07 décembre 2016

11 décembre : Messe solennelle exceptionnelle en l'honneur de Notre Dame de Guadalupe à Paris

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Cette messe grégorienne sera encadrée (chants d’entrée et de sortie) par des hymnes à la Vierge du Mexique chantés en espagnol par des musiciens Mariachis comme on le fait traditionnellement dans les Amériques lors de la solennité de Notre Dame de Guadalupe. En effet, un groupe Mariachi viendra spécialement ce dimanche interpréter Las Mañanitas a la Virgen de Guadalupe et La Guadalupana. À l’issue de la célébration, ils reprendront, comme il est de coutume au Mexique, le cri de ralliement des guerriers Cristeros, ¡Viva Cristo Rey! La messe promet donc d'être haute en couleurs et en sonorités.

Posté le 7 décembre 2016 à 21h11 par Michel Janva | Lien permanent

05 décembre 2016

Mgr Schneider sur TV Libertés

Dans l'émission Terre de Mission. L’exhortation apostolique post-synodale sur la famille Amoris Laetitia a déjà suscité de nombreuses interrogations et demandes d’éclaircissements. Les cardinaux Burke, Brandmuller, Caffara et Meisner ont adressé au pape François des dubias restées, à ce jour, sans réponse. Mgr Schneider, évêque auxiliaire de l’archidiocése d’Astana au Kazakhstan s’est immédiatement associé à la démarche des quatre cardinaux. Il rappelle la valeur magistérielle, faible, de cette exhortation apostolique et précise ici les “faiblesses” voire les ambiguïtés, sans doute volontaires, de ce texte.

Autres sujets :

  • A l’occasion de la solennité de l’Immaculée Conception, le 8 décembre, la ville de Lyon se couvre de lumières et de lumignons. Cette fête aujourd’hui largement sécularisée sous le vocable de Fête des Lumières, est, bien sûr, à l’origine une procession et un acte de foi en l’Immaculée Conception de Notre-Dame. Monsieur l’abbé Troadec, auteur d’un ensemble de brochures sur l’année liturgique dont : De l’Avent à l’Epiphanie au jour le jour nous explique ce qu’est le dogme de l’Immaculée Conception ainsi que l’origine des illuminations lyonnaises.
  • L’Académie musicale Notre-Dame de Liesse, installée dans l’Aisne est une des rares écoles maîtrisiennes existant en France. Elle rassemble des garçons qui consacrent leurs matinées à leurs études classiques et leurs après midis à des activités musicales : chant ou instrument de musique dans un répertoire très largement religieux. Vianney Chatillon, créateur de cette académie hors norme nous la fait découvrir en musique et en chansons.

Posté le 5 décembre 2016 à 22h00 par Michel Janva | Lien permanent

03 décembre 2016

5 décembre : conférence de Mgr Léonard à Paris

Mgr André Léonard, archevêque émérite de Malines-Bruxelles, donnera une conférence sur le thème : "La charte de l'espérance chrétienne selon saint Paul (Rm 8, 14-39)" en l'église Saint-Eugène, 4bis rue Sainte Cécile (Paris, 9e) le lundi 5 décembre à 20h30.

Il célébrera auparavant la messe paroissiale de 19h.

Mgr Léonard avant d'avoir été nommé évêque de Namur et archevêque de Bruxelles avait été professeur à la faculté de philosophie de l'Université catholique de Louvain. Il est l'auteur de nombreux ouvrages d'apologétique, de philosophie et de théologie.

Posté le 3 décembre 2016 à 07h20 par Michel Janva | Lien permanent

27 novembre 2016

3 décembre : colloque de l'Aide à l'Eglise en Détresse

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Posté le 27 novembre 2016 à 10h14 par Michel Janva | Lien permanent

26 novembre 2016

Silence : le dernier film de Martin Scorsese sur les persécutions des chrétiens au Japon au XVIIe siècle.

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

Dans les derniers jours de l’année aux Etats-Unis, et au début de l’année prochaine en France, sortira le nouveau film de Martin Scorsese, intitulé Silence.

C’est une adaptation d’un roman de Shushaku Endo sur les persécutions des chrétiens au Japon au XVIIe siècle (...)

On apprend que c’est un vieux rêve de Scorsese que de réaliser ce film, et que, jugeant sans doute qu’il ne ferait pas beaucoup d’entrées (?), il n’a pas voulu être payé, et que les trois acteurs principaux (dont Liam Neeson) ont accepté d’être payés au tarif minimum.

Scorsese écrit :

« Le roman d’Endo affronte le mystère de la foi chrétienne, et par extension le mystère de la foi lui-même. Rodrigues apprend, un pas de douleur après l’autre, que l’amour de Dieu est plus mystérieux qu’il ne le sait, qu’Il laisse beaucoup plus aux voies des hommes que nous ne le pensons, et qu’Il est toujours présent… même dans Son silence. »

Posté le 26 novembre 2016 à 20h01 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

22 novembre 2016

Toulon, vendredi 25 novembre : adoration en réparation des sacrilèges eucharistiques et des faiblesses sacerdotales

De 20h à 22h à saint Joseph de Pont-du-Las à Toulon, entrée côté gauche près de l'oratoire.

Adoration organisée par l'Alliance Saint Jean-Marie Vianney.

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Aimer, réparer et consoler le Cœur sacerdotal de Jésus

    par l'adoration.

Soutien du sacerdoce par le jeûne et la prière.

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Posté le 22 novembre 2016 à 14h09 par Marie Bethanie | Lien permanent

21 novembre 2016

Mgr N'Koué à l'école sainte Anne du Barroux

WP_20161121_15_56_22_ProCe lundi 21 novembre, les enfants et les institutrices de l'école Sainte Anne du Barroux célébraient la fête patronale de l'établissement à l'occasion de la Présentation de la Sainte Vierge. 

Agréable surprise en fin de journée avec la visite de Mgr Pascal N'Koué, archevêque de Parakou au Bénin. Ce dernier, étant venu en Avignon à l'occasion de la béatification du Père Marie Eugène de l'Enfant Jésus, a souhaité visiter cette école libre dont les enfants ont récemment offert leurs prières et leurs aumônes à la chrétienté du Bénin.

Après un échange joyeux avec les élèves, le prélat africain a béni une magnifique statue représentant sainte Anne et la Sainte Vierge avant d'étendre sa bénédiction aux enfants, aux institutrices et à dom Louis Marie, abbé du Barroux, venu en voisin.

Mgr N'Koué est l'un de ces évêques qui ont répondu présent à l'appel du cardinal Sarah pour la célébration de la messe "vers le Seigneur". Sous le titre "Un tournant irréversible", il a écrit dans son bulletin diocésain de novembre:

"le grand signe qui nous accompagnera toute l’année sera "la messe orientée", vraie rupture pour un nouveau départ spirituel, et cela à partir du premier dimanche de l’Avent (...)  Voilà le tournant irréversible. Voilà "l’étape cruciale". Tournons-nous vers le Christ, soleil levant, et nous serons sauvés. La Vierge Marie, Notre-Dame de Komiguéa, nous aidera."

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Posté le 21 novembre 2016 à 21h39 par Michel Janva | Lien permanent

20 novembre 2016

La formation au séminaire de Zaitzkofen de la Fraternité Saint Pie X en Allemagne

Le séminaire du Sacré-Coeur de Jésus de Zaitzkofen a produit en 2015 un documentaire de 30 minutes qui a pour objectif de présenter la formation sacerdotale que dispense la Fraternité Saint-Pie X. Voici la version française de ce film, en exclusivité pour les lecteurs du Salon Beige :

Posté le 20 novembre 2016 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent

16 novembre 2016

Reportage au sein du séminaire de Zaitzkofen (FSSPX)

Le séminaire du Sacré-Coeur de Jésus de Zaitzkofen (sud de l'Allemagne) a produit en 2015 un documentaire de 30 minutes qui a pour objectif de présenter la formation sacerdotale que dispense la Fraternité Saint-Pie X. Déjà traduit en italien, la version française sera publié sur youtube le 20 novembre 2016.

En attendant, DICI nous propose un extrait :

La formation sacerdotale au 3e millénaire from DICI on Vimeo.

Posté le 16 novembre 2016 à 14h33 par Michel Janva | Lien permanent

13 novembre 2016

26&27 novembre : forum à Lille pour l'évangélisation des musulmans

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Posté le 13 novembre 2016 à 07h29 par Michel Janva | Lien permanent

09 novembre 2016

Les dispositions relatives à la prélature de la FSSPX sont presque prêtes

FDans une discussion informelle, Mgr Fellay a déclaré que les dispositions relatives à la prélature dont devrait bénéficier la FSSPX étaient « presque prêtes », comme l’indique un article publié sur Rorate Caeli :

"J’ai demandé à l’évêque s’il avait de bonnes nouvelles à partager avec nous au sujet du statut de prélature personnelle présenté par la rumeur comme une offre romaine destinée à intégrer pleinement et définitivement la Fraternité dans la vie de l’Eglise universelle. L’évêque a décrit ces dispositions comme “presque prêtes” et faisant l’objet d’ajustements. Son comportement et son expression manifestaient la confiance et la sérénité. Quand je lui ai demandé si la situation requerrait seulement des prières, il a répondu spontanément que les développements de nature canonique avaient progressé au delà de ce point…"

Posté le 9 novembre 2016 à 09h25 par Michel Janva | Lien permanent

08 novembre 2016

La Fraternité sacerdotale Saint-Pierre compte 270 prêtres

Voici les statistiques de la Fraternité Saint-Pierre à jour du 6 novembre :

FSSP StatsPar ailleurs, le samedi 12 novembre 2016, Monseigneur Guy Thomazeau conférera l'ordination sacerdotale à deux diacres de la Fraternité Saint-Pierre en la cathédrale Saint-Etienne de Meaux à 9h30. 

Posté le 8 novembre 2016 à 09h55 par Michel Janva | Lien permanent

07 novembre 2016

Cardinal Sarah : "Vous êtes envahis, par d’autres cultures, d’autres peuples, qui vont progressivement vous dominer"

Le Cardinal Sarah, qui vient de publier « La Force du silence » aux éditions Fayard, était en France pour quelques jours. Boulevard Voltaire l’a rencontré.


Cardinal Sarah par bvoltaire

Votre éminence, vous venez d’écrire un livre qui s’appelle « La force du silence ». On vit aujourd’hui dans un monde qui a peur du silence, qui le considère comme une source d’angoisse. Comment trouve-t-on le silence, et pourquoi est-il important ?

Je crois que le silence est vital. Ne serait-ce que pour retrouver une certaine sérénité ; le repos du corps. Par exemple quand vous voulez dormir, vous avez besoin de silence autour de vous. Vous voulez écouter une belle musique, vous avez besoin de silence autour de vous. Vous voulez lire un livre intéressant, vous avez besoin de silence. Vous voulez causer avec un ami, sur des questions sérieuses, vous voyez bien que le silence est vital.

Et même pour se regarder soi-même, pour savoir qui nous sommes, où nous allons, ce que nous voulons faire. On a besoin de silence, vraiment, pour que l’homme s’intériorise, que l’homme aille à la source de son être.

S’il est totalement enveloppé de bruit, torturé par le bruit, il n’est pas tranquille, il ne peut pas réfléchir, il ne peut pas savoir où il va, ce qu’il fait. Et donc il s’éloigne de lui, il s’éloigne de Dieu. Parce que Dieu est silencieux. Pas un silence qui est absence de parole, parce qu’il y a aussi un silence qui parle.

Voyez-vous, le silence n’est pas seulement le fait de ne pas entendre de sons. Le silence c’est aussi un langage. C’est le langage de Dieu, d’ailleurs. Et donc j’invite tout le monde à retrouver ce silence-là pour se retrouver en tant qu’humain d’abord. Mais également pour que les hommes puissent quand même s’asseoir pour réfléchir aux vraies questions de la vie. Les vraies questions de la vie ne sont pas seulement les questions économiques, les questions techniques. Mais « qu’est-ce l’homme ? », « pourquoi est-il sur cette terre ? », « où va-t-il ? », ce sont des questions importantes, n’est-ce pas ?

