27 juin 2016

79 nouveaux prêtres français

Riposte catholique fait le bilan des ordinations sacerdotales en France, tant diocésaines, que religieuses, sans oublier les divers instituts, de la Communauté Saint-Martin aux instituts Ecclesia Dei.

Il faut y ajouter les 6 Français qui seront ordonnés prêtres au sein de la Fraternité Saint-Pie X.

Posté le 27 juin 2016 à 11h00 par Michel Janva | Lien permanent

Deux évêques auxiliaires nommés à Paris

Samedi, le Pape François a nommé Mgr Denis Jachiet et Mgr Thibault Verny évêques auxiliaires de l’archidiocèse de Paris.

Mgr Jachiet était jusqu’à présent vicaire général du diocèse de Paris et Mgr Verny avait été nommé vicaire général du diocèse de Paris pour une prise de fonction à partir du 1er septembre 2016.

Posté le 27 juin 2016 à 10h45 par Michel Janva | Lien permanent

25 juin 2016

Les racines chrétiennes dans la terre de France : découverte d'une église paléochrétienne à Nîmes (Add.)

EN1Lu ici

"Une église paléochrétienne datant du Ve siècle a été découverte par une équipe de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) lors de fouilles menées sur le terrain d'un particulier qui habite dans le quartier des Amoureux. 130 tombes dont les datations s'échelonnent entre la fin de l'Antiquité et le haut Moyen-Age ont également été trouvées lors d'une campagne débutée le 30 décembre dernier et achevée le 22 avril dernier.

L'imposante fondation d'une abside semi-circulaire de l'édifice religieux, bâti avec des remplois antiques monumentaux, a été mise au jour. L'intérieur de l'abside accueille de nombreuses sépultures. Au sein du cimetière, ont été découverts des sarcophages en plomb datant d'autour du IIIe siècle. Les autres tombes sont construites avec des pierres, tuiles ou bois. Il faudra de nombreux mois de travail avant la remise du rapport de fouilles probablement pour la fin de l'année prochaine".

Vidéo ici.

Add. : nombreuses photos ici.

Posté le 25 juin 2016 à 17h13 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

24 juin 2016

Des prêtres décomplexés

Dans Valeurs Actuelles, Laurent Dandrieu consacre un article à la Communauté Saint-Martin. Extraits :

"[...] Directeur adjoint de l’École supérieure de théologie, l’abbé Jean-Rémi Lanavère nous en donne les grandes lignes :

« On ne vise pas l’originalité, mais à faire en sorte qu’un séminariste se retrouve à l’aise avec les grandes orientations du magistère. Pour beaucoup, il y a une incertitude sur ce qui relève de ce qu’il faut croire et ce qui relève de l’opinion. Ce qui rend la formation ici attirante, c’est qu’il n’y a pas de risque que les jeunes se disent : “Là, le prof dit quelque chose, mais qu’est-ce que dit l’Église ? ” Pour les séminaristes, c’est extrêmement reposant et ça libère une énergie considérable pour des choses qui sont plus importantes. Certes, il faut aussi qu’on les prépare à entendre quotidiennement le contraire ; mais, pour ça, la méthode de saint Thomas, qu’on a choisie résolument comme pivot de notre enseignement, est géniale, parce qu’il n’étudie jamais une question sans commencer par les objections ! »

[...] Décomplexé : le mot, lancé par l’abbé Guiny, est repris par l’abbé Paul Préaux, modérateur général de la CSM depuis 2010.

« Il y a une identité sacerdotale très forte à la CSM, sans complexe. En méditant la vie de saint Martin, on s’aperçoit que c’est un homme, combatif et responsable. Ici, on souhaite aussi former des hommes, prêts à assumer leurs responsabilités, à vivre un combat spirituel. La seconde chose qui frappe chez Martin, c’est la recherche incessante de Dieu. Un prêtre, c’est d’abord quelqu’un d’enraciné dans la prière, brûlé intérieurement par l’amour de Dieu, capable de propager cette flamme divine autour de lui. L’esprit missionnaire, c’est le rayonnement d’un coeur irradié. »

[...] Le premier diocèse à faire appel à eux fut celui de Toulon, en 1984. Aujourd’hui, 95 prêtres de Saint-Martin sont répartis dans 21 paroisses de 18 diocèses de France, plus deux en Italie et à Cuba. Une vingtaine de diocèses étrangers et 35 autres en France sont aujourd’hui demandeurs. Une extension rapide due, certes, au manque de prêtres, mais aussi aux liens de confiance que ceux de Saint-Martin ont su tisser avec les évêques, le clergé local et les fidèles, parfois un peu réticents à leur aspect traditionnel, mais vite conquis par leur souplesse, leur énergie et, toujours, leur joie. [...]"

 

Posté le 24 juin 2016 à 11h12 par Michel Janva | Lien permanent

21 juin 2016

25 juin : ouverture du Jubilé martinien

MLe 25 juin seront célébrées les ordinations sacerdotales et diaconales pour la communauté Saint-Martin par son Excellence Monseigneur Jorge Carlos Patrón Wong, secrétaire chargé des séminaires pour la Congrégation pour le Clergé. Seront ordonnés prêtres

  • don Bertrand de Castelbajac,
  • don Antonin Dichamp,
  • don Antoine Storez,
  • don Léonard de Corbiac
  • don Adrien Alric.

Par ailleurs, l’ordination de deux diacres, l’un autrichien et l’autre allemand illustre la tendance de la communauté à se développer, à moyen terme, à l’international.

Le même jour, don Paul Préaux, Modérateur général, ouvrira le Jubilé martinien pour les 1700 ans de la naissance de Saint Martin, et les 40 années d’existence de la Communauté. A cette occasion, la Communauté Saint-Martin sera heureuse de présenter son dernier livre, « Saint Martin le Miséricordieux ». Un collectif de 20 prêtres engagés en France dans la Nouvelle Evangélisation présente le visage de Martin sous un angle original. Modèle d'un apostolat placé sous le signe de la Miséricorde, les auteurs soulignent le côté très actuel de cette figure de l'évangélisation tant pour les prêtres que pour les fidèles. Un outil sérieux et facile pour que chacun trouve sa place dans la mission.

Posté le 21 juin 2016 à 10h07 par Michel Janva | Lien permanent

Toulon 24 juin : adoration en réparation des profanations, pour consoler le Cœur Sacerdotal de Jésus

Adoration organisée par l'Alliance saint Jean-Marie Vianney, vendredi 24 juin à 20h à l'Immaculée Conception de Toulon.
Cette adoration est en réparation des profanations, pour consoler le Cœur Sacerdotal de Jésus.
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Posté le 21 juin 2016 à 09h30 par Marie Bethanie | Lien permanent

Saint-Louis-d'Antin, la paroisse à confessions

Unknown-11Proche d’une gare où se croisent des centaines de milliers de voyageurs, la paroisse Saint-Louis d’Antin, à Paris 9e, est réputée pour le fait qu’à tout moment, de 8h à 20h, on puisse y trouver un confesseur disponible. En moyenne : 250 confessions par jour pour le curé de Saint-Louis d’Antin, qui témoigne :

”il faut relativiser la crise du sacrement de réconciliation et qu’il y a au contraire beaucoup d’espérance par rapport à ce sacrement”. “Je vois des gens qui en ont vraiment besoin”.

La paroisse accueille aussi bien des cadres, les vendeuses des grands magasins voisins, des patrons, une population africaine et antillaise très liée à la piété populaire et des provinciaux de passage. Ce qui le frappe le plus est d’être amené à se pencher sur tous “les déséquilibres sociaux, affectifs, moraux et spirituels engendrés dans les grandes villes par la solitude”.

“écouter patiemment ceux qui ont besoin de parler et discerner avec miséricorde sans plaquer des normes sur des situations”.

Le sacrement de réconciliation est bien

“celui dans lequel la Miséricorde de Dieu est la plus tangible et qui apprend au prêtre à être attentif aux inquiétudes des hommes de ce temps”. “La Miséricorde ne se réduit pas à l’absolution accordée, elle est beaucoup plus large. Même lorsque la personne ne peut pas recevoir le pardon, elle a le sentiment d’être écoutée par l’Église et repart toujours dans la paix, invitée à voir quels pas elle peut faire pour se rapprocher des exigences de l’Évangile”. 

Posté le 21 juin 2016 à 07h58 par Michel Janva | Lien permanent

20 juin 2016

21 juin : conférence sur l'argent à Béziers

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Posté le 20 juin 2016 à 10h40 par Michel Janva | Lien permanent

Institut du Christ-Roi à Rennes : Mgr d'Ornellas discute avec le supérieur de l'Institut

Dans cette lettre, l'archevêque de Rennes tente de rassurer les fidèles de la chapelle Saint-François :

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Posté le 20 juin 2016 à 07h08 par Michel Janva | Lien permanent

17 juin 2016

Pèlerinage des enfants pour la France le 14 juillet à L'Ile-Bouchard

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Posté le 17 juin 2016 à 09h50 par Michel Janva | Lien permanent

16 juin 2016

La cathédrale Sainte-Croix d’Orléans aux couleurs LGBT (Add)

Riposte catholique nous apprend que la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans a été illuminée aux couleurs LGBT pour la tuerie d'Orlando.

