26 mars 2015

Les chrétiens marocains prient en cachette

Un reporter de Vice (article en anglais) a rencontré des musulmans marocains convertis, qui assistent à la messe en silence dans des maisons, pour ne pas éveiller les soupçons. D'après le journaliste, ils seraient ainsi entre 5 000 et 40 000 à avoir embrassé le christianisme. La plupart des personnes interrogées, qui ont demandé l'anonymat, témoignent d'un pays qui "garantit la liberté religieuse, sauf pour les Marocains". Si l'apostasie n'est pas réprimée par la loi marocaine, "ébranler la foi d'un musulman" est sévèrement puni - jusqu'à trois ans de prison. En 2013, un converti a ainsi été condamné à 30 mois pour prosélytisme. Trois ans auparavant, sept familles ont été expulsées pour le même motif.

Posté le 26 mars 2015 à 21h27 par Louise Tudy | Lien permanent

25 mars 2015

Fidélité indéfectible à la doctrine traditionnelle sur le mariage et la sexualité

Lu ici :

"461 prêtres catholiques d’Angleterre et du Pays de Galles ont signé une lettre, publiée mardi 24 mars par le Catholic Herald, pressant les participants du prochain Synode sur la famille de ne pas changer l’enseignement et la pratique de l’Église sur le mariage, autrement dit de ne pas accorder la possibilité aux personnes divorcées remariées de recevoir la communion eucharistique et le sacrement de réconciliation.

 « Nous demandons instamment à tous ceux qui participeront au second Synode en octobre 2015 de proclamer clairement et fermement l’enseignement moral constant de l’Église, afin d’éloigner la confusion et de confirmer la foi », écrivent-ils.

Les signataires affirment « leur fidélité indéfectible à la doctrine traditionnelle quant au mariage et au sens véritable de la sexualité humaine, fondée sur la Parole de Dieu et enseignée par le Magistère de l’Église depuis deux millénaires ». Ils demandent le « maintien de la discipline traditionnelle concernant la réception des sacrements et de la cohérence entre la doctrine et la pratique ».

Ils s’engagent « à présenter cet enseignement dans sa totalité, en allant, avec la compassion du Seigneur, vers ceux qui luttent pour répondre aux demandes et défis de l’Évangile dans une société de plus en plus séculière » (...)"

Posté le 25 mars 2015 à 19h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

24 mars 2015

Entretien inédit avec le cardinal Burke

C'est sur le blog de Jeanne Smits :

"Le cardinal Raymond Burke nous a fait l'honneur de répondre longuement à une interview à de la famille, du mariage et du synode (...) Une partie de l'interview (...) a été accordée à la revue Monde & Vie, qui l'a publiée début février. Le reste est inédit, et vous est spécialement destiné, chers lecteurs de ce blog."

Posté le 24 mars 2015 à 19h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Il faut avoir le courage de témoigner de la vision catholique du mariage et de la famille

Spécialiste américain du Saint-Siège, biographe de Jean-Paul II et de Benoît XVI et auteur du Catholicisme évangélique, George Weigel a accordé une interview à Famille Chrétienne. Extraits :

"La culture du mariage et de la famille est en crise à travers tout le monde développé. La vision catholique du mariage et de la famille est une réponse convaincante à cette crise. Il faut avoir le courage de le prêcher et d’en témoigner. Des couples catholiques mariés et heureux sont les meilleurs évangélisateurs possibles pour l’Église dans la dévastation créée par le gnosticisme complaisant du XXIe siècle (...)

Le premier rôle de l’évêque, selon Vatican II est d’être un prédicateur et un évangélisateur. Je suis totalement d’accord avec cela. Les évêques qui passent 75 % de leur temps à faire de l’administration ne vivent pas selon la vision conciliaire de l’épiscopat. Dans Le Catholicisme évangélique, je présente Jean-Paul II comme un modèle efficace de leadership épiscopal (...)

Il y a un problème significatif d’ecclésiologie en Allemagne. J’espère que je ne choque personne en disant qu’il y a là une remarquable arrogance : au nom de quoi une Église mourante se donne-t-elle le droit de dicter au reste de l’Église universelle ce qu’elle doit faire ? Elle pourrait se le permettre si le catholicisme allemand avait relevé avec succès les défis de l’après-Concile et était une Église au sens évangélique vibrant. Mais ce n’est pas le cas : tout le monde est capable de lire les statistiques sur la pratique religieuse en Allemagne. Et elles ne suggèrent pas que les évêques et les théologiens allemands ont été très convaincants comme leaders d’une « Église en état permanent de mission ».

J’ajouterai que lorsque les conférences épiscopales deviennent sur-bureaucratisées, elles acquièrent une vie propre. Il peut arriver que cela pose de sérieux problèmes de cohérence catholique."

Posté le 24 mars 2015 à 18h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

22 mars 2015

« Dieu ou rien », du 3e secret de Fatima à l’année de la Miséricorde

Voici l'intégralité du Libre Journal de Grégoire Boucher de ce jour (programme annoncé ici) :

Posté le 22 mars 2015 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent

Le cardinal Sarah s'oppose frontalement au cardinal Marx

Toujours dans Aletheia, Yves Chiron rapporte les propos du cardinal Sarah à propos des questions discutées autour de la famille :

"Sur les questions relatives au mariage, au divorce, à l’homosexualité, à l’admission à la communion des divorcés remariés et à la reconnaissance par l’Église des unions homosexuelles, le cardinal Sarah a des propos clairs. Il rappelle que le divorce, le remariage civil des divorcés ou leur concubinage « sont l’occasion d’un grand scandale » (p. 360). Certains – y compris des cardinaux et des évêques – pensent que « le divorce est tellement fréquent aujourd’hui que son scandale n’existe plus... Selon ce raisonnement, nous pourrions donc admettre les divorcés remariés à la sainte communion ». Le cardinal Sarah estime que la banalisation d’une situation ne change en rien, sur le fond, à la nature du scandale :

« Ce type de raisonnement repose sur une mauvaise compréhension de la notion même de scandale. Ce dernier n’est pas un choc psychologique, mais une action qui entraîne délibérément autrui à pécher. En aucun cas, le pécheur ne doit tenter ni pousser l’autre à pécher. La tentation est un effet du péché lui-même. Or, la multiplicité des divorces et des remariages sont des péchés qui provoquent des situations sociales ou des institutions contraires à la bonté divine » (p. 361).

Il contredit frontalement le cardinal Marx, président de la conférence des évêques allemands, qui affirmait en décembre dernier :

« La recherche d’un accompagnement théologiquement responsable et pastoralement approprié des croyants divorcés ou divorcés et remariés civilement figure partout dans le monde parmi les défis urgents de la pastorale familiale et conjugale dans le contexte de l’évangélisation ».

Le cardinal Sarah lui répond :

« J’ai beaucoup de respect pour le cardinal Reinhard Marx. Mais cette affirmation si générale me semble être l’expression d’une pure idéologie que l’on veut imposer à marche forcée à toute l’Église. Selon mon expérience, en particulier après vingt-trois années comme archevêque de Conakry et neuf années comme secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, la question des ”croyants divorcés ou divorcés et remariés civilement” n’est pas un défi urgent pour les Églises d’Afrique ou d’Asie. Au contraire, il s’agit d’une obsession de certaines Églises occidentales qui veulent imposer des solutions dites ”théologiquement responsables et pastoralement appropriées”, lesquelles contredisent radicalement l’enseignement de Jésus et du magistère de l’Église » (p. 403).

Le cardinal Sarah lance même une mise en garde :

« J’affirme avec solennité que l’Église d’Afrique s’opposera fermement à toute rébellion contre l’enseignement de Jésus et du magistère » (p. 405).

Auparavant dans le livre il avait souligné combien les divisions doctrinales représentent un danger :

« Désormais, l’unité de l’Église est menacée au plan de la doctrine révélée, car nombreux sont ceux qui considèrent leur propre opinion comme la véritable doctrine ! Une des plus grandes difficultés actuelles se trouve dans des ambiguïtés ou des déclarations personnelles sur des points doctrinaux importants qui peuvent conduire à des opinions erronées et dangereuses. Ces errements désorientent beaucoup de fidèles. Sur des questions très graves, il existe parfois des réponses contradictoires apportées par le clergé et des théologiens. Comment le peuple de Dieu ne put-il pas être perturbé par de tels comportements ? Comment les baptisés peuvent-ils être certains de ce qui est bon ou mauvais ? La confusion sur la véritable direction à prendre est la plus grande maladie de notre époque » (p. 163-164)."

Posté le 22 mars 2015 à 12h17 par Michel Janva | Lien permanent

Cardinal Sarah : "Certaines messes ne sont pas différentes d’une kermesse"

Dans son bulletin Aletheia, Yves Chiron revient sur l'ouvrage du cardinal Sarah, et écrit :

"Le cardinal Sarah, familier de Solesmes et du grégorien, a toujours accordé une grande attention au caractère sacré de la liturgie. Dans ce livre, il rapporte un souvenir douloureux qui remonte au début du concile, en 1962 ou 1963, alors que la constitution sur la liturgie (Sacrosanctum Concilium) n’était même pas encore promulguée. Déjà la révolution liturgique s’engageait de façon anarchique dans plusieurs pays, y compris en Afrique donc :

« La cathédrale de Conakry avait un chœur élégant et ouvragé, raconte le cardinal Sarah, avec une belle réplique du baldaquin du Bernin, entourée de très beaux anges. Au moment des premières discussions sur la réforme liturgique, Mgr Tchidimbo est revenu à Conakry en ordonnant la destruction du baldaquin et du maître-autel. Nous étions en colère, incrédules devant cette décision précipitée. Avec une certaine violence, nous passions sans aucune préparation d’une liturgie à une autre » (p. 120-121).

Plus loin, le nouveau préfet de la Congrégation pour le culte divin reconnaît qu’une fois la constitution conciliaire promulguée bien des errements se sont produits sans attendre les textes normatifs d’application en préparation :

« Malheureusement, aussitôt après le concile, la Constitution sur la liturgie ne fut pas comprise à partir du primat fondamental de l’adoration, de l’agenouillement humble de l’Église devant la grandeur de Dieu, mais plutôt comme un livre de recettes... Nous avons vu toutes sortes de créateurs ou d’animateurs qui cherchaient davantage à trouver des astuces pour présenter la liturgie de manière attrayante, plus communicative, en impliquant toujours plus de gens, mais en oubliant que la liturgie est faite pour Dieu. Si Dieu devient le grand absent, toutes les dérives sont possibles, des plus banales aux plus abjectes. [...]

Si nous faisons la liturgie pour nous-mêmes, elle s’éloigne du divin ; elle devient un jeu théâtral ridicule, vulgaire et ennuyeux. Nous aboutissons à des liturgies qui ressemblent à des opérettes, à une fête dominicale pour se divertir ou se réjouir ensemble après une semaine de travail et de soucis de toutes sortes. Dès lors, les fidèles repartent chez eux, après la célébration eucharistique, sans avoir rencontré personnellement Dieu ni l’avoir écouté au plus intime de leur cœur. Il manque ce face-à-face contemplatif et silencieux avec Dieu qui nous transforme et nous redonne des énergies qui permettent de le révéler à un monde de plus en plus indifférent aux questions spirituelles. Le cœur du mystère eucharistique est la célébration de la Passion, de la mort tragique du Christ et de sa Résurrection ; si ce mystère est noyé dans de longues cérémonies bruyantes et chamarrées, le pire est à craindre. Certaines messes sont tellement agitées qu’elles ne sont pas différentes d’une kermesse populaire. Il nous faut redécouvrir que l’essence de la liturgie restera éternellement marquée par le souci de la recherche filiale de Dieu « (p. 150-151)."

Posté le 22 mars 2015 à 12h05 par Michel Janva | Lien permanent

Saint Janvier, Évêque et Martyr († 305)

Alors que le Pape François était en visite à Naples, le sang de Saint Janvier, qui se liquéfie miraculeusement dans son reliquaire tous les ans depuis le IVe siècle, s'est à nouveau liquéfié -partiellement- lors de la visite du Pape. Ce qui lui a fait dire malicieusement : "Il semble que le saint ne nous aime qu’à moitié". C'est la première fois depuis 1848 qu'un pape assiste au renouvellement du miracle.

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Saint Janvier, évêque et martyr, saint patron de Naples

"Saint Janvier vivait au IIIè siècle. Sa piété et sa science l'avaient fait élever au siège épiscopal de Bénévent, qu'il n'accepta que par ordre du Pape. Au temps de la persécution de Dioclétien, saint Janvier se multipliait pour soutenir le courage des chrétiens et les exhorter au martyre. Le préfet de la province l'apprit et le fit comparaître à son tribunal: "Offrez de l'encens aux idoles ou renoncez à la vie, lui dit-il. – Je ne puis immoler des victimes au démon, répond le Saint, moi qui ai l'honneur de sacrifier tous les jours au vrai Dieu." Il passa de l'interrogatoire à la fournaise; mais il en sortit saint et sauf, comme autrefois les jeunes Hébreux; ses cheveux, ses habits même furent respectés par le feu. Puis vint le supplice des ongles de fer, qui mit en lambeaux le corps du martyr. Jeté ensuite en prison: "Courage, dit-il à ses compagnons; combattons généreusement contre le démon. Le Seigneur m'a réuni à vous pour que le pasteur ne soit point séparé de son troupeau."

