31 mars 2015

Fêter Pâques le vendredi Saint

Cela semble bien possible dans l'école privée catholique Le Brandon-St-Joseph aux Herbiers, où Pâques est devenue la fête du printemps :

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Posté le 31 mars 2015 à 11h08 par Michel Janva | Lien permanent

Vendredi Saint : vénération de la Sainte Epine et de la Sainte Croix à Séez

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Posté le 31 mars 2015 à 07h14 par Michel Janva | Lien permanent

30 mars 2015

Les prêtres et religieux morts en 14-18 enfin honorés

Mgr Ravel, évêque aux armées, bénira demain la première stèle honorant l’ensemble des consacrés engagés morts pour la patrie pendant la Première Guerre mondiale (soit 2 949 prêtres diocésains, 1 571 religieux et 1 300 séminaristes tombés au champ d’honneur, et 375 religieuses mortes au service des soldats.) La plaque sera apposée dans la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides.

Posté le 30 mars 2015 à 17h03 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

"L'obéissance est au centre du mystère de l'Incarnation et de la Passion"

Homélie du Très Révérend Père Dom Jean Pateau, Abbé de Notre-Dame de Fontgombault, hier lors de la messe des Rameaux (via Le Petit Placide):

"Saint Paul, dans le texte de l'épître, demande aux Philippiens d'avoir entre eux les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus.

Alors que s'ouvre la sainte Semaine, l’Église nous rappelle ce devoir.

Le Christ n'a pas jugé sa divinité comme un obstacle l'empêchant de revêtir notre nature humaine. Bien plus, « il s'est humilié, se faisant obéissant jusqu'à la mort et la mort de la Croix. » (Ph 2,8)

Entrons dans le mystère d'humilité et d'obéissance vécu par le Fils incarné. Suivons-le dans sa Passion, non comme des spectateurs lointains, mais comme prenant part au don de sa vie. Soyons les miséricordieux continuateurs de ce don, qui s'achèvera dans la glorification du matin de Pâques.

En cette année de la Vie consacrée, souvenons-nous que l'obéissance est au centre du mystère de l'Incarnation et de la Passion. Elle doit être au centre de la vie de chaque consacré, témoin, prophète du Christ obéissant à la face du monde.

La volonté humaine du Christ se soumet aux contraintes de la nature humaine mais également au plan de Dieu. Ce plan, il faut le discerner afin de ne pas se tromper de route.

« ... En vertu de cette volonté [celle du Père]... nous sommes sanctifiés par l'oblation du corps de Jésus Christ... » (He 10,10 ; cf. Ps 39,7-9) affirme l'épître aux Hébreux. La volonté de Dieu, c'est le salut de tout homme. Aimer comme le Christ, c'est désirer et promouvoir le salut d'autrui, c'est l'orienter sur un chemin de sanctification, parfois au prix de sa propre vie, souvent en renonçant à soi-même.

Entrer à la suite du Christ dans le mystère de la Passion passe pour chacun d'entre nous par la réponse à une question. Mes actes s'inscrivent-ils dans le plan miséricordieux du salut concernant chaque homme, au contraire, lui sont-ils indifférents ou pire, s'y opposent-ils ?

La réponse est essentielle, révélatrice d'un amour de Dieu, authentique ou simplement de façade : « Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements... Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime... » (Jn 14, 15 et 21)

Que Notre-Dame du Stabat, Mère aimante de tous les hommes, nous apprenne à demeurer au pied de la Croix, tout particulièrement en ces jours, en imitant son Fils donnant sa vie par amour. "

Posté le 30 mars 2015 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

Disparition du calvaire de Rodez

Lu ici :

20150322_154346-1024x576"Le Carmel de Rodez doit accueillir l’évêché, qui se trouve actuellement dans le palais épiscopal. A l’occasion des travaux (...), l’imposant calvaire présent sur le bord de l’avenue Victor Hugo, un des derniers calvaire encore présent en centre ville, devait être supprimé. La révélation de cette affaire et sa publicité par Perepiscopus a inquiété les habitants, qui se sont mobilisés, en vain, contre cette destruction. Pour se couvrir, l’évêque a évoqué un simple déplacement. Parlons plutôt d’un enfouissement : le calvaire passerait d’un lieu public visible de tous à l’intérieur de la propriété de la maison diocésaine, où il ne serait plus visible des passants. Et encore… s’il est vraiment transféré. Le Calvaire de l’avenue Victor Hugo, sur décision de Mgr Fonlupt a été tronçonné en ce vendredi de la 1ère semaine de la Passion."

Calvaire-1024x768Interrogé sur ce point, le délégué épiscopal à l’information avait répondu :

"Lorsque le projet a été imaginé on a un peu oublié la croix"

Espérons qu'en cette Semaine Sainte, aucun catholique n'oublie la Croix...

Posté le 30 mars 2015 à 08h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

29 mars 2015

Pèlerinage à la Sainte Couronne le Vendredi Saint

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Posté le 29 mars 2015 à 10h21 par Michel Janva | Lien permanent

1er avril : Office des Ténèbres à Saint-Maurice

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Posté le 29 mars 2015 à 09h55 par Michel Janva | Lien permanent

Chemin de croix en centre ville de Bordeaux le Vendredi saint

Pour la première fois depuis 20 ans, le Chemin de croix du Vendredi saint aura lieu à travers le centre-ville de Bordeaux. Le vendredi 3 avril, il partira de la place de la Bourse, à 12h, pour s'achever à 14h devant la cathédrale Saint-André, place Pey Berland.

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Posté le 29 mars 2015 à 09h01 par Michel Janva | Lien permanent

Inscriptions ouvertes pour le pèlerinage de Chartres

1Le 33ème Pèlerinage de Pentecôte de Paris à Chartres se déroulera les 23, 24 et 25 mai 2015 sur le thème : « Jésus-Christ, sauveur du monde »

  • Samedi 23 mai 2015, Thème du jour : L’Incarnation sous le patronage de Saint Hilaire
  • Dimanche 24 mai 2015, Thème du jour : La Rédemption sous le patronage de Saint Louis
  • Lundi 25 mai 2015, Thème du jour : Le Ressuscité, notre Espérance sous le patronage de sainte Marie Madeleine

Cette année, Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l'archidiocèse d'Astana au Kazakhstan, célèbrera une messe pontificale dimanche midi. Parfaitement francophone, il accompagnera les pèlerins durant les 3 journées. Mgr Pansard, évêque de Chartres, viendra visiter le bivouac de Gas où il présidera le Salut du Saint-Sacrement. Enfin Dom Louis-Marie, père abbé de Ste Madeleine du Barroux, célèbrera la messe dans la cathédrale de Chartres (à noter que la nef, actuellement en cours de restauration, ne devrait pas être accessible). En raison de l'hospitalisation de l'abbé Coiffet, c'l’abbé Benoît Paul-Joseph est l'aumônier du Pèlerinage.

2Vous pouvez participer au Pèlerinage dans les chapitres adultes, enfants, pastoureaux, familles ou dans les services (service d'ordre ou logistique). Il est également possible de s’unir au Pèlerinage, en rejoignant les chapitre des Anges Gardiens, pèlerins non marcheurs (Il faut s’inscrire pour recevoir le livret de méditations). Les inscriptions sont ouvertes depuis ce matin. avec un tarif réduit si vous vous inscrivez avant le 26 avril.

Posté le 29 mars 2015 à 07h18 par Michel Janva | Lien permanent

28 mars 2015

Face au Hellfest, des messes de réparation et de miséricorde

Le Collectif Pour un Festival Respectueux de Tous informe les lecteurs du Salon Beige du piratage de son agenda public de messes de réparation & de miséricorde lancée le 9 mars dernier dans le cadre de l’Opération Jéricho.

Ce piratage se concrétise  par un effacement des participants s’étant engagés à faire célébrer 1 ou plusieurs messes.

Fort heureusement, une consultation de cet agenda par l’administration, avant son piratage, a permis de constater que du 9 mars au 16 avril, au moins 1 messe par jour était programmée.

Un agenda privé est mis en place pour la période du 17 avril au 21 juin : contacter le Collectif pour y participer : provocshellfestcasuffit@hotmail.fr

Le Collectif informe également qu’il s’est procuré les comptes 2014 qui mettent en évidence un montant de subventions publiques d’un montant cumulé de 1 700 000 euros sur 9 ans !

Posté le 28 mars 2015 à 10h48 par Michel Janva | Lien permanent

Construction d'un monastère en Normandie

Ouest-France consacre un article au chantier de l'ordre de l’Annonciade à Grentheville, dans le Calvados. Les cinq premières religieuses s’installeront cet été. L’ensemble des bâtiments (3 220 m2) sera totalement terminé en décembre.

L’ordre de l’Annonciade a été fondé en 1502, à Bourges par Sainte-Jeanne de France (fille du roi Louis XI) et le Bienheureux Gabriel Maria, père franciscain. Il compte une centaine de religieuses dans le monde. Quatre communautés sont installées en France.

