01 août 2014

Fête de St Pierre aux liens : prière pour la libération des chrétiens d'Orient

Par un message à ses prêtres du 22 juillet, M. l’abbé John Berg, Supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, a demandé que dans toutes les Maisons et apostolats de la Fraternité des prières et sacrifices soient offerts le vendredi 1er août. Cette date est particulièrement significative puisqu’elle fut, pendant des siècles, celle de la fête de saint Pierre aux liens, qui commémore sa délivrance miraculeuse de captivité.

Dimanche 20 juillet, le Souverain Pontife avait déclaré :

F« J’ai appris avec préoccupation les nouvelles qui arrivent des communautés chrétiennes de Mossoul (Irak) et d’autres régions du Moyen-Orient, où, dès le début du christianisme, elles ont vécu avec leurs concitoyens, offrant une contribution significative au bien de la société (…) Aujourd’hui ils sont persécutés, ils sont chassés, ils doivent quitter leurs maisons sans la possibilité de rien emporter. J’assure ces familles et ces personnes de ma proximité et de ma prière constante (…) Chers frères et sœurs si persécutés, je sais combien vous souffrez, je sais que vous êtes dépouillés de tout, je suis avec vous dans la confiance en celui qui a vaincu le mal ».

Voici les principaux extraits du communiqué de M. l’abbé John Berg :

« Chers confrères,

Le 12 septembre 2013, le Saint-Siège a accepté la demande du dernier Chapitre Général de célébrer la fête de Saint-Pierre-aux-liens (1er août) comme une fête de troisième classe dans les maisons et apostolats de la Fraternité. (…)

Vu les terribles persécutions que les chrétiens connaissent aujourd’hui en Irak, en Syrie et dans d’autres parties du Moyen-Orient, j’aimerais que nous consacrions cette fête de notre patron, et premier vendredi du mois cette année, à prier pour que ces fidèles persévèrent dans la foi et qu’ils soient délivrés de cette terrible épreuve. Il est ainsi demandé à chaque paroisse, chapelle et apostolat de la Fraternité, d’organiser, le vendredi 1er août, une Heure Sainte ou un autre temps de prière ou d’effort pénitentiel, à cette intention. Ces informations seront publiées sur les sites Internet de la FSSP. En faisant cela nous imiterons les prières de l’Église pour saint Pierre, comme raconté dans l’épître de cette belle fête : Petrus quidem servabatur in carcere; oratio autem fiebat sine intermissione ab Ecclesia ad Deum pro eo (Tandis que Pierre était gardé dans la prison, l’Eglise faisait monter vers Dieu, sans interruption, des prières pour lui) (Actes 12, 5).»

Liste des lieux :

  • Bordeaux: heure sainte de 19h30 à 20h30.

  • Bourges : Heure Sainte vendredi 1er août pour les chrétiens d'Orient de 20h30 à 21h30.

  • Le Havre chapelle st Michel d'Ingouville- ND de Bon Secours : Chapelet à 15h30

  • Nantes: Chapelet à 18h00 suivi de la messe à 18h30

  • Versailles: Messe à 19h15 à l'intention des chrétiens persécutés en Irak et en Syrie, suivie d'une Heure Sainte jusqu'à 21h.

  • St Etienne, Chapelle St Bernard, 9 rue Buisson : 17h : heure Sainte ; 18h : messe basse

Posté le 1 août 2014 à 12h48 par Michel Janva | Lien permanent

29 juillet 2014

Veillée de prière pour la paix au Proche-Orient près de Toulouse

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Posté le 29 juillet 2014 à 18h26 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2014

Indulgence plénière pour les pèlerins présents à sainte Anne d'Auray

Message de Mgr Centène, évêque de Vannes :

"A l’occasion du centième anniversaire de la Proclamation de sainte Anne Patronne de Bretagne, dans le cadre des célébrations du Grand Pardon de Sainte-Anne-d’Auray, Sa Sainteté le Pape François accorde l’indulgence plénière à tous les pèlerins présents au sanctuaire de sainte Anne les 25 et 26 juillet qui, après avoir reçu les sacrements de pénitence et d’eucharistie et prié aux intentions du Souverain Pontife, adresseront à Dieu de ferventes prières pour que, dans toute la Bretagne, soient préservées la solidité et la sainteté de la famille humaine et du mariage chrétien si souvent fragilisés.

En outre, tout au long de l’année jubilaire, du 26 juillet 2014 au 26 juillet 2015, Sa Sainteté le Pape François accorde une indulgence plénière à tous les pèlerins qui visiteront le sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray et qui, après avoir reçu les sacrements de pénitence et d’eucharistie et prié aux intentions du Souverain Pontife, adresseront à Dieu de ferventes prières

- pour la fidélité de la Bretagne historique à sa vocation chrétienne,

- pour les vocations sacerdotales et religieuses,

- pour la défense de l’institution de la famille humaine dont sainte Anne et saint Joachim sont, après la Sainte Famille, les plus lumineux exemples.

Cette indulgence est aussi accordée, aux conditions ordinaires,

- à tous les fidèles du Christ issus de la Bretagne historique et vivant loin de leur patrie qui se réuniront dans une chapelle dédiée à sainte Anne ou devant son image pour prier aux mêmes intentions.

- à tous les religieux et religieuses cloîtrés de la Bretagne historique qui prieront à ces intentions dans leur Eglise conventuelle ou dans leur propre cellule.

- aux personnes dans l’impossibilité de se déplacer (personnes âgées, malades, handicapées ou détenues) qui prieront à ces mêmes intentions devant une image de sainte Anne en s’unissant spirituellement au pèlerinage et en offrant à Dieu leurs souffrances et leurs prières.

Toutes ces indulgences sont applicables aux âmes du Purgatoire."

Posté le 25 juillet 2014 à 11h11 par Michel Janva | Lien permanent

27 juillet : messe à Bouillé-Loretz (79) pour les chrétiens d'Irak

Eglise St Pierre et St Paul à Bouillé-Loretz (Deux-Sèvres) dimanche 27 juillet :

  • 17h30 : adoration et chapelet
  • 18h00 : vêpres solennelles et salut du Saint-Sacrement
  • 19h00 : messe selon la forme extraordinaire pour les chrétiens d'Irak

Posté le 25 juillet 2014 à 07h18 par Michel Janva | Lien permanent

24 juillet 2014

Le cardinal Barbarin, Mgr Dubost et Mgr Gollnisch en Irak

Le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, Mgr Dubost, évêque d'Evry, et Mgr Gollnisch, directeur de l'oeuvre d'Orient, seront, du 28 juillet au 1er août, émissaires de l’Eglise catholique en France auprès des chrétiens d’Irak, accueillis par le patriarche chaldéen Louis-Raphaël Sako.

Posté le 24 juillet 2014 à 22h37 par Michel Janva | Lien permanent

27 juillet : messe pour la France en Haute-Garonne

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à une messe pour la France le Dimanche 27 Juillet 2014 à 11h00, en l'église N.D. de l'Assomption à Grenade (Haute-Garonne).

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Posté le 24 juillet 2014 à 15h49 par Michel Janva | Lien permanent

26 juillet : témoignage de Sr Marie Simon-Pierre à Carnac

Sr MSP

Posté le 24 juillet 2014 à 10h47 par Michel Janva | Lien permanent

26 juillet : pèlerinage à Sainte Anne d'Auray

Organisé par les AFC:

Sans titre

Posté le 24 juillet 2014 à 08h31 par Michel Janva | Lien permanent

Centenaire de la consécration de la Bretagne à sainte Anne

Les 25 et 26 juillet, Sainte-Anne-d’Auray célèbrera le centenaire de la consécration de la Bretagne à la mère de Marie.

Le vendredi 25, après les vêpres, une messe solennelle sera dite, suivie d’une veillée ; les fidèles pourront ensuite adorer le Très Saint Corps de Notre Seigneur.

Le samedi 26, plusieurs messes seront dites dans la matinée, dont une messe en breton à 9 heures. Suivront la grande procession ainsi que la messe pontificale. A 15h30, les vêpres clôtureront ces deux jours de dévotion.

Posté le 24 juillet 2014 à 07h15 par Michel Janva | Lien permanent

23 juillet 2014

Le cardinal Ricard appelle à soutenir les chrétiens d'Irak

Lu ici :

"Pour Mgr Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, il faut « dénoncer cette situation et se mobiliser ». Dans un entretien, celui-ci regrette « l’indifférence générale » des pouvoirs publics français : « on a l’impression que les uns et les autres laissent faire ».

Si le prélat ne donne pas lui-même de marche à suivre « nous réfléchissons au niveau de la conférence des évêques », il laisse la responsabilité au pouvoir socialiste : « c’est au niveau de nos gouvernements que la préoccupation doit être portée »."

Posté le 23 juillet 2014 à 17h34 par Michel Janva | Lien permanent

21 juillet 2014

25 juillet : journée de prière et de jeûne pour les chrétiens persécutés

I

Page facebook.

Posté le 21 juillet 2014 à 22h17 par Michel Janva | Lien permanent

L'appel à l'aide du cardinal Barbarin pour les chrétiens d'Irak

Appel du cardinal Philippe Barbarin dans Le Figaro :

"Les mots semblent impuissants devant la tragédie des chrétiens d'Orient. En Irak, les informations parfois contradictoires qui nous parviennent témoignent du chaos et de l'angoisse de nos frères. Mardi 24 juin, j'avais reçu l'appel du Patriarche des Chaldéens, Louis-Raphaël Ier Sako que j'avais eu la joie d'accueillir à Lyon en mars. Il était en synode avec une vingtaine d'évêques de la région. Il m'avait dit que la situation était effrayante, mais que des menaces beaucoup plus graves étaient encore à venir. L'éradication des minorités religieuses n'est hélas pas un dommage collatéral de la folle stratégie des assassins: c'est leur but affiché.

