14 septembre 2014

Prudence à l'approche du Synode sur la famille

Avant même son ouverture, prévue le 5 octobre, le Synode des évêques sur la famille suscite chez certains les espoirs les plus fous, notamment en ce qui concerne l'accès des divorcés-remariés à la communion. La tentation sera sans doute forte, chez certains médias, d'une part de présenter, au fil des débats, uniquement ce qui ira dans le sens d'une révision du Magistère, et d'autre part de faire monter les enchères jusqu'à la clôture de l'Assemblée le 19 octobre.

Le fonctionnement même du synode invite au contraire à la plus grande prudence. Pour au moins deux raisons, comme l'explique sur son blog l'Abbé Cédric Burgun, enseignant en droit canonique à l'ICP :

  • Un Synode n'est ni un gouvernement, ni une assemblée de députés

"Ce n’est pas un parlement qui peut légiférer (le canon 343 est très clair à ce sujet : il n’appartient pas au synode « de trancher ces questions ni de porter des décrets, à moins que, dans des cas précis, il n’ait reçu pouvoir délibératif du Pontife Romain à qui il revient alors de ratifier les décisions du synode »), mais une assemblée de coopérateurs à l’autorité suprême qu’est le pape. (...) Son pouvoir est seulement consultatif, ce qui signifie discuter des questions à traiter et émettre des souhaits. Autrement dit, les avis du synode des évêques ne sont pas contraignants pour le Pape. (...) Il est bien connu que certaines encycliques ou lettres apostoliques parmi les plus importantes de ces derniers temps ont leur origine dans ces documents ; il est moins connu que quelques synodes ne donnèrent que de pauvres résultats, obligeant le Pape à tout reprendre de manière personnelle."

  • Les fruits du Synode ne seront pas connus cette année

Le Saint-Siège a prévenu que "cette réflexion synodale se ferait en deux étapes, ce que beaucoup, journalistes ou non, me semble-t-il, n’ont pas voulu entendre (...) : l’Assemblée générale extraordinaire de 2014 et l’Assemblée générale ordinaire de 2015, après laquelle sera publié le document synodal dans lequel le Pape prendra sans doute des décisions pastorales. Faut-il donc attendre je ne sais quelle réforme cette année ? Sans doute, non. Et faisons attention de ne pas surenchérir les attentes afin d’éviter de trop grandes désillusions."

Posté le 14 septembre 2014 à 22h28 par Louise Tudy | Lien permanent

"Vêture", ou l'importance du signe de croix

Un texte du Père Guillaume de Menthière, dans "Magnificat" :

"Caché dans un recoin, j'observe les gens qui entrent dans l'église. La plupart s'y engouffrent avec un air pressé bien peu seyant en cette demeure de l'Eternel. Quelques uns pourtant prennent le temps d'esquisser un furtif mouvement de la main qu'avec beaucoup d'imagination on peut assimiler à un signe de croix. Des chrétiens sans doute ? Mais alors ils devraient savoir que les signes religieux ostensibles sont autorisés dans l'église, qui n'est pas soumise à la laïcité. Pourquoi des signes si lilliputiens, à peine perceptibles, et non pas "le bel agenouillement droit" dont parlait Péguy, ou le beau vêtement de la croix dont on se drape comme d'un manteau ? Pourquoi nos fidèles auraient-ils la croix honteuse et non la croix glorieuse ?

Autrefois, la première leçon de catéchisme ne portait pas sur les dogmes, mais sur la gestuelle du chrétien. "Que dois-je faire le matin à mon réveil ?" demandait-on à l'enfant. Et la réponse fusait : "Au réveil, je trace sur moi le signe de la croix." Avant même d'habiller son corps, on habille son âme de l'ample manteau du salut. Des générations de petits marqués du signe de la croix pouvaient ainsi dire avec l'Apôtre : "Pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste ma seule fierté. Par elle, le monde ets crucifié pour moi, et moi pour le monde." (Ga 6, 14).

Un jour, une pieuse femme vint visiter l'abbé Poppe agonisant en lui réclamant un souvenir, une relique, une image de lui. Le bienheureux prêtre décrocha le crucifix au-dessus de son lit et le tendit à la visiteuse en disant : "Voici ma photo, priez pour qu'elle soit ressemblante !"

Bon dimanche !

Posté le 14 septembre 2014 à 15h21 par Marie Bethanie | Lien permanent

11 septembre 2014

Synode : On ne doit pas s’attendre à un changement

Le Cardinal Dolan ne voit pas comment il serait possible de donner la communion à des divorcés remariés sans changer dramatiquement la doctrine.

Le Cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York et jusqu’à l’année précédente président de la Conférence épiscopale américaine, s’exprime sur les thèmes qui seront traités dans quelques semaines à Rome lors du Synode extraordinaire sur la famille.

« Les gens ne devraient pas s’attendre à quelconque changement sur la question de l’accès au sacrement de communion pour les divorcés remariés, question très en vogue les derniers mois en prévision du rendez-vous du Synode. »

Dans une longue interview devant Crux, nouveau portail américain qui informe sur les événements majeurs du monde catholique, le cardinal Dolan a déclaré :

« personnellement je ne vois pas comment il pourrait y avoir de changement dramatique sans aller à l’encontre de l’enseignement de l’Eglise. »

Le prélat des Etats Unis pense qu’il serait plus opportun que

« le Synode regarde le sujet de manière plus globale, tâchant de comprendre les moyens pour réorienter les personnes vers la beauté et l’aventure d’un mariage d’amour et de fidélité. »

Posté le 11 septembre 2014 à 09h27 par Michel Janva | Lien permanent

09 septembre 2014

Assassinat sauvage de trois religieuses au Burundi

On a appris lundi l'assassinat de trois religieuses italiennes au Burundi :

"Au Burundi, dimanche 7 septembre en fin d’après-midi, deux religieuses du couvent de Kamenge, en périphérie de Bujumbura, ont été retrouvées sauvagement assassinées. Et alors que les forces de l’ordre gardaient l’établissement, une troisième femme a été tuée dans la nuit. Plus personne ne croit désormais à la thèse d'un déséquilibré."

Le premier acte s’est joué dimanche vers 16 heures avec l’assassinat des deux premières religieuses, sœur Lucia Pulici, 75 ans, et sœur Olga Raschietti, 83 ans. Elles ont été égorgées dans leur couvent de Kamenge. Après le départ de la police vers minuit, une unité des forces de l’ordre reste en faction à l’extérieur du mur d’enceinte.

A l’intérieur, trois religieuses - une Italienne, une Congolaise et une Rwandaise - acceptent de passer le reste de la nuit dans l’établissement. Quelque temps après, la troisième sœur italienne, sœur Bernadette 79 ans, appelle l’abbé de la paroisse, le père Mario, Italien lui aussi. Elle lui dit qu’elle entend du bruit. Il pense que c’est juste la peur qui suscite cette inquiétude et tente de la rassurer.

Vers deux heures du matin, le père Mario est finalement réveillé en sursaut par du bruit. Il accourt avec de l’aide et trouve le couvent fermé à clé, sans signe d’effraction. Lorsqu’il entre, c’est l’horreur. Le corps de la sœur Bernadette gît dans sa chambre, décapitée. Le corps porte des traces de coups. L’assassin, ou les assassins, lui aussi s’est enfui ni vu ni connu malgré la présence de la police derrière le mur.[...]

On apprend à l'instant qu' un suspect a été arrêté, portant sur lui le téléphone d'une des religieuses assassinées, et les clefs du couvent.

Le Pape a exprimé sa "grande tristesse" :

"Que le sang versé devienne semence d’espérance pour construire une fraternité authentique entre les peuples."

Dans le message adressé à Mgr Ngoyagoye, archevêque de Bujumbura, il demande au Seigneur « d'accueillir dans sa demeure de paix et de lumière ces trois religieuses fidèles et dévouées », «  témoins généreux de l’Évangile », en exprimant sa « proximité » à leur communauté religieuse, aux familles des victimes, ainsi qu'à toute la communauté diocésaine.

Le Pape envoie sa bénédiction apostolique à toutes les personnes touchées, « en gage de réconfort »."

Posté le 9 septembre 2014 à 16h21 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le 26 septembre, avec les Chrétiens d'Irak, à l'église saint Gervais (IV°)

Tract

Posté le 9 septembre 2014 à 13h12 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Au secours des chrétiens d'Orient conférence à Toulon le 25 septembre

Photo (12)

Posté le 9 septembre 2014 à 09h18 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (2)

05 septembre 2014

FSSPX : Mgr Fellay rencontrera le cardinal Müller

Les contacts se poursuivent entre les autorités romaines et celles de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X.

Le supérieur de la Fraternité Saint-Pie-X, Mgr Bernard Fellay, doit rencontrer le 21 septembre, pour la première fois, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Au mois d'août, un prêtre de la FSSPX a été autorisé à célébrer une messe dans la chapelle Saint-Pie X en la basilique Saint-Pierre de Rome.

"Les gestes de bienveillance, même limités, ont malgré tout une importance : ils démontrent que Rome refuse toujours de traiter la FSSPX comme une communauté chrétienne séparée. Rome préfère considérer ce dossier comme une affaire interne à l’Église."

Posté le 5 septembre 2014 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

03 septembre 2014

Opus Dei : béatification de Mgr Alvaro del Portillo

Mgr Alvaro del Portillo (1914-1994), successeur de saint Josémaria à la tête de l’Opus Dei, sera béatifié à Madrid le 27 septembre. Mgr Antoine de Rochebrune, vicaire pour la France de la prélature de l’Opus Dei, répond à La Nef. Extraits :

N"Né en 1914 et décédé en 1994, il a été le successeur immédiat du fondateur, après en avoir été le bras droit pendant de nombreuses années. Il était, en quelque sorte, un fils aîné pour saint Josémaria, celui dont ce dernier disait qu’il avait le mieux saisi l’esprit de l’Opus Dei et le vivait avec la fidélité la plus exemplaire. Je dirais que son parcours personnel est à la fois simple et d’une rare intensité. Jeune étudiant, il a rencontré le fondateur de l’Opus Dei. Ce fut un choc, comme il le dira lui-même : « Jamais je n’avais entendu parler de Dieu avec tant de foi, tant d’amour. Cela m’a ouvert les yeux : j’ai commencé ma vraie vie. » À partir ce moment-là, il s’est entièrement donné à Dieu. Il a très rapidement occupé diverses fonctions de gouvernement dans l’Opus Dei et a succédé à saint Josémaria à la mort de ce dernier, en 1975. Vous savez que, pour une institution d’Église, la mort du fondateur peut entraîner de fortes perturbations. S’il n’en a rien été dans l’Opus Dei, c’est principalement grâce au futur bienheureux. Il s’est efforcé de gouverner en toute chose comme saint Josémaria l’aurait fait. C’est d’ailleurs ce que Paul VI lui avait conseillé : « En toute question, demandez-vous comment le fondateur réagirait. » [...]

Pourriez-vous nous rappeler ce qu’est l’Opus Dei, son charisme ?

L’Opus Dei est une institution catholique que le Seigneur a suscitée il y a plus de 80 ans pour proclamer l’appel universel à la sainteté et à l’apostolat. Nous voulons aider tous ceux qui le souhaitent à devenir des saints à travers l’exercice de leurs activités quotidiennes au milieu du monde. Les réalités quotidiennes comme le travail, la vie de famille, les loisirs, etc., peuvent être offertes au Seigneur et devenir « sacrées ». C’est grâce à elles, et non pas malgré elles, que les laïcs peuvent devenir saints. [...]

