21 décembre 2014

Le développement de la Fraternité Saint-Pierre en France

L'abbé Ribeton, supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pierre, est interrogé dans Présent. Extraits :

R"L’impact du Motu proprio Summorum Pontificum a été considérable. [...] Notre champ apostolique en a été considérablement augmenté. Autre phénomène remarquable : alors qu’à quelques exceptions près, nous ne desservions que de modestes chapelles, nous célébrons désormais dans de vastes églises paroissiales : l’église Saint-Bruno à Bordeaux, l’église de la Madeleine à Besançon, l’église Saint-Just à Lyon, l’église Saint-Clément à Nantes en sont d’éloquents exemples. [...] Avec le Motu proprio de Benoît XVI, il y a eu comme une normalisation des relations [avec les évêques]. [...] Et quasiment tous nos lieux de culte reçoivent l’évêque du lieu pour la célébration du sacrement de confirmation dans le rit traditionnel. Cela était impensable il n’y pas si longtemps. [...]

La Fraternité Saint-Pierre exerce son apostolat dans 35 diocèses et dessert 42 églises en France, sans compter les chapelles internes à ses Maisons ou ses écoles. La jeune génération des prêtres diocésains est particulièrement fraternelle ; beaucoup sont désireux d’apprendre à célébrer la messe traditionnelle. [...]

La Fraternité Saint-Pierre compte environ 150 séminaristes dont une quarantaine de Français. [...] La Fraternité Saint-Pierre a repris la direction de plusieurs pensionnats : L’Espérance en Vendée, l’institut Croix-des-Vents à Séez… Elle s’implique très activement dans 16 autres écoles aux quatre coins de France. [...]"

Posté le 21 décembre 2014 à 09h46 par Michel Janva | Lien permanent

19 décembre 2014

Le bar Gay de Toulon va devenir le pub de la Miséricorde

Bonne nouvelle que nous annonce l'abbé Fabrice Loiseau (missionnaire de la miséricorde divine) :

L"Les Missionnaires de la Miséricorde Divine on la joie de vous annoncer l'achat du Texas Bar, célèbre bar de la communauté gay de Toulon qui se trouve à côté de notre église st François de Paule. Ce bar était en liquidation judiciaire, la vente aux enchères eut lieu le jour de la fête de la Médaille Miraculeuse. Les autres acheteurs potentiels qui souhaitaient mettre une somme plus importante que la nôtre ont eu la gentillesse de nous laisser le bar en voyant prier durant les enchères. Par ailleurs un prêtre du diocèse de Toulon, ami de la communauté nous a fait un don de 15 000 euros pour cette acquisition. Vous comprendrez l'importance de ce lieu pour notre évangélisation dans le quartier, ainsi le bar de Sodome va devenir le pub de la Miséricorde. Devant l'urgence de ce projet nous avons dû prendre dans notre capital prévu pour l'achat de notre maison. Nous avons donc besoin de votre aide en cette fin d'année."

Dons à l'ordre de : ADFT Missionnaires de la Miséricorde 104 cours Lafayette 83000 TOULON.

Posté le 19 décembre 2014 à 10h47 par Michel Janva | Lien permanent

La Neuvaine : méditation du père de Laubier

Le père Patrick de Laubier (né en 1935), professeur émérite de l'université de Genève, docteur honoris causa de l'université des sciences humaines de Russie (Moscou), a été ordonné prêtre le 13 mai 2001 par Jean Paul II. Il est l'auteur de la méditation de la semaine pour La Neuvaine :

L"La Vierge Marie, patronne principale de la France est l’objet d’une prière collective et nationale  pour obtenir  un secours exceptionnel qui n’est pas sans rappeler le vœu de Louis XIII du 15 août 1638. Cette fois ce n’est plus le chef du Royaume qui s’engage, mais des membres du pays qui est menacé par  un changement de civilisation ou plutôt d’un effondrement de civilisation.

Nous invoquons la Vierge en l’appelant à notre secours au cours d’une neuvaine de 9 mois, du 15 novembre 2014 au 15 août 2015.

Vierge Immaculée, Fille du Père, Mère du Fils, Epouse non épousée de l’Esprit Saint, vous avez montré au cours  des siècles  une attention  toute spéciale pour la France, Fille aînée de l’Eglise. Depuis  deux siècles  des révolutions  et vos apparitions se sont  multipliées et nous arrivons aujourd’hui à l’aboutissement d’un drame annoncé dès  la Salette (1846) à savoir  l’apostasie de ce pays.

Il y a eu au cours de son histoire des moments tragiques et  nul pays n’a connu une délivrance comparable à celle de Jeanne d’Arc dont l’intervention spirituelle et politique n’a pas d’équivalent dans l’histoire de l’Eglise. La sainteté  a donné des  fruits  bien remarquables et continue à le faire, mais la Foi n’est plus vécue par le grand nombre. L’athéisme  est devenu une croyance généralisée autorisant des législations opposées non seulement à la vérité évangélique mais aussi à la loi naturelle. On assiste à des mouvements de protestation mais une sorte de paralysie a gagné la vie politique.

La raison profonde de cette léthargie est une désuétude de la pratique de la  prière devenue habituelle chez les croyants malgré tant de rappels de votre part et l’enseignement de l’Eglise. Les églises  de pierres encore si nombreuses sont vides et la vie paroissiale a perdu ce qui faisait sa force sans  que les chrétiens  ne réagissent à cette mort lente de la vie spirituelle. Au moment même où les musulmans, de plus en plus nombreux, montrent l’exemple d’une dévotion oubliée par les baptisés. Un grand nombre de chrétiens n’a gardé du christianisme  que  des coutumes sans rencontrer dans la prière la Personne du Christ qui est le Cœur même de la dévotion et de l’Amour.

Vierge très sainte vous savez tout cela, mais le dire et le redire  indique où est le mal et quelle est la guérison attendue. Il faut prier, c'est-à-dire  s’adresser  à notre Sauveur en sollicitant votre aide secourable. Les sacrements et en premiers lieux l’Eucharistie et la réconciliation qui la prépare  deviennent vite des routines sans âme lorsque la prière ne fait plus vivre en nous ces trésors surnaturels.

Marie très sainte, Mère de Dieu et notre Mère, notre Sœur aussi (Paul VI) écoutez notre supplication. Tout est possible à Dieu mais la Grâce  sollicite notre liberté de créature  à l’image et à la ressemblance de Dieu. L’Amour de Dieu attend l’amour de l’homme  et la prière en est l’expression nécessaire .Face à une «  civilisation de la mort », nous chrétiens de France nous voulons préparer une civilisation de l’amour qui est l’orientation de la doctrine sociale  de l’Eglise."

Ô Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous."

Posté le 19 décembre 2014 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

17 décembre 2014

Mgr Eychenne nommé évêque de Pamiers

ELe Pape François a nommé, ce mercredi 17 décembre, évêque de Pamiers, Mgr Jean-Marc Eychenne (58 ans), jusqu’à présent vicaire général du diocèse d’Orléans. Il succède à Mgr Philippe Mousset, nommé évêque de Périgueux le 18 juin 2014. Mgr Jean-Marc Eychenne est issu de la communauté Saint Martin, où il a été Maître des novices, Supérieur de la maison de formation (alors à Gênes).

Posté le 17 décembre 2014 à 13h59 par Michel Janva | Lien permanent

15 décembre 2014

Fin de vie : « un urgent devoir de fraternité » pour les évêques français

Aleteia se fait le relai du groupe de travail de la Conférence épiscopale française sur la fin de vie, qui réagit sur le rapport Leonetti-Claeys. Ce groupe est présidé par Mgr d'Ornellas, archevêque de Rennes.

[...] "Mgr d'Ornellas met en garde contre le risque d'incertitude introduit sur l'objectif poursuivi par le médecin avec « la suppression de la référence à l’effet secondaire » lorsque le médecin, à la demande du patient, « met en place "un traitement à visée antalgique et sédative jusqu’au décès"». Par ailleurs, il souligne que « ce nouveau droit ne supprime pas les causes de ce "mal-mourir". (...) Il risque de multiplier les demandes d’une sédation profonde jusqu’au décès », s'inquiète-t-il.
Le rapport affirme « qu’il faut financer les actes d’accompagnement, plutôt que de rester à la tarification à l’activité » pour « mettre en œuvre l’accompagnement bienveillant que nous devons à chaque malade ». Pour Mgr d'Ornellas, c'est précisément à ce niveau que se situe « notre devoir de fraternité », devenu urgent à accomplir : « c’est dans la fraternité que peut se vivre la juste autonomie de la personne vulnérable. Le soin global de la personne contribue au bien-mourir, comme le montrent chaque jour tant d’unités de soins palliatifs », relève-t-il.[...]

Mgr d'Ornellas conseille enfin de renforcer les formations du corps médical sur la question des soins palliatifs ; tout en reconnaissant notre vulnérabilité face à la mort : « n’entrons pas dans le mythe de la mort toujours apaisée ou de "la mort propre" écrit-il, aucune loi ne supprimera le fait que la mort est difficile parce qu’elle est toujours une épreuve ».

L’Eglise catholique publiera une étude détaillée sur la fin de vie début janvier 2015. En attendant, le blog www.findevie.catholique.fr est ouvert pour nourrir le débat en cours."

La vigilance s'impose pour que ne soient pas volontairement confondues "sédation en phase terminale" avec "sédation terminale" qui équivaut à l'euthanasie. L'accompagnement actif des personnes en fin de vie peut permettre des conversions de dernière minute, ce qu'empêcherait une sédation longue durée avec au bout le décès de la personne. Vigilance.

Posté le 15 décembre 2014 à 11h46 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

12 décembre 2014

La Neuvaine : pourquoi jeûner pour sa patrie ?

L'abbé Pierre Amar, licencié en droit, chargé de communication d’un communauté religieuse puis aumônier militaire, est prêtre du diocèse de Versailles. Il est l'auteur de la méditation de la semaine de la neuvaine :

A"Bonne nouvelle ! A l’heure du tout, tout de suite et pour pas cher, l’Eglise propose un remède radical : le jeûne. La recette serait même un peu tendance, et pas uniquement pendant le Carême ! Ne l’avez-vous pas remarqué ? Le jeûne a pris ces dernières années un véritable coup... de jeune ! « Jeûne thérapeutique », « jeûne et randonnée », « remise en forme par le jeûne » ; allez sur Internet ou dans les revues de santé en tout genre et vous serez surpris de la promotion en faveur de cette pratique plurimillénaire à laquelle le Judaïsme, et dans son sillage la toute première Église, ont donné un sens spirituel et religieux.

S’ouvrir aux autres et à l’Autre

Pour autant, le jeûne chrétien n’est pas thérapeutique ou hygiénique même s’il peut avoir des effets positifs sur notre corps. Le jeûne suppose une attitude de Foi, d’humilité et de totale dépendance par rapport à Dieu. Dans un message de Carême de 2009, Benoît XVI insistait sur ce point : « le jeûne est sans nul doute utile au bien-être physique, mais pour les croyants, il est en premier lieu une « thérapie » pour soigner tout ce qui les empêche de se conformer à la volonté de Dieu. »

L’objectif visé n’est donc ni l’exploit - possible source d’orgueil - ni la souffrance qui amoindrit notre être quand elle n’est pas remplie d’amour. L’objectif du jeûne est de gagner en attention et en ouverture à l’autre : Dieu et mon prochain. Lorsque j’accepte un manque, je me découvre dépendant : de Dieu et de sa Parole d’abord, mais aussi des autres. La qualité des relations me devient absolument nécessaire. L’autre devient ma vraie nourriture !

Jeûneurs et gêneurs

Des interrogations apparaissent alors : il n’y a pas de mal à se faire du bien n’est-ce pas ? Pourquoi me priverais-je par exemple de ce carré de chocolat qui n’est pas mauvais en soi ? Le polyphénol contenu dans le cacao est même bon pour la santé : tous les pharmaciens le disent ! Or, jeûner, ce n’est pas en soi se priver de chocolat, c’est surtout vérifier qu’on est libre par rapport au chocolat. Voilà peut-être la raison pour laquelle le monde n’aime pas le jeûne et que les jeûneurs sont des gêneurs ! Parce qu’ils contestent silencieusement la loi totalitaire du désir qui est le ressort le plus puissant de notre société marchande. Regardez : il y a des chaînes partout ! Chaînes de montage, chaînes de magasins, chaînes de télévisions. Jeûner c’est vérifier que ces chaînes extérieures ne se sont pas à la longue intériorisées, conduisant à la paralysie et à l’asphyxie de l’âme. Le jeûne peut également nous enseigner la modération des nombreux autres appétits qui habitent en nous et qui peuvent conduire à commettre le mal. Car si nous apprenons à renoncer à manger lorsque nous avons faim – dans certaines limites bien entendu ! – nous découvrirons qu’il est possible de renoncer aux péchés que certaines situations nous poussent à commettre. En ce sens, le jeûne est une ascèse du besoin et une éducation du désir. Il nous amène à accepter de ne pas avoir tout, tout de suite et par quelque moyen que ce soit.

