16 janvier 2017

Tweet à scandales

La presse s'amuse avec peu de choses : la police politique un journaliste de Libération a réussi à créer une polémique suite au "j'aime" par François Fillon d'un tweet de la fachosphère, qui disait :

"Il faut absolument se donner pour objectif de commencer la remigration".

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Devant le scandale (qui nous rappelle etc.), l'équipe qui gère l'identité virtuelle du candidat a retiré ladite mention "j'aime".

Le vrai scandale est sans doute là : dans l'obéissance maladive de François Fillon aux oukases médiatiques.

Posté le 16 janvier 2017 à 11h55 par Michel Janva | Lien permanent

Les abribus font du délit d'entrave

Laurence Rossignol va encore être furieuse

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Posté le 16 janvier 2017 à 11h23 par Michel Janva | Lien permanent

« Il est aujourd’hui interdit de parler de l’IVG, nous voulons lever ce tabou ! »

Nicolas Sévillia, porte-parole de la Marche pour la vie, appelle à s’y rendre en masse : rendez-vous à 13 h 30, place Denfert-Rochereau.


Nicolas Sevillia : "Il est aujourd'hui interdit... par bvoltaire

Posté le 16 janvier 2017 à 08h49 par Michel Janva | Lien permanent

12 janvier 2017

Vite un délit d'entrave pour la presse

Le Figaro, Valeurs Actuelles et Famille chrétienne relaient la campagne de la Marche pour la vie :

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Cela émeut les partisans de la culture de mort, qu'ils soient de gauche :

ou de droite :

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Posté le 12 janvier 2017 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent

06 janvier 2017

Liberté d'expression : le gouvernement ne manque pas d'air

Un appel à la liberté d'expression de la part du gouvernement, après le délit d'entrave, ils se moquent de nous. Chez Nous est un film de Lucas Belvaux qui raconte l’ascension d’un parti populiste, dirigé d’une main de fer par une femme, et tout cela rappelle le Front national. Avant même sa sortie, le 22 février, l’oeuvre est largement critiqué par le FN. Audrey Azoulay, la ministre de la Culture, a volé au secours du film vendredi sur Europe 1 :

"Cette polémique montre que le FN ne change pas". "Critiquer un film parce qu’il a une vison d’une réalité politique, parce qu’il s’appuie sur une réalité politique, et toute de suite appeler à la censure et crier au scandale, c’est ça qui est scandaleux. C’est ça qui montre la vision qui peut être celle de l’extrême droite de la liberté d’expression".

"Aujourd’hui, c’est vraiment une valeur que nous devons défendre.  On est deux ans après Charlie Hebdo, on sait à quel point ce sujet est brûlant. Nous sommes dans un pays de liberté".

Posté le 6 janvier 2017 à 12h18 par Michel Janva | Lien permanent

22 décembre 2016

Les jours de Radio courtoisie sont-ils comptés ?

Unknown-20Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a engagé une procédure de sanction contre le président de Radio Courtoisie pour "discrimination" et "non-maîtrise de l'antenne". Le CSA a relevé "un certain nombre de dérapages" ces derniers mois dans "Le libre journal d'Henry de Lesquen", son monologue du lundi soir. Il a désigné un rapporteur issu du Conseil d'Etat pour instruire cette procédure dont la sanction peut aller jusqu'à la suppression de l'émission ou le retrait de la fréquence de Radio Courtoisie. Cette dernière éventualité n'est pas à exclure.

Cette procédure est à distinguer du procès contre Henry de Lesquen, pour 14 textes publiés sur son site et ses comptes Twitter, pour lesquels le procureur a requis six mois de prison avec sursis. Le jugement a été mis en délibéré au 25 janvier.

Pour mémoire, un certain nombre de patrons d'émission, qui ont osé se démarquer des propos excessifs d'Henry de Lesquen, ont été exclus de la radio.

Posté le 22 décembre 2016 à 08h36 par Le Salon Beige | Lien permanent

19 décembre 2016

Les Veilleurs sont toujours là

L'Obs constate que les Veilleurs se réunissent toujours :

"[...] Trois ans et demi après les premières veillées, on compte aujourd’hui encore une quinzaine de rassemblements chaque semaine : Bourges, Cholet, Limoges, Cherbourg ou Montélimar. [...] Gilles poursuit : "Au-delà de notre influence, proche de zéro, j’ai le sentiment qu’une identité française s’est réveillée avec la Manif pour tous. Des gens expriment leurs convictions, face à un pouvoir qui veut nous imposer sa vision de l’homme dans la société."

Isabelle, elle, dit ne plus "supporter que l’on me dicte ce que je dois penser". "Les Veilleurs m’ont permis de structurer une pensée, de mettre des mots sur des choses que je ressentais au fond de moi."

Un "éveil des consciences", si l’on en croit Eric, qui aurait transcendé la question du mariage pour s’attaquer à "la racine du mal" : la transformation de l’homme et de la nature. Ultime étape d’une modernité honnie, intolérable offense au Dieu créateur."

Posté le 19 décembre 2016 à 07h52 par Michel Janva | Lien permanent

14 décembre 2016

Du vide sortiront des petites lucioles qui seront des dissidents

Reportage de Charlotte d'Ornellas sur la conférence de Philippe de Villiers hier à Versailles :


Philippe de Villiers à Versailles : au nom de... par bvoltaire

Posté le 14 décembre 2016 à 22h39 par Michel Janva | Lien permanent

13 décembre 2016

Délit d'entrave : de nombreux électeurs de droite attendent autre chose de leurs élus

Le conseiller régional du Parti chrétien démocrate en Ile-de-France, Nicolas Tardy-Joubert, dénonce dans Valeurs Actuelles :

"Nous avons observé ces derniers jours des retournements assez inattendus sur le délit d’entrave numérique pour l’avortement. A l’Assemblée Nationale, le 1er décembre, seuls 16 députés « Les Républicains » et 3 « non-inscrits » se sont opposés courageusement à ce texte liberticide. 183 députés LR étaient absents lors du vote. Au Sénat le 7 décembre, avec une majorité de droite, et malgré une mobilisation beaucoup plus forte des parlementaires, le texte proposé par la gauche a été adopté (173 voix pour et 126 contre). La raison ?  Trop d'absents, d'abstentions, de trahisons, et une alliance défectueuse avec l’UDI.

Quelles leçons faut-il en tirer ? La droite humaniste et conservatrice fait-elle le lit de la gauche libérale et libertaire ? Chacun qualifie l’avortement de drame, et Simone Veil elle-même, disait qu’il fallait tout faire pour l’éviter. L’information gouvernementale est déséquilibrée et nie beaucoup d’évidences. Le « délit d’entrave numérique » ne vise qu’à museler les opposants au tout IVG. La France, pourtant, ne peut se satisfaire d’enregistrer sans sourciller un nombre deux fois plus élevé d’avortements, que ses voisins italiens et allemands.

Pourquoi alors nos politiques ne font-ils pas face comme ils le devraient? Il devient essentiel de mettre en place un grand plan de santé publique pour apporter l’éclairage nécessaire aux futurs parents (père et mère), et ne pas s’engouffrer dans le tout avortement. L’information sur la contraception doit aussi inclure le respect de la personne humaine ainsi qu’une réelle éducation affective et sexuelle. Paradoxalement plus la contraception est élevée, plus le nombre d'avortements croît.

