25 juin 2016

Radio courtoisie : Grégoire Boucher résolu à continuer à assumer ses émissions

Voici la réponse envoyée par Grégoire Boucher suite au courrier lapidaire du président de Radio courtoisie :

Monsieur le président du CDARS et de Radio Courtoisie,
Cher Henry,

Gregoire boucher 3Je tiens par la présente à vous dire que je considère votre courriel du 19 juin dernier comme irrecevable et que la mesure discrétionnaire et non fondée que vous prétendez m'imposer est juridiquement nulle et non avenue.

Vous portez par ailleurs une accusation grave contre moi, puisque vous m'accusez sans aucun fondement de "déblatérer" contre Radio Courtoisie et de porter "préjudice à la radio" au motif que j'y aurais eu un comportement jugé par vous seul comme "indélicat".

La quasi-totalité des patrons d’émission considère qu celui qui porte aujourd’hui gravement préjudice à l’image et au bon fonctionnement de Radio Courtoisie, c’est vous, Henry.

Merci donc de me faire parvenir le règlement stipulant qu'un comportement jugé indélicat entraîne l'éviction immédiate et sans autre forme de procès d'un patron d'émission. Montrez-moi donc et montrez à tous les patrons d’émission le règlement intérieur ou la résolution du conseil d’administration de la radio explicitant les conditions autorisant à mettre fin à la collaboration de l’un d’entre nous à notre radio !

Merci également de me faire parvenir les preuves tangibles que mes propos ou mon comportement ont porté un quelconque préjudice à Radio Courtoisie, que je sers sans compter depuis beaucoup plus de 3 ans.

Il n’y en a point, et vous le savez très bien ! Et sauf mort ou démission volontaire, toute éviction d’un patron d’émission relève en l’occurrence de votre pure arbitraire. Or, je suis bien vivant, comme tous les autres patrons d’émission et amis que vous vous êtes cru autorisé à virer sans façon, je n’ai pas démissionné et je ne me soumettrai jamais à votre despotisme : je suis un homme libre collaborant librement à une radio libre, selon l’esprit même voulu par ses fondateurs, et pas votre sujet.

Il me semble avoir eu, paradoxalement, une très (trop) grande délicatesse à votre égard en évitant volontairement de me plaindre des coupures systématiques, innombrables et injustifiées que vous vous autorisez à faire sur toutes mes émissions depuis plus de 3 ans, sans jamais m'en avertir par simple courtoisie, sans jamais les justifier, et sans jamais me demander la permission, alors que je me dois de vous rappeler que ces émissions sont juridiquement ma propriété.

Vos récentes prises de positions politiques indéfendables et inconciliables avec Radio Courtoisie, ainsi que vos  innombrables décisions arbitraires et diffamatoires contre les autres patrons d’émission notamment relèvent d'un comportement inquiétant et dangereux pour la bonne conduite de Radio Courtoisie, et indigne de l'esprit voulu par Jean Ferré et Serge de Beketch, les fondateurs de la radio dont vous ne cessez de vous revendiquer ad nauseam.

Que les choses soient bien entendues : je suis résolu à continuer à assumer les émissions dont j'ai la charge, grâce à vous, dois-je le rappeler, depuis plus de 3 ans. Je refuse absolument de démissionner de Radio Courtoisie car je refuse d'abandonner cette radio qui m’est chère au moment même où, par votre faute, elle est menacée de mort. Pour le bien de notre chère radio, je vous suggère, comme bien d’autres avec moi, à en démissionner au plus vite. Ce sera le dernier et le meilleur service que vous pourrez lui rendre.

Vive Radio Courtoisie !

Grégoire Boucher

Addendum : pour plus d'informations sur les récentes déclarations évoquées dans cette lettre, voici un recueil de propos tenus par Henry de Lesquen, publié sur Nouvelles de France.

Posté le 25 juin 2016 à 08h28 par Le Salon Beige | Lien permanent

23 juin 2016

Daniel Hamiche chassé de Radio courtoisie

Communiqué de Daniel Hamiche :

HPour la première fois depuis plus de 23 ans, je ne dirigerai pas mon émission de ce soir, jeudi 23 juin, sur Radio Courtoisie. Pour une raison morale.

Je ne partage pas, comme chrétien, les extravagances raciales de Henry de Lesquen, actuel président de Radio Courtoisie, qu’il diffuse sur les réseaux sociaux et ailleurs.

Ce que pense ou ce qu’écrit Henry de Lesquen est son affaire et, éventuellement, celle de la Justice. On pourrait m’objecter que ses propos n’ont rien à voir avec Radio Courtoisie. C’est évidemment ce que soutient Henry de Lesquen. C’est évidemment une idée fausse.

Ce que dit ou ce qu’écrit Henry de Lesquen a, bien sûr, à voir avec Radio Courtoisie puisqu’il en est le président. Pour les médias et groupes hostiles à des degrés divers, à cette antenne, Radio Courtoisie = Henry de Lesquen. Et les turpitudes de ce dernier entachent la première. On pourra le contester ou le regretter, mais c’est un fait, et un fait particulièrement têtu…

Cette assimilation est mortelle pour Radio Courtoisie. C’est mon sentiment et celui, désormais, d’un bon nombre de patrons d’émissions et de suppléants de cette radio fondée par Jean Ferré avec le soutien de Serge de Beketch.

J’ai donc signalé à Henry de Lesquen, dès le 10 juin dernier, que ses extravagances m’imposaient le devoir moral de suspendre, à titre conservatoire, ma collaboration à la radio. Il en a inféré que j’étais “démissionnaire” et m’a donc chassé de Radio Courtoisie. D’autres l’ont également été pour des raisons identiques ou semblables. Ne pas se manifester en de telles circonstances serait se rendre complice de propos inacceptables.

Je tiens donc à préciser publiquement que je n’ai pas démissionné de Radio Courtoisie, et que je n’ai pas l’intention de le faire. J’ajoute que si Henry de Lesquen est candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2017 et mène campagne, c’est, là encore, son affaire. Mais il n’est pas acceptable qu’il le soit tout en demeurant président de Radio Courtoisie. Il doit choisir. Et le meilleur choix pour la survie de la radio est évidemment qu’il abandonne la présidence de Radio Courtoisie. Il pourra ainsi se consacrer entièrement à sa campagne présidentielle. Les Français en jugeront de l’intérêt. Mais ceci est une toute autre histoire.

Daniel Hamiche

Paris, le 23 juin 2014.

P.S. Guillaume de Thieulloy, vieux camarade de combat depuis près d’un quart de siècle, est devenu le suppléant du Libre Journal de Chrétienté voici trois ans passés et il assume la première partie de l’émission (18 h – 19 h 30). Il a également été chassé de Radio Courtoisie mais indirectement : Henry de Lesquen ne le lui ayant pas “signifié” personnellement – courtoisie quand tu nous tiens… – mais m’en ayant averti, décision accompagnée de commentaires odieux. J’ai fait part de ce communiqué à Guillaume de Thieulloy : il y souscrit. Je tenais aussi à le préciser.

Pour plus d'informations, voici un recueil de propos tenus par Henry de Lesquen, publié sur Nouvelles de France.

Posté le 23 juin 2016 à 16h28 par Le Salon Beige | Lien permanent

"Les bandes qui dévalisent, violentent" : Eric Zemmour relaxé

Deuxième relaxe pour Zemmour, cette fois par la Cour d'appel de Paris, pour des propos tenus sur l'antenne de RTL :

"Les Normands, les Huns, les Arabes, les grandes invasions d'après la chute de Rome sont désormais remplacés par les bandes de Tchétchènes, de Roms, de Kosovars, de Maghrébins, d'Africains qui dévalisent, violentent ou dépouillent".

La Cour d'appel de Paris a, mercredi, confirmé la relaxe d'Eric Zemmour, poursuivi pour provocation à la haine raciale et diffamation raciale. 

Posté le 23 juin 2016 à 15h55 par Michel Janva | Lien permanent

Liberté de conscience : les maires en appellent à la CEDH

Communiqué du collectif des Maires Pour l’Enfance :

"Le 17 juin 2016, Franck Meyer, porte parole du Collectif des maires pour l’enfance et 146 autres élus ont saisi la Cour européenne des droits de l’homme d’une requête dans laquelle ils soutiennent que le régime la loi de « mariage et d’adoption pour tous » du 17 mai 2013 et la circulaire du 13 juin 2013, méconnaît gravement leur liberté de conscience. Ils revendiquent à ce titre le droit de ne pas se soumettre aux obligations qui seraient contraires à leurs convictions personnelles et particulièrement à leur attachement au mariage, qui doit demeurer, pour le bien des enfants, de la famille et de la société, l’union d’un homme et d’une femme, conformément à la lettre des articles 12 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et 16 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

En France, une adjointe au Maire de Marseille a déjà fait l’objet d’une condamnation le 15 septembre 2015, parce qu’elle n’a pas souhaité marier deux femmes.

Le Collectif des Maires Pour l’Enfance, a toujours souligné que la mise en œuvre de la loi Taubira viendrait notamment en confrontation avec l’article 9 de la convention européenne des droits de l’homme si elle ne garantissait pas la liberté de pensée et de conscience promise à tout citoyen européen. Si la loi permet à des personnes de même sexe de se marier, l’Etat peut garantir ce droit tout en respectant la conscience de ses officiers d’Etat-Civil. Des solutions existent.

Le collectif des Maires pour l’Enfance demande à la Cour Européenne de bien vouloir se prononcer en faveur du respect de la liberté de conscience des officiers d’état civil et rappelle à ce sujet les propos tenus par le Président de la République devant le congrès des Maires de France, le mardi 20 novembre 2012 : « La conception de la République vaut pour tous les domaines, et d’une certaine façon, c’est la laïcité, c’est l’égalité : c’est-à-dire que la loi s’applique pour tous, dans le respect, néanmoins, de la liberté de conscience »."

Posté le 23 juin 2016 à 15h46 par Michel Janva | Lien permanent

Après 9 mois fermes annulés, Anne-Sophie Leclère (ex-FN) risque...deux mois avec sursis

5905763_fn_1000x625Même si c'est encore cher payé pour un photomontage maladroit, le départ de Christiane Taubira du ministère de la Justice semble démontrer que son emprise était forte et que l'indépendance de la Justice est une belle image d'Epinal lorsqu'il s'agit de sujets politiques et de liberté d'expression :

"Deux mois de prison avec sursis ont été requis, mercredi soir, contre Anne-Sophie Leclère, ancienne candidate FN aux municipales dans les Ardennes qui a été poursuivie pour avoir comparé l'ancienne garde des Sceaux, Christiane Taubira, à un singe (...)  Lors du premier procès, en juillet 2014, le tribunal correctionnel de Cayenne (Guyane), ancienne terre d'élection de Christiane Taubira, l'a condamnée à neuf mois de prison ferme et cinq ans d'inéligibilité [et 50 000€ d'amende, NDPC]. Condamnation annulée, il y a un an jour pour jour, par la cour d'appel, qui a jugé «irrecevable» l'action menée par l'association Walwari, un mouvement cofondé par l'ancienne garde des Sceaux début 1993."

Alors que la défense s'est battue sur le fait qu'il n'est pas possible (en théorie) de juger une personne deux fois pour le même motif, le parquet a estimé le contraire et rendra son jugement le 28 septembre. L'association Solidarité pour Tous avait mis en place en juillet 2014 dernier une action destinée à aider Anne Sophie Leclère pour ses frais de justice. C'est ici [me signaler si ce n'est plus fonctionnel].

Petit rappel sur le deux poids deux mesures en France : En 2013, Charlie Hebdo avait publié ce dessin de Charb sans avoir jamais été inquiété...

Sans-titre
  

Posté le 23 juin 2016 à 15h33 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

22 juin 2016

Lettre ouverte à Monsieur Henry de Lesquen au nom d'un auditeur fidèle de Radio Courtoisie [Add : les propos de HdL]

Cette lettre, signée par un fidèle auditeur, a été publiée sur Boulevard Voltaire. Comme elle n'a pas eu de réponse, nous vous proposons de la cosigner ci-dessous.

« Lettre ouverte à Monsieur Henry de Lesquen au nom d'un auditeur fidèle de Radio Courtoisie

Cher Monsieur, Puisque vous n'entendez pas les craintes des patrons d'émission, craintes qui sont partagés bien au delà des dix signataires, peut être entendez entendrez vous les auditeurs auxquels vous donnez tant la parole le lundi soir.

