29 novembre 2014

Ouverture de l'année de la vie consacrée

Message de Monseigneur Legrez, archevêque d’Albi et dominicain, à l’occasion de l’ouverture de l’année de la Vie consacrée :

"« Tu m’as séduit Seigneur, et je me suis laissé séduire » (Jérémie 20, 7)

TPour toute la catholicité, à la demande du Pape François va s’ouvrir avec l’Avent une année de la Vie consacrée qui se prolongera jusqu’au 2 février 2016. Ce sera pour tous les baptisés une excellente occasion de mieux connaître ce trésor précieux pour la vitalité de l’Église, ce “don de la Trinité”, véritable “resplendissement de la bonté divine”selon les Pères de l’Église.

Saint Jean-Paul II dans “Vita Consecrata”, magnifique exhortation apostolique sur la vie consacrée et sa mission dans l’Église et le monde, a pu écrire : “Dans la vie consacrée, il ne s’agit pas seulement de suivre le Christ de tout son cœur, en l’aimant “plus que son père ou que sa mère, plus que son fils ou que sa fille”(Mt 10, 37), comme il est demandé à chaque disciple, mais de vivre et d’exprimer cela par une adhésion qui est “configuration” de toute l’existence au Christ, dans une orientation radicale qui anticipe la perfection eschatologique [celle du ciel], selon les différents charismes et pour autant qu’il est possible d’y parvenir dans le temps” (n° 16). À l’appel du Père, il s’agit de répondre en imitant le Fils en entretenant une relation étroite avec l’Esprit Saint.

Quelle que soit la forme que peut prendre la vie consacrée, du chartreux au membre d’un institut séculier, à travers les apostolats les plus divers, il s’agit toujours “d’adopter la forme de vie pratiquée par Jésus”(V.C. n° 31) et d’annoncer ainsi la cité céleste où Dieu sera tout en tous. De manière prophétique la vie consacrée rappelle aux chrétiens, comme à toute personne de bonne volonté, que l’homme est fait pour Dieu et qu’il est sans repos tant qu’il ne repose en Lui, selon la belle conviction de saint Augustin.

C’est seulement par une docilité la plus continuelle possible à l’Esprit Saint que les personnes consacrées peuvent atteindre dans leur état la sainteté, qui est la vocation commune à tous les baptisés. L’Esprit-Saint participe autant à l’appel qu’à la réponse positive et à la maturation de la donation. Comme pour tout baptisé, l’Esprit Saint agit en pédagogue avisé en faveur des consacrés, qui acceptent d’être conduits par Lui. “En se laissant guider par l’Esprit pour avancer constamment sur un chemin de purification, les consacrés deviennent, jour après jour, des personnes christiformes, prolongement dans l’histoire d’une présence spéciale du Seigneur ressuscité” (V.C. n°19). En quittant tout et en imitant de près le Seigneur Jésus, les consacrés reflètent les splendeurs de l’amour divin.

Il me semble que cette extraordinaire vocation est aujourd’hui trop méconnue, des plus jeunes générations en particulier. L’année de la vie consacrée proposée par le Pape François doit permettre une meilleure appréciation de l’importance de cet engagement et de sa fécondité dans la communion des saints. Devenir une mémoire vivante de l’existence et de l’action du Sauveur est en outre un chemin de bonheur pour ceux et celles qui y sont appelés. [...]"

Posté le 29 novembre 2014 à 07h13 par Michel Janva | Lien permanent

28 novembre 2014

La Neuvaine : Saint Jean-Paul II et la France

La méditation de cette semaine est écrite par l'abbé Eric Iborra, vicaire à la paroisse Saint-Eugène :

N""Marie, Reine de Pologne, je suis près de toi, je me souviens de toi, je veille". Lorsque saint Jean-Paul II se rendit à Paris en tant que pape, cet appel de Jasna Gora – l'invocation séculaire et tutélaire de tout un peuple à la Vierge – devait l'habiter en considérant cette France dont il avait, jeune séminariste, tant reçu, à travers sa culture et les saints qui façonnèrent l'identité spirituelle de notre pays. Le pape polonais commença par rappeler que nous sommes les héritiers d'une culture qui ne saurait être exclusivement profane puisqu'elle a noué, historiquement, des liens multiples avec l'Evangile. Don qui appelle à la responsabilité. Porteuse depuis si longtemps d'une culture marquée par l'Evangile, la France, en tant que nation, ne peut se comprendre qu'ouverte sur les autres peuples. D'où la solennelle interrogation du Bourget : "France, fille aînée de l’Église et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l'homme, à l'alliance avec la Sagesse éternelle ?".

Quel est-il ce bien de l'homme ? Tout d'abord l'homme n'est pas une énigme, il est un mystère : "L'homme n'a de sens dans le monde que comme image et ressemblance de Dieu". Enraciné dans la nation qui en tant que communauté historique le garantit déjà dans une certaine mesure de la tentation du solipsisme – c'est la base du véritable patriotisme, distinct de sa caricature, le nationalisme –, l'homme doit encore s'ouvrir à la question décisive de l'Evangile, la question pétrinienne et plus encore mariale par excellence : "Aimes-tu ? M'aimes-tu ?". "C'est seulement grâce à cette question que la vie vaut la peine d'être vécue". C'est pourquoi il disait aux jeunes : "Vous valez ce que vaut votre cœur". Puis il contemplait tous ceux qui au cours de notre histoire ont répondu à cette question, les saints, eux qui sont l'âme de notre patrie, eux qui ont reçu pour donner et pour servir. Des saints toujours actuels parce qu'ils se sont rapprochés de Dieu et de son éternité : "Les saints ne vieillissent pas. Témoins de la jeunesse de l’Église, ils ne deviennent jamais des personnages du passé. Ils sont toujours l'avenir évangélique de l'homme, les témoins du monde futur", en particulier les femmes, gardiennes de la vie, "sentinelles de l'invisible".

Le Pape savait aussi que nous sommes toujours tentés sur nos dons les meilleurs. "Ce grand jubilé du baptême, disait-il à Reims, doit vous amener à dresser un vaste bilan de l'histoire spirituelle de l'âme française. Vous vous souviendrez certes de temps obscurs, de bien des infidélités et des affrontements, conséquences du péché. Mais vous vous souviendrez que toute traversée de l'épreuve est un appel pressant à la conversion et à la sainteté, afin de suivre jusqu'au bout le Christ qui a livré sa vie pour le salut du monde. C'est quand la nuit nous enveloppe que nous devons penser à l'aube qui poindra, que nous devons croire que l'Église chaque matin renaît par ses saints. Qui l'a une fois compris, disait Bernanos, est entré au cœur de la foi catholique, a senti tressaillir dans sa chair mortelle une espérance surhumaine". Echo des premières paroles qu'il nous adressait en 1980 : "La voie de l'Evangile ne passe pas par la résignation, les renoncements ou les abandons. Elle ne se résout pas à l’affadissement du sens moral, et elle souhaiterait que la loi civile elle-même aide à élever l’homme. Elle ne cherche pas à s’enfouir, à demeurer inaperçue, mais elle requiert au contraire l’audace joyeuse des Apôtres. Elle bannit donc la pusillanimité, tout en se montrant parfaitement respectueuse à l’égard de ceux qui ne partagent pas le même idéal".

Par l'intercession de ce grand Pape maintenant canonisé, confions à la Vierge qu'il a tant aimée la fécondité de l'Evangile dans les âmes de nos contemporains. Pour la sauvegarde temporelle de notre patrie et le salut spirituel de ses membres, nous pourrions faire nôtre l'appel de Jasna Gora : "Marie, Reine de France, je suis près de toi, je me souviens de toi, je veille"."

Posté le 28 novembre 2014 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

156 veillées de prière pour la vie

156 lieux de prière pour la Vie sont référencés. Il n'y a pas que des veillées : il y a aussi des messes et des temps de prière pour la Vie dans les 156 lieux.

Combien y en aura-t-il ce soir ?

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Posté le 28 novembre 2014 à 07h16 par Michel Janva | Lien permanent

27 novembre 2014

Mgr Jean-Pierre Grallet nettoie l'autel profané

Ce matin, devant une centaine de fidèles, Mgr Grallet, archevêque de Strasbourg, a lavé l'autel profané par une Femen au cours d'une messe de réparation.

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Posté le 27 novembre 2014 à 21h45 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (5)

26 novembre 2014

Mgr Vingt-Trois : l’avortement ne concerne pas seulement le corps des femmes

Extrait de l’entretien du cardinal André Vingt-Trois du 21 novembre sur Radio Notre-Dame.

André VT"Quarante ans, cela fait une génération, donc on a un peu de recul par rapport aux intentions exprimées par la loi Veil et aux espérances qu’elle avait pu susciter chez un certain nombre de gens. On voit qu’elle n’a pas répondu à cet objectif. Si l’on considère, ce qui est toujours sujet à discussion, que les chiffres donnés au moment de la loi Veil sur les avortements clandestins -c’est toujours difficile de déchiffrer les avortements clandestins par définition- mais enfin, si on accepte les chiffres donnés à ce moment-là, on s’aperçoit que contrairement au souhait qui avait été exprimé par Mme Veil et par la loi qu’elle a fait voter, les avortements ne sont pas en régression. Et donc, le fait d’avoir dépénalisé l’avortement n’a pas été une mesure palliative, cela a été au contraire une mesure incitative.

Deuxièmement, c’est la dérive qui s’est produite depuis la loi de dépénalisation jusqu’à l’affirmation de l’avortement comme un droit fondamental de la liberté féminine. Or l’avortement, que je sache, n’est pas simplement une question qui concerne le corps des femmes, c’est une question qui concerne un couple, qui concerne au moins deux personnes, et qui concerne l’ensemble de la société. Et donc présenter l’avortement comme un acte égalitaire et libérateur, c’est une entreprise idéologique mais elle ne résiste pas à l’examen.

Troisièmement, c’est l’oubli, l’occultation et la dissimulation complète des conséquences tragiques de l’avortement que nous connaissons bien quand on rencontre des femmes qui l’ont subi."

Posté le 26 novembre 2014 à 22h43 par Michel Janva | Lien permanent

Reportage sur le miracle présumé de Créteil dû au P. Popieluszko

En 2001, François A. tombe malade. Les médecins diagnostiquent une forme atypique de leucémie. 11 ans plus tard, le cancer se généralise. Alors âgé de 55 ans, François A. perd toute autonomie physique et mentale. Les pompes funèbres sont prévenues, il vit ses dernières heures…

Le P. Bernard Brien a été ordonné quelques mois plus tôt. L’aumônerie de l’hôpital l’appelle pour donner les derniers sacrements à François A. Nous sommes le 14 septembre 2012, date anniversaire du P. Brien et du P. Jerzy Popieluszko, prêtre polonais, assassiné en 1984 par le régime communiste de Pologne. Le clerc français invoque alors ce dernier et lui demande la grâce de la guérison pour le malade.

Une semaine plus tard, les médecins constatent un recul des cellules cancéreuses. En janvier 2013, la rémission est complète.

Reportage de reinformation.tv :

« Miracle » de Créteil : sur les traces du P. Popieluszko from Reinformation.tv on Vimeo.

Posté le 26 novembre 2014 à 21h52 par Michel Janva | Lien permanent

Le diocèse aux Armées ouvre son séminaire

Lu dans Chrétiens dans la cité (version papier) :

"Le diocèse aux armées vient d'ouvrir son propre séminaire. Les huit jeunes qui envisagent ce ministère commencent par une année de fondation spirituelle à la Maison Saint Augustin (propédeutique du diocèse de Paris). Ils poursuivent leur formation dans la maison Saint-Bernard (Paris 5e) en lien avec le séminaire de Paris et la Faculté de théologie de l’École Cathédrale (Collège des Bernardins). Auparavant, les futurs aumôniers militaires étaient dispersés dans des différents séminaires, sans formation adaptée."

Posté le 26 novembre 2014 à 16h43 par Michel Janva | Lien permanent

139 Veillées pour la Vie !

Il y a toujours des départements vides : il est encore temps d'en organiser ! Atteindrons-nous les 150 ?

 

Posté le 26 novembre 2014 à 09h55 par Marie Bethanie | Lien permanent

24 novembre 2014

Avortement : c’est à notre accueil de la vie qu’on reconnaîtra notre justice

Le Père Matthieu Villemot du diocèse de Paris, enseignant en philosophie et éthique biomédicale, diffuse cette note, avant le vote par l'Assemblée nationale de la résolution sur l'avortement :

A"Une résolution va être présentée à l’Assemblée nationale réaffirmant plus que jamais l’IVG comme un droit fondamental et inconditionnel des femmes, indispensable à leur liberté et leur égalité. Encore une fois nous voulons redire ici combien ce raisonnement est déséquilibré. L’accueil de la vie ne peut pas être instrumentalisé ni réduit à la question de la condition féminine, c’est une question centrale de toute civilisation juste. La « civilisation de la mort », dénoncée par Paul VI, aboutit à une société inquiète, une fraternité blessée.