Vous êtes aujourd’hui la seule œuvre d’Église à bénéficier d’une prélature personnelle : pourquoi un tel statut et en quoi consiste-t-il ?

Si vous me le permettez, j’aimerais rectifier un petit peu votre question : nous ne « bénéficions » pas d’une prélature personnelle. Ce n’est pas un statut privilégié et nous aimerions beaucoup qu’il y en ait d’autres. L’Église a créé les prélatures personnelles dans le cadre du concile Vatican II. Elle s’est rendu compte qu’à côté de structures territoriales, comme les diocèses, il y avait besoin de structures rassemblant des personnes autour d’une caractéristique commune autre que le lieu où elles vivent. Elle a voulu en quelque sorte étendre ce qui était fait pour les diocèses aux armées, à l’intérieur desquels on a rassemblé tous les militaires d’un même pays, à d’autres types de réalités. Dans le cas de l’Opus Dei, cette petite portion du peuple de Dieu, composée de prêtres et de laïcs, porte la mission de diffuser l’esprit de sainteté au milieu du monde en appliquant les enseignements de saint Josémaria. [...]

La perte des repères semble assez générale : que vous inspire la situation actuelle, aussi bien dans la société que dans l’Église ?

Sur les problèmes spécifiques que rencontre notre époque, il me vient à l’esprit ce que disait un jour saint Jean-Paul II : « Le monde va mal parce qu’on y prie peu ou mal. » Ce reproche s’adresse aux catholiques avant tout. Le monde ne va pas mal parce que les forces démoniaques s’agitent : elles l’ont toujours fait. Il va mal parce que les catholiques ne prennent pas tous leur foi au sérieux. Comment parler de Jésus si on ne le fréquente pas soi-même dans la prière et les sacrements ? Comment s’étonner que les enfants perdent la foi s’ils n’ont jamais vu leurs parents prier ? Comment s’étonner que le nombre de catholiques diminue si les catholiques eux-mêmes ne parlent jamais de Dieu à leurs collègues de travail ? Que tous les catholiques prient davantage, qu’ils fréquentent les sacrements et qu’ils parlent de Dieu à leurs amis : ainsi les choses s’amélioreront dans l’Église et dans le monde. De toute façon, je pense que la période que nous vivons est la meilleure pour chacun de nous, car sinon Dieu nous aurait fait naître à un autre moment : à nous de répondre aux défis de l’instant présent et aux attentes du Seigneur !"

Posté le 3 septembre 2014 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent

02 septembre 2014

Les prêtres doivent-ils s'abstenir en politique ?

De l'abbé Guillaume de Tanoüarn :

"Je voudrais dire d'abord de quoi les prêtres doivent s'abstenir en matière politique : un prêtre ne peut être membre d'un Parti, sous peine de perdre l'universalité (la catholicité) de son sacerdoce. En effet, un Parti c'est à la fois une partie des citoyens opposée aux autres, et, dans cette opposition même, qui n'est pas religieuse mais civique, c'est une discipline (la discipline de parti), à travers laquelle on vous enjoint de dire ceci et pas cela, de frayer avec un tel et pas un tel, et même de penser une chose et pas une autre.

Par ailleurs je suis vraiment d'accord avec Vatican II, insistant sur la notion d'autonomie du politique. C'était d'ailleurs autrefois (dans les années 20 et 30) la position de Charles Maurras, qui lui avait été reprochée et par le pape Pie XI (pape autoritaire s'il en fut sorte de Boniface VIII des temps modernes, mais tellement intelligent...) et par Jacques Maritain dans les volumes anonymes publiés à l'époque (Clairvoyance de Rome et un autre qui devait s'appeler - de mémoire - Sous le joug de l'obéissance [à Rome bien sûr]).

Qu'est-ce que l'autonomie du politique ? C'est l'idée qu'il existe un bien spécifiquement politique, non pas contraire à la morale mais cependant qui n'est pas de nature morale... Saint Thomas, dans la IaIIae, définissait le bien commun politique comme pacificus status civitatis. L'Etat tranquille de la Cité. En quoi il se révélait très proche de la gouvernance médiévale en général et capétienne en particulier : le roi rend la justice, il est là pour apaiser les conflits entre les petits et les grands, mais pas pour imposer l'enseignement de l'Eglise par le glaive du temporel. Les règles de la paix sociale dépendent chaque fois d'un contexte différent et d'une connaissance de la chose politique que l'homme d'Eglise n'a pas.

La politique est donc bien un domaine au sein duquel le Pouvoir spirituel qui est l'Eglise ne peut pas s'immiscer. Pourtant il appartient au Pasteur - et ce n'est pas facultatif pour lui - de connaître le terrain dans lequel il mène paître ses ouailles.

En ce deuxième sens il est hélas plus que jamais nécessaire qu'un prêtre - ou a fortiori un évêque - fasse de la politique, non pas pour reprendre en choeur le Politiquement correct du moment, mais pour analyser, éclaircir, guider et avertir. Voyez Mgr Nona, évêque de Mossoul, à la fin du mois d'août dernier, il s'est adressé non seulement à ses chaldéens, mais à tous les chrétiens, d'Orient et d'Occident, en termes fermes: «Nos souffrances d’aujourd’hui sont un prélude aux vôtres, chrétiens européens et occidentaux qui souffrirez aussi dans un proche avenir».

«J’ai perdu mon diocèse», a déclaré l’archevêque. «L’emplacement physique de mon ministère a été occupé par des islamistes radicaux qui veulent que nous nous convertissions ou soyons tués. Mais ma communauté est encore en vie.»

Vous direz sans doute que cet évêque fait de la politique et que le rapprochement qu'il n'hésite pas à effectuer entre la situation en Orient et en Occident est excessif. Pour moi c'est un bon Pasteur : il prend ses responsabilité, à la face de l'Eglise universelle."

Posté le 2 septembre 2014 à 22h21 par Michel Janva | Lien permanent

31 août 2014

La Cité terrestre cherche à enraciner les valeurs chrétiennes dans les communautés

Non loin de Castel Gandolfo, des parlementaires venant d’Europe, des Etats Unis ou d’Amérique latine se sont rencontrés à huis clos pendant trois jours. A l’occasion de la 5ème conférence annuelle de l’International Catholic Legislators Network qui se tenait du 28 au 30 août à Frascati, ils ont discuté de la promotion des valeurs chrétiennes et morales dans la vie politique et législative de leurs pays respectifs. On ne sait rien de leur débat, mais on connait en revanche la teneur de l’intervention ce vendredi du cardinal Pietro Parolin :

« Vous êtes là, parce que vous êtes passionnés par la Cité terrestre qui cherche à enraciner la morale et les valeurs chrétiennes authentiques dans les communautés du monde, afin qu’ensemble nous puissions atteindre la Cité de Dieu ».

A la lumière des enseignements de Saint Augustin dont c’était la fête ce jeudi, le Secrétaire d’Etat du Saint-Siège invite à instaurer aujourd’hui encore un nouvel ordre reposant sur une

« logique de sagesse qui place le cœur de l’homme au centre et indique la vraie nature de l’espérance chrétienne ».

S’appuyant cette fois sur l’exhortation apostolique « Evangelii Gaudium », et le passage où le pape écrit que nous devons tout faire pour « allumer un feu dans le cœur du monde », le cardinal Parolin invite les législateurs à édifier une société plus juste centrée sur la dignité des personnes humaines, « par vos paroles, votre témoignage et vos actions politiques et législatives, portés par la foi ». Politiques et législateurs sont appelés à être le « levain du monde ».

« L’Eglise sait que votre travail n’est pas facile ». « Elle comprend les nombreuses menaces qui planent sur la vie de famille, que représentent des politiques ou des lois qui permettent ou même accélèrent la dissolution de la famille. Elle est totalement consciente des besoins urgents d’alléger la pauvreté et de soutenir le développement intégral des membres les plus négligés de la société. Et ainsi, tout comme l’Eglise a besoin de vous, vous avez besoin de l’Eglise. Elle met à votre disposition ses sacrements, ses sages conseils, et son implication à défendre les vérités morales et la loi naturelle ».

L’Eglise promet de soutenir leurs initiatives, exigeant cependant que tous agissent en « unité » avec la mission de leurs pasteurs, le pape et les évêques.

Posté le 31 août 2014 à 15h12 par Michel Janva | Lien permanent

6 septembre : Marie, Mère de l’Église, à Solesmes

Samedi 6 septembre 2014 à la Marbrerie

  • 14 h 30, Assemblée des Amis de Solesmes
  • 15 h, Conférence ouverte à tous : « Cinquantenaire de la déclaration par Paul VI de Marie, Mère de l’Église. 1964-2014. par le fr P.A. Rochon.

Posté le 31 août 2014 à 14h32 par Michel Janva | Lien permanent

30 août 2014

Création d'une éparchie à Bucarest

CLe préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales inaugure samedi 30 août une nouvelle éparchie (diocèse catholique de rite oriental), à Bucarest en Roumanie. Le cardinal Léonardo Sandri préside dans la cathédrale Saint-Basile-le-Grand une divine liturgie au cours de laquelle est installé le premier évêque de cette nouvelle circonscription ecclésiastique, Mgr Mihai Frățilă (photo). 

Posté le 30 août 2014 à 19h08 par Michel Janva | Lien permanent

Le Vicaire apostolique de Tripoli : « nous vivons l’ascèse franciscaine « grâce » aux combats »

De l'Agence Fides à Tripoli :

"« Jusqu’à ce matin très tôt, nous avons entendu des explosions et des combats mais une trêve semble maintenant s’être instaurée. Certains disent que la situation devrait s’améliorer mais je n’y croirai que lorsque je le verrai et qu’il sera possible de dormir la nuit » déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Giovanni Innocenzo Martinelli, Vicaire apostolique de Tripoli, où se sont enregistrés ces derniers jours de violents combats pour le contrôle de l’aéroport international et d’autres points stratégiques de la capitale libyenne. Des avions, dont on ne sait s’ils sont libyens ou, plus probablement, proviennent d’Etats limitrophes, ont effectué un certain nombre de raids sur les milices de Misrata qui semblent avoir pris le contrôle de l’aéroport, le soustrayant aux milices de Zintan.
Mgr Martinelli insiste sur le fait que la pénurie de carburant et les fréquentes interruptions de la distribution de l’énergie électrique, qui peuvent durer de 6 à 10 heures, créent de graves problèmes à la population. « Disons – indique le Vicaire apostolique qui est franciscain – que la Libye nous aide à vivre l’ascèse de la privation, du détachement des biens matériels, de la joie parfaite pour le dire en termes franciscains ».
En ce qui concerne la situation de la petite communauté chrétienne, Mgr Martinelli indique que « l’Eglise se vide toujours davantage mais un groupe désireux de persévérer demeure, peut-être 300 ou 400 personnes, en grande partie philippines et surtout africaines, qui exercent des activités occasionnelles, en particulier dans le BTP. Nous chercherons nous aussi de résister afin d’offrir un service à ces frères ».
« J’implore tout un chacun de prier pour la Libye en demandant l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie, parce que seule la prière peut nous donner la force de surmonter ces moments » conclut Mgr Martinelli."

