21 juin 2016

2 Français seront canonisés le 16 octobre

Le Pape François a annoncé lundi 20 juin, lors d'un consistoire ordinaire public, que cinq nouveaux saints seront canonisés le dimanche 16 octobre 2016. Parmi eux, les Français Salomon Leclercq et Elisabeth de la Sainte Trinité.

Salomon Leclercq (1745-1792) est une victime de la Révolution française, mort en martyr pour avoir refusé de prêter le serment de constitution civile du clergé. Le religieux vit dans la clandestinité à Paris avant d’être arrêté en août 1792 et enfermé à la prison des Carmes. C’est là qu’il est exécuté à coups d’épée lors des massacres de septembre, avec 190 autres ecclésiastiques. Salomon Leclercq a été béatifié en 1926 par le Pape Pie XI.

Née en juillet 1880, Elisabeth de la Sainte Trinité entre au Carmel de Dijon en 1901. Elle choisit de faire de sa vie une louange de gloire à Dieu et de s’abandonner à l’amour trinitaire. Elle développe une doctrine centrée sur "l’habitation de Dieu dans la personne humaine". En 1960, le grand théologien suisse Hans Urs von Balthasar a salué «la structure de son univers spirituel, le contenu et le style de sa pensée théologique d’une densité et d’une consistance sans défaut».Elisabeth de la Sainte Trinité a été béatifiée en 1984 par le Pape Jean-Paul II.

Outre ces deux Français, ont été annoncées les canonisations de l'évêque espagnol Manuel González García et des prêtres italiens Lodovico Pavoni et Alfonso Maria Fusco. Ils s'ajoutent à deux autres bienheureux dont les canonisations avaient été annoncées depuis plusieurs mois : le jeune mexicain José Sánchez del Río (1913-1928), martyr de la guerre des Cristeros, et le prêtre argentin Jose Gabriel del Rosario Brochero (1840-1914). 

Auparavant, une messe de canonisation est prévue le 4 septembre pour Mère Teresa.

Posté le 21 juin 2016 à 22h23 par Michel Janva | Lien permanent

Toulon 24 juin : adoration en réparation des profanations, pour consoler le Cœur Sacerdotal de Jésus

Adoration organisée par l'Alliance saint Jean-Marie Vianney, vendredi 24 juin à 20h à l'Immaculée Conception de Toulon.
Cette adoration est en réparation des profanations, pour consoler le Cœur Sacerdotal de Jésus.
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Posté le 21 juin 2016 à 09h30 par Marie Bethanie | Lien permanent

Immense mobilisation des paroissiens de Sainte-Catherine (Belgique) pour soutenir la Fraternité des Saints-Apôtres

Lu ici :

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"Bruxelles, le dimanche 19 Juin 2016

Communiqué de presse : Les paroissiens de Sainte-Catherine, menacés d’être privés de la Fraternité des Saints Apôtres, ont envoyé un message au pape François pour obtenir son soutien et demandent à Mgr de Kesel une rencontre en urgence cette semaine.

Aujourd’hui, un rassemblement de grande ampleur a eu lieu à la paroisse Sainte-Catherine, dans le centre de Bruxelles, pour soutenir la Fraternité des Saints Apôtres, en réaction à la décision annoncée par l‘Archevêché il y a quelques jours de ne plus accueillir dès la fin du mois de juin cette Fraternité de 6 prêtres et 23 séminaristes en Belgique. La raison ? Il y aurait trop de Français parmi eux, ce qui serait une concurrence déloyale pour les diocèses français en manque de prêtres.

Une Fraternité qui attire pourtant chaque semaine plus de 400 paroissiens…et qui est très intégrée localement, comme le prouvent les nombreux témoignages d’amitié apportés par les restaurateurs de la place Sainte Catherine.

Devant les médias nationaux qui s’étaient déplacés en nombre pour l’occasion (RTBF, RTL, la Capitale, etc.), plus de 1000 personnes ont assisté à la messe de 10h30 avant de se retrouver sur le parvis de l’église Sainte-Catherine et d’adresser un message de soutien à leurs prêtres et séminaristes, pour les remercier de tout ce qu’ils avaient accompli dans leur paroisse depuis la réouverture de l’église il y a deux ans. De nombreux témoignages spontanés ont été livrés par des paroissiens provenant de diverses communes devant la foule compacte rassemblée dans une atmosphère joyeuse et chargée en émotion.

Ils ont également adressé un message fort à l’Archevêque Mgr de Kesel et à Mgr Kockerols, son auxiliaire, les invitant à répondre à leurs questions, restées jusqu’ici sans réponse." [Lire la suite ici]

Posté le 21 juin 2016 à 00h05 par Marie Bethanie | Lien permanent

19 juin 2016

Reprise des travaux de restauration des toitures du séminaire Saint-Philippe-Néri de Gricigliano

Le Séminaire Saint-Philippe Néri de Gricigliano, séminaire de l’Institut du Christ-Roi, lance une nouvelle tranche de travaux sur les toitures du séminaires fortement endommagées par le temps.

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Posté le 19 juin 2016 à 19h18 par Michel Janva | Lien permanent

18 juin 2016

19 juin : manifestation de soutien à la Fraternité des Saints Apôtres à Bruxelles

Suite au communiqué de l’archevêché du 15 juin annonçant sa décision de ne plus accueillir la Fraternité des Saints Apôtres dans son diocèse, des laïcs organisent un rassemblement de soutien.

Ils sont profondément surpris d’apprendre cette décision alors qu’il n’y a eu aucun contact entre l’évêché et la paroisse ou ses prêtres. Ils s’interrogent à juste titre sur la méthode de prise de décision qui est biaisée car la collecte d’information est partielle et qu’elle omet les principaux intéressés ! Dans ce contexte, les paroissiens organisent un rassemblement de soutien et promettent une surprise !

Paroissiensdesaintecatherine.wordpress.com

Posté le 18 juin 2016 à 14h32 par Michel Janva | Lien permanent

"Rupture du jeûne" hier soir dans l'église Saint-Jean-Baptiste de Molenbeek

Une invitation avait été lancée par le curé de la paroisse Saint Jean-Baptiste de Molenbeek-Saint-Jean, le Père Aurélien Saniko :

"Vous êtes toutes et tous invités au nom de notre curé, le Père Aurélien SANIKO, à un repas de rupture du jeûne interculturel qui aura lieu dans notre église Saint-Jean-Baptiste vendredi le 17 juin à partir de 20h."

Une invitation qui a eu du succès, si l'on en croit les photos :

Verra-t-on un gigantesque repas de Pâques pour fêter la résurrection du Christ dans une des mosquées de Molenbeek ?

Posté le 18 juin 2016 à 11h08 par Marie Bethanie | Lien permanent

17 juin 2016

De plus en plus de conversions de l’islam au christianisme dans le monde

Olivier Bault dans Nouvelles de France :

"Il y avait environ dix millions d’anciens musulmans convertis au christianisme dans le monde en 2010 selon une étude de l’Interdisciplinary Journal of Research on Religion, contre moins de 200 000 en 1960. En Iran, où les convertis étaient moins de 500 à l’époque de la révolution islamique, ils pourraient être aujourd’hui entre 300 000 et 500 000. Les autorités islamiques iraniennes s’en inquiètent et le père Pierre Humblot, qui vivait en Iran depuis 45 ans et a la nationalité iranienne, a dû quitter le pays en urgence pour sauver sa peau. C’est désormais à Paris qu’il continue son œuvre de conversion en langue perse (voir ici l’entretien avec le père Humblot sur le site Aleteia). Selon l’étude citée plus haut, il y aurait 450 000 anciens musulmans convertis aux États-Unis, 380 000 en Algérie, 600 000 au Nigéria, 60 000 en Arabie saoudite, 45 000 en Bulgarie, 25 000 au Royaume-Uni, 15 000 en Allemagne et 12 000 en France, et surtout 6,5 millions en Indonésie !

Ces chiffres sont bien sûr des estimations, car beaucoup se cachent et toutes les Églises ne donnent pas volontiers leurs chiffres de baptêmes de musulmans. Les Églises officielle d’Orient craignent des représailles de la part des autorités musulmanes ou des attaques de radicaux mahométans. Les nouveaux baptisés sont battus, chassés de leur famille, torturés ou menacés de mort, car le Coran ordonne de tuer ceux qui abandonnent l’islam, qualifiés d’apostats, et l’islam interdit le prosélytisme des autres religions sur les territoires qu’il occupe. La plupart des convertis rejoignent les Églises protestantes, plus courageuses dans leur mission d’évangélisation, et plus rarement l’Église catholique ou orthodoxe. Mais même si les statistiques sont approximatives, il ne fait aucun doute que la vague de conversions prend de l’ampleur à la fois dans le monde musulman et en Occident." [...]

[Lire l'article entier sur Nouvelles de France]

Posté le 17 juin 2016 à 08h56 par Marie Bethanie | Lien permanent

16 juin 2016

L’Archidiocèse de Malines-Bruxelles n'accueillera plus la Fraternité des Saints Apôtres

Belgicatho postait hier le communiqué de l'Archidiocèse de Malines-Bruxelles annonçant qu'il ne voulait plus accueillir la Fraternité des Saints-Apôtres, fondée en avril 2013 par Monseigneur André-Joseph Léonard, Archevêque de Malines-Bruxelles et Primat de Belgique, et inspirée par le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, à partir de fin juin 2016.

La raison invoquée est que "la plupart des séminaristes de la Fraternité des Saints-Apôtres viennent pour l'instant de France où de nombreuses régions connaissent un manque cruel de prêtres.[...] Cette perspective n'est pas à promouvoir dans les circonstances actuelles cat elle manifeste un grave manquement à la solidarité entre évêques, tant avec ceux de notre pays qu'avec nos voisins français."

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Des laïcs ont réagi à cette annonce par communiqué de presse :

[...] "Nous nous étonnons cependant que la Fraternité soit victime de son succès. En effet, l’Archevêché déclare ne pas vouloir déforcer les évêques français au vu de nombre très important de séminaristes français qui ont décidé de venir en Belgique rejoindre la Fraternité. Les séminaristes français qui rejoignent la Belgique rejoignent un charisme particulier et il est faux de croire que cela vide les diocèses en France. Au contraire, certains n’auraient peut-être en effet jamais rejoint le séminaire sans l’existence d’une vie communautaire telle que proposée par les Saints Apôtres. De plus, l'Eglise contemporaine fourmille d'exemples de jeunes communautés dynamiques, dont la foi et l'engagement sont un vrai moteur de revitalisation de l'Eglise, et qui ne rechignent jamais à mettre leurs prêtres à disposition des diocèses dans le besoin.

Le principe de solidarité invoqué est on ne peut plus curieux. En effet, sur 80 séminaristes en formation à Namur aujourd’hui seulement 25 sont belges. Va-t-on tous les renvoyer dans leur pays ? Va-t-on renvoyer tous les prêtres africains, polonais qui viennent nous aider à porter le message du Christ en Belgique ? L’Eglise catholique n’est-t-elle plus universelle ? L’argument invoqué ne tient évidemment pas la route et nous espérons qu’il n’y a pas derrière des raisons en réalité purement idéologiques.

Beaucoup d’autres communautés présentes en Belgique « captent » des vocations étrangères sans qu'on les renvoie dans leur pays. La situation présente crée un précédent inacceptable et est en réalité une dissolution en douceur (?) de la Fraternité. Ne serait-il pas temps que l'Eglise de Belgique fasse meilleur cas des initiatives qui fonctionnent et s'intéresse plus en détail à d'autres réalités qui portent moins de fruits et créent parfois de graves problèmes de communion avec l'Eglise universelle ?"[...]

L'église Sainte-Catherine desservie par des prêtres de la Fraternité des Saints-Apôtres et dont on annonçait la fermeture, ne devrait pas être fermée.

Posté le 16 juin 2016 à 23h00 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le célibat du prêtre proclame que le Christ préfère chacun d'entre nous

RV16717_ArticoloMonseigneur Emmanuel Gobilliard, nouvel évêque auxiliaire de Lyon, a vécu à Madagascar. Il y a écrit des lettres qu'il envoyait à ses amis en France. Voici un extrait d'une de ces lettres, qu'il a tardé à envoyer parce qu'elle traitait du sujet si difficile et incompris du célibat des prêtres. Un très beau texte :

[...] "Quelques jours après mon retour de Nohona je suis retourné à Fianarantsoa pour continuer à donner mon enseignement aux séminaristes. Le trajet a été épique –une partie de la route s’étant affaissée à la suite des inondations-et je suis arrivé tout juste pour assurer mon premier cours, épuisé avant d’avoir commencé. Cette fatigue, je ne m’en suis pas rendu compte sur le moment, n’était pas que physique. L’expérience pascale que j’avais vécue m’avait providentiellement préparé à ce cours de morale sexuelle que je devais donner. La fatigue nous aide parfois à être plus vrais, plus directs. L’expérience nous permet d’ajouter à cette vérité, qui peut être abrupte, la sincérité.

