06 février 2016

Année de la Miséricorde : Saint Padre Pio et la confession

Saint Padre Pio, le capucin au stigmates mort en 1968 et canonisé par Jean-Paul II en 2002, est depuis vendredi soir, et pour la première fois, exposé dans la basilique Saint-Pierre. Escorté par des milliers de fidèles et de policiers, le caisson transparent contenant son corps a été porté en procession hier soir le long de l’avenue de la Conciliazione, en même temps que les reliques d’un capucin croate Saint Léopold Mandic. En cette Année de la Miséricorde, le Pape François a tenu à mettre en avant ces deux confesseurs inlassables. Ce samedi matin, 6 février 2016, c’est un hommage appuyé qu’il a rendu au Saint Pio.

«À travers le ministère de la confession, Padre Pio est devenu la caresse vivante du Père qui guérit les blessures du péché et rassure les cœurs. Il a vécu le grand mystère de la douleur et sa petit goutte est devenue un grand fleuve de miséricorde qui a irrigué les cœurs déserts et créé des oasis de vie dans de nombreux endroits du monde.»

Par ce geste, le pape montre la nature de la miséricorde : non cette guimauve relativiste, qui excuse tout et finit par nier jusqu'à l'existence du péché, mais au contraire cette bienveillance du Bon Dieu qui attend, inlassablement, que le pêcheur vienne confesser sa misère dans le secret du confessionnal, sans condamnation.

Citant le capucin italien, le Pape François a souligné que

«la prière est notre meilleure arme, la clef qui ouvre le cœur de Dieu. C’est sur la prière que repose la force de l’Église, pas sur l’argent ni sur le pouvoir». «La prière n’est ni une aspirine ni un commerce, pour obtenir une grâce ; c’est une œuvre de miséricorde spirituelle, une mission qui vise à tout remettre entre les mains de Dieu : l’Église, les personnes, les situations pour qu’il en prenne soin. Et dans ce sens, elle peut faire des miracles.»

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Posté le 6 février 2016 à 15h00 par Michel Janva | Lien permanent

04 février 2016

Béthanie au-delà du Jourdain déclaré Patrimoine de l’humanité

IndexOn apprend grâce au blog d'Yves Daoudal que le site du baptême du Christ, sur la rive jordanienne du Jourdain, a été déclaré Patrimoine de l'humanité par l'UNESCO :

"Le site du Baptême de Jésus a été officiellement déclaré Patrimoine de l’humanité par l’UNESCO au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée mardi soir à Paris.

La délégation jordanienne comprenait le ministre du Tourisme, Nayef H Al-Fayez, et Mgr Maroun Lahham, vicaire patriarcal pour la Jordanie du Patriarcat latin de Jérusalem.

Dans son intervention, Mgr Lahham a qualifié le site du Baptême de « lieu où résonne encore la voix du Christ » dans un pays, la Jordanie, « tranquille et sûr, au milieu d’un Proche-Orient en flammes » (encore qu’il soit aujourd’hui au bord de la catastrophe à cause du trop-plein de réfugiés, comme avertit Asia News).

Il a poursuivi :

« L’Evangile l’avait déclaré voici deux mille ans, la dévotion populaire l’a toujours confirmé, les recherches archéologiques l’ont mis en évidence, quatre papes l’ont visité et, aujourd’hui, la communauté internationale le déclare officiellement. A partir de ce soir nous pouvons déclarer à haute voix que la Jordanie est Terre Sainte. La Terre Sainte comprend également et surtout Jérusalem, Bethléem et Nazareth mais la Jordanie n’en est pas pour cela moins sainte. »

On entend bien ce qui est sous-entendu dans le propos de Mgr Lahham, qui est un cri de victoire arabo-palestinien : l’UNESCO vient d’infliger un camouflet à Israël qui a tout fait pour faire croire que le lieu du baptême était sur la rive israélienne et y envoie les touristes et pèlerins en masse alors qu’on sait depuis toujours que le véritable site est du côté jordanien, comme le dit explicitement l’évangile de saint Jean."

Posté le 4 février 2016 à 21h35 par Marie Bethanie | Lien permanent

03 février 2016

Au Mans, une église pour les chrétiens d'Orient réfugiés

Ici

"Réfugiés de Syrie et d’Irak, l’église de la Visitation leur a été ouverte ce soir pour la première messe en Français et Arabe présidée par Mgr Yves Le Saux.

Ce vendredi soir, dans l’église de la visitation, restaurée intérieurement depuis trois ans, le diocèse du Mans ouvre ses bras aux Chrétiens d’Orient.

Mgr Yves Le Saux est venu présider la première messe, en présence de nombreux Chrétiens du Mans. Il y a là des Chrétiens d’Irak qui n’ont eu d’autres choix que de « se convertir, mourir ou partir ». « Ce sont les circonstances de l’arrivée au Mans de plusieurs familles de Chrétiens irakiens et Syriens qui nous a poussés à trouver ce lieu pour eux. Il y avait pour nos frères d’Orient un besoin pastoral ». « Nous sommes en train de voir avec Mgr Gemayel, unique évêque maronite de France et d’Europe, la possibilité de célébrer dans l’église de la Visitation une à deux fois par mois une messe en arabe pour les Chrétiens d’Orient », a annoncé Mgr Le Saux.

Posté le 3 février 2016 à 22h59 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

Choisir comme Jésus, ...

... pour entrer pleinement dans Sa Miséricorde !

 

Posté le 3 février 2016 à 10h31 par Paula Corbulon | Lien permanent

02 février 2016

Selon Mgr Fellay, le pape François éprouve de la sympathie à l'égard de la FSSPX

Extraits d'une conférence de Mgr Fellay prononcée aux Etats-Unis à l’occasion de la Marche pour la vie de Washington le 21 janvier 2016 :

Sur la situation actuelle de l'Eglise après le synode sur la famille :

"Il y a un mot qui résume bien la situation de l’Eglise, c’est celui de confusion. Et le dernier synode sur la famille a été l’expression de cette confusion. Ce qui s’est passé autour du document final du synode est tout à fait caractéristique (…) Cela a abouti à un texte ambigu et au bout du compte, on ne sait pas quoi faire, quoi penser. Je crois que nous n’avons jamais été à ce degré de confusion dans l’Eglise. Plusieurs évêques progressistes ont exprimé des choses invraisemblables sur des notions fondamentales de morale, et ils n’ont pas du tout été repris par l’autorité qui les a laissé faire. A côté de cela, il y a des cardinaux, des évêques qui se sont dressés contre eux, ouvertement, publiquement. Cela aussi, c’est nouveau. Et nous pouvons nourrir l’espoir que c’est le début d’une vraie réaction, – mais il est grand temps ! »

Cette situation me rappelle le message de La Salette. La Très Sainte Vierge Marie a annoncé des temps difficiles pour l’Eglise : des évêques contre des évêques, des cardinaux contre des cardinaux. Et si vous regardez l’histoire de l’Eglise, jusqu’à maintenant, vous ne trouvez pas de pareille situation. C’est vraiment tragique. Comment les fidèles peuvent-ils s’y retrouver ? Et même si aujourd’hui, le Saint Père venait à publier un document clair et précis, ce serait trop tard. Le mal est fait. Quand quelque chose est cassé, pour le réparer, cela demande beaucoup plus d’effort. C’est la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui"

Sur une éventuelle régularisation de la FSSPX :

"Il n’y a absolument aucun doute que le pape est personnellement impliqué dans notre dossier. Il nous connaît très bien et la façon dont il se comporte nous oblige à penser qu’il éprouve de la sympathie à notre égard… Cela peut sembler contradictoire ! Personnellement, je pensais vraiment que nous allions de nouveau être condamnés par Rome, mais c’est le contraire qui arrive (...)

Il nous connaît depuis l’Argentine. Nous avons été en relation avec lui car nous avions des soucis administratifs. En Argentine, un concordat permet aux prêtres étrangers d’obtenir un permis de séjour à la condition que l’évêque du lieu l’accepte. Ce qui est, en soi, tout à fait normal. Évidemment, nous avions un problème avec un évêque local qui ne voulait pas de notre présence. Nous aurions pu demander une reconnaissance directement à l’Etat argentin, mais il en était hors de question : nous sommes catholiques et nous ne voulions pas être traités comme une secte. Alors, le supérieur de district d’Amérique du Sud a rencontré le cardinal Bergoglio pour lui exposer le problème. Sa réponse a été très claire : ‘vous êtes catholiques, c’est évident, vous n’êtes pas schismatiques ; je vais vous aider.’ Et il l’a fait ! Il a pris contact avec Rome, il a écrit une lettre en notre faveur au gouvernement qui, dans le même temps, recevait une missive de la nonciature disant exactement le contraire ! Et nous étions dans cette situation lorsqu’il a été élu pape (...)

Il dit souvent publiquement qu’il ne faut pas se renfermer sur soi, qu’il ne faut pas rester entre nous mais prendre soin de ‘la périphérie’, etc. Et il voit que c’est exactement ce que nous faisons. Nous allons chercher les âmes là où elles se trouvent, nous essayons de les aider, et je suis à peu près sûr que le pape voit tout cela et qu’il en est satisfait. Peut-être qu’il n’est pas content de tout ce que nous faisons, mais de cet aspect-là, oui (...)

Parfois, en l’observant, nous sommes perdus. Personnellement, je n’ai pas toutes les réponses, j’observe juste les éléments de sa personnalité. Il est inclassable, il est impossible de le placer dans une catégorie, il est tellement imprévisible. Mais, au bout du compte, en tant que pape, il a personnellement réglé notre situation en Argentine. La Fraternité Saint-Pie X a une relation étroite avec lui, un accès direct à lui, ce qui peut sembler fou dans la situation actuelle.

Il est impossible de vous dire ce qui va se passer demain. Est-ce que nous allons être reconnus ? Sincèrement, je n’en ai aucune idée. Pourquoi ? A cause de la situation de l’Eglise ! A Rome même, certains veulent notre mort. Ils veulent que nous soyons condamnés ! Qui va l’emporter ? Le pape ou les autres ? Je suis navré de vous dire que je ne sais pas. Mais nous n’allons pas être paralysés par cette situation. Nous savons ce que nous avons à faire, alors nous continuons. Nous admettons que si certains éléments étaient acquis, comme la régularisation canonique, ce serait mieux. Il y a des discussions, il y a eu de nouvelles propositions, mais nous savons que nous avons des ennemis au sein du Vatican. Ce n’est pas nouveau."

