30 janvier 2015

La Neuvaine : méditation du père Bonino

La méditation de cette semaine a été rédigée par le père Serge-Thomas Bonino, OP (né le 3 novembre 1961), religieux et théologien catholique français, secrétaire de la Commission théologique internationale et président de l'Université pontificale Saint-Thomas-d'Aquin de Rome :

B"On connaît l’apostrophe de saint Jean-Paul II : « France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » On prête moins attention à ce qui suit : « France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle ? » Cette Sagesse éternelle est le Fils, le Verbe, le Logos, c’est-à-dire la Pensée divine personnelle qui a présidé à la création, lui conférant ordre, beauté et intelligibilité. C’est cette même Sagesse qui, à la plénitude des temps, a pris chair dans le sein de la Vierge : Jésus-Christ, « en qui se trouvent, cachés, tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Col 2, 3). Il est la Clé pour comprendre en profondeur le monde et l’histoire des hommes.

L’alliance, par la foi et l’amour, avec la Sagesse éternelle est féconde.  Elle est « source d’une vraie culture, c’est-à-dire de la croissance de l’homme » (Jean-Paul II). La culture en effet n’est pas la négation de la nature humaine mais son humanisation progressive. Elle « cultive » et fait fructifier les biens et les valeurs de la nature humaine. Or cette humanisation intégrale passe par la divinisation. On n’est jamais plus humain que lorsqu’on est plus chrétien, car la grâce guérit la nature blessée et la porte à sa perfection. Comme l’a admirablement exposé Benoit XVI aux Bernardins, « ce qui a fondé la culture de l’Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L’écouter, demeure aujourd’hui encore le fondement de toute culture véritable ». L’accueil de la Parole de Dieu engendre une culture et promeut un véritable humanisme, dont tant d’œuvres théologiques, philosophiques, littéraires et artistiques, portent témoignage dans l’histoire de France.

En particulier, la Parole de Dieu suscite en qui l’accueille un dynamisme qui le met sous tension et mobilise toutes ses ressources en vue de mieux comprendre ce qu’il croit. Cette intelligence de la foi trouve dans la théologie sa forme systématique et rationnelle. « Dis, qu’est-ce que c’est Dieu ? », demandait Thomas d’Aquin enfant. Le désir de répondre à cette question est le ressort qui a soutenu son immense effort pour assimiler de façon critique tout le savoir de son temps et le mettre au service d’une meilleure intelligence de la foi. Le désir de connaître Dieu a ainsi engendré un développement culturel hors pair.

Le souci de la fécondité culturelle de la foi est essentiel à la vocation chrétienne de la France. Au Moyen Age, la Chrétienté reposait sur trois piliers : le sacerdotium (autorité religieuse), l’imperium (autorité politique) et le studium (autorité intellectuelle). Or si le sacerdotium a son centre à Rome et l’imperium quelque part dans le Saint-Empire romain germanique, le studium est vu comme l’apanage de la France. A l’heure où se formait l’esprit des nations, la France apparait comme la nation qui se définit par son rayonnement culturel. Ainsi, le pape Grégoire IX, en 1231, désignait l’Université de Paris comme la « mère des sciences, comme une autre Cariath Sepher (cité des lettres), qui brille d’un éclat précieux », et Eudes de Châteauroux († 1273), qui en fut chancelier, la décrit comme « le moulin dans lequel tout le froment de Dieu est moulu pour la nourriture du monde entier ; il est moulu par les leçons et les discussions des maîtres. Paris est le four et la cuisine dans lesquels le pain du monde tout entier est cuit et la nourriture de ce monde préparée ».

Mais qui dit culture ne dit ni folklore ni culte jaloux des particularités. Certes, toute culture s’enracine dans une histoire particulière mais elle est par nature ouverte à l’universel. La France est « éducatrice des peuples » non parce qu’elle leur imposerait ses particularités culturelles mais parce que le contact avec la culture chrétienne française peut aider d’autres cultures à laisser s’épanouir en elles les valeurs universelles -  le vrai, le juste, le bien - qu’elles contiennent en germe.

Aujourd’hui le petit troupeau des chrétiens de France hérite de cette haute vocation. Si réduites que soient ses forces, il ne peut renoncer à cette responsabilité en se réfugiant dans une foi toute sentimentale. Appuyé sur un puissant héritage, il continue de vouloir penser sa foi, contribuant ainsi à nourrir une authentique culture humaine. Ne sommes-nous pas d’ailleurs, en raison même de notre histoire nationale, aux avant-postes de la difficile rencontre entre la foi chrétienne et les nouvelles cultures sécularisées ? Sans doute ces « cultures » se sont-elles souvent construites en opposition explicite au christianisme et elles renferment des germes mortifères de déshumanisation et de « dé-culturation » qu’il faut dénoncer. Mais il faut aussi chercher à comprendre comment on en est arrivé là et tenter de recueillir avec discernement ce qu’il peut y avoir de vrai et de bon dans le mouvement culturel actuel afin d’en nourrir l’intelligence de la foi. La tâche est immense et les ouvriers peu nombreux. Aussi nous tournons-nous vers Marie, Sedes sapientiae, Trône de la Sagesse. En accueillant la Parole de Dieu, la Sagesse éternelle, en « conservant avec soin toutes ces choses, les méditant dans son cœur » (Lc 2, 19), elle se révèle la Vierge sage par excellence. Prions-la d’aider la nation française à renouer son alliance féconde avec la Sagesse éternelle."

Posté le 30 janvier 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

29 janvier 2015

Charlie Hebdo : manifestation d’un nihilisme contre lequel est venu frapper un autre nihilisme

Le Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, est interrogé par la revue Traces (Communion et Libération) à propos des faits tragiques du 7 janvier à Paris. Extraits :

B[...] Êtes-vous interpellé, et comment devrions- nous être interpellés par la violence que nous voyons affluer dans tant de zones du monde?

C’est une vraie question, qui n’est pas exclusivement musulmane ou religieuse. Rappelons d’abord que les régimes athées du XXème siècle ont fait des millions de martyrs. Je pense aussi au génocide rwandais qui s’est développé entre populations chrétiennes. Quant à notre société si contente d’elle-même, si prompte à expliquer au monde les «valeurs universelles» ou la démocratie, elle a renoncé depuis bien longtemps au caractère sacré de la vie humaine. [...]

J’ai été très vivement interpellé par une analyse de Jean-Pierre Denis, un journaliste français: il explique que l’islamisme est comme une tumeur qui se développe sur le corps de l’Islam et qu’il ne faut pas trop vite dire que les deux n’ont rien à voir, faute de quoi on ne pourrait jamais procéder à l’opération. De la même manière que la pédophilie est un abcès qu’il convient de crever, la question de la violence, du rapport à la raison ou de la liberté de conscience sont des questions légitimes, indispensables, urgentes, auxquelles les musulmans savent qu’ils doivent répondre par eux-mêmes.

[...]En fait, il s’agit de trouver un bon équilibre entre la foi et la raison : quand la raison se croit toute puissante, oublieuse de la foi, c’est-à-dire lorsqu’elle trouve en elle-même son origine et sa fin, elle devient inéluctablement une puissance de destruction, comme on l’a vu dans les grands totalitarismes du XXème siècle. Il en est de même pour la foi: lorsque celle-ci n’est plus tempérée par la raison, elle dérive et s’abîme souvent dans l’intégrisme, le fondamentalisme, le terrorisme. Elle considère l’homme comme un moyen au service d’une cause, alors même qu’il est la cause à servir. J’aime la formule du Cardinal Tauran car il ne dit pas que la religion est la solution mais qu’«elle fait partie de la solution». Nous nous rappelons la première page de l’Encyclique de Jean-Paul II où il expliquait que la foi et la raison sont les deux ailes qui nous portent vers la lumière. Priver notre vie de l’une de ces deux ailes, c’est le crash assuré dans les ténèbres.

[...] Pour moi, Charlie Hebdo est la manifestation d’un nihilisme désespéré contre lequel est venu frapper un autre nihilisme, celui de l’Islam radical. La culture du «rien n’a de sens» dégénère dans l’apologie de la dérision d’une part ou dans celle de la violence d’autre part. Car, si rien n’a de valeur, si rien n’est respectable, alors tout est destructible. J’ai entendu cette formule que je trouve juste : «Non, je ne suis pas Charlie, car je ne ris pas de tout. Je ne ris pas de la mort des gens de Charlie, par exemple». [...]"

Posté le 29 janvier 2015 à 10h16 par Michel Janva | Lien permanent

24 janvier 2015

Mgr Boulanger lance la canonisation de la soeur de Sainte Thérèse

VisleoSamedi 24 janvier, au cours de la messe qu’il célébrera en la chapelle du Monastère de la Visitation, à Caen, Monseigneur Jean-Claude Boulanger, évêque de Bayeux et Lisieux, annoncera officiellement l’ouverture du processus de béatification de "La servante de Dieu, sœur Françoise-Thérèse", plus connue sous le nom de Léonie Martin, sœur de sainte Thérèse de Lisieux.

Mgr Boulanger officialise ainsi le titre de Servante de Dieu qui est désormais celui de sœur Françoise-Thérèse, première étape d’un long processus qui la verra peut-être un jour déclarée Bienheureuse, puis Sainte. Le père Laurent Berthout, délégué épiscopal à l'information, déclare :

"Depuis de nombreuses années, des personnes se confient à la prière de Léonie Martin, venant sur sa tombe au Monastère de la Visitation où elle a été religieuse de 1899 à 1941. Ces personnes témoignent de grâces reçues à la faveur de son intercession. Léonie Martin a vécu une vie simple, cachée, humble à l’ombre du cloître. Elle a voulu vivre la spiritualité de saint François de Sales, en faisant "tout par amour et non par la force", selon l’expression de saint François. Elle a bénéficié de la découverte spirituelle de sa sœur sainte Thérèse qui lui a enseigné à vivre d’Amour dans les gestes les plus humbles et les plus quotidiens".

Posté le 24 janvier 2015 à 11h20 par Michel Janva | Lien permanent

Le cardinal Barbarin sera à la marche pour la vie

L'archevêque de Lyon vient de l'annoncer sur Twitter :

Le cardinal célèbrera la messe à 10h à Paris en l'église St Etienne du Mont (retransmise en direct sur France Culture).

Posté le 24 janvier 2015 à 10h28 par Michel Janva | Lien permanent

23 janvier 2015

Toulon : un bar LGBT devient un foyer d'évangélisation

Communiqué des Missionnaires de la Miséricorde divine :

"Les Missionnaires de la Miséricorde Divine ont la joie de vous annoncer l’achat du « Texas Bar », célèbre bar de la communauté gay de Toulon qui se trouve à côté de leur église paroissiale Saint-François de Paule.

Ce bar était en liquidation judiciaire, la vente aux enchères a eu lieu le jour de la fête de la Médaille Miraculeuse. Les autres acheteurs potentiels qui souhaitaient mettre une somme plus importante que la nôtre ont eu la gentillesse de leur laisser le bar en voyant les prêtres prier durant les enchères. Par ailleurs un prêtre du diocèse de Toulon, ami de la communauté a déjà fait un don de 15 000 euros pour cette acquisition.

Pour ces prêtres diocésains, ce lieu, rénové, veut devenir un pôle important pour l’évangélisation dans le quartier. Ainsi le « bar de Sodome » va devenir le « pub de la Miséricorde ».

Devant l’urgence de ce projet, les Missionnaires ont dû prendre dans leur capital prévu pour l’achat d’une maison plus grande que l’actuelle, afin de répondre aux besoins d’une société missionnaire en plein développement. Ils ont donc décidé de faire appel à la générosité des personnes intéressées par cette transformation du lieu.

Bien sûr, un reçu fiscal est délivré pour tout don, même modeste."

Contact :

Missionnaires de la miséricorde divine - 104 cours Lafayette  - 83000 Toulon

Possibilité de dons en ligne

Posté le 23 janvier 2015 à 23h31 par Michel Janva | Lien permanent

Messes à Nantes avant la Marche pour la vie

Deux messes selon a forme extraordinaire seront célébrées à Nantes avant le départ des cars (prévu à 8h) pour la Marche Pour la Vie, Dimanche 25 Janvier.

L'une au Prieuré Saint Louis (25 rue François Bruneau Nantes) à 6h30.

L'autre à Saint Clément (rue du Maréchal Joffre Nantes) à 6h30 aussi.

Posté le 23 janvier 2015 à 09h35 par Michel Janva | Lien permanent

2-6 mars : Faire une pause dans le manteau de Notre-Dame

A l"heure où nous avons besoin plus que jamais de la tendresse de Dieu qui s'est manifestée de manière éminente en la Vierge Marie.

A une époque où les familles sont particulièrement blessées, où les personnes souffrent particulièrement d'un déficit de profondeur et de vérité dans les relations interpersonnelles, conjugales, familiales.

Et parce que Dieu veut venir nous consoler par l'affection de sa Sainte Mère.

