24 mai 2015

5 juin : soirée pour les chrétiens d'Orient à Lyon

Buffet Champ__tre Lyon 5 juinLien pour s'inscrire.

Posté le 24 mai 2015 à 11h18 par Michel Janva | Lien permanent

La casuistique ne règlera pas le problème de l'éclatement des deux fins du mariage

Mgr Michel Schooyans, consulteur au conseil pontifical pour la famille, écrit dans L'Homme Nouveau :

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"[...] Nous sommes en effet arrivés à une époque de l’Histoire de l’humanité où, sans doute pour la première fois, on assiste à une mise en question radicale du mariage et de la famille. La cible qui est en ligne de mire, c’est le mariage et la famille, avec leur double finalité : la fin unitive et la fin procréative de l’union de l’homme et de la femme. Leur destruction débouche sur la désagrégation de toute la société humaine. [...]

Une fois que l’on a vanté la seule fin unitive, on arrive vite à toutes sortes de pratiques sexuelles : homosexualité, lesbianisme, fornication, etc. Il n’y a plus de place pour la fidélité, parce que ce qui importe c’est uniquement le plaisir, l’intérêt de chaque individu. Cet homme n’est plus une personne, un être capable de s’ouvrir librement à une autre personne ; il est un individu qui cherche sa propre jouissance. 

Si par contre on exalte uniquement la fin procréative, on arrive à d’autres conséquences, dont, par exemple, la procréation médicalement assistée, la gestation pour autrui, la technicisation de la transmission de la vie au point qu’on en arrive à la modification génétique de l’être humain. L’homme ne se construit plus dans un foyer d’amour. Il n’y a plus ni maternité, ni paternité ; par conséquent, il n’y a plus de filiation ; la consanguinité est en péril. Avec l’arrivée annoncée de l’utérus artificiel, il ne sera bientôt plus nécessaire que la femme abrite un enfant en son sein. [...]

Toutes ces questions nouvelles ne peuvent être résolues par une casuistique comme celle-ci : « Dans tel cas on peut avorter, dans tel cas on ne peut pas avorter ; dans tel cas on peut euthanasier, dans tel autre cas, on ne peut pas euthanasier ». On se borne à trancher des cas de conscience ponctuels sans se référer aux principes fondamentaux de la morale. Cette casuistique est en quelque sorte le précurseur de la morale de situation. Ce qu’il faut, c’est aller vraiment au fond du problème et retrouver dans l’éclatement des fins du mariage, les racines de l’action de Satan, aujourd’hui, dans l’Histoire de l’humanité et dans le cœur des hommes.

Il convient d’ailleurs d’ajouter une réflexion à propos de la casuistique que nous venons de mentionner. L’Église se trouve dans une situation étonnante. De hauts prélats, venus surtout de nations opulentes, s’emploient à apporter des modifications à la morale chrétienne concernant les divorcés-remariés et d’autres situations problématiques dont quelques-unes ont été citées ici. Ces gardiens de la foi devraient cependant ne point perdre de vue que le problème fondamental posé par l’éclatement des deux fins du mariage est un problème de morale naturelle. C’est au plan naturel que l’homme et la femme sont appelés à s’unir pour se témoigner de la tendresse et pour procréer. C’est cette réalité naturelle que le Seigneur a élevée à la dignité d’un sacrement. Face aux puissances qui ébranlent actuellement la famille, l’Église devrait se découvrir la vocation d’être la seule instance qui soit en mesure de sauver la sexualité humaine et l’institution naturelle du mariage et de la famille. Il ne s’agit pas seulement de sauver la morale chrétienne ; il faut sauver et protéger la morale naturelle. Il ne faut donc pas que, par leurs procédés casuistiques captieux, des catholiques de tout rang et de tous âges contribuent à la destruction de la morale naturelle. Les grandes dérives ont surgi lorsque certains intellectuels catholiques ont commencé à dire et à écrire : « Feu vert pour l’avortement, pour les unions homosexuelles, pour l’euthanasie, etc. ». Or à partir du moment où des catholiques surfent sur cette vague fatale, ils contribuent à la destruction de l’institution naturelle du mariage. C’est toute la communauté humaine qui se trouve fissurée par cette nouvelle « trahison des clercs ». [...]"

Posté le 24 mai 2015 à 10h42 par Michel Janva | Lien permanent

23 mai 2015

Ce moine qui a sauvé 800 manuscrits en Irak

 

Posté le 23 mai 2015 à 12h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

22 mai 2015

La plus grande croix d'Asie construite au Pakistan. Pour que les Chrétiens restent.

CxCourageux témoignage

"Parvez Henry Gill, 58 ans, est un homme d’affaires pakistanais. Dans ce pays où la population est à 95 % musulmane, ce chrétien a entrepris depuis un an de construire une croix géante, de 43 mètres de haut. « Je veux que les chrétiens voient cette croix, et décident de rester ici », assure Parvez Henry Gill au Washington Post.

L’homme d’affaires chrétien dit avoir eu l’idée de cette croix lors d’un rêve, il y a quatre ans, au cours duquel le Seigneur lui serait apparu.

La croix se trouve tout près du plus vieux cimetière chrétien du pays, Gora Qabaristan, en proie aujourd’hui aux dégradations. « Ses habitants jettent des ordures dans le cimetière, et les croix et les statues sont souvent profanées » explique Parvez Henry Gill".

Posté le 22 mai 2015 à 22h01 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

20 mai 2015

La tentation gnostique : une vision dénaturée de la miséricorde

Natalia Trouiller, chargée de la communication pour le diocèse de Lyon, fait part de cette réflexion personnelle mais très pertinente et actuelle sur Facebook :

"Notre époque est en effet profondément gnostique, et nos Églises, quelle que soit leur dénomination, sont traversées par cette tentation comme jamais depuis la crise cathare. La tentation gnostique, c'est cette théologie qui, sous couvert de tolérance et d'acceptation polie et sentimentale de toutes les conduites humaines - "c'est son choix", "c'est son chemin", "l'important c'est d'être soi" etc - considère finalement qu'il y aurait deux sortes de Salut: celui pour les Parfaits, parvenus à la force du mérite personnel à une perfection désincarnée, et la piétaille, pour qui une grâce au rabais était bien bonne vu qu'on considérait ne pas pouvoir en tirer grand-chose spirituellement.

Or, pour le chrétien, ce sont TOUS les hommes, sans exception, qui sont appelés à la sainteté; non du fait de leur mérite personnel, mais par pure Grâce; le chrétien ne peut souhaiter pour son frère, qu'il est censé aimer comme sa propre personne, un bonheur au rabais qu'il ne souhaiterait pas pour ses proches. Ce n'est pas de l'amour que de considérer quelqu'un comme incapable d'avancer vers le Christ par la repentance. C'est de la gnose. Et c'est profondément anti-chrétien.

On entend souvent, de la part des militants du mariage entre deux personnes de même sexe, qu'ils réclament "le droit à l'indifférence". Comment pouvons-nous accepter que l'indifférence, c'est-à-dire le fait de se fiche éperdument de ce que mon frère fait de sa vie, puisse être devenu dans une partie non négligeable de l’Église universelle une revendication au nom même de l'amour? Sommes-nous devenus fous ?"

Posté le 20 mai 2015 à 20h54 par Michel Janva | Lien permanent

"L'homosexualité est une faiblesse de la nature et peut se guérir"

DSC_1970_0A quelques jours de la "gay pride" qui doit se tenir à Sion en Suisse, l'évêque des lieux, Mgr Jean-Marie Lovey a répondu au journal le Nouvelliste à propos de l'homosexualité. Inutile de préciser que ses propos n'ont été appréciés ni par le lobby LGBT ni par la classe politique dominante :

Que répondez-vous aux parents espérant pouvoir «changer» leur enfant homosexuel?

Dans l’environnement des personnes homosexuelles, les proches le ressentent parfois comme une blessure ou une souffrance. Dès lors, il faut honorer leur désir que ça change. Pour la question de fond – «Est-ce qu’une personne homosexuelle peut changer?» – il y a un domaine sur lequel on peut miser: la prière. Sur le plan de la grâce et de la foi, la prière ne pourrait-elle pas être un lieu de changements? Elle a déjà guéri des malades à maintes reprises. Le problème de fond n’est pas celui de l’homosexualité mais de la sexualité tout court et en général. De nature, l’être humain est sexué, masculin-féminin. Et il n’est pleinement humain que s’il vit cette complémentarité. C’est une question de morale naturelle. L’Eglise, à juste titre, continue de dire qu’on ne peut pas modifier cet état de nature.

Mais l’homosexualité n’est-elle pas dans la nature de la personne et donc impossible à changer?

Certes, la personne est souvent comme cela dès le départ mais cela ne veut pas dire que ce n'est pas modifiable. Des guérisons psychologiques existent. L’homosexualité peut être guérie.

Pour vous, c’est donc une maladie?

Non, c’est une faiblesse de la nature. La preuve, c’est qu’il y a une souffrance réelle de la personne qui le vit et de son entourage. Mais cela n'enlève rien à l'humanité de la personne homosexuelle, ni à sa dignité.

Posté le 20 mai 2015 à 12h46 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (17)

Le synode montrera que le nom du pape a été instrumentalisé au service d'un programme politique

Benoît-et-moi publie la traduction de l'intervention de Mgr Oster, mentionnée récemment. Extraits :

"[...] Tout discours sur les valeurs me fait dès lors l’effet d’un emballage, inspiré par de bonnes intentions, mais qui n’est en définitive qu’un masque, car son argumentation n’atteint pas le cœur du problème. Si donc, sur base des « valeurs », il faut organiser des célébrations liturgiques de bénédiction pour des relations de toute nature qui ne relèvent pas du mariage sacramentel, se pose à mes yeux la question : pourquoi en fait seulement pour deux ? Si, par exemple, trois personnes ou même plus, du même sexe ou de sexe différent, partagent le même lit et, d’autre part, veulent construire ensemble un cadre de confiance et de sollicitude pour des enfants, pourquoi ne pas bénir aussi cette union ? N’y vit-on pas aussi des « valeurs » ? Et comment justifier, sur la base des valeurs, que le « cadre garanti » doive être intégré, selon le ZdK, dans la sexualité vécue, qu’il doive être garanti seulement par des personnes au nombre de deux exactement , quel que soit leur sexe, et ne puisse pas l’être aussi par plus de deux personnes si elles s’entendent bien sur le plan sexuel et sur tous les autres ?

Par cet exemple nous voyons que le critère de telles « valeurs » ne permet pas de justifier avec assurance que la bénédiction concerne exclusivement les relations à deux, quelle qu’en soit la constellation. Nous voyons par conséquent aussi qu’avec le critère « valeurs » nous nous préparons, je pense, d’énormes problèmes, surtout qu’il faut à nouveau élaborer des critères pour définir ce qui, exactement, est une « valeur » et pourquoi.

Mais la foi et l’Ecriture ne se basent pas d’abord sur des valeurs mais sur la révélation, sur le Christ lui-même. Il n’est pas une « valeur » mais le Verbe de Dieu lui-même; celui qui, en personne, aime les hommes, les touche, les libère et les rend capables d’une autre vie et, surtout, d’un amour et d’une fidélité que l’homme n’a pas par lui-même mais qu’il reçoit de Lui. Mais si c’est Jésus lui-même le « critère » et si nous avons en outre, par l’Ecriture, la tradition et le magistère, une connaissance assurée de sa volonté en ce domaine (voir par exemple I Co 7, 10-11), alors, beaucoup plus que d’un appel aux valeurs, j’ai besoin d’une explication : comment justifier de manière concluante pourquoi, sur ces points cruciaux, la volonté de Jésus en matière de mariage et de sexualité devrait avoir changé après 2000 ans.

De même les « signes des temps » tant invoqués ne constituent pas, de mon point de vue, une réponse à ces questions. Car à nouveau : qui établit ce que seraient ces signes et pourquoi précisément dans ce domaine ils devraient produire maintenant quelque chose de neuf ? [...]

Et le recours perpétuel au pape François pour soutenir ce nouveau programme ne justifie nullement un changement de cours aussi dramatique. Le pape a fait envoyer un questionnaire sur ces thèmes et convoqué un synode où l’on débattra ouvertement de l’Evangile de la famille. Magnifique ! Et oui, on peut et on doit discuter. C’est bien. Je ne vois toutefois jusqu’ici aucune déclaration officielle du pape ou du magistère qui s’approcherait seulement un peu des revendications du ZdK formulées plus haut. Selon toute probabilité, le prochain synode montrera que le nom et le programme du pape François ont été instrumentalisés au service du programme politique, et certes pas biblique, du ZdK. Il me semble significatif à cet égard que, dans le catalogue de revendications du ZdK et de leurs justifications, les arguments bibliques ne soient pour ainsi dire plus mentionnés.

