22 mai 2015

Retour sur la manipulation du synode

Jeanne Smits résume l'intervention de Matthew McCusker, membre de “Voice of the Family”, lors du Forum sur la vie, qui s'est tenu à Rome début mai. Extrait :

"[...] La première session du Synode se tint le lundi 6 octobre et très rapidement il devint évident que les événements se déroulaient conformément à un ordre du jour préétabli.

De fait, nous avions été mis en garde à ce propos. Le 20 septembre le journaliste Marco Tossati écrivait dans La Stampa qu’un cardinal resté anonyme avait expliqué de quelle manière le synode allait être manipulé en vue d'obtenir le changement de l'enseignement de l'Eglise sur la question de la communion pour les divorcés remariés.

Tosatti donnait les trois éléments de ce plan.

Premièrement : s’assurer que toutes les interventions écrites soient soumises bien à l'avance. C’était déjà fait au moment où l'article de Tosatti a été publié.

Deuxièmement : lire tous les présentations avec attention pour pouvoir s’assurer qu’avant une intervention jugée « problématique » il y eût toujours un autre père synodal pour parler au préalable et répondre aux points qui allaient être soulevés.

Troisièmement, empêcher certains pères synodaux de parler au motif qu’ils avaient dépassé leur temps de parole.

Nous ne savons pas exactement ce qui a été dit dans la salle du synode, car pour la première fois dans l'histoire récente des synodes, les interventions des Pères synodaux restèrent secrètes. Toute communication entre les Pères synodaux et le public se faisait par le truchement de conférences de presse quotidiennes et par des points presse organisés par la salle de presse du Saint-Siège. Des membres de l'équipe Voice of the Family  ont assisté à chacun de ces rendez-vous. Nous sommes tous pleinement d'accord avec l'affirmation du cardinal Burke selon laquelle l'information été manipulée de manière à mettre l'accent sur une seule position, au lieu de rapporter fidèlement les diverses positions qui avaient été exprimées.

Cette manipulation s’est le plus évidemment manifestée dans la relatio post disceptationem publiée à mi-parcours du Synode. Ce document d'étape, supposément basé que les interventions des Pères synodaux, était, pour reprendre les mots du cardinal George Pell, « tendancieux et faussé », et pour reprendre ceux du cardinal Wilfrid Napier, archevêque de Durban, le document était « pour ainsi dire irrattrapable », il « ne correspond en rien à ce que nous disons ».

Ce rapport d'étape à clairement montré que le but des radicaux n'était pas simplement de faire accéder un certain groupe à la communion, mais plutôt de lancer une attaque portant sur l'ensemble de l'édifice de l'Eglise sur les questions de la vie du mariage et de la famille. [...]

Le cardinal George Pell exprimait un point de vue semblable lorsqu’il a expliqué qu'il y avait des éléments radicaux au sein de la hiérarchie qui utilisaient la question de la communion pour les divorcés remariés comme un « cheval de Troie ». Ce qu'ils recherchaient vraiment, dit le cardinal Pell, c'est l'acceptation de la cohabitation et de l’union de couples de même sexe. [...]"

Posté le 22 mai 2015 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent

Le Vatican souhaite ajouter la défense de la vie, du mariage et la lutte contre la GPA aux objectifs de développement durable de l'ONU

Lu sur I.Media :

"Inscrire la défense de la vie de “sa conception à la mort naturelle“, la défense du “mariage entre un homme et une femme“ ou encore la lutte contre la gestation pour autrui (GPA) dans les objectifs de développement durable post-2015 des Nations unies. Telle est l’ambition de la conférence internationale sur les femmes et le développement durable organisée par le Conseil pontifical Justice et Paix à Rome, du 22 au 24 mai 2015."

Posté le 22 mai 2015 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent

15 mai 2015

Jeanne Emilie de Villeneuve sera canonisée dimanche

La française Jeanne Emilie de Villeneuve (1811-1854), fondatrice de la congrégation de Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Castres, qui compte actuellement quelque 700 religieuses dans 16 pays, sera canonisée dimanche par le pape.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve sera présent à Rome.

Posté le 15 mai 2015 à 14h05 par Michel Janva | Lien permanent

12 mai 2015

Rapprochement Chine-Vatican : "il n’y a aucune raison pour être optimiste"

L'Homme Nouveau a interrogé le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong. Extraits :

On entend dire que les relations entre la Chine et le Saint-Siège se réchauffent. Le Secrétaire d’État, le cardinal Parolin, estime que les relations avec la Chine prennent un tour prometteur. Qu’en pensez-vous ?

Cardinal_zenC’était une vraie surprise pour nous d’apprendre que Pékin veut renouer avec Rome. Même étonnement d’apprendre que les perspectives soient considérées comme très prometteuses du côté du Vatican. Peut-être y a-t-il quelque secret que nous ne connaissons pas. À regarder les choses de plus près, il n’y a aucune raison pour être optimiste. Le gouvernement chinois reste totalitaire et la liberté religieuse n’existe pas. Récemment ils ont retiré la croix de nombreuses églises et ils en ont démoli d’autres. Deux évêques sont encore en prison. On dit que l’un d’entre eux est mort mais les nouvelles sont tellement contradictoires qu’on ne sait plus rien. Un jour il a été annoncé aux parents qu’il était mort. Puis comme la famille s’inquiétait de récupérer son corps, on lui a dit que celui qui avait lancé la nouvelle était ivre. Ensuite il y eut des rumeurs que le gouvernement avait donné de l’argent à la famille pour qu’elle reste calme mais la rumeur a ensuite été réfutée. Les choses sont loin d’être idylliques comme vous le voyez.

Qui donc a enclenché cette ivresse d’optimisme ? Ce sont les journaux communistes de Hong Kong qui ont lancé l’affaire. En Chine tout est politique. Et politique rime avec lutte de pouvoir. Tout le monde sait qu’aujourd’hui il y a une lutte au sommet entre Xi Jinping et Jiang Zemin [Xi Jinping est le chef du parti communiste et Président de la République populaire de Chine ; Jiang Zemin, un de ses prédécesseurs, dispose d’une énorme influence au travers d’un réseau d’alliés dans le parti, l’armée et l’économie]. [...] Je suis très inquiet. Beaucoup de gens ne peuvent rien dire. Moi je suis cardinal et ma voix porte. Alors je n’ai pas peur. Peut-être est-ce la voix qui crie dans le désert mais je dois dire ce que j’ai à dire.

Je ne dis pas qu’il faut refuser le dialogue : le dialogue est nécessaire. Mais on peut s’interroger sur la bonne volonté du gouvernement chinois. C’est en commençant à dialoguer, qu’on verra s’ils sont de bonne volonté. Mais en attendant il faut rester ferme. Ce n’est pas à nous de changer, c’est à eux. Ces dernières années, l’Église a suivi une stratégie beaucoup trop timide faite de peur et de volonté de composer. Le gouvernement en profite. Les choses se sont dégradées dans les années 2000. Jusqu’en 2001, la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples est présidée par le cardinal Tomko. Il venait de Tchécoslovaquie et connaissait très bien le communisme. Quand il prit sa retraite en 2001, arriva le cardinal Sepe. Sepe n’avait aucune connaissance ni de la Chine ni du communisme. Rien ne s’est passé pendant cette période. Puis vint le pape Benoît XVI. Benoît XVI est un pape merveilleux mais le personnel qu’il a choisi ne lui fut d’aucune aide. Beaucoup de bonnes choses qu’il a encouragées ont été gâchées car on ne le suivait pas. À la fin de son pontificat, il changea finalement son personnel. C’est à cette époque qu’est apparu ce projet d’accord avec le gouvernement chinois. Aujourd’hui le gouvernement pousse à ce qu’il soit signé. Il faut donc que le Vatican continue de refuser car un tel accord n’est pas acceptable si je me fie aux informations que j’ai pu avoir. Malheureusement, le nouveau secrétaire d’État est plein d’espoir : pourquoi le cardinal Parolin s’est-il cru obligé de louer le cardinal Casaroli ? Et pourquoi croit-il encore aux miracles de l’Ostpolitik alors que cela a été un échec, un grand échec ? Je ne comprends pas pourquoi ils ne prennent pas les leçons de l’Histoire. En Hongrie, cela a été un échec complet.

[...] Le discours officiel du gouvernement autour des ordinations d’évêques est toujours le même. Selon eux, tout se passe de la manière la plus transparente possible : il y a des élections puis les élections sont approuvées ; et enfin le gouvernement demande au Vatican d’accepter. Concrètement, le Vatican fait quelques recherches puis approuve. Savez-vous ce qu’est une élection en Chine ? Il n’y a pas de vraie élection en Chine. Vous connaissez la blague. Le citoyen du pays X dit : « Notre gouvernement est très efficace car nous connaissons le résultat des élections le lendemain du vote ». Le citoyen du pays Y réagit et dit : « C’est mieux chez nous car nous connaissons le résultat le jour même avant minuit ». C’est alors que le citoyen chinois intervient et conclut la dispute en disant : « Nous nous faisons encore mieux car nous connaissons les résultats avant même que le vote n’ait eu lieu ».

C’est comme cela que cela marche également pour l’Église car l’Église officielle est complètement dans les mains du gouvernement. Les élections en vue de la nomination d’un évêque sont toutes manipulées : il n’y a pas de règle. Puis la nomination est approuvée par la Conférence épiscopale. Mais il n’y a pas de Conférence épiscopale : ce ne sont que des noms. Le président de la Conférence épiscopale est un évêque illégitime. Certes ce n’est pas un mauvais homme mais il a peur et est subjugué par le gouvernement.

Vous vous rappelez il y a deux ans, le tout nouvel évêque de Shangaï, Mgr Ma Daqin. Lors de son sacre, il refusa l’allégeance à l’Église patriotique. Ils pensaient qu’ils lui avaient lavé le cerveau mais ce n’était pas le cas. C’est un homme très intelligent. Peut-être aurait-il dû attendre quelque temps avant de s’annoncer. Aujourd’hui, il est en résidence surveillée. Le lendemain de son ordination, il a été révoqué. Qu’ont-ils dit ? Nous avons réuni la Conférence épiscopale et nous l’avons révoqué. Et ils montrèrent une photo de la Conférence épiscopale. Le chef des Affaires cultuelles présidait cette réunion. C’est lui le patron de la Conférence épiscopale. On le voyait sourire pendant que les deux évêques qui sont à la tête de la Conférence apparaissaient tout piteux. Tout est faux en Chine. En 2010 il y a eu neuf ordinations épiscopales. Tout le monde a salué cette nouvelle : voilà que la Chine accepte les évêques proposés par le Vatican. Mais c’était le contraire qui se produisait. C’est le Vatican qui acceptait les évêques nommés par le gouvernement. Le Saint-Siège fait trop de concessions et il approuve parfois des candidats qui ne sont pas bons.

[...] L’Église clandestine est encore très forte. Il est difficile d’avoir des chiffres mais on peut estimer que l’Église se partage pour moitié entre l’Église officielle et l’Église clandestine. Quand on dit clandestine, les situations sont très contrastées selon les endroits. Shangaï par exemple est une ville ouverte. L’Église clandestine est vraiment clandestine. La messe est dite dans des bâtiments privés. Vous ne pouvez pas avoir d’église. Mais dans le nord du pays, l’Église clandestine est très puissante. Elle possède des églises et même de grandes églises. Le gouvernement laisse faire. L’Église est clandestine non pas parce qu’elle n’a pas pignon sur rue mais parce qu’elle est hors la loi. L’Église clandestine a été affaiblie par le Vatican. En favorisant l’Église officielle, le Vatican affaiblit l’Église clandestine : le Vatican donne de nombreux évêques à l’Église officielle mais très peu pour l’Église clandestine. Le Saint-Siège demande aux catholiques de se rapprocher de l’Église officielle mais comment pouvez-vous demander à l’Église clandestine d’obéir à un évêque officiel ? Nous crions notre révolte mais ils ne comprennent pas. Il y a des séminaires clandestins mais ils ont beaucoup de difficultés. Dans certains diocèses, les évêques officiels n’obéissent pas au gouvernement comme à Shangaï. Ce sont de bons évêques : ils combattent le gouvernement. [...]"

Posté le 12 mai 2015 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent

05 mai 2015

Présentation du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde

Ce matin, le Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, accompagné du Secrétaire du dicastère Mgr Graham Bell, a présenté le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde (8 décembre 2015 - 20 novembre 2016).

Dans l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium, a expliqué Mgr Salvatore Fisichella, le Pape François fournit une expression qui permet de saisir le sens du jubilé :

"L'Eglise a un grand désir d’offrir la miséricorde, fruit de l’expérimentation de l’infinie miséricorde du Père et de sa force de diffusion. Et c’est à partir de ce souhait qu’il faut relire la bulle d’indiction Misericordiae Vultus dans laquelle le Pape trace les finalités de l’Année Sainte. La solennité de l’Immaculée Conception marquera l’ouverture de la Porte Sainte de la Basilique vaticane, et celle du Christ-Roi sa clôture. Le Jubilé de la Miséricorde n’est pas et ne veut pas être le Grand Jubilé de l’An 2000... Chaque Année Sainte a ses spécificités. Le Pape souhaite que ce jubilé se déroule à Rome comme dans les Eglises locales, ce qui demande de porter attention à la vie de toute Eglise, ainsi qu’aux exigences locales, afin que les initiatives ne se superposent mais soient complémentaires. Pour la première de l’histoire des jubilés, il y aura la possibilité d’ouvrir une Porte de la Miséricorde dans chaque diocèse, dans la cathédrale, dans une autre église importante ou dans un sanctuaire fréquenté par les pèlerins".

