25 mai 2018

27 mai : messe pour la France à Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à une messe pour la France et le Pape François le dimanche 27 mai à 10h30, en l'église Notre-Dame de La Dalbade de Toulouse rue de la Dalbade - 31000 Toulouse

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Posté le 25 mai 2018 à 13h38 par Michel Janva | Lien permanent

Notre situation ressemble à celle des chrétiens du Ve siècle, pris en étau entre une société en voie d’effondrement, et la montée en puissance d’autres cultures

Homélie du dimanche de Pentecôte entre Notre-Dame de Paris et Notre-Dame de Chartres, prononcée par l'abbé Benoît Paul-Joseph, Supérieur du district de France de la Fraternité Saint Pierre :

NDC2018-abbe-paul-joseph"Chers amis pèlerins,

Pour quelques instants notre cohorte s’est arrêtée. Pour que nous puissions reprendre haleine ; refaire nos forces ; nourrir nos corps et nos âmes avant de repartir. Car dans une heure tout au plus, cette plaine sera à nouveau déserte et nous aurons repris la marche avec notre fatigue et notre joie, nos prières et nos chants.

Chers amis, vue du Ciel, vue de Dieu, notre cohorte est assurément magnifique ! Elle scintille de mille beautés et je crois que nous pouvons en être fiers ! Beauté certes, de nos bannières, de nos croix et de nos oriflammes, mais beauté surtout de nos traits fatigués, de nos membres déjà lourds, de notre dénuement dans cette campagne de France, de notre sainte obstination à toujours repartir, de nos cœurs pleins d’espérance et, je l’espère, de nos âmes purifiées ! Chers amis, nous sommes la cohorte des amis de Dieu, un bel échantillon de l’Eglise militante, un sursaut de chrétienté.

Pour beaucoup de nos contemporains, notre démarche est une énigme, parfois même une absurdité. Ne nous en étonnons pas, nous savons par saint Paul que l’on prenait déjà les premiers chrétiens pour des insensé ! Mais il est vrai que dans notre société de confort, de vitesse et de rentabilité un pèlerinage apparaît particulièrement décalé. Un pèlerinage c’est difficile, c’est lent et humainement ça ne rapporte rien (à vrai dire ça coûte même de l’argent…). Et pourtant, soyons sûrs que sa valeur est inestimable et son efficacité redoutable pour qui cherche Dieu, implore sa miséricorde et demande son assistance. Même à notre insu (parce qu’arrive un moment où on ne pense plus qu’à sa fatigue) un pèlerinage nous rapproche de Dieu, ce qui est le tout de notre vie.

C’est pour cela que nous sommes là et il s’agira de ne pas le cacher quand on nous demandera ce que nous avons fait durant ces 3 jours : non pas une randonnée, ni une épreuve sportive, mais un pèlerinage, une marche vers Dieu entre deux cathédrales. Toute autre explication serait incomplète, serait une rétention d’informations, d’informations essentielles, salutaires, vitales !

DSC_0135Et puisque nous célébrons la fête de la Pentecôte, nous supplions aujourd’hui le Saint-Esprit d’envoyer du haut du Ciel un rayon de sa lumière. Nous lui demandons d’envoyer ce rayon en nous-mêmes (en notre propre cœur), mais aussi dans nos familles – charnelles ou religieuses – et dans notre pays. En nous même pour laver ce qui est souillé ; dans nos familles pour guérir ce qui est blessé ; dans notre pays pour rendre droit ce qui est faussé. Car nous confessons notre immense faiblesse, Ô Père des Pauvres, nous confessons que sans votre puissance divine il n’est rien dans l’homme qui ne soit perverti ou sujet à la perversion. Aussi, en cette fête de Pentecôte, nous implorons votre lumière bienheureuse : puisse-t-elle percer les ténèbres de nos cœurs pour y verser ce rayon divin, seul capable de nous transformer !

Car, chers amis pèlerins, au-delà de nos déficiences et de nos misères personnelles, il nous revient cependant de poursuivre dans le monde, et d’abord dans notre pays, la gigantesque mission des disciples de Jésus-Christ, commencée il y a 20 siècles : l’annonce de la Bonne Nouvelle. Or, aujourd’hui en France, comme dans toute l’Europe, notre situation ressemble à celle des chrétiens du Ve siècle dans l’Empire romain d’Occident, pris en étau entre une société en voie d’effondrement, à bout de souffle et la montée en puissance d’autres cultures et surtout d’autres religions incompatibles avec le message de JC. Comme nos aînés, nous sommes confrontés à l’avachissement progressif de notre propre civilisation, infidèle à ce qui a fait sa grandeur, vide de toute force spirituelle et à la puissance conquérante, non plus de hordes barbares, mais d’un Islam déterminé et violent, portant la mort au nom du Coran.

IMG_5293Chers amis pèlerins, dans cette situation inquiétante, il faut faire acte de résistance, ne céder ni devant l’arrogance d’une religion belliqueuse, ni pactiser avec les idoles modernes qui anesthésient les âmes par le venin de l’indifférence, le culte abrutissant du bien-être et la prison du consumérisme. A vrai dire, ces dangers-là sont les plus insidieux et les plus redoutables car ils s’offrent à nous comme l’air qu’on respire et petit à petit contaminent nos âmes. Aussi, comme nos ainés dans la foi, il nous faut refuser de sacrifier aux idoles pour garder nos cœurs à Jésus-Christ. Chers pèlerins que ces 3 jours de prière soient l’occasion de vérifier quels sont nos vrais attachements, de vérifier si nous n’avons pas de secrètes attaches aux idoles modernes : restons-nous libres, par exemple, dans l’utilisation des réseaux sociaux : eux peuvent vivre sans nous, pouvons-nous vivre sans eux ? Quel usage avons-nous de notre smartphone : est-ce nous qui le possédons ou lui qui nous possède en s’étant rendu indispensable ? Mais surtout, quelle est notre relation avec la personne de Jésus-Christ : règne-t-il dans toute notre vie ou lui interdisons-nous l’accès à certains domaines de notre existence ? Méfions-nous de la morsure d’une société sécularisée dont Dieu a été chassé et dont le seul idéal est l’épanouissement personnel indépendamment d’une famille, d’une patrie et d’une religion.

Et nous assistons aujourd’hui au développement ultime de cet individualisme effréné, avec le refus de l’ordre et des limites posées par le créateur, le dénis de notre condition même de créature et les conséquences funestes qui en découlent : la volonté de contrôler techniquement la vie humaine quitte à blesser sa dignité, le rejet de toute loi morale et même naturelle, vues comme des atteintes à la liberté alors qu’elle nous préserve d’agissements indignes ou encore les projets fous du transhumanisme cherchant à fabriquer un être humain augmenté mais spirituellement démuni.

Chers amis pèlerins, il importe de ne pactiser, en aucune façon, avec ces nouvelles idoles, incompatibles avec notre vie d’enfants de Dieu. Il faut les fuir et les combattre avec la même énergie et la même ténacité que celles des martyrs des premiers siècles qui nous ont tracé la voie de la fidélité à Dieu. Si le sel vient à s’affadir, avec quoi va-t-on le saler ? demande NS.

Pour autant notre mission ne peut s’arrêter là : nous n’avons pas seulement vocation à nous prémunir contre les dangers du monde mais à porter haut la bannière de Jésus-Christ pour que les paroles de feu de l’Evangile embrasent toute la terre, illuminent les cœurs et les consciences. Notre mission est aussi urgente et impérieuse qu’au temps des Apôtres et nous sommes dépositaires des mêmes dons sacrés.

Chers pèlerins, en ce jour de Pentecôte, daigne le Saint-Esprit allumer en nous le feu de son amour pour que nous marchions avec fidélité derrière la cohorte de héros, de saints et de martyrs qui nous a précédés."

Posté le 25 mai 2018 à 12h34 par Michel Janva | Lien permanent

Pèlerinage de Chartres : le reportage de Boulevard Voltaire

Posté le 25 mai 2018 à 12h16 par Michel Janva | Lien permanent

Abbé Viot : on ne peut pas accepter à la fois la loi de 1905 et l'encyclique Quas Primas sur le Christ-Roi

L'abbé Michel Viot, ancien "évêque" luthérien franc-maçon devenu prêtre catholique, aumônier national des anciens combattants, était l'invité du Forum catholique. Extrait de ses réponses que vous pouvez retrouver ici :

Sur le célibat des prêtres :

AbMichelViot"1) J'étais pasteur célibataire, et je suis prêtre célibataire

2) Pour les ex-pasteurs mariés, la dispense au cas par cas est légitime, l'Eglise étant maîtresse de ses ordinations au travers de la personne du Pape. Il n'y a absolument pas deux poids deux mesures.