Les évêques allemands ont tout récemment adopté une nouvelle version de leur charte pour les collaborateurs et collaboratrices de l’Eglise. Même dans la nouvelle version, la dissolution d’une union civile, irrecevable d’un point de vue canonique, et la contraction d’une union légalisée entre catholiques est considérée comme « un manquement grave à l’obligation de loyauté » envers l’Eglise-employeur. Je me demande dès lors comment le ZdK concilie ses revendications explicites d’une bénédiction et de célébrations liturgiques de telles unions avec la loyauté envers les évêques et le magistère qui leur est confié . Le fait en tout cas que beaucoup de catholiques, après un texte comme celui-ci, ne se sentent aujourd’hui plus représentés par le ZdK n’est pas à reprocher d’abord à ces catholiques. Et si d’aucuns déplorent aujourd’hui dans l’Eglise des tendances à la division, celles-ci me paraissent justement être provoquées par le genre de décisions exposées ci-dessus. [...]

Posté le 20 mai 2015 à 10h49 par Michel Janva | Lien permanent

18 mai 2015

"Ils veulent nous discréditer, alors que nous défendons l’enseignement de l’Église"

Le cardinal Raymond Leo Burke est attristé par la campagne négative qui s’est déchaînée à son endroit. L'Homme Nouveau a traduit un entretien du cardinal avec le journaliste Riccardo Cascioli pour le blog "La Nuova Bussola". Extraits :

"Certaines de vos déclarations, même au cours du débat qui a précédé et suivi le premier Synode sur la famille, ont effectivement retenti comme une critique du Pape François, ou du moins ont-elles été interprétées ainsi. Par exemple, votre « Je résisterai, je résisterai » – en réponse à une éventuelle décision du Pape d’accorder la communion aux divorcés-remariés – a récemment fait beaucoup de bruit.

Mais cette phrase a été dénaturée : il n’y avait aucune référence au Pape François. En fait, comme je me suis toujours exprimé très clairement sur le sujet du mariage et de la famille, je pense qu’il se trouve des personnes qui veulent me neutraliser, en me décrivant comme un ennemi du Pape, ou même un fomenteur de schisme, utilisant justement cette réponse donnée à l’occasion d’un entretien que j’ai accordé à une chaîne de télévision française.

Et comment doit donc être interprétée cette réponse ?

C’est très simple. La journaliste m’a demandé ce que je ferais dans l’hypothèse où – sans faire référence au Pape François – un pontife prenait des décisions contraires à la doctrine et à la praxis de l’Église. J’ai dit que je devrais dans ce cas résister, puisque nous sommes tous au service de la vérité, à commencer par le Pape lui-même. L’Église n’est pas un organisme politique, dans le sens du pouvoir. Le pouvoir est Jésus-Christ et son Évangile. C’est pour cette raison que j’ai répondu que je résisterai, et ce ne serait d’ailleurs pas la première fois que ce cas de figure surviendrait dans l’Église. Il y a eu des moments de l’histoire au cours desquels l’un ou l’autre a dû résister au Pape – à commencer par saint Paul devant saint Pierre, à l’occasion de l’affaire des judaïsants qui voulaient imposer la circoncision aux convertis venus de l’hellénisme. Mais, dans mon cas, je ne suis pas en train de résister au Pape François, puisqu’il n’a rien fait contre la doctrine de l’Église. Et je ne me vois d’ailleurs pas mener un combat contre le Pape, contrairement à l’image qu’on veut propager sur mon compte. Je ne suis nullement en train de revendiquer les intérêts d’un groupe ou d’un parti ; je ne cherche qu’à être, comme cardinal, un maître de la foi.

Un autre « chef d’accusation » est votre passion supposée pour la soie et les dentelles, que le Pape ne supporte pas.

Le Pape ne m’a jamais dit être incommodé par la manière dont je m’habille, qui a d’ailleurs toujours été dans la norme de l’Église. Je célèbre la liturgie aussi dans la forme extraordinaire du rite romain : il faut savoir qu’il s’y trouve des ornements propres, qui ne sont pas utilisés dans le cadre d’une célébration dans la forme ordinaire, et que je ne revêts cependant que ce que la norme prévoit pour la forme du rite que je célèbre. Je ne mène pas une campagne contre la manière de se vêtir du Pape. En outre, il faut bien admettre que chaque Pape a son style ; pour autant, il ne l’impose pas à tous les autres évêques. Honnêtement, je ne comprends pas pourquoi ce sujet déclenche tant de polémiques. [...]

Certains vous désignent également comme l’inspirateur, si non le promoteur, de la « Supplique au Pape François sur la famille », qui a été diffusée pour recueillir des signatures sur des sites du monde traditionaliste.

J’ai en effet signé ce document, mais ce n’est absolument pas mon initiative, ni mon idée. Encore moins ai-je écrit ou collaboré à la rédaction du texte. Qui affirme le contraire dit faux. Pour ce que j’en sais, il s’agit d’une initiative de laïcs ; le texte m’a été montré et je l’ai signé, comme l’ont d’ailleurs fait plusieurs autres cardinaux. [...]

Il reste toutefois que le Pape François vous a « puni » en vous retirant la charge du Tribunal de la Signature Apostolique et en vous confiant le patronat de l’Ordre Souverain et Militaire de Malte.

Le Pape a donné un entretien au quotidien argentin La Nacion dans lequel il a déjà répondu à cette question. Il y explique les raisons de son choix. Tout y est dit ; il ne me revient pas de le commenter. Je peux seulement affirmer, sans violer aucun secret, que le Pape ne m’a jamais dit, ni même donné l’impression, de vouloir me punir de quoi que ce soit.

Certainement votre « mauvaise image » est pour quelque chose dans ce que le cardinal Kasper a appelé il y a quelques jours la « bataille synodale ». Et il semble qu’elle s’intensifie au fur et à mesure que se rapproche le Synode ordinaire d’octobre prochain. Où en sommes-nous ?

Je dirais qu’actuellement il y a une discussion beaucoup plus étendue sur les sujets abordés par le Synode, et ceci est positif. Il y a un plus grand nombre de cardinaux, évêques et laïcs qui interviennent, et ceci est très positif. Pour cette raison, je ne comprends pas pourquoi tant de bruit a entouré, l’an dernier, la parution du livre Rester dans la vérité du Christ, auquel j’ai contribué avec quatre autres cardinaux et quatre spécialistes du mariage. [...] Il est certain que le livre a été écrit pour aider les débats du Synode et pour répondre à la thèse du cardinal Kasper. Mais il n’y a rien de polémique ! C’est une présentation très fidèle à la tradition, qui se veut aussi d’une qualité scientifique la plus élevée possible. Je suis tout à fait disposé à recevoir des critiques sur son contenu, mais dire que nous avons participé à un complot contre le Pape est inacceptable.

Mais qui donc organise cette chasse aux sorcières ?

Je n’ai aucune information directe mais il y a sûrement un groupe qui veut imposer à l’Église non seulement cette thèse du cardinal Kasper sur la communion aux divorcés-remariés ou aux personnes en situations irrégulières, mais également d’autres positions sur des questions connexes aux thèmes du Synode. Je pense par exemple à l’idée de trouver des éléments positifs dans les rapports sexuels en dehors du mariage ou dans les unions homosexuelles. Il est évident qu’il y a des forces qui font pression dans cette direction ; c’est pourquoi ils veulent nous discréditer, alors que nous tentons de défendre l’enseignement de l’Église. Je n’ai personnellement rien contre le cardinal Kasper ; pour ma part, je me contente simplement de présenter l’enseignement de l’Église, qui est dans ce cas directement lié à des paroles prononcées par le Seigneur. [...]

Un des points qui ressortent dans les polémiques sur le Synode est l’opposition présumée entre la doctrine et la praxis, entre la doctrine et la miséricorde. Le Pape également insiste souvent sur le comportement pharisaïque de ceux qui mettent la doctrine en avant et font ainsi obstacle à l’amour.

Je crois qu’il convient de distinguer entre les paroles du Pape en certaines occasions et celles qui affirment une opposition entre la doctrine et la praxis. On ne peut jamais admettre dans l’Église un contraste entre doctrine et praxis, parce que nous vivons la vérité que le Christ nous transmet dans sa sainte Église, et la vérité n’est jamais une réalité froide. C’est la vérité qui nous ouvre à l’amour. Pour aimer vraiment il faut respecter la vérité de la personne, et de la personne qui se trouve dans telles situations particulières. Établir ainsi une espèce de contraste entre doctrine et praxis ne reflète pas la réalité de notre foi. Celui qui soutient les thèses du cardinal Kasper – changement de la discipline qui ne touche pas la doctrine – devrait expliquer comment c’est possible. Si l’Église admettait à la communion une personne liée par un mariage mais vivant une liaison matrimoniale avec une autre personne, c’est-à-dire en situation d’adultère, comment pourrait-on tenir dans le même temps que le mariage est indissoluble ? Ce contraste entre doctrine et praxis est néfaste, et nous devons le rejeter.

Il reste pourtant bien vrai que l’on peut défendre la doctrine sans amour.

Certainement, et c’est précisément ceci que le Pape dénonce : un usage de la loi ou de la doctrine pour promouvoir un programme personnel, pour dominer les personnes. Mais ceci ne signifie pas que le problème vient de la doctrine et de la discipline. Il y a tout simplement des personnes de mauvaise volonté qui peuvent commettre des abus, par exemple en interprétant la loi selon un mode qui fait du tort aux personnes, ou en appliquant la loi sans amour, en insistant sur la vérité de la situation de la personne mais sans amour. De même, quand quelqu’un se trouve en état de péché grave, nous devons l’aimer et l’aider comme le Seigneur l’a fait avec la femme adultère et la Samaritaine. Il a été très clair dans l’annonce qu’il leur a faite de leur état de péché, mais dans le même temps il leur a témoigné un grand amour, en les invitant à sortir de cette situation. Ce que les Pharisiens ne faisaient pas, démontrant au contraire un légalisme cruel : ils dénonçaient la violation de la loi, mais sans donner aucune aide à la personne pour sortir du péché et pour retrouver ainsi la paix dans sa propre vie."

Posté le 18 mai 2015 à 16h33 par Michel Janva | Lien permanent

17 mai 2015

Allemagne : 5 évêques soutiennent Mgr Oster

Après sa prise de position contre les revendications scandaleuses du Comité des Catholiques d'Allemagne (organisme des catholiques laïques), 5 évêques apportent leur soutien au jeune et courageux évêque de Passau en le remerciant dans une lettre ouverte et sur un ton très chaleureux et fraternel.

Ce sont les évêques bavarois Mgr Konrad Zdarsa (Augsbourg), Mgr Gregor M. Hanke OSB (Eichstätt), Rudolf Voderholzer (Ratisbonne) et Friedhelm Hofmann (Wurtzbourg) et l'évêque de Görlitz en Basse-Silésie (Saxe), Wolfgang Ipolt.

"[...] Nous vivons aujourd'hui en Allemagne dans une société hautement sécularisée. Ce fait ne doit pas nous décourager et nous faire chercher le rapprochement au mainstream, mais il doit être compris comme une occasion de redécouvrir l'unicité de la vocation chrétienne dans le monde d'aujourd'hui. [...] 

Nous sommes donc convaincus que de nombreux croyants te sont extraordinairement reconnaissant pour tes paroles claires."

Posté le 17 mai 2015 à 16h46 par Michel Janva | Lien permanent

15 mai 2015

Canonisation de soeur Marie de Jésus crucifié

Le 17 mai, le pape François canonisera Mariam, carmélite à Pau sous le nom de soeur Marie de Jésus crucifié, qu'on avait pris l'habitude d'appeler la « bienheureuse Mariam » depuis sa béatification par Jean-Palut II en 1983. Le docteur Patrick Theillier écrit dans le journal du diocèse de Bayonne :

MARIAM1"Mariam Baouardy est née en 1846, de famille pauvre et très croyante (de rite grec-melkite catholique) en Palestine, à Abellin. Galiléenne comme Jésus, elle est enfant du pays des Béatitudes, icône combien radieuse des paroles du Seigneur !

Orpheline à 3 ans, la gorge tranchée par un musulman à 13 ans, laissée comme morte dans une grotte, soignée par la Vierge Marie elle-même et, après encore bien des déboires, elle entre au carmel de Pau le samedi 15 juin 1867, à 20 ans, où elle apprécie la clôture, le silence, cette vie de mortification, d'humilité et d'obéissance. Elle restera « soeur converse », vu son ignorance, son incapacité à lire, à écrire, à étudier, à chanter l'office. 

Mariam fut néanmoins une robuste bâtisseuse, à l'origine de la fondation du carmel de Bangalore en Inde, puis du carmel de Bethléem où elle mourut à l'âge de 33 ans (le 26 août 1878). 

Pratique, les pieds sur terre, elle n'était pas une « illuminée », et pourtant elle n'a cessé de côtoyer le surnaturel sur terre, bénéficiant d'un grand nombre de manifesta- tions mystiques extraordinaires tout au long de sa vie, rarement réunis en une seule personne : apparitions, visions, révélations, prophéties, extases, guérisons miraculeuses, bilocations, stigmates, lévitations, transverbération du coeur, etc.

