29 novembre 2009

Marathon de confessions à Mexico

Un "marathon de confessions" organisé samedi par l'archevêque de Mexico à l'approche de Noël a réuni 4.000 à 5.000 fidèles dans la cathédrale de la capitale. L'imposante cathédrale du centre historique de Mexico a accueilli de longues files de pénitents jusqu'à la nuit pour cette occasion où les prêtres étaient autorisés "exceptionnellement" à absoudre les péchés graves, y compris l'avortement. L’avortement étant un péché dont l’absolution est « réservée » à l’évêque et aux prêtres pénitenciers, comme le veut le code de droit canonique.

Posté le 29 novembre 2009 à 22h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

27 novembre 2009

Washington : l'Eglise catholique coupe les ponts avec le district

Nul ne peut servir deux maîtres et il n'y a aucune ambiguïté dans l'archidiocèse de Washington : 
Wuerl "Devant la détermination des législateurs à vouloir redéfinir le mariage, l'archidiocèse de Washington D.C. (Etats-Unis) a déclaré ne pas avoir d'autre choix que d'interrompre sa collaboration avec la municipalité de la ville de Washington.
Une norme sur « l'égalité du mariage civil » impliquerait que les institutions catholiques garantissent les mêmes avantages aux employés qui ont une union homosexuelle qu'à ceux qui sont mariés à une personne de sexe diffèrent. Dans ce contexte sont également en jeu les accréditations et/ou licences des institutions éducatives et professionnelles catholiques
Dans un article d'opinion sur le Washington Post de mardi dernier, l'archevêque Mgr Donald Wuerl expliqué pourquoi la loi oblige l'archidiocèse à cesser sa collaboration.
L'Eglise, affirme-t-il, n'a pas lancé de défi ni d'ultimatum, mais reconnaît simplement que « les nouvelles mesures dictées par la ville à l'encontre des organisations religieuses afin que celles-ci reconnaissent les mariages homosexuels dans leurs politiques, pourraient réduire notre capacité de fournir le niveau de service que nous avons déjà ».
« Cela est dû au fait que le district demande aux institutions caritatives catholiques de certifier qu'elles respectent les lois de la ville quand des contrats et des donations sont demandées. Etant donné que les organismes catholiques de charité ne peuvent respecter les règles civiles et promouvoir les mariages homosexuels, la ville devra rejeter contrats et licences », explique-t-il".

Posté le 27 novembre 2009 à 07h58 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

26 novembre 2009

Jubilé de l'Eglise du Vietnam

Le Jubilé de l'Eglise du Vietnam s'est ouvert mardi, fête liturgique de ses martyres:

JeanbaptistePham Ce jubilé a été inauguré lors d'une célébration eucharistique à So Kien, dans le diocèse de Hanoi, à l'occasion du 350e anniversaire des vicariats apostolique du Tonkin et de Cochinchine, en présence des cardinaux Roger Etchegaray, président émérite du Conseil pontifical Justice et Paix, André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France, et Bernard Law, archevêque émérite de Boston.

Ce jubilé a été proclamé par le cardinal Jean-Baptiste Pham Minh Man sur le thème : « L'Eglise catholique du Vietnam : mystère, communion, ministère ».

Posté le 26 novembre 2009 à 11h57 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (0)

24 novembre 2009

Une procession eucharistique rassemble 22.000 lycéens

Lu sur Americatho:

Process-Euch-Kansas-City-1 « Christus Regnat » (« Christ Reigns », le Christ règne) : c’était le thème cette année du grand rassemblement national de la jeunesse catholique américaine (National Catholic Youth Conference), essentiellement des lycées et des collégiens, qui s’est tenu du mercredi 18 au samedi 21 novembre derniers à Kansas City (Kansas). Prière, confession, récitation du Rosaire, enseignement et temps de partage étaient au programme très dense de ces quatre journées à laquelle ont participé de très nombreux évêques américains. La journée la plus “spectaculaire” fut sans doute celle du vendredi 20 novembre avec cette formidable Procession Eucharistique dans les avenues de Kansas City, et qu’ont suivie plus de 22 000 lycéens.

Process-Euch-Kansas-City2

A quand la même chose en France?

Posté le 24 novembre 2009 à 16h29 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (3)

22 novembre 2009

La forme extraordinaire concerne tous les catholiques

Lu dans La Réforme de Benoît XVI écrit par Nicola Bux, consulteur de la Congrégation pour la doctrine de la Foi :

R "Il est évident que ce qui est extraordinaire ne peut être placé sur un pied d'égalité avec ce qui est ordinaire, mais il serait tout aussi étrange qu'on ne vive que de la forme ordinaire et qu'on n'ait donc pas besoin de la forme extraordinaire. Par analogie, dans le calendrier liturgique, une férie correspondrait à la forme ordinaire et une fête à la forme extraordinaire. Il est donc erroné de prétendre, comme le font certains, que cette nouvelle disposition ait été promulguée pour les traditionalistes ; l'intention du motu proprio est bien que tous, dans l'Eglise, regardent vers le rite ancien, et que, par conséquent, les prêtres puissent le célébrer et les fidèles y participer. [...]

[L]es diocèses catholiques de rite latin ne doivent pas se limiter à attendre des demandes pour la célébration de la forme extraordinaire, mais ils doivent offrir cette possibilité."

Posté le 22 novembre 2009 à 10h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

20 novembre 2009

Plus de filles à l'autel à Bayonne

C'est la décision du nouveau curé de cette paroisse, l'abbé François de Mesmay. Et c'est le tollé, la frénésie : la Halde saisie (elle s'avoue incompétente, la religion étant de l'ordre du privé), le comité de la Jupe sorti du néant s'insurge... On nage en plein relativisme, ça en est caricatural.
L'article du sud-Ouest reproduit par le FC est un tissu de propagande, ne citant les ecclésiastiques que dans le cadre d'une dénigrement total de cette décision.
Mais que dit l'Église sur cette question sensible et récurrente?
"Les filles ou les femmes peuvent être admises à ce service de l’autel, au jugement de l’Évêque diocésain; dans ce cas, il faut suivre les normes établies à ce sujet" (Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements in Redemptionis Sacramentum - 2004).
Eh oui... Maintenant, précisons que cette phrase est précédée d'une autre très importante : 
" On ne doit pas oublier que, du nombre de ces enfants, qui servent à l’autel, a surgi, au long des siècles, une multitude de ministres sacrés".
Voilà qui donne pleinement raison à l'Abbé de Mesmay et explique sa décision, sûrement motivée dans la discipline et l'obéissance à son évêque, monseigneur Marc Aillet.
Ces deux petites citations suffisent à démonter les "argumentaires" des détracteurs de l'abbé de Mesmay.

Sur cette question, on lira avec intérêt Redemptionis Sacramentum (et les textes mis en note) et aussi cette réponse de 2003 (antérieure donc à l'instruction pré-citée) adressée par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements à un prêtre s'interrogeant sur cette pratique. Enfin, cette analyse intéressante et tout à fait personnelle apporte des éléments à une réflexion qui doit en premier lieu s'appuyer sur les textes de l'Église, à savoir l'instruction Redemptionis Sacramentum qui, une nouvelle fois, rappelle et confirme toute l'autorité en matière liturgique qui revient à l'évêque diocésain. 

Posté le 20 novembre 2009 à 15h10 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (19)

Les francs-maçons tiennent salon

...mais ce dernier n'est pas beige, soyez rassurés! Ils organisent un salon du livre pour faire "cesser les fantasmes" et jouer la carte de la transparence. Au cas où ils auraient oublié ce "livre" à leur sujet, apportons-leur ponctuellement une aide en rappelant ces écrits que le cardinal Ratzinger signait en son temps à la Congrégation pour la doctrine de la Foi. Qu'ils n'oublient pas de l'exposer en .... toute transparence : 
"On a demandé si le jugement de l’Eglise sur les associations maçonniques était changé, étant donné que dans le nouveau Code de droit canonique il n’en est pas fait mention expresse, comme dans le Code antérieur.
Cette Congrégation est en mesure de répondre qu’une telle circonstance est due au critère adopté dans la rédaction, qui a été suivi aussi pour d’autres associations également passées sous silence parce qu’elles sont inclues dans des catégories plus larges. 
Le jugement négatif de l’Eglise sur les associations maçonniques demeure donc inchangé, parce que leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l’Eglise, et l’inscription à ces associations reste interdite par l’Eglise. Les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la sainte communion. 
Les autorités ecclésiastiques locales n’ont pas compétence pour se prononcer sur la nature des associations maçonniques par un jugement qui impliquerait une dérogation à ce qui a été affirmé ci dessus, dans la ligne de la déclaration de cette Congrégation du 17 février 1981 (cf. AAS 73, 1981, p. 240-241: DC 1981, n° 1805, p. 349. Voir aussi la déclaration de l’épiscopat allemand du 12 mai 1980, DC 1981, n° 1807, p. 444-448). 
Le Souverain Pontife Jean-Paul II, dans l’audience accordée au cardinal préfet soussigné, a approuvé cette déclaration, qui avait été délibérée en réunion ordinaire de la Congrégation, et en a ordonné la publication".

Posté le 20 novembre 2009 à 07h51 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (10)

18 novembre 2009

La phrase du jour

Elle est du Cardinal Kasper qui définit l'ennemi et le sens du combat commun : 

"Nos ennemis aujourd'hui ne sont pas les autres confessions, mais le sécularisme et l'absence de Dieu. C'est la raison pour laquelle nous devons répondre ensemble aux défis du présent".


