31 octobre 2014

Mgr Castet et le "document maladroit" publié au cours du synode

Réflexion de Mgr Castet sur le synode :

"Ce dimanche 19 octobre 2014, Sa Sainteté le Pape François a célébré la messe de clôture de la première session de l’Assemblée extraordinaire du Synode des évêques sur la famille et l’évangélisation. Place Saint Pierre, il a béatifié le pape Paul VI qui, par le Motu Proprio « Apostolica sollicitudo » du 15 septembre 1965 a institué le synode des évêques réunis autour du Souverain Pontife.

Le bienheureux Paul VI voulait renouer avec une pratique des premiers siècles, prenant sa source dans l’événement rapporté au chapitre 15 du livre des Actes des Apôtres. L’Ecriture relate avec transparence « des conflits et des discussions assez graves » (Ac. 15, 2) au sein de la première communauté chrétienne. Sous la motion de l’Esprit, cette assemblée délibère dans la liberté et la sérénité, trouvant dans le Christ et dans la fidélité à son enseignement les chemins de la communion.

La récente session synodale s’inscrit en héritière de cet événement. Présidée par le successeur de Pierre, « garant de l’obéissance et de la conformité de l’Eglise à la volonté de Dieu, à l’Evangile du Christ et à la tradition de l’Eglise…, par la volonté du Christ lui-même pasteur et docteur suprême de tous les fidèles (Can. 749) », l’assemblée synodale « tente de discerner des solutions concrètes aux nombreuses difficultés et innombrables défis que les familles doivent affronter et à apporter des réponses aux nombreux découragements qui les assiègent et les étouffent. »

Il est malheureux que dans le cadre de cette dernière session synodale, les médias aient trop souvent réduit, dans la communication publique, les débats à deux aspects indépendants l’un de l’autre, traversant essentiellement la société occidentale : les unions de personnes de même sexe et les divorcés remariés. Un débat souvent excessif s’en est suivi jusqu’au sein de la communauté chrétienne.

Il est vrai qu’un document maladroit dont la vocation était d’être circonvenue au débat interne, a été rendu public à mi-parcours de la session synodale. Les auteurs de ce document ont livré à la presse un texte dont les formules ambigües et peu acceptables à la lumière de l’enseignement du Christ et de l’Eglise, ont nourri, sans doute involontairement, une polémique inutile. Cette bévue laissera des traces et ne sera totalement effacée que par la qualité d’une réflexion dans laquelle recherche de la vérité et charité se répondront.

Puissions-nous, aidés par l’enseignement lumineux du saint pape Jean-Paul II sur la famille, recevoir la parole libératrice du Christ : « on vous a dit (…) du fait de l’endurcissement de vos cœurs (…) moi je vous dis (…) l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mt 19, 5), élevant ainsi le mariage chrétien au statut d’icône de l’alliance indéfectible du Christ et de l’Eglise.

Les pères synodaux, dans le message conclusif de cette première session, nous donnent des éléments propres à nourrir, pendant cette année, la maturation de la réflexion dans un vrai discernement. Le Saint Père pourra ainsi, au terme de ce synode, nous offrir une exhortation qui soutiendra l’Eglise dans sa tâche pastorale et ouvrira des chemins d’Espérance."

Posté le 31 octobre 2014 à 19h55 par Michel Janva | Lien permanent

1er novembre : rosaire pour la France à Metz

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Posté le 31 octobre 2014 à 10h57 par Michel Janva | Lien permanent

Rapport entre le nombre de baptêmes et le nombre de confirmations

Nouvelles de France se penche sur la transmission de la foi, au travers non pas des seuls baptêmes, mais du nombre de baptêmes et de confirmations par diocèse. Extraits :

"Sans surprise, le diocèse où la transmission est la plus élevée est… Paris. Dans cette ville, le cadre n’a plus rien de catholique et la tendance est à l’affirmation d’idées, de modes de vie opposés à ceux d’un catholique. On ne peut presque plus y être catholique par tradition : on choisit d’être catholique ou de ne pas l’être. Dans ce contexte neutre et hostile à la fois, les parents et les paroisses font un travail remarquable : l’équivalent de 60% des baptisés de 2013 est confirmé en 2013 (encore une fois, le nombre de baptisés étant plus élevés douze à dix-huit ans plus tôt, le taux de transmission effectif est en réalité inférieur). La transmission en Île-de-France est très contrastée : dans le diocèse de Versailles, elle atteint 45%, dans celui de Pontoise 29%, dans celui d’Evry 7% (alors qu’en taux de baptême des enfants, ce dernier, avec 22,8% en 2013, dépasse le précédent et ses 19%). La situation du diocèse de Saint-Denis n’est pas si catastrophique qu’on pourrait le penser malgré 9% seulement de baptêmes d’enfants (et un nombre de baptêmes d’adultes très élevé par rapport aux autres diocèses) : 29%. Pas étonnant : pour être chrétien en Francistan, il faut vraiment le vouloir et dans ce département, on est musulman ou agnostique par tradition. La transmission de la foi se passe moyennement dans le diocèse de Créteil (23%) tandis qu’à Evry (Mgr Dubost), la situation est franchement mauvaise (7%).

La carte de la transmission n’a rien à voir avec celle du nombre de baptèmes : Saint-Flour ne compte par exemple que 84 confirmations pour 935 baptêmes d’enfants en 2013 (9%), Coutances 252 confirmations pour 3 363 baptêmes (7,5%), Mende 87 confirmations pour 448 baptêmes (19,4%), Laval 282 confirmations pour 2 321 baptêmes (12%), Châlons 112 confirmations pour 1 870 (6%). Le diocèse d’Arras semble en excellente santé avec ses 9 890 baptêmes (record de France en absolu, 51,7% des enfants en 2013) mais n’enregistre que 317 confirmations (3,2%).

Plus généralement, on remarque que la présence d’évêques d’exception joue sur la transmission de la foi : exemple à Bayonne (Mgr Aillet) où 1 236 confirmations ont été enregistrées en 2013 pour 3 246 baptêmes (38%), soit le taux de confirmation le plus élevé de France, le taux de baptême étant là-bas déjà important (49,9%). Autres exemples : Toulon (Mgr Rey) avec 999 confirmations pour 4 237 baptêmes (23,5%), Vannes (Mgr Centène) avec 1 140 confirmations pour 4 339 baptêmes (26,5%)… Enfin, quelques grandes villes situées dans des régions plus catholiques que la moyenne résistent, à l’image de Strasbourg (2 525 confirmations pour 8 276 baptêmes soit 30,5%) ou de Lille (1 428 confirmations pour 8 668 baptêmes, soit une indication de transmission de 16,5%), contrairement à d’autres (Lyon et Bordeaux, par exemple, où la transmission ne s’effectue pas aussi bien qu’à Marseille et Toulouse)."

Posté le 31 octobre 2014 à 10h52 par Michel Janva | Lien permanent

30 octobre 2014

7 décembre à L’Ile-Bouchard :« La Vierge Marie, les soldats, la Grande Guerre »

Le Sanctuaire de L’Ile-Bouchard organise une journée sur le thème : « La Vierge Marie, les soldats et la Grande Guerre », dans le cadre de la commémoration de la Première Guerre Mondiale, sous la présidence de Mgr Luc Ravel, évêque aux armées françaises.

Il y a cent ans, toutes les villes et villages de France ont été touchés par l’entrée en guerre. Tous imaginaient une guerre courte et facile. Mais dès les premiers mois, les morts ont été innombrables et les familles ont été meurtries par ce drame de la guerre. Les soldats ont connu l’enfer des tranchées. Quelle fut leur prière ? Quelle a été l’activité de l’Eglise catholique ? Quelle leçon pour aujourd’hui ?

Deux conférences, une table ronde et une veillée de prière pour la paix jalonneront ce dimanche 7 décembre, après la messe du matin présidée et prêchée par Monseigneur Luc Ravel.

Programme

11h15 : Messe à l’église St Gilles présidée par Mgr Luc Ravel

L’après-midi de conférences se déroule au Centre Municipal (sur l’ile de L’Ile-Bouchard) :

  • 13h00 : déjeuner au Centre Municipal
  • 14h30 : Conférence « L’église Catholique dans la Première Guerre Mondiale. » par Mr Francis Latour (historien, auteur d’une thèse sur la papauté dans la Première Guerre mondiale)
  • 16h15 : Conférence « La dévotion mariale chez les soldats pendant la Grande Guerre »  par Mgr Luc Ravel, évêque aux armées françaises
  • 17h30 : Table ronde avec Mr Francis Latour (conférencier), le Général Hervé-Michel Gobilliard (témoin de la veillée de prière), le Colonel Philippe Pasteau (auteur du livre 1914-1918 Des combattants tourangeaux, Tours 2014) …
  • 19h00 : dîner

20h15 : Veillée de prière mariale pour la Paix, ouverte à tous, à l’église St Gilles, avec le témoignage du Général Hervé-Michel Gobilliard, commandant de la FORPRONU à Sarajevo en 1994-95 : « Prendre des décisions militaires sous le regard de Marie ».

Renseignements complémentaires et inscriptions.

Posté le 30 octobre 2014 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent

29 octobre 2014

Les habitants de Dinan sont tous des saints [Add : réaction de Mgr Moutel]

Des saints, qui plus est, conçus sans péché, du jamais vu depuis la Sainte Vierge. La preuve : ils n'ont plus besoin de confessionnaux ! La ville de Dinan en propose quatre à la vente sur un site d'enchères. Si de pauvres pécheurs lecteurs du Salon beige en trouvaient l'utilité, (une tribune de choeur cherche aussi un acquéreur), les informations sont ici.

[Addendum] : Mgr Moutel, que nous remercions vivement, a obtenu l'annulation de la vente. Voici son communiqué :

"La presse du mercredi 29 octobre relate la mise en vente de confessionnaux de la basilique Saint-Sauveur par la commune de Dinan.
Mgr Denis MOUTEL, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, est surpris et choqué par cette annonce et proteste vigoureusement contre cette vente.

  • Le confessionnal n’est pas un meuble ordinaire. Il est le lieu de la célébration d’un sacrement et il ne peut trouver en aucun cas un autre usage. Le fait qu’il ne soit pas ou peu utilisé ne change rien à l’affaire : il a été et il sera encore le lieu d’une profonde expérience spirituelle pour les croyants.
  • Par ailleurs, cette vente est illégale puisque ce bien communal est protégé de manière permanente par son affectation légale et exclusive au culte. Cela veut dire très clairement que la commune de Dinan ne peut pas vendre ces confessionnaux.