  • Ses extases étaient fréquentes ; rien alors, ni personne, ne pouvait la faire bouger; son insensibilité était totale.
  • Ses lévitations : huit ascensions dûment constatées au carmel de Pau en 18733: on la voyait s'élever au sommet de grands tilleuls par l'extrémité des branches, glissant en un clin d'oeil jusqu'au sommet de l'arbre par I'extérieur; arrivée au sommet, eIle se balançait sur une petite branche trop faible pour Ia soutenir et chantait l'amour de Dieu ; puis, quand sa supérieure le lui ordonnait, elle redescendait avec légèreté; revenue à elle-même, elle ne se souvenait de rien.
  • Stigmates : au coeur (à l'âge de vingt ans), puis d'autres au front et aux mains ; elle faisait tout pour les cacher.
  • Transverbération survenue en 1868 au carmel de Pau (à l'ermitage de Notre-Dame du Mont Carmell) : constatée à son décès; son coeur a été conservé à Pau avec la trace bien visible de ce transpercement.
  • Apparitions : elle était familière des anges, d'Elie, de saint Joseph, de la Vierge Marie et de Jésus ! Combats singuliers contre Satan (en particulier durant 40 jours au carmel de Pau, du 26 juillet au 4 septembre 1868 ). [...]"

Posté le 15 mai 2015 à 16h52 par Michel Janva | Lien permanent

14 mai 2015

"Le jour de l'Ascension est-il un nouveau vendredi-saint ?"

Homélie du Très Révérend Père Dom Jean Pateau, Abbé de Notre-Dame de Fontgombault pour la fête de l'Ascension (trouvée sur Le Petit Placide) :

"Postquam locutus est eis, assumptus est in caelum. Après leur avoir parlé, il fut enlevé au ciel. Mc 16,19

Chers Frères et Sœurs, Mes très chers Fils,

Le jour de l'Ascension est-il un nouveau vendredi-saint ?

À la neuvième heure, cloué, élevé sur la Croix, le Christ, après avoir jeté un grand cri, rendit l'esprit.

Au jour de l'Ascension, le Seigneur s'élève lui-même pour disparaître aux yeux de ses disciples. La flamme du cierge pascal qui, depuis la nuit de la Résurrection, symbolisait le triomphe du Christ sur la mort, vient d'être éteinte. À partir de ce jour, le Christ n'est plus présent au côté de ses apôtres en son corps de chair, de telle sorte qu'il puisse partager les repas avec eux ou que ceux-ci puissent le toucher, comme cela s'était passé dans les jours qui suivaient la fête de Pâques.

Pour les apôtres débute le temps de la foi seule.

La nuit de la foi, ils l'ont déjà expérimentée après la Résurrection et ils ont douté. Le Seigneur, juste avant de les envoyer en mission dans le monde entier, au cours de la dernière apparition de ce jour, blâme cette incrédulité, cette dureté de cœur. Comment pourront-ils annoncer l'Évangile si leur foi est vacillante ?

Après que le Seigneur se soit élevé au Ciel, que font les apôtres ? Ils regardent le ciel. Ils scrutent le lieu où ils l'ont vu pour la dernière fois. Une certaine tristesse a probablement envahi leur cœur.

Deux hommes en blanc les interpellent : « Pourquoi demeurez-vous ici à regarder le ciel ? » (Ac 1,11)

Le rôle des apôtres n'est pas de regarder le ciel, de se lamenter comme s'ils étaient devenus orphelins ; il s'agit pour eux de remplir la mission que le Christ leur a confiée : prêcher l'Évangile jusqu'aux extrémités de la terre. Saint Paul écrira aux Romains : « Comment l'invoquer sans d'abord croire en lui ? Et comment croire sans d'abord l'entendre ? Et comment entendre sans prédicateur? Et comment prêcher sans être d'abord envoyé ? Selon le mot de l'Écriture : Qu'ils sont beaux les pieds des messagers de bonnes nouvelles ! » (Rm 10,14-15)

Le livre des Actes des Apôtres pourrait s'intituler le livre de la proclamation du Christ. Après l'annonce dans l'Évangile de la Bonne Nouvelle du salut promis à Israël et apporté au monde par le Christ, le livre des Actes des Apôtres contient le récit des premiers temps de l'Église, et en particulier les premiers ensei- gnements des disciples du Seigneur, une fois que celui-ci les eut quittés.

En ce jour de l'Ascension, les disciples sont comme tiraillés entre le désir de suivre leur Maître, et la mission qui leur est confiée, et qui rend indispensable leur séjour sur terre. Au cours du discours après la Cène, Jésus avait annoncé à ses disciples qu'il partait leur préparer une place dans la maison du Père. Il avait promis de revenir les prendre avec lui.

Pourtant, Jésus leur commande : « Allez, de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19). Si le Maître s'en va, il ne les aban- donne pas. Il ne les laisse pas orphelins : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais ; et il en fera même de plus grandes, parce que je vais vers le Père. Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. » (Jn 14, 12-14)

Cette promesse de Jésus, faite peu avant la Passion, vaut pour les apôtres, elle vaut aussi pour tous les disciples du Christ et pour tous les temps. Elle vaut pour ceux qui désirent partir en mission vers les périphéries, vers les lieux où la parole du Christ ne s'est pas faite encore pleinement entendre, ces lieux qui n'ont pas encore accueilli son amour et sa miséricorde.

Plutôt que de rester à regarder le Ciel, il faut prendre le bâton de pèlerin. Mais où aller ? Le Cardinal Sarah affirmait récemment au cours d'un entretien télévisé : « Alors que les chrétiens d'Orient donnent leur vie pour l'Évangile – pour le Christ –, les chrétiens des pays occidentaux se demandent comment appliquer l'Évangile. »

Porter l'Évangile en tous lieux, c'est d'abord évangéliser les périphéries de son propre cœur, et parfois pas seulement les périphéries... Il est plus facile de travailler à la sainteté d'autrui que d'entreprendre sérieusement l'œuvre de sa propre conversion. Demeurons cependant conscients que les fruits de la mission dépendent du témoignage des apôtres. La mise en pratique du commandement nouveau : « Aimez-vous les uns les autres » (Jn 13,34) est le signe par lequel tous reconnaîtront les vrais disciples du Seigneur.

Comment ne pas évoquer le témoignage actuel des chrétiens d'Orient ? Sanguis martyrum, semen christianorum. Le sang des martyrs est semence de chrétiens. En face de la barbarie et de la haine, nos frères donnent le témoignage au monde du don radical, du don de la vie pour le Christ. Alors que la politique, les silences complices ou les indignations retentissantes des hommes publics, naissent trop souvent des intérêts économiques, des stratégies financières ou électorales, pour lesquels quelques centaines de milliers de vies humaines, la liberté religieuse, le droit à la vie de sa conception à sa fin naturelle, n'ont que peu d'importance, de pauvres hommes, de pauvres femmes, de pauvres enfants, arrachés à leurs familles prennent le chemin de la mort pour le Nom de Jésus. Au moment de rendre l'esprit, le regard de leur cœur se porte vers le Ciel d'où ils voient venir le Christ les chercher afin qu'ils demeurent près de lui.

Comment leur martyre ne pourrait-il pas toucher le cœur des hommes de bonne volonté de tous pays et de toutes religions ? Comment notre foi ne pourrait-elle pas être confortée par leur témoignage ?

Au pied de la Croix se tenaient Marie, la mère de Jésus et Jean, le disciple aimé. Jésus dit à Jean : « Voici ta Mère » (Jn 19,27). Ce faisant, il donnait à tous les hommes Marie pour Mère. Après son Ascension, deux hommes en blanc assurent aux disciples que le Seigneur reviendra de la même manière qu'ils l'ont vu s'en aller vers le ciel.

Le Seigneur ne nous a pas abandonnés : il nous a donné Marie pour Mère et il viendra nous chercher."

« Tous les peuples frappez des mains, acclamez Dieu avec des cries de joie. » (Ps 46,2) « De toutes les nations, faites des disciples. » (Mt 28,19)

Amen, Alléluia. 

Posté le 14 mai 2015 à 15h49 par Michel Janva | Lien permanent

13 mai 2015

13 mai : Notre-Dame de Fatima

Petite synthèse sur la dévotion au Cœur Immaculé de Marie

(synthèse proposée par un lecteur)

La grande révélation de Fatima est que nous devons prier et nous sacrifier sans cesse pour la conversion des pécheurs. L’essentiel du message peut se résumer dans cette phrase de Notre-Dame le 19 août 1917, lors de la quatrième apparition : « Beaucoup d'âmes vont en enfer parce qu'elles n'ont personne qui se sacrifie et prie pour elles. » Depuis les révélations de l’Ange en 1916, jusqu’aux apparitions de Notre-Seigneur ou Notre-Dame à sœur Lucie jusqu’en 1943, toutes les communications célestes ont pour principal objet de nous demander de nous sacrifier et de prier pour la conversion des pécheurs. En retour, Notre-Dame nous promet la paix dans le monde. Car, moins il y aura de pécheurs, plus les conditions pour avoir la paix seront réunies.

La première demande par l’importance du nombre de fois où elle a été faite, est la récitation quotidienne du chapelet pour obtenir la paix. C’est la seule à avoir été faite à chaque apparition :

  • 13 mai 1917 :         « Récitez le chapelet tous les jours pour obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre ».
  • 13 juin 1917 :         « Je veux (…) que vous disiez le chapelet tous les jours ».
  • 13 juillet 1917 :      « Je veux (…) que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre ».
  • 19 août 1917 :        « Je veux (…) que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours ».
  • 13 septembre 1917 :        « Continuez à réciter le chapelet pour obtenir la fin de la guerre ».
  • 13 octobre 1917 :   « Que l’on continue toujours à dire le chapelet tous les jours ».

La deuxième demande concerne les sacrifices pour la conversion des pécheurs. Le 13 juillet 1917, lors de la troisième apparition, Notre-Dame demanda aux petits voyants : « Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent, spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice : "Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie". »

Déjà, au printemps 1916, l’Ange avait appris la prière suivante aux petits voyants : « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas, qui ne Vous aiment pas. »

Les sacrifices demandés par le Ciel sont l’accomplissement du devoir d’état. Pour le préciser, Notre-Dame et Notre-Seigneur apparurent plusieurs fois à sœur Lucie. Dans une lettre de février 1943 adressée à son évêque, Mgr Ferreira, elle lui rapporta le contenu de ces entretiens :

« Voici la pénitence que le bon Dieu demande aujourd’hui : c’est le sacrifice que chacun doit s’imposer à soi-même pour mener une vie de justice dans l’observance de sa loi. Et Il désire que l’on fasse connaître clairement cette voie aux âmes, car beaucoup donnent au mot "pénitence" le sens de grandes austérités, et comme elles ne se sentent ni force ni générosité pour cela, elles se découragent et se laissent aller à une vie de tiédeur et de péché.

Du jeudi au vendredi, me trouvant dans la chapelle avec la permission de mes supérieures, à minuit, Notre-Seigneur me dit : "Le sacrifice qu’exige de chacun l’accomplissement de son propre devoir et l’observance de ma loi, voilà la pénitence que je demande et que j’exige maintenant" ». 

Au cours de l’apparition de l’été 1916, l’Ange avait déjà dit aux petits pastoureaux :

« De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. De cette manière, vous attirerez la paix sur votre patrie. (…) Surtout, acceptez et supportez, avec soumission, les souffrances que le Seigneur vous enverra. »

La troisième demande concerne la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Le 13 juillet 1917, Notre-Dame révéla aux petits pastoureaux : « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix. »

Par la suite, Notre-Dame et Notre-Seigneur précisèrent les buts et les modalités de cette pratique, notamment :

  • À Pontevedra, en 1925 : demande de la Sainte Vierge de répandre la dévotion des cinq premiers samedis du mois.
  • À Pontevedra, en 1926 : précisions de l’Enfant Jésus sur la volonté du Ciel et assouplissement des exigences associées à la pratique des cinq premiers samedis (voir un peu plus loin).
  • À Tuy, en 1930 : nouvelle demande du Ciel pour la reconnaissance de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, avec de précieuses explications sur la signification du nombre de cinq pour la série des cinq premiers samedis.

Plus tard, sœur Lucie indiqua qu’il ne fallait pas se contenter de les faire une seule fois, car à chaque fois que nous les faisions, nous pouvions obtenir la conversion d’un plus grand nombre de pécheurs. Combien d’âmes pourraient ainsi être sauvées si tous les catholiques mettaient autant d’assiduité à assister à la messe du premier samedi du mois qu’à celle du dimanche !

La pratique des premiers samedis comporte quatre points. Ce jour-là il faut :

  • se confesser,
  • communion en esprit de réparation pour les outrages commis envers le Cœur Immaculé de Marie,
  • réciter un chapelet,
  • méditer pendant quinze minutes sur les mystères du rosaire.

A Pontevedra, Notre-Seigneur a assoupli les conditions, tellement Il tient à cette dévotion :

  • La confession peut être faite avant ou après avec l’intention de réparer les outrages envers le Cœur Immaculé de Marie.
  • La communion peut être reportée un autre jour sous réserve d’en demander l’autorisation à un prêtre.

À ces pratiques, il faut ajouter la consécration personnelle au Cœur Immaculé de Marie et le port du scapulaire, demandes qui ne sont pas formellement exprimées dans les paroles de Notre-Dame, mais que sœur Lucie a toujours affirmé faire partie de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.