En France, il faut bien le dire, la situation des chrétiens d'Irak n'est pas un grand générateur d'émotions. Comment expliquer que, jusque dans nos paroisses, nous ne portions pas davantage le souci de nos frères d'Orient? Plusieurs raisons l'expliquent sans doute. La presse est le reflet des consciences de notre pays: les chrétiens de là-bas sont considérés comme un problème étranger. Il y a sans doute aussi une espèce de fatalisme: la région est en proie à des secousses meurtrières depuis si longtemps que tous, nous nous habituons à l'inacceptable.

Le fait qu'ici, en Occident, les religions soient officiellement respectées mais aussi fréquemment suspectées, n'arrange rien. La situation des chrétiens persécutés dans le monde ne provoque souvent chez nos politiques qu'une compassion polie, tardive et peu suivie d'effets. Asia Bibi a entamé sa quatrième année de détention préventive dans une prison pakistanaise de haute sécurité sans que cela n'empêche grand-monde de dormir ; Meriam Yahia Ibrahim Ishag avait accouché dans les prisons soudanaises, enchaînée pour allaiter son petit dans le couloir de la mort. Là encore, il a manqué de grandes voix françaises pour s'y opposer simplement, fortement, fermement.

Le réflexe communautaire d'un groupe humain l'invite à défendre ses membres. Que les chrétiens aient reçu la vocation d'aimer tout homme sans distinction de race, de culture ou de religion est un enseignement directement issu de l'Evangile. Mais, de grâce! que cela ne nous fasse pas fermer les yeux sur les malheurs de nos frères les plus proches.

En 1794, l'un des plus grands massacres de prêtres de notre histoire s'est déroulé à Rochefort. 829 prêtres réfractaires y ont été déportés par le Comité de Salut public ; sur les 829, seuls 274 survécurent: ils firent le serment de ne jamais parler de l'horreur qu'ils avaient vécue, pour permettre à la France de se relever. Aujourd'hui, la ville de Qaraqosh, dans la plaine de Ninive, est devenue sous l'afflux des réfugiés la plus grande ville chrétienne d'Irak. Entendez-vous le cri qui monte? C'est celui d'un camp de réfugiés. Qaraqosh n'est pas Rochefort, car le massacre est en cours. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas rester silencieux.

Le Patriarche me disait hier qu'une partition du pays serait préférable à une guerre civile qui tue d'abord les innocents. Si seulement la communauté internationale pouvait aider à trouver une solution… Mais n'attendons pas tout des États et de leur diplomatie. Agissons ici et maintenant, comme le pape nous y a appelés.

Lorsque Jean-Paul II m'a accueilli dans le collège des cardinaux, il a insisté sur le sens de la pourpre cardinalice: c'est le rappel du sang des martyrs. C'est pourquoi j'appelle aujourd'hui les chrétiens d'ici à faire monter vers le ciel une prière fervente pour nos frères d'Orient. Je les invite à cultiver la conscience de cette fraternité qui nous lie par-delà les kilomètres et les siècles. Je veux leur redire les paroles du Patriarche: «Ce qui nous manque le plus, c'est votre proximité, votre solidarité. Nous voulons avoir la certitude que nous ne sommes pas oubliés!»

Je propose d'encourager les associations œuvrant dans la plaine de Ninive. Je supplie les chrétiens d'ici et tous les hommes et femmes de bonne volonté qui travaillent dans les secteurs de la santé, de l'éducation, de l'alimentation, de l'aide d'urgence de venir en aide aux survivants. J'ai le désir de lancer un jumelage entre notre diocèse et l'un de ceux qui en a le plus besoin. Je suggère qu'un pourcentage des quêtes de nos paroisses qui le souhaitent soit versé durant l'année qui vient pour le soulagement de la détresse de nos frères d'Irak. J'invite tous les chrétiens à rester éveillés et attentifs, à être les veilleurs de leurs frères.

Que les héritiers de Saint Pothin deviennent les frères de ceux de Saint Thomas, apôtre de l'Orient. Comme l'a dit le pape François, nous sommes face à un œcuménisme de sang: ce ne sont pas des catholiques, des protestants, des orthodoxes que l'on martyrise: ce sont des chrétiens. Il est d'ailleurs à craindre que les persécutions ne s'arrêteront pas aux chrétiens. Il faut dès aujourd'hui que la ville de Qaraqosh devienne un sanctuaire pour tous les belligérants, et un havre de paix pour les populations civiles qui, par milliers et de toutes les confessions, y affluent. Car ce sont des hommes que l'on tue, dans le silence, entre deux ola d'un stade de foot brésilien.

Le Patriarche me l'a dit: «Nous gardons espoir, mais comme vous le savez, l'espoir est fragile.» Et si leur espoir était aussi entre nos mains? Le Pape François le rappelle: «Les chrétiens persécutés pour leur foi sont si nombreux! Jésus est avec eux. Nous aussi.» Nous aussi!"

Posté le 21 juillet 2014 à 15h57 par Michel Janva | Lien permanent

20 juillet 2014

Les enjeux sont d’une telle gravité qu’une parole prophétique de l’épiscopat s'impose

Suite à sa lettre qui a fait le tour du web, le père Daniel Ange remet celle-ci dans le contexte de son ouvrage qu'il vient de publier (« Éblouissante sexualité, pourquoi te dynamiter ? » 600 pages, éditions du Jubilé, 24 euros) afin d'expliciter son intention. Puis il ajoute :

"Plusieurs évêques sont déjà coura­geusement montés au créneau. Qu’ils en soient bénis  ! Plusieurs sites diocésains proposent des articles pour sensibiliser et éclairer les fidèles. Mais les enjeux sont d’une telle gravité pour l’Europe et le monde, qu’une prise de parole prophétique de l’épiscopat, en tant que tel, me semble s’imposer, dans la foulée d’autres conférences épiscopales (Pologne, Autriche, Suisse, Slovaquie, Slovénie, Italie du Nord et Portugal.) comme l’a fait courageusement Mgr Pontier en novembre dernier, à propos des enfants qui souffrent et de la femme blessée par l’avortement. Ce n’est pas évident pour nombre d’évêques, car ils doivent être non seulement prophètes et pasteurs, mais catalyseurs de la communion de leur peuple. Si celui-ci est divisé sur les aberrations qui nous angoissent, c’est que beaucoup, désinformés, sont loin de mesurer l’extrême gravité autant que la dimension mondiale, de l’idéologie totalitaire inoculée même aux enfants, ou se laissent tromper par des déclarations politiques mensongères se voulant apaisantes.

Si l’on cumule des réalités déjà massivement pratiquées, légales ou pas (enfants pervertis par porno et dé-sexualisation à l’école, suicide as­sisté même pour enfants, fabrique d’orphelins via PMA et GPA, famille naufragée, avec son lot d’orphelins de parents vivants, malades éliminés, eugénisme chromosomique ante partum, etc.) alors ne peut – on signer le diagnostic de Pape François  : «   Ce qui est en crise, c’est l’homme  ! Et ce qui peut être détruit, c’est l’homme  !  » (Pentecôte 13). Et encore  : «  Ne soyons pas naïfs, ce n’est pas une lutte politique, c’est la prétention de détruire le plan de Dieu… une motion du père du mensonge qui cherche à. tromper les enfants Dieu  » (2010).

Et en ce cas, oui, j’ose le redire mais pour nous tous  : devant une société suicidaire, comment se taire  ? Devant l’amour prostitué, comme se sauver  ? Devant la vie galvaudée  : comment se défiler  ? Devant l’enfant massacré  : comment se dérober  ? Sans être jugé lâche.

Je demande pardon à ceux que ces pages auraient pu choquer ou blesser. Mais je dois préciser que je m’y suis simplement fait l’écho ou le relai de nombreux jeunes et parents. Ce que vient de confirmer le nombre de remerciements après leur parution.

Pour clore  :

«  Une manière de refuser notre vocation à la croix est la tentation de la «  paix à tout prix  ». On a peur de la contradiction et on a donc recours à tout type d’arrangement ou évitement pour avoir la paix. La conséquence, c’est que les hommes ne bénéficient pas d’une paix véritable, mais vivent dans la lâcheté ou, si l’on peut dire, dans la paix des cimetières.  »

Et plus précisément  :

«  L’évêque et le prêtre doivent être vigilants, veiller précisément sur leur peuple et le soigner. Faire aussi la sentinelle pour l’avertir quand arrivent les loups.  » (05.05.13)

«   Le berger fuit s’il ne donne pas tout son appui. Il fuit lorsqu’il voit l’injustice et qu’il se tait. Il fuit lorsqu’il se réfugie derrière son silence et pourtant c’est un loup rapace qui, sans cesse et chaque jour, déchire non les corps, mais les âmes.  » S. Grégoire le Grand, Hom.14,4, PL, 776, 1128."

Posté le 20 juillet 2014 à 00h16 par Michel Janva | Lien permanent

12 juillet 2014

Une nouvelle église à Bordeaux

Quarante ans que ce n'était pas arrivé.

 

Posté le 12 juillet 2014 à 21h52 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (6)

10 juillet 2014

Dijon : une chapelle transformée en vinothèque ?

La chapelle a toujours servi comme lieu de culte. La messe y est encore célébrée chaque semaine. Monseigneur Roland Minnerath, archevêque de Dijon, s'oppose au projet de transformation d’une chapelle du XVIè siècle en vinothèque. Un projet de l’ancien maire de Dijon (aujourd’hui ministre du Travail) François Rebsamen.

L’ancien hôpital général de la ville déménage et le site actuel va être tranformé en « Cité internationale de la gastronomie tournée vers le vin » pour 55 M€.Y compris la grande chapelle de l’hôpital du Saint-Esprit, dont la première pierre fut posée en 1504, qui deviendrait un « espace de vente et de valorisation des vins des terroirs de France et du monde ».

