28 janvier 2015

Une forêt de croix gravées dans le désert d’Arabie saoudite

L'Orient le jour se fait l'écho d'une conférence qui s'est tenue au musée de l'Aub, à Beyrouth, conférence donnée par Frédéric Imbert, spécialiste d'épigraphie arabe et islamique, professeur à l'université d'Aix et membre de la mission franco-saoudienne de prospection dans l'émirat de Najrân, au sud de l'Arabie.

"Au Ve siècle, dans une Arabie où les rois de Himyar accordaient leur soutien au judaïsme, une communauté chrétienne a inscrit sa marque en gravant des croix ostentatoires au cœur du désert."

Un article très intéressant à lire sur le site du journal.

Posté le 28 janvier 2015 à 09h37 par Marie Bethanie | Lien permanent

La joie des enfants de Manille

Au cours du grand rassemblement à l’université Saint Thomas, dimanche 18 Janvier, devant des centaines de milliers de jeunes, le Saint Père a écouté avec émotion les témoignages de Jun Chura, 14 ans, et Glyzelle Iris, 12 ans, enfants des rues recueillis par la fondation ANAK-Tnk après avoir connu l’enfer des trottoirs de Manille. « Pourquoi Dieu permet-il ces choses, quand les enfants n’ont commis aucune faute ?», a demandé cette dernière en éclatant en sanglots.

Le Saint Père les a alors longuement pris dans ses bras. La scène d’une intense émotion a fait écho au thème de la visite papale : la compassion. «Chacun doit se poser la question, ai-je appris à pleurer quand je vois un enfant qui a faim, un enfant drogué dans la rue, un enfant qui n’a pas de maison, un enfant abandonné, un enfant abusé, un enfant utilisé par notre société comme esclave?» a martelé le saint Père avec fermeté. Sans aucun doute, cette image restera l’une des plus marquantes du voyage apostolique du pape François aux Philippines.

La fondation ANAK-Tnk vient en aide aux enfants les plus pauvres de la capitale philippine. Elle est dirigée aujourd’hui par un prêtre français, l’abbé Matthieu Dauchez. Le Salon Beige avait évoqué son ouvrage ici.

 

Posté le 28 janvier 2015 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent

27 janvier 2015

La religion de Paix et d'Amour

Mgr-Paul-OUEDRAOGO-8Amour, pardon et prière, c'est l'esprit de ce message. Demain, joignons-nous à la journée de jeûne : 

"La conférence épiscopale Burkina Niger décrète une journée de Jeûne et de Prière pour le Niger 

A vous tous, frères en Christ et hommes de bonnes volonté !
 
C’est avec consternation que nous assistons aux événements qui secouent actuellement le monde, à la suite de la caricature de Charlie Hebdo. Ces événements sont d’autant plus inquiétants qu’ils se passent près de nous pour nos frères chrétiens du Niger, créant désarroi et peur dans le cœur de beaucoup de personnes. Ces événements sont de nature à jeter le doute et la méfiance entre des gens qui sont liés par des liens séculaires de proximité et de fraternité.
 
Nous voulons rappeler à tous que nos liens d’africains nous unissent depuis la nuit des temps et que nous ne pouvons pas nous laisser distaire par des idées venues d’ailleurs, fussent-elles dans l’ère du temps. Le respect de chaque homme dans sa personne et dans sa religion sont des valeurs qui doivent régir nos rapports quotidiens et sont le gage d’une vraie liberté. « On ne peut provoquer, on ne peut pas insulter la foi des autres, on ne peut pas se moquer de la foi !... chaque religion a de la dignité, chaque religion qui respecte la vie humaine et l’homme, je ne peux pas me moquer d’elle... c’est une limite. » (Pape François lors de son voyage du Sri Lanka et aux Philippines le jeudi 15 janvier 2015). Quand nous nous exprimons, disons des paroles constructives et non destructives (Cf. Éphésiens 4,29).
 
Les chrétiens du Niger ne sont pour rien avec ces caricatures. Ils ont toujours respecté les musulmans et n’ont fait que chercher à vivre l’amitié avec les musulmans, à participer à l’instruction et à l’éducation des enfants musulmans, à apporter leur contribution pour faire face aux calamités qui adviennent.
 
Afin de marquer notre solidarité avec nos frères chrétiens du Niger, nous demandons aux chrétiens et aux hommes de bonne volonté d’observer le mercredi 28 janvier 2015, une journée de jeûne et de prière pour nos frères du Niger.
 
A Ouagadougou et à Bobo Dioulasso, une messe sera célébrée dans la cathédrale à 18h30 pour les victimes de l’insurrection des 30-31 octobre 2014 de notre pays, pour les victimes des manifestations au Niger les 16-17 janvier 2015, pour la réconciliation, la justice et la paix dans nos deux pays.
 
Les autres diocèses s’organisent pour vivre cette journée de jeûne et de prière pour les mêmes intentions.
 
Continuons toujours de prier pour la réconciliation, la justice et la paix au Burkina et au Niger.
 
Que Dieu de toute l’humanité apaise les cœurs des nigériens et leur donne de bâtir une société fraternelle et solidaire pour un développement harmonieux de tous.
 
Ouagadougou, le 21 janvier 2015.
Mgr Paul Y Ouédraogo,
Archevêque de Bobo Dioulasso,
Président de la Conférence Episcopale Burkina-Niger

Posté le 27 janvier 2015 à 19h35 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (2)

A Mexique, un évêque fait installer des chapelles dans les centres commerciaux

CapillaEstacionTren_SIAMEAfin de répondre à la demande du Pape de "sortir des églises", Mgr Guillermo Ortiz, l'évêque de Cuautitlan, dans l'archidiocèse de Mexico, a promu une nouvelle forme d'évangélisation : des chapelles, installées dans les centres commerciaux donnant accès aux stations des trains de banlieue, et desservies par un prêtre, accueillent tous les passants, leur offrant un lieu pour méditer, prier, parler à un prêtre.

"Pour mener à bien ce travail, les trois vicaires du diocèse se sont organisés pour que des prêtres soient présents tous les jours dans les chapelles. Les prêtres effectuent une pastorale de personne à personne, fournissant des conseils et offrant la possibilité aux fidèles de s’approcher des sacrements ou les aidant dans un processus ecclésial. « Quand les gens connaissent la disponibilité de l’Eglise, et surtout la rencontre avec le Christ, ils viennent en plus grand nombre », a déclaré Mgr. Ortiz. De plus, près des chapelles « il y a un café qui sert d’espace de réunion. On y offre un très bon café et des sandwichs que font les religieuses contemplatives. Nous mettons également une librairie et peu à peu une bibliothèque »."[...]

Une initiative vraiment intéressante, qui permettrait peut-être, si elle était développée dans nos villes, de contrecarrer l'athéisme ambiant. Les distributeurs de corans n'auraient plus qu'à aller les offrir ailleurs...

Posté le 27 janvier 2015 à 15h23 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (13)

Message du Pape pour le Carême 2015 : «Tenez ferme» (Jc 5, 8)

Extrait de ce message que vous pouvez trouver ici :

[...] Il est nécessaire de traduire tout l’enseignement de l’Église universelle dans la vie concrète des paroisses et des communautés chrétiennes. Réussit-on au cœur de ces réalités ecclésiales à faire l’expérience d’appartenir à un seul corps ? Un corps qui en même temps reçoit et partage tout ce que Dieu désire donner ? Un corps qui connaît et qui prend soin de ses membres les plus faibles, les plus pauvres et les plus petits ? Ou bien nous réfugions-nous dans un amour universel qui s’engage en faveur d’un monde lointain mais qui oublie le Lazare qui est assis devant sa propre porte fermée ? (cf. Lc 16, 19-31).

Pour recevoir et faire fructifier pleinement ce que Dieu nous donne, il faut dépasser les frontières de l’Église visible dans deux directions.

D’une part, en nous unissant à l’Église du ciel dans la prière. Quand l’Église terrestre prie, s’instaure une communion de service réciproque et de bien qui parvient jusqu’en la présence de Dieu. Avec les saints qui ont trouvé leur plénitude en Dieu, nous faisons partie de cette communion dans laquelle l’indifférence est vaincue par l’amour. L’Église du ciel n’est pas triomphante parce qu’elle a tourné le dos aux souffrances du monde et se réjouit toute seule. Au contraire, les saints peuvent déjà contempler et jouir du fait que, avec la mort et la résurrection de Jésus, ils ont vaincu définitivement l’indifférence, la dureté du cœur et la haine. Tant que cette victoire de l’amour ne pénètre pas le monde entier, les saints marchent avec nous qui sommes encore pèlerins. Sainte Thérèse de Lisieux, docteur de l’Église, convaincue que la joie dans le ciel par la victoire de l’amour crucifié n’est pas complète tant qu’un seul homme sur la terre souffre et gémit, écrivait: « Je compte bien ne pas rester inactive au Ciel, mon désir est de travailler encore pour l'Église et les âmes » (Lettre 254,14 juillet 1897).

Nous aussi, nous participons aux mérites et à la joie des saints et eux participent à notre lutte et à notre désir de paix et de réconciliation. Leur bonheur de jouir de la victoire du Christ ressuscité nous est un motif de force pour dépasser tant de formes d’indifférence et de dureté du cœur.

D’autre part, chaque communauté chrétienne est appelée à franchir le seuil qui la met en relation avec la société qui l’entoure, avec les pauvres et ceux qui sont loin. L’Église est, par nature, missionnaire, et elle n’est pas repliée sur elle-même, mais envoyée à tous les hommes.

Cette mission est le témoignage patient de celui qui veut porter au Père toute la réalité humaine et chaque homme en particulier. La mission est ce que l’amour ne peut pas taire. L’Église suit Jésus Christ sur la route qui la conduit vers tout homme, jusqu’aux confins de la terre (cf. Ac 1,8). Nous pouvons ainsi voir dans notre prochain le frère et la sœur pour lesquels le Christ est mort et ressuscité. Tout ce que nous avons reçu, nous l’avons reçu aussi pour eux. Et pareillement, ce que ces frères possèdent est un don pour l’Église et pour l’humanité entière.

Chers frères et sœurs, je désire tant que les lieux où se manifeste l’Église, en particulier nos paroisses et nos communautés, deviennent des îles de miséricorde au milieu de la mer de l’indifférence ! [...]"

Posté le 27 janvier 2015 à 15h22 par Michel Janva | Lien permanent

25 janvier 2015

Avenir meilleur pour l'Eglise catholique vietnamienne

Securedownload-2Depuis 2010, l'église du Vietnam sud a su établir de meilleures relations avec le gouvernement; puisque tous les deux ont la ferme volonté d'améliorer la vie sociale des vietnamiens. En effet selon le directeur de la communauté salésienne, le père Jean Baptiste, l'avenir s'annonce prometteur concernant l'avancée sacerdotale des 120 séminaristes et 70 pré séminaristes (aussi appelés aspirants) de la banlieue de Thu Duc, au nord-est de Saigon (photo).

Chaque année, ce sont plus d'une centaine de nouveaux prêtres qui sont envoyés dans les différents paroisses en ville ou à la campagne

Une autre Bonne Nouvelle qui montre l'importance du rôle que tient l'Eglise catholique dans les quartiers, de plus en plus d'églises sont amenées à s'agrandir pour accueillir plus de fidèles. En effet, les baptêmes sont très nombreux dans le sud, notamment chez les salésiens.

Malgré un pays encore sous régime communiste à parti unique, le Vietnam continue de se développer économiquement et l'Eglise catholique qui représente aujourd'hui 8% de la population totale continue d'attirer les foules, puisqu'elle est une institution stratégiquement fondamentale pour soutenir socialement et spirituellement les vietnamiens. 

Posté le 25 janvier 2015 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

23 janvier 2015

Bienheureux et vénérables : onze nouveaux décrets dont des martyrs de la "terreur rouge"

Lu ici

"Onze nouveaux décrets de la Congrégation pour la cause des saints ont été promulgués en présence du Pape François ce vendredi matin au Vatican. Deux d’entre eux concernent le martyre d’un groupe de trois religieuses et d’un groupe de dix-huit religieux tués pendant la guerre civile espagnole, en 1936. C’était l’époque de la terreur rouge exercée par les Républicains contre les monastères, les églises et les religieux et fidèles catholiques, une des plus grandes hécatombes anticléricales de l’histoire.

Un autre décret concerne le martyre d’un laïc tué en Afrique du Sud en 1990 : converti au catholicisme, tué pour s’être opposé à la sorcellerie, Benedict Daswa deviendra le premier martyr sud-africain reconnu par l’Eglise tandis qu’une enseignante laïque, Virginia Blanco, deviendra la première bienheureuse bolivienne. Un autre décret concerne les vertus héroïques d’un laïc espagnol, fondateur, au 19° siècle, de l’adoration nocturne : Luis de Trelles Noguerol. Un autre concerne une aristocrate japonaise, Elisabeth Marie Satoko Kitahara, morte de tuberculose en 1958, à l’âge de 29 ans, après avoir consacré sa courte vie aux plus pauvres, parmi les chiffonniers de Tokyo".

Posté le 23 janvier 2015 à 20h17 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (2)

Un miracle grâce à Saint Antoine de Padoue ?

