25 avril 2015

Le pèlerinage de Chartres a besoin d'aide

0Le Service d'Ordre du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté cherche d'urgence encore 11 chefs d’équipes/cadres, majeurs, ayant de préférence une expérience d’encadrement (type scoutisme). Au cœur de l’action, vous contribuerez à la sécurisation de la colonne et à la bonne marche du pèlerinage. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenue.

Par ailleurs, le pèlerinage recherche des bonnes volontés pour renforcer les équipes des services (équipes mobiles, chauffeurs avec ou sans véhicules pour le transport des pèlerins, service d'ordre, montage des tentes, cuisines, transport des sacs...).

Pour plus d'information sur les équipes du service d'ordre, consultez ce site. N’oubliez pas d’indiquer le service que vous souhaitez rejoindre lors de votre inscription.

Vous avez jusqu'à demain soir minuit pour bénéficier d’un tarif préférentiel. Si cela n'est pas déjà fait, inscrivez-vous dès maintenant sur cette page.

Merci d’avance pour votre contribution à la réussite de ce 33e pèlerinage !

Posté le 25 avril 2015 à 18h40 par Michel Janva | Lien permanent

24 avril 2015

Notre Dame de l'Espérance

Bén de ND de l'EspéranceAu cours de sa messe quotidienne le 22 avril, Mgr Aillet, évêque de Bayonne Lescar et Oloron, a béni la statue de Notre Dame de l'Espérance, création d'un tailleur de pierres qui explique :

"La Vierge marche à notre rencontre, sur des flots tumultueux, symbolisant la culture de mort. Outre leur forme séduisante, ces flots montrent l'individualisme, l'indifférence, l'égocentrisme, l'autosuffisance, l'orgueil, et l'aveuglement d'une société qui se prend pour Dieu et bascule dans le totalitarisme."

Le socle de la statue est constitué d'un bloc massif, aux arêtes vives, tapissé d'ancres de marine, symbole de l'Espérance. Il semble être dominé par ces flots déchaînés. Chacune de ces ancres représente l'Espérance de ces hommes, ces femmes,  qui maintiennent leur conscience éveillée, «  conformément au Bien véritable, voulu par la Sagesse du Créateur.  » Cette œuvre a aussi pour but de saluer et d'encourager l'esprit de résistance de ces Veilleurs malgré les intimidations et les maltraitances de ceux qui prétendent définir eux même le Bien.

N.D. de l'Espérance

Notre Dame de l'Espérance

Création de François-Régis de Marignan, œuvre originale achevée le 30 octobre 2013

Vierge à l'enfant de 65 cm de haut, sculptée en pierre demi-dure de Barutel (de Nîmes). 

L'Enfant Jésus, dans les bras de la Vierge, porte une nef, voguant à contre courant, et symbolisant l'Église. Les 7 voiles représentent les 7 dons du St Esprit : La sagesse, l'intelligence, le conseil, la force, la science, la piété et la crainte de Dieu. La main droite de l'enfant chérit et protège le navire, et la gauche maintient la proue hors des flots. La frange du linge qui couvre les jambes de l'enfant porte l'inscription : « La Vérité est ». 

La Vierge marche à notre rencontre, sur des flots tumultueux, symbolisant la culture de mort. Outre leur forme séduisante, ces flots montrent l'individualisme, l'indifférence, l'égocentrisme, l'autosuffisance, l'orgueil, et l'aveuglement d'une société qui se prend pour Dieu et bascule dans le totalitarisme. 

Le socle de la statue est constitué d' un bloc massif, aux arêtes vives, tapissé d'ancres de marine. Il semble être dominé par ces flots déchaînés. Chacune de ces ancres représente l'Espérance de ces hommes, ces femmes,  qui maintiennent leur conscience éveillée, «  conformément au Bien véritable, voulu par la Sagesse du Créateur.  » Cette œuvre a aussi pour but de saluer et d'encourager l'esprit de résistance de ces Veilleurs malgré les intimidations et les maltraitantes de ceux qui prétendent définir eux même le Bien.

«  Espère, ô mon âme, espère... Veille soigneusement, tout passe avec rapidité, quoi que ton impatience rende douteux ce qui est certain, et long un temps bien court. Songe que plus tu combattras, plus tu prouveras l'amour que tu portes à ton Dieu, et plus tu te réjouiras un jour avec ton Bien Aimé, dans un bonheur et un ravissement qui ne pourront jamais finir.  » Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.

Addendum :

Des moulages de cette statue sont en vente à Saint-Wandrille, à la Boutique de l'Abbaye (voir ici). Cette statue n'est vendue que sur place, l'expédition serait trop risquée.

Posté le 24 avril 2015 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent

La Neuvaine : L’unité divine de la France

Le Père Patrick Faure est curé de la paroisse Saint-Eugène Sainte-Cécile à Paris. Il est l'auteur de la méditation de cette semaine pour La Neuvaine :

L’unité divine de la France

FL’esprit français a besoin de théorie, de transcendance et d’absolu, parce qu’il est en son fond un esprit de clarté rationnelle et d’élévation religieuse.

Pour cette raison, l’unité à laquelle aspirent les français a toujours une dimension théorique, transcendante et absolue, autant dire divine. Cette unité supérieure est à recevoir d’en-haut, d’au-delà des régimes politiques monarchiques impériaux ou républicains dont la France a pu se doter pendant sa longue histoire. Cette unité supérieure  vient d’au-delà des représentations multiples de la collectivité.

La France a besoin d’une figure humaine qui l’unisse au-delà de ses clivages partisans et qui incarne une autorité incontestée qui la protège et qui l’élève. Les rois ont incarné la figure du père. Les Assemblées Nationales ont incarné la figure des fils.  Au génie français d’inventer aujourd’hui la personnalité morale et spirituelle qui incarnera l’unité de la France au-dessus des tensions entre ses différents courants.

La foi chrétienne donne un indice par la voix de l’apôtre saint Paul : « par-dessus tout qu’il y ait l’amour », l’amour de Dieu, la charité. Les trois saintes patronnes de la France peuvent être invoquées pour faire advenir cet amour sauveur dans les déchirures qui lacèrent notre pays : par la Vierge Marie la pureté d’intention et de conception des lois, par sainte Jeanne d’Arc l’assurance et l’audace face à l’avenir, par sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la sainte-Face, la force de la fidélité aux grands désirs et au pardon des pécheurs. Car seul l’amour ouvert à la transcendance et au dépassement de soi peut faire comprendre et accepter que la vérité impose des limites à la liberté, que la vraie fraternité n’est pas compatible avec le libéralisme blasphématoire, que véritable engagement dans la vie familiale, sociale ou politique, oblige à sacrifier certaines attentes ou certaines ambitions, que la vraie protection des plus faibles doit être un principe régulateur des besoins des plus forts. Et il y a tant d’autres jougs que le véritable amour allège pour édifier la vie commune.

Les chrétiens d’Orient et d’Afrique sont victimes de la violence islamiste. En France, récemment frappée par cette violence, les chrétiens doivent en outre supporter le laïcisme public et voyant. Plutôt que de se replier sur leurs douleurs bon nombre d’entre eux se laissent guider par l’Esprit-Saint qui les pousse à réagir en témoignant de leur foi en la résurrection et en évangélisant leur environnement proche.

Mais pour aller encore plus loin, l’amour de charité « qui fait la vérité pour conduire à la lumière » doit susciter aussi d’autres chrétiens qui aideront les musulmans de France à comprendre et à formuler par eux-mêmes les liens qui existent entre l’Islam et les extrémismes qu’il produit. Ce faisant, un grand pas sera certainement accompli dans le dialogue espéré par le concile Vatican II. Et la conscience aujourd’hui ravivée des racines chrétiennes de l’Europe, et de la France en particulier, permettra d’affirmer alors d’autant plus clairement que notre vie nationale doit réintégrer son patrimoine historique et son héritage explicitement chrétien si elle veut construire l’unité à laquelle elle aspire.

Car la religion judéo-chrétienne a en propre le sens de l’histoire que Dieu a écrite avec les Nations baptisées dans l’Esprit du Christ. « A la prière des petits enfants, la Vierge Marie va sauver la France » avait répondu Marthe Robin au père Finet qui désespérait de l’avenir en 1947, il y a moins de 70 ans. Plutôt que de spéculer sur la disparition consommée, en cours, ou annoncée de la France traditionnelle, il vaut mieux que celles et ceux qui ont un cœur d’enfants continuent de prier humblement notre sainte patronne principale pour qu’elle les assiste dans les voies difficiles où nous sommes aujourd’hui, mis au défi de réinventer les ressorts de la fraternité nationale et de remplir une nouvelle page de notre histoire qui n’est jamais écrite à l’avance. Au lieu d’absolutiser la liberté en pensant qu’elle peut tout se permettre, il vaut mieux l’investir dans les vrais projets qui rassemblent en y intégrant toutes les dimensions croyantes et pensantes de l’esprit français. Pour cela il faut un amour désintéressé que la plupart de nos concitoyens sont prêts à entendre pourvu qu’il y ait des personnes suffisamment inspirées pour le leur témoigner. Acte d’espérance.

Posté le 24 avril 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

22 avril 2015

Représentations théâtrales à Toulon au profit de SOS Chrétiens d'Orient

Copie

Posté le 22 avril 2015 à 23h25 par Michel Janva | Lien permanent

En libre service

Je suis chrétien

Posté le 22 avril 2015 à 21h36 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

21 avril 2015

Le glas des églises de France pour les victimes du génocide arménien (5)

Le glas sonnera dans les paroisse du diocèse de Saint-Etienne :

"- Une messe sera célébrée à la cathédrale Saint-Charles jeudi 23 avril à 18h45, présidée par Mgr Dominique Lebrun, en présence des arméniens apostoliques et catholiques, et avec leur curés respectifs : le père Sahak et le Père Adamian.

- Une messe sera célébrée à la paroisse arménienne apostolique, 7 rue Bernard Palissy à Saint-Etienne, vendredi 24 avril à 10h30, à laquelle l’évêque sera présent.