Posté le 18 novembre 2009 à 23h28 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

L'unité dans l'Eglise n'est pas compatible avec les querelles de "sensibilité"

Les deux formes du même rite ne peuvent cohabiter que dans l'harmonie et la sérénité, reflet de l'unité et de la paix de l'Église. Les textes de l'Église sont assez clairs pour aider à trancher dans la charité et la patience les conflits, inévitables sans doute, mais préjudiciables à l'Église quand ils se déroulent sur la place publique.
Lu ici :
"En cette Année Sacerdotale, célébrée entre 2009 et 2010, d'autres anniversaires méritent d'être évoqués, car ils sont intimement liés au caractère eucharistique de la dignité sacerdotale.
En 1969, le pape Paul VI promulguait, avec la Constitution apostolique Missale Romanum, le nouveau missel romain établi après le Concile Vatican II. En cette année 2009, nous célébrons donc le 40e anniversaire de cette promulgation.
L'année prochaine 2010, nous fêterons deux autres anniversaires, eux aussi directement liés à la célébration de l'Eucharistie.
Le premier coïncide avec le 40e anniversaire (1970-2010) de la promulgation de l'editio typica définitive (la première) de l'Institutio Generalis Missalis Romani.
Le second coïncide avec le 440e anniversaire de la promulgation du missel actuellement dénommé Vetus Ordo ou Usus antiquior, promulgué par saint Pie V avec la Constitution apostolique Quo primum, du 14 juillet 1570. Cette Constitution est évoquée, en même temps que le missel de saint Pie V, dès les premiers mots de ladite Constitution apostolique Missale Romanum de Paul VI, le nouveau missel romain de Paul VI [5].
Les deux missels, unis également dans la célébration de leurs anniversaires respectifs, sont deux formes de l'unique lex orandi (« loi de la prière ») de l'Église de rite latin.
 Le Saint-Père Benoît XVI s'est exprimé à ce sujet, enseignant, à propos du missel de Paul VI, que « Le missel romain promulgué par saint Pie V et réédité par le bienheureux Jean XXIII doit être considéré comme l'expression extraordinaire de la même lex orandi de l'Église et être honoré en raison de son usage vénérable et antique des deux expressions de la lex orandi de l'Église n'induisent aucune division de la lex credendi (« loi de la foi ») de l'Église ; ce sont en effet deux mises en œuvre de l'unique rite romain. Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la messe suivant l'édition type du missel romain promulgué par le bienheureux Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé, en tant que forme extraordinaire de la Liturgie de l'Église » [6].
La possibilité d'une coexistence sereine et harmonieuse des deux formes de l'unique rite romain a été enfin indirectement affirmée par la présence simultanée des Ordines Missae (bienheureux Jean XXIII et Paul VI) au sein du Compendium Eucharisticum, qui vient d'être publié par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements[7]".

Posté le 18 novembre 2009 à 17h13 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (16)

16 novembre 2009

"La mission 1+1" en pays communiste

Alors que pourrions-nous faire en France? La "mission 1+1" a l'objectif suivant : chaque catholique amène un non-croyant à la messe le dimanche suivant. Cela se passe dans une paroisse de Chine : 
"Tous les paroissiens ont été invités à participer activement à la mission par une initiative concrète : chacun doit amener un non chrétien à l’Eglise. Pour soutenir cet engagement, la paroisse offre chaque dimanche un échange d’expériences fondé sur les documents cités [Le décret Ad Gentes du Concile Vatican II, le message du Saint-Père Benoît XVI sur l’évangélisation et la méthode de l’évangélisation. NDL].
Cette rencontre dominicale avant la messe est aussi un moment de mise à jour de la situation et d’amélioration de l’engagement missionnaire. La paroisse de Zhong Xin Qiao compte plus de 1.000 fidèles et est très active dans l’évangélisation et dans la pastorale, à travers différentes initiatives, comme le service social, la promotion de la vie matrimoniale pas seulement des catholiques, l’aide à la vie familiale, la croissance intégrale des jeunes et des enfants.
La paroisse offre une messe pour les enfants et la messe des familles (les enfants avec leurs parents). Pendant le camp d’été, les opérateurs pastoraux et les catéchistes ont emmené les jeunes à la maison de retraite et à l’orphelinat, pour que les jeunes aient le sens de la charité chrétienne dès leur plus jeune âge". 

Posté le 16 novembre 2009 à 21h50 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

14 novembre 2009

Le Motu Proprio pour l'évangélisation

R Plus de 200 personnes ont assisté au colloque organisé par l'association REUNICATHO à Versailles, sur le thème de la forme extraordinaire du rite romain : une chance pour l'Eglise ! 2 ans après l'entrée en vigueur du Motu Proprio Summorum Pontificum.

Encouragés par Mgr Barbarin, les organisateurs ont dressé le bilan et les perspectives d'application de la forme extraordinaire du rite romain en interrogeant différents acteurs, à commencer par l'ensemble des instituts Ecclesia Dei (tous étaient présents), des prêtres diocésains (les abbés Chanut, Spriet...), des journalistes (François Foucart, Philippe Oswald...), universitaires (Luc Perrin...), des associations (Renaissance Catholique, Una Voce...) et des fidèles de différents lieux (Chartres, Chatou, Senlis...), qui ont témoigné de leur expérience et des difficultés rencontrées. A ce sujet, la fédération St Gélase a été présentée, ayant pour but de mettre en relation les demandeurs, afin qu'ils partagent leur epxérience, leur échec ou réussite.

Concrètement, depuis le Motu Proprio, la France est passée de 121 lieux de messes dominicales selon la forme extraordinaire à 190 (pas toujours hebdomadaires). Seuls 6 diocèses n'ont encore aucune messe autorisée. 350 groupes de demandeurs attendent une réponse de leur curé. Le constat unanime des participants est que, malgré les difficultés, le Motu Proprio permet de faire tomber le "mur liturgique" entre les catholiques et, désormais, ceux que l'on appelle les traditionalistes ne sont plus retranchés dans leur chapelle, mais peuvent collaborer, avec et grâce à leurs richesses, avec les autorités de l'Eglise, à la nouvelle évangélisation.

Le "père" Anthony Chadwick, chapelain de la Traditional Anglican Communion (TAC) en France, invité surprise de cette journée, a longuement remercié le Saint-Père pour la Constitution apostolique. Selon lui, cette Constitution et le Motu Proprio ne sont pas seulement des bricolages internes à l'Eglise pour refaire l'unité, mais participent d'un même mouvement à une volonté du Saint-Père de rechristianiser l'Europe, contre le laïcisme et l'islamisme.

Posté le 14 novembre 2009 à 21h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

12 novembre 2009

Les évêques du Portugal défendent les points non négociables

Lundi, lors de l’ouverture de l’Assemblée plénière de la conférence épiscopale du Portugal, son président, Mgr Jorge Ortiga, a déclaré, à propos de l’éducation, dont l’éducation sexuelle :

 "l’éducation ne doit être d’aucune façon étatisée, de manière subreptice et compulsive, comme semblent le vouloir beaucoup de politiques pseuso-éducatives. [...] Dans de nombreux cas, peuvent être nécessaires des actions et des attitudes frontales, dans la manifestation d’un juste non-conformisme civique, afin que la liberté de choix des parents quant à l’éducation de leurs enfants soit respectée et clairement affirmée par les lois."

Aujourd'hui, la Conférence épiscopale portugaise a dénoncé le projet du nouveau gouvernement socialiste élu en septembre de légaliser les unions entre personnes de même sexe leur accordant le statut de mariage.

Posté le 12 novembre 2009 à 21h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Belle histoire

Dieu visible dans le sourire de l'Amour :

"Quand Je suis arrivé en Israël à l'âge de 15 ans, j'étais passionné d'histoire, et je me suis mis en quête d'une princesse russe que je savais installée à Jérusalem. J'étais un adolescent juif et voilà que le « rejeton » de l'Empire russe que je rencontrai, Mère Barbara, avait près de 90 ans, une orthodoxe russe religieuse depuis plus de 50 ans.

Nous passions des heures ensemble, à parler des derniers jours de l'Empire russe, de la révolution et de ses séquelles. Au cours de nos conversations, je remarquais que cette dame, très vieille et très fragile, irradiait de joie. Je trouvais cela étrange, alors qu'elle était quasiment grabataire, confinée dans une petite cellule dans un couvent, avec comme seule perspective devant elle, la mort.

Un jour, je m'armai de courage et lui demandai : « D'où vous vient une telle joie ? » Elle savait que j'étais juif et commença par hésiter ; puis, quand elle se mit à parler du grand amour de sa vie, ce fut un torrent de paroles tandis qu'elle devenait de plus en plus radieuse. Elle me parla de Jésus Christ, de l'amour de Dieu qui s'exprimait en Lui, de sa vie de bonheur avec Lui dans le couvent.

Pmn J'étais impressionné, et je sais aujourd'hui que, dans sa joie radieuse, j'ai vu le visage de Jésus pour la première fois. Nos conversations se poursuivirent au fil du temps. Lorsque je vis mes parents quelques mois plus tard, je leur fis part aussitôt de mon désir d'être chrétien ; ils furent sous le choc. Je leur promis d'attendre 10 ans, mais que si ma conviction restait la même, ils devaient accepter. Ils furent d'accord, espérant qu'au bout de 10 ans, je serais revenu à la raison.

J'ai ressenti une vocation à la vie religieuse presque aussitôt après avoir rencontré le Christ à travers mère Barbara. Ma vocation au sacerdoce est venue ensuite, dès que j'ai pu comprendre la signification et l'importance de la présence du Christ dans le sacrement de l'Eucharistie".

Posté le 12 novembre 2009 à 21h56 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

11 novembre 2009

Meurtre des moines de Tibéhirine : le secret défense levé

Lu ici :

"La justice avait requis cet été la levée du secret-défense sur les documents détenus par les ministères de la Défense, des Affaires étrangères et de l'Intérieur. La demande des juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier, à Hervé Morin (Défense), Bernard Kouchner (Affaires étrangères) et Brice Hortefeux (Intérieur), visait notamment le rapport de l'attaché de Défense français à Alger à l'époque des faits, le général François Buchwalter.

