30 juillet 2016

L'escalier de Saint Joseph

Une jolie histoire d'escalier, construit mystérieusement suite à une neuvaine à Saint Joseph, saint patron des artisans :

"L’escalier de la chapelle de Lorette, au Nouveau-Mexique, est connue pour les deux mystères (si ce n’est plus !) qui l’entourent, à savoir l’identité de la personne qui l’a construit et l’énigme de sa structure. Personne n’arrive vraiment à comprendre comment cet escalier tient debout sans aucun support central. Et il y a peut-être un troisième mystère : bien qu’il soit attesté que l’escalier est construit en bois d’épicéa, personne n’a réussi à déterminer de quelle sous-espèce d’épicéa il s’agit, et encore moins comment le bois est arrivé jusqu’à la chapelle."[Lire l'histoire ici].

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Posté le 30 juillet 2016 à 15h17 par Marie Bethanie | Lien permanent

28 juillet 2016

Prière pour la fête d'Urbain II (28 juillet)

Le bienheureux pape Urbain II prêcha la 1ère croisade. Prière :

Seigneur Jésus-Christ,qui avez accordé au bienheureux Pontife Urbain le bonheur de combattre avec succès pour la liberté et l'éclat de votre Eglise,et qui l'avez rempli de force pour arracher au pouvoir des infidèles par la puissance de la croix les souvenirs de votre vie mortelle et de votre passion, faites que par son intercession, nous méritions en luttant sur terre contre les ennemis de notre âme,d'obtenir la récompense de la vie éternelle.

Source:Propre de France 1953.

Posté le 28 juillet 2016 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent

26 juillet 2016

Malgré l’horreur, la France doit poursuivre son action contre DAECH

Communiqué de l'Oeuvre d'Orient :

"Après le deuil national faisant suite à l’attentat terroriste commis à Nice le 14 juillet dernier, les attentats qui ont frappé l’Allemagne et aujourd’hui la tuerie de l’église St Etienne du Rouvray, L'Œuvre d'Orient tient à manifester toute sa compassion et sa solidarité avec les familles tellement éprouvées.

Malgré la douleur et l’horreur de ces crimes, il est nécessaire de rappeler que la neutralisation de l’organisation appelée DAECH n’a jamais été aussi urgente.

Nous redisons notre incompréhension que la frontière turco-syrienne ne soit pas réellement fermée.

Nous redisons notre incompréhension que DAECH dispose encore de moyens de communication (réseaux téléphoniques et internet)

Nous redisons notre incompréhension que la plaine de Ninive (Irak), c’est-à-dire la rive gauche du Tigre, ne soit toujours pas libérée poussant les populations chassées – chrétiennes et yézidies – au découragement.

Nous nous inquiétons  que certaines voix commencent à mettre en doute l’intérêt de l’action de la France en Syrie et en Irak. La neutralisation du pseudo Etat- Islamique ne règlerait pas tout mais affaiblirait considérablement la menace terroriste dans notre pays.

Face à cette situation, nous appelons tous les responsables religieux, tous les croyants et non-croyants, à être des agents propagateurs de Paix et d’Unité."

Posté le 26 juillet 2016 à 17h38 par Michel Janva | Lien permanent

Combien de de têtes décapitées pour que les gouvernements européens comprennent la situation ?

Voici les tweets du cardinal Sarah (actuellement en France) :

Posté le 26 juillet 2016 à 16h17 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2016

La « Fraternité des Saints Apôtres » est dissoute à la date du 15 juillet

Mgr de Kesel a signé le décret le 18 juillet :

"Par le présent décret, j’estime devant Dieu et en conscience devoir prendre les décisions suivantes :

  • L’association publique « Fraternité des Saints Apôtres » est dissoute à la date du 15 juillet 2016.
  • Les prêtres et le diacre incardinés pour servir dans l’archidiocèse de Malines-Bruxelles le resteront conformément aux dispositions du droit de l’Eglise. Lorsque l’archevêque les nommera à différentes fonctions, il s’efforcera de respecter ce qui leur était cher lorsqu’ils ont adhéré à la Fraternité."

La Fraternité compte 27 membres, dont 6 prêtres et 21 séminaristes dont un diacre. De ces 27 membres, 21 résident en Belgique et 6 en France, plus précisément dans le diocèse de Bayonne. La majorité des membres est actuellement originaire de France.

Posté le 25 juillet 2016 à 17h39 par Michel Janva | Lien permanent

En Allemagne, on n'est pas excommunié pour hérésie mais pour non paiement de l'impôt...

Dans un entretien traduit par Benoît-et-moi, Mgr Georg Gänswein, préfet de la Maison Pontificale et secrétaire du Pape Émérite Benoît XVI, parle des pontificats de Benoît XVI et de son successeur François. Mais aussi d'une incongruité dans l'Eglise en Allemagne :

"Oui, c’est un problème grave. Comment réagit l’Église catholique en Allemagne face à ce défi religieux? Avec l’exclusion automatique de la communauté ecclésiale, l’excommunication. C’est excessif, ce n’est pas logique. On peut remettre en question les dogmes, personne ne s’en préoccupe, personne n’est expulsé. Le manquement au paiement de l’impôt à l’Église est une offense plus grande que les violations des principes de la foi ? L’impression qui en résulte, c’est celle-là: tant que la foi est en jeu c’est relativement acceptable, mais aussitôt que l’argent entre dans l’équation, alors les choses deviennent sérieuses. L’épée tranchante de l’excommunication est irrationnelle et a besoin d’être corrigée.

Posté le 25 juillet 2016 à 07h46 par Michel Janva | Lien permanent

Il y a une différence de nature entre la religion chrétienne et les religions ou traditions croyantes non chrétiennes

A la suite de la tribune de Mathieu Parbot, publiée samedi, et tandis que Mgr Pontier a fait des déclarations douteuses sur l'islam et le terrorisme, un lecteur m'envoie ces quelques réflexions :

1. Ce qu'il faut bien comprendre, et qu'il est délicat et douloureux d'évoquer, c'est ceci : bon nombre de théologiens, au moins depuis le début des années 1970, et d'évêques, au moins depuis le milieu des années 1980, sont à la fois les prisonniers et les serviteurs d'une véritable idéologie, la dialogomanie ou, si vous préférez, l'irénolâtrie.

2. On reconnaît une idéologie à quelques caractéristiques : 

  • elle impose ou prescrit des réponses, situées au coeur de ce qu'elle fait dire ;
  • elle interdit ou proscrit des questions, situées au sein de ce qu'elle fait taire ;
  • elle évince, ignore, occulte, méprise ou néglige les données factuelles ou textuelles, les réalités doctrinales ou historiques, qui ne cadrent pas avec ses expressions, avec ses omissions, ou avec sa vision globale ; 
  • elle divise, en l'occurrence, l'Eglise catholique, en deux camps, les "catholiques fermés", critiques ou sceptiques sur le dialogue, et considérés comme manquant de charité, à l'égard des croyants non chrétiens, et les "chrétiens ouverts", qui sont tenus pour être pleins de charité, vis-à-vis des croyants non chrétiens ;
  • elle fonctionne d'une manière hyperbolique, inflationniste, dans l'espoir de devenir hégémonique et irréversible, car il est très important, pour ceux qui en sont les artisans ou les partisans,
    • a) d'une part, que l'on ne puisse pas revenir sur certaines "avancées", évolutions, inspirations, orientations,  
    • b) d'autre part, que tout le monde, ou plutôt toute l'Eglise, finisse par s'y soumettre ou par y souscrire ;
  • elle fonctionne au moyen d'un langage, immédiatement identifiable, par association puis par répétition d'idées toutes faites, et par occupation puis par saturation des espaces d'expression, ce langage permettant de contraindre, en douceur, à oublier la distinction entre ceux qui essaient de voir la réalité comme elle est, et ceux qui réussissent à la voir comme les dialogomanes ou les irénolâtres voudraient qu'elle soit.  

3. Cette idéologie est apparue à partir du moment où certains clercs ont commencé à accorder plus d'autorité, plus d'importance, à des philosophes inspirateurs ou continuateurs de la postmodernité, ou à tel contexte culturel ou sociétal, qu'à l'Ecriture, à la Tradition, et au Magistère.

Je pense ici à ceux qui, notamment à la suite de Heidegger, considèrent en substance qu'il ne faut plus continuer à poser un signe d'égalité, avant tout, entre Dieu et l'être, ou entre Dieu et la vérité, mais qu'il faut au contraire commencer à poser un signe d'égalité, seulement entre Dieu et l'amour, ou seulement entre Dieu et la charité, c'est-à-dire la charité entre croyants ou la charité entre croyants et non croyants.   

Je pense aussi à ceux qui, notamment dans le sillage de Lévinas, considèrent en substance que la religion chrétienne peut et doit être réduite ou soumise à une éthique, pour ne pas dire à une "mystique", du dialogue, de la rencontre, de la réunion, au service de l'autre, de l'accueil de l'autre, des attentes de l'autre, du cheminement avec l'autre, de la convergence vers l'autre, de l'échange avec l'autre, de l'ouverture sur l'autre, de l'union avec l'autre,...ou plutôt avec l'idée que l'on s'en fait, ou avec la vision que l'on en a...

4. A l'opposé de ce "culte de l'autre", de cette vision des choses, la tâche à accomplir, dans le cadre de la mission, consiste plutôt à annoncer Jésus-Christ, par la prédication et par le témoignage, dans la Foi, l'Espérance, la Charité, à exhorter les non chrétiens, explicitement, à la conversion, sous la conduite et en direction de Jésus-Christ, et, implicitement, à l'abandon de telle religion ou tradition croyante, dont les fondements, les conceptions, les doctrines, les pratiques, ont plutôt tendance à maintenir dans l'éloignement ou dans l'opposition, à l'égard du seul Médiateur et Rédempteur, ou vis-à-vis du seul Seigneur et Sauveur. 

5. A cause de cette dialogomanie ou irénolâtrie, les clercs concernés refusent fréquemment de reconnaître, par exemple, que telle religion monothéiste théocratique d'origine moyen-orientale comporte des éléments, à caractère doctrinal ou pratique, qui sont objectivement asservissants, ou que telle religion polythéiste mythologique d'origine asiatique comporte des éléments, d'ordre doctrinal ou pratique, qui sont objectivement abêtissants, car tout religion ou tradition croyante semble être incritiquable par principe. 

6. La vision, aporétique, incohérente, inconséquente, utopisante, selon laquelle tout croyant sincère est presque certainement inspiré par Dieu et orienté vers Dieu, ou selon laquelle toutes les religions ou traditions croyantes, comptant dans leurs rangs des croyants sincères, sont presque également légitimes, presque équivalentes, sur le plan éthique, et sont globalement convergentes sur le fond, même si elles sont plus ou moins différentes dans leur forme, découle de cette dialogomanie, ou débouche sur cette irénolâtrie.

7. Le fait que cette vision bénéficie, depuis au moins trente ans, d'une banalisation et d'une légitimation croissante, en dit vraiment très long sur le confusionnisme et le consensualisme, mais aussi sur le conformisme ou le mimétisme de bien des catholiques, qui ont complètement perdu de vue le fait qu'il y a une différence de nature entre la religion chrétienne et les religions ou traditions croyantes non chrétiennes, et le fait qu'un catholique précise ou rappelle que telle religion ou tradition croyante non chrétienne n'est pas dépositaire de la plénitude de la révélation divine ne le rend pas, pour autant, coupable de détestation, de haine ou de mépris, à l'égard des croyants non chrétiens qui adhèrent à cette religion ou à cette tradition. 

8. En particulier et plus précisément, de même que bien des clercs ont commis, et ont fait ou ont laissé commettre, de graves erreurs, face au communisme, hier, de même, bien des clercs commettent, font ou laissent commettre de graves erreurs, face à l'islam, aujourd'hui : hier, dire la vérité sur le communisme était souvent réputé équivalent au fait de "dire du mal des ouvriers", et, aujourd'hui, dire la vérité sur l'islam est souvent tenu pour équivalent au fait de "dire du mal des musulmans", du point de vue des dialogomanes.

9. C'est à cause de tous ces arguments, du fait de tous ces procédés, manipulatoires, neutralisateurs (et dont la part d'ambiguité, d'aveuglement, d'imprécision, d'imprudence, est fréquemment minimisée, par ceux-là mêmes qui, croyant qu'une bonne intention suffit, ont fait d'un moyen, parmi d'autres : le dialogue, une fin en soi, qui s'auto-alimente ou s'auto-légitime), que nous sommes arrivés à la situation actuelle, en présence de laquelle nous voyons bien que ce qui pourrait être de la compréhension, de la coopération, des échanges, de l'entraide, du respect mutuel, entre croyants, ou entre croyants chrétiens et croyants musulmans, est souvent, dans les faits, du "déni-alogue" interreligieux, ou du "dhimmi-allohgue" islamo-chrétien.

10. Face à cette dialogomanie, face à cette irénolâtrie, à chaque fois, en tout cas, qu'elle se manifeste d'une manière située à proximité de l'illusionisme, les catholiques doivent pouvoir s'exprimer avec énergie et fermeté, d'abord pour signaler à leurs évêques qu'ils ne sont absolument pas dupes de ce qui est mis en oeuvre et en valeur, ensuite pour leur demander de revenir, non pas en arrière, mais vers l'essentiel, qui ne consiste certes pas à faire comme si certaines vérités premières étaient escamotables ou facultatives, sous prétexte que l'évocation de certaines réalités ou thématiques risque de déplaire ou de déranger telle communauté de croyants non chrétiens, ou que des distinctions ou précisions sont désormais "dépassées".

11. Ces quelques mots doivent également expliciter

  • le rappel du fait que la culpabilité occidentale postcoloniale constitue l'une des clefs de compréhension de la mentalité dialogomaniaque qui est à l'oeuvre, encore une fois, depuis trente à quarante-cinq ans, vis-à-vis des religions et traditions croyantes, non seulement non chrétiennes, mais aussi...non européennes, 
  • le rappel de ce qu'il faut bien considérer comme le plus grand danger : en effet, 

a) le plus grand danger n'est pas que les clercs nous incitent "parfois" (en ont-ils seulement conscience ?) à ne pas être vigilants et résistants, face à la conception musulmane ET face à la conception postmoderne de la liberté et de la vérité, dans le domaine religieux, même s'ils nous incitent effectivement à cela ;  

b) le plus grand danger est que se propage dans l'Eglise la vision selon laquelle il est possible de retirer une certaine forme de supériorité morale du fait de faire reposer la coexistence pacifique interreligieuse sur un certain type d'autocensure pacifiste intra-ecclésiale, comme si une supériorité morale résidait dans le fait de continuer à censurer ou à falsifier certaines vérités premières, alors que le courage et la franchise consisteraient plutôt à les exprimer, avec diplomatie, discernement, pédagogie et psychologie.

