17 septembre 2014

"Exil à Malte pour le cardinal Burke"

Ainsi titre Sandro Magister : 

"L’impeccable préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique est sur le point d’être réduit au rôle purement honorifique de "patron" d’un ordre de chevalerie. C’est le pape François qui le veut (...)

La prochaine victime serait en effet le cardinal américain Raymond Leo Burke, préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique. Au lieu d’être promu – comme l’ont inventé certains internautes – au poste difficile mais prestigieux d’archevêque de Chicago, il serait réduit au titre pompeux – mais très modeste au point de vue ecclésiastique – de “cardinal patron” de l’Ordre Souverain et Militaire de Malte, succédant ainsi au titulaire actuel, Paolo Sardi, qui vient de fêter son 80e anniversaire.

Si cela se confirmait, l'exil de Burke serait encore plus drastique que celui qui a été imposé au cardinal Piacenza. En effet ce dernier a certes été transféré de l’importante congrégation pour le clergé à la marginale pénitencerie apostolique, mais il reste tout de même à la tête d’un dicastère de la curie.

Au contraire, dans le cas du changement de poste qui se préparerait, Burke serait complètement exclu de la curie et il occuperait une fonction purement honorifique, dépourvue de toute influence sur le gouvernement de l’Église universelle.

On aurait donc affaire, dans ce cas, à une nomination qui paraît ne pas avoir de précédent".

Posté le 17 septembre 2014 à 20h02 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (15)

09 septembre 2014

Le Vatican publie la liste des participants au synode sur la famille

Présidé par le Pape François, le synode, qui se tiendra du 5 au 19 octobre sur le thème : «  les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’Evangélisation », réunira 253 participants, dont :

  • 114 présidents des conférences épiscopales
  • 13 chefs des Eglises catholiques orientales
  • 25 chefs de dicastères de la Curie romaine
  • 3 religieux élus au sein de l’Union des supérieurs généraux
  • 38 auditeurs : 13 couples mariés et 16 experts

Côté français,

"on peut noter la présence en tant qu’expert de Mgr Tony Anatrella, consulteur pour le Conseil Pontifical pour la famille, ainsi que celle du père Gérard Berliet, professeur au séminaire de Lyon et responsable de la pastorale des fidèles divorcés-remariés au sein du diocèse de Dijon. Parmi les laïques, ont été invités Olivier et Christilla de Roussy, d’Amour et Vérité, une préparation au mariage qui dépend de la communauté de l’Emmanuel, et Michèle Taupin, présidente d’Espérance et Vie, un mouvement chrétien qui accompagne les personnes qui vivent le veuvage."

Le cardinal André Vingt-Trois sera l'un des trois présidents délégués.

Posté le 9 septembre 2014 à 13h48 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

30 août 2014

Le journal La Vie hostile au Pape

A l'occasion de la nomination du cardinal Canizares, préfet de la Congrégation pour le culte divin, dans son diocèse d'origine à Valence, en Espagne, le directeur de La Vie laisse transparaître sa haine :

C’est Mgr Osoro Sierra, archevêque de Valence, qui devient archevêque de Madrid, d’où se retire le cardinal Rouco Varela, président de la Conférence épiscopale espagnole. C’est semble-t-il le désir du cardinal Rouco qui a prévalu : il laisse son siège à Mgr Osoro, vice-président de la Conférence épiscopale et probablement son prochain président. Mgr Osoro est connu pour être un ardent défenseur du mariage traditionnel et un opposant  à l’avortement. Quant au cardinal Canizares, c'est lui-même qui  avait demandé au pape de retourner dans son diocèse et le pape a accepté son désir.

Posté le 30 août 2014 à 10h37 par Michel Janva | Lien permanent

17 août 2014

Programme du 3ème pèlerinage international Summorum Pontificum

Organisé par le Coetus internationalis Summorum Pontificum (Giuseppe Capoccia, délégué général, l’abbé Claude Barthe, aumônier, Guillaume Ferluc, secrétaire général), voici le programme de ce pèlerinage à Rome :

Jeudi 23 octobre

  • 19h15 : Vêpres solennelles et accueil des pèlerins à la Trinité-des-Pèlerins par Mgr Guido Pozzo, Secrétaire de la Commission Ecclesia Dei

Vendredi 24 octobre

  • 8h45 : Chapelet pour les enfants à naître en la basilique Sant’Agostino, suivi de visites culturelles et spirituelles libres ou par groupes
  • 11 heures : Rencontre sacerdotale (pour le clergé)
  • 15 heures : Via Crucis sur le Palatin
  • 18h30 : Messe pontificale à la Trinité des Pèlerins célébrée par le cardinal George Pell pour les 10 ans de Juventutem

Samedi 25 octobre

  • à partir de 9h30 : Adoration eucharistique à Santa Maria in Vallicella, suivie de la procession vers la basilique Saint-Pierre
  • midi : Messe pontificale en la basilique Saint-Pierre célébrée par le cardinal Raymond Burke

Dimanche 26 octobre

  • midi : Messe pontificale célébrée par le cardinal Brandmüller pour la fête du Christ-Roi à Nurcie, déjeuner avec les moines (OSB)
  • Pour les pèlerins qui resteront à Rome : Messe pontificale à la Trinité des Pèlerins à 11 heures, célébrée par Mgr François Bacqué, Nonce Apostolique

Posté le 17 août 2014 à 07h51 par Michel Janva | Lien permanent

30 juillet 2014

Irak : tous ceux qui ont des responsabilités politiques doivent n’épargner aucun effort

Le Secrétaire du Saint-Siège pour les Rapports avec les Etats, le Français Mgr Dominique Mamberti affirme que la Secrétairerie d’Etat a envoyé, en ce début de semaine, une note à toutes les ambassades accréditées près le Saint-Siège, avec le texte des derniers appels du Pape concernant la situation au Moyen-Orient. La Secrétairerie d’Etat demande à chaque ambassade de faire parvenir ce message à leurs gouvernements respectifs.

M"Bien évidemment, la Secrétairerie d’Etat suit avec une très grande préoccupation la situation des communautés chrétiennes au Moyen-Orient. Les communautés chrétiennes souffrent injustement. Elles ont peur et de très nombreux chrétiens ont été contraints d’émigrer. En ce qui concerne la seule ville de Mossoul, quelques trente églises et monastères ont été occupés et saccagés par les extrémistes. La croix a été enlevée des édifices. Pour la première fois en tant d’années, la Sainte Messe du dimanche n’a pas pu être célébrée. Il faut rappeler qu’en Irak, comme dans d’autres pays du Moyen-Orient, les chrétiens sont présents depuis le début de l’histoire de l’Eglise et ils ont eu un rôle significatif dans le développement de la société. Les chrétiens souhaitent simplement continuer à être présents, en tant qu’artisans de paix et de réconciliation.

Que fait le Saint-Siège pour tenter de remédier à cette situation ?

Le Saint-Siège agit à différent niveaux. Tout d’abord, le Saint-Père lui-même a manifesté, à diverses occasions et de manière touchante, sa proximité aux communautés chrétiennes en particulier aux familles de Mossoul, nous invitant tous à prier pour elles. Il leur a personnellement exprimé sa proximité, en contactant certains de leurs responsables religieux dont le Patriarche de Babylone des Chaldéens et le Patriarche d’Antioche des Syriens, encourageant pasteurs et fidèles à se montrer forts dans l’espérance. Il a envoyé également un soutien d’ordre économique aux familles, via le Conseil pontifical Cor Unum, afin de venir au-devant de leurs besoins humanitaires.

Pour notre part, la Secrétairerie d’Etat, via ses propres canaux diplomatiques, continue à stimuler l’attention des autorités internationales et des gouvernements sur le sort de nos frères et nous avons envoyé hier et aujourd’hui même, une note verbale à toutes les ambassades accréditées près le Saint-Siège avec le texte des derniers appels du Pape concernant la situation plus largement du Moyen-Orient, demandant de faire parvenir ce message à leurs gouvernements respectifs. Et c’est notre souhait le plus cher que la communauté internationale prenne à cœur la question, puisque sont en jeu des principes fondamentaux pour la dignité humaine, le respect des droits de toute personne, pour une cohabitation pacifique et harmonieuse des personnes et des peuples. L’Irak et les autres pays du Moyen-Orient sont appelés à être des modèles de coexistence entre différentes communautés, autrement ce serait une grande perte et un présage sombre pour le monde entier. [...]

Je voudrais rappeler que l’appel du Pape à tous ceux qui ont des responsabilités politiques au niveau local et international à n’épargner aucun effort pour faire cesser les hostilités et obtenir la paix désirée pour le bien de tous. Comme le dit le pape François lui-même, il faut plus de courage pour faire la paix que pour faire la guerre. En outre, le bien commun et le respect de chaque personne humaine devrait être placés au centre de chaque décision, et non les intérêts particuliers."

Posté le 30 juillet 2014 à 08h41 par Michel Janva | Lien permanent

26 juillet 2014

Summorum Pontificum revêt une valeur cruciale pour l'oecuménisme

Paix Liturgique propose la suite de la traduction de la préface rédigée par le cardinal Canizares, préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, à la thèse que vient de publier le père Alberto Soria Jiménez, un bénédictin espagnol, sur les principes d'interprétation du Motu Proprio Summorum Pontificum. Extraits :

"[...] nous observons que lorsque sont dénoncées des attitudes ou des positions de « refus du Concile », c'est toujours à sens unique, c'est-à-dire à propos de ceux qui n'acceptent pas l'état actuel de la liturgie alors que, la plupart du temps, les comportements et pratiques qui provoquent ce refus ne viennent pas du Concile en soi, pas plus qu'il ne s'agit de mises en œuvre de ses principes mais, au contraire, de comportements et de pratiques qui le trahissent en ce qu'ils sont diamétralement opposés à ce qu'exprima l'assemblée conciliaire. Personne ne parle, en revanche, ou alors avec bien moins de sévérité, de la désobéissance et du « refus », malheureusement si fréquents, opposés aux grands principes clairement exposés par le Concile. C'est pour cela que l'alors cardinal Ratzinger en arriva à dire que « l'obstacle majeur à l'acceptation pacifique du renouvellement de la structure liturgique réside dans le fait que la liturgie a été abandonnée à l'inventivité de chacun ». Ailleurs, il expliquait, parlant de la libéralisation de la célébration de la liturgie traditionnelle, qu'il « ne s'agit pas d'une attaque contre le Concile mais d'une mise en œuvre de celui-ci, encore plus fidèle, si j'ose dire, que celle que l'on nous présente habituellement ».

Un autre aspect sur lequel ce livre que nous introduisons attire notre attention et qu'il est important de ne pas perdre de vue, c'est l'impact négatif que nos discussions intra-ecclésiales peuvent avoir sur l'œcuménisme. Souvent, nul ne prête attention au fait que les critiques faites au rite hérité de la tradition romaine touchent aussi les autres traditions, en particulier celle orthodoxe : presque tous les aspects liturgiques fortement attaqués par ceux qui s'opposent à la conservation de l'ancien missel romain sont précisément ceux que nous avons en commun avec la tradition orientale ! Une preuve nous en est donnée par les réactions extrêmement positives arrivées du monde oriental lors de la publication du Motu Proprio. Ce document revêt ainsi une valeur cruciale pour la « crédibilité » de l'œcuménisme dès lors que, selon l'expression du président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, le cardinal Kurt Koch, « il promeut, en réalité, si l'on peut dire, un œcuménisme intra-catholique ». Nous pourrions dire, par conséquent, que la prémisse « ut unum sint » suppose le « ut unum maneant » de sorte que, comme l'écrit le Cardinal, « si l’œcuménisme intra-catholique échoue, la controverse catholique sur la liturgie s’étendra aussi à l’œcuménisme ». [...]

