03 mars 2015

En mars 2015, un mois avec le professeur Lejeune

Lu sur Zenit.org :

"Par des citations accompagnant son service quotidien, Zenit propose à ses lecteurs de passer un mois, en mars, avec le professeur Jérôme Lejeune (1926-1994), en préparation au 21eanniversaire du rappel à Dieu de ce grand scientifique du XXème siècle, pionnier de la génétique moderne, et ardent défenseur de la dignité de toute vie humaine.

Une messe pour la Vie sera célébrée à l’occasion de cet anniversaire, le 10 avril prochain [à 19h30], en l’église Saint-Augustin, à Paris, par Mgr Jean-Marie Mpendawatu, Secrétaire – « numéro deux » - du Conseil pontifical pour la santé.

Soigner et guérir

Le Professeur Lejeune a marqué l’histoire en mettant son immense intelligence et sa Foi profonde au service de ses patients trisomiques qu’il appelait «les pauvres parmi les pauvres», avec le souci inlassable de les soigner et de les guérir.

Aussitôt après la découverte de la trisomie 21 en 1958, qui n’est qu’une étape dans sa vie, il se lance immédiatement dans la recherche d’un traitement pour ses patients et pour tous ceux qui, porteurs d’une maladie génétique, viennent à sa consultation dans l’espoir d’un diagnostic et d’un traitement.

Devenu chef de l'unité de cytogénétique à l'Hôpital Necker Enfants Malades à Paris, il étudie avec son équipe plus de 30 000 dossiers chromosomiques et soigne plus de 9 000 patients atteints d'une maladie de l'intelligence.

A force de patience et de recherche, il identifie d’autres maladies chromosomiques, comme la Maladie du cri du chat, en 1963, à laquelle il refuse de donner son nom.

Un regard d’espérance et d’amour

Ses titres français et internationaux manifestent la qualité de ses travaux pionniers en génétique mais ce qui frappe surtout chez le Professeur Lejeune c’est le regard qu’il porte sur chacun de ses patients, un regard d’espérance et d’amour inconditionnel, qui redonne force aux parents.

Aussi, quand des lois injustes menacent la vie de ses patients, il n’a pas peur de prendre publiquement leur défense, et devient bientôt leur infatigable avocat à travers le monde.

Témoin passionné de la Charité et de la Vérité, il a su réconcilier aux yeux du mondecontemporain, la Foi et la science, c’est pourquoi Saint Jean-Paul II, qui l’appelait frère Jérôme et vint se recueillir sur sa tombe lors des JMJ en 1997, lui confia la création de l’Académie pontificale pour la Vie.

Aujourd’hui, l’exemple de cet homme qui a eu le courage de suivre sa conscience de médecin fidèle au serment d‘Hippocrate et de chrétien fidèle à son Baptême, inspire et fortifie les Serviteurs de la vie humaine à travers le monde.

Cause de canonisation

Son procès de canonisation ouvert à Paris en 2007, se poursuit aujourd’hui à Rome, par la rédaction de la Positio (l’étude sur l’héroïcité de ses vertus théologales et cardinales). Les très nombreux messages et intentions de prière qui parviennent du monde entier au postulateur manifestent l’espérance et l’impatience grandissantes de le voir un jour canonisé par l’Eglise."[...]

Retrouvez ici les évènements pour "un mois avec le Professeur Lejeune".

Posté le 3 mars 2015 à 09h27 par Marie Bethanie | Lien permanent

02 mars 2015

"Prêtres et consacrés, portez votre habit"

Editorial de Mgr Pascal N'Koué, archevêque de Parakou dans le bulletin de mars du diocèse de Parakou au Bénin :

M-pascal-nkoue"On ressent aujourd’hui particulièrement la nécessité que le prêtre homme de Dieu, dispensateur de ses mystères, soit reconnaissable par la communauté, également grâce à l’habit qu’il porte, signe sans équivoque de son dévouement et de son identité de détenteur d’un ministère public" (Directoire pour le ministère et la vie des prêtres, n°66). Nous abordons un sujet délicat. C’est que notre vocation est comme une épée à double tranchant. Nous sommes dans le monde mais nous ne sommes plus du monde. Bien sûr que nous sommes créés libres et Dieu qui nous donne cette liberté tient à nous respecter. Avant de continuer, écoutons saint Paul : « Frères, votre vocation, c’est la liberté. Non pas cette liberté qui sert à justifier les appels de la chair, mais celle qui nous met au service les uns des autres par amour…» (Ga 5, 13). La liberté n’est pas synonyme du laisser- aller.

Que de vocations sont nées attirées par le vêtement d’un clerc ou d’un religieux. Que de servants de messe ont voulu devenir prêtres à cause de la soutane de "mon Père" ! Certains en sourient peut-être. Et pourtant pour se manifester, Dieu passe souvent par des impondérables, ce qui n’a pas de poids aux yeux des grands, des savants, des rationalistes.

Sainte Catherine de Sienne, 25e enfant de sa mère, née un dimanche des rameaux de 1347 sera fascinée très tôt par les Frères prêcheurs vêtus de noir et de blanc. Elle veut leur ressembler, elle veut même se déguiser en homme pour pouvoir devenir aussi "dominicain". Plus tard, elle sera appelée par les gens de Sienne "mantellata" à cause du manteau noir des tertiaires dominicaines qu’elle portait sur ses épaules comme une vieille dame, alors qu’elle était encore une adolescente de quinze ans. Un feu mystique l’habitait. Elle voulait tout donner au Christ et rien à l’Ennemi. L’habit des dominicains n’a pas été neutre dans sa vocation. Je nous rappelle que c’est elle qui a fait revenir à Rome le Pape d’Avignon.

Au Bénin, les séminaristes prennent en général la soutane avec le rite du lectorat. Cela a lieu publiquement au cours d’une grand-messe. A Parakou, l’Evêque bénit la soutane en ces termes :

« Seigneur Jésus, Toi qui, revêtu de Ta tunique sans couture, parcourais les rues de la Galilée en faisant le bien, Daigne bénir les soutanes + dont se revêtiront N N., comme signe distinctif de leur appartenance au groupe des candidats en marche vers ton Autel sacré, pour le salut des âmes. Qu’au milieu des hommes où ils passeront, et soutenus par la force de ton Esprit, ils puissent témoigner sans honte des valeurs du Royaume des cieux par la sainteté de leur vie. Nous te le demandons à Toi, Pasteur éternel, Unique Sauveur et Grand-Prêtre par excellence, qui règnes avec le Père et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amen ».

La soutane n’est pas un vêtement neutre. Cet habit exprime deux choses : la mort à soi-même et au péché d’une part, la vie joyeuse soumise à Dieu, notre part d’héritage, d’autre part. Ces deux réalités (mort et résurrection) sont les deux faces d’un unique mystère auquel le prêtre est configuré dans le Christ. La mort et la résurrection sont exprimées de façon inséparable dans cet habit-symbole. Aussi, la soutane est comme un suaire qui tient le clerc enseveli dans le Christ. Elle exprime son état de mort et de sépulture qui manifeste que nous sommes dans le monde sans être du monde. En revêtant la soutane chaque matin, le clerc devrait prononcer cette phrase du psalmiste : "Dominus pars hereditatis meae", « Seigneur, tu es ma part d’héritage. Je n’ai pas d’autre bonheur que Toi ». (Ps 15, 5).

Comme vous l’avez déjà saisi, le vêtement ecclésiastique parle de lui-même. Le directoire pour le ministère des prêtres le confirme : « Sauf des situations totalement exceptionnelles, ne pas utiliser l’habit ecclésiastique peut manifester chez le clerc un faible sens de son identité de pasteur entièrement disponible au service de l’Eglise » (Directoire pour le ministère… n°66).

On pourrait aller jusqu’à dire qu’au commencement était la soutane. En effet, l’habit des divers ordres religieux a souvent été imité à partir de la soutane des clercs. Les Carmes, les Augustins, les Dominicains etc. ont partagé leur habit entre le noir et le blanc pour exprimer la mortification de la chair et la vie dans l’Esprit dont les fruits sont amour, joie, paix, ouverture d’esprit, générosité, bonté, foi etc.

En cette année de la vie consacrée, il convient de rappeler qu’en 1996, le Pape saint Jean-Paul II dans "Vita Consecrata" recommandait aux religieux de porter leur habit en ces termes: "L'Eglise doit toujours avoir le souci de se rendre visiblement présente dans la vie quotidienne, spécialement dans la culture contemporaine, si souvent sécularisée et cependant sensible au langage des signes. Pour cela, elle peut à bon droit attendre une contribution particulière de la part des personnes consacrées, appelées à rendre un témoignage concret de leur appartenance au Christ dans toutes les situations. Parce que l'habit est un signe de consécration, de pauvreté et d'appartenance à une famille religieuse déterminée. Avec les Pères du Synode, je recommande vivement aux religieux et aux religieuses de porter leur habit, convenablement adapté en fonction des circonstances des temps et des lieux" (Vita Consecrata 25). Ce langage est clair et ne souffre d’aucune ambigüité. En plus, c’est la suprême Autorité dans l’Eglise qui s’exprime. Porter une petite croix au cou, c’est bien, mais tout bébé ou tout baptisé peut le faire, depuis qu’il a reçu ce signe du Christ à la porte de l’Eglise. D’ailleurs, on constate que les artistes non chrétiens la portent souvent plus fièrement et plus visiblement que nous. Evidemment pour eux, la croix n’est qu’une parure. Mais porter l’habit religieux ou ecclésiastique est un signe sans équivoque, celui de la consécration ou de l’oblation au Seigneur. Et ce signe est réservé à une certaine catégorie de personnes mises à part pour Dieu.

Portons donc l’habit ! A défaut de la soutane ou d’un vêtement religieux spécifique de l’Institut, que les prêtres et consacrés portent correctement le clergyman ou tout au moins le col romain. Ne cédons pas au relativisme moral et spirituel qui pousse à la confusion et au laisser-aller. Le pape François nous exhorte : « N’ayez pas peur d’aller à contre-courant lorsqu’on vous propose des valeurs avariées» (Angelus du 23 juin 2013). Notre monde, nous le savons, est l’enjeu d’une lutte entre le bien et le mal. Dieu merci, le Christ ressuscité, Roi de l’univers, est au centre de l’histoire. L’humanité n’avance pas toute seule. Dieu est présent au cœur du monde. Mais Satan désire nous tenir constamment enchaînés dans des demi-vérités, dans des protestations et désobéissances puériles contre l’Eglise et cela conduit à l’affadissement du sel de l’évangile.

L’aphorisme populaire dit que « l’habit ne fait pas le moine ». D’accord, mais comment reconnaître le moine dans la foulée s’il ne porte pas son habit distinctif. Donc l’habit fait aussi le moine, même si la sainteté n’est pas d’abord dans les apparences mais dans le comportement. « Le prêtre doit être reconnu avant tout par son comportement mais aussi par sa façon de se vêtir, pour rendre immédiatement perceptible à tout fidèle et même à tout homme son identité et son appartenance à Dieu et à l’Eglise » (Directoire pour le ministère… n°66). Cela signifie que, lorsque l’habit n’est pas la soutane, il doit être différent de celui des laïcs, et conforme à la dignité et à la sacralité du ministère. 

Alors pourquoi continuer à rejeter l’habit ? Pourquoi vouloir s’en tenir uniquement au témoignage? Modestie oui, camouflage non! Nous sommes à la fois "sel de la terre" et "lumière du monde". Sel de la terre égale discrétion, lumière du monde égale visibilité. L’un n’exclut pas l’autre. La prière individuelle dans la chambre n’exclut pas la prière communautaire à l’église. D’ailleurs, le but de l’habit n’est pas de "canoniser" le moine, mais de signifier son appartenance à la famille des moines ! Nous avons besoin de signes démonstratifs comme l’incarnation de Dieu sur terre et les langues de feu le jour de la Pentecôte. En cette matière comme en bien d’autres, évitons les idéologies ou les querelles d’opinions qui consistent à lire à moitié l’évangile, et à absolutiser ce qui ne doit pas l’être. Faisons très attention à l’esprit du monde. Sous le prétexte fallacieux de cultiver la vertu de simplicité, on se "mondanise" et on scandalise sans le savoir les petites gens. Il y a eu, et il y a encore, ceux qui ne comprennent pas que le prêtre d’aujourd’hui ne porte pas "semper et ubique" sa soutane ! Pour eux l’habit est un signe qui rappelle la présence de Dieu. Et cela va au-delà de la personne x qui le porte. Ce signe est peut-être relatif, mais s’il disparait, la réalité qu’il signifie risque aussi de disparaître aux yeux des hommes. N’aidons pas Satan à éliminer les signes de Dieu et de l’Eglise dans le monde.

Soyons fiers de notre état clérical et de notre tenue ecclésiastique dans la milice du Christ. Un clerc en habit offre, dans la rue, une prédication sans paroles, c’est un témoignage galant, élégant et éloquent. Il annonce Jésus-Christ qui a fait la plus grande révolution de tous les temps : mourir par amour pour le salut de l’humanité. Et Jésus lui-même, semblable en tout aux hommes, excepté le péché, portait une tunique spéciale, une tunique sans couture. Il ne s’habillait donc pas comme tout le monde, encore moins n’importe comment. Les soldats n’ont pas déchiré cette tunique, ils l’ont tirée au sort (Jn 19,24). Quel respect pour le vêtement ! Ils ont continué à respecter la tunique alors que Jésus était tout nu, humilié et méprisé ! Qui n’a pas fait l’expérience, même dans les sociétés sécularisées de l’Occident, de constater combien l’habit religieux interpelle encore le passant et lui permet de le mettre en contact avec Dieu et avec l’Eglise ? C’est un instrument tout simple d’évangélisation à ne pas banaliser. 

Arrêtons de nous plaindre des musulmanes en voiles et des musulmans barbus. Ils ont des convictions. Si nous n’en avons pas, c’est notre faute. Qui a prescrit aux prêtres d’abandonner la soutane et à certaines religieuses d’enlever leur voile et de se balader tête nue, cheveux au vent ? Qui a interdit aux missionnaires de garder leur belle barbe ? Qui a imposé aux religieux de se raser le menton tous les matins ? Qui donc oblige les prêtres et les consacrés à se promener en vêtements civils ? On me dira : "une soutane blanche est plus difficile à entretenir et plus coûteux". Je réponds : ce n’est si sûr que ça et puis, je ne suis pas obligé de porter toujours le blanc. Enfin, quand je considère tout le bien spirituel que ma "tenue correcte" produit, de grand cœur j’accepte ce sacrifice pour le Christ et son Eglise.