Vous êtes invité à venir participer à une récollection prêchée par l'abbé Jean-Christophe Pélégri, prêtre du diocèse de Fréjus-Toulon sur le thème :

"Grandir en sainteté à l'école de la Vierge Marie"

Du lundi 2 (11h) au vendredi 6 mars 2015 (14h), dans le cadre splendide du monastère (classé monument historique), qui est aussi un sanctuaire marial depuis le XIVème siècle, Notre-Dame de Sarrance, en pleine montagne, au cœur de la vallée d'Aspe (Pyrénées-Atlantiques). La messe sera célébrée selon la forme extraordinaire du rite romain. Prière silencieuse, 3 instructions par jour, entretiens individuels avec l'abbé Pélégri, marche en montagne... 

Inscriptions : sabineric.thibault@orange.fr 

Coût : 149 euros (pension complète) - personne ne peut-être empêché pour des raisons financières. Possibilité de venir chercher à la gare d'Oloron Sainte-Marie ceux qui ne pourraient venir en voiture. Cette session est ouverte à tous. N'hésitez pas à faire suivre cette proposition autour de vous.

Posté le 23 janvier 2015 à 09h29 par Michel Janva | Lien permanent

La Neuvaine : méditation de Mgr Derville

Docteur en théologie et diplômé de l’ESCP Europe, Mgr Guillaume Derville exerce son ministère à Rome. Proche collaborateur du prélat de l’Opus Dei, son évêque, il est en charge depuis 2002 de questions de liturgie, d’accompagnement spirituel et de formation des prêtres. Professeur visitant à la faculté de théologie de l’université pontificale de la Sainte-Croix, il y participé à la création du centre de formation sacerdotale et de l’institut de liturgie. Il est l'auteur cette semaine de la méditation pour La Neuvaine.

D"Au nouveau-né le sourire maternel et l’accueil émerveillé d’un père font sentir la bonté de l’existence. Peu à peu de nouvelles relations humaines forgent une personnalité. Le cercle de famille s’élargit à l’école, au travail, aux amis, à la patrie : on ne la choisit pas d’ordinaire, pas plus que ses parents. C’est ainsi que nous héritons d’une culture. Celle de la France a des racines vivantes dont les fruits naturels sont parfois douloureusement incompatibles avec ceux que la société contemporaine cherche à produire. L’Évangile nous appelle à l’audace de la foi, de l’espérance et de la charité. Prêts à assumer des risques, sans peur du qu’en-dira-t-on, nous pouvons être solidaires et magnanimes. Dieu nous aime, nous le savons, et c’est à la chaleur de la foi que déjà le bonheur se construit, ici et maintenant. Saint Augustin disait que celui qui va jusqu’à aimer ses ennemis est comme le feu, qui commence par gagner ce qui est tout proche pour s’étendre au loin.

Un chrétien regarde l’étranger avec bonté. De même qu’une famille s’ouvre, la patrie accueille. On s’en éloigne pour un temps : ce temps et la distance l’agrandissent. J’aime encore les roches rouges d’Agay que baigne la Méditerranée, les tamaris de mon enfance, la Bourgogne de Vézelay et de Beaune... La France m’apparaît plus belle depuis que j’ai voyagé de par le monde. Je perçois mieux la clarté logique de notre langue ; j’apprécie ce « je pense » dont parlait Claudel aux Japonais, certaine facilité à tenir un discours universel, la fine pointe d’un humour un brin modeste. Notre culture, éclairée par la foi, invite à comprendre ce qui est autre, sans pour autant renier qui on est. La charité aime le pluralisme que la liberté exige dans tant de domaines ; elle reconnaît ce qui est bon, beau et vrai chez les autres peuples. J’éprouve une mystérieuse déférence pour le sens du sacré d’un ami africain, j’admire avec chaleur ce Chinois qui demande le baptême à l’automne d’une vie. Saint Josémaria Escriva, ami de « la douce France », m’a montré que le cœur d’un chrétien doit être grand et son esprit ouvert : il est frère des hommes car fils de Dieu.

Dieu est Père infiniment bon. C’est lui qui m’a choisi le premier pour que je puisse le choisir librement. Le Christ appela ceux qu’il voulut pour être avec lui et les envoyer (cf. Mc 3, 13-14). Ainsi chacun de nous a une vocation. Elle se déploie dans l’existence, selon notre liberté. Là où nous vivons, Dieu nous invite à aimer les autres en lui. Ses voies, ardues, ne sont pas les nôtres, mais sa Providence veille. Comme saint Paul, le chrétien se fait tout à tous pour les gagner tous (cf. 1 Co 9,22). Son secret ? L’union au Christ, Fils de Dieu. C’est par lui que nous secourons le prochain. Aime tous les pays, parle chaque jour dans le silence avec ton meilleur ami, un Juif conçu de l’Esprit Saint, accueilli par Joseph de Nazareth et né de la Vierge Marie, notre mère dont le sourire éveille la joyeuse espérance de Jésus."

Posté le 23 janvier 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

22 janvier 2015

Mgr Jacques Blaquart soutient la Marche pour la vie

L'évêque d'Orléans écrit :

"Monseigneur Blaquart soutient la démarche des chrétiens du diocèse qui marcheront « pour la Vie » le 25 janvier à Paris.

La loi Leonetti de 2005 avait fait l’objet d’un consensus politique large. Cette loi votée est malheureusement insuffisamment appliquée.

Nous devons soulager la souffrance et entourer les personnes en fin de vie, mais donner la possibilité médicale de se suicider ? Non ! La vie est un don.

Une nouvelle loi fragiliserait davantage les personnes les plus faibles et la société toute entière."

Posté le 22 janvier 2015 à 22h51 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : il y a là quelque chose de l’acharnement du Malin sur la vie naissante

À la veille de la Marche pour la vie, Mgr de Kérimel, évêque de Grenoble, qui préside le groupe de travail de la Conférence des évêques de France sur l’avortement, déclare à Famille chrétienne :

"Je ne serai sans doute pas présent, à cause d’autres engagements. Mais oui, je soutiens cette marche. Il est bon de marcher pour la vie, pour que notre société reprenne conscience de la beauté de la vie, et qu’elle soit aidée à trouver d’autres solutions que cette solution mortifère. Car l’avortement blesse le corps social, et génère de la violence de manière imperceptible dans toute la société.

Les chrétiens ont de beaux défis à relever pour aider tant de personnes qui sont perdues ou en détresse et leur montrer la beauté et donc l’inviolabilité de la vie humaine.

Comment voyez-vous la dimension de combat spirituel qui se joue autour de l’avortement ?

Au moment de la naissance du Fils de Dieu, un immense combat spirituel a lieu. Le démon s’agite pour éliminer le Verbe incarné. Et, comme par hasard, ce sont les enfants qui sont éliminés. Au moment de la sortie d’Égypte, comme pour le massacre des Innocents, on s’attaque aux enfants.

Il y a quelque chose de très mystérieux dans ces attaques de l’ennemi du genre humain contre la maternité, les enfants à naître, la vie. Quand on écoute des témoignages de femmes dans des situations de grossesses difficiles, on retrouve toujours l’angoisse et la pression de l’entourage pour éliminer le problème. Je trouve qu’on les plonge dans quelque chose d’effrayant. Quoique le gouvernement en dise, elles sont dans une grande détresse avant pendant et, pour beaucoup, après avoir avorté. Il y a là quelque chose de l’acharnement du Malin sur la vie naissante, et donc sur les femmes dans leur capacité à donner la vie.

De plus, il y a quelque chose de pervers dans la logique à l’œuvre, car elle enfonce les femmes en les rendant responsables d’un mal dont elles sont victimes. Paradoxalement, en présentant l’avortement comme un droit, on leur retire jusqu’au droit de souffrir ou de se plaindre. Elles n’ont plus que le droit de se taire.

Sur le fond, voyez-vous une logique à l’œuvre entre la légalisation de l’avortement il y a 40 ans et les dérives législatives actuelles ?

Lorsque le pape Paul VI a écrit Humanae Vitae et désigné le danger qu’il y avait à dissocier l’union sexuelle de la procréation, cela a été mal reçu et mal compris. Mais il était profondément prophétique. Cette dissociation ouvre la porte aux excès d’aujourd’hui : la sexualité est déresponsabilisée et ordonnée à l’affectivité et à la jouissance tandis que la vie devient un produit ; ce qui conduit d’un côté à des mariages ou autres unions précaires ou au « mariage » homosexuel, d’un autre côté à la PMA et la GPA. Au point que la société civile prend conscience, ici ou là que l’on porte atteinte à quelque chose d’essentiel.

Lorsque l’on oublie que la vie est sacrée, on est prêt au trafic. Marx avait prédit, paraît-il, que la famille serait le dernier bastion à être investi par le capitalisme. Aujourd’hui, avec la vie humaine devenue une marchandise, nous y sommes. [...]"

Posté le 22 janvier 2015 à 22h37 par Michel Janva | Lien permanent

Sédation et alimentation : l'avis de la Conférence épiscopale

Le groupe de travail de la Conférence des Evêques de France sur la fin de vie présidé par Mgr d’Ornellas a publié une déclaration à propos de la fin de vie.Il insiste notamment sur la nécessité de placer le projet de loi qui se profile dans le contexte volontariste d’un réel développement de la culture palliative ainsi que dans le renforcement de la confiance dans les médecins. Extraits :

"[...] La proposition de loi supprime la référence au principe du double effet. Peut-être est-ce dans le but d’éviter d’éventuels problèmes déontologiques et juridiques liés aux indications de la sédation profonde. Cependant, le souci d’éviter les procès ne doit pas dispenser de réfléchir à l’objectif poursuivi (« intentionalité » ou « intention ») par la prescription de la sédation et, plus généralement, de tout traitement. La mort ne peut jamais être directement voulue ! La dignité de l’intelligence humaine consiste à réfléchir à un objectif délibérément voulu (soulager la souffrance) et au choix compétent des moyens qui y conduisent, tout en reconnaissant que ces moyens peuvent avoir une conséquence non voulue (abréger la vie). Selon la pratique médicale et sa déontologie, le médecin doit être capable de formuler et clarifier l’objectif poursuivi pour chaque cas, en tenant compte des « effets secondaires ». Le cadre légal devrait continuer à inciter les médecins à formuler l’objectif visé en prenant en considération l’« effet secondaire ». L’absence de clarté dans l’objectif de soin engendre un malaise dans les équipes soignantes. [...]

  • L’alimentation et l’hydratation artificielles, même si elles sont qualifiées de « traitement », posent des questions spécifiques notamment en raison de la force symbolique de la nourriture. Même donnée par l’intermédiaire de moyens artificiels (biberon, cuillère, perfusion, etc.), la nourriture maintient en vie tout en maintenant la rencontre et le lien entre les humains, même en l’absence de manifestations de capacité relationnelle.
  • Sauf motifs permettant de juger de leur caractère disproportionné, l’alimentation et l’hydratation artificielles sont dues aux patients en état de conscience minimale ou en « état d’éveil sans réponse ». [...]"

Posté le 22 janvier 2015 à 07h37 par Michel Janva | Lien permanent

20 janvier 2015

Mgr Cattenoz soutient la Marche pour la Vie

Lu sur le site du diocèse d'Avignon :

Mgr-cattenoz-photo-e-c"La Marche pour la vie touche plus qu’on ne le croit", a déclaré le Cardinal Barbarin. Face à des lois qui détruisent la vie humaine depuis sa conception jusqu’à son terme naturel, dimanche 25 janvier aura lieu à Paris, la 10ème Marche pour la Vie. Quelques jours seulement après le début de la discussion de loi sur la fin de vie, à l’Assemblée Nationale. L’an dernier, le Pape François a voulu signifier combien cette Marche était importante, en envoyant un Message, largement repris par les médias
La Pastorale Familiale du diocèse encourage les paroisses, mouvements, familles, à se retrouver à Paris, dimanche 25 janvier. Nous ne pouvons nous taire face à la culture de mort ambiante. Ne sous estimons pas l’impact de notre présence."

Posté le 20 janvier 2015 à 18h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

19 janvier 2015

Mgr Roland : Notre société organise le meurtre légal des êtres les plus fragiles

Mgr Pascal Roland (évêque de Belley-Ars) a déclaré dans son homélie suite aux attentats :

« Il convient de nous interroger. Nous appartenons à une société qui transgresse l’interdit du meurtre, l’interdit fondateur de toute vie en société. Notre société organise le meurtre légal des êtres les plus fragiles : l’enfant dans le sein de sa mère et la personne en fin de vie. C’est une société qui promeut une violence sournoise. C’est aussi une société qui n’offre pas d’idéal aux jeunes et qui ne donne pas de sens à leur vie. Alors faut-il nous étonner que des membres de cette société commettent des actes de violence grave ? »

Posté le 19 janvier 2015 à 22h09 par Michel Janva | Lien permanent

Une société ne peut détricoter toutes les valeurs qui l'ont constituée

Extrait des voeux pour l'année 2015 prononcés par Mgr Centène, évêque de Vannes :

Page%209%20(2)"C’est aujourd’hui le temps du deuil, de la compassion, de l’émotion, du rassemblement, mais il ne faut pas se rendormir après un cauchemard, il faut, pour le chasser, en identifier les causes profondes. Et ceci doit nous conduire à bien des réflexions. 3

Une société peut-elle détricoter toutes les valeurs, tous les repères, toutes les digues qui l’ont constituée et puis s’étonner que des gens privés de valeurs, de repères et de digues s’en prennent à elle ?

