14 août 2017

Cameroun : Mgr Bala a-t-il été assassiné par le lobby LGBT ?

Evêque du diocèse de Bafia (Cameroun) depuis 2003, Mgr Jean-Marie Benoit Balla, âgé de 58 ans, avait été signalé comme disparu par les responsables de son diocèse dans la nuit du 30 au 31 mai. Son corps fut retrouvé le lendemain dans la rivière Sanaga, à une quinzaine de km de sa voiture abandonnée, sur un pont enjambant la rivière, et dans laquelle on avait trouvé ses papiers d’identité et un message écrit disant : « Je suis dans l’eau ». On pensa donc que l’évêque avait mis fin à ses jours en se jetant dans l’eau pour se suicider.

Les résultats de l’analyse médico-légale ont infirmé la thèse du suicide. Le corps présente, en effet, de nombreuses lésions qui concluent que l’évêque a été torturé. La justice camerounaise a ouvert une information judiciaire en suspicion d’assassinat. Sans suite.

Mi-juillet, les évêques du Cameroun ont entrepris une action judiciaire afin de rouvrir l’enquête sur la mort de Mgr Jean-Marie Benoît Bala. Le 4 juillet, le Procureur général de la République avait émis un communiqué dans lequel il affirmait considérer « la noyade comme la cause la plus probable de la mort de l’évêque ». Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala et président de la Conférence épiscopale du Cameroun, a réaffirmé que les évêques « ne sont pas satisfaits » par l’enquête jusqu’ici menée sur la mort de Mgr Bala. C’est pourquoi la Conférence épiscopale a déposé plainte pour homicide, se constituant partie civile, « de manière à ce que la vérité soit établie ». Mgr Kleda a ajouté par ailleurs que sera également déposée une plainte contre des fonctionnaires de police, accusés d’avoir mal géré cette affaire.

Mercredi 2 août se sont déroulées les obsèques de Mgr Jean-Marie Benoît Bala. Certaines hypothèses commencent à circuler. Monseigneur Joseph Akonga Essomba, vicaire de la cathédrale Notre-Dame-des-Victoires, de Yaoundé qui a prononcé l’homélie, s’est interrogé : « Qui tue les prêtres dans ce pays ? ». Et il a pointé vers des « suppôts de Satan » et des « faux membres de cette Église […] qui veulent la détruire de l’intérieur ».

L'actuel administrateur apostolique du diocèse de Bala, monseigneur Joseph Akonga Essomba, a déclaré jeudi lors de l'homélie d'une messe commémorative que l'évêque a été tué parce qu'il s'est opposé au lobby LGBT dans l'Église et le sacerdoce. En montrant les premières rangées de l'Église où se trouvaient la plupart des ministres du gouvernement et d'autres personnalités importantes, et jetant un regard radieux sur les prêtres et les évêques, Mgr Essomba a chargé:

"Honte à toutes ces personnes en costumes noirs et lunettes noires toujours assises dans les premières rangées de l'Église". "Honte à tous les prêtres qui sont venus ici, prétendant sympathiser. Ce sont les personnes qui ont tué notre évêque, parce qu'il a déclaré «non» à l'homosexualité perpétrée par ces prêtres ».

Il a dit que ceux qui ont tué l'évêque étaient des personnes occupant des postes de pouvoir, mais ce sont des prêtres homosexuels qui l'ont trahi. Il a rappelé que 14 prélats du Cameroun ont été assassinés dans le passé.

Mgr George Nkuo a ajouté de son côté :

"Les mêmes raisons pour lesquelles Christ a été crucifié s'appliquent au meurtre de l'évêque". "Il a été tué parce qu'il défendait la vérité. Tout pasteur, tout évêque, tout prêtre qui défend la vérité devrait être prêt à faire face à l'épée. C'est une belle façon de mourir."

Posté le 14 août 2017 à 11h00 par Michel Janva | Lien permanent

13 août 2017

Symposium sur Saint Joseph, du 25 au 30 septembre à l'Institut Redemptoris Custos, près de Béziers

Depuis plus de 40 ans, les Centres de joséphologie se réunissent tous les quatre ans pour partager leurs travaux, se rencontrer et célébrer saint Joseph. Après l’Italie, le Canada, la Pologne, le Mexique, la France recevra le prochain symposium international.

Il revient ainsi à l’Institut Redemptoris Custos (Famille de Saint Joseph) d’accueillir, du 25 au 30 septembre 2017, les amis de saint Joseph du monde entier. Ce symposium sera présidé par Mgr Philippe Barbarin, cardinal archevêque de Lyon, Mgr Louis Raphaël 1er Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens et le Père Joseph-Marie Verlinde, Institut Redemptoris Custos (Père prieur de la Famille de Saint Joseph). De nombreux intervenants de grande qualité seront également présents : Mgr Jean-Pierre Batut, Mgr André Léonard, P. Stracisio Tamare, etc ... et le tout sera couvert par KTO.

Il permettra d'alterner des temps de conférences, d'échanges et de prières. Ce rendez-vous revêt un caractère particulier : signe de la vitalité du culte à saint Joseph en France, il a pour mission de participer au renouveau de la recherche théologique francophone sur saint Joseph.

Ce symposium aura lieu à Saint-Joseph de Mont-Rouge, à une vingtaine de kilomètres au nord de Béziers. Il est ouvert à tous : religieux, laïcs, universitaires et sera traduit en plusieurs langues.

Affiche-Josephologie

Posté le 13 août 2017 à 10h11 par Michel Janva | Lien permanent

11 août 2017

Euthanasie : vers l'excommunication de religieux belges ?

D'Antoine Pasquier dans Famille chrétienne :

"La branche belge des Frères de la Charité dispose d’un mois pour se mettre en conformité avec le magistère de l’Eglise catholique sur la prohibition de l’euthanasie, a annoncé le supérieur général de l’ordre, le frère René Stockman, dans un communiqué publié le 5 août. En mai dernier, la communauté basée en Belgique avait décidé d’autoriser la pratique de l’euthanasie sous certaines conditions au sein des établissements psychiatriques placés sous sa responsabilité, et ce malgré l’opposition de l’administration générale de la congrégation. « Le texte qui nous est présenté est non seulement moralement condamnable, mais montre par ailleurs de sérieuses contradictions juridiques internes », avait alors déclaré le frère Stockman en juin dernier. « Il nuit aux positions juridiques correctes de l’Église ».

Saisie par le supérieur des Frères de la Charité, Rome vient de faire connaître la procédure à suivre. A l’issue de nouvelles concertations entre la Secrétairerie d’Etat, la Congrégation pour la doctrine de la foi et la Congrégation pour les instituts de vie consacrée, ainsi que d’une consultation finale avec le pape François, le préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée, le cardinal Braz de Aviz, mandate le frère René Stockman pour prendre de nouvelles mesures à l’encontre de la communauté belge. « Le supérieur général mettra tout en œuvre pour conformer l’organisation à la vision de l’Église catholique », assure ce dernier dans son communiqué, « et – à défaut de cela -, prendra les mesures juridiques nécessaires pour sauvegarder l’identité catholique, ainsi que la position, les intérêts et les structures des Frères de la Charité ». Dans la missive qu’il lui avait adressée en juin, le cardinal Müller, alors encore préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, rappelait au frère Stockman que « celui qui nierait cette doctrine [de l’illicéité de l’euthanasie] se trouverait dans la position de celui qui rejette les vérités de la doctrine catholique et ne serait donc plus en pleine communion avec l’Église catholique ».

Rome exige également de la part des religieux (trois sur quatorze) membres du conseil d’administration des Frères de la Charité en Belgique « de rédiger une lettre officielle dans laquelle ils déclarent au supérieur général qu’ils suivent entièrement la vision du Magistère de l’Église catholique, affirmant depuis toujours que la vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue ». L’organisation belge devra, évidemment, revoir son texte autorisant la pratique de l’euthanasie dans ses centres médicaux. Les frères belges ont jusqu’au 5 septembre pour se conformer aux exigences de Rome."

Posté le 11 août 2017 à 22h09 par Michel Janva | Lien permanent

La crise de l’Eglise comparable à celle du IVe siècle, lorsque l’arianisme avait contaminé l’immense majorité de l’épiscopat

Jeanne Smits a traduit un texte de Mgr Athanasius Schneider sur la crise de l'Eglise et la nécessaire réflexion doctrinale à propos de Vatican II. Mgr Schneider a revu le texte français pour qu'il reflète exactement sa pensée :

"La situation de crise sans précédent où se trouve actuellement l’Eglise est comparable à la crise générale au IVe siècle, lorsque l’arianisme, ayant contaminé l’immense majorité de l’épiscopat, occupait une position dominante dans la vie de l’Eglise. Nous devons chercher à aborder cette situation avec réalisme, d’une part, et de l’autre, avec un esprit surnaturel – avec un profond amour de l’Eglise, notre mère, qui souffre la Passion du Christ en raison de cette confusion doctrinale, liturgique et pastorale formidable et généralisée.

Nous devons renouveler cette foi par laquelle nous croyons que l’Eglise est entre les mains très sûres du Christ, sachant qu'Il intervient toujours pour renouveler l’Eglise au moment où le navire de l’Eglise semble devoir couler, comme c’est évidemment le cas de nos jours.

En ce qui concerne l’attitude à l’égard du concile Vatican II, nous devons éviter deux extrêmes : le rejet complet (tel celui des sédévacantistes et d’une partie de la Fraternité Saint-Pie X, ou l’« infaillibilisation » de tout ce qui a été exprimé par le concile.

Vatican II était une assemblée légitime présidée par les papes et nous devons garder envers ce concile une attitude respectueuse. Néanmoins, cela ne signifie pas qu'il nous soit interdit d’exprimer des doutes bien fondés ou des suggestions respectueuses d’amélioration en ce qui concerne certains points spécifiques, en nous basant toujours sur l’ensemble de la Tradition et du Magistère constant de l’Eglise.

Les affirmations traditionnelles et constantes du Magistère recouvrant une période de plusieurs siècles, ont préséance et constituent un critère de vérification par rapport à l’exactitude de déclarations magistérielles postérieures. Les nouvelles affirmations du Magistère doivent, en principe, être plus exactes et plus claires, et en aucun cas ambiguës et en contradiction apparente avec des affirmations magistérielles antérieures.

Les affirmations de Vatican II qui sont ambiguës doivent être lues et interprétées à la lumière des affirmations de la Tradition dans son ensemble et du Magistère constant de l’Eglise.

En cas de doute, les affirmations du Magistère constant (les conciles antérieurs et les documents des papes, dont le contenu est manifestement l’expression d’une tradition certaine et réitérée au cours des siècles dans le même sens) prévalent sur les affirmations objectivement ambiguës ou nouvelles de Vatican II, difficiles à accorder avec des affirmations spécifiques du Magistère antérieur constant (par exemple, le devoir de l'Etat de vénérer publiquement le Christ, Roi de toutes sociétés humaines, le sens véritable de la collégialité épiscopale par rapport à la primauté de Pierre et au gouvernement universel de l’église, la nocivité de toutes les religions non catholiques et le dangerosité qu’elles représentent pour le salut éternel des âmes).

