29 juillet 2015

On ne pourra pas s’éreinter à maintenir des églises s’il n’y a pas de croyants pour les remplir

Interrogé dans Présent, Jean-Marie Le Pen déclare :

"La religion catholique s’est effondrée et avec elle le cadre social et moral qu’elle entretenait pour l’ensemble des citoyens. Cette révolution n’a pas fini de porter ses fruits empoisonnés et il est certain que les bâtiments ne sont que l’expression matérielle de la foi. Ce sont les fidèles qui font la foi. On ne pourra pas s’éreinter à maintenir en l’état des églises, des cathédrales, des lieux de culte s’il n’y a pas de croyants pour les remplir et les financer. Il y en a trop, il faudrait que les clercs le réalisent. Il est certain que la rupture du rite a constitué un choc traumatique. Les populations attendaient tout au long des siècles le guide de la Tradition, pour se sentir rassurées et confortées dans leur angoisse existentielle. [...]

La France a un rayonnement qui la dépasse parce qu’elle est la fille aînée de l’Eglise. Est-elle digne des promesses de son baptême ? Le matérialisme triomphant est l’ennemi de l’idéalisme religieux. Mais pour peu que la situation devienne gravement insécuritaire, sans doute les yeux se tourneront alors vers le Ciel. Il n’y a jamais eu autant de monde à Sainte-Anne-d’Auray que pendant la guerre.

Les Bretons venus de Grande-Bretagne ne sont pas des Saxons, mais des Celtes. La Bretagne a été évangélisée par des moines irlandais d’où la tradition de noms de famille et prénoms (David, Salomon, Abraham…) donnés aux païens, il y a encore un Pays Pagan en Bretagne.

Posté le 29 juillet 2015 à 09h51 par Michel Janva | Lien permanent

1er août : Rosaire pour la France à Metz

01 aout 2015 rosaire france

Posté le 29 juillet 2015 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent

28 juillet 2015

Le 15 août à midi, les cloches de toutes les églises du Vaucluse sonneront

Message de Mgr Cattenoz, archevêque d'Avignon :

"Le 15 août à midi, les cloches de toutes les églises du Vaucluse sont appelées à sonner en signe de soutien aux chrétiens d’Orient, d’Afrique et de toutes les minorités victimes d’atrocités et de persécutions à travers le monde. Les fidèles sont invités à se réunir sur le parvis de leurs églises pour réciter une prière à Marie.  Il n’est pas normal que notre Église, ne manifeste pas de manière massive et populaire son soutien aux chrétiens d’Orient, d’Afrique et à toutes les minorités victimes d’atrocités et de persécutions. De nombreuses initiatives ont eu lieu au sein des paroisses françaises pour ces chrétiens et ses minorités persécutés, mais il est important de ne pas baisser les bras. Faire sonner les cloches est un beau moyen de témoigner de ce qu’il se vit dans les églises. Nous invitons donc les chrétiens, mais aussi toutes les personnes de bonne volonté, à rejoindre nos parvis pour l’occasion. Ce ne sont pas uniquement les chrétiens qui sont concernés, mais toutes les personnes qui veulent être porteuses de paix. D’autant plus que la France a une vraie responsabilité face aux crises du Moyen-Orient et d’Afrique. Pourquoi avoir choisi le jour de l’Assomption ? Quand tout va mal, quand on n’a plus rien, c’est vers la Vierge Marie que l’on se tourne. Elle est priée par deux milliards d’hommes sur la terre, bien au-delà des seuls chrétiens. J’avais, d’autre part, été touchée lors de la Nuit des témoins, organisée par l’Aide à l’Église en détresse, de voir que les trois intervenants avaient chacun voulu adresser une prière à Marie dans leur langue maternelle. Les Orientaux entretiennent souvent une forte dévotion à Marie. Aussi je propose à tous les fidèles qui seront présents sur le parvis de leurs églises, de dire ensemble la prière à « Marie qui fait tomber les murs ». Les murs qui doivent tomber sont très vastes : ceux qui séparent les nations et les peuples qui s’entre-tuent, mais aussi ceux qui divisent les communautés entre elles, y compris en France. Prière à marie qui fait tomber les murs

Très sainte mère de Dieu, nous t’invoquons comme mère de l’Église, mère de tous les chrétiens souffrants et de toutes les minorités persécutées. Nous te supplions, par ton ardente intercession, de faire tomber ce mur, les murs de nos cœurs, et tous les murs qui génèrent haine, violence, peur et indifférence, entre les hommes et entre les peuples.

Toi qui par ton Fiat as écrasé l’antique serpent, rassemble-nous et unis-nous sous ton manteau virginal, protège-nous de tout mal, et ouvre à jamais dans nos vies la porte de l’espérance.

Fais naître en nous et en ce monde, la civilisation de l’amour jaillie de la croix et de la résurrection de ton divin Fils, Jésus-Christ, notre Sauveur, qui vit et règne dans les siècles des siècles. Amen.

Peut-être certains auront peur que ce geste ne soit considéré comme une provocation envers les musulmans ou une atteinte à la laïcité. Mais il n’en est rien : il s’agit d’un geste de prière, de solidarité, de paix et de foi. Nous croyons qu’il peut avoir un vrai impact."

Posté le 28 juillet 2015 à 18h33 par Michel Janva | Lien permanent

27 juillet 2015

Après plus de 8 mois de prière, la Neuvaine prépare sa dernière ligne droite et la suite !

6a00d83451619c69e201bb07a754fb970dPlacée sous le patronage du cardinal Philippe Barbarin depuis 15 novembre 2014, La Neuvaine s'achèvera comme convenu ce 15 août à Notre-Dame de Fourvière et dans plus de 60 sanctuaires, églises et monastères de France, répertoriés sur le site www.laneuvaine.fr et présentés quotidiennement sur les réseaux sociaux.

Au total, ce sont plus de 30 000 personnes qui se seront engagées à prier pour leur pays, créant ainsi une longue chaîne de prière. Durant neuf mois, les personnes, associations, paroisses, diocèses, communautés et mouvements ont été invitées à prier chaque jour et à jeûner chaque mois pour la France et pour chacun de ses enfants. A ce jour, plus de 350 000 images de La Neuvaine ont été distribuées, et une campagne de distribution d’autocollants de La Neuvaine sur la route des vacances, disponibles sur le site www.laneuvaine.fr, a reçu un grand succès.

La dernière méditation, publiée le 15 août, sera offerte par le Primat des Gaules; il manifestera les fruits de la Neuvaine et proposera les suites possibles pour la continuation de ce grand élan spirituel, notamment :

  • La Petite sentinelle: fruit de La Neuvaine, la Petite Sentinelle s’inscrit dans le même désir de nourrir la vie intérieure pour témoigner d’une foi incarnée. Conçue spécifiquement pour les jeunes enfants (de 2 à 12 ans), La Petite Sentinelle propose un parcours de progression dans la connaissance de la prière, spécifiquement sous le regard de l’Enfant-Jésus.
  • Mission Prier Pour les Politiques : une réponse à l’appel de Saint Paul  à Timothée, 1Tm2 (1-4): «J’insiste avant tout pour qu'on fasse  des prières de demande, d'intercession et d'actions de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d'états et tous ceux qui  ont des responsabilités, afin que nous puissions mener notre vie dans le calme et la sécurité, en hommes religieux et sérieux. Voilà une vraie prière, que Dieu peut accepter, car il veut que tous les hommes soient sauvé et arrivent à  connaitre pleinement la Vérité ». Après ces 9 mois de prière pour la France, la demande de reprise de cette chaîne de prière pour nos politiques née en 2010 est apparue comme une réponse de la Sainte Vierge à l’appel de La Neuvaine, notamment dans la perspective de 2017.

Ces deux projets ne sont pas exhaustifs ; La Neuvaine saura s’entourer de tous les bénévoles nécessaires à la réalisation des missions portées par le Cardinal pour le rayonnement de la foi en France.

A la demande de beaucoup, La Neuvaine publiera dans quelques mois le recueil des méditations et de nombreux textes de références qui ont nourri la réflexion et la prière pendant ces neuf mois.

Posté le 27 juillet 2015 à 12h14 par Michel Janva | Lien permanent

26 juillet 2015

3 diocèses feront sonner leurs cloches le 15 août pour les chrétiens d'Orient

Suite à Mgr Rey et Mgr Aillet, Mgr di Falco appelle à faire sonner les cloches de son diocèse le 15 août.

Cette initiative vient de deux toulousaines, Anne de Ladoucette et Marie Coquelin.

Demandez à vos prêtres et évêques de relayer cette initiative dans toute la France !

Posté le 26 juillet 2015 à 22h20 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2015

Rénover la Chapelle du Saint Sacrement de Bollène

L'abbé Lelièvre cherche à rénover une chapelle à Bollène :

 

Posté le 25 juillet 2015 à 07h38 par Michel Janva | Lien permanent

24 juillet 2015

La Neuvaine : méditation de Mgr Lebrun

Vendredi

L« Il n’y a pas de dimanche sans vendredi », écrivait avec bon sens le cardinal G. Daneels, il y a quelques années.  Chaque semaine, nous essayons de nous souvenir de ce jour où Jésus a donné sa vie pour ses amis, pour le monde et donc pour la France, dans la joie profonde de son union au Père : c’est le vendredi !

Y a-t-il, pour le chrétien, un vrai dimanche sans vendredi ? Comment vivons-nous le vendredi ? Comme la fin de la semaine, pour ceux  qui travaillent ? Comme un jour ordinaire pour ceux qui sont en vacances ? Comme le jour de la neuvaine ? Dans un texte toujours en vigueur[1], les évêques de France ont demandé de « marquer les vendredis de l’année par des œuvres de pénitence (privation de friandises, tabac, loisirs), des attitudes de charité fraternelles  (dons pris sur les privations, pardons, etc.) ; des actes de piété (messe, prière, visite au Saint-Sacrement), suivant des choix personnels, familiaux, communautaires … ».

La neuvaine pour la France est entrée dans son dernier mois. N’est-ce pas une occasion providentielle pour revisiter notre manière chrétienne de vivre chaque semaine, et chaque jour de la semaine ? Le dimanche est-il vraiment le jour du Ressuscité ? Le jour où notre cœur se remplit de la joie de la victoire définitive de Jésus sur la mort et sur tout mal ? Est-ce possible de le vivre ainsi, si je n’ai pas pris au sérieux le vendredi !

Heureusement, il y a le samedi ! Jour de rencontre plus intime avec la Vierge Marie. L’Eglise a pris l’habitude de favoriser la prière à la mère de Jésus, mère de Dieu, le samedi, veille du dimanche. Elle nous introduit dans l’espérance du Jour de Dieu. Elle est l’aurore du salut, la première en chemin, chantons-nous parfois. Avec tendresse, elle me fait passer du vendredi au dimanche, un vendredi sans doute pas à la hauteur de l’amour du cœur de Jésus, au dimanche qu’elle ne veut surtout pas que nous manquions !