- Une cérémonie officielle au monument commémoratif, place d’Arménie le 24 avril à 12h30. Notre évêque y sera également. Il demande à chaque paroisse de bien vouloir faire sonner les cloches des églises le 24 avril à 19h15, et d’inviter tous ceux qui le souhaitent aux différentes célébrations et cérémonies qui ont lieu à cette occasion".

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Posté le 21 avril 2015 à 22h25 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

Nice : une église taguée et vandalisée

Et toujours rien contre la haine des catholiques en France : 

"Des inscriptions tracées à la bombe de peinture rouge ont été découvertes dimanche matin sur le mur d'enceinte de l'église Saint-Jean-L'Évangéliste à Nice. 

Les dégradations ont été faites à l'extérieur de cet édifice religieux situé boulevard Comte-de-Falicon.

Les mentions "ACAB" ainsi que le nombre "1902" suivi d'une cible qui ont été taguées visent davantage les forces de l'ordre qu'une éventuelle pratique cultuelle.

Une enquête a néanmoins été ouverte pour tenter d'identifier les auteurs de ces dégradations".

Posté le 21 avril 2015 à 20h06 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

A Lyon, vendredi 24 avril à 19h15, le glas pour les martyrs du génocide arménien

Allez, en faisant circuler ce post, le glas sonnera-t-il dans toute la France? 

Posté le 21 avril 2015 à 12h17 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

Guérison miraculeuse obtenue par l’intercession de Marthe Robin ?

Un dossier présentant une guérison miraculeuse obtenue par l’intercession de Marthe Robin (1902-1981) a été déposé à Rome. Le P. Bernard Peyrous, postulateur de la cause de béatification, indique :

"[...] C’est une femme qui a eu une influence énorme, qui a donné sa vie pour le renouvellement de l’Église. Je vois en elle la sainte patronne de la Nouvelle Évangélisation.

Comment peut-elle toucher, aujourd’hui, les personnes fragiles, malades, en fin de vie ?

C’est le plus important. Marthe Robin a eu une vie humaine perdue. Malade dès l’âge de 6 ans, grabataire à 18 ans, elle a passé 53 ans dans son lit, souffrant affreusement d’une encéphalite qu’à l’époque on ne pouvait ni soigner, ni soulager. Elle représente ce que le monde actuel rejette : aujourd’hui l’euthanasie aurait sans doute été proposée. Or son évolution spirituelle, puisqu’il s’agit bien de ça, liée à la découverte de la Passion du Christ et de son amour donné jusqu’au bout provoque en elle un véritable retournement. À partir d’une vie inutile, elle devient l’une des femmes les plus influentes en France. Elle incarne parfaitement le Magnificat : les pauvres, les inutiles, ceux qui n’ont pas de place dans la société sont bénis par Dieu. Son témoignage est extrêmement fort. Il triomphe de la faiblesse. Le chemin de Marthe Robin montre qu’il n’y a pas d’explication à la vie humaine en dehors du Christ. C’est lui qui apporte une lumière qui transforme toute situation. Au nom de la vie donnée par le Christ : il y a toujours une espérance, aucune vie n’est perdue. Marthe Robin en est une démonstration aveuglante. [...]

Posté le 21 avril 2015 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent

20 avril 2015

Sans Dieu, les démocraties européennes n’ont plus d’avenir

Extrait de l'homélie de dimanche du père Bernard, modérateur de la Famille Missionnaire de Notre-Dame :

6a00d83451619c69e2017c36b233f8970b"(...) Prenons au sérieux, enfin, l’avertissement de Saint Jean : celui qui n’obéit pas aux commandements de Dieu est un menteur, la vérité n’est pas en lui. La France, la fille aînée de l’Eglise, rejette de plus en plus les commandements de Dieu. Les nouvelles lois concernant la libération totale pour l’avortement et le début de la légalisation de l’euthanasie devraient faire lever tous les hommes de bonne volonté. Jean-Paul II avait bien raison de nous poser cette question : « France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »

Notre Pape François, à Strasbourg a donné un message très énergique au Parlement européen et au Conseil de l’Europe. Il a été applaudi, mais qui a pris au sérieux ses paroles ? L’Europe, avec la France, renie ses racines chrétiennes. Elle est devenue, grâce à sa liberté libérée par Jésus crucifié et ressuscité, un grand arbre qui a porté des fruits dans les cinq Continents de notre monde. Mais ce grand arbre donne des signes inquiétants de décrépitude. Ses racines ne sont pas encore totalement desséchées. Il est encore temps de sauver l’Europe et la France. Notre Pape François ne voit qu’une solution : Europe, reviens à Jésus !

Le Cardinal Robert Sarah vient de donner un livre programme : Dieu ou rien ! Procurez-vous ce livre et prenez le temps de l’approfondir. Sans Dieu, les démocraties européennes n’ont plus d’avenir. Avec Dieu, tout est possible. Prions Notre-Dame des Neiges de nous obtenir une foi ardente et joyeuse et un vrai zèle missionnaire et mettons enfin en pratique le dernier appel de Jean-Paul II : levez-vous ! Allons ! Courage."

Posté le 20 avril 2015 à 07h34 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

19 avril 2015

25 avril : conférence du cardinal Filoni à Lyon sur Pauline Jaricot

Invitation

Posté le 19 avril 2015 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent

18 avril 2015

Notre-Dame des Prêcheurs à Pau

Posté le 18 avril 2015 à 08h40 par Michel Janva | Lien permanent

26 nouveaux séminaristes à la Cté St Martin

Pour la Communauté Saint Martin, l'urgence est de trouver des fonds pour financer les 26 chambres en cours de restauration correspondant aux 26 nouveaux séminaristes entrants de septembre dernier.

Posté le 18 avril 2015 à 08h29 par Michel Janva | Lien permanent

Vins de l'abbaye du Barroux pour les œuvres catholiques

Terroir tradition travailL'abbaye bénédictine Ste Madeleine du Barroux propose sa production monastique au service d'œuvres catholiques. L'idée est d'organiser des ventes sur stock dans les écoles, paroisses, groupes scouts etc… qui le souhaitent. Le vin est vendu à ces œuvres à un tarif préférentiel et celles-ci le revendent à notre prix caveau. Ce qui donne :

  • Rouge: vendu à l'école ou à la paroisse par l'Abbaye 5,15ht (= 6,18 ttc) revendu par l'école ou la paroisse comme au caveau à 8,00 ttc
  • Blanc: vendu à l'école ou à la paroisse par l'Abbaye 4,50ht (=5,40 ttc) revendu par l'école ou la paroisse comme au caveau à 7,00 ttc
  • Rosé: vendu à l'école ou à la paroisse par l'Abbaye 3,85ht (=4,62 ttc) revendu par l'école ou la paroisse comme au caveau à 6,00 ttc

Tarifs franco de port à partir de 144 bouteilles (12 cartons de 12). Livraison à l'adresse de votre choix quelques jours avant la vente. Possibilité de regrouper des envois par département pour de plus petites commandes et d'ajouter à la commande sans frais de port l'huile d'olive de l'Abbaye ou tout autre produit du site : www.barroux.org.

Pour cette opération, merci de contacter : pere.odon@barroux.org

Posté le 18 avril 2015 à 07h51 par Michel Janva | Lien permanent

17 avril 2015

Effraction et vol d'hosties consacrées à Erquinghem (59)

Mais les agressions contre Dieu, l'Eglise et les chrétiens ne comptent pas pour les enfants de la Terreur qui nous gouvernent : 

"L’édifice religieux est toujours fermé d’ordinaire, sauf pendant les offices. Les malfrats ne se sont pas encombrés de ce détail. Ils se sont rendus derrière l’église, et sont entrés par la vitre d’une fenêtre, qu’ils ont brisée. Ils ont alors démonté un tabernacle, contenant un ciboire, sorte de coupe servant de réceptacle, pour les croyants, au sang du Christ, et surtout, des hosties consacrées. Ces hosties dérobées sont donc censées, dans la symbolique catholique, représenter le corps du Christ. Les malfrats ont dérobé le tout : tabernacle, ciboire et hosties. Puis ils ont pris la fuite.

L’abbé Dubrulle a vite constaté la disparition du tabernacle et de ce qu’il contenait. Il est allé porter plainte, en compagnie d’un représentant de la mairie, auprès des gendarmes d’Hallennes-lez-Haubourdin. En fait, ni l’abbé ni la mairie ne sait vraiment à qui appartient ce tabernacle. À l’église, s’il date d’avant 1905 (loi de séparation de l’Église et de l’État), ou à la commune.

Au-delà du préjudice financier, plutôt minime, le choc est davantage moral. « C’est plus de la valeur spirituelle que marchande. C’est un symbole fort au niveau catholique, commente Vincent Douchet, adjoint au maire d’Erquinghem-Lys et paroissienL’église Saint-Martin a déjà été la cible de larcins, mais jamais de cette ampleur », selon l’élu. Qui a du mal à expliquer le geste du ou des voleurs".

Posté le 17 avril 2015 à 19h41 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

Les messes durant le pèlerinage de Chartres

Les messes du prochain pèlerinage de Paris à Chartres à la Pentecôte seront célébrées :

  • au départ du pèlerinage à 07h, messe solennelle à Notre Dame de Paris par Dom Louis-Marie, père abbé de l’abbaye bénédictine Sainte Madeleine du Barroux
  • à l’hippodrome de Rambouillet le dimanche 25 mai à 12h, messe pontificale par Mgr Schneider Athanasius, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan,
  • à l’arrivée du pèlerinage le lundi de Pentecôte 25 mai 2015, à partir de 15 h 00 messe pontificale dans la Cathédrale Notre-Dame de Chartres par le père Emmanuel-Marie père abbé de l’abbaye Sainte Marie de Lagrasse.

Il est possible de s'inscrire au pèlerinage ici (tarif réduit pour une inscription avant le 26 avril).

