05 mai 2016

7 mai : Rosaire pour la France à Metz

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Posté le 5 mai 2016 à 14h46 par Michel Janva | Lien permanent

7 mai : rosaire pour la vie à Notre-Dame de Paris

Samedi 7 mai 290ème ROSAIRE POUR LA VIE à ND de PARIS à 16 h 15 chapelle du Saint Sacrement.

En union avec les groupes de « rosaires pour la vie » des autres cathédrales de France et de francophonie.

Les rosaires ont lieu tous les premiers samedis du mois.

Posté le 5 mai 2016 à 10h11 par Michel Janva | Lien permanent

samedi 7 mai : Veillée en l'honneur de la Vierge Marie à l'église Saint Etienne de Briare (45)

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Posté le 5 mai 2016 à 09h16 par Michel Janva | Lien permanent

03 mai 2016

Les 25 ans de l'abbaye Notre-Dame de Miséricorde à Rosans

L’abbaye bénédictine Notre-Dame de Miséricorde, à Rosans, fêtera le 30 juin le 25e anniversaire de sa fondation et se lance dans des travaux d’agrandissement. La Mère Abbesse a été interrogée dans La Nef. Extrait :

P7161862"Notre-Dame de Miséricorde est une abbaye bénédictine sise au diocèse de Gap et d’Embrun qui recouvre le département des Hautes Alpes. Elle est récente, mais ses racines sont profondes, comme le soulignent quelques dates de son histoire. Érigé en abbaye en 2002, le monastère a vingt-cinq ans d’âge, implanté à Rosans dans une vallée des Alpes par l’abbaye Notre-Dame de Fidélité à Jouques, elle-même issue en 1967 de l’abbaye Saint-Louis du Temple qui fêtera en décembre son 200e anniversaire. Mais nos racines remontent plus loin encore, puisque la vie monastique qui renaît en France après la tourmente révolutionnaire se rattache au vieux tronc bénédictin, lequel s’est développé à partir du VIe siècle ! Ce mélange d’ancien et de nouveau s’inscrit dans la physionomie du monastère, avec ses corps de bâtiments récents déployés à partir d’une vieille ferme. Et dans la communauté qui compte 26 moniales s’ajustent toutes les générations d’âge ! L’alchimie vivifiante des nova et vetera est sans doute l’une de nos caractéristiques : nos pieds sont enfoncés dans un passé chargé de mémoire et notre regard est ouvert au présent de l’Église et du monde, par où notre cœur rejoint l’aujourd’hui de Dieu !

Posté le 3 mai 2016 à 07h51 par Michel Janva | Lien permanent

Vêpres de l'Ascension à 18h à Sainte Elisabeth de Hongrie

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Posté le 3 mai 2016 à 05h58 par Michel Janva | Lien permanent

02 mai 2016

La "Loi-Travail" (... selon saint Joseph)

Une belle méditation offerte par les Frères de Chémeré sur le mystère du travail humain et chrétien.

 

"En ce début du mois de mai, tous à vos rosaires pour honorer la Reine des Cieux!

PS. Du 5 au 13 mai, n'oubliez pas la neuvaine au Saint-Esprit pour la préparation à la Pentecôte ..."

Les Frères de Chémeré

Posté le 2 mai 2016 à 15h45 par Marie Bethanie | Lien permanent

01 mai 2016

Retraite à l’Abbaye Notre-Dame de l’Annonciation pour jeunes filles

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Posté le 1 mai 2016 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent

30 avril 2016

11 mai : conférence de Jean Sévillia à Toulouse

Conférence Toulouse mai 2016

Posté le 30 avril 2016 à 07h44 par Michel Janva | Lien permanent

29 avril 2016

Une morale "sympathique" a édulcoré le sens du péché

Cette semaine, le père Mathieu Rougé apporte son regard sur les dernière mesures prises par l'Eglise en France pour accompagner les victimes et lutter contre la pédophilie :

Posté le 29 avril 2016 à 17h03 par Michel Janva | Lien permanent

28 avril 2016

L'abbé Alexis Garnier présente le 34ème pèlerinage de Pentecôte sur TV Libertés

Posté le 28 avril 2016 à 22h43 par Michel Janva | Lien permanent

29 avril : messe pour la France à Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à une MESSE pour la FRANCE le Vendredi 29 Avril 2016 à 18h30, en l'église de Notre-Dame du Taur de Toulouse (12, rue du Taur).

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Posté le 28 avril 2016 à 10h54 par Michel Janva | Lien permanent

27 avril 2016

Le génocide vendéen

En 20 minutes très pertinentes :

 

et pour diffuser l'information aux petits et aux grands, n'oubliez pas l'incontournable Petite Histoire des guerres de Vendée, disponible ici.

I-Moyenne-2523-petite-histoire-des-guerres-de-vendee.net

Posté le 27 avril 2016 à 19h30 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

L'organisation du pèlerinage de Chartres recrute

SL'organisation du pèlerinage recrute ! Venez servir aux équipes des Soutiens. Découvrez les différents "métiers".

A tous ceux qui veulent rendre service, il y a toujours de la place, en fonction de vos savoir-faire et de votre aptitude. Vous pourrez prier différemment. L'esprit de service aux pèlerins marcheurs est la seule raison d'être de cet engagement.

Les Soutiens sont répartis en 4 pôles opérationnels :

  • Logistique (montage des bivouacs, accueil, distribution de l'eau et du pain, service des sacs et des WC)
  • Service d'Ordre (équipes de sécurité, de circulation, de haltes, de ramassage pèlerins)
  • Clergé / Cérémonies (organisation des cérémonies, accueil des prêtres)
  • Santé (équipes médicales)

Nous cherchons aussi des profils plus ciblés, comme les permis poids lourds, les caristes, les infirmiers,...

Pour découvrir les soutiens, cliquez ici.

Posté le 27 avril 2016 à 10h32 par Michel Janva | Lien permanent

26 avril 2016

Découvrez Missio, exemple de jeunes au service de la nouvelle évangélisation

ImageI. Qu’est-ce que MISSIO ?

Missio est un mouvement de jeunes laïcs créé au début des années 90 afin de répondre à l’appel du pape Jean Paul II à une « Nouvelle Évangélisation » .Animés d’un mouvement Missionnaire, nous croyons fermement que les jeunes catholiques que nous sommes ont un devoir de témoigner de Jésus-Christ vis-à-vis de cette immensité de jeunes avec lesquels nous vivons dans nos écoles, nos métiers et nos facultés et qui ignorent tout de Jésus-Christ qui est venu sur terre pour les sauver.En bref, Missio est un moyen de :

  • Vivre pleinement sa Foi,
  • Témoigner de Jésus-Christ,
  • Nouer de profondes amitiés,
  • Se former dans sa Foi.

Pour ce faire, un certain nombre d’activités de formation ou de loisirs est proposé tout au long de l’année et spécialement pendant les vacances d’hiver et d’été où des camps à l’étranger sont organisés. Ces activités sont l’occasion de toucher des jeunes de tout horizon.

II. Pourquoi MISSIO ?

Toi qui est chrétien – c’est à dire disciple du Christ- ne te sens-tu pas tenu de témoigner de la Bonne Nouvelle des Évangiles dont tu es le messager ? Les membres de Missio ont à cœur d’exposer le message d’espérance dont le Christ nous a légué le dépôt. Ce message est aujourd’hui d’une actualité remarquable dans une société où beaucoup de jeunes semblent complètement désorientés. Ainsi, un mouvement tel que Missio a une importance toute particulière au début du troisième millénaire car il propose aux jeunes de mieux connaître le Christ et son Église. Déjà en 1957, aux lycéens de Rome, Pie XII lançait :« Ne soyez pas une jeunesse molle, Soyez plutôt une jeunesse enflammée, une jeunesse ardente. Allumez et faites se répandre le feu que Jésus vint apporter dans le monde ». De même, en 1968, Paul VI rappelle que :« L’Église recommande sans cesse que l’apostolat soit bien ordonné et organisé, et qu’on évite la dispersion des forces ».

III. À qui s’adresse MISSIO ?

Concrètement, Missio s’adresse à tous les jeunes âgés de 16 à 22 ans et plus particulièrement à tous ceux qui ne connaissent pas ou peu le Christ et son message de foi,d’espérance et de charité. Bien entendu, nous nous adressons aussi à de jeunes catholiques car notre action missionnaire a besoin d’animateurs enthousiastes et généreux : « La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux » (Lc,X,2). Car finalement, quel jeune pourrait prétendre connaître toute la doctrine catholique et ne pas avoir besoin de renforcer sa Foi ? Enfin, 16-22 ans c’est l’âge des premiers grands choix personnels de la vie, des premières responsabilités, c’est l’accession à une foi adulte, en bref une époque formidable où les jeunes peuvent témoigner de la vitalité de l’Église !.

IV. Quelques précisions sur MISSIO

Missio défend le principe de « l’apostolat des jeunes par les jeunes ». Le mouvement est donc entièrement placé sous la responsabilité de jeunes laïcs. Nous pensons que la jeunesse est l’âge au cours duquel il est possible et nécessaire de commencer à bien agir : l’histoire est remplie d’exemples de jeunes agissant avec sérieux ou témoignant de bien belle manière leur Foi en Jésus-Christ. Missio est constitué d’équipes de 8 à 12 personnes, garçons et filles, qui forment des îlots d’amitié saine. Grâce à l’authenticité de cette amitié, des jeunes extérieurs au mouvement peuvent petit à petit s’agréger aux équipes, surtout à l’occasion des camps, et en viennent à participer à nos activités. Les équipes restent autonomes, mais elles obéissent toutes aux chefs qui contrôlent et coordonnent l’action de l’ensemble du mouvement.  Les saints patrons de Missio : Saint Paul, Saint Dominique et Saint François-Xavier

V. Pour nous aider

MISSIO ne pourrait subsister sans la contribution de quelques amis. Vous aussi vous pouvez soutenir cette action missionnaire au service de l’Église :

  • Par la prière sans laquelle toutes nos actions humaines restent vaines.
  • En nous faisant connaître et en parlant de nous aux personnes susceptibles d’être intéressées par nos activités.
  • Par des dons matériels et financiers ; l’argent reste le « nerf de la guerre » indispensable à toute action.