Le lendemain, Janvier et les autres martyrs sont exposés aux bêtes dans l'amphithéâtre de Pouzzoles, en présence d'une foule de peuple. Tous ces héros du Christ se munissent du signe de la Croix; ils chantent des hymnes, en attendant que la dent des lions permette à leur âme de s'envoler vers le Ciel. Les bêtes sont lâchées. O prodige! Lions et tigres, vont se coucher comme des agneaux aux pieds de leurs victimes et caressent ceux qu'ils devaient dévorer. Janvier et ses compagnons sont alors condamnés à avoir la tête tranchée. Le supplice fut accompagné de grands miracles. À un vieillard chrétien qui lui demandait un morceau de ses vêtements comme relique, il promit le linge qui devait servir à lui bander les yeux; et comme, après sa mort, le bourreau piétinait le bandeau sanglant en disant au martyr décapité: "Porte donc ce bandeau à celui à qui tu l'as promis," la victime obéit, et le bandeau, à l'étonnement de tous, se trouva entre les mains du vieillard chrétien.

L'histoire des reliques de saint Janvier est encore plus extraordinaire que celle de sa vie. Par saint Janvier, Naples fut délivrée de la peste, l'an 1497 et l'an 1529; un enfant fut ressuscité par le contact de l'image du glorieux martyr; la cité napolitaine fut plusieurs fois préservée de l'éruption du Vésuve. Mais un miracle qui se renouvelle plusieurs fois chaque année à époques fixes, c'est le miracle célèbre de la liquéfaction et de l'ébullition du sang de saint Janvier. Ce Saint est la grande célébrité de Naples, qui l'invoque comme son puissant protecteur."

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Posté le 22 mars 2015 à 08h42 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

21 mars 2015

Véronique Lévy, sur le chemin de la croix

Lu dans Le Figaro : La sœur cadette de BHL raconte sa conversion au catholicisme dans un livre, Montre-moi ton visage.

"En ce premier dimanche de carême de l'année 2012, la nef de Notre-Dame de Paris est pleine à craquer. Une cérémonie présidée par Mgr Vingt-Trois rassemble les adultes qui seront baptisés quarante jours plus tard, dans la nuit de Pâques. Soudain, dans l'assistance, on s'avise de la présence de Bernard-Henri Lévy. Que fait-il là, dans les rangées réservées aux familles des catéchumènes? Des tweets fusent, vite relayés. C'est ainsi que se répand l'incroyable nouvelle: Véronique Lévy, la sœur d'une des figures de la communauté juive française, s'est convertie au catholicisme."[...]

Véronique Lévy s'anime en évoquant la façon dont elle a entendu parler du Christ pour la première fois, sur une plage surpeuplée d'Antibes, lorsqu'elle avait… trois ans. Une fillette guère plus âgée qu'elle, Coralie, lui parle de Jésus-Christ et, au fil des ans et des vacances partagées, lui apprend les prières chrétiennes, la catéchise et lui offre un crucifix. La petite Véronique se toque de cet homme dont les bras grands ouverts sur la croix n'évoquent pas pour elle la douleur mais l'amour, un doux et tendre amour, inconditionnel et absolu. De cette passion d'enfance, elle ne parle pas à sa famille. Véronique sait que ses parents sont juifs, complètement laïcs certes, mais juifs. Son père la prenait sur ses genoux et lui disait: «Tu es une princesse. Tu portes un nom très ancien, aristocratique, le nom d'une des douze tribus d'Israël, la tribu de Lévi. Ne l'oublie jamais.»[...]

Au cours des vingt-cinq années qui suivent, ce Jésus la poursuit, s'invitant dans son existence décousue, désordonnée voire dissolue à travers des rencontres ou des événements, des songes surtout. Elle tente de vivre: études de lettres, puis d'infirmière, cours de théâtre, création de bijoux, histoires d'amour, tout ce qu'elle entreprend finira par échouer ou s'épuiser. Quelque chose lui manque sans qu'elle sache quoi.[...]

Son frère confirme: «Dans la vie de Véronique, il y a eu un corps-à-corps avec le mal, avec un pic juste avant sa conversion ; il y a eu de la grâce aussi et de la rédemption: elle est devenue une autre. Elle a refait son âme. Ce genre d'aventure spirituelle touche l'être dans toutes ses dimensions, de haut en bas.» Plus elle prie, plus elle s'incarne. Elle écrit: «L'Église est l'hôpital des âmes blessées, celles que la psychiatrie ou la psychanalyse n'ont pas pu soulager. Elle propose ce que le monde laïc a oublié, le pardon, la rédemption. Elle ouvre un chemin de liberté, défait les nœuds. L'Éternel ne divise pas, il unifie, nomme, ordonne et cet ordre est bonté.»[...]

Véronique Lévy,  Montre-moi ton visage , Cerf, 368 p.

Posté le 21 mars 2015 à 21h12 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

Pape François : la corruption « pue comme un animal mort »

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Le Pape en visite à Naples ne mâche pas ses mots face à une société gangrenée par la mafia et les pratiques malhonnêtes. « La corruption pue, la société corrompue pue », a-t-il lancé aux fidèles présents, ajoutant :

" Ceux qui prennent la voie du mal volent un morceau d'espérance à eux-mêmes, à la société, à tant de gens honnêtes, à la bonne réputation de la ville, à son économie."

Posté le 21 mars 2015 à 13h26 par Marie Bethanie | Lien permanent

Pakistan : un jeune chrétien de 19 ans se sacrifie pour sauver les paroissiens

Un attentat devant une église de Lahore, au Pakistan, qui aurait pu conduire à un véritable carnage, un peu comparable à celui d'hier dans une mosquée au Yemen, a été évité par l'héroïsme d'un jeune chrétien, qui a ceinturé le kamikaze et l'a empêché d'entrer, donnant ainsi sa vie pour ses frères :

"Il s'appelait Akash Bashir. Ce jeune chrétien, qui montait la garde devant l'église Saint-Jean à Lahore, dimanche dernier 15 mars, a empêché le terroriste d'entrer et de se faire exploser à l'intérieur de l'édifice catholique, archicomble à l'heure de la messe. 

Son geste courageux, qui lui a coûté la vie, a sauvé celle de nombreuses autres personnes. Son nom a été dévoilé par Ans, l'agence d'information salésienne : ce jeune était un ancien élève de l'école technique salésienne du quartier de Yuhannabad, à majorité chrétienne, où vivent encore environ 130 000 chrétiens."[...]

Posté le 21 mars 2015 à 09h49 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

20 mars 2015

Mgr Williamson de nouveau excommunié

FLu sur I-Media :

"En toute logique, le Vatican confirme l’excommunication de l’évêque britannique intégriste Richard Williamson qui, le 19 mars 2015, a procédé au Brésil à l’ordination épiscopale d’un prêtre français, l’abbé Jean-Michel Faure. Interpellé par I.MEDIA, le secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei a confirmé qu’après cet “acte illégitime“, l’évêque négationniste déjà exclu de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) était automatiquement excommunié."

De son côté, la Fraternité Saint-Pie X dénonce :

"Mgr Williamson et l’abbé Faure ne sont plus membres de la Fraternité Saint-Pie X depuis respectivement 2012 et 2014, à cause des vives critiques qu’ils formulaient contre toute relation avec les autorités romaines, dénonçant ce qui était, selon eux, une trahison de l’œuvre de Mgr Marcel Lefebvre.

La Fraternité Saint-Pie X déplore que cet esprit d’opposition aboutisse à cette consécration épiscopale. En 1988, Mgr Lefebvre avait clairement manifesté son intention de sacrer des évêques auxiliaires, sans juridiction, – en raison de l’état de nécessité dans lequel se trouvait la Fraternité Saint-Pie X et les fidèles catholiques -, dans le seul but de permettre à ces fidèles de recevoir les sacrements par le ministère des prêtres qui seraient ordonnés par ces évêques. Après avoir tenté l’impossible auprès du Saint-Siège, Mgr Lefebvre procéda aux sacres le 30 juin 1988, solennellement devant plusieurs milliers de prêtres et de fidèles, et quelques centaines de journalistes du monde entier. Tout montrait que cet acte, malgré l’absence d’autorisation de Rome, était posé publiquement pour le bien de l’Eglise et des âmes.

La Fraternité Saint-Pie X dénonce la consécration épiscopale de l’abbé Faure qui, malgré les affirmations du consécrateur et du consacré, ne s’apparente en rien aux sacres de 1988. En effet, toutes les déclarations de Mgr Williamson et de l’abbé Faure prouvent à l’envi qu’ils ne reconnaissent plus les autorités romaines, si ce n’est de façon purement rhétorique."

Posté le 20 mars 2015 à 18h04 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Pascal Gollnisch répond à la lettre ouverte de lycéens

Suite à la lettre ouverte de lycéens à Mgr Gollnisch, directeur de l'Oeuvre d'Orient, ce dernier nous fait parvenir cette réponse :

G"Chers amis,

Vous avez écrit une lettre ouverte pour manifester votre désaccord sur mes positions concernant les Français qui iraient se battre en Syrie.

La Syrie est en guerre civile avec des centaines de milliers de morts, de blessés, et des millions de personnes déplacées, chassées de chez eux.

Chaque jour je suis en contact avec les chrétiens de ce pays et nous essayons de les aider.

Nous sommes horrifiés par les centaines d’européens qui vont se battre avec le DAESH.

Il faut rendre à la Syrie le soin de décider de son avenir. Il faut limiter les interventions étrangères. Quelques dizaines d’européens ne changeront rien. De plus la guerre est un métier. Cela ne s’improvise pas.

Elle n’est pas un choix individuel, mais de la responsabilité des pouvoirs publics. Les chrétiens ne sont pas des mercenaires.

Il faut arrêter la guerre, et c’est à cela que les chrétiens doivent se consacrer. Il faut soulager les souffrances de la population. Il faut agir vers les autorités nationales et internationales.

Un engagement des européens avec le régime sera exploité avec les medias pour faire un très mauvais parallèle avec le DAESH.

Il faut se garder contre un faux héroïsme et écouter les vrais besoins des chrétiens d’Orient.

Mgr Pascal Gollnisch"

Posté le 20 mars 2015 à 14h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

19 mars 2015

Jésus le Messie

La Bonne Nouvelle du Christ annoncée aux musulmans.

Forum_logo (1)

Forum le samedi 9 mai et le dimanche 10 mai 2015

3ème édition - à Paris 16è (ND de Grâce de Passy)
 
De Mahomet... à Jésus le Messie, quelle liberté de conscience ?

Des intervenants exceptionnels : Xavier LEMOINE (Vice-Président du PCD), le père Samir Khalil SAMIR (Institut Pontifical Oriental, Rome), le père Edouard-Marie GALLEZ (Communauté Saint Jean), l'abbé Guy PAGÈS (Diocèse de Paris), l'abbé Guillaume de TANOÜARN (Intitut du Bon Pasteur), le père Philippe de KERGORLAY (Service des Relations avec l'Islam), Mohamed-Christophe BILEK (Notre-Dame de l'Accueil)...

Je m'inscris au forum...

Conférences, Tables Rondes, Témoignages, nombreux Stands d'associations, groupes de prière...
Pour enrichir sa formation et développer des relations personnelles au service de la mission vers les musulmans.

Posté le 19 mars 2015 à 13h42 par Marie Bethanie | Lien permanent

18 mars 2015

20 mars : journée de jeûne et de prière pour les chrétiens d'Orient

Nous vous invitons à vous joindre à l’appel lancé par le Cardinal Barbarin et les évêques de la Région Rhône-Alpes en ce vendredi 20 mars 2015 : une journée de jeûne et de prière pour soutenir nos frères chrétiens en Orient.

"Alors que la tragédie des chrétiens d'Orient et de tant d'autres minorités n'en finit pas d'apporter chaque jour son lot de mauvaises nouvelles, nous invitons les catholiques de nos diocèses et plus généralement les chrétiens et les hommes de bonne volonté qui le souhaitent à une journée de jeûne et de prière à cette intention, le 20 mars 2015.

En ce vendredi de carême qui correspond au dernier jour de l'hiver, nous intensifierons notre prière vers Dieu pour qu'adviennent le printemps de la paix et le retour de la vie, dans l'espérance de la Résurrection."

4

Mgr Philippe Ballot, archevêque de Chambéry, Maurienne et Tarentaise
Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon
Mgr François Blondel, évêque de Viviers
Mgr Yves Boivineau, évêque d'Annecy
Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne
Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Étienne
Mgr Patrick Le Gal, évêque auxiliaire de Lyon
Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence
Mgr Pascal Roland, évêque de Belley-Ars
Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l'Œuvre d'Orient

  • À Lyon, un rassemblement silencieux se tiendra devant la cathédrale Saint Jean, vendredi 20 mars à 18h30, en présence de Mgr Mouché, archevêque syriaque-catholique de Mossoul.
  • À Annecy, une Messe sera célébrée en l'église Notre-Dame de Liesse, vendredi 20 mars à 18h30.
  • À Bourg en Bresse, une Messe sera célébrée, à la co-cathédrale Notre-Dame, vendredi 20 mars à 18h30.
  • À Valence, une célébration eucharistique sera célébrée à la cathédrale vendredi 20 mars à 19h30, précédée de la conférence de carême : "La joie du service des autres".
  • À Viviers, une célébration eucharistique sera célébrée à la cathédrale, vendredi 20 mars à 12h.