La très belle histoire d'une petite italienne guérie semble-t-il grâce à l'intercession de Saint Antoine de Padoue est racontée sur le site d'Aleteia. Une échographie avait révélé pendant la grossesse une maladie gravissime du cerveau, confirmée après la naissance, et les parents s'étaient confiés à Saint Antoine de Padoue. Le 13 juin 2014, jour de la fête du Saint, les parents qui avaient obtenu un rendez-vous qu'ils n'attendaient plus, ont eu la grande joie d'apprendre que leur petite fille était guérie de façon inexplicable.

"Rendez-vous est donc fixé le 13 juin ! Sur la route de Bologne, vu la coïncidence avec la fête, la famille, comme le rapporte le Corriere del Veneto du 12 janvier, décide de s'arrêter un instant pour prier le saint de Padoue. À leur arrivée à l'hôpital de Bologne, à la très grande surprise des médecins eux-mêmes, la petite ne présente plus aucun dommage cérébral."[...]

Il est encore trop tôt pour que l'Eglise se prononce en faveur d'un miracle par l'intercession de Saint Antoine de Padoue, mais après tout, il n'en serait pas à son coup d'essai !

Posté le 23 janvier 2015 à 19h07 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

22 janvier 2015

Les Evêques dénoncent et condamnent les caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo

Cela se passe au Sénégal

"Nous condamnons avec force la violence meurtrière du terrorisme et du fanatisme de tous bords qui, sous le couvert de la religion, porte atteinte à la vie des hommes, au nom de Dieu. Ceci est inacceptable et incohérent, car la vie est un don sacré de Dieu, qui doit être respecté et protégé. Personne ne peut s’arroger le droit de donner la mort : « Tu ne tueras pas » (Ex 20, 13), c’est le cinquième Commandement de Dieu. Aussi implorons-nous, dans nos prières, la miséricorde du Seigneur pour toutes les victimes.

Nous ne pouvons pas non plus cautionner les caricatures de Mohamed, Fondateur de l’Islam. Nous condamnons avec véhémence cette liberté qui se veut illusoirement absolue,  sans  limites,  en  offensant  et  en  manquant  de  respect  à  l’autre,  dans  sa dignité d’homme, dans ses choix, sa foi et ses convictions religieuses.
 
Nous faisons nôtre la position du Saint Père, le Pape François, se prononçant sur ladite affaire en ces termes : « On ne peut pas provoquer. On ne peut pas insulter la foi des autres. On ne peut pas la tourner en dérision. La liberté d’expression doit s’exercer sans offenser ».
 
La  religion  est  une  fibre  très  sensible.  Ne  jouons  donc  pas  avec  le  feu !  C’est pourquoi, sans jamais entrer dans une logique de vengeance et de violence, nous dénonçons le caractère blessant de ces publications. C’est dans le témoignage du pardon, de la fraternité et de la paix que les croyants, guidés par les chefs religieux, peuvent rendre authentiquement compte de la vérité et de l’amour contenus dans la religion.
 
Par contre, les auteurs de telles caricatures ne peuvent et ne doivent, en aucune manière, être assimilés à des chrétiens agissant contre l’Islam, comme les réactions violentes survenues au Niger pourraient le faire croire. D’ailleurs, leur idéologie est très souvent dirigée contre la religion chrétienne, et plus particulièrement contre les catholiques. On ne peut pas non plus injustement étendre cette hostilité à toute la nation française, qui est composée aussi bien de croyants - chrétiens, musulmans, juifs et autres - que d’autres personnes désireuses de vivre en harmonie avec leurs semblables.

Posté le 22 janvier 2015 à 21h22 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (16)

19 janvier 2015

En Belgique, un évêque est embarrassé de recevoir un prix LGBT

Il s'agit de Mgr Bonny, évêque d'Anvers, qui avait publié une lettre ouverte très progressiste un mois  avant le Synode sur la famille. Ayant vu qu'il était inscrit sur la liste des personnalités devant recevoir le prix décerné par l'association  Cavaria, qui fédère les associations flamandes de défense des homosexuels, Mgr Bonny avait fait savoir qu'il souhaitait  "préserver son indépendance face à tous les groupes ou associations impliqués  dans un domaine particulier".

"Mais l'association lui a malgré tout attribué samedi soir ce  prix, saluant sa lettre ouverte dont l'"importance" ne "doit pas être  sous-estimée, vu l'influence morale qu'a l'Eglise dans de grandes parties du  monde", explique Cavaria sur son site internet."

"Prudence est mère de sûreté", "les paroles s'envolent, les écrits restent", "Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes" (pardon Paula, j'ai oublié la vraie formule !), etc...

Posté le 19 janvier 2015 à 11h53 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

14 janvier 2015

Canonisation de Saint Joseph Vaz

Extrait de l'homélie du pape François, lors de la messe célébrée ce matin au Sri Lanka, au bord de la mer, en présence d'une foule de plus de 500 000 fidèles (1 million selon l'AFP). Fête liturgique de Saint Josepg Vaz, apôtre du Sri Lanka.

V"« […] Tous les confins de la terre ont vu le salut de notre Dieu » (Is 52, 10). C’est la magnifique prophétie que nous avons entendue dans la première lecture de ce jour. Isaïe prédit l’annonce de l’Évangile de Jésus-Christ jusqu’aux confins de la terre. Cette prophétie à une signification particulière pour nous qui célébrons la canonisation du grand missionnaire de l’Évangile, saint Joseph Vaz. Comme de très nombreux autres missionnaires dans l’histoire de l’Église, il a répondu au commandement du Seigneur ressuscité de faire de toutes les nations des disciples (cf. Mt 28, 19). Par ses paroles, mais, plus important, par l’exemple de sa vie, il a conduit le peuple de cette nation à la foi qui nous donne « […] l’héritage parmi tous les sanctifiés » (Ac 20, 32). [...]"

Posté le 14 janvier 2015 à 09h14 par Michel Janva | Lien permanent

07 janvier 2015

Le Wall Street Journal s'intéresse aux églises vendues ou abandonnées en Europe et en France

Le Wall Street Journal, publie un reportage sur le phénomène et ses corollaires : des églises reconverties en école de cirque, restaurant, salle de sport, logements... ou lieux de culte d'autres religions. Cela concerne l'Eglise Catholique, mais aussi les protestants et les anglicans. L'enquête porte essentiellement sur l'Angleterre, l'Ecosse, les Pays-Bas, l'Allemagne, le Danemark. Les chiffres apportés par l'article donnent le tournis :

"chaque année, l'Eglise d'Angleterre ferme environ 20 églises. Près de 200 églises danoises sont abandonnées ou sous-utilisées. L'église catholique romaine d'Allemagne a fermé 515 églises dans la dernière décennie. Mais la tendance est la plus avancée aux Pays-Bas (...) les chefs de file de l'Eglise Catholique dans le pays estiment que deux tiers des 1600 églises du pays seront fermées d'ici dix ans et 700 temples protestants devraient fermer dans les quatre ans".

Posté le 7 janvier 2015 à 10h22 par Michel Janva | Lien permanent

04 janvier 2015

Le Pape crée 20 cardinaux dont un Français, monseigneur Dominique Mamberti

et seulement 4 autres Européens parmi les électeurs... signe des temps et de la vivacité de l'Eglise.

Biographie de monseigneur Dominique Mamberti, préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique.

Posté le 4 janvier 2015 à 12h46 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (7)

03 janvier 2015

Cathos, nouvelle génération

Média-presse-info propose une vidéo reportage sur cette génération montante des jeunes cathos qui n'ont pas peur :

"La Chaîne Parlementaire (LCP) a réalisé un reportage intitulé Cathos, nouvelle génération qui propose un portrait de ces nouveaux jeunes militants descendus dans la rue contre la loi Taubira. Des portraits croisés, de la Manif pour Tous à Civitas…"

 

Posté le 3 janvier 2015 à 11h19 par Marie Bethanie | Lien permanent

02 janvier 2015

L'argent des divorcés-remariés : la brillante analyse de Georges Weigel

Georges Weigel est un écrivain bien connu par les catholiques (nous avons évoqué maintes fois ses précieuses analyses). Il a rencontré les derniers papes et rédigé une célèbre biographie de saint Jean-Paul II (et le 13 décembre dernier, il a été reçu en audience par le pape François).

En bon connaisseur de la vie de l'Eglise, il vient de livrer une analyse fouillée du synode sur la famille d'octobre 2014, et des enjeux de celui de 2015. Vous en trouverez la traduction sur le site de Benoît-et-et moi. Et il n'est pas tendre avec l'épiscopat allemand. Dire cela n'est pas mettre en cause le pape, ce que se garde bien de faire Georges Weigel, mais de faire la lumière sur un pseudo-débat capté par quelques uns, qui ont utilisé la miséricorde divine à des fins sonnantes et trébuchantes :

"[...] Le Pape François se rend compte qu'il y a une crise globale du mariage, comme il l'a abondamment et clairement exprimé dans un discours passionné au mouvement Schoenstatt la semaine après la conclusion du synode. Il y a affirmé que le mariage et la famille n'ont jamais été autant attaqués qu'aujourd'hui, par une «culture du rebut» qui réduit le pacte du mariage à une simple «association», et contre laquelle l'Eglise doit proposer «très clairement» la vérité au sujet du mariage.

Il a toujours été dans les intentions du Pape que le synode de 2014 soit un un vaste débat sur la crise du mariage et de la famille. Car il pense que c'est seulement si la nature de la crise est pleinement comprise que l'Eglise pourra poursuive sa réflexion sur sa façon de proposer sa conception du mariage, afin qu'elle soit plus immédiatement audibles et vivable dans la culture gnostique d'aujourd'hui. Cet examen approfondi de la crise, et la célébration du mariage chrétien comme sa réponse, ne s'est pas produite au degré souhaitable. Et cela a été dans une large mesure par la faute des évêques allemands conduits par le Cardinal retraité Walter Kasper, allié avec le secrétaire général du synode le Cardinal Lorenzo Baldisseri, lesquels semblaient déterminés à pousser la question de la Sainte Communion aux divorcés et civilement remariés en première ligne des débats synodaux.

L'obsession allemande sur cette question était dans un sens une expression d'auto-référentialité vis à vis des problèmes pastoraux d'une Eglise Allemande sclérotique, qui sont incontestablement graves. Dans un autre sens, toutefois, la question de l'«interdiction de Communion» (comme elle a été grossièrement décrite dans la presse) est un cheval de Troie pour un argument bien plus large sur la nature de la doctrine et son développement. Celui-ci reprend à son tour le débat qui a cours depuis longtemps sur la signification de Vatican II et sa relation avec la tradition catholique, que Kasper et ses alliés semblent déterminés à rouvrir.

L'argent, le nerf de la guerre

Dix mois avant le Synode, j'ai demandé à un bon connaisseur du catholicisme allemand la raison de l'insistance de la hiérarchie catholique allemande sur la révision du problème de la Sainte Communion à ceux qui vivent de secondes noces civiles, alors que dans le monde, la majorité de l'Eglise considère qu'il a été suffisamment débattu lors du synode de 1980 sur la famille, et qu'il semblait avoir été réglé avec la réaffirmation de l'enseignement et de la pratique traditionnels de l'Eglise dans l'exhortation apostolique de 1981 de Saint Jean-Paul II Familiaris Consortio (La Communauté de la Famille) et en 1983 par le code de droit canonique. J'ai reçu une réponse d'un seul mot: «L'argent».

L'Eglise allemande est financée par la Kirchensteuer, la «taxe de l'Eglise» levée par la République Fédérale sur tous les citoyens qui n'ont pas opté pour la sortie de l'Eglise. Les fonds concernés sont considérables; en 2011, la Kirchensteuer a fourni à l'Eglise catholique en Allemagne 6,3 milliards de dollars. Récemment, toutefois, de plus en plus de catholiques allemands on opté pour la sortie. Dans une tentative maladroite d'arrêter la saignée, les évêques allemands ont émis en 2012 un décret affirmant que celui qui ne paie pas la taxe «sort de l'Eglise» et que de tels apostats de facto sont exclus de sa vie sacramentelle, sauf en danger de mort. Le décret a été largement raillé et des canonistes allemands l'ont déclaré nul (nonstarter), car pour «sortir de l'Eglise» il faut plus que la signature d'une déclaration assermentée. Et en tout cas, le paiement de la Kirchensteuer n'a cessé de baisser.

De nombreux évêques allemands semblent en avoir conclu que ce schéma de désertion du payement de la taxe de l'Eglise s'explique par la perception de l'Eglise catholique comme la représentante minable, mesquine et cruelle de propositions, comme l'indissolubilité du mariage, qu'aucun européen du 21ème siècle qui se respecte ne peut accepter. Le fait que les gens aient arrêté de payer la Kirchesteuer parce que ils ne croient plus que Jésus est le Seigneur et que l'Eglise Catholique est son Corps semblerait l'explication la plus directe. Mais adopter cette interprétation oblige à admettre que l'effondrement de la foi et de la pratique catholiques en Allemagne est en rapport avec l'échec colossal de la théologie et de la catéchèse allemandes à transmettre efficacement l'Evangile dans les difficiles conditions de la modernité tardive et de la post-modernité. Mais - pour emprunter l'image à une autre bataille - ça c'est un pont trop loin. (ndt: cf. fr.wikipedia.org/wiki/Un_pont_trop_loin ; et aussi fr.wikipedia.org/wiki/Opération_Market_Garden).