Faut-il se lamenter que notre pays perde ses repères dans le calendrier commun toujours plus éclectique, ou sécularisé ? Avec humilité, reprenons le chemin indiqué par les évêques de France pour le vendredi. Essayons de le vivre dans la joie de l’Evangile, plus que dans la lamentation qui risque de nous faire revenir au temps du bouc émissaire, le temps de l’ancien testament, avant la venue de la Vierge Marie !

Haut les cœurs ! S’il n’y a pas de dimanche sans vendredi, il n’y a pas, pour les disciples de Jésus, de vendredi sans dimanche. Notre pays vit un temps d’épreuve, il s’approche donc d’un vrai dimanche ! Prions de tout cœur en sachant que nous sommes déjà exaucés !

[1] Documentation catholique n° 1482, p. 1978.

Posté le 24 juillet 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

L'abbaye de Solesmes vue du ciel

Posté le 24 juillet 2015 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Aillet fera sonner les cloches de son diocèse le 15 août

Extrait d'un communiqué de Mgr Marc Aillet daté de jeudi :

6384a1a5c65741ab6f8625372f3d4127_M"[...] Les évêques de la Province de Lyon viennent de publier un remarquable communiqué pointant précisément le drame, hautement symbolique, qui est en train de se jouer à Reims : avec l’autorisation de la bien mal nommée « Cour européenne des droits de l’homme », qui a perdu ainsi son statut de « conscience de l’Europe », on est prêt à arrêter l’hydratation et la nutrition de ce grand handicapé. Faut-il rappeler une fois encore que Vincent Lambert n’est ni en fin de vie, ni l’objet de soins disproportionnés, et qu’il n’est pas dans un état végétatif ? La décision qui semble incomber désormais au médecin, tandis que les parents de Vincent se battent pour lui sauver la vie, sonne comme une condamnation à mort et comme une grave menace pour les plus vulnérables. Serait-ce un retour déguisé à la peine de mort, mais pour un innocent, pour laquelle il faudrait demander la grâce présidentielle ?

A n’en pas douter, comme l’ont bien compris les médias, ce combat dépasse le cas isolé de Vincent Lambert : il en va du respect absolu que l’on doit à la dignité de toute personne humaine, à commencer par la plus fragile. Une nouvelle limite irréversible sera-t-elle franchie dans le déni d’humanité qui caractérise ce que le Pape François a appelé la « culture du déchet » ?  Comme le Saint-Père l’a indiqué de manière extrêmement claire et réaliste dans son encyclique Laudato si, dont tous semblent, mais bien hypocritement, faire l’éloge appuyé : « il n’y a pas d’écologie sans une anthropologie saine », il n’y a pas d’écologie intégrale sans le soin apporté à toute personne humaine, depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle !

Je relaierai dans mon diocèse la proposition faite par Mgr Dominique Rey, le 15 août, de faire sonner les cloches et de se rassembler devant les églises pour alerter l’opinion publique en faveur des chrétiens d’Orient.

Sûr en outre que, lorsque tout a été entrepris de ce qui est de notre ressort, seule une intervention divine peut sauver une situation désespérée, je propose même, non seulement que l’on prie pour Vincent Lambert, mais que, s’il est encore temps, l’on double les derniers jours de la grande neuvaine pour la France, par une neuvaine à la Vierge Marie pour sa guérison, du 6 au 14 août, en s’aidant de  la prière du Père Louis-Edouard Cestac, qui vient tout juste d’être béatifié à Bayonne : « Auguste Reine des Cieux et souveraine Maîtresse des Anges ».

Ce serait en effet très significatif : en effet, le jour de la Transfiguration, que l’on célèbre le 6 août, Jésus nous est présenté par le Père comme le seul Sauveur, anticipant même devant ses apôtres la victoire de sa résurrection sur sa passion et sa mort sur la croix ; nous n’oublions pas, d’autre part, que saint Maximilien Kolbe, avait été condamné à mourir de faim et de soif dans un bunker souterrain du Camp de concentration d’Auschwitz et que le 14 août 1941, après avoir aidé ses compagnons d’infortune à remettre pieusement leur vie entre les mains du Seigneur, au chant des litanies de la Sainte Vierge, il fut lâchement assassiné au moyen d’une injection létale : quelle lumière est ainsi portée sur le sort de Vincent Lambert et ses conséquences ! Alors pourquoi ne pourrions-nous pas obtenir de la Vierge Marie, dans le triomphe de son Assomption, des grâces particulières pour Vincent et toute sa famille ?"

Posté le 24 juillet 2015 à 07h34 par Michel Janva | Lien permanent

22 juillet 2015

De nouvelles cloches pour la cathédrale de Sées

Les nouvelles cloches de la cathédrale de Sées arriveront vendredi 24 juillet. Elles arriveront dans la ville à 11h30 et seront officiellement réceptionnées à la cathédrale à 18h00, en présence du recteur, du fondeur, du graveur, et d'un représentant de la DRAC.

Si les cloches arrivent à bon port, elles ne sont pas totalement financées (un peu plus de la moitié de l'argent est récolté). Nous invitons donc les personnes voulant soutenir le projet à faire un don en se rendant sur le site de la fondation du patrimoine.

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Posté le 22 juillet 2015 à 08h17 par Michel Janva | Lien permanent

21 juillet 2015

Triors : le père abbé avec tablier et torchon, à la plonge

Le site suisse Le Temps consacre un sympathique article à l'abbaye bénédictine de Triors. Extraits :

T"On va au monastère bénédictin de Notre-Dame de Triors, près de Valence, pour tenter de revenir à l’essentiel. Il dispose d’une vingtaine de chambres simples dans un bâtiment intégré au couvent. Et une nouvelle hôtellerie est en construction, avec plus de 30 chambres. [...]

Ici, le silence n’est ni d’or ni d’argent. Il est de règle. Comme dans tout couvent bénédictin. C’est justement pour le trouver, ce silence, pour s’y plonger et s’y ressourcer que des hôtes laïcs quittent, l’espace de quelques jours, leur vie sociale ou professionnelle, ou familiale, mais en tout cas leur vie trépidante, pour tenter de revenir à l’essentiel. Quel essentiel? Forcément Dieu? et Dieu seul? Dieu miséricordieux? Tu autem Domine, miserere nobis.

Cette supplique à Dieu d’avoir pitié de nous, elle revient aussi plusieurs fois par jour et pas seulement à l’église. A table par exemple, pour marquer la fin du repas, silencieux comme il se doit. Elle est chantée. Triors chante toute la journée. En latin – Brassens aurait été content! – et en grégorien, exclusivement. Dès potron-minet quand sonnent les matines, comme dans tous les couvents réguliers. Ce premier office, immédiatement suivi des laudes, réunit les moines à 5 heures. Ils reviendront pour prime, tierce (et la messe), sexte, none, vêpres et, à 20h30, pour les complies. Au total, cinq à six heures de présence à l’église. Tous les jours de l’année. Et toutes les années de la vie, pour cette quarantaine de moines ayant prononcé des vœux perpétuels.

[...] La communauté n’existe que depuis 1984. Elle a construit une grande église, élégante et sobre, au calme, hors du village, à côté d’un château du XVIIe siècle que lui a légué une demoiselle en fin de haut lignage. Malgré ses murs décrépits, la bâtisse a encore ses allures de Versailles. Le cloître et des bâtiments adjacents relient les deux édifices. Le domaine comprend de la forêt à exploiter, une ferme avec du bétail, des vergers et des jardins. De quoi reposer l’esprit par la fatigue du corps et contribuer à nourrir la communauté, hôtes compris. [...]

«Par son sens du sacré, cette sensibilité tridentine souligne que la forme appartient aussi au fond», explique Johan Gadd, 62 ans, 6 enfants et 10 petits-enfants, habitant le nord de la Drôme et hôte occasionnel de Triors. Pour ce conseiller de personnes en entreprise, «la forme aide à la révélation du sacré. Bien sûr qu’il y a risque de rigidité quand on ne soigne que la forme. C’est le fait de gens qui ont peur d’être libres. La foi est un acte de liberté pour lequel on a besoin de règles sur lesquelles on peut s’appuyer.» [...]

A côté de ces sacrés à-coups que la vie monastique peut provoquer dans le cœur et l’esprit des visiteurs demeure l’exemplarité de certains humbles faits et gestes quotidiens. Ainsi la vaisselle après les repas. Elle réunit une quinzaine de moines et les hôtes de passage. Pendant les quelques jours que j’ai vécus à Triors, j’ai assisté un matin à une messe solennelle que le père abbé, qui a rang d’évêque, a présidée avec mitre et crosse. Je l’ai revu après le dîner, avec tablier et torchon, à la plonge derrière une pile de casseroles!"

Posté le 21 juillet 2015 à 14h03 par Michel Janva | Lien permanent

20 juillet 2015

Le curé saute en parachute pour sauver une abbaye

Le père Guillaume Soury-Lavergne s'était engagé à sauter en parachute, s'il parvenait à récolter 25 000 euros pour rénover l'Abbaye de Marcilhac-sur-Célé. Promesse tenue vendredi 17 juillet. 

Posté le 20 juillet 2015 à 10h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

19 juillet 2015

Renouvellement du Conseil International de la Communauté de l’Emmanuel

Le 17 juillet, le collège de prière et d’élection s’est réuni pour renouveler le Conseil International de la Communauté de l’Emmanuel. Ont été élus :

  • LogoBruno ABART (France),
  • Laurent ALBISETTI (Canada),
  • Nestor ATTOMATOUN (Bénin),
  • Laurent BALEBA (Cameroun),
  • Annick BESCOND (France),
  • Faustine CARRON DE LA CARRIERE (France),
  • Rafael CERQUEIRA FORNASIER (Brésil),
  • Marguerite CHEVREUL (France),
  • Martin FENKART (Autriche),
  • François GONON (France),
  • Pierre-Yves GOMEZ (France),
  • Jernej KASTELEC (Slovénie),
  • Daniella KUIJPERS (Pays-Bas),
  • Bruno POUZOULLIC (France),
  • Anna SEMANIAK (Pologne).

Ce conseil a réélu Laurent LANDETE comme Modérateur de la Communauté pour un troisième et dernier mandat de 3 ans.

Selon le droit de l’Eglise, la demande de confirmation de l’élection du Modérateur a été adressée au Conseil Pontifical pour les Laïcs.