Adjoint en charge de la Cité Internationale de la gastronomie, François Deseille, élu du MoDem de la majorité à Dijon explique que pour l’heure, rien n’est défini. Néanmoins, il prévient :

« La vocation de la chapelle, c’était une relation entre le patient et l’hôpital. Il n’y aura bientôt plus d’hôpital ».

Donc plus de chapelle ?

Posté le 10 juillet 2014 à 22h28 par Michel Janva | Lien permanent

09 juillet 2014

Vers la béatification du père Auguste Arribat

A A la suite de l'audience accordée au Cardinal Angelo Amato, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape a ordonné la promulgation des décrets relatifs aux vertus héroïques du serviteur de Dieu Auguste Arribat, Père Joseph (1879 - 1963), prêtre salésien.

Ordonné prêtre le 20 décembre 1912 à Marseille, il est envoyé en 1915 au front comme infirmier. Son dévouement héroïque lui vaut la croix de guerre. Après un service auprès des apprentis à Nice durant 6 ans, il est nommé directeur à La Navarre en 1931 et chargé de la paroisse Saint-Isidore de Sauvebonne où il va rester trois ans. Les gens l'appellent "le saint de la vallée". A partir de 1934, il devient directeur à Morges (Suisse) puis à Millau (Aveyron).

Il est envoyé à Villemur-sur-Tarn (31) pour y créer l’École Saint-Pierre, un pensionnat salésien pour garçons. Cette école fut ouverte le 1er octobre 1942 et compta jusqu’à 150 élèves. Parmi ces élèves, il y avait six enfants juifs dont les parents avaient fui Paris, occupé par les Allemands. Les enfants juifs devaient ainsi se comporter comme les autres et même aller à la chapelle afin de ne pas éveiller de soupçon. D’autres familles juives furent hébergées dans une ferme isolée appartenant à l’école. Quand la Division Das Reich réquisitionna l’école en avril 1944, le père parlementa fermement avec les SS pour que l’école continue. Impressionnés par son sens du devoir, les Allemands lui affectèrent quelques dépendances qu’il aménagea tant bien que mal en salle de classe avec ses élèves.

En 1953, il revient définitivement à La Navarre, où il devait mourir le 19 mars 1963.

Posté le 9 juillet 2014 à 17h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Programme des conférences d'été à Carnac

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Posté le 9 juillet 2014 à 09h21 par Le Salon Beige | Lien permanent

08 juillet 2014

Consécration de la Corse à la Vierge Marie

Monseigneur de Germay va renouveler la consécration de la Corse à la Vierge Marie en septembre. Il invite tous les habitants de l’Île à se préparer à cet événement. Les grands sanctuaires mariaux de la Corse seront mis à contribution mais c’est surtout l’affaire de tous les fidèles. C’est un appel à davantage d’engagement envers Dieu via la Reine de la Corse. 

C"Le 13 octobre dernier, le Pape François a consacré le monde au Cœur Immaculé de la Vierge Marie, renouvelant ainsi les actes de consécration déjà réalisés par ses prédécesseurs Pie XII en 1942 et Jean-Paul II en 1984, conformément aux demandes de Notre-Dame de Fatima.

J’ai souhaité que nous puissions nous associer à cette démarche du Saint-Père en renouvelant la consécration de la Corse à la Vierge Immaculée, ainsi que l’avait déjà fait mon prédécesseur, Mgr Rodié, en 1935.

Les Corses, on le sait, ont un attachement tout particulier à la Vierge Marie et la vénèrent sous le vocable de l’Immaculée depuis de nombreux siècles. Tous ensembles nous pourrons ainsi confier l’Ile de Corse et tous ses habitants à son intercession et à sa protection."

Le renouvellement de cette consécration aura lieu à l’occasion de la fête de la Nativité de la Vierge. Elle sera prononcée officiellement par l'évêque en trois lieux :

  • le 7 septembre au soir à Lavasina,
  • le 8 matin à Casamaccioli
  • le 8 après-midi à Ajaccio.

L’abbé Coeroli, vicaire général, présidera l’eucharistie le 8 septembre au couvent d’Alesani. Cette consécration sera également célébrée dans les différents secteurs paroissiaux du diocèse, à l’initiative des curés. Une prière commune sera distribuée.

Posté le 8 juillet 2014 à 14h22 par Michel Janva | Lien permanent

06 juillet 2014

Les pères de famille sont en pèlerinage à Cotignac

Où ils sont arrivés aujourd'hui après 3 jours de marche (histoire de ce pèlerinage).

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Le même week-end, 10 autres pèlerinages de pères de famille ont eu lieu dans toute la France.

Posté le 6 juillet 2014 à 18h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Chapelle à vendre à Etretat

Chapelle Notre-Dame de La Garde édifiée à la suite d'une mission en 1854 :

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Posté le 6 juillet 2014 à 18h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

"C'est notre mission d'annoncer l'Evangile"

Homélie de Mgr Marc Aillet à Chartres, lors de l'ordination sacerdotale de 3 membres de la Fraternité Saint-Pierre, le 28 juin :

 

Posté le 6 juillet 2014 à 17h43 par Michel Janva | Lien permanent

05 juillet 2014

18-20 juillet : salon du livre chrétien à l'abbaye de Kergonan

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Posté le 5 juillet 2014 à 09h53 par Michel Janva | Lien permanent

L'abbaye de Triors cherche de l'aide pour construire une hôtellerie

0Fondée en 1984 par Fontgombault dans un château du XVIII° s. avec 14 fondateurs, l'abbaye compte maintenant 40 moines. À l'église construite il y a 20 ans avec des bâtiments annexes il faut ajouter maintenant l'hôtellerie.

Jusqu'ici les hôtes étaient reçus dans des cellules prévues pour les moines. La communauté en a maintenant besoin. De plus ces chambres ne sont pas aux normes de sécurité pour recevoir le public extérieur que sont les hôtes aux yeux de la loi. Le projet éloigne légèrement l'hôtellerie après la porterie, en un arc de cercle enrobant le parvis de l'église. Outre le logement des hôtes, l'hôtellerie comportera des parloirs, un local pour groupes (scouts), une salle de conférence, un oratoire.

Ce projet rejoint aussi et d'abord le point de vue de la doctrine monastique. S. Benoît prévoit la réception des hôtes, attirés par la paix de Dieu. Mais ceux-ci ne doivent pas devenir une menace pour la clôture des moines : leur recherche de Dieu seul implique un éloignement absolu des distractions ; leur séparation n'est pas un luxe inutile, elle fonde leur vocation : S. Benoît accueille ses hôtes avec grande charité, mais non sans prudence.

Quinze siècles après lui, ses monastères continuent d'attirer les âmes fatiguées par le bruit et les secousses de la vie. Notre temps de grande communication connaît en même temps de grands isolements et de lourdes solitudes ; le silence du monastère peut toucher en profondeur et avec douceur les hôtes. Triors fait partie de la famille monastique issue de Solesmes (Dom Guéranger), avec le cachet marial donné par les abbés de Fontgombault. À Triors cette dimension apostolique de la vie retirée et contemplative s'appuie en outre sur Marthe Robin (+ 1981). Le monastère doit avoir son rôle dans la nouvelle évangélisation prescrite par les papes récents.

TLe plus souvent les hôtes viennent chercher le silence pour lire, réfléchir, prier, découvrir la liturgie grégorienne, recevoir aussi quelques bons conseils pour orienter leur vie : révision d'examens qui peut se terminer par un re-départ dans la vie sacramentelle, discernement de vocations, adultes essoufflés dans leur vie de couple, réflexion avant une réinsertion professionnelle..., jusqu'aux s.d.f. qui prolongent leur nuit d'hébergement. Comme sous S. Antoine le Grand qui a un grand sanctuaire tout proche, la vie monastique vit le paradoxe du désert qui attire l'éphémère, comme l'ensemble de l’Église catholique, dédramatisant tout dans la miséricorde divine venue à nous dans le climat bon-enfant de l'humilité ? L'hôtellerie monastique est un maillon discret, précieux et souvent efficace pour restaurer le tissu social, maille par maille. À Triors l'hôtellerie veut le « raccommoder » en semant la joie et la paix des cœurs.

Pour aider l'abbaye :

  • Adressez vos dons par chèques, libellés à l'ordre de la Fondation des Monastères, en précisant au dos « pour les travaux de l'abbaye N.-D. de Triors ». La Fondation des Monastères, fondation reconnue d’utilité publique (83-85 rue Dutot 75015 PARIS. 01 45 31 02 02) est l'organisme habilité à recevoir les dons, déductibles fiscalement, pour son œuvre de soutien charitable aux membres des communautés religieuses et monastiques de toutes confessions chrétiennes. La Fondation des Monastères délivre systématiquement un reçu fiscal.
  • En faisant des dons réguliers à notre communauté. Sur votre demande, La Fondation des Monastères mettra en place un prélèvement automatique.
  • En effectuant un don en ligne sur le site de la Fondation des Monastères , en précisant « pour les travaux de l'abbaye N.-D. de Triors ».

Posté le 5 juillet 2014 à 08h08 par Michel Janva | Lien permanent

Ne soyez pas des pèlerins de 3 jours

L'Appel de Chartres, bulletin de liaison des pèlerins de la Pentecôte, est paru. Vous y retrouverez les homélies prononcées au cours des messes du pèlerinage 2014 ainsi que pas mal de photos.

Posté le 5 juillet 2014 à 07h57 par Michel Janva | Lien permanent

04 juillet 2014

3000 séminaristes au Vietnam

Ce n'est pas la crise des vocations partout.

Posté le 4 juillet 2014 à 20h51 par Michel Janva | Lien permanent

03 juillet 2014

Merci au père Daniel Ange

Suite à la lettre du Père Daniel Ange, vous pouvez le remercier.