Posté le 28 mars 2015 à 09h46 par Michel Janva | Lien permanent

Pâques musicales à Champeaux (77)

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Posté le 28 mars 2015 à 07h02 par Michel Janva | Lien permanent

27 mars 2015

La Neuvaine : méditation de Mgr Ide sur le patriotisme

Mgr Pascal Ide est prêtre du diocèse de Paris et membre de la communauté de l’Emmanuel. Actuellement, il partage son temps entre le séminaire de Bordeaux et une mission de formation pour la communauté de l’Emmanuel. Voici sa méditation :

Et si l’on parlait patriotisme…

IEt si l’on parlait de notre patrie, la France ? Mais quel rapport avec le dimanche des Rameaux, que nous célébrons dimanche? Pour le comprendre, je vous propose d’abord trois petits exercices.

Premier exercice. En lisant la première phrase, en lisant le mot « patrie », que ressentez-vous ? Je dis bien « ressentez » et non pas « pensez ». Quelle émotion surgit en vous ? Souffrance, espérance, reconnaissance ? Peut-être un peu des trois ? Peut-être une autre.

Deuxième exercice : qu’en dit le Catéchisme de l’Église catholique – vous savez ce trésor entreposé sur une étagère de votre bureau ? Une surprise vous attend. Le Catéchisme parle de l’amour de la patrie lorsqu’il traite du quatrième commandement : « Honore ton père et ta mère » (Ex 20,12) et non pas, par exemple, dans les commandements qui ont trait à la justice, comme le septième. Pourquoi ?

Les trois premiers commandements éclairent notre relation à Dieu. Le quatrième, lui, « indique l’ordre de la charité [envers le prochain]. Dieu a voulu qu’après Lui, nous honorions nos parents à qui nous devons la vie et qui nous ont transmis la connaissance de Dieu ». Et il étend cet honneur et ce respect à « tous ceux que Dieu, pour notre bien, a revêtus de son autorité ». S’il « s’adresse expressément aux enfants dans leurs relations avec leurs père et mère, […] il concerne également les rapports » et les « devoirs […] des citoyens à l’égard de leur patrie » (Catéchisme de l’Église catholique, n. 2197-2199).

Une telle parole sera peut-être difficile à entendre par certains qui estiment que les représentants de la patrie, l’autorité politique, ne sont aujourd’hui pas dignes d’honneur et de respect. J’ouvre pour vous un autre livre, la Somme de théologie de saint Thomas d’Aquin. Celui-ci rapproche aussi l’attitude envers ses parents et l’attitude envers son pays. Il vaut la peine d’entendre la raison. Je traduis littéralement : « Les parents et la patrie sont les principes de notre être et de notre gouvernement : par les parents et en dans la patrie, nous sommes nés et nous sommes nourris » (II-IIae, q. 101, a. 1). Tout en les distinguant, l’Aquinate ne sépare pas nos parents et notre pays : des deux nous avons reçu. Et beaucoup reçu : si les premiers nous ont fait naître, tous deux nous « nourrissent », nous éduquent. Ainsi, le patriotisme n’a rien à voir avec un nationalisme étroit, c’est la piété filiale étendue à sa patrie. Souvent à notre insu, notre pays comme nos parents, ont joué et jouent un rôle immense et vital. Ne pensons pas trop vite à telle ou telle loi inique, ne nous polarisons pas sur le comportement désordonné de tel ou tel politique. Faisons d’abord mémoire de tout ce que nous avons reçu de notre patrie, à commencer par la langue française, notre riche histoire, nos œuvres d’art, nos paysages, nos institutions religieuses, etc. Et rien de tout cela ne serait sans la médiation des pouvoirs publics, sans le service souvent humble et efficace assuré par les communautés locales et régionales, sans une autorité qui, représentant la France, assure l’unité et un minimum de paix. Il suffit d’avoir visité certains pays dérégulés pour voir combien la défaillance radicale du politique entraîne toute la culture et jusqu’à la nature dans le chaos.

Certains résisteront encore, car ils souffrent trop de l’évolution de notre pays qui, pour eux, rime avec trahison. Ici, l’argumentation est utile, la méditation l’est encore davantage. Pour cela, je vous propose un troisième exercice. Il permettra de répondre aussi à une objection : en déplaçant et en élargissant le sens du patriotisme, ne suis-je pas en train de le transformer en une vertu passéiste ? Cet exercice est inspiré par ce que saint Ignace de Loyola estimait être le couronnement de ses Exercices spirituels : « la contemplation pour éveiller en nous l’amour spirituel » (n. 230-237). Appliquons-le à notre sujet et, pourquoi pas, faisons-en l’objet de notre prière aujourd’hui, cette semaine :   « contemplation pour éveiller [ou réchauffer] en nous l’amour de la France ». 1. Me rappeler les bienfaits que je dois à mon pays, énumérer les dons particuliers que j’en ai reçus et que je reçois, peser intérieurement l’amour qui en est la source. 2. Ceci très bien considéré, je rentrerai en moi-même et je me demanderai quel doit être mon rôle et ce que je répondrai en retour et avec quel amour, par exemple dans une intercession fidèle, par une parole qui, sans perdre son sens critique (mais est-ce envisageable pour un Français ?!), n’oublie pas tout le bien qu’il doit à son pays. Rien de moins nostalgique et misonéiste que l’amour de notre pays !

Alors, quelle relation avec le dimanche des Rameaux ? « La turba è mobile », « la foule est changeante »… La liturgie de ce jour nous fait méditer sur un fait cruel : celui qu’elle acclame, demain elle demandera sa crucifixion. Peu importe ici que ce soit ou non les mêmes personnes qui louent et hurlent à la mort (cf. Joseph Ratzinger Benoît XVI, Jésus de Nazareth, II, p. 21-22). La foule, c’est-à-dire moi. Avant d’être aveugle, elle est, je suis amnésique, donc ingrat(e).

Ici, nous ne sommes plus seulement dans l’ordre de la justice ou de la piété, mais dans l’ordre de l’amour. « L’amour et le service de la patrie relèvent du devoir de reconnaissance et de l’ordre de la charité » (Catéchisme de l’Église catholique, n. 2239)."

Posté le 27 mars 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

Suppression du délai de réflexion avant l'IVG : tuer la conscience

Posté le 27 mars 2015 à 07h30 par Michel Janva | Lien permanent

27 mars : messe pour la France à Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à une MESSE pour la FRANCE le Vendredi 27 Mars 2015 à 17h30, en l'église Saint-Joseph de Toulouse (40, avenue Saint-Exupéry - 31400 Toulouse).

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Posté le 27 mars 2015 à 07h01 par Michel Janva | Lien permanent

26 mars 2015

Eglises et chapelle à vendre

C'est la patrimoine religieux de la France que l'on est en train de dilapider. Dans le Morbihan, c'est une chapelle qui est mise en vente sur le Bon Coin entraînant des réactions d'incompréhension :

Une-chapelle-a-vendre-sur-le-site-leboncoin-com-11380656nudtl"Les Filles de Jésus de Kermaria ont décidé de passer par cette véritable agence immobilière 2.0 qu'est devenu Le Bon Coin pour vendre leur chapelle de 130 m² (...). Eflamm Caouissin, l’auteur de l'article, dénonce une décision peu compatible avec la vocation apostolique de la congrégation : « Cette chapelle, se trouvant dans une enceinte d'école, peut très bien rayonner pour les générations futures. Vendre un édifice religieux pour en faire un commerce ou une habitation, on fait mieux dans le genre missionnaire ».

Eflamm Caouissin explique faire « son possible » pour éviter la vente de cette chapelle qui pourrait connaître une autre destinée :« Nous proposons que les religieuses cèdent la chapelle pour un euro symbolique à l'Œuvre Saint-Joseph, créée par Philippe Abjean, ou à d'autres structures qui travaillent à conserver la vocation spirituelle de ces édifices religieux et à en faire des tremplins de nouvelle évangélisation »."

A Rouen, ce sont deux églises "désacralisées" qui cherchent acquéreurs :

"L'église Saint Nicaise, située près des Jardins de l’Hôtel de ville, à Rouen, est une église du 15ème siècle qui a brûlé en mars 1934. Elle a été partiellement reconstruite et bénie en 1940. C’est l’une des premières églises de France à être construite en béton armé. Depuis plus de 15 ans, aucune messe, aucun sacrement n’y a été célébré. L’archevêché a donc décidé de désacraliser ce lieu pour en rendre la totale responsabilité à la ville.Il en va de même avec l’église Saint Paul, située non loin du CHU.

A l’inverse de l’église Saint Paul, l’église catholique Saint Nicaise est un monument classé. Le béton armé se désagrège et les murs sont étayés. Elle nécessite des travaux très importants. Par ailleurs, la municipalité de Rouen, qui souhaite donc vendre ces 2 églises ne le fera que si les projets respectent les lieux, le quartier, le monument. Elles ne deviendront donc pas des discothèques ou des pubs, comme cela se pratique en Angleterre."