Posté le 17 avril 2015 à 11h36 par Michel Janva | Lien permanent

La Neuvaine : France et sainte enfance

Le Père Vincent Sauer est né en 1975. Il a été ordonné prêtre pour le diocèse de Dijon en 2005. Actuellement, il est curé de la Paroisse d’Is-sur-Tille/Grancey-le-Château et responsable de la Pastorale des Jeunes du Diocèse de Dijon. Il est l'auteur de la méditation de cette semaine pour la Neuvaine.

SQuand le Seigneur veut sauver la France ou quand Il a un message important à lui donner pour lui rappeler sa vocation, Il passe souvent par un enfant : pendant la guerre de 100 ans, Il suscite en Lorraine une petite fille au cœur pur : Jeanne d’Arc ; quand, au XIXème siècle, la France croit que le Salut vient par la science et que le Ciel n’existe pas, Il envoie sa Maman dans un village des Pyrénées auprès d’une fillette sans instruction :  Bernadette ; alors que la France est de nouveau en grand danger en 1947, Notre Dame vient visiter la Touraine pour demander à 4 fillettes de prier pour la France et promettre du bonheur dans les familles.

Depuis la nuit de Noël (et même 9 mois avant !) le Salut vient par un enfant. C’est pourquoi un jour, dans l’Evangile, Jésus a placé un petit enfant au milieu de ses apôtres et a déclaré : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. »

Aujourd’hui, cette déclaration de Notre Seigneur doit retentir dans le cœur des français ! Aujourd’hui, c’est au milieu des français que Dieu place un petit enfant !

C’est bien de prier pour la France. Mais cette prière n’aura guère d’effet si les français ne changent pas pour devenir comme des enfants ! Et quand je dis les français, ce ne sont pas les français en général : c’est moi, c’est toi, c’est chacun d’entre nous. Si nous voulons que la France soit de nouveau fidèle à sa vocation de Fille aînée de l'Eglise, c’est tout simple : il nous faut redevenir comme des enfants ! Comme Jeanne, Bernadette, Jacqueline et les autres ! Des enfants au cœur pur et innocent, des enfants au cœur simple et obéissant, des enfants au cœur doux et humble ! Comme cette petite fille irakienne de 10 ans, Maryam de Qaraqosh, dont le témoignage lumineux de simplicité et d’innocence a fait le tour des ondes : « Dieu nous aime tous, pas seulement moi, mais Dieu aime tout le monde ». Et en parlant des membres de l’Etat Islamique qui ont chassé les chrétiens de Qaraqosh : « Je ne leur veux aucun mal. Je souhaite que Dieu leur pardonne. » Et quand le journaliste lui pose la question : « Toi aussi tu leur pardonnes ? » La réponse ne se fait pas attendre : « Oui ! »

Ce n’est pas par une violence plus grande que Jésus a vaincu le mal sur la croix, c’est par la puissance de la sainte enfance ! « Père, entre tes mains, je remets mon esprit » : voilà une parole sortie tout droit du cœur d’un enfant qui s’adresse à son Père qui est aussi notre Père !

Si nous voulons que quelque chose change en France, il faut certainement prier, mais il faut aussi que nous nous convertissions : « Si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. »

 Il y a une autre Maryam dont le témoignage est lumineux de simplicité et d’innocence, une Maryam bien plus vivante que vous et moi et que la petite Maryam de Qaraqosh puisqu’elle est entrée dans la Vie le 26 août 1878 et qu’elle va être canonisée par le Pape François le 17 mai prochain : Maryam de Bethléem. Dans une vision du 26 mai 1873, Jésus lui disait : « La France est le centre de mon Cœur. » Et Maryam rappelait à un prêtre quelques années plus tard que la France « a fait trop de bien dans les missions pour que Dieu l’abandonne. » Dieu ne nous abandonnera pas ! Notre cher pays est dans son Cœur ! Que craignons-nous ? Si nous avons peur et manquons d’espérance, alors c’est que nous avons perdu notre cœur d’enfant, que nous ne faisons pas confiance à notre Père et que nous ne sommes pas assez petits pour qu’Il puisse faire son œuvre en nous, en France !

Un jour Maryam de Bethléem entendit Jésus lui dire : « Oui, Je ferai mes délices dans le sein de la France ; elle sera encore la reine de tous les royaumes. Mais avant, il faut que la France soit tout à fait rien, que Je sois à la tête des armées, afin que toutes les nations disent entre elles, de génération en génération : « Vraiment, c’est le Très-Haut qui est à la tête de la France. » Toutes les nations le crieront d’une même bouche, d’une même voix, sur le même ton, même les impies. » D’abord l’épreuve, ensuite la victoire et les suites du triomphe : voilà la pédagogie de Dieu. D’abord la croix, ensuite la résurrection.

En France, nous vivons le temps de l’épreuve. Mais ne craignons rien. Dieu est notre Père. Nous sommes ses enfants. Soyons bien petits. Si nous voulons être grands, soyons petits. Si nous voulons que la France se relève et montre le chemin du Ciel aux autres nations, soyons des enfants, purs et innocents, simples et obéissants, doux et humbles. Comme l’Enfant que Dieu met au milieu de nous, en France : connaissez-vous l’Enfant Jésus de Beaune ? Voilà l’Enfant que Jésus a mis au milieu du Royaume de sa Mère, la France. Voilà le trésor qui pourra aider les français à changer pour devenir comme des enfants, comme l’Enfant Jésus. Allons le prier, ce saint Enfant ! Allons dans son sanctuaire à Beaune, devant sa statue miraculeuse,  si nous le pouvons ! Allons le contempler et l’adorer pour qu’il nous apprenne à être des enfants, des petits-bien-petits !

Oui, prions l’Enfant Jésus pour qu’il nous redonne ou nous garde notre cœur d’enfant ! Prions-le avec les mots-mêmes de sa Mère, Reine de France : Ecce ! Fiat ! Magnificat !

Ecce : Me voici, Enfant Jésus, pour que tu fasses de moi un enfant !

Fiat : Qu’il soit fait en moi selon ta Parole !

Magnificat : Mon âme exalte le Seigneur, car Il élève les humbles ! Amen !

Et la France se relèvera.

Posté le 17 avril 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

16 avril 2015

Nominations sensibles à la Conférence épiscopale

Denis Sureau nous informe :

"Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France a procédé aux nominations de directeurs de services nationaux. Elles seront effectives à partir d'octobre et pour trois ans. Le Père Bruno Mary, prêtre de l’archidiocèse de Lille, directeur du Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle à temps plein. Le Père Emmanuel Gougaud, prêtre du diocèse de Versailles, directeur du Service national pour l’unité des chrétiens à temps partiel. Deux nominations étaient particulièrement sensibles. D'abord celle du Service des relations avec l’Islam, dont l'attitude très complaisante envers l'Islam avait été fortement contestée dans le contexte dramatique des persécutions dont sont victimes les chrétiens d'Orient. Le Père Christophe Roucou, de la Mission de France, est remplacé par le Père Vincent Feroldi, prêtre de l’archidiocèse de Lyon, directeur à 2/3 temps, assisté par le Père Jean-Jacques Pérennès, o.p. Une autre nomination était attendue : celle de l'organe le plus « politique » de la Conférence épiscopale, le Service Famille et Société (ex Commission sociale de l'épiscopat). Sa directrice actuelle, Monique Baujard, avait été compromise en faisant appel à une philosophe ultra-féministe et idéologue pro-gender, Fabienne Brugère, dans le cadre d'une journée de formation des délégués à la pastorale familiale. Elle sera remplacée par Sœur Marie-Laure Dénès, dominicaine."

En 2010, soeur Marie-Laure Dénès était secrétaire nationale du service Justice et paix de la Conférence des évêques de France et avait été envoyée au colloque de l’IDAHO (Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie) organisé à l'Assemblée nationale pour représenter la religion catholique... On apprend que :

"La coopération entre militants gays et lesbiens chrétiens avec leurs autorités a également permis la rédaction d’une prière universelle spécifique pour les offices du week-end précédent la journée contre l’homophobie, la « Prière d’un frère homo » : « Pour ces croyants au cœur repu/Qui bannissent de leurs prières/L’homo et la femme adultère/Seigneur, nous te prions » ou plus loin « Pour notre humanité blessée/Pour l’homosexuel humilié, pour le respect, la dignité/Seigneur Dieu, Esprit créateur, nous te prions. »

« En milieu catholique, cette prière va surprendre. Je crains qu’elle ne soit victime du ras-le-bol des sujets touchant à la sexualité. Si une dizaine de paroisses l’utilise, ce ne sera pas mal », pense Marie-Laure Denés."

Dans un témoignage, elle déclare :

"Mais il n’y a pas que les situations du monde qui interrogent ma foi et mon engagement. Il y a aussi la situation de mon Eglise. Chaque fois qu’elle est excluante, chaque fois qu’elle juge, chaque fois que l’intérêt de la « boutique » prévaut sur la vérité et la miséricorde, chaque fois qu’elle diabolise, chaque fois qu’elle oublie l’option préférentielle pour les pauvres, chaque fois qu’elle se compromet, je suis aussi questionnée, à titre personnel, comme membre de ce corps, comme témoin de la foi."

Posté le 16 avril 2015 à 15h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (21)

"Zone interdite : et l'Eglise, dans tout ça ?"

Gabrielle Cluzel revient sur l'émission Zone interdite, qui a allumé le feu sur les réseaux sociaux en montrant entre autres une petite famille "de souche" de Roubaix convertie à l'islam. Elle pointe du doigt la responsabilité du clergé catholique, qui n'a su pendant des années que proposer une aide "sociale", sans oser prêcher l'Evangile. Mais l'homme ne se nourrit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu...

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[...]"J’aurais été un prêtre de Roubaix, dimanche soir, devant ma télé, j’aurais reçu un grand coup de poing au creux de l’estomac : mais qu’a-t-on loupé ? Qu’a-t-on bricolé durant toutes ces années pour en arriver là ?