Nous avons créé un comité de défense des auditeurs de Radio Courtoisie dans ce but. Vous avez parfaitement assuré la succession de Jean Ferré à la tête de notre radio et nous vous en remercions infiniment.

Mais récemment vos intérêts et occupations personnelles ont commencé à différer diffèrent radicalement de ceux de la radio. Votre candidature aux présidentielles ne vous permet plus de diriger la radio. De même vos récentes déclarations sont à l'opposé des valeurs qui ont présidé à sa création. La courtoisie étant la première des règles, vos attaques sur les dirigeants du Front National, l'une des composantes des droites en France et non des moindres ne sont plus tolérables. Vos attaques sur d'autres communautés non plus. Non seulement vous exposez notre radio aux à des procès sans fin et vous donnez donc à nos adversaires les armes pour nous abattre mais vous piétinez notre respect de la personne humaine.

Nous demandons donc que vous vous placiez en retrait de la présidence au profit de l'un des actuels patrons d'émission ou d'une personne qualifiée. Nous vous demandons aussi de cesser d’utiliser une voix chère qui s’est tue, celle de Serge de Beketch , afin de légitimer votre pouvoir absolu.

Si vous n'entendiez pas notre demande nous serions au regret de suspendre nos cotisations.

En vous assurant de toute notre reconnaissance.

Jean Claude Gay, auditeur et bienfaiteur de RADIO COURTOISIE  depuis 1992

Addendum : pour plus d'informations sur les récentes déclarations évoquées dans cette lettre, voici un recueil de propos tenus par Henry de Lesquen, publié sur Nouvelles de France.

Posté le 22 juin 2016 à 16h26 par Le Salon Beige | Lien permanent

20 juin 2016

“Henry de Lesquen met en péril Radio Courtoisie, ainsi que la droite de conviction”

C'est ce que déclare Guillaume de Thieulloy à Nouvelles de France. Extraits :

"Effectivement, nous appelons Henry de Lesquen à réunir les patrons d’émission et  à clarifier ses relations avec la radio. Sa candidature à l’élection présidentielle et, plus encore, ses déclarations comme candidat annoncé mettent gravement en péril non seulement la radio elle-même, mais aussi une large partie de la droite de conviction. J’ai donc signé pour deux raisons. D’abord, parce que je tenais à dire publiquement que je n’adhérais en aucune façon à certaines déclarations odieuses, insultantes pour les personnes. Je suis catholique avant tout et je rejette donc avec horreur le racisme sous toutes ses formes. Ensuite, parce que je tiens ces déclarations pour extraordinairement dangereuses pour nous tous, spécialement dans le contexte politique actuel. Il est impossible de faire un plus beau cadeau à nos adversaires : une large partie de la droite de conviction se trouve désormais avoir parlé sous l’autorité d’un homme qui multiplie les déclarations tombant sous le coup de la loi. Cela explique que de plus en plus d’invités se récusent pour éviter de paraître cautionner des propos délirants. Comment ne pas voir que la gauche va en profiter pour fermer la radio, qui reste un puissant outil de réinformation ? Et comment ne pas voir qu’elle va en profiter pour contaminer mille initiatives, individus et organisations, avec cette technique de l’amalgame qu’elle nous reproche en permanence, mais qu’elle maîtrise admirablement ? Il faut également rappeler que la radio n’appartient pas à Henry de Lesquen, mais aux auditeurs et que les patrons d’émission, qui représentent la diversité des droites françaises, ont leur mot à dire dans la stratégie de la radio qui ne peut pas être gérée de façon autocratique. Or, entre une liste de proscription qui ne cesse de s’allonger depuis 2006 et surtout une liste d’actions obligatoires ou interdites à géométrie variable, nous sommes non seulement dans l’autocratie, mais dans l’arbitraire pur. J’ai ainsi appris quelques heures avant de le recevoir dans mon émission qu’Arnaud-Aaron Upinsky était persona non grata à Radio Courtoisie, pour une obscure histoire de bisbille versaillais. Et j’ai appris au gré des censures que certains mots ou certains noms étaient de même interdits à l’antenne – sans qu’il soit possible d’en obtenir la liste…

Henry de Lesquen a déclaré que vous étiez à l’origine d’une « cabale contre Radio Courtoisie » parce que vous avez mis de l’argent dans le projet concurrent de Radio Libertés. Est-ce vrai ?

C’est faux pour plusieurs raisons. La première, c’est qu’il n’y a aucune cabale contre Radio Courtoisie. Tous les signataires du communiqué partagent le même attachement à la radio. Beaucoup d’entre eux s’y exprimaient d’ailleurs bien avant l’arrivée de Henry de Lesquen.  Henry de Lesquen déclare aussi qu’il y a un complot contre lui. Mais cela même est faux ; j’y reviendrai. Par ailleurs, à ma connaissance, TV Libertés est une structure associative. Je n’y ai pas mis d’argent, mais, quand bien même je l’aurais fait, je ne pourrais donc aucunement en tirer de bénéfice. Peut-être M. de Lesquen pense-t-il que l’argent qu’il a mis, m’a-t-on dit, dans Radio Courtoisie va lui rapporter, mais, alors, il faudrait qu’il nous donne sa méthode. Car, sauf erreur, la loi ne le permet pas…

En revanche, il est vrai que je siège au conseil d’administration de TV Libertés, car je reste persuadé que tous les supports de réinformation doivent se soutenir. Et je ne comprends pas pourquoi M. de Lesquen a lancé cette guerre absurde contre TV Libertés, qui n’était pas un adversaire, mais occupait un autre créneau du même rempart dans cette vaste guerre culturelle que nous menons tous à notre niveau pour la survie de notre civilisation.

Vous dites qu’il n’y a pas non plus de cabale complot contre Henry de Lesquen ?

Non. Je n’ai aucune intention d’empêcher Henry de Lesquen de s’exprimer. Et je lui suis reconnaissant pour le redressement administratif de la radio qu’il a effectué voici plusieurs années. Mais il ne peut pas tout avoir : il est à la fois président de l’association, patron d’émission et candidat à une élection. Il y  a forcément au moins une activité de trop dans cette palette !

Mais en quoi les propos de Henry de Lesquen vous concernent-ils ?

Ils me concernent en tant qu’ils sont les propos du président de Radio Courtoisie. Henry de Lesquen peut bien dire que ses propos l’engagent seul, mais ce n’est évidemment pas vrai. Son site de campagne annonce clairement sa fonction de président de la radio et c’est cette fonction qu’il met systématiquement en avant, pour donner du poids à ses déclarations. Il serait un simple patron d’émission, ce serait tout à fait autre chose. Là, non seulement il condamne la radio à brève échéance, mais aussi – et c’est encore plus grave – les initiatives de tous ceux qui y interviennent. [...]

Si les autres patrons d’émission ne bougent pas, je crains que, dans un premier temps, la radio cesse d’émettre, et dans un deuxième temps, sans doute dans l’agitation de  la campagne présidentielle de 2017 (dont je rappelle que les socialistes au pouvoir ne peuvent pas la gagner « à la loyale », ce qui implique logiquement qu’ils vont donc tenter tous les coups tordus possibles pour l’emporter), la droite de conviction va, par la faute d’un véritable danger public, être renvoyée 50 ans en arrière.

En revanche, si nous sommes rejoints par d’autres – ce que je crois tout à fait possible – nous pouvons non seulement sauver la radio, mais faire avancer nos idées à pas de géants. Nous sommes à deux doigts de reprendre l’hégémonie culturelle. Ce serait vraiment pathétique de laisser passer l’occasion pour la seule satisfaction immature d’un homme qui veut avoir raison seul contre tous et qui, aussi brillant soit-il, ne comprend pas grand-chose au combat politique, comme l’ont assez démontré ses déboires électoraux notamment à Versailles…"

Posté le 20 juin 2016 à 16h23 par Michel Janva | Lien permanent

Police de la pensée

Suite à la plainte du GODF contre le Salon Beige, David Miège nous envoie cette illustration

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Posté le 20 juin 2016 à 12h35 par Michel Janva | Lien permanent

19 juin 2016

L'1visible, pour rendre visible l'invisible

Hubert de Torcy, créateur et directeur du mensuel catholique gratuit L’1visible, est interrogé par Anne Le Pape dans Présent. Extraits :

Capture d’écran 2016-06-19 à 20.11.04"[...] Nous avons lancé L’1visible en février 2010. C’était effectivement un pari complètement fou, et cela l’est toujours, d’ailleurs ! Permettre à un journal catholique national « offert » d’exister dans l’espace public, depuis six ans, relève du défi… et du miracle ! Objectivement, avec tous les obstacles rencontrés depuis le début, L’1visible devrait n’être plus qu’un souvenir. Et pourtant il est toujours là, fidèle au poste.

L’1visible est un journal gratuit (« mensuel catholique offert ») ? Quelle est sa diffusion ? Où le trouve-t-on ? Peut-on s’y abonner ?

La diffusion moyenne sur l’année est de 100 000 exemplaires par mois. Certains mois, grâce à des partenariats, ou pour des opérations grand public comme la coupe du monde de foot, nous avons dépassé les 250 000 exemplaires. On peut le trouver dans certains diocèses ou certaines paroisses qui le distribuent. Vous pouvez aussi suggérer à votre curé de le diffuser !

Il est tout à fait possible de s’abonner individuellement. Il suffit d’aller sur notre site ou de nous appeler pour avoir des informations. Le coût d’un abonnement est de 25 euros par an, pour 11 numéros. Certains lecteurs qui souhaitent s’en servir personnellement comme outil missionnaire s’abonnent à dix ou vingt exemplaires par mois, et l’offrent à leurs voisins, leur famille… C’est le deuxième effet de L’1visible, ou plutôt même le premier : il permet à tous les catholiques de devenir missionnaires, de manière très simple et accessible. Nous avons des retours très enthousiastes des personnes qui pratiquent cette diffusion. [...]"

Posté le 19 juin 2016 à 20h12 par Michel Janva | Lien permanent

Nouvelle exclusion à Radio courtoisie

HCe "comportement indélicat et inacceptable" est en ligne ici.

De nombreux patrons d'émission, et non des moindres, ont signifié à Henry de Lesquen que c'est son comportement qui porte préjudice à la radio.

Posté le 19 juin 2016 à 18h46 par Michel Janva | Lien permanent

17 juin 2016

Le Grand-Orient de France contre la liberté d'expression du Salon Beige

Chers amis,

Un grand merci à tous pour vos prières et vos messages de soutien. Comme je vous le disais récemment, je suis donc passé en appel dans l'affaire qui oppose le Salon beige à un gardien du Luxembourg peu satisfait d'avoir illustré les répressions arbitraires dont les militants de la Manif pour tous ont été victimes - et qui avait obtenu, en première instance, que je sois condamné à près de 6000 euros d'amendes diverses.

Avec mon avocat, Me Triomphe (pour lequel je vous invite à prier doublement, puisqu'il est surtout l'avocat de Vincent Lambert et que l'actualité judiciaire est assez "chaude" sur ce front...), nous avons confirmé nos déclarations de première instance:

  1. Ce n'est pas la personne du gardien qui était visée, mais le système. Manifestement, la partie adverse assume que c'est bien un système qu'elle défend, puisque, malgré le floutage du visage de l'intéressé, elle continue à réclamer la suppression du photomontage.
  2. Ce qui est scandaleux, ce n'est pas de dénoncer des répressions arbitraires, c'est de les perpétrer. Et, sur ce point, le gardien a confirmé en première instance le parfait arbitraire de son arrestation, puisqu'il a benoîtement expliqué qu'il avait arrêté notre ami portant un sweat LMPT avant de réfléchir au motif de l'arrestation - il commença d'ailleurs par "l'atteinte aux bonnes moeurs" (ce qui avait suscité un peu de perplexité parmi les magistrats qui l'écoutaient!).
  3. Nous n'avons évidemment jamais dit que la répression contre les militants LMPT était analogue à l'ensemble des persécutions des Juifs par la police de Vichy comme nous en fait grief l'accusation. D'abord, parce qu'il n'y a pas besoin d'être un excellent connaisseur de l'histoire pour savoir qu'un jardin public à Paris en 1942 était sous le contrôle des autorités allemandes et non sous celui de la police de Vichy. Mais, surtout, ce photomontage compare deux interdictions de parcs publics à Paris. On voit mal en quoi cette comparaison serait illégitime. D'autant plus mal que la plupart des autorités politiques et médiatiques font très souvent de telles comparaisons avec les fameuses "heures les plus sombres de notre histoire" sans que quiconque y voit matière à poursuite. Nous n'avons jamais dit que ce gardien avait déporté ou exterminé des militants LMPT. Nous avons dit - ce qu'il ne nie pas - qu'il avait arrêté dans un jardin public une personne, non pour des actes répréhensibles, mais pour ce qu'elle pensait et exprimait.

