19 décembre 2014

Un cardinal au séminaire de la Fraternité Saint-Pie X

Le 5 décembre, le cardinal Walter Brandmüller, président émérite du Comité pontifical des sciences historiques, a rencontré Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X accompagné de plusieurs prêtres. La réunion s’est tenue au Séminaire de la FSSPX, en Bavière.

Posté le 19 décembre 2014 à 21h22 par Michel Janva | Lien permanent

18 décembre 2014

Vous ne pouvez pas exercer des responsabilités dans l’Eglise sans devenir un politicien

Agé de 67 ans, archevêque de Colombo depuis 2009, créé cardinal en 2010, président de la Conférence des évêques catholiques du Sri Lanka, Mgr Malcom Ranjith a accordé à Eglises d’Asie un entretien dans lequel il présente les enjeux de la visite prochaine du pape. Extraits :

R"J’ai invité le pape François à venir au Sri Lanka avant même qu’il n’apparaisse au balcon de Saint-Pierre, le jour de son élection, le 13 mars 2013 ! Son prédécesseur s’était rendu en visite sur tous les continents, excepté le continent asiatique. On a coutume de dire que l'Asie est le continent du XXIe siècle ; les principales religions y sont présentes et en sont issues. Il fallait que le pape vienne se rendre compte sur place. [...]

La visite du pape s’inscrit dans un climat électoral particulier. Voyez-vous des risques à maintenir cette visite, comme semble vouloir le faire le Saint-Siège ?

Les premières rumeurs à propos de la tenue d’une élection présidentielle anticipée remontent aux mois d’août-septembre derniers. A cette date, tout était déjà bien engagé pour la venue du pape. En tant que membres de l'Eglise, en tant qu’évêques, nous ne sommes pas impliqués en politique. Des élections sont prévues. Que pouvons-nous y faire ? Nous avons demandé au président de repousser cette élection, sachant qu’à en juger par les précédents scrutins, les élections s’accompagnent toujours de tensions, et même de violences. Mais vous ne faites pas venir le pape à votre convenance, ni n’annulez une telle visite d’un claquement de doigts !

Aujourd’hui, nous, les évêques, nous sommes face à un dilemme : soit nous demandons le report de la visite papale, soit nous faisons confiance à Dieu. Vous comprendrez que bon nombre d’entre nous veulent aller de l’avant et que cette visite ait lieu aux dates prévues.

Mais pour nous Sri-Lankais, il y a une autre contradiction à vouloir repousser la visite du pape : nous disons sans cesse que nous sommes un pays riche d’une civilisation ancienne et prestigieuse, que la composante religieuse de notre société y est essentielle, et pourtant nous faisons le constat que notre pays est violent, que les violences y sont fréquentes. Il y a là comme une faiblesse spirituelle. Dans bien d’autres pays à travers le monde, des élections ont lieu et elles ne donnent pas lieu à des explosions de violence.

Si nous disons au pape de ne pas venir, de repousser son voyage, nous disons à notre peuple – et au monde entier – que nous ne sommes que capables de pérorer à propos de la grandeur de notre civilisation mais qu’en réalité, nous nous complaisons dans la violence. Je souhaite que les choses soient prises à l’envers : montrons que nous nous comportons comme des êtres humains et que nous ne sommes pas des barbares mal dégrossis. C’est le discours que je tiens à ceux qui sont actuellement au pouvoir comme à ceux qui sont dans l’opposition. Que ces élections soient un catalyseur vers plus d’unité !

Le pape rencontrera les responsables religieux. Parmi ceux-ci, certains responsables bouddhistes ont émis des critiques à propos de la visite du pape, estimant que celui-ci devait présenter des excuses pour les violences exercées contre le bouddhisme par les puissances coloniales qui ont dominé ce pays durant près de cinq siècles. Pouvez-vous nous expliquer ?

Les responsables auxquels vous faites référence sont plus motivés par une action politique que par une réflexion religieuse ou même historique. Les groupes qu’ils représentent sont politiques et vous ne pouvez pas généraliser à l’ensemble de la communauté bouddhique. [...]

La campagne électorale pour les présidentielles est aussi courte qu’intense. On entend ici et là qu’en tant que cardinal et président de la Conférence épiscopale, vous vous montrez très proche du président. Que répondez-vous ?

Je ne peux pas laisser dire cela. Si je vivais dans un pays comme, disons, le Canada ou les Etats-Unis, où chacun jouit de ses droits fondamentaux, j’agirais peut-être autrement. Mais, ici, au Sri Lanka, nous, les catholiques, faisons face à de fortes contraintes.

Lorsque j’étais évêque de Ratnapura (1995-2001), mon diocèse comptait quelque 21 000 fidèles au milieu d’une population de 1 500 000 personnes. En tant qu’évêque, je ne pouvais prendre la parole pour dire des choses qui auraient mis en danger mon peuple. En tant qu’archevêque de Colombo (depuis 2009) et président de la Conférence épiscopale, je me dois de penser à mon peuple. A Colombo, sur six millions de personnes, 700 000 sont catholiques, dont 250 000 sont des Tamouls et le reste des Cinghalais.

On dit que je suis proche de l’actuel président, Mahinda Rajapaksa, mais on peut tout aussi bien dire j’étais proche de son prédécesseur, Mme Chandrika Kumaratunga (1994-2005). Je me dois d’être en contact avec les institutions du pays et ceux qui les président. Si je n’agissais pas ainsi, les mêmes qui me critiquent aujourd’hui me critiqueraient pour être indifférent au sort de mon peuple.

Dans ce pays, vous ne pouvez pas exercer des responsabilités dans l’Eglise sans devenir, d’une certaine manière, un politicien vous-même. J’en veux pour preuve que, ces jours-ci, en pleine campagne électorale, le candidat de l’opposition, Mithripala Sirisena, a demandé à me rencontrer. Je vais le recevoir bien sûr, mais il ne fait pas de doute que le président sortant va immédiatement demander à me voir. Et je le verrai, lui aussi.

Récemment, les pêcheurs de Negombo, une région où les catholiques sont très nombreux, sont venus me voir pour se plaindre amèrement des prix du fuel. Ils m’ont demandé d’intervenir. Je suis allé voir le président car c’est ainsi que les choses se passent ici. Pour autant, est-ce pour régler des questions de prix du pétrole que je suis devenu prêtre ? Non, mais si je refuse d’intervenir au motif que ce n’est pas de mon domaine, alors autant remettre ma démission au pape. Pour le bien de mon peuple, je ne peux faire autrement que d’être impliqué dans la vie de ce pays."

Posté le 18 décembre 2014 à 16h14 par Michel Janva | Lien permanent

La discipline de l'Eglise est au service de la vérité de la Foi

Benoît-et-moi a traduit un long entretien donné par le cardinal Burke. En voici des extraits sans langue de buis :

B"Je pense que le rapport qui avait été produit au milieu de la session du Synode, qui s'est conclu le 18 octobre, est peut-être le document public de l'Eglise le plus scandaleux que je puisse imaginer. Il suscite donc une très vive préoccupation et il est spécialement important que les bonnes familles catholiques qui vivent la beauté du sacrement du mariage se consacrent de façon nouvelle à une solide vie matrimoniale et aussi qu'elles utilisent toutes les occasions pour témoigner de la beauté de la vérité sur le mariage dont elles font l'expérience tous les jours de leur vie d'époux. [...]

Beaucoup de gens craignent que finalement le Synode utilisera un double langage. Des raisons "pastorales" sont utilisées pour changer de facto la doctrine. De telles craintes sont-elles justifiées?

Oui, elles le sont. En effet, un des arguments les plus insidieux utilisés au Synode afin de promouvoir des pratiques contraires à la doctrine de la Foi est celui que, "nous ne touchons pas à la doctrine; nous croyons dans le mariage comme l'Eglise y a toujours cru; nous ne faisons que des changements dans la discipline. Mais dans l'Eglise catholique cela ne peut jamais être car dans l'Eglise catholique la discipline est toujours liée directement à l'enseignement. En d'autres mots : la discipline est au service de la vérité de la Foi, de la vie en général dans l'Eglise catholique. Vous ne pouvez donc pas dire que vous changez la discipline et que cela n'a pas d'effets sur la doctrine qu'elle protège, sauvegarde ou promeut.

Le terme "miséricorde'" est utilisé pour changer la doctrine de l'Eglise et même le nouveau Testament afin de pardonner le péché. Est-ce que cet usage malhonnête du terme "miséricorde" a été exposé pendant le Synode?

Oui, il l'a été. Des Pères Synodaux ont parlé du faux sentiment de miséricorde qui ne prendrait pas en compte la réalité du péché. Je me souviens d'un Père Synodal disant: "Le péché n'existe-t-il plus? Est-ce que nous ne le reconnaissons plus?" Je pense que c'était une réponse très forte de la part de certains Pères synodaux. Le pasteur luthérien allemand, mort pendant la deuxième Guerre Mondiale, Dietrich Bonhoeffer utilisait une analogie intéressante. Il parlait de grâce "coûteuse" et de grâce "bon marché". Quand la vie de Dieu nous est donnée comme c'est le cas dans l'Eglise, cela requiert de nous une nouvelle façon de vivre, une conversion quotidienne au Christ, et nous connaissons la miséricorde de Dieu dans la mesure où nous y adhérons et nous efforçons de nous remettre toujours au Christ et de vaincre nos péchés et nos faiblesses. [...]

La miséricorde concerne la personne qui, pour une raison quelconque, commet un péché. Nous devons toujours susciter en cette personne le bien - en d'autres mots, appeler cette personne à être qui il ou elle est: un fils de Dieu. Mais en même temps, on doit reconnaître les péchés, qu'il soient l'adultère ou la pédophilie, ou le vol ou le meurtre - quel qu'ils soient - comme les grands maux, comme des péchés mortels et donc contraires à nous. Nous ne pouvons pas les accepter. La plus grande charité, la plus grande miséricorde que nous pouvons montrer au pécheur est de reconnaître le mal des actes que il ou elle sont en train de commettre et d'appeler cette personne à la vérité. [...]

Un archevêque a dit récemment: "Evidemment nous suivons la doctrine de l'Eglise sur la famille.": Et a ajouté: "jusqu'à ce que le Pape décide autrement." Est-ce que le Pape a le pouvoir de changer la doctrine?

Non, c'est impossible. Nous savons ce que l'enseignement de l'Eglise a toujours été. Il a été exprimé, par exemple, par le Pape Pie XI dans sa lettre encyclique Casti connubii. Il a été exprimé par le Pape Paul VI dans Humanae vitae. Il a été exprimé d'une façon merveilleuse par le Pape saint Jean-Paul II dans Familiaris Consortio. L'enseignement est immuable. Le Saint Père donne le service de maintenir cet enseignement et de le présenter avec nouveauté et fraîcheur, mais pas de le changer."

Posté le 18 décembre 2014 à 15h50 par Michel Janva | Lien permanent

13 décembre 2014

Bénin : Providentia Dei, un séminaire dans l’esprit Summorum Pontificum

Yann Baly nous informe :

DSC_0897"Le lundi 8 décembre, pour la fête de l’Immaculée Conception, Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon, a consacré la toute nouvelle chapelle Saint Louis du nouveau séminaire voulu par Mgr Pascal N’Koué, archevêque de Parakou.

Mgr Aillet de Bayonne et Mgr James de Nantes, ainsi que le père abbé du Barroux, dom Louis-Marie assistaient également à la cérémonie. L’abbé Guimon représentait Notre Dames des Armées de Versailles où l’association ND de l’Atacora a très largement aidé au financement de la chapelle. Le diocèse d’Avignon finançant la bibliothèque du séminaire.

DSC_0900C’est à l’abbé Denis Le Pivain, prêtre du diocèse d’Avignon, que Mgr N’Koué a confié le soin de faire sortir de terre ce séminaire et d’en assurer la direction dès son ouverture en octobre dernier.

Mgr N’Koué, qui avait installé la messe tridentine dans son ancien diocèse de Natitingou avant le motu proprio de 2007, tient à ce que ce nouveau grand séminaire enseigne aux futurs prêtres les deux formes du rite romain.

L’avant-veille de la consécration, Mgr N’Koué annonçait à un millier de fidèles (rassemblés pour fêter les 70 ans de l’archidiocèse de Parakou) qu’il avait décidé avec ses prêtres une large présence de la forme extraordinaire dans ses paroisses dans les mois à venir."


Séminaire Providentia Dei au Bénin par jbdayot 

Autre vidéo. Le séminaire a ouvert avec 7 séminaristes pour commencer.

Diocèse d’Avignon (séminaire au Bénin). ND de l’Atacora : 6, rue des Etats Généraux 78000 Versailles

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Posté le 13 décembre 2014 à 10h57 par Michel Janva | Lien permanent

11 décembre 2014

De nouveaux cardinaux en février 2015

Un consistoire pour la création de cardinaux a été fixé aux 14 et 15 février 2015. Il fera suite à deux autres importants rendez-vous :

  • Une réunion du Conseil cardinalice pour la réforme de la Curie Romaine (9 - 11 février 2015)
  • une Réunion plénière du Collège cardinalice (12 - 13 février), au cours de laquelle seront abordés les grandes questions de réorganisation du Saint-Siège. 