Posté le 19 juillet 2015 à 22h58 par Michel Janva | Lien permanent

La Famille, joie et espérance de l'Humanité (6/6)

Lors de la messe d'envoi de la session sur la famille, le père Bernard a intitulé son homélie : N'ayons pas peur en ce temps de grande persécution contre les chrétiens. En voici un extrait :

B-ITIrZIgAAuYPX"(...) Nos frères et sœurs chrétiens, aujourd’hui, au Moyen Orient, au Nigéria et en d’autres pays sont persécutés comme l’ont été les membres du Peuple de Dieu en Egypte. Pourquoi sont-ils persécutés ? Uniquement parce qu’ils sont chrétiens ! Jésus, dans l’évangile de ce jour, nous permet de mieux comprendre la haine satanique contre les chrétiens : Je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive ! Cette phrase est déconcertante, comment la comprendre ? Jésus est le Verbe de Dieu, qui est venu réconcilier les hommes pécheurs à Dieu et les hommes entre eux. Il est, évidemment, le pacifique par excellence. Mais pour accueillir la paix de Dieu, il faut ouvrir son cœur à la grâce que Jésus veut nous donner (...)

Ne nous décourageons pas à cause de nos faiblesses et de nos pauvretés. Nous sommes de petits instruments, mais nous avons la conviction que la Puissance de Jésus se déploie dans notre faiblesse. Alors, allons de l’avant dans nos découvertes de l’Amour divin et soyons des témoins de cet Amour. Le monde est en danger car beaucoup oublient Dieu, méprisent sa Loi et vivent sans Lui. Mais ce monde, Dieu l’aime et Il nous envoie pour l’évangéliser. Nous ne pouvons pas convertir les cœurs, car seul le Saint-Esprit le peut, mais nous pouvons, par la grâce de Dieu, être des témoins fidèles comme le sont nos frères et sœurs en Irak, en Syrie, au Nigéria et en d’autres pays.

Soyons ces témoins courageux et laissons-nous guider et inspirer par l’Esprit Saint qui agit par le Cœur Immaculé de Marie. Rendons grâce à Dieu pour la Session que nous venons de vivre et témoignons avec joie et enthousiasme du plan de Dieu sur la famille, l’amour et la vie. Oui, la famille est joie et espérance, Gaudium et Spes, de l’humanité et l’Eglise. L’Enfer s’acharne pour détruire l’œuvre de Dieu, mais l’Enfer échouera parce que Dieu est Créateur de la famille, de l’amour et de la vie humaine !"

Vous pouvez retrouver les autres interventions ici : 1/6 2/6 3/6 4/6 5/6

Posté le 19 juillet 2015 à 12h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Retraites 2015 à l’Abbaye Notre-Dame de l’Annonciation

Retraites 2015 à l’Abbaye Notre-Dame de l’Annonciation :

  • pour jeunes filles de 17 à 30 ans du 17 au 23 août ;
  • pour jeunes filles de 16 à 25 ans du 19 au 22 octobre.

Conférences, offices monastiques, travail avec des moniales, entretiens individuels…

Inscription et renseignements : Abbaye Notre-Dame de l’Annonciation (Mère Rafqa) - 750 chemin des Ambrosis - 84330 Le Barroux (Téléphone : 04 90 65 29 29).

Posté le 19 juillet 2015 à 07h48 par Michel Janva | Lien permanent

18 juillet 2015

Cette église va disparaître

TitleLu ici cette info qui montre que toutes les destructions d'églises ne sont pas à considérer comme des gestes antipathiques, même si la disparition d'une église n'est jamais une bonne nouvelle : 

"Car, si en 1936, les fidèles s’étaient battus bec et ongles et s’étaient même pour certaines familles ouvrières cotisées pour ériger « leur » église, force est constater que ces dernières années, le lieu de culte était quelque peu désert. « Une quinzaine de personnes peut-être la fréquentaient », estime André Jacoulot. Beau paradoxe : à l’époque où Beaulieu-Mandeure ne comptait que 2 500 habitants, il y avait deux églises pleines (Saint-Michel, qui date du XIXe siècle, existe toujours). Aujourd’hui, la cité compte 4 800 citoyens mais plus grand monde pour fréquenter régulièrement les lieux de culte…

Ce n’est cependant pas sa relative désaffection mais plus les défauts de sa construction qui ont conduit l’archevêché à trancher en faveur de la disparition de Sainte-Thérèse. Faites de beaucoup de sable, d’un peu de galets et d’encore moins de ciment, les pierres de l’édifice ne tiennent pas le choc. À l’intérieur, sur les hautes voûtes, elles se lézardent. À l’extérieur, elles s’effritent. Il y a quatre ans l’une d’entre elles -plusieurs centaines de kilos- s’est même écrasée par terre ! L’édifice est donc dangereux. « Il aurait fallu deux millions d’euros pour rénover », soupire André Jacoulot. « Le diocèse n’a pas les moyens » Sans parler de l’entretien : le chauffage, « un gouffre financier », n’a jamais réussi, même à fond, à fournir plus que 16° degrés à l‘intérieur… Frisquet ! Précision : l’édifice ayant été bâti après la loi de séparation de l’Église et de l’État (1 905), toutes les charges incombent bien évidemment à la première.

Un éco-quartier, ou du moins des habitations, devrait voir le jour à l’emplacement de l’église.

Bref, décision a été prise de raser et de vendre le terrain, ou plutôt les terrains, le diocèse de Belfort-Montbéliard étant propriétaire au total de presque 42 ares, bâti et non bâti autour de l’édifice. La démolition ? Simple sur le papier, un casse-tête en réalité : car il a fallu exhumer -et ce en l’absence de descendants directs- les cercueils de l’abbé bâtisseur, le curé Barbier et celui de sa mère, enterrés sous l’autel. À la fin de l’année, les deux cercueils, intacts, ont rejoint le carré des prêtes du cimetière de Mandeure. Il a fallu ensuite vendre ou donner les statues, chaises, orgues, le baptistère, le bénitier, le mobilier de la sacristie, les radiateurs en fonte… Le gros morceau : les cinq cloches du clocher (ajouté en 1960). Une entreprise spécialisée de Mamirolle est venu les récupérer et a descendu, toute en douceur, la grosse maman de 1 500 kilos !

Posté le 18 juillet 2015 à 11h57 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

La Famille, joie et espérance de l'Humanité (5/6)

Dans cette dernière partie de la session sur la Famille qui a eu lieu à Sens du 11 au 13 juillet, le père Bernard évoque La prophétie de Jean-Paul II : le troisième millénaire, millénaire de la famille ! :

John-paul-2"La famille dans le plan de Dieu est gravement menacée, l’Eglise doit engager toutes ses forces pour faire triompher le plan de Dieu sur la famille, le bel amour et le respect inconditionnel de la vie. La prophétie de Jean-Paul II (...) a été donnée par Jean-Paul II, le 29 mai 1994, au cours de la prière de l'angélus après un séjour prolongé à l'hôpital

"Comprenez pourquoi le Pape souffre ! Le Pape devait souffrir, de même qu'il a dû souffrir il y a 13 ans, de même a-t-il dû souffrir cette année. J'ai médité, j'ai repensé à nouveau à tout cela pendant mon hospitalisation. Et j'ai compris que je dois faire entrer l'Eglise du Christ dans le troisième millénaire par la prière, par différentes initiatives, mais j'ai vu que cela ne suffisait pas : il fallait l'y faire entrer avec la souffrance, avec l'attentat d'il y a treize ans et avec ce nouveau sacrifice. Pourquoi maintenant, pourquoi en cette année, pourquoi en cette Année internationale de la Famille ? Précisément parce que la famille est menacée, la famille est agressée. Le Pape doit être agressé ; le Pape doit souffrir, pour que chaque famille et le monde entier voient que c'est un Evangile supérieur, dirais-je : l'Evangile de la souffrance, avec lequel il faut préparer l'avenir, le troisième millénaire des familles, de chaque famille et de toutes les familles (...)"

Le Père Jacques Verlinde de la Famille Saint Joseph a dit que, selon Marthe Robin, Saint Joseph serait le saint du troisième millénaire … L’Église aura plus que jamais besoin de son patronage pour relever les défis, et donc celui du renouveau de la famille… Demandons à Saint Joseph de nous enseigner la docilité à l’Esprit de charité, afin qu’en ce troisième millénaire, nous puissions être comme lui et avec lui, des artisans d’une authentique civilisation de l’amour, fondée sur les valeurs évangéliques. Consacrons nos familles à la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Vivons notre vie de famille en les choisissant comme modèle parfait"

Vous pouvez retrouver les autres extraits ici : 1/6 2/6 3/6 4/6

Posté le 18 juillet 2015 à 11h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

17 juillet 2015

La vraie crise du monde moderne

Le cardinal Sarah donne en ce moment une conférence en l'abbaye de Kergonan.

A suivre sur son compte twitter.

Posté le 17 juillet 2015 à 18h35 par Michel Janva | Lien permanent

La Famille, joie et espérance de l'Humanité (4/6)

La quatrième intervention du père Bernard de la Famille Missionnaire de Notre-Dame est tout simlement intitulée La famille, Gaudium et Spes ! En voici un extrait :

Gaudium-et-spes"(...) Je voudrais relire et interpréter ce que Jean-Paul II avait dit lors de la première Journée mondiale des familles, le samedi 8 octobre 1994 à Rome :

« Famille, que dis-tu de toi-même ? Voici la réponse : “Je suis”, dit la famille. “Pourquoi es-tu?”: Je suis parce que Celui qui a dit de Lui-même : « Seul, Je suis celui que Je suis » m’a donné le droit et la force d’être. Je suis, je suis famille, je suis le milieu de l’amour ; je suis le milieu de la vie ; je suis. Que dis-tu de toi-même ? Que dis-tu sur toi-même ? Je suis “gaudium et spes”! »

Jean-Paul II a avoué que la moitié de son discours avait été improvisé, dit par le cœur et recherché depuis plusieurs jours dans la prière. Ce texte, très peu connu, n’est pas traduit en français sur le Site du Vatican, il n’est qu’en italien, il doit être pris au sérieux, il a été inspiré du Saint-Esprit au Pape de Gaudium et Spes : Saint Jean-Paul II ! (...)

Pour mieux comprendre l’expression Gaudium et Spes, il est important de dire un mot sur le réalisme de l’espérance de Vatican II. Les évêques étaient bien conscients des tristesses et des angoisses des hommes et des femmes de leur temps, mais ils ont consciemment et volontairement privilégié la joie et l’espérance. En ces temps difficiles, le Malin s’agite et tente pour susciter tristesses et angoisse. Puisse Jésus nous envoyer son Esprit Saint et nous établir dans la joie et l’espérance : Gaudium et Spes ! Puisse nos familles être Gaudium et Spes pour vous, les époux, pour les enfants, les adolescents et les jeunes, sans oublier les grands-parents et arrières grands-parents. Que toutes les personnes que vous accueillez et qui vous voient vivre soient touchées par votre joie et votre espérance !