Le jugement devrait être rendu le 29 septembre... Ça nous donnera l'occasion d'une belle neuvaine à Saint-Michel que nous fêterons ce jour-là et qui reste le saint protecteur de notre beau et malheureux pays! Le président du tribunal ne pouvait d'ailleurs choisir plus beau parrainage, puisque le nom de l'archange signifie "Qui est comme Dieu" et que le système que nous avons voulu dénoncer dans ce photomontage a précisément voulu prendre la place de Dieu, en remodelant la nature humaine, la famille et la filiation...

A peine étais-je sorti - momentanément - de cette affaire que je me suis trouvé plongé dans une nouvelle - encore plus absurde que la précédente.

J'étais convoqué ce matin au commissariat suite à une plainte en diffamation du Grand Orient. La plainte vise le photomontage suivant (décidément, le Pouvoir n'aime pas les photomontages du Salon beige!).

Comme on sait, à l'automne dernier, le gouvernement a organisé une vaste campagne de propagande en faveur de l'avortement - avec nos impôts (ces braves gens veulent bien de nos sous, mais pas de nous!), dont nous avions rendu compte ici.

J'ignore encore, à ce stade, ce que l'Eglise officielle du régime trouve diffamatoire dans ce montage. Est-ce le lien entre maçonnerie et avortement ? Est-ce le fait de dire que l'avortement tue des enfants ? Est-ce le fait de dire qu'un foetus a un corps à lui ? Je l'ignore. Et j'attends donc la suite des événements avec une certaine curiosité, je dois l'avouer.

En attendant, constatons, une nouvelle fois, que les grands défenseurs de la Liberté majusculaire ne sont pas extrêmement favorables à nos libertés concrètes ! Et constatons aussi que ces offensives successives contre le Salon beige doivent signifier que nous servons un peu à quelque chose et qu'en défendant les principes non négociables, nous devons toucher au cœur névralgique de la culture de mort...

Merci encore à tous pour votre soutien et, comme disaient les Cristeros mexicains qui savaient ce que signifiait s'opposer aux frères la gratouille: Viva Cristo Rey!

Guillaume de Thieulloy

Directeur de la publication

Posté le 17 juin 2016 à 18h52 par Le Salon Beige | Lien permanent

15 juin 2016

16 juin : comparution du Salon beige en appel

Chers amis,

Un petit mot pour vous demander vos prières pour mon avocat et moi-même. Comme la plupart d'entre vous le savent déjà, je comparais ce jeudi 16 en appel pour avoir dénoncé les répressions arbitraires à l'encontre des militants de la Manif pour tous - ce qui prend un caractère surréaliste quand on compare au laxisme dont la police et la justice font preuve à l'endroit des casseurs d'extrême gauche.

Merci à tous de votre soutien et de vos prières.

Guillaume de Thieulloy

Posté le 15 juin 2016 à 19h38 par Le Salon Beige | Lien permanent

13 juin 2016

Radio courtoisie : censure du Libre Journal de Grégoire Boucher

Liberté d'expression à Radio courtoisie ? Ceux qui ont écouté dimanche midi le Libre Journal de Grégoire Boucher sur Radio courtoisie ont pu être surpris de ne pas retrouver son introduction lors des rediffusions.

La version "officielle" sur le site de Radio courtoisie.

La version intégrale ici.

Ces coupures a posteriori du Libre Journal de Grégoire Boucher sont quasiment systématiques.

Posté le 13 juin 2016 à 19h03 par Michel Janva | Lien permanent

Censure du bulletin de réinformation sur Radio courtoisie

Hier, dimanche midi, le Libre Journal de Grégoire Boucher a été amputé de toute son introduction (si un lecteur a enregistré le direct, qu'il me le fasse savoir).

Ce matin le bulletin de réinformation sur Radio courtoisie a relaté la fête de la Courtoisie et la crise qui secoue la radio. Ce passage (en ligne ici) a été censuré après le direct :

"Les tensions internes au sein de la radio ont‑elles pesé sur la fête de la Courtoisie ?

Quelques stands étaient vides. Des patrons d'émission ainsi que des auteurs ont décidé de ne pas venir pour montrer leur désaccord avec le président de la radio Henry de Lesquen. En cause, des déclarations sur les réseaux sociaux et sur son site de candidat à la présidence qui nuirait aux intérêts à la radio. Une pétition demandant sa démission a été mise en ligne sur le Salon Beige. A ce jour, elle a été signée pour l'instant par 10 patrons d'émission :

  • Bernard Antony et sa suppléante Jeanne Smits
  • Grégoire Boucher ;
  • Gabrielle Cluzel
  • Paul‑Marie Coûteaux ;
  • Jean‑Philippe Delsol
  • Daniel Hamiche ;
  • Lydwyne Helly
  • Jean‑Marie Le Méné ;
  • Philippe Maxence
  • Guillaume de Thieulloy

Paul‑Marie Couteaux s'est également fendu d'une lettre ouverte pour expliciter sa position. Dans un entretien accordé à Présent la semaine dernière, Henry de Lesquen s'est défendu de nuire à la radio dans la mesure où les propos visés par le Crif et la Licra ont été dits hors antenne. Par ailleurs, il revendique pour lui‑même, je cite : « La liberté de pensée qu'il reconnaît aux autres membres de Radio Courtoisie »."

Posté le 13 juin 2016 à 17h56 par Michel Janva | Lien permanent

Radio courtoisie : La réponse d'Henry de Lesquen à Paul-Marie Coûteaux

Voici sans commentaire la réponse du président Radio Courtoisie à la longue lettre de Paul-Marie Coûteaux :

Lettre HL à Couteaux 2016-06-13 - copie

 

Posté le 13 juin 2016 à 17h47 par Michel Janva | Lien permanent

Chansons engagées

Voici deux nouvelles chansons de Bruno Lamy

"Précurseur" (Hymne à Sainte Jeanne d'Arc, à nos Saints et aux Veilleurs)

Précurseur

Quand le Folklore Futile ... (chantée à la veillée du RV de Béziers)

Quand le folklore futile

CD Liberté de Bruno Lamy

Posté le 13 juin 2016 à 15h49 par Michel Janva | Lien permanent

12 juin 2016

Radio courtoisie : Lettre ouverte de Paul-Marie Coûteaux à Henry de Lesquen

Suite à l'appel de plusieurs patrons d'émission de Radio courtoisie, Paul-Marie Coûteaux a envoyé à Henry de Lesquen une lettre pour expliquer pourquoi il a décidé de signer :

Paul-Marie Coûteaux

à Henry de Lesquen

Président du CA de Radio Courtoisie

                                                                                      Jeudi 9 juin 2016

Henry,

6a00d83451619c69e2015393f5fc12970bRien ne va plus pour moi (et je crois bien d’autres) à Radio Courtoisie ; dans un esprit de franchise, je tiens à en récapituler les raisons en une lettre ouverte que je ne rendrai publique que dimanche soir pour ne pas interférer avec une journée importante pour notre antenne.

Pour commencer par ma situation personnelle, je proteste contre la censure caractérisée que j’ai subie mardi dernier 7 juin, à 20h54, tandis que je m’apprêtais, mon « libre journal » s’achevant, à conclure en disant, en termes mesurés, que je souhaitais une clarification de la situation créée par votre candidature à l’élection présidentielle, et les positions très personnelles que vous adoptez dans ce cadre : comme je vous l’ai dit à deux reprises, ce fait suppose qu’une nette distinction soit faite, au moins le temps de la campagne, entre la radio et vous-même. Je déplore le comportement extrêmement agressif qu’eut alors le technicien prénommé Franck, que j’avais pourtant prévenu. Cette censure fut d’une grossièreté aussi inadmissible vis à vis des auditeurs (beaucoup m’ont demandé « ce qui était arrivé ») que de mes invités, tous sidérés. Quant à moi, je connaissais les raisons…

Cette occurrence ne fait que refléter le climat délétère qui règne à Radio Courtoisie depuis plusieurs semaines, et qui se traduira dans les jours prochains, après une première démission enregistrée la semaine dernière, par la publication d’un appel à votre démission émanent d’une dizaine de producteurs. Comme je vous l’ai dit au téléphone récemment, les propos que vous tenez dans le cadre de votre campagne ne pouvaient pas ne pas rejaillir sur notre radio : d’abord parce que vous l’établissez vous-même en vous présentant sur votre site de campagne comme « Président de Radio Courtoisie » –ce qui ombre la réponse que vous me fîtes en m’assurant qu’il n’y aurait aucun lien entre les deux. Ensuite parce que l’image que vous donnez est un tel régal pour nos adversaires, qu’ils ne peuvent se priver d’assimiler ad libitum vos positions et « la radio de toutes les droites ».

La situation ainsi créée n’est pas pour moi tolérable, pour deux raisons, l’une de principe, l’autre de politique, que je tiens à exposer.

D’abord il ne m’est pas possible, en tant que catholique comme en tant que Français, de m’exprimer plus longtemps sur une radio que préside un homme qui excipe du fait qu’une personne âgée soit encore en vie pour émettre des doutes sur la réalité des mauvais traitements qu’elle a subie dans son enfance, d’autant que ces mauvais traitements sont avérés par des milliers de témoignages et documents, et qu’ils sont un drame pour l’humanité entière –et l’humanité même de l’Homme. Il ne s’agit pas ici de respect de la loi, mais plus simplement de décence. Encore, n’en suis-je même pas à invoquer la courtoisie, valeur française qui embellirait notre radio, si du moins son président la respectait. De même, je ne peux admettre, ni même comprendre que vous exposiez sur votre site de campagne (où, je le répète, vous vous présentez comme notre président) les moyens « scientifiques » de reconnaître les races humaines d’après les types de crânes, allant jusqu’à mettre en ligne des planches datant des pires années du délire racialiste –de gauche, en plus ! Je passe sur votre idée d’interdire ce que vous appelez « la musique nègre » sur les radios publiques (alors que j’ai diffusé plusieurs morceaux de jazz dans mes propres émissions, sans que, à l’époque, vous ayez trouvé à y redire), et autres idées récentes (détruire la Tour Eiffel, comme si la France n’avait rien de plus urgent à faire !), idées qui oscillent entre le baroque et l’incongru. Comment admettre que quiconque entend se distinguer de ces vaticinations se trouve censuré ? A cela s’ajoutent vos insultes à l’endroit de personnes qui participent à mes émissions, tel Alain de Benoist : il évident que ce dernier n’accepte plus de répondre à nos invitations, mais c’est aussi le cas d’un nombre croissant d’autres invités, de sorte qu’il est à craindre qu’il n’y ait plus désormais qu’un nombre restreint de personnalités pour accepter de s’exprimer sur nos ondes. De ce fait, Radio Courtoisie non seulement ne pourra plus agir pour « l’union des droites » (au contraire vous creusez de nouveaux fossés ! ), mais notre antenne ne sera plus l’apanage que d’un cercle limité d’extrémistes –en gros les quelques centaines de lecteurs de Rivarol, journal qui ne fait plus que faire sourire, ou pleurer, et avec lequel je ne puis comprendre que vous vous affichiez.