La mobilisation à l’Assemblée Nationale a été notoirement insuffisante pour un sujet si important au regard de nos libertés publiques. François Fillon, vainqueur de la primaire, était lui même absent au moment du vote. Pourtant, une large partie de la droite humaniste et conservatrice qui s’est réveillée en 2012, lui a fait confiance le 27 novembre. Celle-ci attend une réponse forte pour la protection de la liberté d'expression, pour la protection du plus faible et pour faciliter l’accueil de la vie. Le résultat du vote au Sénat pose aussi la question de la qualité des investitures et des alliances qui doivent fonctionner sans coup faillir. Nous savons que l’élection présidentielle sera difficile ; il ne faut pas décevoir les attentes d’une grande partie de ces électeurs qui espèrent un vrai changement, et qui s’ils sont déçus se réfugieront dans un nouveau vote contestataire ou ne se mobiliseront pas. Les signaux qu’ils perçoivent sont aujourd’hui trop faibles.

Bien sûr, ce texte sur le délit d’entrave peut être jugé inconstitutionnel ; il peut être aussi abrogé par une autre majorité volontariste, ce qu'il faut pouvoir obtenir. Mais il est grand temps de traiter en vérité et avec courage ces questions essentielles pour notre Nation, et d’organiser l’action politique en ce sens. Le drame que nous vivons est de voir les forces destructrices de notre civilisation proposer des textes, finalement acceptés et validés sous l’effet des coups de boutoir réguliers de la pensée libérale libertaire. Cela aura été le cas pour le « mariage pour tous », pour lequel la simple réécriture proposée est loin de tout résoudre. Aujourd’hui, la remise en cause de la liberté d’expression, à travers ce délit d’entrave, a insuffisamment mobilisé les parlementaires. De nombreux électeurs de droite attendent autre chose de leurs élus."

Posté le 13 décembre 2016 à 23h51 par Michel Janva | Lien permanent

12 décembre 2016

Le délit d'entrave numérique contre la rébellion électronique des gueux

Extrait d'une tribune de Gilles William Goldnadel dans le Figarovox :

"[...] En tout état de cause, et a un second niveau d'analyse, cette rage de colère rouge à vouloir interdire et sanctionner une prétendue désinformation sur la toile-nullement avérée-dissimule à peine l'impuissance à combattre cette rébellion électronique irrésistible des gueux contre feu la toute-puissance de l' idéologie gauchisante.

On assiste en effet de part et d'autre de l'Atlantique, et davantage encore depuis l'élection de Donald Trump, à une attaque en règle par la pensée conforme: ici contre la fâcheuse sphère, là-bas contre des sites de désinformation répandant paraît-il une «post-vérité» qui seule pourrait expliquer la folie populiste.

L'idéologie à la domination désormais contestée devrait s'interroger, si toutefois elle était accessible au doute, sur les raisons de cette désaffection d'un public dubitatif et ambulant qui l'a fait migrer du papier à l'écran.

Je ne méconnais certes pas les dangers d'Internet, mais la désinformation idéologique ne l'aura pas attendu.

C'est dans un journal en papier que les lecteurs du Monde ont pu croire, à lire son correspondant au Cambodge, que la population de Phnom-Penh, en liesse, faisait un accueil fleuri à ses libérateurs Khmers rouges.

Deux jours plus tard, la même population était jetée sur les routes, avant le génocide communiste.

C'est sur un écran télévisé de la deuxième chaîne nationale de service public, que son correspondant à Jérusalem, sans le moindre élément factuel, affirma péremptoirement qu'un petit palestinien avait été assassiné froidement dans les bras de son père par la soldatesque israélienne. Daniel Pearl, journaliste et juif, comme beaucoup d'autres depuis, a été assassiné par les islamistes sous la photo du petit «martyr» Mohamed Al Dura.

Hier encore, CNN, suivi allègrement par le Monde, affirmait que Donald Trump allait poursuivre son activité dans la télé-réalité pendant sa présidence dans le cadre de l'émission «Celebrity Apprentice». Patatras! dans un tweet joyeux qui a le don de mettre en rage les soi-disant sérieux, le président élu les démentait gaiement.

On remarquera dans ces trois désinformations choisies parmi des milliers, qu'elles ont en commun de faire plaisir à l'informateur désinformant.

Bien entendu, la désinformation la plus efficace réside moins dans les mensonges contrôlables que dans les informations soigneusement cachées.

Ainsi on remarquera, qu'à l'exception de Valeurs Actuelles, aucun média national n'aura révélé que la présidente du Syndicat de la Magistrature venait d'être, par décision de la Cour de Cassation, définitivement renvoyée devant le tribunal correctionnel dans la célèbre affaire du mur des cons. Il est vrai que pareille information n'était pas de nature à plonger la presse convenue dans un état profond d'exaltation.

En dépit de toutes ces désinformations et mésinformations, il n'est pas à craindre que le pouvoir socialiste fulmine une nouvelle loi de répression. Seul, le droit à la liberté de dire sa part de vérité idéologiquement contestée est légalement avorté.

Mais ils peuvent toujours vitupérer, tempêter, excommunier, menacer, sanctionner, le pouvoir encoléré et son idéologie imprimée sont aujourd'hui impuissants à impressionner le lecteur et demain l'électeur."

Posté le 12 décembre 2016 à 18h13 par Michel Janva | Lien permanent

10 décembre 2016

Le Sénat, présidé par le filloniste frère Gérard Larcher, a voté la nouvelle loi totalitaire

De Bernard Antony :

B84c5756f6a889fa332015e4458021f9_L"Quoique avec une majorité classée à droite par la politologie régnante, le Sénat, présidé d’ailleurs par le filloniste frère Gérard Larcher, a voté la nouvelle loi totalitaire permettant à l’État « Big Brother » d’interdire des sites numériques mettant en garde contre les dangers de l’avortement.

Cela est d’une effroyable exemplarité liberticide.

Le prétexte invoqué est que ces sites donneraient des informations contraires à la vérité ! Il est en effet bien connu que le gouvernement et ses ministres prosélytes de l’IVV (Interruption volontaire de vie) ne donnent que des informations conformes à la vérité…

Ce prétexte de vérité est très exactement celui utilisé sans exception depuis plus de deux siècles par toutes les dictatures totalitaires, jacobines, communistes, nazies, maçonniques, islamiques et autres, pour faire taire toute critique et éliminer leurs opposants.

Dans son prophétique roman d’analyse des totalitarismes et d’anticipation « 1984 », Georges Orwell a magistralement dépeint cela. C’est évidemment au nom de la vérité que l’on bâillonne la vérité. Le néo-totalitarisme actuel s’inscrit parfaitement dans cette continuité et sophistication du mensonge.

C’est l’État qui est le dispensateur de la « vérité » ! Le seul intitulé du ministère détenu par Laurence Rossignol est en soi une perfection de contre-vérité chimiquement pure : « ministère des Familles (sic !), de l’Enfance (sic !) et des Droits des femmes (sic !) ».

Et cette Rossignol-là, avec l’inénarrable Marisol Touraine, et dame Najat Vallaud-Belkacem et encore Florence Azoulay, et toujours bien sûr avec elles, en réserve, Christiane Taubira, s’efforcent de faire que leur sexe supplante idéologiquement le masculin dans la course vers « le meilleur des mondes ».

C’est évidemment le même procédé de confiscation–manipulation de la vérité-mensonge qui sera demain utilisé pour faire taire toute opposition des défenseurs de l’écologie intégrale, du respect de la vie innocente et de la dignité humaine à l’euthanasie généralisée et à toutes les manipulations génétiques de tous les nouveaux docteurs Frankenstein.

Après les racismes anti-français et anti-chrétiens qu’elle combat inlassablement, l’AGRIF a mis en évidence ce qu’elle désigne parfaitement avec rigueur comme un véritable « racisme anti-humain » puisque fondé sur le mépris nihiliste du respect de la vie humaine."