Posté le 26 juillet 2014 à 09h13 par Michel Janva | Lien permanent

09 juillet 2014

Jean-Baptiste de Franssu à la tête de l'Institut pour les oeuvres de religion

FCe Français spécialiste de la finance a été nommé à la tête de l'Institut pour les oeuvres de religion (IOR), qui gère le patrimoine du Saint-Siège. Il devra assurer la mise en oeuvre de la réforme de ses statuts. Membre bénévole du nouveau conseil économique, il avait été repéré par Mgr Vallejo Balda, numéro deux de la préfecture pour les affaires économiques et membre de l'Opus Dei.

Agé de 51 ans, ce catholique (partiquant comme disent les médias) est un spécialiste de la finance, preuve que l'on peut être à la fois être engagé à la fois à la suite du Christ et dans la finance, contrairement à l'idée qui règne dans certains milieux 'cathos'.

Père de 4 enfants, il est membre du Conseil d'administration de la World Youth Alliance, une organisation internationale basée aux États-Unis qui défend la dignité de la personne humaine au sein d'instances internationales comme l'ONU ou le Parlement européen.

Attaché à la spiritualité de Charles de Foucauld, Jean-Baptiste de Franssu est un amoureux de l'Afrique, où il a passé son enfance : Sénégal, Gabon, Côte d'Ivoire, Soudan, Somalie, Tanzanie et Zambie. 

Diplômé de l'école de commerce de Reims, complété dans une université anglaise et une spécialisation en actuariat à Paris, il est entré à la Caisse des dépôts, puis dans le groupe américain Invesco de placements financiers à long terme où il reste plus de vingt ans. Il lance cette entreprise en France, puis est chargé de son management en Europe pour terminer dans le comité de direction mondiale. Il a fondé un cabinet de conseil en fusions-acquisitions, Incipit, basé à Bruxelles

Il est également président de l'Association européenne des sociétés de gestion, qui regroupe les gestionnaires d'actifs de l'Europe entière.

En mai 2014, il était interrogé par KTO :

 

Posté le 9 juillet 2014 à 19h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Nouvelles réformes au Vatican

Par un Motu Proprio publié aujourd'hui, le Pape François dispose le transfert de la Section ordinaire de l'APSA au Secrétariat pour l'économie :

"Confirmant une tradition qui remonte à plusieurs siècles, le Concile Vatican II a réaffirmé la nécessité de conformer l'organisation du Saint-Siège aux nécessités du moment et aux besoins constants de l'Eglise, notamment par une adaptation de la structure des dicastères de la Curie Romaine, leur nombre, leur désignation et leurs compétences, leurs procédures et leur coordination. En application de ces principes, le Motu Proprio Fidelis et Dispensator Prudens du 24 février dernier a institué le Secrétariat pour l'économie comme dicastère de la Curie. Lequel, tenant compte des dispositions du Conseil, dispose des pouvoirs de contrôle économique et de surveillance sur les dicastères et les administrations du Saint-Siège et de l'Etat de la Cité du Vatican.

En considération de cela et des avis des chefs des organismes concernés, il est apparu opportun que le Conseil pour l'économie assume désormais, selon les modalités et délais fixés par le Cardinal Préfet, les compétences jusqu'ici attribuées à la Section ordinaire de l'Administration du patrimoine du siège apostolique. Par conséquent, cette décision implique le transfert des compétences que la Constitution apostolique Pastor Bonus du 28 Juin 1988 avait conféré à cette section administrative de l'APSA. L'Administration du patrimoine, qui ne sera plus divisé en sections, effectuera désormais uniquement les tâches qui étaient auparavant la responsabilité de la Section spéciale."

Le Cardinal George Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie, a annoncé d'importantes initiatives visant à améliorer la gestion économique et administrative du Saint-Siège et l'Etat de la Cité du Vatican. Les changements concernent la Section ordinaire de l'APSA, le Fonds de pension, les media vaticans et l'IOR.

Le Conseil pour l'Economie a nommé un comité technique pour étudier la situation du fonds de pension et lui faire des propositions d'ici la fin de l'année. Les retraites en cours comme celles de la prochaine génération sont en sécurité, mais il convient de s'assurer d'une disponibilité suffisante pour les générations à venir. Beaucoup de pays occidentaux sont confrontés à des difficultés de leur système de retraite. De nouveaux statuts seront préparés afin d'adapter l'organisation de ce fonds à la nouvelle structure économique et administrative du Saint-Siège et de l'Etat du Vatican. Quatre experts laïcs y apporteront leur expérience dont le français Antoine de Salins.

Un comité ad hoc a été désigné pour proposer une réforme des media du Vatican. Il s'agit d'adapter les media du Saint-Siège aux nouvelles tendances de la consommation, d'améliorer leur coordination et d'assurer de manière progressive et significative une économie financière. Sur la base des récentes expériences positives comme le compte Twitter du Saint-Père, les applications et les réseaux numériques seront renforcés afin de s'assurer que le message du Saint-Père atteigne un plus grand nombre de fidèles à travers le monde, en particulier de jeunes. Parmi les membres du comité on trouve le dominicain français Eric Salobir.

Côté IOR, il a été a annoncé un plan pour sa prochaine phase de restructuration, qui sera réalisé par une nouvelle équipe dirigée par le français Jean-Baptiste de Franssu.

Posté le 9 juillet 2014 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent

08 juillet 2014

Bilans financiers du Saint-Siège et de la Cité du Vatican

Samedi 5 juillet, la Préfecture pour les affaires économiques du Saint-Siège a rendu le bilan définitif consolidé du Saint-Siège pour 2013 et celui relatif au Governorat de la Cité du Vatican.

Le bilan du Saint-Siège enregistre un déficit de 24.470.549 euro, causé principalement (environ 14 millions) par les fluctuations du cours de l'or. Les postes de dépense majeure sont le personnel (2886 personnes pour environ 125 millions), et l'imposition sur les biens immobiliers en Italie (plus de 15 millions).

Le bilan de l'Etat de la Cité du Vatican, qui est autonome par rapport au Saint-Siège (1951 personnes en service), présente un bénéfice de 33.040.583 euro, en augmentation d'une dizaine de millions d’euro par rapport à l’année précédente.

La contribution due par les diocèses pour la gestion de la Curie Romaine au service de l'Eglise universelle est passée de 22.347.426 à 22.435.359 euro de 2012 à 2013.

Posté le 8 juillet 2014 à 15h27 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2014

Vatican : un Français à la tête de l'IOR ?

FA l’Institut pour les Œuvres de Religion, surnommé la Banque du Vatican, son directeur Ernst von Freybergvient de donner sa démission.

C’est un Français, le financier Jean-Baptiste de Franssu, qui devrait prendre sa succession. Depuis mars 2014, il siège au sein du Conseil pour l’économie, créé par le Pape François. En sus de ce travail bénévole, Jean-Baptiste de Franssu dirige un cabinet bruxellois spécialisé dans les fusions-acquisitions. Diplômé de Sup de Co Reims, il a travaillé au sein de grands groupes financiers, tels que Invesco ou Carmignac Gestion. Il soutient des O.N.G. comme l’Alliance mondiale de la jeunesse, engagée pour défendre la famille.

Posté le 7 juillet 2014 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent

02 juillet 2014

Argentine vs Suisse au Vatican

Il était évident que les Suisses n'avaient aucune chance.

A

Posté le 2 juillet 2014 à 22h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

26 juin 2014

Instrument de travail du Synode d'octobre 2014, sur les défis pastoraux de la famille

Ce document préparatoire est en ligne. Extrait :

"Contestation pratique de la loi naturelle sur l’union entre l’homme et la femme

27. Étant donné que de nombreux organismes académiques n’ont plus que faiblement recours à la loi naturelle, les principales contestations proviennent de la pratique massive du divorce, du concubinat, de la contraception, des procédés artificiels de procréation et des unions homosexuelles. Parmi les populations les plus pauvres et les moins influencées par la pensée occidentale – il est fait ici particulièrement référence à certains États africains – d’autres types de contestation de cette loi ont été mis en évidence, comme le phénomène du machisme, de la polygamie, des mariages entre adolescents et préadolescents, du divorce en cas de stérilité, d’absence de descendance masculine, mais aussi de l’inceste et d’autres pratiques aberrantes.

28. Dans presque toutes les réponses, y compris les observations, on enregistre un nombre croissant de familles “élargies”, surtout par la présence d’enfants nés de différents partenaires. Dans la société occidentale, les cas sont désormais nombreux où les enfants, en plus d’avoir des parents séparés ou divorcés, remariés ou non, ont également des grands-parents dans la même situation. En outre, spécialement en Europe et en Amérique du Nord (mais aussi dans les États d’Asie orientale), on trouve une augmentation de cas d’unions conjugales non ouvertes à la vie, ainsi que de personnes qui adoptent une vie de célibataires ou singles. Les familles monoparentales sont, elles aussi, en nette croissance. Sur ces mêmes continents, on assiste pareillement à une hausse vertigineuse de l’âge du mariage. Très souvent, spécialement dans les États d’Europe du Nord et d’Amérique du Nord, les enfants sont perçus comme représentant une entrave au bien-être de la personne et du couple.

29. Il faut encore mentionner la volonté de reconnaître au niveau civil, en particulier dans certaines régions d’Asie, des unions dites “pluripersonnelles” entre individus d’orientations et d’identités sexuelles différentes, basées sur les besoins particuliers et sur les nécessités individuelles et subjectives. En résumé, on tend à accentuer le droit à la liberté individuelle sans compromis: les personnes ne se “construisent” que sur la base de leurs désirs individuels. Ce que l’on juge pouvoir devenir “naturel” est plus qu’autre chose une référence à soi-même et à la gestion de ses propres désirs et aspirations. L’influence martelante des mass médias et du style de vie affiché par certains personnages du sport et du spectacle y contribue lourdement; ces aspect exercent aussi leur influence dans les pays où la culture familiale traditionnelle semble avoir davantage résisté (Afrique, Moyen-Orient et Asie centrale et du Sud)."

Posté le 26 juin 2014 à 12h59 par Michel Janva | Lien permanent

05 juin 2014

D-Day : l'exclusion de Dieu de la vie des sociétés ne peut apporter que mort et malheur

Le Secrétaire d'Etat du Saint-Siège, le cardinal Parolin, a publié ce message au nom du pape :

"Sa Sainteté le Pape François s'unit de grand cœur à l'intercession des personnes venues commémorer les évènements dramatiques qui se sont déroulés en ces lieux il y a soixante-dix ans et prier pour la paix. Il adresse son cordial salut à Monsieur le Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris, à Monseigneur Jean-Claude Boulanger, évêque de Bayeux-Lisieux, ainsi qu'aux représentants des autres communautés ecclésiales et à toutes les personnes rassemblées.

Le Saint-Père rend hommage aux nombreux soldats qui ont quitté leur pays pour débarquer sur les plages de Normandie, afin de lutter contre la barbarie nazie et libérer la France occupée. Il n'oublie pas non plus les soldats allemands entraînés dans ce drame, ainsi que toutes les victimes de cette guerre. Il convient que les générations présentes expriment leur reconnaissance à tous ceux qui ont consenti à de si lourds sacrifices. C'est par la transmission de la mémoire et par l'éducation des nouvelles générations au respect de tout homme créé à l'image de Dieu qu'il est possible d'envisager, dans l'espérance, un avenir meilleur.

