17 octobre 2017

Le père Boulad dénonce le silence de l'Eglise en France

Le Père Henri Boulad était à Toulon à l’invitation du Forum Jésus le Messie, dimanche 15 octobre. Il a donné une homélie en l’église de la paroisse Saint-François-de-Paule de Toulon des Missionnaires de la Miséricorde divine :

Posté le 17 octobre 2017 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent

15 octobre 2017

Terres de mission : Les défis du monde moderne

Terre de missions, l’émission religieuse de TV Libertés, reçoit dans sa séquence sur l’Eglise en France Cécile Maugendre. Celle-ci vient présenter la prochaine université de formation pour les jeunes organisée par Renaissance catholique à Riaumont, pendant les vacances de la Toussaint. Dédiée aux “Défis du monde moderne”, cette université marie temps de prière, temps de formation, et temps de détente.

La séquence sur l’Eglise universelle est consacrée à l’action de l’association LIFE (L’institut pour la famille en Europe), animée par Guillaume d’Alançon. Cette association, déjà connue pour ses accueils Louis et Zélie Martin où tous les problèmes familiaux et conjugaux peuvent être évoqués avec des prêtres, des psychologues ou des conseillers conjugaux, vient également de lancer une neuvaine à “Marie qui refait les couples” – et travaille à déposer à côté de l’abbaye de Solesmes une statue dédiée à la Vierge sous cette invocation.

Enfin, la séquence magazine “Eglise en marche” est consacrée au Chapelet des enfants, initiative lancée en France en 1926, avec le soutien de la plupart des diocèses de notre pays. Depuis 1936, cette association diffuse également une neuvaine pour l’Immaculée Conception. Cette année, la neuvaine a été écrite par le cardinal Sarah, préfet de la congrégation pour le Culte divin.

Posté le 15 octobre 2017 à 20h00 par Michel Janva | Lien permanent

Deux vies, un message. Marcel Van, Cardinal Van Thuân

Lu sur Info catho :

"L’un vient d’une famille riche, l’autre d’une famille pauvre. L’un a reçu une solide formation, l’autre n’a jamais pu étudier. L’un est Cardinal, l’autre apôtre caché de l’amour. Et pourtant tout les rassemble : Voici l’histoire de deux hommes vietnamiens qui ont consacré toute leur vie à Dieu même dans les pires conditions de captivité et de souffrance. Aujourd’hui, leurs procès en Béatification sont ouverts pour faire reconnaître la sainteté de ces hommes au même message : Celui de l’espérance qui ne déçoit pas au cœur même de l’expérience douloureuse de l’Amour. Il est apparu important à AMIS DE VAN EDITIONS de partager ce parallèle entre Thuân et Van dont les destins, par la force des choses mêlés, et les héritages spirituels suscitent un fort intérêt chez de nombreuses personnes. Porteur d’un message profond d’Espérance et de Confiance ce livre va renforcer la foi des lecteurs dans un monde en perte de repères à la lumière des enseignements offerts par ces deux hommes choisis par Dieu."

Commander le livre

Posté le 15 octobre 2017 à 16h12 par Michel Janva | Lien permanent

17 et 20 octobre : conférences à Montpellier et Béziers sur Fatima

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Posté le 15 octobre 2017 à 08h33 par Michel Janva | Lien permanent

Un couple sauvé grâce à la neuvaine à "Marie qui refait les couples"

Voici le témoignage parvenu à Life Europe :

"La neuvaine à "Marie qui refait les couples" nous a aidé à sortir d'une ornière très difficile. Nous ne savions pas comment avancer. Un conseiller conjugal, un autre, et pas de progrès notable. Juste un sentiment de déception qui s'est accru, spécialement lorsque notre dernier entretien s'est achevé, sans promesse de réveil. Nous étions secs intérieurement, l'un et l'autre, murés en nous-mêmes. Nous n'échangions que des propos plats et avions peur de retomber dans des scènes de ménage. Émotionnellement, cela aurait été trop dur à supporter. Pour nous, mais aussi pour nos enfants. Le fossé se creusait et le risque qu'il soit infranchissable était réel.

C'est par une amie que nous avons découvert cette neuvaine. Au début on s'est dit que les bondieuseries n'allaient pas résoudre des problèmes structurels. Que nous avions déjà fait des prières pour aller mieux, sans résultat apparent. On s'est tout de même lancé car au fond chacun de nous deux voulait sortir d'une manière ou d'une autre de l'impasse. Chaque jour, le soir quand les enfants dormaient, nous suivions le déroulement de la neuvaine. Peu à peu, comme un traitement antibiotique qui commence à faire son effet, notre communication a retrouvé des couleurs, nos regards aussi. A l'intérieur chacun, sans trop se le dire, sentait qu'il se passait quelque chose.

Nous avions trop connu de crises pour prendre le risque d'être déçu à nouveau. Mais là, nous nous découvrions des ressources nouvelles pour faire face lorsque un sentiment négatif prenait le dessus. Comme si notre capacité d'adaptation à l'autre ne venait pas de nous. L'avant dernier jour de la neuvaine, nous avons réalisé que cela allait bientôt s'arrêter. Zut nous sommes-nous dit ! Qu'allons-nous devenir !

Depuis, nous continuons de prier ensemble car nous avons trouvé là un fil rouge, une bouée de secours. Et notre couple va beaucoup mieux. Nous savons que lorsqu'il y a une tension entre nous, il y a le rendez-vous du soir où nous confions à Marie nos émotions, nos attentes déçues, nos impatiences."

Pour se procurer la neuvaine : https://www.life-europe.fr/pag…/marie-qui-refait-les-couples

Posté le 15 octobre 2017 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent

14 octobre 2017

Programme de l'émission Terres de Missions du 15 octobre

Programme de l'émission Terres de Missions du 15 octobre à midi sur TV Libertés, présentée par Guillaume de Thieulloy :

Terre de missions reçoit dans sa séquence sur l'Eglise en France Cécile Maugendre. Celle-ci vient présenter la prochaine université de formation pour les jeunes organisée par Renaissance catholique à Riaumont, pendant les vacances de la Toussaint. Dédiée aux "Défis du monde moderne", cette université marie temps de prière, temps de formation, et temps de détente.

La séquence sur l'Eglise universelle est consacrée à l'action de l'association LIFE (L'institut pour la famille en Europe), animée par Guillaume d'Alançon. Cette association, déjà connue pour ses accueils Louis et Zélie Martin où tous les problèmes familiaux et conjugaux peuvent être évoqués avec des prêtres, des psychologues ou des conseillers conjugaux, vient également de lancer une neuvaine à "Marie qui refait les couples" - et travaille à déposer à côté de l'abbaye de Solesmes une statue dédiée à la Vierge sous cette invocation.

Enfin, la séquence magazine "Eglise en marche" est consacrée au Chapelet des enfants, initiative lancée en France en 1926, avec le soutien de la plupart des diocèses de notre pays. Depuis 1936, cette association diffuse également une neuvaine pour l'Immaculée Conception. Cette année, la neuvaine a été écrite par le cardinal Sarah, préfet de la congrégation pour le Culte divin.

Posté le 14 octobre 2017 à 12h34 par Michel Janva | Lien permanent

13 octobre 2017

Martyre et espérance des chrétiens d’Orient : la tournée commence jeudi 19 octobre

AffichePourWeezeventA l’aube du quatrième anniversaire de SOS Chrétiens d’Orient, l’association s’apprête à lancer une grande tournée à travers la France du son et lumière « Martyre et espérance des chrétiens d’Orient de Saint Paul à nos jours ». Au creux de l’abside du Val de Grâce, avait déjà résonné cet été le superbe texte de Richard Millet, déclamé avec douceur par la journaliste Charlotte d’Ornellas. Les images, projetées au creux de l’abside, déroulent la fresque de l’histoire de la Chrétienté orientale. Préserver cette histoire, continuer à la faire vivre : telle est la mission que se sont données l’association SOS Chrétiens d’Orient et SOS Maaloula, petite association de Béziers. C’est en la cathédrale Saint-Nazaire de cette belle commune de l’Hérault que sera lancée, jeudi 19 octobre, la grande tournée de l’œuvre. Deux projections (19h30 et 20h45) seront proposées à un public dont la contribution généreuse à la soirée pourra permettre à la ville de Maaloula de reprendre des couleurs !

Car c’est bien à Maaloula que tout a commencé. C’est cette ville, avec ses églises excavées, ses terrasses d’où surgissent les clochers surmontés de croix brillantes, qui a éveillé les consciences. « Notre association est née le 12 Novembre 2014, suite à la visite en octobre de notre maire Robert Ménard en Syrie, qui s’est rendu sur les lieux des combats dans le village détruit de Maaloula », raconte Gérard Duguay, président de l’association. Dévastée par le Front Al-Nosra, la cité fut également à l’origine de la création de SOS Chrétiens d’Orient, lieu-même où l’équipe fondatrice se réunit pour la toute première fois… Le 19 octobre, les deux associations se rassembleront à Béziers au bénéfices des habitants de Maaloula, dont les besoins, renseignés par le Père Toufic (curé du village), sont éminemment nombreux. « A Maaloula, il y a des projets agricoles, entre autre de replanter des vignes et ainsi pouvoir relancer l’activité vinicole. Mais bien d’autres besoins sont encore nécessaires pour que ce village retrouve un équilibre de vie, explique encore Gérard Duguay.

A l’heure où l’attention médiatique à l’égard des exactions de l’Etat islamique décroît, retisser les liens entre les Eglises orientales et ses sœurs d’Occident est primordial. Le 19 octobre, soyez nombreux à manifester aux chrétiens d’Orient que l’Occident prie pour ses martyrs et que le lendemain meilleur qu’ils attendent dans l’Espérance n’est pas une vaine prière.

Jeudi 19 octobre 2017 en la cathédrale Saint-Nazaire de Béziers (34500)

Réservations & ventes : https://www.weezevent.com/son-et-lumiere-a-beziers ; Office du Tourisme de Béziers - +33 (0)4 99 41 36 36

Contact : SOS Chrétiens d'Orient Adresse : 16 avenue Trudaine 75009 Paris Téléphone : 0183921653

Posté le 13 octobre 2017 à 10h58 par Michel Janva | Lien permanent

12 octobre 2017

Fêter le centenaire des apparitions de Notre-Dame de Fatima, en sonnant les cloches

123 ND FATIMA - 123L'Evangile de la Vie propose de fêter le centenaire des apparitions de Notre-Dame de Fatima, en sonnant les cloches de nos églises à 12h, vendredi 13 octobre ; et invitant à la prière du chapelet comme le demande Notre-Dame à Fatima.

"Notre-Seigneur viendra bénir la terre" avait dit Notre-Dame en parlant du 13 octobre  1917. Implorons du Ciel les bénédictions dont nous avons besoin : l'accueil de l'enfant à naître ; les fiancés ; les familles ; les épreuves morales, spirituelles dans nos familles. Les familles divisées. Les personnes au soir de leur vie. La transmission de la foi... la sainteté. Les vocations, nos prêtres... Tant d'intentions pour lesquelles nous devons nous tourner vers le Ciel. De prendre ou reprendre à prier le chapelet en famille à partir de ce 13 octobre.