Posté le 2 février 2016 à 08h49 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (19)

01 février 2016

Aux racines de l'Europe, découverte d'une magnifique église ancienne

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"Une très ancienne église a été découverte dans une cité souterraine en Cappadoce. L’église a été trouvée lors de travaux de terrassement destinés à la construction d’une maison d’habitation dans la petite ville de Nevşehir, au centre du plateau anatolien. Les autorités locales ont déjà déclaré que l’église ancienne pourrait devenir l’un des objectifs principaux de pèlerinages chrétiens. Selon le maire de la ville de Nevşehir Hasan Ünver, les murs de l’église sont ornés de fresques magnifiquement conservées avec des scènes de l’Ascension et du Jugement dernier. « Pour autant que nous le sachions, des fresques semblables ne sont pas connues dans d’autres églises anciennes. Certains savants les datent du cinquième siècle après Jésus-Christ » a précisé le maire. L’église ancienne, comme cela s’est avéré, n’est que l’un des sites dans toute la cité souterraine. Un tunnel d’une longueur de sept kilomètres a également été découvert.

Actuellement, l’église n’a été que partiellement étudiée. Seule la voûte a été dégagée, et la hauteur de l’édifice n’est pas encore connue. L’archéologue Ali Aydın a annoncé que les travaux seraient interrompus jusqu’au printemps afin que les fresques ne souffrent pas de l’humidité hivernale. « Nous n’avons dégagé que quelques fresques », a déclaré l’archéologue, « et les autres seront dégagées avec le temps. Les fresques du fronton de l’église représentent la Crucifixion du Christ et son Ascension. Il y a également des fresques avec des représentations des apôtres, des saints et des prophètes Moïse et Élie », a-t-il ajouté" (source).

Posté le 1 février 2016 à 23h11 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

L'archevêque d'Alep : "Si Bachar Al-Assad quitte le pouvoir, ce sera la guerre civile"

Sur le site de RTL :

"Au micro de RTL, samedi 30 janvier, il raconte son quotidien ponctué par la guerre : "Je suis très sollicité dans ces circonstances. Il y a beaucoup de problèmes qui rendent difficile la vie de mes fidèles et des dizaines de milliers de chrétiens qui vivent à Alep. Cinq églises ont été endommagées mais sept restent en fonction et elles sont pleines".

Monseigneur Jeanbart officie donc dans une ville bombardée tous les jours : "Je suis inquiet parce que je vois nos fidèles partir. Avec l'arrivée de centaines de milliers de réfugiés en Europe, j'ai peur de l'avenir. Je sens comme si une déportation de notre population était organisée, surtout de notre population productive, ceux qui pouvaient reconstruire le pays et l'Église. C'est la classe moyenne, la charnière et la colonne vertébrale de notre société, qui est en train d'être absorbée".


Syrie : "Si Bachar Al-Assad quitte le pouvoir... par rtl-fr 

"Je voudrais que vous vous rappeliez que les premiers chrétiens sont les chrétiens de Syrie. L'Église a commencé chez nous.

J'appelle les chrétiens d'Europe et du monde entier à ne pas oublier cette Église et à la préserver"

Posté le 1 février 2016 à 21h59 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

31 janvier 2016

Faire fructifier le temps du carême

Careme2016Avec l'aide de "paroisse et famille" et du petit guide proposé comme chaque année par le Père Max de Longchamp.

D’année en année, chaque carême a sa tonalité particulière ; à l’invitation du Pape François, puisse le Carême de cette Année Jubilaire être vécu plus intensément comme un temps fort pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu. (Bulle Misericordiae vultus)
Ce carême 2016 nous fera parcourir vingt siècles de miséricorde, vingt siècles durant lesquels la tendresse de Dieu s’est répandue à travers le coeur et les mains de nos amis les saints. À leur exemple et à leur suite, nous deviendrons à la fois les bénéficiaires et les acteurs de la miséricorde de Dieu en notre temps avide de paix et de réconciliation.

Pour découvrir l'association Saint Jean de la Croix, c'est ici, pour commander le livret, c'est .

Posté le 31 janvier 2016 à 17h32 par Paula Corbulon | Lien permanent

A Alep avec les derniers chrétiens

Un reportage de Charlotte d'Ornellas pour Boulevard Voltaire.

 

Posté le 31 janvier 2016 à 17h32 par Paula Corbulon | Lien permanent

8 février : conférence de Marc Fromager à Versailles

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Posté le 31 janvier 2016 à 10h02 par Michel Janva | Lien permanent

30 janvier 2016

Mgr Jeanbart : "que voulez-vous attendre d’un Laurent Fabius qui se prend pour Dieu le Père en décidant qui mérite ou non de vivre sur cette Terre ?"

De Charlotte d'Ornellas :

"De passage en France à l’occasion de la Nuit des témoins organisée chaque année par l’Aide à l’Église en détresse, l’archevêque grec-melkite d’Alep, Monseigneur Jeanbart, en avait gros sur le cœur. Après avoir décrit la situation dramatique que vivent les Alépins, l’évêque syrien s’est adressé au parterre de journalistes qui étaient venus l’écouter. 

« Les médias européens n’ont cessé d’étouffer le quotidien de ceux qui souffrent en Syrie et se sont même permis de justifier ce qui arrive dans notre pays en reprenant des informations sans ne jamais les vérifier », a-t-il lancé, fustigeant notamment les agences de presse créées pendant la guerre, « détenues par l’opposition armée », à l’instar de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, source incontournée des médias occidentaux.

« Il faut que vous compreniez qu’entre l’État islamique et le gouvernement syrien, notre choix est vite fait. On peut condamner le régime pour certaines choses, mais vous n’avez jamais cherché à être objectifs », a-t-il encore accusé. 

À la question de savoir s’il avait pu expliquer sa position aux autorités françaises, Monseigneur Jeanbart a répondu qu’il avait essayé, avant de s’entendre dire qu’il fallait être « moins critique ».

Pour lui, pourtant, l’Occident n’a cessé de taire les exactions de l’opposition armée, tout en accablant le gouvernement syrien et son président. « Bachar el-Assad a beaucoup de défauts, mais figurez-vous qu’il a aussi des qualités », a-t-il expliqué, « les écoles étaient gratuites, les hôpitaux aussi, les mosquées comme les églises ne payaient aucune taxe, mais quel gouvernement de la région fait des choses pareilles, soyez honnêtes ? Souvenez-vous aussi que si nous préférons aujourd’hui soutenir le gouvernement, c’est parce que nous redoutons l’instauration d’une théocratie sunnite qui nous priverait du droit à vivre sur notre propre terre. »

« Oui, j’ai tenté de dire toutes ces choses aux autorités françaises, mais que voulez-vous attendre d’un Laurent Fabius qui se prend pour Dieu le Père en décidant qui mérite ou non de vivre sur cette Terre ? » a-t-il finalement répondu, visiblement las (Laurent Fabius avait affirmé que Bachar el-Assad ne « mériterait pas d’être sur la Terre »). 

« Est-il possible que la France – que j’aime et qui m’a éduqué par le biais des communautés religieuses installées en Syrie – ait tant changé ? Est-il possible que ses intérêts et son amour de l’argent aient pris le pas sur les valeurs qu’elle défendait autrefois ? » a encore déclaré l’archevêque avec amertume.

À la question du positionnement des évêques français, l’évêque pakistanais également présent n’a pas voulu répondre. C’est donc Monseigneur Jeanbart qui a repris le micro.

« La conférence des évêques de France aurait dû nous faire confiance, elle aurait été mieux informée. Pourquoi est-ce que vos évêques se taisent sur une menace qui est aujourd’hui la vôtre également ? Parce que les évêques sont comme vous tous, élevés dans le politiquement correct. Mais Jésus n’a jamais été politiquement correct, il a été politiquement juste ! » a-t-il lâché. 

« La responsabilité d’un évêque est d’enseigner, et d’utiliser son influence pour transmettre la vérité. Pourquoi vos évêques ont-ils peur de parler ? Bien sûr qu’ils seront critiqués, mais cela leur donnera l’occasion de se défendre, et de défendre cette vérité. Il faut bien se souvenir que le silence est parfois un signe d’acquiescement. »

C’est également la politique migratoire des pays occidentaux que l’archevêque a critiquée.

« L’égoïsme et les intérêts servilement défendus par vos gouvernements finiront par vous tuer vous aussi. Ouvrez les yeux, n’avez-vous pas vu ce qui s’est récemment passé à Paris ? » a encore ajouté l’archevêque, avant de conclure en suppliant : « Nous avons besoin que vous nous aidiez à vivre chez nous ! […] Je ne peux accepter de voir notre Église deux fois millénaire disparaître. Je préfère mourir que de vivre ça. »"

Posté le 30 janvier 2016 à 15h19 par Michel Janva | Lien permanent

29 janvier 2016

L'Eglise rachète des esclaves

Posté le 29 janvier 2016 à 20h14 par Michel Janva | Lien permanent

25 janvier 2016

24 janvier 2016 : les photos du pélerinage pour la Vie à Paris

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Posté le 25 janvier 2016 à 18h57 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

19 janvier 2016

Des cathogeeks au service de la pratique religieuse (Add)

15-janvier-2016-Petit-dejeuner-travail-dans-locaux-agence-digitale-AngelTech-fondee-Francois-PINSAC-A-gauche-Guillaume-HOLSTEYN-A-droite-Paul-TREHARD-fondateur-application-La-Quete-Paris-75_0_730_486La jeunesse catholique met la technologie numérique au service de l'Eglise et des catholiques, qui sont des gens aussi pressés que les autres, mais consciencieux, surtout en ce qui concerne leur pratique religieuse. William mentionnait la start up PicInTouch, qui permet de rester en relation avec ses trésors de grands-parents, et plus généralement, avec sa famille. La Croix présente d'autres jeunes cathos qui ont développé des applications intéressantes pour aider les catholiques 2.0 à rester en lien avec l'Eglise malgré un mode de vie toujours plus vertigineux.

C'est ainsi que l'agence digitale Angel Tech a vu le jour, catholique de fait car tous ses membres le sont, cofondée par François Pinsac, 24 ans, et Antoine Berton, une agence axée sur l'entreprenariat, proposant aux startup une prise de part du capital en apport en industrie :

"[I]ls s’apprêtent désormais à lancer « GeoConfess », une application de confession à la demande, sur le modèle d’Uber, celle qui met en contact transporteurs et voyageurs.

Tous deux se sont rencontrés dans l’église où ils se retrouvent chaque matin pour les laudes. Et ils hébergent dans leurs locaux les deux cofondateurs de l’application « La Quête », qui se propose de digitaliser l’offrande dominicale.

Ces dernières années, ces projets « cathos 2.0 » se sont multipliés. Jeudi 28 janvier à 20 h 30, la paroisse Saint Honoré d’Eylau à Paris, accueillera une soirée Église et innovation numérique, avec des acteurs de ce secteur.

Ces projets s’appellent Hozana, le « Facebook de la prière », Credofunding, la plate-forme chrétienne de dons en ligne, ou Ephatta, une application d’hébergement gratuit chez l’habitant… Des projets qui commencent à susciter de l’intérêt aussi à l’extérieur du monde catholique."[...]