"Un internaute a contacté la cathédrale. L’accueil a été plutôt frais. La décision des illuminations a été prise par la mairie, mais, d’une manière générale, la cathédrale était consultée. Dans le cas présent, c’est monseigneur Blaquart, en personne, qui a validé la demande de la mairie."

Cathedrale_orleans_1Contacter poliment le diocèse :

Addendum : la journaliste de France 3 Centre-Val de Loire à l'origine de l'information a avoué avoir publié un peu trop rapidement, avant vérification, et elle a donc retiré la photo de la page. Il est probable que cette illumination est un montage. Nous préférons cela, bien évidemment.

Posté le 16 juin 2016 à 23h43 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le célibat du prêtre proclame que le Christ préfère chacun d'entre nous

RV16717_ArticoloMonseigneur Emmanuel Gobilliard, nouvel évêque auxiliaire de Lyon, a vécu à Madagascar. Il y a écrit des lettres qu'il envoyait à ses amis en France. Voici un extrait d'une de ces lettres, qu'il a tardé à envoyer parce qu'elle traitait du sujet si difficile et incompris du célibat des prêtres. Un très beau texte :

[...] "Quelques jours après mon retour de Nohona je suis retourné à Fianarantsoa pour continuer à donner mon enseignement aux séminaristes. Le trajet a été épique –une partie de la route s’étant affaissée à la suite des inondations-et je suis arrivé tout juste pour assurer mon premier cours, épuisé avant d’avoir commencé. Cette fatigue, je ne m’en suis pas rendu compte sur le moment, n’était pas que physique. L’expérience pascale que j’avais vécue m’avait providentiellement préparé à ce cours de morale sexuelle que je devais donner. La fatigue nous aide parfois à être plus vrais, plus directs. L’expérience nous permet d’ajouter à cette vérité, qui peut être abrupte, la sincérité.

Ainsi, lorsque, poursuivant mon enseignement, un séminariste m’a demandé si j’avais vraiment choisi le célibat en décidant d’entrer au séminaire, je lui ai répondu : « Non…comment veux-tu qu’à 21 ans on puisse choisir librement de renoncer à ce à quoi tout notre être, notre corps et notre âme aspire ? » La discussion s’est poursuivie, et le soir, je me suis reposé la question en essayant d’être le plus honnête possible, c’est-à-dire en essayant de ne pas me réfugier derrière des réponses pieuses, ou institutionnelles…en tout cas derrière des réponses qui suscitent, chez ceux qui les entendent, l’admiration -cousine de l’incompréhension- davantage que l’envie de devenir prêtre. Il arrive en effet qu’on fasse peur aux jeunes, parce que notre vie fait peur, et parce que, par orgueil, nous nous présentons un peu trop comme des « extra-terrestres » que Dieu par sa grâce aurait « guéri » de tout désir sexuel, et dont la sensibilité aurait été comblée par l’amour de Dieu. Tout cela est faux !

Le célibat est une croix ; le fait de ne pas avoir d’enfant est une vraie souffrance. Ce choix, il faut de nombreuses années pour le comprendre et un solide bon sens pour, l’ayant compris, en rendre grâce ! C’est dans la mesure où nous vivons notre célibat comme une blessure, avec humilité, et non pas comme une victoire illusoire sur la nature que nous pouvons y trouver une joie…bien plus, une fécondité. En entrant au séminaire, j’ai été attiré par la vocation sacerdotale et j’en ai accepté le célibat parce que je n’avais pas le choix. Si j’avais eu le choix, je me serais peut être marié. Pour choisir, en vérité le célibat, il faut faire une rencontre authentique et bouleversante, il faut vivre un authentique coup de foudre. Souvent, avec Dieu, cette rencontre est progressive, faite de lumière mais aussi de nuits. Nous entrons progressivement dans le mystère de la rencontre avec Dieu parce qu’il ne force pas notre sensibilité. Le geste par lequel nous nous engageons au célibat est significatif. L’évêque nous demande de faire un pas en avant pour « exprimer notre résolution ». Ce pas m’a toujours fait penser à l’épreuve infligée à Harrison Ford à la fin d’un des épisodes d’Indiana Jones. Il doit franchir un précipice en marchant dans le vide. Si mes souvenirs sont bons, la poutre apparaît à mesure que le héros avance ! La foi, c’est un peu cela : accepter d’avancer et de ne comprendre qu’à mesure qu’on avance.

Ainsi donc, je peux dire, au risque de choquer certains, que le célibat, je l’ai choisi progressivement. Heureusement que l’Eglise ne m’a pas donné le choix, sinon je ne l’aurais pas choisi. Je n’en aurais pas gouté toutes les richesses et je n’aurais pas pu exercer mon ministère avec autant de bonheur. C’est d’ailleurs pareil pour le mariage. Les jeunes époux, le jour de leurs noces ne connaissent encore rien des exigences de la vie matrimoniale. Ils ne savent pas encore que leur amour devra être purifié au creuset de la souffrance, qu’ils devront être fidèles surtout dans les petites choses, dans ces petits détails qui peuvent rendre la vie insupportable. Seul le pardon et un amour qui nous dépasse infiniment peuvent venir à bout de notre égoïsme, de notre orgueil, de notre paresse.

Toujours est-il que je me souviens très bien du jour où j’ai à la fois compris et accepté mon célibat. J’étais déjà prêtre. C’était à l’hôpital Spallanzani, hôpital de phase terminale des maladies infectieuses où j’étais aumônier. Mario, auprès de qui je me trouvais, était en train de mourir du S.I.D.A. Un jour, me regardant bien dans les yeux, il m’a dit : « je crois avoir compris le célibat des prêtres ! » Du tac au tac, je lui ai répondu : « Eh bien explique-moi parce que moi, je n’ai pas tout compris ! » Il a réfléchi et paisiblement il m’a dit : « quand tu es là, je me repose dans ton cœur ! » Je n’avais toujours pas compris, alors je lui ai demandé des explications. Il a ajouté : « Quand les dames de la croix rouge viennent, ce n’est pas pareil ! Elles sont mariées, elles ont des enfants et des petits-enfants, et je suis content qu’elles prennent de leur temps pour venir me voir. Je les trouve généreuses. Quand toi, tu viens, je trouve cela normal ! Il n’y a personne dans ton cœur que tu dois aimer plus que moi lorsque tu es à côté de moi. Ton cœur est libre d’être pour moi tout seul, et c’est cela qui me repose. Quand tu viens, j’ai l’impression d’être vraiment important, je sais que, au moment où tu es dans cette chambre d’hôpital, il n’y a personne qui, pour toi, soit plus important que moi. Si tu étais marié, alors je saurais qu’il y a dans ton cœur quelqu’un de plus important que moi et ce serait normal. Pareil si tu avais des enfants. Toi, non seulement il n’y a personne dans ton cœur qui sois plus important que moi, mais en plus tu as choisi cette vie. C’est une situation que tu as voulue. Cela me rend heureux. »

Il avait raison, le célibat que vit le prêtre diocésain, c’est le célibat même du Christ. Tout cela nous dépasse et, bien sûr nous ne sommes jamais à la hauteur de l’exigence que ce célibat implique. C’est vraiment du mystère d’amour du Christ pour son Eglise que nous témoignons par cette vie que nous choisissons progressivement, que nous choisissons d’autant plus et d’autant mieux que l’expérience nous la découvre, que des personnes comme Mario nous en livrent le sens profond. Notre épouse, c’est l’Eglise, ce sont ces pauvres qui attendent Jésus sans le savoir, qui attendent d’être aimés par lui. Notre célibat, il est d’abord pour les pauvres, pour ceux qui ne sont pas aimés, qui sont rejetés, humiliés et donc qui sont tentés de se croire inutiles voire parasites de la société. Ils ont le droit d’être aimés. Ils ont le droit de savoir que Dieu les aime d’un amour personnel et unique, qu’ils ont toute leur place dans le cœur de Dieu.

Lorsque nous nous éloignons de la pauvreté, que nous nous réfugions dans une vie confortable de célibataires nombrilistes, nous sommes adultères, infidèles à notre épouse, l’Eglise, qui nous attend dans l’intimité du confessionnal comme dans le sourire d’un enfant des rues ou le regard inquiet d’un adolescent perdu. Notre épouse, c’est ce couple désemparé de ne plus savoir comment éduquer leur fils qui s’isole dans la drogue et le mensonge, c’est ce chômeur tenté par l’alcool et surtout par le désespoir. La liste est longue…trop longue pour mon pauvre cœur. Dieu seul sera leur refuge et pourtant il m’a choisi, dans ma pauvreté, dans ma faiblesse pour prolonger son cœur. Je dois aussi être ses oreilles pour écouter, ses mains pour guérir, ses épaules pour porter, ses yeux pour voir, sa bouche pour enseigner. Ils ont besoin de ma pauvreté, de ma faiblesse pour les rendre plus forts. C’est cela la logique de l’amour, qui se donne à la croix. C’est dans la faiblesse, dans ma faiblesse que Dieu se donne. Il se sert de mon cœur blessé…blessé par ce célibat que bon an mal an je choisis, progressivement, difficilement, parce qu’il révèle une source, la source cachée du Dieu qui se donne par le cœur transpercé du Christ en croix.