Puisse la Sainte Famille aider tous les époux à s’aimer amoureusement malgré les épreuves, les tentations et même les péchés ! (...)"

Vous pouvez retrouver les autres extraits ici : 1/6 2/6 3/6

Posté le 17 juillet 2015 à 12h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

16 juillet 2015

La Famille, joie et espérance de l'Humanité (3/6)

Pour sa troisème intervention de la session sur la famille, le père Bernard l'a intitulée : "Témoignons à contre courant de la vérité sur la famille". Extraits :

"Le dernier message de Jean-Paul II est un appel angoissé de ce Saint Pape, quelques semaines avant sa mort : « levez-vous ! Allons ! » Puisse cette Session nous obtenir la grâce du courage pour nous lever et exercer notre mission prophétique. A la suite d’Amos, soyons courageux pour dénoncer les idéologies relativistes dont nous venons de parler, qui dénaturent l’amour, désacralisent la vie et déconstruisent la famille selon le plan de Dieu.

Jean-Paul II, après son voyage apostolique à Strasbourg en 1988, nous avait appelés à combattre avec détermination la déchristianisation. Ne disons pas : « je ne sais pas parler, je suis trop faible ! » Jésus nous dit, en ce dimanche, comme à Amos : « Va, tu seras mon prophète ». Ayons confiance en la grâce de Jésus. Il est avec nous, tous les jours, nous a-t-Il assuré (...)

Stlouiszeliemartin2Permettez-moi d’insister en cette année de la vie consacrée pour vous demander de prier davantage pour les vocations sacerdotales et religieuses et pour tous ceux qui se préparent à fonder une famille chrétienne par le sacrement du mariage. Le renouveau de la France passe par la sainteté des époux, des laïcs, des consacrés et des prêtres. Dieu va donner à la France une grande grâce par la canonisation de Louis et Zélie Martin, les parents de Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus, le 18 octobre. Ne pourrions-nous pas faire ce rêve : qu’après cette canonisation, une Messe soit concélébrée par tous les évêques de France et les familles en action de grâce pour cette canonisation ? Cette manifestation familiale, joyeuse et pacifique pourrait avoir une grande fécondité pour le renouveau de la famille et de la France. Le souffle de la manif pour tous, du 13 janvier 2013, ne doit pas s’éteindre (...)

Les idéologues qui conspirent contre la famille, fondée sur le mariage d’un homme et d’une femme, échoueront. Le troisième millénaire sera le millénaire de la famille parce que Dieu a institué la famille. Le triomphe du Cœur Immaculé de Marie, prophétisé à Fatima, se prépare. Fiat, Magnificat !"

Vous pouvez retrouver les autres extraits ici : 1/6 2/6

Posté le 16 juillet 2015 à 12h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

Veut-on faire de la France la fille aînée de l’Islam ?

François Guillaume, ancien ministre de 1986 à 1988 et député de 1993 à 2007, a écrit une lettre ouverte à Mgr Dubost, évêque d’Evry :

"(...) J’ai lu dans le Figaro de ce jour que vous déclarez « préférer que les églises deviennent des mosquées plutôt que des restaurants ». A tout prendre, je préfèrerais l’inverse parce que c’est moins dangereux. Mais comment peut-on envisager une telle reconversion de nos édifices religieux construits par des chrétiens pour témoigner de leur foi en un Christ d’Amour quand les dignitaires musulmans se refusent à condamner clairement le massacre des chrétiens d’Orient ? Veut-on faire de la France la fille aînée de l’Islam ? Entre la tolérance et la naïveté, il n’y a qu’un pas que d’aucuns ont déjà franchi. Je pense à ce que disait Einstein : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les laissent faire sans rien dire ». La légitime défense n’interdit pas la charité, elle la permet.

Certes en milieu rural, beaucoup de nos églises ne sont plus ou peu fréquentées. Elles sont une lourde charge pour nos petites communes. Pourtant député durant 14 ans d’une circonscription rurale, je n’ai connu et ne connais aucun maire qu’il soit catholique, indifférent ou athée, qui ait renoncé à entretenir la Maison de Dieu ou, pire, qui ait envisagé de l’abattre. Pour tout habitant l’église est un symbole ; elle est identité du terroir ; elle est un appel fut-il inconscient à la solidarité et à l’indulgence envers autrui. Dans mon premier ouvrage « Le pain de la liberté », je le traduisais ainsi : « Le clocher, pour nous, c’est la durée ; c’est la concrétion des siècles ; c’est l’unité des vivants et des morts ; c’est la beauté et c’est la fragilité confiée au goût et à la force des hommes. Il suffit de pousser la porte pour que le silence du lieu saint vous invite à la méditation et vous pénètre de sa paix » (...).

Monseigneur, je ne me prévaux pas d’une très grande piété et je me garde bien de juger mon prochain mais je ne souffre pas qu’on décrète l’Evangile et le Coran compatibles. Sans pour autant que je mette en cause la sincérité d’une majorité de musulmans, je redoute cependant qu’elle ne se laisse embrigader, volens nolens, par des imams pour qui leur confier nos églises désaffectées serait un moyen inespéré de propager leur prosélytisme."

Posté le 16 juillet 2015 à 05h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (24)

15 juillet 2015

Vincent Lambert : les chrétiens ne peuvent rester silencieux

Réflexion de Mgr Thierry Scherrer,  et des membres de la Commission de Bioéthique du diocèse de Laval au sujet de la validation par la Cour européenne des droits de l’homme de l’arrêt des soins de Vincent Lambert :

"Depuis que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a validé l’arrêt des soins de Vincent Lambert, ce patient accueilli à l’Hôpital Sébastopol de Reims dans un état de polyhandicap profond, de nombreuses personnalités ont souhaité faire connaître leurs réactions et leurs interrogations, parmi lesquels un certain nombre d’évêques de France.

Tout récemment encore, la CEDH ayant rejeté la demande de révision de cet arrêt réclamée par les parents, une convocation leur a été adressée pour le 15 juillet par le CHU de Reims pour tenir un conseil de famille « en vue d’une décision d’arrêt des traitements ». Même si rien n’indique qu’une décision définitive sera prise à cette date, nous voudrions ici redire un certain nombre de convictions que tous peuvent partager :

- Chaque personne possède une égale dignité, quels que soient sa condition ou son état de santé. Cette reconnaissance est le fondement de notre lien social.

- L’alimentation et l’hydratation répondent aux besoins fondamentaux communs à tous les hommes, malades ou bien portants, et ne peuvent par conséquent être considérés comme de simples traitements.

- L’attention à celui qui est en situation de faiblesse est le principe de toute attitude éthique.

Dans le cas présent, les chrétiens ne peuvent rester silencieux, tout en appelant au plus grand respect des personnes :

- Au respect de Vincent Lambert, qui ne doit pas devenir l’otage d’une cause ou d’une idéologie ;

- Au respect des proches de Vincent Lambert,, notamment son épouse et ses parents, qui cherchent de bonne foi à faire ce qu’ils jugent être le meilleur pour leur époux et fils ;

- Au respect du corps médical, dont le dévouement mérite notre confiance.

Sur la base de cette attitude, nous voulons rappeler que

- L’interdit de tuer délibérément l’innocent, même par omission, est la marque de notre humanité. La loi elle-même se doit d’être au service de la vie.

- La vie humaine reste un don de Dieu, au service duquel se trouvent les médecins. La toute-puissance que nous donne la technologie doit reconnaître cette limite.

- Comme le Christ, l’Église n’est pas là pour condamner des personnes mais pour annoncer la miséricorde de Dieu. Seul Dieu juge les personnes, et seul il donne la vie et la reprend.

Si la sentence portée à l’encontre de Vincent Lambert, était mise à exécution, nous ne pourrions pas ne pas nous interroger avec inquiétude sur le sort que pourraient subir les très nombreux patients qui se trouvent dans des situations comparables à la sienne. La vie est un bien éminemment précieux et l’attitude que la société adopte à son égard nous concerne tous. Ensemble, soyons d’inlassables plaidoyers en faveur de la vie !"

Posté le 15 juillet 2015 à 23h17 par Michel Janva | Lien permanent

Cyclisme : le clergé a aussi son championnat

En 2000 est né un championnat de France cycliste du clergé qui rassemble prêtres, diacres, séminaristes et religieux passionnés de vélo. L’édition 2015 a été organisée dans le diocèse de Chartres, au coeur de la région du Perche, par la paroisse Saint-Lubin du Perche, à Nogent-Le-Rotrou. Le 30 avril, le père Bertrand Lener, curé de Saint-Pol-Petite- Synthe, a été sacré champion de France sur route. Et le lendemain, c’est le régional de l’étape, Silouane Deletraz, vicaire de la paroisse Saint-Lubin du Perche, qui est devenu champion de France du contre-la-montre. Le père Deletraz déclare à Minute :

M"[...] Je m’intéresse à l’actualité mais aussi à l’histoire du cyclisme. Avec ses exploits, ses événements, ses drames… Je pense à la mort du Britannique Tom Simpson en 1967 sur les pentes du mont Ventoux. Mais vu mon âge – j’ai 31 ans –, c’est à la fin des années 1990 que je me suis vraiment pris de passion pour ce sport. Et je vais peut-être vous surprendre, j’ai alors été séduit par la personnalité du coureur le plus controversé de l’histoire : Lance Armstrong. J’ai trouvé formidable que cet homme, frappé par la maladie, réussisse à vaincre le cancer, et qu’ensuite il s’investisse dans un programme et une fondation pour lutter contre ce mal.

C’est pourtant le plus grand tricheur de tous les temps !

Il a droit au pardon. L’Eglise enseigne qu’il faut aimer le pécheur et haïr le péché. Je respecte Armstrong pour ce qu’il est profondément. Quoi qu’il ait fait, quoi qu’il ait consommé, pour moi il reste un être hors norme qui a fait preuve d’un courage exceptionnel dans son combat contre le cancer."

Posté le 15 juillet 2015 à 16h34 par Michel Janva | Lien permanent

La Famille, joie et espérance de l'Humanité (2/6)

Voici un deuxième extrait de la session de formation qui a eu lieu à Sens du 11 au 13 juillet sur le thème "La Famille, joie et espérance de l'Humanité". Le père Bernard demande "Que St Benoît nous aide à être artisans du renouveau de la famille et de l'Europe" :

"Le renouveau de la famille passe par la redécouverte du service de l’autorité paternelle. Ne nous laissons pas influencer par l’idéologie du Gender ! L’époux père et l’épouse mère ont, dans la famille, une mission distincte et complémentaire. L’époux père doit être comme la tête du corps qu’est la famille. L’épouse mère doit en être le cœur. Pour Mère Marie Augusta, l’époux-père devait être le conseiller paternel, affectueux, patient et fort. Mais le père ne doit pas exercer l’autorité paternelle d’une manière despotique, il devrait toujours décider dans le « rien l’un sans l’autre » avec son épouse (...) Le père doit être fort pour rappeler la Loi naturelle et redire sans cesse : Dieu premier servi !