Posté le 11 décembre 2014 à 17h59 par Michel Janva | Lien permanent

10 décembre 2014

Vendredi 12 décembre à 18h15 à ND de Paris : Messe de Notre-Dame de Guadalupe

Une lectrice nous signale ceci :

"Comme tous les ans, pour la Fête de Notre-Dame de Guadalupe (12 décembre), une messe sera célébrée pour faire mémoire de l’apparition de la Vierge à Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin, en 1531 au Mexique.

Cette célébration rassemblera de nombreux membres de la communauté latino-américaine d’Île-de-France. Elle sera présidée par Monseigneur Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris

Des musiciens mexicains interviendront à quelques moments de la célébration ; à l’issue de la cérémonie, ils joueront au milieu des fidèles rassemblés devant le chapelle de Notre-Dame de Guadalupe et donneront une « aubade » à l’extérieur, sur le parvis, pendant une vingtaine de minutes à l’issue de la célébration."

Dans le bas-côté nord de Notre-Dame de Paris, une chapelle toujours fleurie est dédiée à Notre-Dame de Guadalupe, des Mexicains de Paris ayant demandé qu’une chapelle de la cathédrale soit affectée à des célébrations à l’intention de leur pays. Sur le mur, une mosaïque représentant la Vierge de Guadalupe est particulièrement vénérée, en témoignent les centaines de flammes de dévotions qui y brûlent jour et nuit."

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(La mosaïque représentant Notre Dame de Guadalupe à Notre-Dame de Paris
© NDP)

Posté le 10 décembre 2014 à 07h55 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

09 décembre 2014

9 décembre – Mexique : Premières apparitions de ND de Guadalupe

Le 9 décembre 1531, la Sainte Vierge apparaît pour la première fois à Juan Diego Cuauhtlatoatzin ("Une minute avec Marie") :

Th"Juan Diego Cuauhtlatoatzin naît en 1474 à Cuautlitlán, quartier de Mexico. Il sera baptisé à 50 ans par un des premiers prêtres franciscains arrivés au Mexique.
Le 9 décembre 1531, alors qu'il se rend à la messe, la Vierge Marie lui apparaît sur la colline Tepeyac, à l'extérieur de ce qui est maintenant la ville de Mexico. Elle le prie d'aller voir l'évêque et de demander la construction d'un sanctuaire en ce lieu, promettant de donner des grâces à ceux qui l'y invoqueraient.
Ce sanctuaire est aujourd’hui appelé Notre Dame de Guadalupe et attire les foules du monde entier. Mais à l’époque, l'évêque ne crut pas Juan Diego et demanda une preuve. Le 12 décembre, Juan Diego retourna à Tepeyac et, là, la Vierge lui dit d’aller sur la colline et d’y cueillir des fleurs.
Bien que l’on ait été en hiver, il trouva des roses que la Vierge plaça dans son manteau en lui disant d'aller les porter à l'évêque. Quand il ouvrit son manteau, les fleurs se répandirent sur le sol et à la place resta une image de Notre-Dame, l'apparition de Tepeyac. Juan Diego fut canonisé le 31 juillet 2002 par le pape Jean-Paul II."

La vidéo qui suit, vous l'avez peut-être déjà vue, mais la revoir est toujours aussi émouvant, surtout en cette fête des premières apparitions de ND de Guadalupe, et en cette triste époque où l'on tue par centaines de milliers les bébés dans le sein de leur mère. ND de Guadalupe, Notre Dame de la Vie naissante...


N.D. de Guadalupe par CHRIST-REDEMPTEUR 

Posté le 9 décembre 2014 à 12h54 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

Les cathos nouvelle génération n'ont pas dit leur dernier mot

Un beau documentaire de 54 minutes diffusé sur LCP, qui s'achève sur les mots de Vivien Hoch :

"Nous savons que nous avons déjà gagné mais on continue de combattre."


Docs ad Hoc : Cathos, nouvelle génération par LCP 

Posté le 9 décembre 2014 à 00h05 par Louise Tudy | Lien permanent

07 décembre 2014

Une Française bientôt canonisée : Jeanne Emilie de Villeneuve

220px-Jeanne_Emilie_de_Villeneuve"Le Pape a autorisé la promulgation du décret reconnaissant un miracle attribué à la française Jeanne Emilie de Villeneuve (1811-1854), fondatrice de la congrégation de Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Castres [les "Soeurs bleues" de Castres - NDMB]. Cette congrégation compte actuellement quelque 700 religieuses et œuvre dans 16 pays, où elle a une ample activité sociale avec une cinquantaine de collèges dans lesquels sont inscrits chaque année environ 35 000 jeunes. (News.va). Elle gère plusieurs maisons d’enfants abandonnés, est présente aussi dans des hôpitaux et se met au service de familles en difficultés. À Rome, elle dispose d’une résidence pour l'accueil des pèlerins."(Wikipedia).

"C'est [...] en pleine révolution industrielle, le 8 décembre 1836, que Jeanne Emilie de Villeneuve, aidée de deux compagnes, fonda la Congrégation des Sœurs de l'Immaculée Conception pour aider les plus démunis. Leur devise : « Dieu seul » s'exprimait pour elles dans l'amour des pauvres : dès le début, elles se donnèrent sans compter aux prisonniers, aux malades et aux prostituées."[...] (Zenit)

Jeanne Emilie de Villeneuve avait été béatifiée en juillet 2009. 

Posté le 7 décembre 2014 à 22h23 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

30 novembre 2014

La Vierge de Guadalupe sera fêtée à Saint-Pierre le 12 décembre

  OTHER677755_ArticoloRadio Vatican nous apprend que le 12 décembre à 18 h, en la Basilique Saint-Pierre, le Pape François présidera une messe en l'honneur de Notre-Dame de Guadalupe, sainte patronne d'Amérique Latine, lui confiant l'évangélisation de ses populations, en union avec la Basilique Sanctuaire de la ville de Mexico et tout le continent américain.

Posté le 30 novembre 2014 à 16h34 par Marie Bethanie | Lien permanent

Synode sur la famille : la lettre de Dom Pateau

Lettre du père abbé de Fontgombault à propos du synode sur la famille (format pdf - 15 pages). A lire. En voici un court extrait :

P"[...] Pour finir, peut-être est-il possible de proposer quelques pistes de réflexion. Dans l'Évangile, Jésus se fait tout à tous. Cependant, il se donne dans une mesure qui varie selon son interlocuteur. Ainsi il n'agit pas de la même façon avec les apôtres, les disciples, les juifs... L'Église a conservé cela dans la discipline des sacrements. Aujourd'hui, la tendance est à rapprocher le sacrement du rite magique. Tout le monde peut y prétendre. C'est indispensable et efficace pour tous. Cela est faux. La grâce sacramentelle n'est pas nécessairement donnée avec le sacrement, quand les conditions nécessaires à la réception du sacrement ne sont pas réunies.

Le baptême, par exemple, nécessite un contact avec le corps : un baptême dans le sein maternel n'est pas possible. Le sacrement de réconciliation ne peut s'opérer par téléphone. Pour recevoir l'Eucharistie, il est nécessaire de pouvoir absorber une nourriture... Les conditions requises ne sont pas seulement d'ordre matériel. Afin de communier à la même table, ceux qui reçoivent l'Eucharistie doivent eux-mêmes être en communion avec le Christ et l'Église. Le sacrement de réconciliation a précisément pour but de restaurer la communion quand celle-ci a été rompue. Il n'est donc pas possible d'accueillir à la Sainte Table ceux qui ne peuvent recevoir le sacrement du pardon. [...]"

Posté le 30 novembre 2014 à 15h25 par Michel Janva | Lien permanent

29 novembre 2014

Année de la vie consacrée : Famille et vie consacrée sont des vocations porteuses de richesse

VA l'occasion de l'Année de la vie consacrée, qui débute dimanche (jusqu'au 2 février 2016), la Pénitencerie apostolique publie un décret dictant les conditions de réception d'indulgences plénières.

Pouvant servir en suffrage des âmes du purgatoire, elles s'obtiendront à Rome par la participation aux cérémonies fixées par la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, après un moment de recueillement conclu par la récitation du Pater, du Credo ou de toute forme d'invocation légitime à la Vierge Marie.

Et dans les diocèses, au cours des cérémonies locales ad hoc, en visitant la cathédrale, toute église ou lieu désigné par l'évêque, récitant la liturgie des heures ou selon la procédure décrite pour Rome.

Les religieux malades ou empêchés pour des raisons légitimes seront dispensés de ces conditions s'ils confient leur maladie ou leurs souffrances à l'intercession de Marie et prient comme convenu. Afin de faciliter la réception de la grâce divine par le biais de l'Eglise, on recommande aux prêtres pénitenciers et à tous ceux qui en ont reçu faculté d'être généreusement disponibles pour les confessions et l'administration de la communion aux malades.

A cette occasion, le pape François a écrit une lettre apostolique aux consacrés. Extrait :

F"Dans une société qui exhibe le culte de l’efficacité, de la recherche de la santé, du succès, et qui marginalise les pauvres et exclut les « perdants », nous pouvons témoigner, à travers notre vie, la vérité des paroles de l’Écriture : « Quand je suis faible c’est alors que je suis fort » (2 Co 12,10).

Nous pouvons bien appliquer à la vie consacrée ce que j’ai écrit dans l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium, en citant une homélie de Benoît XVI :  « L’Église ne grandit pas par prosélytisme, mais par attraction » (n. 14). Oui, la vie consacrée ne grandit pas si nous organisons de belles campagnes vocationnelle, mais si les jeunes qui nous rencontrent se sentent attirés par nous, s’ils nous voient être des hommes et des femmes heureux ! De même, son efficacité apostolique ne dépend pas de l’efficacité ni de la puissance de ses moyens. C’est votre vie qui doit parler, une vie de laquelle transparait la joie et la beauté de vivre l’Évangile et de suivre le Christ."

Et nous, laïcs catholiques :

"Je vous encourage vous aussi laïcs, à vivre cette Année de la Vie Consacrée comme une grâce qui peut vous rendre plus conscients du don reçu. Célébrez-le avec toute la ‘‘famille’’, pour croître et répondre ensemble aux appels de l’Esprit dans la société contemporaine. À certaines occasions, quand les consacrés de divers Instituts se rencontreront cette Année, faites en sorte d’être présents vous aussi comme expression de l’unique don de Dieu, de manière à connaître les expériences des autres familles charismatiques, des autres groupes de laïcs, et de manière à vous enrichir et à vous soutenir réciproquement.

L’Année de la Vie Consacrée ne concerne pas seulement les personnes consacrées, mais l’Église entière. Je m’adresse ainsi à tout le peuple chrétien pour qu’il prenne toujours davantage conscience du don qu’est la présence de tant de consacrées et de consacrés, héritiers de grands saints qui ont fait l’histoire du christianisme. Que serait l’Église sans saint Benoît et saint Basile, sans saint Augustin et saint Bernard, sans saint François et saint Dominique, sans saint Ignace de Loyola et sainte Thérèse d’Avila, sans sainte Angèle Merici et saint Vincent de Paul ? La liste serait presque infinie, jusqu’à saint Jean Bosco et à la bienheureuse Teresa de Calcutta. Le bienheureux Paul VI affirmait : « Sans ce signe concret, la charité de l’ensemble de l’Église risquerait de se refroidir, le paradoxe salvifique de l’Évangile de s’émousser, le ‘‘sel’’ de la foi de se diluer dans un monde en voie de sécularisation » (Evangelica testificatio, n. 3).

J’invite donc toutes les communautés chrétiennes à vivre cette Année avant tout pour remercier le Seigneur et faire mémoire reconnaissante des dons reçus, et que nous recevons encore à travers la sainteté des Fondateurs et des Fondatrices et de la fidélité de tant de consacrés à leur propre charisme. Je vous invite tous à vous retrouver autour des personnes consacrées, à vous réjouir avec elles, à partager leurs difficultés, à collaborer avec elles, dans la mesure du possible, pour la poursuite de leur ministère et de leur œuvre, qui sont aussi ceux de l’Église tout entière. Faites-leur sentir l’affection et la chaleur de tout le peuple chrétien.

Je bénis le Seigneur pour l’heureuse coïncidence de l’Année de la Vie Consacrée avec le Synode sur la famille. Famille et vie consacrée sont des vocations porteuses de richesse et de grâce pour tous, des espaces d’humanisation dans la construction de relations vitales, lieux d’évangélisation. On peut s’y aider les uns les autres."

Posté le 29 novembre 2014 à 16h11 par Michel Janva | Lien permanent

27 novembre 2014

"L'Eglise pleure..."

De l'abbé Grosjean sur Padreblog (extraits) :

[...]"Aujourd’hui, L’Eglise pleure ces enfants qui n’ont pu voir le jour.
L’Eglise pleure la souffrance de ceux et celles qui ont été blessés par ce drame de l’avortement.
L’Eglise pleure la détresse de celles qu’on a laissées seules devant l’annonce d’une naissance à venir, parfois si difficile à assumer.
L’Eglise pleure devant ces soignants qui se retrouvent à ôter la vie.
L’Eglise pleure l’aveuglement de ces élus et dirigeants, censés protéger la famille et la vie des plus petits, mais qui la nient, se taisent, ou abdiquent devant l’opinion médiatique.
L’Eglise pleure le manque de cohérence de tant d’entre nous, premiers à brandir les beaux principes, mais bien plus réticents pour aider concrètement celles qui veulent garder leur enfant.
L’Eglise pleure l’hypocrisie de ces « gens biens » qui montrent du doigt la fille enceinte et son copain devenu papa trop tôt, alors qu’on devrait les bénir d’avoir accueilli la vie qui s’annonçait, malgré le regard des autres.
L’Eglise pleure pour ces parents qu’on laisse désemparés devant l’annonce du handicap, là où toute la société devrait se mobiliser pour accueillir la fragilité.
L’Eglise pleure la démocratie devenue « totalitarisme du relativisme », selon l’expression du Pape François, quand elle ne protège plus le droit des plus faibles.
L’Eglise pleure nos complicités – ma complicité – avec le mal que nous dénonçons, tout en y participant d’une façon ou d’une autre par nos péchés.
L’Eglise pleure ce mensonge institutionnalisé, portés par les plus grands et les puissants, et que payent toujours les plus petits, les plus fragiles.[...]