Le projet affirme que « le droit universel des femmes à disposer librement de leurs corps est une condition indispensable pour la construction de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ». Dans la logique du texte, qui ne parle jamais de naissance, de maternité, d’amour, ce « droit universel des femmes » est entièrement réduit à l’élargissement du droit à l’IVG, comme si la femme qui donne la vie avait un rapport moins libre à son corps. Comme si donner la vie était une contrainte, une inégalité, comme si laisser naître l’enfant n’était pas vraiment un droit. Certains psychologues parlent du premier IVG comme d’une « initiation à la féminité ».

L’accueil de l’enfant concerne au premier chef la mère avec l’embryon, personne humaine. Mais il concerne aussi le géniteur. Au lieu de déresponsabiliser plus que jamais le géniteur des conséquences de son acte, il faut rappeler son obligation de justice et de compassion envers la femme. L’égalité hommes-femmes suppose que la grossesse soit vécue en couple. Le corps humain (masculin ou féminin) est par essence ouvert à la communion et à la solidarité avec l’humanité. La grossesse en est le suprême symbole.

Le projet affirme encore « le rôle majeur de la prévention, et de l’éducation à la sexualité, en direction des jeunes ; (…) la nécessité de garantir l’accès des femmes à une information de qualité, à une contraception adaptée, et à l’avortement sûr et légal ». Pendant longtemps, la contraception a été présentée comme seule alternative à l’IVG. Cette fois, le texte pose directement l’un et l’autre comme des options de même valeur. Contraception et méthodes abortives seront présentées aux femmes (mineures incluses) comme deux solutions équivalentes. C’est à peine s’il est encore permis de chercher des moyens pour faire baisser le nombre d’IVG. Il s’agit là d’une grave désinformation qui dénie les conséquences physiques et psychiques que peut avoir une IVG. Loin d’être formée, la conscience des jeunes sera faussée. Le choix tant vanté de la femme s’en trouve vicié à la base.

L’avortement avait été un délit, puis une tolérance, il est devenu un droit. Le voici pilier de la condition féminine, plus banalisé que jamais. Bientôt, ce sera un devoir et une autre résolution culpabilisera les femmes qui ont librement choisi de ne pas avorter. Au contraire, c’est à notre accueil de la vie qu’on reconnaîtra notre justice."

Posté le 24 novembre 2014 à 14h55 par Michel Janva | Lien permanent

Emile Poulat, RIP

PL'historien et sociologue Emile Poulat, spécialiste du catholicisme et de la laïcité, est mort samedi à son domicile parisien à l'âge de 94 ans.

Né le 13 juin 1920 à Lyon, Emile Poulat a été ordonné prêtre en 1944. Mais, partageant l'aventure et la position des prêtres-ouvriers insoumis à Rome, il a quitté le clergé, puis s'est marié en 1955. Docteur en théologie en 1950, Emile Poulat a été le cofondateur du premier groupe de sociologie des religions au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) dès 1954.

Il a ensuite consacré sa vie à l'étude et à ses publications, très nombreuses, notamment dans les domaines de la sociologie historique du catholicisme et de l'analyse de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat.

La Communauté de Sant'Egidio communique :

"Nous avons la douleur de vous faire part du décès, samedi 22 novembre, de notre grand ami le Professeur Emile Poulat. Avec lui disparaît un illustre savant, une mémoire du XXème siècle et de l'Eglise et un fidèle compagnon de la Communauté de Sant'Egidio.Ses obsèques se dérouleront mercredi 26 novembre à 15h dans l'église Saint-Séverin à Paris."

C'est l'occasion de relire le débat qu'il avait eu face à Jean Madiran, dans La Nef, sur le modernisme.

Posté le 24 novembre 2014 à 07h42 par Michel Janva | Lien permanent

23 novembre 2014

L'Eglise en France veut rendre à Noël son sens religieux

Le cardinal André Vingt-Trois veut que Noël retrouve son sens chrétien et organise à cet effet une mission d'évangélisation :

"A Noël, on fête la naissance de Jésus. Cela va sans dire ? Ça va mieux en le disant, estime l'Église catholique, qui prend cette année des initiatives pour rappeler, dans une France sécularisée, le sens chrétien d'une fête qu'elle n'entend pas abandonner aux marchands. Le diocèse de Paris, le plus important de France avec sa centaine de paroisses, a prévu une opération inédite durant tout l'Avent, le temps liturgique qui prépare à Noël et s'ouvre dimanche prochain.

En avance sur le calendrier, le cardinal André Vingt-Trois a présidé samedi une "fête" à la cathédrale Notre-Dame et sur son parvis, envoyant en mission des représentants de chaque paroisse munis symboliquement d'un bâton de pèlerin et d'une lanterne. "Cette lumière peut paraître faible, comparée à la débauche d'illuminations que produit le commerce urbain" mais "elle est le signe de la présence du Christ", a fait valoir l'archevêque de Paris."[...]

Posté le 23 novembre 2014 à 23h01 par Marie Bethanie | Lien permanent

22 novembre 2014

La Nouvelle République, le curé et le Téléthon

La Nouvelle République s'en prend au curé du Vouvrillon, car il refuse le Téléthon dans ses églises. A Monnaie, il a refusé d’accueillir une chorale au profit de l’association. Prêtre de la communauté Saint-Martin, Don Geoffroy Bohineust ne souhaite pas que la chorale se produise à l'église le 6 décembre, au profit du Téléthon.

En réaction, le maire Olivier Viémont (divers droite), a fait savoir que la municipalité « appliquera strictement les lois républicaines de 1905 vis-à-vis de l'Église ».

"La municipalité est propriétaire de l'église, la paroisse en est affectataire, selon la loi. La commune n'a aucune obligation de participer aux frais de fonctionnement (lumière, chauffage…), elle le faisait jusqu'ici, et même un peu plus… Si la ligne de partage est rompue, nous assurerons nos obligations de clos et de couvert, et c'est tout."

Le curé explique :

« C'est vrai, j'ai refusé l'organisation d'un concert à l'occasion du Téléthon. Les options de recherche et de pratique de cette organisation ne sont pas conformes à la position de l'Église ».

Il fait ainsi référence à la recherche destructrice d'embryons humains.

Suite à la polémique, le diocèse de Tours a publié cette réaction dans sa lettre hebdomadaire :

"Suite à un article publié dans la Nouvelle République ce vendredi 21 novembre, il nous a semblé utile de citer le texte ci-dessous ...

"Nous pensons d’abord aux jeunes malades et à leurs familles, à leurs espoirs de guérison et à leur courage. Nous admirons la générosité qui anime ceux qui participent au Téléthon et nous n’avons pas l’intention de jeter le discrédit sur cette générosité qui porte des fruits.

Des chrétiens nombreux se joignent à ce grand mouvement de solidarité comme à d’autres initiatives qui ne sont pour autant ni confessionnelles ni implantées dans des organisations ecclésiales.

Mais la générosité ne légitime pas tout. Nous souhaitons donc que chacun réfléchisse et que soient entendues les graves questions que nous avons soulevées : tri embryonnaire, utilisation des cellules embryonnaires et médiatisation de jeunes malades. Ces questions ne sont pas seulement les nôtres, mais nous devons les formuler. "

Cardinal André Vingt--Trois, en avril 2008, dans son discours de clôture de l’Assemblée plénière des évêques de France...

Posté le 22 novembre 2014 à 17h03 par Michel Janva | Lien permanent

La Conférence épiscopale dénonce la résolution sur l'avortement

Mgr Guy de Kérimel, évêque de Grenoble-Vienne et Président du groupe de travail de la Conférence des Evêques de France sur le « Phénomène social de l’avortement  et enjeux éducatifs » déclare :

Kérimel"Le Parlement se prépare, ces jours-ci, à voter une résolution pour réaffirmer solennellement, à l’occasion de l’anniversaire de la loi Veil, le droit fondamental à l’avortement. Cette surenchère pour imposer l’avortement comme un acte médical banal au service de la liberté des femmes dit la difficulté à fonder de manière solide ce « droit fondamental ». Un droit humain peut-il reposer sur la négation du droit à la vie d’autres êtres humains au tout début de leur existence et de leur croissance ? Nous sommes tous passés par le stade embryonnaire, l’aurions-nous oublié ?

Certes, la promotion de la liberté des femmes et de l’égalité homme/femme sont des causes justes auxquelles on ne peut que souscrire, mais de quelle liberté parle-t-on ? Quand on lit le récit de bon nombre de femmes qui ont avorté, on entend leur angoisse, la pression de l’entourage, souvent du géniteur, et la souffrance qu’elles éprouvent durablement d’avoir été amenées à commettre un acte qu’elles ressentent comme grave. Pour certaines c’est une véritable descente aux enfers : des sociologues, des psychologues et des psychanalystes, hors de toute référence religieuse, connaissent ces situations douloureuses. Pourquoi le traumatisme post-abortif est-il laissé sous silence ou simplement nié ? Peut-on parler de liberté quand la parole est interdite ?

Oui, la liberté doit être le fondement des relations homme/femme, et de la maternité. L’amour entre deux personnes humaines inclut la liberté s’il se veut pleinement humain ; la paternité et la maternité requièrent, elles aussi, l’engagement des libertés. Dans les deux cas, il s’agit d’une liberté responsable, une liberté qui s’engage par le dialogue et conduit à une parole donnée.

C’est donc en amont qu’il faut travailler à la promotion de la liberté des femmes et à l’égalité homme/femme, pour qu’une grossesse ne devienne pas comme une agression qui justifierait une légitime défense en supprimant « l’agresseur » bien innocent, à qui l’on fait porter les conséquences de comportements irresponsables."

Posté le 22 novembre 2014 à 15h19 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Jean-Pierre Batut nommé évêque de Blois

L'évêque auxiliaire de Lyon vient d'être nommé à la succession de Mgr de Germiny, atteint par la limite d'âge.

Posté le 22 novembre 2014 à 14h51 par Michel Janva | Lien permanent

Notre-Dame de Paris : le sapin offert par Moscou

Moscou offrira à Paris le sapin qui ornera le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, sur l’île de la Cité. Le sapin géant de Noël du parvis de Notre-Dame a toujours été installé aux frais de la paroisse locale. Toutefois, des difficultés ayant été rencontrées cette année lors de la collecte des fonds, la partie russe a décidé de prêter main forte. Samedi, le sapin sera illuminé par l’ambassadeur de Russie en France Alexandre Orlov et le recteur de Notre-Dame de Paris Monseigneur Jacquin. 

Posté le 22 novembre 2014 à 11h06 par Michel Janva | Lien permanent

21 novembre 2014

23 novembre : clôture de l'année St Louis à Versailles

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Posté le 21 novembre 2014 à 19h32 par Michel Janva | Lien permanent

Cardinal Barbarin : la Marche pour la vie touche plus qu'on ne le croit

L’exposition “ Jérôme Lejeune : une découverte pour la vie” s’arrête à Lyon du 24 novembre au 3 décembre. Mgr Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, inaugurera l’exposition. Il déclare notamment :

"Quel message pouvez-vous passer aux chrétiens découragés par l’emprise de la culture de mort dont les promoteurs sont majoritaires et qui structure l’opinion, alors qu’elle détruit la société, les familles, les personnes ?

BJe commencerais par dire qu’un tel dérèglement est certainement la conséquence de grandes souffrances, plus ou moins conscientes, et qu’il faut prendre le temps de les écouter et de les comprendre, au lieu de répéter et affirmer des principes, ce qui ne servira qu’à aggraver les clivages et la violence. J’ajouterai aussi que le découragement, non seulement est un péché, mais qu’il en entraîne beaucoup d’autres, comme la lâcheté, la démission Le Seigneur ne nous a pas chargé de convaincre ni de gagner. Il ne nous a pas assuré le succès. Il nous a demandé d’aimer tout le monde, comme lui-même nous a aimés (et c’est vraiment un commandement qui est au-delà de nos forces, s’il ne vient pas le vivre en nous). Et il nous a donné comme consigne - c’est même sa dernière phrase sur terre : « Vous serez mes témoins », et juste avant : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint Esprit » (Act 1, 8). Nous avons donc, à chaque génération, « l’équipement » intérieur nécessaire pour faire face aux situations qui se présentent. Il est arrivé souvent, dans l’histoire, que des sociétés et des civilisations s’égarent, mais il n’y a aucun risque que Dieu nous abandonne. A nous de tout faire pour rester dans sa main.

Le dimanche 25 janvier 2015 aura lieu la 10ème Marche pour la vie. L’objectif est de maintenir une conscience en France sur l’importance du respect de la vie humaine fragile comme principe essentiel de notre société. Cette année la mobilisation ne peut ignorer l’enjeu de l’euthanasie, compte-tenu de l’actualité politique. Un message de mobilisation pour ce 25 janvier ?