Vatican II doit être considéré et reçu tel qu'il est, et tel qu’il était réellement : un concile avant tout pastoral. Ce concile n’avait pas pour intention de proposer des doctrines nouvelles ni de les proposer sous une forme définitive. Dans une grande partie de ses affirmations, le concile a confirmé la doctrine traditionnelle et constante de l’Eglise.

Parmi les nouvelles affirmations de Vatican II (par exemple, la collégialité, la liberté religieuse, le dialogue œcuménique et inter-religieux, l’attitude à l’égard du monde) certaines n’ont pas un caractère définitif, et comme elles se trouvent être en apparence ou en réalité en contradiction avec les affirmations traditionnelles et constantes du Magistère, elles doivent être complétées par des explications plus exactes et des suppléments plus précis, à caractère doctrinal. L’application aveugle du principe de l’« herméneutique de la continuité » n’est pas d’un réel secours puisqu’à travers celle-ci on fabrique des interprétations forcées qui ne sont pas convaincantes et qui n’aident pas à atteindre une compréhension plus claire des vérités immuables de la foi catholique et de leur application concrète.

Il y a eu des cas dans l’histoire où les affirmations non définitives de certains conciles œcuménique ont été par la suite – grâce à un débat théologique serein – précisées ou corrigées de manière tacite (par exemple, les affirmations du concile de Florence à propos de la matière du sacrement de l’ordre, à savoir que la matière serait constituée par la porrection des instruments, alors que la tradition plus sûre et constante affirmait que l’imposition des mains de l'évêque était suffisante, une vérité qui serait en fin de compte confirmée par Pie XII en 1947). Si après le concile de Florence les théologiens avaient aveuglément appliqué le principe de l’herméneutique de la continuité à cette affirmation concrète du concile de Florence (une affirmation objectivement erronée), en défendant la thèse selon laquelle la remise des instruments constituait la matière du sacrement de l'ordre était en accord avec le magistère constant, on ne serait probablement pas parvenu au consensus général des théologiens par rapport à la vérité qui affirme que seule l’imposition des mains de l’évêque constitue la matière réelle du sacrement de l’ordre.

Il est nécessaire de créer au sein de l’Eglise un climat serein de discussions doctrinales par rapport à celles des affirmations de Vatican II qui sont ambiguës ou qui ont été à l’origine d’interprétations erronées. Une telle discussion doctrinale n’a rien de scandaleux : au contraire, elle va contribuer à faire expliciter de manière plus sûre et complète le dépôt immuable de la foi de l’Eglise.

Il ne faut pas mettre à ce point l’accent sur un concile donné, qu’on en vienne à l’absolutiser et à le placer de fait sur le même pied que la parole de Dieu orale (la Tradition sacrée) ou écrite (l’Ecriture Sainte). Vatican II lui-même a très justement affirmé (cf. Dei Verbum, 10) que le Magistère (le pape, les conciles, le magistère ordinaire et universel) ne se situe pas au-dessus de la parole de Dieu mais en-dessous, lui étant subordonné: il est seulement son serviteur (serviteur de la Parole orale de Dieu, c’est-à-dire la Tradition sacrée, et de la Parole écrite de Dieu, c’est-à-dire l’Ecriture Sainte).

D’un point de vue objectif, les affirmations du Magistère (les papes et les conciles) qui ont un caractère définitif ont plus de valeur et de poids que les affirmations à caractère pastoral, dont la qualité est naturellement changeante et provisoire, sujette aux circonstances historiques ou apportant une réponse à des situations pastorales d’une période donnée, comme c’est le cas pour la plupart des affirmations de Vatican II.

L’apport original et précieux de Vatican II réside dans l’appel universel à la sainteté qui s’adresse à tous les membres de l’Eglise (chapitre 5 de Lumen Gentium), dans la doctrine relative au rôle central de Notre Dame dans la vie de l’Eglise (chapitre 8 of Lumen Gentium), dans l’importance du rôle des fidèles laïcs par rapport à la sauvegarde, la défense et la promotion de la foi catholique, et dans leur devoir d’évangéliser et de sanctifier les réalités temporelles conformément au sens pérenne de l’Eglise (chapitre 4 de Lumen Gentium), dans la primauté de l’adoration de Dieu dans la vie de l'Eglise et la célébration de la liturgie (Sacrosanctum Concilium n° 2 ; 5-10). Le reste peut être considéré jusqu’à un certain point comme secondaire, temporaire et sera, à l’avenir, probablement jugé oubliable, comme cela fut le cas pour certaines affirmations non définitives, pastorales et disciplinaires de divers conciles œcuméniques par le passé.

Les sujets suivants : Notre Dame, la sanctification par les laïcs de leur vie personnelle en même temps que la sanctification du monde selon le sens pérenne de l’Eglise, ainsi que la primauté de l’adoration de Dieu, sont les aspects les plus urgents qui doivent être vécus en notre temps. En cela Vatican II a un rôle prophétique qui, malheureusement, n’a pas encore été réalisé de manière satisfaisante.

Au lieu de vivre ces quatre aspects, une part considérable de la Nomenklatura théologique et administrative au sein de la vie de l’Eglise a promu au cours de ces cinquante dernières années, et continue de promouvoir des thèmes doctrinaux, pastoraux et liturgiques ambigus, altérant ainsi l’intention originelle du Concile ou en utilisant abusivement ses affirmations doctrinales moins claires, voire ambiguës, en vue de créer une autre Eglise – une Eglise de type relativiste ou protestant. Nous vivons de nos jours l’aboutissement de ce développement.

Le problème de la crise actuelle de l’Eglise consiste en partie dans le fait que certaines affirmations de Vatican II qui sont objectivement ambiguës, ou ses rares affirmations qui peuvent difficilement s’accorder avec la tradition magistérielle constante de l’Eglise ont été « infaillibilisées ». C’est par ce moyen qu'on a bloqué le sain débat assorti d’une nécessaire correction implicite ou tacite.

En même temps, on a encouragé la fabrication d’affirmations théologiques contrastant avec la tradition pérenne (par exemple, en ce qui concerne la nouvelle théorie d’un double sujet suprême ordinaire du gouvernement de l’Eglise, c’est-à-dire le pape seul et le collège épiscopal tout entier ensemble avec le Pape ; la doctrine de la neutralité de l’Etat par rapport au culte public qu'il doit rendre au vrai Dieu, qui est Jésus-Christ et qui est aussi Roi de chaque société humaine et politique ; la relativisation de la vérité selon laquelle l’Eglise catholique est l’unique chemin du salut, voulu et ordonné par Dieu).

Nous devons nous libérer des chaînes qui ont « absolutisé » et entièrement « infaillibilisé » Vatican II. Nous devons réclamer un climat de débat serein et respectueux, à partir de l’amour sincère pour l’Eglise et pour la foi immuable de l’Eglise.

Nous pouvons voir un signe positif dans le fait que le 2 août 2012, le pape Benoît XVI a écrit une préface au volume relatif à Vatican II dans l’édition de ses Opera Omnia. Dans cette préface, Benoît XVI exprime ses réserves par rapport à certains contenus spécifiques dans les documents Gaudium et spes et Nostra ætate. La teneur des paroles de Benoît XVI laisse voir que des défauts concrets au sein de certaines sections de ces documents ne sont pas susceptibles d’amélioration par « l’herméneutique de la continuité ».

Une FSSPX, canoniquement et pleinement intégrée dans la vie de l’Eglise, pourrait également apporter une précieuse contribution à ce débat – tout comme le souhaitait Mgr Marcel Lefebvre. La présence canonique plénière de la FSSPX dans la vie de l’Eglise en notre temps contribuerait également à créer le climat général d’un débat constructif, de telle sorte que ce qui a été cru toujours, partout et par tous les catholiques au cours de 2.000 ans puisse être cru de manière plus claire et plus sûre également aussi de nos jours, réalisant ainsi la véritable intention pastorale des Pères du concile Vatican II.

L'intention pastorale authentique vise le salut éternel des âmes – un salut qui ne sera réalisé que par la proclamation de la volonté tout entière de Dieu (cf. Actes 20: 27). L'ambiguïté dans la doctrine de la foi et dans son application concrète (dans la liturgie et dans la vie pastorale) constituerait une menace pour le salut éternel des âmes et serait par conséquent anti-pastoral, puisque la proclamation de la clarté et de l’intégrité de la foi catholique et de son application concrète fidèle constituent la volonté explicite de Dieu.

Seule l’obéissance parfaite à la volonté de Dieu – qui nous a révélée par le Christ, Verbe incarné, et par les Apôtres, la foi véritable, la foi interprétée et pratiquée de manière constante et dans le même sens par le Magistère de l’Eglise – amènera avec elle le salut des âmes.

+ Athanasius Schneider, Evêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie d’Astana au Kazakhstan

Posté le 11 août 2017 à 11h08 par Michel Janva | Lien permanent

10 août 2017

Le but de la Fraternité Saint-Pie X : « servir l'Eglise par le sacerdoce catholique »

La Fraternité Saint-Pie X a beaucoup fait parler d'elle ces derniers mois. Entre la multiplication des faveurs que lui accorde le pape François (envisageant le statut canonique le plus favorable, validant ses confessions, et désormais ses mariages), et les réticences qu’une poignée de ses alliés les plus durs lui font subir à la marge, elle continue à s'étendre dans le silence de l'apostolat de ses 1100 membres. À ceux-là s'ajoutent quelques centaines de religieux qui coopèrent à leurs œuvres. Dans un entretien accordé en Belgique, l'abbé Patrick Duverger, prêtre français de la FSSPX, supérieur du district du Benelux et ancien missionnaire en Afrique, rappelle quelques fondamentaux de l’œuvre de Mgr Lefebvre :
 
Image« Fondée officiellement selon le droit de l’Eglise, je dirais que la Fraternité continue de s’appliquer à sa vocation particulière selon son charisme propre, inséparables l’une de l’autre en cette époque de grave crise dans l’Eglise. Sa vocation est de servir l’Eglise par le sacerdoce catholique : former des prêtres, les conduire dans leur sanctification, et accompagner au long de leur vie consacrée les prêtres qu’ils appartiennent à la Fraternité ou pas. Son charisme est de manifester la vitalité de la Tradition de l’Eglise, de la défendre contre ceux qui, quels qu’ils soient, la remettent en cause ou la relativisent, et de répondre aux justes demandes des catholiques subissant un état de grave nécessité. […]
 
« La Fraternité professe et adhère d’esprit et de cœur à l’unique Eglise du Verbe incarné, Notre-Seigneur Jésus-Christ - l’Eglise catholique romaine - fondée sur Pierre et les apôtres. Cette Eglise, incarnée elle aussi dans le temps et dans l’espace, existe aujourd’hui, sous l’autorité du Pape François, Vicaire de Jésus-Christ, avec les évêques sous son autorité. La Fraternité tient à vivre dans l’unité romaine hors de laquelle il n’y a pas de salut, et refuse catégoriquement tout ce qui pourrait l’en séparer. La Fraternité, à la suite de son vénéré fondateur, Mgr Marcel Lefebvre, tient à « sentire cum Ecclesia » - juger à l’unisson de l’Eglise -, de manière bien réelle en chacun de ses membres. […]
 
« La Fraternité, œuvre d’Eglise, a le droit d’être reconnue, telle qu’elle est, selon sa vocation et son charisme propres, par un juste statut canonique. La Fraternité en exprime le légitime désir. Bien évidemment, une telle reconnaissance ne saurait mettre sous le boisseau l’impérieuse nécessité de continuer le bon combat de la foi, en dénonçant les erreurs et même les hérésies partout répandues, et en donnant aux âmes de bonne volonté les moyens de tout restaurer dans le Christ, notre Seigneur et notre Roi. La Fraternité a la conviction que cette reconnaissance, réparant une longue injustice, apporterait à l’Eglise une grâce de renouveau, aujourd’hui si urgente. Notre-Seigneur Jésus-Christ y pourvoira selon sa Sagesse qui nous dépasse. Il est le Chef de son Eglise. »

Posté le 10 août 2017 à 22h27 par Michel Janva | Lien permanent

29 juillet 2017

Prions pour le pape, la curie et nos pasteurs

Lu sur Infocatho :

"Nous allons bientôt fêter Notre-Dame de l’Assomption, figure de l’Eglise triomphante. Prions-la pour l’Eglise militante et tout spécialement pour nos pasteurs. Malheureusement, l’Épouse sans tache est trop souvent défigurée par les péchés de ses fils. Ainsi avons-nous appris avec effroi la nouvelle de ces orgies homosexuelles, où la drogue coulait à flot, à deux pas de Saint-Pierre de Rome ; ou encore les “ennuis” du Cardinal Pell.