Posté le 12 octobre 2017 à 21h14 par Michel Janva | Lien permanent

10 octobre 2017

Cardinal Cañizares : « Nous célébrons le rétablissement de la foi catholique, qui avait été éliminée sous la domination de l’envahisseur musulman »

De Daniel Hamiche sur l'Observatoire de la christianophobie :

"Le 29 septembre 1238, après 18 mois de siège, les musulmans qui occupaient Valence capitulèrent devant le roi Jacques Ier d’Aragon, dit le Conquérant – né, disons-le en passant, à… Montpellier… Le 9 octobre suivant, le roi fit procéder à la consécration de la grande mosquée qui avait été construite sur l’ancienne cathédrale wisigothique, qui fut ainsi rendue au culte catholique et dédiée à la Vierge Marie. C’est en souvenir de cette journée du 9 octobre que se célèbre chaque année la fête aux « gloires valenciennes » (las Glorias valencianas). Un Te Deum y est chanté dans la cathédrale mais, depuis trois ans, les autorités municipales – une alliance de l’extrême gauche, des socialistes et des nationalistes catalans – se refusent d’y assister et même d’entrer dans la cathédrale : célébrer la libération de la ville de la domination musulmane les insupporte… Le cardinal Antonio Cañizares, archevêque de Valence, n’a visiblement pas les mêmes sentiments. Il a présidé cette cérémonie hier et a précisé dans son homélie : « Nous célébrons avec une immense joie le rétablissement de la foi catholique à Valence, qui avait été éliminée de l’espace public sous la domination de l’envahisseur musulman ». Cela ne va pas lui faire que des amis à la mairie mais celui lui vaut, évidemment, notre respect et notre admiration…"

Posté le 10 octobre 2017 à 17h26 par Michel Janva | Lien permanent

Création de deux nouvelles éparchies syro-malabares

Le pape a érigé deux nouvelles éparchies syro-malabares (en Inde), avec nomination de leur premier évêque :

Posté le 10 octobre 2017 à 16h15 par Michel Janva | Lien permanent

09 octobre 2017

La nuit obscure du laïc catholique contemporain

Un texte de Jean de Saint Jouin, publié sur le site de L'Homme nouveau :

"À une époque où l’on s’évertue, malheureusement, à aplanir la vie chrétienne habituelle et les plus hauts sommets de la vie contemplative, on aime se faire croire qu’aisément tous peuvent partager l’aventure spirituelle de St-Jean de la Croix ou de Ste Catherine de Sienne.

La réalité est tout autre, évidemment. Les soucis mondains, les responsabilités professionnelles et familiales et toutes les autres conséquences du péché originel brouillent l’eau d’une âme qui peine à trouver le calme nécessaire à une oraison fructueuse. Pourtant, tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu et il semble que le la Très Sainte Trinité ait prévu, pour ces temps exceptionnels qui sont les nôtres, des grâces exceptionnelles qui disposent les fidèles à vivre des expériences spirituelles très profondes parce que très souffrantes.

Pendant   cette   heureuse nuit,

je suis sortie   en   ce   lieu   secret,

où   personne   ne   me voyait,

et   où   je   ne voyais     rien,

sans autre   guide   et   sans autre   lumière

que celle   qui   luisait   dans mon cœur.

St-Jean de la Croix

Vous voulez, comme St-Jean de la Croix, gravir l’échelle sublime menant tout droit vers le Soleil divin tout en restant dans le monde ? Et bien c’est tout simple. L’Église catholique vous offre aujourd’hui une nuit de l’esprit d’une profondeur abyssale.

Qui veut chercher à vivre sincèrement selon l’Évangile, à suivre l’enseignement de l’Église, à sauver son âme, à travailler au Règne social de Jésus-Christ pénètre de facto dans un tunnel ténébreux.

Rien de surprenant !

À priori, rien de surprenant. Laïcs, nous vivons dans le monde sans être du monde. Or, le monde hait la lumière. Vivre dans le monde, c’est nécessairement vivre dans les ténèbres. Il s’agit de l’expérience commune de tous les fidèles, de tous les temps. Mais, de tout temps, ces ténèbres étaient illuminées, plus ou moins, selon les époques et les circonstances, de la lumière de l’Église. Par nature contraire à l’obscurité, l’Église, porteur de la lumière du Christ, irradie et guide le fidèle, par la médiation de ses pasteurs, qui veut ouvrir les yeux.

Malheureusement, ces lumières se sont affaiblies. Non pas que la lumière, elle-même, soit plus faible, ce serait impossible. Mais les saints réverbères se sont encrassés de la suie du siècle. Au lieu de chasser la noirceur, ces lucifères reflètent plutôt le non-être au point d’en presque perdre  leur essence. Le fidèle angoissé, appuyé sur ces pseudos lumières, est laissé à lui seul. Il ne voit rien, si ce n’est la lumière qui brille en son cœur.

Et son angoisse est étouffante. Il cherche à avancer vers le ciel et il doute de ses moyens. Il cherche à faire avancer ses enfants et connait leurs faiblesses. Il veut faire avancer sa cité avec lui et connait les déceptions et mensonges politiques. La nuit est totale. Il sait qu’à droite et à gauche, des gouffres sans fond, comblés de démons hideux, déguisés en guignols, qui l’invitent à se vautrer avec eux. Il regarde vers les lampadaires. Il crie, il demande de l’aide… Rien… silence… Le fils demande à sa mère le chemin pour la cité céleste… Sa mère répond en l’invitant à profiter de la nuit…

Moment de désespoir déchirant. Tentation ultime de désespérance. Père, faites que ce calice passe loin de moi.

Le Fils aussi a été rejeté

Fugace moment de divinisation. Partager la nuit du Fils ! Lui aussi a été rejeté par ceux qui devaient pourtant, en premier lieu l’accueillir. Les Ténèbres ne L’ont pas reconnu. Le Christ n’a-t-il pas eu plus de soucis avec les prêtres et les autorités religieuses qu’avec les païens. N’a-t-il pas été renié trois fois par celui qu’il avait choisi pour être le suprême ami ?

Qu’as-tu à désirer d’autres, petit chasseur de perles, que d’être méprisé par les pasteurs, prêtres et évêques parce que tu aimes Jésus ? Communie jusqu’à la lie au Mysterium iniquitatis si vraiment tu aimes le maître.

Parfois, une petite lumière vacille fragile dans la nuit. Un bon pasteur, rare trésor. Il détient une carte qui brille dans la nuit. Ô Tradition ! 

Puis se poursuit le pénible pèlerinage. À travers la nuit noire, un point lumineux qui, même inaccessible, pointe vers le port. Ô communion des Saints.

Puis encore les ténèbres. Dans les pires instants, quand les éblouissantes ténèbres des mauvais réverbères glacent l’esprit jusqu’à faire perdre la raison, un fil d’Ariane, glissant dans les doigts du fidèle. Puissants grains de Salut. Ô Tour d’Ivoire !

Ô nuit !

Ah Mère !

Ah larmes avalées !

Laïcs catholiques contemporains. Fidèle à la Tradition, ta nuit est obscure."

Posté le 9 octobre 2017 à 16h10 par Michel Janva | Lien permanent

07 octobre 2017

Programme de l'émission Terres de Missions du 8 octobre

Programme de l'émission Terres de Missions du dimanche 8 octobre à midi sur TV Libertés, présentée par Guillaume de Thieulloy :

Terre de missions reçoit Rémi Fontaine. Journaliste, ce dernier vient de consacrer un petit ouvrage à la liberté scolaire, intitulé sur le modèle de la fameuse apostrophe sur la messe de Jean Madiran à Paul VI: "Rendez-nous l'école!" La liberté scolaire est l'une des conséquences principales de la liberté éducative des parents, principe non négociable rappelé par Benoît XVI. Elle est aussi une condition nécessaire pour en finir avec le monopole d'Etat illégitime sur l'éducation.

Bernard Antony, président de Chrétienté Solidarité, vient ensuite nous présenter son dernier livre sur cent ans d'abominations communistes, à l'occasion du centenaire de la révolution d'octobre. Avec le colloque du 14 octobre co-organisé avec Renaissance catholique, Liberté politique et le Salon beige, et le film produit par Chrétienté Solidarité et TV Libertés annoncé pour le début du mois de novembre, ce livre est le troisième élément de notre devoir de justice et de mémoire pour les victimes passées et présentes du communisme.

Enfin, Samuel Pruvot, rédacteur en chef de "Famille chrétienne", nous présente un beau livre de piété filiale pour ce que les saints ont fait dans l'histoire de France. A l'heure où la France se pose tant de questions identitaires, ce "retour aux sources" nous invite à une évangélisation "décomplexée".

Posté le 7 octobre 2017 à 12h30 par Michel Janva | Lien permanent

Prier le Rosaire avec Carlo Acutis

BAT_COUV_rosaire_13x20_V3En ce jour de Notre-Dame du Rosaire, évoquons Carlo Acutis, à qui l'abbé Lelièvre à consacré un ouvrage. A 14 ans le jeune Carlo lance un site internet sur les miracles eucharistiques à travers le monde. Il lancera d'autres sites internet et aidera à la création de plusieurs pour sa paroisse et ses amis. Chaque jour, il va à la Messe. Pour lui, "l'Eucharistie est l'autoroute du Ciel". Il prie chaque jour son chapelet et vit une fois par semaine l'Adoration eucharistique. Aimé de tous, il devient le confident de beaucoup d'adolescents. Il les invitent à suivre le chemin de leur Baptême, celui de l'Evangile de la sainteté, devenant amis de Jésus. Avec ses parents, il se rend dans les sanctuaires comme ND du Laus, Lourdes, L'Ile Bouchard...

Mort le 12 octobre 2006 d'une leucémie foudroyante, il repose dans la terre du cimetière d'Assise. Fin 2016, le procès diocésain vers la Béatification de Carlo était terminé dans son diocèse de Milan. Maintenant, c'est la Congrégation pour la Cause des Saints, au Vatican qui suit le dossier.

Ce livre commence en racontant la vie de ce futur saint. Puis, il invite à prier le chapelet avec des paroles de Carlo.

Posté le 7 octobre 2017 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent

06 octobre 2017

Synode de l'Eglise chaldéenne en ce moment à Rome

Le pape François a reçu en audience jeudi matin les membres du Synode de l’Eglise chaldéenne, qui se tient à Rome du 4 au 8 octobre, sous la houlette du patriarche Louis Raphaël Sako. Extrait de son discours :

AAA0532-740x493"Je vous accueille avec joie en ces jours où vous êtes réunis en synode, alors que vous vous préparez à affronter des questions de première importance pour l’Eglise chaldéenne, dont les migrations forcées des chrétiens, la reconstruction des villages, le retour des réfugiés, le droit particulier de l’Eglise, la question liturgique et la pastorale des vocations.