Posté le 26 avril 2016 à 09h23 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (12)

25 avril 2016

Avec le padre. Les aumôniers militaires dans la guerre

Padre_tri0611Il s'agit de la dernière bande dessinée des éditions du Triomphe écrite par l'abbé Michel du Peyret, aumônier des écoles de Coëtquidan : 

"Des hommes de Dieu dans la guerre : telle est l’histoire paradoxale qui nous est contée. Une histoire bouleversée qui suit celle de la France et de ses conflits. Depuis les débuts de l’ère chrétienne jusqu’à aujourd’hui, Michel de Peyret retrace l’épopée des prêtres qui ont accompagné les soldats en ayant le souci de leur âme au milieu des combats. Cette BD mêle histoire militaire et histoire religieuse, se concentrant sur des personnalités héroïques et souvent édifiantes.

Des premiers chapelains qui accompagnaient l’ost en campagne aux prédicateurs galvanisant les troupes, on rencontre le père François, chapelain dans l’armée de la pucelle. La charité pastorale des aumôniers se dépensait alors à cheval ou à pied, au milieu des soldats, des blessés et des mourants. L’enquête se concentre surtout sur des portraits d’aumôniers qui, aux XIXe et XXe siècle, ont marqué les mémoires : Mgr Lanusse, présent à Camerone, Sedan et la Commune de Paris termina son périple à l’école militaire de Saint-Cyr. Il exhorta et accompagna les soldats dans plus de 200 batailles ! L’énergique père Paul Doncœur fut, quant à lui, le modèle de l’aumônier militaire de la Grande Guerre.

Au milieu du danger et de la souffrance, on parlait beaucoup de la Patrie et du devoir mais peu de Dieu et du salut des âmes. Plus près de nous, on est impressionné par le courage des aumôniers de terrain d’Indochine qui soutinrent les corps, et les esprits brisés des soldats emprisonnés dans les terribles camps du Viêt Minh.

Dans toutes les guerres, les « padre » s’illustrèrent en s’attachant à faire l’œuvre de Dieu au milieu des luttes qui réjouissent l’enfer".

Infos et commande.

Posté le 25 avril 2016 à 11h34 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

24 avril 2016

Fraternité Saint-Vincent Ferrier : avancement du chantier

banches from Fraternité Saint-Vincent-Ferrie on Vimeo.

Pour les aider

Posté le 24 avril 2016 à 16h16 par Michel Janva | Lien permanent

23 avril 2016

26 avril : conférence du chanoine Denis à Béziers

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Posté le 23 avril 2016 à 08h56 par Michel Janva | Lien permanent

22 avril 2016

Pétition pour la nomination d'un autre président pour la commission pédophilie de la CEF

Le Collectif J'ai mal à mon Eglise lance une pétition destinée à la Conférence des évêques de France, afin qu'elle nomme un autre président qu'Alain Christnacht à la tête de la commission sur la pédophilie :

Alain_christnacht_pays_dr"La commission pédophilie de l’Eglise catholique en France va avoir un travail extrêmement important et délicat à mener.

Or rien ne justifie de confier la présidence de cette commission à une personne qui participe, en particulier comme fondateur et membre du think tank Terra Nova, à l’élaboration et la promotion de projets en totale contradiction avec l'enseignement de l'Eglise.

De fait, toutes les mesures prises François Hollande dans le domaine de la famille ont été préparées et préconisées par Terra Nova, de la loi Taubira à la mise sous conditions de ressources des allocations familiales en passant par la mise sous conditions du congé parental.

La nomination de M. Alain Christnacht, qui fut aussi directeur de cabinet de Christiane Taubira, est très inquiétante, aussi bien sur le discernement que la naïveté de ceux qui ont pris cette décision : pensent-ils encore vraiment que le fait de s’allier avec les pourfendeurs de la pensée et de la société chrétienne va attirer sur eux leurs bonnes grâces ? Comment pouvaient-ils imaginer qu’un nombre immense de catholiques ne se sentiraient pas trahis par ceux qui devraient leur donner l’exemple du courage et de la cohérence ? Et s’ils l’ont prévu, c’est encore pire car cela signifierait qu’ils ont préféré plaire au monde médiatico-politique qu’aux attentes et besoins du peuple chrétien déjà durement malmené.

N’y avait-il personne d’autre de hautement qualifié, capable d’assumer la Présidence de la commission pédophilie ? N’y avait-t-il personne, chez les catholiques ou au moins proches de la pensée chrétienne, qui soit susceptible de remplir ce mandat ? Serions-nous tous des incapables aux yeux de nos évêques ? Nous, catholiques, sommes profondément heurtés et atteints. Certes, l’enseignement de l’Eglise nous guide et nous soutient, mais nous nous sentons abandonnés des évêques de France, véritablement incompris, seuls. Cependant, nous ne pouvons croire que la situation en restera là.

Nous espérons sincèrement que la CEF comprendra notre émotion et renoncera à cette nomination.

Le collectif J'ai mal à mon Eglise."

A signer ici

Posté le 22 avril 2016 à 18h50 par Le Salon Beige | Lien permanent

24 avril : messe du cardinal Burke à Lourdes dans la basilique du Rosaire

L'Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre nous prie d'annoncer la messe pontificale de SER le Cardinal Burke à l'occasion du pèlerinage à Lourdes de l'Institut, qui sera célébrée dans la forme extraordinaire le dimanche 24 avril à Lourdes, dans la basilique du Rosaire, à 8h30.

C'est certainement la première fois depuis une vingtaine d'années qu'une messe pontificale est célébrée dans la forme extraordinaire dans cette basilique.

Posté le 22 avril 2016 à 17h21 par Michel Janva | Lien permanent

Portrait de l'abbé Coiffet par ses amis

Monsieur l’abbé Denis Coiffet, prêtre fondateur de la Fraternité Saint Pierre, aumônier général de Notre Dame de Chrétienté de 2011 à 2015, a remis son âme à Dieu le 3 juillet dernier, à l’âge de 63 ans. Dans un livre de témoignages et de photos réalisé par Notre Dame de Chrétienté et qui sera publié le 14 mai, à l’occasion du pèlerinage de Chartres, ses amis qui l’ont connu à tous les âges de sa vie, accompagné dans ses différents apostolats et veillé à l’heure de son agonie ont pris la plume.

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Parmi eux, des responsables du pèlerinage de Chrétienté, des amis prêtres bien sûr, mais aussi les témoignages exceptionnels de sa Sainteté le Pape émérite Benoît XVI, du Cardinal Jean-Pierre Ricard, de Monseigneur Marc Aillet, de Dom Louis-Marie, Révérend Père Abbé du Barroux, de Monsieur l'abbé John Berg, supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre, Jean Sévillia et Philippe de Villiers.

« Unité. Le maître mot de toute ma vie », a confié celui-ci quelques jours avant sa mort. Ce recueil de témoignages, exprimant à travers ses auteurs différentes sensibilités, offre un portrait spirituel et humain complet de l’abbé Coiffet. 

L’abbé Denis Coiffet par ses amis. Itinéraires d’un pèlerin de Notre-Dame. Sortie le 14 mai 2016. 15 euros

Posté le 22 avril 2016 à 16h12 par Michel Janva | Lien permanent

21 avril 2016

Il ne manque tout de même pas de laïcs engagés n’ayant pas participé à la création de Terra Nova

Suite à la réaction violente et confuse de Patrice de Plunkett, qui ne voit pas en quoi cela pose problème de confier une responsabilité aussi importante au sein de la CEF à un des fondateurs et membre du conseil d'administration de Terra Nova, dont le sous-titre est "La Fondation progressiste" (voir aussi ici), le site le Rouge et le Noir, à l'origine de l'information, reprise dans ce post, précise les points suivants suite à l'article de Radio Notre-Dame :

"L'article de M. de Plunkett est un procès d’intention : il n’est question nulle part du cardinal Barbarin, ni d’un complot contre sa personne ; ni davantage d’une éventuelle appartenance à la franc-maçonnerie de M. Christnacht. Notre article note que M. Christnacht n’était pas en fonction pendant le vote de la loi sur le mariage homosexuel.

Le R&N constate surtout que les évêques eux-mêmes n’avaient qu’à s’incliner devant cette décision, prise par la présidence ou le Conseil permanent de la CEF. Auraient-ils tort de s’inquiéter d’une nomination si polémique ?

Il ne s’agit pas tant de voir dans cette affaire une ingérence insupportable de l’État ou une manœuvre obscure de la Franc-Maçonnerie – autant d’accusations invraisemblables au regard de la réputation (qu’elle soit méritée ou non) de M. Alain Christnacht – mais plus simplement une imprudence objective de la CEF.

Chaque fois qu’un cas de pédophilie est malheureusement constaté dans un diocèse, il faut faire preuve de tact, de délicatesse, de souci pastoral, et, surtout, de justice. Il aurait été plus avisé de confier cette mission à absolument tout le monde, sauf à un politique – en particulier quand les intérêts et positions de celui-ci sont si souvent contraires à la volonté de l’Église, comme le prouve sa participation à la Fondation Terra Nova (passée sous silence dans le communiqué de la CEF). Pourquoi n’avoir pas confié cette responsabilité à une personne plus habituée au fonctionnement des tribunaux plutôt qu’à un ancien membre de cabinets ministériels, par exemple ? Pourquoi avoir confié ce poste à une personnalité bénéficiant d’un large réseau de journalistes et d’hommes politiques à gauche ? Il ne manque tout de même pas de laïcs engagés n’ayant pas participé à la création de Terra Nova…"

Concernant l'appartenance supposée à la franc-maçonnerie de ce dernier, Patrice de Plunkett semble tout simplement avoir pris comme référence une accusation d'un simple lecteur ayant déposé un commentaire sur le Salon beige en 2010. Alain Christnacht avait tout simplement réfuté à l'époque cette accusation en laissant lui-aussi un commentaire sur le Salon beige six mois après sans que personne ne mette en doute ce démenti...