Selon lui, les moines ont été tués peu après leur enlèvement par des tirs venant d'hélicoptères militaires, et non par des djihadistes qui avaient revendiqué leur kidnapping.
Les sept moines français avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère isolé Notre-Dame de l'Atlas, au sud d'Alger, ceinturé de maquis contrôlés par les groupes armés islamistes et où les tueries étaient alors fréquentes. Leurs têtes avaient été retrouvées deux mois plus tard."
l'étau semble se resserrer autour de l'armée algérienne comme le laissaient pressentir ces aveux de 2007 et de 2008.

Posté le 11 novembre 2009 à 17h00 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

05 novembre 2009

Commémoration des fidèles défunts : de la perte du sens de la mort

Antoine de Saint-ExuperyCrx écrivait :

 " Ce pour quoi tu acceptes de mourir, c'est cela seul dont tu peux vivre" .

C'est bien la mort, porte de la Vie éternelle qui donne à notre vie et une direction et une signification. Ces jours-ci, coup sur coup, je tombe sur ces deux dépêches :

la première de l'AFP titrée "Face à la mort, les cérémonies laïques et civiles se multiplient" décrit les nouveaux rituels mis en place. Après avoir laïcisé le mariage, le baptême, c'est le tour des funérailles :

"Face au déclin des pratiques religieuses, les Français confrontés à la mort d'un proche ont de plus en plus recours aux cérémonies laïques et à leurs nouveaux rituels, réponse moderne à un besoin anthropologique fondamental (...)

Face à la perte de repères spirituels, souligne M. Nérard, "la société ne se saisissait pas du problème comme d'une étape essentielle de la vie au même titre qu'une naissance ou qu'un mariage. La mort scénarisée est banale à la télévision, sur les jeux vidéo mais la vraie mort reste tabou (...)

"Ces cérémonies donnent du sens", explique Jean-Paul Rocle, chargé de mission au service funéraire de la ville de Paris".

- la seconde vient du blog de Jean-Dominique Merchet et porte sur les plaintes malheureuses portées pour fautes par les familles de deux soldats français mort en Afghanistan en août 2008. Elle cite Eric Deroo, auteur de "le Sacrifice du soldat" :

"Ce à quoi nous assistons, c'est à une désacralisation de la mort, du sacrifice du soldat. Si celui-ci avait été sacralisé, c'est pour le rendre supportable, acceptable. On avait mis en place des rites particuliers, une véritable liturgie républicaine, pour en faire, au sens propre, quelque chose d'exceptionnel. Avec ces plaintes, on en revient à des morts ordinaires, comme dans un accident ou un fait divers." "Ces plaintes touchent au symbolique. Il faut comprendre qu'après la Révolution française, des dispositifs ont été mis en place pour rendre acceptable la mort du soldat-citoyen. Avant, on mourrait pour son roi ou pour Dieu. Avec la religion laïque, le citoyen qui meurt pour la Patrie accède au Panthéon, il voit son nom gravé sur un monument. Ces dispositifs datent surtout de la IIIe République et trouvent leur point culminant lors de la Première Guerre mondiale, lorsque chaque soldat a eu droit à une tombe et à l'inscription de son nom". "Avec cette désacralisation de la mort du soldat, où va-t-on ?".

Res Désacralisation de la mort parce que désacralisation de la vie et perte de sens de la mort depuis qu'on refuse de vivre par Dieu : ces deux dépêches, malgré leurs erreurs, mettent le doigt sur le vrai problème de la perte et du besoin du sens de la mort en y apportant de mauvaises réponses, car toutes sont privées de l'Espérance. Cette même Espérance qui élève les yeux loin de la terre qui recueille les corps et vers le Ciel qui accueille les âmes, cette Espérance qui donne un sens à notre vie, à cette vie donnée par Dieu et à Lui rendue dans un dernier souffle.

"Quand nous marcherons dans la bonne direction, celle que nous avons prise depuis l’origine, en nous éveillant de la glaise, alors seulement nous serons heureux. Alors nous pourrons vivre en paix, car ce qui donne un sens à la vie, donne un sens à la mort" (Antoine de Saint-Exupéry).

Addendum : un problème technique fait apparaître ce post 3 jours plus tard...

Posté le 5 novembre 2009 à 22h57 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

01 novembre 2009

Bonne fête à tous!

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"Prions en même temps pour que, comme lui, nous aussi nous marchions d’un pas alerte vers la sainteté. C’est certainement difficile, parce que la foi est toujours exposée à de multiples défis, mais quand on se laisse attirer par Dieu qui est Vérité, le chemin se fait décidé, parce qu’on fait l’expérience de la force de son amour" (Benoît XVI).

Posté le 1 novembre 2009 à 10h22 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

31 octobre 2009

Un évêque victime du communisme, béatifié

Zoltan Meszlenyi, un évêque hongrois mort sous la torture du régime communiste en 1951, a été béatifié samedi. Le cardinal Peter Erdo a déclaré :

"Il est le premier religieux victime des persécutions staliniennes a être béatifié".

Zoltan Meszlenyi avait été emprisonné et torturé à mort en 1951 sur les ordres du dictateur stalinien hongrois Matyas Rakosi pour avoir pris la tête de l'église catholique hongroise après l'emprisonnement de son prédécesseur, Joseph Mindszenty, un farouche opposant au régime en place. La mort de Zoltan Meszlenyi avait été annoncée trois ans plus tard, et ses cendres ont été enterrées en secret en 1966 dans la cathédrale d'Esztergom.

Zoltan Meszlenyi, dont la béatification a été approuvée par le pape Benoit XVI en juillet dernier, est le 28ème citoyen hongrois à être béatifié. Le nom de Joseph Mindszenty figure aussi une une liste de Hongrois qui attendent que leur béatification soit approuvée par le pape.

Posté le 31 octobre 2009 à 23h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Osservatore Romano : Halloween est "anti-chrétien"

D'après le Télégraph (vo), le journal cite un expert en liturgie, Joan Maria Canals, qui a déclaré: "Halloween est une vague de fond de l'occultisme et il est absolument anti-chrétienne". Il ajoute que le Saint-Siège a attiré l'attention des parents sur le fait qu'ils ne devraient pas autoriser leurs enfants à se déguiser en fantômes ce samedi, qualifiant l'Halloween de fête païenne de la "terreur, la peur et la mort".

Posté le 31 octobre 2009 à 19h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

"De petits pas en avant dans la bonne direction"

C'est le but atteint par la 11e réunion de la Commission conjointe internationale pour le dialogue théologique entre l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe, qui s'est déroulée à Paphos (Chypre) sur le thème "Le rôle de l'évêque de Rome dans la communion de l'Eglise au premier millénaire".

Revenir aux fondements même de l'Eglise, au point de départ pour retrouver la route commune et celle qui mène à la Vérité : telle est la raison qui a prévalu au choix de ce thème comme l'explique le métropolite de Pergame, Ioannis Zizioulas, co-président de la Commission pour la partie orthodoxe :

"la question du primat est un problème ecclésiologique. [L'ecclésiologie faisant partie de la dogmatique], c'est une question de foi (...) D'autres expériences de dialogue théologique, avec les préchalcédoniens et les vétéro-catholiques par exemple, nous montre qu'une entente sur d'autres questions dogmatiques ne sert à rien s'il n'y a pas de concordance sur les fondements de l'ecclésiologie".

Posté le 31 octobre 2009 à 12h01 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

30 octobre 2009

Summorum Pontificum : on ne va pas toutes les annoncer, mais...

... une Messe célébrée dans la forme extraordinaire par le cardinal Antonio Cañizares Llovera, préfet de la Congrégation pour le culte divin et les sacrements le jour de la Toussaint à Rome ne peut être passée sous silence surtout après de tels propos.

Posté le 30 octobre 2009 à 22h58 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Une Messe solennelle pontificale de requiem en forme extraordinaire à New-York

Lu ici:

[...] pour la première fois depuis quarante ans (quarante ans !) une Messe solennelle pontificale de requiem de forme extraordinaire sera célébrée à New York à The Holy Innocents Church, lundi 2 novembre, jour où l’Église universelle commémore tous les fidèles défunts.
Cette église des Saints Innocents, située en plein cœur de Manhattan, [possède] un Sanctuaire des enfants qui ne sont pas nés (image ci-dessous) – soit qu’ils soient morts dans le ventre de leurs mamans, soit d’une fausse-couche, soit qu’ils aient été avortés volontairement. On y célèbre tous les premiers lundis du mois une Messe à leur intention.

Posté le 30 octobre 2009 à 20h42 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (0)

25 octobre 2009

L'Occident va-t-il mourir ?