"La bulle d’indiction caractérise le jubilé par l’appel à la miséricorde, ce qui brise les schémas traditionnels: L’histoire des jubilés est caractérisée par l’échéance de 50 ans et de 25 ans. Si les deux jubilés extraordinaires précédents ont respecté cette échéance, celui de 2015-2016 sera thématique, insistant sur le contenu central de la foi. Il se propose de ramener l’Eglise à sa mission prioritaire, celle d’être le signe et le témoignage de la miséricorde en tous les aspects de sa vie pastorale. Je pense, aussi, à l’appel que le Pape a lancé au judaïsme et à l’islam dans le but de retrouver, sur le thème de la miséricorde, la voie du dialogue et du dépassement de nos divergences... Le Mercredi des Cendres le Pape a donné mandat aux Missionnaires de la Miséricorde d'être des prêtres patients, aptes à comprendre les limites des hommes, mais prêts à exprimer le souffle du Bon Pasteur, aussi bien dans leur prédication que dans la confession"...

JLe logo et la devise de l'Année Sainte représentent une somme théologique de la miséricorde. Tirée de Luc, cette devise propose de vivre la miséricorde à l’exemple du Père, qui demande de ne juger ni condamner, mais de pardonner, d'offrir amour et pardon sans mesure. Le logo, œuvre du P. Rupnick, exprime l’amour du Christ qui chargé sur ses épaules l’homme égaré. Le dessin tend à faire comprendre que le Bon Pasteur touche en profondeur la chair de l’homme et qu’il le fait avec un tel amour qu’il lui change la vie.

Il y a également un détail qui ne peut pas échapper à l’attention: Avec une miséricorde infinie, le Bon Pasteur charge sur lui l’humanité... Le Christ voit par les yeux d’Adam et celui-ci par les yeux du Christ. Chaque homme découvre ainsi dans le Christ, nouvel Adam, son humanité et le futur qui l’attend. Cette scène se situe à l’intérieur d'une mandorle, elle aussi un symbole cher à l’iconographie ancienne appelant la présence de deux natures, la divine et l’humaine, dans le Christ... Ce logo est protégé légalement pour éviter tout emploi incorrect et pour en sauvegarder la propriété. Tout utilisation devra être approuvée par ce Conseil pontifical, et tout abus forcément poursuivi.

Le calendrier des célébrations a une triple perspective. Pour ce qui est des événements de grande affluence, nous destinerons le premier à tous ceux qui travaillent dans le pèlerinage (du 19 au 21 janvier 2016). Il s’agira de souligner que l’Année Sainte est un pèlerinage, qui doit être vécu comme tel. Nous demanderons aux pèlerins de marcher afin de se préparer à franchir la Porte Sainte, dans un esprit de foi et de dévotion. Il est capital de préparer ceux qui travaillent dans ce domaine pour aller au-delà de l’état d’esprit du tourisme...

A l’occasion du 160 anniversaire de l'institution de la fête du Sacré-Cœur, on aura le 3 juin 2015 la célébration du jubilé des prêtres.

Le Pape François se rendra dans des "périphéries" existentielles pour témoigner son attention et sa proximité aux pauvres, aux souffrants, aux marginalisés et à tous les nécessiteux d’un signe de tendresse.. Tous ces moments symboliques demanderont aux évêques et aux prêtres d’accomplir dans les diocèses le même signe en communion, afin que à tout le monde puisse arriver un signe concret de la miséricorde et de la proximité de l’Eglise. En tant que signe concret de la charité du Pape, en mémoire de ce jubilé, on fera un geste en faveur de qui a besoin d'aide... Une troisième perspective est consacrée à tous les pèlerins qui se rendront à Rome seuls et sans une organisation de soutien. Pour eux, on localisera quelques églises du centre ville, où ils seront accueillis et pourrons vivre des moments de prière les préparant à franchir la Porte Sainte...

Le site internet officiel est ici.

"Au long de cette année jubilaire, l’Eglise doit se faire l’écho de la Parole de Dieu qui résonne...tel un geste de pardon, de soutien, d’aide, d’amour. Qu’elle ne se lasse jamais d’offrir la miséricorde et soit toujours patiente pour réconforter et pardonner. Que l’Eglise soit la voix de tout homme et toute femme et répète sans cesse avec confiance: Rappelle-toi Seigneur de ta miséricorde et de ton amour".

Posté le 5 mai 2015 à 15h31 par Michel Janva | Lien permanent

24 avril 2015

Le Vatican, cible des islamistes

La police italienne a annoncé ce matin avoir démantelé un réseau islamiste basé en Sardaigne et ordonné l'arrestation de 18 personnes, dont deux anciens gardes du corps de Ben Laden. Mario Carta, responsable des services de renseignement à Cagliari en Sardaigne, a précisé que des écoutes téléphoniques avaient conduit les enquêteurs à prendre au sérieux ce projet d'attentat sur la base de conversations évoquant la "via della Conciliazione", la principale rue qui conduit au Vatican.

Ces 18 personnes, accusées notamment d'avoir participé à des activités terroristes au Pakistan, sont accusées d'appartenance à

"une organisation dédiée aux activités criminelles transnationales s'inspirant d'Al-Qaïda et à d'autres organisations radicales prônant la lutte armée contre l'Occident et l'insurrection contre l'actuel gouvernement du Pakistan".

Certains de ces islamistes sont accusés d'avoir planifié, financé et même participé à des actes terroristes au Pakistan, dont l'attentat sur le marché Meena Bazar de Peshawar en octobre 2009 qui avait fait plus de 100 morts. Ils sont aussi soupçonnés d'être impliqués dans un trafic d'immigrants clandestins.

L'organisation aurait eu en Italie comme chef principal un imam (pas d'amalgame !), du mouvement "Tabligh Eddawa", installé en Lombardie (nord), qui se servait de son autorité religieuse et de son prestige pour récolter des fonds.

Posté le 24 avril 2015 à 16h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

23 avril 2015

Cardinal Parolin : sensibiliser les migrants au danger de l’exil

PDans un entretien au quotidien italien La Stampa, le secrétaire d’État du Saint-Siège estime que l’Église catholique

« pourrait aussi faire une œuvre de persuasion majeure, faisant prendre conscience des graves risques auxquels sont confrontés les réfugiés ».

Parmi les survivants des traversées périlleuses

« l’un pensait que la Méditerranée fusse seulement un fleuve » : « Beaucoup ne savent pas ce à quoi ils font face ou ont été trompés. »

Le cardinal considère que l'Italie ne peut gérer seul en Europe ce phénomène et appelle à

« créer dans les pays de provenance les conditions qui permettent de rester et non de favoriser l’exode ».

Posté le 23 avril 2015 à 11h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Bertrand Besancenot : ambassadeur auprès du Saint-Siège ?

Lu dans La Lettre de l'Expansion :

Capture d’écran 2015-04-23 à 07.51.00Bertrand Besancenot est marié et père de 4 enfants.

Posté le 23 avril 2015 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

22 avril 2015

Rome : formation de nouveaux exorcistes

Lu sur Reinformation.tv :

"L’accent mis par le pape François sur l’existence et la réalité personnelle du diable a été à la racine de la mise en place d’une session de formation de futurs exorcistes à Rome, du 13 au 18 avril, à l’université pontificale Regina Apostolorum, sous l’égide de la Congrégation pour le clergé. C’est donc très officiellement que quelque 170 prêtres et soignants du monde entier ont fait de cet événement régulier le plus fréquenté de son histoire, attirant l’attention des médias et mettant l’accent sur l’emprise croissante du démon dans le monde moderne. Il a été beaucoup question des qualités requises chez l’exorciste pour chasser les mauvais esprits avec efficacité : dans une intervention par vidéo, filmée par la télévision vaticane et rendue publique par aleteia.org, l’un des plus célèbres exorcistes du monde, le P. Gabriele Amorth, a apporté sa réponse. Elle est simple : l’exorciste doit avoir la foi, une charité ardente, il doit prier et se confesser pour être toujours le plus « propre » possible, il doit jeûner."

Posté le 22 avril 2015 à 19h45 par Michel Janva | Lien permanent

21 avril 2015

Le Vatican refuse officiellement l'ambassadeur proposé par la France

Cette fois , c'est dit : le Pape a signifié au candidat du gouvernement français au poste d'ambassadeur de France au Vatican que sa candidature ne serait pas retenue. Selon le Canard enchaîné qui révèle l'information, le pape François a reçu lui-même le diplomate pour lui annoncer son refus.

"Le pape lui a dit "n'avoir rien contre lui mais qu'en revanche il n'avait apprécié ni le mariage pour tous ni les méthodes de l'Elysée qui a tenté de lui forcer la main", écrit Le Canard."[...]

Trois mois de silence de la part du Vatican pour exprimer son désaccord... On aurait pu penser que le gouvernement français aurait eu la comprenette un peu plus rapide. Le gouvernement cherche un nouveau candidat. On espère que la leçon aura porté, et que le diplomate choisi le sera sans provocation cette fois.

Posté le 21 avril 2015 à 22h15 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (18)

15 avril 2015

Vatican : la France maintient sa provocation

Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a confirmé à midi que François Hollande maintenait le choix de Laurent Stefanini au poste d'ambassadeur de France au Vatican. Cet énarque actuellement chef du protocole à l'Elysée, n'a pas vu sa candidature acceptée par le Saint-Siège. Selon la procédure de silence, aucun motif n'a été évoqué, mais cette proposition d'un ambassadeur ouvertement homosexuel est une provocation à l'encontre de l'Eglise.

Posté le 15 avril 2015 à 15h55 par Michel Janva | Lien permanent

12 avril 2015

Génocide arménien : la Turquie rappelle son ambassadeur au Vatican

Tandis que le bras de fer se poursuit entre le Saint-Siège et la France au sujet de la nomination d'un ambassadeur ouvertement homosexuel, que Rome refuse (via la procédure de silence) d'accréditer tandis que l'Elysée refuse de nommer quelqu'un d'autre, la Turquie vient de rappeler son ambassadeur près le Saint Siège.

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a déclaré :

 "La déclaration du pape, qui est loin de la réalité légale et historique, ne peut pas être acceptée"

La réalité historique c'est qu'environ 1,5 million d'Arméniens ont été tués entre 1915 et 1917, soit les deux tiers des Arméniens de Turquie

Posté le 12 avril 2015 à 20h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Jubilé de la Miséricorde : le site internet

Le site officiel du Jubilé de la Miséricorde est ici. La Porte Sainte :

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Posté le 12 avril 2015 à 12h03 par Michel Janva | Lien permanent

09 avril 2015

Toujours pas d'ambassadeur français au Vatican

Déjà évoqué ici, la provocation de François Hollande à vouloir nommer un ambassadeur notoirement homosexuel au Vatican se heurte aux subtilités de la diplomatie internationale :

"Depuis quelques jours au Quai d’Orsay, tout le monde ou presque s’est fait une raison. L’ambassadeur choisi le 5 janvier dernier par François Hollande pour le Vatican ne sera pas agréé par le pape François. Le Saint-Siège est entré dans une "période de silence". Et il devient clair que la France doit faire une nouvelle proposition. Les noms de trois autres "challengers" circulent déjà : Emmanuelle Dachon, la secrétaire général du Quai qui fut ambassadrice en Irlande, l’ambassadeur en Arabie Saoudite, Bertrand Besancenot, et René Roudaut, en poste à Bern. Tous deux sont mariés et père de famille.

Laurent Stéfanini, le chef de protocole du chef de l’Etat et de son prédécesseur, qui avait été secrètement désigné serait déjà en lice pour une autre destination en Europe. Plus au Nord. Comme l’a révélé Le Canard Enchaîné, le Vatican ne voudrait pas de ce célibataire, sans enfant, réputé pour son professionnalisme et sa discrétion fin connaisseur des arcanes curiales  car il serait… homosexuel.

Le 29 juillet 2013, les propos du pape avaient pourtant fait naître un véritable enthousiasme dans la communauté homosexuelle, constatant que François était décidément beaucoup plus "friendly" que ses prédécesseurs. "Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour juger?", avait il déclaré dans l’avion qui le ramenait de Rio. Il avait cependant précisé qu’il n’appréciait pas les lobbies. Et les stratèges de la Curie ont craint que cette nomination ne soit interprétée comme un signe politique… et utilisé en ce sens (...)

La France vient de découvrir à ses dépens que l’ouverture a ses limites. "Une décision prise par le pape lui-même", explique au JDD un habitué des arcanes vaticanes. La lettre que archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, a remis au pape le 11 février dernier au consistoire qui réunissait les cardinaux pour lui demander d’agréer l’ambassadeur proposé par la France n’a pas infléchi sa décision (...)

Ludovine de La Rochère, la présidente de la Manif pour tous depuis 2013 et porte-drapeau des opposants au mariage pour tous, a activé tous ses réseaux pour empêcher cette nomination. Début février, elle a fait part au nonce apostolique de l’opposition de son mouvement à ce choix. Pour l’exécutif, ce refus, s’il est maintenu, s’avérerait très gênant. François Hollande, promoteur du mariage pour tous, n’a pas envie de céder. Pourtant, il compte sur le soutien du pape François pour son sommet de Paris sur le climat en fin d’année. Il n’a pas du tout envie d’entrer en guerre avec le Vatican, car les bonnes relations diplomatiques entre la France et l’Etat catholique sont anciennes et précieuses.

L’affaire Khun-Delforge a de quoi le faire réfléchir. Entre 2007 et 2008, le palais Bonaparte est resté vide car Benoit XVI avait refusé la nomination d’un ambassadeur français pacsé. Manuel Valls (...) avait pressenti les problèmes que pourraient susciter le choix de François Hollande. "Il a pris ses distance avec l’Eglise, mais il connaît le sujet et il y est plus sensible que le Président", explique un diplomate (...)"

Posté le 9 avril 2015 à 09h35 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

03 avril 2015

Méditation du Chemin de Croix au Colisée

Méditation du Chemin de Croix du Colisée Vendredi Saint 2015, en présence du Saint-Père François.