12. Enfin, un retour sur le titre de l'article publié par Le salon beige permet de faire remarquer qu'il y est question des victimes de l'islam ; dans cet ordre d'idées, il convient de rappeler que les victimes de l'islam ne sont pas avant tout, ou ne sont pas seulement, des non musulmans, contraints à la conversion, à la soumission, ou à bien pire. C'est en effet grâce à des ex-musulmans, certains devenus athées, d'autres devenus chrétiens, que l'on peut le mieux comprendre qui sont les premières victimes de l'islam.

Or, c'est cela aussi que les dialogomanes ou les irénolâtres ont plutôt tendance à ne pas voir, à ne pas faire voir, ou à ne pas laisser voir, alors que c'est là que l'on touche du doigt la nature profonde d'au moins une partie des éléments constitutifs de l'islam, ce que des intellectuels musulmans reconnaissent de plus en plus.  

Parmi les derniers admirateurs, non communistes, du communisme, il s'est trouvé, dans les années 1970 et 1980, des clercs catholiques, aveugles volontaires. Un jour, parmi les derniers admirateurs, non musulmans, de l'islam, se trouvera-t-il d'autres clercs catholiques, tout aussi aveugles volontaires ?

Posté le 25 juillet 2016 à 07h13 par Michel Janva | Lien permanent

24 juillet 2016

13-22 septembre : pèlerinage en Terre Sainte

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Posté le 24 juillet 2016 à 10h04 par Michel Janva | Lien permanent

22 juillet 2016

Des nouvelles du procès en béatification de Jean-Paul Ier

Le cardinal Stella, préfet de la Congrégation pour le clergé, est devenu le nouveau postulateur de la cause en béatification du pape Jean-Paul Ier (1912-1978), succédant au recteur de l’Université pontificale du Latran, Mgr Enrico Dal Covolo. 

Entamé en 1990, le processus de béatification de Jean-Paul Ier a connu un coup d’arrêt en avril 2015 après le rejet par la Congrégation des causes des saints du caractère miraculeux d'une guérison. Une éventuelle guérison miraculeuse à l’intercession du pape Luciani serait actuellement à l’étude, cette fois en Amérique latine.

Posté le 22 juillet 2016 à 20h02 par Michel Janva | Lien permanent

21 juillet 2016

24 juillet : conférence de Mgr Jeanbart à Carnac

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Posté le 21 juillet 2016 à 23h42 par Michel Janva | Lien permanent

14 juillet 2016

Amoris Lætitia : plusieurs évêques demandent des clarifications

Mgr Thomas J. Tobin, évêque de Providence (Rhode Island), a publié sur sa page Facebook le 8 juillet, un court post intitulé : « L’ambigüité intentionnelle d’Amoris Lætitia ». En voici la traduction de Réinformation.tv.

« Après réflexion, il est devenu tout à fait clair que le document du pape François sur le mariage et la famille, Amoris Lætitia, est marqué par l’ambigüité et c’est, je le pense, intentionnel de la part du Saint-Père.

« Cela explique pourquoi, ces tout derniers jours, nous avons eu des interprétations très différentes sur ce document de la part de deux responsables de premier plan de l’Église : l’archevêque Charles Chaput de Philadelphie, et le cardinal Christoph Schönborn de Vienne. Et aussi de beaucoup d’autres commentateurs.

« La bonne nouvelle, c’est qu’en raison de cette ambigüité les gens peuvent faire à peu près tout ce qu’ils veulent. La mauvaise nouvelle, c’est qu’en raison de cette ambigüité les gens peuvent faire à peu près tout ce qu’ils veulent.

« Allez comprendre. »

De son côté, le cardinal Carlo Caffarra, archevêque émérite de Bologne, a accordé le 11 juillet un long entretien à Maike Hickson pour le blogue étatsunien One Peter Five, sur Amoris Lætitia. Extraits traduits par Réinformation.tv :

« Au n° 308 d’Amoris Lætitia le Saint-Père François écrit : « Je comprends ceux qui préfèrent une pastorale plus rigide qui ne prête à aucune confusion ». J’infère de ces mots que le Saint-Père est conscient que les enseignements de l’Exhortation peuvent prêter à confusion. Je souhaite personnellement – et c’est aussi ce que pensent beaucoup de mes frères dans le Christ (des cardinaux, des évêques et également des fidèles laïcs) – que la confusion soit levée, non pas parce que je préférerais une pastorale plus rigide, mais plutôt parce que préfère tout simplement une pastorale plus claire et moins ambiguë. Cela dit, et avec tout le respect, l’affection et la dévotion que je dois nourrir envers le Saint-Père, j’aimerais lui dire ceci : S’il vous plaît, Votre Sainteté, veuillez clarifier ces points.

a) Jusqu’à quel point ce que Votre Sainteté a dit dans la note 351 du n° 305 [Dans certains cas, il peut s’agir aussi de l’aide des sacrements. Voilà pourquoi, « aux prêtres je rappelle que le confessionnal ne doit pas être une salle de torture mais un lieu de la miséricorde du Seigneur » : Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 44 : AAS 105 (2013), p. 1038. Je souligne également que l’Eucharistie « n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles » (Ibid., n. 47 : p. 1039)], s’applique aussi aux couples de divorcés remariés qui entendent de toute manière continuer à vivre comme mari et femme, et par conséquence jusqu’à quel point ce qui est enseigné dans Familiaris Consortio (n° 84), dans Reconciliatio Poenitentia (n° 34), dans Sacramenttum unitatis (n° 29), dans le Catéchisme de l’Église catholique (n° 1650) et dans la doctrine théologie commune, doit être désormais considéré comme abrogé ?

b) C’est un enseignement constant de l’Église – et cela a été réitéré dans Veritatis splendor (n° 79) – qu’existent des normes morales négatives qui ne tolèrent aucune exception, en ce qu’elles interdisent des actes qui sont intrinsèquement déshonorants et malhonnêtes comme, par exemple, l’adultère. Cet enseignement traditionnel doit-il toujours être tenu pour vrai même après Amoris Lætita ? C’est ce que j’aimerais dire au Saint-Père […] »

« Je réponds par deux simples remarques. La première est celle-ci : on ne doit pas lire le Magistère antérieur sur le mariage à la lumière d’Amoris Lætitia, mais on doit lire Amoris Lætitia à la lumière du Magistère antérieur. La logique de la Tradition vivante dans l’Église est bipolaire : elle a deux directions, et non une seule. Ma deuxième remarque est plus importante. Dans son [récent] entretien au Corriere della Sera, mon cher ami le cardinal Schönborn ne tient pas compte de ce qui est arrivé dans l’Église depuis la publication d’Amoris Lætita. Des évêques et beaucoup de théologiens fidèles à l’Église et au Magistère soutiennent que notamment sur un point particulier – mais un point très important –, il n’y a pas continuité mais au contraire opposition entre Amoris Lætiita et le Magistère précédent. En outre, ces théologiens et philosophes ne soutiennent pas cela dans un esprit de dénigrement ou de révolte envers le Saint-Père lui-même. Et le point est le suivant : Amoris Lætitia dit que, dans certaines circonstances, une relation sexuelle entre des divorcés remariés civilement est moralement légitime. Et plus encore, l’Exhoration dit que ce que le Concile de Vatican II a déclaré sur les époux – pour ce qui concerne leur intimité sexuelle – s’applique aussi à eux (voir la note 329 [Jean-Paul II, Exhort. ap. Familiaris consortio (22 novembre 1981), n. 84 : AAS 74 (1982), p. 186. Dans ces situations, connaissant et acceptant la possibilité de cohabiter ‘‘comme frère et sœur’’ que l’Église leur offre, beaucoup soulignent que s’il manque certaines manifestations d’intimité « la fidélité peut courir des risques et le bien des enfants être compromis »  (Conc. Œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium et spes, sur l’Église dans le monde de ce temps, n. 51)]. Donc, quand on dit qu’une relation sexuelle hors mariage est légitime, c’est par conséquent une affirmation contraire à la doctrine de l’Église sur la sexualité, et quand on dit qu’un adultère n’est pas un acte intrinsèquement malhonnête – et que, par conséquent, il pourrait y avoir des circonstances qui le rendraient non malhonnête –, c’est, là encore, une affirmation contraire à la Tradition et à la doctrine de l’Église. Dans une telle situation, le Saint-Père, selon moi – et je l’ai déjà écrit –, doit donc clarifier l’affaire. Car si je dis A est B puis A n’est pas B, la seconde proposition n’est pas un développement de la première, mais plutôt sa négation. Quand quelqu’un dit : la doctrine demeure mais il ne s’agit que de tenir compte de quelques rares cas, je réponds : la norme morale « Tu ne commettras point d’adultère » est une norme ABSOLUMENT NÉGATIVE qui ne tolère aucune exception. Il y a plusieurs manières de faire le bien, mais il n’y en a qu’une seule pour ne pas faire le mal : c’est de ne pas faire le mal […] »

Posté le 14 juillet 2016 à 11h16 par Michel Janva | Lien permanent

13 juillet 2016

A-t-on retrouvé pour la première fois des restes des Philistins?

C'est ce qu'affirment ces chercheurs israélites. On se souvient que le Philistin le plus connu portait le nom de Goliath...

Posté le 13 juillet 2016 à 11h00 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

12 juillet 2016

Le cardinal Sarah persiste et signe son appel à célébrer ad Orientem

Attaqué de toutes parts, et désavoué, hier,  11 juillet, après avoir été reçu par le pape, par un communiqué du P. Federico Lombardi, directeur de la Salle de Presse Vaticane, le cardinal Sarah persiste et signe. Après avoir dûment revu son texte, il l’a fait publier hier par le site de Sacra Liturgia dans une version définitive et officielle en français et en anglais [texte intégral]:

« Je veux lancer un appel à tous les prêtres. Peut-être avez-vous lu mon article dans L’Osservatore Romano il y a un an (12 juin 2015), ou mon entretien donné au journal Famille chrétienne au mois de mai de cette année. A chaque fois, j’ai dit qu’il est de première importance de retourner aussi vite que possible à une orientation commune des prêtres et des fidèles, tournés ensemble dans la même direction – vers l’est ou du moins vers l’abside – vers le Seigneur qui vient, dans toutes les parties du rite où l’on s’adresse au Seigneur. Cette pratique est permise par les règles liturgiques actuelles. Cela est parfaitement légitime dans le nouveau rite. En effet, je pense qu’une étape cruciale est de faire en sorte que le Seigneur soit au centre des célébrations.

Aussi, chers frères dans le sacerdoce, je vous demande humblement et fraternellement de mettre en œuvre cette pratique partout où cela sera possible, avec la prudence et la pédagogie nécessaire, mais aussi avec l’assurance, en tant que prêtres, que c’est une bonne chose pour l’Eglise et pour les fidèles. Votre appréciation pastorale déterminera comment et quand cela sera possible, mais pourquoi éventuellement ne pas commencer le premier dimanche de l’Avent de cette année, quand nous attendons le « Seigneur [qui] va venir sans tarder » (cf l’introït du mercredi de la première semaine de l’Avent) ? Chers frères dans le sacerdoce, prêtons l’oreille aux lamentations de Dieu proclamées par le prophète Jérémie : « Car ils tournent vers moi leur dos, et non leur visage » (Jr 2,27). Tournons-nous à nouveau vers le Seigneur ! Depuis le jour de son baptême, le chrétien ne connaît qu’une Direction : l’Orient. « Tu es donc entré, nous rappelle Saint Ambroise, pour regarder ton adversaire, à qui tu as décidé de renoncer en lui faisant face, et tu te tournes vers l’Orient (ad Orientem) ; car celui qui renonce au Diable se tourne vers le Christ, il le regarde droit dans les yeux » (Traité deSaint Ambroise sur les Mystères). »

Reçu par le pape, le cardinal Sarah a précisé que son invitation n'est pas une obligation. Le père Lombardi a donc raison de préciser qu'il n'y aura pas de nouvelle directive liturgique ni de modification du Missel. Néanmoins cette invitation à célébrer vers l'Orient, déjà acceptée et relayée par Mgr Rey, reste valable pour tout prêtre.

Posté le 12 juillet 2016 à 14h00 par Michel Janva | Lien permanent

Liturgie : pas de "réforme de la réforme"

En réponse à l'appel du Cardinal Sarah à célébrer la messe ad orientem, le père Federico Lombardi fait une mise au point :

"Dans un communiqué publié en fin de journée, deux jours après que le pape François ait reçu en audience le cardinal Sarah, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège rectifie des propos prononcés par le cardinal guinéen lors d’une conférence à Londres : « certaines de ses expressions ont été mal interprétées, comme si elles annonçaient de nouvelles indications différentes de celles qui ont été données jusqu’alors dans les normes liturgiques et dans les paroles du pape sur la célébration face au peuple et sur le rite ordinaire de la messe ».

Durant cette conférence très médiatisée, le 5 juillet, le chef du dicastère de la liturgie a proposé aux prêtres, à partir de l’Avent prochain, de célébrer vers l’orient, ce qui signifie concrètement, d’après l’orientation des églises, célébrer dos à l’assemblée.

Le père Lombardi précise donc qu’aucune nouvelle directive liturgique n’est prévue pour l’Avent et que les indications générales du Missel romain, qui contient les normes relatives à la célébration eucharistique, sont « toujours pleinement en vigueur ». On lit ainsi au n.299 : « Il convient, partout où c’est possible, que l’autel soit érigé à une distance du mur qui permette d’en faire aisément le tour et d’y célébrer face au peuple. On lui donnera l’emplacement qui en fera le centre où converge spontanément l’attention de toute l’assemblée des fidèles ».

Si le cardinal Sarah « s’est toujours préoccupé de la dignité de la célébration de la messe », le « porte-parole » du Saint-Siège rappelle par cette note que c’est au pape qu’il revient de décider des normes liturgiques. Deux jours plus tôt, en recevant le cardinal guinéen, le pape François s’est d’ailleurs exprimé en ce sens, assure le père Lombardi. Pas de « réforme de la réforme » à l’ordre du jour en matière de liturgie, ajoute-t-il.

En outre, « lors de sa visite au dicastère, le pape François a rappelé expressément que la forme “ordinaire” de la célébration de la messe est celle prévue par le Missel promulgué par Paul VI, tandis que (la forme) “extraordinaire”, qui a été permise par le pape Benoît XVI selon (…) les modalités expliquées dans le Motu Proprio Summorum Pontificum, ne doit pas prendre la place de la forme “ordinaire” »."

