20 novembre 2009
Plus de filles à l'autel à Bayonne
L'article du sud-Ouest reproduit par le FC est un tissu de propagande, ne citant les ecclésiastiques que dans le cadre d'une dénigrement total de cette décision.
Mais que dit l'Église sur cette question sensible et récurrente?
"Les filles ou les femmes peuvent être admises à ce service de l’autel, au jugement de l’Évêque diocésain; dans ce cas, il faut suivre les normes établies à ce sujet" (Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements in Redemptionis Sacramentum - 2004).Eh oui... Maintenant, précisons que cette phrase est précédée d'une autre très importante :
" On ne doit pas oublier que, du nombre de ces enfants, qui servent à l’autel, a surgi, au long des siècles, une multitude de ministres sacrés".
Sur cette question, on lira avec intérêt Redemptionis Sacramentum (et les textes mis en note) et aussi cette réponse de 2003 (antérieure donc à l'instruction pré-citée) adressée par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements à un prêtre s'interrogeant sur cette pratique. Enfin, cette analyse intéressante et tout à fait personnelle apporte des éléments à une réflexion qui doit en premier lieu s'appuyer sur les textes de l'Église, à savoir l'instruction Redemptionis Sacramentum qui, une nouvelle fois, rappelle et confirme toute l'autorité en matière liturgique qui revient à l'évêque diocésain.
Posté le 20 novembre 2009 à 15h10 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (19)
12 novembre 2009
Adoption pour une homosexuelle : réaction de la CEF
Mgr Jean-Charles Descubes, Archevêque de Rouen et Président du Conseil Famille et Société, réagit au nom de la Conférence épiscopale :
"l'adoption n'est pas une question de droits individuels mais a pour but la protection de l'enfant, privé de ses parents naturels. C'est l'intérêt supérieur de l'enfant qui doit donc guider les décisions politiques et administratives. Les droits et le bien de l'enfant limitent le droit à l'enfant.
L'adoption permet à des enfants de faire l'expérience d'une famille et d'y être éduqué avec des repères de filiation qui doivent demeurer clairs. Une famille requiert la complémentarité de deux êtres, homme et femme, dont l'union trouve sa source dans la différence sexuelle inscrite dans les corps. Pour l'enfant, la différence irréductible des sexes de ses parents est la base et le modèle qui lui permet de construire son identité et de se situer à sa juste place parmi d'autres."
Posté le 12 novembre 2009 à 21h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
11 novembre 2009
Mgr Gueneley dément
L'évêque de Langres a été interrogé sur les propos qu'il aurait tenus fin août 2009 :
"A une demande de confirmation faite auprès de l’évêché de Langres, il a été répondu par Mme Véronique Gallissot, déléguée épiscopale à l'information : « Monseigneur Gueneley, de retour de Lourdes, me charge de vous dire qu'il n'a pas tenu les propos qui lui sont attribués ».
Paix Liturgique confirme néanmoins ses sources. Une bien triste histoire qui rentre définitivement dans la catégorie de celles qui ne font rien avancer.
Addendum : Un commentaire nous indique un article du diocèse de Fréjus-Toulon où monseigneur Rey va dans le même sens que monseigneur Gueneley.
Posté le 11 novembre 2009 à 08h47 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (16)
10 novembre 2009
Les catholiques sont les plus généreux
42% de l'ensemble des Français font au moins une fois par an un don en argent à des associations caritatives, humanitaires et/ou à l'Eglise; le pourcentage passe à 47% pour l'ensemble des catholiques -qui représentent 57% de l'ensemble des Français- et à 82% pour les catholiques pratiquants réguliers.
Posté le 10 novembre 2009 à 17h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
09 novembre 2009
Réunicatho : un colloque pour l'unité des catholiques
Invitée du Forum Catholique ce soir, à quelques jours du colloque annuel sur le Motu Proprio Summorum Pontificum, Marie-Alix Doutrebente indique :
"nous permettons à ceux qui célèbrent l'une ou l'autre forme de se rencontrer. Nous créons un espace de dialogue pour que tous, et plus particulièrement les prêtres puissent s'expliquer justement sur ces aspects. [...]
Le pape a initié un processus d'unité à laquelle il nous appelle tous : il est évident qu'en organisant cette journée, nous voulons faire connaître la forme extraordinaire et montrer combien elle est sanctifiante pour les fidèles qui la pratiquent... [...] L'objectif poursuivi, c'est la nécessaire réconciliation entre tous les catholiques. Pour le reste, à la grâce de Dieu..."
Sur le programme :
"Le matin, les responsables d'une petite dizaine de communautés traditionnelles, présenteront leur "maison", puis répondront, dans une table ronde, à la question : "que vous apporte et qu'attendez-vous du Motu Proprio ?"
L'après-midi, Luc Perrin, bien connu des liseurs du FC, fera un bilan du MP en France et à l'étranger, chiffres à l'appui. Ensuite, au début des 2 tables rondes qui suivront, 4 demandeurs de messes selon la forme extraordinaire dans leur diocèse témoigneront brièvement de leur action. Thème de la première table ronde : le bilan deux ans après l'application du MP (accueil dans les paroisses, compatibilité entre la pastorale dans les diocèses et la FER (forme extra.)) qui réunira François Foucart, longtemps chroniqueur religieux sur France Inter, l'abbé Cambon, Official du diocèse de Cahors, un ou deux représentants des communautés traditionnelles, Olivier de Durat, Président de ND de Chrétienté et Michel Tauran, d'Una Voce France.
Après une longue pause qui permettra d'aller visiter les stands des différentes communautés, la librairie générale et de se rafraîchir à la buvette, la 2e table ronde portera sur l'avenir du MP et réunira le Père Laurent-Marie Pocquet du Haut-Jussé, Jean-Pierre Maugendre, Président de Renaissance Catholique, l'abbé Chanut, Philippe Oswald, directeur de Famille Chrétienne et un invité surprise..."
Posté le 9 novembre 2009 à 21h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)
08 novembre 2009
Colloque sur la bioéthique organisé par la Cté St Jean
Pour contribuer à la réflexion sur les questions de bioéthique, qui touchent aux fondements même de la dignité humaine, la Communauté Saint-Jean propose un colloque de bioéthique les 21 et 22 novembre 2009 à Souvigny (03). Avec l'aide de juristes, de chercheurs, de personnes engagées dans le monde associatif et politique, et à l'aide d'une réflexion philosophique et théologique, les frères de Saint-Jean invitent à approfondir l'enjeu de la révision des lois sur la bioéthique.
Participeront Jean-Marc Nesme, Elisabeth Montfort, Aude Dugast, Thierry Boutet, Michel Boyancé, Père Pascal Haegel ainsi que d'autres intervenants. A travers la réflexion sur le statut de l'embryon humain, c'est le regard sur la personne humaine qui est en jeu : un respect plénier de la vie humaine, depuis sa conception jusqu'à son terme naturel, la révélation chrétienne et la question de la fécondité humaine, accueillir la personne handicapée, la recherche sur les cellules souches embryonnaires, le rôle des parlementaires et des citoyens...
Le colloque se tiendra dans le cadre accueillant de la prieurale de Souvigny. Les offices religieux, l'adoration du Saint-Sacrement et la messe, la vie liturgique des frères et soeur de Saint-Jean rythmeront les deux jours du Colloque. Une veillée de prière en faveur de la vie aura lieu le samedi soir. Mgr Pascal Roland, évêque de Moulins, célèbrera la messe dominicale.
Posté le 8 novembre 2009 à 16h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
06 novembre 2009
Mgr Vingt-Trois confirme les propos de Mgr Gueneley
Il y a quelques jours, nous rapportions les propos scandaleux de Mgr Gueneley, évêque de Langres :
"Monseigneur Centène, on l’a fait plier. Monseigneur Aillet, on lui donne trois ans. Après, nous verrons. Dominique Rey, son diocèse finira par couler !!!"
On se demandait qui était ce "on". Mgr Vingt-Trois, interpellé sur ce sujet par l'association St Gélase, semble bien être sur la même longueur d'onde, lui qui est président de la Conférence épiscopale :
"Je ne suis pas surpris qu’il y ait une différence d’approche [entre les évêques], pourvu que cette différence s’appuie sur un travail. C’est-à-dire que ce n’est pas simplement « au chic ». On peut avoir un évêque qui croit aux communautés nouvelles : il sonne la cloche, appelle six communautés nouvelles dans son diocèse et pense que ça va marcher ! Cela va peut-être marcher tant qu’il sera là, mais après ?"
Après, il va finir par couler ? Si ce n'est pas une critique du travail de Mgr Rey, qui accueille des communautés nouvelles pour garantir le maillage territorial de son diocèse (dont les curés n'auraient que 4 églises en moyenne sous leur responsabilité - à comparer aux 40 clochers que gèrent les curés dans les autres diocèses...), on se demande ce que c'est.