Tenez ce bel exemple de Sœur Alice MUNET, fondatrice des Sœurs Missionnaires Catéchistes du Sacré-Cœur. Elle tombe malade. On lui donne le sacrement correspondant. Elle sent venir sa dernière heure. Elle s’efforce de se lever une dernière fois. Elle s’habille en costume de Petite Servante juste pour qu’on puisse la photographier en vêtement de consacrée, non pas pour elle, mais pour la postérité, pour les autres. Consentir un sacrifice pour les autres, quelle grandeur d’âme ! Pour les autres ! Même si nous n’avons plus de conviction pour le port de l’habit, il y a les autres. Pour eux c’est important. Ne leur refusons pas cette charité. Et si elle nous coûte, c’est tant mieux, c’est qu’elle a beaucoup de prix aux yeux du Seigneur. Entrons dans la logique de l’Eglise : « Heureux ceux qui reposent en Dieu, ils ne fatiguent pas les autres » (Jacques Gauthier).

Enfin, encourageons-nous mutuellement à bien porter notre habit distinctif en voyage, dans la vie de chaque jour, sur les lieux d’apostolat, les lieux de culte, lors des visites à domicile, les lieux de rendez-vous, dans les écoles et autres lieux d’enseignement, dans les endroits les plus divers. C’est une manière silencieuse de donner Dieu au monde, de témoigner que sans la référence au Créateur, ce que nous faisons n’a pas beaucoup de poids. C’est peut-être une croix que l’Eglise nous demande d’assumer dans la joie. Accueillons-la de bon cœur, pour la gloire de Dieu, pour notre salut et celui de l’humanité."

Posté le 2 mars 2015 à 21h25 par Michel Janva | Lien permanent

01 mars 2015

Pour préparer la Semaine Sainte.

Gabriel, un fidèle lecteur du SB, féru de numérisation, nous propose un petit document, qu'il a constitué et qui regroupe, pour chaque station d’un chemin de croix, les passages des 4 évangiles qui s’y rapportent. Si cela vous intéresse vous pouvez le télécharger à l’adresse suivante :

Dans ce document il n’y a pas de commentaires car, si en revanche vous souhaitez des chemins de croix avec commentaires, il y a en particulier ceux des Vendredis Saints au Vatican, de 2014 à 1991, dont la plupart ont une version française de ces documents (téléchargeables gratuitement), sur le site du Vatican  ici :

Merci à Gabriel .

 

Posté le 1 mars 2015 à 21h49 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

28 février 2015

3 mars : témoignage de chrétiens d'Orient à Rennes

Rennes-3mars

Posté le 28 février 2015 à 13h58 par Michel Janva | Lien permanent

25 février 2015

Toutes formes de gestation pour autrui constituent une atteinte grave à la dignité humaine

Communiqué de la Commission des épiscopats de la communauté européenne :

"La gestation pour autrui est un sujet de préoccupation croissant dans le débat politique et juridique à travers toute l’Union européenne. Dans ce contexte, le Groupe de travail de la COMECE sur l’éthique dans la recherche et les soins de santé a publié un “Avis sur la gestation pour autrui: la question de sa régulation au niveau européen et international” qui est présenté ce lundi 23 février au Parlement européen lors d’un conférence sous le patronage de l’eurodéputé Miroslav Mikolasik.

L’avis explique pourquoi toutes formes de gestation pour autrui constituent une atteinte grave à la dignité humaine de ceux qui sont impliqués dans cet échange ; en particulier le fait  que cette pratique instrumentalise la mère porteuse (souvent piégée dans la pauvreté et trafiquée sans scrupules) et traite l’enfant comme un objet. C’est pourquoi on ne peut en aucune circonstance consentir à une telle pratique. Tout en prenant en considération les compétences de l’Union européenne en la matière, l’avis recommande, comme une première étape envisageable, d’évaluer la faisabilité du refus de transcrire les certificats de naissance établis dans les pays de naissance. Cela permettrait de juguler une pratique qui, comme l’avis le démontre dans une argumentation en 3 étapes, va à l’encontre des valeurs fondamentales auxquelles adhère l’Union européenne."

Lire l'avis : format pdf, 22 pages.

Posté le 25 février 2015 à 20h42 par Michel Janva | Lien permanent

1er mars : conférence sur les chrétiens d'Orient à Lagrasse

Lagrasse -1er mars

Posté le 25 février 2015 à 18h10 par Michel Janva | Lien permanent

24 février 2015

Le retour d'un évêque à Genève ?

Le diocèse de Genève s'est établi avant l'an 280. L'évêque de Genève le plus connu est Saint François de Sales (1602 – 1622). À partir du xviie siècle, Genève étant la « Rome » calviniste, les évêques de Genève résident à Annecy. Durant l'occupation française, le 18 novembre 1801 le diocèse de Genève est supprimé. Annecy alors perd le siège épiscopal au profit de Chambéry qui se voit annexer le titre de Genève : on parle désormais du diocèse de Chambéry & Genève. À partir de 1821, Genève est rattaché au diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg. L'idée d'un retour d'un évêché de Genève a fait son apparition récemment (via) :

Posté le 24 février 2015 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

23 février 2015

Icône des 21 martyrs coptes décapités en Libye

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Posté le 23 février 2015 à 16h21 par Michel Janva | Lien permanent

Saint Grégoire de Narek, nouveau docteur de l'Eglise

NPar décision de Rome :

"A la suite de l'audience accordée au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape a confirmé le vote des Membres de la Congrégation relatif à saint Grégoire de Narek. Ce moine et prêtre arménien du Xº siècle (mort vers 1005) recevra prochainement le titre de Docteur de l'Eglise." [Le VIS parle de "Père de l'Eglise" mais c'est une erreur en regard du titre de cette même brève]

Ce 36e Docteur de l'Eglise, grand mystique, a écrit en langue arménienne classique un poème intitulé Livre des Lamentations, chef-d'œuvre de la poésie arménienne médiévale. Narek a aussi rédigé des odes célébrant la Vierge (voir ici), des chants, et des panégyriques.

Le pape Jean Paul II a rendu hommage à ce grand mystique le 2 février 2001 à l'occasion du 1700ème anniversaire du baptême du peuple arménien :

"Parmi les figures illlustres, je désire rappeler ici saint Grégoire de Narek, qui a sondé les profondeurs ténébreuses du désespoir humain et qui a entrevu la lumière fulgurante de la grâce qui en celui-ci resplendit également pour le croyant, et saint Nerses Shnorhali, le Catholicos qui allia un amour extraordinaire pour son peuple et pour sa tradition, à une ouverture clairvoyante aux autres Eglises, dans un effort exemplaire de recherche de la communion dans la pleine unité."

Posté le 23 février 2015 à 16h11 par Michel Janva | Lien permanent

21 février 2015

Une église catholique à Charm el-Cheikh

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

1661007646"La première pierre de l’église Notre-Dame de la Paix de Charm el-Cheikh avait été posée en 2005. Son nom avait été choisi par… la femme du président Moubarak, Suzanne, dite Suzie, ce qui permit sa construction, longtemps retardée par les notables locaux. Elle a été entièrement financée par l’Aide à l’Eglise en détresse.

Enfin terminée, cette première église catholique du Sinaï a été consacrée le 15 février par le patriarche copte catholique Ibrahim I Sidrak, en présence notamment de l’évêque copte catholique d’Ismailia, éparchie à laquelle appartient Charm el-Cheikh pour les catholiques.

Le curé de Charm el-Cheikh, qui est là depuis 2010 et célébrait la messe sous la tente ou dans des appartements, y célébrera trois messes chaque dimanche : une en italien pour les retraités italiens (sic), une en anglais pour les touristes non italiens et les nombreux employés philippins des hôtels, et il y aura aussi la messe traditionnelle : ben oui, la messe copte."

Posté le 21 février 2015 à 15h35 par Michel Janva | Lien permanent

20 février 2015

Détacher le Magistère de la pratique pastorale est une forme d’hérésie

DLe cardinal Robert Sarah, guinéen, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, publie un ouvrage d'entretiens avec Nicolas Diat, l'auteur d'un ouvrage sur Benoît XVI, intitulé "L'homme qui ne voulait pas être Pape". Particularité de cet ouvrage : il est préfacé par le pape émérite Benoît XVI.

Famille chrétienne cite quelques extraits de cet entretien. Voici ce que le cardinal-préfet déclare à propos du synode sur la famille :

"L’idée qui consisterait à placer le Magistère dans un bel écrin en le détachant de la pratique pastorale, qui pourrait évoluer au gré des circonstances, des modes et des passions, est une forme d’hérésie, une dangereuse pathologie schizophrène. J’affirme donc avec solennité que l’Église d’Afrique s’opposera fermement à toute rébellion contre l’enseignement de Jésus et du Magistère." 

Autres extraits sur nos sujets du moment :

« L’euthanasie est le marqueur le plus aigu d’une société sans Dieu, infra-humaine […]. Pourtant, dans mes voyages, je constate un réveil des consciences. Les jeunes chrétiens d’Amérique du Nord montent progressivement au front pour repousser la culture de mort. Dieu ne s’est pas endormi, Il est vraiment avec ceux qui défendent la vie ! »

« Concernant mon continent d’origine, je veux dénoncer avec force une volonté d’imposer de fausses valeurs en utilisant des arguments politiques et financiers. Dans certains pays africains, des ministères dédiés à la théorie du genre ont été créés en échange de soutiens économiques ! Ces politiques sont d’autant plus hideuses que la plus grande partie des populations africaines est sans défense, à la merci d’idéologues occidentaux fanatiques. »

Posté le 20 février 2015 à 13h45 par Michel Janva | Lien permanent

19 février 2015

3 min pour convaincre - Carême : les cathos sont ils masos ?

Le carême, un temps pour "se faire mal" ? Au contraire ! L'abbé Amar explique, pour "3 min pour convaincre", comment le carême est un temps idéal pour retrouver ou exercer sa liberté intérieure.


3 min pour Convaincre - Carême : les cathos... par Padreblog 

Posté le 19 février 2015 à 14h56 par Marie Bethanie | Lien permanent

18 février 2015

Lettre du père Jean Benoit, missionnaire « Petit gris » au Cameroun

Avec le drame de Charlie Hebdo, les « Charlie » viennent de découvrir que l'islam(isme) tue même en France. Mais ils remettent ça avec un nouveau Charlie Hebdo financé par le Gouvernement. Merci Charlie et le Gouvernement de souffler sur le feu islamique ! Ce sont les chrétiens qui trinquent partout dans les pays islamiques. Quand donc comprendront-ils que le logiciel islamique n'est pas made in France  !? Ils veulent des baffes ; ils les auront !

« Ils sont fous, ces gaulois ! »

Chers amis,

Ceux qui connaissent un peu mon intérêt pour la question de l'islam comprendront mon désir de partager ici — entre amis — quelques réflexions suite aux derniers événements.
C'est vrai que nous sommes submergés d'infos par les médias officiels, donc politiques, mais aussi d'excellents articles sur le Net, là où demeure la vraie liberté d'expression (pour l'instant).
Et les événements s'enchaînent tellement vite que les nouvelles d'aujourd'hui sont aussitôt dépassées par celle de demain. Car nous avons enclenché une réaction nucléaire…
Si vous ne voulez RIEN comprendre de l'actualité et de l'islam, effacez ce message. Mais faire l'autruche n'a jamais rien résolu.
Je m'efforce d'être bref et synthétique. Je vous épargne les sources – et à moi aussi : ce serait fastidieux. (Nous ne sommes pas en doctorat.)

1— Sachez-le : Beaucoup d'africains sont écœurés du retentissement de cette affaire en comparaison des ravages et des massacres des islamistes partout dans le monde et notamment chez nous avec Boko Haram. Le Cameroun est en GUERRE, avec de nombreuses victimes parmi nos vaillants militaires et les civils du Nord.
Le silence radio sur les chrétiens persécutés est dû, j'en suis convaincu, à une pensée politico-médiatique dominante qui estime que les chrétiens n'ont qu'à disparaître. (Un bon chrétien est un chrétien mort, pour paraphraser une citation tristement célèbre.) Je n'oublie pas les autres victimes, non-chrétiennes. Mais les chrétiens sont les premiers visés ; et ils forment la communauté la plus persécutée dans le monde. (Enquêtes internationales actuelles)

