22 février 2018

Rod Dreher : "nous devons entrer en clandestinité"

Rod Dreher est longuement interrogé par Le Rouge et le Noir sur son ouvrage, Le Pari bénédictin. Extrait :

"Il y a quelques mois, le réseau protestant fondamentaliste Pulpit and Pen a encensé le livre de Matt Walsh, The Unholy Trinity, dans lequel il préconise d’affronter la culture postchrétienne, et attaqué le vôtre, arguant que les chrétiens ne devraient jamais cesser de lutter contre l’abandon de Dieu par la société. Pourquoi pensez-vous qu’il y a peu d’espoir dans ce combat ?

Comment-etre-chretien-dans-un-monde-qui-ne-lest-plus-Le-pari-benedictinJe suis d’accord sur le fait que les chrétiens ne doivent jamais cesser de résister, mais nous devons nous demander ce qui est le plus efficace. Je pense que ces protestants de Pulpit et Pen font une erreur dramatique. Si je peux utiliser une métaphore, nous sommes ici comme à Dunkerque : je crois que dans la guerre culturelle, les chrétiens sont bloqués sur une plage, et Matt Walsh veut mener une charge héroïque contre l’ennemi. Je préconise une retraite stratégique. Nous devons nous retrouver en lieu sûr afin de pouvoir nous entraîner, spirituellement et de manières qui ne soient pas purement politiques, pour cette longue guerre. J’ai 50 ans, la droite religieuse existait dès le début de ma conscience politique, et même si je n’en ai jamais fait partie, en tant que catholique, j’étais Républicain. Le Parti républicain a été mon parti politique pendant trente ans, et quel résultat pouvons-nous faire valoir ? Les conservateurs ont été plusieurs fois au pouvoir pendant tout ce temps et la culture a continué à s’enfoncer de plus en plus loin dans l’athéisme. Si vous regardez les chiffres des enquêtes en sciences sociales sur la génération Y, nous n’avons jamais vu une telle chute de la pratique religieuse. La foi est en train de s’effondrer.

Plus inquiétant encore, selon Christian Smith dans une étude pour l’Université de Notre Dame, l’écrasante majorité de ceux qui se déclarent chrétiens croient en quelque chose qui n’est pas chrétien, mais en ce qu’il appelle un déisme moraliste thérapeutique (Moralistic therapeutic deism en anglais), quelque chose de très faible et qui n’entraînera pas les gens à résister. La bataille est désormais beaucoup plus avancée, nous avons perdu cette guerre, nous devons entrer en clandestinité, être la résistance française, s’entraîner pour le long terme. J’adorerais avoir des victoires politiques, des victoires légales, et peut-être en aurons-nous quelques-unes dans les années à venir, mais cela n’aura aucune espèce d’importance si nous n’avons pas de véritable formation spirituelle, si nous ne veillons pas à donner une catéchèse à nos enfants. Ce qui est profondément frustrant, c’est que les chrétiens conservateurs ne voient pas cela. Ils pensent que l’ennemi est dehors, mais l’ennemi est à l’intérieur : il est dans les smartphones, sur Internet. Ces choses ne sont pas nécessairement mauvaises, mais les gens attendent désormais ce que les démocrates et les libéraux vont faire, et en attendant, ils donnent à leurs enfants un accès complet à Internet, et les enfants téléchargent de la pornographie. Certains parents préfèrent ne pas voir cela ; ils préfèrent ne pas voir comment certaines écoles dans lesquelles ils envoient leurs enfants sapent les croyances chrétiennes traditionnelles, avec des choses comme la théorie du genre. Ils regardent au-delà de la ligne Maginot, et attendent les Allemands."

Posté le 22 février 2018 à 09h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

Le latin - Jeudi de la 1e semaine de carême

Posté le 22 février 2018 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

21 février 2018

Le cycle des mystères de l'année liturgique : cosmologie et temps sacré

Posté le 21 février 2018 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

20 février 2018

L'office divin - mardi de la 1ère semaine de carême

Posté le 20 février 2018 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

19 février 2018

A quand le ski et la cornemuse aux Jeux Olympiques ?

Actuellement vicaire à Notre-Dame du Mont Carmel (Denver), l’abbé Daniel Nolan, FSSP, a inventé un nouveau sport : le ski et la cornemuse… en même temps, afin de récolter des fonds pour le projet de construction d’une nouvelle église.

Posté le 19 février 2018 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Progrès et développement de la liturgie - lundi de la 1ère semaine de carême

Posté le 19 février 2018 à 07h29 par Michel Janva | Lien permanent

18 février 2018

Terres de Mission - Nicolas Diat : les derniers jours de la vie des moines

Posté le 18 février 2018 à 16h08 par Michel Janva | Lien permanent

La liturgie du 1er Dimanche de Carême : les tentations du Christ

Posté le 18 février 2018 à 15h23 par Michel Janva | Lien permanent

17 février 2018

Le Pape Paul VI sera canonisé cette année

Telles sont les paroles du Pape François au terme de la rencontre avec les prêtres de son diocèse, jeudi 15 février dernier.

Paul VI est le pape de l'encyclique prophétique Humanae Vitae, parue en 1968, sur le mariage et la régulation naturelle des naissances. En voici un extrait :

Unknown-3211. Ces actes, par lesquels les époux s'unissent dans une chaste intimité, et par le moyen desquels se transmet la vie humaine, sont, comme l'a rappelé le Concile, " honnêtes et dignes", et ils ne cessent pas d'être légitimes si, pour des causes indépendantes de la volonté des conjoints, on prévoit qu'ils seront inféconds: ils restent en effet ordonnés à exprimer et à consolider leur union. De fait, comme l'expérience l'atteste, chaque rencontre conjugale n'engendre pas une nouvelle vie. Dieu a sagement fixé des lois et des rythmes naturels de fécondité qui espacent déjà par eux-mêmes la succession des naissances. Mais l'Eglise, rappelant les hommes à l'observation de la loi naturelle, interprétée par sa constante doctrine, enseigne que tout acte matrimonial doit rester ouvert à la transmission de la vie. 

Deux aspects indissociables: union et procréation

12. Cette doctrine, plusieurs fois exposée par le Magistère, est fondée sur le lien indissoluble, que Dieu a voulu et que l'homme ne peut rompre de son initiative, entre les deux significations de l'acte conjugal: union et procréation. En effet, par sa structure intime, l'acte conjugal, en même temps qu'il unit profondément les époux, les rend aptes à la génération de nouvelles vies, selon des lois inscrites dans l'être même de l'homme et de la femme. C'est en sauvegardant ces deux aspects essentiels, union et procréation que l'acte conjugal conserve intégralement le sens de mutuel et véritable amour et son ordination à la très haute vocation de l'homme à la paternité. Nous pensons que les hommes de notre temps sont particulièrement en mesure de comprendre le caractère profondément raisonnable et humain de ce principe fondamental.

Fidélité au dessein de Dieu

13. On remarque justement, en effet, qu'un acte conjugal imposé au conjoint sans égard à ses conditions et à ses légitimes désirs, n'est pas un véritable acte d'amour et contredit par conséquent une exigence du bon ordre moral dans les rapports entre époux. De même, qui réfléchit bien devra reconnaître aussi qu'un acte d'amour mutuel qui porterait atteinte à la disponibilité à transmettre la vie, que le Créateur a attachée à cet acte selon des lois particulières, est en contradiction avec le dessein constitutif du mariage et avec la volonté de l'auteur de la vie. User de ce don divin en détruisant, fût-ce partiellement, sa signification et sa finalité, c'est contredire à la nature de l'homme comme à celle de la femme et de leur rapport le plus intime, c'est donc contredire aussi au plan de Dieu et à sa volonté. Au contraire, user du don de l'amour conjugal en respectant les lois du processus de la génération, c'est reconnaître que nous ne sommes pas les maîtres des sources de la vie humaine, mais plutôt les ministres du dessein établi par le Créateur. De même, en effet, que l'homme n'a pas sur son corps en général un pouvoir illimité, de même il ne l'a pas, pour une raison particulière, sur ses facultés de génération en tant que telles, à cause de leur ordination intrinsèque à susciter la vie, dont Dieu est le principe. " La vie humaine est sacrée, rappelait Jean XXIII; dès son origine, elle engage directement l'action créatrice de Dieu. "

Moyens illicites de régulation des naissances

14. En conformité avec ces points fondamentaux de la conception humaine et chrétienne du mariage, nous devons encore une fois déclarer qu'est absolument à exclure, comme moyen licite de régulation des naissances, l'interruption directe du processus de génération déjà engagé, et surtout l'avortement directement voulu et procuré, même pour des raisons thérapeutiques.

Est pareillement à exclure, comme le Magistère de l'Eglise l'a plusieurs fois déclaré, la stérilisation directe, qu'elle soit perpétuelle ou temporaire, tant chez l'homme que chez la femme.

Est exclue également toute action qui, soit en prévision de l'acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation.

Et on ne peut invoquer comme raisons valables, pour justifier des actes conjugaux rendus intentionnellement inféconds, le moindre mal ou le fait que ces actes constitueraient un tout avec les actes féconds qui ont précédé ou qui suivront, et dont ils partageraient l'unique et identique bonté morale. En vérité, s'il est parfois licite de tolérer un moindre mal moral afin d'éviter un mal plus grand ou de promouvoir un bien plus grand il n'est pas permis, même pour de très graves raisons, de faire le mal afin qu'il en résulte un bien, c'est-à-dire de prendre comme objet d'un acte positif de volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et, par conséquent, une chose indigne de la personne humaine, même avec l'intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux. C'est donc une erreur de penser qu'un acte conjugal rendu volontairement infécond et, par conséquent, intrinsèquement déshonnête, puisse être rendu honnête par l'ensemble d'une vie conjugale féconde.

Licéité des moyens thérapeutiques

15. L'Eglise, en revanche, n'estime nullement illicite l'usage des moyens thérapeutiques vraiment nécessaires pour soigner des maladies de l'organisme, même si l'on prévoit qu'il en résultera un empêchement à la procréation, pourvu que cet empêchement ne soit pas, pour quelque motif que ce soit, directement voulu.

Licéité du recours aux périodes infécondes

16. A cet enseignement de l'Eglise sur la morale conjugale, on objecte aujourd'hui, comme Nous l'observions plus haut (n. 3), que c'est la prérogative de l'intelligence humaine de maîtriser les énergies offertes par la nature irrationnelle et de les orienter vers un but conforme au bien de l'homme. Or, certains se demandent: dans le cas présent, n'est-il pas raisonnable, en bien des circonstances, de recourir au contrôle artificiel des naissances, si on obtient par là l'harmonie et la tranquillité du foyer et de meilleures conditions pour l'éducation des enfants déjà nés ?

A cette question, il faut répondre avec clarté l'Eglise est la première à louer et à recommander l'intervention de l'intelligence dans une œuvre qui associe de si près la créature raisonnable à son Créateur, mais elle affirme que cela doit se faire dans le respect de l'ordre établi par Dieu.

Si donc il existe, pour espacer les naissances, de sérieux motifs dus, soit aux conditions physiques ou psychologiques des conjoints, soit à des circonstances extérieures, l'Eglise enseigne qu'il est alors permis de tenir compte des rythmes naturels, inhérents aux fonctions de la génération, pour user du mariage dans les seules périodes infécondes et régler ainsi la natalité sans porter atteinte aux principes moraux que Nous venons de rappeler.