Ce n’est pas faute, pourtant, de s’être occupé des quartiers déshérités. Ça oui, l’Église en a pris soin, elle a aimé ces gens-là. Il serait faux de dire qu’elle a déserté. Mais les a-t-elle « bien » aimés ? Ne s’est-elle pas occupée d’eux trop « horizontalement », leur fournissant, si nécessaire, gîte et couvert, assistance scolaire ou juridique mais sans se demander s’ils n’avaient pas d’autres aspirations, « verticales » celles-là, des aspirations que d’autres sont venus combler ? Et n’était-ce pas une forme de mépris de croire ces classes populaires seulement préoccupées de besoins matériels primaires, et incapables d’interrogations ontologiques ?

Pour se mettre à la portée d’un monde par trop sécularisé, l’Église a cru bon de détourner les écoles catholiques de leur spécificité première, vidant le catéchisme de sa substance, réduisant peu ou prou celui-ci à une vague apologie de la gentillesse. Sans voir que de cette grande braderie spirituelle allait naître une formidable injustice sociale, seuls « les héritiers » – pour reprendre la terminologie de Bourdieu – gardant par-devers eux la foi, ce patrimoine impalpable de l’Église que les familles bourgeoises, par « habitus » de transmission, ont su faire passer de façon intrafamiliale ou par des réseaux connus d’elles seules.

Mais les enfants des quartiers populaires, eux, n’étaient pas invités à « la table du partage », même en faisant tout ou partie de leur scolarité dans le privé. À eux les coloriages de coccinelles, aux autres – les privilégiés – la Sainte-Trinité, l’Incarnation et la Rédemption, la Foi, l’Espérance et la Charité. Comme les enfants de Dickens devant la vitrine de Noël, ils n’ont pas pu toucher du doigt ce trésor spirituel et culturel, même pas s’en approcher un peu.

Par appétence aussi pour une religion éthérée, intellectualisée, l’Église s’est dépouillée de ses rites, de ses dévotions populaires empreintes parfois de superstition… croyant, en sus, sans doute qu’en baissant les exigences, elle allait appâter. Sans voir que les « petites gens » vivaient moins dans le concept que dans le concret, et qu’une autre religion, toute de rites contraignants, allait les séduire.

Pour ne point mettre à mal le dialogue interreligieux, on a laissé prospérer, dans l’ambiguïté, un certain syncrétisme, nourri par l’ignorance, annihilant toute velléité de résistance aux puissants assauts prosélytes de l’islam : on prie plus ou moins le même Dieu, non ?

Ce reportage a-t-il fait l’effet d’un électrochoc sur le clergé de Roubaix et d’ailleurs ? Lui a-t-il fait mesurer que, dans cette quête spirituelle des « quartiers », lui seul – et non les grands prêtres de la laïcité – avait une carte à jouer ?

Celui-ci a-t-il senti qu’autant que plaindre les chrétiens d’Orient réfugiés sur notre sol, il faut les écouter quand, forts de leur expérience, ils s’inquiètent pour lui, l’exhortent à réagir, et montrent l’exemple d’une foi claire d’enfant, exempte de complexes et de fausse pudeur ?"

Alors, forte de ses erreurs, l'Eglise qui est en France va-t-elle proposer un vrai catéchisme aux enfants, dans les paroisses et les écoles catholiques ? Voilà qui serait une vraie nouveauté, un grand pas dans le sens de la Nouvelle évangélisation.

Posté le 16 avril 2015 à 08h43 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (33)

15 avril 2015

18 avril : chapelet pour la France à Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à un CHAPELET pour la FRANCE le Samedi 18 Avril 2015 de 14h30 à 15h30, en l'église Notre-Dame de La Dalbade de Toulouse.

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Posté le 15 avril 2015 à 13h05 par Michel Janva | Lien permanent

Loi santé : quelle humanité ?

Potrait_abbeamarUn billet de l'abbé Amar sur le Padreblog :

"Mauvaises nouvelles pour la vie… La loi santé a été adoptée à l’Assemblée Nationale. Elle a pour but de « moderniser notre système de santé ». Mais derrière les mesures se cachent de dangereuses menaces pour la dignité de la personne. Revue de détail et points de repères, en espérant que le passage de cette loi au Sénat la modifie de fond en comble.

Avortement : banalisation et précipitation

Commencer à réfléchir serait un frein, « infantilisant et stigmatisant » a dit une députée. Du coup, l’un des derniers verrous qui pouvait encore aider les femmes à choisir la vie vient de sauter. Il ne s’est trouvé que 22 députés pour s’opposer à la suppression du délai de sept jours entre deux rendez-vous préalables à tout avortement. Ce délai permettait aussi aux mères, trop souvent abandonnées face à l’annonce d’une naissance si difficile à assumer, d’en parler aux pères concernés, de trouver de l’aide, de prendre du recul. Désormais, comme le souligne preuves à l’appui Jean-Pierre Denis du journal « La Vie », pour un crédit bancaire, pour acheter une nouvelle voiture ou pour refaire son nez on peut réfléchir. Mais pas pour avorter.

La culture de mort dénoncée par saint Jean-Paul II dans Evangelium Vitae se répand ainsi toujours plus. Elle repose sur deux logiques :

- la première c’est de banaliser toujours plus l’avortement.[...]

- l’autre logique, c’est de consacrer légalement un mensonge : faire croire qu’un embryon est un amas de cellules et non un être vivant à respecter comme une personne. Or, aucun scientifique de renom n’osera écrire que l’embryon n’est pas un être humain.[...]C’est la raison pour laquelle, on ne peut pas non plus faire de la recherche sur l’embryon qui devient alors un objet. Un être humain ne peut pas être utilisé par d’autres et pour d’autres.

Salles de shoot : la fausse compassion

C’est la dernière trouvaille en matière d’accompagnement d’un fléau qui enchaîne des jeunes et brise des vies : la salle de shoot. L’Etat organise la misère humaine : au lieu d’aider les drogués à s’en sortir, on va les aider à se droguer mieux.[...] Ce projet banalise la drogue et prône la déresponsabilisation des consommateurs. Or les acteurs qui accompagnent les toxicomanes savent que les seuls remèdes sont le sevrage et la désintoxication. La salle de shoot ne peut pas être une étape vers celle-ci.[...]

Au fond, ce projet de salles de shoot, c’est proposer aux usagers de continuer à se détruire à petit feu tout en préparant les pansements. Dans les évangiles, on ne voit jamais le Christ enfermer quelqu’un dans son mal, mais au contraire d’ouvrir à la conversion, à puiser au fond de son âme la force de se relever et de repartir. Or la vraie charité et la vraie compassion n’est-elle pas d’aider les drogués à s’en sortir, et non de les aider à se droguer mieux ? Là aussi, des œuvres existent. Il faut les soutenir.

Don d’organes : liberté et générosité sacrifiées

Le don d’organes est rendu quasiment automatique. De fait, à moins que vous n’ayez explicitement déclaré et manifesté votre désir de ne pas être donneur, il est désormais possible de venir prélever sur votre cadavre votre foie, votre cœur ou vos reins.

Pour nous chrétiens, c’est inverser la logique du don qui veut toujours qu’il soit libre et volontaire. Avec cette mesure, le corps humain tombe dans le domaine public. C’est une appropriation collective et sociale des corps qui fait heureusement réagir, bien au delà des cercles de l’Eglise, comme par exemple des représentants du corps médical qui s’alarment : « on ne donne plus le choix ; on se sert » disent-ils.

L’Eglise n’est pas contre le don d’organes. On avait même découvert que Joseph Ratzinger lui-même, le futur Benoit XVI, avait une carte de donneur. Mais une mesure visant à présumer le consentement de tous est une violence faite aux familles, au moment où elles vivent un deuil, avec ce qu’il peut parfois avoir de brutal, d’imprévu ou de révoltant.[...]

Toutes ces tentatives de déshumanisation se déroulent sous nos yeux. Elles ne doivent pas nous décourager, bien au contraire. Le chrétien est un disciple passionné de l’espérance et du pardon. Il sait que le Christ s’est fait notre serviteur, notre esclave, qu’il s’est mis du côté du plus petit, le pape François nous le rappelle souvent. Ce monde attend notre témoignage : puissions-nous, au nom des petits et des plus faibles qui sont silencieux, être la voix des sans-voix. Celle qui réveille les consciences et les cœurs ! « Triste France… » diront certains. Mais refusons de rester dans cette attitude négative et décidons de parler de tout cela autour de nous pour alerter, en parler, éveiller les consciences, expliquer sans cesse !"

Posté le 15 avril 2015 à 10h33 par Marie Bethanie | Lien permanent

Chaque jeudi : chapelet pour la France à Rouen

Saint Ouen

Posté le 15 avril 2015 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent

18 avril : commémoration du génocide arménien à Aix

Information de la Paroisse Saint Jean de Malte que les arméniens du Pays d’Aix ont choisie pour célébrer le centième anniversaire du génocide du peuple chrétien d’Arménie, le premier du XXème siècle, suivi de bien d’autres et encore aujourd’hui :

"Le 24 avril 1915, l’administration de l’empire ottoman inaugurait la première grande persécution moderne des chrétiens du Proche Orient. Le contexte diplomatique de temps de guerre fit que les grandes puissances (nations d’Europe, Etats Unis et Russie ne firent rien pour protester contre le premier grand génocide moderne. Pire encore, on fit tout pour oublier les atrocités qui ont été commises pour des raisons ethniques et religieuses. C’est donc seulement à la fin du XXème siècle que la question du génocide arménien devint vraiment un scandale, précurseur de la Shoah et du même ordre qu’elle.

Les survivants émigrèrent aux quatre coins du monde et notre région en  « accueillit » un assez grand nombre car le port de Marseille était l’une des destinations les plus accessibles. Ils surent s’intégrer de façon intelligente et courageuse malgré le brutal déracinement et la persécution qu’ils venaient de subir.

