésial, l’affaiblissement ou l’abandon de la foi en la sacramentalité du mariage et en la puissance thérapeutique de la pénitence sacramentelle."

Un questionnaire a été diffusé aux Églises particulières afin qu'elles participent activement à la préparation de ce synode. Extraits :

  • Là où l’enseignement de l’Église est connu, est-il intégralement accepté ? Est-ce que des difficultés se vérifient dans sa mise en pratique? Lesquelles?
  • Quelle place occupe la notion de loi naturelle dans la culture civile, tant au niveau institutionnel, éducatif et académique, qu’au niveau populaire? Quelles conceptions de l’anthropologie sont à la base de ce débat sur le fondement naturel de la famille?
  • La notion de loi naturelle à propos de l’union entre un homme et une femme est-elle couramment acceptée en tant que telle par les baptisés en général?
  • Comment, en pratique et en théorie, la loi naturelle sur l’union entre un homme et une femme en vue de la formation d’une famille est-elle contestée? Comment est-elle proposée et approfondie dans les organismes civils et ecclésiaux?
  • Le concubinage ad experimentum est-il une réalité pastorale importante dans votre Église particulière? À quel pourcentage pourrait-on l’estimer numériquement? 
  • Les séparés et les divorcés remariés sont-ils une réalité pastorale importante dans votre Église particulière?
  • Dans tous ces cas, comment les baptisés vivent-ils leur situation irrégulière? Ils en sont conscients? Manifestent-ils simplement de l’indifférence? Se sentent-ils écartés et vivent-ils avec souffrance l’impossibilité de recevoir les sacrements?
  • Existe-t-il dans votre pays une loi civile qui reconnaisse aux unions de personnes du même sexe une quelconque équivalence au mariage?
  • Quel est le comportement des Églises particulières et locales tant envers l’État promoteur d’unions civiles entre personnes du même sexe, qu’envers les personnes impliquées dans ce type d’union?
  • Quelle connaissance concrète les chrétiens ont-ils de la doctrine d’Humanae vitae sur la paternité responsable? Quelle conscience a-t-on de l’évaluation morale des différentes méthodes de régulation des naissances? Du point de vue pastoral quels approfondissements pourraient être suggérés à ce propos?
  • Quelles méthodes naturelles sont promues par les Églises particulières pour aider les conjoints à mettre en pratique la doctrine d’Humanae vitae?
  • ...

Posté le 5 novembre 2013 à 15h20 par Michel Janva | Lien permanent

04 novembre 2013

Dan Brown a menti : découvrez la réalité du Vatican

JDimanche matin sur Radio Courtoisie, le Libre journal de la promesse présenté par Marie-Amélie De Jaeghere était consaxré aux secrets du Vatican, avec Christophe Dickès, historien, journaliste, l'abbé Guillaume de Tanoüarn, directeur du centre culturel Saint-Paul, essayiste, à propos de l'ouvrage  "Dictionnaire du Vatican et du Saint-Siège", collectif sous la direction de Christophe Dickès.

Durée : 1h30.

Libre Journal de la Promesse


Posté le 4 novembre 2013 à 07h32 par Michel Janva | Lien permanent

31 octobre 2013

De nouveaux cardinaux en février 2014

Le Pape a fait part de son intention de convoquer un consistoire pour la création de cardinaux en la fête de la Chaire de St.Pierre (22 février 2014).

Le P.Lombardi estime probable que, à l'instar de ses prédécesseurs, le Saint-Père profitera de ce consistoire pour présider une réunion du Sacré Collège.

Les 17 et 18 février prochains se déroulera aussi la troisième réunion du Conseil des Cardinaux, et les 24 et 25 celle du Conseil du Synode des évêques.

Par ailleurs la prochaine réunion du Conseil cardinalice pour les questions économiques et administratives pourrait avoir lieu durant la première semaine de février.