Cette commémoration nous rappelle que l'exclusion de Dieu de la vie des personnes et des sociétés ne peut apporter que mort et malheur. Les nations européennes peuvent trouver dans l'Evangile du Christ, Prince de la paix, la racine de leur histoire et une source d'inspiration pour nouer entre elles des relations toujours plus fraternelles et solidaires.

Le Saint-Père souhaite que Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, co-patronne de l'Europe, qui donne son nom à la cloche bénie en cette occasion, soit un guide et une protectrice pour avancer sur le chemin de la paix. Confiant chacun des participants à la protection de la Vierge Marie, il leur accorde de grand cœur la Bénédiction apostolique.

Posté le 5 juin 2014 à 23h08 par Michel Janva | Lien permanent

04 juin 2014

Donner des prénoms de saints aux enfants

Alors qu’il présidait une messe pour la France dans la basilique Saint-Pierre au Vatican, messe “pro felice statu gallicae nationis“ célébrée dans la chapelle Sainte-Pétronille, 3 jours après la fête de sainte Pétronille, l’une des saintes patronnes de la France, dans la matinée du 3 juin 2014, Mgr Jean-Louis Bruguès a invité à donner des prénoms de saints aux enfants afin de les faire entrer dans la “grande“ famille de l’Eglise. Le prélat français, archiviste et bibliothécaire de la Sainte Eglise romaine, a regretté la multiplication des “prénoms insignifiants“ dans les registres de baptême

La messe était célébrée en présence d’une trentaine de prêtres et prélats, dont de nombreux Français travaillant dans la curie romaine, ainsi que l’ambassadeur de France auprès du Saint-Siège, Bruno Joubert, à l’initiative de cette messe.

Dans son homélie, Mgr Bruguès a médité sur l’importance du culte des saints, qu’il faudrait remettre au goût du jour. Etre proche de ceux qui ont “approché“ le Christ “revient à se rendre proche du Christ lui-même“.

“Voilà pourquoi l’Eglise éprouve le besoin de confier chacun de ses enfants à un ou plusieurs saints“.

“Le calendrier chrétien ne ferait-il plus recette ? Pourquoi cette ombre immense portée sur nos saints ?“ “Le temps n’est-il pas venu de redonner aux saints la place qui leur revient ?“

Pour Mgr Bruguès, donner un nom de saint à un enfant signifie le faire entrer “dans une famille plus grande“.

“C’est lui donner un frère ou une sœur aînés dans la foi, dans l’histoire, dans l’avenir“. “Le prénom reçu au moment du baptême n’est pas seulement un signe de reconnaissance sociale, il agit d’une manière qui nous reste mystérieuse, mais que l’Eglise assure être efficace, dans la construction même de notre personnalité psychologique et morale“.

Posté le 4 juin 2014 à 07h48 par Michel Janva | Lien permanent

24 mai 2014

L'ONU reconnaît l'action du St-Siège contre les abus sexuels

Communiqué du Saint-Siège :

"Le Comité des Nations-Unies relatif à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (CAT), a anticipé la publication de ses conclusions définitives sur le rapport déposé par le Saint-Siège. Reconnaissant les efforts substantiels accomplis, ainsi que le bonne volonté manifestée, le Comité constate que le Saint-Siège, s'est largement engagé dans la voie de la prévention des abus sexuels sur mineurs, mais aussi de l'attention aux victimes. Saluant la franchise du dialogue établi avec sa délégation, et sans considérer qu'il ait enfreint la Convention, le Comité reconnaît que le Saint-Siège, les diocèses et les congrégations religieuses catholiques s'efforcent de prévenir ces crimes, mais aussi qu'ils ont mis en place des dédommagements en faveur des victimes. Enfin, le Comité ne prend pas en considération le fait que la protection absolue de l'enfant à naître puisse constituer de la part du Saint-Siège un des cas de violation de la CAT. Ceci sauvegarde le principe du droit fondamental à la vie et la liberté religieuse de proclamer et défendre ce droit de la part de l'Eglise."

Posté le 24 mai 2014 à 16h52 par Michel Janva | Lien permanent

22 mai 2014

La responsable de "Wir sind Kirche" a été excommuniée

L'Autrichienne Martha Heizer, chef de file du mouvement réformiste "Wir sind Kirche", vient d'être excommuniée, ainsi que son mari. C'est l'épilogue d'un long bras de fer entre le mouvement Wir sind Kirche ("Nous sommes l'Eglise") et l'Eglise.

L'évêque d'Innsbrück, Mgr Manfred Scheuer, “a tenu à présenter personnellement le décret au couple mercredi 21 mai au soir”.

Le couple a refusé d'admettre la sanction.

Il sosnt excommuniés pour des messes privées célébrées sans prêtre. Ces simulations constituent des delicta graviora (délits graves) aux yeux de l'Eglise catholique.

Âgée de 67 ans, Martha Heizer est connue pour ses prises de position pour l'ordination des femmes et “un renouvellement de l'Eglise grâce aux laïcs”, précise Die Welt. Depuis 2012, elle dirige l'International Movement We are Church (IMWAC), le mouvement international Nous sommes l'Eglise.

Jeudi en début d'après-midi, le directeur du bureau de presse du Saint-Siège, précise à l'agence I.Media que cette excommunication “a été prononcée par le diocèse d’Innsbruck et non directement par Rome”. Le père Federico Lombardi explique qu'il s'agit d’une excommunication automatique (“latae sententiae”), déclenchée par “l’acte grave” que représente “la célébration de l’Eucharistie par une personne non ordonnée”.

Posté le 22 mai 2014 à 15h43 par Michel Janva | Lien permanent

21 mai 2014

Divorcés-remariés : Rome demande aux évêques de communiquer sur le Magistère

Dans cette période de confusion doctrinale, pour éviter de croire à de fausses attentes, la Congrégation pour la doctrine de la Foi a demandé aux évêques, à travers les conférences épiscopales, de mettre en ligne les documents du Magistère de l'Église sur les "questions sur la pastorale des fidèles divorcés remariés".

Suite à cette demande, on remarque que les diocèses d'Espagne (comme ici) ont mis en ligne un site spécifique afin d'informer les fidèles sur ces sujets. La Conférence des évêques espagnols a créé une page spécifique sur ce sujet. On y retrouve des textes fondamentaux de saint Jean-Paul II, de Benoît XVI, de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, du Conseil pontifical pour les Textes législatifs, du Synode des évêques de 2012 et un article du cardinal Gerhard L. Müller, actuel préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

En France, la Conférence épiscopale n'a rien mis en ligne pour le moment.

Posté le 21 mai 2014 à 17h41 par Michel Janva | Lien permanent

17 mai 2014

Il ne peut y avoir de développement sans la famille

C’est en substance le message lancé à la tribune de l’ONU par Mgr Vincenzo Paglia, président du Conseil pontifical pour la famille, dans le cadre de la Journée internationale des familles. La famille, a-t-il réaffirmé, est un point essentiel du magistère de l’Eglise ; il faut redécouvrir sa place centrale dans la société, en tant que modèle social unique, école d’éducation à l’altérité et à l’amour de l’autre.

Mgr Paglia n’a pas minimisé l’ampleur de la crise que traverse l’institution familiale et qui se traduit par l’augmentation des divorces et des naissances hors-mariage.

Reste que le rôle de la famille est déterminant pour un développement authentique, surtout quand il s’agit de combattre les injustices et de s’opposer à l’économie de l’exclusion. 

Posté le 17 mai 2014 à 19h37 par Michel Janva | Lien permanent

10 mai 2014

ONU : le Vatican déclare que l’avortement est une torture

La meilleur défense c'est l'attaque : c'est la stratégie qu'a employé le Saint-Siège, mis en cause par une agence de l'ONU, en retournant l'accusation dont il était victime :

"« Le Saint Siège condamne la torture de quiconque,  y compris ceux qui sont torturés et tués avant même de naître », a déclaré Mgr Silvano Tomasi, Nonce apostolique des Nations Unies à Genève.

C’est la deuxième fois cette année qu’une délégation du Vatican est invitée à discuter de ses obligations de droit international avec les experts de l’ONU. C’est également la deuxième fois que la doctrine Catholique est victime de médisances à cause de l’avortement. Cet obscur comité attire ainsi à lui l’attention des médias et des critiques.

« L’avortement tardif est une torture », rétorquait Mgr Tomasi à Felice Gaer, une experte américaine.

Il a accusé le Canada et le Royaume-Uni d’être coupable de torture puisqu’ils permettent l’avortement tardif, laissant des enfants mourir sans soins alors qu’ils sont nés vivants.

L’archevêque a ajouté que le Vatican n’avait pas le pouvoir d’imposer ses doctrines, mais que les Catholiques du monde entier procurent des soins de santé maternelle, des alternatives à l’avortement, et aident les femmes physiquement et spirituellement après leur avortement. Il a aussi mis en garde le comité contre les atteintes à la liberté religieuse.

[...] Certains experts se sont montrés plus conciliants après les commentaires de Mgr Tomasi. [...] Le président du Comité, Claudio Grossman, s’est lui aussi montré conciliant. Il a également nié l’existence d’un conflit d’intérêts après la publication dans la presse  d’une rumeur selon laquelle son impartialité avait été compromise à cause de son soutien militant pour le mariage homosexuel et l’avortement.

Felice Gaer pour sa part est restée inflexible. La vice présidente du comité a déclaré que la position morale de l’Eglise sur l’avortement était « inquiétante »."

Posté le 10 mai 2014 à 15h37 par Michel Janva | Lien permanent

08 mai 2014

“L’Osservatore Romano” accueille un auteur qui nie la Résurrection

Affaire étrange :

"Pour la deuxième fois en un mois, Marco Vannini a signé, le 4 mai, un article d’une page entière intitulé « Cosa serve per pensare ». Ce qui étonne Sandro Magister, c’est la « distance abyssale entre [s]es conceptions [de Vannini] et celles qui fondent le Credo chrétien ». Magister signale un précédent article de Vannini, paru Vendredi Saint 18 avril dans le quotidien La Reppublica. L’auteur donne son sentiment sur la signification que Pâque a pour lui. Après avoir rappelé que la résurrection d’entre les morts était « une vieille fantaisie apocalyptique juive », Vannini écrit que la résurrection du Christ « fut plus une construction théologique qu’un fait réel », une « expérience spirituelle » qui ne peut être vécue que de l’intérieur et non pas de la manière dont l’a soutenue saint Paul « dont le cerveau malade, comme l’a écrit Nietzche, n’a pas compris le message évangélique sur la mort de l’âme et sa renaissance dans l’esprit (…) L’affirmation paulinienne que notre foi est vaine si le Christ n’est pas ressuscité (…) est [la] plus antiévangélique qui soit ». Bon, c’est une opinion… mais dans L’Osservatore Romano ?"

Posté le 8 mai 2014 à 12h22 par Michel Janva | Lien permanent

07 mai 2014

Le cardinal Müller accuse les religieuses rebelles des États-Unis de promotion de l'hérésie

Traduction de cet article, par les soins du Salon Beige :

"Son éminence Gerhard Müller, le cardinal Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a accusé les religieuses des États-Unis de ne pas observer le programme de réformes ordonné par le Saint-Siège. Le cardinal affirme que les responsables de la Conférence des Supérieures des Religieuses (LCWR : Leadership Conference of Women Religious) font fi des procédures de choix des conférenciers qui participent à leurs assemblées annuelles, et se demande si les programmes de ces assemblées ne seront pas utilisés pour promouvoir l'hérésie.