Sommes-nous découragés ? Non, nous n’en avons pas le droit, ni le temps. Il nous faut reconstruire sur des ruines. Dans ces ténèbres, il nous faut allumer une petite lumière, là où nous sommes. Puis une autre, et encore une autre. Tels des veilleurs, nous éclairerons la nuit de ce monde, afin de raviver la soif de vérité dans les consciences et les cœurs de chacun. « Prendre soin de la fragilité signifie garder la mémoire et l’espérance » a précisé le Pape : cette mission est pour nous tous. Plus que jamais."

Posté le 27 novembre 2014 à 22h21 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (4)

24 novembre 2014

Le cardinal Sarah nouveau Préfet de la Congrégation du Culte divin

SHier, le Saint-Père a nommé le cardinal Robert Sarah, nouveau Préfet de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Le cardinal Sarah, qui vient remplacer le cardinal Canizares, nommé récemment en Espagne, a été archevêque de Conakry et secrétaire de la Congrégation romaine pour l'évangélisation des peuples, puis président du Conseil pontifical Cor Unum.

Il a dénoncé depuis quelques années l'idéologie du genre, notamment ici en 2009 :

"La théorie du genre est une idéologie sociologisante occidentale des relations hommes-femmes, qui s'attaque à l'identité sponsale de la personne humaine, à la complémentarité anthropologique entre l'homme et la femme, au mariage, à la maternité et à la paternité, à la famille et à la procréation (...) elle est contraire à la culture africaine et aux vérités humaines éclairées par la Révélation divine en Jésus Christ ».

[L'idéologie du genre] sépare le sexe biologique de l'identité masculine ou féminine en affirmant que celle-ci n'est pas intrinsèque à la personne mais qu'elle est une construction sociale (...) Cette identité peut - et doit - être déconstruite pour permettre à la femme d'accéder à une égalité de pouvoir social avec l'homme et à l'individu de "choisir" son orientation sexuelle (...) les relations hommes-femmes seraient gouvernées par une lutte de pouvoir (...) [Cette] idéologie irréaliste et désincarnée dénie le dessein de Dieu [en affirmant qu'au départ les individus sont] indéterminés [et que] c'est la société qui façonne le genre masculin et féminin au gré des choix changeants de l'individu".

Du côté de la liturgie, puisque c'est son nouveau poste, il avait déclaré en 2011 dans un sermon prononcé à l'occasion d'ordinations au sein de la communauté Saint-Martin :

"le prêtre doit être exclusivement un homme de Dieu, un Saint ou un homme qui aspire à la sainteté, quotidiennement adonné à la prière, à l’action de grâce et à la louange, et renonçant à briller dans des domaines où les autres chrétiens n’ont nul besoin de Lui. Le prêtre n’est pas un psychologue, ni un sociologue, ni un anthropologue, ni un chercheur dans les centrales nucléaires, ni un homme politique. C’est un autre Christ ; et je répète : il est vraiment « Ipse Christus, le Christ lui-même », destiné à soutenir et à éclairer les âmes de ses frères et sœurs, à conduire les hommes vers Dieu et à leur ouvrir les trésors spirituels dont ils sont terriblement privés aujourd’hui. Vous êtes prêtres pour révéler le Dieu d’Amour qui s’est manifesté sur la croix et pour susciter, grâce à votre prière, la foi, l’amour et le retour de l’homme pécheur à Dieu.

En effet, nous vivons dans un monde où Dieu est de plus en plus absent et où nous ne savons plus quelles sont nos valeurs et quels sont nos repères. Il n’y a plus de références morales communes. On ne sait plus ce qui est mal et ce qui est bien. Il existe une multitude de points de vue. Aujourd’hui, on appelle blanc ce qu’hier on appelait noir, ou vice versa. Ce qui est grave, ce n’est pas de se tromper ; c’est de transformer l’erreur en règle de vie. Dans ce contexte, comme prêtres, pasteurs et guides du Peuple de Dieu, vous devez avoir la préoccupation constante d’être toujours loyaux envers la Doctrine du Christ. [...]

Si nous avons peur de proclamer la vérité de l’Evangile, si nous avons honte de dénoncer les déviations graves dans le domaine de la morale, si nous nous accommodons à ce monde de relâchement des mœurs et de relativisme religieux et éthique, si nous avons peur de dénoncer énergiquement les lois abominables sur la nouvelle éthique mondiale, sur le mariage, la famille sous toutes ses formes, l’avortement, lois en totale opposition aux lois de la nature et de Dieu, et que les Nations et les cultures occidentales promeuvent et imposent grâce aux mass-média et à leurs puissances économiques, alors les paroles prophétiques d’Ezéchiel tomberont sur nous comme un grave reproche divin [...]

Vous, chers Amis et Serviteurs Bien-aimés de Dieu, aimez à vous asseoir dans le confessionnal pour attendre les âmes qui veulent avouer leurs péchés et désirent humblement revenir dans la Maison paternelle. Célébrez l’Eucharistie avec dignité, ferveur et foi. Celui que ne lutte pas pour prêcher l’Evangile, convertir, protéger, nourrir et conduire le Peuple de Dieu sur la voie de la vérité et de la vie qui est Jésus lui-même, celui qui se tait devant les déviations graves de ce monde, ensorcelé par sa technologie et ses succès scientifiques, s’expose à l’un ou l’autre de ces esclavages qui savent enchainer vos pauvres cœurs : l’esclavage d’une vision exclusivement humaine des choses, esclavage du désir ardent de pouvoir ou de prestige temporel, l’esclavage de la vanité, l’esclavage de l’argent, la servitude de la sensualité."

Posté le 24 novembre 2014 à 14h31 par Michel Janva | Lien permanent

22 novembre 2014

Marché de Noël à Bruxelles du 30 novembre au 8 décembre

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Posté le 22 novembre 2014 à 13h39 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

20 novembre 2014

Le Cardinalis Patronus de l’Ordre souverain de Malte Raymond Leo Burke

BC’est par abus de langage – ou mauvaise connaissance des mots – que la presse traduit « Patronus » par patron. La traduction du mot latin «patronus » serait plus justement « protecteur » ou « parrain » au sens moderne du terme. En fait, comme le rappelle le site même de l’Ordre souverain de Malte, le Cardinalis Patronus est nommé auprès de l’Ordre pour promouvoir les intérêts spirituels de l’Ordre et de ses membres et entretenir les relations avec le Saint Siège. Il n’est donc pas, comme le laissent croire les commentaires de certains médias le « Patron » de l’Ordre. En effet, l’Ordre est une institution souveraine. Son seul « patron » est le Grand Maître qui est à la fois le « souverain » et le chef spirituel de l’Ordre. D’ailleurs, l’Eglise elle-même ne s’y trompe pas qui confère au Grand Maître les privilèges cardinalices lors de sa nomination..

Pour mieux comprendre les liens qui existent entre l’Eglise (et notamment le saint Siège) et l’Ordre Souverain de Malte il suffit de se reporter à la déclaration du Pape Jean Paul II lors de la réception du premier ambassadeur de l’Ordre Souverain auprès du saint Siège le 26 mars 1983 (à cette occasion en effet le Saint Siège renouvelait officiellement la reconnaissance du statut de Souveraineté de l’Ordre de Malte en élevant l’Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire qui dirigeait la Légation de l’Ordre au rang d’Ambassadeur représentant l’Ordre Souverain) :

« Mais l’élévation de votre Légation au rang d’Ambassade apporte à votre fonction une qualité nouvelle, et donne aux relations diplomatiques entre le Saint-Siège et l’ordre une importance accrue. En effet, l’ordre de Malte se distingue de manière évidente et à plusieurs titres des Etats qui sont ici représentés dans le Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège. S’il est souverain, et reconnu comme tel par le Droit international, il a une certaine universalité, étant implanté par ses Prieurés et ses Associations en beaucoup de pays fort divers. Il comporte un engagement religieux ou laïc, il est de tradition chevaleresque et militaire, et tout entier tourné, aujourd’hui, vers le service des malades et des pauvres. Et n’est-ce pas dans l’église catholique elle-même que les membres de cet Ordre indépendant puisent l’inspiration de leur service? C’est donc avec une bienveillance particulière que vous êtes reçu dans cette Maison ».

Son Altesse Eminentissime Fra’ Matthew Festing a été élu à vie le 11 mars 2008 Prince et Grand Maître de l’Ordre de Malte par le Conseil complet d’Etat de l’Ordre.

Le Prélat de l’Ordre de Malte est S. E. Rév. Monseigneur Angelo Acerbi, supérieur religieux du clergé de l’Ordre.

Posté le 20 novembre 2014 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent

19 novembre 2014

Un prêtre peut-il violer le secret de la confession pour sauver une vie ?

"Le secret est absolu et inviolable et l'Église n'admet pas d'exceptions en la matière" (cardinal Mauro Piacenza, grand pénitencier de l'Église catholique).

Un congrès sur le thème "le sceau de la confession et la confidentialité pastorale" a réuni environ 200 confesseurs les 12 et 13 novembre. Une interview très intéressante du cardinal Mauro Piacenza, grand pénitencier de l'Eglise catholique, à lire sur Aleteia.

Posté le 19 novembre 2014 à 18h36 par Marie Bethanie | Lien permanent

12 novembre 2014

Un confesseur peut-il donner l'absolution à un divorcé remarié ?

L'abbé Barthe publie sur le blog de l'Homme nouveau la réponse fort claire de la Congrégation pour la Doctrine pour la Foi à un prêtre français, dans une lettre datant du 22 octobre. La voici :

"À la question d’un prêtre français : « Un confesseur peut-il donner l’absolution à un pénitent qui, ayant été marié religieusement, a contracté une seconde union après divorce ? »

La Congrégation pour la Doctrine de la Foi a répondu le 22 octobre 2014 :

« On ne peut exclure a priori les fidèles divorcés remariés d’une démarche pénitentielle qui déboucherait sur la réconciliation sacramentelle avec Dieu et donc aussi à la communion eucharistique. Le Pape Jean-Paul II dans l’Exhortation apostolique Familiaris consortio (n. 84) a envisagé une telle possibilité et en a précisé les conditions : “La réconciliation par le sacrement de pénitence – qui ouvrirait la voie au sacrement de l’Eucharistie – ne peut être accordée qu’à ceux qui se sont repentis d’avoir violé le signe de l’Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l’indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l’homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs – par exemple l’éducation des enfants –, remplir l’obligation de la séparation, ils prennent l’engagement de vivre en complète continence, c’est-à-dire en s’abstenant des actes réservés aux époux” (cf. aussi Benoît XVI, Sacramentum caritatis, n. 29).

La démarche pénitentielle à entreprendre devrait prendre en compte les éléments suivants :

1 – Vérifier la validité du mariage religieux dans le respect de la vérité, tout en évitant de donner l’impression d’une forme de “divorce catholique”.

2 – Voir éventuellement si les personnes, avec l’aide de la grâce, peuvent se séparer de leur nouveau partenaire et se réconcilier avec celles dont elles se sont séparées.

3 – Inviter les personnes divorcées remariées, qui pour de sérieux motifs (par exemple les enfants), ne peuvent se séparer de leur conjoint, à vivre comme “frère et sœur”.

En tout état de cause, l’absolution ne peut être accordée qu’à condition d’être assurée d’une véritable contrition, c’est-à-dire “de la douleur intérieure et de la détestation du péché que l’on a commis, avec la résolution ne peut plus pécher à l’avenir” (Concile de Trente, Doctrine sur le Sacrement de Pénitence, c. 4). Dans cette ligne, on ne peut absoudre validement un divorcé remarié qui ne prend pas la ferme résolution de ne plus “pécher à l’avenir” et donc de s’abstenir des actes propres aux conjoints, et en faisant dans ce sens tout ce qui est en son pouvoir ».

Luis F. Ladaria, sj, archevêque titulaire de Thibica, Secrétaire."

Le commentaire de l'abbé Barthe est à lire ici.

Posté le 12 novembre 2014 à 21h24 par Louise Tudy | Lien permanent

Silvio Dissegna, 12 ans, déclaré vénérable

Le 8 novembre, le pape François a autorisé la Congrégation pour les Causes des Saints à promulguer le décret sur ​les vertus héroïques de huit serviteurs de Dieu. Parmi ces nouveaux vénérables, figure un petit garçon de 12 ans, Silvio Dissegna.