3) Il me paraîtrait dangereux d'élargir cette possibilité car beaucoup de recherches vont dans le sens de ce qu'affirmait déjà Vatican II sur ce que l'on pourrait appeler les convenables du ministère (pour reprendre le langage stoïcien) dont l'un des principaux est le célibat. L'ordination étant de l'ordre de la conjugalité, celui qui la reçoit ne peut être bigame. Mais il y a ds traditions séculaires qu'il faut respecter, dont la tradition orientale qui permet l'ordination d'hommes mariés, contrairement à l'occidentale qui l'interdit depuis plus longtemps qu'on ne le croit."

Sur la laïcité et le Christ-Roi :

"Cela dit, on ne peut pas accepter à la fois la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat et l'encyclique Quas Primas de 1925. Vatican II n'a rien fait de négatif dans ce domaine car il n'était pas en son pouvoir de toutes façons d'abolir l'encyclique Quas Primas ni les deux condamnations de la "laïcité" française comme parfaitement hérétiques par les papes Pie X (Vehementer Nos, 1906), et Pie XI (Gravissimam gravissimamque, 1924)"

Sur les anciens combattants :

"Je vous conseille de lire le livre de Jean de Viguerie, Les deux patries, et ce qu'il écrit des anciens combattants. Ceux ci, sans le savoir, véhiculent avec l'idéologie de la patrie révolutionnaire une culture de mort qu'il faut évangéliser. Je m'explique : le patriote révolutionnaire considérera toujours qu'il est préférable de mourir pour sa patrie que de vivre pour elle (voir les discours de Robespierre pendant la Terreur). Un chrétien doit s'inscrire en faux contre cette idéologie qui a mené à des massacres épouvantables, dont la guerre de 1914-18 que nous commémorons en ce moment est un bel exemple. Là aussi Jean de Viguerie évoquant l'union sacrée de 1914 donne des exemples d'autant plus ahurissants qu'ils viennent de Péguy, rapprochant les combats contre les Allemands de ceux de Jeanne d'Arc. C'était hisser les dirigeants de la 3e république de l'époque au niveau du sacre de Reims, ce qui me parait un peu trop !"

Sur la France :

"Je suis persuadé de la nécessité de la conversion de la France. Il faut une nouvelle évangélisation, ayant une dimension mariale importante, telle que Saint Louis Marie Grignon de Montfort l'avait pressentie comme contrepoison à la philosophie des Lumières.

A ce sujet, et toujours dans l'optique de la conversion de la France, il est plus que temps de dénoncer les méfaits dans tous les domaines de cette philosophie des Lumières pour laquelle trop de catholiques ont encore beaucoup d'indulgence. Cela fait plus de 20 ans que je le dis et l'écris, ce qui me vaut l'ostracisme de la "bonne presse" catholique et autre. Il n'y aura pas de conversion de la France tant qu'on n'aura pas reconnu l'erreur complète de cette philosophie.

Il y a un important effort à fournir, comme on l'avait compris au XVIe siècle aussi bien dans la Réforme protestante que dans la Réforme catholique, pour redécouvrir les écritures saintes. La plupart des homélies sont d'une indigence à pleurer en matière biblique et réussissent ce "prodige" d'ennuyer tout un auditoire en commentant les textes les plus intéressants du monde. Et quand je mentionne les écritures saintes, j'y inclus, cela va mieux en le précisant, surtout dans l'Eglise catholique, l'Ancien Testament, complètement méconnu. 90% des catholiques sont des marcionites qui s'ignorent et qui, de ce fait, ne peuvent avoir qu'une vision déformée du Nouveau Testament, quand ils en ont une. Je suis peut-être sévère. Vous comprenez au moins pourquoi je n'ai pas l'honneur de parler dans certains médias. D'une certaine façon, je vis l'antique "in pace".

Posté le 25 mai 2018 à 09h10 par Michel Janva | Lien permanent

Le Patronage du Coeur a besoin de nous

Xschmusi7q34qgexwsfpLe Patronage du Cœur est situé à Paris au cœur du quartier du Haut-Ménilmontant. Soutenu par la paroisse du Cœur Eucharistique, dont le curé est l'abbé Chouanard, qui met à dispositions ses locaux et terrains, le patronage est ouvert tous les jours aux enfants et adolescents d'un quartier très multiculturel (où certains vivent des situations difficiles).

Le « Patro du Cœur » leur offre un lieu où la fraternité n’est pas un vain mot, un lieu où une véritable sécurité physique et morale est garantie, comme en famille. Il a pour ambition de faire grandir chaque jeune à travers le jeu, le sport et la culture. Aide aux devoirs, football, tennis, théâtre… sont proposés aux jeunes avec l’aide de nombreux animateurs.
 
Aesffunqveae8qclrviqCe patronage se développe aussi sous l'égide des Chevaliers de Collomb, organisation catholique de bienfaisance fondée en 1882 aux États-Unis, et organisée en conseils locaux au sein des paroisses. Nos quatre principes sont la Charité, l’Unité, la Fraternité et le Patriotisme. Nous voulons être des hommes de foi et d’action, au service de l’Eglise et de ceux dans le besoin.
 
Au Puy du Fou !

Cet été, le week-end du 30 juin, le patronage désire envoyer 20 jeunes découvrir le Puy-du-Fou, régulièrement élu meilleur parc d’attractions au monde. Ensemble, offrons leurs les rares vacances que beaucoup d’entre eux auront cet été et faisons leur découvrir l’histoire de France !

Ils ont pour cela besoin d'une petite aide financière qui peut leur être apportée directement en ligne à cette adresse.

 

Posté le 25 mai 2018 à 08h10 par Paula Corbulon | Lien permanent

24 mai 2018

Le départ des pèlerins à Notre-Dame de Paris

L'agence LDC News a filmé le long départ du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté... :

Posté le 24 mai 2018 à 18h45 par Michel Janva | Lien permanent

Pèlerinage à Paris avec Marie

BornetLe guide « Marie à Paris » est un pèlerinage parisien où le visiteur, amateur de culture, se voit proposer des visites d’églises, des méditations et des prières. Le mystère de Marie c’est « l’éternel féminin » doté d’une grâce unique. « Marie à Paris » est la suite logique de « l’Evangile selon saint Métro » paru chez le même éditeur, Via Romana. Il s’agit d’une sorte de jeu de l’oie culturel et religieux qui nous fait passer de l’admiration d’une statue à la contemplation d’une peinture ou à la méditation de la biographie d’un saint.

Mais si « l’Evangile selon saint Métro » racontait les plus de trois cents saints parisiens, « Marie à Paris » est consacrée à la plus grande d’entre eux : la Sainte Vierge. Marie est épouse parfaite, mère parfaite et reine parfaite. Mère parfaite, nul n’en doute et c’est sous cet aspect qu’on lui rend habituellement un culte. Notre mère du ciel veille sur ses enfants et les réunit dans son giron. Mater dolorosa dont le cœur a été transpercé de glaives, comme le visiteur s’en persuade en admirant la statue de Germain Pilon à l’église Saint-Paul-du-Marais. Mais Marie est aussi une femme belle et séduisante. Etoile du matin, Vigne fleurie, Vase d’élection, disaient les Juifs qui ont cherché en vain à épuiser tous les superlatifs pour témoigner de leur admiration éperdue. Cette beauté physique, qu’ont attestée les tourtereaux de Fatima ou Bernadette Soubirou, est loin d’être anecdotique. Elle est la signature de son Créateur en même temps que la preuve de son Immaculée Conception. La Vierge, sans péché originel, ne peut ni vieillir ni mourir. Enfin Marie est une reine. Singulière reine qui accouche dans les étables et se pare de sa pauvreté mais reine quand même et pas seulement au ciel. N’est-elle pas de la lignée de David ? L’apparition à Juan Diego de Guadalupe montre une jeune femme enceinte qui effectue sa demande avec une délicatesse affectueuse mais aussi avec la fermeté d’une souveraine qui donne des ordres. La magnifique peinture de Van Dyck, qui figure sur la couverture de l’ouvrage, illustre parfaitement ces deux derniers aspects. Le bienheureux Hermann agenouillé comme un paladin devant sa dame – Notre Dame- semble mendier un regard, tandis que l’ange le maintient avec autorité dans une attitude de respect. Le visage de Marie est splendide, doux, tendre et beau en même temps. Son voile glisse doucement sur ses épaules en dénudant sa chevelure.

Le pied qui écrasera la tête du serpent dépasse de sa robe et sa main aux doigts fuselés dépose dans la main de son admirateur une grâce ou un anneau. Nous nous « damnerions pour elle » mais il ne s’agit pas de se damner ; au contraire, les mains de Marie sont pleines de grâces et son seul regret est de ne pouvoir en disperser davantage sur nos têtes.

Marie à Paris, Philippe Bornet, Via Romana, 168 pages, 17 euros.