C’est ici ma deuxième raison, plus politique, mais tout aussi majeure : votre comportement est pain béni pour tous nos adversaires, qu’il s’agisse du système médiatique, des droites modérées gangrénées par la « pensée unique » et, bien entendu, de toutes les gauches, y compris celui que vous nommez le « funeste Philippot », lequel jubile -autant que tous nos adversaires. Quel bonheur vous leur donnez ! Cependant, ces élémentaires maladresses politiques vous regardent, entrant sans doute dans une stratégie de campagne visant à réunir les voix les plus extrémistes ; mais, ce faisant, vous pulvérisez la vocation de la radio telle que l’a voulue Jean Ferré, l’union des droites, qui se trouve être aussi mon combat permanent depuis des années. De plus, selon la technique de l’amalgame, évidemment honteuse mais commode, vous affaiblissez, par assimilation avec vos positions, l’ensemble des raisonnements et idées que nous exprimons. Ne voyez-vous pas, par exemple, quelle bénédiction représente pour les fanatiques de l’immigration clandestine et massive les propos que vous tenez au nom de ce que vous nommez « le racisme positif », et quel aliment vous donnez à la propagande des pires ennemis de la France ? Enfin, non seulement vous fragilisez nos idées, la vocation de la radio, et la radio elle-même (sur le cas de laquelle, indépendamment des poursuites juridiques actuellement instruites contre vous, se penche déjà le CSA) mais vous compromettez aussi les producteurs d’émissions, ainsi que leurs invités, et tout homme de droite qui se risquerait à accepter nos invitations –y compris les élus auxquels sera tôt ou tard opposée leur participation à une radio dirigée par un calculateur du diamètre des crânes. Vous rendez-vous compte ?

Je crois pour finir, que justement, vous ne vous rendez plus compte, et je me demande en mon for intérieur, vous ayant connu tout autre, quelle mouche vous a soudain piqué, quelle fatigue a érodé vos sens, quel désespoir a foudroyé votre raison. J’éprouve une vive peine à cet instant, pour vous même, qui fîtes tant pour reprendre notre antenne après la brutale disparition de Jean Ferré, pour vos proches aussi, et pour tous ceux qui sont pris aujourd’hui dans une situation qu’ils jugent inextricable. Elle ne l’est pas tout à fait cependant, et serait résolue si vous preniez la décision de vous consacrer à votre campagne électorale et de quitter la présidence de Radio Courtoisie, que vous dirigez depuis dix ans –nous sommes tous conscients de la difficulté de cette mission, quand partout n’est donnée la parole qu’à ceux qui pensent comme tout le monde, et n’ont plus pour raison d’être, dirait-on, que de pourfendre les différentes formes de résistance qu’incarnent nos producteurs, chacun à sa manière et dont il serait plus nécessaire que jamais, justement, qu’ils puissent garder la parole… Au reste, chacun sait, ou sent, qu’une équipe de qualité, et aguerrie, notamment parmi vos plus proches, est capable de remplacer du jour au lendemain votre présidence tant contestée, et donc de sauver notre radio. Nous croyons en la nécessité de Radio Courtoisie, en sa pérennité aussi, et croyons également que, ce que les Britanniques pourraient dans quelques jours réussir, la reconquête de leur souveraineté, pourrait l’être aussi par les Français, si du moins cette grande cause n’était pas confondue avec d’autres qui n’ont rien à voir avec elle mais peuvent la détruire irrémédiablement.

Sûr que vous savez que j’agis ici sans animosité mais en conscience, après tant et tant de combats que j’ai menés, notamment sur nos ondes, moins sûr que vous me suivrez, mais certain que les propos ici tenus reflètent la pensée et souvent l’inquiétude d’un très grand nombre de personnes, quand bien même n’osent-elles se manifester, je vous prie de retrouver l’esprit qui a conduit Jean Ferré à vous confier l’ouvre de sa vie, en même temps que le seul courage qui compte, celui que nous donnons tous au salut exclusif de la France.

Paul-Marie Coûteaux

Posté le 12 juin 2016 à 14h27 par Le Salon Beige | Lien permanent

11 juin 2016

Radio Courtoisie : l'appel de patrons d'émission à Henry de Lesquen

Unknown-4Radio Courtoisie a été fondée en 1986 par Jean Ferré, avec pour objectifs d'être la radio de la francophonie, ouverte à tous les talents et œuvrant à l'union des droites. Des producteurs aux sensibilités très différentes invitent depuis presque trente ans des personnalités très variées.

Les déclarations publiques insupportables de son président Henry de Lesquen, se présentant comme candidat à l'élection présidentielle, entraînent dans l'opinion une confusion que nous ne pouvons plus tolérer entre ce qu'il appelle sa « liberté de pensée », et une radio sérieuse, favorisant ainsi l'amalgame entre ses positions personnelles et la radio.

Producteurs d'émissions de Radio Courtoisie, nous  ne pouvons pas, en conscience, cautionner ces positions, ni nous rendre complices de leurs conséquences désastreuses pour la radio et, plus largement, pour une grande partie des droites françaises qui courent le risque d'être “amalgamées” avec ces positions très éloignées des leurs.

C'est pourquoi nous demandons instamment à Henry de Lesquen de réunir au plus vite les producteurs d'émission et de se démettre de ses fonctions de président de la radio. Faute de quoi, nous nous verrions contraints de suspendre (ce que certains d'entre nous ont déjà fait à titre conservatoire) toute collaboration avec cette radio qui est un des lieux de la liberté de pensée et de la culture et qui doit le rester.

Premiers signataires:

  • Bernard Antony et sa suppléante Jeanne Smits
  • Grégoire Boucher
  • Gabrielle Cluzel
  • Paul-Marie Coûteaux
  • Jean-Philippe Delsol
  • Daniel Hamiche
  • Lydwyne Helly
  • Jean-Marie Le Méné
  • Philippe Maxence
  • Roger Saboureau
  • Guillaume de Thieulloy

Posté le 11 juin 2016 à 14h02 par Le Salon Beige | Lien permanent

10 juin 2016

Le vice-président de la CFTC agressé par les miliciens de Nuit de boue

Joseph Thouvenel, Vice-président de la CFTC, président de l'Union départementale de Paris, devait intervenir auprès des Veilleurs sur le thème du travail. Nuit de boue en a décidé autrement :

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 Sur Radio Notre-Dame, il explique :

La revue Limite répond aux miliciens de Nuit de boue :

"[...] Que cherchaient donc les Veilleurs? Prenant au mots les slogans qui s’égrènent depuis plusieurs semaines, ont-ils osé croire à la fameuse convergence des luttes ? Ont-ils osé avoir confiance en la parole libérée qu’on promettait à longueur d’AG ? L’objet du litige serait, paraît-il, le mariage gay. Car Nuit debout relaie sans recul les revendications LGBT, sans voir qu’elles sont en ce moment adoubées, voire suscitées, par le monde qu’il vomit, des multinationales de la Silicon Valley aux bureaux de la commission européenne. Nuit debout reproche aux Veilleurs d’entretenir une discrimination lorsqu’ils dénoncent le relativisme qui fait le lit du libéralisme contre qui Nuit Debout ferraille. Las, tant de subtilités n’entrent pas dans des logiciels usés. « Nuit Debout est un lieu attaché aux libertés individuelles. Eux, ce sont des liberticides », résume un des participants dans l’Obs. C’est qu’à Nuit Debout en effet, l’individualisme  règne en maître. La convergence des luttes illusoire se veut la focale de combats individualistes épars. C’est « moi migrant », « moi LGBT », « moi femme », « moi vegan », (on aimerait qu’il y eût aussi le « moi ouvrier », mais nous ne l’avons pas trouvé). Chacun amène sa petite lutte sans vision du monde cohérente. Nuit debout veut poser des limites au capitalisme, tout en prônant l’ouverture des frontières. Nuit Debout veut plus de démocratie, mais crache sur des jeunes qui viennent à leur rencontre pour débattre. Nuit Debout veut « faire peur » au système, mais est toléré et exalté par celui-ci depuis plus de deux mois. Jamais les Veilleurs n’ont reçu le qualificatif de « légitime » que le président de la République octroya à Nuit Debout. Sans doute étaient-ils trop dérangeants pour qu’un ministre en fonction leur donne sa bénédiction. Jamais ils n’eurent les louanges et la centralité médiatique qu’obtinrent les stands de la fête de l’Huma du 11ème arrondissement. [...]"

Posté le 10 juin 2016 à 07h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

09 juin 2016

Nuit Debout ratonne les Veilleurs et TV Libertés

A partir de la 2e mn :

Posté le 9 juin 2016 à 21h52 par Michel Janva | Lien permanent

Les propos personnels d'Henry de Lesquen n'ont rien à voir avec Radio courtoisie

Interrogé dans Présent sur les polémiques le concernant, Henry de Lesquen répond à Louis Lorphelin :

"La radio n’est pas concernée par la cabale dirigée contre moi par le CRIF et la LICRA. Je suis attaqué pour des analyses publiées sur mon compte personnel Twitter et sur mon site tout aussi personnel lesquen2017.com. Cela n’a rien à voir avec Radio Courtoisie. Le fait que j’en sois président n’y change rien. Les opinions exprimées par les 75 patrons d’émission ou par les dirigeants de la radio n’engagent qu’eux-mêmes et en aucun cas la radio en tant que telle, a fortiori quand les propos n’ont pas été tenus à l’antenne. Je revendique pour moi-même la liberté de pensée que je reconnais aux autres membres de Radio Courtoisie."

Dimanche 12 juin, de 11 heures à 19 heures à l’Espace Champerret (place de la porte de Champerret à Paris), pour la vingt-huitième édition de la « Fête de la Courtoisie », les patrons d’émission de Radio Courtoisie reçoivent à leurs comptoirs les auteurs invités à l’antenne au cours de l’année.

Entrée : 5 euros. Gratuit sur présentation de la carte d’auditeur de Radio Courtoisie ou d’un reçu de cotisation et pour les moins de vingt-sept ans.

Posté le 9 juin 2016 à 17h12 par Michel Janva | Lien permanent

08 juin 2016

La législation française sur internet est l’une des plus répressives du monde

Dans cette vidéo de Boris Le Lay, on entend (vers 4’30’’) Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, affirmer tranquillement que la législation française sur internet et les réseaux

"est l’une des plus répressives du monde".

Ajoutant plus loin :

"Et ça ne suffit pas, et ça ne suffira jamais"… "On a ciblé un certain nombre d’adversaires, et on ne va pas les lâcher…"

Posté le 8 juin 2016 à 18h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

06 juin 2016

Jean de Viguerie et Radio Notre-Dame, "ces champions de la tolérance chrétienne"

Le-passe-ne-meurt-pasL'historien Jean de Viguerie, professeur émérite des universités, auteur de nombreux ouvrages portant sur les XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la période révolutionnaire, vient de publier l'histoire de sa vie, Le Passé ne meurt pas. De sa prime enfance à Rome à sa carrière de professeur à l'université, de la Guerre d'Algérie à Mai 68, de la Sorbonne à Angers, de la mort de Pie XI à l'élection de Paul VI, en passant par ses années d'apprentissage à Saint-Théodard, son apprentissage de la philosophie avec Louis Jugnet, Jean de Viguerie retrace en même temps la vie politique et ecclésiale de son époque.

Il raconte aussi ses conférences, ses interventions dans les médias et sa censure dans la presse :

"Passons à l'audio-visuel. Mon premier est dernier entretien à Europe 1 date de 1978. Cette même année je fus invité deux fois sur la 3. Après ? Après rien. Des cousins, des amis s'étonnaient : "Pourquoi, me disaient-ils, ne vas-tu pas chez Pivot ?" Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il ne m'a pas jamais invité.

Le mieux dans le genre "Je ne te connais pas" est sans doute Radio Notre-Dame. Ces champions de la tolérance chrétienne m'invitaient quand ils croyaient ne pas pouvoir faire autrement. Par exemple, en 2010, lors de la réédition de LeGlise et l'éducation. Ce fut la dernière fois. Pour ma biographie de Madame Elisabeth (Le Sacrifice du soir), ce fut Fréquence Protestante qui m'invita."

Posté le 6 juin 2016 à 08h41 par Michel Janva | Lien permanent

02 juin 2016

Valeurs Actuelles change de rédacteur en chef et tiendra un rôle important pour 2017

C'est Geoffroy Lejeune, le journaliste qui imaginait dans un roman Eric Zemmour président de la République, qui prend cette responsabilité au sein de l'hebdomadaire :

Valeurs4113_001"Geoffroy Lejeune a couvert l'élection présidentielle de 2012 pour l'hebdomadaire, avant de devenir rédacteur en chef du service politique (...) Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Paris en 2011, Geoffroy Lejeune doit prendre ses fonctions le 1er juin, épaulé au cours des quatre mois à venir par Yves de Kerdrel, directeur du groupe Valmonde qui effectuait l'intérim (...) Geoffroy Lejeune arrive à cette rédaction d'une vingtaine de journalistes plutôt jeunes dans une période faste pour l'hebdomadaire, dont les ventes ont progressé de 5,4% en 2015, à 116.000 exemplaires par semaine, alors que le marché est globalement morose pour les magazines.

