09 février 2016

Mercredi saint : messe des Cendres pour les retardataires

L'abbé Le Coq (FSSP) célèbrera une messe à 21h en l'église St François Xavier à Paris (7e) le mercredi des Cendres. La quête sera effectuée au profit de la Sainte Croix de Riaumont.

Posté le 9 février 2016 à 13h18 par Michel Janva | Lien permanent

Pour vous, la Miséricorde, c’est quoi ?

Chaque jour de carême, un membre des Missionnaires de la Miséricorde présentera un aspect de la spiritualité de la miséricorde divine.

Pour recevoir directement chaque jour la vidéo, inscrivez-vous à l'Infolettre ici.

Posté le 9 février 2016 à 12h20 par Michel Janva | Lien permanent

08 février 2016

Pau le 9 février : soirée témoignage avec une religieuse trisomique

RA Pau le mardi 9 février 2016 à 20h30 :

La pastorale familiale du diocèse de Bayonne organise une soirée témoignage et prière avec Sr Claire Marie (trisomique) et Annie Rolland.

Lieu : Centre diocésain du Béarn, 11 av. du Béarn (Pau) - entrée libre

Posté le 8 février 2016 à 11h43 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : Mgr Cattenoz appelle au droit à la vie pour tous et au droit à l’avis

Mgr Cattenoz, archevêque d’Avignon, explique pourquoi il a signé la tribune de Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort de France, Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes, Mgr Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio et Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban :

Unknown-39"Avec plusieurs évêques, j’ai cosigné un texte sur le droit à l’avis, car la loi Veil de 1975 continue à faire bien des vagues. En effet, en 2016, le bilan reste dramatique : le nombre des avortements est terriblement élevé, constant. En même temps, on perçoit un malaise social : de moins en moins de médecins acceptent de commettre des avortements, de mettre à mort un innocent, et on le comprend. Des plannings familiaux continuent à aveugler les femmes et bien des gens autour de l’idéologie qu’avorter est un véritable droit, le droit de donner la mort à un enfant à naître. Quand on sait la souffrance des femmes soumises, pour des raisons sociologiques à l’avortement, j’ai envie d’ouvrir un mouvement « Aide aux femmes en détresse ». Nous avons à combattre pour les droits des femmes, car elles sont aujourd’hui peu écoutées. Un raz de marée veut défendre le droit à l’avortement, sans permettre aujourd’hui qu’on puisse prendre des positions contraires. Et cela est une souffrance devant le drame de tant de femmes qui vivent un véritable traumatisme : avant d’avorter, elles portaient un bébé, maintenant elles portent un poids lourd sur le cœur, un fardeau. Beaucoup ont le sentiment de ne pas avoir reçu l’aide et le soutien qui leur auraient permis d’accueillir leur enfant, de le bercer et de le caresser. L’avortement est le drame de millions d’enfants tués avant de naître.

Je rappelle une fois encore, que le processus de cette mise à mort est très simple : on a commencé par dépénaliser le vocabulaire en le modifiant : le droit à avorter, comme le droit à l’euthanasie, autant de droits de mettre à mort ! Et pourquoi le droit suivant, ne serait-il pas de mettre à mort un enfant après sa naissance jusqu’à 2 ou 3 ans s’il y a apparition d’une maladie grave ?

J’ai envie de crier devant la déresponsabilisation de tant de pères. Comment des pères se sont-ils lâchement, par indifférence, sous le poids de pressions sociales, délestés de leur rôle ?

Il faut souligner également le désarroi de certains pères aussi.

L’avortement est un drame social. Dans notre pays, il est si banalisé qu’il est difficile et même parfois impossible d’exprimer une opinion divergente. Une mentalité abortive s’est développée, articulée autour du refus de l’autre, de la vie et de la précarité humaine. Cette mentalité introduit le soupçon dans les liens familiaux : « Mes parents auraient-ils pu m’empêcher de naître ? »

Le Pape François qui, cette année, nous invite à creuser cette réalité de la miséricorde, nous rappelle que la plaie qu’est l’avortement, constitue un attentat contre la vie. Laisser mourir nos frères sur des bateaux en Méditerranée, constitue un attentat contre la vie. Le terrorisme, la guerre, la violence, mais aussi l’euthanasie et l’avortement constituent de véritables attentats contre la vie.

Il ne s’agit pas de juger les femmes et les hommes qui participent à de tels actes ; mais devant le poids de leur souffrance et la complexité de leur déchirement intérieur, nous avons envie de dire avec le Pape François « Qui suis-je pour juger ? » Ce sont des drames existentiels que nous accueillons au quotidien.

Avec mes frères évêques qui ont cosigné ce texte, nous voulons dire notre refus d’opposer dans ce débat, le droit des femmes et le droit des enfants. Comme le Saint Père nous y invite, nous devons relever le défi de contrecarrer la culture du déchet, qui a de nombreuses expressions parmi lesquelles celle de traiter les embryons humains comme un matériau jetable, de même que les personnes malades et âgées qui se rapprochent de la mort.

Nous appelons au droit à la vie pour tous et au droit à l’avis. Le Pape François nous invite également à ouvrir nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité ; entendons leurs cris qui appellent à l’aide ! Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière de l’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme.

Je suis heureux d’avoir cosigné ce texte que vous pourrez trouver sur internet, avec Mgr Philippe Barbarin, Mgr Dominique Rey et d’autres évêques. Il est important de continuer à prendre date devant toutes les atteintes que traversent nos familles."

Remerciez ces évêques en signant notre lettre.

Posté le 8 février 2016 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent

07 février 2016

La Provence, première terre d’évangélisation en France

De Cotignac 500 :

"La naissance « officielle » du Christianisme en Provence date du concile d’Arles, réuni en 314 par l’empereur romain Constantin 1er, après qu’il avait fait admettre et reconnaître le Christianisme dans l’Empire romain en 313 par l’édit de Milan. Avant cela, autour de 304, la Provence a connu, sous le règne de l’empereur Dioclétien, des persécutions dont les effets ont heureusement été limités par les actions courageuses de Constance Chlore, père de Constantin et co-empereur de Gaule. Ces persécutions, dont a été victime par exemple saint Victor de Marseille, témoignent elles-mêmes de la présence et de l’organisation des communautés chrétiennes, attestées bien avant le IVe siècle, par divers documents évoquant l’activité en Provence, de prêtres, diacres, exorcistes et évêques.

La naissance du Christianisme en Provence est en réalité un phénomène progressif.

Il s’est développé certainement dès le Ier siècle, après les premières persécutions qui ont contraint les Chrétiens de Palestine à l’exil : elles peuvent dater de la période de troubles qui suivit la destitution de Ponce Pilate par l’Empereur Tibère en l’an 36, ou d’Hérode Agrippa, au moment du martyre de Jacques le Majeur attesté par les Actes de Apôtres (Ac 12,2) en 42-44. L’affirmation de cette présence continue du Christianisme en Provence à partir du premier siècle de notre ère ne repose pas sur des preuves absolues, qu’on serait bien en peine de trouver après tant de siècles et toutes les destructions provoquées par les persécutions romaines mais aussi par les grandes invasions, les Sarrasins, les guerres de religion, la Révolution et les mesures de 1905 qui se sont attaqués directement à ce patrimoine. Nous disposons cependant de puissants indices convergents qui témoignent de cette antique réalité dans de très nombreux sites de Provence, comme en aucune autre région de France.

Les traces de cette présence chrétienne antique sont très nombreuses.

Elles se rapportent aux vies de Marie-Madeleine, sainte patronne de la Provence, de sa sœur Marthe et de son frère Lazare, le « ressuscité », qui est depuis toujours considéré comme le premier évêque de Marseille, ainsi que de leurs compagnons : Maximin, Marie-Salomé, Marie-Jacobé, Sarah, Marcelle... qui furent tous des contemporains du Christ. Arrivés par bateau selon la tradition antique aux Saintes-Maries-de-la-Mer, les signes de leur passage en Provence sont nombreux, cohérents et de nature variée en beaucoup de lieux comme à Marseille et aux Aygalades (Marie-Madeleine, Lazare), à Tarascon (Marthe), à Aix-en-Provence (Maximin, réputé premier évêque, et Sidoine, réputé second évêque), à la Sainte-Baume (Marie-Madeleine), à Pignans (Nymphe, sœur de Maximin), à Apt (sainte Anne), à Saint-Maximin (Marie-Madeleine, Maximin) où la Basilique Sainte Marie-Madeleine est considérée comme le troisième tombeau de la Chrétienté après le Saint-Sépulcre de Jérusalem et ceux des Apôtres Pierre et Paul à Rome. L’étude récente du sarcophage et la datation des reliques très exceptionnelles de Marie-Madeleine sont comme une confirmation des traditions orales et des écrits à ces sujets, en cohérence avec toutes les autres reliques, les traditions et la toponymie. Aucune autre région du monde ne revendique d'ailleurs ces saints importants.

D’autres vies de saints s’inscrivent aussi dans la même période, au Ier siècle.

