24 avril 2015

Prêtre : le métier qui rend le plus heureux au monde !

Selon une étude américaine datée de 2011, le métier qui rend le plus heureux au monde serait… le sacerdoce, si tant est que l'on puisse parler de "métier" ! A l’occasion de la 52e Journée de prière pour les vocations (ce dimanche 26 avril 2015), Aleteia remet cette étude en lumière.

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Selon cette étude, réalisée par l’Organisation nationale pour la recherche de l’université de Chicago, les prêtres seraient les plus à l’aise dans leur peau et leur ministère, avant bien d'autres "métiers" autrement plus lucratifs.

"Sacerdos in aeternum" : prions pour nos prêtres, et pour que Dieu nous accorde beaucoup de saints prêtres !

Posté le 24 avril 2015 à 08h55 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

18 avril 2015

Ostension du Saint Suaire à Turin : 19 avril au 24 juin

Le Suaire est un linceul de lin tissé en chevron mesurant environ 4,41m x 1,13m, qui contient la double image, l’image frontale et l’image dorsale se joignant par la tête, du cadavre d’un homme nu mort à la suite d'’une série de tortures ayant culminé avec le crucifiement. L'’image est entourée de deux lignes noires qui sont des traces de brûlure, et d’'une série de lacunes : ce sont les dommages provoqués par l'’incendie qui se produisit à Chambéry en 1532. Selon la tradition, il s’agit du Linceul, cité par les Evangiles, qui servit à envelopper le corps de Jésus au tombeau. Il est certain que le Suaire, en raison des caractéristiques de son empreinte, renvoie directement et immédiatement à la dramatique réalité de la Passion de Jésus, qu'’il aide à comprendre et à méditer. C’est pour cette raison que le Pape l'’a défini « miroir de l'’Evangile ».

L’Ostension débute dimanche 19 avril avec la messe solennelle à 11 heures présidée par le Gardien pontifical du Suaire, Mgr Cesare Nosiglia, Archevêque de Turin, avec les évêques du Piémont. Le Messe sera transmise en direct sur Rai1. Les visites au Suaire commenceront l’après-midi du même jour. 

Il n’est pas possible de réserver sa visite pour les samedi 20 et dimanche 21 juin: le Dôme restera fermé en raison du pèlerinage des jeunes qui se sont inscrits au “Happening des oratoires” sur www.turinforyoung.it et de la prière du Pape François devant le Suaire au cours de sa visite à Turin.

Mercredi 24 juin, dernier jour d’ostension, aucune visite n’est prévue: le matin, le Gardien du Suaire, Mgr Nosiglia, préside dans le Dôme la Messe de clôture à l’occasion de la fête de Saint Jean Baptiste, patron de Turin.

Le parcours de visite au Suaire est ouvert tous les jours de 7h30 à 19h30. La visite est gratuite; la réservation, obligatoire, peut se faire à partir de cette page, en appelant le Call center au +39 011.5295550, ou bien, à partir du 19 avril, directement auprès du Centre de réservations de Via Palazzo di Città (piazza Castello).

Tous les matins la Messe est célébrée à 7h00 dans le Dôme.

Tous les jours de l’ostension, de 7h à 19h30 il sera en outre possible, sans réservation, d’entrer dans le Dôme par la porte centrale.

Sur cette page, vous trouverez l'entière description du Suaire.

Sindone

Posté le 18 avril 2015 à 15h31 par Michel Janva | Lien permanent

Découvrez une église pas comme les autres

Comme l'Eglise, elle partage lumière et transparence, réalité et science, mystère et vérité.

Cliquez ici.

Eglise-entre-les-lignes-01

Posté le 18 avril 2015 à 15h24 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (10)

Pourquoi aimer la messe traditionnelle?

Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté :

Posté le 18 avril 2015 à 07h44 par Michel Janva | Lien permanent

17 avril 2015

En phase terminale, il est ordonné prêtre à 38 ans. Le Pape lui demande sa première bénédiction.

Une si belle histoire de Vocation sacerdotale :

"« Aujourd’hui je me sens porté sur les épaules du Christ : quand je serai prêtre, je porterai l’étole avec le Christ, pour le salut du monde » : c'est le témoignage de Salvatore Mellone, séminariste de Barletta – dans la région des Pouilles – 38 ans, ordonné prêtre ce jeudi 16 avril, à 16h, à son domicile, alors qu'il est en stade terminal d'une longue maladie.

Selon le diocèse, dans la journée du 14 avril, Salvatore a reçu un appel téléphonique du pape François qui lui a dit, entre autres : « ta première bénédiction en tant que prêtre, c’est à moi que tu la donneras ». Une information que le P. Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, n'a pas confirmée ni démentie.

Dans une lettre au diocèse, l'archevêque Mgr Giovanni Battista Pichierri précise avoir consulté la Congrégation pour le clergé, qui a confirmé son intention de procéder à cette ordination sacerdotale.

Le jeune homme avait manifesté à l’archevêque « son très vif désir de pouvoir couronner son cheminement vocationnel par l’ordination sacerdotale ; un seul jour comme prêtre serait pour lui la réalisation du projet de Dieu sur sa personne », explique un communiqué de l'archidiocèse et du Séminaire pontifical de Molfetta" (suite).

 

Posté le 17 avril 2015 à 12h28 par Lahire | Lien permanent

16 avril 2015

Eglise : plus de fidèles, plus de prêtres et plus d’évêques

Lu ici :

"L’édition 2015 de l’Annuaire pontificale est paru ce matin ainsi que le nouvel Annuaire statistiques de l’Église, portant sur la période février 2014/février 2015. Voici quelques chiffres saillants…

Le nombre des catholiques est passé de 1,115 millions de 2005 à 1,254 en 2013, soit un accroissement de 139 millions de baptisés et une proportion des catholiques dans le monde passant de 17,3 % à 17,7 %. Le nombre des catholiques a augmenté de 34 % en Afrique tandis que la population n’a augmenté de que 1,9 %. En Asie également, l’augmentation du nombre des catholiques est supérieure à celle de la population : 2,9 % contre 3,2 %. En Amérique l’augmentation du nombre de catholiques est égale à celle de la population globale (ils représentent 63 %). S’il est stable en Océanie, on enregistre une stagnation en Europe.

Le nombre des prêtres, séculiers et religieux, est passé de 414 313 en 2012 à 415 348 en 2013.

De 2012 à 2013 ont été ordonnés 40 évêques supplémentaires, le total passant de 5 133 à 5 173 : 5 de moins en Océanie, 6 de moins en Amérique du nord, 23 de plus pour toute l’Amérique, 5 de plus en Afrique, 14 de plus en Asie et 9 de plus en Europe."

Posté le 16 avril 2015 à 20h49 par Michel Janva | Lien permanent

15 avril 2015

Ils allaient à la mosquée, ils ont brûlé vif un chrétien au passage (add)

Radio Vatican :

"Un adolescent chrétien, Nauman Masih, 14 ans, a été brûlé vif par de jeunes musulmans. Gravement brûlé, Nauman se trouve actuellement hospitalisé à Lahore, entre la vie et la mort.

Les faits, rapportés par l’agence Fides, se sont déroulés vendredi dernier. Sur le chemin de la mosquée, de jeunes musulmans ont rencontré Nauman. Ils l’auraient alors arrêté, et après avoir appris qu’il était chrétien, ils l’auraient d’abord frappé, avant de l’arroser d’essence, et de le livrer aux flammes, avant de s'enfuir.

Plusieurs passants l’auraient aidé à éteindre les flammes, appelé une ambulance et averti la police. Selon le témoignage de Nauman, ces jeunes étaient de parfaits inconnus, et l’auraient agressé seulement parce qu’ils leur avait avoué qu’il était chrétien."[...]

Admirable "religion", qui pousse ses adeptes à de telles pratiques. La haine anti-chrétienne au Pakistan est préoccupante et n'est pas prise en compte par les autorités civiles, qui telles Ponce Pilate, s'en lavent les mains. Asia Bibi, quant à elle, est toujours en prison pour un crime qu'elle n'a pas commis. L'islam doit se remettre en question.

(Add : on apprend par l'agence Fides que le jeune Nauman est mort des suites de ses brûlures. RIP.)

Posté le 15 avril 2015 à 09h46 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (16)

13 avril 2015

L’archevêque de Buenos Aires demande au gouvernement de reconnaître la FSSPX comme « association de droit diocésain »

PL’archevêque de Buenos Aires, le cardinal Mario Aurelio Poli (photo), successeur du cardinal Bergoglio, a demandé au ministère public d'Argentine de reconnaître la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X comme «  association de droit diocésain », ce qui a été validé par le secrétaire d’État chargé du culte. (via le FC)

L'Argentine, contrairement à la France où le régime de séparation est total, fait bénéficier l'Eglise catholique d'un statut spécial. Pour qu'une communauté catholique puisse bénéficier de ce statut, l'archevêque de Buenos Aires doit donner son accord ou, autrement dit, reconnaître que cette communauté appartient à l'Eglise catholique.

Cette nouvelle est assez emblématique dans la mesure où la Fraternité Saint Pie X est présentée comme une œuvre appartenant à l’Église catholique dans le diocèse même de provenance du pape. Celui-ci a-t-il agi en sous-main ? Toujours est-il que lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires, le pape François s’était occupé en personne des visas des ressortissants étrangers du séminaire argentin de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, à la demande du supérieur du district d’Amérique du Sud de l'époque, l’abbé Christian Bouchacourt.

Posté le 13 avril 2015 à 11h53 par Michel Janva | Lien permanent

12 avril 2015

Saint Grégoire de Narek, proclamé aujourd'hui Docteur de l’Église

Extrait du message du pape aux Arméniens :

"Un siècle s’est écoulé depuis l’horrible massacre qui fut un véritable martyre de votre peuple, dans lequel beaucoup d’innocents sont morts en confesseurs et martyrs pour le nom du Christ (cf. Jean-Paul II et Karekin II, Déclaration commune, Etchmiadzin, 27 septembre 2001). Il n’y a pas de famille arménienne, encore aujourd’hui, qui n’a pas perdu un être cher dans ces évènements : ce fut vraiment le « Metz Yeghern », le « Grand Mal », comme vous avez appelé cette tragédie. En cette occasion, j’éprouve un sentiment de grande proximité envers votre peuple et je désire m’unir spirituellement aux prières qui s’élèvent de vos cœurs, de vos familles, de vos communautés. 

Une occasion favorable nous est donnée de prier ensemble dans cette célébration d’aujourd’hui, au cours de laquelle nous proclamons saint Grégoire de Narek, Docteur de l’Église. J’exprime ma vive gratitude, pour leur présence, à Sa Sainteté Karekin II, Patriarche Suprême et Catholicos de tous les Arméniens, à Sa Sainteté Aram Ier, Catholicos de la Grande Maison de Cilicie, et à Sa Béatitude Nerses Bedros XIX, Patriarche de Cilicie des Arméniens Catholiques. 