Dom Courau, père abbé de l'abbaye bénédictine de Triors, est interrogé dans l'Homme Nouveau. Extrait :

"[O]n lit fréquemment sous la plume des historiens que, comme l’homme, toute civilisation est mortelle. La nôtre, chrétienne en Europe, doit largement sa naissance et son développement à l’Ordre de Saint Benoît. Or, cette même civilisation connaît un déclin qui semble annoncer une mort certaine. Que vous inspire cette objection latente du climat actuel ? Les bénédictins se sentent-ils la vocation d’empêcher l’inéluctable ? T

Les historiens auxquels vous faites allusion contredisent frontalement un concept d’histoire que l’Église promeut, depuis La Cité de Dieu de saint Augustin en particulier. L’Occident vivait alors une problématique assez analogue à celle de notre époque. Peu après la mort de l’évêque d’Hippone, assiégé par les Vandales (430), survint Benoît (480-547) qui eut la grâce d’exorciser les craintes légitimes des honnêtes gens face aux invasions barbares, avec leurs dégradations morales horribles et inévitables. Saint Benoît, pour lui-même et ses moines, sut confier l’avenir à Dieu seul, organisant pour sa part le quotidien avec les moyens dont il disposait : moyens sociaux modestes, mais dans un contexte décisif de foi et d’humilité. Le Moyen-Âge est né de l’apaisement progressif dû à cette attitude. La situation présente que vous décrivez (le dernier des Mohicans avant le postchristianisme !) a besoin à nouveau de Benoît pour confier l’avenir à Dieu seul. Le gouvernail n’est dans les mains que de la Providence. Je suis frappé du faux sérieux de notre génération et de l’âpreté des débats, si mal posés, auxquels elle se livre. De temps en temps, j’ai envie de lui crier que les enfants sont plus doués qu’elle par leur fraîcheur naïve remplie de belles intuitions. La Parole de l’Évangile est plus actuelle et urgente que jamais : «Si vous ne redevenez pas comme des petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux»… et vous continuerez à détériorer l’ordre temporel. Croyez-moi, les lois universelles du coeur humain retrouveront peu à peu leur équilibre par les moyens que Dieu seul connaît si nous lui ouvrons nos coeurs par la foi et l’humilité, usant modestement de cet ensemble des petits moyens qui restent toujours à notre portée.

Mais votre question demande une réponse plus précise. Je ne veux pas l’éluder. La réponse me paraît se situer entre la formule du Qohélet («Rien de nouveau sous le soleil : tout changera toujours, flux et reflux») et celle de l’Apocalypse sur le Christ, Alpha et Omega, auquel appartiennent tous les temps. La Révélation qui aboutit à l’Incarnation du Verbe de Dieu est l’unique axe autour duquel tourneront sans cesse les versatilités humaines. Stat Crux dum volvitur orbis, dit la devise des chartreux (La Croix demeure tandis que le monde tourne)."

Posté le 25 octobre 2009 à 09h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

24 octobre 2009

Nous sommes enfin de retour à la maison !

Lu sur Evangelium vitae :

MJH "Le Révérend John Anthony Hepworth, Primat de la Traditional Anglican Communion (TAC) - Eglise présente dans plus de quarante pays et forte de près de 400 000 fidèles - est le principal acteur du rapprochement de certains Anglicans avec l'Eglise catholique romaine. En exclusivité, il réagit à chaud à la décision du pape depuis Blackwood (Australie du sud).

Que vous inspire la décision du pape ?

La nuit où j'ai appris la décision du pape, j'ai appelé les évêques des quarante quatre pays où nous sommes présents et nous avons pleuré de joie… Cela fait plus de quatre cents ans que les Anglicans attendaient ce jour. Au nom des 400 000 fidèles de la TAC, je voudrais dire au pape notre immense gratitude ! Nous avons tant prié et jeûné pour que ce jour arrive… Enfin, nous passons de l'incertitude à la certitude, puisque nous sommes désormais sous l'autorité de celui qui a reçu, de la part du Christ, délégation pour établir la vérité. Nous sommes enfin de retour à la maison ! "

Posté le 24 octobre 2009 à 21h59 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (9)

Le problème du SIDA ne se résout pas par la distribution de préservatifs

Hier, au cours de la 18e Congrégation générale du Synode africain, en présence du Saint-Père, a été présenté et voté le Message final. En voici un passage :

"L'Eglise est sans pareille dans la lutte contre le SIDA et dans les soins apportés à ceux qui en sont infectés et affectés en Afrique... D'accord avec le Pape, ce Synode avertit solennellement que le problème ne se saurait se résoudre par la distribution de prophylactiques.

Nous en appelons à la conscience de ceux qui sont vraiment intéressés à arrêter la transmission du SIDA par voie sexuelle, pour qu'ils reconnaissent les succès déjà obtenus par les programmes qui proposent l'abstinence pour les non-mariés et la fidélité pour les mariés. Aux grandes puissances de ce monde, nous demandons de traiter l'Afrique avec respect et dignité."

Posté le 24 octobre 2009 à 08h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

23 octobre 2009

Nombreuses conversions au Vietnam

O Dimanche dernier, l'évêque de Kontum a célébré la Journée missionnaire mondiale en annonçant que l'année dernière 30.000 vietnamiens de la région des Hauts-plateaux (montagnards) sont devenus catholiques. Mgr Michael Hoang Duc Oanh a aussi fait savoir que 20.000 autres montagnards se préparent à entrer dans l'Eglise

A titre de comparaison, il y a moins de 3000 baptêmes d'adultes en France par an.

Posté le 23 octobre 2009 à 09h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Le Compendium sur l'Eucharistie est publié

E Le Cardinal Antonio Cañizares Llovera, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, a remis mercredi à Benoît XVI une copie du Compendium Eucharisticum (467 pages), publié le 19 octobre par la Librairie Editrice Vaticane. La publication du Compendium avait été annoncée par le pape dans l'exhortation apostolique post-synodale Sacramentum Caritatis :

"Un Compendium sera publié par les soins des Dicastères compétents; il comprendra des textes du Catéchisme de l'Église catholique, des prières, des explications des Prières eucharistiques du Missel et tout ce qui pourra se révéler utile pour la compréhension correcte, pour la célébration et pour l'adoration du Sacrement de l'autel. Je souhaite que cet instrument puisse contribuer à faire en sorte que le mémorial de la Pâque du Seigneur devienne chaque jour davantage source et sommet de la vie et de la mission de l'Église. Cela stimulera tous les fidèles à faire de leur vie un véritable culte spirituel."

Le Compendium Eucharistique recueille les grands principes doctrinaux, le discours du Pain de Vie (Jean 6), des textes du Concile de Trente, du Catéchisme de l'Eglise catholique, des textes liturgiques du rite romain (sous ses deux formes extraordinaire et ordinaire), des textes de préparation et d'action de grâces pour la Messe... Il sera distribué en différentes langues prochainement.

Posté le 23 octobre 2009 à 09h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

21 octobre 2009

Ordinariat personnel : une nouveauté canonique

A l'occasion du retour d'Anglicans dans l'Eglise, un célèbre canoniste américain s'interroge sur la structure canonique dans laquelle ils seront intégrés (on parle de 5 ordinariats pour la TAC) :

C "Établir un “ordinariat personnel” est en quelque sorte une nouveauté dans le droit canon moderne, bien que cet ordinariat sera apparemment similaire aux “archi/diocèses personnels” comme ceux qu’on institue pour les militaires (CIC 1983, canon 368 et constitution apostolique Spirituali militum), ou aux prélatures personnelles (CIC 1983, canons 294 à 297) dont l’Opus Dei semble être jusqu’à présent le seul exemple. On s’interroge alors pourquoi ces deux structures n’ont apparemment pas semblé adéquates pour recevoir les anglicans, et pourquoi on en a inventé une troisième ? Nous verrons.

Quoi qu’il en soit, l’idée d’un “ordinariat personnel” est un autre signe – je pense – de la tendance inévitable à s’éloigner des unités juridictionnelles purement territoriales dans l’Église romaine pour se diriger vers un plus grand usage des juridictions personnelles. Cette tendance est nette dans le Droit canon occidental de la fin des années 1960 (voyez, par exemple, «Principes guidant la révision du Droit canon» au n. 8 du synode des évêques de 1967), et cela se reflète dans le Code de 1983 (par exemple dans les canons 372 et 518). Pourvu que ce changement se poursuive de manière ordonnée, je pense que c’est une mesure qui va dans la bonne direction pour des gens qui en sont venus à se considérer moins identifiés avec différentes réalités locales qu’avec des regroupements sociaux. Assurément, d’autres groupes dans l’Église vont observer le projet anglican avec l’idée d’appliquer ces structures innovantes à leur propres sphères."

Posté le 21 octobre 2009 à 21h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Belle histoire

Lu ici :

"Une employée d'un établissement de prêt américain est parvenue à déjouer un braquage en convainquant l'homme qui la menaçait de son arme de prier à genoux, a rapporté aujourd'hui la chaîne de télévision ABC.

L'homme, âgé de 23 ans, s'est présenté lundi dans l'établissement muni d'une arme de poing et a expliqué à l'employée qu'il était dans une situation financière précaire, qu'il devait s'occuper de son fils et qu'il n'avait donc "pas d'autre choix" que de commettre ce forfait, selon ABC, qui cite un rapport de la police d'Indianapolis (Indiana, nord).

L'employée, âgée de 43 ans, a alors tenté de l'en dissuader. "J'ai commencé à pleurer, à prier et à lui dire +ne fais pas ça+, qu'il était trop jeune pour foutre sa vie en l'air", a déclaré l'employée à la police.

Invité à prier, l'homme, du nom de Gregory Smith, a fini par se laisser convaincre et les images de la vidéo-surveillance diffusées par ABC le montrent à genoux pendant plusieurs minutes au beau milieu de l'établissement. L'homme se relève ensuite et prend son interlocutrice dans les bras.

"Il a sorti la balle du pistolet et a dit: +voilà la balle, je ne vais pas vous blesser", a raconté l'employée.

L'homme est quand même reparti avec le téléphone portable de l'employée et avec 20 dollars mais sans toucher au reste de la caisse. Il s'est ensuite rendu à la police sur les instances de sa mère qui avait vu les images du "braquage" à la télévision locale".

Posté le 21 octobre 2009 à 19h30 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)

"Les hommes d'Eglise peuvent-ils refuser la Messe dans le rite extraordinaire ?"