Une société qui ne fait pas de la vie, de son apparition à son terme naturel, son bien essentiel et son principal objectif, peut-elle s’étonner que la vie devienne une valeur relative ?

La dimension sacrée de la vie, le sacré immanent, peut-il survivre, dans une société, à la disparition du sacré transcendant ?

Les valeurs que nous croyons universelles et qui de fait, nous le croyons, sont appelées à le devenir, sont-elles innées ou sont-elles le fruit d’une longue éducation, du long compagnonage de l’Evangile et de l’humanité, d’une imprégnation tellement lente et tellement profonde qu’elle n’apparait plus à nos yeux ?"

Posté le 19 janvier 2015 à 18h48 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Mgr Batut : " La culture de la dérision a montré ses limites"

L’évêque de Blois, Mgr Batut, a réagi dans une tribune publiée par Le Figaro :

 Mgr-Jean-Pierre-Batut-nouvel-eveque-de-Blois_article_popin"Car enfin, a-t-on pris la peine de réfléchir deux minutes sur ce que signifie la promotion universelle d’un hebdomadaire qui était il y a quinze jours  au bord du dépôt de bilan et dont il faut désormais s’afficher lecteur – mieux, auquel il faut s’identifier à l’échelle planétaire (...)

La culture de la dérision a montré ses limites : les sociétés occidentales se déshonorent si elles la présentent comme le nec plus utra de la pensée et si elles mettent la monde entier en demeure d’y adhérer"

Réaction à mettre en perspective avec ce post sur les manifestations anti-françaises dans le monde.

Posté le 19 janvier 2015 à 18h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

18 janvier 2015

Festivités de la saint Nicolas 2014 - Saint-Nicolas-de-Port

Le Salon Beige vous avait parlé de la fête de Saint Nicolas à Saint-Nicolas de Port. Voici une vidéo qui complète le reportage.

Posté le 18 janvier 2015 à 08h32 par Michel Janva | Lien permanent

17 janvier 2015

Tous les lundi à Carnac (56) : prier pour la France

Prière_FamVocFrance

Posté le 17 janvier 2015 à 09h18 par Michel Janva | Lien permanent

Le défi du week-end

Diapositive1S'inscrire.

Posté le 17 janvier 2015 à 07h44 par Michel Janva | Lien permanent

16 janvier 2015

La Neuvaine : Ce que nous dit la Vierge à Pontmain (17 janvier 1871)

Né en 1943, Dom Hervé Courau, abbé de Notre Dame de Triors, est entré en 1964 à l'abbaye de Fontgombault où, après son ordination sacerdotale en 1974, il a été hôtelier, puis maître des novices. En 1984, il a été nommé à la tête de la fondation faite par Fontgombault à Triors, dans la Drôme, à 20 km de la ferme de Marthe Robin. Il en a été béni premier abbé en 1994. Il est l'auteur cette semaine de la méditation de La Neuvaine :

C"Le surnaturel se manifeste en France lorsqu'elle se trouve au bord du précipice, mettant en cela notre pays un peu à part des autres. Mais honor onus, disent les anciens, plus grand honneur entraîne davantage de responsabilité. Clovis ou Jeanne d'Arc, les apparitions mariales depuis 1830 (Rue du Bac), tout cela c'est le Ciel qui se penche sur notre histoire à bout de souffle, l'obligeant au sursum corda duquel elle a failli. En cette période de l'année, le 17 janvier 1871, Marie apparut à Pontmain, à 40 km d'une armée française en déroute vers Laval, humiliée et désespérée après la défaite du Mans devant les Prussiens. La Bretagne est alors menacée, dernière carte pour négocier un armistice pas trop indigne : mutineries, épidémies, épuisement généralisé, que faire ?

À une encablure de là donc, un trou perdu, Pontmain, hameau de moins de cent habitants y compris les nouveau-nés et une marmaille nombreuse, souffre du drame de façon un peu assourdie. Ce jour-là, l'angoisse n'empêche pas le train-train quotidien : piler des ajoncs pour le bétail, préparer les repas… À partir de 18h et jusqu'à 21h, dans un va-et-vient sur la grand' place de l'église, deux enfants, puis d'autres voient au-dessus d'une grange, une douceur qui sourit au milieu d'un ciel très dégagé, constellé d'étoiles. De quart d'heure en quart d'heure, les enfants s'assemblent, les adultes aussi (qui ne voient pas), jusqu'à un nouveau-né qui crie en pointant du doigt, « Zésus », le seul mot qu'il sache. Deux religieuses et le curé qui tient bien sa paroisse se mêlent à la grosse cinquantaine de témoins (les 3/4 du village).

En ces heures graves, tous jouent le jeu presque d'emblée. Un épisode mérite d'être souligné, car il éclaire l'actualité d'aujourd'hui et ses tristesses. Alors que Marie souriait et attirait les sourires des enfants, jouant parfois même de ses mains comme pour cajoler de loin (au-dessus du toit de la grange), Vlà qu'elle tombe en humilité, disent-ils à un moment : en humilité, c'est-à-dire en tristesse, état de l'homme humilié, tombé à terre. Dans le brouhaha, le curé demande alors le silence. On lui propose de s'adresser à Notre Dame. Hélas, je ne la vois pas, que pourrais-je lui dire… Prions : mot-clé, celui de cette neuvaine de mois pour la France.

Au cours de la liturgie improvisée alors dans le froid piquant (chapelet, litanies, hymnes mariales, cantiques...), Notre-Dame, silencieuse, dévoile quelques symboles (croix, cierges) et surtout déroule un message tout simple sous ses pieds, à chaque intonation de ces diverses prières : MAIS PRIEZ MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS   MON FILS SE LAISSE TOUCHER.  Le premier mot (mais), le manque de ponctuation, le gros point, ce qui est souligné, tout cela intrigue le Français qui aime les idées claires. À Pellevoisin, Marie s'est moquée finement de nos désirs d'investigation exhaustive, qui nous poussent à vouloir tout savoir, tout de suite. Toujours est-il que trois jours après ce 17 janvier, contre toute attente, les Prussiens rebroussaient chemin et l'armistice était signé le 28.

Conclusion : Pontmain est un trou perdu (et resté tel) ; la vraie France se joue là où elle échappe aux médias, ayant en elle l'avenir de Dieu dans sa fidélité aux gestes de la vie quotidienne, au court terme « tout bête » mais bien ordonné, laissant le long terme à la Providence qui voit plus loin que nos prudences, surtout quand elles sont affolées. Un évêque me disait récemment de S. Joseph : Plus il se cache, plus il rayonne. La vocation de la France doit lui ressembler, rayonnant dans l'humilité cachée, dans l'effort patient qui ne paie pas de mine. « Jeunesse nouvelle, jeunesse rebelle » à l'avilissement des âmes, écoute bien Marie qui te dit comment prier."

Posté le 16 janvier 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

14 janvier 2015

Les événements tragiques donnent un relief particulier à la Neuvaine

Lu sur le site de La Neuvaine :

N"Les événements tragiques que nous venons de vivre donnent un relief tout particulier à cet engagement discret mais essentiel. Face à la haine, au mépris, au nihilisme sceptique et au désespoir, la prière est le creuset véritable de la paix et de l’espérance. Parfois découragés et éprouvant notre impuissance, nous nous demandons: « que faire? ». Commençons par ce qu’il y a de plus simple et de plus essentiel: prier! En tant que catholiques, voilà notre première responsabilité envers la communauté nationale!

« 9 mois, c’est long ! « , « Comment prier pour la France ? », « La prière est-elle vraiment pertinente ? N’est-il pas plus efficace d’agir ? « , »Prier pour la France, oui ! Mais comment ? Nous aurions tant de choses à demander », « J’ai peur de ne pas tenir, de ne pas pouvoir respecter le jeûne, ma neuvaine sera-t-elle valide ? »…

Vos questions ont été nombreuses, mais l’enthousiasme certain : près de 2 mois après, La Neuvaine rassemble plus de 25 000 personnes qui ont manifesté leur volonté de vivre cette aventure spirituelle… ! 

La Neuvaine, et tous les pasteurs qui la portent, vous adressent leurs meilleurs vœux : que 2015 soit pour tous une sainte année, emplie de foi, d’espérance et de charité. Cette nouvelle année, plaçons-la résolument sous le signe de la conversion des cœurs qui seule peut renverser le monde, et à fortiori la France.

Foi en Dieu Amour, Espérance en Dieu miséricordieux, Charité spécifique pour nos dirigeants…

La charité ne se concevant pas sans la vérité, que 2015 nous donne aussi à tous la soif de nous former. Nous former pour mieux connaître le Christ, pour mieux comprendre les exigences de Son amour, pour apprendre à vivre chaque chose en Lui et pour Lui.

Dans une société gouvernée par la culpabilisation, le subjectivisme ou l’affect, la vérité n’est pas toujours facile à discerner ou à suivre : que l’Esprit Saint nous donne la raison et la force de lui être fidèles. [...]"

Posté le 14 janvier 2015 à 09h31 par Michel Janva | Lien permanent

Chasser le religieux de l’espace public est la meilleure façon d’alimenter l’islamisme

L’archevêque de Bordeaux, le cardinal Ricard, écrit :

R« [...] Nous ne sommes pas face à des actes isolés commis par des individus enragés. Il y a une stratégie réfléchie qui a voulu s’en prendre à la liberté d’expression. Une guerre s’est ouverte contre nos sociétés occidentales accusées par les islamistes d’être décadentes et mécréantes. Je dois avouer que Charlie Hebdo n’était pas ma tasse de thé ! Je trouvais même dans certaines caricatures une vraie violence. Mais, dans notre pays, les choses se règlent devant les tribunaux en cas de litige. Pas en tuant les gens.

Pourquoi, en France, certains sont-ils séduits par les sirènes de l’islamisme ? Ces attentats n’ont pas été commis par des étrangers, mais par de jeunes Français. Nous devons nous interroger sur l’échec scolaire, le chômage, la famille déstructurée, la prison, etc. N’oublions pas pour autant la crise des valeurs. L’heure n’est malheureusement plus aux grands idéaux mobilisateurs, mais plutôt au consumérisme. Les points de repères font défaut, la transmission de la foi aussi et nos sociétés occidentales sont menacées par un grand vide spirituel. Vide que certains voudraient combler par une éducation à la laïcité… Or, je crois à la laïcité comme principe républicain, mais je ne pense pas qu’elle puisse donner des raisons de vivre ou d’espérer ! Et si nos jeunes ne peuvent étancher leur soif, ils risquent d’aller se désaltérer à des sources frelatées. Une attente spirituelle qui ne trouve pas de réponse risque toujours de s’exprimer de manière dévoyée. Les Français qui rejoignent Daech entrent dans une démarche sectaire. Vouloir chasser le religieux en France de l’espace public est la meilleure façon d’alimenter l’islamisme. Nous avons intérêt à donner toute leur place à des traditions spirituelles riches de sagesse et d’intelligence. C’est pour moi le meilleur garde-fou contre l’islamisme. [...]"

Posté le 14 janvier 2015 à 09h06 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Ginoux : Notre silence sur le Christ tue et empêche les chercheurs de Dieu de parvenir au but

Extrait de l'homélie prononcée par Mgr Ginoux, évêque de Montauban, lors de la veillée pour la paix, le 10 janvier :

G"Nous sommes, bien sûr, bouleversés, frappés de stupeur et de réprobation. Mais d’abord nous prions pour tous ceux qui sont concernés par ce drame. Même si beaucoup d’entre nous, comme moi, ne sommes pas des pratiquants de Charlie Hebdo, qui, souvent, est très grinçant et grossier vis-à-vis de l’Eglise Catholique, nous sommes écoeurés par la mort de ces journalistes et des autres victimes. Pourquoi sont-ils morts ? Parce qu’ils ont un jour ou l’autre attaqué, en vertu de la liberté d’expression de notre pays, une religion, l’Islam et ses fanatiques, ils ont été exécutés. Cette réalité rappelle que cette nouvelle guerre du terrorisme est arrivée chez nous. Au même moment, au Yémen, 30 jeunes gens mouraient sous l’explosion d’un minibus piégé et télécommandé. Cet attentat était le troisième depuis le premier janvier. N’oublions donc pas que certains pays vivent en permanence sous la menace quotidienne : Syrie, Irak, Pakistan, Nigeria (Boko Haram), et d’autres !!! Aujourd’hui au Nigéria 16 villages ont été détruits par Boko Haram ce qui fait plusieurs centaines de morts et de blessés. Nous avons donc à penser à toutes ces populations qui auraient le droit de vivre en paix et n’ont pas cette paix. Si nous prions ce soir pour la paix c’est pour nous laisser rejoindre par la paix qui vient de Dieu et nous redire notre confiance dans le « Prince de la Paix » comme le Sauveur est désigné par les prophètes. Le Christ est notre paix, la paix apportée par Dieu, la paix que Dieu nous donne: dans la nuit de la Nativité a retenti le chant « Gloire à  Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes que Dieu aime ». L’évangile choisi ce soir nous livre les paroles de Jésus à ses disciples avant son arrestation. A chaque messe la phrase de Jésus ressuscité revient : « la paix soit avec vous », on échange la paix « dans la charité du Christ donnez-vous la paix ! » et nous invoquons l’agneau de Dieu qui nous donne la paix avant d’ « aller dans la paix du Christ ». La paix dont il est question est la synthèse de tous les dons de Dieu. Elle est l’unité avec Dieu par le Christ, la vie dans l’Esprit de Dieu, l’Esprit-Saint.