Dans une rencontre des Supérieurs de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi avec la Présidence de la Conférence de Leadership des Femmes Religieuses à Rome le 30 avril, le cardinal a déclaré aux religieuses que le choix des orateurs de la conférence annuelle et la documentation qu'elles mettent à la disposition de leurs membres, ainsi que leur attitude devant des erreurs doctrinales évidentes, l’amène à se demander si la LCWR a « réellement la capacité de vraiment sentire cum Ecclesia (être en union de sentiment avec l'Église) ».

Le cardinal est particulièrement critique envers la promotion des théories que défend Barbare Marx Hubbard, présidente de la Fondation pour l'Évolution Consciente, incompatibles avec la foi catholique carelles conduisent quasi nécessairement à des erreurs de fond par rapport à la toute-puissance de Dieu, l'incarnation du Christ, la réalité du péché originel, la nécessité du salut et le caractère définitif de l'action salvífique du Christ dans le mystère pascal.

Le cardinal accuse les religieuses de ne même pas permettre de réplique aux conférenciers qui participent à leurs conférences annuelles lorsqu’ils s'écartent de la doctrine de l'Église.

Réponse aux griefs

D'autre part, le prélat répond aux griefs des responsables de la LCWR, qui considèrent comme une sanction disciplinaire laparticipation du Délégué pontifical à l'élection de conférenciers. Le cardinal explique qu’au contraire cette participation montre l'intérêt du Saint-Siège à dialoguer avec les religieuses pour les aider à être en communion avec la foi de l'Église.

Provocation des religieuses

Le cardinal Müller met en avant l'exemple suivant de quelque chose qui ne doit se produire :

Un exemple pourrait nous aider à l'heure actuelle. Je suis triste d’apprendre que vous avez décidé d'accorder le Prix, via la Direction Extraordinaire, lors de l'Assemblée de cette année, à une théologie critiquée par les Évêques des États-Unis étant donné la gravité des erreurs doctrinales présentes dans ses documents. C'est une décision qui sera perçue comme une provocation ouverte contre le Saint-Siège et l'Évaluation Doctrinale. En outre, elle éloigne encore plus la LCWR des Évêques.

Le cardinal n’indique pas le nom de la théologienne, mais il s'agit d'Elizabeth Johnson, professeur de théologie à l'Université Fordham, un établissement universitaire de la Compagnie de Jésus à New York. E. Johnson a fait l'objet en mars 2011 d'une note de la commission épiscopale pour la Doctrine de la Foi du Concile des États-Unis.

Le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi assure être conscient de parler de façon très directe :

Je me rends compte que je parle avec beaucoup de franchise sur cette affaire, mais je le fais en sachant qu'il n'y a pas aucune autre manière d'interpréter la décision d'attribuer ce prix, ni à l'intérieur ni en dehors de l'Église.

Posté le 7 mai 2014 à 08h55 par Michel Janva | Lien permanent

05 mai 2014

Vatican : vers la création d'un secrétariat à la communication ?

Lu sur Benoît-et-moi :

"Dans le plan de réorganisation de la Curie, la création d'une coordination centrale sur le modèle de la nouvelle structure vaticane de l'Economie est à l'étude. Les compétences (aujourd'hui partagées entre différents bureaux de la Curie: Salle de presse, Conseil Pontifical pour les Communications Sociales, CTV, Radio Vatican, L'Osservatore Romano) seraient centralisées dans une seule entité. 

Mercredi, le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi est intervenu lors du séminaire professionnel organisé par la Faculté de communication institutionnelle de l'Université Pontificale de la Sainte Croix, sur le thème «Stratégies créatives pour le changement culturel» (cf. Le Père Lombardi et la communication du Pape). Dans son discours, il a annoncé une mise à jour dans la «communication du message du Saint-Père pour le monde»."

Posté le 5 mai 2014 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent

02 mai 2014

Le site internet du Saint-Siège fait peau neuve

A découvrir ici

S

Posté le 2 mai 2014 à 15h24 par Michel Janva | Lien permanent

28 avril 2014

De nombreuses photos des canonisations

A retrouver ici.

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Posté le 28 avril 2014 à 00h19 par Michel Janva | Lien permanent

27 avril 2014

Manuel Valls a aussi été hué hier soir

Devant le château Saint-Ange :

Photo 1

Photo 2

Posté le 27 avril 2014 à 15h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (39)

Manuel Valls a été hué par les pèlerins français

Les catholiques français ont hué le premier ministre à son arrivée à la tribune, avant le début de la cérémonie de ce matin à Rome.

Précision très importante de Mgr Podvin : les Français, place Farnèse, n'ont pas sifflé Valls pendant la messe, mais lors de son arrivée.

A l'issue de la messe, Manuel Valls a rapidement salué le Souverain Pontife (d'après nos informations, le Premier ministre aurait dit au pape qu'il n'y avait que 10 000 personnes sur la place...) :

V

Posté le 27 avril 2014 à 12h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (46)

26 avril 2014

Journées de prière à Rome

Rome accueille ces jours-ci des centaines de milliers de fidèles qui assisteront demain Place St Pierre à la canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II, à laquelle prendront part les délégations de plus de 100 pays et au moins 24 chefs d'Etat. 19 écrans géants ont été installés : 3 écrans dans le centre, rue des Forums Impériaux, un à l'aéroport romain de Fiumicino et un autre Place du Dôme à Milan. 9 écrans sont répartie dans les rues les plus proches de la Place St Pierre: Via della Conciliazione, Place Pie XII, dans la zone piétonne et les jardins du château St.Ange. Un autre se trouvera place Navone pour les pèlerins de langue polonaise et un place Farnèse pour les pèlerins de langue française, un autre encore place Ste Marie Majeure. 

Hier, les pèlerins français ont ouvert le 'Chemin de sainteté' qui se terminera le 27 avril. Il s'agit d'un parcours entre art et foi qui passe par les 5 églises que compte cette communauté à Rome. De même, les universitaires qui assisteront à la canonisation participeront à une messe dans la chapelle St.Thomas d'Aquin de l'université romaine de Tor Vergata.

Aujourd'hui, à partir de 18h, les fidèles bergamasques, de la région natale de Jean XXIII, se réuniront dans la basilique St.Jean de Latran, alors qu'à 19h, une veillée de prière commencera à Ste.Marie de Montesanto, l'église des artistes place du Peuple. A 21h, commencera la nuit blanche de prière.

Les églises du centre de Rome seront ouvertes pour tous les fidèles qui souhaitent prier et se confesser, et dans 11 d'entre elles, Ste.Agnès en Agonie, St.Marc au Capitole, Ste.Anastasie, St.Nom de Jésus, Ste.Marie à Valicella, St.Jean des Florentins, St.André de la Vallée, St.Bartholomée de l’île Tibérine, St.Ignace de Loyola à Campo Marzio, les Sts.Stigmates, les Douze Apôtres et la basilique du Sacré-Cœur de Jésus, auront lieu des célébrations liturgiques en différentes langues.

L'accès à la place St Pierre est gratuit et il n'y a pas de billets en vente. Mais il faut se lever tôt...

Posté le 26 avril 2014 à 15h15 par Michel Janva | Lien permanent

24 avril 2014

Rome attend plus d'un million de catholiques

PEntre un million et un million et demi de pèlerins sont attendus en fin de semaine à Rome pour la double canonisation de Jean XXIII et de Jean-Paul II. 19 chefs d'État et 24 chefs de gouvernement dont le premier ministre Manuel Valls sont attendus.

À partir de samedi matin, l'ensemble du «Borgo», le quartier mitoyen du Vatican, sera classé en «zone rouge». La circulation des voitures sera interdite de la place Navone au Vatican. La Via della Conciliation, la grande artère qui conduit sur la rive droite du Tibre, à la place Saint-Pierre sera inaccessible à la circulation.

4326 autocars apporteront 216 000 personnes : à la file l'un derrière l'autre, ils représenteraient un ruban de 85 kilomètres de long. Une vingtaine d'aires de stationnement ont été aménagées, pour éviter qu'ils n'envahissent la capitale. Les transports publics seront mobilisés du samedi au lundi matin. Un millier de cheminots ont été réquisitionnés pour assurer 43 liaisons ferroviaires régionales supplémentaires. Le métro fonctionnera toute la nuit, avec une rame par minute au départ de la gare Termini, à destination du Vatican, aux heures de pointe.

Les Polonais arrivent en nombre : 1700 bus, 58 vols charters et 6 trains spéciaux ont été annoncés depuis Varsovie et Cracovie.

La place Saint-Pierre sera interdite aux piétons samedi à partir de 19h pour éviter qu'ils ne bivouaquent sous le balcon du pape. Les barrières canalisant le flux des pèlerins seront ouvertes à certains points stratégiques à partir de dimanche matin, dès 5h30.

2200 policiers, 2630 volontaires de la Protection civile et des personnels de la Croix-Rouge seront postés aux endroits stratégiques pour faciliter les déplacements des pèlerins. 500 volontaires des associations catholiques distribueront 150 000 livrets de prières. Il est prévu de distribuer 4 millions de bouteilles d'eau.

600 médecins et auxiliaires de santé seront affectés dans 35 postes de secours, 44 centres sanitaires et 14 antennes médicales d'urgence.

Des écrans géants équiperont 14 places et centres névralgiques de la capitale, dont l'immense Circo Massimo et la place Farnèse. 

Posté le 24 avril 2014 à 14h30 par Michel Janva | Lien permanent

17 avril 2014

Vatican : l'IOR jouerait le rôle d'un "fonds souverain"

Piero Schiavazzi a publié un article dans le Huffington Post italien, sur la Géopolitique de l'IOR, l'Institut pour les œuvres de religion du Vatican, « fonds souverain » du Saint-Siège : le vrai objectif de la réforme du Pape François. Traduction par nos soins :

I"Le rôle de l’IOR, en fin de compte, a été plus biographique et géopolitique que financier ou judiciaire. Sur la décision de Bergoglio ont influé la mémoire et le futur, au détriment du présent – avec une actualisation et une relance stratégique, plus qu'une pure stratégie de conservation, contrairement à ce qui est apparu à beaucoup de gens. En somme, l’Institut non seulement survivra, mais comptera davantage qu’avant, notamment sur le plan international. Pour paradoxal que cela puisse sembler, il deviendra même plus entreprenant. C’est une hypothèse qui a dû faire palpiter et trembler certains cardinaux, sur la dépouille de leurs boutons de manchette et de leurs bijoux quand l’or est devenu hors de prix pour les porpore.

Libéré de la responsabilité et de la tâche équivoque de la constitution d’une banque centrale, tâche officiellement confiée à l’APSA, l’IOR reste au centre du projet du pontificat et commence vraisemblablement à jouer le rôle de fonds souverain, moyen de manœuvre moderne et désinvolte, à la manière des monarques du XXIe siècle : des mandarins du l’empire céleste aux émirs des gisements du Golfe, c'est-à-dire la fabrique et les réservoirs de la planète.

L'Église de François, qui se présente à la fois comme une réserve et un producteur mondial d'espoir, ne pouvait rester désarmée sur le front opérationnel face aux attentes des périphéries pauvres, ni s’en remettre, moins que jamais, au bras séculier de la finance globale, par rapport à laquelle elle entend plutôt préfigurer une alternative grâce à la force de frappe de ses capitaux, optant pour la voie la plus courageuse, mais aussi indubitablement la plus risquée.