C'est la question posée par le père Vincenzo Nuara, organisateur du congrès qui s'est tenu à Rome le week-end dernier et intitulé «Un grand don pour toute l'Eglise» à propos du Motu proprio Summorum Pontificum. Et voici la réponse qu'il a apportée :

"Si c'est le cas, c'est un grand problème pour l'Eglise. Mais souvent, là où les évêques et les curés la refusent, cela pousse les jeunes (laïcs et prêtres) à l'aimer et à la pratiquer. Il y a donc de grands signes d'espérance, en particulier de nouvelles vocations pour la messe en rite extraordinaire".

Selon une étude, un séminariste français sur quatre se destine à la célébration de la forme extraordinaire du rite romain.

Posté le 21 octobre 2009 à 06h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

18 octobre 2009

L'Eglise contre l'enseignement de l'islam à l'école

En Italie, le vice-ministre au Développement économique Adolfo Urso a proposé d'introduire dans les écoles publiques et privées une heure de religion musulmane, facultative et alternative à l'heure de religion catholique, pour éviter de laisser les élèves muslmans "dans les ghettos des écoles islamiques intégristes".

Le président de la Conférence épiscopale italienne, le cardinal Angelo Bagnasco, dans un entretien publié dimanche par le Corriere della Sera, affirme :

B "L'heure de religion catholique se justifie par le fait qu'elle fait partie de notre histoire et de notre culture. La connaissance du fait religieux catholique est indispensable pour la compréhension de notre culture. Il ne ne me semble pas que l'heure de religion envisagée (par le gouvernement pour la religion musulmane) corresponde à cette motivation raisonnable et reconnue".

L'islam ne faisant pas partie de notre culture, il n'y donc aucune raison pour que le gouvernement l'enseigne ou finance ses mosquées.

Posté le 18 octobre 2009 à 14h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Les catholiques en statistiques

Chiffres données par l'agence Fides, à l'occasion de la journée mondiale des missions. Au 31 décembre 2007 :

  • 1.146.656.000 catholiques, (augmentation de 15.906.000 par rapport à 2006). L’augmentation concerne tous les Continents : Afrique + 6.612.000; Amérique + 5.535.000; Asie + 2.428.000; Europe + 1.132.000; Oceania + 199.000. Le pourcentage des catholiques a augmenté de 0,05, arrivant à 17,33%.
  • 12.879 habitants par prêtre.
  • 2.810 catholiques par prêtre.
  • 2 936 Circonscriptions Ecclésiastiques (+13).
  • 3 729 Evêques diocésains (+40)
  • 1 217 Evêques religieux (+8).
  • 408 024 prêtres (+762). Le seul continent où l’on trouve une diminution impressionnante est l’Europe (- 2.260) et aussi l’Océanie (- 55), alors que les autres continents connaissent l’augmentation suivante : Afrique(+ 1.180), Amérique (+ 376) et Asie (+ 1.521).
  • dont 272 431 prêtres diocésains (+1.340)
  • et 135 593 prêtres religieux (-578).
  • 35 942 Diacres permanents (+1.422).
  • 54.956 religieux non prêtres (-151).
  • 746.814 religieuses (– 6.586).
  • 115.919 grands séminaristes, diocésains et religieux (+439). Augmentations : Afrique (+695), Asie (+ 595) et Océanie (+ 5), Diminutions: Amérique (- 381) et Europe (- 475).
  • 101.978 petits séminaristes (-671). Augmentations : Afrique (+ 782), Europe (+ 13) et Océanie(+ 49); diminutions: Amerique (- 684) et Asie (- 831).
  • 67.264 écoles maternelles pour un total de 6.386.497 élèves;
  • 91.694 écoles primaires pour 29.800.338 élèves;
  • 41.210 Instituts secondaires pour un total de 16.778.633 élèves.

Posté le 18 octobre 2009 à 13h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

17 octobre 2009

Une nouvelle association internationale de fidèles de droit Pontifical

Lu sur l'Evangile de la Vie :

"La Comunità del Cenacolo, fondée par une religieuse italienne, Suor Elvira, pour les jeunes touchés par la drogue, est reconnue en ce dimanche 18 octobre, journée mondiale missionnaire comme « Association Internationale de Fidèles de droit Pontifical » de la part du Conseil Pontifical pour les Laïcs."

Quelle joie de vivre dans cette association :

Sep "La motivation pour aller à Rome date de la communication reçue du Conseil pontifical pour les Laïcs de la reconnaissance de la Communauté du Cenacolo comme Association Internationale de Fidèles de Droits Pontifical. Nous allons à Rome pour remercier l’Eglise qui se penche sur nous et qui nous accueille dans son cœur, qui bénie notre œuvre et nous envoie en son nom annoncer la joie et la lumière de la Résurrection que Dieu a opéré en nous.
Pour l’occasion nous avons pensé organiser un pèlerinage pour nos jeunes, familles et amis : on partira dans la matinée du jeudi 15 octobre et on retournera  le dimanche 18 octobre. Beaucoup nous on demandé ce que signifie cette reconnaissance pour la Communauté, ce que nous vivrons à Rome ces jours-ci…
Nous avons pensé utile de vous faire part, dans les points qui vont suivre, de quelques réflexions qui vont nous aider à vivre ce moment comme un grand don de Dieu pour notre Communauté, à en comprendre le sens et à bien nous préparer pour recevoir un tel don".

"

Posté le 17 octobre 2009 à 09h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

16 octobre 2009

Désinformation sur le Synode pour l'Afrique

Devant le silence des grands médias sur le Synode pour l'Afrique qui se tient depuis deux semaines à Rome, la chaîne KTO proteste en Une de son site et parle d'une Afrique volée :

"De nombreuses voix épiscopales se sont élevées depuis le début du Synode pour protester contre le pillage du continent par des multinationales exploitant les ressources locales sans que les populations en bénéficient. Mais il y a un autre vol, dont on parle moins : celui d'une juste information.

On se souvient de la visite de Benoît XVI en Afrique, et de la manière dont les Africains en général, et ceux qui vivent en France en particulier, furent privés d'une honnête couverture médiatique. La joie des populations, leur rencontre avec le Pape, la ferveur, les prières pour l'avenir du "continent de l'espérance", tout fut caché par l'obsession monomaniaque sur la question du préservatif.

Aujourd'hui, bis repetita. Des travaux du Synode, de la dénonciation de l'impérialisme culturel de l'Occident, des appels à une coopération internationale plus équitable, des projets de cette Eglise en pleine croissance pour mieux former ses prêtres et ses laïcs, pour faire émerger des hommes politiques chrétiens, pour travailler de manière efficace au service de la réconciliation et de la paix... Pas un mot ou presque. Ni dans les médias africains, ni dans les grands médias généralistes occidentaux. Sauf quand il est question de sexualité, bien sûr.

Les médias chrétiens sont les seuls à "couvrir" cette assemblée. Une fois encore, les Africains sont les premières victimes : on les prive d'information sur des sujets qui les concernent. Il reste une semaine avant la clôture du Synode, une semaine pour espérer lire, entendre, et voir enfin dans nos médias des recensions équilibrées sur cette assemblée. Rien de plus qu'une juste information."

Le même constat est fait par les évêques, et relayé dans le dernier compte-rendu du Synode présenté par Antoine-Marie Izoard de l'agence I.Media

Pour vous informer de ce qui se passe réellement lors de cet événement dont l'enjeu est considérable pour le continent africain, relisez les posts ici, ici et , et suivez chaque jour les flashs vidéos d'informations réalisées par H2ONews.

Posté le 16 octobre 2009 à 19h55 par Cathelineau | Lien permanent | Commentaires (3)

Sainte Thérèse de Lisieux déplace les foules anglaises

R Les reliques de Sainte Thérèse del'Enfant-Jésus et de la Sainte Face sont reparties jeudi vers la France après une visite en Angleterre et au Pays de Galles qui a attiré près de 300.000 pèlerins en un mois environ. Les reliques de la patronne des missions étaient le 16 septembre à Portsmouth, dans le sud de l'Angleterre. Elles ont achevé leur circuit dans la cathédrale de Westminster, église-mère de la communauté catholique romaine en Angleterre, où 95.000 pèlerins ont afflué en 4 jours. L'archevêque Vincent Nichols a déclaré :

"Cette effusion de foi a rendu perplexe plus d'une personne".

Au début de la visite, le Daily Telegraph avait estimé qu'il s'agissait "de l'un des plus grands événements pour les catholiques britanniques depuis la visite du pape Jean Paul II, il y a 27 ans".

Posté le 16 octobre 2009 à 08h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

15 octobre 2009

Génération Missionnaire avec la Famille Missionnaire de Notre-Dame

Génération missionaire  

La Famille Missionnaire Notre-Dame, qui a sa maison mère dans l'Ardèche à Saint-Pierre de Colombier, lance deux projets.

Le premier projet, intitulé Génération Missionnaire, permettra à ceux qui y participeront de vivifier leur foi en développant leur zèle missionnaire. La communauté présente ainsi ce projet qui s'adresse d'abord aux habitants de Lyon et de sa proche banlieue :

"Génération Jean-Paul II ou Génération Benoît XVI, nous devons être une Génération Missionnaire ! Pourquoi missionnaire ? Jean-Paul II le rappelle : « La mission est un problème de foi, elle est précisément la mesure de notre foi en Jésus-Christ et en son amour pour nous. Le monde actuel est difficile. Notre foi demeure fragile. Avec saint Paul, « la charité du Christ nous presse » ! « Malheur à moi si je n'évangélise pas » ! (…)

De quoi s'agit-il ? Nous retrouver régulièrement autour d'un projet missionnaire à définir ensemble pour aller de l'avant, encordés à Notre-Dame des Neiges. Un groupe se réunira une première fois à Lyon (14 rue Louis Blanc dans le 6°) le samedi 17 octobre 2009 à partir de 18h00. Une première action concrète pourrait être en vue de la participation à la Mission du 8 décembre à Lyon.