L'Eglise est conséquente avec elle-même quand elle estime licite le recours aux périodes infécondes, alors qu'elle condamne comme toujours illicite l'usage des moyens directement contraires à la fécondation, même inspiré par des raisons qui peuvent paraître honnêtes et sérieuses. En réalité, il existe entre les deux cas une différence essentielle: dans le premier cas, les conjoints usent légitimement d'une disposition naturelle; dans l'autre cas, ils empêchent le déroulement des processus naturels. Il est vrai que, dans l'un et l'autre cas, les conjoints s'accordent dans la volonté positive d'éviter l'enfant pour des raisons plausibles, en cherchant à avoir l'assurance qu'il ne viendra pas; mais il est vrai aussi que dans le premier cas seulement ils savent renoncer à l'usage du mariage dans les périodes fécondes quand, pour de justes motifs, la procréation n'est pas désirable, et en user dans les périodes agénésiques, comme manifestation d'affection et sauvegarde de mutuelle fidélité. Ce faisant, ils donnent la preuve d'un amour vraiment et intégralement honnête.

Graves conséquences des méthodes de régulation artificielle de la natalité

17. Les hommes droits pourront encore mieux se convaincre du bien-fondé de la doctrine de l'Eglise en ce domaine, s'ils veulent bien réfléchir aux conséquences des méthodes de régulation artificielle de la natalité.

Qu'ils considèrent d'abord quelle voie large et facile ils ouvriraient ainsi à l'infidélité conjugale et à l'abaissement général de la moralité. Il n'est pas besoin de beaucoup d'expérience pour connaître la faiblesse humaine et pour comprendre que les hommes - les jeunes, en particulier, si vulnérables sur ce point - ont besoin d'encouragement à être fidèles à la loi morale, et qu'il ne faut pas leur offrir quelque moyen facile pour en éluder l'observance. On peut craindre aussi que l'homme en s'habituant à l'usage des pratiques anticonceptionnelles, ne finisse par perdre le respect de la femme et, sans plus se soucier de l'équilibre physique et psychologique de celle-ci, n'en vienne à la considérer comme un simple instrument de jouissance égoïste, et non plus comme sa compagne respectée et aimée.

Qu'on réfléchisse aussi à l'arme dangereuse que l'on viendrait à mettre ainsi aux mains d'autorités publiques peu soucieuses des exigences morales. Qui pourra reprocher à un gouvernement d'appliquer à la solution des problèmes de la collectivité ce qui serait reconnu permis aux conjoints pour la solution d'un problème familial ? Qui empêchera les gouvernants de favoriser et même d'imposer à leurs peuples, s'ils le jugeaient nécessaire, la méthode de contraception estimée par eux la plus efficace ? Et ainsi les hommes, en voulant éviter les difficultés individuelles, familiales ou sociales que l'on rencontre dans l'observation de la loi divine, en arriveraient à laisser à la merci de l'intervention des autorités publiques le secteur le plus personnel et le plus réservé de l'intimité conjugale.

Si donc on ne veut pas abandonner à l'arbitraire des hommes la mission d'engendrer la vie, il faut nécessairement reconnaître des limites infranchissables au pouvoir de l'homme sur son corps et sur ses fonctions; limites que nul homme, qu'il soit simple particulier ou revêtu d'autorité, n'a le droit d'enfreindre. Et ces limites ne peuvent être déterminées que par le respect qui est dû à l'intégrité de l'organisme humain et de ses fonctions, selon les principes rappelés ci-dessus et selon la juste intelligence du " principe de totalité " exposé par Notre prédécesseur Pie XII.

L'Eglise garante des authentiques valeurs humaines

18. On peut prévoir que cet enseignement ne sera peut-être pas facilement accueilli par tout le monde: trop de voix - amplifiées par les moyens modernes de propagande - s'opposent à la voix de l'Eglise. Celle-ci, à vrai dire, ne s'étonne pas d'être, à la ressemblance de son divin Fondateur, un " signe de contradiction "; mais elle ne cesse pas pour autant de proclamer avec une humble fermeté, toute la loi morale, tant naturelle qu'évangélique. Ce n'est pas elle, qui a créé cette loi, elle ne saurait donc en être l'arbitre; elle en est seulement la dépositaire et l'interprète, sans pouvoir jamais déclarer licite une chose qui ne l'est pas à cause de son intime et immuable opposition au vrai bien de l'homme.

En défendant la morale conjugale dans son intégralité, l'Eglise sait qu'elle contribue à l'instauration d'une civilisation vraiment humaine; elle engage l'homme à ne pas abdiquer sa responsabilité pour s'en remettre aux moyens techniques; elle défend par là même la dignité des époux. Fidèle à l'enseignement comme à l'exemple du Sauveur, elle se montre l'amie sincère et désintéressée des hommes, qu'elle veut aider, dès leur cheminement terrestre, " à participer en fils à la vie du Dieu vivant, Père de tous les homme".

L'Evangile de la vie organise un WE sur Humanae Vitae les 24 et 25 mars.

Posté le 17 février 2018 à 18h13 par Michel Janva | Lien permanent

Rod Dreher se défend de proposer aux chrétiens de se retirer au monde

Dans une réponse à un article publié par le P. Andreas Gonçalves Lind contre « Le pari bénédictin », qui encouragerait une nouvelle forme de donatisme, cette hérésie du quatrième siècle qui proclamait un rigorisme moral strict et niait la validité des sacrements administré par les prêtres qui n’avaient pas résisté à la persécution romaine.

DreherFR"Voici sa principale objection :

« Sans naturellement tomber dans l’hérésie, on retrouve chez Dreher l’écho de la voix de Donat : ‘Si les Eglise d’aujourd’hui veulent survivre au nouvel âge obscur, elles doivent cesser d’être normales. Nous devrons nous engager plus profondément dans notre foi et nous aurons besoin de le faire d’une façon qui semblera étrangère aux yeux de nos contemporains.  Si nous redécouvrons le passé, si nous restaurons le culte liturgie et l’ascétisme, si nous centrons notre vie sur la communauté ecclésiale et si nous renforçons la disciples de l’Eglise, nous réussirons, avec la grâce de Dieu, à redevenir ce peuple spécial qui nous aurions toujours dû être.  Cette façon de se concentrer sur la formation chrétienne donnera comme fruits non seulement des chrétiens plus forts mais également une nouvelle évangélisation parce que le sel retrouvera sa saveur’ ».

« Dans leur volonté de s’identifier à l’Eglise primitive des martyrs persécutés, les donatistes n’acceptaient pas une autre façon de vivre et de pratiquer la foi. Même dans un nouveau contexte historique dans lequel les persécutions étaient terminées, le fait de continuer à se sentir persécutés les confirmait dans leur sentiment d’être les vrais bons chrétiens ».

« Ce faisant, ces chrétiens schismatiques formèrent un petit parti de ‘personnes pures’. En opposant ‘integer’ à ‘profanus’ comme la principale différence entre ceux qui appartenaient à l’Eglise et ceux qui n’y appartenaient pas, les donatistes avaient tendance à n’admettre que des membres irréprochables ».

Voilà donc le problème – et c’est problème récurrent dans la rhétorique du Pape François. Y a-t-il des catholiques rigides, amers et extrêmes ?  Absolument.  Mais François et ses adeptes ont cette habitude détestable et profondément injuste de qualifier de « rigide » tout qui, prêtre et laïc, croit simplement dans la foi catholique et souhaite la vivre comme elle est définie avec autorité – et, dans certains cas, dans ses formes liturgies plus anciennes.

Le travail plus général de Christian Smith sur les croyances religieuses et les identités des jeunes américains – pas uniquement catholiques – révèle une tendance qui devrait inquiéter au plus haut point n’importe quel chrétien sérieux, et donc certainement le Pontife romain : « Le plupart des jeunes adultes considèrent la religion comme un entrainement pour devenir quelqu’un de bien. Et ils pensent qu’ils sont, somme toute, des gens biens. »

J’ai beaucoup voyagé aux Etats-Unis et à l’étranger pour mes recherches sur « Le pari bénédictin » et pour des conférences. A plusieurs reprises, j’ai entendu le même message, quel que soit l’endroit où je me trouvais : les jeunes adultes d’aujourd’hui qui se considèrent comme chrétiens ne connaissent pratiquement rien de la foi chrétienne, que ce soit en terme de contenu ou sur la façon de la pratique dans la vie de tous les jours.  A tel point que pour autant qu’ils aient une foi, celle-ci n’est généralement que purement émotionnelle.

Donc, quand j’entends des bureaucrates professionnels de l’Eglise comme le Père Antonio Spadaro déclare au monde entier qu’il faut calme, que tout va pour le mieux, que les inquiétudes de chrétiens comme moi « n’ont aucun rapport avec la réalité », cela me met en colère. C’est une tentative d’anesthésier les fidèles.  Il s’agit d’un mensonge cousu de fil blanc et, qui plus est, un mensonge qui met en péril l’âme de nombreuses personnes.

Malgré cela, le P. Lind s’inquiète des catholiques « rigides » qui veulent pratiquer un catholicisme orthodoxe et élever leurs enfants pour devenir des catholiques croyants et fidèles. Le P. Lind cite Saint Augustin contre les donatistes :

« Tandis que le pari bénédictin de Dreher vise à former des communautés dans laquelle la disciples serait ‘renforcée » dans le but d’assurer un christianisme présumé plus vrai et plus sain, les écrits qu’Augustin adresse aux donatistes mettent d’autres aspects en évidence comme, par exemple, la patience envers les pécheurs, notamment en ce qui concerne l’importance de préserver la communion ».

« Le pari bénédictin n’implique pas automatiquement l’arrogance qu’Augustin percevait dans l’attitude des donatistes. Toutefois, l’appel à un ‘renforcement de la disciples de l’Eglise’ renvoie à la rigidité morale donatiste.  En outre, la volonté de construire de petites communautés de ‘chrétiens forts’ pourrait occulter l’importance des vertus chrétiennes telles que l’humilité, la patience et la tolérance – qui figurent dans les textes d’Augustin -, compromettant ainsi la communion entre les croyants et la formation de relations de pour la paix dans le monde. »

C’est là que le P. Lind commet une erreur fondamentale. Il confond la croyance donatiste que l’Eglise devrait être strictement une confrérie de purs avec la croyance chrétienne catholique élémentaire que nous devons tous cheminer vers la sainteté. Tous les pécheurs sont les bienvenus dans l’Eglise parce que l’Eglise ne compte aucun membre qui soit sans péché. La vie chrétienne est un pèlerinage pour faire grandir en nous le Christ.  Nous trébuchons tous, mais c’est à cela que servent la confession et le pardon. On a parfois l’impression que des chrétiens comme le P. Lind se moquent de la sainteté.  Cela n’est certainement pas vrai mais j’avoue que je peine à comprendre ce qu’ils pensent que l’Eglise et de la vie avec le Christ doivent être. Le P. Lind poursuit :

« Une caractéristique supplémentaire de cette attitude donatiste qui a beaucoup frappé le théologien dominicain Yves Congar porte sur l’hostilité envers les institutions séculières. Les donatistes avaient tendance à refuser de collaborer avec les autorités de l’Empire qui constituaient pour eux un pouvoir païen.  Dans leur perspective théologique, la pureté de la pratique chrétienne entraînait un refus de prendre part, de collaborer ou de s’engager avec les païens dans leurs institutions non-chrétiennes. En ce sens, les donatistes constituaient dans les faits une ‘polis parallèle’. Au contraire, les catholiques comme Augustin restèrent liés à certaines institutions impériales et se sentirent forcés de considérer que les donatistes étaient des chrétiens schismatiques ».

Il s’agit là d’une falsification flagrante de mon livre. Voici comment l’idée d’une « polis parallèle » est introduite dans « Le pari bénédictin » :

« L’originalité de la contribution du dissident Tchèque Vaclav Benda au mouvement dissident, c’était l’idée d’une ‘polis parallèle’ – une société distincte mais perméable coexistant aux côté de l’ordre communiste officiel. Flagg Taylor, un philosophe politique américain expert des mouvements dissidents tchèques, affirmait que ‘Selon Benda, les dissidents ne pouvaient pas se limiter à contester le gouvernement communiste, ils devaient également promouvoir un engagement positif dans le monde. 