Posté le 24 mai 2018 à 14h06 par Michel Janva | Lien permanent

Le célèbre XV des Curés (RCTP) vu par France 3

Connaissez-vous le RCT (Rugby Club de la Terre Promise) du séminaire de Toulon ? Équipe unique en France d’après Tout le Sport de (France 3), où l’on cultive l’esprit du ballon ovale et le Saint Esprit !

Posté le 24 mai 2018 à 11h23 par Michel Janva | Lien permanent

Catholiques, soyez radicaux !

Sur LCI, Charlotte d'Ornellas évoque le pèlerinage de Chartres :

Voici le propos du cardinal Sarah auquel elle fait référence (extrait de l'homélie) :

"L’occident a été évangélisé par les saints et les martyrs. Vous, jeunes d’aujourd’hui, vous serez les saints et les martyrs que les nations attendent pour une nouvelle évangélisationVos patries ont soif du Christ, ne les décevez pas. L’Eglise vous fait confiance. Je prie pour que nombreux parmi vous répondent, aujourd’hui durant cette messe, à l’appel de Dieu à la suivre, à tout laisser pour Lui, pour sa Lumière. Quand Dieu appelle, il est radical. Il nous appelle tout entiers, jusqu’au don total, jusqu’au martyre du corps ou du cœur.

Cher peuple de France, ce sont les monastères qui ont fait la civilisation de ton pays. Ce sont les personnes, les hommes et les femmes, qui ont accepté de suivre Jésus jusqu’au bout, radicalement, qui ont construit l’Europe chrétienne. Parce qu’ils ont cherché Dieu seul, ils ont construit une civilisation belle et paisible comme cette cathédrale."

Posté le 24 mai 2018 à 10h54 par Michel Janva | Lien permanent

22 mai 2018

La Famille Missionnaire de l’Evangile de la Vie reconnue canoniquement par Monseigneur Cattenoz

Thumbnail-2Le samedi 19 mai, veille de la Pentecôte, Monseigneur Cattenoz, Archevêque d'Avignon, a annoncé la reconnaissance canonique de la Famille Missionnaire de l'Evangile de la Vie. Il a nommé l'Abbé Hubert Lelièvre comme Modérateur.

Née en 1995, suite à la demande exprimée par Saint Jean Paul II dans son Encyclique Evangelium Vitae, la Famille Missionnaire l'Evangile de la Vie, a pour but d'aider ses membres à témoigner de la Parole de Jésus "Je suis venu pour qu'ils aient la Vie et la Vie en abondance" (Jn 10,10). Cette présence au sein de l'Eglise catholique s'enracine dans et par la prière eucharistique et mariale.

La reconnaissance canonique comme Association Privée de Fidèle permettra à l’Evangile de la Vie de davantage rayonner dans l’Eglise et dans la Cité, à l’heure où la conception anthropologique majoritaire se détache de toute référence à la Loi Naturelle, et à l'heure où s'exprime fortement, comme un cri de l'âme, une attente de lumière et de vérité sur la personne humaine.

L'Abbé Hubert Lelièvre, Modérateur de l’Association, a déclaré :

« L’Evangile de la Vie s’adresse à tous les fidèles qui cherchent à comprendre et à vivre les enseignements de l’Église concernant la Vie, et notamment ceux des encycliques Evangelium Vitae et Dives in Misericordia. La Famille Missionnaire est destinée à promouvoir, protéger et à défendre la Vie de chaque personne depuis sa conception jusqu'à son terme naturel et son entrée dans la Gloire. L’Evangile de la Vie est aussi un lieu de formation à travers une vie familiale, ce qu'attendent les nouvelles générations ».

Posté le 22 mai 2018 à 21h08 par Michel Janva | Lien permanent

Le succès du pèlerinage de Notre-Dame de chrétienté

Sur TV Libertés (à partir de la 13mn52) :

Posté le 22 mai 2018 à 19h26 par Michel Janva | Lien permanent

Le pèlerinage de Chartres dans la presse

Reportage de France 3 sur le pèlerinage de Chrétienté :

Voici l'article de Ouest-France de samedi, celui de L'Echo Républicain de lundi avec de nombreuses photos.

Addendum : un article dans Valeurs Actuelles, écrit par Charlotte d'Ornellas, qui était sur place.

Posté le 22 mai 2018 à 15h59 par Michel Janva | Lien permanent

Chartres 2018 : homélie du cardinal Robert Sarah

Pour revoir l'intégralité de la messe de clôture du pèlerinage de Chrétienté, c'est ici.

Mais si vous désirez n'écouter que le sermon du Préfet de la Congrégation du culte divin et de la discipline des sacrements, prononcée devant environ 15000 personnes :

Posté le 22 mai 2018 à 14h29 par Michel Janva | Lien permanent

Chartres-Paris : Mgr Bernard Fellay exhorte les pèlerins à toujours demeurer fidèles à l'Église

Pele_15Ce lundi de Pentecôte 21 mai 2018, le pèlerinage de Tradition organisé comme chaque année par la Fraternité Saint-Pie X s'est terminé place Vauban. Six mille personnes ont assisté à la messe de clôture à l’issue des trois jours de prière et de pénitence au cours desquels les marcheurs ont joint Chartres à Paris. L’an prochain ce sera la trentième fois que l’œuvre fondée par Mgr Marcel Lefebvre organisera la route de Pentecôte dans ce sens. Auparavant, tout le monde attaché à la messe traditionnelle était uni en direction de Chartres, mais les portes des cathédrales étaient alors fermées pour tous (sauf pour une année d’exceptionnelle miséricorde).

Dimanche, jour de la Pentecôte, Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, a exhorté à Villepreux (Yvelines) les pèlerins à toujours demeurer fidèles à l'Église, malgré une actualité parfois déconcertante : 

Pele_2_0« Il peut y avoir dans ce corps mystique qu’est l’Église des cellules qui meurent, qui sont en faiblesse. Mais ce corps qui est indissolublement uni à Notre Seigneur ne pourra jamais mourir, il ne pourra jamais être en défection. Et c’est pour cela que dans le Credo, l’Église nous oblige à dire que nous croyons en l’Église une, même si nous voyons des divisions. Nous devons maintenir que l’Église est une. Nous devons maintenir que l’Église est sainte, malgré les éléments défectueux. Il y a des membres de l’Église, même très haut placés, qui peuvent faillir. Cela n’enlève rien à la pureté et à la beauté de l’Église. Ce côté humain n’est qu’une partie visible. L’essentiel c’est l’Esprit Saint qui donne à cette Église la vie surnaturelle de la grâce, la vie divine. Tous ces moyens sont des instruments défectueux que sont même les évêques, même le pape, les prêtres, nous-mêmes, tous. Pourtant, jamais ne nous pourrons souiller la grâce qui reste pure, qui reste sainte. […]

Ne nous laissons pas, mes chers frères, offenser, scandaliser par les malheurs de l’Église. Il y a de grands malheurs, il y a des prélats qui sont des traîtres, qui abusent de leurs pouvoirs, qui conduisent les âmes en enfer, et c’est un scandale. Et il est vrai que d’un côté nous avons le droit d’être indignés par ces choses. Mais il ne faut pas que cela nous anime d’un zèle amer. Nous devons regarder plus haut. Nous devons garder cette foi dans l’Église. Nous devons maintenir qu’aucune âme ne peut être sanctifiée, qu’aucune âme ne peut faire le moindre acte surnaturel sans l’Église. Pas une seule âme ne pourra aller au Ciel si ce n’est dans l’Église et il n’y en a qu’une : la Sainte Église catholique romaine, avec sa hiérarchie actuelle, avec tous ses défauts. C’est celle que Dieu a voulu, celle que Notre Seigneur a voulu. Bien sûr, s’il y a des défauts, il faut s’en garder. Il ne faut pas écouter lorsqu’ils nous disent autre chose que ce que Notre Seigneur nous a dit ou ce que l’Église a déjà enseigné dans le passé. Mais il ne faut pour rien au monde quitter l’Église ou la rejeter. Cette Église, c’est vous, c’est nous, c’est chacune des âmes qui ont été baptisées. »

Dans moins de deux mois se tiendra à Écône en Suisse le 4e chapitre général de la Fraternité Saint-Pie X au cours duquel les principaux responsables de l'œuvre éliront leur supérieur pour douze ans.

Posté le 22 mai 2018 à 09h57 par Michel Janva | Lien permanent

Cardinal Sarah : Aujourd’hui, toi aussi, Peuple de France, réveille-toi!