Le cardinal Kasper

Avant le synode, d'importantes critiques aux propositions du Cardinal Kasper pour permettre aux catholiques divorcés et remariés civilement d'être réadmis dans la pleine Communion eucharistique de l'Eglise, ont été publiées dans la revue trimestrielle Nova et Vetera et dans le livre d'essais 'Demeurer dans la vérité du Christ: Mariage et Communion dans l'Eglise Catholique', comprenant parmi ses auteurs cinq cardinaux. Dans les deux cas les réponses aux propositions de Kasper étaient académiquement sérieuses et respecteuses dans le ton. Et toutefois, Kasper, répondant à ses détracteurs (surtout dans des interviews dans la presse) n'a pas su maintenir le débat au niveau du sérieux qu'il méritait, rejetant comme fondamentaliste doctrinaux et scripturaux ceux qui avaient repéré dans ses propositions de graves problèmes bibliques, patristiques, théologiques, canoniques et pastoraux.

Pendant le synode, le Cardinal Kasper a donné une conférence à Vienne dans laquelle il a situé sa propre position sur le mariage et la famille dans le cadre de sa compréhension de Vatican II comme un concile ouvrant une nouvelle ère dans la vie catholique, où toutes les vieilles vérités sont à présent re-examinées, voire reconsidérées. On, se demande, ici aussi, quelles informations sont arrivées en Allemagne dans les dernières décennies. Les secteurs dynamiques du monde développé sont ceux qui ont vécu l'orthodoxie vibrante de l'enseignement de Jean-Paul II et de Benoît XVI; les secteurs en ruine du catholicisme européen - c'est à dire la plus grande partie du catholicisme de l'Europe occidentale - sont ceux qui se sont pliés aux vents du zeitgeist et ont falsifié les frontières doctrinales et morales de l'Eglise, imaginant que c'était «l'esprit du Vatican II». Mais Kasper était là sur la même ligne que le secrétaire général du synode Baldisseri, préconisant une falsification ultérieure des frontières, et le faisant d'une manière qui a paru à la majorité des pères synodaux (nonobstant la stratégie médiatique) en flagrante contradiction avec l'enseignement du Seigneur lui-même.

Il y a treize ans, le Cardinal Joachim Meisner, alors archevêque de Cologne, me confiait que la plus grande ressource du catholicisme allemand pour se reconstruir au 21ème siècle est le témoignage de ses martyrs du 20ème siècle. Le pouvoir spirituel de la résistance fondée sur des principes est une chose à laquelle les théologiens allemands, évêques, et théologiens-évêques (et leurs compagnons de route) feraient bien de réfléchir dans les mois précédents le synode de 2015. L'acquiescement, suivi de la reddition, suivis de la collaboration: voici la troublante séquence parcourue par une trop grande partie du Catholicisme Européen pendant la confrontation de l'Eglise avec les totalitarismes de la moitié du 20ème siècle en Allemagne et en Italie, et avec leurs alliés en France. Les martyrs choisirent une voie différente. La voie indiquée par leur témoignage contre-culturel mérite d'être prise en considération alors que le Catholicisme cherche à mettre en oeuvre la vision du Pape François d'une «Eglise en mission permanente» face au sécularisme agressif, avec son érosion du mariage et de la famille.

Le moment de l'Afrique

Sans surprise, les propositions poussées par les allemands et leurs alliés au synode de 2014 ont été présentés dans les grands médias comme courageuses, nouvelles et innovantes, alors qu'en réalité elles étaient plutôt périmées, résidus d'une vision de ce Catholicisme «progressiste» qui a manifestement échoué, selon tous critères évangéliques, en Europe et ailleurs. Ce qui a été nouveau au synode extraordinaire - et qui a contribué à le rendre «extraordinaire» dans le sens ordinaire du mot - c'est l'émergence du catholicisme africain comme facteur majeur dans l'évolution future du catholicisme mondial. Les pères synodaux africains ont été parmi les meneurs dans la contestation des propositions de Kasper, faisant résolument valoir que l'idée chrétienne de mariage a été dans leurs cultures une force libératrice, surtout pour les femmes. Ils ont aussi suggéré, implicitement voire explicitement, que les évêques représentants d'églises locales mourantes ne devraient pas exporter la décadence occidentale dans les pays du Sud, où le catholicisme grandit exponentiellement par la prédication des vérités de l'Evangile dans la compassion mais sans compromission.

Cela a demandé du courage, non seulement car les africains étaient exposés aux accusations d'être culturellement arriérés (ou, comme l'a affirmé peu élégamment le Cardinal Kasper, d'être la proie des «tabous»). Il a fallu du courage aussi parce qu'une bonne partie de l'Eglise en Afrique est financée par les agences allemandes catholiques de développement, qui sont extraordinairement riches et très généreuses, grâce à la Kirchensteuer. Mais il a semblé à des hommes comme le Cardinal Wilfrid Fox Napier, archevêque franciscain de Durban (Afrique du Sud), longtemps considéré comme aligné avec la gauche catholique, qu'il se jouait quelque chose d'exceptionnellement important dans la discussion synodale au sujet du mariage et de la pastorale des personnes ayant des tendances homosexuelles. Ainsi Napier et d'autres ont cru le moment venu de tirer la sonnette d'alarme, ce que Napier fit avec une remarquable dénonciation de la relation intérimaire du synode (et sa fuite dans la presse) - un appel courageux autorisant les autres à exprimer ce qu'ils pensaient vraiment des manipulations de la discussion synodale, ouvertement révélées dans la relation.

Une procédure manipulée (The Process)

Tout au long du synode, les inquiétudes vis à vis des manipulations du processus synodal de la part du secrétaire général, Cardinal Baldisseri, allié avec l'Archevêque Bruno Forte, le théologien italien, secrétaire spécial du synode, étaient systématiquement rejetées comme alarmisme complotiste de la part des conservateurs, même par des Vaticanistes normalement raisonnables (et il y en a quelques-uns). En tout cas, ce n'était pas l'histoire racontée par de nombreux pères synodaux, et ce furent évidemment leurs frustrations concernant la procédure qui conduisirent à l'explosion du 16 octobre et à la publication ultérieure des relations des débats des groupes de discussion sur base linguistique (circoli minori), qui ont révélé l'âpre et large désaccord avec la ligne du rapport intérimaire préparé par Forte.

Qu'est-ce qui a fait défaut dans la procédure? Plusieurs choses. Le Pape avait demandé, justement, un débat ouvert et libre, ce qui n'était pas tout à fait caractéristique de l'expérience catholique des synodes depuis l'établissement de cette institution lors de Vatican II. Mais le secrétariat du synode a refusé de publier les textes des interventions des pères synodaux de la première semaine quand les pères, les auditeurs et les observateurs parlaient à toute l'assemblée. Les résumés des débats publiés par le Service de presse du Vatican (vraisemblablement sous la direction du secrétariat du synode) et plus d'une des conférence de presse quotidiennes ont été accusés d'être des exercices de propagande ("spin") plutôt que de fidèles restitutions de la variété des discussions. Ceux qui ont suggéré qu'une communication plus honnête était souhaitable ont été rembarrés, et plus d'un père du Synode en a conclu que la manipulation de la procédure était «manifeste et incompétente» dans le sens qu'elle était autant évidente que, pour ainsi dire, stupidement évidente.

Mais c'est la relation de mi-synode de Forte qui a durci la postion (put iron into the spines) des pères synodaux. Cette relation était supposée donner l'image des débats de la première semaine du Synode, devant être ultérieurement examinés et perfectionnés par les groupes linguistiques pendant la deuxième semaine. Mais Forte l'a rédigée comme un projet de document final du synode, mettant en évidence des sujets qui devaient être du plus grand intérêt pour les médias internationaux qui attendent la grande reddition catholique à la révolution sexuelle - est s'est retrouvé, lui et le rapport intérimaire, désavoués en substance par le Cardinal Peter Erdö, rapporteur du synode, lors de la conférence de presse où le rapport intérimaire a été présenté.

Au début des travaux des groupes linguistiques, un des membres a demandé aux autres, évoquant les termes de la relation de mi-synode de Forte sur la pastorale envers les personnes de même sexe: «Avez-vous entendu tout cela la semaine dernière?». Il a obtenu une réponse unanimement négative. L'adoption, dans le rapport intérimaire, du langage de l'insurrection gay a été objet d'autres critiques, les pères synodaux insistant que l'Eglise catholique ne doit pas décrire les êtres humains par leurs désirs, quels qu'ils soient, et que cela contredit la riche anthropologie catholique de la personne humaine, énoncée plus récemment par Jean-Paul II dans son encyclique inaugurale Redemptor Hominis, et dans sa théologie du corps.

Une absence remarquable

Ce qui à son tour a soulevé une autre question sur la procédure synodale: Pourquoi aucun membre de l'Institut Pontifical Jean-Paul II sur le Mariage et la Famille n'a-t-il été invité comme auditeur ou observateur du synode? L'Institut dépend de la propre Université Romaine du Pape, celle du Latran; elle a des facultés partout dans le monde; Stanislaw Grygiel, fondateur de l'Institut, et sa femme Ludmilla, ont produit de magnifiques études sur l'idée chrétienne de mariage dans une conférence européenne des questions familiales peu avant le synode. Mais les Grygiel n'ont pas été invités au synode; l'éminent théologien moral qui est l'actuel directeur de l'Institut de Rome, Mgr Livio Melina, n'a lui non plus pas été invité. Vue l'organisation du Vatican, ce n'étaient pas des omissions accidentelles. Il s'agit probablement d'une décision délibérée du secrétaire général du synode, le Cardinal Baldisseri, qui n'avait sans doute pas intérêt à voir la démarche et les propositions de Kasper contestées par le magistère de Jean-Paul II, même si ce magistère avait prouvé être la meilleure réponse à la révolution sexuelle et aux graves dégats collatéraux que ce bouleversement avait produit sur le mariage et la famille.

Cette erreur peut être facilement réparée dans la préparation du synode ordinaire de 2015. Les délibérations de cette plus large assemblée (qui comprendra un plus grand nombre d'évêques que le synode extraordinaire) pourraient grandement bénéficier de l'expérience de la faculté de l'Institut Jean-Paul II. Car ils ont fait progresser (eux et d'autres, également non invités au synode de 2014) une anthropologie catholique intégrale répondant à l'assaut de la révolution sexuelle, non pas en y consentant, mais en invitant au débat avec ceux qui prennent la sexualité humaine le plus au sérieux: ceux qui voient dans l'amour marital fidèle et fertile une image de la vie intérieure de la Trinité, ou ceux qui réduisent le sexe à un sport de contact?"

Posté le 2 janvier 2015 à 12h01 par Michel Janva | Lien permanent

29 décembre 2014

Le cardinal Burke, très préoccupé

Entretien avec le Figaro Magazine du 19 décembre (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

B

Posté le 29 décembre 2014 à 11h48 par Michel Janva | Lien permanent

28 décembre 2014

Libreville : le fronton d'une église avec des azulejos du Portugal

CUne grande crèche un peu originale est en cours de construction : il s'agit de la construction de l'église de l'Institut du Christ-Roi à Libreville, sur le territoire de la paroisse Notre-Dame de Lourdes, dont le curé est un prêtre de l'Institut, le chanoine Bergerot.

Le fronton représentera une adoration des Mages, de plusieurs milliers de carreaux carrés de 15cm environ de côté.

Posté le 28 décembre 2014 à 19h08 par Michel Janva | Lien permanent

25 décembre 2014

Le pape François dénonce la persécution brutale des djihadistes dans le monde

Le traditionnel message "Urbi et Orbi", adressé par le Pape François au monde entier :

 

"Chers frères et sœurs, joyeux Noël !
Jésus, le Fils de Dieu, le Sauveur du monde, est né pour nous. Il est né à Bethléem d’une vierge, réalisant les antiques prophéties. La vierge s’appelle Marie, son époux Joseph.

Ce sont les personnes humbles, pleines d’espérance dans la bonté de Dieu, qui accueillent Jésus et le reconnaissent. Ainsi, l’Esprit Saint a éclairé les bergers de Bethléem, qui ont accouru à la grotte et ont adoré l’Enfant. L’Esprit Saint a ensuite guidé les vieillards, Siméon et Anne, dans le Temple de Jérusalem, et ils ont reconnu en Jésus le Messie. « Mes yeux ont vu le salut » - s’exclame Siméon – « le salut que [Dieu] préparait à la face des peuples » (Lc 2, 30).

Oui, frères, Jésus est le salut pour chaque personne et pour chaque peuple ! À lui, Sauveur du monde, je demande qu’il regarde nos frères et sœurs d’Irak et de Syrie qui, depuis trop de temps, souffrent des effets du conflit en cours et, avec ceux qui appartiennent à d’autres groupes ethniques et religieux, subissent une persécution brutale. Que Noël leur apporte de l’espérance, comme aux nombreuses personnes dispersées, déplacées et réfugiées, enfants, adultes et personnes âgées, de la région et du monde entier ; que l’indifférence se change en proximité et le refus en accueil, pour que tous ceux qui à présent sont dans l’épreuve puissent recevoir les aides humanitaires nécessaires pour survivre à la rigueur de l’hiver, revenir dans leurs pays et vivre avec dignité. Puisse le Seigneur ouvrir les cœurs à la confiance et donner sa paix à tout le Moyen-Orient, depuis la Terre bénie de sa naissance, en soutenant les efforts de ceux qui s’engagent efficacement pour le dialogue entre Israéliens et Palestiniens.