D'autres projets sont actuellement en gestation :

Que vous soyez de Lyon ou d'ailleurs, vos idées, votre ardeur, votre zèle sont les bienvenus. Un de ces projets vous attire ? Vous souhaitez partager une idée, lancer une initiative ? Contactez-nous "

Le deuxième projet est le lancement le 1er novembre de In Altum, journal mensuel à destination des adolescents. Il est possible de le recevoir le sommaire et la version imprimable en s'inscrivant ici.
 
In altum
 

 

Posté le 15 octobre 2009 à 14h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Il faut des aumôniers pour les hommes politiques

C'est ce qu'a demandé le professeur Edem Kodjo, secrétaire général émérite de l'Organisation de l'Union africaine (O.U.A.), Premier ministre émérite, professeur de patrologie à l'Institut Saint-Paul de Lomé (Togo) lors de son intervention à l'assemblée générale du synode des évêques pour l'Afrique :

Kodjo "Le cœur de l'homme étant obscur par nature et la politique étant la fange par excellence, ils sont plus exposés que d'autres à la trahison de leur foi. Les dénoncer, les vilipender ne suffit pas. Il faut changer leurs cœurs (...) Or, la formation post-catéchistique de notre Église reste à inventer, en particulier pour ce qui est de la connaissance de la doctrine sociale de l'Église (...) L'école chrétienne doit être rechristianisée, le laïcat valorisé, mieux associé, jouant un rôle plénier (...) Il faut des aumôneries pour les hommes politiques."  

Sa suggestion était à destination de l'Afrique mais elle pourrait tout aussi bien s'appliquer au reste du monde et à l'Europe en particulier.  

Posté le 15 octobre 2009 à 13h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

13 octobre 2009

François Fillon au Vatican

Le Premier ministre s'est rendu à Rome pour la canonisation de Jeanne Jugan. Il s'est entretenu 20 minutes avec le Saint- Père. Il a ensuite inauguré le centre culturel Saint-Louis et prononcé un discours bien lissé et sans vague sur les relations entre la France et l'Eglise catholique :

Fb16 "Dans un discours, prononcé au cloître Saint-Louis de France, en présence de nombreuses personnalités religieuses et civiles - parmi lesquelles les cardinaux André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence épiscopale française et Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux ou encore Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille -, le Premier ministre a rappelé le principe de laïcité : "S’il revient à la France laïque et au Saint-Siège de multiplier les relations et les partenariats, c’est parce que les valeurs que nous situons au cœur d’une laïcité juste et apaisée sont aussi celles, je crois, que l’Eglise universelle promeut à travers le monde".

"La doctrine sociale de l’Eglise constitue une source de réflexion"

En marge de son hommage à Jeanne Jugan, fondatrice des Petites Soeurs des pauvres, samedi soir à Rome, le Premier ministre a élargi son propos à la crise économique mondiale qui "révèle les failles d’un capitalisme qui ne doit pas être sans foi ni loi" a-t-il affirmé, estimant que " la doctrine sociale de l’Eglise constitue une source de réflexion".

S’adressant à l’Eglise catholique, François Fillon a constaté : "En mettant en garde notre civilisation sur ses faiblesses matérialistes, ses pulsions guerrières, ses fanatismes, vous approfondissez notre regard sur la condition humaine, ses devoirs éthiques, sur sa fragilité et son mystère. C’est la République, celle des croyants de toutes confessions, mais aussi celle de ceux qui doutent, cherchent ou ne croient pas, qui est ainsi invitée à une méditation collective. Et cette méditation qui nous grandit est à l’image d’une laïcité ouverte et réfléchie. Je crois aux échanges empreints de respect qu’État et religion peuvent conduire sur le seuil, porte ouverte". Et le Premier ministre de conclure : "Cette laïcité française est tissée de liberté, tramée de considération mutuelle et d’écoute".

Pour ceux qui se plaindraient d'un engagement aussi détaché de celui qu'on se plaît à présenter comme un catholique fervent, François Fillon remet les pendules à l'heure :

"Je ne suis pas aussi pratiquant qu'on le répète. Je vais deux fois par an chez les moines de l'abbaye de Solesme et, de temps en temps, à la messe".

Posté le 13 octobre 2009 à 09h12 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (12)

12 octobre 2009

Scandaleuse complicité de Famille Chrétienne

Fallait-il en parler ou le taire? La réponse méritait de rester en suspens tant que l'horrible Henri Tincq se faisait des gorgées chaudes de ce groupuscule fondamentalement anti-catholique. Mais maintenant que Famille Chrétienne publie un entretien de ces "emmerdeuses de bénitier" du "comité de la jupe", le scandale devient public et il convient d'y répondre.

Petit florilège des écrits de ces femmes qui se prétendent d'Eglise et étalent des titres en théologie en se comparant en toute humilité à sainte Catherine de Sienne :

" Le machisme ecclésial existe vraiment. Nous le relatons parfois dans le blog. Il écrase, humilie, écarte les femmes des responsabilités. Il agit sous la peur ancestrale de la femme. Et très souvent, il use de ses positions de pouvoir pour parler "à la place" des femmes. "Mulieris dignitatem" cette encyclique du pape Jean-Paul II a beau être pleine de compliments flatteurs, c'est un magnifique placard".

Défilant le jour de la canonisation de Jeanne Jugan dans Paris dont la sainte Patronne, sainte Geneviève, est une femme, dans un pays où de nombreuses cathédrales sont consacrées à Notre-Dame et dont les saintes patronnes sont des femmes (Notre-Dame de l'Assomption, sainte Pétronille, sainte Jeanne d'Arc et sainte Thérèse de Lisieux), elles osent écrire sans vergogne :

"Dans la société moderne, la femme a des droits civiques et elle n’en aurait pas dans l’Église".

Ce féminisme outrancier est à l'origine de l'idéologie du genre qu'on retrouve sur leur blog, niant ainsi la vocation propre de l'homme et celle de la femme :

"Le "féminin" n'est pas seulement chez la femme, ni le "masculin" seulement chez l'homme. Aussi nous nous interdisons impérativement de dire ce pour quoi la femme et l'homme sont faits. Il n'y a que "des" femmes, et "des" hommes. "La" femme n'existe pas, pas plus que "l'homme".

Reprise d'un vieux slogan soixant-huitard, "Il faut détruire le père" :

"On est dans un système patriarcal, hiérarchique, où l’autorité vient du haut [Oui, chapeau! "Je crois en Dieu le Père tout-puissant" de qui vient toute autorité. NDL]. À l’opposé d’un système participatif et adulte".

Déni du sacerdoce :

"Mais les Douze sont des hommes tout simples ! Les Douze de l’origine n’étaient pas prêtres ! La frontière entre le sacerdoce ministériel et le sacerdoce des baptisés n’est plus si forte… Si Jésus avait voulu des prêtres, il aurait été les chercher chez les Lévites. Non, il a été les chercher chez monsieur tout le monde. On ne peut pas dire que Jésus les a ordonnés".

Sans relever toutes leurs contradictions, en voici une parmi les plus flagrantes :

Dans Famille Chrétienne : "Nous ne voulons pas le pouvoir !"
Sur leur blog : "La réponse est oui. Oui, nous voulons le pouvoir. Sans honte".

Elles se disent d'Eglise et refusent l'enseignement de l'Eglise (Mulieris dignitatem, Ordinatio Sacerdotalis...) Elles se disent catholiques et renient le credo.

Qu'Henri Tincq se plaise une nouvelle fois à leur offrir une tribune, on a malheureusement l'habitude tant ce journaliste se complaît dans les miasmes des divisions et des malheurs de l'Eglise.

Mais que Famille Chrétienne leur donne la parole, publie cet entretien sans le moindre avertissement à l'intention de ses lecteurs et des membres des familles chrétiennes -dont des enfants - qui lisent sans méfiance cet hebdomadaire, cela mérite un blâme à double titre : participer au scandale de propager des propos aussi délétères et dénués de raison contre l'Eglise et abuser de la confiance des lecteurs pour les mettre à la portée des âmes des parents et des enfants... et le lien vers l'entretien de monseigneur Castet, évêque de Luçon qui démonte ces balivernes ne change rien : on est en droit d'attendre d'une revue catholique qu'elle défende l'Eglise et son enseignement et non qu'elle présente de façon égale et relativiste deux "points de vue".

Posté le 12 octobre 2009 à 22h14 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (46)

La solitude des chrétiens engagés en politique

Intervention de Mgr Lucio Andrice Muandula, Évêque de Xai-Xai, Président de la Conférence Épiscopale du Mozambique, samedi au cours du Synode :

M "Au cours de cette assemblée synodale, à différentes occasions, on a fréquemment dit que les fidèles laïcs engagés activement dans la vie politique de nos pays finissent par avoir des comportements et des attitudes nuisibles concernant les principes fondamentaux de la foi et de la morale chrétiennes. En effet, dans la vie quotidienne, les fidèles laïcs sont souvent écartelés entre la foi chrétienne et une option politique, comme si la foi chrétienne et l'activité politique étaient deux réalités incompatibles a priori.

Pour remédier à une telle situation, cette assemblée synodale devrait examiner avec attention les raisons profondes d'une telle dichotomie, afin de permettre qu'à l'avenir les fidèles puissent vivre sereinement leur vocation chrétienne sans devoir nécessairement renoncer à une participation active à la vie politique.