Posté le 3 juillet 2014 à 17h04 par Le Salon Beige | Lien permanent

Mgr Gusching nommé évêque de Verdun

Le Pape François ayant accepté la démission que lui a présentée Mgr François Maupu pour limite d’âge, a nommé ce jeudi 3 juillet, évêque de Verdun, Mgr Jean-Paul Gusching, jusqu’à présent vicaire général du diocèse d’Amiens.

Mgr François Maupou, évêque de Verdun depuis 2000 est nommé Administrateur apostolique pour gouverner le diocèse jusqu’à la prise de possession canonique de son successeur.L’ordination sera célébrée le dimanche 21 septembre 2014 en la Cathédrale de Verdun.

Posté le 3 juillet 2014 à 16h34 par Michel Janva | Lien permanent

Eglises en péril

La France compte plus de 40 000 églises catholiques, dont un tiers protégé au titre des monuments historiques, mais faute de rénovation, une partie de ce patrimoine est très fragilisée, voire promise à la démolition.

L'Eglise en France organise samedi une une «Nuit des églises» dans quelque 600 lieux de culte pour sensibiliser aux beautés d'édifices qui, pour certains, sont fermés la plupart du temps, en l'absence de messes, de prêtres et de fidèles.

Si l'Eglise est affectataire, ce sont les communes qui possèdent les églises construites avant 1905, en vertu de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat, et doivent donc assumer leur entretien. Mais qui, bien souvent, ne le font pas. 270 édifices sont en danger aujourd'hui. Y compris à Paris. Sur les 85 églises de la capitale, au moins 20 sont dans un état épouvantable, du fait d'un sous-investissement chronique depuis les années 70, malgré l'envergure touristique de la capitale.

Posté le 3 juillet 2014 à 16h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

5 juillet : rosaire pour la France à Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “Saint Louis de France” vous invite à un ROSAIRE pour la FRANCE le Samedi 5 Juillet 2014 de 14h00 à 16h00, en l'église Notre-Dame de La Dalbade de Toulouse.

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Posté le 3 juillet 2014 à 13h17 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Aillet remercie le père Daniel-Ange

Suite à son texte :

Posté le 3 juillet 2014 à 07h47 par Michel Janva | Lien permanent

5 juillet : rosaire pour la France à Metz

M

Posté le 3 juillet 2014 à 07h12 par Michel Janva | Lien permanent

02 juillet 2014

Le coup de gueule du père Daniel-Ange aux évêques

C'est à lire en intégralité :

"Nous, pasteurs, prêtres, évêques, petits bergers d’un peuple confié à nos cœurs de pères, serons-nous interpellés par les questions que nous pose paisiblement et non sans humour, cette nouvelle génération baptismale ?

Étrange  : Vous ne cessez de pousser vos fidèles à s’engager résolument en politique, à être actifs dans la société, à s’immerger dans les combats du monde, à s’investir dans la construction d’un monde plus juste et fraternel, à se responsabiliser dans l’actualité [1].

Et voici des jeunes adultes par centaines de mille, prenant à bras le corps les conséquences d’un projet prométhéen de révolutionner l’humanité, allant jusqu’à se présenter aux élections secouant le monde politique. Et devant une réponse aussi massive à vos appels, vous n’en exulteriez pas de reconnaissance ?

Vous ne cessez de lancer des appels — parfois désespérés — aux jeunes, à leur créativité, générosité, dévouement. Et voilà des jeunes par milliers se donnant sans compter, se dévouant jour et nuit, ne calculant ni leur temps, ni leurs forces, ni leurs sous [2]. Et vous feriez la fine bouche ? « Ah  ! mais ce n’est pas à ce genre de jeunes et d’actions que nous pensions.  »

Vous ne cessez d’appeler à évangéliser tous azimuts, de crier l’Évangile par la parole et par l’action. Et voici la plus fantastique des évangélisations. L’Évangile de la vie, de l’amour, de la famille, et de leur indicible beauté, clamé à tout vent, répercuté dans les grands médias, posant la question à une multitude. Et vous vous posez toutes sortes de questions sur leurs motivations, leur financement, leurs intentions…

Vous ne cessez de nous pousser à sortir de nos chapelles et cocons douillets, pour partir vers les banlieues de l’Église. Et voici un gigantesque courant débordant de loin l’Église, mobilisant des gens qui ne mettent jamais les pieds dans une église et, à travers les mass-media, réveillant le simple bon sens humain d’une multitude de non-croyants. Et au lieu d’en exulter, vous semblez vous inquiéter de ces débordements incontrôlables.

Vous nous exhortez inlassablement à nous ouvrir aux pauvres, marginaux, faibles, vulnérables. Et voici tout un peuple qui a compris que les plus pauvres, faibles, vulnérables, sont les tout-petits à qui la vie est arrachée, les enfants qu’on déstabilise et scandalise en les a- ou dé-sexualisant. Et qui sont prêts à se battre pour les protéger, les sauver. Et vos cœurs paternels n’en seraient pas émus ?

Vous nous exhortez à nous insurger contre la violence, la torture, l’injustice, l’intolérance.
Et voilà tout un peuple qui se lève pour défendre l’enfant contre des adoptions dé-structurantes, des éducations sexuelles violant leur innocence, des théories falsifiant leur intelligence, des adultes abusant de leur confiance, brisant leur bon sens, torturant leur conscience. Et aussi, pour sauver tant de petits de la première des tortures, des injustices, exclusions et des violences  : la pré-natale. Comment n’en bondissez-vous pas de fierté ?

Vous ne cessez de nous ouvrir à l’œcuménisme, au dialogue interreligieux. Et voici des baptisés, orthodoxes, protestants, évangéliques, anglicans, et catholiques se serrant les coudes, en une formidable fraternité dans les mêmes comités, groupes, réseaux et jusque sur places et boulevards. Et de plus, des juifs, des musulmans, qui s’y joignent en nombre. Tous soudés pour une même et unique cause. Et vous semblez indifférents !

Vous nous incitez à respecter les sciences humaines, à nous en inspirer. Et voici nos psys, scientifiques, médecins, de tous bords, de tous pays qui s’érigent contre une opération de sabotage de l’humanité en tant que telle et qui courageusement se mouillent pour soutenir un même combat pour la Vie ! Comme vous devriez en être heureux !

Vous nous encouragez à nous investir dans le social. Mais nous vous posons la question : qu’y a-t-il de plus social que de préserver la société en tant que telle de la désespérance meurtrière, engendrée par les attaques incessantes contre la vie, minant de l’intérieur le sens même de l’existence ? A quoi cela sert-il de travailler à la promotion matérielle d’une société, si l’on y encourage le suicide jusqu’à l’assister, même pour les enfants ? A quoi cela rime-t-il d’œuvrer à la paix entre les peuples, si dans ces mêmes peuples, on laisse faire la première des guerres, celle des plus forts contre les plus sans-défense, les plus innocents qui soient ? Pourquoi supprimer la peine de mort et l’introduire dans nos hôpitaux et maisons de retraite ? Pourquoi donc se dévouer et pacifier une société, si tout est fait pour engendrer des psycho-pathologies sociales, une société d’une violence inouïe, parce qu’on aura détruit systématiquement depuis l’enfance, tous ses repères et balises ? Parce que les enfants qu’on pervertit aujourd’hui seront les dépravés de demain qui n’auront d’autres cris pour dire qu’ils existent, que la violence. Et vous n’en seriez pas débordants de reconnaissance au Seigneur ?

Vous nous suppliez de soutenir massivement l’Union européenne. Et voilà tout un peuple qui justement, veut sauver l’Europe de cette idéologie libertaire et liberticide qui est la destruction par déstructuration systématique des valeurs même qui l’ont fait exister. Qui veut lui rendre ces racines chrétiennes sans lesquelles elle n’existerait même pas. Qui veut lui insuffler un idéal, un souffle, sans lesquels, elle agonise. Surtout, qui veut rendre à cette vieille dame « fatiguée de vivre, qui semble donner congé à l’histoire  » (Benoît XVI), tout simplement le sens de la vie à recevoir et à transmettre, qui veut la sauver de cet hiver démographique virant vite à l’enfer économique, à force de berceaux changés en tombeaux, faisant de l’Union Européenne un paquebot coulant sous la ligne de flottaison, à pic, pendant qu’on boit du champagne sur le pont. Voilà donc un peuple qui se lève précisément pour sauver la société de demain, c’est-à-dire nos futurs enfants et petits-enfants. Se lever ainsi pour défendre le plus petit et le plus faible, n’est-ce pas en vérité : l’humanitaire à son maximum, le social au top, l’évangélisation en sa fine pointe, la générosité n° 1 ? D’un mot : la charité à son sommet.

Mes si chers pasteurs, que voulez-vous donc ? Nous réalisons vos appels, vos désirs, vos rêves dans tous ces différents domaines. Magnifiquement. Généreusement. Mais, évidemment, de manière non attendue, non prévue, non programmée, non calculée. Donc déroutante, dérangeante, déstabilisante. (Mais notre Pape ne vient-il pas de demander aux fidèles de déranger leurs pasteurs ?Mais franchement, que faut-il de plus pour vous faire danser avec nous, avec nous descendre dans la rue, rire et pleurer avec nous, être persécutés et triompher avec nous ?

Quand nous jouons de nos guitares, nous n’entendons pas — ou si peu — vos chants  ! Quand nous sanglotons sur tant d’aberrations, nous ne voyons pas — ou si rarement — couler vos larmes  ! Vos larmes de pères, de pasteurs, au moins de frères et d’amis. « Où sont vos larmes ? » demandait notre pape François à ses prêtres de Rome. Quand nous étions — innocents — molestés, en garde à vue ou en prison — et que le monde s’en alarmait, quand êtes-vous venus nous visiter, nous réconforter, simplement nous aimer, d’un mot, prendre la défense de ceux qui sont vos enfants, même un peu terribles et troublions. Mais n’est-ce pas le propre de cette jeunesse que vous dites aimer ? Où donc étiez-vous quand votre peuple battait le pavé pour simplement sauver l’Homme ? Nous vous attendions. Nous vous cherchions. Nous avions tant besoin de votre présence. Car votre présence, mais ça compte beaucoup pour nous ! Et quel réconfort quand certains se manifestaient, courageux bergers voulant « sentir l’odeur de leurs brebis  » (Pape François)

Ne manquez pas le rendez-vous de notre génération [3]. Ne passez pas votre chemin sans nous voir.