J’ai demandé à Monsieur le Maire de Dinan que cette procédure de vente soit immédiatement arrêtée. J’ai obtenu l’assurance qu’il en sera ainsi.

Je n’oublie pas l’attention de tous les maires, dont celui de Dinan, ni les efforts considérables des communes, pour l’entretien et l’embellissement de nos églises et je les en remercie.

A Saint-Brieuc, le 29 octobre 2014

Mgr Denis MOUTEL

évêque de Saint-Brieuc et Tréguier"

Posté le 29 octobre 2014 à 15h04 par Louise Tudy | Lien permanent

28 octobre 2014

De grands Veilleurs, debout sur la tranchée de la civilisation et de la liberté

Lors de la messe d’hommage aux Bretons morts pour la France (1ère Guerre Mondiale) en la basilique Sainte-Anne-D’auray le 16 octobre, Mgr Centène a prononcé cette homélie :

"Dans le cadre du Centenaire de la guerre de 14-18 que l’on a qualifié de « grande », - parce que pour la première fois de notre histoire, elle fut mondiale, - parce que le nombre de morts a été très élevé, - parce que le sacrifice consenti a été infini, - et parce que ses conséquences furent incalculables, nous sommes réunis à Sainte-Anne-d’Auray, près du Mémorial qui a été édifié en leur honneur, pour rendre hommage aux soldats Bretons morts pour la France.

Combien furent-ils ? 240000 d’après ceux qui ont édifié ce mémorial, 130000 après que les sources aient été passées au crible de la science historico-critique. Ce qui est certain c’est que le pourcentage de combattants morts est supérieur à celui de l’ensemble de la France. Le chiffre de 240000 même s’il manque d’exactitude était tenu pour vrai par ceux qui ont voulu honorer leur mémoire, peut-être parce qu’il prend en compte tous ceux qui, une fois démobilisés ont succombé des conséquences de leurs blessures ou de la dureté de la vie des tranchées, entre 1914 et 1932, et leur nombre est difficilement vérifiable. Peut-être aussi tout simplement parce qu’il traduit par son ampleur la stupeur, la sidération, le traumatisme d’une population rurale et pacifique dans laquelle la rumeur occupait une grande place et où les légendes se mêlaient aux croyances, à une époque où les gens n’avaient pas accès à une information précise et rigoureuse.

Ce qui est indéniable c’est que ce chiffre était tenu pour vrai et cette certitude, qu’elle qu’en soit la cause et quand bien même elle serait erronée, appartient aussi à l’histoire au sens le plus large du terme. C’est la raison pour laquelle je ne pense pas qu’il soit opportun, comme cela a pu parfois m’être demandé, de modifier ce chiffre qui figure sur le mémorial. Il traduit l’ampleur d’un sacrifice, qui de par sa nature fut infini, pour chacun de ceux qui l’a consenti, et l’on ne saurait minimiser ce qui de par soi est inquantifiable. Le chiffre de 240000, dont nous comprenons bien que la rondeur est symbolique, quand bien même il serait erroné, traduit plusieurs vérités :

  • celle de la ténacité des régiments bretons qui ont pu être utilisés pour tenir des positions, là où d’autres régiments lâchaient prise,
  • celle des qualités d’une population rurale assez disciplinée et renouvelée par une forte natalité, les départements bretons comptaient à cette époque parmi les plus peuplés.
  • celle de la foi indéfectible d’un peuple catholique qui croyait en la vie éternelle et aux vertus du sacrifice,
  • celle de l’amour du foyer et de la terre des pères qui pouvait aller jusqu’au don de soi. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime ».

Et c’est à toutes ces vertus qui ne se réduisent jamais à des calculs mesquins que nous voulons rendre hommage aujourd’hui, un hommage qui nous est dicté par le devoir qu’impose la mémoire. C’est un devoir de gratitude et de reconnaissance à l’égard de ceux qui ont donné leur vie pour nous. C’est un devoir de transmission aux générations futures qui ont besoin de savoir d’où elles viennent pour construire leur identité et pour bâtir le monde de demain, car celui qui ne connait pas son histoire est condamné à la revivre.

Pendant cette messe nous prierons pour le repos de l’âme de ces soldats tombés au champ d’honneur dans la fleur de leurs vingt ans, tout à la fois victimes et héros. Victimes de la folie des hommes et de l’emballement des forces obscures de l’histoire. Héros parce qu’ils ont eu la force d’aller jusqu’au bout de leur engagement. Ne voir en eux que des héros serait faire abstraction de leurs rêves interrompus, de leurs projets jamais réalisés et de leur désir de vivre. Ne voir en eux que des victimes serait les tuer une seconde fois en méprisant la force et la valeur de l’idéal qui les animait.

Nous prierons pour eux afin que soit rendu un hommage à la totalité de ce qu’ils étaient : pour la majorité, des hommes de conviction, dépositaires de la foi de leurs pères qui, à l’image de Jean-Pierre Calloc’h, le plus célèbre d’entre eux, ont été de grands Veilleurs, debout sur la tranchée de la civilisation et de la liberté. Que Sainte Anne, que la plupart d’entre eux étaient venus prier dans cette Basilique, leur ouvre les portes de l’éternité. « Tes fils bretons Morts pour la France Ont espéré, Sainte Anne, en toi. Accorde-leur la récompense de leur amour et de leur foi. » Que les vertus qui les faisaient vivre soient assumées par leurs héritiers et servent à jamais pour la construction de la paix."

Posté le 28 octobre 2014 à 07h34 par Michel Janva | Lien permanent

27 octobre 2014

11 novembre : prière pour les poilus et pour la paix

« La mémoire est une dimension de notre foi chrétienne et commémorer permet à l’Eglise d’évangéliser le temps en proposant une vision de l’histoire »

L’évêque aux armées, avec l’accord des évêques de France,  propose que dans les églises de toutes les communes de notre pays soit organisé, le 11 novembre 2014,  un temps de prière pour ceux qui - du village ou de la ville- sont morts pour la France  durant la 1ère guerre mondiale et pour la paix.

Chaque village, jusqu’au plus petit, «se souviendra». Ainsi partout il sera fait mémoire, sous le regard du Seigneur, de ceux qui sont tombés.  Qu’ils aient été tués à Verdun, sur la Somme ou dans tout autre combat,  ces poilus étaient  issus d’un village ou d’une ville, ils étaient  « enfant de la paroisse ». Les chrétiens ne les oublient pas.

Il est suggéré aux communautés chrétiennes d’inviter à cette célébration  les familles descendant  des poilus, les élus municipaux, les membres des associations d’Anciens Combattants  et les habitants de la commune.

Le Diocèse aux armées françaises  et le Service National de Pastorale Liturgique et Sacramentelle mettent ici à votre disposition  plusieurs documents :

  1. Prière universelle  commune pour  toutes les cérémonies  (messe ou temps de prière)
    La même prière universelle  utilisée dans toutes les églises de France manifestera notre communion. Une prière unanime s’élèvera vers le Seigneur.
  2. Schéma de temps de prière, avec suggestions d’organisation,  destiné à  des animateurs ou des équipes liturgiques là où il n’y aura pas de prêtre.
  3. Feuillet à remettre éventuellement à ceux qui participent  à un temps de prière.

Posté le 27 octobre 2014 à 16h59 par Michel Janva | Lien permanent

26 octobre 2014

L'abbé Lelievre fête ses 25 ans de sacerdoce

L'abbé Lelievre fête aujourd'hui ses 25 ans de sacerdoce. Une occasion unique pour rendre grâce pour sa mission et rappeler l'action de la Famille Missionnaire de l'Évangile de la Vie, qui œuvre au quotidien pour diffuser au coeur de la société le message du Christ et de l'Eglise sur la Vie et la famille.

Pour le remercier, vous pouvez prier pour la Vie, et surtout pour la vie finissante, aujourd'hui gravement menacée. Vous pouvez aussi vous former et vous instruire sur ces questions, notamment en consultant son site internet, son Compte twitter et sa page Facebook. Et vous pouvez enfin soutenir son action matériellement ici.

Posté le 26 octobre 2014 à 15h20 par Michel Janva | Lien permanent

"Le Christ-Roi, Sauveur du monde"

Etes-vous inscrit à la prochaine université d'automne de l'association Notre-Dame de Chrétienté ? Ce sera le 15 novembre à Paris. Parmi les intervenants : Philippe de Villiers.

Posté le 26 octobre 2014 à 15h19 par Michel Janva | Lien permanent

«J’attends la Résurrection des morts et la vie du monde à venir »

Lors du Pèlerinage des familles en la basilique Sainte-Anne-D’auray le 5 octobre, Mgr Centène a prononcé l'homélie suivante :

"L’Evangile de ce 27ème dimanche du temps ordinaire nous invite à nous tourner vers le jour où « le Maitre de la Vigne viendra», à nous tourner vers la fin de notre credo, la fin dans les deux sens du terme, - c’est-à-dire d’une part vers les derniers articles « je crois à la Résurrection de la chair et à la vie éternelle », - mais aussi la fin au sens de finalité. La fin, c’est-à-dire le but de notre foi qui réside dans la communion bienheureuse avec Dieu, la contemplation éternelle de Dieu, la participation à la vie trinitaire, l’union définitive de nos personnes avec le Dieu qui nous sauve, union dont le mariage est la préparation et dont la virginité pour le Royaume est n’annonce prophétique.

Ainsi, dans notre démarche de pèlerinage centré sur la théologie du corps, après avoir contemplé l’homme dans le dessein de Dieu et l’homme historique, l’homme au risque de l’histoire, confronté aux périls de l’existence, nous sommes maintenant invités à contempler l’homme eschatologique. L’homme dans la Résurrection, l’homme arrivé au terme de l’histoire, l’homme opérant son retour au créateur, c’est une invitation à revisiter la foi de l’Eglise, ce qu’elle nous enseigne sur les fins dernières de l’homme. Le symbole des Apôtres nous fait dire : « je crois en la Résurrection de la chair et en la vie éternelle », le symbole de Nicée : « j’attends la Résurrection des morts et la vie du monde à venir ».