En attendant l'intégralité de l'homélie du cardinal Sarah à Chartres, en voici quelques perles :

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Posté le 22 mai 2018 à 09h43 par Michel Janva | Lien permanent

21 mai 2018

Pèlerinage de Pentecôte: messe de clôture en direct à Chartres

Posté le 21 mai 2018 à 14h30 par Michel Janva | Lien permanent

Avant de célébrer la messe, le cardinal Sarah prie dans la cathédrale de Chartres

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Posté le 21 mai 2018 à 13h05 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

Retrouvez les photos du pélé

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Posté le 21 mai 2018 à 12h58 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

Investir dans une Résidence Services Seniors catholiques

840193b1-0490-46cc-afc8-915b5e701cf8La SAS Saint Benoit réalise le projet de Résidence Services Seniors catholiques en lien avec la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre. Ce projet de réhabilitation dans un hôtel de Gouverneur au milieu d'un grand parc est composé de 119 logements. A ce jour, 40% des logements ont été réservés.

Le concept : un mode d'hébergement novateur en accord avec l'attente des seniors.

L’habitat groupé est un mode de vie qui s’adresse à des personnes soucieuses de vivre collectivement selon le principe de l’attention réciproque, de l’entraide, de l’assistance à autrui, en référence à la morale chrétienne. La Résidence propose un mode de vie « comme chez soi » comprenant :

A ce jour, plus de 40% des logements font l’objet d’une pré-réservation verbale et écrite, ce qui, pour une livraison début 2020, augure une bonne commercialisation des logements. Le nombre de logements préréservés représente un volume financier de 8.2 M€ soit 47% du montant des ventes.

Pour financer l'opération, la SAS Saint Benoît emprunte 400 000€ sur 12 mois auprès de particuliers et d'entreprises.

Vous pouvez investir en prêtant une partie de votre épargne en vous rendant ici.

Posté le 21 mai 2018 à 10h01 par Michel Janva | Lien permanent

20 mai 2018

L'église Saint Etienne à Clémont est en pleine restauration

Clémont (Cher) est un charmant petit village, en plein cœur de la Sologne. L'église Saint Etienne, construite en partie au 15èmesiècle, est en cours de restauration. Les deux premières tranches de travaux ont déjà été réalisées et vous pouvez voir que l'église a maintenant fière allure :

Clémont Eglise restaurée 3

L’Association Sauvegarde du Patrimoine de Clémont fait appel à votre générosité pour aider à financer la troisième tranche de travaux :

"Nous avons pour objectif de recueillir un minimum de 6.500 € afin d'espérer recevoir une subvention de la Fondation du Patrimoine d’un montant équivalent au montant collecté. Chaque don vous permet de bénéficier d'une réduction d'impôt. Même les dons modestes sont les bienvenus !

Au 13 mai 2018, les fonds collectés sont déjà de 1.003 €

Vous pouvez obtenir plus d’informations ou faire un don en ligne très simplement en cliquant sur le lien suivant."

Posté le 20 mai 2018 à 19h21 par Michel Janva | Lien permanent

Témoignages : qui était à la messe à la cathédrale de Nantes ce matin? (Addenda)

Qui confirme cette info?

Add.1 : Témoignage d'un lecteur

"Ma fille présente à la cérémonie de confirmation à bien vu un homme, noir Africain s’emparer du micro. Il n’a pas crié Allah Aqbar mais a parlé dans sa langue d’origine probablement. Il n’était pas agressif mais plutôt « perturbé ». Il a été délogé sans violence et le célébrant a pu terminer son homélie. Vous faites bien de ne pas alimenter des rumeurs !

Merci à l’équipe du Salon Beige pour son travail magnifique !"

Add.2 : Témoignage recueilli par Daniel Hamiche :

"Je respecterai l’anonymat de ce témoin crucial avec lequel je me suis longuement entretenu, cet après-midi. Tout ce qu’a écrit Presse Océan, sur la foi des déclarations du vicaire général, est du pipeau. Oui, comme l’avait déclaré le fidèle présent à cette messe de Pentecôte et de confirmation en la cathédrale de Nantes, le perturbateur du culte a prononcé au micro « Allah Akbar »… Le Père Benoît Bertrand, vicaire général, qui soutient le contraire est soit sourd, soit ne dit pas la vérité. Le perturbateur, un Noir âgé d’environ 25 ans, est monté à l’ambon environ 5 minutes après le début de l’homélie de l’évêque. L’évêque a interrompu sa lecture  et a reculé tandis que le recteur archiprêtre de la  cathédrale, un homme âgé, tentait sans succès de repousser l’intrus : le vicaire général l’a aussi tenté sans plus de succès" (suite).

Posté le 20 mai 2018 à 19h01 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (10)

Dix jours de prière à la Vierge Marie

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Posté le 20 mai 2018 à 17h54 par Michel Janva | Lien permanent

27 mai : journée de prière pour la vie à Lourdes

A l'occasion de la Journée nationale pour la Vie le dimanche 27 mai, une journée de prière est organisée à la paroisse de Lourdes : le Saint Sacrement sera exposé à la fin de la messe de 11h00. Et chacun pourra venir prier pendant toute la journée.

A 17h30, les enfants sont invités pour venir réciter un chapelet pour la Vie... L'adoration se terminera après ce chapelet par le Salut et les vêpres.

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Posté le 20 mai 2018 à 17h03 par Michel Janva | Lien permanent

La triste évolution de l’Église catholique post-conciliaire, une mise en garde aux prélats orthodoxes qui rêvent d'un concile

L'ouvrage de Guillaume Cuchet est examiné également dans le monde orthodoxe. Avec cette analyse :

Cuchet_FI-1068x777"[...] Le concile a engendré une perte de repères chez les fidèles. Le texte concilaire Dignitatis humanae, publié en 1965, sur la liberté religieuse, est apparu « comme une sorte d’autorisation officieuse à s’en remettre désormais à son propre jugement en matière de croyances, de comportements et de pratique, qui contrastait fortement avec le régime antérieur », ce qui suscitait chez le père Louis Bouyer cette remarque chagrine : « Chacun ne croit plus, ne pratique plus que ce qui lui chante. »

Dans le domaine de la piété, note Cruchet, des aspects de la réforme liturgique qui pouvaient paraître secondaires, mais qui ne l’étaient pas du tout sur le plan psychologique et anthropologique, comme l’abandon du latin, la communion dans la main, la relativisation des anciennes obligations, ont joué un rôle important. De même que les critiques de la communion solennelle qui se sont multipliées à partir de 1960 et surtout de 1965, ainsi que la nouvelle pastorale du baptême (à partir de 1966) et du mariage (en 1969-1970), qui avait tendance à hausser le niveau d’accès aux sacrements en exigeant des candidats davantage de préparation et d’investissement personnel.

Dans le domaine des croyances, c’est le fait même du changement de discours qui a compté. La variation de l’enseignement officiel rendait sceptiques les humbles, qui en déduisaient que, si l’institution s’était « trompée » hier en donnant pour immuable ce qui avait cessé de l’être, on ne pouvait pas être assuré qu’il n’en irait pas de même à l’avenir. Toute une série de« vérités » anciennes sont tombées brutalement dans l’oubli, comme si le clergé lui-même avait cessé d’y croire ou ne savait plus qu’en dire, après en avoir si longtemps parlé comme de quelque chose d’essentiel.

Un autre domaine dans lequel la conjoncture a pu déstabiliser les fidèles, note l’auteur, « est celui de l’image de l’Église, de sa structure hiérarchique et du sacerdoce. La “crise catholique” des années 1965-1978 fut d’abord une crise du clergé et des militants catholiques. L’abandon de la soutane (dès 1962) et de l’habit religieux, la politisation (à gauche) du clergé, les départs de prêtres, de religieux et de religieuses, parfois suivis de leur mariage, sont apparus à beaucoup comme une véritable “trahison des clercs”, sans équivalent depuis les “déprêtrisations” de la Révolution, qui a eu les mêmes effets déstabilisants. »

Par ailleurs, « le concile a ouvert la voie à ce qu’on pourrait appeler “une sortie collective de la pratique obligatoire sous peine de péché mortel”, laquelle occupait une place centrale dans l’ancien catholicisme. […] Cette ancienne culture de la pratique obligatoire s’exprimait principalement dans le domaine des “commandements de l’Église” que les enfants apprenaient par cœur au catéchisme et dont il convenait de vérifier, lors de l’ examen de conscience préparatoire à la confession, si on les avait bien respectés », et qui incluaient notamment le devoir de sanctifier les dimanches et jours de fêtes, de confesser ses péchés et de communier au moins une fois par an, de jeûner les vendredi, aux veilles de grandes fêtes et aux périodes carémiques dites des « Quatre Temps ». Toutes ces exigences ont été assouplies, au point de disparaître, sauf la communion qui devenait systématique et se faisait sans aucune préparation, la confession et le jeûne ayant pratiquement disparu. L’assouplissement du jeûne eucharistique s’était cependant accompli en plusieurs étapes préalables: en 1953, Pie XII avait décidé, tout en maintenant l’obligation du jeûne depuis minuit avant la communion, que la prise d’eau ne le romprait plus désormais; en 1957, le motu proprio Sacram communionem réduisait le jeûne à trois heures pour la nourriture solide et une heure pour les liquides ; en 1964, Paul VI décréta qu’il suffirait dorénavant d’une heure dans les deux cas, ce qui signifiant concrètement la disparition du jeûne eucharistique, puisqu’une heure est le temps de déplacement jusqu’à l’église et le temps de la messe qui précède la communion.