Ainsi, lorsque, poursuivant mon enseignement, un séminariste m’a demandé si j’avais vraiment choisi le célibat en décidant d’entrer au séminaire, je lui ai répondu : « Non…comment veux-tu qu’à 21 ans on puisse choisir librement de renoncer à ce à quoi tout notre être, notre corps et notre âme aspire ? » La discussion s’est poursuivie, et le soir, je me suis reposé la question en essayant d’être le plus honnête possible, c’est-à-dire en essayant de ne pas me réfugier derrière des réponses pieuses, ou institutionnelles…en tout cas derrière des réponses qui suscitent, chez ceux qui les entendent, l’admiration -cousine de l’incompréhension- davantage que l’envie de devenir prêtre. Il arrive en effet qu’on fasse peur aux jeunes, parce que notre vie fait peur, et parce que, par orgueil, nous nous présentons un peu trop comme des « extra-terrestres » que Dieu par sa grâce aurait « guéri » de tout désir sexuel, et dont la sensibilité aurait été comblée par l’amour de Dieu. Tout cela est faux !

Le célibat est une croix ; le fait de ne pas avoir d’enfant est une vraie souffrance. Ce choix, il faut de nombreuses années pour le comprendre et un solide bon sens pour, l’ayant compris, en rendre grâce ! C’est dans la mesure où nous vivons notre célibat comme une blessure, avec humilité, et non pas comme une victoire illusoire sur la nature que nous pouvons y trouver une joie…bien plus, une fécondité. En entrant au séminaire, j’ai été attiré par la vocation sacerdotale et j’en ai accepté le célibat parce que je n’avais pas le choix. Si j’avais eu le choix, je me serais peut être marié. Pour choisir, en vérité le célibat, il faut faire une rencontre authentique et bouleversante, il faut vivre un authentique coup de foudre. Souvent, avec Dieu, cette rencontre est progressive, faite de lumière mais aussi de nuits. Nous entrons progressivement dans le mystère de la rencontre avec Dieu parce qu’il ne force pas notre sensibilité. Le geste par lequel nous nous engageons au célibat est significatif. L’évêque nous demande de faire un pas en avant pour « exprimer notre résolution ». Ce pas m’a toujours fait penser à l’épreuve infligée à Harrison Ford à la fin d’un des épisodes d’Indiana Jones. Il doit franchir un précipice en marchant dans le vide. Si mes souvenirs sont bons, la poutre apparaît à mesure que le héros avance ! La foi, c’est un peu cela : accepter d’avancer et de ne comprendre qu’à mesure qu’on avance.

Ainsi donc, je peux dire, au risque de choquer certains, que le célibat, je l’ai choisi progressivement. Heureusement que l’Eglise ne m’a pas donné le choix, sinon je ne l’aurais pas choisi. Je n’en aurais pas gouté toutes les richesses et je n’aurais pas pu exercer mon ministère avec autant de bonheur. C’est d’ailleurs pareil pour le mariage. Les jeunes époux, le jour de leurs noces ne connaissent encore rien des exigences de la vie matrimoniale. Ils ne savent pas encore que leur amour devra être purifié au creuset de la souffrance, qu’ils devront être fidèles surtout dans les petites choses, dans ces petits détails qui peuvent rendre la vie insupportable. Seul le pardon et un amour qui nous dépasse infiniment peuvent venir à bout de notre égoïsme, de notre orgueil, de notre paresse.

Toujours est-il que je me souviens très bien du jour où j’ai à la fois compris et accepté mon célibat. J’étais déjà prêtre. C’était à l’hôpital Spallanzani, hôpital de phase terminale des maladies infectieuses où j’étais aumônier. Mario, auprès de qui je me trouvais, était en train de mourir du S.I.D.A. Un jour, me regardant bien dans les yeux, il m’a dit : « je crois avoir compris le célibat des prêtres ! » Du tac au tac, je lui ai répondu : « Eh bien explique-moi parce que moi, je n’ai pas tout compris ! » Il a réfléchi et paisiblement il m’a dit : « quand tu es là, je me repose dans ton cœur ! » Je n’avais toujours pas compris, alors je lui ai demandé des explications. Il a ajouté : « Quand les dames de la croix rouge viennent, ce n’est pas pareil ! Elles sont mariées, elles ont des enfants et des petits-enfants, et je suis content qu’elles prennent de leur temps pour venir me voir. Je les trouve généreuses. Quand toi, tu viens, je trouve cela normal ! Il n’y a personne dans ton cœur que tu dois aimer plus que moi lorsque tu es à côté de moi. Ton cœur est libre d’être pour moi tout seul, et c’est cela qui me repose. Quand tu viens, j’ai l’impression d’être vraiment important, je sais que, au moment où tu es dans cette chambre d’hôpital, il n’y a personne qui, pour toi, soit plus important que moi. Si tu étais marié, alors je saurais qu’il y a dans ton cœur quelqu’un de plus important que moi et ce serait normal. Pareil si tu avais des enfants. Toi, non seulement il n’y a personne dans ton cœur qui sois plus important que moi, mais en plus tu as choisi cette vie. C’est une situation que tu as voulue. Cela me rend heureux. »

Il avait raison, le célibat que vit le prêtre diocésain, c’est le célibat même du Christ. Tout cela nous dépasse et, bien sûr nous ne sommes jamais à la hauteur de l’exigence que ce célibat implique. C’est vraiment du mystère d’amour du Christ pour son Eglise que nous témoignons par cette vie que nous choisissons progressivement, que nous choisissons d’autant plus et d’autant mieux que l’expérience nous la découvre, que des personnes comme Mario nous en livrent le sens profond. Notre épouse, c’est l’Eglise, ce sont ces pauvres qui attendent Jésus sans le savoir, qui attendent d’être aimés par lui. Notre célibat, il est d’abord pour les pauvres, pour ceux qui ne sont pas aimés, qui sont rejetés, humiliés et donc qui sont tentés de se croire inutiles voire parasites de la société. Ils ont le droit d’être aimés. Ils ont le droit de savoir que Dieu les aime d’un amour personnel et unique, qu’ils ont toute leur place dans le cœur de Dieu.

Lorsque nous nous éloignons de la pauvreté, que nous nous réfugions dans une vie confortable de célibataires nombrilistes, nous sommes adultères, infidèles à notre épouse, l’Eglise, qui nous attend dans l’intimité du confessionnal comme dans le sourire d’un enfant des rues ou le regard inquiet d’un adolescent perdu. Notre épouse, c’est ce couple désemparé de ne plus savoir comment éduquer leur fils qui s’isole dans la drogue et le mensonge, c’est ce chômeur tenté par l’alcool et surtout par le désespoir. La liste est longue…trop longue pour mon pauvre cœur. Dieu seul sera leur refuge et pourtant il m’a choisi, dans ma pauvreté, dans ma faiblesse pour prolonger son cœur. Je dois aussi être ses oreilles pour écouter, ses mains pour guérir, ses épaules pour porter, ses yeux pour voir, sa bouche pour enseigner. Ils ont besoin de ma pauvreté, de ma faiblesse pour les rendre plus forts. C’est cela la logique de l’amour, qui se donne à la croix. C’est dans la faiblesse, dans ma faiblesse que Dieu se donne. Il se sert de mon cœur blessé…blessé par ce célibat que bon an mal an je choisis, progressivement, difficilement, parce qu’il révèle une source, la source cachée du Dieu qui se donne par le cœur transpercé du Christ en croix.

J’avais déjà ressenti cela auprès de Maria, sans pouvoir le comprendre. C’était ma première visite dans cet hôpital où, inconscient, j’avais choisi de servir. J’étais entré dans une chambre du couloir des femmes. Elles étaient une dizaine dans cette pièce qui tombait en lambeaux, comme leurs vies ! Le S.I.D.A. les engloutissaient lentement, inexorablement. Elles gémissaient doucement, persuadées que personnes ne les entendaient. Elles gémissaient pour elles-mêmes, se croyant seules. Je me tenais à la porte sans pouvoir avancer, pétrifié par cette vision effrayante. Soudain une femme que je n’avais pas vue, parce qu’elle se tenait assise par terre aux pieds du lit de sa fille, se leva, hébétée et se précipita à mes pieds. Sa fille était rongée par le sarcome de Kaposi, sorte de cancer de la peau, au point d’en être défigurée, au point de ne plus pouvoir parler, de ne plus pouvoir crier. Sa mère le faisait pour elle. Elle m’enserra les genoux de ses bras et se mit à crier « aiuto ! A l’aide, à l’aide » Je me libérai violemment de son étreinte et parti en courant. Réfugié dans ma chambre du séminaire Français de Rome je compris que j’étais incapable d’accomplir la mission qui m’avait été confiée. Qui étais-je pour oser croire que je pourrais aider ces personnes ? Je suis parti voir un ami prêtre qui m’a dit calmement : « on ne te demande pas si tu es capable, on te demande de le faire ! »

Je décidai alors de poursuivre la mission mais en me formant, en apprenant auprès de personnes compétentes comment on doit faire pour accompagner des malades en fin de vie. J’ai fait un stage en France, auprès d’une unité de soins palliatifs, l’une des premières à avoir été ouverte, dans un hôpital parisien. J’ai eu la chance d’y croiser Marie de Hennezel, psychologue renommée et grande promotrice des soins palliatifs. Elle m’a fait comprendre que mon statut de séminariste et plus tard de prêtre ne me dispensait pas d’avoir du bon sens, de me former, d’apprendre. La grâce de Dieu se communique à condition que nous y mettions de la bonne volonté, que nous acceptions de ne rien savoir, pour mieux apprendre. Tout n’est pas donné par magie avec l’imposition des mains de l’évêque !

Fort de cette belle expérience, je repartis, mieux formé mais aussi plus humble parce que buriné par l’humiliation que j’avais subie la première fois et grandi par la sagesse et l’expérience de ceux qui avaient tout à m’apprendre. Je suis retourné dans la chambre de cette jeune femme. Sa mère était toujours là ;  j’avais apporté avec moi une petite icône de la Vierge Marie. La tête baissée je me suis avancé près du lit de Maria. Je me suis mis à genoux pour être proche d’elle sans être trop haut. Comme Marie de Hennezel m’avait dit de le faire, j’ai posé ma main gauche sur son front, j’ai déposé contre ses genoux, qu’elle avait repliés, ma petite icône et j’ai pris sa main avec ma main droite. Je n’ai pas dit un mot. Je crois que si j’avais ouvert la bouche, rien ne serait sorti sinon des sanglots ! Nous sommes restés ainsi pendant une demi-heure, en silence. Puis je suis parti, toujours sans rien dire. Ce jour-là j’avais accepté d’être faible, de pleurer avec ceux qui pleurent.

Sans le comprendre, j’avais déjà expérimenté la force faible du célibat. Mon cœur avait été doublement ouvert. Ouvert par l’humiliation de ma première dérobade, puis ouvert à nouveau, par la compassion. C’est auprès des pauvres que j’ai le plus appris, ici à Madagascar et là-bas, à l’hôpital Spallanzani. Les pauvres sont nos maîtres, disait saint Vincent de Paul. Nous sommes maîtres de nous-mêmes si nous acceptons d’être pauvres. Aujourd’hui j’aime mon célibat, parce que je le comprends mieux. C’est le célibat du Christ auquel je participe. Comme le disait –en substance- sœur Emmanuelle, il n’a refermé les bras sur personne pour pouvoir mieux les ouvrir à tous, sur la croix. Mon célibat proclame que le Christ ne préfère personne pour nous aimer tous d’un amour unique, ou plutôt il préfère chacun de nous, et d’abord les plus pauvres, les mal-aimés, les désespérés…Son amour pour nous est encore plus fort que l’amour d’un époux pour son épouse." [...]

Posté le 16 juin 2016 à 21h16 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 juillet au 21 août : messe selon la forme extraordinaire en l'église de Clion-sur-Mer (44)

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Une messe dans la forme extraordinaire du rite romain sera célébrée à l'église paroissiale du Clion-sur-mer (Commune de Pornic 44) cet été, du 10 juillet au 21 août 2016 inclus.

Cette messe sera célébrée à 9 heures les dimanches et pour la fête de l'Assomption
alternativement par les curés des paroisses Saint-Jean le Baptiste en Retz/Saint Gildas de la mer et Saint Nicolas de l'Estuaire. Les personnes qui souhaitent plus de renseignements ou pourraient aider à la chorale ou au service de messe peuvent envoyer un message à l'adresse : messeclion@free.fr.

 

Posté le 16 juin 2016 à 17h26 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 juin 2016

Ordinations sacerdotales à la Fraternité Saint-Pierre en France

Lu sur Riposte Catholique :

FSSP-Ordinations

"Ce samedi 18 juin à 9h30, 4 diacres seront ordonnés prêtres pour la Fraternité Saint-Pierre par SE le Cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, à la Cathédrale Saint-Etienne d’Auxerre. Les futurs prêtres sont l’abbé Pierre-Emmanuel Bonnin, l’abbé Sébastien Damaggio, l’abbé Antoine de Nazelle et l’abbé Cyrille Perret.

Une autre cérémonie ordination sacerdotale de deux prêtres vient d’être annoncée pour novembre prochain également en France :

Le 12 novembre prochain, deux autres diacres français de la Fraternité Saint-Pierre seront ordonnés prêtres dans la cathédrale Saint-Etienne de Meaux par Monseigneur Thomazeau, archevêque émérite de Montpellier. Les deux diacres ordonnés seront l’abbé Pierre de Bodard et l’abbé Martin Daniélou.