Saint Grégoire de Narek, moine du Xème siècle, a su exprimer plus que tout autre la sensibilité de votre peuple. Donnant une voix au cri, qui devient prière, d’une humanité souffrante et pécheresse, opprimée par l’angoisse de sa propre impuissance mais illuminée par la splendeur de l’amour de Dieu et ouverte à l’espérance de son intervention salvifique, capable de transformer toute chose. « Dans l’attente certaine de sa puissance, je crois avec une indubitable espérance, me confiant dans la main du Tout Puissant… que je le verrai, Lui en personne, grâce à sa miséricorde et à sa pitié, et que j’hériterai du Ciel » (Saint Grégoire de Narek, Livre des Lamentations, XII).

Votre vocation chrétienne est très ancienne et remonte en 301, année où saint Grégoire l’Illuminateur a conduit l’Arménie à la conversion et au Baptême, la première parmi les nations qui, au cours des siècles, ont embrassé l’Évangile du Christ. Cet événement spirituel a marqué de manière indélébile le peuple arménien, sa culture et son histoire dans lesquelles le martyre occupe une place prééminente, comme l’atteste de manière emblématique le témoignage sacrificiel de saint Vardan et de ses compagnons du Vème siècle.

Votre peuple, illuminé de la lumière du Christ et avec sa grâce, a surmonté beaucoup d’épreuves et de souffrances, animé par l’espérance qui vient de la Croix (cf. Rm 8, 31-39). Comme vous l’avait dit saint Jean-Paul II : « Votre histoire faite de souffrance et de martyre est une perle précieuse dont l’Église universelle est fière. La foi au Christ, rédempteur de l’homme, vous a infusé un courage admirable sur le chemin, souvent semblable à celui de la croix, sur lequel vous avez avancé avec détermination, dans le but de conserver votre identité de peuple et de croyants» (Homélie, 21 novembre 1987).

Cette foi a accompagné et soutenu votre peuple également dans le tragique événement d’il y a cent ans « que l’on considère généralement comme le premier génocide du XXème siècle» (Jean-Paul II et Karekin II, Déclaration commune, Etchmiadzin, 27 septembre 2001). Le Pape Benoît XV qui condamna comme « inutile massacre » la Première Guerre Mondiale (AAS, IX [1917],429), s’efforça jusqu’au bout de l’empêcher, reprenant les efforts de médiation déjà accomplis par le Pape Léon XIII face aux « funestes événements » des années 1894-96. Il écrivit pour cela au sultan Mahomet V, implorant que tant d’innocents soient épargnés (cf. Lettre du 10 septembre 1915), et ce fut encore lui qui, lors du Consistoire secret du 6 décembre 1915, affirma dans un vibrant désarroi : « Miserrima Armenorum gens ad interitum prope ducitur » (AAS, VII [1915], 510). [...]"

Posté le 12 avril 2015 à 19h22 par Michel Janva | Lien permanent

"Non, le massacre de 148 jeunes étudiants chrétiens kenyans n’a pas entraîné la condamnation internationale que nous étions en droit d’attendre"

Excellente tribune de Joseph Macé-Scaron dans Marianne : 

"L'Afrique du XXIe siècle, devenue une nouvelle Babel, va-t-elle être le champ clos d'une guerre de religion opposant le christianisme à l'islamisme ? Tel est bien l'enjeu de ce qui s'est passé à Garissa. Pendant des décennies, l'islam noir s'est caractérisé par sa tolérance et son syncrétisme. C'est cet islam-là qui est en train de céder la place à une religion agressive, déculturée, mondialisée, tournée au mieux vers la conversion, au pis vers l'anéantissement de l'adversaire. Une religion de guerre et de mort. Au secours, l'Afrique est en passe de devenir petit à petit un nouveau Moyen-Orient ! Cherchez l'erreur, trouvez l'horreur.

Depuis des temps immémoriaux, les chrétiens sont présents dans la Corne de l'Afrique et pas seulement dans l'Ethiopie, copte orthodoxe. Le christianisme n'est pas ici une marque d'occidentalisation, il a produit son art propre, sa liturgie propre, ses icônes sont reconnaissables entre mille avec les yeux immenses de leurs saints ouverts sur l'éternité. Bref, il ne s'agit pas seulement d'une religion, mais d'une civilisation. Pour les islamistes issus de ce chaudron de sorcière qu'est la Somalie, cette situation originale est proprement insupportable puisqu'ils comptent prospérer dans les têtes vides en récitant cette fausse évidence : le christianisme, c'est l'Occident. Peut-être, peut-être qu'un jour les médias délaisseront ce Moyen-Orient que Dieu, lassé, a délaissé depuis longtemps, pour se tourner enfin vers l'Afrique. Peut-être que l'on verra alors CNN ne plus se mélanger les pinceaux en présentant des cartes des pays de la région, comme un stagiaire de BFM. On verra, soyons fous, de grandes émissions à France Télévisions sur ce continent si proche et qui leur semble à tous si loin, si incroyablement loin. Alors oui, ce jour-là, on verra poindre une éclaircie au cœur même des ténèbres".

Posté le 12 avril 2015 à 13h53 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

11 avril 2015

"Divorcés-remariés" : la voie de l’ordo paenitentium

Le frère Thomas Michelet est dominicain, licencié en théologie. Il était à la Sainte-Baume, le sanctuaire de sainte Marie-Madeleine, et il est à Fribourg depuis septembre pour une thèse de doctorat en théologie. Dans la revue Nova et vetera, il publie un long et très intéressant article sur la question fort débattue des fidèles divorcés, remariés civilement. L'intégralité de cet article est à lire, car il répond aux objections, questions, propositions que certains posent. En voici un court extrait :

1621964_10203392496874523_1403839175_n"[...] La vraie difficulté n’est pas la communion eucharistique mais l’absolution, qui suppose le renoncement à son péché. C’est ce qui explique l’impossibilité d’admettre à l’eucharistie pas seulement les divorcés remariés mais « ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste » (CIC, can. 915), appelés autrefois « pécheurs publics ». On gagnerait à le rappeler, sans doute en des termes moins abrupts, afin que les divorcés remariés ne se croient plus les seuls concernés par ce qui n’est d’ailleurs pas une mesure disciplinaire de l’Église, mais une impossibilité qui s’impose d’abord à elle. Et donc, notre réponse pastorale ne devrait pas non plus se focaliser sur leur seul cas — avec le risque de les enfermer dans une catégorie de péché, sans voir qu’ils sont avant tout des baptisés en quête de Dieu —, mais elle devrait être pensée plus largement pour tous ceux qui se trouvent dans la même situation, et que l’on pourrait appeler faute de mieux des « impénitents » ou des « non-sacramentalisables ».

Si l’on ne peut pas leur donner le sacrement de la pénitence, cela tient autant à l’obstacle qui se trouve en eux qu’aux conditions actuelles du sacrement, lequel suppose pour y entrer que la personne soit prête à recevoir l’absolution et à poser les trois actes du pénitent : le repentir (contrition), l’aveu de son péché (confession) et sa réparation (satisfaction), avec le ferme propos de s’en détacher si ce n’est déjà fait, de ne plus recommencer et de faire pénitence. Ces éléments sont intangibles en eux-mêmes, faisant l’objet de définitions conciliaires, mais l’ordre dans lequel ils interviennent ne l’est pas, puisque ce n’est qu’autour de l’an 1000 que la pénitence a suivi habituellement l’absolution comme un effet du sacrement en vue de la réparation, alors qu’elle en était la condition préalable dans la pénitence antique, certes au titre de peine réparatrice mais aussi en tant que disposition à la contrition. De même la forme ordinaire du sacrement est devenue si l’on peut dire « instantanée », rassemblant tous ces éléments dans un acte rituel unique et bref, tandis que la pénitence antique s’étalait sur de nombreuses années et en plusieurs étapes liturgiques, depuis l’entrée dans l’ordre des pénitents jusqu’à la réconciliation finale. Or c’est exactement le cas de figure des divorcés remariés, et plus généralement de tous ceux qui peinent à se détacher complètement de leur péché, qui ont besoin pour cela d’un cheminement sur le temps long. Dans sa forme actuelle, le sacrement de la pénitence ne peut plus intégrer cette dimension temporelle et progressive, alors que c’était le propre de la pénitence antique, qui se pratiquait d’ailleurs encore au Moyen Âge et qui n’a jamais été supprimée. Sur ces deux points, le régime de la pénitence serait donc susceptible de s’enrichir de nouveau, et il serait bon qu’il le fasse car c’est là un vrai manque, en intégrant à côté des trois formes sacramentelles déjà prévues dans le rituel en vigueur, une autre forme « extraordinaire », à la fois nouvelle et profondément traditionnelle. L’histoire encore récente montre que pour engager une telle réforme, un simple motu proprio paraît suffire ; mais il serait sans doute opportun d’y consacrer d’abord une assemblée du synode des évêques, de même que le synode de 1980 sur la famille avait été suivi par celui de 1983 sur la pénitence. [...]"

L'intégralité de l’article est accessible en ligne, ce qui est une faveur exceptionnelle de l’éditeur.

Posté le 11 avril 2015 à 18h25 par Michel Janva | Lien permanent

Miséricorde pour la famille

A l'occasion de la fête de la Miséricorde divine, Guillaume d'Alençon, délégué épiscopal pour la famille et pour la vie du diocèse de Bayonne, a élaboré un site internet.

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Posté le 11 avril 2015 à 15h26 par Michel Janva | Lien permanent

10 avril 2015

Miséricorde et conversion : vérité et subjectivisme

Chiesa cite quelques autres extraits du livre du cardinal Sarah, Dieu ou rien (424 pages) :

Désormais, il n'est pas faux de considérer qu'il existe une forme de refus des dogmes de l'Église, ou une distance croissante entre les hommes, les fidèles et les dogmes. Sur la question du mariage, il existe un fossé entre un certain monde et l'Église. La question devient fort simple : le monde doit-il changer d'attitude ou l'Église sa fidélité à Dieu ? Car si les fidèles aiment encore l'Église et le pape, mais qu'ils n'appliquent pas sa doctrine, en ne changeant rien dans leurs vies, même après être venus écouter le successeur de Pierre à Rome, comment envisager l'avenir ?

Beaucoup de fidèles se réjouissent d'entendre parler de la miséricorde divine et ils espèrent que la radicalité de l'Évangile pourrait s'assouplir même en faveur de ceux qui ont fait le choix de vivre en rupture avec l'amour crucifié de Jésus. Ils estiment qu'à cause de l'infinie bonté du Seigneur tout est possible, même en décidant de ne rien changer de leur vie. Pour beaucoup, il est normal que Dieu déverse sur eux sa miséricorde alors qu'ils demeurent dans le péché. Ils n'imaginent pas que la lumière et les ténèbres ne peuvent coexister, malgré les multiples rappels de saint Paul : "Que dire alors ? Qu'il nous faut rester dans le péché, pour que la grâce se multiplie ? Certes non !" […]

Cette confusion demande des réponses rapides. L'Église ne peut plus avancer comme si la réalité n'existait pas : elle ne peut plus se contenter d'enthousiasmes éphémères, qui durent l'espace de grandes rencontres ou d'assemblées liturgiques, si belles et riches soient-elles. Nous ne pourrons pas longtemps faire l'économie d'une réflexion pratique sur le subjectivisme en tant que racine de la majeure partie des erreurs actuelles. À quoi sert-il de savoir que le compte twitter du pape est suivi par des centaines de milliers de personnes si les hommes ne changent pas concrètement leur vie ? À quoi sert-il d'aligner les chiffres mirifiques des foules qui se pressent devant les papes si nous ne sommes pas certains que les conversions sont réelles et profondes ? […]

Face à la vague de subjectivisme qui semble emporter le monde, les hommes d'Église doivent prendre garde de nier la réalité en s'enivrant d'apparences et de gloire trompeuses. […] Pour engager un changement radical de la vie concrète, l'enseignement de Jésus et de l'Église doit atteindre le cœur de l'homme. Il y a deux millénaires, les apôtres ont suivi le Christ. Ils ont tout quitté et leur existence n'a plus jamais été la même. Aujourd'hui encore, le chemin des apôtres est un modèle.