Mais, plus grave encore peut-être, la foi elle-même est parfois abandonnée par ceux-là mêmes qui ont reçu du Christ mandat de l’annoncer jusqu’aux extrémités de la terre.

Mais, ces prières doivent aussi s’accompagner de notre propre réforme intellectuelle, morale et spirituelle. Mère Teresa répondait malicieusement  à un journaliste qui l’interrogeait sur ce qui n’allait pas dans l’Eglise : “Vous et moi.” Ce sont nos péchés qui défigurent l’Eglise qui, malgré tout, demeure sous les souillures l’Épouse immaculée du Verbe de Dieu.

Nous vous proposons donc, amis lecteurs d’Infocatho, de vous inscrire ici, soit pour jeûner, au moins une fois avant le 15 août, soit pour réciter une dizaine de chapelet, pour l’Eglise, le Pape et nos pasteurs, et notre propre conversion."

Posté le 29 juillet 2017 à 19h14 par Michel Janva | Lien permanent

Pour en finir par prudence avec Maria Valtorta

Un lecteur nous propose cette conclusion argumentée et dépassionnée à l'échange entre Yves Chiron et François-Michel Debroise :

"La « réponse » de François-Michel Debroise à l’article d’Yves Chiron s’appuie sur des témoignages latéraux qu’il estime authentiques mais omet le point central incontournable avancé par Yves Chiron : la mise à l’Index, en janvier 1960, de l’œuvre (4 premiers volumes) de Maria Valtorta.

On sait certes que l’Index a été aboli en juin 1966 par le pape Paul VI, pour des raisons essentiellement pratiques (l’impossibilité de lire et d’exploiter l’ensemble grandissant des publications à l’échelle planétaire), et beaucoup ont imaginé que l’Église, par cette abolition, réhabilitait les œuvres condamnées et les erreurs dogmatiques graves qu’elles contiennent.

Il est un fait historique indiscutable : Maria Valtorta est restée à l’Index jusqu’à l’abolition de 1966, comme le rappelait le cardinal Ratzinger en 1988. Cela est largement suffisant pour qu’un catholique fidèle au Magistère s’abstienne, par obéissance et simple prudence, de lire ne serait-ce qu’un des ses ouvrages.

Et quand on sait que la signature de la mise à l’Index s’est faite par saint Jean XXIII et le cardinal Ottaviani, secrétaire du Saint-Office, le doute n’est plus permis".

Posté le 29 juillet 2017 à 11h59 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

28 juillet 2017

La croissance de l'Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre

Mgr Gilles Wach est le fondateur et le prieur général de l'Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre (ICRSP) société de Vie Apostolique en forme canoniale de Droit Pontifical dont la principale mission est la formation de futurs prêtres en son séminaire de Gricigliano (Italie). Il répond à L'Homme Nouveau. Extrait :

L'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre (ICRSP) que vous dirigez a eu la grâce de plusieurs ordinations cette année encore. Les vocations ne se tarissent donc pas ?

Notre Institut a effectivement depuis plusieurs années la grâce de nombreuses ordinations sacerdotales, 29 depuis 2015 dont 6 cette année. Nos maintenant 106 chanoines exercent leur ministère sur trois continents, dans treize pays. C'est S.E.R. le Cardinal Burke  qui cette année encore nous a fait l'honneur de venir ordonner nos prêtres, tandis que S.Exc.R. Mgr Pozzo, secrétaire de la Commission Pontificale Ecclesia Dei est venu ordonner 13 diacres et sous-diacres pour notre Institut.

Ces vocations viennent du monde entier, en particulier d'Europe et de France. Notre maison de formation, le séminaire international Saint-Philippe-Néri de Gricigliano, situé à côté de Florence en Italie, s'apprête à recevoir en septembre 2017 plus de 20 nouveaux séminaristes en première année de formation. A ceux-là s'ajoutent une quinzaine de jeunes hommes qui vont passer une année de discernement dans nos maisons aux États-Unis, en Angleterre, en Allemagne, en Italie, en France.

Au total, c'est une centaine de vocations que nous accueillons actuellement pour les former au sacerdoce, dont 9 diacres.

Notre Institut compte également des oblats, c'est à dire de jeunes hommes qui se sentent destinés à se consacrer au sacerdoce de Jésus Christ Souverain Prêtre par une vie de prière liturgique avec nos chanoines, et par le service rendu au ministère sacerdotal dans notre Institut, sans avoir vocation à devenir prêtres. Ils sont actuellement une dizaine dans notre Institut, et autant en formation dans nos différentes maisons. Ils représentent 10% de nos membres, ce qui est une part importante et souvent méconnue de notre Institut ; leur aide est pourtant précieuse dans nos apostolats ; grâce à Dieu, leur nombre aussi est en croissance.

Je n'oublie pas nos sœurs Adoratrices, qui elles aussi attirent de nombreuses vocations, probablement cinq ou six nouvelles postulantes entreront dans les mois qui viennent. Cette branche féminine de notre Institut, présente dans trois pays, compte maintenant près de quarante religieuses. Elles apportent une grande aide à nos prêtres, d'abord dans la prière à leurs intentions, mais aussi en participant à divers labeurs apostoliques. [...]"

Posté le 28 juillet 2017 à 09h09 par Michel Janva | Lien permanent

26 juillet 2017

Non une religieuse ne va pas célébrer un mariage au Canada

Riposte catholique démonte la désinformation :

"Radio Canada a publié le 20 juillet dernier, un article au titre sensationnel : « Une première femme célèbre un mariage religieux en Abitibi-Témiscamingue ». Sensationnel en effet, mais faux ! Voici quelques extraits de cet article.

« Une sœur du Témiscamingue va célébrer un mariage, une première en Abitibi-Témiscamingue pour l’Église catholique. Sœur Pierrette Thiffault, de Moffet, va agir à titre de célébrante pour un mariage cette fin de semaine. Pierrette Thiffault s’est engagée auprès des sœurs catholiques de la Providence il y a 55 ans, mais jamais elle n’aurait pensé un jour célébrer un mariage ». La religieuse précise pourtant bien à Radio Canada qu’elle ne peut pas marier. « Je ne suis pas ordonnée et ce n’est pas dans ma fonction », rien n’y fait, Radio Canada persévère : « Pourtant, elle a reçu le 23 mai dernier une lettre qui confirme qu’elle peut présider un mariage. C’est la Congrégation du Culte divin et de la Discipline des sacrements de Rome qui lui en donne l’autorisation ».

Rappelons quelques principes. Le sacrement du mariage est échangé entre les époux (can. 1055), « c’est le consentement des parties légitimement manifesté entre personnes juridiquement capables qui fait le mariage » (can. 1057). Si une liturgie eucharistique du mariage est recommandée par les saints canons, elle n’est pas d’obligation pour que le sacrement soit valide. À défaut de l’évêque, du curé, d’un prêtre ou un diacre, la réception de l’échange du sacrement peut se faire « par un assistant au mariage », c’est-à-dire et seulement par « la personne qui, étant présente, demande la manifestation du consentement des contractants et la reçoit au nom de l’Église » (can. 1108, § 2). En l’absence de membres du clergé régulièrement ordonnés, la religieuse a reçu ce mandat de l’évêque, qui a été confirmé par la Congrégation du culte divin. La religieuse ne “célébrera” pas le mariage contrairement à ce que prétend – à quatre reprises ! – Radio Canada…"

Posté le 26 juillet 2017 à 19h14 par Michel Janva | Lien permanent

Cardinal Müller : "Les Conciles n’ont jamais été des rassemblements harmonieux"

Extrait d'un entretien donné par le cardinal Müller :

Unknown-5Comprenez-vous les raisons qui ont amené les Cardinaux Burke, Brandmuller, Caffarra et Meisner, maintenant décédé, à présenter au Pape les cinq Dubia à propos de l'Exhortation [Amoris Laetitia] ?

« Je ne comprends pas pourquoi une discussion calme et sereine n'a pas commencé [encore]. Je ne comprends pas où sont les obstacles. Pourquoi permettre aux tensions d’émerger, même publiquement ? Pourquoi ne pas organiser une réunion pour parler ouvertement de ces thèmes qui sont fondamentaux ? Jusqu'à présent, je n'ai entendu que des invectives et des insultes contre ces Cardinaux. Mais ce n'est pas le ton, ni la manière d’aller de l'avant. Nous sommes tous frères dans la Foi et je ne peux pas accepter de parler de catégories comme « un ami du Pape » ou « un ennemi du Pape ». Pour un Cardinal, c’est absolument impossible d'être contre le Pape. Néanmoins nous, les Évêques, ont le droit, je dirais, le droit divin de discuter librement. Je voudrais rappeler à l'esprit que lors du premier Concile, tous les disciples parlaient franchement, même en favorisant des controverses. À la fin, Pierre a donné son explication dogmatique qui a été entière pour l'Église. Mais seulement après, à la fin d'une longue discussion animée. Les Conciles n’ont jamais été des rassemblements harmonieux ».

Le point est de savoir si Amoris Laetitia est ou non une forme de discontinuité en ce qui concerne l'enseignement précédent. L’est-il ou non ?

« Le Pape a plusieurs fois déclaré qu’il n'y a pas de changement dans la Doctrine dogmatique de l'Église, et cela est évident, comme ça pourrait être impossible aussi. François a voulu encore attirer ces gens qui se trouvent en situation irrégulière en ce qui concerne le mariage ; autrement dit, comment les rapprocher des sources de la grâce sacramentelle. Il existe des moyens —canoniques aussi. Dans tous les cas, ceux qui veulent communier et se retrouvent dans un état de péché mortel, doivent d'abord recevoir le Sacrement de la Réconciliation, qui consiste à la contrition sincère, avec un ferme propos de ne plus pécher, dans la confession des péchés et la conviction d'agir selon la Volonté de Dieu. Et personne ne peut modifier cet ordre sacramentel qui a été fixé par Jésus-Christ. S’il y a quoi que ce soit, nous pouvons changer les rites extérieurs, mais pas ce noyau central. L’ambiguïté dans Amoris Laetitia ? Il peut y en avoir et je ne sais pas si c’était voulu. Les ambiguïtés, si elles existent, sont liées à la complexité matérielle de la situation dans laquelle les hommes se trouvent aujourd'hui, dans la culture dans laquelle ils sont immergés. De nos jours, presque tous les fondamentaux et les éléments essentiels pour les populations qui se disent superficiellement Chrétiennes ne sont plus compréhensibles. De là, les problèmes surgissent. Nous avons deux défis à venir ; tout d'abord : préciser quelle est la Volonté rédemptrice de Dieu et nous interroger sur la façon d'aider pastoralement ces frères et aller sur le chemin indiqué par Jésus ».