Ainsi en fin d’année 2016, la Fraternité Saint-Pierre comptera 15 nouveaux prêtres (dont 6 Français)." [...]

Posté le 14 juin 2016 à 09h41 par Marie Bethanie | Lien permanent

La guerre liturgique se réveille en France !

IndexJean Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, exprime son inquiétude sur la guerre liturgique qui semble aujourd'hui renaître :

"Il n’est un secret pour personne que si le pape Benoît XVI était plein de sollicitude pour les tenants de la forme extraordinaire du rite romain, son successeur, le pape François, est totalement étranger aux questions liturgiques qui ne l’intéressent guère. Sa bienveillance pour la Fraternité Saint-Pie X n’est pas liée à un quelconque intérêt pour la liturgie traditionnelle mais au constat que la Fraternité fondée par Mgr Lefebvre mène un apostolat efficace aux « périphéries » de l’Église, dans des milieux parfois très défavorisés ou populaires.
Certains évêques de France ont accordé, au fil des années, de plus ou moins bonne grâce, soit des régularisations canoniques de situations existantes soit des autorisations d’ouverture de lieux de culte où se célèbre la liturgie romaine traditionnelle. Mais le vent a tourné ! Il semble que certains souhaitent revenir sur ces « parenthèses miséricordieuses ».

Port-Marly
Dans ses voeux pour l’année 2016, madame Marcelle Gorgues, maire de Port-Marly, petit village situé aux bords de la Seine à 20 kms de Versailles, avait clairement annoncé la couleur : « C’est à notre Chapelle Royale, l’église Saint-Louis, érigée par la volonté de Louis XVI, bâtiment classé évidemment que nous nous intéressons. Bien sûr, il a subi les outrages du temps mais aussi les effets de querelles intestines qui l’ont rendu étranger sur son propre sol. Le temps est venu de lui rendre sa superbe, son rôle aussi sans doute. C’est notre église, ouverte à tous, qui peut être partagée comme la Foi partagée, mais c’est notre église ».

Le fait est que l’église Saint-Louis de Port-Marly est un lieu de culte où les Marlyportains ne sont pas majoritaires. En effet, la forme extraordinaire du rite romain y a été célébrée sans discontinuer depuis la réforme liturgique grâce à la forte personnalité de son curé, le chanoine Gaston Roussel, organiste émérite, gaulliste revendiqué, résistant décoré et traditionaliste assumé. À son décès en 1985, les paroissiens se sont opposés à la volonté de « normalisation » de l’évêque de Versailles d’alors, NNSS Simonneaux puis Thomas. Après bien des difficultés voire des violences – le père Bruno de Blignières, desservant de l’église sans l’accord de l’évêque, étant arraché à l’autel en pleine messe par la police le 30 mars 1987, les paroissiens occupant l’église par la force, murée par la mairie à la demande de l’évêché le 12 avril 1987 –, un modus vivendi a été trouvé et, depuis 1995, l’église est une chapellenie desservie par des prêtres de l’Institut du Christ-Roi.

Il y a quelques jours la mairie a annoncé qu’en raison de travaux de toiture, l’église serait fermée pour une période de 10 à 18 mois. De son côté, l’évêché ne semble guère disposé à trouver un lieu de culte de remplacement si la fermeture s’avérait inéluctable. Les travaux de toiture, dont personne ne nie le bien fondé, semblent être le moyen trouvé par l’édile marly-portain pour se réapproprier l’église, y suspendre le culte, entraînant de facto la dispersion de la communauté rassemblée au fil des années.[...]

Rennes
Depuis 1988 l’association saint Benoît de Nursie organise à Rennes, en accord avec l’archevêché, la célébration de la messe selon la forme extraordinaire du rite romain. Depuis 2002, c’est un chanoine de l’Institut du Christ-Roi qui dessert le lieu de culte, notoirement trop petit, la chapelle Saint-François. Il existe une convention entre l’association et l’archevêché mais cette convention est annuelle et il vient d’être annoncé par l’archevêque de Rennes, Mgr d’Ornellas, qu’elle ne serait pas reconduite l’année prochaine. Le chanoine Cristofoli, desservant de la chapelle, a déjà été remercié de ses fonctions d’archiviste du diocèse et la liste des prêtres du diocèse, dont un valeureux nonagénaire, devant assurer successivement la célébration de la messe dominicale, est en cours de finalisation.

Les raisons d’une crise
En 1975, l’historien protestant Pierre Chaunu avait ainsi analysé la crise de l’Église : « La médiocrité intellectuelle et spirituelle des cadres en place des églises occidentales au début des années 1970 est affligeante. Une importante partie du clergé de France constitue aujourd’hui un sous-prolétariat social, intellectuel, moral et spirituel ; de la tradition de l’Église cette fraction n’a souvent su garder que le cléricalisme, l’intolérance et le fanatisme. Ces hommes rejettent un héritage qui les écrase, parce qu’ils sont, intellectuellement, incapables de le comprendre et, spirituellement, incapables de le vivre » « De l’histoire à la prospective » (Robert Laffont-1975)
On croyait ces temps révolus. Grossière erreur ![...]

[Lire tout le texte ici]

Posté le 14 juin 2016 à 09h09 par Marie Bethanie | Lien permanent

12 juin 2016

Compromis à Saint-Louis du Port-Marly ?

La mobilisation des paroissiens de Saint-Louis du Port-Marly semble avoir eu de l'impact , même s'il apparaît que l'église sera tout-de-même fermée au point culminant des travaux :

5872119_6bb89882-2f22-11e6-b744-f7ee1df005a7-1_1000x625"Au Port-Marly, la question de l’église Saint-Louis est un sujet sensible. La maire (LR), Marcelle Gorgues, a encore pu le vérifier ce jeudi soir quand 200 à 300 fidèles de cette église traditionaliste se sont rassemblés sous les fenêtres de la mairie.[...]

« Notre communauté, qui compte 1 500 personnes, existe depuis toujours et les gens viennent d’un peu partout », explique Bertrand, « paroissien depuis plus de vingt-cinq ans ». Selon lui, le chantier est « un prétexte pour nous chasser ». Et l’homme de rappeler l’occupation des lieux en 1988 quand l’évêché de Versailles avait souhaité y instaurer le culte ordinaire. « Les forces de l’ordre avaient muré l’entrée mais nous avions cassé le mur un dimanche matin à coups de bélier », rappelle-t-il avant de souligner : « Et nous sommes encore capables de nous soulever ».

Une délégation de fidèles a été reçue par Marcelle Gorgues et un début de compromis semble envisagé avec des délais probablement raccourcis et une ouverture « envisagée » le dimanche durant une partie du chantier. « Nous allons voir ce qu’il est possible de faire avec l’architecte du patrimoine, mais il y aura bel et bien une fermeture pendant la phase la plus sensible », souligne la maire du Port-Marly qui se dit, elle aussi, « très déterminée » à mener le dossier à bien. « L’église est dans un état plus que préoccupant, précise-t-elle. Sans cette restauration, c’est la fermeture irrémédiable. Je rappelle tout de même que l’église est la propriété de la ville et que c’est moi qui, en qualité de maire, suis le maître d’œuvre. » Le montant des travaux est estimé à environ 2 M€. Toutes les études préalables ayant été réalisées, ils pourraient débuter au mois de septembre."

Posté le 12 juin 2016 à 11h37 par Marie Bethanie | Lien permanent

8-13 août : sur les pas de saint Antoine en Italie avec la FSSPX

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Posté le 12 juin 2016 à 10h02 par Michel Janva | Lien permanent

11 juin 2016

18 et 19 juin : ordinations à Sainte-Anne d'Auray

7 diacres seront ordonnés prêtres par MGR Centène, pour le diocèse de Vannes. Message de Monseigneur Raymond Centène :

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Posté le 11 juin 2016 à 17h15 par Marie Bethanie | Lien permanent

Ne fermez pas nos églises !

En parallèle de la grande braderie des édifices religieux inoccupés en France, un collectif de catholiques belges s'inquiète de la fermeture d'un grand nombre d'églises de Bruxelles, afin de procéder à des regroupements de paroisses, une initiative apparemment unilatérale du diocèse. C'est le premier pas vers la mise en vente des bâtiments, nos amis Belges n'en doutent pas.

"A Bruxelles, on nous dit que nous avons trop d’églises. A l’heure où des milliers de chrétiens d’Orient meurent chaque jour pour que leurs églises survivent, c’est presque indécent… Sur le terrain, nous constatons effectivement que de plus en plus d’églises sont fermées au culte du dimanche, à l’insu et à la grande surprise de leurs paroissiens qui 575a857535708dcfedaba92fle découvrent parfois d’un jour à l’autre. La raison ? Un projet pastoral diocésain encore peu connu mais de grande ampleur, dont l’objectif est de fusionner les paroisses et concentrer les messes du dimanche dans des églises centrales afin d’accroître leur attractivité et leur dynamisme. Une église ou deux accueilleront les célébrations et activités principales des unités pastorales (devenues les paroisses nouvelles), tandis que les églises périphériques, devenues quant à elles moins actives, seront menacées de fermeture pour la pastorale de quartier.

Fin de la vie des quartiers

Créer des entités paroissiales de plus en plus grandes et impersonnelles, une ou deux par commune, ne serait-ce pas la fin de la vie paroissiale, fermement ancrée dans les quartiers ? Une disparition pourtant programmée qui aura les conséquences inverses de celles espérées : éloigner les églises des gens, diminuer le nombre de fidèles, affaiblir le tissu ecclésial et pénaliser davantage les moins mobiles et les plus pauvres. Dans un contexte où la priorité de tous les responsables politiques et sociaux est de renforcer les services de proximité et la vie des quartiers, cette politique pastorale n’apparaît-elle pas en total décalage avec la volonté de témoigner d’une Eglise et d’un Dieu qui veulent se faire proche de l’homme et du plus pauvre, au cœur de sa vie quotidienne et ordinaire ?

Pourtant, des études récentes révèlent que la pratique religieuse des catholiques a augmenté durant ces dernières années, tout comme le nombre de séminaristes et de baptêmes d’adultes. [...]

Perplexes, nous nous interrogeons profondément sur les causes qui pourraient être à l’origine d’un tel repli et de cet abandon. Est-ce une volonté des pouvoirs publics ? Ouvertes à tous, nos églises pèsent pourtant bien peu dans les budgets régionaux ou communaux. Le coût annuel de nos 108 clochers ? Moins de 1 pour 1000. Soit 4 euros par habitant et par an, partagés entre la Région et les communes.[...]

N’ayez pas peur !

Nous sommes prêts, nous laïcs, à aider nos évêques, dans la gestion de nos églises, formidables outils de transmission des valeurs évangéliques, mais aussi dans les négociations avec les pouvoirs publics concernant le respect de ses obligations en matière de financement. Nous mobiliser tous ensemble pourrait être un moteur magnifique capable de revitaliser le tissu ecclésial, ainsi qu’un formidable vecteur pour annoncer ensemble la Bonne Nouvelle du Christ "jusqu’aux périphéries". Nous pouvons, ensemble, transformer les difficultés rencontrées en un formidable moyen de renouveau.

Aussi, nous demandons à l’archevêque Mgr De Kesel et à son auxiliaire, Mgr Kockerols, de renoncer à leur plan de fusion des paroisses réduites à quelques "églises phares". Du nord au sud du canal, les communautés catholiques belges et étrangères sont solidaires dans un échange de collaboration et d’entraide fraternelle. Toutes nos églises doivent rester paroissiales et garder leur droit à une Fabrique d’église, y compris par ailleurs, pour les communautés chrétiennes qui y seraient accueillies. Nous encourageons dès lors nos évêques à mobiliser toutes les compétences et bonnes volontés inexploitées pour que vivent toujours davantage l’Eglise et nos églises à Bruxelles, au cœur de l’Europe."

Posté le 11 juin 2016 à 09h35 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 juin 2016

La sainte Marie-Madeleine devient une fête liturgique

Lu sur I-Media :

Images-2"Par décision du pape François, la sainte Marie-Madeleine, le 22 juillet, ne sera plus une “mémoire obligatoire“ mais une “fête liturgique“, a fait savoir la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements le 10 juin 2016.

Une décision qui invite à approfondir “la dignité de la femme, la nouvelle évangélisation et la grandeur du mystère de la miséricorde divine“, explique Mgr Arthur Roche, secrétaire du dicastère."

Posté le 10 juin 2016 à 14h28 par Michel Janva | Lien permanent

08 juin 2016

23 juin : La Nuit aux Invalides pour les Chrétiens d'Orient

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Posté le 8 juin 2016 à 07h57 par Marie Bethanie | Lien permanent

05 juin 2016

25-29 juillet : pèlerinage à Rome avec la FSSPX

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Posté le 5 juin 2016 à 10h00 par Michel Janva | Lien permanent

Alliance saint Jean-Marie Vianney : première retraite de saint Ignace sur la Miséricorde

L'Alliance saint Jean-Marie Vianney organise sa première retraite en silence selon la méthode de saint Ignace, sur la Miséricorde et plus spécifiquement "être intercesseur de la miséricorde divine".
Du 21 août au soir jusqu'au 27 au matin.
Elle se déroulera en Espagne à Madrid et sera prêchée par le père Carlos Ruiz, qui depuis 2012, jeûne avec les volontaires laïques en faveur du sacerdoce.
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Posté le 5 juin 2016 à 09h36 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le Synode sur la famille : l'occasion providentielle pour remettre en valeur du rôle du mariage et de la famille dans les fondements de l’Eglise et de la société

Voici l'homélie prononcée par l'abbé Alexis Garnier, aumônier général de l'association Notre-Dame de Chrétienté, en l'église Sainte-Odile à Paris, le jeudi de la Fête-Dieu, 26 mai.