Au risque de se mettre en grand péril lui-même ainsi que sa famille (son épouse et lui avaient six enfants), Benda refusa la ghettoïsation. Il ne voyait aucune possibilité de collaboration avec les communistes mais il refusait la passivité, la considérant comme un échec à montrer la juste préoccupation chrétienne pour la justice, la charité et à témoigner de l’Evangile du Christ dans l’espace public. En ce qui concerne Benda, l’injonction de Václav Havel de ‘vivre dans la vérité’ ne pouvait signifier qu’une seule chose : vivre comme une communauté chrétienne.

Benda ne conseillait pas aux chrétiens de se réfugier dans un ghetto. Il insistait au contraire sur le fait qu’il fallait entendre la polis parallèle au sens d’un combat pour ‘la sauvegarde ou le renouveau de la communauté nationale dans le plus large sens du terme – en même temps que la défense des valeurs, des institutions et des conditions matérielles indispensables à l’existence d’une telle communauté’ ».

Le P. Lind voudrait faire croire à ses lecteurs que je serais en train de dire aux catholiques et aux autres chrétiens de se retirer du monde pour éviter la contamination. En fait, dans le contexte de ce que dit le livre, cette « polis parallèle » ne se justifierait que quand on ne permet plus aux chrétiens d’être chrétiens dans l’espace public.

Peut-être cela n’a-t-il aucun sens pour le P. Lind qui enseigne à l’Université jésuite de Namur en Belgique (où, par ailleurs, la foi catholique est moribonde avec un électrocardiogramme pratiquement plat). Je ne sais pas quelle est la situation concernant l’Eglise et l’Etat en Belgique.  Ici aux Etats-Unis, cependant, nous sommes entré dans une ère où les collèges et les institutions chrétiennes risquent de sérieux ennuis s’ils ne conforment pas leurs enseignements et leurs pratiques internes aux dogmes du LGBT et de l’idéologie du genre.

Comme je l’ai clairement exprimé dans le livre, il ne s’agit pas de simple spéculation. J’ai interrogé une série de professeurs de droit et d’experts dans le domaine.  Ils voient bien, eux, ce qui est en train de nous arriver, même si ce n’est pas le cas du P. Lind. Il y aurait beaucoup à dire sur son article mais conclurai avec ceci :

« Par conséquent, le pari bénédictin porte un regard pessimiste envers la société contemporaine. Bien que l’affirmation de la liberté religieuse soit essentielle si l’on veut que les chrétiens puissent pratique leur foi, Dreher ne semble pas très intéressé à montrer l’importance du véritable dialogue issu de cette dignité humaine qui est la source de toutes les libertés ».

Eh bien, il a raison sur ce point : je porte bien un regard pessimiste sur les sociétés contemporaines. Comment un chrétien orthodoxe (avec une minuscule) qui fait un tant soit peu attention pourrait-il ne pas être pessimiste ?  Bon sang, le Pape François lui-même, selon les mots de son biographe [Austin Ivereigh], est « apocalyptique » !  Bien sûr que Dreher veut parler aux autres – « Le pari bénédictin » appelle explicitement à une collaboration ouverte entre les chrétiens et tous les autres (j’ai mentionné les Juifs en particulier) qui partagent notre positionnement de contre-culture vis-à-vis du monde, sinon nos convictions théologiques – mais les idées assimilationnistes éculées des jésuites modernes ne m’intéressent pas.  Elles pouvaient sembler raisonnables en 1968 mais nous savons bien quels fruits a donné cette approche : l’effondrement.

Je suis confiant dans le fait que les catholiques qui souhaitent que leur foi survive à cette apocalypse-ci et puisse continuer à vivre chez les enfants, et chez les enfants de leurs enfants, se joindront à moi et à d’autres chrétiens de bonne volonté pour essayer de tracer une nouvelle voie pour sortir des ruines de la chrétienté contemporaine. Au risque d’en choquer beaucoup, certaines traditions de l’Eglise catholique datant d’avant 1965 ont véritablement quelque chose à dire aux catholiques d’aujourd’hui – et à tous les chrétiens.  C’est le message principal du « Pari bénédictin ».  Ma propre approche n’est pas exempte de défauts et je reste ouvert à la critique.  Mais je préfère tenter quelque chose de sérieux pour résister plutôt que d’adopter de pieuses stratégies de capitulation."

Posté le 17 février 2018 à 11h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

La liturgie est réglée par la hiérarchie ecclésiastique avec un sacerdoce extérieur

Posté le 17 février 2018 à 11h02 par Michel Janva | Lien permanent

16 février 2018

Les statuts de la Fraternité Saint-Pie X prévoient que le Supérieur général doit rechercher la reconnaissance pontificale

Du 11 au 21 juillet se tiendra le quatrième Chapitre général de la Fraternité Saint-Pie X. Le Bulletin du district d’Allemagne s’est entretenu avec le secrétaire général de la Fraternité Saint-Pie X, l’abbé Christian Thouvenot, chargé de la préparation du Chapitre. Extraits :

13_dillwyn-minLa Fraternité est dirigée par un Supérieur général, aidé par deux Assistants, tous trois élus ?

En effet, la Fraternité est dirigée par trois supérieurs élus pour un mandat de douze ans. Leurs attributions concernent la bonne marche de la Fraternité, l’organisation de l’apostolat, les nominations à travers le monde, etc. Ils doivent veiller, selon les Statuts, à entretenir et augmenter dans les cœurs de tous les membres “une grande générosité, un profond esprit de foi, un zèle ardent au service de l’Eglise et des âmes”. Ils ont leur demeure à Menzingen, où ils peuvent se reposer entre deux courses apostoliques mais aussi travailler, prier, étudier… [...]

En juillet prochain se tiendra le quatrième Chapitre général de la Fraternité Saint-Pie X. Cette réunion est importante puisqu’elle élit les supérieurs majeurs pour douze ans, et vérifie si la Fraternité demeure fidèle à ses statuts et à son esprit. C’est l’occasion de faire le point sur l’apostolat, le développement des œuvres, la vie de communauté, les moyens de sanctification des membres. Il aura lieu au séminaire Saint-Pie X, à Ecône. Il réunit tous les supérieurs de districts et de séminaires, les évêques, ainsi que les membres les plus anciens. Il sera précédé d’une retraite sacerdotale afin de bien s’y préparer.

Quelle est la tâche d’un Chapitre ?

Comme je vous l’ai dit, le Chapitre a pour but d’élire les supérieurs majeurs et de vérifier l’application des statuts. A l’occasion du Chapitre, tous les membres ont pu écrire au secrétariat général pour faire connaître leur avis, leurs souhaits ou faire part de leurs difficultés. Tous ces avis feront l’objet de synthèses et de discussions au Chapitre.

Qui peut être élu Supérieur général ?

Peut être élu tout membre prêtre, âgé d’au moins trente ans et ayant prononcé son engagement perpétuel dans la Fraternité. Cela représente une liste d’éligibles de 462 noms ! Le Supérieur général est élu à la majorité des 2/3, et les Assistants à la majorité absolue des voix. Les élections, auxquelles prennent part les 41 capitulants, se passent lors de scrutins à bulletin secret.

Les statuts rédigés par Mgr Marcel Lefebvre prévoient que le Supérieur général doit rechercher la reconnaissance pontificale de la Fraternité Saint-Pie X. La question d’une Prélature personnelle sera-t-elle discutée ?

En effet, nos statuts prévoient que la Fraternité fasse “les démarches nécessaires pour devenir de droit pontifical”. Ce fut d’ailleurs le souci de Mgr Lefebvre, contre l’injuste et illégale suppression de la Fraternité en 1975, et au moment des propositions de reconnaissance canonique qu’il formula en 1987. Mais cette question de notre statut légal est une conséquence de la situation anormale de l’Eglise et du mauvais procès qui nous est fait. Nous sommes catholiques, romains, profondément unis au pape et à la hiérarchie de l’Eglise, mais dans la foi catholique. Nous suivons le pape, vicaire du Christ et successeur de saint Pierre, pas de Luther ou de Lamennais. Nous reconnaissons le magistère, l’autorité du Pontife romain et des conciles, mais dans la continuité de la Tradition, pas dans les nouveautés qui corrompent la foi, la liturgie et la doctrine de l’Eglise.

Pour répondre à votre question, il est vraisemblable que la question du statut de Prélature personnelle soit posée lors du Chapitre. Mais c’est le Supérieur général seul qui conduit la Fraternité et qui a la responsabilité des relations de la Tradition avec le Saint-Siège. Mgr Lefebvre, en 1988, avait tenu à bien préciser cet aspect. [...]"

Posté le 16 février 2018 à 11h33 par Michel Janva | Lien permanent

Une église dédiée aux 21 martyrs coptes assassinés par l'Etat islamique

CaptureLe 15 février, une église en l’honneur des 21 chrétiens exécutés en Libye en janvier 2015 par Daech a été inaugurée en Moyenne-Égypte, dans la province de Minya. L’église dédiée aux 21 martyrs coptes « de la foi et de la Patrie » décapités en Libye en 2015 par les djihadistes affiliés au prétendu « État islamique » a été inaugurée le 15 février, jour fixé pour leur mémoire liturgique. Le lieu de culte, construit à al Our, le village proche de la ville de Samalut, en province de Minya, d’où provenaient 13 des 21 martyrs, a été achevée ces mois derniers.

Une semaine après le massacre, le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, décida d’inscrire les 21 martyrs égorgés au Synaxarium, le livre des martyrs de l’Église copte orthodoxe, fixant leur mémoire liturgique au 15 février. 

Posté le 16 février 2018 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent

14 février 2018

40 jours extraordinaires de liturgie pendant le carême

Posté le 14 février 2018 à 09h16 par Michel Janva | Lien permanent

40 jours avec un phénix dans le désert

Tribune de Jean de Saint Jouin :

FB_IMG_1518572158510Notre époque est d’un ennui mortel, peu importe le modèle de Baille-phone (sic) dont vous disposez. Au lieu de stimuler l’imaginaire, le monde virtuel en imposant son code, le ligote et l’enferme à double tour. Nous sommes si loin de l’enfance spirituelle pourtant essentielle à l’atteinte de l’idéal évangélique. Et qu’est-ce donc que cette enfance si ce n’est, comme le dit si bien Chesterton, cette époque divine où l'on peut entrer dans la peau d'un personnage imaginaire, être son propres héros, danser et rêver en même temps.

L’Église est mère et, à ce titre, sait combien nous avons besoin du jeu, même dans ce qu’il y a de plus sérieux. Et pourquoi jouer? Pour apprendre. Apprendre quoi?  À devenir comme Dieu.

Le portail du grand jeu

Maman sait si bien planter le décor! Memento homo quia pulvis et in pulverem reverteris. Voilà comment le jeu s’ouvre, avec panache dans un grand nuage de poussière.  Les règles sont esquissées. 40 jours et 40 nuits. Nombre de joueurs illimités. Limites spatiales on ne peut plus larges. Un seul mot d’ordre, diminuer!

Bon, la suite du jeu est un peu floue, pas d’instruction sur la boite et d’ailleurs pas vraiment de boite. Ceci dit, je suis habitué. Comme dans tout grand jeu qui se respecte, la part de confusion est toujours directement proportionnelle à la part de plaisir. 

Que faire? Ma mère me conseille habituellement de lire les Pères. C’est sûrement là que je trouverai la suite des instructions. 