Moins dépendants et plus libres

Jeûner pour notre pays, c’est vivre ensemble une thérapie communautaire et nationale. C’est lutter contre cette société de la compulsivité qui semble avoir instauré le désir comme seul norme du vivre ensemble, en consacrant le « j’ai envie, donc j’ai droit ». Droit à l’enfant ou droit à l’avortement, droit au mariage, droit à mourir… droits consacrés par l’onction de la loi et que nous refusons. Ils permettent en effet l’avènement d’une société d’injustice, dont les plus faibles et les plus vulnérables sont toujours les premières victimes.

Disons-le aussi, le jeûne n’est pas une grève de la faim pour faire plier Dieu ou une pression exercée sur lui. C’est plutôt Dieu qui nous permet de nous faire plier nous-mêmes, pauvres êtres ligotés à des dépendances dont nous sommes trop souvent complices. Finalement, le jeûne est la correction d’un jeu de rôle : à ce « moi-moi » égoïste, sans cesse affirmé et revendiqué, il appelle un « Toi-Toi » : le Dieu d’Amour et de miséricorde qui attend que nous lui fassions un peu plus de place pour mieux agir en nous et dans ce pays dont nous sommes les citoyens."

Posté le 12 décembre 2014 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

10 décembre 2014

Vendredi 12 décembre à 18h15 à ND de Paris : Messe de Notre-Dame de Guadalupe

Une lectrice nous signale ceci :

"Comme tous les ans, pour la Fête de Notre-Dame de Guadalupe (12 décembre), une messe sera célébrée pour faire mémoire de l’apparition de la Vierge à Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin, en 1531 au Mexique.

Cette célébration rassemblera de nombreux membres de la communauté latino-américaine d’Île-de-France. Elle sera présidée par Monseigneur Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris

Des musiciens mexicains interviendront à quelques moments de la célébration ; à l’issue de la cérémonie, ils joueront au milieu des fidèles rassemblés devant le chapelle de Notre-Dame de Guadalupe et donneront une « aubade » à l’extérieur, sur le parvis, pendant une vingtaine de minutes à l’issue de la célébration."

Dans le bas-côté nord de Notre-Dame de Paris, une chapelle toujours fleurie est dédiée à Notre-Dame de Guadalupe, des Mexicains de Paris ayant demandé qu’une chapelle de la cathédrale soit affectée à des célébrations à l’intention de leur pays. Sur le mur, une mosaïque représentant la Vierge de Guadalupe est particulièrement vénérée, en témoignent les centaines de flammes de dévotions qui y brûlent jour et nuit."

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(La mosaïque représentant Notre Dame de Guadalupe à Notre-Dame de Paris
© NDP)

Posté le 10 décembre 2014 à 07h55 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

09 décembre 2014

Lieux de prière hebdomadaires pour la France

Neuvaine pour la France : 9 mois de prière du 15 novembre 2014 au 15 août 2015.

Voici les lieux et les dates où des Français se retrouvent habituellement pour prier pour la France :

Le mardi :

  • Orléans : 20h30 à l'église St Laurent (tous les mardis) chapelet

Le vendredi :

  • Rennes : 2e vendredi de chaque mois à la chapelle St François-Xavier : 20h adoration puis chapelet à 21h
  • Paris : église Saint-Eugène (Paris 9e) messe à 19h00, adoration avec méditation jusqu'à 20h30.

Posté le 9 décembre 2014 à 06h54 par Michel Janva | Lien permanent

08 décembre 2014

Procession de l'Immaculée Conception à Versailles

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Posté le 8 décembre 2014 à 15h05 par Michel Janva | Lien permanent

8 décembre : les 2 intentions de Dom Coureau

Voici la fin de l'homélie prononcée ce matin, en forme de prière à Notre Dame, par Dom Courau, père abbé de Triors :

"En l'actualité présente, nous vous confions deux intentions graves : la santé morale de l'institution familiale en ces mois qui précèdent le synode décisif la concernant ; puis la conversion des musulmans : nous vous supplions de vous faire connaître d'eux ; ils ont peur et ils font peur, alors qu'ils sont destinés comme tous à s'ouvrir à votre mystère qu'ils entrevoient à peine. S'ils vous admiraient davantage, ils pourraient mieux trier leurs archives, leurs traditions, et en ôter ce qui ne saurait jamais être de Dieu pour garder ce qui mérite de durer."

Posté le 8 décembre 2014 à 14h07 par Michel Janva | Lien permanent

07 décembre 2014

Sauvons l’église Pralognan-la-Vanoise !

IMGP9155« Sauvons l’église Pralognan-la-Vanoise ! » tel est l’appel lancé par le fonds de dotation du même nom, nouvellement créé dans ce petit village de Tarentaise (Savoie). Son but : restaurer l’église Saint Jean-Baptiste et restituer au plus vite son clocher au village. Une église sans clocher, n’est plus une église, un village sans église n’est plus un village.

L’église du chef-lieu se situe sur la place de l’ancienne chapelle du prieuré de Pralognan fondé par les religieux de l’ordre de Saint Augustin vers le 12° siècle. Cette congrégation est à l’origine du village. Même si l’édifice a été modifié et agrandi, il subsiste actuellement une partie de la nef d’origine et la crypte sous-jacente. En mai 2008, suite à des malfaçons lors des travaux de restauration, les murs de l’église Saint-Jean-Baptiste se fissurent et le clocher penche. En novembre 2008, pour garantir la sécurité des passants, le clocher est démonté. Dès lors une église béante s’offre à la vue des habitants (750h) et des nombreux touristes de passage dans la capitale de la Vanoise (8 500 lits touristiques l’hiver).

Depuis 6 ans, tous ceux qui désirent assister à un office religieux se replient dans la petite chapelle du presbytère ou, lors des grosses affluences touristiques, au cinéma ! Mariages et enterrements doivent souvent se faire dans les communes voisines ou à la salle polyvalente.

En 2008,  l’affaire est engagée au Tribunal Administratif de Grenoble et suit toujours son cours opposant la Commune, l’architecte, et les différentes entreprises participant aux travaux. Or, les  procédures administratives en plus d’être longues risquent de ne pas aboutir aux sommes suffisantes à  la reconstruction de l’église. En juin dernier, un groupe d’une quinzaine d’habitants, avec le soutien de la nouvelle municipalité, décide alors de créer un fonds de dotation.

Cet été, le Tribunal Administratif de Grenoble a rendu un premier  jugement dans la procédure en référé-provisions, attribuant à la Commune une somme de 528 000 € - soit près du quart de son estimation des travaux. Quoi qu’il en soit et quelle que soit la décision du tribunal de Grenoble concernant la procédure sur le fond, le montant final versé par les assurances ne couvrira pas tous les frais de maintenance et de reconstruction. D’où l’idée de ce fonds de dotation qui apportera un complément aux sommes allouées par la commune, le donateur bénéficiant d’une déduction fiscale.

Donner à ce fonds, c’est apporter sa pierre à l’édifice !    

IMGP9979Cet automne, avant la neige, les services techniques de la commune ont réalisé, pour un montant modeste, des travaux de maintenance du bâtiment afin de  sécuriser le quartier et mettre hors d’eau ce qui reste de l’église. L’avancée de la nef datant de 1926 a été démontée, les murs restants ont été consolidés.

Comme un signe d’espoir, l’église Saint Jean-Baptiste a retrouvé une façade provisoire : sur la  grande cloison de bois qui coffre l’ouverture, une grande croix, un vitrail et la porte d’origine rappellent la destination de l’édifice… en attendant les travaux définitifs. 

Contact du fonds de dotation: eglisepralognan@gmail.com

Posté le 7 décembre 2014 à 16h48 par Michel Janva | Lien permanent

Dieu peut être présent au coeur même du projet de la nation

PL'ouvrage publié sous la direction de Mgr Brincard (+) et du père Bernard Peyrous "Pourquoi prier pour la France", issu d'un colloque tenu au Puy-en-Velay en 2013, tombe à point, alors qu'une Neuvaine de 9 mois a démarré récemment.

Les contribution du cardinal Paul Poupard, du père Benoît-Dominique de la Soujeolle, de Jean-Romain Frisch, Marie-Thérèse Gille, du père Bernard Ardura, de Jean-François Chemain et Jean-Christophe Fromantin viennent répondre aux questions : Les nations ont-elles une vocation ? Dieu nourrit-il des projets pour la France ? Faut-il prier pour notre pays ?

Ainsi, le père Bernard Peyrous écrit :

"Une nation qui a derrière elle une longue histoire n'est pas seulement le produit du hasard et des forces obscures de l'histoire. Elle a une raison d'être, une manière à soi d'exister, un projet collectif éprouvé. Or Dieu peut être présent au coeur même du projet de cette nation. Celle-ci  peut ainsi être fille, non seulement des efforts des hommes, mais aussi de la Providence de Dieu. Elle peut porter en elle quelque chose d'à la fois humain et divin. Sa culture, le mot étant pris dans son sens le plus large, sa civilisation propre, peut être assumée par Dieu, amenée à un niveau supérieur, "assomptée" en quelque sorte. Elle entreprend alors un mystérieux dialogue avec Dieu, dialogue fait d'avancées et de reculs, d'infidélités et de conversions. C'est typiquement le cas de la France."

Posté le 7 décembre 2014 à 11h41 par Michel Janva | Lien permanent

Prière pour la France à Rennes

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Posté le 7 décembre 2014 à 11h31 par Michel Janva | Lien permanent

14 décembre : Meaux rend hommage à Mgr Marbeau

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Posté le 7 décembre 2014 à 10h57 par Michel Janva | Lien permanent

13 décembre : retraite de l'Avent à Pau

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Posté le 7 décembre 2014 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent

06 décembre 2014

Prendre le christianisme au sérieux

Prophétie admirable du cardinal Henri de Lubac en 1941 dans son ouvrage "La vocation de la France" :

September2« Une pensée m’est souvent venue à l’esprit au cours de ces derniers mois…Ce n’est qu’un rêve, mais il n’est pas absolument défendu d’en faire pourvu qu’ils ne masquent pas les conditions de la réalité...Je songeais donc à la force prodigieuse que serait pour le relèvement de notre pays et pour la pacification future du monde une génération de jeunes Français qui prendraient le christianisme au sérieux.

Les_veilleurs_drJe voyais ces jeunes Français réfléchissant sur les causes profondes de notre misère actuelle, décidés à y porter les vrais remèdes, désireux pour cela de se former d’abord eux-mêmes en même temps que d’acquérir chacun dans sa branche une compétence approfondie.

Libres et fiers dans le don d’eux-mêmes, ils n’étaient pas embrigadés, même pas organisés en un parti ; la plupart s’occupaient peu de politique, mais tous étaient d’un loyalisme sans reproche, tout entiers à leur tâche propre et à leur devoir social, toujours soucieux de rapports humains avec les hommes, très avertis des dangers spirituels qui nous menacent aujourd’hui.