La réception de la Communion par les divorcés/remariés était une vieille demande de l'épiscopat Allemand.

« C’est vrai, il y avait trois Évêques Allemands : Kasper, Lehmann et Saïer, qui ont lancé la proposition au début des années 1990. Mais la Congrégation de la Doctrine de la Foi l’a rejetée définitivement. Tous ont convenu que c’était nécessaire d’en discuter à nouveau et jusqu'à présent personne n'a abrogé le document ».

Posté le 26 juillet 2017 à 10h19 par Michel Janva | Lien permanent

22 juillet 2017

A propos de la nouvelle attaque contre les frères Ratzinger

Benoit-et-moi a traduit plusieurs articles qui remettent en perspective certains faits à propos des 547 enfants du choeur de Ratisbonne abusés du temps du frère de Joseph Ratzinger. La nouveauté sans doute c'est que ces attaques contre Ratzinger viennent de l'intérieur de l'Eglise. Même émérite, il gêne encore :

"Avant tout, il convient de préciser que les faits dont il est question, en vertu du droit allemand, sont tombés en prescription depuis des décennies et que parmi les 49 responsables, les principaux sont morts depuis longtemps. Bref, nous parlons de faits qui ne pourront jamais être vérifiés dans un procès et dont certains responsables n'auront jamais leur mot à dire et ne pourront jamais se défendre pour des raisons évidentes.

Précisons ensuite que l'enquête porte sur des violences qui ont eu lieu à l'école Vorschule Etterzhausen, du temps où le directeur était Johan Meier, président de 1953 à 1992 et mort il y a 25 ans. En 2010, un certain Alexander Probst parla publiquement pour la première fois des violences subies entre 1960 et 1970 par cet homme mort depuis longtemps, et sur la base de sa plainte, le diocèse de Ratisbonne, à l'époque dirigé par Mgr Müller, ouvrit l'enquête, dont les résultats définitifs ont été exposés ces derniers jours.

Il en ressort l'image d'une institution typique «dans le temps», où étaient encore en vigueur les châtiments corporels, qui en Allemagne n'ont été interdits par la loi qu'en 1980. Les 547 sont ceux qui, entendus par la commission, ont affirmé en avoir subi. Beaucoup de ces histoires heutent certes la sensibilité contemporaine, mais ils correspondent en grande partie à des méthodes éducatives notoirement utilisées presque partout jusqu'à il y a quelques décennies. Il y a ensuite les 67 qui ont été victimes d'agression de caractère sexuel de la part de 9 personnes, dont les deux principaux accusés étaient déjà morts au moment de l'ouverture de l'enquête et n'ont donc pas pu raconter leur version. Sans nier la gravité de ces épisodes, nous nous permettons de dire que l'affaire semble avoir une portée somme toute beaucoup plus limitée que celle que les titres des journaux télévisés et des quotidiens cherchent clairement à nous faire croire. Le fait est qu'il y a un mot qui apparaît à un moment donné, à point nommé pour rendre l'ensemble plus juteux: Joseph Ratzinger.

Eh oui ... L'école en cause était en effet l'une de celles où étudiaient les membres du Regensburger Domspatzen, célèbre chœur de voix blanches que dirigeait à l'époque Georg Ratzinger, frère du pape émérite. Ce dernier n'a jamais été effleuré par l'accusation d'abus sexuels. D'après les témoignages qu'on peut lire dans le rapport final, il ressort que certains élèves se souviennent de lui avec des appréciations positive et parfois avec affection et d'autres en évoquent surtout le caractère bourru qui le conduisait parfois à lâcher une gifle. Il y a aussi des passages qui font franchement sourire, comme l'anecdote dans laquelle, tandis que le professeur crie, furieux, son dentier tombe ... Pour les corrections, qui encore une fois sont typiques des méthodes pédagogiques de «dans le temps» le vieux prêtre a présenté des excuses il y a sept ans, juste après les premières plaintes. En résumé, il s'agit vraiment de pas grand chose.

Cependant, il semble vraiment qu'on ait voulu de force associer le nom Ratzinger aux affaires d'abus sexuels. Et ainsi l'avocat Ülrich Weber, chargé par le diocèse de Ratisbonne de mener l'enquête, lors de la conférence de presse des jours derniers, a accusé le prêtre, aujourd'hui âgé de 93 ans, d'«avoir fermé les yeux et de ne pas avoir pris de mesures à cet égard».

En fait, à lire le rapport, les informations à ce sujet semblent très confuses. George Ratzinger aurait reçu des informations à trois reprises, très éloignées dans le temps, en 1969, en 1979 et 1993. On ne comprend pas bien de quoi il a effectivement entendu parler. Dans le rapport, il est question génériquement de «violence», sans préciser leur nature. L'avocat Weber affirme que le prêtre ne comprit pas qu'il s'agissait d'abus sexuels et pensa probablement à un simple excès dans les méthodes correctives, chose que l'intéressé avait déjà déclaré en 2010. À la page 380, on affirme qu'il «n'était pas le contact préféré pour signaler les violences sexuelles, compte tenu de son caractère» et à la page 381, est rapportée l'affirmation d'un ex-choriste qui qualifie d'«impensable» de tenir des discours sur le sexe avec lui, décrit comme un vrai puritain. Avouons-le: d'après ce que nous avons en main, à charge contre Georg Ratzinger, il n'y a strictement rien.

Mais voilà: mardi soir (18 juillet), le nom de «Ratzinger» a été prononcé à côté des mots «abus» et «sexuels» et tous les journaux télévisés ont pu hurler le titre: «Abus sexuels: le frère de Joseph Ratzinger savait!». De sorte que tout l'Occident est allé au lit horrifié à cause des 547 enfants violentés par le frère de Ratzinger. Avec en plus le non-dit, qui était pourtant le seul et unique motif pour lequel la nouvelle avait été donnée: l'Émérite pouvait-il ne pas savoir?

Le tout, comme par hasard, par retour de courrier à la nécrologie que Benoît XVI a dédiée au défunt cardinal Meisner, qui a créé des troubles nerveux chez qui-vous-savez... et tant qu'on y était, l'avocat Weber s'est senti en devoir d'attaquer aussi le cardinal Müller, autrement dit celui qui a décidé l'ouverture de l'enquête. Il faisait probablement semblant..."

Posté le 22 juillet 2017 à 12h02 par Michel Janva | Lien permanent

Du 24 juillet au 1er août : confions les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient à Saint-Charbel

Message de Charles de Meyer, président de SOS Chrétiens d’Orient

37779« Chers amis,

Du 24 juillet au 1er août, confions les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient à Saint-Charbel ! 

Cet été, plus de 200 volontaires de SOS Chrétiens d’Orient sont en mission en Syrie, en Irak, au Liban, en Jordanie et en Egypte.

Là-bas, ils vivent aux côtés des chrétiens qui n’ont plus rien et partagent leurs peines et leurs joies. Prions pour que, par l'intermédiaire de saint Charbel, leurs missions se déroulent au mieux et que les chrétiens d’Orient grandissent dans l’espérance.

Nous vous proposons de vous associer à eux en rejoignant la communauté de priants via le lien suivant : https://hozana.org/s/iKrNxq

Chaque jour, en plus de la prière de la neuvaine, un texte racontant un pan de la vie de Saint-Charbel et illustrant une de ses vertus vous sera proposé, ainsi qu’une intention de prière.

Nous ne pouvons pas tous soutenir financièrement les missions de SOS Chrétiens d’Orient, ou partir sur le terrain, mais nous pouvons tous prier ! 

Nos volontaires ont besoin de nos prières, ensemble confions-les à Saint-Charbel, grand saint du Liban.  

Merci ! »

Posté le 22 juillet 2017 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent

21 juillet 2017

Maria Valtorta : François-Michel Debroise répond à Yves Chiron

Suite à l'article d'Yves Chiron sur Maria Valtorta, François-Michel Debroise, mis en cause dans cet article, apporte quelques précisions intéressantes :

9782364630710"Me voilà donc, selon Y. Chiron, sectateur d'une œuvre anathème !

M. Chiron n'aime pas Maria Valtorta, moi si. C'est son droit et c'est le mien. Mais je ne le rangerais pas dans les lobbyistes dès lors qu'il émet une opinion différente de la mienne et qu’il l'exprime publiquement, ce qui est parfaitement respectable. Je me contenterais de combler quelques lacunes de son argumentaire, car j'ai connu Y. Chiron plus documenté.

Voilà que le cardinal Ratzinger exprimerait, selon ses sources, l'opinion de l’Église dans quelques "cartes postales" personnelles envoyées aux quatre coins du monde par son secrétaire, Mgr Clemens. Je l'ai connu différemment, le faisant toujours, et exclusivement, par la voie hiérarchique des évêques locaux et jamais directement à des particuliers, même quand on l'interrogeait sur Maria Valtorta.

Il a dû évoluer aussi avec son élection au siège de saint Pierre. Voilà qu'il accueille, en 2007, la pétition des évêques chinois préparant un synode sur "la Parole de Dieu" et réclamant, pour ce faire, la poursuite de la traduction de l'œuvre de Maria Valtorta en leur langue[1].

Ils rejoignaient ainsi la réaction des évêques du Kerala saluant unanimement,  en 1992, la traduction de cette œuvre en langue locale[2]. Sans doute ces pays évangélisateurs ont-ils une foi moins tétanisée par les "cartes postales".

C’est aussi SS. Benoît XVI qui béatifie, coup sur coup, dans la dernière année de son pontificat, deux soutiens affichés de Maria Valtorta. L’un, traducteur de la Bible en chinois, n’en finissait pas d’apprendre sur la vie en Palestine au temps de Jésus à la lecture d’une œuvre qu’il reconnaissait « venir de l’esprit Jésus »[3].

L’autre avait doté chacune des 35 maisons qu’elle avait fondées d’un exemplaire de « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé »[4]. Titre qui ne provient pas d’une proclamation anathème comme le suppose Y. Chiron, mais de la façon familière dont parlait Maria Valtorta de ses visions.

Ce serait une œuvre « subtilement sensuelle » ? Je ne sais si l’amour du Christ peut être rangé dans cette catégorie, mais c’est dommage pour Mère Teresa qui emmenait cette œuvre dans ses déplacements avec sa Bible et son bréviaire[5].