Posté le 18 mars 2015 à 19h29 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Williamson va sacrer un évêque

WCe jeudi 19 mars, Mgr Richard Williamson, âgé de 74 ans, va consacrer évêque au monastère bénédictin de Santa Cruz (Brésil) l’abbé Jean-Michel Faure, un Français âgé de 73 ans, sans avoir fait aucune démarche à l’égard de Rome. La nouvelle, tenue secrète, a été révélée à la dernière minute. Tous deux ont été ordonnés dans les années 1970 par Mgr Marcel Lefebvre et se sont distancés ces dernières années de la Fraternité Saint-Pie X car ils reprochaient à leurs supérieurs de continuer à engager des pourparlers avec le Saint-Siège.

On peut ne pas être d’accord avec l’acte qu’a posé Mgr Lefebvre en 1988 puisqu’il a sacré quatre évêques sans l’aval de Rome. Son acte était selon lui justifié parce qu’il considérait qu’il n’y avait plus d’évêque soucieux de maintenir le catéchisme et surtout la messe selon le missel de 1962 (à l’époque peu ou pas permise). A l’époque il avait reçu une excommunication qui fut ensuite levée par Benoît XVI. Toutefois, on ne peut lui reprocher le fait d’avoir cherché pendant les vingt dernières années de sa vie à trouver une solution avec Rome. Même le lendemain des sacres épiscopaux, il déclarait à la presse italienne : « J’espère que dans quelques années, quatre ou cinq ans au maximum, Rome finira par trouver un accord avec nous. » Mgr Fellay, son successeur, a d’ailleurs été reçu à l’automne dernier par le cardinal Müller, supérieur de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, et plusieurs prélats romains visitent actuellement les séminaires de la FSSPX.

L’acte que s'apprête à poser Mgr Williamson, exclu en 2012 de la FSSPX, relève d’une logique respirant davantage le séparatisme. Sans démarche préalable à l’égard de Rome qui a été totalement ignorée, il cherche à trouver des évêques résolument hostiles à toute entente avec le Saint-Siège. En réalité, ce n’est pas la première fois que des dissidents d’Écône sombrent dans des lignées épiscopales qui ont clairement été ignorées par Rome. Ce fut le cas des abbés Franco Munari (1987), Daniel Dolan (1993), Clarence Kelly (1993), Donald Sanborn (2002) ou Andrés Morello (2006) qui ont versé les uns après les autres dans le sédévacantisme en recevant un épiscopat souvent douteux plusieurs années après avoir quitté la Fraternité. Tous, de toute façon, ignorent superbement Rome et bannissent catégoriquement l’idée de s’entendre avec les papes successifs. En général, ils ont rejoint de très petits groupes et sont tombés dans l’oubli.

Posté le 18 mars 2015 à 10h28 par Michel Janva | Lien permanent

16 mars 2015

Le monde a besoin de la miséricorde

Le pape François a donc annoncé un « jubilé de la miséricorde » à partir du 8 décembre. Le cardinal Barbarin déclare dans La Croix :

"Parce que c’est ce dont le monde a besoin ! Pendant cette année, chacun est appelé à faire un travail sur lui-même, mais aussi l’Église qui est pleinement elle-même quand elle fait miséricorde. Mère Teresa ou sœur Emmanuelle ne sont-elles pas des icônes vivantes de cette Église qui, remplie de Jésus, va là où le monde souffre ?

Je pense enfin que la miséricorde est un thème majeur dans ce dialogue interreligieux. Les musulmans l’utilisent deux fois dès qu’ils prononcent le nom de Dieu. La miséricorde, c’est ce dont le monde a le plus besoin aujourd’hui : tous, chrétiens, juifs, musulmans, nous savons que Dieu nous fait miséricorde et nous demande d’en être les relais dans le monde. Lors d’une rencontre interreligieuse, j’avais choisi de méditer sur la phrase centrale du Magnificat : « Sa miséricorde s’étend d’âge en âge »… Pour moi, le Magnificat tout entier est un hymne à la miséricorde."

Sur la miséricorde, il peut être utile de (re)lire l'encyclique de saint Jean-Paul II qui y est consacrée, Dives in Misericordia, écrite en 1980. Extrait :

"La miséricorde, en tant que perfection du Dieu infini, est elle-même infinie. Infinie donc, et inépuisable, est la promptitude du Père à accueillir les fils prodigues qui reviennent à sa maison. Infinies sont aussi la promptitude et l'intensité du pardon qui jaillit continuellement de l'admirable valeur du sacrifice du Fils. Aucun péché de l'homme ne peut prévaloir sur cette force ni la limiter. Du côté de l'homme, seul peut la limiter le manque de bonne volonté, le manque de promptitude dans la conversion et la pénitence, c'est-à-dire l'obstination continuelle qui s'oppose à la grâce et à la vérité, spécialement face au témoignage de la croix et de la résurrection du Christ.

C'est pourquoi l'Eglise annonce la conversion et y appelle. La conversion à Dieu consiste toujours dans la découverte de sa miséricorde, c'est-à-dire de cet amour patient et doux comme l'est Dieu Créateur et Père: l'amour, auquel «le Dieu et Père de Notre Seigneur Jésus-Christ» est fidèle jusqu'à ses conséquences extrêmes dans l'histoire de l'alliance avec l'homme, jusqu'à la croix, à la mort et à la résurrection de son Fils. La conversion à Dieu est toujours le fruit du retour au Père riche en miséricorde.

Jésus-Christ nous a enseigné que l'homme non seulement reçoit et expérimente la miséricorde de Dieu, mais aussi qu'il est appelé à «faire miséricorde» aux autres: «Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde». Dans ces paroles, l'Eglise voit un appel à l'action, et elle s'efforce de pratiquer la miséricorde. Si toutes les béatitudes du Sermon sur la montagne indiquent la route de la conversion et du changement de vie, celle qui concerne les miséricordieux est, à cet égard, particulièrement parlante. L'homme parvient à l'amour miséricordieux de Dieu, à sa miséricorde, dans la mesure où lui-même se transforme intérieurement dans l'esprit d'un tel amour envers le prochain.

Ce processus authentiquement évangélique ne réalise pas seulement une transformation spirituelle une fois pour toutes, mais il est tout un style de vie, une caractéristique essentielle et continuelle de la vocation chrétienne. Il consiste dans la découverte constante et dans la mise en œuvre persévérante de l'amour en tant que force à la fois unifiante et élevante, en dépit de toutes les difficultés psychologiques ou sociales: il s'agit, en effet, d'un amour miséricordieux qui est par essence un amour créateur. L'amour miséricordieux, dans les rapports humains, n'est jamais un acte ou un processus unilatéral. Même dans les cas où tout semblerait indiquer qu'une seule partie donne et offre, et que l'autre ne fait que prendre et recevoir (par exemple dans le cas du médecin qui soigne, du maître qui enseigne, des parents qui élèvent et éduquent leurs enfants, du bienfaiteur qui secourt ceux qui sont dans le besoin), en réalité cependant, même celui qui donne en tire toujours avantage. De toute manière, il peut facilement se retrouver lui aussi dans la situation de celui qui reçoit, qui obtient un bienfait, qui rencontre l'amour miséricordieux, qui se trouve être objet de miséricorde."

Posté le 16 mars 2015 à 17h59 par Michel Janva | Lien permanent

15 mars 2015

Vénération des reliques de sainte Thérèse à Saint-Gildas des Bois (44)

Du 19 au 24 mars (consulter l'annonce ici).

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Posté le 15 mars 2015 à 18h20 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 mars 2015

20 mars : témoignage sur les chrétiens d'Orient à Pernes-les-Fontaines (84)

Pernes-les-fontaines-20 mars

Posté le 14 mars 2015 à 07h00 par Michel Janva | Lien permanent

12 mars 2015

Résister, c’est ne jamais se décourager face aux difficultés

Le cardinal Sarah a connu en Guinée la dictature du président Sékou Touré. Il a été archevêque de Conakry, à 34 ans (en 1978). Il répond à la Vie :

"Dans de telles circonstances, en quoi consiste la résistance ?

Résister, c’est ne jamais se décourager face aux difficultés. La foi implique toujours une souffrance. Pendant ces années-là, je me retirais parfois en prière pendant deux ou trois jours, pour puiser des forces. Dieu était ma force. Dans les persécutions, il faut s’accrocher à notre rocher. Et les difficultés les plus impossibles à porter ne sont pas celles qui viennent de l’extérieur mais bien de l’intérieur. [...]

Je ne dirais pas que je suis pessimiste, mais l’Europe est dans une situation très inquiétante, notamment concernant la famille. Les femmes ne font plus d’enfants, le nombre des divorces explose. Les jeunes générations n’ont plus de modèles. Il faudra à l’Occident une grande dose d’humilité pour recevoir des autres. Mais c’est une nécessité. Les Africains peuvent, par exemple, en apprendre beaucoup aux Européens sur le respect de la vie, de la famille, des personnes âgées…

On a vu lors du récent synode sur la famille que certaines exigences doctrinales et/ou pastorales de l’Église catholique pouvaient susciter l’incompréhension, par exemple, à propos de la communion des personnes divorcées remariées.

Ce que le Seigneur nous demande aujourd’hui, il l’a aussi demandé à nos prédécesseurs. L’Église doit faire passer son message avec le vocabulaire d’aujourd’hui mais elle ne peut pas changer la substance de ce message. La pédagogie pastorale doit être affinée par chacun d’entre nous. Le synode peut donner des indications générales, mais chaque évêque, chaque prêtre doit trouver comment le dire dans son contexte spécifique. Le christianisme n’est pas une question de morale, c’est la rencontre avec une personne, Jésus-Christ. Cela dit, il ne faut pas donner des illusions aux gens. Dieu est bon, certes. Mais un père de famille est bon avec ses enfants et ne les laisse pas pour autant faire n’importe quoi.

Le synode sur la famille semble néanmoins avoir généré une certaine confusion auprès des fidèles…

La faute de cette confusion nous revient, à nous, cardinaux. Avoir publié un texte, qui était un document de travail, et qui ne reflétait pas les discussions des pères synodaux, c’est véritablement une faute grave. Nous avons publié une chose inconcevable et abandonné le thème de la famille au profit de questions marginales."

Posté le 12 mars 2015 à 09h40 par Michel Janva | Lien permanent

11 mars 2015

Le cardinal Cordes dénonce le sentiment "anti-romain" du cardinal Marx

Le cardinal allemand Paul Joseph Cordes, ancien président de l'oeuvre pontificale "Cor Unum", s'oppose publiquement à quelques déclarations du cardinal Reinhard Marx et de l'évêque d'Osnabrück, Mgr Franz-Joseph Bode, prononcées lors de l'assemblée plénière des évêques allemands. Extrait de la traduction par Benoît-et-moi :

C"Lors de l'assemblée plénière des évêques allemands à Hildesheim, des déclarations de son président ont été rendues publiques sans être pour autant ni confirmées par des documents, ni démenties par le secrétariat de la conférence épiscopale allemande. Comme les paroles du plus haut représentant des catholiques allemands apparaissent comme une ligne directrice, qu'elles ont de plus suscité des remous dans les medias, il est judicieux de contredire ouvertement quelques-unes des vues exprimées. Cela pourra contribuer aussi à mettre un terme à la confusion qu'elles ont suscitée çà et là. [...]

Nous sommes irrités bien plus par les imprécisions théologiques et les déclarations dans lesquelles le président de la Conférence épiscopale déclare sans ambages : "Nous ne sommes pas une filiale de Rome. Chaque conférence épiscopale est compétente pour la pastorale dans son aire culturelle, et sa mission propre est d'annoncer elle-même l'Evangile." — En spécialiste de l'éthique sociale, le cardinal Marx s'y connaît sans doute pour ce qui est des filiales et de leur dépendance des grandes entreprises. Dans le contexte ecclésial, de telles déclarations sont plus à leur place au comptoir d'un bistrot.

Qu'est-ce donc qui se cache derrière la "compétence" pour "la pastorale de l'aire culturelle particulière" ? Quand il s'agit de questions concernant une nouvelle édition du "Gotteslob" (livre de chants, en usage dans l'église de langue allemande) ou de décisions sur le déroulement du pèlerinage à Altötting, cette compétence revient sans conteste au président de la conférence épiscopale allemande. Il en va autrement du débat sur les problèmes des divorcés remariés. Cette matière est liée au cœur même de la théologie. Même un cardinal ne peut séparer, d'un revers de main, la pastorale de la doctrine. A moins de passer outre le sens, contraignant pour la foi, des paroles de Jésus et des déclarations contraignantes du Concile de Trente.

Le sens de la communion, fondement et soutien théologico-spirituel de l'Eglise universelle, n'est guère valorisé dans les déclarations d'Hildesheim — en dépit de la promesse explicitement prononcée par les évêques lors de leur consécration de garder "l'unité avec le collège épiscopal dans l'obéissance au successeur de Pierre". La phrase : "Nous ne pouvons pas attendre qu'un synode dise comment nous devons, ici, donner forme à la pastorale conjugale et familiale" n'est en tout cas pas inspirée par l'esprit ecclésial de la "communio". On le voit, le "sentiment anti-romain" n'est pas une invention de cabinet, mais correspond, dans les contrées du nord, à une réalité à effet centrifuge et, en tous les cas, dommageable au plus haut point pour l'unité de la foi.