Posté le 30 août 2014 à 11h19 par Marie Bethanie | Lien permanent

27 août 2014

Scandale autour de Game of Thrones : les évêques croates s'insurgent

Lu ici :

"La reine Cersei quitte une église et traverse Port-Réal... entièrement nue. Une scène majeure de la cinquième saison de Game of Thrones,actuellement tournée à Dubrovnik, en Croatie, a été mise en péril par l'interdiction de tournage devant la cathédrale de la ville.

L'archevêché de Dubrovnik a qualifié la scène d'"indécente et contraire à la morale chrétienne" et justifié son interdiction en rappelant que ''le respect des lieux a une dimension spirituelle", rapporte le site croatetportal.  "Il est difficile d'imaginer filmer une scène pareille devant la cathédrale de Londres ou celle de Washington", a ajouté le service de presse de l'église de Dubrovnik. 

Accusées d'avoir trop d'emprise sur Dubrovnik, les autorités ecclésiastiques ont tenu à préciser que "l'interdiction du tournage concernait uniquement les lieux faisant partie du patrimoine de l'Eglise, et non pas les autres endroits de la ville". 

Posté le 27 août 2014 à 21h41 par Le Salon Beige | Lien permanent

23 août 2014

Une cathédrale à Bahreïn

La cathédrale Notre Dame d’Arabie aura la forme d’une tente comme celles que les juifs montaient dans le désert pendant l’exode pour prier Dieu. Elle sera octogonale parce que le chiffre huit symbolise l’éternité. Cette cathédrale sera construite sur un terrain de près de 9000 mètres carrés offert à l’Eglise catholique par le roi du Bahreïn. Le vicaire apostolique d’Arabie du Nord, Mgr Camillo Ballin, a précisé que les travaux n’avaient pas encore commencé. Cette église pourra accueillir 2300 personnes.

L’église sera équipée d’un parking souterrain. Pas de croix ni d’autres signes religieux à l’extérieur pour ne pas provoquer de réactions, mais il y aura un clocher qu’on pourra voir de loin. Les quelque cinquante prêtres que compte le Vicariat d’Arabie du Nord auront enfin un lieu où se rencontrer et organiser leurs retraites spirituelles. Ce Vicariat couvre quatre pays : le Bahreïn, le Koweit, le Qatar et l’Arabie Saoudite dont le territoire est interdit à toute pratique religieuse autre que celle de l’islam. Pas moins de 2,5 millions de chrétiens, essentiellement des catholiques, vivent dans ces pays.  La plupart sont des ouvriers philippins, indiens ou sri-lankais.

Posté le 23 août 2014 à 19h32 par Michel Janva | Lien permanent

19 août 2014

Le dialogue avec les musulmans ne peut pas être poursuivi à tout prix

Mgr Luigi Negri, Archevêque de Ferrare-Comacchio, a déclaré (traduction de Benoît-et-moi) :

"L'exposition sur la maison de votre Evêque, maison de tout notre peuple chrétien de Ferrare-Comacchio, de la marque représentant l'initiale du mot «Nassarah» (Nazaréen), le terme par lequel le Coran identifie les disciples de Jésus de Nazareth - qui a été imposée par les milices de l'autoproclamé Califat de Bagdad aux infidèles-chrétiens, pour lesquels il n'y a pas de place dans l'Etat Islamique de l'Irak à moins qu'ils se convertissent, se soumettent à un impôt spécial, subissent la dévastation de leurs lieux de culte et la confiscation de leurs biens - entend dire publiquement que l'archidiocèse de Ferrare-Comacchio se sent une seule chose avec nos frères et sœurs qui portent dans leur corps et dans leur âme les blessures de la passion et la mort du Seigneur.

Tandis que nous nous préparons à la journée de prière (décrétée par la CEI pour le 15 août), pour que la paix revienne - il vaudrait mieux dire: pour que le Seigneur Jésus-Christ fasse un miracle, pour lequel, humainement parlant, on n'entrevoit aucune possibilité, même minime - je voudrais que vale pour tout le diocèse ce que le pape François a maintes fois invoqué, à savoir qu'il ne s'agisse pas seulement de "dire" des prières, mais de prier avec la totalité de sa vie et de son intelligence du cœur. Puisse la prière être surtout une demande de pardon adressée à Lui parce que notre vie de chrétiens occidentaux est gravement coupable, dans le sens de la responsabilité envers ce qui se passe. 

Cette responsabilité s'exprime à travers un ingénuité pour le moins pathologique. On doit parler de dialogue, certes oui, mais on ne peut et on ne doit le faire que s'il porte en lui la conscience de notre propre identité et de la complexité de l'interlocuteur en question. Dans tous les cas, le dialogue ne peut pas être poursuivi à tout prix et ne peut absolument pas représenter une forme de démission de la présence chrétienne au Moyen-Orient.

Nous devrions tous vouloir être là avec eux, pour renforcer la présence y compris numérique de chrétiens dans les lieux où depuis deux mille ans, l'Eglise et les chrétiens sont présents et persécutés. Prions afin que le Seigneur nous rende capable d'instaurer et de poursuivre un dialogue intelligent et pas une capitulation sans condition, et prions aussi afin que le Seigneur nous concède de contribuer de manière positive non seulement à arrêter la fuite de milliers et milliers de nos frères et sœurs, coupables seulement d'être chrétiens comme les premiers martyrs, mais, autant que possible, de renforcer leur présence que nous ne pouvons pas ne pas considérer comme une contribution essentielle au Bien Commun de l'humanité toute entière. C'est la manière authentique de prier pour la paix qui est un don du Christ ressuscité: «Que la paix soit avec vous». 

Tout le reste finit par n'être que discours creux. L'Église n'a pas besoin de discours creux et, que je sache, Dieu non plus."

Posté le 19 août 2014 à 14h19 par Le Salon Beige | Lien permanent

18 août 2014

La vérité sur le diocèse de Ciudad del Este au Paraguay

Par Yves Daoudal :

"Suite à diverses accusations contre l’évêque « ultra-conservateur » de Ciudad del Este (Paraguay), Mgr Rogelio Livieres Plano, et son vicaire général Mgr Carlos Urrutigoity, le pape avait décidé une visite apostolique du diocèse. Le but était de destituer cet évêque prévaricateur et son vicaire général pédophile, et bien sûr de fermer le séminaire ultra-florissant que l’évêque avait osé ouvrir et qui brisait le monolithisme progressiste du séminaire national du Paraguay. En bref il fallait mettre un terme à cette insupportable exception de Ciudad del Este, où la doctrine catholique est enseignée, où la messe de saint Pie V est partout honorée (à commencer par le séminaire diocésain), où une vie vraiment catholique fait honte aux autres évêques.

Mais l’affaire a fait pschitt. Le seul résultat de la visite apostolique est que les ordinations prévues pour le 15 août ont été « suspendues » - sans doute pour donner un os à ronger aux distingués diffamateurs épiscopaux et médiatiques. On a dit que le vicaire général avait été lui aussi suspendu, mais en fait c’est l’évêque qui l’avait suspendu, par esprit d’apaisement, en attendant la fin de l’histoire.

Les très graves accusations lancées contre l’évêque et contre son vicaire général n’ont pas été retenues par les visiteurs parce qu’elles sont purement calomnieuses. Néanmoins on continue et on continuera de les voir répétées par tous ceux qui appellent « ultra-conservateur » un pasteur simplement catholique. Sur le site du diocèse on trouve un texte qui démonte point par point les accusations. J’ai entrepris de le traduire et on le trouvera ci-dessous. Il est long, mais je crois qu’il est utile de le connaître. Je précise que chacune des affirmations de ce texte est appuyée par des documents indiqués en note et qu’on peut consulter (il y a 57 documents en lien sur le texte original)."

En France, le nonce va-t-il demander une visite apostolique au sein du diocèse de Mgr Di Falco, suite à ses propos scandaleux ? Les visiteurs pourraient en revenir moins bredouilles.

Posté le 18 août 2014 à 17h42 par Michel Janva | Lien permanent

La progression impressionnante du catholicisme en Asie

Lu sur le bloc de Gabriel Privat :

"Chaque année l’Annuaire pontifical, recueil statistique de l’Eglise, publie des chiffres de baptisés en croissance plus importante que l’accroissement naturel de la population mondiale, des vocations religieuses qui augmentent, des nouveaux diocèses créés, etc. Mais où se cachent ces prêtres et ces nouveaux fidèles ? Pas en Europe, en tout cas, ça se saurait. Sur le vieux continent, en dépit de noyaux jeunes et vivaces c’est la lente chute qui continue. En Amérique disons que les positions sont stabilisées après les coupes sévères de l’évangélisme au sud et la déchristianisation au nord. On a même de beaux exemples de renaissance aux Etats-Unis, mais rien de bien important quand on prend du recul. Restent l’Afrique et l’Asie. C’est là que se situe la croissance la plus forte de l’Eglise.

Le cas asiatique est le plus intéressant. Si le pape visite la Corée en ce moment, ce n’est pas un hasard. Le pays comptait quelques dizaines de milliers de catholiques en 1945 après une période missionnaire timide et beaucoup de persécutions dans les siècles précédents. Aujourd’hui il y a plus de 5 millions de catholiques, 100 000 baptêmes d’adultes par an. Le nombre de prêtres est passé de 2800 à 4000 en dix ans. Dans le même temps les religieux sont passés de 1280 à 2000 et les religieuses de 8000 à 10 000. Cette progression impressionnante ne devrait pas trop s’infléchir dans les années à venir. [...]

Mais le plus surprenant se passe au Vietnam où, en dépit des persécutions, l’Eglise catholique engrange baptêmes d’adultes et entrées en vie religieuse. Le pays comptait 1500 séminaristes en 2005, ils sont 3000 aujourd’hui, à tel point que des tests d’aptitudes ont été instaurés à l’entrée au séminaire, faute de places suffisantes. Outre la vie sacerdotale, la vie religieuse contemplative attire. Ainsi les bénédictins du Vietnam se sentent désormais suffisamment solides sur leurs bases pour essaimer. En janvier 2014 ils ont fondé leur premier monastère en Thaïlande. La Thaïlande, justement, qui ne possède une hiérarchie catholique indigène que depuis la fin des années 1980, s’est lancée dès 1993 dans un vaste programme d’évangélisation dont le but était, en dix ans, de faire connaître Jésus Christ à chaque thaïlandais. Les catholiques sont toujours minoritaires, mais entre les fondations d’écoles, de séminaires, de maisons religieuses, ils quadrillent le pays et ont envoyé quelques groupes missionnaires au Cambodge. Il n’y a guère que le Laos où les persécutions sont telles que la minuscule communauté catholique peine à se développer. Mais même dans cette situation délicate, le séminaire compte suffisamment d’étudiants pour qu’il y ait un manque de… professeurs.

[...] Ces événements de l’Extrême-Orient sont à rapprocher de ceux de l’Asie centrale où, dans la plus grande discrétion se multiplient les vicariats apostoliques, preuve que l’implant catholique y a pris et que la première étape vers la création de diocèses a pu être entamée. [...]"

Posté le 18 août 2014 à 17h08 par Michel Janva | Lien permanent

15 août : les chrétiens d'Erbil se placent sous la protection de Notre-Dame

Le roc dans la tempête :

"Pour la fête de l'Assomption, les habitants d'Erbil ont dressé une statue à l'effigie de la Vierge Marie. Un évènement résolument symbolique pour les Irakiens qui proclament leur foi au péril de leur vie.