Posté le 6 novembre 2009 à 09h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (45)
Etre Français selon le Cardinal Vingt-Trois
Réponse de l'archevêque de Paris :
"C’est appartenir à une communauté humaine définie par la géographie et une histoire, qui au long de ces variations s’est constitué peu à peu une sorte de patrimoine culturel et de valeurs. Un patrimoine a deux faces. Une face conservatrice, mais aussi une face d’investissement : on investit le patrimoine.
Posté le 6 novembre 2009 à 08h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)
04 novembre 2009
La France s'intéresse moins au Saint-Siège
Selon un rapport de la mission du groupe d’études de l’Assemblée nationale sur les relations avec le Saint-Siège, publié lundi, la France conserve «des liens étroits» avec le Vatican, mais son influence serait «en nette diminution». «De nombreux éléments témoignent de la perte d’influence de notre pays», constate le député UMP Jacques Remiller, qui s’est rendu mi-septembre à Rome avec sa délégation. Pour l’historien Philippe Levillain, spécialiste de la papauté, la présence française est devenue moins visible :
"Quant aux questions diplomatiques, il faut signaler que c’est la France qui s’intéresse beaucoup moins au Saint-Siège qu’avant, ou seulement pour des questions franco-françaises (laïcité, fait religieux…). L’ambassade près le Saint-Siège a perdu de ses moyens. Ce constat n’est pas alarmant, mais il pose la question de la qualité des relations entre la France et le Saint-Siège."
Posté le 4 novembre 2009 à 06h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
03 novembre 2009
De la visibilité de l'Eglise en France
De Mgr Dagens, évêque d'Angoulême :
"On dit souvent que la visibilité de l’Église en France est insuffisante. Mais il peut arriver que cette visibilité devienne excessive, surtout quand l’opinion publique multiplie ses critiques à l’égard de l’Église, comme on l’a vu au début de cette année. Ce n’est donc pas le degré de visibilité qui est important, mais sa nature. Savons-nous assez que cette visibilité n’est pas d’abord médiatique, mais qu’elle est d’ordre sacramentel ? L’Église n’est pas faite pour se montrer, mais pour désigner le mystère du Christ et pour en être elle-même le signe. Quant à l’indifférence, elle est multiple. Il faut distinguer entre l’indifférence molle, qui vient de l’ignorance des réalités religieuses, l’indifférence dure, proche de l’athéisme, ou encore l’indifférence plate, liée au fait que l’on est trop occupé ou préoccupé pour s’intéresser aux choses de la religion. Mais nous devons reconnaître que ces attitudes d’indifférence n’excluent pas des attentes spirituelles. Nous en sommes témoins chez des enfants qui demandent d’eux-mêmes à être catéchisés, des adultes qui vont vers le baptême comme vers une vie nouvelle, des hommes et des femmes qui découvrent l’amour de Dieu après des années d’oubli ou d’errance. Il faut donc nous demander plus habituellement : comment sommes-nous témoins de ces attentes spirituelles qui traversent notre société, et quels moyens prenons-nous pour y répondre ? [...]
Nos convictions participent à un dialogue d’ensemble, en particulier tout ce qui concerne l’affirmation et la défense de la personne humaine, à commencer par les plus fragiles, de l’embryon dans le ventre de sa mère à la personne âgée ou malade en fin de vie, sans oublier les hommes et les femmes menacés d’êtres manipulés comme des pions en fonction des seules exigences de la rentabilité technique ou financière. Et puis, comment pourrait-on dire aujourd’hui qu’être catholique correspond à un conformisme social ? C’est un acte de liberté. C’est pourquoi nous ne devons pas avoir peur de dire à d’autres ce que nous croyons. Il existe un mutisme catholique : nous n’osons pas saisir les occasions de rendre compte de la foi en Dieu qui nous fait vivre… "
Posté le 3 novembre 2009 à 14h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)
L'année sacerdotale à la Conférence épiscopale
Extrait du discours d'ouverture de la Conférence épiscopale, prononcé par le cardinal Vingt-Trois :
"L'an dernier, quand le Pape Benoît XVI a ouvert l'année sacerdotale sa décision a été accueillie avec un enthousiasme relatif. Mais le fils appelé à la vigne qui commence par dire « non » ou du moins un « oui » discret finit quand même par y aller et par faire bien son travail. Jésus le cite en exemple... Donc nous nous sommes mis au travail et, peu à peu, l'année porte son fruit. Il y a eu non seulement la grande retraite internationale des prêtres à Ars, mais encore de nombreux colloques ici et là. Beaucoup de nos communautés ont répondu à l'invitation et engagé une réflexion sur la place et le rôle du prêtre au service du Peuple de Dieu. Des prêtres français participeront au rassemblement mondial à Rome en juin prochain. La Conférence épiscopale constituera un groupe national avec les prêtres qui souhaiteront y participer et organisera une rencontre pour tous les prêtres français venus à Rome, en fonction des libertés que nous laissera le programme."
Posté le 3 novembre 2009 à 13h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
Un "on" épiscopal particulièrement inquiétant
Lu dans la lettre de Paix Liturgique cet étrange propos de Monseigneur Gueneley, évêque de Langres, qui répondait à un fidèle qui, alors qu'il lui demandait d'instaurer dans son diocèse la forme extraordinaire du rite romain, insistait en le suppliant de suivre la voie montrée par le Pape, à l'instar de ce que font bon nombre d'évêques :
"Monseigneur Centène, on l’a fait plier. Monseigneur Aillet, on lui donne trois ans. Après, nous verrons. Dominique Rey, son diocèse finira par couler !!!"
La conférence épiscopale débute aujourd'hui à Lourdes. Sans doute Mgr Gueneley aura-t-il l'occasion d'expliciter ce propos.
Posté le 3 novembre 2009 à 11h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (47)
01 novembre 2009
2e rencontre pour l'unité catholique
Après le succès de l'édition 2008, l'association REUNICATHO organise une nouvelle rencontre sur la forme extraordinaire du rite romain : une chance pour l'Eglise ! 2 ans après l'entrée en vigueur du Motu Proprio Summorum Pontificum. Il s'agit de
- comprendre les enjeux du Motu Proprio voulu par Benoit XVI,
- dresser un bilan précis de son application en France,
- échanger sur les réussites et les difficultés liées à sa mise en place,
- voir les perspectives possibles pour réussir l'unité Catholique.
Cette journée se déroulera samedi 14 novembre de 10h à 19h au Palais des Congrès de Versailles 10, rue de la Chancellerie (Versailles Rive Gauche).
Par ailleurs, l'association édite un Livret de chants (commander) pour les offices selon la forme extraordinaire.
Posté le 1 novembre 2009 à 09h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
31 octobre 2009
Holywins 2009 « Don de vie, don de soi »
C'est ce soir, le sommet d'Holymins qui dure depuis plusieurs jours déjà! Présentation :
"Rendez-vous le 31 octobre 2009 avec plusieurs milliers de personnes pour un grand concert gratuit et un moment de partage entre chrétiens et non chrétiens. Une 8e édition pour annoncer la dynamique de la foi et l’espérance face à la mort.
Thème 2009 : « DON DE VIE, DON DE SOI, OSE LE DON ! »De 19h30 à 23h30
Notre Dame du Travail
Place de Catalogne, 75014
Métro : Pasteur, Gaité, MontparnasseLa grande cause nationale 2009 voulue par le premier ministre est pour nous un signe fort que notre société a besoin de plus de solidarité, de plus de partage, d’échange et d’espérance.
Alors OUI ce thème « don de vie, don de soi » est pour nous hautement symbolique.
Il rejoint l’humanité de chacun : la vie, l’espérance, la générosité, la relation à l’autre, etc.
A l’image des saints, et à la veille de la Toussaint, c’est pour nous l’occasion de vous inviter à poser un acte généreux !Programme
Un journal gratuit sur le thème du DON ( pourquoi, pour qui, donner et recevoir, etc.)
Une semaine missionnaire à la rencontre des parisiens du 26 octobre au 31 octobre
Une veillée de prière de 20h00 à 23h30
Un grand concert pour célébrer la Toussaint dans l'espérance de la résurrection gratuit le 31 octobre devant Notre Dame du Travail, dès 19h30 (derrière la Gare Montparnasse, près de la place de Catalogne, 75014)".
Sur Facebook.