"A propos de l'invitation à évoquer des sujets de bioéthique qui m'avait été faite par la Conférence des évêques de France, mon nom est précédé de l'expression "le franc-maçon". Je tiens à préciser que je ne suis pas et n'ai jamais été franc-maçon. Alain Christnacht"

A défaut de construire une argumentation solide et sourcée, Patrice de Plunkett montre qu'il vient donc de temps en temps, comme Alain Christnacht, s'informer sur le Salon beige où il reste le bienvenu malgré nos divergences de vue...

Posté le 21 avril 2016 à 15h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

Pèlerinage à Tilly-sur-Seulles les samedi 23 et dimanche 24 avril

Pour les 120 ans du début des Apparitions de la Sainte Vierge à Tilly-sur-Seulles, dans le Calvados, le pèlerinage de la « Supplique à Dieu pour le retour du Roi » de Pontmain (La Supplique a lieu tous les 17 de chaque mois à Pontmain) organise deux jours d’information et de prières dans ce lieu peu connu et sous-estimé.

À Tilly, la voyante Marie Martel a été privilégiée, de nombreuses fois, non seulement des apparitions de la Très Sainte Vierge, mais encore des messages du Sacré-Cœur, de saint Michel et de sainte Jeanne d’Arc.

Un grand nombre de ces messages concerne la France et le retour de son Roi.

Le but est donc de les faire connaître aux pèlerins de la Supplique de Pontmain qui viennent déjà prier pour le retour du Roi, mais aussi à tous les gens « de bonne volonté » inquiets du salut de la France et de la déliquescence mortelle dans laquelle notre pays est entré.

Merci de contacter :

François-Xavier PACHOT - dit Chouandecoeur (au 06 07 50 26 58 ou à chouandecoeur@orange.fr).

Posté le 21 avril 2016 à 12h22 par Michel Janva | Lien permanent

23 avril : chapelet pour la France à Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à un CHAPELET pour la FRANCE le Samedi 23 Avril 2016 de 14h30 à 15h30, en l'église Notre-Dame de La Dalbade de Toulouse

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Posté le 21 avril 2016 à 12h16 par Michel Janva | Lien permanent

Conférence épiscopale : nous ne pouvons pas accepter la nomination d'Alain Christnacht

IndexNous sommes dépités, horrifiés pour certains : Monsieur Alain Christnacht, ancien directeur de cabinet de Christiane Taubira (nommé en 2015), ministre qui a porté la légalisation de la dénaturation du mariage (la fameuse Loi Taubira), va présider la commission d’experts, chargée de conseiller les évêques de France sur les cas de pédophilie.

Cette nomination est bien une décision de la présidence de la Conférence des évêques. La plupart des évêques devra donc s’incliner devant cette décision qu’ils n’ont pas prise.

Comment ont-ils pu en arriver là ? Comment un homme combattant la doctrine de l’Eglise peut-il conseiller la plus haute autorité catholique de notre pays ?

Devons-nous y voir l’origine du manque d’entrain d’un certain nombre d’évêques français à s’investir dans la lutte contre la loi Taubira ?

Ou bien devons nous comprendre que certains évêques français auraient des choses à cacher suite aux dernières affaires de pédophilie en s’alliant avec le pouvoir en place ?

Cela n’a plus rien de nouveau de dire aujourd’hui qu’une grande partie de l’épiscopat français est en décalage complet avec les catholiques de « base ».

Ce geste nous invite à réfléchir à nouveau aux propos scandaleux de Mgr Stanislas Lalanne qui disait sur RCF, en pleine crise sur la pédophilie, qu'il « ne sai[t] pas si on peut parler de péché à proprement parler » ! Mgr Lalanne est membre du conseil permanent de la Conférence des évêques de France et consulteur du conseil pontifical pour les communications sociales.

Réfléchissons aussi sur la personnalité complexe de Mgr Olivier Ribadeau Dumas, porte parole de la conférence des évêques de France, qui désapprouvait avec des arguments fallacieux (cf : La Croix 27/08/2015) Mgr Dominique Rey, évêque de Toulon, lorsque celui-ci invitait Marion Maréchal Le Pen à une réflexion sur l’engagement politique des chrétiens avec des élus de tous bords dans son diocèse.

La gravité du recrutement de Monsieur Alain Christnacht doit nous inciter à réfléchir sur des choix posés par des évêques qui président la CEF et qui sont un affront pour les chrétiens et un danger pour l’Eglise.

Extrait du Catéchisme de l'Eglise catholique

675 Avant l’avènement du Christ, l’Église doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants (cf. Lc 18, 8 ; Mt 24, 12). La persécution qui accompagne son pèlerinage sur la terre (cf. Lc 21, 12 ; Jn 15, 19-20) dévoilera le " mystère d’iniquité " sous la forme d’une imposture religieuse apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité. L’imposture religieuse suprême est celle de l’Anti-Christ, c’est-à-dire celle d’un pseudo-messianisme où l’homme se glorifie lui-même à la place de Dieu et de son Messie venu dans la chair (cf. 2 Th 2, 4-12 ; 1 Th 5, 2-3 ; 2 Jn 7 ; 1 Jn 2, 18. 22).

Posté le 21 avril 2016 à 07h28 par Le Salon Beige | Lien permanent

19 avril 2016

L’enfouissement des chrétiens en Occident, un crime contre l’humanité

Une très belle tribune de Cyril Brun, à lire en entier sur Riposte catholique :

[...] "Refoulé toujours plus dans une sphère privée de plus en plus étroite, ce qui a trait au religieux tousse çà et là et secoue de spasmes incontrôlés la vieille carcasse humaine que la camisole idéologique et doctrinale ne sait plus comment contenir ni maîtriser. Le sentiment religieux est une donnée naturelle de l’homme que l’athéisme, pas plus que la laïcité ne peuvent comprendre et moins encore admettre. Ce sentiment, cette religiosité n’est pas une donnée facultative de l’équation humaine, ni une variable d’ajustement d’un vivre ensemble rendu impossible par le relativisme même qu’impose la camisole athée.[...]

Voilà bien une chose que ne peuvent admettre les tenants de l’humanisme athée et leurs corolaires, moins humanistes et plus athées, l’homme ne peut être heureux sans Dieu. Et c’est de cette privation dont le monde étouffe, se noie et se suicide collectivement. Partout pourtant, c’est pour les hérauts de la laïcité que le glas s’est mis à sonner.  Marquant le pas lent et serein de la marche inexorable vers la fosse, la cloche funeste vibre de tous côtés, car de leurs tombeaux sortent les moribonds affamés de Dieu, privés de leur quête la plus précieuse. Les hommes, de plus en plus, hurlent leur besoin de Dieu. Distinctement ou non, directement ou non, consciemment ou pas, volontairement ou malgré eux, les créatures déshumanisées par des décennies, voire des siècles de privation de la présence divine, s’arrachent aux perfusions anesthésiantes des apprentis sorciers de tous crins.

Oui, bon gré mal gré, l’humanité secoue cette chape idéologique qui l’a dressée des années durant contre Dieu. Partout nous voyons se multiplier les revendications religieuses qu’elles soient catholiques, bouddhistes, musulmanes, protestantes ou encore shintoïstes. Le désir de Dieu refait surface et jusque dans la violence intégriste ou la simple quête intérieure. La laïcité n’a plus pour se défendre que des lois rigides, des gardes-chiourmes idéologiques du système carcéral post moderniste. C’est un fait, la laïcité a perdu. L’homme religieux s’en émancipe chaque jour davantage.

Les attentats du 13 novembre ne sont qu’une des éructations de ce soubresaut religieux. Les Manifs pour tous sont une douce démonstration de cette émancipation. La préoccupation des DRH quant au « fait religieux en entreprise » est un signe fort en miroir des couperets maçonniques anti-crèches.  Oui le monde, jusque-là anesthésié, se réveille petit à petit et cherche de plus en plus à respirer l’air divin.[...]

Dans ce monde en déshérence, où les hommes avancent à tâtons sans connaître ni le chemin, ni la destination, sans même voir l’un ou l’autre, il est urgent de multiplier les voix qui crient dans le désert. A l’heure où le désir de Dieu revient à fleur de peau, il est indispensable de montrer l’agneau dans sa gloire. Mettre la lampe sous le boisseau n’est rien moins que non-assistance à personne en danger. Il n’est pas de plus pressante urgence que de redonner Dieu au monde. La vocation du laïc, plus encore, de nos jours, que celle du prêtre, est d’éclairer le monde qui l’entoure, au travail, dans la société, en famille. Le pape François invite à aller aux périphéries. Mais soyons sérieux, ce n’est pas le monde qui se trouve à la périphérie, c’est nous qui sommes satellisés autour d’un monde que nous avons déserté, fui parfois, dont nous avons été peu à peu chassés. Pourtant ce monde nous y travaillons, nous côtoyons des centaines de personnes qui n’iraient jamais voir un prêtre. Bien souvent, nous sommes pour eux l’unique possibilité d’entrevoir cette lumière que leur cœur désir, à laquelle leur âme aspire.

« Vous êtes la lumière du monde » ! Ne soyons pas orgueilleux ou à l’inverse misérabilistes. Nous sommes la lumière du monde si nous reflétons, transmettons la gloire de Dieu, entendons, si nous la révélons aux hommes qui la cherchent dans la nuit. Ne nous y trompons pas, la doctrine sociale de l’Eglise c’est d’abord cette lumière qui brille dans la nuit. Du reste, son but n’est autre que de conduire l’homme à Dieu, parce que cette doctrine n’est pas un ensemble de recettes magiques ou miracles, c’est un éclat de cette lumière qui balise le chemin du Ciel.