Je remercie Sa Béatitude, le patriarche Louis Raphaël, pour la salutation qu’il m’a adressée en votre nom à tous. Je saisis cette occasion pour saluer, à travers vous, les fidèles de la bien-aimée terre irakienne, durement éprouvés, en partageant l’espérance des récentes nouvelles qui parlent d’une reprise de la vie et de l’activité dans des régions et des villes jusqu’ici soumises à une oppression douloureuse et violente. Puisse la miséricorde de Dieu adoucir les blessures de la guerre qui blessent le coeur de vos communautés, afin qu’elles puissent finalement se redresser.

En effet, si une page tragique s’est conclue pour certaines régions de votre pays, il faut signaler qu’il reste beaucoup à faire. Je vous exhorte à travailler inlassablement comme des bâtisseurs d’unité, avant tout entre vous, pasteurs de l’Eglise chaldéenne, et avec les pasteurs des autres Eglises, et en outre en favorisant le dialogue et la collaboration entre tous les acteurs de la vie publique, pour contribuer à faciliter le retour des réfugiés, et guérir les divisions et les oppositions entre frères.

Cet engagement est plus que jamais nécessaire dans le contexte irakien actuel, face aux nouvelles incertitudes sur l’avenir. On a besoin d’un processus de réconciliation nationale et d’un effort conjoint de toutes les composantes de la société, pour arriver à des solutions partagées, pour le bien de tout le pays. Mon voeu c’est que ne viennent jamais à manquer la force d’âme, l’espérance, et les dons d’activité qui vous caractérisent. Restez fermes dans votre propos de ne pas céder au découragement devant les difficultés qui demeurent encore en dépit de ce qui est fait pour la reconstruction, surtout dans la plaine de Ninive. Depuis l’Antiquité, cette terre, évangélisée selon la tradition de l’apôtre saint Thomas, est apparue au monde comme une terre de civilisation, terre de rencontre et de dialogue. Il est par conséquent d’une grande importance que les chrétiens, les pasteurs et les fidèles, forts de telles racines, soient unis dans la promotion de rapports respectueux et le dialogue interreligieux entre toutes les composantes du pays.

Je voudrais aussi vous encourager en ce qui concerne les nouveaux aspirants au ministère sacerdotal ou à la vie religieuse: face au déclin des vocations dont souffre l’Eglise, nous devons éviter d’accueillir dans les séminaires des personnes qui ne sont pas appelées par le Seigneur. Il faut bien examiner la vocation des jeunes et en vérifier l’authenticité. Que les prêtres et les séminaristes puissent sentir votre proximité qui est une vraie bénédiction! Pour les candidats au sacerdoce, que la formation soit intégrale, capable d’inclure les différents aspects de la vie en répondant de façon harmonieuse aux quatre dimensions humaine, spirituelle, pastorale et intellectuelle. Un parcours qui se poursuive naturellement par la formation continue des prêtres en formant avec elle une réalité unie.

Je tiens aussi à vous inviter, et avec vous les pasteurs de l’Eglise latine, à repenser le thème de la diaspora, en tenant compte des situations concrètes dans lesquelles vivent les communautés ecclésiales, que ce soit du point de vue de leur nombre ou du point de vue de la liberté religieuse. Il faut tout ce qui est possible pour que les souhaits du Concile Vatican II se réalisent, en facilitant le soin pastoral à la fois dans vos propres territoires et là où les communautés orientales se sont établies depuis longtemps, en prouvant à la fois la communion et la fraternité avec les communautés de rite latin, pour donner aux fidèles le bon témoignage sans provoquer de divisions ou désaccords. Le dialogue oecuménique et interreligieux devra toujours repartir de notre unité et de notre communion catholique. La Congrégation pour les Eglises orientales vous sera en cela un soutien. [...]"

Posté le 6 octobre 2017 à 07h54 par Michel Janva | Lien permanent

04 octobre 2017

Première ordination latine traditionnelle au Nigéria

Le New York Times a publié dans son supplément dominical une page intitulée « Pourquoi les Nigérians aiment la messe en latin ». L’article est écrit par Matthew Schmitz, l’un des rédacteurs en chef du magazine First Things, catalogué comme « catholique conservateur ». Et cet article commence ainsi :

"Au mois d’août, sous un grand ciel bleu et devant 2500 fidèles, Mgr Gregory Ochiagha a effectué la première ordination latine traditionnelle depuis que la liturgie vernaculaire a été introduite après Vatican II. A la fin de la messe, l’évêque de 86 ans s’est presque évanoui. « Je suis si heureux, je suis si heureux », chuchotait-il alors qu’on le conduisait vers une chaise."

Il s’agissait de l’ordination de Charles Ike, pour la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre à Umuaka au Nigeria. On lit aussi dans cet article une intéressante réflexion d’un paroissien d’Umuaka :

"Il évoque les parallèles entre la messe latine et les traditions de sa tribu Igbo, et considère qu’il est erroné de prétendre que la messe vernaculaire peut être plus facilement « inculturée ». « L’idée de l’inculturation n’était pas indigène », me dit-il. « Elle a été introduite. Comme toutes les modes occidentales, tout le monde l’a rapidement acceptée. »"

Posté le 4 octobre 2017 à 09h38 par Michel Janva | Lien permanent

01 octobre 2017

Terres de Mission : Les guerres de religion. Tuer et mourir pour Dieu

Posté le 1 octobre 2017 à 15h39 par Michel Janva | Lien permanent

19 novembre : conférence sur le miracle de Fatima

Conférence organisée par "La Contre-Réforme Catholique".

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Posté le 1 octobre 2017 à 08h30 par Michel Janva | Lien permanent

30 septembre 2017

Emission Terres de mission du 1er octobre

Présentée par Jean-Pierre Maugendre à midi sur TV Libertés, voici le programme :

Eglise universelle: La persécution des chrétiens aujourd'hui dans le monde

A partir du 15 novembre sera projeté au cinéma du Lucernaire à Paris le film réalisé par Raphaël Delpard: La persécution des chrétiens aujourd'hui dans le monde. Alternant témoignages et analyses, ce reportage est un document poignant sur les différents modes de persécution que subissent 210 millions des 2,2 milliards de chrétiens dans le monde. Raphaël Delpard a rassemblé les meilleurs observateurs de cette réalité: Annie Laurent, Jean Messiha, Marc Fromager, Reynald Secher, Richard Millet, Alain de Benoist, Gregor Puppinck, etc. La persécution islamiste semble désormais l'emporter, en nombre de victimes, sur la persécution communiste néanmoins toujours active. L'Occident sécularisé laisse faire par déficit d'empathie pour les chrétiens et incompréhension du fait religieux. Chaque témoin nous interpelle : J'étais prête à mourir pour le Christ déclare une martyre érythréenne. Et nous?

Eglise en France: Les Guerres de religion. Tuer et mourir pour Dieu

Philippe Conrad nous accueille sur le plateau de son émission historique: Passé-Présent à l'occasion de la parution du Hors-Série de la Nouvelle Revue d'Histoire intitulé: Les Guerres de religion. Tuer et mourir pour Dieu. Loin de la légende anti catholique imaginée par Michelet et véhiculée par les "hussards noirs de la République" Philippe Conrad rappelle quelques vérités sur:  la saint Barthélémy, le vandalisme huguenot, l'édit de Nantes et sa révocation, le génocide opéré par Cromwell en Irlande catholique, etc. Alors que le monde pensait en avoir fini avec les guerres de religion le terrorisme islamiste nous rappelle que le fait religieux reste un des moteurs essentiels de l'action des hommes.

Eglise en Marche: Bénédiction le 7 octobre de l'hôtellerie du couvent Saint Thomas d'Aquin à Chémeré (Mayenne)

Le père Augustin-Marie Aubry de la Fraternité, de spiritualité dominicaine, saint Vincent Ferrier, institut de droit pontifical depuis 1988, présente l'originalité de cette spiritualité dans l'Eglise et l'actualité du message de saint Dominique. Cette spiritualité est ainsi résumée par sainte Catherine de Sienne: Le salut des âmes par la lumière de la science. Le père Aubry présente sa communauté et ses activités puis témoigne de l'émouvante messe qu'il a célébré le 31 juillet 2016 dans le krak des chevaliers, ancienne forteresse croisée en Syrie.

Posté le 30 septembre 2017 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent

26 septembre 2017

Oui, comme l’a reconnu Benoît XVI, « la barque de Pierre prend l’eau de toute part »

Après la publication, le dimanche 24 septembre, de la Correctio filialis signée par 62 clercs et universitaires laïcs qui relèvent sept propositions hérétiques dans l’exhortation apostolique Amoris lætitia, FSSPX.Actualités a demandé à Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, pour quelle raison il avait signé ce document. Extrait :

"[...] Il faut souhaiter qu’elle permette une prise de conscience plus nette de la gravité de la situation de l’Eglise de la part des clercs et des fidèles. Oui, comme l’a reconnu Benoît XVI, « la barque de Pierre prend l’eau de toute part ». Ce n’était pas une image poétique, c’est une réalité tragique. Dans la bataille présente, ce sont la foi et la morale qu’il faut défendre !

On peut également espérer que d’autres soutiens se manifestent de la part de ceux qui ont charge d’âmes. Les signataires de la Correctio filialis, en exposant ces propositions objectivement hétérodoxes, n’ont fait que dire tout haut ce que beaucoup savent au fond. N’est-il pas temps pour ces pasteurs de le dire haut et fort ? Mais, là aussi, c’est moins le nombre des signataires que la valeur objective des arguments qui importe. La Vérité révélée par le Christ n’est pas quantifiable, elle est avant tout immuable.

Il faut implorer Dieu pour que le Vicaire du Christ rétablisse une entière clarté en un domaine aussi essentiel : on ne peut modifier la loi divine du mariage sans provoquer de graves dissensions. Si rien n'est fait, la division qui se dessine dans l’Eglise, risque de devenir irréparable. C’est pourquoi nous prions afin que, véritablement, la parole de Notre-Seigneur à saint Pierre puisse s’appliquer au pape François : « Et toi, quand tu seras converti, confirme tes frères. » (Lc 22, 32)"

Posté le 26 septembre 2017 à 14h25 par Michel Janva | Lien permanent

25 septembre 2017

La Pologne entourée d’une chaîne humaine du Rosaire

Le 7 octobre 2017, des personnes alignées le long des frontières vont prier le Rosaire à l'intention de la Pologne et du monde entier, selon Maciej Bodasiński, l'un des organisateurs de l'événement. L'action « Rosaire jusqu'aux frontières » a reçu l'approbation de la Conférence des évêques polonais. Ce 7 octobre, en effet sera à la fois la fête de Notre-Dame du Rosaire et le centenaire de la fin des apparitions de Notre-Dame de Fatima. Maciej Bodasiński explique :

« A Fatima Marie a appelé l'humanité à prier le chapelet. Nous voulons répondre à cet appel. Nous sentons que le monde qui nous entoure a besoin de secours. Nous voulons proposer un moyen: le Rosaire ».