Posté le 31 octobre 2009 à 12h41 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)
30 octobre 2009
Mgr Aillet met en oeuvre Summorum Pontificum
Mgr Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, a publié un communiqué dont voici un extrait :
"Comme le prévoit le Motu Proprio Summorum Pontificum, du Pape Benoît XVI, en date du 7 juillet 2007, j’ai décidé de répondre favorablement à la demande émise par des fidèles de notre diocèse qui sont attachés à la forme « extraordinaire » du missel romain. [...] une messe, suivant l’édition du Missel publié par le Bienheureux Jean XXIII en 1962, sera donc célébrée chaque dimanche et jour de fête de précepte à 10h 30 en la chapelle des Capucins. [...] A travers cette mesure, j’entends honorer le droit des fidèles attachés à la forme extraordinaire du missel romain, droit garanti par le Motu Proprio Summorum Pontificum qui en précise les conditions d’application. En tant que Modérateur de la Liturgie dans mon diocèse, je veillerai à ce que tout se passe dans la paix et la sérénité. Je ne doute pas que cette mesure renforcera la communion et permettra aux fidèles attachés à la forme extraordinaire du missel romain de participer pleinement à la vie du diocèse. C’est dans une confiance toute filiale que je vous demande d’accueillir cette disposition voulue par le Saint-Père Benoît XVI, que d’aucuns appellent déjà le Pape de la Réconciliation."
Montrant l'exemple, Mgr Marc Aillet célébrera la messe de la Toussaint selon la forme extraordinaire, le dimanche 1er novembre à Biarritz, à 11h, à la chapelle du Saint Esprit. Dans la préface de l'édition française du livre de Mgr Nicola Bux, La Réforme de Benoît XVI, Mgr Aillet écrit :
"Il ne fait pas de doute que par le soin qu'il entend donner à la liturgie, sommet et source de la vie et de la mission de l'Eglise, Benoît XVI met le culte liturgique au sommet de sa réforme. Dans une lettre adressée à tous les évêques en mars 2009, il précisait qu'à cette étape de notre histoire, "le vrai problème, c'est que Dieu disparaît de l'horizon des hommes" ; aussi, affirmait-il que "la priorité qui prédomine est de rendre Dieu présent dans ce monde et d'ouvrir aux hommes l'accès à Dieu". C'est assurément le programme de son Pontificat".
Posté le 30 octobre 2009 à 17h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)
Procession des bannières de la Toussaint
Dimanche 1er novembre 2009 : Grande procession au coeur de Paris. Venez avec vos bannières.
15h00 : Départ de l’église Notre-Dame de Bonne-Nouvelle 25 rue de la Lune Paris 2e Métro Bonne-Nouvelle (ligne 8) ou Strasbourg St-Denis (lignes 4 et 8)
17h00 : Arrivée à Notre-Dame de Paris - Vêpres solennelles
Posté le 30 octobre 2009 à 15h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
26 octobre 2009
Les évêques doivent défendre la liberté des pharmaciens
Pierre-Olivier Arduin revient sur l'objection de conscience des pharmaciens, réclamée par le Pape :
"Avortement, euthanasie, contraception d’urgence,… le pharmacien est devenu aujourd’hui un maillon indispensable pour assurer le bon déroulement de nombreuses pratiques attentatoires à la vie humaine. C’est parce que la profession est en danger que le pape Benoît XVI paye de sa personne en ne perdant pas une occasion de défendre leur liberté de conscience tout en les encourageant à se mobiliser pour la protéger. Il n’y a aucune raison pour que les autorités publiques s’obstinent à ne pas leur accorder ce droit à l’instar de ce qui prévaut pour leurs collègues médecins, sages-femmes ou infirmiers. L’appel du pape s’adresse en priorité aux pharmaciens qui doivent continuer à s’organiser, en lien avec des juristes, des bioéthiciens, des professionnels de santé, des responsables politiques pour faire avancer leur cause.
N’est-ce pas aussi une invitation faite aux évêques de lui emboîter le pas en ne laissant pas plus longtemps cette question dans l’ombre ? De par leur autorité morale, on est en droit d’attendre de la part de nos pasteurs des paroles fortes sur ce thème précis."
Posté le 26 octobre 2009 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
21 octobre 2009
L'action politique a besoin d'une vision de l'homme
Hier à 19h a eu lieu la messe pour les parlementaires, célébrée en l'église sainte-Clotilde à Parispar le cardinal Jean-Pierre Ricard. Y ont assisté des dizaines de parlementaires, de membres de cabinets et une poignée de ministres, dont Xavier Darcos et Henri de Raincourt. L'archevêque de Bordeaux a délivré aux responsables présents ses souhaits et conseils pour qu'ils manoeuvrent dans l'arène politique selon "leurs valeurs chrétiennes", notamment "en période de crise". Le cardinal Ricard s'est livré à une défense "du bien commun et de l'intérêt général", censée animer les hommes politiques.
"L'exaltation de l'individu enferme chaque individu ou chaque groupe social dans la seule défense de ses intérêts personnels ou catégoriels".
Le Monde voit derrière cette phrase une allusion à l'affaire Jean Sarkozy. On y voit plutôt une allusion au débat sur les mères porteuses ou à l'homoparentalité. En effet, Mgr Ricard a dit que l''action politique a besoin "d'un souffle, d'une vision de l'homme".
Posté le 21 octobre 2009 à 15h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
17 octobre 2009
La religion du football
Le club de foot de la cité phocéenne lorgne sur un terrain appartenant à des religieuses, mais celles-ci refusent de le céder. Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, aurait tenté de faire avancer le dossier lors d'un déplacement à Rome.
Le couvent des sœurs contemplatives, proche du quartier de la Valentine, surplombe les terrains d'entraînement de l'OM. Le centre de la Commanderie est trop exigu. Et les soeurs font de la résistance :
«Elles tiennent à cette propriété qu'elles doivent depuis les années 1890 à Marie Deluil-Martiny, fille de la bourgeoisie marseillaise. Or, ces sœurs dépendent directement d'une congrégation romaine et non de l'archevêché de Marseille. Sinon, j'aurais déjà réglé le problème».
Présent à Rome, dimanche dernier, pour la canonisation de Jeanne Jugan, Jean-Claude Gaudin en a profité pour solliciter une intervention. Aucune piété.
Posté le 17 octobre 2009 à 15h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)
15 octobre 2009
Génération Missionnaire avec la Famille Missionnaire de Notre-Dame
La Famille Missionnaire Notre-Dame, qui a sa maison mère dans l'Ardèche à Saint-Pierre de Colombier, lance deux projets.
Le premier projet, intitulé Génération Missionnaire, permettra à ceux qui y participeront de vivifier leur foi en développant leur zèle missionnaire. La communauté présente ainsi ce projet qui s'adresse d'abord aux habitants de Lyon et de sa proche banlieue :
"Génération Jean-Paul II ou Génération Benoît XVI, nous devons être une Génération Missionnaire ! Pourquoi missionnaire ? Jean-Paul II le rappelle : « La mission est un problème de foi, elle est précisément la mesure de notre foi en Jésus-Christ et en son amour pour nous. Le monde actuel est difficile. Notre foi demeure fragile. Avec saint Paul, « la charité du Christ nous presse » ! « Malheur à moi si je n'évangélise pas » ! (…)
De quoi s'agit-il ? Nous retrouver régulièrement autour d'un projet missionnaire à définir ensemble pour aller de l'avant, encordés à Notre-Dame des Neiges. Un groupe se réunira une première fois à Lyon (14 rue Louis Blanc dans le 6°) le samedi 17 octobre 2009 à partir de 18h00. Une première action concrète pourrait être en vue de la participation à la Mission du 8 décembre à Lyon.
D'autres projets sont actuellement en gestation :
- monter une pièce de théâtre sur la vie du saint patron des missions, saint François-Xavier : Fabrice Hadjadj, A quoi sert de gagner le monde ? Une vie de saint Francois-Xavier
- s'initier à l'esprit et aux règles de la liturgie, constituer une chorale, préparer la Mission du 8 décembre, puis une célébration à l'occasion des 5 ans de la naissance au Ciel sur Serviteur de Dieu Jean-Paul II
- monter un site Internet missionnaire s'appuyant sur le patrimoine culturel lyonnais
Que vous soyez de Lyon ou d'ailleurs, vos idées, votre ardeur, votre zèle sont les bienvenus. Un de ces projets vous attire ? Vous souhaitez partager une idée, lancer une initiative ? Contactez-nous "
Posté le 15 octobre 2009 à 14h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)
Quelle(s) langue(s) pour quelle France?
En France se parlaient des dizaines de dialectes, de patois, de langues avant la Révolution française et dans les décennies qui suivaient. Celle-ci a entraîné la généralisation de la langue française à tout le territoire de la "Nation", supprimant de fait par mort douce, la quasi-totalité de ces parlers.
La France traverse une grande crise d'identité et la langue française quand elle est encore bien pratiquée, n'est plus un facteur d'unité du pays. Par ailleurs, la dilution d'une France sans frontière dans des ensembles qui la dépassent, la perte de souveraineté de l'Etat et d'autres facteurs comme l'immigration ont pour conséquence une velléité certaine de repli local chez les habitants de la France, repli tant géographique que communautaire ou linguistique.