En réalité, sans négliger le fait que le désir effréné de pouvoir et de grandeur offusque souvent cette lumière de la foi avec laquelle les fidèles laïcs devraient illuminer le monde de la politique, je trouve que les chrétiens catholiques engagés dans l'activité politique en Afrique ressentent une grande solitude et un certain abandon de la part de la hiérarchie de leurs Églises particulières. N'étant pas suffisamment assistés et encouragés par leurs pasteurs et devant œuvrer dans un monde rempli d'intrigues et d'ambitions sans fin, ils finissent par se perdre, causant parfois des dommages irréparables à l'Église dont ils sont les fils. Bien que certains d'entre eux se soient formés dans nos universités catholiques et soient des chrétiens (qui se mettent) au premier rang lors des messes dominicales dans nos cathédrales, il n'est pas rare que nous les voyions impliqués dans l'approbation de lois contraires à la foi catholique, comme dans le cas de la libéralisation de l'avortement. Malheureusement, ils vivent la foi chrétienne comme quelque chose qui est sans rapport avec la vie quotidienne et de l'activité sociale à travers laquelle ils doivent contribuer à la construction du bien commun."

Pour la France, nous aurons l'occasion d'en reparler.

Posté le 12 octobre 2009 à 20h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Désinformation sur le Saint-Suaire

Le procédé de ces "chercheurs' ou "scientifques" est d'une malhonnêteté caractérisée : Au lieu de chercher la vérité, ce qui est le fondement même de toute démarche scientifique, certains se sont mis martel en tête de prouver ce qu'ils croyaient ou de démontrer ce qu'ils pensaient. Cette entreprise relativiste est évidemment arrivée à ses fins : une copie du Saint Suaire a été reconstituée avec des matériaux datant du moyen-âge. Ce qui tendrait à prouver que le Linceul daterait de cette époque.

Posté le 12 octobre 2009 à 16h08 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (21)

Ste Jeanne Jugan et la dignité de la personne âgée

Tandis qu'une proposition de loi sur l'euthanasie a, de nouveau, été déposée, Benoît XVI a déclaré hier, lors de la messe de canonisation de sainte Marie de la Croix (Jeanne Jugan), fondatrice des Petites Soeurs des Pauvres :

J "Née en 1792 à Cancale, en Bretagne, Jeanne Jugan a eu le souci de la dignité de ses frères et de ses sœurs en humanité, que l'âge a rendus vulnérables, reconnaissant en eux la personne même du Christ. «Regardez le pauvre avec compassion, disait-elle, et Jésus vous regardera avec bonté, à votre dernier jour». Ce regard de compassion sur les personnes âgées, puisé dans sa profonde communion avec Dieu, Jeanne Jugan l'a porté à travers son service joyeux et désintéressé, exercé avec douceur et humilité du cœur, se voulant elle-même pauvre parmi les pauvres. Jeanne a vécu le mystère d'amour en acceptant, en paix, l'obscurité et le dépouillement jusqu'à sa mort. Son charisme est toujours d'actualité, alors que tant de personnes âgées souffrent de multiples pauvretés et de solitude, étant parfois même abandonnées de leurs familles. L'esprit d'hospitalité et d'amour fraternel, fondé sur une confiance illimitée dans la Providence, dont Jeanne Jugan trouvait la source dans les Béatitudes, a illuminé toute son existence. Cet élan évangélique se poursuit aujourd'hui à travers le monde dans la Congrégation des Petites Sœurs des Pauvres, qu'elle a fondée et qui témoigne à sa suite de la miséricorde de Dieu et de l'amour compatissant du Cœur de Jésus pour les plus petits. Que sainte Jeanne Jugan soit pour les personnes âgées une source vive d'espérance et pour les personnes qui se mettent généreusement à leur service un puissant stimulant afin de poursuivre et de développer son œuvre !"

Posté le 12 octobre 2009 à 13h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

09 octobre 2009

Une belle histoire

C'est Zenit qui nous fait découvrir cette histoire de saine écologie : Simon Oaron, cet aborigène catholique est analphabète. Il a appris de son père ou de son observation que les arbres retenaient l'eau et rafraîchissaient l'atmosphère (ce que les occidentaux qui tronçonnent et bétonnent ont oublié tout en se plaignant d'avoir chaud et de manquer d'eau).

Simon donc est devenu un héros : en plantant mille arbres par an depuis 1960, il permet aujourd'hui à toute sa région de ne pas souffrir de la sécheresse qui s'abat sur l'Inde.

Récit :

"[L]es pluies de la mousson, qui s'étend de juin à septembre, ont été, cette année, d'un tiers inférieures à la normale, provoquant la pire sécheresse qu'a connue la moitié nord du pays depuis 1972 (...)

Dans ce paysage marqué par la sécheresse et la désolation, la région de Bero, dans le district de Ranchi, fait toutefois exception. Selon Vidya Bhushan Kumar, fonctionnaire local, la cinquantaine de villages de la région de Bero, couvrant une surface agricole d'un peu plus de 800 hectares, « offrent un saisissant contraste » et leurs habitants se réjouissent de « l'abondance de la récolte » qui s'annonce. Tous créditent un seul homme comme étant l'artisan de leur bonne fortune : Simon Oraon, un paysan de 72 ans, connu sous le nom de « Baba » (‘père').

Simon Oraon, membre de la tribu des Oraon, est analphabète. Chaque année, depuis 1960, il plante un millier d'arbres, une mission commencée sur les 4 000 m² de terres héritées de ses parents. Au fil des années, il a convaincu ses voisins que planter des arbres contribuait à conserver l'eau tombée du ciel et, à leur tour, les voisins ont accepté qu'il plante des arbres sur leurs terres. A cela, il a ajouté tout un travail de maîtrise de la ressource hydrique. « Baba a construit trois retenues d'eau, cinq étangs et trois canaux, permettant ainsi de transformer des espaces incultes en terres irriguées », explique Vidya Bhushan Kumar.

Simon Oraon est catholique et il compte parmi ses fervents admirateurs le P. Augustine Kerketta, un natif de Bero qui est devenu prêtre pour l'archidiocèse de Ranchi. « Baba travaille sans relâche pour encourager les gens à vivre en harmonie avec la nature », précise le P. Kerketta à l'agence Ucanews (1). Ses connaissances de la nature ainsi que ses qualités naturelles de leadership lui ont acquis le respect aussi bien de ses coreligionnaires que des hindous, des musulmans et des autres groupes tribaux de la région, ajoute-t-il, en soulignant que Simon Oraon a été élu Parha Raja (chef tribal) sans interruption depuis 1964. Il est l'unique chef tribal chrétien du Jharkhand et sa popularité a indirectement contribué à l'évangélisation et à la bonne image dont jouissent les chrétiens dans la région, explique encore le prêtre" (suite).

Posté le 9 octobre 2009 à 09h02 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

08 octobre 2009

H1N1 : de mal en pis...

La décision a été prise par l'archevêque de Sherbrooke, Mgr André Gaumond, de vider les bénitiers de leur eau... benite pour ne pas faciliter la propagation du virus. Et ce n'est pas tout :

"Monseigneur Gaumond demande aux ministres de la communion de se laver les mains avant et après la distribution de l'hostie. Il «recommande fortement» aux fidèles de recevoir la communion dans la main et exhorte les personnes souffrant de symptômes de grippe ou de rhume à ne pas communier sur la langue et à ne pas boire au calice".

Non seulement on constate la perte de confiance dans un sacramentel, mais on vient à ajouter un "lavabo" bien à mal à propos en confusion avec celui plus liturgique qui intervient plus tôt à un moment précis de la messe. Et comment se passe ce lavage des mains alors que les mains du prêtres sont considérées alors comme porteuses de parcelles?


Posté le 8 octobre 2009 à 22h45 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (12)

L'impératrice Zita un jour béatifiée ?

Auteur de la biographie de l'impératrice Zita et plus récemment encore de la biographie de son époux, le bienheureux Charles d'Autriche, Jean Sévilla nous explique pourquoi dans un entretien accordé à La Nef :

"La cause est en effet ouverte dans le diocèse du Mans, car l'abbaye de Solesmes était le centre spirituel de l'impératrice. Si Zita était béatifiée comme son mari, ce serait un nouveau couple que nous pourrions vénérer, à l'instar de Louis et Zélie Martin, les parents de sainte Thérèse de Lisieux. Nous avons besoin de ce type de famille modèles. L'Association pour la béatification de l'impératrice Zita, que je préside et qui bénéficie du soutien du Père Abbé de Solesmes, Dom Dupont, a pour but de soutenir cette cause, à la fois matériellement et par la prière."

Bandeau


 

Posté le 8 octobre 2009 à 14h01 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

07 octobre 2009

Lépante : Notre-Dame de la Victoire, la victoire du Rosaire

Lepante Aujoud'hui, nous fêtons l'anniversaire de la victoire de Lépante, bataille à laquelle la France n'a pas participé et aussi la solennité de Notre-Dame des Victoires instaurée par Pie V et devenue Notre-Dame du Rosaire sous l'impulsion de Grégoire XIII :

"La fête de Notre-Dame du Rosaire fut instituée par le pape saint Pie V à la suite immédiate de la victoire de Lépante du 7 octobre 1571.

En effet, cette importante victoire navale de la Sainte Ligue coalisée par le pape et conduite par Don Juan d’Autriche contre la flotte du sultan d’Istanbul, avait été considérée comme un miracle obtenu par la prière du Rosaire, dans laquelle toute la chrétienté s’était alors impliquée à la demande du pape dominicain (on se souviendra que la dévotion au Rosaire était un fruit de l’ordre de saint Dominique).

  Dom  
Cette bataille, dont saint Pie V avait été averti de l’issue au cours d’une extase sérieusement attestée, le soir du 7 octobre, semblait mettre fin aussi aux ambitions conquérantes des forces du Croissant, parvenues au faîte de leur puissance sous le règne du sultan ottoman Soliman le Magnifique, mort en 1566. De sorte qu’en 1571, la Chrétienté pouvait se dire enfin libérée du péril musulman qui l’avait terrorisée lorsque, par deux fois dans les décennies précédentes, les étendards rouge et vert du Turc avaient flotté devant les murs de Vienne, capitale du Saint-Empire.