2— Pourquoi un tel retentissement ? On a érigé Charlie hebdo en sacro-sainte icône de la liberté d'expression, avec ses grands héros-martyrs. (Je m'interdis de les juger personnellement ; mais ils étaient lourdement décriés de leur vivant.)
3— Le drame de Charlie hebdo a été parfaitement instrumentalisé et récupéré par la caste politique française. Que pensez-vous de la présence, dans la méga manif « Je suis Charlie », de gouvernants étrangers pourvoyeurs de djihadisme et d'antisémitisme (Palestine, Turquie, Qatar, etc.) ?
4— Que signifie « Je suis Charlie » ? Je m'adresse à tous les « Charlie ». Quel est votre engagement, votre combat ? Ne seriez-vous pas des moutons ? Et où étaient les « Je suis chrétien persécuté », « Je suis Asia Bibi », « Je suis juif » ? Et où était la « diversité » musulmane ?
5L'attentat contre Charlie hebdo n'est pas un acte terroriste (frapper des innocents pour répandre la terreur). C'est 'juste' l'exécution de la fatwa islamique qui condamne à mort les blasphémateurs.
Ce qui devait arriver est arrivé. À jouer avec le feu, on se brûle. Comment se fait-il que Charlie hebdo et les politiques aient persévéré dans le déni du danger islamiste en pleine explosion ? Tous les voyants étaient au rouge depuis longtemps (incendie du journal, il y a 4 ans, attentats récurrents, etc.) « Qui sème le vent récolte la tempête. » (Bible : Osée 8,7)  rappelé par Dalil Boubakeur à Charlie Hebdo après leurs caricatures. 6Implacable réalité : Partout dans le monde, les musulmans approuvent l'attentat, voire s'en réjouissent. Si certains d'entre eux le déplorent, c'est parce que la violence islamique salit l'image de l'islam.
7— Derrière tout cela, il faut voir la haine viscérale du monde musulman envers l'Occident. Le pire est que, pour les musulmans, cet occident est prétendument chrétien. Alors qu'en réalité, il a renié ses racines chrétiennes, a vendu son âme au diable dans le matérialisme, l'athéisme, le relativisme, une « morale » libertaire, le nihilisme ou la perte de tous les repères, l'effondrement de l'éducation… Je généralise à peine. Comment voulez-vous qu'un honnête musulman ne déteste pas cela ? Cette dépravation de l'Occident alimente le feu islamiste. (Boko Haram = « L'éducation occidentale est impure ») Ce qui n'exonère en rien l'islam(isme) de sa violence.
8— Notre aveuglement face à l'islam est consternant. Nous imaginons que le monde islamique fonctionne avec le même « logiciel » que nous. Notre ethnocentrisme et notre manque de psychologie et de prudence face à l'islam dépassent l'entendement.
9— Comble de la crétinerie : En pleine « guerre » contre l'islamisme, Charlie Hebdo, financé par l'État, en rajoute avec son dernier numéro. Quant à la ruée des charliemaniaques, de Gaulle ne parlait-il pas de « veaux » ?
La relance de Charlie Hebdo en ce moment même, met le feu aux pays musulmans. Les chrétiens en sont les principales victimes. (Voyez les médias) Car les musulmans, eux, ignorent le « pasdamalgam ». Merci « Charlie » et ton troupeau d'idiots utiles.
10— Comprenez-vous le logiciel islamique, et pourquoi l'islam se dit RELIGION DE PAIX ? Pas simplement en jouant sur les mots islam (soumission) et salam (paix). En réalité, tout vrai musulman est convaincu que la PAIX dans le monde ne sera possible que si l'islam règne par sa loi, la charia. Pour tout vrai musulman, seul l'islam, la vraie religion, est la SOLUTION aux problèmes du monde. (N'est-ce pas ce que nous pensons aussi, nous les chrétiens ? À ce détail près que le logiciel islamique n'est pas le même que celui de l'évangile.)
C'est cela qu'a exprimé Tareq Oubrou, grand imam de Bordeaux (décoré de la Légion d'honneur) : « Si l'islam fait la guerre, c'est pour imposer la paix. » Certains de mes élèves musulmans l'approuvent, et estiment que notre morale chrétienne est beaucoup trop laxiste. Il devient dès lors normal, dans la logique islamique, de combattre par tous les moyens (!) pour imposer « LA » seule véritable solution pour le monde. De même qu'un soldat défend son pays attaqué, le vrai musulman doit « défendre » la cause de Dieu : c'est le sens même du DJIHAD. Les djihadistes ne sont pas de mauvais musulmans. Ils appliquent la Loi du coran à la lettre, radicalement.
Tragique utopie, qui défie notre logique, et qui ravage notre monde depuis 14 siècles ! Combien de temps durera le négationnisme islamiquement correct vis-à-vis de l'islam, de ses sources violentes, de son histoire sanglante, et enfin de son actualité brûlante !?
11— Beaucoup d'enfumeurs publics mettent les religions dans le même sac. Jusqu'à prétendre que tous les intégrismes se valent; et que le plus grand danger en France, c'est l'intégrisme catholique  ! Après la déculottée, l'enfumage continue ; il faut d'autres boucs émissaires : c'est la faute à Zemmour, à Houellebecq, aux islamophobes, au FN, etc.
12— La liberté d'expression en France est une intouchable vache sacrée. Celle-ci n'est pas simplement le droit légitime d'exprimer son opinion. Depuis les « Lumières » (sombres !), la liberté d'expression est en réalité à l'image de Charlie hebdo : le droit au blasphème ou de bouffer du curé, c'est-à-dire d'insulter tout ce qui est sacré, essentiellement le christianisme (catholicisme : feu à volonté), et accessoirement l'islam (gare à l'islamophobie).
Cette liberté d'expression est donc très « orientée ». (Grand Orient de France ou Libre Pensée : on l'a vu récemment avec l'affaire des crèches à Noël alors que ces instances ferment les yeux sur toutes les compromissions « laïques » avec l'islam.)
Quant à la véritable liberté d'expression en France, demandez à Éric Zemmour et à tous ses semblables si elle existe encore. Demandez à ceux de la manif pour tous, et à ceux qui veulent mettre en question l'islam et l'immigration massive (essentiellement islamique). Tous se font traiter d'affreux nazis / racistes / islamophobes / xénophobes / extrémistes / frontistes / fauteurs-de-haine / intégristes… DONC responsables de l'intégrisme islamique dans nos pays ! Véritable procès en sorcellerie (parlons d'inquisition !). Même chose avec PEGIDA en Allemagne.
« Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage. »
On brandit la liberté d'expression, mais on interdit la critique de l'islam.
En réalité, on enterre la liberté d'expression. Merci les Charlie.

 

— La liberté d'expression a ses limites. Point n'est besoin du pape François pour comprendre que s'impose le RESPECT minimum de l'autre. L'article 4 de la Déclaration des droits de l'Homme stipule que « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui  ».
Or Charlie hebdo n'a cessé de piétiner cela en insultant de la pire façon les religions, donc les croyants, donc les personnes — 100 fois plus le catholicisme que l'islam (dixit l'avocat de Charlie Hebdo). Mais à la différence du christianisme qui prévoit la persécution, donc supporte davantage les vexations, l'islam ne l'envisage pas : il doit dominer. Incroyable que cela échappe aux thuriféraires de la « diversité », du « multiculturel » et du « vivre ensemble » !!
13— En revanche, exerçons notre vraie liberté et même notre devoir d'expression, que je pratique autant que possible au Cameroun : Informer sur l'islam, interpeller les musulmans sur leur religion, leurs textes sacrés, leurs contradictions, leur perpétuelle victimisation, et leur devoir de se réformer (possible ?). Et en leur présentant autant que possible le vrai visage du Dieu amour révélé en Jésus.
Nous devons le faire avec autant de fermeté que de respect, et même de fraternité. Mais toujours dans la VÉRITÉ.
Malgré cela, certains prétendront encore que je suis dans l'affrontement. Ceux-là fonctionnent en langage binaire : POUR ou CONTRE les musulmans, POUR ou CONTRE la fraternité ou le dialogue. Ceux-là n'ont toujours pas compris qu'on peut dialoguer et combattre une idéologie sans combattre ou haïr les hommes. Au contraire : c'est pour le bien de tous. Débattre pour ne pas se battre.
La plupart des musulmans respectent celui qui est fort dans sa foi et ses valeurs. Si nous, les chrétiens, ne le sommes pas, qui le sera ? Et qui évangélisera les musulmans ? Merci à nos frères protestants et pentecôtistes qui le font, eux, à la différence de la grande majorité des catholiques.
L'islam est fort de notre faiblesse ; et il est faible de notre force.
14— Le spectre de l'islamophobie : Combien de victimes et de morts à cause des dangereux islamophobes ? ZÉRO ! — Pour l'instant. Car à force de visser la cocotte et d'interdire tout débat, elle pourrait bien exploser un jour. Ce sera DONC la faute des islamophobes ! CQFD 15— Ici, trop de nos « épiscopes » ont manqué l'occasion …de se taire bien parler. Dans leur complainte (jusqu'à sonner le glas) et dans l'appel à la fraternité (avec l'incontournable pasdamalgam), PAS UN MOT sur la pseudo « liberté d'expression ». Et PAS UN MOT pour inviter les musulmans à se poser les bonnes questions, notamment sur le respect de « l'autre » ou la liberté de conscience en islam (ne fût-ce que par égard pour nos frères chrétiens persécutés).
« Si le sel perd sa saveur, on le jette et on le piétine. » (Mat 5,13)

15— Et l'islam dans tout ça ? (Je termine ici par un rappel des fondamentaux)
Officiellement, toujours le lavage de cerveau des politiques et leurs médias, et des représentants de l'islam vedettes de nos TV : « Ce n'est pas ça l'islam » ou « Ça n'a rien à voir avec… », « Pas d'amalgame », « Les musulmans sont les premières victimes » (ah bon !? Combien de mort ? Ah oui, la stigmatisation.)
Il faut croire qu'ils sont encore nombreux les « Charlie » qui gobent ça.
Je constate chaque jour que ceux qui veulent noyer le poisson ou 'poison' de l'islam n'ont jamais ouvert un coran et sont d'une ignorance abyssale sur la question, notamment sur la violence et le totalitarisme dans les sources sacrées de l'islam, dans son histoire et dans ses lois.
Les bons sentiments prévalent, même en Afrique : « Ça dépend du contexte ou de l'interprétation. » (= logiciel typiquement chrétien, ignoré dans l'islam) Mais quand je demande comment ils interprètent « tuez les infidèles », silence. (Les sourates sont faciles à trouver sur le Net)
Il y a aussi les 'bonnes excuses' de beaucoup de musulmans (ou sympathisants) qui sont gênés de la violence islamique, car « elle salit l'image de l'islam. Et ça stigmatise. » (Et pour cause ! Appréciez l'altruisme.) On a le choix entre « guerre défensive », « c'est pareil dans la bible », « c'est la faute à la pauvreté, aux 'croisés', aux colons, aux américains »,

Bref : Toujours VICTIME, jamais RESPONSABLE. Tout est bon pour ne jamais voir le problème chez soi.
Dans le christianisme, on a appris le contraire : voir d'abord la « poutre » dans notre œil. Mais c'est devenu pathologique chez nous ; nous en sommes devenus aveugles, avec notre indécrottable repentance, et notre perpétuelle excuse pour ceux qui nous martyrisent (ou plutôt martyrisent nos frères d'orient).
Est-ce bien ainsi qu'il faut comprendre le « tendre l'autre joue » ?

Reste la question des « bons musulmans », les modérés ou « vrai islam », dit-on. La majorité : 80 % environ. Et alors ? Vont-ils réformer ou libéraliser l'islam, s'interposer face aux radicaux, dénoncer les innombrables infractions aux lois nationales ? Jamais. Trop risqué. Mais ils se multiplient, font des enfants, occupent de plus en plus le terrain — et se plaignent quand ils sont stigmatisés. Derrière eux, les « barbus » veillent. Ceux-ci sont bien sûr minoritaires, mais 20 % tout de même. Sur 6 millions, ça fait la bagatelle de 1,2 millions. En France.

FINALEMENT, que faire ? — Je m'arrête ici pour ne pas être trop long et rester dans l'actualité.
Mais il y a des réponses précises à cette dernière question. (Dans l'espérance, on peut toujours y croire.)
En gros, elles sont exactement le CONTRAIRE de ce que nos gouvernants et les directives européennes veulent nous imposer.
Quoi donc ? Et pourquoi cela ?
Peut-être une autre fois.
Bien avec vous
P. Jean-Benoit

Un seul texte proposé ici, parmi tant d'autres de grande valeur. Celui d'un islamologue suisse reconnu, Sami Aldeeb : Lettre à Dalil Boubakeur
http://m.islam-et-verite.com/pages/pages-cachees/divers/articles-d-amis/sami-aldeeb-lettre-a-dalil-boubakeur-jan-09-2015.html?version=mobile (ou sur d'autres sites)

Saluons aussi le courage et le bon sens du président d'Égypte, le général al-Sissi, tellement plus réaliste que nos gouvernants, car il parle bien de l'ISLAM.
Il est loin d'être le premier à vouloir « révolutionner » l'islam. Mais tous les autres ont échoué… Mission impossible ?
http://www.postedeveille.ca/2015/01/sissi-appelle-a-une-revolution-de-lislam.html
ou https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=DEhNarfrlec

Voir en ligne : http://www.stjean.com/

Posté le 18 février 2015 à 18h02 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (9)

Les franciscains du Bronx

Lundi soir, KTO diffusait le documentaire ci-dessous, l'histoire de capucins franciscains installés au cœur du Bronx, pour aider les pauvres à vivre dignement, une oasis chrétienne au milieu du chaos.

"Quand les frères sont arrivés dans le Bronx en avril 1987, ils ont trouvé un quartier abandonné au feu et aux gangs. Depuis, la police et les pompiers ont repris le contrôle de la situation. Une caserne de pompiers s'est d'ailleurs installée juste à côté des frères après leur arrivée.

Depuis le début, l'action sociale de ces franciscains est très présente. Tenant à être au coeur de la pauvreté, comme l'était saint François d'Assise avec tous les rejetés de la société, ils évoluent avec la rue, faisant corps avec les pauvres des quartiers nord de New York."

 

Posté le 18 février 2015 à 15h10 par Marie Bethanie | Lien permanent

17 février 2015

Rebondissement chez les Franciscains de l'Immaculée

Lu sur Riposte catholique :

"[P]ar décision de l’Organisme de Médiation du Tribunal de Rome, rendue en date du 12 février, le Père Volpi, commissaire apostolique des Franciscains de l’Immaculée, est condamné à verser 20 000 euros de dommages et intérêts aux membres de la famille du Père Stefano Manelli, fondateur des Franciscains de l’Immaculée.

Les faits incriminés remontent au 8 décembre 2013 : dans une lettre adressée à tous les membres de la congrégation des Frères Franciscains de l’Immaculée, le commissaire apostolique accusait les membres de la famille d’avoir détourné les biens de l’Institut – qui n’en possède aucun en vertu de la pauvreté en commun, règle qu’ils sont une des rares congrégations religieuses au monde à observer rigoureusement. Ces derniers avaient réagi aussitôt contre cette diffamation calomnieuse et avait déjà contraint le P. Volpi à se rétracter sur le site officielle de la congrégation. Cette lettre du P. Volpi contenait d’ailleurs d’autres accusations – toutes invérifiées à ce jour.

La cause est cependant restée pendante au civil et s’est conclue donc le 12 février. Il s’agit de la conclusion d’une médiation qu’ont acceptée les parties, qui implique la reconnaissance du délit, mais limite ses conséquences pécuniaires, sans possibilité d’appel."

Posté le 17 février 2015 à 10h05 par Michel Janva | Lien permanent

15 février 2015

Le modernisme: genèse et bilan

Entretien avec l'abbé Guillaume de Tanoüarn / Cercle Henri Lagrange :

 

Posté le 15 février 2015 à 18h13 par Marie Bethanie | Lien permanent

Poursuite des échanges entre la Fraternité Saint-Pie X et Rome

Communiqué de la Fraternité Saint Pie X :

"Le 11 février 2015, Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, a rencontré Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, ainsi que plusieurs prêtres de la Fraternité, au Séminaire Saint-Thomas d’Aquin à Winona (Etats-Unis).

C’est la deuxième visite de Mgr Schneider dans un séminaire de la Fraternité. En effet, le 16 janvier 2015, il s’était rendu au Séminaire Saint-Curé d’Ars à Flavigny (France). Les deux rencontres ont porté sur la question de la réforme liturgique de Paul VI et des présupposés doctrinaux du Nouvel Ordo Missae.

Le 5 décembre 2014, le cardinal Walter Brandmüller, président émérite du Comité pontifical des sciences historiques, avait visité le Séminaire Herz Jesu à Zaitzkofen (Allemagne), où il fut question de l’autorité magistérielle du concile Vatican II.

Ces rencontres sont un moyen de poursuivre les échanges doctrinaux entre la Fraternité Saint-Pie X et les autorités romaines, « dans un cadre élargi et moins formel que celui des précédents entretiens », selon la décision prise lors de la rencontre de Mgr Fellay avec le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le 23 septembre 2014.

Ces réunions sont l’occasion pour les visiteurs de faire plus ample connaissance avec la Fraternité Saint-Pie X, et ainsi de mieux se rendre compte du travail accompli par les œuvres de la Tradition.