"La croix, sommet lumineux de l'amour de Dieu qui nous garde" réalisée par Mgr Renato Corti.

Via Crucis - 3

Méditation à lire ici.

Posté le 3 avril 2015 à 23h06 par Michel Janva | Lien permanent

24 mars 2015

Défendre la vie signifie prendre part à l'alliance entre Dieu, l'homme et la femme

Le Conseil pontifical pour la famille organise aujourd'hui une commémoration de l'encyclique Evangelium Vitae, à vingt ans de sa publication par Jean-Paul II. Destinée à rendre grâce pour les fruits pastoraux de ce document, elle se déroulera sous la forme d'une veillée de prière et d'une messe en la Basilique Ste Marie Majeure.

A 17 h d'abord l'accueil sera l'occasion de présenter le document. 

A 18 h la récitation du chapelet (passages évangéliques traitant de la vie et brefs témoignages)

Puis la messe présidée par Mgr Vincenzo Paglia, Président du Conseil pontifical, lequel a précisé que cette commémoration devait dégager le lien étroit entre le mystère de la vie et l'expérience familiale.

"Défendre la vie signifie prendre part à l'alliance entre Dieu, l'homme et la femme".

La veillée de Ste Marie Majeure aura un caractère international par une liaison avec les sanctuaires mariaux de Fatima, Lourdes et Guadalupe, ainsi qu'avec Nazareth (où le chapelet pour la vie a été anticipé au 21 mars). La cérémonie sera retransmise par les télévisions catholiques des Etats-Unis, de France et d'Italie.

Posté le 24 mars 2015 à 15h37 par Michel Janva | Lien permanent

20 mars 2015

24 mars : veillée pour la vie pour les 20 ans d'Evangelium Vitae

Lu sur I-Media :

"Une “veillée internationale pour la vie“ marquera le 20e anniversaire de l’Encyclique Evangelium Vitae  de Jean-Paul II dans la soirée du 24 mars 2015, à Rome (Italie). Cette commémoration romaine aura des échos dans les sanctuaires mariaux de Lourdes (France), Fatima (Portugal) et Guadalupe (Mexique)."

Cette encyclique est à (re)lire ici.

Posté le 20 mars 2015 à 18h14 par Michel Janva | Lien permanent

Un cardinal britannique renonce à son cardinalat

KLe Doyen du Collège des Cardinaux communique :

"Au terme d'un long parcours de prière, le Saint-Père a accepté la renonciation du Cardinal Keith Michael Patrick O'Brien, Archevêque émérite d'Edinburgh (GB) à ses droits et prérogatives cardinalices (canons 349, 353 et 356 du CIC). Entendant par là exprimer à tous les fidèles d'Ecosse sa sollicitude pastorale, le Pape les encourage à poursuivre avec décision leur cheminement de renouveau et de réconciliation."

Qu'un cardinal renonce à son cardinalat, c'est extrêmement rare.

Après avoir nié les « comportements indécents » dénoncés par trois prêtres et un ancien séminariste, il avait été contraint par le pape Benoît XVI à la démission après la publication de l'affaire dans The Observer. Mgr Keith O'Brien finit par reconnaître le 3 mars 2013, que son « comportement sexuel a été parfois en-deçà des standards qu'on attendait d'un prêtre, d'un archevêque et d'un cardinal ». Agé de 77 ans, il avait dû renoncer à participer au conclave de mars 2013.

Posté le 20 mars 2015 à 18h10 par Michel Janva | Lien permanent

17 mars 2015

"Même à l’intérieur de l’Église catholique se manifeste une certaine confusion"

Le cardinal Sarah a terminé sa tournée en France par une audience privée lundi matin avec le Pape François. Il répond à Radio Vatican :

"Ce qui me réjouit, c’est vraiment de voir que la fille aînée de l’Église, quelles que soient les difficultés qu’elle traverse, veut demeurer la fille aînée de l’Église, témoigner de sa foi dans un contexte difficile. Je vois cette volonté à travers les jeunes que j’ai vus, à travers les paroisses que j’ai visitées. J’ai trouvé une Église qui donne de l’espérance et en tout cas pour ma part, j’ai pu dire que l’Église de France est vivante et belle malgré le contexte difficile dans lequel les chrétiens vivent.

Quelles sont les préoccupations exprimées par les catholiques français ? Qu’avez-vous perçu ?

Je crois que nous pouvons sincèrement, humblement, reconnaître qu’il se développe aujourd’hui, notamment en Occident, en France, un relativisme moral et religieux, une grave perte des valeurs, une désorientation des esprits, provoqués, peut-être, par un libéralisme sans limites. Même à l’intérieur de l’Église catholique se manifeste une certaine confusion sur des questions doctrinales, morales ou disciplinaires fondamentales. Je pense que les chrétiens veulent vraiment entendre une parole forte, qui réconforte leurs convictions, leur foi. Benoît XVI avait dit, un mois je crois avant son élection, que la crise que traverse aujourd’hui l’Occident ne s’est jamais vérifiée au cours de l’histoire de l’humanité, le fait d'exclure Dieu. Je crois que la grande difficulté aujourd’hui, c’est de retrouver Dieu, ramener les hommes à Dieu parce que Dieu n’est pas éloigné, il n’est pas mort, il est avec nous. Mais c’est nous qui nous éloignons.

Vous avez senti ce manque de Dieu en France ? C’est particulièrement visible, plus qu’en Italie, par exemple ?

Je ne dirais pas qu’il y a une grande différence, même si, disons, l’Italie a encore plus de prêtres. Il y a peut-être une pratique plus soutenue mais je crois que les mêmes difficultés se retrouvent aussi en Italie. Moins peut-être. Ici, je crois que cette absence de Dieu se voit par exemple par cette volonté de vouloir légiférer à la place de Dieu sur des questions fondamentales comme le mariage, la vie conjugale, la famille. Ou bien maintenant, on va rediscuter sur l’euthanasie. On voit donc quand même une force qui s’oriente vers une absence de plus en plus significative de Dieu où l’homme prend la place de Dieu pour légiférer, en tout cas pour orienter la société comme si Dieu n’existait pas."

Posté le 17 mars 2015 à 19h48 par Michel Janva | Lien permanent

13 mars 2015

Accord entre le St Siège et la Chine au sujet de la nomination des évêques ?

Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi, a déclaré que le Saint-Siège était prêt à conclure un accord avec Pékin au sujet de la nomination des évêques en Chine continentale.

Selon Eglises d'Asie, les négociations auraient abouti à l’accord suivant : pour chaque siège épiscopal vacant, l’Administration d’Etat des Affaires religieuses – l’administration qui chapeaute les organisations religieuses en Chine – remettrait à Rome une liste de trois noms (au départ Pékin souhaitait une liste réduite à deux noms seulement), à charge pour le pape d’en accepter un ou de les récuser tous les trois ; en cas d’acceptation, le candidat à l’épiscopat serait nommé par le Saint-Père, la nomination étant reconnue par les autorités chinoises, avant la cérémonie d’ordination proprement dite.

Selon Joseph Cheng Yu-shek, catholique et professeur de sciences politiques à la City University of Hong Kong, Pékinn’est pas prêt à abandonner le contrôle qu’il exerce sur la nomination des évêques. 

« D’un côté, vous pouvez simplement considérer que les dirigeants chinois ne sont prêts à aucune concession. D’un autre côté, c’est là une tactique de négociation typique de la Chine : elle pose le cadre, c’est elle qui impose ses principes, à charge pour l’autre partie d’accepter de discuter dans le cadre ainsi posé. De ce point de vue, Pékin serait prêt à aller au-delà d’un simple refus opposé aux demandes de Rome. »

Les questions qui se posent sont nombreuses : quid des évêques emprisonnés ou empêchés d’exercer leur ministère ? Quelle situation pour les évêques de la partie « clandestine » de l’Eglise ? Quel avenir pour les évêques ordonnés de manière illégitime ou qui sont excommuniés ? De quel(s) moyen(s) disposera le Saint-Siège pour se renseigner sur le profil des candidats à l’épiscopat qui lui seront présentés par la Chine ?

Le 11 mars, le cardinal Zen Ze-kiun, évêque émérite de Hongkong, a déclaré :

« Pékin ne veut pas le dialogue. Leurs négociateurs mettent un document sur la table pour qu’il soit signé et, de notre côté, nous n’avons pas la capacité ou la force d’apporter des propositions différentes. Voulons-nous sacrifier la nomination et la consécration des évêques sur l’autel d’un dialogue creux ? »

Posté le 13 mars 2015 à 18h06 par Michel Janva | Lien permanent

10 mars 2015

Demande de rançon au Vatican

Le Vatican a annoncé avoir reçu une demande de rançon pour récupérer deux documents rares provenant du maitre italien de la Renaissance, Michel-Ange. Federico Lombardi, directeur du bureau de presse du Saint-Siège, a indiqué que le cardinal en charge de la basilique Saint-Pierre, Mgr Angelo Comastri,

«a reçu une proposition pour réacquérir, à un certain prix, deux documents, l'un écrit par Michel-Ange et l'autre portant sa signature». «Naturellement, le cardinal a refusé, puisqu'il s'agissait de documents volés".

La somme demandée avoisinerait les 100 000 euros.

La disparition de ces documents avait été signalée en 1997.

Posté le 10 mars 2015 à 10h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

09 mars 2015

Le cardinal Sarah soutient La Manif Pour Tous

Nouveau venu sur Twitter (son 1er tweet date... d'hier !), le cardinal Sarah, préfet de la congrégation pour le culte divin, n'hésite pas à soutenir La Manif Pour Tous :

Posté le 9 mars 2015 à 21h39 par Michel Janva | Lien permanent

Cal Sarah : "Je fais partie de ceux – et ils sont très nombreux – qui ne laisseront pas la pastorale prendre le pas sur la doctrine"

Le JDD a mis en ligne l'intégralité de l'entretien avec le cardinal Sarah. Extraits :

"Divorces, mariage pour tous, unions libres, familles recomposées… La notion de famille change. Le Vatican vient d'envoyer un questionnaire aux chrétiens du monde entier pour les interroger sur ces questions. L'Église est-elle prête à une plus grande ouverture?

Mais l'Église est déjà ouverte! Les divorcés y ont leur place, leurs enfants également. Tout comme les homosexuels, qui doivent être accompagnés dans leur foi.

La question n'est pas là. L'Église doit-elle aller plus loin pour suivre les évolutions de la société?

Je pense souvent à l'histoire de Naboth, qui possédait une vigne que convoitait le roi Achab. Naboth est mort car il a refusé de vendre sa terre qui lui venait de son père et de ses ancêtres. L'héritage est un trésor à conserver même si en apparence cela ne représente rien. Pourquoi l'Église devrait-elle changer alors qu'elle vient d'entrer dans son troisième millénaire? Sur les questions que vous avez évoquées, Dieu est clair. Il considère que la matrice de la famille se compose d'un homme et d'une femme. Jean-Paul II s'est prononcé sans ambiguïté sur les remariés. Ils ne peuvent communier.

Vous faites partie de ceux qui ont fait entendre une voix dissidente, attachée à la tradition, lors du dernier synode sur la famille…

Le synode n'a aucun pouvoir doctrinal mais uniquement pastoral. Les évêques émettent des propositions discrètes au pape. Ce ne sont que des exhortations. Soigner quelqu'un, c'est du domaine de la pastorale mais la composition des médicaments relève de la doctrine. En dernier ressort, c'est le pape qui décide. Je fais partie de ceux – et ils sont très nombreux – qui ne laisseront pas la pastorale prendre le pas sur la doctrine. La doctrine, c'est la fondation sans laquelle la maison s'effondre.

Quitte à creuser un peu plus un fossé entre l'Église et la société?

Si l'on ne peut pas admettre la force de la doctrine, qu'on reste païen. Il y a dans le monde des martyrs au nom de cette doctrine, des prêtres tués au Pakistan, des coptes capturés pour leur foi. La vision du mariage que l'on veut nous imposer est ahurissante. J'ai voyagé beaucoup et je suis atterré par cette volonté de légiférer et d'imposer aux autres cette vision occidentale du monde. D'ailleurs, en France, vous avez manifesté contre ce diktat. [...]"

Posté le 9 mars 2015 à 07h57 par Michel Janva | Lien permanent

02 mars 2015

Le cardinal Sarah sur Europe 1


Cardinal Sarah : « On ne peut pas détruire un... par Europe1fr

Posté le 2 mars 2015 à 12h01 par Michel Janva | Lien permanent

26 février 2015

Pierre de Lauzun reçoit le Prix de la Fondation Centesimus Annus - Pro Pontifice

Ce matin, le Président de la Fondation Centesimus Annus - Pro Pontifice a présenté le bilan des deux dernières années d'activité, ainsi que l'attribution des prix du second concours Economie et Société. Ayant pour but de diffuser la doctrine sociale de l'Eglise, la fondation se prévaut de la collaboration d'économistes et d'experts financiers engagés dans la diffusion d'idées favorables à une économie de marché réformée.

LLe premier prix a été attribué à l'économiste français Pierre de Lauzun pour son livre: Finance, un regard chrétien. De la banque médiévale à la mondialisation financière, qui propose une réflexion à la lumière de la doctrine sociale de l'Eglise sur la moralité des acteurs du marché financier. Il invite à prendre en considération un ordre économique mondial qui ne serait plus fondé sur le profit et fonctionnerait en harmonie avec les réalités sociales et les exigences morales, non plus comme une fin mais comme un moyen.

Actuellement (depuis 2002) Délégué général de l’Association Française des Marchés Financiers AMAFI, qui regroupe les professionnels de la Bourse et de la Finance, Pierre de Lauzun, ancien élève de l’Ecole Polytechnique (1969) et l’Ecole Nationale d’Administration (1975), a travaillé principalement dans la banque et la finance.