Par exemple celle du chevalier Torpès Caius Silvius Torpetius, martyrisé sous Néron, et qui donnera son nom à la ville de Saint-Tropez. Converti selon la tradition au Christianisme par l’apôtre saint Paul de Tarse dont il assure la garde durant sa captivité à Rome, il affirme sa foi en présence de Néron lors de l’inauguration du temple romain de Diane de Pise. Néron le fait flageller mais la colonne à laquelle Torpès est attaché se brise, tuant son bourreau Satellicus. Furieux, l’empereur romain le fait alors livrer aux fauves mais le lion et le léopard se couchent aux pieds de l’homme. En 68, Torpès est finalement décapité.

Par ailleurs, c’est vraisemblablement sous Marc-Aurèle (161-180) que les Marseillais Volusianus et Fortunatus ont été persécutés, à la même époque que les persécutions de 177 à Lyon dont l’évêque Pothin, Blandine et ses compagnons sont victimes, ce qui suppose aussi l’existence de communautés déjà bien implantées.

D’autres découvertes plus récentes sont venues confirmer ces éléments.

On sait aujourd’hui par exemple que les légions romaines opérant en Terre Sainte et en Syrie pendant la vie du Christ et les années suivantes étaient composées d’une large majorité de Gaulois issus principalement de « la Narbonnaise », l’ancienne dénomination de la Provence élargie. L’encadrement était constitué d’officiers fortement liés à la Provence à l’image de Germanicus, né à Lyon, qui « entouré de Gaulois » installe la domination romaine en Judée. L’épouse de Ponce Pilate, Claudia Procula était provençale. Beaucoup de ces légionnaires reviendront s’installer en Provence. Combien ont été témoins de la vie et de la mise à mort du Christ ? Combien ont vécu les « évènements » antérieurs et postérieurs au ministère du Christ ?

Par ailleurs, les recherches montrent aussi que les cultes à Marie et à sa mère Anne étaient très précoces en Provence.

Il semblerait que le culte à Marie ait commencé à Marseille avant même son Assomption. Il s’est en tout cas vite imposé face à celui de Diane, Apollon, Minerve, Jupiter puisque la Vierge a très vite occupé les sommets des sept collines de Marseille à la place des monuments païens importants qui s’y trouvaient. Très vite, la ville a honoré Notre-Dame des Confession et Notre-Dame La Major (nom de la première cathédrale de Marseille louée pour sa magnificence), des titres qui montrent toute la considération donnée à Marie dès les premières heures du Christianisme. Aujourd’hui encore, le nombre et l’importance des lieux consacrés à la Bonne Mère, à Notre-Dame ou à la Madone sont considérables en Provence. Une quinzaine d’entre eux sont particulièrement connus parmi lesquels Notre-Dame de la Garde à Marseille, ou Cotignac.

Si le IVe siècle est le « brillant siècle du Christianisme en Provence » avec les deux grands phares des abbayes de Marseille Saint-Victor et de Cannes-Lérins, avec la Primatie d’Arles et son influence sur les églises de Gaule avec des évêques, des abbés et des théologiens provençaux de premier rang (le monachisme est venu en Gaule par la Provence, avec saint Jean Cassien notamment), tous les indices mentionnés dans cet article témoignent que la Provence a été la première région à accueillir le Christianisme en France ; ce qui est finalement très logique d’un point de vue géographique, compte tenu de la position particulière du port de Massilia (Marseille).Il est clair qu’en apparaissant à Cotignac, la Vierge Marie a parfaitement choisi le lieu et le moment où elle distribuerait ses grâces...

Il est donc important de prendre conscience que cette première évangélisation de la France est venue très tôt et qu’elle a été portée par un grand nombre de témoins directs de la vie du Christ."

Posté le 7 février 2016 à 09h01 par Michel Janva | Lien permanent

Une chapelle à restaurer

La chapelle Saint Roch est située en Ariège, dans le diocèse de Pamiers et dans la paroisse de Laroque d’Olmes. Dès son arrivée dans cette paroisse il y a 21 ans, le curé a eu à cœur d’entretenir et de restaurer son patrimoine religieux.

Bâtie au milieu du XVI°s, la chapelle n’a jamais été église paroissiale, mais lieu de dévotion et de pèlerinage construit à l’occasion d’une épidémie de peste – d’où le patronage de Saint Roch. La chapelle et a pris à ce titre une grande importance dans la vie religieuse de la paroisse et des environs.

Le devis pour préserver l’extérieur et l’intérieur de la chapelle et prolonger ainsi dans le temps le travail effectué s'élève à 11 400 €uros. 

Posté le 7 février 2016 à 07h15 par Michel Janva | Lien permanent

06 février 2016

Du 29 mars au 3 avril : pèlerinage de la Miséricorde avec Mgr Aillet

A

Lien pour s'inscrire.

Posté le 6 février 2016 à 08h35 par Michel Janva | Lien permanent

05 février 2016

Avortement : Remerciements aux évêques courageux

Suite à la tribune de 7 évêques sur l'avortement, Le Salon Beige vous propose de les remercier. D'autant plus que le ministre de la santé, Marisol Touraine, s'en est prise personnellement à Mgr Marc Aillet. Nos évêques ont besoin de nos prières, mais ils ont aussi besoin de se sentir soutenus.

Posté le 5 février 2016 à 12h19 par Michel Janva | Lien permanent

04 février 2016

6 février : Rosaire pour la France

02 février 2016 rosaire france

Posté le 4 février 2016 à 09h41 par Michel Janva | Lien permanent

12-13 février : Cotignac à Paris

A4cotignacParis1213

Posté le 4 février 2016 à 07h45 par Michel Janva | Lien permanent

03 février 2016

Au Mans, une église pour les chrétiens d'Orient réfugiés

Ici

"Réfugiés de Syrie et d’Irak, l’église de la Visitation leur a été ouverte ce soir pour la première messe en Français et Arabe présidée par Mgr Yves Le Saux.

Ce vendredi soir, dans l’église de la visitation, restaurée intérieurement depuis trois ans, le diocèse du Mans ouvre ses bras aux Chrétiens d’Orient.

Mgr Yves Le Saux est venu présider la première messe, en présence de nombreux Chrétiens du Mans. Il y a là des Chrétiens d’Irak qui n’ont eu d’autres choix que de « se convertir, mourir ou partir ». « Ce sont les circonstances de l’arrivée au Mans de plusieurs familles de Chrétiens irakiens et Syriens qui nous a poussés à trouver ce lieu pour eux. Il y avait pour nos frères d’Orient un besoin pastoral ». « Nous sommes en train de voir avec Mgr Gemayel, unique évêque maronite de France et d’Europe, la possibilité de célébrer dans l’église de la Visitation une à deux fois par mois une messe en arabe pour les Chrétiens d’Orient », a annoncé Mgr Le Saux.

Posté le 3 février 2016 à 22h59 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

Des ordinations pour la Fraternité Saint Pierre en France

ALe samedi 18 juin 2016, le cardinal Jean-Pierre Ricard conférera l'ordination sacerdotale à quatre diacres de la Fraternité Saint-Pierre.

La cérémonie se déroulera en la cathédrale Saint-Etienne d'Auxerre et commencera à 10h30.

Posté le 3 février 2016 à 22h10 par Michel Janva | Lien permanent

02 février 2016

8 février : prière de réparation suite au vandalisme dans une chapelle à Lyon

Voici un communiqué du Père Bernard, supérieur de la Famille Missionnaire de Notre-Dame, suite de la profanation hier soir dans la petite église de leur foyer de Lyon relatée ce matin :

Capture d’écran 2016-02-02 à 21.19.37"Notre chapelle de Lyon, 14 rue Louis Blanc (6ème arrondissement), a été l’objet d’une profanation, ce lundi er 1 février 2016 à 17h10. Voici le témoignage de la responsable de ce Foyer, Sœur Véronique :

« Nous sommes depuis 2 jours devant des « attaques » dans notre chapelle. Samedi soir, nous avions remarqué que tous nos tracts du fond de la chapelle avaient disparus. Ce dimanche, c’est la feuille d’annonce qui a été enlevée et aujourd’hui, horreur, c’est la statue de Notre Dame des Neiges qui a été attaquée. A 17 h, j’étais dans la petite chapelle, quand tout-à-coup un grand bruit. Je vais voir et c’est avec effroi que je vois Notre Dame des Neiges par terre, la tête pulvérisée. Sœur Rosa est allée voir dans le jardin devant la chapelle, où se trouvent des mamans avec leurs enfants. L’une d’elles dit avoir vu des jeunes barbus entrer et sortir précipitamment. »

Nous ne voyons pas pour quelle raison on a pu ainsi s’attaquer à la statue de Notre-Dame des Neiges. Nous organiserons, lundi 8 février, en cette même chapelle, 14 rue Louis Blanc, une prière de réparation. A 17h30 : chapelet. A 18h : Messe en l’honneur du Cœur Immaculé de Marie, Notre-Dame des Neiges. Nous prierons pour ceux qui sont responsables de cette profanation : que leur cœur ne s’endurcisse pas. Nous invitons tous ceux qui se sentent agressés dans leur Foi par une telle profanation que tous les hommes religieux ne peuvent que condamner. En vous remerciant de vos prières, je vous assure des prières de tous les membres de notre Communauté et nous vous remercions de prier Dieu avec nous en réparation."