Posté le 31 octobre 2013 à 17h16 par Michel Janva | Lien permanent

23 octobre 2013

Un évêque suspendu en Allemagne

La Salle de Presse a diffusé ce communiqué :

"Le Saint-Père a été continuellement et complètement informé de la situation du diocèse de Limburg (Allemagne), qui fait que son évêque Mgr.Franz-Peter Tebartz-van Elst n'est plus en mesure d'exercer son ministère. Après la visite accomplie le mois dernier par le Cardinal Giovanni Lajolo et en vertu de l'accord conclu entre l'Evêque et le Chapitre cathédral, la Conférence épiscopale allemande a constitué une commission enquête chargée d'examiner la question posée par la construction de l'évêché. Dans l'attente des résultats et notamment de l'établissement des responsabilités, le Saint-Siège a retenu opportun que l'évêque s'éloigne temporairement du diocèse. Sur décision du siège apostolique et à compter de ce jour, le diocèse sera administré en l'absence de son évêque par l'Abbé Wolfgang Rösch, que Mgr.Terbartz-van Elst avait nommé comme Vicaire Général à compter du 1 janvier prochain"

Posté le 23 octobre 2013 à 16h56 par Michel Janva | Lien permanent

22 octobre 2013

On doit accorder à chaque enfant en premier lieu le droit de naître

CMgr Francis A. Chullikatt, observateur permanent du Saint-Siège à l'ONU à New York, a pris la parole lors de la troisième commission de la 68e Assemblée générale sur le thème « Promotion et protection des droits des enfants ». L'archevêque a commenté le rapport du Secrétaire général sur le statut de la Convention relative aux droits de l'enfant, rappelant que la Convention consacre le « droit à la vie, à la survie et au développement » de l'enfant :

« En effet, sans vie, tous les autres droits n'ont aucun sens ».

« il s'ensuit que l’on doit accorder à chaque enfant en premier lieu le droit de naître ». « il s'agit d'un droit qui doit être protégé de la même manière pour tous - sans discrimination d'aucune sorte, y compris en raison du sexe, d'un handicap ou de politiques dictées par l'eugénisme ».

C'est pourquoi Mgr Chullikatt condamne « le diagnostic pré-natal entrepris dans le but de décider si le bébé sera ou non autorisé à naître » : « l’enfant à naître est un membre de la famille humaine et n'appartient pas à une "sous-catégorie d'êtres humains" ».

L'archevêque dénonce « un tort envers les intérêts de l'enfant » dans le rapport, où

« des expressions telles que "orientation sexuelle" ou "identité de genre", pour lesquelles aucun consensus juridique international n'existe, sont utilisés faussement dans ces commentaires ».

Le Saint-Siège déplore les recommandations de

« soumettre les enfants à une éducation – par l'Etat – sur la santé sexuelle, la contraception et l'"avortement sans risque", sans le consentement de leurs parents, leurs tuteurs ou gardiens ».

« aucun avortement n'est "sans risque" car il supprime la vie de l'enfant et nuit à la mère » et il « ne devrait jamais être promu comme une méthode de planification familiale ».

Il s'agit donc de se conformer aux instruments internationaux de gouvernance qui affirment « le droit de l'enfant à la vie, avant aussi bien qu'après la naissance », le « droit à l'objection de conscience », et « un respect total des droits, des responsabilités et des devoirs des parents envers leurs enfants ».

La défense des droits de l'enfant exige aussi

« la protection de la famille, dont les avantages pour la société sont évidents : c'est la famille, et non l'État, qui abrite les enfants, les nourrit, les instruit, et élève la prochaine génération de la société ».

« Les États ont le devoir de défendre et de soutenir la famille dans l'intérêt supérieur de l'enfant. Cela comprend le devoir de prendre des mesures concrètes pour soutenir les parents dans le rôle qui leur est propre d'élever leurs enfants ».