Posté le 26 mars 2015 à 10h37 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

25 mars 2015

Un bar catholique pour les Lillois

Le but est de toucher des personnes qui n'ont jamais mis les pieds dans une église :

000_par8129644"On a à coeur d'essayer de toucher des jeunes et des moins jeunes qui n'ont jamais eu l'idée de rentrer dans une église... Et peut-être qu'il est plus facile de rentrer dans un bar", explique Benjamin Florin qui travaille pour le diocèse de Lille. Le jeune homme de 29 ans, un des instigateurs du projet, dit s'inspirer des messages du pape François qui a maintes fois exhorté l'Église catholique "à sortir d'elle-même" et à "surprendre".

Un salarié travaille à plein temps, tandis que la douzaine de bénévoles "pourront donner un coup de main pour le service mais seront là principalement pour parler avec les gens, s'ils le souhaitent, et se mettre à l'écoute", explique Régis Héaulme, diacre, président de l'association "Le comptoir de Cana" et ancien directeur de collège.

Le symbole du bar, une bouche rouge, "évoque un endroit où l'on peut savourer des bonnes choses mais aussi échanger", poursuit-il. Quant au nom, il est une référence au miracle de Jésus qui avait changé l'eau en vin lors des célèbres noces.

Une fois assis au comptoir, on découvre les clins d'oeil au catholicisme. Le mot de passe du Wifi ? "DeoGratias". L'assiette de charcuterie ? "La planche du Frère Marc". Le carafon de vin? "La Madone".

"Le café suspendu est un signe de fraternité avec celui qui ne peut pas s'offrir un café ou à qui on veut souhaiter la bienvenue", explique Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, qui se félicite de l'ouverture de ce bar "qui montre un monde catholique allant à la rencontre des autres"

Posté le 25 mars 2015 à 19h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

La Neuvaine : Méditation de la fête de l’Annonciation par le père Gobilliard

Le père Emmanuel Gobilliard a 47 ans. Il est recteur de la Cathédrale Notre Dame du Puy, responsable diocésain à la formation aux ministères et accompagnateur de la commission diocésaine de la famille. Licencié en Histoire, il est titulaire d’une maitrise de théologie morale de l’institut Jean-Paul II. Voici sa méditation :

Au cœur du carême, le sourire de Marie

GLe récit de l’Annonciation nous rappelle que le modèle du disciple, le modèle du cœur qui écoute et qui correspond parfaitement à la volonté de Dieu, c’est Marie. Finalement se convertir, c’est apprendre à ressembler à Marie. Et ressembler à Marie, c’est tout simple ! Dieu est simple. C’est nous qui sommes compliqués ! Pour ressembler à Marie, apprenons à la connaître grâce à l’Evangile. A Nazareth par exemple, Il lui arrive fréquemment de sortir de chez elle. D’ailleurs l’Eglise en sortie dont parle le pape François a, bien sûr, Marie pour modèle. Elle va à la rencontre des autres femmes du village comme elle est allée à la rencontre des invités des noces de Cana. Elle leur parle avec bonté ; elle est bienveillante. Pas une critique ne sort de sa bouche. Elle dit du bien, elle encourage ; parfois elle console. Sa douceur est sa force. Son humilité n’a rien à voir avec notre fausse humilité par laquelle nous nous excusons parfois d’exister ou nous esquivons les situations difficiles prétextant que nous sommes trop pauvres pour les affronter. Non,  l’humilité de Marie est courageuse, mais elle consiste aussi en une présence aimante et souriante. La joie et l’humilité sont deux sœurs jumelles qui se nourrissent l’une l’autre. Don Bosco a dit : « Rappelez-vous : le diable a peur des gens heureux ». Souvenez-vous souvent de cette phrase : « le diable a peur des gens heureux ! »

Si vous voulez ressembler à Marie, soyez heureux. L’humilité et la joie se puisent dans la foi qui nous rappelle combien Dieu nous aime, et combien il nous veut heureux et équilibré. D’ailleurs, la Vierge Marie était profondément équilibrée. N’imaginez pas que l’équilibre humain, on l’a ou on ne l’a pas ! Il faut aller le chercher, cet équilibre qui est source de joie. Il faut aller le chercher avec courage, parce que, au départ, nous sommes tous déséquilibrés. Cela s’appelle le péché originel ! Le péché originel, entretenu par notre péché actuel, crée en nous un profond déséquilibre qui introduit le soupçon, la peur, dans nos relations avec Dieu, avec les autres et avec nous-mêmes. Marie a été conçue sans le péché originel, sans ce déséquilibre ! Et ce cadeau de Dieu, n’est pas uniquement pour elle ou pour Jésus, mais aussi pour nous. Elle veut nous partager ce cadeau, en nous apprenant à nous réconcilier avec la création, avec nous-mêmes, avec les autres et avec Dieu. Marie avait le sens de la paix, de l’harmonie aussi. C’est pour cela qu’elle était une cuisinière exceptionnelle ! La cuisine, finalement, c’est l’art de la composition, c’est l’art d’unir les saveurs et les odeurs, et les couleurs mêmes. Son lien avec la création n’ayant jamais été blessé, elle possédait cet art comme aucune autre créature. Marie était donc, et c’est une vérité théologique, la meilleure cuisinière que la terre ait portée. Elle avait surtout l’art de la relation entre les personnes. Cet art, elle l’exerçait avec cette patience qui s’unit si bien à la douceur. Quand vous êtes en conflit, appelez Marie, et demandez-lui conseil. Elle vous apprendra la maitrise de vous-mêmes qui ressemble tellement à l’art culinaire. Se maitriser, c’est ordonner, c’est composer avec ce que nous avons reçu, avec nos dons, nos expériences heureuses ou malheureuses…une vie qui plaise à Dieu ; c’est être fougueux et déterminé quand il le faut, mais aussi doux et humble de cœur à d’autres moments, c’est être exigeant vis-vis de soi-même, patient et bon vis-à-vis des autres. Et lorsque vous aurez, tout au long de la journée, recherché la présence de Marie, lorsque vous aurez vécu sous son regard en essayant de lui ressembler, vous pourrez dire à Dieu avec joie et une pointe d’humour : « Seigneur j’ai fait ce que j’ai pu, fais le reste ! » Le secret de la sainteté, qui est compatible avec une vie équilibrée et heureuse, même si la souffrance est présente, ce secret, c’est la vie mariale !

« Voici ce que produit l’Esprit : Amour, joie paix patience, bonté, bienveillance, humilité, foi et maitrise de soi. » Ga, 5, 22

Posté le 25 mars 2015 à 10h10 par Michel Janva | Lien permanent

24 mars 2015

Les électeurs doivent penser au contenu des propositions des divers candidats

Extrait du discours de Mgr Pontier, président de la Conférence des évêques de France, en introduction de l'Assemblée plénière des évêques à Lourdes, ce matin :

"[...] Ici en France, les citoyens sont invités à choisir leurs représentants, actuellement au niveau des départements, puis fin décembre à celui des nouvelles régions. La perception parfois difficile des enjeux et des compétences territoriales peut expliquer en partie le nombre encore trop élevé d’abstentionnistes à ce premier tour de scrutin. Cela ne peut nous cacher le fait qu’il s’agit d’élire des responsables qui mettent en œuvre des politiques départementales et régionales qui rejaillissent sur notre vie concrète : aide sociale, éducation, prise en charge de l’enfance et du handicap, projets de plus grande ampleur touchant l’économie, les infrastructures, le logement, le développement des partenariats indispensables.

C’est là que se trouve la noblesse de la vie politique. Les électeurs que nous sommes, avons le devoir de penser au moment de voter au contenu des propositions des divers candidats. Ils ne prennent pas tous en compte de la même manière la recherche du bien commun, le respect de la vie, le souci des plus pauvres et des migrants, l’accès aux biens les plus élémentaires pour tous, la mise en œuvre des solidarités les plus nécessaires, la réalité de notre société devenue plurielle. Voter est l’acte citoyen le plus élémentaire et le plus nécessaire. S’abstenir n’est pas sans conséquence sur le résultat d’une élection. En toute hypothèse rien ne nous dédouane de notre responsabilité individuelle de citoyens. [...]"

Posté le 24 mars 2015 à 15h13 par Michel Janva | Lien permanent

23 mars 2015

« Le FN n’a pas l’apanage des mesures contraires à la vision évangélique de l’homme et de la société »

La Croix constate que le discours épiscopal à l'égard du FN a changé :

"Alors qu’en 1985, aux lendemains d’élections européennes où le FN atteint 11 %, de nombreux évêques élèvent la voix face aux propos racistes de Jean-Marie Le Pen – allant parfois jusqu’à la condamnation explicite –, certains font aujourd’hui un autre choix. « Je ne dis plus rien parce que ce serait contre-productif. Après tout, ce n’est pas nous qui faisons la loi », rappelle l’un d’eux à ceux qui seraient tentés de demander aux Églises plus de fermeté que n’en montrent les partis politiques ou les médias.

Plus qu’une condamnation, certains évêques préfèrent, comme Mgr Dubost,« prendre position sur des sujets et rappeler ce qui est fondamental pour les chrétiens »« Le FN n’a pas l’apanage des mesures contraires à la vision évangélique de l’homme et de la société », renchérit d’ailleurs Mgr Brunin. Le Conseil qu’il préside s’est posé la question d’une intervention avant la campagne, mais « l’Église ne souhaite pas interférer dans le jeu politicien ». [...]"