« J’attends » : nous avons souvent une conception passive de l’attente. Attendre nous parait souvent lié à la patience. On attend quelque chose qui ne dépend pas de nous, qui arrivera ou pas, qui sera bon ou mauvais, qui est désirable ou non. Nous attendons souvent avec un certain fatalisme alors que l’étymologie du mot devrait nous suggérer exactement le contraire. Attendre, c’est être tendu vers ! Toutes les fibres de notre être sont tendues vers les biens à venir, vers la réalisation de la promesse, vers la finalité pour laquelle nous avons été créés, vers notre pâques, vers la pleine réalisation en nos vies de ce qui s’est passé dans la vie du Christ, lui qui est, « parmi les morts, le premier ressuscité». Le christianisme ne professe pas exclusivement la foi en l’immortalité de l’âme. Pour cela la foi chrétienne n’est pas indispensable, une saine philosophie suffit.

Le propre du christianisme est d’affirmer la foi en la Résurrection. La religion chrétienne, contrairement à ce que l’on a parfois pensé, n’est pas la religion du mépris du corps, au contraire, elle réhabilite le corps en lui promettant une transfiguration basée sur le Baptême et l’Eucharistie. Elle fait du corps l’instrument indispensable de notre sanctification. Ceci est toujours nouveau, surtout dans une culture qui est mal à l’aise avec le corps. Tantôt on l’exalte, comme s’il était nécessairement candidat à des performances de beauté et de force, tantôt on le traite comme s’il était objet de consommation livré à la logique du désir avec une séparation tragique entre les coeurs et les corps. Les uns et les autres fonctionnent chacun de leur côté, chacun dans leur sphère, les coeurs d’une façon désincarnée, les corps d’une façon exclusivement matérielle, la gestation pour autrui n’étant qu’un avatar supplémentaire de cette tendance. Mais cette dissociation qui peut paraitre à certains comme libératrice est en réalité destructrice. On ne peut vivre indéfiniment cet écartèlement.

L’homme créé corps et âme est appelé à retrouver l’unité dans la vie éternelle. La Résurrection n’est pas l’immortalité qui nous ferait vivre éternellement avec nos blessures, ce serait vite insupportable. Elle n’est donc pas une simple réanimation comme le fut la Résurrection de Lazare, mais un état de vie humaine radicalement nouveau et radicalement différent de celui que nous connaissons actuellement, une manière nouvelle pour l’âme d’animer le corps de façon beaucoup plus harmonieuse, plus parfaite, une unité de la personne corps et âme fondée sur l’intimité de la vie trinitaire où tout est don, don parfait.

Créé pour Dieu, créé à l’image de Dieu, l’homme est créé pour le don, ce don que les trois personnes de la Sainte-Trinité vivent de façon parfaite, ne vivant que l’une pour l’autre. C’est ce que Jean-Paul II appelait la dimension sponsale de l’homme. Parce que nous attentons la Résurrection, parce que nous sommes tendus de toutes les fibres de notre être vers la réalisation des promesses de Dieu, vers l’accomplissement de l’appel qu’il nous adresse en nous créant, toute notre vie, dont la plénitude rendra l’image que nous sommes parfaitement adéquate à son modèle, est apprentissage de ce don et nos vocations spécifiques nous préparent à sa réalisation parfaite dans le mystère de la Résurrection. Le célibat consacré en est l’annonce prophétique, la réalisation effective dès cette vie, avec toutes les incompréhensions, liées à toute annonce prophétiques. Relisons la vie des prophètes de de l’Ancien Testament ! Le mariage pour sa part est l’expression humaine la plus complète qui nous prépare au don total et la Résurrection apparait comme la transfiguration de la parole échangée, comme l’élévation au niveau supérieur de l’engagement pris, comme exaltation définitive du don réalisé. Le Résurrection n’est donc pas la négation de la valeur du mariage, mais au contraire le plein accomplissement de ce qu’il signifie. Pendant cette messe, demandons au Seigneur qu’il nous donne la grâce de la fidélité à notre vocation, pour que les apprentissages de cette vie s’accomplissent pleinement et se réalisent de façon définitive dans l’éternité bienheureuse à laquelle nous sommes appelés."

Posté le 26 octobre 2014 à 11h00 par Michel Janva | Lien permanent

25 octobre 2014

Synode : La grâce des décisions sereines

Face aux grévistes de la communion, l'abbé Matthieu Rougé, curé de St Ferdinand des Ternes à Paris, pulie une tribune en réponse dans Le Monde. Il a intitulé son texte "La grâce des décisions sereines". Le Monde a préféré titrer "Accueillons gays et divorcés dans l’Eglise sans nous renier"... ce qui s'appelle une trahison :

"Qu’est-ce qu’un Synode ? Ce n’est pas une réunion politique qui, prisonnière des pressions contradictoires de lobbies partisans, s’imagine pouvoir trouver son salut dans de simples effets d’annonce. C’est une retraite : des évêques, entourés d’experts et d’acteurs de terrain, se rassemblent fraternellement autour du Pape pour prier et réfléchir sérieusement en vue de décisions à la fécondité durable.

Ce choix de la sérénité et du sérieux a été renforcé par la décision inédite du Pape François d’organiser un synode en plusieurs étapes : une large consultation, une première assemblée, une année d’approfondissement et une assemblée conclusive en octobre 2015, à partir de laquelle le Pape prendra ses décisions. « Processus laborieux », penseront certains. A notre époque de perpétuel emballement médiatique, une des premières missions de l’Eglise est au contraire de témoigner en faveur du temps long et des décisions sereines.

Quel est l’objectif de ce processus synodal ? Aider le plus grand nombre de familles, dans la complexité des circonstances actuelles, à vivre un bonheur durable et rayonnant à la lumière de l’Evangile. L’enjeu de ce questionnement est principalement ecclésial mais il concerne aussi toute la société, tant il est vrai que la fragilité contemporaine des familles contribue largement à la « fracture sociale » dénoncée depuis longtemps et jamais résorbée.

Que dire aux familles qui sont blessées par des ruptures ? La richesse chrétienne par excellence, le pardon, doit pouvoir être mobilisée en amont de séparations définitives. Mais quand une rupture est survenue, comment accompagner les personnes qui se retrouvent isolées ? Il existe ici et là dans l’Eglise des fraternités de personnes divorcées dont l’audace spirituelle devrait faire école si elles étaient mieux connues et valorisées.

Les personnes divorcées qui se sont remariées civilement sont chez elles dans l’Eglise. Le poids qu’elles ont à porter appelle une sollicitude spécifique à leur égard et à l’égard de leurs enfants. Mais la solution pour ces couples est-elle de faire comme si de rien n’était ? Le synode s’est finalement prononcé sur ce point en faveur d’un approfondissement ultérieur. En rester à un assouplissement de type disciplinaire serait une réponse insuffisante aux complexités de la recomposition familiale. Il ne s’agit donc pas de fermer quelque porte que ce soit mais de chercher avec un surcroît de profondeur spirituelle quelle porte vraiment originale ouvrir.

La question de l’accueil des personnes homosexuelles n’est pas d’abord un sujet familial. Chacun est le bienvenu dans l’Eglise quel que soit son chemin de vie. Pour tous peut s’ouvrir un itinéraire de rencontre avec le Christ et de découverte progressive des exigences de son amour. Mais il n’est pas contradictoire avec cette approche bienveillante d’affirmer que le mariage est une réalité spécifique : l’union d’un homme et d’une femme qui veulent fonder une famille, enracinée, pour les chrétiens, dans l’Alliance nuptiale de Dieu avec l’humanité.  Le respect dû à chacun ne passe pas par une uniformisation, en fait factice, des modèles de vie.

L’Eglise n’a pas à choisir entre la fermeté et l’ouverture mais à cultiver l’ouverture par l’approfondissement. Si l’on peut dire que le synode n’est pas allé assez loin, c’est dans ce chemin d’approfondissement de l’originalité salutaire du message chrétien sur la famille. Cela tombe bien puisque le processus synodal est loin d’être achevé."

Posté le 25 octobre 2014 à 15h10 par Michel Janva | Lien permanent

24 octobre 2014

Nîmes : quand la presse locale s'intéresse aux prêtres directement

AbgIntéressante série d'articles que le Midi Libre écrit sur les prêtres du diocèse de Nîmes. Après le nouveau vicaire général et le Père Mellet, voici la présentation d'un jeune prêtre diocèsain de 32 ans, l'abbé Nicolas Germain. Remarquable : 

"La foi, ce n'est pas une adhésion à un club, c'est une histoire d'amour. Il y a moins de défiance aujourd'hui, que par le passé, à l'égard des catholiques (...)

Le pape François a apporté une image qui séduit beaucoup par sa simplicité, son allant, son naturel. Mais il est important de souligner qu'il y a une immense continuité entre les différents papes. Ils sont les successeurs de saint Pierre. Chacun apporte son charisme personnel. Un pape ne peut être en rupture avec son prédécesseur, ni avec tous ceux qui se sont succédé (...)

Il y a une crise de la foi. Et une crise de l'identité chrétienne. C'est comme un arbre qui se coupe de ses racines. Il y a un patrimoine liturgique, architectural, qui a du sens. Mais on oublie à quoi cela correspond. L'identité chrétienne de l'Europe, c'est une évidence. Il faut permettre une réappropriation. “N'ayez pas peur”, a dit Jean-Paul II".

Posté le 24 octobre 2014 à 21h25 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (4)

Payer pour entrer dans une cathédrale ?

Lu dans Le Figaro :

"Lors d'une réunion entre le ministre de la Culture, le Centre des monuments nationaux et les hauts fonctionnaires en charge du patrimoine, la lancinante question des moyens de l'État pour faire face au gouffre que représente l'entretien des 77 cathédrales a de nouveau été posée. «Pourquoi ne pas faire payer l'entrée, tout en assurant la gratuité du culte?», a suggéré un participant, mettant en avant une possible manne pour l'entretien du patrimoine ou la sécurisation des œuvres d'art. Le gouvernement n'a encore rien décidé sur cette question sensible, propre à relancer une guerre passée. [...]

En France, il va sans dire que l'Église est vent debout contre l'application de ce principe du paiement à l'entrée. Mgr Jacquin, recteur de Notre-Dame de Paris, affirme simplement que «cela ne se fera jamais, car c'est contraire à la loi de séparation de l'Église et de l'État», qui précise clairement que l'accès au culte doit être gratuit et ouvert à tous."