Manifestation-tribunal_1177012Je ne les voyais pas tous croyants et pratiquants au sens courant de l’expression, mais, me rappelant le mot de Saint Augustin sur ceux qui paraissent être dans l’Eglise et qui en réalité sont dehors et sur ceux qui paraissent être dehors et qui en réalité sont dedans il me semblait que tous ces jeunes hommes étaient réellement chrétiens, et que c’était ce qui les rendait plus français, et que l’Eglise, qui a le droit d’anticiper, les reconnaissait tous pour siens. Et, portant mes regards dix ans, vingt ans, trente ans en avant, j’apercevais chacune de leurs activités, quoique sans plan concerté, rejoindre les activités des autres dans un réseau de plus en plus serré, chacune de leurs initiatives comme chacun de leurs exemples se réunir à ceux des autres pour en susciter d’autres encore. Ainsi surgissait un vaste et irrésistible mouvement d’où le pays sortait réconcilié, grandi, rendu à ses destinées, non pour des entreprises de conquête brutale ou de désordre, mais pour ajouter de nouveaux épisodes, plus beaux et plus féconds que tous les précédents, aux « GESTA DEI PER FRANCOS »… 

Posté le 6 décembre 2014 à 14h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

05 décembre 2014

Le cardinal Barbarin retourne en Irak

Du 5 au 7 décembre, une délégation lyonnaise d’une centaine de personnes se rend à Erbil, en Irak, auprès des populations déplacées, dans le cadre du jumelage Lyon-Mossoul. Le cardinal Philippe Barbarin, à l’initiative de ce voyage, explique :

"Vendredi 5 décembre, nous repartons en Irak, à Erbil, pour 48 heures. Il s’agit d’une nouvelle étape dans le jumelage initié en juillet dernier entre notre diocèse et celui de Mossoul, alors que les populations déplacées se comptent désormais par dizaines de milliers, que l’hiver se durcit… et qu’approche le 8 décembre, fête de l’Immaculée-Conception.

C’est un voyage sensible et crucial que je viens confier à la prière de chacun, en particulier à celle des communautés religieuses, des paroisses, des mouvements et des associations de notre diocèse, et de tous ceux qui le souhaitent.

Nous nous envolons avec une centaine de personnes volontaires pour intégrer ou accompagner cette délégation diocésaine. Pour chacune d’elles, c’est un engagement personnel et financier puisque toutes participent aux frais (celles qui peuvent donner plus aidant celles qui donnent moins).

Nous allons prier, non pas seulement pour nos frères d’Irak, comme nous sommes nombreux à le faire depuis ces derniers mois, mais prier avec eux, ensemble, dans une forme de pèlerinage où nous marcherons côte à côte.

Nous nous enrichirons beaucoup, je le sais, en participant à leur liturgie, leur tradition, leur spiritualité et en recevant le témoignage de leur foi. Nous leur proposerons aussi de prier comme nous le faisons à Lyon en ces jours si particuliers : nous remercions la Vierge Marie de nous avoir donné son Fils Jésus, et nous lui demanderons d’étendre sa protection maternelle sur nos frères d’Irak qui en ont tellement besoin. La Mission du 8 à Lyon a d’ailleurs édité des cartes « Merci Marie » en langue kurde, arabe et araméenne.

Nous voulons aider, c’est-à-dire contribuer au relogement de ces milliers de familles, chrétiennes ou non, qui ont tout perdu. Symboliquement, nous visiterons un complexe immobilier aménagé grâce au financement des fondations Saint Irénée et Mérieux et grâce aux subventions de la Ville, du Grand Lyon et du Conseil Régional. De l’argent, les Lyonnais en donnent. Même si cette question n’est pas première, il est essentiel que notre aide continue à leur parvenir pour les soutenir, à notre mesure, devant l’immensité de ce drame, pour leur permettre d’abord de rester chez eux.

Nous partons alerter, c’est-à-dire montrer le destin de ceux qui sont restés fidèles au Christ et qui pourraient être oubliés dans les méandres de l’Histoire. En allant à la rencontre de ces personnes déplacées, parquées dans des camps, affrontant l’hiver, nous savons, en réalité, que ce sont eux qui nous alertent sur l’état de notre société et de notre foi, eux qui ont préféré le choix de la conscience à celui des biens matériels, eux qui ont fait passer la vérité avant leurs intérêts particuliers. Ce sera le sens profond des bougies qu’ils allumeront devant leurs abris, comme les Lyonnais le font sur les fenêtres de leurs immeubles.

Quand trop souvent les images de haine viennent bousculer nos écrans, nous voulons que les artisans de paix se lèvent, sûrs qu’ « il vaut mieux allumer une lampe que maudire l’obscurité », sûrs aussi que nous sommes trop petits devant de tels enjeux. Nous nous en remettons au « Prince de la Paix », comme le dit Isaïe de cet Enfant que nous célébrons à Noël et qui va naître, lui aussi, loin de chez lui.

Mgr Louis-Raphaël Ier Sako, Patriarche des chaldéens, qui nous accueillera à Erbil, nous l’a dit depuis longtemps : « Ce qui nous manque le plus, c’est votre proximité, votre solidarité. Nous voulons avoir la certitude que nous ne sommes pas oubliés ! »

Chers frères et sœurs d’Irak, nous venons, vous témoigner de cette « proximité ». Et puisque le diocèse de Mossoul ne peut venir à Lyon, comme le voudrait n’importe quel autre jumelage, c’est un peu du diocèse de Lyon qui vient jusqu’à vous.

Nous ne vous oublions pas. Soyez sûrs de notre amitié fraternelle dans le Seigneur.

Merci Marie ن !"

Une procession mariale aura lieu à d’Erbil samedi 6 décembre, retransmise en direct à 17h00, à la primatiale Saint-Jean, Lyon 5ème.

Posté le 5 décembre 2014 à 14h30 par Michel Janva | Lien permanent

La Neuvaine : Une génération s’est levée

Né en 1971 et prêtre depuis 2001, l’abbé Philippe de Maistre appartient au diocèse de Paris. Actuellement aumônier général du collège Stanislas, il est particulièrement impliqué dans l’éducation. C’est ainsi qu’il a été engagé auprès des jeunes dans la paroisse de St Pierre du Gros caillou, à Saint Louis de Villemomble dans le diocèse de Saint Denis ou encore au Sacré Cœur de Bruxelles. Il accompagne par ailleurs divers mouvement, dont « A Bras ouverts » et le groupe « Courage ». Il est l'auteur de la méditation de la semaine de La Neuvaine.

« Tous ces jeunes gens vêtus de blanc, qui sont-ils, et d'où viennent-ils ? »

Je lui répondis : « C'est toi qui le sais, mon Seigneur. »

(Ap XVI,14)

N« Tous ces jeunes gens… Qui sont-ils D’où viennent-ils ? » Nuit après nuit, policiers, journalistes et badauds se posèrent cette question à la vue des « veilleurs », ces jeunes gens dignes et lumineux, assis dans les rues de Paris pendant que, à l’Assemblée nationale ou sur les plateaux de télévision, certains de leurs aînés débattaient du « mariage pour tous ».

« Qui sont-ils, D’où viennent-ils ?... » Cette même question avait déjà saisi les observateurs incrédules devant la ferveur des foules bigarrées qui envahissaient les rues et le métro parisiens lors des JMJ d’août 1997.

« Ces jeunes gens. Qui sont-ils ?...

- C’est toi Seigneur qui le sait ».

Oui Seigneur, Tu sais quelle jeunesse tu as toi-même suscité au cœur de notre vieille terre de France ! Une jeunesse ardente et généreuse, aux antipodes de la fameuse « génération Y », prétendument consumériste, hédoniste et narcissique, à laquelle on voudrait parfois la réduire.

Une génération s’est donc levée. Préparée dans la ferveur des grands rassemblements et dans le silence de la prière, elle a pris peu à peu conscience d’elle-même, au contact notamment d’un vieil homme vêtu de blanc et venu de Pologne qui sut tant de fois l’apostropher : « Chers jeunes de France, vous êtes les hommes et les femmes de demain ; dans vos cœurs et dans vos mains est contenu l’avenir. À vous, Dieu confie la tâche, difficile mais exaltante, de collaborer avec Lui pour édifier la civilisation de l’amour… »

En s’adressant ainsi à elle, cet homme – un père, un vrai ! – confiait enfin son espérance à cette jeunesse, l’arrachant ainsi au triste « jouir sans entraves »  et à l’hébétude dans lesquels l’avait engluée la génération issue de mai 68 : « Plus que jamais, il est urgent que vous soyez les “sentinelles du matin”, les guetteurs qui annoncent à l’humanité les premiers feux de l’aurore et le nouveau printemps de l’Evangile que l’on voit déjà poindre. L’humanité a un impérieux besoin du témoignage de jeunes libres et courageux qui osent aller à contre-courant et proclamer avec force et enthousiasme leur foi en Dieu, Seigneur et Sauveur. »

Vierge Marie,

Notre Dame de l’Avent,

Nous te confions la jeunesse de notre pays.

Donne-lui de scruter les signes annonciateurs de l’aurore.

Viens la soutenir dans son élan.

Qu’à sa suite, les plus anciens se laissent éveiller, réveiller.

Que pasteurs, prêtres et évêques

L’accompagnent avec bienveillance et discernement.

Que responsables et dirigeants se laissent interpeller par elle.

Qu’enseignants, professeurs et éducateurs 

assument leur mission de guides et d’éveilleurs de conscience.

Que se lève au sein de cette jeunesse,

les guetteurs qui annoncent à l’humanité

les premiers feux de l’aurore et le nouveau printemps de l’Evangile

que l’on voit déjà poindre.

Amen

Posté le 5 décembre 2014 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

04 décembre 2014

Un droit fera-t-il oublier la dureté des 8 millions d’avortements depuis 1974 ?

Dans un communiqué diffusé aujourd'hui Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Etienne, fidèle depuis plusieurs années à la Marche pour la vie (la prochaine sera le 25 janvier 2015) condamne la résolution votée à l'Assemblée nationale :

Lebrun2"Je ne saurai jamais ce que vivent des femmes en grande difficulté ; pourtant je veux affirmer que le droit à l’avortement est un leurre. Il réduit au silence les plus faibles, les enfants dans le sein de leur maman, les enfants de leur papa curieusement absent de la loi. « Ce que vous ferez au plus petit, c’est à moi que vous le ferez », dit Jésus dans l’Evangile. Y a-t-il plus petit dans notre humanité que l’embryon de 3 jours, 5 ou 12 semaines, le fœtus de 4 ou 9 mois ?

Quelle différence entre l’enfant conçu depuis 12 semaines et celui conçu depuis 13 semaines ? Rien, dit la science, sinon que le premier est plus faible, plus petit ! Les parlementaires d’aujourd’hui décident arbitrairement de supprimer toute protection aux plus faibles des humains. C’est une tromperie. Qui sont-ils pour décider que celui-ci est un être humain digne de la plus grande protection un jour, et le placer sans aucune protection la veille ?

Il ne peut y avoir de tri parmi les enfants à naître. L’enfant handicapé n’est-il pas un être humain comme les autres ? D’ailleurs, notre société déploie de justes efforts envers les personnes atteintes d’un handicap. De même, qui s’insurge contre le jugement porté sur les femmes qui font le choix de l’accouchement sous X, et donc du don pour l’adoption, plutôt que l’avortement ? Qui s’étonne que ce choix soit considéré comme plus grave envers son enfant que de lui ôter la vie ?

Qui sommes-nous pour décider qui a le droit de vivre ? Aimer, protéger, accueillir l’enfant depuis sa conception est la seule attitude humaine cohérente, à moins de se prendre pour Dieu. Il y va de l’avenir de notre société, de la vérité de notre lutte pour les plus pauvres quels qu’ils soient. Cette cohérence, évidemment, va avec toute l’attention à porter aux femmes en grande difficulté, en particulier les très jeunes.

Que signifie, face à l’embryon, le droit de la femme à disposer de son corps ? Notre corps est un don pour la vie. L’enfant à naître est « son » enfant, celui de la femme enceinte, mais il est aussi l’enfant de son père, à égalité. En fait, pour la science, c’est un être vivant, autonome, de l’espèce humaine comme le prouve la fécondation in vitro. L’enfant est nourri à travers le corps de la maman, comme il le sera différemment dans les premiers mois après sa venue au monde. Les neuf mois d’intimité ne sont pas un droit de vie ou de mort, à moins de transformer la joie en angoisse.

Pourquoi cache-t-on les conséquences psychologiques, sociales et économiques des avortements ? Quel média relaie les innombrables dépressions qu’ils engendrent ? Quel sociologue peut dire ouvertement ce que serait notre société sans l’avortement ? Combien de couples avec ou sans enfants auraient pu adopter, par exemple ? Quel ministre dit à quoi aurait pu servir le milliard dépensé par la sécurité sociale, pour aider les femmes dans la détresse ou les parents d’enfants handicapés ? Ces silences sont des tromperies.

Disciples de Jésus, les chrétiens veulent choisir la vie, choisir les plus petits. C’est leur joie la plus profonde. « J’étais nu et vous m’avez habillé », dit Jésus. Je remercie toutes les femmes et tous les hommes qui choisissent la vie, je remercie toutes les personnes qui viennent au secours des femmes et des hommes tentés par l’avortement jamais choisi par plaisir. Je remercie les écoutants de l’association Nouvelle étape. Parmi d’autres, ils ouvrent leur cœur et leur savoir-faire pour aider celles qui hésitent ou qui ont subi un avortement. Je remercie aussi ceux qui s’attaquent aux vraies causes : la misère économique et morale, la pornographie, les pressions et les violences faites aux femmes, les carences éducatives, et l’oubli du Créateur.

