31 juillet 2014

Dénaturation du mariage : l'Eglise a déjà répondu

Réponse sidérante du cardinal Hummes (v.o.), archevêque émérite de Sao Paulo et préfet émérite de la Congrégation pour le clergé :

"Si Jésus était vivant, est-ce qu’il serait favorable au mariage gay ?

"Je ne sais pas. Je ne fais aucune hypothèse à ce sujet. C’est l’Eglise dans son ensemble qui doit répondre. Nous devons prendre soin de ne pas soulever de questions individuellement, car cela finit par créer plus de problèmes pour atteindre une conclusion valable. Je pense que nous devons le faire ensemble, écouter les gens, ceux qui sont concernés, les évêques. C’est l’Eglise qui doit indiquer les chemins, et il doit y avoir un chemin pour tous.

Non seulement Jésus est vivant, mais il condamne la dénaturation du mariage.

Posté le 31 juillet 2014 à 16h28 par Michel Janva | Lien permanent

30 juillet 2014

7 nouvelles traductions pour la Bible

La Bible complète est désormais traduite en 7 nouvelles langues :

  • en mandika langue parlée au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau,
  • en krio langue créole parlée en Sierra Leone
  • en schilluk, parlé au Soudan du Sud
  • en kokborok langue indienne de l’Etat de Tripura
  • en murut parlé à Bornéo
  • en toba, pratiqué au nord de l’Argentine et au sud de la Bolivie
  • en udmurt un idiome de souche finno-ougrienne parlé dans une partie de la Russie.

La Bible complète existe ainsi en 511 langues et le Nouveau Testament est traduit en 1295 langues.

Posté le 30 juillet 2014 à 16h09 par Le Salon Beige | Lien permanent

Il ne manque plus grand chose pour les églises de Maaloula

Sur les 12 000€ demandés pour reconstruire les églises de Maaloula, ce sont près de 10 000€ qui ont été récoltés. Encore une effort !

Posté le 30 juillet 2014 à 15h50 par Michel Janva | Lien permanent

29 juillet 2014

Famille : le principal problème n'est pas celui des divorcés-remariés

Selon le cardinal espagnol Fernando Sebastián Aguilar, archevêque émérite de Pampelun :

"Le principal problème qui se pose actuellement dans l’Église à propos de la famille n’est pas le petit nombre de divorcés remariés qui souhaitent recevoir la communion eucharistique. Notre problème le plus grave, c’est le grand nombre de baptisés qui se marient civilement et de gens qui, étant mariés sacramentellement, ne vivent ni leur mariage ni leur vie conjugale en harmonie avec la vie chrétienne et avec les enseignements de l’Église, qui voudrait qu’ils soient comme des icônes vivantes de l’amour du Christ pour son Église présente et agissante dans le monde".

Posté le 29 juillet 2014 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent

26 juillet 2014

28 juillet : conférence sur le Bx Empereur Charles d'Autriche

SAIR Ch. de Habsbourg

Posté le 26 juillet 2014 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2014

Chaîne de prière aux intentions des chrétiens d'Irak et d'ailleurs

L'abbé Guy Pagès et toute l'équipe d'Islam&Vérité vous invitent à vous joindre à leur chaîne de prière aux intentions des chrétiens d'Irak et d'ailleurs, dont la quasi-totalité est menacée de mort, temporelle et/ou spirituelle.

La naissance d'un nouveau califat avec à sa tête Abou Bakr al-Baghdadi, alias calife Ibrahim de l'Etat islamique, a suscité une brutale accélération dans ce qu'il convient d'appeler l'extermination du peuple chrétien d'Irak. Cette épuration ethnique a pour vocation, selon la doctrine du jihad, de s'étendre à tous les pays du Moyen-Orient mais aussi, nommément, à l'Occident, rendu vulnérable par sa folle politique d'immigration de masse et son incompréhensible absence d'esprit critique à l'égard de ce loup revêtu de la vertu de religion...

Désolés du silence coupable des média et de l'indifférence générale, mais sûrs que Dieu ne reste pas sourd à l'appel de ceux qui ont confiance en Lui, nous invitons tous les amis d'Islam&Vérité à prier en commun à l'aide de la prière ci-dessous, et ce à partir de ce samedi 26 juillet à 21 heures (fête de Sainte Anne et Saint Joachim, parents de la Vierge Marie), en vous voulant bien vous inscrire ICI.

A réciter en neuvaine tous ensembles  à 21 heures

"Ô Père, ayez pitié de vos enfants martyrisés !
Ô Jésus, ayez pitié de vos frères et soeurs martyrisés !
Ô Esprit-Saint, ayez pitié du Corps du Christ martyrisé !
Ô Sainte-Trinité, ayez pitié des chrétiens martyrisés !

Partout, Ô Jésus, comme Vous l'aviez annoncé,
tant de chrétiens sont persécutés à cause de leur foi en Vous...
Nous Vous prions pour qu'ils sachent Vous aimer plus qu'eux-mêmes...
et trouver ainsi dans leur croix leur joie...
Ô Vous qui avez dit : "Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus,
craignez Satan qui après avoir tué le corps peut aussi jeter l'âme en Enfer
." (Lc 12.4-5),

remplissez ces frères et soeurs de votre Esprit de force !

Nous Vous confions aussi leurs persécuteurs,
aveuglés par Satan "père du mensonge, et homicide dès le commencement" (Jn 8.44).
Que le sacrifice et le pardon de leurs victimes
expient leurs péchés et obtiennent la grâce de leur conversion.

Vierge Marie,
vous qui avez eu le coeur transpercé à cause de la Passion de votre fils et notre Dieu,
daignez L'invoquer avec nous !
Il a "reçu tout pouvoir au Ciel et sur la terre" (Mt 28.20)...
qu’Il éloigne de nous la peur et la lâcheté,
qu’Il renouvelle notre foi
et nous donne le désir de témoigner, en toutes circonstances, 

qu'Il est la Résurrection et la Vie !

Amen !

Nous pouvons enrichir notre prière d'un jeûne et/ou d'abstinence tant il est vrai que certains démons particulièrement méchants "ne se chassent que par le jeûne et la prière" (Mc 9.29'), et comment douter que l'islam soit de ceux-là ?

Posté le 25 juillet 2014 à 11h35 par Michel Janva | Lien permanent

12 juillet 2014

Un atelier de travail au Vatican sur le Bien commun dans l'économie

Depuis hier, les jardins du Vatican accueillent 70 experts pour un atelier de réflexion sur le Bien Commun dans l'économie :

"Cet atelier de travail a pour objectif de réfléchir à une économie à fort taux d’emploi, de meilleure qualité capable d’investir sur les compétences et la formation, de favoriser la cohésion sociale et territoriale, ainsi que de permettre aux acteurs de l’économie non traditionnelle de s’épanouir. [...]

Posté le 12 juillet 2014 à 16h03 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 juillet 2014

Transfert des reliques de Saint Thomas hors de Mossoul

Ce n'est qu'aujourd'hui qu'on apprend le transfert des reliques attribuées à l'apôtre Saint Thomas:

 "La prise de Mossoul de la part des djihadistes du prétendu « Etat islamique » qui a débuté le 9 juin dernier, outre à provoquer l’exode d’une bonne partie de la population de la ville – tant chrétiens que musulmans – a porté les responsables de la communauté syro-orthodoxe locale à mettre en sécurité également les reliques attribuées à Saint Thomas, jusqu’ici vénérées dans l’église de la ville dédiée à l’Apôtre. Dès le 17 juin, l’urne contenant les reliques a été transférée au Monastère syro-orthodoxe de Saint Matthieu, situé en dehors de Mossoul. La cérémonie pour le dépôt des saintes reliques à leur nouveau siège a été célébrée par l’Archevêque syro-orthodoxe de Mossoul, Nichodimos Dawood Saraf. C’est ce qu’indiquent des sources de l’Eglise syro-orthodoxe consultées par l’Agence Fides. L’intercession de l’Apôtre Saint Thomas est invoquée par les communautés syro-orthodoxes du monde entier afin de demander que de nouvelles souffrances soient épargnées au peuple irakien."

Posté le 10 juillet 2014 à 09h00 par Marie Bethanie | Lien permanent

09 juillet 2014

Première construction d’église à Cuba

... depuis un demi-siècle.

Posté le 9 juillet 2014 à 19h26 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2014

Du nouveau pour les Sœurs contemplatives de Saint-Jean

JDepuis quelques années, la branche des soeurs contemplatives de la Congrégation Saint-Jean est en crise, suite eu renvoi de la fondatrice par le cardinal Barbarin. De nombreuses religieuses, profès et non profès, ont quitté la communauté tout en continuant à vivre selon leur vocation. Un projet de nouvelle fondation (la communauté des soeurs de St Jean- St Dominique) a été dissous par le Saint-Siège en 2013. Contrairement aux soeurs "apostoliques" (reconnaissables par leur voile gris), les soeurs contemplatives (voile blanc) vivent une vie d'oraison. Elles sont actuellement plus de 200.

En raison d’importantes questions de gouvernance et de divergences d’orientations, Mgr Henri Brincard, évêque du Puy-en-Velay, a été nommé en janvier 2012, délégué pontifical pour l’Institut des sœurs contemplatives de Saint-Jean. Le dossier, qui dépend désormais de la Secrétairerie d’État, vient de connaître un nouveau rebondissement avec de nouvelles décisions de Rome.

Un nouveau commissaire pontifical sera nommé pour accompagner l’ensemble de la famille Saint-Jean et ses prieurs généraux en remplacement de l’actuel délégué pontifical pour les Sœurs contemplatives mais aussi assistant religieux pour les Frères et les Sœurs apostoliques. Mgr Brincard, très malade, a en effet dû renoncer à cette charge. Par ailleurs, « la congrégation des sœurs contemplatives de Saint-Jean tiendra dès que possible son chapitre général pour choisir son gouvernement propre ».

Celles qui sont parties pourront maintenant fonder leur congrégation, avec certaines restrictions :

« Les ex-Sœurs qui ont canoniquement quitté la congrégation des Sœurs contemplatives de Saint-Jean et les laïques qui voudront s’unir, pourront librement constituer une association publique de fidèles en vue de devenir un institut religieux ». « Cependant, dans l’éventualité où une association ferait d’une quelconque manière référence au Père Marie-Dominique Philippe, l’évêque diocésain, avant d’ériger une telle association publique ou d’en approuver les normes internes, devra demander l’avis de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et s’en tenir aux instructions que le dicastère lui donnera, compte tenu du fait que les contenus de ce charisme sont actuellement objet de discernement. »

Enfin, les Sœurs qui avaient été éloignées des charges du gouvernement sont « définitivement exclues de la vie religieuse ».

Posté le 7 juillet 2014 à 08h21 par Michel Janva | Lien permanent

03 juillet 2014

«L'exorcisme est une forme de charité au bénéfice des personnes qui souffrent»

 "L'exorcisme est une forme de charité au bénéfice de personnes qui souffrent de profonds troubles intérieurs."