J’avais déjà ressenti cela auprès de Maria, sans pouvoir le comprendre. C’était ma première visite dans cet hôpital où, inconscient, j’avais choisi de servir. J’étais entré dans une chambre du couloir des femmes. Elles étaient une dizaine dans cette pièce qui tombait en lambeaux, comme leurs vies ! Le S.I.D.A. les engloutissaient lentement, inexorablement. Elles gémissaient doucement, persuadées que personnes ne les entendaient. Elles gémissaient pour elles-mêmes, se croyant seules. Je me tenais à la porte sans pouvoir avancer, pétrifié par cette vision effrayante. Soudain une femme que je n’avais pas vue, parce qu’elle se tenait assise par terre aux pieds du lit de sa fille, se leva, hébétée et se précipita à mes pieds. Sa fille était rongée par le sarcome de Kaposi, sorte de cancer de la peau, au point d’en être défigurée, au point de ne plus pouvoir parler, de ne plus pouvoir crier. Sa mère le faisait pour elle. Elle m’enserra les genoux de ses bras et se mit à crier « aiuto ! A l’aide, à l’aide » Je me libérai violemment de son étreinte et parti en courant. Réfugié dans ma chambre du séminaire Français de Rome je compris que j’étais incapable d’accomplir la mission qui m’avait été confiée. Qui étais-je pour oser croire que je pourrais aider ces personnes ? Je suis parti voir un ami prêtre qui m’a dit calmement : « on ne te demande pas si tu es capable, on te demande de le faire ! »

Je décidai alors de poursuivre la mission mais en me formant, en apprenant auprès de personnes compétentes comment on doit faire pour accompagner des malades en fin de vie. J’ai fait un stage en France, auprès d’une unité de soins palliatifs, l’une des premières à avoir été ouverte, dans un hôpital parisien. J’ai eu la chance d’y croiser Marie de Hennezel, psychologue renommée et grande promotrice des soins palliatifs. Elle m’a fait comprendre que mon statut de séminariste et plus tard de prêtre ne me dispensait pas d’avoir du bon sens, de me former, d’apprendre. La grâce de Dieu se communique à condition que nous y mettions de la bonne volonté, que nous acceptions de ne rien savoir, pour mieux apprendre. Tout n’est pas donné par magie avec l’imposition des mains de l’évêque !

Fort de cette belle expérience, je repartis, mieux formé mais aussi plus humble parce que buriné par l’humiliation que j’avais subie la première fois et grandi par la sagesse et l’expérience de ceux qui avaient tout à m’apprendre. Je suis retourné dans la chambre de cette jeune femme. Sa mère était toujours là ;  j’avais apporté avec moi une petite icône de la Vierge Marie. La tête baissée je me suis avancé près du lit de Maria. Je me suis mis à genoux pour être proche d’elle sans être trop haut. Comme Marie de Hennezel m’avait dit de le faire, j’ai posé ma main gauche sur son front, j’ai déposé contre ses genoux, qu’elle avait repliés, ma petite icône et j’ai pris sa main avec ma main droite. Je n’ai pas dit un mot. Je crois que si j’avais ouvert la bouche, rien ne serait sorti sinon des sanglots ! Nous sommes restés ainsi pendant une demi-heure, en silence. Puis je suis parti, toujours sans rien dire. Ce jour-là j’avais accepté d’être faible, de pleurer avec ceux qui pleurent.

Sans le comprendre, j’avais déjà expérimenté la force faible du célibat. Mon cœur avait été doublement ouvert. Ouvert par l’humiliation de ma première dérobade, puis ouvert à nouveau, par la compassion. C’est auprès des pauvres que j’ai le plus appris, ici à Madagascar et là-bas, à l’hôpital Spallanzani. Les pauvres sont nos maîtres, disait saint Vincent de Paul. Nous sommes maîtres de nous-mêmes si nous acceptons d’être pauvres. Aujourd’hui j’aime mon célibat, parce que je le comprends mieux. C’est le célibat du Christ auquel je participe. Comme le disait –en substance- sœur Emmanuelle, il n’a refermé les bras sur personne pour pouvoir mieux les ouvrir à tous, sur la croix. Mon célibat proclame que le Christ ne préfère personne pour nous aimer tous d’un amour unique, ou plutôt il préfère chacun de nous, et d’abord les plus pauvres, les mal-aimés, les désespérés…Son amour pour nous est encore plus fort que l’amour d’un époux pour son épouse." [...]

Posté le 16 juin 2016 à 21h16 par Marie Bethanie | Lien permanent

Monseigneur Emmanuel Gobilliard, recteur de la cathédrale du Puy-en-Velay, nommé évêque auxiliaire de Lyon (Add.)

EgDans la presse locale. Ici :  

Il deviendra l’un des principaux collaborateurs du cardinal Barbarin. « C’est un événement qui bouleverse une vie, c’est très impressionnant. Je n’ai jamais choisi mes missions et j’en ai toujours été très heureux. Le pape me fait confiance, ce n’est pas rien », nous déclare-t-il.

Et là

"«Je suis très heureux. C’est une grande marque de confiance qui m’est faite… ». D’une voix posée, ce jeudi matin dans une des salles de l’évêché, le père Emmanuel Gobilliard, actuel recteur de la cathédrale du Puy-en-Velay, ne dissimule pas son émotion même si la nouvelle de sa nomination au rang des évêques de France il l’a apprise voilà une dizaine de jours. « C’est soudain, complète-t-il. C’est quelque chose qui bouleverse une vie, on change de lieu, de fonction, de mission… On change de vie ».

Sa prochaine mission désormais, il va la conduire auprès du cardinal-archevêque Philippe Barbarin, primat des Gaules, à Lyon, en tant qu’évêque auxiliaire. « Je suis ordonné évêque mais je n’ai pas autorité sur le diocèse de Lyon, précise-t-il. Il sait aussi qu’il arrive dans un diocèse secoué par plusieurs affaires de pédophilie. « C’est un diocèse traumatisé, meurtri, qui vit des choses difficiles, de grandes douleurs », confie Emmanuel Gobilliard. 

« La première chose, pour lui, c’est la souffrance de tous ceux qui ont été maltraités par certains ». Il ajoute : « on prend le diocèse comme il est, avec ses joies et ses difficultés. Et malgré ces difficultés, il continue de vivre. Je porte la souffrance comme n’importe quel membre du diocèse ».
Le futur évêque, dont ses origines maternelles se puisent dans un village de la région lyonnaise, indique que sa première mission sera de sillonner le diocèse. « J’aurai une parole à donner sur ce sujet », complète Emmanuel Gobilliard, dont la nomination a été rendue publique officiellement ce jeudi, aux douze coups de midi. À ce moment précis, il a pu adresser un message aux prêtres de Haute-Loire : « J’ai tout reçu dans et par le diocèse du Puy. J’y ai vécu de magnifiques années dans les différents ministères qui m’ont été confiés… Entre autres choses, j’ai appris ici que la fraternité sacerdotale n’est pas un vain mot. Lyon n’est pas loin et je me sentirai toujours profondément attaché à notre diocèse que j’aime. J’y reviendrai avec joie… ».

biographie.

Add. : des entretiens radios, des échanges de monseigneur Emmanuel Gobilliard.

(Merci à PH)

Posté le 16 juin 2016 à 18h22 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

10 juillet au 21 août : messe selon la forme extraordinaire en l'église de Clion-sur-Mer (44)

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Une messe dans la forme extraordinaire du rite romain sera célébrée à l'église paroissiale du Clion-sur-mer (Commune de Pornic 44) cet été, du 10 juillet au 21 août 2016 inclus.

Cette messe sera célébrée à 9 heures les dimanches et pour la fête de l'Assomption
alternativement par les curés des paroisses Saint-Jean le Baptiste en Retz/Saint Gildas de la mer et Saint Nicolas de l'Estuaire. Les personnes qui souhaitent plus de renseignements ou pourraient aider à la chorale ou au service de messe peuvent envoyer un message à l'adresse : messeclion@free.fr.

 

Posté le 16 juin 2016 à 17h26 par Marie Bethanie | Lien permanent

18 juin : chapelet pour la France à Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à un CHAPELET pour la FRANCE le Samedi 18 Juin 2016 de 14h30 à 15h30, en l'église Notre-Dame de La Dalbade de Toulouse

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Posté le 16 juin 2016 à 11h21 par Michel Janva | Lien permanent

15 juin 2016

Monseigneur Didier Berthet, nouvel évêque de Saint-Dié

Lu ici :

"Ordonné en 1992 pour le diocèse de Nanterre, Mgr Berthet fut nommé vicaire de la paroisse Saint-Pierre Saint-Paul de Rueil (1993-1994) avant de devenir responsable de l’aumônerie de l’enseignement public de Rueil-Malmaison. Entre 1998 et 2006, Mgr Berthet fut successivement curé de la paroisse Saint-Joseph de Buzenval à Rueil-Malmaison jusqu’en 1998 puis curé de la paroisse Saint-Saturnin d’Antony et doyen d’Antony entre 1998 et 2006.