Posté le 10 décembre 2016 à 11h50 par Michel Janva | Lien permanent

09 décembre 2016

Alain Juppé est la première victime de la réinfosphère : ce ne sera pas la dernière

De Jean-Yves La Gallou sur Boulevard Voltaire :

"[...] Juppé est la première victime de la réinfosphère ; ce ne sera pas la dernière ! Les hommes politiques vont devoir apprendre à se garder sur leur droite.

À peine porté sur le pavois par les adversaires d’« Ali » Juppé, Fillon découvre à son tour les charmes de l’information alternative. Son porte-parole, Jérôme Chartier, va chez Elkabbach pleurnicher à propos des attaques dont il se dit victime de la part de la « fachosphère ». La raison ? L’invitation, aux Entretiens de Royaumont qu’il préside, de… l’imam UOIF Tareq Oubrou. Une présence évidemment rapportée sur la réinfosphère.

Fillon n’est pas davantage ménagé : son inauguration – à côté d’une fillette de 8 ans voilée – de la grande mosquée d’Argenteuil a beaucoup circulé sur le Net. Tout comme sa rencontre avec l’imam radical de la mosquée – désormais fermée – de Stains. Voilà un candidat qui va aussi devoir apprendre à se garder du politiquement correct !

La leçon vaut aussi pour le FN officiel. Se rapprocher de la gauche sociétale – la gauche Macron – plaît dans les médias. Soutenir la philosophie de backroom de la campagne gouvernementale sur le VIH comme l’a fait Philippot a sans doute séduit Europe 1 mais a produit un buzz négatif sur les réseaux. Et la mise en cause de Marion Maréchal-Le Pen par le même Philippot a valu à la députée du Vaucluse un puissant soutien sur la Toile.

Allons plus loin : « Moi, je crois que oui [l’islam est compatible avec la République]. Un islam tel que nous l’avons connu, laïcisé par les Lumières comme les autres religions. » Cette affirmation de Marine Le Pen n’a pas seulement surpris les historiens, elle a aussi semé le trouble sur la Toile. Sur Twitter, Pierre S. (François Desouche) écrit : « Quand MLP dit que l’islam est compatible avec la République, elle fait une erreur stratégique et ment. » Car si le parti, c’est « Tais toi ou prends la porte », le réseau, c’est la liberté de parole.

Bref, les hommes politiques devraient changer de logiciels. S’émanciper de la doxa médiatique. Et prendre en compte l’opinion des réseaux. Sinon, il faut s’attendre à d’autres accidents industriels. « Ali » Juppé pourrait être le premier d’une longue série !"

Posté le 9 décembre 2016 à 07h20 par Michel Janva | Lien permanent

08 décembre 2016

Reynald Secher censuré

Reynald Secher et sa maison d'Édition ont été censurés et exclus du festival de la BD "BD Boum" de Blois sous prétexte que leur ligne éditoriale ne répond pas à l'éthique et aux valeurs du festival. Scandale quand on sait que les Éditions Reynald Secher ont pour seul objectif la transmission de l'Histoire via le support pédagogique qu'est la bande dessinée, au travers de laquelle il met en avant la chronologie, la cartographie, les évènements et les grands hommes. 

Posté le 8 décembre 2016 à 20h15 par Michel Janva | Lien permanent

IVG.NET continu son combat contre le monopole de l’information du Gouvernement sur l’IVG

Communiqué d'IVG.NET :

"Le site ivg.net, sans préjuger d’un éventuel recours constitutionnel, prend acte du vote du Senat hier soir sur la rédaction liberticide du nouveau délit d’entrave. On veut empêcher les femmes de s’interroger sur la nature de l’acte qu’elles envisagent de faire.  

Quoi qu’il en soit, nous ne changerons :

  • ni la teneur de nos sites internet,
  • ni l’aide que nous apportons aux femmes au téléphone y compris par l’invitation à la réflexion. 

Nous protestons contre l’acharnement médiatique dont nous sommes victimes et la fermeture des grands médias à notre point de vue. En 8 ans, nous n’avons pu nous exprimer qu’une seule fois (et après le vote !) pour 4 minutes sur la chaîne TV Public Sénat. Nous protestons contre les diffamations abjectes (y compris de Ministres en exercice) dont nous fûmes victimes depuis 8 ans.

Nous n’exerçons, bien évidemment, pas de « pressions morales et psychologiques », ni de « menaces ou tout acte d’intimidation ». Mais le but de cette loi (et sa conséquence) sera de permettre au Planning Familial de nous  harceler judiciairement sans que nous puissions exercer une réciprocité en raison de leur impunité de fait.

Nous rappelons ici l’objectif du gouvernement de Mmes Rossignol et Touraine, du site ivg.gouv.fr et de son N° vert tenu par les militants du planning familial :

« il s'agit d'un signal fort qui fait de l’avortement un événement de la vie sexuelle des femmes au même titre que la contraception, la grossesse, ou la prévention des infections sexuellement transmissibles. Cela contribue à lever le tabou sur l'IVG et participe à sa déstigmatisation. C'est la meilleure réponse aux stratégies des opposants.es qui diffusent leurs messages mensongers et culpabilisants sur leurs sites internet et autres dispositifs de communication » CP du 28-9-15"

Il est nécessaire que les sénateurs contestent cette loi auprès du Conseil constitutionnel.


Bruno Retailleau, invité de RTL le 8 décembre 2016 par rtl-fr

Posté le 8 décembre 2016 à 18h30 par Michel Janva | Lien permanent

Jean-Marie Le Méné : " On a du mal à comprendre pourquoi les sénateurs de droite ne sont pas opposés plus vigoureusement à cette mesure liberticide"

La Fondation Jérôme Lejeune s’étonne devant ce constat que le Sénat, à majorité de droite, n’a été capable que de voter un texte initié et porté par les socialistes et les groupes associés.

Par ailleurs, la commission des affaires sociales n’a apporté hier qu’une amélioration purement cosmétique à la proposition de loi socialiste. Il s’agissait pour les sénateurs de gauche et du centre d’éviter que le texte ne soit exposé au risque de l’inconstitutionnalité que tout le monde dénonçait depuis plusieurs jours. Ce faisant, le Sénat n’a fait que contribuer à une meilleure rédaction d’un mauvais texte. Il a sécurisé un texte liberticide.

Or, ce n’est pas parce que le texte serait devenu conforme à la constitution (ce qui est à vérifier) qu’il perd de sa dangerosité. Le délit d’entrave reste une invitation générale à la délation.

Pour Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune :

« On a du mal à comprendre pourquoi les sénateurs de droite ne sont pas opposés plus vigoureusement à cette mesure liberticide que représente le nouveau délit d’entrave à l’IVG. L’approche d’une échéance politique majeure ne semble pas être le temps du courage politique. Le message qu’ont voulu transmettre les citoyens de droite à la Primaire a-t-il vraiment été entendu ? »

Pour Gregor Puppinck, ce texte étend le délit d’entrave à tout moyen de communication et aux « pressions morales et psychologiques, (…)  à l’encontre des personnes cherchant à s’informer sur une interruption volontaire de grossesse ». Ainsi, cette rédaction a pour effet d’interdire l’expression de toute information sur l’IVG, même vraie, dès lors que son contenu est susceptible d’exercer une pression morale et psychologique sur toute personne qui s’interroge sur l’IVG. Ainsi, par exemple, cette formulation interdirait de publier des statistiques sur les conséquences médicales de l’IVG, ou des témoignages de femmes ayant mal vécu des avortements car le contenu de ces informations, par leur puissance, suffit en soi à exercer une pression morale.