Jésus, Sauveur du monde, regarde tous ceux qui souffrent en Ukraine et donne à cette terre aimée de surmonter les tensions, de vaincre la haine et la violence et d’entreprendre un nouveau chemin de fraternité et de réconciliation. Christ Sauveur, donne la paix au Nigeria, où à nouveau du sang est versé et trop de personnes sont injustement soustraites à l’affection de leurs proches et tenues en otage ou massacrées. J’invoque aussi la paix pour d’autres parties du continent africain. Je pense particulièrement à la Libye, au Sud Soudan, à la République Centrafricaine et à différentes régions de la République Démocratique du Congo ; et je demande à tous ceux qui ont des responsabilités politiques de s’engager par le dialogue à surmonter les oppositions et à construire une cohabitation fraternelle durable.

Que Jésus sauve les trop nombreux enfants victimes de violence, faits objet de trafic et de traite des personnes, ou contraints à devenir soldats.Les enfants abusés, si nombreux. Qu’il donne réconfort aux familles des enfants tués au Pakistan la semaine dernière. Qu’il soit proche de tous ceux qui souffrent de maladies, en particulier les victimes de l’épidémie d’Ébola, surtout au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée. Tandis que de grand cœur je remercie tous ceux qui œuvrent courageusement pour assister les malades et leurs proches, je renouvelle une invitation pressante à assurer l’assistance et les thérapies nécessaires.

L’enfant Jésus. Je pense à tous ces enfants aujourd’hui tués ou maltraités, soit avant d’avoir vu le jour, privés de l’amour généreux de leurs parents et enterrés dans l’égoisme d’une culture qui n’aime pas la vie ; je pense à ces enfants réfugiés à cause des guerres et des persécutions, abusés et exploités sous nos yeux et dans notre silence complice. Je pense à ces enfants massacrés sous les bombardements, même là où le fils de Dieu est né. Encore aujourd’hui leur silence impuissant crie sous l’épée de tant d’Hérodes. Sur leur sang trône aujourd’hui l’ombre des Hérodes de notre temps.

Vraiment, il y a tant de larmes en ce Noël, avec les larmes de l’Enfant-Jésus ! Chers frères et sœurs, que l’Esprit Saint éclaire aujourd’hui nos cœurs, pour que nous puissions reconnaître dans l’Enfant-Jésus, né à Bethléem de la Vierge Marie, le salut donné par Dieu à chacun de nous, à chaque homme et à tous les peuples de la terre. Que le pouvoir du Christ, qui est libération et service, se fasse sentir dans beaucoup de cœurs qui souffrent des guerres, des persécutions, de l’esclavage. Qu’avec sa mansuétude, ce pouvoir divin touche la dureté des cœurs de tant d’hommes et de femmes immergés dans la mondanité et dans l’indifférence. La globalisation de l’indifférence. Que sa force rédemptrice transforme les armes en charrues, la destruction en créativité, la haine en amour et en tendresse. Ainsi nous pourrons dire avec joie : « Nos yeux ont vu ton salut ».

Joyeux Noël à tous !"

Posté le 25 décembre 2014 à 22h30 par Marie Bethanie | Lien permanent

Les chrétiens d'Irak vous souhaitent un joyeux Noël !

 

Posté le 25 décembre 2014 à 13h12 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le Salon Beige vous souhaite un Joyeux Noël

C

Posté le 25 décembre 2014 à 00h01 par Michel Janva | Lien permanent

19 décembre 2014

Un cardinal au séminaire de la Fraternité Saint-Pie X

Le 5 décembre, le cardinal Walter Brandmüller, président émérite du Comité pontifical des sciences historiques, a rencontré Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X accompagné de plusieurs prêtres. La réunion s’est tenue au Séminaire de la FSSPX, en Bavière.

Posté le 19 décembre 2014 à 21h22 par Michel Janva | Lien permanent

18 décembre 2014

Vous ne pouvez pas exercer des responsabilités dans l’Eglise sans devenir un politicien

Agé de 67 ans, archevêque de Colombo depuis 2009, créé cardinal en 2010, président de la Conférence des évêques catholiques du Sri Lanka, Mgr Malcom Ranjith a accordé à Eglises d’Asie un entretien dans lequel il présente les enjeux de la visite prochaine du pape. Extraits :

R"J’ai invité le pape François à venir au Sri Lanka avant même qu’il n’apparaisse au balcon de Saint-Pierre, le jour de son élection, le 13 mars 2013 ! Son prédécesseur s’était rendu en visite sur tous les continents, excepté le continent asiatique. On a coutume de dire que l'Asie est le continent du XXIe siècle ; les principales religions y sont présentes et en sont issues. Il fallait que le pape vienne se rendre compte sur place. [...]

La visite du pape s’inscrit dans un climat électoral particulier. Voyez-vous des risques à maintenir cette visite, comme semble vouloir le faire le Saint-Siège ?

Les premières rumeurs à propos de la tenue d’une élection présidentielle anticipée remontent aux mois d’août-septembre derniers. A cette date, tout était déjà bien engagé pour la venue du pape. En tant que membres de l'Eglise, en tant qu’évêques, nous ne sommes pas impliqués en politique. Des élections sont prévues. Que pouvons-nous y faire ? Nous avons demandé au président de repousser cette élection, sachant qu’à en juger par les précédents scrutins, les élections s’accompagnent toujours de tensions, et même de violences. Mais vous ne faites pas venir le pape à votre convenance, ni n’annulez une telle visite d’un claquement de doigts !

Aujourd’hui, nous, les évêques, nous sommes face à un dilemme : soit nous demandons le report de la visite papale, soit nous faisons confiance à Dieu. Vous comprendrez que bon nombre d’entre nous veulent aller de l’avant et que cette visite ait lieu aux dates prévues.

Mais pour nous Sri-Lankais, il y a une autre contradiction à vouloir repousser la visite du pape : nous disons sans cesse que nous sommes un pays riche d’une civilisation ancienne et prestigieuse, que la composante religieuse de notre société y est essentielle, et pourtant nous faisons le constat que notre pays est violent, que les violences y sont fréquentes. Il y a là comme une faiblesse spirituelle. Dans bien d’autres pays à travers le monde, des élections ont lieu et elles ne donnent pas lieu à des explosions de violence.

Si nous disons au pape de ne pas venir, de repousser son voyage, nous disons à notre peuple – et au monde entier – que nous ne sommes que capables de pérorer à propos de la grandeur de notre civilisation mais qu’en réalité, nous nous complaisons dans la violence. Je souhaite que les choses soient prises à l’envers : montrons que nous nous comportons comme des êtres humains et que nous ne sommes pas des barbares mal dégrossis. C’est le discours que je tiens à ceux qui sont actuellement au pouvoir comme à ceux qui sont dans l’opposition. Que ces élections soient un catalyseur vers plus d’unité !

Le pape rencontrera les responsables religieux. Parmi ceux-ci, certains responsables bouddhistes ont émis des critiques à propos de la visite du pape, estimant que celui-ci devait présenter des excuses pour les violences exercées contre le bouddhisme par les puissances coloniales qui ont dominé ce pays durant près de cinq siècles. Pouvez-vous nous expliquer ?

Les responsables auxquels vous faites référence sont plus motivés par une action politique que par une réflexion religieuse ou même historique. Les groupes qu’ils représentent sont politiques et vous ne pouvez pas généraliser à l’ensemble de la communauté bouddhique. [...]

La campagne électorale pour les présidentielles est aussi courte qu’intense. On entend ici et là qu’en tant que cardinal et président de la Conférence épiscopale, vous vous montrez très proche du président. Que répondez-vous ?

Je ne peux pas laisser dire cela. Si je vivais dans un pays comme, disons, le Canada ou les Etats-Unis, où chacun jouit de ses droits fondamentaux, j’agirais peut-être autrement. Mais, ici, au Sri Lanka, nous, les catholiques, faisons face à de fortes contraintes.

Lorsque j’étais évêque de Ratnapura (1995-2001), mon diocèse comptait quelque 21 000 fidèles au milieu d’une population de 1 500 000 personnes. En tant qu’évêque, je ne pouvais prendre la parole pour dire des choses qui auraient mis en danger mon peuple. En tant qu’archevêque de Colombo (depuis 2009) et président de la Conférence épiscopale, je me dois de penser à mon peuple. A Colombo, sur six millions de personnes, 700 000 sont catholiques, dont 250 000 sont des Tamouls et le reste des Cinghalais.

On dit que je suis proche de l’actuel président, Mahinda Rajapaksa, mais on peut tout aussi bien dire j’étais proche de son prédécesseur, Mme Chandrika Kumaratunga (1994-2005). Je me dois d’être en contact avec les institutions du pays et ceux qui les président. Si je n’agissais pas ainsi, les mêmes qui me critiquent aujourd’hui me critiqueraient pour être indifférent au sort de mon peuple.

Dans ce pays, vous ne pouvez pas exercer des responsabilités dans l’Eglise sans devenir, d’une certaine manière, un politicien vous-même. J’en veux pour preuve que, ces jours-ci, en pleine campagne électorale, le candidat de l’opposition, Mithripala Sirisena, a demandé à me rencontrer. Je vais le recevoir bien sûr, mais il ne fait pas de doute que le président sortant va immédiatement demander à me voir. Et je le verrai, lui aussi.

Récemment, les pêcheurs de Negombo, une région où les catholiques sont très nombreux, sont venus me voir pour se plaindre amèrement des prix du fuel. Ils m’ont demandé d’intervenir. Je suis allé voir le président car c’est ainsi que les choses se passent ici. Pour autant, est-ce pour régler des questions de prix du pétrole que je suis devenu prêtre ? Non, mais si je refuse d’intervenir au motif que ce n’est pas de mon domaine, alors autant remettre ma démission au pape. Pour le bien de mon peuple, je ne peux faire autrement que d’être impliqué dans la vie de ce pays."

Posté le 18 décembre 2014 à 16h14 par Michel Janva | Lien permanent

La discipline de l'Eglise est au service de la vérité de la Foi

Benoît-et-moi a traduit un long entretien donné par le cardinal Burke. En voici des extraits sans langue de buis :

B"Je pense que le rapport qui avait été produit au milieu de la session du Synode, qui s'est conclu le 18 octobre, est peut-être le document public de l'Eglise le plus scandaleux que je puisse imaginer. Il suscite donc une très vive préoccupation et il est spécialement important que les bonnes familles catholiques qui vivent la beauté du sacrement du mariage se consacrent de façon nouvelle à une solide vie matrimoniale et aussi qu'elles utilisent toutes les occasions pour témoigner de la beauté de la vérité sur le mariage dont elles font l'expérience tous les jours de leur vie d'époux. [...]

Beaucoup de gens craignent que finalement le Synode utilisera un double langage. Des raisons "pastorales" sont utilisées pour changer de facto la doctrine. De telles craintes sont-elles justifiées?

Oui, elles le sont. En effet, un des arguments les plus insidieux utilisés au Synode afin de promouvoir des pratiques contraires à la doctrine de la Foi est celui que, "nous ne touchons pas à la doctrine; nous croyons dans le mariage comme l'Eglise y a toujours cru; nous ne faisons que des changements dans la discipline. Mais dans l'Eglise catholique cela ne peut jamais être car dans l'Eglise catholique la discipline est toujours liée directement à l'enseignement. En d'autres mots : la discipline est au service de la vérité de la Foi, de la vie en général dans l'Eglise catholique. Vous ne pouvez donc pas dire que vous changez la discipline et que cela n'a pas d'effets sur la doctrine qu'elle protège, sauvegarde ou promeut.

Le terme "miséricorde'" est utilisé pour changer la doctrine de l'Eglise et même le nouveau Testament afin de pardonner le péché. Est-ce que cet usage malhonnête du terme "miséricorde" a été exposé pendant le Synode?

Oui, il l'a été. Des Pères Synodaux ont parlé du faux sentiment de miséricorde qui ne prendrait pas en compte la réalité du péché. Je me souviens d'un Père Synodal disant: "Le péché n'existe-t-il plus? Est-ce que nous ne le reconnaissons plus?" Je pense que c'était une réponse très forte de la part de certains Pères synodaux. Le pasteur luthérien allemand, mort pendant la deuxième Guerre Mondiale, Dietrich Bonhoeffer utilisait une analogie intéressante. Il parlait de grâce "coûteuse" et de grâce "bon marché". Quand la vie de Dieu nous est donnée comme c'est le cas dans l'Eglise, cela requiert de nous une nouvelle façon de vivre, une conversion quotidienne au Christ, et nous connaissons la miséricorde de Dieu dans la mesure où nous y adhérons et nous efforçons de nous remettre toujours au Christ et de vaincre nos péchés et nos faiblesses. [...]

La miséricorde concerne la personne qui, pour une raison quelconque, commet un péché. Nous devons toujours susciter en cette personne le bien - en d'autres mots, appeler cette personne à être qui il ou elle est: un fils de Dieu. Mais en même temps, on doit reconnaître les péchés, qu'il soient l'adultère ou la pédophilie, ou le vol ou le meurtre - quel qu'ils soient - comme les grands maux, comme des péchés mortels et donc contraires à nous. Nous ne pouvons pas les accepter. La plus grande charité, la plus grande miséricorde que nous pouvons montrer au pécheur est de reconnaître le mal des actes que il ou elle sont en train de commettre et d'appeler cette personne à la vérité. [...]