MCette manifestation garde une grande valeur symbolique, et elle touche plus qu’on ne le croit. Elle rappelle que la suppression d’une vie humaine qui commence son cours est une profonde injustice, un acte d’une terrible gravité. Dans l’année du 50ème anniversaire de la clôture du Concile Vatican II, on ne peut oublier la clarté avec laquelle la constitution Gaudium et spes s’exprime à ce sujet. Il n’est pas question de juger les personnes qui ont vécu (ou participé à) un avortement. Dieu connaît leur cœur et elles savent que Sa miséricorde leur est toujours offerte. Mais quand j’ai entendu, l’an dernier, que maintenant une page s’était tournée, que c’en était fini avec la loi Veil ou avec les situations de détresse, et que chacun pouvait disposer de son corps, je me suis décidé à participer à « la Marche pour la vie ». Pour janvier 2015, je n’ai pas encore regardé si mes obligations pastorales me permettront d’y prendre part, mais la question de l’euthanasie et de l’accompagnement de tous ceux qui sont en fin de vie, est aujourd’hui un enjeu essentiel et bien embrouillé dans toute l’Europe. Sur ce point aussi, nous avons un témoignage à donner. Je pense aux derniers mois de la vie de saint Jean-Paul II, au début de l’année 2005. Jusqu’au bout, il est resté conscient de sa situation. En février, il a accepté de subir une trachéotomie pour ne pas mourir étouffé, mais le mois suivant, il a refusé, m’a-t-on dit, qu’on lui fasse une gastrectomie. Quand l’heure du départ est venue, pourquoi la craindre ? Nous sommes aimés et attendus !"

Posté le 21 novembre 2014 à 16h57 par Michel Janva | Lien permanent

Neuvaine pour la France : la prière authentique n’a jamais fait renoncer à l’action

La 2e méditation à propos de la Neuvaine pour la France a été rédigée par l'abbé Pierre-Hervé Grosjean, du diocèse de Versailles :

"Prier ou Agir ?

NIl peut paraître étonnant de mobiliser les chrétiens pour prier, alors qu’il y a tant à faire pour notre pays ! N’est-ce pas d’abord l’engagement concret au service de l’emploi, de l’accompagnement des plus pauvres ou des plus fragiles qu’il faudrait privilégier ? Ne faudrait-il pas surtout appeler les chrétiens à s’engager en politique, dans le domaine de l’éducation ou de la culture ? Que chacun trouve un engagement associatif au service du bien commun ?

Il est vrai que la prière peut être une fuite, si elle s’apparente à un renoncement : « tout est foutu, s’engager en politique ou ailleurs ne sert plus à rien, il n’y a plus que la prière… ». Ce langage défaitiste n’est pas chrétien, ni cette vision de la prière. La prière authentique n’a jamais fait renoncer à l’action ceux qui sont appelés à servir au coeur de ce monde.

Mais inversement, il serait aussi fou de se jeter à corps perdu dans l’action, en imaginant que tout dépend de nous, et de nous seuls. Le tourbillon de l’activisme n’est pas non plus chrétien, car l’homme ne se suffit à lui-même. L’activisme apporte de graves déconvenues et le découragement devant nos limites humaines. Sans doute avons-nous mené nombre de nos combats ou de nos engagements de façon trop humaine…

La prière appelle l’action. La prière se conjugue à l’action. La prière nourrit l’action et lui donne sa fécondité profonde.

Prier nous fait partager les sentiments du Christ. Prier pour notre pays va peu à peu transformer notre regard sur son histoire, sur ses habitants, sur sa vocation. Résistant à toute tentation de découragement ou d’exil intérieur, nous allons approfondir notre amour et notre espérance pour ce pays, pour nos frères et soeurs qui vivent à nos côtés. Ce pays nous est confié comme lieu de mission et de service : « Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais (…) De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. » (Jn 17, 15..18). Prier nous fait comprendre que rien ne peut nous faire déserter l’engagement et le service de notre pays !

Prier nous rappelle aussi que tout est entre les mains de Dieu. Il ne veut rien faire sans nous, et nous ne pouvons rien faire sans Lui. Prier nous gardera ainsi humbles dans nos engagements. Ne croyons pas que nous sauverons la France par nous-mêmes ! Mais ne croyons pas non plus que Dieu agira sans nous … « si je trouve dix justes… » (Gn 18,32). Sainte Jeanne d’Arc avait bien compris cela : « Les hommes d’armes batailleront, et Dieu donnera la victoire ! ». Sa vie résume si merveilleusement combien l’action de Dieu et l’engagement humain peuvent et doivent se conjuguer pour le bien d’un pays.

Prier enfin nous donne l’assurance que nos engagements, remis entre les mains de Dieu, seront féconds d’une façon ou d’une autre. Au delà des épreuves, des succès et des échecs humains apparents, Dieu ne cesse d’agir et peut tout faire contribuer au bien de ceux qu’Il aime. Voilà la source de notre paix intérieure, au coeur même des tempêtes que peuvent nous apporter nos engagements.

Prier ou agir ? Non. Prier pour mieux agir !"

Posté le 21 novembre 2014 à 07h10 par Michel Janva | Lien permanent

20 novembre 2014

Asia Bibi : la lettre de Mgr Pontier

Riposte catholique publie la lettre de Mgr Pontier, président de la Conférence des évêques de France, à son homologue pakistanais Mgr Joseph Coutts, en date du 17 novembre :

"Excellence,

La confirmation le 16 octobre dernier de la condamnation à mort pour blasphème d’Asia Bibi plonge les catholiques français dans l’incompréhension. Sa possible exécution les révolte et les indigne.

Je voudrais vous dire la prière et la proximité des catholiques de France avec l’Église qui est au Pakistan. Avec eux, je souhaite qu’Asia Bibi puisse être graciée par le Président Mamnoon HUSSAJN ou que la Cour Suprême casse le jugement d’Appel.

La peine de mort ne se justifie pas. Encore moins pour un prétendu délit de blasphème.

Soyez sûr, Excellence, que nous appuierons les démarches qui pourront être entreprises pour qu’une issue conforme au respect des droits de l’Homme et de la dignité inhérente à toute personne humaine soit trouvée.

Puisse la raison l’emporter.

Je vous assure de ma prière  pour vous et pour le peuple pakistanais et vous redis ma fraternelle amitié dans le Christ.

+ Georges Pontier, Archevêque de Marseille
Président de la Conférence des évêques de France"

Posté le 20 novembre 2014 à 15h33 par Louise Tudy | Lien permanent

19 novembre 2014

La Cour de cassation rejette une demande d’effacement des registres de baptême

Lu dans La Croix :

"La plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français confirme le jugement de la cour d’appel de Caen du 10 septembre 2013, rejetant le pourvoi de René Lebouvier qui voulait obtenir du diocèse de Coutances le retrait de son nom des registres de baptême.

Ancien ouvrier boulanger et libre-penseur, René Lebouvier, 73 ans, avait déjà obtenu de voir la mention « a renié son baptême » figurer dans le registre de son ancienne paroisse, dans la Manche. Il voulait désormais obtenir du diocèse le retrait pur et simple de son nom."[...]

Et quand il sera devant son Créateur, René Lebouvier exigera de Lui d'être rayé à tout jamais des registres du ciel. C'est long, l'éternité, surtout privé de Dieu. Prions pour lui...

Posté le 19 novembre 2014 à 22h13 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (14)

17 novembre 2014

"C'est la preuve que la société française est culturellement chrétienne"

Jusqu'au 7 décembre, à l'abbatiale Saint-Ouen, a lieu une exposition, « Dieu dans la pub », organisée par l'abbé Gautier Mornas, prêtre de Périgueux à l'origine de l'événement :

« Il y a 6 ans, lors de mes études de théologie, un professeur a préféré me faire travailler sur une publicité d'Europe 1 mettant en scène la Vierge Marie plutôt que sur une iconographie chrétienne classique. J'ai gardé l'idée pour en faire aujourd'hui une exposition. »

Une exposition qui a vu le jour à Périgueux avant de se déplacer dans toute la France et d'arriver à Rouen. 40 publicités y sont exposées. Au départ, 400 publicités ont été sélectionnées :

« Nous n'avons gardé que celles portant un message humoristique, qui fasse sourire, celles qui étaient esthétisantes. Il fallait également qu'elles ne choquent pas. »

« Dans une société française que l'on dit déchristianisée, nous donnons l'exemple de 40 publicités que tout le monde connaît faisant référence au religieux.»

« C'est la preuve que la société française est culturellement chrétienne. »

Posté le 17 novembre 2014 à 16h39 par Michel Janva | Lien permanent

Gare à la sécularisation de notre combat sous prétexte d’entrisme et d’efficacité

Extraits de la communicationd’Alain Toulza, Vice-Président de DRAC, lors du Colloque DRAC (Droits du Religieux ancien combattant) du 15 novembre 2014 sur L’héritage des héros consacrés de la Grande Guerre

« S’adressant à la foule des jeunes lors du dernier pèlerinage de Pentecôte, Mgr Aillet, évêque de Bayonne, leur rappelait, à propos de l’engagement politique des catholiques :

« (…) il doit être resitué par rapport à la primauté de Dieu dans la vie de l'homme (…). Nous appartenons davantage à Dieu qu'à César. Le pouvoir de César trouve sa source dans le pouvoir de Dieu et doit s'en inspirer

Nous sommes loin, ici, du discours couleur muraille, qui nous invite à nous fondre dans la masse pour nous confondre avec elle, prétendant la travailler discrètement au corps et l’orienter selon nos convictions intimes sans avoir à exposer celles-ci. Certes, il ne s’agit pas d’exiger de ceux qui rejoignent notre combat qu’ils épousent les postulats de notre foi,mais qu’est-ce qui nous empêche, quand nous sommes invités à justifier nos revendications, d’affirmer que pour nous, les causes naturelles reconnues par les personnes droites découlent d’une Cause première qui est Dieu ?

On entend, par exemple, dans nos rangs, opposer aux lois ou projets destructeurs de la famille, des valeurs de pure écologie humaine présentées comme seules capables d’unir dans un même élan tous les défenseurs des lois naturelles, alors que l’immense majorité des foules qui ont défilé pour les défendre est composée incontestablement de familles chrétiennes. C’est occulter volontairement les vrais fondements de la cause que nous prétendons servir, les vrais fondements de l’amour, de la famille, de la vie ; c’est enfermer les lois naturelles dans un carcan agnostique qui ne leur reconnaît comme auteur que le sui generis du néo-darwinisme. C’est donc nier par omission volontaire que toute loi naturelle a Dieu pour origine, et que cela seul fonde son caractère sacré. Je n’ai jamais entendu un chrétien le dire sur les ondes quand il était interrogé.

Cette sécularisation des impératifs de notre combat sous le prétexte d’entrisme et d’efficacité, nous conduit à une perte progressive de nos repères et à une attitude de neutralité face à des idéologies qui, elles, ne cachent pas leur volonté d’hégémonie athéiste. Et nous en oublions que la neutralité, c’est la neutralisation de la vérité. De la totale vérité. Prenons y garde : quiconque feint obstinément d’ignorer dans le combat public Celui qui, précisément, est La Vérité, est sur la pente qui mène au reniement de l’apôtre Pierre : « Je ne connais pas cet homme ». Et ceux qui le suivent risquent, à leur tour, d’avoir à verser un jour des larmes amères.

Si le sel de notre foi perd de sa saveur, nous sommes alors livrés peu à peu à des influences délétères et nous risquons d’entrer insidieusement dans ce cheminement désastreux que Charles Péguy a décrit si admirablement en peu de mots : « Tout commence en mystique et finit en politique, tout commence par la mystique et finit par de la politique ». Voici alors que les marchandages politiciens se substituent, pas à pas, à l’exigence de radicalité qui était notre motivation initiale. Ecoutons encore, attentivement, cet avertissement sévère de Péguy :

« Rien n'est aussi poignant, je le sais, que le spectacle de tout un peuple qui se relève et veut son relèvement, et poursuit son relèvement. Et rien n'est aussi poignant que le spectacle d'une jeunesse qui se révolte. (…) Rien n'est aussi anxieusement beau que le spectacle d'un peuple qui se relève d'un mouvement intérieur, par un ressourcement profond de son antique orgueil et par un rejaillissement des instincts de sa race. Mais plus cette rétorsion est poignante, plus il serait tragique de la livrer aux mêmes maîtres des mêmes capitulations. Plus elle est précieuse, plus il serait vil de la livrer. Plus elle est jeune et forcément naïve et ignorante et innocente, plus il serait criminel, plus il serait inique, plus il serait fou de la livrer. Oui l'heure est poignante, c'est entendu, et nul ne le sait plus que nous. Mais elle deviendrait aisément tragique si on remettait toute cette nouveauté aux vieilles mains de toutes ces vieilles hontes. Tout ce que nous demandons est tellement simple. Nous demandons qu'ils aillent se reposer. Et qu'on ne les remplace pas par des pareils. Nous demandons qu'on ne garde pas les mêmes, et qu'on ne recommence pas. »

Ces lignes ont été écrites il y a cent ans, en avril 1913. Elles semblent l’avoir été pour aujourd’hui. Or nous croyons, très fort, qu’aujourd’hui, en France particulièrement, c’est l’heure de la chrétienté, l’heure du réveil de la chrétienté. Et donc l’heure du réveil de notre espérance. De multiples petites flammes s’allument un peu partout autour de nous, ô certes fragiles et vacillantes encore, mais qui se communiquent peu à peu l’une à l’autre leur chaleur et ne demandent qu’à être alimentées. Ne les laissons pas s’éteindre entre des mains douteuses.