Posté le 22 octobre 2013 à 08h26 par Michel Janva | Lien permanent

10 octobre 2013

La famille doit revenir au coeur de la société

Ce matin, le Président du Conseil pour la famille, a présenté les dernières initiatives du dicastère: la XIIe assemblée plénière (23 - 25 octobre) et le Pèlerinage des familles dans le cadre de l'Année de la foi (26 - 27 octobre), ainsi que le volume (en espagnol et italien) regroupant 35 textes de Jorge Mario Bergoglio sur la famille et la vie (1999 - 2013).

Mgr Vincenzo Paglia est revenu sur la récente convocation d'une Assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques consacré à la famille (octobre 2014).

"Pas plus qu'il n'est pas bon que l'homme soit seul, il n'est bon que la famille soit isolée. La famille doit revenir au coeur de la culture, de la politique, de l'économie et de la société. Elle doit de plus en plus être au centre de l'attention et des préoccupations de l'Eglise... Avec le prochain Synode, le Saint-Père entend rappeler ces priorités avant qu'il ne soit trop tard. Tous les diocèses sont invités à réfléchir dans ce sens et à relancer la pastorale familiale".

Un congrès ouvert au public se penchera sur ces droits, leurs fondements théologiques, la notion de mariage naturel, le rôle de l'Etat face à l'institution matrimoniale, les liens de la question familiale avec la société et la culture contemporaine.

Posté le 10 octobre 2013 à 17h03 par Michel Janva | Lien permanent

09 octobre 2013

Eglise : contre la guerre interne, la prière

Dans Famille chrétienne, Aymeric Pourbaix fait un parallèle entre le "Concile des journalistes", expression de Benoît XVI pour dénoncer une interprétaion en rupture du Magistère, avec le nouveau pontificat, que les journalistes se plaisent à mettre en opposition avec le pape précédent :

"En ce début de pontificat, il convient dès lors d’être extrêmement prudent dans les commentaires de ce type de propos. En particulier pour ne pas alimenter les querelles intestines à l’Église qui ne demandent qu’à ressurgir, notamment en France. Au sein même du Vatican, le pape a reconnu fin septembre que « le diable [essayait] de créer une guerre interne, une sorte de guerre civile et spirituelle ».

Pour se prémunir de ces nouvelles « fumées de Satan » dans l’Église (dont parlait déjà Paul VI) et garantir l’unité, l’actuel Souverain Pontife a pris des moyens spirituels. Lesquels forment un enseignement bien plus sûr, celui de la prière : en mai, consécration de son ­pontificat à Notre-Dame de Fatima, puis en juillet à la Vierge d’Aparecida au ­Brésil ; consécration du Vatican, toujours en ­juillet, à saint Joseph et saint Michel, l’archange vainqueur du démon. [...]

Puissance de la prière, qui a déjà montré son efficacité temporelle, quand la veillée de prière du 7 septembre pour la Syrie a mystérieusement fait basculer le monde d’une veille de guerre à la recherche du compromis et de la paix. Chez le pape François, il y a ce sens du surnaturel et de la grâce qui va à l’encontre du rationalisme et de l’humanisme sans Dieu, bien trop présents en Europe. À l’attention de nos esprits trop cartésiens, il rappelle ainsi l’efficacité souterraine et invisible de la prière. Et en particulier de celle du rosaire, ce « fouet du démon » recommandé par les papes. Le 13 octobre, date anniversaire des apparitions de Fatima (1917), le Saint-Père consacrera le monde au Cœur immaculé de Marie. Au même moment, tous les sanctuaires mariaux et de nombreux diocèses s’associeront au rosaire qui sera récité ce jour-là. Il serait bien imprudent de ne pas prendre cette demande au sérieux, quand la dernière phrase de la Vierge à Fatima annonce qu’« à la fin, [son] Cœur immaculé triomphera ».

Posté le 9 octobre 2013 à 11h34 par Michel Janva | Lien permanent

08 octobre 2013

Octobre 2014 : synode extraordinaire sur la famille

La famille est l'un des principes non négociables, car, cellule de base de la société, elle en constitue l'un des piliers sans lequel l'édifice social ne peut que se dissoudre. C'est pourquoi le Pape a convoqué du 5 au 19 octobre 2014 la troisième assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques, dont il a choisi le thème: "Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'évangélisation".