Adhémar Autrand, 24 ans, est quant à lui à l’origine de la création d'Awoun, une plate-forme qui recense les retraites spirituelles :

"Avec ce projet religieux, cet étudiant en dernière année à HEC vient de remporter deux mois et demi d’incubation dans l’école de développement « 42 » de Xavier Niel, une référence pour les « start-uppers » français. « J’ai été très surpris de leur enthousiasme, je m’attendais à beaucoup de méfiance, se souvient Adhémar Autrand. Non seulement ils trouvent que c’est un beau projet du point de vue de l’innovation, mais ce qui leur plaît, c’est aussi la passion qu’on y met. » Il espère une sortie de l’application en mars. Sa seule inquiétude, c’est la réaction des lieux de retraite. « J’ai peur que les monastères aient peur, trouvent cela compliqué… »"

Grâce à l'ingéniosité de ces jeunes catholiques, trouver une confession sur son lieu de vacances ou en déplacement professionnel ne sera plus le parcours du combattant, et plus personne n'aura de bonne/mauvaise raison à alléguer pour ne pas faire une revigorante retraite. Ces projets sont suivis de près par la Conférence des Evêques de France, qui veille à leur compatibilité avec la loi de l'Eglise.

Add : on trouvera ci-joint le communiqué de presse concernant la soirée du 28 janvier, Église et innovation numérique : Téléchargement Communique__ de presse soire__e e__glise et innovation nume__rique 28 janvier 2016.

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Posté le 19 janvier 2016 à 23h00 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (4)

Nouvel exarchat pour les syriaques catholiques au Canada

Le pape François a institué un nouvel exarchat pour les syriaques catholiques, au Canada, le 7 janvier 2016. Le père Antoine Nassif, recteur du séminaire patriarcal syriaque catholique de Charfeh (Liban), a été nommé exarque apostolique.

Le nouvel exarchat apostolique compte 16 000 fidèles et 7 paroisses et missions desservies par 5 prêtres. Jusqu’à cette date, les syriaques catholiques du territoire nord-américain relevaient de l’éparchie Notre-Dame de la Délivrance de Newark des syriaques, située aux États-Unis d’Amérique, été créée par Jean-Paul II, le 6 novembre 1995.

Désormais, les syriaques catholiques du Canada auront leur propre structure.

On note, depuis 2014, un certain nombre de créations de sièges pour les catholiques orientaux :

  • en Roumanie (nouvelle éparchie pour les catholiques de rite byzantin),
  • en Éthiopie (éparchie catholique éthiopienne),
  • en Inde (éparchie syro-malankare créée en dehors du Kérala)
  • aux États-Unis d’Amérique (éparchie Sainte-Marie, Reine de la Paix, instituée aux Etats-Unis d’Amérique).

Posté le 19 janvier 2016 à 21h02 par Michel Janva | Lien permanent

17 janvier 2016

Prêtre et diplomate

Une vidéo du diocèse de Versailles :

Posté le 17 janvier 2016 à 15h18 par Michel Janva | Lien permanent

Comment recevoir Jésus-Christ réellement présent dans chaque hostie?

Entretien avec Mgr Athanisus Schneider, évêque auxiliaire d'Astana au Kazakhstan. Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté

Posté le 17 janvier 2016 à 08h40 par Michel Janva | Lien permanent

15 janvier 2016

Prendre le ciel d'assaut par le rosaire

Le cardinal Raymond Burke a demandé aux catholiques de « prendre le ciel d’assaut » en se joignant d’intention à lui pour une messe qu'il célébrera chaque mois et en récitant le chapelet ce jour-là. Il a lancé cet appel à l’association de laïcs catholiques Catholic Action for Faith and Family. L’association a créé un site internet pour soutenir cette initiative « Storm Heaven » afin que les « soldats du rosaire » puisse s’y joindre nommément à ce qui ressemble à un effort de guerre : une guerre qui ne peut être gagnée sans le secours divin. Objectif : un million !

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Le porte-parole de l’association, Thomas McKenna, a présenté l’initiative :

« En tant que catholiques nous nous trouvons au cœur d’une crise générale de la culture. Nous semblons perdre la bataille contre le mariage homosexuel, nous voyons le Planned Parenthood tuer des bébés et vendre leurs corps par morceaux, et personne ne fait rien pour y mettre fin ; et l’euthanasie arrive par la petite porte ». « Le cardinal Burke reçoit les confidences de catholiques du monde entier et il croit qu’ils sont en danger de se décourager et de se laisser abattre. Il leur dit que la réponse réside dans la prière emplie d’espérance. Alors nous proposons un moyen pour se battre, en s’unissant dans la prière ».

Le cardinal Burke s’est engagé à célébrer la messe du 1er de chaque mois aux intentions générales et personnelles des « soldats du rosaire », chacun d’entre eux promettant à son tour de prier aux intentions de tous. Les fidèles qui s’inscrivent s’engagent à dire le chapelet le 1er de chaque mois pour « prendre le ciel d’assaut », répondant en cela à une exhortation déjà ancienne – le bienheureux Pie IX disait dans hésiter : « Je ferai la conquête du monde si j'avais une armée qui dise le chapelet. »

Pour s’inscrire – en anglais – c’est par là.

Posté le 15 janvier 2016 à 08h17 par Michel Janva | Lien permanent

14 janvier 2016

Cardinal Burke : "La réforme du procès de nullité matrimoniale nécessite une révision très sérieuse"

Extrait d'une interview du cardinal Burke à propos du Motu Proprio Mitis Iudex, simplifiant les procédures canoniques d'annulation du mariage et traduite en français par le site Benoit-et-moi.fr :

ImagesCAUIXRP3"Dans l'ensemble, et j'ai une longue expérience, ces cas sont très complexes et requièrent un examen approfondi de la part de ceux qui sont préparés pour ce travail. De nombreux évêques, en toute honnêteté et pas par leur faute, m'ont dit: «Je ne suis pas préparé pour juger des cas de nullité de mariage. À part des études de base en droit canonique je n'ai pas étudié cette matière. C'est pourquoi j'envoie des prêtres depuis des années se préparer à le faire». Ma réponse à ces évêques est: «La loi ne peut pas vous obliger à faire ce dont vous n'êtes pas capables; autrement dit, que vous ne pouvez pas honnêtement faire». La réponse à donner au fidèle est donc: «Je ne suis pas préparé pour émettre ce jugement, je renvoie donc votre cas au tribunal matrimonial qui est préparé pour produire un jugement équitable».

Je pense que toute la matière de la réforme du procès de nullité matrimoniale nécessite une révision très sérieuse, surtout en ce qui concerne les questions les plus critiques. Par exemple, il n'est à présent plus nécessaire d'avoir une deuxième 'sentence conforme positive' pour qu'une déclaration de nullité de mariage devienne exécutoire.L'argument souvent utilisé est que cette double sentence conforme n'a été introduite qu'au XVIIIème siècle par le Pape Benoît XIV, ce qui est vrai. Mais il l'a introduite pour une raison importante: il y avait des abus, déjà à cette époque, dans l'octroi des déclarations de nullité de mariage.

Toutefois, même à cette époque, avant qu'il n'introduisît la disposition de la double sentence conforme, les cas de nullité de mariage étaient jugés par un collège de juges. Trois à cinq juges (et même plus) étudiaient les cas et émettaient un jugement sur la demande de nullité. Afin qu'une déclaration de nullité fût émise, une majorité des juges devaient être favorables à la nullité. À présent, dans de nombreux diocèses, les cas de nullité de mariages sont jugés par un seul juge. Nous avons donc une situation où une demande de nullité de mariage peut être jugée affirmativement par un seul homme sans aucune vérification obligatoire. Ce n'est pas juste; ce n'est pas une procédure sérieuse pour juger des fondements mêmes de la vie de la société et de l'Église! Non seulement elle ne traite pas le cas d'une manière sérieuse, mais elle charge aussi le juge d'un poids injuste. Pour ma part, si j'étais un juge, je n'accepterais pas la responsabilité de juger ces cas. Je ne pense pas qu'une décision unique du juge donne une garantie suffisante de défense de la sainteté du mariage; mon unique jugement ne suffit pas dans une question aussi importante. Si quelqu'un a déjà travaillé dans un tribunal, il peut comprendre. Il y a cette idée qui est très naïve et sentimentale, centrée uniquement sur la personne qui s'est présentée disant: «Mon mariage est nul et je demande à l'Église de prononcer un jugement afin que je puisse célébrer un [nouveau] mariage». Cette personne doit être traitée avec la plus grande compassion, mais son mariage est un état public de vie dans l'Église et donc implique un partenaire et toute une série de relations dans la famille, y compris, en principe, des enfants.

Nous focaliser simplement sur la recherche d'une solution rapide pour cette personne, afin que lui ou elle puisse ou bien contracter un mariage, ou bien avoir la bénédiction d'un mariage déjà contracté, crée des dommages considérables à toute une série de personnes impliquées dans ce mariage, et non pas accessoirement, ou dans une sorte de manière pharisienne. C'est un engagement réel qui affecte de nombreuses personnes: parents, enfants frères et sœurs, amis, et ainsi de suite. Cela concerne ce que nous avons de plus sacré dans nos vies."

Posté le 14 janvier 2016 à 11h15 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

Le gouvernement chinois continue d'édifier une Eglise séparée de l’Eglise catholique

Le cardinal Joseph Zen Ze-kiun se montre profondément pessimiste sur la nature des relations entre les catholiques et le gouvernement chinois. Alors que l’année 2015 semblait débuter par la promesse d’un rapprochement entre le Vatican et le Parti, le cardinal estime :

Unknown-18«Je me souviens qu’au début de l’année dernière, le journal Wen Wei Po [quotidien de Hongkong contrôlé par Pékin - NdT] annonçait avec enthousiasme que « les relations entre la Chine et le Vatican [auraient] bientôt une bonne issue ». Peu après, le secrétaire d’Etat du Saint-Siège déclarait que « les perspectives (étaient) prometteuses et que les deux parties (souhaitaient) dialoguer ». De mon côté, je nourrissais quelques doutes face à cette bouffée d’optimisme inattendue, je n’en voyais pas la raison. Plus de mille croix ont été retirées du sommet des églises (et dans certains cas les églises elles-mêmes ont été démolies). Après autant de temps, nous ne pouvons plus nourrir l’illusion que cette campagne d’abattage des croix n’était qu’un excès de zèle exagéré de la part de quelque responsable local. Plusieurs séminaires ne fonctionnent plus. Les étudiants du Séminaire national de Pékin ont été contraints de signer une déclaration de fidélité envers l’Eglise indépendante [schismatique, soumise au régime NDMJ], en s’engageant aussi à concélébrer la messe avec des évêques illégitimes (faute de quoi ils n’obtiendraient pas leur diplôme de fin d’études). Le gouvernement édifie peu à peu une Eglise qui est désormais objectivement séparée de l’Eglise catholique universelle. Par des propositions alléchantes ou bien par des menaces, il incite les membres du clergé à accomplir des actes allant à l’encontre de la doctrine et de la discipline de l’Eglise, en reniant leur conscience et leur dignité.».