Posté le 13 mai 2015 à 07h42 par Michel Janva | Lien permanent

12 mai 2015

32 nouveaux prêtres pour l'Opus Dei

Ils ont été ordonnés samedi à Rome par Mgr Xavier Echevarria, prélat de l'Opus Dei. Extrait de son homélie :

"Le prêtre doit être exclusivement un homme de Dieu, rejeter la pensée de vouloir briller dans les domaines où les autres chrétiens n'ont pas besoin de lui. Le prêtre n'est ni un psychologue, ni un sociologue, ni un anthropologue: il est un autre Christ, le Christ lui-même pour s'occuper des âmes de ses frères"

Posté le 12 mai 2015 à 10h18 par Michel Janva | Lien permanent

Synode : le cardinal Pell appelle à ne pas se faire d'illusion

Pour ceux qui ont été trompés par une certaine désinformation, y compris épiscopale, les laissant croire que la sainte communion pourra être distribuée aux couples adultères, le cardinal Pell, préfet du secrétariat pour l'économie, a rappelé samedi lors d'une conférence organisé à la veille la marche pour la vie à Rome, que le synode des évêques sur la famille « ne peut pas changer l'enseignement de l'Eglise ». Il a rappelé que 

« le Christ est très clair concernant le divorce, très clair à propos de l'adultère. Et pas aussi important, mais tout de même très important, saint Paul est explicite à propose des conditions requises pour recevoir la communion ».

Le cardinal australien s'attend à ce que l'assemblée d'octobre « soutienne massivement la tradition ». Les participants au Synode 

« reconnaîtront que la tradition chrétienne du grand saint Jean Paul II, de Benoît XVI et du Concile de Trente est bien établie…et je ne prévois pas que l'on dévie un tant soit peu de cette ligne ».

Posté le 12 mai 2015 à 07h27 par Michel Janva | Lien permanent

François Hollande reconnait et honore le rôle et l'influence de l'Eglise catholique

Mais il s'agit de l'Eglise catholique qui est à Cuba :

"En l'absence de toute opposition politique légale à Cuba, l'Eglise catholique fait jusqu'à nouvel ordre figure de rare contrepoids au régime communiste. Faute de pouvoir saluer ouvertement la dissidence, c'est à un Cubain critique que le président français François Hollande, en visite à La Havane depuis ce lundi, a choisi de décerner la Légion d'honneur : le cardinal Jaime Ortega, chef de l'Eglise cubaine, qui s'est imposé ces dernières années comme interlocuteur politique du gouvernement de Raul Castro."

Posté le 12 mai 2015 à 07h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

11 mai 2015

Avortement : il sera possible de recevoir l'absolution lors du Jubilé de la miséricorde

... et donc également l'indulgence plénière si l'on en remplit les conditions. Ô miracle, la dépêche de l'AFP qui nous l'annonce, reprise ça et dans les media, parle d'avortement et non d'IVG et précise que la décision du pape n'altère en rien la position de l'Eglise. En voici un extrait :

"Les femmes ayant avorté et les personnes qui les ont aidées à avorter pourront être pardonnées à l'occasion du prochain Jubilé de la miséricorde. Cette décision, prise par le pape François, n'altère en rien la condamnation sans appel par l'Église de cette pratique. Selon le droit canon de l'Église catholique, l'avortement est une faute particulièrement grave punie d'excommunication automatique, à moins qu'il n'ait eu lieu sous la contrainte. Mais le pape argentin, qui qualifie cet acte d'« horreur », a montré à plusieurs reprises qu'il était sensible au sort individuel des millions de femmes - parmi lesquelles de nombreuses catholiques -qui interrompent leur grossesse chaque année.

Alors que le Jubilé extraordinaire, prévu de décembre 2015 à novembre 2016, est une occasion pour les catholiques d'obtenir le pardon de leurs péchés, l'archevêque italien Rino Fisichella, coordinateur du Jubilé, a révélé ces derniers jours à l'agence italienne Ansa que l'avortement ferait partie des péchés pouvant être absous. Pour cette Année sainte, des milliers de prêtres seront missionnés pour apporter la miséricorde aux personnes vivant dans les endroits les plus reculés de la planète et leur donner le sacrement de la « réconciliation », à l'occasion de la pénitence exprimée lors de la confession. « Parmi les possibilités de pardon accordées aux missionnaires de la miséricorde, il y aura aussi l'avortement », a déclaré Mgr Fisichella.

Les évêques peuvent déjà autoriser certains prêtres de leur diocèse - voir tous - à pardonner cette faute à des moments particuliers des temps liturgiques comme l'Avent (avant Noël) ou le Carême (avant Pâques) ou lors d'événements spéciaux, par exemple dans le diocèse de Turin à l'occasion de l'ostension du Saint Suaire, a rappelé le cardinal. Ce pardon pourra être accordé aux femmes ayant avorté, mais aussi aux médecins ou à toute personne qui les aura aidées à avorter. À condition, évidemment, d'exprimer un « vrai repentir ».

Pour éviter toute mauvaise interprétation de cette décision du Pape, Mgr Velasio De Paolis, un cardinal conservateur, a tenu à rappeler que « l'avortement reste un péché et que le pape n'a pas décidé de ne plus le considérer comme tel ». « Il est normal, à l'occasion d'un jubilé, qui plus est un jubilé sur la miséricorde, que l'Église (...) lève tous les obstacles pouvant empêcher l'absolution d'un péché très grave comme l'avortement », a-t-il expliqué au journal La Nazione. Dans le cadre de ce jubilé, le pontife argentin entend multiplier les initiatives concrètes pour toucher le plus grand nombre de catholiques. Ainsi, plutôt que d'obliger chacun à venir à Rome pour franchir les « portes saintes » des quatre grandes basiliques en vue d'obtenir le pardon de ses péchés, il a demandé que les fidèles puissent, plus simplement, franchir une « porte sainte » dans leur cathédrale."

Posté le 11 mai 2015 à 16h19 par Louise Tudy | Lien permanent

07 mai 2015

Position ahurissante des évêques allemands

Lu sur le blog de Yves Daoudal :

"Sandro Magister a lu la « Réponse de la Conférence épiscopale allemande aux questions » posées pour le synode de 2015. Il note que cette réponse est publiée sur le site de la conférence des évêques d’Allemagne en cinq langues, ce qui montre une claire volonté de faire la leçon au monde entier.

Et cette leçon (pour en rester à ce que rapporte Sandro Magister, ça suffit amplement) est ahurissante.

Il faut donner les sacrements de pénitence et de communion aux divorcés soi-disant remariés, c’est-à-dire aux adultères permanents (comme cela se fait déjà officiellement en Allemagne), mais « il est suggéré en outre – ce sont les évêques qui parlent - que l'échec d'un mariage soit repensé en droit canon, au plan dogmatique et pastoral, et de développer de nouvelles formes de liturgie » ad hoc. Il s’agit donc bel et bien de changer la doctrine.

Dans 40% des mariages religieux en Allemagne le conjoint « appartient à une autre confession chrétienne » (en clair il est protestant). Que ce conjoint soit « exclu (sic) de la Communion est perçu comme un obstacle à l’éducation chrétienne des enfants et au vécu de la foi par la famille ». Il faut donc qu’il soit admis à la communion. Le fait qu’il ne croie pas en l’eucharistie n’est même pas évoqué. Cela n’entre pas en ligne de compte. La seule conclusion possible est que les évêques n’y croient donc plus eux-mêmes.

En ce qui concerne les homosexuels, il convient de faire comme la société civile : reconnaître les partenariats homosexuels et pratiquer à l’église une bénédiction de ces partenariats, « distincte de la bénédiction du mariage », elle-même distincte de la bénédiction des adultères permanents (car il leur faut aussi une bénédiction spéciale).

L’Eglise qui est en Allemagne n’est clairement plus l’Eglise catholique, du moins quant à ses chefs."

Pour mieux comprendre ce qui se passe en Allemagne et notamment les conséquences d'une église très riche, dans un pays où les catholiques payent un impôt déclaratif en fonction de leur religion, dont les évêques ne veulent pas prendre le risque de voir les fidèles fuir et en particulier les divorcés remariés ou les unions mixtes (catholique/protestant), on peut se reporter à ce post très complet sur le sujet.

Posté le 7 mai 2015 à 09h09 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (28)

30 avril 2015

"L'objet premier du synode n'est pas de discuter du problème des divorcés remariés"

Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, répond aux questions de La Vie, en particulier sur les divorcés remariés.

"Vous avez contribué à un livre qui prenait le contre-pied des thèses favorables à une ouverture aux divorcés remariés sur l'accès aux sacrements, ce qui a alimenté l'impression qu'il existait de fortes tensions entre les cardinaux au cours du synode.

Le cardinal Kasper a présenté une hypothèse pour aider les personnes qui vivent une liaison qui, selon l'Église, n'est pas sacramentelle. Nous sommes tous unanimes sur le fait de vouloir aider nos frères et soeurs concernés par cette situation. Mais comment ? La doctrine de l'Église n'est pas une théorie, elle repose sur la fidélité à la parole de Dieu. Le mariage entre deux baptisés est un sacrement effectif, une réalité objective. Dissoudre un mariage sacramentel avec tous ses attributs constitutifs de liberté, d'indissolubilité, de fidélité et de fécondité est impossible. Comme préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, je dois présenter la doctrine de l'Église. L'Église ne peut changer la sacramentalité des mariages : on promet d'être fidèle jusqu'à la mort.

Mais l'un des objets du synode n'est-il pas de trouver une solution au problème des divorcés remariés, question qui a occupé une grande partie des débats ?

L'objet premier du synode n'est pas de discuter du problème des divorcés remariés, mais de réaffirmer le mariage comme le fondement de la société civile et de la communauté des Églises, de revivifier sa dimension fondamentale. Le risque est grand de se concentrer sur cette question particulière en oubliant l'essentiel. Il ne s'agit pas de dire ce que nous désirerions, chacun dans notre situation particulière. Si le synode doit provoquer un changement, c'est celui d'un renforcement du rôle prophétique de l'Église. Faire des compromis serait plus facile pour nous, mais le bon remède est celui qui permet de regarder la situation avec vérité et de dépasser la situation qui a rendu l'accident possible. Il n'est pas possible d'adapter la doctrine de l'Église à nos pays sécularisés, à moins d'accepter un christianisme superficiel.

Qu'est-ce qu'un christianisme superficiel ?

Dans bon nombre de pays d'Europe, les chrétiens sont des baptisés non croyants et non pratiquants. Ils n'acceptent pas la substance du christianisme, dont l'effet est de produire un changement de la pensée et du comportement : une conversion. Je ne porte pas de jugement sur les personnes en disant cela, mais dans nos pays, il suffit de regarder le pourcentage de chrétiens baptisés non confirmés ou la multiplication des avortements pour voir que l'existence d'un christianisme superficiel est une réalité."

Posté le 30 avril 2015 à 17h40 par Michel Janva | Lien permanent

26 avril 2015

Changements à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre

Communiqué FSSP :

"Nomination des Supérieurs de District

Fribourg, le 26 avril 2015

FLes mandats des trois Supérieurs de District arrivant à échéance au mois de juillet prochain, l’abbé John Berg, Supérieur Général FSSP, a nommé, avec l’accord de son Conseil Général réuni le 24 avril à Fribourg :
- l’abbé Bernhard Gerstle comme Supérieur du District Germanophone à compter du 13 juillet 2015 pour trois ans ;
- l’abbé Benoît Paul-Joseph (photo ci-dessous) comme Supérieur du District de France à compter du 13 juillet 2015 pour trois ans ;
- l’abbé Gerard Saguto comme Supérieur du District Nord-Américain à compter du 13 juillet 2015 pour trois ans.

PAu nom de tous les membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, le Supérieur Général et son Conseil adressent leurs plus vifs remerciements aux abbés Axel Maussen, Supérieur du District Germanophone depuis 2003, Vincent Ribeton, Supérieur du District de France depuis 2006, Eric Flood, Supérieur du District Nord-Américain depuis 2008.

Ils assurent les trois futurs nouveaux Supérieurs de leurs prières pour cette charge qu’ils ont dès à présent acceptée au service de la Fraternité."

Ordonné en 2007 par Mgr Léonard, alors évêque de Namur, l'abbé Benoît-Paul Joseph (photo ci-dessus), est originaire de Fontainebleau. Il a été en ministère à Bordeaux puis Tarbes, avant d'assister, depuis septembre 2012, le supérieur du district de France à Bourges. Depuis décembre 2014, il assure l'intérim de l'aumônerie générale de Notre-Dame de Chrétienté, en raison de l'hospitalisation de l'abbé Coiffet.

Posté le 26 avril 2015 à 17h34 par Michel Janva | Lien permanent

Le Pape François ordonne 19 nouveaux prêtres

En ce dimanche du Bon Pasteur, le Pape a ordonné 19 nouveaux prêtres, neuf Italiens et dix étrangers dont deux Malgaches. Dans son homélie, il leur a donné une série de recommandations :

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"Le prêtre, [...] ne doit jamais se pavaner, un prêtre qui ne vit que pour se plaire n’est pas beau à voir ; il ne doit pas refuser le baptême à ceux qui le demandent ; il doit se garder des sermons ennuyeux - les homélies touchent les cœurs quand elles viennent du cœur - et dans le confessionnal, il doit savoir pardonner, il n’est pas là pour condamner. La doctrine de la vie sacerdotale doit être la joie et le soutien des fidèles ; le parfum de cette vie doit être le témoignage, car les paroles sans l’exemple sont vides de sens ; ce ne sont que des idées qui peuvent même faire mal. La messe n’est pas un rituel artificiel, il ne faut donc jamais être pressé d’en finir. Les prêtres sont invités à la cohérence, à imiter ce qu’ils célèbrent."