Posté le 2 février 2016 à 21h22 par Michel Janva | Lien permanent

31 janvier 2016

Ostension de la Sainte Tunique du Christ à Argenteuil (95)

Vendredi soir, avait lieu à la basilique d'Argenteuil la première messe et la réunion de lancement des soutiens à cet évènement à venir. Soit environ 200 personnes conduite par le curé, l'abbé Guy-Emmanuel Cariot. Il faudrait 500 volontaires pour assurer la meilleure logistique et l'accueil.

Le site internet devrait bientôt évoluer.

100 000 pèlerins sont attendus lors de la semaine sainte.

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Posté le 31 janvier 2016 à 11h22 par Michel Janva | Lien permanent

30 janvier 2016

7 évêques français se dressent contre le drame de l'avortement

A la suite du communiqué de Mgr Aillet, 7 évêques français signent une tribune dans Le Figaro (papier) (texte via Famille chrétienne) :

Sans-titre1"Peut-on encore parler de l’avortement aujourd’hui ? Il est suffisamment rare que ce sujet revienne dans le débat public pour ne pas saisir l’occasion de parler de ce « drame existentiel et moral » (pape François). La promulgation de la loi Santé le 27 janvier dernier nous permet de le faire. Il ne s’agit évidemment pas de porter des jugements sur les personnes, encore moins de culpabiliser. Refusant les caricatures, les amalgames et les invectives, nous souhaitons prendre le temps d’expliquer.

ReyDepuis 1975, la loi Veil a consacré la possibilité d’avorter. En 2016, le bilan est dramatique. Alors que le nombre d’avortements reste élevé et constant, trois phénomènes nous permettent de lire en creux un profond malaise social : de moins en moins de médecins acceptent de commettre des avortements ; des plannings familiaux ferment par manque de militants ; des sites Internet proposant des solutions alternatives à l’avortement connaissent un fort succès.

Monseigneur_Marc_AilletLa dernière loi Santé n’est qu’une fuite en avant. La suppression de la notion de « détresse », en 2014, et à présent du délai de réflexion avant de procéder à l’avortement revient à exercer une pression de plus sur les femmes.

Nous regrettons que dans ce débat les premiers acteurs de l’acte d’avortement, les femmes, soient trop peu écoutées, au profit d’un « combat pour les droits des femmes ». On occulte la violence létale vécue par les enfants à naître et la violence physique et psychologique vécue par leur mère lors d’un acte d’avortement.

Nicolas-BrouwetPour la loi, l’avortement est un « droit ». Dans les faits, c’est surtout un drame.

C’est le drame des femmes qui vivent un traumatisme : avant d’avorter, elles portaient un bébé, elles portent à présent en elles un fardeau. Beaucoup ont eu le sentiment de ne pas avoir reçu l’aide et le soutien qui leur aurait permis d’accueillir leur enfant, de le bercer, de le caresser.

L’avortement, c’est le drame des enfants éliminés avant de naître. Les nouveau-nés sont des êtres fragiles. Lorsqu’ils viennent à la vie, ils deviennent le trésor d’une famille, le cadeau de Dieu. Leur innocence nous bouleverse.

2655507427L’avortement, c’est le drame de la déresponsabilisation des pères. Combien de pères se sont-ils délestés de leur rôle, par indifférence ou sous le poids de la pression de leur entourage ? Il faut aussi souligner le désarroi de certains d’entre eux, autant en « quête » qu’en « perte » d’une identité qu’ils peinent à assumer.

L’avortement, c’est un drame social. Dans notre pays, il est à présent si banalisé qu’il est difficile d’exprimer une opinion divergente. Une mentalité abortive s’est développée, articulée autour du refus de l’autre, de la vie et de la précarité humaine. Cette mentalité introduit le soupçon dans les liens familiaux : mes parents auraient-ils pu m’empêcher de naître ?

La miséricorde portée par le pape François n’est pas sélective, parce qu’elle ne se conçoit pas sans la vérité. « La plaie qu’est l’avortement constitue un attentat contre la vie. Laisser mourir nos frères sur les bateaux dans le canal de Sicile constitue un attentat contre la vie. […] Le terrorisme, la guerre, la violence, mais aussi l’euthanasie, constituent des attentats contre la vie » (pape François, extrait du discours du 30 mai 2015 adressé à l’association Scienza e Vita).

Mgr-Jean-Pierre-CattenozNous ne voulons pas juger les femmes. Devant le poids de leurs souffrances et la complexité de leurs déchirements intérieurs, nous répondons comme le pape François : « Qui suis-je pour juger ? » Ce sont les drames existentiels que nous accueillons au quotidien.

Nous disons notre refus d’opposer dans ce débat le droit des femmes et le droit des enfants. Comme le pape François nous y invitait encore le 28 janvier dernier, nous devons relever « le défi de contrecarrer la culture du déchet, qui a de nombreuses expressions, parmi lesquelles celle de traiter les embryons humains comme un matériau jetable, de même que les personnes malades et âgées qui se rapprochent de la mort ».

Image_previewNous appelons au droit à la vie pour tous. Et au droit à l’avis.

Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort de France

Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon

Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron

Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes

Mgr Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio

Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon

et Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban

Merci à ces évêques courageux qui doivent se sentir bien seuls...

Posté le 30 janvier 2016 à 09h21 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (59)

29 janvier 2016

#PitchMyChurch : une soirée assez inhabituelle de rencontre entre l'Église et les startups

Pitchmuchurch

Le Salon Beige était présent hier à la soirée #pitchmychurch retransmise en direct sur KTO. Si vous n'y étiez pas, voici ce qu'il faut en retenir:

La première chose, c'est l'affluence: une salle pleine, un réel succès. Des personnes de tous les âges, même si un grande majorité de jeunes des générations JMJ (18-35 ans). Des sponsors qui avaient bien fait les choses, une salle magnifique prêtée par la paroisse Saint Honoré d'Eylau, des bières artisanales, et une belle sélection de chez Michel et Augustin.

4 projets d'innovation catholique ont été présentés:

  • GeoConfess by KTO, le Uber de la confession qui met en relation un pénitent et un confesseur. L'objectif : rentabiliser chaque horaire de confession possible d'un prêtre pour le pénitent de passage. Un projet ambitieux qui nous a beaucoup plu. 
  • La quête : une appli mobile qui prétend remplacer le don à la quête. Autant l'objectif de faire un don global défiscalisé est intéressante et déjà mise en place d'ailleurs dans certaines paroisses, autant il nous semble un peu délicat de remplacer un geste (donner une pièce) par un nouveau geste qui ne pourra être fait par tous, notamment pour les enfants. Ne faut il pas songer à avoir dans ce cas des jetons à donner à nos (re)jetons?
  • Entourage : un réseau social qui permet de coordonner les maraudes auprès des plus démunis. Cette initiative a été soutenue et présentée par Jean-Marc Potdevin (Dirigeant à succès à la conversion étonnante). Une approche assez nouvelle pour aider ces initiatives et garder un réel contact humain entre les différentes personnes qui connaissent et vont à la rencontre des SDF
  • Hozana : qui a présenté leur app, celle-ci permettra d'envoyer une notification à des amis pour les inviter à prier simultanément. Une app très simple mais qui ravira les gens séparés par la distance, les familles en expatriation ou les couples.

Sinon un certains nombres d'autres Startups étaient présentes, notamment ephatta, le AirBNB catho, Dizzit, l'appli mobile gratuite de carnets d'adresses partagés, GensDeConfiance : le site de petites annonces entre gens de Confiance, PicInTouch : les impressions photos par mail au profit des grands-parents, Donatio, une autre possibilité pour numériser l'offrande à la quête ou encore bougetoneglise.

Une soirée riche qui montre à quel point les catholiques se sont engagés sur la scène du numérique, soit dans des produits directement liés à leur foi, soit dans des produits plus grand publics. Une chose rassemble cependant toutes ces initiatives, elles sont toutes fondées sur le lien social, naturel ou surnaturel... Les chiens ne font pas des chats ! 

Addendum : Voici un message de l’équipe qui lance l’application La Quête qui permet de donner via son téléphone à la quête et au denier.

« N’ayez pas peur de devenir les citoyens du territoire numérique. » Pape François.

Et si nous prenions un peu de temps pour comprendre ce conseil du Pape François ? Et si nous envisagions d’apprivoiser ce territoire numérique pour qu’il soit au service de l’Eglise ? Depuis toujours, notre Eglise répond aux défis de son temps, discernant avec sagesse entre progrès et modernité à tout prix.