La crise de l’autorité ne concerne pas seulement la famille, elle concerne aussi les Etats. Puissent tous les responsables politiques exercer leur autorité en suivant les conseils de Saint Benoît et en prenant au sérieux ce que Jésus disait à Pilate : tu n’aurais aucune autorité sur moi s’il ne t’avait été donné d’en haut (Jn 19,11). Au-dessus de toute autorité politique il y a l’autorité de Dieu ! Aucune autorité politique ne devrait promulguer des lois positives en contradiction avec la Loi naturelle dont le fondement est Dieu.

Mais alors : comment est-il possible que notre Europe aux racines chrétiennes ait pu voter autant de lois contraires à la Loi de Dieu concernant la famille, l’amour et la vie ? Dans quelques années, l’avortement légalisé aura permis de tuer 2 milliards d’enfants innocents dans le sein de leur maman ! Comment les autorités politiques de notre monde peuvent-elles rester silencieuses devant l’horreur de la plus grande guerre mondiale de tous les temps : la guerre contre le plus innocent des hommes ? Le dernier appel de Jean-Paul II a été : levez-vous ! Allons !

Notre Pape François nous demande de ne pas avoir peur d’aller à contre-courant. Ne laissons pas les racines chrétiennes de l’Europe se dessécher complètement. Il est encore temps d’agir (...) Prions et imitons Saint Benoît pour être des astres lumineux qui annoncent le renouveau de l’Europe. Soyons les sentinelles du matin et les sentinelles de l’invisible dont parlait Jean-Paul II et qui permettront à l’Europe de retrouver son âme et de remplir sa mission auprès des autres Continents en témoignant des valeurs chrétiennes qui ont marqué son histoire."

Vous pouvez retrouver les autres extraits ici : 1/6

Posté le 15 juillet 2015 à 12h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

Mgr Camiade nommé évêque de Cahors

Mgr Laurent Camiade, prêtre du diocèse d'Agen, vient d'être nommé évêque de Cahors.

Posté le 15 juillet 2015 à 12h02 par Michel Janva | Lien permanent

14 juillet 2015

La Famille, joie et espérance de l'Humanité (1/6)

Suite à la session de formation qui a eu lieu à Sens du 11 au 13 juillet sur le thème "La Famille, joie et espérance de l'Humanité", nous vous proposons des extraits des interventions du père Bernard, modérateur de la Famille Missionnaire de Notre-Dame, que vous pouvez retrouver en intégralité sur leur blog. Voici un extrait de sa première intervention "Lumières et ombres de la famille aujourd'hui, la famille dans Familiaris Consortio" :

2015_session"(...) Notre Session, en cette année de la vie consacrée et à deux mois du prochain Synode sur la famille, est centrée sur une conviction prophétique de Saint Jean-Paul II, prononcée lors de la première journée mondiale de la Famille à Rome : la Famille, Gaudium et Spes, joie et espérance de l’Eglise et de l’humanité. Le Pape des jeunes et des familles avait donné en novembre 1981 une Exhortation particulièrement importante dont nous allons nous servir en cette première partie de la Session : Familiaris Consortio.

Depuis cette Exhortation, nous assistons à une déconstruction galopante et angoissante du mariage et de la famille. Mais nous ne baissons pas les bras : l’action de Jean-Paul II a porté un fruit abondant en France : les familles des générations Jean-Paul II et Benoît XVI se sont levées. La Manif pour tous est née et, aujourd’hui, elle naît et se développe en d’autres pays d’Europe et du monde. L’autre prophétie de Jean-Paul II est en train de se réaliser : le troisième millénaire sera le millénaire des familles ! N’ayons pas peur, mais soyons déterminés à aller à contre-courant. Nous ne devons pas laisser les cultures de la mort, les dictateurs du relativisme et les nouveaux colons idéologiques aller jusqu’au bout de leur entreprise (...)

Nous sommes en présence d’une véritable conspiration en vue d’imposer à tous les Etats du monde les antivaleurs qui contredisent les valeurs non-négociables dont le fondement est la Loi naturelle. Jean-Paul II, dans l’Encyclique Evangelium Vitae, parlait de conspiration contre la vie; Benoît XVI de dictatures du relativisme; le Pape François de colonisation idéologique. Réveillons-nous et témoignons courageusement de l’évangile et de Jésus, Voie, Vérité et Vie (...)

Le Cardinal Joseph Ratzinger, devenu Benoît XVI, était convaincu que les vrais changements, au cours de l’histoire, ont été obtenus par des minorités actives. Nous avons, en outre, la conviction de Sainte Jeanne d’Arc : c’est Dieu qui nous donnera la victoire et Il nous la donnera par le Cœur Immaculé de Marie parce que la cause de la famille est sa propre cause. C’est Dieu qui a institué le mariage et la famille, Il ne laissera pas l’Enfer aller jusqu’au bout de leur dénaturation ! Par l’Eglise, elle sera sauvée ainsi que l’humanité, famille des Nations."

Posté le 14 juillet 2015 à 12h04 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

Méditation de Mgr Luc Ravel : Par Clovis, la France naît et naît comme un Etat catholique

Né en 1957, issu d’une longue tradition familiale d’infanterie de marine et de marine, Mgr Ravel est diplômé de l’Ecole polytechnique et de l’Ecole nationale supérieure des pétroles et moteurs, mais aussi titulaire d’une maîtrise de philosophie. Ordonné prêtre en 1988, nommé évêque en 1999, il a été consacré le 29 novembre 2009 pour le Diocèse aux Armées Françaises par le Cardinal André Vingt-Trois archevêque de Paris. Il est l'auteur de la méditation de La Neuvaine en ce 14 juillet.

Dire la naissance de la France 

526x297-8G9A force de douter de tout, on finit par ne plus croire en rien. Il en va de la France comme du reste. Au fond, la France existe-t-elle ? N’est-elle pas un songe fabriqué par nos sommeils pour nous éloigner du présent, de sa composition multiple, de ses courants divers ? La France, n’est-elle pas une invention bricolée par des nostalgiques d’un temps qui n’a jamais existé ? 

A ces questions, extrêmes mais présentes aujourd’hui, il faut répondre. C’est à dire qu’il faut parler. Le silence ne suffit plus, fût-il réprobateur.

Pour dire la France, il convient d’abord de redire simplement ce qui est et ce qui fut. Ce qui est au plus près de l’évidence et ce qui fut au plus près de l’histoire. C’est là une très claire mais très âpre tâche. Tâche difficile parce qu’on ne peut plus dire ce que l’on voit à cause du politiquement correct ; et on ne veut plus voir ce que l’on voit à cause de l’idéologiquement suspect.

La tâche de voir et de dire la France, dans sa naissance par exemple, implique la rigueur. Nous ne renoncerons jamais à la rigueur. J’en appelle à la rigueur la plus stricte. J’oserai même dire : s’il y a doute, affirmons le minimum. Ne nous laissons pas emporter par un lyrisme démodé sur notre pays. Les faits sont suffisants. Ne les craignons pas en y rajoutant.

Par exemple, pour ce qui fut : la rigueur historique écrème l’histoire en la décontaminant des excès « légendaires ». Nous les abandonnons volontiers, même si leur fausseté n’est pas toujours assurée. Encore une fois : dans le doute et face à des idéologies qui ne nous passeront rien, nous abandonnons les faits mal attestés, nous renonçons par avance aux approximations. Mais ce qui reste suffit amplement. Surabondamment.

Intéressons-nous à la naissance de la France. Appliquons-lui la rigueur de l’histoire.

La France est-elle née un jour et Clovis y est-il pour quelque chose ? Qu’on renonce au  vase de Soissons est une chose, qu’on jette aux oubliettes le baptême de Clovis en est une autre. Or si la France est une vocation, une histoire et un destin, elle est aussi et avant tout une naissance. N’existe que ce qui est né. Pour être quelque chose ou quelqu’un, il faut naître comme une entité en soi, une réalité autre que toutes celles qui préexistent à elle : un enfant vient de ses parents mais, par sa naissance, il existe et vit comme un individu différent.

Le très savant « Dictionnaire encyclopédique du Moyen Age » (édition du Cerf, 1997) dans son article « Clovis » ne laisse aucun doute :

«  Les dernières années de Clovis virent l’annexion au prix du sang des royaumes francs de Gaule du Nord qui subsistaient encore, ce qui lui permit enfin d’être dénommé « roi des Francs ». Le roi légiféra également, faisant notamment rédiger la première version de la Loi salique. Quelques mois avant sa mort, il réunit à Orléans en juillet 511 un synode des évêques de Gaule qui présida à la naissance de l’Eglise mérovingienne. Le roi mourut à la fin de l’année il laissa à ses fils le plus puissant royaume barbare d’Occident et, qui plus est, son premier Etat catholique. » Le même article conclut : « C’est donc à juste titre que Clovis, dont le peuple a donné son nom à la France, mérite d’être considéré comme son lointain fondateur et son premier roi. »

Par Clovis, la France naît et naît comme un Etat catholique. Si Clovis se fait couronner à Tours, en 508, ce n’est pas pour des raisons politiques mais parce que Saint Martin y est enterré. S’il choisit Paris comme capitale, ce n’est pas « pour des raisons stratégiques (d’autres villes avaient une plus grande importance militaire) mais vraisemblablement en raison du lieu de la sépulture de sainte Geneviève (sans doute morte en 502), dont les liens avec la dynastie franque naissante avaient été si étroits. ». Nous le savons, Clovis et Clotilde voulurent être enterrés à côté d’elle.

On peut toujours mettre en doute la conversion de Clovis à la bataille de Tolbiac. On ne peut pas douter de son baptême par saint Remi à Reims, très probablement en 496. Le père de Clovis, Childéric, avait lui-même noué des liens stables avec l’évêque Remi et sainte Geneviève. Qu’on soupçonne des volontés politiques derrière ces relations ou cette conversion ne fait que confirmer l’affaire : le lien étroit entre la naissance d’une nation, c’est l’aspect politique, sa terre, c’est l’aspect géographique, et la foi catholique, c’est l’aspect religieux.

En revenant à la naissance de la France, nous répondons à la première question humaine : d’où vient-elle ? La réponse éclaire et soulage comme le terme atteint d’une quête des origines conduite par un enfant orphelin. Mais nous scrutons aussi sa conception : parler de Clovis et de Clotilde, c’est transcrire l’ADN de la France. C’est établir son code génétique. L’histoire d’un homme le façonne mais sans jamais supprimer cette donnée fondamentale, ce patrimoine qui porte sa liberté.