L'Église doit retrouver une vision. Si son enseignement n'est pas compris, elle ne doit pas craindre de remettre cent fois son ouvrage sur le métier. Il ne s'agit pas d'amollir les exigences de l'Évangile ou de changer la doctrine de Jésus et des apôtres pour s'adapter aux modes évanescentes, mais de nous remettre radicalement en cause sur la manière dont nous-mêmes vivons l'Évangile de Jésus et présentons le dogme."

Posté le 10 avril 2015 à 14h53 par Michel Janva | Lien permanent

Laisser un évêque dire des choses qui ébranlent le dépôt de la foi est une faute grave

Le cardinal Sarah est interrogé dans le dernier numéro de L'Homme Nouveau. Sans langue de bois, il évoque la division sur certains sujets doctrinaux :

S"Je crois que laisser un prêtre ou un évêque dire des choses qui ébranlent ou ruinent le dépôt de la foi, sans l’interpeller, est une faute grave. Au minimum, il faut l’interpeller et lui demander d’expliquer les raisons de ses propos, sans hésiter à exiger de les reformuler de manière conforme à la doctrine et à l’enseignement séculaire de l’Église. On ne peut pas laisser les gens dire ou écrire n’importe quoi sur la doctrine, la morale, ce qui actuellement désoriente les chrétiens et crée une grande confusion sur ce que le Christ et l’Église ont toujours enseigné. L’Église ne doit jamais abandonner son titre de Mater et Magistra : son rôle de mère et d’éducatrice des peuples. Comme prêtres, évêques ou simples laïcs, nous avons tort de ne pas dire qu’une chose est fausse. L’Église ne doit pas hésiter à dénoncer le péché, le mal et toute mauvaise conduite ou perversions humaines. L’Église assume, au nom de Dieu, une autorité paternelle et maternelle. Et cette autorité est un service humble pour le bien de l’humanité. Nous souffrons aujourd’hui d’un défaut de paternité. Si un père de famille ne dit rien à ses enfants sur leur conduite, il n’agit pas comme un véritable père. Il trahit sa raison et sa mission paternelle. Le premier devoir de l’évêque consiste donc à interpeller un prêtre quand les propos de ce dernier ne sont pas conformes à la doctrine. Il s’agit d’une lourde responsabilité. Quand Jean-Baptiste a déclaré à Hérode : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère », il a perdu la vie. Malheureusement, aujourd’hui, l’autorité se tait souvent par peur notamment d’être traitée d’intolérante ou d’être décapitée. Comme si montrer la vérité à quelqu’un revenait à être intolérant ou intégriste alors qu’il s’agit d’un acte d’amour."

Posté le 10 avril 2015 à 10h12 par Michel Janva | Lien permanent

09 avril 2015

Des prêtres déportés à Dachau

Une émission de Franck Ferrand sur Europe 1 à écouter sur une vérité bien souvent tue.

 

"Franck Ferrand nous propose aujourd’hui d’aborder la question des déportés sous l’angle des prêtres du camp de Dachau. Guillaume Zeller, auteur de La baraque des prêtres (Tallandier) est son invité.
Dans son récit, Franck Ferrand nous invite à nous plonger dans la vie quotidienne des prisonniers et déportés du premier camp de concentration mis en place par le régime nazi".

Posté le 9 avril 2015 à 17h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

11 avril à Paris : représentation des Dialogues des Carmélites

A l’occasion de l’Année de la Vie Consacrée (renseignements) :

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Posté le 9 avril 2015 à 14h48 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Le cardinal Napier critique le cardinal Kasper

NLe cardinal Wilfrid Fox Napier, archevêque sud-africain de Durban, membre, à Rome, du secrétariat pour l’économie, et président délégué du synode sur la famille s’en est pris lundi au cardinal Walter Kasper et aux journalistes :

« Il est vraiment regrettable de voir qualifier le cardinal Kasper de’théologien du pape’».

« Contrairement au pape François, le cardinal Kasper n’est pas très respectueux à l’égard de l’Église d’Afrique et de sa hiérarchie. Le cardinal Kasper considère que les évêques africains sont trop soumis à des tabous et trop réticents pour affronter la question de la polygamie et du mariage de personnes de même sexe ».

En octobre 2014, dans un entretien en marge de la première session du synode, le cardinal Kasper avait estimé que les évêques africains ne se mêlent pas de ce que les Européens décident.

Posté le 9 avril 2015 à 10h11 par Michel Janva | Lien permanent

08 avril 2015

Mgr Ravel : Chrétiens, engagez-vous en portant sur le monde un regard de miséricorde

Mgr Ravel, dans l'émission de Famille chrétienne, 3 minutes en vérité :

 

Posté le 8 avril 2015 à 16h37 par Louise Tudy | Lien permanent

10-12 avril : retraite prêchée par le p. Cantalamessa à Banneux

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Posté le 8 avril 2015 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent

07 avril 2015

Consacrés pour la famille : pour la pleine fécondité du synode

Des prêtres, des religieux et des laïcs ont signé une déclaration pour la pleine fécondité du synode sur la famille.

"Alors que les médias ne cessent de nous annoncer un rupture dans l'enseignement magistériel sur la famille à l'occasion du prochain synode, plusieurs prêtres français ont souhaité affirmer solennellement leur attachement à la foi de l'Eglise. Ils invitent leurs confrères à se joindre à leur message au cardinal Baldisseri, secrétaire général du synode. Les religieux et religieuses qui souhaiteraient s'associer à cette démarche peuvent le faire ici et les laïcs peuvent soutenir l'initiative par la prière, en la rejoignant ici et en la diffusant aux prêtres et consacrés de leur entourage."

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Leurs déclarations vient soutenir la mission apostolique de l'Eglise en faveur de la famille :

"Dans un Occident qui oublie trop souvent ses racines chrétiennes, cette dernière est fréquemment agressée par de multiples idéologies, par l'individualisme mercantile, mais aussi, parfois, par les Etats eux-mêmes. Nous en sommes convaincus, la famille, fondée sur l'amour des époux et enracinée dans le sacrement de mariage, conduit au bonheur et à la sainteté. C'est notre mission de pasteurs de la protéger, de prier pour elle et de soutenir les époux et les fiancés face à leurs responsabilités. Nous avons conscience que notre sacerdoce, à l'image de l'amour conjugal, est intimement lié au mystère de l'union du Christ et de l'Eglise. Aussi, nous attendons beaucoup du synode pour la famille, qui, une nouvelle fois, va rendre accessible au plus grand nombre l'enseignement prophétique de l'Eglise sur le sujet. Nous pensons particulièrement aux papes Pie XII, Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI. Confiants dans le Magistère de l'Eglise enseignante, nous voyons bien, aussi, les nombreuses pressions des idéologies séculières qui voudraient faire "évoluer" l'Evangile de la Famille, comme si l'Eglise avait le pouvoir de modifier la parole même du Christ. Nous voulons ici témoigner de notre amour pour le Christ et l'Eglise, dans un esprit de Foi, sans oublier de redire l'attachement affectif et effectif qui nous unit au Pape François, sous le regard de la Vierge Marie et de saint Joseph."

Ce site a été lancé par une équipe de prêtres et de délégués diocésains à la pastorale familiale.

Posté le 7 avril 2015 à 11h05 par Michel Janva | Lien permanent

Le Cardinal Philippe Ouedraogo dénonce la culture de mort

Au Burkina-Fasso, lors de la messe de la veillée pascale, le Cardinal Philippe Ouédraogo a dénoncé la culture de mort et la dictature de la pensée unique :

Cardinal_Philippe_OUEDRAOGO"Notre monde dit moderne, au-delà des progrès scientifiques remarquables, reste incapable et impuissant face à la mort et aux forces du mal… Un certain lobby mondial exerce sur les plus petits et les plus pauvres de notre planète une certaine « culture de la mort » et « une véritable dictature de la pensée unique » qui voudrait imposer à tous des non-valeurs préjudiciables pour l’avenir de l’humanité : le terrorisme aveugle qui tue des innocents, l’euthanasie, l’avortement, les mariages homosexuels, la théorie du « gender equality » (égalité des sexes), les programme de la « santé sexuelle et reproductive »

L’avortement comme interruption volontaire d’une vie humaine commencée est un acte horrible et très grave. L’Église n’ignore pas les tendances laxistes et permissives du monde actuel en la matière. Malheureusement, un bon nombre de législations autorisent l’avortement et des couples comme des célibataires le pratiquent dans nos sociétés…. L’Église retient que la vie humaine est sacrée et l’homme ne peut pas en disposer à sa guise. Lorsqu’il est volontaire, l’avortement est considéré comme un acte grave, un délit : le commencement d’une vie humaine représente une promesse d’avenir qui est interrompue de façon irréversible. La morale chrétienne reprouve donc l’avortement, car toute vie humaine doit être respectée. Le cinquième commandement stipule en effet : « tu ne tueras pas ». Ce refus de l’avortement signifie que la vie humaine est un don de Dieu à accueillir et à protéger! Pour l’Église, l’avortement est toujours un acte grave ; il n’est jamais un bien qu’on peut justifier en lui-même. C’est pourquoi, dans sa législation, l’Église réprouve toute action directement orientée à tuer un fœtus ou à l’éjecter du sein de la mère.

«Qui procure un avortement, si l’effet s’en suit, encourt l’excommunication « latae sententiae » (can. 1398). Cette expression latine canonique établit qu’une sanction pénale peut être encourue automatiquement, sans jugement, par le fait même qu’on ait transgressé la loi. Exemples d’actes entrainant la peine « latae sententiae » : l’hérésie, l’apostasie, le schisme, la violence contre le pape, l’avortement, la profanation de l’Eucharistie…Le péché d’avortement – commis par l’auteur et les complices – est un péché réservé. Il ne peut être absous que par l’évêque et les prêtres délégués à cet effet tels le pénitencier diocésain et les curés des paroisses. De même, « sont irréguliers pour la réception des ordres, celui qui a commis un homicide volontaire ou procuré un avortement suivi d’effet, et tous ceux qui y ont coopéré positivement » (canon 1041, § 4)."

Posté le 7 avril 2015 à 09h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

06 avril 2015

Le chemin de Croix à Toulon

Photoreportage de Navymat :

En ce Vendredi Saint, sous le soleil déjà chaud de ce début d’avril, de très nombreux fidèles des paroisses de Toulon s’étaient donné rendez vous sur le parvis de l’église Saint-Louis.  Trop petite, elle n’avait pu contenir les près de 2000 fidèles qui, à l’appel de Monseigneur Dominique Rey, attendaient la Croix pour péleriner dans la Vieille Ville.