"Silvio  est né à Moncalieri, près de Turin, le 1er Juillet 1967. Un enfant comme beaucoup d'autres, joyeux et plein de vie. Quand il serait grand, il voulait être enseignant. A 10 ans,  sa mère lui offre pour Noël une machine à écrire et il lui donne sa première page dactylographiée : "Merci Maman, parce que tu m'as mis au monde, parce que tu m'as donné la vie, qui est si belle! J'ai tellement envie de vivre ". A 11 ans surviennent les premières douleurs aux jambes. Les médecins ne laissent aucun espoir : un cancer des os. Il entame son calvaire, le chapelet à la main. Il ne le quittera plus, jour et nuit: “J'ai beaucoup de choses à dire à Jésus et à Marie”, confie-t-il, et  j'offre toutes mes souffrances pour les prêtres, les missionnaires, le salut des pécheurs, et pour que tous les hommes soient frères". Ou encore "Maman, je parcours en ce moment la route du Calvaire, mais après il y aura encore la crucifixion. Maman, prépare-toi ". Il sait que Jésus l'aime et qu'il l'attend au Paradis. Il meurt le 24 septembre 1979, à l'âge de 12 ans."[...]

Un modèle pour montrer à nos enfants que la sainteté n'attend pas.

Posté le 12 novembre 2014 à 09h34 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (1)

11 novembre 2014

Mgr Wach réélu à la tête de l’Institut du Christ-Roi

L’Institut du Christ Roi Souverain-Prêtre vient d’indiquer que son supérieur et fondateur, Mgr Gilles Wach, vient d’être réélu supérieur général de l’Institut pour les 6 années à venir à l’issue du Chapitre Général qui s’est tenu le 4 novembre.

L'Institut compte 13 nouveaux séminaristes cette année dans son séminaire de Gricigliano (Italie).

Posté le 11 novembre 2014 à 14h16 par Michel Janva | Lien permanent

10 novembre 2014

Le Conseil Pontifical pour la Famille publie un compte-rendu sur un livre critiquant les propositions du Cal Kasper

Le Conseil Pontifical pour la Famille du Saint Siège a publié dans son bulletin n°21 du mois de novembre un compte rendu de la présentation du livre ‘l’Evangile de la famille dans le débat synodal : au-delà des propositions du Cardinal Kasper’. Ce livre est écrit par deux experts de l’Institut Pontifical Jean Paul II pour les Etudes sur le Mariage et la Famille. Les auteurs du livres sont les experts Stephan Kampowski, professeur laïc d’anthropologie philosophique, qui réalisa ses études aux Etats-Unis, en Autriche et à Rome ; et le P. Juan José Pérez-Sopa, professeur universitaire de théologie pastorale sur le mariage et la famille et professeur à l’Université Ecclésiastique San Dámaso de Madrid.

Ce livre a été présenté à l'auditorium de l'Institut pontifical Jean-Paul II lors d'un événement au cours d'un évènement auquel a notamment assisté le Cardinal George Pell, préfet du secrétariat aux affaires économiques.

Erreurs dans la thèse du Cardinal Kasper

« Prenons comme sujet de référence le livre du Cardinal Kasper, ‘L’Evangile de la famille’, qui contient des réflexions très importantes, mais à notre avis contient aussi des imprécisions significatives. Notre apport vise à pouvoir développer les éléments positifs, contribuer à éclaircir ceux qui semblent ambigus, expliquer les raisons pour lesquelles certaines des affirmations nous paraissent erronées, mais surtout, aller au-delà du livre. »

Ces experts sur le sujet, qui ne furent pas invités à participer au Synode sur la Famille, expliquent aussi que

« aller plus loin que Kasper est une invitation à faire le pas que lui-même n’a pas fait, ou même passer d’une description de la beauté de l’évangile de la famille à une description de la capacité transformatrice de la pastorale de l’Eglise, du sujet moral et de la culture environnante. »

Le livre a été publié en Italie, aux Etats-Unis, en Espagne et en Allemagne.

Posté le 10 novembre 2014 à 10h29 par Michel Janva | Lien permanent

Un regard surnaturel sur le synode

Au-delà des débats qui ont entouré le synode, Thibaud Collin invite à porter un regard surnaturel, dans La Nef. Extrait :

"L’autre regard est donc surnaturel ; contre ce que le regard humain atteste ou conjecture, il repose sur des actes de foi et d’espérance refusant le doute comme un poison ruinant la vie théologale dans l’âme du croyant. Voilà le regard que nous avons tous à adopter et qui peut être conforté par quelques faits. Le constat que le texte de mi-parcours a été fortement amendé dans le texte final, les points les plus litigieux ayant disparu. Le rappel que le pape François a été formé dans la Compagnie de Jésus dont la clef de voûte est le discernement des esprits par la méthode des Exercices spirituels, dont un des aspects est la prise en compte de l’épaisseur et la diversité des situations et des opinions humaines, en vue d’une élection conforme à la volonté divine.

Bref, le Christ nous invite à être plus que jamais à son écoute et à faire confiance dans la Providence. Voilà l’épreuve de la foi qu’il s’agit de traverser dans la paix reçue de l’Esprit."

Posté le 10 novembre 2014 à 07h27 par Michel Janva | Lien permanent

08 novembre 2014

Reconnaissance des vertus héroïques de Marthe Robin

Le pape a signé, parmi d'aautres, le décret reconnaissant les vertus héroïques de Marthe Robin (13 mars  1902 - 6 février 1981).

Il reste donc à reconnaître un miracle dû à son intercession pour qu'elle soit béatifiée.

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Posté le 8 novembre 2014 à 13h41 par Michel Janva | Lien permanent

06 novembre 2014

Cardinal George : "il n’est pas miséricordieux de raconter des mensonges aux gens"

Le Cardinal George, de Chicago, est interrogé ici :

Le célibat des prêtres :

"Le célibat pour le Royaume de Dieu a une valeur évangélique. L’Eglise latine ne sélectionne comme candidats à l’ordination sacerdotale que ceux qui sont appelés au célibat. Etant donné que le prêtre représente le Christ comme tête de l’Eglise, cela vaut mieux que le prêtre soit marié à l’épouse du Christ : l’Eglise. Cette règle vient de la fin des persécutions romaines. Même dans les Eglises d’Orient, l’évêque doit toujours être célibataire. La relation entre le Christ et l’Eglise est conjugale, et par conséquent, l’est aussi celle du prêtre ordonné et de l’Eglise. Dans une culture post-freudienne, le célibat est objet de haine, parce que son témoignage est plus important que jamais. Il rappelle aux gens le don de soi total qui est au cœur de la radicalité évangélique. Ce n’est donc pas le moment de changer cette règle. La colère qui attire cette question et l’ordination des femmes, l’indissolubilité du mariage, la définition du mariage, témoigne d’une culture corrompue qui a elle aussi ses dévots. Ces derniers ont également des problèmes de classe – ils n’ont pas les mêmes préoccupations que les pauvres, mais bien plutôt des préoccupations liées aux tendances culturelles actuelles, en tâchant d’imiter ceux qui ont réussi et qui croient que le monde entier devraient penser comme eux. En même temps, nous devons aller chercher chacun là où il en est et en conséquent, chercher des façons d’expliquer et de présenter l’Evangile à toutes les cultures, y compris la nôtre."

Au sujet des divorcés remariés, des procès de nullité et des propositions du Synode:

"Je pense que nous devons écouter avec prudence ce qui se dit autour des discussions du Synode. Juger de la sacramentalité d’un mariage est un processus qui doit être repensé avec soin ; mais il doit demeurer loin de l’environnement de la conscience. Nul n’est juge de sa propre cause, comme dit le proverbe. Se tromper soi-même est un danger qui doit être abordé dans l’environnement judiciaire. J’ai entendu beaucoup de bonnes propositions pour améliorer le système actuel de nullités. J’espère qu’elles seront écoutées. La pratique pastorale, évidemment, doit aussi refléter la conviction doctrinale. Dire des mensonges aux gens n’est pas de la miséricorde ; c’est comme si l’Eglise avait autorité pour donner le droit à quelqu’un d’ignorer la loi de Dieu. Si deux personnes mariées par le sacrement sont toujours en vie, alors ce que le Christ a fait en les unissant ne peut se défaire, à moins qu’un évêque pense que c’est lui le Seigneur de l’univers. La difficulté dans le fait de donner la communion à deux personnes unies sans sacrements ne réside pas dans le péché d’avoir formé une union non sacramentelle. Comme tout péché, ce dernier peut être pardonné. La difficulté vient des conséquences de cette union. Il est stupide de croire qu’une exception permise publiquement, même si limitée à la discipline du sacrement, demeurera longtemps restreinte. D’un point de vue pastoral, un évêque doit se demander ce qui est bon pour toute l’Eglise, pas simplement pour aider un couple individuellement. Comment tout le discours pastoral autour du mariage changera avec un changement de discipline, est une question qui doit être adressée avant que soit prise toute décision."

Posté le 6 novembre 2014 à 18h38 par Michel Janva | Lien permanent

Cardinal Müller : ‘mêmes les évêques peuvent se tromper’

Le cardinal Müller, préfet de la Cingrégation pour la doctrine de la foi, a été interrogé par la presse polonaise. Extraits :

"Malheureusement, dans les sociétés modernes, beaucoup de médias, d’organisations internationales et mêmes des gouvernements tentent de semer la confusion dans l’esprit des gens. Dans beaucoup de pays, des relations sont détruites, et cela s’applique au modèle chrétien du mariage et de la famille. La vérité sur le mariage et sur la famille est relativisée. Ces tendances ont malheureusement pénétré dans l’Eglise et influencé les évêques, sur qui les médias tentent d’exercer une pression… nous avons le Christ et l’Evangile. C’est notre point de référence, la fondation pour les seuls enseignements valides de l’Eglise."

Sur le mariage :

"Il y a de nombreux médias, mais un seul médiateur, Jésus Christ et Son Evangile. La Parole de Dieu ne peut donc jamais être ignorée en aucun cas et ne peut pas être compromise. Elle doit être pleinement acceptée. L’Eglise, ni avant, ni pendant, ni après le Synode ne peut changer le message des enseignements du Christ. Sur le mariage il est clairement formulé ‘ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas’."

Sur l’homosexualité :

"Pour l’Eglise, il y a toujours le point de départ d’une relation d’amour, d’un homme pour une femme, et d’une femme pour un homme. L’Eglise s’oriente vers cette relation et sur elle construit sa doctrine sociale et morale, qui est aussi toute la science de la sexualité humaine. L’attirance sexuelle d’une personne pour une autre du même sexe n’est pas le sujet premier traité par l’Eglise.

Le Catéchisme de l’Eglise Catholique enseigne que ‘les personnes homosexuelles sont appelées à vivre la chasteté’. Le Pape François précisa qu’il ne vise pas à créer une nouvelle doctrine de l’Eglise, mais simplement à montrer que l’Eglise ne juge pas celui qui a péché et a des tendances homosexuelles. Personne n’essaie d’exclure ces personnes ; elles sont des personnes en plénitude. Mais vous devez dire clairement que l’Eglise a jugé négativement les actes homosexuels. Une part active dans un acte homosexuel est inacceptable ! et l’Eglise ne renonce jamais à ces vérités. Ces actes sont contraires à la loi naturelle, et c’est un péché."

Au sujet des évêques :

"Malheureusement, ils sont représentatifs de l’Eglise, y compris les évêques qui se sont laissés aveugler d’une façon ou d’une autre par une société séculière dans laquelle ils ont été tellement influencés qu’ils ont perdu de vue la question essentielle ou les enseignements de l’Eglise basés sur la révélation. Ils se sont mis à réfléchir aux différentes possibilités, en oubliant la fondation… peut-être suggérant des solutions questionnables au sujet des engagements de certaines personnes dans des situations difficiles, peut-être avec le désir d’aider d’autres êtres humains…

Mais avec tout cela, vous devez toujours garder en mémoire qu’il n’y a qu’un ‘agenda’ pour nous, l’agenda de l’Eglise, qui est basé sur la révélation de Dieu communiquée en Jésus Christ. Et c’est cela qui compte le plus pour nous ; si on perd cela, on perd tous les autres éléments."

Posté le 6 novembre 2014 à 18h32 par Michel Janva | Lien permanent

Des grains d’encens devant les idoles néo-païennes de l’idéologie du genre

Mgr Athanasius Schneider a accordé un entretien sur le synode au magazine polonais Polonia chritiana. Jeanne Smits en donne la traduction française. C'est du brutal. Extraits :

"[...] C’est la première fois dans l’histoire de l’Eglise qu’un texte aussi hétérodoxe a été publié en tant que document émanant d’une rencontre officielle des évêques catholiques sous la conduite d’un pape, même si le texte n’avait qu’un caractère préliminaire.

Grâce à Dieu, aux prières des fidèles du monde entier, un nombre important de pères synodaux a résolument rejeté ce programme ; ce programme qui reflète la pensée dominante corrompue et païenne de notre temps, que l’on impose au niveau global par la pression politique et à travers les mass media officiels quasi tout-puissants, qui sont fidèles aux principes du parti mondial de l’idéologie du genre. Un tel document synodal, même s’il n’est que préliminaire, est une véritable honte. Il donne une idée du degré d’extension de l’esprit du monde anti-chrétien qui a déjà pénétré à un tel niveau dans la vie de l’Eglise. Ce document restera pour les générations futures et pour les historiens une marque noire qui a entaché l’honneur du siège apostolique. [...]