Depuis Clovis, quinze siècles mouvementés enrichissent la France. Doit-on pour autant lui faire renoncer à son origine ?"

Posté le 14 juillet 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

13 juillet 2015

26 juillet : 101ème Pèlerinage des automobilistes et des voyageurs

Image-2Plus d'informations.

Posté le 13 juillet 2015 à 11h59 par Michel Janva | Lien permanent

10 juillet 2015

La Neuvaine : méditation de Dom Pateau

Dom Jean Pateau, né en 1966, est entré à l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault en 1990. Ordonné prêtre en 1998, il a été élu abbé de ce monastère en août 2011. Il est l'auteur de la méditation de la Neuvaine.

« Où est l’homme qui veut la vie et désire connaître des jours heureux ?… »

(Règle de saint Benoît, Prologue)

En 476, quatre ans avant la naissance de saint Benoît, l’Empire romain d’occident s’est effondré. Les barbares sillonnent désormais l’Italie. Dans un contexte de guerres et de famines, naîtront les premiers monastères fondés par saint Benoît. La question tirée des psaumes, et posée par le Père des moines d’Occident dès les premières lignes de sa Règle, prend un relief saisissant : « Où est l’homme qui veut la vie et désire connaître des jours heureux ?» Nombreux devaient être ceux qui se sentaient concernés par cette question… Ne nous sentons-nous pas concernés aussi par elle ?

Le bienheureux Paul VI disait au Mont-Cassin :

L’excitation, le bruit, l’agitation fébrile, l’extériorité, la foule, menacent l’intériorité de l’homme. Il lui manque le silence avec son authentique parole intérieure, il lui manque l’ordre, la prière, la paix. Il lui manque lui-même. Pour retrouver la maîtrise et la joie spirituelle de lui-même, il a besoin de se remettre en face de lui-même, dans le cloître bénédictin. Dans la discipline monastique, l’homme est regagné à lui-même et à l’Église.

Saint Benoît a offert aux hommes de son temps la paix, une paix qui vient de Dieu et qui est nécessaire pour aller à Dieu.

Deux motifs, ajoutait le bienheureux Paul VI… font toujours désirer l’austère et douce présence de saint Benoît parmi nous : la foi, que lui et son ordre ont prêchée dans la famille des peuples, spécialement dans la famille Europe, la foi chrétienne, la religion de notre civilisation, celle de la sainte Église, mère et éducatrice des nations, et l’unité par laquelle le grand moine solitaire et social nous a appris à être frères, et par laquelle l’Europe fut la chrétienté. Foi et unité, que pourrions-nous souhaiter de meilleur pour le monde entier, et spécialement pour cette portion de choix qu’est l’Europe? Qu’y a-t-il de plus moderne et de plus urgent, de plus difficile et de plus contrarié, de plus nécessaire et de plus utile pour la paix?

L’Europe est toujours à évangéliser et cette évangélisation commence par notre propre évangélisation. À l’homme qui rêve d’une tranquillité solitaire, Benoît offre la paix de la présence. À celui qui ambitionne « l’heureuse ignorance » d’une « éducation non directive », il enseigne la certitude de la foi. Enfin à celui qui ne prétend à rien moins que d’être maître, il offre le service de l’unité pour une authentique fraternité : Paix, foi et unité.

« L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres ou s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins » disait le bienheureux Paul VI à un groupe de laïcs. Voulons-nous être de ces témoins ?

« Cherchant sourdement le sens de leur existence, les Européens du XXe siècle tourneront le regard vers leurs frères croyants : mais seulement dans la mesure où ceux-ci leur paraîtront vivre une vie pleine de richesses partageables, une existence irriguée par un flux de sens, d’espérance, d’amour, alors que le reste de la société se desséchera dans le nihilisme. » Le monde nous interroge… quelle est notre réponse ? Notre vie est-elle un témoignage ?

Reprenons au compte des nations, de notre continent, les mots que Benoît adresse à son disciple : «  Où est la nation qui veut la vie et désire connaître des jours heureux ? » « Écoute, ô Europe, les enseignements du maître, et incline l’oreille de ton cœur ; accueille volontiers les leçons d’un tendre père, et fais-les passer fidèlement dans ta vie… Alors, sous la protection de Dieu, jusqu’à ces sommets de doctrine et de vertu…, tu parviendras. » (cf. Règle de Saint Benoît, première et dernière phrases)

Posté le 10 juillet 2015 à 18h53 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Lebrun nommé archevêque de Rouen

Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Étienne depuis 2006, vient d'être nommé archevêque de Rouen et primat de Normandie par le pape François.

Les lecteurs du Salon Beige se souviennent qu'il fut le premier évêque français à participer à la Marche nationale pour la vie, en 2010.

Mgr Dominique Lebrun sera installé archevêque de Rouen le dimanche 11 octobre à 15h30 en la cathédrale Notre-Dame de Rouen.

Posté le 10 juillet 2015 à 12h13 par Michel Janva | Lien permanent

Le 15 août à midi, toutes les cloches des églises du Var sonneront

Face aux persécutions et massacres dont sont victimes les chrétiens d’Orient, Mgr Dominique Rey, lance un appel à tous les chrétiens de son diocèse.

Le samedi 15 Août à midi, jour de l’Assomption de la Sainte Vierge Marie au ciel, sonneront les cloches de toutes nos églises du Var en signe de solidarité.

Les chrétiens sont appelés à se rassembler sur les parvis (à midi et/ou à l’issu des messes célébrées ce jour là) pour exprimer leur soutien fraternel aux chrétiens d’Orient et prier pour eux.

Posté le 10 juillet 2015 à 07h38 par Michel Janva | Lien permanent

09 juillet 2015

L'Union européenne en déficit de démocratie

Selon la conférence des évêques de France

"La crise [grecque] révèle la nécessité de mettre en œuvre des processus plus démocratiques".

En effet :

"Le peuple grec a été invité à se prononcer démocratiquement par référendum. La démarche a pu mettre en évidence le déficit démocratique qui est pour beaucoup dans la suspicion des citoyens à l’égard des institutions européennes. Le déficit démocratique est particulièrement notable dans le fait que les responsables financiers et les institutions auxquelles ils appartiennent, déterminent des conditions et élaborent des décisions qui s’imposent aux Etats membres sans qu’elles soient soumises à discussion devant le Parlement européen."

Posté le 9 juillet 2015 à 07h59 par Michel Janva | Lien permanent

08 juillet 2015

Décès du père Louis Pelletier, prêtre de l'Emmanuel. RIP

Monsieur (†) et Madame Robert Pelletier, ses parents
Etienne et Christine, Patrick et Aviva,
Diane et Paul, Delphine et Erik,

ses frères et sœurs, ses neveux et nièces,

ont la grande douleur de vous faire part du décès accidentel

le 6 juillet 2015, à 54 ans du

Père Louis Pelletier (biographie)
Prêtre du diocèse de Paris
Prêtre de la Communauté de l'Emmanuel
dans la 28e année de son sacerdoce.

Ses obsèques seront célébrées à l'Eglise Saint François Xavier des Missions Etrangères, à Paris 7e le samedi 11 juillet 2015 à 10h, suivies de l’inhumation dans le caveau des Douze Apôtres au Cimetière du Montparnasse

Vous êtes invités à écrire vos témoignages et messages de sympathie sur le site
http://perelouispelletier.squarespace.com

Louis-a-Lerins

Posté le 8 juillet 2015 à 18h20 par Michel Janva | Lien permanent

12 juillet : messe pour la France près de Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à une MESSE pour la FRANCE le Dimanche 12 Juillet 2015 à 11h00, en l'église N.D. de l'Assomption à Grenade (Haute-Garonne).

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Posté le 8 juillet 2015 à 07h57 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2015

Funérailles de l'abbé Denis Coiffet

Ce 7 juillet 2015 – qui marque le 8ème anniversaire de la publication du motu proprio Summorum Pontificum libéralisant l’usage des anciens livres liturgiques latins – la messe solennelle des funérailles de Monsieur l’Abbé Denis Coiffet, l’un des douze membres fondateurs de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, a été célébrée dans la cathédrale Saint Louis de Versailles par M. l’Abbé Bisig, premier supérieur de la Fraternité Saint-Pierre, devant un grand concours de clergé et de fidèles, la cathédrale étant pleine (source).

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Extrait de l'article que lui consacre Minute daté de demain :

"[...] Le sermon du prêtre est parfois l’objet de railleries. Trop long. Incompréhensible. Soporifique. L’abbé Coiffet échappait à la règle, la nature l’avait doté d’un talent oratoire exceptionnel. A l’image de Tixier-Vignancour qui fut sans doute le seul avocat à s’enten- dre dire par un président de tribunal : « Je vous en prie, Maître, faites long... », l’abbé Coiffet entendait sans doute, lorsqu’il commençait son sermon, le murmure de ses fidèles: « Nous vous en prions, Monsieur l’abbé, ne vous arrêtez pas. » Plus qu’un sermon, une plaidoirie ! Pour Dieu et pour l’Eglise.

Alors qu’il improvisait toujours face à son auditoire, il ne manquait jamais aucun élément pour un grand moment d’éloquence. Syntaxe et élocution par- faites. Sens de la formule. Emotion. Culture classique. Conclusion en forme d’apothéose. Les fidèles étaient secoués. Remués au plus profond d’eux-mêmes. L’abbé Coiffet ou un monstre sacré comme l’Eglise en a le secret. [...]

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L'abbé Denis Coiffet était fortement lié aux Scouts St Louis, à Lyon, pour avoir été chef scout de 1969 à 1977, premier assistant en 1972, présent à tous les camps jusqu'à son ordination par Mgr Lefebvre en 1977. Très occupé ensuite par son sacerdoce et ses responsabilités, il est cependant resté toujours en contact, apportant un soutien inflexible aux Scouts et Guides Saint Louis.

Vidéo de la sortie (source) :


Funérailles de l'abbé Coiffet par Le_Salon_Beige 

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Posté le 7 juillet 2015 à 21h12 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Legrez : catholiques et musulmans, "notre foi n'est pas la même"

LegrezL'archevêque d'Albi a réagi, dans le Tarn libre, aux propos de Dalil Boubakeur, qui a suggéré de transformer des églises en mosquées :

"Que pensez-vous de cette proposition ?

Ce n’est évidemment pas la solution. La loi de 1905 attribue les églises au culte catholique. L’Eglise ne veut en rien renoncer à cela. Il est impensable que pour une raison ou une autre, elles soient attribuées à un culte opposé.

En quoi cela sème de la confusion ?