On peut y voir aujourd'hui un immense paradoxe. Le régionalisme est un des objectifs de l'Europe qui souhaite dans une politique post-Etats, régner sur des provinces. Un régionalisme aigu fut prôné sous couvert d'indépendantisme par des soixante-huitards en mal de fausse liberté et d'anarchie. Enfin, il prend depuis quelques temps un autre aspect et dans une mouvance politique bien différente où l'on évoque l'amour de la France tout en sifflotant des airs aux paroles pondues par ceux-là même qui aspiraient à s'en séparer. Le plus bel exemple : "Ma mie dit que c'est folie d'aller faire la guerre aux Francs, moi je dis que c'est folie d'être enchaîné plus longtemps".
De plus en plus de régions ou de provinces remettent au goût du jour les langues dites régionales. Un débat pourrait porter sur la nature même de ces langues orales qui après leur quasi-extinction, rejaillissent de nombreuses années après, sous forme écrite et figée dans les universités, voire les lycées. Quand on sait qu'à cinquante kilomètres de distance, les Provençaux ne se comprenaient pas entièrement, on peut s'étonner d'une langue enseignée en chaire, prétendant être pratiquée sur la superficie de plusieurs départements actuels.
Mais plus que le débat sur les langues qui jaillit dans l'actualité avec le cas de Toulouse qui passe la vitesse supérieure dans "l'occitanisation" de la ville (radio, TV, panneaux de signalisation, secrétaires bilingues, etc.), c'est un débat sur la nature même de la France, de la notion de pays, de territoire, d'autorité sur ce territoire, de nationalité, d'identité nationale, de culture, etc. qu'il convient de lancer loin des effets d'annonce d'une certaine campagne présidentielle ou des idées toutes faites qui ne collent plus à la réalité actuelle.
Sans ces questions sur les fondements de notre pays et donc sur ses racines, sur sa réalité humaine, on ne pourra entamer le débat secondaire des langues et décider les suites à donner à ces revendications. M'est avis que cette remise à plat n'est pas pour demain, même s'il serait vital que des catholiques initient ou se mêlent de ces questions afin que soit reconnues et respectées la vérité des liens étroits entre notre Foi et notre culture et donc la vérité sur notre pays qui seules peuvent lui assurer un avenir.
Posté le 15 octobre 2009 à 09h31 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (11)
"Mon curé évangélise sur Facebook"
Sud-ouest consacre un article au père Patrice Gaudin, prêtre à Bordeaux qui utilise Facebook plusieurs fois par jour. A l'instar de l'abbé Pierre Amar dans un autre registre et loin d'un cirque anonyme, il affiche avec fierté son état de prêtre en utilisant une méthode d'évangélisation peu ordinaire qu'il juge efficace et adaptée à la jeunesse dont il a la charge.
"Sur son profil, que voit-on ? D'abord une photo. Pas de doute, nous sommes bien avec un ecclésiastique, même si on ne voit pas son visage. Il se trouve au sommet d'une piste de snowboard du côté d'Ax-les-Thermes. Dans ses habits liturgiques, il brandit l'hostie et célèbre une messe devant une trentaine de lycéens de sa paroisse. « On a bien vu Jean-Paul II sur un kayak, alors... Je suis sur le réseau pour dire ma joie d'être prêtre. Mais c'est surtout un lien paroissial beaucoup plus pratique que l'e-mail, qui relève aujourd'hui de la préhistoire et qui est totalement abandonné par les ados » ".
Posté le 15 octobre 2009 à 08h20 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)
14 octobre 2009
Le théâtre, école de sainteté ?
"Aujourd’hui, nous sommes envahis d’images immédiates, de clips et de slogans rapides, constate-t-il. Le théâtre, avec son rythme propre, plus lent, ses décors, ses jeux de scène et d’acteurs permet d’aller plus en profondeur et en vérité. C’est Jean-Paul II qui m’a donné envie de devenir prêtre. Comme lui, je crois que l’expression théâtrale est idéale pour transmettre des valeurs de vie "
Après le succès d’un premier spectacle sur la vie de Jean-Paul II intitulé Santo Subito (1 500 entrées à Versailles et autant à Paris), l'abbé Amar s’est ensuite plongé dans la vie de Charles de Foucauld. En huit scènes colorées et inventives, il retrace le destin peu commun de ce prêtre béatifié en 2005 par Benoît XVI dans une pièce intitulée Prince du désert.
Cultivant l’art du contre-pied, toujours à l’humour, l'abbé Amar parle de la sainteté à hauteur d’homme, soucieux d’aller à l’essentiel. A l’écouter, cette aventure porte des fruits évidents, non seulement pour le public mais aussi pour la trentaine d’acteurs, âgés de 8 à 12 ans. Et ce, bien au-delà du cercle des paroissiens. Des non-baptisés ont fait partie de la Troupe et ont été séduits par le projet. D’autres affirment redécouvrir leur foi, tel ce jeune qui dit ne plus « faire son signe de croix de la même façon ».
Sollicité par des aumôneries, paroisses, écoles et unités scoutes de divers mouvements pour jouer ses pièces, l'abbé Amar précise que « le but n’est pas de nous déplacer avec toute la troupe, mais de monter le spectacle sur place, avec les moyens locaux », comme cela s’est déjà fait à Saumur, Paris, Chinon, Lyon…*
Ceux qui sont intéressés peuvent commencer par lire ses deux premières pièces en les commandant ici et ici puis contacter l'abbé Amar ici.
Posté le 14 octobre 2009 à 13h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)
Eh oui, trop, c'est trop
Famille Chrétienne a mis en ligne des explications suite à notre post d'hier, sans avoir cependant le courage de citer le nom du Salon beige ou de mettre un lien, ce que nous faisons systématiquement.
Revenons rapidement sur le seul réel argument de cet article qui nous vaut des insultes (malveillant, mensonger) : il dit en substance que Famille chrétienne a averti ses lecteurs sur sa page de garde. Un site n'est pas un magazine de presse qu'on découvre par sa couverture, mais un ensemble de liens qui vont directement aux articles. Comme tous les internautes, je suis donc arrivé à cet article sans passer par l'étape de la page de garde : le net est le lieu du direct et du rapidement direct. Et sur cette page de l'article (la plus importante en fait), il n'y a aucun avertissement, et donc pas plus de mensonge dans mon post.
Mais n'épiloguons pas trop longtemps loin du problème de fond :
Ces groupuscules qui cherchent à déstabiliser l'Eglise trouvent toujours un écho très favorable dans toute la grande presse de ce monde (journaux, TV, radios...) qui leur déroule le tapis rouge : pensez donc, il est question de salir Dieu, l'Eglise, le Pape, etc.
Que penser : qu'une certaine presse catholique l'ignore, trop habituée à "rester entre soi, les mains pures, bien au chaud dans sa réserve d’indiens"; qu'elle est inconsciente de publier des propos si insanes ou que le relativisme l'ait aveuglée? Peu nous importe la réponse, même si elle n'enlève rien à la gravité de l'événement.
En revanche, ce qui est certain, c'est que les catholiques sont suffisamment émoussés des attaques récurrentes contre Dieu, l'Eglise et son Magistère pour ne pas devoir en plus les subir in extenso dans un périodique catholique destiné aux familles, sous prétexte d'en connaître les arguments.
Oui, ceci constitue un scandale de plus qui ne fait qu'ajouter de facto un article supplémentaire à la cathophobie ambiante.
Oui, de tout cela les catholiques en ont vraiment assez, bien des commentaires ici ou ailleurs en attestent.
Oui, trop c'est trop, et nous ne sommes pas les seuls à le dire.
Posté le 14 octobre 2009 à 07h14 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (21)
Sans la foi, quelle morale ?
Le Cardinal Barbarin est interrogé par Lexnews :
"En mars 2008, à Lyon, j’ai eu un dialogue avec Axel Kahn, qui protestait contre la phrase de Dostoïevski : «Si Dieu n’existe pas, tout est permis». «Non, disait-il, car il y a la dignité humaine». Moi, je suis content d’entendre cela. Mais je lui réponds :
«Je ne suis pas sûr que vous arriviez à bâtir une morale forte sans la foi. Un exemple : vous dites qu’aujourd’hui l’avortement est un fait de société, qu’il faut le reconnaître comme un droit. En revanche, vous trouvez monstrueux qu’on puisse condamner un bébé parce que c’est une fille et qu’on voulait un garçon, ou l’inverse. Mais comment empêcher cette monstruosité alors qu’on peut connaître très tôt le sexe de l’enfant et que ce que vous appelez « l’avortement de convenance » est autorisé jusqu’au troisième mois ? Vous voyez bien que, tout seuls, vous n’y arrivez pas !».