Selon le code de droit canonique, le synode des évêques réuni en assemblée générale extraordinaire permet de traiter d'affaires qui demandent une décision rapide. Il se compose de membres dont la plupart, évêques, sont désignés par le droit particulier du synode en raison de l'office qu'ils remplissent; d'autres sont nommés directement par le Pontife Romain; y viennent aussi quelques membres d'instituts religieux cléricaux élus selon ce même droit. 

Posté le 8 octobre 2013 à 16h28 par Michel Janva | Lien permanent

01 octobre 2013

Loin d'être des poids pour la société, les personnes âgées apportent expérience et sagesse

En la Journée mondiale du troisième âge, le Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé Mgr.Zygmunt Zimowski diffuse un message sur la valeur de la vie des personnes âgées:

""Les chrétiens et toutes les personnes de bonne volonté sont appelée à agir pour une société plus juste, qui prenne notamment en compte l'apport actif des personnes susceptibles d'être considérées comme inutiles. Loin d'être des poids pour la société, les personnes âgées doivent lui apporter expérience et sagesse... Dans nombre de pays développés, la personne âgée demeure acteur de la vie sociale, alors même qu'on s'adapte au prolongement de la vie, résultant de multiples facteurs notamment les progrès de la médecine. Mais prolongement ne doit pas devenir survivance. Il faut donc valoriser la vieillesse à partir de ses caractéristiques et des spécificités des personnes âgées". 

"Lorsque la vie devient fragile avec l'âge elle ne perd ni sa valeur ni sa dignité. Chacun est voulu et aimé de Dieu, chacun est important et nécessaire. C'est pourquoi une pastorale spécifique est utile, plus des anciens que pour les anciens, qui soit un élément fondamental de la communion entre les générations... Il faut donc favoriser la culture de l'unité, de l'unité inter-générationnelle... La personne âgée doit avant tout être objet d'attention caritative mais lui même également agent de cette pastorale". 

Posté le 1 octobre 2013 à 15h00 par Michel Janva | Lien permanent

30 septembre 2013

Le Pape crée un conseil de cardinaux

Voici le chirographe (en date du 28 septembre) par lequel le Saint-Père institue un Conseil de Cardinaux :

"Parmi les suggestions émises au cours des Congrégations Générales cardinalices ayant précédé le Conclave, figurait l'intérêt de constituer un groupe restreint de membres de l’épiscopat, provenant des différentes parties du monde, que le Saint-Père puisse consulter, individuellement ou collectivement, sur des questions particulières. Une fois élu au siège romain, j'ai eu l'occasion de réfléchir plusieurs fois à ce sujet, retenant qu'une telle initiative serait d'une aide considérable pour exercer le ministère pastoral de Successeur de Pierre que les frères Cardinaux ont voulu me confier. Pour cette raison, le 13 avril dernier, j'ai annoncé la constitution d'un tel groupe, en indiquant les noms de ceux qui étaient appelés à en faire partie. Après une mure réflexion, je considère opportun qu'un tel groupe soit institué par le présent Chirographe en Conseil de Cardinaux, ayant pour devoir de m'aider dans le gouvernement de l’Eglise universelle et d'étudier un projet de révision de la Constitution apostolique Pastor Bonus sur la Curie Romaine. Celui-ci sera composé des personnes précédemment indiquées, lesquelles pourront être sollicitées, soit en Conseil, soit individuellement, sur les questions que je retiendrai dignes d'attention. Le dit Conseil, dont je me réserve le droit de modifier le nombre des composants de la façon qui me semblera la plus adéquate, sera une expression supplémentaire de la communion épiscopale et de l'aide au munus petrinum que l'épiscopat dispersé de par le monde peut offrir".

Posté le 30 septembre 2013 à 15h52 par Michel Janva | Lien permanent


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