Et tout cela va déterminer l’économie, la politique, les relations humaines. Donc je pense que ce texte « La force du silence » est très important. Certes, c’est un problème difficile, incompréhensible. Les gens sont comme traumatisés, ils me demandent « mais qu’est-ce que ça veut dire, ce silence ? », « pourquoi rechercher le silence ? ». Et pourtant, comme je disais, c’est absolument indispensable, urgent, de retrouver le silence, pour que l’homme se retrouve lui-même et retrouve Dieu.

Alors justement, on est dans un monde difficile aujourd’hui, et beaucoup dénoncent surtout le silence de Dieu. Vous êtes un homme d’église. Où est Dieu, dans ce silence, justement ?

Dieu est présent dans notre monde. C’est nous qui ne l’écoutons pas. C’est nous qui ne voulons pas le voir. Mais il est pleinement présent. Il est présent là où l’on souffre. Parce que la première victime de la souffrance, c’est Dieu. Il ne veut pas le mal. Mais c’est nous qui créons le mal. C’est nous qui créons les guerres, voyez-vous, c’est pas Dieu. Et quand on tue des enfants, il ne faut pas dire « mais pourquoi Dieu permet-il ça ? ». C’est nous qui voulons ça, mais pas Dieu. Et Dieu souffle péniblement de voir des enfants qu’on tue, des innocents qu’on tue.

Donc, il n’est pas silencieux mais il a Sa façon d’être présent. Une présence qui devrait nous amener à réfléchir. Pourquoi la guerre ? Que voulons-nous avec la guerre ? Que voulons-nous à détruire des gens, des personnes, et ce qu’ils ont acquis par des années de travail ? Et donc Dieu est silencieux mais c’est un silence qui interroge l’homme sur son action. Qui interroge l’homme sur le vrai sens de la vie.

On vous sent inquiet pour le monde occidental. Qu’est-ce qui vous inquiète ?

Vous savez, la plus grande inquiétude c’est que l’Europe a perdu le sens de ses origines. Elle a perdu ses racines. Or, un arbre qui n’a pas de racines, il meurt. Et j’ai peur que l’occident meure. Il y a beaucoup de signes. Plus de natalité. Et vous êtes envahis, quand même, par d’autres cultures, d’autres peuples, qui vont progressivement vous dominer en nombre et changer totalement votre culture, vos convictions, vos valeurs. Il y a également, voyez-vous, cette angoisse, qu’il n’y a que la technique, que l’argent qui compte. Il n’y a pas d’autre valeur…

Et vous êtes aussi celui qui espère parce que la foi n’est pas morte en France. Vous étiez il y a quelques jours dans une basilique de Vézelay pleine. Aujourd’hui dans une cathédrale de Versailles pleine. Qu’avez-vous à dire à ces gens qui ont la foi ?

La consolider ! La renforcer ! Qu’elle soit plus dynamique, qu’elle soit plus rayonnante ! Pour qu’avec la foi on retrouve Dieu, et en retrouvant Dieu on retrouve certaines orientations, certaines lois, certaines valeurs chrétiennes.

Posté le 7 novembre 2016 à 16h32 par Michel Janva | Lien permanent

06 novembre 2016

Le cardinal Sarah à Versailles

Le préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements était samedi à Versailles. Voici son intervention, introduite par Nicolas Diat, qui lit la lettre adressée par dom Dysmas de Lassus, soixante-quatorzième successeur de saint Bruno à la tête de l'ordre des chartreux.

Posté le 6 novembre 2016 à 15h50 par Michel Janva | Lien permanent

04 novembre 2016

La communauté Saint Martin fête ses 40 ans

Posté le 4 novembre 2016 à 22h58 par Michel Janva | Lien permanent

Chronique quotidienne de l'Orient chrétien, avec SOS Chrétiens d'Orient

Le Salon Beige entame une chronique quotidienne sur la situation des chrétiens d'Orient, avec l'association SOS Chrétiens d'Orient, qui n'est plus à présenter, et dont les membres nous enverront des nouvelles de la situation de nos frères qui vivent dans leur chair la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Cette chronique sera publiée chaque jour en début de soirée. Elle ne remplace pas ce qui est publié régulièrement sur la page Facebook de l'association. Ce sera "notre 20h". Présentation de Charles de Meyer :

13995460_1444235008927281_1778328786706665147_o« C’est dans l’avion qui me ramène du Liban que je vous écris ces quelques lignes. Après avoir rencontré grecs-catholiques et maronites pendant quatre jours, nous avons pu prier Sainte Eudoxie à Baalbeck, lieu de son martyre pour la fête de la Toussaint. C’est en ces moments que le message de SOS Chrétiens d’Orient se cristallise : nous intervenons en urgence à Alep, Bagdad ou encore dans la plaine de Ninive pour un Bien qui nous dépasse.

Ce bien, ce sont les fruits qui pleuvent sur le monde par le témoignage du martyre des chrétientés orientales. En Jordanie, la désespérance sociale gagne les réfugiés syriaques et chaldéens. Au Liban, des enclaves chrétiennes risquent de disparaitre à la suite de la pression démographique d’autres communautés. En Syrie, nos équipes rebâtissent dans les villes libérées et agissent au mépris du danger dans des villes encore assiégées par les barbares islamistes. En Irak, enfin, nous avons besoin de tout le soutien possible pour reconstruire la plaine de Ninive et y rétablir un avenir possible pour les communautés chrétiennes. Ailleurs, SOS Chrétiens d’Orient affine ses capacités d’intervention en urgence, par exemple en Palestine ou en Egypte, et demain ailleurs…

Chers lecteurs du Salon Beige, vos encouragements matériels et spirituels sont le soutien dont nous avons besoin. C’est donc avec bonheur que nous entamons une collaboration qui devra mener à faire toujours davantage pour retisser le lien qui unit les deux poumons de la chrétienté. Avant qu’il ne soit trop tard… »

Charles de Meyer, Président de SOS Chrétiens d’Orient

Posté le 4 novembre 2016 à 20h00 par Michel Janva | Lien permanent

01 novembre 2016

Homélie du Cardinal Sarah, lundi 31 octobre à la Basilique de Vézelay

Aux routiers scouts d'Europe en pèlerinage :

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Posté le 1 novembre 2016 à 18h46 par Michel Janva | Lien permanent

31 octobre 2016

Terres de mission : le cardinal Sarah, les ordinations 2016 et les racines chrétiennes

Dans la première partie de l'émission, l'abbé Claude Barthe parle du Cardinal Sarah, puis, toujours avec l'abbé Barthe, analyse des ordinations sacerdotales 2016 et enfin une étude sur les racines chrétiennes de la France avec Geoffroy Caillet :

Posté le 31 octobre 2016 à 13h06 par Michel Janva | Lien permanent

30 octobre 2016

La confession des enfants, antidote à la culture de mort

S-il-te-plait-maman-emmene-moi-me-confesserIngrid d’Ussel, mère de 5 enfants, vient de publier un livre sur la confession des enfants, préfacé par le cardinal Sarah, « S’il te plaît Maman, emmène -moi me confesser ». Ce livre donnera chair, couleurs et mots aux parents pour les aider à faire grandir la FOI de leurs enfants car celle-ci serait limitée dans son développement si il lui manquait le déploiement de la Miséricorde Divine en leur cœur. Ce livre appelle les parents à transmettre à leurs enfants la bonté miséricordieuse de Dieu pour tous les pécheurs mais il veut aussi leur faire réaliser à quel point le sacrement de Réconciliation permet d’y recevoir la Grâce de résister aux tentations futures. 

Dans sa préface, le cardinal écrit :

"Notre époque a un besoin urgent, vital, de faire l'expérience de la Miséricorde de Dieu pour échapper à la nouvelle barbarie qui la menace, celle du transhumanisme et de ses succédanés, c'est-à-dire ce rêve prométhéen, délirant, et donc proprement diabolique, qui consiste à s'ériger en démiurge d'une pseudo-humanité de surcroît, qui nous affranchirait de notre condition de créature pécheresse, vouée à la finitude, c'est-à-dire concrètement à la mort corporelle et spirituelle. Comment en est-on arrivé là, comment est-on parvenu à ce seuil d'un cauchemar qui, très légitimement, saisit d'effroi les parents chrétiens quand ils veillent sur le sommeil de leurs nouveau-né, qui vagissent dans leur berceau, ou leurs petits enfants blottis entre leurs bras avant de s'endormir après la prière du soir ? A sa manière, Ingrid d'Ussel répond à cette question, et elle le fait d'une manière admirable dans un livre consacré à la confession des enfants, car c'est en amont qu'elle saisit ce problème lancinant, qui paraît insoluble à cause de son caractère apparemment inéluctable. En effet, l'interpellation de Jésus, le Fils de Dieu, à ses apôtres : "Laissez venir à moi les petits enfants..." (Mt 19,14 ; Mc 10,14 ; Lc 18,16) constitue l'antidote, la seule valable et efficace, contre la culture de mort corporelle et spirituelle que nous venons d'évoquer."

Posté le 30 octobre 2016 à 16h20 par Michel Janva | Lien permanent

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. »

Sermon du père Cyprien, moine du monastère de N.D. de La Guadalupe au Nouveau Mexique (USA), prêché le 18 septembre à l'occasion d'un pèlerinage de la FSSPX à Domremy. Il est tout à fait adapté à la fête du Christ-Roi (aujourd'hui dans la forme extraordinaire) : 

+ Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, Ainsi soit-il.

Statues-restauration« Très Glorieuse et Divine Pucelle, Fille très digne de l’Auguste Reine des Anges, Princesse du Ciel ; Servante de Dieu, Vénérable, Bienheureuse et Sainte ! Jehanne d’Arc, Vierge et Martyre ! Guidez nos pas aujourd’hui, au delà de ce pèlerinage au cours duquel nous venons de retracer les parcours de votre enfance. Veillez sur nous du haut du Ciel, nous qui osons marcher à votre suite, là où vous nous dirigerez : vers les champs de bataille comme l’armée royale d’autrefois, ou vers la paix ultime du rétablissement du règne du Roi légitime. 

Remplissez nos cœurs de l’esprit de Foi : qui a été le fondement de votre mission, de l’esprit d’Espérance : que vous avez incarné pour remonter le moral de toute une armée, et de l’esprit de Charité héroïque : par le spectacle dramatique de votre martyre sur le bûcher à Rouen. 

Remplissez nos cœurs de votre esprit invincible en cette occasion de pèlerinage consacré à votre mémoire et à votre honneur, honneur qui ne fait qu’un avec celui qui est dû en justice, à Notre Seigneur Jésus Christ, Vrai Roi de l’Univers.  Amen »

Chers Confrères, chers Pèlerins, 

Cher Monsieur l’abbé Monnier, vous avez la grande grâce de venir ici dans cette basilique pour célébrer une première messe, sous la bannière de la sainte héroïne de la France et de toute la Chrétienté.

Citons la phrase très célèbre du pape Léon XIII, celui qui a confirmé la cause de notre sainte en la propulsant au rang de « vénérable » :

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. »

Les historiens n’ont pas eu tort de nous dire que la France « est née du cœur d'une femme, de sa tendresse, de ses larmes, du sang qu'elle a versé pour nous » et que l’on ferait bien d’apprendre à nos enfants de prononcer le nom de Jehanne d’Arc « avec une grande révérence et reconnaissance ». 

Dans cette « femme » nous avons l’origine dont parle le pape. En elle, nous avons à la fois un rappel du passé, une renaissance d’identité, un retour à la ligne miraculeuse et ininterrompue de continuité, elle incarne ce qui est impossible à effacer des origines saintes de la France. Elle parle au nom du « Dieu de Clotilde » de St. Rémy, de la Sainte Ampoule, de la lignée capétienne aussi bien que St. Louis et « saint » Charlemagne, comme elle disait. Elle nous ramène à ces origines en faisant ce rappel à la conversion qui précède la vocation, ce qui a fait la splendeur de la vraie société française. 