Il faut éviter la confusion. Notre foi n’est pas la même. Pour les musulmans notre foi est fausse. Cette foi qui est la nôtre s’exprime dans un certains nombre de signes et les églises en font partie. Il faut entretenir les meilleures relations avec les personnes de foi musulmane. Nous avons en commun les vertus de générosité, de fraternité et d’honneur. On doit respecter les gens de foi musulmane mais nous sommes deux religions différentes. Nous sommes dans la religion d’une personne, celle du Christ. Nous n’avons pas en commun le Livre. D'autre part le Jésus du Coran n’est pas celui des Evangiles. Nous sommes une religion de la Parole pas du Livre, pour nous la Parole s’est incarnée. Les Chrétiens connaissent mal leur religion et encore plus l’Islam. Il faut être au clair avec les deux, connaître les différences et trouver les moyens de se respecter. Nous sommes différents mais respectueux les uns et les autres. [...]"

Posté le 7 juillet 2015 à 10h30 par Louise Tudy | Lien permanent

05 juillet 2015

Pèlerinage des pères de famille à Vézelay

Avant la messe :

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Procesion du Saint-Sacrement :

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Pendant la messe :

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Posté le 5 juillet 2015 à 19h38 par Michel Janva | Lien permanent

Cotignac : des Irakiens au pèlerinage des pères de famille

Des pères de famille irakiens récitent le Pater dans leur langue, lors du pèlerinage des pères de famille à Cotignac :

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Posté le 5 juillet 2015 à 16h22 par Michel Janva | Lien permanent

04 juillet 2015

La route de Chartres sera différente sans l’abbé Coiffet

Message de Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté :

"Chers amis de Notre Dame de Chrétienté, 

Abbe_coiffet_fssp_sL’abbé Coëffet nous a quittés après de longs mois de souffrance à l’hôpital. Notre Dame de Chrétienté est en deuil. L’abbé Coëffet était pèlerin de Chartres, au premier rang depuis 1983, ne comptant ni sa peine ni son temps. L’abbé Coëffet était généreux, prêtre « médecin des âmes », il était notre prêtre et notre ami, toujours disponible pour servir le Bon Dieu.

Grand admirateur de Saint Jean Bosco, l’abbé Coëffet aimait la jeunesse, les scouts, les enfants du pèlerinage. Il aimait raconter comment il avait réuni, avec quelques familles d’abord, des dizaines d’enfant sur les chemins de Chartres pour finir, quelques années plus tard, à plus d’un millier. Le chapitre Enfants est né ainsi, à la grâce de Dieu, et reste, depuis, l’un des diamants du pèlerinage. Je me souviens de ce soir à Soulaire où, s’adressant aux scouts du Chesnay, il avait repris les mots de Saint Paul aux Philippiens disant à ses scouts, la voix cassée par la fatigue et l’émotion, qu’ils étaient sa joie et sa couronne (« C'est pourquoi, mes bien-aimés, et très chers frères, vous qui êtes ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, mes bien-aimés! »).

Cher Monsieur l’Abbé, vous aimiez tant de belles choses sur cette terre: la musique, la France, le Forez, la Bretagne, la bonne table, le bon vin et l’amitié. Je réalise combien parler de quelqu’un que l’on aime et à qui on doit tant est difficile. Les souvenirs se précipitent, heureux et malheureux. Parfois malheureux, vous avez été courageux dans la souffrance qui n’est pas seulement physique. Vous avez souffert, par l’Eglise et pour l’Eglise, dans nos durs combats de la Tradition qui ont accompagné votre vocation. Et vous aurez beaucoup souffert de toutes nos déchirures humaines. La fondation de la Fraternité Saint Pierre, toutes les vocations que vous avez suscitées, la rencontre avec le cardinal Ratzinger, le pontificat de Benoît XVI auront été parmi les grandes joies de votre vie de prêtre. 

A Notre Dame de Chrétienté, en 2011, nous avions accueilli l’abbé Coëffet, nouvel Aumônier général, comme une évidence ; il était chez lui, connaissait tout le monde, savait monter les tentes, dire la messe à 4 heures du matin,... Il savait tout faire, nous connaissait par cœur… et nous aimait quand même.

La route de Chartres sera différente sans l’abbé Coëffet. Remercions le Bon Dieu de nous avoir donné la grâce de rencontrer un prêtre comme lui, prions pour le repos de son âme et pour sa famille qui est dans la peine. 

Parce que notre vie est un pèlerinage, tenons nos engagements de pèlerins, comme l’abbé nous l’a tant de fois demandé, et poursuivons notre marche vers cette « flèche irréprochable et qui ne peut faillir », image sur terre, du Ciel qui nous réunira tous si Dieu le veut.

Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous."

La messe solennelle de funérailles sera célébrée par Monsieur l’abbé Bisig, de la Fraternité Saint-Pierre, le mardi 7 juillet à la cathédrale Saint-Louis de Versailles à 10h.

Posté le 4 juillet 2015 à 09h53 par Michel Janva | Lien permanent

03 juillet 2015

Le père prieur de l'abbaye de Fontgombault, RIP

Le Père Prieur de Fontgombault, dom Chauveau, est décédé à Florence, hier soir suite à un AVC à Gricigliano en mai 2015.

Addendum : ses obsèques auront lieu le 9 juillet à l'abbaye. Faire part.

Posté le 3 juillet 2015 à 12h15 par Michel Janva | Lien permanent

Abbé Denis Coiffet, RIP

CL'abbé Coiffet, membre fondateur de la Fraternité Saint-Pierre, a rendu paisiblement son âme à Dieu ce matin, en la fête de Saint Irénée de Lyon, entouré des siens et accompagné des prières de l'Eglise.

Nous vous tiendrons au courant dès que possible de la date et du lieu de ses obsèques.

Addendum : les obsèques auront lieu le mardi 7 juillet à 10h à la cathédrale Saint Louis de Versailles.

L'inhumation, le lendemain, à Leigneux (42).

Posté le 3 juillet 2015 à 09h10 par Michel Janva | Lien permanent

Mon Dieu, donnez-nous de saints prêtres

Don Louis-Hervé Guiny est prêtre de la Communauté Saint-Martin depuis le 25 juin 2000. Il est responsable de la formation depuis 2004. Il est l'auteur de la méditation de cette semaine pour la neuvaine :

« Seigneur, donnez à la France

les nouveaux St Vincent de Paul dont elle a besoin »

HLa plus grande grâce que Dieu ait faite à la France meurtrie, au temps de Richelieu et de Mazarin, est de lui avoir donné saint Vincent de Paul (1581-1660).

Pour panser  les plaies du pauvre peuple, il fallait un homme qui unît en lui le meilleur du paysan et du prêtre : le bon sens, l’humilité, l’activité tenace, la prudence, la patience, et pénétrant le tout, une charité sans égale. Lui aussi est frappé de la différence entre le nombre de prêtres et la misère qu’ils sont chargés d’encadrer, d’édifier, d’enseigner et de consoler. C’est qu’il y a trop de mauvais prêtres.

 « Les mauvais prêtres » : que de fois le mot revient sur les lèvres du fondateur des lazaristes ! Il sait bien que partout en France, il y a des prêtres fervents, mais les autres l’obsèdent par leur nombre. Fort de ses relations avec un certain nombre d’évêques, il tombe d’accord sur l’impossibilité d’améliorer la masse des mauvais prêtres et sur la nécessité « d’appliquer le remède à la source du mal », en s’efforçant « de donner l’esprit ecclésiastique et d’enseigner les devoirs de leur état à ceux qui veulent entrer dans les ordres. C’est le début d’une grande aventure en France.

Le séminaire devient la nouvelle matrice du clergé français. Saint Vincent de Paul écrira « c’est un chef d’œuvre en ce monde que de faire de bons prêtres ». C’est d’autant plus important pour lui qu’il éprouve l’intuition et la conviction que les peuples sont à l’image de leurs pasteurs. Il écrit à un fils :

« Dieu vous bénisse, mon frère ! C’est bien fait de demander à Dieu qu’il fasse de bons évêques, de bons curés, de bons prêtres, et c’est ce que nous devons tous demander : tels sont les pasteurs, tels sont les peuples. On attribue aux officiers d’une armées les bons et les mauvais succès de la guerre ; et on peut dire de même que, si les ministres de l’Eglise sont bons, s’ils font leur devoir, tout ira bien ; et au contraire, s’ils ne le font pas, qu’ils sont cause de tous les désordres ».

Il dira aussi qu’un

« bon prêtre est une grande chose ! Que ne peut faire  un bon prêtre ! Quelles conversions ne peut-il pas procurer, des prêtres dépend le bonheur du christianisme ».

Avec lui et après lui, le cardinal de Bérulle, Monsieur Olier, St Jean Eudes, St Louis-Marie et tant d’autres vont contribuer à la formation de ce nouveau clergé vertueux, zélé et charitable. A leur place, ces maîtres de l’Ecole Française de spiritualité ont permis cette réforme pastorale, forte d’un redressement moral et d’un esprit missionnaire dont les français vont bénéficier. C’est la France qui va bénéficier de cette réforme. Alexis de Tocqueville écrira bien plus tard :

« je ne sais si, à tout prendre, et malgré les vices de quelques-uns de ses membres, il y eut jamais dans le monde un clergé plus remarquable que le clergé catholique de France au moment où la révolution l’a surpris : plus éclairé, plus national, moins retranché que les seules vertus privées, mieux pourvu de vertus publiques et , en même temps, de plus de foi…J’ai commencé l’étude de l’ancienne société plein de préjugés contre lui, j’en suis sorti plein de respect. »

Lors de la Révolution  Française, l’épopée des prêtres cachés, des exilés, des martyrs, de ce qu‘on peut bien appeler « l’Eglise Française du silence » est le signe le plus fort de cette résistance pacifique. Que d’âmes d’enfants, Jean-Marie Vianney et tant d’autres, furent à jamais marqués par ces existences clandestines et héroïques. C’est cette transmission d’un idéal de sainteté sacerdotale  authentique qui permettra au XIX ème et au début du XXème à tant de pasteurs et de missionnaires dans le monde entier, dans un climat souvent anticlérical de favoriser l’essor de l’Eglise.