La visite à Winona a coïncidé avec la réunion sacerdotale annuelle, où quelque 80 prêtres du District des Etats-Unis se retrouvaient au séminaire pour une semaine d’études."

Posté le 15 février 2015 à 16h15 par Michel Janva | Lien permanent

14 février 2015

20 nouveaux cardinaux

Le pape François a créé 20 nouveaux cardinaux (dont un Français) au cours du Consistoire ce matin, cérémonie à laquelle assistait le pape émérite Benoît XVI :

Francois_saluantsonpredecesseurbenoitxvi

Le collège cardinalice compte donc à présent 227 cardinaux, dont 125 électeurs (âgés de moins de 80 ans) et 102 non-électeurs. Le continent européen reste le plus représenté avec 118 cardinaux, suivent l’Amérique du Nord (27), l’Amérique du Sud (26), l’Asie (22), l’Afrique (21), l’Amérique centrale (8), et l’Océanie (5).

Posté le 14 février 2015 à 14h41 par Michel Janva | Lien permanent

13 février 2015

"Il y a une contradiction à demander le sacrement du mariage sans avoir la foi"

Des paroles de Mgr Laffitte, secrétaire du Conseil pontifical pour la famille, interrogé par I.Media (via Aleteia), qui revient sur les travaux du dernier synode sur la famille.

[...]"le secrétaire du dicastère en charge de la famille encourage une « véritable préparation au mariage », voire un « accompagnement des mariages célébrés », dans un « contexte d’inculture religieuse et de relativisme éthique ».

Mgr Laffitte : [...] "Le mariage est un sacrement. Le Concile Vatican II dit qu’au moment de ce sacrement, le Christ vient à la rencontre des époux pour demeurer avec eux. Peu de personnes ont conscience de la sainteté du mariage chrétien, car beaucoup, désormais, ont grandi dans un monde privé de toute culture chrétienne. Certains demandent le sacrement du mariage alors qu’ils n’ont jamais mis les pieds de leur vie à l’église et n’ont pas la moindre idée de ce qu’est un sacrement. L’Église a le désir d’accueillir, et dans le même temps, elle ne peut donner un sacrement dans n’importe quelles conditions. D’où la préoccupation d’un grand nombre de pères synodaux de renforcer et approfondir une véritable préparation au mariage, voire pour certains un réel catéchuménat. D’autres pères synodaux ont aussi évoqué la nécessité d’un accompagnement des mariages récemment célébrés. [...]

Le droit de l’Église a toujours établi qu’il n’y a pas de mariage possible entre deux baptisés qui ne soit sacramentel. Cela veut dire que les baptisés peuvent légitimement demander à l’Église ce sacrement. Mais il y a une contradiction à demander un sacrement et à être indifférent à ce qu’est le sacrement, ou encore simplement au fait d’être un baptisé. Il y a là un appel pour les pasteurs à considérer la façon dont ils vont donner le sacrement et y préparer les fiancés. Le fait de ne pas avoir de foi invalide-t-il pour autant le sacrement ? La réponse est non : en elle même, l’absence de foi n’ôte pas le fait qu’entre deux baptisés le seul mariage possible soit un sacrement. En revanche, parmi les motifs de nullité qui existent pour un mariage sacramentel, il y a le fait de ne pas adhérer à ce qu’on appelle les propriétés essentielles du mariage (unité, indissolubilité). Dans le contexte d’inculture religieuse et de relativisme éthique qui prévaut en de nombreuses régions du monde, le doute existe sur la véritable compréhension – et acceptation – de la nature du mariage et de ses propriétés essentielles. En termes simples, quelle compréhension de l’unité et de l’indissolubilité du mariage, ainsi que de son ouverture à la vie, la personne qui se présente pour se marier « sacramentellement » possède-t-elle ? Lorsque deux jeunes gens envisagent de se marier mais ne croient pas à l’indissolubilité, au caractère définitif de leur union, leur mariage ne peut être que nul. Mais leur mariage, dans ce cas-là, sera nul non pas parce qu’ils n’ont pas la foi, mais parce que leur « non foi » entraîne une « non adhésion » à ce qui fait qu’un mariage est valide. Il y a à peine deux ou trois décennies, quand tout le monde – croyants et incroyants – adhérait à ces propriétés du mariage, la question de la « non foi » ne se posait pas en ces termes. Aujourd’hui, il n’y a plus guère que l’Église qui enseigne et transmette les propriétés du mariage." [...]

Posté le 13 février 2015 à 12h46 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (15)

"La chirurgie plastique est comme une burqa de chair"

... estime l’assemblée plénière « Les cultures féminines : égalité et différence », dirigée par le cardinal italien Gianfranco Ravasi au Vatican, qui différencie toutefois la chirurgie esthétique de la chirurgie plastique de reconstruction (après un accident, par exemple).

"Un document publié par le Vatican décrit les liftings et autres liposuccions comme des agressions contre l’identité de la femme. [...]

Modifier, à coups de bistouri, l’apparence d’une personne n’est pas qu’une transformation esthétique, avertit le texte récemment produit par un panel de femmes consultantes auprès du Conseil pontifical pour la culture. Ces opérations « amputent des possibilités d’expression d’un visage humain, qui sont connectées aux capacités d’empathie ». Elles peuvent constituer « une agression contre l’identité de la femme, démontrant un refus du corps ». [...]

D'autre part, accepter le "diktat" des standards de la mode véhiculés par les médias, qui uniformise l'apparence obligée des femmes, fait entrer le corps de la femme dans une logique de consommation :

"Plus profondément, le recours à la chirurgie pour des raisons esthétiques serait révélateur d’une tentation de transformer le corps en chose, la chair en plastique. 

Le développement des techniques de procréation, types PMA et GPA, tendent à placer le corps féminin dans une logique de production. Arraisonné, le corps de la femme n’est plus envisagé comme l’être d’une personne, mais comme un objet purement fonctionnel. La chirurgie esthétique est l’un des symptômes de ce malaise à l’égard du corps féminin."

Posté le 13 février 2015 à 12h12 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

12 février 2015

Réforme de l’Église et vie consacrée

Extrait de l'éditorial d'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne à propos de la vie consacrée :

"[...] Pourquoi une provocation ? Parce qu’à bien des égards, les trois vœux des consacrés constituent un signe de contradiction pour notre monde. Le célibat, car il manifeste le don total de soi, mais aussi la pauvreté, et l’obéissance, qui pour le pape est un des secrets du renouveau des ordres religieux. L’exemple d’un Père Jérôme, moine à Sept-Fons, est éloquent. Ayant subi la mise à l’écart de sa communauté dans la tourmente des années 60, il finit par devenir, par sa fidélité à la tradition, un repère pour les jeunes novices, et un ferment du renouveau actuel de cette abbaye cistercienne.

De la même manière, les religieux ont toujours été aux avant-postes des différentes réformes et renouveaux spirituels dans l’Histoire de l’Église : les Bénédictins après les invasions barbares, puis les Franciscains et les Dominicains au XIIIe, le Carmel au XVIe… Comme des veilleurs de l’invisible en quelque sorte, montrant l’importance de « chercher d’abord le royaume de Dieu et sa justice » (Mt 6, 33).

Cette gratuité de la vie religieuse nous rappelle aussi que l’Église est d’abord un mystère d’amour. Au XIXe, l’un des refondateurs méconnus de l’Ordre bénédictin, le Père Muard, a exprimé dans une magnifique déclaration d’amour cette aspiration : « Désirant vous aimer, ô mon Dieu ! […] Je voudrais pouvoir vous offrir tous les jours autant d’actes du plus fervent amour qu’il y a de grains de sable sur les rivages de la mer, qu’il y a de feuilles d’arbres dans les forêts, d’atomes dans l’air, qu’il y a d’êtres créés, et les multiplier à l’infini »."

Posté le 12 février 2015 à 09h24 par Michel Janva | Lien permanent

11 février 2015

Un prêtre suspendu pour avoir béni une union de 2 personnes de même sexe

Mgr Vitus Huonder, évêque de Coire en Suisse, a suspendu un prêtre, qui a béni 2 femmes, au mépris de la foi de l'Eglise et de tout l'enseignement sur l'amour et le mariage. 

Le geste du prêtre a «causé un émoi considérable dans le pays et scandalisé beaucoup de fidèles». Mgr Huonder n’aurait dès lors eu d’autre choix que d’apporter une «clarification de l’enseignement de l’Eglise sur le mariage et la famille». 

Ce prêtre n'est pas un inconnu : dans un entretien publié en 2004, il confiait avoir songé à quitter la prêtrise pour fonder une famille. Quand il était en poste à Fribourg, il s’était publiquement exprimé en faveur du partenariat enregistré pour les duos de même sexe.

Sur le fond, l’évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg Mgr Morerod comprend la sanction infligée au curé.

«Ne connaissant pas les circonstances exactes dans lesquelles Wendelin Bucheli a béni ce couple, je ne peux pas me prononcer de manière définitive. Je pense malgré tout que je n’aurais pas eu d’autre choix que de réagir comme Mgr Huonder».

Posté le 11 février 2015 à 12h24 par Michel Janva | Lien permanent

200 dominicaines enseignantes en pèlerinage à Rome

Securedownload-6Pour célébrer les 40 ans de leur congrégation, les Dominicaines enseignantes du Saint-Nom-de-Jésus de Fanjeaux (Aude) effectuent actuellement un pèlerinage d’action de grâce à Rome, mère de toutes les Églises.

Plus de 200 religieuses encadrent depuis hier 1500 personnes, essentiellement leurs élèves issues des écoles de filles qu’elles tiennent pour l’essentiel en France, mais également aux États-Unis et en Allemagne.

Dans la basilique du Latran, elles ont pu chanter hier le Credo, prier pour le Saint-Père et suivre le chemin de Croix. Elles ont assisté à la messe célébrée par l’abbé Niklaus Pflüger, premier assistant de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X.

Posté le 11 février 2015 à 12h12 par Michel Janva | Lien permanent

06 février 2015

4 nouveaux martyrs

Lu sur Riposte catholique :

"Le pape a signé, le 2 février 2015, deux décrets, l’un reconnaissant le martyre de Mgr Romero, l’autre celui de trois victimes des guérilleros du Sentier lumineux.

Le premier décret reconnaît le martyre de Mgr Romero, archevêque de San Salvador (Salvador),  qui avait été assassiné en 1980, en pleine messe par un escadron de la mort. Le Salvador connaissait une véritable guerre civile opposant le gouvernement au Front Farabundo Martí de libération nationale (FMLN), organisation politique regroupant plusieurs mouvements marxistes de guérilla. La béatification de Mgr Romero se heurtait à une difficulté: en raison du contexte politique salvadorien, il semblait difficile de caractériser le martyre. C’est ce qui a été levé à la suite d’une minutieuse enquête. En 1997, le pape Jean-Paul II avait décerné à Mgr Romero le titre de « Serviteur de Dieu ». En 2000, pendant le Grand jubilé ,lors d’une célébration au Colisée de Rome, Jean-Paul avait fait en sorte que le nom de Mgr Romero soir cité parmi les grands martyrs des Amériques. Quant au pape Benoît XVI, en 2007, il voyait en Mgr Romero un « grand témoin de la foi » et estimait que « sa personne mérite la béatification », mais considérait que cette figure devait être libérée de ceux qui ont chercher à se l’approprier pour des motifs « politiques ». Benoît XVI encourageait ainsi tout un travail d’approfondissement et de calrification. C’est visiblement ce travail qui a abouti et que le pape François a voulu clôturer en signant le décret qui reconnaît le martyre de Mgr Romero. On peut estimer que la béatification de Mgr Romero est proche. Même si aucune date n’a été fixée, la béatification pourrait intervenir cette année.

Dans l’autre décret signé par le Pape François, le martyre de trois victimes des guérilleros péruviens du Sentier Lumineux est reconnu. Ce décret reconnaît le martyre de deux franciscains polonais et d’un prêtre italien assassinés en août 1991 par ce mouvement marxiste violent et sanguinaire. Les guérilleros ne supportaient pas le rôle du clergé dans la population. Ils accusaient les missionnaires d’« endormir la conscience révolutionnaire du peuple par leurs bonnes actions et leurs gestes de solidarité ». Les deux franciscains polonais et le prêtre italien deviendront ainsi les premiers martyrs sur le sol péruvien."

Posté le 6 février 2015 à 09h18 par Michel Janva | Lien permanent

01 février 2015

Neuvaine d’adoration eucharistique mondiale pour le synode sur la famille

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"Deux laïques catholiques, Christine McCarthy, mère de six enfants, Diane Montagna, journaliste ont lancé une neuvaine d’adoration eucharistique mondiale pour prier en vue du synode pour la famille qui aura lieu en octobre 2015. Christine McCarthy est la cofondatrice de la Société d’adoration eucharistique. En proposant une neuvaine d’adoration au Sacré Cœur dans la Sainte Eucharistie dans le monde entier tous les premiers jeudis du mois, du 5 février au 1er octobre, elle veut répondre à l’appel du pape François de prier spécialement pour le synode, les pères synodaux et toutes les familles.

Mme McCarthy dit avoir eu l’inspiration de cette neuvaine d’adoration à la suite du synode extraordinaire sur la famille. « Il y avait eu de nombreuses discussions au sein de la hiérarchie, parmi les officiels de la Curie, les jeunes prêtres, les séminaristes, les religieux étudiants et les laïcs, non seulement à Rome mais dans beaucoup d’endroits du monde. Je crois qu’il est juste de dire que beaucoup ont été et sont toujours très désorientés par la direction que prend actuellement l’Eglise à propos des thèmes du mariage et de la Sainte Eucharistie. Le pape François a accueilli la discussion, mais il a également demandé des prières pour le synode de la famille qui aura lieu dans neuf mois. La neuvaine mondiale d’adoration eucharistique naît de la demande du Saint-Père de prier pour l’Eglise et pour les pères synodaux. »

Les organisatrices se réclament de saint Jean-Paul II qui a dit un jour : « A travers l’adoration, le chrétien contribue mystérieusement à la transformation radicale du monde. »

Elles ont également expliqué avoir choisi pour date de fin, à trois jours de l’ouverture du synode, la fête de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (le 1er octobre dans le nouveau calendrier), qu’elles ont choisie comme sainte patronne de la neuvaine. Pourquoi ? « Parce que sainte Thérèse nous montre comment une âme qui adore Notre Seigneur dans le Très Saint Sacrement peut changer le monde. Bien que, carmélite, elle n’a jamais quitté la France, l’Eglise l’a déclarée co-patronne des missions avec saint François-Xavier pour nous montrer toujours que la fécondité missionnaire de l’Eglise se réalise par la grâce obtenue par la prière. En troisième lieu, la mère et le père de sainte Thérèse ont récemment été béatifiés – le 19 octobre 2008 – et ils sont un exemple lumineux du mariage et de la vie familiale, ils nous montrent que le mariage et la vie familiale vécus selon le projet de Dieu sont une vocation et un appel à la sainteté, et une source de joie. »

C’est donc par l’arme la plus puissante dont dispose le chrétien qu’il s’agit de « peser » sur le synode que l’initiative veut implorer l’aide divine – une initiative qui vise juste, à en juger par l’enthousiasme qui l’a accueillie. Des fidèles d’Afrique, des Amériques, d’Asie, d’Australie et d’Europe se sont déjà engagés à passer une heure devant le Saint Sacrement aux dates fixées, et à répandre cette dévotion.