C’est pourquoi, nous sommes heureux et fiers d’accueillir dans l’église Saint-Jean-de-Malte, le samedi 18 avril à 16h30, la communauté arménienne d’Aix et du Pays d’Aix, qui commémorera le 100ème anniversaire de cette page la plus douloureuse de son histoire, par une célébration eucharistique présidée par le Père GARNIK (paroisse arménienne de saint Jérôme à Marseille). Mgr Christophe DUFOUR, archevêque d’Aix en Provence sera lui-même présent à cette célébration et il serait bien que nous soyons nombreux à entourer nos frères arméniens de notre prière et de notre amitié. A l’heure où continue au vu et au su du monde entier la persécution des chrétiens au Proche-Orient, persécution qui a pour but d’éliminer la présence des chrétiens dans les pays musulmans, toute manifestation de solidarité spirituelle et sacramentelle est non seulement souhaitable mais représente le seul moyen pour nous d’affirmer la communion que le Christ a demandé entre tous ses  disciples."

Posté le 15 avril 2015 à 07h18 par Michel Janva | Lien permanent

14 avril 2015

Journées portes ouvertes à l'institut Croix-des-vents de Sées

Flyer_recto

Flyer_verso

Posté le 14 avril 2015 à 10h30 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Enseignons la France des héros

Extrait d'un message aux jeunes du diocèse aux armées :

"[...] le 6 avril dernier, le chef des armées, le président de la république disait : 

"Tous les aspects de notre passé doivent être enseignés à tous les élèves dans tous les établissements."

Alors enseignons la France des héros, [...] ces personnes qui au milieu de l'horreur de la grande guerre sont restées sur les chemins de l'honneur, de l'amour de la patrie. Quand plus rien ne semblait valoir la peine, quand leur sacrifice et leur vie même semblaient vides de sens, ils ont malgré tout voulu être les dignes descendants des bâtisseurs de la France qui à travers les siècles l'ont voulu belle, grande, forte, Sainte. [...] Des héros, et des saints, parfois les deux ensemble, Voilà ce que nous vous proposons comme programme, et comme perspective d'avenir ! Rien que ça !

"Tous les aspects de notre passé doivent être enseignés" : alors, y compris la France fille aînée de l'Eglise, qui a vu, durant cette guerre terrible, nombre de ses enfants faire le choix des chemins qui mènent à la sainteté. Et vous serez, nous serons, aujourd'hui, ceux auxquels les futurs générations pourront se référer sans craindre de se tromper. [...]"

Posté le 14 avril 2015 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent

13 avril 2015

Consacrés pour la famille : soutien de Mgr Marc Aillet

Plusieurs lecteurs nous ont demandé qui était derrière le site Consacrés pour la famille. Nous avons retransmis ces questions et le site vient de s'enrichir de quelques précisions : parmi les prêtres à l'origine de cette action, on cite les abbés Bruno Bouvier (diocèse de Lyon), Jean-Luc Michaux (diocèse du Puy) et Hubert Lelièvre (diocèse d'Avignon). Ils ont reçu le soutien de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne.

Posté le 13 avril 2015 à 09h50 par Michel Janva | Lien permanent

12 avril 2015

Une nouvelle église va sortir de terre à Notre-Dame du Laus (Add.)

Il s'agit d'un projet de grande ampleur mené par monseigneur di Falco depuis plusieurs années. L'occasion de (re)découvrir ce sanctuaire et ses apparitions.

Ndl"J’ai demandé ce lieu à mon Fils pour la conversion des pécheurs et Il me l’a accordé"

Add. : Il semble que le préfet soit allé un peu vite en, annonçant que la construction de l'église pouvait être lancée. Le maire n'a rien signé... A lire ici.

Posté le 12 avril 2015 à 10h12 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

11 avril 2015

Mgr Cattenoz : ces votes pour l'avortement sont des scandales pour l'Humanité

Mot de Mgr Cattenoz, évêque d'Avignon, prononcé sur RCF le 10 avril :

Arton5579-29c79"J’ai été touché d’entendre que l’Assemblée venait de voter la suppression des sept jours de réserve durant lesquels il était demandé à une femme qui voulait avorter de pouvoir prendre le temps de réfléchir, de consulter éventuellement. Je suis vraiment atterré de voir que si vous achetez une machine à laver ou une voiture sur internet, vous avez le devoir d’attendre huit jours pour avoir confirmation de votre achat, et vous pouvez vous rétracter. Une femme maintenant peut mettre à mort l’enfant qu’elle porte - il s’agit bien de cela -, elle n’aura plus aucun recours possible. 

Qu’on ait le droit d’attendre huit jours pour acheter un matériel, et qu’on ait le droit de tuer l’enfant que l’on porte ! - ce qui est, pour redire ce que Mère Teresa disait, le crime le plus odieux qui soit, car une mère en vient à vouloir tuer l’enfant qu’elle porte en son sein, porter atteinte à la vie que l’on porte. 

Je crois vraiment que les députés qui siègent la nuit feraient mieux de se reposer davantage pour pouvoir mieux travailler, dans de meilleures conséquences, dans la journée, car ces votes de nuit qui passent inaperçus sont des scandales pour l’Humanité. Lorsque j’entends des députés de gauche, de droite, du centre, me dire "Monseigneur, ce n’est pas si grave que cela, c’est le sens de la société d’aujourd’hui"... je m’excuse, un enfant n’est pas une voiture ou une machine à laver.

Je ne donne pas seulement mon avis en tant qu’évêque, je le donne d’abord en tant qu’homme. En tant que citoyen, j’ai aussi le droit de m’exprimer ; je ne vois pas pourquoi on aurait le droit, parce qu’on est ministre de la santé, de proposer des choses qui sont contre toute anthropologie. Demandez aux philosophes, aux médecins scientifiques : ils vous diront tous qu’un foetus est déjà un enfant en devenir, une personne humaine en devenir ; ce n’est pas une chose.

Lorsque j’étais aumônier dans une école catholique, la directrice voulait que les filles aillent faire un stage en maternité pour assister à un avortement par aspiration, voir passer des petits morceaux de mains, de pieds : je vous promets que j’attends la ministre de la santé pour voir si je donne vraiment mon avis en tant qu’évêque ou si c’est simplement en tant que personne humaine qui réfléchit avec son intelligence sur ce scandale de ce texte qui est passé la nuit dernière.

Je ne juge pas les personnes - je le dis toujours lorsque je prends position -, mais je juge les comportements. Là, je juge les personnes que sont les députés qui ont voté cela cette nuit ; je porte atteinte aux personnes car j’ai le droit de dire à ceux qui ont été élus par la Nation qu’ils sont en train de perdre la tête. Je crois vraiment que le grand problème de notre société est que nos élus s’occupent de beaucoup de choses, mais s’occupent-ils vraiment du bien de l’homme ?

Il faudrait d’abord réfléchir sur ce qu’est l’homme réellement, car ce sont les lobbies qui nous conduisent, dans tous les domaines ; ce sont des lobbies qu’on voit apparaître à un moment ou à un autre, comme le mariage pour tous. Beaucoup de députés socialistes me l’avaient dit à l’époque : on n’a pas besoin d’une nouvelle loi, il aurait suffit de changer le nom du PACS, de trouver un nom spécifique pour ces amitiés homosexuelles, qui sont de véritables amitiés que je suis prêt à respecter, mais n’appelons pas cela un mariage. Le mariage, dans le vocabulaire, c’est l’amour qui ouvre à la vie. Deux homosexuels peuvent s’aimer d’une amitié, mais cela ne s’ouvrira pas à la vie : ce n’est pas un évêque qui parle, c’est simplement le bon sens de l’homme."

Posté le 11 avril 2015 à 15h57 par Michel Janva | Lien permanent

Chartres : s'inscrire à la consécration mariale selon saint Louis-Marie Grignon de Montfort

Notre-Dame de Chrétienté vous y invite :

"Chers amis pèlerins, 

Vous êtes-vous inscrit à la toute prochaine "préparation des 33 jours" en vue de notre Consécration mariale du dimanche de la Pentecôte ? 

Après la grande Fête de Pâques que nous venons de vivre, cette préparation à la Consécration mariale, proposée par Notre-Dame de Chrétienté, est un excellent moyen pour tourner nos regards vers l'Ascension et la Pentecôte, en compagnie de Notre-Dame. Les Actes des Apôtres nous disent qu'au Cénacle, en attendant la Pentecôte, il y avait une communauté d'environ 120 personnes qui « d'un seul cœur, participaient fidèlement à la prière » (Actes 1, 14). Comme l'a souligné Benoît XVI (Pentecôte 2008), "la principale activité de l'Eglise naissante est donc la prière, à travers laquelle elle reçoit Son unité du Seigneur et se laisse guider par Sa volonté". 

Par le biais de cette préparation, et dans ce temps liturgique, nous avons donc la possibilité de nous unir à l'Eglise naissante qui a attendu le Saint-Esprit avec persévérance dans la prière, en compagnie des Apôtres, des premiers disciples et de la Mère de Dieu. Nul doute que nos bonnes dispositions et nos efforts actuels embelliront les fruits de notre prochaine consécration (ou son renouvellement).

Concrètement, il vous suffit de vous inscrire en utilisant le formulaire sur cette page. Vous recevrez alors quotidiennement les textes et les indications vous permettant de faire cette préparation à partir du lundi 20 avril prochain. 

Abbé Benoît Paul-Joseph,
Aumônier général

Posté le 11 avril 2015 à 10h29 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

12 avril : journée sur la Divine Miséricorde à Quimper

Journée de la Divine Miséricorde - copie

Posté le 11 avril 2015 à 06h51 par Michel Janva | Lien permanent

10 avril 2015

La Neuvaine : méditation du père abbé de Saint Wandrille

Le Père Jean-Charles Nault, né en 1970, est entré à l'abbaye Saint-Wandrille en 1988. Ordonné prêtre en 1997, il est abbé du monastère depuis 2009.

Le Christ est ressuscité !

NDurant cinquante jours, nous allons célébrer le grand mystère, le fondement de la foi et de l’espérance chrétiennes : Jésus de Nazareth, le Crucifié, est ressuscité d’entre les morts le troisième jour, conformément aux Écritures. L'une des questions les plus angoissantes de l’existence humaine est précisément celle-ci : qu’y-a-t-il après la mort ? À cette énigme, la foi en la Résurrection du Christ nous permet de répondre que la mort n’a pas le dernier mot, parce que, à la fin, c’est la Vie qui triomphe. Et cette certitude, qui est la nôtre, ne s’appuie pas sur de simples raisonnements humains, mais bien sur un fait historique de foi : Jésus Christ, crucifié et enseveli, est ressuscité avec son corps glorieux.