Encore plus grave est le fait que ces évêques tentent de justifier leur infidélité à la parole du Christ au moyen d’arguments de nécessité pastorale, de miséricorde, d’ouverture à l’Esprit Saint. En outre ils ne craignent pas de pervertir sans scrupule, à la manière gnostique, le sens véritable de ces mots, tout en présentant ceux qui s’opposent à eux comme rigides, scrupuleux ou traditionalistes. Au cours de la grande crise arienne du IVe siècle, les défenseurs de la divinité du Fils de Dieu était aussi taxés d’intransigeance et de traditionalisme. Saint Athanase a même été excommunié par le pape Libère ; le pape a justifié cela en arguant qu’Athanase n’était pas en communion avec les évêques orientaux qui pour la plupart étaient hérétiques ou semi-hérétiques. Saint Basile le Grand déclarait alors : « Aujourd’hui seul un péché est sévèrement puni : l’observance attentive des traditions de nos pères. Pour cette raison les bons sont renvoyés de chez eux et amenés au désert. »

[...] Les Pharisiens et les scribes cléricaux modernes, ces évêques et ces cardinaux qui jettent des grains d’encens devant les idoles néo-païennes de l’idéologie du genre et du concubinage, ne persuaderont personne à croire au Christ ou à être prêts à offrir leur vie pour le Christ."

Posté le 6 novembre 2014 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent

19 avril au 24 juin : nouvelle ostension du Saint Suaire

L'Archevêque de Turin, accompagné du Maire de la ville et du Maire adjoint en charge du Comité pour l'ostension, a présenté le programme des manifestations qui accompagneront du 19 avril au 24 juin prochain la nouvelle ostension du Saint Suaire, en parallèle au 200 anniversaire de Don Bosco. Deux événements auxquels le Pape François a annoncé sa participation.

Troisième ostension du siècle, elle insistera sur les jeunes et les personnes qui souffrent, sujets chers à saint Jean Bosco et aux salésiens. Le service pastoral diocésain de la santé mettra à leur disposition accompagnateurs et lieux d'accueil. A l'occasion des cérémonies, 3.500 volontaires seront autour de la cathédrale au service des confessions en plusieurs langues. Si la visite à Turin sera gratuite, il conviendra d'effectuer une réservation afin de gérer le flux des pèlerins.

Posté le 6 novembre 2014 à 15h36 par Michel Janva | Lien permanent

05 novembre 2014

Un Synode extraordinaire, en effet

Traduction d'un article de Georges Weigel, le biographe de Jean-Paul II :

"Selon les termes utilisés au Vatican, une session de Synode d’évêques prévue spécialement est un ‘Synode extraordinaire’, à la différence d’un Synode ordinaire qui a lieu tous les trois ans environ. Ce Synode extraordinaire de 2014, qui avait pour fin de préparer le Synode ordinaire de 2015, fut le témoin d’événements extraordinaires.

1. Le Synode attira l’attention d’une quantité de médias impressionnante. Malheureusement trop de cette attention était due à la perception erronée du Grand Moment Tant Attendu de la capitulation de l’Eglise, la dernière grande institution à tenir tête face à la révolution sexuelle. Ce qui aurait dû attirer l’attention des médias : des évêques africains témoignant du pouvoir libérateur de la monogamie et de la fidélité au mariage toute la vie durant – fut hélas expédié sans ménagements, alors que les femmes dans le tiers monde sont les principales bénéficiaires de la vérité sur le mariage reçu de Dieu.

2. Le Synode démontra l’extraordinaire confiance en eux des évêques d’églises mourantes, qui donnent avec aise des conseils de pastorale aux églises qui tiennent debout. Beaucoup d’évêques et de théologiens se comportèrent comme si la préparation de Vatican II était de retour. Ils ont présidé à la chute du catholicisme en Europe de l’ouest ces 50 dernières années, mais cela ne semblait pas les accabler. Les jours heureux étaient revenus.

3. le Synode était également extraordinaire, si l’on en croit les médias, pour sa démonstration publique et ‘sans précédent’ de discorde parmi les cardinaux. Ceux qui trouvent ceci sans précédent pourraient relire l’Epître aux Galates (2,11), où Paul ‘réprimanda’ Pierre les yeux dans les yeux. Ou méditer sur les arguments des évêques nord africains durant la controverse Donatiste. Ou étudier la querelle entre l’évêque Cyprien de Carthage, un docteur de l’Eglise, et le Pape Stéphane. Ou lire les débats de la première session de Vatican II. Les controverses en 2014 étaient en effet notables, en ce que des hommes intelligents à la base, dont la position avait été bien démolie par des spécialistes, furent incapables de se rendre à l’évidence qu’ils avaient tord. Mais à bien y penser, cela non plus n’est pas vraiment nouveau.

4. Le Synode était extraordinaire pour sa grande confusion théologique dévoilée par des grands de l’Eglise qui devraient vraiment mieux s’y connaître. La question du développement de la doctrine fut spécialement mal traitée par certains. Bien sûr c’est avec le temps que l’Eglise développe une meilleure compréhension d’elle-même et une meilleure pratique pastorale. Mais quoiqu’en dise le grand John Henry Newman dans sa discussion classique et moderne, tout développement authentique est en continuité organique avec le passé ; ce ne peut pas être une rupture avec le passé. Pas plus qu’il n’y a de place dans la doctrine catholique pour une reformulation des mots du Seigneur, et la fidélité au texte de l’Ecriture n’est pas vu comme du ‘fondamentalisme’.

5. Le Synode était extraordinaire dans sa démonstration qu’un nombre excessif d’évêques et de théologiens n’ont toujours pas saisi la Loi de Fer de la chrétienté dans la modernité : les communautés chrétiennes qui maintiennent une main ferme sur leurs principes moraux et doctrinaux peuvent fleurir au milieu des acides culturels de la modernité ; les communautés chrétiennes dont les principes moraux et doctrinaux deviennent poreux (et ensuite invisibles) s’étiolent et meurent.

6. Une dernière chose : pourquoi aucun représentant de l’Institut Pontifical Jean Paul II sur le Mariage et la Famille n’était invités au Synode sur la famille ?"

Posté le 5 novembre 2014 à 09h44 par Le Salon Beige | Lien permanent

04 novembre 2014

il y a des évêques qui se sont laissés aveugler par la société sécularisée

Interrogé récemment, le Préfet de la Congrégation de la Foi, le cardinal Gerhard Müller, a déclaré (traduction de Benoît-et-moi) :

« …il y a malheureusement des représentants de l'Eglise, et même des évêques, qui se sont laissés en quelque sorte aveugler par la société sécularisée qui les a influencés au point de les entraîner loin de l’essentiel, ou des enseignements de l'Eglise fondés sur la Révélation ».

« Malheureusement, dans la société moderne, certains médias, des organisations internationales et même des gouvernements de plusieurs pays essayent de semer la confusion dans l'esprit des gens. Dans beaucoup de pays les relations sont détruites et cela concerne aussi le modèle chrétien du mariage et de la famille. La vérité sur le mariage et la famille est relativisée. Ces tendances se sont malheureusement déplacées à l'intérieur de l'Eglise et parmi les évêques, sur qui l'on essaye d'exercer des pressions… Nous avons le Christ et l'Evangile. Ceci est notre point de référence, le fondement pour le seul et correct enseignement de l'Eglise… ».

« Il y a beaucoup de moyens, mais un seul médiateur, qui est Jésus Christ, et son Evangile. La Parole de Dieu ne peut donc jamais être ignorée, en aucune façon, et ne peut être soumise à des compromis dans aucun de ses passages. Elle doit être acceptée pleinement. L'Eglise, ni avant ni après ni pendant le Synode ne peut changer ce qui vient de l'enseignement du Christ. En ce qui concerne le mariage, prioritaires sont les mots: "Ce que Dieu a uni, que l'homme ne sépare pas" ».

« Naturellement pour l'Eglise il y a toujours le point de départ d'une relation d'amour: d’un homme pour une femme, d'une femme pour un homme. L'Eglise se focalise sur cette relation et sur cela elle bâtit sa doctrine sociale, y compris sa doctrine morale, qui est aussi toute la science de la sexualité humaine. Il y a des situations où une personne dirige sa propre sexualité vers une personne du même sexe. Le catéchisme de l'Eglise catholique enseigne que les "personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté". Le Pape François a dit qu'il n'est pas en train de créer quelque nouvelle doctrine de l'Eglise mais qu'il essaye de montrer que personne n’est jugé par l'Eglise s'il a une tendance homosexuelle. Personne n’essaye de discriminer ces personnes; elles sont intégralement des personnes. Mais il faut dire que l'Eglise a jugé négativement les actes homosexuels. Une partie active dans les actes homosexuels n'est pas acceptable. Ils sont contraires à la loi naturelle et ne sont pas acceptables ».

Posté le 4 novembre 2014 à 21h11 par Michel Janva | Lien permanent

03 novembre 2014

Le Saint-Siège a approuvé les nouvelles constitutions des Légionnaires du Christ

Les nouvelles constitutions des Légionnaires du Christ ont été validées le 16 octobre par le Saint-Siège.

Le directeur général de la congrégation, le Père Eduardo Robles Gil, a rendu publique cette approbation dans une lettre diffusée (en anglais) samedi 1er novembre.

Les constitutions comptent 235 points, contre 872 pour les précédentes. Cela conclut un processus lancé en 2010 par Benoît XVI, quand il nommait le cardinal Velasio De Paolis comme délégué pontifical.

Selon les statistiques 2013, avec 4 évêques, 954 prêtres, 836 religieux en formation et les novices, la Légion du Christ est actuellement présente dans 22 pays.

Posté le 3 novembre 2014 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

La situation des catholiques en Tunisie

Le P. Sergio Pèrez, en service à la cathédrale de Tunis depuis quatre ans, témoigne à l’AED de la situation des catholiques en Tunisie. En 2012, le nombre de chrétiens était estimé à environ 25 000, dont environ 20 000 catholiques.

« L’Église catholique en Tunisie peut heureusement faire son travail sans entraves politiques. Les autorités savent que nous n’avons rien à cacher et que nos institutions caritatives sont au service du peuple tunisien ». « L’Église catholique est la seule communauté du pays à avoir un accord avec l’État. Le Saint Siège et l’État tunisien en ont convenu ainsi dans les années 1960. Cet accord nous donne la sécurité juridique, mais il s’ensuit également des restrictions. Conformément à ce Modus vivendi, les proclamations publiques de la foi catholique telles que des processions ou autres nous sont interdites. L’accord nous interdit généralement tout prosélytisme. »

Le P. Sergio a qualifié de progressiste la nouvelle Constitution tunisienne adoptée début 2014 :

« Elle garantit non seulement la liberté de culte, mais aussi une véritable liberté de conscience. Cela inclut aussi la conversion d’une religion à l’autre, par exemple de l’islam au christianisme, ce qui est absolument inimaginable dans de nombreux autres pays islamiques. Bien entendu, la théorie est une chose, tandis que la pratique en est une autre. Mais il s’agit de dispositions vraiment très récentes. Il faut attendre de voir comment les choses évolueront. »

Depuis quelque temps, le père Perez constate en Tunisie un intérêt croissant pour le christianisme :

« Grâce à Sa Sainteté le pape François, plus de gens s’y intéressent, particulièrement ceux qui sont adeptes de l’islam pour des raisons plus culturelles que religieuses. C’est pareil en Algérie et dans d’autres pays. »

Posté le 3 novembre 2014 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent

02 novembre 2014

Le cardinal Burke et la miséricorde à l'égard des personnes homosexuelles

Un témoignage raconté par Jeanne Smits à propos de ce cardinal, que certains accusent d'être un doctrinaire sans coeur (et donc sans miséricorde...) :

"[...] Hess était né dans une famille bancale. Son père, alcoolique, battait sa mère et menaçait ses deux fils. Le jeune homme se cherchait un père de substitution : une relation de confiance allait se construire avec un professeur de lycée – jusqu’à ce que celui-ci, abusant de la vulnérabilité de l’adolescent, n’abuse de lui.

Baptisé catholique, Eric Hess allait finir par s’engager dans une relation homosexuelle à part entière, tout en luttant sporadiquement, pendant quatre ans, pour conserver une pratique religieuse. De guerre lasse, il choisit le mélodrame : « Je rassemble tous mes crucifix et mes bibles dans une boîte et les dépose au bureau de l’évêque de La Crosse, Wisconsin, avec une lettre de renonciation à la foi catholique. »

L’évêque en question est bien Mgr Raymond Leo Burke. Mais loin de réagir en doctrinaire, celui-ci lui répond aimablement, en écrivant qu’il « respecte » la décision de Hess mais « prie pour son retour ». Hess, qui se veut désormais « activiste gay », en est outré. Il dénonce l’« arrogance » de Mgr Burke ; dans sa réponse, il l’accuse encore de « harcèlement » et défend à l’évêque de jamais lui écrire à l’avenir.

Mgr Burke prit tout de même la plume pour lui répondre, gentiment, en promettant de respecter l’injonction mais en ajoutant que si Hess voulait un jour se réconcilier avec l’Eglise, il l’« accueillerait à bras ouverts ».