« La prière pour le pays, la ville, a sa source dans l'Ancien Testament. Les murailles de Jéricho tombèrent grâce à l'assaut de la prière. Nous croyons que la prière avec foi d'un grand groupe de personnes à l'intention d'un lieu – le transforme. Alors, nous voulons entourer par la prière la Pologne toute entière ».

Posté le 25 septembre 2017 à 10h09 par Michel Janva | Lien permanent

24 septembre 2017

13 octobre : conférence de Mgr Mélina à Ecully (69) sur loi morale et loi civile

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Posté le 24 septembre 2017 à 09h59 par Michel Janva | Lien permanent

Pélerinage marial du 7 octobre à Saint-Avold

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Posté le 24 septembre 2017 à 09h45 par Michel Janva | Lien permanent

23 septembre 2017

Terres de mission du dimanche 24 septembre

Voici les thèmes :

Eglise universelle: Etre chrétien au Pakistan

Directeur Général de SOS Chrétiens d'Orient Benjamin Blanchard revient d'un séjour de deux semaines au Pakistan. Il a découvert une Eglise encore récente, extrêmement minoritaire et en butte à l'hostilité de la majorité musulmane. Le Pakistan, voulu par le musulman Muhammad Ali Jinnah au moment de la fin de l'Empire des Indes n'est-il pas d'ailleurs Le pays des purs fondé sur des critères religieux? La loi sur le blasphème place sur la tête de chaque chrétien une épée de Damoclés qui fait qu'à chaque instant un musulman peut accuser un chrétien d'avoir manqué de respect au prophète ou au Coran et le faire condamner à mort sous ce prétexte. La victime exemplaire la plus connue de cette loi est Asia Bibi condamnée à mort et emprisonnée depuis 2010 pour s'être interrogée publiquement, lors d'une altercation avec d'autres femmes, sur les mérites respectifs du Christ et de Mahomet.

Eglise en France: Les 10 ans de la Roë

En ce 24 septembre la communauté de la Roë, à proximité de Laval, en Mayenne, fête ses 10 années d'existence par la célébration d'une messe solennelle et le partage d'un banquet gaulois.  Fondée par Robert d'Arbrissel au XI éme siècle l'église abbatiale accueille aujourd'hui une communauté bien vivante de catholiques attachés à la forme extraordinaire du rite romain et dispose d'un lutrin de chantres qui chantent le propre de la messe selon le grégorien d'avant la réforme de Solesmes au XIX éme siècle.  Cécile Le Gouellec présente les activités de cette communauté en fort développement qui mène un original apostolat traditionnel en milieu rural.

Eglise en Marche: Les mémoires de Ponce Pilate au théâtre Montansier à Versailles

Anne Bernet a rédigé à la première personne un roman, passionnant, au titre sans ambiguïté: Les mémoires de Ponce Pilate, mêlant certitudes historiques et événements romancés. Valérie de La Rochefoucauld nous présente la pièce en trois actes qu'elle a écrite à partir de ce roman et qui sera jouée par la troupe des Figaros au théâtre Montansier le samedi 30 septembre à 15h et 20h30.

Posté le 23 septembre 2017 à 09h14 par Michel Janva | Lien permanent

22 septembre 2017

« On vous appelle souvent catholiques traditionalistes. Ne vous faites pas appeler ainsi. Vous êtes catholiques, et c’est tout »

Le jeudi 14 septembre, fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, s’est déroulé à Rome, dans l’auditorium de l’Université pontificale Saint-Thomas-d’Aquin, un congrès sur le thème : « Le motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI, une nouvelle jeunesse pour l’Eglise », organisé par le Cœtus internationalis Summorum Pontificum. Extrait du compte-rendu de l'abbé Angelo Citati, FSSPX :

"[...] Les travaux de la matinée se sont achevés par une intervention très brillante de Martin Mosebach, célèbre essayiste allemand, sur « la sainte routine ou le mystère de la répétition ». En s’appuyant sur des citations scripturaires et patristiques, mais aussi sur les principes esthétiques de Johann Joachim Winckelmann, il a proposé une analyse critique très détaillée du n. 34 de la constitution Sacrosanctum Concilium de Vatican II sur la liturgie, d’après lequel « les rites […] seront d’une brièveté remarquable et éviteront les répétitions inutiles ». Mosebach a signalé le caractère contradictoire de cette affirmation du Concile, car la liturgie est constituée par définition d’actes qui se répètent sans cesse, et toute tentative de considérer certains de ces actes comme « utiles » et d’autres comme « inutiles », est donc inévitablement vouée à l’arbitraire. Il a aussi souligné la contradiction selon laquelle les fidèles de la Tradition, bénéficiaires du motu proprio, seraient les seuls auxquels on demande d’être bi-ritualistes, alors que d’une manière générale l’Eglise demande à chacun de ses membres de n’avoir qu’un seul rite.

Les travaux de l’après-midi ont débuté par une conférence du cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin, sur « le silence et le primat de Dieu dans la sainte liturgie ». Le cardinal a montré, entre autres, l’importance d’être tourné ad Deum dans la célébration de la messe, choix qui se révèle aussi « pastoralement plus avantageux », et l’importance des détails dans la liturgie. Il a ensuite mis en avant les bienfaits du motu proprio Summorum Pontificum, dont le principal effet a été de veiller à « mettre fin aux divisions dans l’Eglise qui ont été causées par la réforme liturgique ». Il a également précisé sa pensée au sujet de la création d’un rite unique qui serait la synthèse de l’ancien et du nouveau, et au sujet de l’enrichissement mutuel des deux rites. Parvenir un jour à avoir une seule forme du rite romain, a-t-il dit, est sans doute souhaitable, mais il faut absolument éviter l’erreur que l’on fit lors de la réforme liturgique postconciliaire, à savoir l’imposition d’en haut d’une réforme artificielle : ce processus d’unification devrait donc être quelque chose de lent et de spontané, et n’apparaît en aucune manière dans l’agenda de la Congrégation pour le Culte divin. Quant à l’enrichissement des deux rites, il a déclaré que, selon son avis personnel, on devrait intégrer dans le nouveau rite l’offertoire et le canon romain récité à voix basse de l’ancien, tandis que celui-ci pourrait être enrichi par un lectionnaire plus vaste.

Le cardinal a conclu son intervention par trois vibrants appels. Tout d’abord, un appel à ceux qui sont opposés à la liturgie ancienne : « Allez visiter les communautés qui célèbrent cette liturgie, et vous verrez. Vous y verrez beaucoup de jeunes. Vous pourrez constater qu’il ne s’agit pas de nostalgiques ». Ensuite un appel aux évêques : « Je vous en supplie, ouvrez vos cœurs. L’usus antiquior de la liturgie romaine devrait être considéré comme une chose normale dans l’Eglise du XXIe siècle. Même s’il devait rester numériquement inférieur, il ne le sera jamais qualitativement ». Et pour conclure, un appel aux traditionalistes eux-mêmes : « On vous appelle souvent catholiques traditionalistes. Ne vous faites pas appeler ainsi. Vous êtes catholiques, et c’est tout. Vous ne devez pas être un groupe spécial à placer dans un ghetto ou sur l’étagère d’une bibliothèque. Un des fruits du motu proprio doit être précisément de sortir de cette logique du ghetto. Si vous ne l’avez pas fait il y a dix ans, faites-le maintenant : quittez les chaînes du ghetto ! »

Mgr Markus Graulich, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour les textes législatifs, a donné ensuite une lecture canonique du motu proprio, dans laquelle il a fait remarquer que Summorum Pontificum, qui est d’abord un document juridique (même s’il a des implications doctrinales considérables), ne peut pas être considéré comme une simple mise à jour de l’indult de 1984, mais plutôt comme le passage de l’indult – c'est-à-dire une permission particulière concédée individuellement – à une loi universelle de l’Eglise, donc en un certain sens le contraire même de l’indult. Après avoir souligné que le principal mérite de ce document, sur le plan canonique, est d’avoir tranché par la négative la vexata quæstio des canonistes de savoir si le Missel préconciliaire avait jamais été légitimement abrogé, il a déploré le fait que de nombreux évêques aient donné des interprétations fort restrictives du document papal, dépourvues de tout fondement juridique : par exemple, que le « groupe stable » de fidèles qui demandent la célébration avec le rite ancien, aurait déjà dû exister, afin que leur demande soit légitime, avant le motu proprio, ou qu’ils devraient nécessairement tous appartenir à la même paroisse, ou encore que le prêtre n’aurait pas le droit de faire connaître lui-même l’ancien rite aux fidèles pour les inciter à en faire la demande. En somme, a-t-il conclu, au bout de dix ans, l’accueil du motu proprio s’accompagne encore de zones de lumière et d’ombre. [...]"

Posté le 22 septembre 2017 à 11h41 par Michel Janva | Lien permanent

« La restauration liturgique impulsée par Summorum Pontificum dans l’Église est irréversible »

Summorum-2017J3-3C’est ce que disait l’abbé Claude Barthe, l’aumônier du pèlerinage Summorum Pontificum, dans son adresse à Mgr Gänswein, Préfet de la Maison pontificale, mais aussi secrétaire du pape Benoît XVI, venu présider les vêpres de l’Exaltation de la Croix, dans l’Église San Marco, place de de Venise, le soir du 14 septembre.

C’est bien ce qui ressortait du congrès tenu le 14 septembre dans le grand amphithéâtre de l’Université Saint-Thomas. Le cardinal Müller y fut interminablement applaudi. Mgr Guido Pozzo, Secrétaire de la Commission Ecclesia Dei, fit un tableau de la croissance des lieux de célébrations « extraordinaires » dans le monde en dix ans, soit, avec des variantes régionales, une croissance de 50 %. Très applaudi fut le romancier allemand Martin Mosebach qui, dans une éblouissante intervention, se moqua avec un humour mordant des réformateurs liturgiques ennemis de la « répétition » et adeptes de la « noble simplicité », pour affirmer avec force que les deux rites, l’ancien et le nouveau, étaient de fait irréconciliables.

Le vendredi 15 septembre, dans l’église dominicaine de Santa Maria sopra Minerva, le cardinal Burke prononça une oraison funèbre à la mémoire du cardinal Carlo Caffarra décédé la semaine précédente. Le cardinal défunt était remplacé, le samedi 16, par Mgr Pozzo. Après avoir conduit la procession des pèlerins dans les rues de Rome, depuis la Chiesa Nuova jusqu’à la Basilique Saint-Pierre – procession si considérable que la police demanda à ce que les rangs fussent resserrés au maximum –, il célébra pontificalement dans la Basilique, à l’autel de la Chaire, devant deux cardinaux (Burke et Brandmüller), trois évêques (Mgr Vigano, ancien nonce aux États-Unis, Mgr Laise et Mgr Croci), les PP Abbés de Fontgombault et du Barroux, une brochette de prélats romains, près de 400 clercs et des fidèles en grand nombre.