Connaissez-vous
une nation,
un peuple,
dont les dieux se soient approchés
comme notre Dieu s’approche de nous ?
 

Capture d’écran 2016-06-01 à 22.09.48Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit, ainsi soit-il,

Bien chers confrères prêtres, Bien chers amis,

C’est la question posée par Saint Thomas d’Aquin, dans l’Office de la Fête Dieu.

Effectivement, Dieu s’approche au maximum, Il se met au plus près de l’Eglise et des âmes.

L’Eucharistie est la plus haute communication divine avant la vision béatifique.

Dieu ne peut se donner mieux et plus à nous, avant le face à face éternel.

Reprenons la mesure de tout cela.

Le bien est diffusif ;
il tend à se communiquer, à se propager. Il est contagieux, pour ainsi dire.
Cette contagion du bien, c’est le pendant positif de la contagion du mal dont nous sommes, souvent, les témoins lucides et angoissés… et parfois les acteurs.
L’action de grâce nous tourne à nouveau, d’abord, vers le bien reçu et communiqué, et vers sa source. Vers les bienfaiteurs, et vers le 1° d’entre eux, qui est Dieu.
 
Le bien est diffusif, et cela est vrai aussi de Dieu.  Cela est vrai surtout de Dieu.
 
Car Dieu est le Souverain Bien.
Entendez Joinville répondre à St Louis : 
« Qu’est-ce que Dieu? 
- C’est chose si bonne qu’il ne s’en peut trouver meilleure ».
La Trinité Sainte est un abîme de lumière et de perfection. Un océan de bonté, calme, stable éternel ; auprès de Lui, nul changement, nulle ombre de défaut, dit le texte sacré (Jacques, I, 17).
 
Rien ne manque à Dieu. Rien n’ajoute à sa gloire intérieure, infinie. Et pourtant… 
Pourtant Dieu veut se communiquer…
Il veut librement créer d’autres êtres, leur communiquer ses perfections…
et finalement se communiquer Lui-même autant qu’il est possible.
Formidable verité, bienheureux "écrasement de bonté divine"!
 
Ce n’est pas tout… Ce désir divin demeure après l’aversion de la créature, après le désordre du péché.
Et pour réparer la première communication que le péché abîmée, Dieu en invente une autre, plus grande et meilleure: l'Incarnation.
 
Le Verbe était auprès de Dieu.. Le Verbe était Dieu…
Et le Verbe s’est fait chair, Il a habité parmi nous.
 
L'abbé Coiffet aimait la récitation quotidienne de ce Prologue de St Jean, qu'il proférait avec clarté et force. Comme je le comprends, à mesure que passent les jours et les messes!
Notre Seigneur est l’EmmanuelDieu parmi nous, Dieu avec nous.
 
Dans le prolongement de cette communication plus grande et meilleure, il y a l’Eucharistie.
Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.
 
Interrogeons ceux qui ont le mieux entendu cela …
 
Entendons le magistère de l’Eglise :
"Cette présence, on la nomme "réelle",
non (…) comme si les autres présences n'étaient pas "réelles",
mais parce qu'elle est substantielle, et que par elle le Christ, Homme-Dieu, se rend présent tout entier." (Bx Paul VI, Mysterium fidei).
 
 
Entendons les saints et les saintes, les auteurs spirituels :
C'est toute l'Essence divine que vous recevez en ce très doux Sacrement, sous cette blancheur du pain, dit Notre Seigneur à Ste Catherine de Sienne.
La Sainte Ecriture est la Parole de Dieu, elle n’est pas Dieu… Elle est le message de Dieu aux hommes, et un intermédiaire entre les hommes et Dieu. L’Eucharistie est Dieu-même, substantiellement, soulignait le Père Jérôme.
 
A l’opposé de cette approche, de cette communication divine, il y a l’aversion et le refus de Dieu par le monde.
Il nie Dieu, il le repousse. Il repousse sa présence. 
Il l’élimine peu à peu des lois, des institutions, des mœurs qui devraient rendre possible cette rencontre avec Dieu. 
Il cherche à effacer les traces les plus profondes de Dieu; dans la création et le cœur de l’homme, notamment par les premiers principes du droit naturel, par les verités les plus élémentaires.
L’aversion de Dieu est sans nul doute le versant le plus noir, le plus atroce du péché.
C’est la conséquence première et plus tragique du péché originel; Dieu s’approche encore d’Adam pécheur, et Adam se cache et tente de s’éloigner de la face de Dieu.
 
Le monde s’éloigne donc de Dieu. Et il voudrait nous éloigner de Dieu.
 
Mais sous la grâce de Dieu, des âmes le reçoivent.
Le chemin de Chartres a été, est, et sera toujours un chemin de retour pour des prodigues partis plus ou moins loin de la maison paternelle…
Les confessions nombreuses, les échanges et conseils reçus, les résolutions prises et tenues, l’adoration du dimanche soir, à Gas, les engagements divers dans le sillage du pèlerinage… ce sont des signe, humbles certes, mais réels, de ce retour à Dieu, de cette soif de Dieu.
Des âmes se tournent vers Lui, se convertissent. Elles s’approchent de Dieu, elles l’adorent, elles le servent. 
Elles travaillent à son règne, sans illusion, mais sans défaitisme non plus. 
Elles étendent ce règne du Seigneur, depuis l'autel jusque dans la famille, l’entreprise, l’école, les asssociations, … 
Elles servent ce règne par l’évangélisation, par la transmission de la foi, par l’engagement en vue du bien commun. 
Contagion du bien… Chrétienté par capillarité
Si j’en crois Dom Gerard, ce n'est pas la seule action... mais c’est la première possible, réaliste et envisageable aujourd’hui.
 
Approchons-nous donc du Verbe fait Chair, qui s’approche de nous… et en particulier dans la Sainte Eucharistie.
 
Approchons-nous bien de Lui, qui s’approche si bien de nous.
 
La Sainte Eucharistie, c’est Dieu très grand et très proche.
Et c’est le premier rappel de St Paul dans l’Epitre de cette fête.
 
De là découlent les exigences précises, formulées par l’Eglise, concernant l’Eucharistie; sa célébration dans la Sainte Messe, son culte public d’adoration, sa réception dans la communion. 
On ne saurait les diminuer. On ne saurait les transgresser.
C’est le deuxième rappel de St Paul dans la même épitre.
 
Je pense que le récent Synode sur la famille pourra être l'occasion providentielle pour remettre en valeur ce qu’est le sacrement de l’Eucharistie, et ce que sont les conditions minimales, non négociables, pour le recevoir. 
Et aussi, remettre en valeur du rôle du mariage et de la famille dans les fondements de l’Eglise et de la société.
 
J’insiste ; le sensus fidei, l'instinct de la foi doit chercher et trouver ici occasion de remise en valeur de l’Eucharistie et des dispositions pour s’en approcher… Nullement de remise en question. 
Cela vaut singulièrement dans la situation des divorcés remariés. Cela vaut plus largement pour chacun d’entre nous.
 
Approchons-nous de Lui dans la foi, dans l’adoration, dans l’action de grâce.
Légitimement, la théologie traditionnelle a insisté ces dernières décennies sur l’Eucharistie comme sacrifice… mais sans oublier qu’elle est aussi sacrement.
Légitimement encore, elle a défendu l’effet de ce sacrifice, pour la rémission des péchés, la satisfaction, la réparation … mais sans oublier les autres effets, en particulier l’action de grâce. 
En témoignent encore les préfaces, les oraisons de postcommunion, prières vibrantes d’une gratitude émerveillée, éperdue!
 
« Quid retribuam… Que rendrai-je au Seigneur, pour tout ce qu’Il m’a donné ?
Je prendrai la coupe du salut, l’invoquerai le Nom du Seigneur » 
(ordinaire de la Messe, prière du prêtre avant la communion au calice).
 
Que pouvons-nous Vous rendre, Seigneur, pour tant de grâces reçues, au fil de ces pèlerinages ?
... Pour tant de prolongements et d’engagements pris et tenus, au service de l’Eglise et de la Cité, pour que France et Chrétienté continuent ?
... Que pouvons-nous Vous rendre, sinon la quotidienne et parfaite action de grâce de la Sainte Messe, prolongée par l’adoration ?
 
Ce Deo gratias, ce Merci est celui de votre divin Fils,
celui de votre Eglise,
et nous y joignons ce soir nos milles mercis,
ainsi soit-il

Posté le 5 juin 2016 à 09h35 par Michel Janva | Lien permanent

La promesse de la victoire finale de la Chrétienté sur l’Islam par la Sainte Vierge

Numerisation0002-copie-1Publication par l’ECLJ d’une étude historique sur L’Église catholique et l’Anatolie en ligne et en français dans le ”Journal of the Oxford Centre for the Study of Law & Public Policy”. Conclusion :

"Cette brève présentation des rapports entre l’Église et l’Anatolie serait incomplète sans perspective spirituelle, laquelle, d’un point de vue religieux révèle le sens de l’histoire. Or, l’opposition entre la chrétienté et l’Empire ottoman, a une dimension eschatologique. Dans l’Apocalypse relaté par l’apôtre Jean, est présente une image qui fera l’objet d’une grande vénération : celle de la « Vierge de l’Apocalypse ». Elle présente Marie, la mère de Jésus-Christ, à la fin des temps. Elle est vêtue de bleu et sa tête est couronnée de douze étoiles, préfigurant le drapeau européen. Sous ses pieds sont représentés le croissant de lune, préfigurant le symbole de l’Islam, ainsi que le démon, qu’elle écrase. Les Chrétiens peuvent y voir la promesse de la victoire finale de la Chrétienté sur l’Islam par la Sainte Vierge. Les relations entre l’Église et l’Anatolie ont aussi cette dimension extraordinaire illustrée par les victoires miraculeuses et fondatrices de Constantin au pont Milvius en octobre 312 et de la Sainte Ligue à Lépante en 1571. Dans les deux cas, la Tradition affirme que dans le ciel apparût une croix associée à la promesse : « In hoc signo vinces », signifiant Tu vaincras par ce signe."

Posté le 5 juin 2016 à 09h14 par Michel Janva | Lien permanent

04 juin 2016

Camp du Chapitre Ste Madeleine en Espagne

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Posté le 4 juin 2016 à 09h27 par Michel Janva | Lien permanent

02 juin 2016

Mgr Charles Chaput élu par ses pairs pour mettre en oeuvre Amoris Laetitia

Mgr-ChaputLa Conférence épiscopale des États-Unis a élu Mgr Charles Chaput, archevêque de Philadelphie, président de la conférence pour la mise en œuvre de l'Exhortation apostolique Amoris Laetitia pour les Etats-Unis.

Le choix de la Conférence Épiscopale américaine est un signe clair de l'épiscopat américain, compte tenu du fait que Mgr Chaput a toujours soutenu la nécessité d'être fidèles au Christ dans tous les domaines, y compris l'impossibilité pour les divorcés remariés de recevoir la communion, à moins qu'ils choisissent de vivre dans la chasteté, comme des frères.

L'archevêque de Philadelphie, dans un article publié  l'année dernière dans la revue First Thing, écrivait :

«L'Église a toujours insisté sur la nécessité de se repentir des péchés graves comme condition pour recevoir l'Eucharistie".

Mgr Chaput a dit que l'Église n'a pas à «punir» ou «exclure» les couples divorcés et remariés, mais

"ne peut pas ignorer la Parole de Dieu sur la permanence du mariage, ou d'atténuer les conséquences des choix qui les gens matures prennent librement. Vous ne pouvez pas confirmer l'homme dans les comportements qui les séparent de Dieu et en même temps être fidèle à sa propre mission."

L'archevêque a déclaré que l'ouverture de la communion aux divorcés remariés ne serait pas un acte de vraie miséricorde, mais conduit à un «effondrement» qui existe déjà

"en Europe, dans ces églises où la pratique pastorale sur le divorce, remariages et la réception des sacrements a quitté l'enseignement catholique authentique ».

Mgr Chaput préside un groupe de travail composé de cinq évêques, dont le but est

«d'aider le Saint-Père dans la réception et la mise en œuvre future de l'Exhortation post-synodale apostolique Laetitia Amoris".

Les autres évêques qui forment ce comité sont Mgr Vigneron, archevêque de Detroit, Mgr Hebda, évêque de Saint-Paul et Minneapolis, Mgr Burbidge, évêque de Raleigh et Mgr Malone, évêque de Buffalo.