Et devant les quelque 50 000 personnes venues prier le Regina Coeli, à midi sur la place Saint-Pierre, le Souverain Pontife a souligné qu’il ne suffisait pas de rendre grâce pour la sollicitude paternelle de Dieu, exhortant les nouveaux prêtres à suivre le modèle du Bon Pasteur :

"Il faut suivre le Bon Pasteur, et cela vaut surtout pour les prêtres, les évêques et les papes. Ceux-ci ne doivent pas adopter la mentalité d’un chef d'entreprise mais être des serviteurs, comme Jésus qui, en se dépouillant, nous a sauvé par la miséricorde."

Le Saint-Père a fustigé « les pasteurs mercenaires » en rappelant que le Bon Pasteur pense à ses brebis, il ne les exploite pas. "Il participe avec empressement à la vie de son troupeau. Il n’a aucun autre intérêt ni ambition que celui de guider, nourrir, et protéger ses brebis, même au prix de sa propre vie."[...] "En nous donnant Jésus comme Pasteur, le Père nous a donné ce qu’Il avait de plus précieux », a-t-il dit, « l’amour total qui n’est dicté par aucun intérêt, calcul, ou besoin."

Posté le 26 avril 2015 à 14h24 par Marie Bethanie | Lien permanent

"Il faut créer du travail en Afrique pour endiguer l’immigration illégale"

2008-02-17-Card.Njue%2002Des paroles de S.Em. le Cardinal John Njue, Archevêque de Nairobi et Président de la Conférence épiscopale du Kenya, qui déclare qu'il faut créer de nouvelles opportunités d’emploi en Afrique pour endiguer les flux migratoires illégaux en direction de l’Europe.

Il déplore d'autre part la fermeture programmée du camp de réfugiés de Dadaab, le plus grand camp de réfugiés au monde, affirmant que les complices des intégristes somaliens se cachaient au sein de la structure.

"Officiellement, 350.000 personnes vivent dans le camp situé non loin de la frontière somalo-kenyane" a indiqué le Cardinal Njue. "On soupçonne que la milice islamique se soit infiltrée à Dadaab. Fermer le camp signifie punir les innocents, les mettant en danger en les renvoyant en Somalie".

Posté le 26 avril 2015 à 10h04 par Marie Bethanie | Lien permanent

24 avril 2015

Prêtre : le métier qui rend le plus heureux au monde !

Selon une étude américaine datée de 2011, le métier qui rend le plus heureux au monde serait… le sacerdoce, si tant est que l'on puisse parler de "métier" ! A l’occasion de la 52e Journée de prière pour les vocations (ce dimanche 26 avril 2015), Aleteia remet cette étude en lumière.

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Selon cette étude, réalisée par l’Organisation nationale pour la recherche de l’université de Chicago, les prêtres seraient les plus à l’aise dans leur peau et leur ministère, avant bien d'autres "métiers" autrement plus lucratifs.

"Sacerdos in aeternum" : prions pour nos prêtres, et pour que Dieu nous accorde beaucoup de saints prêtres !

Posté le 24 avril 2015 à 08h55 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

18 avril 2015

Ostension du Saint Suaire à Turin : 19 avril au 24 juin

Le Suaire est un linceul de lin tissé en chevron mesurant environ 4,41m x 1,13m, qui contient la double image, l’image frontale et l’image dorsale se joignant par la tête, du cadavre d’un homme nu mort à la suite d'’une série de tortures ayant culminé avec le crucifiement. L'’image est entourée de deux lignes noires qui sont des traces de brûlure, et d’'une série de lacunes : ce sont les dommages provoqués par l'’incendie qui se produisit à Chambéry en 1532. Selon la tradition, il s’agit du Linceul, cité par les Evangiles, qui servit à envelopper le corps de Jésus au tombeau. Il est certain que le Suaire, en raison des caractéristiques de son empreinte, renvoie directement et immédiatement à la dramatique réalité de la Passion de Jésus, qu'’il aide à comprendre et à méditer. C’est pour cette raison que le Pape l'’a défini « miroir de l'’Evangile ».

L’Ostension débute dimanche 19 avril avec la messe solennelle à 11 heures présidée par le Gardien pontifical du Suaire, Mgr Cesare Nosiglia, Archevêque de Turin, avec les évêques du Piémont. Le Messe sera transmise en direct sur Rai1. Les visites au Suaire commenceront l’après-midi du même jour. 

Il n’est pas possible de réserver sa visite pour les samedi 20 et dimanche 21 juin: le Dôme restera fermé en raison du pèlerinage des jeunes qui se sont inscrits au “Happening des oratoires” sur www.turinforyoung.it et de la prière du Pape François devant le Suaire au cours de sa visite à Turin.

Mercredi 24 juin, dernier jour d’ostension, aucune visite n’est prévue: le matin, le Gardien du Suaire, Mgr Nosiglia, préside dans le Dôme la Messe de clôture à l’occasion de la fête de Saint Jean Baptiste, patron de Turin.

Le parcours de visite au Suaire est ouvert tous les jours de 7h30 à 19h30. La visite est gratuite; la réservation, obligatoire, peut se faire à partir de cette page, en appelant le Call center au +39 011.5295550, ou bien, à partir du 19 avril, directement auprès du Centre de réservations de Via Palazzo di Città (piazza Castello).

Tous les matins la Messe est célébrée à 7h00 dans le Dôme.

Tous les jours de l’ostension, de 7h à 19h30 il sera en outre possible, sans réservation, d’entrer dans le Dôme par la porte centrale.

Sur cette page, vous trouverez l'entière description du Suaire.

Sindone

Posté le 18 avril 2015 à 15h31 par Michel Janva | Lien permanent

Découvrez une église pas comme les autres

Comme l'Eglise, elle partage lumière et transparence, réalité et science, mystère et vérité.

Cliquez ici.

Eglise-entre-les-lignes-01

Posté le 18 avril 2015 à 15h24 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (10)

Pourquoi aimer la messe traditionnelle?

Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté :

Posté le 18 avril 2015 à 07h44 par Michel Janva | Lien permanent

17 avril 2015

En phase terminale, il est ordonné prêtre à 38 ans. Le Pape lui demande sa première bénédiction.

Une si belle histoire de Vocation sacerdotale :

"« Aujourd’hui je me sens porté sur les épaules du Christ : quand je serai prêtre, je porterai l’étole avec le Christ, pour le salut du monde » : c'est le témoignage de Salvatore Mellone, séminariste de Barletta – dans la région des Pouilles – 38 ans, ordonné prêtre ce jeudi 16 avril, à 16h, à son domicile, alors qu'il est en stade terminal d'une longue maladie.

Selon le diocèse, dans la journée du 14 avril, Salvatore a reçu un appel téléphonique du pape François qui lui a dit, entre autres : « ta première bénédiction en tant que prêtre, c’est à moi que tu la donneras ». Une information que le P. Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, n'a pas confirmée ni démentie.

Dans une lettre au diocèse, l'archevêque Mgr Giovanni Battista Pichierri précise avoir consulté la Congrégation pour le clergé, qui a confirmé son intention de procéder à cette ordination sacerdotale.

Le jeune homme avait manifesté à l’archevêque « son très vif désir de pouvoir couronner son cheminement vocationnel par l’ordination sacerdotale ; un seul jour comme prêtre serait pour lui la réalisation du projet de Dieu sur sa personne », explique un communiqué de l'archidiocèse et du Séminaire pontifical de Molfetta" (suite).

 

Posté le 17 avril 2015 à 12h28 par Lahire | Lien permanent

16 avril 2015

Eglise : plus de fidèles, plus de prêtres et plus d’évêques

Lu ici :

"L’édition 2015 de l’Annuaire pontificale est paru ce matin ainsi que le nouvel Annuaire statistiques de l’Église, portant sur la période février 2014/février 2015. Voici quelques chiffres saillants…

Le nombre des catholiques est passé de 1,115 millions de 2005 à 1,254 en 2013, soit un accroissement de 139 millions de baptisés et une proportion des catholiques dans le monde passant de 17,3 % à 17,7 %. Le nombre des catholiques a augmenté de 34 % en Afrique tandis que la population n’a augmenté de que 1,9 %. En Asie également, l’augmentation du nombre des catholiques est supérieure à celle de la population : 2,9 % contre 3,2 %. En Amérique l’augmentation du nombre de catholiques est égale à celle de la population globale (ils représentent 63 %). S’il est stable en Océanie, on enregistre une stagnation en Europe.

Le nombre des prêtres, séculiers et religieux, est passé de 414 313 en 2012 à 415 348 en 2013.

De 2012 à 2013 ont été ordonnés 40 évêques supplémentaires, le total passant de 5 133 à 5 173 : 5 de moins en Océanie, 6 de moins en Amérique du nord, 23 de plus pour toute l’Amérique, 5 de plus en Afrique, 14 de plus en Asie et 9 de plus en Europe."

Posté le 16 avril 2015 à 20h49 par Michel Janva | Lien permanent

15 avril 2015

Ils allaient à la mosquée, ils ont brûlé vif un chrétien au passage (add)

Radio Vatican :

"Un adolescent chrétien, Nauman Masih, 14 ans, a été brûlé vif par de jeunes musulmans. Gravement brûlé, Nauman se trouve actuellement hospitalisé à Lahore, entre la vie et la mort.

Les faits, rapportés par l’agence Fides, se sont déroulés vendredi dernier. Sur le chemin de la mosquée, de jeunes musulmans ont rencontré Nauman. Ils l’auraient alors arrêté, et après avoir appris qu’il était chrétien, ils l’auraient d’abord frappé, avant de l’arroser d’essence, et de le livrer aux flammes, avant de s'enfuir.

Plusieurs passants l’auraient aidé à éteindre les flammes, appelé une ambulance et averti la police. Selon le témoignage de Nauman, ces jeunes étaient de parfaits inconnus, et l’auraient agressé seulement parce qu’ils leur avait avoué qu’il était chrétien."[...]

Admirable "religion", qui pousse ses adeptes à de telles pratiques. La haine anti-chrétienne au Pakistan est préoccupante et n'est pas prise en compte par les autorités civiles, qui telles Ponce Pilate, s'en lavent les mains. Asia Bibi, quant à elle, est toujours en prison pour un crime qu'elle n'a pas commis. L'islam doit se remettre en question.

(Add : on apprend par l'agence Fides que le jeune Nauman est mort des suites de ses brûlures. RIP.)

Posté le 15 avril 2015 à 09h46 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (16)

13 avril 2015

L’archevêque de Buenos Aires demande au gouvernement de reconnaître la FSSPX comme « association de droit diocésain »

PL’archevêque de Buenos Aires, le cardinal Mario Aurelio Poli (photo), successeur du cardinal Bergoglio, a demandé au ministère public d'Argentine de reconnaître la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X comme «  association de droit diocésain », ce qui a été validé par le secrétaire d’État chargé du culte. (via le FC)

L'Argentine, contrairement à la France où le régime de séparation est total, fait bénéficier l'Eglise catholique d'un statut spécial. Pour qu'une communauté catholique puisse bénéficier de ce statut, l'archevêque de Buenos Aires doit donner son accord ou, autrement dit, reconnaître que cette communauté appartient à l'Eglise catholique.

Cette nouvelle est assez emblématique dans la mesure où la Fraternité Saint Pie X est présentée comme une œuvre appartenant à l’Église catholique dans le diocèse même de provenance du pape. Celui-ci a-t-il agi en sous-main ? Toujours est-il que lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires, le pape François s’était occupé en personne des visas des ressortissants étrangers du séminaire argentin de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, à la demande du supérieur du district d’Amérique du Sud de l'époque, l’abbé Christian Bouchacourt.

Posté le 13 avril 2015 à 11h53 par Michel Janva | Lien permanent

12 avril 2015

Saint Grégoire de Narek, proclamé aujourd'hui Docteur de l’Église

Extrait du message du pape aux Arméniens :

"Un siècle s’est écoulé depuis l’horrible massacre qui fut un véritable martyre de votre peuple, dans lequel beaucoup d’innocents sont morts en confesseurs et martyrs pour le nom du Christ (cf. Jean-Paul II et Karekin II, Déclaration commune, Etchmiadzin, 27 septembre 2001). Il n’y a pas de famille arménienne, encore aujourd’hui, qui n’a pas perdu un être cher dans ces évènements : ce fut vraiment le « Metz Yeghern », le « Grand Mal », comme vous avez appelé cette tragédie. En cette occasion, j’éprouve un sentiment de grande proximité envers votre peuple et je désire m’unir spirituellement aux prières qui s’élèvent de vos cœurs, de vos familles, de vos communautés. 

Une occasion favorable nous est donnée de prier ensemble dans cette célébration d’aujourd’hui, au cours de laquelle nous proclamons saint Grégoire de Narek, Docteur de l’Église. J’exprime ma vive gratitude, pour leur présence, à Sa Sainteté Karekin II, Patriarche Suprême et Catholicos de tous les Arméniens, à Sa Sainteté Aram Ier, Catholicos de la Grande Maison de Cilicie, et à Sa Béatitude Nerses Bedros XIX, Patriarche de Cilicie des Arméniens Catholiques. 