Le deuxième prix couronne un chercheur autrichien, Alexander Stummvoll pour sa thèse intitulée: Une tradition vivante, le Saint-Siège, la doctrine sociale catholique et la politique globale, 1965 - 2000. Il y explique l'application de la doctrine sociale de l'Eglise face à la Guerre du Vietnam (recherche de la paix), la crise polonaise des années 1980 (face au monde communiste), les Conférences ONU du Caire et de Pékin (questions bioéthiques) et le Jubilé de l'An 2000 (critique du capitalisme sauvage).

Les deux récompenses seront remises par le Président du Jury de la Fondation Centesimus Annus - Pro Pontifice, le Cardinal Archevêque de Munich Reinhard Marx au cours de la prochaine conférence internationale qui se déroulera au Vatican du 25 au 27 mai (Repenser les références du système socio-économique).

En février 2014, Pierre de Lauzun avait répondu à l'objection de ceux qui demandaient pourquoi des manifs pour la vie ou le mariage, et pas sur les sujets sociaux ou économiques :

"Rappelons déjà qu’il y a des différences considérables entre ces domaines. La base légale d’abord : dans un cas on manifeste contre des lois bien précises, qui comportent une disposition inadmissible ; dans l’autre on conteste le dosage ou la pertinence de mesures qui ne sont pas manifestement immorales en soi. Les enjeux ensuite : dans un cas il s’agit d’affaires de vie ou de mort directe, au moins d’un principe de base de la société ; dans l’autre, c’est une affaire de degré mais il n’y a pas de désaccord franc sur les principes. [...]

Dans quels cas d’ailleurs pourrait-on manifester pour ou contre des lois sociales ou économiques, sauf pour défendre des intérêts précis ? Dans la plupart des cas visés la décision ne se pose pas clairement en termes de principes, avec une réponse en oui ou non. Le smic, le déficit budgétaire, les retraites, la séparation des banques etc. où est la limite exacte ? Il y a certes des cas dramatiques comme celui des Sdf, et le besoin d’agir est alors indiscutable ; mais quelle est la loi qui donne une réponse ? On manifesterait évidemment contre une loi prévoyant leur euthanasie, ou même les classant comme citoyens de seconde zone. Mais ce n’est pas le cas. Il s’agit de leur éviter la misère et de les aider par un hébergement ou une prise en charge etc. Cela ne se traite normalement pas par des manifestations. [...]

On peut objecter que d’autres ont moins de délicatesse. Ainsi les bonnets rouges sur l’écotaxe justement, les manifestations étudiantes contre le CPE du temps de Villepin, celles des taxis contre les voitures avec chauffeur, la contestation de la construction d’un aéroport à ND des Landes etc. Mais dans tous ces cas la manifestation ne procède pas d’une analyse de principe, du genre évoqué par la Doctrine sociale, et par la loi naturelle. Des personnes plus ou moins directement visées par une mesure la considèrent mauvaise, ou mal dosée, et ils manifestent pour le dire. Ce peut être légitime, mais pas par principe. Ni la Doctrine sociale de l’Eglise, ni la loi naturelle ne nous disent quelle est la bonne réponse en la matière. Quant à l’idée de manifester sur une idée générale, la lutte contre le réchauffement climatique ou la transition énergétique, cela n’aurait pas beaucoup de sens car ces objectifs en soi légitimes sont trop vagues.

[... ) En conclusion il y a donc bien à distinguer deux types de manifestations. Manifester dans le cadre des idées reçues du système, c’est utiliser ce moyen, qui est en fait une démonstration de force, pour soutenir des positions défendues par ailleurs par d’autres moyens : c’est la logique des innombrables manifestations sectorielles qu’on a évoquées. Souvent pas très justifiées, en tout cas limitées, elles ne nous intéressent pas ici. En revanche, manifester sur une position de principe est l’arme de qui n’a pas d’expression naturelle pour rappeler ces positions, ce qui conduit à revenir aux bases même du jeu politique, à l’expression d’une présence résolue qui ne se reconnaît pas dans les procédures installées, et proclame son attachement à des principes. Il n’est alors pas surprenant que cette expression s’impose là où la divergence avec le système politiquement dominant porte sur des questions essentielles, ce qui est à l’évidence aujourd’hui le cas en matière de mœurs, de famille et de respect de la vie.

Il est donc pleinement justifié de poursuivre ce combat sans état d’âme."

Posté le 26 février 2015 à 15h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

11 février 2015

Le retour de Mgr Franz-Peter Tebartz-van Elst

L’ancien évêque de Limbourg, en Allemagne, Mgr Franz-Peter Tebartz-van Elst, qui avait été contraint de démissionner après un scandale médiatique lié à certaines de ses dépenses, a été nommé délégué auprès du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation au Vatican, ce qui a surpris certains milieux, notamment ceux qui l'avaient contraint à démissionner.

Mgr Franz-Peter Tebartz-van Elst avait été nommé évêque de Limbourg par Benoît XVI afin de clore l'ère de son prédécesseur, peu orthodoxe sur des questions comme l'avortement, la doctrine sociale, l'ecclésiologie... 

L'évêque allemand est un proche du président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, Mgr Rino Fisichella. Théologien, Mgr Tebartz van-Elst est spécialiste de la catéchèse des adultes qu’il a étudiée à l'université Notre Dame de l'Indiana aux États-Unis. Il a été également un professeur réputé aux universités de Passau et de Münster, en Allemagne. Le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, depuis le 16 janvier 2013, est compétent pour les questions de catéchèse, autrefois du ressort de la Congrégation pour le clergé.

Posté le 11 février 2015 à 22h31 par Michel Janva | Lien permanent

27 janvier 2015

Mgr Mamberti : Les racines sont fondamentales pour toute personne

Mgr Mamberti, qui sera créé cardinal le 14 février, déclare :

Vous serez le seul cardinal français créé le 14 février. Diriez-vous que la France tient encore son rôle de fille ainée de l’Eglise ?

Sans_titre-643Cette expression a été utilisée en autres par le Pape Jean-Paul II en 1980 lors de son voyage en France à l’occasion de la fameuse homélie du Bourget. Je crois que dans l’esprit du Pape, c’est un rappel de la longue tradition et du grand héritage, en particulier de sainteté, que l’Eglise en France a apporté à l’Eglise universelle et c’est une exhortation pour les chrétiens d’aujourd’hui à puiser dans ce riche héritage pour y trouver de nouvelles forces.

Pour le reste, je suis sûr qu’il n’y a pas de droit de primo géniture dans l’Eglise. Le principe qui vaut dans ce domaine, c’est le principe évangélique selon lequel à qu’à ceux qui ont beaucoup reçu, on demandera également beaucoup. [...]

Les racines sont fondamentales pour toute personne et cela compte beaucoup pour les Corses. Le fait d’avoir été séminariste du Diocèse d’Ajaccio, d’avoir été ordonné prêtre pour ce diocèse, d’y être revenu régulièrement demeure quelque chose d’important pour moi. Je suis vraiment heureux de voir qu’à l’occasion de ma nomination comme cardinal beaucoup de Corses se sont manifestés pour me rappeler des souvenirs communs."

Posté le 27 janvier 2015 à 22h01 par Michel Janva | Lien permanent

06 janvier 2015

Les responsables musulmans doivent dénoncer les violences à la mosquée, à l’école, dans leur quartier

Président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, le cardinal Jean-Louis Tauran est interrogé dans La Croix à propos de l'État islamique en Irak et en Syrie. Extraits :

"Indéniablement, des responsables musulmans ont pris la situation au sérieux et se sont prononcés d’une manière courageuse. Mais il faut continuer et ne pas donner l’impression qu’on s’exprime uniquement quand la communauté internationale s’agite : ces responsables doivent dénoncer ces violences à la mosquée, à l’école, dans leur quartier… Depuis un an, nous essayons de mettre sur pied une petite commission gouvernementale de dialogue entre chrétiens et musulmans en Irak : le travail a été interrompu par les événements de l’été, mais j’espère que nous y parviendrons.

Les musulmans qui se sont exprimés lors des rencontres auxquelles j’ai assisté sont d’accords pour dire que c’est toute une culture qui a rendu possible ces exactions : dès leur plus jeune âge, les petits garçons sont habitués à jouer avec des armes ; et à l’école, dans leurs manuels d’histoire ou de géographie, les enfants apprennent que les chrétiens sont des « mécréants ». Seule l’éducation pourra changer les choses : l’éducation religieuse, mais aussi l’éducation en général dans les familles… [...]

Je vois bien qu’aujourd’hui l’islam fait peur : l’opinion publique ne comprend pas comment on peut dialoguer, d’un côté, alors que, de l’autre, certains commettent la violence au nom de la religion. A mes yeux, une partie du problème vient de l’ignorance réciproque : même après tant d’années, nous ne nous connaissons pas suffisamment ! D’où l’importance, là encore, de l’éducation à l’école, mais aussi dans les séminaires et les noviciats : on ne peut penser aujourd’hui être prêtre en France ou en Allemagne sans avoir un minimum de connaissances sur l’islam ! Nous chrétiens, par notre présence auprès des musulmans, nous devons leur poser question. C’est le sens, par exemple, des familles de l’association Le Rocher qui vivent dans des cités populaires : dans le monde dur dans lequel nous vivons, le témoignage d’une communauté chrétienne attire l’attention. [...] De toutes façons, il n’y a pas d’alternative : soit nous choisissons le dialogue, soit c’est la guerre…"

Posté le 6 janvier 2015 à 07h10 par Michel Janva | Lien permanent

27 décembre 2014

Les priorités des cardinaux chargés de la réforme de la Curie ne sont pas celles des journalistes

HondurasLe pape François a nommé neuf cardinaux pour le conseiller sur la réforme de la Curie romaine et chargé Mgr Oscar Andres Rodriguez Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa au Honduras, de coordonner les travaux de ce "C9". Lors de son interview, la journaliste de Paris-Match n'a pas pu s'empêcher de demander à ce dernier si le mariage des prêtres ou celui des homosexuels faisaient partie des réformes à venir. Extrait :

"[...] Quelles sont les priorités de votre C9 ?

D’abord assainir la banque du Vatican, l’IOR, c’est-à-dire réformer l’économie interne pour plus de transparence. Après l’affaire VatiLeaks, il était essentiel de faire un audit – récemment on a encore fait d’étonnantes découvertes, ainsi ces quelque 57 millions d’euros oubliés dans les bilans officiels de l’IOR –, importait de se pencher sur les questions sociales, les mêmes que celles de la société civile d’aujourd’hui. Je reviens à nouveau sur la pauvreté qui, d’une façon plus générale, ne pénalise pas seulement les catholiques mais ceux qui souhaitent fonder une famille et n’ont même pas les moyens de se loger… Comment penser avoir des enfants lorsqu’on n’a pas de quoi manger, qu’on est au chômage ? La paix dans le monde est une autre priorité [...]. N’oublions pas le sort tragique des immigrés, et le geste du Pape à Lampedusa a commencé à alerter la communauté internationale sur ce drame. Sans oublier, en Amérique latine, le trafic des êtres humains, des enfants vendus autour de 5 000 dollars aux Etats-Unis… Sa Sainteté tient à dénoncer la corruption politique qui appauvrit nos pays [...]! Je ne reviens pas sur les problèmes de pédophilie, vivement combattus par le cardinal américain Sean Patrick O’Malley…

Et le mariage gay ?

C’est un sujet international récurrent, car les hommes politiques de bon nombre de pays craignent le lobby gay, qui représente un réel poids électoral. Le plus affligeant est que l’Onu, dont la première vocation devrait être le maintien de la paix et de la sécurité internationale, soit aujourd’hui une organisation en faveur de l’avortement et du mariage gay.

Parlez-moi des femmes dans l’Eglise.

Il va y en avoir davantage dans les dicastères [ministères du Vatican], concernant les questions familiales notamment. Des laïques seront demain dans des dicastères, mais pas à leur tête. J’espère aussi qu’elles occuperont des places dans les instances internationales catholiques.

Croyez-vous proche le mariage des prêtres ?

Quelle drôle de question ! Nous sommes mariés à l’Eglise, à laquelle nous consacrons notre vie. C’est un choix. Ne m’opposez pas le clergé catholique de rite oriental, qui correspond à une culture différente et à d’autres formes de vocation ! En Amérique latine, c’est le cas dans mon pays, je ne pourrais pas entretenir 150 prêtres diocésains s’ils avaient une famille. Sur ce continent, nous vivons de la charité publique, il n’y a pas de salaire minimum… D’ailleurs, les anciens pasteurs anglicans – qui, eux, peuvent être mariés – n’acceptent pas, quand ils sont convertis au catholicisme, d’aller dans les paroisses pauvres ou sur les terres de mission car leurs femmes ne sont pas prêtes à les suivre là où il n’y a pas d’école… Vous comprenez pourquoi je ne puis envisager le mariage pour les prêtres. [...]"

Posté le 27 décembre 2014 à 22h57 par Louise Tudy | Lien permanent

12 décembre 2014

La vocation et la mission de la famille dans l’Église et dans le monde contemporain

Les lineamenta du prochain synode des évêques sont en ligne :

"Au terme de la IIIème Assemblée Générale Extraordinaire du Synode des Évêques sur Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation, célébrée en 2014, le Pape François a décidé de rendre publique la Relatio Synodi, document par lequel se sont conclus les travaux synodaux. Dans le même temps, le Saint-Père a indiqué que ce document formera les Lineamenta de la XIVème Assemblée Générale Ordinaire qui aura lieu du 4 au 25 octobre 2015 sur le thème La vocation et la mission de la famille dans l’Église et dans le monde contemporain.

La Relatio Synodi, qui est envoyée comme Lineamenta, se conclut par ces mots: « Les réflexions proposées, fruit du travail synodal qui s’est déroulé dans une grande liberté et avec un mode d’écoute réciproque, entendent poser des questions et indiquer des perspectives qui devront mûrir et être précisées par la réflexion des Églises locales durant l’année qui nous sépare de l’Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Évêques » (Relatio Synodi nº 62).