Alors plus que jamais, au moment où nos contemporains laissent remonter du plus profond d’eux-mêmes, parfois avec violence, leur désir de Dieu, nous devons en finir avec cet enfouissement qui n’est autre qu’un crime contre l’humanité. Au contraire, vivons entre ciel et terre, toujours dans l’esprit de l’avent, contemplant sans cesse cette gloire pour y puiser la lumière que nous devons rayonner. Alors nous-mêmes deviendrons lumière, irradiée par la lumière. Alors nous aurons le pouvoir de changer le monde bien plus que par n’importe quel programme social ou politique. C’est même puisant à cette source divine que nous pourrons inspirer une politique nouvelle, elle-même entre ciel et terre, c’est-à-dire les pieds dans la glaise, l’âme tendue vers le ciel."

Posté le 19 avril 2016 à 21h59 par Marie Bethanie | Lien permanent

L’ex-directeur de cabinet de Taubira va présider la commission de la CEF sur la pédophilie

Ce n'est pas un poisson d'avril tardif mais une information lue sur le site Le Rouge et le Noir :

Christnachtok3"Alain Christnacht, ancien directeur de cabinet de Christiane Taubira, l’emblématique ministre qui a porté la légalisation du mariage homosexuel, va présider la commission d’experts chargée de conseiller les évêques de France sur les cas de pédophilie. Il va donc diriger le travail des experts chargés d’évaluer la gestion des cas de pédophilie dans les diocèses. Cette nomination est semble-t-il une décision de la présidence de la Conférence des évêques, ou du conseil permanent. La plupart des évêques devra donc s’incliner devant cette décision qu’ils n’ont pas prise.

Mgr Pontier avait annoncé la semaine dernière la création d’une « commission nationale d’expertise indépendante » qui sera « présidée par une personnalité laïque qualifiée, et composée d’experts » (anciens magistrats, médecins, psychologues, parents...). Cette commission aura pour mission de « conseiller les évêques dans l’évaluation des situations de prêtres ayant commis des actes répréhensibles ». La présidence de cette commission est donc un poste stratégique qui aura accès à beaucoup d’informations confidentielles au sujet de tous les diocèses. Il se pourrait que cette commission puisse évaluer des cas qui ne lui auraient pas directement été soumis par des évêques : par exemple, des familles ou des victimes qui décideraient de la solliciter directement.

Alain Christnacht est décrit par des proches comme un catholique de gauche, pratiquant occasionnel, membre du Conseil d’administration des Scouts et guides de France. Dans un article de 2001, Libération le présentait comme un « catholique pratiquant épisodique ». Il est aussi proche du pouvoir socialiste en place. Sa fille, Virginie Christnacht, travaille par ailleurs avec Gaspard Gantzer à la gestion de la communication de François Hollande.

Plus significativement, c’est un militant politique qui est l’un des fondateurs de Terra Nova, laboratoire d’idées progressiste de la gauche, dont il est toujours membre du conseil d’administration. Ce groupe milite par exemple en faveur de l’euthanasie (...) Il a également collaboré auprès de Bertrand Delanoë."

En 2010, Alain Christnacht avait été invité par Mgr d'Ornellas, ainsi qu'Axel Kahn, pour intervenir dans colloque de formation sur la bioéthique. A cette occasion, Alain Christnacht, sans doute lecteur occasionnel du Salon beige, était intervenu dans un commentaire sur ce post pour contester son appartenance à la franc-maçonnerie. Il était également invité au colloque des Bernardins en 2014 sur le thème de la laïcité. 

Posté le 19 avril 2016 à 20h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (40)

Toulon 22 avril : adoration de l'Alliance Saint Jean-Marie Vianney

445abf_9bec4780d0ee4d56bedb80c6ba4de50bAIMER,REPARER, CONSOLER LE COEUR SACERDOTAL DE JESUS
 
Communiqué de l'Alliance Saint Jean-Marie Vianney :
 
"L'Alliance Saint Jean-Marie Vianney se réunit vendredi prochain, le 22 avril à 20h, à l'Immaculée Conception de Toulon, en réparation des fautes graves sacerdotales et des nombreuses profanations en France de ce mois-ci.
Notre évêque, Monseigneur Dominique Rey, nous accorde d'adorer en présence d'une relique de St Jean-Marie Vianney, une étole lui ayant appartenu.
Nous venons de recevoir la bénédiction de Mgr Aillet."
L'Alliance saint Jean-Marie Vianney consiste en un groupe de volontaires qui se relaient à tour de rôle toutes les 24h pour jeûner et prier en faveur des prêtres et de leur sacerdoce éternel, des diacres, des séminaristes, des religieux vivants ou au purgatoire et en réparation pour les outrages envers l'Eucharistie.

Posté le 19 avril 2016 à 16h38 par Marie Bethanie | Lien permanent

En célébrant la fête de l’Annonciation avec des musulmans, les catholiques lyonnais ont commis une erreur

Le Père Michel Viot explique pourquoi sur son blog (rappel des faits ici) :

"Avec une certaine inquiétude. Je ne trouve pas d’autre expression pour traduire mon état d’esprit devant certaines initiatives catholiques en matière de dialogue interreligieux avec les musulmans.

Oui, la célébration de la fête de l’Annonciation le 4 avril dernier dans un sanctuaire lyonnais m’inquiète et me trouble (...). J’y vois deux risques majeurs:

Le premier concerne la piété mariale. Ce qui la fonde pour nous catholiques, c’est la christologie ! C’est l’affirmation par le Concile d’Ephèse en 431 que la Vierge Marie est « Theotokos » « Mère de Dieu » ! L’Annonciation n’est une fête chrétienne que parce qu’elle proclame la maternité divine de Marie. Or, si le Coran admet la naissance virginale, il refuse à Jésus le titre de Fils de Dieu ! C’est pour cette raison que les chrétiens sont considérés comme des égarés ! Ce sont donc eux qui sont désignés par la Fatiha, première sourate du Coran, récitée le 4 avril dernier à Lyon et ce juste après le Notre Père, authentique Parole de Dieu, ce Dieu incarné que l’Islam refuse et auquel finalement de plus en plus de chrétiens croient de moins en moins. Et cela aggrave mon désarroi ! Car on laisse croire par cette célébration interreligieuse, dans une église, qu’au fond la grande différence de croyance concernant Jésus et Marie n’est pas si grave, puisqu’elle n’empêche pas d’être ensemble pour prier. Et cela déjà poserait problème. Mais les personnes présentes, et surtout celles qui ne l’étaient pas, ne risquent-elles pas de croire qu’on était là pour prier ensemble ? Monsieur Bénévent Tosseri n’écrit-il pas dans La Croix à propos de cette manifestation : « A cette occasion, chrétiens et musulmans sont invités à prier ensemble Marie. » (Qu’on se reporte au N°83 et surtout au dernier paragraphe des instructions du Conseil Pontifical, données à la fin).

Qu’on me comprenne bien, je n’accuse personne, et encore moins les chrétiens de Lyon, laïcs et clercs qui ont organisé cela ! Je suis persuadé de leurs bonnes intentions. Mais je pense, en conscience, qu’ils ont commis une erreur. Au Liban, d’où nous vient cette fête, chacun connaît bien sa religion et celle des autres. Ce n’est pas du tout le cas en France. De plus organiser cette célébration dans un lieu consacré est plus que mal venu ! Un confrère libanais maronite m’a précisé que c’est à l’initiative du gouvernement et du parlement libanais que la fête de l’Annonciation a été déclarée Fête Nationale au Liban. Mais elle ne donne aucunement lieu à des rencontres interreligieuses entre musulmans et chrétiens.

Le second risque est de l’ordre de la propagande. Ne voulant pas me prononcer sur la France, pour des raisons que chacun comprendra, j’affirme qu’à l’extérieur, là où il y a tout de même la guerre, ce que certains semblent oublier, de telles manifestations apparaissent comme des conquêtes de l’Islam sur le christianisme. Cela ne peut être que mal compris par nos frères chrétiens persécutés, comme par nos soldats qui combattent les terroristes islamistes. Avoir fait réciter à Lyon la Fatiha après le Notre Père, a hissé Mahomet au même rang que Jésus, pour beaucoup de musulmans, même si, je le répète, ce n’était pas le but des organisateurs chrétiens.

Je conclurai mon propos de ce jour, qui restera volontairement  grave, jusqu’au bout, une fois n’est pas coutume, par une citation d’une lettre du regretté professeur Roger Arnaldez[1], islamologue réputé, que j’ai eu l’honneur et le bonheur de connaître. Elle date du 7 septembre 1994 et est adressée au Père Maurice Borrmans très attaché au dialogue entre chrétiens et musulmans :

« Est-ce à dire que je suis opposé au dialogue ? Non. Il faut il est vrai, reconnaître que les musulmans en tirent parti pour leur propagande, car ce dialogue les met en vedette. Mais c’est leur affaire. L’essentiel est de ne pas s’y laisser prendre. […] Ce n’est pas la crise islamiste avec son fondamentalisme qui est cause de mon scepticisme et de mes réserves. Mais elle les conforte. Je m’élève contre ceux qui veulent distinguer un « bon » et un « mauvais » islam. […] J’attends qu’on me dise quel est le principe, théorique et pratique, des terroristes musulmans, qui n’est pas fondé à la lettre sur un verset coranique. Trop de ceux, chrétiens ou non, qui veulent « sauver » l’islam en l’idéalisant, n’ont pas eu la patience de lire le Coran […]. Tout dépend, il est vrai, des commentaires, mais des commentaires, on fait ce qu’on veut. Il reste que le Coran est en soi un engin explosif, et le mieux qu’on puisse en dire, c’est qu’il n’explose que si quelqu’un le met à feu. »"

Posté le 19 avril 2016 à 09h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (32)

18 avril 2016

La miséricorde, atout cœur dans le jeu de Dieu

Pour ceux qui y étaient et ne rêvent que de le ré-entendre. Pour tous ceux qui, comme nous, n'ont pas pu être présents ce soir-là à Saint-Sulpice, voici l'enseignement donné par le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine il y a quelques jours. A méditer sans modération !