Entre 2001 et 2003, il fut chargé de l’accompagnement des séminaristes. De 2003 à 2006, il devint vicaire épiscopal du secteur sud de Nanterre et membre du Conseil épiscopal. Puis il fut nommé curé de la paroisse Saint-Maxime d’Antony entre 2005 et 2006 avant de devenir chancelier du diocèse de Nanterre, membre du Conseil épiscopal et de l’équipe animatrice du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux (2006-2007).

Depuis 2007, il était supérieur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux".

L'ordination épiscopale de monseigneur Berthet est prévue le dimanche 4 septembre à 15h00 et on installation le lundi 5 septembre à 17h30 en la cathédrale de Saint-Dié.

Posté le 15 juin 2016 à 13h12 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Demande de retrait d’Amoris lætitia

En désaccord avec un texte du Pape, ils demandent son retrait. Tout simplement. Comme d'une loi dans un parlement républicain. Comme si le Pape François une fois mort, son successeur allait enfin écouter "ceux qui ont raison" et allait discréditer son prédécesseur. Hallucinant.

Ceci n'est pas sans rappeler cela : 

"Le directeur de la rédaction de l’Osservatore Romano, l’historien Gian Maria Vian, vient de rappeler, le 25 juillet, la crise qui a suivi la publication de l’encyclique Humanae vitae il y a quarante ans. « Une opposition sans précédent à l’intérieur même de l’Église catholique », écrit-il, reconnaissant ainsi que, prenant la décision de condamner les moyens de contraception, Paul VI est même allé contre l’avis d’un certain nombre de cardinaux, réunis au sein des commissions pontificales, qui, au terme de cinq années de travaux, avait préconisé des assouplissements de la doctrine, allant jusqu'à l’inverse de ce que Paul VI décida en fin de compte" (Gian Maria Vian, « Comment lire l'encyclique Humanæ Vitæ »).

Posté le 15 juin 2016 à 11h25 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

14 juin 2016

Jean-Frédéric Poisson refuse que l'Église soit réduite à un statut de lobby et votera contre la loi Sapin II

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Je refuse catégoriquement que l'Église soit réduite à un statut de lobby ! Je voterai donc contre la loi Sapin II.


La loi Sapin II sur "la transparence et la lutte contre la corruption" prévoit de créer un répertoire national des lobbyistes parmi lesquels figureraient les associations cultuelles.

Comment ne pas voir ici la preuve du zèle d'une gauche française laïciste qui cherche par tous les moyens à anéantir de la sphère publique la liberté d'expression religieuse ? Par un tour de passe-passe législatif et la manipulation des esprits dont la gauche a le secret,  les représentants des cultes seraient réduit à n'être finalement que des agents défendant des intérêts particuliers, ce qui revient à les désigner comme des lobbies.

C'est ainsi que ce projet de loi glisse les organisations cultuelles aux côtés de celles défendant les intérêts de l'industrie du tabac ou de l'armement par exemple. Une des conséquences pratiques serait que l’Eglise et les autres associations cultuelles seraient tenues comme tout lobbyiste de transmettre chaque année à l'administration le bilan de leurs activités de «lobbying» ! La manoeuvre est tout simplement là encore d'une hypocrisie sans nom.

Après avoir été dans l'obligation de réaffirmer avec force ce que le bon sens n'aurait jamais remis en cause, l'altérité femme-homme dans le mariage et la filiation, voilà qu'il nous faut nous mobiliser contre cette attaque idéologique qui veut réduire l’Église à un statut de représentant d’intérêts particuliers. Quel scandale ! L'expression respectueuse des religions doit être et rester publique parce qu'elle est universelle. Elle s'adresse à tous et vient entre autres nourrir toute réflexion tournée vers le bien commun.

Au moment, où notre pays connaît de graves tensions politiques et religieuses, un tel affront symbolique à l’encontre des religions est inacceptable car source d'un surcroît de radicalisation et donc destructeur de la paix sociale déjà si fragilisée.

J'appelle mes collègues sénateurs à retirer du champ de cet article les représentants des religions. Quant à moi, et sans attendre, je voterai donc contre ce projet de loi.
 

Jean-Frédéric POISSON
Député des Yvelines
Président du Parti Chrétien-Démocrate
Candidat à la primaire de la droite

Posté le 14 juin 2016 à 18h00 par Marie Bethanie | Lien permanent

La Basilique Notre Dame de Bon Secours à Saint Avold en péril

La Basilique Notre Dame de Bon Secours à Saint Avold (diocèse de Metz), lieu de pèlerinage, est en cours de dégradation importante, ce qui amène à faire des travaux titanesques pour 1 500 000€. France 3 a consacré un reportage dans son JT du 7 juin (à partir de 0mn52).

B Résumé article journal  (1)

Posté le 14 juin 2016 à 09h54 par Michel Janva | Lien permanent

Ordinations sacerdotales à la Fraternité Saint-Pierre en France

Lu sur Riposte Catholique :

FSSP-Ordinations

"Ce samedi 18 juin à 9h30, 4 diacres seront ordonnés prêtres pour la Fraternité Saint-Pierre par SE le Cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, à la Cathédrale Saint-Etienne d’Auxerre. Les futurs prêtres sont l’abbé Pierre-Emmanuel Bonnin, l’abbé Sébastien Damaggio, l’abbé Antoine de Nazelle et l’abbé Cyrille Perret.

Une autre cérémonie ordination sacerdotale de deux prêtres vient d’être annoncée pour novembre prochain également en France :

Le 12 novembre prochain, deux autres diacres français de la Fraternité Saint-Pierre seront ordonnés prêtres dans la cathédrale Saint-Etienne de Meaux par Monseigneur Thomazeau, archevêque émérite de Montpellier. Les deux diacres ordonnés seront l’abbé Pierre de Bodard et l’abbé Martin Daniélou.

Ainsi en fin d’année 2016, la Fraternité Saint-Pierre comptera 15 nouveaux prêtres (dont 6 Français)." [...]

Posté le 14 juin 2016 à 09h41 par Marie Bethanie | Lien permanent

La guerre liturgique se réveille en France !

IndexJean Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, exprime son inquiétude sur la guerre liturgique qui semble aujourd'hui renaître :

"Il n’est un secret pour personne que si le pape Benoît XVI était plein de sollicitude pour les tenants de la forme extraordinaire du rite romain, son successeur, le pape François, est totalement étranger aux questions liturgiques qui ne l’intéressent guère. Sa bienveillance pour la Fraternité Saint-Pie X n’est pas liée à un quelconque intérêt pour la liturgie traditionnelle mais au constat que la Fraternité fondée par Mgr Lefebvre mène un apostolat efficace aux « périphéries » de l’Église, dans des milieux parfois très défavorisés ou populaires.
Certains évêques de France ont accordé, au fil des années, de plus ou moins bonne grâce, soit des régularisations canoniques de situations existantes soit des autorisations d’ouverture de lieux de culte où se célèbre la liturgie romaine traditionnelle. Mais le vent a tourné ! Il semble que certains souhaitent revenir sur ces « parenthèses miséricordieuses ».

Port-Marly
Dans ses voeux pour l’année 2016, madame Marcelle Gorgues, maire de Port-Marly, petit village situé aux bords de la Seine à 20 kms de Versailles, avait clairement annoncé la couleur : « C’est à notre Chapelle Royale, l’église Saint-Louis, érigée par la volonté de Louis XVI, bâtiment classé évidemment que nous nous intéressons. Bien sûr, il a subi les outrages du temps mais aussi les effets de querelles intestines qui l’ont rendu étranger sur son propre sol. Le temps est venu de lui rendre sa superbe, son rôle aussi sans doute. C’est notre église, ouverte à tous, qui peut être partagée comme la Foi partagée, mais c’est notre église ».

Le fait est que l’église Saint-Louis de Port-Marly est un lieu de culte où les Marlyportains ne sont pas majoritaires. En effet, la forme extraordinaire du rite romain y a été célébrée sans discontinuer depuis la réforme liturgique grâce à la forte personnalité de son curé, le chanoine Gaston Roussel, organiste émérite, gaulliste revendiqué, résistant décoré et traditionaliste assumé. À son décès en 1985, les paroissiens se sont opposés à la volonté de « normalisation » de l’évêque de Versailles d’alors, NNSS Simonneaux puis Thomas. Après bien des difficultés voire des violences – le père Bruno de Blignières, desservant de l’église sans l’accord de l’évêque, étant arraché à l’autel en pleine messe par la police le 30 mars 1987, les paroissiens occupant l’église par la force, murée par la mairie à la demande de l’évêché le 12 avril 1987 –, un modus vivendi a été trouvé et, depuis 1995, l’église est une chapellenie desservie par des prêtres de l’Institut du Christ-Roi.