Posté le 24 octobre 2014 à 07h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (30)

Les pécheurs peuvent communier à condition de désirer vivre selon l'Evangile

Du cardinal Philippe Barbarin dans Le Progrès :

"Le synode sur la famille a abordé le sujet sensible des catholiques remariés après un mariage. Ils n’ont pas le droit de communier, c’est-à-dire de recevoir l’hostie. Pouvez-vous rappeler à nos lecteurs ce que symbolise la communion ?

La communion trouve son origine au soir du Jeudi Saint, lors du dernier repas de Jésus avec ses disciples, avant sa mort et sa résurrection. Les formes ont beaucoup changé depuis les premiers temps de l’Eglise ; on a utilisé du pain azyme ou fermenté, des hosties… Selon les époques, la fréquence de la communion a beaucoup varié. A l’origine, on communiait le dimanche et même chez soi en semaine, chaque jour, avec le pain consacré que l’on avait emporté. Puis au Moyen-Age, saint Louis, par exemple, communiait trois fois par an et se confessait une ou plusieurs fois par semaine. Depuis le pape saint Pie X et surtout après le Concile Vatican II, l’habitude est revenue de communier à la messe dominicale, et même chaque jour pour ceux qui le souhaitent. Il y a une tension entre deux pôles : c’est une nourriture dont nous avons besoin et il est très important de veiller à tout faire pour nous rendre dignes de recevoir le corps du Christ. Dans l’Ecriture Sainte, on nous invite à communier souvent : « Celui qui mange de ce pain, il vivra » et on nous met en garde : « On doit s’examiner soi-même avant de manger de ce pain. »

Pourquoi la communion est-elle interdite, tout comme d’ailleurs le sacrement de réconciliation (confession), aux catholiques remariés après un divorce ? Seraient-ils indignes ?

Tout est dans la symbolique de l’Alliance : le baptême, le mariage et l’Eucharistie… C’est une alliance humaine qui se fonde sur l’Alliance entre Dieu et son peuple. A propos du mariage, Jésus dit : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ». L’Eglise considère donc, en raison de cette parole du Christ, qu’il doit y avoir une cohérence entre la communion, c’est-à-dire, le fait de recevoir Dieu en soi, et le communiant qui doit avoir le désir de vivre selon l’appel de Dieu. Cette question ne concerne pas seulement le mariage, mais aussi le rapport à l’argent, à la profession, à la vie sociale et politique. Nous devons tous nous poser cette question ! Où en suis-je de mon désir de conversion ? Les pécheurs que nous sommes tous ont besoin de la communion, et ils peuvent la recevoir, à condition de désirer clairement vivre selon les Paroles de Jésus."

Posté le 24 octobre 2014 à 07h05 par Michel Janva | Lien permanent

23 octobre 2014

26 octobre : messe pour la France à Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à une MESSE pour la FRANCE le Dimanche 26 Octobre 2014 à 10h30, en l'église de l'Immaculée-Conception (Toulouse - Quartier Faubourg-Bonnefoy).

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Posté le 23 octobre 2014 à 09h59 par Michel Janva | Lien permanent

22 octobre 2014

Mgr Aillet : Sortir du piège qui oppose vérité et miséricorde, doctrine et pastorale

L'évêque de Bayonne propose, dans Famille chrétienne, d’emprunter une troisième voie, inscrite au cœur de l'homme, où la loi est d’abord un chemin de croissance.

"Que faut-il penser du Synode ?

"Permettez-moi de commencer par un bémol. Un rapport du Synode, au lieu d’être un instrument interne pour guider la réflexion des groupes de travail, a été inopportunément publié à mi-parcours. Ses formules, même si elles pouvaient être généreuses, étaient hasardeuses et pleines d’ambiguïtés. Elles ont logiquement prêté le flanc à un embrasement des médias qui ont cru que l’Église admettrait les couples homosexuels et l’accès aux sacrements pour les divorcés remariés. (...) Il valait mieux ne rien publier du tout et attendre la fin du synode, c’est de l’amateurisme. Cela dit, le pape a fait état des discussions animées qui ont traversé l’assemblée synodale, en précisant qu’elles sont saines, ce qui prouve que la parole a été libre et constructive."

Malgré cette erreur de communication, le bilan du Synode est-il positif ou négatif ?

"J’ai été déçu de ne pas retrouver l’immense trésor de l’enseignement de Jean-Paul II sur la famille. Même s’il est cité dans le rapport final, on n’a pas l’impression que la théologie du corps, fruit d’une puissance intellectuelle et d’une expérience pastorale extraordinaires, soit mise à la disposition des familles.

C’est dommage, car cette théologie, redécouverte aujourd’hui par des jeunes couples qui ne viennent pas forcément du « sérail », offre une aide puissante pour les relations interpersonnelles, le langage du corps, le lien intime, source de bonheur entre relation sexuelle et ouverture à la vie, l’amour conjugal et la procréation."

Qu’avez-vous pensé du discours final du pape qui a fustigé les « traditionalistes » comme les « progressistes » ?

"Cette opposition dialectique dans laquelle le monde nous enferme fonctionne comme un piège. On n’a pas l’impression qu’on puisse sortir de cette opposition entre la doctrine et la pastorale. Entre ce qui relève de la vérité et ce qui relève de la miséricorde. C’est un peu comme si on ne pouvait sortir de cette opposition entre loi et liberté que par une négociation qui aboutirait à « un accord sur le désaccord » – pour reprendre la formule du pape adressée aux évêques d’Asie.

Certes, le chemin de crête reste difficile à trouver, mais il manque une troisième voie. Elle est cependant magistralement explicitée par Jean-Paul II dans Veritatis splendor, et a servi de lumière à Familiaris consortio, Evangelium vitae et même au Catéchisme de l’Église catholique dans sa partie morale. En effet, il dit que la vérité sur le mariage, l’amour conjugal et la famille, n’est pas d’abord une norme extérieure qui s’impose à la liberté de l’homme comme un fardeau lourd à porter, et insérée dans une culture du péché. Au contraire, elle est inscrite dans le cœur de l’homme, comme un sens inné du beau, du bien et du vrai.

La vérité morale qui resplendit dans le Verbe incarné n’est pas seulement une idée, un idéal à atteindre, elle est déjà présente dans l’intention. L’homme a besoin de principes pour éclairer son agir, et cette voie rejoint beaucoup mieux qu’on ne le pense les réalités concrètes du terrain. C’est une miséricorde qui ne méprise pas la capacité de tout homme à la perfection, même s’il vit des situations difficiles et qui présente la loi comme un chemin de croissance."

Comment peut-elle s’appliquer aux personnes qui sont aux périphéries de l’Église ?

"Tout l’art de l’accompagnement d’Evangelii gaudium, l’exhortation du pape François, consiste à aider toutes les personnes, quelles que soient les situations qu’elles vivent, à retrouver ce désir de perfection qui se cache au fond de leur conscience parfois étouffée par le péché, les passions, le milieu ambiant. L’accompagnement demande temps, patience, douceur et compassion, mais il aide la personne à trouver en elle-même les ressorts de son agir.

À la source de sa liberté, il y a ce sens inné du bien et du mal. Cette liberté n’est pas indifférence au bien et au mal. Cette conception de la liberté a engendré deux morales, la morale de l’obligation qui s’impose de manière extérieure à l’homme – et qui ne correspond plus à la requête d’autonomie de l’homme moderne –, et la morale de la conscience où chacun décide par soi-même. Jean-Paul II disait qu’entre ces deux morales, la morale chrétienne est une morale de la « théonomie participée », c’est-à-dire que la raison de l’homme a le pouvoir de déchiffrer et de formuler la loi de Dieu."

Les familles vont-elles profiter quand même du Synode ?

"Un des aspects positifs est que l’encyclique Humanae vitae, tant décriée, est ressaisie par l’ensemble du synode. Ce texte était prophétique, une vraie lumière pour l’ouverture à la vie. Dans le rapport final du synode, le témoignage des couples et des familles qui, sans être des élites, vivent le sacrement de mariage, est mis en valeur.

Finalement, il rejoint les aspirations qui sont dans le cœur de tout homme et peuvent répondre aux couples et aux familles qui ne savent pas comment agir. L’accent est mis également sur l’importance de la préparation au mariage, le témoignage de ceux qui vivent de la grâce de Dieu par la prière, la vie sacramentelle et des décisions pratiques de leur vie. Cela souligne l’importance du témoignage des personnes séparées qui demeurent fidèles, même si le rapport n’en parle pas assez."

Quelles suites aura le synode en France ? Les évêques vont-ils parler d’une seule voix ?

"Les conférences épiscopales et les diocèses vont être consultés avant la convocation de la seconde assemblée en octobre 2015, à Rome. Il y aura un débat entre nous, ce qui est positif à partir du moment où nos affirmations sont fondées.

Nous devons simplement veiller à rester fidèle à l’enseignement de l’Église, ne rien dire qui mette en discussion le mariage indissoluble fidèle, ouvert à la vie. Mais nous en saurons plus lors de la prochaine session plénière le 4 novembre à Lourdes, avec le retour de Mgr Pontier et du cardinal André Vingt-Trois qui ont participé au Synode."

Posté le 22 octobre 2014 à 15h44 par Louise Tudy | Lien permanent

25-26 octobre : pèlerinage au Mont-Saint-Michel

Avec En Avance.

Départ de Versailles le vendredi 24 octobre à 19h et retour à 21h le dimanche 26. Pour ceux n'habitant pas la région parisienne, possibilité de rejoindre directement en Normandie en voiture ou train.

Prix : 50€ avec le trajet en car, 30€ sans.

Posté le 22 octobre 2014 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent

21 octobre 2014

L'éthique universelle est profondément chrétienne

Posté le 21 octobre 2014 à 07h06 par Michel Janva | Lien permanent

19 octobre 2014

29 novembre : déjà 31 veillées pour la vie

A retrouver ici.

Les Veillées pour la vie lancent un grand concours d’affiches. La gagnante sera l’affiche officielle de ce cycle de veillées :

"Comme chaque année depuis quatre ans, un petit groupe de laïcs accompagné par le Père Hubert Lelièvre de la Famille Missionnaire de l'Evangile de la Vie, prend en charge la coordination nationale des Veillées pour la vie. L’initiative vient du pape émérite Benoît XVI : en novembre 2010, celui-ci avait appelé l’Eglise à prier pour la vie naissante au cours de la veillée ouvrant le temps de l’Avent, « un instant propice pour invoquer la protection divine sur chaque être humain appelé à l’existence».