Et par les prières et les pénitences de ce pèlerinage, nous avons compris « avec raison », cette précision de Léon XIII, comment « régénérer une Société en décadence. »

Mes chers amis, il nous est bon de revenir ici aux sources, où tout a commencé … !

Car dans la brume et la bruine des pluies de l’automne lorrain, nous voici en pèlerins attirés par le charme irrésistible de l’enfance de notre Sainte, et sa formation merveilleuse à l’école des Anges et des Saints, formation d’ordre divin, qui plus tard va démonter les ruses malicieuses de ses juges. Contemplons notre chère Pucelle, et l’attirance mystique de ces lieux privilégiés qui nous entourent, où le ciel s’est abaissé jusqu’à la terre dans le cœur pur d’une enfant, pour y former un royaume.

Vous voyez tout autour de vous dans cette magnifique basilique, des grandioses peintures qui montrent de manière admirable les phases et les étapes de la vie extraordinaire de notre Sainte. Ces peintures ont été réalisées avant sa béatification, et c’est bien St. Pie X, le souverain pontife qui insiste à avancer sa cause, la déclarant « bienheureuse » et dans la proclamation romaine ce saint pape décrète que toutes ses images soient ornées de l’auréole. Cela pour anticiper sa canonisation rapide au cas ou son successeur aurait quelques hésitations. La lecture du dernier procès de Jehanne, qui fut celui du Vatican, montre bien à quel point l’intervention personnelle du pape a été nécessaire pour sauver la cause de notre Sainte, et pour cesser enfin les querelles entre les cardinaux qui ne pouvaient pas arriver à une conclusion favorable et unanime.

Mais le plus impressionnant, se trouvant dans le transept, où nous contemplons encore deux peintures à droite et à gauche du sanctuaire : la première et la dernière communion de notre Héroïne.

Entre ces deux saintes communions, entre ces deux gestes de la pratique d’une foi profonde, tout une chronologie va naître, qui découle de ce don du Ciel, où l’histoire de la Chrétienté tout entière sera changée pour toujours. Et quelle chronologie admirable, chronologie sacrée, et désormais, comme vous voyez dans la mosaïque au dessus du sanctuaire, c’est Dieu le Père, qui fut la cause première des actions de la Pucelle qui faisait tout en nom Dieu et le Saint Esprit qui a enflammé le cœur de notre Sainte, exprimé dans l’admirable œuvre de Péguy « Le Mystère de la Charité de Sainte Jeanne d’Arc. » Nous voyons aussi St. Michel Archange qui reprend l’étendard de la Vierge Guerrière, Ste. Catherine qui tend l’épée à Jehanne et Ste. Marguerite qui tient le casque de la Pucelle. Vous demanderez où se trouve Dieu le Fils, Notre Seigneur, il est à sa place au tabernacle, sous la garde semble-t-il de l’épée de Jehanne.

Et en complétant cette œuvre d’art, on voit les personnages notables, tous ceux qui ont participé à la construction de la Basilique, plus les centaines de milliers de personnes, toutes les âmes fidèles qui suivent la sainte héroïne depuis six siècles, y compris les nôtres. 

Nous sommes tous ici de la même école de cette histoire exceptionnelle et miraculeuse, cette école, hélas ! devenue aujourd’hui minoritaire, qui est celle des saints prélats, comme le Cardinal Pie, Mgr. Touchet, Mgr. Delassus et autres, des saints prêtres, des Jésuites fougueux, tels que le RP. Jean-Baptiste Ayroles et le RP. Paul Doncœur ainsi que l’illustre Chanoine Dunand, et des rares historiens, comme Alexandre Sorel ou Régine Pernoud qui ont pratiqué la même foi vivante de Jehanne, la vraie foi catholique pour laquelle nous sommes tous, comme Jehanne, prêts à combattre et prêts à verser notre sang.

En compagnie de ce nuage de témoins, dans l’optique de la lumière de la foi, nous ouvrons de manière passionnée les pages fulgurantes de l’histoire de notre Sainte, pour y voir non seulement un conte dramatique de l’histoire du Cœur de la Chrétienté qui est le Royaume du Lys, et que le Christ Roi appelle « son royaume » mais apercevant aussi, il semblerait indéniable, des parallèles impossibles à ignorer, avec l’actualité de notre génération présente.

Car n’oublions pas le fait que Sainte Jehanne d’Arc n’a été canonisée que le 16 mai 1920, et donc à notre époque moderne. On oublie qu’il y a une raison pour cette réalité, une raison parfaite et éternelle, puisque Dieu lui-même l’a mandaté ainsi et non pas autrement. Cette réalité nous fait poser la grave question : Sainte Jehanne d’Arc … à notre siècle moderne ? Dieu a t-il voulu conserver jusqu’à nos jours la réalité ultime du message de notre Sainte ? Voilà une question qui redonne courage à nos cœurs lassés de la durée du combat actuel ! C’est le RP Clérissac qui parle de la mission et du message profond de notre sainte, 

« Jehanne a refait l’unité de la France et la force de durer … elle a aussi servi l’unité et la pérennité de l’Eglise. Comme, à Orléans et à Reims, la France était en Jehanne plus encore que dans le Roi ; ainsi, au Procès de Rouen, l’Eglise n’est pas du côté des juges, mais Elle est en Jehanne avec sa Vérité, sa jeunesse, sa mission de Libératrice du monde. »

L’illustre Dominicain continue : « Ô Sainte Jehanne , ô vous l’une des plus grandes héroïnes du Droit Chrétien et la plus grande héroïne du Droit Français, ne cessez pas de demander pour votre pays la foi et la charité qui furent les vôtres, et pour l’Église, le paisible, mais libre et public déploiement de sa surnaturelle vitalité ! »

Nous croyons aussi à une « surnaturelle vitalité » de la mission de Jehanne, qui est demeurée inachevée et sans conclusion réelle, une vitalité qui trouve sa deuxième phase dans la mission posthume, selon la thèse magistrale de Mgr. Delassus, qui d’après lui, aura bientôt son moment le plus important, le plus solennel, son heure de triomphe, car « Sa résurrection de nos jours, dans une gloire toute nouvelle, qui attire les regards de tous, Français et étrangers, Catholiques et infidèles, nous avertit que sa mission n’est point finie, qu’elle embrasse notre âge, aussi bien que les temps passés, et les temps à venir. »

Pour bien comprendre la source de cette mission exceptionnelle qui relève d’une volonté divine, pour laquelle notre Sainte a exigé à tous ses soldats d’assister au Saint Sacrifice et à se confesser, ouvrons simplement le missel romain de cette magnifique liturgie traditionnelle, à la page du moment le plus solennel de la sainte messe, le vénérable Canon Romain.

Voyons les quatre mots parmi les plus importants du texte sacré, les quatre demandes de la Sainte Eglise, qui décrivent l’action divine, action imminente, action salvifique de N.S. Christ-Roi, la dynamique de la mission de Jehanne, pour laquelle elle a consacré toute sa courte vie, et la véritable raison de son martyre.

Les quatre mots sont les suivants : Pacificáre, Custodíre, Adunáre et Régere : Pacifier, garder, aider et régner. 

Pacifier : la paix consiste dans un équilibre entre l’action et la contemplation. La paix n’est pas une cause mais l’effet d’une cause : on s’engage, on se bat pour vaincre l’ennemi, et pour mettre fin au conflit, pour susciter la paix. « Fiat pax in virtute tua, » que la paix soit le résultat de votre force, le fruit de vos efforts. « Si vis pacem para bellum, » si vous désirez la paix, préparez-vous à faire la guerre. Traduisons ces quatre demandes autrement : Imposer la paix, au risque sa vie, venir d’urgence en aide, et gouverner par un pouvoir absolu, monarchique et divin.

Voilà ce que la Sainte Eglise demande au Christ-Roi, voilà contenu dans ces quatre mots la mission sublime à laquelle notre Sainte a consacré sa vie qui est passée comme un éclair. Les quatre termes de sa vocation, qui exprime la nature même du règne du Christ-Roi et par conséquent, la cause première de la mission de notre grande Sainte.

C’est la première page du canon de cette sainte liturgie romaine que Jehanne a voulu « ouïr » tous les jours, pour laquelle elle a voulu se confesser souvent avant d’aller au combat, sachant qu’elle sera ciblée en premier ; ce saint sacrifice de la messe où elle communie tous les jours, avec les larmes de ferveur aux yeux.

La sainte liturgie nous rappelle, nova bella elegit Deus, Dieu a déclaré une nouvelle guerre. Il y a dans la mission de Sainte Jehanne d’Arc un aspect martial, un aspect d’action impérative, une grave urgence. Cela face aux paradoxes du 15e siècle, et face à notre mentalité moderne qui cherche la paix sans la gagner par le sacrifice du combat, comme si l’ordre de la paix était chose gratuite. Selon Péguy, Jehanne se plaignait des vaines charités … elle se plaignait des trêves impossibles, à base d’intérêts contraires et contradictoires, des modus vivendi illusoires et naïfs, et de la fausse paix des promesses trompeuses.

Au bout de six siècles d’histoire, le résultat est clair : les pays chrétiens de l’Europe se trouvent désormais apostats, paganisés, agnostiques, et athées, les gouvernements devenus des crypto-craties maçonniques. En instrument du complot mondialiste, l’ennemi de la Chrétienté entre librement à la lumière du jour, il passe les frontières désormais sans défense, tandis que le peuple se trouve anesthésié et s’endort dans l’indifférentisme et la médiocrité.

Le message essentiel se notre Sainte est simple et clair. Il faut combattre. Il faut lutter pour réaliser la mise en pratique de ce principe capital, ce que nous disons maintes fois par jour dans le Notre Père : Que l’ordre terrestre, l’ordre temporel, soit sanctifié, et élevé au niveau de l’ordre divin, l’ordre céleste. Sicut in cœlo et in terra, sur la terre comme au Ciel. 

On admire les images de Sainte Jehanne d’Arc ou elle tient l’épée ou son étendard d’une main, alors que l’autre main s’élève vers le ciel. Voilà mes chers amis, le but du combat de l’Eglise militante, c’est de garder les yeux fixés sur la fin ultime, notre salut, notre béatitude au ciel pour l’Eternité.

Avec son doigt dirigé vers le ciel, Sainte Jehanne d’Arc nous rappelle notre mission essentielle, de faire revivre ce règne du Christ Roi, qui n’est pas de ce monde, règne de restauration, règne impératif, et comme nous venons de dire, « que votre Règne arrive, sur la terre comme au Ciel. » Règne qui n’est pas de ce monde mais qui en est le salut, l’unique salut possible. 

Le Royaume des Cieux, le règne du Christ-Roi est à prêcher, à aimer, et à défendre, mais d’abord à contempler, à étudier, et à connaître en profondeur. Notre Sainte crie à ses soldats, « Besognez et Dieu besognera ! » Faites votre devoir et Dieu fera le sien. Fidelis Deus, Dieu est fidèle et ne manquera point de nous galvaniser et de nous guider. N’oublions pas combien notre grande Sainte a souffert pour la sainte Eglise, « Quant à l’Eglise, je l’aime et je voudrais la soutenir de tout mon pouvoir pour notre foi chrétienne » et combien elle a souffert pour la France et pour toute la Chrétienté, comme la Sainte Vierge au pied de la Croix, Jehanne, elle aussi est devenue, d’une certaine manière, la co-rédemptrice de la France.

N.D. des Victoires, la Sainte Vierge Marie, nous prépare au combat de l’heure actuelle par le message prophétique de Fatima, en demandant la récitation quotidienne du Saint Rosaire, les actes de réparation, la dévotion à son Cœur Immaculé, ce Cœur de Marie qui a été le modèle sublime du cœur de Jehanne, ce cœur intrépide et invincible, qui a résisté aux flammes du bûcher, et resté intacte, invaincu. Que le cœur éternel de Sainte Jehanne d’Arc soit notre lumière et notre force dans l’ultime bataille qui s’annonce déjà sur l’horizon. 