Depuis lors, l’Église continue d’honorer, chaque 7 octobre, la Vierge du Rosaire, qu’elle invoque en ce jour sous les vocables de « Notre Dame de la Victoire (de Lépante) » ou de « Secours des chrétiens » (Auxilium Christianorum)".

"

Posté le 7 octobre 2009 à 10h37 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

En 1930, l'Eglise en Allemagne excommunia le nazisme

Des documents retrouvés en Allemagne le prouvent, comme le relate Zenit :

"Certains documents trouvés en Allemagne par la Pave the Way Foundation (PTWF) prouvent que dès septembre 1930, les évêques catholiques ont excommunié le parti nazi d'Hitler.

Selon les documents trouvés par Michael Hesemann, collaborateur de la PTWF, en septembre 1930, trois ans avant qu'Adolf Hitler n'arrive au pouvoir, l'archidiocèse de Mayence condamna publiquement le parti nazi.

Selon les normes publiées par l'archidiocèse de Mayence, il était « interdit à tout catholique de s'inscrire dans les rangs du parti national socialiste d'Hitler ».

« Il n'était pas permis aux membres du parti hitlérien de participer en groupe à des funérailles ou à d'autres offices catholiques ». Par ailleurs, « un catholique ne pouvait être admis aux sacrements tant qu'il restait inscrit au parti hitlérien ».

La déclaration de l'archidiocèse de Mayence a été publiée en première page de L'Osservatore Romano, avec un article publié le 11 octobre 1930 et intitulé « Le parti d'Hitler condamné par l'autorité ecclésiastique ».

L'incompatibilité de la foi catholique avec le national-socialisme fut alors déclarée. Une personne qui se déclarait catholique ne pouvait pas devenir membre du parti nazi, sous peine d'être exclue des sacrements.

En février 1931, le diocèse de Munich confirma l'incompatibilité de la foi catholique et du parti nazi.

En mars 1931, les diocèses de Cologne, de Paderborn et des provinces du Rhin dénoncèrent l'idéologie nazie, interdisant publiquement tout contact avec les nazis.

V1930 Indignés et furieux de cette excommunication émise par l'Eglise catholique, les nazis envoyèrent Hermann Göring à Rome, avec une demande d'audience au secrétaire d'Etat Eugenio Pacelli. Le 30 avril 1931, le cardinal Pacelli refusa de rencontrer Göring qui fut reçu par le sous-secrétaire Mgr Giuseppe Pizzardo, avec la charge de prendre note de ce que les nazis souhaitaient.

En août 1932, l'Eglise catholique excommunia tous les dirigeants du parti nazi. Parmi les principes anti-chrétiens dénoncés comme hérétiques, l'Eglise catholique allemande mentionna explicitement les théories raciales et le racisme.

Toujours en août 1932, la Conférence épiscopale allemande publia un document détaillé dans lequel elle donnait des instructions sur la manière de s'entretenir avec le parti nazi.

Dans le document, il est écrit qu'il était absolument interdit aux catholiques de devenir membres du Parti national-socialiste. Celui qui désobéissait était immédiatement excommunié.

Dans le document de la Conférence épiscopale trouvé par la PTWF, il est aussi écrit que l'archidiocèse considérait comme « illicite d'appartenir au parti nazi », parce que « les manifestations de nombreux chefs du parti ont un caractère hostile à la foi » et « sont contraires aux doctrines fondamentales de l'Eglise catholique ».

En janvier 1933, Adolf Hitler arriva au pouvoir et les organisations catholiques allemandes diffusèrent un tract intitulé « Un appel sérieux dans un moment grave », où elles considéraient la victoire du parti national-socialiste comme « un désastre » pour le peuple et pour le pays.

Le 10 mars 1933, la Conférence épiscopale allemande, réunie à Fulda, adressa un appel au président allemand, le général Paul von Hindenburg, exprimant « (ses) préoccupations les plus graves qui sont partagées par une grande partie de la population ».

Les évêques allemands se tournèrent vers von Hindenburg, en manifestant leur crainte que les nazis ne respectent pas « le sanctuaire de l'Eglise et la position de l'Eglise dans la vie publique ».

C'est pourquoi ils demandèrent au président une « protection urgente de l'Eglise et de la vie ecclésiastique ».

Les évêques catholiques ne furent pas écoutés".

Et on connaît la suite...

Posté le 7 octobre 2009 à 07h58 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (10)

06 octobre 2009

IBP : une nouvelle communauté religieuse enseignante et une école libre

Eibp Le supérieur général de l'institut du bon Pasteur a confié à l'Abbé Spinoza "la tâche de développer une communauté de frères enseignants et éducateurs pour promouvoir le développement d’un internat et d’un centre spirituel pour la jeunesse et les chrétiens soucieux de se ressourcer spirituellement".

Un noviciat a ouvert en septembre 2009. Cette communauté compte des frères enseignants qui dispensent des cours selon leurs diplômes ("pas d'école bricolage") et un corps professoral composé de religieux et de laïcs.

Une hôtellerie est en cours d'aménagement. L'école primaire et le collège ouvriront pour l'année scolaire 2010-2011  dans cette belle bâtisse située dans un parc de 3 hectares qui compte un verger et un potager.

Seule, la communauté ne peut se lancer ni cette oeuvre démarrer. Elle a besoin de dons : en serez-vous?

Posté le 6 octobre 2009 à 15h36 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

"L'assaut contre la famille" en Afrique

Le cardinal Turkson, premier cardinal ghanéen et rapporteur du synode, l'a dit :

Turkson "Si l'importance croissante donnée à la place et au rôle des femmes dans la société constitue une heureuse évolution, l'avènement au niveau mondial de styles de vie, de valeurs, d'attitudes et d'associations, etc. qui déstabilisent la société, est inquiétant. Ceci attaque les piliers fondamentaux de la société (le mariage et la famille), diminue son capital humain (migrations, diffusion des drogues et commerce des armes) et met en danger la vie sur la planète  (...)  

Le mariage et la famille ont été soumis à des pressions étranges et terribles afin de redéfinir leur natures et leurs fonctions au sein de la société moderne. Les mariages traditionnels, qui fondent des familles, sont mis en danger par une proposition croissante d'unions et de relations alternatives, dépourvues du concept d'engagement définitif, à caractère non hétérosexuel et n'ayant pas vocation à la procréation (...)

[ces positions] disposent d'ores et déjà de partisans à l'intérieur de l'Église dans certaines parties du continent (...)

Cet assaut mené contre le mariage et la famille est promu et soutenu par des groupes qui produisent rapidement un lexique destiné à remplacer les concepts traditionnels et les termes relatifs au mariage et à la famille par des concepts nouveaux (...) 

l'objectif est d'établir une nouvelle éthique globale à propos du mariage, de la famille, de la sexualité humaine et des thèmes liés à l'avortement, à la contraception, aux aspects de l'ingénierie génétique, etc".

Ces paroles viennent en appui de ce passage de Caritas in veritate :

"Certaines Organisations non-gouvernementales travaillent activement à la diffusion de l’avortement, et promeuvent parfois dans les pays pauvres l’adoption de la pratique de la stérilisation, y compris à l’insu des femmes. Par ailleurs, ce n’est pas sans fondement que l’on peut soupçonner les aides au développement d’être parfois liées à certaines politiques sanitaires impliquant de fait l’obligation d’un contrôle contraignant des naissances".

Posté le 6 octobre 2009 à 10h52 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

05 octobre 2009

Nouvelle désinformation sur le préservatif, par l'AFP

Voici le titre d'une dépêche de l'AFP :

"Un cardinal africain défend l'usage du préservatif".

Et le début de la dépêche :

"Le cardinal ghanéen Peter Kodwo Appiah Turkson a défendu lundi l'usage du préservatif, en particulier quand un membre d'un couple est contaminé".

T Sauf que c'est faux. Le rapporteur du synode, le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, évêque de Cape Coast, au Ghana, a lancé un appel pour que l'on investisse dans les traitements anti-rétroviraux, efficaces pour soigner les malades du SIDA, plus que dans la production de préservatifs, inefficaces dans le contexte africain.

A une question de la presse sur la prévention du SIDA, le cardinal ghanéen a souligné que le SIDA était une tragédie en Afrique, et il a rendu publics les résultats d'une enquête faite dans les hôpitaux catholiques africains, notamment dans son pays, le Ghana : les services hospitaliers catholiques soignent 20% des malades. Il a résumé ainsi les deux propositions pour enrayer le SIDA : la découverte des anti-rétroviraux, encore beaucoup trop chers, et l'utilisation du préservatif, jusqu'ici inefficace.

"l'utilisation du préservatif ne devient effective que dans les familles dans lesquelles le couple est croyant".

Pour que le préservatif soit efficace, il exige la «fidélité», en particulier dans le cas où l'un des deux membres du couple est atteint par le virus.

"Nous sommes en train de parler d'un produit d'usine et il y a différentes qualités [et le préservatif] donne un sentiment de sécurité [qui] facilite plutôt la diffusion du SIDA".

Sans fidélité dans le couple, le préservatif n'apporte pas de résultat, a constaté l'archevêque africain. Quant aux traitements anti-rétroviraux, ils apportent «des résultats confirmés» mais ils restent «trop chers» pour la population. C'est la raison pour laquelle «pour obtenir des résultats», le cardinal Turkson a suggéré que les décideurs investissent d'abord dans les médicaments anti-rétroviraux et pas tant dans les préservatifs.

Posté le 5 octobre 2009 à 21h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

04 octobre 2009

Les clercs enlevés hier en RDC libérés

contre le versement d'une rançon.

Posté le 4 octobre 2009 à 19h50 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)


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