Je choisis donc Lettre de St-Clément aux Corinthiens. Au hasard, mes yeux s’arrêtent sur un passage des plus curieux qui m’intrigue et me ravit. St-Clément y parle du phénix, cet oiseau du désert qui vit 600 ans puis se consume avant de renaitre de ses cendres. Le mot d’ordre était "diminuer", j’accepte donc la mission. Pour la durée du jeu, je serai un phénix.

Dans la peau brûlante d’un oiseau imaginaire

Que suis-je supposé accomplir? Quel peut bien être la mission d’un oiseau du désert six fois centenaire qui va bientôt cramer? En fait, plus j’y pense, plus le rôle avait l’air plus excitant qu’il ne l’est probablement. Et pourquoi St-Clément s’est-il mis à parler d’une créature mythologique? J’aurais dû lire la suite…

Puis me vient cette idée géniale et pacifiante. Que faire? Rien! Pour une fois, me poser. Puis accepter d’être en silence, au désert. Rester immobile sous le Soleil brûlant et se laisser embraser. Se débarrasser du monde par la sudation lente du sauna divin. Devenir Soleil avec le Soleil. Mais non sans passer par la cendre. Pas sans éviter le dur calice et la croix brûlante. Rester immobile 40 jours. Cesser de courir l'épreuve absurde des musiques des sphères pour écouter le concert amer des désirs aphones. 

Ô Mère admirable qui me proposez ce grand jeu. Aidez-moi à bien y jouer. Aidez-moi à rester en place. À revêtir le lourd cilice du silence. Fortifiez mes faibles yeux pour qu’ils puissent contempler le Brasier bien réel de Sa Présence. 

Puis, une fois consumé, au matin de Pâques, soufflez la brise légère pour que mes cendres impures puissent se mêler à celles du Fils, renaissant éternellement dans cet aujourd’hui immortel.

C’est là mon incandescent désir.

Posté le 14 février 2018 à 02h40 par Le Salon Beige | Lien permanent

13 février 2018

Un Carême de prière pour les 40 Days for Life

Logo-40-days-1Comme chaque année, Riposte Catholique vous invite à rejoindre la chaîne de prière en soutien à toutes les intentions de la campagne de Carême des 40 Days for Life qui commencera mercredi des Cendres 14 février et se terminera le dimanche des Rameaux 25 mars.

Pendant cette sainte quarantaine, des milliers de chrétiens de toutes confessions vont se relayer 24 h sur 24 et 7 jours sur 7 dans 354 vigiles, aux États-Unis et dans 24 autres pays, pour prier devant des avortoirs afin que cesse le « crime abominable » de l’avortement.

Les participants catholiques s’engagent à prier quotidiennement et pendant 40 jours une dizaine de Je Vous salue Marie aux intentions de la campagne. Tous les inscrits recevront gracieusement, comme par le passé, une lettre d’information quotidienne qui leur indiquera, entre autres choses, l’intention du jour mais aussi d’autres nouvelles sur la campagne en cours.

Si vous voulez bien vous associer, merci de le signaler à Daniel Hamiche (daniel.hamiche@gmail.com) qui coordonne cette chaîne de prière “de l’arrière”.

Posté le 13 février 2018 à 13h56 par Michel Janva | Lien permanent

10 février 2018

23-27 avril : pèlerinage sur les pas de Padre Pio

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Posté le 10 février 2018 à 09h11 par Michel Janva | Lien permanent

09 février 2018

Ne pas interpréter le pari bénédictin comme un appel à quitter le monde

Dans un nouvel entretien à La Nef, Rod Dreher, auteur du Pari bénédictin, répond aux quelques critiques autour de son ouvrage. Extraits :

Comment-etre-chretien-dans-un-monde-qui-ne-lest-plus-Le-pari-benedictin"[...] L’affaire est sérieuse, et je rejoins Emile Poulat lorsqu’il décrit la culture post-religieuse de l’Occident moderne : « sans référence à Dieu, abandonnée au jugement individuel ». Ce triste constat est moins évident aux Etats-Unis, où nombre d’habitants se disent encore chrétiens. Mais nous n’avons ici guère plus qu’un pseudo-christianisme qu’un sociologue renommé, que je cite dans mon ouvrage, appelle « déisme éthico-thérapeutique » (DET), qui est au fond un culte rendu à soi. Je me rappelle les paroles prophétiques de saint Jean-Paul II sur la « culture de mort » et de Benoît XVI sur la « dictature du relativisme ». Quoique laïc, Michel Houellebecq est lui aussi, à sa manière, un vrai prophète. Difficile à lire, son œuvre n’en est pas moins un diagnostic précis et exact de la maladie mortelle qui nous affecte : le piège du sentimentalisme, où sont empêtrés tant de chrétiens ; cette croyance que le monde entier nous aimera si nous sommes gentils et discrets.

[...] C’est exactement ce que je me suis demandé à la lecture de la critique du Pari bénédictin parue dans la Civiltà Cattolica. Son auteur, le père jésuite Andreas Gonçalves Lind, y rejette ma thèse au motif que je refuserais un « vrai dialogue » avec le monde. Ce qui est absurde. Bien sûr que nous devons discuter avec tous : j’encourage même les chrétiens à former des alliances entre les différentes confessions, et même avec les mormons, les juifs et les musulmans, afin de défendre ensemble le principe de liberté religieuse. Le monde a beaucoup à nous apprendre et nous ne devons pas nous en couper. Et nous avons quelque chose à lui apporter : la vérité du Christ.

Mon problème avec le « dialogue » prôné par certains chrétiens de gauche est qu’il consiste en général à négocier les termes de notre reddition. Comme le disait saint Jean-Paul II, l’Eglise doit proposer, non imposer. Or, beaucoup de chrétiens de gauche parlent de dialogue mais se garderaient bien de proposer quoi que ce soit, à commencer par la Bonne Nouvelle, comme s’ils en avaient honte. Etre en désaccord ne signifie pas être fermé et vindicatif, que diable ! Comme l’a récemment dit l’excellent universitaire canadien Jordan Peterson, dans la recherche de la vérité, il faut savoir risquer d’offenser l’autre et d’être soi-même offensé. Rien n’est plus normal.

Nous devons dialoguer avec le monde, et pour ce faire, nous devons être confiants. Il est tout de même étonnant que j’aie plus de mal à dialoguer avec des catholiques ou des orthodoxes progressistes qu’avec des musulmans ou des fondamentalistes chrétiens, qui se trompent, certes, sur beaucoup de sujets, mais respectent tout de même la vérité. [...]

Il ne faut surtout pas que les catholiques interprètent le pari bénédictin comme un appel à quitter le monde pour former des communautés de « purs ». Ce serait un véritable désastre. [...]

Vous posez la règle de saint Benoît de Nursie comme un modèle de vie dont peuvent s’inspirer tous les fidèles. Pensez-vous qu’il faille pour les chrétiens opposer la morale du devoir à la morale des vertus ? 

Bonne question. L’Evangile nous apprend (Mc, 2) que la loi a été faite pour l’homme, non l’homme pour la loi. Le Seigneur parle ici de la tension féconde entre la miséricorde et la justice. Les règles sont faites pour nous révéler les vérités morales et nous conduire à notre véritable but, celui de vivre dans le Christ. Mais d’un autre côté, le rigorisme et l’idée que les règles sont une fin en soi et non une voie conduisent à l’idolâtrie. Les pharisiens idolâtraient la loi, et c’est pour cette raison que Jésus leur a dit : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés. » Gardons-nous de cette tentation.

N’allons pas pour autant nous figurer que la loi n’existe pas, ou qu’il n’est pas besoin de l’appliquer avec sérieux. Je suis d’accord avec le pape François lorsqu’il décrit l’Eglise comme un hôpital de campagne : si tel est bien le cas, nous devons soigner les âmes malades. Pour ce faire, nous ne pouvons leur appliquer le rigorisme d’une vie écrasée par la loi, mais il nous faut la dispenser, par petites doses d’abord. Cela requiert une véritable sagesse pastorale, difficile en un temps où beaucoup de fidèles et de prêtres se conduisent comme s’il n’y avait pas de loi, ni de nécessité au repentir.

Il y a trente ans, alors en pleine conversion, je rencontrai un aumônier catholique dans mon université. Naïvement, je m’imaginais qu’il me donnerait les moyens, puisque nous étions en milieu universitaire, d’approfondir intellectuellement ma foi. On ne pouvait être plus éloigné de la réalité !

Qu’il me soit permis d’évoquer un sujet très personnel. A l’époque, je me repentais d’un péché de chair : je pensais avoir mis une jeune fille enceinte. Elle me disait que, si tel était le cas, elle se ferait avorter, et je savais que, malgré mes protestations, elle y était prête, ce qui aurait fait de moi un complice de la mort de mon enfant. C’est à ce moment que j’ai pris toute la mesure des conséquences de ma conduite sexuelle, et que j’ai décidé de changer. Je croyais en Dieu, mais, me sachant pécheur, je n’avais pas pour autant l’intention de vivre chastement. Ma liberté sexuelle m’importait plus que le Christ. Après cet épisode, les choses ont radicalement changé, et je m’en suis ouvert au prêtre.

Trois mois après mon entrée en catéchuménat, j’ai quitté cette paroisse : le prêtre et la religieuse qui l’assistait ne mentionnaient jamais l’enseignement de l’Eglise. Ils se contentaient de psychologie de comptoir : aucun appel au repentir ni à la sainteté, aucune aide pour les faibles tels que moi. Au fond, tout ce qu’ils faisaient était de nous maintenir dans notre péché, de nous dire que tout allait bien, et qu’il suffisait de reconnaître que Dieu nous aime comme nous sommes. Ce qui est vrai, bien sûr ! Mais parce qu’Il nous aime, Il nous appelle à sortir d’Egypte, c’est-à-dire de l’esclavage du péché.

Or, ce que l’on m’enseignait, c’est qu’il ne s’agissait nullement d’esclavage. Pour moi, les passions étaient des maîtres terribles, dont je savais que le Christ pouvait me libérer. C’est pour cette raison que j’ai fui l’aumônerie universitaire et rejoint une paroisse en ville tenue par un vieux chanoine irlandais qui célébrait la messe tridentine. Celle-ci ne m’intéressait guère, mais je sentais que, parce qu’il la célébrait, ce prêtre avait une foi et une conviction solides. Quand je lui eus raconté mon histoire, il me dit : « Jeune homme, quand j’en aurai fini avec vous, vous n’aurez peut-être plus envie de devenir catholique, mais au moins vous saurez ce que signifie être catholique. » C’était il y a trente ans et il est sûrement mort depuis, mais j’ai toujours les larmes aux yeux lorsque je pense à lui. Il m’avait offert la plus belle des miséricordes.

La culture de mort se révèle quand la rigidité morale et le légalisme prennent le pouvoir. C’est pour cette raison qu’il fallait combattre jadis le jansénisme. Mais cette culture fleurit aussi quand la licence morale et l’absence de règles prennent le pouvoir, c’est-à-dire quand on nous promet le christianisme, mais sans la Croix. La Voie, celle du Christ, le chemin de liberté qui traverse le désert, le chemin de la vie nouvelle, est pavé de cette tension entre justice et miséricorde. [...]"

Posté le 9 février 2018 à 17h39 par Michel Janva | Lien permanent

08 février 2018

Nous assistons à une offensive homosexuelle sans précédent dans l'Eglise

Unknown-13L'affaire de Mgr Juan Barros évêque d'Osorno au Chili, soupçonné d'avoir tu les agissements d'un prêtre pédophile, révèle que le lobby gay a bien pénétré l'Eglise. Dans l'avion qui le ramenait à Rome, le pape François avait notamment déclaré que le Vatican avait enquêté sur Mgr Barros, sans trouver "d'élément pour le condamner".

"Vous me dites qu'il y a des victimes, mais je ne les ai pas vues, elles ne se sont pas présentées à moi".