Elles nous font, à nous, adultes qui partageons ce désir de Tout restaurer dans le Christ (Omnia in Christo Instaurare) cher au Pape Saint Pie X, un devoir de formation et de soutien de cette jeunesse. 

C’est le sens de l’interpellation de sa sainteté le Pape Jean-Paul II au Bourget en 1980 : « France, fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? (…) France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la Sagesse éternelle ? ». Cette interpellation a trouvé non pas une réponse mais une invitation à y répondre, dans son célèbre sermon de Reims :

« Cette grande célébration jubilaire du baptême vous donne l’occasion de réfléchir sur les dons que vous avez reçus et sur les responsabilités qui en découlent (…) Ce grand jubilé du baptême doit vous amener à dresser un vaste bilan de l'histoire spirituelle de « l'âme française ». [...] C'est justement parce que vous avez derrière vous tant de siècles de christianisme que vous êtes appelés à agir de manière digne de la vocation chrétienne (…). L'Église (…) ne regarde pas son héritage comme le trésor d'un passé révolu, mais comme une puissante inspiration pour avancer dans le pèlerinage de la foi sur des chemins toujours nouveaux (…) »

Posté le 17 novembre 2014 à 07h24 par Michel Janva | Lien permanent

16 novembre 2014

26 janvier 2015 : journée pour les prêtres sur la chasteté conjugale

"La régulation naturelle des naissances au service de la chasteté conjugale et de la vie !", tel est le thème de cette journée destinée aux prêtres, le lundi 26 janvier 2015 à Versailles, de 9h à 17h. Organisée, pour la 6e année par les moniteurs du Centre Billings France et l’abbé Bruno Bettoli, prêtre diocésain.

Au début du 4e siècle et par la suite, l’Eglise fut confrontée à l’arianisme et à d’autres hérésies christologiques. La partie semblait perdue devant un tel tsunami d’hérésies qui touchaient quantité de fidèles, de prêtres et d’évêques. La doctrine de l’Eglise s’approfondit alors afin de pouvoir répondre à toutes ces contestations et se formula notamment dans les conciles. Aux 20e et 21e siècles, le tsunami est anthropologique : il touche la famille, le mariage et la sexualité. Le Christ qui bâtit sans cesse son Eglise sur Pierre a permis que s’élabore en elle la doctrine dont elle-même avait besoin, mais aussi le monde : Casti Connubii, Humanae VitaeEvangelium Vitae pour ne citer que ces textes majeurs sur le sujet. L’actualité « sociétale » ne le montre que trop. Aujourd’hui, Notre-Seigneur cherche des prêtres et des fidèles pour accueillir, vivre et enseigner cette doctrine salutaire. Ne nous laissons pas voler la joie de l’Evangile de la famille.

Cette journée vise à permettre aux prêtres de :

  1. S'informer sur la régulation naturelle des naissances et regarder tout ce qu’elle implique comme croissance et comme combat spirituel.
  2. S’enrichir de l’expérience de couples qui la vivent, l’enseignent et s’engagent pour qu’elle puisse être vécue par tous.
  3. Rechercher avec des confrères d'horizons différents comment annoncer et servir l’évangile de la chasteté et de la vie.
  4. Se préparer à être de plus en plus confronté à l'IVG, la PMA et d’autres situations difficiles qui nécessitent courage et soutien.

Cette année, une formule est aussi proposée pour les prêtres qui sont déjà venus au moins une fois.

Programme et informations pratiques ici.

"Chers fils prêtres... votre première tâche est d'exposer sans ambiguïté l'enseignement de l’Église sur le mariage. Soyez les premiers à donner, dans l'exercice de votre ministère, l'exemple d'un assentiment loyal, interne et externe, au Magistère de l’Église... Ne diminuer en rien la salutaire doctrine du Christ est une forme éminente de charité envers les âmes." Humanae vitae 28

"Avec cette nature et ce poids moral différents, la contraception et l'avortement sont très souvent étroitement liés, comme des fruits d'une même plante. Malheureusement, l'étroite connexion que l'on rencontre dans les mentalités entre la pratique de la contraception et celle de l'avortement se manifeste toujours plus." Evangelium vitae 13

Posté le 16 novembre 2014 à 11h03 par Michel Janva | Lien permanent

15 novembre 2014

6 décembre : messe pour la France à Toulouse

Samedi 06 Décembre 2014, de 11h00 à 19h00, aura lieu la "3ème Journée des Amitiés Catholiques de Toulouse".

  • de 11h00 à 12h00, messe pour la France en l'église Notre-Dame de La Dalbade,
  • de 12h30 à 14h00, repas partagé et buffet froid en la salle paroissiale Mac Carthy (à 100 mètres de l'église),
  • de 14h00 à 19h00, stands d'associations diverses, conférences et exposés, chants et prestations musicales... dans le bâtiment paroissial Mac Carthy.

Posté le 15 novembre 2014 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent

14 novembre 2014

La neuvaine pour la France commence demain samedi 15

Vous pouvez vous inscrire sur le site.

La première méditation est du cardinal Philippe Barbarin :

"Des neuvaines, dans l’Eglise catholique, il en existe de toutes sortes. La Pologne en a vécu une pendant neuf ans, jusqu’en 1966, pour préparer le millénaire de son « baptême ». En 1970, le cardinal Wojtyla en a lancé une autre dans le diocèse de Cracovie, pour le 9ème centenaire du martyre de son évêque, saint Stanislas. Devenu pape, Jean-Paul II est venu lui-même la clôturer en 1979.

D’autres sont proposées sur neuf jours, par exemple avant une grande fête liturgique, comme l’Immaculée Conception. Début novembre, les évêques du Burkina Faso ont invité les fidèles à une neuvaine de prière, avec un jour de jeûne, pour que la paix revienne dans le pays, violemment ébranlé par un changement de régime et des répressions meurtrières (cf. www.catholique.bf).

Les neuvaines peuvent avoir un but particulier : obtenir de Dieu une guérison ou une naissance pour un couple en attente d’enfant. Parfois, la visée est pastorale : en 1970-79, le futur Jean-Paul II voulait que son diocèse accueille en profondeur l’élan missionnaire de Vatican II.

Celle-ci durera neuf mois ; comme toute neuvaine, elle demande fidélité et persévérance.

De prière.

Dans l’Evangile, le Seigneur invite « à prier sans cesse et sans jamais se décourager » et il loue la veuve qui vient « casser la tête » du juge, en réclamant justice (Lc 18, 1-8). Pour la prière, on peut dire que Jésus donne l’exemple : « Le matin, bien avant l’aube », on le voit sortir et aller prier « dans un endroit désert » (Mc 1, 35).

Prier, c’est espérer. Avec foi, on confie à Dieu une personne ou une famille en difficulté, une communauté, un pays et même le monde entier. Un chrétien, même s’il se sent démuni ou dépassé, sait que son cri est toujours écouté « car rien n’est impossible à Dieu » (Lc 1, 37).

Cette neuvaine pour la France nous conduira jusqu’au 15 août, un jour qui a longtemps été notre fête nationale. On peut dire que l’Assomption de Marie fortifie notre espérance. Ce que Dieu a fait pour Jésus, en le ressuscitant des morts, il le promet à tous ses enfants. Et nous professons cette espérance dans le Credo : « J’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir. » Quand la Toute Sainte connaît, la première, la joie de la Résurrection, nous sommes renforcés dans la certitude que Dieu tient ses promesses et que, jamais, Il ne nous abandonnera.

Dès le début, les Apôtres ont repris cette insistance du Seigneur sur la prière : « Soyez toujours dans la joie ; priez sans relâche ; rendez grâce en toutes circonstances : c’est ce que Dieu attend de vous dans le Christ Jésus» (1 Th 5, 16-18).

Pour la France.

Dans « les paroles de vie » que Dieu donne à son peuple, le 4ème commandement : « Honore ton père et ta mère » (Ex 20, 12) est la charnière entre le monde de Dieu et notre vie humaine. De même que nous prions pour nos parents, nous confions à Dieu la terre qui nous a nourris, façonnés, construits, et tous ceux qui y vivent aujourd’hui 1 . En priant pour la France 2 , nous commençons par dire merci. Que de cadeaux nous a transmis la longue histoire de notre patrie ! J’entends encore Jean-Paul II, à la Messe du Bourget, le 1er juin 1980, expliquer tout ce qu’il avait reçu de la France et de ses saints. Il a eu cette formule surprenante : « France, éducatrice des peuples… ». Jamais, je n’avais pensé qu’elle avait rendu un tel service aux nations. Il est vrai que, souvent, ce sont les autres qui nous montrent quelle est notre grâce, notre vraie mission.

Lorsque, du haut de la colline de Fourvière, je laisse mon regard aller sur Lyon, j’entends le Seigneur me dire dans la prière, comme à saint Paul devant Corinthe : « J’ai un peuple nombreux à moi dans cette ville » (Ac 18, 10). Je pense d’abord à ceux qui souffrent, les malades, les familles divisées, les personnes détenues ou isolées… Je prie pour la santé et la liberté, pour le bien-être, l’équilibre et le travail de chacun. Que tous les cœurs soient ouverts ! Puis, je fais mémoire de la longue histoire de cette ville : les martyrs et les missionnaires, les artisans de l’unité et du dialogue, les chercheurs de Dieu, les serviteurs des pauvres… Il y en a eu à tous les siècles. Et cela se transforme en une demande : « Seigneur, garde Lyon fidèle à sa vocation, et attentive aux nouveaux appels que tu voudras lui lancer. »

Avec cette neuvaine pour la France, nous pourrions suivre un chemin analogue. Que tous ceux qui vivent dans notre pays s’accueillent et se respectent, qu’ils avancent dans la paix. Nous demanderons pardon, comme Jean-Paul II l’a fait pendant l’Année jubilaire 2000, car nous portons ensemble une part de responsabilité dans les choix de notre pays. Nous demanderons qu’il soit guéri de ses errements dans l’accueil de la vie, qu’il revienne à la raison sur le mariage et sur la filiation. Les premières pages de la Bible en disent clairement la vérité. Que l’on sache aussi accompagner jusqu’au bout les personnes les plus âgées, si fragilisées.

Nous prierons et jeûnerons pour mille autres intentions importantes : éradiquer la misère, veiller à ce que la justice reste… juste, et respecte les plus petits. Que tous aient une place dans la société, un travail, car c’est à la fois un lieu d’épanouissement et de service pour chacun. Que les jeunes reçoivent l’héritage culturel et spirituel auquel ils ont droit et que se lèvent de nouvelles générations d’éducateurs pour le leur transmettre fidèlement. Et si, à la lumière de son histoire, nous voyons que la France a une « vocation », que le Seigneur veuille bien l’éclairer encore et nous montrer comment la renouveler aujourd’hui.

Nous n’oublierons pas les deux grandes intentions que Jésus a pris soin de préciser : « Priez le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson » (Mt 9, 38) et « Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent » (Mt 5, 44).

Naturellement, sa dernière parole reste notre phare : « Vous serez mes témoins à Jérusalem… et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). Ceux qui ont entendu ces mots n’ont pas hésité à partir. Quelle merveille, car c’est grâce à leur foi et à leur courage que nous avons reçu le flambeau !

A nous, aujourd’hui et demain, de transmettre ce trésor."

Posté le 14 novembre 2014 à 18h35 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Brincard, RIP

L'évêque du Puy-en-Velay est décédé il y a quelques minutes.

Addendum 14h - Voici le communiqué du diocèse du Puy-en-Velay :

"Ce vendredi 14 novembre 2014, Mgr Henri Brincard, évêque du Puy-en-Velay depuis le 2 octobre 1988 s’est éteint à Caluire (Rhône). Affronté depuis un an à la maladie, il a tenu, jusqu’au bout de ses forces à encourager dans la foi le diocèse du Puy-en-Velay dont il était le pasteur. Tous les catholiques de Haute-Loire sont invités à continuer à le porter dans leur prière.

La date et l’heure des obsèques seront précisés ultérieurement.

Le cercueil sera déposé à la cathédrale du Puy-en-Velay à partir de ce samedi 15 novembre en fin d’après-midi."

Posté le 14 novembre 2014 à 12h12 par Michel Janva | Lien permanent

13 novembre 2014

Remettre l'homme à l'endroit pour l'évangéliser

Les catholiques pratiquants, peu nombreux en France, se sont distingués par leur engagement au sein de la Manif pour tous, sous-tendu par une véritable réflexion anthropologique. Mais que devient l'évangélisation dans cette perspective ? L'avis de Philippe Oswald :

La France est aujourd'hui un des pays de culture catholique où la pratique religieuse est la plus faible », note le sociologue Yann Raison du Cleuzi, dans l’introduction de son étude « Qui sont les cathos aujourd'hui ? ». Il n’y aurait plus que  4,5 % de « messalisants » contre 20 % en 1972. Nos voisins latins sont moins mal lotis : 24 % des Italiens et 13 % des Espagnols vont encore à la messe le dimanche. Mais la désaffection des jeunes semble à peu près la même dans tous les pays d’Europe. En France, on ne compte que 16 % de pratiquants de moins de 25 ans (cf. présentation de cette étude dans La Montagne).