 

Posté le 18 avril 2016 à 11h59 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (5)

17 avril 2016

22-26 août : restraite sacerdotale à Fontgombault avec Mgr Schneider

Retraite sacerdotale de l'Opus Sacerdotale, à laquelle sont invités tous les prêtres qui désirent en bénéficier, du lundi 22 août, à 13h., au vendredi 26 août, à 10h., à l'abbaye Notre-Dame de Fontgombault (Indre).

Le prédicateur, SE Mgr Athanasius Schneider, donnera la retraite sur le thème : "La Sainte Eucharistie, le vrai trésor du prêtre".

Renseignements et inscriptions auprès de M. l'abbé François Scrive, Presbytère, 13 rue Faubert, 95270 Belloy-en-France - tél 01 30 35 70 31 - francois.scrive@wanadoo.fr

Posté le 17 avril 2016 à 11h59 par Michel Janva | Lien permanent

Mois de mai : fleurir toutes les Vierges des chemins de France

On m'informe de cette initiative :

"Le mois de Mai étant le mois de Marie, nous vous proposons de quadriller toute la France en déposant des fleurs au pieds de chaque statues de la Madone. Près de chez vous il y a des statues de la Vierges, des autels de dévotion abandonné, une Vierge oubliée sur le bord d'une route de campagne...

Notre objectif est de n'épargner aucune Vierge afin de rendre Grâce à Celle qui veille sur la France.

Inviter vos proches, amis, familles, paroisse...

N'hésitez pas à envoyer une photo de la Vierge fleurie et le nom du lieu.

Suite à de nombreuses demande en Belgique, en Italie et aussi en Espagne, nous invitons chaque pays d'Europe à participer. Cela ne pourra que plaire d'avantage à Notre très Sainte Mère."

Posté le 17 avril 2016 à 09h37 par Michel Janva | Lien permanent

Reportage de TV Libertés sur la Sainte Tunique d'Argenteuil

Posté le 17 avril 2016 à 09h09 par Michel Janva | Lien permanent

16 avril 2016

L'adhésion à un parti ne doit pas faire perdre sa liberté intérieure

L'abbé Pierre-Hervé Grosjean, curé de Saint Cyr l'Ecole, Secrétaire Général de la Commission «Ethique et Politique» du Diocèse de Versailles, vient de publier Catholiques, engageons-nous aux éditions Artège. Il déclare au Figarovox :

Unknown-63"[...] Le problème de beaucoup de catholiques en politique, c'est l'idéalisme: la difficulté de confronter son idéal très élevé au réel, c'est à dire à l'imperfection de ce monde. Ainsi certains attendent toujours le candidat parfait - confondant élection et canonisation - le parti parfait, le programme parfait, etc… pour s'engager. Il est au contraire urgent de quitter le banc de touche, et d'arrêter de regarder la partie se jouer sans nous. Je n'ignore rien de la violence du jeu politique, de la piètre qualité du terrain, de la «vigueur» de l'équipe d'en face voir de ses co-équipiers, mais on n'a pas le choix. Il faut agir, s'engager, entrer sur le terrain. Un chrétien ne peut pas déserter ou se contenter d'être un commentateur souvent critique. Cette inaction serait une faute, quand on voit ce qui se joue. Alors effectivement, on ne gagnera pas à tous les coups, tous les arbitrages, tous les combats. On se prendra même souvent des coups. On sera sur une ligne de crête permanente, entre compromis nécessaire - on progresse pas à pas vers un mieux possible - et compromission impossible. On peut râler sur la ligne de tel ou tel parti, de tel ou tel candidat aux primaires, de tel ou tel élu ou dirigeant. Mais c'est plus efficace de prendre les moyens de peser sur cette ligne. Il faut investir les équipes, les entourages, les lieux de décision. Nous ne votons jamais pour un candidat seul. Nous votons aussi pour ceux qui l'entourent et l'influencent, ceux qu'il fera accéder aux leviers, ceux à qui il donnera des responsabilités. C'est aussi dans ces entourages, ces cabinets ministériels, ces équipes de campagne qu'il faut des chrétiens qui s'engagent pour servir. Il faut devenir une force de proposition, être constructifs, prendre les places à prendre, plutôt que de continuer sans fin à se plaindre. J'admire ceux qui font ce pas, ceux qui l'ont déjà fait, dans un esprit de service. Ne les laissons pas seuls, encourageons-les, chacun à notre mesure et selon notre vocation.

Dans quel parti? Pour qui voter? Ce n'est pas à l'Eglise de décider pour vous. L'Eglise donne des critères de discernement. Elle indique des points d'attention sur ce qui lui semble essentiel pour respecter et servir la dignité de tout être humain. Ensuite, elle fait confiance au discernement de chacun. Elle rappelle simplement que l'adhésion à un parti ne doit pas faire perdre sa liberté intérieure. Le parti n'est qu'un moyen, il n'est pas un absolu. Que chacun discerne le lieu où il pourra plus facilement et plus efficacement faire progresser ses idées. Cela veut dire aussi qu'il peut y avoir un pluralisme politique légitime chez les catholiques. Ce pluralisme est sain. Cessez de vous critiquer si vous n'avez pas la même stratégie pour arriver au même but! Respectez l'engagement de chacun, au niveau local comme au niveau national, et sachez vous retrouver pour défendre ensemble l'essentiel. Il faut que dans leur façon même de faire de la politique, les chrétiens offrent un témoignage de service crédible pour le monde. [...]"

Posté le 16 avril 2016 à 10h28 par Michel Janva | Lien permanent

15 avril 2016

Amoris Laetitia ne doit pas légitimer l’accès des personnes divorcées remariées à la communion

Le Père Bernard Domini, modérateur de la Famille Missionnaire de Notre-Dame nous communique des clés de lecture pour lire Amoris Laetitia :

Mqdefault"Le vendredi 8 avril a été publiée l’exhortation apostolique du Pape François Amoris Laetitia, La joie de l’amour. Elle a déjà beaucoup fait parler d’elle et a suscité des commentaires et des réactions très contradictoires.

Dans ce texte, le Pape François a voulu réaffirmer la beauté inestimable de la famille pour le monde d’aujourd’hui, et la valeur intangible du mariage indissoluble. Jésus l’a affirmé dans l’Évangile et a fait remonter cette indissolubilité au commencement de la Création. « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Mt 19, 6). Cette vérité demeure aujourd’hui et pour tous les temps ; elle vaut partout et pour tous. Certains, pour bien des raisons, ont connu des blessures, et l’Église, comme elle l’a toujours fait, se penche avec amour sur toutes les familles blessées et divisées pour les aider et les soutenir.

Mais elle rappelle aussi le sixième commandement : « Tu ne commettras pas d’adultère. » Ce faisant, elle ne condamne personne, mais, « miséricordieuse comme le Père », elle invite à la conversion et à la guérison. Le Pape François nous demande d’aider toutes ces personnes à cheminer vers une plus authentique réalisation de la volonté de Dieu. En tant qu’apôtres de l’Amour, à la suite de nos Fondateurs, nous voulons y collaborer généreusement avec toute l’Église.

Si certains passages de l’exhortation peuvent laisser planer une certaine ambigüité, il n’est pas permis de les interpréter dans le sens contraire de ce qu’ont développé depuis plus de cinquante ans les Papes Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI. C’est pourquoi on ne doit pas s’appuyer sur ce texte pour légitimer l’accès des personnes divorcées remariées à la communion eucharistique.

Le Père Bernard, Supérieur de la Famille Missionnaire de Notre Dame, a publié un texte de réflexion : « Marc 10, 11 : « Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre, est coupable d’adultère envers elle », clé de lecture pour lire « Amoris laetitia » de notre Pape François dans l’herméneutique de la continuité. » Nous vous invitons à l’approfondir, et nous redisons à tous nos amis notre confiance dans les grâces d’état du successeur de Pierre, aujourd’hui notre Pape François, ainsi que notre attachement indéfectible aux trois blancheurs : l’Eucharistie, la Vierge Marie et le Saint Père.

Nous prions la Vierge Marie, Notre Dame des Neiges, et la Sainte Famille pour l’Église et pour toutes les familles : celles- qui ont été blessées et celles qui s’efforcent de vivre jour après jour dans la fidélité à l’Évangile.

Dans la Splendeur de la vérité, vivons la Joie de l’amour !"

La réflexion du Père Bernard est davantage développée dans un texte de réflexion disponible ici.

Posté le 15 avril 2016 à 16h53 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (24)

Chartres sonne, Chartres t'appelle !

Ndc_01Et c'est aujourd'hui le dernier jour pour bénéficier des tarifs réduits. Alors cliquez ici pour vous inscrire !

"Chers amis pèlerins,

Nous vous rappelons que vous avez jusqu'à ​ce soir minuit pour bénéficier d’un tarif préférentiel. Si cela n'est pas déjà fait, inscrivez-vous dès maintenant sur cette page.

Par ailleurs, nous recherchons des bonnes volontés pour renforcer les équipes des services (équipes mobiles, chauffeurs avec ou sans véhicules pour le transport des pèlerins, service d'ordre, montage des tentes, cuisines, transport des sacs...). Pour plus d’explications, consultez cette page. Pour plus d'information sur les services des "Soutiens", consultezcette rubrique.
N’oubliez pas d’indiquer le service que vous souhaitez rejoindre lors de votre inscription en ligne.

Nous avons également besoin de cheftaines (jeunes filles âgées d’au moins 15 ans) pour encadrer les chapitres enfants, et de jeunes adultes pour encadrer les chapitres pastoureaux.
Pour proposer votre aide au responsable des chapitres enfants, cliquez ici.
Pour proposer votre aide au responsable des chapitres pastoureaux, cliquez ici.