Et il s'est déclaré "convaincu" de l'innocence de l'évêque.

JuanBarrosMadrid_CEChile-800x450Or, le 12 avril 2015, l'Irlandaise Marie Collins, elle-même "rescapée" d'abus sexuels, qui a finalement claqué en 2017 la porte de la commission papale de lutte contre la pédophilie, est venue spécialement à Rome porteuse d'une lettre d'un Chilien victime d'abus, Juan Carlos Cruz. Mgr Juan Barros [photo], nommé par le pape à la tête du diocèse d'Osorno, en 2015, est soupçonné d'avoir passé sous silence les actes du père Fernando Karadima. Ce prêtre octogénaire a été reconnu coupable en 2011 par un tribunal du Vatican d'avoir commis des actes pédophiles dans les années 1980 et 1990. Selon Marie Collins, au moins trois victimes directes de Karadima accusent Mgr Barros d'avoir été témoin de certains actes. Mgr Barros nie ces accusations. Cette lettre a été remise en avril 2015 au cardinal Sean O’Malley, proche du pape, qui assure que la lettre a été transmise au pape.

Riccardo Cascioli commente dans un texte traduit par benoît-et-moi :

"Le scandale des abus sexuels au Chili est aujourd'hui une mine qui risque d'exploser à Rome. Les faits sont maintenant bien connus et tournent autour des excellentes couvertures - chiliennes d'abord, mais aussi romaines - d'un célèbre prêtre chilien, le Père Fernando Karadima, leader d'une communauté dont sont sortis plusieurs prêtres et évêques, dont le très discuté Juan Barros, au centre de l'histoire qui voit aujourd'hui comme protagoniste le Pape François lui-même.

[...] Déjà dans le collimateur pour avoir nommé Barros évêque d'Osorno en janvier 2015, malgré la forte opposition d'une partie de l'épiscopat chilien et des fidèles de ce diocèse, les déclarations du Pape François à la fin de la visite au Chili ont suscité un véritable tollé. A ceux qui lui demandaient de rendre compte de cette nomination, le Pape - avec des mots forts - a répondu en parlant de calomnie et d'absence de preuves contre Mgr Barros, argument répété ensuite dans la conférence de presse en vol, même s'il a au moins essayé de corriger la terminologie (mais après un communiqué de censure publique signé par le Cardinal O'Malley, l'un des neuf conseillers appelés par le Pape à remanier la Curie romaine, qui est également à la tête de la Commission vaticane pour la protection des mineurs). En outre, le pape François avait déclaré qu'il n'avait jamais rien reçu des victimes présumées d'abus sexuels qui accusaient Barros. Or, le document publié il y a deux jours par l'Associated Press démontre exactement le contraire: ce serait le Cardinal O'Malley lui-même qui aurait remis au Pape en avril 2015 une lettre de huit pages dans laquelle l'une des victimes du Père Karadima relate en détail les abus subis et la responsabilité directe de Barros.

Unknown-14De plus, ce démenti de la version du Pape semble être la cerise sur le gâteau d'une attitude qui avait déjà suscité une forte perplexité. En 2014, en effet, le Pape François avait déjà disposé que Mgr Barros devait renoncer au ministère épiscopal avant de revenir sur ses pas, de le nommer évêque d'Osorno et de défendre sa nomination avec bec et ongles, malgré les critiques de la Conférence épiscopale chilienne. Le Pape n'a pas non plus expliqué la raison de ce brusque changement d'orientation à son retour du Chili, mais des sources du Vatican citent le cardinal Francisco Javier Errazuriz comme la véritable cause de la volte-face. L'ex-archevêque de Santiago [photo] est en effet dans le fameux C9 (Conseil des neuf cardinaux) qui accompagne le Pape dans le projet de réforme de la Curie. Errazuriz jouit certainement de la confiance et de l'estime du Pape François, qui l'a en effet voulu au C9, mais au Chili il est considéré comme le grand "enterreur", celui qui pendant des années a empêché que des mesures soient prises contre Karadima et retardé l'établissement de la vérité. Il est facile de penser que le rôle du vieux cardinal chilien a joué un rôle majeur dans l'attitude du Pape.

Mais en dehors de la reconstruction de l'affaire Barros, le cas du Chili est important car il confirme ce qui est déjà connu mais toujours censuré. En d'autres termes, les cas dits de pédophilie sont en fait dans la grande majorité des problèmes d'homosexualité. Comme on le sait, la pédophilie elle-même concerne l'attirance des adultes pour les enfants prépubères. Quand il s'agit d'adolescents, on doit en revanche parler d''éphébophilie et elle a des homosexuels comme protagonistes. C'est de cela que nous parlons pour le Chili, mais cela concerne au moins 80% des cas qui passent dans la chronique de façon erronée comme des cas de pédophilie dans l'Église. C'est du moins ce qui ressort des rapports du John Jay College sur les cas enregistrés dans l'Église américaine.

Cela peut sembler une différence mineure - il s'agit toujours d'abus sur mineurs, pourrait-on dire - et au contraire, c'est un point fondamental, parce qu'il permet de dire clairement que le problème dans l'Église n'est pas la pédophilie mais l'homosexualité. C'est une réalité que l'on veut dissimuler parce qu'elle est désagréable pour le lobby gay engagé à promouvoir la normalisation de l'homosexualité dans l'Église. Surtout au cours de ces toutes dernières années, nous assistons à une offensive homosexuelle sans précédent, qui s'attaque maintenant au Catéchisme, comme nous l'avons vu ces derniers jours. Le cas des cours pour fiancés homosexuels à Turin - aujourd'hui suspendus après la réaction suscitée - et la bénédiction pour les couples homosexuels soutenue par le Cardinal Marx, président de la Conférence épiscopale allemande, ne sont que les derniers épisodes. Il est clair qu'on joue sur le malentendu de l'accueil des personnes avec des tendance homosexuelle - ce qui est normal - pour faire passer l'homosexualité, qui est au contraire «un désordre objectif». Ce n'est pas par hasard que dans l'Église italienne, par exemple, les expériences d'accompagnement qui s'inscrivent dans le sillage de l'enseignement de l'Eglise - comme Courage et l'Associazione Lot - sont entravées, pour faire place aux associations qui promeuvent l'expérience LGBT, et qui prétendent que l'homosexualité est une orientation sexuelle équivalente à l'hétérosexualité.

C'est la preuve que le lobby homosexuel s'est maintenant enraciné dans l'Église; et même, nous pouvons affirmer avec certitude qu'une escalade est en cours au sein de la hiérarchie ecclésiastique, avec l'occupation de postes clés au Vatican et dans de nombreux diocèses et organismes ecclésiaux (sans parler des médias, voir le cas d'Avvenire). On peut dire sans se tromper que le lobby gay n'a jamais été aussi puissant dans l'Église, et l'imbroglio chilien est lui aussi fils de cet étrange tissage de liens troubles et de chantages.

C'est justement ce facteur qui risque de rendre vaine une grande partie du travail accompli pendant les pontificats de saint Jean-Paul II et de Benoît XVI pour frapper les abus sexuels sur mineurs. Un fait qui est également démontré par l'affaiblissement récent de la section disciplinaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi appelée à traiter les cas d'abus sexuels commis par le clergé: jusqu' à il y a quelques mois, dix fonctionnaires de la Congrégation étaient chargés de traiter les volumineux dossiers à cet égard; précisément en raison de la charge de travail, une augmentation des effectifs avait été promise, alors que le licenciement soudain de trois prêtres par le Pape (sans donner de raisons, avait dénoncé Gerhard Müller, le préfet de l'époque) réduisait à sept le nombre des responsables, sans personne ayant pour langue maternelle le français et l'anglais. Autrement dit, l'affaire Barros n'est pas un épisode isolé, elle n'est que la pointe de l'iceberg."

Posté le 8 février 2018 à 18h47 par Michel Janva | Lien permanent

Conférence « Dieu ou rien » du cardinal Sarah

Posté le 8 février 2018 à 13h39 par Michel Janva | Lien permanent

04 février 2018

10-14 avril : pèlerinage à Rome

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Posté le 4 février 2018 à 09h09 par Michel Janva | Lien permanent

02 février 2018

8-16 mars : pèlerinage en Terre Sainte

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Posté le 2 février 2018 à 14h07 par Michel Janva | Lien permanent

30 janvier 2018

Eglise en Chine : « ne pas créer un autre cas Mindszenty »

Le cardinal Joseph Zen Ze-Kiun, évêque émérite de Hong Kong, a rencontré le Pape François le 12 janvier, à qui il a fait part de ses graves inquiétudes concernant les démarches récemment effectués en Chine par les représentants du Vatican. Ces démarches ont consisté à demander à deux évêques « souterrains » et reconnus par le Saint-Siège, ceux de Shantou et de Mindong, de laisser leur place à deux évêques nommés par le gouvernement, tous deux illégitimes, le premier étant même publiquement excommunié. Extrait du récit du cardinal :

B_1_q_0_p_0"Ce soir-là, la conversation a duré environ une demi-heure. J’étais assez désordonné dans la façon de m’exprimer mais je pense avoir atteint l’objectif de faire part au Saint-Père des préoccupations de ses enfants fidèles en Chine.

La question la plus importante que j’ai posée au Saint-Père (qui figurait également dans la lettre) était de savoir s’il avait eu le temps « d’étudier la question » (comme il l’avait promis à Mgr Savion Hon). Au risque d’être accusé de briser la confidentialité, j’ai décidé de vous dire ce que Sa Sainteté m’a dit : « Oui, je leur ai dit [à ses collaborateurs du Saint-Siège] de ne pas créer un autre cas Mindszenty » !  J’étais là en présence du Saint-Père, en tant que représentant de mes frères chinois dans la souffrance.  Ses mots devraient être bien compris comme une consolation et un encouragement pour eux plus que pour moi.

Cette référence historique au card. József Mindszenty, l’un des héros de notre foi, a été très significatif et approprié de la part du Saint-Père. (Le card. József Mindszenty était l’archevêque de Budapest, cardinal primat de Hongrie sous la persécution communiste.  Il a beaucoup souffert pendant plusieurs années en prison.  Pendant la brève vie de la révolution de 1956, il fut libéré par les insurgés et, avant que l’Armée rouge ne détruise la révolution, il se réfugia dans l’ambassade américaine. Sous la pression du gouvernement, le Saint-Siège lui ordonna de quitter le pays et nomma un successeur agréé par le gouvernement communiste).

J’espère, par cette révélation, avoir satisfait le légitime « droit de savoir » des médias et de mes frères en Chine. Le plus important pour nous est de prier pour le Saint-Père en chantant le très à propos hymne traditionnel « Oremus » : « Oremus pro Pontifice nostro Francisco, Dominus conservet eum et vivificet eum et beatum faciat eum in terra et non tradat eum in animam inimicorum eius ».