Pendant cette période conciliaire et post-conciliaire, « il est frappant, note l’auteur, de voir à quel point le clergé a désinstallé volontairement l’ancien système de normes qu’il s’était donné tant de mal à mettre en place », créant inévitablement dans le peuple le sentiment qu’on lui « changeait la religion », et provoquant, dans une partie de celui-ci, une impression de relativisme généralisé.

L’auteur consacre deux chapitres entiers à des causes de décadence qui lui paraissent fondamentales: la crise du sacrement de pénitence et la crise de la prédication des fins dernières.

[...] Approchant de sa conclusion, l’auteur souligne encore les effets catastrophiques de la crise des années 60 sur la conscience dogmatique des fidèles, qui s’est en quelque sorte protestantisée: « La consécration de la liberté de conscience par le concile a souvent été interprétée dans l’Église, de manière imprévue au départ, comme une liberté nouvelle de la conscience catholique, l’autorisant implicitement à faire le tri dans les dogmes et les pratiques d’obligation. La notion même de dogme (comme croyance obligeant en conscience) est alors devenue problématique. Cette décision majeure du concile, couplée à la notion de “hiérarchie” des vérités, paraît avoir fonctionné dans l’esprit de beaucoup comme une sorte de dépénalisation officielle du “bricolage croyant” qui contrastait grandement avec le régime antérieur, où les vérités de la foi étaient à prendre en bloc et sans droit d’inventaire. Il était à prévoir que les plus désagréables d’entre elles, ou les plus contre-intuitives pour le sens commun, en feraient les frais, ce qui n’a pas manqué en effet de se produire. »

Quels que soient les facteurs externes qui aient pu jouer dans l’effondrement du catholicisme (la mentalité moderne, la pression sociale, etc…), les facteurs internes paraissent déterminants à l’auteur de ce livre. Le catholicisme lui-même porte une lourde responsabilité dans la déchristianisation de la France (et plus largement de l’Europe, car une analyse faite pour d’autres pays aboutirait à des conclusion identiques). L’aggiornmento réalisé par le concile Vatican II qui se proposait d’affronter les défis du monde moderne, n’a fait que s’accommoder à celui-ci. Pensant l’attirer, il s’est mis à sa remorque. Voulant se faire entendre de son siècle, le catholicisme s’est sécularisé. Craignant d’affirmer son identité, il s’est relativisé, au point qu’un grand nombre de fidèles ne trouvaient plus en lui les repères auxquels il étaient habitués ou qu’ils attendaient, et ne voyaient plus l’intérêt d’aller chercher en lui ce que le monde leur offrait déjà de manière moins contournée.

Les autorités catholiques cherchent à minimiser l’effondrement que décrit ce livre par divers arguments (un grand nombre de français restent catholiques et font baptiser leurs enfants; la pratique religieuse se mesure à d’autres engagements que l’assistance à la messe; la qualité a remplacé la quantité, etc.). Mais elles peinent à convaincre. Jean-Paul II est souvent présenté comme ayant opéré un redressement par rapport aux excès qui ont suivi le concile Vatican II, mais on doit constater que la pratique dominicale est passée en France de 14% au moment de son élection à 5% au moment de son décès en 2005. S’il est vrai que des communautés vivantes existant dans les villes peuvent faire illusion (comme pouvaient faire illusion les rares églises ouvertes sous la période communiste dans les pays de l’Est, bondées en raison de la fermeture des autres), de même que les rassemblement spectaculaires de jeunes lors des JMJ, les campagnes françaises montrent la réalité d’une désertification dramatique: multiplication des églises désaffectées (c’est-à-dire ne servant plus concrètement de lieu de culte), prêtres ayant la charge de 20, voire 30 paroisses, célébrant chaque dimanche une messe « régionale » pour un petit groupe de fidèles en majorité âgés et venus parfois de plusieurs dizaines de kilomètres, disparition des enterrements célébrés par des prêtres faute de célébrants disponibles, absence de contacts entre les prêtres et les fidèles en raison de leur éloignement mutuel et de l’indisponibilité des premiers, plus occupés par des réunions que par les visites pastorales…

La triste évolution de l’Église catholique post-conciliaire telle qu’elle est décrite dans le livre de G. Cuchet, devrait servir de mise en garde aux prélats orthodoxes qui ont rêvé et rêvent encore de convoquer pour l’Église orthodoxe un « grand concile » semblable à celui par lequel l’Église catholique a voulu faire son aggiornamento, mais qui a eu comme principal effet de provoquer son délitement interne et l’hémorragie dramatique d’un grand nombre de ses fidèles."

Posté le 20 mai 2018 à 15h28 par Michel Janva | Lien permanent

Le diocèse de Bayonne lance un concours vidéo pour les jeunes à l'occasion de "Diocèse en fête"

Les organisateurs de cette journée ont proposé un concours vidéo pour les jeunes de 12 à 16 ans. Par équipe de 2 à 4, ils ont réalisé un film au format 3 minutes sur des sujets imposés : l'évangélisation, le Christ, la joie, la fraternité. Dans le contenu on veut entendre : Le Christ est ma Joie ! Les gagnantes sont deux jeunes filles de la Paroisse de Navarrenx : Alaïa et Anna-Rita. Un rayon de joie et de fraîcheur pour la journée  :

Posté le 20 mai 2018 à 10h44 par Michel Janva | Lien permanent

17 juin : pèlerinage National de Vivières

V

Posté le 20 mai 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent

19 mai 2018

Le chapitre enfants du pèlerinage de Chartres

Posté le 19 mai 2018 à 20h21 par Michel Janva | Lien permanent

9 juin : randonnée avec la Compagnie de la Sainte Croix

CSC

Posté le 19 mai 2018 à 14h53 par Michel Janva | Lien permanent

18 mai 2018

Paris-Chartres 2018: lieux de rendez-vous des pèlerins

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Voici les lieux de rendez-vous pour le pèlerinage 2018 avec un changement qui concerne la halte du déjeuner de samedi par rapport aux années précédentes. 

CHAPITRES ADULTES :

RDV à 6h00 sur le parvis de la Cathédrale Notre-Dame de PARIS. Dépose des sacs de bivouac identifiés par vos noms et flots aux couleurs de votre région de marche, dans le camion dédié à votre région de marche (nom et couleurs).

CHAPITRES ENFANTS :

RDV à 10h30 sur la prairie d’Amblainvilliers à IGNY (91). Durant tout le pèlerinage, vos enfants ne sont pas autorisés à quitter leur chapitre pour des raisons évidentes de sécurité. À l’issue du pèlerinage, la récupération des enfants se fait par leurs parents ou leur tuteur, dans les jardins de l’évêché, derrière la Cathédrale. Merci d’avertir impérativement le chef de chapitre en partant. NB : un accueil à la Cathédrale de Paris est prévu uniquement pour un nombre limité d’enfants venant de province : la prise en charge de ces enfants aura lieu avant la messe, sur le parvis de Notre Dame de Paris, où ils seront rassemblés en un chapitre jusqu’à Amblainviliers. Dans ce cas merci de bien vouloir en informer le responsable des chapitres Enfants.

CHAPITRES PASTOUREAUX :

RDV à 10h30, sur la prairie d’Amblainvilliers à IGNY (91). Durant tout le pèlerinage, vos enfants ne sont pas autorisés à quitter leur chapitre pour des raisons évidentes de sécurité. Le couchage s’effectue obligatoirement en tente collective non-mixtes. À l’issue du pèlerinage, la récupération des Pastoureaux se fait par leurs parents ou leur tuteur, à l’extérieur, au pied des marches du transept sud (côté gauche lorsque l’on regarde la Cathédrale de Chartres). Merci d’avertir impérativement le chef de chapitre en partant. NB : un accueil à la Cathédrale de Paris est prévu uniquement pour un nombre limité de pastoureaux venant de province : la prise en charge de ces Pastoureaux aura lieu avant la messe, sur le parvis, où ils seront rassemblés en un chapitre. Dans ce cas merci de bien vouloir en informer le responsable des chapitres Pastoureaux.

CHAPITRES FAMILLES :

RDV à 10h45, sur la prairie d’Amblainvilliers à IGNY (91). Vos enfants ne sont pas autorisés à quitter leur région de marche pour des raisons évidentes de sécurité. Pour le couchage des tentes collectives seront mises à disposition. Cette année, les Chapitres Familles marcheront dans les Régions avec les adultes uniquement le lundi. NB : les pèlerins des chapitres Familles arrivant de province sur le parvis de Notre-Dame de Paris, assisteront à la messe et partiront de Notre-Dame de Paris à pied.