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C’est l’évêque de Toulon-Fréjus qui porta d’abord la Croix, relayé par les Pénitents Noirs de Toulon, une confrérie médiévale refondée en 2006, accompagnés par les Chevaliers du Saint-Sépulcre présents aussi dans la cité maritime et militaire.

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Dans les rues étroites, à des carrefours ou sur des places, suivant les douze stations, le peuple chrétien entonna des cantiques, mettant un genou à terre, devant l’œil mi étonné, mi amusé des touristes plus habitués aux cérémonies religieuses publiques.

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Le Notre Père et l’Ave Maria furent récités en arabe, en communion avec les Chrétiens d’Orient qui depuis 2 ans, chassés de chez eux et persécutés, vivent au quotidien la Passion du Christ.

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Devant l’Opéra, sur une dizaine de mètres, ce furent des enfants qui, à l’image des persécutés innocents, portèrent la Croix de bois. Quelques polos de La Manif Pour Tous étaient portés fièrement.

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Ayant rejoint Notre Dame de la Seds, la cathédrale de Toulon, Monseigneur Rey reprit la Croix pour la porter devant l’autel. Là, les fidèles, l’un après l’autre, purent l’embrasser, vénérant l’objet du Supplice et de la Rédemption.

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Aucun officiel n’a participé à ce qui pour de très nombreux électeurs forme pourtant le cœur de leur identité. «  Laïcité » nous répondit-on…

Posté le 6 avril 2015 à 16h54 par Louise Tudy | Lien permanent

Victimae Paschali Laudes

Victimæ paschali laudes
immolent Christiani.

Agnus redemit oves:
Christus innocens Patri
reconciliavit peccatores.

Mors et vita duello
conflixere mirando:
dux vitae mortuus,
regnat vivus.

Dic nobis Maria,
quid vidisti in via?

Sepulcrum Christi viventis,
et gloriam vidi resurgentis:

Angelicos testes,
sudarium, et vestes.

Surrexit Christus spes mea:
praecedet suos in Galilaeam.

Scimus Christum surrexisse
a mortuis vere:
tu nobis, victor Rex, miserere.
Amen. Alleluia !

À la Victime pascale, les chrétiens offrent un sacrifice de louanges.

L'Agneau a racheté les brebis ; le Christ innocent a réconcilié les pécheurs avec le Père.
La mort et la vie se sont affrontées en un duel admirable

Le guide de la vie, bien que mort, règne vivant.
Dis-nous, Marie, ce que tu as vu en chemin.
J'ai vu le tombeau du Christ vivant et la gloire de sa résurrection,
Les anges témoins, le suaire et les vêtements.
Christ, notre espérance, est ressuscité, il précèdera les siens en Galilée.
Nous savons que le Christ est vraiment ressuscité des morts.
Toi, Roi vainqueur, aie pitié de nous.
Ainsi soit-il, Alleluia.

Posté le 6 avril 2015 à 14h18 par Michel Janva | Lien permanent

Pâques sous le signe du pardon au Niger

Les émeutes "anti-Charlie" de janvier au Niger avaient dégénéré en émeutes contre les chrétiens et leurs églises, qui avaient été pour la plupart incendiées. Les fidèles privés de lieu de culte se rassemblent sous des bâtiments de fortune ou des tentes en attendant que leurs églises soient reconstruites, si elles le sont un jour.

"Le gouvernement nigérien a promis qu'il aiderait les églises à financer les travaux de réhabilitation. Les pertes se chiffrent à quelque 2 milliards de francs CFA (environ 3 millions d'euros), selon des responsables chrétiens."[...]

Réunis dans la joie de Pâques, les fidèles nigériens ont témoigné qu'ils pardonnaient la destruction de leurs églises, mais ne cachent pas leur inquiétude de voir que les travaux de réfection n'avancent pas faute de moyens. La saison des pluies qui arrive bientôt risque de rendre les dégâts irréversibles si on ne met pas très vite les bâtiments hors d'eau.

Les chrétiens nigériens ont pardonné, mais ils n'oublient pas que leur situation est précaire, et que leur présence, dans un pays où l'islam se durcit chaque jour un peu plus, risque de devenir problématique.

Posté le 6 avril 2015 à 00h36 par Marie Bethanie | Lien permanent

05 avril 2015

Le patriarche melkite catholique invite les djihadistes à entrer dans la joie de la résurrection du Christ

Extraits de la lettre pastorale du Patriarche melkite catholique Gregorios III pour Pâques :

"Nous annonçons cette bonne nouvelle avec joie à tous ceux qui liront cette lettre. Nous exprimons cette bonne nouvelle dans la brève et merveilleuse salutation pascale, qui fait dire «Christ est ressuscité! - Il est vraiment ressuscité ». Cette bonne nouvelle est partagée entre celui qui l’annonce et celui qui l'entend, une bonne nouvelle pleine de foi et de joie, une bonne nouvelle proclamée par les grands et les petits, une bonne nouvelle que nous répétons des centaines de fois le jour de Pâques et dans l'ensemble du temps pascal - la bonne nouvelle de la vie. (…)

Cela signifie que le Royaume, le centre et la base de la foi chrétienne, c’est la résurrection. Cela signifie que la vie est au cœur même de la mission de Jésus-Christ, comme il le dit, (Jean 10: 10) «Je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance." Cela signifie que quiconque croit en Jésus croit en la vie, parce que l'évangile de la résurrection est la bonne nouvelle de la vie. (…)

C‘est pourquoi la Grande Fête de la Résurrection est généralement désigné par deux titres : la fête de la Pâques (Pessah = Passage) et de la Vie. Nous ne devons pas séparer l'un de l'autre. La Pâques est un passage ou un mouvement entre la vie sur la terre et la vie à venir, la vie éternelle. Le Canon pascal se réfère à cela, "Aujourd'hui est le jour de la résurrection ... le Christ notre Dieu nous a conduit de la mort à la vie, et de la terre au ciel…

Malheureusement, l'homme invente également en ces jours des instruments de  guerre, de mort et de destruction. L’homme détruit ce que Dieu a construit et il détruit la vie.

La mission de l'humanité est de préserver la vie. Nous sommes des ressuscités, chacun, ce qui signifie que chacun de nous est l'enfant de la vie, de la résurrection, et le porteur de vie aux autres. C’est ainsi que dans la première période du christianisme en Orient nous avons été appelés, "les enfants de la résurrection», enfants de la vie et porteurs de la culture et de la civilisation de la résurrection et la vie. (…)

Un sourire apporte la résurrection et la vie. Une salutation chaleureuse et aimante est la résurrection et la vie. Même saluer un inconnu d'une manière amicale et attentionnée est la résurrection et la vie.

Que voyons-nous aujourd'hui ? Les gens utilisent leurs membres, leurs mains, leurs pieds, leurs yeux, leurs pensées, leur imagination, leur ingéniosité et leur inventivité à concevoir des instruments de mort, de destruction, de terrorisme. Ainsi, l'homme détruit ce que Dieu a créé. (…)

Face à tout ce que nous voyons, devant les scènes de mort et de violence, face au terrorisme, au meurtre, aux égorgements, aux décapitations, aux corps brulés et démembrés, nous renforçons notre foi dans la vie, dans le Christ qui a vaincu la mort et donné la vie, qui nous appelle tous à être des enfants de la résurrection et de la vie, à être porteurs de l'Evangile de la vie et à travailler à la victoire de la vie sur la mort, de l'amour sur la haine et du pardon et la réconciliation sur la vengeance. (…)

Chers frères et sœurs, nous avons en effet besoin aujourd'hui de ces invitations à la joie, alors que nous sommes entrés dans la cinquième année du chemin de la croix et du Golgotha ​par notre souffrance à tous.

Nous devons nous réjouir ensemble, célébrer ensemble, chanter ensemble et nous encourager mutuellement, pour nous convaincre les uns les autres de façon fraternelle et apporter de la joie dans les autres cœurs. Visitez-vous les uns les autres dans la charité, l'entraide, la danse, le chant, en particulier en chantant des hymnes de la Résurrection dans nos maisons, nos rassemblements, nos réunions, nos assemblées, nos confréries, nos diverses activités pastorales, nos rencontres de jeunes, nos réunions scoutes et dans toutes les autres associations de jeunesse. J’appelle tous nos fidèles à cette joie dans nos paroisses partout, en Syrie, en Irak, en Palestine, au Liban, en Egypte et dans le monde entier. (…)

Beaucoup de nos paroissiens et d'autres citoyens sont tombés en martyrs et en victimes de la sauvagerie de la guerre. Nous tenons à mentionner en particulier les trois événements qui nous ont éprouvé moralement et ont causé la peur de beaucoup dans les cœurs, qui porte beaucoup d'entre nous à émigrer en raison de la peur et du manque de sécurité. Tout d'abord, nos frères et sœurs à Mossoul et dans la plaine de Ninive ont été chassés ; d'autre part, Daesh (ISIS) a assassiné vingt-et-un coptes égyptiens, et troisièmement l'expulsion de trente-cinq villages le long de la rivière Khabour en Syrie du Nord a provoqué la mort et l'enlèvement de plusieurs de nos frères assyriens et de nos sœurs, fils et filles. Nous offrons nos plus sincères condoléances à tous ceux qui sont en deuil. Nous resterons toujours confiance dans le Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ressuscité des morts, qui a détruit la mort.

N’oublions pas, comme je l'ai mentionné plus tôt, que nous sommes les enfants de la résurrection. N’oublions pas que Damas même et la région environnante, qui a vu tant de combats, est le lieu de l'apparition de Jésus, ressuscité des morts, à Saül, le persécuteur, qui est venu à Damas, avec l'intention de détruire la nouvelle Église qui était née à Damas. Il était là, sur le chemin de Damas, à tuer, battre, enlever et réduire les chrétiens en captivité, quand il a vu le Christ lui-même, ressuscité des morts, qui lui était apparu en disant: «Saül, Saül, pourquoi me persécutes-tu ?" (Actes 9: 4)

Et Saül continua son chemin de Damas, doux comme un agneau. A Damas, il reçut l'illumination du saint baptême des mains d’Ananias, le premier évêque de Damas. A Damas, Saül devint Paul, le porteur de bonnes nouvelles de la résurrection, et il se retira dans le désert de Deraato Mismiyeh, et de là, il proclama la bonne nouvelle de Jésus, ressuscité d'entre les morts, et il alla dans le monde entier, pour annoncer la bonne nouvelle de la résurrection et de la vie, qui est en Jésus-Christ.

De Damas, le jour de la Résurrection, de la glorieuse Pâques - le passage de la mort à la vie, de l'esclavage à la liberté, du dénuement à la dignité, de la guerre à la paix - nous proclamons, avec tous les moyens à la disposition de notre Eglise, ce cri de la victoire et de la vie, «Christ est ressuscité!"

De la Syrie souffrante, de l'Irak, du Liban, de la Palestine et de notre Orient, en particulier de Jérusalem, la ville de la résurrection, nous lançons cet appel au monde entier.