Trois ans s’écoulèrent. En 1998, Hess se rapprocha d’un curé de paroisse qui l’accompagna pendant une brève période de discernement et de prière intense qui allait aboutir à sa décision de retourner au sein de l’Eglise. Son amant allait accueillir la nouvelle sans surprise : « J’ai toujours su que ce jour viendrait. Fais ce que tu dois faire pour être heureux. »

Hess témoigne de l’accueil chaleureux qu’il reçut alors. Son curé l’entendit en confession et lui trouva une famille catholique prête à l’héberger jusqu’à ce qu’il trouve un nouveau logement. Hess s’est alors rendu à l’évêché pour se « réconcilier » avec Mgr Burke. Celui-ci lui donna aussitôt l’accolade, et lui demanda s’il se rappelait la boîte d’objets de dévotion que dans sa colère, il avait déposée trois ans plus tôt. Le futur cardinal avait pris la peine de la conserver, confiant de voir un jour le jeune homme revenir : il la lui remit.

Eric Hess envisagea alors la prêtrise et commença des études dans ce but, mais finit par prendre conscience du fait qu’il est appelé à vivre « fidèlement une vie de célibataire », dans la chasteté. Il raconte comment certains prêtres – pour la plupart âgés de 50 ou 60 ans tentèrent, jusque dans le confessionnal, de le détourner de cette voie en l’assurant que Dieu voulait le voir « réactiver » son homosexualité. Ces hommes ne lui étaient d’aucune aide, note Hess : « Ayant souffert de vivre en état de péché mortel pendant de longues années, je vous assure qu’il n’y a pas de bonheur en dehors de l’ordre moral. »

L’homme qui est véritablement venu à son secours était son évêque, qui lui a permis de quitter l’Eglise afin qu’il pût y revenir. « Alors que d’aucuns honnissent l’archevêque, Mgr Burke, pour sa fidélité envers Dieu, l’Eglise et toutes les âmes, je dis quant à moi qu’il est un vrai pasteur des fidèles, un Athanase contemporain. Je vous le dis : il demeure pour moi un guide et une inspiration. Alors que mon propre père biologique m’a rejeté, Mgr Burke est devenu mon père spirituel en représentant de manière aimante notre Père du ciel. » [...]"

Comme quoi : doctrine et pastorale ne s'opposent pas. Amour et vérité s'embrassent. La miséricorde est inséparable de la vérité. En effet, ce ne sont pas des concepts plus ou moins flous, mais une Personne bien vivante : Jésus-Christ.

Posté le 2 novembre 2014 à 16h39 par Michel Janva | Lien permanent

Veillées pour la vie naissante : l'affiche gagnante

Veillées vie naissante communique l'affiche du vainqueur du concours :

"Voici l'affiche des veillées pour la Vie ! Elle gagne notre grand concours ! Merci à Guillaume et Jeanne Grimm  http://jeannegrimm.tumblr.com/ pour leur aide !"

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Posté le 2 novembre 2014 à 16h23 par Marie Bethanie | Lien permanent

La mémoire des défunts, corps mystique du Christ

Lu sur Aleteia, qui relaie http://info.catho.be/ :

"Dans le très beau chapitre 8 de la Constitution sur l’Eglise, le concile Vatican II a écrit ces phrases pleines d’espérance. En ce jour où nous faisons mémoire des défunts, nous dilatons notre conception de l’Eglise : elle n’est pas une institution, une organisation mais le corps mystique du Christ dont tous les membres communient dans l’amour et s’entraident dans la prière et le service de la charité.

Il m’a paru que la méditation de cette page était pour chacun la lumière de la journée et le réconfort dans l’évocation de nos chers disparus. En attendant que le Seigneur vienne dans sa majesté et que, la mort détruite, tout lui ait été soumis, les uns parmi ses disciples continuent leur pèlerinage sur terre – d’autres, ayant achevé leur vie, se purifient encore – d’autres sont dans la gloire et contemplent dans la lumière le Dieu un en trois Personnes. Cependant tous, nous communions dans la même charité, chantant à notre Dieu le même hymne de gloire. En effet tous ceux qui sont du Christ et possèdent son Esprit, constituent une seule Eglise ; ils se tiennent mutuellement comme un tout dans le Christ.

Donc l’union de ceux qui sont encore en chemin avec leurs frères qui sont endormis dans la paix du Christ n’est nullement interrompue. Au contraire, selon la foi constante de l’Eglise, cette union est renforcée par l’échange des biens spirituels. En effet, étant liés plus intimement avec le Christ, les habitants du ciel contribuent à affermir plus solidement toute l’Eglise en sainteté, ils ajoutent à la grandeur du culte que l’Eglise rend à Dieu sur la terre et ils l’aident à se construire plus largement. Car, admis dans la Patrie et présents au Seigneur, par Lui, avec Lui et en Lui, ils ne cessent d’intercéder pour nous auprès du Père….Ainsi leur sollicitude fraternelle est du plus grand secours pour notre faiblesse.

Reconnaissant dès l’abord cette communion qui existe à l’intérieur de tout le Corps mystique de Jésus-Christ, l’Eglise, dès les premiers temps du christianisme, a entouré de beaucoup de piété la mémoire des défunts …Car « la pensée de prier pour les morts, afin qu’ils soient libérés de leurs péchés, est une pensée sainte et pieuse » (2ème Livre des Maccabées 12, 45). C’est surtout dans la sainte liturgie que se réalise de la façon la plus haute notre union avec l’Eglise du ciel. Là en effet la force de l’Esprit-Saint s’exerce sur nous par les signes sacramentels ; là nous proclamons, dans une joie commune, la louange de la Divine Majesté ; tous, rachetés dans le sang du Christ, de toutes nations, et rassemblés dans l’Eglise unique, nous glorifions Dieu un en Trois Personnes dans un chant unanime de louange. La célébration du sacrifice eucharistique est le moyen suprême de notre union au culte de l’Eglise du ciel, tandis que, unis dans la même communion, nous vénérons la mémoire de Marie, Joseph, les apôtres et martyrs et tous les saints »."

Raphaël Devillers o.p.

Posté le 2 novembre 2014 à 12h38 par Marie Bethanie | Lien permanent

01 novembre 2014

Le bien mourir

Alors que l’Église célébre tous les saints et les fidèles défunts pendant ce mois de novembre, L’Homme Nouveau publie son dix-septième hors-série consacré aux fins dernières et à l’au-delà. Un sujet qui effraie ou intrigue :

H"La mort est avant tout l’affaire des vivants. Dis-moi comment tu veux vivre, je te dirai comment tu veux mourir. De la même manière que l’on propose aujourd’hui dans certains pays des enfants sur mesure, nés par Gestation pour autrui (GPA), on propose aussi des « kits d’euthanasie » pour mourir en toute sécurité. Les chiffres du suicide sont révélateurs : pour l’année 2012, l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) recensait 804 000 suicides dans le monde, soit un toutes les 40 secondes.

Suicide

Plus inquiétant encore, le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans et l’augmentation de la consommation de drogue chez les jeunes, la recherche de sensations fortes relèvent de la même fuite en avant d’une existence dénuée de toute espérance. Le même individu qui veut contrôler la naissance veut contrôler la mort, et soumet son existence aux deux tyrans que sont ses désirs et la technique. Dès lors, le droit positif est prié d’assurer à l’individu la réalisation de ses désirs, de légiférer pour que l’IVG ou la piqûre létale deviennent des droits. À mesure que l’homme s’affranchit de la loi naturelle, il se soumet volontairement à la loi des hommes. Il revendique l’absolue liberté jusque dans la mort en même temps qu’il vient mendier, effrayé par cette autonomie qui hante ses rêves, à l’autorité politique sa bénédiction pour se suicider légalement…

Une mort digne ?

La mort a changé de visage au fil de la déchristianisation de nos sociétés. La mort digne d’antan était celle d’une personne qui mourait entourée des siens, le corps souffrant parfois mais le cœur serein et l’âme tournée vers Dieu. La mort digne d’aujourd’hui est celle de l’individu laissé à lui-même dans une chambre d’hôpital, le corps gavé d’anti-douleurs mais le cœur en vrac et l’âme hostile à toute transcendance. La mort n’a jamais été aussi peu comprise et acceptée, et en voulant la démythifier, la parer des ors de la technique et de la médecine, on en a fait une terrifiante énigme. « À quoi mène la mort, si ce n’est au néant ? », se dit celui qui ne sait déjà pas pourquoi il est sur terre…

Qui mieux que le Christ, qui a vaincu la mort par sa Résurrection, peut nous enseigner le « bien mourir » ? Qui d’autre que l’Église, experte en humanité, peut nous révéler le sens de notre vie ? La peur naît avant tout de l’ignorance et si, sur cette terre, nous ne pourrons jamais percer l’insondable mystère de la mort et si l’au-delà demeure caché à nos yeux, nous sommes néanmoins dépositaires de l’enseignement multimillénaire du Christ par lequel la mort n’est plus une fin mais un commencement, par lequel peurs et superstitions sont purifiées par la justice divine qui est miséricorde infinie."

Posté le 1 novembre 2014 à 14h21 par Le Salon Beige | Lien permanent

La sainte sans nom

Il y a eu autrefois une jeune fille qui était servante dans une ferme – on ne sait plus trop où… Cette jeune fille semblait d’ailleurs tellement insignifiante qu’on ne l’appelait jamais que par « o! », « eh, toi ! » On avait complètement oublié son nom, et elle-même ne s’en souvenait plus. Cependant, après sa mort, lorsque cette petite s’est retrouvée au paradis, quelle n’a pas été sa surprise en constatant qu’on la conduisait tout auprès des plus grands saints du ciel ! Oui, car aussi discrète et peu remarquable qu’ait été sa vie, la jeune fille avait vécu de manière telle qu’elle en était arrivée, sans s’en rendre compte – et peut-être même à cause de cela – au plus pur état de sainteté. Et si, comble d’innocence, elle en était surprise et gênée, les autres saints eux étaient très embarrassés. Tous savaient que, ne possédant aucun nom propre, cette nouvelle sainte ne pourrait jamais recevoir de prière particulière, des vœux qui lui soient précisément adressés ! Déjà, les saints les plus généreux lui proposaient de partager les leurs, tandis qu’elle refusait poliment, disant que jusqu’à présent, elle s’en était bien passée et qu’elle pourrait continuer… quand l’arrêt divin est tombé. Le Seigneur a prononcé : - A la nouvelle sainte sans nom iront toutes les prières sans nom. Et depuis ce jour, c’est cette petite, dont on ignore tout, qui recueille au ciel le plus de prière. Car c’est vers elle que montent tous les élans de nos cœurs, chaque fois que, sans même en prendre conscience, nous traverse une inclination vers le bien ou un désir confus de rendre le monde meilleur. Chaque sourire, chaque larme, dit-on, De nos plus pures émotions, Est aussitôt recueillie et bénie par la sainte sans nom la Sainte sans nom ...

source

Posté le 1 novembre 2014 à 07h13 par Michel Janva | Lien permanent

31 octobre 2014

Prière des fidèles pour la Messe du 2 novembre

Messe du 2 novembre 2014 pour les fidèles trépassés :

Nous Te bénissons, Seigneur, pour l’amour désintéressé de tous ceux qui visitent les malades, les agonisants pour les accompagner dans l’Espérance.

Nous Te prions pour les grands malades, les mourants, guéris-les de toute peur, libère-les de toute angoisse, soutiens-les dans l’Espérance. Qu’ils trouvent comme Jésus à l’agonie un ange de la consolation en la personne d’un frère.

Dieu de Miséricorde, écoute-nous !

Nous Te bénissons, Seigneur, pour les médecins, les infirmiers, pour tout le personnel soignant.

Qu’ils sachent soutenir les mourants et leur dévoiler, par leurs gestes attentifs, respectueux et délicats, leur dignité inaliénable. Qu’ils soient pour eux la présence du Christ souffrant et compatissant.

Dieu de Miséricorde, écoute-nous !

Nous Te bénissons, Seigneur, pour les scientifiques et les médecins qui mènent leurs recherches et leurs soins pour améliorer la fin de vie dans l’absolu respect de la mort naturelle.

Nous Te prions pour que les législations de nos pays garantissent le respect de la vie jusqu’au bout sans abréger ces moments essentiels, souvent derniers messages aux proches et toujours habités d’une intense communion des cœurs.

Dieu de Miséricorde, écoute-nous !

Nous Te bénissons, Seigneur, pour ta promesse de la Vie éternelle et ta Miséricorde qui nous permettent d’attendre avec espérance le monde à venir.

Nous Te prions pour nos proches défunts, familles ou amis, que par cette Eucharistie ils trouvent en Jésus la Miséricorde et entrent dans sa Lumière.

Dieu de Miséricorde, écoute-nous !

Nous Te bénissons, Seigneur, Toi qui nous as dit « Tout homme qui vit et croit en Moi, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en Moi ne mourra jamais. »

Aide-nous « pèlerins de la terre à mieux vivre chaque jour notre passage vers la résurrection. Guéris-nous de toute blessure de cœur et l’âme. Fais de nous des témoins de l’Invisible.» (d’après une prière du Sanctuaire de Montligeon.)

Dieu de Miséricorde, écoute-nous !

Nous Te bénissons, Seigneur, pour toutes les familles soucieuses d’accompagner leurs mourants.

Qu’elles pensent toujours à proposer et vivre le Sacrement des malades,  porteur de grâces de consolation et de paix dans ces moments si difficiles et douloureux. Comble ces familles de ton Esprit-Saint afin qu’elles trouvent les mots, les gestes, les attitudes qui sèment la paix, la communion des âmes.

Dieu de Miséricorde, écoute-nous !