Il y a quelques jours la mairie a annoncé qu’en raison de travaux de toiture, l’église serait fermée pour une période de 10 à 18 mois. De son côté, l’évêché ne semble guère disposé à trouver un lieu de culte de remplacement si la fermeture s’avérait inéluctable. Les travaux de toiture, dont personne ne nie le bien fondé, semblent être le moyen trouvé par l’édile marly-portain pour se réapproprier l’église, y suspendre le culte, entraînant de facto la dispersion de la communauté rassemblée au fil des années.[...]

Rennes
Depuis 1988 l’association saint Benoît de Nursie organise à Rennes, en accord avec l’archevêché, la célébration de la messe selon la forme extraordinaire du rite romain. Depuis 2002, c’est un chanoine de l’Institut du Christ-Roi qui dessert le lieu de culte, notoirement trop petit, la chapelle Saint-François. Il existe une convention entre l’association et l’archevêché mais cette convention est annuelle et il vient d’être annoncé par l’archevêque de Rennes, Mgr d’Ornellas, qu’elle ne serait pas reconduite l’année prochaine. Le chanoine Cristofoli, desservant de la chapelle, a déjà été remercié de ses fonctions d’archiviste du diocèse et la liste des prêtres du diocèse, dont un valeureux nonagénaire, devant assurer successivement la célébration de la messe dominicale, est en cours de finalisation.

Les raisons d’une crise
En 1975, l’historien protestant Pierre Chaunu avait ainsi analysé la crise de l’Église : « La médiocrité intellectuelle et spirituelle des cadres en place des églises occidentales au début des années 1970 est affligeante. Une importante partie du clergé de France constitue aujourd’hui un sous-prolétariat social, intellectuel, moral et spirituel ; de la tradition de l’Église cette fraction n’a souvent su garder que le cléricalisme, l’intolérance et le fanatisme. Ces hommes rejettent un héritage qui les écrase, parce qu’ils sont, intellectuellement, incapables de le comprendre et, spirituellement, incapables de le vivre » « De l’histoire à la prospective » (Robert Laffont-1975)
On croyait ces temps révolus. Grossière erreur ![...]

[Lire tout le texte ici]

Posté le 14 juin 2016 à 09h09 par Marie Bethanie | Lien permanent

13 juin 2016

16 juin : messe de requiem en l'honneur de Jean III Sobieski à Paris

Tract Jean Sobieski

Posté le 13 juin 2016 à 09h42 par Michel Janva | Lien permanent

Camp vélo avec la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier

Campvelo

La Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, avec le concours des Sœurs de la Consolation, organise son vingtième camp-vélo itinérant, pour garçons de 12 à 15 ans, du 10 au 26 août, en Cornouailles anglaises. Prix : 300 € (bons CAF et chèques-vacances acceptés ; réductions possibles).

Plus d’informations sur http://www.despierresquiprechent.org/camp-velo/

Posté le 13 juin 2016 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

12 juin 2016

Compromis à Saint-Louis du Port-Marly ?

La mobilisation des paroissiens de Saint-Louis du Port-Marly semble avoir eu de l'impact , même s'il apparaît que l'église sera tout-de-même fermée au point culminant des travaux :

5872119_6bb89882-2f22-11e6-b744-f7ee1df005a7-1_1000x625"Au Port-Marly, la question de l’église Saint-Louis est un sujet sensible. La maire (LR), Marcelle Gorgues, a encore pu le vérifier ce jeudi soir quand 200 à 300 fidèles de cette église traditionaliste se sont rassemblés sous les fenêtres de la mairie.[...]

« Notre communauté, qui compte 1 500 personnes, existe depuis toujours et les gens viennent d’un peu partout », explique Bertrand, « paroissien depuis plus de vingt-cinq ans ». Selon lui, le chantier est « un prétexte pour nous chasser ». Et l’homme de rappeler l’occupation des lieux en 1988 quand l’évêché de Versailles avait souhaité y instaurer le culte ordinaire. « Les forces de l’ordre avaient muré l’entrée mais nous avions cassé le mur un dimanche matin à coups de bélier », rappelle-t-il avant de souligner : « Et nous sommes encore capables de nous soulever ».

Une délégation de fidèles a été reçue par Marcelle Gorgues et un début de compromis semble envisagé avec des délais probablement raccourcis et une ouverture « envisagée » le dimanche durant une partie du chantier. « Nous allons voir ce qu’il est possible de faire avec l’architecte du patrimoine, mais il y aura bel et bien une fermeture pendant la phase la plus sensible », souligne la maire du Port-Marly qui se dit, elle aussi, « très déterminée » à mener le dossier à bien. « L’église est dans un état plus que préoccupant, précise-t-elle. Sans cette restauration, c’est la fermeture irrémédiable. Je rappelle tout de même que l’église est la propriété de la ville et que c’est moi qui, en qualité de maire, suis le maître d’œuvre. » Le montant des travaux est estimé à environ 2 M€. Toutes les études préalables ayant été réalisées, ils pourraient débuter au mois de septembre."

Posté le 12 juin 2016 à 11h37 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le cardinal Vingt-Trois et Mgr Rey dénoncent l'atteinte à la liberté scolaire

Interrogé sur Radio Notre-Dame, l’archevêque de Paris a dénoncé le projet liberticide du gouvernement concernant l’enseignement libre.

De son côté l'évêque de Fréjus-Toulon a diffusé une vidéo :

Posté le 12 juin 2016 à 11h32 par Michel Janva | Lien permanent

Sanctifier l’été avec la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier

Retraites

Retraites sur les Mystères de la vie du Christ :

pour tous

18 au 23 juillet (à ND du Chêne)

16 au 20 août (à Poissy)

Retraites sur le combat spirituel

pour jeunes hommes de 17 à 25 ans
18 au 22 juillet (à Fontgombault)
19 au 23 décembre (à Randol)

Retraite "Connaître la vie religieuse"
pour jeunes filles de 17 à 25 ans
27 au 31 octobre (à ND du Chêne)

Plus de renseignements sur http://www.despierresquiprechent.org/agenda/

Posté le 12 juin 2016 à 07h54 par Michel Janva | Lien permanent

Retraite à l’Abbaye Notre-Dame de l’Annonciation pour jeunes filles de 17 à 29 ans du 16 au 22 août

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Posté le 12 juin 2016 à 07h34 par Michel Janva | Lien permanent

11 juin 2016

18 et 19 juin : ordinations à Sainte-Anne d'Auray

7 diacres seront ordonnés prêtres par MGR Centène, pour le diocèse de Vannes. Message de Monseigneur Raymond Centène :

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Posté le 11 juin 2016 à 17h15 par Marie Bethanie | Lien permanent

De la reconversion des églises

C'est le thème de la Journée Gérard Burel à l'hôtel du département de l'Orne, qui se tiendra le 16 juin pour traiter du réemploi des églises désoccupées de la région. Les catholiques laissant à l'abandon les demeures de Dieu, cela fait la joie des agents immobiliers, qui les achètent et les revendent à des particuliers fortunés. Ci-dessous le programme, envoyé par mailing par l'agence immobilière Patrice Besse (capture d'écran, cliquer pour agrandir). L'Etat qui a eu les yeux plus gros que le ventre en s'emparant des églises au début du XXe siècle, n'a plus les moyens de les entretenir. L'abandon des églises au domaine séculier est désormais acté :

Capture d’écran (10)

 

Posté le 11 juin 2016 à 09h19 par Marie Bethanie | Lien permanent

L'abbé Coiffet sur Radio Courtoisie

Dimanche 12 juin, à midi, juste avant de dédicacer sa magnifique biographie de l'Abbé Denis Coiffet à la grande fête de Radio Courtoisie porte de Champerret à Paris, Thierry Bouclier sera l'invité du Libre Journal de Lumière de l'Espérance, la radio du dimanche de Radio Courtoisie.

Retrouvez-le en direct sur l'antenne de Radio Courtoisie, ou en différé à 16h et à minuit.

Venez nombreux pour le rencontrer Porte de Champerret.