Chers pèlerins, je termine par une prière composée au siècle dernier, avant que la grande guerre fut gagnée, du diocèse de Verdun tout près d’ici, qui fut un immense champ de bataille : 

« Bienheureuse Jehanne d’Arc, nos regards sont tournés vers vous et nous restons remplis d’une espérance infaillible, les yeux fixés sur vous, en ce moment de crise sans précédent. Car il y a, de nouveau, grande pitié dans notre France tant aimée et dans toute la Chrétienté. Hâtez-vous de nous secourir ! Fille de Dieu, douce et puissante Patronne, faites revivre dans nos cœurs la foi et la vaillance de nos pères, et puis, priez et bataillez avec nous, et Dieu donnera la victoire. » Ainsi soit-il .

Posté le 30 octobre 2016 à 15h41 par Michel Janva | Lien permanent

Christus Regnat

Pages-de-hdef-CD-2016-livret-1-2-e1477640806411Les séminaristes de l'Institut du Christ-Roi sont heureux de vous présenter leur nouveau CD de chant grégorien, Christus Regnat, réalisé en l’honneur du Christ Roi. Cette fête, instituée en 1925 par le Pape Pie XI dans son encyclique Quas Primas, est fête patronale de la communauté. En ces temps particulièrement troublés, nous avons eu à cœur de chanter ces pièces grégoriennes en l’honneur de Notre Seigneur, Roi de l’Univers.

Comme le dit Dom L. Baron, « Notre Seigneur Jésus-Christ est Roi en ce sens très précis qu’Il a autorité sur les nations, les sociétés, les familles, les individus et qu’Il les guide, en fait, vers le bonheur, dans la mesure où ils Le suivent ». 

Outre les pièces du propre, les séminaristes chantent l’office des Vêpres, les chants du Salut du Saint Sacrement, conclus par les solennelles litanies carolingiennes en l’honneur du Christ Roi.

Ces chants ont été interprétés sous la direction du chanoine Louis Valadier, dans l’église Saints-Michel-et-Gaétan de Florence, du 13 au 15 avril 2016.

Vous pourrez vous procurer ce cadeau idéal pour la fête de Noël en contactant les chanoines ou en contactant le séminaire

Posté le 30 octobre 2016 à 15h27 par Michel Janva | Lien permanent

29 octobre 2016

Le pèlerinage Summorum Pontificum à Rome

Malgré le tremblement de terre du mercredi 26 octobre au soir dans la région de Nursie, le pèlerinage international Summorum Pontificum se tient avec quelques contraintes :  les organisateurs ont du annuler le déplacement prévu à Nursie le jeudi 27 et vendredi 28 octobre. Le Pèlerinage s’est ouvert  jeudi soir à l’église de Trinité des Pèlerins à Rome. Dans son homélie, l’abbé Claude Barthe, aumônier du Pèlerinage, a rappelé ‘l’importance de liturgie dans la vie bénédictine et que c’est celle-ci qui a consolidé l’Europe Chrétienne’.

Jeudi matin, Mgr Sample a fait le déplacement à Nursie pour célébrer la messe pour les moines :

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Jeudi soir à l’église St Eligio de’ Ferra, l’Institut du Bon Pasteur a fêté ses 10 ans. La messe a été célébrée par le cardinal Dario Castrillon Hoyos, président émérite de la Commission Ecclesia Dei en présence de Mgr Agostini, de Mgr Sample, de Mgr Pozzo et du SE le Cardinal Burke:

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Procession puis messe à St Pierre de Rome :

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Posté le 29 octobre 2016 à 17h37 par Michel Janva | Lien permanent

28 octobre 2016

La FSSPX a conclu des accords à Lourdes

Pendant trois jours de pèlerinage (22, 23, 24 octobre 2016), les prêtres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X ont pu déployer librement leur ministère à Lourdes et cela pour la 17e année consécutive. L'évêque de Tarbes et Lourdes a permis que tout soit confié à la Fraternité le temps qu'elle y exerce ses dévotions : les sanctuaires, pour y célébrer la messe, les piscines où un prêtre de la Fraternité et ses scouts accompagnés de plusieurs bénévoles pour les dames officiaient comme brancardiers, les ornements du trésor qui rehaussaient la beauté de la liturgie romaine, sans que les traditionalistes n'y perdent leur latin.

0Et de fait, cet apostolat est officiellement reconnu au fil des ans. Le 1er septembre de l'année dernière, le pape François a accordé aux prêtres de la Fraternité les pouvoirs pour confesser. Au mois de juin de cette année, Rome a indiqué qu'Écône ne risquait plus aucune sanction lorsqu'elle ordonnait. À Lourdes, les fils de Mgr Lefebvre bénéficient des micros sans être inquiétés et les prédicateurs de cette édition 2016 - les abbés Pierre-Marie Laurençon, ancien supérieur du district de France, Loïc Duverger, second assistant un district, le père Antoine, gardien du couvent capucin de Morgon - n'ont pas eu à faire corriger leurs prêches. Sous les auspices de la Vierge Marie, c'est dans une atmosphère normalisée que se croisent les différents catholiques. Même les plus défiants de part et d'autres sont heureux de voir d'autres catholiques prier au cours de cette période d'islamisation et de pouvoir bénéficier d'un toit, d'une sonorisation et d'une hospitalité pour leurs malades. C'est ce qui fait d'ailleurs l'un des succès du principal pèlerinage de la FSSPX et son meilleur moyen d'apostolat. Plus de 6000 fidèles ont répondu présent cette année.

Les dominicaines enseignantes de Fanjeaux ont déployé là leurs nombreuses élèves et les établissements de garçons accompagnaient la liturgie par leurs polyphonies sans que le clergé diocésain ne craigne l'attraction de la liturgie grégorienne ou des traditionnelles processions. Devant cette hospitalité, l'abbé Christian Bouchacourt, supérieur du du district de France, a chaleureusement remercié l'évêque et le recteur qui permettent que la Fraternité puisse tourner chaque année les âmes vers Dieu.

1Elles sont loin désormais les années de plomb - il y a une quarante ans environ - où les autorités interdisaient imperturbablement l'accès aux basiliques, lesquelles étaient finalement investies par une porte dérobée et où la messe y étaient célébrée à la lueur des lampes de poche, l'électricité étant restée sous surveillance...

À Lourdes, c'est Mgr Périer, pourtant peu favorable, qui, en 2000, a sifflé la fin des hostilités et a permis à la Fraternité de faire l'expérience de la Tradition à Lourdes. Lorsque son successeur, Mgr Brouwet, a repris le diocèse, il a indiqué qu'il ne changerait rien à ce qui avait été consenti par son prédécesseur. Les plus bagarreurs sont peut-être restés sur leur faim. Toujours est-il que le Ciel ne leur est pas tombé sur la tête. L'expérience éprouvée et réussie de Lourdes démontre que, en dépit de quelques sursauts d'une poignée de radicaux des deux côtés, et depuis le temps qu'elle est annoncée, la régularisation de la Fraternité est pleinement acquise dans les esprits.

Posté le 28 octobre 2016 à 17h59 par Michel Janva | Lien permanent

Europe : diminution du nombre des prêtres et de fidèles

Unknown-14Le 23 octobre, à l’occasion de la Journée missionnaire mondiale, l’agence romaine Fides a présenté un panorama statistique de l’Eglise catholique dans le monde au 31 décembre 2014. A cette date, selon les chiffres du Vatican, les catholiques représentent 17,77% de la population mondiale, soit 1.272.281.000, avec une augmentation totale de 18.355 millions. L’augmentation concerne tous les continents, sauf l’Europe où le nombre total a diminué de 57.000 fidèles.

Fin 2014, il y a 415.792 prêtres, soit une très légère augmentation de 444. L’Europe subit toujours une diminution alarmante du nombre de ses prêtres (-2.564). Dans une moindre mesure, l’Amérique (-123) et l’Océanie (-86) connaissent aussi un recul. En revanche, l’Afrique (+1.089) et l’Asie (+2.128) sont en progression.

Le nombre des grands séminaristes, diocésains et religieux, a globalement diminué de 1.312 candidats au sacerdoce, sur un total de 116.939. Les augmentations concernent seulement l’Afrique (+636), tandis que le nombre des grands séminaristes diminue en Amérique (-676), en Asie (-635), en Europe (-629) et en Océanie (-8).

Le nombre des religieux non prêtres a diminué globalement, pour la deuxième année consécutive, de 694 et parvient à un total de 54.559. Les augmentations concernent l’Afrique (+331) et l’Asie (+66) alors que les diminutions touchent et l’Amérique (-362), l’Europe (-653) et l’Océanie (-76).

La diminution globale du nombre de religieuses se confirme supérieure, encore cette année, à celle de l’année précédente (-10.846). Les augmentations concernent l’Afrique (+725) et l’Asie (+604), alors que les diminutions affectent l’Amérique (-4.242), l’Europe (-7.733) et l’Océanie (-200).

Posté le 28 octobre 2016 à 07h39 par Michel Janva | Lien permanent

27 octobre 2016

L'Institut du Bon Pasteur a fêté ses 10 ans

L’Abbé Philippe Laguérie est le supérieur général de l’Institut du Bon Pasteur (IBP), institut qui fête ce mois-ci ses 10 ans d’existence. Il a bien voulu répondre aux questions du Rouge & Le Noir. Extrait :

Images-5"L’Institut compte à ce jour, depuis cet été, 35 prêtres incardinés et en parfaite situation canonique. Il compte 42 séminaristes à la rentrée de septembre 2016.

Les prêtres sont au nombre de 16 en France (Courtalain 7, Bordeaux 3, Paris 4, Marseille 1, Rolleboise 1), 3 en Pologne (Bialystok et Varsovie), 2 en Italie (Rome), 2 en Ouganda (Kampala), 5 en Colombie (Bogota), 6 au Brésil (Sao Paulo 2, Brasilia 2, Belém 2). [...]

Autour de Courtalain (le séminaire international Saint-Vincent-de-Paul) sont desservies chaque dimanche les paroisses de Manou, au diocèse de Chartres et de Montmirail, au diocèse du Mans. Outre la paroisse personnelle de l’Institut (Saint-Eloi de Bordeaux) sont desservies le Bon Jésus de Marseille, Rolleboise au diocèse de Versailles, Les Chapelles Bourbons au diocèse de Meaux.

Nous avons une école primaire à Bordeaux (Ecole Saint-Projet). Idem en Amérique, en Ouganda et bientôt en Pologne, autour des lieux déjà cités. Nous avons une œuvre de retraite relancée récemment par M. l’abbé Aulagnier (et son site internet), des camps de vacances (Camp Saint-Vincent chaque été, organisé par les séminaristes)."

Posté le 27 octobre 2016 à 20h37 par Michel Janva | Lien permanent

26 octobre 2016

Vendredi 28 octobre à Toulon, adoration de réparation des sacrilèges eucharistiques et des faiblesses sacerdotales

Communiqué de l'Alliance Saint Jean-Marie Vianney :

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"Adoration de réparation organisée par l'Alliance Saint Jean-Marie Vianney, vendredi 28 octobre 2016 de 20h à 21h30 à Saint-Joseph de Pont-du-Las à Toulon, entrée côté gauche près de l'oratoire.

Après un court enseignement, nous aurons une heure d'adoration de réparation des sacrilèges eucharistiques et des faiblesses sacerdotales. Cette adoration est dirigée par l'abbé Pascal Lambilliotte, notre aumônier, nommé par Monseigneur Dominique Rey."

Posté le 26 octobre 2016 à 20h08 par Marie Bethanie | Lien permanent

23 octobre 2016

Montligeon, lieu de l'Espérance chrétienne en la vie éternelle

Né vers la fin du XIXe siècle grâce à la détermination d’un jeune curé de paroisse, le sanctuaire marial de Montligeon (Normandie) a aujourd’hui encore la vocation d’accueillir les pèlerins qui souhaitent prier pour les défunts et pour tous ceux qui souffrent dans leur travail.