Un archevêque a dit récemment: "Evidemment nous suivons la doctrine de l'Eglise sur la famille.": Et a ajouté: "jusqu'à ce que le Pape décide autrement." Est-ce que le Pape a le pouvoir de changer la doctrine?

Non, c'est impossible. Nous savons ce que l'enseignement de l'Eglise a toujours été. Il a été exprimé, par exemple, par le Pape Pie XI dans sa lettre encyclique Casti connubii. Il a été exprimé par le Pape Paul VI dans Humanae vitae. Il a été exprimé d'une façon merveilleuse par le Pape saint Jean-Paul II dans Familiaris Consortio. L'enseignement est immuable. Le Saint Père donne le service de maintenir cet enseignement et de le présenter avec nouveauté et fraîcheur, mais pas de le changer."

Posté le 18 décembre 2014 à 15h50 par Michel Janva | Lien permanent

13 décembre 2014

Bénin : Providentia Dei, un séminaire dans l’esprit Summorum Pontificum

Yann Baly nous informe :

DSC_0897"Le lundi 8 décembre, pour la fête de l’Immaculée Conception, Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon, a consacré la toute nouvelle chapelle Saint Louis du nouveau séminaire voulu par Mgr Pascal N’Koué, archevêque de Parakou.

Mgr Aillet de Bayonne et Mgr James de Nantes, ainsi que le père abbé du Barroux, dom Louis-Marie assistaient également à la cérémonie. L’abbé Guimon représentait Notre Dames des Armées de Versailles où l’association ND de l’Atacora a très largement aidé au financement de la chapelle. Le diocèse d’Avignon finançant la bibliothèque du séminaire.

DSC_0900C’est à l’abbé Denis Le Pivain, prêtre du diocèse d’Avignon, que Mgr N’Koué a confié le soin de faire sortir de terre ce séminaire et d’en assurer la direction dès son ouverture en octobre dernier.

Mgr N’Koué, qui avait installé la messe tridentine dans son ancien diocèse de Natitingou avant le motu proprio de 2007, tient à ce que ce nouveau grand séminaire enseigne aux futurs prêtres les deux formes du rite romain.

L’avant-veille de la consécration, Mgr N’Koué annonçait à un millier de fidèles (rassemblés pour fêter les 70 ans de l’archidiocèse de Parakou) qu’il avait décidé avec ses prêtres une large présence de la forme extraordinaire dans ses paroisses dans les mois à venir."


Séminaire Providentia Dei au Bénin par jbdayot 

Autre vidéo. Le séminaire a ouvert avec 7 séminaristes pour commencer.

Diocèse d’Avignon (séminaire au Bénin). ND de l’Atacora : 6, rue des Etats Généraux 78000 Versailles

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Posté le 13 décembre 2014 à 10h57 par Michel Janva | Lien permanent

11 décembre 2014

De nouveaux cardinaux en février 2015

Un consistoire pour la création de cardinaux a été fixé aux 14 et 15 février 2015. Il fera suite à deux autres importants rendez-vous :

  • Une réunion du Conseil cardinalice pour la réforme de la Curie Romaine (9 - 11 février 2015)
  • une Réunion plénière du Collège cardinalice (12 - 13 février), au cours de laquelle seront abordés les grandes questions de réorganisation du Saint-Siège. 

Posté le 11 décembre 2014 à 17h59 par Michel Janva | Lien permanent

10 décembre 2014

Vendredi 12 décembre à 18h15 à ND de Paris : Messe de Notre-Dame de Guadalupe

Une lectrice nous signale ceci :

"Comme tous les ans, pour la Fête de Notre-Dame de Guadalupe (12 décembre), une messe sera célébrée pour faire mémoire de l’apparition de la Vierge à Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin, en 1531 au Mexique.

Cette célébration rassemblera de nombreux membres de la communauté latino-américaine d’Île-de-France. Elle sera présidée par Monseigneur Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris

Des musiciens mexicains interviendront à quelques moments de la célébration ; à l’issue de la cérémonie, ils joueront au milieu des fidèles rassemblés devant le chapelle de Notre-Dame de Guadalupe et donneront une « aubade » à l’extérieur, sur le parvis, pendant une vingtaine de minutes à l’issue de la célébration."

Dans le bas-côté nord de Notre-Dame de Paris, une chapelle toujours fleurie est dédiée à Notre-Dame de Guadalupe, des Mexicains de Paris ayant demandé qu’une chapelle de la cathédrale soit affectée à des célébrations à l’intention de leur pays. Sur le mur, une mosaïque représentant la Vierge de Guadalupe est particulièrement vénérée, en témoignent les centaines de flammes de dévotions qui y brûlent jour et nuit."

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(La mosaïque représentant Notre Dame de Guadalupe à Notre-Dame de Paris
© NDP)

Posté le 10 décembre 2014 à 07h55 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

09 décembre 2014

9 décembre – Mexique : Premières apparitions de ND de Guadalupe

Le 9 décembre 1531, la Sainte Vierge apparaît pour la première fois à Juan Diego Cuauhtlatoatzin ("Une minute avec Marie") :

Th"Juan Diego Cuauhtlatoatzin naît en 1474 à Cuautlitlán, quartier de Mexico. Il sera baptisé à 50 ans par un des premiers prêtres franciscains arrivés au Mexique.
Le 9 décembre 1531, alors qu'il se rend à la messe, la Vierge Marie lui apparaît sur la colline Tepeyac, à l'extérieur de ce qui est maintenant la ville de Mexico. Elle le prie d'aller voir l'évêque et de demander la construction d'un sanctuaire en ce lieu, promettant de donner des grâces à ceux qui l'y invoqueraient.
Ce sanctuaire est aujourd’hui appelé Notre Dame de Guadalupe et attire les foules du monde entier. Mais à l’époque, l'évêque ne crut pas Juan Diego et demanda une preuve. Le 12 décembre, Juan Diego retourna à Tepeyac et, là, la Vierge lui dit d’aller sur la colline et d’y cueillir des fleurs.
Bien que l’on ait été en hiver, il trouva des roses que la Vierge plaça dans son manteau en lui disant d'aller les porter à l'évêque. Quand il ouvrit son manteau, les fleurs se répandirent sur le sol et à la place resta une image de Notre-Dame, l'apparition de Tepeyac. Juan Diego fut canonisé le 31 juillet 2002 par le pape Jean-Paul II."

La vidéo qui suit, vous l'avez peut-être déjà vue, mais la revoir est toujours aussi émouvant, surtout en cette fête des premières apparitions de ND de Guadalupe, et en cette triste époque où l'on tue par centaines de milliers les bébés dans le sein de leur mère. ND de Guadalupe, Notre Dame de la Vie naissante...


N.D. de Guadalupe par CHRIST-REDEMPTEUR 

Posté le 9 décembre 2014 à 12h54 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

Les cathos nouvelle génération n'ont pas dit leur dernier mot

Un beau documentaire de 54 minutes diffusé sur LCP, qui s'achève sur les mots de Vivien Hoch :

"Nous savons que nous avons déjà gagné mais on continue de combattre."


Docs ad Hoc : Cathos, nouvelle génération par LCP 

Posté le 9 décembre 2014 à 00h05 par Louise Tudy | Lien permanent

07 décembre 2014

Une Française bientôt canonisée : Jeanne Emilie de Villeneuve

220px-Jeanne_Emilie_de_Villeneuve"Le Pape a autorisé la promulgation du décret reconnaissant un miracle attribué à la française Jeanne Emilie de Villeneuve (1811-1854), fondatrice de la congrégation de Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Castres [les "Soeurs bleues" de Castres - NDMB]. Cette congrégation compte actuellement quelque 700 religieuses et œuvre dans 16 pays, où elle a une ample activité sociale avec une cinquantaine de collèges dans lesquels sont inscrits chaque année environ 35 000 jeunes. (News.va). Elle gère plusieurs maisons d’enfants abandonnés, est présente aussi dans des hôpitaux et se met au service de familles en difficultés. À Rome, elle dispose d’une résidence pour l'accueil des pèlerins."(Wikipedia).

"C'est [...] en pleine révolution industrielle, le 8 décembre 1836, que Jeanne Emilie de Villeneuve, aidée de deux compagnes, fonda la Congrégation des Sœurs de l'Immaculée Conception pour aider les plus démunis. Leur devise : « Dieu seul » s'exprimait pour elles dans l'amour des pauvres : dès le début, elles se donnèrent sans compter aux prisonniers, aux malades et aux prostituées."[...] (Zenit)

Jeanne Emilie de Villeneuve avait été béatifiée en juillet 2009. 

Posté le 7 décembre 2014 à 22h23 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

30 novembre 2014

La Vierge de Guadalupe sera fêtée à Saint-Pierre le 12 décembre

  OTHER677755_ArticoloRadio Vatican nous apprend que le 12 décembre à 18 h, en la Basilique Saint-Pierre, le Pape François présidera une messe en l'honneur de Notre-Dame de Guadalupe, sainte patronne d'Amérique Latine, lui confiant l'évangélisation de ses populations, en union avec la Basilique Sanctuaire de la ville de Mexico et tout le continent américain.

Posté le 30 novembre 2014 à 16h34 par Marie Bethanie | Lien permanent

Synode sur la famille : la lettre de Dom Pateau

Lettre du père abbé de Fontgombault à propos du synode sur la famille (format pdf - 15 pages). A lire. En voici un court extrait :

P"[...] Pour finir, peut-être est-il possible de proposer quelques pistes de réflexion. Dans l'Évangile, Jésus se fait tout à tous. Cependant, il se donne dans une mesure qui varie selon son interlocuteur. Ainsi il n'agit pas de la même façon avec les apôtres, les disciples, les juifs... L'Église a conservé cela dans la discipline des sacrements. Aujourd'hui, la tendance est à rapprocher le sacrement du rite magique. Tout le monde peut y prétendre. C'est indispensable et efficace pour tous. Cela est faux. La grâce sacramentelle n'est pas nécessairement donnée avec le sacrement, quand les conditions nécessaires à la réception du sacrement ne sont pas réunies.

Le baptême, par exemple, nécessite un contact avec le corps : un baptême dans le sein maternel n'est pas possible. Le sacrement de réconciliation ne peut s'opérer par téléphone. Pour recevoir l'Eucharistie, il est nécessaire de pouvoir absorber une nourriture... Les conditions requises ne sont pas seulement d'ordre matériel. Afin de communier à la même table, ceux qui reçoivent l'Eucharistie doivent eux-mêmes être en communion avec le Christ et l'Église. Le sacrement de réconciliation a précisément pour but de restaurer la communion quand celle-ci a été rompue. Il n'est donc pas possible d'accueillir à la Sainte Table ceux qui ne peuvent recevoir le sacrement du pardon. [...]"

Posté le 30 novembre 2014 à 15h25 par Michel Janva | Lien permanent

29 novembre 2014

Année de la vie consacrée : Famille et vie consacrée sont des vocations porteuses de richesse

VA l'occasion de l'Année de la vie consacrée, qui débute dimanche (jusqu'au 2 février 2016), la Pénitencerie apostolique publie un décret dictant les conditions de réception d'indulgences plénières.

Pouvant servir en suffrage des âmes du purgatoire, elles s'obtiendront à Rome par la participation aux cérémonies fixées par la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, après un moment de recueillement conclu par la récitation du Pater, du Credo ou de toute forme d'invocation légitime à la Vierge Marie.

Et dans les diocèses, au cours des cérémonies locales ad hoc, en visitant la cathédrale, toute église ou lieu désigné par l'évêque, récitant la liturgie des heures ou selon la procédure décrite pour Rome.

Les religieux malades ou empêchés pour des raisons légitimes seront dispensés de ces conditions s'ils confient leur maladie ou leurs souffrances à l'intercession de Marie et prient comme convenu. Afin de faciliter la réception de la grâce divine par le biais de l'Eglise, on recommande aux prêtres pénitenciers et à tous ceux qui en ont reçu faculté d'être généreusement disponibles pour les confessions et l'administration de la communion aux malades.

A cette occasion, le pape François a écrit une lettre apostolique aux consacrés. Extrait :

F"Dans une société qui exhibe le culte de l’efficacité, de la recherche de la santé, du succès, et qui marginalise les pauvres et exclut les « perdants », nous pouvons témoigner, à travers notre vie, la vérité des paroles de l’Écriture : « Quand je suis faible c’est alors que je suis fort » (2 Co 12,10).

Nous pouvons bien appliquer à la vie consacrée ce que j’ai écrit dans l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium, en citant une homélie de Benoît XVI :  « L’Église ne grandit pas par prosélytisme, mais par attraction » (n. 14). Oui, la vie consacrée ne grandit pas si nous organisons de belles campagnes vocationnelle, mais si les jeunes qui nous rencontrent se sentent attirés par nous, s’ils nous voient être des hommes et des femmes heureux ! De même, son efficacité apostolique ne dépend pas de l’efficacité ni de la puissance de ses moyens. C’est votre vie qui doit parler, une vie de laquelle transparait la joie et la beauté de vivre l’Évangile et de suivre le Christ."