C’est ce même désir qui anime le Cardinal Suhard, au sortir de la seconde guerre mondiale, qui entend lui aussi à sa place contribuer à la réforme du clergé pour le bien de la France :

« Comme le Christ, le prêtre apporte à l’humanité un bienfait sans égal : celui de l’inquiéter. Il doit être le ministre de l’inquiétude, le dispensateur d’une soif et d’une faim nouvelles. Comme Dieu, il appelle la faim sur la terre. Il ne s’agit pas ici c’est évident, de semer une peur maladive dans des consciences déjà exacerbées par la vie moderne. L’inquiétude que doit semer le prêtre, c’est cette crainte de Dieu, ce tourment de l’infini, qui a fait pousser aux mystiques, et aux penseurs de tous les temps, ces cris d’appels si bouleversants. La révolte qu’il prône, c’est l’insurrection des consciences ; l’ordre qu’il vient troubler, c’est le calme apparent qui couvre les iniquités et les haines. Comme le héros et le Saint, le prêtre dans la cité, n’est pas un citoyen passivement docile ; il n’a point taille commune… Prophète du Dieu Vivant, il n’admet plus le repos qui serait la mort : il se doit d’être l’artisan du devoir, du jaillissement, dans l’intimité des personnes comme dans le déroulement de l’histoire. Et dès lors, on peut le dire sans contradiction : sa manière des semer l’ordre, c’est de le mettre en cause ; sa façon propre d’obéir aux lois des hommes, c’est d’en appeler sans cesse à la loi de Dieu ».

Dans la France d’aujourd’hui et de demain, les nouveaux « St Vincent de Paul » sauront à leur place, toute leur place et rien que leur place favoriser un élan missionnaire.

Posté le 3 juillet 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

4 juillet : Rosaire pour la France à Metz

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Posté le 3 juillet 2015 à 07h14 par Michel Janva | Lien permanent

02 juillet 2015

Hausse du nombre de séminaristes : un effet Manif Pour Tous ?

Les ordinations sacerdotales sont en baisse mais le nombre des séminaristes est en légère croissance. Environ 850 hommes se sont préparés à la prêtrise en 2014-2015 dans la trentaine de séminaires français, dont 138 en première année, contre 90 l'année universitaire précédente. Sara Teinturier, chercheure post-doctorante au GSRL (Groupe Sociétés, Religions, Laïcités) du CNRS, estime que ce regain peut avoir plusieurs origines :

«il est possible que ce soit un effet Pape François, et/ou bien le résultat visible d'un réveil catholique né en particulier de la Manif pour tous».

Posté le 2 juillet 2015 à 10h25 par Michel Janva | Lien permanent

01 juillet 2015

4 juillet : rosaire pour la France à Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à un ROSAIRE pour la FRANCE le Samedi 04 Juillet 2015 de 14h00 à 16h00, en l'église Notre-Dame de La Dalbade de Toulouse.

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? »

Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Posté le 1 juillet 2015 à 20h58 par Michel Janva | Lien permanent

Prières pour l'abbé Denis Coiffet

Communiqué de la Maison générale de la Fraternité Saint-Pierre :

Les médecins viennent de nous informer que, malheureusement, après des mois de lutte contre l’infection, l’abbé Denis Coiffet a contracté une septicémie et que l'infection dans ses poumons est désormais incurable. Il vit donc maintenant ses dernières heures ou jours. L’abbé Le Roux a pu lui rendre visite aujourd'hui et, en dépit de son état grave, l’abbé Coiffet était assez lucide : il a été en mesure de se confesser et de recevoir les derniers sacrements. Il a dit qu'il comprenait son état et était en paix.

Vos prières ferventes sont demandées pour l’un de nos fondateurs dans ses dernières heures."

Une veillée de prière, pendant laquelle le Saint Sacrement sera exposé, se tiendra à Versailles, à la chapelle de l'Immaculée Conception (8 bis rue Mgr Gibier) en présence de l'abbé Vianney Le Roux, le mercredi 1er juillet de 20h30 à 22h.

Posté le 1 juillet 2015 à 12h22 par Michel Janva | Lien permanent

29 juin 2015

Les chartreux, des gardiens de phares pour illuminer le monde

La Croix a rencontré Dom Dysmas de Lassus, prieur général de la Grande-Chartreuse. Extrait :

"La voie des chartreux s’enracine dans le monachisme des Pères du désert. Nous sommes des moines, avec une énorme part commune avec les bénédictins ou les cisterciens. Notre particularité est une plus grande insistance sur la vie solitaire. Nous ne sommes cependant pas des ermites, puisque la part de vie commune est loin d’être négligeable.

Votre séparation du monde est particulièrement tranchée…

C’est vrai, notre clôture est rigoureuse, pas toujours facile à accepter. Car nous ne sortons pas du désert, pas même, sauf cas exceptionnels, pour le décès de nos parents. Plutôt que d’expliquer, je préfère renvoyer au Christ qui s’est retiré quarante jours dans le désert pour prier. Quand nous parlons de désert, c’est de cela que nous parlons. Mais deux jours par an, nous recevons nos familles à l’hôtellerie.

À quelles conditions la solitude n’est-elle plus une souffrance ? 

L’insistance sur la solitude ne doit pas faire illusion car il ne s’agit pour nous que d’une condition extérieure et d’un moyen. Le but n’est pas la solitude mais bien son contraire, la communion. Toute notre vie est construite sur la relation. Tout y est pensé pour favoriser le développement de la relation avec Dieu, de la communion d’amour avec lui. S’il vit pleinement sa vocation, le chartreux n’est jamais seul. Il reste que vivre dans la solitude, même avec cette communion avec Dieu, demande certaines capacités, une forme d’esprit qui soit capable de la porter. Et ce n’est pas donné à tout le monde.

L’austérité de la Chartreuse, ce ne sont pas les jeûnes, le lever de nuit, ou le froid, même si ces aspects sont bien réels. La véritable austérité est la solitude. Les premières années, l’intimité avec Dieu est encore fragile et le désert, intérieur et extérieur, peut parfois se faire sentir avec rudesse. Mais j’entends plus souvent des moines se plaindre de ne pas avoir assez de solitude que l’inverse. [...]

Vous vivez séparés du monde, mais pas pour le fuir. Comment ? 

Lorsqu’il y avait des gardiens dans les phares, eux aussi vivaient séparés du monde et pourtant c’était bien pour rendre service à ceux qui passaient près d’eux sans les voir. Nous faisons ce que d’autres devraient faire et ne font pas : écouter leur cœur pour y entendre la voix de celui qui leur a donné la vie. Comme le dit un beau passage de nos statuts : « Séparés de tous, nous sommes unis à tous parce que c’est au nom de tous que nous nous tenons en présence du Dieu vivant. » 

Nous sommes comme les gardiens d’une station de transmission en haut d’une montagne. Apparemment isolée, elle voit pourtant passer des millions de communications et relie les hommes entre eux ou avec les satellites au-dessus d’elle. Il manquerait quelque chose à la terre s’il n’y avait pas des hommes (tous les contemplatifs, pas seulement nous) qui donnaient leur vie à cette communication avec le Ciel, au nom de toute l’humanité. [...]

Notre vie ne demande pas de qualités extraordinaires. Il y a chez nous des personnes qui ont fait Polytechnique ou Normal-Sup et d’autres qui n’ont pas dépassé le BEPC. Il y a des personnes solides et des personnes fragiles. Il est donc erroné de croire que la Chartreuse est réservée à des sujets d’exception. Il est en revanche exact que seul un petit nombre de personnes est capable de soutenir une vie solitaire, parce qu’il y faut non pas des qualités exceptionnelles mais des qualités très spécifiques. En réalité, seule l’expérience peut dire si on se sent en harmonie avec la vie de cellule ou non. Si nous n’avons pas d’exigence particulière, ni intellectuelle, ni humaine, nous ne pouvons pourtant pas être un refuge face aux difficultés du monde. [...]"

Posté le 29 juin 2015 à 10h31 par Michel Janva | Lien permanent

28 juin 2015

Ne nous décourageons pas : Dieu n’abandonne pas la France

Extrait de l'homélie du jour du père Bernard Domini, modérateur de la Famille Missionnaire de Notre-Dame :

"L’évangile de ce dimanche doit faire grandir notre espérance en la conversion de la France, la Fille aînée de l’Eglise. Notre Pape François a rencontré, le 11 juin dernier, un petit groupe de jeunes Français. Il leur a dit :

« On dit que la France est “la fille aînée de l’Église”. Mais pas la plus fidèle. Beaucoup de gens sont vivants à l’extérieur mais morts à l’intérieur. Beaucoup de gens ont perdu la joie. »

6a00d83451619c69e2017c36b233f8970bLe Saint-Père a laissé apparaître « une forme d’attente déçue à l’égard de l’Église en France, comme s’il attendait des catholiques français un renouveau, un réveil, une audace qui ne venait pas. Nous ne sommes absolument pas étonnés par l’analyse de notre Pape François, qui est dans la continuité avec la question de Jean-Paul II en juin 1980 : « France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? ».

Si ce Saint Pape avait osé nous poser cette question, c’était par amour pour la France et pour susciter en nous le désir d’une vraie conversion et de fidélité aux promesses de notre baptême. Jean-Paul II et notre Pape François, en posant la question de la fidélité aux promesses du baptême, ne se sont pas adressé à l’Eglise de France uniquement, mais à la Nation française qui, depuis le baptême de Clovis, est devenue la Fille aînée de l’Eglise. C’est cette Fille aînée de l’Eglise, qui n’est pas très fidèle aux promesses de son baptême. Jean-Paul II et notre Pape François ne se sont pas trompés. La France a voté plusieurs lois contraires à la Loi naturelle, particulièrement les lois qui concernent l’amour, la vie, la famille.

L’amour n’a jamais été autant défiguré, la vie jamais tant menacée, la famille jamais tant attaquée. Jean-Paul II parlait des cultures de la mort, Benoît XVI des dictatures du relativisme, notre Pape François de colonisation idéologique. Depuis la Révolution française, nous voyons croître, en France, ces idéologies qui ont des conséquences négatives par rapport aux promesses du baptême de la France, Fille aînée de l’Eglise. Ne nous décourageons pas : Dieu n’abandonne pas la France. Le Cœur de Jésus et la Vierge Marie agissent dans les cœurs. Depuis la célèbre question de Jean-Paul II, la génération Jean-Paul II s’est levée. Elle a entraîné dans son sillage la génération Benoît XVI et, aujourd’hui, la génération François. Saint Pie X et Marthe Robin ont prophétisé la conversion de la France.

Dieu nous fait signe par la prochaine canonisation du premier couple canonisé : Louis et Zélie Martin, les parents de Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus. Puisse cette canonisation apporter un souffle nouveau à la Fille aînée de l’Eglise. Le renouveau des vocations est lié au renouveau de la famille. En ces jours où ont lieu les ordinations, rappelons l’importance de l’adoration du Saint-Sacrement, du rosaire et de la consécration au Cœur Immaculé de Marie."

Posté le 28 juin 2015 à 12h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)

27 juin 2015

Grosse bouffe dans une abbatiale pas désacralisée : l'évêque n'a pas bougé (Add.)

Le SB avait prévenu. Le repas a eu lieu. Scandale.

Egl

 Add : Et même l'orgue a joué...

Posté le 27 juin 2015 à 16h21 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Un Studium de Théologie Junior pour les lycéens

S U

Posté le 27 juin 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent


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