Après le vote de la loi Taubira et la frilosité voire la complicité de l'UMP face aux dernières transgressions imposées par la gauche en matière d'avortement, il est en effet devenu difficile pour nos évêques de tenir un discours exclusivement anti-FN. La Manif Pour Tous est aussi passée par là, ayant révélé une nouvelle génération de catholiques décomplexés.

Posté le 23 mars 2015 à 07h48 par Michel Janva | Lien permanent

22 mars 2015

25 mars : Messe pour la Vie à Paris

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Posté le 22 mars 2015 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent

"Solitude et pauvreté avec Jésus sont le premier rayonnement possible de l'Église"

Voici un extrait de l'homélie prononcée samedi matin, fête de saint Benoît, par dom Hervé Courau, abbé de Triors :

"Notre millénaire laborieusement accouché se montre encombré du faux idéal de la consommation effrénée ; aussi secrète-t-il hélas de nouvelles barbaries, vraiment terrifiantes ; l'actualité fait penser au VIième s. de S. Benoît. Face à cela, l'idéal monastique doit continuer sa Vie. Le Père de Foucauld qui milita un temps sous sa Règle s'est enfoncé en une démarche apparemment inverse de S. Benoît, vers une solitude croissante, mais dans le même esprit, le même dépouillement, le même centuple aussi, bien caché, avec la même richesse intérieure. Le Père Peyriguère, ermite à sa suite en terre d'islam, se disait en état de pré-mission, puisque la mission directe auprès des berbères lui était impossible, comme c'est aussi le cas autour de nous en maintes situations opaques et confuses. Les masses musulmanes avides de prière, mais séparées de Jésus le Grand Priant d'une part, la foule à laquelle on impose un athéisme vulgaire et salissant d'autre part, tel est le champ à évangéliser. Solitude et pauvreté avec Jésus sont le premier rayonnement possible de l'Église dans le Cœur de Dieu, le plus beau aussi. D'ailleurs le Père Peyriguère le dit bien : Jamais je ne me sens autant missionnaire que lorsque la nuit, tout seul dans le grand silence de la montagne, tout seul je prie (2 mai 1929). Et le futur Cardinal Journet le visitant, a entendu son témoignage : Je suis seul. Pourtant si je n'étais pas là, Jésus, Vous n'y seriez pas ! Et Il me répond : Toi non plus, si je n'étais pas là, tu n'y serais pas (Nova & Vetera, 1959 III, p. 205). Les périphéries où nous envoie le pape François sont là, à la portée de nos liturgies, mes chers Fils, quand nous prions et chantons ensemble, tout en vivant avec ardeur le dépouillement intérieur pour suivre Jésus et recevoir son centuple à lui : tout autre succès serait illusoire. Le cardinal Sarah vient de visiter notre pays de la part du Pape, pour l'encourager à un témoignage missionnaire tout pur et dépouillé. Lui qui a connu la persécution ouverte en sa Guinée natale plaide à la fois pour nos manifestations non violentes et décidées en faveur des valeurs non négociables et pour la prière fervente, exempte de tout voyeurisme : Il nous faut redécouvrir, dit-il (Dieu ou rien, p. 151), que l'essence de la liturgie restera éternellement marquée par le souci de la recherche filiale de Dieu. Bénédictin de cœur, il rejoint tout à fait ce mot paradoxal du philosophe : La vie monastique sera toujours l'avant-garde de l'avant-garde (Fabrice Hadjadj), à condition d'être loyale, soit, pétrie d'humilité, de modestie et crainte de Dieu, de prière jointe à une vie de sobriété de langage et d'émotions. Cette vie dérisoire aux yeux des hommes n'est forte alors que de sa seule humilité, avec et comme Notre Dame, forte comme une armée rangée en bataille, amen."

Posté le 22 mars 2015 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2015

Véronique Lévy, sur le chemin de la croix

Lu dans Le Figaro : La sœur cadette de BHL raconte sa conversion au catholicisme dans un livre, Montre-moi ton visage.

"En ce premier dimanche de carême de l'année 2012, la nef de Notre-Dame de Paris est pleine à craquer. Une cérémonie présidée par Mgr Vingt-Trois rassemble les adultes qui seront baptisés quarante jours plus tard, dans la nuit de Pâques. Soudain, dans l'assistance, on s'avise de la présence de Bernard-Henri Lévy. Que fait-il là, dans les rangées réservées aux familles des catéchumènes? Des tweets fusent, vite relayés. C'est ainsi que se répand l'incroyable nouvelle: Véronique Lévy, la sœur d'une des figures de la communauté juive française, s'est convertie au catholicisme."[...]

Véronique Lévy s'anime en évoquant la façon dont elle a entendu parler du Christ pour la première fois, sur une plage surpeuplée d'Antibes, lorsqu'elle avait… trois ans. Une fillette guère plus âgée qu'elle, Coralie, lui parle de Jésus-Christ et, au fil des ans et des vacances partagées, lui apprend les prières chrétiennes, la catéchise et lui offre un crucifix. La petite Véronique se toque de cet homme dont les bras grands ouverts sur la croix n'évoquent pas pour elle la douleur mais l'amour, un doux et tendre amour, inconditionnel et absolu. De cette passion d'enfance, elle ne parle pas à sa famille. Véronique sait que ses parents sont juifs, complètement laïcs certes, mais juifs. Son père la prenait sur ses genoux et lui disait: «Tu es une princesse. Tu portes un nom très ancien, aristocratique, le nom d'une des douze tribus d'Israël, la tribu de Lévi. Ne l'oublie jamais.»[...]

Au cours des vingt-cinq années qui suivent, ce Jésus la poursuit, s'invitant dans son existence décousue, désordonnée voire dissolue à travers des rencontres ou des événements, des songes surtout. Elle tente de vivre: études de lettres, puis d'infirmière, cours de théâtre, création de bijoux, histoires d'amour, tout ce qu'elle entreprend finira par échouer ou s'épuiser. Quelque chose lui manque sans qu'elle sache quoi.[...]

Son frère confirme: «Dans la vie de Véronique, il y a eu un corps-à-corps avec le mal, avec un pic juste avant sa conversion ; il y a eu de la grâce aussi et de la rédemption: elle est devenue une autre. Elle a refait son âme. Ce genre d'aventure spirituelle touche l'être dans toutes ses dimensions, de haut en bas.» Plus elle prie, plus elle s'incarne. Elle écrit: «L'Église est l'hôpital des âmes blessées, celles que la psychiatrie ou la psychanalyse n'ont pas pu soulager. Elle propose ce que le monde laïc a oublié, le pardon, la rédemption. Elle ouvre un chemin de liberté, défait les nœuds. L'Éternel ne divise pas, il unifie, nomme, ordonne et cet ordre est bonté.»[...]

Véronique Lévy,  Montre-moi ton visage , Cerf, 368 p.

Posté le 21 mars 2015 à 21h12 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

26 mars : le député Sylvie Goulard à La Défense

Jeudi 26 mars à la paroisse ND de Pentecôte à la Défense, une conférence sur le bien commun est organisée à 12h45, avec Sylvie Goulard, député européen du MODEM. Le thème est :

"Politique et bien commun ; comment faire tout en résistant aux groupes de pression particuliers ?"

Sylvie Goulard a voté les rapports Lunacek et Estrela... Ce sera donc l'occasion de lui demander pourquoi elle n'a pas résisté aux lobby de l'avortement et LGBT.

Posté le 21 mars 2015 à 09h42 par Michel Janva | Lien permanent

Le vote catholique est-il soluble dans la démocratie ?

Question posée par Jacques de La Vallée sur Boulevard Voltaire, qui montre que, comme dans la Bible, le petit David catholique éternellement jeune et vaillant aura raison du gros Goliath poussif et fatigué, champion de la laïcité :

[...] "On peut citer l’attaque frontale du journal L’Humanité contre Catholiques en campagne, mouvement petit mais actif qui, lors de chaque élection depuis une dizaine d’années, interroge les candidats aux suffrages des électeurs, à partir de questionnaires sur des sujets de fond.

C’est un peu un remake du combat de David contre Goliath, du petit David catholique, toujours jeune, toujours agile à la fronde, contre le gros ours laïc Goliath essoufflé qui, lui, supporte de plus en plus mal sa vieillesse. [...]

Que les lobbys écologiste, pro-avortement et euthanasie, de protection des animaux – et j’en passe – parlent, cela relève de leur liberté d’expression, mais que des catholiques s’expriment en politique, là, ils outrepassent leur droit… de se taire. Pourtant, depuis trois années, l’émergence d’un vaste mouvement de défense de la famille n’a pas dû échapper à la sagacité de L’Humanité, en particulier autour de la Manif pour tous. Des centaines de milliers de « paroissiens » sont sortis de leurs chapelles pour venir battre le pavé des villes. Ils continuent d’organiser prières, veillées, manifestations silencieuses…

La laïcité serait donc en danger et Goliath voit rouge ! Les diatribes anticatholiques de Vincent Peillon n’ont pas suffi à écraser « l’infâme ». Décidément, ils ont la vie dure, ces cathos ! Mais quel est donc, au bout de vingt siècles, le secret de leur éternelle jeunesse ? Ont-ils découvert dans la foi le secret de quelque potion magique ?