Au lieu de rejoindre les différents groupes djihadistes, et d'autres organisations meurtrières, terroristes,  destructrices, nous disons: «Rejoignez les deux cent mille chrétiens qui célèbrent la fête de la Résurrection et de la vie, l'amour, la solidarité, le pardon, la réconciliation, la joie et la fraternité universelle. "

Nous adressons cet appel en particulier à tous ceux qui s’inscrivent sous les bannières de ces organisations, en leur disant de se joindre à nous, les fils et filles de la résurrection et la vie. Nous leur disons, "Nous voudrions vous voir également prendre part à la joie de cette fête. Nous vous aimons par les mots de la Doxastikon de l'Eglise : "C’est aujourd’hui le jour de la Résurrection ! Soyons rayonnant pour la fête, et embrassons-nous les uns les autres. Disons, O frères, même à ceux qui nous haïssent : pardonnons-nous toutes choses en cette Résurrection ; et crions : le Christ est ressuscité d'entre les morts, par la mort, il a foulé aux pieds la mort, à ceux qui sont dans les tombes il a donné la vie ". (…)"

Posté le 5 avril 2015 à 23h09 par Michel Janva | Lien permanent

Alleluia !

Posté le 5 avril 2015 à 18h46 par Michel Janva | Lien permanent

Les chrétiens d'Irak vous souhaitent de joyeuses Pâques

De l'AED :

"« Ne craignez pas, je suis ressuscité et je serai toujours avec vous ! »
Joyeuses Pâques !

Christ est ressuscité !

"L'amour a vaincu la haine, la vie a vaincu la mort, la lumière a chassé les ténèbres !

Jésus Christ, par amour pour nous, s'est dépouillé de sa gloire divine ; il s'est vidé de lui-même, il a assumé la forme de serviteur et s'est humilié jusqu'à la mort, et la mort de la croix.

Implorons aujourd'hui du Seigneur ressuscité, la grâce de ne pas céder à l'orgueil qui alimente la violence et les guerres, mais d'avoir l'humble courage du pardon et de la paix. À Jésus victorieux demandons d'alléger les souffrances de tant de nos frères persécutés à cause de son nom, comme aussi de tous ceux qui pâtissent injustement des conséquences des conflits et des violences actuelles. Il y en a tant !

Demandons la paix, surtout pour la bien-aimée Syrie et l'Irak, pour que cesse le fracas des armes et que se rétablisse la bonne cohabitation entre les différents groupes qui composent ces pays bien-aimés. Que la communauté internationale ne reste pas inerte face à l'immense tragédie humanitaire dans ces pays, et au drame des nombreux réfugiés." Pape François, dimanche 5 avril 2015.

Touchés par votre aide, les chrétiens d'Irak que nous avons vus la semaine dernière ont tenu à vous souhaiter une joyeuse fête de Pâques (vidéo en Anglais) : 

 

Posté le 5 avril 2015 à 16h36 par Marie Bethanie | Lien permanent

22-25 octobre 2015 : pèlerinage Summorum Pontificum à Rome

Fin octobre, pour la quatrième année consécutive, le peuple Summorum Pontificum se retrouvera à Rome en pèlerinage. Le pèlerinage coïncidera cette année avec la clôture de l’assemblée ordinaire du Synode sur la famille. C’est le Père Abbé de Fontgombault, Dom Jean Pateau, qui célébrera la dernière messe du pèlerinage, le dimanche 25 octobre, pour la fête du Christ-Roi.

Giuseppe Capoccia, délégué général, déclare :

"La tenue du Synode fait aussi qu’aucun chef de dicastère n’est disponible pour les différentes célébrations du pèlerinage. C’est donc un archevêque diocésain italien qui célébrera en la basilique Saint-Pierre le samedi 24 octobre, au terme de notre procession solennelle qui parcourt les rues de Rome."

"Nous commencerons par les vêpres suivies d’un salut du Saint-Sacrement, le jeudi soir en l’église de la Très Sainte Trinité des Pèlerins, chantées par la Schola Sainte-Cécile. Le vendredi 23 octobre, nous aurons le chapelet le matin, le chemin de croix l’après-midi et fêterons saint Antoine-Marie Claret le soir lors d’une messe pontificale célébrée par Mgr Pozzo, Secrétaire de la Commission Ecclesia Dei. Si les lieux de ces différents rendez-vous sont encore à confirmer, je peux d’ores et déjà vous révéler que la rencontre sacerdotale conduira les prêtres et séminaristes du pèlerinage à l’Angelicum (Université pontificale Saint-Thomas-d'Aquin) où ils seront accueillis par le Père Serge-Thomas Bonino, doyen de la faculté de philosophie. Le samedi, nous bénéficierons de nouveau de l’accueil de don Ivan, curé de San Lorenzo in Damaso, pour l’adoration eucharistique qui précédera notre procession solennelle vers Saint-Pierre à travers les rues du centre historique de Rome. C’est Dom Pateau qui nous fera l’honneur de présider cette belle procession vers le tombeau de l’Apôtre. La messe à Saint-Pierre sera à midi, comme l’an dernier. Le dimanche, nous fêterons le Christ-Roi à 11 heures, de nouveau à la Trinité des Pèlerins, avec Dom Pateau et un chœur anglais conduit par Matthew Schellhorn, un jeune et talentueux musicien qui vient de fonder un concours de musique sacré soutenu par la Latin Mass Society."

Pour tout renseignement, vous pouvez écrire à fr.sumpont@gmail.fr

Posté le 5 avril 2015 à 10h10 par Michel Janva | Lien permanent

Et resurrexit tertia die

R

Posté le 5 avril 2015 à 00h00 par Michel Janva | Lien permanent

03 avril 2015

Tour du monde des célébrations de la semaine sainte

En onze photos, le Point propose un petit tour du monde des processions et des cérémonies depuis le dimanche des Rameaux. On ajoutera celle-ci, prise à Nairobi en 2014, un an avant le véritable chemin de croix des chrétiens kenyans.

Kenya(source photo)

Posté le 3 avril 2015 à 22h09 par Louise Tudy | Lien permanent

Interruption des messes dans le monde

Lu ici :

X"A partir du Jeudi Saint, la messe n'est plus célébrée dans l'Eglise Catholique jusqu'à la Vigile Pascale. La chose est assez rare pour être soulignée, car des messes sont célébrées en permanence dans le monde, compte tenu d'abord des nombreuses messes qui ont lieu partout, et ensuite du décalage horaire de toutes les communautés sur le globe.

Faisons un petit calcul, en prenant l'hypothèse la plus défavorable. Imaginons tout d'abord que la Messe du Jeudi Saint soit célébrée le plus tard possible à Nuku'Alofa sur l'île de Tonga. La messe quoi qu'il en soit sera terminée à 23h, heure locale, ce qui fait pour nous le Vendredi Saint à 12h. Imaginons ensuite que la Vigile Pascale soit célébrée le plus tôt possible à Honolulu (Hawaii), le Samedi Saint à 17h (ce qui est très tôt pour une Vigile Pascale, il serait bon d'attendre la nuit). Pour nous, cela fait 6h du matin le Samedi Saint. Nous en concluons que, quoi qu'il en soit, aucune consécration n'a lieu dans l'Eglise catholique entre le Vendredi Saint après-midi et les premières heures du Samedi Saint."

Posté le 3 avril 2015 à 16h48 par Michel Janva | Lien permanent

« Tout est accompli. »

CLéon Bonnat, Crucifixion 1880

Posté le 3 avril 2015 à 15h00 par Michel Janva | Lien permanent

Neuvaine de préparation à la fête de la Divine Miséricorde

Th (2)Le dimanche après Pâques, appelé traditionnellement dimanche "in albis", est le Dimanche de la Miséricorde. C'est Saint Jean Paul II qui institua cette fête en 2000 le jour de la canonisation de Sainte Faustine. Le Christ lui avait dit : "La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu'elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques". Une indulgence plénière est attachée à la célébration de cette fête.

Jésus inspira à sainte Faustine d’écrire cette neuvaine et de la réciter avant la Fête de la miséricorde. On commence cette neuvaine le Vendredi Saint. 

1er jour : Vendredi Saint 3 avril : Demandons miséricorde pour toute l’humanité, particulièrement pour les pécheurs.

[Parole du Seigneur Jésus] Aujourd’hui, amène-moi l’humanité tout entière, et particulièrement tous les pécheurs, et immerge-la dans l’océan de ma Miséricorde. Ainsi tu me consoleras de l’amertume dans laquelle me plonge la perte des âmes.

[Prière de Sœur Faustine]Très Miséricordieux Jésus, dont le propre est d’avoir pitié de nous et de nous pardonner, ne regarde pas nos péchés mais la confiance que nous avons en ton infinie bonté. Reçois-nous dans la demeure de ton Cœur très compatissant et garde-nous en lui pour l’éternité. Nous t’en supplions par l’amour qui t’unit au Père et au Saint-Esprit.

Père Éternel, regarde avec Miséricorde toute l’humanité qui demeure dans le Cœur très compatissant de Jésus, et en particulier les pauvres pécheurs. Par la douloureuse Passion de ton Fils, témoigne-nous ta Miséricorde pour que sa puissance soit louée pour les siècles des siècles. Amen.

[On finit par le chapelet à la Miséricorde divine] On récite cette prière sur un chapelet.

Au début : dire le Notre Père, le Je vous salue Marie, puis le Je crois en Dieu.

Sur les gros grains du Notre Père (1 fois) : Père Eternel, je T’offre le Corps et le Sang, l’Ame et la Divinité de Ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur Jésus Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier.

Sur les petits grains du Je vous salue Marie (10 fois) : Par Sa douloureuse Passion, sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier.

A la fin (3 fois) : Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Éternel, prends pitié de nous et du monde entier ».

[On trouvera chaque jour de la neuvaine ici]

Posté le 3 avril 2015 à 10h45 par Marie Bethanie | Lien permanent

Entretiens avec le cardinal Müller sur KTO

L'entretien a été diffusé hier (durée : 30mn) :

Une autre émission de 90mn avec le cardinal est consacrée au "Jésus de Nazareth" de Joseph Ratzinger/Benoît XVI.

Posté le 3 avril 2015 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent

Le sacrement de l'Eucharistie est-il un don ou un dû ?

Homélie du Très Révérend Père Dom Jean Pateau, Abbé de Notre-Dame de Fontgombault, hier (via Le Petit Placide) :

Cum dilexisset eos... in finem dilexit eos. Ayant aimé les siens... il les aima jusqu'à la fin. (Jn 13,1)

Chers Frères et Sœurs, Mes très chers Fils,

LE SACREMENT DE L'EUCHARISTIE dont nous commémorons ce soir l'institution, le Mystère pascal, Mort et Résurrection de Jésus, sont-ils des dons ou des dus ?

Cette question, posée au seuil du Triduum Paschale, qui couvre la période du Jeudi-saint au matin de Pâques, est essentielle. La réponse conditionnera les actes de notre vie chrétienne face aux mystères situés à la racine de notre foi : « Si le Christ n'est pas ressuscité, dit saint Paul, vide alors est notre message, vide aussi votre foi. » (1Co 15,14)

Si le Mystère pascal est un dû, au fond il n'y a pas à s'en soucier. C'est dans l'ordre des choses. Dieu s'occupe de moi comme il veut, c'est normal. Il fait son travail de Dieu.