Le cardinal Wilfred Napier, archevêque de Durban, Afrique du Sud – l’un de ceux qui avaient le plus vivement critiqué l’introduction à mi-synode de textes sur la communion aux divorcés remariés, sur les unions homosexuelles et les unions hors-mariage – a soutenu l’initiative, décrivant la neuvaine comme « l’une des meilleures préparations que l’Eglise puisse entreprendre pour la deuxième session du synode sur la famille ».

Mgr Charles Palmer-Buckle d’Accra, Ghana, a déjà fait savoir que la neuvaine d’adoration eucharistique sera organisée dans toutes les paroisses de son archidiocèse le 5 février.

Sans doute ne rencontrera-t-on pas partout un tel empressement épiscopal. Christine McCarthy et Diane Montagna encouragent donc les laïcs à prendre les devants, au nom de leur devoir de « prier pour assurer que le mariage et la famille soient protégés à un moment où ils sont constamment attaqués ».

Voici les dates d’adoration, avec les fêtes correspondantes :

  • 5 février : sainte Agathe 
  • 5 mars : 2e jeudi du Carême 
  • 2 avril : Jeudi Saint (adoration traditionnelle après la Messe de la Cène) 
  • 7 mai : 5e jeudi après Pâques (saint Stanislas dans l’ancien ordo) 
  • 4 juin : Fête-Dieu 
  • 2 juillet : 13e jeudi du temps ordinaire (Fête de la Visitation dans l’ancien ordo) 
  • 6 août : Transfiguration de Notre Seigneur 
  • 3 septembre : saint Grégoire le Grand (saint Pie X dans l’ancien ordo) 
  • 1er octobre : sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, docteur de l’Eglise
Pour s’inscrire, s’informer, et diffuser :

Posté le 1 février 2015 à 16h45 par Michel Janva | Lien permanent

28 janvier 2015

Une forêt de croix gravées dans le désert d’Arabie saoudite

L'Orient le jour se fait l'écho d'une conférence qui s'est tenue au musée de l'Aub, à Beyrouth, conférence donnée par Frédéric Imbert, spécialiste d'épigraphie arabe et islamique, professeur à l'université d'Aix et membre de la mission franco-saoudienne de prospection dans l'émirat de Najrân, au sud de l'Arabie.

"Au Ve siècle, dans une Arabie où les rois de Himyar accordaient leur soutien au judaïsme, une communauté chrétienne a inscrit sa marque en gravant des croix ostentatoires au cœur du désert."

Un article très intéressant à lire sur le site du journal.

Posté le 28 janvier 2015 à 09h37 par Marie Bethanie | Lien permanent

La joie des enfants de Manille

Au cours du grand rassemblement à l’université Saint Thomas, dimanche 18 Janvier, devant des centaines de milliers de jeunes, le Saint Père a écouté avec émotion les témoignages de Jun Chura, 14 ans, et Glyzelle Iris, 12 ans, enfants des rues recueillis par la fondation ANAK-Tnk après avoir connu l’enfer des trottoirs de Manille. « Pourquoi Dieu permet-il ces choses, quand les enfants n’ont commis aucune faute ?», a demandé cette dernière en éclatant en sanglots.

Le Saint Père les a alors longuement pris dans ses bras. La scène d’une intense émotion a fait écho au thème de la visite papale : la compassion. «Chacun doit se poser la question, ai-je appris à pleurer quand je vois un enfant qui a faim, un enfant drogué dans la rue, un enfant qui n’a pas de maison, un enfant abandonné, un enfant abusé, un enfant utilisé par notre société comme esclave?» a martelé le saint Père avec fermeté. Sans aucun doute, cette image restera l’une des plus marquantes du voyage apostolique du pape François aux Philippines.

La fondation ANAK-Tnk vient en aide aux enfants les plus pauvres de la capitale philippine. Elle est dirigée aujourd’hui par un prêtre français, l’abbé Matthieu Dauchez. Le Salon Beige avait évoqué son ouvrage ici.

 

Posté le 28 janvier 2015 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent

27 janvier 2015

La religion de Paix et d'Amour

Mgr-Paul-OUEDRAOGO-8Amour, pardon et prière, c'est l'esprit de ce message. Demain, joignons-nous à la journée de jeûne : 

"La conférence épiscopale Burkina Niger décrète une journée de Jeûne et de Prière pour le Niger 

A vous tous, frères en Christ et hommes de bonnes volonté !
 
C’est avec consternation que nous assistons aux événements qui secouent actuellement le monde, à la suite de la caricature de Charlie Hebdo. Ces événements sont d’autant plus inquiétants qu’ils se passent près de nous pour nos frères chrétiens du Niger, créant désarroi et peur dans le cœur de beaucoup de personnes. Ces événements sont de nature à jeter le doute et la méfiance entre des gens qui sont liés par des liens séculaires de proximité et de fraternité.
 
Nous voulons rappeler à tous que nos liens d’africains nous unissent depuis la nuit des temps et que nous ne pouvons pas nous laisser distaire par des idées venues d’ailleurs, fussent-elles dans l’ère du temps. Le respect de chaque homme dans sa personne et dans sa religion sont des valeurs qui doivent régir nos rapports quotidiens et sont le gage d’une vraie liberté. « On ne peut provoquer, on ne peut pas insulter la foi des autres, on ne peut pas se moquer de la foi !... chaque religion a de la dignité, chaque religion qui respecte la vie humaine et l’homme, je ne peux pas me moquer d’elle... c’est une limite. » (Pape François lors de son voyage du Sri Lanka et aux Philippines le jeudi 15 janvier 2015). Quand nous nous exprimons, disons des paroles constructives et non destructives (Cf. Éphésiens 4,29).
 
Les chrétiens du Niger ne sont pour rien avec ces caricatures. Ils ont toujours respecté les musulmans et n’ont fait que chercher à vivre l’amitié avec les musulmans, à participer à l’instruction et à l’éducation des enfants musulmans, à apporter leur contribution pour faire face aux calamités qui adviennent.
 
Afin de marquer notre solidarité avec nos frères chrétiens du Niger, nous demandons aux chrétiens et aux hommes de bonne volonté d’observer le mercredi 28 janvier 2015, une journée de jeûne et de prière pour nos frères du Niger.
 
A Ouagadougou et à Bobo Dioulasso, une messe sera célébrée dans la cathédrale à 18h30 pour les victimes de l’insurrection des 30-31 octobre 2014 de notre pays, pour les victimes des manifestations au Niger les 16-17 janvier 2015, pour la réconciliation, la justice et la paix dans nos deux pays.
 
Les autres diocèses s’organisent pour vivre cette journée de jeûne et de prière pour les mêmes intentions.
 
Continuons toujours de prier pour la réconciliation, la justice et la paix au Burkina et au Niger.
 
Que Dieu de toute l’humanité apaise les cœurs des nigériens et leur donne de bâtir une société fraternelle et solidaire pour un développement harmonieux de tous.
 
Ouagadougou, le 21 janvier 2015.
Mgr Paul Y Ouédraogo,
Archevêque de Bobo Dioulasso,
Président de la Conférence Episcopale Burkina-Niger

Posté le 27 janvier 2015 à 19h35 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (2)

A Mexique, un évêque fait installer des chapelles dans les centres commerciaux

CapillaEstacionTren_SIAMEAfin de répondre à la demande du Pape de "sortir des églises", Mgr Guillermo Ortiz, l'évêque de Cuautitlan, dans l'archidiocèse de Mexico, a promu une nouvelle forme d'évangélisation : des chapelles, installées dans les centres commerciaux donnant accès aux stations des trains de banlieue, et desservies par un prêtre, accueillent tous les passants, leur offrant un lieu pour méditer, prier, parler à un prêtre.

"Pour mener à bien ce travail, les trois vicaires du diocèse se sont organisés pour que des prêtres soient présents tous les jours dans les chapelles. Les prêtres effectuent une pastorale de personne à personne, fournissant des conseils et offrant la possibilité aux fidèles de s’approcher des sacrements ou les aidant dans un processus ecclésial. « Quand les gens connaissent la disponibilité de l’Eglise, et surtout la rencontre avec le Christ, ils viennent en plus grand nombre », a déclaré Mgr. Ortiz. De plus, près des chapelles « il y a un café qui sert d’espace de réunion. On y offre un très bon café et des sandwichs que font les religieuses contemplatives. Nous mettons également une librairie et peu à peu une bibliothèque »."[...]

Une initiative vraiment intéressante, qui permettrait peut-être, si elle était développée dans nos villes, de contrecarrer l'athéisme ambiant. Les distributeurs de corans n'auraient plus qu'à aller les offrir ailleurs...

Posté le 27 janvier 2015 à 15h23 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (13)

Message du Pape pour le Carême 2015 : «Tenez ferme» (Jc 5, 8)

Extrait de ce message que vous pouvez trouver ici :

[...] Il est nécessaire de traduire tout l’enseignement de l’Église universelle dans la vie concrète des paroisses et des communautés chrétiennes. Réussit-on au cœur de ces réalités ecclésiales à faire l’expérience d’appartenir à un seul corps ? Un corps qui en même temps reçoit et partage tout ce que Dieu désire donner ? Un corps qui connaît et qui prend soin de ses membres les plus faibles, les plus pauvres et les plus petits ? Ou bien nous réfugions-nous dans un amour universel qui s’engage en faveur d’un monde lointain mais qui oublie le Lazare qui est assis devant sa propre porte fermée ? (cf. Lc 16, 19-31).

Pour recevoir et faire fructifier pleinement ce que Dieu nous donne, il faut dépasser les frontières de l’Église visible dans deux directions.

D’une part, en nous unissant à l’Église du ciel dans la prière. Quand l’Église terrestre prie, s’instaure une communion de service réciproque et de bien qui parvient jusqu’en la présence de Dieu. Avec les saints qui ont trouvé leur plénitude en Dieu, nous faisons partie de cette communion dans laquelle l’indifférence est vaincue par l’amour. L’Église du ciel n’est pas triomphante parce qu’elle a tourné le dos aux souffrances du monde et se réjouit toute seule. Au contraire, les saints peuvent déjà contempler et jouir du fait que, avec la mort et la résurrection de Jésus, ils ont vaincu définitivement l’indifférence, la dureté du cœur et la haine. Tant que cette victoire de l’amour ne pénètre pas le monde entier, les saints marchent avec nous qui sommes encore pèlerins. Sainte Thérèse de Lisieux, docteur de l’Église, convaincue que la joie dans le ciel par la victoire de l’amour crucifié n’est pas complète tant qu’un seul homme sur la terre souffre et gémit, écrivait: « Je compte bien ne pas rester inactive au Ciel, mon désir est de travailler encore pour l'Église et les âmes » (Lettre 254,14 juillet 1897).

Nous aussi, nous participons aux mérites et à la joie des saints et eux participent à notre lutte et à notre désir de paix et de réconciliation. Leur bonheur de jouir de la victoire du Christ ressuscité nous est un motif de force pour dépasser tant de formes d’indifférence et de dureté du cœur.

D’autre part, chaque communauté chrétienne est appelée à franchir le seuil qui la met en relation avec la société qui l’entoure, avec les pauvres et ceux qui sont loin. L’Église est, par nature, missionnaire, et elle n’est pas repliée sur elle-même, mais envoyée à tous les hommes.

Cette mission est le témoignage patient de celui qui veut porter au Père toute la réalité humaine et chaque homme en particulier. La mission est ce que l’amour ne peut pas taire. L’Église suit Jésus Christ sur la route qui la conduit vers tout homme, jusqu’aux confins de la terre (cf. Ac 1,8). Nous pouvons ainsi voir dans notre prochain le frère et la sœur pour lesquels le Christ est mort et ressuscité. Tout ce que nous avons reçu, nous l’avons reçu aussi pour eux. Et pareillement, ce que ces frères possèdent est un don pour l’Église et pour l’humanité entière.

Chers frères et sœurs, je désire tant que les lieux où se manifeste l’Église, en particulier nos paroisses et nos communautés, deviennent des îles de miséricorde au milieu de la mer de l’indifférence ! [...]"

Posté le 27 janvier 2015 à 15h22 par Michel Janva | Lien permanent

25 janvier 2015

Avenir meilleur pour l'Eglise catholique vietnamienne

Securedownload-2Depuis 2010, l'église du Vietnam sud a su établir de meilleures relations avec le gouvernement; puisque tous les deux ont la ferme volonté d'améliorer la vie sociale des vietnamiens. En effet selon le directeur de la communauté salésienne, le père Jean Baptiste, l'avenir s'annonce prometteur concernant l'avancée sacerdotale des 120 séminaristes et 70 pré séminaristes (aussi appelés aspirants) de la banlieue de Thu Duc, au nord-est de Saigon (photo).

Chaque année, ce sont plus d'une centaine de nouveaux prêtres qui sont envoyés dans les différents paroisses en ville ou à la campagne

Une autre Bonne Nouvelle qui montre l'importance du rôle que tient l'Eglise catholique dans les quartiers, de plus en plus d'églises sont amenées à s'agrandir pour accueillir plus de fidèles. En effet, les baptêmes sont très nombreux dans le sud, notamment chez les salésiens.

Malgré un pays encore sous régime communiste à parti unique, le Vietnam continue de se développer économiquement et l'Eglise catholique qui représente aujourd'hui 8% de la population totale continue d'attirer les foules, puisqu'elle est une institution stratégiquement fondamentale pour soutenir socialement et spirituellement les vietnamiens. 

Posté le 25 janvier 2015 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

23 janvier 2015

Bienheureux et vénérables : onze nouveaux décrets dont des martyrs de la "terreur rouge"

Lu ici

"Onze nouveaux décrets de la Congrégation pour la cause des saints ont été promulgués en présence du Pape François ce vendredi matin au Vatican. Deux d’entre eux concernent le martyre d’un groupe de trois religieuses et d’un groupe de dix-huit religieux tués pendant la guerre civile espagnole, en 1936. C’était l’époque de la terreur rouge exercée par les Républicains contre les monastères, les églises et les religieux et fidèles catholiques, une des plus grandes hécatombes anticléricales de l’histoire.