 A Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan, la statue de Marie veille sur les chrétiens en exil depuis mi-août. Agnès Richieri, correspondante de La Croix à Erbil raconte cette journée particulière.

En dépit des destructions massives imposées par l'Etat islamique et des persécutions infligées aux chrétiens de Mossoul, de Qaraqosh et d'ailleurs, les réfugiés d'Erbil continuent à afficher ostensiblement leur attachement au Christ et à sa mère. Le front tenu par les milices djihadistes se trouve pourtant à quelques kilomètres d'Erbil. L'inauguration a rassemblé une foule de fidèles, elle a été célébrée par l'évêque d'Erbil, Bashar Mate Warda. La vierge surplombe désormais une fontaine, non loin de l'église saint Joseph, dans le quartier chrétien de la capitale.

"Le projet était prévu de longue date, explique John, un jeune chrétien d'Ainkawa, le quartier où fut inaugurée la statue hier soir. Il y avait avant une statuette que l'on ne voyait pas bien. Maintenant, tout le monde sait que c'est une terre chrétienne." (suite).

Posté le 18 août 2014 à 15h54 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Les propos de Monseigneur Di Falco vont faire scandale

Extraits de l'entretien qu'il a accordé le 15 août : 

"L’homosexualité est un fait, ce n’est pas un choix. Le choix est dans la manière de vivre cet état de fait et particulièrement lorsqu’on est chrétien Ce n’est pas parce qu’on est homosexuel qu’on n’a pas le droit d’aimer et d’être aimé. En revanche, je crois que l’erreur de ceux qui ont réclamé le mariage, c’est d’avoir voulu employé le terme mariage. Le mariage c’est l’union d’un homme et d’une femme. Pour les autres situations, pourquoi pas un contrat d’union civile qui donne les mêmes droits qu’à un couple hétérosexuel. C’est déjà le cas du Pacs. Quant aux manifestations, plutôt bon enfant au début elles ont été récupérées par la suite. Je pense aussi que les enfants n’avaient pas à être dans ces manifestations. Ce n’était pas leur place. Parmi ces enfants, de 7, 8, 10 ans, quand ils auront 18 ou 19 ans, l’un ou l’autre se découvrira peut-être homosexuel. Vers qui vont-ils se tourner pour parler de ce qu’ils découvrent en eux et de ce qu’ils vivent quand ils se souviendront que leurs parents les ont emmenés dans des manifestations dans lesquelles se sont exprimés des gens de manière agressive et violente à l’égard des homosexuels ?"

Un peu plus loin : 

"On parle du droit à l’enfant mais pas du droit de l’enfant. Son droit, dans la mesure du possible, c’est d’avoir une maman et un papa. Ça ne veut pas dire que deux papas ou deux mamans ne s’occuperont pas bien d’un enfant, ce n’est pas la question".

Pour finir : 

"quand je vois la fatigue des prêtres qui se donnent sans compter, je souhaiterais que l’Eglise étudie la possibilité d’ordonner prêtre des hommes mariés qui pourraient, comme les diacres, continuer à exercer leur activité professionnelle. Qu’est-ce qui est important, permettre aux communautés chrétiennes d’avoir un prêtre proche et surtout l’Eucharistie, ou de se crisper sur la question du célibat ? Sans pour autant, bien sur remettre en cause le célibat (...)

Peut-être des femmes diacres, ce serait une première étape. L’essentiel, c’est d’avancer".

Non l'essentiel c'est la fidélité à l'Eglise, Mater et Magistra, qui seule fait avancer. 

Posté le 18 août 2014 à 09h05 par Le Salon Beige | Lien permanent

17 août 2014

Programme du 3ème pèlerinage international Summorum Pontificum

Organisé par le Coetus internationalis Summorum Pontificum (Giuseppe Capoccia, délégué général, l’abbé Claude Barthe, aumônier, Guillaume Ferluc, secrétaire général), voici le programme de ce pèlerinage à Rome :

Jeudi 23 octobre

  • 19h15 : Vêpres solennelles et accueil des pèlerins à la Trinité-des-Pèlerins par Mgr Guido Pozzo, Secrétaire de la Commission Ecclesia Dei

Vendredi 24 octobre

  • 8h45 : Chapelet pour les enfants à naître en la basilique Sant’Agostino, suivi de visites culturelles et spirituelles libres ou par groupes
  • 11 heures : Rencontre sacerdotale (pour le clergé)
  • 15 heures : Via Crucis sur le Palatin
  • 18h30 : Messe pontificale à la Trinité des Pèlerins célébrée par le cardinal George Pell pour les 10 ans de Juventutem

Samedi 25 octobre

  • à partir de 9h30 : Adoration eucharistique à Santa Maria in Vallicella, suivie de la procession vers la basilique Saint-Pierre
  • midi : Messe pontificale en la basilique Saint-Pierre célébrée par le cardinal Raymond Burke

Dimanche 26 octobre

  • midi : Messe pontificale célébrée par le cardinal Brandmüller pour la fête du Christ-Roi à Nurcie, déjeuner avec les moines (OSB)
  • Pour les pèlerins qui resteront à Rome : Messe pontificale à la Trinité des Pèlerins à 11 heures, célébrée par Mgr François Bacqué, Nonce Apostolique

Posté le 17 août 2014 à 07h51 par Michel Janva | Lien permanent

14 août 2014

Un évêque au tribunal pour avoir évoqué la "différence sexuelle"

Ca se passe en Espagne. Mais la police de la pensée ne connaît plus de frontière dans l'UE.

 

Posté le 14 août 2014 à 11h11 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (1)

14 août, Saint Maximilien Kolbe

14 août : Saint Maximilien-Marie Kolbe, prêtre et martyr au camp d'extermination d'Auschwitz (1884-1941) Prêtre, confesseur, apôtre de l'Immaculée Conception et martyr à Auschwitz...  

« De nos jours, le plus grand poison est l'indifférence, qui trouve ses victimes non seulement parmi les bourgeois mais aussi parmi les religieux » (Saint Maximilien-Marie Kolbe).

"Il était un frère franciscain conventuel    polonais, qui s'est offert à la place d'un père de famille dans le camp de concentration nazi à Auschwitz I. Pendant son enfance, il a eu une vision de la Vierge de Czestochowa. La Vierge lui    apparut et lui présenta deux couronnes, une blanche et une rouge, symbolisant la pureté et le martyre. Comme Elle l'invitait à choisir, sa générosité le poussa à choisir les deux. Dès ce moment,    le privilégié de Marie prit cette généreuse décision : « Je deviendrai meilleur de jour en jour ». L'âme de l'enfant conserve depuis cette rencontre un    amour indéfectible pour la Sainte Vierge. La lecture des écrits de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort lui apprend que « Dieu veut révéler et découvrir Marie, le chef-d'oeuvre de ses mains, dans ces derniers temps Marie doit briller,    plus que jamais, en miséricorde, en force et en grâce » (Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge). Il donne sa vie à la Sainte Vierge.  « De même que l'Immaculée est à Jésus, à Dieu, de même chaque âme va être par Elle et en Elle à Jésus, à Dieu, et cela    beaucoup mieux que sans Elle », écrira Saint Maximilien. Il décide par la suite de devenir prêtre. Entré au    séminaire dans son adolescence, il est ordonné le 28 avril 1918. En 1917, il avait fondé la Milice de la Vierge Immaculée. Les sept premiers Chevaliers d'avant-garde se consacrent à Marie    Immaculée le 17 octobre 1917. Ces dévoués serviteurs de la Vierge affronteront tous les ennemis de Dieu et de l'Eglise, particulièrement les suppôts de la franc-maçonnerie en Italie, en    Pologne, et dans le monde entier. Ils réciteront une fois par jour la prière suivante : « Ô Marie conçue    sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous et pour tous ceux qui n'ont pas recours à Vous, plus particulièrement pour les francs-maçons et pour tous ceux qui vous sont recommandés ».

Sur la même lancée, il crée en janvier 1922 le journal Le Chevalier de l'Immaculée. En août 1927, il fonde Niepokalanow, « la cité de    l'Immaculée », près de Varsovie. Il y met en place une maison d'édition et une station de radio (il était lui même radioamateur sous l'indicatif SP3RN), toutes deux destinées à promouvoir la    vénération de la Vierge. En 1939, sa fraternité fournit l'abri à des réfugiés polonais, y compris des juifs. Le 17 février 1941, il est arrêté par la Gestapo, et transféré en mai dans le camp    d'Auschwitz I, sous le matricule 16670. En juillet 1941, un homme disparaît dans le bloc 14, où se trouve le père Kolbe. Aussitôt, les nazis sélectionnent dix hommes de la même baraque et les    condamnent à mourir de faim. Un des malheureux désignés pour la mort s'écrie : « Oh ! ma pauvre femme et mes enfants que je ne reverrai    plus ! ». Alors, au milieu de ses camarades interdits, le Père Maximilien se fraie un chemin et sort des rangs. « Je voudrais mourir à la place d'un de ces condamnés », et il désigne celui qui vient de se lamenter. « Qui    es-tu ? » demande le chef. « Prêtre catholique », répond le Père. L'officier, stupéfait, garde un moment le silence puis accepte    l'héroïque proposition. Il est exécuté d'une injection de phénol dans le bras qu’il tend lui-même à la veille de l’Assomption et son corps est brûlé dans un four crématoire le 15 août, Solennité de l'Assomption. François Gajowniczek, le père de    famille qui sera sauvé par Saint Maximilien décèdera en 1995.       

Saint Maximilien a été béatifié le 17 octobre 1971 par Paul VI et canonisé le 10 octobre 1982 comme martyr par Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II.    Il est un des Saints patrons du XXe siècle, des électriciens, des radioamateurs, des journalistes, des prisonniers politiques et des toxicomanes."

Posté le 14 août 2014 à 08h04 par Marie Bethanie | Lien permanent

12 août 2014

Irak : le Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux condamne les crimes et étrille les responsables musulmans

Un message d'une rare fermeté :

"Le monde entier a assisté, stupéfait, à ce qu’on appelle désormais « la restauration du califat » qui avait été aboli le 29 octobre 1923 par Kamal Atatürk, fondateur de la Turquie moderne.

La contestation de cette « restauration » par la majorité des institutions religieuses et politiques musulmanes n’a pas empêché les jihadistesde l’« Etat Islamique » de commettre et de continuer à commettre des actions criminelles indicibles.

Ce Conseil pontifical, tous ceux qui sont engagés dans le dialogue interreligieux, les adeptes de toutes les religions ainsi que les hommes et les femmes de bonne volonté,ne peuvent que dénoncer et condamner sans ambiguïté ces pratiques indignes de l’homme:

-le massacre de personnes pour le seul motif de leur appartenance religieuse;

-la pratique exécrable de la décapitation, de la crucifixion et de la pendaison des cadavres dans les places publiques;

-le choix imposé aux chrétiens et aux yézidis entre la conversion à l’islam, le paiement d’un tribut (jizya) ou l’exode;

-l’expulsion forcée de dizaines de milliers de personnes, parmi lesquelles des enfants, des vieillards, des femmes enceintes et des malades;

-l’enlèvement de jeunes filles et de femmes appartenant aux communautés yézidie et chrétienne comme butin de guerre (sabaya);

-l’imposition de la pratique barbare de l’infibulation;

-la destruction des lieux de culte et des mausolées chrétiens et musulmans;

-l’occupation forcée ou la désacralisation d’églises et de monastères;

-la retrait des crucifix et d’autres symboles religieux chrétiens ainsi que ceux d’autres communautés religieuses;

-la destruction du patrimoine religieux-culturel chrétien d’une valeur inestimable ;

-la violence abjecte dans le but de terroriser les personnes pour les obliger à se rendre ou à fuir.