Posté le 12 juillet 2016 à 11h32 par Marie Bethanie | Lien permanent

11 juillet 2016

Mgr Fellay : "Beaucoup aimeraient voir les choses en noir et blanc, mais ce n’est pas ainsi"

Dans son sermon lors des ordinations à Zaitzkofen, le 2 juillet, Mgr Fellay est revenu sur son communiqué, qui avait fait couler de l'encre. Il précise notamment :

"[...] Beaucoup aimeraient voir les choses en noir et blanc, mais ce n’est pas ainsi. C’est pourquoi ce communiqué ne veut pas dire que nous voulons rompre avec Rome, mais que nous demandons la clarté et que nous ne sommes pas prêts à faire dérailler notre train…, car il y a des réalités plus importantes (qu’une reconnaissance purement canonique) sur lesquelles il faut insister. Chaque société – que ce soit l’Etat ou l’Eglise – a un but, une structure, avec ses droits et ses lois. C’est d’ailleurs pourquoi on peut dire que l’Eglise est aussi un Etat de droit. Ce droit est celui d’avoir et de respecter l’ordre qui correspond à sa finalité. Et il peut y avoir des abus.

Le tout premier point pour chaque société est son but qui domine tout, qui fixe sa structure, sa constitution, ses moyens. Ainsi, le but de l’Eglise est le salut des âmes. C’est pourquoi le Droit canonique dit que la loi suprême est le salut des âmes, suprema lex salus animarum. Cela signifie, mes chers frères, que toute loi, que tout exercice de l’autorité a sa valeur et puise sa force dans cette loi suprême : le salut des âmes. C’est vrai pour chaque loi, c’est vrai pour chaque charge dans l’Eglise, y compris celle du pape. Si une autorité quelconque s’éloigne de ce but ou s’y oppose, cela signifiera un abus et on ne devra pas suivre cette autorité. C’est pourquoi nous disons, d’un côté, que nous avons le droit d’être reconnus comme catholiques, c’est normal, c’est juste ; et de l’autre côté, que cela n’est pas le principal. Le principal est le salut des âmes. [...]

Posté le 11 juillet 2016 à 17h01 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2016

Cardinal Sarah : Vers une authentique mise en oeuvre de Sacrosanctum Concilium

Une lectrice, que je remercie, nous a traduit le discours de son Eminence le Cardinal Sarah, évoqué hier, prononcé à Londres dans le cadre du colloque Sacra Liturgia :

IMG_7841_810_500_55_s_c1"En premier lieu, je tiens à exprimer mes remerciements à Son Eminence, le Cardinal Vincent Nichols, pour son accueil à l'Archidiocèse de Westminster et pour ses aimables paroles de bienvenue. Je tiens aussi à remercier Son Excellence Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, pour son invitation à être présent avec vous à cette troisième conférence internationale " Sacra Liturgia ", et de présenter le discours d'ouverture ce soir. Votre Excellence, je vous félicite pour cette initiative internationale visant à promouvoir l'étude de l'importance de la formation et de la célébration liturgique dans la vie et de la mission de l'Eglise.

Dans ce discours, je voudrais vous soumettre quelques considérations sur la façon dont l'Église occidentale pourrait évoluer vers une mise en œuvre plus fidèle de Sacrosanctum Concilium. Je propose de faire cela en demandant "Quelle était l’intention des Pères du Concile Vatican II dans la réforme liturgique?" Ensuite je voudrais examiner comment leurs intentions ont été mises en œuvre dans les suites du Concile. Enfin, je voudrais vous soumettre quelques suggestions pour la vie liturgique de l'Église d'aujourd'hui, afin que notre pratique liturgique puisse refléter plus fidèlement les intentions des Pères conciliaires.

Il est très clair, je pense, que l'Église enseigne que la liturgie catholique est le lieu singulièrement privilégié de l'action salvifique du Christ dans notre monde d'aujourd'hui, au moyen de la participation réelle dans laquelle nous recevons Sa grâce et Sa force qui sont si nécessaires pour notre persévérance et notre croissance dans la vie chrétienne. Il est le lieu divinement institué où nous venons remplir notre devoir d'offrir le sacrifice à Dieu, d'offrir le Seul Vrai Sacrifice. C’est le lieu où nous réalisons notre besoin profond d'adorer Dieu Tout-Puissant. La liturgie catholique est quelque chose de sacré, quelque chose qui est sainte par sa nature même. La liturgie catholique n’est pas un rassemblement humain ordinaire.

Je tiens à souligner un fait très important ici: Dieu, et non pas l'homme est au centre de la liturgie catholique. Nous venons L’adorer. La liturgie n’est pas au sujet de vous et de moi; ce n’est pas le lieu où nous célébrons notre propre identité ou nos accomplissements ou le lieu où nous exaltons ou promouvons notre propre culture et les coutumes religieuses locales. La liturgie est d'abord et surtout au sujet de Dieu et de ce qu'Il a fait pour nous. Dans Sa divine Providence Dieu Tout-Puissant a fondé l'Église et a institué la Sainte Liturgie au moyen de laquelle nous sommes en mesure de lui offrir le vrai culte conformément à la Nouvelle Alliance établie par le Christ. Ce faisant, en entrant dans les exigences des rites sacrés développés dans la tradition de l'Eglise, notre véritable identité nous est donnée et notre sens en tant que fils et filles du Père.

Il est essentiel que nous comprenions cette spécificité du culte catholique, au cours des dernières décennies, nous avons vu de nombreuses célébrations liturgiques dans lesquelles les personnes, les personnalités et les réalisations humaines ont été trop importantes, presque à l'exclusion de Dieu. Comme l’a écrit un jour le cardinal Ratzinger: «Si la liturgie apparaît avant tout comme l'atelier pour notre activité, alors ce qui est essentiel a été oublié: Dieu. Car la liturgie ce n’est pas sur nous, mais sur Dieu. Oublier Dieu est le danger le plus imminent de notre époque. »(Joseph Ratzinger, Théologie de la liturgie, Collected Works vol. 11, Ignatius Press, San Francisco 2014, p. 593).

Nous devons être tout à fait clairs à propos de la nature du culte catholique, si nous voulons lire la Constitution du Concile Vatican II sur la liturgie correctement et si nous voulons mettre en œuvre fidèlement.

Pendant de nombreuses années avant le Concile, dans les pays de mission ainsi que dans les pays plus développés, il y avait eu beaucoup de discussions sur la possibilité d'augmenter l'utilisation des langues vernaculaires dans la liturgie, principalement pour les lectures de la Sainte Écriture, ainsi que pour certaines autres parties de la première partie de la messe (que nous appelons aujourd'hui la «Liturgie de la Parole") et pour le chant liturgique. Le Saint-Siège avait déjà donné de nombreuses autorisations pour l'utilisation de la langue vernaculaire dans l'administration des sacrements. Tel est le contexte dans lequel les Pères du Concile ont parlé des effets œcuméniques ou missionnaires positifs possibles de la réforme liturgique. Il est vrai que la langue vernaculaire a une place positive dans la liturgie. Les Pères cherchaient cela, et non pas à autoriser la protestantisation de la sainte Liturgie ou à accepter d’être soumis à une fausse inculturation.

Je suis Africain. Permettez-moi de dire clairement: la liturgie n'est pas le lieu pour promouvoir ma culture. Bien au contraire, elle est le lieu où ma culture est baptisée, où ma culture est reprise dans le divin. Grâce à la liturgie de l'Eglise (que les missionnaires ont porté à travers le monde) Dieu nous parle, il nous change et nous permet de participer à sa vie divine. Lorsque quelqu'un devient chrétien, lorsque quelqu'un entre dans la pleine communion avec l'Église catholique, il reçoit quelque chose de plus, quelque chose qui le change. Certes, les cultures et les autres chrétiens apportent des cadeaux avec eux dans l'Église - la liturgie des Ordinariats Anglicans maintenant en pleine communion avec l'Eglise en est un bel exemple. Mais ils apportent ces dons avec humilité, et l'Eglise dans sa sagesse maternelle en fait usage  comme elle le juge approprié.

 

L'une des expressions les plus claires et les plus belles des intentions des Pères du Concile se trouve au début du second chapitre de la Constitution, qui considère le mystère de la Très Sainte Eucharistie.

Dans l'article 48, nous lisons:

L'Église ... désire ardemment que les fidèles du Christ, lorsqu'ils assistent à ce mystère de la foi, ne devrait pas être là comme des spectateurs étrangers et muets; au contraire, grâce à une bonne compréhension des rites et des prières, ils devraient prendre part à l'action sacrée conscients de ce qu'ils font, avec dévouement et pleine collaboration. Ils devraient être instruits par la parole de Dieu et être nourris à la table du corps du Seigneur; ils devraient rendre grâces à Dieu; en offrant la victime Immaculée, non seulement par les mains du prêtre, mais aussi avec lui, ils devraient aussi apprendre à s'offrir eux-mêmes; grâce à la médiation du Christ, ils devraient être attirés de jour en jour vers une union toujours plus parfaite avec Dieu et les uns avec les autres, de sorte qu’enfin Dieu soit tout en tous.

Mes frères et sœurs, voilà quelles étaient les intentions des Pères Conciliaires. Oui, bien sûr, ils ont discuté et voté sur les moyens spécifiques pour réaliser de leurs intentions. Mais soyons très clairs: les réformes rituelles proposées dans la Constitution, comme la restauration de la prière des fidèles à la messe (n. 53), l'extension de la concélébration (n. 57), ou certaines de ses mesures telles que la simplification souhaitée par les articles 34 et 50, sont toutes subordonnées aux intentions fondamentales des Pères conciliaires que je viens de décrire. Ce sont des moyens dirigés vers une fin, et c’est la fin que nous devons atteindre.

Si nous voulons avancer vers une mise en œuvre plus authentique de Sacrosanctum Concilium, ce sont ces objectifs, ces fins, que nous devons garder devant nous d'abord et avant tout. Il se peut que, si nous les étudions avec des yeux neufs et avec l'avantage de l'expérience des cinq dernières décennies, nous verrons certaines réformes rituelles spécifiques et certaines politiques liturgiques sous une lumière différente. Si, aujourd'hui, certains d'entre eux ont besoin d'être reconsidérés de manière à «conférer une vigueur sans cesse croissante à la vie chrétienne des fidèles» et «aider à appeler l'ensemble de l'humanité dans la maison de l'Église », demandons au Seigneur de nous donner l'amour, l'humilité et la sagesse de le faire.

Je soulève cette possibilité de regarder à nouveau la Constitution et la réforme qui a suivi sa promulgation parce que je ne pense pas que nous pouvons honnêtement lire, même le premier article de Sacrosanctum Concilium aujourd'hui et être contenu que nous avons atteint ses objectifs. Mes frères et sœurs, où sont les fidèles dont les Pères du Concile ont parlé? Beaucoup de fidèles sont maintenant infidèles: ils ne viennent pas à la liturgie du tout. Pour utiliser les paroles de saint Jean-Paul II: beaucoup de chrétiens vivent dans un état de «apostasie silencieuse», ils «vivent comme si Dieu n'existe pas» (Exhortation apostolique Ecclesia in Europa, 28 juin 2003, 9). Où est l'unité du Conseil espérait atteindre? Nous ne l’avons pas encore atteinte. Avons-nous fait des progrès réels en appelant l'ensemble de l'humanité dans la maison de l'Eglise? Je ne le pense pas. Et pourtant, nous avons fait beaucoup à la liturgie!

Dans mes 47 années de vie en tant que prêtre et après plus de 36 années de ministère épiscopal, je peux attester que de nombreuses communautés et les individus catholiques vivent et prient la liturgie réformée suite au Concile avec ferveur et joie, dont découlent beaucoup, sinon tous les biens que les Pères conciliaires avaient souhaité. Ceci est un grand fruit du Concile. Mais selon mon expérience, je sais - et maintenant aussi de par mon service comme préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements – qu’il y a beaucoup de distorsions de la liturgie partout dans l'Eglise d'aujourd'hui, et que de nombreuses situations pourraient être améliorées de sorte que les objectifs du Concile puissent être atteints. Avant de réfléchir sur des améliorations possibles, considérons ce qui est arrivé après la promulgation de la Constitution sur la sainte Liturgie.

Alors que le travail officiel de la réforme était en cours, quelques mauvaises interprétations très graves de la liturgie ont émergé et ont pris racine dans différents endroits à travers le monde. Ces abus de la sainte Liturgie ont grandi en raison d'une compréhension erronée du Concile, ce qui entraîna des célébrations liturgiques qui étaient subjectives et plus axés sur les désirs de la communauté individuelle que sur le culte sacrificiel de Dieu Tout-Puissant. Mon prédécesseur en tant que préfet de la Congrégation, le cardinal Francis Arinze, a une fois appelé ce genre de chose "messe faite par soi même." Saint Jean Paul a même trouvé nécessaire d'écrire ce qui suit dans sa lettre encyclique Ecclesia de Eucharistia (17 Avril 2003) :

L'engagement du Magistère à proclamer le mystère eucharistique a été compensé par la croissance intérieure au sein de la communauté chrétienne. Certes, la réforme liturgique inaugurée par le Concile a grandement contribué à une participation plus consciente, active et fructueuse au Saint Sacrifice de l'autel de la part des fidèles. Dans de nombreux endroits, l'adoration du Saint-Sacrement est aussi une pratique quotidienne importante et devient une source inépuisable de sainteté. La pieuse participation des fidèles à la procession eucharistique lors la Solennité du Corps et du Sang du Christ est une grâce du Seigneur qui chaque année apporte de la joie à ceux qui y participent.

D'autres signes positifs de foi et d'amour eucharistiques pourraient aussi être mentionnés.

Malheureusement, à côté de ces lumières, il y a aussi des ombres. Dans certains endroits, la pratique de l'adoration eucharistique a été presque complètement abandonnée. Dans diverses parties des abus de l'Église ont eu lieu, menant à la confusion en ce qui concerne la foi droite et la doctrine catholique concernant cet admirable Sacrement. Parfois, on rencontre une compréhension extrêmement réductrice du mystère eucharistique. Dépouillé de son sens du sacrifice, il est célébré comme si c’était tout simplement un banquet fraternel. En outre, la nécessité du sacerdoce ministériel, enraciné dans la succession apostolique, est parfois obscurcie et la nature sacramentelle de l'Eucharistie est réduite à sa seule efficacité en tant que forme de proclamation. Cela a conduit ici et là, des initiatives œcuméniques qui, bien que bien intentionnée, se livrent à des pratiques eucharistiques contraires à la discipline par laquelle l'Église exprime sa foi. Comment pouvons-nous ne pas exprimer la profonde douleur devant tout cela? L'Eucharistie est un don trop grand pour tolérer l'ambiguïté et la dépréciation.