Autre exemple : la publication de l’enseignement de l’Eglise sur l’avortement pourra être condamnée par cette loi, car publier que l’avortement est un « crime abominable » et un « péché mortel » exerce évidemment « des pressions morales et psychologiques » sur les personnes cherchant à s’informer sur l’IVG. Ainsi, cette loi limite la liberté d’expression des uns pour préserver l’intégrité morale et psychologiques des autres, si bien que la liberté d’expression des premiers est limitée par le ressenti des seconds. C’est la logique des lois anti-blasphème : celui qui reçoit l’information se prétend victime du contenu du message, et le censure.

Le texte va à présent être discuté et voté à l’Assemblée et pourra encore être modifié.

Posté le 8 décembre 2016 à 07h18 par Michel Janva | Lien permanent

Délit d'entrave à l'avortement : détail des votes au Sénat

Où l'on s'aperçoit que si seulement 3 sénateurs LR ont voté pour cette loi liberticide, c'est l'abstention et l'absence d'un grand nombre d'entre eux qui a permis, avec la mobilisation de toute la gauche, l'adoption de cette loi. Les sénateurs FN ont voté contre (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

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Posté le 8 décembre 2016 à 07h02 par Michel Janva | Lien permanent

Délit d'entrave à l'avortement : Alliance VITA continuera à s’exprimer librement

Le Sénat a voté un texte amendé sur le délit d’entrave à l’IVG, élargissant ce délit à l’exercice par tout moyen des « pressions » contraires à l’avortement sur toute personne cherchant s’informer sur l’IVG.  

Alliance VITA, dont le service d’écoute SOS Bébé a été mentionné dans plusieurs médias, dénonce la manière dont le gouvernement et les parlementaires censurent ceux qui ne se résignent pas à la banalisation de l’avortement.  La question de l’objectivité de l’information est réellement en jeu, mais aussi la prévention des pressions abortives qui s’exercent sur les femmes.

Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA, souligne que 

« Cibler des sites internet, mais aussi pêle-mêle tout moyen de communication, n’est pas acceptable : informer les femmes sur d’autres possibilités que l’IVG va-t-il devenir un délit ? Sera-t-il encore possible de se montrer solidaires de la détresse des femmes, spécialement des plus jeunes, des plus démunies ou de celles qui sont soumises des violences masculines les poussant à l’IVG ? L’information des pouvoirs publics en matière d’IVG fait la totale impasse sur les hésitations des femmes et sur les pressions qui pèsent sur certaines. De plus le site gouvernemental  « officiel » affirme que l’IVG n’a pas de conséquence psychologique à long terme, ce qui constitue une désinformation flagrante. Cela va à l’encontre de notre expérience et de ce que vivent un certain nombre de femmes. L’immense majorité des femmes souhaite une véritable politique de prévention de l’IVG. Il est donc irresponsable de cacher la réalité d’un acte qui n’a rien d’anodin dans la mesure où c’est, à chaque fois, le destin de vies humaines qui est en jeu. Le sondage IFOP « les Français et l’IVG », publié fin septembre, révèle la sensibilité des Français sur ce sujet : 72% des Français souhaitent que la société s’engage plus pour éviter aux femmes l’IVG»

Pour Tugdual Derville, délégué général, d’Alliance VITA : 

« Le nouveau texte du Sénat accentue le parti pris que nous dénonçons : le gouvernement ne reconnait comme « pressions » contestables que celles qui feraient entrave à l’avortement. C’est d’abord injuste, car personne ne pourra plus protéger les femmes des très nombreuses pressions qu’elles subissent en direction de l’IVG, spécialement de la part de leur compagnon. A bien des égards, il faudrait reconnaître que l’IVG est souvent une forme de violence ultime faite aux femmes, car exigée par des hommes. C’est ensuite dangereux pour tout citoyen conscient que chaque IVG est un drame qu’on souhaiterait éviter. Devra-t-il s’interdire de proposer une aide qui serait utile aux femmes découvrant une grossesse inattendue, par peur d’une action en justice ? D’autant que ce délit étendu pourrait être invoqué par toute personne venant s’informer sur l’IVG, même si elle n’est pas directement concernée. Quoiqu’il en soit nous ne nous laisserons pas bâillonner ni par la censure, ni par les menaces, car les femmes ont droit à la vérité.» 

Alors qu’une police de la pensée prétend banaliser l’avortement en censurant toute contestation et que le gouvernement n’hésite pas à désinformer les femmes sur son propre site officiel, en niant la réalité de l’IVG et de ses conséquences, Alliance VITA continuera, dans la bienveillance et le respect de tous, à s’exprimer librement, en offrant une écoute, un soutien et une information fiable à toute personne faisant appel à son service d’aide.

Posté le 8 décembre 2016 à 06h56 par Michel Janva | Lien permanent

07 décembre 2016

Le sénat (à droite) vote le délit d'entrave à l'avortement

Par 173 voix pour et 126 contre. Le détail des votants n'est pas encore en ligne.

Heureusement que le Sénat est à droite et que Bruno Retailleau, proche de François Fillon, est le président du groupe LR...

Le texte est devenu :

Le dernier alinéa de l’article L. 2223-2 du code de la santé publique est ainsi rédigé :

« – soit en exerçant, par tout moyen, des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d’intimidation à l’encontre des personnes cherchant à s’informer sur une interruption volontaire de grossesse, des personnels médicaux et non médicaux travaillant dans les établissements mentionnés au même article L. 2212-2, des femmes venues y subir une interruption volontaire de grossesse ou de l’entourage de ces dernières. »

Posté le 7 décembre 2016 à 17h59 par Michel Janva | Lien permanent

Pour la gauche, on a éventuellement le droit d'être contre l'avortement, mais on n'a pas le droit de le dire

Le député (LR) de Vendée Yannick Moreau dénonce l'absence de communication de l'État sur les aides matérielles à destination des femmes en détresse. Il déclare dans Famille chrétienne à propos du délit d'entrave à l'avortement :

"Le risque est avéré de porter une atteinte disproportionnée et excessive à la liberté d'expression. Ce texte est contraire à la déclaration des droits de l'Homme, et donc à notre Constitution. Pour la ministre Laurence Rossignol, on a éventuellement le droit de ne pas être d'accord à propos de l'avortement, mais on n'a pas le droit de le dire. Nous sommes face à un risque avéré de délit d'opinion. C'est un glissement potentiellement totalitaire. Il n'est plus possible d'émettre une opinion contraire au politiquement correct sur le sujet de l'IVG. Pendant le débat à l'Assemblée, j'ai rappelé à Laurence Rossignol que la loi Veil se voulait dissuasive. J'ai même cité Simone Veil. Or, à aucun moment, dans la bouche du gouvernement ou de la majorité, on entend un message de prévention, d'information et de dissuasion du recours à l'IVG. Le gouvernement est au contraire plongé dans une idéologie qui ne dit pas son nom. Cette extension du délit d'entrave ne repose sur rien en réalité, car la liberté des femmes de recourir ou non à une IVG n'est pas aujourd'hui entravée. Les chiffres parlent d'eux-mêmes, avec 220 000 IVG par an en France, contre 100 000 en Allemagne. 

Des aides existent pourtant à destination des femmes en détresse. L'État n'a-t-il pas un rôle à jouer pour les diffuser ?