 Un appel à la « conversion »

Comme chrétiens, comme fidèles de l’Eglise Catholique, nous avons donc un chemin à parcourir : chaque matin nous avons, selon l’appel du Christ dans les Béatitudes, à devenir « artisans de paix ». La règle d’or de l’évangile, de toute vie chrétienne, doit être : « fais pour les autres ce que tu veux que les autres fassent pour toi ». Il ne s’agit pas de tout accepter ou d’être un chien muet, il s’agit d’être dans la vérité et l’accueil du prochain en toute vérité. C’est dans cet esprit que doit se vivre le dialogue interreligieux. Il passe par la connaissance et la rencontre entre les personnes. On ne dialogue, en effet, qu’avec des personnes et d’abord en sortant de ses préjugés et de ses idées toutes faites, en s’apprivoisant mutuellement, en apprenant ce que l’autre pense, croit et, surtout, vit. [...]

Plus que jamais nous devons annoncer l’Evangile au monde qui à la fois génère de tels crimes et en même temps en souffre. Nous avons reçu le message de paix du Christ, il nous invite à ne pas avoir peur, c’est donc, pour nous, une nécessité de faire connaître Jésus le Sauveur, le roi de miséricorde. Notre silence sur le Christ tue et empêche les chercheurs de Dieu de parvenir au but. [...]"

Posté le 14 janvier 2015 à 07h18 par Michel Janva | Lien permanent

13 janvier 2015

Incontournable

PzsLa lettre du père Zanotti-Sorkine

"Cher Jean, cher Georges, cher Stéphane, cher Bernard,

Bien que je sois prêtre et que cet état par le passé vous débectait, permettez-moi de vous appeler par vos prénoms et non par vos noms de guerre. Une façon comme une autre de me sentir votre frère. Certes, vous demeurez Cabu, Wolinski, Charb et Tignous, dessinateurs de profession, crayonneurs d’idées, trublions de vie politique, insulteurs de justes et de coupables, souvent drôles et méchants sous le crayon vulgaire et obsessionnellement blasphémateur du sacré, mais à mon esprit éduqué par le Christ à dépasser les apparences, vous apparaissez plus grands que votre œuvre, plus grands que vos dessins offerts aux combats rétrécis de la terre. Seule la bonté personnelle qualifie un être et l’ennoblit jusqu’à la moelle, je le crois, et pour cela, je mourrais. Tout le reste n’appartient qu’à la petite histoire qui finit sous le dégueuloir conventionnel des hommages et des récompenses accordés entre hommes, au gré des intérêts particuliers et des partis. Bah ! que tout cela est bas !

Aujourd’hui, préoccupé par plus haut, maintenant que la vie n’est plus un mystère pour vous puisque vous connaissez la vérité tout entière (et Dieu sait si cette connaissance doit désormais susciter en vous non plus votre humour mais votre joie), je viens vous demander un petit coup de main pour la France. Ne me le refusez pas.

Amis, auriez-vous la gentillesse de dire un mot au créateur du monde afin qu’il continue de juger avec indulgence ses enfants d’en bas qui le rejettent ou qui prétendent le défendre en tuant leurs semblables ? Faites cela pour nous, je vous en supplie ! Que le Ciel n’abandonne pas la terre, et que les hommes comprennent enfin que travailler à la mort de Dieu dans les consciences ou tuer au nom de Dieu revient à massacrer l’homme lui-même ! Pourriez-vous aussi de vos lumières actuelles éclairer nos intelligences de manière à ce que nous empruntions les chemins par lesquels on peut enrayer les fusils les plus huilés ?

Je vous avoue qu’une chose me surprend depuis votre entrée dans la vie éternelle : c’est la glorification unanime de la liberté d’expression que vous auriez honorée magnifiquement jusqu’à mourir pour elle ! Je dirais plus sobrement que vous avez exprimé librement ce que vous pensiez sans jamais vous préoccuper des effets collatéraux que l’expression de VOTRE vérité pouvait créer dans les esprits. C’est ainsi. Pourtant, dans les relations humaines, et en particulier dans la vie conjugale, familiale, et même amicale, nous ne lâchons pas ce que nous pensons sans exercer un certain discernement à la seule fin de ne pas blesser inutilement nos proches. Et cela devrait valoir aussi pour les lointains.

La raison de cette retenue n’est pas à chercher bien loin, elle appartient à l’univers de l’amour qui tout simplement ne désire pas blesser. Cette retenue dans le langage, cette réserve bienveillante n’est pas une faiblesse, elle est une intelligence qui protège les liens et qui, en évitant de faire monter le sang à la tête de l’adversaire potentiel, empêche par rebond de le faire jaillir de la tête d’un autre. Cette réserve, tout homme peut la vivre, elle est vraiment à la portée de tous, sauf de l’extrémiste qui donne aux idées plein pouvoir y compris à l’irrespect qui, paraît-il, gagne la partie.

Le président de la République n’a pas cessé ces derniers jours d’appeler le peuple français à la vigilance. Encore une idée bien abstraite !

Que faut-il donc faire ? Rester chez soi ? Faire des provisions ? Lire le Coran ? Souscrire à un abonnement à Charlie Hebdo ? J’aurais préféré qu’il demandât humblement à tous les Français de calmer le jeu de la haine en les suppliant de ne plus blesser la conscience d’autrui au nom d’une liberté d’expression pas assez réfléchie, autrement dit, en nous invitant tous à prendre la résolution de respecter profondément les croyances qui sont chères à des millions de personnes. C’est à ce prix que la paix fera son lit.

Chers Jean, Georges, Stéphane et Bernard, votre mort ignominieuse me fait une peine immense et je voudrais qu’elle ne soit pas inutile. Vos caricatures ne méritaient pas de vous tuer, mais elles l’ont fait. D’une certaine façon, vous avez touché de votre humour grinçant les régions les plus viscéralement haineuses de la nature humaine assoiffée de justice et de vengeance, et par là, vous avez provoqué l’avénement de la barbarie" (suite). 

Posté le 13 janvier 2015 à 19h44 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (9)

Mgr Rey : "Je suis chrétien"

Extrait de son sermon à la cathédrale de Toulon, le 11 janvier :

"En même temps qu’on doit dénoncer le fanatisme religieux, notre société doit s’interroger sur l’enchaînement des violences qui la traversent. Car il est des violences verbales, morales, intellectuelles, artistiques… qui en appellent d’autres. Quand on représente Mahomet sous la forme d’une crotte enturbannée, Benoît XVI en train de sodomiser des enfants, la Vierge Marie les jambes écartées de façon suggestive ; quand on s’adonne à la provocation, à l’obscénité sur ce qui touche la conscience la plus intime, celle de la foi, du sacré, de la symbolique religieuse… Ce nouvel iconoclasme engendre inévitablement par ricochet, et bien sûr, sans jamais les justifier, la revanche, la vengeance, d’autres violences encore plus insoutenables dans un engrenage quasi mécanique, et dont l’actualité nous offre l’horrible spectacle. La sacralisation de la dérision et de l’injure ne peut produire en retour que de la haine.

Dans la prise de conscience nationale que nous devons faire tous ensemble, rien ne peut, rien ne doit justifier la violence d’où qu’elle vienne, quelle qu’elle soit ; que ce soit la violence de ceux qui, par la force, veulent imposer leur foi, où la violence de ceux qui, par le mépris, injurient celle des autres. Mais il faut extirper les causes de ces violences si l’on veut pour l’avenir s’épargner le chaos.

A un journaliste qui m’interrogeait avant-hier « Monseigneur, êtes-vous Charlie ? », J’ai répondu : « laissez-moi d’abord être moi-même, c’est-à-dire chrétien ». Le chrétien n’a pas d’autre point de référence ultime, de ralliement possible, d’identification que Jésus lui-même".

Posté le 13 janvier 2015 à 11h22 par Michel Janva | Lien permanent

12 janvier 2015

C’est bien au nom du coran, des sourates et des hadits qu’ont été abattues les victimes

Le mot d'un curé de Biarritz :

"En cette période troublée de sauvagerie barbare trouvant sa source et son inspiration dans le coran, nous avons à être particulièrement attentifs à conserver l’esprit des Béatitudes. Nous ne pouvons pas imaginer de répondre à la violence par la violence, au sang par le sang. Tout l’Évangile nous dit le contraire et nous avons à être de manière urgente artisans de paix dans le monde. Il ne s’agit pas d’être naïf comme peuvent l’être apparemment nos gouvernants et nos politiciens en clamant un refus hypocrite de l’amalgame. C’est bien au nom du coran, de ses sourates et des hadits qui en découlent qu’ont été abattues de façon inhumaine les victimes de cette semaine.

Nous avons donc à proposer dans la prière une réflexion profonde sur deux axes et à deux groupes de personnes bien différents. Le pape François nous invite en premier lieu à un dialogue inter-religieux empreint de charité mais sans peur de la vérité pour inviter à une réflexion sur les contradictions internes de la religion musulmane qui amènent logiquement au drame que nous avons vécu ces jours derniers. De toute urgence, il faut que les autorités musulmanes acceptent d’entrer dans cet examen que l’Église Catholique a voulue pour elle-même depuis cent ans : la critique historique.

Le deuxième axe s’adresse plus généralement à notre société occidentale, à sa permissivité. L’âge moyen des dessinateurs abattus nous renvoie directement à la pseudo révolution de mai 68 et à la conséquence directe de ses exigences. Dieu se rit de ceux qui pleurent sur les effets des causes qu’ils chérissent. Peut-on insulter, salir, vomir des torrents d’ordures au nom d’une liberté d’expression à sens unique et refuser qu’il en découle une violence et une haine à la mesure de l’insulte haineuse qui a été proférée ? Il est évident que rien ne peut légitimer ce qui s’est passé à Paris cette année ou à New-York en 2001. Rien ne pourra jamais justifier la barbarie sauvage. Mais une maturation adulte des circonstances et des contingences du monde d’aujourd’hui nous permet légitimement de penser que des excès médiatiques sont à l’origine de ces drames. On ne peut toucher, par l’insulte, aux valeurs les plus fondamentales de la religion d’un être humain et s’étonner ensuite que les plus faibles spirituellement réagissent avec les seules armes qui sont à leur portée.

Qui serons-nous ? Le pape François nous appelle simplement à être disciple du Christ et donc artisan de paix. C’est d’abord par la prière à l’Esprit Saint que nous commencerons à agir sur la volonté et le cœur des hommes. Lorsqu’ils seront disponibles et ouverts, ils pourront alors disposer les intelligences à la vérité du dialogue. Soyons ces artisans de paix."

Posté le 12 janvier 2015 à 16h52 par Michel Janva | Lien permanent

11 janvier 2015

Une revue jésuite publie des caricatures anti-cathos de Charlie-Hebdo

On aura tout vu. Le Saint-Père va apprécier :

"Comment ne pas s’indigner devant cet assassinat perpétré de sang froid ? L’attentat qui a tué 12 personnes à la rédaction deCharlie Hebdo nous remplit d’horreur. À travers un journal et ses options, c’est la liberté d’expression qui est visée par le terrorisme. Les réactions unanimes qui se sont manifestées, à droite comme à gauche, parmi les croyants comme parmi les incroyants, invitent à ne pas céder à la peur et à défendre une société plurielle.

Nous avons fait le choix de mettre en ligne quelques caricatures de Charlie Hebdo qui se rapportent au catholicisme. C’est un signe de force que de pouvoir rire de certains traits de l’institution à laquelle nous appartenons, car c’est une manière de dire que ce à quoi nous sommes attachés est au-delà des formes toujours transitoires et imparfaites. L’humour dans la foi est un bon antidote au fanatisme et à un esprit de sérieux ayant tendance à tout prendre au pied de la lettre.

Nous exprimons par là notre solidarité à l’égard de nos confrères assassinés, des autres victimes, de leur famille et de leurs amis".

Posté le 11 janvier 2015 à 19h22 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (33)

Une société qui ne fait pas de la vie son bien essentiel, peut-elle s’étonner que la vie devienne relative ?