L’Eglise, elle, dit depuis deux mille ans et elle le dira encore dans deux mille ans qu’il ne faut pas tuer l’enfant dans le sein de sa mère, que cette vie doit être respectée, qu’elle est tout aussi précieuse que la nôtre. La parole de l’Eglise est clairement décalée et parfois en opposition avec la société actuelle, mais elle est un précieux rempart contre ce genre d’agissements"
Posté le 14 octobre 2009 à 05h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
13 octobre 2009
Pourquoi ces laïcs ne suivent-ils pas le Concile Vatican II ?
Suite à la ridicule manifestation du Comité de la jupe (400 personnes), une offensive médiatique semble menée par ceux qui, d'habitude, n'ont que "le" Concile à la bouche, pour que les laïcs prennent le "pouvoir" dans l'Eglise. Visiblement, ils ne l'ont pas lu. Mgr Castet rappelle :
"Il y a deux questions parallèles : celle du pouvoir et de la responsabilité, et la question ecclésiologique. Pour la première, Vatican II, dans Lumen Gentium, met en valeur la place des fidèles : chaque baptisé participe au sacerdoce commun des fidèles. Mais, dit Lumen Gentium, au cœur de ce sacerdoce commun, se trouve le sacerdoce ministériel, donc la prêtrise. Ce sacerdoce s'en distingue non par le degré, mais par la nature. C’est capital ! Le prêtre reçoit dans l'Église la place du Christ, qui est la tête. La prêtrise, c'est le choix de Dieu. Or, le Christ a choisi douze hommes, et c'est sa souveraine liberté !"
Le Concile Vatican II a également publié un décret sur l'apostolat des laïcs, Apostolicam Actuositatem. Extraits :
"C'est le travail de toute l'Eglise de rendre les hommes capables de bien construire l'ordre temporel et de l'orienter vers Dieu par le Christ.
Il revient aux pasteurs d'énoncer clairement les principes concernant la fin de la création et l'usage du monde et d'apporter une aide morale et spirituelle pour que les réalités temporelles soient renouvelées dans le Christ.
Les laïcs doivent assumer comme leur tâche propre le renouvellement de l'ordre temporel. Eclairés par la lumière de l'Evangile, conduits par l'esprit de l'Eglise, entraînés par la charité chrétienne, ils doivent en ce domaine agir par eux-mêmes d'une manière bien déterminée. Membres de la cité, ils ont à coopérer avec les autres citoyens suivant leur compétence particulière en assumant leur propre responsabilité: et à chercher partout et en tout la justice du Royaume de Dieu. L'ordre temporel est à renouveler de telle manière que, dans le respect de ses lois propres et en conformité avec elles, il devienne plus conforme aux principes supérieurs de la vie chrétienne et soit adapté aux conditions diverses des lieux, des temps et des peuples. Parmi les tâches de cet apostolat l'action sociale chrétienne a un rôle éminent à jouer. Le Concile désire la voir s'étendre aujourd'hui à tout le secteur temporel sans oublier le plan culturel."
Posté le 13 octobre 2009 à 12h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)
12 octobre 2009
Scandaleuse complicité de Famille Chrétienne
Fallait-il en parler ou le taire? La réponse méritait de rester en suspens tant que l'horrible Henri Tincq se faisait des gorgées chaudes de ce groupuscule fondamentalement anti-catholique. Mais maintenant que Famille Chrétienne publie un entretien de ces "emmerdeuses de bénitier" du "comité de la jupe", le scandale devient public et il convient d'y répondre.
Petit florilège des écrits de ces femmes qui se prétendent d'Eglise et étalent des titres en théologie en se comparant en toute humilité à sainte Catherine de Sienne :
" Le machisme ecclésial existe vraiment. Nous le relatons parfois dans le blog. Il écrase, humilie, écarte les femmes des responsabilités. Il agit sous la peur ancestrale de la femme. Et très souvent, il use de ses positions de pouvoir pour parler "à la place" des femmes. "Mulieris dignitatem" cette encyclique du pape Jean-Paul II a beau être pleine de compliments flatteurs, c'est un magnifique placard".
Défilant le jour de la canonisation de Jeanne Jugan dans Paris dont la sainte Patronne, sainte Geneviève, est une femme, dans un pays où de nombreuses cathédrales sont consacrées à Notre-Dame et dont les saintes patronnes sont des femmes (Notre-Dame de l'Assomption, sainte Pétronille, sainte Jeanne d'Arc et sainte Thérèse de Lisieux), elles osent écrire sans vergogne :
"Dans la société moderne, la femme a des droits civiques et elle n’en aurait pas dans l’Église".
Ce féminisme outrancier est à l'origine de l'idéologie du genre qu'on retrouve sur leur blog, niant ainsi la vocation propre de l'homme et celle de la femme :
"Le "féminin" n'est pas seulement chez la femme, ni le "masculin" seulement chez l'homme. Aussi nous nous interdisons impérativement de dire ce pour quoi la femme et l'homme sont faits. Il n'y a que "des" femmes, et "des" hommes. "La" femme n'existe pas, pas plus que "l'homme".
Reprise d'un vieux slogan soixant-huitard, "Il faut détruire le père" :
"On est dans un système patriarcal, hiérarchique, où l’autorité vient du haut [Oui, chapeau! "Je crois en Dieu le Père tout-puissant" de qui vient toute autorité. NDL]. À l’opposé d’un système participatif et adulte".
Déni du sacerdoce :
"Mais les Douze sont des hommes tout simples ! Les Douze de l’origine n’étaient pas prêtres ! La frontière entre le sacerdoce ministériel et le sacerdoce des baptisés n’est plus si forte… Si Jésus avait voulu des prêtres, il aurait été les chercher chez les Lévites. Non, il a été les chercher chez monsieur tout le monde. On ne peut pas dire que Jésus les a ordonnés".
Sans relever toutes leurs contradictions, en voici une parmi les plus flagrantes :
Dans Famille Chrétienne : "Nous ne voulons pas le pouvoir !"
Sur leur blog : "La réponse est oui. Oui, nous voulons le pouvoir. Sans honte".
Elles se disent d'Eglise et refusent l'enseignement de l'Eglise (Mulieris dignitatem, Ordinatio Sacerdotalis...) Elles se disent catholiques et renient le credo.
Qu'Henri Tincq se plaise une nouvelle fois à leur offrir une tribune, on a malheureusement l'habitude tant ce journaliste se complaît dans les miasmes des divisions et des malheurs de l'Eglise.
Mais que Famille Chrétienne leur donne la parole, publie cet entretien sans le moindre avertissement à l'intention de ses lecteurs et des membres des familles chrétiennes -dont des enfants - qui lisent sans méfiance cet hebdomadaire, cela mérite un blâme à double titre : participer au scandale de propager des propos aussi délétères et dénués de raison contre l'Eglise et abuser de la confiance des lecteurs pour les mettre à la portée des âmes des parents et des enfants... et le lien vers l'entretien de monseigneur Castet, évêque de Luçon qui démonte ces balivernes ne change rien : on est en droit d'attendre d'une revue catholique qu'elle défende l'Eglise et son enseignement et non qu'elle présente de façon égale et relativiste deux "points de vue".
Posté le 12 octobre 2009 à 22h14 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (46)
09 octobre 2009
Mgr Aillet dénonce le salon de l'érotisme
Extrait d'un communiqué de l'évêque de Bayonne à propos d'un salon d'autant plus malvenu par les temps qui courrent :
"Pour la troisième année consécutive, un « salon de l’érotisme » ouvre demain ses portes au Parc des expositions de Pau. Les informations qui nous ont été transmises par des habitants de l’agglomération montrent que cet « événement » n’est en réalité rien d’autre qu’un salon de la pornographie au service de l’industrie du sexe. Or, la pornographie porte gravement atteinte à la dignité de la femme, dont elle impose une image dégradante et qu’elle ravale au rang d’objet sexuel. Les études et les statistiques les plus indiscutables démontrent, en outre, que la pornographie crée de nouvelles formes d’addiction dont s’inquiètent les professionnels de la santé, et qu’elle est à l’origine d’un nombre croissant de violences et d’abus sexuels dont les enfants eux-mêmes sont de plus en plus souvent les victimes."
Posté le 9 octobre 2009 à 17h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)
08 octobre 2009
Nouveau nonce, nouveaux évêques !
C'est ce que nous explique Loïc Mérian dans la Nef à propos de la nomination de Mgr Luigi Ventura le mois dernier comme nouveau nonce à Paris :
"La nomination à Paris de Mgr Luigi Ventura, 65 ans, est tout de même un évènement important après le discours programme prononcé par Benoit XVI devant les évêques de France à Lourdes en 2008, les invitant à focaliser leur énergie sur les sujets essentiels : catéchèse, vocations, liturgie, famille. On gage que Mgr Ventura aura à coeur de suivre la mise en oeuvre de cette exhortation, surtout à travers la nomination des évêques dont il est un maillon essentiel. C'est ce sur quoi il insistait devant les évêques canadiens le 28 octobre 2003 :
"Parmi les nombreuses tâches qu'un nonce doit accomplir, une des plus importantes touche la nomination des évêques. Les bons candidats à l'épiscopat sont certes un don de Dieu; mais le Seigneur demande notre collaboration humaine dans leur préparation (...)"