De là l’offre de services financiers spécialisés : la réforme de l’IOR vise donc à faire du Secrétariat pour l’Économie, dirigé par le cardinal australien George Pell, un véritable ministère du Trésor ou un Department of the Treasury à l'américaine, doté d’un portefeuille et d’une certaine capacité décisionnelle, en rationalisant et en effectuant des interventions et des investissements, en fonction des priorités temporelles et géopolitiques indiquées par le Pontife et un Conseil ad hoc composé de porporati et d'experts laïques. En cela consiste, en perspective, la seconde vie et l'imminente évolution de l’Institut, qu’on entrevoit entre les lignes du communiqué du 7 avril, selon les prototypes qu’on a fait sortir de façon camouflée pour tester leur tenue de route en les préservant de l’attentions de la critique et des concurrents. Le texte, tout en réaffirmant l'importance de la mission de l’IOR, indique que le Président Von Freyberg et le comité directeur feront aboutir leur plan ; sans détails ultérieurs, mais avec une allure maintenant reconnaissable.

 

Le profil qui affleure et se précise, avec le portrait-robot d'un fonds souverain, reflète avec une impressionnante ressemblance les traits de la banque de système, quoique l’utilisation du terme soit interdite. En effet, il y a d’une part une régie qui poursuit des objectifs politiques et non seulement spéculatifs, afin de maximiser les effets structurels, au-delà des profits conjoncturels. De l’autre, et de façon complémentaire, un compte sécurisé qui maintient les biens ecclésiastiques à l'abri des sirènes des banques d'affaires et stabilise le système, en conjurant les naufrages en cas de brèches soudaines comme cela arriva à Buenos Aires à la fin des années 90, lorsque l’outsider Bergoglio fut catapulté au commandement d'un diocèse meurtri par le krach du Banco de Crédito Provincial, en entamant un long et difficile parcours d'assainissement, assisté dans sa navigation par la direction de l’IOR de l’époque.

Au lendemain du cinquième dimanche de Carême, qui célèbre la résurrection de Lazare, l’annonce de la Salle de presse, communiquée à neuf heures du matin, heure d'ouverture des bourses, a eu un effet rassurant dans le Donjon de Nicolas V, comme les mots de Jésus devant la tombe de l’ami : « Enlevez la pierre ». En lui donnant une nouvelle existence, François a fait taire les déplorations indues et les suggestions de ceux qui, conformément au scénario évangélique et à l’adage disant que pecunia olet (l’argent a mauvaise odeur), avaient formulé les objection de Marthe disant « Maître, il sent déjà », convaincus que le destin de cet organisme était irrémédiablement cantonné à noter la bonne et la mauvaise gestion et malgré les soins intensifs des banquiers teutons et des conseillers chamarrés de décorations, débarqués en force sur les rives du Tibre.

Avec la venue de Pâques se dissipe donc le suspense soulevé à la fin de la conférence de presse de Noël du 15 décembre : sur le futur de l’IOR, on verrait plus tard. Réponse hermétique et emblématique, mais avec un jugement explicite sur la déviation, voire la dérive, par rapport à sa vocation d’origine : l’IOR a été institué pour aider les œuvres religieuses, les missions et les Églises pauvres. C’est ensuite qu’il est devenu ce qu’il est maintenant.

Si donc résurrection il y a (en filant la métaphore), il faut d’autant plus se libérer des bandelettes et du linceul qui enveloppent encore en partie l'Institut et font écran aux demandes d'éclaircissements sur le passé du côté de Bankitalia concernant certaines transactions, et sur les futures réalisations du côté du Conseil de l’Europe, par rapport à la direction organique de l’autorité anti-blanchiment.

C’est en ce sens que doit être interprétée l'épilogue du communiqué, où le Cardinal Préfet Pell a confirmé l'importance d'un alignement durable et systématique des structures juridiques et réglementations du Saint-Siège et de l'État de la Ville du Vatican avec les bonnes pratiques réglementaires internationales. Cependant, en nous arrêtant pour analyser les adjectifs, nous constatons que, tandis que la seconde idée semble rassurante en réaffirmant la volonté systématique d'alignement, la première semble au contraire provenir d'un alibi cherchant à excuser les lenteurs au nom d'une gradualité durable. Ce vocabulaire a surpris plus d'un observateur qui s’attendait, de la part du porporato de down under (autrement dit de l’Australie), à une entrée en scène plus déterminée et prête à renverser la table, en bouleversant les entités de sa juridiction, plutôt qu’un appel à la durabilité des processus de transparence.

Dans le même contexte que la résurrection de l’IOR, nous assistons au réveil de la « finance blanche », expulsée en mai 2012 par le blitz qui avait défénestré Ettore Gotti Tedeschi, via le puissant secrétaire du Conseil d’Administration et Chevalier Suprême de Colomb, Carl Anderson. L’annonce concernant l’Institut pour les Œuvres de Religion a en effet été précédée de 48 heures, le cinq avril dernier, par une nouvelle qu’il faut lire en gardant à l’esprit la nomination du professeur Franco Dalla Sega, de l’Université Catholique, comme conseiller spécial de l’APSA, dans une tâche et avec un programme qui le prédisposaient assez probablement à l’investiture au poste de Réviseur Général créé par le Motu proprio Fidelis Dispensator et Prudens du 24 février.

La finance blanche, comme nous l’avions prévu en automne, après la défaite de style Caporetto de 2012, a retrouvé la ligne du Piave et de la rescousse [NB : défaite puis ressaisissement de l’armée italienne en 1917, et allusion à l’hymne italien] dans l’axe constitué entre son dernier champion, l’indompté octogénaire Giovanni Bazoli, et le jeune, feutré mais actif nouveau secrétaire d'État, Pietro Parolin : sur cette ligne lombardo-vénitienne où, au début des années 90, les banquiers catholiques réalisèrent leur chef-d'œuvre, en entamant la séquence de fusions en chaîne qui culmina avec l'édification d'un des principaux groupes européens. Ce n’est pas un hasard si le professor Dalla Sega, dauphin de Bazoli, siège avec lui au Conseil de Surveillance d'Intesa Sanpaolo et l’a placé au sommet de Mittel, la société d'investissement financier dotée de beaucoup de professionnalisme et de beaucoup de relations, à savoir le salon spécial du catholicisme économique dans la tradition de Brescia et de Montini. [Montini : Paul VI, Brescia : tentation de supprimer tout pouvoir temporel au pape]

L'Italie, après la défenestration d’il y a deux ans, rentre donc par la grande porte de l’APSA, mais reste irréversiblement au dehors du Donjon de Saint Pie V et l’IOR, qui a constitué pendant vingt ans une enclave stratégique et un actif non inclus formellement mais très bien intégré à nôtre système de crédit, tantôt faisant une apparence fugitive, tantôt devenant un partenaire encombrant, selon les conjonctures. Et alors que l'APSA, en tant que Banque du Vatican et de ses employés, est perçue par l'immense majorité des Italiens comme naturellement liée au territoire et aux institutions de la Péninsule, l’IOR au contraire, fonds souverain de la superpuissance du Saint-Siège, couvre tout l'horizon de l’univers globalisé.

Comme dans un moderne traité de Tordesillas [NB traité de partage de l’Amérique du Sud entre Espagne et Portugal], les grandes puissances catholiques ont tracé leurs zones d'influence respectives. L’Allemagne et les États-Unis, qui par leurs généreux apports soutiennent l'Église et maintiennent la Curie, conserveront le contrôle de l’Institut, à travers les aristocraties de sang et de cens des Chevaliers de Malte et de Colomb, commandées par le baron Ernst Von Freyberg et l’entrepreneur Carl Anderson, Président et Secrétaire du CA – sans oublier les forces spéciales du Promontory Financial Group de Washington, première société mondiale de surveillance financière (screening), qui a choisi dans ses rangs le directeur, Rolando Marranci, et s’étend outre-Tibre comme un promontoire d'outre-mer, officiellement chargée de la diligence raisonnable pro tempore, mais de fait préposée organiquement à la vérification des données de veille économique. Elle actualise dans le domaine économique, à l'ère de la lutte contre les mafias du numérique et le terrorisme en réseau, le partenariat d’échange d’information d’il y a trente ans entre de Jean-Paul II et Ronald Reagan, dont le même Anderson fut un proche collaborateur.

Dans cette répartition, ou ce partage, des tâches et des compétences, la zone qui reste disputée entre l'Italie et le reste du monde est le nœud névralgique de l’AIF, l'autorité anti-blanchiment, avec ses vastes prérogatives concernant le respect de la réglementation et la vigilance prudentielle, actuellement dirigée par le Suisse René Brülhart, déjà responsable de la structure homologue au Liechtenstein, qui a succédé pendant l’année fatidique de 2012 à Francesco De Pasquale, qui provenait, lui, de Via Nationale : un coup porté à découvert dans une dramatique séquence d'événements comportant la démission du président Attilio Nicora, patriarche historique de la finance blanche, et de la lettre de protestation par laquelle le Comité Directeur tout entier (intégralement constitué d’Italiens, professionnels reconnus, dont De Pasquale et Giuseppe Dalla Torre), à la mi-janvier, dénonçait la persistance de la situation d'opacité sur les informations depuis la nomination du nouveau directeur. C’était là un jugement peu rassurant pour un organisme institutionnellement voué à promouvoir la transparence.

Le succès nécessaire de la confrontation entre le Directeur et le Comité est destiné à définir les rapports de force non seulement en interne au sein de l’AIF (entre Brülhart et le successeur de Nicora, l'évêque et juriste Giorgio Corbellini ), mais surtout a l’extérieur, en mesurant l influence et le pouvoir d’équilibrage que Pietro Parolin est en mesure d'exercer sur l'Australien Pell (pour lequel l’Italie se situe géographiquement et psychologiquement aux antipodes), et sur l’Aragonais Santos Abril y Castelló, naguère nonce à Buenos Aires et depuis un mois administrateur de François au sommet de la Commission Cardinalice de l’IOR, un rôle qui était jusqu'ici l’apanage des Secrétaires d'État.

En conclusion, la réactivation de l’Institut, avec les nombreux argument qui l’ont motivée, pour le bien de l'Église Catholique, du Saint-Siège et de l'État de la Cité du Vatican, marque une tournant et modifie le dosage génétique du pontificat, en le rendant un peu moins franciscain et un peu plus jésuite. On ouvre ainsi une phase nouvelle, à laquelle François a sans aucun doute mûrement réfléchi.

Une Papauté qui déclare la guerre au pouvoir anonyme des marchés, patrons occultes du monde, ne peut pas non plus se priver du soutien de ses pouvoirs forts, en les passant en revue et en les nommant un par un : de la cavalerie allemande et yankee, experte en transactions de biens mobiliers, à l'infanterie immobilière exterminée des ordres religieux, qui préside la grande muraille des écoles et des hôpitaux. Il n’est pas fortuit que le Ministre du Trésor que le Pape a choisi provienne d'une terre où l'Église, qui y représente un quart de la population, est le principal propriétaire et le principal entrepreneur privé du pays, avec cent cinquante mille employés.

Plutôt que jeter l'éponge, Bergoglio a donc enfilé les gants, en envoyant sur le ring deux combattants au profil bien particulier et aux origines évocatrices. Auprès de Pell, fils d'un boxeur qui fut champion poids lourds, la barrette du cardinal appelé à coordonner le Conseil pour l’Économie dépasse aussi le mètre quatre-vingt-dix : il s’agit de Reinhard Marx, président des évêques allemands et des évêques de l'UE. Fils d'un syndicaliste, porteur d’un nom qui est tout un programme et doté d’une silhouette qui, excepté la légère barbe, rappelle Helmut Kohl, susceptible de devenir un géant de l'histoire et pas seulement des bilans financiers.