Et le dimanche 17 septembre, dans l’église de la Trinité-des-Pèlerins, siège de la paroisse personnelle confiée à la Fraternité Saint-Pierre, où les fidèles ne purent tous entrer, le P. Dominique-Marie de Saint-Laumer, supérieur des Religieux de Saint-Vincent-Ferrier, célébra une messe solennelle conclusive en rite dominicain, le P. Louis-Marie de Blignières donnant la prédication :

« Le rite latin traditionnel souligne merveilleusement la vérité sur Dieu, sur l’homme et sur le sacrifice du Christ. Mais la vérité qui devient sensible, qu’est-ce que c’est, sinon la beauté ? »

Posté le 22 septembre 2017 à 08h34 par Michel Janva | Lien permanent

20 septembre 2017

La dernière barrière que cette liberté devenue folle veut détruire est la nature sexuelle de la personne

Le cardinal Carlo Caffarra avait écrit une préface pour le livre de l'allemande Gabriele Kuby La révolution sexuelle globale : la destruction de la liberté au nom de la liberté, paru en 2015. Mais son texte était arrivé trop tard. LifeSite l’a publié mardi. Traduction d'Yves Daoudal :

Global-Revolution-cov1"L’étude que fait Gabriele Kuby du paysage culturel est une sonnerie de clairon pour nous réveiller du sommeil de la raison qui conduit à la perte de la liberté et donc de nous-mêmes. Et Jésus nous a prévenus que cela, la perte de nous-mêmes, serait la perte la plus tragique de toutes, même si nous devions gagner le monde entier.

A chaque page que je lisais j’ai entendu en moi les paroles du Trompeur du monde entier : « Vous serez comme Dieu, sachant le bien et le mal ».

La personne humaine s’est élevée elle-même à une position d’autorité morale souveraine dans laquelle « moi » seul détermine ce qui est bon et ce qui est mauvais. C’est une liberté qui est littéralement folle : c’est une liberté sans logos (c’est-à-dire sans raison ou principe d’ordre).

Mais si tel est le contexte théorique (si je peux le dire ainsi) de tout le livre, l’étude examine spécifiquement la destruction de la dernière réalité qui lui barre le chemin. Comme je l'expliquerai, le livre montre aussi que la liberté qui s'est révoltée génère progressivement les tyrannies les plus dévastatrices.

David Hume a écrit que les faits sont têtus: ils défient obstinément toute idéologie. L'auteur soutient, je pense à juste titre, que la dernière barrière que cette folle liberté doit mettre à bas est la nature sexuelle de la personne humaine dans sa dualité d'homme et de femme et dans son institution rationnelle établie par le mariage monogame et la famille. Eh bien aujourd'hui cette raison insensée est en train de détruire la sexualité humaine naturelle, donc aussi le mariage et la famille. Ces pages, dédiées à l'examen de cette destruction, sont d’une rare profondeur de vision.

Mais il y a un autre thème qui traverse les pages de ce livre : l’œuvre de cette liberté insensée a une stratégie précise, car elle est dirigée, guidée et gouvernée à l'échelle mondiale. Quelle est sa stratégie ? Celle du Grand Inquisiteur de Dostoïevski, qui dit au Christ : « Tu leur donnes la liberté ; je leur donne du pain. Ils vont me suivre. » La stratégie est claire : dominer l'homme en formant une alliance avec l'un de ses bas instincts. Le nouveau Grand Inquisiteur n'a pas changé de stratégie. Il dit au Christ: « Vous promettez la joie dans l'exercice sage, juste et chaste de la sexualité ; je promets le plaisir sans aucune règle. Vous verrez qu'ils me suivront. » Le nouvel inquisiteur asservit par le mirage d'un plaisir sexuel complètement privé de toute règle.

Si, ainsi que je le crois, l'analyse de Gabriele Kuby est de celles que l’on partage, il n'y a qu'une seule conclusion. Ce que Platon prévoyait va arriver : la liberté extrême conduira à la plus grave et plus féroce tyrannie. Ce n'est pas un hasard si l'auteur a mis cette réflexion de Platon en exergue du premier chapitre : une sorte de clé pour interpréter l'ensemble du livre.

Et les clercs ? Il n'est pas rare qu'ils semblent être les facilitateurs de cette euthanasie de la liberté. Et pourtant, comme Paul nous l’a enseigné, le Christ est mort pour nous rendre vraiment libres.

J'espère que ce grand livre sera lu surtout par ceux qui ont des responsabilités publiques ; par ceux qui ont des responsabilités éducatives ; et par les jeunes, les premières victimes du nouveau Grand Inquisiteur.

Carlo card. Caffarra

Archevêque émérite de Bologne"

Posté le 20 septembre 2017 à 21h11 par Michel Janva | Lien permanent

18 septembre 2017

Terres de mission : pour un salutaire retour aux fondamentaux ?

Dans sa nouvelle émission, Terres de mission, évoque en première partie le film "Le grand miracle", proposé par Saje production au public français. Ce film, produit au Mexique, est, en réalité, un film d'animation, particulièrement adapté aux enfants, montrant la réalité invisible de la Messe, notamment les liens entre l'Eglise du ciel et l'Eglise de la terre, et la transsubstantiation.

Arnaud de Beauchef présente ensuite son ouvrage "Liturgie et transmission de la foi" (Editions Contretemps). Ce livre évoque des aspects trop souvent méconnus de la liturgie romaine traditionnelle, en particulier, son insistance sur le Dieu trinitaire.

Enfin, l'universitaire Cyril Brun présente son livre d'anthropologie chrétienne: "Connais-toi toi-même!" (Presses de la Délivrance). A une heure où la notion même de nature humaine est battue en brèche par les médias dominants, il s'agit d'un salutaire "retour aux fondamentaux".

Posté le 18 septembre 2017 à 17h40 par Michel Janva | Lien permanent

Les reliques de St Padre Pio à la cathédrale St Patrick de New-York

C'était hier :

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Posté le 18 septembre 2017 à 08h13 par Michel Janva | Lien permanent

16 septembre 2017

L'abbaye de Fontgombault et la forme extraordinaire

Extrait de la conférence donnée par le Très Révérend Père Dom Jean Pateau Abbé de Notre-Dame de Fontgombault, à Rome, jeudi 14 septembre, lors du colloque qui s'est tenu pour les 10 ans de Summorum Pontificum :

Unknown"[...] Dom Jean Roy, abbé de Notre-Dame de Fontgombault de 1962 à 1977, accueillit de bonne grâce le petit train de réformes de l’Ordo Missæ en 1965. Ce n’est pas cependant sans quelques appréhensions qu’il suivit la fermentation qui devait aboutir en 1969 à la promulgation d’un nouvel Ordo Missæ dont il perçut à la fois les qualités et les limites. Fidèle au principe de ne rien dire qui ne soit théologiquement certain, ni faire qui ne soit canoniquement en règle, et contre de nombreuses et fortes pressions, le Père Abbé maintint l’usage du missel tridentin jusqu’à la fin de l’année 1974.

Selon le document de promulgation du nouveau Missel, celui-ci devenait obligatoire dès que les conférences épiscopales auraient obtenu l’approbation de la traduction. C’était le cas en cette fin d’année. Le Père Abbé obtempéra, non sans réticences, mais en considérant que des moines ne devaient pas même donner l’impression de désobéir. Plus tard, il dira que sa décision relevait plus de la prudence que de l’obéissance, car il n’était pas certain que le nouveau missel était obligatoire et que le missel tridentin était légitimement interdit. L’avenir montrera que son doute était justifié. Le Père Abbé recommanda aux prêtres de l’abbaye de conserver dans la célébration des saints mystères les dispositions de piété, de respect, de sens du sacré qu’ils avaient acquises à l’école du missel tridentin. C’est dans ce climat liturgique pesant que le Père Abbé a achevé sa vie lors d’un Congresso bénédictin à Rome en 1977 ; vie sans doute abrégée, au moins partiellement, par la lutte qu’il n’a cessé de mener pour la défense de la Sainte Église et de sa Tradition.

Par la lettre circulaire aux conférences épiscopales, Quattuor abhinc annos du 3 octobre 1984, la Congrégation pour le Culte divin faisait écho au désir du Souverain Pontife saint Jean- Paul II de donner satisfaction aux prêtres et aux fidèles désireux de célébrer selon le missel romain édité en 1962. À partir de la fête de l’Annonciation de 1985, les prêtres du monastère, à condition d'en faire personnellement la demande à l'ordinaire du lieu, reçurent la permission de dire la moitié des Messes de la semaine selon ce missel.

Une nouvelle étape fut franchie à la suite des malheureux « sacres d'Ecône », avec la création de la Commission Pontificale Ecclesia Dei. Au prix de tractations rendues difficiles par le fait de personnes influentes, Dom Antoine Forgeot, successeur du Père Abbé Jean, obtint de la Commission le rescrit du 22 février 1989 autorisant à reprendre de façon habituelle le Missel de 1962. Encouragée par la Commission pour tout ce qui pouvait esquisser un rapprochement avec le Missel de 1969, l’abbaye conserva le nouveau calendrier pour le sanctoral, et adopta quelques nouvelles préfaces, une prière universelle le dimanche... Ces usages se révéleraient aller dans le sens de la pensée du cardinal Ratzinger.

Le 7 juillet 2007, le motu proprio Summorum Pontificum rendit son entier droit de cité au missel de 1962. S’il ne fut pas à l’abbaye l’occasion de retrouvailles, déjà anticipées depuis plus de 20 ans, il augmenta la dévotion filiale et la gratitude des moines à l’égard de la Mère Église et envers Benoît XVI. Depuis cette date, une centaine de prêtres dont la moyenne d’âge est aux alentours de 30-40 ans, désireux d’apprendre à célébrer dans la forme extraordinaire, sont passés à l’abbaye. Envoyés par leur évêque en vue d’un ministère spécifique, venus d’eux-mêmes afin de répondre à des demandes de fidèles, ou simplement désireux de célébrer en privé cette forme vénérable afin de profiter de sa spiritualité, ils achèvent leur séjour avec la conviction d’avoir découvert un trésor. Les difficultés rencontrées tiennent à l’usage de la langue latine et à une prise de conscience d’une «conversion» à opérer dans la manière de célébrer sur laquelle nous reviendrons plus tard. [...]

Si les moines de Fontgombault, après avoir pratiqué pendant environ dix ans le missel de 1969, ont souhaité un retour au missel de 1962, c’est que ce missel leur apparaît en particulière harmonie avec la vie monastique, quête de Dieu dans le silence du cloître, communion profonde dans un cœur à cœur prélude au face à face de l’éternité. Le caractère plus contemplatif de cette forme promeut la dimension verticale de la liturgie qui est « chemin de l’âme vers Dieu. » (Benoît XVI) Quelle joie ainsi à la redécouverte de la liturgie de l’octave de la Pentecôte ! [...]