Cette année, cette veillée se déroulera le 29 novembre. L’équipe d’organisation fait appel à toutes les sensibilités artistiques pour dessiner l’affiche de l’événement (plus d’informations pratiques ici). Outre les nombreux lots en jeu (Glorious, les Cortès, l’abbaye de Barroux ne sont que quelques uns des sponsors officiels !), participer à ce grand concours est une manière originale de proposer une réponse au discours ambiant qui tend à désacraliser la vie. Celle-ci est aujourd’hui souvent écartée. Au nom du confort, de la souffrance qu’on ne peut tolérer, de la maladie et même de la dignité, le choix de la mort paraît un recours préférable.Un discours bien éloigné du message d’amour de l’Eglise.

La prière pour porter le message de l’Eglise ?

Eric, l’un des bénévoles, explique : « Saint Jean-Paul nous exhortait sans cesse à nous battre pour la vie. Il nous disait de nous lever contre toutes les pressions et tentations qui veulent nous faire croire que la vie n’est pas sacrée. Je me rappelle notamment d’un sermon lors d’une messe à Central Park (en 1995 ndlr). Think tank, formations bioéthique, engagement associatif. Mille projets fous peuvent naître de cette exhortation, mais c’est dans le silence de la prière que nous trouvons la force d’agir, c’est pour cela que ces veillées sont aujourd’hui fondamentales.»

La Bienheureuse Mère Térésa ne conseillait pas autre chose. Elle dénonçait avec virulence les conséquences traumatisante de l’avortement : « Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu'est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ? » Et d’ajouter la première étape de toute action : prier. Parce que « plus nous recevons dans le silence de la prière, plus nous donnerons dans la vie active. »

Le Cardinal Barbarin, Monseigneur Rey, Monseigneur Cattenoz, de nombreux évêques et responsables de communautés religieuses soutiennent également cette initiative, afin d’unifier et de poursuivre ce désir de redonner sa place à la culture de la vie. Le 30 août, le Pape François a donné sa bénédiction apostolique et a engagé les chrétiens « à persévérer dans la prière ».

Le site www.veilleespourlavie.com réunit l’ensemble des veillées organisées et met à disposition des documents de formation, des archives, des affiches, la carte des lieux de prières et une liste des centres d’accueil et d’écoute pour femmes en détresse. Vous pouvez aussi contacter les organisateurs nationaux via leur adresse e-mail : veilleprovie@gmail.com."

Posté le 19 octobre 2014 à 22h35 par Michel Janva | Lien permanent

26 octobre : conférence sur les fins dernières à Carnac

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Posté le 19 octobre 2014 à 08h43 par Michel Janva | Lien permanent

18 octobre 2014

Mgr Turini nommé évêque de Perpignan

Le Pape François a nommé aujourd'hui Mgr Norbert Turini, alors évêque de Cahors, évêque de Perpignan-Elne. Il remplace Mgr André Marceau, parti à Nice.

Posté le 18 octobre 2014 à 19h23 par Michel Janva | Lien permanent

17 octobre 2014

Allocations familiales : Mgr Brunin dénonce le mensonge du gouvernement

Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre et président du Conseil « Famille et société » de la Conférence des évêques de France souhaite voir « sanctuarisées » les allocations familiales :

"Ce genre d’affaires est d’abord révélateur de beaucoup d’impréparation de la part du gouvernement. Il y a quelques semaines, le président de la République nous disait précisément le contraire de ce que vient d’annoncer le gouvernement. Sur le fond, nous n’avons aucune visibilité sur la politique familiale. Le gouvernement agit par petites touches, sans que nous puissions distinguer son intention exacte. Je partage les inquiétudes qu’elles suscitent, notamment de la part des associations familiales.

Depuis quelque temps, nous assistons dans notre pays à une déconstruction de la famille. Cette réforme serait contre-productive : comme le dit le pape François, la famille est le moteur de la société. Or ces mesures risquent précisément de gripper le moteur de notre société. Nous n’avons pas besoin de cela aujourd’hui.

[...] En entretenant le flou sur ses intentions concernant la politique familiale, le gouvernement place les Français dans un état d’incertitude. Or, en fondant une famille, en donnant la vie à des enfants, les couples font un pari sur l’avenir. Et lorsque des mesures législatives et politiques rendent l’avenir incertain, les familles sont mises en difficulté.

En touchant à l’universalité des allocations, le gouvernement franchit une ligne rouge. J’attends de l’exécutif qu’il fixe un cap en la matière, qu’il définisse un horizon précis quant à ses objectifs en termes de politique familiale. On ne peut faire vivre la société sans familles, et on ne peut faire vivre une famille que dans un climat de confiance.

Le premier ministre Manuel Valls parle lui d’une « mesure de justice »... Vous ne partagez pas cette avis  ?

Non. Évidemment, notre société doit tendre vers une justice sociale et, comme le dit la doctrine sociale de l’Église, vers un « juste salaire ». Mais nous n’y arriverons pas en touchant aux allocations versées aux familles. La famille, lieu d’éducation et de formation, ne peut être considérée comme une variable d’ajustement de la politique économique de notre pays.

Il ne s’agit pas d’une mesure de justice, mais au contraire d’une discrimination des enfants. Voulons-nous vraiment commencer à faire un tri entre les enfants qui naissent dans une famille riche et ceux qui vivent dans une famille pauvre ? Dans ce cas, jusqu’où irons-nous ? Supprimerons-nous, demain, le principe de l’enseignement gratuit pour tous ? L’État nous dira-t-il un jour : « Si vous fondez une famille, vous en paierez le prix » ? Il s’agirait d’une dérive grave.

Par conséquent, je demande que la sanctuarisation des allocations soit respectée. Les couples qui font le choix de fonder une famille doivent pouvoir bénéficier sans discrimination de la solidarité nationale. Fonder une famille n’est pas qu’une affaire privée : il est normal que la société soutienne les gens qui s’engagent dans cette belle aventure."

Posté le 17 octobre 2014 à 18h31 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Podvin : "la famille n'a pas besoin de ça en ce moment"

Le porte-parole des évêques de France, Mgr Bernard Podvin, a réagi sur Radio Classique à l'annonce d'une modulation des allocations familiales à partir du 1er juillet 2015 :

"Je pense qu'on ne prend pas les choses par le bon bout. Vouloir la justice sociale, oui, bien sûr. L'argument de justice sociale, qui ne le défendrait ?" Mais "la famille n'a pas besoin de ça en ce moment. Elle a besoin d'autres mesures, d'autres soutiens"

"[Je plaide pour] un soutien à notre démographie, qui est enviable au niveau mondial".

"Je regrette qu'on le prenne par ce bout parce que je trouve qu'on risque à nouveau de diviser sur la famille, sans même d'ailleurs que la mesure ne produise une efficacité réelle".

Posté le 17 octobre 2014 à 07h17 par Michel Janva | Lien permanent

16 octobre 2014

18 octobre : pèlerinage des pères de famille du diocèse de Bayonne

Samedi 18 Octobre 2014, quatrième édition du Pèlerinage Diocésain (Bayonne Lescar Oloron) des P’tits Pères qui aura lieu à Notre Dame d’Abet à Lahontan (64).

Rendez vous a 08H30 sur Place. Boucle pédestre de 13kms avec une messe a 17h00 à l’église de Notre Dame d’Abet célébrée par le Vicaire Général Bisch.

Confessions, adoration et topos; Prévoir Pique Nique

Thème 2014: "Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Église »

Posté le 16 octobre 2014 à 21h56 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Marc Aillet et le Synode sur la famille

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Posté le 16 octobre 2014 à 14h20 par Michel Janva | Lien permanent

Paris XVIIe : bénédiction de la chapelle St Jean-Paul II

FAujourd'hui, jeudi 16 octobre (36ème anniversaire de l’élection de Jean-Paul II au Siège de Pierre), messe à 19 heures présidée par S. Exc. Mgr Luigi Ventura, Nonce Apostolique en France, en l'église Saint-Ferdinand des Ternes (27, rue d’Armaillé – Paris XVII – Métro Argentine, Etoile, Ternes.

En ces temps troublés, venez priez le « Pape de la famille » !

Le père Matthieu Rougé, curé de la paroisse, précise :

"La fête liturgique de saint Jean-Paul II est fixée au 22 octobre, date d’inauguration de son pontificat. Mais en raison des vacances de la Toussaint, nous l’anticiperons de quelques jours. Le 16 octobre est aussi une belle date : c’est l’anniversaire de l’élection de Karol Wojtyla au Siège de Pierre (le 16 octobre 1978) ; c’est également la fête de sainte Hedwige, reine de Pologne (dont le corps repose à la cathédrale de Cracovie) et de notre sainte Marguerite-Marie (que Jean-Paul II est allé vénérer à Paray le Monial en 1986).

Mgr Ventura présidera la Messe dans l’église. Il sera entouré de plusieurs prêtres polonais (dont notre P. Artur). Puis il se rendra dans la chapelle pour la bénir, après quoi chacun pourra s’y recueillir et déposer des intentions de prière. L’icône de Jean-Paul II, bénie une semaine après sa canonisation, rappelle sa devise et sa dévotion mariale. Elle nous accompagnera dans l’adoration eucharistique. La chapelle conservera également une relique que nous a envoyée le Cardinal Stanislas Dziwisz, ancien secrétaire particulier de Jean-Paul II et actuel archevêque de Cracovie.

La douce et stimulante présence de saint Jean-Paul II ne s’arrêtera pas là : le « Trésor du scribe » (les quatre mercredis soir de novembre) nous aidera à accueillir l’actualité de son enseignement. Et, si tout va bien, nous proposerons un pèlerinage à Cracovie et Czestochowa en mai…

Et surtout, notre engagement dans la « nouvelle évangélisation », appelée de ses vœux par Jean-Paul II, va prendre un tour bien concret avec la participation de notre paroisse à la mission diocésaine de l’Avent 2014. Accueillez avec confiance et générosité les invitations à vous y investir. N’ayez pas peur ! L’intercession de Jean-Paul II nous accompagne."