Il est vrai que le cardinal Marx n'est pas seul. Le président de la commission pastorale de la Conférence, Mgr Franz-Joseph Bode, lui a apporté son soutien, en appelant à la fécondation réciproque de la pastorale et de la dogmatique. Il s'agirait là d'une vue "historiquement importante", qu'il dit même être un "changement de paradigme". Pour cela, Mgr Bode en réfère à la constitution conciliaire "Gaudium et Spes" où il est dit qu' "il n'est rien de réellement humain qui ne trouve un écho dans leurs cœurs (des disciples du Christ)".

Il en conclut : "Ce n'est pas seulement le message chrétien qui doit avoir une résonance parmi les hommes, mais les hommes doivent avoir une résonance chez nous ". — "Quel est aujourd'hui le rapport de l'enseignement de l'Eglise avec la vie quotidienne des hommes ? Intégrons-nous assez les expériences concrètes des hommes dans la doctrine ? Il ne peut y avoir de totale séparation entre vie et doctrine". En réalité, la tentative de déduire de l'expérience humaine le contenu de la foi n'est pas aussi neuve qu'on le prétend ici; et elle ne peut vraiment pas revendiquer l'expression de "changement de paradigme".

Au cours des discussions conciliaires sur la pertinence des phénomènes sociaux ou ecclésiaux pour la foi, le débat a gravité autour de l'expression biblique "signes des temps". De la discussion des pères conciliaires, il ressortit alors qu'il est erroné d'interpréter ces "signes des temps" dans la vie des hommes simplement comme une "source de la foi" et ils exclurent expressément le fâcheux raccourci selon lequel un phénomène qui défie l'Eglise serait en lui-même une source de la foi (locus theologicus).

La Constitution vaticane sur "La révélation divine" ne laisse au contraire aucun doute quant au fait que la foi de l'Eglise catholique se nourrit seulement de l'Ecriture Sainte et de la doctrine de l'Eglise. Indépendamment de ces enseignements univoques, il serait paradoxal qu'un petit groupe de membres de l'Eglise, qui vit dans une situation malheureuse du point de vue spirituel mais objectivement irrégulière, se voie assigner la fonction de source de la foi.

Ce problème ne concerne pas directement la majorité des membres pratiquants de l'Eglise. Puissent les pasteurs réunis à Rome l'automne prochain instruire aussi ces hommes et ces femmes, en leur disant à quel point leur mariage peut les enraciner toujours plus dans la foi en Jésus-Christ, afin qu'ils deviennent pour beaucoup de leurs contemporains des témoins de la puissance de Dieu dans la vie des hommes. Peut-être les pères synodaux penseront-ils même à exprimer leur estime à l'égard de tous ceux qui, par fidélité à leur promesse conjugale, n'ont pas contracté de nouveau lien. Car il en existe aussi."

Posté le 11 mars 2015 à 12h28 par Michel Janva | Lien permanent

Répondre à la détresse des chrétiens

Les missions de l'Aide à l’Église en Détresse, la nuit des témoins, l'AED en France, les causes des violences antichrétiennes, anti-christianisme et géopolitique, l’Égypte du Maréchal Sissi, la France et les chrétiens d'Orient, "l'Etat Islamique", présentés par son directeur pour la France, Marc Fromager, interrogé par Politique Magazine.

 

Posté le 11 mars 2015 à 07h35 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (1)

09 mars 2015

La Sainte Ligue, dans un esprit de chevalerie mariale

Samedi, le cardinal Raymond Burke a créé, au sanctuaire Notre-Dame de Guadalupe de son premier évêché La Crosse (Wisconsin), la « Sainte Ligue ». Voici une traduction par Yves Daoudal :

L
"Le Pape saint Pie V forma la Sainte Ligue originelle en réponse à la situation désastreuse dans laquelle se trouvait l'Europe chrétienne en 1571. Des petits groupes d'hommes catholiques et des morceaux d’armées de différents pays se réunirent sous la direction spirituelle du saint pape et la direction militaire de Don Juan d'Autriche. Par la prière et le jeûne, ils implorèrent l'aide de la grâce de Dieu, par l'intercession de la Mère de Dieu, et, par la grâce de Dieu Tout-Puissant, le 7 Octobre, 1571, à la bataille de Lépante, la flotte chrétienne remporta une victoire écrasante sur les Turcs ottomans, sauvant la chrétienté et de la civilisation occidentale. En ce moment particulier de notre temps, l'Église se trouve dans une situation similaire à celle de l'Église à la fin du XVIe siècle. Cependant, au lieu d'un ennemi physique à l'horizon, l'Église et la famille (l'Église domestique) sont menacées quotidiennement par le relativisme, la laïcité, l'impureté, et la confusion au sujet de l’enseignement de l'Église. 

La bataille aujourd'hui « n'est pas contre les forces humaines, mais contre les principautés et les puissances, les princes de ce monde de ténèbres, les mauvais esprits dans les cieux » (Ephésiens 6: 10-12). En réponse, des fidèles catholiques ont le désir de s’unir pour combattre ces forces surnaturelles du mal. Ces hommes ont besoin de quelque chose qui va les réunir afin qu'ils puissent tous travailler vers un but commun. L'objectif est d'être en état de grâce, et c’est pourquoi une nouvelle Sainte Ligue est formée.

La vision de la Sainte Ligue est de développer un réseau de paroisses basé sur des Heures Saintes mensuelles régulières avec confession et fraternité pour hommes.

La Sainte Ligue, dans un esprit de chevalerie mariale, sous le patronage de Notre-Dame de Guadalupe et de saint Joseph, vise à offrir la possibilité pour les fidèles de s'unir dans la prière, en particulier par des Heures Saintes eucharistiques mensuelles, pour la purification du péché et de la prédisposition à la grâce surnaturelle pour un exercice plus complet du triple office de Prêtre, Prophète et Roi reçu au Baptême. La prière particulière de la Sainte Ligue est l’Heure Sainte eucharistique mensuelle."

Posté le 9 mars 2015 à 13h51 par Michel Janva | Lien permanent

Cal Sarah : "Je fais partie de ceux – et ils sont très nombreux – qui ne laisseront pas la pastorale prendre le pas sur la doctrine"

Le JDD a mis en ligne l'intégralité de l'entretien avec le cardinal Sarah. Extraits :

"Divorces, mariage pour tous, unions libres, familles recomposées… La notion de famille change. Le Vatican vient d'envoyer un questionnaire aux chrétiens du monde entier pour les interroger sur ces questions. L'Église est-elle prête à une plus grande ouverture?

Mais l'Église est déjà ouverte! Les divorcés y ont leur place, leurs enfants également. Tout comme les homosexuels, qui doivent être accompagnés dans leur foi.

La question n'est pas là. L'Église doit-elle aller plus loin pour suivre les évolutions de la société?

Je pense souvent à l'histoire de Naboth, qui possédait une vigne que convoitait le roi Achab. Naboth est mort car il a refusé de vendre sa terre qui lui venait de son père et de ses ancêtres. L'héritage est un trésor à conserver même si en apparence cela ne représente rien. Pourquoi l'Église devrait-elle changer alors qu'elle vient d'entrer dans son troisième millénaire? Sur les questions que vous avez évoquées, Dieu est clair. Il considère que la matrice de la famille se compose d'un homme et d'une femme. Jean-Paul II s'est prononcé sans ambiguïté sur les remariés. Ils ne peuvent communier.

Vous faites partie de ceux qui ont fait entendre une voix dissidente, attachée à la tradition, lors du dernier synode sur la famille…

Le synode n'a aucun pouvoir doctrinal mais uniquement pastoral. Les évêques émettent des propositions discrètes au pape. Ce ne sont que des exhortations. Soigner quelqu'un, c'est du domaine de la pastorale mais la composition des médicaments relève de la doctrine. En dernier ressort, c'est le pape qui décide. Je fais partie de ceux – et ils sont très nombreux – qui ne laisseront pas la pastorale prendre le pas sur la doctrine. La doctrine, c'est la fondation sans laquelle la maison s'effondre.

Quitte à creuser un peu plus un fossé entre l'Église et la société?

Si l'on ne peut pas admettre la force de la doctrine, qu'on reste païen. Il y a dans le monde des martyrs au nom de cette doctrine, des prêtres tués au Pakistan, des coptes capturés pour leur foi. La vision du mariage que l'on veut nous imposer est ahurissante. J'ai voyagé beaucoup et je suis atterré par cette volonté de légiférer et d'imposer aux autres cette vision occidentale du monde. D'ailleurs, en France, vous avez manifesté contre ce diktat. [...]"

Posté le 9 mars 2015 à 07h57 par Michel Janva | Lien permanent

08 mars 2015

"Ce n'est pas en attaquant la famille que l'on va sauver la société"

Le cardinal Sarah est interrogé dans le JDD. Extraits :

"[...] Toute la morale, toutes les valeurs chrétiennes sont relativisées. Les jeunes n'ont plus de repères, plus de références. Ce n'est pas en attaquant la famille que l'on va sauver la société. Je pense même que c'est l'inverse. La famille est la cellule humaine la plus agressée en Occident. Les contraintes financières et économiques pèsent sur elle. En tant que chrétien, je pense qu'il faut remettre Dieu au cœur de la société.

Mais quel discours politique doit apporter l'Église à un monde en crise?

L'Église n'est pas là pour donner des solutions. Notre combat, c'est le Christ, notre référence, c'est l'évangile. Je pense que la grande crise que nous traversons est une crise anthropologique. Au temps du Christ, il y avait aussi des problèmes de société importants, de grandes crises. La colonisation de l'Empire romain, par exemple. Le Christ n'a rien dit à ce sujet. Il s'est contenté de donner une image de Dieu, un refus de l'esclavage. Une société sans Dieu, une société sécularisée ne peut répondre aux besoins de l'homme. Le bien-être matériel ne comble pas ses attentes.

Le pape François ne fait-il pas de la politique tout le temps?

Les médias ont décidé qu'il était un pape politique. Je ne le crois pas. Si l'on regarde son parcours, on constate qu'il s'est toujours tenu éloigné des mouvements très engagés comme celui de la théorie de la libération, en Amérique du Sud. Il est attaché à la pastorale. L'Église doit former, soigner, éduquer, ouvrir des écoles et des dispensaires. Elle ne délivre pas de messages politiques. Le rêve de l'Église n'est pas de rendre le monde juste. L'Église doit être celle qui rassemble."

Posté le 8 mars 2015 à 15h23 par Michel Janva | Lien permanent

07 mars 2015

La Fraternité Saint-Pierre ouvre une nouvelle maison de formation au Mexique

Lu sur Riposte catholique :

"La Fraternité Saint-Pierre a annoncé, par la voix de son Supérieur Général, l’abbé John Berg, son intention d’ouvrir une nouvelle maison de formation au Mexique. La FSSP dispose de deux séminaires : le Séminaire Saint-Pierre de Wigratzbad (Allemagne) pour les séminaristes de langue allemande et française qui a ouvert en novembre 1988, et, le Séminaire Notre-Dame de Guadalupede Denton (USA) pour ceux de langue anglaise qui a ouvert en septembre 2000. Elle dispose également d’une maison de formation spirituelle, la maison Saint Ezechiel, à Petersham (Australie), pour le discernement des vocations. Dans un futur proche, elle va ainsi ouvrir une nouvelle maison de formation spirituelle à Guadalajara au Mexique, cette maison aura pour objectif de permettre le discernement pour les séminaristes de langue espagnole ; avant, un jour peut-être si Dieu veut, d’ouvrir un nouveau séminaire dans cette région du monde."

Posté le 7 mars 2015 à 10h42 par Michel Janva | Lien permanent

06 mars 2015

"L'occident pourrait paganiser le monde entier. Si ses convictions ne sont pas évangéliques, il représente un danger pour le monde."

3 minutes en vérité avec le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le culte divin

Posté le 6 mars 2015 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent

04 mars 2015

Entretien avec le Cardinal Sarah sur KTO

Dans un entretien sur KTO, le cardinal guinéen Robert Sarah raconte son parcours, de son village natal dans la brousse à ses hautes responsabilités auprès des Papes Jean-Paul II, Benoit XVI et François. Ce dernier l’a nommé en novembre 2014 préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements. Durant la dictature marxiste de Sékou Touré en Guinée Conakry, celui qui fut archevêque de Conakry à 33 ans n’a jamais renoncé à annoncer la foi ou dire la vérité malgré l’oppression politique.

Les temps actuels le poussent à prendre à nouveau la parole, pour alerter du drame aux conséquences insoupçonnées qui se joue en Occident : le rejet de Dieu pour vivre sans lui. Après la publication d’un livre d’entretien Dieu ou rien (Fayard), il livre ses réflexions sur Dieu, l’Eglise, l’apostasie du monde moderne, la liturgie, le synode sur la famille (et le débat sur l'accès à la communion des divorcés remariés) sans oublier sur la vocation de l’Afrique.