Les catholiques s’impliquent en politique car elle est la forme suprême de la charité. Non pas dans un parti catholique qui ne serait que l’expression d’un communautarisme, mais plutôt dans cette action capillaire, chère à Jean Ousset, qui veut ancrer dans les réalités terrestres les vertus du Décalogue. Ils sont naturellement les promoteurs d’une doctrine sociale, réaffirmée par les papes, qui place l’universelle loi naturelle au-dessus des idéologies.

Voilà pourquoi la fronde du petit David catholique abattra certainement le poussif Goliath et les panzers du laïcisme. Que Catholiques en campagne continue donc, avec ses questions gênantes, à interroger les candidats aux élections. Il en va de la transparence du débat, d’apporter un peu de vérité et d’intérêt dans des élections qui, trop souvent, sont empreintes de langue de bois et de conformisme « bien-pensant »."

Posté le 21 mars 2015 à 09h24 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (4)

20 mars 2015

Mgr Schneider à Villars les Dombes (01) dimanche 22 mars

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Posté le 20 mars 2015 à 21h25 par Michel Janva | Lien permanent

En Vendée l'appel à la conversion c'est maintenant !

Des panneaux publicitaires dans les rues de La Roche sur Yon appellent au baptême pour tous...

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Posté le 20 mars 2015 à 16h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

La Neuvaine : Méditation du vendredi 20 mars par l'abbé Le Pivain

Né en 1963, l’abbé Le Pivain est curé de la cathédrale d’Angers. Directeur de la revue Kephas, revue catholique trimestrielle.

« Celui qui fait la Vérité vient à la Lumière » (Jn 3, 21)

PÀ l’entrée de la quinzaine de la Passion, nous nous préparons à méditer cette phrase de Jésus devant Pilate interloqué, qui dit tout sur le sens de sa mission, laquelle culmine dans l’offrande de sa vie : « Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la Vérité. » (Jn 18, 37) L’on pourrait multiplier les citations où Jésus soit se présente lui-même comme la Vérité, soit exhorte ses auditeurs à la vérité.

Dans une vie humaine, dans celle d’une communauté humaine, la perte du sens de la Vérité est un handicap terrible, qui précède aussi bien la décadence morale que l’aveuglement spirituel. Ce qui signifie qu’il ne suffit pas de « moraliser » - à force de slogans - ou de « spiritualiser » - à coup de sentiments - pour endiguer ce mouvement. « Plein de grâce et de vérité » (Jn 1, 14) : c’est la mise en valeur du primat de la grâce comme de la vérité qui seule peut (re)donner accès au sens de Dieu, comme à celui de l’homme, révélé sur le visage du Verbe incarné. De là peut jaillir une culture chrétienne authentique, avec cette paisible joie missionnaire qui en est la marque caractéristique.

Voici le dilemme auquel est aujourd’hui confronté l’Occident en général, notre pays, la France, en particulier, qui de ce point de vue garde une vocation particulière. Saint Jean-Paul II remarquait, dans sa Lettre aux familles, en 1994 : « Qui pourrait nier que notre époque est une époque de grave crise qui se manifeste en premier lieu sous la forme d’une profonde ‘crise de la vérité’ ? »

Dans un petit livre lumineux, intitulé Scandaleuse vérité, le Cardinal Daniélou analysait les causes de cette désaffection pour la vérité – nous sommes en 1961, mais un demi-siècle plus tard, ce diagnostic n’a rien perdu de sa valeur, bien au contraire. Aujourd’hui, ce n’est pas seulement la vérité, mais l’existence même du concept de vérité qui dérange ; parler de vérité, ce serait aller contre la tolérance ou la liberté de conscience.

Évoquant les procès de Socrate et d’Antigone ou de Jésus, il constate d’abord que « les témoins de la vérité ont toujours irrité les sceptiques et les habiles. » Puis vient cette autre constatation : « Dès qu’on parle de vérité, quelque chose se crispe chez beaucoup d’hommes de notre temps, on sent en eux une réaction de défense. » Ce n’est pas poli de parler de vérité, ou mieux c’est un manque d’intelligence.

Quelles en sont les raisons ? Le Cardinal Daniélou en recense trois :

1-« La crise de l’intelligence moderne a été et reste pour une grande part une crise de la métaphysique. » C’est très exactement le diagnostic porté encore une fois par saint Jean-Paul, trente-sept ans plus tard, dans sa grande encyclique Fides et ratio. C’est-à-dire que l’homme se détourne de ce qui est, de l’obéissance cordiale et confiante à la réalité la plus simple et la plus vérifiable, soit parce que le progrès érigé en dogme se substitue à la vérité, soit parce qu’il se réfugie dans le virtuel, soit simplement parce qu’il a oublié qu’il est lui-même une créature, et non un dieu connaissant le bien et le mal, soit enfin parce que l’on « substitue le point de vue subjectif de la sincérité au point de vue objectif de la vérité. » Chacun est à lui-même sa propre norme, individuelle.

2-Une autre raison, selon le cardinal Daniélou, est la dévaluation – par inflation - de la parole. Nous sommes en 1961… Que dirait-il aujourd’hui, dans ce flot continuel d’informations, de contrinformations, sur fond de passions, de scandales, d’émotionnel, transmis par tant d’écrans, d’écouteurs, de réseaux sociaux ? Quel degré de confiance cela peut-il induire dans les rapports sociaux sous toutes leurs formes, dans les institutions, dans les canaux d’information, dans le monde du travail ?

3-Le dernier trait est la substitution du critère d’efficacité à celui de la vérité. Je dis la vérité qui m’arrange, en fonction du milieu, de telle situation, de tel intérêt, au point de bientôt y croire.

Retrouver le sens de la Vérité, c’est retrouver le sens de la Parole, donc de l’écoute, à la façon dont Dieu le Père lui-même nous y invite : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! » (Mc 9, 7). Et pour ce faire préparer les conditions d’une bonne écoute. Ceux qui ont des missions d’enseignement ou d’éducation ont sur la question quelques idées. On sait par exemple que l’écoute est impossible si le silence n’est pas présent. On sait aussi que nul ne peut forcer quelqu’un à entendre avec ouverture du cœur un enseignement ou une parole, qu’il y faut une disposition intérieure de docilité, la vertu essentielle du disciple, celle qui favorise la sainteté de l’intelligence et permet de voir la réalité telle qu’elle est, non telle qu’on la rêve. On sait enfin qu’il faut persévérance et constance, en un mot fidélité, chez tous ceux qui souhaitent apprendre.

Voici l’atmosphère de l’écoute : le silence, la docilité, la fidélité : le silence de plénitude qui met un soin jaloux à préserver la vie intérieure, de telle sorte que tout commence là et s’y termine, la docilité, qui est l’esprit d’enfance appliqué à la vie de l’intelligence, la fidélité, parce que, comme ceux qui s’aiment le savent, l’écoute n’est pas l’affaire d’un moment. C’est celle de tous les instants. C’est l’affaire d’une vie. Pour l’écoute de Dieu, dans le Fils, c’est l’affaire de la vie éternelle.

Puisse Marie, qui retenait et méditait toutes ces choses dans son cœur, nous montrer sur notre route vers Pâques l’urgence de soigner dans notre vie les conditions d’une véritable écoute, silencieuse et sereine, docile et respectueuse, fidèle et persévérante, de Celui qui veut nous emmener vers la Vérité tout entière, nous apporter sa grâce et sa vie, nous emmener aux sources de la Joie véritable, seule vraiment missionnaire.

Posté le 20 mars 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

19 mars 2015

Le cardinal Barbarin soutient la Marche pour la vie de Lyon

Posté le 19 mars 2015 à 22h07 par Michel Janva | Lien permanent

20 mars : veillée pour la vie dans le diocèse de Rodez

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Posté le 19 mars 2015 à 21h42 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars : rassemblement à Reims pour les chrétiens d'Orient

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Posté le 19 mars 2015 à 19h29 par Michel Janva | Lien permanent

Jésus le Messie

La Bonne Nouvelle du Christ annoncée aux musulmans.

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Forum le samedi 9 mai et le dimanche 10 mai 2015

3ème édition - à Paris 16è (ND de Grâce de Passy)
 
De Mahomet... à Jésus le Messie, quelle liberté de conscience ?

Des intervenants exceptionnels : Xavier LEMOINE (Vice-Président du PCD), le père Samir Khalil SAMIR (Institut Pontifical Oriental, Rome), le père Edouard-Marie GALLEZ (Communauté Saint Jean), l'abbé Guy PAGÈS (Diocèse de Paris), l'abbé Guillaume de TANOÜARN (Intitut du Bon Pasteur), le père Philippe de KERGORLAY (Service des Relations avec l'Islam), Mohamed-Christophe BILEK (Notre-Dame de l'Accueil)...