Merci d’avance pour votre contribution à la réussite de ce 34ème pèlerinage !


Le Secrétariat de Notre Dame de Chrétienté

Posté le 15 avril 2016 à 10h15 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

14 avril 2016

Nouvel évêque auxiliaire à Bordeaux

Le Pape François a nommé Mgr Bertrand Lacombe évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Bordeaux. Il était jusqu’à présent vicaire général de l’archidiocèse de Montpellier.

Posté le 14 avril 2016 à 12h14 par Michel Janva | Lien permanent

12 avril 2016

Messe de clôture de l'ostension de la Sainte Tunique : sermon du Cardinal Sarah

L'auteur de la vidéo présente ses excuses pour les mouvements parfois désordonnés de sa caméra, qu'il tenait à bout de bras. Nous lui pardonnons volontiers car grâce à lui, ceux qui n'auront pu être présents auront pu écouter quand même cette belle homélie du Cardinal Sarah dimanche, lors de la messe de clôture de l'ostension de la Sainte Tunique d'Argenteuil.

 

Riposte Catholique :

" L’homélie du cardinal a été particulièrement appréciée. En effet, le cardinal a souligné que la Tunique sans couture était « un appel à ne pas briser l’unité de l’Eglise mais à nous souvenir qu’il n’y a qu’un Père, une foi, un baptême ». Dans ces temps troublés, elle est un signe d’espérance, surtout à un moment où le discours sur la famille n’est pas mis en cause qu’en dehors de l’Église. Plus de 200 000 pèlerins se sont rendus, au total, à Argenteuil, pendant les 17 jours de l’ostension de la Sainte Tunique. "[...]

Posté le 12 avril 2016 à 18h22 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

Communauté Saint Jean : frère Thomas Joachim réélu Prieur général

Untitled-3Lundi 11 avril 2016 à Saint Jodard (42), en présence de Mgr François Blondel, Commissaire Pontifical de la Famille Saint-Jean, le Chapitre général des frères de Saint-Jean, a réélu frère Thomas Joachim Prieur général, pour un mandat de 3 ans comme le prévoient les Constitutions.

Originaire de Bordeaux, frère Thomas a été successivement en mission au Cameroun, aux Etats-Unis et à Taïwan. Titulaire d’un Doctorat en Philosophie, il a enseigné dans divers séminaires et instituts et exercé des charges de supérieur de couvent. Après avoir été Vicaire général de la Communauté, il a été élu Prieur général en 2010 pour un mandat de six ans.

Le Chapitre Général, constitué d’une cinquantaine de frères délégués poursuit ses travaux jusqu'au lundi 25 avril. Il devra notamment préciser les priorités pour les années à venir et élire le Maître des études et les Conseillers du Prieur général.

La Communauté des frères de Saint-Jean compte 500 frères (dont 280 prêtres), issus de 34 pays et répartis en une cinquantaine de prieurés sur les cinq continents.

Posté le 12 avril 2016 à 07h06 par Michel Janva | Lien permanent

10 avril 2016

Chers prêtres, je vous en prie, formez-nous !

Le cri du coeur d'une étudiante aux prêtres :

[...] "Enseignez- nous !

Ce n’est pas que vous n’aimez pas nous former, mais vous estimez que vous n’avez pas le temps, pas la motivation, pas reçu l’appel pour cela, ni le charisme, ni les intuitions nécessaires, que cela n’entre pas dans le périmètre de votre ministère. Les quelques étudiants qui entendent vos homélies le dimanche ne vous entendent que là, pour la plupart. Les professeurs, eux, nous parlent durant des heures et des heures, cinq jours par semaine. Et vous, de combien de temps disposez-vous ? Dix, peut-être quinze minutes à consacrer à chacun ? Une fois par semaine au maximum ? C’est un défi sans doute impossible mais, je vous en prie, pendant ce temps dont vous disposez pour atteindre nos âmes, enseignez-nous quelque chose !

Vous trouvez peut-être que la seule façon d’inciter ces quelques jeunes à continuer d’aller à la messe est d’édulcorer le message : ne pas trop mentionner les règles, les exigences, les engagements… Me permettez-vous de vous dire ce que nous voulons vraiment entendre ? Oui ? Alors dites-nous que les règles sont importantes, proclamez quelles sont ces règles, montrez combien elles peuvent nous structurer et… donnez-nous l’exemple !

Dites-nous que Dieu nous aime. Dites-nous combien Il nous aime !
Dites-nous que Dieu veut que nous nous repentions de nos fautes et aidez-nous à recourir aux sacrements.
Dites-nous que, quoiqu’il arrive que Dieu ne nous abandonne pas.
Dites-nous que nous valons plus que la note que nous obtenons, ou que le nombre de nos amis.
Dites-nous que nous ne sommes pas dignes de l’amour de Dieu, mais que l’amour qu’il nous donne nous rend dignes du meilleur !
Dites-nous qu’en raison de cet amour nous valons mieux que tout ce que nous pourrions même imaginer.
Dites-nous que nous sommes ici pour une raison ; que Dieu a réservé pour nous quelque chose à faire ; qu’Il ne commet pas d’erreur et que, par conséquent, nous ne sommes pas une erreur dans le monde.
Dites-nous que la chose que Dieu désire le plus n’est pas que nous ne nous trompions jamais, mais que nous l’aimions toujours.
Dites-nous pourquoi ont été faits notre corps et notre esprit.
Dites-nous que Dieu nous a créés pour que nous soyons saints – et que nous pouvons être saints.
Dites-nous que les saints sont fascinants, qu’ils sont nos meilleurs exemples et nos amis célestes.
Enseignez-nous la miséricorde divine !
Enseignez-nous sur le ciel. Parlez-nous aussi de l’enfer et dites-nous que l’un et l’autre sont réels.
Enseignez-nous pourquoi ce que nous faisons a de l’importance et dites-nous ce qui est important toujours.
Enseignez-nous à imaginer la grandeur, la hauteur, la largeur et la profondeur de Dieu.
Dites-nous que Dieu est avec nous, toujours !

Nous avons besoin des bases mais pas seulement ! Aucun enfant n’a jamais décidé tout seul de se spécialiser dans les mathématiques après avoir appris que 2 + 2 = 4. Allez au-delà des notions de base. Parlez-nous des mystères à contempler et aidez-nous à réfléchir et à les approfondir ; dîtes-nous comment les mystères éduquent notre pensée, nous apprennent à nous poser des questions, à étudier et à aimer.

Combien de temps avez-vous passé au séminaire ? Parlez-nous un peu de ce que vous y avez appris ! Donnez-nous votre témoignage personnel et soyez nos exemples dans la vie quotidienne !
Nous commençons seulement à découvrir que rien sur terre ne peut nous satisfaire. Dites-nous pourquoi !
S’il vous plaît, enseignez-nous tout cela et beaucoup plus encore ! Je ne pense pas que les autres devraient essayer de découvrir tout cela, tout seuls. S’il vous plaît, enseignez-nous !"

J'en profite pour remercier tous les prêtres (et il y en a, beaucoup, même !) et les religieux qui donnent leur vie pour aider les parents souvent démunis dans l'enseignement religieux de nos enfants : qu'ils sachent que lorsqu'ils ont parlé clair et sans fard à nos enfants de la douce exigence de l'amour de Dieu, ils ont fait oeuvre de miséricorde ! Merci.

Posté le 10 avril 2016 à 10h21 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 avril : récollection pour dames à Paris

Recollections prêchées par l’abbé Le Coq, FSSP (pour "dames") le jeudi 14 avril de 9h à 12h30 (avant dernière date. la dernière aura lieu le 26 mai).

Au Monastère de la Visitation (68 avenue Denfert Rochereau, Paris 75014, métro Denfert Rochereau, RER Port-Royal).

  • 9h : temps d’accueil et de prière dans la chapelle
  • 9h 30 : messe célébrée en la forme extraordinaire, et confessions par l’Abbé GOUY, FSSP
  • 10h 45 : 1er enseignement
  • 11h 30 pause café
  • 11h45 2ème enseignement

PAF 6 euros location de la salle + participation libre aux frais des abbés

Pour celles qui ont le temps, partage ensuite d’un déjeuner tiré du sac vers 12h30 (merci d’apporter pour 4/5 un plat salé ou sucré)

Venue libre - Possibilite de baby sitting sur réservation au 06 63 04 88 45

Posté le 10 avril 2016 à 07h42 par Michel Janva | Lien permanent

30 avril : pèlerinage pour la France à l'Ile Bouchard

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Posté le 10 avril 2016 à 07h42 par Michel Janva | Lien permanent

09 avril 2016

Toujours du monde à Argenteuil pour vénérer la Sainte Tunique

Jean-Frédéric Poisson :

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Et Marion Maréchal Le Pen :

Ambiance Nuit Debout pour une bonne cause... :

Argenteuil

Posté le 9 avril 2016 à 12h28 par Michel Janva | Lien permanent

9-10 avril : Mgr Léonard à Villars les Dombes

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Posté le 9 avril 2016 à 11h47 par Michel Janva | Lien permanent

07 avril 2016

Le bilan de Paix Liturgique

Il y a trois ans, Paix Liturgique dressait un bilan de l’application dominicale et hebdomadaire du Motu Proprio Summorum Pontificum en France. 15 des 93 diocèses territoriaux de la métropole étaient privés de la célébration dominicale hebdomadaire de la forme extraordinaire de la messe. Aujourd’hui, 9 des 15 évêques titulaires de ces diocèses ont été renouvelés. Et il reste 14 diocèses sans messe traditionnelle dominicale et hebdomadaire :