Posté le 14 janvier 2016 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent

13 janvier 2016

Adoration en réparation pour l'outrage contre l'Eucharistie à Fontainebleau

ADORATION en faveur du SACERDOCE

Et en réparation contre les outrages envers l'Eucharistie, spécialement celui de Fontainebleau

OstensoirAvec l’alliance saint Jean-Marie Vianney

Vendredi 29 janvier

20h à l’Immaculée Conception

Adresse : 226 Boulevard Georges Richard, 83000 Toulon

Téléphone : 06.59.64.68.47

Posté le 13 janvier 2016 à 22h37 par Marie Bethanie | Lien permanent

11 janvier 2016

Synode : des textes ont été rédigés de manière ambiguë, afin de pouvoir être interprétés dans différentes directions

Interrogé dans Famille chrétienne, Mgr Léonard déclare :

"Le second Synode sur la famille s’est tenu en octobre. Le texte final est sujet à interprétations. Quelle lecture en faites-vous, vous qui avez participé aux travaux de la première édition ?

Unknown-15Je n’ai pas eu le sentiment d’un réel progrès d’un synode à l’autre, mais plutôt d’une répétition de ce qui avait déjà été dit. Je suis un peu resté sur ma faim. S’il y a de bonnes choses dans le texte final, j’ai été un peu déçu par le fait que l’on ait cultivé l’ambiguïté dans les points les plus délicats. Des évêques m’ont dit que des textes avaient été volontairement rédigés de manière ambiguë, afin de pouvoir être interprétés dans différentes directions. Une telle ambiguïté sur des questions essentielles est très risquée, car elle pourrait donner lieu à des pratiques qui, une fois installées et développées, seraient très difficiles à rattraper.

J’espère donc que nous aurons une parole nuancée et bienveillante, mais claire sur les enjeux de la doctrine et de la discipline de l’Église catholique concernant le mariage et la famille. La balle est maintenant du côté du pape. C’est l’heure pour lui d’exercer son rôle pétrinien d’unité et de continuité de la Tradition, comme il l’avait déclaré dans son discours de clôture du premier Synode sur la famille. L’enjeu le plus fondamental du Synode, c’est d’allier, dans toutes les joies et souffrances de la famille et des couples, amour et vérité. Comme le dit le Psaume 84 : « Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent. » L’Église doit être à la fois miséricordieuse en adoptant une attitude de cœur bienveillant vis-à-vis de toutes les personnes, et fidèle à son enseignement sur le mariage et la famille.

Lors du dernier Synode, certains évêques ont proposé de déléguer aux conférences épiscopales davantage de pouvoirs en matière de discipline. Qu’en pensez-vous ?

Ce n’est pas une bonne idée. Je vois mal comment la discipline pourrait être modulable d’un pays à l’autre ou d’un continent à l’autre. Je trouverais extrêmement risqué que les pays occidentaux puissent disposer d’une discipline plus souple. Quelle image cela donnerait-il de l’Église ? Les chrétiens des pays les plus riches, en plus du confort dont majoritairement ils jouissent, pourraient aussi avoir une discipline plus confortable ? Ce serait un grand scandale ! En revanche, là où doit se jouer la diversité des lieux, c’est dans la mise en œuvre de la pastorale pour faire face à des problèmes différents selon les continents, et proposer ainsi des solutions adaptées."

Posté le 11 janvier 2016 à 07h32 par Michel Janva | Lien permanent

10 janvier 2016

30 janvier concert organisé par l'association EEChO, fondée pour oeuvrer au rapprochement des Eglises d'Orient et d'Occident

8e_concert_30_janvier2016

Posté le 10 janvier 2016 à 10h22 par Michel Janva | Lien permanent

La richesse de la forme extraordinaire : 10 célébrants témoignent

Le pèlerinage de Pentecôte organisé par Notre Dame de Chrétienté constitue le plus grand lieu de rassemblement et de sanctification des fidèles attachés au rit traditionnel de la Messe. 

Aussi Notre Dame de Chrétienté a interrogé 10 prêtres ou religieux célébrant la messe traditionnelle pour leur poser la même question suivante :

"Vous célébrez la Sainte Messe tous les jours. Quelle est la disposition, la parole ou le geste qui vous marque le plus personnellement?"

La densité et la diversité de leurs réponses attestent de la richesse de la messe traditionnelle. 

Posté le 10 janvier 2016 à 07h17 par Michel Janva | Lien permanent

31 décembre 2015

Création d'une boutique d'illustrations chrétiennes

Explications sur CredoFunding.

Posté le 31 décembre 2015 à 11h21 par Michel Janva | Lien permanent

30 décembre 2015

La plus grande statue de Jésus sur le continent africain est dans le pays de Boko Haram

Elle sera inaugurée le 1er janvier à Abajah, dans le sud-est du Nigeria :

A

Posté le 30 décembre 2015 à 16h11 par Michel Janva | Lien permanent

26 décembre 2015

L'Osservatore romano n'a pas aimé Star wars

Moi non plus (source) :

"Le Saint-Siège ne considère pas ce septième épisode comme une véritable suite. « Le Réveil de la Force ressemble plus un redémarrage qu'à une suite. Pas un redémarrage de classe comme pouvait l'être le Batman de Christopher Nolan, mais une mise à jour qui s'est pliée à la mode du moment, pour un public plus habitué à l'écran d'ordinateur qu'aux salles de cinéma. »

Selon le journaliste, le problème majeur de ce nouvel épisode réside dans la représentation du mal et la conception des personnages négatifs. « Dark Vador et Palpatine étaient deux des méchants les plus efficaces des films américains, capables de transmettre un véritable sens du mal. Une valeur qui manquait déjà dans la trilogie précédente. Mais, cette fois, le film veut aller plus loin et en faire trop dans l'obscurité. Le résultat est mauvais. » Le quotidien qualifie Kylo Ren, le nouveau méchant, d'« insipide » et le chef suprême Snoke de « plus grave défaut du film ».

Posté le 26 décembre 2015 à 12h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Baroin et l'AMF : le renforcement d'un anti catholicisme primaire, une mauvaise réponse à l'islamisme violent

PmrLe père Matthieu Rougé,curé de Saint-Ferdinand-des-Ternes à Paris et ancien responsable du service pastoral d'études politiques, répond aux questions du Figaro

"Que penser de la polémique suscitée par le vade-mecum de l'association de l'Association des maires de France qui estimait en novembre dernier que «la présence de crèches de Noël dans l'enceinte des mairies [n'était] pas compatible avec la laïcité»? On a l'impression que ce débat revient chaque année…

Il y a une dizaine d'années, on s'en était pris aux sapins de Noël. Mais certains esprits éclairés ayant expliqué qu'ils constituaient la rémanence de cultes druidiques, ils avaient perdu en quelques jours leur caractère attentatoire à la République! Comme si le culte druidique, en tant que culte, était moins contraire à la laïcité que le culte chrétien…

Beaucoup de responsables publics semblent en fait ne pas concevoir d'autre réponse à l'islamisme violent que le renforcement d'un anti catholicisme primaire. C'est pour le moins une erreur d'appréciation sur notre culture et sur le cœur de l'homme. Dans l'espace public, les crèches disent sur un mode accessible à tous, et qui n'est pas immédiatement confessionnel, la beauté de la vie et de l'accueil, réalités salutaires dans un temps de violence et d'exclusion. Dans le «vademecum» de l'AMF, il y a une recommandation encore plus choquante: la consigne stricte pour les élus de ne jamais manifester leur foi, par quelque geste que ce soit, dans le cadre public.

En quoi la neutralité de l'Etat serait-elle remise en cause par le fait que certains élus soient sereinement et ouvertement croyants, à partir du moment où ils prennent soin de tous avec équité? Une telle idéologie antireligieuse est en réalité d'une grande violence. J'ai célébré en novembre les obsèques d'un jeune homme assassiné au Bataclan. Le jour de son enterrement, le maire local, catholique mais très attentif aux différentes communautés religieuses de sa commune, a participé à l'émotion et à la prière de tous avec ferveur et simplicité. Pendant que nous chantions le Notre Père de tout notre cœur, je me suis dit: «faut-il avoir l'esprit épais et le cœur sec pour penser qu'il y aurait là une atteinte à la juste laïcité».

Posté le 26 décembre 2015 à 09h22 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (16)

25 décembre 2015

Un Sauveur vous est né. Ce discours tranche sur notre façon d'inverser les rôles en invitant l'humanité à « sauver la planète »

Voici des passages de l'homélie de la nuit de Dom Hervé Courau, abbé de Triors :

"Un Sauveur vous est né, dit donc l'ange à l'humanité (Luc 2,11). Ce discours tranche sur notre façon de parler qui, peut-être sans s'en rendre compte, inverse les rôles en invitant l'humanité à « sauver la planète ». Non, c'est l’homme qui a besoin d'abord d’être sauvé ; la planète n'attend que cela, création qui gémit en attendant notre salut, dit S. Paul (Rom. 8,22-26) ; le gémissement angoissé de l'environnement matériel invite chacun de nous à s'ouvrir au salut. À l'inverse, nier Noël, l'ôter de l'espace public et de la mémoire collective éloigne du Sauveur, et donc du salut et même de la santé globale, au profit du vieil humanisme athée qui veut faire de l’homme son propre sauveur. Non, l’homme n'est pas le maître du monde pour le saccager, puis prétendre le réparer ; il est invité, nous dit le Créateur, à soumettre la création dont il est lui-même issu, et à dominer... Il est invité au respect et à l'adoration du Créateur devenant cette nuit notre Sauveur.

Pour l'heure, diverses menaces nous angoissent, qui peuvent être autant de germes de guerre civile : le climat détraqué, le terrorisme au nom d'une idéologie religieuse, et le délitement social dont le symptôme le plus criant est le manque de travail, sans compter l'immigration massive ; ce dernier point surtout manifeste de terribles détresses en cascade. On ne saurait prendre à la légère tout cela, loin de là ; tout oblige au contraire l'homme à aller jusqu'à la racine du mal, pour bénéficier alors de la douceur de la Providence qui nous est offerte dans l'Enfant de Noël, plutôt que de provoquer les sévérités de la justice divine qu'on obligerait à se manifester pour tout remettre en ordre aux dépens de nos petites et grandes illusions : la Règle de S. Benoît présente ainsi notre responsabilité morale (Prol.). Dans son encyclique Laudato si, le Pape François dissipe toute confusion : le premier respect à avoir concerne l’écologie humaine, la vie de l’homme, son caractère sacré, inaliénable, depuis le commencement jusqu’à son terme ; respecter l’homme surtout lorsqu’il est le plus fragile, innocent et sans défense (LS, 148-155 ; Cf. Red. Hom. 15, Cat. 17 juin 2001 ; Cent. Ann. 38). Le refroidissement des intelligences est ici beaucoup plus redoutable que le réchauffement climatique.