Et nous, laïcs catholiques :

"Je vous encourage vous aussi laïcs, à vivre cette Année de la Vie Consacrée comme une grâce qui peut vous rendre plus conscients du don reçu. Célébrez-le avec toute la ‘‘famille’’, pour croître et répondre ensemble aux appels de l’Esprit dans la société contemporaine. À certaines occasions, quand les consacrés de divers Instituts se rencontreront cette Année, faites en sorte d’être présents vous aussi comme expression de l’unique don de Dieu, de manière à connaître les expériences des autres familles charismatiques, des autres groupes de laïcs, et de manière à vous enrichir et à vous soutenir réciproquement.

L’Année de la Vie Consacrée ne concerne pas seulement les personnes consacrées, mais l’Église entière. Je m’adresse ainsi à tout le peuple chrétien pour qu’il prenne toujours davantage conscience du don qu’est la présence de tant de consacrées et de consacrés, héritiers de grands saints qui ont fait l’histoire du christianisme. Que serait l’Église sans saint Benoît et saint Basile, sans saint Augustin et saint Bernard, sans saint François et saint Dominique, sans saint Ignace de Loyola et sainte Thérèse d’Avila, sans sainte Angèle Merici et saint Vincent de Paul ? La liste serait presque infinie, jusqu’à saint Jean Bosco et à la bienheureuse Teresa de Calcutta. Le bienheureux Paul VI affirmait : « Sans ce signe concret, la charité de l’ensemble de l’Église risquerait de se refroidir, le paradoxe salvifique de l’Évangile de s’émousser, le ‘‘sel’’ de la foi de se diluer dans un monde en voie de sécularisation » (Evangelica testificatio, n. 3).

J’invite donc toutes les communautés chrétiennes à vivre cette Année avant tout pour remercier le Seigneur et faire mémoire reconnaissante des dons reçus, et que nous recevons encore à travers la sainteté des Fondateurs et des Fondatrices et de la fidélité de tant de consacrés à leur propre charisme. Je vous invite tous à vous retrouver autour des personnes consacrées, à vous réjouir avec elles, à partager leurs difficultés, à collaborer avec elles, dans la mesure du possible, pour la poursuite de leur ministère et de leur œuvre, qui sont aussi ceux de l’Église tout entière. Faites-leur sentir l’affection et la chaleur de tout le peuple chrétien.

Je bénis le Seigneur pour l’heureuse coïncidence de l’Année de la Vie Consacrée avec le Synode sur la famille. Famille et vie consacrée sont des vocations porteuses de richesse et de grâce pour tous, des espaces d’humanisation dans la construction de relations vitales, lieux d’évangélisation. On peut s’y aider les uns les autres."

Posté le 29 novembre 2014 à 16h11 par Michel Janva | Lien permanent

27 novembre 2014

"L'Eglise pleure..."

De l'abbé Grosjean sur Padreblog (extraits) :

[...]"Aujourd’hui, L’Eglise pleure ces enfants qui n’ont pu voir le jour.
L’Eglise pleure la souffrance de ceux et celles qui ont été blessés par ce drame de l’avortement.
L’Eglise pleure la détresse de celles qu’on a laissées seules devant l’annonce d’une naissance à venir, parfois si difficile à assumer.
L’Eglise pleure devant ces soignants qui se retrouvent à ôter la vie.
L’Eglise pleure l’aveuglement de ces élus et dirigeants, censés protéger la famille et la vie des plus petits, mais qui la nient, se taisent, ou abdiquent devant l’opinion médiatique.
L’Eglise pleure le manque de cohérence de tant d’entre nous, premiers à brandir les beaux principes, mais bien plus réticents pour aider concrètement celles qui veulent garder leur enfant.
L’Eglise pleure l’hypocrisie de ces « gens biens » qui montrent du doigt la fille enceinte et son copain devenu papa trop tôt, alors qu’on devrait les bénir d’avoir accueilli la vie qui s’annonçait, malgré le regard des autres.
L’Eglise pleure pour ces parents qu’on laisse désemparés devant l’annonce du handicap, là où toute la société devrait se mobiliser pour accueillir la fragilité.
L’Eglise pleure la démocratie devenue « totalitarisme du relativisme », selon l’expression du Pape François, quand elle ne protège plus le droit des plus faibles.
L’Eglise pleure nos complicités – ma complicité – avec le mal que nous dénonçons, tout en y participant d’une façon ou d’une autre par nos péchés.
L’Eglise pleure ce mensonge institutionnalisé, portés par les plus grands et les puissants, et que payent toujours les plus petits, les plus fragiles.[...]

Sommes-nous découragés ? Non, nous n’en avons pas le droit, ni le temps. Il nous faut reconstruire sur des ruines. Dans ces ténèbres, il nous faut allumer une petite lumière, là où nous sommes. Puis une autre, et encore une autre. Tels des veilleurs, nous éclairerons la nuit de ce monde, afin de raviver la soif de vérité dans les consciences et les cœurs de chacun. « Prendre soin de la fragilité signifie garder la mémoire et l’espérance » a précisé le Pape : cette mission est pour nous tous. Plus que jamais."

Posté le 27 novembre 2014 à 22h21 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (4)

24 novembre 2014

Le cardinal Sarah nouveau Préfet de la Congrégation du Culte divin

SHier, le Saint-Père a nommé le cardinal Robert Sarah, nouveau Préfet de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Le cardinal Sarah, qui vient remplacer le cardinal Canizares, nommé récemment en Espagne, a été archevêque de Conakry et secrétaire de la Congrégation romaine pour l'évangélisation des peuples, puis président du Conseil pontifical Cor Unum.

Il a dénoncé depuis quelques années l'idéologie du genre, notamment ici en 2009 :

"La théorie du genre est une idéologie sociologisante occidentale des relations hommes-femmes, qui s'attaque à l'identité sponsale de la personne humaine, à la complémentarité anthropologique entre l'homme et la femme, au mariage, à la maternité et à la paternité, à la famille et à la procréation (...) elle est contraire à la culture africaine et aux vérités humaines éclairées par la Révélation divine en Jésus Christ ».

[L'idéologie du genre] sépare le sexe biologique de l'identité masculine ou féminine en affirmant que celle-ci n'est pas intrinsèque à la personne mais qu'elle est une construction sociale (...) Cette identité peut - et doit - être déconstruite pour permettre à la femme d'accéder à une égalité de pouvoir social avec l'homme et à l'individu de "choisir" son orientation sexuelle (...) les relations hommes-femmes seraient gouvernées par une lutte de pouvoir (...) [Cette] idéologie irréaliste et désincarnée dénie le dessein de Dieu [en affirmant qu'au départ les individus sont] indéterminés [et que] c'est la société qui façonne le genre masculin et féminin au gré des choix changeants de l'individu".

Du côté de la liturgie, puisque c'est son nouveau poste, il avait déclaré en 2011 dans un sermon prononcé à l'occasion d'ordinations au sein de la communauté Saint-Martin :

"le prêtre doit être exclusivement un homme de Dieu, un Saint ou un homme qui aspire à la sainteté, quotidiennement adonné à la prière, à l’action de grâce et à la louange, et renonçant à briller dans des domaines où les autres chrétiens n’ont nul besoin de Lui. Le prêtre n’est pas un psychologue, ni un sociologue, ni un anthropologue, ni un chercheur dans les centrales nucléaires, ni un homme politique. C’est un autre Christ ; et je répète : il est vraiment « Ipse Christus, le Christ lui-même », destiné à soutenir et à éclairer les âmes de ses frères et sœurs, à conduire les hommes vers Dieu et à leur ouvrir les trésors spirituels dont ils sont terriblement privés aujourd’hui. Vous êtes prêtres pour révéler le Dieu d’Amour qui s’est manifesté sur la croix et pour susciter, grâce à votre prière, la foi, l’amour et le retour de l’homme pécheur à Dieu.

En effet, nous vivons dans un monde où Dieu est de plus en plus absent et où nous ne savons plus quelles sont nos valeurs et quels sont nos repères. Il n’y a plus de références morales communes. On ne sait plus ce qui est mal et ce qui est bien. Il existe une multitude de points de vue. Aujourd’hui, on appelle blanc ce qu’hier on appelait noir, ou vice versa. Ce qui est grave, ce n’est pas de se tromper ; c’est de transformer l’erreur en règle de vie. Dans ce contexte, comme prêtres, pasteurs et guides du Peuple de Dieu, vous devez avoir la préoccupation constante d’être toujours loyaux envers la Doctrine du Christ. [...]

Si nous avons peur de proclamer la vérité de l’Evangile, si nous avons honte de dénoncer les déviations graves dans le domaine de la morale, si nous nous accommodons à ce monde de relâchement des mœurs et de relativisme religieux et éthique, si nous avons peur de dénoncer énergiquement les lois abominables sur la nouvelle éthique mondiale, sur le mariage, la famille sous toutes ses formes, l’avortement, lois en totale opposition aux lois de la nature et de Dieu, et que les Nations et les cultures occidentales promeuvent et imposent grâce aux mass-média et à leurs puissances économiques, alors les paroles prophétiques d’Ezéchiel tomberont sur nous comme un grave reproche divin [...]

Vous, chers Amis et Serviteurs Bien-aimés de Dieu, aimez à vous asseoir dans le confessionnal pour attendre les âmes qui veulent avouer leurs péchés et désirent humblement revenir dans la Maison paternelle. Célébrez l’Eucharistie avec dignité, ferveur et foi. Celui que ne lutte pas pour prêcher l’Evangile, convertir, protéger, nourrir et conduire le Peuple de Dieu sur la voie de la vérité et de la vie qui est Jésus lui-même, celui qui se tait devant les déviations graves de ce monde, ensorcelé par sa technologie et ses succès scientifiques, s’expose à l’un ou l’autre de ces esclavages qui savent enchainer vos pauvres cœurs : l’esclavage d’une vision exclusivement humaine des choses, esclavage du désir ardent de pouvoir ou de prestige temporel, l’esclavage de la vanité, l’esclavage de l’argent, la servitude de la sensualité."

Posté le 24 novembre 2014 à 14h31 par Michel Janva | Lien permanent

22 novembre 2014

Marché de Noël à Bruxelles du 30 novembre au 8 décembre

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Posté le 22 novembre 2014 à 13h39 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

20 novembre 2014

Le Cardinalis Patronus de l’Ordre souverain de Malte Raymond Leo Burke

BC’est par abus de langage – ou mauvaise connaissance des mots – que la presse traduit « Patronus » par patron. La traduction du mot latin «patronus » serait plus justement « protecteur » ou « parrain » au sens moderne du terme. En fait, comme le rappelle le site même de l’Ordre souverain de Malte, le Cardinalis Patronus est nommé auprès de l’Ordre pour promouvoir les intérêts spirituels de l’Ordre et de ses membres et entretenir les relations avec le Saint Siège. Il n’est donc pas, comme le laissent croire les commentaires de certains médias le « Patron » de l’Ordre. En effet, l’Ordre est une institution souveraine. Son seul « patron » est le Grand Maître qui est à la fois le « souverain » et le chef spirituel de l’Ordre. D’ailleurs, l’Eglise elle-même ne s’y trompe pas qui confère au Grand Maître les privilèges cardinalices lors de sa nomination..

Pour mieux comprendre les liens qui existent entre l’Eglise (et notamment le saint Siège) et l’Ordre Souverain de Malte il suffit de se reporter à la déclaration du Pape Jean Paul II lors de la réception du premier ambassadeur de l’Ordre Souverain auprès du saint Siège le 26 mars 1983 (à cette occasion en effet le Saint Siège renouvelait officiellement la reconnaissance du statut de Souveraineté de l’Ordre de Malte en élevant l’Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire qui dirigeait la Légation de l’Ordre au rang d’Ambassadeur représentant l’Ordre Souverain) :

« Mais l’élévation de votre Légation au rang d’Ambassade apporte à votre fonction une qualité nouvelle, et donne aux relations diplomatiques entre le Saint-Siège et l’ordre une importance accrue. En effet, l’ordre de Malte se distingue de manière évidente et à plusieurs titres des Etats qui sont ici représentés dans le Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège. S’il est souverain, et reconnu comme tel par le Droit international, il a une certaine universalité, étant implanté par ses Prieurés et ses Associations en beaucoup de pays fort divers. Il comporte un engagement religieux ou laïc, il est de tradition chevaleresque et militaire, et tout entier tourné, aujourd’hui, vers le service des malades et des pauvres. Et n’est-ce pas dans l’église catholique elle-même que les membres de cet Ordre indépendant puisent l’inspiration de leur service? C’est donc avec une bienveillance particulière que vous êtes reçu dans cette Maison ».

Son Altesse Eminentissime Fra’ Matthew Festing a été élu à vie le 11 mars 2008 Prince et Grand Maître de l’Ordre de Malte par le Conseil complet d’Etat de l’Ordre.

Le Prélat de l’Ordre de Malte est S. E. Rév. Monseigneur Angelo Acerbi, supérieur religieux du clergé de l’Ordre.

Posté le 20 novembre 2014 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent

19 novembre 2014

Un prêtre peut-il violer le secret de la confession pour sauver une vie ?

"Le secret est absolu et inviolable et l'Église n'admet pas d'exceptions en la matière" (cardinal Mauro Piacenza, grand pénitencier de l'Église catholique).