Extrait des voeux de Mgr Centène à son diocèse hier matin :

C"[...] Au moment de formuler ces voeux j’éprouve avec vous quelques scrupules à souhaiter selon l’usage « bonne année », alors que notre pays se réveille à peine de trois jours de cauchemard. La journée du 7 janvier et celles qui ont suivi, ont vu se produire l’horreur absolue dans le domaine de l’atteinte à la personne humaine et à ses droits fondamentaux, le droit de vivre, le droit d’avoir et d’exprimer des opinions différentes. Notre incompréhension est totale devant le désir fou de tuer des frères humains. Nous nous inclinons devant les victimes journalistes, policiers, innocents pris en otages et voulons assurer leurs familles de notre compassion devant ces tragiques événements qu’aucune cause ne saurait justifier qu’elle soit religieuse, politique ou idéologique. L’horreur indescriptible appelle la condamnation et la protestation de tous et particulièrement des croyants qui se sentent blessés par tant d’inhumanité perpétrée au nom de la religion.

C’est aujourd’hui le temps du deuil, de la compassion, de l’émotion, du rassemblement, mais il ne faut pas se rendormir après un cauchemard, il faut, pour le chasser, en identifier les causes profondes. Et ceci doit nous conduire à bien des réflexions.

Une société peut-elle détricoter toutes les valeurs, tous les repères, toutes les digues qui l’ont constituée et puis s’étonner que des gens privés de valeurs, de repères et de digues s’en prennent à elle ?

Une société qui ne fait pas de la vie, de son apparition à son terme naturel, son bien essentiel et son principal objectif, peut-elle s’étonner que la vie devienne une valeur relative ? La dimension sacrée de la vie, le sacré immanent, peut-il survivre, dans une société, à la disparition du sacré transcendant ?

Les valeurs que nous croyons universelles et qui de fait, nous le croyons, sont appelées à le devenir, sont-elles innées ou sont-elles le fruit d’une longue éducation, du long compagnonage de l’Evangile et de l’humanité, d’une imprégnation tellement lente et tellement profonde qu’elle n’apparait plus à nos yeux ? Le temps n’est-il pas venu d’en identifier et d’en désembourber la source si nous voulons qu’elle continue à irriguer notre vie et à en féconder le développement ?

Notre conception de la dignité humaine ne vient-elle pas de la certitude longtemps partagée que Dieu s’est fait homme ?

J’ai l’intime conviction que ce sont ces défis qu’il nous faut relever avec lucidité, et dans une société qui revendique plus que jamais et avec le sérieux que donne le tragique, le droit de pouvoir tout exprimer et tout dire, je crois que nous pouvons exprimer ces questionnements.

[...] Bonne année à tous ceux qui se dépensent pour l’amélioration du sort de leurs semblables. Bonne année à tous ceux qui font retentir le cri de ceux qui ne parlent pas encore et de ceux dont la voix s’éteint."

Posté le 11 janvier 2015 à 13h48 par Michel Janva | Lien permanent

Vêpres romaines du dimanche 1er Février à Saint Maurice (94)

Office de Vêpres du dimanche 1er février, pendant lequel sera joué le Dixit dominus de Charpentier, le Beatus Vir de Jommelli et le Magnificat de Charpentier.

Fidèle à sa vocation, l'ensemble Lix Aeterna veut replacer les oeuvres de musique sacrée dans le contexte pour lesquelles elles ont été créées, c'est le cas pour cet office.

Vepresromaines_luxaeterna_20150201

Posté le 11 janvier 2015 à 07h17 par Michel Janva | Lien permanent

10 janvier 2015

Mgr Di Falco : ne pas exclure un parti politique

Posté le 10 janvier 2015 à 09h02 par Michel Janva | Lien permanent

09 janvier 2015

La Neuvaine : Pour en finir avec la rupture de la transmission : la joie d’évangéliser

La méditation de la semaine est de l'abbé Fabrice Loiseau. Fondateur et supérieur des Missionnaires de la miséricorde divine, du diocèse de Fréjus-Toulon, curé de la paroisse Saint-François-de-Paule à Toulon, il a fondé une communauté qui vivrait particulièrement de la miséricorde divine, de la liturgie dans sa forme extraordinaire et de l’évangélisation directe, particulièrement auprès des musulmans (les aider).

0"La fête de l’Épiphanie célèbre la mission. Notre Dieu est à peine apparu que les Mages, les rois de peuples lointains viennent le reconnaître comme Dieu, Roi et Sauveur. Il est la véritable lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde (Jn, 1, 9).

Dès l’Incarnation, le mystère du Salut est révélé aux périphéries. Le feu de la Pentecôte se diffusant sur la terre, sera l’accomplissement du geste prophétique des rois mages. L’histoire de l’Église est identifiée à l’histoire de la mission. L’évangélisation est inhérente à la vie de l’Église, l’histoire du peuple de Dieu devient la diffusion de cet Amour Divin par la proclamation des merveilles de Dieu. Ainsi, le chrétien ne saurait oublier l’ordre du Christ : «Allez évangéliser toutes les nations et baptisez-les ». Le propre de l’Amour Divin est donc de se communiquer par l’évangélisation. Les tentations vis-à-vis de l’annonce explicite de la Foi ont été nombreuses au cours de l’histoire, soit par une attitude spirituelle frileuse voulant réduire le Salut aux petits nombres d’élus d’une nation ou d’une communauté, soit par une conception théologique erronée où le Seigneur se contenterait de la sincérité des hommes sans les inviter à la vérité et à la communion de l’Église.

La transmission de la Foi par la catéchèse a souvent subi des conséquences de ces attitudes et de ces conceptions désordonnées. Je crois que la Foi de notre pays a été profondément bouleversée ces dernières années par ces lacunes dans la catéchèse. La diminution régulière du taux de pratique religieuse en France, réduite à 5%, ne semble pas suffisamment inquiéter les catholiques. Les statistiques de l’année 2013, sur le site de la Conférence épiscopale, nous révèlent pourtant une diminution préoccupante des baptêmes d’enfants, des mariages, des vocations. Les chiffres d’enfants catéchisés en paroisse ne sont plus donnés depuis des années. Les prêtres avouent pourtant que les inscriptions sont en baisse constantes. Au  risque d’apparaître comme pessimiste, ce qui n’est  pas religieusement correct, n’oublions pas que l’Espérance, toujours présente au cœur du chrétien, est la Foi dans la victoire du Christ sur le péché et le monde. Il serait malvenu de s’appuyer sur l’Espérance pour éviter toute prise de conscience de ce phénomène. Notre inertie, notre paresse spirituelle, nos erreurs théologiques, ne sauraient trouver une justification dans un providentialisme énoncé dans ces termes : « le Christ préfère la qualité à la quantité, le Seigneur n’abandonnera pas notre Nation, la Foi consiste à traverser les épreuves  et la victoire nous sera donnée. ». En effet, si les paroles du Seigneur nous annoncent bien que les portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre son Église et annoncent son retour dans la Gloire, il s’agit bien de l’indéfectibilité de l’Église mais non d’une promesse de pérennité pour une Nation. Les causes de la déchristianisation de notre pays sont bien sûr multiples, la sécularisation est en effet un phénomène complexe. Mais reconnaissons notre difficulté à évangéliser et à transmettre la Foi dans une société libérale, pluriconfessionnelle et laïque, alors que la progression de l’Islam devient inquiétante. Ne soyons pas comme les Chrétiens de Constantinople au XVe siècle qui se rassuraient continuellement  en se perdant dans des querelles théologiques ou liturgiques avant l’effondrement fatal. L’Espérance, c’est l’humilité devant la réalité de nos faiblesses et vivre dès maintenant de la grâce afin d’être un témoin du mystère du Christ rédempteur. Si les papes modernes : Paul VI, Jean-Paul II, Benoît XVI et François, nous ont appelés avec autant d’énergie à l’évangélisation explicite, c’est que cette question est cruciale pour la survie de l’Église dans les nations. L’annonce explicite de la Foi a été trop souvent comprise comme une attitude idéologique ou intolérante. La seule transmission autorisée serait un éveil à une expérience spirituelle ou caritative. La catéchèse est encore trop souvent imprégnée de cette conception. Le cri d’alarme du cardinal Ratzinger à Notre-Dame de Paris en 1983, l’exhortation apostolique de Jean-Paul II Catechesi tradende ou le directoire sur la catéchèse de 1997 ne semblent pas avoir été suffisamment entendus. Notre Église de France continue de vivre une vraie crise de la transmission de la Foi. Des paroisses, des écoles libres, des communautés, des familles, malgré un certain renouveau, se trouvent souvent démunies, avec des parcours catéchétiques ou avec des équipes pastorales pleines de bonne volonté mais en difficulté pour transmettre l’essentiel de la Foi. Peu de catéchismes ou de groupes de formation ont un réel souci d’adapter le Catéchisme de l’Église catholique aux jeunes générations, et pourtant la première mission est bien là. Prenons-nous suffisamment au sérieux ceux qui mettent en place des parcours de formation biblique en lien avec le Catéchisme de l’Église catholique, présentant ainsi la cohérence et l’unité de la Révélation ? Il est bien vrai, comme le rappelait le cardinal Ratzinger, que « la Foi sans expérience ne peut être que verbiages de formules creuses », il est inversement tout aussi évident, ajoutait-il, que « réduire la Foi à l’expérience ne peut que la priver de son noyau ». Ainsi, la transmission de la Foi par l’Église ne peut faire l’impasse d’une présentation claire de la doctrine, de la révélation biblique, et de la vie liturgique. La Foi n’est donc pas seulement un face à face avec Dieu et le Christ, elle est aussi ce contact qui ouvre l’homme à la communion de l’Église. M’en remettre au magistère de l’Église, c’est accepter que ma Foi dépasse les frontières de ma subjectivité. Ainsi, nous attendons une catéchèse (où la mémorisation aura sa place selon le souhait de Jean-Paul II) qui présente clairement ce que nous devons croire (le Credo), ce que nous recevons par l’Église (la liturgie, la grâce, les sacrements), ce que nous devons faire (la charité, les béatitudes, les commandements), et ce que nous devons espérer (les demandes du Pater).

 

Après des années de catéchèses dans des paroisses ou des écoles, les enfants ressortent - hélas – avec trop souvent de confusion et d’ignorance. Une grande partie de ces parcours ne disent rien sur la grâce, l’importance de la confession régulière, la messe comme actualisation du mystère pascal, le péché originel, les fins dernières, le plan du Salut, le mystère de l’Église. Le christianisme est ainsi trop souvent réduit à une éthique ou à une expérience, nous sommes en plein pélagianisme moderne dénoncé par Benoît XVI. Le temps n’est-il pas venu d’annoncer explicitement à tous les hommes la richesse de la Miséricorde divine ? Si l’Église est bien le sacrement du Salut comme le rappelle le concile Vatican II, sa mission n’est-elle pas d’enseigner tout au long de la vie ce mystère du Salut à nos contemporains ? Le premier devoir de l’évangélisateur dans notre pays est de veiller à un enseignement complet du catéchisme. Bien sûr, les échecs rencontrés sont dus aussi, comme je le rappelai  à des causes externes comme la crise de la famille ou la société sécularisée. C’est une raison de plus pour être attentif à une transmission authentique. Renier une partie du Credo ou des commandements de la Catéchèse, c’est alors toucher la structure fondamentale de celle-ci. Il n’y a plus alors d’introduction réelle à la Foi de l’Église.

En cette fête de l’évangélisation des nations, que les catholiques de notre pays qui ont su montrer du courage et un esprit de résistance, demandent à Notre-Dame de l’Épiphanie, la force et l’intelligence pour la transmission de la Foi de l’Église. L’enjeu est vital : soit nous aurons la transmission de la vie divine, soit la mort de la France chrétienne. Avec Marie, tout est possible."

Posté le 9 janvier 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

08 janvier 2015

La laïcité et la dérision du sacré sont incapables de répondre à l'islam

De Philippe Maxence sur L'Homme Nouveau :

H"Terrible dérision, c’est le jour de l’ouverture des soldes, moment cultuel de notre société hyper-individualiste et marchande, que des hommes ont tiré faisant douze victimes parmi les journalistes de Charlie Hebdo et les forces de l’ordre. Le rapprochement paraîtra scandaleux. Et, pourtant ! Aux yeux de beaucoup, l’Occident n’est devenu qu’un vaste supermarché d’où le sacré a été évacué quand il n’a pas été mis en vente entre Miss France et les préservatifs.

Au nom d'Allah

Que les assassins aient été Français de carte d’identité ne changent rien à la tragédie. Ils ont agi au nom d’Allah afin de venger ceux qui avaient tourné en dérision la figure principale de l’islam. Celui-ci est par nature conquérant, et même s’il a parfois dégagé une sagesse, il s’est toujours imposé par les armes. Cet attentat contre Charlie Hebdo démontre dans la douleur que la laïcité et la dérision du sacré sont incapables de lui répondre. À une soif de divin même déréglé, on ne réagit pas par l’évacuation de Dieu.