"Je suis très fier de diriger un groupe de presse dont le navire amiral, Valeurs actuelles, a le plus jeune directeur de la rédaction de France", a déclaré Yves de Kerdrel à l'AFP. Geoffroy Lejeune représente déjà l'hebdomadaire dans de nombreuses émissions de télévision et de radio, notamment dans l'émission de Marc-Olivier Fogiel sur RTL. 

VALEURS4009_001"Nous ne sommes pas sur la même ligne que le FN, mais nous faisons des efforts pour ne pas être sectaires", et "parler à tout le monde, de Florian Philippot à François Bayrou": Geoffroy Lejeune définissait ainsi dans Le Monde daté de dimanche la ligne du journal, qui titre cette semaine sur "Les dynamiteurs de la droite".  

Présent le week-end dernier à Béziers (Hérault), où Valeurs actuelles coorganisait des "Rendez-vous" de la droite dure, il expliquait vouloir "flirter partout où il y a du débat à droite". "Mais nous voulons être aussi le journal de la primaire des Républicains", assurait le journaliste. Le magazine organise dès mercredi un débat avec François Fillon, avant de recevoir tous les candidats à la primaire (...)"

L'Observatoire des journalistes et de l'information médiatique analyse et rappelle le passé sarkosyste de l'hebdomadaire:

"À 27 ans, Geoffroy Lejeune, va donc piloter la rédaction d’un des cinq newsmagazines français (...) Malgré ces bons résultats, dus à la reprise en main éditoriale de Valeurs actuelle par son directeur, Yves de Kerdrel, la promotion de Lejeune forcera ce dernier à prendre du recul. Kerdrel, qui remplaçait Branca dans l’interim, aurait vu ses rapports se détériorer depuis plusieurs mois avec ses nouveaux actionnaires, Iskandar Safa, Étienne Mougeotte et Charles Villeneuve. Associés au sein de Prinvinvest Medias, ces derniers déploreraient en coulisses le coup de barre à droite donné par Kerdrel à Valeurs actuelles depuis trois ans. Ils n’auraient guère approuvé notamment le parrainage de l’hebdomadaire du récent Rendez-vous de Béziers, à l’initiative de son maire proche du Front national, Robert Ménard. En perspective de l’élection présidentielle de mars 2017, Mougeotte et Villeneuve – à l’époque sarkozystesmiliteraient pour un recentrage en faveur des Républicains. Lassé des critiques, Yves de Kerdrel aurait finalement accepté de ne plus diriger la rédaction, tout en plaçant Geoffroy Lejeune, très proche de lui. Il garderait ainsi une partie du contrôle."

Valeurs4131De son côté, Yves de Kerdrel vient de se montrer très critique vis-à-vis de Robert Ménard et s'estime même trahi par ce dernier :

Ce mercredi, Yves de Kerdrel, directeur général de Valeurs actuelles, a expliqué à l'Agence France-Presse être "mal à l'aise" après le rendez-vous de Béziers coorganisé avec le maire de la ville Robert Ménard, estimant avoir été trahi par celui-ci après un week-end qui a tourné à la création d'un "mouvement ménardiste". "Notre journal cherche à être indépendant. Je cherche pas à faire de l'épicerie politicienne", a déclaré Yves de Kerdrel, interrogé par téléphone, se disant "mal à l'aise" alors que son journal a participé au financement de cette réunion de la droite de la droite et de l'extrême droite, qui s'est, selon lui, transformée en "rampe de lancement pour les législatives ou une autre ambition de Ménard".

Hasard de calendrier ou réaction de cause à effet, il se trouve aussi que Robert Ménard vient de clarifier son positionnement vis-à-vis de 2017 suite aux critiques qu'il a essuyées :

Le « mouvement citoyen » appelé « Oz ta droite », dont il a annoncé le lancement mercredi 25 mai, sera-t-il une rampe de lancement pour la présidentielle 2017 ? « C'est pas une rampe de lancement », a répondu M. Ménard sur BFMTV, avant de déclarer qu'il ne serait pas candidat pour cette échéance: « Je ne suis pas mégalo, je ne suis pas stupide. Il y a assez de candidats! » 

Vous allez soutenir qui en 2017? « Moi, personnellement tout le monde sait que je vote Marine Le Pen » a répondu l'ancien patron de Reporters sans frontières (...)

« Ce que je souhaite, c'est que Marine Le Pen comme les autres partis de droite entendent ce qui s'est dit à Béziers », a plaidé ce maire d'extrême droite. « Ce rassemblement servait à faire discuter ensemble des gens qui ne se parlent jamais. A droite, on est spécialiste de l'oukase! » a-t-il lancé. « Ca agace le FN, en même temps ils reviendront », veut-il croire. « Il y avait tout un tas de militants FN qui étaient là, qui étaient contents. Ca agace les états-majors », d'après lui (...)"

Valeurs actuelles arrivera-t-il à se débarrasser du soupçon de rouler pour Nicolas Sarkozy et à devenir un véritable hebdomadaire prônant l'union des droites ? L'avenir nous le dire mais il jouera de toute évidence un rôle important à droite en vue de 2017. 

Posté le 2 juin 2016 à 08h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (20)

31 mai 2016

Suspension d'un compte twitter sans passer par la justice

LLe compte Twitter du président de Radio Courtoisie, Henry de Lesquen, vient d'être suspendu à la demande de l'administration française (voir capture d'écran). Comme blogueurs catholiques, nous réprouvons fermement le racisme que défendait parfois Henry de Lesquen – tant cette doctrine nous paraît éloignée du dogme de la Création et, plus encore, du dogme de la Rédemption: tous les hommes sont créés par Dieu et sont d'une égale dignité; et Jésus-Christ a versé son sang sur la croix pour le salut de tous les hommes, sans distinction de race, de peuple et de langue. Nous n'avons pas davantage de sympathie pour l'antisémitisme, sachant que Notre-Seigneur, sa Sainte Mère et tous ses Apôtres étaient Juifs, et sachant que le Christ est venu accomplir les Ecritures et les promesses reçues par Israël.

Etant donc aussi éloignés que possible des raisons qui ont conduit à la fermeture administrative de ce compte Twitter (comme notre directeur, Guillaume de Thieulloy, le disait d'ailleurs récemment, sur Radio Courtoisie même, au cours de notre traditionnel club des blogueurs catholiques), nous nous sentons suffisamment libres pour protester contre cette nouvelle atteinte aux libertés publiques.

Qu'une décision de justice ferme un média contrevenant aux lois est une chose, qu'un simple coup de fil de l'administration française obtienne le même résultat est tout à fait différent - et c'est proprement scandaleux.

C'est également l'occasion de dire tout le bien que nous pensons du projet de Radio Courtoisie, que certains bien-pensants de manqueront pas "d'amalgamer" dans leur réprobation: cette radio, unique en son genre, réunissant des personnalités de différentes sensibilités des droites françaises est une remarquable réussite depuis des décennies et il nous semble extrêmement sain que chaque "patron d'émission" y soit à la fois libre et responsable de ses propos - et d'eux seuls !

Posté le 31 mai 2016 à 15h36 par Michel Janva | Lien permanent

28 mai 2016

Béziers : quelque 250 "degauche" contre la liberté d'expression à droite

Le sous-préfet a annulé l'arrêté interdisant à la manifestation de gauche de passer devant le Palais des congrès, afin de favoriser sans doute des débordements.

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Avec des slogans comme "La France est à nous", "Ménard COZ toujours", "Ménard t'es facho on aura ta peau"...

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Dominique Sopo, le patron de SOS Racisme :

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Fin de cette fugace manifestation aux couleurs du communisme :

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Posté le 28 mai 2016 à 16h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (26)

25 mai 2016

Poursuivis par des LGBT pour avoir distribué un tract "délivré de l'homosexualité", la justice leur donne raison

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Posté le 25 mai 2016 à 21h15 par Michel Janva | Lien permanent

Un général doit-il fermer sa gueule ?

Le général (2S) Martinez écrit dans Les 4 Vérités :

Maxresdefault"[...] Mais, un général doit-il fermer sa gueule comme vient de le déclarer récemment d’un ton méprisant un candidat aux primaires de droite qui aspire à devenir chef des armées ? Un général auditionné par les élus de la nation doit-il mentir pour ne froisser personne? Un militaire en retraite est-il tenu au silence devant le démantèlement de l’outil militaire ? Enfin, un général en 2e section rompt-il son devoir de réserve parce qu’il dénonce la politique conduite dans la gestion de la crise migratoire? En quoi le fait de rappeler les conditions dans lesquelles le général Piquemal a été arrêté constituerait-il une atteinte au devoir de réserve ? C’est ce qui m’a été reproché officiellement il y a quelques semaines : je suis donc sommé, sous peine de sanctions, de me taire.

Il est vrai que nos élites politiques ne sont pas habituées à ce que des militaires, et en particulier des généraux en 2e section, considèrent, lorsque l’intérêt supérieur du pays est en cause, avoir le droit et même le devoir de s’exprimer. Il ne s’agit cependant pas de sédition ou de conspiration de leur part. Cela révèle simplement le niveau atteint par l’incompréhension et le décalage profond qui s’est instauré entre le militaire et le politique en matière de conception de la gouvernance du pays sur le long terme qui doit viser la sécurité à l’extérieur et la concorde à l’intérieur. Le militaire voit loin et la permanence de la défense du pays et de ses intérêts, la sécurité et la protection de la nation restent un tourment constant qui dépasse le temps présent et s’inscrit dans le temps long. Le politique détient le pouvoir après avoir gagné des élections, qui consacrent généralement des ambitions personnelles, mais l’exerce le plus souvent soumis au cours des événements qu’il ne maîtrise pas et qui le maintiennent dans une vision qui ne dépasse pas le court terme.

Quant à la concorde intérieure, elle dépend essentiellement du niveau de cohérence interne de la société caractérisée par sa culture et donc son identité. Force est de constater que la société française n’est plus aujourd’hui une société apaisée et ne le sera plus avant longtemps, en raison de la mutation identitaire qui lui est imposée contre son gré. D’ailleurs, cette question identitaire devra constituer le sujet prioritaire de la campagne présidentielle de 2017. Alors que le président a déclaré que nous étions en guerre et que l’état d’urgence est en vigueur, ces élites ne sont préoccupées que par la prochaine élection présidentielle. Cela est d’autant plus consternant que la crise migratoire est loin d’être réglée.

C’est précisément pour témoigner de cette combinaison des périls que le général Christian Piquemal s’est déplacé à Calais pour dénoncer la passivité incompréhensible des responsables politiques dont les conséquences seront dramatiques pour les citoyens européens et donc pour les Français. Il n’a fait que sonner le tocsin. Pour ma part, une quarantaine d’années sous l’uniforme au service de mon pays ont forgé mes convictions. Libre jusqu’à présent de toute attache politique (probablement la conséquence de ma « culture militaire » qui m’a astreint à ne servir qu’un seul parti, la France), je reste un observateur très attentif des évolutions du monde et demeure soucieux des intérêts de la France et de son peuple. Il ne s’agit pas de provocation, de désobéissance ou de rébellion contraires à la culture militaire, mais d’une démarche de salut public. Un général doit – c’est un devoir – briser le silence lorsque tout ce pour quoi il s’est battu toute sa vie est remis en question et que la nation est en danger."

Posté le 25 mai 2016 à 07h54 par Michel Janva | Lien permanent

22 mai 2016

ABCD de l'égalité : malgré le soutien du ministre, le Tribunal a condamné la FCPE

2 parents d'élèves avaient été exclus de la FCPE pour avoir dénoncé les "ABCD de l'égalité".

Ces parents d'élèves ont eu gain de cause devant la justice... malgré le soutien du ministre à la FCPE.

Posté le 22 mai 2016 à 18h18 par Michel Janva | Lien permanent

21 mai 2016

Festivals de musique : "un système stalinien de programmation et de financements à la française" [Add.]