À l’instar des États séculaires, le Saint-Siège descend sur le terrain glissant de la politique économique, avec les risques afférents, à travers d’inévitables choix sélectifs effectués par deux figures qui, face à des attentes croissantes, répondront au Pape et à l’opinion publique : un Ministre du Trésor et un Ministre de la Programmation. Ce dernier, en particulier, est à la tête d'un collège doté de sa propre autorité décisionnelle et qui n’est donc pas un simple organe consultatif, a tenu à souligner le porte-parole du Vatican. Plus de CIPE que de CNEL, dirions- nous donc, pour faire écho aux analogies d’outre-Tibre.

De cette politique économique, l’IOR, en tant que fonds souverain du Pontife, devrait être l’instrument par principe sinon principal, bien au-delà de ses dotations, modestes par rapport aux colosses du secteur. À cette différence d’échelle supplée toutefois une capacité relationnelle et une puissance de projections sans égales dans le monde, dans les termes réels d’un multiplicateur financier et dans les termes virtuels du pouvoir de charmer l’imaginaire, les deux étant liés dans un rapport de cause à effet.

Dans la métamorphose du pontificat de l'universel au global, l’IOR peut donc confirmer sa place, celle de l’une des premières banques au monde, même s’il refuse catégoriquement de se qualifier comme tel. Mais cela ne sera possible qu’à condition de s'émanciper radicalement, comme nous l’avons dit, du retard des structures et des zones d'ombre qui ont caractérisé sa gestion jusqu’ici, ainsi que des tendances à se considérer au-dessus des lois – tendances sources d'impatience envers la culture de la légalité, laquelle est un élément inaliénable du magistère de François.

Lazare, sors : après la renaissance spirituelle de l'Église, réalisée en un temps record, les deuxièmes Pâques romaines de Bergoglio sont l’occasion de proposer un miracle encore plus ardu, la résurrection des corps. Une thèse qui est une vérité dogmatique en théologie, mais qui, à l'épreuve des lois des hommes et de celles de l’économie, devra se montrer tout aussi infaillible – ou à tout le moins, ne pas être fallacieuse.

Posté le 17 avril 2014 à 07h20 par Michel Janva | Lien permanent

15 avril 2014

Imagine-t-on des États fonder leur entrée d’impôt sur des dons volontaires ?

Lu sur Contrepoints, à propos des finances du Saint-Siège :

"[...] Il est en revanche un élément de sa gestion qui est unique dans le monde développé, et qui pourrait servir d’exemple bien au-delà de ce que l’on pense, à savoir son équilibre budgétaire et son mode de prélèvement de l’impôt.

Le Vatican est en effet un des rares pays occidentaux à être en excédent budgétaire, même si le début des années 2000 a été marqué par des déficits consolidés. Les ressources du Vatican reposent essentiellement sur les revenus touristiques (visite des musées, vente de timbre et de monnaie), du capital mobilier et immobilier et du denier de Saint-Pierre. Cette dernière rentrée d’argent est intéressante, car il s’agit d’une contribution volontaire des catholiques qui font des dons au Vatican pour que celui-ci puisse subvenir à ses besoins. Ce sont l’Allemagne et les États-Unis qui fournissent les dons les plus importants au denier de Saint-Pierre.

Imagine-t-on des États fonder leur entrée d’impôt sur des dons volontaires ? Cette pratique les obligerait à être très transparents sur les dépenses étatiques et à établir un véritable lien de confiance entre eux et leurs citoyens. Les Français donnent librement à de nombreuses associations caritatives qui ne vivent que de la charité personnelle. Pourquoi, à l’image du Vatican, ne pas faire reposer les ressources des États sur le libre consentement à l’impôt des administrés ?"

Posté le 15 avril 2014 à 07h12 par Michel Janva | Lien permanent

14 avril 2014

Banque du Vatican : réhabilitation d'Ettore Gotti Tedeschi

De Philippe Maxence sur le blog de L'Homme Nouveau :

"On a beaucoup parlé de la banque du Vatican ces derniers temps. De son véritable nom, « Institut pour les œuvres de religion » (IOR), la banque du Vatican avait été au centre de quelques-unes des attaques contre Benoît XVI, accusé de mal gérer autant que de cacher la réalité financière du Saint-Siège. Avec l’élection du Pape François, les jours de l’IOR étaient comptés. On le disait ; on l’affirmait ; on le clamait. [...] Finalement, le Pape a tranché. Selon un communiqué du Saint-Siège, l’Institut pour les œuvres de religion « va continuer à servir avec prudence et à fournir les services nécessaires à l’Église catholique dans le monde ». [...]

Un autre évènement a concerné récemment l’actualité de l’IOR. Bizarrement, on n’en a peu fait écho en France (à part, mais ce n’est pas un hasard, le très renseigné et actif site benoit-et-moi). Ce n’est pas le cas en Italie où les pratiques journalistiques ne sont certes pas des modèles (que l’on pense à la publication des lettres volées à Benoît XVI ou des lettres couvertes normalement par le secret de l’instruction), mais où le journalisme catholique est plus ouvert au débat et à l’interrogation.

Toujours est-il que le parquet de Rome a conclu, voici quelques jours, à un non-lieu en faveur de l’ancien président de l’IOR, Ettore Gotti Tedeschi. En 2009, Ettore Gotti Tedeschi était nommé à la tête de la banque du Vatican par le pape Benoît XVI avec, comme mission principale, de la mettre aux normes internationales anti-recyclage. En septembre 2010, le banquier faisait l’objet d’une enquête du parquet de Rome dans le cadre d’une violation présumée de la loi anti-blanchiment. Le 24 mai 2012, il était brusquement limogé, son affaire s’insérant dans le cadre de Vatileaks.

Aujourd’hui, non seulement Ettore Gotti Tedeschi est mis hors de cause par la justice italienne, mais dans le même temps l’ancien directeur de l’IOR Paolo Cipriani et le vice-directeur Massimo Tulli, qui s’étaient ligués contre lui, sont à leur tour poursuivis. Quant au conseil d’administration de l’IOR, qui avait accusé Tedeschi et, semble-t-il couvert les agissements de Cipriani et de Tulli, il est toujours en place. [...]"

Posté le 14 avril 2014 à 22h35 par Michel Janva | Lien permanent

12 avril 2014

13 avril à Lyon : conférence sur la politique internationale du St-Siège

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Posté le 12 avril 2014 à 08h37 par Michel Janva | Lien permanent

01 avril 2014

Numérisation de 8000 bandes sonores de Radio Vatican

8000 bandes sonores des archives pontificales de Radio Vatican ont été numérisées, rendant accessibles les voix des papes depuis Pie XI, a annoncé aujourd'hui le porte-parole du Vatican.

Depuis sa création en 1931 sous le pontificat de Pie XI, Radio Vatican a pour mission de préserver ce patrimoine sonore unique. Mais certains documents sonores sont encore plus anciens, comme l'encyclique Humanum Genus de Léon XIII, que ce pape avait fait enregistrer sur dictaphone en 1884.

Ces bandes sonores seront disponibles en ligne

Posté le 1 avril 2014 à 17h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

09 mars 2014

Excellent documentaire au coeur du Vatican

Il a été diffusé mercredi dernier sur France 3. Il est encore possible de le voir ici, durant 3 jours (durée : 1h53).

Posté le 9 mars 2014 à 20h15 par Michel Janva | Lien permanent

08 mars 2014

Deux Français nommés au Conseil de l'économie du Vatican

RicardLe pape François a nommé aujourd'hui huit cardinaux et sept laïcs pour siéger au conseil de l'Economie, qui assistera le tout nouveau ministère de l'Economie du Vatican. Parmi eux, deux Français : le cardinal Ricard, archevêque de Bordeaux, et Jean-Baptiste de Franssu, patron de la société de conseil Incipit et membre depuis cet été de la commission chargée de faire des propositions de réforme dans l'organisation économico-administrative du Saint-Siège.

Quelques précisions du père Lombardi sur le rôle de cette nouvelle instance : le "conseil est un organisme qui aura sa propre autorité et ne sera pas un simple organe consultatif pour le secrétariat [ndlt : le ministère]". Ce dernier, créé il y a quelques jours, aura compétence sur les flux financiers de chacun des quelque 20 dicastères (ministères), devra valider les chiffres des différents budgets et la programmation du personnel.

Posté le 8 mars 2014 à 16h03 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

04 mars 2014

Les jardins de Castel Gandolfo ouverts au public

Le directeur des Musées, Antonio Paolucci, a expliqué que le pape avait décidé de rendre accessibles ces jardins. Du lundi au samedi, depuis ce 1er mars, des visites guidées d'une durée d'une heure et demie sont disponibles en anglais et en italien. Des personnes ou des groupes doivent s'inscrire à l'avance sur internet. Il faut compter un tarif global fixe de 450 € pour un groupe jusqu'à 15 personnes.

La propriété, avec une vue imprenable sur le lac d'Albano, comprend notamment les vastes jardins Barberini et une ferme modèle d'une trentaine d'hectares créée de toutes pièces sous le pontificat de Pie XII. Elle se trouve sur le site d'une ancienne villa construite par Domitien (81-96), dernier empereur de la dynastie des Flaviens. Des ruines d'un théâtre impérial et un portique sont encore visibles. Elle a été une résidence des papes depuis le XVIIe siècle, et Pie XII et Paul VI y sont morts en 1958 et 1978.

Posté le 4 mars 2014 à 09h59 par Michel Janva | Lien permanent

03 mars 2014

Mgr Alfred Xuereb nommé secrétaire général du secrétariat à l’économie

XLe pape François a nommé aujourd'hui son secrétaire particulier Mgr Alfred Xuereb au titre de secrétaire général du nouveau secrétariat à l’économie. Il sera chargé de seconder le cardinal Georges Pell, qui a été nommé à la tête de cette nouvelle structure.

Né à Malte il y a 55 ans, Mgr Xuereb est l’un des hommes du premier cercle autour du pape. En novembre, il avait été déjà nommé comme son délégué dans les commissions financières qui concernent l’IOR et l’administration du Saint-Siège. Une manière d’être tenu directement au courant des réformes en cours.

Mgr. Alfred Xuereb avait été le second secrétaire personnel du Pape Benoît XVI. Benoît-et-moi avait traduit l'un de ses témoignages.

Posté le 3 mars 2014 à 17h08 par Michel Janva | Lien permanent

27 février 2014

Le cardinal Müller rappelle l'impossibilité pour les "divorcés remariés" de communier

Le Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi rappelle dans une interview publiée mardi par La Stampa :

« Le dogme de l'Eglise n'est pas n'importe quelle théorie fabriquée par quelques théologiens, il s'agit de la doctrine de l'Eglise, rien de moins que la parole de Jésus-Christ, qui est très claire. Je ne peux pas changer la doctrine de l'Eglise ».

Dans le même entretien, il a dénoncé « une idéologie qui s'étend contre la famille, et contre le mariage ».