Posté le 31 octobre 2014 à 09h43 par Michel Janva | Lien permanent

30 octobre 2014

Création d'une plateforme de soutien aux chrétiens d'Orient réfugiés en France

L’Eglise catholique en France, bien qu’elle encourage les chrétiens d’Orient à rester dans leur pays, souhaite accompagner ceux qui arrivent en France dans les meilleures conditions possibles. Placé sous l'égide de la Conférence des évêques et présidé par Mgr Gollnisch, le comité catholique d'accueil pour les réfugiés chrétiens d'Orient (CCARCO) permettra d'accompagner ces derniers en complément des dispositifs mis en oeuvre par les pouvoirs publics, de coordonner les actions des nombreux organismes chrétiens à leur service, de récolter les propositions d'aide...

De plus amples renseignements ici.

Nos évêques nous invitent par ailleurs à accompagner nos frères orientaux par la prière, notre soutien moral, fraternel et toute autre forme d’aide.

Posté le 30 octobre 2014 à 16h24 par Louise Tudy | Lien permanent

Doit-on avoir peur d'Halloween ?

Une explication sur les origines historiques de la fête d'Halloween :

"Dans quelques jours, la veille de la Toussaint verra resurgir les diatribes habituelles sur la fête d' "importation" qu'est Halloween. Un carnaval d’automne avec des lanternes creusées dans des citrouilles, où les jeunes et les enfants, déguisés en fantômes et autres zombies horribles, vont la nuit dans les rues jouer à se faire peur et frapper à chaque porte en criant ces trois petits mots « trick or treat »  (friandise ou bêtise),  des bonbons ou des farces. Mais cette fête est-elle  vraiment satanique, comme certains le pensent,  ou simplement une terne reproposition profane d’une fête chrétienne  à ré-évangéliser ? Je dirai même plus : est-elle à la racine une fête catholique, vieille de plus de 1300 ans, mais que la banalisation actuelle dénature ?

Commençons par son nom : Halloween est une contraction de l’ancien  All Hallows eve anglais, qui signifie la Veille de la fête de tous les saints, la Toussaint (Hallow est l’ancienne manière de dire “saint”, comme on le voit encore dans le Notre Père en anglais : hallowed be thy name (que ton nom soit sanctifié). Cette veille est célébrée depuis le huitième siècle, depuis le jour où le Pape de Rome  Grégoire III  a transféré au 1er novembre la solennité de la Toussaint, à la demande, semble-t-il, de moines irlandais  (le Pape Grégoire VI, à la demande du roi des Francs, a ensuite élargi la fête à tout l'Occident, en l’an 835)."[...]

[la suite ici]

Posté le 30 octobre 2014 à 10h17 par Marie Bethanie | Lien permanent

Contre le microscope - voir le plus petit

JLQuelques extraits d'un très beau texte de Fabrice Hadjadj sur le Professeur Lejeune et la Trisomie 21, que les contingences du blog m'obligent hélas à couper, mais que l'on peut lire en entier sur le site de la fondation Jérôme Lejeune :

[...]"Et maintenant je reviens au Cheval de Troie, à ce chromosome de trop, à ce plus qui serait à l’origine d’un moins, à ce trois, donc, qui ne fait plus la paire, et qui sert à réduire la différence : trisomie 21. Il va de soi que c’est une conquête scientifique. Il va de soi que c’est le premier pas d’une thérapie. Mais Jérôme Lejeune n’a pas eu le Prix Nobel. Il ne l’a pas eu parce qu’il pressentait quelque chose, un renversement, une perversion de tout ce qu’il était en train faire. Ce qu’il fallait avant tout, il le répétait sans cesse, ce n’était pas d’abord repousser la trisomie 21, mais accueillir le petit, le faible, le fragile, et voilà – il le pressentait – voilà qu’on allait ne plus accueillir le petit, le faible, le fragile, en repoussant la trisomie 21. On connaît sa phrase fameuse, la seule phrase selon lui, celle qui doit commander tous nos jugements, puisqu’elle est d’après l’Évangile le critère même du Jugement dernier : « Une phrase, une seule dictera notre conduite, le mot même de Jésus : “Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait.” » Le plus petit dont il s’agit ici, ce n’est pas celui qui apparaît au microscope, c’est celui qui apparaît devant soi, qui appelle votre regard, vos soins, votre tendresse. Mais voilà : se préoccuper du plus petit, désormais, ce serait analyser son ADN au microscope, mesurer son corps à l’échographie, et s’en débarrasser s’il n’est pas conforme à la norme bisomique.. Aussi a-t-il pressenti qu’on allait se servir de sa propre découverte comme on s’était servi de la propre loi du Christ – pour le crucifier. Car après cela on a commencé à dire : « C’est un trisomique. » Auparavant on disait : « C’est un mongolien », et l’on versait peut-être dans une certaine anthropométrie, dans la classification des races, dans une assimilation discutable et dangereuse. Du moins nommait-on à partir d’une apparence visible : on voyait encore un visage. On s’étonnait de lui comme d’un descendant de Gengis Khan subitement apparu au beau milieu d’une bonne famille française… À présent l’on nomme à partir du génome. On ne voit plus qu’un code incorrect, une mauvaise pioche au scrabble, une faute de frappe, qu’il faut, par conséquent, éliminer.[...]

Et voici ce que je pense, si nous voulons recouvrer le visible, voici ce que je vois enfin, s’il est permis à l’enfant de faire quelque recommandation à sa Mère : c’est que l’Église pourrait béatifier le professeur Lejeune, et en même temps béatifier un petit mongolien, une petite mongolienne, je ne sais, un de ces dits « trisomiques » qui serait surtout « trinitaire », qu’on aurait prié et qui ferait des miracles, tout aussi bien qu’un de nos grands saints bisomiques, pourquoi pas ? Ce serait rappeler l’évidence du plus petit contre la visée microscopique. Et les grands savants coupeurs de chromosome en quatre, les géniteurs inquiets de réussite future, les chrétiens eux-mêmes qui confondent sainteté et performance spirituelle, auraient un modèle de vie pure et simple, qui leur ouvrirait peut-être enfin les yeux."

Posté le 30 octobre 2014 à 07h44 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (4)

26 octobre 2014

FSSPX - Mgr Fellay à Lourdes : "N'ayez pas peur !"

LCes 25, 26 et 27 octobre, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X organisait son pèlerinage annuel à Lourdes, pèlerinage qui bénéfice du généreux accueil des autorités des sanctuaires depuis une quinzaine d'années. Cette édition 2014 revêtait un caractère singulier puisque l'oeuvre fondée par Mgr Lefebvre célébrait le centenaire de la mort de son patron protecteur, le saint pape Pie X. Pour l'occasion, tous les supérieurs de séminaire et de district avaient fait le déplacement, les messes des trois journées étant célébrées par les trois évêques de la Fraternité devant une assistance dont le nombre n'a pour l'instant jamais été égalé au cours des pèlerinages précédents.

Ce dimanche, pour la fête du Christ-Roi, le supérieur général, Mgr Bernard Fellay, est revenu sur le thème de cette fête, ainsi que sur le saint pape et sur Notre Dame. Il a lancé un appel à ne pas vivre selon une peur trop humaine et à savoir faire fructifier la vertu d'espérance (bientôt en ligne ici):

"On a peur, lorsqu'on risque de perdre quelque chose, d'une certaine manière. Il y a toujours quelque chose à perdre, jusqu'à la vie. Eh bien, c'est ce regard (d'espérance, ndlr) qu'il faut avoir aujourd'hui. Regardez l'histoire comtemporaine. Regardez depuis Vatican II. Au fond, l'Eglise a eu peur de perdre les gens et, au lieu de regarder vers les moyens éternels, elle a cherché des moyens humains pour garder les hommes. C'est l'histoire de Vatican II, c'est l'histoire de ces réformes, de la nouvelle messe. On a prétendu vouloir se mettre au niveau des hommes, on a cherché par des moyens humains à résoudre une bataille surhumaine. Ce n'étaient pas les moyens humains qui allaient compter. Mes bien chers frères, ce problème n'est pas que chez les modernes, il est aussi chez nous. Cette tentation de vouloir résoudre les problèmes par nous-mêmes, avec nos propres forces, n'est-ce pas ce qui guident ceux qu'on appelle les sédévacantistes ou les soi-disants résistants ? On veut résoudre encore une foi par soi-même, par ses propres moyens, des problèmes qui nous dépassent.

La vraie solution, la vraie réponse est dans ce regard vers le Bon Dieu et dans l'attente de son secours qui nous est promis. Il faut garder cette perle, ce trésor du Ciel, de la grâce qui a été déposé en nos mains, sans aucun mérite de notre part, ce trésor de la Tradition, comment pourrions nous prétendre le conserver par nos propres forces, par des moyens humains ? ce combat est immense. Le seul moyen de vaincre il est dans le nom du Seigneur. Il y a un mot dans l'Evangile dont il faudrait se rappeler souvent : Gaudium Domini fortitudo nostra, la Joie du Seigneur, c'est notre force. On ne regarde plus ses propres moyens, ses propres qualités ou défauts, on regarde notre Seigneur : "Sans moi, vous ne pouvez rien faire". Cela change tout, cela change toutes les perspectives. Et cela permet de vaincre cette peur naturelle qui paralyse, qui empêche d'avancer, qui fait qu'on risque devant la menace de se recroqueviller sur soi-même pour défendre ce bien alors que Notre Seigneur nous dit que la lumière, on ne la met pas sous le boisseau."

Il y a un mois, le 21 septembre, Mgr Fellay a été reçu à Rome avec ses deux assistants par le cardinal Gerhard Müller, supérieur de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, et Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la commission pontificale Ecclesia Dei.

Posté le 26 octobre 2014 à 16h28 par Michel Janva | Lien permanent

Les enseignements de Familiaris consortio et de Homosexualitatis Problema n'ont pas été mis en pratique

De l'abbé Pagès à propos du synode :

"Comment ne pas penser que le synode sur la famille, qui vient de se terminer à Rome, était inutile ? En effet, les questions présentées aux Pères synodaux n'avaient-elles pas déjà reçu leur réponse dans Familiaris Consortio de S. Jean-Paul II ? Certes, cette encyclique n'aborde absolument pas la question de l'homosexualité... tant il paraissait encore évident en 1981 que cette question n'a rien à voir avec le mariage et la famille... Mais depuis, l'Eglise a "évolué" !

La vérité est que les enseignements de Familiaris consortio, comme ceux de Homosexualitatis Problema, donnés en 1986, sur l'attitude à tenir vis à vis des personnes liées au péché contre-nature, n'ont pas été mis en pratique... et c'est pourquoi les problèmes auxquels s'est affronté le synode, ont depuis lors perduré et se sont amplifiés... 

Si nous avions mis en oeuvre les enseignements de Familiaris Consortio, non seulement nous aurions évité de passer pour des hypocrites, nous fatiguer à brasser du vent, et nous rendre coupables de nouveaux et dramatiques silences, comme de criminelles confusions...  

Ce synode aurait toutefois trouvé son sens et un réel intérêt s'il avait eu pour but d'organiser la lutte contre l'ennemi n°1 de la famille que sont les différentes officines de l'ONU pilotées par la Franc-maçonnerie, à commencer par le Planing Familial, reçu très officiellement dans les établissements de l'enseignement catholique sous contrat... ainsi que Mgr Michel Schooyans, en l'an 2000 déjà, les avait courageusement et magistralement démasquées ("La face cachée de l'ONU", Fayard) (1). Mais apparemment, personne n'a entendu ! On continue à regarder ailleurs... [...]"

Posté le 26 octobre 2014 à 15h29 par Michel Janva | Lien permanent

L’Eglise en chiffres : le nombre de catholiques augmente dans le monde

A l'occasion de la Journée Missionnaire mondiale ont été présentées les statistiques de l’Eglise missionnaire. Les chiffres sont des dernières statistiques annuelles de l’Eglise (du 31 déc 2012).

  • Population mondiale : 7.023.377.000 personnes, avec une augmentation de 90.067.000 par rapport à 2011.
  • Nombre de catholiques : 1.228.621.000, avec une augmentation de 15.030.00 personnes depuis 2011 (avec en tête l’Amérique et l’Afrique, puis l’Asie).
  • Evêques : 5133 (1 de plus)
  • Prêtres : 414.313, c'est-à-dire 895 de plus qu’en 2011. On note une diminution notable en Europe (-1375) mais une forte augmentation en Afrique et en Asie.
  • Religieux non prêtres: 55.314 (augmentation de 229 dans l’année)
  • Religieuses : 702.529, 10.677 de moins.  
  • Séminaristes majeurs : diminutions de 565 candidats, pour un nombre total de 120.051. La diminution ne concerne qu’Amérique et Europe. Les diocésains sont en diminution.
  • Séminaristes mineurs : 102.703, c'est-à-dire 173 de plus.
  • Séminaristes mineurs diocésains : 79.954 (+604).

Posté le 26 octobre 2014 à 10h45 par Le Salon Beige | Lien permanent

Mgr Chaput (Philadelphie) à propos du Synode : "la confusion vient du diable"

Monseigneur Charles Chaput se dit très troublé par le débat sur les enseignements de l’Eglise sur les homosexuels et remariés catholiques, avertissant que cela envoyait un message semant la confusion et que ‘la confusion est l’arme du diable’.