Posté le 2 juin 2016 à 21h59 par Michel Janva | Lien permanent

31 mai 2016

1er juin : Conférence sur les chrétiens d’Orient à Paris

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Posté le 31 mai 2016 à 11h31 par Michel Janva | Lien permanent

Amoris Laetitia : Mgr Schneider propose un "credo una voce" de la part des catholiques à l'enseignement de l'Eglise

Mgr Schneider rome cielJeanne Smits propose une traduction personnelle  de la lettre que Mgr Schneider, évêque auxiliaire d'Astana, écrivait en réponse à la revue catholique américaine "The Remnant". Extrait (lire l'intégralité sur le Blog de Jeanne Smits) :

"26 mai 2016

Cher M. Christopher Ferrara,

Le 9 mai 2016 vous avait publié sur le site de The Remnant une lettre ouverte concernant la question de l'Exhortation apostolique Amoris laetitia.

En tant qu’évêque, j'éprouve de la reconnaissance et en même temps un encouragement à recevoir d'un laïc catholique une manifestation aussi claire et belle du sensus fidei par rapport à la vérité divine sur le mariage et la loi morale.

Je suis en accord avec vos observations par rapport aux expressions d’Amoris laetitia (AL), spécialement dans son huitième chapitre, qui sont fortement ambiguës et trompeuses. En utilisant sa raison et en respectant le sens exact des mots, on peut difficilement interpréter certaines expressions d’AL conformément à la Tradition sainte et immuable de l'Eglise.

Dans AL, il y a évidemment des expressions qui sont évidemment en conformité avec la Tradition. Mais ce n'est pas ce qui est en cause ici. Sont en cause les conséquences naturelles et logiques des expressions ambiguës d’AL.

En vérité, elles contiennent un vrai danger spirituel, qui provoquera de la confusion doctrinale, une diffusion rapide et facile de doctrines hétérodoxes concernant le mariage et la loi morale, ainsi que l'adoption et la consolidation de la praxis qui autorise les divorcés remariés à accéder à la sainte communion, une praxis qui aura pour effet de banaliser et de profaner, pour ainsi dire, d'un seul coup trois sacrements : les sacrement de mariage et de pénitence, et celui de la très Sainte Eucharistie." [Lire la suite]

Posté le 31 mai 2016 à 08h28 par Marie Bethanie | Lien permanent

30 mai 2016

Vous désirez assister à une messe traditionnelle à Asnières ?

A diffuser sans modération.YqKFnBHN.jpg large

Posté le 30 mai 2016 à 15h45 par Marie Bethanie | Lien permanent

29 mai 2016

Mercredi 1er juin, prier avec les enfants syriens pour que la paix s’installe, enfin

A l’occasion de la journée internationale de l’enfant, des centaines d’enfants syriens se rassembleront mercredi 1er juin pour prier pour la paix. Les Patriarches de Syrie lancent un appel aux chrétiens du monde entier – et particulièrement aux enfants – à les rejoindre.

Ce 1er juin, des centaines d’enfants chrétiens se rassembleront à Damas, Alep, Homs, Tartous et Marmarita pour prier pour la paix. Cette initiative, fruit d’une rencontre entre l’AED et les Églises de Syrie, est lancée conjointement par les patriarches catholiques et orthodoxes du pays. Dans leur message, ils alertent sur la situation particulièrement dramatique des enfants :

« Dans notre patrie, la Syrie, cela fait plus de cinq ans que les enfants sont blessés, traumatisés, tués par une guerre cruelle. Beaucoup ont perdu leurs parents et tout ce qui leur était cher. Tant d’enfants sont nés pendant la guerre et n’ont jamais connu la paix. Leurs larmes et leurs souffrances crient vers le ciel. »

C’est dans ce contexte que les patriarches appellent les écoles, paroisses et chrétiens du monde entier à s’unir à leur prière « pour que s’installe, enfin, la paix. »

« En priant avec nos enfants pour la paix en Syrie ce 1er juin, nous redisons notre attachement aux familles syriennes si lourdement frappées par la guerre depuis 2011», affirme Marc Fromager, directeur de l’AED.

Prière pour la paix en Syrie,

A réciter mercredi 1er juin à midi, en communion avec les enfants de Syrie

« Ô Christ, roi de l'univers,
Nous te demandons de bénir
les enfants de Syrie.

Toi qui es le seul à pouvoir
nous apporter la paix,

nous t'implorons :

Protège et sauve les enfants de ce pays !
Exauce maintenant nos prières !
Ne tarde pas plus longtemps
à offrir la paix à notre pays !

Regarde les larmes des enfants,
sèche celles de leurs mères,
fais enfin cesser les cris de douleur.

Amen »

L’AED communiquera aux Églises de Syrie le nombre de participants.

Posté le 29 mai 2016 à 11h25 par Michel Janva | Lien permanent

28 mai 2016

31 mai : Conférence sur les chrétiens d’Orient à Mérignac

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Posté le 28 mai 2016 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent

25 mai 2016

Le cardinal Sarah demande de célébrer la messe vers l'orient

Le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, est interrogé par Famille chrétienne. Extrait :

"Je souhaite engager une grande réflexion sur cette question, afin de remettre l’eucharistie au centre de notre vie. Je constate que beaucoup de nos liturgies deviennent des spectacles. Souvent, le prêtre ne célèbre plus l’amour du Christ à travers son sacrifice, mais une rencontre entre amis, un repas convivial, un moment fraternel. En cherchant à inventer des liturgies créatives ou festives, nous courons le risque d’un culte trop humain, à la hauteur de nos désirs et des modes du moment. Peu à peu, les fidèles s’éloignent de ce qui nous donne la Vie. Pour les chrétiens, l’eucharistie, c’est une question de vie ou de mort !

Comment remettre Dieu au centre ?

La liturgie est la porte de notre union à Dieu. Si les célébrations eucharistiques se transforment en autocélébrations humaines, le péril est immense, car Dieu disparaît. Il faut commencer par replacer Dieu au centre de la liturgie. Si l’homme en est le centre, l’Église devient une société purement humaine, une simple ONG, comme l’a dit le pape François. Si, à l’inverse, Dieu est au cœur de la liturgie, alors l’Église retrouvera sa vigueur et sa sève ! « Dans notre rapport avec la liturgie se joue le destin de la foi et de l’Église », écrivait de manière prophétique le cardinal Joseph Ratzinger.

Quel remède recommandez-vous ?

La reconnaissance de la liturgie comme œuvre de Dieu suppose une vraie conversion du cœur. Le concile Vatican II insistait sur un point majeur : dans ce domaine, l’important n’est pas ce que nous faisons, mais ce que Dieu fait. Aucune œuvre humaine ne pourra jamais réaliser ce qui se trouve au cœur de la messe : le sacrifice de la croix.

La liturgie nous permet de sortir des murs de ce monde. Retrouver la sacralité et la beauté de la liturgie requiert donc un travail de formation pour les laïcs, les prêtres et les évêques. Il s’agit d’une conversion intérieure.

Pour remettre Dieu au centre de la liturgie, il faut aussi le silence : cette capacité de se taire pour écouter Dieu et sa parole. J’affirme que nous ne rencontrons Dieu que dans le silence et l’approfondissement de sa parole dans les profondeurs de notre cœur.

Comment faire concrètement ?

Se convertir, c’est se tourner vers Dieu. Je suis profondément convaincu que nos corps doivent participer à cette conversion. Le meilleur moyen est certainement de célébrer – prêtres et fidèles – tournés ensemble dans la même direction : vers le Seigneur qui vient. Il ne s’agit pas, comme on l’entend parfois, de célébrer le dos tourné aux fidèles ou face à eux. Le problème n’est pas là. Il s’agit de se tourner ensemble vers l’abside qui symbolise l’Orient où trône la croix du Seigneur ressuscité.

Par cette manière de célébrer, nous expérimenterons, jusque dans nos corps, la primauté de Dieu et de l’adoration. Nous comprendrons que la liturgie est d’abord notre participation au sacrifice parfait de la croix. J’en ai fait personnellement l’expérience ; en célébrant ainsi, l’assemblée, avec le prêtre à sa tête, est comme aspirée par le mystère de la croix au moment de l’élévation.

Mais cette manière de faire est-elle autorisée ?

Elle est légitime et conforme à la lettre et à l’esprit du Concile. En tant que préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, je tiens à rappeler que la célébration versus orientem est autorisée par les rubriques du Missel, qui précisent les moments où le célébrant doit se retourner vers le peuple. Il n’est donc pas besoin d’autorisation particulière pour célébrer face au Seigneur. Ainsi, dans une tribune publiée par L’Osservatore Romano, en juin 2015, j’ai proposé que les prêtres et les fidèles se tournent vers l’Orient au moins pendant le rite de la pénitence, pendant le chant du Gloria, les oraisons et la prière eucharistique.

Dans l’esprit de beaucoup, le changement d’orientation de l’autel est lié à Vatican II. Est-ce vrai ?

Plus de cinquante ans après la clôture de Vatican II, il devient urgent que nous lisions ses textes ! Le Concile n’a jamais demandé de célébrer face au peuple ! Cette question n’est pas même abordée par la constitution Sacrosanctum concilium… Bien plus, les Pères du Concile voulaient souligner la nécessité pour tous d’entrer en participation du mystère célébré. Dans les années qui ont suivi Vatican II, l’Église a cherché les moyens de mettre en œuvre cette intuition.

Ainsi, célébrer face au peuple est devenu une possibilité, mais pas une obligation. La liturgie de la Parole justifie le face-à-face du lecteur et des auditeurs, le dialogue et la pédagogie entre le prêtre et son peuple. Mais dès que nous arrivons au moment où l’on s’adresse à Dieu – à partir de l’offertoire –, il est essentiel que le prêtre et les fidèles se tournent ensemble vers l’Orient. Cela correspond tout à fait à ce qu’ont voulu les Pères conciliaires.

Je crois qu’il faut revenir au texte du Concile. Certaines adaptations à la culture locale n’ont probablement pas été assez mûries. Je pense à la traduction du Missel romain. Dans certains pays, des éléments importants ont été supprimés, notamment au moment de l’offertoire. En français, la traduction de l’Orate fratres a été tronquée. Le prêtre devrait dire : « Priez mes frères pour que mon sacrifice qui est aussi le vôtre soit agréable à Dieu le Père tout-puissant. » Et les fidèles de répondre : « Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice pour la louange et la gloire de son nom, pour notre bien et celui de toute sa sainte Église. » À l’audience qu’il m’a accordée, le samedi 2 avril, le pape m’a confirmé que les nouvelles traductions du Missel romain doivent impérativement respecter le texte latin. [...]"

Posté le 25 mai 2016 à 17h08 par Michel Janva | Lien permanent

Avec l'Alliance Saint Jean-Paul II, jeûne permanent pour soutenir les familles

L'Alliance Saint Jean-Marie Vianney, qui depuis 2012 effectue un jeûne permanent en faveur du sacerdoce et des adorations mensuelles pour réparer les fautes graves sacerdotales et les profanations, a une nouvelle branche : l'Alliance Saint Jean-Paul II qui effectue un jeûne permanent pour soutenir les familles.

878a73_aa7e8bf1a6794c54a46de8cb280b2b65Voici quelques-unes des propositions d'engagement pour soutenir activement les familles :

"Nous vous proposons, en fonction de vos possibilités et de la grâce reçue, plusieurs types d'engagements, que nous détaillons dans les différentes pages de ce blog.

Une personne peut choisir plusieurs engagements. Si vous pratiquez déjà ces engagements, il suffit d'ajouter les intentions de l'Alliance à votre jeûne ou vos prières.

Choix n°1 : permet de consacrer entièrement une journée en faveur de la famille, à la manière des moines et des moniales qui consacrent toute leur vie à Dieu. Il est possible également possible d'y consacrer ses souffrances.

Choix n°2 : le jeûne de l'Eglise, un repas par jour.

Choix n°3 : le jeûne où l'on consomme à volonté (autant que l'on veut) le pain et l'eau.

Choix n°4 : la prière du chapelet ou du rosaire ou une ou plusieurs dizaines de chapelet."[...]

 

Posté le 25 mai 2016 à 14h05 par Marie Bethanie | Lien permanent

Conférence de JF Poisson sur les chrétiens d'Orient à l'école St Dominique le 26 mai

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Posté le 25 mai 2016 à 07h09 par Michel Janva | Lien permanent

24 mai 2016

Réparation pour les sacrilèges dans le diocèse de Toulon

Communiqué de l'Alliance Saint Jean-Marie Vianney :

Images"Ces deux derniers dimanches, trois événements concernant l’Eglise à Martigues ont blessé les catholiques, et au-delà, notre ville. En premier lieu un incendie volontaire dans l’église de la Madeleine à l’île ; puis une agression du père Benoît, curé de la paroisse, dans cette même église par une personne qui cherchait à y commettre un forfait ; enfin un acte de profanation du tabernacle contenant des hosties consacrées dans l’église de Jonquières. Trois actes graves contre des biens, des personnes et des symboles de l’Eglise catholique.

Nous savons combien les agressions envers les signes et les personnes à cause de leur foi sont graves car portant atteinte à la dignité des personnes et à un pacte social hélas fragilisé. La foi catholique, ses symboles et ceux qui la professent méritent le respect comme toute forme d'expression religieuse ne troublant pas l'ordre public.

Pour porter ces événements ensemble et dans la foi, nous invitons à nous rassembler jeudi 26 mai à 20h30, dans l’église Saint Genest de Jonquières, pour un temps de prière. Nous allons aussi voir avec la mairie pour une vidéosurveillance des églises."