Nous vous livrons aujourd’hui une manière de répondre au défi de la numérisation. Voyez-y le résultat de la réflexion de cinq jeunes catholiques, ayant entre 25 et 27 ans, entrepreneurs, animés par la foi et grandis depuis plusieurs mois par les rencontres qu’ils ont faites.

La numérisation du don : menace ou opportunité ? Voici ce qui ressort de notre réflexion, appelée à être enrichie par la vôtre.

Nous disons que la quête traditionnelle fait partie du rite. Nous pensons que le tintement des pièces de monnaie des enfants dans la corbeille, qui se retournent ensuite ravis vers leurs parents, fait partie de nos traditions et de l’éducation à l’offrande. Mais nous pensons que ne pas pouvoir donner lorsque nous n’avons pas de monnaie sur nous, ou « vidanger » nos poches avec la monnaie du café de la veille  dans la corbeille, ne doivent peut-être pas en faire partie.

Nous pensons qu’une offrande pour la quête, faite avec son téléphone, que ce soit dans l’église, sur le parvis ou de retour chez soi, est motivée par la même envie, celle de faire vivre ce en quoi nous croyons. Nous pensons que la quête par téléphone, adossée à la quête traditionnelle, c’est aussi la quête.

Nous pensons que le téléphone ne doit pas prendre une trop grande place dans nos vies. Nous pensons qu’il doit être utilisé à bon escient, qu’il ne doit pas entrer en interférence avec la dimension spirituelle et le recueillement qui lui est associé, inhérents à notre foi. Mais nous pensons qu’il est aussi un formidable moyen d’ancrer la dynamique du don dans le quotidien des fidèles, de sensibiliser les nouvelles générations à la quête et au denier. Nous voulons introduire dans la poche de chaque fidèle ce rappel simple : « votre paroisse a besoin de vous pour vivre ». Nous pensons aussi offrir la possibilité à des personnes qui ne peuvent pas se déplacer, au moment où elles regardent la messe à la télévision, de donner en communion avec l’ensemble des fidèles.

L’application La Quête est un outil qui a pour objectif de permettre à tous de donner plus facilement. Elle ne remplacera pas la quête traditionnelle, elle n’est qu’un complément au service des fidèles.

Nous avons besoin de vous, donnez-nous votre avis, envoyez-nous vos remarques et réflexions à contact@appli-laquete.fr."

Posté le 29 janvier 2016 à 18h53 par William Iverson | Lien permanent | Commentaires (0)

Ce soir vendredi 29 janvier, nuit des témoins à Notre-Dame de Paris à 20h

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Posté le 29 janvier 2016 à 11h12 par Michel Janva | Lien permanent

28 janvier 2016

Mgr Aillet : Avortement : le débat est-il permis ?

Communiqué de Monseigneur Marc Aillet:

« Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l'aide. Que nos mains serrent leurs mains et les attirent vers nous afin qu'ils sentent la chaleur de notre présence, de l'amitié et de la fraternité. Que leur cri devienne le nôtre et qu'ensemble, nous puissions briser la barrière d'indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l'égoïsme. » (Pape François, extrait de la Bulle d’indiction de l’Année Sainte de la Miséricorde)

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Alors que le gouvernement amorce de nouvelles mesures pour faciliter l’accès à l’avortement, nous appelons de nos vœux que ce débat, trop longtemps ostracisé, caricaturé, voire interdit, soit ouvert à nouveau. Parce qu’il engage l’avenir de notre pays dans une logique que le pape François appelle la « culture du déchet », ce combat assumé et mené par la classe politique doit être interrogé honnêtement, sans devenir un tabou social dont même les dérives ne peuvent être soumises à la critique.

Il est en effet surprenant de constater la vigueur avec laquelle le gouvernement engage de nombreux moyens pour faire taire –non seulement le délai de réflexion légal pour les femmes- mais la réflexion autour de l’avortement elle-même, à grand renfort de campagnes médiatiques et aux frais du contribuable.

Nous regrettons que dans ce débat les premiers acteurs de l’acte d’avortement, les femmes, soient souvent trop peu écoutées, au profit d’un « combat pour les droits des femmes » fréquemment instrumentalisé. Il est tout autant regrettable de constater que la violence des propos dont on accuse régulièrement les défenseurs de la vie n’est que la pâle expression de la violence –occultée mais bien réelle et physique- vécue par les enfants à naître et leur mère à l’occasion d’un acte d’avortement. Violence létale pour les premiers, et conséquences souvent dramatiques pour les secondes dont les issues psychologiques voire physiques ne sont malheureusement pas assez prises en considération.

« Le droit à disposer de son corps », dont la ministre de la santé madame Marisol Touraine a fait état à l’occasion de ses vœux du 25 janvier dernier, ne suffit plus pour justifier cette politique mortifère. Il est acquis pour la science et le bon sens que l’enfant dans le ventre de sa mère est l’hôte de ce corps dont il ne partage pas le code génétique, dès ses premiers instants de vie. A ce titre, ce même droit à disposer de son corps doit pouvoir lui être accordé avec d’autant plus de rigueur qu’il est le plus faible et le plus petit d’entre nous. A l’heure où le monde et notre pays sont marqués par des drames terribles, quelle société peut prétendre faire l’impasse sur la défense des plus faibles et des plus fragiles d’entre les siens ?

Nous disons notre refus d’opposer dans ce débat le droit des femmes et le droit des enfants. A la suite du pape François qui disait à l’occasion de ses vœux au Corps diplomatique en 2014 : « la seule pensée que des enfants ne pourront jamais voir la lumière, victimes de l’avortement, nous fait horreur », nous appelons au droit à la vie pour tous, de la conception à la mort naturelle. Et au droit à l’avis.

+ Marc Aillet
Évêque de Bayonne, Lescar et Oloron

« Et je ressens quelque chose que je voudrais partager avec vous. Le plus grand destructeur de la paix, aujourd'hui, est le crime commis contre l'innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu'est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ? […] Car l'enfant est le plus beau présent de Dieu à une famille, à un pays et au monde entier. Dieu vous bénisse !» (Mère Teresa, Discours à Oslo lors de la remise de son Prix Nobel)

Posté le 28 janvier 2016 à 20h50 par Michel Janva | Lien permanent

Loi sur la fin de vie : réaction de la conférence épiscopale

Suite à l’adoption de la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie hier à la l’Assemblée nationale, Mgr Pierre d’Ornellas et les membres du groupe de travail sur la fin de vie de la Conférence des évêques de France s’expriment.

Les parlementaires viennent de voter une nouvelle loi sur la fin de vie. Ils ont heureusement écarté l’idée qu’une vie pouvait être inutile : oui, chaque personne est digne du plus grand respect jusqu’au terme de sa vie ! Ils ont maintenu que « l’obstination déraisonnable » est interdite : oui, prendre soin de la personne est plus essentiel que la seule poursuite de thérapies devenues disproportionnées !

Pendant le débat législatif, une demande massive a été enfin entendue : que soient développés l’accès et la formation aux soins palliatifs. Le gouvernement a mis en œuvre un plan triennal dans ce but. De même, une évaluation annuelle de la politique développée pour ces soins a été votée. La nouvelle loi est donc à appliquer selon les objectifs, les principes et les pratiques des soins palliatifs. Beaucoup s’en réjouissent car tout cela lutte contre le « mal mourir » qui subsiste par endroit.

La loi donne des droits aux patients afin de respecter leur autonomie. Or celle-ci s’inscrit toujours dans une relation, d’autant plus que la vulnérabilité grandit. C’est en garantissant aux patients comme aux soignants une juste implication dans la relation de soin que la loi peut répondre à l’ambition d’une meilleure qualité de soins.

La loi définit et encadre un nouveau droit « à la sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience jusqu’au décès ». Ces cas sont rares. Quoiqu’il en soit, la loi ne peut se substituer à l’appréciation médicale en imposant des systématisations qui nieraient la singularité de chaque cas. Sur le projet de loi, nous nous sommes exprimés dans la déclaration « Ne prenons pas le problème à l’envers ! » (20 janvier 2015)

Pour chaque situation, l’art médical cherche à procurer le meilleur apaisement possible de la souffrance, et à qualifier avec justesse l’obstination déraisonnable afin de la refuser, notamment pour les patients incapables d’exprimer leur volonté. Cet art médical discerne quand l’arrêt de la nutrition et de l’hydratation artificielles correspond au meilleur soin à donner. Il évalue quand les directives anticipées sont ou non appropriées. Nourri par un vrai dialogue entre professionnels de santé, patients et proches, cet art permet de s’ajuster aux situations les plus délicates, dans le respect de la déontologie médicale.

Cet art est celui de l’accompagnement guidé par l’intention de soulager, adapté à chaque personne et à ses souhaits, dans les limites du raisonnable. Nous remercions les soignants qui, avec les bénévoles, s’engagent en équipe, au quotidien, aux côtés de personnes en fin de vie pour que leur « confort » soit le meilleur possible.