Ce serait aussi une œuvre bourrée « d’erreurs historiques et exégétiques ». On attend de savoir lesquelles, cela permettrait de corriger quelques avis émis sur la haute valeur de l’œuvre par des personnalités auxquelles je me fie plus sûrement qu’à M. Chiron ou que l’abbé Gérard Herrbach, qu’ils ne m’en veuillent pas. Telles :

  • Mgr Alfonso Carinci, Secrétaire de la Congrégation pour les Rites sacrés, pour qui il s’agit « d’une œuvre littérairement sublime, doctrinalement et spirituellement si élevée »,
  • Le cardinal Augustin Bea, alors confesseur de Pie XII et directeur de l’Institut biblique pontifical, qui se déclare « très impressionné par le fait que les descriptions archéologiques et topographiques sont faites avec une exactitude remarquable ».
  • Mgr Ugo Lattanzzi, recteur de l’université pontificale du Latran, pour qui l’œuvre requiert une "origine supranaturelle".

Le Père Gabriel M. Roschini, fondateur de l’Université pontificale de théologie "Marianum" et conseiller au Saint-Siège qui dans un livre envoyé à SS. Paul VI écrit qu’ « aucun autre écrit marial, pas même la somme de tous ceux que j'ai lus et étudiés, n'avait été en mesure de me donner sur Marie, chef-d'œuvre de Dieu, une idée aussi claire, aussi vive, aussi complète, aussi lumineuse et aussi fascinante, à la fois simple et sublime, que les écrits de Maria Valtorta. »

La Secrétairerie d’État répondit à cet envoi, au nom du souverain Pontife, par l'espoir « que vos efforts recueillent des fruits spirituels abondants. »

Le Père Yannik Bonnet, pour sa part, rapporte l’affirmation du secrétaire particulier de SS. Jean-Paul II selon laquelle le souverain Pontife avait l’œuvre de Maria Valtorta sur sa table de chevet[6].

Bref, voilà un extrait de la longue liste des "sectateurs" d’une œuvre anathème, sensuelle et bourrée d’erreurs historiques, exégétiques et sans doute théologiques.

La différence entre cette cohorte de "sectateurs" anathèmes et l’avis de MM. Chiron et Herrbach tient en ce que les premiers ont lu l’œuvre et pas les seconds. Dommage.

François-Michel Debroise

www.maria-valtorta.org

 

[1] Site du Vatican, préparation du synode sur la Parole de Dieu, contribution du 27 avril 2007, note n° 9.

[2] Copie des 7 courriers envoyés à cette occasion (bas de la page).

[3] Bienheureux G.M. Allegra (1907-1976), Critique, Macao juin 1970.

[4] Bienheureuse Mère Maria Inès du Très Saint Sacrement (1904-1981).  Lettre du 19 juillet 2001 à l’éditeur, de sœur Maria Uranga.

[5] Attestation sous serment du Père Leo Maasburg, Directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires en Autriche et confesseur de Mère Teresa pendant 4 ans, 2015.

Posté le 21 juillet 2017 à 19h04 par Michel Janva | Lien permanent

16 juillet 2017

Terres de mission : Les 10 ans du motu proprio

Posté le 16 juillet 2017 à 15h28 par Michel Janva | Lien permanent

Benoît XVI rend hommage au cardinal Meisner

Lors des funérailles du cardinal Joachim Meisner le samedi 15 juillet à Cologne, un message du pape émérite Benoît XVI a été lu par le préfet de la maison pontificale et secrétaire particulier de Benoît XVI, Mgr Georg Gänswein. Cela a d'autant plus de poids que le cardinal Meisner est l'un des quatre cardinaux qui ont présenté des Dubia au pape François à propos d'Amoris laetitia.

Traduction de Jeanne Smits :

DEy_e1SXsAEoGXq« En cette heure où l'Eglise de Cologne et les fidèles venus d'au-delà de ses frontières sont rassemblés pour dire à Dieu au cardinal Joachim Meisner, je suis avec vous par le cœur et la pensée, et, accomplissant avec joie le souhait du cardinal Woelki, je désire vous adresser un mot de souvenir.

« Lorsque j'ai appris la mort du cardinal Meisner mercredi dernier, je n'ai pas voulu y croire. La veille nous avions parlé au téléphone. Sa gratitude à propos du fait qu'il avait pu prendre quelques vacances après avoir participé à la béatification de Mgr Teofilius Matulionis à Vilnius le dimanche précédent (le 25 juin) était évidente au son de sa voix.  L'amour de l'Eglise des pays voisins à l'Est, qui avaient souffert sous la persécution communiste, ainsi que la gratitude que lui inspirait la résistance aux souffrances à cette époque-là, avaient marqué toute sa vie. De telle sorte qu'il n'y a pas pas de coïncidence dans le fait qu'il aura rendu la dernière visite de sa vie à un Confesseur de la foi dans ces pays-là.

« Ce qui m'a particulièrement impressionné au cours de cette dernière conversation avec le cardinal à la retraite, c'est la joie déliée, la joie intérieure, la confiance qu'il avait trouvées. Nous savons que ce berger, ce pasteur passionné a trouvé difficile de quitter son poste, spécialement à un moment où l'Eglise se trouve dans la nécessité urgente de disposer de bergers convaincants qui puissent résister à la dictature de l'esprit du temps et qui vivent et pensent la foi avec détermination. Cependant, cela m'a d'autant plus ému qu'au cours de cette dernière période de sa vie, il a appris à lâcher prise et à vivre toujours plus dans la certitude profonde que le Seigneur n'abandonne pas son Eglise, même lorsque parfois le navire a tant pris l'eau qu'il est sur le point de chavirer.

« Deux choses, dernièrement, lui ont donné toujours plus de joie et de confiance.

« 1.  D'abord, il m'a toujours redit la joie profonde qui le remplit à travers l'expérience du sacrement de pénitence lorsque des jeunes, surtout de jeunes hommes, vivent la grâce du pardon – ce don d'avoir véritablement trouvé la vie que seul Dieu peut leur donner.

« 2. La deuxième chose qui l'a toujours touché et qui l'a toujours rempli de joie, ce sont les progrès discrets de l'adoration eucharistique. Lors des JMJ de Cologne cela avait constitué pour lui un point central – qu'il y eût une adoration, un silence où le Seigneur seul puisse parler au cœur. Certains experts en pastorale et en liturgie avaient pensé qu'un tel silence dans la contemplation du Seigneur ne peut s'obtenir avec une telle masse de gens. Certains étaient également d'avis que l'adoration eucharistique est en tant que telle dépassée, puisque le Seigneur veut être reçu dans le Pain eucharistique, et qu'Il ne veut pas être simplement regardé. Mais ce Pain ne peut être mangé comme un aliment quelconque ; « recevoir » le Seigneur dans le sacrement eucharistique requiert toutes les dimensions de notre existence – la réception doit être adoration : tout cela est désormais tout de même devenu très clair. Ainsi le temps d'adoration eucharistique lors des JMJ de Cologne est devenu un événement très intérieur qui n'est pas devenu inoubliable pour le seul cardinal. Ce moment lui est toujours resté présent intérieurement et a été pour lui une grande lumière.

« Lorsque le cardinal Meisner, au dernier matin de sa vie, n'a pas paru à l'heure de célébrer la messe, on l'a trouvé mort dans sa chambre. Son bréviaire avait glissé de ses mains :  il est mort en priant, son regard tourné vers le Seigneur, en conversation avec le Seigneur. La nature de la mort qu'il lui a été donné de vivre redit encore une fois comment il a vécu : le regard tourné vers le Seigneur, et en conversation avec lui. Ainsi nous osons sans crainte confier son âme au bon Dieu. Seigneur, nous vous remercions pour le témoignage de votre serviteur Joachim. Permettez-lui d'être désormais un intercesseur pour l'Eglise de Cologne et pour l'ensemble de la terre ! Requiescat in pace ! »

Posté le 16 juillet 2017 à 15h16 par Michel Janva | Lien permanent

13 juillet 2017

Conversions en masse au Népal

Unknown-20Les conversions et les renonciations à l'hindouisme se produisent dans le district de Surkhet, dans l'ouest du Népal. Les dalits sont marginalisés en raison de leur appartenance à la caste. Et ils sont fatigués de subir de graves discriminations et de menaces. On estime qu'environ 50 000 dalits dans le district de Surkhet, victimes de graves discriminations, ont décidé de quitter l'hindouisme et d'embrasser le christianisme. La décision a été prise lors de la réunion avec un grand nombre de représentants. Lal Babu BK, l'un des participants a déclaré:

«Nous étions plus de 200. Nous nous sommes réunis pour nous convertir au christianisme pour nous sauver. Nous avons tous pratiqué la foi hindoue depuis des générations puisqu'elle était obligatoire, mais aujourd'hui le pays est sécularisé et l'hindouisme ne peut pas nous sauver. Ceux qui nous humilient sont des hindous comme nous. Nous ne pouvons même pas toucher les castes inférieures, ne pouvons pas entrer dans leurs maisons, nous ne pouvons pas toucher l'eau potable ni avoir accès aux lieux publics. Alors, quelle est cette croyance? Est-ce que nous sommes certains dans cette foi? Nous avons conclu que «non» et avons décidé de nous convertir au christianisme. »

« Nous sommes en danger partout et nous sommes discriminés à tout moment, alors nous demandons la grâce de Jésus parce que nous avons vu qu'il n'y a pas de discrimination dans le christianisme. Nous croyons que Jésus peut nous protéger ". "La décision est prise même si nous n'avons pas encore contacté le prêtre chrétien qui peut nous baptiser, nous le ferons et nous espérons que le prêtre nous accueillera".

Posté le 13 juillet 2017 à 10h48 par Michel Janva | Lien permanent

11 juillet 2017

Avortement : le président de la Conférence des évêques du Canada écrit au ministre des Affaires étrangères

Bishop_Crosby_Plénière_2015Mgr Douglas Crosby, évêque de Hamilton et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), a écrit à Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères, concernant son discours du 6 juin 2017 sur la politique étrangère canadienne. Dans son discours à la Chambre des communes, elle avait associé les droits des femmes au droit à l'avortement et aux « droits en matière de sexualité et de santé reproductive » en déclarant que « ces droits sont au cœur de notre politique étrangère ».

Dans sa lettre, Mgr Crosby exprime sa profonde inquiétude et son désaccord affirmant que cette déclaration est « erronée, troublante et malavisée ». Il rappelle que

"Premièrement, d’affirmer que l’avortement, entre autres, est « au cœur » de la politique étrangère du Canada est inexacte. Dans les faits, il n’existe aucun précédent pour appuyer une telle affirmation."

« plusieurs enjeux féminins qui auraient dû être soulevés parce qu'ils justifient un engagement international... ont été passés sous silence. Mentionnons entre autres les ententes économiques du Canada avec des pays où les fillettes sont tuées à la naissance parce qu'elles ne sont pas des garçons; où les femmes gagnent moins que les hommes pour le même travail ou ne peuvent bénéficier des mêmes privilèges de la loi, y compris le droit à l'éducation ou à la protection contre le viol, la violence physique, ou autre forme d'abus. »

"Deuxièmement, présenter l’avortement, entre autres, comme une valeur canadienne est également une erreur de principe."