HALTE DEJEUNER ADULTES du samedi 19 mai 2017 à partir de 12h45, lieu-dit des Damoiseaux à BIEVRES (près de la gare RER C). ATTENTION : CE N’EST PAS LE MÊME LIEU QUE L’ANNEE DERNIERE.

NB 1: Nous recommandons aux pèlerins désirant rejoindre le pèlerinage à IGNY ou BIEVRES (RER C) de passer par VERSAILLES CHANTIERS où des liaisons ferroviaires seront assurées (ou a minima des bus).

NB 2: il est possible de transiter d’un lieu (Prairie d’Amblainvilliers à IGNY pour Messe des Pastoureaux Enfants Familles) à l’autre (Lieu-dit Les Damoiseaux à BIEVRES pour la Halte Adultes) à pied par un chemin balisé par le Service d’Ordre, 30 minutes), ou par RER. Voir le plan d'accès ci-dessous:

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Posté le 18 mai 2018 à 18h40 par Michel Janva | Lien permanent

Avertissement à l'intention des pèlerins qui vont à Chartres pour le pèlerinage de Tradition de la FSSPX

On m'informe :

"En raison de la grève de la SNCF seul un train circulera le samedi matin pour rejoindre Chartres: train à 6h06 au départ de Paris Montparnasse 3 Vaugirard (hall Pasteur)

Attention compter 10 min depuis la sortie du métro pour rejoindre ce hall excentré.

Ci joint un plan pour accéder au hall Pasteur."

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Posté le 18 mai 2018 à 17h53 par Michel Janva | Lien permanent

Et pour ceux qui ne marchent pas, il y a les anges gardiens

Capture d’écran 2018-05-18 à 14.11.38Les « anges gardiens » réunissent tous ceux qui, ne pouvant être physiquement présents les trois jours de la Pentecôte, désirent accomplir spirituellement et non moins réellement le pèlerinage de Chartres.

Comment cela est-il possible, comment peut-on être à distance pèlerin de Chartres ?

L’Église nous enseigne que, dans la communion des saints « nul d’entre nous ne vit pour soi-même, comme nul ne meurt pour soi-même » (Rm, 14, 7). « Un membre souffre-t-il ? Tous les membres souffrent avec lui. Un membre est-il à l’honneur ? Tous les membres prennent part à sa joie. Or vous êtes le Corps du Christ, et membre chacun pour sa part » (1 Co 12, 26-27). Le moindre de nos actes fait dans la charité retentit au profit de tous, dans cette solidarité avec tous les hommes, vivants ou morts, qui se fonde sur la communion des saints (Catéchisme de l’Eglise catholique (CEC) n° 953). Par ailleurs, unis au Christ, nous pouvons mériter les uns pour les autres les grâces utiles pour notre sanctification, pour la croissance de la grâce et de la charité, comme pour l’obtention de la vie éternelle (CEC n° 2010). Ainsi, par la communion des saints, les prières et les sacrifices effectués par les « anges gardiens », où qu’ils se trouvent, et unis par la charité à Notre Seigneur Jésus-Christ, mériteront de nouvelles grâces pour la colonne des pèlerins tandis que réciproquement, ceux offerts par les marcheurs attireront les grâces du pèlerinage sur les « anges gardiens ».

Cette réciprocité fait des « anges gardiens » de véritables pèlerins de Chartres. Elle peut être comparée aux « coopérateurs » de la bienheureuse Mère Teresa qui adoptent une Sœur et offrent pour elle toutes leurs souffrances et prières ; la Soeur, elle, implique totalement le coopérateur dans tout ce qu’elle fait : ils deviennent comme un seul être et s’appellent l’un l’autre leur second moi.

A qui s’adresse le pèlerinage de Chartres des « anges gardiens » ?

Le pèlerinage de Chartres des « anges gardiens » s’adresse à tous ceux qui ne peuvent être physiquement présents les trois jours de la Pentecôte ou qui ne peuvent pas marcher. Les « anges gardiens » concernent les religieuses et les religieux, les parents de jeunes enfants, les malades et les personnes trop âgées pour parcourir les 100 km du pèlerinage, les expatriés, les marins et les militaires en opération, …. En résumé, tous ceux qui sont retenus par leur devoir d’état ou empêchés par leur condition physique

Comment faire le pèlerinage de Chartres des « anges gardiens » ?

Les « anges gardiens » pèlerins de Chartres prendront des engagements simples, clairs et adaptés à leur situation : récitation quotidienne de la prière du pèlerinage et du chapelet (ou autre prière mariale), et temps de méditation, auxquels pourront s’ajouter, en fonction des possibilités de chacun : messe, confession, œuvre de charité ou acte de pénitence, etc. La prière du pèlerinage, récitée par tous, constituera un lien tangible entre les « anges gardiens » et la colonne. 

Localement, les « anges gardiens » pourront prendre l’initiative de se retrouver pour prier ensemble, comme à Lyon :

A Saint-Etienne :

  • Samedi 19 mai : 9h00 à 11h00 : Exposition du Saint Sacrement et Méditation du Saint-Rosaire
  • Dimanche 20 mai : 17h00 à 19h00 : Exposition du Saint Sacrement et Méditation du Saint-Rosaire
  • Lundi 21 mai : Pèlerinage des anges gardiens à Saint-Etienne :
    • Départ 10H : La Jasserie (grand parking)
    • Sentier Claude Berthier en forêt direction le creux de botte puis col d'Etançon
    • Pique-nique à 12H au col d'Etançon
    • Reprise à 13H par le sentier flore (sentier très caillouteux - prévoir grosses chaussures de marche) puis Chaumienne (ravitaillement en eau possible - fontaine) en direction du col du Gratteau
    • Pause possible (1/4H à Chaumienne ou au col du Gratteau)
    • Contournement du crêt de Peillouté par l'est en direction de la croix de St Sabin
    • Arrivée vers 16H à la Chapelle St Sabin - Messe à 16H30

Pour tout renseignement (organisation des navettes, etc.) n’hésitez pas à demander à Ambroise Tournyol du Clos : Tel :06 38 75 63 39

Posté le 18 mai 2018 à 14h12 par Michel Janva | Lien permanent

« Chartres, c’est le pélé pour tous »

Famille chrétienne a consacré 7 pages au pèlerinage de Chartres organisé par Notre-Dame de Chrétienté, parmi lesquelles un entretien avec l'abbé Le Coq, prêtre de la Fraternité Saint-Pierre et ancien aumônier de ce pèlerinage. Extrait :

Capture d’écran 2018-05-18 à 13.59.27"Quels sont les ingrédients du succès de ce pèlerinage ?

Il y a d’abord les éléments du terrain : la marche, qui exige un effort physique soutenu, plaît beaucoup. La temporalité est aussi très importante. Marcher longtemps permet une véritable interruption de la vie habituelle devant ce mystère de conversion intérieure à laquelle nous sommes tous appelés. On sent qu’il faut plus d’une journée pour se libérer de notre vie quotidienne, puis une deuxième journée pour entrer dans le mystère, et enfin une troisième journée pour se convertir. C’était l’intuition de Charles Péguy qui suivait à peu près ce rythme-là.

Ensuite, l’accompagnement spirituel est très fort. De nombreux prêtres sont pré­sents pour donner les sacrements, offrir une formation doctrinale autour d’un thème qui change chaque année, et répondre aux questions des pèlerins.

La force de ce pèlerinage, c’est aussi un clergé qui a quasiment l’âge des pèlerins. Cela frappe beaucoup, dans un monde où le clergé est peu visible, parce que peu nombreux et parce qu’il ne veut plus porter un habit distinctif. Là, ils sont des centaines en habits, en soutane, et leur moyenne d’âge est de 30 ans.

Autre ingrédient de ce succès, qui cons­titue le cœur de ce pèlerinage, c’est la messe traditionnelle. L’intuition et la volonté des fondateurs étaient d’appuyer ce pèlerinage sur la tradition de l’Église. Si ça a marché il y a trente ans et que ça marche encore aujourd’hui, c’est que cette messe traditionnelle est toujours vécue comme un trésor, trésor vécu pour beaucoup depuis toujours, et trésor découvert récemment pour d’autres.

Il ne semble pas y avoir « un type » de catholiques qui participe à ce pèlerinage. En fait, ce choix de liturgie ne constitue pas du tout une barrière.

Non, il y a tout le monde ! Ce n’est pas une barrière, car la liturgie traditionnelle offre une cohérence, une harmonie, une intelligence : autant d’éléments qui conviennent à tout le monde, pourvu qu’on prenne le temps d’expliquer la messe et le sens de chacun de ses détails liturgiques. En faisant cela, ceux qui venaient uniquement dans une démarche conviviale, pour être avec des copains, ou sportive, car 100 kilomètres, ce n’est pas rien, repartent avec une plus grande richesse que celle qu’ils étaient venus chercher. La tradition est faite pour tout le monde. Notre pèlerinage ne fait qu’utiliser les moyens universels dont l’Église est dépositaire. C’est ce qui explique l’augmentation du nombre de pèlerins. Après La Manif pour tous, les chrétiens découvrent que nous vivons « le pélé pour tous ».