À ce titre, le catholicisme français porte une terrible responsabilité dans l’enchaînement des causes. À force de déserter l’évangélisation, à force de battre notre coulpe sur la poitrine de nos ancêtres croisés ou de nos grands-pères coloniaux, à force de diluer le message du Christ dans des slogans débiles ou dans des liturgies à l’horizontalité navrante, nous avons laissé s’installer en France un islam qui, quelle que soit la bonté des individus, est appelé à développer son dynamisme propre. Nous avons laissé défigurer le christianisme en laissant croire que toutes les religions se valent. Mais croyons-nous encore vraiment dans le Credo que nous proclamons chaque dimanche ? Avons-nous prêché le Christ à ceux qui peuplent aujourd’hui nos banlieues ? Nous l’avons-nous prêché dans toute sa force à nous-mêmes ? Seul le christianisme, fondé sur le mystère trinitaire révélé par l’Incarnation du Christ, affirme que Dieu est amour. On meurt aujourd’hui de l’oublier.

Le sacré évacué

Face à cela, les « Je suis Charlie », pleins de compassion et de solidarité, apparaissent pourtant dérisoires. Ils montrent une fois de plus que notre époque ne sait plus pleurer ses morts et prier pour eux. Tourné en dérision, prétexte à la violence, le sacré est à nouveau évacué. Même s’il est légitime que l’émotion d’un peuple s’exprime, il est important aussi de resacraliser la mort par le silence et l’appel à Dieu.

La mort, parlons-en justement ! Le jour même de l’attaque contre Charlie Hebdo la Cour européenne des Droits de l’homme statuait sur le cas de Vincent Lambert pour déterminer s’il devait vivre ou mourir. Bien sûr, les mots aseptisés n’exprimaient pas les choses ainsi. N’empêche ! Une instance humaine – une de plus – s’érigeait en juge de la vie ou de la mort d’un innocent. Car le crime de Vincent Lambert porte un nom : la vie. Personne, ou presque, ne s’est ému devant la terrible menace qui pèse sur lui. Comme personne ne s’émeut des chiffres effroyables de morts par avortement et par l’avancée de l’euthanasie. Là aussi, la mort avance, même si c’est à pas masqués et feutrés. L’Occident bedonnant et repus s’offre ainsi les moyens de mourir. Pas étonnant qu’on veuille le pousser un peu plus vite dans la fosse. La tragédie de notre époque appelle un retour à la foi qui doit également s’incarner dans des institutions, garantes d’une vraie justice et du bien commun."

Posté le 8 janvier 2015 à 14h36 par Michel Janva | Lien permanent

07 janvier 2015

Charlie Hebdo : L’Église en France adresse ses pensées aux familles et aux proches

Mgr Olivier Ribadeau Dumas, Secrétaire général de la Conférence des Évêques de France, et porte-parole, communique :

"La Conférence des Évêques de France tient à exprimer sa profonde émotion et l’horreur que provoque l’attentat perpétré au siège du journal Charlie Hebdo.

A l’heure actuelle, ce sont 12 personnes qui ont été assassinées lors d’une attaque organisée tandis que plusieurs autres sont encore entre la vie et la mort.

L’Église en France adresse d’abord ses pensées aux familles et aux proches des victimes qui se trouvent face à l’horreur et à l’incompréhension. Elle assure aussi la rédaction et l’équipe de Charlie Hebdo de sa grande tristesse.

Une telle terreur est évidemment inqualifiable. Rien ne peut justifier une telle violence.

Elle touche de plus la liberté d’expression, élément fondamental de notre société. Cette société, constituée de diversités de toutes sortes, doit travailler sans cesse à la construction de la paix et de la fraternité. La barbarie ainsi exprimée dans cet assassinat nous blesse tous.

Dans cette situation où la colère peut nous envahir, nous devons plus que jamais redoubler d’attention à la fraternité fragilisée et à la paix toujours à consolider."

Posté le 7 janvier 2015 à 15h37 par Michel Janva | Lien permanent

Des églises qui renaissent

Il y a des églises qui sont abandonnées, mais il y en a d'autres qui sont rénovées et connaissent une nouvelle vie. La Voix du Nord cite le cas de l’église Saint-Chrysole de Comines (59), construite après la Grande guerre :

"L’édifice vient remplacer celui mis à terre pendant la Première Guerre mondiale. Comines, qui fut une base arrière des troupes allemandes, a été détruite à près de 90 %. Née sur un champ de ruines, l’église est inaugurée le 7 février 1929, jour où est fêté saint Chrysole – un Arménien d’origine, fondateur d’une communauté chrétienne à Comines au IIIe siècle. Mais les travaux se poursuivent jusqu’en 1938.

Au fil des ans, la structure fait signe de faiblesses. Le béton se détériore, ainsi que les milliers de carreaux de faïence qui offrent au dôme son aspect moiré et graphique. Des problèmes d’étanchéité apparaissent.

Plutôt que de se lancer dans de coûteuses réparations, la ville évoque une destruction. Les Cominois sauvent l’édifice, en se prononçant contre ce projet en 1996, lors d’un référendum local. En 2002, l’église est classée Monument historique.

Peu à peu, la bâtisse, avec son clocher isolé haut de 51 mètres, retrouve son éclat d’antan. En travaux depuis 2011, elle est aujourd’hui libérée des échafaudages et, à l’occasion des fêtes de fin d’année, s’est révélée sous le feu de projecteurs tout neufs. Le chantier devrait prendre fin cette année."

De même, l'église d'Arnay le Duc (Côte d'Or) vient d’être entièrement restaurée (murs, tableaux, statuts ...) et réouverte pour Noël. Pour fêter ce renouveau, la paroisse organise des concerts dont le premier est un Concert d’Épiphanie le dimanche 18 Janvier à 15h par la  Maîtrise de la Cathédrale d'Autun :

C

Posté le 7 janvier 2015 à 10h42 par Michel Janva | Lien permanent

05 janvier 2015

Paris : conférence sur Notre-Dame de Pellevoisin le 16 janvier 2015

Pls

Posté le 5 janvier 2015 à 20h44 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Mgr Jean-Luc Brunin sera l’un des pères synodaux à Rome

Jean-Marie Guénois révèle dans Le Figaro :

B"Même si certains épiscopats se révoltent donc contre les réformes familiales de François, les jeux ne sont pas faits pour autant car le courant progressiste qui a des cheveux blancs est encore très prégnant dans le middle management de l’Eglise catholique. Il se trouve souvent aux postes clés de l’épiscopat. Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre marqué par l’action sociale et le progressisme doctrinal – grand opposant depuis le début à La manif pour tous – a non seulement été reconduit, par ses pairs, à la tête la commission de l’épiscopat chargée des questions familiales mais il sera également l’un des pères synodaux à Rome en octobre prochain pour décider de l’avenir de la famille de toute l’Eglise catholique…"

Précisons quand même que le synode ne va pas décider de l'avenir de la famille. Il s'agit de discuter de "la vocation et la mission de la famille dans l’Église et dans le monde contemporain". Les Lineamenta sont en ligne ici.

Posté le 5 janvier 2015 à 07h34 par Michel Janva | Lien permanent

03 janvier 2015

Cathos, nouvelle génération

Média-presse-info propose une vidéo reportage sur cette génération montante des jeunes cathos qui n'ont pas peur :

"La Chaîne Parlementaire (LCP) a réalisé un reportage intitulé Cathos, nouvelle génération qui propose un portrait de ces nouveaux jeunes militants descendus dans la rue contre la loi Taubira. Des portraits croisés, de la Manif pour Tous à Civitas…"

 

Posté le 3 janvier 2015 à 11h19 par Marie Bethanie | Lien permanent

02 janvier 2015

La Neuvaine : méditation du cardinal Ricard

Méditation du vendredi 2 Janvier du cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux :

ENTRER DANS UNE NOUVELLE ANNÉE AVEC MARIE

RLe premier janvier, l’Église fête Sainte Marie, Mère de Dieu. Je trouve très beau d’entrer dans une nouvelle année avec la Vierge Marie. Elle nous invite à y entrer avec confiance et vigilance. Marie affronte l’avenir avec confiance. Fille d’Israël, elle a foi dans le Seigneur et sait que Dieu tient toujours ses promesses. Elle vit en sa présence. Elle éprouve sa tendresse et sa miséricorde envers tous. Elle se laisse guider par Lui. Son existence n’a pourtant pas toujours été une vie de rêve. Elle est passée par des moments joyeux, lumineux, mais aussi par des moments douloureux. Elle a senti un glaive de douleur la transpercer. Elle a vécu des temps d’interrogations et de nuit. Mais elle n’a jamais lâché la main de Dieu. Comme le dit sa cousine Elisabeth, elle est « celle qui a cru dans les paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » (Lc 1, 45). La confiance de Marie est contagieuse. Auprès d’elle, nous apprenons vraiment la confiance. La confiance n’est pas l’optimisme. Celui-ci prend sa source en l’homme. Il est affaire de tempérament ou d’analyse d’une situation. La confiance, elle, prend sa source en Dieu. Elle est un fruit de l’Esprit et ne dépend ni des qualités du sujet ni des potentialités positives d’une situation. La confiance naît de la foi en Dieu. Elle sait que Dieu est avec nous et nous guide si nous lui confions notre vie. Comme dit Saint Paul : « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rm 8, 28). La confiance est remise de soi-même entre les mains de Dieu. Elle chasse la crainte. Elle est source de grande liberté intérieure. Elle fait naître en nous des potentialités insoupçonnées. Entrons dans cette nouvelle année avec confiance. Marie ne se paie pas de mots. Elle est la servante du Seigneur. Elle sait que ce ne sont pas ceux qui disent ‘Seigneur, Seigneur’, qui entreront dans le Royaume, mais ceux qui font la volonté du Père (cf. Mt 7, 21). Elle cherche la volonté de Dieu, la discerne dans les événements de sa vie, la contemple en relisant ce qu’elle a vécu (Lc 2, 19 et 2, 51). Elle vit une réelle vigilance du cœur et de l’esprit. Nous aussi, nous sommes invités à faire la volonté de Dieu, à vivre l’attitude juste qui inscrit notre existence dans l’accomplissement du dessein de Dieu. Comme Marie, il faut nous laisser éclairer par l’Esprit et voir toutes choses à la lumière de l’Evangile. Nous avons à apprendre à discerner. Dans une société où la seule norme est souvent le désir de chaque individu, il nous faut être vigilant sur ce qu’est le véritable bien de l’homme et de la société. Nous devons refuser tout ce qui porte atteinte à la dignité de la personne humaine. Il nous faut être aussi des éveilleurs d’espérance, ces sentinelles qui savent qu’après la nuit l’aurore va apparaître. Nous devons être témoins de cette miséricorde de Dieu qui veut rejoindre tout homme. Marie est vigilante. Elle invite les pécheurs à se convertir et se tourner vers son Fils. Que tout au long de cette année, elle nous communique sa vigilance et fasse de nous des veilleurs ! Bonne année à tous !

+Jean-Pierre cardinal RICARD Archevêque de Bordeaux

Posté le 2 janvier 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

01 janvier 2015

3 janvier : Rosaire pour la France à Metz

R

Posté le 1 janvier 2015 à 08h13 par Michel Janva | Lien permanent

29 décembre 2014

Témoignage d'un séminariste sur France 2

Une équipe de France 2 est allée à la rencontre d'un séminariste. Témoignage :

Posté le 29 décembre 2014 à 14h39 par Michel Janva | Lien permanent

24 décembre 2014

Mgr Barbarin : "On ne s'indigne pas beaucoup de ces crèches vivantes en Irak, en Syrie et en France"

Le cardinal Barbarin, qui revient sur son récent voyage en Irak dans Figaro Vox, célèbrera la messe ce soir à Notre-Dame des Sans-Abris :

"(...) En repensant à ces visites, ces rencontres, ces visages, je crois en effet que nous sommes venus à eux, comme des étrangers pour visiter une crèche, des crèches, des centaines de crèches.

Comme des mages venus d'Occident, nous voulions leur apporter l'encens de notre prière, non pas seulement une prière pour eux, mais une prière à vivre avec eux.

Nous voulions apporter l'or de l'entraide, cet argent qui contribue au relogement (...).

Mais nous ne voulions pas leur apporter la myrrhe, cet aromate qui embaume les corps morts comme une promesse d'éternité, parce que justement nous croyons qu'ils doivent pouvoir rester, vivants, chez eux. Nous avons tous quelque chose à faire pour que «les roseaux de Dieu, qui plient mais ne rompent pas» comme l'a dit le Pape, ne soient pas déracinés.

En fait de cadeaux, nous nous sommes trouvés démunis, désarmés devant le sourire et les larmes du peuple irakien, fragile comme un nouveau-né, merveilleux et inconsolable. Nous croyions lui apporter quelque chose, mais cet enfant qui était là nous révélait notre suffisance, notre manque de foi et l'état de notre société…

Erbil

Car tandis qu'on se querelle ici sur la présence de quelques crèches dans l'espace public, on ne s'indigne pas beaucoup de ces milliers de crèches vivantes, non seulement en Irak, mais aussi en Syrie, et chez nous… en France. Bien sûr, il ne s'agit pas de grotte ou d'étable, mais de voitures ou de cartons sur nos places, dans nos rues, dans des espaces publics qui restent pourtant souvent à l'abri de nos regards. Des hommes et des femmes dorment dehors, naissent dehors, et meurent dehors. Et la voix de l'abbé Pierre nous manque terriblement pour nous réveiller.