Posté le 4 mars 2015 à 22h25 par Michel Janva | Lien permanent

Louis et Zélie Martin devraient être canonisés durant le Synode de la famille

Lu dans Ouest-France :

Z"D'après le site de La Croix, les bienheureux Louis et Zélie Martin, parents de sainte Thérèse de Lisieux, devraient être canonisés en octobre à Rome. Le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation des causes des saints, aurait fait cette annonce vendredi 27 février, au cours d’une conférence organisée par la Librairie éditrice vaticane sur le thème « À quoi servent les saints ? », où il soulignait l’importance de la sainteté en famille. « Grâce à Dieu, en octobre, deux époux, les parents de sainte Thérèse de Lisieux seront canonisés. » Ce sera la première fois qu’un couple sera canonisé ensemble. Ils ont été béatifiés en 2008. 

Louis et Zélie Martin sont les parents de sainte Thérèse de Lisieux et de Léonie, dont la phase diocésaine du procès en béatification a été ouverte le 24 janvier 2015.

En octobre dernier, à la demande du Vatican, les reliques de sainte Thérèse de Lisieux et de ses bienheureux parents, Louis et Zélie Martin, étaient présentes à Rome durant le Synode de la famille. Le pape François était venu se recueillir au pied de l'autel de la Confession de Saint-Pierre au Vatican, au-dessus de la tombe de saint Pierre, où elles étaient installées."

Posté le 4 mars 2015 à 10h15 par Michel Janva | Lien permanent

03 mars 2015

En mars 2015, un mois avec le professeur Lejeune

Lu sur Zenit.org :

"Par des citations accompagnant son service quotidien, Zenit propose à ses lecteurs de passer un mois, en mars, avec le professeur Jérôme Lejeune (1926-1994), en préparation au 21eanniversaire du rappel à Dieu de ce grand scientifique du XXème siècle, pionnier de la génétique moderne, et ardent défenseur de la dignité de toute vie humaine.

Une messe pour la Vie sera célébrée à l’occasion de cet anniversaire, le 10 avril prochain [à 19h30], en l’église Saint-Augustin, à Paris, par Mgr Jean-Marie Mpendawatu, Secrétaire – « numéro deux » - du Conseil pontifical pour la santé.

Soigner et guérir

Le Professeur Lejeune a marqué l’histoire en mettant son immense intelligence et sa Foi profonde au service de ses patients trisomiques qu’il appelait «les pauvres parmi les pauvres», avec le souci inlassable de les soigner et de les guérir.

Aussitôt après la découverte de la trisomie 21 en 1958, qui n’est qu’une étape dans sa vie, il se lance immédiatement dans la recherche d’un traitement pour ses patients et pour tous ceux qui, porteurs d’une maladie génétique, viennent à sa consultation dans l’espoir d’un diagnostic et d’un traitement.

Devenu chef de l'unité de cytogénétique à l'Hôpital Necker Enfants Malades à Paris, il étudie avec son équipe plus de 30 000 dossiers chromosomiques et soigne plus de 9 000 patients atteints d'une maladie de l'intelligence.

A force de patience et de recherche, il identifie d’autres maladies chromosomiques, comme la Maladie du cri du chat, en 1963, à laquelle il refuse de donner son nom.

Un regard d’espérance et d’amour

Ses titres français et internationaux manifestent la qualité de ses travaux pionniers en génétique mais ce qui frappe surtout chez le Professeur Lejeune c’est le regard qu’il porte sur chacun de ses patients, un regard d’espérance et d’amour inconditionnel, qui redonne force aux parents.

Aussi, quand des lois injustes menacent la vie de ses patients, il n’a pas peur de prendre publiquement leur défense, et devient bientôt leur infatigable avocat à travers le monde.

Témoin passionné de la Charité et de la Vérité, il a su réconcilier aux yeux du mondecontemporain, la Foi et la science, c’est pourquoi Saint Jean-Paul II, qui l’appelait frère Jérôme et vint se recueillir sur sa tombe lors des JMJ en 1997, lui confia la création de l’Académie pontificale pour la Vie.

Aujourd’hui, l’exemple de cet homme qui a eu le courage de suivre sa conscience de médecin fidèle au serment d‘Hippocrate et de chrétien fidèle à son Baptême, inspire et fortifie les Serviteurs de la vie humaine à travers le monde.

Cause de canonisation

Son procès de canonisation ouvert à Paris en 2007, se poursuit aujourd’hui à Rome, par la rédaction de la Positio (l’étude sur l’héroïcité de ses vertus théologales et cardinales). Les très nombreux messages et intentions de prière qui parviennent du monde entier au postulateur manifestent l’espérance et l’impatience grandissantes de le voir un jour canonisé par l’Eglise."[...]

Retrouvez ici les évènements pour "un mois avec le Professeur Lejeune".

Posté le 3 mars 2015 à 09h27 par Marie Bethanie | Lien permanent

02 mars 2015

"Prêtres et consacrés, portez votre habit"

Editorial de Mgr Pascal N'Koué, archevêque de Parakou dans le bulletin de mars du diocèse de Parakou au Bénin :

M-pascal-nkoue"On ressent aujourd’hui particulièrement la nécessité que le prêtre homme de Dieu, dispensateur de ses mystères, soit reconnaissable par la communauté, également grâce à l’habit qu’il porte, signe sans équivoque de son dévouement et de son identité de détenteur d’un ministère public" (Directoire pour le ministère et la vie des prêtres, n°66). Nous abordons un sujet délicat. C’est que notre vocation est comme une épée à double tranchant. Nous sommes dans le monde mais nous ne sommes plus du monde. Bien sûr que nous sommes créés libres et Dieu qui nous donne cette liberté tient à nous respecter. Avant de continuer, écoutons saint Paul : « Frères, votre vocation, c’est la liberté. Non pas cette liberté qui sert à justifier les appels de la chair, mais celle qui nous met au service les uns des autres par amour…» (Ga 5, 13). La liberté n’est pas synonyme du laisser- aller.

Que de vocations sont nées attirées par le vêtement d’un clerc ou d’un religieux. Que de servants de messe ont voulu devenir prêtres à cause de la soutane de "mon Père" ! Certains en sourient peut-être. Et pourtant pour se manifester, Dieu passe souvent par des impondérables, ce qui n’a pas de poids aux yeux des grands, des savants, des rationalistes.

Sainte Catherine de Sienne, 25e enfant de sa mère, née un dimanche des rameaux de 1347 sera fascinée très tôt par les Frères prêcheurs vêtus de noir et de blanc. Elle veut leur ressembler, elle veut même se déguiser en homme pour pouvoir devenir aussi "dominicain". Plus tard, elle sera appelée par les gens de Sienne "mantellata" à cause du manteau noir des tertiaires dominicaines qu’elle portait sur ses épaules comme une vieille dame, alors qu’elle était encore une adolescente de quinze ans. Un feu mystique l’habitait. Elle voulait tout donner au Christ et rien à l’Ennemi. L’habit des dominicains n’a pas été neutre dans sa vocation. Je nous rappelle que c’est elle qui a fait revenir à Rome le Pape d’Avignon.

Au Bénin, les séminaristes prennent en général la soutane avec le rite du lectorat. Cela a lieu publiquement au cours d’une grand-messe. A Parakou, l’Evêque bénit la soutane en ces termes :

« Seigneur Jésus, Toi qui, revêtu de Ta tunique sans couture, parcourais les rues de la Galilée en faisant le bien, Daigne bénir les soutanes + dont se revêtiront N N., comme signe distinctif de leur appartenance au groupe des candidats en marche vers ton Autel sacré, pour le salut des âmes. Qu’au milieu des hommes où ils passeront, et soutenus par la force de ton Esprit, ils puissent témoigner sans honte des valeurs du Royaume des cieux par la sainteté de leur vie. Nous te le demandons à Toi, Pasteur éternel, Unique Sauveur et Grand-Prêtre par excellence, qui règnes avec le Père et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amen ».

La soutane n’est pas un vêtement neutre. Cet habit exprime deux choses : la mort à soi-même et au péché d’une part, la vie joyeuse soumise à Dieu, notre part d’héritage, d’autre part. Ces deux réalités (mort et résurrection) sont les deux faces d’un unique mystère auquel le prêtre est configuré dans le Christ. La mort et la résurrection sont exprimées de façon inséparable dans cet habit-symbole. Aussi, la soutane est comme un suaire qui tient le clerc enseveli dans le Christ. Elle exprime son état de mort et de sépulture qui manifeste que nous sommes dans le monde sans être du monde. En revêtant la soutane chaque matin, le clerc devrait prononcer cette phrase du psalmiste : "Dominus pars hereditatis meae", « Seigneur, tu es ma part d’héritage. Je n’ai pas d’autre bonheur que Toi ». (Ps 15, 5).

Comme vous l’avez déjà saisi, le vêtement ecclésiastique parle de lui-même. Le directoire pour le ministère des prêtres le confirme : « Sauf des situations totalement exceptionnelles, ne pas utiliser l’habit ecclésiastique peut manifester chez le clerc un faible sens de son identité de pasteur entièrement disponible au service de l’Eglise » (Directoire pour le ministère… n°66).

On pourrait aller jusqu’à dire qu’au commencement était la soutane. En effet, l’habit des divers ordres religieux a souvent été imité à partir de la soutane des clercs. Les Carmes, les Augustins, les Dominicains etc. ont partagé leur habit entre le noir et le blanc pour exprimer la mortification de la chair et la vie dans l’Esprit dont les fruits sont amour, joie, paix, ouverture d’esprit, générosité, bonté, foi etc.

En cette année de la vie consacrée, il convient de rappeler qu’en 1996, le Pape saint Jean-Paul II dans "Vita Consecrata" recommandait aux religieux de porter leur habit en ces termes: "L'Eglise doit toujours avoir le souci de se rendre visiblement présente dans la vie quotidienne, spécialement dans la culture contemporaine, si souvent sécularisée et cependant sensible au langage des signes. Pour cela, elle peut à bon droit attendre une contribution particulière de la part des personnes consacrées, appelées à rendre un témoignage concret de leur appartenance au Christ dans toutes les situations. Parce que l'habit est un signe de consécration, de pauvreté et d'appartenance à une famille religieuse déterminée. Avec les Pères du Synode, je recommande vivement aux religieux et aux religieuses de porter leur habit, convenablement adapté en fonction des circonstances des temps et des lieux" (Vita Consecrata 25). Ce langage est clair et ne souffre d’aucune ambigüité. En plus, c’est la suprême Autorité dans l’Eglise qui s’exprime. Porter une petite croix au cou, c’est bien, mais tout bébé ou tout baptisé peut le faire, depuis qu’il a reçu ce signe du Christ à la porte de l’Eglise. D’ailleurs, on constate que les artistes non chrétiens la portent souvent plus fièrement et plus visiblement que nous. Evidemment pour eux, la croix n’est qu’une parure. Mais porter l’habit religieux ou ecclésiastique est un signe sans équivoque, celui de la consécration ou de l’oblation au Seigneur. Et ce signe est réservé à une certaine catégorie de personnes mises à part pour Dieu.

Portons donc l’habit ! A défaut de la soutane ou d’un vêtement religieux spécifique de l’Institut, que les prêtres et consacrés portent correctement le clergyman ou tout au moins le col romain. Ne cédons pas au relativisme moral et spirituel qui pousse à la confusion et au laisser-aller. Le pape François nous exhorte : « N’ayez pas peur d’aller à contre-courant lorsqu’on vous propose des valeurs avariées» (Angelus du 23 juin 2013). Notre monde, nous le savons, est l’enjeu d’une lutte entre le bien et le mal. Dieu merci, le Christ ressuscité, Roi de l’univers, est au centre de l’histoire. L’humanité n’avance pas toute seule. Dieu est présent au cœur du monde. Mais Satan désire nous tenir constamment enchaînés dans des demi-vérités, dans des protestations et désobéissances puériles contre l’Eglise et cela conduit à l’affadissement du sel de l’évangile.

L’aphorisme populaire dit que « l’habit ne fait pas le moine ». D’accord, mais comment reconnaître le moine dans la foulée s’il ne porte pas son habit distinctif. Donc l’habit fait aussi le moine, même si la sainteté n’est pas d’abord dans les apparences mais dans le comportement. « Le prêtre doit être reconnu avant tout par son comportement mais aussi par sa façon de se vêtir, pour rendre immédiatement perceptible à tout fidèle et même à tout homme son identité et son appartenance à Dieu et à l’Eglise » (Directoire pour le ministère… n°66). Cela signifie que, lorsque l’habit n’est pas la soutane, il doit être différent de celui des laïcs, et conforme à la dignité et à la sacralité du ministère. 

Alors pourquoi continuer à rejeter l’habit ? Pourquoi vouloir s’en tenir uniquement au témoignage? Modestie oui, camouflage non! Nous sommes à la fois "sel de la terre" et "lumière du monde". Sel de la terre égale discrétion, lumière du monde égale visibilité. L’un n’exclut pas l’autre. La prière individuelle dans la chambre n’exclut pas la prière communautaire à l’église. D’ailleurs, le but de l’habit n’est pas de "canoniser" le moine, mais de signifier son appartenance à la famille des moines ! Nous avons besoin de signes démonstratifs comme l’incarnation de Dieu sur terre et les langues de feu le jour de la Pentecôte. En cette matière comme en bien d’autres, évitons les idéologies ou les querelles d’opinions qui consistent à lire à moitié l’évangile, et à absolutiser ce qui ne doit pas l’être. Faisons très attention à l’esprit du monde. Sous le prétexte fallacieux de cultiver la vertu de simplicité, on se "mondanise" et on scandalise sans le savoir les petites gens. Il y a eu, et il y a encore, ceux qui ne comprennent pas que le prêtre d’aujourd’hui ne porte pas "semper et ubique" sa soutane ! Pour eux l’habit est un signe qui rappelle la présence de Dieu. Et cela va au-delà de la personne x qui le porte. Ce signe est peut-être relatif, mais s’il disparait, la réalité qu’il signifie risque aussi de disparaître aux yeux des hommes. N’aidons pas Satan à éliminer les signes de Dieu et de l’Eglise dans le monde.