Ajoutons une réflexion à propos du lectionnaire du missel de 1962 jugé pauvre. L’enrichissement abondant de la lecture de la Sainte Écriture issu de la réforme liturgique, la longueur de certaines péricopes, ne nuiraient-ils pas à la contemplation ? Certes, les laïcs qui ont de moins en moins de temps à consacrer à la lectio divina, peut-être même les prêtres séculiers, écrasés par le ministère, en tirent profit. Pour les moines, l’abondance et la variété des lectures, goûtées par certains et sûrement non sans valeur, apparaissent plutôt généralement comme excessives. Ce parti pris sacrifie la répétition de péricopes relues, ruminées, connues par cœur, jamais épuisées. La multiplication des Préfaces pourrait susciter la même réflexion. Le cardinal Ratzinger a évoqué sagement « quelques nouvelles préfaces... un Lectionnaire élargi – un plus grand choix qu’avant, mais pas trop -» qui pourraient être adoptées dans la forme extraordinaire : non multa sed multum. La sobriété invite à la contemplation. [...]"

Posté le 16 septembre 2017 à 17h11 par Michel Janva | Lien permanent

15 septembre 2017

Cardinal Müller : l’ancienne liturgie “continuera à rajeunir l’Église”

Une dépêche de l'AFP évoque le retour du missel de 1962 en France :

DSC_6087"[...] En France, la "forme extraordinaire du rite romain" est célébrée dans 230 lieux, sans compter ceux de la Fraternité Saint-Pie X fondée par Mgr Lefebvre, toujours séparée du Saint-Siège. Le chiffre paraît modeste si on le rapporte au nombre des paroisses, environ 13.000. Mais il a presque doublé en dix ans.

A Passy, quartier du cossu XVIe arrondissement de Paris, le curé de Notre-Dame de l'Assomption a introduit la forme extraordinaire à son arrivée en 2014. Une fois par semaine, en soirée, le chanoine Guillaume de Menthière dit une messe basse - non chantée - presque entièrement en latin. Les fidèles y restent essentiellement silencieux, le célébrant leur tournant le dos pour officier en direction de l'Orient, "orienté" vers Dieu.

En ouvrant cette "petite lucarne" dans une église où toutes les autres messes sont données en français dans la "forme ordinaire" (missel de Paul VI), le père de Menthière pensait attirer surtout des personnes âgées en quête de souvenirs d'enfance. Il a été "surpris du nombre de jeunes". Et il refuse les "caricatures" présentant ces fidèles comme une "armée de conservateurs".

A la sortie de la messe, Caroline, 51 ans, dit apprécier ce qui "favorise l'intériorité". Son mari Louis-Aimé, 61 ans, loue l'aspect "extrêmement ritualisé" d'une "symphonie où tout est écrit". Denyse, elle, trouve "très touchant qu'il y ait des prêtres voulant revenir" à l'ancienne forme. "C'est une messe très pure", souligne la vieille dame, pestant au passage contre "Vatican II qui a tout fichu en l'air".

Pour l'historien Christophe Dickès, qui vient de consacrer un essai à "L'héritage de Benoît XVI", cette messe "moins communautaire" mais "plus sacrée" que l'ordinaire pourrait bénéficier à l'avenir d'un "effet de génération". "On assiste à l'émergence de prêtres jeunes et fiers, complètement décomplexés", estime-t-il, rappelant que 20% des séminaristes français sont formés selon le missel ancien. [...]"

Pour le dixième anniversaire du Motu Proprio Summorum Pontificum, plusieurs conférences étaient prévues à l’Angelicum, à Rome, hier. On notera ainsi l’intervention du cardinal Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui a salué le rôle de la forme extraordinaire du rite romain. Il a estimé que l’ancienne liturgie “continuera à rajeunir l’Église”

Mgr Pozzo, secrétaire de la commission pontificale Ecclesia Dei, a estimé que la forme extraordinaire permettait de regarder l’avenir avec espoir: elle peut grandement enrichir le nouveau rite. Elle constitue une antidote à “la créativité arbitraire”.

Quant au cardinal Sarah, il s’est livré à un fervent plaidoyer pour les fidèles attachés à la forme extraordinaire “ne sont pas des catholiques de second rang”, “personne ne pourra confisquer cela !”

Posté le 15 septembre 2017 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent

13 septembre 2017

Captif, le père Tom redisait chaque jour « dans (son) cœur, toutes les paroles de la célébration »

21740558_1480787288655906_5404954188099881732_nReçu en audience par le pape après sa libération, le père Tom s’est incliné à terre pour embrasser les pieds du pape François. Le père Tom a confié au pape qu’il avait, durant sa captivité de 18 mois :

« prié chaque jour pour lui, en offrant ses souffrances pour sa mission et pour le bien de l’Eglise ».

S’il ne pouvait célébrer l’Eucharistie durant sa captivité, le père Tom redisait chaque jour « dans (son) cœur, toutes les paroles de la célébration » :

« Tous les jours, j’ai senti Jésus à côté de moi, j’ai toujours su et senti dans mon cœur que je n’étais pas seul ».

Posté le 13 septembre 2017 à 21h40 par Michel Janva | Lien permanent

10 septembre 2017

15 septembre : conférence de Mgr Gollnisch à Saint-Genest-Lerpt (42)

OeuvredOrient

Posté le 10 septembre 2017 à 08h27 par Michel Janva | Lien permanent

26-30 décembre : pèlerinage à Fatima

Fatima-noel

Posté le 10 septembre 2017 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent

08 septembre 2017

Toulon, vendredi 29 septembre 2017 : Adoration de l'Alliance Saint Jean-Marie Vianney

ALLIANCE-ST-JEAN-MARIE-VIANNEYAIMER,REPARER, CONSOLER LE COEUR SACERDOTAL DE JESUS

L'Alliance Saint Jean-Marie Vianney vous donne rendez-vous pour une nouvelle année d'adoration pour jeûner et prier en faveur des prêtres et de leur sacerdoce éternel, des diacres, des séminaristes, des religieux vivants ou au purgatoire et en réparation pour les outrages envers l'Eucharistie et des faiblesses sacerdotales.

La première Adoration est prévue le vendredi 29 septembre à 20h à St Joseph de Pont-du-Las à Toulon.

Voici en avant-première les dates du premier trimestre :

Vendredi 27 octobre

Vendredi 24 novembre

Vendredi 22 décembre

Posté le 8 septembre 2017 à 16h45 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le combat actuel sur le sens de la sexualité humaine et sur l’indissolubilité du mariage a une dimension apocalyptique

Thibaud Collin, qui a connu le cardinal Caffarra, retrace sur le blog de L'Homme Nouveau l'itinéraire d'une vie au service de Dieu, l'Église et la famille. Extraits :

Photo_3323_20822599"[...] Avec le cardinal Caffarra s’éteint l’un des plus proches collaborateurs de saint Jean-Paul II ; un de ceux qui a le mieux compris sa philosophie de la personne et l’approfondissement théologique que le saint pape a apporté à la doctrine chrétienne sur la sexualité, le mariage et la famille (Voir son Etica generale della sessualità, Arès, Milano, 1992. Ce livre est lisible ainsi que la plupart de ses articles, conférences et homélies sur le site www.caffarra.it) Développement providentiel et prophétique au vu des bourrasques que notre monde affronte, celles-ci représentant autant de défis que l’Eglise doit relever : l’altération du sens du mariage, la fragmentation des familles, les procréations artificielles et, de là, le transhumanisme, la revendication homosexuelle etc. Proche de Don Giussani, le fondateur de Communion et libération, il partageait son souci d’aller au cœur des débats traversant la culture et la société civile de son temps. Il puisait dans sa grande connaissance de saint Thomas d’Aquin, les outils métaphysiques et moraux pour exercer son discernement sur des questions souvent concrètes et pastorales. Il a ainsi écrit des textes décisifs sur le lien entre conscience et vérité, sur la place du Magistère dans la formation de la conscience morale ou encore sur la juste acception du concept de gradualité dans l’accompagnement pastoral. Lecteur assidu du cardinal Newman mais aussi de Kierkegaard, il avait l’art dans ses écrits et ses conférence de poser clairement le problème et de déployer son argumentation de manière à amener l’intelligence de son auditoire à goûter existentiellement la vérité, à la faire sienne afin qu’elle détermine les choix de vie.

Dimension apocalyptique du combat actuel

Il était aussi profondément marqué par son amitié avec Don Divo Barsotti, théologien et mystique (sur ce prêtre, voir ici). Il vivait avec gravité les débats actuels sur la juste interprétation du chapitre 8 d’Amoris laetitia, d’autant que son cœur paternel de pasteur ressentait intensément le caractère destructeur du péché dans la vie de la personne humaine. Il avait une vive conscience que le combat actuel sur le sens de la sexualité humaine et sur l’indissolubilité du mariage avait une dimension apocalyptique. Il déclarait le 16 février 2008 à l’occasion d’une visite dans le pays de Padre Pio, saint pour lequel il avait une grande vénération :

« Quand j’ai commencé cette œuvre (la direction de l’Institut Jean-Paul II) que m’a confiée le Serviteur de Dieu Jean Paul II, j’ai écrit à Sœur Lucia de Fatima par l’intermédiaire de son évêque (on ne peut pas l’approcher de façon directe). Je ne m’attendais pas à obtenir une réponse de sa part puisque je ne lui demandais que des prières. Cependant, en l’espace de quelques jours, j’ai reçu une très longue lettre de sa main. Elle est maintenant dans les archives de l’Institut. On peut trouver écrit dedans : « La bataille finale entre le Seigneur et le royaume de Satan portera sur le mariage et la famille ». Elle ajoute également : « N’ayez pas peur : tous ceux qui travaillent à la sainteté du mariage et de la famille seront toujours combattus et l’on s’opposera à eux de toutes les façons possibles, parce que ce sont des points décisifs ». Enfin, elle conclut : « Toutefois, Notre Dame lui a déjà écrasé la tête » [...]"

Posté le 8 septembre 2017 à 16h35 par Michel Janva | Lien permanent

Il est encore temps de participer au prochain Pèlerinage Summorum Pontificum à Rome

Le Pèlerinage Summorum Pontificum à Rome du 14 au 17 septembre donnera l’occasion de prier pour le repos de l’âme du cardinal Carlo Caffara, archevêque émérite de Bologne, théologien et qui aurait dû célébrer la messe à Saint-Pierre de Rome samedi 16.

 

Posté le 8 septembre 2017 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent

07 septembre 2017

25-30 septembre: Symposium sur saint Joseph en France, pour la première fois en 50 ans d’histoire

JEntretien avec le frère Dominique Joseph. Moine de la Famille de Saint Joseph et directeur de l’Institut Redemptoris Cutos, il coordonne le XIIe symposium international sur saint Joseph qui aura lieu du 25 au 30 septembre 2017 à Puimisson (34480).

1) Pouvez-vous nous présenter le symposium international sur saint Joseph que vous organisez ?