L'année de la miséricorde invite à l'œuvre écologique la plus radicale qu'est une bonne confession qui ôte le péché, le polluant le plus meurtrier. C'est ainsi que le Pape François la présente par le responsable de cette année sainte (Cal Piacenza, message de Noël)."

Posté le 25 décembre 2015 à 17h43 par Michel Janva | Lien permanent

Il est né le divin enfant

Posté le 25 décembre 2015 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent

Minuit chrétien

Posté le 25 décembre 2015 à 00h00 par Michel Janva | Lien permanent

24 décembre 2015

N'oublions pas les chrétiens d'Orient

Posté le 24 décembre 2015 à 22h07 par Michel Janva | Lien permanent

Abbé Schmidberger : « Le pape va certainement finir par normaliser complètement la Fraternité Saint Pie X »

L’abbé Franz Schmidberger a été désigné dès 1982 par Mgr Lefebvre pour lui succéder. Il fut supérieur général de la Fraternité Saint-Pie jusqu’à 1994. Par la suite, il fut le premier assistant général de Mgr Bernard Fellay. Il a répondu aux questions de CNA à propos du geste de François qui a reconnu la validité aux confessions des prêtres de la FSSPX au cours de l’Année Sainte. Extraits de la traduction de la Nouvelle Gazette française :

1"CNA: Le geste de François est en effet limité pour l’année de la Miséricorde – mais le pape ne reviendra pas dessus après le 20 Novembre 2016, qu’en pensez-vous ? Attendez-vous plutôt plus de gestes de ce genre – permettant de donner d’autres sacrements ?

Abbé SCHMIDBERGER: En effet, une limitation à l’Année Sainte est difficile à imaginer et n’est aussi probablement pas conforme à la pensée du Pape. Peut-être que cela sera suivi d’autres gestes de même nature. Mais à terme, il va certainement finir par normaliser complètement la Fraternité Saint Pie X en lui conférant une structure canonique.

CNA : Son prédécesseur, le Pape Benoît XVI a cherché un rapprochement avec la FSSPX. Maintenant, François écrit dans le même sens et dit: « Je suis convaincu qu’une solution peut être trouvée, dans un avenir proche, pour retrouver la pleine unité avec les prêtres et les supérieurs de la Fraternité ». Comment évaluez-vous cette déclaration?

Abbé SCHMIDBERGER : Sans doute, François voit-il dans notre Fraternité une force qui peut participer activement à la ré-évangélisation nécessaire de partout. D’autre part notre œuvre correspond aujourd’hui à sa demande en ce qui concerne l’esprit de pauvreté, en effet nous ne recevons aucun impôt ecclésiastique ni aucun soutien de l’État et nous vivons uniquement grâce à la générosité et l’esprit de sacrifice des fidèles. Si le pape envisage de faire une structure canonique, cela ouvrirait beaucoup de portes pour un travail beaucoup plus vaste de nos prêtres, comme cela serait désormais possible. Surtout, nous pourrions selon notre vocation participer à la formation et au développement d’une nouvelle génération de prêtres pleins de foi et d’esprit et de zèle apostolique."

Dans un entretien accordé quelques semaines plus tôt au district des États-Unis de la FSSPX, l’abbé Schmidberger, qui a collaboré aux côtés de Mgr Lefebvre jusqu’à sa mort, indiquait que, pour ce dernier, « les choses devraient un jour se normaliser » :

S"Mgr Lefebvre prévoyait très bien, après les consécrations épiscopales, la possibilité de nouveaux entretiens avec Rome. […] Il escomptait bien qu’un jour les choses se normaliseraient, et devraient se normaliser, eu égard en particulier à ce que montraient les faits : d’une part le déclin et la décomposition rapide et continuelle de l’Église officielle, de l’autre l’extension continuelle et le développement de la Fraternité. Justement en ce qui concerne de tels contacts, Monseigneur nous a précisé la marche à suivre : il ne peut y avoir aucun compromis sur la doctrine ni sur la foi catholique dans son intégralité, mais on peut faire preuve de souplesse lorsqu’il s’agit de l’application des principes. Autrement dit : fortiter in re, suaviter in modo[inflexible sur le fond, doux dans la manière]. Si les autorités romaines, et en particulier le pape lui-même, nous appellent à unir nos efforts pour rechristianiser la société, alors nous ne pourrons que nous en réjouir en veillant cependant à conserver notre intégrité, à rester tels que nous sommes."

La mission de la FSSPX au Kenya donne quelques nouvelles d'Afrique ! Découvrez ici leur dernière lettre.

Posté le 24 décembre 2015 à 10h28 par Michel Janva | Lien permanent

Noël sur KTO

Le programme est ici avec concert de Noël et la messe de minuit du Pape. Pour être moins seul en cette douce et sainte nuit...

Posté le 24 décembre 2015 à 08h16 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

20 décembre 2015

Venez divin Messie !

Posté le 20 décembre 2015 à 10h32 par Michel Janva | Lien permanent

18 décembre 2015

"C'est la 5ème fois que nous passons Noël sous les bombes". Agissons pour nos frères d'Orient.

Soutenons-les

Chers amis,

Nous venons de recevoir de Syrie ce poignant témoignage de Sœur Annie. Depuis des années, elle est au service des chrétiens d'Alep, ville ravagée par la guerre. Elle donne des vêtements, des réchauds, elle aide les familles à se loger et se soigner.

« Il y a deux jours, des roquettes sont tombées tout près de nous. Six personnes ont été tuées. Quelques jours auparavant, c'est une maison d'habitation qui a été touchée. Il n'y a pas eu de mort, mais beaucoup de blessés. Quand on dit blessé, cela signifie souvent que des gens ont perdu des bras ou des jambes. Pour nous ici, c'est le quotidien. En quittant sa maison, personne ne sait s'il rentrera vivant. Chez nous, la vie est tellement difficile. Souvent, des jours durant, nous n'avons ni eau ni électricité. Surtout maintenant en hiver, il fait un froid mordant. Récemment, j'ai rendu visite à une famille qui vivotait dans son logement détruit par une roquette. Mon cœur a pleuré. C'était tellement terrible à voir. »

Sœur Annie tente cette année de préparer une joyeuse fête de Noël aux gens. « Nous distribuons des pantalons, des pulls et des anoraks aux gens. Souvent, ils n'ont pas les moyens de s'acheter de nouveaux vêtements. C'est pourquoi ces affaires sont tellement importantes, justement en hiver. »

Sœur Annie et ses volontaires ont préparé le projet depuis septembre 2015. 12 000 vêtements ont ainsi été fabriqués pour 3 000 personnes dans le besoin. « Les vêtements ont été fabriqués ici à Alep par des tailleurs chrétiens. Ils m'ont dit qu'ils étaient reconnaissants de recevoir ces commandes. Pour eux, c'est du travail qui leur permet de nourrir leur famille. » Le soutien bénéficie non seulement aux gens d'Alep, mais aussi aux chrétiens d'Hassaké, une ville au nord-est de la Syrie.

« Avant, nous pouvions transporter nos biens humanitaires d'Alep à Hassaké en camion. Mais comme Daech a entre-temps conquis le territoire situé entre les deux villes, ce n'est plus aussi facile. »

L'AED soutient Sœur Annie sans relâche dans sa mission.  « Sans l'AED, je ne pourrais rien donner aux gens. Nous sommes tellement reconnaissants aux donateurs de leur générosité. Nous venons juste de célébrer une messe pour prier pour eux. Et en apprenant d'où proviennent les dons, la population bénit les bienfaiteurs" (suite). 

Aed

Posté le 18 décembre 2015 à 21h40 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

17 décembre 2015

Thomisme gay : les 4 erreurs du père Oliva

Après l’excellent article de Thibaud Collin, c’est le tour de cinq dominicains professeurs de théologie de dénoncer l’ouvrage d’Adriano Oliva qui fait la promotion de ce qu’on peut appeler un « thomisme gay ». Par ailleurs, la Revue Thomiste prévoit une réponse doctrinale de plus grande ampleur, mais le calendrier éditorial fait que ce ne sera pas avant le mois de juin. L’article des 5 dominicains se trouve en ligne sur le site de la revue Angelicum, de l’Université Pontificale Saint Thomas d’Aquin à Rome. Il existe une traduction française : Thomas d’Aquin et l’homosexualité - Cinq dominicains répondent à Adriano Oliva :

"1) Première erreur : Séparer le lien du mariage du bien des enfants

Oliva sépare les deux parties essentielles du mariage que Thomas d’Aquin tient fermement ensemble. Saint Thomas note que le mariage s’établit par le consentement du couple. Ce qui survient dans la cérémonie de mariage. Pour saint Thomas, le lien du mariage a une double finalité : 1) la procréation et l’éducation des enfants, et 2) la croissance du couple dans l’amour et le soutien mutuel à travers leur vie commune. Pourtant Oliva prétend que, pour saint Thomas, la procréation ne fait pas partie de « l’essence du mariage » (Amours, p. 20). Comme le montre la conclusion du livre, Oliva soutient que saint Thomas peut nous aider à penser le mariage dans une complète abstraction de la procréation et du bien des enfants. Il déclare (p. 113) : « De même que dans le couple hétérosexuel chacun est poussé à se transcender dans l’amour de l’autre, et ceci non à travers l’ouverture à la procréation qui ne fait pas partie de l’essence du mariage, mais à travers l’amour indissoluble pour le conjoint … ».

Rien de tout ceci se trouve dans saint Thomas. Bien au contraire, le Docteur angélique insiste sur le fait que « le bien des enfants est la fin principale du mariage » (Commentaire sur les Sentences, livre 4, distinction 33, question 1, article 2, corpus). Nulle part saint Thomas ne dit que le bien des enfants est optionnel pour le mariage. Là où saint Thomas unit l’amour mutuel du couple et la charge de leurs enfants, Oliva divise.

2) Deuxième erreur : l’Église peut formellement permettre certains actes sexuels extra-conjugaux

Oliva insiste sur le fait de séparer le mariage des enfants. De manière prévisible, les conséquences pastorales de cette prétention sont d’une grande portée. Il soutient que les conciles de Trente et de Vatican II ont tenu l’enseignement de Thomas d’Aquin sur le mariage (c’est-à-dire, Thomas lu par Oliva). Il conclut que (p. 128) « l’union sexuelle ne fait pas partie de l’essence du mariage, comme l’enseignent le Catéchisme du concile de Trente et le concile Vatican II, et que par conséquent l’exercice de la sexualité entre divorcés remariés [civilement] ne porte pas atteinte au lien sacramentel précédent. » Par conséquent, l’Église ne peut user du pouvoir des clefs pour dispenser de tels couples de l’obligation de vivre la continence parfaite.