Un autre décret concerne le martyre d’un laïc tué en Afrique du Sud en 1990 : converti au catholicisme, tué pour s’être opposé à la sorcellerie, Benedict Daswa deviendra le premier martyr sud-africain reconnu par l’Eglise tandis qu’une enseignante laïque, Virginia Blanco, deviendra la première bienheureuse bolivienne. Un autre décret concerne les vertus héroïques d’un laïc espagnol, fondateur, au 19° siècle, de l’adoration nocturne : Luis de Trelles Noguerol. Un autre concerne une aristocrate japonaise, Elisabeth Marie Satoko Kitahara, morte de tuberculose en 1958, à l’âge de 29 ans, après avoir consacré sa courte vie aux plus pauvres, parmi les chiffonniers de Tokyo".

Posté le 23 janvier 2015 à 20h17 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (2)

Un miracle grâce à Saint Antoine de Padoue ?

La très belle histoire d'une petite italienne guérie semble-t-il grâce à l'intercession de Saint Antoine de Padoue est racontée sur le site d'Aleteia. Une échographie avait révélé pendant la grossesse une maladie gravissime du cerveau, confirmée après la naissance, et les parents s'étaient confiés à Saint Antoine de Padoue. Le 13 juin 2014, jour de la fête du Saint, les parents qui avaient obtenu un rendez-vous qu'ils n'attendaient plus, ont eu la grande joie d'apprendre que leur petite fille était guérie de façon inexplicable.

"Rendez-vous est donc fixé le 13 juin ! Sur la route de Bologne, vu la coïncidence avec la fête, la famille, comme le rapporte le Corriere del Veneto du 12 janvier, décide de s'arrêter un instant pour prier le saint de Padoue. À leur arrivée à l'hôpital de Bologne, à la très grande surprise des médecins eux-mêmes, la petite ne présente plus aucun dommage cérébral."[...]

Il est encore trop tôt pour que l'Eglise se prononce en faveur d'un miracle par l'intercession de Saint Antoine de Padoue, mais après tout, il n'en serait pas à son coup d'essai !

Posté le 23 janvier 2015 à 19h07 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

22 janvier 2015

Les Evêques dénoncent et condamnent les caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo

Cela se passe au Sénégal

"Nous condamnons avec force la violence meurtrière du terrorisme et du fanatisme de tous bords qui, sous le couvert de la religion, porte atteinte à la vie des hommes, au nom de Dieu. Ceci est inacceptable et incohérent, car la vie est un don sacré de Dieu, qui doit être respecté et protégé. Personne ne peut s’arroger le droit de donner la mort : « Tu ne tueras pas » (Ex 20, 13), c’est le cinquième Commandement de Dieu. Aussi implorons-nous, dans nos prières, la miséricorde du Seigneur pour toutes les victimes.

Nous ne pouvons pas non plus cautionner les caricatures de Mohamed, Fondateur de l’Islam. Nous condamnons avec véhémence cette liberté qui se veut illusoirement absolue,  sans  limites,  en  offensant  et  en  manquant  de  respect  à  l’autre,  dans  sa dignité d’homme, dans ses choix, sa foi et ses convictions religieuses.
 
Nous faisons nôtre la position du Saint Père, le Pape François, se prononçant sur ladite affaire en ces termes : « On ne peut pas provoquer. On ne peut pas insulter la foi des autres. On ne peut pas la tourner en dérision. La liberté d’expression doit s’exercer sans offenser ».
 
La  religion  est  une  fibre  très  sensible.  Ne  jouons  donc  pas  avec  le  feu !  C’est pourquoi, sans jamais entrer dans une logique de vengeance et de violence, nous dénonçons le caractère blessant de ces publications. C’est dans le témoignage du pardon, de la fraternité et de la paix que les croyants, guidés par les chefs religieux, peuvent rendre authentiquement compte de la vérité et de l’amour contenus dans la religion.
 
Par contre, les auteurs de telles caricatures ne peuvent et ne doivent, en aucune manière, être assimilés à des chrétiens agissant contre l’Islam, comme les réactions violentes survenues au Niger pourraient le faire croire. D’ailleurs, leur idéologie est très souvent dirigée contre la religion chrétienne, et plus particulièrement contre les catholiques. On ne peut pas non plus injustement étendre cette hostilité à toute la nation française, qui est composée aussi bien de croyants - chrétiens, musulmans, juifs et autres - que d’autres personnes désireuses de vivre en harmonie avec leurs semblables.

Posté le 22 janvier 2015 à 21h22 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (16)

19 janvier 2015

En Belgique, un évêque est embarrassé de recevoir un prix LGBT

Il s'agit de Mgr Bonny, évêque d'Anvers, qui avait publié une lettre ouverte très progressiste un mois  avant le Synode sur la famille. Ayant vu qu'il était inscrit sur la liste des personnalités devant recevoir le prix décerné par l'association  Cavaria, qui fédère les associations flamandes de défense des homosexuels, Mgr Bonny avait fait savoir qu'il souhaitait  "préserver son indépendance face à tous les groupes ou associations impliqués  dans un domaine particulier".

"Mais l'association lui a malgré tout attribué samedi soir ce  prix, saluant sa lettre ouverte dont l'"importance" ne "doit pas être  sous-estimée, vu l'influence morale qu'a l'Eglise dans de grandes parties du  monde", explique Cavaria sur son site internet."

"Prudence est mère de sûreté", "les paroles s'envolent, les écrits restent", "Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes" (pardon Paula, j'ai oublié la vraie formule !), etc...

Posté le 19 janvier 2015 à 11h53 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

14 janvier 2015

Canonisation de Saint Joseph Vaz

Extrait de l'homélie du pape François, lors de la messe célébrée ce matin au Sri Lanka, au bord de la mer, en présence d'une foule de plus de 500 000 fidèles (1 million selon l'AFP). Fête liturgique de Saint Josepg Vaz, apôtre du Sri Lanka.

V"« […] Tous les confins de la terre ont vu le salut de notre Dieu » (Is 52, 10). C’est la magnifique prophétie que nous avons entendue dans la première lecture de ce jour. Isaïe prédit l’annonce de l’Évangile de Jésus-Christ jusqu’aux confins de la terre. Cette prophétie à une signification particulière pour nous qui célébrons la canonisation du grand missionnaire de l’Évangile, saint Joseph Vaz. Comme de très nombreux autres missionnaires dans l’histoire de l’Église, il a répondu au commandement du Seigneur ressuscité de faire de toutes les nations des disciples (cf. Mt 28, 19). Par ses paroles, mais, plus important, par l’exemple de sa vie, il a conduit le peuple de cette nation à la foi qui nous donne « […] l’héritage parmi tous les sanctifiés » (Ac 20, 32). [...]"

Posté le 14 janvier 2015 à 09h14 par Michel Janva | Lien permanent

07 janvier 2015

Le Wall Street Journal s'intéresse aux églises vendues ou abandonnées en Europe et en France

Le Wall Street Journal, publie un reportage sur le phénomène et ses corollaires : des églises reconverties en école de cirque, restaurant, salle de sport, logements... ou lieux de culte d'autres religions. Cela concerne l'Eglise Catholique, mais aussi les protestants et les anglicans. L'enquête porte essentiellement sur l'Angleterre, l'Ecosse, les Pays-Bas, l'Allemagne, le Danemark. Les chiffres apportés par l'article donnent le tournis :

"chaque année, l'Eglise d'Angleterre ferme environ 20 églises. Près de 200 églises danoises sont abandonnées ou sous-utilisées. L'église catholique romaine d'Allemagne a fermé 515 églises dans la dernière décennie. Mais la tendance est la plus avancée aux Pays-Bas (...) les chefs de file de l'Eglise Catholique dans le pays estiment que deux tiers des 1600 églises du pays seront fermées d'ici dix ans et 700 temples protestants devraient fermer dans les quatre ans".

Posté le 7 janvier 2015 à 10h22 par Michel Janva | Lien permanent

04 janvier 2015

Le Pape crée 20 cardinaux dont un Français, monseigneur Dominique Mamberti

et seulement 4 autres Européens parmi les électeurs... signe des temps et de la vivacité de l'Eglise.

Biographie de monseigneur Dominique Mamberti, préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique.

Posté le 4 janvier 2015 à 12h46 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (7)

03 janvier 2015

Cathos, nouvelle génération

Média-presse-info propose une vidéo reportage sur cette génération montante des jeunes cathos qui n'ont pas peur :

"La Chaîne Parlementaire (LCP) a réalisé un reportage intitulé Cathos, nouvelle génération qui propose un portrait de ces nouveaux jeunes militants descendus dans la rue contre la loi Taubira. Des portraits croisés, de la Manif pour Tous à Civitas…"

 

Posté le 3 janvier 2015 à 11h19 par Marie Bethanie | Lien permanent

02 janvier 2015

L'argent des divorcés-remariés : la brillante analyse de Georges Weigel

Georges Weigel est un écrivain bien connu par les catholiques (nous avons évoqué maintes fois ses précieuses analyses). Il a rencontré les derniers papes et rédigé une célèbre biographie de saint Jean-Paul II (et le 13 décembre dernier, il a été reçu en audience par le pape François).

En bon connaisseur de la vie de l'Eglise, il vient de livrer une analyse fouillée du synode sur la famille d'octobre 2014, et des enjeux de celui de 2015. Vous en trouverez la traduction sur le site de Benoît-et-et moi. Et il n'est pas tendre avec l'épiscopat allemand. Dire cela n'est pas mettre en cause le pape, ce que se garde bien de faire Georges Weigel, mais de faire la lumière sur un pseudo-débat capté par quelques uns, qui ont utilisé la miséricorde divine à des fins sonnantes et trébuchantes :

"[...] Le Pape François se rend compte qu'il y a une crise globale du mariage, comme il l'a abondamment et clairement exprimé dans un discours passionné au mouvement Schoenstatt la semaine après la conclusion du synode. Il y a affirmé que le mariage et la famille n'ont jamais été autant attaqués qu'aujourd'hui, par une «culture du rebut» qui réduit le pacte du mariage à une simple «association», et contre laquelle l'Eglise doit proposer «très clairement» la vérité au sujet du mariage.

Il a toujours été dans les intentions du Pape que le synode de 2014 soit un un vaste débat sur la crise du mariage et de la famille. Car il pense que c'est seulement si la nature de la crise est pleinement comprise que l'Eglise pourra poursuive sa réflexion sur sa façon de proposer sa conception du mariage, afin qu'elle soit plus immédiatement audibles et vivable dans la culture gnostique d'aujourd'hui. Cet examen approfondi de la crise, et la célébration du mariage chrétien comme sa réponse, ne s'est pas produite au degré souhaitable. Et cela a été dans une large mesure par la faute des évêques allemands conduits par le Cardinal retraité Walter Kasper, allié avec le secrétaire général du synode le Cardinal Lorenzo Baldisseri, lesquels semblaient déterminés à pousser la question de la Sainte Communion aux divorcés et civilement remariés en première ligne des débats synodaux.

L'obsession allemande sur cette question était dans un sens une expression d'auto-référentialité vis à vis des problèmes pastoraux d'une Eglise Allemande sclérotique, qui sont incontestablement graves. Dans un autre sens, toutefois, la question de l'«interdiction de Communion» (comme elle a été grossièrement décrite dans la presse) est un cheval de Troie pour un argument bien plus large sur la nature de la doctrine et son développement. Celui-ci reprend à son tour le débat qui a cours depuis longtemps sur la signification de Vatican II et sa relation avec la tradition catholique, que Kasper et ses alliés semblent déterminés à rouvrir.

L'argent, le nerf de la guerre

Dix mois avant le Synode, j'ai demandé à un bon connaisseur du catholicisme allemand la raison de l'insistance de la hiérarchie catholique allemande sur la révision du problème de la Sainte Communion à ceux qui vivent de secondes noces civiles, alors que dans le monde, la majorité de l'Eglise considère qu'il a été suffisamment débattu lors du synode de 1980 sur la famille, et qu'il semblait avoir été réglé avec la réaffirmation de l'enseignement et de la pratique traditionnels de l'Eglise dans l'exhortation apostolique de 1981 de Saint Jean-Paul II Familiaris Consortio (La Communauté de la Famille) et en 1983 par le code de droit canonique. J'ai reçu une réponse d'un seul mot: «L'argent».

L'Eglise allemande est financée par la Kirchensteuer, la «taxe de l'Eglise» levée par la République Fédérale sur tous les citoyens qui n'ont pas opté pour la sortie de l'Eglise. Les fonds concernés sont considérables; en 2011, la Kirchensteuer a fourni à l'Eglise catholique en Allemagne 6,3 milliards de dollars. Récemment, toutefois, de plus en plus de catholiques allemands on opté pour la sortie. Dans une tentative maladroite d'arrêter la saignée, les évêques allemands ont émis en 2012 un décret affirmant que celui qui ne paie pas la taxe «sort de l'Eglise» et que de tels apostats de facto sont exclus de sa vie sacramentelle, sauf en danger de mort. Le décret a été largement raillé et des canonistes allemands l'ont déclaré nul (nonstarter), car pour «sortir de l'Eglise» il faut plus que la signature d'une déclaration assermentée. Et en tout cas, le paiement de la Kirchensteuer n'a cessé de baisser.

De nombreux évêques allemands semblent en avoir conclu que ce schéma de désertion du payement de la taxe de l'Eglise s'explique par la perception de l'Eglise catholique comme la représentante minable, mesquine et cruelle de propositions, comme l'indissolubilité du mariage, qu'aucun européen du 21ème siècle qui se respecte ne peut accepter. Le fait que les gens aient arrêté de payer la Kirchesteuer parce que ils ne croient plus que Jésus est le Seigneur et que l'Eglise Catholique est son Corps semblerait l'explication la plus directe. Mais adopter cette interprétation oblige à admettre que l'effondrement de la foi et de la pratique catholiques en Allemagne est en rapport avec l'échec colossal de la théologie et de la catéchèse allemandes à transmettre efficacement l'Evangile dans les difficiles conditions de la modernité tardive et de la post-modernité. Mais - pour emprunter l'image à une autre bataille - ça c'est un pont trop loin. (ndt: cf. fr.wikipedia.org/wiki/Un_pont_trop_loin ; et aussi fr.wikipedia.org/wiki/Opération_Market_Garden).

Le cardinal Kasper

Avant le synode, d'importantes critiques aux propositions du Cardinal Kasper pour permettre aux catholiques divorcés et remariés civilement d'être réadmis dans la pleine Communion eucharistique de l'Eglise, ont été publiées dans la revue trimestrielle Nova et Vetera et dans le livre d'essais 'Demeurer dans la vérité du Christ: Mariage et Communion dans l'Eglise Catholique', comprenant parmi ses auteurs cinq cardinaux. Dans les deux cas les réponses aux propositions de Kasper étaient académiquement sérieuses et respecteuses dans le ton. Et toutefois, Kasper, répondant à ses détracteurs (surtout dans des interviews dans la presse) n'a pas su maintenir le débat au niveau du sérieux qu'il méritait, rejetant comme fondamentaliste doctrinaux et scripturaux ceux qui avaient repéré dans ses propositions de graves problèmes bibliques, patristiques, théologiques, canoniques et pastoraux.