Saint Grégoire de Narek, moine du Xème siècle, a su exprimer plus que tout autre la sensibilité de votre peuple. Donnant une voix au cri, qui devient prière, d’une humanité souffrante et pécheresse, opprimée par l’angoisse de sa propre impuissance mais illuminée par la splendeur de l’amour de Dieu et ouverte à l’espérance de son intervention salvifique, capable de transformer toute chose. « Dans l’attente certaine de sa puissance, je crois avec une indubitable espérance, me confiant dans la main du Tout Puissant… que je le verrai, Lui en personne, grâce à sa miséricorde et à sa pitié, et que j’hériterai du Ciel » (Saint Grégoire de Narek, Livre des Lamentations, XII).

Votre vocation chrétienne est très ancienne et remonte en 301, année où saint Grégoire l’Illuminateur a conduit l’Arménie à la conversion et au Baptême, la première parmi les nations qui, au cours des siècles, ont embrassé l’Évangile du Christ. Cet événement spirituel a marqué de manière indélébile le peuple arménien, sa culture et son histoire dans lesquelles le martyre occupe une place prééminente, comme l’atteste de manière emblématique le témoignage sacrificiel de saint Vardan et de ses compagnons du Vème siècle.

Votre peuple, illuminé de la lumière du Christ et avec sa grâce, a surmonté beaucoup d’épreuves et de souffrances, animé par l’espérance qui vient de la Croix (cf. Rm 8, 31-39). Comme vous l’avait dit saint Jean-Paul II : « Votre histoire faite de souffrance et de martyre est une perle précieuse dont l’Église universelle est fière. La foi au Christ, rédempteur de l’homme, vous a infusé un courage admirable sur le chemin, souvent semblable à celui de la croix, sur lequel vous avez avancé avec détermination, dans le but de conserver votre identité de peuple et de croyants» (Homélie, 21 novembre 1987).

Cette foi a accompagné et soutenu votre peuple également dans le tragique événement d’il y a cent ans « que l’on considère généralement comme le premier génocide du XXème siècle» (Jean-Paul II et Karekin II, Déclaration commune, Etchmiadzin, 27 septembre 2001). Le Pape Benoît XV qui condamna comme « inutile massacre » la Première Guerre Mondiale (AAS, IX [1917],429), s’efforça jusqu’au bout de l’empêcher, reprenant les efforts de médiation déjà accomplis par le Pape Léon XIII face aux « funestes événements » des années 1894-96. Il écrivit pour cela au sultan Mahomet V, implorant que tant d’innocents soient épargnés (cf. Lettre du 10 septembre 1915), et ce fut encore lui qui, lors du Consistoire secret du 6 décembre 1915, affirma dans un vibrant désarroi : « Miserrima Armenorum gens ad interitum prope ducitur » (AAS, VII [1915], 510). [...]"

Posté le 12 avril 2015 à 19h22 par Michel Janva | Lien permanent

"Non, le massacre de 148 jeunes étudiants chrétiens kenyans n’a pas entraîné la condamnation internationale que nous étions en droit d’attendre"

Excellente tribune de Joseph Macé-Scaron dans Marianne : 

"L'Afrique du XXIe siècle, devenue une nouvelle Babel, va-t-elle être le champ clos d'une guerre de religion opposant le christianisme à l'islamisme ? Tel est bien l'enjeu de ce qui s'est passé à Garissa. Pendant des décennies, l'islam noir s'est caractérisé par sa tolérance et son syncrétisme. C'est cet islam-là qui est en train de céder la place à une religion agressive, déculturée, mondialisée, tournée au mieux vers la conversion, au pis vers l'anéantissement de l'adversaire. Une religion de guerre et de mort. Au secours, l'Afrique est en passe de devenir petit à petit un nouveau Moyen-Orient ! Cherchez l'erreur, trouvez l'horreur.

Depuis des temps immémoriaux, les chrétiens sont présents dans la Corne de l'Afrique et pas seulement dans l'Ethiopie, copte orthodoxe. Le christianisme n'est pas ici une marque d'occidentalisation, il a produit son art propre, sa liturgie propre, ses icônes sont reconnaissables entre mille avec les yeux immenses de leurs saints ouverts sur l'éternité. Bref, il ne s'agit pas seulement d'une religion, mais d'une civilisation. Pour les islamistes issus de ce chaudron de sorcière qu'est la Somalie, cette situation originale est proprement insupportable puisqu'ils comptent prospérer dans les têtes vides en récitant cette fausse évidence : le christianisme, c'est l'Occident. Peut-être, peut-être qu'un jour les médias délaisseront ce Moyen-Orient que Dieu, lassé, a délaissé depuis longtemps, pour se tourner enfin vers l'Afrique. Peut-être que l'on verra alors CNN ne plus se mélanger les pinceaux en présentant des cartes des pays de la région, comme un stagiaire de BFM. On verra, soyons fous, de grandes émissions à France Télévisions sur ce continent si proche et qui leur semble à tous si loin, si incroyablement loin. Alors oui, ce jour-là, on verra poindre une éclaircie au cœur même des ténèbres".

Posté le 12 avril 2015 à 13h53 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

11 avril 2015

"Divorcés-remariés" : la voie de l’ordo paenitentium

Le frère Thomas Michelet est dominicain, licencié en théologie. Il était à la Sainte-Baume, le sanctuaire de sainte Marie-Madeleine, et il est à Fribourg depuis septembre pour une thèse de doctorat en théologie. Dans la revue Nova et vetera, il publie un long et très intéressant article sur la question fort débattue des fidèles divorcés, remariés civilement. L'intégralité de cet article est à lire, car il répond aux objections, questions, propositions que certains posent. En voici un court extrait :

1621964_10203392496874523_1403839175_n"[...] La vraie difficulté n’est pas la communion eucharistique mais l’absolution, qui suppose le renoncement à son péché. C’est ce qui explique l’impossibilité d’admettre à l’eucharistie pas seulement les divorcés remariés mais « ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste » (CIC, can. 915), appelés autrefois « pécheurs publics ». On gagnerait à le rappeler, sans doute en des termes moins abrupts, afin que les divorcés remariés ne se croient plus les seuls concernés par ce qui n’est d’ailleurs pas une mesure disciplinaire de l’Église, mais une impossibilité qui s’impose d’abord à elle. Et donc, notre réponse pastorale ne devrait pas non plus se focaliser sur leur seul cas — avec le risque de les enfermer dans une catégorie de péché, sans voir qu’ils sont avant tout des baptisés en quête de Dieu —, mais elle devrait être pensée plus largement pour tous ceux qui se trouvent dans la même situation, et que l’on pourrait appeler faute de mieux des « impénitents » ou des « non-sacramentalisables ».

Si l’on ne peut pas leur donner le sacrement de la pénitence, cela tient autant à l’obstacle qui se trouve en eux qu’aux conditions actuelles du sacrement, lequel suppose pour y entrer que la personne soit prête à recevoir l’absolution et à poser les trois actes du pénitent : le repentir (contrition), l’aveu de son péché (confession) et sa réparation (satisfaction), avec le ferme propos de s’en détacher si ce n’est déjà fait, de ne plus recommencer et de faire pénitence. Ces éléments sont intangibles en eux-mêmes, faisant l’objet de définitions conciliaires, mais l’ordre dans lequel ils interviennent ne l’est pas, puisque ce n’est qu’autour de l’an 1000 que la pénitence a suivi habituellement l’absolution comme un effet du sacrement en vue de la réparation, alors qu’elle en était la condition préalable dans la pénitence antique, certes au titre de peine réparatrice mais aussi en tant que disposition à la contrition. De même la forme ordinaire du sacrement est devenue si l’on peut dire « instantanée », rassemblant tous ces éléments dans un acte rituel unique et bref, tandis que la pénitence antique s’étalait sur de nombreuses années et en plusieurs étapes liturgiques, depuis l’entrée dans l’ordre des pénitents jusqu’à la réconciliation finale. Or c’est exactement le cas de figure des divorcés remariés, et plus généralement de tous ceux qui peinent à se détacher complètement de leur péché, qui ont besoin pour cela d’un cheminement sur le temps long. Dans sa forme actuelle, le sacrement de la pénitence ne peut plus intégrer cette dimension temporelle et progressive, alors que c’était le propre de la pénitence antique, qui se pratiquait d’ailleurs encore au Moyen Âge et qui n’a jamais été supprimée. Sur ces deux points, le régime de la pénitence serait donc susceptible de s’enrichir de nouveau, et il serait bon qu’il le fasse car c’est là un vrai manque, en intégrant à côté des trois formes sacramentelles déjà prévues dans le rituel en vigueur, une autre forme « extraordinaire », à la fois nouvelle et profondément traditionnelle. L’histoire encore récente montre que pour engager une telle réforme, un simple motu proprio paraît suffire ; mais il serait sans doute opportun d’y consacrer d’abord une assemblée du synode des évêques, de même que le synode de 1980 sur la famille avait été suivi par celui de 1983 sur la pénitence. [...]"

L'intégralité de l’article est accessible en ligne, ce qui est une faveur exceptionnelle de l’éditeur.

Posté le 11 avril 2015 à 18h25 par Michel Janva | Lien permanent

Miséricorde pour la famille

A l'occasion de la fête de la Miséricorde divine, Guillaume d'Alençon, délégué épiscopal pour la famille et pour la vie du diocèse de Bayonne, a élaboré un site internet.

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Posté le 11 avril 2015 à 15h26 par Michel Janva | Lien permanent

10 avril 2015

Miséricorde et conversion : vérité et subjectivisme

Chiesa cite quelques autres extraits du livre du cardinal Sarah, Dieu ou rien (424 pages) :

Désormais, il n'est pas faux de considérer qu'il existe une forme de refus des dogmes de l'Église, ou une distance croissante entre les hommes, les fidèles et les dogmes. Sur la question du mariage, il existe un fossé entre un certain monde et l'Église. La question devient fort simple : le monde doit-il changer d'attitude ou l'Église sa fidélité à Dieu ? Car si les fidèles aiment encore l'Église et le pape, mais qu'ils n'appliquent pas sa doctrine, en ne changeant rien dans leurs vies, même après être venus écouter le successeur de Pierre à Rome, comment envisager l'avenir ?

Beaucoup de fidèles se réjouissent d'entendre parler de la miséricorde divine et ils espèrent que la radicalité de l'Évangile pourrait s'assouplir même en faveur de ceux qui ont fait le choix de vivre en rupture avec l'amour crucifié de Jésus. Ils estiment qu'à cause de l'infinie bonté du Seigneur tout est possible, même en décidant de ne rien changer de leur vie. Pour beaucoup, il est normal que Dieu déverse sur eux sa miséricorde alors qu'ils demeurent dans le péché. Ils n'imaginent pas que la lumière et les ténèbres ne peuvent coexister, malgré les multiples rappels de saint Paul : "Que dire alors ? Qu'il nous faut rester dans le péché, pour que la grâce se multiplie ? Certes non !" […]

Cette confusion demande des réponses rapides. L'Église ne peut plus avancer comme si la réalité n'existait pas : elle ne peut plus se contenter d'enthousiasmes éphémères, qui durent l'espace de grandes rencontres ou d'assemblées liturgiques, si belles et riches soient-elles. Nous ne pourrons pas longtemps faire l'économie d'une réflexion pratique sur le subjectivisme en tant que racine de la majeure partie des erreurs actuelles. À quoi sert-il de savoir que le compte twitter du pape est suivi par des centaines de milliers de personnes si les hommes ne changent pas concrètement leur vie ? À quoi sert-il d'aligner les chiffres mirifiques des foules qui se pressent devant les papes si nous ne sommes pas certains que les conversions sont réelles et profondes ? […]

Face à la vague de subjectivisme qui semble emporter le monde, les hommes d'Église doivent prendre garde de nier la réalité en s'enivrant d'apparences et de gloire trompeuses. […] Pour engager un changement radical de la vie concrète, l'enseignement de Jésus et de l'Église doit atteindre le cœur de l'homme. Il y a deux millénaires, les apôtres ont suivi le Christ. Ils ont tout quitté et leur existence n'a plus jamais été la même. Aujourd'hui encore, le chemin des apôtres est un modèle.

L'Église doit retrouver une vision. Si son enseignement n'est pas compris, elle ne doit pas craindre de remettre cent fois son ouvrage sur le métier. Il ne s'agit pas d'amollir les exigences de l'Évangile ou de changer la doctrine de Jésus et des apôtres pour s'adapter aux modes évanescentes, mais de nous remettre radicalement en cause sur la manière dont nous-mêmes vivons l'Évangile de Jésus et présentons le dogme."