Un congrès sur le thème "le sceau de la confession et la confidentialité pastorale" a réuni environ 200 confesseurs les 12 et 13 novembre. Une interview très intéressante du cardinal Mauro Piacenza, grand pénitencier de l'Eglise catholique, à lire sur Aleteia.

Posté le 19 novembre 2014 à 18h36 par Marie Bethanie | Lien permanent

12 novembre 2014

Un confesseur peut-il donner l'absolution à un divorcé remarié ?

L'abbé Barthe publie sur le blog de l'Homme nouveau la réponse fort claire de la Congrégation pour la Doctrine pour la Foi à un prêtre français, dans une lettre datant du 22 octobre. La voici :

"À la question d’un prêtre français : « Un confesseur peut-il donner l’absolution à un pénitent qui, ayant été marié religieusement, a contracté une seconde union après divorce ? »

La Congrégation pour la Doctrine de la Foi a répondu le 22 octobre 2014 :

« On ne peut exclure a priori les fidèles divorcés remariés d’une démarche pénitentielle qui déboucherait sur la réconciliation sacramentelle avec Dieu et donc aussi à la communion eucharistique. Le Pape Jean-Paul II dans l’Exhortation apostolique Familiaris consortio (n. 84) a envisagé une telle possibilité et en a précisé les conditions : “La réconciliation par le sacrement de pénitence – qui ouvrirait la voie au sacrement de l’Eucharistie – ne peut être accordée qu’à ceux qui se sont repentis d’avoir violé le signe de l’Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l’indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l’homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs – par exemple l’éducation des enfants –, remplir l’obligation de la séparation, ils prennent l’engagement de vivre en complète continence, c’est-à-dire en s’abstenant des actes réservés aux époux” (cf. aussi Benoît XVI, Sacramentum caritatis, n. 29).

La démarche pénitentielle à entreprendre devrait prendre en compte les éléments suivants :

1 – Vérifier la validité du mariage religieux dans le respect de la vérité, tout en évitant de donner l’impression d’une forme de “divorce catholique”.

2 – Voir éventuellement si les personnes, avec l’aide de la grâce, peuvent se séparer de leur nouveau partenaire et se réconcilier avec celles dont elles se sont séparées.

3 – Inviter les personnes divorcées remariées, qui pour de sérieux motifs (par exemple les enfants), ne peuvent se séparer de leur conjoint, à vivre comme “frère et sœur”.

En tout état de cause, l’absolution ne peut être accordée qu’à condition d’être assurée d’une véritable contrition, c’est-à-dire “de la douleur intérieure et de la détestation du péché que l’on a commis, avec la résolution ne peut plus pécher à l’avenir” (Concile de Trente, Doctrine sur le Sacrement de Pénitence, c. 4). Dans cette ligne, on ne peut absoudre validement un divorcé remarié qui ne prend pas la ferme résolution de ne plus “pécher à l’avenir” et donc de s’abstenir des actes propres aux conjoints, et en faisant dans ce sens tout ce qui est en son pouvoir ».

Luis F. Ladaria, sj, archevêque titulaire de Thibica, Secrétaire."

Le commentaire de l'abbé Barthe est à lire ici.

Posté le 12 novembre 2014 à 21h24 par Louise Tudy | Lien permanent

Silvio Dissegna, 12 ans, déclaré vénérable

Le 8 novembre, le pape François a autorisé la Congrégation pour les Causes des Saints à promulguer le décret sur ​les vertus héroïques de huit serviteurs de Dieu. Parmi ces nouveaux vénérables, figure un petit garçon de 12 ans, Silvio Dissegna.

"Silvio  est né à Moncalieri, près de Turin, le 1er Juillet 1967. Un enfant comme beaucoup d'autres, joyeux et plein de vie. Quand il serait grand, il voulait être enseignant. A 10 ans,  sa mère lui offre pour Noël une machine à écrire et il lui donne sa première page dactylographiée : "Merci Maman, parce que tu m'as mis au monde, parce que tu m'as donné la vie, qui est si belle! J'ai tellement envie de vivre ". A 11 ans surviennent les premières douleurs aux jambes. Les médecins ne laissent aucun espoir : un cancer des os. Il entame son calvaire, le chapelet à la main. Il ne le quittera plus, jour et nuit: “J'ai beaucoup de choses à dire à Jésus et à Marie”, confie-t-il, et  j'offre toutes mes souffrances pour les prêtres, les missionnaires, le salut des pécheurs, et pour que tous les hommes soient frères". Ou encore "Maman, je parcours en ce moment la route du Calvaire, mais après il y aura encore la crucifixion. Maman, prépare-toi ". Il sait que Jésus l'aime et qu'il l'attend au Paradis. Il meurt le 24 septembre 1979, à l'âge de 12 ans."[...]

Un modèle pour montrer à nos enfants que la sainteté n'attend pas.

Posté le 12 novembre 2014 à 09h34 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (1)

11 novembre 2014

Mgr Wach réélu à la tête de l’Institut du Christ-Roi

L’Institut du Christ Roi Souverain-Prêtre vient d’indiquer que son supérieur et fondateur, Mgr Gilles Wach, vient d’être réélu supérieur général de l’Institut pour les 6 années à venir à l’issue du Chapitre Général qui s’est tenu le 4 novembre.

L'Institut compte 13 nouveaux séminaristes cette année dans son séminaire de Gricigliano (Italie).

Posté le 11 novembre 2014 à 14h16 par Michel Janva | Lien permanent

10 novembre 2014

Le Conseil Pontifical pour la Famille publie un compte-rendu sur un livre critiquant les propositions du Cal Kasper

Le Conseil Pontifical pour la Famille du Saint Siège a publié dans son bulletin n°21 du mois de novembre un compte rendu de la présentation du livre ‘l’Evangile de la famille dans le débat synodal : au-delà des propositions du Cardinal Kasper’. Ce livre est écrit par deux experts de l’Institut Pontifical Jean Paul II pour les Etudes sur le Mariage et la Famille. Les auteurs du livres sont les experts Stephan Kampowski, professeur laïc d’anthropologie philosophique, qui réalisa ses études aux Etats-Unis, en Autriche et à Rome ; et le P. Juan José Pérez-Sopa, professeur universitaire de théologie pastorale sur le mariage et la famille et professeur à l’Université Ecclésiastique San Dámaso de Madrid.

Ce livre a été présenté à l'auditorium de l'Institut pontifical Jean-Paul II lors d'un événement au cours d'un évènement auquel a notamment assisté le Cardinal George Pell, préfet du secrétariat aux affaires économiques.

Erreurs dans la thèse du Cardinal Kasper

« Prenons comme sujet de référence le livre du Cardinal Kasper, ‘L’Evangile de la famille’, qui contient des réflexions très importantes, mais à notre avis contient aussi des imprécisions significatives. Notre apport vise à pouvoir développer les éléments positifs, contribuer à éclaircir ceux qui semblent ambigus, expliquer les raisons pour lesquelles certaines des affirmations nous paraissent erronées, mais surtout, aller au-delà du livre. »

Ces experts sur le sujet, qui ne furent pas invités à participer au Synode sur la Famille, expliquent aussi que

« aller plus loin que Kasper est une invitation à faire le pas que lui-même n’a pas fait, ou même passer d’une description de la beauté de l’évangile de la famille à une description de la capacité transformatrice de la pastorale de l’Eglise, du sujet moral et de la culture environnante. »

Le livre a été publié en Italie, aux Etats-Unis, en Espagne et en Allemagne.

Posté le 10 novembre 2014 à 10h29 par Michel Janva | Lien permanent

Un regard surnaturel sur le synode

Au-delà des débats qui ont entouré le synode, Thibaud Collin invite à porter un regard surnaturel, dans La Nef. Extrait :

"L’autre regard est donc surnaturel ; contre ce que le regard humain atteste ou conjecture, il repose sur des actes de foi et d’espérance refusant le doute comme un poison ruinant la vie théologale dans l’âme du croyant. Voilà le regard que nous avons tous à adopter et qui peut être conforté par quelques faits. Le constat que le texte de mi-parcours a été fortement amendé dans le texte final, les points les plus litigieux ayant disparu. Le rappel que le pape François a été formé dans la Compagnie de Jésus dont la clef de voûte est le discernement des esprits par la méthode des Exercices spirituels, dont un des aspects est la prise en compte de l’épaisseur et la diversité des situations et des opinions humaines, en vue d’une élection conforme à la volonté divine.

Bref, le Christ nous invite à être plus que jamais à son écoute et à faire confiance dans la Providence. Voilà l’épreuve de la foi qu’il s’agit de traverser dans la paix reçue de l’Esprit."

Posté le 10 novembre 2014 à 07h27 par Michel Janva | Lien permanent

08 novembre 2014

Reconnaissance des vertus héroïques de Marthe Robin

Le pape a signé, parmi d'aautres, le décret reconnaissant les vertus héroïques de Marthe Robin (13 mars  1902 - 6 février 1981).

Il reste donc à reconnaître un miracle dû à son intercession pour qu'elle soit béatifiée.

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Posté le 8 novembre 2014 à 13h41 par Michel Janva | Lien permanent

06 novembre 2014

Cardinal George : "il n’est pas miséricordieux de raconter des mensonges aux gens"

Le Cardinal George, de Chicago, est interrogé ici :

Le célibat des prêtres :

"Le célibat pour le Royaume de Dieu a une valeur évangélique. L’Eglise latine ne sélectionne comme candidats à l’ordination sacerdotale que ceux qui sont appelés au célibat. Etant donné que le prêtre représente le Christ comme tête de l’Eglise, cela vaut mieux que le prêtre soit marié à l’épouse du Christ : l’Eglise. Cette règle vient de la fin des persécutions romaines. Même dans les Eglises d’Orient, l’évêque doit toujours être célibataire. La relation entre le Christ et l’Eglise est conjugale, et par conséquent, l’est aussi celle du prêtre ordonné et de l’Eglise. Dans une culture post-freudienne, le célibat est objet de haine, parce que son témoignage est plus important que jamais. Il rappelle aux gens le don de soi total qui est au cœur de la radicalité évangélique. Ce n’est donc pas le moment de changer cette règle. La colère qui attire cette question et l’ordination des femmes, l’indissolubilité du mariage, la définition du mariage, témoigne d’une culture corrompue qui a elle aussi ses dévots. Ces derniers ont également des problèmes de classe – ils n’ont pas les mêmes préoccupations que les pauvres, mais bien plutôt des préoccupations liées aux tendances culturelles actuelles, en tâchant d’imiter ceux qui ont réussi et qui croient que le monde entier devraient penser comme eux. En même temps, nous devons aller chercher chacun là où il en est et en conséquent, chercher des façons d’expliquer et de présenter l’Evangile à toutes les cultures, y compris la nôtre."

Au sujet des divorcés remariés, des procès de nullité et des propositions du Synode:

"Je pense que nous devons écouter avec prudence ce qui se dit autour des discussions du Synode. Juger de la sacramentalité d’un mariage est un processus qui doit être repensé avec soin ; mais il doit demeurer loin de l’environnement de la conscience. Nul n’est juge de sa propre cause, comme dit le proverbe. Se tromper soi-même est un danger qui doit être abordé dans l’environnement judiciaire. J’ai entendu beaucoup de bonnes propositions pour améliorer le système actuel de nullités. J’espère qu’elles seront écoutées. La pratique pastorale, évidemment, doit aussi refléter la conviction doctrinale. Dire des mensonges aux gens n’est pas de la miséricorde ; c’est comme si l’Eglise avait autorité pour donner le droit à quelqu’un d’ignorer la loi de Dieu. Si deux personnes mariées par le sacrement sont toujours en vie, alors ce que le Christ a fait en les unissant ne peut se défaire, à moins qu’un évêque pense que c’est lui le Seigneur de l’univers. La difficulté dans le fait de donner la communion à deux personnes unies sans sacrements ne réside pas dans le péché d’avoir formé une union non sacramentelle. Comme tout péché, ce dernier peut être pardonné. La difficulté vient des conséquences de cette union. Il est stupide de croire qu’une exception permise publiquement, même si limitée à la discipline du sacrement, demeurera longtemps restreinte. D’un point de vue pastoral, un évêque doit se demander ce qui est bon pour toute l’Eglise, pas simplement pour aider un couple individuellement. Comment tout le discours pastoral autour du mariage changera avec un changement de discipline, est une question qui doit être adressée avant que soit prise toute décision."

Posté le 6 novembre 2014 à 18h38 par Michel Janva | Lien permanent

Cardinal Müller : ‘mêmes les évêques peuvent se tromper’

Le cardinal Müller, préfet de la Cingrégation pour la doctrine de la foi, a été interrogé par la presse polonaise. Extraits :

"Malheureusement, dans les sociétés modernes, beaucoup de médias, d’organisations internationales et mêmes des gouvernements tentent de semer la confusion dans l’esprit des gens. Dans beaucoup de pays, des relations sont détruites, et cela s’applique au modèle chrétien du mariage et de la famille. La vérité sur le mariage et sur la famille est relativisée. Ces tendances ont malheureusement pénétré dans l’Eglise et influencé les évêques, sur qui les médias tentent d’exercer une pression… nous avons le Christ et l’Evangile. C’est notre point de référence, la fondation pour les seuls enseignements valides de l’Eglise."