Posté le 16 octobre 2014 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent

15 octobre 2014

Caté Calé: conférence pour étudiants et jeunes professionnels à Versailles

L'abbé Jean de Massia (Fraternité Saint-Pierre) crée le "caté calé" un 1 mercredi sur 3 au restaurant le Franco-Belge (place du Marché à Versailles) à 20h45.

Le concept : 45 minutes de topo (de 21h à 21h45), suivi de discussions et d’un moment sympatique et convival. Réservé au étudiants (après le bac) et aux jeunes professionels. Thème général de l'année : le Mystère de l'Eglise.

Le prochain Caté-calé a lieu aujourd'hui 15 octobre. Thème : le salut.

C

Prochaines dates : 

  • 15 octobre,
  • 5 novembre,
  • 26 novembre,
  • 17 décembre,
  • 14 janvier,
  • 4 février,
  • 4 mars,
  • 25 mars,
  • 15 avril,
  • 6 mai,
  • 27 mai,
  • 17 juin.

Posté le 15 octobre 2014 à 08h53 par Michel Janva | Lien permanent

18 octobre : chapelet pour la France à Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à un

CHAPELET pour la FRANCE

le Samedi 18 Octobre 2014 de 14h30 à 15h30, en l'église Notre-Dame de La Dalbade de Toulouse.

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Posté le 15 octobre 2014 à 07h07 par Michel Janva | Lien permanent

14 octobre 2014

Aperçu du jubilé d'Una Voce

Une petite vidéo pour ceux qui n'ont pas pu venir : 

Posté le 14 octobre 2014 à 21h57 par Le Salon Beige | Lien permanent

Normandie : l'ex-séminaire de Sommervieu bientôt en vente

Lu sur Ouest-France :

M"Propriété du diocèse, ce château, l’église et l’immense parc qui accueillaient une communauté pourraient être vendus. Reste à trouver un acquéreur pour un tel ensemble.

D'ici quelques mois, le diocèse de Bayeux - Lisieux devrait mettre en vente l'ancien séminaire de Sommervieu. Un château de 100 chambres, une église et un immense parc qui accueillaient une communauté religieuse jusqu'au printemps dernier.

« Rien n'est encore fait, assure Pascal Leblanc, directeur du patrimoine pour le diocèse de Bayeux - Lisieux. Nous nous orientons vers une vente, mais il n'y a pas d'urgence. Il faut éviter que ce patrimoine inutilisé ne devienne trop coûteux pour le diocèse. »

Si le prix de vente n'est pas encore connu, reste à savoir qui pourrait acquérir cet ensemble immobilier hors du commun, propriété de l'Église depuis le XVe siècle. De leur côté, les élus de la commune sont attentifs. « Pas question de voir la magnifique chapelle néogothique démolie ou d'imaginer que le site se dégrade, faute d'acquéreur, insiste Mélanie Lepoultier, le maire de Sommervieu. Quelle que soit la valeur financière de cet ensemble immobilier, ce qui compte pour les élus et les habitants de la commune, c'est son importance patrimoniale. »"

Le bâtiment était occupé jusqu'en février dernier par une dizaine de membres de la Fraternité Charles de Jésus. Il y a de quoi créer une belle école...

Posté le 14 octobre 2014 à 10h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Visite virtuelle de la basilique de Vézelay

A découvrir ici.

Posté le 14 octobre 2014 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent

13 octobre 2014

"Le chant grégorien, chant liturgique paroissial"

C'était le thème du cinquantenaire d’Una Voce :

0Pas assez de temps », « conférence trop courte », « table ronde trop rapide »… Les critiques n’ont pas cessé durant les deux jours du cinquantenaire d’Una Voce, les 4 et 5 octobre, à Sainte-Jeanne-de-Chantal (Paris). Mais, à bien y regarder, ces critiques sont, en réalité, fort élogieuses ! Les 200 participants n’ont pas condamné la qualité des interventions mais regretté que les conférences et les tables rondes ne dépassent pas 60 ou 90 minutes. Et il est vrai qu’elles auraient pu durer le double tant les thèmes et les intervenants étaient de qualité. On y a parlé grégorien, chant sacré, développement d’une chorale paroissiale, histoire. On y a entendu des hommes d’Église pétris d’humilité, au verbe clair. On y a surtout vécu un rare moment spirituel joyeux.

5Spirituel car le grégorien n’est pas un vestige du passé. Il n’est pas l’apanage de quelque vieux moine hostile à notre époque. Il n’est pas un beau chant qui viendrait accompagner la liturgie, se coller sur les textes de la messe. Non, le grégorien est liturgique. Il est la prière de l’Église comme le rappelle le Pape François dans sa bénédiction apostolique lue à la messe du dimanche : « Le IIe Concile du Vatican, dans sa constitution Sacrosanctum Concilium sur la liturgie, exhorte à ce que « le trésor de la musique sacrée doit être conservé et cultivé avec la plus grande sollicitude » (SC n° 114). Il affirme également que « le chant grégorien est le chant propre de la liturgie romaine et qu’il doit occuper, toutes choses égales par ailleurs, la première place dans les actions liturgiques ». Le vénérable Paul VI, saint Jean-Paul II et le Pape Benoît XVI ont exprimé à maintes reprises l’attention que l’Église portait à la transmission du patrimoine liturgique et à la qualité du chant sacré, particulièrement du chant grégorien. Parce que celui-ci est tout particulièrement adapté à l’action liturgique et manifeste l’unité diachronique et synchronique de l’Église dans la célébration des Mystères sacrés, il a, à côté d’autres formes musicales légitimes, toute sa place dans le chant liturgique paroissial.

4« Toute sa place dans le chant liturgique paroissial », tel est le but d’Una Voce et de ce cinquantenaire : rendre au grégorien paroissial toute sa place. Rendre ce trésor à tous. Pas uniquement aux latinistes distingués. Pas uniquement aux « bons catholiques » qui assistent à la forme extraordinaire du rit romain ; mais aussi à tous, dans les paroisses, à Paris comme dans les petits villages de campagne. D’ailleurs, la table ronde qui a sans doute été la plus suivie a été celle sur le développement d’une chorale paroissiale. Et ce sont justement des hommes et femmes de terrain qui ont débattu [Lire la suite]"

Posté le 13 octobre 2014 à 21h54 par Michel Janva | Lien permanent

12 octobre 2014

L'abbaye de Lagrasse jugée plus belle restauration de France par le jury du Grand Trophée 2014

Magnifique

"La restauration distinguée par le Grand Trophée a permis le sauvetage et la mise en valeur du cloître du XVIIIème siècle. Des travaux qui n’auraient pu se faire sans l’aide de l’association pour la sauvegarde et la mise en valeur de l’Abbaye de Lagrasse(ASMVAL) et le soutien de la région. "Nous saluons le travail accompli par la communauté de l’ASMVAL ; le cloître de l’Abbaye a retrouvé sa beauté passée. Véritable bijou niché au cœur du pays cathare, le monument jouit aujourd’hui d’un éclat magnifique", explique Joseph Henriot, président de la Fondation pour les Monuments Historiques".

Avap

Posté le 12 octobre 2014 à 21h49 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (1)

28-30 novembre : WE veilleurs

VLien.

Posté le 12 octobre 2014 à 08h08 par Michel Janva | Lien permanent

26 octobre : Sauvez l'église de La Bouille (76)

Banderole La BouilleVoir ici.

Posté le 12 octobre 2014 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent

10 octobre 2014

Père Daniel Ange : ne pas se taire, jusqu'au martyre, pour sauver les enfants

 

Dans l'émission de Famille chrétienne "Trois minutes en vérité", le Père Daniel Ange réagit aux propos de Mgr Pontier, qui, quelques jours avant la Manif pour tous de dimanche dernier, avait privilégié "la réflexion" des évêques au "combat contre une loi future".

Posté le 10 octobre 2014 à 17h34 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (15)

Bénir des unions entre personnes de même sexe ?

Quelle drôle d'idée. Et pourtant c'est un prêtre qui l'a émise. Thibaud Collin répond sur son blog :

"Le père Guggenheim se situe dans une perspective qu’il nomme « théologie de la rencontre et de l’écoute ». Il affirme que « l’importance accordée à l’homosexualité dans la société et dans l’Eglise » ne doit pas être seulement vue comme la marque d’une idéologie mais « aussi révélatrice du travail de l’Évangile dans les cœurs ». Fort d’une telle lecture des signes des temps, le père Guggenheim envisage la possibilité « d’esquisser une vision chrétienne de l’homosexualité ». En attendant son prochain livre qui devrait nous éclairer sur ce qu’il entend par là, on peut comprendre ce qui à ses yeux légitime une telle vision : le constat que certaines « personnes homosexuelles souhaitent rester chrétiennes, tout en vivant un amour humain authentique étant donné ce qu’elles sont ». Notons que le père Guggenheim change subrepticement de registre, passant des personnes à la tendance considérée en elle-même.  Ce qui justifie pour lui le passage d’un registre à l’autre est ce qu’il désigne comme « l’amour authentique » vécu par ces personnes. Effectivement comment nier que la nature de cet amour relève de ce qu’il faut bien appeler l’homosexualité ? Dès lors au nom de ce qu’il y a d’authentique dans cet amour, une vision chrétienne de l’homosexualité ne serait-elle pas envisageable ? Cela pourrait s’incarner dans ce qui n’est pour l’instant présenté que comme une hypothèse, « la reconnaissance d’un amour fidèle et durable entre deux personnes homosexuelles, quel que soit leur degré de chasteté », reconnaissance s’incarnant dans une bénédiction.

Il me semble qu’une telle proposition repose sur de graves confusions touchant aussi bien la méthode que le contenu. Le père Guggenheim souligne avec justesse la nécessaire attitude d’écoute et de rencontre que tout baptisé, et a fortiori tout pasteur, doit avoir envers qui que ce soit. Certes dans la perspective de l’évangélisation qui est celle du synode, le Christ offrant le salut à tous, tous doivent être rejoints, là où ils en sont. Mais une telle attitude d’écoute des personnes implique-t-elle nécessairement de bénir pour autant ce qu’elles vivent ? Une bénédiction n’est-elle pas à la fois approbation et soutien ? Il est parfaitement compréhensible qu’une personne se sente rejetée lorsque son interlocuteur se désintéresse ostensiblement de ce qui constitue des contenus importants de sa vie, et il faut veiller à ne pas blesser l’autre. De là conclure que l’accueil des personnes homosexuelles passera par la reconnaissance de « l’amour authentique » qui les unirait est une fausse piste.