CoiffetCouv« L’abbé Coiffet a été prêtre. Un simple prêtre. Avec ses défauts d’homme. Comme tant d’autres avant lui. Mais il aura marqué probablement plus que beaucoup d’entre eux. Non pas qu’il fût meilleur. Dieu seul jugera. Mais la Providence a voulu qu’il vienne à la vie peu de temps avant une période de grands désordres dans l’Église. Et qu’il ferme à jamais ses yeux à un moment où quelques signes annonçaient des jours meilleurs. Un peu plus de soixante années se sont écoulées. Ses trente-huit années de sacerdoce lui ont permis de jouer un rôle important au sein de l’Église. Il aura été l’inlassable défenseur de ce qui est au centre de celle-ci : la messe. Une messe trop souvent bafouée qu’il a su porter à bout de bras pour qu’elle continue à sanctifier les âmes. Un attachement à la messe traditionnelle, « la messe de toujours », qu’il ne pouvait pas concevoir sans une autre fidélité : celle qu’il devait à Rome. Au plus fort de la crise, certains ont cru y voir une contradiction. Lui pas. Sa confiance en l’Église lui a permis d’éviter de se perdre. Au-delà de son amour pour la messe tridentine, il avait sa façon bien à lui d’être prêtre. Ferme sur la morale sans être jamais moralisateur. Dur avec le péché et tendre avec le pécheur. Un sens de la camaraderie et de l’amitié jamais pris en défaut. Et surtout ce sentiment mystérieux qu’il savait donner à son interlocuteur qu’il était unique à ses yeux. L’abbé Coiffet avait compris que si le communisme est la vieillesse du monde, le catholicisme est sa jeunesse. Une jeunesse dont il a toujours été proche, conscient que rien ne se construirait de durable sans elle. L’abbé Coiffet n’avait pas d’ambition pour lui-même. Il voulait simplement donner le Bon Dieu au plus grand nombre. Dans la joie et l’espérance. Dans l’amitié et la bonne humeur. Il voulait transmettre ce qu’il avait reçu. Lorsqu’il est parti, la foule s’est retournée et, d’une seule voix, a crié à ce zélé serviteur de l’Église, en guise de dernier adieu : Monsieur l’abbé, vous y êtes parvenu ! »

Thierry Bouclier est avocat à la Cour et auteur de plusieurs essais et biographies :

  • Tixier-Vignancour, une biographie (Éd. Rémi Perrin, 2003),
  • Les années Poujade (Éd. Rémi Perrin, 2006),
  • La République amnésique (Éd. Rémi Perrin, 2008)
  • La France au risque de l’islam, l’enquête (Éd. Via Romana & Éd. Rémi Perrin, 2012).

Posté le 11 juin 2016 à 07h19 par Michel Janva | Lien permanent

10 juin 2016

Pèlerinage vers la Croix d'Anjou à Baugé

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Posté le 10 juin 2016 à 11h55 par Michel Janva | Lien permanent

09 juin 2016

Port-Marly : la guerre liturgique en train de se réveiller dans les Yvelines ?

En lien avec ce post de ce matin au sujet de Port-Marly, un message de Jean-Pierre Maugendre, suivi d'un message de Michel Valadier. Le temps presse, le rendez-vous est ce soir à 18h30 devant la mairie de Port-Marly nombreux, paisibles mais déterminés :

"Quatre faits apparaissent incontestables:

- la mairie de Port- Marly semble d'une bonne volonté moyenne. Exiger de choisir ses interlocuteurs lors d'une discussion ou d'une négociation est un procédé totalitaire, révélateur d'un manque d'ouverture et de réelle volonté de dialogue.
 
- il y a un grand absent de cet état des lieux c'est l'évêché de Versailles. Il faudrait être bien naïf pour croire que la mairie de Port-Marly agit sans être en liaison avec lui, ce qui ne veut pas dire que l'évêque de Versailles soutient la démarche de la mairie mais ce qui signifie qu'il ne s'y oppose pas vigoureusement.
 
- en cas de fermeture de l'église que vont devenir les 1 500 paroissiens de Port-Marly? S'ils sont là c'est parce qu'ils ne souhaitent pas participer aux agapes dominicales de leurs paroisses territoriales. Tous les lieux de culte où se célèbre la messe traditionnelle dans la région sont déjà saturés.
 
- la paroisse de Port- Marly bénéficie d'une déjà ancienne tradition de lutte pour la défense de ses droits à bénéficier de la liturgie selon la forme extraordinaire du rite romain. Les anciens sont toujours là. Leurs enfants sont présents, nombreux, peut-être un peu assoupis, croyant que la jouissance paisible de la messe dite traditionnelle leur est due.
 
On peut raisonnablement conjecturer que si la communauté paroissiale de Port-Marly ne peut pas rester dans ses murs pendant les travaux ou, au pire, se voir attribuer l'usage exclusif d'une paroisse pour sa vie sacramentelle et liturgique la mairie de Port-Marly et l'évêché de Versailles se préparent une période d'agitation populaire et médiatique qu'ils n'imaginent pas.
Laissez-les paroissiens de Port-Marly prier en paix selon le rite multi séculaire de la sainte Eglise et RDV ce soir à 18h30 devant la mairie de Port-Marly nombreux, paisibles mais déterminés...
Jean-Pierre Maugendre"
Index
"Chers amis,
Comme vous le savez sans doute, la question des travaux de rénovation de l’église prend un tour difficile...
Demain soir jeudi 9 juin, de 18 h 30 à 20 h 30, une réunion est prévue à la mairie du Port-Marly.
Madame le maire compte y présenter ses raisons pour lesquelles elle veut fermer l’église Saint-Louis, le temps des travaux qui devraient durer de 10 à 18 mois.
A sa demande, une liste des représentants de notre communauté lui a été envoyée à l’avance.
Or, nous avons appris ce soir que la moitié de cette délégation avait été récusée. Parmi les cinq personnes écartées, qui fréquentent tous l’église, figuraient trois marlyportains et deux conseillers techniques. Ces derniers voulaient expliquer pourquoi il n’est pas nécessaire de fermer notre église, alors qu’il s’agit de travaux qui concernent essentiellement la toiture et le clocher...
 
Cette décision est très grave, et nous plonge dans un grand désarroi. Nous nous donc devons de réagir immédiatement.
 
Nous sommes tous invités à venir manifester pacifiquement demain jeudi 9 juin dans la cour de la mairie de Port-Marly, 13 avenue Simon Vouet, de 18 h 30 à 20 h 30.
Par notre présence, soutenons la délégation qui sera reçue dans la mairie au même moment.
Nous pourrons aussi entendre l'avis des architectes récusés, ceux-ci nous diront pourquoi il n'y a pas de raisons sérieuses de fermer l'église pendant les travaux.
De plus, demain, il fera beau, nous pourrons donc pique-niquer sur place en famille et enfin prier aux intentions de notre communauté et de l’église.
 
Si nous nous mobilisons maintenant, grâce à notre détermination, nous obtiendrons la reconnaissance de notre bon droit.
 
Merci de faire suivre ce message s’il vous plait, nous devons être très nombreux demain devant la mairie de Port-Marly, de 18 h 30 à 20 h 30. Faisons l’effort de quitter plus tôt notre travail si nous le pouvons…
 
Très cordialement.
 
Michel Valadier"

Posté le 9 juin 2016 à 14h12 par Marie Bethanie | Lien permanent

Ce soir, rassemblement à 18h30 dans la cour de la mairie de Port-Marly

Un appel pressant de Bertrand du Boullay (sur sa page Facebook) pour que les fidèles de Saint-Louis du Port-Marly puissent continuer d'avoir la Messe pendant les travaux dans l'église :

"Comme vous le savez sans doute, la question des travaux de rénovation de l’église St Louis de Port-Marly prend un tour difficile... Nous y avons Messe quotidienne, quatre le dimanche et jours de fête. Monseigneur Aumônier y est venu très récemment célébrer les confirmations de plus de quarante enfants. C'est donc ce qu'on appelle une paroisse vivante.

Ce soir jeudi 9 juin, de 18 h 30 à 20 h 30, une réunion est prévue à la mairie du Port-Marly. Madame le maire compte y présenter les raisons pour lesquelles elle veut fermer l’église Saint-Louis, le temps des travaux qui devraient durer de 10 à 18 mois ; travaux externes à l'église : toiture et clocher.

A sa demande, une liste des représentants de notre communauté lui a été envoyée à l’avance.

Or, nous avons appris hier soir que la moitié de cette délégation avait été récusée. Parmi les cinq personnes écartées, qui fréquentent tous l’église, figuraient trois Marlyportains et deux conseillers techniques. Ces derniers voulaient expliquer pourquoi il n’est pas nécessaire de fermer notre église, alors qu’il s’agit de travaux qui concernent essentiellement la toiture et le clocher...

Cette décision est très grave, et nous plonge dans un grand désarroi. Nous nous donc devons de réagir immédiatement car Monseigneur Aumônier refuse de s'engager sur la mise à disposition d'un autre lieu de culte pour accueillir notre communauté. Il en est pourtant de disponibles sur la commune voisine de St Germain en laye. Certains églises classées n'ont pas Messe de tout le WE... A noter qu'en cette ville, des travaux importants sont réalisés à l'intérieur de l'église principale - restauration des fresques, sans que les offices dominicaux soient supprimé.

Ainsi avons-nous : Madame le maire qui aimerait beaucoup faire disparaître notre communauté car elle attire des habitants sur Port-Marly qui ne votent peut-être pas pour elle; Monseigneur Aumônier, notre Père Évêque qui se comporte en Pasteur froid et distant.

En conséquence nous sommes tous invités à venir manifester pacifiquement aujourd'hui jeudi 9 juin dans la cour de la mairie de Port-Marly, 13 avenue Simon Vouet, de 18 h 30 à 20 h 30. Par notre présence, soutenons la délégation qui sera reçue dans la mairie au même moment. Nous pourrons aussi entendre l'avis des architectes récusés, ceux-ci nous diront pourquoi il n'y a pas de raisons sérieuses de fermer l'église pendant les travaux.

Il fait beau aujourd'hui, nous pourrons donc pique-niquer sur place en famille et enfin prier aux intentions de notre communauté et de l’église.

Si nous nous mobilisons maintenant, grâce à notre détermination, nous obtiendrons la reconnaissance de notre bon droit."