Les recommandations de bonne pratique sont essentielles à cet art du soin palliatif. Seule la poursuite d’une réflexion concertée et continue pour leur rédaction et leur mise en œuvre le favorisera. Soutenant toujours l’intention de soulager, elles dissiperont les craintes de dérives euthanasiques qui, à juste titre, ont surgi pendant le débat.

Non, cette nouvelle loi n’est pas qu’une étape ! Prenons sérieusement le temps de l’appliquer grâce aux moyens octroyés et à la formation – qui est urgente – de tous les professionnels de santé. Alors le « mal mourir » reculera. Et le grand public, grâce à une information honnête, régulière et nécessaire, sera conforté sur la qualité de l’accompagnement et sur le soulagement de la souffrance, que ce soit ou non en fin de vie.

Face à l’opacité de la mort et à son énigme, la conscience cherche au plus profond d’elle-même, et avec l’aide d’autrui, la lumière qui l’habite pour trouver réconfort et paix. Quelle que soit cette lumière – la foi en Dieu ou la simple gratitude pour la vie –, le chemin vers la mort est difficile et rude. Nul ne s’y aventure sans le juste et fidèle soutien de l’équipe soignante, de proches et de la société. C’est à cela qu’une société se reconnaît digne de l’humanité des siens.

La culture palliative est « un élément essentiel des soins de santé », proclame le Conseil de l’Europe. Ces frères et sœurs en grande vulnérabilité nous appellent à un surcroît de fraternité. Répondre à leur appel est une belle œuvre politique : elle inscrit la culture palliative non seulement dans le monde du soin mais aussi dans nos mentalités pour que nous soyons attentifs à prendre soin les uns des autres, car nous portons tous les questions existentielles les plus vives : nous avons à la fois soif d’infini et l’expérience de la finitude. Telle est la fraternité que sont appelées à construire nos lois relatives à la fin de vie, qui seront alors des lois de progrès pour la France.

 Le 28 janvier 2015

  • Mgr Pierre d’Ornellas Archevêque de Rennes et responsable du Groupe de travail sur la fin de vie.
  • Mgr Michel Aupetit Évêque de Nanterre
  • Dr Marie-Sylvie Richard, xavière Chef de service à la Maison Médicale Jeanne Garnier (Paris)
  • Dr Claire Fourcade Médecin coordinateur, pôle de soins palliatifs de la polyclinique Le Languedoc (Narbonne)
  • Dr Alexis Burnod Institut Curie, Service soins palliatifs
  • P. Bruno Saintôt, jésuite Directeur du département éthique biomédicale du Centre Sèvres (Paris)
  • P. Brice de Malherbe Co-directeur du département d’éthique biomédicale du Collège des Bernardins (Paris)

Posté le 28 janvier 2016 à 15h51 par Michel Janva | Lien permanent

29 janvier : messe pour la France à Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite aux Vêpres et à une MESSE pour la FRANCE le Vendredi 29 Janvier 2016 à 18h45, en l'église du Couvent des Carmes de Toulouse (33, avenue Jean-Rieux - 31500 Toulouse).

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Posté le 28 janvier 2016 à 10h08 par Michel Janva | Lien permanent

27 janvier 2016

Mgr Rey s'inquiète d'une "euthanasie déguisée"

Posté le 27 janvier 2016 à 16h28 par Michel Janva | Lien permanent

La responsabilité des catholiques face aux politiciens qu’ils décrient

Un lecteur du Salon Beige, jeune entrepreneur catholique, nous propose le fruit de quelques-unes de ses réflexions, qui l'ont amené à se dire que les catholiques sont responsables face aux politiques :

"Si l'ensemble des partis est favorable à l'avortement, que tous sauf un refusent d'abroger la loi Taubira et qu'aucun ne remet en cause le problème du divorce de masse, c'est à nous, catholiques, qu'il faut s'en prendre. 

Pourquoi Bruno le Maire, Valérie Pécresse et Nicolas Sarkozy osent-ils, sans la moindre gêne, annoncer qu'ils ont changé d'avis sur le mariage gay ? Pourquoi Florian Philippot peut-il se permettre de défendre ouvertement l'avortement ? 

Nous pouvons y voir trois causes.

La désunion des catholiques.

Ce n'est un secret pour personne, les catholiques sont divisés. Et ils le sont bien moins sur le fond que sur la forme. Doit-on aller dans la rue ? Rester dans les salons ? Doit-on être fermes ? Conciliants ? Doit-on accepter les anathèmes ? Se fondre dans la masse ? Y a-t-il un sens de l'histoire ? Peut-on y faire face ?

Toutes ces questions sont posées de manière récurrente et donnent lieu à des querelles d'ego qui peuvent avoir des conséquences dramatiques. Rappelons-nous la gueguerre médiatique entre LMPT et le Printemps Français. Ou bien l'opposition entre SOS Chrétiens d'Orient et l'Œuvre d'Orient.

La seule chose importante, dans les deux cas cités, aurait du être l’objectif  des associations, pas leur méthode. Il fallait à tout prix empêcher le mariage homosexuel. Au même titre qu'il faut absolument aider les populations chrétiennes en danger. Mais l'homme est un homme, et ses faiblesses peuvent l'aveugler.

Le manque de fermeté des représentants de l'Eglise.

Tous ses représentants ne sont pas condamnables, loin s'en faut !

Mais il est à noter que tous les évêques n'ont pas pris ouvertement positon contre le mariage homosexuel. De même, certains ont, plus ou moins discrètement, pris d'étranges positions durant la réflexion sur la famille liée au Synode. Un autre exemple, récent, est la prise de parti d'évêques français contre des candidats aux régionales ! Et ces candidats n'étaient pas communistes...

Comment attendre des brebis qu’elles soient fermes si leurs pasteurs ne le sont pas unanimement ? Toutes se résoudront au plus petit dénominateur commun : la tolérance…

La tiédeur des pratiquants et leur embourgeoisement. 

La peur qu'ont les catholiques de passer pour des extrémistes rétrogrades les pousse à rester cachés. L'exemple le plus frappant est de voir le succès des Manifs pour Tous face à la Marche Pour la Vie. 

Quand une femme du showbiz, originale et venant d'un monde bobo les incite à se manifester, les catholiques osent (et c'est tant mieux !). Ils peuvent ainsi dire "vous voyez bien que nous ne sommes pas des extrémistes". Ils se reposent sur une caution.

Quand il s'agit de catholiques BCBG, ils restent chez eux, loin du risque que représentent pour eux les insultes médiatiques.

Ils préfèrent adopter les codes et le vocabulaire de leurs adversaires, si ce n’est leurs idées. Ils engagent ainsi le combat en disant "si vous me portez ce coup là, j'abandonne !". "Vous m'avez traité de sectaire violent et vous avez voté la loi Taubira ? Hé bien, puisque c'est comme ça, je laisse tomber !"

Le problème n’est pas que les cathos suivent tel ou tel type de personnes, le problème est qu’ils choisissent de défendre telle ou telle cause en fonction du type de personne ! Qu’est ce qui est le plus grave entre l'avortement et le mariage homosexuel ? Quelle est la première cause à défendre ? N’est-ce pas celle de l’enfant sacrifié dans le sein de sa mère ?

La question est donc de savoir où sont les 2,5 millions de pratiquants recensés en France. Où se cache cette puissance électorale majeure ? Comment ces coreligionnaires peuvent-ils douter de leur force ? Autant de questions que chacun doit se poser en son âme et conscience. Et une fois la réponse trouvée, il ne tient qu'à chacun de nous de chercher à convaincre ses proches les plus tièdes. 

Ce n'est qu'à ce prix que nos "élites" politiques nous écouteront.

SBL"

Posté le 27 janvier 2016 à 14h42 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (23)

26 janvier 2016

Cloches de Notre-Dame : Riaumont ne lâchera rien

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Posté le 26 janvier 2016 à 16h22 par Michel Janva | Lien permanent

25 janvier 2016

Conférence de Mgr Gollnisch à Bourg en Bresse

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Posté le 25 janvier 2016 à 11h42 par Michel Janva | Lien permanent

24 janvier 2016

Neuvaine au "petit roi de grâce" français, qui donna la grâce d'un petit roi à la France, Louis XIV

La dévotion au Petit Roi de Grâce s'est toujours manifestée spécialement pour les accouchements difficiles, la guérison des enfants, les vocations, etc.