Il est mon espoir que la présente Lettre encyclique pourra contribuer efficacement à bannir les nuages sombres de doctrines et de pratiques inacceptables, de sorte que l'Eucharistie continuera à resplendir dans tout son mystère radiant (n. 10).

Posté le 7 juillet 2016 à 07h21 par Michel Janva | Lien permanent

06 juillet 2016

Le cardinal Sarah appelle les prêtres à célébrer la messe face à Dieu

Ce matin: le cardinal Robert Sarah a lancé depuis Londres, où il se trouve dans le cadre de Sacra Liturgia 2016, un appel à tous les prêtres pour qu'ils célèbrent désormais ad orientem à partir du 1er Dimanche de l'Avent 2016.

Mgr Rey lui a répondu qu'il en sera ainsi dans le diocèse de Toulon, après envoi d'une lettre à tous ses prêtres.

S

Addendum : extrait du discours du cardinal, traduit par Yves Daoudal :

"Je veux lancer un appel à tous les prêtres. Peut-être avez-vous lu mon article dans L’Osservatore Romano il y a un an, ou mon entretien donné au journal Famille chrétienne au mois de mai de cette année. A chaque fois, j’ai dit qu’il est de première importance de retourner aussi vite que possible à une orientation commune des prêtres et des fidèles, tournés ensemble dans la même direction – vers l’est ou du moins vers l’abside – vers le Seigneur qui vient, dans toutes les parties du rite où l’on s’adresse au Seigneur. Cette pratique est permise par les règles liturgiques actuelles. Cela est parfaitement légitime dans le nouveau rite. En effet, je pense qu’une étape cruciale est de faire en sorte que le Seigneur soit au centre des célébrations.

Aussi, chers frères dans le sacerdoce, je vous demande de mettre en œuvre cette pratique partout où cela sera possible, avec la prudence et la pédagogie nécessaire, mais aussi avec la confiance, en tant que prêtres, que c’est une bonne chose pour l’Eglise et pour les fidèles. Votre appréciation pastorale déterminera comment et quand cela sera possible, mais pourquoi ne pas commencer le premier dimanche de l’Avent de cette année, quand nous attendons le « Seigneur [qui] va venir sans tarder » (cf l’introït du mercredi de la première semaine de l’Avent) ? Chers frères dans le sacerdoce, prêtons l’oreille aux lamentations de Dieu proclamées par le prophète Jérémie : « Car ils m’ont tourné le dos » (Jr 2,27). Tournons-nous à nouveau vers le Seigneur !

Je voudrais aussi lancer un appel à mes frères évêques : conduisez vos prêtres et vos fidèles vers le Seigneur de cette façon, particulièrement lors des grandes célébrations de votre diocèse et dans votre cathédrale. Formez vos séminaristes à cette réalité : nous ne sommes pas appelés à la prêtrise pour être au centre du culte nous-mêmes, mais pour conduire les fidèles au Christ comme de fidèles compagnons. Encouragez cette simple, mais profonde réforme dans vos diocèses, vos cathédrales, vos paroisses et vos séminaires. En tant qu’évêques, nous avons une grande responsabilité, et un jour nous devrons en rendre compte au Seigneur."

Et la réponse de Mgr Rey  :

"C’est avec une grande joie que nous avons appris aujourd’hui que le Saint-Père vous a demandé d’initier une étude de la « réforme » de la réforme liturgique qui suivit le Concile, et d’étudier les possibilités d’un enrichissement mutuel entre l’ancienne et la nouvelle forme du rit romain, ce que le pape Benoît XVI avait évoqué le premier.

Eminence, votre appel à ce que nous « retournions dès que possible à une orientation commune » dans nos célébrations liturgiques « vers l’Orient ou au moins vers l’abside, là où vient le Seigneur », est une invitation à redécouvrir radicalement quelque chose qui est à la racine même de la liturgie chrétienne. Cela exige de nous de réaliser une fois encore, dans toutes nos célébrations, que la liturgie chrétienne est essentiellement orientée vers le Christ dont nous attendons la venue avec une espérance joyeuse.

Monsieur le Cardinal, je suis seulement un évêque et ne représente qu’un diocèse du sud de la France. Mais afin de répondre à votre appel, je souhaite dire dès à présent que j’aurai l’occasion de célébrer la sainte messe ad orientem, vers le Seigneur qui vient, dans la cathédrale de Toulon lors du dernier dimanche de l’Avent, et chaque fois que l’occasion opportune se présentera. Avant l’Avent, j’adresserai un message à mes prêtres et aux fidèles à ce sujet pour expliquer ma décision. Je les encouragerai à suivre cet exemple. En tant que chef et pasteur de mon diocèse, je leur demanderai de recevoir mon témoignage personnel, dans l’idée de faire leur faire redécouvrir, par la pratique de la messe orientée, la primauté de la grâce au cours des célébrations. J’expliquerai que ce changement est utile pour se rappeler la nature essentiel du culte chrétien : tout doit être toujours tourné vers le Seigneur."

Posté le 6 juillet 2016 à 10h51 par Michel Janva | Lien permanent

04 juillet 2016

En un an, 600 projets de plus pour l’AED

En 2015, l’AED France a dépassé la barre des 37 millions € 92,7 % des ressources ont été affectés aux missions sociales, c’est-à-dire la mission propre l’AED. Ce résultat exceptionnel est lié à l’incroyable mobilisation suite à la tragédie que vivent nos frères au Moyen-Orient.

Depuis 5 ans, l’AED au niveau international a dépensé plus de 20 millions € en Irak et 6 millions € en Syrie. Nous n’oublions pas pour autant les quelque 150 autres pays où nous intervenons également, comme l’Inde, l’Ukraine, le Congo RDC et le Brésil.

En 2015, les dons recueillis par l’AED international ont atteint un nouveau record de 124,1 millions d’euros contre 105,6 millions d’euros en 2014, ce qui correspond à une augmentation d’environ 15 %. Au total, 6 209 projets ont été soutenus, soit 600 de plus qu’en 2014, dans plus de 140 pays. L’AED a dû refuser 1 110 projets. Comme l’année précédente, seuls 6,5 % du budget ont été alloués à l’administration.

À l’échelle mondiale, un prêtre sur neuf (sur un total de 43 203 prêtres) a pu être aidé par l’association grâce à des offrandes de messe, et un séminariste sur dix (au total, 11 075) a bénéficié du soutien de l’AED dans sa formation. 10 240 religieuses ont reçu une aide à la subsistance ou à la formation. Dans le monde entier, 1 674 chantiers (construction ou rénovation de chapelles, églises, monastères, presbytères, cathédrales et séminaires) ont été cofinancés dans des régions où les fidèles ne peuvent pas y parvenir par leurs propres moyens. Cette aide à la construction constitue un budget total de 34,5 millions d’euros, et représente le principal poste comptable du budget total.

Posté le 4 juillet 2016 à 16h48 par Michel Janva | Lien permanent

03 juillet 2016

FSSPX : les discussions avec Rome vont se poursuivre

Dans le sermon qu'il a prononcé devant 1700 personnes réunies à Zaitzkofen, à l'occasion des ordinations sacerdotales le 2 juillet, Mgr Fellay est revenu sur le communiqué de jeudi, indiquant que "les discussions avec Rome à propos de la reconnaissance de la FSSPX allaient se poursuivre".

Posté le 3 juillet 2016 à 19h28 par Michel Janva | Lien permanent

19-26 octobre : pèlerinage en Terre Sainte avec un chanoine de Lagrasse

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Posté le 3 juillet 2016 à 10h05 par Michel Janva | Lien permanent

01 juillet 2016

Un évêque diocésain insatisfait de la position des autels qu’on met entre le prêtre et le peuple

Il s'agit de Mgr Pascal N’Koué, évêque de Parakou au Bénin :

"Je tiens à vous rappeler que la célébration "versus orientem" est autorisée par les rubriques du Missel (de Paul VI), qui précisent les moments où le célébrant doit se retourner vers le peuple. Il n’est donc pas besoin d’autorisation particulière pour célébrer face au Seigneur" Card. Robert SARAH. Et voilà le vieux débat relancé. Le prêtre à l’autel doit-il faire face au peuple, ou se tourner avec les fidèles vers l’Orient, le Soleil levant ? L’auteur du grand livre "Dieu ou rien" tranche sur le vif : "Le Concile n’a jamais demandé de célébrer face au peuple".

NLa première fois où j’ai eu le privilège de concélébrer avec le Pape Jean-Paul II, dans sa chapelle privée au Vatican, l’autel était collé au mur. Nous tous (les célébrants et le peuple) étions tous tournés vers la même direction, vers l’autel pour la célébration du Saint Sacrifice. Quel recueillement ! J’en ai été marqué pour la vie. Depuis ce jour, j’ai toujours été insatisfait de la position des autels qu’on met entre le prêtre et le peuple, où on se fait face à face. On m’avait toujours dit que c’était le Concile Vatican II qui l’avait décrété. Un autre argument qu’on donne souvent c’est que, ce n’est pas poli de célébrer la messe "dos au peuple". Mais là, en 1989, j’étais dans la chapelle du Pape Jean-Paul II, qui lui aussi a participé au Concile. Et le Pape, ce "roc inébranlable", ne pouvait pas cultiver ce qui est indécent et manquer de courtoisie au Peuple de Dieu. Alors que penser ?

J’en étais là quand un jour, j’ai découvert un livre d’une grande valeur. Voici ce que j’y ai lu : ‘‘Après le Concile (qui lui-même ne mentionne pas de se tourner vers le peuple), on disposa partout de nouveaux autels tant et si bien que l’orientation de la célébration ‘‘versus populum’’ (face au peuple) paraît aujourd’hui la conséquence du renouveau liturgique voulu par le Concile Vatican II’’’. Ceci est un extrait de L’esprit de la liturgie, du Cardinal Joseph Ratzinger, devenu le Pape Benoît XVI. Plus loin, il écrit ceci : ‘‘En revanche, l’orientation commune vers l’est pendant le Canon (ou Prière Eucharistique) demeure essentielle. Il ne s’agit pas d’un élément accidentel de la liturgie. L’important n’est pas de regarder le prêtre mais de tourner un regard commun vers le Seigneur. Il n’est plus question ici de dialogue mais d’une commune adoration’’. Et l’ancien Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi conclut son plaidoyer par cette nuance : "il n’est justement pas question de fuir dans un passé romantique et lointain, mais de redécouvrir l’essence de la liturgie chrétienne".

Effectivement le Concile Vatican II ne donne aucune directive sur la position du prêtre à l’autel. C’est donc sur la base d’une erreur d’interprétation de la position de la basilique saint Pierre, que des liturgistes, après le Concile, ont exhorté abondamment à l’habitude de célébrer face au peuple : « Pour des motifs purement topographiques, dont nous ne donnerons pas les détails, il se trouve que l’abside de la basilique Saint-Pierre de Rome fait face à l’Ouest. Si le prêtre célébrant en conformité avec la tradition de prière chrétienne voulait faire face à l’est, il devait logiquement se tourner vers le peuple. Sous cette influence, certains architectes reprirent cette disposition dans plusieurs églises, ce qui donna valeur de référence à cet usage. Au XXe siècle, le renouveau liturgique s’empara de ce modèle hypothétique pour élaborer un nouveau concept : la célébration de l’Eucharistie "versus populum" (vers le peuple) ; de ce fait l’autel, selon la "norme" de saint Pierre, devait être exposé de telle sorte que prêtre et peuple se regardent l’un l’autre pour former ensemble le cercle des célébrants. Cela seul, pensa-t-on alors, pouvait correspondre à l’esprit de la liturgie chrétienne et à la consigne de la participation active, et rendre ainsi la célébration liturgique moderne fidèle au prototype de la sainte Cène » (L’esprit de la liturgie p.65). Or, la prière liturgique vers l’Orient tient compte non seulement de la tradition depuis l’origine du christianisme mais aussi du cosmos. Cette position tient compte du passé et nous dispose à marcher vers le règne du monde à venir. [...]

Un dernier témoignage, et non des moindres, puisqu’il vient de celui à qui le Pape François a confié la liturgie dans l’Eglise, j’ai nommé le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la discipline des Sacrements. Il appelle à une conversion intérieure pour remettre Dieu au centre de la liturgie : « Se convertir, c’est se tourner vers Dieu. Je suis profondément convaincu que nos corps doivent participer à cette conversion. Le meilleur moyen est certainement de célébrer - prêtres et fidèles - tournés ensemble dans la même direction : vers le Seigneur qui vient. Il ne s’agit pas, comme on l’entend parfois, de célébrer le dos tourné aux fidèles ou face à eux. Le problème n’est pas là. Il s’agit de se tourner ensemble vers l’abside qui symbolise l’Orient où trône la croix du Seigneur ressuscité. Par cette manière de célébrer, nous expérimentons, jusque dans nos corps, la primauté de Dieu et de l’adoration. » Et le Cardinal de proposer concrètement cette orientation commune « au moins pendant le rite de la pénitence, pendant le chant du Gloria, les oraisons et la prière eucharistique » (Entretien donné à l’hebdomadaire Famille Chrétienne n° 2002, du 28 mai 2016). J’ajouterais aussi pendant la prière universelle.

Nous avons droit à la vérité. Car très souvent l’ignorance, les idéologies de courte vue, et le manque d’information objective créent et entretiennent un climat de suspicion et même de mépris envers les gestes et les symboles à promouvoir. Et cela est préjudiciable au silence sacré, à la vie intérieure et à l’unité des cœurs. [...]"

Posté le 1 juillet 2016 à 14h34 par Michel Janva | Lien permanent

29 juin 2016

Reconnaissance canonique : la FSSPX n'est pas pressée

A l’issue de la réunion des supérieurs majeurs de la Fraternité Saint-Pie X qui s’est tenue en Suisse, du 25 au 28 juin 2016, le Supérieur général, qui avait rencontré le pape en avril dernier, adresse le communiqué suivant :

F"Le but de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X est principalement la formation des prêtres, condition essentielle du renouveau de l’Eglise et de la restauration de la société.

1. Dans la grande et douloureuse confusion qui règne actuellement dans l’Eglise, la proclamation de la doctrine catholique exige la dénonciation des erreurs qui ont pénétré en son sein, malheureusement encouragées par un grand nombre de pasteurs, jusqu’au Pape lui-même.