Aux Lineamenta s’ajoute une série de questions pour savoir comment le document a été reçu et pour solliciter l’approfondissement du travail entrepris au cours de l’Assemblée Extraordinaire. Il s’agit de « repenser avec une fraîcheur et un enthousiasme nouveaux à ce que la révélation, transmise dans la foi de l’Église, nous dit sur la beauté, sur le rôle et sur la dignité de la famille » (Relatio Synodi, nº 4). Dans cette perspective, nous sommes appelés à vivre « une année pour mûrir, avec un vrai discernement spirituel, les idées proposées et trouver des solutions concrètes aux nombreuses difficultés et innombrables défis que les familles doivent affronter » (Pape François, Discours de conclusion du Synode, 18 octobre 2014). Le résultat de cette consultation, de concert avec la Relatio Synodi, constituera la matière pour l’Instrumentum laboris de la XIVème Assemblée Générale Ordinaire de 2015.

Les Conférences épiscopales sont invitées à choisir les modalités adéquates pour cet objectif en impliquant toutes les composantes des Églises particulières et les  institutions académiques, les organisations, les associations de laïcs et les autres instances ecclésiales."

Posté le 12 décembre 2014 à 15h43 par Michel Janva | Lien permanent

La communion aux "divorcés-remariés" : une affaire d'argent ?

Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, le cardinal Gerhard Müller a déclaré lors d’une récente réunion de la Commission théologique internationale :

« Chaque division entre “théorie” et “pratique” de la foi serait le reflet d’une subtile hérésie christologique »

Le cardinal Müller a rappelé que l’enseignement constant de l’Eglise est que la « connaissance de Dieu » est ordonnée à « la fin ultime de l’homme, pour la rédemption de l’homme » (concile Vatican I). Il ne peut jamais y avoir d’« hiatus ou de conflit entre la compréhension de la foi et la pastorale ou la pratique de la foi vécue » ; par conséquent, toute « théologie authentique » croît à partir de la « théorie » et reste en cohérence avec elle.

« Vous pourriez dure que toute la pensée théologique, toutes nos investigations scientifiques ont toujours une dimension pastorale profonde. Que ce soient les disciplines dogmatiques, morales ou théologiques, elles ont toutes leur propre dimension pastorale ».

Rappelant que la foi chrétienne « n’est pas irrationnelle », il a ajouté que la théologie « examine, dans un discours rationnel sur la foi, l’harmonie et la cohérence des diverses vérités de la foi, qui trouvent leur source dans le seul fondement de la révélation du Dieu Un et Trine ». La théologie n’est pas « une pure spéculation ou théorie détachée de la vie des croyants ».

Hilary White de LifeSite rapporte ces propos publiés par L’Osservatore Romano en italien il y a quelques jours. Elle observe que le cardinal allemand Müller a été l’un des principaux opposants à son compatriote le cardinal Kasper et sa proposition de donner la communion aux divorcés « remariés » dans certaines circonstances. Elle commente :

« La pression pour faire adopter ces changements est venue depuis l’Allemagne, où des milliers de personnes en situation d’“union irrégulière” décident chaque année de quitter le système gouvernemental de taxation au profit de l’Eglise duquel l’Eglise catholique d’Allemagne tire la plus grande part de ses revenus. »

Les déclarations du cardinal Müller sont particulièrement importantes dans la mesure où les tenants d’un changement de la pratique de l’Eglise à l’égard de certains divorcés « remariés » font mine de réclamer un simple changement de la « discipline » au nom d’un souci « pastoral » qui ne saurait changer la « doctrine » de l’Eglise.

Posté le 12 décembre 2014 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent

03 décembre 2014

Communion aux divorcés-remariés : "je crois que le Pape ne le fera pas"

Le cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan, a été interrogé par le "Corriere della Sera" le 2 décembre. Extrait :

"En ce qui concerne la question de l’accès des divorcés remariés à la communion, quelle est votre opinion ?

SJ’en ai discuté de manière approfondie, en particulier avec les cardinaux Marx, Danneels, Schönborn, qui faisaient partie du même “ groupe de travail” que moi, mais je n’arrive pas à percevoir les bonnes raisons d’une opinion qui, d’une part, affirme l’indissolubilité du mariage comme quelque chose d’indiscutable, mais qui, d’autre part, semble la nier dans les faits, presque comme si elle opérait une séparation entre la doctrine, la pastorale et la discipline. Cette manière de soutenir l’indissolubilité réduit celle-ci à une sorte d’idée platonique, située dans le monde céleste et qui n’entre pas dans la vie concrète. Et elle pose un grave problème d’éducation : comme pouvons-nous dire à des jeunes qui se marient aujourd’hui et pour qui le “pour toujours” est déjà très difficile, que le mariage est indissoluble, s’ils savent que, en tout état de cause, il y aura toujours un moyen d’en sortir ? C’est une question qui est peu abordée, ce qui m’étonne beaucoup.

Donc, au synode, vous avez voté avec la minorité ?

Plutôt avec la majorité, même si je ne raisonne pas de cette manière : en ce qui concerne les propositions qui n’ont pas recueilli les deux tiers des voix, il peut y avoir eu un vote transversal. Ce qui est sûr, c’est que l’opinion exprimée par le magistère m’a paru être nettement la plus suivie dans les rapports présentés par les “groupes de travail”.

Et si, à la fin du synode, le pape prenait une position avec laquelle vous ne soyez pas d’accord ?

Je crois vraiment qu’il ne le fera pas."

Posté le 3 décembre 2014 à 22h21 par Michel Janva | Lien permanent

24 novembre 2014

Les idéologues qui veulent changer les gens et la société, commencent par la famille

Extrait d'un entretien avec le cardinal Walter Brandmüller dans "Bild am sonntag", traduit par Benoît-et-moi :

B"[...] Les idéologues qui veulent changer les gens et la société, commencent par la famille et sa destruction. C'était la même chose avec Marx et Lénine. Les familles sont les cellules primordiales de toute communauté. Voilà pourquoi elles sont aussi si vulnérables. Il ne faudrait pas en faire l'objet d'expérimentations. Je ne parle pas de la dernière folie des ovules congelés ! Un incroyable combat s'est déclenché au sujet de la famille et aucun ne l'a défendue autant que l'Eglise. C'est ce que les Papes Paul VI et Jean Paul II, depuis des décennies, ont prophétiquement mis en lumière. [...]

L'Eglise catholique s'est trouvée en conflit avec Henri VIII au sujet de l'indissolubilité du mariage, ce qui a conduit en 1535 au schisme de l'Eglise anglicane. Est-ce que cela en valait le prix?

La question est mal posée. Aucun pape ni aucun concile ne peuvent passer au dessus des mots de Jésus sur le mariage. «Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas». La fidélité à la parole de Dieu était plus importante pour le Pape Clément VII que les menaces politiques du souverain anglais. L'Eglise n'a aucun titre pour modifier les sacrements. L'apôtre Paul dit que nous ne sommes que des administrateurs et que l'administrateur doit être fidèle. L'Eglise est une fondation, et la volonté du fondateur est tout ce qui compte.

Est ce que nous comprenons mieux la parole de Dieu avec les théologiens d'aujourd'hui ou avec ceux d'avant?

La parole de Dieu est inépuisable en forme et contenu. Il y a donc probablement une avancée dans la connaissance. Mais il n'est pas concevable que des découvertes plus récentes contredisent ce qui a été préalablement connu. Deux plus deux fait quatre. La vérité ne change pas, et l'Esprit de Dieu ne se contredit pas.

Une Eglise en bonne santé a-t-elle vraiment besoin d'une telle controverse?

Un certain ferment d'inquiétude fait du bien à toute communauté. Même les conservateurs ont besoin d'une surface de friction pour craquer leurs allumettes. L'erreur a son importance pour faire progresser la connaissance. [...]

Qu'est-ce qui est conservateur, Eminence?

En culture et en religion, conservateur n'a pas le même sens qu'en politique. Les relations sociales ou les formes de gouvernement comme par exemple la monarchie à conserver quelles que soient les circonstance, ce n'est pas conservateur. C'est pareil dans la vie. Le lézard peut perdre sa queue afin de sauver sa vie. Les vrais conservateurs le comprennent, qui écartent ce qui est de seconde importance afin de garder l'essentiel. Garder les choses sans valeur n'est pas conservateur. Ce n'est pas conservateur de garder des cendres, disait Jean XXIII, mais de surveiller la braise. Chez le dentiste il est conservateur de garder la racine et de ne pas extraire la dent. Nous avons besoin d'aliments en conserve: de la conservation du sang, des aliments en conserve. Les pompiers aussi sont conservateurs, quand ils arrivent à temps !"

Posté le 24 novembre 2014 à 07h58 par Michel Janva | Lien permanent

21 novembre 2014

«Avec les attaques contre le mariage nous assistons à un suicide de l’humanité»

Le colloque interreligieux sur la complémentarité homme-femme, réunissant de nombreuses communautés chrétiennes ainsi que 14 représentants d'autres religions, vient de se tenir à Rome.

Le cardinal Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi répond à Infocatholica. Il a remarqué que malgré la diversité des participants, il a été observé une unité notable concernant la nature du mariage.

M"Ce que nous avons en commun est ancré sur les données essentielles de l’existence humaine et la relation entre l’homme et la femme comme cellule et origine du bien du couple et des enfants.

La famille n’est pas un concept isolé. Elle évolue au sein d’une famille plus large, de son peuple, de son histoire, de sa région et de sa culture. Nous ne sommes pas des individus isolés, mais créés par Dieu pour vivre ensemble, responsables les uns des autres et des futures générations. Nous ne pouvons prétendre avoir une personnalité autonome, mais devons rendre grâce pour tant de personnes qui nous furent confiées : parents, frères, familles, maîtres et pasteurs. Il fut souligné dans le colloque que nous avons reçu énormément et de même, nous devons donner aux autres générations.

La famille est dévalorisée ou menacée de multiples façons et semble être au bord d’un précipice : il est temps de nous arrêter pour ne pas faire ce pas ultime et sans retour. Avec les attaques contre le mariage comme union complémentaire d’un homme et d’une femme, nous assistons à une espèce de suicide de l’humanité, en particulier dans l’Occident sécularisé, en Europe et Amérique du Nord. La différence homme-femme est une réalité positive, reflétant la volonté de Dieu dans la création, or la volonté de Dieu est bonne puisqu’elle fait vivre l’être humain en plénitude.

Beaucoup de gens luttent pour que soit redéfini le mariage. Néanmoins la discussion porte surtout sur la sexualité ou les relations brisées, mais on ne parle pas suffisamment de l’attirance entre un homme et une femme, de la façon dont ils se complètent et se complémentent. Or c’est cela qui intéresse l’immense majorité des gens : comment rendre le mariage plus beau, plus fort, plus enrichissant et vivifiant.

Cette majorité est jusqu’alors demeurée silencieuse car elle était accusée de ‘discrimination’ parce qu’elle défendait le modèle traditionnel. Pourtant nous ne pouvons pas dire que la relation de base entre un homme et une femme soit le seul produit d’une culture ou de règles sociales, d’une ‘concession’ du gouvernement ou d’une construction humaine, sinon bien plus d’un fondement. De même, la dignité personnelle et la liberté ne sont pas des fruits culturels ou sociaux, mais elles sont inscrites dans notre nature propre comme êtres humains créés à l’image de Dieu, dont le mariage en est la manifestation.

Les enfants non plus ne sont pas un produit de la société ou un simple fruit de l’action de l’Etat. Les gouvernements ne peuvent pas supplanter la responsabilité primordiale des parents envers leurs enfants, ni priver les enfants de leur droit de grandir avec un père et une mère.

Dans la tradition catholique, le mariage est basé sur la création qui exprime la volonté de Dieu. Le Christ, envoyé par Dieu pour notre salut, éleva à la dignité de sacrement le lien matrimonial naturel entre homme et femme, comme instrument de sa grâce et signe de sa relation avec l’Eglise. Le lien d’union entre un homme et une femme dans l’amour, dans le mariage, se comprend par l’amour de Jésus pour son Eglise. Il s’agit d’un amour qui se donne, un amour crucifié. Dans le sacrement du mariage, les époux bénéficient d’un moyen, d’un instrument, qui n’existe pas seulement pour leur propre sanctification, mais pour la divinisation de toutes les personnes qui à travers leur vie conjugale entrent en contact avec l’amour divin de la Trinité.

Si le mariage est un bien commun de l’humanité, alors il devient utile de partager cette réalité avec d’autres religions. Ensemble nous pouvons démontrer que le mariage n’est pas uniquement une préoccupation de l’Eglise Catholique, mais un projet profondément humain, un grand don pour toute l’humanité.

L’amour nuptial est aussi un signe d’espérance pour l’humanité, dans un monde qui a soif de ces signes. En donnant ensemble ce témoignage nous pouvons montrer que nous sommes frères et non ennemis.

 Il est nécessaire de contribuer aux échanges qui se produisent sur la sublime beauté du mariage comme union complémentaire, qui doit être nourrie et protégée pour qu’elle puisse prospérer."

Posté le 21 novembre 2014 à 11h00 par Michel Janva | Lien permanent

20 novembre 2014

La beauté et la nécessité du mariage pour l'avenir de l'humanité en 6 vidéos

La série Humanum a été projetée lors du colloque interreligieux sur la complémentarité homme-femme, qui s'est achevé hier au Vatican. Colloque durant lequel le Saint-Père a insisté pour que les jeunes s'engagent dans le mariage :

"il est important qu’ils ne se laissent pas impliquer par une mentalité nuisible du provisoire et qu’il soient révolutionnaires par le courage de chercher un amour fort et durable. C’est-à-dire aller à contre-courant."