Malheureusement, les informations sur les aides matérielles, économiques et sociales qui pourraient aider les femmes à choisir de garder leur enfant ne sont pas disponibles directement sur le site du ministère de la famille ou de la santé. Il faut aller les chercher. Or, le rôle de l'État est de garantir la liberté de choix. Pour cela, il doit informer sur les conditions de recours à une IVG, et sur les conditions matérielles que l'État peut offrir pour les femmes souhaitant garder leur enfant. J'ai proposé par amendement que cette liste d'aides, qui existe mais qui est dissimulée car considérée comme non conforme au politiquement correct sur l'IVG, soit intégrée au livret de santé remis aux femmes enceintes lors de leur premier rendez-vous médical en vue d'une IVG. La ministre a refusé de répondre à la question de savoir, premièrement, pourquoi cette liste ne figure pas dans ce livret et, deuxièmement, pourquoi elle n'y figurerait pas à l'avenir. De même, elle a refusé que ces informations sur les aides figurent sur le site du gouvernement ivg.gouv.fr. Cette attitude est caractéristique de la vision à sens unique du gouvernement.

Pourtant, 47 % des IVG sont pratiquées pour des raisons économiques ou matérielles…

Quand les considérations économiques et matérielles sont aussi importantes dans le choix et dans l'exercice du choix d'une femme, le gouvernement a une responsabilité a minima pour informer. Refuser d'intégrer dans le livret distribué aux femmes la liste des aides pour subvenir aux besoins de leur enfant est un acte irresponsable ! L'État socialiste promeut l'IVG, mais il n'aide jamais les femmes qui souhaitent garder leur enfant.

Comment expliquer cet entêtement du gouvernement ?

Le gouvernement est enferré dans son idéologie. Mais plus grave encore, il agite les sujets sociétaux pour masquer l'échec de sa politique familiale, sécuritaire et économique. Le gouvernement instrumentalise l'IVG pour ressouder sa majorité de gauche et tenter de fracturer la droite. Cette attitude est indigne et irresponsable. Les Françaises et les Français n'ont jamais demandé à la majorité de modifier cinq fois, en trois ans, la loi Veil qui était arrivée à un équilibre sensible en réaffirmant, d'une part, la protection de toute vie humaine et en admettant, d'autre part, une exception dans certaines circonstances et sous certaines conditions."

Posté le 7 décembre 2016 à 16h43 par Michel Janva | Lien permanent

Quoi qu'en pense la gauche, l'avortement "pose question"

Le Point a mis en ligne un sondage sur l'interdiction des sites internet anti-avortement. Tous les sites internet : on ne s'embarrasse pas au Point avec les arguties juridiques de la gauche sur la distinction entre opinion, désinformation et vérité officielle.

Mais ce n'est pas le plus intéressant. Les commentaires sont très révélateurs : les "progressistes" sont en train de perdre la bataille idéologique... Extraits :

""il est interdit d'interdire", ce vieux slogan de 68 devrait revenir à l'ordre du jour ! Il est effarant de voir qu'une association favorable à l'IVG, permise avec raison par la loi, veuille empêcher une femme de prendre sa décision de façon documentée et réfléchie."

"Autrement dit la Gauche ne se propose d'interdire que ce qui est contraire à sa "pensée unique" et déclarée seule recevable ce qui est déjà antidémocratique en soi."

"Chacun est en principe libre de ses opinions ; il est mauvais d'interdire car immédiatement on se met à dos un assez grand pourcentage d'individus."

Dans les lycées publics, il est devenu fréquent que les jeunes filles se racontent "leur première fois"... : non plus leur première relation (ça fait longtemps...), mais leur premier avortement. Et visiblement, pas une n'en est ressortie indemne. Alors forcément, elles cherchent à comprendre, en allant trouver un autre son de cloche que la propagande officielle distribuée dans les établissements ("mon choix, mon droit... tout ça").

C'est cet autre son de cloche que la gauche veut museler. La droite défendra-t-elle la liberté d'expression ?

Posté le 7 décembre 2016 à 09h39 par Michel Janva | Lien permanent

06 décembre 2016

Une triple faute : le délit d’entrave numérique à l'avortement

Padreblog lance sa chaîne YouTube :

Posté le 6 décembre 2016 à 21h01 par Michel Janva | Lien permanent

Délit d’opinion sur internet

I-Media revient sur la proposition de loi sur le délire d'entrave à l'avortement :

Posté le 6 décembre 2016 à 08h41 par Michel Janva | Lien permanent

Liberté d'expression : la justice française fait sa loi en Suisse

Posté le 6 décembre 2016 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent

05 décembre 2016

Les sénateurs face au délit d'entrave à l'avortement le 7 décembre

Communiqué de l'Acpervie-sos-maternité (Association des Chrétiens Protestants et Evangéliques pour le Respect de la Vie) :

"Monsieur le Sénateur,

PLa loi interdisant toute forme d'aide aux femmes enceintes en difficulté a donc été votée, en bonne logique, par la majorité des députés. Logique, car cette majorité a fait, une fois pour toutes, l'impasse sur l'humanité de l'enfant porté par la femme enceinte. Pour cette majorité, il n'y a aucun problème qui se pose à cette femme dès lors que la grossesse vient compliquer sa situation: elle doit avorter. Aucun problème non plus après l'avortement. De quoi se plaindrait-elle d'ailleurs puisqu'on lui a rendu service?

Les Chrétien(enne)s Protestant(e)s et Evangéliques, qui n'ont pas le droit d'ignorer la détresse de leurs prochain(e)s, savent bien qu'il n'en est rien. Non seulement ils (elles) ont à coeur de tendre la main à ces femmes pour les aider à s'en sortir, mais encore ils (elles) doivent accueillir avec compassion celles qui souffrent, voire sont désespérées par une "décision" prise la plupart du temps dans le désarroi et trop souvent sous pression d'autrui.

Il est question dans cette loi d' "allégations, indications ou présentations faussées et de nature à induire intentionnellement en erreur DANS UN BUT DISSUASIF". Le site officiel du gouvernement n'aura donc pas à répondre de telles allégations puisqu'il est tout le contraire de dissuasif. Mais qui va définir quelles sont les allégations, indications ou présentations faussées?

Par exemple, quand il est question des "conséquences médicales d'une interruption volontaire de grossesse" sur le site officiel, un gynécologue écrit: 

"La majorité des études scientifiques sérieuses qui ont été publiées sur le sujet montrent qu’il n’y a pas de séquelle à long terme psychologique de l’avortement. Il n’y a pas de syndrome post-traumatique qui persisterait à distance, plusieurs années après un avortement.".

On pourrait en discuter lors d'une séance de formation médicale continue. Le fait est qu'il existe de nombreuses publications sur le syndrome post avortement, qui n'est qu'une variété de syndrome traumatique (ou post traumatique) et que le Professeur Baudet et collaborateurs ont décrit dès 1979 sous le non de Syndrome post ivg ( Baudet J.H, Zago J, Pichereau D, Peter J et Eyraud J.P- Les complications des avortements provoqués- Encycl. Méd. Chir. Paris. Gynécologie, 476 A10, 6-1979).

Qui est en mesure de dire qu'une de ces deux opinions est de mauvaise foi, et surtout laquelle? 

Les Chrétiens Protestants et Evangéliques sont liés par leur conscience. Ils sont aussi citoyens de la République. Ils ont confiance dans la sagesse du Sénat pour faire triompher la liberté et la justice."

Continuez à signer la lettre aux Parlementaires.

Posté le 5 décembre 2016 à 15h54 par Michel Janva | Lien permanent

Le Monde est sceptique au délit d'entrave numérique à l'avortement

La gauche est déboussolée :

"Le droit à l’IVG justifie-t-il une nouvelle exception à la liberté d’expression ? Si cette voie était retenue, on pourrait très bien pénaliser les sites qui entravent le droit à la santé en prônant de ne plus vacciner les enfants, ou conseillent à des malades du cancer de troquer leurs traitements pour des méthodes fantaisistes. La condition d’« induire intentionnellement en erreur » paraît bien fragile. Si la cause est bonne, l’outil donc est contestable, voire dangereux.Dans de mauvaises mains, il pourrait s’étendre à d’autres champs de la liberté d’expression. Quant à l’urgence de frapper si fort, la question se pose aussi. Les Françaises sont-elles massivement empêchées de recourir à l’IVG par ces sites ? Le gouvernement ne l’a pas démontré. Le nombre d’IVG en France est stable. Les entraves identifiées à l’exercice de ce droit fondamental restent davantage liées à l’organisation du système de soins, malgré les mesures significatives prises par le gouvernement en la matière."