M« Il existe évidemment et il a toujours existé des difficultés individuelles et personnelles dans le mariage, mais ici la question est celle du mariage en tant qu'institution divine. (…) Nous ne voulons pas seulement défendre le mariage et la famille, nous voulons aussi soutenir le développement de la famille dans notre société. Jésus-Christ a clairement institué le mariage en tant que sacrement, avec les éléments de l'indissolubilité et de la bipolarité des deux sexes. »

« Le ministère ne peut avoir une conception différente de celle de la doctrine, la doctrine et le soin pastoral sont la même chose. Jésus-Christ en tant que pasteur et enseignant et Jésus-Christ en tant que parole ne sont pas des personnes différentes. Non, la doctrine de l'Eglise est très claire. Nous devons rechercher des manières pour développer le soin pastoral en faveur du mariage, mais pas seulement pour les divorcés-remariés, mais pour ceux qui vivent dans le mariage. Nous ne pouvons pas toujours nous focaliser sur cette seule question de savoir s'ils peuvent communier ou non. Les problèmes et les blessures résident dans le divorce, les enfants qui ne peuvent plus avoir leurs parents et qui sont contraints de vivre avec d'autres qui ne sont pas leurs parents : voilà les problèmes. »

« Nous ne pouvons pas amoindrir la révélation et la parole de Jésus-Christ parce que tant de catholiques ne connaissent pas la réalité. » « Nombreux sont ceux qui ne participent pas à la messe dominicale parce qu'ils ne connaissent pas sa valeur pour leurs vies. Nous ne pouvons pas dire, par voie de conséquence, que la messe est moins importante ! Ce serait un paradoxe si l'Eglise disait, parce que tous ne connaissent pas la vérité, que la vérité n'est pas obligatoire pour l'avenir. »

Il faudrait aussi cesser d'utiliser l’expression de « divorcé-remarié » qui est un véritable oxymore, puisqu’au regard de la Foi il n’y a pas plus de « divorcés » que de « remariés ». Le seul cas de remariage est celui qui fait suite à un veuvage. En fait « divorcés-remariés » signifie : « adultères publics ». Et là on comprend mieux pourquoi l'Eglise ne peut cautionner cette pratique. 

Posté le 27 février 2014 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent

25 février 2014

La Secrétairerie d'Etat dépossédée des finances de l'Eglise

Jean-Marie Guénois analyse la première réforme structurelle du Saint-Siège :

"la secrétairerie d'État, équivalent de Matignon, perd le contrôle qu'elle exerçait sur les finances du Saint-Siège, tout en gardant, pour le moment, la gestion administrative de l'Église. Une véritable révolution: c'est comme si Bercy, le ministère des Finances, ne répondait plus au premier ministre mais au président de la République.

Cette gestion sera assurée par un ministère des Finances appelé «secrétariat pour l'Économie» et placé sous la direction du cardinal George Pell, 72 ans, actuellement archevêque de Sydney (Australie) et membre du fameux «G 8», le «conseil des cardinaux» qui assiste le Pape. [...] Ce conseil répondra directement au Pape dont le pouvoir est considérablement renforcé. Tout en étant le plus haut responsable de l'Église, le Pape dépendait jusque-là, techniquement, de la secrétairerie d'État en matière financière. Cette fois, il supervise les finances. Le filtre de la secrétairerie d'État - qui était une forme de pouvoir de l'administration centrale sur le Pape - tombe au profit d'une structure plus directe, plus transparente, bref, moins romaine.

L'autre nouveauté tient à la rationalisation des finances du Vatican. Une seule structure, le secrétariat pour l'Économie, pour deux mondes: la cité du Vatican (l'État du Vatican surtout financé par les musées) et le Saint-Siège (l'entité morale et internationale de l'Église catholique, financée par les dons des fidèles). Ils vivaient comme deux planètes parallèles. Mais l'une, le Saint-Siège, ne pouvait boucler son budget sans la cité du Vatican, qui en jouait… Ce qui fut l'un des problèmes soulevés par le scandale de Vatileaks.

Une seule structure donc qui prend en pratique la place de trois services: l'administration pour le Patrimoine du Siège apostolique (Apsa), chargé, jusque-là, de la gestion du patrimoine mobilier et immobilier ; la préfecture pour les Affaires économiques, responsable du contrôle de la gestion, des budgets prévisionnels et des bilans ; le bureau du Travail, une sorte de direction des ressources humaines voulue par Jean-Paul II mais qui n'a jamais bien fonctionné car sans pouvoir économique.

Avec la réforme, L'Apsa est réduite au rôle de «banque centrale du Vatican», selon la note du Saint-Siège. Au passage, rien n'est dit sur le fameux organisme qui jouait jusque-là ce rôle: l'IOR, l'Institut pour les œuvres de religion. Son sort n'est pas encore fixé. En revanche, toute la partie gestion de patrimoine, immobilier et mobilier, n'est plus assurée par l'Apsa mais par le nouveau ministère. Qui absorbe également toute la comptabilité, budgets prévisionnels, bilans comptables qui étaient assurés par la très austère préfecture pour les Affaires économiques. Ce nouveau ministère reçoit aussi une vraie mission de direction des ressources humaines avec des moyens que n'avait pas le bureau du Travail.

Troisième nouveauté, cette réforme entend installer plus de rigueur dans les comptes du Vatican par la mise en place systématique d'une gestion financière, très contrôlée dans son exécution via des reportings réguliers mais aussi dans ses prévisions qui seront cohérentes et non plus disparates. Les outils de gestion existaient déjà mais ils étaient mal coordonnés. La centralisation des comptabilités de la soixantaine d'entités qui composent le Vatican sera systématique."

V

Posté le 25 février 2014 à 07h39 par Michel Janva | Lien permanent

24 février 2014

Le pape crée un "Secrétariat pour l'économie" et un "Conseil pour l'économie"

... pour coordonner la gestion financière du Vatican.

Plus de détails cet après-midi dans le motu proprio qui sera publié. Ce nouveau dicastère sera dirigé par le cardinal Pell, archevêque de Sydney.

Voici le Motu Proprio Fidelis Dispensator et Prudens du Saint-Père, en date de ce jour:

"La fidélité et la prudence étant nécessaires pour gérer les biens qui lui ont été confiés, l'Eglise se sait responsable face à sa mission évangélisatrice et son attention envers les pauvres. La gestion économique et financière du Saint-Siège est intimement liée à cette tâche apostolique, à l'accomplissement du ministère universel du Pape mais au delà à la cause du bien général et du développement de la personne. Ayant pris en considération des travaux de la Commission d'études et de proposition chargée de l'organisation économique et administrative du Saint-Siège, ayant consulté le Conseil des Cardinaux pour la réforme de la Curie Romaine ainsi que le Conseil des Cardinaux chargé de réfléchir aux questions structurelles du Saint-Siège, le présent Motu Proprio crée:

Un Conseil pour l'économie, chargé de faire des propositions quant à la gestion matérielle tout en surveillant les activités administratives et financières des dicastères et autres organismes du Saint-Siège et de l'Etat de la Cité du Vatican. Dirigé par un Cardinal Coordinateur, il sera composé de quinze membres: Huit cardinaux et évêques illustrant l'universalité de l'Eglise, et sept experts laïques au professionnalisme éprouvé.

Un Secrétariat pour l'économie, avec statut de dicastère de Curie selon la Constitution Pastor Bonus qui, selon les dispositions du Conseil pour l'économie, répondra directement au Pape. Il opérera un contrôle de tous les organismes ci-dessus évoqués, vérifiera les politiques et procédures relatives aux achats et aux ressources humaines, dans le respect des compétences particulières. Les compétences du Secrétariat s'étendra à tout ce qui touche à la matière. Il sera présidé par un Cardinal Préfet, assisté d'un prélat Secrétaire général, qui collaboreront avec le Secrétaire d'Etat. S'ajoutera un Réviseur général, lui aussi, désigné par le Pape, qui effectuera les audits des dicastères et autres organismes. Le Cardinal Préfet procédera au plus tôt à la rédaction des statuts du Conseil, du Secrétariat et du Bureau du Réviseur, lesquels seront soumis à l'approbation papale. Ces décisions doivent avoir effet immédiat, y compris si il appert nécessaire d'abroger des dispositions qui seraient incompatibles."

Posté le 24 février 2014 à 13h54 par Michel Janva | Lien permanent

20 février 2014

Le pape François n'est l'homme d'aucune faction

Nicolas Diat vient de publier un livre sur Benoît XVI, “l’Homme qui ne voulait pas être pape”. Il répond à Valeurs actuelles :

"On a tendance à opposer le pape François à son prédécesseur, Benoît XVI. Le premier est réputé progressiste, quand l’autre était jugé conservateur. Qu’en pensez-vous ?

Il s’agit d’une opposition purement médiatique. J’en veux pour preuve le conclave de 2005. On a présenté Bergoglio comme le challenger de Ratzinger, mais il n’y a jamais eu de challenge ! C’est malgré lui qu’on a fait du cardinal de Buenos Aires le candidat du camp progressiste. D’une part, il jugeait indécent de s’opposer à l’élection d’un homme dont il appréciait la bonté et les qualités intellectuelles. Par ailleurs, le camp progressiste n’était pas uni. Bergoglio est un jésuite, mais il n’a jamais approuvé la ligne réformiste du supérieur général de l’époque, Pedro Arrupe, qui s’est traduite en Amérique latine par un soutien plus ou moins explicite à la théologie de la libération. Bergoglio n’est pas un idéologue, il n’est l’homme d’aucune faction. Il est tout simplement inclassable.

[...] Benoît XVI a maintenu, développé, approfondi le magistère. Mais a-t-il gouverné ? Le seul acte de gouvernement qu’il ait posé, n’est-ce pas la renonciation de 2013 ? [Il y en a eu d'autres, comme les affaires liées aux abus sexuels, la création d'Ordinariats pour les Anglicans, le motu proprio sur la forme extraordinaire, etc. NDMJ] Joseph Ratzinger est un homme d’une douceur et d’une abnégation telles qu’il prend tout sur lui. Jamais il ne sévit, jamais il n’écarte. Quand on porte à ce point les fautes des autres, cela devient épuisant. Et cela crée forcément une situation de blocage institutionnel. Sur ce point, François est très différent de Benoît. C’est un jésuite à l’ancienne, qui décide, qui tranche sans hésiter — un peu comme un directeur de collège jésuite : il faut que l’établissement soit bien tenu !

[...] La curie telle que nous la connaissons encore aujourd’hui a été structurée par Paul VI dans les années 1970. Elle a très bien fonctionné pendant plusieurs années. Les choses se sont dégradées sous Jean-Paul II, d’abord à cause de divergences géopolitiques. La secrétairerie d’État s’accommodait des régimes communistes, alors que Wojtyla pressentait qu’ils allaient s’effondrer. Au lieu de la réformer, Jean-Paul II prend l’habitude de contourner la curie, qui se transforme en bureaucratie. C’est une machine paralysée dont hérite Benoît XVI en 2005. Aujourd’hui, l’ambition de François est de remettre la curie au service de l’Église. On sait désormais qui est le chef !

[...] De même, il a convoqué un premier synode pour la famille, qui se déroulera en octobre. Il y sera question, notamment, des divorcés et des remariés. Sur ce sujet, le pape a manifestement tendance à ne pas mésestimer les problèmes pastoraux même s’il ne faut pas imaginer une révolution en marche. Certains progressistes risquent d’être très marris… [...]