Ces mots sont du Père Francesco Bamonte, exorciste de Rome et président de l'AIE (Association Internationale des Exorcistes). Cette association a vu ses statuts juridiques approuvés officiellement par décret le 13 juin par la Congrégation vaticane pour le clergé. Son président, le Père Bamonte, estime que cette reconnaissance est "source de joie", pour l'association bien sûr, mais aussi pour l'Eglise tout entière, et espère que «d'autres prêtres se rend(ront) compte de cette réalité dramatique, souvent ignorée et sous-évaluée». Créée en 1991, cette association compte aujourd'hui 250 prêtres originaires de 30 pays. 

"L'exorcisme, pratique très ancienne dans l'Eglise, consiste à «chasser les démons», forces du mal qui «possèdent» une personne. Il est réservé à certains prêtres formés à cet effet, et est encadré par un véritable mode d'emploi datant de 1614. Une nouvelle édition du rituel a toutefois été publiée en 1999 par le Saint-Siège: il réduit les injonctions à Satan, augmente les prières s'adressant à Dieu et appelle à bien faire la distinction entre maladie psychique et possession.[...]" (le Figaro)

Chacun des 104 diocèses de France a un prêtre exorciste, "spécialiste" du rituel destiné à chasser les démons. Loin d'avoir disparu, la pratique de l'exorcisme a nécessité récemment le recrutement de 18 prêtres exorcistes en Italie et en Espagne, pour faire face à "une hausse sans précédent dans les cas de possession démoniaque".

Le prince de ce monde est à l'oeuvre et l'abandon de la pratique religieuse lui trace une autoroute.

Posté le 3 juillet 2014 à 22h58 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

Un prêtre vietnamien élu "héros de l'information"

VietnamReporters sans frontières a publié une liste des "100 héros de l'information" le 6 mai dernier. Parmi eux, le P. Antoine Lê Ngoc Thanh, religieux rédemptoriste vietnamien, responsable du site d'information et de la radio libre de sa communauté. Extrait de son interview lue sur Aleteia :

"Il n’est pas rare que nous exprimions notre solidarité à l’égard de militants ou de responsables de blog arrêtés pour « propagande anti-gouvernementale ». Au cours d’une manifestation pour le soutien de Nguyen Van Hai, (...), la police m’a appréhendé dans le but de m’empêcher de rendre compte de ce procès injuste. Le même scénario s’est reproduit avec Dinh Nhat, arrêté à cause de certains de ses messages sur Facebook. Tous les journalistes, y compris moi-même, courent les mêmes risques. Afin de nous soutenir mutuellement dans la réalisation de notre mission pour la liberté, nous organisons chaque semaine un rassemblement de prières. Nous sommes désarmés, mais la violence du pouvoir ne nous intimide pas car il est impossible atteindre nos consciences."

Posté le 3 juillet 2014 à 21h10 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

02 juillet 2014

Procès en béatification des époux Manelli, parents du fondateur des Franciscains de l’Immaculée

Lu ici :

"la phase diocésaine du procès en béatification des époux Manelli, fils spirituels de Padre Pio et parents de padre Stefano, le fondateur des Franciscains de l’Immaculée, est close.

L’enquête diocésaine a été conclue vendredi 27 juin au Palais du Latran, en présence de nombreux membres de la famille Manelli et de tout autant de frères et sœurs représentant les Franciscains de l’Immaculée.

Comme l’a souligné le vicaire judiciaire en charge du dossier, Monseigneur Oder, « le plus édifiant chapitre » de leur existence a été la façon dont ils ont mené leur vie de famille (très) nombreuse « dans l’amour obéissant à la volonté de Dieu, vivant en époux enracinés dans l’Évangile, toujours ouverts à la vie ». Il faut dire que les époux Manelli ont bénéficié pendant plus de 40 ans, de la direction spirituelle de Padre Pio de Pietrelcina et ont donné naissance à une descendance extraordinairement féconde : 21 enfants dont 10 sont encore en vie aujourd’hui ; 55 petits-enfants et, pour l’heure, 80 arrière-petits-enfants. Une descendance qui compte de très nombreux religieux et religieuses et à laquelle on est tenté d’ajouter les Franciscains de l’Immaculée fondés par leur fils Stefano. [...]"

Posté le 2 juillet 2014 à 09h44 par Michel Janva | Lien permanent

01 juillet 2014

L'église en fer de Crusnes est à vendre

L'église Sainte-Barbe est unique en son genre :

Crusnes

"en 1937, confrontée à la crise, la compagnie Wendel de Hayange cherche de nouveaux débouchés pour sa production d’acier laminé. Pour l’empire colonial français, elle développe alors le concept d’une église en préfabriqué tout en fer, dont les éléments seraient tous laminés et préparés en usine, expédiés sur site et montés un peu comme un Meccano avec l’aide d’une main-d’œuvre locale non spécialisée, permettant aux missionnaires de créer rapidement et aisément de nouveaux lieux de cultes sur le continent africain.

Pour valider ce concept, la cité minière de Crusnes fut choisie comme site témoin pour l’assemblage du premier édifice de présérie : un magnifique bâtiment typiquement Art Déco, aux proportions harmonieuses et où la lumière se déverse par de larges et hautes verrières…"

Posté le 1 juillet 2014 à 22h20 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

Chrétiens d'Orient : la France peut-elle demander une résolution de l'ONU ?

Idée soumise par le député Claude Goasguen lors des questions au gouvernement. Réponse peu claire de Manuel Valls, qui n'a pu s'empêcher d'élargir la question "à toutes les minorités" et regretter que la communauté internationale ait "du mal à imposer un nouvel ordre" :

 

Posté le 1 juillet 2014 à 20h26 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

27 juin 2014

Nous fêtons ce vendredi 27 juin le Sacré-Cœur de Jésus

L'équipe de Tous en prière fait cette proposition :

"Nous fêtons ce vendredi 27 juin le Sacré-Cœur de Jésus. Les liens entre notre pays et le divin Cœur sont si étroits que nous voulions à cette occasion vous faire une proposition.

Tous En Prière, avec le soutien du Cardinal Barbarin, de plusieurs évêques et de nombreux prêtres et communautés religieuses, a mobilisé plus de 75000 personnes dans le jeûne et la prière pour la France et la famille. L’année passée, par l’action et par la prière, nous avons participé à un sursaut salutaire.

Mais nous ne perdons pas de vue que la conversion de notre pays et de ses dirigeants passe d’abord par notre propre conversion. C’est pourquoi, dans l’élan des « mobilisations silencieuses », nous vous proposons en cette solennité de vous consacrer au Cœur de Jésus.

« Puisque le Sacré-Cœur est le symbole et l’image sensible de la charité infinie de Jésus-Christ qui nous pousse elle-même à l’aimer en retour, il est tout naturel de se consacrer à ce cœur très saint. Agir ainsi n’est pas autre chose que de se donner et se lier à Jésus-Christ. » Pape Léon XIII

Personnellement ou en famille, n’hésitons pas à faire cet acte d’offrande car « auprès du Coeur du Christ, le coeur humain reçoit sa capacité d’aimer » (saint Jean-Paul II)."

Posté le 27 juin 2014 à 07h05 par Michel Janva | Lien permanent

21 juin 2014

Fausses accusations contre un évêque chilien

Lu ici :

""Les accusations (contre l'évêque) sont fausses", a indiqué l'évêché dans un communiqué précisant que les accusations avaient également fait l'objet d'une enquête du ministère public qui a été archivée faute de preuves. 

L'affaire avait été révélée par le Centre d'Investigations Journalistiques (Ciper) qui avait indiqué que l'archevêché avait reçu des dénonciations de la part de trois prêtres accusant l'évêque d'avoir commis des abus sexuels, en particulier sur un adolescent de 15 ans.

"L'objectif a été atteint puisqu'il s'agissait de démontrer l'innocence de l'évêque par rapport à une accusation dont j'ai toujours affirmé qu'elle était fausse et calomnieuse", a déclaré l'évêque, selon la presse chilienne.

La Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), instance du Vatican chargée d'examiner ce genre de cas, avait envoyé deux émissaires mexicains pour enquêter sur les accusations. En octobre 2012, l'Eglise catholique avait dû accepter la démission d'un évêque chilien, Mgr Marco Antonio Ordenes Fernandez, 47 ans, évêque de Iquique, qui était soupçonné d'abus sexuels sur des adolescents."

Posté le 21 juin 2014 à 19h14 par Michel Janva | Lien permanent

Le Pape François salue le 750e anniversaire de l'instauration de la Fête-Dieu

C’est à Liège qu’est née la Fête-Dieu (ou Fête du Saint-Sacrement), au XIIIe siècle. Le diocèse de Liège l’a célébrée dès 1246 et c’est en 1264, voici trois quarts de millénaire, que le pape Urbain IV l’a étendue à l’Église universelle. A cette occasion (750e année de l'instauration de la fête), le pape François a écrit à l'évêque de Liège :

F

Posté le 21 juin 2014 à 09h50 par Michel Janva | Lien permanent

Le prix Ratzinger remis encore à une personnalité française

Lu sur Riposte Catholique :

"Après Rémi Brague, la France a de nouveau été distinguée lors de la remise du prix Ratzinger pour la théologie, considéré comme le « Nobel de théologie ». Il a été remis à Anne-Marie Pelletier ainsi qu’à l’abbé Waldemar Chrotowski, prêtre de nationalité polonaise, engagé dans le dialogue inter-religieux avec les juifs. Anne-Marie Pelletier est exégète, agrégée de lettres modernes, docteur en sciences des religions. Elle est également mère de trois enfants et a mené une réflexion sur la place des femmes au sein de l’Eglise, dans le sillage de saint Jean-Paul II."

Sur la place des femmes dans l'Eglise, elle déclare :

"Cette place décisive pour moi, telle que je la comprends en lisant le Pape François, justement, ce n’est pas simplement une question de poste hiérarchique, de reconnaissance institutionnelle. Alors, il y a certainement de cela, mais il y a aussi dans mon esprit et je pense être à peu près fidèle à ce que lui-même nous dit, il y a la nécessité que nous arrivions à penser une ecclésiologie intégrale où les femmes aient leurs places plénières et jouent le rôle de signe de ce qu’est la vie chrétienne dans sa réalité la plus fondamentale, de ce qu’est la vie baptismale. Elles n’ont pas de sacerdoce ministériel, elles ne l’auront pas mais du coup, elles deviennent, je crois, les témoins de ce trait fondamental qui est la grâce de la vie chrétienne et dont elles ont la plénitude. Elles doivent rappeler à tous dans l’Église, y compris à ceux qui ont donc des responsabilités hiérarchiques, que c’est ça au fond le centre de gravité de la foi chrétienne et de la vie chrétienne."

Voilà qui tranche avec Véronique Fayet, nouvelle présidente du Secours catholique, qui plaide pour des femmes diacres.

Posté le 21 juin 2014 à 09h27 par Michel Janva | Lien permanent

18 juin 2014

Forte croissance de l'Eglise en Corée du Sud

Rapide focus sur ce pays où se rendra le pape en août prochain :

C"Au cours du demi-siècle qui vient de s’écouler, elle a enregistré une croissance record du nombre de chrétiens. Entre 1960 et 2011, le nombre d’habitants de ce pays est passé de 20 millions à 50 millions, le revenu par tête de 1 300 dollars à 23 500 dollars, le pourcentage de protestants de 2% à 17 %, le nombre de catholiques d’environ 100 000 (soit 0,5 % de la population) à 5 309 964 (soit 10,3 %), d’après les statistiques fournies par la conférence des évêques de Corée.