Les nouveaux pèlerins semblent agréablement surpris par l’accueil qui leur est réservé.

C’est en effet un aspect à souligner. Si ceux qui découvrent ce pèlerinage reviennent les années suivantes, c’est aussi grâce à la puissance d’accueil des « tradis de la première heure », c’est-à-dire la grande foule qui forme le terreau habituel de la colonne des marcheurs ou de la logistique. Cette force d’accueil vient très probablement du fait que les tradis eux-mêmes ont souvent été mal jugés et mal accueillis dans certaines paroisses et qu’ils ne souhaitent pas faire vivre cela à d’autres.

Il y a une démarche d’ac­cueil et de disponibilité par rapport aux nouveaux qui est très émouvante, dont j’ai d’ailleurs moi-même fait l’expérience à l’âge de 17 ans, lorsque j’ai participé à ce pèlerinage pour la première fois. Les nou­veaux pèlerins découvrent la réalité des tradis : « On pensait que vous mangiez des enfants et en fait, non, vous êtes normaux ! » Ils découvrent un pèlerinage familial, paisible et joyeux.

La moyenne d’âge des pèlerins est de 21 ans. Comment l’expliquez-vous ?

Il y a d’abord l’effet de groupe. Les jeunes aiment aller là où il y a des jeunes, et, aujourd’hui, le pèlerinage de Chartres est celui qui attire le plus de jeunes en France. Mais il y a plus.

Si des jeunes, qui, pour certains, n’appartiennent pas à cette sensibilité tradition­nelle, reviennent, c’est parce qu’ils ont rencontré une dynamique et une force qui ne sont pas seulement dans l’ambiance mais aussi dans le discours. Ils reçoivent une nourriture spirituelle qui alimente leur cœur, leur âme et leur intelligence. Ils ont 20 ans, ils savent qu’ils ne sont pas assez formés et qu’ils ont un urgent besoin de découvrir le dépôt de leur foi. Dans ce monde post­chrétien, ils sont confrontés, dans les écoles et les facultés, à un monde athée, parfois hostile à la religion. Quand ils ont le courage de se déclarer chrétiens, des questions leur sont posées auxquelles ils ont du mal à répondre faute d’avoir reçu une solide formation. Le pèlerinage peut leur fournir des réponses et des outils pour mieux affronter cela. Après ces trois jours de marche, connaissant mieux leur foi, ils peuvent mieux « rendre compte de l’espérance qui est en eux ».

Ce pèlerinage est-il mieux accepté et reconnu au sein de l’Église en France ?

Il y a eu très longtemps une forme de résis­­tance d’un certain clergé et de quelques évêques par rapport à ce pèlerinage. Une sorte de déni. Mais, récemment, la Conférence des évêques de France à Lourdes a évoqué le phénomène de la Tradition qui attire beaucoup de jeunes. C’est une réalité que chacun est obligé de prendre en compte.

Aujourd’hui, la majorité du clergé est bienveillante à l’égard de ce pèlerinage. Des prêtres et des évêques demeurent toutefois peu convaincus du bien qu’il peut apporter à l’Église de France tout entière. Pourtant, lors de la bénédiction apostolique qu’il a adressée à l’occasion du 25e anniversaire de la Fra­ternité Saint-Pierre, le pape François a bien dit que la Tradition « doit prendre une part active à la mission de l’Église dans le monde d’aujourd’hui ». [...]"

Posté le 18 mai 2018 à 14h00 par Michel Janva | Lien permanent

Quand le curé répond aux lecteurs du Forum catholique

Jeudi 17 mai, l’abbé Fabrice Chatelain était l’invité du Forum Catholique. Il est curé des paroisses de Mallemort, Alleins, Charleval et Vernègues (archidiocèse d’Aix-en-Provence) et ancien missionnaire au Pérou. Il anime quotidiennement le blog Apophtegmes. Il vient de publier « Quand le curé met son grain de sel, petites pensées salutaires », ouvrage qui reprend par thèmes un grand nombre de ses « billets » quotidiens, billets rédigés en fonction « de son inspiration et de la réflexion permanente qui l’habite ». Voici quelques extraits de ses réponses aux questions :

FIC138513HAB40"Alors en fait mes lectures sont les plus basiques possibles : je m'abreuve au bréviaire, aux lectures de la messe du jour, ainsi que bien entendu à la Bible. Il m'arrive de lire des livres d'histoire, comme le Saint Paul de Holzner ou des choses comme ça, mais c'est assez ponctuel. En fait je fais pour la religion comme pour la cuisine : je n'aime utiliser que des ingrédients de base, pas des plats préparés."

"Pour moi il est totalement évident que la culture Argentine du pape François tient une grande place dans sa façon de penser, ainsi que dans les thèmes qu'il aborde. Je comprends d'ailleurs à qui il s'adresse, et souvent ça ne concerne pas l'Eglise de France, ou même l'Eglise en Europe, mais des problèmes bien spécifiques de l'Eglise d'Amérique Latine (comme par exemple une trop grande exigence des prêtres envers leurs ouailles). Je pense que c'est en grande partie à l'origine de l'incompréhension, voire de l'agacement de nombreux prêtres et consacrés chez nous."

"Je n'ai pas d'avis sur le Pape, quel qu'il soit. Les prêtres qui m'ont donné envie de devenir prêtre m'ont toujours appris à aimer le Pape, et c'est ce que j'ai toujours fait. Si je suis d'accord avec ce qu'il dit, tant mieux pour moi. Sinon, tant pis, mais je considère spontanément qu'alors, à priori, c'est moi qui ait tort, bien entendu quand il s'agit de sujets concernant la Foi et les Moeurs, pas s'il a un avis sur un club de foot ou un plat préféré hihi. Quand je ne sais plus qui maudit le roi David et lui jette des pierres, il refuse que ses généraux le punissent, parce qu'il dit "peut-être que ce qu'il me dit vient de Dieu, et que je l'ai mérité ?". Voilà ce que je me dis aussi quand je recontre des désaccords, avec qui que ce soit.

Je ne suis pas toujours d'accord avec mes parents non plus, mais ce sont mes parents, et quel que soit mon avis, je les respecte et les laisse libres de penser ce que bon leur semble, parce que c'est comme ça que j'ai été éduqué, et que ce n'est pas à moi de leur expliquer la vie... Quant à l'Eglise, une blague de prêtres est de dire que la preuve absolue de la présence de l'Esprit Saint dans son Eglise, c'est qu'elle ait résisté aux hommes qui l'ont dirigée au long des siècles... J'aime bien cette blague, parce qu'elle dit quelque chose de vrai : l'Eglise n'est pas l'Eglise du Pape, mais du Christ, et s'il Lui a semblé bon de choisir tel ou tel Pape, qui suis-je, moi, pour Lui en faire le reproche ?

Saint François Xavier avait une approche que je trouve amusante : il disait qu'une lettre de son supérieur, ça se reçoit à genoux, ensuite ça s'archive, et on continue de faire l'oeuvre de Dieu..."

Posté le 18 mai 2018 à 10h24 par Michel Janva | Lien permanent

17 mai 2018

De Chartres à Paris, pour l'honneur de Jésus-Christ

Ce week-end, comme de tradition, outre le pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté de Paris à Chartres, se déroulera le pèlerinage de Tradition de Chartres à Paris (place Vauban) avec la Fraternité Saint-Pie X, sur le thème "Pour l'honneur de Jésus-Christ". Explication de ce thème :

Affiche_Pele2018-212x300"Saint Paul, s’adressant aux Grecs dans l’Aréopage, dit à propos de Jésus-Christ : “Quoi qu’il ne soit pas loin de chacun de nous, car c’est en lui que nous vivons, que nous nous mouvons, que nous sommes” (Act. 17, 27-28). Vivant pour le Christ, nous sommes décidés à agir en lui pour qu’Il règne. Mgr Marcel Lefebvre, archevêque missionnaire, expliquait qu’« il n’y a qu’un nom sur la terre pour transformer les âmes, la civilisation, et même les corps, la société et l’économie. C’est le nom de Jésus-Christ. Il n’y a pas à chercher ailleurs. On veut transformer la société ; on veut la rendre vivable, on veut la rendre sainte ; on veut la rendre même économiquement saine, politiquement saine : le moyen, c’est Notre-Seigneur Jésus-Christ. Je suis reparti de l’Afrique avec cette conviction qu’il n’y avait qu’un moyen de sauver les âmes et en même temps de leur donner une civilisation chrétienne ici-bas, de les faire participer un peu ici-bas au bonheur du Ciel par le bonheur que donne la grâce : c’est le règne de Notre-Seigneur Jésus-Christ. » Mgr Lefebvre, 15 février 1987 à Zaitzkofen (Allemagne).