Pourtant, l’engagement social et politique des catholiques en France, notamment des jeunes générations, a été révélé par leur rôle moteur dans les « Manifs pour tous ». « Ils ont pris conscience de leur poids politique […]. Ces jeunes estiment désormais qu'ils représentent les forces vives de l'Église, contre leurs aînés accusés d'avoir abandonné tout combat public », constate Yann Raison du Cleuziou.

L’ampleur sans précédent de ces mobilisations fut une grande surprise pour les politiques et pour les médias français. L’obstacle a fait vaciller la gauche au pouvoir (on peut estimer qu’elle ne s’en remettra pas de sitôt), mais il est aussi devenu un caillou dans la chaussure de la droite qui emprunte volontiers à la gauche ses « valeurs » libertaires. On ne voit pas de réaction équivalente en Europe, ni probablement dans le monde, où les jeunes catholiques sont presque exclusivement engagés dans des mouvements de spiritualité ou/et des œuvres caritatives. Des cardinaux l’ont relevé en donnant en exemple ce réveil des Français sur le terrain social et politique (Aleteia).  

Tel est aussi le constat du sociologue Gaël Brustier, membre du Parti socialiste et donc peu favorable à la Manif pour tous, mais qui lui a consacré un livre. Dans un entretien à La Vie , il explique :
«… Ceux qui ont manifesté représentent surtout la France la plus catholique, la plus messalisante et la plus socialisée ». Mais il ajoute cette donnée capitale : «…les milieux catholiques engagés avaient déjà été travaillés par une vraie réflexion sur le rapport de l'homme à son avenir, à la naissance, à l'euthanasie, à la GPA et aussi à l’emprise du marché sur la vie humaine. » Loin d’être une fixation sur l’homosexualité à travers « le mariage homo », la prise de conscience avait été préparée par un travail en profondeur réalisé au sein d’associations ou de fondations telles qu’Alliance Vita, la Fondation Lejeune, Ichtus, Liberté Politique, le courant Écologie humaine, le Centre européen pour le droit et la justice, ou des groupes de réflexion au sein des communautés nouvelles. Les penseurs qui les animent ont su en effet élargir la réflexion à tout ce qui est en jeu dans le « changement de civilisation » prôné, entre autres, par Christiane Taubira : le gender, la filiation mais aussi l’eugénisme, l’euthanasie, la marchandisation du corps, l’individualisme et le matérialisme installés au sommet de l’État et de l’Europe, et devenus liberticides depuis qu’ils sont investis de la puissance légale.

En renouant avec une véritable réflexion anthropologique telle que la mènent, par exemple, des philosophes comme Thibaud Colin, Jean-Marie Meyer ou Henri Hude, ces catholiques ont compris qu’il ne s’agit plus tant de défendre l’Église, la foi, la chrétienté, ni d’ailleurs de rester dans une posture défensive, mais d’entrer dans un nouveau dialogue socratique avec nos contemporains. Car c’est bien la réalité même de la nature humaine qui est aujourd’hui niée par les nouveaux sophistes pour qui les désirs individuels sont « la mesure de toute chose ». Il s’agit de les mettre devant leurs contradictions pour sortir de l’impasse une société qui se nie elle-même et se détruit en proclamant l’individu-roi.  

Mais alors, que devient l’évangélisation dans cette perspective ?

Elle reste le but et le moteur, la cause finale et efficiente de l’action, mais on ne peut pas faire l’économie de ce préalable ou de ce préambule anthropologique (philosophique, éthique, politique, juridique) pour remettre l’homme à l’endroit – pas plus qu'on ne peut évangéliser des masses affamées. Ce retournement logiquement préalable à la conversion (logiquement mais pas nécessairement chronologiquement – l’Esprit souffle où et quand il veut), c’est  « la révolution catholique pour l’Europe » qu’observe déjà et appelle de ses vœux le cardinal Walter Brandmüller, président émérite du Comité pontifical des sciences historiques, dans une lumineuse conférence donnée lors la journée de commémoration du 50e anniversaire de la proclamation de saint Benoît patron de l'Europe, qui s'est tenue le 25 octobre à Nurcie (texte intégral traduit en français sur le site Benoît et moi) : « N'oublions pas, dit-il, que l'Église est non seulement annonciatrice de l'Évangile de Jésus-Christ, mais elle s'est toujours également considérée comme la gardienne du patrimoine spirituel naturel, du vrai, du beau et du bon. La grâce présuppose la nature. C'est pourquoi avant même l'annonce de l'Évangile de Jésus-Christ, la contribution de l'Église à l'avenir de l'Europe consiste dans la restauration – pour ainsi dire – des fondements naturels de la vie humaine, de la société humaine. »

C’est parce qu’ils ont pris conscience de l’urgence de cette refondation humaine et sociale que certains catholiques ont rallumé les fourneaux – intellectuels et spirituels – dans ce pays de France où, comme aimait à le dire le bienheureux Paul VI, « se cuit le pain de la chrétienté »."

Posté le 13 novembre 2014 à 23h40 par Louise Tudy | Lien permanent

12 novembre 2014

Cardinal Barbarin : la loi Taubira finira par être abolie

Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon et primat des Gaules, parraine la neuvaine de prière pour la France, neuf mois à partir du 15 novembre 2014. Il répond à Famille chrétienne :

F"Pourquoi est-il important de prier pour la France ? La situation est-elle particulièrement grave ?

N’inversons pas les choses : la prière n’est pas un dernier recours, mais le premier devoir du chrétien. Vous connaissez le passage où Jésus « dit une parabole pour montrer à ses disciples qu’il faut prier sans cesse et sans jamais se décourager » (Luc 18, 1). Dans les demandes que nous adressons à Dieu, il y a d’abord ce qui est de première nécessité : « le pain de chaque jour », puis l’essentiel (un toit, la santé, le travail…), puis ce à quoi nous sommes le plus attachés (la famille, notre pays, la paix dans le monde…). Nous ne prions pas parce que la situation serait catastrophique, mais par amour pour cette terre, pour cette culture dont nous avons tant reçu.

La foi chrétienne y est présente depuis si longtemps : la France a donné tant de saints, a envoyé tant de missionnaires dans le monde… C’est un pays que de nombreux étrangers admirent. Jean-Paul II au Bourget avait parlé de « la France éducatrice des peuples ». [...] Mais il est vrai que cette prière redouble en période de guerre, de violence ou, aujourd’hui, de grande fragilité. [...]

Revenons à l’urgence de la situation. La comparaison avec les apparitions de L’Île-Bouchard, en 1947, vous semble-t-elle pertinente ?

Depuis 1947, les circonstances ont changé, certes, mais la réaction spirituelle n’est peut-être pas si différente. À l’époque, le pays était bloqué par les communistes. Aujourd’hui, nous sommes face au bouleversement introduit par des lois dites « sociétales ». Nous avons été heureusement surpris du ressort spirituel de la France. Quand la loi autorisant le mariage entre deux personnes de même sexe s’est annoncée en Espagne, nous avons vu un million de personnes rassemblées pour une messe sur une place de Madrid. Nous savions bien que cela n’aurait pas lieu à Paris. Mais nous espérions que ce ne serait pas comme au Portugal, au Canada ou en Belgique… où il n’y a rien eu ! [...]

Ce sursaut est donc d’ordre spirituel ?

Oui, et ce fut, je crois, un sursaut typiquement français. Nous avions beaucoup travaillé sur le plan intellectuel, rassemblant juristes et pédagogues, politiques et médecins, représentants des différentes religions… Le nonce me disait que ça n’avait rien à voir avec ce qu’il avait vu quelques années plus tôt, au Canada. Et tout à coup ont surgi des manifestations gigantesques. On a fait semblant d’ignorer leur impact, mais ce fut une surprise pour tous, pour nous comme pour beaucoup d’autres pays qui regardent la France. Au conclave de mars 2013, les cardinaux de Boston, Munich ou Madrid, me demandaient : « Mais que vous est-il arrivé, en France ? » Ils avaient sans doute l’image d’un pays spirituellement assoupi… Tout le monde alors a pris conscience qu’il y avait, en France, un ressort incroyable !

Même si la loi Taubira est passée, tout n’est pas perdu pour autant. D’ailleurs, le Seigneur ne nous a pas dit que nous gagnerions ; il nous a simplement laissé comme dernière consigne : « Vous serez mes témoins » (Ac 1, 8). Nous avons donné un témoignage, et le message a été bien compris : « Il ne faut pas cette loi pour la France. Vous en avez le pouvoir, mais vous n’en avez pas le droit. C’est un mensonge dont les conséquences seront graves ». C’est le signe que ce pays n’est pas si endormi que cela. Spirituellement, il est bien vivant. Plus qu’on ne l’imaginait !

Est-ce véritablement un témoignage chrétien ? La Manif pour tous se dit aconfessionnelle…

Tout le monde sait que les catholiques étaient la cheville ouvrière de ce mouvement. [...] L’Église, toujours brocardée, reste regardée et, en un certain sens, respectée, qu’elle agisse pour sauver le mariage et la famille ou qu’elle s’occupe des Roms, des SDF et, intensément depuis l’été, des chrétiens d’Orient. Les gens voient la cohérence de son témoignage et de ses engagements. [...] Faut-il se décourager maintenant que la loi Taubira est passée ? Certainement pas ! Notre mission continue. Je ne vais pas m’arrêter d’évangéliser ni de célébrer la messe. Il faut arrêter de penser en termes de stratégie. Jésus ne nous assure pas la victoire. Aux yeux des hommes, sa vie s’est terminée par un échec… Il nous demande de témoigner de la vérité avec amour. [...]

En ce qui concerne la loi autorisant le mariage de deux personnes du même sexe, je ne doute pas que la vérité sera reconnue, et qu’un jour ou l’autre, elle finira par être abolie. Car c’est un mensonge qui en entraîne d’autres, comme de faire croire qu’un enfant peut avoir deux papas ou deux mamans ! Cela s’appelle même un mensonge d’État. [...]"

Posté le 12 novembre 2014 à 13h48 par Michel Janva | Lien permanent

11 novembre 2014

L'agonie de Mgr Brincard

On me demande de relayer un appel à la prière pour l'évêque du Puy-en-Velay, Mgr Henri Brincard, qui vit actuellement ses dernières heures en ce monde.

Posté le 11 novembre 2014 à 14h03 par Michel Janva | Lien permanent

07 novembre 2014

Toussaint : la première homélie du Père Zanotti-Sorkine à Notre-Dame du Laus

 

"Les vrais saints se sont usés à la tâche! C'est ça la vérité!"

Posté le 7 novembre 2014 à 22h10 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (8)

Dom Dysmas élu nouveau prieur de la Grande-Chartreuse

Dom DysmasDom Dysmas de Lassus, Prieur de la Chartreuse de Portes a été élu aujourd'hui nouveau Prieur et ministre général de l'ordre.

Il succède à cette responsabilité  à Dom François-Marie Velut, qui, pour des raisons de santé, a demandé à être démis de sa charge.

Cette élection a été confirmée par le collège des Prieures et Prieurs de tout l'ordre. Les moines et moniales sont actuellemnt 350.

Dom Dysmas (Michel) de Lassus est âgé de 58 ans. Il est entré en chartreuse à 20 ans. Il a été jusqu’alors Père-Maître des novices à la Grande Chartreuse puis uis Prieur de la Chartreuse Notre Dame de Portes.

Posté le 7 novembre 2014 à 20h03 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Jean-Philippe Nault nouvel évêque de Digne

Le pape François a accepté la démission pour raison d’âge de l’évêque de Digne, Mgr François-Xavier Loizeau, 75 ans. Il a nommé Mgr Jean-Philippe Nault, jusqu’ici curé et doyen de Bourg-en-Bresse (Ain). À 49 ans, Mgr Nault devient le plus jeune évêque résidentiel de France.

Entré en 1991 au séminaire d’Ars, il rejoint, en 1994, le séminaire français de Rome pour ses études de théologie (1994-1999) et est ordonné prêtre en 1998 pour le diocèse de Belley et Ars. Vice-recteur du Sanctuaire d’Ars , il en devient recteur en 2000 et s’engage définitivement en 2002 au sein de la Société Saint Jean-Marie-Vianney.

Nommé curé de la co-cathédrale Notre-Dame de Bourg-en-Bresse en 2012, il était aussi devenu, en 2013, doyen de Bourg-en-Bresse.

Il est le frère aîné de Dom Jean-Charles Nault, abbé bénédictin de Saint-Wandrille.

Posté le 7 novembre 2014 à 15h12 par Michel Janva | Lien permanent

Regina Magazine

Le magazine Regina, magazine uniquement en ligne, est édité en anglais mais en Allemagne.

Certains articles sont traduits en français. L’éditeur propose que des lecteurs contribuent à la traduction de certains articles de l’anglais en français (pour les contacter).