  • Mende : aucune des cinq paroisses n’offre la forme extraordinaire du rite romain.
  • Langres : Mgr Joseph de Metz-Noblat, prélat venu du diocèse de Verdun, a succédé à Mgr Guéneley en 2014. 
  • Angoulême : Succéder à Mgr Claude Dagens est un lourd défi pour Mgr Hervé Gosselin, ordonné évêque d’Angoulême le 10 janvier 2016. Il convient de laisser à ce Breton issu des Foyers de Charité le temps de prendre connaissance de la situation locale.
  • Châlons-en-Champagne : Mgr François Touvet a officiellement succédé à Mgr Gilbert Louis en décembre 2015. 
  • Viviers : Venu de Nice, Mgr Jean-Louis Balsa a succédé à Mgr François Blondel à l’automne 2015.
  • Cambrai : Plus que trois ans avant que Mgr Garnier n’atteigne l’âge canonique de la retraite.
  • Saint-Denis : Toujours pas de messe dominicale hebdomadaire dans le diocèse dirigé par Mgr Delannoy depuis 2009. La messe mensuelle de Montfermeil continue toutefois d’être célébrée le premier dimanche du mois, à 9h45.
  • La Rochelle et Saintes : Le pape François vient d’appeler le supérieur général des Missions Étrangères de Paris, le Père Georges Colomb, à succéder à Mgr Bernard Housset. 
  • Autun : Enfin un diocèse où l’effet Summorum Pontificum commence à se faire sentir ! Depuis que Mgr Rivière a donné la possibilité à la Fraternité Saint-Pierre d’y ouvrir une maison, début 2013, la situation s’est grandement améliorée. À la messe hebdomadaire de Chalon-sur-Saône, il faut ajouter les messes bimensuelles de Varennes-les-Mâcon et Paray-le-Monial. À ces trois messes célébrées par la FSSP, il convient d’ajouter les deux messes mensuelles paroissiales, célébrées à Ligny-en-Brionnais et, depuis la rentrée 2015, à Digoin. Bref, un diocèse où s’installe, lentement mais sûrement, la paix liturgique et où d'autres avancées sont possibles.
  • Digne : Mgr Jean-Philippe Nault a succédé à Mgr François-Xavier Loizeau en 2014. Aucun changement : une seule messe toujours, le 3ème dimanche du mois à Digne. 
  • Amiens : Mgr Olivier Leborgne a succédé à Mgr Jean-Luc Bouilleret en 2014.
  • Reims : Mgr Jordan entendra d’ici deux ans sonner l’heure de la retraite. Vaille que vaille, la communauté locale s’agrippe à la messe mensuelle que célèbrent les chanoines de l’ICRSP.
  • Saint-Claude : Ce diocèse rural n’a droit qu’à une messe mensuelle, à Dole. L’arrivée en 2011 de Mgr Jordy n’y a, pour l’instant, rien changé.
  • Soissons : Mgr Renauld de Dinechin a succédé à Mgr Hervé Giraud en 2015.
  • Verdun : Mgr Jean-Paul Gusching a succédé à Mgr François Maupu en 2014. 

Bilan : Si l’on retire Autun de la liste de départ, il demeure 14 diocèses privés de toute célébration dominicale hebdomadaire de la messe dans un cadre paroissial ou Ecclesia Dei.

Posté le 7 avril 2016 à 12h05 par Michel Janva | Lien permanent

Sévices sexuels : être un bon chef, ce n’est pas seulement faire confiance. C’est aussi inspecter, surveiller et punir

Henri Hude revient sur la polémique autour du cardinal Barbarin et écrit notamment :

"[...] Tous ces scandales n’auraient pas eu lieu si l’Eglise n’avait pas connu une aussi grave crise d’autorité. Être un bon chef, ce n’est pas seulement faire confiance et laisser faire. C’est aussi inspecter, surveiller et punir. A cet égard, on a été souvent et on reste beaucoup trop bon dans l’Eglise, c’est-à-dire pas du tout assez. Et puis il règne dans la culture et la société une complète anarchie intellectuelle et morale et tout le monde, y compris les meilleurs, sont affectés par ces absurdités. Dans ces conditions, c’est un métier impossible que d’être évêque, dans une Eglise où on n’obéit si peu et où l’évêque porte pourtant la responsabilité civile, voire pénale, d’un clergé qui n’en fait souvent qu’à sa tête.  [...]"

Posté le 7 avril 2016 à 08h06 par Michel Janva | Lien permanent

06 avril 2016

9-10 avril : 10e salon des vins d'abbayes à Paris avec un nouveau vin du Barroux

Dans le cadre du Salon des vins d'Abbayes qui se tiendra cette année les 09 et 10 avril 2016 à Saint Germain des Prés, l'abbaye Sainte-Madeleine du Barroux lance une nouvelle gamme de vins en lien avec les vignerons de Lux Montis. C'est l'aboutissement d'une aventure humaine assez exceptionnelle liant des moines, des moniales et les vignerons d'une petite cave de montagne. Après des vendanges de très belle qualité (le millésime du siècle au dire de certains), les moines dévoileront cette marque commune valorisant des vins de grande qualité issus des vignes des moines et de celles de leurs amis-vignerons.

0

V

Deux sentences :

  • De l'Ecriture Sainte : "Le bon vin réjouit le cœur de l'homme"
  • de l'administration française : "L'abus d'alcool est dangereux pour la santé ; à consommer avec modération."

Posté le 6 avril 2016 à 12h22 par Michel Janva | Lien permanent

Dérives du clergé : pour une communication en actes

De Mathieu Parbot (article précédent : ici et ):

"Aux obsèques de Mgr Henri Brincard, évêque du Puy-en-Velay décédé le 14 novembre 2014, trois cents prêtres étaient présents. Cent seulement étaient issus de son diocèse. L’énorme proportion de ceux qui venaient d’ailleurs, les deux-tiers, révélaient la fécondité apostolique du prélat défunt. Son rayonnement discret venait de sa bonté, spécialement envers ceux qui avaient reçu l’imposition des mains. A l’origine, son intense dévotion mariale. Juxta crucem cum Maria telle était sa devise. Auprès de la Croix avec Marie.

Celui qui avait été l’élève du Cardinal Journet n’ignorait pas que le sacerdoce est un don, et comme tout don, il continue ici-bas l’amour de Dieu pour les hommes. Le prêtre est l’homme du don, de l’amour, du temps perdu. La sollicitude de Mgr Henri Brincard pour les prêtres lui avait un jour inspiré une belle intuition qui n’a, hélas, jamais pu voir le jour : ouvrir une maison résidentielle pour prêtres ayant connu de grandes difficultés. Les récentes affaires ayant secoué le diocèse de Lyon révèlent que le problème de la pédophilie, de l’homosexualité dans le clergé, ont un retentissement considérable sur la société.

Homme pour les autres, donné à tous, le prêtre ne s’appartient plus. Cette désappropriation est d’origine évangélique et renvoie directement au Christ. « Il s’est anéanti, exinanivit, prenant la condition de serviteur ». (Ph 2, 7) Le don est la marque des authentiques chrétiens. Dans le sacerdoce (comme dans le mariage mais sur un autre mode), il s’agit de se livrer totalement « sans retard, sans réserve, sans retour, par amour » comme l’a si bien dit saint Michel Garicoïts. Aussi, lorsqu’éclatent au grand jour des affaires atroces qui blessent terriblement des enfants innocents ou font connaître les frasques contre-nature de quelques prêtres, le scandale est affreux. Car si le plus bel acte d’amour est de donner sa vie pour ses amis, la chose la plus laide consiste à faire l’exact inverse. Là où le don gratuit provoque ici-bas l’irruption du sacré, le sacrifice, la violence captatrice d’une pulsion perverse constitue une profanation insoutenable.

Que faire, que dire, face à l’horreur ? Pour ceux qui peuvent l’entendre malgré la blessure, il y a le pardon. Mais pas seulement. Le pardon n’est pas l’oubli, du côté de la victime comme de l’agresseur. Se pencher sur les victimes, les accompagner est un devoir prioritaire pour l’Eglise. Dans la prise en compte de ces graves déviances, l’Eglise a une longueur d’avance considérable sur son temps. Elle est, une fois encore, à la pointe de tout ce qui touche à la dignité humaine. Pour autant, les agresseurs repentis ont le droit d’être eux aussi accompagnés, non seulement pour ne pas rechuter, mais encore pour grandir dans la redécouverte du véritable amour et mieux dépasser leurs graves déviances.

Le bienheureux Alain de Solminiac, évêque de Cahors au XVIIème siècle, s’était attaché à réformer son clergé en prenant lui-même en main chaque cas difficile. Son exigence était à la hauteur de son amour pour les plus petits, de sa conviction que la vérité évangélique, la foi de l’Eglise, est la seule parole qui guérit. Le prêtre n’est pas seulement christophoros, porteur du Christ, il est le Christ, alter Christus. Il peut dire alors sans mentir « ceci est mon corps » « ceci est mon sang ». Ainsi il est vraiment. En effet, c’est seulement quand l’homme devient ce qu’il est appelé à être qu’il est vraiment heureux. Pour le prêtre, l’identification au Christ doit être toute sa vie : mis à part, il est l’oint in aeternum.

Au regard de ces éléments, pourquoi ne pas imaginer la création d’un centre destiné à accompagner les prêtres affectés par les déviances évoquées précédemment ? Comme les communautés du Cenacolo, fondées par Sœur Elvira, aident tous ceux qu’une grave addiction affecte, on pourrait envisager un institut doté d’un encadrement expert en la matière, où la spiritualité serait à la fois centrée sur l’adoration du Corps Eucharistique de Jésus-Christ et la consécration à Notre-Dame, la Sainte Vierge, Mère et patronne des prêtres. Juxta crucem cum Maria.