Cet ahurissante assertion d’Oliva n’a rien à voir avec Thomas d’Aquin, le Catéchisme de Trente ou Vatican II. Bien plutôt, elle résulte directement de son interprétation erronée de Thomas d’Aquin sur le mariage, de sa lecture fautive qui se poursuit dans son emploi de divers textes du Magistère. Il fait même appel à l’encyclique de Paul VI Humanae Vitae (paragraphes 8-10) pour faire valoir que l’exercice de la sexualité par un couple légitimement marié est indépendant de la nécessité de procréer (p. 49). En d’autres termes, le Pape Paul VI enseigne que le sexe n’a rien à voir avec les bébés. Nous trouvons que cette interprétation est tout simplement ridicule. L’étudiant dont un travail écrit aboutirait à une telle conclusion recevrait une note éliminatoire dans toute faculté de théologie digne de ce nom.

3) Troisième erreur : les couples divorcés remariés ne pèchent pas s’ils manquent à la continence

Oliva en appelle à une doctrine morale classique tenue par Thomas d’Aquin et de nombreux autres saints théologiens, à savoir, que les circonstances ont une incidence sur l’imputabilité d’un acte peccamineux. Oliva se demande si les couples divorcés remariés qui sont tenus à la continence sont coupables d’un péché quand ils chutent. Sa réponse est très simple : pas du tout. En général, de tels couples commettent soit un péché véniel, soit même aucun péché, pense-t-il (p. 71).

Il est évident que l’acte en question concerne une matière grave, à savoir, la pratique de l’acte conjugal avec une personne qui n’est pas son propre conjoint. Oliva n’explique pas pourquoi les circonstances éliminent cette culpabilité. Le lecteur semble être encouragés à poser un acte de foi envers l’auteur, puisque aucun argument clair n’est avancé. Une telle proposition rend évidemment inutile tout effort visant à promouvoir la continence chez les personnes divorcées et remariées. L’ouvrage d’Oliva est pastoralement irresponsable.

4) Quatrième erreur : les actes homosexuels peuvent être naturels et sains

La proposition “thomiste” d’Oliva la plus audacieuse est la suivante: les relations homosexuelles peuvent être moralement bonnes. Toute son argumentation repose fondamentalement sur la séparation entre le mariage et la progéniture (mentionnée plus haut) et son interprétation fallacieuse d’un unique texte de Thomas d’Aquin dans la Somme de Théologie.

Le passage en question (Ia-IIæ, q. 31, art. 7) considère le plaisir d’un point de vue métaphysique. Thomas aborde cette question parce qu’il veut expliquer comment quelqu’un peut prendre plaisir à quelque chose qui, à proprement parler, est contraire à la nature de l’homme. Il explique que certains plaisirs sont particulièrement attachées au corps : la nourriture, le sommeil, etc. Ces choses sont bonnes pour tous les animaux, et pas seulement pour les êtres humains. D’autres plaisirs trouvent leur origine dans l’âme, ce qui fait qu’on ne les rencontre pas chez la plupart des animaux, ou même chez aucun en dehors de nous. Ensuite, il peut arriver que ce qui est contre nature pour les êtres humains en général puisse se révéler être de quelque manière “naturel” pour certains individus, parce que leur nature a été altérée. Par exemple, certaines personnes malades prennent plaisir à manger de la terre. Ce n’est vraiment pas naturel pour eux, explique saint Thomas, mais il est plus juste de le comprendre comme une corruption de leur nature. Ce qui est contre nature pour la plupart (manger de la terre) devient “naturel” pour eux, mais seulement d’une manière qualifiée.

Thomas d’Aquin déclare ensuite que, du fait de mauvaises “coutumes“ ou habitudes, certains hommes finissent par trouver du plaisir dans le fait de manger des êtres humains, ou dans l’union sexuelle avec des animaux ou d’autres hommes [mâles] (coitu bestiarum aut masculorum). Ainsi, pour certaines personnes, le cannibalisme, la zoophilie, ou les rapports homosexuels peuvent devenir agréables et quasi-naturels, parce que les actes passés peccamineux ont déformé leur nature.

Oliva fait l’éloge de ce texte. Il croit qu’il montre que les actes homosexuels sont naturels pour les personnes homosexuelles. Et ce qui est naturel doit être bon ! Aussi, pour Oliva, Thomas d’Aquin place l’origine de l’inclination homosexuelle dans l’âme de la personne homosexuelle. Autrement dit, cette inclination provient de la partie la plus intime de son être, et elle pousse à l’acte sexuel. Oliva conclut que nous pouvons distinguer entre le sexe gay recherché simplement pour le plaisir physique et le « sexe gay tendre » qui vient du plus intime de la personne homosexuelle (p. 84-86, 105). En effet, les personnes homosexuelles sont appelées à vivre l’inclination qui est naturelle pour elles, à savoir, dans la fidélité à une autre personne du même sexe, et de jouir des actes sexuels non pas principalement pour le plaisir, mais comme des expressions de l’amour. L’Église devrait bénir de telles unions (p. 109-110, 114).

Maintenant, si, comme Oliva le soutient, saint Thomas veut dire que l’inclination homosexuelle vient de la partie la plus intime de l’âme de la personne, alors la même lecture doit s’appliquer à la mention que fait saint Thomas du cannibalisme et de la zoophilie. Pourtant cela est clairement absurde. Thomas d’Aquin ne peut pas vouloir dire que les cannibales et les pratiquants de la zoophilie suivent les penchants du plus intime de leur être. C’est précisément pourquoi Thomas fait mention des habitudes. Pourquoi ces trois vices proviennent tous de l’âme ? Parce qu’on les trouve surtout parmi les êtres humains. Les vaches ne mangent pas de vaches. Thomas pense que la plupart des animaux ne pratiquent pas les trois vices mentionnés. La prétention d’Oliva que, pour Thomas, certaines personnes sont nées avec une âme homosexuelle, est aberrante d’un point de vue de l’interprétation textuelle. Cela signifierait que, pour saint Thomas, d’autres sont nés avec une âmes cannibale, et d’autres avec une âme zoophile.

Ici, nous ne voudrions pas que nos lecteurs se méprennent sur ce que nous sommes en train de dire. Tous les êtres humains, indépendamment de leur inclination sexuelle ou “orientation“, ont une dignité intrinsèque, sont aimés par Dieu, sont sujets de la miséricorde et de la grâce de Dieu, et peuvent mener une vie de sainteté. (Nous mentionnons ensemble le cannibalisme, la zoophilie, et les actes homosexuels uniquement parce que l’argumentation d’Oliva le fait. Et nous ne disons pas non plus que ces trois comportement sont moralement équivalents. Pas plus d’ailleurs que saint Thomas qui pense qu’ils sont d’espèces morales différentes. Mais saint Thomas les groupe ensemble ici pour montrer que chacun est contraire à la nature quoique parfois recherché par certains individus). L’affaire qui nous occupe est strictement l’évaluation morale des actes homosexuels. « Les personnes homosexuelles », en revanche, « sont appelées à la chasteté. Par les vertus de maîtrise de soi qui leur enseignent la liberté intérieure, parfois par le soutien d’une amitié désintéressée, par la prière et la grâce sacramentelle, ils peuvent et ils devraient progressivement et résolument approcher la perfection chrétienne » (Catéchisme de l’Église catholique, no. 2359).

Conclusion

Dans l’ensemble, nous trouvons la lecture d’Oliva non seulement fausse mais irresponsable. Les principes d’interprétation des textes les plus élémentaires ne sont pas respectés. En outre, le genre populaire du livre a la capacité de créer une grande confusion parmi les fidèles catholiques. Pour cette raison, nous ressentons une forte obligation morale d’apporter une réponse aux thèses d’Olive."

Posté le 17 décembre 2015 à 21h41 par Michel Janva | Lien permanent

Canonisation de Mère Teresa en septembre 2016

Selon l'abbé Lelièvre, le pape a donné son accord pour une canonisation de la religieuse albanaise.

Posté le 17 décembre 2015 à 21h31 par Michel Janva | Lien permanent

L'ordo 2016 de la forme extraordinaire en vente à la librairie vaticane

La Commission Pontificale Ecclesia Dei informe qu’on peut trouver en librairie l’ORDO DIVINI OFFICII RECITANDI SACRIQUE PERAGENDI SECUNDUM ANTIQUAM VEL EXTRAORDINARIAM RITUS ROMANI FORMAM PRO ANNO DOMINI 2016, édité par ses soins et publié par la Librairie Editrice Vaticane (LEV).

Les exemplaires de cet ordo peuvent être commandés directement à la Librairie Editrice Vaticane.

Ordo 2015-2016

Posté le 17 décembre 2015 à 21h27 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

15 décembre 2015

Le pape ne fera pas les grandes ouvertures que certains espéraient du Synode

Le préfet de la Maison pontificale, l'archevêque Georg Gänswein a participé fin Novembre à un débat. Extraits de la traduction de Benoît-et-moi :

Unknown-6"[Mgr] Gänswein a rappelé que François ne fera pas les grandes ouvertures que certains espéraient même du Synode de la Famille. L'Eglise, a répété le préfet, «ne juge pas les personnes», mais ne peut pas «changer son magistère». L'Eglise a «besoin de courage, de clarté et de fidélité à l'Evangile» de Jésus. [Mgr] Gänswein a également déclaré que le document sur les conclusions du Synode pour la famille «ne sera pas pour cette année», mais qu'«il ne tardera pas». Il ne se hasarde pas à anticiper son contenu: «Je ne suis pas un prophète, ni son ghostwriter». Sur la communion pour les divorcés remariés [Mgr] Gänswein a répété qu'il s'agit peut-être d'un problème «qui intéresse peu de gens» au moins «pour l'Eglise universelle». Une question qui «est peut-être très centrale en Allemagne», mais beaucoup d'autres évêques «ont été très surpris» par les propositions des Allemands. En ce sens, le préfet a répété qu'«il n'y a qu'une seule foi» et qu'on ne peut pas donner «une solution 'light' (sic!) pour l'Ouest de l'Europe." [...]

A propos d'œcuménisme, le Préfet a dit: «J'aimerais confirmer que les célébrations œcuméniques et que les différences unissent plus qu'elles ne divisent», mais «nous ne pouvons pas fermer les yeux». Le mouvement œcuménique «est né du temps des persécutions du Troisième Reich et comme le dit François, dans l'œcuménisme du sang». Même si «les discussions œcuméniques ont été très positives», a répété Gänswein, «nous ne pouvons pas sauter 500 ans de division avec 30 ans de petites célébrations œcuméniques». Avant tout, «nous devons clarifier les vérités théologiques» avant d'atteindre une véritable «unité» et pour y arriver «cela prend du temps». [...]"

Posté le 15 décembre 2015 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent

13 décembre 2015

Pèlerinage Summorum Pontificum à Nursie et Rome du 27 au 30 octobre 2016

Le Cœtus Internationalis Summorum Pontificum est heureux de confirmer les dates et l'organisation générale du cinquième pèlerinage Summorum Pontificum aux tombeaux des apôtres.