Je m'inscris au forum...

Conférences, Tables Rondes, Témoignages, nombreux Stands d'associations, groupes de prière...
Pour enrichir sa formation et développer des relations personnelles au service de la mission vers les musulmans.

Posté le 19 mars 2015 à 13h42 par Marie Bethanie | Lien permanent

L’autorité est un service en vue du bien commun pour rappeler la Loi naturelle

En cette solennité de Saint Joseph, voici un extrait de l'homélie prononcée par le père Bernard, modérateur de la Famille Missionnaire de Notre-Dame :

Stjoseph_200"La France renie de plus en plus ses racines chrétiennes. Nos députés, ce mardi, viennent de voter un projet de loi, qui ouvre les portes à l’euthanasie ! 436 députés ont dit « oui » à ce projet de loi ! 34 seulement ont eu le courage de dire « non » ! France, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? Puisse cette question de Jean-Paul II résonner encore en nos cœurs ! La Fille aînée de l’Eglise a un urgent besoin de conversion. La France n’a pas d’avenir si elle ne revient pas à l’obéissance à la Loi de Dieu, qui commande : « Tu ne tueras pas » (...) Rappelons encore le dernier appel de Jean-Paul II : levez-vous ! Allons ! Ce Saint Pape, au terme de sa vie terrestre, épuisé par la maladie et les fatigues de son ministère, après avoir « tout donné » pour Jésus, la Vierge Marie et l’Eglise, souffrait avec Jésus devant la tiédeur des baptisés de l’Occident et la grande apostasie qui se développait. Il n’a pas jugé nos cœurs, il n’a pas voulu nous décourager en nous réprimandant, mais il a repris les paroles de Jésus, retrouvant ses apôtres endormis après sa douloureuse agonie : « levez-vous ! Allons ! » Saint Joseph ne voudrait-il pas, aujourd’hui, nous redire avec douceur et fermeté : « levez-vous ! Allons ! Ne laissez pas la France, Fille aînée de l’Eglise, s’enfoncer davantage encore dans l’apostasie totale et perdre son âme ! (...)

En cette année, soulignons particulièrement un aspect de la mission de Saint Joseph qu’il faut davantage mettre en valeur : son autorité paternelle en tant que chef de la Sainte Famille (...) Saint Joseph a exercé une réelle autorité paternelle sur Jésus et, auprès de la Vierge Marie, son épouse, il était l’époux fidèle, le chef de famille. Parler de chef de famille et d’autorité paternelle n’est pas à la mode aujourd’hui ! Peu importe la mode, ce qui compte, c’est la volonté de Dieu ! Il faut savoir aller à contre-courant ne cesse de rappeler notre Pape François ! Donc, allons sans peur à contre-courant et témoignons de la dignité de l’homme et de son autorité d’époux et de père. Cette dignité, les idéologues du gender et du mariage pour tous veulent la lui enlever ! En rejetant le plan de Dieu sur le mariage et la famille, ils ne comprennent pas l’égale dignité et la merveilleuse et féconde complémentarité de l’homme et de la femme. (...)

Puisse Saint Joseph inspirer tous les chefs de famille, tous les responsables politiques et tous les responsables religieux. Celui qui exerce l’autorité ne doit jamais oublier qu’il doit être un humble serviteur. L’autorité est un service en vue du bien commun. Elle est là pour rappeler la Loi naturelle, la Loi de Dieu ! Pourquoi, aujourd’hui, l’autorité politique et religieuse a-t-elle si peur de rappeler la Loi de Dieu ? En 1968, il a été dit : « il est interdit d’interdire » ! Ces mêmes soixante-huitards disent aujourd’hui : la mission de l’autorité est d’autoriser ! Lorsqu’il s’agit de reconnaître un charisme en vue du bien de l’Eglise et du monde, la mission de l’autorité est, bien sûr, de le reconnaître et de l’autoriser ! Mais lorsque des idéologues veulent tuer l’enfant dans le sein de sa maman, l’handicapé, le malade et le vieillard ; dénaturer le mariage et la famille, prôner le libéralisme sexuel, la  pornographie, l’adoration de l’argent, la corruption sous toutes ces formes, le terrorisme, l’injustice, l’autorité doit être courageuse et dire : « non possumus ! Nous avons décidé d’obéir à Dieu et non aux hommes ! » Grand et Bon Saint Joseph, inspirez tous les responsables familiaux, politiques et religieux afin qu’ils exercent leur autorité en obéissant à Dieu et en accomplissant leur devoir d’exemplarité. Alors le monde connaîtra la vraie paix et la civilisation de l’amour adviendra sur notre terre ! St Joseph, priez pour nous !"

Posté le 19 mars 2015 à 12h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

"La république est laïque mais la France ne l'est pas"

C'est ce qu'a déclaré hier Mgr de Germay, évêque d'Ajaccio, accueillant en sa cathédrale le cardinal Mamberti, venu présider les festivités de Notre Dame de la Miséricorde, patronne d'Ajaccio, juste avant que le nouveau maire, Laurent Marcangeli, ne prononce face au maître-autel, entouré de ses adjoints, le voeu des Magnifiques Anciens de 1656 promettant de consacrer la ville et ses habitants à la Vierge de la Miséricorde, et de faire célébrer chaque 18 mars une messe solennelle et une grande procession publique en son honneur. (via le FC)

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Posté le 19 mars 2015 à 09h52 par Michel Janva | Lien permanent

18 mars 2015

22 mars : inauguration d'un chemin de Croix près de Lyon

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Posté le 18 mars 2015 à 07h46 par Michel Janva | Lien permanent

17 mars 2015

"Même à l’intérieur de l’Église catholique se manifeste une certaine confusion"

Le cardinal Sarah a terminé sa tournée en France par une audience privée lundi matin avec le Pape François. Il répond à Radio Vatican :

"Ce qui me réjouit, c’est vraiment de voir que la fille aînée de l’Église, quelles que soient les difficultés qu’elle traverse, veut demeurer la fille aînée de l’Église, témoigner de sa foi dans un contexte difficile. Je vois cette volonté à travers les jeunes que j’ai vus, à travers les paroisses que j’ai visitées. J’ai trouvé une Église qui donne de l’espérance et en tout cas pour ma part, j’ai pu dire que l’Église de France est vivante et belle malgré le contexte difficile dans lequel les chrétiens vivent.

Quelles sont les préoccupations exprimées par les catholiques français ? Qu’avez-vous perçu ?

Je crois que nous pouvons sincèrement, humblement, reconnaître qu’il se développe aujourd’hui, notamment en Occident, en France, un relativisme moral et religieux, une grave perte des valeurs, une désorientation des esprits, provoqués, peut-être, par un libéralisme sans limites. Même à l’intérieur de l’Église catholique se manifeste une certaine confusion sur des questions doctrinales, morales ou disciplinaires fondamentales. Je pense que les chrétiens veulent vraiment entendre une parole forte, qui réconforte leurs convictions, leur foi. Benoît XVI avait dit, un mois je crois avant son élection, que la crise que traverse aujourd’hui l’Occident ne s’est jamais vérifiée au cours de l’histoire de l’humanité, le fait d'exclure Dieu. Je crois que la grande difficulté aujourd’hui, c’est de retrouver Dieu, ramener les hommes à Dieu parce que Dieu n’est pas éloigné, il n’est pas mort, il est avec nous. Mais c’est nous qui nous éloignons.

Vous avez senti ce manque de Dieu en France ? C’est particulièrement visible, plus qu’en Italie, par exemple ?

Je ne dirais pas qu’il y a une grande différence, même si, disons, l’Italie a encore plus de prêtres. Il y a peut-être une pratique plus soutenue mais je crois que les mêmes difficultés se retrouvent aussi en Italie. Moins peut-être. Ici, je crois que cette absence de Dieu se voit par exemple par cette volonté de vouloir légiférer à la place de Dieu sur des questions fondamentales comme le mariage, la vie conjugale, la famille. Ou bien maintenant, on va rediscuter sur l’euthanasie. On voit donc quand même une force qui s’oriente vers une absence de plus en plus significative de Dieu où l’homme prend la place de Dieu pour légiférer, en tout cas pour orienter la société comme si Dieu n’existait pas."

Posté le 17 mars 2015 à 19h48 par Michel Janva | Lien permanent

Jeûne pour la France

D'une lectrice :

« En ce jour où l’assemblée nationale va voter une loi donnant accès direct à l’euthanasie, notre patrie la France s’enfonce dans les méandres des lois contre nature, s’opposant au respect de l’être humain et de son Créateur.

Reniant de plus en plus les promesses de son baptême, la France, « Fille aînée de l’Eglise » est la première visée par « l’apostasie de l’occident » dont parle le Cardinal Sarah ! Dans l’Evangile, Notre Seigneur nous dit qu’il est des « démons qui ne se chassent que par le jeûne et la prière ».