PrdgL’Enfant Jésus de Beaune, "le Petit Roi de Grâce", est l’un des quatre principaux  « Enfant Jésus » miraculeux. Il en existe trois autres : le "Santo Bambino" de Rome, "l’Enfant Jésus" de Prague et le "Bon Jésus" de Braga au Portugal. Monseigneur Minnenrath, archevêque de Dijon, a beaucoup œuvré pour relancer ce culte dans sa ville de Beaune. Une neuvaine est lancée du 25 janvier au 2 février. Cette dévotion mérite un intérêt tout particulier tant dans sa dimension historique (le premier lieu où Louis XIII et son épouse sont venus remercier la Providence pour la naissance de Louis Dieudonné futur Louis XIV) que dans son message de foi : 

"Entrée au couvent à 11 ans, Marguerite du Saint-Sacrement [biographie. NDL] reçoit de nombreuses grâces mystiques. Elle se fait appeler par Jésus Lui-même sa « petite épouse de la crèche » et s’attache, à la demande du Christ, à « faire connaître au monde les trésors de Son enfance ». En 1636, alors que la France est attaquée de toute part, Jésus assure à Sœur Marguerite que Beaune sera épargnée, ce qui ne tarde pas à se réaliser. L’année suivante, un nouvel événement contribue à propager largement la dévotion à l’Enfant Jésus. Le Seigneur demande à la religieuse de prier pour que le roi de France obtienne un héritier. Avant même que la reine ne l’apprenne, la jeune carmélite annonce la naissance prochaine du futur roi Louis XIV. La dévotion se répand alors jusqu’à la cour tandis que Marguerite du Saint-Sacrement inaugure une petite chapelle en l’honneur du Petit Roi de Grâce, et fonde la Famille de l’Enfant-Jésus, pour les fidèles désireux de vivre selon l’esprit d’enfance. En écrivant les règlements de l’association, elle pose les jalons de ce qu’une autre carmélite, sainte Thérèse de Lisieux, appellera plus tard la « petite voie ». Mais c’est le baron Gaston de Renty, un grand seigneur normand gagné à la dévotion au Saint Enfant après s’être rendu à Beaune, qui en donna le premier une belle définition : « L’esprit d’enfance est un état où il faut vivre au jour le jour, dans une parfaite mort à soi-même, en total abandon à la volonté du Père. » C’est aussi lui qui, à Noël 1643, offre à Sœur Marguerite la statue.

Dans la chapelle des Sœurs comme dans la basilique, où une copie de la statue est exposée, les nombreux ex-voto témoignent des innombrables grâces obtenues par les fidèles venus se confier à l’Enfant. Le 3 janvier dernier, en la solennité de l’Épiphanie, ils étaient encore nombreux, venus de tout le diocèse, à suivre la statue en procession dans les rues de la ville bourguignonne.  Trois ans après le départ des dernières religieuses, le carmel de Beaune célébrait en effet l’arrivée d’une nouvelle communauté à la fois contemplative et apostolique : les carmélites de l’Enfant-Jésus. Cette congrégation polonaise fondée en 1921, à la fois apostolique et contemplative, s’attache, elle aussi, à vivre des vertus de l’enfance : simplicité, humilité, obéissance, abandon. « Ces vertus ne sont pas à la mode, mais elles ouvrent les passerelles vers la vraie vie », témoignent-elles. « Vivre de l’enfance spirituelle, c’est vivre des vertus dont le Christ a fait preuve durant ses douze premières années… mais qui sont aussi celles dont Il a vécu à la croix », explique Sœur Nulla. « En effet, déjà à la crèche, Jésus est emmailloté, c’est-à-dire totalement livré aux hommes, comme sur la croix. » « Enfant Jésus, fort dans la faiblesse, Enfant Jésus, grand dans la petitesse, ayez pitié de nous », récitent-elles chaque jour dans les litanies de la sainte enfance de Jésus. « Vous comprenez pourquoi c’est une grande grâce pour notre communauté, de venir fonder dans ce lieu ! », ajoute Sœur Nulla enthousiaste.

« Quelle coïncidence magnifique, quelle convergence ! Vous avez aussi pris la route pour […] proclamer aux hommes d’aujourd’hui que Dieu est parmi nous, qu’Il s’est fait l’un de nous », s’est réjoui Mgr Roland Minnerath au cours de l’homélie de la messe d’installation des Sœurs. Quelques jours plus tôt, l’archevêque de la Côte-d’Or érigeait officiellement le lieu en sanctuaire diocésain, et y ouvrait une Porte sainte pour l’Année de la Miséricorde".

Un sanctuaire de notre belle France chrétienne à découvrir et à faire connaître. 

Posté le 24 janvier 2016 à 13h59 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

29 janvier : le père Daniel-Ange à Castres

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Posté le 24 janvier 2016 à 10h52 par Michel Janva | Lien permanent

La naissance du pèlerinage des pères de famille à Cotignac

Le pèlerinage des pères de famille c’est, en 1976, l’histoire d’un père de famille dont l’épouse vit une grossesse difficile et des moments d’inquiétude : les médecins évoquent des perspectives préoccupantes au terme de la grossesse de sa femme. Ils ont tous deux entendu parler de Cotignac et y font une ‘excursion’ à la fin de l’hiver. Sur la route du retour, le jeune père fait à sa femme la promesse de retourner à pied à Cotignac depuis Aix-en-Provence … si tout se passe bien ! Pense-t-il à un ‘pèlerinage’ ? Même pas ! Or, en juin de l’année suivante, la naissance d’Emmanuelle se déroule merveilleusement. Les parents sont comblés. Le jeune père pense à respecter sa promesse.

La naissance de ce pèlerinage est aussi l’histoire d’une amitié : un de ses amis, plus jeune, pas marié, propose de l’accompagner. Ils partent d’Aix, vers l’est, sans bien savoir par où ils vont passer. Nous sommes en juillet 1976 ; une grande période de canicule dans toutes les mémoires. Que se passe-t-il au cours de ce pèlerinage ? Ils marchent et ils discutent.

Esc1Au bout d’un moment, l’ami sort son chapelet : « Tu as toujours ton chapelet avec toi ? ». Et ils se mettent à prier. Tout simple : le plus jeune commente les mystères et ils égrènent le chapelet ensemble. Et puis le père de famille accepte de commenter à son tour. Il commence alors le bel apprentissage de la méditation et de la contemplation. Peut-être que ce qu’il dit n’est pas très orthodoxe mais il le dit avec son cœur, avec ses tripes et, il n’en a pas encore conscience, avec l’aide attentive de l’Esprit Saint.

Le deuxième jour, en fin d’après-midi, ils passent tout près de Saint-Joseph … sans soupçonner la présence du monastère, alors en cours de restauration. Ils n’ont qu’une carte Michelin ! Puis ils arrivent à Notre-Dame de Grâces. L’épouse de celui qui est marié les attend depuis de longues heures, avec dans un couffin, Emmanuelle qui a six semaines. C’est le premier « bébé Cotignac » version contemporaine. Le chapelain du sanctuaire reste totalement insensible à leur démarche …

Qu’importe : ils se sont jetés aux pieds de Marie, exténués et éperdus de bonheur au bout de cette expérience si forte tant sur le plan physique que spirituel.

L’histoire aurait pu finir là. Eh bien non ! L’année suivante, le père de famille retourne à Cotignac avec cette fois un autre ami. Et l’année suivante, ils sont à présent un petit groupe de cinq ou six, mariés ou en projet de mariage. Naturellement, explicitement, ce pèlerinage est dès le début celui de pères de famille. Ils viennent rendre grâce et confier leur famille à Marie et Joseph. Ils confient aussi leurs soucis : santé, travail, désir d’enfant, cancer, enfant en perdition, chômage qui dure, épouse partie, conflits familiaux, … la liste est longue de ce qu’ils portent et dont ils parlent en cours de route, qu’ils échangent entre eux, qu’ils présentent à Dieu en offrant fatigue, chaleur et ampoules de la route.

Et c’est parti ! Chaque année un groupe d’une dizaine de pères de famille part d’Aix. Pas plus, pas moins. La formule est simple : ils marchent, ils parlent, ils prient, ils s’exercent à animer le chapelet, les méditations, les contemplations, ils se perdent parce qu’aucun d’eux ne prend le temps de repérer le chemin à l’avance. Le dimanche matin, ils sont accueillis à Saint-Joseph où une communauté de bénédictines arrivant de Médéa, en Algérie, s’est installée depuis 1977.

En 1982, une belle surprise attend les pèlerins à Notre Dame de Grâce. Ils sont accueillis par une communauté des Frères de Saint-Jean à qui a été confié le sanctuaire. La première rencontre avec les Frères de Saint-Jean est une découverte réciproque. « Vous ne pouvez pas garder cela pour vous », nous dit Benoît-Marie. Mais les pèlerins résistent : « Nous sommes des pères de famille, pas des employés de la Pastorale des pèlerinages du diocèse ! » Cela n’est pas négociable. Pourtant, dès l’année suivante, un troisième groupe rejoint Cotignac : des amis de Benoit Marie, de Cuges-les-Pins, dans les Bouches-du-Rhône. Au cours des années suivantes, le groupe initial d’Aix-en-Provence ne cesse de grossir.

Ce n’est plus un groupe mais un troupeau. En même temps, d’autres groupes (Alpes Maritimes, Vaucluse) se sont constitués. Il faut se rendre à l’évidence. Les pèlerins du début comprennent que ce qui est devenu le « Pèlerinage en Provence des Pères de Famille » ne leur appartient pas. Marie a tranché. Ils choisissent de se séparer et au cours des années suivantes, de plus en plus de petits groupes partent de différents coins de Provence pour se retrouver le samedi soir à Cotignac.