Les deux derniers épisodes de la série, filmée aux quatre coins du monde, montrent les veilleurs et la Manif pour tous, preuve, s'il en était besoin, que la défense du mariage en France est citée en exemple par-delà les frontières. Les voici :

 

 

Posté le 20 novembre 2014 à 14h30 par Louise Tudy | Lien permanent

19 novembre 2014

Curie : le 24 novembre, le pape réunira l’ensemble des chefs des dicastères

Lu sur I-Media :

"Un peu moins de deux ans après avoir été élu par le collège cardinalice, le pape François devrait faire aboutir début 2015 la réforme de la curie romaine réclamée par nombre de cardinaux à la veille du conclave, a appris I.MEDIA de sources concordantes. Le 24 novembre 2014, révèle pour sa part le quotidien français La Croix, le pape réunira dans cet objectif l’ensemble des chefs des dicastères afin de les entendre sur un projet d’organigramme de la nouvelle curie romaine.

Avant une nouvelle réunion du Conseil des cardinaux chargés d’assister le pape dans le gouvernement de l’Eglise (C9) programmée du 9 au 11 décembre, le pontife réunira un ‘conseil des ministres’, confirme-t-on de sources vaticanes. Les préfets de congrégations et présidents de conseils pontificaux seront alors appelés à se prononcer sur le futur organigramme de la curie romaine.

Une nouvelle réunion du C9 aura lieu du 9 au 11 février 2015, lors de laquelle pourrait être adoptée la réforme de la curie romaine avec la publication d’une nouvelle constitution. La dernière réforme de l’appareil curial, sous le feu de nombreuses critiques après ‘l’affaire Vatileaks’ en 2012, remonte à 1988 avec la publication de la Constitution apostolique Pastor Bonus.

La réforme de la curie pourrait voir la fusion de certains dicastères mineurs, des conseils pontificaux, et pourquoi pas la disparition de certains d’entre eux. Deux dicastères importants pourraient alors voir le jour. L’un serait ainsi chargé des questions liées aux laïcs et à la famille, regroupant les deux conseils pontificaux concernés, l’autre serait en charge des différentes questions de société et rassemblerait alors au moins quatre conseils pontificaux : Justice et Paix, Cor Unum, la santé et les migrants.

La nouvelle constitution devra aussi définir avec plus de précisions les compétences précises des deux secrétariats placés à sa tête, la Secrétairerie d’Etat et le nouveau Secrétariat pour l’économie. D’aucuns jugent possible qu’un troisième secrétariat voit le jour pour englober les dicastères n’ayant pas trait aux affaires générales, à la diplomatie et à l’économie. Reste que la nouvelle constitution doit logiquement passer entre les mains du Conseil pontifical pour les textes législatifs."

Posté le 19 novembre 2014 à 13h35 par Michel Janva | Lien permanent

17 novembre 2014

Importante délégation à Rome au colloque sur la complémentarité Homme - Femme

Photo(1)À l'invitation du Cardinal Gerhard Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine pour la Foi, et du Conseil pontifical pour la famille, une importante délégation française est présente au Vatican, depuis lundi matin, pour assister au Colloquium "Humanum", sur la complémentarité de l'Homme et de la Femme :

  • Mgr Dominique Rey, évêque de Toulon,
  • Ludovine de La Rochère, Pdt de LMPT,
  • Tugdual Derville, Alliance Vita,
  • Jean-Marie Le Méné, Pdt de la Fondation Lejeune,
  • Grégoire Boucher, Pdt du Collectif Famille Mariage,
  • Farida Belghoul

C'est le Saint Père en personne qui a ouvert ce Colloque international qui réunit de très nombreux représentants du monde entiers et de toutes les religions autour de ce thème pourtant naturel mais mis à rude épreuve par les ennemis de la famille.

Suivez les actes du colloque sur le site Humanum.

En particulier le remarquable et très émouvant film "the Cradle of Life and Love" dans lequel des familles du monde entier témoignent de l'importance des racines familiales pour les enfants, et le rôle essentiel des parents comme modèle incomparable pour leurs enfants.

Posté le 17 novembre 2014 à 17h41 par Michel Janva | Lien permanent

14 novembre 2014

Revers pour Mgr Bruno Forte

Lu sur Riposte catholique :

"Les élections aux fonctions dirigeantes de la Conférence épiscopale italienne (CEI) ne soulèvent généralement pas un grand intérêt chez les Italiens. Chez les autres peuples on peut même dire que la curiosité est, au mieux, à peu près nulle. Pourtant, l’élection qui s’est déroulée le 10 novembre pour pourvoir à la fonction de vice-président de la région Centre de la CEI, a provoqué une énorme vague de commentaires en Italie et dans le monde. Pourquoi ?

Parce que parmi les candidat à ce poste de vice-président se trouvait l’archevêque Bruno Forte, nommé par le pape François secrétaire spécial du synode extraordinaire sur la famille qui s’est déroulé du 5 au 19 octobre, et auteur principal du “rapport intérimaire”, en tout cas des trois articles les plus controversés qui ont suscité, comme on sait, une véritable bronca dans l’aula synodale… Le résultat de l’élection n’a pas été très favorable au “protégé” du pape François, puisque Mgr Bruno Forte, archevêque de Chieti-Vasto, n’a obtenu que 60 suffrages alors que son concurrent, Mgr Mario Meini, évêque de Fiesole, en a récoltés 140… Une victoire écrasante de l’élu et une défaite tout aussi écrasante pour l’archevêque. Cela en dit long sur l’état d’esprit des évêques italiens…"

Posté le 14 novembre 2014 à 11h29 par Michel Janva | Lien permanent

Le Vatican internationalise la lettre de Mgr Reig dans laquelle il appelle le PP ‘structure de péché’

Objectif : éduquer tous les leaders de pastorale familiale, groupes familiaux et étudiants de la famille dans le monde catholique entier, concernant un cas de trahison de la vie et de la famille, celle du ‘gouvernement conservateur espagnol du parti populaire’, montrant sept réactions catholiques, y compris ‘la régénération des partis politiques majoritaires.’

La lettre de l’évêque de Alcalá de Henares, Juan Antonio Reig Pla, dans laquelle il qualifiait le PP (et d’autres partis permettant l’avortement) de ‘structure de péché’, est devenue internationale : le site web du Vatican du Conseil Pontifical de la Famille recommande cette lettre en cinq langues et en outre fait passer le message dans ses bulletins par mails, adressés aux leaders catholiques experts sur les thèmes de la famille dans le monde entier.

Voici le texte par lequel le Conseil Pontifical de la Famille recommande de lire l’analyse de Mgr Reig Pla :

« Huit points manifestant le désaccord. Ils sont écrits par Mgr Juan Antonio Reig Pla, évêque de Alcalá de Henares, se référant à la non réforme, en Espagne, des lois sur l’avortement. Le projet de loi de protection de la conception et des droits des femmes enceintes, promu par le gouvernement conservateur espagnol du Parti Populaire, a été retiré n’ayant pas reçu l’approbation nécessaire. L’évêque, profondément peiné, invite, dans ses réflexions, à « appeler les choses par leur nom », et s’adresse en particulier aux catholiques pour « maintenir ferme la finalité de l’évangélisation, insister dans l’éducation à l’amour, mobiliser les consciences, régénérer les partis politiques majoritaires, promouvoir l’adoption des lois pour protéger les enfants non-nés, la maternité et les familles. »

Posté le 14 novembre 2014 à 11h24 par Michel Janva | Lien permanent

08 novembre 2014

Le cardinal Burke nommé Patron de l'Ordre de Malte [Addendum]

Le bulletin de la Salle de presse du Saint-Siège de ce jour annonce la nomination du cardinal Burke comme patron de l'Ordre souverain militaire de Malte.

Il est remplacé par le Français Mgr Dominique Mamberti à la tête du Tribunal de la Signature apostolique. Ce prélat corse devrait normalement être créé cardinal. Jusqu'ici secrétaire pour les relations avec les Etats (ministre des Affaires étrangères), il est remplacé par le Britannique Paul Richard Gallagher, actuel nonce apostolique en Australie.

Addendum 12/11 : un lecteur me précise :

"Le Cardinal Burke est nommé « Cardinal Patron de l’Ordre », ce qui est différent. En latin, ‘patronus’ signifie protecteur, défenseur… pas patron au sens français moderne et familier. Le « Cardinalis Patronus" de l'Ordre de Malte n'en est pas "la tête".

La "tête » de l’Ordre Souverain Militaire et Hospitalier de Saint Jean de Jérusalem, dit de Rhodes, dit de Malte (nom complet), est son « 79ème Prince et Grand-Maître » (un religieux de l’Ordre), Fra' Mathew Festing. Ce dernier (élu en 2008) est ainsi le supérieur religieux élu de l’Ordre et (pour faire simple) le « chef » d’un « Etat sans territoire » (l’Ordre est une forme complexe de sujet international de droit public, indépendant du Saint Siège).

Le rôle de Cardinal Patron (datant de 1961) est assez lié à cette double nature de l’Ordre (remontant largement pour cette dernière à une Bulle pontificale de… 1113)  :

-Ordre Souverain à double titre (l’Ordre élit librement - entendre librement vis-à-vis du Saint Siège - son Supérieur ; de plus, une forme de souveraineté « quasi-étatique » est reconnue à l’Ordre par une centaine d’Etats qui entretiennent avec l’Ordre des relations diplomatiques bilatérales) : le Cardinal Patron représente le Saint-Siège auprès de l’Ordre

-Ordre religieux de l’Eglise Catholique (une part des membres de cet Ordre hospitalier, voué à la défense de la Foi et au Service des Pauvres, est constituée de religieux à part entière ayant fait vœu de pauvreté, chasteté et obéissance, les autres membres ayant d’autres formes d’engagement ou de promesse spéciale dans l’Ordre au service de l’Eglise et des pauvres ou malades) : le Cardinal Patron a pour mission de « promouvoir les intérêts spirituels de ses membres ».

C'est la fonction à laquelle le Cardinal Burke (membre de l’Ordre d’ailleurs) est appelé depuis samedi dernier en remplacement du Cardinal Sardi."

Posté le 8 novembre 2014 à 13h35 par Michel Janva | Lien permanent

30 octobre 2014

"Les chrétiens ne doivent pas être cause de scandale"

« L’Eglise est à la fois visible et spirituelle » : tel était le message central du Pape François lors de l’audience générale mercredi place Saint-Pierre. Le pape a appelé à devenir le signe visible de l'amour de Dieu pour toute l'humanité.

"Au terme de l’audience générale, le Pape a salué les pèlerins francophones. Parmi eux, le cardinal Philippe Barbarin, l’archevêque de Lyon, en pèlerinage avec des centaines de personnes de la région. François les a invité à demander à Dieu « le don de la foi, pour que nous puissions comprendre comment, malgré notre faiblesse et notre pauvreté, nous sommes appelés à être les signes visibles de l’amour de Dieu pour toute l’humanité ».

 

Message intégral du Pape ici.

Posté le 30 octobre 2014 à 10h04 par Marie Bethanie | Lien permanent

23 octobre 2014

Moyen-Orient : au lieu d'encourager l'émigration des chrétiens, il faut assurer leur sécurité

Au lendemain du synode sur la famille, 86 cardinaux et patriarches étaient réunis en consistoire autour du pape François, le 20 octobre, pour échanger sur la situation du Moyen-Orient. Le cardinal secrétaire d’État Mgr Pietro Parolin y a présenté un compte-rendu de la réunion des nonces apostoliques au Moyen-Orient qui avait eu lieu au début du mois (2-4 octobre).

Mgr Parolin a fait état d’une situation « inacceptable », induite notamment par les extrémistes de ‘l’État islamique’ en Irak et en Syrie,

« qui ont contraint des centaines de milliers de personnes à fuir de leurs maisons et à chercher refuge ailleurs dans des conditions de précarité, soumises à des souffrances physiques et morales ».

Ces conflits régionaux « constituent l’une des plus sérieuses menaces à la stabilité internationale ». Pour le Saint-Siège, « une solution politique, juste et durable, au conflit israélo-palestinien » contribuerait à « la paix et la stabilité de la région ».

Les participants ont aussi évoqué le rôle de l’Iran dans la résolution de la crise syrienne et irakienne, ainsi que la situation du Liban, qui ressent lourdement ces conflits, en accueillant un million et demi de réfugiés.

Dans ce contexte, la communauté internationale « doit garantir le droit des réfugiés à retourner et à vivre dans la dignité et la sécurité dans leur pays et leur environnement ». Elle est appelée à « prévenir de nouveaux génocides », à « assister les réfugiés » en impliquant les États de la région, et à oeuvrer pour « faire déposer les armes » et « dialoguer ».

« Il ne s’agit pas de protéger l’une ou l’autre communauté religieuse ou l’un ou l’autre groupe ethnique, mais de porter secours à des personnes qui font partie de l’unique famille humaine et dont les droits fondamentaux sont systématiquement violés ».

Quant au choix des moyens, s’il est « licite d’arrêter l’agresseur injuste », cela doit se faire « dans le respect du droit international ». Et « la résolution du problème ne peut être confiée à la seule force militaire ».

La communauté internationale est appelée à « affronter les causes du conflit », entre autres

« l’idéologie fondamentaliste et l’encouragement au terrorisme nourri par la politique, le commerce illégal de pétrole, la fourniture d’armes et de technologie, le trafic d’armes ».

« Nous ne pouvons nous résigner à penser le Moyen-Orient sans les chrétiens, qui jouent un rôle fondamental comme artisans de paix, de réconciliation et de développement. »

Au lieu d’encourager l’émigration en accordant des visas aux chrétiens persécutés, l’Église invite à les aider à « trouver des conditions de vie, de sécurité, de travail, d’avenir dans la région ».

Enfin, l’Église tente de faire mûrir les consciences sur un « problème de fond » représenté par « le nœud inextricable entre religion et politique, c’est-à-dire le manque de séparation entre religion et État, entre domaine religieux et domaine civil » au Moyen-Orient, « ce qui rend difficile la vie des minorités non musulmanes ».