La mobilisation en faveur du mariage et de la famille a surpris très favorablement le Vatican. On y a vu la réponse à l’apostrophe de Jean-Paul II au Bourget, en 1980 : « France, fille aînée de l’Église, qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Le Bourget, c’est un peu le lieu de naissance de La Manif pour tous. Benoît XVI a creusé ce sillon. En fait, la prière du 15 août 2012 que le cardinal Vingt-Trois a fait lire à tous les prêtres de notre pays a constitué une véritable bombe. Je remarque d’ailleurs que l’archevêque de Paris fait l’admiration de nombreux prélats européens pour la vigueur et la subtilité de sa stratégie. Le Vatican est donc très attentif à ce qui se passe en France. Le pape a minutieusement préparé la visite de François Hollande. Avec son ministre des Affaires étrangères, le Français, d’origine corse, Mgr Dominique Mamberti, le Saint-Père a fait passer des messages : on a trop peu souligné que le recul du gouvernement sur la loi famille suivait de très peu cette rencontre…"

Posté le 20 février 2014 à 13h39 par Michel Janva | Lien permanent

17 février 2014

Semaine chargée au Vatican

Ce matin s'est ouverte en présence du Saint-Père la troisième réunion du Conseil cardinalice créé le 13 avril dernier pour l'aider dans le gouvernement de l'Eglise et pour préparer une réforme de la Curie Romaine. Cette réunion doit durer les 3 premiers jours de la semaine.

Elles seront suivies par un consistoire extraordinaire (réunion de tous les Cardinaux avec le Pape) et du consistoire ordinaire, samedi, au cours duquel seront créés les nouveaux cardinaux.

Précédés d'une messe, les travaux auxquels a pris part le Secrétaire d'Etat Mgr Parolin, ont consisté dans l'audition de membres de la Commission d'études et propositions sur la structure économique et administrative. Le Président M. Joseph F.M.Zahra, le Secrétaire Mgr Lucio Vallejo Balda, et le Réviseur extérieur des comptes, M. Jochem Messemer, ont exposé le résultat de huit mois de travail, sans qu'en découle de décision de la part des Cardinaux.

Le Conseil cardinalice recevra demain la Commission d'études et de propositions sur l'IOR. Ses membres se réuniront encore mercredi matin pendant l'audience générale, tandis que l'après-midi se réunira le Conseil créé par Jean-Paul II pour le contrôle du bilan du Saint-Siège, auquel se joindront les membres du Conseil des Huit.

Le consistoire extraordinaire s'ouvrira jeudi par un salut du Doyen le Cardinal Sodano, suivi d'un rapport du Cardinal Kasper. Sa réunion se prolongera l'après-midi.

Samedi matin Place St. Pierre se déroulera le consistoire public au cours duquel le Pape François créera 16 cardinaux, avec lesquels il concélébrera la messe.

Lundi 24 et mardi 25 février, se réunira le Secrétariat général du Synode des évêques avec le Conseil des Quinze.

Posté le 17 février 2014 à 17h53 par Michel Janva | Lien permanent

13 février 2014

FSSPX : la porte de Rome est toujours ouverte

Dans un entretien accordé à l'agence autrichienne Kathpress, Mgr Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et président de la Commission pontificale Ecclesia Dei, soutient que la réconciliation avec la Fraternité Saint-Pie X est possible. La Congrégation a présenté [la FSSPX ] avec un préambule dogmatique clair, "la porte est ouverte, nous ne la fermons pas". La Congrégation suit les efforts d'unification "avec persévérance et fermeté".

Posté le 13 février 2014 à 21h58 par Michel Janva | Lien permanent

10 février 2014

ONU : C-Fam lance une pétition de soutien au Saint-Siège

Suite au rapport de l'ONU exigeant de l'Eglise qu'elle modifie sa doctrine, C-FAM (Catholic Family & Human Rights Institute) lance une pétition de soutien au Vatican, qui a reçu plusieurs dizaines de milliers de signatures en quelques heures. Pourquoi lancer une pétition ? Parce que

"le Vatican est sous le coup d'une attaque renouvelée par de puissantes forces désirant faire taire sa voix aux Nations Unies. Aujourd'hui, au sein de nombreuses arènes internationales, les valeurs et vertus sur lesquelles ont été bâties les plus grandes réalisations de la civilisation sont attaquées. Certaines organisations, au nom d'une fausse "libération" cherchent à miner les vérités centrales quant à la nature de la personne humaine et de la famille. Au nom d'une fausse doctrine des droits de l'homme, ils nient ce qui rend les hommes vraiment humains et violent les véritables droits de l'homme.Ces groupes ont fait du Saint Siège leur cible aux Nations Unies. Ils l'attaquent, ignorant le fait que le Saint Siège a engagé des relations diplomatiques depuis le 4e siècle, et échange actuellement des diplomates avec 177 nations. Mais le vrai sujet de leur animosité est la défense incessante par le Saint Siège de la sanctification de la vie humaine et de la dignité inviolable de la famille."

Posté le 10 février 2014 à 07h24 par Michel Janva | Lien permanent

06 février 2014

Mgr Rey nommé Consulteur du Conseil Pontifical pour les laïcs

Par décision du pape, ainsi que Laurent Landete (modérateur de la communauté de l'Emmanuel). Fabrice Hadjadj a été nommé membre de ce même Conseil.

Posté le 6 février 2014 à 14h17 par Michel Janva | Lien permanent

Ingérence idéologique de l'ONU dans l'Eglise

En complément des reproches faits par l'ONU au Saint-Siège, on découvre que l'ONU veut que l'Eglise modifie sa doctrine :

"Mais le rapport onusien n’en reste pas là. Il somme l’Église de revoir sa position sur l’avortement, la contraception, ou encore de ne plus contribuer « à la stigmatisation sociale et à la violence envers les adolescents lesbien, gay, bisexuel et transgenre ». Bref de renoncer à sa compréhension de la personne, de la sexualité humaine, de la famille. C’est à juste titre que le Saint-Siège a réagi en dénonçant « une tentative d’ingérence dans l’enseignement de l’Église sur la dignité de la personne et l’exercice de la liberté religieuse ». Une ingérence au profit d’intérêts idéologiques qui n’ont plus rien à voir avec les droits de l’enfant."

Benoît-et-moi a traduit un article de Giuliano Ferrar paru dans Il Foglio :

"Ils disent que le comité de l'ONU qui a lancé une attaque féroce contre l'Eglise catholique est composée d'experts indépendants. Dans ces questions traitées par le comité, la pédophilie, l'avortement, la contraception, l'homosexualité, il n'existe pas d'experts indépendants. L'ONU est un puits de dépendance idéologique, voire toxique, de l'idéologie contemporaine; les accusations indiscriminées de pédophilie et de protection canonique de la pédophilie du clergé sont un mensonge statistique, qui convertit en comportements pandémiques les déviations sexuelles d'une infime fraction dudit clergé.

Elles sont avant tout l'autre face du projet de modification de l'identité et de la structure du catholicisme, poursuivie à travers l'attaque au Vatican comme Saint-Siège de l'église, aux dirigeants de la hiérarchie épiscopale dans le monde entier.

Les experts indépendants de l'ONU se réunissent dans la ville la plus modernement belle et moralement corrompue au monde, New York, et admonestent, en courtisant les peurs et les préjugés anti-catholiques de ces "beaux messieurs qui comptent", en particulier dans le nord américain et européen marqué par la Réforme protestante, afin de démolir ce qui est perçu - le catholicisme - comme le dernier obstacle sur la voie de la rédemption par la religion.

Ils poursuivent l'affirmation d'un puritanisme religieux qui rachète avec les campagnes anti-tabac et celles antipédophilie, partie intégrante de la riche plate-forme du politiquement correct, le pacte avec le diable contracté sur l'avortement, le divorce, l'euthanasie, la contraception comme bannière anti-nataliste plutôt que comme pratique dans certains cas nécessaires, et l'eugénisme déployé. [...]"

Posté le 6 février 2014 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent

05 février 2014

Les Nations-Unies vs le Saint-Siège

En début d'après-midi, la Salle de Presse du Saint-Siège a diffusé le communiqué suivant:

"Au terme de sa 65 session, le Comité des Nations-Unies pour les droits de l'enfant a publié ses observations conclusives sur les rapports présentés par le Saint-Siège, le Congo, l'Allemagne, le Portugal, la Russie et le Yémen. Le Saint-Siège prend acte des observations le concernant. Elles feront l'objet d'une étude attentive à chacun des niveaux avancés par le document du Comité, dans le respect de la Convention et en tenant compte de l'échange d'opinions qui s'est déroulé le 16 janvier dernier.

Il constate et déplore cependant, sur certains points des dites Observations, une tentative d'interférer sur l'enseignement de l'Eglise catholique, sur la dignité de la personne et sur l'exercice de la liberté religieuse. Ceci étant, le Saint-Siège réitère son ferme engagement à protéger les enfants et à défendre leurs droits, en accord avec les principes de la Convention sur les droits de l'enfant, mais aussi dans le respect des valeurs morales et religieuses de la doctrine catholique".

Mgr Silvano Tomasi, observateur près de l'ONU à Genève, a été plus virulent :

"On dirait quasiment que le rapport était préparé à l'avance, avant la rencontre avec la délégation du Saint-Siège".

"Le document ne semble pas à jour". "C'est une question de faits, d'évidence, qui ne peuvent pas être déformés !".

Posté le 5 février 2014 à 14h29 par Michel Janva | Lien permanent

25 janvier 2014

Mgr Pietro Parolin a invité Hollande à écouter et dialoguer avec les catholiques

Selon Le Monde :

"Entre le pape et le président, il n'y a pas eu, officiellement, de débats éthiques ni politiques. L'entretien a porté, selon M. Hollande, sur les questions internationales, notamment l'Afrique, le Proche-Orient et la protection des minorités chrétiennes. [...] Dans un communiqué évoquant classiquement des " entretiens cordiaux ", le Vatican a repris ce terme, en insistant sur les sujets qui lui tiennent à cœur. " Dans le contexte de la défense et de la promotion de la dignité de la personne humaine, quelques arguments d'actualité ont été examinés comme la famille, la bioéthique, le respect des communautés religieuses et la protection des lieux de culte. "

De fait, ces questions ont été abordées de manière plus frontale lors de l'entretien de M. Hollande avec Mgr Pietro Parolin, le numéro deux du pape François. Le responsable catholique a notamment invité le président à davantage "écouter et dialoguer avec les catholiques", qui s'estiment malmenés par divers projets ou décisions du gouvernement sur l'avortement, le divorce, le mariage pour tous, la famille, la fin de vie… [...]"

Posté le 25 janvier 2014 à 14h27 par Michel Janva | Lien permanent

24 janvier 2014

Visite de François Hollande à Rome : relations tendues

Deux photos valent mieux que tous les communiqués de presse :

A

Posté le 24 janvier 2014 à 12h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (37)

Le programme de la visite de Hollande au Vatican

La visite devrait démarrer vers 10h30 (à suivre sur KTO). 3 dossiers ont été préparés:

  • mondialisation et écologie ;
  • conflits en Afrique et au Moyen-Orient ;
  • laïcité et évolutions de société.

Le président s'exprimera en français, une langue que le Pape comprend. Quant au Pape, il parlera en italien, avec traducteur.

À 11h15, toujours dans le Palais apostolique, le secrétaire d'État, Mgr Pietro Parolin, s'entretiendra avec le président en tête à tête, puis avec sa délégation.

Vers midi, François Hollande quitte le Vatican en voiture pour se rendre de l'autre côté du Tibre, près de la célèbre Piazza Navona, à l'Institut français - Centre Saint-Louis, où il doit faire une déclaration à la presse.

Puis il ira vers l'ambassade près le Saint-Siège, pour un «déjeuner de travail» où est invité le secrétaire d'État, Mgr Parolin, accompagné de plusieurs cardinaux et prélats français.

Cette visite ne comporte pas, selon la volonté de François Hollande, d'étape à la basilique du Latran, où sa fonction lui donne pourtant depuis 1604 le titre de «premier et unique chanoine d'honneur».

Posté le 24 janvier 2014 à 07h27 par Michel Janva | Lien permanent


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