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Le pèlerinage commencera jeudi 27 octobre, vers 15 heures, par un départ en bus depuis Rome pour Nursie, cité natale de saint Benoît. À Nursie, les pèlerins seront accueillis par les moines bénédictins et Mgr Alexander K. Sample, archevêque de Portland, qui les guidera tout au long du pèlerinage. Concernant la journée à Nursie : L'organisation logistique de cette journée exceptionnelle sur le lieu de naissance de saint Benoît est confiée à l'agence Via Sacra. Pour tout renseignement ou inscription (comprenant l'AR Rome-Nursie, le dîner du jeudi soir, l'hébergement à Nursie), merci de contacter Marie Perrin à l'adresse info@viasacra.it ou par téléphone au +33 (0)6 28 73 77 79.

Vendredi 28 octobre, dans la matinée, Mgr Sample célébrera la messe en la basilique de Nursie.

Vendredi soir, les pèlerins, de retour à Rome, seront invités à se joindre à une procession aux flambeaux pour les 10 ans de l'Institut du Bon Pasteur.

Samedi 29 octobre, le peuple Summorum Pontificum mettra ses pas dans ceux de Mgr Sample pour franchir avec lui la Porte Sainte et assister à la messe pontificale qui sera célébrée à midi en la basilique Saint-Pierre (le nom du célébrant sera donné ultérieurement).

Enfin, dimanche 30 octobre, Mgr Sample conclura ce 5ème pèlerinage international par la célébration de la fête du Christ-Roi en l'église de la Trinité des Pèlerins.

Posté le 13 décembre 2015 à 08h41 par Michel Janva | Lien permanent

11 décembre 2015

Mgr Léonard consacre la Belgique au Coeur Immaculé de Marie

Lu ici :

"En la solennité de l'Immaculée Conception 8 décembre 2015, Mgr Léonard, archevêque de Bruxelles, a voulu faire un dernier cadeau à ses diocésains avant de quitter la Belgique pour rejoindre le sanctuaire de ND du Laus en France pour se retirer et continuer à servir l'Eglise.

Au terme de la Messe en l'honneur de l'Immaculée, Mgr Léonard a consacré toute la Belgique au Coeur Immaculé de Marie, en faisant clairement référence aux apparitions de Notre-Dame de Fatima."

Posté le 11 décembre 2015 à 11h26 par Michel Janva | Lien permanent

Synode : 3 cardinaux attendent du pape une parole claire suite à la confusion

3 cardinaux disent ouvertement attendre du pape François, au sujet des thèmes discutés au synode, une parole claire et en pleine continuité avec le magistère précédent de l'Église. Extraits des traductions de Benoît-et-moi :

Cardinal Sarah :

"Le Synode a voulu aider et accompagner ces baptisés qui se trouvent dans une situation de vie contraire aux paroles de Jésus. Et il a annoncé que la porte est toujours ouverte pour eux, puisque Dieu ne cesse d'appeler à la conversion et d'agir dans leur cœur pour régénérer leur désir vers la vie pleine que Dieu nous a annoncée.

Certainement, proposer des voies qui ne conduisent pas à cette vie pleine n'est pas "ouvrir les portes". La porte que Dieu ouvre nous conduit toujours à lui, à la demeure où nous pouvons vivre sa vie. Le péché ferme la porte de la vie. Admettre une personne à la communion eucharistique lorsqu'elle vit en contradiction manifeste avec les paroles du Christ signifie ouvrir une porte qui ne conduit pas au Christ, à savoir fermer la vraie porte de la vie. Rappelons-nous: la porte c'est Jésus, l'Église ne peut ouvrir que cette porte; le pasteur qui ne peut pas entrer par cette porte n'est pas un vrai pasteur. Car "celui qui n'entre point par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand. Mais celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis. En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis." (Jn, 10, 1-2.7).

Le document du synode (nn. 84-86) n'affirme rien d'autre et le texte écrit est le seul sûr pour interpréter correctement ce que le synode a voulu dire. Le document parle du devoir du pasteur d'accompagner les personnes, sous la conduite de l'évêque, mais il ajoute aussi, et cela est très important, que l'accompagnement doit se faire "selon l'enseignement de l'Église". Cet enseignement inclut sans aucun doute la lecture non déformée, mais complète et fidèle de "Familiaris Consortio" n.84 et de "Sacramentum caritatis" n.29, ainsi que du Catéchisme de l'Église Catholique. 

L'accompagnement, qui tiendra compte des circonstances concrètes, a un objectif commun: conduire la personne vers une vie en accord avec la vie et la parole de Jésus; et, au bout du chemin, la décision d'abandonner la nouvelle union ou de vivre en elle dans la continence absolue. Renoncer à cet objectif c'est renoncer aussi au chemin. 

Il est vrai que le texte ne répète pas explicitement cet enseignement, et en ce sens il a été interprété de différentes manières par la presse. Mais c'est une interprétation abusive, trompeuse, qui en déforme la signification. Le texte ne parle jamais de donner l'eucharistie à ceux qui continuent de vivre d'une façon qui lui est manifestement contraire. S'il y a des silences, ils doivent être interprétés selon l'herméneutique catholique, c'est à dire à la lumière du magistère précédent et constant, un magistère qui n'est jamais nié par le texte. En d'autres mots, aux divorcés remariés civilement la porte de la communion eucharistique reste fermée par Jésus lui-même qui a dit: "celui qui répudie sa femme, si ce n'est pour adultère, et en épouse une autre, commet un adultère. Que l'homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni! "(Mt, 19, 9.6).

[La porte] est fermée par "Familiaris Consortio", n. 84, par "Sacramentum Caritatis" n. 29 et par le Catéchisme de l'Église Catholique. Enfoncer cette porte ou rentrer par un autre côté signifie réécrire un autre évangile et s'opposer à Jésus Christ Notre Seigneur. Je suis tout à fait certain que le pape François interprète les numéros 84-86 de la Relation synode en parfaite continuité et fidélité à ses prédécesseurs. En effet, dans une interview au quotidien argentin "La Nación" il a affirmé: "Que faisons nous avec eux, quelle porte peut-on ouvrir? Il y a une inquiétude pastorale, et alors, allons-nous leur donner la communion? Ce n'est pas une solution que de leur donner la communion. Ceci uniquement n'est pas la solution, la solution est l'intégration"." 

Cardinal Napier :

"En revenant sur les deux derniers synodes, j'identifie une claire évolution partant d'un fort accent sur les problèmes et défis auxquels la Famille est confrontée, vers un examen plus attentif de ce que Dieu attend de la Famille qu'il a établie depuis le début, qu'il a appelée à élever et prendre soin des enfants et qu'il a ensuite envoyée bâtir l'Église et la Société. Alors que de nombreuses interventions ont continué à mettre en évidence deux problèmes spécifiques, beaucoup de Pères Synodaux ont gardé ce thème à l'esprit et se sont donc concentrés sur ce que l'Eglise doit faire pour clarifier auprès des familles que leur appel est un réel appel de Dieu - croître et se multiplier, de manière à prendre soin de toute la Création de Dieu.

J'attends du Pape François qu'il fasse clairement la lumière sur ce que les couples mariés doivent faire pour construire des mariages solides par le Sacrement du Mariage et une vie de famille bien structurée qui mette l'accent sur la Prière, les dévotions et les Sacrements, tous célébrés ensemble comme une Famille! Nous attendons une forte réaffirmation de l'enseignement de l'Église avec un fort accent sur la préparation et l'accompagnement des nouveaux époux et de ceux en des situations difficiles."

Cardinal Pell :

"Certains ont voulu dire, à propos du récent synode, que l'Église est confuse et répand la confusion, dans son enseignement sur la question du mariage. Ce n'est pas le cas. La doctrine de l'église sur la sexualité, le mariage et la famille continue de se fonder sur l'enseignement propre de Jésus au sujet de l'adultère et du divorce. L'enseignement de saint Paul sur les dispositions adéquates pour recevoir la communion reste fondamental dans la question controversée de l'impossibilité de donner la communion aussi aux divorcés civilement mariés. Une telle "possibilité" n'est même pas citée dans le document synodal. Nous attendons maintenant l'exhortation apostolique du Saint-Père, qui va encore une fois exprimer la tradition essentielle de l'Église et soulignera que l'appel au discernement et au for intérieur peut être utilisé uniquement pour mieux comprendre la volonté de Dieu, ainsi qu'elle est enseignée dans les Écritures et par le magistère, et ne peut jamais être utilisée pour mépriser, déformer ou réfuter l'enseignement établi par l'Église

Prions ce soir pour notre Saint-Père François afin que, comme saint Clément, il prépare cet enseignement pour clarifier aux fidèles ce que signifie suivre le Seigneur, dans son Église, dans notre monde. En cette fête de saint Clément prions pour le pape François, afin qu'il continue à enseigner et à nous exhorter à suivre les vérités de la foi, qui sont toujours plus fortes qu'un aride laïcisme horizontal."

Posté le 11 décembre 2015 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent

09 décembre 2015

Qu’est-ce que la miséricorde ? Et son histoire dans la Révélation ?

Le Pape François annonçait l'ouverture d’une année sainte le 8 décembre 2015, solennité de l’Immaculée Conception. C’est le 20 novembre 2016, en la solennité liturgique du Christ, Roi de l’Univers, que sera conclue l’Année Jubilaire.

Notre Dame de Chrétienté a décidé de démarrer la diffusion de ses nouvelles vidéoformations 2016 jusqu’à la Pentecôte, par deux vidéoformations consacrées à la miséricorde. Voici la première :

  

Posté le 9 décembre 2015 à 15h08 par Marie Bethanie | Lien permanent

08 décembre 2015

Sous Mgr Léonard, le diocèse de Bruxelles est passé de 4 à 55 séminaristes

Mgr Léonard, archevêque émérite de Malines-Bruxelles, est sur le départ pour laisser la place à son successeur. Extrait d'un entretien traduit par Benoît-et-moi :

Mgr Leonard 4"[...] Lorsque je suis arrivé, il y avait quatre séminaristes pour tout le diocèse, et seulement deux filières pour devenir prêtre : étudier à Namur, dans le séminaire que j'avais réformé (pour les francophones) ou étudier au séminaire de Louvain (pour ceux dont la langue est le néerlandais). J'ai pris l'initiative de créer un séminaire Redemptoris Mater ; ainsi, j'ai pu accueillir une vingtaine de séminaristes originaires d'Italie, d'Espagne, de Pologne et d'Amérique Latine, qui s'adaptent fort bien à la culture de notre pays car ils ont comme principe d'apprendre les deux langues nationales (le français et le néerlandais) ; leur exemple a stimulé quelques Belges à faire de même. Voici deux ans, j'ai créé une Fraternité de prêtres et de séminaristes, inspirés par l'activité pastorale d'un prêtre français, curé de paroisse à Marseille, le père Michel-Marie Zanotti. Ce sont des séminaristes qui se sentent particulièrement appelés à l'élan missionnaire. Ils ont une identité bien marquée : déjà lorsqu'ils sont admis comme candidats au sacerdoce, ils portent une soutane très simple.