Récemment, le Père Cyrille, moine du monastère du Barroux, a été interrogé. Extraits :

"J’ai été attiré à la vie cloîtrée par le désir d’une vraie vie intérieure vécue comme une amitié avec le Christ présent dans l’Eucharistie, ce “Christ, vie de l’âme”, dont le bienheureux Columba Marmion m’avait donné le goût. Il y avait aussi la perspective de la vie trinitaire présente dans mon âme pour m’apprendre peu à peu “à m’oublier entièrement”, selon le mot de la bienheureuse Elisabeth de la Trinité. En outre m’attirait la vie fraternelle découverte dans des pique-niques avec des frères, qui se révélaient merveilleusement serviables et charitables. Je n’ai pas été déçu ensuite.

Qu’est-ce qui vous a attiré spécifiquement au Barroux ?

Plus encore que la personnalité si attachante de dom Gérard, c’est la perspective d’une liturgie latine traditionnelle vécue dans un cadre d’une beauté à couper le souffle et le coude à coude d’une communauté enthousiaste. [...]

Au sujet de votre monastère, qu’est-ce que c’est qui le distingue des autres couvents ?

Il y a certes la forme traditionnelle de la liturgie et des usages monastiques, mais plusieurs autres monastères les pratiquent comme nous ; il y a aussi et surtout certaines caractéristiques propres de notre histoire. Une tradition monastique qui nous rattache à la re-fondation de la vie monastique par le Père Muard en 1850 à la Pierre-qui-Vire, puis au Dom Romain Banquet à En-Calcat, puis à Dom Gérard Calvet, moine de cette famille monastique qui a fondé notre communauté tout seul à Bédoin en 1970. De cette “aventure monastique” nous demeure un caractère de famille monastique contemplative, mais avec un certain apostolat extérieur et un esprit jeune et entreprenant, qui n’est d’ailleurs pas entièrement sans danger pour des moines.

Nous sommes 53 moines, plus 16 en fondation. Donc en fait 53 au Barroux et 16 dans un nouveau monastère que nous avons fondé récemment entre Toulouse et Bordeaux.

Pourquoi croyez-vous que vous avez tant de vocations là où d’autres couvents et ordres sont en voie de disparition ?

Ce n’est sûrement pas parce que nous sommes meilleurs que les autres. Le fait que notre communauté est jeune par son âge moyen et par son état d’esprit traditionnel joue certainement. “La tradition, c’est la jeunesse de l’Église”, aimait à dire Dom Gérard. Il y a aussi une dynamique acquise : les novices attirent les novices. Mais au delà de toutes ces causes apparentes, il faut avant tout laisser la place au mystère de l’Esprit Saint, qui “souffle où il veut”. [...]"

Posté le 7 novembre 2014 à 12h34 par Michel Janva | Lien permanent

9 mois de prière pour la France

Logo La NeuvaineDu 15 novembre 2014 au 15 Août 2015, sous le patronage du Cardinal Barbarin, Primat des Gaules, une longue chaine de prière est proposée à tous les catholiques de France, à l’intention de leur pays. Durant neuf mois, les personnes, associations, paroisses, diocèses, communautés et mouvements sont appelés à prier chaque jour et à jeûner chaque mois pour la France et pour chacun de ses enfants. Comme le dit le pape François dans son exhortation apostolique :

« Je suis convaincu qu’à partir d’une ouverture à la transcendance pourrait naître une nouvelle mentalité politique et économique » (La Joie de l’Evangile, §205)

 En ce temps marqué par la crise, la sinistrose ou le désespoir, la prière n’est pas sans lien avec les questions sociales et politiques. Au contraire, elle est au principe de l’espérance, d’une naissance ou d’une renaissance, d’un renouveau, de notre conversion personnelle et des décisions courageuses à prendre.

Pourquoi une neuvaine ?

Depuis 2012, de nombreuses et belles initiatives ont été entreprises pour alerter l’opinion publique sur le changement de civilisation qui est en train de s’opérer. Cependant, ces actions seront d'autant plus fructueuses si elles sont portées par leur raison d’être : la conversion des coeurs, seul véritable levier de la reconstruction, comme intime remise de notre condition à la grâce de Dieu. Jésus nous le rappelle d’ailleurs « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée » (Luc 10, 41-42) La Sainte Vierge a de nombreuses fois fait preuve de sollicitude pour la France. Plus souvent encore Elle a appelé à la prière. Aujourd’hui, nous la sollicitons collectivement pour lui demander de nous donner d’entendre la Parole de Dieu, le courage de lui être fidèle, la persévérance de Le suivre, le don de la charité, l’amour de la vérité et l’espérance.

« France, fille ainée de l'Eglise et éducatrice des peuples, qu'as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Cet appel de saint Jean-Paul II à rester fidèle aux dons de Dieu ne peut être entendu et honoré que si les citoyens français se tournent ensemble vers Lui. La Pologne est un bel exemple de piété et d’espérance par sa neuvaine de neuf années (1958-1966) … les fruits en ont été au-delà de toute espérance ! A nous de retrouver nos coeurs d’enfants, car pour être exaucé, encore faut-il demander…les miracles dont Lui seul a le secret.

Pourquoi une neuvaine ? Parce que c’est une pratique très ancienne de l’Eglise dont le modèle est le temps entre l'Ascension et la Pentecôte vécu dans la prière par les Apôtres et la Vierge Marie. Et puis, neuf mois c’est aussi le temps d’une gestation…

Quand et où ?

Un site, une page Facebook (La neuvaine), un compte twitter (@laneuvaine) assureront sa diffusion et soutiendront quotidiennement la prière de chacun. Des relais avec les sanctuaires et lieux de pèlerinages de France sont établis pour assurer une communion et une veille. Des soirées seront organisées progressivement dans les paroisses, chaque participant à la Neuvaine étant amené à la faire rayonner dans son entourage familial, amical, social et spirituel. Les fêtes de l’Immaculée Conception, Noël, Pâques, l’Ascension, la Pentecôte et l’Assomption seront des occasions répétées de faire grandir toutes les initiatives personnelles et paroissiales sur l’ensemble du territoire.

Qui porte le projet ?

Le projet est né de l’intuition de plusieurs laïcs issus d’horizons divers : composé de salariés ou chefs d’entreprise, mères au foyer, étudiants, enseignants… ce groupe n’est rattaché à aucun mouvement, aucune sensibilité, aucune institution. Il a souhaité avant tout soutenir les pasteurs d’Eglise dans leur mission d’évangélisation en proposant son temps et ses talents pour fédérer autour de la prière tous les catholiques de France qui le souhaitent et sensibiliser chacun au fait que sans la prière, toute action était vaine. De nombreux évêques, prêtres, pères abbés, moniales ont répondu favorablement à l’appel. A ce jour, les contributeurs officiels sont : le Cardinal Barbarin, Mgr Rey, Mgr Legrez, Mgr d'Ornellas, Mgr Brouwet, Mgr Lebrun, Dom Dupont, Dom Pateau, Dom Courau, Dom Olive, Mère Anne, Père Guy Gilbert, Mgr Patrick Chauvet, Père François Daguet, Père Serge-Thomas Bonino, Abbe Guilhem Lecoq, Abbé Fabrice Loiseau, Père Matthieu Rougé, Père Michel-Marie Zanotti-Zorkine, Abbé Pierre -Hervé Grosjean, Père Bernard Peyrous, Mgr Antoine de Rochebrune, Mgr Pascal Ide, Abbé Ronan de Gouvello, Abbé Lepivain, Père Emmanuel Gobillard, Père Xavier Malle, Abbé Philippe de Maistre, Abbé Pierre Amar, Abbé Guillaume Seguin, Abbé Eric Ibora, Père Patrick Faure, Père Laurent-Marie Pocquet du Haut-Jussé, Père Brice de Malherbe, Père Jean-Emanuel de Gabory, Père Patrick de Laubier, Abbé Vincent Sauer, Mgr Guillaume Derville, Père Guillaume de Menthière, Père Daniel Ange, Père Christian Venard, Abbé Pierre Téqui, Abbé Hubert Lelièvre, Dom Louis-Hervé Marie, Père Benoît Guédas, Père Guy Gilbert…et d’autres dont nous attendons les confirmations.

En quoi cela consiste-t-il exactement ?

1. S'engager à un temps de prière quotidien pour la France, spécialement grâce à la récitation du chapelet ou à une dizaine du chapelet conclu par la prière de la neuvaine :

Vierge Marie, Notre-Dame de France, Accueillez nos coeurs d’enfants
Confiants en votre bienveillance.
Guidez-les vers Jésus notre Sauveur,
Pour recevoir de son Coeur
Les grâces de sa divine miséricorde.
Nous vous présentons notre pays
Ses souffrances, ses troubles, ses conflits
Mais aussi ses ressources et ses aspirations.
Recevez-les, purifiez-les,
Présentez-les à votre Fils,
Afin qu’Il intercède en notre faveur,
Qu’Il oriente nos actions vers le Bien
Et nous guide dans la Vérité.
Nous vous consacrons la France
Dans la fidélité à l’Espérance
Et la force de l’Esprit Saint
Reçues à notre baptême.
Amen

2. Jeûner le premier vendredi de chaque mois
Prier et jeûner sont les deux seuls engagements autour desquels se déploient de nombreuses propositions

3. Afin de vivre la neuvaine en communion les uns avec les autres, le site sera enrichi de textes publiés quotidiennement sur les sujets suivants :

  • De la nation et de la patrie dans le dessein divin
  • De la vocation chrétienne de la France
  • De la force de la prière en général et de la prière mariale en particulier
  • De la sollicitude de la Vierge Marie envers la France (apparitions)
  • Des saints « qui ont fait la France »
  • Des lieux « qui ont fait la France »
  • De la doctrine sociale pour évangéliser l'épaisseur de notre vie humaine

4. Se nourrir chaque vendredi des méditations de nos évêques, Pères Abbés, prêtres et moniales
Chaque semaine, l’un des contributeurs mentionnés ci-dessus, publiera une méditation sur notre site pour aider et guider chacun dans son cheminement intérieur.

5. Participer au rayonnement de la neuvaine en y invitant ses amis

Logo La Neuvaine6. Honorer la Sainte Vierge en affichant le logo de la neuvaine sur vos réseaux sociaux

7. Imprimer et diffuser dans sa paroisse les méditations hebdomadaires en accord avec son curé

8. Prier pour grandir, grandir pour s’affermir, s’affermir pour trouver l’Espérance

9. Etre doux avec soi-même : un oubli, une prise en cours, une pratique allégée ne sont pas graves…la progression n’en est que plus belle et les fruits porteurs !

Posté le 7 novembre 2014 à 11h28 par Michel Janva | Lien permanent

Le terrain non catéchétique est indispensable pour l'Eglise

Le 11 novembre, le patronage du Bon Conseil organise à Paris, en partenariat avec Famille Chrétienne, un colloque sur le thème : « L’Église a-t-elle encore quelque chose à faire en éducation ? L’exemple des patronages ». L’abbé Vincent de Mello, fondateur du patronage, indique :

"Quand l’Église a été congédiée de sa mission éducative par la séparation de l’Église et de l’État, elle a investi les patronages pour compenser. Après la guerre, les patronages ont eux-mêmes été abandonnés. L’idée selon laquelle l’Église aurait alors perdu le sens de sa mission éducative n’est pas tout à fait fausse.

Les patronages, qui ne sont ni l’école, ni un cours de catéchisme, mais une école d’amitié, ont donc été abandonnés, parce que l’Église a considéré que ce n’était pas le rôle du prêtre d’être animateur d’un club de foot. Elle a préféré se concentrer sur ses missions premières, son « service public » propre, les sacrements. Elle a ainsi déserté un front considérable, qui a été réinvesti par des Maisons des jeunes et de la culture (MJC).

Mais ce n’est pas avant tout une question de moyens, mais de décision politique, de la façon dont l’Église a défini ses priorités. Le terrain non catéchétique a semblé inutile. Je pense au contraire, qu’il est indispensable, que cette gratuité est très importante. La devise des patronages est « Ici on joue, ici on prie ». Le jeu permet à l’enfant de se créer un imaginaire, le jeu éveille son âme, l’ouvre à la possibilité d’un autre monde, et rend plausible l’existence de l’autre monde dans lequel nous introduit la liturgie.

N’est-ce pas plutôt que l’Église a renoncé à régenter la vie entière des individus ?

Il y a là sans doute de l’idéologie. Mais c’est plus complexe. Beaucoup ont pensé que la formule des patronages était usée, vieillotte, peu modernisable. L’abandon de ce terrain a peut-être aussi été accentué par une paranoïa autour de la crise de la pédophilie dans l’Église.

Mais l’Église a aussi voulu se spécialiser, et laisser l’éducation à des spécialistes. L’école catholique a ainsi cloisonné la pastorale, l’enseignement et l’éducation. C’est une démarche exactement opposée à celle qui animait jusque-là les traditions éducatives catholiques, des jésuites comme des oratoriens.