La réalité est que le tabou de l'avortement s'effrite. Hier, face aux refus de plus en plus de médecins de pratiquer des avortements, le gouvernement a voulu étendre l'avortement chimique puis obliger les sage-femmes à le pratiquer. Les dernières études montrent que la part des jeunes filles qui avortent croît. Et ces dernières, traumatisées, racontent leurs malheurs, sur internet, dans leurs lycées, leurs universités... et chacune tend à aller chercher des conseils ailleurs que dans la propagande officielle.

Cette nouvelle loi apparaît ainsi comme l'un des derniers sursauts d'une culture de mort à bout de souffle. A nous d'accélérer la chute en nous mobilisant le 22 janvier à Paris.

Posté le 5 décembre 2016 à 12h20 par Michel Janva | Lien permanent

03 décembre 2016

9 décembre : Patrick Buisson à Orange

Posté le 3 décembre 2016 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent

02 décembre 2016

Délit d'entrave à la Vie : Notre gouvernement coupable de délivrer de fausses informations sur l'IVG !

De Choisir la vie :

"Hier, jeudi 1er décembre, l’Assemblée Nationale avec un hémicycle quasiment vide, il faut le souligner, a adopté la scandaleuse proposition de loi socialiste instituant un délit d’entrave « numérique » à l’IVG.

Suite à l’adoption de deux amendements, il est désormais prévu de punir de deux ans de prison et de 30 000 euros d’amende (rien que ça!) « le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher de pratiquer ou de s'informer sur une interruption de grossesse » par « tout moyen », « y compris en diffusant ou en transmettant par voie électronique ou en ligne, des allégations, indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse »

Ce texte, qui a fait l’objet de vives critiques de l’opposition va donc être maintenant étudié au Sénat le 7 décembre.

Choisir la Vie salue les quelques députés qui ont combattu courageusement durant de nombreuses heures cette proposition de loi et n'hésite pas à accuser directement le gouvernement de désinformation. 

Non seulement celui-ci tente de faire taire tous ceux qui ont une voix différente de la sienne (les libertés d’expression et d’opinion sont en ce sens gravement atteintes) mais il ose également fournir lui-même des informations volontairement erronées sur l’IVG sur son propre site gouvernemental. Pour exemple, ce site ose affirmer, d’une manière péremptoire frôlant l’idéologie et sans s’appuyer sur aucune étude (les femmes sont-elles pour notre gouvernement assez idiotes ou crédules  pour ne pas comprendre les études scientifiques et prendre tout ce qu’on leur dit pour argent comptant ? ) , qu’il « n y a absolument aucune conséquence psychologique à court ou à long terme suite à une IVG »,  et que « ce soit par la méthode médicamenteuse ou chirurgicale, il n y a pas de risques de stérilité. Bien au contraire la fertilité revient assez rapidement ».

Soulignons également que la technique chirurgicale est décrite comme une technique qui consiste en une aspiration de l’"œuf". Ce terme d’œuf est scientifiquement faux puisqu’à partir de 6 semaines, il s’agit bel et bien d’un embryon.

Pourquoi cacher la vérité si ce n’est vouloir inciter les femmes à avorter en leur cachant volontairement la réalité de l’avortement et ses conséquences ?

Choisir la Vie, loin de baisser les armes face à ce gouvernement devenu de plus en plus totalitaire, continue de mener sa campagne contre la désinformation gouvernementale et  pour le droit de Choisir la Vie et invite ses adhérents à continuer de se mobiliser par tous les moyens.

Cécile EDEL, présidente de Choisir la Vie"

Posté le 2 décembre 2016 à 18h54 par Michel Janva | Lien permanent

La gauche a perdu l’hégémonie intellectuelle

C'est ce que déclare Jean Sévillia à Philippe Maxence, directeur de L'Homme Nouveau :

H

"[...] Même si vous admettez comme leurs adversaires que les « néoréacs » se font de plus en plus entendre, vous estimez pourtant que « l’orientation et les conditions du débat d’idées, en France, ne sont pas substantiellement modifiées ». Pensez-vous réellement que le « sinistrisme » mis en évidence par Albert Thibaudet sous la IIIe République est encore vraiment à l’œuvre ?

Il faut distinguer deux niveaux. Pour ce qui est de la production d’idées et du positionnement idéologique et politique des intellectuels de premier plan, il est vrai que la gauche a perdu l’hégémonie qu’elle exerçait dans ce domaine. Si l’on considère, par exemple parmi les philosophes, ceux dont les livres remportent de vrais succès de librairie, on trouve Alain Finkielkraut, qui était de gauche il y a trente ans mais qui passe aujourd’hui pour réactionnaire, Michel Onfray, qui est malheureusement athée et qui continue de se dire de gauche alors que toute sa pensée va à l’encontre des principes de la gauche, ou Fabrice Hadjadj ou François-Xavier Bellamy, qui sont des catholiques de droite. Je ne prétends certes pas qu’il n’y a plus de philosophes de gauche, mais ils se taisent ou ne sont plus écoutés. Mais quand ils publient un livre, Alain Finkielkraut ou Michel Onfray, pour n’évoquer qu’eux, subissent un tir de barrage médiatique qui vise à déconsidérer leur personne et à délégitimer leurs propos parce qu’ils vont à contre-courant du politiquement correct. Et c’est ici que nous trouvons le deuxième niveau qui me fait dire que les conditions du débat d’idées ne se sont pas substantiellement modifiées en France depuis trente ans. Car le monde médiatique, tout comme le monde de l’enseignement, sont deux secteurs de la société française qui sont massivement orientés politiquement, et où l’hégémonie de la gauche n’a pas reculé d’un centimètre. Or tous les Français passent par l’école, le collège, le lycée ou l’université, et tous regardent la télévision et écoutent la radio. L’enseignement et les médias restent par conséquent deux filtres idéologiques dont l’influence est énorme sur le commun des mortels, même si les autres y échappent par les écoles entièrement libres et les médias alternatifs.

Qu’est-ce qui caractérise cette hégémonie de la gauche ?

Une grande intolérance, liée à la certitude d’appartenir au camp du Bien. Pour des raisons historiques, mais aussi philosophiques, il y a quelque chose d’hérité du messianisme révolutionnaire dans la doxa actuelle : la volonté de briser le vieux monde, celui de notre histoire religieuse et nationale, de créer un homme nouveau libéré des anciennes identités vues comme un carcan, que ce soit les dogmes, les frontières ou les rôles sexuels traditionnels. Cette intolérance est d’une grande violence conceptuelle, sociale, symbolique et parfois juridique quand elle va jusqu’à recourir aux tribunaux pour faire régner sa police de la pensée. Quand elle s’exerce avec l’effet d’accélération que produit la machine médiatique, cela peut donner des séquences de manipulation des esprits sidérantes. La dernière en date, au moment où vous m’interrogez, c’est la façon dont, au lendemain du premier tour de la primaire de la droite, le système médiatique a dépeint François Fillon en réactionnaire clérical, ce qui fait sourire quand on connaît son positionnement réel. [...]"

Posté le 2 décembre 2016 à 16h30 par Michel Janva | Lien permanent

Emile Duport : "C'est nous qui devrions nous appeler les pro-choix !"