Pendant le synode, le Cardinal Kasper a donné une conférence à Vienne dans laquelle il a situé sa propre position sur le mariage et la famille dans le cadre de sa compréhension de Vatican II comme un concile ouvrant une nouvelle ère dans la vie catholique, où toutes les vieilles vérités sont à présent re-examinées, voire reconsidérées. On, se demande, ici aussi, quelles informations sont arrivées en Allemagne dans les dernières décennies. Les secteurs dynamiques du monde développé sont ceux qui ont vécu l'orthodoxie vibrante de l'enseignement de Jean-Paul II et de Benoît XVI; les secteurs en ruine du catholicisme européen - c'est à dire la plus grande partie du catholicisme de l'Europe occidentale - sont ceux qui se sont pliés aux vents du zeitgeist et ont falsifié les frontières doctrinales et morales de l'Eglise, imaginant que c'était «l'esprit du Vatican II». Mais Kasper était là sur la même ligne que le secrétaire général du synode Baldisseri, préconisant une falsification ultérieure des frontières, et le faisant d'une manière qui a paru à la majorité des pères synodaux (nonobstant la stratégie médiatique) en flagrante contradiction avec l'enseignement du Seigneur lui-même.

Il y a treize ans, le Cardinal Joachim Meisner, alors archevêque de Cologne, me confiait que la plus grande ressource du catholicisme allemand pour se reconstruir au 21ème siècle est le témoignage de ses martyrs du 20ème siècle. Le pouvoir spirituel de la résistance fondée sur des principes est une chose à laquelle les théologiens allemands, évêques, et théologiens-évêques (et leurs compagnons de route) feraient bien de réfléchir dans les mois précédents le synode de 2015. L'acquiescement, suivi de la reddition, suivis de la collaboration: voici la troublante séquence parcourue par une trop grande partie du Catholicisme Européen pendant la confrontation de l'Eglise avec les totalitarismes de la moitié du 20ème siècle en Allemagne et en Italie, et avec leurs alliés en France. Les martyrs choisirent une voie différente. La voie indiquée par leur témoignage contre-culturel mérite d'être prise en considération alors que le Catholicisme cherche à mettre en oeuvre la vision du Pape François d'une «Eglise en mission permanente» face au sécularisme agressif, avec son érosion du mariage et de la famille.

Le moment de l'Afrique

Sans surprise, les propositions poussées par les allemands et leurs alliés au synode de 2014 ont été présentés dans les grands médias comme courageuses, nouvelles et innovantes, alors qu'en réalité elles étaient plutôt périmées, résidus d'une vision de ce Catholicisme «progressiste» qui a manifestement échoué, selon tous critères évangéliques, en Europe et ailleurs. Ce qui a été nouveau au synode extraordinaire - et qui a contribué à le rendre «extraordinaire» dans le sens ordinaire du mot - c'est l'émergence du catholicisme africain comme facteur majeur dans l'évolution future du catholicisme mondial. Les pères synodaux africains ont été parmi les meneurs dans la contestation des propositions de Kasper, faisant résolument valoir que l'idée chrétienne de mariage a été dans leurs cultures une force libératrice, surtout pour les femmes. Ils ont aussi suggéré, implicitement voire explicitement, que les évêques représentants d'églises locales mourantes ne devraient pas exporter la décadence occidentale dans les pays du Sud, où le catholicisme grandit exponentiellement par la prédication des vérités de l'Evangile dans la compassion mais sans compromission.

Cela a demandé du courage, non seulement car les africains étaient exposés aux accusations d'être culturellement arriérés (ou, comme l'a affirmé peu élégamment le Cardinal Kasper, d'être la proie des «tabous»). Il a fallu du courage aussi parce qu'une bonne partie de l'Eglise en Afrique est financée par les agences allemandes catholiques de développement, qui sont extraordinairement riches et très généreuses, grâce à la Kirchensteuer. Mais il a semblé à des hommes comme le Cardinal Wilfrid Fox Napier, archevêque franciscain de Durban (Afrique du Sud), longtemps considéré comme aligné avec la gauche catholique, qu'il se jouait quelque chose d'exceptionnellement important dans la discussion synodale au sujet du mariage et de la pastorale des personnes ayant des tendances homosexuelles. Ainsi Napier et d'autres ont cru le moment venu de tirer la sonnette d'alarme, ce que Napier fit avec une remarquable dénonciation de la relation intérimaire du synode (et sa fuite dans la presse) - un appel courageux autorisant les autres à exprimer ce qu'ils pensaient vraiment des manipulations de la discussion synodale, ouvertement révélées dans la relation.

Une procédure manipulée (The Process)

Tout au long du synode, les inquiétudes vis à vis des manipulations du processus synodal de la part du secrétaire général, Cardinal Baldisseri, allié avec l'Archevêque Bruno Forte, le théologien italien, secrétaire spécial du synode, étaient systématiquement rejetées comme alarmisme complotiste de la part des conservateurs, même par des Vaticanistes normalement raisonnables (et il y en a quelques-uns). En tout cas, ce n'était pas l'histoire racontée par de nombreux pères synodaux, et ce furent évidemment leurs frustrations concernant la procédure qui conduisirent à l'explosion du 16 octobre et à la publication ultérieure des relations des débats des groupes de discussion sur base linguistique (circoli minori), qui ont révélé l'âpre et large désaccord avec la ligne du rapport intérimaire préparé par Forte.

Qu'est-ce qui a fait défaut dans la procédure? Plusieurs choses. Le Pape avait demandé, justement, un débat ouvert et libre, ce qui n'était pas tout à fait caractéristique de l'expérience catholique des synodes depuis l'établissement de cette institution lors de Vatican II. Mais le secrétariat du synode a refusé de publier les textes des interventions des pères synodaux de la première semaine quand les pères, les auditeurs et les observateurs parlaient à toute l'assemblée. Les résumés des débats publiés par le Service de presse du Vatican (vraisemblablement sous la direction du secrétariat du synode) et plus d'une des conférence de presse quotidiennes ont été accusés d'être des exercices de propagande ("spin") plutôt que de fidèles restitutions de la variété des discussions. Ceux qui ont suggéré qu'une communication plus honnête était souhaitable ont été rembarrés, et plus d'un père du Synode en a conclu que la manipulation de la procédure était «manifeste et incompétente» dans le sens qu'elle était autant évidente que, pour ainsi dire, stupidement évidente.

Mais c'est la relation de mi-synode de Forte qui a durci la postion (put iron into the spines) des pères synodaux. Cette relation était supposée donner l'image des débats de la première semaine du Synode, devant être ultérieurement examinés et perfectionnés par les groupes linguistiques pendant la deuxième semaine. Mais Forte l'a rédigée comme un projet de document final du synode, mettant en évidence des sujets qui devaient être du plus grand intérêt pour les médias internationaux qui attendent la grande reddition catholique à la révolution sexuelle - est s'est retrouvé, lui et le rapport intérimaire, désavoués en substance par le Cardinal Peter Erdö, rapporteur du synode, lors de la conférence de presse où le rapport intérimaire a été présenté.

Au début des travaux des groupes linguistiques, un des membres a demandé aux autres, évoquant les termes de la relation de mi-synode de Forte sur la pastorale envers les personnes de même sexe: «Avez-vous entendu tout cela la semaine dernière?». Il a obtenu une réponse unanimement négative. L'adoption, dans le rapport intérimaire, du langage de l'insurrection gay a été objet d'autres critiques, les pères synodaux insistant que l'Eglise catholique ne doit pas décrire les êtres humains par leurs désirs, quels qu'ils soient, et que cela contredit la riche anthropologie catholique de la personne humaine, énoncée plus récemment par Jean-Paul II dans son encyclique inaugurale Redemptor Hominis, et dans sa théologie du corps.

Une absence remarquable

Ce qui à son tour a soulevé une autre question sur la procédure synodale: Pourquoi aucun membre de l'Institut Pontifical Jean-Paul II sur le Mariage et la Famille n'a-t-il été invité comme auditeur ou observateur du synode? L'Institut dépend de la propre Université Romaine du Pape, celle du Latran; elle a des facultés partout dans le monde; Stanislaw Grygiel, fondateur de l'Institut, et sa femme Ludmilla, ont produit de magnifiques études sur l'idée chrétienne de mariage dans une conférence européenne des questions familiales peu avant le synode. Mais les Grygiel n'ont pas été invités au synode; l'éminent théologien moral qui est l'actuel directeur de l'Institut de Rome, Mgr Livio Melina, n'a lui non plus pas été invité. Vue l'organisation du Vatican, ce n'étaient pas des omissions accidentelles. Il s'agit probablement d'une décision délibérée du secrétaire général du synode, le Cardinal Baldisseri, qui n'avait sans doute pas intérêt à voir la démarche et les propositions de Kasper contestées par le magistère de Jean-Paul II, même si ce magistère avait prouvé être la meilleure réponse à la révolution sexuelle et aux graves dégats collatéraux que ce bouleversement avait produit sur le mariage et la famille.

Cette erreur peut être facilement réparée dans la préparation du synode ordinaire de 2015. Les délibérations de cette plus large assemblée (qui comprendra un plus grand nombre d'évêques que le synode extraordinaire) pourraient grandement bénéficier de l'expérience de la faculté de l'Institut Jean-Paul II. Car ils ont fait progresser (eux et d'autres, également non invités au synode de 2014) une anthropologie catholique intégrale répondant à l'assaut de la révolution sexuelle, non pas en y consentant, mais en invitant au débat avec ceux qui prennent la sexualité humaine le plus au sérieux: ceux qui voient dans l'amour marital fidèle et fertile une image de la vie intérieure de la Trinité, ou ceux qui réduisent le sexe à un sport de contact?"

Posté le 2 janvier 2015 à 12h01 par Michel Janva | Lien permanent

29 décembre 2014

Le cardinal Burke, très préoccupé

Entretien avec le Figaro Magazine du 19 décembre (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

B

Posté le 29 décembre 2014 à 11h48 par Michel Janva | Lien permanent

28 décembre 2014

Libreville : le fronton d'une église avec des azulejos du Portugal

CUne grande crèche un peu originale est en cours de construction : il s'agit de la construction de l'église de l'Institut du Christ-Roi à Libreville, sur le territoire de la paroisse Notre-Dame de Lourdes, dont le curé est un prêtre de l'Institut, le chanoine Bergerot.

Le fronton représentera une adoration des Mages, de plusieurs milliers de carreaux carrés de 15cm environ de côté.

Posté le 28 décembre 2014 à 19h08 par Michel Janva | Lien permanent

25 décembre 2014

Le pape François dénonce la persécution brutale des djihadistes dans le monde

Le traditionnel message "Urbi et Orbi", adressé par le Pape François au monde entier :

 

"Chers frères et sœurs, joyeux Noël !
Jésus, le Fils de Dieu, le Sauveur du monde, est né pour nous. Il est né à Bethléem d’une vierge, réalisant les antiques prophéties. La vierge s’appelle Marie, son époux Joseph.

Ce sont les personnes humbles, pleines d’espérance dans la bonté de Dieu, qui accueillent Jésus et le reconnaissent. Ainsi, l’Esprit Saint a éclairé les bergers de Bethléem, qui ont accouru à la grotte et ont adoré l’Enfant. L’Esprit Saint a ensuite guidé les vieillards, Siméon et Anne, dans le Temple de Jérusalem, et ils ont reconnu en Jésus le Messie. « Mes yeux ont vu le salut » - s’exclame Siméon – « le salut que [Dieu] préparait à la face des peuples » (Lc 2, 30).

Oui, frères, Jésus est le salut pour chaque personne et pour chaque peuple ! À lui, Sauveur du monde, je demande qu’il regarde nos frères et sœurs d’Irak et de Syrie qui, depuis trop de temps, souffrent des effets du conflit en cours et, avec ceux qui appartiennent à d’autres groupes ethniques et religieux, subissent une persécution brutale. Que Noël leur apporte de l’espérance, comme aux nombreuses personnes dispersées, déplacées et réfugiées, enfants, adultes et personnes âgées, de la région et du monde entier ; que l’indifférence se change en proximité et le refus en accueil, pour que tous ceux qui à présent sont dans l’épreuve puissent recevoir les aides humanitaires nécessaires pour survivre à la rigueur de l’hiver, revenir dans leurs pays et vivre avec dignité. Puisse le Seigneur ouvrir les cœurs à la confiance et donner sa paix à tout le Moyen-Orient, depuis la Terre bénie de sa naissance, en soutenant les efforts de ceux qui s’engagent efficacement pour le dialogue entre Israéliens et Palestiniens.

Jésus, Sauveur du monde, regarde tous ceux qui souffrent en Ukraine et donne à cette terre aimée de surmonter les tensions, de vaincre la haine et la violence et d’entreprendre un nouveau chemin de fraternité et de réconciliation. Christ Sauveur, donne la paix au Nigeria, où à nouveau du sang est versé et trop de personnes sont injustement soustraites à l’affection de leurs proches et tenues en otage ou massacrées. J’invoque aussi la paix pour d’autres parties du continent africain. Je pense particulièrement à la Libye, au Sud Soudan, à la République Centrafricaine et à différentes régions de la République Démocratique du Congo ; et je demande à tous ceux qui ont des responsabilités politiques de s’engager par le dialogue à surmonter les oppositions et à construire une cohabitation fraternelle durable.

Que Jésus sauve les trop nombreux enfants victimes de violence, faits objet de trafic et de traite des personnes, ou contraints à devenir soldats.Les enfants abusés, si nombreux. Qu’il donne réconfort aux familles des enfants tués au Pakistan la semaine dernière. Qu’il soit proche de tous ceux qui souffrent de maladies, en particulier les victimes de l’épidémie d’Ébola, surtout au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée. Tandis que de grand cœur je remercie tous ceux qui œuvrent courageusement pour assister les malades et leurs proches, je renouvelle une invitation pressante à assurer l’assistance et les thérapies nécessaires.

L’enfant Jésus. Je pense à tous ces enfants aujourd’hui tués ou maltraités, soit avant d’avoir vu le jour, privés de l’amour généreux de leurs parents et enterrés dans l’égoisme d’une culture qui n’aime pas la vie ; je pense à ces enfants réfugiés à cause des guerres et des persécutions, abusés et exploités sous nos yeux et dans notre silence complice. Je pense à ces enfants massacrés sous les bombardements, même là où le fils de Dieu est né. Encore aujourd’hui leur silence impuissant crie sous l’épée de tant d’Hérodes. Sur leur sang trône aujourd’hui l’ombre des Hérodes de notre temps.