Chaque année, de 130 000 à 140 000 baptêmes sont célébrés en Corée. L’Église coréenne a un côté féminin et cela commence par son nom : le catholicisme est appelé “la religion de la Maman”, parce que, devant bon nombre d’églises, on peut voir une statue de Marie, les bras ouverts, en un geste qui invite les passants à entrer ; d’autre part, en 2011, les fidèles de sexe masculin étaient 2 193 464, ce qui représente 41,5 % du total, alors que les femmes étaient 3 095 332, c’est-à-dire 58,5 %.

C’est très majoritairement dans les villes que les conversions se produisent et elles concernent principalement les élites du pays, professions libérales, étudiants, artistes, le monde politique ou le personnel militaire, y compris de haut rang. Un homme qui a symbolisé l’Église catholique en Corée a été le cardinal Kim Sou-hwang (1922-2009), archevêque de Séoul de 1968 à 1998, qui fut le responsable d’un fort engagement de l’Église catholique dans le domaine social. Pendant la longue période de dictature militaire, il avait fait de la cathédrale Myeong-dong, à Séoul, un refuge pour les opposants non violents à la dictature. Les militaires n’osèrent jamais pénétrer dans la cathédrale, qu’ils savaient défendue par le peuple. Pendant de longues années, le cardinal Kim a été la personnalité la plus influente de Corée.

Il y a également un motif historique qui explique les conversions. La  Corée a connu un demi-siècle d’occupation japonaise et, un peu plus tard, plus de trois ans de guerre civile entre le Nord et le Sud (1950-1953), avec des combats féroces, maison par maison, et la destruction d’un grand nombre d’habitations et de bâtiments publics. Le père Giovanni Trisolini, l’un des premiers salésiens qui soient entrés en Corée en 1959, m’expliquait en 1986 : “Lorsque je suis arrivé en Corée, il y avait une misère effrayante. Le pays souffrait encore des destructions provoquées par la guerre, les armées étant passées et repassées sur tout son territoire. Notre principal travail, à nous missionnaires, consistait à donner à manger aux gens, qui mouraient de faim, littéralement. Il y avait peu de routes et de voies ferrées, presque aucun des services de l’état ne fonctionnait. Dans ces circonstances, les gouvernements de Corée du Sud, alors que le pays était occupé par les Américains, ont mis au premier plan l’instruction du peuple et ils ont fondé des écoles partout, avec un système éducatif moderne. L’objectif était de former les nouvelles générations autrement qu’en recourant à l’enseignement traditionnel qui transmettait une vision confucéenne de l’homme, héritée de la Chine et ne permettant pas de former les jeunes dans un pays moderne”. [...]

En Corée le christianisme exerce un fort pouvoir d’attraction, par comparaison avec le confucianisme et avec le bouddhisme. Ce pouvoir s’explique par au moins cinq raisons :

1) Le christianisme introduit l’idée d’égalité entre tous les êtres humains, qui sont créés par le même Dieu, Père de tous les hommes, et surtout le principe de l’égalité de droits entre l’homme et la femme, tout en tenant compte de la différence et de la complémentarité entre les personnes de chaque sexe. Dans le confucianisme, la femme n’a ni la même dignité ni les mêmes droits que l’homme. Dans la société confucéenne, la femme était presque l’esclave de son mari, les filles n’allaient pas à l’école et la femme était inférieure à l’homme. “C’est un homme mal réussi” disait d’elle Confucius.

2) Les catholiques ainsi que les protestants se sont distingués par leur participation active au mouvement populaire contre la longue dictature militaire, entre 1961 et 1987. Le confucianisme et le bouddhisme, au contraire, encourageaient les gens à l’obéissance envers les autorités constituées. [...]

3) Le christianisme est la religion [...] d’un Dieu personnel, tandis que le chamanisme, le bouddhisme et le confucianisme sont non pas des religions mais des systèmes de sagesse humaine et de vie. [...]

4) Les catholiques et les protestants ont construit et gèrent une grande quantité d’établissements d’enseignement de tous niveaux - y compris de nombreuses universités, parmi lesquelles une bonne douzaine sont catholiques – qui se sont imposés dans le pays comme les meilleurs au point de vue de l’éducation et des valeurs auxquelles ils forment les jeunes. Toutes les familles voudraient envoyer leurs enfants dans les écoles chrétiennes, parce que l’éducation des jeunes inspirée de l’Évangile se montre la plus efficace pour former des personnes adultes et matures.

5) Enfin la Corée du Sud est désormais un pays évolué et même riche (on dit qu’il “n’a que vingt ans de retard sur le Japon”), auquel ses anciennes religions n’apportent pas de réponses aux problèmes que pose la vie moderne. Et c’est là un phénomène inévitable, parce que le monde moderne est né, en Occident, de la racine biblico-évangélique, c’est-à-dire de la révélation de Dieu en Jésus-Christ. Le christianisme, et en particulier le catholicisme, se présente ainsi comme la religion la mieux adaptée à notre époque et la plus active en ce qui concerne l’aide à apporter aux pauvres. [...]"

Posté le 18 juin 2014 à 21h49 par Michel Janva | Lien permanent

17 juin 2014

Anniversaire du rappel à Dieu de l'Abbé Montarien

Les louveteaux et louvettes, les scouts et guides, les routiers et guides aînéesdu Groupe Saint Michel - VIIème/XVIIème Paris -

Les anciens du Groupe, L'association Beati Mites,  

vous prient d’assister ou de vous unir par la prière à la Messe de requiem célébrée à la mémoire de

Monsieur l'Abbé Guy Montarien

rappelé à Dieu le 13 juin 2005,  

qui sera célébrée le mercredi 18 juin, à 19h45, en l'église Saint François-Xavier (Paris VII),

par Monsieur l'Abbé Le Coq.    

La messe sera également célébrée à la mémoire de

Monsieur l’Abbé Kenneth Walker (FSSP)

assassiné la semaine dernière aux Etats-Unis.

Memento_Abbe_Montarien

Posté le 17 juin 2014 à 11h55 par Carole d'Hombelois | Lien permanent | Commentaires (0)

15 juin 2014

Abbé Kenneth Walker, Resquiescat in Pace

Lettre du Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, l'abbé John Berg, suite à l'assassinat de l’abbé Kenneth Walker :

W"En cette période de deuil de notre confrère l’abbé Kenneth Walker, les innombrables prières et condoléances exprimées par tant d’évêques, de communautés religieuses, amis prêtres et fidèles sont une grande consolation pour nous. Vous êtes nombreux à nous avoir informés des centaines de messes qui ont déjà été célébrées pour le repos de son âme et pour le rétablissement de l’abbé Joseph Terra. Grâce à Dieu et suite à vos prières, la vie de l’abbé Terra n’est plus en danger et nous espérons qu’il pourra se rétablir complètement.

Vous avez pu lire dans la presse et sur les sites Internet des articles au sujet des vertus de l’abbé Walker en tant que prêtre et à quel point il va manquer à ses confrères et à ses paroissiens. A notre époque si avide de prêtres "stars" et toujours à la recherche des dernières "méthodes d'évangélisation", la vie de notre confrère était un témoignage d’une des plus grandes vertus sacerdotales : une énergie tranquille et harmonieuse qui est la marque d’un bon pasteur veillant en tout temps sur son troupeau.

Ses paroissiens le décrivent comme le feraient ses confrères : il était consciencieux et persévérant ; il était toujours prêt à rendre service et rien ne semblait jamais lui déplaire. La description que faisait Notre-Seigneur de Nathanael lui convient parfaitement : en lui il n’y avait pas de fraude. Nous, ses confrères, nous nous souviendrons de lui en raison de ce qu’il ne disait pas ; impossible de se rappeler de lui en train de se plaindre ou de critiquer quiconque. J’ai été le professeur de l’abbé Walker au séminaire, puis son Supérieur : je le connaissais comme quelqu’un qui acceptait toute remarque et n’élevait pas d’objections prétentieuses. Il recherchait avec sincérité à s’améliorer dans tous les domaines comme séminariste d’abord puis comme prêtre.

En ces tragiques circonstances, je réalise combien il est facile de tomber dans la grandiloquence, mais l’abbé Walker faisait, quant à lui, preuve d’une grande innocence, ce qui est rare dans notre vallée de larmes.

Sa vie et son activité sacerdotale ont été tragiquement écourtées, deux années seulement de service à la vigne du Seigneur. Mais nous sommes reconnaissants pour ce temps qu’il a passé dans la Fraternité et pour la vocation qui fut la sienne. Au moment d’entrer au séminaire, sa motivation en vue du sacerdoce était magnifiquement formulée :

"Dieu, dans son amour infini, veut que tous les hommes soient sauvés et atteignent ainsi leur véritable fin. Ainsi, avec l’Église, je suis profondément attristé par les erreurs professées par beaucoup dans le monde à propos de la nature et de la dignité de l’homme et qui les détournent de leur fin surnaturelle. Au vu de cette situation dans le monde, la seule vocation qui peut me satisfaire, comme un travail, est celle de me consacrer à conduire les hommes au salut, à la manière que Dieu voudra pour moi."

Nous, ses confrères, savons bien que l’abbé Walker n’aurait pas voulu que nous perdions notre temps à exprimer de la colère après ce qui s’est passé et devant cette immense injustice. Pour grande que soit cette tragédie, elle ne pourra qu’apporter des grâces à notre Fraternité : O altitudo sapientiae et scientiae Dei: quam incomprehensibilia sunt judicia ejus, et investigabiles viae ejus! La première grâce incitera chacun de nous à ne rien considérer comme acquis lorsque Notre-Seigneur nous appelle au sacerdoce. Nous sommes des instruments pour Le servir, ce que nous devons faire toujours plus fidèlement conformément à Sa volonté et à celle de l’Église pour Sa plus grande gloire. Pour l’instant ne gaspillons pas notre temps, concentrons tous nos efforts dans la prière pour le repos de l’âme de l’abbé Walker.

Nous remercions les nombreuse paroisses qui ont organisé des Heures Saintes et célébreront des messes de Requiem lundi prochain. Nous restons confondus devant tant de ferveur de votre part. L’abbé Eric Flood, Supérieur du District d’Amérique du Nord, célébrera une messe de Requiem lundi à Phoenix en présence de Mgr Thomas Olmsted, évêque de Phoenix. Pour ma part je célébrerai aussi une messe solennelle de Requiem le même jour en la Basilique Notre-Dame de Fribourg. Les funérailles ne peuvent pas encore être organisées dans l’attente du transfert du corps dans le Kansas. La Fraternité fera connaître les détails concernant ces funérailles en temps utile.

Veni Sancte Spiritus,Consolator optime;
In fletu solatium, reple cordis intima tuorum fidelium!

Mater Misericordiae, Ora pro nobis

Requiem Aeternam dona ei, Domine. Et lux perpetua luceat ei.
Requiescat in pace.

Un messe de Requiem sera également célébrée lundi à 19h15 en la chapelle de l'Immaculée à Versailles, à Saint-Etienne (42) en la chapelle Saint-Bernard à 18h, à Bouloire en l'église Saint-Georges à 18h45 et à
Tarbes en la chapelle Sainte Bernadette à 18h30.