Christian Combaz dénonce l'hypocrisie des annulations du groupe américain Eagle Death of Metal sur Atlantico

"S'il fallait une preuve que le mépris des Kouffars est moins grave que celui des Arabes, la cascade d'annulations que connaît Eagles of Death Metal en est l'illustration. Le premier est considéré comme une faute vénielle par le Président de la république. Le second comme un crime (...)

Si vraiment les responsables de festivals voulaient voir chanter chez eux de bons Américains qui ne disent jamais fuck, qui adorent les populations orientales et qui vont à l'église, il ne fallait pas faire appel à ce que l'Amérique compte de plus sommaire musicalement et de plus vulgaire socialement.

Les Eagles of Death Metal en Californie font avant tout frissonner les illettrés au regard noyé de bière et de fatigue qui viennent d'assister à une course de Monster Trucks. Tandis que chez nous c'est le public haut de gamme qui adore. Il se donne l'illusion de faire de la sociologie façon I-télé à chaque fois qu'il prend le pouls de l'Amérique profonde. Chez ces gens-là la vie n'est qu'un immense journal de Bruce Toussaint. Les petits marquis de l'opinion française les trouvaient jusqu'ici absolument délicieux ces grands garçons tatoués, comme tout ce qui mélange les têtes de mort et la bannière étoilée dans l'imagerie du Rock. Mais là, ils s'aperçoivent que l'Amérique de Trump n'est pas exactement celle du Starbucks Café.

Il y a pire, dans la cascade des annulations, on voit se dessiner une armature en train de s'effondrer, tout un système stalinien de programmation et de financements à la française, où le conseil général, la Région, la communauté de communes, contribuent pour moitié au budget d'un concert, et où de crainte de déplaire idéologiquement à ceux qui vont verser les subventions, les acteurs sur le terrain s'écrasent au dernier moment en méprisant totalement le public à qui le concert était destiné. "De toute façon la billetterie ne suffisait pas à en assurer l'équilibre", vous dit-on avec lassitude.

Il s'agit donc avant tout d'entretenir, à perte, la flamme festive et l'illusion qu'on se démène pour faire bouger la région. Il s'agit de montrer au ministère concerné qu'on a pris des initiatives afin de contribuer à la gloire du ministre, le tout sur le dos de contribuables qui seraient stupéfaits de voir quel genre de demeurés traversent les océans en jet privé pour chanter à leurs dépens. Mais à la moindre embrouille, il n'y a plus personne, plus de responsable, rien que le sentiment d'avoir affaire à un système moribond, confit dans la lâcheté et l'auto-contradiction."

Addendum : Yves Daoudal clame "Vive la liberté d'expression" sur son blog :

La chape de plomb du politiquement correct devient de plus en plus lourde et hermétique. Les deux festivals français où devait se produire le groupe Eagles of Death Metal cet été l’ont déprogrammé, à cause des propos de son chanteur Jesse Hughes (« pro-armes, pro-Trump, et pro-vie ») dans une interview. Vive la liberté d’expression

Une interview qui a été intégralement traduite par Fdesouche et qui n’est pas inintéressante. Extrait :

Il suffit de prendre le mot «Islam» et le remplacer par «communisme». Il est une idéologie. De la même manière que les Rosenberg pourraient vendre des secrets nucléaires sur le sol américain, des terroristes musulmans peuvent nous attaquer de l’intérieur. Il serait normal de faire preuve de suspicion envers les musulmans par les temps qui courent.

Posté le 21 mai 2016 à 14h47 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

20 mai 2016

Annulation de deux concerts des Eagles Death of Metal

On attend avec impatience les réactions outrées de Jack Lang et de la ministre de la culture, qui avaient été si prompts à s'indigner de l'annulation de celui de Black M. Audrey Azoulay avait même dénoncé un "ordre moral nauséabond". Visiblement, la liberté d'expression n'est pas la même pour tous :

"Les organisateurs du Cabaret vert justifient cette décision sur leur site Internet : "En désaccord total avec les récents propos tenus par Jesse Hugues, chanteur de Eagles of Death Metal, à un media américain, les festivals Cabaret Vert et Rock en Seine ont décidé ce jour d’annuler les concerts du groupe qui étaient prévus sur leurs événements cet été. Nous vous remercions pour votre compréhension." (source)

Dans une nouvelle interview, accordée récemment à Taki's Magazine, Jesse Hughes se dit toutefois à nouveau "certain qu'ils (les assaillants, ndlr) étaient là tôt". "Je me souviens d'eux en train de fixer mon pote. J'ai juste mis ça sur le compte de la jalousie des arabes" à l'égard des Américains, ajoute le chanteur. Il assure également avoir vu au Bataclan Salah Abdeslam, seul membre encore en vie du commando jihadiste des attentats de Paris. L'enquête n'a toutefois jamais fait état de sa présence sur les lieux.

Jesse Hughes assure dans la même interview avoir "vu des musulmans faire la fête dans la rue pendant l'attaque, en temps réel". "Comment pouvaient-ils savoir ce qui était en train de se passer? Il y a sûrement eu une coordination", déclare le chanteur à cette publication" (source)

Posté le 20 mai 2016 à 17h43 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

19 mai 2016

Robert Ménard : "Je peux être méchant avec les journalistes deux minutes?"

Robert Ménard sur RMC ce matin :

"Je peux être méchant avec les journalistes deux minutes ? Il n’y a pas que l’Etat ou les grands patrons qui empêchent les journalistes de travailler. Souvent, les journalistes sont les pires ennemis de la liberté d’expression. Il se pratique dans les médias une espèce d’autocensure, dans les invités qu’on reçoit, dans le discours qu’on tient, dans les points de vue qu’on défend. C’est un espèce de son de cloche qui est le même partout.

Ce que je fais, je ne donne plus un centime d’argent public à aucun média. Je leur dis : "vous êtes pour la liberté ?" Je le fais pour les journalistes. Vous connaissez mon attachement à la liberté d’expression. Je suis pour la liberté, donc j’arrête tout. Et maintenant vous êtes libres. Ils n’auront plus ce fil à la patte qui relie à l’Etat."

Pour info, le Salon beige ne touche aucune subvention de l'Etat... Etonnant, non ?

Posté le 19 mai 2016 à 11h49 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

193 « Nuits debout » arrêtés contre 201 « Veilleurs » 300 policiers blessés vs 0 policier

Sur RMC, Eric Brunet compare la répression policière à l'encontre des extrémistes de gauche et la répression à l'encontre des pacifiques veilleurs. 

Posté le 19 mai 2016 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent

L’objection de la conscience est-elle le refuge de la lâcheté et de l’incompétence ?

Question provocatrice posée par Thibaud Collin, qui y répond :

"Il n’est pas rare que l’objecteur soit considéré par ses pairs comme quelqu’un qui, par confort intérieur, refuse de poser un acte auquel sa position le contraint. Ce refus a souvent une conséquence sur ses collaborateurs dans la mesure où ceux-ci doivent le remplacer pour que la tâche due soit remplie. Ainsi l’objecteur peut apparaître comme peu solidaire de son équipe en refusant d’assumer sa part des actes permettant à la dite équipe d’atteindre sa but. Y a-t-il dès lors un manque de professionnalisme chez l’objecteur ? N’est-il pas déterminé par une vision sélective de sa fonction incompatible avec son inscription dans la société telle qu’elle est ? Par exemple, un pharmacien refusant de délivrer une pilule abortive serait-il un mauvais pharmacien?  Question décisive puisqu’elle engage la conception de ce qu’est tel ou tel métier.

En effet, un bon professionnel est quelqu’un qui, dans sa pratique, se rend adéquat aux exigences inhérentes à sa profession. Est donc présupposée une détermination des finalités et des moyens propres à telle ou telle profession ; bref, ce qui se joue là est la définition même de tel métier. Or, par exemple, le médecin objecteur est celui qui considère précisément qu’il n’est pas dans la nature de son métier de tuer un être humain. Son objection ne le concerne donc pas seulement lui dans sa subjectivité mais engage l’objectivité de son métier ou de sa fonction. Son objection aura d’autant plus d’impact et d’exemplarité qu’il exercera de manière irréprochable toutes les tâches intrinsèques à sa profession. En effet, l’objecteur refuse de poser tel acte à double titre : 1) par déontologie interne à son métier et 2) par intégration de sa profession dans l’ordre humain éthique.

1) L’objecteur refuse d’obtempérer à un ordre car il juge que cet ordre transgresse les limites de sa profession. Un tel « ordre » est donc en fait un désordre et l’objecteur est le témoin manifestant que la mesure de son métier n’est pas dans la volonté ni de son supérieur, ni du règlement ou de la loi. Aucune volonté humaine ne peut décider que le médecin a pour fonction de tuer un innocent, ni de décider que le mariage est l’union de deux hommes ou encore que le mensonge est inhérent au commerce. Car cela ne relève pas de la volonté de quiconque mais du sens des mots lui-même fondé dans la nature des pratiques humaines. L’objecteur est ainsi un empêcheur de manipuler paisiblement le langage. Derrière les mots, il y a toujours des choses et les choses ne sont pas indéterminées et équivalentes.

2) Cela dit, on pourrait rétorquer que cette approche est trop formelle et qu’elle peut devenir le refuge d’une coopération hypocrite à un mal objectif. En prenant un exemple dans l’histoire, le conducteur de train transportant des personnes destinées aux camps de la mort peut toujours se dire que son métier est de conduire des trains sur un réseau ferré quels que soient la direction et le devenir des passagers. Ce qui choque dans une telle attitude est son abstraction. Mon métier n’est pas un monde à part ; il s’insère dans un monde humain et il entretient des liens constitutifs avec l’ensemble de ma vie. L’abstraction se révèle alors ici une ignorance volontaire donc coupable. Le bon professionnel est celui qui mesure les tâches de son métier aux exigences éthiques objectives. Cela requiert une ouverture de sa conscience aux différents cercles concentriques de sa vie.

Le professionnel est donc celui qui assume toutes les tâches inhérentes à un métier digne de ce nom, c’est-à-dire conforme au bien humain. C’est de cette conscience élargie qu’il tire la force de s’opposer à ce qui dénature l’exercice du métier qu’il a choisi et qui souvent lui tient tant à cœur qu’il n’envisage que dans la déchirure de l’abandonner pour rester fidèle à sa dignité humaine !"

Posté le 19 mai 2016 à 07h01 par Michel Janva | Lien permanent

Angela Merkel n'est pas Charlie et interdit l'humour satirique envers Erdogan

Un pas de plus vers le totalitarisme en Europe ? Un humoristique allemand est en train de s'en rendre compte :

"Le journaliste satirique de la chaîne de télévision publique ZDF s’est vu interdire mardi par le tribunal de grande instance d’Hambourg de déclamer à l’avenir publiquement ce poème de sa composition, lu à l’antenne le 31 mars. Seuls 6 des 24 vers ont échappé à la censure. Le poème avait eu le malheur de déplaire au président turc Recep Tayyip Erdogan, personnage principal du texte (...)

Petit retour en arrière. L’affaire Böhmermann débute mi-mars sur une autre chaîne de la télévision publique allemande, la NDR, qui dénonce en chanson la remise en cause des libertés publiques en Turquie, sous le joug du «boss du Bosphore». Ankara tonne, convoque l’ambassadeur d’Allemagne. L’affaire prend un tour politico-diplomatique inconfortable pour Angela Merkel, qui a besoin du gouvernement turc pour se dépêtrer de la crise des réfugiés.

Présentateur vedette de l’émission Neo-Magazine Royale, Jan Böhmermann est l’auteur de plusieurs coups d’éclat (...) En s’en prenant à Erdogan, Böhmermann assure clairement «vouloir tester les limites de la liberté d’expression» en Allemagne. Le risque est grand. La République fédérale possède en effet un instrument redoutable pour le polémiste : l’article 103 du code pénal, dit «de lèse-majesté», largement tombé en désuétude. Il permet à un chef d’Etat ou de gouvernement étranger de porter plainte en Allemagne contre des propos jugés injurieux à son égard. George Bush avait à plusieurs reprises tenté de faire jouer l’article 103 contre des humoristes ou polémistes allemands. En vain : l’article ne s’applique qu’aux pays assurant la réciprocité, ce qui n’est pas le cas avec Washington. Mais bien le cas avec Ankara.