(...) Il est exact que beaucoup de vaticanistes qualifient Mgr Ventura de "ratzingerien". La revue Golias même parmi les "tradis" de la Curie mais il faut se garder des étiquettes hâtives qui ne reflètent que des enjeux et des affrontements humains (...) A ce titre nos prières pour Mgr Ventura ne seront pas inutiles."
Posté le 8 octobre 2009 à 13h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)
07 octobre 2009
Mgr Luc Ravel, nouvel évêque aux Armées
Le pape Benoit XVI nomme, ce jour, évêque auxiliaire de Lyon Mgr Patrick Le Gal, qui était jusqu'à présent évêque aux Armées. Et il nomme Mgr Luc Ravel (biographie), de la congrégation des chanoines réguliers de Saint-Victor, évêque aux Armées.
Posté le 7 octobre 2009 à 12h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)
L'évêque de Luçon défend les producteurs de lait
Mgr Castet défend les producteurs de lait :
"La crise laitière marque profondément l’actualité de notre région. Comment ne pas manifester une vive inquiétude face au désarroi vécu par de nombreuses familles. L’Eglise porte une conviction forte : l’homme est au coeur de l’économie et il n’est pas possible d’accepter que des processus aveugles et des intérêts spéculatifs décident seuls de la valeur du travail. Il est urgent que les divers acteurs prennent les mesures qui parviendront à établir un juste prix, qui tout en prenant en compte de la réalité du marché, saura en corriger les excès. Dans cette situation très difficile, qui peut conduire jusqu’au désespoir, j’invite les chrétiens à manifester leur proximité de manière concrète à ceux qui sont éprouvés, en se souvenant de cette phrase du pape Benoit XVI dans sa dernière encyclique : la solidarité signifie avant tout se sentir responsable de tout, elle ne peut donc être déléguée seulement à l’Etat."
Posté le 7 octobre 2009 à 10h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
Les établissements catholiques doivent évangéliser
Le texte de l'enseignement catholique français sur l'annonce explicite de l'Évangile est en ligne. Extraits :
"L’expression «annonce explicite de l’Évangile» doit donc bien se comprendre dans son sens littéral. C’est l’annonce de la Bonne Nouvelle qu’est Jésus Christ. Il est Parole de vie qui nous a été transmise, que nous avons à proposer [...] L’annonce de l’Évangile présente aussi un art de vivre et appelle à des choix et à des engagements. Elle rejoint nécessairement la formation humaine et éthique dispensée dans les établissements catholiques d’enseignement. [...] Un établissement catholique d’enseignement ne peut se doter d’un projet pastoral indépendant du projet éducatif. Un projet éducatif référé à l’Évangile est nécessairement traversé par la dimension pastorale."
Autrement dit, un établissement catholique ne peut pas se contenter de quelques heures de catéchismes en plus du cycle scolaire. Ce sont tous les enseignements qui doivent respirer le catholicisme. Les établissements catholiques doivent redevenir des lieux de chrétienté.
Posté le 7 octobre 2009 à 09h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
06 octobre 2009
L'évêque de Bayonne soutient les producteurs de lait
Extrait d'un communiqué de Mgr Aillet à propos de la crise du lait :
"A court terme, l’industrie agro-alimentaire et la grande distribution entendent tirer parti de la baisse des prix du lait pour accroître leurs marges et leurs profits, mais à moyen ou à long terme, cette politique implique la disparition d’un grand nombre d’éleveurs et d’exploitants agricoles, au détriment du tissu rural et de la collectivité tout entière. Les grèves et la radicalisation des producteurs de lait sont, pour l’heure, l’expression d’un profond désarroi, un véritable «cri de désespoir» auquel l’Etat et les instances européennes ne peuvent pas ne pas répondre. Il n’est donc pas acceptable qu’au nom d’un libéralisme sans frein, l’Europe des technocrates de Bruxelles prétende imposer à l’ensemble de ses pays membres, des orientations qui, sous prétexte de performances économiques, créent des inégalités supplémentaires au détriment d’un grand nombre d’exploitants agricoles.
L’économie est faite pour l’homme et non l’homme pour l’économie. Voilà pourquoi l’Eglise défend le droit, pour tout homme, de vivre des fruits de son travail, de percevoir un «juste salaire» ou d’être rémunéré en fonction d’un «juste prix», susceptible de lui permettre de vivre dignement avec tous les siens ; «l’activité économique ne peut résoudre tous les problèmes sociaux par la simple extension de la logique marchande», et le marché «ne doit pas devenir le lieu de la domination du fort sur le faible» (Benoît XVI, Caritas in veritate, § 36).
C’est dans cet esprit que je soutiens, et que j’appelle les chrétiens du diocèse à soutenir, auprès des pouvoirs publics, les revendications des producteurs de lait en faveur d’une nouvelle réglementation européenne et d’une juste régulation du marché.
Posté le 6 octobre 2009 à 20h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
IBP : une nouvelle communauté religieuse enseignante et une école libre
Le supérieur général de l'institut du bon Pasteur a confié à l'Abbé Spinoza "la tâche de développer une communauté de frères enseignants et éducateurs pour promouvoir le développement d’un internat et d’un centre spirituel pour la jeunesse et les chrétiens soucieux de se ressourcer spirituellement".
Un noviciat a ouvert en septembre 2009. Cette communauté compte des frères enseignants qui dispensent des cours selon leurs diplômes ("pas d'école bricolage") et un corps professoral composé de religieux et de laïcs.
Une hôtellerie est en cours d'aménagement. L'école primaire et le collège ouvriront pour l'année scolaire 2010-2011 dans cette belle bâtisse située dans un parc de 3 hectares qui compte un verger et un potager.
Seule, la communauté ne peut se lancer ni cette oeuvre démarrer. Elle a besoin de dons : en serez-vous?
Posté le 6 octobre 2009 à 15h36 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)
05 octobre 2009
Le diocèse d'Agen
... est passé de 420 paroisses à 26 paroisses aujourd'hui.
Posté le 5 octobre 2009 à 09h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
L'argent de l'Eglise en France
L'Église catholique vit de la générosité des fidèles. Pas de subvention d'État ni de fonds secrets du Vatican. Le budget d'un diocèse moyen est d'environ 7 millions d'euros, destinés au traitement et à la retraite des prêtres, la rémunération des laïcs salariés, les charges de fonctionnement des évêchés et paroisses, l'entretien des églises construites après 1905...
Aujourd'hui, le denier de l'Église (contribution volontaire des fidèles) demeure la principale source de revenus : autour de 208 millions d'euros. Viennent ensuite les quêtes (133 M€), les dons faits à l'occasion des baptêmes, mariages ou enterrements (80 M€) et les offrandes pour les messes (56 M€). Les legs ont rapporté 80 M€ l'an dernier, 69 millions en moyenne sur les quatre dernières années.
- 350 euros = une semaine de formation d'un séminariste
- 90 euros = une journée de vie pour un prêtre en maison de retraite
- 135 euros = une journée de formation pour un animateur en pastorale
- 72 euros = salaire journalier d'un permanent en pastorale
- 56 € = une journée pour un prêtre en mission pastorale
Posté le 5 octobre 2009 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
Points non négociables : un cardinal appelle à la mobilisation
Le Cardinal Ricard, avec une délégation d'évêques européens, a rencontré Nicolas Sarkozy. L'archévêque de Bordeaux déclare notamment :
"Nous avons parlé des lois qui posent des questions autour de la protection de la vie, de la famille, du mariage, comme par exemple le principe de non-discrimination qui ouvre le droit aux mariages homosexuels. Notre point de vue pourrait être mieux entendu si la mobilisation était plus importante. La voix des seuls évêques ne suffit pas : nous avons besoin de mobiliser les opinions catholiques. D’où la question de savoir comment mieux sensibiliser les chrétiens européens à l’action politique."
Concrètement, les chrétiens peuvent soutenir l'association Choisir la vie (ici ou là) et bien sûr participer et se mobiliser en faveur de la prochaine grande Marche nationale pour la vie, le 17 janvier 2010. Cette marche est destinée à, d'une part, briser le tabou médiatique, et, d'autre part, mobiliser les Français pour qu'ils s'investissent concrètement au cours de l'année pour la vie.
Posté le 5 octobre 2009 à 08h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)
04 octobre 2009
"Rome et Ecône : quelles discussions ?"
L'article de Christophe Geffroy dans la Nef de ce mois est particulièrement intéressant et fouillé. Comme tout travail de cette envergure et si bien documenté, il convient de le lire en intégralité pour ne pas travestir un fil conducteur complexe et travaillé.