Benoit Marie (encore lui !) dit sa préoccupation de voir le pèlerinage conduit et animé par des prêtres. Nouveau refus catégorique ! Dur-dur d’être prieur à Notre Dame ! « Nous sommes des pères de famille, pas des organisateurs de pèlerinage. On dit à nos amis de venir à Cotignac, passer deux jours sympas, entre copains, dans la nature. On sait qu’ils ont des soucis de famille ou de bébé et on leur dit qu’on veut les partager avec eux. On leur dit aussi qu’au bout de la route il y a Marie... Par contre qu’un prêtre marche avec nous, ça c’est génial : il serait en « voiture balai spi » et accueillerait chacun, cœur à cœur pour lui dire qu’il est aimé de Dieu » lui répond-on. Benoit-Marie, dubitatif, laisse tomber ses idées d’organisation par les prêtres et décide d’accompagner un groupe l’année suivante. A l’arrivée, il est convaincu : « Mon rôle est d’accueillir, de recueillir, de donner le pardon de Dieu. »

La formule est lancée.

Combien de pères de famille, éloignés de l’Église, de Dieu, qui, cheminant vers Cotignac, décident au cours de la marche d’aller parler un instant avec le prêtre … ? Combien de confessions, combien de grâces de conversion reçues ? Le pèlerinage des pères de famille est né à l’aube du pontificat de Jean Paul II. Il permet à des pères de famille d’origines diverses de marcher ensemble : traditionalistes et progressistes, riches et pauvres, croyants et incroyants, malades et en bonne santé, chefs d’entreprise et ouvriers, … Leur lien : être père de famille. Point ! Cet apostolat entre pères de famille permet l’évangélisation des pèlerins. Sur les routes de Cotignac, Marie fait leur éducation. Ils découvrent d’abord l’amour, l’amitié et le partage entre les membres de leur groupe. Puis ils découvrent qu’ils peuvent aimer davantage leur épouse, leurs enfants, leurs collègues de travail, … Par la prière, les chants, les méditations, l’adoration, la confession, ils découvrent la civilisation de l’amour.

En quelques années, sans que ni Mgr Barthe, évêque en 1976 de Fréjus-Toulon, ni ses successeurs Mgr Madec et Mgr Rey, ni le Père Marie Dominique Philippe, fondateur des Frères de Saint Jean, ni la supérieure des Sœurs bénédictines de Médéa ne l’aient imaginé, Cotignac va jouer un rôle majeur en France pour les familles. Quand Marie agit, elle le fait bien.

En quelques années les pères de famille dépassent le nombre de cinq cent. Et pourtant, ce pèlerinage n’a jamais fait l’objet, à ses débuts, de la moindre publicité dans aucun service des pèlerinages d’aucun diocèse. Il n’a jamais été un pèlerinage officiel ou labellisé. Il n’a reçu aucun soutien. A part l’évêque du Var qui vient régulièrement, le premier évêque qui y ait participé est monseigneur Billé, alors archevêque d’Aix. C’était en 1998. Il a été séduit par la formule et s’est étonné d’une si grande vivacité alors même qu’aucune reconnaissance n’existe.

Depuis 2011, les pères de famille ne sont jamais moins de 1200 à Cotignac.

Le lieu se révélant trop petit pour accueillir davantage de personnes, de nombreux autres pèlerinages de pères « selon l’esprit de Cotignac » sont organisés un peu partout en France. Actuellement une vingtaine : à Vézelay, en Auvergne, dans les Pyrénées, en Bretagne, en Dauphiné, en Normandie … jusqu’à l’Ile de La Réunion … partout des pères de famille marchent, chantent, partagent, prient et se convertissent.

En 1985, les mères de famille, un peu furieuses de ne pas pouvoir marcher avec leurs hommes, décident d’organiser leur propre pèlerinage. Sourires et propos moqueurs des pères de famille. Elles partent à 5 d’Aix-en-Provence. En trois ans elles sont plus nombreuses que les pères de famille. Petit clin d’œil de Marie : comme au tombeau, elles sont les premières !

Et pourquoi les pères d’un côté, les mères de l’autre ? Allons-y aussi pour les familles. Puis, quelques années plus tard pour les célibataires, puis les collégiens, puis le pèlerinage pour la Vie …

Chaque pèlerin qui vient à Cotignac, c’est une conversion. Chaque conversion d’un père ou d’une mère c’est la conversion ou le début de conversion d’une famille. Alors, de plus en plus de pères et de mères de familles viennent à Marie. De plus en plus de familles reviennent à Marie et à Jésus.

Tout cela, sans plan marketing, sans campagne de presse. Marie, seulement Marie !

Posté le 24 janvier 2016 à 10h28 par Michel Janva | Lien permanent

26 janvier : conférence à Béziers sur la miséricorde

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Posté le 24 janvier 2016 à 07h48 par Michel Janva | Lien permanent

2 février : conférence sur le drame des chrétiens d'Orient au Collège des Bernardins

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Posté le 24 janvier 2016 à 07h32 par Michel Janva | Lien permanent

22 janvier 2016

La bonne nouvelle du jour

HC'est la découverte au fond d’un placard de l’église Saint-Léonard de Honfleur (Calvados) d'une statue de l’enfant Jésus du début du XIXe siècle. Le Père Pascal Marie l'a trouvée dans un placard de la sacristie. Il s’agit d’une très belle statue de Jésus à l’âge approximatif de 8-10 ans, ouvrant les bras. Elle est en bois massif, et fait près de 80 cm de haut. Elle aurait été réalisée au début du XIXe siècle. Et elle est en excellent état. Le Père Pascal Marie rapporte :

« Nous avons interrogé le Père Sale qui se souvient l’avoir vu dans l’église, mais, selon lui, cela ferait 30 ou 40 ans qu’elle n’y était plus exposée ».

La statue va retrouver une place dans l’église, dans le courant de l’année.

Posté le 22 janvier 2016 à 10h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

21 janvier 2016

23 janvier : chapelet pour la France à Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à un CHAPELET pour la FRANCE le samedi 23 Janvier 2016 de 14h30 à 15h30, en l'église Notre-Dame de La Dalbade de Toulouse

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Posté le 21 janvier 2016 à 11h02 par Michel Janva | Lien permanent

21 janvier : messe pour Louis XVI à Béziers

Messe à Béziers en l'honneur de Louis XVI à la chapelle des Pénitents (rue du quatre septembre) ce soir à 18h30 suivie de la lecture du testament de Louis XVI.

Posté le 21 janvier 2016 à 10h56 par Michel Janva | Lien permanent

21 janvier : messe en mémoire de Louis XVI à Troyes à 18h15

Une messe en mémoire de Louis XVI aura lieu à Troyes à 18h15 à l'église St Nicolas.

Posté le 21 janvier 2016 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent

20 janvier 2016

21 janvier : messe pour Louis XVI à Camblain l'Abbé (62)

Camblain l'Abbé (62) - École St Jean-Baptiste de La Salle, jeudi 21 janvier : Messe de requiem pour Louis XVI chantée par les élèves de l’école à 18h00.

Ecole St Jean-Baptiste de La Salle - 5 rue du Perroy - 62690 Camblain l'Abbé

Posté le 20 janvier 2016 à 20h17 par Michel Janva | Lien permanent

21 janvier : hommage à Louis XVI à Lille

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Posté le 20 janvier 2016 à 20h15 par Michel Janva | Lien permanent

Les catholiques ont trop été sur la défensive en raison de la mystique du levain dans la pâte

Interrogé par Ariane Lecointre-Cloix dans Famille chrétienne sur la jeunesse des islamistes qui partent en Syrie, Fabrice Hadjaj indique notamment le rôle des catholiques :

"Les catholiques de France ont trop été sur la défensive, et ils ont beaucoup pratiqué l’autocensure. Ce permanent profil bas vient, me semble-t-il, d’un côté, de la mystique du levain dans la pâte, qui aurait oublié la lampe qu’on ne doit pas mettre sous le boisseau ; de l’autre, d’une sorte de honte à l’égard d’un passé marqué par des échecs et des compromissions – ce qui ne nous fait que mieux entrer dans la compromission présente.

Je crois qu’il faut retrouver une certaine virilité dans l’annonce de l’Évangile. Le Christ est l’Agneau immolé, mais il est aussi le Lion de Juda. Le chrétien est le frère universel, mais il est aussi le bon soldat de Jésus (2 Tm 2, 3). Et saint Thomas d’Aquin rappelle que l’humilité doit nous conduire à la magnanimité, cette grandeur d’âme qui nous fait tendre vers les choses grandes et ardues, parce que c’est cela qui est digne d’un fils de Dieu."