Aucune cause ne saurait justifier une telle barbarie et certainement pas une religion. Il s’agit d’une offense d’une extrême gravité envers l’humanité et envers Dieu qui en est le Créateur, comme l’a souvent rappelé le Pape François.

On ne peut oublier pourtant que chrétiens et musulmans ont pu vivre ensemble - il est vrai avec des hauts et des bas - au long des siècles, construisant une culture de la convivialité et une civilisation dont ils sont fiers. C’est d’ailleurs sur cette base que,ces dernières années, le dialogue entre chrétiens et musulmans a continué et s’est approfondi.

La situation dramatique des chrétiens, des yézidis et d’autres communautés religieuses et ethniques numériquement minoritaires en Irak exige une prise de position claire et courageuse de la part des responsables religieux, surtout musulmans, des personnes engagées dans le dialogue interreligieux et de toutes les personnes de bonne volonté. Tous doivent être unanimes dans la condamnation sans aucune ambiguïté de ces crimes et dénoncer l’invocation de la religion pour les justifier. Autrement quelle crédibilité auront les religions,leurs adeptes et leurs chefs ? Quelle crédibilité pourrait avoir encore le dialogue interreligieux patiemment poursuivi ces dernières années?

Les responsables religieux sont aussi appelés à exercer leur influence auprès des gouvernants pour la cessation de ces crimes, la punition de ceux qui les commettent et le rétablissement d’un état de droit sur tout le territoire, tout en assurant le retour des expulsés chez eux. En rappelant la nécessité d’une éthique dans la gestion des sociétés humaines, ces mêmes chefs religieux ne manqueront pas de souligner que le soutien, le financement et l’armement du terrorisme est moralement condamnable.

Ceci dit, le Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux est reconnaissant envers tous ceux et celles qui ont déjà élevé leurs voix pour dénoncer le terrorisme, surtout celui qui utilise la religion pour le justifier.

Unissons donc nos voix à celle du Pape François: « Que le Dieu de la paix suscite en tous un désir authentique de dialogue et de réconciliation. La violence ne se vainc pas par la violence. La violence se vainc par la paix!».

Posté le 12 août 2014 à 16h30 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (21)

11 août 2014

"Le démon ne supporte pas les époux qui s'aiment"

Ces mots sont d'un exorciste, le P. Sante Babolin, qui interpellait un jour le démon sur la raison des tourments que celui-ci infligeait à l'épouse d'un de ses amis. Réponse du démon : "Je ne supporte pas qu'ils s'aiment".

"Et pourquoi cette haine ? L’exorciste italien, qui a reçu cette charge dans le diocèse de Padoue en 2007 après avoir enseigné trente ans à l’université grégorienne, a donné son explication dans l’hebdomadaire Desde la Fé : Satan déteste le mariage parce que c’est le sacrement le plus proche de l’Eucharistie. « Je m’explique : dans l’Eucharistie, nous offrons au Seigneur le pain et le vin, qui par l’action du Saint-Esprit, deviennent le Corps et le Sang de Jésus. Dans le sacrement du mariage il se produit quelque chose de similaire : par la grâce de l’Esprit-Saint, l’amour humain devient amour divin, de telle sorte que, d’une manière réelle et particulière, les époux, consacrés par le sacrement du mariage, réalisent ce que dit l’Ecriture sainte : “Dieu est amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu en lui.” » [...]
 
Le prêtre exorciste évoque son expérience et indique un moyen puissant de chasser le démon : l'invocation de ND de Guadalupe.
"L’hebdomadaire Desde la Fé interrogeait l’exorciste lors de son passage au Mexique, fin juillet, pour faire part de son expérience à des prêtres, rapporte de son côté Portaluz.org. Tant dans ses batailles frontales lors d’exorcismes qu’au sein du confessionnal où le démon est aussi chassé, assure le P. Sante Babolin, c’est la Très Sainte Vierge qui montre son exceptionnelle puissance et sa volonté de mère de ne pas voir ses enfants abîmés. Et parmi tous ses vocables, c’est celui de Vierge de Guadalupe qui l’a le plus marqué.
L’exorciste a ainsi raconté aux prêtres mexicains que face à un jeune possédé de Padoue, il a compris tout à coup qu’il devait l’invoquer, elle."[...] Cette invocation est très puissante face au démon pour deux raisons, selon le prêtre : « En premier lieu parce qu’elle exprime une tendresse maternelle et qu’elle construit son empire par l’amour, et non par la terreur » ; ensuite « parce que son image de Mère exalte la famille, unie par son esprit maternel, qui offre l’amour aux parents et aux enfants ; et ce même esprit maternel travaille afin que tout le peuple se retrouve dans une fraternité humaine. Tout cela contrarie le démon. » (lire tout l'article sur le blog de Jeanne Smits).
 

Posté le 11 août 2014 à 23h49 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 août 2014

«Notre seul choix, c'était mourir ou partir»

Témoignage d'une famille irakienne arrivée en France.

Posté le 10 août 2014 à 09h12 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (1)

Nous, occidentaux, sommes responsables du massacre des Chrétiens d’Orient.

D'un fidèle lecteur :

"Le sort des Chrétiens d’Orient a ému nombre de nos compatriotes, notamment sur les réseaux sociaux.

La France, par la voix de son Président aura mis beaucoup de temps, trop sans aucun doute, pour réagir, et inviter poliment le nouveau Président Irakien à assurer la protection de ses compatriotes, de tous ses compatriotes quelle que soit leur religion.

C’est dans la forme un signe parmi d’autres de la déconnexion de ce pouvoir avec son peuple.

Au fond, cette absence de réaction à la hauteur de l’enjeu, n’a rien de surprenant. Tout au contraire s’inscrit-elle dans la logique adoptée par l’Occident et en premier lieu les États-Unis d’Amériques depuis plusieurs décennies désormais.

Rappelons en effet, que la guerre du Golf, dans sa seconde version, avait pour objet de protéger les intérêts de l’Occident, en luttant contre le terrorisme, se débarrassant au passage, d’un dictateur devenu gênant.

La France en ce temps-là avait eu le courage remarqué, de s’opposer à l’intervention en Irak par la voix de son Président (c’est sans doute là, la seule décision de véritable courage qu’ait prise Jacques CHIRAC) magnifiquement portée à l’ONU par un flamboyant Dominique de VILLEPIN.

Le propos mérite d’être repris :

« Une telle intervention ne risquerait-elle pas d'aggraver les fractures entre les sociétés, entre les cultures, entre les peuples, fractures dont se nourrit le terrorisme? (…)

Et c'est un vieux pays, la France, d'un vieux continent comme le mien, l'Europe, qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu les guerres, l'occupation, la barbarie. Un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit aux combattants de la liberté venus d'Amérique et d'ailleurs. Et qui pourtant n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes. Fidèle à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur. »

Cette doctrine, la France l’a malheureusement abandonnée en Afghanistan d’abord, puis en Lybie sous l’égide du Président Nicolas SARKOZY.

François HOLLANDE, devenu Président, loin de rompre avec cet abandon d’un rôle premier et moteur de notre beau pays, a poursuivi sinon amplifié cette attitude belliqueuse en particulier à l’égard de la Syrie, heureusement sans succès, grâce à la clairvoyance et la ténacité de la Russie.

L’objet, chaque fois, est de proposer, de soumettre, lesdits peuples et leurs dirigeants à la démocratie et par conséquent à nos valeurs occidentales, parangon de toutes les valeurs.

Pour quel résultat ? Les Chrétiens d’Irak comme ceux de Syrie en payent le prix fort.

De démocratie, dans aucun de ces pays il n’y a. En réalité, y règne une démocratie de façade, incapable de masquer le chaos dans lequel les populations vivent, mais surtout se montrant incapable d’enrayer l’islamisme radical et son cortège de massacres, d’excisions, de mariages forcés etc.

Les Chrétiens, faut-il le rappeler ont vécu en paix en Syrie, en Irak.

Nous les avons en réalité, il faut bien le confesser, condamnés à la terreur islamique de l’EIL, les sacrifiant sur l’autel de notre vision démocratique d’un monde hors sol, où toutes les valeurs, toutes les civilisations se valent.

Par là même, nous avons condamné au néant, à la vacuité de leurs combats, les milliers de soldats occidentaux qui ont payé de leur propre vie, comme ceux qui continuent chaque jour de souffrir dans leur chair, et qui aujourd’hui peuvent légitimement se dire « tout ça pour ça ».

Honte à l’Occident qui ne sait plus penser au-delà de ses petits intérêts économiques, qui se refuse à comprendre les enjeux de civilisation qui se jouent depuis des siècles au Moyen Orient, berceau de toutes les civilisations.

Honte à nos dirigeants, qui de SARKOZY à HOLLANDE, ont ruiné le destin singulier de la France au Moyen-Orient.

Ne pas savoir affirmer ce destin, l’assumer, comme l’avait courageusement fait Jacques CHIRAC, mettant en cela ses pas dans ceux du Général de Gaulle, c’est risquer de voir sa propre identité remise en cause.

C’est également et par conséquent prendre le risque d’importer ce conflit de civilisation sur notre propre sol, comme hélas les algarades de ces dernières semaines à l’occasion des manifestations pro palestiniennes n’ont été que les prémices.

Sans doute « ne savent-ils pas ce qu’ils font », nos dirigeants à courte vue, qui n’osent plus penser par eux-mêmes, s’alignant sur la pensée toute puissante de nos amis américains.

Cependant devant l’Histoire, ils seront, ne leur en déplaise, tenus pour responsables de la fin d’une civilisation et d’un certain art de vivre fraternellement quelle que soit sa communauté, sa religion, sa race.

Désormais comme le dit si bien Monseigneur AILLET « que les occidentaux, qui ont largement contribué au chaos qui s’est instauré en Irak, aident les chrétiens persécutés à rester sur leur terre ».

Sortons de cette hypocrisie, qui consiste à se déclarer prêt à accueillir les persécutés, position qui n’est qu’un aveu de faiblesse, d’une France incapable de faire valoir sa position au concert des nations occidentales.

Se souvenir du serment de protection de la France, incarné par Saint-Louis, envers les Chrétiens d’Orient honorerait notre classe politique. Alors courage Monsieur HOLLANDE, prenez enfin la mesure de ce que vous incarnez au-delà de votre personne, un grand pays, une grande nation dont la voix est autant indispensable, qu’attendue".

Posté le 10 août 2014 à 08h38 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (24)

Monseigneur Dominique Lebrun, évêque de Saint-Etienne, est à Erbil, accompagné de monseigneur Gollnisch

Sur le site de son diocèse :

"Face aux conditions dramatiques affligées aux minorités par le soi-disant Etat Islamique en Irak, Mgr Dominique Lebrun, l’évêque de Saint-Etienne, a interrompu ses vacances en Bulgarie. Il est arrivé cette nuit au Kurdistan irakien, à Erbil, avec Mgr Monseigneur Pascal Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient* en France. Celui-ci était déjà dans cette région avec le cardinal Barbarin fin juillet.