Si le Mystère pascal est un don, et que ce don a Dieu pour auteur, la perspective change. Dieu, créateur de l'univers, se donne à sa créature ; le Tout-Puissant, à celui qui est impuissant. Une dimension nouvelle s'ouvre dans la rela- tion de l'homme à Dieu, et par conséquent aux autres, celle de l'Amour gratuit. La scène du lavement des pieds, que la liturgie invite à renouveler aujourd'hui, entre dans cette perspective.

Les premiers mots de l'Évangile que nous venons d'entendre résonnent comme un résumé du don pascal. Ils ouvrent, en l'Évangile selon saint Jean, le récit du Triduum. L'Heure de Jésus, de son ultime témoignage d'amour, de son passage, de sa Pâque, est arrivée.

Avant la fête de la Pâques, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde vers le Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'à la fin. (Jn 13, 1)

Recevrons-nous ce témoignage ? Il n'est pas facile de se laisser laver les pieds par Jésus. Pierre, le premier, en fait la rude expérience. La divinité de Dieu se manifeste pour lui dans la puissance, non dans l'humilité d'un geste d'esclave. Qui n'a pas d'idées sur ce que Dieu devrait faire, ou du moins ne pas permettre ?

Pierre est prêt à dégainer son épée pour défendre son Dieu. Il n'est pas encore prêt, comme Dieu, à se faire serviteur de ses frères, à leur laver les pieds.

Pierre estime ne pas avoir besoin d'un Dieu humble et miséricordieux, mais d'un Dieu puissant et vengeur. Dans quelques heures qu'en sera-t-il ?

Après avoir trahi Jésus par un triple reniement, après avoir fait l'expérience du regard de Jésus fixé sur lui dans la maison du Grand Prêtre, Pierre saisit que le chemin de Dieu dans son cœur passe par l'acceptation d'un regard de Miséricorde sur sa pauvre vie. Croisant le regard de Jésus, il mesure combien Dieu se fait petit, mendiant d'amour, devant l'homme pécheur. Qu'est devenu le disciple fier de suivre Jésus alors que les autres s'étaient éloignés ? Pierre se retire et pleure amèrement. Pleure-t-il sa faute ? On le croit habituellement. Ne pleurerait-il pas plutôt devant l'abondante Miséricorde dont il vient de se sentir l'objet ? Pierre a compris et il pleure.

Celui qui, depuis le début, voulait défendre Dieu, a trébuché. Il est relevé par le regard de son Maître, prison- nier, humilié, bafoué, bientôt couronné d'épines.

Pierre pleure parce que le Seigneur lui offre son témoi- gnage d'amour jusqu'à la fin. Devant le disciple humilié, Jésus se fait petit. Il mendie son amour. Pierre voulait offrir ses armes, Jésus lui demande ses larmes, son cœur, sa vie. Quelques jours plus tard, au bord du lac de Tibériade, ce regard se fera parole : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? » (Jn 21, 15)

Aujourd'hui, la même question retentit pour nous.

Demain, les bras ouverts du Crucifié proposeront au monde de venir boire, au côté transpercé, les flots purifiants de la grâce. « Tout est accompli. » (Jn 19,30)

Par la mort sur la Croix, le Christ fait irruption dans la vie de chaque homme. De tous les tabernacles de la terre, sous l'aspect humble de l'hostie, jaillit encore ce cri d'appel : « M'aimes-tu ? » Il s'agira désormais pour chaque homme, pour chaque société, de répondre à la quête du Seigneur. À travers les sacrements, tout particu- lièrement le sacrement de pénitence, Dieu vient proposer à nouveau sa grâce. Les prêtres, les consacrés, les chré- tiens, les hommes de bonne volonté, se font l'écho de sa parole jusqu'aux confins de la terre.

Pourquoi tant de profanations, tant de tabernacles brisés, tant d'églises brûlées ? Pourquoi tant de chrétiens massacrés, ou plus communément exclus de la vie publique, moqués par les sociétés et les hommes de notre temps ?

En face de la Croix, en face du tabernacle, nul ne peut-être indifférent. La dérision, les profanations, ne sont que fin de non recevoir au mendiant qui frappe à la porte, et qui n'a rien d'autre à proposer que son amour. Il est facile d'avoir dans sa vie une idole, un leader, un beau parleur, un entraîneur... il est plus difficile d'avoir comme maître un mendiant, un crucifié. En Jésus, Pierre à découvert l'amour fidèle, l'amour à l'épreuve de la trahison, l'amour jusqu'au don de sa vie, l'amour jusqu'à la fin.

Alors que nous recevons à genoux le sacrement de son corps et de son sang, Dieu se donne, mendiant d'amour. Il attend de nous non des armes, mais des cœurs. L'ami de Jésus ne peut se contenter d'un amour à moindres frais, d'une fidélité à éclipse, s'il veut convertir le monde.

Tel Pierre, le monde défend ses dieux : argent, pouvoir, infidélité, mépris de la vie d'autrui, culture de mort et du rebut. À l'école du crucifié, mendiant d'amour, devenons par notre miséricorde, par notre regard sur autrui, à notre tour, des mendiants d'amour. Imitons les gestes du Seigneur à l'égard de nos frères : le lavement des pieds, le regard sur saint Pierre. Écoutons ses paroles de consola- tion. Alors, des yeux desséchés des hommes de notre temps, couleront les larmes qui, un soir, ont mouillé les yeux de Pierre. À eux s'adresse le commandement du bel amour.

Que Marie, Mère très aimante, nous tienne en ces jours au pied de la Croix."

Posté le 3 avril 2015 à 07h08 par Michel Janva | Lien permanent

02 avril 2015

Hoc est enim Corpus Meum

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Posté le 2 avril 2015 à 20h00 par Michel Janva | Lien permanent

L'Eglise à Cuba : les obstacles restent nombreux

Monseigneur Alfredo Petit-Vergel, évêque auxiliaire de La Havane, à Cuba, répond aux questions de l’AED :

Unknown"La reprise des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis offre-t-elle de nouvelles perspectives à la population cubaine et à l’Église catholique en particulier ?

Nous espérons que ce changement rétablira des relations pacifiques entre les deux nations. Les Catholiques cubains font partie intégrante du peuple cubain. Ils ne demandent pas de privilèges spécifiques. Comme partout dans le monde, l’Église aspire simplement à prêcher l’Évangile de Jésus-Christ.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que la levée de l’embargo légitime un régime niant toujours les libertés fondamentales de son peuple?

Que c’est une analyse erronée de la réalité cubaine dans son ensemble. Le futur nous dira qui a raison.

Les Catholiques cubains bénéficient d’un peu plus de liberté depuis quelques années mais sont-ils marqués par les souffrances vécues sous le régime de Fidel Castro ?

Oui. Les obstacles ont été et restent nombreux. Parmi eux, le manque de prêtres et d’agents pastoraux. Le gouvernement a toujours contrôlé leur nombre, le plafonnant à 400 pour un pays … de 11 millions d’habitants. 

L’Église est-elle toujours l’objet d’un strict contrôle gouvernemental ?

Pas à l’heure actuelle.

De quoi a-t-elle le plus besoin en ce moment ?

De moyens pour soigner et nourrir les plus pauvres mais surtout, de prières et de prêtres. Le rôle de l’Église ne se limite pas à l’action sociale. Elle insuffle à la société une dimension transcendante et apprend à vivre le quotidien selon l’Évangile."

Posté le 2 avril 2015 à 08h01 par Michel Janva | Lien permanent

01 avril 2015

"J’aimerais qu’il y ait davantage d’évêques qui se joignent aux manifestants"

Le cardinal Sarah, Préfet de la Congrégation pour le culte divin, est interrogé dans La Nef. Extraits :

S"[...] Le rôle de l’Église, Mater et Magistra, est d’enseigner et de sanctifier, de rapprocher l’homme de Dieu. L’Église doit donc jouer vraiment son rôle aujourd’hui, non en employant un langage incompréhensible, mais en étant pédagogue, en se faisant comprendre, en trouvant la forme adaptée à l’époque sans bien sûr changer la doctrine. Le rôle de l’Église est de porter l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre. À temps et à contretemps. Dieu ne force personne, sa puissance est d’aimer et cela l’Église ne peut le taire, il lui revient d’annoncer Jésus et le salut, puisque Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. Nous avons la douleur de voir qu’en Occident, chaque évêque ou chaque conférence épiscopale voudrait décider seul. Il est frappant de voir que des évêques se prononcent seuls sur des questions graves engageant la doctrine, sans que personne ne réagisse. Cela crée un désordre et un trouble qui nuisent à une foi déjà faible en Occident, si bien que les fidèles ne savent plus à qui se vouer.

Peut-être évoquez-vous là des propos en rapport avec le synode sur la famille qui a donné une image quelque peu cacophonique de l’Église avec des points de vue très différents qui se sont affrontés : comment voyez-vous la seconde partie de ce synode en octobre 2015 ?

J’espère que le synode rappellera l’aspect merveilleux, positif, de la famille et du mariage. En effet, le document de mi-parcours publié au dernier synode n’était pas représentatif et a causé de graves dégâts en semant le trouble. Des choses inacceptables ont été dites sur la communion des divorcés remariés, l’apport positif des unions homosexuelles, alors qu’aucune civilisation n’avait jusque-là légalisé de telles pratiques. J’espère que le prochain synode sera plus respectueux de ses statuts, car il n’a pas pouvoir de discuter les questions doctrinales comme un concile dont il n’a pas l’autorité : la communion et le mariage sont des sacrements, le remariage après un divorce est impossible, c’est assez clair dans l’Évangile !

Vous avez évoqué votre admiration pour les grandes Manif pour tous ?

Oui, en effet, cela m’est apparu comme un réveil des Français qui ont pacifiquement manifesté leur opposition à une mauvaise loi et j’invite les chrétiens notamment à continuer à lutter dans ce sens avec l’aide indispensable de la prière. La famille est absolument essentielle et j’aimerais qu’il y ait davantage d’évêques qui se joignent aux manifestants. [...]"

Posté le 1 avril 2015 à 17h46 par Michel Janva | Lien permanent

31 mars 2015

La mafia, persona non grata pendant la Semaine Sainte en Calabre

Les évêques remettent la main sur les processions en imposant des règlements très stricts : 

"plusieurs diocèses ont émis des règles pour l’organisation et le bon déroulement des processions religieuses. Leur objectif : éviter les infiltrations par les clans de la N’Drangheta.

« Ces derniers, écrit Luca Kocci dans la revue Adista, utilisent les manifestations de piété populaire pour affirmer leur visibilité, leur prestige et leur domination sur le territoire. » Notamment, en portant eux-mêmes les statues de la Vierge et des saints, ou en imposant des arrêts et des inclinations à des endroits stratégiques.

Dans le diocèse d’Oppido Mamertina-Palmi (Rc), à Tresilico, l’été dernier, après l’inclination de la statue de la Vierge des Grâces devant la maison d’un boss de la mafia, Mgr Francesco Milito a ainsi décidé de suspendre les processions.

À l’approche de Pâques, période riche en processions, le prélat a levé son interdiction tout en accompagnant sa décision d’un « Guide pour les célébrations, les exercices pieux et les processions de la Semaine sainte ». Outre des indications théologiques, liturgique et pastorale, le texte contient des normes pratiques pour empêcher les infiltrations (...)