Pasteurs si chers, cette souffrance des tout-petits de votre peuple, de leurs parents horrifiés, l’entendez-vous parmi tant d’autres cris et larmes, dont vous vous faites par ailleurs si bien l’écho ? Une parole forte, intransigeante, unanime de la part de l’épiscopat pourrait réconforter, encourager tous ceux qui luttent désespérément contre cette hydre tentaculaire et planétaire en train de noyauter les mondes de la politique et de l’éducation. D’autant plus que réagir sans tarder peut encore éviter le pire  : l’extension annoncée à toute l’Éducation nationale pour septembre. Après, il sera trop tard. On se mordra les doigts, d’avoir été lâche, quand on pouvait encore crier.

Les différentes Conférences épiscopales se prononcent les unes après les autres. Pourquoi la nôtre serait-elle à la traîne, alors que les ravages sont déjà patents chez nous ?

Pourquoi auriez-vous moins de courage que tant de nos maires revendiquant l’objection de conscience par rapport au mariage gay, certains étant prêts même à la prison ? Quels exemples ! Silence rime-t-il avec connivences et timidité avec lâcheté ?
Entendrez-vous les appels qui vous sont de partout lancés ?

Nicolas qui, du fond de sa prison lance à tous  :
« […] Depuis ma cellule de Fleury-Mérogis, j’ai pu mesurer l’ampleur incroyable des réactions de soutien  : des milliers de lettres, une chaîne ininterrompue de solidarité et de prières. Si c’était à refaire  ? Je ne renierais rien de ce combat qui garde tout son sens. Plus que jamais, nous avons à affirmer qu’aucun enfant, né ou à naître, n’est destiné à devenir un bien de consommation. Quand un enfant grandit privé d’emblée d’un père ou d’une mère, faut-il juger anodin ce déni de ses origines ? Quand une future mère signe un contrat pour abandonner l’enfant qu’elle porte, faut-il se réjouir du succès de la transaction ? Quand plus de 600 enfants sont légalement tués dans le ventre de leur mère chaque jour en France, faut-il se féliciter de l’efficacité de nos hôpitaux ?

Nous ne pouvons pas rester les bras croisés devant la violence de ces situations qui portent atteinte à la dignité humaine. Soyons créatifs, ayons l’audace d’inventer de nouveaux modes d’action. Ne soyons ni des indignés frileux ni des rentiers du ressentiment  ! Osons aller à contre-courant. Dans une société égalitariste où chacun exige toujours davantage de droits sur mesure, il est urgent de réaffirmer la primauté du bien commun. Nous le devons aux générations futures.  » Nicolas Bernard-Buss, Étudiant et prisonnier politique [4]  »

Notes

[1] Innombrables documents. Encore le 3.10.11, la CEF  : «  Les catholiques n’entendent pas être des citoyens interdits de parole dans la société démocratique. En exprimant ce qu’ils pensent, ils ne vont pas à l’encontre de l’intelligence et de la liberté de jugement de ceux qui ne partagent pas leur foi  ».

[2] Par exemple  : pour la pétition des 700 000 au CESE, 3 semaines de travail non stop. Ou les Veilleurs « gaspillent  » des heures précieuses même en période d’examens, parfois relayés par parents et grands-parents.

[3] «  L’Église de France traîne une mauvaise conscience. Elle regrette d’avoir « perdu » la classe ouvrière au cours du XXe siècle… Mais aujourd’hui, elle pourrait bien avoir perdu sa propre jeunesse  ! La cécité d’une partie des évêques à ne pas lire ce que leur vocabulaire appelle pourtant les « signes des temps » est accablante. Depuis des mois, en effet, des catholiques de base, jeunes ou vieux, essentiellement des familles, se sont mobilisés, par centaines de milliers face à des évolutions de société voulues par le pouvoir socialiste. Cependant, certains prélats, et non des moindres, font mine de ne pas voir ce mouvement… Une partie des évêques a certes compris et accompagné cette indignation massive en encourageant ouvertement la résistance, et en allant même manifester en personne. Mais une autre, dont l’actuelle direction de l’épiscopat français, est restée sur la réserve. En considérant que l’enjeu — la survie ou la disparition de la cellule familiale composée d’un homme et d’une femme et de ses enfants — ne valait pas ce dérangement. Certains évêques, plutôt bienveillants pour le gouvernement socialiste, ne voulaient pas gêner son action, considérant la question du mariage homosexuel comme un débat de société mineur. Seul problème  : en composant avec le politiquement correct, ces évêques perdent leur crédit chez une partie des catholiques, surtout chez les jeunes, qui, loin d’être « réacs » sont devenus d’authentiques « rebelles ». Des insoumis « intérieurs » qui n’entrent dans aucune catégorie politique, encore moins celles de l’extrême droite. Mais qui comprennent mal pourquoi la hiérarchie catholique est si réticente à s’engager franchement sur les grands sujets de société. (…) La jeune génération des catholiques français a inventé de nouveaux moyens de mobilisation, aiguillonnée par un gouvernement qui a commis l’erreur d’enfiler des gants de boxe pour lutter contre un judoka  : en clouant violemment au sol ces jeunes cathos, il a éveillé en eux une conscience citoyenne.  » Jean-Marie Guennois, « Cathos et rebelles », in Figaro Magazine, 18.04.14.

[4] Agenda 2014, Éd. Terra Mare, p. 97 et suivantes

Posté le 2 juillet 2014 à 21h46 par Michel Janva | Lien permanent

100 ans de la naissance du fondateur de la Fraternité Missionnaire Notre-Dame

La Fraternité Missionnaire Notre-Dame fête le 2 juillet 2014 le centième anniversaire de son Père fondateur, le Père Lucien-Marie Dorne, né le 2 juillet 1914 et décédé le 2 avril 2006, un an jour pour jour après St Jean-Paul II. Elle publie à cette occasion une vidéo d'archive : l'homélie qu'il prononça en son église de Saint-Pierre-de-Colombier le matin du 1er juillet 1984, jour où, accompagné des trois premiers frères de l'institut qu'il avait fondé avec Mère Marie-Augusta le 15 décembre 1946, il prononça ses voeux perpétuels reçus par Mgr Hermil.

Posté le 2 juillet 2014 à 07h18 par Michel Janva | Lien permanent

01 juillet 2014

Réussite de l’application de Summorum Pontificum à Nîmes

Extrait d'un article de Paix Liturgique :

"Depuis le début de l’année, la capitale du Gard compte deux messes dominicales Summorum Pontificum. Et les fidèles répondent présents ! La communauté est passée d’une trentaine de membres auparavant à plus de 150 aujourd’hui. Notamment grâce à la bonne collaboration entre prêtres diocésains et prêtres d’instituts Ecclesia Dei. [...]

Jusqu’à l’année dernière, la seule messe traditionnelle dominicale du diocèse de Nîmes, Uzès et Alès, était célébrée en la chapelle du Couvent des Clarisses de Nîmes. Longtemps dite par le chanoine Gabriel Pujol, elle attirait difficilement plus d’une trentaine de fidèles car, en dépit de l’horaire très familial (10 h 30), le lieu était excentré, mal desservi et mal adapté à la célébration de la forme extraordinaire.

Alors que l’on craignait que la messe ne disparaisse avec son célébrant, finalement rappelé à Dieu au printemps 2013 à l’âge de 90 ans, la Providence a voulu qu’il en aille diversement, grâce à l’action convergente du chanoine Pujol et de l’abbé Le Gentil, aumônier des malades depuis 2003. Non seulement l’abbé Le Gentil a accepté de prendre la succession du chanoine Pujol mais il a obtenu de Mgr Wattebled, évêque de Nîmes depuis 2001, que le lieu de célébration ne soit plus la chapelle des Clarisses (dont le sanctuaire, réaménagé après le Concile, convenait peu à la liturgie traditionnelle) mais la chapelle Sainte-Eugénie, située en plein centre-ville et parfaitement adaptée à la forme extraordinaire du rite romain. [...] Seule ombre à ce changement de lieu, la modification de l’horaire, avancé à 9 heures. [...]

Après un essai non transformé de revenir à l’ancien horaire lors de la Toussaint 2013, la solution a été trouvée en ce début 2014. L’évêque, Mgr Wattebled, a en effet accepté que la chapelle soit desservie par les prêtres de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre de Montpellier qui, l’été dernier, avaient assuré la continuité de la célébration en l’absence de l’abbé Le Gentil.

Du coup, l’abbé Le Gentil continuant à célébrer la messe à 9 heures, ce sont deux messes qui sont désormais offertes aux fidèles nîmois. Une messe lue à 9 heures et une grand-messe chantée à 10 h 15. Et les résultats sont là ! D’une trentaine de fidèles en 2012 aux Clarisses, la communauté a quintuplé puisque la chapelle Sainte-Eugénie est pleine à l’heure de la messe chantée (100 à 120 personnes, enfants de chœur et chanteurs compris) et qu’une quarantaine de personnes suivent la messe basse à 9 heures."

Posté le 1 juillet 2014 à 15h31 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Ginoux dénonce la marche forcée vers l'euthanasie

Ancien aumônier d’hôpital de 1994 à 2000, l’évêque de Montauban Mgr Ginoux est interrogé dans Famille chrétienne :

"Le Conseil d’État a ordonné le 24 juin l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert. Cette décision ne signe-t-elle pas une forme de renoncement, voire de violence, face à la vulnérabilité humaine ?