Que signifie « amour authentique entre personnes de même sexe » ? De deux choses l’une : soit il s’agit d’une complicité, d’une proximité chaste, relevant donc de l’amitié entre personnes de même sexe, et qui ne peut de fait s’apparenter à une union homosexuelle ; on peut alors effectivement en  « dire du bien », sans aller jusqu’à une bénédiction en bonne et due forme pour éviter toute confusion ; soit il s’agit d’un sentiment amoureux et d’une attirance sexuelle dans lesquels l’autre est vu comme un objet de jouissance (quelque soit le vécu subjectif qui lui peut être sincère) tel que Karol Wojtyla le démontre dans Amour et responsabilité. Dès lors parler ici d’ « amour authentique quelque soit le degré de chasteté » est une contradiction dans les termes. Gardons-nous de confondre la bénédiction des personnes et la bénédiction de ce qu’elles vivent, tout comme le jugement de ce qu’elles vivent n’a rien à voir avec le jugement de ce qu’elles sont. Gardons-nous aussi d’absolutiser la recherche de communion qui doit, elle aussi, rester au niveau des personnes mais savoir trouver le recul sur les actes.

Nous avons vu de grands théologiens découvrir dans les années 1950/60 la classe ouvrière et qui, au nom du « dialogue, de la rencontre et de l’hospitalité », en arrivèrent à bénir les revendications de certains syndicalistes avant de devenir de fidèles compagnons de route du Parti communiste, oubliant l’incompatibilité de Marx avec l’Evangile ! C’est un peu comme si Jésus avait pensé que pour rejoindre Zachée il lui fallût d’abord dire du bien de la corruption des collecteurs d’impôts. Dans ce cas, qu’aurait-il eu encore à lui apporter ?

La miséricorde divine est offerte à tous quelque soit sa situation mais la miséricorde présuppose la vérité à l’aune de laquelle chacun peut découvrir sa misère et accueillir le don de la grâce."

Posté le 10 octobre 2014 à 07h36 par Michel Janva | Lien permanent

08 octobre 2014

Le temps de quelques jours : un film à voir

Bande-annonce officielle Le temps de quelques jours from La Vingt-Cinquième Heure on Vimeo.

Commentaire de France Inter :  

"« Le Temps de quelques jours » est une plongée dans le quotidien des Sœurs de l’Ordre le plus stricte de France, dans une Abbaye au sud de la France. Un documentaire rare, un chuchotement, à la limite du film d'auteur, où ces femmes livrent leurs réflexions sur cette vie de sacrifice et ce don de soi. 

« Si le Saint Esprit le veut, le film se fera. » Ce sont les paroles prononcées par la Mère Abbesse, devant la communauté de l’Abbaye Notre-Dame de Bonneval, dans le sud de la France, à propos du film« Le Temps de quelques jours », de Nicolas Gayraud. Sorti en salle de puis le 1er octobre dernier, ce documentaire est une ode au recueillement, un film où le silence prend tout son sens".

Posté le 8 octobre 2014 à 21h58 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

07 octobre 2014

Manif pour tous : "l'Eglise de France se coupe de ses forces vives"

A la question "Faut-il aller jusqu'à manifester" dimanche, Mgr Pontier, président de la Conférence des évêques de France, avait répondu à la Croix, le 2 octobre :

« La Manif pour tous n'étant pas un mouvement d'Église, il n'est pas de mon rôle de commenter leur choix politique de manifester dans les rues. La manifestation est l'une des formes de la liberté d'expression dans nos démocraties. Mais cela ne peut pas devenir le seul moyen. Nous, évêques, sommes davantage engagés dans un processus de réflexion, plutôt que dans un combat contre une loi future. On ne se situe pas sur le plan politique mais sur le plan anthropologique, même si une loi a des conséquences anthropologiques. »

Extrait du décryptage de Jean-Marie Guénois paru le lendemain dans les pages Opinion du Figaro (via) :

"C'est exactement ici que se pose le problème de la méthode d'action. Car c'est bien pour les «conséquences anthropologiques» de ces lois — mariage homosexuel, PMA et GPA (...) —, et non pour des raisons politiques, que des centaines de milliers de familles sont descendues et vont encore descendre dans la rue dimanche. Elles s'opposent - non pas aux homosexuels, comme on leur en fait le procès - mais à une vision de la société et de l'éducation qui met sur le même plan l'union d'un homme et d'une femme et celle de deux personnes du même sexe.

Voilà la «conséquence anthropologique» à laquelle le président des évêques veut encore «réfléchir», alors qu'une loi est déjà passée et que d'autres se préparent. Ce faisant, il abandonne officiellement ceux qui combattent et assume du même coup une lourde responsabilité : il ne souhaite certainement pas cette législation, mais, en se taisant, sur ces lois et en tournant le dos à ses opposants, il donne un aval «politique» à l'avancement concret de cette évolution «anthropologique» au cœur de la famille, donc de la société. C'est maintenant acté.

Autre conséquence interne, alors que s'est levée, par cette actualité, une jeune génération de catholiques, ce pasteur choisit de la laisser orpheline. Ces jeunes s'organisent aujourd'hui, seuls, loin de l'épiscopat. L'Église de France se coupe là, et pour longtemps, de ses forces vives."

Posté le 7 octobre 2014 à 22h01 par Louise Tudy | Lien permanent

Nouvelle messe selon la forme extraordinaire à Paris

À partir de ce dimanche 12 octobre, les fidèles du Nord-Est de Paris en général et de Saint-Georges-de-la-Villette (112 - 114 avenue Simon Bolivar, 75019 Paris) bénéficieront d’une messe dominicale mensuelle selon la forme extraordinaire du rite romain. Une messe mensuelle, le deuxième dimanche de chaque mois, à 9 h 30.

Posté le 7 octobre 2014 à 21h52 par Michel Janva | Lien permanent

06 octobre 2014

Internet et "l’hydre nouvelle"

L'éditorial de monseigneur Podvin :

"Il est fréquent de dire que le terrorisme est une hydre. Un mal qui « se renouvelle constamment et semble augmenter en proportion des efforts faits pour le détruire » selon le dictionnaire. Mais il serait plus pertinent (et, ô combien urgent !) de mobiliser les compétences qui « maîtrisent » le numérique. L’hydre a désormais un caractère inédit.

En amont, Internet est vecteur d’une fascination sans médiation qui provoque un enrôlement dans le djihad.
En aval, Internet est démultiplicateur d’une diffusion sans retenue des horreurs perpétrées.
En amont, le discernement se radicalise.
En aval, l’atrocité provoque la sidération de l’internaute.
Formater et sidérer, voilà ce dont le terrorisme se repaît !
Inhiber en séduisant.
Inhiber en horrifiant.
Toutes les forces scientifiques, politiques, éducatives et spirituelles doivent se concentrer contre cette nouvelle « rationalité » sanguinaire. Péguy, le visionnaire, ne connaissait pas Internet, mais nous pressait déjà de lutter contre « tout élément de peur qui soit invasion de servitude, invasion de notre vie intérieure ».

Mgr Bernard Podvin

Posté le 6 octobre 2014 à 19h55 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (7)

05 octobre 2014

Café-Caté à Paris sur le thème du Notre Père

Café-caté 2014-2015 par le père Louis-Marie de Blignières fondateur de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier pour étudiants et jeunes professionnels.

Le premier mardi de chaque mois à 20 h 30 dans un café du Quartier latin : Le Sorbon, 60, rue des Ecoles, 75006 Paris Métro Cluny-Sorbonne

Thème : Le Notre Père, essence de la prière

  • 7 Octobre 2014 : Témoignages de Marie et Michel, convertis de l’islam
  • 4 novembre 2014 : « Notre Père… »
  • 2 décembre 2014 : « …qui êtes aux Cieux, que votre Nom soit sanctifié »
  • 6 janvier 2015 : « Que votre Règne arrive »
  • 3 février 2015 : « Que votre Volonté soit faite… »
  • 3 mars 2015 : « Donnez-nous aujourd’hui notre Pain de chaque jour »
  • 7 avril 2015 : « Pardonnez-nous nos offenses…
  • 5 mai 2015 : « Ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du Mal. »

Posté le 5 octobre 2014 à 07h34 par Michel Janva | Lien permanent

04 octobre 2014

Ringards…dès le deuxième enfant ?

Communiqué de presse du porte-parole des évêques de France : 

"En politique familiale, rien n’est fortuit.

Et aucune mesure décrétée n’est purement technique. Toute décision traduit la conception philosophique que le législateur veut promouvoir de la famille. Il n’est donc pas du tout du registre de la coïncidence que la prestation accordée à la naissance du second enfant soit amputée des deux tiers au moment précis où veut s’organiser le passage en force d’une mentalité et d’une jurisprudence éthiquement très préoccupantes en matière de procréation et gestation!

Ce n’est pas du tout une coïncidence, mais la signature funeste de ce que le Cardinal Vingt-Trois appelle un « démembrement ». Comment ne pas réagir vigoureusement? L’Europe envie la vitalité (relative mais réelle) de notre démographie. Deviendrait-on ringards dès le désir du deuxième enfant? La famille dite « nombreuse » est le creuset d’un altruisme inestimable. Les coupes sombres budgétaires qui affecteront les foyers (tous revenus confondus!) sont inadmissibles. Il y a tant d’autres domaines où des économies peuvent se faire. Donner la vie est ce qu’il y a de plus grand. La famille est ce que nous avons de plus cher et de plus fragile!"

Mgr Bernard Podvin
Porte-parole des évêques de France

Posté le 4 octobre 2014 à 18h10 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (3)

Rosaire pour la France à la basilique Royale de saint Maximin de la Sainte Baume

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Posté le 4 octobre 2014 à 15h21 par Michel Janva | Lien permanent

25-26 octobre à Biarritz : construire son couple

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Posté le 4 octobre 2014 à 07h44 par Michel Janva | Lien permanent

02 octobre 2014

Mgr Santier assure de son soutien les défenseurs de la famille

Mgr Santier est évêque du diocèse de Créteil. Il vient de publier ceci (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

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Posté le 2 octobre 2014 à 22h46 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr de Kérimel ne peut pas se taire concernant les mères porteuses

Communiqué de Mgr de Kerimel :

"Des voix se font entendre pour légaliser la GPA (Gestation pour Autrui), en inventant une soi-disant « GPA éthique » pour couvrir d’une illusion morale une pratique déshumanisante. Avec la GPA, ainsi que la PMA (Procréation Médicalement Assistée) ouverte à tous les couples, notre société reconnaîtrait un droit à l’enfant, au détriment du droit des enfants.