De Don Alban DyèvreChapelain du sanctuaire de Montligeon :

La naissance de l’œuvre de Montligeon. Le sanctuaire de Notre-Dame de Montligeon a une histoire qui s’ancre dans le double désir d’un jeune curé de paroisse de la fin du XIXe siècle. En pleine Révolution industrielle, sévit l’exode rural : beaucoup de villageois choisissent de quitter leur petit village de la Chapelle-Montligeon (Orne) pour chercher du travail en ville. L’Abbé Paul Buguet (1843-1918) cherche alors à les « retenir », en créant tour à tour plusieurs manufactures, mais sans succès. Jusqu’au jour où il fonde une imprimerie, au service d’un deuxième désir qui le presse depuis si longtemps : prier et faire prier pour les défunts, en particulier les âmes du Purgatoire les plus abandonnées. L’abbé a une grande dévotion à la Vierge Marie, et une grande confiance en son intercession puissante pour les agonisants et les âmes du Purgatoire. Selon lui, c’est du « donnant-donnant » : en faisant prier pour ces âmes, leur intercession reconnaissante aidera à favoriser l’emploi local. Nous sommes ainsi au cœur de la communion des saints, où les liens invisibles entre l’Église de la Terre et celle du Ciel interagissent. Le 4 octobre 1884, Mgr François-Marie Trégaro, évêque de Séez, donne son approbation à la fondation d'une association : l’œuvre de Montligeon est née ! 

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La création de « l’Œuvre Expiatoire pour la délivrance des âmes délaissées du Purgatoire ». Appelée aujourd’hui « Fraternité Notre-Dame de Montligeon », cette œuvre donne la possibilité d’inscrire un vivant ou un défunt à la « messe perpétuelle », célébrée quotidiennement au sanctuaire et dans d’autres endroits du monde entier. Rapidement, elle prend un essor considérable. Grâce aux nombreux voyages à l’étranger de l’abbé Buguet, le sanctuaire devient en effet le centre de pèlerinages mondiaux en faveur de la prière pour les défunts. Pour ne pas perdre le contact avec ses fidèles, l’abbé a aussi l’idée de faire imprimer des tracts et des images dans l’imprimerie quil a fondée pour l’occasion. En 1893, le Pape Léon XIII l’érige en archiconfrérie et, en 1895, il lui accorde le titre-privilège d’« Archiconfrérie Prima-Primaria », ce qui fait d’elle l’œuvre Mère de toutes les associations dédiées aux âmes du Purgatoire. Dès 1892, l’afflux de pèlerins, que ne peut plus contenir l’église paroissiale Saint-Pierre datant de la Renaissance, est à l’origine de la construction d’un édifice plus grand, Notre-Dame de Montligeon, consacrée le 28 août 1928 et érigée en basilique mineure par le pape Pie XI le lendemain.

L’accueil des pèlerins. Aujourd’hui, la dimension d’accueil a été largement développée au sanctuaire de Montligeon par les recteurs successifs. Plusieurs groupes rejoignent fréquemment le sanctuaire, afin de confier leurs défunts à la miséricorde de Dieu, par l’intercession de Notre-Dame Libératrice, vocable sous lequel la Vierge Marie est invoquée. Les pèlerinages sont particulièrement importants en novembre, mois traditionnellement consacré au souvenir des défunts. Parmi les groupes à venir, nombreux sont les jeunes en vue de leur préparation à la profession de foi ou à la confirmation, des « équipes-deuil » de diocèses différents, ou des pèlerins venant parfois de très loin. Le sanctuaire a alors une mission de rappel de l’espérance chrétienne en la vie éternelle. Sont aussi accueillies des personnes individuelles, qui, pour plusieurs d’entre elles, traversent un deuil. Il leur est possible de se joindre à la liturgie du sanctuaire (offices, messes, chapelets, adoration, confessions) et de rencontrer un prêtre (membre de la communauté Saint-Martin) ou une sœur (membre de la Nouvelle-Alliance).

Un lieu d’espérance en la vie éternelle. Ce sanctuaire spécialement consacré à la prière pour les défunts est bien un lieu de grâce et de réconfort. Notre monde d’aujourd’hui renie hélas bien souvent les réalités de l’Au-Delà, alors que le cœur de notre foi est bien cette résurrection du Christ, gage de la nôtre : « Si le Christ n’est pas Ressuscité, vaine est notre foi ! » (1 Corinthiens XV, 14). Telle est notre espérance, telle est notre joie ! N’oublions jamais de prier pour tous nos défunts, ils ont besoin de notre aide !

La vocation sociale du sanctuaire. Pour terminer, mentionnons la dimension sociale concernant le travail que le sanctuaire essaie de poursuivre, en s’inscrivant dans le souci que l’Abbé Buguet avait en cherchant à donner du travail à ses villageois. L’imprimerie fondée par l’Abbé n’existe plus, mais les locaux demeurent au sein du sanctuaire. Ils servent aujourd’hui pour une partie à accueillir des artisans qui s’engagent à travailler avec un esprit de charité, en s’aidant les uns les autres. Ces travailleurs sont accompagnés par un chapelain du sanctuaire qui leur rappelle l’éclairage de la foi chrétienne sur la valeur et le sens du travail, vu comme une participation à l’œuvre de Dieu. En parallèle, le sanctuaire de Montligeon propose des formations de doctrine sociale de l’Église, ainsi que l’accompagnement de mères de famille dans la valorisation de leur travail souvent peu reconnu.   Ainsi, prier pour les défunts, et pour tous ceux qui souffrent dans leur travail, telle est la mission de ce sanctuaire normand de Montligeon. Belle mission, vaste mission !

Posté le 23 octobre 2016 à 10h47 par Michel Janva | Lien permanent

La Fraternité Saint Vincent-Ferrier au Canada

Images-2La Fraternité Saint-Vincent-Ferrier fera une tournée nord américaine pendant le mois de novembre. La première étape de ce périple, qui les mènera aussi à New-York, sera le Canada où les pères de Blignières et Rivoire participeront à un colloque avant de prêcher leur célèbre Retraite du Rosaire. 

Le colloque se tiendra du 4 au 6 novembre à Ottawa et aura pour thème "Que faire d'Athalie?". On se penchera sur la place des catholiques en politique, spécifiquement dans le contexte du Canada français. D'autre part, la retraite du rosaire se tiendra du 10 au 14 novembre à Chertsey dans le diocèse de Joliette au Québec.

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter dominiqueboily@yahoo.ca 

Posté le 23 octobre 2016 à 09h09 par Michel Janva | Lien permanent

19 octobre 2016

Mgr Chaput : "Nous avons des politiciens qui essaient de monter un complot pour porter un coup aux valeurs catholiques"

Dans un article publié sur le site du diocèse de Philadelphie, Mgr Chaput, archevêque des lieus, confirme et donne des détails sur la machinerie politique du clan Clinton pour déstabiliser et manipuler l'Eglise catholique à des fins politiques :

Mgr-chaput"En 2008, dans les dernières semaines précédant l’élection Obama-McCain, deux jeunes hommes étaient venus me voir à Denver. Ils étaient membres de Catholic United, un groupe se décrivant comme « engagé pour la justice sociale ». Ils m’avaient fait part de leur grande préoccupation face aux manipulations « d’agents » catholiques au sein du parti républicain. Et ils espéraient que mes confrères évêques et moi-même ne seraient pas tentés d’assimiler l’Église à des politiques militantes et partisanes (sous-entendu : des politiques pro-avortement).

Ce fut une expérience intéressante. Ces deux personnes étaient clairement engagées pour la campagne d’Obama et le parti démocrate, c’était des « créatures » appartenant à une machinerie politique, et non des hommes d’Église. Ils étaient manifestement moins intéressés par le contenu des enseignements de l’Église que par leur influence. Et je pense qu’ils considéraient les évêques comme étant assez bêtes pour qu’on puisse se servir d’eux, ou du moins pour faire en sorte qu’ils n’apportent pas leur soutien au camp adverse. Or, il se trouve qu’en matière de matraquage intellectuel servile et partisan, ces deux jeunes hommes n’ont pas fait qu’égaler leurs cousins républicains, ils les ont surpassés. Grâce à leur travail de sape et à celui d’autres activistes de ce type, les catholiques américains ont contribué à faire élire une administration particulièrement hostile aux institutions religieuses, aux croyants, à la liberté et à la question religieuse en général.

Je n’ai plus jamais revu ces deux individus. Les dommages causés par les membres actuels de la Maison Blanche font qu’il n’est apparemment plus nécessaire d’aller courtiser les évêques américains.

Mais on n’est jamais au bout de nos surprises, et alors qu’on pense avoir touché le fond, les choses peuvent toujours empirer. Je veux bien sûr parler des mails particulièrement méprisants envers les catholiques échangés au sein du comité de campagne pour le parti démocrate et publiés cette semaine par Wikileaks. Voyez plutôt : Sandy Newman, président de Voices for Progress, qui écrit à John Podesta, chef du comité de campagne d’Hillary Clinton pour lui demander « si les évêques s’opposant à la couverture contraceptive » pourraient constituer l’élément déclencheur d’un réveil des consciences menant à une révolution. « Il faut qu’il y ait un Printemps catholique, au cours duquel les catholiques eux-mêmes réclament la fin d’une dictature moyenâgeuse », écrit encore Newman. Bien sûr, il ajoute : « Peut-être que cette idée montre juste ma grande méconnaissance à l’égard de l’Église catholique, du pouvoir économique qu’elle a sur les prêtres et les religieuses qui en ont besoin pour vivre. » Il se demande néanmoins : « Comment faire germer une révolution ? » Ce à quoi John Podesta répond : « Nous avons créé Catholics in Alliance for the Common Good dans ce but… un peu comme Catholics United » (...)

Il est manifeste qu’au cours des huit dernières années, l’administration au pouvoir (...) s’est montrée particulièrement hostile à l’égard des institutions religieuses. Cette affaire prouve clairement que cette vision des choses est délibérée et qu’elle ne fera que s’accentuer, a fortiori si ces personnes sont amenées à exercer des fonctions dans le prochain gouvernement.

Ces activistes cherchent, de manière assez stratégique, à rendre le catholicisme « moins catholique », à le remodeler pour qu’il ne soit plus en adéquation avec les enseignements de Jésus, mais plutôt avec leur vision de la religion. Au fond, ce qu’ils veulent, c’est essayer de faire coïncider la religion avec leur vision laïque du bien et du mal, en adéquation avec leurs politiques. C’est la raison fondamentale pour laquelle les Pères fondateurs ont quitté l’Angleterre, et ont exigé que le gouvernement n’ait rien à dire en matière de religion. Regardez où nous en sommes aujourd’hui. Nous avons des politiciens qui essaient de monter un complot pour porter un coup aux valeurs catholiques (...) J’avais espéré ne jamais vivre ça, ne jamais vivre une époque rappelant celle où mon arrière-grand-père, un pasteur protestant, a été tué par les communistes qui eux aussi détestaient la religion et voulaient la détruire » (...)"

Ne serait-il pas intéressant de se pencher sur l'existence ou non d'une machinerie similaire en France ?

Posté le 19 octobre 2016 à 08h04 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

18 octobre 2016

Journée de Grande Pénitence pour tous les péchés commis en Pologne

C'était le 15 octobre dernier. Yves Daoudal commente :

1994777784Plus de 100.000 personnes se sont retrouvées samedi à Czestochowa pour un événement unique en son genre et peu propice à déplacer les foules : une journée de pénitence publique… Naturellement, alors que nos médias s'étendaient sur quelques milliers de furies en noir gueulant que leur corps leur appartient, ils n'en disent pas un mot.

L’initiative émanait d’une petite fondation intitulée Solo Dios Basta (..) Elle disait ceci :

Nous vous invitons à Jasna Gora à la Grande Pénitence pour tous les péchés commis en Pologne. C’est un événement qui concerne toute l’Eglise. Il rassemble toutes les formes de spiritualité, communautés et organisations. Considérez-vous tous invités. Le Peuple polonais est divisé, il y a beaucoup de méchanceté et de haine. Beaucoup vivent dans la peur, l’incertitude, les addictions. Ce sont les conséquences des pêchés que nous avons commis, nous et nos ancêtres (...))