Mgr Crosby fait ressortir qu'une « partie importante de la population (tant au Canada qu'à l'étranger) estime que l'enfant à naître est un être humain créé par Dieu, qui mérite de vivre et d'être aimé », alors que la Cour suprême du Canada a unanimement reconnu dans sa décision de la cause Morgentaler en 1988 que l'État a un intérêt légitime à protéger l'enfant à naître. Le Président de la CECC insiste que

« dans un contexte d'incertitude où la voix et le leadership du Canada ont du poids sur de nombreux sujets, du changement climatique à la paix mondiale, une idéologie politique ne devrait pas dicter la politique étrangère et l'emporter sur le bon sens et sur nos obligations humanitaires envers ceux et celles en grand besoin. »

La tentative d’inscrire le plaidoyer pour l’avortement dans la politique étrangère du Canada, en s’appuyant sur une compréhension particulière du féminisme, va aussi à l’encontre de l’orientation de votre argument. Elle contredit en effet le principe que vous formulez vous- même:

«de toute évidence ce n'est pas notre rôle d'imposer nos valeurs à l'échelle internationale. Personne ne nous a donné le mandat de faire la police dans le monde. »

"Si la politique étrangère canadienne a besoin d’un fondement stable, ce ne pourrait être le plaidoyer pour l’avortement et les « droits en matière de sexualité et de santé reproductive ». Et si la dignité des femmes doit reposer sur un fondement moral universel, ce ne saurait être en invoquant des principes qui ignorent les droits de l’enfant à naître."

Une copie de la lettre de trois pages a été envoyée au Premier ministre, Justin Trudeau; au ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, au chef de l'Opposition officielle, Andrew Scheer; au porte-parole de l'Opposition officielle sur les Affaires étrangères, Tony Clement, et au porte-parole de l'Opposition pour les droits de la personne et la liberté de religion, David Anderson.

Posté le 11 juillet 2017 à 19h10 par Michel Janva | Lien permanent

L’ancien footballeur irlandais Philip Mulryne a été ordonné prêtre

Unknown-15 Unknown-14L’ancien footballeur irlandais Philip Mulryne, 39 ans, a été ordonné prêtre le 8 juillet à Dublin en Irlande, par l’archevêque Joseph Augustine Di Noia, secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Philip Mulryne avait intégré l’Ordre des Prêcheurs dont il a revêtu l’habit en 2013, avant d’entrer en février 2016 au Séminaire pontifical irlandais de Rome. Dans son homélie, Mgr Augustine Di Noia a déclaré :

“Dans un certain sens, ton expérience d’athlète a aidé à te préparer pour ce moment, tu as appris le sens de travailler dur pour atteindre un but, et maintenant le but c’est le Christ”.

Originaire de Belfast en Irlande du Nord, le père Mulryne a été assigné au prieuré dominicain de Newbridge au cœur de l’île. L’ancien milieu de terrain de Manchester United, issu d’une famille catholique, avait dû mettre un terme à sa carrière en 2008 après une grave blessure.

Posté le 11 juillet 2017 à 18h26 par Michel Janva | Lien permanent

09 juillet 2017

Summorum Pontificum : 10 ans après

Quelques chiffres de Paix Liturgique :

Messe08_ominishonor"En février 2013, alors que prenait fin le pontificat de Benoît XVI, nous avions décompté 176 messes dominicales hebdomadaires célébrées en France selon la forme extraordinaire du rite romain, contre 104 en septembre 2007. Au 7 juillet 2017, en nous basant sur l'annuaire du Baptistère (ici) nous en dénombrons 221. Si l'on y ajoute les messes de la Fraternité Saint-Pie X (FSSPX), qui ont légèrement augmenté sur la même période et sont un peu plus de 200, cela représente environ 430 lieux où sanctifier son dimanche avec le missel de saint Jean XXIII. Alors que des lieux de culte « ordinaires » ferment constamment, en raison de la réduction continue du nombre des prêtres diocésains, les lieux « extraordinaires » ne désemplissent pas. 430 sur les 4200 paroisses de France soit prés de 10  %. La marge de progression absolue est donc encore grande...

En ce qui concerne les messes diocésaines ou célébrées par les instituts Ecclesia Dei, il est intéressant de noter que leur croissance est continue et régulière. Le changement de pontificat n'a pas eu d'influence sur la lente mais réelle expansion de la liturgie latine et grégorienne. 

Enfin, comme le montrent cette année encore les statistiques des ordinations sacerdotales – en 2107, en comptant la FSSPX, 22 prêtres « extraordinaires » assimilables à des diocésains, pour 84 diocésains « ordinaires » – entre 15 à 20 % des prêtres diocésains ordonnés en France le sont désormais chaque année dans et pour la forme extraordinaire du rite romain. Rapporté au fait que peu de lieu de culte offrent la liturgie traditionnelle, on peut légitimement se demander ce que cela donnerait si la forme extraordinaire était offerte dans ne serait-ce que 25 % des paroisses  de France ? Ce qui permettrait, en outre, de satisfaire les centaines de groupes de demandeurs auxquels on refuse encore cette possibilité !

II – AILLEURS DANS LE MONDE

a) Aux États-Unis
Selon les données de la Coalition in support of Ecclesia Dei (ici), il y a en juillet 2017 un peu plus de 480 lieux de culte diocésains aux États-Unis (FSSPX non comprise), contre environ 230 en 2007. Outre ce doublement de l'offre, il y a surtout un vrai boom de fidèles et un grand dynamisme des groupes traditionnels. Et une poignée d'évêques qui ont pleinement embrassé le motu proprio et l'ont intégré généreusement à leur pastorale ordinaire.

b) En Allemagne
Selon Pro Missa Tridentina (ici), il y a aujourd'hui 153 lieux de culte diocésains outre-Rhin, contre environ 35 il y a 10 ans. 54 d'entre eux offrent la messe chaque dimanche et jour de fête. Dans un pays où la hiérarchie de l'Église (ecclésiastique comme laïque) a majoritairement ramé contre l'œuvre du cardinal Ratzinger puis contre celle du pape Benoît XVI, c'est un résultat tonitruant !

c) En Pologne
En 2007, la Pologne ne comptait que 5 messes dominicales hebdomadaires selon la forme extraordinaire du rite romain. D'après les chiffres que nous a communiqués le portail UnaCum.pl (ici), il y en a désormais 40 pour un total de 118 lieux de culte (contre seulement 9 en 2007). En juillet 2017, 26 diocèses sur 41 offrent au moins une messe dominicale hebdomadaire selon les livres liturgiques en vigueur en 1962. Cette diffusion inattendue du motu proprio dans un pays qui a échappé aux pires abus postconciliaires nous a incités à y reprendre notre campagne de sondages internationaux, réalisée entre 2009 et 2011. Nous vous présenterons les résultats de cette enquête exclusive d'ici fin juillet.

d) En Angleterre
Nous avons donné dans notre lettre précédente le chiffre de 40 messes dominicales hebdomadaires (contre 18 en 2007) en Angleterre et au Pays de Galles en 2017. Nous pouvons ajouter, grâce aux renseignements fournis par la Latin Mass Society, que cela représente 147 lieux de culte offrant la forme extraordinaire en 2017 contre 26 seulement en 2007. Là encore, c'est un développement remarquable, soutenu essentiellement par le clergé diocésain et religieux issu de la forme ordinaire, les instituts Ecclesia Dei ne comptant que pour moins de 10 lieux de culte.

e) En Italie
Le mensuel Il Timone annonce 103 groupes stables de fidèles dans la péninsule dans son dossier de juin consacré au dixième anniversaire de Summorum Pontificum. En nous fiant aux données du Coordinamento Nazionale del Summorum Pontificum (ici), nous avons trouvé 107 lieux de culte ouverts à la forme extraordinaire du rite romain, dont 56 offrant la messe dominicale hebdomadaire. Si l'on considère que l'Italie compte 200 diocèses, c'est encore peu mais, en comparaison de 2007, c'est un grand bond puisqu'il n'y avait sans doute guère plus de 30 lieux de culte à l'époque dont seulement une douzaine avec la messe chaque dimanche.

III – MAIS...

Mais... les chiffres ne sont pas tout. Semaine après semaine, nous nous arrêtons sur les différents aspects du motu proprio et de la vie liturgique de l'Église. D’une part, il y a ces milliers de prêtres et de séminaristes qui, partout dans le monde, ont découvert cette messe et apprennent à la célébrer. Et, d’autre part, ce qui ressort de cette première décennie d'existence de la forme extraordinaire du rite romain – en ce sens, c'est bien une « nouvelle messe » que Benoît XVI a proposé à nos paroisses –, c'est qu'elle est toujours plus vivante dans l'Église, d'Écosse au Mexique, du Gabon à l'Indonésie. « Jamais abrogée » mais pratiquement interdite, la toujours jeune liturgie latine et grégorienne, a repris vie et fleurit à nouveau, partout où les pesanteurs de la machine ecclésiastique laissent souffler l'Esprit. Et comme, dans de nombreux pays, l'appareil ecclésiastique est appelée à s'alléger considérablement, faute de vocations et de moyens notamment, gageons que la forme extraordinaire a encore bien des sacristies, bien des sanctuaires et bien des cœurs, y compris d'évêques, à gagner..."

Posté le 9 juillet 2017 à 14h59 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2017

Summorum Pontificum : Une surprise positive a été l’intérêt manifesté pour la liturgie ancienne en Extrême Orient et en Europe orientale

Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei, fait le bilan de Summorum Pontificum, dans Famille chrétienne :

"Dans la perception de l’opinion publique, le Motu proprio a été vu comme une concession aux traditionalistes, et comme une manière de se rapprocher de la Fraternité Saint-Pie X pour dépasser la rupture avec elle. On ne peut bien sûr pas nier qu’un tel motif soit au centre de l’attention de tous, parce qu’aucun catholique ne peut se réjouir d’une division dans l’Église. Cependant, il serait complètement réducteur et insuffisant d’en rester à ce type de motivations. Dans la lettre d’accompagnement du Motu proprio, Benoît XVI a réaffirmé que le Concile Vatican II n’a pas abrogé les anciens livres liturgiques, mais a voulu qu’en soit faite une révision, sans rompre ou annuler la tradition qui précédait. Le Motu proprio, par conséquent, n’aspire pas à une uniformité liturgique, mais à une réconciliation dans l’Église, en faisant cohabiter les deux formes, ordinaire et extraordinaire, du rite romain, l’une à côté de l’autre, en en respectant la spécificité. Cela a d’ailleurs été le cas dans l’histoire de la liturgie, dans laquelle il y a toujours eu une multiplicité de rites et même de variantes du rite romain de Saint Pie V. De ce point de vue, le bilan de cette première décennie est en grande partie positif puisque – même si cela s’est fait lentement et non sans difficultés au début – cette conscience s’est accrue au sein de nombreux diocèses. Dans le même temps, la défiance réciproque a diminué. En France et aux États-Unis, en particulier, où les célébrations dans la forme extraordinaire sont plus nombreuses, le résultat peut être considéré comme profitable et encourageant. Et ce également grâce à l’engagement apostolique des Instituts qui sont sous la juridiction de la Commission pontificale Ecclesia Dei. En France tout spécialement, dans de très nombreux diocèses, est proposée, au moins dans un lieu, la messe dans l’usus antiquior. Une surprise positive a également été l’intérêt manifesté pour la liturgie ancienne en Extrême Orient et en Europe orientale. L’accueil en Italie est assez bon, même s’il apparaît encore modeste dans le Sud. 

Le Motu proprio est-il correctement appliqué, et qu’est-ce qui pourrait être amélioré en cette matière ?