Déplacer les prêtres ayant dévié ne peut être une solution, ce peut même être pire car, dans la solitude de cette nouvelle bouture, la branche fragile pourrait bien produire de mauvais fruits. L’autre solution qui consiste à assigner à résidence en abbaye est de plus en plus difficile à mettre en pratique : les communautés n’ont pas nécessairement les forces vives ni les compétences pour accompagner efficacement de tels hôtes. Le grand Saint Augustin avait résolu de cadrer son clergé lui donnant de vivre sous une règle pour mieux vivre le don du sacerdoce. Si ce grand docteur avait perçu la justesse de telles dispositions envers les prêtres de son temps, il pourrait être heureux de considérer à frais nouveaux la gestion et l'accompagnement des consacrés, religieux et prêtres en difficulté. Là où l’évêque d’Hippone n’avait pas craint d’imposer à tous les membres de son presbyterium une nouvelle manière de vivre, nous ne devrions pas craindre de le faire pour ceux qui auraient besoin d'une aide bien précise.

Quelle forme pour une telle structure ? Le nouvel institut pourrait fonctionner en s’appuyant sur quatre points cardinaux : prière, travail manuel, sport et ascèse, le tout dans un esprit de silence et de redécouverte d’une authentique vie fraternelle. Une attention pourrait être portée au fait que les pensionnaires ne doivent pas être pointés comme des moutons noirs mais accompagnés sur le chemin de guérison et de conversion qui est le leur. Dans le cas précis, une telle maison pourrait en pratique être ouverte à tous ceux qui ont besoin d’être aidés. Aux Etats-Unis et au Brésil, il existe déjà de tels centres dont les fruits sont plus que positifs. Parmi les pensionnaires de passage, on rencontre des personnes traitées pour dépression sérieuse, alcoolisme, problème de mœurs… La paternité responsable de l’évêque serait alors visible d’une autre manière. Un tel projet, au-delà des mots et des communiqués, pourrait être un acte prophétique."

Posté le 6 avril 2016 à 11h54 par Michel Janva | Lien permanent

Une année pour fortifier sa foi et annoncer l'évangile

JL 33

Posté le 6 avril 2016 à 07h24 par Michel Janva | Lien permanent

05 avril 2016

Affaire Barbarin: l’hystérie médiatique incompatible avec la justice

Affaire-barbarin-hysterie-mediatique-justice-pedophilieUn article très intéressant de Florence Rault, avocat à la cour, spécialisée dans la protection de l’enfance et le traitement de la délinquance sexuelle. Elle s'insurge contre le parasitage politico-médiatique du travail de la justice, en particulier dans l'affaire mettant en cause le Cardinal Barbarin :

"Il semblerait que les questions sociétales ne puissent plus être traitées qu’au travers de débats hystériques et par l’instrumentalisation de la justice pénale. L’affaire Sauvage il y a peu et maintenant  l’affaire Barbarin en sont de tristes exemples. Dans les deux cas les questions de fond passent au second plan, au profit de manœuvres directement politiques conduites par des lobbys, manœuvres auxquelles se joignent des règlements de compte plus ou moins obscurs. Les violences faites aux femmes, et les atteintes sexuelles sur mineurs, dans l’Église ou ailleurs, mériteraient pourtant des traitements plus civilisés.

L’évêque de Lyon qui paye là ses engagements sur le mariage gay, a bénéficié d’un répit illusoire avec les attentats de Bruxelles. Mais les pancartes « Je suis Belge » ont été rapidement remisées pour revenir aux affaires sérieuses : taper sur les curés.[...]

La justice pénale n’est pas là pour garantir « le plus jamais ça »

La première question délicate est celle du rôle de la justice pénale dans les affaires d’atteintes sexuelles. Quelles que soient les questions posées aujourd’hui, et c’est une banalité de le dire, on demande au juge d’y répondre, même si c’est impossible, et de tout régler pour « réparer ». Soyons claire et ferme, il n’est pas là pour ça. Il n’en a pas les moyens et ce n’est pas son rôle.

La justice pénale doit traiter des faits et juger des individus qui ont transgressé la règle sociale édictée par la loi. Ils doivent recevoir, après une procédure scrupuleusement prévue et organisée, et s’ils sont reconnus coupables au terme d’un procès équitable,  la punition infligée par l’État. Et c’est tout. La justice pénale n’est pas là pour permettre de « faire son deuil », « se reconstruire », accéder au statut de « victime », se débarrasser d’un adversaire politique, garantir « le plus jamais ça », et même établir une « vérité objective et incontestable ».

Le débat qui doit être contradictoire, loyal et dans l’égalité des armes, fait émerger une « vérité judiciaire ». Relative, c’est celle qui permet au juge d’user de la violence légitime, celle du pouvoir sur les corps. Présomption d’innocence, charge de la preuve, bénéfice du doute, double degré de juridiction, et d’autres règles procédurales essentielles encore, sont là pour donner à la décision qui sera prise la légitimité qui lui donnera sa force exécutoire. Cette rigueur est le prix de la protection de l’innocence et des libertés. Il est dommage d’être contraint à rappeler ces évidences.

Et l’on voit bien la difficulté dans ces conditions d’appréhender ce qui relève des atteintes sexuelles, en particulier sur les mineurs. À commencer par la question de la preuve dans un domaine où l’accusation relèvera souvent du « parole contre parole ». La charge de la preuve pesant sur l’accusation, la simple parole du plaignant pèse moins lourd que celle de l’accusé.[...] Le recueil de la parole des victimes d’abus sexuels devrait recevoir le même traitement que le recueil de la parole des victimes de n’importe quelle autre infraction. Plus elle est recueillie tard, plus elle est fragile et invérifiable.[...] Cette parole ne doit pas être sacralisée mais écoutée et prise en compte dans le respect des règles du procès pénal.[...]

L’instrumentalisation de la justice pénale dessert une cause légitime

Le viol et les agressions sexuelles sont des fautes pénales gravissimes méritant sanction. Il est nécessaire de regarder en face la question de la pédophilie. Sortie du monde du silence qui ne régnait pas que dans l’Église il y a vingt-cinq ans, c’est une perversion malheureusement plus répandue qu’on imagine et la question est moins celle de sa répression que de sa prévention et de son traitement. Questions qui ne relèvent pas du juge. C’est la raison pour laquelle l’instrumentalisation de la justice pénale à laquelle nous assistons dessert une cause légitime.

Si l’on s’en réfère à la lecture des journaux toutes les infractions reprochées au père Preynat sont aujourd’hui prescrites. Quant aux incriminations invoquées à l’encontre de l’évêque de Lyon, elles ne résistent pas à une analyse factuelle et juridique sérieuse.

Le procès fait à l’Église catholique pour son attitude dans la gestion du phénomène pédophile dans ses rangs est peut-être légitime, mais la façon dont se déroule actuellement le débat est pour le moins curieuse.

Personne ne conteste qu’il existe des victimes des agissements du père Preynat. Mais ce statut s’il mérite le respect et donne des droits, ne dispense pas des devoirs. Le premier, s’agissant aujourd’hui d’adultes âgés de 40 à 50 ans, est de répondre dans le cadre d’un débat contradictoire à deux questions incontournables. Pourquoi ces vingt-cinq ans de silence au moins ? Pourquoi n’avoir pas saisi la justice, seule façon d’interrompre la prescription ?

L’association très active rassemblant  nombre de plaignants semble-t-il, s’est nommée  « La parole libérée » ? Mais qui ou quoi retenait cette parole prisonnière ? Il faut nous le dire.

« On ne s’arrêtera pas. On va faire péter le diocèse »

Qu’est-ce qui a empêché pendant vingt ou trente ans d’une vie d’adulte actif de prendre ses responsabilités ?  Ne serait-ce que pour éviter à d’autres de subir les agissements de celui qu’on qualifie aujourd’hui de prédateur. Silencieux alors qu’on savait, qu’on avait le pouvoir de saisir la justice. Comment se plaindre que l’évêque de Lyon, qui ne le pouvait, n’ait pas fait ce qu’eux-mêmes n’ont su entreprendre ?

Il faudra répondre à ces questions et à une autre : pourquoi maintenant ? Pourquoi ce déchaînement soudain, ces exhibitions médiatiques qui renvoient au triste fonctionnement de la société du spectacle ? La presse et les réseaux nous préviennent que le porte-parole du ministère de l’Intérieur, « voudrait la tête du cardinal et faire un exemple » et qu’il entretiendrait des liens avec l’association « La parole libérée ».  Il aurait lui-même déposé une plainte pour « mise en danger délibéré d’autrui et provocation au suicide », libellé qui démontre bien qu’on bascule dans le délire. Et le Monde nous confirme que l’objectif de celui qui anime l’association est très clair : « Eh bien non,  on ne s’arrêtera pas. On va faire péter le diocèse ». Et instrumentaliser la justice pour y parvenir ?

Le Premier ministre au mépris de la séparation des pouvoirs, suivi par une cohorte de politiques et de peoples, est bruyamment intervenu dans une affaire qui aurait mérité de sa part un maximum de prudence. Et c’est maintenant la bousculade pour demander la démission du prélat, alors que la plupart des intempestifs n’étant pas catholiques, ne sont pas concernés.

Nous avions vu il y a quelques semaines comment la justice pénale condamnant Jacqueline sauvage, s’était vue traînée dans la boue, et insultée parce qu’elle ne répondait pas aux injonctions des lobbys et de la clameur. Espérons que les magistrats lyonnais sauront rester fermes, sourds à la pression et à ces manipulations, restant fidèles à ce qui est leur principale mission, le respect du droit."

Posté le 5 avril 2016 à 20h38 par Marie Bethanie | Lien permanent

Dom Philippe de Montauzan nouveau père abbé de saint Paul de Wisques

WDom Philippe de Montauzan, prieur actuel de l'abbaye reprise en 2013 par l'abbaye de Fontgombault, ancien maître des frères de Fontgombault, a été élu dimanche 3 Avril père abbé de Saint Paul de Wisques.

La bénédiction abbatiale aura lieu le samedi 4 Juin par Monseigneur Jaeger en la cathédrale de St Omer.

Posté le 5 avril 2016 à 19h41 par Michel Janva | Lien permanent


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