Le 15 avril, Angela Merkel fait savoir que son gouvernement donnera suite à la demande de la Turquie de poursuivre au pénal l’humoriste Böhmermann, qui risque donc trois ans de prison (...) Le débat est vif en Allemagne. Angela Merkel a-t-elle sacrifié la liberté de la presse à la gestion de la crise des réfugiés, comme le lui reproche l’opposition ? Et quid de la sacro-sainte indépendance de la justice ?"

Posté le 19 mai 2016 à 07h01 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

18 mai 2016

Le maire d'Evry (PS) n'est pas Charlie

LSans-titrees caricatures, c'est valable quand on insulte grossièrement les catholiques, les familles, le pape, Philippe de Villiers ou la famille Le Pen. Mais cela devient répréhensible et passible de 4 mois de suspension pour un employé municipal de la ville d'Evry dès lors qu'on se moque de Manuel Valls. On ne plaisante pas avec l'ancien maire de la ville :

"A Evry, fief du Premier ministre, on ne rigole pas avec l’image de Manuel Valls. Pour avoir partagé sur Facebook un montage photo brocardant l’ancien maire d’Evry, un animateur de la ville a été suspendu de ses fonctions, vendredi dernier, pour une durée de quatre mois par le maire, Francis Chouat (PS) (...)

Sur le premier, la phrase « Bossez et fermez vos gueules ! » accompagne un montage grossier où Manuel Valls est grimé en Hitler. La deuxième photo, elle, reprend les illustrations du code de la route. Face à l’image de l’ancien maire au milieu de la chaussée, plusieurs réponses sont proposées : « Manuel Valls traverse devant vous : a) je conserve mon allure, b) j’accélère, c) je marque l’arrêt sur sa tête et je fais patiner mes pneus, d) je stoppe et le castre avec un coupe-ongle, e) je le quenellise avec la bande blanche ».

« Ce n’est pas de l’humour, c’est un appel au meurtre, martèle Francis Chouat. Quant au Premier ministre en Hitler, cela dépasse l’entendement », ajoute l’élu qui indique ce mardi avoir saisi le procureur de la République, le préfet de région et le préfet de l’Essonne.

« C’est avant tout de l’humour, réplique l’employé municipal. Mais je peux comprendre que certains y voient une blague de mauvais goût. »

Vous avez dit dictature socialiste ? Il va désormais falloir interdire les chamboule tout dans les fêtes foraines avec les têtes de nos hommes politiques...

Posté le 18 mai 2016 à 11h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (25)

12 mai 2016

Le procureur requiert une amende contre le général Piquemal

Le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer a requis une peine de cinquante jours-amendes à dix euros en affirmant prendre en compte le passé du général et le fait qu'il n'avait pas appelé à la violence.

Le jugement a été mis en délibéré au 26 mai.

Le général a reconnu avoir participé à ce rassemblement interdit mais a nié en avoir été l'organisateur. Une vingtaine de personnes se sont rassemblées jeudi devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer en soutien au général.

Pendant ce temps, Nuit Debout poursuit ses perturbations en toute impunité.

Posté le 12 mai 2016 à 18h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

11 mai 2016

La théorie du complot

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 vérités :

"À mon sens, le principal problème que posent les diverses théories du complot, c’est de réduire l’explication du monde à un seul fait (que ce soit le pouvoir des Juifs, des francsmaçons, des Illuminati, de l’Opus Dei ou des jésuites…). Et de ne pas voir qu’au sein même d’une organisation plus ou moins secrète, il existe bien des tendances et bien des oppositions.

Emmanuel Ratier, qui avait consacré sa vie à enquêter sur les causes cachées de la politique française, s’enorgueillissait volontiers d’utiliser majoritairement des sources ouvertes, comme les journaux. Il peut certes exister une passion morbide pour le secret ; mais il y a aussi une passion légitime pour la vérité, qui peut effectivement être largement « non-officielle ».

J’avoue, en outre, que le complot que je crains le plus est celui, énorme, écrasant, de la bêtise. Et, à ce sujet, les absurdités répétées en boucle par les politiciens ou les journalistes sont infiniment plus agressives contre l’intelligence que toute théorie du complot. C’est d’ailleurs parce que nous sommes forcés de constater que nous sommes pris pour des imbéciles que les théories du complot ont un tel succès.

La sympathique croisade de Mme Vallaud-Belkacem n’est ainsi pas seulement une diversion pour détourner le regard du désastre éducatif de son ministère ; elle est aussi la meilleure garantie que le conspirationnisme continue à fonctionner à plein régime ! J’ajoute que, selon toute vraisemblance, nous apprendrons bientôt que, pour éviter la contamination des jeunes esprits fragiles par des théories « dangereuses », internet sera davantage contrôlé par « ceux qui savent »… J’entends d’ici l’accusation de conspirationnisme. Mais, alors, il faut dire que c’est un complot à ciel ouvert : le complot du pouvoir socialiste contre toute liberté et tout esprit critique !"

Posté le 11 mai 2016 à 07h19 par Michel Janva | Lien permanent

10 mai 2016

Des nouvelles de nos procès

Chers amis,

Certains d'entre vous me demandent régulièrement des nouvelles de mes procès et je remercie vivement de ces marques de soutien auxquelles je suis très sensible.

Je viens d'avoir du nouveau dans deux affaires et je m'empresse de vous en informer.

Tout d'abord, le juge d'instruction a terminé l'instruction dans le procès qui m'oppose à Pierre Bergé – qui a l'air de considérer que notre petite "cathosphère" est bien puissante pour qu'il s'y intéresse au point de me faire un procès! Ce qui signifie que, normalement, le procès lui-même devrait avoir lieu en fin d'année 2016. Je ne sais pas encore quand, mais je vous tiendrai au courant.

Par ailleurs, je suis convoqué le 16 juin prochain, pour le jugement en appel dans l'affaire qui m'oppose à un gardien du jardin du Luxembourg. Comme vous vous en souvenez peut-être, nous avions dénoncé sur le Salon beige les répressions arbitraires qui avaient frappé les militants de la Manif pour tous. Le gardien qui me poursuit en justice a bien confirmé devant la cour que les répressions étaient purement arbitraires et illégales… mais c'est moi qui ai été condamné, à payer 5800 euros.

Je crois qu'il va y avoir du sport en appel!

Merci d'avance pour vos prières et bonne préparation à la Pentecôte!

Guillaume de Thieulloy

PS: merci également à ceux qui peuvent nous aider financièrement à préparer nos défenses dans ces affaires.

Posté le 10 mai 2016 à 13h14 par Le Salon Beige | Lien permanent

Robert Ménard répond à Edwy Plenel

Sur Boulevard Voltaire :

"Robert Ménard, vous avez commenté l’élection d’un maire musulman à Londres en parlant de « grand remplacement ». Edwy Plenel vous a aussitôt comparé à Xavier Vallat, ancien commissaire général aux Questions juives sous Vichy. Une réaction ?

Pauvre Plenel… Quarante ans qu’il ramène tout, dès qu’un sujet le gratte, au nazisme, au racisme, à l’antisémitisme… Il résume à lui tout seul le point Godwin de la gauche française. Un phénomène de hantise : une pensée vide que l’on peuple en agitant les spectres d’un lointain passé. D’un point de vue intellectuel, c’est zéro. Mais ça marche encore. Du moins aussi bien que la propagande officielle en RDA vers 1987.

Cette reductio ad hitlerum va de pair avec une moralisation du vocabulaire : « nauséabond », « inacceptable », « dérapage », etc. C’est une pensée qui vise à sidérer pour interdire. C’est une pensée de mort, car une pensée morte. Au fond, Edwy Plenel n’a rien à dire de particulier. Il suffit de lire son livre sur l’islam pour s’en rendre compte. Il est à la pensée ce que l’eunuque est au harem. Un vigile. [...]"

A propos de Londresles bus de Londres rouleront durant 2 mois avec une affiche publicitaire portant en toutes lettres, le mot « Subhan Allah » (Gloire à Allah).

Posté le 10 mai 2016 à 07h33 par Michel Janva | Lien permanent

08 mai 2016

Le gouvernement est-il plus indulgent avec les anti-loi El Khomri qu'avec La Manif Pour Tous ?

C'était le thème de l'émission d'Eric Brunet sur RMC jeudi dernier.

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Eric Brunet a étudié avec honnêteté les chiffres (nombre de gardes à vue etc.) et fait intervenir Madeleine de Jessey et demandé à Laurent Joffrin son avis. Celui-ci était gêné et n’était pas certain que son journal pourrait faire une enquête à ce sujet... Eric Brunet a aussi insisté sur le fait que du côté des veilleurs et de la manif pour tous, aucun policier n’a été blessé et qu’il n’y a avait pas non plus eu de dégradations. Enfin mme Hidalgo refuse de porter plainte pour les dégradations faites dans le quartier de la place de la République, à comparer avec la pelouse du Champ de mars en 2013...

84% des auditeurs estiment également que le régime socialiste est complaisant avec Nuit Debout.

Posté le 8 mai 2016 à 16h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

05 mai 2016

Etats-Unis : le débat sur la liberté religieuse nous concerne

De Guillaume de Thieulloy dans Christianophobie Hebdo :

"Il existe, en ce moment, aux États-Unis, des deux côtés de l’échiquier politique, et, plus encore, dans le monde universitaire et intellectuel, un débat passionnant, dont les médias français ne disent à peu près rien. Il s’agit du débat sur la liberté religieuse. On sait que, pour les États-Unis, la liberté religieuse – avec toutes les ambiguïtés du concept – constitue la première des libertés, protégée par le premier amendement à la constitution. Mais, comme toujours, cette liberté entre en concurrence avec d’autres enjeux d’ordre public (si une religion réclame des sacrifices humains, l’État ne peut pas la laisser faire…) ou avec d’autres “droits”. En particulier, depuis la décision de la Cour suprême d’imposer le “mariage” gay à tous les États, la liberté religieuse de ceux qui, pour des raisons religieuses, refusent de coopérer, est mise en péril.

Plusieurs États conservateurs ont voté des lois garantissant que la liberté religieuse demeurait la première des libertés et donc que le prétendu “droit” au “mariage” gay ne pouvait primer sur le premier amendement. Mais la bataille fait rage sur ce point. Pour nous, Français, qui subissons la même offensive contre notre liberté de croire au vrai Dieu, ces débats sont importants et passionnants: si les conservateurs américains tiennent bon, nous avons des chances d’empêcher la persécution ouverte en Europe. Sinon…"

Posté le 5 mai 2016 à 16h51 par Michel Janva | Lien permanent

26 avril 2016

Il faut abolir les lois antiracistes pour pouvoir critiquer l’islam

Sobhy Gress, président de l’association Solidarité Copte-Europe, organisait samedi dernier, en partenariat avec l’AED, SOS Chrétiens d’Orient et Valeurs actuelles, un colloque sur le thème « SOS, Orient-Occident, Libertés en péril ». Il a été interrogé par Louis Lorphelin dans Présent. Extrait :

"Comment voyez-vous l’évolution de la France à court et moyen termes, due notamment à l’invasion migratoire de population majoritairement musulmane ?

A moins que les Français ne réagissent en 2017 en ne votant ni gauche, ni Républicains, ils seront soumis et dominés par le politiquement correct. S’ils font le bon choix en 2017, il subsiste encore un espoir de redresser la France. Pour cela, les Français doivent changer leur façon de comprendre la politique. Ils doivent exiger de leurs dirigeants l’usage du référendum pour tout ce qui touche la nation, l’identité, les traditions chrétiennes. Il faut abolir les lois antiracistes pour rétablir la liberté d’expression et pouvoir critiquer l’islam. Il faut concevoir des enfants, aussi. Enfin, une arme très efficace contre l’islam, c’est l’affirmation de sa foi chrétienne et de son identité française dans la société, coûte que coûte. C’est en consentant au martyre que nous, chrétiens d’Orient, avons pu survivre à quatorze siècles d’islamisation. [...]"

Posté le 26 avril 2016 à 12h21 par Michel Janva | Lien permanent

22 avril 2016

Liberté Politique interroge un torchon d'extrême-droite...

Merci à Liberté politique pour ses questions :

Interview-de-Michel-Janva_visuel"Michel Janva, dans un tweet récent, Florian Philippot a qualifié Le Salon Beige de "torchon d'extrême-droite". Comment réagissez-vous ?