Le bilan, prometteur dans l’ensemble, de ces dix années d’application du Motu proprio de Benoît XVI ne signifie pas que tous les problèmes aient été substantiellement résolus. Il existe des problèmes d’ordre pratique, comme l’insuffisance des prêtres disponibles ou idoines pour la célébration de la messe selon le Vetus Ordo. Cela empêche souvent l’Ordinaire de pouvoir exaucer toutes les demandes des groupes stables de fidèles. Dans certains diocèses, se manifeste aussi le manque de prêtres. Il y a aussi des problèmes liés à des préjugés idéologiques ou d’autres de caractère plus pastoral. Certains évêques regrettent que les « groupes stables de fidèles » faisant la demande d’une messe en forme extraordinaire ne soient pas toujours réellement insérés à l’intérieur de l’action pastorale de l’Église particulière. Il y a le risque d’un certain isolement. Cependant, un tel isolement n’est pas dû à l’usage de la forme extraordinaire, mais à d’autres facteurs que toute Église locale devra examiner spécifiquement. Il revient évidemment à l’Ordinaire de garantir et d’assurer l’harmonie et la participation active dans la réalité ecclésiale diocésaine, conformément à la loi universelle de l’Église. Le prêtre, missionné par l’évêque, qui célèbre l’usus antiquior, devrait avoir un rôle très important pour favoriser une telle harmonie et la participation des fidèles du « groupe stable » de la forme extraordinaire. Il y a ensuite le problème de la connaissance du latin dans la formation des séminaires, non seulement en raison d’une exigence liturgique, mais de manière plus générale, pour la formation structurelle de l’esprit et de l’éducation aux humanités qu’elle apporte, condition indispensable pour l’étude de la philosophie et de la théologie. Étant donné que nombre de séminaristes ne viennent pas de lycées littéraires ou scientifiques où l’étude du latin est obligatoire, je crois qu’il serait nécessaire d’assurer aujourd’hui une étude de la langue latine tout au long de la formation au séminaire, en ne se limitant pas à quelques heures hebdomadaires durant l’année de propédeutique (par exemple, on pourrait prévoir deux heures hebdomadaires tout au long du cycle de philosophie et de théologie). N’oublions pas que le latin est toujours la langue universelle de l’Église. Les prêtres doivent donc connaître cette langue et l’aimer."

 

Posté le 7 juillet 2017 à 08h37 par Michel Janva | Lien permanent

05 juillet 2017

Traverser le cancer avec Zélie Martin et la Vierge du Sourire

Capture d’écran 2017-07-04 à 18.48.56Un nouveau livret vient de paraître chez Life éditions : « Traverser le cancer avec Zélie Martin et la Vierge du Sourire ».

Dans la joie comme dans l’épreuve, sainte Zélie Martin s’est tournée vers Marie, la « Vierge du Sourire ». Elle savait que la Mère de Dieu accompagne chaque événement familial, qu’elle guérit, console et affermit ceux qui l’invoquent lorsque survient une affection grave comme le cancer.

Quand Zélie découvre la maladie qui la touche, après le choc de la nouvelle, elle choisit d’entrer progressivement sur la voie de l’abandon. Epouse et mère, elle vit cette épreuve comme une extraordinaire occasion de renouveau intérieur. Chaque instant la rapproche davantage de Jésus. Tout au long de sa maladie, elle se confie à l’intercession de Notre-Dame. N’ira-t-elle pas à Lourdes lui confier sa santé ? De retour, comprenant que la fécondité de sa vie est d’entrer dans la voie d’une oblation encore plus totale au Père, Zélie fait l’expérience d’un authentique bonheur, de la véritable joie. Ses jours désormais vont illuminer ceux qui l’entourent, et la lumière du Ciel prendra le pas sur la nuit.

Cette neuvaine s’adresse spécialement à ceux qui sont touchés par le cancer. Ils peuvent trouver en sainte Zélie une avocate, une amie, une sœur, qui va les aider à vivre ce temps d’épreuve comme une occasion unique de vivre toujours plus unis à Jésus et à Marie. En priant pour leur guérison physique, ils n’oublieront pas d’invoquer Notre-Dame qui guérit des blessures du corps mais aussi de l’âme. Ainsi, ils pourront témoigner autour d’eux, que celui qui prie et s’abandonne à Dieu, guérit toujours de ce qui est périssable en l’homme. Et la rémission sera alors vraiment complète car la plénitude de l’amour aura tout envahi. 

La neuvaine consiste en une méditation originale pour chaque jour dans l’esprit de Zélie Martin, suivie d’une prière originale de consécration à Marie. A noter que chaque méditation porte sur un aspect particulier qui rejoint ceux qui sont affectés par le cancer : la confiance en Dieu, l’espérance de la guérison, l’importance de l’instant présent, la souffrance, la paix intérieure, l’amitié …

En complément, une prière litanique originale adressée à Marie : la Sainte Vierge est invoquée pour soulager et consoler les personnes. Et pour conclure, le texte intégral du poème de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus « Mon chant d’aujourd’hui » est proposé à la méditation.

Voici quelques extraits de la neuvaine :

« Vous qui avez connu la lourde souffrance d’être touchée par un souci de santé sur lequel les hommes de science n’ont pas toujours le dernier mot, je vous remets ce que ce vis et vous demande de veiller sur moi et ceux que j’aime... »

« Sainte Zélie, donnez-moi de mieux comprendre le sens des événements qui m’arrivent, car je veux croire que rien n’arrive par hasard, pour moi mais aussi pour ceux qui m’entourent… »

« Sainte Zélie, j’ai parfois du mal à vivre paisiblement mes relations aux autres. Il m’arrive de penser que je suis réduit(e) à la maladie qui m’a atteint(e) et de souffrir de la distance que mettent certaines personnes avec moi. Je sens alors le poids de la solitude. Aidez-moi en ces heures… » 

A faire connaître … disponible en librairie (prix 4,90 euros) ou sur commande par ici.

Posté le 5 juillet 2017 à 16h45 par Michel Janva | Lien permanent

"La liturgie de la forme ordinaire pourrait nous faire courir le risque de nous détourner de Dieu"

Capture d’écran 2017-07-03 à 19.39.26Il y a dix ans, le 7 juillet 2007, Benoît XVI publiait son Motu proprio Summorum Pontificum, événement important de la vie de l’Eglise. A cette occasion, La Nef publie un dossier sur ce sujet, introduite par une réflexion du cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte divin. En voici un court extrait :

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Posté le 5 juillet 2017 à 08h45 par Michel Janva | Lien permanent

02 juillet 2017

Cardinal Turkson : "fermer le robinet" de l'immigration en provenance d'Afrique

Profile.reutLe cardinal ghanéen Peter Turkson juge souhaitable de "fermer le robinet" de l'immigration en provenance d'Afrique et de se concentrer sur les pays d'origine des migrants. Interrogé sur la menace de l'Italie de bloquer l'entrée de ses ports aux bateaux transportant des migrants secourus en Méditerranée faute de solidarité européenne, il a estimé que "le reste de l'Europe ne joue pas son rôle". Mais selon le cardinal, "la décision des Italiens est interne à l'Europe" et "on ne peut pas s'occuper de ces questions seulement en Europe".

"Le grand problème est de traiter cette question à la source par l'angle du développement, faire en sorte que les gens n'arrivent plus ainsi en Europe".

"C'est comme un robinet avec l'eau qui s'écoule: il ne faut pas juste sécher, mais fermer le robinet".

La grande majorité des pays africains ne sont pas des zones de guerre d'où les populations doivent absolument fuir.

"A mon avis, on peut changer les choses, maintenir les jeunes sur place".

Posté le 2 juillet 2017 à 20h21 par Michel Janva | Lien permanent

Benoît XVI reçoit les nouveaux cardinaux

Ces nouveaux cardinaux sont :

Posté le 2 juillet 2017 à 19h46 par Michel Janva | Lien permanent

01 juillet 2017

Programme du centenaire de Loublande 1917-2017

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Posté le 1 juillet 2017 à 09h40 par Michel Janva | Lien permanent

26 juin 2017

Terres de Mission : L’ indispensable travail de SOS Chrétiens d’Orient

Au sommaire :

Posté le 26 juin 2017 à 08h56 par Michel Janva | Lien permanent

25 juin 2017

Mgr Tobin : savoir si l'accord de Paris est ou non le meilleur ou le seul moyen est un débat légitime

Mgr Tobin, évêque de Povidence aux Etats-Unis, livre, à la veille des vacances, quelques réflexions rafraîchissantes, traduites par Benoît-et-moi :

 

Posté le 25 juin 2017 à 16h24 par Michel Janva | Lien permanent

22 juin 2017

La bénédiction d'une GayPride devait se faire dans la cathédrale : Le peuple s'est rebellé

C'est aux Pays-Bas, où un évêque a cru qu'il pouvait violer une cathédrale. C'était sans compter sur le peuple des baptisés :

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Posté le 22 juin 2017 à 23h43 par Michel Janva | Lien permanent

20 juin 2017

Le cardinal Burke sur TV Libertés

Ancien préfet du Tribunal Suprême de la Signature Apostolique, plus haute instance judiciaire de l’Eglise catholique, aujourd’hui patronus de l’Ordre Souverain et Militaire de Malte le cardinal Burke fut qualifié de “grand cardinal” par le pape Benoît XVI. Il répond, avec une grande douceur mais aussi une inébranlable fermeté, aux questions sur le pèlerinage de Chrétienté de la Pentecôte dont il a célébré la messe de clôture à Chartres, l’actualité du message de Fatima, l’importance du motu proprio Summorum Pontificum dans la vie de l’Eglise et enfin le sens des dubia qu’il a, avec trois autres cardinaux, adressé au souverain pontife à propos des interprétations possibles de l’exhortation apostolique post synodale Amoris Laetitia.

Posté le 20 juin 2017 à 11h11 par Michel Janva | Lien permanent

18 juin 2017

Chrétiens du Pakistan : Le père Parvez témoigne en France du 19 au 30 juin

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Posté le 18 juin 2017 à 09h43 par Michel Janva | Lien permanent

07 juin 2017

29 juin - Son et Lumière au Val de Grâce pour les chrétiens d'Alep : action humanitaire et civilisationnelle

Charles de Meyer, président de SOS Chrétiens d’Orient, organise une soirée exceptionnelle à l’Abbaye royale du Val-de-Grâce (1, place Alphonse Laveran – 75005 Paris). Spectacle unique Son & Lumière : Martyr et espérance des chrétiens d'Orient de saint Paul à nos jours. Deux projections du Son & Lumière : 21h30 et 22h30. Charles de Meyer répond à nos questions.

8154ff63-e06b-4c9b-98d7-a463a665066bPourquoi organiser une soirée en juin pour les Chrétiens d’Orient le 29 juin prochain ?

Il est important que la communauté des soutiens des chrétiens d'Orient se réunisse. SOS Chrétiens d'Orient est un formidable succès populaire : bientôt cent mille familles lui feront confiance, encore davantage de personnes prient et se mobilisent pour les pays dans lesquels nous intervenons, enfin une vraie génération s'est formée au sein de notre association avec près de mille volontaires partis en mission à compter de cet été. Ce rayonnement se fonde d'abord sur le lien de confiance que nos chefs de missions sont parvenus à établir sur le terrain au Liban, en Syrie, en Irak, en Egypte, au Pakistan, en Jordanie. Ils ont su montrer qu'avec la charité et l’espérance nos volontaires pouvaient soulever des montagnes.