2. La Fraternité Saint-Pie X, dans l’état présent de grave nécessité qui lui donne le droit et le devoir de distribuer les secours spirituels aux âmes qui recourent à elle, ne recherche pas avant tout une reconnaissance canonique, à laquelle elle a droit en tant qu’œuvre catholique. Elle n’a qu’un désir : porter fidèlement la lumière de la Tradition bimillénaire qui montre la seule route à suivre en cette époque de ténèbres où le culte de l’homme se substitue au culte de Dieu, dans la société comme dans l’Eglise.

3. La « restauration de toutes choses dans le Christ », voulue par saint Pie X à la suite de saint Paul (Eph 1,10), ne pourra se réaliser sans le soutien d’un Pape qui favorise concrètement le retour à la Sainte Tradition. En attendant ce jour béni, la Fraternité Saint-Pie X entend redoubler d’efforts pour établir et diffuser, avec les moyens que lui donne la divine Providence, le règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

4. La Fraternité Saint-Pie X prie et fait pénitence pour que le Pape ait la force de proclamer intégralement la foi et la morale. Ainsi il hâtera le triomphe du Cœur Immaculé de Marie que nous appelons de nos vœux, à l’approche du centenaire des apparitions de Fatima."

La licéité des confessions par des prêtres de la FSSPX a été reconnue par le Pape pour l'année de la Miséricorde, les ordinations ne posent plus de problème à Rome... Il reste le cas des mariages, mais comme le pape estime lui-même que la moitié des mariages sacramentels sont nuls, il ne semble pas que cela puisse poser problème au sein de la FSSPX. Dans ces conditions, on comprend que la recherche d'une reconnaissance canonique ne soit pas une priorité.

Posté le 29 juin 2016 à 15h14 par Michel Janva | Lien permanent

Catholiques engageons-nous ! Jeudi 30 juin 20h30 : conférence de l'Abbé Grosjean à Paris

Une autre conférence à Paris : la dernière avant l’été !

Affiche 30 juin Paris

Posté le 29 juin 2016 à 09h45 par Marie Bethanie | Lien permanent

28 juin 2016

Fraternité des Saints Apôtres : Mgr de Kesel assure que l’église Sainte-Catherine restera ouverte et confiée aux prêtres de la Fraternité

Communiqué de presse des paroissiens de Ste Catherine :

"La décision de Monseigneur de Kesel de ne plus accueillir la Fraternité des Saints Apôtres dans l’Archidiocèse de Malines-Bruxelles par principe de solidarité vis-à-vis des évêques français a créé une vive confusion et beaucoup d'incompréhension chez de nombreux catholiques belges. Suite à cela, des dizaines de personnes ont introduit un recours canonique contre cette décision. Le recours introduit permet de suspendre temporairement la décision et d'analyser le dossier plus calmement afin de trouver une solution constructive.

Dans un souci d'apaisement et de dialogue, plusieurs demandes de rencontre avec l'Archevêque avaient été lancées ces dernières semaines. Nous avons le plaisir d'annoncer que le vendredi 24 juin dernier à 15h, Mgr de Kesel a rencontré à Malines une délégation de laïcs attachés à ce que l'élan missionnaire dégagé par la Fraternité puisse continuer en Belgique et que tous les prêtres et séminaristes qui désirent le poursuivre y soient accueillis avec bienveillance.

Durant cet entretien, Mgr de Kesel a d’abord demandé aux représentants présents d’apaiser les inquiétudes en assurant que l’église Sainte-Catherine restera bien ouverte et confiée aux prêtres de la Fraternité des Saints-Apôtres qui la desservent aujourd'hui, lesquels pourront continuer à vivre ensemble en fraternité durant tout son épiscopat.

Mgr de Kesel viendra visiter la paroisse quand tout sera apaisé. Il a dit enfin qu’il serait disposé, si d’autres évêques étaient désireux d’accueillir la Fraternité des Saints-Apôtres et d’en être responsables canoniquement, à ce qu’une antenne puisse se développer et continuer sa mission en Belgique.

Nous remercions vivement Mgr de Kesel pour cette réunion constructive qui montre son désir d'unité et la recherche d’une solution pour le bien de tous."

Posté le 28 juin 2016 à 16h17 par Michel Janva | Lien permanent

Rome accepte les ordinations de la Fraternité Saint-Pie X

C'est l'évêque de Ratisbonne qui le déclare dans un communiqué (v.o.):

"L'évêque de Ratisbonne se félicite de toute initiative visant à surmonter un schisme, au rapprochement des groupes séparés de l'Eglise catholique et donc à retrouver l'unité visible de l'Eglise.

Les ordinations qui ont été annoncées pour le 2 juillet à Zaitzkofen, comme l’explique le secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei Mgr Pozzo, ne présentent aucun danger, à l’heure actuelle. Il ne résulte cependant pas qu’elles soient licites du point de vue canonique, ce n’est pas non plus une reconnaissance implicite de la licéité du sacre de l’évêque de la Fraternité qui officie.

Les ordinations sont simplement tolérées et acceptées, sans sanction. Cela résulte d’une concession que le Saint Siège accorde sans contrepartie, en vue du rapprochement espéré de la Fraternité, après un temps de réflexion intense et d'examen. Le critère pour la reconnaissance de la Fraternité est et reste la pleine acceptation de l'autorité du Concile Vatican II et tous ses documents (liberté religieuse, l'œcuménisme, etc.)."

Posté le 28 juin 2016 à 07h01 par Michel Janva | Lien permanent

21 juin 2016

2 Français seront canonisés le 16 octobre

Le Pape François a annoncé lundi 20 juin, lors d'un consistoire ordinaire public, que cinq nouveaux saints seront canonisés le dimanche 16 octobre 2016. Parmi eux, les Français Salomon Leclercq et Elisabeth de la Sainte Trinité.

Salomon Leclercq (1745-1792) est une victime de la Révolution française, mort en martyr pour avoir refusé de prêter le serment de constitution civile du clergé. Le religieux vit dans la clandestinité à Paris avant d’être arrêté en août 1792 et enfermé à la prison des Carmes. C’est là qu’il est exécuté à coups d’épée lors des massacres de septembre, avec 190 autres ecclésiastiques. Salomon Leclercq a été béatifié en 1926 par le Pape Pie XI.

Née en juillet 1880, Elisabeth de la Sainte Trinité entre au Carmel de Dijon en 1901. Elle choisit de faire de sa vie une louange de gloire à Dieu et de s’abandonner à l’amour trinitaire. Elle développe une doctrine centrée sur "l’habitation de Dieu dans la personne humaine". En 1960, le grand théologien suisse Hans Urs von Balthasar a salué «la structure de son univers spirituel, le contenu et le style de sa pensée théologique d’une densité et d’une consistance sans défaut».Elisabeth de la Sainte Trinité a été béatifiée en 1984 par le Pape Jean-Paul II.

Outre ces deux Français, ont été annoncées les canonisations de l'évêque espagnol Manuel González García et des prêtres italiens Lodovico Pavoni et Alfonso Maria Fusco. Ils s'ajoutent à deux autres bienheureux dont les canonisations avaient été annoncées depuis plusieurs mois : le jeune mexicain José Sánchez del Río (1913-1928), martyr de la guerre des Cristeros, et le prêtre argentin Jose Gabriel del Rosario Brochero (1840-1914). 

Auparavant, une messe de canonisation est prévue le 4 septembre pour Mère Teresa.

Posté le 21 juin 2016 à 22h23 par Michel Janva | Lien permanent

Toulon 24 juin : adoration en réparation des profanations, pour consoler le Cœur Sacerdotal de Jésus

Adoration organisée par l'Alliance saint Jean-Marie Vianney, vendredi 24 juin à 20h à l'Immaculée Conception de Toulon.
Cette adoration est en réparation des profanations, pour consoler le Cœur Sacerdotal de Jésus.
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Posté le 21 juin 2016 à 09h30 par Marie Bethanie | Lien permanent

Immense mobilisation des paroissiens de Sainte-Catherine (Belgique) pour soutenir la Fraternité des Saints-Apôtres

Lu ici :

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"Bruxelles, le dimanche 19 Juin 2016

Communiqué de presse : Les paroissiens de Sainte-Catherine, menacés d’être privés de la Fraternité des Saints Apôtres, ont envoyé un message au pape François pour obtenir son soutien et demandent à Mgr de Kesel une rencontre en urgence cette semaine.

Aujourd’hui, un rassemblement de grande ampleur a eu lieu à la paroisse Sainte-Catherine, dans le centre de Bruxelles, pour soutenir la Fraternité des Saints Apôtres, en réaction à la décision annoncée par l‘Archevêché il y a quelques jours de ne plus accueillir dès la fin du mois de juin cette Fraternité de 6 prêtres et 23 séminaristes en Belgique. La raison ? Il y aurait trop de Français parmi eux, ce qui serait une concurrence déloyale pour les diocèses français en manque de prêtres.

Une Fraternité qui attire pourtant chaque semaine plus de 400 paroissiens…et qui est très intégrée localement, comme le prouvent les nombreux témoignages d’amitié apportés par les restaurateurs de la place Sainte Catherine.

Devant les médias nationaux qui s’étaient déplacés en nombre pour l’occasion (RTBF, RTL, la Capitale, etc.), plus de 1000 personnes ont assisté à la messe de 10h30 avant de se retrouver sur le parvis de l’église Sainte-Catherine et d’adresser un message de soutien à leurs prêtres et séminaristes, pour les remercier de tout ce qu’ils avaient accompli dans leur paroisse depuis la réouverture de l’église il y a deux ans. De nombreux témoignages spontanés ont été livrés par des paroissiens provenant de diverses communes devant la foule compacte rassemblée dans une atmosphère joyeuse et chargée en émotion.

Ils ont également adressé un message fort à l’Archevêque Mgr de Kesel et à Mgr Kockerols, son auxiliaire, les invitant à répondre à leurs questions, restées jusqu’ici sans réponse." [Lire la suite ici]

Posté le 21 juin 2016 à 00h05 par Marie Bethanie | Lien permanent

19 juin 2016

Reprise des travaux de restauration des toitures du séminaire Saint-Philippe-Néri de Gricigliano

Le Séminaire Saint-Philippe Néri de Gricigliano, séminaire de l’Institut du Christ-Roi, lance une nouvelle tranche de travaux sur les toitures du séminaires fortement endommagées par le temps.

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Posté le 19 juin 2016 à 19h18 par Michel Janva | Lien permanent

18 juin 2016

19 juin : manifestation de soutien à la Fraternité des Saints Apôtres à Bruxelles

Suite au communiqué de l’archevêché du 15 juin annonçant sa décision de ne plus accueillir la Fraternité des Saints Apôtres dans son diocèse, des laïcs organisent un rassemblement de soutien.

Ils sont profondément surpris d’apprendre cette décision alors qu’il n’y a eu aucun contact entre l’évêché et la paroisse ou ses prêtres. Ils s’interrogent à juste titre sur la méthode de prise de décision qui est biaisée car la collecte d’information est partielle et qu’elle omet les principaux intéressés ! Dans ce contexte, les paroissiens organisent un rassemblement de soutien et promettent une surprise !

Paroissiensdesaintecatherine.wordpress.com

Posté le 18 juin 2016 à 14h32 par Michel Janva | Lien permanent

"Rupture du jeûne" hier soir dans l'église Saint-Jean-Baptiste de Molenbeek

Une invitation avait été lancée par le curé de la paroisse Saint Jean-Baptiste de Molenbeek-Saint-Jean, le Père Aurélien Saniko :

"Vous êtes toutes et tous invités au nom de notre curé, le Père Aurélien SANIKO, à un repas de rupture du jeûne interculturel qui aura lieu dans notre église Saint-Jean-Baptiste vendredi le 17 juin à partir de 20h."

Une invitation qui a eu du succès, si l'on en croit les photos :

Verra-t-on un gigantesque repas de Pâques pour fêter la résurrection du Christ dans une des mosquées de Molenbeek ?

Posté le 18 juin 2016 à 11h08 par Marie Bethanie | Lien permanent

17 juin 2016

De plus en plus de conversions de l’islam au christianisme dans le monde

Olivier Bault dans Nouvelles de France :

"Il y avait environ dix millions d’anciens musulmans convertis au christianisme dans le monde en 2010 selon une étude de l’Interdisciplinary Journal of Research on Religion, contre moins de 200 000 en 1960. En Iran, où les convertis étaient moins de 500 à l’époque de la révolution islamique, ils pourraient être aujourd’hui entre 300 000 et 500 000. Les autorités islamiques iraniennes s’en inquiètent et le père Pierre Humblot, qui vivait en Iran depuis 45 ans et a la nationalité iranienne, a dû quitter le pays en urgence pour sauver sa peau. C’est désormais à Paris qu’il continue son œuvre de conversion en langue perse (voir ici l’entretien avec le père Humblot sur le site Aleteia). Selon l’étude citée plus haut, il y aurait 450 000 anciens musulmans convertis aux États-Unis, 380 000 en Algérie, 600 000 au Nigéria, 60 000 en Arabie saoudite, 45 000 en Bulgarie, 25 000 au Royaume-Uni, 15 000 en Allemagne et 12 000 en France, et surtout 6,5 millions en Indonésie !

Ces chiffres sont bien sûr des estimations, car beaucoup se cachent et toutes les Églises ne donnent pas volontiers leurs chiffres de baptêmes de musulmans. Les Églises officielle d’Orient craignent des représailles de la part des autorités musulmanes ou des attaques de radicaux mahométans. Les nouveaux baptisés sont battus, chassés de leur famille, torturés ou menacés de mort, car le Coran ordonne de tuer ceux qui abandonnent l’islam, qualifiés d’apostats, et l’islam interdit le prosélytisme des autres religions sur les territoires qu’il occupe. La plupart des convertis rejoignent les Églises protestantes, plus courageuses dans leur mission d’évangélisation, et plus rarement l’Église catholique ou orthodoxe. Mais même si les statistiques sont approximatives, il ne fait aucun doute que la vague de conversions prend de l’ampleur à la fois dans le monde musulman et en Occident." [...]

[Lire l'article entier sur Nouvelles de France]

Posté le 17 juin 2016 à 08h56 par Marie Bethanie | Lien permanent

16 juin 2016

L’Archidiocèse de Malines-Bruxelles n'accueillera plus la Fraternité des Saints Apôtres

Belgicatho postait hier le communiqué de l'Archidiocèse de Malines-Bruxelles annonçant qu'il ne voulait plus accueillir la Fraternité des Saints-Apôtres, fondée en avril 2013 par Monseigneur André-Joseph Léonard, Archevêque de Malines-Bruxelles et Primat de Belgique, et inspirée par le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, à partir de fin juin 2016.