Posté le 9 juin 2016 à 10h09 par Marie Bethanie | Lien permanent

08 juin 2016

La Conférence épiscopale s'inquiète de l'atteinte à la liberté scolaire

A propos du projet liberticide du ministre de l'Education concernant les écoles libres, le cardinal Jean-Pierre Ricard, Archevêque de Bordeaux, Président du Conseil épiscopal pour l’Enseignement catholique, a publié ce communiqué :

Capture d’écran 2016-06-08 à 22.44.14« La ministre de l’Education nationale devrait annoncer jeudi matin 9 juin une réforme des modalités d’ouverture des établissements d’enseignement privés hors contrat. Il s’agirait de substituer un régime d’autorisation administrative préalable au régime actuel de déclaration.

Depuis plusieurs décennies, l’Eglise a manifesté l’attention qu’elle porte à la liberté d’enseignement. Or, ce nouveau dispositif d’autorisation préalable serait malgré les assurances apportées, une atteinte au principe même de cette liberté constitutionnelle en posant des conditions à l’ouverture des établissements scolaires. Aujourd’hui, l’épiscopat français entend, par ma voix, exprimer à ce sujet à la fois son inquiétude et ses plus grandes réserves.

Les motivations de la réforme envisagée méritent, il est vrai, d’être justement examinées, et notamment la lutte contre la radicalisation. Cette lutte est nécessaire mais pas à n’importe quel prix et certainement pas à celui de la liberté d’enseignement.

Le système actuel de déclaration, pleinement appliqué, et si besoin renforcé, répond d’ores et déjà aux exigences légitimes de contrôle par l’Etat.

Il n’y a donc pas lieu de réformer dans l’empressement et par un biais inapproprié des questions aussi importantes.

Notre pays  a besoin d’apaisement  quand il doit résister à la violence  qui l’assaille. Notre pays a besoin de confirmer son choix des libertés quand son modèle démocratique est contesté.  Je crois à la sagesse du « bon sens ». J’en appelle à la responsabilité du gouvernement et de sa ministre de l’Education nationale. »

Posté le 8 juin 2016 à 22h44 par Michel Janva | Lien permanent

Loi Sapin II : pourquoi l'Eglise risque d'être considérée comme un lobby

Un article en forme d'alerte d'Edouard de Mareschal dans le Figaro :

"Les prêtres, imams et rabbins seront-ils bientôt considérés comme de «simples» lobbyistes? L'hypothèse est à prendre au sérieux, au vu de la version actuelle du projet de loi Sapin II sur la transparence et la lutte contre la corruption examiné depuis lundi en séance à l'Assemblée nationale. Dans son article 13, il vise à créer un répertoire national des lobbyistes. Ainsi, tout représentant d'intérêts qui intervient auprès des élus pour «influer sur les politiques publiques» ou sur «le contenu d'une loi» devra y figurer. Mais le texte prévoit plusieurs exceptions: les élus dans l'exercice de leur mandat, les partis politiques, les organisations syndicales ne seront pas considérés comme des lobbies. Dans sa version initiale, la liste excluait aussi les «associations à objet cultuel», c'est-à-dire l'Eglise, ou tout autre institution qui organise l'exercice d'un culte.

Tournure «idéologique»

Mais cette dernière exception a sauté lors du passage du texte en commission des lois. «C'est ridicule», s'agace Olivier Marleix, député d'Eure-et-Loir. «Cela signifie que l'évêque ou l'imam qui rencontrera le ministre des Cultes sera désormais considéré comme un lobby...» Avec seize députés dont Thierry Mariani ou Bernard Accoyer, il défend un amendement pour rétablir l'exclusion initiale. Car inscrire l'Eglise ou les associations musulmanes sur le registre des lobbies aurait des conséquences fâcheuses, outre le fait d'apparaître aux côtés des représentants de l'industrie du tabac ou de l'armement... Selon les termes de la loi, elles seraient tenues de transmettre chaque année à l'administration le bilan de leurs activités de «lobbying», ainsi que les dépenses associées à ces activités et leurs sources de financement! Toutes ces données se retrouveraient ensuite publiées en ligne, rendues disponibles par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. De quoi provoquer quelques querelles sur la notion de laïcité.

«Ce texte prend une tournure totalement idéologique», poursuit Olivier Marleix. «Il contenait au départ des mesures de bon sens, assez consensuelles, mais il devient très marquée à gauche.»" [...]

Posté le 8 juin 2016 à 22h39 par Marie Bethanie | Lien permanent

19 juin 2016 : pèlerinage national de Vivières en l'honneur de sainte Clotilde, reine de France

Sclo Inscriptions et renseignements : ici.

Posté le 8 juin 2016 à 16h19 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

12 juin : messe pour l'abbé Montarien

Capture d’écran 2016-06-07 à 21.17.26Une messe pour l'Abbé Guy Montarien sera célébrée par l'Abbé Le Coq (FSSP), dimanche 12 juin à 16h45, en l'église Saint François Xavier (Paris VIIème).

Posté le 8 juin 2016 à 09h15 par Michel Janva | Lien permanent

06 juin 2016

Victoire temporaire pour l'église Sainte Rita

Son avocat a obtenu ce matin que l'ordonnance de recours à la force publique soit déclarée non avenue. Pour le moment, le culte catholique peut donc s'y poursuivre.

Posté le 6 juin 2016 à 21h44 par Michel Janva | Lien permanent

16-18 juillet : Session à Sens sur la miséricorde avec la Famille Missionnaire de Notre-Dame

Toutes les informations sur le site de la Famille Missionnaire de Notre-Dame. En plus des enseignements, il faut noter les témoignages de Fouad Hassoun sur le pardon et de Marc Fromager (AED).

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Posté le 6 juin 2016 à 12h03 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Plusieurs centaines de personnes dans la rue pour défendre l'église sainte Rita

Hier à Paris :

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Posté le 6 juin 2016 à 07h02 par Michel Janva | Lien permanent

05 juin 2016

Devenez animateur au Camp Jean-Paul II avec les Missionnaires de la Miséricorde

Le camp Jean-Paul II est un camp semi-itinérant pour garçons de 13 à 16 ans. Au programme : vélo, kayak, activités manuelles, spirituelles, culturelles... Il se déroulera dans le Poitou du 6 au 21 juillet 2016)

“ Soyez les apôtres des jeunes. Invitez-les à marcher avec vous, à faire la même expérience de foi, d’espérance et d’amour ; à rencontrer Jésus pour se sentir réellement aimés, accueillis, avec la pleine possibilité de se réaliser” Benoît XVI aux jeunes du monde entier, le 10 mai 2007

Il manque actuellement deux chefs, dont un BAFA (ou équivalent) ! Le Camp indemnise ceux qui rendent service aux jeunes.

Au programme :

  • Pré-camp (du 4 au 5 juillet) : pour souder l’équipe d’animation et préparer les grandes activités ;
  • Services auprès des enfants (du 6 au 21 juillet) : encadrement, cuisine, intendance, services techniques... et surtout JEUX et BONNE HUMEUR ;
  • possibilité de passer une semaine aux JMJ de Cracovie avec le groupe SPES !

Renseignements.

Posté le 5 juin 2016 à 11h50 par Michel Janva | Lien permanent

19 juin : réouverture de la crypte reliquaire à la basilique Ste Clotilde à Reims

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Posté le 5 juin 2016 à 10h08 par Michel Janva | Lien permanent

À Paray-le-Monial, le Sacré-Cœur vient ranimer la flamme de notre amour refroidi

De Cotignac 500 :

Le Christ « passionné d’amour pour les hommes » constate avec douleur que « l’amour n’est pas aimé » et il se confie à Marguerite-Marie : « Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes et qui n’en reçoit que des ingratitudes. » La demande de réparation publique par la fête solennelle du Sacré-Cœur sera exaucée au XIXe siècle, mais Jésus continue d’appeler tous les hommes à entrer en son intimité profonde pour devenir eux aussi les témoins et les apôtres de son amour.

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Dans la première apparition du Sacré-Cœur à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire), en juin 1675,Jésus vient révéler à Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690), religieuse visitandine, que son cœur est passionné d’amour pour tous les hommes et qu’il l’est aussi pour elle en particulier. Elle en sera très frappée et confessera : « Je découvrais pour la première fois les merveilles de son amour qu’il m’avait tenue cachées. » Marguerite-Marie n’était pas une enfant, comme sont souvent les bénéficiaires des apparitions de la Vierge Marie : elle était une religieuse qui avait déjà une grande et belle connaissance et expérience de la foi, mais cette révélation lui apporte un supplément décisif et nouveau. Le message du Sacré-Cœur est une initiative du bien aimé qui veut se révéler comme tel. Il est certainement spécialement destiné aux chrétiens déjà engagés, pour les inviter à découvrir Jésus d’une manière nouvelle, à s’ouvrir à quelque chose de nouveau, de plus profond, de fondamental.