Posté le 20 janvier 2016 à 17h55 par Michel Janva | Lien permanent

23 janvier : messe à la mémoire de Louis XVI à Périgueux

Le Cercle Légitimiste du Périgord vous convie à assister à la messe en la mémoire du Roi Louis XVI et à l’intention de la Famille Royale qui sera célébrée le samedi 23 Janvier 2016 à 16 h à Périgueux, 19, rue du 34ème Régiment d'Artillerie Eglise ND de toutes Grâces.

Posté le 20 janvier 2016 à 07h57 par Michel Janva | Lien permanent

21 janvier : messe pour Louis XVI au Mans

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Posté le 20 janvier 2016 à 07h44 par Michel Janva | Lien permanent

21 janvier : messe pour Louis XVI à Poitiers

Le 21 janvier, messe pour la France (selon la forme ordinaire), célébrée par Monsieur l'abbé Berthelot, prêtre diocésain, pour l'anniversaire de la mort du roi Louis XVI à 18h30 en la collégiale Notre Dame la Grande de¨Poitiers.

Posté le 20 janvier 2016 à 07h22 par Michel Janva | Lien permanent

21 janvier : messe pour Louis XVI à Rouen

Rouen, jeudi 21 janvier : Messe de requiem pour Louis XVI célébrée en l'église saint Patrice à 18H30.

Posté le 20 janvier 2016 à 07h12 par Michel Janva | Lien permanent

21 janvier : messe pour Louis XVI à Vannes

A la paroisse Saint Patern (Vannes 56000) le jeudi 21 janvier à 18h30 Messe en forme extraordinaire de Requiem pour Louis XVI et les martyrs de la Révolution.

Posté le 20 janvier 2016 à 07h10 par Michel Janva | Lien permanent

19 janvier 2016

Des cathogeeks au service de la pratique religieuse (Add)

15-janvier-2016-Petit-dejeuner-travail-dans-locaux-agence-digitale-AngelTech-fondee-Francois-PINSAC-A-gauche-Guillaume-HOLSTEYN-A-droite-Paul-TREHARD-fondateur-application-La-Quete-Paris-75_0_730_486La jeunesse catholique met la technologie numérique au service de l'Eglise et des catholiques, qui sont des gens aussi pressés que les autres, mais consciencieux, surtout en ce qui concerne leur pratique religieuse. William mentionnait la start up PicInTouch, qui permet de rester en relation avec ses trésors de grands-parents, et plus généralement, avec sa famille. La Croix présente d'autres jeunes cathos qui ont développé des applications intéressantes pour aider les catholiques 2.0 à rester en lien avec l'Eglise malgré un mode de vie toujours plus vertigineux.

C'est ainsi que l'agence digitale Angel Tech a vu le jour, catholique de fait car tous ses membres le sont, cofondée par François Pinsac, 24 ans, et Antoine Berton, une agence axée sur l'entreprenariat, proposant aux startup une prise de part du capital en apport en industrie :

"[I]ls s’apprêtent désormais à lancer « GeoConfess », une application de confession à la demande, sur le modèle d’Uber, celle qui met en contact transporteurs et voyageurs.

Tous deux se sont rencontrés dans l’église où ils se retrouvent chaque matin pour les laudes. Et ils hébergent dans leurs locaux les deux cofondateurs de l’application « La Quête », qui se propose de digitaliser l’offrande dominicale.

Ces dernières années, ces projets « cathos 2.0 » se sont multipliés. Jeudi 28 janvier à 20 h 30, la paroisse Saint Honoré d’Eylau à Paris, accueillera une soirée Église et innovation numérique, avec des acteurs de ce secteur.

Ces projets s’appellent Hozana, le « Facebook de la prière », Credofunding, la plate-forme chrétienne de dons en ligne, ou Ephatta, une application d’hébergement gratuit chez l’habitant… Des projets qui commencent à susciter de l’intérêt aussi à l’extérieur du monde catholique."[...]

Adhémar Autrand, 24 ans, est quant à lui à l’origine de la création d'Awoun, une plate-forme qui recense les retraites spirituelles :

"Avec ce projet religieux, cet étudiant en dernière année à HEC vient de remporter deux mois et demi d’incubation dans l’école de développement « 42 » de Xavier Niel, une référence pour les « start-uppers » français. « J’ai été très surpris de leur enthousiasme, je m’attendais à beaucoup de méfiance, se souvient Adhémar Autrand. Non seulement ils trouvent que c’est un beau projet du point de vue de l’innovation, mais ce qui leur plaît, c’est aussi la passion qu’on y met. » Il espère une sortie de l’application en mars. Sa seule inquiétude, c’est la réaction des lieux de retraite. « J’ai peur que les monastères aient peur, trouvent cela compliqué… »"

Grâce à l'ingéniosité de ces jeunes catholiques, trouver une confession sur son lieu de vacances ou en déplacement professionnel ne sera plus le parcours du combattant, et plus personne n'aura de bonne/mauvaise raison à alléguer pour ne pas faire une revigorante retraite. Ces projets sont suivis de près par la Conférence des Evêques de France, qui veille à leur compatibilité avec la loi de l'Eglise.

Add : on trouvera ci-joint le communiqué de presse concernant la soirée du 28 janvier, Église et innovation numérique : Téléchargement Communique__ de presse soire__e e__glise et innovation nume__rique 28 janvier 2016.

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Posté le 19 janvier 2016 à 23h00 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (4)

17 janvier 2016

24 janvier : messe pour Louis XVI à Bourges

La messe du dimanche 24 janvier 2016 à 10h30 en l'église Notre Dame de Bourges sera célébrée par l'abbé Louis Le Morvan (FSSP) pour le repos de l'âme de Louis XVI.

Posté le 17 janvier 2016 à 11h43 par Michel Janva | Lien permanent

24 janvier : messe pour Louis XVI à la chapelle expiatoire

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Posté le 17 janvier 2016 à 10h17 par Michel Janva | Lien permanent

15-19 février : retraite sacerdotale à l'abbaye de Triors

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Posté le 17 janvier 2016 à 10h06 par Michel Janva | Lien permanent

21 janvier : messe pour Louis XVI à Tarbes

Une messe pour le repos de l'âme du Roi Louis XVI sera célébrée le jeudi 21 janvier à 18h30 en la Cathédrale Notre-Dame de la Sède à Tarbes.

Voici l'adresse: Cathédrale Notre-Dame de la Sède 5, place Général de Gaulle 65000 Tarbes

Posté le 17 janvier 2016 à 09h12 par Michel Janva | Lien permanent

21 janvier : messe pour Louis XVI à Chambéry

Posté le 17 janvier 2016 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent

23 janvier : messe pour Louis XVI à Nîmes

23 janvier 2016 à 11h00 Chapelle Sainte Eugénie à Nîmes Messe de Requiem pour Sa Majesté le Roy Louis XVI, célébrée dans la forme ordinaire du rite romain.

Posté le 17 janvier 2016 à 07h16 par Michel Janva | Lien permanent

16 janvier 2016

27 janvier : conférence de Jean Sévillia à La Celle St Cloud

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Posté le 16 janvier 2016 à 11h36 par Michel Janva | Lien permanent

Le Collège des Bernardins se met au MOOC

De l'anglais Massive open online course, le MOOC est une formation en ligne ouverte à tous. Le Collège des Bernardins lance son MOOC le lundi 18 janvier 2016. Ce MOOC est destiné à tous ceux qui désirent asseoir leur connaissance du fonctionnement de la Bible. L’itinéraire se veut accessible au plus grand nombre et pas seulement aux initiés. Si l’enseignement reflète la théologie catholique, il n’est pas nécessaire d’être chrétien pour en profiter pleinement.

Le MOOC s’adresse à tous ceux qui, faute de temps ou de proximité avec un lieu de formation, trouveront dans ce média le moyen de suivre une formation sérieuse. Il concerne notamment les pays francophones, les expatriés, les personnes en province ou ne pouvant tout simplement pas se rendre au Collège. Le MOOC ambitionne de permettre à chacun une lecture biblique plus pertinente. Chaque étudiant est invité à mieux saisir le sens et la cohérence que la Bible revêt pour celui qui la lit. Il pourra ainsi approfondir sa compréhension des Écritures et s’enrichir personnellement du trésor biblique.

Ce MOOC cherchera à comprendre les rapports qu’entretiennent les 2 Testaments. Il ne s’agira pas d’une simple exposition du contenu biblique que l’on pourrait trouver par ailleurs. La plus-value du cours résidera dans l’étude de l’articulation entre les deux parties de la Bible chrétienne. 

Le cours se déroulera sur 12 semaines, progressant en 3 grands ensembles de réflexion. Après avoir considéré la manière dont l’Ancien et le Nouveau Testament s’appellent l’un l’autre, le cours étudiera la notion d’accomplissement avant de l’appliquer aux Évangiles dans leur façon de se servir des figures de l’Ancien Testament.

L'enseignement est donné par le Père Jean-Philippe Fabre, prêtre dans le diocèse de Paris depuis 1998 et vicaire à la paroisse Notre Dame d’Auteuil, docteur en théologie.

Posté le 16 janvier 2016 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent


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