Posté le 15 juin 2014 à 22h50 par Michel Janva | Lien permanent

13 juin 2014

Messe tridentine pour 300 séminaristes dans le plus grand séminaire du monde

A San José, à Guadalajara, (Méxique), une Sainte Messe a été célébrée le 2 juin par l'abbé Jonathan Romanoski, Fssp, en la chapelle du Grand Séminaire, devant donc plus de 300 grands séminaristes. Il y a en tout, avec le Petit Séminaire, 1200 séminaristes !

S

Posté le 13 juin 2014 à 11h02 par Michel Janva | Lien permanent

Crise de l'Eglise : combien de temps ?

Extrait de la 2e partie de l'entretien donné par Mgr Schneider :

"Je ne suis pas prophète. On ne peut que présumer. Mais si vous regardez l’histoire de l’Église, la crise la plus profonde était celle du IVe siècle; c’était l’arianisme. Ce fut une terrible crise; tout l’épiscopat, ou presque, collabora avec l’hérésie. Seulement quelques évêques restèrent fidèles; vous pouvez les compter sur les doigts d’une main. Cette crise dura environ 60 ans.

Ensuite la terrible crise du soi-disant siècle obscur, le Xe siècle, quand la papauté était occupée par des familles romaines très mauvaises et immorales. Ils occupèrent la chaire papale avec leurs fils corrompus et ce fut une terrible crise.

La prochaine période de dommages fut le soi-disant exile d’Avignon, très dommageable pour l’Église, causant le Grand schisme d’Occident. Toutes ces crises durèrent 70-80 ans et furent très mauvaises pour l’Église.

Maintenant, nous sommes, je dirais, dans la quatrième grande crise, dans une terrible confusion sur la doctrine et la liturgie. Nous sommes dans cette crise depuis 50 ans. Peut-être Dieu nous sera-t-il miséricordieux dans 20 ou 30 ans ? Néanmoins, nous avons toute la beauté des vérités divines, de l’amour et de la grâce divins dans l’Église. Personne ne peut nous enlever cela, aucun synode, aucun évêque, même un Pape ne peut nous enlever le trésor et la beauté de la foi catholique, du Jésus Eucharistie, des Sacrements. La doctrine immuable, les principes liturgiques immuables et la sainteté de vie constituent le vrai pouvoir de l’Église."

Posté le 13 juin 2014 à 07h17 par Michel Janva | Lien permanent

04 juin 2014

Un premier monastère bénédictin en Thaïlande

De Radio Vatican

"En Thaïlande, l'Eglise catholique du pays a ouvert son tout premier monastère bénédictin à Chiang Mai, dans le nord du pays. Il a été inauguré au début de l’année par l’archevêque de Padoue, à l’origine du projet pour répondre au message du Pape Jean-Paul II invitant à évangéliser le continent asiatique. 

Il s’agit de la première congrégation masculine du « Pays du sourire ». Jusqu’alors, il n’y avait que sept monastères de Carmélites ou de Clarisses. Les cinq moines déjà installés sont originaires du Vietnam, pays qui compte déjà trois monastères bénédictins. Ils ont quitté leur pays face notamment à la décision des autorités de limiter la construction des monastères locaux (...)

Et pour la première fois depuis 1949, un monastère de religieuses contemplatives a été inauguré en Chine. Un fait sans précédent dans un pays où les autorités en place ne permettent à des communautés religieuses d’exister que dans la mesure où elles sont activement engagées dans un travail socialement productif". 

Posté le 4 juin 2014 à 23h43 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

03 juin 2014

Vous avez dit crise des vocations ?

L'archidiocèse de Guadalajara, au Mexique, ordonnera 48 nouveaux prêtres cette année, après en avoir ordonné 39 l'an passé, et 44 en 2012.

Posté le 3 juin 2014 à 14h05 par Michel Janva | Lien permanent

29 mai 2014

L'Institut du Bon Pasteur s'étend en Amérique latine

En mars, il annonçait l’ouverture d’un apostolat en Argentine, avec l’érection canonique du maison et la nomination de l’abbé Matthieu Raffray comme supérieur du District d’Amérique Latine.

Aujourd’hui, c’est à São Paulo au Brésil que l’IBP érige une maison et prend en charge l’apostolat dans la forme extraordinaire sur la paroisse São Paulo Apóstolo. Deux prêtres d’origine brésilienne sont nommés pour cette nouvelle mission.

L’IBP est également présent au Chili et en Colombie. 

Posté le 29 mai 2014 à 19h26 par Michel Janva | Lien permanent

Le chrétien doit être un contre-révolutionnaire

Homélie du Très Révérend Père Dom Jean Pateau, Abbé de Notre-Dame de Fontgombault, en la fête de l'Ascension :

Prædicate Evangelium omni creaturæ - Annoncez l’Évangile à toutes les créatures. (Mc 16,15)

Chers Frères et Sœurs, Mes très chers Fils,

La finale de l’Évangile de saint Marc, choisie par l’Église comme lecture pour la Messe de l'Ascension, rapporte l'envoi en mission des onze Apôtres. Le séjour terrestre de Jésus touche à sa fin. La mission visible du Fils de Dieu incarné est arrivée à son terme. C'est au tour des Apôtres d'annoncer désormais la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, l’Évangile, et de l'annoncer à toutes les créatures.

Pour les Apôtres s'ouvre une grande neuvaine qui se clôturera par l'effusion du Saint-Esprit au matin de la fête de la Pentecôte. Durant ces jours, les Apôtres ne devront pas s'éloigner de Jérusalem, mais attendre la visite du Paraclet, celui qui a été promis par le Père (cf. Ac 1,4). Il viendra illuminer et réchauffer des cœurs et des âmes encore bien tièdes. Jésus n'est pas sans savoir les limites de ceux à qui il confie l'évangélisation du monde. L'envoi en mission des Apôtres est précédé d'un reproche de Jésus visant ses disciples pour « leur incrédulité et la dureté de leur cœur, parce qu’ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité. » (Mc 16,14)

Les paroles de Jésus sont-elles encore actuelles ? 

En ce jour, Jésus envoie encore en mission. Il nous envoie en mission.Tournons-nous vers le Père et demandons sur ceux qui sont devenus des chrétiens adultes, par l'onction de saint Chrême reçue lors du sacrement de Confirmation, une infusion renouvelée de l'Esprit-Saint et de ses dons, afin qu'à l'instar des Apôtres nous redevenions d'authentiques témoins du Christ.

Une terre de mission s'offre à nous : Omni creaturæ : toutes créatures.

Annoncer le Christ ce n'est pas emprisonner l'homme sous un carcan de préceptes mais le libérer de l'asservissement à ses passions. Il a fallu plus de trois siècles pour que les sociétés de l'Antiquité comprennent l'extraordinaire grâce qu'est la visite de Dieu pour l'homme.

Aujourd'hui le même chemin doit être parcouru. Il commence par notre propre conversion. Sommes-nous convaincus que choisir le Christ, c'est faire le bon choix ? Avons-nous donc choisi réellement le Christ ? Croyons-nous enfin qu'annoncer le Christ, c'est servir son prochain ?

Le monde actuel est un monde de dictatures : dictature d'un seul, dictature des plus puissants, dictature d'une majorité.

Saint Thomas d'Aquin a donné un critère éminent de discernement politique : le bien commun. Les différents régimes de dictatures sont mauvais en tant qu'ils se proposent de promouvoir le bien d'une partie des membres du groupe. Un bon régime politique se doit de discerner et de promouvoir le bien commun de tous les membres du groupe.

Il est difficile de discerner dans la vie politique actuelle une volonté de promotion du bien commun.

Le but de la loi est plutôt d'encadrer un maximum de permissivité, offrant ainsi à chacun d'assouvir tranquillement ses passions, tout en recherchant un minimum de conséquence sur autrui ; ce qui permet d'éviter un trop grand nombre de mécontents. Une nouvelle humanité se construit laissant sur le bord de la route les êtres gênants ou encombrants : les enfants non désirés ou handicapés, les personnes âgées, les ratés de la société où prennent place tant de jeunes qui ne trouveront de réponse à leur misère que dans l'alcool, la drogue ou le suicide. La société, sûre de son bon droit, se bornera à constater le fait dans des statistiques sans âme, cachant derrière l'anonymat du chiffre ceux qui sont ses propres victimes et dont il ne faut pas parler.

Alors que les sociétés délaissent l'homme, l'homme ne devrait-il pas délaisser ces sociétés et choisir à nouveau l'homme et son bien. Annoncez l’Évangile à toute créature ! Voilà la réponse du Christ.

Les Apôtres auprès du Seigneur sont onze. C'est peu. Les disciples de Jésus représentaient quelques centaines de personnes tout au plus. Ce n'est pas beaucoup pour un Empire romain qui s'étend sur tout le bassin méditerranéen. Pourtant avec l'aide du Saint-Esprit, dans l'obéissance à l'ordre de mission reçu du Christ, les Apôtres entreprennent l'annonce de la Bonne Nouvelle qui sera accompagnée et confirmée par les signes accordés par le Seigneur.

Le monde moderne n'est pas si différent de l'Empire romain décadent, tout particulièrement au plan de la morale et de la famille. Refuser tout repère authentique à l'enfant ou à l'adolescent a été, est, et sera l'arme de tous les dictateurs. En face de ceux-ci le chrétien doit être un contre-révolutionnaire en tant qu'il refuse de se laisser étourdir par le foisonnement artificiel des idées, mais qu'il les brise contre le Christ et contre la réalité, afin de voir de quel bois elles sont faites.

Comment écouter encore les chantres du relativisme, qui accueillent avec émerveillement toute sottise dont le seul mérite est d'être en contradiction avec les usages hérités de tant de siècles de christianisme et ayant fait leur preuve, et qui condamnent au silence, avec la plus grande sévérité, ceux qui se font les apôtres de ce qu'on appelait encore hier la vérité ou les fondements de la société. Il n'y a plus de vérité, plus de certitude, disent-ils... Mensonge, il y a l’Évangile. « Annoncez l’Évangile à toutes les créatures » demande Jésus à ses disciples.

Les jeunes, les hommes et les femmes, toutes créatures ont un droit à la vérité. Ils ont le droit de connaître Dieu. [Lire la suite]"

 

Posté le 29 mai 2014 à 19h13 par Michel Janva | Lien permanent

24 mai 2014

Monseigneur Rey : les 4 A de la virilité

Virilité_Rey

Posté le 24 mai 2014 à 23h45 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (1)

23 mai 2014

Vatican II, une histoire à écrire

Roberto Mattei donne un entretien à Renaissance Catholique au sujet du travail d'historien qu'il a récemment publié à  ce sujet. Extrait.

"RC : Les acteurs du concile sont en voie de disparition. Quel regard posent les jeunes évêques et les jeunes prêtres sur cet événement de la vie de l’Église ?