La fondation avait invité le président de la conférence épiscopale, Mgr Gadecki, archevêque de Poznan. Que croyez-vous qu’il se passa ? Que dans le meilleur des cas l’archevêque a répondu que c’était sympathique et qu’il appuyait l’initiative, mais que son agenda ne lui permettait pas d’être présent ? Pas du tout. L’archevêque y est allé, avec d'autres évêques, il a célébré la grand-messe et il a prononcé un remarquable sermon sur le péché, soulignant que le péché était toujours personnel, mais qu’il y avait des péchés publics qui exigeaient une pénitence publique. On y retrouvait naturellement l’enseignement de Jean-Paul II sur les « structures de péché ».

On lira ci-dessous la lettre de Mgr Gadecki (...)

Varsovie le 6 septembre 2016

Cher Monsieur,

C’est avec une grande joie, que j’ai reçu l’invitation qui m’a été faite à participer à l’initiative de Grande Pénitence organisée par la fondation Solo Dios Basta le 15 octobre de cette année au sanctuaire de la Sainte Mère de Dieu de Jasna Gora à Czestochowa.

La célébration du 1050e anniversaire du baptême de la Pologne cette année nous invite tout d’abord à remercier Dieu pour le don de la Foi et les bienfaits spirituels, culturels et sociaux qui en découlent pour notre Patrie. C’est justement la Foi en Jésus Christ qui a constitué les fondations sur lesquelles, pendant des siècles, des générations de Polonais ont créé l’histoire d’un peuple qui malgré son histoire dramatique a gardé son identité, uni autour des valeurs découlant de l’Evangile. La dignité inaliénable de la personne humaine et le droit à la vie qui en est la conséquence, la solidarité, l’entraide, la liberté et enfin, l’amour et le pardon, voici seulement quelques idées qui assurent le développement sur tous les plans de la société, la paix et la sécurité.

Bien que la fidélité au Christ, à la croix et à l’évangile soit un trait caractéristique de nombreuses générations de Polonais, on peut remarquer ces dernières années une montée de l’indifférence religieuse dans certains groupes sociaux. Cette tendance apparaît non seulement dans notre Patrie mais aussi dans beaucoup de pays d’Europe (...)"

Posté le 18 octobre 2016 à 14h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

17 octobre 2016

18 octobre : La Sainte face de Manopello

conférence mardi soir au centre Saint-Paul à 20h30 sur "La Sainte face de Manopello", par Cynthia SIMLA, 12 rue Saint Joseph, 75002 Paris, (métro sentier ou grands boulevards).

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Posté le 17 octobre 2016 à 21h18 par Michel Janva | Lien permanent

14 octobre 2016

FSSPX : Mgr Fellay a rencontré le pape François

Lu sur DICI :

"Le jeudi 13 octobre 2016, Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, a rencontré le cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Il était accompagné de l’abbé Alain-Marc Nély, 2nd assistant général de la Fraternité, – l’abbé Niklaus Pfluger, 1er assistant général, étant empêché.

Le cardinal Müller était entouré de Mgr Luis Ladaria Ferrer s.j., secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, et de Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei.

Peu avant cette rencontre, le Supérieur général a salué brièvement le pape François à la Maison Sainte-Marthe.

Prévue de longue date, cette réunion avec le Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi – qui est la deuxième après celle du 23 septembre 2014 -, s’inscrit dans le cadre des relations que la Fraternité Saint-Pie X a toujours entretenues avec les autorités romaines, en particulier ces dernières années par les entretiens doctrinaux qui ont eu lieu dans les divers séminaires de la Fraternité, et qui se poursuivront dans les mois à venir."

Le 8 octobre, lors d'une conférence au Port-Marly, Mgr Fellay a fait le point sur les relations avec les autorités romaines. Il y dit notamment :

Journees_tradition_2016_port_marly_conf_001"Au niveau des discussions, tous les évêques envoyés par Rome avec lesquels nous avons eu des entretiens doctrinaux, depuis deux ans, nous ont dit que les points en discussion – toujours les mêmes – sont des « questions ouvertes ». Ils ont tous dit cela, cardinal inclus. Des « questions ouvertes », c’est-à-dire dont on peut discuter. Donc ce n’est plus obligatoire. Et ces discussions, elles portent des fruits. On ne les voit pas encore, car c’est au niveau de la réflexion théologique. Et cela prend beaucoup de temps bien sûr. Il y a des balbutiements qui vont dans la direction que j’ai indiquée. Certains passages de Mgr Pozzo peuvent être interprétés comme s’il voulait utiliser ces discussions pour essayer de corriger le tir dans l’Eglise. Mais il n’ose pas le dire trop fort, car précisément il y a une majorité qui va dans l’autre sens."

Posté le 14 octobre 2016 à 13h22 par Michel Janva | Lien permanent

13 octobre 2016

Lyon : la vierge vandalisée fait son retour en grâce grâce à l'imprimante 3 D

Suite à la profanation de la statue de la Vierge au sein de la Famille Missionnaire de Notre-Dame à Lyon en mars dernier, la communauté a fait appel à une technologie particulière pour son remplacement. Beau reportage de France 3 Rhône-Alpes :


Le retour en grâce de la vierge

Posté le 13 octobre 2016 à 12h23 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

12 octobre 2016

Une première communion à 101 ans

C'est l'histoire racontée par Paix Liturgique :

Rs20161011114530_donapenha2"« Je souhaite me dévouer au service des âmes. Comme saint Jean Bosco, je veux me consacrer aux jeunes. Ils sont l’avenir de l’Église. Plus que quiconque, ils ont besoin de Dieu et pâtissent des attaques du monde et du milieu dans lequel ils vivent. »

Ainsi s’exprimait l’abbé Domingos Sávio Silva Ferreira en février dernier, sur Facebook, deux mois après son ordination sacerdotale advenue le 12 décembre 2015, en la fête de Notre-Dame-de-Guadalupe, patronne des Amériques, et reçue des mains de Mgr Rifan, évêque de l’Administration apostolique personnelle Saint-Jean-Marie-Vianney. Appelée aussi « Campos », du nom du diocèse où elle est implantée, l’Administration SJMV est, à l’échelle diocésaine, l’équivalent d’une paroisse personnelle vouée à la forme extraordinaire du rite romain. Cette sorte de diocèse personnel pour la forme extraordinaire compte près de 35 000 fidèles et une trentaine de prêtres. Et l’abbé Silva Ferreira est le tout dernier prêtre issu de ses rangs.

Comme souvent avec le plan de Dieu, toujours inscrutable par nos intelligences humaines, l’abbé Silva Ferreira – dont le prénom est celui du bien-aimé disciple de don Bosco, saint Dominique Savio ! – voulait travailler avec les jeunes et se retrouve en fait aumônier d’une maison de retraite. Sauf que c’est une immense grâce qui l’attendait dans cet établissement dédié à Notre-Dame du Carmel : le salut de l’âme de Dona Penha, une pensionnaire de 101 ans.

Comme nous l’apprend l’agence ACI Digital dans un article du 28 septembre 2016 (à lire ici), Dona Penha a rejoint la maison de retraite l’an passé. Dans la chapelle de cette maison gérée par des religieuses, la Sainte Messe est régulièrement offerte aux pensionnaires. « Dona Penha a commencé par accompagner d’autres dames aux célébrations puis, un jour, a demandé à se confesser » raconte Josiane, une des employées. « L’abbé Silva Ferreira se rendit compte qu’elle n’avait jamais communié et demanda alors aux sœurs de la préparer à recevoir la sainte communion. »

Mardi 27 septembre 2016, cette femme de 101 ans a donc eu le privilège et la grande joie de recevoir pour la première fois la Sainte Eucharistie des mains du jeune aumônier. « Tous ceux qui l’ont accompagnée ont pu se rendre compte que c’était vraiment ce qu’elle voulait. Malgré ses 101 ans, c’est une personne très lucide. Elle a préparé et reçu sa communion de tout son cœur, témoigne Josiane. Ce fut un moment merveilleux qui nous a rappelé qu’il n’est jamais trop tard pour recevoir la Sainte Eucharistie et qui nous a confortés dans la foi. »

Cet événement à tous égards extraordinaires, à commencer par la forme de la messe célébrée par l’abbé Silva Ferreira, prouve que ni le temps ni le respect humain ne peuvent avoir raison de qui recherche vraiment Dieu. Au-delà des autres pensionnaires et du personnel ayant participé à la cérémonie, cette première communion dont les photos ont été publiées sur Facebook et partagées par des dizaines de personnes a eu un grand retentissement grâce à l’article de l’agence ACI, principale agence d’information catholique du monde sud-américain."

Posté le 12 octobre 2016 à 18h46 par Michel Janva | Lien permanent

10 octobre 2016

Ils ont choisi de rester fidèles au Christ jusqu’à la mort en refusant d'embrasser l'islam

Lu ici :

Sans-titre"En février 2015, le monde entier était en état de choc au vu des images effroyables de l’exécution de vingt-et-un chrétiens coptes égyptiens sur une plage de Libye. La vidéo qui montre le groupe d’hommes revêtus d’un uniforme orange, sur le chemin de la mort, est devenue un symbole de la cruauté et de la lâche sauvagerie des terroristes de l’État islamique. Les scènes étaient précédées d’un titre menaçant : « Un message signé avec du sang à la nation de la Croix ».

Selon Jacqueline Isaac, militante des droits de l’homme, les médias du monde ont occulté un message essentiel de la vidéo en la diffusant. Et pas nécessairement pour censurer des scènes d’une violence inouïe, mais pour éviter de montrer le moment où les victimes refusent d’embrasser l’islam par la force.

Certains des chrétiens martyrs ont récité devant les caméras leur dernière prière. Sur le point d’être décapités, tous ont crié en choeur « Ya Rabbi Yassu », une invocation commune aux chrétiens coptes égyptiens et qui signifie « Oh, mon Seigneur Jésus ». Ce que confirme le répugnant sous-titrage de la vidéo : « Ils supplient celui qu’ils adorent et meurent de leur paganisme. »

Walid Shoebat, auteur spécialisé dans le terrorisme, résume : « Ils leur ont donné le choix entre se convertir et mourir. Et tous ont choisi de rester fidèles [au Christ] jusqu’à la mort »."

Posté le 10 octobre 2016 à 06h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

09 octobre 2016

17 nouveaux cardinaux

Le pape a annoncé dimanche la tenue le 19 novembre d'un consistoire au cours duquel il va créer 17 nouveaux cardinaux, dont 13 âgés de moins de 80 ans. Les cardinaux de plus de 80 ans ne peuvent pas siéger dans un conclave et participer à l'élection d'un nouveau pape. 

  • Mgr Mario Zenari,  italien, actuel nonce apostolique en Syrie, un pays "martyr", a dit le pape. 
  • Le deuxième, Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, est le plus jeune des 13 nouveaux cardinaux électeurs, n'ayant pas encore 50 ans
  • Mgr Carlos Sierra, archevêque de Madrid,
  • Mgr Sérgio da Rocha, archevêque de Brasilia,
  • Mgr Blase Cupich, archevêque de Chicago,
  • Mgr Patrick D'Rozario, archevêque de Dhaka,
  • Mgr Baltazar Porras Cardozo, archevêque de Mérida (Venezuela),
  • Mgr Jozef De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles
  • Mgr Maurice Piat, archevêque de Port-Louis (Ile Maurice).
  • L'Americain Kevin Farrell, préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie,
  • Mgr Carlos Aguiar Retes, archevêque de Tlanepantla (Mexique),
  • Mgr John Ribat, archevêque de Port Moresby (Papouasie Nouvelle-Guinée)
  • Mgr Joseph Tobin, archevêque d'Indianapolis (Etats-Unis).
Sur ces 13 nouveaux cardinaux, trois proviennent d'Europe, trois de l'Amérique Latine, trois des Etats-Unis, deux d'Afrique et deux d'Asie.

Les quatre autres religieux créés cardinaux à cette occasion sont d'anciens évêques et archevêques ayant tous dépassé les 80 ans, à l'exception du prêtre albanais Ernest Simoni, qui aura 88 ans le 18 octobre. Il fut emprisonné sous le régime communiste d'Enver Hoxha en 1963 et condamné à mort, mais la peine fut commuée en 25 ans de travaux forcés. Il passa au total 18 ans dans les prisons.