En ce temps de carême, le site «www.jeunepourlafrance.fr » se veut une aide spirituelle dans le combat intérieur que chaque catholique doit mener, en union avec le Maître et à la suite de ses pas car « le disciple n’est pas au-dessus du Maître ». Plus nous serons nombreux, plus vite la France se réveillera ! »

Posté le 17 mars 2015 à 16h01 par Michel Janva | Lien permanent

La liberté d'expression de l'évêque aux armées

Mgr Poinard, vicaire général aux armées françaises, défend Mgr Ravel, suite aux attaques du lobby LGBT contre son éditorial de février dans la revue du diocèse aux armées :

"(...) Il est évident que, dans les diverses revues éditées par chacune des quatre aumôneries militaires, chaque culte répercute tout à fait librement, et à sa manière propre, ses convictions religieuses et morales spécifiques, ou traite des sujets de société à sa façon. Tel est d’ailleurs le cas de tous les organes d’opinion dans notre pays, y compris YAGG. Notre Constitution ne garantit-elle pas à tous les citoyens la liberté d’exprimer librement leurs opinions selon les modalités définies par la loi ?

Aumônier militaire en chef du culte catholique, l’évêque aux armées ne saurait se couper en deux en s’autocensurant au prétexte que certains points de la doctrine catholique ne plaisent pas à tout le monde. Une nation est toujours faite d’opinions et de courants variés, n’en déplaise au courant de la pensée unique. Aussi, je ne vois pas en quoi, lorsque Mgr Ravel se fait l’écho de la doctrine catholique, dans une revue catholique – que personne n’est mis dans l’obligation de lire – il dénigre les droits de ceux qui ne partagent pas ses opinions : il s’adresse à des catholiques, à qui il rappelle la pensée de leur Eglise. En quoi l’évêque aux armées attente-t-il au droit des personnes puisque ceux qui ne partagent pas son opinion ne sont pas tenus de suivre ses avis ? La « dénonciation » de YAGG me semble grave en ce que la pointe de son attaque dénie totalement à une autorité religieuse, porteuse d’une éthique dont le contenu est universellement reconnu par une fraction importante de l’humanité, le droit d’exprimer librement cet enseignement moral et spirituel. C’est un peu comme si je reprochais à M. Mélenchon d’exprimer dans l’Humanité des opinions marxistes… ce qui est parfaitement son droit dans un pays libre.

On entend sans cesse dans les médias évoquer le droit à la liberté d’expression : encore faudrait-il que cette proclamation ne se limite pas seulement à une simple déclaration d’intention mais que tout citoyen en ait réellement l’usage, l’évêque aux armées comme n’importe quel autre Français."

Posté le 17 mars 2015 à 14h54 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

« De gauche chrétienne visible et agissante en politique, il n’y a plus. »

C'est ce que déclare le sociologue des religions Jean-Louis Schlegel, auteur d’une somme sur cette question et dont les thèses ont été discutées deux jours durant un colloque à l’Institut catholique de Paris, les 12 et 13 mars. Plus de « chrétiens de gauche », mais des chrétiens qui « votent à gauche » au gré de leurs convictions et des circonstances.

Détenteurs de tous les leviers de l’Église au lendemain du concile Vatican II (des mouvements d’Action catholique où se formèrent des générations de militants, jusqu’aux instituts et à la presse catholique), l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981 leur est néanmoins fatale.

Mgr Hippolyte Simon, évêque de Clermont, explique pourquoi il a ressenti, en 1962, le besoin de quitter la Jeunesse étudiante chrétienne (JEC), jugée trop politisée, afin d’entrer au séminaire. Et pose la question de la transmission de la foi,

« grande oubliée d’une génération qui a privilégié les valeurs militantes au détriment de l’expérience spirituelle ».

François Soulage, ancien président du Secours catholique, qui avait voté Hollande en 2012, reconnaît :

« C’est vrai qu’on ne m’a jamais appris à prier ou à relire mes engagements à la lumière de l’Évangile.»

De son côté, le webmaster du Metablog analyse pourquoi les évêques sont devenus moins sévères à l'égard du Front National. Extrait :

"Je lis dans L’Express qu’un «curé a récemment confié qu'il estime à 80 % le nombre de prêtres votant pour le FN» dans le Var. C’est peut-être exagéré, dans le Var ou ailleurs. Cependant les prêtres et les évêques peuvent avoir des parents et des fidèles qui se gênent de moins en moins pour assumer leur vote FN, dont ils doivent reconnaître que ce ne sont pas des monstres, et que les raisons peuvent être sinon entendues. Entendues, et peut-être même partagées, au moins quant à la perception de l’immigration musulmane, eu égard à une percée islamiste ici et ailleurs."

Posté le 17 mars 2015 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent

15 mars 2015

Vénération des reliques de sainte Thérèse à Saint-Gildas des Bois (44)

Du 19 au 24 mars (consulter l'annonce ici).

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Posté le 15 mars 2015 à 18h20 par Marie Bethanie | Lien permanent

13 mars 2015

« Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! » St Marc 8,15

Dans une conférence de carême intitulée "Une nouvelle guerre de religion ?", Mgr Luc Ravel, évêque aux Armées, écrit :

"Le premier camp : l’idéologie religieuse ou le levain des pharisiens.

Le Christ nomme ce camp : le levain des pharisiens. Les pharisiens représentent en son temps, les hommes d’une religion durcie. C’est bien ainsi que les évangiles nous les montrent. Applicateurs rigoureux d’une loi détachée du bon sens, ils ne craignent pas de manquer à l’humanité simple de leur prochain. Au nom de Dieu, ils négligent leurs propres pères et tueront un innocent. Au premier siècle, les zélotes et les sicaires représentent la frange politique armée de ce durcissement. Mais la partie strictement religieuse n’est pas moins corrosive.

Cette première idéologie saute aux yeux immédiatement parce qu’elle s’exprime par une violence meurtrière. Il s’agit du terrorisme à revendication religieuse, chez nous un islamisme. En Inde, l’hindouisme fournit la matrice d’une éradication de toutes autres formes religieuses sur la terre indienne.

Le levain des pharisiens, c’est l’idéologie des purs et des durs, d’abord critiques puis sectaires enfin meurtriers. La volonté d’éradiquer les « méchants » au nom de Dieu avec les moyens du politique. Seuls les « bons » doivent survivre. Les autres on les tue ou on les expulse.

C’est l’idéologie de la caricature de Dieu au mépris de l’homme.

Derrière les meurtres au nom de Dieu se cache toujours la jalousie de Caïn : en fait, Caïn veut plaire à Dieu et n’y arrive pas car son cœur est trouble. Et sa colère contre un Dieu qui lui apparaît comme un juge inique, il la retourne contre son frère. En se méprenant sur Dieu, il tue son frère. La violence fuse en face de Dieu mais elle déborde sur l’homme. A la base, il y a donc la colère, la colère devant le sentiment d’une injustice, la grande colère qui tourne à la haine. Et la haine pousse au meurtre. Et le meurtre à la guerre.

L’esprit de Caïn est troublé par la colère et le meurtre. Quand Dieu l’interroge sur son frère, il répond : « suis-je le gardien de mon frère ? » Est-il frère ou gardien de son frère ? Pour lui, il ne pense même plus à être simplement le frère de son frère… C’est la religion de la colère contre Dieu qui s’achève en assassinat du frère.

c. Le deuxième camp : l’idéologie laïciste ou le levain d’Hérode.

Cette religion de la laïcité (car elle se définit elle-même ainsi) s’exerce rarement chez nous par des violences physiques ou des actes terroristes. Pour autant la manipulation des medias, le détournement des vertus éducatives, les relégations arbitraires sont ses armes habituelles. Hérode en est le symbole. Hérode, roi de Galilée, le politique que nous connaissons par l’Evangile, fait couper la tête à Jean-Baptiste à cause d’une promesse faite dans l’ivresse du plaisir.

Le récit de saint Marc au chapitre 6 est très clair :

« Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir.

Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. » Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut vivement attristé contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison.»

Il s’agit bien d’une forme d’athéisme pratique qui se sent menacée dans sa renonciation à l’éthique. Un athéisme pratique qui joue son va-tout contre la morale et la religion représentée par Jean. Il est intéressant de noter que la problématique du mariage est au cœur de la réaction d’Hérode. De façon ramassée, cette scène évangélique dit tout de cette terrible posture idéologique : contre son sentiment, Hérode exécute Jean à cause d’un mécanisme qui promeut un humanisme caricatural. Même la fidélité à sa promesse est une imposture : elle tient de la logique du drogué ou de l’ivrogne : comment pourrait-il donner la moitié de son Royaume ?

Il s’agit bien d’un athéisme : Dieu est éliminé de toute conscience et réalisation publiques. Peu lui importe que Dieu subsiste dans quelque recoin individuel pourvu qu’il n’imprime aucune marque à l’action visible dans la rue, dans le métier, dans la vie civile… Hérode se moque de Dieu comme ce juge inique dont parle Jésus dans la parabole de la veuve importune : « J’ai beau ne pas craindre Dieu et n’avoir de considération pour personne… » (Luc 18, 4). Mais c’est un athéisme qui ne se dit pas et qui avance sous couvert de progrès alors qu’il n’est qu’une religion parmi les autres, la religion de la laïcité.