RdeM : Les partisans les plus ardents du concile Vatican II furent les jeunes prêtres qui ont vécu, plus que le concile, la période désacralisée des années 70. Pour eux, Vatican II a été le Mai 68 de l’Église. Cette génération est en train de s’éteindre et apparaît une nouvelle génération de prêtres et de séminaristes qui commencent à juger le Concile avec un état d’esprit libre de préjugés.
Mon livre a été traduit en plusieurs langues et dans les voyages que je fais pour le présenter je suis toujours frappé de l’intérêt pour la Tradition que manifestent les jeunes prêtres et séminaristes que je rencontre. Le progressisme est infécond et ne réussit pas à se reproduire. Pour vivre, il a besoin du support artificiel des médias, mais, cliniquement, il est déjà mort. La Tradition est en soi féconde et diffuse et elle constitue la grande espérance d’un renouveau de l’Église au XXIe siècle. 

RC : Votre livre a été publié en Italie il y a déjà quelque temps. Quelles ont été les réactions des évêques italiens, de la Curie ?

RdeM : Mon livre a contribué à alimenter une discussion ouverte par Benoît XVI dans son célèbre discours à la Curie de décembre 2005. L’époque de « démystification » du Concile a commencé comme avait commencé celle de la Révolution française à l’occasion du bicentenaire de 1989. Plusieurs évêques et cardinaux ont dit avoir apprécié mon œuvre, parmi lesquels le cardinal Brandmüller, à l’époque président du Comité pontifical pour les Sciences historiques et historien renommé de l’Église. Je participe en outre à une série de séminaires sur Vatican II présidés par le même cardinal Brandmüller, qui se tiennent régulièrement à Rome depuis 2012 et qui regroupent des historiens de diverses tendances, mais tous en opposition avec l’ « école de Bologne ». Dans ces réunions, j’ai eu la possibilité d’exposer mes thèses et d’en discuter. En outre deux évêques italiens, Mgr Simone Giusti évêque de Livourne et Mgr Luigi Negri, à l’époque évêque de San Marin et aujourd’hui archevêque de Ferrara, ont personnellement présenté mon livre dans leurs diocèses. Officiellement, le concile Vatican II est encore intouchable, mais, en privé, il commence à être considéré comme l’une des causes principales de la crise que vit toujours l’Église aujourd’hui."

Propos recueillis par Yves Amossé pour la revue Renaissance Catholique n° 131

Posté le 23 mai 2014 à 16h30 par Paula Corbulon | Lien permanent

20 mai 2014

Mgr Anton Durcovici, martyr du communisme

Il a été béatifié samedi dernier en Roumanie. Enlevé par le régime staliniste en 1949, il fut interrogé et torturé pendant des semaines, jour et nuit sans interruption. Les traitements impitoyables, le manque d’eau et de nourriture le réduisirent à l’état de squelette.

Lors du Regina Coeli, le pape François a salué cette béatification :

« Pasteur plein de zèle et courageux, il a été persécuté par le régime communiste roumain et il est mort en prison - il est mort de faim et de soif - en 1951. Avec les fidèles de Iaşi et de toute la Roumanie, rendons grâce à Dieu pour cet exemple ! »

Posté le 20 mai 2014 à 16h32 par Michel Janva | Lien permanent

Divorcés-remariés : le Pape ne soutient pas le cardinal Kasper

C'est l'avis de Mgr Munilla, évêque de San Sebastian en Espagne, lors d'une émission sur Radio Maria Espagne. Mgr Munilla, après avoir rappelé l'état de la question sur l'administration du sacrement de l'Eucharistie aux personnes divorcées et remariées, a indiqué que si le pape François peut donner l'impression d'être en accord avec les propositions du cardinal allemand, cette fausse apparence est le résultat de l'absence de crainte par le Pape d'entendre des opinions différentes.

"Deux fois ces demandes ont déjà été explicitement rejeté par l'Eglise catholique. Et je ne doute pas que celles-ci seront rejetées à nouveau. Bien sûr, comme nous avons eu l'occasion de voir lors de la récente visite des évêques espagnols, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a une position très claire sur ce sujet".

"Jésus est clair dans l'Evangile : l'Eglise ne peut pas faire une exception à ce principe, en disant qu'on ne peut communier en ayant commis l'adultère. Ce serait comme dire que vous pouvez communier après avoir calomnié le voisin, sans repentir, ou tout autre péché."

"Le pape a montré qu'il est un homme libre, il n'a pas peur [...] je ne doute pas que le pape François ne soutient pas cette initiative. J'en suis tout à fait convaincu et certain. Mais il n'a pas peur de laisser s'exprimer des opinions. Elles sont l'occasion de répondre et de clarifier un sujet, comme on l'a fait récemment le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le cardinal Müller, commandée par le pape".

Posté le 20 mai 2014 à 15h27 par Michel Janva | Lien permanent

12 mai 2014

La FSSPX confirme la brève rencontre entre le pape et Mgr Fellay

Précision de Dici, organe d'informations de la FSSPX, sur la rencontre entre le pape et Mgr Fellay :

"Le 13 décembre 2013, Mgr Fellay et ses assistants se sont rendus à Rome, à la demande de la Commission Ecclesia Dei, pour une rencontre informelle. A l’issue de cet entretien, Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la Commission, a invité ses interlocuteurs à déjeuner à la salle à manger de la Maison Sainte-Marthe où ils ont été rejoints par Mgr Augustine Di Noia, secrétaire-adjoint de la Congrégation de la foi. C’est dans ce vaste réfectoire que le pape prend quotidiennement ses repas, à l’écart des autres convives.

Mgr Pozzo a tenu à présenter Mgr Fellay au pape au moment où celui-ci quittait la salle à manger. Il y eut un bref échange où François a dit à Mgr Fellay, selon la formule de politesse habituelle, « enchanté de faire votre connaissance » ; à quoi Mgr Fellay a répondu qu’il priait beaucoup, et le pape lui a demandé de prier pour lui. Telle fut cette « rencontre » qui a duré quelques secondes."

Posté le 12 mai 2014 à 12h37 par Michel Janva | Lien permanent

11 mai 2014

Mgr Fellay aurait rencontré le pape François

Lu sur Riposte Catholique :

"Selon le blog Rorate Caeli, généralement bien informé et qui dans le cas présent ne donne pas beaucoup de précisions, Mgr Bernard FellaySupérieur général de Fraternité Saint-Pie Xa été reçu par le Pape François à la Maison Sainte Marthe ces derniers mois."

Addendum. Quelques détails par I-Media :

"Mgr Fellay, a appris par ailleurs I.MEDIA, était venu au Vatican avec ses assistants, le Suisse Niklaus Pfluger et le Français Alain-Marc Nély, pour une rencontre à la Congrégation pour la doctrine de la foi. A cette occasion, les 2 assistants du supérieur général de la FSSPX avaient assisté à une messe du matin célébrée par le pape François à la Maison Sainte-Marthe, sans pour autant participer à la concélébration. C’est d’ailleurs au même endroit, au réfectoire de la résidence du pape, que Mgr Fellay aurait brièvement salué le pontife à l’issue d’un dîner qu’il partageait avec Mgr Guido Pozzo et Mgr Augustin Di Noia, respectivement secrétaire et vice-président la Commission pontificale Ecclesia Dei, en charge des relations de Rome avec le monde traditionaliste."

Posté le 11 mai 2014 à 14h48 par Michel Janva | Lien permanent

10 mai 2014

Le pape Paul VI sera proclamé bienheureux le 19 octobre 2014

Le pape Paul VI, souverain pontife de 1963 à 1978, sera béatifié le 19 octobre 2014 à l’issue du Synode des évêques sur la famille.

Le 9 mai, le pape François a autorisé la promulgation du décret reconnaissant un miracle attribué à l’intercession de Giovanni Battista Montini.

C'est l'occasion de relire son encyclique prophétique, Humanae Vitae. Extrait :

"Les hommes droits pourront encore mieux se convaincre du bien-fondé de la doctrine de l'Eglise en ce domaine, s'ils veulent bien réfléchir aux conséquences des méthodes de régulation artificielle de la natalité.

Qu'ils considèrent d'abord quelle voie large et facile ils ouvriraient ainsi à l'infidélité conjugale et à l'abaissement général de la moralité. Il n'est pas besoin de beaucoup d'expérience pour connaître la faiblesse humaine et pour comprendre que les hommes - les jeunes, en particulier, si vulnérables sur ce point - ont besoin d'encouragement à être fidèles à la loi morale, et qu'il ne faut pas leur offrir quelque moyen facile pour en éluder l'observance. On peut craindre aussi que l'homme en s'habituant à l'usage des pratiques anticonceptionnelles, ne finisse par perdre le respect de la femme et, sans plus se soucier de l'équilibre physique et psychologique de celle-ci, n'en vienne à la considérer comme un simple instrument de jouissance égoïste, et non plus comme sa compagne respectée et aimée.

Qu'on réfléchisse aussi à l'arme dangereuse que l'on viendrait à mettre ainsi aux mains d'autorités publiques peu soucieuses des exigences morales. Qui pourra reprocher à un gouvernement d'appliquer à la solution des problèmes de la collectivité ce qui serait reconnu permis aux conjoints pour la solution d'un problème familial ? Qui empêchera les gouvernants de favoriser et même d'imposer à leurs peuples, s'ils le jugeaient nécessaire, la méthode de contraception estimée par eux la plus efficace ? Et ainsi les hommes, en voulant éviter les difficultés individuelles, familiales ou sociales que l'on rencontre dans l'observation de la loi divine, en arriveraient à laisser à la merci de l'intervention des autorités publiques le secteur le plus personnel et le plus réservé de l'intimité conjugale.

Si donc on ne veut pas abandonner à l'arbitraire des hommes la mission d'engendrer la vie, il faut nécessairement reconnaître des limites infranchissables au pouvoir de l'homme sur son corps et sur ses fonctions; limites que nul homme, qu'il soit simple particulier ou revêtu d'autorité, n'a le droit d'enfreindre. Et ces limites ne peuvent être déterminées que par le respect qui est dû à l'intégrité de l'organisme humain et de ses fonctions, selon les principes rappelés ci-dessus et selon la juste intelligence du " principe de totalité " exposé par Notre prédécesseur Pie XII."

Posté le 10 mai 2014 à 14h09 par Michel Janva | Lien permanent

09 mai 2014

Mannequin et actrice, elle a choisi de devenir religieuse

OOlalla Oliveros a laissé tomber sa carrière pour suivre Notre Seigneur :

« Dieu a fait un casting et m’a choisie. Je n’ai pas pu dire non ».

Aujourd’hui, elle porte une robe de bure et un voile bleu et jaune. Elle est consacrée dans une toute jeune et dynamique communauté religieuse, l’Ordre de Saint-Michel Archange, né dans le diocèse espagnol de Tui-Vigo et érigé canoniquement, en 2009, en association publique de fidèles. 

Elle n'a pas fui une carrière qui ne décollait pas ; bien au contraire, selon son ancien agent, Olalla Oliveros venait tout juste d’obtenir un rôle important dans un film.

Posté le 9 mai 2014 à 07h58 par Michel Janva | Lien permanent

08 mai 2014

Appel à la prière pour la journée mondiale des vocations le 11 mai

Bannieres-hozana-16-4-14-vocationsChaque année depuis 51 ans, l’Eglise appelle à une journée mondiale de prière pour les vocations le 4ème dimanche de Pâques. Hozana.org, réseau social catholique de prière, a lancé une page pour rassembler une communauté qui priera pour cette intention d’ici au 11 mai, et particulièrement en cette journée. À ce jour, 10 séminaires et communautés se sont joints à cet appel à la prière, qui rassemble déjà près de 400 personnes.