L’évêque de Saint-Etienne était déjà venu en 2000 dans cette région. Il constate une situation effroyable : une ville et des villages vidés de ses habitants, à l’exception des personnes grabataires et de quelques autres. Tous les chrétiens de Qaraqosh ont fui soit à Erbil soit dans d’autres villages, ainsi que d’autres minorités religieuses telles que les Yesedi, une communauté pré-musulmane de 200 000 personnes. Les rebelles sont armés, et font régner la terreur, violant les femmes, et pillant les habitations. Au sommet de l’horreur, des femmes seraient enlevées et mises en vente. Dans les centres de réfugiés, la vie s’organise avec beaucoup de générosité mais le désespoir n’est pas loin. Mgr Dominique Lebrun n’hésite pas à parler de catastrophe humanitaire sans précédent, si aucun moyen humain, diplomatique, spirituel et sans doute militaire ne sont pas mis en œuvre rapidement.

* L’Œuvre d’Orient : Une association de chrétiens de France au service des Chrétiens d’Orient http://www.oeuvre-orient.fr/"

Posté le 10 août 2014 à 08h11 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (3)

08 août 2014

A Alep en Syrie, "nos gens sont sans nourriture, sans eau, sans électricité et vivent dans la peur"

MarCe sont les mots de monseigneur Mayarati qui a rencontré le Pape mercredi :

"A Alep, deuxième ville de Syrie, la population vit dans la terreur, sans eau, ni nourriture ni électricité. L’archevêque arménien de la ville, Mgr Boutros Marayati, a rencontré le Pape François mercredi, à l’issue de l’audience générale. Il lui a fait part de la douleur et des espoirs des chrétiens de Syrie. « Nos gens sont sans nourriture, sans eau, sans électricité et vivent dans la peur de ce qui arrivera demain, en regardant toujours le ciel pour voir si les missiles tombent. »

Interrogé par l’Osservatore romano, l'archevêque a décrit une réalité très dure et plaidé en faveur d’un cessez-le-feu immédiat, « pour permettre enfin de s'engager dans un dialogue franc, entre toutes les parties prenantes de ce conflit, afin de parvenir à une solution pacifique qui garantit la bien du peuple ».

Posté le 8 août 2014 à 23h55 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (4)

URGENCE GAZA « Nous avons plus que jamais besoin d’aide »

L'AED se mobilise avec une grand persévérance pour nos frères d'Irak, mais elle nous demande de ne pas oublier ceux de Palestine.

« La situation humanitaire à Gaza est catastrophique. Nous vous demandons de prier pour un armistice et pour la paix. Nous vous demandons d’aider les pauvres et les blessés de la guerre. Il est plus que jamais temps d’aider la population de Gaza. »
Mgr Shomali, en charge de Gaza au patriarcat latin de Jérusalem

« Chers bienfaiteurs de l’Aide à l’Église en détresse : les chrétiens de Terre Sainte sont une église en détresse. Continuez de prier pour nous et de nous assurer votre solidarité et votre assistance. Nous en avons besoin plus que jamais. Nous avons plus que jamais besoin d’aide à Gaza. »
Mgr Fouad Twal, patriarche latin de Jérusalem

L’AED a prévu d’assister les victimes de la guerre de Gaza, à la demande du Patriarcat Latin de Jérusalem. L’aide médicale d’urgence  aux victimes de la guerre est une des missions les plus pressantes selon le Patriarcat. Ces victimes sont actuellement traitées aussi bien dans les hôpitaux de Gaza qu’à l’extérieur. A l’hôpital catholique Saint-Joseph de Jérusalem, il y a actuellement, outre 24 musulmans, un chrétien de Gaza grièvement blessé qui ne peut pas payer les coûts de son traitement. Les établissements médicaux chrétiens de Gaza ont eux aussi besoin d’aide. Ils souffrent aujourd’hui cruellement du manque d’électricité et de carburant dans le territoire et ne peuvent en conséquence remplir leur mission que dans une mesure restreinte. C’est pourquoi il est nécessaire de financer le carburant destiné aux générateurs électriques. Outre l’aide médicale d’urgence aux blessés, il va falloir également assurer la remise en état des établissements chrétiens de Gaza. L’école catholique de la Sainte Famille qui accueille actuellement environ 1000 réfugiés devra par exemple être rénovée avant de pouvoir être remise en service. Les maisons des chrétiens ont été également entièrement détruites pour certaines d’entre elles. Ils ont besoin de notre aide pour leur rénovation.

Selon les informations du ministère de la Santé palestinien, plus de 1700 palestiniens ont péri à ce jour dans la guerre de Gaza depuis le 8 juillet, plus de 9 000 ont été en partie gravement blessés et plus de 254 000 personnes ont pris la fuite à l’intérieur de la bande de Gaza. C’est là le nombre de victimes palestiniennes le plus élevé du conflit avec Israël depuis la guerre des Six Jours en 1967 pendant laquelle Israël a conquis les territoires palestiniens qu’elle continue d’occuper depuis. La communauté chrétienne de Gaza est elle aussi lourdement éprouvée par la guerre.

Quelque 1300 chrétiens vivent dans le territoire qui compte approximativement 1,8 million d’habitants musulmans. 1200 croyants environ appartiennent à l’église grecque orthodoxe et environ 170 à l’église catholique romaine. Ces deux églises ont accueilli des réfugiés musulmans dans leurs édifices. Une chrétienne orthodoxe a péri à ce jour dans les bombardements israéliens et plusieurs membres de cette communauté ont été gravement blessés. Outre le cimetière orthodoxe et les maisons des chrétiens, les bâtiments de la paroisse catholique de la Sainte Famille ont été également endommagés. Le prêtre d’origine argentine Jorge Hernandez continue d’y vivre avec trois sœurs de l’ordre de Mère Teresa, ainsi qu’avec des enfants handicapés et des personnes âgées dont les sœurs s’occupent.

Nous leur avons promis dans un premier temps 50 000 €. Un grand merci de votre soutien !

Posté le 8 août 2014 à 23h25 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (3)

03 août 2014

Communion dans la main et crise de l'Eglise

Le cardinal Raymond Leo Burke a préfacé l’édition française du livre de Mgr Athanasius Schneider, Corpus Christi – La communion dans la main au cœur de la crise de l’Église. Paix Liturgique a publié cette préface. Extrait :

C"[...] À partir du moment où l’on a compris la réalité de la sainte Eucharistie – c’est-à-dire, qu’il s’agit du Corps, du Sang, de l’Âme et de la Divinité du Christ donnés à l’homme comme pain céleste pour le soutenir spirituellement dans son pèlerinage terrestre et comme gage de sa destinée aux noces célestes de l’Agneau (Ap XIX, 9), – l’on commence aussi à comprendre la profonde révérence qu’il faut pour traiter et recevoir la sainte Eucharistie. Ainsi, au long des siècles, les fidèles ont fait la génuflexion en arrivant devant le Saint Sacrement et se sont agenouillés en adoration devant la Présence Réelle de Notre Seigneur dans la sainte Eucharistie. De la même façon, sauf circonstances extraordinaires, seul le prêtre ou le diacre touchait la sainte Hostie ou le calice contenant le Précieux Sang. Une des impressions les plus frappantes de mon enfance est cette grande délicatesse envers le Saint Sacrement que m’ont enseignée mes parents, notre curé et les religieuses de nos écoles catholiques. Je me souviens particulièrement des avertissements minutieux qui m’ont été donnés, avant d’être admis à aider le prêtre comme servant de messe, sur la révérence due à la Présence Réelle. [...] 

Dans ce sens, j’ai toujours été très inspiré par l’exemple de saint François d’Assise qui a pratiqué les plus grandes austérités dans sa vie religieuse de consacré, tout en insistant pour que le plus grand soin fût apporté à honorer le Saint Sacrement, même de façon somptueuse, et à n’utiliser que les matériaux les plus précieux pour le culte eucharistique. Saint François n’a pas hésité à avertir les prêtres (que leur office oblige d’abord à rendre honneur au Très Saint Sacrement), à propos de leurs manques d’égard envers cette réalité sacrée entre toutes.

À l’époque de ma Première Communion, le 13 mai 1956, la sainte Hostie se recevait à la Sainte Table, sur les lèvres et à genoux, les mains recouvertes d’une nappe. Cette manière de recevoir la sainte Communion m’a toujours frappé comme étant l’expression la plus haute de l’enfance spirituelle enseignée par Notre Seigneur (Mt XVIII, 1-4), et dont sainte Thérèse de Lisieux est l’une des figures les plus remarquables. À cette même époque de ma vie, mon père était gravement malade et il devait rester alité à la maison : il mourut au mois de juillet 1956. Je me rappelle la grande préparation et l’attention qu’il manifestait chaque fois que le prêtre venait lui porter la sainte Communion. L’on dressait une petite table à côté de son lit avec un crucifix, des cierges et une nappe spéciale. L’on accueillait le prêtre en silence à la porte avec un cierge allumé et, même si mon père ne pouvait pas se lever, tous restaient à genoux pendant la cérémonie. 

Des années plus tard, en mai 1969, la pratique de recevoir la Communion dans la main a été autorisée, au jugement des Conférences épiscopales, en parallèle avec la pratique multiséculaire de recevoir la communion directement sur les lèvres. L’un des arguments avancés pour introduire cette deuxième option était l’existence d’un usage antique de recevoir la sainte Communion dans la main. Dans le même temps, l’instruction de la Congrégation pour le Culte Divin, qui permettait la pratique de la réception de la sainte Communion dans la main, soulignait le fait que la tradition multiséculaire de recevoir la Communion sur la langue devait être préservée en raison du respect des fidèles envers la sainte Eucharistie qu’exprime cette pratique. En ce sens, il est intéressant de noter que le Pape Paul VI (durant le pontificat duquel la permission de recevoir la sainte Communion dans la main a été donnée), dans sa lettre encyclique Mysterium Fidei sur la doctrine et le culte du Très Saint Sacrement promulguée quatre années avant la concession de cette permission, se réfère à un usage antique des moines vivant dans la solitude, ainsi que des chrétiens persécutés, selon lequel ils prenaient la sainte Communion avec leurs propres mains. Néanmoins, le Pape ajoute aussitôt que cette référence à un usage d’autrefois ne remet pas en question la discipline qui s’est répandue par la suite concernant la manière de recevoir la sainte Communion.

[...] Mgr Athanasius Schneider, pasteur d’âmes exemplaire, a fait face avec un amour courageux à la situation actuelle quant à la réception de la sainte Communion dans le rite romain. Puisant en sa propre et riche connaissance de la foi et de la pratique eucharistiques en un temps de persécution dans son pays natal, il a été poussé à étudier en profondeur cet antique usage de recevoir la sainte Communion dans la main, ainsi que son actuelle restauration. De façon claire et soignée, il explique le soin qu’avait la pratique antique d’éviter tout ce qui peut suggérer l’auto-communion – en soulignant l’aspect infantile de la Communion – ; et d’empêcher que même une seule parcelle ne soit perdue, et ainsi sujette à profanation. Il décrit aussi brièvement les étapes de l’introduction de l’usage actuel, qui diffère de manière importante de la vieille pratique de l’Antiquité.