La raison invoquée est que "la plupart des séminaristes de la Fraternité des Saints-Apôtres viennent pour l'instant de France où de nombreuses régions connaissent un manque cruel de prêtres.[...] Cette perspective n'est pas à promouvoir dans les circonstances actuelles cat elle manifeste un grave manquement à la solidarité entre évêques, tant avec ceux de notre pays qu'avec nos voisins français."

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Des laïcs ont réagi à cette annonce par communiqué de presse :

[...] "Nous nous étonnons cependant que la Fraternité soit victime de son succès. En effet, l’Archevêché déclare ne pas vouloir déforcer les évêques français au vu de nombre très important de séminaristes français qui ont décidé de venir en Belgique rejoindre la Fraternité. Les séminaristes français qui rejoignent la Belgique rejoignent un charisme particulier et il est faux de croire que cela vide les diocèses en France. Au contraire, certains n’auraient peut-être en effet jamais rejoint le séminaire sans l’existence d’une vie communautaire telle que proposée par les Saints Apôtres. De plus, l'Eglise contemporaine fourmille d'exemples de jeunes communautés dynamiques, dont la foi et l'engagement sont un vrai moteur de revitalisation de l'Eglise, et qui ne rechignent jamais à mettre leurs prêtres à disposition des diocèses dans le besoin.

Le principe de solidarité invoqué est on ne peut plus curieux. En effet, sur 80 séminaristes en formation à Namur aujourd’hui seulement 25 sont belges. Va-t-on tous les renvoyer dans leur pays ? Va-t-on renvoyer tous les prêtres africains, polonais qui viennent nous aider à porter le message du Christ en Belgique ? L’Eglise catholique n’est-t-elle plus universelle ? L’argument invoqué ne tient évidemment pas la route et nous espérons qu’il n’y a pas derrière des raisons en réalité purement idéologiques.

Beaucoup d’autres communautés présentes en Belgique « captent » des vocations étrangères sans qu'on les renvoie dans leur pays. La situation présente crée un précédent inacceptable et est en réalité une dissolution en douceur (?) de la Fraternité. Ne serait-il pas temps que l'Eglise de Belgique fasse meilleur cas des initiatives qui fonctionnent et s'intéresse plus en détail à d'autres réalités qui portent moins de fruits et créent parfois de graves problèmes de communion avec l'Eglise universelle ?"[...]

L'église Sainte-Catherine desservie par des prêtres de la Fraternité des Saints-Apôtres et dont on annonçait la fermeture, ne devrait pas être fermée.

Posté le 16 juin 2016 à 23h00 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le célibat du prêtre proclame que le Christ préfère chacun d'entre nous

RV16717_ArticoloMonseigneur Emmanuel Gobilliard, nouvel évêque auxiliaire de Lyon, a vécu à Madagascar. Il y a écrit des lettres qu'il envoyait à ses amis en France. Voici un extrait d'une de ces lettres, qu'il a tardé à envoyer parce qu'elle traitait du sujet si difficile et incompris du célibat des prêtres. Un très beau texte :

[...] "Quelques jours après mon retour de Nohona je suis retourné à Fianarantsoa pour continuer à donner mon enseignement aux séminaristes. Le trajet a été épique –une partie de la route s’étant affaissée à la suite des inondations-et je suis arrivé tout juste pour assurer mon premier cours, épuisé avant d’avoir commencé. Cette fatigue, je ne m’en suis pas rendu compte sur le moment, n’était pas que physique. L’expérience pascale que j’avais vécue m’avait providentiellement préparé à ce cours de morale sexuelle que je devais donner. La fatigue nous aide parfois à être plus vrais, plus directs. L’expérience nous permet d’ajouter à cette vérité, qui peut être abrupte, la sincérité.

Ainsi, lorsque, poursuivant mon enseignement, un séminariste m’a demandé si j’avais vraiment choisi le célibat en décidant d’entrer au séminaire, je lui ai répondu : « Non…comment veux-tu qu’à 21 ans on puisse choisir librement de renoncer à ce à quoi tout notre être, notre corps et notre âme aspire ? » La discussion s’est poursuivie, et le soir, je me suis reposé la question en essayant d’être le plus honnête possible, c’est-à-dire en essayant de ne pas me réfugier derrière des réponses pieuses, ou institutionnelles…en tout cas derrière des réponses qui suscitent, chez ceux qui les entendent, l’admiration -cousine de l’incompréhension- davantage que l’envie de devenir prêtre. Il arrive en effet qu’on fasse peur aux jeunes, parce que notre vie fait peur, et parce que, par orgueil, nous nous présentons un peu trop comme des « extra-terrestres » que Dieu par sa grâce aurait « guéri » de tout désir sexuel, et dont la sensibilité aurait été comblée par l’amour de Dieu. Tout cela est faux !

Le célibat est une croix ; le fait de ne pas avoir d’enfant est une vraie souffrance. Ce choix, il faut de nombreuses années pour le comprendre et un solide bon sens pour, l’ayant compris, en rendre grâce ! C’est dans la mesure où nous vivons notre célibat comme une blessure, avec humilité, et non pas comme une victoire illusoire sur la nature que nous pouvons y trouver une joie…bien plus, une fécondité. En entrant au séminaire, j’ai été attiré par la vocation sacerdotale et j’en ai accepté le célibat parce que je n’avais pas le choix. Si j’avais eu le choix, je me serais peut être marié. Pour choisir, en vérité le célibat, il faut faire une rencontre authentique et bouleversante, il faut vivre un authentique coup de foudre. Souvent, avec Dieu, cette rencontre est progressive, faite de lumière mais aussi de nuits. Nous entrons progressivement dans le mystère de la rencontre avec Dieu parce qu’il ne force pas notre sensibilité. Le geste par lequel nous nous engageons au célibat est significatif. L’évêque nous demande de faire un pas en avant pour « exprimer notre résolution ». Ce pas m’a toujours fait penser à l’épreuve infligée à Harrison Ford à la fin d’un des épisodes d’Indiana Jones. Il doit franchir un précipice en marchant dans le vide. Si mes souvenirs sont bons, la poutre apparaît à mesure que le héros avance ! La foi, c’est un peu cela : accepter d’avancer et de ne comprendre qu’à mesure qu’on avance.

Ainsi donc, je peux dire, au risque de choquer certains, que le célibat, je l’ai choisi progressivement. Heureusement que l’Eglise ne m’a pas donné le choix, sinon je ne l’aurais pas choisi. Je n’en aurais pas gouté toutes les richesses et je n’aurais pas pu exercer mon ministère avec autant de bonheur. C’est d’ailleurs pareil pour le mariage. Les jeunes époux, le jour de leurs noces ne connaissent encore rien des exigences de la vie matrimoniale. Ils ne savent pas encore que leur amour devra être purifié au creuset de la souffrance, qu’ils devront être fidèles surtout dans les petites choses, dans ces petits détails qui peuvent rendre la vie insupportable. Seul le pardon et un amour qui nous dépasse infiniment peuvent venir à bout de notre égoïsme, de notre orgueil, de notre paresse.

Toujours est-il que je me souviens très bien du jour où j’ai à la fois compris et accepté mon célibat. J’étais déjà prêtre. C’était à l’hôpital Spallanzani, hôpital de phase terminale des maladies infectieuses où j’étais aumônier. Mario, auprès de qui je me trouvais, était en train de mourir du S.I.D.A. Un jour, me regardant bien dans les yeux, il m’a dit : « je crois avoir compris le célibat des prêtres ! » Du tac au tac, je lui ai répondu : « Eh bien explique-moi parce que moi, je n’ai pas tout compris ! » Il a réfléchi et paisiblement il m’a dit : « quand tu es là, je me repose dans ton cœur ! » Je n’avais toujours pas compris, alors je lui ai demandé des explications. Il a ajouté : « Quand les dames de la croix rouge viennent, ce n’est pas pareil ! Elles sont mariées, elles ont des enfants et des petits-enfants, et je suis content qu’elles prennent de leur temps pour venir me voir. Je les trouve généreuses. Quand toi, tu viens, je trouve cela normal ! Il n’y a personne dans ton cœur que tu dois aimer plus que moi lorsque tu es à côté de moi. Ton cœur est libre d’être pour moi tout seul, et c’est cela qui me repose. Quand tu viens, j’ai l’impression d’être vraiment important, je sais que, au moment où tu es dans cette chambre d’hôpital, il n’y a personne qui, pour toi, soit plus important que moi. Si tu étais marié, alors je saurais qu’il y a dans ton cœur quelqu’un de plus important que moi et ce serait normal. Pareil si tu avais des enfants. Toi, non seulement il n’y a personne dans ton cœur qui sois plus important que moi, mais en plus tu as choisi cette vie. C’est une situation que tu as voulue. Cela me rend heureux. »

Il avait raison, le célibat que vit le prêtre diocésain, c’est le célibat même du Christ. Tout cela nous dépasse et, bien sûr nous ne sommes jamais à la hauteur de l’exigence que ce célibat implique. C’est vraiment du mystère d’amour du Christ pour son Eglise que nous témoignons par cette vie que nous choisissons progressivement, que nous choisissons d’autant plus et d’autant mieux que l’expérience nous la découvre, que des personnes comme Mario nous en livrent le sens profond. Notre épouse, c’est l’Eglise, ce sont ces pauvres qui attendent Jésus sans le savoir, qui attendent d’être aimés par lui. Notre célibat, il est d’abord pour les pauvres, pour ceux qui ne sont pas aimés, qui sont rejetés, humiliés et donc qui sont tentés de se croire inutiles voire parasites de la société. Ils ont le droit d’être aimés. Ils ont le droit de savoir que Dieu les aime d’un amour personnel et unique, qu’ils ont toute leur place dans le cœur de Dieu.

Lorsque nous nous éloignons de la pauvreté, que nous nous réfugions dans une vie confortable de célibataires nombrilistes, nous sommes adultères, infidèles à notre épouse, l’Eglise, qui nous attend dans l’intimité du confessionnal comme dans le sourire d’un enfant des rues ou le regard inquiet d’un adolescent perdu. Notre épouse, c’est ce couple désemparé de ne plus savoir comment éduquer leur fils qui s’isole dans la drogue et le mensonge, c’est ce chômeur tenté par l’alcool et surtout par le désespoir. La liste est longue…trop longue pour mon pauvre cœur. Dieu seul sera leur refuge et pourtant il m’a choisi, dans ma pauvreté, dans ma faiblesse pour prolonger son cœur. Je dois aussi être ses oreilles pour écouter, ses mains pour guérir, ses épaules pour porter, ses yeux pour voir, sa bouche pour enseigner. Ils ont besoin de ma pauvreté, de ma faiblesse pour les rendre plus forts. C’est cela la logique de l’amour, qui se donne à la croix. C’est dans la faiblesse, dans ma faiblesse que Dieu se donne. Il se sert de mon cœur blessé…blessé par ce célibat que bon an mal an je choisis, progressivement, difficilement, parce qu’il révèle une source, la source cachée du Dieu qui se donne par le cœur transpercé du Christ en croix.

J’avais déjà ressenti cela auprès de Maria, sans pouvoir le comprendre. C’était ma première visite dans cet hôpital où, inconscient, j’avais choisi de servir. J’étais entré dans une chambre du couloir des femmes. Elles étaient une dizaine dans cette pièce qui tombait en lambeaux, comme leurs vies ! Le S.I.D.A. les engloutissaient lentement, inexorablement. Elles gémissaient doucement, persuadées que personnes ne les entendaient. Elles gémissaient pour elles-mêmes, se croyant seules. Je me tenais à la porte sans pouvoir avancer, pétrifié par cette vision effrayante. Soudain une femme que je n’avais pas vue, parce qu’elle se tenait assise par terre aux pieds du lit de sa fille, se leva, hébétée et se précipita à mes pieds. Sa fille était rongée par le sarcome de Kaposi, sorte de cancer de la peau, au point d’en être défigurée, au point de ne plus pouvoir parler, de ne plus pouvoir crier. Sa mère le faisait pour elle. Elle m’enserra les genoux de ses bras et se mit à crier « aiuto ! A l’aide, à l’aide » Je me libérai violemment de son étreinte et parti en courant. Réfugié dans ma chambre du séminaire Français de Rome je compris que j’étais incapable d’accomplir la mission qui m’avait été confiée. Qui étais-je pour oser croire que je pourrais aider ces personnes ? Je suis parti voir un ami prêtre qui m’a dit calmement : « on ne te demande pas si tu es capable, on te demande de le faire ! »

Je décidai alors de poursuivre la mission mais en me formant, en apprenant auprès de personnes compétentes comment on doit faire pour accompagner des malades en fin de vie. J’ai fait un stage en France, auprès d’une unité de soins palliatifs, l’une des premières à avoir été ouverte, dans un hôpital parisien. J’ai eu la chance d’y croiser Marie de Hennezel, psychologue renommée et grande promotrice des soins palliatifs. Elle m’a fait comprendre que mon statut de séminariste et plus tard de prêtre ne me dispensait pas d’avoir du bon sens, de me former, d’apprendre. La grâce de Dieu se communique à condition que nous y mettions de la bonne volonté, que nous acceptions de ne rien savoir, pour mieux apprendre. Tout n’est pas donné par magie avec l’imposition des mains de l’évêque !

Fort de cette belle expérience, je repartis, mieux formé mais aussi plus humble parce que buriné par l’humiliation que j’avais subie la première fois et grandi par la sagesse et l’expérience de ceux qui avaient tout à m’apprendre. Je suis retourné dans la chambre de cette jeune femme. Sa mère était toujours là ;  j’avais apporté avec moi une petite icône de la Vierge Marie. La tête baissée je me suis avancé près du lit de Maria. Je me suis mis à genoux pour être proche d’elle sans être trop haut. Comme Marie de Hennezel m’avait dit de le faire, j’ai posé ma main gauche sur son front, j’ai déposé contre ses genoux, qu’elle avait repliés, ma petite icône et j’ai pris sa main avec ma main droite. Je n’ai pas dit un mot. Je crois que si j’avais ouvert la bouche, rien ne serait sorti sinon des sanglots ! Nous sommes restés ainsi pendant une demi-heure, en silence. Puis je suis parti, toujours sans rien dire. Ce jour-là j’avais accepté d’être faible, de pleurer avec ceux qui pleurent.