Qu'avez-vous demandé à ces prêtres ?

Je souhaite que, comme prêtres, ils travaillent en groupe, qu'ils s'organisent pour vivre ensemble, à deux ou trois. Cette idée a attiré beaucoup de candidats. Je laisse un diocèse avec 55 séminaristes, dont 28 membres de cette fraternité. Ils sont si nombreux que je n'ai pas jugé bon qu'ils restent tous dans le diocèse de Malines-Bruxelles ; j'ai donc proposé un accord avec l'évêque de Bayonne, qui a reçu un prêtre et quatre séminaristes. [...]

Améliorer la qualité de la liturgie était une autre de mes priorités. La liturgie doit avoir deux qualités : elle doit laisser resplendir la beauté et la gloire de Dieu, mais elle doit aussi parler au cœur des gens ; elle doit donc renvoyer à la gloire de Dieu, à l'amour de Jésus-Christ, à la présence de L'Esprit-Saint, et en même temps toucher le cœur des fidèles. A Bruxelles, et dans la partie francophone du diocèse, la situation de la liturgie est assez bonne, même si des améliorations sont toujours possibles. Mais, dans la partie flamande, comme dans toute la partie flamande du pays, la liturgie, dans beaucoup de paroisses, a été « aplatie ». J'ai écrit à chaque paroisse où je suis allé afin d'inciter les gens à prier avec plus de ferveur, et aussi avec le corps parce qu'on prie aussi à travers les attitudes du corps. J'ai aussi beaucoup insisté pour que la communion soit vécue avec respect, amour, avec beauté aussi, et pour qu'on ne la reçoive pas comme on mange un « chip ». Malheureusement, le « chip eucharistique » existe ; on communie sans respect. J'ai insisté sur ce point, mais il y a encore du travail. J'attache beaucoup de prix à l'adoration eucharistique, qui est un beau prolongement de la célébration parce qu'une messe ne dure qu'une heure et que l'on n'a pas assez de temps pour intérioriser la richesse de la communion ; l'adoration donne du temps pour s'exposer à la Présence. [...]

Lorsque je rencontrais des personnes divorcées ou séparées, je les aidais, dans la mesure du possible, à rester fidèles à leur mariage, et aussi à leur conjoint, même s'ils étaient séparés. Je faisais cela avec l'aide d'une communauté appelée « Notre-Dame de l'Alliance ». Et, s'ils ne pouvaient, ou ne voulaient pas, faire ce choix, et si, pour diverses raisons, ils se remariaient, parce qu'ils ne se sentaient pas appelés à vivre seuls ou bien s'ils désiraient assurer l'éducation de leurs enfants, je les aidais à faire un choix authentiquement chrétien, en m'inspirant de Familiaris Consortio. Je leur expliquais alors que, du fait de leur remariage, ils devaient s'abstenir de la communion, parce qu'il y a une contradiction objective entre l'alliance nouvelle et éternelle que constitue l'Eucharistie et l'alliance conjugale qui se trouvait rompue. Lorsque l'on prend un peu de temps, dans une ambiance de prière fraternelle, les gens peuvent accepter ce langage. Dans mon équipe, j'avais aussi des divorcés et des personnes remariées, mais ils donnaient toujours le témoignage de la fidélité à l'enseignement de l'Evangile et de l’Église.

Comment dès lors jugez-vous la réponse donnée à cette question par le synode des évêques ?

J'ai l'impression que, lors du dernier synode, on a tenu – à propos de ces situations – un langage ambigu qui permet diverses interprétations. Ce langage a déjà fait l'objet d'une récupération, comme s'il équivalait à un accès à la communion qui dépende seulement de la conscience personnelle ou de l'avis d'un prêtre local. Mais ce qui est en jeu est, par sa nature, universel. Cela ne dépend pas de situations locales mais de la nature même de l'alliance conjugale. J'espère que l'exhortation post-synodale pourra clarifier ces difficultés. [...]

Quel est le rapport avec la politique ?

Il y a une présence forte de la franc-maçonnerie dans les milieux politiques, alors que les partis qui se référaient à une identité chrétienne ont quasiment disparu. Toutefois, je ne considère pas qu'il faille nécessairement des partis avec une étiquette chrétienne-catholique: cela peut être ambivalent. Je considère par contre comme très important que des chrétiens s'engagent en politique, des chrétiens fidèles à un idéal exigeant et capables de justifier leurs choix par des arguments rationnels.

Quel a été votre engagement pour former des jeunes impliqués dans la politique ?

J'aurais pu faire plus. J'ai rencontré à plusieurs reprises des groupes de jeunes ; certains étaient étudiants, d'autres avaient déjà une vie professionnelle : tous souhaitaient s'engager en politique par idéal chrétien. Je les ai vus souvent, mais peut-être pas assez. Voici quelque mois, j'ai rencontré un groupe de jeunes professionnels qui m'ont demandé de leur donner une formation philosophique. C'est un groupe de 25 personnes qui viennent chez moi douze samedis par an, pour avoir un discernement chrétien dans le domaine de la philosophie moderne. J'ai admiré leur désir de se former parce que c'est là une chose qui souvent fait défaut. Si l'on veut s'engager dans la vie politique, on doit être capable de développer des arguments valables et solides du point de vue philosophique et rationnel. Dans un parlement, il ne suffit pas de faire référence à la Bible ou au Coran, il faut débattre avec des arguments accessibles à la raison. [...]"

Posté le 8 décembre 2015 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent

Ouverture de la Porte Sainte à Rome et lancement du jubilé de la Miséricorde

Unknown-25Aujourd'hui à 8h30 à Rome, le pape François célèbrera la messe solennelle de l'Immaculée Conception puis ouvrira la Porte Sainte de la basilique Saint Pierre, qui ouvre officiellement le jubilé de la Miséricorde. Le pape émérite Benoît XVI assistera à la cérémonie.

Dans sa lettre du 1er septembre 2015, le pape écrivait pour préparer cette Année Sainte :

"J’ai demandé que l’Eglise redécouvre en ce temps jubilaire la richesse contenue dans les œuvres de miséricorde corporelle et spirituelle. L’expérience  de la miséricorde, en effet, devient visible dans le témoignage de signes concrets comme Jésus lui-même nous l’a enseigné. Chaque fois qu’un fidèle vivra l’une ou plusieurs de ces œuvres en première personne, il obtiendra certainement l’indulgence jubilaire. D’où l’engagement à vivre de la miséricorde pour obtenir la grâce du pardon complet et total en vertu de la force de l’amour du Père qui n’exclut personne. Il s’agira donc d’une indulgence jubilaire plénière, fruit de l’événement lui-même qui est célébré et vécu avec foi, espérance et charité."

CEC n°2447 :

"Les œuvres de miséricorde sont les actions charitables par lesquelles nous venons en aide à notre prochain dans ses nécessités corporelles et spirituelles"

Rappelons ce que sont ces oeuvres de miséricorde (catéchisme de saint Pie X) :

Oeuvres de miséricorde corporelle :

  1. donner à manger à ceux qui ont faim,
  2. donner à boire à ceux qui ont soif,
  3. vêtir ceux qui sont nus,
  4. abriter les étrangers,
  5. visiter les infirmes,
  6. visiter les prisonniers,
  7. ensevelir les morts.

Oeuvres de miséricorde spirituelle :

  1. conseiller ceux qui en ont besoin,
  2. instruire les ignorants,
  3. exhorter les pécheurs
  4. consoler les affligés
  5. pardonner les offenses
  6. supporter patiemment les personnes ennuyeuses
  7. prier Dieu pour les vivants et pour les morts.

Posté le 8 décembre 2015 à 07h51 par Michel Janva | Lien permanent

01 décembre 2015

4 décembre : conférence de Mgr Anatrella à Créteil

Evenement-synode-decembre

Posté le 1 décembre 2015 à 19h25 par Michel Janva | Lien permanent

25 novembre 2015

Entretien avec le Révérend Père Hocquemiller, supérieur de Riaumont

Il y a près d'un an, dans sa lettre apostolique adressée "A tous les consacrés", le Pape François annonçait l'ouverture de l'année de la vie consacrée le 30 novembre 2014 qui se terminera avec la fête de la Présentation au Temple, le 2 février 2016. 

Notre Dame de Chrétienté a décidé de rencontrer les supérieurs des communautés religieuses qui soutiennent depuis de nombreuses années le pèlerinage de Pentecôte afin qu'ils présentent leur communauté. 

"Que cette Année de la Vie Consacrée...soit une occasion pour crier au monde avec force et pour témoigner avec joie de la sainteté et de la vitalité présentes chez un grand nombre de ceux qui ont été appelés à suivre le Christ dans la vie consacrée" Pape François - Vita consecrata 

Entretien avec le Très Révérend Père Alain Hocquemiller, supérieur de l'Institut de la Sainte Croix de Riaumont. Une vidéo proposée par Notre Dame de chrétienté. 

Posté le 25 novembre 2015 à 07h03 par Michel Janva | Lien permanent

23 novembre 2015

24 novembre : présentation de la mission des Frères de St Jean en Inde

C

Posté le 23 novembre 2015 à 10h08 par Michel Janva | Lien permanent

22 novembre 2015

Le Christ, Roi de l'univers

Prierenfamille.com a réalisé un diaporama sur le Christ Roi de l'Univers, fête liturgique de ce dernier dimanche de l'année, selon la forme ordinaire du rite romain.

"Jésus a rendu témoignage à la vérité : Il a proclamé la vérité sur son Père, sur la vie éternelle et sur la mort, sur la lutte que l'homme doit mener toute sa vie entre le bien et le mal en lui-même. Autant de points fondamentaux où la vérité doit triompher, ou alors l'erreur et le mensonge entraînent des catastrophes.

Si Jésus s'est fait homme par l'Incarnation, c'est pour nous arracher à la puissance des ténèbres et du mensonge et nous ouvrir l'accès au Ciel. Pour servir la vérité, Jésus a donné toute sa vie jusqu'à la mort infamante sur la Croix. Mais sa Résurrection, trois jours après, marque le triomphe de la vérité.

Avec le Père et le Saint Esprit, Jésus nous a créés. De plus, par sa mort, Il s'est acquis un droit sur nous : "Il nous a délivrés de nos péchés par son sang" (Ap 1, 5). C'est pourquoi nous Lui appartenons, c'est pourquoi Il est notre Roi.

Mais tout Lui appartient ! Ainsi son règne doit s'étendre aussi sur les sociétés : que les lois établies par les gouvernements soient conformes à la loi naturelle (les commandements de Dieu) pour permettre aux membres des nations d'être conduits vers le bien et vers le Ciel !"

R

Posté le 22 novembre 2015 à 08h01 par Michel Janva | Lien permanent


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