Mais Jésus est ressuscité pour que nous aussi, en croyant en lui, nous puissions avoir la vie éternelle. En effet, depuis le matin de Pâques, un nouveau printemps d’espérance envahit le monde ; depuis ce jour, notre résurrection est déjà commencée, parce que Pâques n’indique pas simplement un moment de l’histoire, mais le début d’une condition nouvelle : Jésus est ressuscité non pas simplement pour que sa mémoire reste vivante dans le cœur de ses disciples, mais bien pour que lui-même vive en nous et qu’en lui nous puissions déjà goûter la joie de la vie éternelle. « La résurrection n’est ni un mythe, ni un rêve ; ce n’est ni une vision, ni une utopie ; ce n’est pas une fable. C'est un événement unique et définitif : Jésus de Nazareth, fils de Marie, lui qui, au soir du Vendredi Saint, a été descendu de la Croix et a été enseveli, Jésus est sorti victorieux du tombeau » (Benoît XVI, message de Pâques 2009). Telle est notre foi !

Cette annonce lumineuse de la résurrection du Seigneur vient éclairer toutes les zones d’ombre de notre vie. Nous sommes souvent confrontés, personnellement ou à l'échelle de notre pays, à des épreuves apparemment absurdes, à des situations apparemment sans issue, à des problèmes apparemment sans solution. Mais l'annonce de la Résurrection du Christ vient précisément nous apporter la réponse à nos doutes et à nos interrogations. Elle nous affirme que Dieu vient donner sens à ce qui n'en avait pas, que de l'échec peut jaillir la fécondité, que de la Croix jaillit la vie. Car, comme le proclame la liturgie, « la mort et la vie s'affrontèrent en un duel prodigieux ; le prince de la vie mourut. Mais, vivant, il règne ». Voilà la nouveauté, qui change l'existence de celui qui l'accueille. Car nous aussi, nous sommes appelés à une extraordinaire nouveauté : celle du choix de la vie, quelle soit la situation dans laquelle nous nous trouvons. Jésus s'est relevé d'entre les morts et il nous appelle, nous aussi, à nous relever, à nous mettre debout, à choisir de vivre, c'est-à-dire d'aimer, de nous donner, de nous oublier. Tel est le secret du vrai bonheur. Tel est le secret de la vraie joie.

Que l’annonce de Pâques se répande dans notre pays, la France, à travers le chant joyeux de l’alleluia ! Chantons-le avec les lèvres, chantons-le surtout avec le cœur et par toute notre vie, par un style de vie radicalement nouveau, c’est-à-dire par une viesimple, humble, donnée et féconde en bonnes actions. Oui, aujourd'hui est un jour nouveau. Ouvrons au Christ les portes de notre cœur.

Posté le 10 avril 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

09 avril 2015

11 avril à Paris : représentation des Dialogues des Carmélites

A l’occasion de l’Année de la Vie Consacrée (renseignements) :

Dc

Posté le 9 avril 2015 à 14h48 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Paris : l'église Saint-Roch menacée

Lu sur La Tribune de l'art :

R"Combien de temps encore les églises parisiennes, un patrimoine historique parmi les plus précieux de notre pays, vont-elles subir les conséquences de l’ignorance, du mépris et de l’indifférence de la maire de la ville, Anne Hidalgo, qui ne fait sur ce plan que poursuivre la politique désastreuse et inconsciente de son prédécesseur ? Combien de temps faudra-t-il encore avant qu’un fidèle ou un simple passant soit blessé ou tué par l’impéritie de cette mairie qui laisse à l’abandon une grande partie de ces monuments ? Il y a huit ans, c’était une pierre qui se détachait de la façade de l’église Saint-Paul et s’écrasait sur le parvis, obligeant finalement la mairie à engager des travaux de restauration (qui n’ont d’ailleurs porté que sur cette seule façade ; voir la brève du 2/11/12). Il y a deux ans, c’était une sculpture qui chutait lourdement du porche de Saint-Augustin (voir l’article). Pas question alors de restaurer une église pourtant déjà largement en péril et couverte de filets (voir notre article et notre vidéo) : on se contentait d’installer un échafaudage pour empêcher d’autres morceaux de choir sur les visiteurs. Il y a quelques jours à peine, c’était au tour d’un morceau de la croix du clocher de Saint-Louis-en-l’Île de s’écraser sur le sol (voir Le Parisien), là encore manquant de tuer quelqu’un.

Et depuis vendredi dernier, la nef de l’église Saint-Roch est interdite, les vitraux, jamais entretenus, menaçant de s’effondrer. C’est grâce aux pigeons passant par les trous des verrières que le danger a pu être découvert : le curé de la paroisse ayant signalé cette situation, un spécialiste s’est rendu sur place et n’a pu que constater le désastre et donner l’alerte. Nul doute que des filets vont être installés, repoussant aux calendes grecques une indispensable restauration. Quand on pense que Saint-Roch est sans doute une des églises en meilleur état de la ville !"

L’église Saint-Roch dans le 1er arrondissement de Paris (284 rue Saint-Honoré) a été bâtie entre 1653 et 1722. Longue de 126 mètres, de plan médiéval, c’est l'une des plus vastes de Paris. L'édifice est classé au titre des monuments historiques depuis le 7 décembre 1914. Pierre Corneille y est inhumé.

Posté le 9 avril 2015 à 11h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Toujours pas d'ambassadeur français au Vatican

Déjà évoqué ici, la provocation de François Hollande à vouloir nommer un ambassadeur notoirement homosexuel au Vatican se heurte aux subtilités de la diplomatie internationale :

"Depuis quelques jours au Quai d’Orsay, tout le monde ou presque s’est fait une raison. L’ambassadeur choisi le 5 janvier dernier par François Hollande pour le Vatican ne sera pas agréé par le pape François. Le Saint-Siège est entré dans une "période de silence". Et il devient clair que la France doit faire une nouvelle proposition. Les noms de trois autres "challengers" circulent déjà : Emmanuelle Dachon, la secrétaire général du Quai qui fut ambassadrice en Irlande, l’ambassadeur en Arabie Saoudite, Bertrand Besancenot, et René Roudaut, en poste à Bern. Tous deux sont mariés et père de famille.

Laurent Stéfanini, le chef de protocole du chef de l’Etat et de son prédécesseur, qui avait été secrètement désigné serait déjà en lice pour une autre destination en Europe. Plus au Nord. Comme l’a révélé Le Canard Enchaîné, le Vatican ne voudrait pas de ce célibataire, sans enfant, réputé pour son professionnalisme et sa discrétion fin connaisseur des arcanes curiales  car il serait… homosexuel.

Le 29 juillet 2013, les propos du pape avaient pourtant fait naître un véritable enthousiasme dans la communauté homosexuelle, constatant que François était décidément beaucoup plus "friendly" que ses prédécesseurs. "Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour juger?", avait il déclaré dans l’avion qui le ramenait de Rio. Il avait cependant précisé qu’il n’appréciait pas les lobbies. Et les stratèges de la Curie ont craint que cette nomination ne soit interprétée comme un signe politique… et utilisé en ce sens (...)

La France vient de découvrir à ses dépens que l’ouverture a ses limites. "Une décision prise par le pape lui-même", explique au JDD un habitué des arcanes vaticanes. La lettre que archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, a remis au pape le 11 février dernier au consistoire qui réunissait les cardinaux pour lui demander d’agréer l’ambassadeur proposé par la France n’a pas infléchi sa décision (...)

Ludovine de La Rochère, la présidente de la Manif pour tous depuis 2013 et porte-drapeau des opposants au mariage pour tous, a activé tous ses réseaux pour empêcher cette nomination. Début février, elle a fait part au nonce apostolique de l’opposition de son mouvement à ce choix. Pour l’exécutif, ce refus, s’il est maintenu, s’avérerait très gênant. François Hollande, promoteur du mariage pour tous, n’a pas envie de céder. Pourtant, il compte sur le soutien du pape François pour son sommet de Paris sur le climat en fin d’année. Il n’a pas du tout envie d’entrer en guerre avec le Vatican, car les bonnes relations diplomatiques entre la France et l’Etat catholique sont anciennes et précieuses.

L’affaire Khun-Delforge a de quoi le faire réfléchir. Entre 2007 et 2008, le palais Bonaparte est resté vide car Benoit XVI avait refusé la nomination d’un ambassadeur français pacsé. Manuel Valls (...) avait pressenti les problèmes que pourraient susciter le choix de François Hollande. "Il a pris ses distance avec l’Eglise, mais il connaît le sujet et il y est plus sensible que le Président", explique un diplomate (...)"

Posté le 9 avril 2015 à 09h35 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Empêcher de prendre le temps de la réflexion est grave

Mgr Guy de Kérimel, évêque de Grenoble, à propos de la suppression du délai de réflexion pour l'avortement voté cette nuit :

Portrait_officiel_kerimel_8cm_300"Je ne savais pas que permettre aux femmes un minimum de recul était infantilisant. Pour moi, ce qui est grave, c’est d’empêcher de prendre le temps de la réflexion et au fond qui conduit d’une réaction première à un acte décisionnel sans retour possible. Vous avez sept jours pour vous rétracter quand vous achetez quelque chose à distance, onze pour signer un crédit : est-ce à dire que le petit être dans le ventre de sa mère est moins que cela ?"

Posté le 9 avril 2015 à 05h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

08 avril 2015

Premiers baptêmes par immersion à Aix-en-Provence

On ignore si l'athée ému par la cérémonie et le reporter de La Provence sont ou non la même personne :

La Provence(cliquer pour agrandir)

Posté le 8 avril 2015 à 16h47 par Louise Tudy | Lien permanent

10 avril : conférence du cardinal Sarah à Toulouse

Le préfet de la congrégation pour le culte divin poursuit sa tournée en France et sera à Toulouse pour une conférence le vendredi 10 avril à 20h à la basilique Saint Sernin de Toulouse.