Le cardinal a conclu en exhortant les chrétiens à

« ne pas oublier que tout dépend de Dieu et de sa grâce, mais à agir comme si tout dépendait de nous, de notre prière et de notre solidarité ».

Posté le 23 octobre 2014 à 07h24 par Michel Janva | Lien permanent

20 octobre 2014

Les chrétiens d'Orient au coeur du Consistoire à Rome

Ce matin, le Pape a présidé le consistoire ordinaire public pour la canonisation du bienheureux Joseph Vaz, prêtre et religieux indien, fondateur du sanctuaire de la Ste.Croix de Goa (Inde), évangélisateur de la côte du Karavali (Inde) et de Ceylan (Sri Lanka), et de la bienheureuse Maria Cristina de l'Immaculée, religieuse italienne, fondatrice des Sœurs expiatrices de Jésus Sacrement.

L'ouverture du Consistoire a été consacrée au Proche et Moyen Orient et, en particulier, à la situation des chrétiens.

"Nous partageons le désir de paix et de stabilité régionale et la volonté de favoriser la résolution des conflits à travers le dialogue, la réconciliation et l'engagement politique. En même temps, nous voudrions apporter la plus grande aide possible à la communauté chrétienne pour soutenir leur présence dans la région... Nous ne pouvons nous résigner à penser à l'Orient sans les chrétiens qui, depuis deux mille ans, y confessent le nom de Jésus".

"Nous assistons à un phénomène de terrorisme aux dimensions inimaginables. Nombre de nos frères sont persécutés et ont dû quitter leur maison de manière brutale. Il semble que l'on ait perdu la conscience de la valeur de la vie humaine, que la personne ne compte pas et que l'on puisse la sacrifier pour d'autres intérêts. Tout cela, malheureusement, dans l'indifférence de beaucoup. Cette situation injuste exige, en plus de notre prière constante, une réponse adéquate, également de la part de la communauté internationale. Je suis certain qu'avec l'aide du Seigneur, des réflexions et suggestions valables sortiront de la rencontre d'aujourd'hui pour aider nos frères qui souffrent et pour trouver une issue au drame de la réduction de la présence chrétienne sur la terre où est né et de laquelle s'est diffusé le christianisme".

Posté le 20 octobre 2014 à 16h01 par Michel Janva | Lien permanent

19 octobre 2014

Le document final du synode a été profondément remanié

Le document a été publié hier soir, uniquement en italien. Le pape a déclaré que ce document servirait de "Lineamenta", de fil rouge, pour la réflexion des conférences épiscopales dans la perspective du Synode de 2015. Ce n'est donc pas un document définitif du magistère. Jeanne Smits a examiné ce document et remarque notamment les profondes différences avec le document de lundi dernier :

"Dans le document final, le n° 14 qui était l'un des plus scandaleux a été profondément remanié pour intégrer l'ensemble de la réponse du Christ sur le divorce, alors que le rapport d'étape « oubliait » de rappeler sa conclusion : « Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas. » Les n°s 14 et suivants redisent la doctrine de l'Eglise, non sans oublier la miséricorde offerte à tous, mais non sans signaler que « le repentir et la conversion sont conditions du pardon ».

La « gradualité » a disparu. Le n° 17 qui en faisait une présentation erronée a été profondément remanié pour rappeler la doctrine de l'Eglise dans Gaudium et Spes, tandis que les approfondissements apportés par Humanae vitae et plusieurs textes de Jean-Paul II font leur entrée dès le n°18. C'est d'ailleurs d'une manière générale que le texte est enrichi de rappels doctrinaux qui n'ont rien de sec ou de lourd, avec la référence fréquente à la grâce que Dieu donne pour suivre sa loi. Le rappel sur la valeur du mariage naturel (n°22) dans la mesure où il est fondé sur « la relation stable et vraie entre un homme et une femme » n'est plus une justification de ce qu'il peut y avoir de désordonné dans les unions actuelles.

Le n°24 rappelle qu'il ne peut y avoir d'autre mariage que sacramentel pour les baptisés, et que toute « rupture est contraire à la volonté de Dieu », mais ajoute que l'Eglise est conscience de la « fragilité » de ses enfants qu'il faut « accompagner avec miséricorde et patience par les possibles étapes de croissance des personnes ». Voilà qui est déjà beaucoup moins ambigu.

Le n°25, sur les unions civiles et « remariages » n'a bénéficié que de 140 votes favorables et 39 contre [...] : le fait est que le progrès par rapport au rapport d'étape est notable puisqu'il est clairement dit que l'Eglise a pour rôle d'aider les personnes à connaître « la divine pédagogie de la grâce » pour atteindre la plénitude du plan de Dieu pour elles. Le texte cite la « grâce qui est à l'œuvre » dans ces couples y compris pour qu'ils prennent soin l'un de l'autre. [...]

Le n°28 rappelle la nécessité de la conversion et la demande à la femme adultère de ne plus pécher (152 pour, 27 contre).

L'urgence de l'annonce de l'Evangile de la Vie occupe les paragraphes suivants : avec notre responsabilité qui est de semer, non de récolter, la primauté de la grâce ; et le rappel que l'enseignement de l'Eglise sur la famille est « signe de contradiction ». Cette annonce suppose une« meilleure formation » des prêtres, catéchistes, diacres… Le n°39 évoque la « chasteté » comme « précieuse condition d'une vraie croissance de l'amour interpersonnel. » Et le 40 l'assistance à la messe dominicale, si importante notamment pour les jeunes mariés.

Le n°41, évoque ceux qui ne vivent plus dans le mariage : il faut un « dialogue pastoral pour mettre en évidence les éléments de leur vie qui peuvent les conduire à une plus grande ouverture à l'Evangile de la Vie dans sa plénitude ». Avec la recherche des éléments « positifs » dans ces situations [...].

On retrouve de nouveau un large consensus contre le lobbying en faveur des droits homosexuels (n°56), et sur les questions suivantes qui traitent de la dénatalité destructrice du tissu social et du refus de la vie. Le numéro 58 parle de la « beauté de l'ouverture inconditionnelle à la vie » : « C'est sur cette base que l'on peut appuyer un enseignement adéquat sur les méthodes naturelles pour la procréation responsable », dit-il, avec la « redécouverte du message d'Humanae vitae ». Le même paragraphe rappelle la fécondité particulière du « choix de l'adoption ».

Sur l'éducation (n°60), la déclaration finale reprend les mots du rapport d'étape, mais y ajoute que « les parents peuvent choisir librement le type d'éducation à donner à leurs enfants, selon leurs convictions. » Le 61 ajoute de son côté la nécessité de la « dévotion mariale ». [...]"

Posté le 19 octobre 2014 à 15h09 par Michel Janva | Lien permanent

18 octobre 2014

Synode : 3 paragraphes du rapport final n'ont pas été adoptés

Il fallait les deux tiers pour être votés :

Posté le 18 octobre 2014 à 19h12 par Michel Janva | Lien permanent

Message final de l'assemblée synodale

Ce midi près la Salle de Presse a été présenté le message final de la III assemblée extraordinaire du Synode des évêques consacrée aux problématiques de la famille. Ont pris la parole le Cardinal Raymundo Damasceno Assis, Archevèque d'Aparecida (Brésil) et Président délégué, le Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture et Président de la Commission pour le message, et le Cardinal Oswald Gracias, Archevêque de Bombay (Inde). Voici le texte des pères:

"Nous, Pères synodaux réunis à Rome autour du Pape François pour l'Assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques, nous nous adressons à toutes les familles des divers continents, et en particulier à celles qui suivent le Christ, Voie, Vérité et Vie. Nous manifestons notre admiration et notre gratitude pour le témoignage quotidien que vous nous offrez, ainsi qu’au monde, par votre fidélité, votre foi, votre espérance et votre amour. Nous aussi, pasteurs de l'Eglise, nous sommes nés et avons grandi dans des familles aux histoires et vicissitudes les plus diverses. En tant que prêtres et évêques, nous avons rencontré et avons vécu aux côtés de familles qui nous ont raconté en parole et révélé en actes toute une série de merveilles mais aussi de difficultés. La préparation même de cette assemblée synodale, à partir des réponses au questionnaire envoyé aux Eglises du monde entier, nous a permis de nous mettre à l’écoute de nombreuses expériences familiales. Notre dialogue durant les jours du Synode nous a ainsi enrichis mutuellement, nous aidant à regarder la réalité vivante et complexe dans laquelle évoluent les familles.

A vous, nous proposons cette parole du Christ: Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui. Je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. Comme il le faisait durant ses pérégrinations sur les routes de la Terre Sainte, entrant dans les maisons des villages, Jésus continue à passer aussi aujourd’hui par les rues de nos villes. Dans vos foyers, vous faites l’expérience d’ombres et de lumières, de défis exaltants, mais parfois aussi d’épreuves dramatiques. L'obscurité se fait encore plus épaisse, jusqu'à devenir ténèbres, lorsque le mal et le péché s'insinuent au cœur même de la famille. Il y a, avant tout, le grand défi de la fidélité dans l'amour conjugal. L’affaiblissement de la foi et des valeurs, l'individualisme, l'appauvrissement des relations, le stress d’une frénésie qui empêche la réflexion marquent aussi la vie familiale. On assiste alors à de nombreuses crises matrimoniales, affrontées souvent de façon expéditive, sans avoir le courage de la patience, de la remise en question, du pardon mutuel, de la réconciliation et même du sacrifice. Ces échecs sont ainsi à l’origine de nouvelles relations, de nouveaux couples, de nouvelles unions et de nouveaux mariages, qui créent des situations familiales complexes et problématiques quant au choix de la vie chrétienne.

Parmi ces défis, nous souhaitons ensuite évoquer les épreuves de l’existence même. Pensons à la souffrance qui peut apparaître lorsque qu’un enfant est handicapé, lors d’une grave maladie, lors de la dégénérescence neurologique due à la vieillesse, lors de la mort d'une personne chère. La fidélité généreuse de tant de familles qui vivent ces épreuves avec courage, foi et amour est admirable, lorsqu’elles les considèrent non comme quelque chose qui leur a été arrachée ou imposée, mais comme quelque chose qui leur a été donné et qu'ils offrent à leur tour, voyant en toutes ces personnes éprouvées le Christ souffrant lui-même. Nous pensons aux difficultés économiques causées par des systèmes pervers, par le fétichisme de l'argent et par la dictature d'une l’économie sans visage et sans un but véritablement humain, qui humilie la dignité de la personne. Nous pensons aux pères et aux mères sans emploi, impuissants face aux besoins les plus élémentaires de leur famille ; et à ces jeunes qui se trouvent devant des journées désœuvrées et sans espérance, proies potentielles des dérives de la drogue et de la criminalité.

Nous pensons enfin à la foule des familles pauvres, à celles qui s'agrippent à une barque pour atteindre des moyens de survie, aux familles de réfugiés qui émigrent sans espoir à travers des déserts, à celles qui sont persécutées simplement à cause de leur foi et de leurs valeurs spirituelles et humaines, à celles qui sont frappées par la brutalité des guerres et des oppressions. Nous pensons aussi aux femmes qui subissent la violence et sont soumises à l’exploitation, à la traite des personnes, aux enfants et aux jeunes victimes d’abus même de la part de ceux qui devraient en prendre soin et les faire grandir en confiance, aux membres de tant de familles humiliées et en difficulté. «La culture du bien-être nous anesthésie et toutes ces vies brisées par manque de possibilités nous semblent un simple spectacle qui ne nous trouble en aucune façon. Nous faisons appel aux gouvernements et aux organisations internationales pour promouvoir les droits de la famille en vue du bien commun. Le Christ a voulu que son Eglise soit une maison avec la porte toujours ouverte et accueillante, sans exclure personne. Nous sommes ainsi reconnaissants envers les pasteurs, les fidèles et les communautés prêts à accompagner et à porter les déchirures internes et sociales des couples et des familles.

Cependant, il y a également la lumière qui brille le soir derrière les fenêtres dans les maisons des villes, dans les modestes résidences des périphéries ou dans les villages et même dans les baraquements. Celle-ci brille et réchauffe les corps et les âmes. Dans les vicissitudes de la vie nuptiale des conjoints, cette lumière s'allume grâce à une rencontre. Il s'agit d'un don, d'une grâce qui s'exprime, comme le dit la Genèse, lorsque deux visages se retrouvent face à face, comme une aide qui correspond à l'autre, c'est-à-dire à la fois semblable et complémentaire. L'amour de l'homme et de la femme nous enseigne que chacun des deux a besoin de l'autre pour être soi-même, chacun demeurant pourtant différent de l'autre dans son identité qui s'ouvre et se révèle dans le don réciproque. C’est ce qu’exprime de façon suggestive la femme du Cantique des Cantiques: Mon bien-aimé est à moi, et moi, je suis à lui. Je suis à mon bien-aimé, mon bien-aimé est à moi. Pour que cette rencontre soit authentique, le cheminement commence avec le temps des fiançailles, temps de l'attente et de la préparation. Il s'actualise pleinement dans le sacrement du mariage où Dieu appose son sceau, sa présence et sa grâce. Ce chemin passe aussi par la sexualité, la tendresse, la beauté, qui perdurent même au-delà de la vigueur et de la fraîcheur de la jeunesse. De par sa nature, l'amour tend à rimer avec toujours, jusqu'à donner sa vie pour la personne qu'on aime. A cette lumière, l'amour conjugal, unique et indissoluble, persiste malgré les nombreuses difficultés des limites humaines, c’est l’un des plus beaux miracles, bien qu’il soit aussi le plus commun. Cet amour se déploie au travers de la fécondité qui n'est pas seulement procréation mais aussi don de la vie divine dans le baptême, éducation et catéchèse des enfants. Il s'agit aussi d'une capacité à offrir la vie, de l'affection et des valeurs. Cette expérience est possible même pour ceux qui n'ont pu avoir d'enfant. Les familles qui vivent cette aventure lumineuse deviennent pour tous un témoignage, en particulier pour les jeunes.