Cet arrêt constitue une forme inouïe de violence : au lieu d’accompagner humainement, on préfère voir mourir. Alors que l’on pouvait attendre de leur part un avis prudentiel, les juges amorcent une ouverture grave vers une décision de mort pour toute personne qui ne pourra pas se manifester comme communicante ou comme répondant à des appels de l’extérieur. L’interdit de tuer l’autre est franchi, et cette décision ouvrira à des cas semblables.

En tant qu’ancien aumônier d’hôpital, cette ordonnance du Conseil d’État m’a profondément peiné et révolté. Les personnes en état végétatif chronique vivent réellement, personne ne peut dire le contraire. Vincent Lambert vit, tout le monde l’a constaté, mais il ne peut pas être nourri naturellement. Comment peut-on dire que des soins excessifs sont pratiqués sur sa personne ? Répondre à la satisfaction du besoin premier de boire et de manger n’a rien d’anormal. On oublie trop souvent de rappeler que Vincent Lambert est avant tout un être humain, qui vit certes dans conditions exceptionnelles, mais qui n’est pas fin de vie et dont la pathologie ne conduit pas à la mort.

Là où est la vie humaine, le Seigneur est présent. Une relation mystérieuse perdure entre les personnes qui ne communiquent plus et Dieu, car Lui continue toujours de communiquer avec elles.

La cour d’assises de Pau a acquitté, le 25 juin, le Dr Bonnemaison poursuivi pour empoisonnement à l’encontre de sept de ses patients. Que vous inspire ce verdict ?

Le Dr Bonnemaison a totalement oublié sa mission première qui est de soigner, et non de tuer. Car si toutes les personnes en fin de vie peuvent être tuées de manière inconsidérée, la médecine deviendrait alors un danger public. Ce serait là le contraire de la confiance et de la proximité que doit donner un soignant. Les applaudissements entendus à la lecture du verdict sont ignobles et constituent une insulte envers les familles qui ont perdu un être cher. Quand une cour d’assises acquitte un médecin qui tue délibérément, la direction est donnée pour une loi légalisant l’euthanasie.

La décision des jurés ne reflète-t-elle pas l’état d’esprit de nos concitoyens sur la question de la fin de vie ?

Assurément. Notre société a peur de la mort et du vieillissement. Le jeunisme ambiant fait que tout ce qui se dégrade inquiète. Mon expérience d’aumônier d’hôpital m’a montré à quel point les réactions humaines devant la mort étaient à la fois étranges et émotionnelles. Face à une situation physique ou mentale qui se dégrade gravement, la famille désire que tout s’arrête pour garder une image sereine de la personne qui va disparaître.

Nos contemporains ne veulent plus voir la mort faire son œuvre. L’idéal du bien-mourir, c’est de mourir dans son sommeil, le plus discrètement possible et ne rien avoir à souffrir. On n’accepte plus l’idée du passage, cette naissance à une nouvelle vie avec toutes les difficultés que comporte, bien entendu, ce passage.

Cette vision de la mort est contraire à ce que les siècles de christianisme avaient donné à la civilisation occidentale, c’est-à-dire la mort entourée des siens. Cette conception du bien-mourir nous conduit à donner la mort par un phénomène prétendu de compassion, car l’image dégradée de la personne en fin de vie ou handicapée est devenue insupportable. Notre société n’est plus capable de voir en elle l’image de Dieu.

Comment en est-on arrivé là ?

Dans une société, où l’idée de progrès des sciences et des techniques est assimilée à ce qui est utile, performant et rentable, la mort est devenue incongrue. Il existe une sorte de quête éperdue d’une vie indéfinie de l’être humain, une vie sans fin. N’était-ce pas au fond le credo des positivistes du XIXe siècle ? Cette mentalité matérialiste ne donne plus de place à la vie spirituelle. Sa dimension transcendante a disparu. C’est la conséquence directe de la sécularisation croissante de notre société.

Curieusement, lorsque la mort devient inéluctable, plutôt que de l’affronter et de la dépasser, on la crée comme pour se donner l’impression de la dominer. Or, cette conception correspond à un individualisme profond de la société. Nous avons entendu, il y a trente ans : « Mon corps est à moi ». C’est toujours le même slogan qui est brandi de nos jours.

90% des Français se disent favorables à l’euthanasie. Comment résister à ce rouleau compresseur ?

Commençons par dire la vérité. Nous sommes marqués par le désir que tout acte médical fasse le mieux et au mieux. Alors, lorsqu’une personne accidentée ou foudroyée par un AVC est emmenée aux urgences, elle est réanimée, car c’est la logique médicale de faire triompher la vie sur la mort. Quels proches – lorsqu’ils sont présents ou arrivent à temps – diraient aux médecins : ne faites rien ? Personne. Or, souvent, les conséquences de cette réanimation s’avèrent tragiques. C’est à ce moment-là que tout commence. Cette réalité nouvelle de la personne nous contraint et nous oblige à l’humilité et à la prudence. Elle nous oblige à poser un regard différent sur l’être souffrant. Malgré sa faiblesse, cette vie blessée garde toujours un sens et, moi, chrétien, comme dans la parabole du Bon Samaritain, je dois m’en faire proche ; car dans chaque personne souffrante, dans chaque malade défiguré, je vois le visage du Christ torturé et abîmé par la Passion et la Croix.

Les chrétiens doivent donc prendre conscience – et c’est une nécessité – que leur devoir est d’être auprès de toutes ces personnes. Sans eux, ces malades ne pourront pas être reconnus comme portant l’image du Christ.

Le gouvernement a demandé à Jean Leonetti et Alain Claeys de travailler sur une modification de la loi du 22 avril 2005. À force de légiférer, ne risque-t-on pas de franchir le pas de trop vers la légalisation dusuicide assisté et de l’euthanasie ?

Ne nous leurrons pas. L’objectif de cette mission parlementaire est de faire passer, à terme, la loi sur l’euthanasie. Nous le savons. Notre sens de chrétien – et d’homme avant tout – est de nous y opposer : on ne met pas fin à une vie, quelle que soit sa situation, car toute vie a un sens. L’être qui meurt est celui qui a vécu, aimé, et il a droit au respect inconditionnel jusqu’à son terme. C’est un fondement anthropologique. L’émotionnel et le sensible ne peuvent remplacer cette vérité de l’être. Personne n’a le droit de penser qu’une vie est inutile, qu’elle coûte cher ou qu’elle ne vaut plus la peine d’être vécue.

Les parlementaires saisis affirment qu’ils n’iront pas jusqu’à l’euthanasie. François Hollande lui-même semble y être très réticent.

Si nous regardons tout ce qui s’est fait depuis 1975, ce discours nous a été resservi à chaque nouvelle loi, et à chaque fois la transgression a été franchie. Je ne veux pas être complètement pessimiste. Des mobilisations comme celles de l’an dernier ralentiront le processus, mais comme le disait Bernadette Soubirous : « Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire ».

Même si l’issue ne fait guère de doute, il est impossible de nous taire. Et nous devons avoir bien en tête que nous sommes plongés dans un véritable combat de société où l’homme veut se faire maître de la vie et la mort. Il veut devenir son propre Dieu. Cette idéologie est fortement enracinée dans une opposition frontale à la foi chrétienne. C’est une évidence."

Posté le 1 juillet 2014 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

29 juin 2014

Le Père Zanotti-Sorkine refusé à Paris

Le Père Zanotti-Sorkine a annoncé lui-même ce matin à la paroisse des Réformés Marseille, lors de sa dernière messe, à 10h30, que sa nomination à la rue du Bac en tant que confesseur avait été refusée par le chapelain de la rue du Bac par crainte "d'une trop grande piété et affluence des fidèles". Il a indiqué être désormais sur le départ et sans affectation :

"Le 8 juin dernier, je vous annonçais mon départ de Marseille pour la Chapelle de la Médaille Miraculeuse à Paris où m'attendait un ministère de confessions. Quelques jours après cette annonce officielle, le Père Chapelain du lieu m'a fait part de son inquiétude face à l'engouement que suscitait ma venue. Après avoir estimé que cet enthousiasme populaire n'était pas compatible avec la vie de la Chapelle, il m'a signifié qu'il ne pouvait plus m'accueillir. Vraiment je suis désolé d'avoir dérangé malgré moi et à distance, l'organisation de ce haut-lieu. Je tiens donc à présenter mes excuses au Père Chapelain et à la Mère Générale des Filles de la Charité. A cette heure, mes Frères, je n'ai pas de destination précise. Je ne sais absolument où je vais servir demain et après-demain mais surtout, surtout, je vous en prie, ne vous inquiétez pas, la Sainte Vierge va m'ouvrir une porte quelque part et j'espère pouvoir bientôt vous dire où ! Allez, mes frères, je vous embrasse tous, voilà l'essentiel !"

Posté le 29 juin 2014 à 17h25 par Michel Janva | Lien permanent

"Résistez et soyez fermes dans la foi et la charité, comme Pierre et avec lui"

Voici la fin de 'l'homélie de ce jour prononcée par le père abbé de Triors, Dom Hervé Courau :

"[...] Le Magistère pétrinien, c'est à dire la parole de Pierre, est habilité à déclarer la doctrine révélée par Dieu. Et ce privilège lui vient de la charité de Dieu dont il doit vivre pleinement, et du martyre violent ou de l'épreuve permanente qui y équivaut, cette caractéristique de l'histoire des papes. Grâce à quoi l'Histoire de toute l’Église est un long, mais beau chemin de croix, de lumière et d'amour.

En ces jours où la présence visible de l’Église de Jésus est menacée de disparaître de la carte du Proche-Orient, son propre berceau géographique, relisons ces lignes d'un grand moine et penseur libanais du XIX° s. voyant en cette alerte endémique le mystère profond de l'Histoire de l’Église. S. Charbel Maklouf s'adressait ainsi à ses contemporains (Paroles de saint Charbel, Artège 2014) :

"Le chemin de votre calvaire dans ce coin du monde est long et la croix du Christ dans cet Orient, vous la portez sur vos épaules. Vos ennemis sont nombreux parce qu’ils sont ceux de la croix ; mais ne les prenez pas comme ennemis ; parlez-leur toujours avec le langage de la croix, même s’ils vous sont hostiles à cause d’elle. Les mois et les années à venir seront très difficiles, très durs, amers et aussi lourds que la croix. Supportez-les en priant. Que votre prière émane de votre foi, que de votre patience naisse l’espérance, que la croix fasse grandir votre amour ».