Posté le 10 avril 2015 à 14h53 par Michel Janva | Lien permanent

Laisser un évêque dire des choses qui ébranlent le dépôt de la foi est une faute grave

Le cardinal Sarah est interrogé dans le dernier numéro de L'Homme Nouveau. Sans langue de bois, il évoque la division sur certains sujets doctrinaux :

S"Je crois que laisser un prêtre ou un évêque dire des choses qui ébranlent ou ruinent le dépôt de la foi, sans l’interpeller, est une faute grave. Au minimum, il faut l’interpeller et lui demander d’expliquer les raisons de ses propos, sans hésiter à exiger de les reformuler de manière conforme à la doctrine et à l’enseignement séculaire de l’Église. On ne peut pas laisser les gens dire ou écrire n’importe quoi sur la doctrine, la morale, ce qui actuellement désoriente les chrétiens et crée une grande confusion sur ce que le Christ et l’Église ont toujours enseigné. L’Église ne doit jamais abandonner son titre de Mater et Magistra : son rôle de mère et d’éducatrice des peuples. Comme prêtres, évêques ou simples laïcs, nous avons tort de ne pas dire qu’une chose est fausse. L’Église ne doit pas hésiter à dénoncer le péché, le mal et toute mauvaise conduite ou perversions humaines. L’Église assume, au nom de Dieu, une autorité paternelle et maternelle. Et cette autorité est un service humble pour le bien de l’humanité. Nous souffrons aujourd’hui d’un défaut de paternité. Si un père de famille ne dit rien à ses enfants sur leur conduite, il n’agit pas comme un véritable père. Il trahit sa raison et sa mission paternelle. Le premier devoir de l’évêque consiste donc à interpeller un prêtre quand les propos de ce dernier ne sont pas conformes à la doctrine. Il s’agit d’une lourde responsabilité. Quand Jean-Baptiste a déclaré à Hérode : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère », il a perdu la vie. Malheureusement, aujourd’hui, l’autorité se tait souvent par peur notamment d’être traitée d’intolérante ou d’être décapitée. Comme si montrer la vérité à quelqu’un revenait à être intolérant ou intégriste alors qu’il s’agit d’un acte d’amour."

Posté le 10 avril 2015 à 10h12 par Michel Janva | Lien permanent

09 avril 2015

Des prêtres déportés à Dachau

Une émission de Franck Ferrand sur Europe 1 à écouter sur une vérité bien souvent tue.

 

"Franck Ferrand nous propose aujourd’hui d’aborder la question des déportés sous l’angle des prêtres du camp de Dachau. Guillaume Zeller, auteur de La baraque des prêtres (Tallandier) est son invité.
Dans son récit, Franck Ferrand nous invite à nous plonger dans la vie quotidienne des prisonniers et déportés du premier camp de concentration mis en place par le régime nazi".

Posté le 9 avril 2015 à 17h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

11 avril à Paris : représentation des Dialogues des Carmélites

A l’occasion de l’Année de la Vie Consacrée (renseignements) :

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Posté le 9 avril 2015 à 14h48 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Le cardinal Napier critique le cardinal Kasper

NLe cardinal Wilfrid Fox Napier, archevêque sud-africain de Durban, membre, à Rome, du secrétariat pour l’économie, et président délégué du synode sur la famille s’en est pris lundi au cardinal Walter Kasper et aux journalistes :

« Il est vraiment regrettable de voir qualifier le cardinal Kasper de’théologien du pape’».

« Contrairement au pape François, le cardinal Kasper n’est pas très respectueux à l’égard de l’Église d’Afrique et de sa hiérarchie. Le cardinal Kasper considère que les évêques africains sont trop soumis à des tabous et trop réticents pour affronter la question de la polygamie et du mariage de personnes de même sexe ».

En octobre 2014, dans un entretien en marge de la première session du synode, le cardinal Kasper avait estimé que les évêques africains ne se mêlent pas de ce que les Européens décident.

Posté le 9 avril 2015 à 10h11 par Michel Janva | Lien permanent

08 avril 2015

Mgr Ravel : Chrétiens, engagez-vous en portant sur le monde un regard de miséricorde

Mgr Ravel, dans l'émission de Famille chrétienne, 3 minutes en vérité :

 

Posté le 8 avril 2015 à 16h37 par Louise Tudy | Lien permanent

10-12 avril : retraite prêchée par le p. Cantalamessa à Banneux

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Posté le 8 avril 2015 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent

07 avril 2015

Consacrés pour la famille : pour la pleine fécondité du synode

Des prêtres, des religieux et des laïcs ont signé une déclaration pour la pleine fécondité du synode sur la famille.

"Alors que les médias ne cessent de nous annoncer un rupture dans l'enseignement magistériel sur la famille à l'occasion du prochain synode, plusieurs prêtres français ont souhaité affirmer solennellement leur attachement à la foi de l'Eglise. Ils invitent leurs confrères à se joindre à leur message au cardinal Baldisseri, secrétaire général du synode. Les religieux et religieuses qui souhaiteraient s'associer à cette démarche peuvent le faire ici et les laïcs peuvent soutenir l'initiative par la prière, en la rejoignant ici et en la diffusant aux prêtres et consacrés de leur entourage."

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Leurs déclarations vient soutenir la mission apostolique de l'Eglise en faveur de la famille :

"Dans un Occident qui oublie trop souvent ses racines chrétiennes, cette dernière est fréquemment agressée par de multiples idéologies, par l'individualisme mercantile, mais aussi, parfois, par les Etats eux-mêmes. Nous en sommes convaincus, la famille, fondée sur l'amour des époux et enracinée dans le sacrement de mariage, conduit au bonheur et à la sainteté. C'est notre mission de pasteurs de la protéger, de prier pour elle et de soutenir les époux et les fiancés face à leurs responsabilités. Nous avons conscience que notre sacerdoce, à l'image de l'amour conjugal, est intimement lié au mystère de l'union du Christ et de l'Eglise. Aussi, nous attendons beaucoup du synode pour la famille, qui, une nouvelle fois, va rendre accessible au plus grand nombre l'enseignement prophétique de l'Eglise sur le sujet. Nous pensons particulièrement aux papes Pie XII, Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI. Confiants dans le Magistère de l'Eglise enseignante, nous voyons bien, aussi, les nombreuses pressions des idéologies séculières qui voudraient faire "évoluer" l'Evangile de la Famille, comme si l'Eglise avait le pouvoir de modifier la parole même du Christ. Nous voulons ici témoigner de notre amour pour le Christ et l'Eglise, dans un esprit de Foi, sans oublier de redire l'attachement affectif et effectif qui nous unit au Pape François, sous le regard de la Vierge Marie et de saint Joseph."

Ce site a été lancé par une équipe de prêtres et de délégués diocésains à la pastorale familiale.

Posté le 7 avril 2015 à 11h05 par Michel Janva | Lien permanent

Le Cardinal Philippe Ouedraogo dénonce la culture de mort

Au Burkina-Fasso, lors de la messe de la veillée pascale, le Cardinal Philippe Ouédraogo a dénoncé la culture de mort et la dictature de la pensée unique :

Cardinal_Philippe_OUEDRAOGO"Notre monde dit moderne, au-delà des progrès scientifiques remarquables, reste incapable et impuissant face à la mort et aux forces du mal… Un certain lobby mondial exerce sur les plus petits et les plus pauvres de notre planète une certaine « culture de la mort » et « une véritable dictature de la pensée unique » qui voudrait imposer à tous des non-valeurs préjudiciables pour l’avenir de l’humanité : le terrorisme aveugle qui tue des innocents, l’euthanasie, l’avortement, les mariages homosexuels, la théorie du « gender equality » (égalité des sexes), les programme de la « santé sexuelle et reproductive »

L’avortement comme interruption volontaire d’une vie humaine commencée est un acte horrible et très grave. L’Église n’ignore pas les tendances laxistes et permissives du monde actuel en la matière. Malheureusement, un bon nombre de législations autorisent l’avortement et des couples comme des célibataires le pratiquent dans nos sociétés…. L’Église retient que la vie humaine est sacrée et l’homme ne peut pas en disposer à sa guise. Lorsqu’il est volontaire, l’avortement est considéré comme un acte grave, un délit : le commencement d’une vie humaine représente une promesse d’avenir qui est interrompue de façon irréversible. La morale chrétienne reprouve donc l’avortement, car toute vie humaine doit être respectée. Le cinquième commandement stipule en effet : « tu ne tueras pas ». Ce refus de l’avortement signifie que la vie humaine est un don de Dieu à accueillir et à protéger! Pour l’Église, l’avortement est toujours un acte grave ; il n’est jamais un bien qu’on peut justifier en lui-même. C’est pourquoi, dans sa législation, l’Église réprouve toute action directement orientée à tuer un fœtus ou à l’éjecter du sein de la mère.

«Qui procure un avortement, si l’effet s’en suit, encourt l’excommunication « latae sententiae » (can. 1398). Cette expression latine canonique établit qu’une sanction pénale peut être encourue automatiquement, sans jugement, par le fait même qu’on ait transgressé la loi. Exemples d’actes entrainant la peine « latae sententiae » : l’hérésie, l’apostasie, le schisme, la violence contre le pape, l’avortement, la profanation de l’Eucharistie…Le péché d’avortement – commis par l’auteur et les complices – est un péché réservé. Il ne peut être absous que par l’évêque et les prêtres délégués à cet effet tels le pénitencier diocésain et les curés des paroisses. De même, « sont irréguliers pour la réception des ordres, celui qui a commis un homicide volontaire ou procuré un avortement suivi d’effet, et tous ceux qui y ont coopéré positivement » (canon 1041, § 4)."

Posté le 7 avril 2015 à 09h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

06 avril 2015

Le chemin de Croix à Toulon

Photoreportage de Navymat :

En ce Vendredi Saint, sous le soleil déjà chaud de ce début d’avril, de très nombreux fidèles des paroisses de Toulon s’étaient donné rendez vous sur le parvis de l’église Saint-Louis.  Trop petite, elle n’avait pu contenir les près de 2000 fidèles qui, à l’appel de Monseigneur Dominique Rey, attendaient la Croix pour péleriner dans la Vieille Ville.

Toulon Chemin de Croix 2015 15

C’est l’évêque de Toulon-Fréjus qui porta d’abord la Croix, relayé par les Pénitents Noirs de Toulon, une confrérie médiévale refondée en 2006, accompagnés par les Chevaliers du Saint-Sépulcre présents aussi dans la cité maritime et militaire.

Toulon Chemin de Croix 2015 25

Dans les rues étroites, à des carrefours ou sur des places, suivant les douze stations, le peuple chrétien entonna des cantiques, mettant un genou à terre, devant l’œil mi étonné, mi amusé des touristes plus habitués aux cérémonies religieuses publiques.

Toulon Chemin de Croix 2015 08
Le Notre Père et l’Ave Maria furent récités en arabe, en communion avec les Chrétiens d’Orient qui depuis 2 ans, chassés de chez eux et persécutés, vivent au quotidien la Passion du Christ.

Toulon Chemin de Croix 2015 11

Devant l’Opéra, sur une dizaine de mètres, ce furent des enfants qui, à l’image des persécutés innocents, portèrent la Croix de bois. Quelques polos de La Manif Pour Tous étaient portés fièrement.

Toulon Chemin de Croix 2015 21

Ayant rejoint Notre Dame de la Seds, la cathédrale de Toulon, Monseigneur Rey reprit la Croix pour la porter devant l’autel. Là, les fidèles, l’un après l’autre, purent l’embrasser, vénérant l’objet du Supplice et de la Rédemption.

Toulon Chemin de Croix 2015 34

Aucun officiel n’a participé à ce qui pour de très nombreux électeurs forme pourtant le cœur de leur identité. «  Laïcité » nous répondit-on…

Posté le 6 avril 2015 à 16h54 par Louise Tudy | Lien permanent

Victimae Paschali Laudes

Victimæ paschali laudes
immolent Christiani.

Agnus redemit oves:
Christus innocens Patri
reconciliavit peccatores.

Mors et vita duello
conflixere mirando:
dux vitae mortuus,
regnat vivus.

Dic nobis Maria,
quid vidisti in via?

Sepulcrum Christi viventis,
et gloriam vidi resurgentis:

Angelicos testes,
sudarium, et vestes.

Surrexit Christus spes mea:
praecedet suos in Galilaeam.

Scimus Christum surrexisse
a mortuis vere:
tu nobis, victor Rex, miserere.
Amen. Alleluia !

À la Victime pascale, les chrétiens offrent un sacrifice de louanges.

L'Agneau a racheté les brebis ; le Christ innocent a réconcilié les pécheurs avec le Père.
La mort et la vie se sont affrontées en un duel admirable

Le guide de la vie, bien que mort, règne vivant.
Dis-nous, Marie, ce que tu as vu en chemin.
J'ai vu le tombeau du Christ vivant et la gloire de sa résurrection,
Les anges témoins, le suaire et les vêtements.
Christ, notre espérance, est ressuscité, il précèdera les siens en Galilée.
Nous savons que le Christ est vraiment ressuscité des morts.
Toi, Roi vainqueur, aie pitié de nous.
Ainsi soit-il, Alleluia.

Posté le 6 avril 2015 à 14h18 par Michel Janva | Lien permanent

Pâques sous le signe du pardon au Niger

Les émeutes "anti-Charlie" de janvier au Niger avaient dégénéré en émeutes contre les chrétiens et leurs églises, qui avaient été pour la plupart incendiées. Les fidèles privés de lieu de culte se rassemblent sous des bâtiments de fortune ou des tentes en attendant que leurs églises soient reconstruites, si elles le sont un jour.