Soyons fiers de notre état clérical et de notre tenue ecclésiastique dans la milice du Christ. Un clerc en habit offre, dans la rue, une prédication sans paroles, c’est un témoignage galant, élégant et éloquent. Il annonce Jésus-Christ qui a fait la plus grande révolution de tous les temps : mourir par amour pour le salut de l’humanité. Et Jésus lui-même, semblable en tout aux hommes, excepté le péché, portait une tunique spéciale, une tunique sans couture. Il ne s’habillait donc pas comme tout le monde, encore moins n’importe comment. Les soldats n’ont pas déchiré cette tunique, ils l’ont tirée au sort (Jn 19,24). Quel respect pour le vêtement ! Ils ont continué à respecter la tunique alors que Jésus était tout nu, humilié et méprisé ! Qui n’a pas fait l’expérience, même dans les sociétés sécularisées de l’Occident, de constater combien l’habit religieux interpelle encore le passant et lui permet de le mettre en contact avec Dieu et avec l’Eglise ? C’est un instrument tout simple d’évangélisation à ne pas banaliser. 

Arrêtons de nous plaindre des musulmanes en voiles et des musulmans barbus. Ils ont des convictions. Si nous n’en avons pas, c’est notre faute. Qui a prescrit aux prêtres d’abandonner la soutane et à certaines religieuses d’enlever leur voile et de se balader tête nue, cheveux au vent ? Qui a interdit aux missionnaires de garder leur belle barbe ? Qui a imposé aux religieux de se raser le menton tous les matins ? Qui donc oblige les prêtres et les consacrés à se promener en vêtements civils ? On me dira : "une soutane blanche est plus difficile à entretenir et plus coûteux". Je réponds : ce n’est si sûr que ça et puis, je ne suis pas obligé de porter toujours le blanc. Enfin, quand je considère tout le bien spirituel que ma "tenue correcte" produit, de grand cœur j’accepte ce sacrifice pour le Christ et son Eglise.

Tenez ce bel exemple de Sœur Alice MUNET, fondatrice des Sœurs Missionnaires Catéchistes du Sacré-Cœur. Elle tombe malade. On lui donne le sacrement correspondant. Elle sent venir sa dernière heure. Elle s’efforce de se lever une dernière fois. Elle s’habille en costume de Petite Servante juste pour qu’on puisse la photographier en vêtement de consacrée, non pas pour elle, mais pour la postérité, pour les autres. Consentir un sacrifice pour les autres, quelle grandeur d’âme ! Pour les autres ! Même si nous n’avons plus de conviction pour le port de l’habit, il y a les autres. Pour eux c’est important. Ne leur refusons pas cette charité. Et si elle nous coûte, c’est tant mieux, c’est qu’elle a beaucoup de prix aux yeux du Seigneur. Entrons dans la logique de l’Eglise : « Heureux ceux qui reposent en Dieu, ils ne fatiguent pas les autres » (Jacques Gauthier).

Enfin, encourageons-nous mutuellement à bien porter notre habit distinctif en voyage, dans la vie de chaque jour, sur les lieux d’apostolat, les lieux de culte, lors des visites à domicile, les lieux de rendez-vous, dans les écoles et autres lieux d’enseignement, dans les endroits les plus divers. C’est une manière silencieuse de donner Dieu au monde, de témoigner que sans la référence au Créateur, ce que nous faisons n’a pas beaucoup de poids. C’est peut-être une croix que l’Eglise nous demande d’assumer dans la joie. Accueillons-la de bon cœur, pour la gloire de Dieu, pour notre salut et celui de l’humanité."

Posté le 2 mars 2015 à 21h25 par Michel Janva | Lien permanent

01 mars 2015

Pour préparer la Semaine Sainte.

Gabriel, un fidèle lecteur du SB, féru de numérisation, nous propose un petit document, qu'il a constitué et qui regroupe, pour chaque station d’un chemin de croix, les passages des 4 évangiles qui s’y rapportent. Si cela vous intéresse vous pouvez le télécharger à l’adresse suivante :

Dans ce document il n’y a pas de commentaires car, si en revanche vous souhaitez des chemins de croix avec commentaires, il y a en particulier ceux des Vendredis Saints au Vatican, de 2014 à 1991, dont la plupart ont une version française de ces documents (téléchargeables gratuitement), sur le site du Vatican  ici :

Merci à Gabriel .

 

Posté le 1 mars 2015 à 21h49 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

28 février 2015

3 mars : témoignage de chrétiens d'Orient à Rennes

Rennes-3mars

Posté le 28 février 2015 à 13h58 par Michel Janva | Lien permanent

25 février 2015

Toutes formes de gestation pour autrui constituent une atteinte grave à la dignité humaine

Communiqué de la Commission des épiscopats de la communauté européenne :

"La gestation pour autrui est un sujet de préoccupation croissant dans le débat politique et juridique à travers toute l’Union européenne. Dans ce contexte, le Groupe de travail de la COMECE sur l’éthique dans la recherche et les soins de santé a publié un “Avis sur la gestation pour autrui: la question de sa régulation au niveau européen et international” qui est présenté ce lundi 23 février au Parlement européen lors d’un conférence sous le patronage de l’eurodéputé Miroslav Mikolasik.

L’avis explique pourquoi toutes formes de gestation pour autrui constituent une atteinte grave à la dignité humaine de ceux qui sont impliqués dans cet échange ; en particulier le fait  que cette pratique instrumentalise la mère porteuse (souvent piégée dans la pauvreté et trafiquée sans scrupules) et traite l’enfant comme un objet. C’est pourquoi on ne peut en aucune circonstance consentir à une telle pratique. Tout en prenant en considération les compétences de l’Union européenne en la matière, l’avis recommande, comme une première étape envisageable, d’évaluer la faisabilité du refus de transcrire les certificats de naissance établis dans les pays de naissance. Cela permettrait de juguler une pratique qui, comme l’avis le démontre dans une argumentation en 3 étapes, va à l’encontre des valeurs fondamentales auxquelles adhère l’Union européenne."

Lire l'avis : format pdf, 22 pages.

Posté le 25 février 2015 à 20h42 par Michel Janva | Lien permanent

1er mars : conférence sur les chrétiens d'Orient à Lagrasse

Lagrasse -1er mars

Posté le 25 février 2015 à 18h10 par Michel Janva | Lien permanent

24 février 2015

Le retour d'un évêque à Genève ?

Le diocèse de Genève s'est établi avant l'an 280. L'évêque de Genève le plus connu est Saint François de Sales (1602 – 1622). À partir du xviie siècle, Genève étant la « Rome » calviniste, les évêques de Genève résident à Annecy. Durant l'occupation française, le 18 novembre 1801 le diocèse de Genève est supprimé. Annecy alors perd le siège épiscopal au profit de Chambéry qui se voit annexer le titre de Genève : on parle désormais du diocèse de Chambéry & Genève. À partir de 1821, Genève est rattaché au diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg. L'idée d'un retour d'un évêché de Genève a fait son apparition récemment (via) :

Posté le 24 février 2015 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

23 février 2015

Icône des 21 martyrs coptes décapités en Libye

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Posté le 23 février 2015 à 16h21 par Michel Janva | Lien permanent

Saint Grégoire de Narek, nouveau docteur de l'Eglise

NPar décision de Rome :

"A la suite de l'audience accordée au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape a confirmé le vote des Membres de la Congrégation relatif à saint Grégoire de Narek. Ce moine et prêtre arménien du Xº siècle (mort vers 1005) recevra prochainement le titre de Docteur de l'Eglise." [Le VIS parle de "Père de l'Eglise" mais c'est une erreur en regard du titre de cette même brève]

Ce 36e Docteur de l'Eglise, grand mystique, a écrit en langue arménienne classique un poème intitulé Livre des Lamentations, chef-d'œuvre de la poésie arménienne médiévale. Narek a aussi rédigé des odes célébrant la Vierge (voir ici), des chants, et des panégyriques.

Le pape Jean Paul II a rendu hommage à ce grand mystique le 2 février 2001 à l'occasion du 1700ème anniversaire du baptême du peuple arménien :

"Parmi les figures illlustres, je désire rappeler ici saint Grégoire de Narek, qui a sondé les profondeurs ténébreuses du désespoir humain et qui a entrevu la lumière fulgurante de la grâce qui en celui-ci resplendit également pour le croyant, et saint Nerses Shnorhali, le Catholicos qui allia un amour extraordinaire pour son peuple et pour sa tradition, à une ouverture clairvoyante aux autres Eglises, dans un effort exemplaire de recherche de la communion dans la pleine unité."

Posté le 23 février 2015 à 16h11 par Michel Janva | Lien permanent

21 février 2015

Une église catholique à Charm el-Cheikh

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

1661007646"La première pierre de l’église Notre-Dame de la Paix de Charm el-Cheikh avait été posée en 2005. Son nom avait été choisi par… la femme du président Moubarak, Suzanne, dite Suzie, ce qui permit sa construction, longtemps retardée par les notables locaux. Elle a été entièrement financée par l’Aide à l’Eglise en détresse.

Enfin terminée, cette première église catholique du Sinaï a été consacrée le 15 février par le patriarche copte catholique Ibrahim I Sidrak, en présence notamment de l’évêque copte catholique d’Ismailia, éparchie à laquelle appartient Charm el-Cheikh pour les catholiques.

Le curé de Charm el-Cheikh, qui est là depuis 2010 et célébrait la messe sous la tente ou dans des appartements, y célébrera trois messes chaque dimanche : une en italien pour les retraités italiens (sic), une en anglais pour les touristes non italiens et les nombreux employés philippins des hôtels, et il y aura aussi la messe traditionnelle : ben oui, la messe copte."

Posté le 21 février 2015 à 15h35 par Michel Janva | Lien permanent

20 février 2015

Détacher le Magistère de la pratique pastorale est une forme d’hérésie

DLe cardinal Robert Sarah, guinéen, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, publie un ouvrage d'entretiens avec Nicolas Diat, l'auteur d'un ouvrage sur Benoît XVI, intitulé "L'homme qui ne voulait pas être Pape". Particularité de cet ouvrage : il est préfacé par le pape émérite Benoît XVI.

Famille chrétienne cite quelques extraits de cet entretien. Voici ce que le cardinal-préfet déclare à propos du synode sur la famille :

"L’idée qui consisterait à placer le Magistère dans un bel écrin en le détachant de la pratique pastorale, qui pourrait évoluer au gré des circonstances, des modes et des passions, est une forme d’hérésie, une dangereuse pathologie schizophrène. J’affirme donc avec solennité que l’Église d’Afrique s’opposera fermement à toute rébellion contre l’enseignement de Jésus et du Magistère." 

Autres extraits sur nos sujets du moment :

« L’euthanasie est le marqueur le plus aigu d’une société sans Dieu, infra-humaine […]. Pourtant, dans mes voyages, je constate un réveil des consciences. Les jeunes chrétiens d’Amérique du Nord montent progressivement au front pour repousser la culture de mort. Dieu ne s’est pas endormi, Il est vraiment avec ceux qui défendent la vie ! »

« Concernant mon continent d’origine, je veux dénoncer avec force une volonté d’imposer de fausses valeurs en utilisant des arguments politiques et financiers. Dans certains pays africains, des ministères dédiés à la théorie du genre ont été créés en échange de soutiens économiques ! Ces politiques sont d’autant plus hideuses que la plus grande partie des populations africaines est sans défense, à la merci d’idéologues occidentaux fanatiques. »

Posté le 20 février 2015 à 13h45 par Michel Janva | Lien permanent

19 février 2015

3 min pour convaincre - Carême : les cathos sont ils masos ?

Le carême, un temps pour "se faire mal" ? Au contraire ! L'abbé Amar explique, pour "3 min pour convaincre", comment le carême est un temps idéal pour retrouver ou exercer sa liberté intérieure.


3 min pour Convaincre - Carême : les cathos... par Padreblog 

Posté le 19 février 2015 à 14h56 par Marie Bethanie | Lien permanent

18 février 2015

Lettre du père Jean Benoit, missionnaire « Petit gris » au Cameroun

Avec le drame de Charlie Hebdo, les « Charlie » viennent de découvrir que l'islam(isme) tue même en France. Mais ils remettent ça avec un nouveau Charlie Hebdo financé par le Gouvernement. Merci Charlie et le Gouvernement de souffler sur le feu islamique ! Ce sont les chrétiens qui trinquent partout dans les pays islamiques. Quand donc comprendront-ils que le logiciel islamique n'est pas made in France  !? Ils veulent des baffes ; ils les auront !