Sans le comprendre, j’avais déjà expérimenté la force faible du célibat. Mon cœur avait été doublement ouvert. Ouvert par l’humiliation de ma première dérobade, puis ouvert à nouveau, par la compassion. C’est auprès des pauvres que j’ai le plus appris, ici à Madagascar et là-bas, à l’hôpital Spallanzani. Les pauvres sont nos maîtres, disait saint Vincent de Paul. Nous sommes maîtres de nous-mêmes si nous acceptons d’être pauvres. Aujourd’hui j’aime mon célibat, parce que je le comprends mieux. C’est le célibat du Christ auquel je participe. Comme le disait –en substance- sœur Emmanuelle, il n’a refermé les bras sur personne pour pouvoir mieux les ouvrir à tous, sur la croix. Mon célibat proclame que le Christ ne préfère personne pour nous aimer tous d’un amour unique, ou plutôt il préfère chacun de nous, et d’abord les plus pauvres, les mal-aimés, les désespérés…Son amour pour nous est encore plus fort que l’amour d’un époux pour son épouse." [...]

Posté le 16 juin 2016 à 21h16 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 juillet au 21 août : messe selon la forme extraordinaire en l'église de Clion-sur-Mer (44)

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Une messe dans la forme extraordinaire du rite romain sera célébrée à l'église paroissiale du Clion-sur-mer (Commune de Pornic 44) cet été, du 10 juillet au 21 août 2016 inclus.

Cette messe sera célébrée à 9 heures les dimanches et pour la fête de l'Assomption
alternativement par les curés des paroisses Saint-Jean le Baptiste en Retz/Saint Gildas de la mer et Saint Nicolas de l'Estuaire. Les personnes qui souhaitent plus de renseignements ou pourraient aider à la chorale ou au service de messe peuvent envoyer un message à l'adresse : messeclion@free.fr.

 

Posté le 16 juin 2016 à 17h26 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 juin 2016

Ordinations sacerdotales à la Fraternité Saint-Pierre en France

Lu sur Riposte Catholique :

FSSP-Ordinations

"Ce samedi 18 juin à 9h30, 4 diacres seront ordonnés prêtres pour la Fraternité Saint-Pierre par SE le Cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, à la Cathédrale Saint-Etienne d’Auxerre. Les futurs prêtres sont l’abbé Pierre-Emmanuel Bonnin, l’abbé Sébastien Damaggio, l’abbé Antoine de Nazelle et l’abbé Cyrille Perret.

Une autre cérémonie ordination sacerdotale de deux prêtres vient d’être annoncée pour novembre prochain également en France :

Le 12 novembre prochain, deux autres diacres français de la Fraternité Saint-Pierre seront ordonnés prêtres dans la cathédrale Saint-Etienne de Meaux par Monseigneur Thomazeau, archevêque émérite de Montpellier. Les deux diacres ordonnés seront l’abbé Pierre de Bodard et l’abbé Martin Daniélou.

Ainsi en fin d’année 2016, la Fraternité Saint-Pierre comptera 15 nouveaux prêtres (dont 6 Français)." [...]

Posté le 14 juin 2016 à 09h41 par Marie Bethanie | Lien permanent

La guerre liturgique se réveille en France !

IndexJean Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, exprime son inquiétude sur la guerre liturgique qui semble aujourd'hui renaître :

"Il n’est un secret pour personne que si le pape Benoît XVI était plein de sollicitude pour les tenants de la forme extraordinaire du rite romain, son successeur, le pape François, est totalement étranger aux questions liturgiques qui ne l’intéressent guère. Sa bienveillance pour la Fraternité Saint-Pie X n’est pas liée à un quelconque intérêt pour la liturgie traditionnelle mais au constat que la Fraternité fondée par Mgr Lefebvre mène un apostolat efficace aux « périphéries » de l’Église, dans des milieux parfois très défavorisés ou populaires.
Certains évêques de France ont accordé, au fil des années, de plus ou moins bonne grâce, soit des régularisations canoniques de situations existantes soit des autorisations d’ouverture de lieux de culte où se célèbre la liturgie romaine traditionnelle. Mais le vent a tourné ! Il semble que certains souhaitent revenir sur ces « parenthèses miséricordieuses ».

Port-Marly
Dans ses voeux pour l’année 2016, madame Marcelle Gorgues, maire de Port-Marly, petit village situé aux bords de la Seine à 20 kms de Versailles, avait clairement annoncé la couleur : « C’est à notre Chapelle Royale, l’église Saint-Louis, érigée par la volonté de Louis XVI, bâtiment classé évidemment que nous nous intéressons. Bien sûr, il a subi les outrages du temps mais aussi les effets de querelles intestines qui l’ont rendu étranger sur son propre sol. Le temps est venu de lui rendre sa superbe, son rôle aussi sans doute. C’est notre église, ouverte à tous, qui peut être partagée comme la Foi partagée, mais c’est notre église ».

Le fait est que l’église Saint-Louis de Port-Marly est un lieu de culte où les Marlyportains ne sont pas majoritaires. En effet, la forme extraordinaire du rite romain y a été célébrée sans discontinuer depuis la réforme liturgique grâce à la forte personnalité de son curé, le chanoine Gaston Roussel, organiste émérite, gaulliste revendiqué, résistant décoré et traditionaliste assumé. À son décès en 1985, les paroissiens se sont opposés à la volonté de « normalisation » de l’évêque de Versailles d’alors, NNSS Simonneaux puis Thomas. Après bien des difficultés voire des violences – le père Bruno de Blignières, desservant de l’église sans l’accord de l’évêque, étant arraché à l’autel en pleine messe par la police le 30 mars 1987, les paroissiens occupant l’église par la force, murée par la mairie à la demande de l’évêché le 12 avril 1987 –, un modus vivendi a été trouvé et, depuis 1995, l’église est une chapellenie desservie par des prêtres de l’Institut du Christ-Roi.

Il y a quelques jours la mairie a annoncé qu’en raison de travaux de toiture, l’église serait fermée pour une période de 10 à 18 mois. De son côté, l’évêché ne semble guère disposé à trouver un lieu de culte de remplacement si la fermeture s’avérait inéluctable. Les travaux de toiture, dont personne ne nie le bien fondé, semblent être le moyen trouvé par l’édile marly-portain pour se réapproprier l’église, y suspendre le culte, entraînant de facto la dispersion de la communauté rassemblée au fil des années.[...]

Rennes
Depuis 1988 l’association saint Benoît de Nursie organise à Rennes, en accord avec l’archevêché, la célébration de la messe selon la forme extraordinaire du rite romain. Depuis 2002, c’est un chanoine de l’Institut du Christ-Roi qui dessert le lieu de culte, notoirement trop petit, la chapelle Saint-François. Il existe une convention entre l’association et l’archevêché mais cette convention est annuelle et il vient d’être annoncé par l’archevêque de Rennes, Mgr d’Ornellas, qu’elle ne serait pas reconduite l’année prochaine. Le chanoine Cristofoli, desservant de la chapelle, a déjà été remercié de ses fonctions d’archiviste du diocèse et la liste des prêtres du diocèse, dont un valeureux nonagénaire, devant assurer successivement la célébration de la messe dominicale, est en cours de finalisation.

Les raisons d’une crise
En 1975, l’historien protestant Pierre Chaunu avait ainsi analysé la crise de l’Église : « La médiocrité intellectuelle et spirituelle des cadres en place des églises occidentales au début des années 1970 est affligeante. Une importante partie du clergé de France constitue aujourd’hui un sous-prolétariat social, intellectuel, moral et spirituel ; de la tradition de l’Église cette fraction n’a souvent su garder que le cléricalisme, l’intolérance et le fanatisme. Ces hommes rejettent un héritage qui les écrase, parce qu’ils sont, intellectuellement, incapables de le comprendre et, spirituellement, incapables de le vivre » « De l’histoire à la prospective » (Robert Laffont-1975)
On croyait ces temps révolus. Grossière erreur ![...]

[Lire tout le texte ici]

Posté le 14 juin 2016 à 09h09 par Marie Bethanie | Lien permanent

12 juin 2016

Compromis à Saint-Louis du Port-Marly ?

La mobilisation des paroissiens de Saint-Louis du Port-Marly semble avoir eu de l'impact , même s'il apparaît que l'église sera tout-de-même fermée au point culminant des travaux :

5872119_6bb89882-2f22-11e6-b744-f7ee1df005a7-1_1000x625"Au Port-Marly, la question de l’église Saint-Louis est un sujet sensible. La maire (LR), Marcelle Gorgues, a encore pu le vérifier ce jeudi soir quand 200 à 300 fidèles de cette église traditionaliste se sont rassemblés sous les fenêtres de la mairie.[...]

« Notre communauté, qui compte 1 500 personnes, existe depuis toujours et les gens viennent d’un peu partout », explique Bertrand, « paroissien depuis plus de vingt-cinq ans ». Selon lui, le chantier est « un prétexte pour nous chasser ». Et l’homme de rappeler l’occupation des lieux en 1988 quand l’évêché de Versailles avait souhaité y instaurer le culte ordinaire. « Les forces de l’ordre avaient muré l’entrée mais nous avions cassé le mur un dimanche matin à coups de bélier », rappelle-t-il avant de souligner : « Et nous sommes encore capables de nous soulever ».

Une délégation de fidèles a été reçue par Marcelle Gorgues et un début de compromis semble envisagé avec des délais probablement raccourcis et une ouverture « envisagée » le dimanche durant une partie du chantier. « Nous allons voir ce qu’il est possible de faire avec l’architecte du patrimoine, mais il y aura bel et bien une fermeture pendant la phase la plus sensible », souligne la maire du Port-Marly qui se dit, elle aussi, « très déterminée » à mener le dossier à bien. « L’église est dans un état plus que préoccupant, précise-t-elle. Sans cette restauration, c’est la fermeture irrémédiable. Je rappelle tout de même que l’église est la propriété de la ville et que c’est moi qui, en qualité de maire, suis le maître d’œuvre. » Le montant des travaux est estimé à environ 2 M€. Toutes les études préalables ayant été réalisées, ils pourraient débuter au mois de septembre."

Posté le 12 juin 2016 à 11h37 par Marie Bethanie | Lien permanent

8-13 août : sur les pas de saint Antoine en Italie avec la FSSPX

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Posté le 12 juin 2016 à 10h02 par Michel Janva | Lien permanent

11 juin 2016

18 et 19 juin : ordinations à Sainte-Anne d'Auray

7 diacres seront ordonnés prêtres par MGR Centène, pour le diocèse de Vannes. Message de Monseigneur Raymond Centène :

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Posté le 11 juin 2016 à 17h15 par Marie Bethanie | Lien permanent

Ne fermez pas nos églises !

En parallèle de la grande braderie des édifices religieux inoccupés en France, un collectif de catholiques belges s'inquiète de la fermeture d'un grand nombre d'églises de Bruxelles, afin de procéder à des regroupements de paroisses, une initiative apparemment unilatérale du diocèse. C'est le premier pas vers la mise en vente des bâtiments, nos amis Belges n'en doutent pas.

"A Bruxelles, on nous dit que nous avons trop d’églises. A l’heure où des milliers de chrétiens d’Orient meurent chaque jour pour que leurs églises survivent, c’est presque indécent… Sur le terrain, nous constatons effectivement que de plus en plus d’églises sont fermées au culte du dimanche, à l’insu et à la grande surprise de leurs paroissiens qui 575a857535708dcfedaba92fle découvrent parfois d’un jour à l’autre. La raison ? Un projet pastoral diocésain encore peu connu mais de grande ampleur, dont l’objectif est de fusionner les paroisses et concentrer les messes du dimanche dans des églises centrales afin d’accroître leur attractivité et leur dynamisme. Une église ou deux accueilleront les célébrations et activités principales des unités pastorales (devenues les paroisses nouvelles), tandis que les églises périphériques, devenues quant à elles moins actives, seront menacées de fermeture pour la pastorale de quartier.

Fin de la vie des quartiers

Créer des entités paroissiales de plus en plus grandes et impersonnelles, une ou deux par commune, ne serait-ce pas la fin de la vie paroissiale, fermement ancrée dans les quartiers ? Une disparition pourtant programmée qui aura les conséquences inverses de celles espérées : éloigner les églises des gens, diminuer le nombre de fidèles, affaiblir le tissu ecclésial et pénaliser davantage les moins mobiles et les plus pauvres. Dans un contexte où la priorité de tous les responsables politiques et sociaux est de renforcer les services de proximité et la vie des quartiers, cette politique pastorale n’apparaît-elle pas en total décalage avec la volonté de témoigner d’une Eglise et d’un Dieu qui veulent se faire proche de l’homme et du plus pauvre, au cœur de sa vie quotidienne et ordinaire ?

Pourtant, des études récentes révèlent que la pratique religieuse des catholiques a augmenté durant ces dernières années, tout comme le nombre de séminaristes et de baptêmes d’adultes. [...]

Perplexes, nous nous interrogeons profondément sur les causes qui pourraient être à l’origine d’un tel repli et de cet abandon. Est-ce une volonté des pouvoirs publics ? Ouvertes à tous, nos églises pèsent pourtant bien peu dans les budgets régionaux ou communaux. Le coût annuel de nos 108 clochers ? Moins de 1 pour 1000. Soit 4 euros par habitant et par an, partagés entre la Région et les communes.[...]

N’ayez pas peur !

Nous sommes prêts, nous laïcs, à aider nos évêques, dans la gestion de nos églises, formidables outils de transmission des valeurs évangéliques, mais aussi dans les négociations avec les pouvoirs publics concernant le respect de ses obligations en matière de financement. Nous mobiliser tous ensemble pourrait être un moteur magnifique capable de revitaliser le tissu ecclésial, ainsi qu’un formidable vecteur pour annoncer ensemble la Bonne Nouvelle du Christ "jusqu’aux périphéries". Nous pouvons, ensemble, transformer les difficultés rencontrées en un formidable moyen de renouveau.

Aussi, nous demandons à l’archevêque Mgr De Kesel et à son auxiliaire, Mgr Kockerols, de renoncer à leur plan de fusion des paroisses réduites à quelques "églises phares". Du nord au sud du canal, les communautés catholiques belges et étrangères sont solidaires dans un échange de collaboration et d’entraide fraternelle. Toutes nos églises doivent rester paroissiales et garder leur droit à une Fabrique d’église, y compris par ailleurs, pour les communautés chrétiennes qui y seraient accueillies. Nous encourageons dès lors nos évêques à mobiliser toutes les compétences et bonnes volontés inexploitées pour que vivent toujours davantage l’Eglise et nos églises à Bruxelles, au cœur de l’Europe."