La tradition remonte à la fin des années 60 quand le père Roland Gauthier, frère de la Sainte-Croix (la communauté de frère André Bessette, canonisé par Benoît XVI en 2010) a entrepris un tour des bibliothèques universitaires du monde entier pour recenser tout ce qui avait été écrit sur saint Joseph. Il a ainsi créé un réseau informel de chercheurs passionnés pour saint Joseph. Ils se sont réunis pour la première fois à Rome à 1970. Depuis, tous les quatre ans, la tradition se perpétue. Après l’Espagne, le Canada, la Pologne, le Mexique, Malte, San Salvador et l’Allemagne, pour la première fois, la France sera le pays hôte. Il revient ainsi à Famille de Saint Joseph d’accueillir les amis de saint Joseph dans notre monastère de Saint-Joseph de Mont-Rouge (près de Béziers).

2) Pourquoi ce choix de « marier » études universitaires d’un côté et prière et formation « grand public », de l’autre ?

Effectivement, nous proposons de casser la frontière entre le monde des chercheurs, les circuits de vulgarisation et le monde de la dévotion à saint Joseph. Avant d’être un choix, c'est un reflet de notre identité. Nous sommes des moines et des moniales vivant selon la Règle de saint Benoît, nous sommes enseignants et prédicateurs, nous animons un Centre spirituel et des paroisses. L’alliance entre la prière contemplative, la formation universitaire et l’apostolat caractérise notre quotidien. En France, il y existe une forte dévotion à saint Joseph, elle est en plein renouveau. Il se trouve que je dirige le Réseau Francophone des Amis de Saint Joseph. Je vois la ferveur qui se développe avec discrétion. Par exemple, il y a quinze ou vingt ans, il n’y avait pas de pèlerinage des pères de familles. Aujourd’hui, ils sont très nombreux. Or, pour mieux aimer saint Joseph, il faut mieux le connaître. Nous avons ainsi choisi de placer les spécialistes de saint Joseph face au grand public. Ils vont davantage partager la passion qui les habite qu’exposer leur science, mais les années de recherche qu’ils ont consacrées à saint Joseph les conduiront à offrir une formation solide, au-delà des pieuses considérations trop souvent entendues. En outre, nous avons demandé à nos pasteurs de partager leur expérience avec saint Joseph. Ils s’exprimeront aux côtés des chercheurs. Le Cardinal Barbarin est toujours passionnant, Mgr Léonard est un pédagogue hors pair, Mgr Batut est connu pour sa profondeur théologique et spirituelle, Mgr Sako nous parlera de saint Joseph dans la tradition orientale. Ces conférences seront importantes et accessibles.

3) Beaucoup de théologiens critiquent déjà l’attention excessive que l’Église catholique porterait à la figure de la Vierge Marie. La « joséphologie » ne risque-t-elle pas d’être critiquée encore plus fortement comme détournant du Christ ?

Détourne du Christ ce qui n’y conduit pas. Qui prétendrait que saint Joseph ne conduit pas à Jésus, lui qui accueillit les bergers à l’entrée de la grotte de Bethléem, lui qui fit voir aux mages d’Orient « l’enfant et Marie sa mère » (Mt 2,11) ? En outre, parler ainsi est injuste envers la recherche théologique, quelle que soit la discipline. Nul ne parle de saint Joseph pour saint Joseph, de Marie pour Marie ou de l’Église pour l’Église. Tout discours théologique est une tentative d’expression du mystère du Christ. Il en va de même pour l’étude de saint Joseph, dont saint Jean-Paul II nous dit qu’il est « ministre du salut » (Redemptoris Custos n°8). L’expression est très forte ; nous réfléchirons d’ailleurs à son sens avec le père Stramare, Directeur du mouvement joséphin international. Pour le moins, Jean-Paul II montre qu’on ne peut pas penser l’Incarnation rédemptrice sans considérer la personne et la mission de saint Joseph.

4) Quelles sont les grandes tendances de la recherche actuelle sur saint Joseph ?

Je crois qu’on peut faire commencer le renouveau de la recherche sur saint Joseph en 1947, date du lancement de la première revue scientifique, Estudios Josefinos. Nous la devons aux Carmes de Valladolid en Espagne, lesquels continuent fidèlement leur travail aujourd’hui encore. Autre date importante, 1952 voit la fondation du premier Centre de recherche théologique par le père Roland Gauthier, à l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal. Montréal était alors le centre du monde pour la joséphologie avec les célèbres Cahiers du Mont-Royal. En 1969, au sanctuaire polonais de Kalisz (le plus ancien d’Europe), naissait le Centrum Józefologiczne. Parallèlement, au Mexique (qui appelle saint Joseph son « Roi »), plusieurs Centres de recherche apparaissaient. Je ne peux citer toutes les fondations au Pérou, au Brésil, en Corée, à Malte, en Allemagne, en Autriche, etc., mais je dois souligner la place importante de l’Italie où émerge la figure du père Stramare qui a tenu pendant plus de trente ans la chaire de joséphologie au Marianum à Rome. En France aussi on trouve de belles richesses. Le père Verlinde est sans doute le plus fécond. Il fonda en 1991 la Famille de Saint Joseph, vouée à saint Joseph et vivant de la spiritualité de la Sainte Famille à Nazareth.

5) Pouvez-vous nous dire un mot de l’organisation du symposium ?

Nous souhaitons redonner au terme « symposium » quelque chose de son sens antique : les grecs discutaient de philosophie entre amis, au cours de banquets ou de promenades. Nous voulons établir une telle familiarité entre les conférenciers et les congressistes, c’est pourquoi le programme est conçu pour favoriser les rencontres informelles. Les conférences sont courtes et suivies de long temps de débats. Nous souhaitons que la parole circule, que chacun pose ses questions. C’est, je crois, la vraie nature de la recherche scientifique : elle est, dans le fond, une conversation. Le programme est riche et multilingue (une trentaine de conférenciers de nationalités variées), permettant à chacun de construire son propre itinéraire : iconographie, mariage, paternité, éducation, vie familiale, etc., les champs de la recherche sont nombreux, chacun trouvera des exposés liés à ses centres d’intérêt. Cette semaine sera aussi un temps de fête : concerts, repas folkloriques, spectacles… le symposium peut s’apprécier en famille. Sainte Thérèse de Lisieux l’a bien compris, qui s’est invitée toute la semaine avec ses parents. Une soirée sera en effet consacrée à la vénération des reliques des saints Louis, Zélie et Thérèse. Cette visite providentielle est pleine de sens : petit bébé, sainte Thérèse a été sauvée par saint Joseph. Sans lui, l’Église n’aurait jamais connu cette sainte hors normes ! Nous perdrons le temps de nous le rappeler et de rendre grâce.

6) Comment peut-on participer ?

Il suffit de s’inscrire. Ceux qui ne peuvent pas venir toute la semaine choisiront de passer une journée avec nous, ou de suivre quelques conférences de leur choix, ou encore ils ne viendront que pour les soirées conviviales. Toutes les formules sont possibles. Le programme complet est disponible sur le site internet du symposium : 2017.fsj.fr Nous vous attendons nombreux. Le symposium est organisé dans notre pays pour la première fois en 50 ans d’histoire de ces rencontres ; il est l’occasion pour montrer la vitalité des amis de saint Joseph français et de nous enrichir de l’expérience des autres. Retenez les dates : du 25 au 30 septembre 2017 à Saint-Joseph de Mont-Rouge (34). Nous vous attendons avec joie.

Posté le 7 septembre 2017 à 16h35 par Michel Janva | Lien permanent

La dernière lettre du cardinal Caffarra au pape François

Le 6 septembre, le cardinal Carlo Caffarra nous a quittés à l’improviste. Après la disparition, brutale elle aussi, du cardinal Joachim Meisner le 5 juillet, les quatre cardinaux signataires des « dubia » soumis au pape François il y a un an sur des points controversés d’Amoris laetitia ont été réduits de moitié. Les deux à être encore en vie sont l’allemand Walter Brandmüller et l’américain Raymond L. Burke.

C’est le cardinal Caffarra qui était le moteur du groupe. C’est sa signature qui figurait au bas de la lettre de demande d’audience pour lui et les trois autres envoyée au pape François au printemps dernier.  Cette fois encore, comme ce fut déjà le cas pour les dubia, cette demande était restée lettre morte. Peu avant l’envoi de cette lettre, le cardinal Caffarra avait eu la chance de croiser le pape François lors d’un de ses déplacement, à Carpi, près de Bologne, le 2 avril dernier. Pendant le repas, il était assis à côté de lui mais le pape avait préféré converser avec un vieux prêtre et avec les séminaristes assis à la même table.

Voici le texte intégral de la lettre en question, la dernière que le cardinal Caffarra ait adressée au Pape et qui avait déjà été publiée en exclusivité le 20 juin dernier par Settimo Cielo, avec l’autorisation de l’auteur.

Très Saint Père,

C’est avec une certaine appréhension que je m’adresse à Votre Sainteté durant ces jours du temps pascal. Je le fais au nom de leurs éminences les cardinaux Walter Brandmüller, Raymond L. Burke, Joachim Meisner ainsi qu’en mon nom personnel.

Nous souhaitons avant tout réaffirmer notre dévouement et notre amour inconditionnel à la Chaire de Pierre et pour Votre auguste personne, en laquelle nous reconnaissons le Successeur de Pierre et le Vicaire de Jésus : le « doux Christ de la terre » comme aimait à le dire Sainte Catherine de Sienne. Nous ne partageons en rien la position de ceux qui considèrent que le Siège de Pierre est vacant ni celle de ceux qui voudraient également attribuer à d’autres l’indivisible responsabilité du « munus » pétrinien. Nous ne sommes animés que par la conscience de la grave responsabilité issue du « munus » cardinalice : être des conseillers du Successeur de Pierre dans son ministère souverain. Ainsi que par le Sacrement de l’Episcopat qui « nous a établis comme évêques pour être les pasteurs de l’Église de Dieu, qu’il s’est acquise par son propre sang. » (Actes 20, 28).

Le 19 septembre 2016, nous avons remis à Votre Sainteté et à la Congrégation pour la doctrine de la foi cinq « dubia » en Lui demandant de trancher des incertitudes et de faire la clarté sur certains points de l’exhortation apostolique post-synodale « Amoris laetitia ».

N’ayant reçu aucune réponse de Votre Sainteté, nous avons pris la décision de demander respectueusement et humblement audience à Votre Sainteté, ensemble, s’il plaît à Votre Sainteté. Nous joignons, comme c’est l’usage, une feuille d’audience dans laquelle nous exposons les deux points desquels nous souhaiterions nous entretenir avec Votre Sainteté.

Très Saint Père,

Une année s’est déjà écoulée depuis la publication d’ « Amoris laetitia ». Pendant cette période, plusieurs interprétations de certains passages objectivement ambigus de l’exhortation post-synodale ont été données publiquement, non pas divergentes mais contraires au Magistère de l’Eglise. Malgré que le Préfet de la Doctrine de la foi ait à plusieurs reprises déclaré que la doctrine de l’Eglise n’a pas changé, plusieurs déclarations d’évêques individuels, de cardinaux et même de conférences épiscopales ont eu lieu et elles approuvent ce que le magistère de l’Eglise n’a jamais approuvé. Non seulement l’accès à la Sainte Eucharistie de ceux qui vivent objectivement et publiquement dans une situation de péché grave et entendent y demeurer mais également une conception de la conscience morale contraire à la Tradition de l’Eglise. Et c’est ainsi – oh comme il est douloureux de le constater ! – que ce qui est péché en Pologne est bon en Allemagne, ce qui est interdit dans l’Archidiocèse de Philadelphie est licite à Malte. Et ainsi de suite. L’amère constat de Blaise Pascal nous vient à l’esprit : « Justice au-deçà des Pyrénées, injustice au-delà ; justice sur la rive gauche du fleuve, injustice sur la rive droite ».