« Ils sont fous, ces gaulois ! »

Chers amis,

Ceux qui connaissent un peu mon intérêt pour la question de l'islam comprendront mon désir de partager ici — entre amis — quelques réflexions suite aux derniers événements.
C'est vrai que nous sommes submergés d'infos par les médias officiels, donc politiques, mais aussi d'excellents articles sur le Net, là où demeure la vraie liberté d'expression (pour l'instant).
Et les événements s'enchaînent tellement vite que les nouvelles d'aujourd'hui sont aussitôt dépassées par celle de demain. Car nous avons enclenché une réaction nucléaire…
Si vous ne voulez RIEN comprendre de l'actualité et de l'islam, effacez ce message. Mais faire l'autruche n'a jamais rien résolu.
Je m'efforce d'être bref et synthétique. Je vous épargne les sources – et à moi aussi : ce serait fastidieux. (Nous ne sommes pas en doctorat.)

1— Sachez-le : Beaucoup d'africains sont écœurés du retentissement de cette affaire en comparaison des ravages et des massacres des islamistes partout dans le monde et notamment chez nous avec Boko Haram. Le Cameroun est en GUERRE, avec de nombreuses victimes parmi nos vaillants militaires et les civils du Nord.
Le silence radio sur les chrétiens persécutés est dû, j'en suis convaincu, à une pensée politico-médiatique dominante qui estime que les chrétiens n'ont qu'à disparaître. (Un bon chrétien est un chrétien mort, pour paraphraser une citation tristement célèbre.) Je n'oublie pas les autres victimes, non-chrétiennes. Mais les chrétiens sont les premiers visés ; et ils forment la communauté la plus persécutée dans le monde. (Enquêtes internationales actuelles)

2— Pourquoi un tel retentissement ? On a érigé Charlie hebdo en sacro-sainte icône de la liberté d'expression, avec ses grands héros-martyrs. (Je m'interdis de les juger personnellement ; mais ils étaient lourdement décriés de leur vivant.)
3— Le drame de Charlie hebdo a été parfaitement instrumentalisé et récupéré par la caste politique française. Que pensez-vous de la présence, dans la méga manif « Je suis Charlie », de gouvernants étrangers pourvoyeurs de djihadisme et d'antisémitisme (Palestine, Turquie, Qatar, etc.) ?
4— Que signifie « Je suis Charlie » ? Je m'adresse à tous les « Charlie ». Quel est votre engagement, votre combat ? Ne seriez-vous pas des moutons ? Et où étaient les « Je suis chrétien persécuté », « Je suis Asia Bibi », « Je suis juif » ? Et où était la « diversité » musulmane ?
5L'attentat contre Charlie hebdo n'est pas un acte terroriste (frapper des innocents pour répandre la terreur). C'est 'juste' l'exécution de la fatwa islamique qui condamne à mort les blasphémateurs.
Ce qui devait arriver est arrivé. À jouer avec le feu, on se brûle. Comment se fait-il que Charlie hebdo et les politiques aient persévéré dans le déni du danger islamiste en pleine explosion ? Tous les voyants étaient au rouge depuis longtemps (incendie du journal, il y a 4 ans, attentats récurrents, etc.) « Qui sème le vent récolte la tempête. » (Bible : Osée 8,7)  rappelé par Dalil Boubakeur à Charlie Hebdo après leurs caricatures. 6Implacable réalité : Partout dans le monde, les musulmans approuvent l'attentat, voire s'en réjouissent. Si certains d'entre eux le déplorent, c'est parce que la violence islamique salit l'image de l'islam.
7— Derrière tout cela, il faut voir la haine viscérale du monde musulman envers l'Occident. Le pire est que, pour les musulmans, cet occident est prétendument chrétien. Alors qu'en réalité, il a renié ses racines chrétiennes, a vendu son âme au diable dans le matérialisme, l'athéisme, le relativisme, une « morale » libertaire, le nihilisme ou la perte de tous les repères, l'effondrement de l'éducation… Je généralise à peine. Comment voulez-vous qu'un honnête musulman ne déteste pas cela ? Cette dépravation de l'Occident alimente le feu islamiste. (Boko Haram = « L'éducation occidentale est impure ») Ce qui n'exonère en rien l'islam(isme) de sa violence.
8— Notre aveuglement face à l'islam est consternant. Nous imaginons que le monde islamique fonctionne avec le même « logiciel » que nous. Notre ethnocentrisme et notre manque de psychologie et de prudence face à l'islam dépassent l'entendement.
9— Comble de la crétinerie : En pleine « guerre » contre l'islamisme, Charlie Hebdo, financé par l'État, en rajoute avec son dernier numéro. Quant à la ruée des charliemaniaques, de Gaulle ne parlait-il pas de « veaux » ?
La relance de Charlie Hebdo en ce moment même, met le feu aux pays musulmans. Les chrétiens en sont les principales victimes. (Voyez les médias) Car les musulmans, eux, ignorent le « pasdamalgam ». Merci « Charlie » et ton troupeau d'idiots utiles.
10— Comprenez-vous le logiciel islamique, et pourquoi l'islam se dit RELIGION DE PAIX ? Pas simplement en jouant sur les mots islam (soumission) et salam (paix). En réalité, tout vrai musulman est convaincu que la PAIX dans le monde ne sera possible que si l'islam règne par sa loi, la charia. Pour tout vrai musulman, seul l'islam, la vraie religion, est la SOLUTION aux problèmes du monde. (N'est-ce pas ce que nous pensons aussi, nous les chrétiens ? À ce détail près que le logiciel islamique n'est pas le même que celui de l'évangile.)
C'est cela qu'a exprimé Tareq Oubrou, grand imam de Bordeaux (décoré de la Légion d'honneur) : « Si l'islam fait la guerre, c'est pour imposer la paix. » Certains de mes élèves musulmans l'approuvent, et estiment que notre morale chrétienne est beaucoup trop laxiste. Il devient dès lors normal, dans la logique islamique, de combattre par tous les moyens (!) pour imposer « LA » seule véritable solution pour le monde. De même qu'un soldat défend son pays attaqué, le vrai musulman doit « défendre » la cause de Dieu : c'est le sens même du DJIHAD. Les djihadistes ne sont pas de mauvais musulmans. Ils appliquent la Loi du coran à la lettre, radicalement.
Tragique utopie, qui défie notre logique, et qui ravage notre monde depuis 14 siècles ! Combien de temps durera le négationnisme islamiquement correct vis-à-vis de l'islam, de ses sources violentes, de son histoire sanglante, et enfin de son actualité brûlante !?
11— Beaucoup d'enfumeurs publics mettent les religions dans le même sac. Jusqu'à prétendre que tous les intégrismes se valent; et que le plus grand danger en France, c'est l'intégrisme catholique  ! Après la déculottée, l'enfumage continue ; il faut d'autres boucs émissaires : c'est la faute à Zemmour, à Houellebecq, aux islamophobes, au FN, etc.
12— La liberté d'expression en France est une intouchable vache sacrée. Celle-ci n'est pas simplement le droit légitime d'exprimer son opinion. Depuis les « Lumières » (sombres !), la liberté d'expression est en réalité à l'image de Charlie hebdo : le droit au blasphème ou de bouffer du curé, c'est-à-dire d'insulter tout ce qui est sacré, essentiellement le christianisme (catholicisme : feu à volonté), et accessoirement l'islam (gare à l'islamophobie).
Cette liberté d'expression est donc très « orientée ». (Grand Orient de France ou Libre Pensée : on l'a vu récemment avec l'affaire des crèches à Noël alors que ces instances ferment les yeux sur toutes les compromissions « laïques » avec l'islam.)
Quant à la véritable liberté d'expression en France, demandez à Éric Zemmour et à tous ses semblables si elle existe encore. Demandez à ceux de la manif pour tous, et à ceux qui veulent mettre en question l'islam et l'immigration massive (essentiellement islamique). Tous se font traiter d'affreux nazis / racistes / islamophobes / xénophobes / extrémistes / frontistes / fauteurs-de-haine / intégristes… DONC responsables de l'intégrisme islamique dans nos pays ! Véritable procès en sorcellerie (parlons d'inquisition !). Même chose avec PEGIDA en Allemagne.
« Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage. »
On brandit la liberté d'expression, mais on interdit la critique de l'islam.
En réalité, on enterre la liberté d'expression. Merci les Charlie.

 

— La liberté d'expression a ses limites. Point n'est besoin du pape François pour comprendre que s'impose le RESPECT minimum de l'autre. L'article 4 de la Déclaration des droits de l'Homme stipule que « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui  ».
Or Charlie hebdo n'a cessé de piétiner cela en insultant de la pire façon les religions, donc les croyants, donc les personnes — 100 fois plus le catholicisme que l'islam (dixit l'avocat de Charlie Hebdo). Mais à la différence du christianisme qui prévoit la persécution, donc supporte davantage les vexations, l'islam ne l'envisage pas : il doit dominer. Incroyable que cela échappe aux thuriféraires de la « diversité », du « multiculturel » et du « vivre ensemble » !!
13— En revanche, exerçons notre vraie liberté et même notre devoir d'expression, que je pratique autant que possible au Cameroun : Informer sur l'islam, interpeller les musulmans sur leur religion, leurs textes sacrés, leurs contradictions, leur perpétuelle victimisation, et leur devoir de se réformer (possible ?). Et en leur présentant autant que possible le vrai visage du Dieu amour révélé en Jésus.
Nous devons le faire avec autant de fermeté que de respect, et même de fraternité. Mais toujours dans la VÉRITÉ.
Malgré cela, certains prétendront encore que je suis dans l'affrontement. Ceux-là fonctionnent en langage binaire : POUR ou CONTRE les musulmans, POUR ou CONTRE la fraternité ou le dialogue. Ceux-là n'ont toujours pas compris qu'on peut dialoguer et combattre une idéologie sans combattre ou haïr les hommes. Au contraire : c'est pour le bien de tous. Débattre pour ne pas se battre.
La plupart des musulmans respectent celui qui est fort dans sa foi et ses valeurs. Si nous, les chrétiens, ne le sommes pas, qui le sera ? Et qui évangélisera les musulmans ? Merci à nos frères protestants et pentecôtistes qui le font, eux, à la différence de la grande majorité des catholiques.
L'islam est fort de notre faiblesse ; et il est faible de notre force.
14— Le spectre de l'islamophobie : Combien de victimes et de morts à cause des dangereux islamophobes ? ZÉRO ! — Pour l'instant. Car à force de visser la cocotte et d'interdire tout débat, elle pourrait bien exploser un jour. Ce sera DONC la faute des islamophobes ! CQFD 15— Ici, trop de nos « épiscopes » ont manqué l'occasion …de se taire bien parler. Dans leur complainte (jusqu'à sonner le glas) et dans l'appel à la fraternité (avec l'incontournable pasdamalgam), PAS UN MOT sur la pseudo « liberté d'expression ». Et PAS UN MOT pour inviter les musulmans à se poser les bonnes questions, notamment sur le respect de « l'autre » ou la liberté de conscience en islam (ne fût-ce que par égard pour nos frères chrétiens persécutés).
« Si le sel perd sa saveur, on le jette et on le piétine. » (Mat 5,13)

15— Et l'islam dans tout ça ? (Je termine ici par un rappel des fondamentaux)
Officiellement, toujours le lavage de cerveau des politiques et leurs médias, et des représentants de l'islam vedettes de nos TV : « Ce n'est pas ça l'islam » ou « Ça n'a rien à voir avec… », « Pas d'amalgame », « Les musulmans sont les premières victimes » (ah bon !? Combien de mort ? Ah oui, la stigmatisation.)
Il faut croire qu'ils sont encore nombreux les « Charlie » qui gobent ça.
Je constate chaque jour que ceux qui veulent noyer le poisson ou 'poison' de l'islam n'ont jamais ouvert un coran et sont d'une ignorance abyssale sur la question, notamment sur la violence et le totalitarisme dans les sources sacrées de l'islam, dans son histoire et dans ses lois.
Les bons sentiments prévalent, même en Afrique : « Ça dépend du contexte ou de l'interprétation. » (= logiciel typiquement chrétien, ignoré dans l'islam) Mais quand je demande comment ils interprètent « tuez les infidèles », silence. (Les sourates sont faciles à trouver sur le Net)
Il y a aussi les 'bonnes excuses' de beaucoup de musulmans (ou sympathisants) qui sont gênés de la violence islamique, car « elle salit l'image de l'islam. Et ça stigmatise. » (Et pour cause ! Appréciez l'altruisme.) On a le choix entre « guerre défensive », « c'est pareil dans la bible », « c'est la faute à la pauvreté, aux 'croisés', aux colons, aux américains »,

Bref : Toujours VICTIME, jamais RESPONSABLE. Tout est bon pour ne jamais voir le problème chez soi.
Dans le christianisme, on a appris le contraire : voir d'abord la « poutre » dans notre œil. Mais c'est devenu pathologique chez nous ; nous en sommes devenus aveugles, avec notre indécrottable repentance, et notre perpétuelle excuse pour ceux qui nous martyrisent (ou plutôt martyrisent nos frères d'orient).
Est-ce bien ainsi qu'il faut comprendre le « tendre l'autre joue » ?

Reste la question des « bons musulmans », les modérés ou « vrai islam », dit-on. La majorité : 80 % environ. Et alors ? Vont-ils réformer ou libéraliser l'islam, s'interposer face aux radicaux, dénoncer les innombrables infractions aux lois nationales ? Jamais. Trop risqué. Mais ils se multiplient, font des enfants, occupent de plus en plus le terrain — et se plaignent quand ils sont stigmatisés. Derrière eux, les « barbus » veillent. Ceux-ci sont bien sûr minoritaires, mais 20 % tout de même. Sur 6 millions, ça fait la bagatelle de 1,2 millions. En France.