Mgr Louis-Raphaël Sako, patriarche des chaldéens de Babylone, a parlé de notre pèlerinage comme d'une visite au corps souffrant du Christ: «J'étais nu, malade, sans abri… et vous m'avez visité.» Je m'incline religieusement devant l'enfant de la crèche, à côté du sapin, des cadeaux, des bûches… Me prosternerais-je aussi devant l'enfant de la rue? Jésus y est pourtant bien plus présent que dans un morceau de plâtre peint.

N'allez pas croire que je n'aime pas la crèche! Au contraire, il y a dans la géniale invention de François d'Assise comme un condensé de la Révélation: le Verbe s'est fait chair et cette chair est une nourriture… Et voilà, sous nos yeux, Dieu qui atterrit sur terre dans une mangeoire, à Bethléem, la maison du pain.

Certes, la crèche a probablement revêtu aussi une dimension culturelle, mais si elle n'est que culturelle, elle ne m'intéresse guère. La crèche n'est pas un «objet religieux non identifié» ; elle a bel et bien été inventée pour susciter ou conforter un acte de foi en Dieu, l'Éternel qui se fait tout petit au milieu de nous. La présenter au regard de tous s'harmonise très bien avec la loi de 1905 qui a su trouver un bel équilibre dans notre société, elle qui dans son article 28 précise qu'«il est interdit d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit… à l'exception des musées ou expositions.» Cette phrase toute en nuances est à l'image de la loi: claire et souple à la fois… Et une crèche n'est-elle pas par nature une exposition?

Même Jean-Paul Sartre, alors prisonnier, écrit dans un texte resté célèbre: «Vous avez le droit d'exiger qu'on vous montre la Crèche», parce qu'il y a dans cette représentation une dimension qui excède le visible, le fini, l'absurde de notre condition. Avec lui, nous devrions exiger d'ouvrir les yeux sur les crèches vivantes qui sont la honte de notre monde.(...)"

Posté le 24 décembre 2014 à 11h33 par Louise Tudy | Lien permanent

23 décembre 2014

L'âne de la Crèche ou un prêtre qui brait

D'un ami, prêtre : 

"Certains se demanderont peut-être quel rapport il peut y avoir entre un âne et le prêtre. Ces lignes qui sont le cri d'un prêtre vont essayer de l'exprimer.

L'âne apparaît trois fois dans la courte existence du Fils de Dieu sur terre: à la crèche, le dimanche des Rameaux et, entre les deux, lors de la fuite en Égypte. A chaque fois il porte le Christ: à l'arrivée à Bethléem, chargé de la Mère et de l'Enfant en son sein; aux Rameaux, alors que le Christ est acclamé par les «Hosanna» de la foule; dans la fuite en Égypte, portant la Mère et son Enfant nouveau-né et déjà en péril. Mais en aucun cas il n'est dit que cet âne braie. Et pourtant, un âne braie, c'est son cri.

En portant à bon port le si beau fardeau de la Mère et de l'Enfant qui est le Fils de Dieu, il ne dit rien, il se réjouit silencieusement. Il aurait été vraiment stupide de s'imaginer que l'adoration des bergers et des mages lui était destinée en remerciement, de même que le cri de la foule «Hosanna au plus haut des cieux» le dimanche des Rameaux, comme de se dire qu'il sauvait le nouveau-né d'un terrible péril alors que c'était Joseph qui obéissait à la voix de l'ange et guidait la Ste Famille. Mais pourtant il était là présent à chaque fois et son absence aurait pu changer le cour des événements. Il a porté le Sauveur du monde au bon endroit et au bon moment. Mais, qu'est-ce qu'il a dû braire! Lorsque l'Enfant qui devait naître n'était pas accueilli, lorsque le Fils de Dieu était acclamé par ceux-là même qui allaient crier à mort quelques jours plus tard avant de Le crucifier. Comme il aurait alors voulu le porter plutôt que de Le voir gravir, seul, avec le bois sur son épaule, cette terrible colline. Enfin, comme il aurait aimer braire à ce roi qui était jaloux d'un enfant: «Celui-ci est le Fils de Dieu»! L'âne de Bethléem, des Rameaux et de la fuite en Égypte, c'est le prêtre.

Et bien, en cette veille de Noël je crie, ou plutôt je braie alors que Celui que la grâce de l'ordination m'a donné de porter aux âmes est bafoué et décrié jusque dans son Église. Quel tristesse pour un prêtre de découvrir l'abomination de la désolation dans le temple du Seigneur. Je veux parler de ces églises parisiennes (La Trinité, St Etienne du Mont) transformées le temps d'une soirée en vastes restaurants, sous le prétexte sans doute noble mais fallacieux d'accueil des pauvres ou de fraternité. La charité ne saurait porter ce nom lorsqu'elle ne marche pas avec la vérité. L'église, temple de Dieu, où l'âne a sa place et où est célébré la Ste Eucharistie, le plus grand festin qui soit ici-bas, métamorphosée en salle de banquet d'où l'âne est forcément banni. (En avez-vous déjà vu un dans une salle de restaurant?) Le prêtre, âne du Christ, banni de l'église alors que l'on y exerce une fausse charité au nom du Christ. Il ne se passe pas de mois sans que l'on fustige un prêtre qui désire célébrer les saints mystères en respectant la forme qui lui est demandée par l’Église et on laisse se dérouler dans des églises des repas sous des prétextes de bienfaisance sans que personne n'y trouve rien à redire. Mais jusqu'où l'Eglise qui est en France va-t-elle descendre?

En cette veille de Noël, l'âne du Christ désire simplement braire en racontant une belle histoire de pauvre dans une église. Un dimanche, après la célébration de la Ste Messe, un homme, pauvre, s'est avancé vers le prêtre qui saluait les paroissiens et est venu tout simplement le remercier de la beauté de la liturgie qu'il venait de célébrer. Le prêtre lui a répondu qu'il n'avait fait que transmettre le Christ au moyen de cette liturgie que l'Eglise lui confie mais qui n'est pas son bien propre. Et cet homme de lui avouer que sa seule richesse, ce sont les églises où il peut se rendre gratuitement, puisqu'il ne lui est pas possible d'aller dans les musées, cinémas, théâtre, etc. Alors que là, toute cette richesse et cette beauté, lui appartiennent en tant que baptisé. Et il ajoutait tristement: «Vous voyez, mon Père, tout est moche dans ma vie. Ma seule richesse et ma seule beauté c'est le Christ, son Eglise et la liturgie qui me Le donne. Et lorsque les églises sont mal entretenues, que les liturgies sont bricolés, que les ornements liturgiques ne sont pas beaux et correspondant à Celui qui est célébré, tout cela me ramène à ma pauvreté, à ma mocheté, et je repars triste». Je souhaite que cet homme, un pauvre authentique, un petit, un anawim comme on les appelait du temps du Christ, soit déjà reparti après qu'un âne qui lui aura donné Celui qu'il aimait tant à travers le sacrement des malades et le viatique, plutôt que d'être témoin d'un repas qui lui serait servi dans le lieu où il désirait recevoir la seule vraie nourriture qui soit: le Corps du Christ.

Voilà, l'âne du Christ a braie. Il va rentrer dans le silence et célébrer la Nativité en contemplant le Nouveau-né. Il espère que Jésus montera encore sur son dos pour aller vers les âmes. Et vous qui avez lu ces lignes, durant la douce Nuit de la Nativité du Seigneur, en venant adorer l'Enfant, n'oubliez pas de prier pour les ânes qui vous apportent Jésus jusqu'à son festin des noces. Ils sont souvent moqués et rejetés, mais ils vous aiment. Et à vous, mes frères prêtres, restez joyeusement les ânes du Christ et portez-Le sans vous lasser aux âmes qui l'attendent, sans vous prêter au jeu de la mondanité en vous prenant pour des chevaux de course qui offrent peut-être de beaux spectacles humains mais n'ont jamais portés sur leur dos le Prince de la Paix".

Posté le 23 décembre 2014 à 19h00 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (10)

Une retraite pour bien commencer 2015

R

Posté le 23 décembre 2014 à 09h12 par Michel Janva | Lien permanent

21 décembre 2014

Les sandales des moines de Ste Marie de La Garde vont s'exporter à Tokyo

Les frères bénédictins de Sainte-Marie de la Garde fabriquent des produits monastiques, dont des sandales en cuir qui vont s'envoler pour le Japon. 50 paires de sandales vont être envoyées à Tokyo en février, dans le quartier branché des créateurs d'Aoyama. Le père Hubert, cellérier du monastère, explique :

«Une certaine Schoko m'a envoyé en juillet un courriel expliquant qu'elle dirigeait un concept store Arts & Science et possédait 8 boutiques à Tokyo et une à Paris, et qu'elle était très intéressée par commercialiser nos sandales. J'ai freiné en lui disant que notre travail était artisanal et que nous ne recherchions pas la quantité, mais la qualité. Mon propos l'a beaucoup rassurée. Nous lui avons adressée nos trois modèles et de 35 paires commandées au départ, nous en sommes à 50. Mais, nous devons produire du «35» pour les petits pieds des Japonaises».

Cinq moines, par roulement, travaillent à l'atelier au montage des sandales, au collage des brides, des lanières, à la découpe des semelles et des talons en caoutchouc, à l'assemblage des pièces. Des petits clous aident à solidifier la chaussure afin que l'ensemble tienne. Puis Frère Vincent œuvre aux finitions, à la teinture de la tranche du cuir. 120 paires sortent de l'atelier chaque mois et 1 400 par an. Un quart est vendu à la boutique porterie, un quart à la maison mère à l'abbaye du Barroux dans le Vaucluse et le reste part à une manufacture allemande qui alimente un réseau de revendeurs de vente par correspondance.

Le monastère compte 16 moines avec l'arrivée de deux novices.

Posté le 21 décembre 2014 à 15h16 par Michel Janva | Lien permanent

Le développement de la Fraternité Saint-Pierre en France

L'abbé Ribeton, supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pierre, est interrogé dans Présent. Extraits :

R"L’impact du Motu proprio Summorum Pontificum a été considérable. [...] Notre champ apostolique en a été considérablement augmenté. Autre phénomène remarquable : alors qu’à quelques exceptions près, nous ne desservions que de modestes chapelles, nous célébrons désormais dans de vastes églises paroissiales : l’église Saint-Bruno à Bordeaux, l’église de la Madeleine à Besançon, l’église Saint-Just à Lyon, l’église Saint-Clément à Nantes en sont d’éloquents exemples. [...] Avec le Motu proprio de Benoît XVI, il y a eu comme une normalisation des relations [avec les évêques]. [...] Et quasiment tous nos lieux de culte reçoivent l’évêque du lieu pour la célébration du sacrement de confirmation dans le rit traditionnel. Cela était impensable il n’y pas si longtemps. [...]

La Fraternité Saint-Pierre exerce son apostolat dans 35 diocèses et dessert 42 églises en France, sans compter les chapelles internes à ses Maisons ou ses écoles. La jeune génération des prêtres diocésains est particulièrement fraternelle ; beaucoup sont désireux d’apprendre à célébrer la messe traditionnelle. [...]

La Fraternité Saint-Pierre compte environ 150 séminaristes dont une quarantaine de Français. [...] La Fraternité Saint-Pierre a repris la direction de plusieurs pensionnats : L’Espérance en Vendée, l’institut Croix-des-Vents à Séez… Elle s’implique très activement dans 16 autres écoles aux quatre coins de France. [...]"

Posté le 21 décembre 2014 à 09h46 par Michel Janva | Lien permanent

19 décembre 2014

Le bar Gay de Toulon va devenir le pub de la Miséricorde

Bonne nouvelle que nous annonce l'abbé Fabrice Loiseau (missionnaire de la miséricorde divine) :

L"Les Missionnaires de la Miséricorde Divine on la joie de vous annoncer l'achat du Texas Bar, célèbre bar de la communauté gay de Toulon qui se trouve à côté de notre église st François de Paule. Ce bar était en liquidation judiciaire, la vente aux enchères eut lieu le jour de la fête de la Médaille Miraculeuse. Les autres acheteurs potentiels qui souhaitaient mettre une somme plus importante que la nôtre ont eu la gentillesse de nous laisser le bar en voyant prier durant les enchères. Par ailleurs un prêtre du diocèse de Toulon, ami de la communauté nous a fait un don de 15 000 euros pour cette acquisition. Vous comprendrez l'importance de ce lieu pour notre évangélisation dans le quartier, ainsi le bar de Sodome va devenir le pub de la Miséricorde. Devant l'urgence de ce projet nous avons dû prendre dans notre capital prévu pour l'achat de notre maison. Nous avons donc besoin de votre aide en cette fin d'année."