De nombreux laïcs compétents, aimant profondément l’Eglise et fermement loyaux envers le Siège Apostolique se sont adressés à leurs Pasteurs et à Votre Sainteté afin d’être confirmés dans la Sainte Doctrine concernant les trois sacrements du Mariage, de la Réconciliation et de l’Eucharistie. Et justement ces derniers jours à Rome, six laïcs provenant de chaque continent ont organisé un Colloque d’études qui a été très fréquenté, intitulé significativement: « Faire la clarté ».

Face à cette situation grave dans laquelle de nombreuses communautés chrétiennes sont en train de se diviser, nous sentons le poids de notre responsabilité et notre conscience nous pousse à demander humblement et respectueusement audience.

Que Votre Sainteté daigne se souvenir de nous dans Ses prières, comme nous l’assurons que nous le ferons dans les nôtres. Et nous demandons à Votre Sainteté le don de sa bénédiction apostolique.

Carlo Card. Caffarra

Rome, le 25 avril 2017 
Fête de Saint Marc évangéliste"

Posté le 7 septembre 2017 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

06 septembre 2017

Le cardinal Carlo Caffarra, RIP

Unknown-5L'archevêque émérite de Bologne, âgé de 79 ans, est décédé ce matin, des suites d'une longue maladie. Il avait dirigé l'archidiocèse de l'Émilie-Romagne pendant 12 ans, de 2003 à 2015.

Ordonné prêtre en 1961, il obtient un doctorat en droit canonique à l’université pontificale Grégorienne et un diplôme de spécialisation en théologie morale auprès de l’Académie pontificale alphonsienne. Il part enseigner la théologie morale dans les séminaires de Parme et de Fidenza, puis à la faculté théologique de l'Italie septentrionale à Milan. En 1974, il est nommé par le Pape Paul VI membre de la Commission théologique internationale.

Dans les années 1970, le cardinal Caffarra approfondit les thèmes du mariage, de la famille et de la procréation et enseigne l’éthique médicale à la Faculté de médecine et de chirurgie de l'université catholique du Sacré-Cœur à Rome. En 1980, le Pape Jean-Paul II le nomme expert au Synode des évêques sur le Mariage et la Famille puis le charge l’année suivante de fonder et de présider l’Institut pontifical Jean Paul II sur le mariage et la famille.

Le cardinal Carlo Caffarra fait partie des quatre signataires des « Dubia » adressés au pape à propos de l'exhortation Amoris laetitia. Après le décès du cardinal Meisner il y a quelques mois, il ne reste plus que le cardinal Burke et le cardinal Brandmüller.

Nommé cardinal par le pape Benoît XVI en 2006, le cardinal Caffarra était un très proche de Saint Jean-Paul II.

Le cardinal Caffarra ne sera pas mort sans avoir eu le temps de confirmer, de vive voix, la teneur de la lettre que lui avait envoyée sœur Lucie de Fatima sur la dernière bataille de Satan qui serait livrée autour de la famille et du mariage.

En juin 2015, le cardinal Carlo Caffarra déclarait au journal italien Il Tempo à la veille de la marche pour la famille à Rome :

"L’Europe est en train de mourir. Et peut-être même n’a-t-elle aucune envie de vivre, car il n’y a pas de civilisation qui ait survécu à la glorification de l’homosexualité. Je ne dis pas : à l’exercice de l’homosexualité. Je parle de la glorification de l’homosexualité. Et je fais une incise : on pourrait observer qu’aucune civilisation n’est allée jusqu’à  proclamer le mariage entre personnes de même sexe. En revanche, il faut rappeler que la glorification est quelque chose de plus que le mariage. Dans divers peuples l’homosexualité était un acte sacré. De fait, l’adjectif utilisé dans le Lévitique pour juger la glorification de l’homosexualité à travers le rite sacré est celui d’« abominable ». Elle avait un caractère sacré dans les temples et dans les rites païens.

C’est si vrai que les deux seules réalités civiles, appelons-les ainsi, les deux seuls peuples qui ont résisté pendant de nombreux millénaires – en ce moment je pense surtout au peuple juif – ont été ces deux peuples qui ont été les deux seuls à contester l’homosexualité : le peuple juif et le christianisme. Où sont les Assyriens ? Où sont les Babyloniens ? Et le peuple juif était une tribu, il paraissait n’être rien par rapport aux autres réalités politico-religieuses. Mais la réglementation de l’exercice de la sexualité que nous rencontrons, par exemple, dans le livre du Lévitique, est devenu un facteur de civilisation extrêmement important. Voilà ma première pensée : c’est la fin.

Ma deuxième réflexion est purement de foi. Devant de tels faits je me demande toujours : mais comment est-il possible que dans l’esprit de l’homme puissent s’obscurcir des évidences aussi originelles, comment est-ce possible ? Et je suis arrivé à cette réponse : tout cela est une œuvre diabolique. Littéralement. C’est le dernier défi que le diable lance au Dieu créateur, en lui disant : « Je vais te montrer comment je construis une création alternative à la tienne et tu verras que les hommes diront : on est mieux ainsi. Toi, tu leur promets la liberté, je leur propose d’être arbitres. Toi, tu leur donnes l’amour, moi je leur offre des émotions. Tu veux la justice, et moi, l’égalité parfaite qui annule toute différence.

J’ouvre une parenthèse. Pour quoi dis-je : « création alternative » ? Parce que si nous retournons, comme Jésus nous le demande, au Principe, au dessein originel, à la manière dont Dieu a pensé la création, nous voyons que ce grand édifice qu’est la création est érigée sur deux colonnes : la relation homme-femme (le couple) et le travail humain. Nous parlons maintenant de la première colonne, mais la deuxième aussi est en train de se détruire… Nous sommes, par conséquent, face à l’intention diabolique de construire une création alternative, qui défie Dieu dans l’intention de voir l’homme finir par penser qu’on se trouve mieux dans cette création alternative ? [...]" 

L’archevêque de Bologne Matteo Zuppi présidera les obsèques du cardinal Caffarra le samedi 9 septembre en la cathédrale de Bologne, où il sera enterré dans la crypte.

Posté le 6 septembre 2017 à 17h51 par Michel Janva | Lien permanent

La spécificité des prêtres de l'Emmanuel

A l'occasion de la création d'une association cléricale au sein de la Communauté de l'Emmanuel, Le Salon Beige a rencontré le Père Henri-Marie Mottin, Responsable des séminaristes et des ministres ordonnés de la Communauté.

Vous venez d'annoncer la création d'une association cléricale au sein même de l'association de fidèle que constitue la communauté de l'Emmanuel. Qu'est-ce que cela change concrètement pour les prêtres de l'Emmanuel ?

Unknown-4La création de l’Association Cléricale de la Communauté de l’Emmanuel donne réponse au besoin d’un statut ecclésial clair aux prêtres, membres de l’Emmanuel. Statut qui commençait à faire cruellement défaut. Par voie de conséquence, il est a espérer que ce statut ecclésial facilite et fortifie les rapports de la Communauté avec les évêques concernés. Concrètement, à moyen terme et en vue du long terme, cela devrait permettre d’entretenir plus facilement le maintien et le suivi d’équipes sacerdotales, les mouvements diocésains et interdiocésains, nationaux et internationaux, la juste participation de frères et sœurs laïcs de la Communauté à la mission d’équipes sacerdotales de l’Emmanuel… Par contre, sur le fond, ce qu’est un prêtre de l’Emmanuel n’est pas appelé à changer avec ces nouveaux statuts, bien plutôt à se déployer, grâce à une expression plus claire de son identité.

Comment définiriez-vous l'identité d'un prêtre de l’Emmanuel?

J’aime dire que c’est un prêtre à la fois 100% diocésain (prêtre séculier, membre d’un presbyterium sous l’autorité d’un évêque) et 100 % Emmanuel (vivant, avec ses frères et sœurs de communauté, d’une spiritualité missionnaire spécifique, à dimension internationale). Cette spiritualité nous la déclinons à travers trois axes, qui découlent l’un de l’autre, «Adoration, Compassion, Évangélisation», vécus dans la communion de tous les états de vie. La figure spirituelle du fondateur, Pierre Goursat, laïc consacré dans le célibat, et la théologie du Cœur de Jésus, tel qu’il s’est révélé à Paray-le-Monial, marquent fortement l’identité des prêtres de la Communauté.

Vous expliquez que l'association peut désormais incardiner des prêtres, mais que le "modèle" principal demeurera l'incardination dans les diocèses, l'incardination dans la communauté étant réservée à des missions ou des cas spécifiques, comme celui des formateurs des séminaristes ou celui des responsables des prêtres. Cela signifie-t-il que vous envisagez des incardinations temporaires? Comment cela se concilie-t-il avec la stabilité des vocations sacerdotales?

Non, on ne peut envisager d’incardinations temporaires car le principe même de l’incardination est la stabilité. L’incardination de prêtres dans l’Association Cléricale de la Communauté de l’Emmanuel correspondra principalement à la stabilité de la mission de ces prêtres aux services internes et, à priori à long terme, de la Communauté. C’est en ce sens qu’on l’envisage pour les cadres et les formateurs. L’incardination dans l’Association pourrait aussi être justifiée par des situations missionnaires complexes à différents titres (situations d’isolement, terres de mission, pénurie de vocations…)

Je pense que ce principe de stabilité de l’incardination est au service d’une spiritualité de l’appel aux vocations : Un jeune qui pense à la prêtrise a bien conscience que le sacerdoce «se reçoit», qu’on ne se le donne pas soi-même, on le reçoit de l'Église. Ainsi, la stabilité, la solidité, l’ecclésialité d’une Communauté sont, pour un jeune, des facteurs sécurisants pour accueillir avec confiance l’appel de Dieu et y répondre généreusement.

Quel est l'état des vocations au sein de la communauté?

Il est stable, mais se déplace selon les réalités sociales et culturelles où se déploie la Communauté. Il y a 30 ans, sur une petite centaine de séminaristes, en gros, les 3/4 étaient Européens et 1/4 Africains. Aujourd’hui, ils sont pratiquement le même nombre, dont la moitié sont africains et l’autre moitié sont Européens, auquel se rajoutent selon les années quelques asiatiques et quelques nord ou sud-Américains. Pour nous le défi premier n’est pas le nombre, mais la qualité de la formation qui leur sera donnée, cela en vue d’une vie sacerdotale, humble et solide, au service des personnes.

Posté le 6 septembre 2017 à 16h14 par Michel Janva | Lien permanent


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