FINALEMENT, que faire ? — Je m'arrête ici pour ne pas être trop long et rester dans l'actualité.
Mais il y a des réponses précises à cette dernière question. (Dans l'espérance, on peut toujours y croire.)
En gros, elles sont exactement le CONTRAIRE de ce que nos gouvernants et les directives européennes veulent nous imposer.
Quoi donc ? Et pourquoi cela ?
Peut-être une autre fois.
Bien avec vous
P. Jean-Benoit

Un seul texte proposé ici, parmi tant d'autres de grande valeur. Celui d'un islamologue suisse reconnu, Sami Aldeeb : Lettre à Dalil Boubakeur
http://m.islam-et-verite.com/pages/pages-cachees/divers/articles-d-amis/sami-aldeeb-lettre-a-dalil-boubakeur-jan-09-2015.html?version=mobile (ou sur d'autres sites)

Saluons aussi le courage et le bon sens du président d'Égypte, le général al-Sissi, tellement plus réaliste que nos gouvernants, car il parle bien de l'ISLAM.
Il est loin d'être le premier à vouloir « révolutionner » l'islam. Mais tous les autres ont échoué… Mission impossible ?
http://www.postedeveille.ca/2015/01/sissi-appelle-a-une-revolution-de-lislam.html
ou https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=DEhNarfrlec

Voir en ligne : http://www.stjean.com/

Posté le 18 février 2015 à 18h02 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (9)

Les franciscains du Bronx

Lundi soir, KTO diffusait le documentaire ci-dessous, l'histoire de capucins franciscains installés au cœur du Bronx, pour aider les pauvres à vivre dignement, une oasis chrétienne au milieu du chaos.

"Quand les frères sont arrivés dans le Bronx en avril 1987, ils ont trouvé un quartier abandonné au feu et aux gangs. Depuis, la police et les pompiers ont repris le contrôle de la situation. Une caserne de pompiers s'est d'ailleurs installée juste à côté des frères après leur arrivée.

Depuis le début, l'action sociale de ces franciscains est très présente. Tenant à être au coeur de la pauvreté, comme l'était saint François d'Assise avec tous les rejetés de la société, ils évoluent avec la rue, faisant corps avec les pauvres des quartiers nord de New York."

 

Posté le 18 février 2015 à 15h10 par Marie Bethanie | Lien permanent

17 février 2015

Rebondissement chez les Franciscains de l'Immaculée

Lu sur Riposte catholique :

"[P]ar décision de l’Organisme de Médiation du Tribunal de Rome, rendue en date du 12 février, le Père Volpi, commissaire apostolique des Franciscains de l’Immaculée, est condamné à verser 20 000 euros de dommages et intérêts aux membres de la famille du Père Stefano Manelli, fondateur des Franciscains de l’Immaculée.

Les faits incriminés remontent au 8 décembre 2013 : dans une lettre adressée à tous les membres de la congrégation des Frères Franciscains de l’Immaculée, le commissaire apostolique accusait les membres de la famille d’avoir détourné les biens de l’Institut – qui n’en possède aucun en vertu de la pauvreté en commun, règle qu’ils sont une des rares congrégations religieuses au monde à observer rigoureusement. Ces derniers avaient réagi aussitôt contre cette diffamation calomnieuse et avait déjà contraint le P. Volpi à se rétracter sur le site officielle de la congrégation. Cette lettre du P. Volpi contenait d’ailleurs d’autres accusations – toutes invérifiées à ce jour.

La cause est cependant restée pendante au civil et s’est conclue donc le 12 février. Il s’agit de la conclusion d’une médiation qu’ont acceptée les parties, qui implique la reconnaissance du délit, mais limite ses conséquences pécuniaires, sans possibilité d’appel."

Posté le 17 février 2015 à 10h05 par Michel Janva | Lien permanent

15 février 2015

Le modernisme: genèse et bilan

Entretien avec l'abbé Guillaume de Tanoüarn / Cercle Henri Lagrange :

 

Posté le 15 février 2015 à 18h13 par Marie Bethanie | Lien permanent

Poursuite des échanges entre la Fraternité Saint-Pie X et Rome

Communiqué de la Fraternité Saint Pie X :

"Le 11 février 2015, Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, a rencontré Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, ainsi que plusieurs prêtres de la Fraternité, au Séminaire Saint-Thomas d’Aquin à Winona (Etats-Unis).

C’est la deuxième visite de Mgr Schneider dans un séminaire de la Fraternité. En effet, le 16 janvier 2015, il s’était rendu au Séminaire Saint-Curé d’Ars à Flavigny (France). Les deux rencontres ont porté sur la question de la réforme liturgique de Paul VI et des présupposés doctrinaux du Nouvel Ordo Missae.

Le 5 décembre 2014, le cardinal Walter Brandmüller, président émérite du Comité pontifical des sciences historiques, avait visité le Séminaire Herz Jesu à Zaitzkofen (Allemagne), où il fut question de l’autorité magistérielle du concile Vatican II.

Ces rencontres sont un moyen de poursuivre les échanges doctrinaux entre la Fraternité Saint-Pie X et les autorités romaines, « dans un cadre élargi et moins formel que celui des précédents entretiens », selon la décision prise lors de la rencontre de Mgr Fellay avec le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le 23 septembre 2014.

Ces réunions sont l’occasion pour les visiteurs de faire plus ample connaissance avec la Fraternité Saint-Pie X, et ainsi de mieux se rendre compte du travail accompli par les œuvres de la Tradition.

La visite à Winona a coïncidé avec la réunion sacerdotale annuelle, où quelque 80 prêtres du District des Etats-Unis se retrouvaient au séminaire pour une semaine d’études."

Posté le 15 février 2015 à 16h15 par Michel Janva | Lien permanent

14 février 2015

20 nouveaux cardinaux

Le pape François a créé 20 nouveaux cardinaux (dont un Français) au cours du Consistoire ce matin, cérémonie à laquelle assistait le pape émérite Benoît XVI :

Francois_saluantsonpredecesseurbenoitxvi

Le collège cardinalice compte donc à présent 227 cardinaux, dont 125 électeurs (âgés de moins de 80 ans) et 102 non-électeurs. Le continent européen reste le plus représenté avec 118 cardinaux, suivent l’Amérique du Nord (27), l’Amérique du Sud (26), l’Asie (22), l’Afrique (21), l’Amérique centrale (8), et l’Océanie (5).

Posté le 14 février 2015 à 14h41 par Michel Janva | Lien permanent

13 février 2015

"Il y a une contradiction à demander le sacrement du mariage sans avoir la foi"

Des paroles de Mgr Laffitte, secrétaire du Conseil pontifical pour la famille, interrogé par I.Media (via Aleteia), qui revient sur les travaux du dernier synode sur la famille.

[...]"le secrétaire du dicastère en charge de la famille encourage une « véritable préparation au mariage », voire un « accompagnement des mariages célébrés », dans un « contexte d’inculture religieuse et de relativisme éthique ».

Mgr Laffitte : [...] "Le mariage est un sacrement. Le Concile Vatican II dit qu’au moment de ce sacrement, le Christ vient à la rencontre des époux pour demeurer avec eux. Peu de personnes ont conscience de la sainteté du mariage chrétien, car beaucoup, désormais, ont grandi dans un monde privé de toute culture chrétienne. Certains demandent le sacrement du mariage alors qu’ils n’ont jamais mis les pieds de leur vie à l’église et n’ont pas la moindre idée de ce qu’est un sacrement. L’Église a le désir d’accueillir, et dans le même temps, elle ne peut donner un sacrement dans n’importe quelles conditions. D’où la préoccupation d’un grand nombre de pères synodaux de renforcer et approfondir une véritable préparation au mariage, voire pour certains un réel catéchuménat. D’autres pères synodaux ont aussi évoqué la nécessité d’un accompagnement des mariages récemment célébrés. [...]

Le droit de l’Église a toujours établi qu’il n’y a pas de mariage possible entre deux baptisés qui ne soit sacramentel. Cela veut dire que les baptisés peuvent légitimement demander à l’Église ce sacrement. Mais il y a une contradiction à demander un sacrement et à être indifférent à ce qu’est le sacrement, ou encore simplement au fait d’être un baptisé. Il y a là un appel pour les pasteurs à considérer la façon dont ils vont donner le sacrement et y préparer les fiancés. Le fait de ne pas avoir de foi invalide-t-il pour autant le sacrement ? La réponse est non : en elle même, l’absence de foi n’ôte pas le fait qu’entre deux baptisés le seul mariage possible soit un sacrement. En revanche, parmi les motifs de nullité qui existent pour un mariage sacramentel, il y a le fait de ne pas adhérer à ce qu’on appelle les propriétés essentielles du mariage (unité, indissolubilité). Dans le contexte d’inculture religieuse et de relativisme éthique qui prévaut en de nombreuses régions du monde, le doute existe sur la véritable compréhension – et acceptation – de la nature du mariage et de ses propriétés essentielles. En termes simples, quelle compréhension de l’unité et de l’indissolubilité du mariage, ainsi que de son ouverture à la vie, la personne qui se présente pour se marier « sacramentellement » possède-t-elle ? Lorsque deux jeunes gens envisagent de se marier mais ne croient pas à l’indissolubilité, au caractère définitif de leur union, leur mariage ne peut être que nul. Mais leur mariage, dans ce cas-là, sera nul non pas parce qu’ils n’ont pas la foi, mais parce que leur « non foi » entraîne une « non adhésion » à ce qui fait qu’un mariage est valide. Il y a à peine deux ou trois décennies, quand tout le monde – croyants et incroyants – adhérait à ces propriétés du mariage, la question de la « non foi » ne se posait pas en ces termes. Aujourd’hui, il n’y a plus guère que l’Église qui enseigne et transmette les propriétés du mariage." [...]

Posté le 13 février 2015 à 12h46 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (15)

"La chirurgie plastique est comme une burqa de chair"

... estime l’assemblée plénière « Les cultures féminines : égalité et différence », dirigée par le cardinal italien Gianfranco Ravasi au Vatican, qui différencie toutefois la chirurgie esthétique de la chirurgie plastique de reconstruction (après un accident, par exemple).

"Un document publié par le Vatican décrit les liftings et autres liposuccions comme des agressions contre l’identité de la femme. [...]

Modifier, à coups de bistouri, l’apparence d’une personne n’est pas qu’une transformation esthétique, avertit le texte récemment produit par un panel de femmes consultantes auprès du Conseil pontifical pour la culture. Ces opérations « amputent des possibilités d’expression d’un visage humain, qui sont connectées aux capacités d’empathie ». Elles peuvent constituer « une agression contre l’identité de la femme, démontrant un refus du corps ». [...]

D'autre part, accepter le "diktat" des standards de la mode véhiculés par les médias, qui uniformise l'apparence obligée des femmes, fait entrer le corps de la femme dans une logique de consommation :

"Plus profondément, le recours à la chirurgie pour des raisons esthétiques serait révélateur d’une tentation de transformer le corps en chose, la chair en plastique. 

Le développement des techniques de procréation, types PMA et GPA, tendent à placer le corps féminin dans une logique de production. Arraisonné, le corps de la femme n’est plus envisagé comme l’être d’une personne, mais comme un objet purement fonctionnel. La chirurgie esthétique est l’un des symptômes de ce malaise à l’égard du corps féminin."

Posté le 13 février 2015 à 12h12 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

12 février 2015

Réforme de l’Église et vie consacrée

Extrait de l'éditorial d'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne à propos de la vie consacrée :

"[...] Pourquoi une provocation ? Parce qu’à bien des égards, les trois vœux des consacrés constituent un signe de contradiction pour notre monde. Le célibat, car il manifeste le don total de soi, mais aussi la pauvreté, et l’obéissance, qui pour le pape est un des secrets du renouveau des ordres religieux. L’exemple d’un Père Jérôme, moine à Sept-Fons, est éloquent. Ayant subi la mise à l’écart de sa communauté dans la tourmente des années 60, il finit par devenir, par sa fidélité à la tradition, un repère pour les jeunes novices, et un ferment du renouveau actuel de cette abbaye cistercienne.

De la même manière, les religieux ont toujours été aux avant-postes des différentes réformes et renouveaux spirituels dans l’Histoire de l’Église : les Bénédictins après les invasions barbares, puis les Franciscains et les Dominicains au XIIIe, le Carmel au XVIe… Comme des veilleurs de l’invisible en quelque sorte, montrant l’importance de « chercher d’abord le royaume de Dieu et sa justice » (Mt 6, 33).

Cette gratuité de la vie religieuse nous rappelle aussi que l’Église est d’abord un mystère d’amour. Au XIXe, l’un des refondateurs méconnus de l’Ordre bénédictin, le Père Muard, a exprimé dans une magnifique déclaration d’amour cette aspiration : « Désirant vous aimer, ô mon Dieu ! […] Je voudrais pouvoir vous offrir tous les jours autant d’actes du plus fervent amour qu’il y a de grains de sable sur les rivages de la mer, qu’il y a de feuilles d’arbres dans les forêts, d’atomes dans l’air, qu’il y a d’êtres créés, et les multiplier à l’infini »."

Posté le 12 février 2015 à 09h24 par Michel Janva | Lien permanent


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