Généralement, ce sont les partisans du système en place qui prennent un malin plaisir à user de l'arme de la sidération ("extrême-droite") et du mépris ("torchon") pour dénigrer la réinfosphère. Cela évite d'évoquer les vrais sujets (la famille et le mariage) avec de vrais arguments (la culture bonsaï...). Faut-il en conclure que Florian Philippot, qui, comme vice-président du FN, se veut critique à l'égard du système politico-médiatique, en ait gardé les réflexes comminatoires ? Je note que celui qui se revendique du "ni droite ni gauche" préfère en effet s'exprimer dans les médias mainstream plutôt marqués à gauche (pardon pour le pléonasme). En matière de dissidence, on a connu mieux. [Lire la suite]"

Posté le 22 avril 2016 à 15h08 par Michel Janva | Lien permanent

Paris Vox : un site régional francilien

Xavier Eman, directeur de la publication d’un nouveau site : Paris Vox, explique à Samuel Martin dans Présent l'intérêt de ce nouveau site internet :

Parisvox"Notre site diffuse un certain nombre d’informations purement factuelles (annonces de spectacles, d’expositions, comptes rendus sportifs etc.) mais nous accomplissons également un travail de décryptage et d’analyse qui nous place tout à fait dans le courant de la « réinfosphère », c’est-à-dire celui de médias alternatifs, libres et indépendants, qui cherchent à apporter un éclairage sur l’actualité qu’on ne trouve pas dans les « gros » médias aux ordres des pouvoirs institutionnels ou de leurs annonceurs publicitaires.

Qui est à l’origine de Paris Vox ?

Une poignée de « citoyens », dans le sens non dévoyé du terme, désireux de ne pas être spectateurs passifs du monde tel qu’il ne va pas et voulant agir pour le bien de la Cité. La plupart ont déjà été impliqués dans différents médias de la réinfosphère. C’est d’ailleurs le succès et le développement de ceux-ci, la qualité d’initiatives telles que TV Libertés ou Breizh Info, qui ont motivé le lancement de ce site régional francilien venant renforcer le maillage territorial des différents supports de réinformation. [...]"

Dans l'un de ses derniers posts, Parix vox indique :

"Selon Reporters Sans Frontières (RSF), qui a publié son rapport annuel mercredi 20 avril, la France ne se situerait qu’au 45e rang mondial pour le respect de la liberté de la presse. Dans un contexte de régression générale, notamment en Afrique et en Amérique, la France devrait son mauvais classement (7 places de moins qu’en 2015) essentiellement à une « poignée d’hommes d’affaires ayant des intérêts extérieurs au champ des médias qui finissent par posséder la grande majorité des médias privés à vocation nationale ». Certains noms viennent évidemment immédiatement à l’esprit… Poids des annonceurs publicitaires, respect du “politiquement correct”, pressions communautaristes, précarité de l’emploi rentrent aussi en ligne de compte [...]"

Posté le 22 avril 2016 à 14h38 par Michel Janva | Lien permanent

L'état d’urgence laisse en paix les terroristes et persécute les honnêtes gens

Dans Les 4 Vérités, Guillaume de Thieulloy aborde l'une des conséquences du quinquennat de François Hollande : la répression des dissidents.

Abo280"[...] Je peux témoigner, à titre personnel, que les dissidents sont clairement dans le collimateur : j’ai actuellement 3 procès de presse en cours.

Mais certains de nos amis ou connaissances sont encore plus mal lotis. Ainsi Pierre Sautarel, l’un des animateurs de fdesouche, a subi une perquisition « musclée », avec des- truction de sa porte, et saisie de tous ses ordinateurs et téléphones.

C’est également ce qui vient d’arriver à Pierre Cassen, de Riposte laïque. Ce dernier, qui a déjà subi une bonne dizaine d’interrogatoires de police, vient de subir le même type de perquisition « musclée ». Cette perquisition visait à prouver que Pierre Cassen restait le véritable responsable de Riposte laïque, alors que le site est désormais basé en Suisse avec un directeur de la publication suisse.

Paradoxalement, ce directeur de la publication a été condamné (par la justice française !) pour avoir publié sur Riposte laïque le texte d’un Tunisien hostile à l’islamisme. C’est-à-dire que, pour la « justice », en fonction de l’air du temps ou des humeurs des politiciens, tantôt le directeur de la publication est Pierre Cassen, tantôt c’est le Suisse Alain Jean-Mairet.

Mais nous commençons avoir l’habitude de cette « justice » à géométrie variable ! Il importe de noter que nous sommes en plein état d’urgence, officiellement pour lutter contre une menace terroriste qui n’a jamais été aussi élevée depuis la fin de la guerre d’Algérie. Eh bien, le ministère de l’Intérieur trouve le moyen de consacrer plusieurs policiers pendant plusieurs heures à une perquisition absurde – et manifestement dictée par des mobiles politiques (Riposte laïque ayant attaqué publiquement Bernard Cazeneuve ou Anne Hidalgo).

Rien n’est fait pour lutter sérieusement contre la menace terroriste. Nos forces de l’ordre, y compris l’armée et les services de renseignement, sont au bord de la rupture tant elles ont été sollicitées depuis un an. Au plan budgétaire, elles doivent continuer à se serrer la ceinture. Mais la priorité politique du ministère de l’Intérieur est de poursuivre Riposte laïque et Pierre Cassen (dont je rappelle, au passage, qu’ils viennent de la gauche).

Cet état d’urgence, qui laisse en paix les terroristes et persécute les honnêtes gens, en particulier ceux qui ont le courage de dénoncer la menace, est une honte – qui restera comme une tache indélébile sur le quinquennat."

Posté le 22 avril 2016 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent

21 avril 2016

Face au techno-nihilisme, la dissidence et la désobéissance civile

Philippe Darantière, ancien officier, est consultant en relations sociales. Militant engagé, il publie un essai dénonçant Le techno-nihilisme (éd. Presses de la Délivrance). Il répondait à Louis Lorphelin dans Présent du 14 avril. Extrait :

Le-techno-nihilisme"Le techno-nihilisme est le nom de cette idéologie qui étend aujourd’hui sa domination à mesure que s’étend la mondialisation. Il s’agit d’un nihilisme qui professe que la vie n’a ni sens ni cause, mais que la seule réalité se trouve dans le désir humain. La technique a pour mission de satisfaire ce désir, quel qu’il soit. Le techno-nihilisme s’est imposé depuis la chute du communisme comme la synthèse des deux doctrines : le libéralisme et le socialisme. Il revendique l’application de la loi libérale de l’offre et de la demande à toutes les relations humaines, tout en empruntant au socialisme le culte de la puissance publique pour faire advenir la société nouvelle. Nous sommes donc face à une idéologie qui étend, par les lois de l’Etat, les règles du marché à toute notre existence.

Quels sont les origines anciennes, les racines profondes de ce mal ?

La source de ce courant de pensée se situe à la fin de la période médiévale, lorsque s’efface la doctrine politique fondée sur la notion de bien commun théorisée par saint Thomas d’Aquin. Le grand schisme d’Occident, puis la Réforme, ont mis à mal la conception d’un pouvoir ayant sa source en Dieu (« Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir s’il ne te l’avait été donné d’en haut » dit le Christ à Pilate dans saint Jean 19,11). A partir de Machiavel, de Grotius, puis de Hobbes, Locke et Rousseau, l’autonomie de l’individu est revendiquée comme la seule source du pouvoir souverain. Mais il s’agit encore du pouvoir politique. Puis, Marx va professer que le pouvoir n’est qu’un jeu de forces antagonistes entre les mains des acteurs économiques, ce que le colonialisme du XIXe siècle confirme pour partie. L’esprit mercantile est l’inspirateur direct de la société de consommation, qui va triompher du socialisme après la chute du mur de Berlin : 1989 marque la victoire du marché sur la propriété collective des moyens de production. La loi de l’offre et de la demande est devenue LA Loi. De simple méthode de gestion, le libéralisme est devenu une norme de pouvoir qui s’impose aux états eux-mêmes. Le techno-nihilisme est un régime de profit maximum, où le marché est chargé d’organiser toute la société.

Quel espace, quel domaine est encore préservé de ce système ?

Il n’en existe aucun. Le techno-nihilisme assure la marchandisation de tout, et même la vie humaine ne peut y échapper. Avec le gender, le désir d’une paire d’individus prime sur les droits découlant de la nature humaine : un enfant peut avoir deux papas ou deux mamans, il peut être acheté sur internet à une mère porteuse ou produit dans un laboratoire pour un couple de lesbiennes... Déjà, le transhumanisme ajoute à ce panorama la perspective d’un homme « augmenté » par la technique selon son désir, avec la promesse d’une vie de plusieurs siècles. Raymond Kurzweil, directeur de l’ingénierie chez Google, prétend que l’homme qui vivra mille ans est déjà né. [...]

Est-il possible d’endiguer aujourd’hui cette idéologie libérale-libertaire qui semble invincible ?

Il me semble que c’est encore possible, mais il est urgent de réagir. J’ai appris à combattre le communisme dans ma jeunesse grâce à la formation reçue de mes aînés. Nous disposions alors de quantité d’ouvrages décryptant les erreurs du marxisme. Notre génération était armée intellectuellement. Il est essentiel que la jeune génération apprenne à dénoncer le techno-nihilisme à partir d’un effort de formation et de réflexion. Je souhaite que s’établisse une critique de cette idéologie qui puisse la combattre intellectuellement en même temps qu’elle permette de l’affronter sur le terrain.

Comme Alexandre Soljenitsyne, dont le mot d’ordre a été repris par Philippe de Villiers, vous appelez, en guise de conclusion, à la dissidence et à la désobéissance civile. Pensez-vous que cet appel sera entendu alors qu’une grande partie de nos concitoyens semblent inconscients de leur état de servitude ?

Le techno-nihilisme est impuissant face à celui qui ne se soumet pas à l’absolu du marché. Mais pour échapper à sa domination, il faut choisir de vivre en dehors du système qu’il impose. Cette forme de dissidence est bien connue de vos lecteurs. Comme elle est odieuse aux gardiens de l’idéologie, ils usent contre nous de la violence symbolique des médias de masse, et quand cela ne suffit pas, de la violence policière des forces du régime. Chaque dissident doit donc se préparer à la désobéissance civile qui est véritablement « le pouvoir des sans-pouvoir » décrit par Vaclav Havel."

Posté le 21 avril 2016 à 14h41 par Michel Janva | Lien permanent

La liberté d'expression va faire d'incalculables progrès…

Le projet de loi "Egalité et Citoyenneté" a été présenté en Conseil des ministres. De quoi museler encore plus la liberté d'expression (cliquer sur les images pour les agrandir):

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L'antiracisme est un bon business : la LICRA recrute un attaché de presse à 40 000€/an. C'est mieux que d'être ouvrier chez Doux.

Posté le 21 avril 2016 à 09h34 par Michel Janva | Lien permanent

15 avril 2016

Le fondateur de Riposte laïque convoqué pour... un tweet

Lu sur Riposte laïque :

"Ce matin, le fondateur de Riposte laïque, convoqué à la brigade de répression de la délinquance à la personne, a subi ensuite une perquisition, sur ordre du Parquet (section A4). Pierre Cassen est accusé d’avoir envoyé un tweet jugé injurieux à l’égard de Anne Hidalgo et d’être le vrai responsable de Riposte laïque suisse !

Ce matin, une commission rogatoire a été délivrée par Madame Aline Batoz, juge d’instruction au Tribunal de Grande Instance de Paris. Après avoir été entendu à la Brigade de répression de la délinquance, Pierre Cassen a été accompagné à son domicile par 3 officiers de police qui ont perquisitionné et lui ont confisqué son ordinateur et son téléphone portable… [...]"

Posté le 15 avril 2016 à 17h36 par Michel Janva | Lien permanent

Une affiche publicitaire que vous ne verrez pas en France

Cela se passe aux États-Unis, en Floride, dans la ville de Ste Augustine, sur le bord d'une autoroute. Le texte s'inspire du célèbre 'Sunday bloody sunday" et pourrait se traduire par : "Islam, sanglant islam, condamné par sa propre doctrine".

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Nul ne semble savoir qui a commandé cette affiche et une mini-polémique s'en est bien évidemment suivie avec une pétition de protestation qui a rassemblé 30 000 signatures de tous les États-Unis (320 millions d'habitants) et même du monde entier mais seulement 4 000 de Floride...

Posté le 15 avril 2016 à 08h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)


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