Durant ce cheminement, qui s'avère parfois un sentier ardu avec ses difficultés et ses chutes, on retrouve toujours la présence et l'accompagnement de Dieu. La famille en fait l'expérience dans l'affection mutuelle et le dialogue entre époux et épouse, entre parents et enfants, entres frères et sœurs. Elle le vit aussi en se mettant ensemble à l’écoute de la Parole de Dieu et en partageant la prière commune, petite oasis spirituelle à mettre en place à un moment chaque jour. Il y a aussi l'engagement quotidien de l'éducation à la foi, à la beauté de la vie évangélique et à la sainteté. Ce devoir est souvent partagé et exercé avec beaucoup d'affection et de dévouement aussi par les grands-parents. Ainsi la famille se présente comme une authentique Eglise domestique, qui s'ouvre sur cette famille de familles qu'est la communauté ecclésiale. Les époux chrétiens sont alors appelés à devenir des maîtres dans la foi et dans l'amour également auprès des jeunes couples. Il y a ensuite une autre expression de la communion fraternelle, celle de la charité, du don, de la proximité auprès des laissés pour compte, des marginalisés, des pauvres, des personnes seules, des malades, des étrangers, des familles en crise, gardant en mémoire la parole du Seigneur: Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. Il s'agit d'un don de biens partagés, de présence, d'amour et de miséricorde et aussi d’un témoignage de vérité, de lumière, de sens donné à la vie. Le sommet qui recueille et récapitule tous ces liens de la communion avec Dieu et le prochain est l'Eucharistie dominicale, lorsque, avec toute l’Eglise, la famille prend place à la table du Seigneur. Lui-même se donne à nous tous, pèlerins de l'histoire en route vers la rencontre ultime lorsque le Christ sera tout en tous. Pour cela, dans la première étape de notre chemin synodal, nous avons réfléchi à l’accompagnement pastoral et à la question de l’accès aux sacrements des personnes divorcées-remariées.

Nous, pères synodaux, vous demandons de cheminer avec nous vers le prochain synode. Que demeure sur vous la présence de la famille de Jésus, Marie et Joseph réunis dans leur modeste maison. Ensemble, tournés vers la Famille de Nazareth, faisons monter vers notre Père à tous notre invocation pour les familles de la terre:

Père, donne à toutes les familles la présence d'époux courageux et remplis de sagesse, qui soient source d'une famille libre et unie.

Père, donne aux parents d'avoir une maison où vivre dans la paix avec leur famille.

Père, donne aux enfants d'être signes de confiance et d'espérance, et aux jeunes le courage de l’engagement stable et fidèle.

Père, donne à tous de pouvoir gagner leur pain de leurs propres mains, de jouir de la sérénité d’esprit et de garder allumé le flambeau de la foi même dans les moments d'obscurité.

Père, donne-nous de voir fleurir une Eglise toujours plus fidèle et crédible, une cité juste et humaine, un monde qui aime la vérité, la justice et la miséricorde".

Posté le 18 octobre 2014 à 14h37 par Michel Janva | Lien permanent

17 octobre 2014

On ne peut pas savoir ce qu’il va ressortir des travaux du synode en général

Le cardinal Vingt-Trois répond à Aleteia. Extraits :

"Dans l’état actuel des travaux du synode, peut-on dire, comme certains médias l’affirment actuellement, que l’on s’achemine vers une ouverture, dans certains cas, de la communion aux divorcés remariés ?

Aujourd’hui, on ne peut rien dire de tel. On ne peut pas savoir non plus ce qu’il va ressortir des travaux du synode en général à ce sujet. Le travail du synode vient juste de commencer (ndlr : le synode extraordinaire de cette année sera suivi par un synode ordinaire en octobre 2015). Par ailleurs, le synode des évêques est un organe de réflexion et de proposition. Il n’a aucun pouvoir de décision. Il faudra attendre 2015 et l’exhortation apostolique du Pape pour avoir la réponse à cette question. [...]

Pour beaucoup de divorcés qui vivent une seconde union, le première question n’est pas celle de la communion, mais celle d’une souffrance, d’une culpabilité, qu’ils ne peuvent exprimer nulle part. Ils se demandent : Pourquoi mon mariage a-t-il échoué ? Quelle est ma part de responsabilité ? Le chemin est d’abord de faire la lumière là-dessus. Ensuite, on peut comprendre que pour diverses raisons (ndlr : des enfants nés de cette seconde union en particulier), certains ne puissent pas revenir en arrière. La question est alors : comment vit-on son baptême ? Quand les divorcés remariés sont des baptisés : comment vivent-ils leur baptême ? Quels moyens mettent-ils en oeuvre ? Le premier moyen n’est pas forcément la communion. Les divorcés remariés ne peuvent pas communier parce qu’on ne peut pas dire qu’on rompt la communion d’un côté et que de l’autre, on est dans la communion. Mais cette rupture n’empêche pas d’essayer de vivre la grâce du baptême. Et ce n’est pas parce qu’on ne peut pas communier qu’on ne peut pas progresser vers la sainteté. Il existe beaucoup d’autres moyens : se mettre au service des autres, combattre pour la justice etc."

Posté le 17 octobre 2014 à 12h23 par Michel Janva | Lien permanent

16 octobre 2014

Synode : "n’ayons ni l’esprit dur avec un cœur sec, ni le cœur tendre avec un esprit mou"

PmgLe message du père Jean-Michel Garrigues dans Famille Chrétienne est clair :

"« Avoir l’esprit dur et le cœur tendre. » Cette parole bien connue deMaritain à Cocteau, qui hantait l’héroïque Sophie Scholl en 1943 avant son exécution dans une prison nazie, me venait à l’esprit en constatant dans les médias la dialectique désastreuse dans laquelle les catholiques nous risquons de nous laisser enfermer dans le débat passionné suscité par le rapport du cardinal Erdö au Synode. À ce sujet, j’ai envie de filer la métaphore de Maritain et de dire à mon tour aux catholiques : n’ayons ni l’esprit dur avec un cœur sec, ni le cœur tendre avec un esprit mou. Car c’est bien ces deux attitudes qui tendent aujourd’hui à s’affronter dans une dialectique stérile.

Les tenants de la ligne « pastorale » semblent trop souvent ne pas juger nécessaire que le Synode rappelle encore une fois les vérités fondamentales, naturelles et surnaturelles, tenues et enseignées par le Magistère jusqu’aux derniers papes. Ils les déclarent suffisamment connues et même trop ressassées par le passé ; mais on voit percer dans leur discours qu’en fait ils les trouvent gênantes parce que, jugées « trop théoriques », elles entravent l’attitude compassionnelle et pédagogique de la démarche pastorale. De ce fait, ils sont soupçonnés de faire le lit du relativisme par les tenants de la ligne « doctrinale ».

Ceux-ci ont tellement peur que l’Église abandonne ces vérités fondamentales, surtout dans le contexte dissolvant de notre société occidentale, qu’ils ne veulent pas que le Magistère, en se penchant sur l’immense profusion de cas personnels souvent limites, en vienne à affaiblir la certitude des principes dans l’âme des fidèles. Ils sont soupçonnés par les autres de formalisme idéaliste et déconnecté de la vie et de la souffrance des hommes.

Je voudrais dire aux uns et aux autres que seule la vision binoculaire nous donne la perception du réel avec son relief concret. Dans l’esprit humain les deux yeux de la vision binoculaire correspondent à l’intelligence et au cœur dont parlait Maritain" (suite).

Posté le 16 octobre 2014 à 23h17 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Synode : Beaucoup de bruits pour rien

Bon article de Théophane le Méné : 

"Les féministes se sont-elles réjouies lorsque Jorge Mario Bergoglio a affirmé que l'Eglise était obsédée par l'avortement tandis que les pro-life exultaient qu'il se rende à la marche pour la vie à Rome; les militants homosexuels ont apprécié que le souverain Pontife se refuse à les juger et les opposants au mariage homosexuel qu'il dénonce ce projet comme «une tentative pour détruire les intentions de Dieu» ; la gauche s'est félicitée que l'homme en blanc confesse ne jamais avoir été de droite et la droite lui a su gré de reconnaître qu'il n'était pas marxiste… En clair, tout le monde a vu midi à sa porte et chacun se demande désormais, entre conservatisme et progressisme, où les conduit le pape François. N'est-ce pas aussi cela l'universalisme de l'Eglise?

Depuis quelques jours, le Vatican est à nouveau au cœur du débat. La publication d'un document de travail établi à mi-chemin de la première session du Synode sur la famille remet le feu aux poudres. La nouvelle réalité de la famille postmoderne et la volonté de l'Eglise de réconcilier vérité et miséricorde, en laissant une grande liberté de parole dans la réflexion engagée, laissent les uns crier à la victoire et les autres hurler à la trahison. L'exploitation médiatique est à son comble et use de la méthode Coué en n'hésitant pas à caricaturer le message millénaire de l'Eglise, tout en érigeant le pape François en nouvelle égérie d'une tolérance qui ne s'appliquerait pas à tolérer l'intolérance (...)

Mais gageons que cette période de grâce n'est que provisoire. Vous avez adoré l'aimer, vous aimerez probablement le détester. Car rien de ce qui existait auparavant du point de vue dogmatique ne devrait changer. Et tout ce qui confortait jusque-là la bourgeoisie avide de privilèges dans un vernis catholique sera chassé du temple. Parions que le pape déplaira autant à ceux qui se veulent socialistes mais qui ne le sont pas qu'à ceux qui aiment trop l'argent".

Posté le 16 octobre 2014 à 21h59 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

La Relatio post Disceptationem révisée entièrement

Communiqué du Saint-Siège suite à la 12e congrégation générale du synode :

"La douzième Congrégation générale, qui s'est tenue ce matin en présence du Saint-Père, a vu la présentation des rapports des dix Circuli Minores: trois en anglais, deux en espagnol, deux en français, trois en italien. Ces textes proposent une évaluation de la Relatio post Disceptationem, document provisoire de mi-parcours synodal, ainsi que propositions pour la Relatio Synodi, document final définitif. Bien qu'elle ait été légitime, on a mis en doute l'opportunité de publier la RDP car ce document de travail ne présente pas l'opinion partagée par les pères synodaux. Saluant les efforts déployés comme le contenu de ce textes, les groupes linguistiques ont exposé leurs suggestions.

On a d'abord souligné que la RDP regroupait les préoccupations des familles en crise, sans toucher plus largement au message de l'Evangile de la famille, au fait que la mariage est un sacrement d'union indissoluble entre un homme et une femme, et que de très nombreux couples y croient toujours. C'est pourquoi la RS devra contenir un fort encouragement et soutien de l'Eglise à l'institution familiale. Dans ce sens il est essentiel de mieux exposer la doctrine du mariage comme don de Dieu. On a suggéré d'inclure dans la RS des éléments qui ne figurent pas dans la RDP comme l'adoption, pour lesquelles il faut simplifier les procédures, ou la biotechnologie, comme la diffusion de la culture sur le web pour aider la vie de la famille, ainsi qu'une note sur l'importance de politiques en faveur de la famille. Il convient aussi d'être plus attentifs à la présence des personnes âgées au sein de la famille, aux familles prolongées dans la pauvreté extrême, à la question prostitution, à celle des mutilations génitales féminines, l'exploitation sexuelle des enfants et le travail infantile. Insister sur son rôle de transmission de la foi et d'évangélisation permettra de souligner aussi la vocation missionnaire de la famille, tout en exprimant de manière globale et équilibrée ce qu'est la famille chrétienne.

Quant aux situations difficiles, les Circuli ont rappelé que l'Eglise doit être un espace de compréhension pour tous, de manière à ce que personne ne se sente exclu. Pour éviter toute confusion, des approximations comme des euphémismes, il faut être très clairs sur la loi de gradualité qui ne doit pas devenir gradualité de la loi. Certains se sont dits perplexes du rapprochement fait avec la paragraphe 8 de Lumen Gentium car il risque de faire croire à une volonté de l'Eglise de légitime les situations familiales irrégulières, même si celles-ci peuvent être un étape vers le sacrement matrimonial. D'autres ont exprimé le voeu d'approfondir le concept de communion spirituelle, en vue de le préciser et de le diffuser. Pour ce qui est de l'accès des divorcés remariés à la communion, on souhaite que la doctrine demeure ce qu'elle est tout en envisageant des exceptions dans une perspective de compassion et de miséricorde. Ceci, à des conditions précises. Il faudrait soumettre la question à une commission inter-disciplinaire. Il faudrait également être plus attentifs aux divorcés non remariés, qui sont souvent des témoins héroïques de la fidélité conjugale. Les procédures de reconnaissance de la nullité ou de la validité doivent être accélérées. Et il faut que les enfants soient considérés non comme une charge mais comme un don de Dieu, fruits de l'amour conjugal. On a recommandé une meilleure orientation christocentrique du mariage, et un plus solide rapprochement entre sacrement du baptême et sacrement du mariage, car pour inviter l'homme à la conversion il faut que la vision du monde passe par l'Evangile. Sans qu'on puisse définir mariage l'union homosexuelle, les personnes impliquées doivent être suivis pastoralement et leur dignité respectée. Il ne doit pas être question d'une approbation de l'Eglise à leur mode de vie. Quant à la polygamie et en particulier dans le cas de convertis désirant recevoir les sacrements, il convient de conduire une étude approfondie. Les Circuli Minores ont enfin conseillé de plus insister sur Marie et la Sainte Famille comme modèles familiaux. La Relatio Synodi sera en tout cas le document préparatoire aux assises synodales d'octobre 2015."

Posté le 16 octobre 2014 à 21h09 par Michel Janva | Lien permanent


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