Sur le mariage :

"Il y a de nombreux médias, mais un seul médiateur, Jésus Christ et Son Evangile. La Parole de Dieu ne peut donc jamais être ignorée en aucun cas et ne peut pas être compromise. Elle doit être pleinement acceptée. L’Eglise, ni avant, ni pendant, ni après le Synode ne peut changer le message des enseignements du Christ. Sur le mariage il est clairement formulé ‘ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas’."

Sur l’homosexualité :

"Pour l’Eglise, il y a toujours le point de départ d’une relation d’amour, d’un homme pour une femme, et d’une femme pour un homme. L’Eglise s’oriente vers cette relation et sur elle construit sa doctrine sociale et morale, qui est aussi toute la science de la sexualité humaine. L’attirance sexuelle d’une personne pour une autre du même sexe n’est pas le sujet premier traité par l’Eglise.

Le Catéchisme de l’Eglise Catholique enseigne que ‘les personnes homosexuelles sont appelées à vivre la chasteté’. Le Pape François précisa qu’il ne vise pas à créer une nouvelle doctrine de l’Eglise, mais simplement à montrer que l’Eglise ne juge pas celui qui a péché et a des tendances homosexuelles. Personne n’essaie d’exclure ces personnes ; elles sont des personnes en plénitude. Mais vous devez dire clairement que l’Eglise a jugé négativement les actes homosexuels. Une part active dans un acte homosexuel est inacceptable ! et l’Eglise ne renonce jamais à ces vérités. Ces actes sont contraires à la loi naturelle, et c’est un péché."

Au sujet des évêques :

"Malheureusement, ils sont représentatifs de l’Eglise, y compris les évêques qui se sont laissés aveugler d’une façon ou d’une autre par une société séculière dans laquelle ils ont été tellement influencés qu’ils ont perdu de vue la question essentielle ou les enseignements de l’Eglise basés sur la révélation. Ils se sont mis à réfléchir aux différentes possibilités, en oubliant la fondation… peut-être suggérant des solutions questionnables au sujet des engagements de certaines personnes dans des situations difficiles, peut-être avec le désir d’aider d’autres êtres humains…

Mais avec tout cela, vous devez toujours garder en mémoire qu’il n’y a qu’un ‘agenda’ pour nous, l’agenda de l’Eglise, qui est basé sur la révélation de Dieu communiquée en Jésus Christ. Et c’est cela qui compte le plus pour nous ; si on perd cela, on perd tous les autres éléments."

Posté le 6 novembre 2014 à 18h32 par Michel Janva | Lien permanent

Des grains d’encens devant les idoles néo-païennes de l’idéologie du genre

Mgr Athanasius Schneider a accordé un entretien sur le synode au magazine polonais Polonia chritiana. Jeanne Smits en donne la traduction française. C'est du brutal. Extraits :

"[...] C’est la première fois dans l’histoire de l’Eglise qu’un texte aussi hétérodoxe a été publié en tant que document émanant d’une rencontre officielle des évêques catholiques sous la conduite d’un pape, même si le texte n’avait qu’un caractère préliminaire.

Grâce à Dieu, aux prières des fidèles du monde entier, un nombre important de pères synodaux a résolument rejeté ce programme ; ce programme qui reflète la pensée dominante corrompue et païenne de notre temps, que l’on impose au niveau global par la pression politique et à travers les mass media officiels quasi tout-puissants, qui sont fidèles aux principes du parti mondial de l’idéologie du genre. Un tel document synodal, même s’il n’est que préliminaire, est une véritable honte. Il donne une idée du degré d’extension de l’esprit du monde anti-chrétien qui a déjà pénétré à un tel niveau dans la vie de l’Eglise. Ce document restera pour les générations futures et pour les historiens une marque noire qui a entaché l’honneur du siège apostolique. [...]

Encore plus grave est le fait que ces évêques tentent de justifier leur infidélité à la parole du Christ au moyen d’arguments de nécessité pastorale, de miséricorde, d’ouverture à l’Esprit Saint. En outre ils ne craignent pas de pervertir sans scrupule, à la manière gnostique, le sens véritable de ces mots, tout en présentant ceux qui s’opposent à eux comme rigides, scrupuleux ou traditionalistes. Au cours de la grande crise arienne du IVe siècle, les défenseurs de la divinité du Fils de Dieu était aussi taxés d’intransigeance et de traditionalisme. Saint Athanase a même été excommunié par le pape Libère ; le pape a justifié cela en arguant qu’Athanase n’était pas en communion avec les évêques orientaux qui pour la plupart étaient hérétiques ou semi-hérétiques. Saint Basile le Grand déclarait alors : « Aujourd’hui seul un péché est sévèrement puni : l’observance attentive des traditions de nos pères. Pour cette raison les bons sont renvoyés de chez eux et amenés au désert. »

[...] Les Pharisiens et les scribes cléricaux modernes, ces évêques et ces cardinaux qui jettent des grains d’encens devant les idoles néo-païennes de l’idéologie du genre et du concubinage, ne persuaderont personne à croire au Christ ou à être prêts à offrir leur vie pour le Christ."

Posté le 6 novembre 2014 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent

19 avril au 24 juin : nouvelle ostension du Saint Suaire

L'Archevêque de Turin, accompagné du Maire de la ville et du Maire adjoint en charge du Comité pour l'ostension, a présenté le programme des manifestations qui accompagneront du 19 avril au 24 juin prochain la nouvelle ostension du Saint Suaire, en parallèle au 200 anniversaire de Don Bosco. Deux événements auxquels le Pape François a annoncé sa participation.

Troisième ostension du siècle, elle insistera sur les jeunes et les personnes qui souffrent, sujets chers à saint Jean Bosco et aux salésiens. Le service pastoral diocésain de la santé mettra à leur disposition accompagnateurs et lieux d'accueil. A l'occasion des cérémonies, 3.500 volontaires seront autour de la cathédrale au service des confessions en plusieurs langues. Si la visite à Turin sera gratuite, il conviendra d'effectuer une réservation afin de gérer le flux des pèlerins.

Posté le 6 novembre 2014 à 15h36 par Michel Janva | Lien permanent

05 novembre 2014

Un Synode extraordinaire, en effet

Traduction d'un article de Georges Weigel, le biographe de Jean-Paul II :

"Selon les termes utilisés au Vatican, une session de Synode d’évêques prévue spécialement est un ‘Synode extraordinaire’, à la différence d’un Synode ordinaire qui a lieu tous les trois ans environ. Ce Synode extraordinaire de 2014, qui avait pour fin de préparer le Synode ordinaire de 2015, fut le témoin d’événements extraordinaires.

1. Le Synode attira l’attention d’une quantité de médias impressionnante. Malheureusement trop de cette attention était due à la perception erronée du Grand Moment Tant Attendu de la capitulation de l’Eglise, la dernière grande institution à tenir tête face à la révolution sexuelle. Ce qui aurait dû attirer l’attention des médias : des évêques africains témoignant du pouvoir libérateur de la monogamie et de la fidélité au mariage toute la vie durant – fut hélas expédié sans ménagements, alors que les femmes dans le tiers monde sont les principales bénéficiaires de la vérité sur le mariage reçu de Dieu.

2. Le Synode démontra l’extraordinaire confiance en eux des évêques d’églises mourantes, qui donnent avec aise des conseils de pastorale aux églises qui tiennent debout. Beaucoup d’évêques et de théologiens se comportèrent comme si la préparation de Vatican II était de retour. Ils ont présidé à la chute du catholicisme en Europe de l’ouest ces 50 dernières années, mais cela ne semblait pas les accabler. Les jours heureux étaient revenus.

3. le Synode était également extraordinaire, si l’on en croit les médias, pour sa démonstration publique et ‘sans précédent’ de discorde parmi les cardinaux. Ceux qui trouvent ceci sans précédent pourraient relire l’Epître aux Galates (2,11), où Paul ‘réprimanda’ Pierre les yeux dans les yeux. Ou méditer sur les arguments des évêques nord africains durant la controverse Donatiste. Ou étudier la querelle entre l’évêque Cyprien de Carthage, un docteur de l’Eglise, et le Pape Stéphane. Ou lire les débats de la première session de Vatican II. Les controverses en 2014 étaient en effet notables, en ce que des hommes intelligents à la base, dont la position avait été bien démolie par des spécialistes, furent incapables de se rendre à l’évidence qu’ils avaient tord. Mais à bien y penser, cela non plus n’est pas vraiment nouveau.

4. Le Synode était extraordinaire pour sa grande confusion théologique dévoilée par des grands de l’Eglise qui devraient vraiment mieux s’y connaître. La question du développement de la doctrine fut spécialement mal traitée par certains. Bien sûr c’est avec le temps que l’Eglise développe une meilleure compréhension d’elle-même et une meilleure pratique pastorale. Mais quoiqu’en dise le grand John Henry Newman dans sa discussion classique et moderne, tout développement authentique est en continuité organique avec le passé ; ce ne peut pas être une rupture avec le passé. Pas plus qu’il n’y a de place dans la doctrine catholique pour une reformulation des mots du Seigneur, et la fidélité au texte de l’Ecriture n’est pas vu comme du ‘fondamentalisme’.

5. Le Synode était extraordinaire dans sa démonstration qu’un nombre excessif d’évêques et de théologiens n’ont toujours pas saisi la Loi de Fer de la chrétienté dans la modernité : les communautés chrétiennes qui maintiennent une main ferme sur leurs principes moraux et doctrinaux peuvent fleurir au milieu des acides culturels de la modernité ; les communautés chrétiennes dont les principes moraux et doctrinaux deviennent poreux (et ensuite invisibles) s’étiolent et meurent.

6. Une dernière chose : pourquoi aucun représentant de l’Institut Pontifical Jean Paul II sur le Mariage et la Famille n’était invités au Synode sur la famille ?"

Posté le 5 novembre 2014 à 09h44 par Le Salon Beige | Lien permanent

04 novembre 2014

il y a des évêques qui se sont laissés aveugler par la société sécularisée

Interrogé récemment, le Préfet de la Congrégation de la Foi, le cardinal Gerhard Müller, a déclaré (traduction de Benoît-et-moi) :

« …il y a malheureusement des représentants de l'Eglise, et même des évêques, qui se sont laissés en quelque sorte aveugler par la société sécularisée qui les a influencés au point de les entraîner loin de l’essentiel, ou des enseignements de l'Eglise fondés sur la Révélation ».

« Malheureusement, dans la société moderne, certains médias, des organisations internationales et même des gouvernements de plusieurs pays essayent de semer la confusion dans l'esprit des gens. Dans beaucoup de pays les relations sont détruites et cela concerne aussi le modèle chrétien du mariage et de la famille. La vérité sur le mariage et la famille est relativisée. Ces tendances se sont malheureusement déplacées à l'intérieur de l'Eglise et parmi les évêques, sur qui l'on essaye d'exercer des pressions… Nous avons le Christ et l'Evangile. Ceci est notre point de référence, le fondement pour le seul et correct enseignement de l'Eglise… ».

« Il y a beaucoup de moyens, mais un seul médiateur, qui est Jésus Christ, et son Evangile. La Parole de Dieu ne peut donc jamais être ignorée, en aucune façon, et ne peut être soumise à des compromis dans aucun de ses passages. Elle doit être acceptée pleinement. L'Eglise, ni avant ni après ni pendant le Synode ne peut changer ce qui vient de l'enseignement du Christ. En ce qui concerne le mariage, prioritaires sont les mots: "Ce que Dieu a uni, que l'homme ne sépare pas" ».

« Naturellement pour l'Eglise il y a toujours le point de départ d'une relation d'amour: d’un homme pour une femme, d'une femme pour un homme. L'Eglise se focalise sur cette relation et sur cela elle bâtit sa doctrine sociale, y compris sa doctrine morale, qui est aussi toute la science de la sexualité humaine. Il y a des situations où une personne dirige sa propre sexualité vers une personne du même sexe. Le catéchisme de l'Eglise catholique enseigne que les "personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté". Le Pape François a dit qu'il n'est pas en train de créer quelque nouvelle doctrine de l'Eglise mais qu'il essaye de montrer que personne n’est jugé par l'Eglise s'il a une tendance homosexuelle. Personne n’essaye de discriminer ces personnes; elles sont intégralement des personnes. Mais il faut dire que l'Eglise a jugé négativement les actes homosexuels. Une partie active dans les actes homosexuels n'est pas acceptable. Ils sont contraires à la loi naturelle et ne sont pas acceptables ».

Posté le 4 novembre 2014 à 21h11 par Michel Janva | Lien permanent

03 novembre 2014

Le Saint-Siège a approuvé les nouvelles constitutions des Légionnaires du Christ

Les nouvelles constitutions des Légionnaires du Christ ont été validées le 16 octobre par le Saint-Siège.

Le directeur général de la congrégation, le Père Eduardo Robles Gil, a rendu publique cette approbation dans une lettre diffusée (en anglais) samedi 1er novembre.

Les constitutions comptent 235 points, contre 872 pour les précédentes. Cela conclut un processus lancé en 2010 par Benoît XVI, quand il nommait le cardinal Velasio De Paolis comme délégué pontifical.

Selon les statistiques 2013, avec 4 évêques, 954 prêtres, 836 religieux en formation et les novices, la Légion du Christ est actuellement présente dans 22 pays.

Posté le 3 novembre 2014 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent


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