Comme le disait Simone Veil à la tribune de l’assemblée, l’avortement est toujours un drame. Que signifie un droit au drame ! Comme le dit le Pape François, « quelle horreur … », y aurait-il un droit à l’horreur ? Comme le disent des professionnels, « c’est trop dur de pratiquer des avortements » … Un droit fera-t-il oublier la dureté des 8 millions d’avortements depuis 1974 ? Comme en témoignent tant de femmes 5, 10, 15 ans après, ou même plus tard, l’avortement est une blessure à vie … Qu’est-ce qu’un droit d’être blessée à vie ?

Aimer le plus petit, c’est aussi ne condamner personne, comprendre, autant que possible, les parents confrontés à la question de l’avortement. Je redis que le pardon est ouvert à tous. Je ne peux ressentir ce que vit une femme en grande difficulté, mais je suis témoin du magnifique relèvement de femmes qui ont pris le beau chemin du pardon. Je remercie les prêtres qui transmettent le pardon de Dieu et sont témoins de sa miséricorde.

Que Dieu pardonne notre société quand elle refuse la vie ! Que Dieu nous donne courage pour choisir le plus faible !"

Posté le 4 décembre 2014 à 22h32 par Michel Janva | Lien permanent

6 décembre : rosaire pour la France à Metz

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Posté le 4 décembre 2014 à 07h00 par Michel Janva | Lien permanent

30 novembre 2014

La Bible lue pendant 140 heures par 650 personnes

Dans la cathédrale de Vannes à partir de dimanche, à 17 h et jusqu'au dimanche 6 décembre.

Posté le 30 novembre 2014 à 15h30 par Michel Janva | Lien permanent

Les festivités de la Saint Nicolas en Lorraine

La 769ème grande procession ancestrale de la Saint Nicolas se déroulera le samedi 6 décembre 2014 à 20h30 à la basilique. Les portes seront ouvertes à 19 h 30.

Comme chaque année, la basilique illuminée de mille bougies, accueillera les fidèles venus de tous horizons pour vénérer le saint patron de la Lorraine. La communauté responsable du pèlerinage, vous invite à participer nombreux à cette grande procession aux flambeaux.

La célébration sera présidée cette année par Monseigneur Stéphan ACKERMANN, évêque de Trèves et Monseigneur Jean-Louis PAPIN, évêque de Nancy et Toul, Primat de Lorraine.

Ce même samedi 6 décembre à 15 h 00 et 15h30, il est proposé un temps de prière autour de St Nicolas devant la chapelle patronale de la basilique, à 16 h 00, vêpres de St Nicolas.

Le dimanche 7 décembre 2014 ce seront les enfants qui honoreront et chanteront leur saint patron à partir de 15 h 00 à la basilique. Cette cérémonie est réservée aux enfants. Ces derniers participeront à la procession, éventuellement accompagnés des parents et amis.

A l’issue de ces deux célébrations du samedi et du dimanche, les personnes qui le désirent pourront recevoir la manne.

Pour un bon accès à la basilique il est recommandé de ne pas chercher à stationner aux alentours de l’édifice.

Le chant de la procession :

 

Refrain : 
Saint Nicolas, ton crédit d'âge en âge,
a fait pleuvoir tes bienfaits souverains.
Viens, couvre encor' de ton doux patronage,
tes vieux amis les enfants des Lorrains.
 
Couplet 1
De tes bienfaits, célébrant la mémoire
nous voulons tous à jamais te bénir.
Ce sanctuaire est empreint de ta gloire,
il en redit l'immortel souvenir.
 
Couplet 3
Viens nous bénir de ta main paternelle;
garde en nos cœurs le dépôt de la Foi.
Pour mériter la couronne éternelle,
ô Saint Patron, nous espérons en toi.
 
Couplet 18
Veille toujours sur la barque de Pierre,
et pour son chef, daigne entendre nos vœux;
demande à Dieu, qu'avant l'heure dernière,
il puisse enfin revoir des jours heureux.

Posté le 30 novembre 2014 à 10h11 par Michel Janva | Lien permanent

14 décembre : messe pour le Père Delarue, ancien aumônier du 1er R.E.P

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Posté le 30 novembre 2014 à 08h43 par Michel Janva | Lien permanent

29 novembre 2014

Ouverture de l'année de la vie consacrée

Message de Monseigneur Legrez, archevêque d’Albi et dominicain, à l’occasion de l’ouverture de l’année de la Vie consacrée :

"« Tu m’as séduit Seigneur, et je me suis laissé séduire » (Jérémie 20, 7)

TPour toute la catholicité, à la demande du Pape François va s’ouvrir avec l’Avent une année de la Vie consacrée qui se prolongera jusqu’au 2 février 2016. Ce sera pour tous les baptisés une excellente occasion de mieux connaître ce trésor précieux pour la vitalité de l’Église, ce “don de la Trinité”, véritable “resplendissement de la bonté divine”selon les Pères de l’Église.

Saint Jean-Paul II dans “Vita Consecrata”, magnifique exhortation apostolique sur la vie consacrée et sa mission dans l’Église et le monde, a pu écrire : “Dans la vie consacrée, il ne s’agit pas seulement de suivre le Christ de tout son cœur, en l’aimant “plus que son père ou que sa mère, plus que son fils ou que sa fille”(Mt 10, 37), comme il est demandé à chaque disciple, mais de vivre et d’exprimer cela par une adhésion qui est “configuration” de toute l’existence au Christ, dans une orientation radicale qui anticipe la perfection eschatologique [celle du ciel], selon les différents charismes et pour autant qu’il est possible d’y parvenir dans le temps” (n° 16). À l’appel du Père, il s’agit de répondre en imitant le Fils en entretenant une relation étroite avec l’Esprit Saint.

Quelle que soit la forme que peut prendre la vie consacrée, du chartreux au membre d’un institut séculier, à travers les apostolats les plus divers, il s’agit toujours “d’adopter la forme de vie pratiquée par Jésus”(V.C. n° 31) et d’annoncer ainsi la cité céleste où Dieu sera tout en tous. De manière prophétique la vie consacrée rappelle aux chrétiens, comme à toute personne de bonne volonté, que l’homme est fait pour Dieu et qu’il est sans repos tant qu’il ne repose en Lui, selon la belle conviction de saint Augustin.

C’est seulement par une docilité la plus continuelle possible à l’Esprit Saint que les personnes consacrées peuvent atteindre dans leur état la sainteté, qui est la vocation commune à tous les baptisés. L’Esprit-Saint participe autant à l’appel qu’à la réponse positive et à la maturation de la donation. Comme pour tout baptisé, l’Esprit Saint agit en pédagogue avisé en faveur des consacrés, qui acceptent d’être conduits par Lui. “En se laissant guider par l’Esprit pour avancer constamment sur un chemin de purification, les consacrés deviennent, jour après jour, des personnes christiformes, prolongement dans l’histoire d’une présence spéciale du Seigneur ressuscité” (V.C. n°19). En quittant tout et en imitant de près le Seigneur Jésus, les consacrés reflètent les splendeurs de l’amour divin.

Il me semble que cette extraordinaire vocation est aujourd’hui trop méconnue, des plus jeunes générations en particulier. L’année de la vie consacrée proposée par le Pape François doit permettre une meilleure appréciation de l’importance de cet engagement et de sa fécondité dans la communion des saints. Devenir une mémoire vivante de l’existence et de l’action du Sauveur est en outre un chemin de bonheur pour ceux et celles qui y sont appelés. [...]"

Posté le 29 novembre 2014 à 07h13 par Michel Janva | Lien permanent

28 novembre 2014

La Neuvaine : Saint Jean-Paul II et la France

La méditation de cette semaine est écrite par l'abbé Eric Iborra, vicaire à la paroisse Saint-Eugène :

N""Marie, Reine de Pologne, je suis près de toi, je me souviens de toi, je veille". Lorsque saint Jean-Paul II se rendit à Paris en tant que pape, cet appel de Jasna Gora – l'invocation séculaire et tutélaire de tout un peuple à la Vierge – devait l'habiter en considérant cette France dont il avait, jeune séminariste, tant reçu, à travers sa culture et les saints qui façonnèrent l'identité spirituelle de notre pays. Le pape polonais commença par rappeler que nous sommes les héritiers d'une culture qui ne saurait être exclusivement profane puisqu'elle a noué, historiquement, des liens multiples avec l'Evangile. Don qui appelle à la responsabilité. Porteuse depuis si longtemps d'une culture marquée par l'Evangile, la France, en tant que nation, ne peut se comprendre qu'ouverte sur les autres peuples. D'où la solennelle interrogation du Bourget : "France, fille aînée de l’Église et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l'homme, à l'alliance avec la Sagesse éternelle ?".

Quel est-il ce bien de l'homme ? Tout d'abord l'homme n'est pas une énigme, il est un mystère : "L'homme n'a de sens dans le monde que comme image et ressemblance de Dieu". Enraciné dans la nation qui en tant que communauté historique le garantit déjà dans une certaine mesure de la tentation du solipsisme – c'est la base du véritable patriotisme, distinct de sa caricature, le nationalisme –, l'homme doit encore s'ouvrir à la question décisive de l'Evangile, la question pétrinienne et plus encore mariale par excellence : "Aimes-tu ? M'aimes-tu ?". "C'est seulement grâce à cette question que la vie vaut la peine d'être vécue". C'est pourquoi il disait aux jeunes : "Vous valez ce que vaut votre cœur". Puis il contemplait tous ceux qui au cours de notre histoire ont répondu à cette question, les saints, eux qui sont l'âme de notre patrie, eux qui ont reçu pour donner et pour servir. Des saints toujours actuels parce qu'ils se sont rapprochés de Dieu et de son éternité : "Les saints ne vieillissent pas. Témoins de la jeunesse de l’Église, ils ne deviennent jamais des personnages du passé. Ils sont toujours l'avenir évangélique de l'homme, les témoins du monde futur", en particulier les femmes, gardiennes de la vie, "sentinelles de l'invisible".

Le Pape savait aussi que nous sommes toujours tentés sur nos dons les meilleurs. "Ce grand jubilé du baptême, disait-il à Reims, doit vous amener à dresser un vaste bilan de l'histoire spirituelle de l'âme française. Vous vous souviendrez certes de temps obscurs, de bien des infidélités et des affrontements, conséquences du péché. Mais vous vous souviendrez que toute traversée de l'épreuve est un appel pressant à la conversion et à la sainteté, afin de suivre jusqu'au bout le Christ qui a livré sa vie pour le salut du monde. C'est quand la nuit nous enveloppe que nous devons penser à l'aube qui poindra, que nous devons croire que l'Église chaque matin renaît par ses saints. Qui l'a une fois compris, disait Bernanos, est entré au cœur de la foi catholique, a senti tressaillir dans sa chair mortelle une espérance surhumaine". Echo des premières paroles qu'il nous adressait en 1980 : "La voie de l'Evangile ne passe pas par la résignation, les renoncements ou les abandons. Elle ne se résout pas à l’affadissement du sens moral, et elle souhaiterait que la loi civile elle-même aide à élever l’homme. Elle ne cherche pas à s’enfouir, à demeurer inaperçue, mais elle requiert au contraire l’audace joyeuse des Apôtres. Elle bannit donc la pusillanimité, tout en se montrant parfaitement respectueuse à l’égard de ceux qui ne partagent pas le même idéal".

Par l'intercession de ce grand Pape maintenant canonisé, confions à la Vierge qu'il a tant aimée la fécondité de l'Evangile dans les âmes de nos contemporains. Pour la sauvegarde temporelle de notre patrie et le salut spirituel de ses membres, nous pourrions faire nôtre l'appel de Jasna Gora : "Marie, Reine de France, je suis près de toi, je me souviens de toi, je veille"."

Posté le 28 novembre 2014 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

156 veillées de prière pour la vie

156 lieux de prière pour la Vie sont référencés. Il n'y a pas que des veillées : il y a aussi des messes et des temps de prière pour la Vie dans les 156 lieux.

Combien y en aura-t-il ce soir ?