Pendant trois jours, de Chartres à Paris, place Vauban, des milliers de pèlerins marcheront et prieront pour contribuer au rétablissement du règne de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur les cœurs, sur les âmes, sur les familles, sur les nations.

C’est pourquoi le lundi de Pentecôte, à l’arrivée dans Paris, une grande procession se dirigera depuis le Carrefour des Cascades du Bois de Boulogne jusqu’à la place Vauban où sera célébrée la messe de clôture du pèlerinage. A la suite de plus d’une centaine de prêtres, religieux et séminaristes, plusieurs milliers de pèlerins venus de toutes les régions de France, de toute l’Europe, mais aussi des Etats-Unis, du Mexique, des Philippines, du Japon, de Madagascar…formeront cette imposante procession qui traversera l’ouest parisien du Bois de Boulogne (14h), en passant par La Muette (14h30), le Trocadéro (14h50), le Pont d’Iéna (15h10) et l’avenue de La Bourdonnais (15h40), jusqu’à la Place Vauban (16h)."

Programme :

Posté le 17 mai 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent

Le cœur de Padre Pio en France

Samedi 19 mai en la cathédrale Notre-Dame de Paris 

Samedi 19 mai au soir en l’église Saint-Eugène Sainte-Cécile 

Dimanche 20 mai fête de Pentecôte en l’église Saint-Eugène & Ste Cécile 

Lundi 21 mai à Notre-Dame de Chartres 

Posté le 17 mai 2018 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent

16 mai 2018

Veillée de prière pour la vie, ce soir à Notre-Dame de Paris

Début à 19h30, à suivre en direct sur Facebook ou sur KTO.

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Posté le 16 mai 2018 à 19h07 par Michel Janva | Lien permanent

14 mai 2018

Pourquoi partir sur les routes de Chartres ?

L'abbé Alexis Garnier (FSSP), aumônier général de l'association Notre-Dame de Chrétienté, explique sur Radio Notre-Dame :

Posté le 14 mai 2018 à 18h56 par Michel Janva | Lien permanent

Les Scouts Saint Louis cherchent un chauffeur de bus

Les Scouts Saint Louis cherchent un/des chauffeur(s) avec permis bus pour conduire un car pour le pèlerinage de Chartres (car organisé par les Scouts Saint Louis. Le car nous est loué.

La demande concerne :

Contact : 06 27 96 26 38 troupesgsl@gmail.com

Posté le 14 mai 2018 à 16h08 par Michel Janva | Lien permanent

13 mai 2018

Depuis 1920, le deuxième dimanche de mai est la "fête nationale de Jeanne d'Arc et du patriotisme"

La patrie à défendre selon Sainte Jeanne d'Arc elle-même :

"Vive le Christ qui est Roi des Francs !"

Le sort de la patrie est entre nos mains :

"la force principale des mauvais c’est la lâcheté et la faiblesse des bons, et tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens".

D5cf36d8601c3620a2f9b499b23770b7A nous catholiques, de relever l'étendard de Saint Jeanne d'Arc pour un amour vrai de la patrie, qui ne se paye pas de mots mais se mesure aux actes posés pour elle.

Avant l'action, relisons ce discours tellement d'actualité (!) que Pie X prononça pour la béatification de la Sainte Pucelle d'Orléans. Extraits : 

"Oui, nous sommes à une époque où beaucoup rougissent de se dire catholiques, beaucoup d’autres prennent en haine Dieu, la foi, la révélation, le culte et ses ministres, mêlent à tous leurs discours une impiété railleuse, nient tout et tournent tout en dérision et en sarcasmes, ne respectant même pas le sanctuaire de la conscience. Mais il est impossible que devant ces manifestations du surnaturel, quelle que soit leur volonté de fermer les yeux en face du soleil qui les éclaire, un rayon divin ne finisse pas par pénétrer jusqu’à leur conscience, et, serait-ce même par la voie du remords, les ramener à la foi.

Ce qui fait encore ma joie, c’est que la vaillance de ces héros doit ranimer les cœurs alanguis et timides, peureux dans la pratique des doctrines et des croyances chrétiennes, et les rendre forts dans la foi. Le courage, en effet, n’a de raison d’être que s’il a pour base une conviction. La volonté est une puissance aveugle quand elle n’est pas illuminée par l’intelligence, et on ne peut marcher d’un pas sûr au milieu des ténèbres. Si la génération actuelle a toutes les incertitudes et toutes les hésitations de l’homme qui marche à tâtons, c’est le signe évident qu’elle ne tient plus compte de la parole de Dieu, flambeau qui guide nos pas et lumière qui éclaire nos sentiers : Lucerna pedibus meis verbum tuum et lumen semitis meis.

Il y aura du courage quand la foi sera vive dans les cœurs, quand on pratiquera tous les préceptes imposés par la foi ; car la foi est impossible sans les œuvres, comme il est impossible d’imaginer un soleil qui ne donnerait point de lumière et de chaleur. Cette vérité a pour témoins les martyrs que nous venons de célébrer. Car il ne faut pas croire que le martyre soit un acte de simple enthousiasme qui consiste à mettre la tète sous la hache pour aller tout droit en paradis. Le martyre suppose le long et pénible exercice de toutes les vertus. Omnimoda et immaculata munditia.

Et, pour parler de celle qui vous est connue plus que tous les autres – la Pucelle d’Orléans, –dans son humble pays natal comme parmi la licence des armes, elle se conserve pure comme les anges ; fière comme un lion dans tous les périls de la bataille, elle est remplie de pitié pour les pauvres et pour les malheureux. Simple comme un enfant dans la paix des champs et dans le tumulte de la guerre, elle demeure toujours recueillie en Dieu et elle est tout amour pour la Vierge et pour la sainte Eucha­ristie, comme un chérubin, vous l’avez bien dit. Appelée par le Seigneur à défendre sa patrie, elle répond à sa vocation pour une entreprise que tout le monde, et elle tout d’abord, croyait impossible ; mais ce qui est impossible aux hommes est toujours possible avec le secours de Dieu.

Que l’on n’exagère pas par conséquent les difficultés quand il s’agit de pratiquer tout ce que la foi nous impose pour accom­plir nos devoirs, pour exercer le fructueux apostolat de l’exemple que le Seigneur attend de chacun de nous : Unicuique mandavit de proximo suo. Les difficultés viennent de qui les crée et les exagère, de qui se confie en lui-même et non sur les secours du ciel, de qui cède, lâchement intimidé par les railleries et les dérisions du monde : par où il faut conclure que, de nos jours plus que jamais, la force principale des mauvais c’est la lâcheté et la faiblesse des bons, et tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens (...)

Jeanne-darcCette France fut nommée par mon vénéré prédécesseur, comme vous l’avez rappelé, Vénérable Frère, la très noble nation, missionnaire, généreuse, chevaleresque. A sa gloire, j’ajouterai ce qu’écrivait au roi saint Louis le pape Grégoire IX : « Dieu, auquel obéissent les légions célestes, ayant établi, ici-bas, des royaumes différents suivant la diversité des langues et des cli­mats, a conféré à un grand nombre de gouvernements des mis­sions spéciales pour l’accomplissement de ses desseins. Et comme autrefois il préféra la tribu de Juda à celles des autres fils de Jacob, et comme il la gratifia de bénédictions spéciales, ainsi choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, continue le Pontife, la France est le royaume de Dieu même, les ennemis de la France sent les ennemis du Christ. Pour ce motif, Dieu aime la France parce qu’il aime l’Eglise qui traverse les siècles et recrute les légions pour l’éternité. Dieu aime la France, qu’aucun effort n’a jamais pu détacher entièrement de la cause de Dieu. Dieu aime la France, où en aucun temps la foi n’a perdu de sa vigueur, où les rois et les soldats n’ont jamais hésité à affronter les périls et à donner leur sang pour la conservation de la foi et de la liberté religieuse. » Ainsi s’exprime Grégoire IX.

Aussi, à votre retour, Vénérable Frère, vous direz à vos com­patriotes que s’ils aiment la France ils doivent aimer Dieu, aimer la foi, aimer l’Église, qui est pour eux tous une mère très tendre comme elle l’a été de vos pères. Vous direz qu’ils fassent trésor des testaments de saint Remi, de Charlemagne et de saint Louis – ces testaments qui se résument dans les mots si sou­vent répétés par l’héroïne d’Orléans : « Vive le Christ qui est Roi des Francs ! »

Posté le 13 mai 2018 à 14h35 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

26-27 mai à Paris : forum sur l'évangélisation des musulmans

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Posté le 13 mai 2018 à 11h04 par Michel Janva | Lien permanent


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