Il présente ensuite soigneusement les conséquences les plus graves de la pratique actuelle de réception de la communion dans la main : 1) la réduction ou la disparition de tout geste de révérence et d’adoration ; 2) l’emploi pour la réception de la sainte Communion d’un geste habituellement utilisé pour la consommation des aliments ordinaires, d’où résulte une perte de Foi en la Présence Réelle, surtout parmi les enfants et les jeunes ; 3) la perte abondante de parcelles de la sainte Hostie et leur profanation consécutive, surtout en l’absence de plateau lors de la distribution de la sainte Communion ; et, 4) un autre phénomène qui se répand de plus en plus : le vol des saintes Espèces. 

Prenant en considération toutes ces conséquences, Mgr Schneider dit à bon droit que la justice, – c’est-à-dire le respect du droit du Christ d’être reçu dans la sainte Communion avec la révérence et l’amour convenables, et de celui des fidèles de recevoir la sainte Communion d’une manière qui exprime au mieux l’adoration révérencielle, – exige que la pratique actuelle concernant la réception de la sainte Communion dans le rite romain soit sérieusement étudiée en vue d’une réforme dont le besoin se fait lourdement sentir. [...]"

Sur l'histoire récente de la communion dans la main, voir aussi ce texte du Père Jean-Régis Fropo.

Posté le 3 août 2014 à 16h10 par Le Salon Beige | Lien permanent

Gricigliano : les travaux de réfection du toit ont commencé

Le chanoine Valadier écrivait en juin :

"Grâce à vos généreuses réponses qui nous ont permis de recevoir jusqu'à un quart du montant total des travaux, nous pourrons commencer les travaux dès cet été. Les échafaudages arriveront fin juin, afin que les travaux puissent commencer dès que la belle semaine des ordinations sera passée. Nous ne manquerons pas de vous faire parvenir des nouvelles de ce grand chantier. Ceux-ci se dérouleront en deux phases : réfection du toit de la Villa dès l'été 2014 ; nous espérons qu'elle sera totalement finie pour le printemps 2015. La Villa Martelli, qui possède 1170 m2 de toiture, sera entièrement recouverte d'échafaudages, et nous profiterons de cette occasion pour faire un ravalement des façades qui s'impose ! Cela représentera une dépense supplémentaire, mais permettra d'économiser pour l'avenir le coûteux montage des échafaudages. Nous ne savons pas encore à ce jour quand pourra commencer la réfection des bâtiments Sainte-Marie, Saint-Joseph et de la chapelle de la Sainte-Trinité (1084 m2). Ces réparations concernent une vingtaine de chambres. Chers amis, ceux qui n'auraient pas encore pu apporter leur tuile à l'édifice peuvent encore le faire : ce n'est pas trop tard ! Merci de vos prières pour que nous puissions poursuivre ce très grand projet."

La grue est arrivée, les échafaudages sont en place et la réfection du toit a commencé :

1

2

Vous pouvez encore apporter votre tuile à l'édifice.

Posté le 3 août 2014 à 09h30 par Michel Janva | Lien permanent

01 août 2014

Béatification de Jean-Paul Ier ?

Lu ici :

"Le cardinal Tarcisio Bertone, ancien Secrétaire d’Etat de Benoît XVI, a révélé que la cause pour la béatification du pape Jean Paul Ier, qui n’avait régné qu’un peu plus d’un mois, devrait être examinée par la Congrégation pour la cause des saints à l’automne prochain. La procédure avait commencé en 1990 lorsque des évêques brésiliens avaient signé une pétition en ce sens, et le procès en béatification est ouvert depuis 2003. On recense jusqu’ici un miracle attribué à ce successeur de Pierre, la guérison d’une tumeur en Italie en 1992, ce qui pourrait donc suffire à une béatification."

Posté le 1 août 2014 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent

31 juillet 2014

Dénaturation du mariage : l'Eglise a déjà répondu

Réponse sidérante du cardinal Hummes (v.o.), archevêque émérite de Sao Paulo et préfet émérite de la Congrégation pour le clergé :

"Si Jésus était vivant, est-ce qu’il serait favorable au mariage gay ?

"Je ne sais pas. Je ne fais aucune hypothèse à ce sujet. C’est l’Eglise dans son ensemble qui doit répondre. Nous devons prendre soin de ne pas soulever de questions individuellement, car cela finit par créer plus de problèmes pour atteindre une conclusion valable. Je pense que nous devons le faire ensemble, écouter les gens, ceux qui sont concernés, les évêques. C’est l’Eglise qui doit indiquer les chemins, et il doit y avoir un chemin pour tous.

Non seulement Jésus est vivant, mais il condamne la dénaturation du mariage.

Posté le 31 juillet 2014 à 16h28 par Michel Janva | Lien permanent

30 juillet 2014

7 nouvelles traductions pour la Bible

La Bible complète est désormais traduite en 7 nouvelles langues :

  • en mandika langue parlée au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau,
  • en krio langue créole parlée en Sierra Leone
  • en schilluk, parlé au Soudan du Sud
  • en kokborok langue indienne de l’Etat de Tripura
  • en murut parlé à Bornéo
  • en toba, pratiqué au nord de l’Argentine et au sud de la Bolivie
  • en udmurt un idiome de souche finno-ougrienne parlé dans une partie de la Russie.

La Bible complète existe ainsi en 511 langues et le Nouveau Testament est traduit en 1295 langues.

Posté le 30 juillet 2014 à 16h09 par Le Salon Beige | Lien permanent

Il ne manque plus grand chose pour les églises de Maaloula

Sur les 12 000€ demandés pour reconstruire les églises de Maaloula, ce sont près de 10 000€ qui ont été récoltés. Encore une effort !

Posté le 30 juillet 2014 à 15h50 par Michel Janva | Lien permanent

29 juillet 2014

Famille : le principal problème n'est pas celui des divorcés-remariés

Selon le cardinal espagnol Fernando Sebastián Aguilar, archevêque émérite de Pampelun :

"Le principal problème qui se pose actuellement dans l’Église à propos de la famille n’est pas le petit nombre de divorcés remariés qui souhaitent recevoir la communion eucharistique. Notre problème le plus grave, c’est le grand nombre de baptisés qui se marient civilement et de gens qui, étant mariés sacramentellement, ne vivent ni leur mariage ni leur vie conjugale en harmonie avec la vie chrétienne et avec les enseignements de l’Église, qui voudrait qu’ils soient comme des icônes vivantes de l’amour du Christ pour son Église présente et agissante dans le monde".

Posté le 29 juillet 2014 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent

26 juillet 2014

28 juillet : conférence sur le Bx Empereur Charles d'Autriche

SAIR Ch. de Habsbourg

Posté le 26 juillet 2014 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2014

Chaîne de prière aux intentions des chrétiens d'Irak et d'ailleurs

L'abbé Guy Pagès et toute l'équipe d'Islam&Vérité vous invitent à vous joindre à leur chaîne de prière aux intentions des chrétiens d'Irak et d'ailleurs, dont la quasi-totalité est menacée de mort, temporelle et/ou spirituelle.

La naissance d'un nouveau califat avec à sa tête Abou Bakr al-Baghdadi, alias calife Ibrahim de l'Etat islamique, a suscité une brutale accélération dans ce qu'il convient d'appeler l'extermination du peuple chrétien d'Irak. Cette épuration ethnique a pour vocation, selon la doctrine du jihad, de s'étendre à tous les pays du Moyen-Orient mais aussi, nommément, à l'Occident, rendu vulnérable par sa folle politique d'immigration de masse et son incompréhensible absence d'esprit critique à l'égard de ce loup revêtu de la vertu de religion...

Désolés du silence coupable des média et de l'indifférence générale, mais sûrs que Dieu ne reste pas sourd à l'appel de ceux qui ont confiance en Lui, nous invitons tous les amis d'Islam&Vérité à prier en commun à l'aide de la prière ci-dessous, et ce à partir de ce samedi 26 juillet à 21 heures (fête de Sainte Anne et Saint Joachim, parents de la Vierge Marie), en vous voulant bien vous inscrire ICI.

A réciter en neuvaine tous ensembles  à 21 heures

"Ô Père, ayez pitié de vos enfants martyrisés !
Ô Jésus, ayez pitié de vos frères et soeurs martyrisés !
Ô Esprit-Saint, ayez pitié du Corps du Christ martyrisé !
Ô Sainte-Trinité, ayez pitié des chrétiens martyrisés !

Partout, Ô Jésus, comme Vous l'aviez annoncé,
tant de chrétiens sont persécutés à cause de leur foi en Vous...
Nous Vous prions pour qu'ils sachent Vous aimer plus qu'eux-mêmes...
et trouver ainsi dans leur croix leur joie...
Ô Vous qui avez dit : "Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus,
craignez Satan qui après avoir tué le corps peut aussi jeter l'âme en Enfer
." (Lc 12.4-5),

remplissez ces frères et soeurs de votre Esprit de force !

Nous Vous confions aussi leurs persécuteurs,
aveuglés par Satan "père du mensonge, et homicide dès le commencement" (Jn 8.44).
Que le sacrifice et le pardon de leurs victimes
expient leurs péchés et obtiennent la grâce de leur conversion.

Vierge Marie,
vous qui avez eu le coeur transpercé à cause de la Passion de votre fils et notre Dieu,
daignez L'invoquer avec nous !
Il a "reçu tout pouvoir au Ciel et sur la terre" (Mt 28.20)...
qu’Il éloigne de nous la peur et la lâcheté,
qu’Il renouvelle notre foi
et nous donne le désir de témoigner, en toutes circonstances, 

qu'Il est la Résurrection et la Vie !

Amen !

Nous pouvons enrichir notre prière d'un jeûne et/ou d'abstinence tant il est vrai que certains démons particulièrement méchants "ne se chassent que par le jeûne et la prière" (Mc 9.29'), et comment douter que l'islam soit de ceux-là ?

Posté le 25 juillet 2014 à 11h35 par Michel Janva | Lien permanent

12 juillet 2014

Un atelier de travail au Vatican sur le Bien commun dans l'économie

Depuis hier, les jardins du Vatican accueillent 70 experts pour un atelier de réflexion sur le Bien Commun dans l'économie :

"Cet atelier de travail a pour objectif de réfléchir à une économie à fort taux d’emploi, de meilleure qualité capable d’investir sur les compétences et la formation, de favoriser la cohésion sociale et territoriale, ainsi que de permettre aux acteurs de l’économie non traditionnelle de s’épanouir. [...]

Posté le 12 juillet 2014 à 16h03 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 juillet 2014

Transfert des reliques de Saint Thomas hors de Mossoul

Ce n'est qu'aujourd'hui qu'on apprend le transfert des reliques attribuées à l'apôtre Saint Thomas:

 "La prise de Mossoul de la part des djihadistes du prétendu « Etat islamique » qui a débuté le 9 juin dernier, outre à provoquer l’exode d’une bonne partie de la population de la ville – tant chrétiens que musulmans – a porté les responsables de la communauté syro-orthodoxe locale à mettre en sécurité également les reliques attribuées à Saint Thomas, jusqu’ici vénérées dans l’église de la ville dédiée à l’Apôtre. Dès le 17 juin, l’urne contenant les reliques a été transférée au Monastère syro-orthodoxe de Saint Matthieu, situé en dehors de Mossoul. La cérémonie pour le dépôt des saintes reliques à leur nouveau siège a été célébrée par l’Archevêque syro-orthodoxe de Mossoul, Nichodimos Dawood Saraf. C’est ce qu’indiquent des sources de l’Eglise syro-orthodoxe consultées par l’Agence Fides. L’intercession de l’Apôtre Saint Thomas est invoquée par les communautés syro-orthodoxes du monde entier afin de demander que de nouvelles souffrances soient épargnées au peuple irakien."