Posté le 11 juin 2016 à 09h35 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 juin 2016

La sainte Marie-Madeleine devient une fête liturgique

Lu sur I-Media :

Images-2"Par décision du pape François, la sainte Marie-Madeleine, le 22 juillet, ne sera plus une “mémoire obligatoire“ mais une “fête liturgique“, a fait savoir la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements le 10 juin 2016.

Une décision qui invite à approfondir “la dignité de la femme, la nouvelle évangélisation et la grandeur du mystère de la miséricorde divine“, explique Mgr Arthur Roche, secrétaire du dicastère."

Posté le 10 juin 2016 à 14h28 par Michel Janva | Lien permanent

08 juin 2016

23 juin : La Nuit aux Invalides pour les Chrétiens d'Orient

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Posté le 8 juin 2016 à 07h57 par Marie Bethanie | Lien permanent

05 juin 2016

25-29 juillet : pèlerinage à Rome avec la FSSPX

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Posté le 5 juin 2016 à 10h00 par Michel Janva | Lien permanent

Alliance saint Jean-Marie Vianney : première retraite de saint Ignace sur la Miséricorde

L'Alliance saint Jean-Marie Vianney organise sa première retraite en silence selon la méthode de saint Ignace, sur la Miséricorde et plus spécifiquement "être intercesseur de la miséricorde divine".
Du 21 août au soir jusqu'au 27 au matin.
Elle se déroulera en Espagne à Madrid et sera prêchée par le père Carlos Ruiz, qui depuis 2012, jeûne avec les volontaires laïques en faveur du sacerdoce.
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Posté le 5 juin 2016 à 09h36 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le Synode sur la famille : l'occasion providentielle pour remettre en valeur du rôle du mariage et de la famille dans les fondements de l’Eglise et de la société

Voici l'homélie prononcée par l'abbé Alexis Garnier, aumônier général de l'association Notre-Dame de Chrétienté, en l'église Sainte-Odile à Paris, le jeudi de la Fête-Dieu, 26 mai.

Connaissez-vous
une nation,
un peuple,
dont les dieux se soient approchés
comme notre Dieu s’approche de nous ?
 

Capture d’écran 2016-06-01 à 22.09.48Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit, ainsi soit-il,

Bien chers confrères prêtres, Bien chers amis,

C’est la question posée par Saint Thomas d’Aquin, dans l’Office de la Fête Dieu.

Effectivement, Dieu s’approche au maximum, Il se met au plus près de l’Eglise et des âmes.

L’Eucharistie est la plus haute communication divine avant la vision béatifique.

Dieu ne peut se donner mieux et plus à nous, avant le face à face éternel.

Reprenons la mesure de tout cela.

Le bien est diffusif ;
il tend à se communiquer, à se propager. Il est contagieux, pour ainsi dire.
Cette contagion du bien, c’est le pendant positif de la contagion du mal dont nous sommes, souvent, les témoins lucides et angoissés… et parfois les acteurs.
L’action de grâce nous tourne à nouveau, d’abord, vers le bien reçu et communiqué, et vers sa source. Vers les bienfaiteurs, et vers le 1° d’entre eux, qui est Dieu.
 
Le bien est diffusif, et cela est vrai aussi de Dieu.  Cela est vrai surtout de Dieu.
 
Car Dieu est le Souverain Bien.
Entendez Joinville répondre à St Louis : 
« Qu’est-ce que Dieu? 
- C’est chose si bonne qu’il ne s’en peut trouver meilleure ».
La Trinité Sainte est un abîme de lumière et de perfection. Un océan de bonté, calme, stable éternel ; auprès de Lui, nul changement, nulle ombre de défaut, dit le texte sacré (Jacques, I, 17).
 
Rien ne manque à Dieu. Rien n’ajoute à sa gloire intérieure, infinie. Et pourtant… 
Pourtant Dieu veut se communiquer…
Il veut librement créer d’autres êtres, leur communiquer ses perfections…
et finalement se communiquer Lui-même autant qu’il est possible.
Formidable verité, bienheureux "écrasement de bonté divine"!
 
Ce n’est pas tout… Ce désir divin demeure après l’aversion de la créature, après le désordre du péché.
Et pour réparer la première communication que le péché abîmée, Dieu en invente une autre, plus grande et meilleure: l'Incarnation.
 
Le Verbe était auprès de Dieu.. Le Verbe était Dieu…
Et le Verbe s’est fait chair, Il a habité parmi nous.
 
L'abbé Coiffet aimait la récitation quotidienne de ce Prologue de St Jean, qu'il proférait avec clarté et force. Comme je le comprends, à mesure que passent les jours et les messes!
Notre Seigneur est l’EmmanuelDieu parmi nous, Dieu avec nous.
 
Dans le prolongement de cette communication plus grande et meilleure, il y a l’Eucharistie.
Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.
 
Interrogeons ceux qui ont le mieux entendu cela …
 
Entendons le magistère de l’Eglise :
"Cette présence, on la nomme "réelle",
non (…) comme si les autres présences n'étaient pas "réelles",
mais parce qu'elle est substantielle, et que par elle le Christ, Homme-Dieu, se rend présent tout entier." (Bx Paul VI, Mysterium fidei).
 
 
Entendons les saints et les saintes, les auteurs spirituels :
C'est toute l'Essence divine que vous recevez en ce très doux Sacrement, sous cette blancheur du pain, dit Notre Seigneur à Ste Catherine de Sienne.
La Sainte Ecriture est la Parole de Dieu, elle n’est pas Dieu… Elle est le message de Dieu aux hommes, et un intermédiaire entre les hommes et Dieu. L’Eucharistie est Dieu-même, substantiellement, soulignait le Père Jérôme.
 
A l’opposé de cette approche, de cette communication divine, il y a l’aversion et le refus de Dieu par le monde.
Il nie Dieu, il le repousse. Il repousse sa présence. 
Il l’élimine peu à peu des lois, des institutions, des mœurs qui devraient rendre possible cette rencontre avec Dieu. 
Il cherche à effacer les traces les plus profondes de Dieu; dans la création et le cœur de l’homme, notamment par les premiers principes du droit naturel, par les verités les plus élémentaires.
L’aversion de Dieu est sans nul doute le versant le plus noir, le plus atroce du péché.
C’est la conséquence première et plus tragique du péché originel; Dieu s’approche encore d’Adam pécheur, et Adam se cache et tente de s’éloigner de la face de Dieu.
 
Le monde s’éloigne donc de Dieu. Et il voudrait nous éloigner de Dieu.
 
Mais sous la grâce de Dieu, des âmes le reçoivent.
Le chemin de Chartres a été, est, et sera toujours un chemin de retour pour des prodigues partis plus ou moins loin de la maison paternelle…
Les confessions nombreuses, les échanges et conseils reçus, les résolutions prises et tenues, l’adoration du dimanche soir, à Gas, les engagements divers dans le sillage du pèlerinage… ce sont des signe, humbles certes, mais réels, de ce retour à Dieu, de cette soif de Dieu.
Des âmes se tournent vers Lui, se convertissent. Elles s’approchent de Dieu, elles l’adorent, elles le servent. 
Elles travaillent à son règne, sans illusion, mais sans défaitisme non plus. 
Elles étendent ce règne du Seigneur, depuis l'autel jusque dans la famille, l’entreprise, l’école, les asssociations, … 
Elles servent ce règne par l’évangélisation, par la transmission de la foi, par l’engagement en vue du bien commun. 
Contagion du bien… Chrétienté par capillarité
Si j’en crois Dom Gerard, ce n'est pas la seule action... mais c’est la première possible, réaliste et envisageable aujourd’hui.
 
Approchons-nous donc du Verbe fait Chair, qui s’approche de nous… et en particulier dans la Sainte Eucharistie.
 
Approchons-nous bien de Lui, qui s’approche si bien de nous.
 
La Sainte Eucharistie, c’est Dieu très grand et très proche.
Et c’est le premier rappel de St Paul dans l’Epitre de cette fête.
 
De là découlent les exigences précises, formulées par l’Eglise, concernant l’Eucharistie; sa célébration dans la Sainte Messe, son culte public d’adoration, sa réception dans la communion. 
On ne saurait les diminuer. On ne saurait les transgresser.
C’est le deuxième rappel de St Paul dans la même épitre.
 
Je pense que le récent Synode sur la famille pourra être l'occasion providentielle pour remettre en valeur ce qu’est le sacrement de l’Eucharistie, et ce que sont les conditions minimales, non négociables, pour le recevoir. 
Et aussi, remettre en valeur du rôle du mariage et de la famille dans les fondements de l’Eglise et de la société.
 
J’insiste ; le sensus fidei, l'instinct de la foi doit chercher et trouver ici occasion de remise en valeur de l’Eucharistie et des dispositions pour s’en approcher… Nullement de remise en question. 
Cela vaut singulièrement dans la situation des divorcés remariés. Cela vaut plus largement pour chacun d’entre nous.
 
Approchons-nous de Lui dans la foi, dans l’adoration, dans l’action de grâce.
Légitimement, la théologie traditionnelle a insisté ces dernières décennies sur l’Eucharistie comme sacrifice… mais sans oublier qu’elle est aussi sacrement.
Légitimement encore, elle a défendu l’effet de ce sacrifice, pour la rémission des péchés, la satisfaction, la réparation … mais sans oublier les autres effets, en particulier l’action de grâce. 
En témoignent encore les préfaces, les oraisons de postcommunion, prières vibrantes d’une gratitude émerveillée, éperdue!
 
« Quid retribuam… Que rendrai-je au Seigneur, pour tout ce qu’Il m’a donné ?
Je prendrai la coupe du salut, l’invoquerai le Nom du Seigneur » 
(ordinaire de la Messe, prière du prêtre avant la communion au calice).
 
Que pouvons-nous Vous rendre, Seigneur, pour tant de grâces reçues, au fil de ces pèlerinages ?
... Pour tant de prolongements et d’engagements pris et tenus, au service de l’Eglise et de la Cité, pour que France et Chrétienté continuent ?
... Que pouvons-nous Vous rendre, sinon la quotidienne et parfaite action de grâce de la Sainte Messe, prolongée par l’adoration ?
 
Ce Deo gratias, ce Merci est celui de votre divin Fils,
celui de votre Eglise,
et nous y joignons ce soir nos milles mercis,
ainsi soit-il

Posté le 5 juin 2016 à 09h35 par Michel Janva | Lien permanent

La promesse de la victoire finale de la Chrétienté sur l’Islam par la Sainte Vierge

Numerisation0002-copie-1Publication par l’ECLJ d’une étude historique sur L’Église catholique et l’Anatolie en ligne et en français dans le ”Journal of the Oxford Centre for the Study of Law & Public Policy”. Conclusion :

"Cette brève présentation des rapports entre l’Église et l’Anatolie serait incomplète sans perspective spirituelle, laquelle, d’un point de vue religieux révèle le sens de l’histoire. Or, l’opposition entre la chrétienté et l’Empire ottoman, a une dimension eschatologique. Dans l’Apocalypse relaté par l’apôtre Jean, est présente une image qui fera l’objet d’une grande vénération : celle de la « Vierge de l’Apocalypse ». Elle présente Marie, la mère de Jésus-Christ, à la fin des temps. Elle est vêtue de bleu et sa tête est couronnée de douze étoiles, préfigurant le drapeau européen. Sous ses pieds sont représentés le croissant de lune, préfigurant le symbole de l’Islam, ainsi que le démon, qu’elle écrase. Les Chrétiens peuvent y voir la promesse de la victoire finale de la Chrétienté sur l’Islam par la Sainte Vierge. Les relations entre l’Église et l’Anatolie ont aussi cette dimension extraordinaire illustrée par les victoires miraculeuses et fondatrices de Constantin au pont Milvius en octobre 312 et de la Sainte Ligue à Lépante en 1571. Dans les deux cas, la Tradition affirme que dans le ciel apparût une croix associée à la promesse : « In hoc signo vinces », signifiant Tu vaincras par ce signe."

Posté le 5 juin 2016 à 09h14 par Michel Janva | Lien permanent

04 juin 2016

Camp du Chapitre Ste Madeleine en Espagne

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Posté le 4 juin 2016 à 09h27 par Michel Janva | Lien permanent

02 juin 2016

Mgr Charles Chaput élu par ses pairs pour mettre en oeuvre Amoris Laetitia

Mgr-ChaputLa Conférence épiscopale des États-Unis a élu Mgr Charles Chaput, archevêque de Philadelphie, président de la conférence pour la mise en œuvre de l'Exhortation apostolique Amoris Laetitia pour les Etats-Unis.

Le choix de la Conférence Épiscopale américaine est un signe clair de l'épiscopat américain, compte tenu du fait que Mgr Chaput a toujours soutenu la nécessité d'être fidèles au Christ dans tous les domaines, y compris l'impossibilité pour les divorcés remariés de recevoir la communion, à moins qu'ils choisissent de vivre dans la chasteté, comme des frères.

L'archevêque de Philadelphie, dans un article publié  l'année dernière dans la revue First Thing, écrivait :

«L'Église a toujours insisté sur la nécessité de se repentir des péchés graves comme condition pour recevoir l'Eucharistie".

Mgr Chaput a dit que l'Église n'a pas à «punir» ou «exclure» les couples divorcés et remariés, mais

"ne peut pas ignorer la Parole de Dieu sur la permanence du mariage, ou d'atténuer les conséquences des choix qui les gens matures prennent librement. Vous ne pouvez pas confirmer l'homme dans les comportements qui les séparent de Dieu et en même temps être fidèle à sa propre mission."

L'archevêque a déclaré que l'ouverture de la communion aux divorcés remariés ne serait pas un acte de vraie miséricorde, mais conduit à un «effondrement» qui existe déjà

"en Europe, dans ces églises où la pratique pastorale sur le divorce, remariages et la réception des sacrements a quitté l'enseignement catholique authentique ».

Mgr Chaput préside un groupe de travail composé de cinq évêques, dont le but est

«d'aider le Saint-Père dans la réception et la mise en œuvre future de l'Exhortation post-synodale apostolique Laetitia Amoris".

Les autres évêques qui forment ce comité sont Mgr Vigneron, archevêque de Detroit, Mgr Hebda, évêque de Saint-Paul et Minneapolis, Mgr Burbidge, évêque de Raleigh et Mgr Malone, évêque de Buffalo.

Posté le 2 juin 2016 à 21h59 par Michel Janva | Lien permanent

31 mai 2016

1er juin : Conférence sur les chrétiens d’Orient à Paris

Mangesh paris

Posté le 31 mai 2016 à 11h31 par Michel Janva | Lien permanent


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