Encore plus détaillé, le règlement diocésain pour les processions publié par l’évêque de Mileto-Nicotera-Tropea, Mgr Luigi Renzo, ne se limite pas à la Semaine sainte. L’évêque de Mileto a en effet déjà été plusieurs fois confronté à des affaires d’infiltration par la N’Drangheta : en 2010, à l’occasion de la procession de l’Affruntata (procession très populaire en Calabre), l’évêque lui-même a bloqué le char de la Vierge et du Christ ressuscité dans l’église, exigeant une sélection plus rigoureuse des porteurs. L’irritation de la mafia locale s’est d’ailleurs manifestée quelques jours plus tard avec des coups de projectiles sur la porte du prieur de la confrérie du Très Saint Rosaire, organisateur de la fête... (...)

« Avec le nouveau règlement, de telles situations ne devraient plus se reproduire », explique le journaliste. Outre l’approbation du parcours et des arrêts par le conseil paroissial, ainsi que la sélection des porteurs parmi des personnes de confiance, il est précisé que « les personnes adhérant à des associations condamnées par l’Église ou dont le procès ou la condamnation pour association mafieuse est en cours sans qu’elles aient donné de signe de repentance », ne peuvent participer à la procession.

« Par ailleurs, tout chantage pour porter les statues est proscrit, ainsi que les collectes d’argent, ou encore les arrêts devant des habitations ou des personnes, sauf s’il s’agit d’hôpitaux, de maisons de soin ou de malades. »

Un chapitre entier est consacré à la seule procession de l’Affruntata. Les fidèles sont ainsi invités à ne pas « se laisser déposséder de ce qui appartient à leur patrimoine religieux le plus authentique, en le laissant entre les mains de gens peu scrupuleux qui n’ont rien de chrétien et pratiquent une religion à l’envers, offensant ainsi le vrai christianisme populaire. »

Posté le 31 mars 2015 à 16h42 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)

29 mars 2015

Les azulejos, véritable catéchisme de pierre

Suite à ce post de fin décembre sur la construction d'une église à Libreville au Gabon, l'Institut du Christ-Roi m'informe que, en moins d'un mois, la pose des carreaux sur la façade a été achevée, et les travaux d'aménagement se poursuivent ; de telle sorte que l'esplanade devant la façade devrait être prête avant l'inauguration officielle de celle-ci, qui aura lieu durant l'été.

Voici quelques photographies des azulejos, véritable catéchisme de pierre, qui a attiré toutes les attentions à Libreville, aussi bien auprès des élites que des plus humbles :

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Posté le 29 mars 2015 à 07h17 par Michel Janva | Lien permanent

28 mars 2015

Le cardinal Koch s'oppose au cardinal Marx

C'est au tour du cardinal Koch (après les cardinaux Sarah, Müller, Burke...), président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, de dénoncer les propositions du cardinal Reinhard Marx et de Mgr Franz-Jozef Bode qui plaident pour une adaptation de l'Eglise aux « réalités d'aujourd'hui ».

Images-3« Pensons aux Deutsche Christen (les luthériens) au moment du national-socialisme lorsque, les élevant au rang des Saintes Ecritures, ils ont placé la Race et la Nation dans la catégorie des sources de la Révélation, ce contre quoi a protesté la Déclaration théologique de Barmen en 1934, qui a rejeté la soumission des Eglises protestantes à l'Etat. Nous devons savoir distinguer de façon très attentive, ici et maintenant, en analysant avec sensibilité les signes des temps, pour voir quel est l'esprit qui se trouve derrière ces signes ; lesquels sont des signes de l'Evangile, et lesquels non. »

Le cardinal Kurt Koch ajoute qu'il est dangereux de considérer la manière dont les chrétiens vivent leur foi comme une source de révélation :

« Voir comment, et de quelle manière les gens vivent leur foi aujourd'hui est évidemment important et profitable, de manière à mieux connaître les tâches et les devoirs pastoraux de l'Eglise. Cependant, ces “réalités existentielles” ne peuvent constituer une troisième source de révélation à côté des Saintes Ecritures et du Magistère. »

Posté le 28 mars 2015 à 10h14 par Michel Janva | Lien permanent

26 mars 2015

Les chrétiens marocains prient en cachette

Un reporter de Vice (article en anglais) a rencontré des musulmans marocains convertis, qui assistent à la messe en silence dans des maisons, pour ne pas éveiller les soupçons. D'après le journaliste, ils seraient ainsi entre 5 000 et 40 000 à avoir embrassé le christianisme. La plupart des personnes interrogées, qui ont demandé l'anonymat, témoignent d'un pays qui "garantit la liberté religieuse, sauf pour les Marocains". Si l'apostasie n'est pas réprimée par la loi marocaine, "ébranler la foi d'un musulman" est sévèrement puni - jusqu'à trois ans de prison. En 2013, un converti a ainsi été condamné à 30 mois pour prosélytisme. Trois ans auparavant, sept familles ont été expulsées pour le même motif.

Posté le 26 mars 2015 à 21h27 par Louise Tudy | Lien permanent

25 mars 2015

Fidélité indéfectible à la doctrine traditionnelle sur le mariage et la sexualité

Lu ici :

"461 prêtres catholiques d’Angleterre et du Pays de Galles ont signé une lettre, publiée mardi 24 mars par le Catholic Herald, pressant les participants du prochain Synode sur la famille de ne pas changer l’enseignement et la pratique de l’Église sur le mariage, autrement dit de ne pas accorder la possibilité aux personnes divorcées remariées de recevoir la communion eucharistique et le sacrement de réconciliation.

 « Nous demandons instamment à tous ceux qui participeront au second Synode en octobre 2015 de proclamer clairement et fermement l’enseignement moral constant de l’Église, afin d’éloigner la confusion et de confirmer la foi », écrivent-ils.

Les signataires affirment « leur fidélité indéfectible à la doctrine traditionnelle quant au mariage et au sens véritable de la sexualité humaine, fondée sur la Parole de Dieu et enseignée par le Magistère de l’Église depuis deux millénaires ». Ils demandent le « maintien de la discipline traditionnelle concernant la réception des sacrements et de la cohérence entre la doctrine et la pratique ».

Ils s’engagent « à présenter cet enseignement dans sa totalité, en allant, avec la compassion du Seigneur, vers ceux qui luttent pour répondre aux demandes et défis de l’Évangile dans une société de plus en plus séculière » (...)"

Posté le 25 mars 2015 à 19h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

24 mars 2015

Entretien inédit avec le cardinal Burke

C'est sur le blog de Jeanne Smits :

"Le cardinal Raymond Burke nous a fait l'honneur de répondre longuement à une interview à de la famille, du mariage et du synode (...) Une partie de l'interview (...) a été accordée à la revue Monde & Vie, qui l'a publiée début février. Le reste est inédit, et vous est spécialement destiné, chers lecteurs de ce blog."

Posté le 24 mars 2015 à 19h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Il faut avoir le courage de témoigner de la vision catholique du mariage et de la famille

Spécialiste américain du Saint-Siège, biographe de Jean-Paul II et de Benoît XVI et auteur du Catholicisme évangélique, George Weigel a accordé une interview à Famille Chrétienne. Extraits :

"La culture du mariage et de la famille est en crise à travers tout le monde développé. La vision catholique du mariage et de la famille est une réponse convaincante à cette crise. Il faut avoir le courage de le prêcher et d’en témoigner. Des couples catholiques mariés et heureux sont les meilleurs évangélisateurs possibles pour l’Église dans la dévastation créée par le gnosticisme complaisant du XXIe siècle (...)

Le premier rôle de l’évêque, selon Vatican II est d’être un prédicateur et un évangélisateur. Je suis totalement d’accord avec cela. Les évêques qui passent 75 % de leur temps à faire de l’administration ne vivent pas selon la vision conciliaire de l’épiscopat. Dans Le Catholicisme évangélique, je présente Jean-Paul II comme un modèle efficace de leadership épiscopal (...)

Il y a un problème significatif d’ecclésiologie en Allemagne. J’espère que je ne choque personne en disant qu’il y a là une remarquable arrogance : au nom de quoi une Église mourante se donne-t-elle le droit de dicter au reste de l’Église universelle ce qu’elle doit faire ? Elle pourrait se le permettre si le catholicisme allemand avait relevé avec succès les défis de l’après-Concile et était une Église au sens évangélique vibrant. Mais ce n’est pas le cas : tout le monde est capable de lire les statistiques sur la pratique religieuse en Allemagne. Et elles ne suggèrent pas que les évêques et les théologiens allemands ont été très convaincants comme leaders d’une « Église en état permanent de mission ».

J’ajouterai que lorsque les conférences épiscopales deviennent sur-bureaucratisées, elles acquièrent une vie propre. Il peut arriver que cela pose de sérieux problèmes de cohérence catholique."

Posté le 24 mars 2015 à 18h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

22 mars 2015

« Dieu ou rien », du 3e secret de Fatima à l’année de la Miséricorde

Voici l'intégralité du Libre Journal de Grégoire Boucher de ce jour (programme annoncé ici) :

Posté le 22 mars 2015 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent

Le cardinal Sarah s'oppose frontalement au cardinal Marx

Toujours dans Aletheia, Yves Chiron rapporte les propos du cardinal Sarah à propos des questions discutées autour de la famille :

"Sur les questions relatives au mariage, au divorce, à l’homosexualité, à l’admission à la communion des divorcés remariés et à la reconnaissance par l’Église des unions homosexuelles, le cardinal Sarah a des propos clairs. Il rappelle que le divorce, le remariage civil des divorcés ou leur concubinage « sont l’occasion d’un grand scandale » (p. 360). Certains – y compris des cardinaux et des évêques – pensent que « le divorce est tellement fréquent aujourd’hui que son scandale n’existe plus... Selon ce raisonnement, nous pourrions donc admettre les divorcés remariés à la sainte communion ». Le cardinal Sarah estime que la banalisation d’une situation ne change en rien, sur le fond, à la nature du scandale :

« Ce type de raisonnement repose sur une mauvaise compréhension de la notion même de scandale. Ce dernier n’est pas un choc psychologique, mais une action qui entraîne délibérément autrui à pécher. En aucun cas, le pécheur ne doit tenter ni pousser l’autre à pécher. La tentation est un effet du péché lui-même. Or, la multiplicité des divorces et des remariages sont des péchés qui provoquent des situations sociales ou des institutions contraires à la bonté divine » (p. 361).

Il contredit frontalement le cardinal Marx, président de la conférence des évêques allemands, qui affirmait en décembre dernier :

« La recherche d’un accompagnement théologiquement responsable et pastoralement approprié des croyants divorcés ou divorcés et remariés civilement figure partout dans le monde parmi les défis urgents de la pastorale familiale et conjugale dans le contexte de l’évangélisation ».