Posté le 10 juillet 2014 à 09h00 par Marie Bethanie | Lien permanent

09 juillet 2014

Première construction d’église à Cuba

... depuis un demi-siècle.

Posté le 9 juillet 2014 à 19h26 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2014

Du nouveau pour les Sœurs contemplatives de Saint-Jean

JDepuis quelques années, la branche des soeurs contemplatives de la Congrégation Saint-Jean est en crise, suite eu renvoi de la fondatrice par le cardinal Barbarin. De nombreuses religieuses, profès et non profès, ont quitté la communauté tout en continuant à vivre selon leur vocation. Un projet de nouvelle fondation (la communauté des soeurs de St Jean- St Dominique) a été dissous par le Saint-Siège en 2013. Contrairement aux soeurs "apostoliques" (reconnaissables par leur voile gris), les soeurs contemplatives (voile blanc) vivent une vie d'oraison. Elles sont actuellement plus de 200.

En raison d’importantes questions de gouvernance et de divergences d’orientations, Mgr Henri Brincard, évêque du Puy-en-Velay, a été nommé en janvier 2012, délégué pontifical pour l’Institut des sœurs contemplatives de Saint-Jean. Le dossier, qui dépend désormais de la Secrétairerie d’État, vient de connaître un nouveau rebondissement avec de nouvelles décisions de Rome.

Un nouveau commissaire pontifical sera nommé pour accompagner l’ensemble de la famille Saint-Jean et ses prieurs généraux en remplacement de l’actuel délégué pontifical pour les Sœurs contemplatives mais aussi assistant religieux pour les Frères et les Sœurs apostoliques. Mgr Brincard, très malade, a en effet dû renoncer à cette charge. Par ailleurs, « la congrégation des sœurs contemplatives de Saint-Jean tiendra dès que possible son chapitre général pour choisir son gouvernement propre ».

Celles qui sont parties pourront maintenant fonder leur congrégation, avec certaines restrictions :

« Les ex-Sœurs qui ont canoniquement quitté la congrégation des Sœurs contemplatives de Saint-Jean et les laïques qui voudront s’unir, pourront librement constituer une association publique de fidèles en vue de devenir un institut religieux ». « Cependant, dans l’éventualité où une association ferait d’une quelconque manière référence au Père Marie-Dominique Philippe, l’évêque diocésain, avant d’ériger une telle association publique ou d’en approuver les normes internes, devra demander l’avis de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et s’en tenir aux instructions que le dicastère lui donnera, compte tenu du fait que les contenus de ce charisme sont actuellement objet de discernement. »

Enfin, les Sœurs qui avaient été éloignées des charges du gouvernement sont « définitivement exclues de la vie religieuse ».

Posté le 7 juillet 2014 à 08h21 par Michel Janva | Lien permanent

03 juillet 2014

«L'exorcisme est une forme de charité au bénéfice des personnes qui souffrent»

 "L'exorcisme est une forme de charité au bénéfice de personnes qui souffrent de profonds troubles intérieurs."

Ces mots sont du Père Francesco Bamonte, exorciste de Rome et président de l'AIE (Association Internationale des Exorcistes). Cette association a vu ses statuts juridiques approuvés officiellement par décret le 13 juin par la Congrégation vaticane pour le clergé. Son président, le Père Bamonte, estime que cette reconnaissance est "source de joie", pour l'association bien sûr, mais aussi pour l'Eglise tout entière, et espère que «d'autres prêtres se rend(ront) compte de cette réalité dramatique, souvent ignorée et sous-évaluée». Créée en 1991, cette association compte aujourd'hui 250 prêtres originaires de 30 pays. 

"L'exorcisme, pratique très ancienne dans l'Eglise, consiste à «chasser les démons», forces du mal qui «possèdent» une personne. Il est réservé à certains prêtres formés à cet effet, et est encadré par un véritable mode d'emploi datant de 1614. Une nouvelle édition du rituel a toutefois été publiée en 1999 par le Saint-Siège: il réduit les injonctions à Satan, augmente les prières s'adressant à Dieu et appelle à bien faire la distinction entre maladie psychique et possession.[...]" (le Figaro)

Chacun des 104 diocèses de France a un prêtre exorciste, "spécialiste" du rituel destiné à chasser les démons. Loin d'avoir disparu, la pratique de l'exorcisme a nécessité récemment le recrutement de 18 prêtres exorcistes en Italie et en Espagne, pour faire face à "une hausse sans précédent dans les cas de possession démoniaque".

Le prince de ce monde est à l'oeuvre et l'abandon de la pratique religieuse lui trace une autoroute.

Posté le 3 juillet 2014 à 22h58 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

Un prêtre vietnamien élu "héros de l'information"

VietnamReporters sans frontières a publié une liste des "100 héros de l'information" le 6 mai dernier. Parmi eux, le P. Antoine Lê Ngoc Thanh, religieux rédemptoriste vietnamien, responsable du site d'information et de la radio libre de sa communauté. Extrait de son interview lue sur Aleteia :

"Il n’est pas rare que nous exprimions notre solidarité à l’égard de militants ou de responsables de blog arrêtés pour « propagande anti-gouvernementale ». Au cours d’une manifestation pour le soutien de Nguyen Van Hai, (...), la police m’a appréhendé dans le but de m’empêcher de rendre compte de ce procès injuste. Le même scénario s’est reproduit avec Dinh Nhat, arrêté à cause de certains de ses messages sur Facebook. Tous les journalistes, y compris moi-même, courent les mêmes risques. Afin de nous soutenir mutuellement dans la réalisation de notre mission pour la liberté, nous organisons chaque semaine un rassemblement de prières. Nous sommes désarmés, mais la violence du pouvoir ne nous intimide pas car il est impossible atteindre nos consciences."

Posté le 3 juillet 2014 à 21h10 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

02 juillet 2014

Procès en béatification des époux Manelli, parents du fondateur des Franciscains de l’Immaculée

Lu ici :

"la phase diocésaine du procès en béatification des époux Manelli, fils spirituels de Padre Pio et parents de padre Stefano, le fondateur des Franciscains de l’Immaculée, est close.

L’enquête diocésaine a été conclue vendredi 27 juin au Palais du Latran, en présence de nombreux membres de la famille Manelli et de tout autant de frères et sœurs représentant les Franciscains de l’Immaculée.

Comme l’a souligné le vicaire judiciaire en charge du dossier, Monseigneur Oder, « le plus édifiant chapitre » de leur existence a été la façon dont ils ont mené leur vie de famille (très) nombreuse « dans l’amour obéissant à la volonté de Dieu, vivant en époux enracinés dans l’Évangile, toujours ouverts à la vie ». Il faut dire que les époux Manelli ont bénéficié pendant plus de 40 ans, de la direction spirituelle de Padre Pio de Pietrelcina et ont donné naissance à une descendance extraordinairement féconde : 21 enfants dont 10 sont encore en vie aujourd’hui ; 55 petits-enfants et, pour l’heure, 80 arrière-petits-enfants. Une descendance qui compte de très nombreux religieux et religieuses et à laquelle on est tenté d’ajouter les Franciscains de l’Immaculée fondés par leur fils Stefano. [...]"

Posté le 2 juillet 2014 à 09h44 par Michel Janva | Lien permanent

01 juillet 2014

L'église en fer de Crusnes est à vendre

L'église Sainte-Barbe est unique en son genre :

Crusnes

"en 1937, confrontée à la crise, la compagnie Wendel de Hayange cherche de nouveaux débouchés pour sa production d’acier laminé. Pour l’empire colonial français, elle développe alors le concept d’une église en préfabriqué tout en fer, dont les éléments seraient tous laminés et préparés en usine, expédiés sur site et montés un peu comme un Meccano avec l’aide d’une main-d’œuvre locale non spécialisée, permettant aux missionnaires de créer rapidement et aisément de nouveaux lieux de cultes sur le continent africain.

Pour valider ce concept, la cité minière de Crusnes fut choisie comme site témoin pour l’assemblage du premier édifice de présérie : un magnifique bâtiment typiquement Art Déco, aux proportions harmonieuses et où la lumière se déverse par de larges et hautes verrières…"

Posté le 1 juillet 2014 à 22h20 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

Chrétiens d'Orient : la France peut-elle demander une résolution de l'ONU ?

Idée soumise par le député Claude Goasguen lors des questions au gouvernement. Réponse peu claire de Manuel Valls, qui n'a pu s'empêcher d'élargir la question "à toutes les minorités" et regretter que la communauté internationale ait "du mal à imposer un nouvel ordre" :

 

Posté le 1 juillet 2014 à 20h26 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

27 juin 2014

Nous fêtons ce vendredi 27 juin le Sacré-Cœur de Jésus

L'équipe de Tous en prière fait cette proposition :

"Nous fêtons ce vendredi 27 juin le Sacré-Cœur de Jésus. Les liens entre notre pays et le divin Cœur sont si étroits que nous voulions à cette occasion vous faire une proposition.

Tous En Prière, avec le soutien du Cardinal Barbarin, de plusieurs évêques et de nombreux prêtres et communautés religieuses, a mobilisé plus de 75000 personnes dans le jeûne et la prière pour la France et la famille. L’année passée, par l’action et par la prière, nous avons participé à un sursaut salutaire.

Mais nous ne perdons pas de vue que la conversion de notre pays et de ses dirigeants passe d’abord par notre propre conversion. C’est pourquoi, dans l’élan des « mobilisations silencieuses », nous vous proposons en cette solennité de vous consacrer au Cœur de Jésus.

« Puisque le Sacré-Cœur est le symbole et l’image sensible de la charité infinie de Jésus-Christ qui nous pousse elle-même à l’aimer en retour, il est tout naturel de se consacrer à ce cœur très saint. Agir ainsi n’est pas autre chose que de se donner et se lier à Jésus-Christ. » Pape Léon XIII

Personnellement ou en famille, n’hésitons pas à faire cet acte d’offrande car « auprès du Coeur du Christ, le coeur humain reçoit sa capacité d’aimer » (saint Jean-Paul II)."

Posté le 27 juin 2014 à 07h05 par Michel Janva | Lien permanent

21 juin 2014

Fausses accusations contre un évêque chilien

Lu ici :

""Les accusations (contre l'évêque) sont fausses", a indiqué l'évêché dans un communiqué précisant que les accusations avaient également fait l'objet d'une enquête du ministère public qui a été archivée faute de preuves. 

L'affaire avait été révélée par le Centre d'Investigations Journalistiques (Ciper) qui avait indiqué que l'archevêché avait reçu des dénonciations de la part de trois prêtres accusant l'évêque d'avoir commis des abus sexuels, en particulier sur un adolescent de 15 ans.

"L'objectif a été atteint puisqu'il s'agissait de démontrer l'innocence de l'évêque par rapport à une accusation dont j'ai toujours affirmé qu'elle était fausse et calomnieuse", a déclaré l'évêque, selon la presse chilienne.

La Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), instance du Vatican chargée d'examiner ce genre de cas, avait envoyé deux émissaires mexicains pour enquêter sur les accusations. En octobre 2012, l'Eglise catholique avait dû accepter la démission d'un évêque chilien, Mgr Marco Antonio Ordenes Fernandez, 47 ans, évêque de Iquique, qui était soupçonné d'abus sexuels sur des adolescents."

Posté le 21 juin 2014 à 19h14 par Michel Janva | Lien permanent


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