Vraiment, il y a tant de larmes en ce Noël, avec les larmes de l’Enfant-Jésus ! Chers frères et sœurs, que l’Esprit Saint éclaire aujourd’hui nos cœurs, pour que nous puissions reconnaître dans l’Enfant-Jésus, né à Bethléem de la Vierge Marie, le salut donné par Dieu à chacun de nous, à chaque homme et à tous les peuples de la terre. Que le pouvoir du Christ, qui est libération et service, se fasse sentir dans beaucoup de cœurs qui souffrent des guerres, des persécutions, de l’esclavage. Qu’avec sa mansuétude, ce pouvoir divin touche la dureté des cœurs de tant d’hommes et de femmes immergés dans la mondanité et dans l’indifférence. La globalisation de l’indifférence. Que sa force rédemptrice transforme les armes en charrues, la destruction en créativité, la haine en amour et en tendresse. Ainsi nous pourrons dire avec joie : « Nos yeux ont vu ton salut ».

Joyeux Noël à tous !"

Posté le 25 décembre 2014 à 22h30 par Marie Bethanie | Lien permanent

Les chrétiens d'Irak vous souhaitent un joyeux Noël !

 

Posté le 25 décembre 2014 à 13h12 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le Salon Beige vous souhaite un Joyeux Noël

C

Posté le 25 décembre 2014 à 00h01 par Michel Janva | Lien permanent

19 décembre 2014

Un cardinal au séminaire de la Fraternité Saint-Pie X

Le 5 décembre, le cardinal Walter Brandmüller, président émérite du Comité pontifical des sciences historiques, a rencontré Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X accompagné de plusieurs prêtres. La réunion s’est tenue au Séminaire de la FSSPX, en Bavière.

Posté le 19 décembre 2014 à 21h22 par Michel Janva | Lien permanent

18 décembre 2014

Vous ne pouvez pas exercer des responsabilités dans l’Eglise sans devenir un politicien

Agé de 67 ans, archevêque de Colombo depuis 2009, créé cardinal en 2010, président de la Conférence des évêques catholiques du Sri Lanka, Mgr Malcom Ranjith a accordé à Eglises d’Asie un entretien dans lequel il présente les enjeux de la visite prochaine du pape. Extraits :

R"J’ai invité le pape François à venir au Sri Lanka avant même qu’il n’apparaisse au balcon de Saint-Pierre, le jour de son élection, le 13 mars 2013 ! Son prédécesseur s’était rendu en visite sur tous les continents, excepté le continent asiatique. On a coutume de dire que l'Asie est le continent du XXIe siècle ; les principales religions y sont présentes et en sont issues. Il fallait que le pape vienne se rendre compte sur place. [...]

La visite du pape s’inscrit dans un climat électoral particulier. Voyez-vous des risques à maintenir cette visite, comme semble vouloir le faire le Saint-Siège ?

Les premières rumeurs à propos de la tenue d’une élection présidentielle anticipée remontent aux mois d’août-septembre derniers. A cette date, tout était déjà bien engagé pour la venue du pape. En tant que membres de l'Eglise, en tant qu’évêques, nous ne sommes pas impliqués en politique. Des élections sont prévues. Que pouvons-nous y faire ? Nous avons demandé au président de repousser cette élection, sachant qu’à en juger par les précédents scrutins, les élections s’accompagnent toujours de tensions, et même de violences. Mais vous ne faites pas venir le pape à votre convenance, ni n’annulez une telle visite d’un claquement de doigts !

Aujourd’hui, nous, les évêques, nous sommes face à un dilemme : soit nous demandons le report de la visite papale, soit nous faisons confiance à Dieu. Vous comprendrez que bon nombre d’entre nous veulent aller de l’avant et que cette visite ait lieu aux dates prévues.

Mais pour nous Sri-Lankais, il y a une autre contradiction à vouloir repousser la visite du pape : nous disons sans cesse que nous sommes un pays riche d’une civilisation ancienne et prestigieuse, que la composante religieuse de notre société y est essentielle, et pourtant nous faisons le constat que notre pays est violent, que les violences y sont fréquentes. Il y a là comme une faiblesse spirituelle. Dans bien d’autres pays à travers le monde, des élections ont lieu et elles ne donnent pas lieu à des explosions de violence.

Si nous disons au pape de ne pas venir, de repousser son voyage, nous disons à notre peuple – et au monde entier – que nous ne sommes que capables de pérorer à propos de la grandeur de notre civilisation mais qu’en réalité, nous nous complaisons dans la violence. Je souhaite que les choses soient prises à l’envers : montrons que nous nous comportons comme des êtres humains et que nous ne sommes pas des barbares mal dégrossis. C’est le discours que je tiens à ceux qui sont actuellement au pouvoir comme à ceux qui sont dans l’opposition. Que ces élections soient un catalyseur vers plus d’unité !

Le pape rencontrera les responsables religieux. Parmi ceux-ci, certains responsables bouddhistes ont émis des critiques à propos de la visite du pape, estimant que celui-ci devait présenter des excuses pour les violences exercées contre le bouddhisme par les puissances coloniales qui ont dominé ce pays durant près de cinq siècles. Pouvez-vous nous expliquer ?

Les responsables auxquels vous faites référence sont plus motivés par une action politique que par une réflexion religieuse ou même historique. Les groupes qu’ils représentent sont politiques et vous ne pouvez pas généraliser à l’ensemble de la communauté bouddhique. [...]

La campagne électorale pour les présidentielles est aussi courte qu’intense. On entend ici et là qu’en tant que cardinal et président de la Conférence épiscopale, vous vous montrez très proche du président. Que répondez-vous ?

Je ne peux pas laisser dire cela. Si je vivais dans un pays comme, disons, le Canada ou les Etats-Unis, où chacun jouit de ses droits fondamentaux, j’agirais peut-être autrement. Mais, ici, au Sri Lanka, nous, les catholiques, faisons face à de fortes contraintes.

Lorsque j’étais évêque de Ratnapura (1995-2001), mon diocèse comptait quelque 21 000 fidèles au milieu d’une population de 1 500 000 personnes. En tant qu’évêque, je ne pouvais prendre la parole pour dire des choses qui auraient mis en danger mon peuple. En tant qu’archevêque de Colombo (depuis 2009) et président de la Conférence épiscopale, je me dois de penser à mon peuple. A Colombo, sur six millions de personnes, 700 000 sont catholiques, dont 250 000 sont des Tamouls et le reste des Cinghalais.

On dit que je suis proche de l’actuel président, Mahinda Rajapaksa, mais on peut tout aussi bien dire j’étais proche de son prédécesseur, Mme Chandrika Kumaratunga (1994-2005). Je me dois d’être en contact avec les institutions du pays et ceux qui les président. Si je n’agissais pas ainsi, les mêmes qui me critiquent aujourd’hui me critiqueraient pour être indifférent au sort de mon peuple.

Dans ce pays, vous ne pouvez pas exercer des responsabilités dans l’Eglise sans devenir, d’une certaine manière, un politicien vous-même. J’en veux pour preuve que, ces jours-ci, en pleine campagne électorale, le candidat de l’opposition, Mithripala Sirisena, a demandé à me rencontrer. Je vais le recevoir bien sûr, mais il ne fait pas de doute que le président sortant va immédiatement demander à me voir. Et je le verrai, lui aussi.

Récemment, les pêcheurs de Negombo, une région où les catholiques sont très nombreux, sont venus me voir pour se plaindre amèrement des prix du fuel. Ils m’ont demandé d’intervenir. Je suis allé voir le président car c’est ainsi que les choses se passent ici. Pour autant, est-ce pour régler des questions de prix du pétrole que je suis devenu prêtre ? Non, mais si je refuse d’intervenir au motif que ce n’est pas de mon domaine, alors autant remettre ma démission au pape. Pour le bien de mon peuple, je ne peux faire autrement que d’être impliqué dans la vie de ce pays."

Posté le 18 décembre 2014 à 16h14 par Michel Janva | Lien permanent

La discipline de l'Eglise est au service de la vérité de la Foi

Benoît-et-moi a traduit un long entretien donné par le cardinal Burke. En voici des extraits sans langue de buis :

B"Je pense que le rapport qui avait été produit au milieu de la session du Synode, qui s'est conclu le 18 octobre, est peut-être le document public de l'Eglise le plus scandaleux que je puisse imaginer. Il suscite donc une très vive préoccupation et il est spécialement important que les bonnes familles catholiques qui vivent la beauté du sacrement du mariage se consacrent de façon nouvelle à une solide vie matrimoniale et aussi qu'elles utilisent toutes les occasions pour témoigner de la beauté de la vérité sur le mariage dont elles font l'expérience tous les jours de leur vie d'époux. [...]

Beaucoup de gens craignent que finalement le Synode utilisera un double langage. Des raisons "pastorales" sont utilisées pour changer de facto la doctrine. De telles craintes sont-elles justifiées?

Oui, elles le sont. En effet, un des arguments les plus insidieux utilisés au Synode afin de promouvoir des pratiques contraires à la doctrine de la Foi est celui que, "nous ne touchons pas à la doctrine; nous croyons dans le mariage comme l'Eglise y a toujours cru; nous ne faisons que des changements dans la discipline. Mais dans l'Eglise catholique cela ne peut jamais être car dans l'Eglise catholique la discipline est toujours liée directement à l'enseignement. En d'autres mots : la discipline est au service de la vérité de la Foi, de la vie en général dans l'Eglise catholique. Vous ne pouvez donc pas dire que vous changez la discipline et que cela n'a pas d'effets sur la doctrine qu'elle protège, sauvegarde ou promeut.

Le terme "miséricorde'" est utilisé pour changer la doctrine de l'Eglise et même le nouveau Testament afin de pardonner le péché. Est-ce que cet usage malhonnête du terme "miséricorde" a été exposé pendant le Synode?

Oui, il l'a été. Des Pères Synodaux ont parlé du faux sentiment de miséricorde qui ne prendrait pas en compte la réalité du péché. Je me souviens d'un Père Synodal disant: "Le péché n'existe-t-il plus? Est-ce que nous ne le reconnaissons plus?" Je pense que c'était une réponse très forte de la part de certains Pères synodaux. Le pasteur luthérien allemand, mort pendant la deuxième Guerre Mondiale, Dietrich Bonhoeffer utilisait une analogie intéressante. Il parlait de grâce "coûteuse" et de grâce "bon marché". Quand la vie de Dieu nous est donnée comme c'est le cas dans l'Eglise, cela requiert de nous une nouvelle façon de vivre, une conversion quotidienne au Christ, et nous connaissons la miséricorde de Dieu dans la mesure où nous y adhérons et nous efforçons de nous remettre toujours au Christ et de vaincre nos péchés et nos faiblesses. [...]

La miséricorde concerne la personne qui, pour une raison quelconque, commet un péché. Nous devons toujours susciter en cette personne le bien - en d'autres mots, appeler cette personne à être qui il ou elle est: un fils de Dieu. Mais en même temps, on doit reconnaître les péchés, qu'il soient l'adultère ou la pédophilie, ou le vol ou le meurtre - quel qu'ils soient - comme les grands maux, comme des péchés mortels et donc contraires à nous. Nous ne pouvons pas les accepter. La plus grande charité, la plus grande miséricorde que nous pouvons montrer au pécheur est de reconnaître le mal des actes que il ou elle sont en train de commettre et d'appeler cette personne à la vérité. [...]

Un archevêque a dit récemment: "Evidemment nous suivons la doctrine de l'Eglise sur la famille.": Et a ajouté: "jusqu'à ce que le Pape décide autrement." Est-ce que le Pape a le pouvoir de changer la doctrine?

Non, c'est impossible. Nous savons ce que l'enseignement de l'Eglise a toujours été. Il a été exprimé, par exemple, par le Pape Pie XI dans sa lettre encyclique Casti connubii. Il a été exprimé par le Pape Paul VI dans Humanae vitae. Il a été exprimé d'une façon merveilleuse par le Pape saint Jean-Paul II dans Familiaris Consortio. L'enseignement est immuable. Le Saint Père donne le service de maintenir cet enseignement et de le présenter avec nouveauté et fraîcheur, mais pas de le changer."

Posté le 18 décembre 2014 à 15h50 par Michel Janva | Lien permanent

13 décembre 2014

Bénin : Providentia Dei, un séminaire dans l’esprit Summorum Pontificum

Yann Baly nous informe :

DSC_0897"Le lundi 8 décembre, pour la fête de l’Immaculée Conception, Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon, a consacré la toute nouvelle chapelle Saint Louis du nouveau séminaire voulu par Mgr Pascal N’Koué, archevêque de Parakou.

Mgr Aillet de Bayonne et Mgr James de Nantes, ainsi que le père abbé du Barroux, dom Louis-Marie assistaient également à la cérémonie. L’abbé Guimon représentait Notre Dames des Armées de Versailles où l’association ND de l’Atacora a très largement aidé au financement de la chapelle. Le diocèse d’Avignon finançant la bibliothèque du séminaire.

DSC_0900C’est à l’abbé Denis Le Pivain, prêtre du diocèse d’Avignon, que Mgr N’Koué a confié le soin de faire sortir de terre ce séminaire et d’en assurer la direction dès son ouverture en octobre dernier.

Mgr N’Koué, qui avait installé la messe tridentine dans son ancien diocèse de Natitingou avant le motu proprio de 2007, tient à ce que ce nouveau grand séminaire enseigne aux futurs prêtres les deux formes du rite romain.

L’avant-veille de la consécration, Mgr N’Koué annonçait à un millier de fidèles (rassemblés pour fêter les 70 ans de l’archidiocèse de Parakou) qu’il avait décidé avec ses prêtres une large présence de la forme extraordinaire dans ses paroisses dans les mois à venir."


Séminaire Providentia Dei au Bénin par jbdayot 

Autre vidéo. Le séminaire a ouvert avec 7 séminaristes pour commencer.

Diocèse d’Avignon (séminaire au Bénin). ND de l’Atacora : 6, rue des Etats Généraux 78000 Versailles

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Posté le 13 décembre 2014 à 10h57 par Michel Janva | Lien permanent

11 décembre 2014

De nouveaux cardinaux en février 2015

Un consistoire pour la création de cardinaux a été fixé aux 14 et 15 février 2015. Il fera suite à deux autres importants rendez-vous :

  • Une réunion du Conseil cardinalice pour la réforme de la Curie Romaine (9 - 11 février 2015)
  • une Réunion plénière du Collège cardinalice (12 - 13 février), au cours de laquelle seront abordés les grandes questions de réorganisation du Saint-Siège. 

Posté le 11 décembre 2014 à 17h59 par Michel Janva | Lien permanent


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