Puis élargissant son propos, il voit en cette loi qui met en effroi notre nature timide, une loi pour tous dans l’Église de Jésus, autour du pape :

"La violence régira toute la terre. La planète sera poignardée par les couteaux de l’ignorance et de la haine. Tous les peuples qui vous entourent chancelleront sous le poids de la souffrance ; la peur s’abattra sur toute la terre comme la tempête ; la tristesse débordera du cœur de tous. Des hommes ignorants et hostiles présideront au destin de tous leurs peuples, les entraînant dans les voies de la misère et de la mort, à cause de la rancune aveugle qu’ils surnommeront « justice » et à cause de l’ignorance lugubre qu’ils appelleront « foi ». La rancune et l’ignorance prédomineront aux quatre coins du monde. Résistez et soyez fermes dans la foi et la charité, comme Pierre et avec lui. La face de la terre changera mais vous conserverez la face du Christ. Des frontières, des communautés et des régimes seront effacés et retracés, des peuples chancelleront sous le poids du feu et du fer, mais vous conserverez votre amour sans frontières. Sauvegardez votre communauté ecclésiale et que votre régime soit l’Évangile ».

À Fatima il y a moins d'un siècle, Notre Dame parlait comme ce saint solitaire. Mettons bien notre foi dans l'Église au diapason de notre espérance, encouragé par son dernier mot : À la fin mon Cœur Immaculé triomphera, amen."

Posté le 29 juin 2014 à 17h10 par Michel Janva | Lien permanent

28 juin 2014

140 jeunes vont renoncer à ce que le monde juge essentiel

De l'abbé Grosjean sur Le Figarovox :

"En ce mois de juin, 140 prêtres religieux et séculiers, dont 82 prêtres diocésains, sont ordonnés en France. Avant d'être des statistiques, ces chiffres sont d'abord autant de signes prophétiques donnés à l'Eglise et à la société: ces 140 jeunes vont consacrer leur vie à plus grand qu'eux! Ils vont renoncer à ce que le monde juge essentiel au bonheur afin de vivre une autre joie: celle du don total, résolu, définitif à Dieu et à ce monde qui ne les comprend pas toujours. Ce monde qui reste pourtant - et paradoxalement - fasciné par leur radicalité et interpellé par le message qu'ils portent. [...]"

Posté le 28 juin 2014 à 16h48 par Michel Janva | Lien permanent

Les bonnes relations entre la Fraternité Saint-Pierre et les évêques

Samedi 28 juin, trois diacres français de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) sont ordonnés prêtres dans la cathédrale de Chartres par Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Oloron et Lescar.

"Une première, puisque les ordinations sacerdotales des ordinants français de cette communauté de prêtres traditionnels ont habituellement lieu dans leur séminaire de Wigratzbad, en Bavière, ou plus rarement en France, à l’abbaye Notre-Dame de Fongombault."

L’abbé John Berg, Supérieur général de la FSSP, estiqme que c’est « un geste fort » de Mgr Pansard, l’évêque de Chartres.

« En nous ouvrant sa cathédrale, il montre que nous avons toute notre place dans l’Église. C’est aussi un signe de l’accueil toujours plus favorable des communautés attachées à la forme extraordinaire du rite romain en France. »

Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et de Lourdes, ajoute :

« Ils ont par exemple des missions dans des écoles catholiques, des officialités. Dans mon diocèse, deux prêtres de la Fraternité Saint-Pierre exercent leur ministère à Lourdes, l’un dans le sanctuaire, l’autre auprès d’une communauté de fidèles attachés au rite romain traditionnel ».

Mgr Castet, évêque de Luçon, se félicite des relations « très fraternelles » qu’il entretient avec les deux prêtres de la Fraternité Saint-Pierre en exercice dans son diocèse :

« Ils font un très bon travail, nous avons des contacts réguliers ».

Posté le 28 juin 2014 à 07h42 par Michel Janva | Lien permanent

27 juin 2014

C’est notre société qui est en état pauci-relationnel

Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, défend la vie :

2"L’injection létale pourrait bien devenir légale. C’est ce que laisse entendre le message délivré par l’acquittement du docteur Nicolas Bonnemaison. 

Comment laisser passer un tel aveu de non-assistance à personne en danger ? Comment ne pas entendre la soif de mourir vivants et aimés ? Oui, il s’agit bien de cela : c’est notre société qui est en état pauci-relationnel et non les personnes comme Vincent Lambert qui attendent au contraire un sursaut d’amour.

Je m’adresse aux médecins, aux soignants, à tous ceux qui font partie de cette chaîne solidaire qui nous unit les uns aux autres, surtout au terme de notre existence. Soyez des témoins de la vie, évaluez avec prudence les limites de l’acharnement thérapeutique et procédez à la mise en place de justes soins palliatifs. La question de la mort ne se résout pas par la mort, mais par la vie !

Qu’as-tu fait de ton frère ? Telle est la question que nous pourrions entendre à notre tour au jour dernier…

Osons la solidarité ! Osons l’espérance ! Osons la compassion, la vraie, celle qui dit je t’aime en disant oui à la vie."

Posté le 27 juin 2014 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent

Messe pour la France à Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à une messe pour la France le vendredi 27 Juin 2014 à 18h15, en l'église Saint-Jérôme de Toulouse (40, rue de la Pomme).

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Posté le 27 juin 2014 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent

26 juin 2014

L'idéologie qui cherche à amalgamer l’hydratation à de l’acharnement

Mgr Michel Aupetit, évêque de Nanterre, médecin et membre du Conseil Famille et Société, analyse la décision (suspendue par la CEDH) du Conseil d’Etat d’arrêter le traitement de Vincent Lambert :

"M. Vincent Lambert est un homme de 38 ans victime d’un traumatisme crânien à la suite d’un accident. Son état correspond à ce que les médecins appellent l’état pauci-relationnel qu’on appelle aussi état de conscience minimale qui est à distinguer d’un état végétatif permanent.M. Lambert n’est pas en fin de vie. Il s’agit seulement de savoir si on arrête sa vie en supprimant l’alimentation et l’hydratation. La première question qui se pose est de savoir si le fait de nourrir et de faire boire constitue un traitement ou un soin.

Certains affirment que, s’il s’agit d’un traitement, l’alimentation et l’hydratation peuvent être considérées comme un acharnement thérapeutique si elles sont maintenues. En revanche, s’il s’agit d’un soin, le fait de lui donner à boire et à manger n’entre pas dans le cadre une obstination déraisonnable mais d’une attention à autrui qui est le propre de l’humanité. Certes, M. Lambert ne peut pas boire et manger tout seul étant donné son état de conscience voilà pourquoi le médecin qui le suit avait décidé d’arrêter.

La deuxième question est de savoir si ce que l’on fait en donnant à manger et à boire est vraiment au bénéfice de la personne soignée. Par exemple, il arrive que certains patients puissent faire une fausse route à la suite d’une alimentation invasive. Dans ce cas, cette alimentation lui est plus nuisible qu’utile. Tant que la personne n’est pas en fin de vie et que son alimentation et son hydratation lui sont plus bénéfiques que nuisibles, le fait de l’arrêter devient alors un acte grave puisqu’il entrainera inéluctablement et délibérément sa mort.

Il est impossible actuellement de dire ce qu’un patient peut vivre encore de relations interpersonnelles dans un état de conscience minimale. Celles qui se tissent encore révèlent la profondeur de notre humanité qui est à l’origine de sa dignité. 

L’Académie Nationale de Médecine a rappelé que le droit des patients d’avoir accès à l’alimentation ne peut être conditionné par leurs capacités relationnelles. Cette position rejoint celle de l’Église qui persiste à défendre la dignité immuable de l’homme. Cette dignité ne vient pas d’un droit octroyé par un tiers : la société, les médecins ou les juges.

Enfin, il faut savoir que le cas de M. Vincent Lambert est un cas particulier à partir duquel il est difficile de légiférer. Il y a plus de 1500 personnes qui sont dans le même état. Ce que l’on va décider pour lui va-t-il impacter sur les autres patients ? On a voulu donner aux juges la décision finale. Or, s’il appartient aux juges de dire le droit, ils n’ont pas autorité pour définir le bien ou le mal. 

L’Église, protectrice de la vie et de la dignité, estime qu’« un patient en « état végétatif permanent » est une personne, avec sa dignité humaine fondamentale, à laquelle on doit donc procurer les soins ordinaires et proportionnés, qui comprennent, en règle générale, l’administration d’eau et de nourriture, même par voies artificielles »."

Mgr Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France, réagit de son côté :

"Qu’est-donc cette idéologie qui cherche à amalgamer l’hydratation d’un frère souffrant à de l’acharnement ? Un trait de civilisation élémentaire n’est-il pas depuis toujours de prodiguer le verre d’eau à autrui, humecter ses lèvres, serait-il notre pire ennemi ? En quoi serait-il inconvenant de le faire à un proche en état « pauci-relationnel »? Ce que l’on nomme  « l’affaire Lambert » fait, hélas, dire de nombreuses aberrations. L’essentiel est d’être près de celui que l’on aime jusqu’au bout. Présence humble et aimante. Les mains vides en offrande d’une affection partagée. Le plus fragile serait-il devenu indigne d’être accompagné ? Le fait que les proches de Vincent se déchirent, le fait qu’une instance supérieure ne se suffise pas à en discerner et juger, tout cela doit rendre humble devant la complexité et la douleur. Ces limites humaines et institutionnelles attestent que la vie est toujours plus grande que ce que nous en disons. Elle est un don ! Ne vouloir ni acharnement, ni suicide assisté, consiste à choisir la voie étroite d’une fidélité palliative. Redisons-le avec la force de l’amour."