V

Posté le 28 novembre 2014 à 07h16 par Michel Janva | Lien permanent

27 novembre 2014

Mgr Jean-Pierre Grallet nettoie l'autel profané

Ce matin, devant une centaine de fidèles, Mgr Grallet, archevêque de Strasbourg, a lavé l'autel profané par une Femen au cours d'une messe de réparation.

Mgr-grallet-nettoyant-l-autel-de-la-cathedrale-ce-matin-lors-d-une-messe-de-quot-reparation-quot

Posté le 27 novembre 2014 à 21h45 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (5)

26 novembre 2014

Mgr Vingt-Trois : l’avortement ne concerne pas seulement le corps des femmes

Extrait de l’entretien du cardinal André Vingt-Trois du 21 novembre sur Radio Notre-Dame.

André VT"Quarante ans, cela fait une génération, donc on a un peu de recul par rapport aux intentions exprimées par la loi Veil et aux espérances qu’elle avait pu susciter chez un certain nombre de gens. On voit qu’elle n’a pas répondu à cet objectif. Si l’on considère, ce qui est toujours sujet à discussion, que les chiffres donnés au moment de la loi Veil sur les avortements clandestins -c’est toujours difficile de déchiffrer les avortements clandestins par définition- mais enfin, si on accepte les chiffres donnés à ce moment-là, on s’aperçoit que contrairement au souhait qui avait été exprimé par Mme Veil et par la loi qu’elle a fait voter, les avortements ne sont pas en régression. Et donc, le fait d’avoir dépénalisé l’avortement n’a pas été une mesure palliative, cela a été au contraire une mesure incitative.

Deuxièmement, c’est la dérive qui s’est produite depuis la loi de dépénalisation jusqu’à l’affirmation de l’avortement comme un droit fondamental de la liberté féminine. Or l’avortement, que je sache, n’est pas simplement une question qui concerne le corps des femmes, c’est une question qui concerne un couple, qui concerne au moins deux personnes, et qui concerne l’ensemble de la société. Et donc présenter l’avortement comme un acte égalitaire et libérateur, c’est une entreprise idéologique mais elle ne résiste pas à l’examen.

Troisièmement, c’est l’oubli, l’occultation et la dissimulation complète des conséquences tragiques de l’avortement que nous connaissons bien quand on rencontre des femmes qui l’ont subi."

Posté le 26 novembre 2014 à 22h43 par Michel Janva | Lien permanent

Reportage sur le miracle présumé de Créteil dû au P. Popieluszko

En 2001, François A. tombe malade. Les médecins diagnostiquent une forme atypique de leucémie. 11 ans plus tard, le cancer se généralise. Alors âgé de 55 ans, François A. perd toute autonomie physique et mentale. Les pompes funèbres sont prévenues, il vit ses dernières heures…

Le P. Bernard Brien a été ordonné quelques mois plus tôt. L’aumônerie de l’hôpital l’appelle pour donner les derniers sacrements à François A. Nous sommes le 14 septembre 2012, date anniversaire du P. Brien et du P. Jerzy Popieluszko, prêtre polonais, assassiné en 1984 par le régime communiste de Pologne. Le clerc français invoque alors ce dernier et lui demande la grâce de la guérison pour le malade.

Une semaine plus tard, les médecins constatent un recul des cellules cancéreuses. En janvier 2013, la rémission est complète.

Reportage de reinformation.tv :

« Miracle » de Créteil : sur les traces du P. Popieluszko from Reinformation.tv on Vimeo.

Posté le 26 novembre 2014 à 21h52 par Michel Janva | Lien permanent

Le diocèse aux Armées ouvre son séminaire

Lu dans Chrétiens dans la cité (version papier) :

"Le diocèse aux armées vient d'ouvrir son propre séminaire. Les huit jeunes qui envisagent ce ministère commencent par une année de fondation spirituelle à la Maison Saint Augustin (propédeutique du diocèse de Paris). Ils poursuivent leur formation dans la maison Saint-Bernard (Paris 5e) en lien avec le séminaire de Paris et la Faculté de théologie de l’École Cathédrale (Collège des Bernardins). Auparavant, les futurs aumôniers militaires étaient dispersés dans des différents séminaires, sans formation adaptée."

Posté le 26 novembre 2014 à 16h43 par Michel Janva | Lien permanent

139 Veillées pour la Vie !

Il y a toujours des départements vides : il est encore temps d'en organiser ! Atteindrons-nous les 150 ?

 

Posté le 26 novembre 2014 à 09h55 par Marie Bethanie | Lien permanent

24 novembre 2014

Avortement : c’est à notre accueil de la vie qu’on reconnaîtra notre justice

Le Père Matthieu Villemot du diocèse de Paris, enseignant en philosophie et éthique biomédicale, diffuse cette note, avant le vote par l'Assemblée nationale de la résolution sur l'avortement :

A"Une résolution va être présentée à l’Assemblée nationale réaffirmant plus que jamais l’IVG comme un droit fondamental et inconditionnel des femmes, indispensable à leur liberté et leur égalité. Encore une fois nous voulons redire ici combien ce raisonnement est déséquilibré. L’accueil de la vie ne peut pas être instrumentalisé ni réduit à la question de la condition féminine, c’est une question centrale de toute civilisation juste. La « civilisation de la mort », dénoncée par Paul VI, aboutit à une société inquiète, une fraternité blessée.

Le projet affirme que « le droit universel des femmes à disposer librement de leurs corps est une condition indispensable pour la construction de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ». Dans la logique du texte, qui ne parle jamais de naissance, de maternité, d’amour, ce « droit universel des femmes » est entièrement réduit à l’élargissement du droit à l’IVG, comme si la femme qui donne la vie avait un rapport moins libre à son corps. Comme si donner la vie était une contrainte, une inégalité, comme si laisser naître l’enfant n’était pas vraiment un droit. Certains psychologues parlent du premier IVG comme d’une « initiation à la féminité ».

L’accueil de l’enfant concerne au premier chef la mère avec l’embryon, personne humaine. Mais il concerne aussi le géniteur. Au lieu de déresponsabiliser plus que jamais le géniteur des conséquences de son acte, il faut rappeler son obligation de justice et de compassion envers la femme. L’égalité hommes-femmes suppose que la grossesse soit vécue en couple. Le corps humain (masculin ou féminin) est par essence ouvert à la communion et à la solidarité avec l’humanité. La grossesse en est le suprême symbole.

Le projet affirme encore « le rôle majeur de la prévention, et de l’éducation à la sexualité, en direction des jeunes ; (…) la nécessité de garantir l’accès des femmes à une information de qualité, à une contraception adaptée, et à l’avortement sûr et légal ». Pendant longtemps, la contraception a été présentée comme seule alternative à l’IVG. Cette fois, le texte pose directement l’un et l’autre comme des options de même valeur. Contraception et méthodes abortives seront présentées aux femmes (mineures incluses) comme deux solutions équivalentes. C’est à peine s’il est encore permis de chercher des moyens pour faire baisser le nombre d’IVG. Il s’agit là d’une grave désinformation qui dénie les conséquences physiques et psychiques que peut avoir une IVG. Loin d’être formée, la conscience des jeunes sera faussée. Le choix tant vanté de la femme s’en trouve vicié à la base.

L’avortement avait été un délit, puis une tolérance, il est devenu un droit. Le voici pilier de la condition féminine, plus banalisé que jamais. Bientôt, ce sera un devoir et une autre résolution culpabilisera les femmes qui ont librement choisi de ne pas avorter. Au contraire, c’est à notre accueil de la vie qu’on reconnaîtra notre justice."

Posté le 24 novembre 2014 à 14h55 par Michel Janva | Lien permanent

Emile Poulat, RIP

PL'historien et sociologue Emile Poulat, spécialiste du catholicisme et de la laïcité, est mort samedi à son domicile parisien à l'âge de 94 ans.

Né le 13 juin 1920 à Lyon, Emile Poulat a été ordonné prêtre en 1944. Mais, partageant l'aventure et la position des prêtres-ouvriers insoumis à Rome, il a quitté le clergé, puis s'est marié en 1955. Docteur en théologie en 1950, Emile Poulat a été le cofondateur du premier groupe de sociologie des religions au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) dès 1954.

Il a ensuite consacré sa vie à l'étude et à ses publications, très nombreuses, notamment dans les domaines de la sociologie historique du catholicisme et de l'analyse de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat.

La Communauté de Sant'Egidio communique :

"Nous avons la douleur de vous faire part du décès, samedi 22 novembre, de notre grand ami le Professeur Emile Poulat. Avec lui disparaît un illustre savant, une mémoire du XXème siècle et de l'Eglise et un fidèle compagnon de la Communauté de Sant'Egidio.Ses obsèques se dérouleront mercredi 26 novembre à 15h dans l'église Saint-Séverin à Paris."

C'est l'occasion de relire le débat qu'il avait eu face à Jean Madiran, dans La Nef, sur le modernisme.

Posté le 24 novembre 2014 à 07h42 par Michel Janva | Lien permanent

23 novembre 2014

L'Eglise en France veut rendre à Noël son sens religieux

Le cardinal André Vingt-Trois veut que Noël retrouve son sens chrétien et organise à cet effet une mission d'évangélisation :

"A Noël, on fête la naissance de Jésus. Cela va sans dire ? Ça va mieux en le disant, estime l'Église catholique, qui prend cette année des initiatives pour rappeler, dans une France sécularisée, le sens chrétien d'une fête qu'elle n'entend pas abandonner aux marchands. Le diocèse de Paris, le plus important de France avec sa centaine de paroisses, a prévu une opération inédite durant tout l'Avent, le temps liturgique qui prépare à Noël et s'ouvre dimanche prochain.

En avance sur le calendrier, le cardinal André Vingt-Trois a présidé samedi une "fête" à la cathédrale Notre-Dame et sur son parvis, envoyant en mission des représentants de chaque paroisse munis symboliquement d'un bâton de pèlerin et d'une lanterne. "Cette lumière peut paraître faible, comparée à la débauche d'illuminations que produit le commerce urbain" mais "elle est le signe de la présence du Christ", a fait valoir l'archevêque de Paris."[...]

Posté le 23 novembre 2014 à 23h01 par Marie Bethanie | Lien permanent

22 novembre 2014

La Nouvelle République, le curé et le Téléthon

La Nouvelle République s'en prend au curé du Vouvrillon, car il refuse le Téléthon dans ses églises. A Monnaie, il a refusé d’accueillir une chorale au profit de l’association. Prêtre de la communauté Saint-Martin, Don Geoffroy Bohineust ne souhaite pas que la chorale se produise à l'église le 6 décembre, au profit du Téléthon.

En réaction, le maire Olivier Viémont (divers droite), a fait savoir que la municipalité « appliquera strictement les lois républicaines de 1905 vis-à-vis de l'Église ».

"La municipalité est propriétaire de l'église, la paroisse en est affectataire, selon la loi. La commune n'a aucune obligation de participer aux frais de fonctionnement (lumière, chauffage…), elle le faisait jusqu'ici, et même un peu plus… Si la ligne de partage est rompue, nous assurerons nos obligations de clos et de couvert, et c'est tout."

Le curé explique :

« C'est vrai, j'ai refusé l'organisation d'un concert à l'occasion du Téléthon. Les options de recherche et de pratique de cette organisation ne sont pas conformes à la position de l'Église ».

Il fait ainsi référence à la recherche destructrice d'embryons humains.

Suite à la polémique, le diocèse de Tours a publié cette réaction dans sa lettre hebdomadaire :

"Suite à un article publié dans la Nouvelle République ce vendredi 21 novembre, il nous a semblé utile de citer le texte ci-dessous ...

"Nous pensons d’abord aux jeunes malades et à leurs familles, à leurs espoirs de guérison et à leur courage. Nous admirons la générosité qui anime ceux qui participent au Téléthon et nous n’avons pas l’intention de jeter le discrédit sur cette générosité qui porte des fruits.

Des chrétiens nombreux se joignent à ce grand mouvement de solidarité comme à d’autres initiatives qui ne sont pour autant ni confessionnelles ni implantées dans des organisations ecclésiales.

Mais la générosité ne légitime pas tout. Nous souhaitons donc que chacun réfléchisse et que soient entendues les graves questions que nous avons soulevées : tri embryonnaire, utilisation des cellules embryonnaires et médiatisation de jeunes malades. Ces questions ne sont pas seulement les nôtres, mais nous devons les formuler. "

Cardinal André Vingt--Trois, en avril 2008, dans son discours de clôture de l’Assemblée plénière des évêques de France...