La GPA n’est rien d’autre que l’homme réduit à l’état de marchandise. On peut, dans certains pays, vendre ou acheter de l’humain. Ailleurs, on élimine déjà l’être l’humain. Jusqu’où va-t-on aller dans ces dérives ?

Mesure-t-on le changement que la GPA va introduire dans la relation enfants/parents ? Peut-on concevoir qu’un humain relève du droit de propriété d’un autre humain qui l’a acheté ? C’était le cas du temps de l’esclavage. Est-on en train de régresser en inventant de nouvelles formes de servitude ?

Personnellement, je ne peux pas me taire et je soutiens tous ceux qui œuvrent contre ces dérives, quelle que soit leur sensibilité politique ou religieuse."

K

Posté le 2 octobre 2014 à 15h59 par Michel Janva | Lien permanent

4 octobre : rosaire pour la France à Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à un ROSAIRE pour la FRANCE le

Samedi 4 Octobre 2014 de 14h00 à 16h00, en l'église Notre-Dame de La Dalbade de Toulouse.

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Posté le 2 octobre 2014 à 07h19 par Michel Janva | Lien permanent

01 octobre 2014

Rosaire pour la France à Metz samedi 4 octobre

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Posté le 1 octobre 2014 à 22h32 par Michel Janva | Lien permanent

30 septembre 2014

L'homélie du cardinal Vingt-Trois à la messe de rentrée des parlementaires

Ce soir, l'archevêque de Paris célébrait une messe à Sainte-Clotilde :

"Le cri que Job a lancé vers Dieu du fond de sa misère trouve un écho dans tous les cœurs qui se sentent abandonnés. Certes, nous le savons, le sentiment de désastre ultime est très relatif. Dieu merci, nous sommes tous loin d’avoir connu des épreuves comparables à celles de Job et ce que beaucoup de nos concitoyens considèrent comme des situations insupportables ne sont rien comparées aux millions d’hommes et de femmes qui sont soumis à des risques mortels, soit par la famine, soit par les épidémies, soit par des catastrophes naturelles ou toutes sortes de périls. Combien d’hommes et de femmes à travers notre monde du XXIe siècle, à quelques heures d’avion de chez nous rêvent de connaître ce que nous jugeons intolérable ?

Mais si relatifs que soient nos embarras et nos réelles difficultés, ils n’en provoquent pas moins un sentiment d’insécurité diffus qui ne se limite pas à la comptabilité des faits délictueux et qui se nourrit aussi de la préoccupation omniprésente de la sauvegarde d’un certain nombre d’avantages qui constituent les éléments d’un certain confort. Depuis des années, et à plusieurs reprises, j’ai saisi toutes les occasions pour inviter chacun à s’examiner sur ses modes de consommation et inviter notre communauté nationale à s’interroger sur le modèle de consommation que nous finançons non seulement par le crédit particulier mais encore par la dette publique. Aujourd’hui le nombre de nos concitoyens qui n’ont plus de visibilité sur leur avenir ni de sécurité dans leur présent atteint des proportions qui affectent la totalité de notre système social. Et voilà que nous devons y ajouter la charge de nos responsabilités internationales en Afrique et au Moyen-Orient pour lesquelles le soutien moral des autres nations peine à se concrétiser par des engagements militaires et financiers réels. Estimer que nous traversons une phase critique n’est plus un jugement partisan mais une constatation partagée.

Comment pourrions-nous évoquer cette crise dans le seul cadre de notre pays ? Comment pourrions-nous oublier les chrétiens d’Orient que l’on veut- forcer à abjurer leur foi ou à quitter le pays où leurs communautés vivent depuis des siècles ? Leur sort est un enjeu non seulement pour l’Église, mais aussi pour toute la société contemporaine. Nous sommes appelés chaque jour à leur venir en aide, non seulement en accueillant ceux qui sont contraints de fuir, mais aussi et surtout en aidant ceux qui doivent pouvoir rester dans leurs pays. La dimension des persécutions qu’ils subissent nous oblige aussi à nous interroger sur la manière dont notre vie publique reconnait la réalité des communautés religieuses et développe des moyens éducatifs pour aider des jeunes à réagir devant certains messages fanatiques.

Face à ce constat de crise, comment ne serions-nous pas préoccupés de voir se développer un discrédit croissant à l’égard de celles et de ceux qui tentent de mettre leurs talents et leurs capacités au service de la collectivité, élus ou membres des administrations ? Comment échapper à la tentation du fatalisme ? Permettez-moi de vous parler directement en évitant ce que l’on appelle habituellement la « langue de bois ». Je me limiterai à souligner quelques points qui me semblent particulièrement importants.

L’écart qui se creuse entre l’action et le discours politiques et la réalité telle que beaucoup la vivent et la perçoivent n’est-il pas le reflet d’une sorte d’hystérisation de la vie politique qui donne un spectacle dans lequel la violence polémique du langage a du mal à masquer l’impuissance de l’action. Les clivages idéologiques légitimes semblent occuper à ce point le champ du raisonnement que leur lien avec le réel en devient secondaire. Mais l’homme de bon sens sait que l’invective et l’exagération verbales sont le signe de l’incapacité à faire avancer des actions qui changent le réel.

Je sais que ce travers de notre vie publique est provoqué et accentué par le rythme frénétique de l’information continue et la propagation sauvage des messages informatiques notamment par les réseaux sociaux. Mais je sais aussi que nous pouvons résister à la tentation de la phrase lâchée sans précaution,-et, parfois, sans intention- qui devient une scorie rêvée pour le tri sélectif des polémiques possibles ou supposées. Il dépend de nous tous de ne pas céder à la facilité du message instantané, délivré sans information contrôlée, ou pour répondre à la phrase d’un autre et nourrir une sorte de virtualité de l’hostilité. Les excès de certains médias se nourrissent aussi de nos faiblesses.

Les naufrages successifs qui font peu à peu de la Mer Méditerranée un cimetière où sont ensevelis les victimes des gangs et des réseaux de trafiquants d’êtres humains, ajoutés à tous ceux qui meurent dans le long chemin qui est censé les conduire de l’Afrique sub-saharienne au Maghreb puis vers l’Europe sont aujourd’hui une nouvelle forme de crime contre l’humanité. Comment pouvons-nous continuer d’être fiers de notre démocratie au point de vouloir légitimement en défendre les principes face au terrorisme de DAECH et d’autres et ne pas être capables d’unir les forces des pays développés pour lutter réellement contre l’anéantissement de tant de nos semblables ? Comment imaginer un instant que notre relative prospérité et la paix dont nous jouissons pourront être préservées sans affronter les périls qui menacent le monde ? Comment laisser croire que notre pays pourrait s’entourer de frontières étanches et que le mal et les dangers sont ailleurs ? Nous voyons bien que le terrorisme passe les frontières. Il frappe en Syrie et en Irak, il frappe en Algérie, il menace aux Philippines.

Il ne peut pas y avoir seulement un traitement armé, indolore et lointain de ce groupe terroriste. Il faut aussi affronter la tentative de séduction qu’il exerce sur un certain nombre de jeunes désorientés. Le combat contre DAECH est un combat avant tout idéologique dont seul l’engagement déterminé des musulmans et des nations arabes permettra de triompher.

L’attrait de nos médias pour jouer le rôle de procureur de la morale de notre société ouvre une carrière inespérée à la jalousie et à la délation. Mais ce tribunal a d’autant plus de succès qu’il tombe sur des victimes moralement faibles. La légitimité de la vie privée et le droit de protéger l’intimité de nos existences imposent des limites à la confusion entre information et voyeurisme. Mais, en revanche, ce serait une grave illusion d’imaginer que la rectitude morale peut dissocier la personne privée et le personnage public. Les êtres humains ne sont pas dissociables et les défauts et les qualités des personnes sont les mêmes dans les deux domaines. N’est-ce pas d’ailleurs cette présomption d’unité de la personne qui fonde ou détruit notre confiance ? Il n’y a pas de moralité à deux vitesses.

Nous savons que la démographie positive de notre pays est une de nos principales richesses et qu’elle est à la fois le fruit de la solidité des familles françaises et d’une politique familiale de plusieurs décennies pendant lesquelles on a privilégié le bien commun sur des intérêts particuliers. Le démembrement progressif de cette politique familiale n’est pas seulement une pénalisation pour les couples qui accueillent des enfants. Il est aussi un coup sévère pour l’avenir de notre pays. Réduire la procréation à la satisfaction d’un désir personnel d’enfant est une erreur. Cette erreur s’accompagne d’une dissociation de la conception d’un enfant et de la relation stable de ses parents réels. Laisser croire que la PMA ou la GPA peuvent se substituer à l’amour personnel des parents est un risque grave qui fait insensiblement de l’enfant un objet de consommation et de la femme une prestataire de service marchandisé. Ce serait une atteinte directe au respect des droits de l’homme.

Si j’ai voulu évoquer brièvement certains aspects de notre situation présente, c’est pour mieux mesurer votre responsabilité dans cette période et dans les mois et les années qui viennent. C’est de votre parole et de votre action que dépendra la cohésion du tissu national, quelles que soient les différences entre les opinions et les projets. La supériorité de notre système démocratique sur des systèmes fanatiques ou totalitaires est mise à l’épreuve. C’est à nous de démontrer qu’il est au service de l’homme, de tout homme, et qu’il ne se réduit pas à défendre les avantages du monde occidental.

Les fils de Zébédée auraient bien voulu montrer leur supériorité en pulvérisant leurs adversaires par le feu tombé du ciel. Jésus doit leur faire comprendre que ce n’est pas le chemin dans lequel il les entraîne. Qu’il nous aide à comprendre comment tracer notre chemin dans ce temps difficile. Qu’il soit lui-même la source de notre espérance. Amen".

Posté le 30 septembre 2014 à 21h42 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (8)


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