Posté le 26 juin 2014 à 23h26 par Michel Janva | Lien permanent

Ne partez pas en vacances sans Dieu

De LM De Woillemont pour Le Salon Beige :

Mardi soir, au centre st Paul l'abbé de Tanouarn nous a proposé un nouvel objet spirituel de sa création. Il ne veut pas nous laisser partir dans la vacuité des plages et autres bronzages.

En bon pasteur, il se soucie encore de nous et de notre salut, y compris pendant nos vacances, et les siennes, rarement oisives. Ce qu'il propose est une sorte d'éphéméride, de petite médecine quotidienne, naturelle, homéopathique et bienfaisante. Sous la forme d'un petit objet à mettre dans le sac de plage ou dans la poche, un très bel objet, un beau petit livre, agréable à toucher, doux au regard et bienfaisant pour l’âme.

Le produit de base ce sont les évangiles, agrémentés du commentaire d'un docteur en théologie. Le tout pimenté d'une petite phrase indiquant «qui je confie» à ma prière et pour finir naturellement «ce que je fais».  L'abbé rappelle que nous sommes dans l'ordre de l'action, car l'amour et l'action sont liées comme l'indique Thomas d'Aquin.

L'ennemi est double ; tout à la fois le divertissement pascalien qui est le cœur même de notre civilisation, mais aussi le «souci de soi» comme fin ultime de mon activité. Il faut être capable d’entrer en soi pour le dialogue intérieur, sous le regard de Dieu qui fait Tiers.

L'abbé propose donc un exercice spirituel de 5 minutes par jour. Si ce n'est pas trop nous demander.  Chaque jour a son verset d'évangiles qui illustre le saint fêté ou le thème inspiré par les évangiles. Le «sanctoral» s’appuie sur les nouveaux saints créés depuis la réforme liturgique, surtout depuis les nouveaux massacres anti catholiques qui sévissent en terre d'Islam ou chez les derniers communistes. Moisson très abondante, hélas, comme le rappelait récemment le pape François.

Attention ! ce livre a bien pour objet de nous faire bronzer sous le soleil de justice de Dieu, loin du soleil de Satan qui peut nous brûler bien au-delà de ce que nous voudrions. Cette conférence a été donnée le lendemain du solstice d'été, fête du paganisme renaissant dans sa dimension haineuse.

Ce livre peut être aussi un outil de progression ou de travail grâce à la marge laissée sur la partie supérieure de chaque page pour prendre des notes ou même dessiner....

Ces quelques pages peuvent aussi  nous aider à prendre conscience de notre «créaturité», c'est à dire notre condition de créature toute entière dépendante du souffle divin, mais aussi de l'exigence de service intégral des autres, comme nous y invite le Messie crucifié.

Alors n'hésitez pas ! A l’occasion d'un passage dans le quartier du Sentier ou en le commandant directement au centre culturel chrétien st Paul, ce sera sûrement l'objet le plus utile le seul peut être, à ne pas oublier avant de partir en vacances. Sans oublier la crème bronzante naturellement.

Quant à ceux qui ne partent pas en vacances,  il leur sera toujours loisible de parcourir tranquillement ce petit opuscule pour se réchauffer l’âme auprès du Christ et de ses saints..  

Posté le 26 juin 2014 à 18h44 par Michel Janva | Lien permanent

Retraite monastique à Solesmes

Retraite-discernement-solesmes

Posté le 26 juin 2014 à 15h36 par Michel Janva | Lien permanent

Les ordinations sacerdotales en France en 2014

82 nouveaux prêtres diocésains sont ordonnés cette année, la plupart ce week-end, en France. Auxquels il faut ajouter les ordinations au sein de communautés religieuses et des instituts sacerdotaux, soit environ 140 ordinations sacerdotales.

Aymeric Pourbaix écrit dans FC :

"Au mois de juin, celui des ordinations sacerdotales, les catholiques français sont confrontés à deux sentiments contradictoires : d’abord une joie profonde, celle de voir de jeunes hommes faire le don total de leur vie – témoignage inouï ! – pour être les « chasseurs d’âmes » dont parlait saint Jean XXIII dans son Journal. En même temps, le découragement peut nous saisir à la lecture des statistiques en baisse continue.

Avec des exceptions notables, comme dans le diocèse de Luçon, qui compte une douzaine de nouveaux prêtres depuis 2000 (source La Croix) et neuf séminaristes. Preuve que les projections chiffrées ne disent pas tout, et notamment qu’une ferme volonté épiscopale peut accomplir beaucoup en matière de vocations, avec la grâce de Dieu ! 

[...] Fort heureusement, il existe quelques solides viatiques pour nous aider à traverser ce temps de « vaches maigres ». D’abord la force des sacrements : le diocèse de Dijon vient justement de proposer la confirmation dès l’âge de 7 ans. Ensuite des familles chrétiennes réellement ferventes, dont Jean XXIII disait, avec poésie, qu’elles sont le milieu où grandissent les « jeunes plants d’olivier » qui porteront « des fleurs par la suite ». 

Il y a tout lieu d’aider et d’accompagner en priorité ces familles-là, qui seront les principaux soutiens de l’Église et de la société de demain, mais qui aujourd’hui se sentent quelque peu délaissées par l’une, et surtout par l’autre ! [...]"

Posté le 26 juin 2014 à 09h57 par Michel Janva | Lien permanent

23 juin 2014

Ajaccio : Mgr de Germay condamne l'exposition du Piss Christ

Communiqué de Mgr de Germay, évêque d'Ajaccio :

"Apprenant le choix fait par le Musée Fesch d’Ajaccio d’accueillir une exposition temporaire consacrée à M. Andres Serrano comprenant, selon les mots mêmes du descriptif, « l’œuvre la plus irrévérencieuse et la plus symbolique de son époque » – en l’occurrence la photographie d’un crucifix plongé dans l’urine – je tiens à exprimer ma consternation et mon indignation.

Chapelet sur le sexe d’un homme mort...

Certains soutiennent que l’auteur de ces photographies – l’une d’entre elle par exemple montre un chapelet posé sur le sexe d’un homme mort – est un « digne héritier de l’histoire de l’art ». Je n’entrerai pas dans ce débat ; la postérité répondra d’elle-même. J’invite en revanche tous ceux qui se sentent concernés par cette exposition à s’interroger :

* Doit-on tenir pour négligeable, tout particulièrement ici en Corse, le fait que de très nombreuses personnes, pour qui la représentation du Christ en Croix symbolise ce qu’il y a de plus précieux, vont être choquées et profondément blessées par ces images ?

* Doit-on faire le jeu de ceux qui pensent que la polémique et la provocation sont aujourd’hui les meilleurs moyens de se faire connaitre ?

Une paix sans respecter le sacré ?

* La paix entre nous est-elle possible si nous ne respectons pas ce qui est sacré pour les autres ?

J’appelle par ailleurs les fidèles catholiques à ne pas tomber dans le piège de la provocation. Toute action violente ou insultante vis-à-vis de cette exposition serait contraire au message du Christ en Croix, « Lui qui, insulté, ne rendait pas l’insulte » (1 P2,23).

Et si le musée Fesch élevait vers le beau ?

Je formule enfin le souhait que le Musée Fesch – qui doit son existence au cardinal du même nom, et qui d’ordinaire organise des expositions dignes d’intérêt – puisse à l’avenir nous élever vers le beau."

Posté le 23 juin 2014 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent

Procession de la fête Dieu à Lyon

Hier, à Lyon, procession de la fête-Dieu entre les églises St Nizier et St Georges et jusqu'à la primatiale St Jean. Deux heures de procession pour 600 fidèles, avec 4 stations, dans un profond recueillement qui a touché tous les passants. 

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Posté le 23 juin 2014 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent

22 juin 2014

25è anniversaire de la reconnaissance canonique de l'abbaye du Barroux

Le 27 juin, l’abbaye Sainte Madeleine du Barroux fêtera le 25è anniversaire de sa reconnaissance canonique par Rome. Voici le communiqué de l’abbaye :

"Chers amis, Le vendredi 27 juin 2014 à 10h, en la solennité du Sacré-Cœur, Son Éminence le cardinal Marc Ouellet, P.S.S., Préfet de la Congrégation pour les Évêques, célèbrera la messe pontificale en action de grâces pour le 25e anniversaire de la reconnaissance canonique de la communauté, de l’érection du monastère en abbaye, de la bénédiction abbatiale de Dom Gérard et de la dédicace de notre église. Vous êtes tous chaleureusement invités à participer ou à vous unir par la prière à cette célébration et à rendre grâces avec nous au Seigneur pour tous ses bienfaits."

Posté le 22 juin 2014 à 10h04 par Michel Janva | Lien permanent

21 juin 2014

Procession du Saint-Sacrement à Saint Quentin en Yvelines

Dimanche 22 Juin, départ du CAP saint-Jacques (67 Route de Troux, 78280 Guyancourt) à 15h30, suivie des vêpres solennelles.

Posté le 21 juin 2014 à 19h03 par Michel Janva | Lien permanent

Fête-Dieu : procession à Ste Jeanne de Chantal à Paris

La Fête-Dieu donnera lieu dimanche 22 juin à la célébration d’une messe solennelle en forme extraordinaire en l'église Sainte Jeanne de Chantal (Paris, 16ème) à midi. La chorale St François de Sales (chorale de la messe en forme extraordinaire) assurera les chants.

La messe solennelle sera précédée de la procession du Saint Sacrement à 11h30 rassemblant les fidèles de la de la forme ordinaire et de la forme extraordinaire.

Posté le 21 juin 2014 à 09h32 par Michel Janva | Lien permanent


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