Posté le 22 novembre 2014 à 17h03 par Michel Janva | Lien permanent

La Conférence épiscopale dénonce la résolution sur l'avortement

Mgr Guy de Kérimel, évêque de Grenoble-Vienne et Président du groupe de travail de la Conférence des Evêques de France sur le « Phénomène social de l’avortement  et enjeux éducatifs » déclare :

Kérimel"Le Parlement se prépare, ces jours-ci, à voter une résolution pour réaffirmer solennellement, à l’occasion de l’anniversaire de la loi Veil, le droit fondamental à l’avortement. Cette surenchère pour imposer l’avortement comme un acte médical banal au service de la liberté des femmes dit la difficulté à fonder de manière solide ce « droit fondamental ». Un droit humain peut-il reposer sur la négation du droit à la vie d’autres êtres humains au tout début de leur existence et de leur croissance ? Nous sommes tous passés par le stade embryonnaire, l’aurions-nous oublié ?

Certes, la promotion de la liberté des femmes et de l’égalité homme/femme sont des causes justes auxquelles on ne peut que souscrire, mais de quelle liberté parle-t-on ? Quand on lit le récit de bon nombre de femmes qui ont avorté, on entend leur angoisse, la pression de l’entourage, souvent du géniteur, et la souffrance qu’elles éprouvent durablement d’avoir été amenées à commettre un acte qu’elles ressentent comme grave. Pour certaines c’est une véritable descente aux enfers : des sociologues, des psychologues et des psychanalystes, hors de toute référence religieuse, connaissent ces situations douloureuses. Pourquoi le traumatisme post-abortif est-il laissé sous silence ou simplement nié ? Peut-on parler de liberté quand la parole est interdite ?

Oui, la liberté doit être le fondement des relations homme/femme, et de la maternité. L’amour entre deux personnes humaines inclut la liberté s’il se veut pleinement humain ; la paternité et la maternité requièrent, elles aussi, l’engagement des libertés. Dans les deux cas, il s’agit d’une liberté responsable, une liberté qui s’engage par le dialogue et conduit à une parole donnée.

C’est donc en amont qu’il faut travailler à la promotion de la liberté des femmes et à l’égalité homme/femme, pour qu’une grossesse ne devienne pas comme une agression qui justifierait une légitime défense en supprimant « l’agresseur » bien innocent, à qui l’on fait porter les conséquences de comportements irresponsables."

Posté le 22 novembre 2014 à 15h19 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Jean-Pierre Batut nommé évêque de Blois

L'évêque auxiliaire de Lyon vient d'être nommé à la succession de Mgr de Germiny, atteint par la limite d'âge.

Posté le 22 novembre 2014 à 14h51 par Michel Janva | Lien permanent

Notre-Dame de Paris : le sapin offert par Moscou

Moscou offrira à Paris le sapin qui ornera le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, sur l’île de la Cité. Le sapin géant de Noël du parvis de Notre-Dame a toujours été installé aux frais de la paroisse locale. Toutefois, des difficultés ayant été rencontrées cette année lors de la collecte des fonds, la partie russe a décidé de prêter main forte. Samedi, le sapin sera illuminé par l’ambassadeur de Russie en France Alexandre Orlov et le recteur de Notre-Dame de Paris Monseigneur Jacquin. 

Posté le 22 novembre 2014 à 11h06 par Michel Janva | Lien permanent

21 novembre 2014

23 novembre : clôture de l'année St Louis à Versailles

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Posté le 21 novembre 2014 à 19h32 par Michel Janva | Lien permanent

Cardinal Barbarin : la Marche pour la vie touche plus qu'on ne le croit

L’exposition “ Jérôme Lejeune : une découverte pour la vie” s’arrête à Lyon du 24 novembre au 3 décembre. Mgr Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, inaugurera l’exposition. Il déclare notamment :

"Quel message pouvez-vous passer aux chrétiens découragés par l’emprise de la culture de mort dont les promoteurs sont majoritaires et qui structure l’opinion, alors qu’elle détruit la société, les familles, les personnes ?

BJe commencerais par dire qu’un tel dérèglement est certainement la conséquence de grandes souffrances, plus ou moins conscientes, et qu’il faut prendre le temps de les écouter et de les comprendre, au lieu de répéter et affirmer des principes, ce qui ne servira qu’à aggraver les clivages et la violence. J’ajouterai aussi que le découragement, non seulement est un péché, mais qu’il en entraîne beaucoup d’autres, comme la lâcheté, la démission Le Seigneur ne nous a pas chargé de convaincre ni de gagner. Il ne nous a pas assuré le succès. Il nous a demandé d’aimer tout le monde, comme lui-même nous a aimés (et c’est vraiment un commandement qui est au-delà de nos forces, s’il ne vient pas le vivre en nous). Et il nous a donné comme consigne - c’est même sa dernière phrase sur terre : « Vous serez mes témoins », et juste avant : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint Esprit » (Act 1, 8). Nous avons donc, à chaque génération, « l’équipement » intérieur nécessaire pour faire face aux situations qui se présentent. Il est arrivé souvent, dans l’histoire, que des sociétés et des civilisations s’égarent, mais il n’y a aucun risque que Dieu nous abandonne. A nous de tout faire pour rester dans sa main.

Le dimanche 25 janvier 2015 aura lieu la 10ème Marche pour la vie. L’objectif est de maintenir une conscience en France sur l’importance du respect de la vie humaine fragile comme principe essentiel de notre société. Cette année la mobilisation ne peut ignorer l’enjeu de l’euthanasie, compte-tenu de l’actualité politique. Un message de mobilisation pour ce 25 janvier ?

MCette manifestation garde une grande valeur symbolique, et elle touche plus qu’on ne le croit. Elle rappelle que la suppression d’une vie humaine qui commence son cours est une profonde injustice, un acte d’une terrible gravité. Dans l’année du 50ème anniversaire de la clôture du Concile Vatican II, on ne peut oublier la clarté avec laquelle la constitution Gaudium et spes s’exprime à ce sujet. Il n’est pas question de juger les personnes qui ont vécu (ou participé à) un avortement. Dieu connaît leur cœur et elles savent que Sa miséricorde leur est toujours offerte. Mais quand j’ai entendu, l’an dernier, que maintenant une page s’était tournée, que c’en était fini avec la loi Veil ou avec les situations de détresse, et que chacun pouvait disposer de son corps, je me suis décidé à participer à « la Marche pour la vie ». Pour janvier 2015, je n’ai pas encore regardé si mes obligations pastorales me permettront d’y prendre part, mais la question de l’euthanasie et de l’accompagnement de tous ceux qui sont en fin de vie, est aujourd’hui un enjeu essentiel et bien embrouillé dans toute l’Europe. Sur ce point aussi, nous avons un témoignage à donner. Je pense aux derniers mois de la vie de saint Jean-Paul II, au début de l’année 2005. Jusqu’au bout, il est resté conscient de sa situation. En février, il a accepté de subir une trachéotomie pour ne pas mourir étouffé, mais le mois suivant, il a refusé, m’a-t-on dit, qu’on lui fasse une gastrectomie. Quand l’heure du départ est venue, pourquoi la craindre ? Nous sommes aimés et attendus !"

Posté le 21 novembre 2014 à 16h57 par Michel Janva | Lien permanent

Neuvaine pour la France : la prière authentique n’a jamais fait renoncer à l’action

La 2e méditation à propos de la Neuvaine pour la France a été rédigée par l'abbé Pierre-Hervé Grosjean, du diocèse de Versailles :

"Prier ou Agir ?

NIl peut paraître étonnant de mobiliser les chrétiens pour prier, alors qu’il y a tant à faire pour notre pays ! N’est-ce pas d’abord l’engagement concret au service de l’emploi, de l’accompagnement des plus pauvres ou des plus fragiles qu’il faudrait privilégier ? Ne faudrait-il pas surtout appeler les chrétiens à s’engager en politique, dans le domaine de l’éducation ou de la culture ? Que chacun trouve un engagement associatif au service du bien commun ?

Il est vrai que la prière peut être une fuite, si elle s’apparente à un renoncement : « tout est foutu, s’engager en politique ou ailleurs ne sert plus à rien, il n’y a plus que la prière… ». Ce langage défaitiste n’est pas chrétien, ni cette vision de la prière. La prière authentique n’a jamais fait renoncer à l’action ceux qui sont appelés à servir au coeur de ce monde.

Mais inversement, il serait aussi fou de se jeter à corps perdu dans l’action, en imaginant que tout dépend de nous, et de nous seuls. Le tourbillon de l’activisme n’est pas non plus chrétien, car l’homme ne se suffit à lui-même. L’activisme apporte de graves déconvenues et le découragement devant nos limites humaines. Sans doute avons-nous mené nombre de nos combats ou de nos engagements de façon trop humaine…

La prière appelle l’action. La prière se conjugue à l’action. La prière nourrit l’action et lui donne sa fécondité profonde.

Prier nous fait partager les sentiments du Christ. Prier pour notre pays va peu à peu transformer notre regard sur son histoire, sur ses habitants, sur sa vocation. Résistant à toute tentation de découragement ou d’exil intérieur, nous allons approfondir notre amour et notre espérance pour ce pays, pour nos frères et soeurs qui vivent à nos côtés. Ce pays nous est confié comme lieu de mission et de service : « Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais (…) De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. » (Jn 17, 15..18). Prier nous fait comprendre que rien ne peut nous faire déserter l’engagement et le service de notre pays !

Prier nous rappelle aussi que tout est entre les mains de Dieu. Il ne veut rien faire sans nous, et nous ne pouvons rien faire sans Lui. Prier nous gardera ainsi humbles dans nos engagements. Ne croyons pas que nous sauverons la France par nous-mêmes ! Mais ne croyons pas non plus que Dieu agira sans nous … « si je trouve dix justes… » (Gn 18,32). Sainte Jeanne d’Arc avait bien compris cela : « Les hommes d’armes batailleront, et Dieu donnera la victoire ! ». Sa vie résume si merveilleusement combien l’action de Dieu et l’engagement humain peuvent et doivent se conjuguer pour le bien d’un pays.

Prier enfin nous donne l’assurance que nos engagements, remis entre les mains de Dieu, seront féconds d’une façon ou d’une autre. Au delà des épreuves, des succès et des échecs humains apparents, Dieu ne cesse d’agir et peut tout faire contribuer au bien de ceux qu’Il aime. Voilà la source de notre paix intérieure, au coeur même des tempêtes que peuvent nous apporter nos engagements.

Prier ou agir ? Non. Prier pour mieux agir !"

Posté le 21 novembre 2014 à 07h10 par Michel Janva | Lien permanent

20 novembre 2014

Asia Bibi : la lettre de Mgr Pontier

Riposte catholique publie la lettre de Mgr Pontier, président de la Conférence des évêques de France, à son homologue pakistanais Mgr Joseph Coutts, en date du 17 novembre :

"Excellence,

La confirmation le 16 octobre dernier de la condamnation à mort pour blasphème d’Asia Bibi plonge les catholiques français dans l’incompréhension. Sa possible exécution les révolte et les indigne.

Je voudrais vous dire la prière et la proximité des catholiques de France avec l’Église qui est au Pakistan. Avec eux, je souhaite qu’Asia Bibi puisse être graciée par le Président Mamnoon HUSSAJN ou que la Cour Suprême casse le jugement d’Appel.

La peine de mort ne se justifie pas. Encore moins pour un prétendu délit de blasphème.

Soyez sûr, Excellence, que nous appuierons les démarches qui pourront être entreprises pour qu’une issue conforme au respect des droits de l’Homme et de la dignité inhérente à toute personne humaine soit trouvée.

Puisse la raison l’emporter.

Je vous assure de ma prière  pour vous et pour le peuple pakistanais et vous redis ma fraternelle amitié dans le Christ.

+ Georges Pontier, Archevêque de Marseille
Président de la Conférence des évêques de France"

Posté le 20 novembre 2014 à 15h33 par Louise Tudy | Lien permanent

19 novembre 2014

La Cour de cassation rejette une demande d’effacement des registres de baptême

Lu dans La Croix :

"La plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français confirme le jugement de la cour d’appel de Caen du 10 septembre 2013, rejetant le pourvoi de René Lebouvier qui voulait obtenir du diocèse de Coutances le retrait de son nom des registres de baptême.