Je me souviens encore des colis qui s'empilaient dans mon petit appartement : nous construisons désormais un lycée au cœur de Bagdad et participons à la réfection de la cathédrale d'Homs. Que de chemin parcouru ! Un chemin qui ouvre de nouvelles perspectives ! Nous nouons actuellement des contacts dans toute l'Europe, notre directeur général, Benjamin Blanchard, enchaîne les avions de Dublin à Washington pour témoigner, j'étais moi-même invité de l'assemblée des chrétiens d'Orient sous le patronage du président libanais Michel Aoun grâce à l'intermédiaire de Fouad Abou Nader. Notre association a gagné sa place dans le concert des associations œuvrant au Proche-Orient en développant une approche chrétienne et dynamique des enjeux !

Ces ambitions exigent toujours davantage de fonds ! Un seul exemple : j’étais en décembre dernier dans tous les bastions chrétiens aux frontières du Liban. Al-Nawraj, notre association partenaire au Liban, et notre délégation avons reçu des centaines de dossiers. Il y 10 jours, j’inaugurai une série de projets (générateur, couveuse, centre de formation professionnel) pour une valeur de 150 000 dollars. Comme vous pouvez le constater, notre capacité d’adaptation va de pair avec un besoin de financement grandissant.

Aussi, pour faire face à des projets encore plus coûteux dans d’autres pays, nous devons continuer à mobiliser. C’est le cas à Alep, dans le quartier arménien, où nous avons besoin de 300 000 euros pour reconstruire une centaine de maisons.

En venant ce jeudi 29 juin, vous témoignerez ainsi de votre souci pour l’enracinement des communautés chrétiennes au Proche Orient et de votre solidarité avec ceux qui subissent des persécutions parce qu’ils confessent le Christ.

Comment est née cette idée de spectacle ?

Nous voulions faire cette soirée dans un lieu lové dans l’histoire de notre pays et notamment dans son histoire chrétienne. En effet, notre action n’est pas simplement humanitaire, elle se veut civilisationnelle : nous voulons retisser des liens entre la chrétienté française et les chrétientés orientales.

Le concours de Richard Millet, du père de Pomerol, de Charlotte d’Ornellas est venu incarner l’engagement des Français pour leurs frères orientaux. Le texte de Richard Millet sublime l’histoire des martyrs orientaux pour expliquer leur actualité et peindre le sens de leur témoignage. Enfin la cohorte d’écrivains qui viennent signer leurs ouvrages montrent que l’esprit français se révolte contre l’indifférence devant le sort fait à nos frères aînés dans la foi.

Vous le voyez le cahier des charges pour la société de production du son et spectacle, la société Edel, était exigeant. Elle a su y répondre avec brio et virtuosité ! Je ne peux vous en dire plus : il vous reste à venir à notre rencontre le jeudi 29 juin prochain !

Venez prier et apprendre aux côtés des chrétiens d’Orient et à leur seul bénéfice !

Pourquoi soutenir particulièrement la communauté arménienne d’Alep?

Alep est une des villes les plus importantes. C’est un carrefour et un joyau ! L’évidence est que cette ville a souffert : bombardements, exactions terroristes, privations. Les chrétiens qui ont fait le choix d’y rester sont des héros qui méritent notre admiration et notre sollicitude.

La quartier de Midan jouxtait des places fortes de certaines factions islamistes. Il a donc particulièrement souffert. Notre chef de mission en Syrie y a tissé une belle relation de confiance. C’est donc tout naturellement que nous avons pris la décision d’y investir les fonds récoltés à l’occasion de cette soirée.

Posté le 7 juin 2017 à 08h29 par Michel Janva | Lien permanent

06 juin 2017

Springprozession de saint Willibrord à Echternach (Luxembourg)

IMG_0263Comme annoncé la procession dansante (Springprozession) annuelle de saint Willibrord à Echternach (Luxembourg) a eu lieu le mardi 6 juin 2017. Des milliers de personnes y ont participé malgré des conditions atmosphériques quasi hivernales : température fraîche et fortes pluies.

Elle était menée par monseigneur HOLLERICH, archevêque de Luxembourg. Le cardinal MARX, archevêque de Munich et Freising, a donné l’homélie de départ. Deux évêques français y étaient présents : monseigneur LAGLEIZE (Metz) et monseigneur STENGER (Troyes).

Monsieur Yves WENGLER  boumgmestre d'EchternachLa plupart des participants venaient du Benelux et d’Allemagne. Des pèlerins du diocèse de Carlowe (Irlande) étaient présents. Monsieur Yves WENGLER, bourgmestre d'Echternach, a participé à la procession avec les hommes de la ville.

Pour la prochaine procession rendez-vous est pris pour le 22 mai 2018.

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Posté le 6 juin 2017 à 19h10 par Michel Janva | Lien permanent

Les relations actuelles entre Rome et la Fraternité St Pie X

Dans « Terres de Mission », l’émission religieuse de TVLibertés animée cette semaine par Guillaume de Thieulloy, trois sujets :

Posté le 6 juin 2017 à 07h29 par Michel Janva | Lien permanent

03 juin 2017

17 juin : soutien aux Chrétiens d'Orient La Valette du Var

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Posté le 3 juin 2017 à 19h17 par Michel Janva | Lien permanent

29 mai 2017

Les 35 chrétiens assassinés en Egypte ont refusé d'abjurer leur foi

Deux autocars transportant des familles coptes qui se rendaient en pèlerinage au monastère de saint Samuel le Confesseur ont été attaqués par des jihadistes. Au moins 35 morts, dont de nombreux enfants, et 25 blessés :

"Les hommes masqués ont ordonné aux chrétiens se rendant dans un monastère de descendre de l'autocar et d'abjurer leur foi, ont raconté les rescapés de l'attaque perpétrée vendredi en Egypte.

"Ils leur ont demandé de renier leur foi chrétienne, un à un, mais tous ont refusé", lâche dans un souffle père Rashed.

Alors les hommes armés les ont froidement abattus, en leur tirant dans la tête (...)"

Tweet de l’évêque Jérémie, président du Centre culturel copte au patriarcat du Caire :

 A l’issue de la prière du Regina Caeli ce dimanche 28 mai, le Pape François a fait part de ses pensées après les récents attentats terroristes en Egypte et à Manchester.

"Je souhaite de nouveau exprimer ma proximité à mon cher frère le Pape Tawadros II et à toute la nation égyptienne, qui il y a deux jours a subi un autre acte de violence féroce, a dit François depuis la fenêtre du palais apostolique. Les victimes, a rappelé le Saint-Père, parmi lesquelles des enfants, étaient des fidèles et se rendaient dans un sanctuaire pour prier, ils ont été tués après qu’ils aient refusé de renier leur foi chrétienne. Que le Seigneur accueille dans sa paix ces courageux témoins, ces martyrs, et convertisse les cœurs des terroristes."

Posté le 29 mai 2017 à 06h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

26 mai 2017

6 juin : procession de saint Willibrord à Echternach (Luxembourg)

3099079_m3w678h382q75v62291_urn-newsml-dpa-com-20090101-140610-99-06129_large_4_3La procession (Springprozession) de saint Willibrord aura lieu à Echternach (Luxembourg) le mardi 6 juin 2017.

Elle se déroule chaque année le mardi de Pentecôte. Cette procession remonte vraisemblablement au moyen âge, mais ses origines sont imprécises. Elle est quasiment inconnue en France mais populaire au Benelux et dans la partie occidentale de l’Allemagne, qui se trouve à quelques centaines de mètres de la basilique, sur la rive gauche de la rivière frontalière la Sûre, affluent de la Moselle. Elle attire chaque année quelque 10 000 pèlerins venus de tout le Luxembourg, de Belgique, des Pays-Bas et d’Allemagne.

De nombreux prélats y participent autour de l’archevêque de Luxembourg. Cette année l’homélie de départ sera donnée par le cardinal MARX, archevêque de Munich et Freising, président de la conférence épiscopale allemande. Il fut préalablement évêque de Trèves, ville allemande distante d’Echternach d’une quarantaine de kilomètres. Comme l’an dernier des pèlerins du diocèse de Metz sont annoncés.

Pour de plus amples détails il convient de se reporter sur le site de l’archidiocèse de Luxembourg et la rubrique Willibrordus Bauverein. L’essentiel est hélas rédigé en allemand.

Les deux processions suivantes auront lieu les 22 mai 2018 et 11 juin 2019.

Cette procession est classée au patrimoine immatériel de l'UNESCO. Sa tradition est très vivace à Echternach et dans une bonne partie du Luxembourg. Avec la langue luxembourgeoise, dont la pratique connaît un regain par l'écrit et les médias, elle contribue à l'âme du pays et au rappel de ses racines chrétiennes. Au point de vue historique elle fut interdite par les Français (1793-1815) et les Allemands pendant les deux guerres mondiales. Au musée d'Echternach, qui se situe juste à côté de la basilique, dans l'ancienne abbaye, on voit un film et des photographies saisissants de la procession de 1945 (22 mai), qui s'est déroulée au milieu des ruines dues à la bataille des Ardennes de décembre 1944. Il n'est pas rare que des membres de la famille grand-ducale y participent. L'an dernier y est venue une délégation de la CDU allemande (parti d'Angela Merkel). Imaginerait-on en France la présence officielle de membres de LR ou de l'UDI à une manifestation religieuse, par exemple à un pèlerinage à Chartres ?

Posté le 26 mai 2017 à 08h50 par Michel Janva | Lien permanent

25 mai 2017

Apparitions de Notre Dame à Fatima : quelles conséquences pour nous?

Entretien avec l'abbé Alexis Garnier, aumônier général du pèlerinage de Notre Dame de Chrétienté, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre. Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté

Posté le 25 mai 2017 à 08h58 par Michel Janva | Lien permanent

23 mai 2017

Terres de Mission : Notre Dame de Fatima, 100 ans

En 3 parties :

Posté le 23 mai 2017 à 06h47 par Michel Janva | Lien permanent

21 mai 2017

14-17 septembre 2017 : Rome attend le peuple Summorum Pontificum

Le programme complet des cérémonies romaines pour le 10ème anniversaire du motu proprio Summorum Pontificum sera communiqué le 31 mai.

En attendant, les organisateurs nous prient de rappeler aux groupes intéressés qu'ils ont la possibilité de s'adresser à Via Sacra pour organiser leur séjour. 

Le pèlerinage commencera jeudi 14 septembre par une journée de conférences à l'université Angelicum et trouvera son sommet dans la procession solennelle du samedi 16 septembre qui mènera les pèlerins vers la basilique Saint-Pierre où sera célébrée une messe pontificale à midi.

Dans la vidéo que nous vous proposons, Mgr Sample, archevêque de Portland, explique l'importance de cet événement qui manifeste la splendeur de la liturgie traditionnelle au cœur de l'Église.

Posté le 21 mai 2017 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent

17 mai 2017

21 mai : Don Nicolas Bux à Paris

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Posté le 17 mai 2017 à 14h27 par Le Salon Beige | Lien permanent


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