Le cardinal Sarah lui répond :

« J’ai beaucoup de respect pour le cardinal Reinhard Marx. Mais cette affirmation si générale me semble être l’expression d’une pure idéologie que l’on veut imposer à marche forcée à toute l’Église. Selon mon expérience, en particulier après vingt-trois années comme archevêque de Conakry et neuf années comme secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, la question des ”croyants divorcés ou divorcés et remariés civilement” n’est pas un défi urgent pour les Églises d’Afrique ou d’Asie. Au contraire, il s’agit d’une obsession de certaines Églises occidentales qui veulent imposer des solutions dites ”théologiquement responsables et pastoralement appropriées”, lesquelles contredisent radicalement l’enseignement de Jésus et du magistère de l’Église » (p. 403).

Le cardinal Sarah lance même une mise en garde :

« J’affirme avec solennité que l’Église d’Afrique s’opposera fermement à toute rébellion contre l’enseignement de Jésus et du magistère » (p. 405).

Auparavant dans le livre il avait souligné combien les divisions doctrinales représentent un danger :

« Désormais, l’unité de l’Église est menacée au plan de la doctrine révélée, car nombreux sont ceux qui considèrent leur propre opinion comme la véritable doctrine ! Une des plus grandes difficultés actuelles se trouve dans des ambiguïtés ou des déclarations personnelles sur des points doctrinaux importants qui peuvent conduire à des opinions erronées et dangereuses. Ces errements désorientent beaucoup de fidèles. Sur des questions très graves, il existe parfois des réponses contradictoires apportées par le clergé et des théologiens. Comment le peuple de Dieu ne put-il pas être perturbé par de tels comportements ? Comment les baptisés peuvent-ils être certains de ce qui est bon ou mauvais ? La confusion sur la véritable direction à prendre est la plus grande maladie de notre époque » (p. 163-164)."

Posté le 22 mars 2015 à 12h17 par Michel Janva | Lien permanent

Cardinal Sarah : "Certaines messes ne sont pas différentes d’une kermesse"

Dans son bulletin Aletheia, Yves Chiron revient sur l'ouvrage du cardinal Sarah, et écrit :

"Le cardinal Sarah, familier de Solesmes et du grégorien, a toujours accordé une grande attention au caractère sacré de la liturgie. Dans ce livre, il rapporte un souvenir douloureux qui remonte au début du concile, en 1962 ou 1963, alors que la constitution sur la liturgie (Sacrosanctum Concilium) n’était même pas encore promulguée. Déjà la révolution liturgique s’engageait de façon anarchique dans plusieurs pays, y compris en Afrique donc :

« La cathédrale de Conakry avait un chœur élégant et ouvragé, raconte le cardinal Sarah, avec une belle réplique du baldaquin du Bernin, entourée de très beaux anges. Au moment des premières discussions sur la réforme liturgique, Mgr Tchidimbo est revenu à Conakry en ordonnant la destruction du baldaquin et du maître-autel. Nous étions en colère, incrédules devant cette décision précipitée. Avec une certaine violence, nous passions sans aucune préparation d’une liturgie à une autre » (p. 120-121).

Plus loin, le nouveau préfet de la Congrégation pour le culte divin reconnaît qu’une fois la constitution conciliaire promulguée bien des errements se sont produits sans attendre les textes normatifs d’application en préparation :

« Malheureusement, aussitôt après le concile, la Constitution sur la liturgie ne fut pas comprise à partir du primat fondamental de l’adoration, de l’agenouillement humble de l’Église devant la grandeur de Dieu, mais plutôt comme un livre de recettes... Nous avons vu toutes sortes de créateurs ou d’animateurs qui cherchaient davantage à trouver des astuces pour présenter la liturgie de manière attrayante, plus communicative, en impliquant toujours plus de gens, mais en oubliant que la liturgie est faite pour Dieu. Si Dieu devient le grand absent, toutes les dérives sont possibles, des plus banales aux plus abjectes. [...]

Si nous faisons la liturgie pour nous-mêmes, elle s’éloigne du divin ; elle devient un jeu théâtral ridicule, vulgaire et ennuyeux. Nous aboutissons à des liturgies qui ressemblent à des opérettes, à une fête dominicale pour se divertir ou se réjouir ensemble après une semaine de travail et de soucis de toutes sortes. Dès lors, les fidèles repartent chez eux, après la célébration eucharistique, sans avoir rencontré personnellement Dieu ni l’avoir écouté au plus intime de leur cœur. Il manque ce face-à-face contemplatif et silencieux avec Dieu qui nous transforme et nous redonne des énergies qui permettent de le révéler à un monde de plus en plus indifférent aux questions spirituelles. Le cœur du mystère eucharistique est la célébration de la Passion, de la mort tragique du Christ et de sa Résurrection ; si ce mystère est noyé dans de longues cérémonies bruyantes et chamarrées, le pire est à craindre. Certaines messes sont tellement agitées qu’elles ne sont pas différentes d’une kermesse populaire. Il nous faut redécouvrir que l’essence de la liturgie restera éternellement marquée par le souci de la recherche filiale de Dieu « (p. 150-151)."

Posté le 22 mars 2015 à 12h05 par Michel Janva | Lien permanent

Saint Janvier, Évêque et Martyr († 305)

Alors que le Pape François était en visite à Naples, le sang de Saint Janvier, qui se liquéfie miraculeusement dans son reliquaire tous les ans depuis le IVe siècle, s'est à nouveau liquéfié -partiellement- lors de la visite du Pape. Ce qui lui a fait dire malicieusement : "Il semble que le saint ne nous aime qu’à moitié". C'est la première fois depuis 1848 qu'un pape assiste au renouvellement du miracle.

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Saint Janvier, évêque et martyr, saint patron de Naples

"Saint Janvier vivait au IIIè siècle. Sa piété et sa science l'avaient fait élever au siège épiscopal de Bénévent, qu'il n'accepta que par ordre du Pape. Au temps de la persécution de Dioclétien, saint Janvier se multipliait pour soutenir le courage des chrétiens et les exhorter au martyre. Le préfet de la province l'apprit et le fit comparaître à son tribunal: "Offrez de l'encens aux idoles ou renoncez à la vie, lui dit-il. – Je ne puis immoler des victimes au démon, répond le Saint, moi qui ai l'honneur de sacrifier tous les jours au vrai Dieu." Il passa de l'interrogatoire à la fournaise; mais il en sortit saint et sauf, comme autrefois les jeunes Hébreux; ses cheveux, ses habits même furent respectés par le feu. Puis vint le supplice des ongles de fer, qui mit en lambeaux le corps du martyr. Jeté ensuite en prison: "Courage, dit-il à ses compagnons; combattons généreusement contre le démon. Le Seigneur m'a réuni à vous pour que le pasteur ne soit point séparé de son troupeau."

Le lendemain, Janvier et les autres martyrs sont exposés aux bêtes dans l'amphithéâtre de Pouzzoles, en présence d'une foule de peuple. Tous ces héros du Christ se munissent du signe de la Croix; ils chantent des hymnes, en attendant que la dent des lions permette à leur âme de s'envoler vers le Ciel. Les bêtes sont lâchées. O prodige! Lions et tigres, vont se coucher comme des agneaux aux pieds de leurs victimes et caressent ceux qu'ils devaient dévorer. Janvier et ses compagnons sont alors condamnés à avoir la tête tranchée. Le supplice fut accompagné de grands miracles. À un vieillard chrétien qui lui demandait un morceau de ses vêtements comme relique, il promit le linge qui devait servir à lui bander les yeux; et comme, après sa mort, le bourreau piétinait le bandeau sanglant en disant au martyr décapité: "Porte donc ce bandeau à celui à qui tu l'as promis," la victime obéit, et le bandeau, à l'étonnement de tous, se trouva entre les mains du vieillard chrétien.

L'histoire des reliques de saint Janvier est encore plus extraordinaire que celle de sa vie. Par saint Janvier, Naples fut délivrée de la peste, l'an 1497 et l'an 1529; un enfant fut ressuscité par le contact de l'image du glorieux martyr; la cité napolitaine fut plusieurs fois préservée de l'éruption du Vésuve. Mais un miracle qui se renouvelle plusieurs fois chaque année à époques fixes, c'est le miracle célèbre de la liquéfaction et de l'ébullition du sang de saint Janvier. Ce Saint est la grande célébrité de Naples, qui l'invoque comme son puissant protecteur."

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Posté le 22 mars 2015 à 08h42 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

21 mars 2015

Véronique Lévy, sur le chemin de la croix

Lu dans Le Figaro : La sœur cadette de BHL raconte sa conversion au catholicisme dans un livre, Montre-moi ton visage.

"En ce premier dimanche de carême de l'année 2012, la nef de Notre-Dame de Paris est pleine à craquer. Une cérémonie présidée par Mgr Vingt-Trois rassemble les adultes qui seront baptisés quarante jours plus tard, dans la nuit de Pâques. Soudain, dans l'assistance, on s'avise de la présence de Bernard-Henri Lévy. Que fait-il là, dans les rangées réservées aux familles des catéchumènes? Des tweets fusent, vite relayés. C'est ainsi que se répand l'incroyable nouvelle: Véronique Lévy, la sœur d'une des figures de la communauté juive française, s'est convertie au catholicisme."[...]

Véronique Lévy s'anime en évoquant la façon dont elle a entendu parler du Christ pour la première fois, sur une plage surpeuplée d'Antibes, lorsqu'elle avait… trois ans. Une fillette guère plus âgée qu'elle, Coralie, lui parle de Jésus-Christ et, au fil des ans et des vacances partagées, lui apprend les prières chrétiennes, la catéchise et lui offre un crucifix. La petite Véronique se toque de cet homme dont les bras grands ouverts sur la croix n'évoquent pas pour elle la douleur mais l'amour, un doux et tendre amour, inconditionnel et absolu. De cette passion d'enfance, elle ne parle pas à sa famille. Véronique sait que ses parents sont juifs, complètement laïcs certes, mais juifs. Son père la prenait sur ses genoux et lui disait: «Tu es une princesse. Tu portes un nom très ancien, aristocratique, le nom d'une des douze tribus d'Israël, la tribu de Lévi. Ne l'oublie jamais.»[...]

Au cours des vingt-cinq années qui suivent, ce Jésus la poursuit, s'invitant dans son existence décousue, désordonnée voire dissolue à travers des rencontres ou des événements, des songes surtout. Elle tente de vivre: études de lettres, puis d'infirmière, cours de théâtre, création de bijoux, histoires d'amour, tout ce qu'elle entreprend finira par échouer ou s'épuiser. Quelque chose lui manque sans qu'elle sache quoi.[...]

Son frère confirme: «Dans la vie de Véronique, il y a eu un corps-à-corps avec le mal, avec un pic juste avant sa conversion ; il y a eu de la grâce aussi et de la rédemption: elle est devenue une autre. Elle a refait son âme. Ce genre d'aventure spirituelle touche l'être dans toutes ses dimensions, de haut en bas.» Plus elle prie, plus elle s'incarne. Elle écrit: «L'Église est l'hôpital des âmes blessées, celles que la psychiatrie ou la psychanalyse n'ont pas pu soulager. Elle propose ce que le monde laïc a oublié, le pardon, la rédemption. Elle ouvre un chemin de liberté, défait les nœuds. L'Éternel ne divise pas, il unifie, nomme, ordonne et cet ordre est bonté.»[...]

Véronique Lévy,  Montre-moi ton visage , Cerf, 368 p.

Posté le 21 mars 2015 à 21h12 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)


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