Les professeurs aujourd’hui se cantonnent à leur seul rôle d’enseignant. Il faut au contraire réfléchir à la façon d’en faire aussi des éducateurs. Dans cet esprit, nous proposons par exemple que les surveillants ne soient pas seulement des pions, mais jouent avec les enfants et les collent si nécessaire.

[...] La demande des parents est grande, et va bien au-delà des familles catholiques. La plupart des enfants de mon patronage ne sont pas catholiques. Pourquoi les familles se tournent-elles vers l’Église ? Parce qu’elle peut donner un accompagnement de qualité. Elle a pour atout un savoir ancestral, facile à retrouver, des ressources pédagogiques considérables.

Aujourd’hui, il nous est possible de développer notre « caractère propre », tout en étant en règle avec la législation, qui ne limite pas la portée évangélisatrice des patronages. Au contraire, le prêtre y retrouve un contact avec beaucoup de gens qu’il ne pourrait toucher autrement. La figure du prêtre est une figure paternelle, qui porte l’amour maternel de l’Église. Sa présence concourt à donner un climat de charité fraternelle. Sa figure a une signification sacramentelle que les parents perçoivent. Cela donne lieu à des demandes de baptême par exemple."

Posté le 7 novembre 2014 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent

06 novembre 2014

Pour la jeunesse catholique, LMPT est un tournant politique

Le sociologue Yann Raison du Cleuziou vient de publier une étude intitulée Qui sont les cathos aujourd'hui ?, dans laquelle il écrit :

« La France est aujourd'hui un des pays de culture catholique où la pratique religieuse est la plus faible »

« Environ 56 % des Français se disent encore catholiques, seulement 4,5 % assistent à la messe chaque semaine » 

Contre 24 % des Italiens et 13 % des Espagnols qui vont encore à la messe. 

A la présidentielle de 2012, ils ont voté, au premier tour, à 47 % pour Nicolas Sarkozy (contre 29,6 % pour l'ensemble des électeurs) et à environ 70 % pour le même (contre 66 % à 79 % selon les enquêtes) au second tour. Quant au vote pour Marine Le Pen, il était en hausse chez ces mêmes catholiques pratiquants, notamment chez les jeunes : 27 % des moins de 35 ans, selon l'Ifop, mais seulement 7 % des plus de 65 ans, contre un score national de 18 % pour la candidate du FN.

L'enquête pointe les divisions entre catholiques, avec les « conciliaires revendiqués », les « émancipés », pratiquants occasionnels ; les « charismatiques », les « observants », fidèles à la messe et à la doctrine de l'Église.

Puis il note qu'il

« est évident que pour la jeunesse catholique néoclassique et "observante", la Manif pour tous est un tournant. Ils ont pris conscience de leur poids politique […]. Ces jeunes estiment désormais qu'ils représentent les forces vives de l'Église, contre leurs aînés accusés d'avoir abandonné tout combat public ».

Posté le 6 novembre 2014 à 21h36 par Michel Janva | Lien permanent

9-16 novembre : de St Hubert à St Louis à Lamotte-Beuvron

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Posté le 6 novembre 2014 à 18h28 par Michel Janva | Lien permanent

05 novembre 2014

Les séminaristes en France

Chrétiens dans la Cité donne quelques chiffres sur les séminaristes en France :

"750 séminaristes et 130 formateurs ont rejoint les 120 évêques français réunis à Lourdes du 4 au 9 novembre. À cette rentrée 2014, on dénombre dans les 31 maisons de formation 848 séminaristes dont 371 en premier cycle et 477 en second cycle. 136 séminaristes ont commencé une première année de 1er cycle et 83 sont formés dans un séminaire français pour un diocèse étranger ou pour un institut religieux. Le plus important séminaire est celui de la Communauté Saint-Martin avec 95 séminaristes dont 26 nouveaux depuis la rentrée."

L'Eglise en France n'est donc pas encore morte. "Mon Dieu, donnez-nous beaucoup de saints prêtres".

Posté le 5 novembre 2014 à 15h24 par Marie Bethanie | Lien permanent

04 novembre 2014

Entrée payante dans les églises : la liberté du culte ne se divise pas

La fin de la gratuité d’accès des cathédrales pour les touristes est une hypothèse provenant du ministère de la Culture. Mais comment distinguer le touriste de celui qui vient prier ?

Pour Mgr Pansard, évêque de Chartres :

« Cette idée n'ira pas bien loin et prouve une méconnaissance profonde de la liberté de culte. Cela vient d'une préoccupation budgétaire, mais c'est une analyse de courte vue. La liberté du culte ne se divise pas ».

Des conséquences négatives pour le territoire pourraient aussi découler d'une telle décision, selon Mgr Pansard :

« C'est l'économie locale qui risque d'être concernée. La cathédrale constitue un pôle d'attractivité, et je ne suis pas certain que les commerces soient gagnants. Les touristes ont un budget limité ».

Dominique Guilleux, directeur du Comité départemental du tourisme, précise :

« C'est un sujet sensible. Cela va générer une baisse de la fréquentation et casser un équilibre. Et il existe déjà des services payants avec les visites ». « La cathédrale est un sanctuaire où de nombreux marcheurs se retrouvent. C'est un atout. Et en 1912, Charles Péguy n'a pas payé 2 € le droit d'entrer ! »

Gilles Fresson, attaché de coordination auprès du rectorat de la cathédrale, souligne :

« La loi affecte les cathédrales à l'Église pour l'exercice du culte de façon gratuite. Pour éventuellement faire payer l'entrée, il faudra changer la législation. Je suis très étonné que quelqu'un puisse avoir la légèreté de sortir une idée pareille, c'est une absurdité ».

L'intendant de la cathédrale ajoute :

« Il existe une fonction liturgique de la cathédrale qui accueille des pèlerins et célèbre des offices. Devra-t-on faire payer les invités d'un mariage ? Il faut respecter la logique spirituelle. Personne ne doit payer pour prier ».

A Chartres, il y a près d'1,3 million de personnes qui visitent l'édifice par an, et environ 300.000 pèlerins.

Posté le 4 novembre 2014 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent

CEF : Mgr Pontier dénonce la dénaturation du mariage

Extrait du discours d'ouverture de l'Assemblée plénière des évêques de France par Mgr Pontier ce matin :

"[...] Cette vie qui vient de Dieu, nous l’avons reçue au sein d’une famille qui est pour tout être humain le lieu primordial, malheureusement parfois blessé par les épreuves de la vie ou les fragilités personnelles, mais bien le lieu primordial de l’expérience humaine. C’est là, qu’entourés de notre père et de notre mère, de nos frères et sœurs, de nos grands-parents, des cousins, des amis, nous trouvons le milieu vital qui, toute notre vie, sera celui des plus grandes joies, des plus fortes solidarités et aussi des plus profondes préoccupations. Oui, la famille est cette cellule de base de toute vie sociale. Le cardinal Vingt-Trois et moi-même, nous venons de participer au Synode extraordinaire sur « les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’Évangélisation ». Même si les défis se déclinent sous le mode de la grande diversité, la famille apparaît sous toutes les latitudes comme cette cellule de base de la vie en société, comme celle aussi de l’Église. Nous aimons l’appeler « Église domestique ». Le Synode a redit la grandeur de la famille humaine, fondée sur l’alliance d’amour entre un homme et une femme, vécue dans la fidélité, capable de traverser les épreuves grâce au dialogue et au pardon, accueillante à la vie reçue comme un don et non revendiquée comme un droit. L’amour véritable est une responsabilité assumée, un roc solide sur lequel s’appuyer et non la succession d’aventures passionnées vouées à une errance insatiable.

Dans l’expérience humaine de la famille, nous sommes accueillis comme un don, même si nous sommes porteurs d’éventuels handicaps. Nous sommes aimés fidèlement et généreusement. Nous faisons l’expérience de la joie, du pardon, de la solidarité. La réussite de la famille demande que chacun recherche le bonheur des autres avant le sien propre. Oui, elle est vraiment porteuse de vie parce qu’en elle, se jouent les solidarités élémentaires et nécessaires à toute vie humaine. Les sociétés l’ont bien compris ! Certaines s’appuient sur elle et la soutiennent pour bâtir leur avenir. D’autres la fragilisent, la réglementent, la soumettent à des projets pensés par quelques-uns. Dans notre pays, la famille jouit d’une image heureuse et le projet d’en fonder une demeure le désir le plus fort. Les enquêtes d’opinion le manifestent. Au sein de l’Europe, nous sommes enviés par beaucoup pour ce goût de transmettre la vie à des générations futures, signe d’un bien-être et d’une sagesse éprouvée. L’Eglise voit avec joie de jeunes adultes s’engager dans la vie familiale, dans la voie du mariage et affirmer de multiples manières au nom de leur foi que la famille est une richesse pour la construction de la personne et la cohésion de la société.

 La famille fragilisée

Même si on doit se réjouir d’évolutions positives à amplifier encore – comme celle de l’égalité entre hommes et femmes, celle du choix libre du conjoint – ces dernières décennies manifestent néanmoins une fragilisation réelle de la vie familiale. Le développement d’une culture individualiste peu soucieuse des répercussions sur les autres des choix personnels, la soumission désordonnée à la force des sentiments et à la recherche du plaisir, l’immaturité affective peuvent conduire à des égoïsmes irresponsables, à des comportements violents, à un usage à courte vue des progrès techniques. Tout cela contribue à fragiliser la vie d’un trop grand nombre de familles.

S’est ajoutée encore la mise en œuvre d’une culture qui se laisse emporter par la définition sans fin de nouveaux droits individuels sans toujours prendre la mesure des conséquences négatives sur la conception de l’homme et les nécessaires solidarités d’une vie sociale. Ainsi la recherche légitime de progresser dans l’égalité entre hommes et femmes dans nos sociétés est allée jusqu’à faire droit à des conceptions philosophiques militantes qui nient la belle complémentarité porteuse de vie entre l’homme et la femme, inscrite dans la nature même de chaque être humain. L’égalité est vue comme une absolue neutralité insignifiante. Un modèle unique et néfaste veut s’imposer et sa transmission aux enfants s’organise sans l’accord des parents, pourtant premiers responsables de leur éducation. La nature même du mariage a été bouleversée. Au lieu de trouver des solutions adaptées à des questions posées par des situations particulières, on veut légiférer comme si on devait imposer à tous ce qui est revendiqué comme utile ou légitime pour quelques-uns. Et cela souvent au mépris des plus faibles, d’une part des enfants dans le début de leur vie et d’autre part dans un autre domaine des malades ou des vieillards au terme de leur existence.

L’Église rappelle sans se lasser la dignité inviolable de l’être humain depuis sa conception et jusqu’à sa mort naturelle. On ne peut l’instrumentaliser ni le considérer comme un objet ou un bien qu’on se procure selon son propre désir. Ainsi nous voyons le grave risque humain qu’il y aurait à s’engager sur le chemin de la procréation médicalement assistée pour répondre à la revendication du droit à l’enfant. Quant au recours à la gestation pour autrui, il est manifeste qu’on entre dans un processus qui considère l’enfant comme un quelconque bien de consommation. Cette pratique fait peu de cas du contexte humanisant qui consiste à garder liés dans le don mutuel conjugal et familial la conception et le temps de la grossesse. Et que dire de la demande faite à une femme de porter un enfant sans s’y attacher comme si la maternité était un acte banal ou à vocation commerciale? On ne peut reconnaître là un progrès humain pour nos sociétés.

Quant à la fin de vie, nous nous sommes déjà exprimés sur notre conviction que l’accès aux soins palliatifs devait être rendu possible et effectif. Ils offrent un environnement médical et une qualité de présence humaine qui permettent à chacun d’être accompagné jusqu’au bout de sa vie plutôt que de succomber à la tentation d’y mettre fin. C’est en s’appuyant sur les compétences médicales pour traiter la douleur et sur les solidarités affectives et relationnelles que peut se dessiner le chemin le plus humain. Un groupe de travail au sein de notre Conférence s’est constitué pour contribuer activement aux débats en cours dans notre société.

Comment soutenir la vie des familles ? Comment soutenir la croissance des enfants ? Comment soutenir les personnes en fin de vie ? Aucune loi, aucun droit individuel ne pourra remplacer la solidarité, la présence affectueuse, le soutien mutuel, le don de soi, le sens des responsabilités, surtout si c’est pour, à la place, promouvoir ou permettre la perspective d’en finir avec la vie, d’en finir avec les responsabilités qui nous lient les uns aux autres et qui font pourtant notre grandeur. [...]"

Posté le 4 novembre 2014 à 18h26 par Michel Janva | Lien permanent

8 novembre : Messe au tombeau de saint Martin de Tours

Samedi 8 novembre à 18h30, une messe selon la forme extraordinaire sera dite au tombeau de saint Martin, dans la crypte de la basilique à Tours. Elle permettra à tous ceux qui souhaitent faire mémoire de ce grand saint, évangélisateur de la Gaule, de vénérer ses reliques le jour anniversaire de sa naissance au Ciel en 397.

Elle sera célébrée par monsieur l'abbé Denis Cuchet, de la Fraternité sacerdotale Saint Pierre.