Deux dates à retenir pour réparer ces sacrilèges :

  • Jeudi 26 mai à 20h30, dans l’église Saint Genest de Jonquières, pour un temps de prière
  • Vendredi 27 mai à 20h à l'Immaculée Conception de Toulon (adoration mensuelle pour réparer les fautes graves sacerdotales et les sacrilèges.

Posté le 24 mai 2016 à 13h48 par Marie Bethanie | Lien permanent

23 mai 2016

Prélature personnelle pour la FSSPX : une bonne solution selon l'Opus Dei

Fernando_ocarizTandis que le Saint-Père a déjà indiqué qu’il était disposé à concéder à la Fraternité Saint Pie X le statut de prélature personnelle, cette dernière vient d'avoir le soutien du vicaire auxiliaire de l'Opus Dei. En effet, jusqu’ici, le statut de prélature personnelle, créé par le concile Vatican II (n°10 du décret Presbyterorum ordinis du 7 décembre 1965, Code de droit canonique), n’a été appliqué que dans le cas de la Prélature de la Sainte-Croix - Opus Dei, érigée par le pape Jean-Paul II en 1982. La FSSPX pourrait devenir la seconde prélature personnelle de l’histoire de l’Église.

Le vicaire auxiliaire de l’Opus Dei, Mgr Fernando Ocáriz Braña, a été interrogé à propos de la possibilité d’octroyer une prélature personnelle à la FSSPX. Il assure que ce serait « une bonne solution ». Le vicaire auxiliaire de l’Opus Dei soutient que

« devant la réalité de centaines de prêtres et de milliers de fidèles dans différents pays, la prélature personnelle apporterait une solution adéquate, car elle est constituée d’un prélat comme ordinaire propre, d'un clergé et de fidèles laïcs » et, par ailleurs, « une structure hiérarchique, avec juridiction ordinaire, sans pour autant constituer une Église particulière ». [...]

Posté le 23 mai 2016 à 21h24 par Michel Janva | Lien permanent

La fête de "l'amour" à l'église...

Un lecteur de Riposte catholique signale la parution d’une petite nouveauté sur la feuille paroissiale de Ste-Anne dans le diocèse de Chicoutimi, au Québec :

"Depuis de nombreuses années, les paroissiens étaient habitués à la fête de la fidélité. Quoi de plus merveilleux, dans un monde de produits consommables, que d’encourager et de célébrer la fidélité, n’en déplaise aux différents sites échangistes qui ont désormais pignons sur rue ?

Or cette année la feuille paroissiale annonce une bonne nouvelle : Adieu la fête de la fidélité, longue vie à la fête de l’Amour. En soit, rien à redire. Un choix thématique comme un autre, pour mettre en relief le sens profond de l’amour. Une manière de se glisser dans la dynamique d’Amoris laetitia.

Sauf que la bonne nouvelle nouvelle de la paroisse Sainte-Anne, sans se référer à l’exhortation pontificale, invite à célébrer l’amour de tous les couples qu’ils aient un ou 62 ans de fidélité, qu’ils soient mariés à l’Eglise ou pas, qu’ils soient de même sexe ou pas. Seule restriction : un couple c’est deux personnes.

On sait le Quebec très en avance sur la modernité. Mais n’est-ce pas là tordre le message du pape, fut-il lui-même très ouvert ? En tout cas, il semble qu’il n’y ait eu aucune réaction du diocèse de Chicoutimi (à confirmer cependant)."

Il est possible d'avoir l'avis du diocèse en le lui demandant ici.

Posté le 23 mai 2016 à 16h43 par Michel Janva | Lien permanent

21 mai 2016

Quelques termes de l'accord entre Rome et la Fraternité Sain Pie X

Mgr Bernard Fellay, supérieur de la Fraternité Saint-Pie X, a été longuement interrogé dans le National Catholic Register le 13 mai. Dici a transcrit l'entretien par écrit. Extraits :

Bernard-fellay-national-catholic-register[...] il y a deux lignes maintenant : il faut distinguer entre la position du pape qui est une chose, et celle de la Congrégation de la foi. Ils n’ont pas la même approche, mais seulement la même conclusion qui est : finissons-en avec ce problème en accordant la reconnaissance canonique à la Fraternité. Mais je suis persuadé, au moins en partie, qu’il y a encore une autre approche, qui pourrait finalement revenir au même, et qui consiste à donner moins d’importance au problème que nous considérons comme important, le Concile : autrement dit, à réduire l’obligation du Concile.

Vous dites que ce sont maintenant des « questions ouvertes » ?

Je dis cela par provocation. Ils ne disent pas ainsi, mais ce qu’ils disent est que la question de la liberté religieuse, de Nostra Aetate, des rapports avec les autres religions, de l’œcuménisme, et plus encore la question de la réforme liturgique ne sont plus une cause de séparation d’avec l’Eglise. Autrement dit, vous pouvez remettre ces choses en question tout en restant catholiques. Cela veut aussi dire que le critère qu’ils veulent nous imposer pour prouver que nous sommes catholiques ne portera plus sur ces points. Pour nous, cela est très important. [...]

Et vous avez vu des garanties que vous pouvez accepter ou pas encore ?

Je pense que plus cela va, plus Rome devient indulgente. Et c’est pourquoi nous commençons à parler de rapprochement, parce que Rome accorde petit à petit ce que nous voyons comme une nécessité, et qu’ils commencent à voir comme une nécessité étant donné la situation de l’Eglise. Mais ce n’est pas Rome en son entier, c’en est une partie, ce sont les conservateurs qui sont ahuris par ce qui se passe dans l’Eglise.

Vu la confusion actuelle dans l’Eglise et le mécontentement de ceux qui sont du côté conservateur, comme vous dites, est-ce que vous vous voyez peut-être comme venant au secours de l’Eglise ? 

Il y en a à Rome qui nous disent cela ; il y en a qui utilisent non pas le mot « secours » mais « aide », et en définitive, même dans le document proposé pour une régularisation, c’est mentionné. Ainsi ce n’est pas nous qui l’inventons. La situation dans l’Eglise est vraiment catastrophique. Et je dirais qu’enfin maintenant, dans cette catastrophe qui va en empirant, vous avez des voix qui commencent à parler, des gens qui s’approchent de nous et qui essaient de voir notre position comme n’étant pas aussi mauvaise qu’on le croyait auparavant. [...]

Et si cela se réalise, dans les termes d’une régularisation, la Fraternité serait-elle prête à céder à Rome le droit de choisir ses propres candidats pour un sacre épiscopal, en rejetant vos propres souhaits ?

Ce n’est pas ce qu’ils demandent. Rome demande que, dans le choix ou la nomination du supérieur de la nouvelle structure canonique, nous présentions trois noms parmi lesquels le pape choisirait le supérieur qui deviendrait alors évêque.

Et s’il en choisissait un que vous ne vouliez pas, alors que vous préfériez quelqu’un d’autre, serait-ce un problème ?

Nous ne pouvons pas entrer dans toutes les situations négatives possibles. Si nous pouvons choisir trois personnes, je pense que c’est à nous de choisir les bonnes. [...]

Et si vous êtes régularisés, quelles garanties y aura-t-il que vous pourrez continuer à être aussi critiques qu’avant, si vous croyez devoir le faire ?

Eh bien, ce qui se passe à présent c’est que d’autres voix se lèvent depuis deux ans maintenant. Ce fait est une garantie pratique. Nous ne sommes plus les seuls. Si nous étions les seuls à critiquer, ç’aurait pu être un souci, mais à présent, maintenant que beaucoup d’autres voix s’expriment, cela devient une habitude et une évidence. Et les autorités perdent presque du terrain, tellement la situation est grave. Alors je pense qu’elles seront satisfaites de toute voix qui commence à désigner correctement la situation.

Une autre condition suggérée est que le supérieur de la Fraternité devienne cardinal. Insisterez-vous là-dessus ?

Non, c’est vraiment au pape de décider et de choisir ses conseillers, puisque les cardinaux sont censés être ses conseillers. Alors non, pour moi nous avons un devoir. Notre devoir est de rester à notre place, de faire notre devoir à notre place et non pas de rêver. Je ne pense pas que devenir cardinal changerait quoi que ce soit. Quel que soit le poste, la charge ou la mission que l’on reçoit, il faut s’en acquitter devant Dieu, et c’est tout.

A propos des problèmes que vous pose le Concile, laisserez-vous ces problèmes en l’état, si vous êtes régularisés, ou insisterez-vous pour qu’ils soient supprimés ou amendés ?

Rome nous oblige à continuer les discussions sur ces points. Oui, bien sûr, nous maintiendrons l’urgence des corrections, et je dirais qu’ils commencent en partie à reconnaître cette urgence. [...] 

Ne craignez-vous pas parfois, comme le pensent certains, qu’il ne veuille simplement vous neutraliser et vous faire taire ?

Ce n’est pas sa perspective. Je dirais le contraire. Il serait du genre à voir l’avantage de cette controverse. Il est lui-même très amateur de polémique. Je le verrais plutôt désirer que nous soyons polémiques, pour provoquer et créer une nouvelle situation qui pourrait, de façon hégélienne, mener à une meilleure situation. Evidemment nous sommes contre une telle approche dialectique, mais cela pourrait en être une. Mais sur ce point, je ne suis pas sûr de pouvoir conclure. [...]"

Posté le 21 mai 2016 à 18h26 par Michel Janva | Lien permanent

25 mai 2016 : Café Histoire de Toulon

Communiqué du Café Histoire de Toulon :

"Bonjour,

Tout d'abord le Café Histoire de Toulon vous propose en pièce jointe, le texte (pdf - 20 pages ) de la causerie de Pierre Gourinard sur " L'Algérie chrétienne de 1830 à 1962 : une identité déracinée ".

Ensuite,  le Café Histoire de Toulon vous rappelle sa prochaine causerie du mercredi 25 mai 2016 devant les Amis du Pub Le Graal. Cette causerie (chaque dernier mercredi du mois), animée par Christine Terrenoir, licence canonique en théologie, portera sur le thème : " Mieux lire l'Ancien Testament, la géographie comme outil. "

2016 4 CHT christine Terrenoir

Christine Terrenoir exposera comment la géographie permet de mieux appréhender les thèmes et personnages majeurs de l'Ancien Testament . Cette cinquième causerie 2016 est adaptée à toute personne désireuse de s'initier a la connaissance de ce texte sacré très complexe, afin de mieux revendiquer l'héritage d'Athènes, de Rome et de Jérusalem; véritable socle des racines chrétiennes de la France, remises au goût du jour par la soif de repères et d'identité de nos compatriotes.

Sur place l'auteur, pourra dédicacer L'essentiel de la Bible.  Il sera possible de se procurer l'ouvrage (50 fiches claires et précises ) auprès de la Librairie de l'Enfant Jésus, présente à la causerie. Entrée gratuite. La soirée pourra se poursuivre autour d’une pizza (Participation aux frais)."

Posté le 21 mai 2016 à 11h39 par Marie Bethanie | Lien permanent

19 mai 2016

Procession de Saint Willibrord, à Echternach (Luxembourg) le 17 mai

IMG_3207Cette procession se déroule chaque année le mardi de Pentecôte et attire de nombreux pèlerins venus surtout du Luxembourg, de Belgique, d’Allemagne et des Pays-Bas.

Sous un soleil assez généreux mais une température fraîche elle a attiré cette année près de 10000 personnes, dont des pèlerins du diocèse de Metz conduits par leur évêque, monseigneur Lagleize.

IMG_3213Comme chaque année elle était présidée par l’archevêque de Luxembourg, monseigneur Hollerich. Parmi les prélats figuraient notamment le cardinal-archevêque d’Utrecht et le nonce apostolique au Luxembourg.

Cet événement est très important dans la vie religieuse au Benelux et dans les länder allemands voisins. Mais il est quasiment inconnu en France. La procession est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Galerie photos ici.

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Posté le 19 mai 2016 à 07h28 par Michel Janva | Lien permanent

18 mai 2016

A Rome, ceux qui négocient avec la Chine ne comprennent pas les communistes chinois

Le cardinal Zen Ze-kiun, évêque émérite de Hongkong, qu’il a dirigé de 2002 à 2009, répond à Famille chrétienne. Extrait :

"Peu avant le Nouvel An chinois, le pape François a donné un entretien, publié à Hongkong, au sujet de la Chine. Comment avez-vous accueilli ses propos ?

CTout le monde admire les efforts déployés par le pape. Il fait preuve de tant de bonne volonté dans l’expression de son désir de se rendre un jour en visite en Chine. Mais je ne peux pas cacher que j’ai été déçu par cette interview, car la religion a été exclue du champ de l’interview : comment imaginer interviewer le pape et ne pas parler de religion ?

Le pape parle de culture. Très bien. J’entends des personnes dire qu’il met ses pas dans ceux du jésuite Matteo Ricci, auteur en 1595 d’un Traité de l’amitié à l’adresse des Chinois et de l’empereur. De grâce, laissez Matteo Ricci en paix ! Matteo Ricci avait affaire à un empereur. Nous avons affaire à un Parti communiste. Chacun sait que les communistes chinois ont piétiné plus que n’importe qui la culture. Ils ne défendent que la culture socialiste.