Ancien ouvrier boulanger et libre-penseur, René Lebouvier, 73 ans, avait déjà obtenu de voir la mention « a renié son baptême » figurer dans le registre de son ancienne paroisse, dans la Manche. Il voulait désormais obtenir du diocèse le retrait pur et simple de son nom."[...]

Et quand il sera devant son Créateur, René Lebouvier exigera de Lui d'être rayé à tout jamais des registres du ciel. C'est long, l'éternité, surtout privé de Dieu. Prions pour lui...

Posté le 19 novembre 2014 à 22h13 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (17)

17 novembre 2014

"C'est la preuve que la société française est culturellement chrétienne"

Jusqu'au 7 décembre, à l'abbatiale Saint-Ouen, a lieu une exposition, « Dieu dans la pub », organisée par l'abbé Gautier Mornas, prêtre de Périgueux à l'origine de l'événement :

« Il y a 6 ans, lors de mes études de théologie, un professeur a préféré me faire travailler sur une publicité d'Europe 1 mettant en scène la Vierge Marie plutôt que sur une iconographie chrétienne classique. J'ai gardé l'idée pour en faire aujourd'hui une exposition. »

Une exposition qui a vu le jour à Périgueux avant de se déplacer dans toute la France et d'arriver à Rouen. 40 publicités y sont exposées. Au départ, 400 publicités ont été sélectionnées :

« Nous n'avons gardé que celles portant un message humoristique, qui fasse sourire, celles qui étaient esthétisantes. Il fallait également qu'elles ne choquent pas. »

« Dans une société française que l'on dit déchristianisée, nous donnons l'exemple de 40 publicités que tout le monde connaît faisant référence au religieux.»

« C'est la preuve que la société française est culturellement chrétienne. »

Posté le 17 novembre 2014 à 16h39 par Michel Janva | Lien permanent

Gare à la sécularisation de notre combat sous prétexte d’entrisme et d’efficacité

Extraits de la communicationd’Alain Toulza, Vice-Président de DRAC, lors du Colloque DRAC (Droits du Religieux ancien combattant) du 15 novembre 2014 sur L’héritage des héros consacrés de la Grande Guerre

« S’adressant à la foule des jeunes lors du dernier pèlerinage de Pentecôte, Mgr Aillet, évêque de Bayonne, leur rappelait, à propos de l’engagement politique des catholiques :

« (…) il doit être resitué par rapport à la primauté de Dieu dans la vie de l'homme (…). Nous appartenons davantage à Dieu qu'à César. Le pouvoir de César trouve sa source dans le pouvoir de Dieu et doit s'en inspirer

Nous sommes loin, ici, du discours couleur muraille, qui nous invite à nous fondre dans la masse pour nous confondre avec elle, prétendant la travailler discrètement au corps et l’orienter selon nos convictions intimes sans avoir à exposer celles-ci. Certes, il ne s’agit pas d’exiger de ceux qui rejoignent notre combat qu’ils épousent les postulats de notre foi,mais qu’est-ce qui nous empêche, quand nous sommes invités à justifier nos revendications, d’affirmer que pour nous, les causes naturelles reconnues par les personnes droites découlent d’une Cause première qui est Dieu ?

On entend, par exemple, dans nos rangs, opposer aux lois ou projets destructeurs de la famille, des valeurs de pure écologie humaine présentées comme seules capables d’unir dans un même élan tous les défenseurs des lois naturelles, alors que l’immense majorité des foules qui ont défilé pour les défendre est composée incontestablement de familles chrétiennes. C’est occulter volontairement les vrais fondements de la cause que nous prétendons servir, les vrais fondements de l’amour, de la famille, de la vie ; c’est enfermer les lois naturelles dans un carcan agnostique qui ne leur reconnaît comme auteur que le sui generis du néo-darwinisme. C’est donc nier par omission volontaire que toute loi naturelle a Dieu pour origine, et que cela seul fonde son caractère sacré. Je n’ai jamais entendu un chrétien le dire sur les ondes quand il était interrogé.

Cette sécularisation des impératifs de notre combat sous le prétexte d’entrisme et d’efficacité, nous conduit à une perte progressive de nos repères et à une attitude de neutralité face à des idéologies qui, elles, ne cachent pas leur volonté d’hégémonie athéiste. Et nous en oublions que la neutralité, c’est la neutralisation de la vérité. De la totale vérité. Prenons y garde : quiconque feint obstinément d’ignorer dans le combat public Celui qui, précisément, est La Vérité, est sur la pente qui mène au reniement de l’apôtre Pierre : « Je ne connais pas cet homme ». Et ceux qui le suivent risquent, à leur tour, d’avoir à verser un jour des larmes amères.

Si le sel de notre foi perd de sa saveur, nous sommes alors livrés peu à peu à des influences délétères et nous risquons d’entrer insidieusement dans ce cheminement désastreux que Charles Péguy a décrit si admirablement en peu de mots : « Tout commence en mystique et finit en politique, tout commence par la mystique et finit par de la politique ». Voici alors que les marchandages politiciens se substituent, pas à pas, à l’exigence de radicalité qui était notre motivation initiale. Ecoutons encore, attentivement, cet avertissement sévère de Péguy :

« Rien n'est aussi poignant, je le sais, que le spectacle de tout un peuple qui se relève et veut son relèvement, et poursuit son relèvement. Et rien n'est aussi poignant que le spectacle d'une jeunesse qui se révolte. (…) Rien n'est aussi anxieusement beau que le spectacle d'un peuple qui se relève d'un mouvement intérieur, par un ressourcement profond de son antique orgueil et par un rejaillissement des instincts de sa race. Mais plus cette rétorsion est poignante, plus il serait tragique de la livrer aux mêmes maîtres des mêmes capitulations. Plus elle est précieuse, plus il serait vil de la livrer. Plus elle est jeune et forcément naïve et ignorante et innocente, plus il serait criminel, plus il serait inique, plus il serait fou de la livrer. Oui l'heure est poignante, c'est entendu, et nul ne le sait plus que nous. Mais elle deviendrait aisément tragique si on remettait toute cette nouveauté aux vieilles mains de toutes ces vieilles hontes. Tout ce que nous demandons est tellement simple. Nous demandons qu'ils aillent se reposer. Et qu'on ne les remplace pas par des pareils. Nous demandons qu'on ne garde pas les mêmes, et qu'on ne recommence pas. »

Ces lignes ont été écrites il y a cent ans, en avril 1913. Elles semblent l’avoir été pour aujourd’hui. Or nous croyons, très fort, qu’aujourd’hui, en France particulièrement, c’est l’heure de la chrétienté, l’heure du réveil de la chrétienté. Et donc l’heure du réveil de notre espérance. De multiples petites flammes s’allument un peu partout autour de nous, ô certes fragiles et vacillantes encore, mais qui se communiquent peu à peu l’une à l’autre leur chaleur et ne demandent qu’à être alimentées. Ne les laissons pas s’éteindre entre des mains douteuses.

Elles nous font, à nous, adultes qui partageons ce désir de Tout restaurer dans le Christ (Omnia in Christo Instaurare) cher au Pape Saint Pie X, un devoir de formation et de soutien de cette jeunesse. 

C’est le sens de l’interpellation de sa sainteté le Pape Jean-Paul II au Bourget en 1980 : « France, fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? (…) France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la Sagesse éternelle ? ». Cette interpellation a trouvé non pas une réponse mais une invitation à y répondre, dans son célèbre sermon de Reims :

« Cette grande célébration jubilaire du baptême vous donne l’occasion de réfléchir sur les dons que vous avez reçus et sur les responsabilités qui en découlent (…) Ce grand jubilé du baptême doit vous amener à dresser un vaste bilan de l'histoire spirituelle de « l'âme française ». [...] C'est justement parce que vous avez derrière vous tant de siècles de christianisme que vous êtes appelés à agir de manière digne de la vocation chrétienne (…). L'Église (…) ne regarde pas son héritage comme le trésor d'un passé révolu, mais comme une puissante inspiration pour avancer dans le pèlerinage de la foi sur des chemins toujours nouveaux (…) »

Posté le 17 novembre 2014 à 07h24 par Michel Janva | Lien permanent

16 novembre 2014

26 janvier 2015 : journée pour les prêtres sur la chasteté conjugale

"La régulation naturelle des naissances au service de la chasteté conjugale et de la vie !", tel est le thème de cette journée destinée aux prêtres, le lundi 26 janvier 2015 à Versailles, de 9h à 17h. Organisée, pour la 6e année par les moniteurs du Centre Billings France et l’abbé Bruno Bettoli, prêtre diocésain.

Au début du 4e siècle et par la suite, l’Eglise fut confrontée à l’arianisme et à d’autres hérésies christologiques. La partie semblait perdue devant un tel tsunami d’hérésies qui touchaient quantité de fidèles, de prêtres et d’évêques. La doctrine de l’Eglise s’approfondit alors afin de pouvoir répondre à toutes ces contestations et se formula notamment dans les conciles. Aux 20e et 21e siècles, le tsunami est anthropologique : il touche la famille, le mariage et la sexualité. Le Christ qui bâtit sans cesse son Eglise sur Pierre a permis que s’élabore en elle la doctrine dont elle-même avait besoin, mais aussi le monde : Casti Connubii, Humanae VitaeEvangelium Vitae pour ne citer que ces textes majeurs sur le sujet. L’actualité « sociétale » ne le montre que trop. Aujourd’hui, Notre-Seigneur cherche des prêtres et des fidèles pour accueillir, vivre et enseigner cette doctrine salutaire. Ne nous laissons pas voler la joie de l’Evangile de la famille.

Cette journée vise à permettre aux prêtres de :

  1. S'informer sur la régulation naturelle des naissances et regarder tout ce qu’elle implique comme croissance et comme combat spirituel.
  2. S’enrichir de l’expérience de couples qui la vivent, l’enseignent et s’engagent pour qu’elle puisse être vécue par tous.
  3. Rechercher avec des confrères d'horizons différents comment annoncer et servir l’évangile de la chasteté et de la vie.
  4. Se préparer à être de plus en plus confronté à l'IVG, la PMA et d’autres situations difficiles qui nécessitent courage et soutien.

Cette année, une formule est aussi proposée pour les prêtres qui sont déjà venus au moins une fois.

Programme et informations pratiques ici.

"Chers fils prêtres... votre première tâche est d'exposer sans ambiguïté l'enseignement de l’Église sur le mariage. Soyez les premiers à donner, dans l'exercice de votre ministère, l'exemple d'un assentiment loyal, interne et externe, au Magistère de l’Église... Ne diminuer en rien la salutaire doctrine du Christ est une forme éminente de charité envers les âmes." Humanae vitae 28

"Avec cette nature et ce poids moral différents, la contraception et l'avortement sont très souvent étroitement liés, comme des fruits d'une même plante. Malheureusement, l'étroite connexion que l'on rencontre dans les mentalités entre la pratique de la contraception et celle de l'avortement se manifeste toujours plus." Evangelium vitae 13

Posté le 16 novembre 2014 à 11h03 par Michel Janva | Lien permanent

15 novembre 2014

6 décembre : messe pour la France à Toulouse

Samedi 06 Décembre 2014, de 11h00 à 19h00, aura lieu la "3ème Journée des Amitiés Catholiques de Toulouse".

  • de 11h00 à 12h00, messe pour la France en l'église Notre-Dame de La Dalbade,
  • de 12h30 à 14h00, repas partagé et buffet froid en la salle paroissiale Mac Carthy (à 100 mètres de l'église),
  • de 14h00 à 19h00, stands d'associations diverses, conférences et exposés, chants et prestations musicales... dans le bâtiment paroissial Mac Carthy.

Posté le 15 novembre 2014 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent

14 novembre 2014

La neuvaine pour la France commence demain samedi 15

Vous pouvez vous inscrire sur le site.

La première méditation est du cardinal Philippe Barbarin :

"Des neuvaines, dans l’Eglise catholique, il en existe de toutes sortes. La Pologne en a vécu une pendant neuf ans, jusqu’en 1966, pour préparer le millénaire de son « baptême ». En 1970, le cardinal Wojtyla en a lancé une autre dans le diocèse de Cracovie, pour le 9ème centenaire du martyre de son évêque, saint Stanislas. Devenu pape, Jean-Paul II est venu lui-même la clôturer en 1979.

D’autres sont proposées sur neuf jours, par exemple avant une grande fête liturgique, comme l’Immaculée Conception. Début novembre, les évêques du Burkina Faso ont invité les fidèles à une neuvaine de prière, avec un jour de jeûne, pour que la paix revienne dans le pays, violemment ébranlé par un changement de régime et des répressions meurtrières (cf. www.catholique.bf).