Vous trouverez le texte de la neuvaine à Saint Martin sur ce site.

Posté le 4 novembre 2014 à 14h56 par Michel Janva | Lien permanent

15 et 16 novembre : Nuit de la Terre-Sainte à Ste Anne d'Auray

VPar les Veilleurs pour la paix.

Posté le 4 novembre 2014 à 14h15 par Michel Janva | Lien permanent

02 novembre 2014

Au coeur des hommes : assumer son identité

Mgr Dominique Rey commente la session Au Cœur des Hommes, qui s'est déroulée dans son diocèse au courant du mois dernier :

Posté le 2 novembre 2014 à 16h30 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Aupetit et le devoir d'objection de conscience

De Mgr Aupetit, évêque de Nanterre :

« Des gouvernants et des rois ont voulu gérer les affaires de l’Église. Constantin au concile de Nicée, Charlemagne pour résoudre la question épineuse du filioque, l’empereur d’Allemagne Henri IV pour nommer les évêques à la place du Pape et, a contrario, des hommes d’Église se sont piqués de gouverner les états. Il y a une tradition portée par saint Paul et saint Pierre dès le début du christianisme. D’un côté, ils demandent le respect de l’autorité, la participation citoyenne et l’obéissance aux lois du pays dans lequel vivent les chrétiens. En même temps, la tradition catholique valorise le primat de la conscience. Ainsi Saint Pierre écrit : « il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ». C’est ainsi que les premiers chrétiens ont refusé d’adorer l’empereur de Rome comme un dieu. Ils l’ont payé de leur vie. Aujourd’hui encore, il est légitime de faire valoir son droit à l’objection de conscience chaque fois qu’il apparaît une injustice inacceptable. Cette objection est même un devoir (l’Évangile de la vie ; le procès de Nuremberg)"

Posté le 2 novembre 2014 à 15h49 par Michel Janva | Lien permanent

22 novembre : lancement du Parvis d'Avignon

V

Posté le 2 novembre 2014 à 11h41 par Michel Janva | Lien permanent

31 octobre 2014

Mgr Castet et le "document maladroit" publié au cours du synode

Réflexion de Mgr Castet sur le synode :

"Ce dimanche 19 octobre 2014, Sa Sainteté le Pape François a célébré la messe de clôture de la première session de l’Assemblée extraordinaire du Synode des évêques sur la famille et l’évangélisation. Place Saint Pierre, il a béatifié le pape Paul VI qui, par le Motu Proprio « Apostolica sollicitudo » du 15 septembre 1965 a institué le synode des évêques réunis autour du Souverain Pontife.

Le bienheureux Paul VI voulait renouer avec une pratique des premiers siècles, prenant sa source dans l’événement rapporté au chapitre 15 du livre des Actes des Apôtres. L’Ecriture relate avec transparence « des conflits et des discussions assez graves » (Ac. 15, 2) au sein de la première communauté chrétienne. Sous la motion de l’Esprit, cette assemblée délibère dans la liberté et la sérénité, trouvant dans le Christ et dans la fidélité à son enseignement les chemins de la communion.

La récente session synodale s’inscrit en héritière de cet événement. Présidée par le successeur de Pierre, « garant de l’obéissance et de la conformité de l’Eglise à la volonté de Dieu, à l’Evangile du Christ et à la tradition de l’Eglise…, par la volonté du Christ lui-même pasteur et docteur suprême de tous les fidèles (Can. 749) », l’assemblée synodale « tente de discerner des solutions concrètes aux nombreuses difficultés et innombrables défis que les familles doivent affronter et à apporter des réponses aux nombreux découragements qui les assiègent et les étouffent. »

Il est malheureux que dans le cadre de cette dernière session synodale, les médias aient trop souvent réduit, dans la communication publique, les débats à deux aspects indépendants l’un de l’autre, traversant essentiellement la société occidentale : les unions de personnes de même sexe et les divorcés remariés. Un débat souvent excessif s’en est suivi jusqu’au sein de la communauté chrétienne.

Il est vrai qu’un document maladroit dont la vocation était d’être circonvenue au débat interne, a été rendu public à mi-parcours de la session synodale. Les auteurs de ce document ont livré à la presse un texte dont les formules ambigües et peu acceptables à la lumière de l’enseignement du Christ et de l’Eglise, ont nourri, sans doute involontairement, une polémique inutile. Cette bévue laissera des traces et ne sera totalement effacée que par la qualité d’une réflexion dans laquelle recherche de la vérité et charité se répondront.

Puissions-nous, aidés par l’enseignement lumineux du saint pape Jean-Paul II sur la famille, recevoir la parole libératrice du Christ : « on vous a dit (…) du fait de l’endurcissement de vos cœurs (…) moi je vous dis (…) l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mt 19, 5), élevant ainsi le mariage chrétien au statut d’icône de l’alliance indéfectible du Christ et de l’Eglise.

Les pères synodaux, dans le message conclusif de cette première session, nous donnent des éléments propres à nourrir, pendant cette année, la maturation de la réflexion dans un vrai discernement. Le Saint Père pourra ainsi, au terme de ce synode, nous offrir une exhortation qui soutiendra l’Eglise dans sa tâche pastorale et ouvrira des chemins d’Espérance."

Posté le 31 octobre 2014 à 19h55 par Michel Janva | Lien permanent

1er novembre : rosaire pour la France à Metz

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Posté le 31 octobre 2014 à 10h57 par Michel Janva | Lien permanent

Rapport entre le nombre de baptêmes et le nombre de confirmations

Nouvelles de France se penche sur la transmission de la foi, au travers non pas des seuls baptêmes, mais du nombre de baptêmes et de confirmations par diocèse. Extraits :

"Sans surprise, le diocèse où la transmission est la plus élevée est… Paris. Dans cette ville, le cadre n’a plus rien de catholique et la tendance est à l’affirmation d’idées, de modes de vie opposés à ceux d’un catholique. On ne peut presque plus y être catholique par tradition : on choisit d’être catholique ou de ne pas l’être. Dans ce contexte neutre et hostile à la fois, les parents et les paroisses font un travail remarquable : l’équivalent de 60% des baptisés de 2013 est confirmé en 2013 (encore une fois, le nombre de baptisés étant plus élevés douze à dix-huit ans plus tôt, le taux de transmission effectif est en réalité inférieur). La transmission en Île-de-France est très contrastée : dans le diocèse de Versailles, elle atteint 45%, dans celui de Pontoise 29%, dans celui d’Evry 7% (alors qu’en taux de baptême des enfants, ce dernier, avec 22,8% en 2013, dépasse le précédent et ses 19%). La situation du diocèse de Saint-Denis n’est pas si catastrophique qu’on pourrait le penser malgré 9% seulement de baptêmes d’enfants (et un nombre de baptêmes d’adultes très élevé par rapport aux autres diocèses) : 29%. Pas étonnant : pour être chrétien en Francistan, il faut vraiment le vouloir et dans ce département, on est musulman ou agnostique par tradition. La transmission de la foi se passe moyennement dans le diocèse de Créteil (23%) tandis qu’à Evry (Mgr Dubost), la situation est franchement mauvaise (7%).

La carte de la transmission n’a rien à voir avec celle du nombre de baptèmes : Saint-Flour ne compte par exemple que 84 confirmations pour 935 baptêmes d’enfants en 2013 (9%), Coutances 252 confirmations pour 3 363 baptêmes (7,5%), Mende 87 confirmations pour 448 baptêmes (19,4%), Laval 282 confirmations pour 2 321 baptêmes (12%), Châlons 112 confirmations pour 1 870 (6%). Le diocèse d’Arras semble en excellente santé avec ses 9 890 baptêmes (record de France en absolu, 51,7% des enfants en 2013) mais n’enregistre que 317 confirmations (3,2%).

Plus généralement, on remarque que la présence d’évêques d’exception joue sur la transmission de la foi : exemple à Bayonne (Mgr Aillet) où 1 236 confirmations ont été enregistrées en 2013 pour 3 246 baptêmes (38%), soit le taux de confirmation le plus élevé de France, le taux de baptême étant là-bas déjà important (49,9%). Autres exemples : Toulon (Mgr Rey) avec 999 confirmations pour 4 237 baptêmes (23,5%), Vannes (Mgr Centène) avec 1 140 confirmations pour 4 339 baptêmes (26,5%)… Enfin, quelques grandes villes situées dans des régions plus catholiques que la moyenne résistent, à l’image de Strasbourg (2 525 confirmations pour 8 276 baptêmes soit 30,5%) ou de Lille (1 428 confirmations pour 8 668 baptêmes, soit une indication de transmission de 16,5%), contrairement à d’autres (Lyon et Bordeaux, par exemple, où la transmission ne s’effectue pas aussi bien qu’à Marseille et Toulouse)."

Posté le 31 octobre 2014 à 10h52 par Michel Janva | Lien permanent

30 octobre 2014

7 décembre à L’Ile-Bouchard :« La Vierge Marie, les soldats, la Grande Guerre »

Le Sanctuaire de L’Ile-Bouchard organise une journée sur le thème : « La Vierge Marie, les soldats et la Grande Guerre », dans le cadre de la commémoration de la Première Guerre Mondiale, sous la présidence de Mgr Luc Ravel, évêque aux armées françaises.

Il y a cent ans, toutes les villes et villages de France ont été touchés par l’entrée en guerre. Tous imaginaient une guerre courte et facile. Mais dès les premiers mois, les morts ont été innombrables et les familles ont été meurtries par ce drame de la guerre. Les soldats ont connu l’enfer des tranchées. Quelle fut leur prière ? Quelle a été l’activité de l’Eglise catholique ? Quelle leçon pour aujourd’hui ?

Deux conférences, une table ronde et une veillée de prière pour la paix jalonneront ce dimanche 7 décembre, après la messe du matin présidée et prêchée par Monseigneur Luc Ravel.

Programme

11h15 : Messe à l’église St Gilles présidée par Mgr Luc Ravel

L’après-midi de conférences se déroule au Centre Municipal (sur l’ile de L’Ile-Bouchard) :

  • 13h00 : déjeuner au Centre Municipal
  • 14h30 : Conférence « L’église Catholique dans la Première Guerre Mondiale. » par Mr Francis Latour (historien, auteur d’une thèse sur la papauté dans la Première Guerre mondiale)
  • 16h15 : Conférence « La dévotion mariale chez les soldats pendant la Grande Guerre »  par Mgr Luc Ravel, évêque aux armées françaises
  • 17h30 : Table ronde avec Mr Francis Latour (conférencier), le Général Hervé-Michel Gobilliard (témoin de la veillée de prière), le Colonel Philippe Pasteau (auteur du livre 1914-1918 Des combattants tourangeaux, Tours 2014) …
  • 19h00 : dîner

20h15 : Veillée de prière mariale pour la Paix, ouverte à tous, à l’église St Gilles, avec le témoignage du Général Hervé-Michel Gobilliard, commandant de la FORPRONU à Sarajevo en 1994-95 : « Prendre des décisions militaires sous le regard de Marie ».

Renseignements complémentaires et inscriptions.

Posté le 30 octobre 2014 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent

29 octobre 2014

Les habitants de Dinan sont tous des saints [Add : réaction de Mgr Moutel]

Des saints, qui plus est, conçus sans péché, du jamais vu depuis la Sainte Vierge. La preuve : ils n'ont plus besoin de confessionnaux ! La ville de Dinan en propose quatre à la vente sur un site d'enchères. Si de pauvres pécheurs lecteurs du Salon beige en trouvaient l'utilité, (une tribune de choeur cherche aussi un acquéreur), les informations sont ici.

[Addendum] : Mgr Moutel, que nous remercions vivement, a obtenu l'annulation de la vente. Voici son communiqué :

"La presse du mercredi 29 octobre relate la mise en vente de confessionnaux de la basilique Saint-Sauveur par la commune de Dinan.
Mgr Denis MOUTEL, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, est surpris et choqué par cette annonce et proteste vigoureusement contre cette vente.

  • Le confessionnal n’est pas un meuble ordinaire. Il est le lieu de la célébration d’un sacrement et il ne peut trouver en aucun cas un autre usage. Le fait qu’il ne soit pas ou peu utilisé ne change rien à l’affaire : il a été et il sera encore le lieu d’une profonde expérience spirituelle pour les croyants.
  • Par ailleurs, cette vente est illégale puisque ce bien communal est protégé de manière permanente par son affectation légale et exclusive au culte. Cela veut dire très clairement que la commune de Dinan ne peut pas vendre ces confessionnaux.

J’ai demandé à Monsieur le Maire de Dinan que cette procédure de vente soit immédiatement arrêtée. J’ai obtenu l’assurance qu’il en sera ainsi.

Je n’oublie pas l’attention de tous les maires, dont celui de Dinan, ni les efforts considérables des communes, pour l’entretien et l’embellissement de nos églises et je les en remercie.

A Saint-Brieuc, le 29 octobre 2014

Mgr Denis MOUTEL

évêque de Saint-Brieuc et Tréguier"

Posté le 29 octobre 2014 à 15h04 par Louise Tudy | Lien permanent


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