S’il est bien sûr possible de prier dans le secret de son cœur à l’occasion de cette journée, sans rejoindre une chaîne de prière, Hozana souhaite rendre plus concrète et visible cette communion de prière grâce à cette page d’intention de prière. Les priants apparaissent ainsi sur une carte du monde, et peuvent confier des personnes en particulier ou simplement laisser un mot sur une page de discussion. Pour chaque futur prêtre, futur frère, future sœur qui découvrira cette page, ce sera un signe concret du peuple de Dieu qui prie pour les aider à répondre à l'appel du Seigneur.

 

Posté le 8 mai 2014 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent

07 mai 2014

Le nombre de catholiques a augmenté plus vite que la population mondiale

Les oiseaux de mauvaise augure qui nous racontent que les catholiques sont en voie de disparition peuvent manger leur chapeau. Le nombre de catholiques -1,228 milliard de baptisés- a augmenté plus vite en 2012 que la population mondiale, a révélé l'Annuaire statistique de l'Eglise publié par les éditions du Vatican.

Avec quelque 14 millions de fidèles en plus, les catholiques du monde entier sont passés de 1,214 milliard à 1,228 milliard entre 2011 et 2012, soit une augmentation de 1,15%. Durant la même période, l'augmentation de la population mondiale est estimée autour de 1,1%.

Au cours de 2012, 16 millions de baptêmes d'enfants et d'adultes ont été célébrés. La proportion de catholiques dans le monde se situait autour de 17,5%. Sur le continent américain, plus de 63% de la population est catholique. Les catholiques ne constituent que 3,2% des habitants de l'Asie. Il y a 414 313 prêtres à travers le monde (on est loin de la pénurie de vocations...) au 31 décembre 2012. Leur nombre augmente particulièrement en Afrique et en Asie. Les religieux (non prêtres) sont 55 314, les religieuses 702 529.

Posté le 7 mai 2014 à 08h49 par Michel Janva | Lien permanent

03 mai 2014

Messe selon le missel de saint Jean XXIII pour le 15e anniversaire de la Lettre aux artistes

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"L’association catholique des artistes - Catholic Artist's Society - a été constituée à New York en 2009 en réponse à l’appel de Benoît XVI, qui, le 21 novembre 2009 à la Chapelle Sixtine, demandait aux artistes d’être les « gardiens de la beauté », des « annonciateurs et des témoins d'espérance pour l'humanité ».

Ce discours de Benoît XVI célébrait les dix ans de la superbe Lettre aux artistes de saint Jean-Paul II.

L’association catholique des artistes fait célébrer une messe solennelle chaque année en l’ancienne cathédrale Saint-Patrick de New York (érigée en basilique par Benoît XVI en 2010). Cette année, demain 4 mai, la messe marquera le 15e anniversaire de la Lettre aux artistesFait notable : elle sera célébrée selon le missel de saint Jean XXIII.

Un chœur professionnel chantera la Berliner Messe d’Arvo Pärt. Il y aura aussi des œuvres de Pérotin, Hassler, Szamotul et Alain."

Posté le 3 mai 2014 à 17h09 par Michel Janva | Lien permanent

02 mai 2014

Vers la béatification de Paul VI en octobre?

C'est ce que révèle ce journal italien.

Posté le 2 mai 2014 à 13h11 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Rapprocher la forme ordinaire de la forme extraordinaire

Dom Pateau, père abbé de Fontgombault est interrogé dans le dernier numéro de La Nef. Extraits :

E"La forme extraordinaire a été préférée et le demeure parce qu’elle nous semble particulièrement adaptée à la vie monastique. Soulignons deux points déterminants. Le caractère plus contemplatif de la célébration promeut la dimension verticale de la liturgie. Les moments de silence de l’offertoire et du canon propices à l’intériorité rentrent dans ce cadre. Bien que cela ne soit pas propre à cette forme, il faut ajouter sur ce point le fait de ne pas user habituellement de la concélébration et de dire la Messe « tournée vers Dieu ». En second lieu, ce qui pourrait paraître paradoxal, je relève la participation du corps, sollicité par tant de gestes : génuflexions, inclinations, signes de Croix. À partir de la consécration, ces gestes, accomplis sur les espèces du pain et du vin, ramènent l’attention du prêtre au Christ réellement présent sur l’autel. Dans la tradition monastique, le corps est associé largement à la prière. La vie du moine est une liturgie. À condition de donner à chacun des gestes précisés par le Ritus servandus son poids de sens spirituel, son orientation à Dieu, le corps dans la forme extraordinaire s’associe de manière particulièrement intense à l’esprit et à l’âme en incarnant la parole, en manifestant l’humilité de celui qui célèbre face au mystère du Dieu présent.

Avec le recul du temps, comment analysez-vous la situation liturgique actuelle, notamment la cohabitation de deux formes au sein du même rite latin depuis Summorum Pontificum ?

Deux expressions viennent à l’esprit : action de grâces et espérance. Action de grâces parce que cette initiative de Benoît XVI a incontestablement contribué à pacifier la question liturgique. Quel succès pour le démon d’avoir mis la discorde précisément dans la célébration du sacrement de l’amour ! Aujourd’hui, les deux formes sont respectées et, dans des paroisses toujours plus nombreuses, se côtoient. Et pour l’avenir ? Beaucoup de jeunes prêtres attachés au lectionnaire de la forme ordinaire, qu’ils pratiquent habituellement, désirent une liturgie plus riche au plan des rites, associant davantage le corps à la célébration. Ne serait-il pas possible de proposer dans la forme ordinaire les prières de l’offertoire, de l’enrichir des génuflexions, des inclinations, des signes de croix de la forme extraordinaire ? Un rapprochement s’opérerait à peu de frais entre les deux formes répondant à un désir légitime et, par ailleurs, souhaité par Benoît XVI."

Posté le 2 mai 2014 à 12h27 par Michel Janva | Lien permanent

01 mai 2014

O Filii et filiae

 

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Posté le 1 mai 2014 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent

30 avril 2014

Ces canonisations répondent au procès continuel fait à l’Eglise romaine

De Joël Prieur dans Minute :

"C’est la première chose qu’il faut comprendre: ces canonisations, venant après d’autres du même genre, [...] visent à sanctifier l’institution pontificale elle-même. Elles répondent au procès continuel fait à l’Eglise romaine, qui, ces dernières années, a pris une tournure particulière. Le pape émérite, Benoît XVI, n’était pas le dernier à être attaqué. A sa rigueur morale, à propos du préservatif, de la contraception et bien sûr de l’avortement, on répond en lui envoyant à la figure les cas de prêtres pédophiles. Il avait prévu l’attaque et avait fait repentance publiquement dès le début de son pontificat avec beaucoup de courage et de netteté. Mais évidemment, cela n’avait pas suffi, car le vrai problème n’est pas dans cette horreur de la pédophilie. N’est-ce l’honorable agence Reuters qui fit courir le bruit que Benoît XVI était menacé d’un procès par contumace parce qu’il devait être considéré, en tant que supérieur, comme responsable de tous les cas de pédophilie? On a décrété qu’il s’agissait d’un hoax (un bobard internautique). Sans doute. Mais, même si l’on passe sur les dépêches d’agence et si l’on cherche des faits, il reste un fait très troublant. Quelques jours avant la démission du pape aujourd’hui émérite, le système des cartes bleues avait été désactivé dans toute la surface de l’Etat du Vatican. La Banque d’Italie bloquait toutes les transactions, même les plus minimes. Résultat? Le célèbre musée, renfermant la Chapelle Sixtine, avait dû fermer plusieurs jours puisqu’il ne pouvait plus satisfaire ses clients (et empocher leur droit d’entrée). Les cartes bleues se remirent à fonctionner le 11 février 2013, jour où fut connue la démission du pape allemand. Vous trouvez cela étrange ? Mais c’est public… Il suffit d’y prêter attention. Vous ne voyez pas le rapport ?

Réfléchissons à ce que représente aujourd’hui un pouvoir spirituel dans un monde rationaliste et matérialiste. C’est quelque chose qui n’existe plus, ou bien, quand cela existe encore, c’est fragile. Et si, au nom de l’Esprit, le pape ne se taisait pas sur les petits et les grands arrangements de ce monde ? Il deviendrait dangereux. Fragile. Dangereux. Dangereux sans doute, mais aussi facile à faire taire au nom du sexe et de l’argent.

Très étonnante encore est cette affaire de l’ONU, envoyant une lettre de réprimande au pape François. Les raisons ? Toujours les prêtres pédophiles et aussi la doctrine catholique sur la contraception, considérée comme inadmissible. Plusieurs papes se sont succédé à la tribune de l’ONU, Paul VI et Jean Paul II y ont donné un enseignement lors de discours véritablement magistraux. C‘était un autre siècle: le XXe. Les temps changent. Aujourd’hui, il n’est pas question d’entendre le pape François à l’ONU. Dans l’extraordinaire rapport sur les droits de l’enfance, ce sont des réprimandes qu’on lui fait. Tout en soulignant, histoire de lui faire la leçon, sa position « progressiste » (c’est dans le texte) à propos des homosexuels! François avait dit : « Un homosexuel qui cherche Dieu, qui suis-je pour le juger? » L’ONU lui a signifié que, là, à cet instant, il était sur la bonne voie… On comprend que désormais l’ONU et les autres Instances internationales sont devenues ou en tout cas se veulent des autorités spirituelles et qu’une concurrence s’installe comme naturellement entre l’instance spirituelle bimillénaire qui s’appelle l’Eglise catholique ou, autrement dit, l’Eglise universelle, et les Instances, ONU, Unesco et autres, remontant à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. D’un côté, cette foi chrétienne que l‘on connaît, supérieure à toute raison humaine mais grande créatrice de civilisation (et entre autres de la civilisation européenne elle-même). De l’autre une idéologie, qui, au nom de la tolérance, refuse toute affirmation sur l’ordre du monde, sur le destin de l’homme, sur la vie, sur la mort et sur un salut possible.

« La règle d’or c’est qu’il n’y a pas de règle d’or », disait Bernard Shaw. C’est un peu ça: dans l’idéologie mondialiste, toutes les opinions sont permises ou même recommandées (sauf celles qui tournent autour de tel ou tel tabou en vertu de la reductio universelle ad hitlerum). Mais attention, à une condition: ce sont des opinions, rien que des opinions. Ces opinions peuvent être objets de croyance à condition que l’on accepte de professer aussi (comme une opinion) la croyance contraire. Dans la perspective de l’Eglise catholique, au-delà de toutes les croyances, demeure la foi, c’est-à-dire l’engagement intelligent à reconnaître, au-dessus de soi, un Dieu qui, devenu homme, a donné sa vie pour nous et auquel on est capable de livrer sa propre existence dans un acte d’amour. D’un côté une tolérance qui, par définition, est sans limite (autre que les tabous fixés au sein d’une société donnée). De l’autre une foi qui se tourne en amour et pressent un absolu autre qu’elle-même, qui lui donne forme. Sont-ce là les termes d’une nouvelle guerre de religion à l’échelle de la planète? Face à cette problématique plus que jamais difficile, l’Eglise doit se défendre. Elle se défend en organisant sa propre célébration et en canonisant ses chefs, comme elle ne le faisait plus depuis le temps des martyrs."