Quelques précisions supplémentaires sont peut-être nécessaires :

  1. Je fais remarquer que le problème n’est pas la démission des évêques légitimes mais la demande de laisser leur place aux évêques illégitimes et excommuniés. Même si la loi sur la démission pour avoir atteint la limite d’âge n’a jamais été appliquée en Chine, de nombreux évêques souterrains âgés ont demandé avec insistance qu’on leur nomme un successeur sans jamais recevoir aucune réponse du Saint-Siège. D’autres, qui ont déjà un successeur désigné, et peut-être même la bulle signée par le Saint-Père, ont reçu l’ordre de ne pas procéder à l’ordination par peur d’offenser le gouvernement.
  2. J’ai surtout parlé des deux cas de Shantou et de Mindong. Je n’ai pas d’autres informations, mis à part la copie d’une lettre écrite par une dame catholique exceptionnelle, un professeur à la retraite, très impliquée dans les affaires de l’Eglise en Chine, dans laquelle elle met en garde Mgr Celli de ne pas faire pression pour légitimer l’ « évêque » Lei Shiying au Sichuan.
  3. Je reconnais être pessimiste à propos de la situation actuelle de l’Eglise en Chine mais mon pessimisme est basé sur ma longue et directe expérience de l’Eglise en Chine. De 1989 à 1996, j’ai passé six mois par an à enseigner dans les différents séminaires de la communauté catholique officielle. Et j’ai fait directement l’expérience de l’esclavage et de l’humiliation à laquelle nos frères évêques sont soumis. Sur base des informations récentes, il n’y a aucune raison de changer cette vision pessimiste.  Le gouvernement communiste est en train de promulguer de nouvelles lois de plus en plus dures qui limitent la liberté religieuse.  Ils sont actuellement en train de mettre en œuvre des lois qui n’existaient jusqu’à présent que sur papier (depuis le 1 février 2018, le rassemblement d’une communauté souterraine pour la messe ne sera plus toléré).
  4. Certains prétendent que tous les efforts pour parvenir à un accord [entre la Chine et le Saint-Siège] visent à éviter un schisme ecclésial. C’est ridicule ! Le schisme est déjà là, dans l’Eglise indépendante. Les papes ont évité d’employer le mot « schisme » parce qu’ils savaient que de nombreux membres de la communauté catholique officielle étaient là non par leur propre volonté mais contraints par des pressions très fortes.  L’ « unification » proposée forcera donc tout le monde [à entrer] dans cette communauté.  Le Vatican donnerait donc sa bénédiction à une nouvelle Eglise schismatique encore plus forte, tout en lavant la mauvaise conscience des renégats qui l’avaient volontairement rejointe et de tous ceux qui sont prêts à les suivre.
  5. N’est-il pas bon de chercher à trouver un terrain d’entente pour refermer la division entre le Vatican et la Chine qui dure depuis des décennies ? Mais est-il possible d’avoir quelque chose « en commun » avec un régime totalitaire ? Soit tu te rends, soit tu acceptes la persécution mais tu restes fidèle à toi-même. Pourrait-on imaginer un accord entre Saint Joseph et le Roi Hérode ?
  6. Est-ce que je pense que le Vatican est en train de vendre l’Eglise catholique en Chine ? Oui, tout à fait, si ils persistent dans la direction qui est évidente dans tout ce qu’ils ont fait ces derniers mois et au cours des dernières années.
  7. Certains experts de l’Eglise catholique en Chine disent qu’il n’est pas logique de supposer une politique religieuse plus contraignante de la part de Xin Jinping. Dans tous les cas, ici il n’est pas question de logique mais de la dure et cruelle réalité.
  8. Suis-je moi-même le plus grand obstacle au processus d’accord entre le Vatican et la Chine ? Si cet accord est mauvais, je suis plus que ravi d’être un obstacle."

Posté le 30 janvier 2018 à 10h44 par Michel Janva | Lien permanent

Le cardinal Wim Eijk appelle le pape à clarifier les doutes semés par Amoris laetitia

De Jeanne Smits sur RITV :

Images"Dans un entretien avec le quotidien néerlandais Trouw, l’archevêque d’Utrecht, le cardinal Wim Eijk vient d’appeler le pape François à apporter de la « clarté » face aux « doutes » semés par l’exhortation post-synodale Amoris laetitia à propos de l’accès à la communion pour les divorcés « remariés ». S’il s’efforce d’affirmer, dans cet entretien paru vendredi dernier, que le pape n’a « jamais, nulle part » déclaré que ces couples pouvaient recevoir le sacrement de pénitence et de l’Eucharistie, il emploie tout de même des mots qui ont été ceux de nombreux évêques, universitaires et théologiens, mais aussi ceux des quatre cardinaux des « Dubia » demandant au pape François de faire la lumière sur cette question, sans jamais recevoir de réponse.

Le cardinal Wim Eijk, connu pour ses positions fidèles à la tradition de l’Eglise en matière de morale familiale et conjugale, avait déclaré à l’issue des deux synodes sur la famille que l’Eglise catholique ne saurait modifier son enseignement traditionnel sur le refus de la communion aux couples divorcés « remariés », assurant alors que le pape ne changerait pas la doctrine à cet égard.

« A la suite des deux synodes sur la famille un document a été écrit par le pape, Amoris laetitia. De ce fait des doutes ont été semés. Les divorcés “remariés” peuvent-ils désormais communier ou non ? Ce que l’on voit, un peu, c’est que telle conférence épiscopale gère l’affaire d’une façon, tandis que tel autre la gère d’une manière exactement inverse. Mais bon, ce qui est vrai à l’endroit A ne peut subitement être faux à l’endroit B. A un moment donné on serait content de voir que la clarté soit faite. » 

[...] Interrogé sur la question de savoir ce qu’il attend du pape François, le cardinal a répondu : « Je dirais : éclairez-nous. A propos de ce point précis. Otez ce doute-là. Sous forme d’un document, par exemple. » [...]"

Posté le 30 janvier 2018 à 09h01 par Michel Janva | Lien permanent

28 janvier 2018

Terres de Mission : Bilan 2017 de la christianophobie en France

Eglise universelle : Se protéger et protéger sa famille de la culture pornographique

Mgr Paul Loverde, évêque émérite d'Arlington aux USA, a rendu publique une lettre pastorale: Rachetés à grand prix qui vise à permettre à chacun de se protéger et de protéger sa famille de la culture pornographique. Edité en France par la Fraternité Saint Pierre et mis, gratuitement, à la disposition des paroissiens ce texte dresse un état de la menace, répond aux objections les plus courantes et propose des moyens naturels et surnaturels de faire front. Monsieur l'abbé Le Coq présente ce livre après avoir taillé en pièces quelques lieux communs du genre: non à la pornographie, oui à l'érotisme, etc.

Eglise en France: ouverture des Etats-généraux de la bioéthique

Conformément à la loi qui prévoit une révision régulière des lois de bioéthique les Etats-généraux de la bioéthique ont été ouverts le 18 janvier dernier. Peu de temps auparavant, le 3 janvier, le quotidien officieux de l'épiscopat français "La Croix" avait publié un sondage très complaisant mettant en évidence le fait que les Français acceptaient majoritairement la GPA et la PMA. Membre de l’association Juristes pour l'Enfance Sabine Le Conte fait le point sur la situation juridique de ces pratiques ainsi que sur les difficultés qu'elles posent.

Eglise en Marche: Bilan 2017 de la christianophobie en France

Daniel Hamiche, rédacteur en chef de l'Observatoire de la Christianophobie dresse le bilan 2017 de ces actes ou mesures. En effet le christianisme en France est écrasé entre le marteau de la persécution violente, essentiellement d'origine musulmane, et l'enclume de la persécution insidieuse et légale portée par la laïcité de combat. L'alliance du sabre et de la toge pour faire disparaître les croix et les crèches des espaces publics, etc.

Posté le 28 janvier 2018 à 20h16 par Michel Janva | Lien permanent

L'unité entre les chrétiens ne pourra devenir effective que si elle est basée sur l'union à Dieu

En conclusion de la semaine de prière pour l'unité des chrétiens, le père Jean Geysens, moine de Chevetogne, a fait part de ses réflexions à sa communauté monastique, par une causerie dont voici un extrait :

Unité"Le passage de l'évangile proposé pour ce dernier jour vient de Jean 17. Il y a un beau petit n° du Catéchisme de l'Eglise Catholique à cet égard : Dans cette prière Pascale, sacrificielle, tout est récapitulé en Lui : Dieu et le monde, le Verbe et la chair, la vie éternelle et le temps, l'amour qui se livre et le péché qui le trahit, les disciples présents et ceux qui croiront en Lui par leur parole, l'abaissement et la gloire. Elle est la prière de l'Unité (n° 2748). Précisément : de quelle unité s'agit-il dans la prière dite sacerdotale du Christ, cité très souvent en contexte œcuménique ? Jusqu'aux premières décennies du XXème siècle, ces paroles (surtout le vs. 21) ont été comprises surtout comme une prière pour l'union de l'homme avec Dieu. Il s'agit d'une unité qui s'enracine en Dieu. Etre ancrés, enracinés, en Dieu, ainsi est la préoccupation principale de Jésus dans cette partie du discours d'adieu. L'unité entre les hommes et entre les disciples en particulier ne pourra devenir effective que si elle est basée sur ce qui est essentiel dans la foi, à savoir : l'union à Dieu, qui est la condition pour arriver à l'unité en Dieu.

Donc, la prière de l'Unité en Jn 17 a d'abord une signification mystique – participer consciemment à la vie trinitaire – et donne une dimension eschatologique au pèlerinage de la foi vers la Jérusalem céleste, « Jérusalem, ville où tout ensemble ne fait qu'un » (Ps 121, 3). Nous nous sommes un peu éloignés de la perspective de l'unité visible telle que le mouvement œcuménique – en tout cas en partie – la conçoit. Et justement, je voudrais méditer un peu avec vous autour de cette question : unité visible, oui, mais qu'est-ce à dire ? Qu'est-ce que cela signifie ? Mon propos manquera de logique, vous êtes avertis. Mais la vie, aussi la vie œcuménique, est souvent un puzzle où on ne trouve pas – pas encore – où insérer certaines pièces. En attendant, c'est un peu confus. Je vais essayer de décrire quelques paradoxes, ou même des perplexités – je veux dire en regardant le monde des chrétiens d'aujourd'hui et de hier – pour finalement opter pour l'espérance de la gloire, cette gloire que la prière de Jean 17 identifie en quelque sorte avec l'unité en Dieu.

Donc : unité visible, oui, mais laquelle ? Si l'on pense arriver un jour à une unité visible dans le sens institutionnel, cela semble plutôt une utopie, vu la faiblesse humaine dans histoire, marquée par le péché et la grâce. Il y aura sans doute toujours des groupes, assez importants peut-être, de chrétiens qui ne voudront pas s'y associer. Néanmoins, une utopie, déjà au plan humain, social, peut toujours appeler à une dynamique. Et ainsi on peut aller de rapprochement en rapprochement. Plus on se rapproche entre disciples, plus on s'approche du Christ, plus on fait de place pour sa venue. Sa venue en gloire. L'unité visible en plénitude ne sera sans doute réalisée qu'au Jour de la Parousie.

Mais, je dois nuancer cette approche purement eschatologique de l'unité. Car il y a certainement des unités visibles partielles possibles dans l'histoire. Prenons l'exemple de l'Eglise Catholique et l'Eglise ou les Eglises Orthodoxes. Comme le P. Louis Bouyer a écrit déjà dans les années '70 : avec plus de bonne volonté de part et d'autre, ce retour à la pleine communion aurait déjà dû être réalisé. On peut aussi relativiser l'exemplarité du premier millénaire – que l'on a tendance à prendre pour modèle – car les relations entre Rome et Constantinople, par exemple, sont beaucoup plus cordiales depuis le Bx. Pape Paul VI et le patriarche Athénagoras, qu'à certaines époques du premier millénaire, même celles où la communion sacramentelle était maintenue. Il faut oser chercher d'autres modèles que ceux du passé. Mais ceci est un autre sujet.