S'il y avait un bémol à porter à l'article de Geffroy, il porterait sur la conclusion pourtant empreinte de beaucoup de charité pour la FSSPX : s'il est inconstestable qu'il y a du "laxisme en matière doctrinale depuis le Concile", celui-ci n'est ni formalisé ni devenu un cheval de bataille étant plutôt du à l'ignorance et à la sécularisation. Mais surtout, les errances des uns n'atténuent ni n'absolvent celles des autres; ce qu'une lecture rapide pourrait laissait croire. Le laxisme décrit doit être corrigé mais il ne semble pas opportun d'établir un parallèle avec une position affirmée et défendue par la FSSPX.
Une chose est cependant certaine : les excommunications levées, la problématique de la FSSPX s'est déplacée du champ de la discipline sur le terrain de la Doctrine selon la volonté du Saint-Père. Cela signifie qu'elle se traite au niveau le plus haut pour l'Eglise, celui des questions de foi. Et à ce niveau-là, les enjeux ne sont plus du tout les mêmes : il n'y a que deux issues possibles.
Notre rôle de laïc est sans doute de respecter un silence certain - ce qui n'empêche pas de se documenter avec un tel article par exemple - et de prendre au vol ces événements annoncés et l'unité de l'Eglise comme d'autant d'intentions de prière en ce mois du Rosaire.
Posté le 4 octobre 2009 à 12h53 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)
03 octobre 2009
Monseigneur Rey après les ordinations : clair, net et précis
Monseigneur Rey a ordonné deux prêtres, dont un diocésain, dans la forme extraordinaire du rite romain. Présent s'est entretenu avec lui après les ordinations. A la question de ce que représentaient pour lui ces ordinations, il a répondu :
"Cela représente ce que le Saint- Père a demandé à l’Eglise de mettre en oeuvre dans son motu proprio Summorum Pontificum, et donc la reconnaissance dans toute sa légitimité d’une liturgie qui a été pratiquée pendant des siècles – et qui a d’ailleurs connu des réformes successives et, de ce fait, différents missels. On ne peut pas faire fi de cette tradition, on doit l’intégrer, lui donner sa place. Aujourd’hui, il y a toute légitimité à pratiquer cette liturgie. Elle correspond d’ailleurs non seulement aux besoins de ceux qui appartiennent à la galaxie traditionaliste, mais aussi, je le pense, aux aspirations de certains jeunes qui y trouvent une valorisation de la dimension sacrificielle de la liturgie ; qui y découvrent aussi des racines chrétiennes à travers les signes et les symboles qu’elle met vraiment en valeur. Et je ne vois aucune difficulté, pour ma part, à assumer à la fois la célébration de la liturgie que j’ai présidée aujourd’hui, et en même temps à me reconnaître tout à fait héritier de la tradition de l’Eglise et du concile Vatican II".
Puis, sur les chances de réussite des discussions entre Rome et la FFSPX, ses propos sont limpides et reprécisent les dispositions qui doivent être celles de chacun pour que l'évêque qu'il est, puisse mettre en oeuvre la volonté du Saint-Père sur ce sujet. Ces paroles sont à assimiler en même temps que la joie de l'événement :
"Ces convictions sont celles qu’énonce le pape Benoît XVI dans sa promotion de l’« herméneutique de la continuité ». La pratique de notre diocèse me semble tout à fait en symphonie avec cette perspective heureuse et prophétique ouverte par le Pape.
Pour la mettre en oeuvre, il est nécessaire de trouver des personnes qui ne soient pas otages des scissions qui ont eu lieu autrefois dans l’Eglise, qui aient l’esprit suffisamment libre pour vivre un réel attachement à la liturgie traditionnelle et en même temps pour pouvoir intégrer les valeurs et les richesses de la vie de l’Eglise d’aujourd’hui. C'est ce que j’ai trouvé dans la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine [reconnaissance par Mgr Rey en 2008. NDL]– par exemple. A côté d’une profonde volonté de s’inscrire dans la tradition liturgique, ses membres ont en effet conscience qu’il ne s’agit pas de tout rapporter à une affaire de sacristie, à un ritualisme un peu étriqué. Le champ de leur mission est celui de la nouvelle évangélisation voulue par Jean-Paul II et promue aujourd’hui par Benoît XVI.
Cette nouvelle évangélisation constitue l’actualité et la vie de l’Eglise aujourd’hui. Alors, si la célébration habituelle de la forme extraordinaire tout autant que la forme ordinaire de la liturgie aide à entrer dans cette nouvelle évangélisation, elle peut avoir toute sa place dans l’Eglise. Toutes les sensibilités sont appelées à partager cette tâche, dans la mesure où elles sont en lien avec le magistère de l’Eglise, en communion avec le Saint-Père.
La spiritualité de la communion, selon ce qu’exprimait l’exhortation post-synodale du 30 décembre 1988, Christifideles Laici, porte l’élan missionnaire.
Communion magistérielle, communion sacramentelle, dans l’amour de l’Eglise, et communion missionnaire sont liées dans la volonté de témoigner du Christ à tous les hommes".
Posté le 3 octobre 2009 à 22h38 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (12)
Les églises de Paris et la Nuit Blanche. Et ailleurs?
Pas moins de 9 églises catholiques dont la Cathédrale de Paris et une église orthodoxe sont ouvertes la nuit prochaine pour accueillir des "spectacles" de la Nuit Blanche parisienne :
- la nef du collège des Bernardins,
- la chapelle Saint Louis de l'hôpital de la pitié Salpêtrière,
- les autres lieux catholiques sur le site du diocèse,
- l'église orthodoxe des Saints Archanges.
Et il n'y a sûrement pas que le diocèse de Paris qui prête ses édifices religieux à cette manifestation (quid ailleurs?).
Certes, les spectacles proposés cette année dans ces églises parisiennes ont une annonce plus ou moins spirituelle - sans présager de la valeur artistique - et ne semblent pas couvrir de scandale comme dans le passé (2007) même si comme le rappelait Liberté Politique en 2007, les textes du Magistère sont formels :
"Que l'art de notre époque et celui de tous les peuples, et de toutes les régions ait lui aussi, dans l'Église, liberté de s'exercer, pourvu qu'il serve les édifices et les rites sacrés avec le respect et l'honneur qui leur sont dus, si bien qu'il soit à même de joindre sa voix à cet admirable concert de gloire que les plus grands hommes ont chanté en l'honneur de la foi catholique au cours des siècles passés (...)
Les évêques aussi veilleront à ce que les œuvres artistiques qui sont inconciliables avec la foi et les mœurs ainsi qu'avec la piété chrétienne, qui blessent le sens vraiment religieux, ou par la dépravation des formes, ou par l'insuffisance, la médiocrité ou le mensonge de leur art, soient nettement écartées des maisons de Dieu et des autres lieux sacrés" (Sacrosanctum concilium).
On peut enfin se demander si l'Eglise est tenue de coller autant au siècle en ouvrant des lieux qui évoquent suffisamment notre Foi à eux seuls et qui seront sans aucun doute privés ce soir de la présence réelle de Celui dont c'est pourtant la demeure. Cette interrogation n'est pas anodine à l'heure où le Pape nous demande de nous recentrer sur l'essentiel, surtout en ce premier samedi du mois du Rosaire décrété par l'encyclique Supremi apostolatus officio de Léon XIII.
Posté le 3 octobre 2009 à 14h31 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (13)
01 octobre 2009
Paris manque d'églises
Le cardinal Vingt-Trois déclare dans La Croix :
"Le problème de l’évangélisation n’est pas d’organiser des technoparades ou de grandes manifestations. Cela, tout le monde peut le faire. L’évangélisation, c’est être enraciné dans le Christ et le faire connaître par sa vie.
![]()
Vous insistez sur la messe du dimanche, alors que ce jour devient de plus en plus banalisé dans la société…
Si on a pu ainsi bousculer le dimanche, c’est peut-être parce qu’un certain nombre de chrétiens ne savaient pas quoi en faire ni montrer pourquoi ils y tiennent…
[...]
La paroisse fait partie du lien social et le nourrit. Mais, à Paris, certaines paroisses sont tellement grosses que leur animation demande un quasi-professionnalisme. Lorsque vous avez une paroisse pour 60 000 habitants, comment développer des relations communautaires ? Plusieurs nouvelles paroisses ont été créées à Paris au cours des quinze dernières années. Nous manquons encore d’églises [il en existerait 134 NDMJ], et il est difficile d’en construire : la place est rare et chère, il faut se battre pour obtenir quelques mètres carrés dans les nouveaux quartiers. Mon rêve, pour l’avenir, est de pouvoir créer beaucoup plus de paroisses.
"
En cette fête de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face, patronne des missions, nous pouvons prier pour ces missions proches de chez nous, dans notre paroisse.