Posté le 30 avril 2014 à 08h17 par Michel Janva | Lien permanent

23 avril 2014

Salve Festa Dies

Posté le 23 avril 2014 à 19h19 par Michel Janva | Lien permanent

L'Eglise en hausse en Corée du sud

Les dernières données statistiques, pour l’année 2013, diffusées par la Conférence épiscopale de la Corée du Sud, montrent que, depuis 2003, le catholicisme y progresse de manière continue.

  • 5 442 996 baptisés (+ 1,5 % par rapport à 2012) soit 10,4 % de la population totale.
  • 118 830 baptêmes en 2013 (dont 25 589 petits enfants), un nombre toutefois en diminution de 10 % par rapport à 2012.
  • 4 901 prêtres (dont 4 695 sont des Coréens)
  • 36 évêques (dont deux cardinaux)
  • 117 nouveaux prêtres ont été ordonnés en 2013 (+ 2,6 % par rapport à 2012).
  • 1 564 religieux et 10 173 religieuses. 

Posté le 23 avril 2014 à 19h08 par Michel Janva | Lien permanent

La FSSPX face à la canonisation du pape Jean-Paul II

Message de l'Abbé Fabrice Loiseau, Supérieur des Missionnaires de la Miséricorde Divine :

"A la suite d’une distribution intempestive (encouragée par l'abbé de Caqueray) par des jeunes du MJCF d’une brochure contre la canonisation de Jean Paul II à la sortie de St François de Paule à Toulon, le dimanche des Rameaux, j’ai publié deux messages qui ont ensuite été assez largement relayés sur la toile… A cette occasion j’ai été en contact avec un certain nombre de prêtres et fidèles de la Fraternité Saint Pie X. Je me suis alors rendu compte qu’il y avait non seulement une lutte d’influence entre les divers courants qui s’affrontent au sein de la Fraternité – et qui peut favoriser la surenchère - mais aussi une réelle détresse chez un certain nombre de ses membres. Je crois que la canonisation de Jean Paul II et en conséquence le regard qui est porté sur l’autorité suprême de l’Eglise met particulièrement en lumière les difficultés communautaires et les contradictions du discours et de la praxis ecclésiale de la FSSPX. 

La situation délicate que vivent en ce moment ces personnes parmi lesquelles un bon nombre sont de bonne volonté me touche et après mes interventions assez vives (en raison de personnes peu pratiquantes qui furent scandalisées), je voudrais y revenir plus paisiblement et faire un humble appel à la suite du Pape Jean Paul II, à ceux qui cherchent la lumière de la vérité et le secours de la Miséricorde Divine. 

Pourquoi tant de remous dans cette Fraternité ? On aurait pu penser que l’échec des négociations avec Rome replaçât la communauté dans une posture d’opposition aussi radicale que simpliste. Mais l’expérience de ces discussions et la perspective – qui fut très réelle - des accords ont laissé des traces. 

Voilà pourquoi l’univers dialectique dans lequel a baigné ce monde est en train de voler en éclats, et ce pour trois raisons principales : grâce à internet, prêtres et fidèles peuvent plus facilement dépasser les frontières et découvrir un certain renouveau dans l’Eglise malgré bien des drames ; internet est aussi une source d’information en interne qui dévoile certains aspects de la Fraternité ; ajoutez à cela les manifestations pour défendre la famille qui ont fait sortir tous les catholiques de leurs chapelles et ont permis aux jeunes de la FSSPX de côtoyer d’autres catholiques... 

Un monde qui étouffe en vase clos 

Ecoles de la Fraternité ou des dominicaines, Prieurés, MJCF, Cercles de tradition, Civitas, etc. Beaucoup m’ont dit leur lassitude de vivre ainsi en vase clos avec ses codes, sa culture (assez cléricale) et ses petites histoires… Et beaucoup aspirent à élargir un peu leur cercle, mais sans savoir comment faire car loucher vers l’extérieur peut vite devenir suspect et couper brutalement de ce petit monde qui peut alors devenir impitoyable. 

Un manichéisme qui n’est plus de mise 

La FSSPX avait prophétisé la disparition par dilution des ralliés en tout genre, ceux de la première heure comme ceux de la dernière heure… Et 25 ans après, le réel s’impose à tous : l’ensemble des traditionalistes fidèles au Pape, non seulement n’a pas disparu, mais tout en demeurant lui-même, il continue de croître et est depuis longtemps numériquement nettement plus important que la Fraternité St Pie X. Ajoutons que les séparations plus récentes ont augmenté encore ce déséquilibre : Campos (Brésil) Papa Stronsay (Ecosse), l’Oasis (Espagne) ainsi que les quelques prêtres du Bon Pasteur. Bien-sûr tout ne fut pas simple, il ne faut pas d'angélisme, la crise de l' Eglise est profonde, des tensions ont pu exister dans les aspects missionnaires, mais toutes les communautés Ecclesia Dei ont pu vivre leurs liturgies librement et enseigner l'intégralité de la Foi. Je voudrais rendre hommage aussi à deux cardinaux qui furent passionnés par la fraternité st Pie X : les cardinaux Mayer et Castrillon Hoyos. Ils firent tout ce qui était en leurs pouvoirs pour réintégrer la FSSPX sans aucun piège. Je fus impressionné par leur charité, leur patience vis à vis de la fraternité et de l 'ensemble des traditionalistes. 

Unité doctrinale et rectitude morale caractérisaient la Fraternité St Pie X, tandis que « l’Eglise conciliaire » étalait au grand jour ses turpitudes. Voilà le cliché souvent véhiculé par la dite Fraternité. Mais Internet dévoile aussi les difficultés de celle-ci : comme ailleurs, on y trouve des divisions entre les évêques de la FSSPX (et oui, les évêques sont aussi des pécheurs !). Prêtres qui quittent le ministère, des problèmes de mœurs exposés dans les médias ! Concubinages, infidélités, divorces progressent aussi chez les fidèles de la Fraternité St Pie X. Quant à l’unité doctrinale elle est devenue une illusion tellement les sujets qui divisent sont nombreux : l’Eglise, le Pape, le rôle de Benoît XVI, les canonisations, l’évangélisation, la dénonciation de l’erreur, l’obéissance… On aurait envie de les inviter à un examen de conscience avec les mots de Jean Paul II : « Un test s'impose pour les fils de l'Église: à quel point ne sont-ils pas eux-mêmes atteints par l'atmosphère de sécularisation et de relativisme éthique? Et quelle part de responsabilité ne doivent-ils pas se reconnaître, eux aussi, face à la progression de l'irréligion, parce qu'ils n'ont pas manifesté l'authentique visage de Dieu « en raison des défaillances de leur vie religieuse, morale et sociale »? » (Tertio Millenio Adveniente, 1994, n° 20) 

Ajoutons à cela que si les départs de prêtres (je ne parle pas ici de ceux qui ont « défroqué ») ont toujours existé (chaque diocèse de France a parmi ses prêtres au moins un ancien de la Fraternité St Pie X), Internet leur a donné une plus grande visibilité (même au fin fond de la Corse !). Presque chaque semaine de nouveaux départs sont annoncés, soit vers les sédévacantistes – soit vers anti-accordistes, soit vers les diocèses. Des communautés « amies » semblent, à la suite de Mgr Williamson, prendre le large (Avrillé, Morgon, santa Cruz). La lettre des quarante prêtres contre Mgr Fellay est soit ridiculisée soit entourée d'un silence forcé. On annonce une tournée de confirmations en France par Mgr Williamson. Quelle autorité suprême pourrait interdire à l'évêque rebelle d 'être reçu dans les chapelles ? Ainsi on voit bien que des évêques qui n'ont pas reçu leur juridction du Pape s'enferment un jour ou l'autre dans la logique des églises parallèles: seul le bien des âmes est la loi suprême:" passons au-dessus de l'institution " ! 

Il s 'agit donc bien alors du triomphe du subjectivisme protestant ou dans la version irrrationnelle, du recours à l' illuminisme ( telle mystique non reconnue ou telle possédée a dit que ..) C'est tout le drame de la fraternité qui défend avec vigueur la primauté de juridiction du pape mais qui la bafoue immédiatement dans la pratique. C'est la Tradition amputée de ce qui constitue l' histoire de cette Tradition. Les départs réguliers de prêtres et les divisions internes donnent alors l’impression d’une Fraternité qui ressemble à « une barque qui prend l’eau de toute part » ... 

La position d' une Tradition ouvertement contre et sans le Pape ne semble plus tenable. 

L’incertitude au quotidien 

La Fraternité St Pie X qui apparaissait aux yeux de ses fidèles comme un roc stable est devenue au fil du temps une réalité divisée, mouvante et finalement assez fragile, peinant à faire face à de nombreux questionnements. La culture suisse du consensus de son supérieur général (Mgr Fellay) n’y aide sans doute pas non plus. 
- Que faut-il penser de Vatican II ? 95 % de bon ou tout mauvais ? 
- Vatican II interprété à la lumière de la Tradition ou concile de Satan ? 
- Que faut-il penser de « l’Eglise conciliaire » ? Continuité de l' Eglise du Christ ou entreprise maçonnique ? 
- Que faut-il penser du Pape ? Un moderniste scandaleux, un étranger, un imposteur, un bon Pasteur , un homme nécessaire à une unité de façade ou le fondement de l 'Eglise ? 
- Que faut-il penser des Instituts Ecclesia Dei ? Des structures de péché façonnées par la trahison ou des alternatives crédibles ? 
- Que faut-il penser du renouveau de l’Eglise (jeune clergé, communautés nouvelles) ? Illusion, Piège ou vrai renouveau ? 
- Quel code de droit canonique fait référence ? Celui de 1917 ou de 1983 ? 
- Peut-on assister aux messes en-dehors de la Fraternité ? des ralliés, messes Paul VI ? (on voit chez les prêtres FSSPX des différences notables dans leur participation à de telles messes ou dans leurs conseils aux fidèles). 

On le voit la liste des questions de prêtres et de fidèles de la Fraternité ne cesse de s’allonger et les réponses apportées par les autorités (qui ne sont pas toujours sur la même longueur d’onde) sont différentes chaque jour… ou se présentent sous formes de longues études alambiquées, obscures et parfois peu orthodoxes...(la juridiction donnée par les fidèles ou le refus de l' infaillibilité du magistère ordinaire et universel de l' Eglise , contestation de l 'infaillibilité des canonisations). 

Invitation 

Face à cette situation, peut-être ces mots de Jean Paul II du 2 juillet 1988 sont-ils plus que jamais d’actualité : « Dans les circonstances présentes, je désire avant tout lancer un appel à la fois solennel et ému, paternel et fraternel, à tous ceux qui, jusqu'à présent, ont été, de diverses manières, liés au mouvement issu de Mgr. Lefebvre, pour qu'ils réalisent le grave devoir qui est le leur de rester unis au Vicaire du Christ dans l'unité de l'Eglise catholique ». 