Je laisse la question de l'unité visible en suspens. Je voudrais aborder une autre question. On ne distingue pas assez, me semble-t-il, entre unité (ou pleine communion ecclésiale) et réconciliation. La dernière devrait être toujours et partout possible entre chrétiens et malheureusement elle ne l'est pas encore. Je veux dire ceci : il devrait être possible en tout lieu d'avoir des relations humaines normales – c'est un minimum au-dessous de la mesure évangélique – et des relations cordiales en tant que disciples du Christ, au-delà de nos divergences doctrinales et autres. Je crois que dans les Pays-Bas et en Allemagne, ainsi qu'en France ceci se vit déjà. Mais quand on apprend qu'en Irlande du Nord, à Belfast par exemple, un catholique ne peut entrer qu'à ses risques et périls dans un quartier protestant, et l'inverse ! Il y a encore quelques années on a intimidé des jeunes filles d'une école primaire catholique, qui doivent passer près d'un quartier protestant. On parle même d'un lynchage d'un ouvrier. Et sans doute que tous ces gens sont complètement indifférents ou presque pour les querelles théologiques qui sont à l'origine des divisions confessionnelles. Donc urgence de continuer à oeuvrer pour la réconciliation, là où elle n'est pas encore en place. En Grèce on peut rencontrer une marque plus bénigne de cela, lorsque – tout en restant poli – on vous fait sentir que vous n'êtes pas du même bord, qu'il faut maintenir une distance et si l'on se parle on pose vite des questions polémiques : par exemple, pourquoi avez-vous supprimé telle fête ? (il s'agissait de saint Georges). Donc, il y a encore du chemin à parcourir pour une réconciliation en profondeur. [...]

En conclusion, je voudrais insister sur la dimension missionnaire : sans chrétiens confessants on ne peut pas construite l'Eglise du Christ. On ne peut pas se contenter des valeurs chrétiennes ou des chrétiens anonymes. Je pense à l'effort missionnaire déployé par les moines au 19ième et dans la première moitié du 20ème siècle, ici en Europe occidentale. Cette nouvelle évangélisation, a peut-être mauvaise presse chez certains à cause du goût de pouvoir temporel qui peut y être associé ça et là, mais quoi de plus logique avec une solide théologie et spiritualité du baptême, que de souhaiter que les nombreux baptisés mais non vraiment initiés dans la foi et la vie chrétiennes, puissent en découvrir la beauté et la force de transformation de leur vie en louange de gloire ? Les Evangéliques nous reprochent – avec tact – que nous, les cathos, et sans doute aussi les orthodoxes, ne nous occupons pas assez de l'essentiel dans la vie de l'Eglise, à savoir la rencontre avec le Dieu vivant en JC.

La gloire, voilà, la dimension eschatologique, enfant pauvre au Concile Vatican II, qui baignait dans l'optimisme économique et sociétale des années '60. Notre temps de crise offre une nouvelle possibilité pour l'espérance de la gloire, celle de la venue du Christ. C'est ici que le témoignage des religieux est important pour maintenir cette tension dans l'Eglise. Important aussi pour l'oecuménisme : tout en s'efforçant de se rapprocher le plus possible d'une réelle unité dans l'histoire, en même temps, viser au-delà. Je regrette qu'en Flandre, il est devenu normal de laisser tomber la prière de l'embolisme après le Notre Père : c'est justement là que la bienheureuse espérance est exprimée.

Nous devons aussi redécouvrir en Eglise la vraie intercession, qui est autre chose que les intercessions (prière universelle) que l'on entend souvent dans les églises surtout paroissiales, où l'on a l'impression que l'on veut surtout sensibiliser l'opinion publique des fidèles, les motiver pour faire des choses et informer de façon immodérée le Seigneur. Souvent on n'ose pas demander ce qu'il faudrait demander et l'on demande à Dieu de faire des choses qu'Il attend justement de nous. Il est difficile de vouloir coûte que coûte actualiser sans tomber dans la moralisation. Je préfère la litanie de la paix du rite byzantin, même en contexte de rite romain. Lorsque j'évoque l'intercession, je veux dire la supplication ardente devant la face de Dieu. Comme disait sainte Thérèse de Jésus: le monde est en feu, ce n'est pas le moment d'importuner le Seigneur avec des bagatelles."

Posté le 28 janvier 2018 à 10h52 par Michel Janva | Lien permanent

Pèlerinage au Kazakhstan en avril 2018

Capture d’écran 2018-01-23 à 19.17.05L’idée d’un pèlerinage au Kazakhstan est née de la rencontre avec un évêque qui n’a pas froid aux yeux, Mgr. Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana, la capitale du plus grand pays d’Asie Centrale. Si le Kazakhstan est majoritairement musulman, 30% des habitants sont chrétiens et cette ancienne république soviétique, très proche de la Russie de Vladimir Poutine est un pôle de stabilité. Les catholiques sont certes moins nombreux que les Orthodoxes mais très dynamique et s’assume : la communion est obligatoirement donnée sur la langue, même dans la forme ordinaire du rit romain par volonté des évêques locaux. Le catholicisme y est établi depuis les missionnaires mendiants (Franciscains et Dominicains : Jean de Plan Carpin, Guillaume de Rubrouck) envoyés au milieu du XIIIe s. par le Pape et Saint Louis auprès des Mongols à la cour de Karakorum, dans l’espoir de prendre à revers le calife (le royaume du prêtre Jean). L’époque soviétique vit la destruction programmée de toute la hiérarchie et des structures administratives de l’Église. Le Kazakhstan abrita de très nombreux camps de concentration soviétiques du système du goulag (Karlag, Steplag où était Soljénitsyne) qui produisirent plusieurs martyrs (les bienheureux Nicétas Budka (1877 – 1949), Bx. Oleska Zaryckyj (1912 - 1963) et Wladyslaw Bukowinski (1904 – 1974), la servante de Dieu Gertrud Detzel). Chez les survivants, une « Église du silence » s’organisa rapidement, sous la houlette de Mgr. Alexandre Chira (1897-1983).

Visite d’Almaty, l’ancienne capitale des montagnes du Sud, de Karaganda, le cœur catholique du pays et d’Astana, la nouvelle capitale des steppes.

Rencontres avec Mgr Schneider.

Pèlerinage ouvert à tous. Messe tous les jours dans la forme extraordinaire. 1.950 € sur base chambre double. Pour tout renseignement, consultez le site ou appelez l’Abbé Cyrille Debris au 06 02 31 77 59.

Posté le 28 janvier 2018 à 09h15 par Michel Janva | Lien permanent

27 janvier 2018

Top 5 des infos amusantes sur la Rochefort 10 !

« Ahhh, la fameuse Rochefort 10 ! » répondent souvent les connaisseurs, avec des étoiles dans les yeux ! Et pour cause, cette bière trappiste est mythique a bien des égards. Alors pour vous la présenter, on vous a fait un top 5 des infos amusantes à savoir sur la Rochefort 10, que vous retrouverez dans la Divine Box de bières trappistes !

Sans titreLa fameuse Rochefort 10 / Crédits photos : @dangerdan_yvr (Instagram)

#1 – La Rochefort 10 est labellisée « Authentic Trappist Product », une appellation rarissime 🏆

Le logo « Authentic Trappist Product » certifie depuis vingt ans l’authenticité monastique de différents produits, et notamment de certaines bières. Il garantit trois choses :

1Le logo « Authentic Trappist Product », garantissant l’authenticité monastique notamment des bières trappistes.

#2 – Rochefort 10 : une des meilleures bières du monde 😋

« Oui, mais selon qui ? Selon quoi ? ». Eh bien figurez-vous qu’il existe un site (ratebeer.com) qui permet aux connaisseurs de noter toutes les bières du monde. A ce jour, la Rochefort 10 a ainsi été notée par près de 5000 amateurs, et a obtenu la note moyenne de … 100/100. Et au classement des 50 meilleures bières du monde, elle figure #12 ! On ne souhaite cependant pas influencer votre palais, qui restera toujours le dernier juge … !

#3 – La Rochefort 10 a un petit surnom : la « Merveille » 🌇

Lors de sa création officielle en 1950, la Rochefort 10 ne s’appelait pas « 10 », mais « Merveille » ! Sa consoeur la Rochefort 8 s’appelait « Spéciale », et la Rochefort 6 « Trappiste ». D’où vient le surnom de « Merveille » pour la Rochefort 10 ? Nul ne le sait vraiment. Mais on peut facilement imaginer que ce descriptif fit son apparition pour qualifier la robe brune foncée et les arômes de caramel, de chocolat, de fruits secs et de fruits noirs ! On me chuchote d’ailleurs que cette « Merveille » serait glissée de temps à autres dans la Divine Box 100% bière trappiste …

2La Rochefort 10 et sa fameuse capsule bleue / Crédits photos : @wolseley_ales (Instagram)

#4 – La Rochefort 10 est brassée dans la « cathédrale de la bière »

L’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort en Belgique est connue pour ses bières trappistes, mais aussi pour sa salle de brassage. Cette dernière est surnommée la « cathédrale de la bière » ! D’une surface modeste de 240m2, elle est couverte de superbes vitraux, et présente des cuves rayonnantes de cuivre ! Voyez plutôt sur la photo ci-dessous …

3La « Cathédrale de la bière », surnom de la salle de brassage de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort / Crédits photos : Dan Neuer Photography

#5 – Rochefort 10 : une des bières les plus fortes du monde ! 💪

En taux d’alcool, la Rochefort 10 est la plus forte de toutes les bières trappistes, et l’une des bières les plus fortes du monde, car elle titre à 11,3% ! Mais rassurez-vous, les moines ont bien fait les choses : les arômes de cette bière mythique contrebalancent très bien l’alcool, et vous n’aurez pas l’impression de boire un digestif … Pour la petite histoire, le chiffre 10 n’indique pas le taux d’alcool de la Rochefort 10, comme vous l’aurez compris. Ce numéro correspond à une valeur d’une ancienne mesure belge que l’on vous expliquait dans un précédent article ! Et pour vous plonger dans les autres anecdotes sur la Rochefort 10, direction le « petit guide des bières trappistes ». Divine Box est sympa et vous l’offre dans la première box de votre abonnement à leur box trappiste !

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Soyez sages et consommez avec modération.

Posté le 27 janvier 2018 à 20h11 par Michel Janva | Lien permanent

Le pape reconnaît les vertus héroïques de Madeleine Delbrêl

Unknown-24Par le même décret de ce matin, la Congrégation pour l cause des saints reconnaît les vertus héroïques de Madeleine Delbrêl, laïque, née à Mussidan en 1904 et décédée à Ivry-sur-Seine en 1964.

Pour mieux la connaître, vous pouvez parcourir ce site.

Madeleine Delbrêl naît dans une famille athée. Son père et son grand-père sont cheminots. À l'âge de dix-sept ans, sa profession d'athéisme est radicale et profonde mais, en trois ans, à la suite de la rencontre d'un groupe d'amis chrétiens et de l'entrée chez les dominicains du garçon qu'elle aimait, elle entame une conversion qui aboutit à la foi à l'âge de vingt ans. Le 19 mars 1924, "éblouie par Dieu", lors d'un passage en l'Église Saint-Dominique de Paris (14è arrondissement), elle se convertit.

Par le scoutisme elle devient une assistante sociale très active, elle s'installe avec quelques amies et travaille dans la banlieue ouvrière, à Ivry-sur-Seine, seule municipalité communiste de France en 1933. Elle se confronte alors avec l'athéisme marxiste, n'hésitant pas, à contre-courant, à annoncer l'Évangile.

Elle fonde une communauté de jeunes femmes qui se sont nommées « la Charité », avant d'être connues comme « Équipes Madeleine Delbrêl ». Il s'agit « d'y être le Christ » et non « d'y travailler pour le Christ ». La méthode ? rencontrer les gens où ils vivent, devenir leur ami, les recevoir chez soi, s'entraider. En matière de travail social, elle rappelle la nécessité de développer des actions collectives en vue de faire évoluer les politiques sociales. Elle écrit en 1937 :

« Il est peut-être plus touchant de visiter, dans sa journée, cinq ou dix familles nombreuses, de leur obtenir à grand renfort de démarches tel ou tel secours ; il serait sans doute moins touchant mais plus utile, de préparer le chemin à tel texte légal qui améliorerait l’état familial de toutes les familles nombreuses connues ou inconnues de nous. »

Posté le 27 janvier 2018 à 12h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Les moines de Tibhirine reconnus martyrs par l'Eglise et bientôt béatifiés

Annonce faite par radio Vatican : 

"C'est au cours d’une audience avec le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, le 26 janvier, que le Pape François a donné son accord pour la promulgation des décrets de béatification.