Dons à l'ordre de : ADFT Missionnaires de la Miséricorde 104 cours Lafayette 83000 TOULON.

Posté le 19 décembre 2014 à 10h47 par Michel Janva | Lien permanent

La Neuvaine : méditation du père de Laubier

Le père Patrick de Laubier (né en 1935), professeur émérite de l'université de Genève, docteur honoris causa de l'université des sciences humaines de Russie (Moscou), a été ordonné prêtre le 13 mai 2001 par Jean Paul II. Il est l'auteur de la méditation de la semaine pour La Neuvaine :

L"La Vierge Marie, patronne principale de la France est l’objet d’une prière collective et nationale  pour obtenir  un secours exceptionnel qui n’est pas sans rappeler le vœu de Louis XIII du 15 août 1638. Cette fois ce n’est plus le chef du Royaume qui s’engage, mais des membres du pays qui est menacé par  un changement de civilisation ou plutôt d’un effondrement de civilisation.

Nous invoquons la Vierge en l’appelant à notre secours au cours d’une neuvaine de 9 mois, du 15 novembre 2014 au 15 août 2015.

Vierge Immaculée, Fille du Père, Mère du Fils, Epouse non épousée de l’Esprit Saint, vous avez montré au cours  des siècles  une attention  toute spéciale pour la France, Fille aînée de l’Eglise. Depuis  deux siècles  des révolutions  et vos apparitions se sont  multipliées et nous arrivons aujourd’hui à l’aboutissement d’un drame annoncé dès  la Salette (1846) à savoir  l’apostasie de ce pays.

Il y a eu au cours de son histoire des moments tragiques et  nul pays n’a connu une délivrance comparable à celle de Jeanne d’Arc dont l’intervention spirituelle et politique n’a pas d’équivalent dans l’histoire de l’Eglise. La sainteté  a donné des  fruits  bien remarquables et continue à le faire, mais la Foi n’est plus vécue par le grand nombre. L’athéisme  est devenu une croyance généralisée autorisant des législations opposées non seulement à la vérité évangélique mais aussi à la loi naturelle. On assiste à des mouvements de protestation mais une sorte de paralysie a gagné la vie politique.

La raison profonde de cette léthargie est une désuétude de la pratique de la  prière devenue habituelle chez les croyants malgré tant de rappels de votre part et l’enseignement de l’Eglise. Les églises  de pierres encore si nombreuses sont vides et la vie paroissiale a perdu ce qui faisait sa force sans  que les chrétiens  ne réagissent à cette mort lente de la vie spirituelle. Au moment même où les musulmans, de plus en plus nombreux, montrent l’exemple d’une dévotion oubliée par les baptisés. Un grand nombre de chrétiens n’a gardé du christianisme  que  des coutumes sans rencontrer dans la prière la Personne du Christ qui est le Cœur même de la dévotion et de l’Amour.

Vierge très sainte vous savez tout cela, mais le dire et le redire  indique où est le mal et quelle est la guérison attendue. Il faut prier, c'est-à-dire  s’adresser  à notre Sauveur en sollicitant votre aide secourable. Les sacrements et en premiers lieux l’Eucharistie et la réconciliation qui la prépare  deviennent vite des routines sans âme lorsque la prière ne fait plus vivre en nous ces trésors surnaturels.

Marie très sainte, Mère de Dieu et notre Mère, notre Sœur aussi (Paul VI) écoutez notre supplication. Tout est possible à Dieu mais la Grâce  sollicite notre liberté de créature  à l’image et à la ressemblance de Dieu. L’Amour de Dieu attend l’amour de l’homme  et la prière en est l’expression nécessaire .Face à une «  civilisation de la mort », nous chrétiens de France nous voulons préparer une civilisation de l’amour qui est l’orientation de la doctrine sociale  de l’Eglise."

Ô Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous."

Posté le 19 décembre 2014 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

17 décembre 2014

Mgr Eychenne nommé évêque de Pamiers

ELe Pape François a nommé, ce mercredi 17 décembre, évêque de Pamiers, Mgr Jean-Marc Eychenne (58 ans), jusqu’à présent vicaire général du diocèse d’Orléans. Il succède à Mgr Philippe Mousset, nommé évêque de Périgueux le 18 juin 2014. Mgr Jean-Marc Eychenne est issu de la communauté Saint Martin, où il a été Maître des novices, Supérieur de la maison de formation (alors à Gênes).

Posté le 17 décembre 2014 à 13h59 par Michel Janva | Lien permanent

15 décembre 2014

Fin de vie : « un urgent devoir de fraternité » pour les évêques français

Aleteia se fait le relai du groupe de travail de la Conférence épiscopale française sur la fin de vie, qui réagit sur le rapport Leonetti-Claeys. Ce groupe est présidé par Mgr d'Ornellas, archevêque de Rennes.

[...] "Mgr d'Ornellas met en garde contre le risque d'incertitude introduit sur l'objectif poursuivi par le médecin avec « la suppression de la référence à l’effet secondaire » lorsque le médecin, à la demande du patient, « met en place "un traitement à visée antalgique et sédative jusqu’au décès"». Par ailleurs, il souligne que « ce nouveau droit ne supprime pas les causes de ce "mal-mourir". (...) Il risque de multiplier les demandes d’une sédation profonde jusqu’au décès », s'inquiète-t-il.
Le rapport affirme « qu’il faut financer les actes d’accompagnement, plutôt que de rester à la tarification à l’activité » pour « mettre en œuvre l’accompagnement bienveillant que nous devons à chaque malade ». Pour Mgr d'Ornellas, c'est précisément à ce niveau que se situe « notre devoir de fraternité », devenu urgent à accomplir : « c’est dans la fraternité que peut se vivre la juste autonomie de la personne vulnérable. Le soin global de la personne contribue au bien-mourir, comme le montrent chaque jour tant d’unités de soins palliatifs », relève-t-il.[...]

Mgr d'Ornellas conseille enfin de renforcer les formations du corps médical sur la question des soins palliatifs ; tout en reconnaissant notre vulnérabilité face à la mort : « n’entrons pas dans le mythe de la mort toujours apaisée ou de "la mort propre" écrit-il, aucune loi ne supprimera le fait que la mort est difficile parce qu’elle est toujours une épreuve ».

L’Eglise catholique publiera une étude détaillée sur la fin de vie début janvier 2015. En attendant, le blog www.findevie.catholique.fr est ouvert pour nourrir le débat en cours."

La vigilance s'impose pour que ne soient pas volontairement confondues "sédation en phase terminale" avec "sédation terminale" qui équivaut à l'euthanasie. L'accompagnement actif des personnes en fin de vie peut permettre des conversions de dernière minute, ce qu'empêcherait une sédation longue durée avec au bout le décès de la personne. Vigilance.

Posté le 15 décembre 2014 à 11h46 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

12 décembre 2014

La Neuvaine : pourquoi jeûner pour sa patrie ?

L'abbé Pierre Amar, licencié en droit, chargé de communication d’un communauté religieuse puis aumônier militaire, est prêtre du diocèse de Versailles. Il est l'auteur de la méditation de la semaine de la neuvaine :

A"Bonne nouvelle ! A l’heure du tout, tout de suite et pour pas cher, l’Eglise propose un remède radical : le jeûne. La recette serait même un peu tendance, et pas uniquement pendant le Carême ! Ne l’avez-vous pas remarqué ? Le jeûne a pris ces dernières années un véritable coup... de jeune ! « Jeûne thérapeutique », « jeûne et randonnée », « remise en forme par le jeûne » ; allez sur Internet ou dans les revues de santé en tout genre et vous serez surpris de la promotion en faveur de cette pratique plurimillénaire à laquelle le Judaïsme, et dans son sillage la toute première Église, ont donné un sens spirituel et religieux.

S’ouvrir aux autres et à l’Autre

Pour autant, le jeûne chrétien n’est pas thérapeutique ou hygiénique même s’il peut avoir des effets positifs sur notre corps. Le jeûne suppose une attitude de Foi, d’humilité et de totale dépendance par rapport à Dieu. Dans un message de Carême de 2009, Benoît XVI insistait sur ce point : « le jeûne est sans nul doute utile au bien-être physique, mais pour les croyants, il est en premier lieu une « thérapie » pour soigner tout ce qui les empêche de se conformer à la volonté de Dieu. »

L’objectif visé n’est donc ni l’exploit - possible source d’orgueil - ni la souffrance qui amoindrit notre être quand elle n’est pas remplie d’amour. L’objectif du jeûne est de gagner en attention et en ouverture à l’autre : Dieu et mon prochain. Lorsque j’accepte un manque, je me découvre dépendant : de Dieu et de sa Parole d’abord, mais aussi des autres. La qualité des relations me devient absolument nécessaire. L’autre devient ma vraie nourriture !

Jeûneurs et gêneurs

Des interrogations apparaissent alors : il n’y a pas de mal à se faire du bien n’est-ce pas ? Pourquoi me priverais-je par exemple de ce carré de chocolat qui n’est pas mauvais en soi ? Le polyphénol contenu dans le cacao est même bon pour la santé : tous les pharmaciens le disent ! Or, jeûner, ce n’est pas en soi se priver de chocolat, c’est surtout vérifier qu’on est libre par rapport au chocolat. Voilà peut-être la raison pour laquelle le monde n’aime pas le jeûne et que les jeûneurs sont des gêneurs ! Parce qu’ils contestent silencieusement la loi totalitaire du désir qui est le ressort le plus puissant de notre société marchande. Regardez : il y a des chaînes partout ! Chaînes de montage, chaînes de magasins, chaînes de télévisions. Jeûner c’est vérifier que ces chaînes extérieures ne se sont pas à la longue intériorisées, conduisant à la paralysie et à l’asphyxie de l’âme. Le jeûne peut également nous enseigner la modération des nombreux autres appétits qui habitent en nous et qui peuvent conduire à commettre le mal. Car si nous apprenons à renoncer à manger lorsque nous avons faim – dans certaines limites bien entendu ! – nous découvrirons qu’il est possible de renoncer aux péchés que certaines situations nous poussent à commettre. En ce sens, le jeûne est une ascèse du besoin et une éducation du désir. Il nous amène à accepter de ne pas avoir tout, tout de suite et par quelque moyen que ce soit.

Moins dépendants et plus libres

Jeûner pour notre pays, c’est vivre ensemble une thérapie communautaire et nationale. C’est lutter contre cette société de la compulsivité qui semble avoir instauré le désir comme seul norme du vivre ensemble, en consacrant le « j’ai envie, donc j’ai droit ». Droit à l’enfant ou droit à l’avortement, droit au mariage, droit à mourir… droits consacrés par l’onction de la loi et que nous refusons. Ils permettent en effet l’avènement d’une société d’injustice, dont les plus faibles et les plus vulnérables sont toujours les premières victimes.

Disons-le aussi, le jeûne n’est pas une grève de la faim pour faire plier Dieu ou une pression exercée sur lui. C’est plutôt Dieu qui nous permet de nous faire plier nous-mêmes, pauvres êtres ligotés à des dépendances dont nous sommes trop souvent complices. Finalement, le jeûne est la correction d’un jeu de rôle : à ce « moi-moi » égoïste, sans cesse affirmé et revendiqué, il appelle un « Toi-Toi » : le Dieu d’Amour et de miséricorde qui attend que nous lui fassions un peu plus de place pour mieux agir en nous et dans ce pays dont nous sommes les citoyens."

Posté le 12 décembre 2014 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

10 décembre 2014

Vendredi 12 décembre à 18h15 à ND de Paris : Messe de Notre-Dame de Guadalupe

Une lectrice nous signale ceci :

"Comme tous les ans, pour la Fête de Notre-Dame de Guadalupe (12 décembre), une messe sera célébrée pour faire mémoire de l’apparition de la Vierge à Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin, en 1531 au Mexique.

Cette célébration rassemblera de nombreux membres de la communauté latino-américaine d’Île-de-France. Elle sera présidée par Monseigneur Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris

Des musiciens mexicains interviendront à quelques moments de la célébration ; à l’issue de la cérémonie, ils joueront au milieu des fidèles rassemblés devant le chapelle de Notre-Dame de Guadalupe et donneront une « aubade » à l’extérieur, sur le parvis, pendant une vingtaine de minutes à l’issue de la célébration."

Dans le bas-côté nord de Notre-Dame de Paris, une chapelle toujours fleurie est dédiée à Notre-Dame de Guadalupe, des Mexicains de Paris ayant demandé qu’une chapelle de la cathédrale soit affectée à des célébrations à l’intention de leur pays. Sur le mur, une mosaïque représentant la Vierge de Guadalupe est particulièrement vénérée, en témoignent les centaines de flammes de dévotions qui y brûlent jour et nuit."

Arton1917-e20bf

(La mosaïque représentant Notre Dame de Guadalupe à Notre-Dame de Paris
© NDP)

Posté le 10 décembre 2014 à 07h55 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)


     Archives > L'Eglise : L'Eglise en France

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > L'Eglise : L'Eglise en France