Emile Duport : "C'est nous qui devrions nous... par bvoltaire

Posté le 2 décembre 2016 à 08h33 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : Ne laissez pas un État totalitaire penser à votre place

Jeudi 1er décembre, des jeunes de SOS Tout-Petits étaient rassemblés devant la fontaine des Innocents, au cœur du quartier du Marais à Paris, pour dénoncer l’aberrante proposition de loi discutée à l'Assemblée nationale, sous le nom de « délit d'entrave numérique à l'avortement », et dont l'objectif réel, est de censurer sur Internet les opposants à l'avortement !

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Dans notre pays qui se dit le défenseur des droits de l'Homme et de la liberté d'expression, nous assistons à la mise en place d'une véritable police de la pensée unique caractéristique des régimes les plus totalitaires ! Alors que chaque année en France 220 000 enfants ne verront jamais le jour, il est capital de rappeler que l'avortement est - et restera toujours - un drame, autant pour l'enfant avorté, que pour ses parents, auxquels on veut même aujourd'hui interdire d'exprimer leur souffrance !

Le gouvernement doit savoir que nous ne sommes pas prêts à nous taire, ni sur Internet, ni ailleurs ; que nous ne cesseront jamais de donner une voix à ceux qui n'en ont pas, à ceux qui n'en auront jamais à cause de la volonté complice des élites qui ont déjà sur leurs mains le sang de ces innocents. Car nous ne sommes pas dupes : ce n'est pas une coïncidence si, plutôt que de s'occuper des problèmes qui le concernent, le gouvernement s'acharne à lutter contre la vie humaine, jusqu'à vouloir censurer toute critique de l'avortement; mais c'est plutôt la preuve d'une volonté avouée de promouvoir l'avortement à tout prix, sous la pression des puissances financières à l'idéologie pro-mort !

Malgré la loi, nous continuerons à crier, à crier la vérité sur le drame qu'est l'avortement, à dire à toutes les futures mamans de France que tuer l'enfant qui est en elle ne sera jamais une solution, et que recevoir la vie est un don qu'il faut protéger et défendre !

Hier, tenter de dissuader une femme d'avorter était puni de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Aujourd'hui, on veut élargir cette peine à Internet, on veut taire à tout prix la souffrance des femmes. Alors quoi ? Demain, le simple fait de se poser des questions vis à vis de l'avortement nous enverra aussi en prison ? Intéressez-vous à cette question ! Ne laissez pas un État totalitaire penser à votre place ! Ne vous laissez pas guider par la fatalité, rejoignez notre combat pour la Vie !

Posté le 2 décembre 2016 à 08h11 par Michel Janva | Lien permanent

01 décembre 2016

Avortement : Trop de femmes ont souffert de ne pas savoir, et donc de ne pas choisir

Tribune de la jeunesse en marche dans Valeurs Actuelles :

"[...] L’objectif est bien idéologique et nous, cette génération pour qui l’IVG devrait être une évidence indiscutable, voudrions prendre le problème différemment : par les femmes. Le débat n’est plus idéologique lorsque l’IVG touche une soeur, une femme, une fille ou une mère… Il devient très concret, et parfois très blessant. Alain Juppé rappelait lors du dernier débat, en successeur fidèle de Simone Veil, que l’avortement était « toujours un drame ». Et c’est bien parce que nous le considérons comme tel que nous posons la question : n’est-il pas de notre devoir de tout faire, toujours, pour l’éviter ?

Le gouvernement a cru bon, ces deux dernières années, de supprimer le notion de détresse, puis de rendre facultatif le délai de réflexion, avant d’étendre, et c’est sa dernière mesure, le « délit d’entrave à l’avortement » au domaine numérique. Le texte est clair, il vise à condamner les sites internet accusés d’ « induire délibérément en erreur, intimider et/ou exercer des pressions psychologiques ou morales afin de dissuader de recourir à l’IVG. » Sauf que les sites cités par le ministre de la Santé Marisol Touraine ne veulent ni intimider, ni culpabiliser : ils veulent éclairer des consciences qui ont un choix particulièrement difficile à faire. Dire ce qu’est l’IVG peut en effet être dissuasif, mais c’est avant tout la réalité de ce que ces femmes s’apprêtent à faire. Le débat est donc bien celui de la liberté bien plus que celui de l’IVG lui-même.

Trop de femmes ont souffert de ne pas savoir, et donc de ne pas choisir. L’interruption de grossesse n’a pas été volontaire, justement, dans bien des cas. Les forums de discussions regorgent de témoignages d’une profonde tristesse… Nous refusons de nous résoudre à voir pleurer des femmes qui auraient aimé faire autrement si elles avaient su, si elles avaient trouvé la force, si on les avait aidé à se défaire de la pression de leur entourage, si… quelqu’un avait été là, tout simplement.

Le droit international impose de penser une réduction du nombre d’avortements et seule la France n'y parvient pas en Europe. Dans notre pays, chaque année, il y a encore et toujours 220.000 avortements ! Peut-on raisonnablement continuer à hurler au fascisme sur ceux qui se contentent  de proposer des alternatives ? Il n’y a pas de sens progressiste de l’histoire qui tienne en face d’histoires particulières de femmes parfois profondément blessées qui se multiplient. [...]

Faut-il que ce soit nous qui rappelions l’article 11 de la déclaration universelle des Droits de l’Homme : « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinion et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

Quoi que vous choisissiez de faire et quand bien même les députés voteraient cette loi, nous l’affirmons : nous continuerons à parler malgré les risques parce que nous refusons cette énième restriction de nos libertés."

Léopoldine Chambon, journaliste
Axel Rockvam, fondateur des "Veilleurs"
Emile Duport, CEO de Newsoul, porte-parole des "Survivants"
Vivien Hoch, comité "Défense Vie"
Charles de Meyer, directeur de cabinet de la mairie d'Orange
Arthur du Tertre
Gonzague de Chantérac, attaché parlementaire et chargé d'enseignement en Droit constitutionnel
Samuel Lafont, consultant en (stratégie de) communication
Charlotte d'Ornellas, journaliste
Audrey Levavasseur, collaboratrice parlementaire et déléguée générale adjointe du PCD

Posté le 1 décembre 2016 à 19h16 par Michel Janva | Lien permanent

Les amendements pour supprimer le délit d'entrave numérique à l'avortement tous rejetés

Par 35 voix face à 15 courageux députés seulement (cliquer sur l'image):

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Posté le 1 décembre 2016 à 18h51 par Michel Janva | Lien permanent

Entrave numérique : un précédent inacceptable pour les libertés

La Quadrature du Net, spécialisé dans les libertés sur internet, dénonce la proposition socialiste :

C"[...] Cette proposition de loi peut être découpée en deux parties distinctes.

La première concerne la notion de pression psychologique sur les femmes et leur entourage en matière d'IVG.

La notion de pression psychologique sur les femmes et leur entourage devrait être interprétée strictement, c'est-à-dire par « communication directe adressée aux femmes ou leur entourage pour faire pression sur elles de façon à les dissuader de recourir à l'avortement ». La volonté d'y inclure ce qui relève de la mise à disposition de contenus sur Internet dont l'accès est volontaire de la part de l'utilisateur risque de rendre la notion de pression psychologique bien trop extensible et, appliquée éventuellement dans l'avenir à d'autres opinions, de devenir une source de dérives importante.

L'autre aspect de la loi concerne la lutte contre les pratiques de désinformation, notamment sur Internet, induisant intentionnellement en erreur.