Mgr Chaput suggère aussi qu’au vu des séries précipitées de décisions de justice légalisant le mariage de même sexe dans plus de 30 Etats, les prêtres catholiques pourraient envisager de ne pas reconnaître les mariages civils comme un signe de ‘résistance de principe’.

Mgr Chaput se prépare à accueillir le Pape François à Philadelphie en septembre prochain pour un Rassemblement Mondial des Familles

Mgr Chaput reconnaît que le rapport final est une amélioration, mais qu’il ne clarifie pas suffisamment les confusions et n’établit pas clairement l’enseignement de l’Eglise sur le mariage et l’homosexualité.

‘Aucun de nous n’est accueilli par l’Eglise selon nos propres termes. Nous sommes accueillis selon les termes de Jésus. C’est cela que veut dire être chrétien. Vous vous soumettez à Jésus et à son enseignement. Vous ne recréez pas votre propre corps spirituel.’

La Pennsylvanie et 30 autres Etats autorisent maintenant les mariages entre personnes de même sexe. Suivant la pratique mise en place depuis longtemps aux Etats-Unis, un prêtre catholique agit comme agent de l’Etat quand il signe un certificat de mariage.

‘Il est difficile de comprendre comment un prêtre ou un évêque pourrait, en bonne conscience, signer un certificat de mariage se contentant d’identifier Epoux A et Epoux B.’

‘Refuser de conduire des mariages civils, en matière de résistance de principe, a bien plus valeur de témoignage que se faire expulser du commerce du mariage plus tard par le gouvernement, ce qui est un pari probable.’

Mgr  Chaput précise qu’il ne valide pas pour l’instant cette démarche mais que ‘les évêques américains devraient en discuter pour considérer un véritable programme d’action.’ L’idée de séparer les cérémonies de mariage civil et sacramentel a déjà été évoquée. Mais Mgr Chaput semble être le leader catholique le plus en vue évoquant cette question.

Nous avons aussi à remercier Dieu pour le don de ce moment actuel et difficile. Parce que le conflit conduit toujours à deux choses : il purifie l’Eglise, et clarifie la figure des ennemis qui la haïssent.’

Posté le 26 octobre 2014 à 09h23 par Le Salon Beige | Lien permanent

30 octobre : conférence sur les chrétiens d'Orient

Les Conférences du Cercle Charles Péguy de Paris annoncent :

Les Chrétiens d'Orient par Monseigneur Pascal GOLLNISCH, Directeur général de l’Œuvre d’Orient

« Aujourd'hui, nous vivons l’œcuménisme de sang. Dans les pays où l’on tue des chrétiens parce qu’ils portent une croix ou ont une Bible, les tueurs ne leur demandent pas s’ils sont anglicans, luthériens, catholiques ou orthodoxes. Leur sang est mélangé. » Pape François

Silence, on tue. A cheval sur l’Irak et la Syrie, le sinistrement célèbre Daech, ou Etat islamique, ou « Califat », fait régner depuis maintenant plus de six mois la terreur. Minorités, hérétiques et « infidèles », il humilie, massacre ou force à l’exil les populations qui n’ont pas l’heur de lui plaire. Parmi elles, au premier rang, les Chrétiens d’Orient. Ce sont les grands oubliés de la géopolitique mondiale, ceux que l’on passe par pertes et profits depuis plus de vingt ans, les chrétiens d’Orient. On les salue régulièrement, on loue leur rôle irremplaçable dans un monde compliqué, leur apport à l’une des plus vieilles civilisations du monde, on se plaint de leur progressive disparition. Et pourtant, dans les faits, dans la communauté internationale, tout cela reste lettre morte. Qui se risquera à les défendre, enfin, au-delà des mots ?

Pour en débattre, le Cercle Charles Péguy de Paris recevra Mgr Pascal Gollnisch, Directeur général de l’Œuvre d’Orient Jeudi 30 octobre - 19h45 Théâtre Saint-Léon 11, place du Cardinal Amette - 75015 Paris Entrée libre sur réservation : contact@cercle-charles-peguy.fr

Posté le 26 octobre 2014 à 07h36 par Michel Janva | Lien permanent

25 octobre 2014

Faites comme les Papes pour être à l'heure à la messe demain

Changez d'heure!

Pape

Posté le 25 octobre 2014 à 19h12 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (1)

Message de Benoît XVI au pèlerinage du Coetus Internationalis Summorum Pontificum Summorum Pontificum

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Les organisateurs du pèlerinage de Populus Summorum Pontificum avaient invité Benoît XVI à la messe célébrée ce midi par le cardinal Burke à l'autel de la chaire de saint Pierre à la basilique Saint-Pierre de Rome. La réponse de Benoît XVI a été rendue publique avant la messe du… « grand cardinal » :

« Je suis très heureux que l’usus antiquus vive maintenant dans la pleine paix de l’Eglise, même chez les jeunes, soutenue et célébrée par de grands cardinaux. Spirituellement je serai avec vous. Mon état de “moine cloîtré” ne me permet pas une présence à l’extérieur. Je ne sors de ma clôture que dans des cas particuliers, invité personnellement par le Pape. »

Posté le 25 octobre 2014 à 18h29 par Michel Janva | Lien permanent

Des contestataires font la "grève de la communion"

Nos amis du blog Le Rouge et le Noir relaient un article du Monde :

"Dans une tribune publiée dans Le Monde, Anne Soupa, cofondatrice de la Conférence catholique des baptisé-e-s francophones (notez l’orthographe digne du Parti socialiste), déclare qu’elle se joint à Christine Pedotti dans une grève de la communion.

Ce jeûne eucharistique est un geste de solidarité et de prière avec ceux que l’Eglise catholique, aujourd’hui, exclut des sacrements. Ainsi, nous éprouverons réellement ce que subissent les divorcés remariés et, encore trop souvent, les personnes homosexuelles. Ainsi nous travaillerons pour qu’advienne « la communion pour tous ».

On saluera l’humilité des personnes, ainsi que leur respect du sacrement eucharistique : ces contestataires, qui ne représentent pas grand-monde, font de la communion un outil politique.

Nous nous contenterons donc de rappeler à nos amies la nécessité spirituelle, et même salutaire, pour un chrétien, de communier : "Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, pour le salut du monde." (Jean, 6, 51)"

Posté le 25 octobre 2014 à 11h52 par Marie Bethanie | Lien permanent

22 octobre 2014

Rome-FSSPX : "les enseignements de Vatican II ont un degré d’autorité et un caractère contraignant extrêmement variable en fonction des textes"

Famille chrétienne a interrogé le secrétaire de la commission pontificale Ecclesia Dei, Mgr Pozzo, à propos des discussions entre Rome et la Fraternité Saint-Pie X. Extraits :

"[...] C’est précisément pour dépasser les difficultés de nature doctrinale qui subsistent encore que le Saint-Siège entretient des rapports et des discussions avec la FSSPX, par le biais de la commission pontificale Ecclesia Dei. Celle-ci est étroitement liée à la Congrégation pour la doctrine de la foi, puisque le président de la commission est le préfet de la Congrégation lui-même.

Ces relations et ces échanges se poursuivent depuis l’élection du pape François. Ils aident à clarifier les positions respectives sur les sujets controversés, pour éviter les incompréhensions et les malentendus, en maintenant vif l’espoir que les ­difficultés empêchant encore d’atteindre la pleine réconciliation et la pleine communion avec le Siège apostolique puissent être dépassées.

Quels sont les sujets de désaccord qui persistent ?

Les aspects controversés concernent d’une part l’estimation de la situation ecclésiale dans la période postérieure au concile Vatican II et des causes qui ont produit certains remous théologiques et pastoraux dans la période de l’après-concile et, plus généralement, dans le contexte de la modernité.

D’autre part, ils portent sur quelques points spécifiques relatifs à l’œcuménisme, au dialogue avec les religions du monde et à la question de la liberté religieuse.

Quelles sont les solutions juridiques qui pourraient être adoptées pour la FSSPX en cas d’accord ?

Dans le cas d’une réconciliation complète, le statut canonique proposé par le Saint-Siège est celui d’une prélature personnelle. Sur ce point, je crois qu’il n’y a pas de problème de la part de la FSSPX. [...]

Est-il envisageable de dissocier accord juridique et discussion doctrinale ? De mettre en place une prélature personnelle, tout en poursuivant, sur le plus long terme, les discussions sur les points théologiques controversés ?

En cohérence avec le motu proprio Ecclesiae Unitatem de Benoît XVI (2009), la Congrégation pour la doctrine de la foi a toujours considéré que le dépassement des problèmes de nature doctrinale était la condition indispensable et nécessaire pour pouvoir procéder à la reconnaissance canonique de la Fraternité.

Je me permets cependant de préciser que le dépassement des difficultés d’ordre doctrinal ne signifie pas que les réserves ou les positions de la FSSPX sur certains aspects qui ne relèvent pas du domaine de la foi mais qui concernent des thèmes pastoraux ou d’enseignement prudentiel du Magistère doivent être nécessairement retirées ou annulées par la Fraternité. Le désir de poursuivre la discussion et l’approfondissement de tels sujets qui font difficulté à la FSSPX, en vue de précisions et de clarifications ultérieures, non seulement est toujours possible, mais – au moins à mon avis – souhaitable et à encourager. On ne lui demande par conséquent pas de renoncer à cette exigence qu’elle manifeste à l’égard d’un certain nombre de thèmes.

Quel est alors le point « non négociable » ?

Ce qui est essentiel, ce à quoi on ne peut pas renoncer, c’est l’adhésion à la Professio fidei et au principe selon lequel c’est au seul magistère de l’Église qu’a été confiée par le Seigneur la faculté d’interpréter authentiquement, c’est-à-dire avec l’autorité du Christ, la parole de Dieu écrite et transmise. C’est la doctrine catholique, rappelée par le concile Vatican II (Dei Verbum, 10), mais déjà expressément enseignée par Pie XII dans l’encyclique Humani generis. Cela signifie que le Magistère, s’il n’est certes pas au-dessus de l’Écriture et de la Tradition, est néanmoins l’instance authentique qui juge des interprétations sur l’Écriture et la Tradition, de quelque part qu’elles émanent.

Par conséquent, s’il existe différents degrés d’autorité et d’adhésion des fidèles à ses enseignements – comme le déclare la constitution dogmatique Lumen gentium (25) du concile Vatican II –, nul ne peut se mettre au-dessus du Magistère. Je pense et j’espère vivement que dans ce cadre doctrinal que je viens d’évoquer, nous pourrons trouver le point de convergence et d’entente commune, car ce sujet précis est un point de doctrine appartenant à la foi catholique, et non à une légitime discussion théologique ou à des critères pastoraux.

Un point capital, mais en même temps clairement délimité…

Il n’est pas vrai de dire que le Saint-Siège entend imposer une capitulation à la FSSPX. Bien au contraire, il l’invite à se retrouver à ses côtés dans un même cadre de principes doctrinaux nécessaires pour garantir la même adhésion à la foi et à la doctrine catholique sur le Magistère et la Tradition, en laissant dans le même temps au champ de l’étude et de l’approfondissement les réserves qu’elle a soulevées sur certains aspects et formulations des documents du concile Vatican II, et sur certaines réformes dont il a été suivi, mais qui ne concernent pas des matières dogmatiques ou doctrinalement indiscutables.

Il n’y a aucun doute sur le fait que les enseignements de Vatican II ont un degré d’autorité et un caractère contraignant extrêmement variable en fonction des textes. Ainsi, par exemple, les constitutions Lumen gentium sur l’Église et Dei Verbum sur la Révélation divine ont le caractère d’une déclaration doctrinale, même s’il n’y a pas eu de définitions dogmatiques. Tandis que, pour leur part, les déclarations sur la liberté religieuse, sur les religions non chrétiennes, et le décret sur l’œcuménisme, ont un degréd’autorité et un caractère contraignant différents et inférieurs.

Pensez-vous que les discussions puissent désormais aboutir rapidement ?

Je ne pense pas qu’on puisse indiquer dès à présent une échéance précise pour la conclusion du chemin entrepris. L’engagement de notre part et, je suppose, de la part du supérieur de la FSSPX, consiste à procéder par étapes, sans raccourcis improvisés, mais aussi avec l’objectif clairement affiché de promouvoir l’unité dans la charité de l’Église ­universelle guidée par le successeur de Pierre. « Caritas urget nos ! » [« La charité nous presse ! »], comme le déclare saint Paul."

Posté le 22 octobre 2014 à 09h54 par Michel Janva | Lien permanent

21 octobre 2014

Premier pèlerinage à Rome pour des personnes sans domicile fixe

Accompagnées par le Père Nicolas Buttet, 150 personnes ayant vécu ou vivant encore dans la rue, venues de Paris, Marseille et Nantes, effectuent en ce moment un pèlerinage inédit de quatre jours à Rome. Elles participeront demain à l'audience générale du pape François place Saint-Pierre.

L'Association pour l'Amitié et l'association Lazare ont été proposer ce pèlerinage non seulement aux personnes qu'elles accueillent (dans des colocations avec de jeunes volontaires catholiques), mais aussi aux SDF assistés par d'autres associations catholiques, comme Aux captifs la libération. Pourquoi les emmener à Rome ?

"Les personnes dans la rue ne cherchent pas qu’un logement. Certaines veulent approfondir la foi." L'objectif de ce pèlerinage est donc avant tout de "montrer aux participants que l’Église les aime, et, à travers elle, le Christ".

Posté le 21 octobre 2014 à 14h56 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (2)


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