Posté le 9 octobre 2016 à 19h36 par Michel Janva | Lien permanent

07 octobre 2016

Les 10 ans de l'Institut du Bon Pasteur

Lu dans la dernière lettre de Paix Liturgique, qui traite du prochain pèlerinage international du peuple Summorum Pontificum. à Rome :

P"Beaucoup n’imaginaient pas que l’Institut du Bon Pasteur puisse s’installer durablement dans le paysage ecclésial. Fondé par une poignée de prêtres issus de la Fraternité Saint-Pie X, aux caractères bien trempés, l’IBP a en effet connu des années agitées. Pourtant, aujourd’hui, et notamment grâce à son rayonnement hors de France, de la Colombie à la Pologne, il compte une trentaine de prêtres et une quarantaine de séminaristes et a offert au monde traditionnel son premier professeur dans une université pontificale romaine (voir notre lettre 526). Récemment, l’un de ses prêtres a célébré à Zagreb une messe en glagolitique, la langue sacrée de l’Église croate, tombée en désuétude depuis des décennies, signe de l’esprit missionnaire qui l’habite.

Le cardinal Castrillón Hoyos, qui avait porté l’IBP sur les fonts baptismaux il y a 10 ans, célébrera une messe d’action de grâces le vendredi 29 octobre à 18 heures en l’église des Saints-Luc-et-Martine au pied du Capitole, à l’issue de laquelle les participants gagneront en procession, à la lueur des bougies, l’église voisine de Santa Maria in Campitelli."

Posté le 7 octobre 2016 à 07h46 par Michel Janva | Lien permanent

02 octobre 2016

Engelmar Unzeitig, prêtre catholique martyr du national-socialisme à Dachau, béatifié dernièrement

PpCes saints martyrs des totalitarismes du 20ème siècle doivent nous rappeler combien notre foi est exigence et ne peut se compromettre de relativisme et d'à-peu-près : 

"Ce samedi 24 septembre 2016 sera célébrée la béatification d’Engelmar Unzeitig, un prêtre allemand, martyr de la Foi, mort le 2 mars 1945 au camp de concentration de Dachau, camp où périrent plus de 3000 prêtres.

Né dans la région des Sudètes, Hubert Unzeitig est donc allemand, même si la région appartient aujourd’hui à la République Tchèque. Il rentre à 17 ans chez les Missionnaires de Mariannhill et y reçoit le nom d’Engelmar.

Il est ordonné prêtre sous le Troisième Reich, en 1939, puis exerce son ministère à Glöckelberg, en Bohême. Ses prises de position contre le régime antisémite lui valent d’être traqué, puis arrêté par la Gestapo en avril 1941. D’abord incarcéré à Linz, il est déporté à Dachau sans jugement, le 8 juin 1941. Sur place, il soutient ses frères dans la foi, partage ses rations alimentaires avec eux et, en 1944, soigne et réconforte ceux qui ont contracté le typhus. Aux mourants, il donne les derniers sacrements, avant de succomber lui-même à l’épidémie, le 2 mars 1945.

Sorties clandestinement du camp, ses cendres ont été enterrées au cimetière de Wurtzbourg, avant d’être rendues aux Missionnaires de Mariannhill, en 1968. Surnommé «l’ange de Dachau» par les survivants, le Père Unzeitig permet encore aujourd’hui de faire mémoire de la réconciliation entre les peuples. En effet, Allemands et Tchèques se retrouvent régulièrement pour prier ensemble en souvenir de ce martyr de la Foi.

La baraque des prêtres, lieu de persécution et de communion

Plusieurs autres prêtres morts à Dachau ont été béatifiés, notamment Karl Leisner, qui avait été ordonné en détention, le 17 décembre 1944. Cette messe clandestine avait été présidée par l'évêque de Clermont-Ferrand, Mgr Gabriel Piguet, qui était lui aussi déporté. L'ordination, conforme aux règles canoniques, avait pu se dérouler grâce à la complicité d'une jeune fille employée dans le camp. En 1996, au stade olympique de Berlin, le Pape Jean-Paul II avait présidé la béatification de Karl Leisner (décédé en 1945, quelques semaines après sa libération) en utilisant la crosse épiscopale de Mgr Piguet.

Le journaliste Guillaume Zeller, actuel directeur de la rédaction de la chaîne d'information Itélé, a consacré à cette déportation des prêtres un livre : La baraque des prêtres, Dachau, 1938-1945, aux Editions Tallandier. Lors de la parution de son ouvrage, en 2015, il nous avait expliqué les circonstances de cette déportation, qui reste peu connue du grand public".

Autres éléments biographiques

"Ordonné prêtre à 28 ans, il choisit comme devise: « Si personne ne veut y aller, j’irai! ».

Il critiqua le régime de Hitler, protestant notamment contre les persécutions des Juifs. De la chaire de l’église, pendant la messe, il invitait les  catholiques à « rester fidèles » à Dieu et à résister aux « mensonges » du régime (...)

« La grâce de Dieu Tout-Puissant nous aide à surmonter tout obstacle, a écrit le père Unzeitig dans une lettre écrite depuis Dachau à sa sœur.  L’amour double notre force, nous rend inventifs, heureux et libres… Même derrière les plus grands sacrifices et les pires souffrances, Dieu est là, avec son amour paternel. »

Posté le 2 octobre 2016 à 10h04 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

26 septembre 2016

Sur le pont au-dessus de l'A13

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Posté le 26 septembre 2016 à 22h41 par Michel Janva | Lien permanent

25 septembre 2016

8-9 octobre : forum sur les chrétiens venus de l'islam

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Posté le 25 septembre 2016 à 11h16 par Michel Janva | Lien permanent

23 septembre 2016

Deux nouveaux dicastères et une section pour les migrants et les réfugiés sous l’autorité directe du pape

La réforme de la Curie est entamée : 

"Mgr Marcello Semeraro, secrétaire du Conseil des cardinaux chargé d’assister le pape dans la réforme de la Curie romaine, fait le point sur le travail du C9 pour la revue italienne il Regno en date du 22 septembre 2016. Il évoque notamment la constitution des deux nouveaux dicastères « Laïcs, famille et vie » et « Développement humain intégral », précisant leur mission et les principes qui ont sous-tendu la réflexion.

Pour le dicastère « Laïcs, famille et vie » inauguré le 1er septembre, explique-t-il, il s’agissait de valoriser « le statut et le rôle des fidèles laïcs dans l’Eglise », leur « dignité » et leur « particularité ». Il fallait donc leur attribuer un volet institutionnel du gouvernement de l’Eglise correspondant à celui qui était déjà réservé aux évêques, aux prêtres et aux personnes consacrées : ces trois groupes étaient en effet l’objet de « congrégation » dans la curie, tandis que les laïcs avaient un « conseil pontifical ».

La famille et la vie ont été adjoints à la même entité. Fusion qui souligne, explique Mgr Semeraro dans des extraits rapportés par le quotidien Avvenire de la Conférence épiscopale italienne, « l’implication de la ‘vie’ dans la famille et de la famille dans le laïcat, qui rend très plausible leur connexion institutionnelle ».

Quant au dicastère « pour le développement humain intégral » qui sera lancé en janvier 2017, il se veut servir la doctrine sociale de l’Eglise : en choisissant ce titre, assure Mgr Semeraro, le pape « a voulu indiquer l’horizon dans lequel le dicastère est appelé à œuvrer », dans la ligne de trois documents : Populorum progressio de Paul VI sur le développement ;Caritas in veritate de Benoît XVI sur la dimension humaine intégrale ; Laudato si’ (du pape François) sur l’écologie intégrale.

Au sein de ce dicastère, la section pour les migrants et les réfugiés est sous l’autorité directe du pape. Un choix qui exprime une « attention spécifique à une urgence mondiale d’une actualité pressante » mais aussi « l’espérance que cette urgence ne tarde pas à être résolue ». Ce n’est pas « une invention de François », affirme le secrétaire, déjà dans l’histoire récente, des papes ont personnellement dirigé un secteur de la Curie romaine.

Par ailleurs, Mgr Semeraro fait état d’une volonté de procéder « par expérimentation » : tous les statuts de ces nouveaux dicastères sont approuvés « ad experimentum », souligne-t-il, mais sans échéance, ce qui permet d’apporter « sereinement et rapidement des correction et améliorations » si besoin" (suite).

Posté le 23 septembre 2016 à 22h31 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)

20 septembre 2016

Naples: Le miracle du sang de saint Janvier a encore eu lieu

Wikicommons_napoli-_il_sangue_c3a8_vivoLe miracle de la liquéfaction du sang de saint Janvier s’est produit à Naples le 19 septembre 2016, jour de la fête du saint patron de la ville.

L’archevêque de la ville, le cardinal Crescenzio Sepe a attesté du phénomène devant l’assemblée réunie dans la cathédrale qui a réagi par de vigoureux applaudissements.

Cette liquéfaction du sang de saint Janvier, martyrisé en 305 selon la tradition, se produit en principe trois fois par an, le jour de sa fête, le 19 septembre, le premier samedi de mai et le 16 décembre date anniversaire de l’éruption du Vésuve de 1631.

Ce phénomène récurrent est attesté à Naples depuis 1389. De nombreux scientifiques se sont penchés sur la question. La température extérieure, qui peut atteindre plus de 30 degrés en septembre et n’être que de 7 degrés en décembre, semble n’avoir aucune influence sur la liquéfaction, qui est soit lente soit rapide. D’autres pensent que le liquide enfermé dans une ampoule de verre contient d’une composition chimique à base de fer, datant du Moyen Age, à l’état solide si on n’y touche pas mais qui devient liquide quand on l’agite.

Les rares fois où le sang ne s’est pas liquéfié, une catastrophe a éclaté dans l’année qui suivait: en 1939, par exemple, avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Officiellement, la liquéfaction du sang de saint Janvier n’est pas considéré par l’Eglise catholique comme un miracle, mais comme un “événement prodigieux”.

Posté le 20 septembre 2016 à 07h00 par Michel Janva | Lien permanent

18 septembre 2016

Une première pour la Fraternité Saint-Pierre

L’an prochain aura lieu en Angleterre une des cérémonie d’ordinations sacerdotales de la Fraternité Saint-Pierre. L’abbé Armand de Malleray, prêtre français de la Fraternité Saint-Pierre en ministère en Angleterre, écrit dans le Catholic Herald :

3c2131_d8fce0fb4a8b470b9f4d9ff96120435f"Les nouveaux prêtres apportent des joies durables pour tous, et les grâces de Dieu. D’autant plus quand ils sont ordonnés localement. Nous, à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre sommes très reconnaissants à Mgr Malcolm McMahon, notre ordinaire locale de Liverpool, d’avoir accepté d’ordonner deux de nos diacres au sacerdoce. La cérémonie aura lieu l’année prochaine au Sanctuaire Sainte Mary de Warrington, le samedi 17 Juin à 11h dans la forme extraordinaire du rite romain. Tout le monde est bienvenu.

Le premier candidat est Alex Stewart, de Wallasey, ville face de Liverpool à travers l’eau. Né en 1974, Alex a travaillé en Irlande dans une station touristique depuis plusieurs années et était un surfeur engagé ! Il a été admis à notre séminaire américain en Septembre 2010. Le second est Krzysztof Sanetra, qui est né en Pologne en 1983. Après avoir obtenu un diplôme de maîtrise en science politique à Cracovie, Krzysztof a passé ses trois dernières années dans le monde séculier à Ramsgate et à Londres , et y entendu l’appel de Dieu.

Cette cérémonie sera une des premières depuis des décennies que des prêtres seront ordonnés dans la forme extraordinaire en Angleterre. Alors que plusieurs évêques du monde entier font – même dans leurs propres cathédrales, comme à Sydney, Lincoln et Omaha, Toulon et Linz – cela ne semble pas avoir eu lieu ici depuis les changements liturgiques de 1969. La sanctuaire Sainte Mary est un endroit approprié pour la cérémonie, en raison de sa belle conception par l’architecte Pugin et parce que l’archevêque McMahon l’a établi comme « centre pour la célébration de la forme extraordinaire de la messe et les sacrements ».