Ainsi l’Evangile éclaire cette guerre. Il s’agit bien d’une guerre de religion, entre deux idéologies religieuses : à l’idéologie religieuse de la caricature de Dieu au mépris de l’homme s’oppose l’idéologie religieuse de la caricature de l’homme au mépris de Dieu.

L’affrontement n’est donc pas entre chrétiens et musulmans ou entre bouddhistes et musulmans : mais entre une conception politique de la religion et une conception religieuse de la politique. Toutes les deux contredisent la belle et bonne laïcité, héritée de 20 siècles de christianisme, dégradée en laïcisme, érigée en religion ou niée par elle. Le mot laïcité répété comme un mantra ne dit plus une juste relation entre le politique et le religieux mais il désigne un rapport d’exclusion de tout religieux ou de tout politique."

Posté le 13 mars 2015 à 09h51 par Michel Janva | Lien permanent

La Neuvaine : méditation de l'abbé de Gouvello

Méditation de l'Abbé Ronan de Gouvello, Recteur du sanctuaire de Rocamadour :

« Je suis noire mais je suis belle » Ct 1,5

NCe verset du cantique des cantiques, est écrit en lettres d’or sur le retable  du XVIIème siècle qui orne  la chapelle Sainte Anne au Sanctuaire de Rocamadour. Comme un millier de sanctuaires en Europe, dont deux cents en France, ce sanctuaire vénère la Vierge Marie comme Vierge Noire. 

Elle est « noire mais belle ». Noire,  pas d’abord pour la couleur de sa peau mais davantage pour l’expression de son état d’âme. Noire, c’est-à-dire frappée par une épreuve immense comme un glaive de douleur qui lui transperce le cœur.

Belle car debout, ferme comme le roc dans son Espérance : cette épreuve ne l’a pas aigrie, elle n’a pas failli dans son âme immaculée. D’où lui vient cette force d’âme ? L’Evangile des noces de cana nous permet d’entrevoir une des grandes vertus qui habitent la Vierge Marie. Rappelez-vous la réaction étonnante de Jésus à la remarque de sa Mère : « Ils n’ont plus de vin ».  Jésus semble stupéfait : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Jésus comprend dans la demande de sa Mère, qu’elle l’invite à vivre dès maintenant son heure, d’anticiper le moment de sa Passion, comme s’il lui disait : « Mesures-tu ce que tu me demandes ?  Le prix de ta requête ? » L’invitation de Marie aux serviteurs : « Faites tout ce qu’Il vous dira ! » semble confirmer la disposition intérieure de la Vierge. Elle  fait écho à un autre passage de la Bible, cent cinquante ans avant la venue de Jésus et rapporté par le deuxième livre des Maccabées. Une maman avait été arrêté avec ses sept fils par le tyran Antiochus Epiphane IV, ce dernier avait envahi la Terre Sainte et cherchait à faire abjurer les juifs en les contraignant à manger de la viande interdite par la loi. Certains renièrent l’alliance de leurs pères, d’autres s’enfuirent, d’autres encore prirent les armes.  Beaucoup furent martyrisés pour leur fidélité. Le récit de la mort de cette famille est bouleversant ; l’on voit la maman encourager ses fils à être fidèles à Dieu au prix de leur vie, au prix de sa maternité. Dans une très grande cruauté, Antiochus mis en échec par la résistance héroïque de ces enfants, fit périr un à un chacun d’eux. « Éminemment admirable et digne d’une illustre mémoire fut la mère qui, voyant mourir ses sept fils dans l’espace d’un seul jour, le supporta courageusement en vertu  des espérances qu’elle plaçait dans le Seigneur. Elle exhortait chacun d’eux dans la langue de ses pères, et, remplie de nobles sentiments, elle animait d’un mâle courage  son raisonnement de femme. »  2M 7,20-21.  Bien plus qu’une simple mort héroïque, cette maman enfantait l’humanité entière dans l’espérance de la résurrection des morts : pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité était explicitement confessée la foi en la résurrection, au prix de sa maternité.

A Cana, la Vierge Marie offre son Fils, son unique, celui qu’elle chérit, quand elle porte dans son cœur le désir du Salut du Monde, le don de la Vie en surabondance (Jn 10,10). La Vierge Marie connaît le prix de notre Salut, le prix de notre sainteté car on ne devient saint que parce que quelqu’un l’a désiré pour nous. Rappelez-vous Blanche de Castille pour Saint Louis, Ste Thérèse de Lisieux pour Pranzini. La sainteté naît d’une maternité spirituelle. « Mon premier enfant » s’exclamera sainte Thérèse à l’annonce du signe de conversion du criminel avant son exécution.

La France a comme patronne principale la Vierge Marie et patronnes secondaires Ste Jeanne d’Arc et Ste Thérèse. Prier pour la France, c’est choisir de s’offrir dans une maternité d’Espérance, quel qu’en soit le prix, pour que le Seigneur nous donne les saints dont notre pays a tant besoin. Ce temps de Carême peut être vécu comme une invitation à parrainer un saint ou une sainte du nouveau millénaire dans le secret du cœur, dans le silence des petits sacrifices et de la fidélité à la prière. Que Notre-Dame nous introduise à cette école de l’Amour dont Elle est la pédagogue éminente, le modèle héroïque de la mère dans les bras de laquelle on ne connaît aucune déception.

Posté le 13 mars 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

14-15 mars : Reliques de sainte Faustine à St Maixent l'Ecole

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Posté le 13 mars 2015 à 07h10 par Michel Janva | Lien permanent

11 mars 2015

"La proposition de Loi Laborde suscite une très vive inquiétude des évêques"

Communiqué de Mgr Pontier, président de la Conférence des évêques de France :

"Jeudi 12 mars 2015 sera présentée à l’Assemblée nationale une proposition de loi « visant à étendre l’obligation de neutralité à certaines personnes ou structures privées accueillant des mineurs et à assurer le respect du principe de laïcité ».

Face à ce texte, la Conférence de Evêques de France exprime sa très vive inquiétude. Elle y voit l’inspiration manifeste d’une méfiance vis-à-vis des religions dont il faudrait protéger les mineurs.

Elle souligne que lier le respect de la neutralité à la nature du financement est un dévoiement de la lettre comme de l’esprit de la loi de 1905 qui régit notre laïcité.

Elle dénonce fermement une nouvelle attaque qui cherche non plus seulement à reléguer les religions dans la sphère privée mais dorénavant à les cacher en les faisant disparaître progressivement de tout lieu de vie sociale.

En minant ainsi peu à peu, insidieusement, notre modèle de laïcité, ce n’est pas un Etat laïc qu’on veut garantir mais promouvoir une société vidée de toute référence religieuse. Nous ne pouvons l’accepter ; cela ne correspond en rien à la réalité de notre société."

Voilà un communiqué d'une fermeté non habituelle, comme nous aimerions en avoir lorsque des lois étendant la culture de mort sont discutées au Parlement.

Cette proposition de loi est ici. Elle vise notamment à conditionner le financement public à une obligation de neutralité.

Addendum : à la suite d'une réunion hier soir avec le président de l'Assemblée Claude Bartolone, le président du groupe PS Bruno Le Roux et le ministre des Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen, le chef de file des radicaux de gauche Roger-Gérard Schwartzenberg a accepté de le retirer de l'ordre du jour. Le texte sera examiné la semaine du 11 mai. Ce qui permet de passer les élections.

Posté le 11 mars 2015 à 09h35 par Michel Janva | Lien permanent

14 mars : le cardinal Sarah à Saint-Sulpice

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Posté le 11 mars 2015 à 07h42 par Michel Janva | Lien permanent

Répondre à la détresse des chrétiens

Les missions de l'Aide à l’Église en Détresse, la nuit des témoins, l'AED en France, les causes des violences antichrétiennes, anti-christianisme et géopolitique, l’Égypte du Maréchal Sissi, la France et les chrétiens d'Orient, "l'Etat Islamique", présentés par son directeur pour la France, Marc Fromager, interrogé par Politique Magazine.

 

Posté le 11 mars 2015 à 07h35 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (1)

10 mars 2015

14 mars : messe à Fleurance (32) selon la forme extraordinaire

LLe samedi 14 mars à 9 h 00, une messe selon la forme extraordinaire du rite romain sera célébrée par un chanoine de Saint-Augustin (abbaye de Lagrasse), dans le Gers, à Fleurance (32500), en l'église paroissiale Saint-Laurent.

Ce sera une première.

Posté le 10 mars 2015 à 16h32 par Michel Janva | Lien permanent

L'affiche du 33e pèlerinage de Chrétienté

Affiche2015_intro

Le site.

Posté le 10 mars 2015 à 14h41 par Michel Janva | Lien permanent

25 et 26 avril : pèlerinage à Reims avec Riaumont

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Posté le 10 mars 2015 à 13h35 par Michel Janva | Lien permanent

09 mars 2015

Mgr Aillet : la sédation continue jusqu'au décès est une euthanasie active

Posté le 9 mars 2015 à 23h05 par Michel Janva | Lien permanent


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