Les neuvaines peuvent avoir un but particulier : obtenir de Dieu une guérison ou une naissance pour un couple en attente d’enfant. Parfois, la visée est pastorale : en 1970-79, le futur Jean-Paul II voulait que son diocèse accueille en profondeur l’élan missionnaire de Vatican II.

Celle-ci durera neuf mois ; comme toute neuvaine, elle demande fidélité et persévérance.

De prière.

Dans l’Evangile, le Seigneur invite « à prier sans cesse et sans jamais se décourager » et il loue la veuve qui vient « casser la tête » du juge, en réclamant justice (Lc 18, 1-8). Pour la prière, on peut dire que Jésus donne l’exemple : « Le matin, bien avant l’aube », on le voit sortir et aller prier « dans un endroit désert » (Mc 1, 35).

Prier, c’est espérer. Avec foi, on confie à Dieu une personne ou une famille en difficulté, une communauté, un pays et même le monde entier. Un chrétien, même s’il se sent démuni ou dépassé, sait que son cri est toujours écouté « car rien n’est impossible à Dieu » (Lc 1, 37).

Cette neuvaine pour la France nous conduira jusqu’au 15 août, un jour qui a longtemps été notre fête nationale. On peut dire que l’Assomption de Marie fortifie notre espérance. Ce que Dieu a fait pour Jésus, en le ressuscitant des morts, il le promet à tous ses enfants. Et nous professons cette espérance dans le Credo : « J’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir. » Quand la Toute Sainte connaît, la première, la joie de la Résurrection, nous sommes renforcés dans la certitude que Dieu tient ses promesses et que, jamais, Il ne nous abandonnera.

Dès le début, les Apôtres ont repris cette insistance du Seigneur sur la prière : « Soyez toujours dans la joie ; priez sans relâche ; rendez grâce en toutes circonstances : c’est ce que Dieu attend de vous dans le Christ Jésus» (1 Th 5, 16-18).

Pour la France.

Dans « les paroles de vie » que Dieu donne à son peuple, le 4ème commandement : « Honore ton père et ta mère » (Ex 20, 12) est la charnière entre le monde de Dieu et notre vie humaine. De même que nous prions pour nos parents, nous confions à Dieu la terre qui nous a nourris, façonnés, construits, et tous ceux qui y vivent aujourd’hui 1 . En priant pour la France 2 , nous commençons par dire merci. Que de cadeaux nous a transmis la longue histoire de notre patrie ! J’entends encore Jean-Paul II, à la Messe du Bourget, le 1er juin 1980, expliquer tout ce qu’il avait reçu de la France et de ses saints. Il a eu cette formule surprenante : « France, éducatrice des peuples… ». Jamais, je n’avais pensé qu’elle avait rendu un tel service aux nations. Il est vrai que, souvent, ce sont les autres qui nous montrent quelle est notre grâce, notre vraie mission.

Lorsque, du haut de la colline de Fourvière, je laisse mon regard aller sur Lyon, j’entends le Seigneur me dire dans la prière, comme à saint Paul devant Corinthe : « J’ai un peuple nombreux à moi dans cette ville » (Ac 18, 10). Je pense d’abord à ceux qui souffrent, les malades, les familles divisées, les personnes détenues ou isolées… Je prie pour la santé et la liberté, pour le bien-être, l’équilibre et le travail de chacun. Que tous les cœurs soient ouverts ! Puis, je fais mémoire de la longue histoire de cette ville : les martyrs et les missionnaires, les artisans de l’unité et du dialogue, les chercheurs de Dieu, les serviteurs des pauvres… Il y en a eu à tous les siècles. Et cela se transforme en une demande : « Seigneur, garde Lyon fidèle à sa vocation, et attentive aux nouveaux appels que tu voudras lui lancer. »

Avec cette neuvaine pour la France, nous pourrions suivre un chemin analogue. Que tous ceux qui vivent dans notre pays s’accueillent et se respectent, qu’ils avancent dans la paix. Nous demanderons pardon, comme Jean-Paul II l’a fait pendant l’Année jubilaire 2000, car nous portons ensemble une part de responsabilité dans les choix de notre pays. Nous demanderons qu’il soit guéri de ses errements dans l’accueil de la vie, qu’il revienne à la raison sur le mariage et sur la filiation. Les premières pages de la Bible en disent clairement la vérité. Que l’on sache aussi accompagner jusqu’au bout les personnes les plus âgées, si fragilisées.

Nous prierons et jeûnerons pour mille autres intentions importantes : éradiquer la misère, veiller à ce que la justice reste… juste, et respecte les plus petits. Que tous aient une place dans la société, un travail, car c’est à la fois un lieu d’épanouissement et de service pour chacun. Que les jeunes reçoivent l’héritage culturel et spirituel auquel ils ont droit et que se lèvent de nouvelles générations d’éducateurs pour le leur transmettre fidèlement. Et si, à la lumière de son histoire, nous voyons que la France a une « vocation », que le Seigneur veuille bien l’éclairer encore et nous montrer comment la renouveler aujourd’hui.

Nous n’oublierons pas les deux grandes intentions que Jésus a pris soin de préciser : « Priez le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson » (Mt 9, 38) et « Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent » (Mt 5, 44).

Naturellement, sa dernière parole reste notre phare : « Vous serez mes témoins à Jérusalem… et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). Ceux qui ont entendu ces mots n’ont pas hésité à partir. Quelle merveille, car c’est grâce à leur foi et à leur courage que nous avons reçu le flambeau !

A nous, aujourd’hui et demain, de transmettre ce trésor."

Posté le 14 novembre 2014 à 18h35 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Brincard, RIP

L'évêque du Puy-en-Velay est décédé il y a quelques minutes.

Addendum 14h - Voici le communiqué du diocèse du Puy-en-Velay :

"Ce vendredi 14 novembre 2014, Mgr Henri Brincard, évêque du Puy-en-Velay depuis le 2 octobre 1988 s’est éteint à Caluire (Rhône). Affronté depuis un an à la maladie, il a tenu, jusqu’au bout de ses forces à encourager dans la foi le diocèse du Puy-en-Velay dont il était le pasteur. Tous les catholiques de Haute-Loire sont invités à continuer à le porter dans leur prière.

La date et l’heure des obsèques seront précisés ultérieurement.

Le cercueil sera déposé à la cathédrale du Puy-en-Velay à partir de ce samedi 15 novembre en fin d’après-midi."

Posté le 14 novembre 2014 à 12h12 par Michel Janva | Lien permanent

13 novembre 2014

Remettre l'homme à l'endroit pour l'évangéliser

Les catholiques pratiquants, peu nombreux en France, se sont distingués par leur engagement au sein de la Manif pour tous, sous-tendu par une véritable réflexion anthropologique. Mais que devient l'évangélisation dans cette perspective ? L'avis de Philippe Oswald :

La France est aujourd'hui un des pays de culture catholique où la pratique religieuse est la plus faible », note le sociologue Yann Raison du Cleuzi, dans l’introduction de son étude « Qui sont les cathos aujourd'hui ? ». Il n’y aurait plus que  4,5 % de « messalisants » contre 20 % en 1972. Nos voisins latins sont moins mal lotis : 24 % des Italiens et 13 % des Espagnols vont encore à la messe le dimanche. Mais la désaffection des jeunes semble à peu près la même dans tous les pays d’Europe. En France, on ne compte que 16 % de pratiquants de moins de 25 ans (cf. présentation de cette étude dans La Montagne).

Pourtant, l’engagement social et politique des catholiques en France, notamment des jeunes générations, a été révélé par leur rôle moteur dans les « Manifs pour tous ». « Ils ont pris conscience de leur poids politique […]. Ces jeunes estiment désormais qu'ils représentent les forces vives de l'Église, contre leurs aînés accusés d'avoir abandonné tout combat public », constate Yann Raison du Cleuziou.

L’ampleur sans précédent de ces mobilisations fut une grande surprise pour les politiques et pour les médias français. L’obstacle a fait vaciller la gauche au pouvoir (on peut estimer qu’elle ne s’en remettra pas de sitôt), mais il est aussi devenu un caillou dans la chaussure de la droite qui emprunte volontiers à la gauche ses « valeurs » libertaires. On ne voit pas de réaction équivalente en Europe, ni probablement dans le monde, où les jeunes catholiques sont presque exclusivement engagés dans des mouvements de spiritualité ou/et des œuvres caritatives. Des cardinaux l’ont relevé en donnant en exemple ce réveil des Français sur le terrain social et politique (Aleteia).  

Tel est aussi le constat du sociologue Gaël Brustier, membre du Parti socialiste et donc peu favorable à la Manif pour tous, mais qui lui a consacré un livre. Dans un entretien à La Vie , il explique :
«… Ceux qui ont manifesté représentent surtout la France la plus catholique, la plus messalisante et la plus socialisée ». Mais il ajoute cette donnée capitale : «…les milieux catholiques engagés avaient déjà été travaillés par une vraie réflexion sur le rapport de l'homme à son avenir, à la naissance, à l'euthanasie, à la GPA et aussi à l’emprise du marché sur la vie humaine. » Loin d’être une fixation sur l’homosexualité à travers « le mariage homo », la prise de conscience avait été préparée par un travail en profondeur réalisé au sein d’associations ou de fondations telles qu’Alliance Vita, la Fondation Lejeune, Ichtus, Liberté Politique, le courant Écologie humaine, le Centre européen pour le droit et la justice, ou des groupes de réflexion au sein des communautés nouvelles. Les penseurs qui les animent ont su en effet élargir la réflexion à tout ce qui est en jeu dans le « changement de civilisation » prôné, entre autres, par Christiane Taubira : le gender, la filiation mais aussi l’eugénisme, l’euthanasie, la marchandisation du corps, l’individualisme et le matérialisme installés au sommet de l’État et de l’Europe, et devenus liberticides depuis qu’ils sont investis de la puissance légale.

En renouant avec une véritable réflexion anthropologique telle que la mènent, par exemple, des philosophes comme Thibaud Colin, Jean-Marie Meyer ou Henri Hude, ces catholiques ont compris qu’il ne s’agit plus tant de défendre l’Église, la foi, la chrétienté, ni d’ailleurs de rester dans une posture défensive, mais d’entrer dans un nouveau dialogue socratique avec nos contemporains. Car c’est bien la réalité même de la nature humaine qui est aujourd’hui niée par les nouveaux sophistes pour qui les désirs individuels sont « la mesure de toute chose ». Il s’agit de les mettre devant leurs contradictions pour sortir de l’impasse une société qui se nie elle-même et se détruit en proclamant l’individu-roi.  

Mais alors, que devient l’évangélisation dans cette perspective ?

Elle reste le but et le moteur, la cause finale et efficiente de l’action, mais on ne peut pas faire l’économie de ce préalable ou de ce préambule anthropologique (philosophique, éthique, politique, juridique) pour remettre l’homme à l’endroit – pas plus qu'on ne peut évangéliser des masses affamées. Ce retournement logiquement préalable à la conversion (logiquement mais pas nécessairement chronologiquement – l’Esprit souffle où et quand il veut), c’est  « la révolution catholique pour l’Europe » qu’observe déjà et appelle de ses vœux le cardinal Walter Brandmüller, président émérite du Comité pontifical des sciences historiques, dans une lumineuse conférence donnée lors la journée de commémoration du 50e anniversaire de la proclamation de saint Benoît patron de l'Europe, qui s'est tenue le 25 octobre à Nurcie (texte intégral traduit en français sur le site Benoît et moi) : « N'oublions pas, dit-il, que l'Église est non seulement annonciatrice de l'Évangile de Jésus-Christ, mais elle s'est toujours également considérée comme la gardienne du patrimoine spirituel naturel, du vrai, du beau et du bon. La grâce présuppose la nature. C'est pourquoi avant même l'annonce de l'Évangile de Jésus-Christ, la contribution de l'Église à l'avenir de l'Europe consiste dans la restauration – pour ainsi dire – des fondements naturels de la vie humaine, de la société humaine. »

C’est parce qu’ils ont pris conscience de l’urgence de cette refondation humaine et sociale que certains catholiques ont rallumé les fourneaux – intellectuels et spirituels – dans ce pays de France où, comme aimait à le dire le bienheureux Paul VI, « se cuit le pain de la chrétienté »."

Posté le 13 novembre 2014 à 23h40 par Louise Tudy | Lien permanent


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