En reposant longuement sur le Cœur de Jésus, comme saint Jean à la Cène, Marguerite-Marie comprend qu’elle n’est pas seulement servante, mais disciple bien aimée du Seigneur. Elle prend conscience qu’elle n’avait pas encore tout compris et qu’elle est invitée par l’amour du Christ à transformer la relation qu’elle avait avec le Seigneur, parce qu’elle réalise qu’il l’aime passionnément et qu’il veut faire d’elle, comme de chacun de nous, la disciple bien aimée de son Sacré-Cœur. Jésus choisit Marguerite-Marie et il lui dit : « Je t’ai choisie comme un abîme d’indignité et d’ignorance. » Il y a pour elle comme pour nous une infinie distance avec le Christ, mais cela n’empêche rien, car il est tout amour.

Dans la deuxième grande apparition, Marguerite-Marie veut répondre à cette initiative du Christ : « J’aimerai Jésus et je veux lui rendre amour pour amour. » Elle veut entrer pleinement dans cette intimité, alors Jésus lui ouvre son Cœur et lui dit sa plainte et sa douleur, car « l’amour n’est pas aimé ». Il lui révèle comment il a été jusqu’au bout, comment il a donné sa vie, son corps, et la grandeur de sa douleur devant les refus et les indifférences des hommes. Il invite Marguerite-Marie et chacun de nous à suppléer à l’ingratitude des hommes. Et toi, le veux-tu ? J’ai fait un cadeau à tous les hommes pour les combler du Ciel, je leur ai tout donné, mais ce cadeau n’est pas accueilli. C’est un message centré sur l’Eucharistie. Marguerite-Marie dit oui : « Moi je veux bien accueillir ton amour. » C’est la fresque qui est dans la chapelle du couvent, connue sous le nom de chapelle des apparitions : le Christ en Croix avec ses plaies rayonnantes se donne à Marguerite-Marie, qui est au pied de la Croix, à la place de Jean.

Dans ce deuxième temps, Jésus lui fait trois demandes : 1°/ recevoir l’Eucharistie autant qu’elle le peut, 2°/ la dévotion du 1er vendredi du mois qui n’est pas seulement un rite à faire, mais surtout un feu, un cœur à cœur, une joie de passer du temps avec Jésus, et 3°/ l’Heure sainte, ce temps de prière de 23h à minuit le jeudi soir, au pied de son lit ou n’importe où, pour accompagner Jésus dans son agonie au jardin des Oliviers.

Lors de la troisième et dernière grande apparition, Jésus demande l’institution de la fête du Sacré-Cœur : « Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes. » Comme il n’en reçoit que des ingratitudes, le Seigneur demande une réparation publique, une fête pour honorer son Cœur, pour montrer à tous les hommes qu’il est « passionné d’amour pour les hommes » comme il l’est pour Marguerite-Marie, qui doit à son tour répandre les flammes de son amour. Comme Jean aide ses frères à reconnaître le Seigneur lors de son apparition au bord du Lac de Tibériade, au chapitre 21 de l’Évangile de Jean, les disciples bien aimés du Sacré-Cœur doivent répandre et annoncer l’amour de Dieu.

Cette fête du Sacré-Cœur sera instituée à la fin du XIXe siècle par Léon XIII, après qu’il ait déjà consacré le monde au Sacré-Cœur de Jésus. Pie XI en instituera la fête du Christ Roi au début du XXe siècle comme un rappel de cette consécration. Auparavant, cette dévotion s’était doucement répandue, à partir du couvent des Sœurs de la Visitation d’abord, puis dans quelques villes comme Marseille, et quelques pays comme la Pologne, en 1765, mais il ne s’agit pas d’une innovation sans racines, puisque saint Jean Eudes avait déjà dans le passé dédié des messes au Sacré-Cœur en se fondant sur la source de l’Évangile, sur l’expérience du cœur de saint Jean et sur l’enseignement de saint Paul qui dès les premiers temps proclamait : « Qui nous séparera de l’amour du Christ ? »

De sainte Marguerite-Marie à sainte Faustine, nous découvrons le déploiement de ce message du Sacré-Cœur de Jésus : du Cœur ouvert de Jésus jaillissent des fleuves d’eaux vives, sources de la miséricorde. Combien de communautés trouvent leur fondement dans le Cœur de Jésus ? Entrons nous aussi dans cette amitié avec le Christ et soyons avec lui témoins de son amour passionné pour tous les hommes.

Père Benoit Guedas, recteur de Paray-le-Monial

Posté le 5 juin 2016 à 09h03 par Michel Janva | Lien permanent

La Fraternité Saint-Pie X va réimprimer 10 000 missels

IMGP1014Les éditions Clovis avaient déjà publié en 2012 un missel quotidien latin-français, tiré alors à 5000 exemplaires. Ce missel est le fruit d’un long travail de l’abbé Daniel Joly, spécialiste en liturgie. Il permet aux fidèles de suivre la messe catholique (célébrée en latin selon le rite traditionnel) grâce à la traduction française placée en vis à vis du texte latin.

Bien plus qu’une simple traduction de la messe, le missel est un livre de piété indispensable pour les fidèles puisqu’on y trouve :

  • Les textes propres à chaque messe avec les lectures de l’Écriture sainte associées à ces messes.
  • Le rituel des sacrements avec notamment un examen de conscience détaillé pour bien se confesser.
  • De nombreuses prières pour se sanctifier.
  • Des instructions doctrinales pour chaque temps liturgique qui permettent de réviser son catéchisme.

Enfin, pour les fêtes des saints, l’abbé Joly a pris le soin de rédiger un petit résumé de la vie de chaque saint.

Le tirage de la première édition étant épuisé depuis plusieurs mois, les éditions Clovis ont décidé cette fois-ci de mettre les bouchées doubles en faisant imprimer 10000 missels pour répondre aux demandes de plus en plus nombreuses !

Le missel est traditionnellement un cadeau que les parrains et marraines offrent à leurs filleuls le jour de leur première communion ou de leur confirmation. Le missel est un beau livre, solide, que l’on garde toute sa vie et que l’on emporte avec soi chaque fois que l’on va à la messe. En un mot, le missel est un bon compagnon de route qui nous aide à prier.

Vous pouvez soutenir la fabrication de ce missel en le réservant en souscription sur le site internet des éditions Clovis, pour le prix de 46 € (+ frais de port). Le missel sera achevé d’imprimer en octobre 2016 et sera envoyé par la Poste en priorité aux personnes ayant participé à cette souscription. Puis il sera disponible à partir du mois de novembre 2016 au prix de 52 € (plus frais de port éventuels).

Posté le 5 juin 2016 à 07h30 par Michel Janva | Lien permanent

04 juin 2016

Le Chapitre Saint Gatien propose une route d'été au Portugal aux jeunes de 18 à 28 ans

Plus d'informations et inscription sur www.routesaintgatien.fr

Posté le 4 juin 2016 à 09h22 par Michel Janva | Lien permanent

03 juin 2016

Rosaire pour la France samedi 4 juin, en l'église Sainte Ségolène, à Metz, 17h

06 rosaire france juin 2016

Posté le 3 juin 2016 à 21h32 par Michel Janva | Lien permanent

Brest : l'église St Louis cherche à financer un chemin de croix

Unknown-28Un chemin de croix est actuellement en cours de réalisation pour l’église Saint Louis de la paroisse Brest Centre qui en est dépourvue. Ce chemin de croix aidera à méditer la Passion du Christ tout au long de l’année, et particulièrement pendant la semaine Sainte. Pour réaliser ce projet, deux paroissiens ont décidé de récolter des dons en s’engageant dans une course qui promet d’être un véritable calvaire : Le Raid ultra marin, un trail de 87 km autour du golfe du Morbihan. Le départ de cette course sera donné le 24 juin à 15h, pour une arrivée au petit matin du 25.

Posté le 3 juin 2016 à 19h54 par Michel Janva | Lien permanent

4 juin : rosaire pour la France à Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à un ROSAIRE pour la FRANCE le Samedi 04 Juin 2016 de 14h00 à 16h00, en l'église Notre-Dame de La Dalbade de Toulouse.

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Posté le 3 juin 2016 à 07h11 par Michel Janva | Lien permanent

02 juin 2016

La Fraternité Saint-Pierre ouvre à Quimper

Lu sur le site de la Fraternité Saint Pierre à Bordeaux :

"Après avoir fait ses premières armes à Bordeaux, l’abbé Courtois se trouve envoyé à une nouvelle mission pastorale. Il est appelé dans le Finistère où l’évêque du lieu, Mgr Dognin, notre ancien évêque auxiliaire de Bordeaux, confie à la FSSP la création d’un apostolat prometteur. Si nous sommes tous tristes de voir notre cher abbé nous quitter, nous nous réjouissons qu’on compte ainsi sur lui pour faire beaucoup de bien aux bretons."

Rappelons que le samedi 18 juin, le cardinal Jean-Pierre Ricard conférera l'ordination sacerdotale à quatre diacres de la Fraternité Saint-Pierre, en la cathédrale Saint-Etienne d'Auxerre à 9h30. 

Posté le 2 juin 2016 à 15h22 par Michel Janva | Lien permanent

4 juin : Nuit de la Terre Sainte au Mans

Affiche nuit de la TS-projet (3)

Posté le 2 juin 2016 à 09h47 par Michel Janva | Lien permanent


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