L’évêque d’Oran de 1981 à 1996, Mgr Pierre Claverie, six religieuses et onze moines, dont les sept cisterciens de Tibhirine, voient donc leur martyre reconnu par l’Église catholique, 21 ans après leur assassinat. Leur cause de béatification avait, elle, été ouverte en 2006 à Alger.


Mgr Pierre Claverie, évêque d’Oran depuis octobre 1981, avait été assassiné le 1er août 1996, à 58 ans, dans l’explosion d’une bombe déposée devant son évêché.

L’attentat était intervenu peu après la visite en Algérie du ministre français des affaires étrangères, Hervé de Charette, qui s’était rendu sur les tombes des sept moines français de Tibhirine.

Les sept moines cisterciens de Tibhirine, eux, avaient été enlevés en mars 1996 dans leur monastère de Notre-Dame de l’Atlas. Leur mort avait été annoncé plusieurs semaines plus tard, par un communiqué du Groupe islamique armé (GIA). Seules les têtes des moines avaient ensuite été retrouvées, le 30 mai 1996, au bord d’une route, non loin du monastère.

Depuis vingt ans, trois thèses sont régulièrement avancées pour expliquer la mort des frères: celle d’une bavure de l’armée algérienne, d’une manipulation des services secrets algériens, ou celle d’un acte atroce perpétré par les groupes islamistes armés qui semaient la terreur en Algérie dans les années 1990.

En septembre 2017, le Pape s’était déjà montré très sensible à la signification du sacrifice de l’ancien évêque d’Oran et de ses 18 compagnons. Mgr Paul Desfarges, archevêque d’Alger, accompagné de l’évêque d’Oran, Mgr Jean Paul Vesco et du père Thomas Georgeon, postulateur de la cause en béatification de ces martyrs, avaient été reçus par le Pape François".

Posté le 27 janvier 2018 à 12h05 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

24 janvier 2018

Témoignage de Mgr Marayati, archevêque arménien d'Alep, ce soir à Paris

Cathédrale arménienne Paris - 24 janvier 2018

Posté le 24 janvier 2018 à 15h39 par Michel Janva | Lien permanent

Jim Caviezel : Notre monde a besoin de guerriers fiers, animés par leur foi

CaptureJim Caviezel, l’acteur qui a interprété le rôle du Christ dans le film La Passion du Christ de Mel Gibson est intervenu devant plus de 8000 étudiants catholiques à Chicago aux Etats-Unis. Il les a exhortés à porter la Bonne Nouvelle au monde entier :

« Je veux que vous alliez dans ce monde païen et que vous ayez le courage d’exprimer votre foi en public sans honte. »

Notre monde

« a besoin de guerriers fiers, animés par leur foi. Des guerriers comme Saint Paul ou Saint Luc, qui ont risqué leur nom, leur réputation, pour apporter au monde leur foi et leur amour pour Jésus »

« Dieu appelle chacun de nous – chacun de vous – à faire de grandes choses. Mais d’abord, vous devez vous engager à prier, aider, méditer sur les Saintes Écritures et prendre les sacrements au sérieux. »

Revenant sur son rôle dans le film de Mel Gibson :

« Quand j’étais sur la croix, j’ai compris que Sa souffrance était notre rédemption. Rappelez-vous qu’aucun serviteur n’est plus grand que le maître. »

« Pour arriver à Dieu, nous devons vivre avec le Saint-Esprit comme bouclier et le Christ comme épée. Puissions-nous ainsi rejoindre Saint Michel et tous les anges pour envoyer Lucifer et sa horde directement à l’enfer auquel ils appartiennent ! »

Voici la vidéo en anglais. Pour avoir la traduction automatique, cliquez sur le bouton paramètres (la roue en bas à droite) et sélectionnez les sous-titres en français :

Posté le 24 janvier 2018 à 12h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

17 janvier 2018

L'unité dans la Sainteté

Le Frère Jean-Marc Miele sv a rédigé pour les lecteurs du Salon beige un texte pour l'unité des chrétiens, à l'occasion de la semaine pour l'unité des chrétiens du 18 au 25 janvier, afin de déposer les divisions entre chrétiens, malgré nos désaccords

Posté le 17 janvier 2018 à 17h15 par Michel Janva | Lien permanent

11 janvier 2018

13 janvier : témoignage de Jean-Yves Nériec à Sorgues (84)

Capture d’écran 2018-01-11 à 17.38.57

Voici son témoignage à Toulon, en octobre 2016 :

Posté le 11 janvier 2018 à 17h41 par Michel Janva | Lien permanent

Les hymnes mariales du Bréviaire romain

AulagnierLes Presses de la Délivrance viennent de publier un ouvrage de l'abbé Aulagnier consacré à l'étude des hymnes mariales du Bréviaire romain. Les hymnes du Bréviaire romain sont d’une richesse poétique et théologique sans égale. C’est pourquoi il faut vivement remercier l’abbé Aulagnier d’en faire profiter les fidèles, et même les simples curieux.

Lisant ligne à ligne l’ensemble des hymnes mariales du Bréviaire, il nous offre une mariologie enracinée dans la Sainte Écriture, dans la Tradition et dans le Magistère de l’Église, faisant goûter à tous les beautés du latin d’Église, comme les audaces poétiques des auteurs de ces hymnes que nous lisons souvent sans y penser.

L’abbé Paul Aulagnier, ordonné par Mgr  Lefebvre en 1971, est prêtre de l’Institut du Bon Pasteur.

Posté le 11 janvier 2018 à 14h51 par Michel Janva | Lien permanent

Que nous soyons tous de plus en plus lucides

Extrait de l'éditorial de Philippe Maxence dans L'Homme Nouveau :

Une-1654"[...] À sa manière, c’est à un exercice de lucidité que s’est livré l’historien Alain Besançon dans le dernier numéro de la revue Commentaire (n° 160, hiver 2017-2018). Ancien communiste, revenu à la foi catholique, il n’a cessé depuis lors d’étudier ce qu’il avait quitté et de s’inquiéter au sujet de celle qu’il avait rejointe. En 1996, il fit ainsi paraître Trois tentations dans l’Église, un essai percutant qui voulait prendre à bras-le-corps les mirages qui se présentaient à l’Église. Sous le titre Les voies de l’athéisme catholique, il récidive aujourd’hui, le temps d’un article, en décrivant quatre dérives à laquelle l’Église a été sujette après le concile Vatican II. De quoi s’agit-il exactement ? De la destruction de l’art sacré, du « tripatouillage des textes sacrés », (notamment de la suppression dans le bréviaire des psaumes dits imprécatoires), de « la rétention des sacrements » et de l’affadissement liturgique, ce que l’historien appelle « la liturgie en rond ». Derrière une expression parfois un peu lapidaire – mais l’auteur de ces réflexions invite au dialogue et à la critique –, se profile en fait le constat de la perte de la foi, y compris chez des catholiques qui ont fini par adhérer à un humanitarisme bavard, teinté d’un optimisme béat, devenu la seule foi à laquelle ils croient. « À la place de Dieu, écrit Alain Besançon, une idole est offerte à l’adoration, qui porte le nom de Dieu, qui a toutes ses propriétés, mais qui n’est pas Dieu. Il n’est pas à craindre parce qu’il est très gentil. » On pourra certes reprocher à l’auteur de dresser un constat juste – mais quel est le clerc qui oserait s’aventurer aussi loin ? – sans proposer aucune solution. Mais le premier remède ne tient-il pas justement dans cet effort de lucidité auquel aucun d’entre nous ne peut échapper, sauf à se perdre ? [...]"

Posté le 11 janvier 2018 à 10h33 par Michel Janva | Lien permanent

08 janvier 2018

Rob Dreher sur TV Libertés : Le pari bénédictin

Le journaliste américain Rod Dreher vient parler de son ouvrage :”Le pari bénédictin : comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus”. A travers cet ouvrage, ce penseur influent du milieu conservateur américain revient sur la crise politique qui touche les sociétés occidentales et plus particulièrement son pays les Etats-Unis. Assez sceptique quant à l’avènement de Donald Trump, il propose un renouveau de l’occident chrétien en s’inspirant du monachisme qui permis de faire face à l’effondrement de Rome. Un entretien avec un doublage assuré par Hervé Grandchamp.

Posté le 8 janvier 2018 à 19h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

Des évêques s'associent à la Profession des vérités immuables sur le mariage sacramentel

A la suite de l'’archevêque d'Astana, plus haute autorité catholique du Kazakhstan, qui a publié un long texte dénonçant les interprétations d'Amoris Laetitia (publié ici sur le Salon beige), d'autres évêques s'associent à cette déclaration. A lire dans l'Homme nouveau :

"Après Janis Pujats, cardinal de Lettonie, Luigi Negri, archevêque émérite de Ferrare, et l’éminent archevêque Carlo Maria Viganò, secrétaire général et ancien nonce apostolique aux États-Unis, Andreas Laun, évêque auxiliaire de Salzbourg, récemment nommé évêque auxiliaire émérite, a lui aussi adhéré à la « Profession des vérités immuables sur le mariage sacramentel » émise par les évêques du Kazakhstan.

Andreas Laun n’est pas un inconnu. Cet ancien professeur de théologie morale à la Haute école de philosophie et de théologie de Heiligenkreuz près de Vienne a entretenu des liens étroits avec les pontificats de Jean-Paul II et de Benoît XVI. Considéré comme le « lion de Salzbourg », il est renommé bien au-delà des régions germanophones pour son engagement courageux en faveur de la doctrine catholique sur le mariage et la sexualité. Bien loin d’être un théoricien pur et dur, il s’est toujours profilé en pasteur dévoué sur un plan personnel. Sa douceur et sa compréhension envers les personnes en « situation irrégulière » donnent tort aux représentants des « sages » de la morale catholique qui le qualifient de pharisien rigide. La Commission pour le mariage et la famille de l’archidiocèse de Salzbourg, qu’il a constituée et dirigée, a toujours été un modèle à suivre en matière de mise en pratique de la doctrine catholique sur la sainteté du mariage et de la vie. 

Ces évêques expriment leurs vives réserves vis-à-vis de la possibilité de permettre l’accès aux sacrements de certains divorcés remariés.

Posté le 8 janvier 2018 à 13h51 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

07 janvier 2018

9 janvier à Paris : conférence sur les rois mages et l'Epiphanie

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Posté le 7 janvier 2018 à 16h22 par Michel Janva | Lien permanent

Journée spéciale "50 ans d’Humanæ Vitæ" pour tous les prêtres

Journee-pretres-22janvier2018Lundi 22 janvier 2018 de 9h à 17h au Centre Ozanam, 24 rue du Maréchal Joffre, 78000 Versailles.

Organisée par l'abbé Bruno Bettoli, avec des foyers-moniteurs du Centre Billings France https://www.methode-bil lings.com

Sujet : L’encyclique du Bx Paul VI et son application pastorale, notamment dans l’accompagnement des couples, dans l’esprit de la collaboration prêtres-foyers. Les exposés alterneront avec des échanges entre confrères et foyers-moniteurs.

Programme :

Messe possible à 17h15.

Participation libre aux frais de location de salle. Cantine sur place. Hébergement possible dans un presbytère ou chez un foyer de Versailles.

Renseignements et inscriptions bruno.bettoli@c atholique78.fr et 06 98 04 21 86.

Posté le 7 janvier 2018 à 15h43 par Michel Janva | Lien permanent


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