Aujourd’hui je veux me faire l’écho cet appel de Jean Paul II aux fidèles et aux prêtres proches de la Fraternité St Pie X. Qu’ils sachent qu’ils seront, aujourd’hui mieux qu’il y a 25 ans, bien reçus, au moins dans un certain nombre de diocèses français, d’une manière respectueuse, eu égard à leur histoire et leur culture

Les années passent et je me rends compte qu’il serait confortable pour beaucoup de s’installer dans cette séparation durable et peut être, si elle se prolongeait, irrémédiable. Il ne tient aujourd’hui qu’à vous d’en sortir. J’ose vous demander de retrouver le chemin de la confiance en l’Eglise et de l’unité en comprenant, comme l’écrivait le Cardinal Siri, ami de Mgr Lefebvre, « que l’Eglise, malgré ses plaies, porte non seulement dans sa bouche, mais dans son cœur la Vérité et la Vie, parce que son cœur est celui du Christ » (Gethsémani, p. 383). 

« N’ayez pas peur ! » Ayez l’audace de l' unité visible autour du Souverain Pontife , unité sans laquelle on ne peut rester catholique .( Vatican I, Pastor aeternus) N 'oubliez pas ce que Benoit XVI a fait pour vous, rendez lui cet immense hommage avant sa mort, il suit cette affaire avec passion. 

Le pape François malgré les pressions a refusé de renouveler les excommunications

N' attendez pas que les autorités de la FSSPX signent, elles sont condamnées maintenant dans la logique de l' unité interne à donner des gages à la tendance dure .La révolte et la haine de Rome est allée trop loin ! La communion de l' Eglise est un mystère, elle n 'est pas le fruit d un vote d'une majorité politique. 

Saint Jean Paul II priez pour eux et pour nous ! "

Posté le 23 avril 2014 à 10h21 par Michel Janva | Lien permanent

20 avril 2014

Pâques et la miséricorde divine

Homélie de ce jour de Dom Coureau, père abbé de l'abbaye bénédictine de Triors :

"Avec fierté et émotion, la Mère Église nous livre le récit des premiers témoins du tombeau vide, de l'annonce de l'ange avant que le Ressuscité apparaisse enfin à eux : à sa sainte Mère sans aucun doute en tout premier lieu ; puis aux femmes mises à l'honneur dans l'évangile de ce matin, au premier rang desquelles il faut placer Marie-Madeleine ; à Pierre, puis aux disciples tout au long de ce Grand premier jour de la semaine (Mc. 16,2). Huit jours plus tard, il revînt encore pour aider Thomas à rejoindre docilement la foi en la résurrection, puis peu après il se fit voir sur le lac de Tibériade, pour s'en tenir aux apparitions décrites par l'évangile qui ne se veut pas exhaustif (Cf. Jn. 20,30 ; 21,25 & I Cor. 1,3-8).

L'étonnement des premiers témoins devant le tombeau vide nous étonne nous-mêmes, tant notre foi est enracinée sur ce pivot central. Mais chez ceux qui avaient suivi Jésus trois ans durant, le désarroi fut si grand après le drame du Vendredi qu'au petit matin de Pâque leur âme était tout engourdie et comme anesthésiée, leur confiance gisait dans un lourd sommeil. La résurrection ne s'imposa à eux qu'avec lenteur, alors qu'elle fait corps pour nous avec toute la Révélation. Jésus s'employa à leur ouvrir les Écritures sur la route d'Émmaüs, puis devant les apôtres (Luc 24,13 à 43). au matin de Pentecôte, l'événement inattendu devînt alors certitude crue de foi divine (et avec quel feu) au matin de Pentecôte, intégrée alors chez les apôtres, bien mieux que nous ne saurions le comprendre, dans le plan d'ensemble de la Révélation divine. Au sortir du Cénacle, psaumes et Prophètes furent cités en toute cohérence par Pierre (Act. 2,14-36. Cf. 3,12-26). Dieu est amour, dira S. Jean pour résumer la relecture de l'Écriture par Jésus. Les psaumes de la liturgie du Temple vantaient à satiété l'amour de Yahvé pour le peuple élu, rattachant la geste divine de la première Pâque avec la création elle-même, car sa miséricorde est à jamais (Ps. 135 ; Cf. 2 Chron. 7,4-6). À la sainte Cène d'ailleurs, le Hallel fut chanté, ce psaume pascal qui répète cinq fois avec solennité le verset, car éternel est son amour - quoniam in saeculum misericordia ejus (Ps. 117, 1-4 & 29).

Ce verset fut chanté ici même tout à l'heure, dans une mélodie somptueuse, avant l'évangile : Voici le jour que le Seigneur a fait, passons-le dans la joie et l'allégresse. Louez le Seigneur, car Il est bon, car éternel est son amour (Ps. 117,24 & 1). Amour et miséricorde sont ici synonymes, puisque Dieu qui est amour s'est abaissé jusqu'à notre misère. C'est bien là le secret de l'amour authentique. Pour que l'amour soit pleinement satisfait, il faut qu'il s'abaisse, qu'il s'abaisse jusqu'au néant et qu'il transforme en feu ce néant. La sainte de Lisieux qui écrivait cela (Ms B 3v° in fine ; Cf. Ms A 2v° & 3 r° ; P.O. 1269), a compris la profondeur de l'amour que nous révèle Pâques ; la Bible était pour elle un livre ouvert comme au matin de Pentecôte. L'amour arrache tout ce qui le contredit, il est l'antagonisme parfait de l'égoïsme qui s'y oppose. Trop sûre de ses connaissances techniques, l'humanité actuelle risque de perdre son ouverture à la transcendance, aussi se trouve-t-elle handicapée de l'amour dont elle a la nostalgie tenace. Seul le message pascal peut lui rendre l'aptitude à aimer : Pâques, c'est Dieu se penchant vers nous par l'incarnation rédemptrice, ou pour dire plus simple, par Noël et Pâques. Alors tout change pour l'homme face à Dieu, puis dans sa relation aux autres : Aimer, c'est donner sans mesure ; aimer, c'est tout donner et se donner soi-même, dit encore la petite Thérèse, un peu comme l'ange de Pâques invitant à regarder de plus près le mystère de ce jour.

Avant elle et évidement bien mieux qu'elle, Jésus nous l'a dit, prouvant ce message par sa vie toute donnée. S. Paul s'en fait l'écho en évoquant sa libéralité qui, de riche qu'il était l'a poussé à se faire pauvre pour nous afin de nous enrichir de sa pauvreté (2 Cor. 8,9). Ailleurs il voit en lui Dieu ne retenant pas jalousement sa prérogative confortable ; mais pour nous arracher à l'égoïsme et à l'orgueil, ces ennemis invisibles tapis dans notre cœur, il s'est abaissé vers nous, humilié dans la condition humaine jusqu'à mourir de la plus injurieuse des morts, celle de la croix, et c'est pour cela, poursuit-il avec un accent de triomphe qui montre qu'il tient là le secret de la victoire pascale, c'est pour cela même que Dieu l'a glorifié, en lui donnant le Nom au dessus de tout nom autour duquel s'organise désormais le vrai culte à la gloire de Dieu (Phil. 2,6-11).

La miséricorde dont nous bénéficions à Pâques permet désormais de louer Dieu comme Il le mérite, enrichissant au surplus de façon radicale nos rapports fraternels qui construisent la société elle-même. Dieu riche en miséricorde (Eph. 2,4) donne l'énergie intime pour l'imiter, ce en quoi S. Thomas remarque avec de riches nuances que la miséricorde est alors en nous la plus grande des vertus puisqu'elle permet d'imiter Dieu, selon le mot de l'évangile (IIa-IIae, Qu. 30, a. 4 ; Cf. Luc 6,36). La miséricorde a fait l'histoire chrétienne, depuis les apôtres jusqu'aux Pères de l'Église, depuis les martyrs jusqu'au beau Moyen Âge. La piété s'est ouverte alors à une tendresse plus marquée à l'égard du Sacré-Cœur, source de la tendresse divine descendue jusqu'à nous. Sainte Gertrude au XIII° s. ouvrit la route au message de Paray le Monial et à celui de Sainte Faustine ; et par cette dernière, la Providence s'est prodiguée, s'est penchée sur le XX° s. et ses ruines terribles.

Dans huit jours deux papes du XX° s. seront canonisés, dont la mort est liée au message pascal de la miséricorde ; Jean XXIII, mort aux alentours de la Pentecôte, a ouvert le Concile ; Jean-Paul II, qui l'a mis en œuvre, est mort en ouvrant le dimanche de la Miséricorde. Après S. Pie X à l'orée du siècle, le Concile prêche la miséricorde divine de Pâques ; il l'offre à ce monde meurtrier et malheureux pour s'en être éloigné, il l'invite à la faire passer dans ses mœurs. Ma fille, dis que je suis l'Amour et la Miséricorde. Cette parole fut citée par Jean Paul II en canonisant Sainte Faustine Kowalska, et il poursuivait : La miséricorde n'est-elle pas le second nom de l'amour, saisi dans son aspect le plus profond et le plus tendre, dans son aptitude à se charger de chaque besoin, en particulier dans son immense capacité de pardon ? (30 avril 2000 n°2). Puis il citait la parole de Jésus : L'humanité n'aura de paix que lorsqu'elle s'adressera avec confiance à la Divine Miséricorde.

Dom Guéranger a eu l'art de lire le Moyen Âge dans le sillage des Pères anciens. À Pâques, les rois chrétiens exerçaient le pardon dans leurs tribunaux et hâtaient les peines des prisonniers, en ces temps où la récidive était évité par l'impact social sur les consciences. Dans son Année Liturgique, il cite ce texte médiéval de l’Église d'Espagne qui résume la victoire pascale : Il est digne et juste que nous vous rendions grâces à jamais, Seigneur Jésus-Christ, qui régnez dans une même divinité avec le Père et le Saint-Esprit : vous nous avez créés avec un pouvoir si admirable, avant de nous racheter avec une si ample miséricorde. Créateur, ce labeur ne vous a pas fatigué : Rédempteur, la souffrance ne vous a pas anéanti. En ce jour pétillant de Pâques, vos amis accablés par la Passion tressaillent de joie. Marie-Madeleine apprend, par la remarque de l'Ange, à ne plus chercher parmi les morts celui qui est vivant. Pierre court avec Jean au sépulcre et reconnaît dans les linceuls les traces récentes du Maître ressuscité. Ce qui fut prophétisé du Fils de l'homme est accompli : livré pour nous aux mains des pécheurs, crucifié et mis à mort, pénétrant les enfers en vengeur redouté ; renversant les superbes et exaltant les humbles dans son immense miséricorde : voilà, il ressuscite d'entre les morts par un triomphe ineffable, et il règne enfin avec le Père et le Saint-Esprit, étendant sur tous les êtres sa domination toute-puissante et si douce (T.P. I p. 276, Illatio wisigothique). La joie de l’Église est ici un décalque de celle de Notre Dame, Regina caeli laetare, amen alleluia.

Posté le 20 avril 2014 à 23h12 par Michel Janva | Lien permanent

Victimae Paschali Laudes

Posté le 20 avril 2014 à 23h04 par Michel Janva | Lien permanent

Noli me tangere

NFra Angelico

"Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »" Jn XX, 11-18

Posté le 20 avril 2014 à 00h00 par Michel Janva | Lien permanent

19 avril 2014

Exsúltet iam angélica turba cælórum !

 

Posté le 19 avril 2014 à 20h57 par Michel Janva | Lien permanent


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