Posté le 8 avril 2015 à 15h33 par Michel Janva | Lien permanent

07 avril 2015

A 39 ans, elle a fait le choix du baptême

Un reportage de TF1 sur une catéchumène baptisée à Pâques. Le reportage a été tourné à Mortagne-au-Perche (Diocèse de Séez, Orne).

Posté le 7 avril 2015 à 07h06 par Michel Janva | Lien permanent

06 avril 2015

9 avril : conférence sur les miracles eucharistiques à Marly le Roi

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Posté le 6 avril 2015 à 07h19 par Michel Janva | Lien permanent

05 avril 2015

La Neuvaine : Méditation de Pâques par Mgr Rey

Mort et résurrection de la France

RAu cours de sa visite apostolique en 1980, Jean-Paul II adressait une adjuration pathétique aux chrétiens de France : « France, fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »

Les peuples, comme les personnes, ont une âme et une vocation à remplir, en toute liberté. Une nation est une famille de familles qui a sa physionomie, son histoire temporelle et spirituelle particulières. L’amour de Dieu est certes le même pour tous les peuples de la surface du globe, même si ces derniers ne Le connaissent pas encore. Mais chacune des nations est aimée d’un amour de prédilection, qui correspond à son « genre de beauté » propre, c’est-à-dire à sa vocation communautaire spécifique.

Le rayonnement de la France à travers le monde s’enracine dans sa vocation chrétienne, source toujours vivante d’une culture riche de poètes et d’écrivains, de philosophes et de théologiens, de penseurs et d’artistes de génie, surgis d’un terreau fécondé par la foi des apôtres et irrigué du sang des martyrs. Notre géographie est recouverte du manteau d’églises, de sanctuaires et de cités, qui souligne combien la foi a embrassé notre histoire.

Cette mémoire chrétienne est pour nous encore référence et espérance pour le futur. Elle est source de responsabilité pour que l’expression de la laïcité et les choix éthiques, sociaux et politiques que notre pays pourra poser dans la construction de cet avenir, n’oublie jamais sa vocation.

Voilà des décennies que l'on annonce la mort de la France. Que ce soit par l'usure du temps, le suicide ou l'assassinat, notre vieux pays vivrait ses derniers instants. Pour certains même, il ne prendrait qu'aujourd'hui conscience de son trépas dissimulé de longue date par des politiciens avides de pouvoir et d'argent. Les vrais amoureux de la France seraient tout aussi convaincus de sa disparition mais n'oseraient le dire pour ne pas désespérer les braves gens. La France comme "société organique" ne serait donc plus : nous ne pourrions qu'en retarder la décomposition, par notamment la défense de sa cellule primordiale, la famille, ou de ce qui reste de sa culture absorbée par la globalisation économique et cyberespace. Quelques fidèles continueraient de s'émerveiller de cet héritage jusqu'à ce que leurs descendants se laissent finalement emporter par l'inéluctable montée du relativisme qui fait le lit du fondamentalisme.

Bien piètre perspective qui hélas, ne manque pas d'éléments de crédibilité ! Quoi qu'il en soit, pouvait-on sérieusement croire  à l'immortalité de la France ? Il ne lui a pourtant jamais été promis que les portes de l'Enfer ne prévaudraient pas contre elle, quelles qu'aient été les faveurs innombrables qu'elle reçut depuis son baptême. La question n'est donc pas de savoir si la France est morte ou vive mais si morte ou moribonde, elle pourrait revenir à la vie. En un mot, la France doit-elle craindre la mort ? Oui, comme le Christ a frémi devant l'imminence de sa Passion mais dans l'espérance de la Résurrection.

En crise, non seulement économique et politique, mais aussi morale et spirituelle, la France doit accepter de mourir à elle-même. Elle doit renier une conception de la "liberté au-dessus de toutes les valeurs" qu'elle a enseignée au monde entier : une liberté déifiée au nom de laquelle on s'arroge le droit de blasphémer, de corrompre les intelligences, de dénaturer l'amour humain ou de tuer "légalement" l'enfant et le vieillard. La France doit cesser de regimber sous l'aiguillon et rejoindre l'étendard qu'elle n'aurait jamais du quitter. Nombre de saints et de mystiques, dont bien sûr Jean-Paul II, ont conditionné le renouveau de la France et son relèvement à sa fidélité aux promesses de son baptême.

Le christianisme est l'âme de notre pays mais il s'est laissé depuis longtemps gagner par une profonde acédie qui l'entraîne aujourd'hui dans les pires égarements. Son principe vital s'affaiblissant, le corps naturellement se délite ; mais il se relèverait même du tombeau, si l'âme retrouvait sa ferveur baptismale. Le Salut de notre patrie suppose donc de chacun une conversion concrète et audacieuse, comme nous y appelle aujourd'hui encore l’apôtre Paul : "si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre" (Col., III, 1-2).

Toute résurrection suppose, non pas le rétablissement d'un état antérieur, mais une profonde transformation de l'être jusqu'à son accomplissement. La France doit ainsi renoncer à ce qu'elle fut, pour s'accomplir davantage, à travers les circonstances dramatiques que Dieu permet en vue de ce plus grand bien. A l'image des stigmates du Christ glorifié, nos épreuves, vécues avec courage, dans la foi et l'espérance, seront la gloire de notre patrie transfigurée.

Posté le 5 avril 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

Retraites 2015 à l’Abbaye Notre-Dame de l’Annonciation

Retraites 2015 à l’Abbaye Notre-Dame de l’Annonciation :

  • pour jeunes filles de 15 à 20 ans du 1er au 3 juillet ;
  • pour jeunes filles de 17 à 30 ans du 17 au 23 août ;
  • pour jeunes filles de 16 à 25 ans du 19 au 22 octobre.

Conférences, offices monastiques, travail avec des moniales, entretiens individuels…

Inscription et renseignements : Abbaye Notre-Dame de l’Annonciation (Mère Rafqa) - 750 chemin des Ambrosis - 84330 Le Barroux (Téléphone : 04 90 65 29 29).

Posté le 5 avril 2015 à 07h05 par Michel Janva | Lien permanent

04 avril 2015

Aix-en-Provence : nouveau baptistère pour l'église Notre-Dame

Sous l'impulsion des prêtres de la paroisse Notre Dame de l'Arc d'Aix-en-Provence, les fidèles ont réalisé un baptistère. La fabrication de cette cuve baptismale a été une expérience paroissiale extraordinaire de Foi et d'amitié. Les très belles mosaïques représentant les évangélistes ont été réalisées par M. Soalhat. Mgr Dufour est venu bénir le baptistère le samedi 29 mars.

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Posté le 4 avril 2015 à 10h17 par Michel Janva | Lien permanent

03 avril 2015

Chemin de croix dans les rues de Bordeaux

Lu sur Infos Bordeaux :

"Plusieurs milliers de catholiques ont traversé cet après-midi les rues de Bordeaux, dans une atmosphère de prière, afin de commémorer la Passion du Christ.

Parti de la place de la Bourse à 12h00, le cortège précédé de plusieurs pénitents portant une grande croix, et suivi par plusieurs évêques dont Mgr Ricard, est arrivé devant la Cathédrale de Bordeaux peu avant 14h00.

Sur le parcours, les réactions étaient plutôt positives. Un passant interrogé par Infos-Bordeaux souligne son étonnement : « nous n’avons pas l’habitude de voir de telles manifestations de foi en centre-ville, mais cela fait plaisir », confirmant les dires de Marie, venue en famille : « je suis venue avec mes enfants. En ce jour très important pour les chrétiens, nous ne devons pas avoir peur de nous montrer »."

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Posté le 3 avril 2015 à 16h26 par Michel Janva | Lien permanent

Crime sataniste

Oui, ça existe :

"La réclusion criminelle à perpétuité, assortie de 22 ans de sûreté, a été requise aujourd'hui à Nancy contre un homme jugé pour avoir sauvagement tué sa femme et leur bébé en 2011, et qui avait dit avoir obéi à "Belzébuth".

Cet ancien agent de sûreté de 41 ans, sans emploi, alcoolique et souffrant d'antécédents dépressifs, avait expliqué aux enquêteurs avoir obéi à une "voix intérieure" venant de "celui d'en bas, Belzébut, le veneur, le malin, le cornu". Durant son procès, qui s'est ouvert lundi devant la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle, il a maintenu qui n'était pas lui-même au moment des faits".

Posté le 3 avril 2015 à 12h52 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

Chemin de croix au théâtre romain à Lyon

Avec le cardinal Barbarin :

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Posté le 3 avril 2015 à 12h15 par Michel Janva | Lien permanent

La Neuvaine : Méditation du Vendredi Saint par Mgr Aillet

Né le 17 avril 1957 à Parakou (Bénin), Mgr Aillet entre au séminaire de Gênes en Italie au titre de la communauté Saint-Martin. Ordonné prêtre le 3 juillet 1982,  il est consacré évêque du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron le 30 novembre 2008.

A« Il y a grande pitié au Royaume de France », disait Jeanne d’Arc ! Sans céder au pessimisme, nous pouvons être à juste titre troublés devant la crise que traversent nos sociétés de vieille tradition chrétienne gagnées par la sécularisation, où l’on vit comme si Dieu n’existait pas et où règne « la dictature du relativisme ». On y assiste à des poussées de violence aveugle qui se répandent de manière inquiétante, sous l’effet d’une culture immanentiste qui a rejeté toute transcendance et qui fait le lit du fondamentalisme religieux ou du nihilisme le plus destructeur. Comme le Pape François l’a déclaré devant le Parlement européen : « C’est l’oubli de Dieu et non sa glorification qui engendre la violence ». On peut à bon droit être sensible aussi à la crise de l’Eglise que le Pape Benoît XVI mettait au compte de ce qu’il appelait le « Concile des medias » qui a souvent supplanté le vrai Concile Vatican II, c’est-à-dire le Concile des Pères, qui ne peut être reçu que dans la foi et qui a sans doute porté aussi de nombreux fruits dans la vie de l’Eglise depuis cinquante ans. Cependant, à partir d’une interprétation d’ordre politique, le Concile des medias, affirmait notre Pape émérite lors de sa dernière rencontre avec le Clergé de Rome, « a créé tant de calamités, tant de problèmes, réellement tant de misères : séminaires fermés, couvents fermés, liturgie banalisée… » (14 février 2013). D’où le découragement de beaucoup face à l’avenir.