De même, le pape dit qu’il ne faut pas avoir peur de la Chine. Mais, ici, à Hongkong, les gens rient lorsqu’ils lisent cela. Rome est loin de la Chine, nous en sommes tout près ici, et tous, nous avons peur. Alors, pourquoi donner une telle interview ?

La réponse de Pékin est venue, très claire : les journaux chinois officiels ont répondu : « Nous voulons des faits », autrement dit : « Rendez les armes ! Soumettez-vous aux demandes de Pékin ! » Et on peut bien comprendre pourquoi la Chine n’a aucune raison de faire des compromis. Ils dominent la partie « officielle » de l’Église et maintenant, ils veulent que l’autre partie, la partie « clandestine », se fonde dans la partie « officielle ». Et ils veulent que le Saint-Père donne sa bénédiction à l’Association patriotique !

Mais la politique du kowtow, à savoir s’abaisser devant le pouvoir central chinois, ne peut porter de bons fruits. Le pape parle d’adopter une attitude humble. Très bien, l’humilité est une vertu cardinale, mais il ne faut pas le faire en abandonnant toute dignité, la dignité de notre foi, la dignité de l’Église. Nous ne devons pas « faire kowtow ». Or, je pense que cette interview ne peut que convaincre le pouvoir chinois à Pékin que le Saint-Siège est prêt à tout pour parvenir à un accord.

On entend dire qu’en décembre 2016, le gouvernement chinois va convoquer à Pékin l’Assemblée nationale des représentants catholiques. Comment l’interpréter ?

La tenue de cette assemblée serait le signe le plus éclatant que nous sommes en présence d’une Église schismatique. J’espère que le Saint-Père ne se fait pas d’illusions, mais à Rome, ceux qui négocient ne comprennent pas les communistes chinois. Cela renvoie à l’Ostpolitik, qui certes avait trait aux négociations entre Rome et les régimes communistes d’Europe de l’Est et en Russie. Certains à Rome se scandalisent que j’en parle pour qualifier les négociations avec Pékin. Mais je dois rappeler ici que l’Ostpolitik a été un échec. Les Églises en Europe de l’Est n’ont pas gagné une once de liberté grâce aux négociations menées par Rome. Elles ont eu la liberté quand le Rideau de fer est tombé. Alors, comment militer aujourd’hui pour une Ostpolitik en direction de la Chine ? Pourquoi reprendre des méthodes qui ont pourtant fait la preuve de leur inefficacité ?

Les personnes qui n’ont pas vécu sous un système dictatorial ne peuvent pas comprendre. Jean-Paul II avait vécu sous le nazisme et le communisme, il comprenait. Le pape actuel vient d’Amérique du Sud, et ces pays ont eux aussi connu des dictatures dominées par les militaires, les classes riches et l’impérialisme américain. Les gens ont souffert sous ces régimes et ils se sont tournés vers le marxisme, qui avait là un « marché » à prendre. Même parmi les catholiques, la tentation a été forte, avec la théologie de la libération.

Pour sûr, le Père Bergoglio à l’époque n’a jamais fait sienne la théologie de la libération, mais on peut penser que lui et ses amis jésuites ont eu à souffrir des régimes militaires. Dès lors que vous vouliez aider les pauvres, vous étiez soupçonnés, accusés d’être communiste. Il est donc naturel que le pape ait une certaine sympathie pour les communistes, car il n’a connu que le communisme persécuté sous la botte des militaires. Mais il n’a pas connu les communistes qui ont tué des millions et des millions d’innocents. Il n’a pas connu ces communistes-là ! Et, à Rome, ils ne connaissent pas la Chine, ils ne parlent ni ne lisent le chinois, ils n’ont pas pratiqué les communistes chinois.

Mes craintes sont donc fortes, même si le Saint-Père n’a pas encore pris position clairement [au sujet du « dossier chinois »]. J’ai très souvent écrit au pape François. Ce que j’espère, c’est qu’il écoute, qu’il écoute tout le monde, tous ceux qui ont des avis divergents sur cette question des rapports avec la Chine. Mais je ne cache pas que la situation actuelle est lourde de dangers, car il y a tant de gens autour de lui qui poussent à conclure un accord avec Pékin. Des personnes qui ne rêvent qu’à une chose : pouvoir dire enfin, urbi et orbi, qu’un accord a été conclu avec la Chine !

Est-il envisageable que Pékin amende sa politique religieuse ?

Comment la Curie romaine pourrait-elle penser qu’elle aboutira à un accord pour les catholiques chinois alors que les autres religions restent soumises au contrôle du gouvernement ? C’est une illusion.

Quand il n’y a pas de dialogue, paradoxalement, vous pouvez tolérer beaucoup de choses. Il y a eu ainsi, les années passées, des ordinations épiscopales pour des évêques qui avaient été acceptés par les deux parties, Rome et Pékin. Chacun disait avoir donné son accord, tout en prétendant ignorer ce que faisait ou disait l’autre partie. Tant que les choses étaient laissées dans un certain flou, vous pouviez vous satisfaire de la situation, mais du moment où vous fixez les choses dans un document, fruit d’une négociation, l’équivoque n’est plus possible. Or, il n’y a aucun signe que Pékin va changer.

Un temps, je me suis dit que la situation pourrait s’améliorer avec le nouveau président Xi Jinping [au pouvoir depuis fin 2012]. Je me disais que peut-être qu’une fois qu’il aurait tous les leviers du pouvoir en main, il ferait bouger les choses dans un sens positif. Mais ce « peut-être », je le crains, était une illusion ! Le pouvoir se raidit de toutes parts.

Un prêtre de Chine continentale, mort récemment dans des circonstances non élucidées (les autorités disent qu’il s’est « suicidé », mais sans rien apporter à l’appui de leurs dires), a écrit qu’il n’y avait aucun espoir que la situation s’améliore dans un proche avenir. Il ajoutait qu’il fallait donc attendre. Selon lui, l’Église pouvait attendre. L’Église primitive a bien attendu trois cents ans pour convertir l’empire romain ! Mais ce qu’il nous est impossible de faire, c’est de nous trahir nous-mêmes."

Posté le 18 mai 2016 à 09h33 par Michel Janva | Lien permanent

17 mai 2016

Nouveau miracle du soleil près de Fatima ?

Les faits se sont déroulés à l'issue d'une nuit de prières devant la Vierge pélerine de Fatima, après la messe, vers 8h du matin le 4 mai 2016, alors que l'assemblée accompagnait la Vierge pélerine pour son départ d'Ourém (situé à 11 km de Fatima).

Une centaine de personnes environ ont affirmé voir le soleil tourner à grande vitesse avec une grande clarté et tour à tour entouré de couleurs rouge et jaune. Les descriptions ressemblent beaucoup au miracle du soleil d'octobre 1917.

Le diocèse a précisé ne pas vouloir faire d'enquête sur le phénomène.

Sources en portugais : article et JT.

Posté le 17 mai 2016 à 08h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (26)

14 mai 2016

Tournée de l’archevêque de Mossoul en France

Monseigneur Nicodemus Daoud Sharaf viendra en France du 18 au 27 mai 2016.

Dernier archevêque à quitter Mossoul en juin 2014, alors que la ville tombait aux mains de l’organisation terroriste Etat islamique, l’archevêque syriaque orthodoxe témoignera du martyre des chrétiens d’Irak. Outre un cycle de conférences dans différentes villes de France, il rencontrera plusieurs personnalités religieuses et politiques afin de les sensibiliser sur le drame des chrétiens d’Orient.

Cette visite tout à fait exceptionnelle permettra aux professionnels de l’information de bénéficier d’un témoignage inédit, vécu au plus proche du terrain. N'hésitez pas à nous contacter pour toute demande d'entretien ou d'informations.

Dates de la tournée :

  • Paris : 19 mai
  • Nancy : 20 mai
  • Strasbourg : 21 mai
  • Montfermeil : 22 mai
  • Lille : 23 mai
  • Bruxelles : 24 mai 

Posté le 14 mai 2016 à 10h56 par Michel Janva | Lien permanent

29 mai 2016 : Grand Sacre d'Angers pour la Fête Dieu

Départ de la procession à 16h, Esplanade du Quai Ligny.

Affiche-Annonce-GS-2016

Posté le 14 mai 2016 à 10h30 par Marie Bethanie | Lien permanent

12 mai 2016

Election abbatiale du Très Révérend Père Xavier Perrin à l'Abbaye de Quarr (Grande-Bretagne)

Communiqué de l'Abbaye bénédictine Notre-Dame de Quarr (ïle de Wight, sud de la Grande-Bretagne) :

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+
Chers tous

c'est avec beaucoup de joie que nous vous annonçons l’élection abbatiale du
Très Révérend Père Xavier Perrin
  en la fête des Saint Abbés de Cluny

   le mercredi 11 mai 2016

     à l'abbaye de Quarr en Angleterre

   Nous le confions à Notre Dame de Quarr et sous le Regard de Sainte Anne


Frère Tugdual +

 

Nous présentons tous nos voeux au Très Révérend Père Xavier Perrin et nous nous associons à la joie de tous les moines de l'Abbaye.

Dom Perrin était Prieur de l'Abbaye sainte Anne de Kergonan, jusqu'au printemps 2013. (Père Abbé : Dom Piron). A la demande Père Abbé de Solesmes, il a accepté la charge de Prieur-Administrateur de Quarr.

L'Abbaye de Quarr : "Ce monastère a été fondé par la congrégation bénédictine Saint-Pierre de Solesmes en France au début du XXe siècle, alors en exil, en raison de la loi 1901 sur les associations et les congrégations religieuses. Le premier abbé fut Dom Paul Delatte (1848-1937).[...] Elle se trouve à côté d'une ancienne abbaye cistercienne en grande partie démolie à la suite de la dissolution des monastères dans les années 1530."

Posté le 12 mai 2016 à 15h51 par Marie Bethanie | Lien permanent

08 mai 2016

Dans sa recherche d’une pastorale de la miséricorde, Amoris laetitia est à certains endroits marqué par le subjectivisme et le relativisme moral

Déclaration de la Fraternité Saint Pie X sur Amoris laetitia :

  1. Parmi les nombreuses prises de position, explications et commentaires publiés sur Amoris lætitia, trois études faites par des prêtres de notre Fraternité ont récemment paru : L’exhortation post-synodale Amoris lætitia : une victoire du subjectivisme de l’abbé Matthias Gaudron; Brèves considérations sur le chapitre 8 de l’Exhortation pontificale Amoris lætitia de l’abbé Jean-Michel Gleize; Après le Synode : l’indissolubilité en question de l’abbé Christian Thouvenot. La Maison générale approuve ces études et y souscrit entièrement. Elles se complètent harmonieusement et donnent une vue d’ensemble du document du pape François.
  1. La procédure suivie lors des deux synodes et les circonstances qui les ont entourés, ont déjà soulevé de nombreuses interrogations : au consistoire extraordinaire de février 2014, seul le cardinal Walter Kasper avait été invité à préciser le thème du synode, alors qu’il est notoire qu’il militait depuis des années pour la levée de l’interdiction de droit divin de donner le Corps du Christ aux pécheurs publics. Le rapport intermédiaire, Relatio post disceptationem, publié en octobre 2014 pendant le premier synode, ne correspondait pas aux résultats des discussions. Dans le rapport final, des thèmes se trouvèrent intégrés, alors qu’ils n’avaient pas été approuvés par le synode. Juste avant le deuxième synode ordinaire, le pape publiait deux Motu proprio qui concernaient exactement le sujet du synode, en facilitant la procédure canonique des déclarations de nullité des mariages. Et une lettre confidentielle de 13 cardinaux qui exprimait des craintes sur le résultat du synode, était publiquement qualifiée de « conspiration ».
  1. La question de l’admission des divorcés « remariés » à la Sainte Communion a déjà été traitée plusieurs fois par l’Eglise, qui y a répondu clairement, et même encore ces derniers temps. Une nouvelle discussion sur l’enseignement constant et la pratique de l’Eglise ne pouvait donc être que préjudiciable et de nature à les obscurcir, plutôt qu’à les mettre en lumière. C’est ce qui est arrivé.
  1. Dans un document pontifical on s’attend à trouver un exposé clair du magistère de l’Eglise et de la vie chrétienne. Or, comme d’autres l’ont fait remarquer avec raison, Amoris lætitia est davantage « un traité de psychologie, de pédagogie, de théologie morale et pastorale, et de spiritualité ». L’Eglise a la mission de proclamer l’enseignement de Jésus-Christ à temps et à contretemps et de donner les conclusions qui s’imposent pour le bien des âmes. Il lui incombe de rappeler la Loi de Dieu, et non pas de la minimiser ni d’expliquer comment, en certains cas, elle serait inapplicable. Elle se doit d’affirmer les principes dont elle laisse l’application concrète au pasteur des âmes, au confesseur, ainsi qu’à la conscience éclairée par la foi, règle prochaine de l’agir humain.
  1. Dans sa recherche d’une pastorale de la miséricorde, le texte est à certains endroits marqué par le subjectivisme et le relativisme moral. La règle objective est remplacée, à la manière protestante, par la conscience personnelle. Ce poison prend ses racines, entre autres, dans le personnalisme, qui, dans la pastorale familiale, ne met plus le don de la vie et le bien de la famille au premier plan, mais l’épanouissement personnel et le développement spirituel des époux. A ce sujet, on ne peut que déplorer, une fois de plus, l’inversion des fins du mariage esquissée dans la constitution pastorale Gaudium et seps du concile Vatican II, inversion que l’on retrouve aussi dans Amoris lætitia. La soi-disant « loi de gradualité » met la morale catholique sens dessus dessous.
  1. Les conséquences d’Amoris lætitia se font déjà sentir dans l’Eglise : un curé, conformément à son devoir, refuse de donner le Corps du Christ aux pécheurs publics, tandis qu’un autre invite tout le monde à la sainte Communion. Le Président de la Conférence épiscopale des Philippines a déclaré qu’Amoris lætitia serait immédiatement mis en pratique dans son pays et que par conséquent, dans certains cas, des personnes divorcées et « remariées » recevront la Communion. Une division profonde se dessine au sein de l’épiscopat et du Sacré Collège. Les fidèles sont désorientés, toute l’Eglise souffre de cette déchirure. Remettre en question l’obligation d’observer en tous les cas les commandements de Dieu, en particulier celui de la fidélité conjugale, c’est capituler devant le diktat des faits et de l’esprit du temps : en de nombreux pays déjà – comme en Allemagne, par exemple –, on foule aux pieds depuis bien longtemps la pratique qui découle du commandement divin. Au lieu d’élever ce qui est au niveau de ce qui doit être, on rabaisse ce qui doit être à ce qui est, à la morale permissive des modernistes et des progressistes. Les fidèles dont le mariage est brisé, mais qui, dans cette situation, sont restés fidèles à la promesse qu’ils ont faite devant l’autel, de façon très vertueuse et parfois héroïque, se sentent trahis. C’est à en pleurer.
  1. Nous implorons le Saint Père humblement, mais résolument, de réviser l’Exhortation Amoris lætitia et tout particulièrement son chapitre 8. Comme dans les textes de Vatican II, ce qui est ambigu doit être interprété de façon claire, et ce qui est en contradiction avec la doctrine et la pratique constante de l’Eglise doit être retiré, pour la gloire de Dieu, pour le bien de toute l’Eglise, pour le salut des âmes, spécialement de celles qui sont en danger de se laisser tromper par l’apparence d’une fausse miséricorde."