"Le gouvernement nigérien a promis qu'il aiderait les églises à financer les travaux de réhabilitation. Les pertes se chiffrent à quelque 2 milliards de francs CFA (environ 3 millions d'euros), selon des responsables chrétiens."[...]

Réunis dans la joie de Pâques, les fidèles nigériens ont témoigné qu'ils pardonnaient la destruction de leurs églises, mais ne cachent pas leur inquiétude de voir que les travaux de réfection n'avancent pas faute de moyens. La saison des pluies qui arrive bientôt risque de rendre les dégâts irréversibles si on ne met pas très vite les bâtiments hors d'eau.

Les chrétiens nigériens ont pardonné, mais ils n'oublient pas que leur situation est précaire, et que leur présence, dans un pays où l'islam se durcit chaque jour un peu plus, risque de devenir problématique.

Posté le 6 avril 2015 à 00h36 par Marie Bethanie | Lien permanent

05 avril 2015

Le patriarche melkite catholique invite les djihadistes à entrer dans la joie de la résurrection du Christ

Extraits de la lettre pastorale du Patriarche melkite catholique Gregorios III pour Pâques :

"Nous annonçons cette bonne nouvelle avec joie à tous ceux qui liront cette lettre. Nous exprimons cette bonne nouvelle dans la brève et merveilleuse salutation pascale, qui fait dire «Christ est ressuscité! - Il est vraiment ressuscité ». Cette bonne nouvelle est partagée entre celui qui l’annonce et celui qui l'entend, une bonne nouvelle pleine de foi et de joie, une bonne nouvelle proclamée par les grands et les petits, une bonne nouvelle que nous répétons des centaines de fois le jour de Pâques et dans l'ensemble du temps pascal - la bonne nouvelle de la vie. (…)

Cela signifie que le Royaume, le centre et la base de la foi chrétienne, c’est la résurrection. Cela signifie que la vie est au cœur même de la mission de Jésus-Christ, comme il le dit, (Jean 10: 10) «Je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance." Cela signifie que quiconque croit en Jésus croit en la vie, parce que l'évangile de la résurrection est la bonne nouvelle de la vie. (…)

C‘est pourquoi la Grande Fête de la Résurrection est généralement désigné par deux titres : la fête de la Pâques (Pessah = Passage) et de la Vie. Nous ne devons pas séparer l'un de l'autre. La Pâques est un passage ou un mouvement entre la vie sur la terre et la vie à venir, la vie éternelle. Le Canon pascal se réfère à cela, "Aujourd'hui est le jour de la résurrection ... le Christ notre Dieu nous a conduit de la mort à la vie, et de la terre au ciel…

Malheureusement, l'homme invente également en ces jours des instruments de  guerre, de mort et de destruction. L’homme détruit ce que Dieu a construit et il détruit la vie.

La mission de l'humanité est de préserver la vie. Nous sommes des ressuscités, chacun, ce qui signifie que chacun de nous est l'enfant de la vie, de la résurrection, et le porteur de vie aux autres. C’est ainsi que dans la première période du christianisme en Orient nous avons été appelés, "les enfants de la résurrection», enfants de la vie et porteurs de la culture et de la civilisation de la résurrection et la vie. (…)

Un sourire apporte la résurrection et la vie. Une salutation chaleureuse et aimante est la résurrection et la vie. Même saluer un inconnu d'une manière amicale et attentionnée est la résurrection et la vie.

Que voyons-nous aujourd'hui ? Les gens utilisent leurs membres, leurs mains, leurs pieds, leurs yeux, leurs pensées, leur imagination, leur ingéniosité et leur inventivité à concevoir des instruments de mort, de destruction, de terrorisme. Ainsi, l'homme détruit ce que Dieu a créé. (…)

Face à tout ce que nous voyons, devant les scènes de mort et de violence, face au terrorisme, au meurtre, aux égorgements, aux décapitations, aux corps brulés et démembrés, nous renforçons notre foi dans la vie, dans le Christ qui a vaincu la mort et donné la vie, qui nous appelle tous à être des enfants de la résurrection et de la vie, à être porteurs de l'Evangile de la vie et à travailler à la victoire de la vie sur la mort, de l'amour sur la haine et du pardon et la réconciliation sur la vengeance. (…)

Chers frères et sœurs, nous avons en effet besoin aujourd'hui de ces invitations à la joie, alors que nous sommes entrés dans la cinquième année du chemin de la croix et du Golgotha ​par notre souffrance à tous.

Nous devons nous réjouir ensemble, célébrer ensemble, chanter ensemble et nous encourager mutuellement, pour nous convaincre les uns les autres de façon fraternelle et apporter de la joie dans les autres cœurs. Visitez-vous les uns les autres dans la charité, l'entraide, la danse, le chant, en particulier en chantant des hymnes de la Résurrection dans nos maisons, nos rassemblements, nos réunions, nos assemblées, nos confréries, nos diverses activités pastorales, nos rencontres de jeunes, nos réunions scoutes et dans toutes les autres associations de jeunesse. J’appelle tous nos fidèles à cette joie dans nos paroisses partout, en Syrie, en Irak, en Palestine, au Liban, en Egypte et dans le monde entier. (…)

Beaucoup de nos paroissiens et d'autres citoyens sont tombés en martyrs et en victimes de la sauvagerie de la guerre. Nous tenons à mentionner en particulier les trois événements qui nous ont éprouvé moralement et ont causé la peur de beaucoup dans les cœurs, qui porte beaucoup d'entre nous à émigrer en raison de la peur et du manque de sécurité. Tout d'abord, nos frères et sœurs à Mossoul et dans la plaine de Ninive ont été chassés ; d'autre part, Daesh (ISIS) a assassiné vingt-et-un coptes égyptiens, et troisièmement l'expulsion de trente-cinq villages le long de la rivière Khabour en Syrie du Nord a provoqué la mort et l'enlèvement de plusieurs de nos frères assyriens et de nos sœurs, fils et filles. Nous offrons nos plus sincères condoléances à tous ceux qui sont en deuil. Nous resterons toujours confiance dans le Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ressuscité des morts, qui a détruit la mort.

N’oublions pas, comme je l'ai mentionné plus tôt, que nous sommes les enfants de la résurrection. N’oublions pas que Damas même et la région environnante, qui a vu tant de combats, est le lieu de l'apparition de Jésus, ressuscité des morts, à Saül, le persécuteur, qui est venu à Damas, avec l'intention de détruire la nouvelle Église qui était née à Damas. Il était là, sur le chemin de Damas, à tuer, battre, enlever et réduire les chrétiens en captivité, quand il a vu le Christ lui-même, ressuscité des morts, qui lui était apparu en disant: «Saül, Saül, pourquoi me persécutes-tu ?" (Actes 9: 4)

Et Saül continua son chemin de Damas, doux comme un agneau. A Damas, il reçut l'illumination du saint baptême des mains d’Ananias, le premier évêque de Damas. A Damas, Saül devint Paul, le porteur de bonnes nouvelles de la résurrection, et il se retira dans le désert de Deraato Mismiyeh, et de là, il proclama la bonne nouvelle de Jésus, ressuscité d'entre les morts, et il alla dans le monde entier, pour annoncer la bonne nouvelle de la résurrection et de la vie, qui est en Jésus-Christ.

De Damas, le jour de la Résurrection, de la glorieuse Pâques - le passage de la mort à la vie, de l'esclavage à la liberté, du dénuement à la dignité, de la guerre à la paix - nous proclamons, avec tous les moyens à la disposition de notre Eglise, ce cri de la victoire et de la vie, «Christ est ressuscité!"

De la Syrie souffrante, de l'Irak, du Liban, de la Palestine et de notre Orient, en particulier de Jérusalem, la ville de la résurrection, nous lançons cet appel au monde entier.

Au lieu de rejoindre les différents groupes djihadistes, et d'autres organisations meurtrières, terroristes,  destructrices, nous disons: «Rejoignez les deux cent mille chrétiens qui célèbrent la fête de la Résurrection et de la vie, l'amour, la solidarité, le pardon, la réconciliation, la joie et la fraternité universelle. "

Nous adressons cet appel en particulier à tous ceux qui s’inscrivent sous les bannières de ces organisations, en leur disant de se joindre à nous, les fils et filles de la résurrection et la vie. Nous leur disons, "Nous voudrions vous voir également prendre part à la joie de cette fête. Nous vous aimons par les mots de la Doxastikon de l'Eglise : "C’est aujourd’hui le jour de la Résurrection ! Soyons rayonnant pour la fête, et embrassons-nous les uns les autres. Disons, O frères, même à ceux qui nous haïssent : pardonnons-nous toutes choses en cette Résurrection ; et crions : le Christ est ressuscité d'entre les morts, par la mort, il a foulé aux pieds la mort, à ceux qui sont dans les tombes il a donné la vie ". (…)"

Posté le 5 avril 2015 à 23h09 par Michel Janva | Lien permanent

Alleluia !

Posté le 5 avril 2015 à 18h46 par Michel Janva | Lien permanent

Les chrétiens d'Irak vous souhaitent de joyeuses Pâques

De l'AED :

"« Ne craignez pas, je suis ressuscité et je serai toujours avec vous ! »
Joyeuses Pâques !

Christ est ressuscité !

"L'amour a vaincu la haine, la vie a vaincu la mort, la lumière a chassé les ténèbres !

Jésus Christ, par amour pour nous, s'est dépouillé de sa gloire divine ; il s'est vidé de lui-même, il a assumé la forme de serviteur et s'est humilié jusqu'à la mort, et la mort de la croix.

Implorons aujourd'hui du Seigneur ressuscité, la grâce de ne pas céder à l'orgueil qui alimente la violence et les guerres, mais d'avoir l'humble courage du pardon et de la paix. À Jésus victorieux demandons d'alléger les souffrances de tant de nos frères persécutés à cause de son nom, comme aussi de tous ceux qui pâtissent injustement des conséquences des conflits et des violences actuelles. Il y en a tant !

Demandons la paix, surtout pour la bien-aimée Syrie et l'Irak, pour que cesse le fracas des armes et que se rétablisse la bonne cohabitation entre les différents groupes qui composent ces pays bien-aimés. Que la communauté internationale ne reste pas inerte face à l'immense tragédie humanitaire dans ces pays, et au drame des nombreux réfugiés." Pape François, dimanche 5 avril 2015.

Touchés par votre aide, les chrétiens d'Irak que nous avons vus la semaine dernière ont tenu à vous souhaiter une joyeuse fête de Pâques (vidéo en Anglais) : 

 

Posté le 5 avril 2015 à 16h36 par Marie Bethanie | Lien permanent

22-25 octobre 2015 : pèlerinage Summorum Pontificum à Rome

Fin octobre, pour la quatrième année consécutive, le peuple Summorum Pontificum se retrouvera à Rome en pèlerinage. Le pèlerinage coïncidera cette année avec la clôture de l’assemblée ordinaire du Synode sur la famille. C’est le Père Abbé de Fontgombault, Dom Jean Pateau, qui célébrera la dernière messe du pèlerinage, le dimanche 25 octobre, pour la fête du Christ-Roi.

Giuseppe Capoccia, délégué général, déclare :

"La tenue du Synode fait aussi qu’aucun chef de dicastère n’est disponible pour les différentes célébrations du pèlerinage. C’est donc un archevêque diocésain italien qui célébrera en la basilique Saint-Pierre le samedi 24 octobre, au terme de notre procession solennelle qui parcourt les rues de Rome."

"Nous commencerons par les vêpres suivies d’un salut du Saint-Sacrement, le jeudi soir en l’église de la Très Sainte Trinité des Pèlerins, chantées par la Schola Sainte-Cécile. Le vendredi 23 octobre, nous aurons le chapelet le matin, le chemin de croix l’après-midi et fêterons saint Antoine-Marie Claret le soir lors d’une messe pontificale célébrée par Mgr Pozzo, Secrétaire de la Commission Ecclesia Dei. Si les lieux de ces différents rendez-vous sont encore à confirmer, je peux d’ores et déjà vous révéler que la rencontre sacerdotale conduira les prêtres et séminaristes du pèlerinage à l’Angelicum (Université pontificale Saint-Thomas-d'Aquin) où ils seront accueillis par le Père Serge-Thomas Bonino, doyen de la faculté de philosophie. Le samedi, nous bénéficierons de nouveau de l’accueil de don Ivan, curé de San Lorenzo in Damaso, pour l’adoration eucharistique qui précédera notre procession solennelle vers Saint-Pierre à travers les rues du centre historique de Rome. C’est Dom Pateau qui nous fera l’honneur de présider cette belle procession vers le tombeau de l’Apôtre. La messe à Saint-Pierre sera à midi, comme l’an dernier. Le dimanche, nous fêterons le Christ-Roi à 11 heures, de nouveau à la Trinité des Pèlerins, avec Dom Pateau et un chœur anglais conduit par Matthew Schellhorn, un jeune et talentueux musicien qui vient de fonder un concours de musique sacré soutenu par la Latin Mass Society."

Pour tout renseignement, vous pouvez écrire à fr.sumpont@gmail.fr

Posté le 5 avril 2015 à 10h10 par Michel Janva | Lien permanent

Et resurrexit tertia die

R

Posté le 5 avril 2015 à 00h00 par Michel Janva | Lien permanent


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