La France, Fille aînée de l’Eglise, est appelée depuis l’interpellation du Bourget par le Pape Jean Paul II, lors de son premier voyage apostolique dans notre pays, à un sérieux examen de conscience. C’est d’abord vrai de l’Etat laïque, qui tend à imposer une laïcisation radicale de la société, en reniant les racines chrétiennes de notre culture. Une société sans mémoire est une société sans avenir ! Et cette amnésie volontaire n’est pas sans effet boomerang aujourd’hui. Mais c’est vrai aussi de la communauté ecclésiale qui s’est parfois repliée sur son fonctionnement, et qui, selon une interprétation politique de la vie de l’Eglise, donne une importance démesurée à la « sacra potestas », jusqu’à s’enliser dans des querelles de pouvoir qui finissent par paralyser tout élan apostolique. Sans compter l’« apostasie silencieuse » qui gagne parfois nos rangs, selon les mots de saint Jean Paul II.

Ce sont les impasses auxquelles nous sommes confrontés et qui nous laissent souvent démunis et impuissants. Nous lancerons-nous tête baissée dans l’action politique, dans un esprit de revanche et de reconquête ? Et si, en contemplant le Christ crucifié, en ce Vendredi-Saint, nous n’envisagions pas une autre stratégie, sinon plus efficace à vues humaines, en tout cas plus féconde ? Lorsque les foules acclamaient Jésus entrant triomphalement dans la Ville de Jérusalem, aux cris de « Hosanna au Fils de David » et « Béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur », elles avaient la naïveté de croire qu’il profiterait de ce soulèvement populaire pour expulser l’occupant romain et rétablir la Royauté temporelle en Israël. Mais ce n’était pas son intention : l’acclamation des foules, qu’il avait lui-même suscitée, avait pour but d’annoncer prophétiquement sa victoire sur le Mal de la souffrance et de la mort. Déterminé, « le visage dur comme pierre » (Is 50, 7), il entrait librement dans sa passion, sûr de sa Résurrection. Il devait s’offrir en sacrifice d’expiation pour relever le monde épuisé par le péché et réconcilier les hommes avec Dieu et entre eux.

Je ne dis pas que la situation de la France défigurée d’aujourd’hui et amputée de son âme chrétienne, n’ait pas besoin d’un engagement politique renouvelé. Mais, comme l’affirmait Marthe Robin, « l’action déborde de la prière ». Le relèvement de la France exige d’abord des fils de l’Eglise qu’ils s’engagent résolument à prier, à se laisser attirer dans l’offrande d’amour du Christ et à faire miséricorde. C’est la leçon du Vendredi-Saint !

« Toute la prière des hommes vers Dieu et toute la réponse de Dieu aux hommes passent par la croix du Christ », écrivait le Cardinal Journet. La France a besoin de notre prière, pas une prière à la légère, mais une « prière de lutte », celle qui rejoint « le grand cri et les larmes » du Christ sur la croix, intercédant solennellement pour les pécheurs : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » ! C’est la grande prière universelle da la liturgie du Vendredi Saint que nous faisons nôtre intensément. Toutes ces impasses nous les confions dans la foi au Christ crucifié et ressuscité, sûrs que c’est dans son Mystère pascal que s’ouvrira pour nous un passage, une Pâque d’Espérance ! Et nous savons que sa prière a été exaucée, en raison de son obéissance ! Nous aussi, nous voulons entrer dans l’obéissance du Christ, « lui qui s’est fait obéissant jusqu’à la mort et la mort de la croix » (Ph 2, 8), en unissant à son sacrifice, par notre communion eucharistique, toute notre vie, à commencer par nos épreuves, celles par lesquelles « nous continuons dans notre chair, ce qui manque aux souffrances du Christ pour son Corps qui est l’Eglise » (Col 1, 24). Là nous nous laissons attirer dans son offrande d’amour, en communion étroite avec tous ceux qui souffrent pour le Nom de Jésus. Je pense à ces chrétiens d’Orient, en particulier ceux que j’ai visités dans les camps de réfugiés d’Erbil : menacés de mort, expulsés, dépossédés par les Islamistes, ils vivent dans une précarité et une peur qui font particulièrement honte à la France qui avait un devoir de les protéger ; et pourtant, ils n’éprouvent pas de colère contre Dieu, ils pardonnent même à leurs ennemis, ils n’ont pas renié leur foi : « Ils m’ont tout pris », me disait ce Chaldéen réfugié à Erbil, ajoutant dans un large sourire : « mais il y une chose qu’ils ne m’ont pas prise, c’est la foi, car Jésus est Sauveur ! ». Et n’oublions pas la miséricorde ! La limite posée par Dieu au Mal qui se déploie dans le monde, aux idéologies du Mal qui continuent sous des formes larvées à défigurer la dignité de la personne humaine, c’est précisément la Miséricorde. Avec la neuvaine de sainte Faustine qui commence en ce Vendredi-Saint, nous implorerons la Miséricorde du Seigneur pour la France : « Que Dieu nous prenne en pitié et nous bénisse ! ».

Posté le 3 avril 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

02 avril 2015

Rosaires et chapelets pour la France à Toulouse

Le groupe de prière de Toulouse "Saint Louis de France" invite à des :
  • Rosaires pour la France en l'église N.D. de La Dalbade, de 14h00 à 16h00, les samedis 04 Avril 2015,  09 Mai 2015,  06 Juin 2015.
  • Chapelets pour la France en l'église N.D. de La Dalbade, de 14h30 à 15h30, les samedis 18 Avril 2015,  23 Mai 2015, 20 Juin 2015.

Posté le 2 avril 2015 à 19h57 par Michel Janva | Lien permanent

4 avril : Rosaire pour la France à la basilique de saint Maximin (Var)

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Posté le 2 avril 2015 à 19h27 par Michel Janva | Lien permanent

La Neuvaine : Méditation du Jeudi Saint par un moine du Barroux

Qu’est-ce qui peut encore nous rendre espérance pour la France ?

Qui peut dire ce que sera demain ? « L’avenir est à Dieu ! » répond le poète. Et Dom Gérard précisait :

« Tant qu’il y aura des moines pour prier, des prêtres pour prêcher et administrer les sacrements, des fidèles pour transmettre la vie et la foi, des chrétiens ouvriers, paysans, soldats, des militants et des hommes politiques pour défendre et rebâtir, une chrétienté nouvelle restera possible. Le royaume de Dieu est comme une toute petite graine qui pousse lentement, mais elle peut devenir un grand arbre où viendront se percher les oiseaux du ciel. »

0Dans l’enfer des tranchées, le Père Doncœur se trouvait aux côtés des soldats qui allaient mourir, pour les confesser, les communier, les brancarder et de sa voix douce et chaleureuse les aider à partir pour le ciel, pendant qu'ils mouraient entre ses bras. Une nuit, on lui amène un petit lieutenant qui venait de monter à l'assaut à la tête de sa section. Il s'appelait Del. Une rafale de mitrailleuse l'avait fauché : « Râlant déjà il allait mourir. Mais dans le cauchemar de la fièvre, au milieu de mes prières il se redressait et criait “Allons les petits gars !… ça suit ?…” Alors, me penchant vers lui, je lui dis à l’oreille : “Oui, oui, Del, dormez doucement, ça suit !”

L'audace des héros, la ténacité et le courage des paysans et des artisans qui ont fait la France, l'intelligence des ingénieurs, le génie des artistes, nous invitent à ne pas sombrer dans un morne abattement. Mais plus que tout c’est la foi des saints qui nous invite à l’espérance : « la France aurait pu faire l'économie des héros et des génies, elle n'aurait pu se passer de ses saints » (Pourrat).

Et parmi ses saints, dom Gérard aimait tout particulièrement saint Bernard, dont la doctrine tient en un mot : Jésus.

« Ce que j’ai toujours à la bouche, comme vous le savez, ce que j’ai toujours dans le cœur, comme Dieu le sait, ce que sans cesse j’écris comme il apparaît dans mes œuvres, ce qui fait ma philosophie la plus profonde, c’est Jésus et Jésus crucifié. » 

Saint Bernard en tire une sorte de règle de vie, capable d’inspirer tous ceux qui veulent reconstruire une France chrétienne :

« Veux-tu ne pas être entraîné par le désir de la gloire du monde ? [on dirait aujourd’hui la volonté de puissance]. Eh bien ! que le Christ-Jésus —la sagesse même— te soit plus que toute douceur.

Veux-tu n’être pas trompé par l’esprit de mensonge ? [on dirait aujourd’hui par les idéologies, les fausses doctrines, le faux humanisme]. Que le Christ —la vérité même— soit ta lumière!

 Veux-tu n’être pas vaincu par l’adversité ? [on dirait aujourd’hui par le découragement ou le désespoir]. Que le Christ, vertu de Dieu, devienne ta force! »

« Je crois, ajoutait Dom Gérard, qu’il faut chercher à donner à nos élites une grande doctrine mystique capable de chasser tous les désespoirs, en faisant ressortir la dignité de l’homme créé par Dieu et racheté par le Christ. C’est l’idée que Jean-Paul II rappelle sans cesse : Jésus-Christ unique Sauveur du monde. C’était déjà l’idée de saint Pie X : Tout restaurer dans le Christ. »

Posté le 2 avril 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

4 avril : rosaire pour la France à Metz

04 rosaire france avril 2015

Posté le 2 avril 2015 à 07h20 par Michel Janva | Lien permanent


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