Posté le 8 mai 2016 à 14h53 par Michel Janva | Lien permanent

07 mai 2016

Alep : "Français, les médias vous manipulent"

Charlotte d’Ornellas a pu joindre le Père Georges Sabé, qui est resté à Alep (Syrie). Entre deux bombardements, il raconte le calvaire quotidien des Syriens restés sur place et comment ces derniers ont le sentiment que les médias occidentaux, notamment français, ne reflètent qu’une partie de la réalité. Un témoignage poignant.

"Moi je voudrais aussi qu'au Vatican on agisse pour montrer tout ce qui est en train d'être vécu à Alep et en Syrie; qu'à l'intérieur des rencontres diplomatiques et politiques que le Vatican a, qu'il puisse défendre un peu notre réalité et nous aider à rester."

 

Posté le 7 mai 2016 à 23h49 par Marie Bethanie | Lien permanent

05 mai 2016

23 mai : témoignage de l'archevêque de Mossoul à Lille

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Posté le 5 mai 2016 à 09h51 par Michel Janva | Lien permanent

01 mai 2016

A la rencontre des Chrétiens de Syrie

"Livre Professeur TillementA la rencontre des Chrétiens de Syrie" Carnet de voyage de Pâques, du 4 au 12 avril 2015.

Ecrit par le Professeur Jean-Paul Tillement, ce livre retrace le voyage d’un petit groupe de volontaires français et belges à la rencontre de ces populations menacées et mal défendues.

Préface de Benjamin Blanchard cofondateur et directeur général de SOS Chrétiens d'Orient. Aux éditions Fiacre.

PU : 15 euros + 3 euros de frais de port. Possibilité de l’acheter en ligne : http://www.soschretiensdorient.fr/boutique/ 

Posté le 1 mai 2016 à 10h29 par Michel Janva | Lien permanent

25 avril 2016

Dissolution de la Fraternité du père Zanotti-Sorkine [Démenti]

Lu sur Belgicatho :

"Ce dimanche nous apprenons avec stupéfaction - via une fuite au sein de la conférence épiscopale [belge]- que la décision de la fermeture de Sainte-Catherine a été prise et sera communiquée à la fin de cette semaine. 

De plus, la même source nous apprend que les évêques [belges] ont pris la décision, au cours de la réunion épiscopale de ce vendredi 22 avril 2016, de dissoudre la Fraternité des Saints Apôtres.

L'Eglise Sainte-Catherine est pleine tous les dimanches et en équilibre. Les riverains et les commerçants apprécient cette église et toute la vie qu’elle a ramenée dans le quartier. Il va sans dire que cette décision va entraîner des réactions fermes et une grande mobilisation. En effet, les fidèles ne vont pas comprendre cette décision unilatérale et brutale des évêques."

La Fraternité des Saints Apôtres est une oeuvre sacerdotale fondée par Monseigneur André-Joseph Léonard et inspirée par le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine. Les futurs prêtres de la Fraternité des Saints Apôtres logent à l'abbaye de Marche-les-Dames (Belgique) ou à l'évêché de Bayonne (France). Ils reçoivent leur formation doctrinale au Séminaire Notre-Dame de Namur (Belgique) ou au Séminaire des Saints Cœurs de Jésus et de Marie de Bayonne (France).

Addendum : Le porte-parole des évêques de Belgique dément cette information.

Posté le 25 avril 2016 à 16h31 par Michel Janva | Lien permanent

24 avril 2016

1er mai, jubilé du Père Elian Nasrallah, chantre de l’amitié franco-libanaise

On me prie de communiquer ce qui suit :

Image001"Le Père Elian Nasrallah est un serviteur du Christ infatigable quand il s'agit de venir en aide aux plus démunis, mais aussi un bâtisseur d'espérance qui imagine et met en oeuvre en permanence des projets de développement culturels, sociaux et économiques pour son village.

Le Père Elian est enfin un chantre de l'amitié franco-libanaise apprécié et un inlassable bâtisseur de paix et de concorde dans l'une des régions les plus éprouvées et les plus difficiles du Liban (le village d'El Qaa est situé à la frontière libano-syrienne, dans une des régions les plus dangereuses du Liban)."

Fran--ais[1]Nous présentons au Père Elian tous nos voeux pour son jubilé.

Posté le 24 avril 2016 à 20h58 par Marie Bethanie | Lien permanent

Au temps des crises profondes, la Providence utilise les plus humbles pour sauver l'intégrité de la foi

ImagesJeanne Smits propose sur son blog une traduction d'un entretien accordé au mois de mars par Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana (capitale du Kazakhstan), à l’association hongroise John Henry Newman. L'entretien est long mais très intéressant car il traite de sujets très divers mais cruciaux pour la vie de l'Eglise. Les passages que j'ai sélectionnés (même si tout l'entretien est à lire dans l'article original) concernent plus particulièrement ce que nous sommes : des laïcs catholiques, et leur place, et leur rôle dans l'Eglise, ainsi qu'un sujet crucial pour nous au quotidien : le rapport de la foi catholique avec l'islam.

[...] "Aujourd'hui, les fidèles catholiques font l'expérience de la faiblesse et des dysfonctionnements du magistère : sans exagération j'ose dire que dans les médias officiels catholiques on peut entendre lire et voire des erreurs grossières, des ambiguïtés, et même des hérésies de la bouche de prêtres de haut rang, hélas, et même d'évêques et des plus hauts dignitaires de l'Eglise, quasiment chaque jour. Une partie significative des déclarations officielles — même depuis les plus hautes sphères — sème la confusion, et contradictoire, trompant de nombreux fidèles. Que doivent faire les fidèles catholiques en ces temps difficiles ? Comment pouvons-nous rester fermes dans la foi dans cette situation ? Quel est notre devoir ?

— Au cours de l'histoire de l'Eglise il y a toujours eu des temps de crise profonde de la foi et de la morale. La crise la plus profonde, la plus dangereuse a été sans aucun doute la crise arienne au quatrième siècle. C'était une attaque mortelle contre le mystère de la très Sainte Trinité. En ces temps-là, ce furent quasiment les simples fidèles qui ont sauvé la foi catholique. Dans son analyse de cette crise, le bienheureux John Henry Newman a dit que c'était l’ecclesia docta (l'église enseignée, c'est-à-dire les fidèles qui reçoivent l'instruction du clergé) plutôt que l’ecclesia docens (ceux qui détiennent le magistère ecclésiastique) qui a sauvé l'intégrité de la foi catholique au quatrième siècle. Au temps de crises profondes la divine Providence aime à utiliser les plus simples et les plus humbles pour démontrer l'indestructibilité de son Eglise. Cette affirmation de saint Paul peut également être appliquée à la situation interne de l'Eglise : « Mais Dieu a choisi les moins sages selon le monde, pour confondre les sages ; il a choisi les faibles selon le monde, pour confondre les puissants » (1 Cor 1, 27). Lorsque les simples fidèles constatent que les représentants du clergé, et même du haut clergé, laissent à l’écart la foi catholique et proclament l'erreur, ils doivent prier pour leur conversion, ils doivent réparer les fautes du clergé à travers le témoignage courageux de la foi. Parfois, les fidèles doivent également conseiller et corriger le clergé, mais toujours avec respect, c'est-à-dire en suivant le principe du sentire cum ecclesia, ainsi que l’ont fait par exemple sainte Catherine de Sienne ou sainte Brigitte de Suède. Dans l'Eglise nous constituons tous un seul corps, le corps mystique du Christ. Lorsque la tête (le clergé) est défaillant, les autres membres doivent essayer de renforcer le corps tout entier. En définitive, l'Eglise est guidée par la tête invisible qui est le Christ, et elle est animée par son âme invisible qui est le Saint-Esprit. C'est pourquoi l'Eglise est indestructible."[...]

Sur l'islam et les pseudo "religions du Livre" :

"L'islam est la religion la plus communément pratiquée au Kazakhstan. Traditionnellement, les Kazakhs ethniques sont des musulmans sunnites. Quelle est votre expérience du dialogue avec eux ? L'islam, dit-on, est similaire au christianisme ou au judaïsme parce qu'il croit en un seul Dieu, et ainsi le monothéisme est supposé constituer la base du dialogue. Mais est-ce réellement cela ? Est-il possible d'engager un dialogue théologique profond avec eux ? Allah est-il la même chose que la Sainte Trinité ? Peut-il y avoir une base de dialogue théologique si l'islam hait la foi en l'Incarnation ?

Il y a aussi de la confusion lorsque l'on dit que les Juifs, les musulmans et les chrétiens suivent des religions monothéistes. Cela porte vraiment à confusion. Pourquoi ? C’est que nous, chrétiens, nous croyons toujours non seulement en un seul Dieu, mais au Dieu trine, en Dieu, la très Sainte Trinité. Nous ne croyons pas seulement en un seul Dieu comme toute personne humaine peut le faire à la lumière de la raison naturelle. Les Juifs et les musulmans croient en un seul Dieu qui est une seule personne. C'est une hérésie, ce n'est pas vrai. Dieu n'est pas une personne, Dieu est trois personnes. Et qui plus est, ils n'ont pas la foi parce qu'ils croient seulement que Dieu est un, mais cela ne requiert pas la foi, seulement la raison naturelle. Il y a le dogme de la foi qui déclare qu'à la lumière naturelle de la raison naturelle chaque personne peut reconnaître que Dieu est un. Nous avons une foi surnaturelle, et c'est une différence substantielle.

Objectivement, Dieu, que nous connaissons par la raison, est évidemment la Sainte Trinité. Mais les Juifs et les musulmans n'acceptent pas la Sainte Trinité. Ainsi nous ne pouvons pas prier ensemble parce que leur culte manifeste leurs conviction qu'il y a un seul Dieu, une seule personne. Mais nous, chrétiens, nous adorons toujours Dieu en trois personnes. Toujours. Et donc nous ne pouvons pas rendre le même culte. Ce ne serait pas véridique. Ce serait une contradiction et un mensonge.[...]

Comment voyez-vous la crise des migrants en Europe ? Quelle est l'attitude catholique correcte à son égard ?

— C'est un problème plus ou moins politique. Ce n'est pas la première tâche des évêques que de faire des déclarations politiques. Mais en tant que personne privée, et non en tant qu'évêque, je dirais que la soi-disant « migration » a été planifiée et programmée de manière artificielle, on peut même parler d'une forme d'invasion. Certaines puissances politiques globales l’ont préparée il y a de longues années déjà, en créant la confusion et les guerres au Proche-Orient, en « aidant » ses terroristes ou sans s'y opposer de manière officielle ; ainsi – d'une certaine façon – elles ont contribué à cette crise. Déplacer une telle masse de gens, qui sont pour la plupart musulmans et qui appartiennent à une culture très différente vers le cœur de l'Europe, est problématique. Ainsi un conflit programmé se trouve-t-il en Europe et la vie civile et politique est déstabilisée. Cela doit être évident aux yeux de tous."[...]

(Lire tout l'entretien ici)

Posté le 24 avril 2016 à 17h12 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)


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