Posté le 1 octobre 2009 à 08h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)
30 septembre 2009
Année sacerdotale : découverte décapante
On pourrait annoncer : après Pinder et Zavatta, Venez découvrir le clown Gaby et son site internet!
Quand vous saurez qu'il est prêtre (aucune notion sur son site ni de sa prêtrise ni de son ordination) et responsable diocésain, vous passerez votre chemin.
Quand vous découvrirez qu'il habite "impasse de l'église" (ça ne s'invente pas!) à Mâcon, vous comprendrez et ferez demi-tour.
Il est temps que cesse ce scandale (nonciature), fût-il avalisé par l'évêque du lieu dont la mission est de "protéger et encourager l'identité sacerdotale des prêtres" (Benoît XVI). En effet :
"Le Sacerdoce ne tolère pas un mi-temps ni un coeur partagé". (Cardinal Ratzinger).
"Le temps que le prêtre et l'évêque consacrent à Dieu dans la prière est toujours le mieux employé" (Benoît XVI).
"La fonction sacerdotale est essentielle et irremplaçable pour l'annonce de la Parole et la célébration des sacrements, de l'Eucharistie avant tout... Il faut donc demander au Seigneur d'envoyer des ouvriers pour sa vigne, mais aussi pour que les prêtres manifestent la joie de la fidélité à leur identité et l'enthousiasme de leur mission" (Benoît XVI).
"Le prêtre est l’homme de l’avenir : il est celui qui a pris au sérieux les paroles de Paul : « Vous êtes ressuscités avec le Christ : recherchez les choses d’en-haut ! »14. Ce qu’il fait sur terre est de l’ordre des moyens ordonnés à la Fin ultime" (Benoît XVI, hier).
Ce même Pape qui nous dit de prier pour les prêtres, tous nos prêtres.
(merci à EM)
Posté le 30 septembre 2009 à 17h59 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (20)
Le hors-contrat incite le sous-contrat à se rechristianiser
On connaît la critique à l'égard de l'enseignement catholique sous-contrat : son sel s'est affadit. Tiraillé entre son obligation légale de recevoir tout le monde, puisqu'il fonctionne avec des fonds publics, et sa vocation religieuse, un document intitulé «Annonce explicite de l'Évangile dans les établissements catholiques d'enseignement» adopté par l'enseignement catholique va être envoyé dans les prochains jours à tous les établissements.
L'enseignement catholique sous-contrat comprend près de 2 millions d'élèves (17% de la population scolaire). Si les églises se vident, les effectifs de ces écoles croissent. Mais seules 14% des familles y envoient leurs enfants pour des raisons religieuses. En grande partie financé par l'État, l'affirmation de son caractère propre dépend surtout de la personnalité du chef d'établissement et des parents qui l'inciteront à offrir une éducation chrétienne. Quoi de commun entre le lycée Stanislas à Paris, qui propose à ses élèves 4 messes par jour, et le collège Sainte-Geneviève de Meaux, où seuls quelques temps forts de l'année liturgique sont mis en valeur ? Dans beaucoup de collèges, la question religieuse stricto sensu se cantonne à des journées "bols de riz"... Un constat récemment dénoncé par l'évêque d'Avignon, Mgr Cattenoz, suivi en ce sens par des parents qui ont créé une petite centaine d'établissements hors contrat, qui affichent fortement leur identité catholique et accueillent aujourd'hui 8 500 élèves. Anne Coffinier estime en effet que
«demander à des professeurs non croyants de mettre en œuvre un projet catholique, ce n'est pas sincère» .
Ce phénomène inquiète cependant l'enseignement catholique sous contrat et l'incite à renforcer son identité. Pour Frédéric Gautier, directeur diocésain de l'enseignement catholique de Paris, il ne faut pas que l'éducation religieuse soit «réduite à la simple présence d'une aumônerie». Les responsables de l'enseignement catholique veulent prendre en main la formation et le recrutement de leurs enseignants. Dans le texte envoyé ces jours-ci aux établissements catholiques, il est précisé que
«la formation de tous les enseignants et des personnels d'éducation propose une formation à la prise en compte du fait religieux et aux principaux éléments de la culture chrétienne».
À terme, un enseignant en économie pourrait ainsi évoquer dans son cours les encycliques sociales. Une distinction est faite dans le texte entre l'enseignement du fait religieux qui «s'impose à tous» et la proposition de la foi qui doit être «renforcée».
Posté le 30 septembre 2009 à 10h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)
"Derrière la clôture, nous sommes libres et heureux de louer Dieu"
Ouest-France consacre un reportage à l'abbaye bénédictine de Solesmes, qui fête en octobre ses 1000 ans.
Posté le 30 septembre 2009 à 09h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
28 septembre 2009
France : un évêque au 25ème pèlerinage pour la Vie
On nous communique :
"L'évêque aux armées, Mgr LE GAL devrait être présent au XXVème Pèlerinage à Notre Dame de Vie, pour la défense de la Vie, ayant lieu dans les Yvelines".
Ce pélerinage a lieu le deuxième dimanche d'octobre. Ce sera le 11 octobre cette année.
Posté le 28 septembre 2009 à 16h00 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)
26 septembre 2009
2 nouveaux prêtres à Toulon
Ce matin à 9h30 en la cathédrale de Toulon, Monseigneur Dominique Rey a ordonné deux prêtres selon la forme extraordinaire du rite romain.
Deo Gratias
Posté le 26 septembre 2009 à 18h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
D'Action Directe à l'action sociale
Ancien membre d'Action directe, condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité (en particulier pour avoir participé au meurtre de deux policiers), Régis Schleicher vient d'être embauché dans une antenne d'Habitat & Humanisme à Rillieux-la-Pape (près de Lyon). C'est le Père Bernard Devert, fondateur de ce mouvement de logement social, qui l'a recruté comme technicien administratif ans le cadre d'un régime de semi-liberté probatoire : âgé de 52 ans, l'ancien terroriste rejoint la prison de Lyon-Corbas la nuit et les week-ends. Souhaitant anticiper les critiques, le P. Bernard Devert explique :
"Accueillir Régis Schleicher, ce n'est pas cautionner ou justifier ce qu'il a fait mais défaire un nœud de violence pour lui permettre d'entrevoir une autre réalité. J'ai voulu donner une marque de confiance à cet homme qui reconnaît sa responsabilité et ses fautes. Il tente véritablement de se racheter ..."
Posté le 26 septembre 2009 à 15h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
Ne volez pas le dimanche à Dieu
C'est le titre d'un éditorial l'évêque coadjuteur d'Aix et d'Arles, paru dans le journal diocésain. Mgr Christophe Dufour en appelle à la résistance contre l'ouverture dominicale des magasins :
"Les seuls arguments avancés sont les arguments économiques. C'est la logique de l'argent (...) Le dimanche, ce n'est pas seulement la messe, c'est aussi un temps de bonheur, de solidarité (...) Si nous ne sommes pas d'accord, nous ne devons pas aller faire nos courses le dimanche."
Posté le 26 septembre 2009 à 15h11 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)
25 septembre 2009
Soutenez les prêtres
Le diocèse de Luçon lance une initiative intéressante, en cette année sacerdotale :
"Prêtres d’hier, prêtres d’aujourd’hui, prêtres de demain, les membres du clergé de votre diocèse sont indispensables ! Sans eux, le chemin vers le Christ, le cheminement de milliers d’hommes et de femmes responsables et aimants, devient difficile. En cette année sacerdotale, témoignez-leur de votre soutien, de votre gratitude. Dites leur combien ils ont compté pour vous, à une étape de votre vie ou au quotidien ! Dites leur ce qu’ils vous ont apporté ! Dites leur que vous priez aussi pour eux et pour ceux qui viendront à leur suite. Ils ont besoin de vous pour continuer à annoncer l’Evangile !
Grâce à ce formulaire, laissez votre message, le service communication du Diocèse de Luçon le publiera sur son site durant toute l’année sacerdotale jusqu’en juin 2010, et au fur et à mesure dans la revue diocésaine Eglise de Luçon. Merci d’avance pour votre témoignage."
Posté le 25 septembre 2009 à 11h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
Être prêtre, c'est une chance, une grâce de Dieu
L'abbé Jean Sément a été ordonné à Arras le 29 juin 1949 et fête ses soixante ans de sacerdoce. Il déclare à la presse locale :
"J'en suis heureux. Des 26 diacres à avoir été ordonnés prêtres, il en reste 7. Je ne sais pas si c'est une grâce de Dieu. Disons oui. C'est une chance (...) Je suis encore prêtre. Retraité car j'ai 84 ans et demi mais je continue ma responsabilité car on me le demande. J'assure les offices qu'on me confie (...) Tenez bon dans votre foi."
Posté le 25 septembre 2009 à 02h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)