Notre Fraternité est bénie avec un prêtre anglais ordonné chaque année. L’abbé James Mawdsley a été ordonné en juillet et l’abbé Ian Verrier l’année précédente. Les deux servent en Angleterre. Au cours des années précédentes, nous avions les abbés Harkins, Goddard, Gerard et Loewenstein. Nous avons aussi huit séminaristes d’Angleterre, du Pays de Galles et de l’Irlande. S’il vous plaît Dieu, ce qui garantira au moins un autre prêtre ordonné chaque année dans les années à venir."

Posté le 18 septembre 2016 à 20h03 par Michel Janva | Lien permanent

15 septembre 2016

On ne peut pas s’appeler catholique en apportant un soutien actif à l’avortement

Unanimité des évêques contre l'avortement aux Etats-Unis :

"Lundi 12 septembre, des publicités pour l’association « Catholics Pro Choice », un mouvement de catholiques favorables au droit à l’avortement (sic), imprimées en pleine page, sont parues dans plus d’une vingtaine de journaux locaux et nationaux à travers les Etats-Unis. Sous le titre « Abortion in good faith » (« L’avortement de bonne foi »), cette campagne présente différents membres de l’association affirmant à la fois leur foi catholique et leurs convictions pro-IVG. En bas de chaque page, un bandeau rouge avec le slogan : « Le financement public de l’avortement est une mesure de justice sociale catholique », et une invitation à signer, sur Internet, le manifeste du mouvement.

La parution de ces affichettes dans la presse a suscité immédiatement une levée de boucliers des évêques américains. Le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York mais également président de la commission des évêques américains sur les activités pro-vie, a jugé cette campagne « extrême » et « trompeuse ». Dans un communiqué, mercredi 14 septembre, il rappelle également que Catholics Pro Choice « n’est en aucune façon relié à l’Église catholique ». Le mouvement, déjà condamné par le passé par les évêques américains, « n’a aucune appartenance (à l’Église), et ne s’exprime clairement pas au nom des fidèles », a rappelé le cardinal Dolan. Il a également affirmé que le mouvement « est financé par de puissantes fondations privées pour promouvoir l’avortement comme une méthode de contrôle de la population ».

« L’avortement tue les plus vulnérables d’entre nous, blesse les femmes et déchire le cœur des familles », a-t-il insisté, rappelant la position de l’Église catholique, qui le condamne en toutes circonstances. « L’utilisation du nom “catholique” comme un moyen de promouvoir le fait de prendre des vies humaines innocentes est une offense non seulement aux catholiques, mais à tous ceux qui attendent honnêteté et franchise dans la parole publique », a-t-il martelé.

D’autres évêques ont également réagi, notamment dans les diocèses dans lesquels les journaux locaux ont publié les publicités du mouvement. C’est le cas au Texas notamment, où les évêques ont signé un communiqué commun dans lequel ils rappellent que « l’enseignement social catholique est basé sur – et inséparable de – notre conception de la vie humaine et de la dignité humaine. Chaque personne, du moment de la conception à la mort naturelle, dispose d’une dignité qui lui est inhérente et d’un droit à la vie conséquent à cette dignité. (…) On ne peut pas s’appeler soi-même un catholique, tout en rejetant la sacralité de la vie en apportant un soutien actif à l’avortement », concluent les évêques texans.

Dans un communiqué séparé, Mgr Michael Olson, évêque de Fort Worth au Texas, rappelle aux catholiques de son diocèse que « toute pratique directe et intentionnelle d’un avortement est un mal moral grave et que le fait permettre et encourager délibérément et volontairement d’autres personnes à réaliser ou recourir à l’avortement est un péché mortel ».

Le ton est identique chez les évêques du Minnesota, qui déplorent cette campagne qui « dénature déplorablement la noble tradition catholique de la justice sociale », dans un communiqué du 12 septembre. Ils relèvent également que « les publicités elles-mêmes ne font aucun effort pour ancrer ces revendications dans une quelconque source faisant autorité en matière de foi catholique »."

Posté le 15 septembre 2016 à 19h21 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

Le cardinal Levada au pèlerinage Summorum Pontificum

Communiqué du Cœtus Internationalis Summorum Pontificum :

P"Son Éminence, le cardinal Levada, prêchera pour les pèlerins du pèlerinage Populus Summorum Pontificum en la basilique Saint-Pierre de Rome

En ce neuvième anniversaire de l'entrée en vigueur du motu proprio Summorum Pontificum du pape Benoît XVI, nous sommes heureux de faire part de la participation du cardinal William Levada, Préfet émérite de la congrégation pour la Doctrine de la Foi, au cinquième pèlerinage du peuple Summorum Pontificum à Rome. Le samedi 29 octobre, Son Éminence a en effet accepté de tenir l'homélie lors de notre habituelle messe en la basilique Saint-Pierre de Rome. Ce sera une grande joie et un honneur que de voir réunis en une même célébration le cardinal Levada, archevêque de Portland de 1986 à 1995, et son actuel successeur, Mgr Alexander Sample, qui célébrera la Sainte Messe et guidera nos pas durant tout notre pèlerinage. Rappelons que, comme Président de la Commission pontificale Ecclesia Dei, le cardinal Levada fut en outre le signataire de l'instruction Universae Ecclesiae qui confirme et précise les conditions d'application du motu proprio de Benoît XVI.

Nota Bene : En dépit de la fermeture de la basilique Saint-Benoît à la suite du tremblement de terre du 24 août, la journée d'ouverture du pèlerinage se tiendra bel et bien à Nursie le jeudi 28 octobre. Ce samedi 17 septembre, notre Secrétaire général se rendra sur place pour effectuer un état des lieux et décider des éventuels aménagements à notre programme. Nous communiquerons plus précisément à son retour."

Posté le 15 septembre 2016 à 17h34 par Michel Janva | Lien permanent

12 septembre 2016

Des évêques se penchent sur les crises : famille, démographie, foi et identité

ImagesCrise de la famille liée à la crise démographique, crise de la foi et crise de l’identité culturelle sont les thèmes abordés par les représentants des Conférences épiscopales de l’Europe centrale et orientale réunis ces 8 et 9 septembre à Bratislava, en Slovaquie.

Vingt-sept ans après la chute des régimes communistes en Europe centrale et orientale, l’Europe doit faire face à de nouveaux défis, ont observé les évêques lors de cette rencontre.

Dans un communiqué, ils ont notamment rappelé l’importance

«d’un véritable partenariat entre les pays européens basé sur la dignité de tous les peuples et le respect réciproque».

Les évêques ont également souligné la nécessité de mener une nouvelle réflexion sur l’identité européenne,

«qui a toujours été liée à la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme».

Malheureusement, ont-ils déploré, un certain nombre de décisions prises par les structures européennes mettent la famille et la protection de la vie en danger. Actuellement, l’Europe a besoin, tout d’abord, de familles stables et d’une politique démographique prudente. Et, l’immigration n’est pas une solution à la crise démographique, indiquent-ils.

Posté le 12 septembre 2016 à 21h20 par Michel Janva | Lien permanent

Il paraîtrait que nous fêtons l'Aïd

C'est ce que déclare Jean-Christophe Lagarde, le patron de l'UDI :

Enfin il est vrai que, parfois, on peut se poser la question...

En tous cas, les catholiques fêtent ce jour le Saint Nom de Marie, instituée à Rome en 1683, par Innocent XI, en action de grâce pour la délivrance de Vienne assiégée par les Turcs (12 septembre 1683).

Tandis que la Hongrie se révoltait contre les Habsbourgs, les trois cent mille hommes des armées turques conduites par le grand vizir de Mehmed IV, Kara Mustapha Pacha, et guidées par le comte hongrois et protestant Tököly, bloquaient Vienne depuis le 14 juillet 1683. L'empereur Léopold I° (1640-1705) et son beau-frère, Charles de Lorraine, avaient déserté la ville où treize mille hommes attendaient sous le commandement du comte de Sarhenberg. Innocent XI qui eût voulu former une ligue catholique contre les Turcs, ne put compter que sur l'alliance de Jean III Sobieski  (1624-1696), roi de Pologne depuis 1674, que l'on joignit lors d'un pèlerinage à Chestokowa dont il partit le 15 août. Le dimanche 12 septembre 1683, Jean Sobieski servit la messe, communia, arma son fils chevalier et prit le commandement de l'armée catholique où, en plus de ses troupes polonaises, il y avait celles du duc de Lorraine et du prince de Waldeck ; « Aujourd'hui, s'écria-t-il, il y va tout ensemble de la délivrance de Vienne, de la conservation de la Pologne et du salut de la chrétienté entière ! » Puis, il se mit à la tête des coalisés et chargea en criant : « Non nobis, Domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam ! » Les Ottomans furent battus à Kahlenberg et, dans Vienne délivrée, Jean Sobieski vint se prosterner avec ses généraux devant la statue de Notre-Dame de Lorette vénérée dans l'église des Augustins où l'on chanta un Te Deum ; ce jour-là, on avait fait à Rome une grande procession suivie, malgré sa goutte,  par la pape ; le 24 septembre, le cardinal-vicaire prescrit des sonneries de cloches et des prières d'action de grâces et, le 25 novembre, un décret établissait la fête du Saint Nom de Marie et l'assignait au dimanche dans l'octave de la Nativité de la Bienheureuse Vierge.

Innocent XIII étendit la fête du Saint Nom de Marie à l'Eglise universelle en 1721. La fête du Saint Nom de Marie fut placée au 12 septembre par Pie X lors de la grande réforme du  Bréviaire romain.

Posté le 12 septembre 2016 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent

11 septembre 2016

Retraites de fondation pour hommes

La Fraternité Saint-Pierre propose des retraites de fondation pour jeunes hommes de 16 à 23 ans :

3cd819_18c2e529ce95400fa37e96e323ce0d00"« Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » (Mt 19,16)

Votre vie entière, terrestre puis éternelle, dépend en grande partie des décisions importantes que vous prenez au sortir de l’adolescence. C’est pourquoi il est nécessaire de prendre le temps de bien réfléchir, en présence de Dieu, sur l’orientation fondamentale de votre existence.

La Fraternité Saint-Pierre vous propose un cadre idéal, dans la retraite et le silence, pour un temps de prière et de réflexion, divisé en deux parties. La première, plus théorique, rappelle les vérités essentielles qui doivent nous guider (questions du sens de la vie, de la grâce et du péché, des fins dernières et de la présence du Christ en nous, etc…). La seconde prépare de façon plus concrète aux choix importants de votre vie (explication des moyens de salut, des différents états de vie, des difficultés actuelles que rencontrent les catholiques…).

Chaque retraite est prêchée par deux prêtres de la Fraternité Saint-Pierre."

  • 27-29 OCT 2016 à Sées à 2h à l'ouest de Paris début 14h - fin 17h avec les abbés A. Cras et G. Le Coq
  • 19-21 DEC 2016 à Francheville banlieue de Lyon début 14h - fin 17h avec les abbés B. de Giacomoni et A. Renard

Inscriptions en ligne.

Posté le 11 septembre 2016 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent

10 septembre 2016

Chrétiens d'orient : conférence de Mgr Gollnisch le 15 septembre à Paris

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Posté le 10 septembre 2016 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent

04 septembre 2016

Le plus grand malheur du monde actuel : la communion dans la main

Mere-TeresaA la question d’un journaliste en 1989 :

« Mère Térésa, quel est le plus grand malheur du monde actuel ? » 

Voici la Réponse de Mère Térésa : 

« Ce n'est pas la misère ou la famine, dont sont victimes tant de pauvres, ce ne sont pas les guerres, et les catastrophes de toutes sortes, c'est la Communion dans la main qui est ce manque de respect, vis à vis de la personne de Jésus-Christ » .

Posté le 4 septembre 2016 à 19h22 par Michel Janva | Lien permanent


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