L'inclusion de la simple publication de contenus dans le délit d'entrave numérique créerait un précédent d'atteinte à la liberté d'opinion et d'expression inacceptable. Le fait que la visibilité de ces contenus soit excessive ne peut être corrigé par la création d'un délit, mais relève de la mobilisation positive sur Internet en faveur des droits, ou de la lutte contre la position dominante de moteurs de recherche et la façon dont ils en abusent. La création d'un délit pour mise à disposition de contenus, fussent-ils douteux, écoeurants ou opposés à la liberté de choix des personnes, porte indiscutablement atteinte à la liberté d'expression. Or, cette dernière n'est pas faite uniquement pour ceux avec qui nous sommes d'accord.

Devant cette proposition de loi qui part d'une intention louable (faire respecter le droit à l'IVG et l'information qui y est liée) mais qui cherche à masquer le manque d'implication du gouvernement et des pouvoirs publics dans la protection des droits des femmes, La Quadrature du Net ne peut que marquer son opposition à l'argumentation juridique employée qui porte atteinte à d'autres droits fondamentaux que sont la liberté d'expression et d'opinion. Il serait souhaitable que les pouvoirs public renforcent leur soutien et leur implication dans les structures travaillant avec et pour les personnes ayant recours à l'IVG, afin de combattre les atteintes portées aux droits des femmes et des autres minorités. Ce serait probablement plus utile que de créer un nouveau délit porteur dans son fondement de problèmes juridiques et d'atteinte aux droits très lourds, d'autant qu'il existe un arsenal législatif (abus de position de faiblesse ou de situation d'ignorance, article 223-15-2 du code pénal … ) largement suffisant mais malheureusement sous-utilisé."

Posté le 1 décembre 2016 à 16h43 par Michel Janva | Lien permanent

La fondatrice d’ivg.net s'explique sur son action

En février dernier, le site le Rouge et le Noir donnait la parole à Marie Philippe, fondatrice d'un des sites visés par la loi liberticide du gouvernement, ivg.net :

Le gouvernement dénonce votre site avec un acharnement surprenant, comment l’expliquez-vous ?

Il est difficile d’expliquer rationnellement cette hargne contre nous. Que faisons-nous exactement ? Nous donnons une information très complète sur les conséquences de l’avortement aux femmes tentées d’y recourir, de ses risques physiques et psychologiques. Cela peut conduire effectivement à dissuader des femmes tentées par l’IVG. Ne devrions-nous pas au contraire être encouragés ? Mais non ! Car l’idéologie prime chez nos gouvernants. Ils veulent imposer leur conception dévoyée de la femme, de son rôle dans la société, de la maternité et de la dignité de la personne humaine. L’homme doit pouvoir jouir le plus possible de la vie et de son corps, et cela sans entrave. Un seul bémol émis dans ce beau concert libertaire n’est pas admissible.

Le gouvernement est allé jusqu’à payer pour améliorer le référencement du site gouvernemental et à appeler les internautes à cliquer pour l’y aider. Le discours public sur l’avortement est-elle devenue la chasse gardée du gouvernement ?

Il y a un discours officiel qui n’aime pas la contradiction. Il y a en fait une véritable remise en cause des véritables droits de la femme. En particulier, celui de ne pas recevoir d’incitations ou de pressions à réaliser un avortement. Jusqu’en 2001, « l’incitation à l’avortement » n’était pas admissible et était même punissable pénalement. L’article L. 647 du code de la Santé Publique disposait, dans son deuxième alinéa, qu’étaient susceptibles de poursuites pénales (avec peine d’emprisonnement de deux mois à deux ans), ceux qui, sauf dans les publications réservées aux médecins et aux pharmaciens, auront « fait de la propagande ou de la publicité directe ou indirecte » pour des établissements pratiquant l’avortement ou pour des « médicaments, produits et méthodes » permettant une interruption volontaire de grossesse. Dans ce même article, était pénalement répréhensible le fait de provoquer - d’inciter - une femme à avorter, et ce, même dans les conditions légales.

De répréhensible pénalement et moralement, cette incitation est aujourd’hui complètement admise et passée dans les mœurs. Elle est courante et complètement impunie depuis que la loi Aubry du 4 juillet 2001 a supprimé purement et simplement cette frêle barrière de protection de la femme.

Vous cherchez à faire connaitre aux femmes en détresse les autres solutions possibles à leur situation et notamment les aides dont elles pourraient bénéficier si elles décidaient de garder leur enfant. Est ce votre spécificité par rapport au site gouvernemental ou au planning familial ?

Pour les tenants de la culture de Mort, la femme, dès qu’elle envisage un avortement, doit avoir le choix entre faire une IVG par aspiration ou une IVG par médicament. Nous, nous disons clairement aux femmes qu’elles ont le choix. En particulier celui de ne pas faire d’avortement. Nous leur donnons des raisons de croire en l’avenir et de voir au delà du court terme, des difficultés du moment. Nous mettons en avant la beauté de la maternité et ses joies attendues. Nous abordons les aspects psychologiques. Nous écoutons toutes les détresses. Nous savons combien sont fréquentes les pressions exercées par les parents, le conjoint, le « petit ami ». En fait la femme actuelle subit une nouvelle domination masculine qui est effroyable. La femme est devenue un objet à qui le « copain » et la société impose une nouvelle norme comportementale. La cellule familiale traditionnelle unie par les liens protecteurs du mariage est attaquée. La société conditionnée par les lois et les gouvernements démissionnaires ou idéologues ne veut plus exercer le rôle protecteur qu’elle doit avoir vis-à-vis de l’enfant né ou a naître comme vis-à-vis de la mère de famille ou de la future mère même célibataire.

Comment expliquez-vous que le financement public des structures permettant aux femmes de garder leur enfant ou de le mettre à l’adoption soit dérisoire voir inexistant ?

L’avortement est devenu une solution simple et peu coûteuse face aux problèmes sociaux ou à la question du handicap de l’enfant à naître. Une mère célibataire est coûteuse. Un enfant handicapé encore plus. L’ivg médicamenteuse (si elle se passe bien…) coûte un peu plus de 200 euros. Aussi on ne doit plus s’étonner de voir cette pression morale qui est exercée des qu’il y a un « risque » pour la santé de l’enfant à naître. Aujourd’hui l’avortement est encouragé officiellement par le gouvernement comme en témoigne la « promotion » qui est faite au moyen du site qui lui est consacré - « ivg.gouv.fr » - où n’y figure pas la moindre mise en garde. Bien au contraire, on adhère au registre de la « déculpabilisation ». On y relève surtout des contre-vérités symptomatiques d’un parti pris anormal pour un organisme public comme celle en particulier qui consiste à dire que l’ivg médicamenteuse, comme celle de l’ivg chirurgicale, consiste à « expulser l’œuf ». Nulle part sur ce site on ne parle d’embryon alors qu’il s’agit du terme scientifique et médical approprié qui devrait être utilisé dans un site gouvernemental élaboré par le Ministère de la Santé ! Une entreprise privée dans un tel cas serait sans doute passible de poursuites pour « publicité mensongère  (...)"

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Posté le 1 décembre 2016 à 08h38 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Journée de deuil pour la liberté

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Posté le 1 décembre 2016 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent

Jean-Frédéric Poisson face à Laurence Rossignol sur BFM

Posté le 1 décembre 2016 à 05h56 par Philippe Carhon | Lien permanent

30 novembre 2016

Avortement : c'est le gouvernement qui désinforme gravement

Tribune de Jean-Marie Le Méné dans Valeurs Actuelles :

"Le nouveau délit d’entrave à l’IVG que le Gouvernement veut imposer « en procédure accélérée », discuté à l’Assemblée Nationale jeudi 1er décembre, part du postulat que certains sites diffusent des informations faussées dans un but dissuasif. D’où l’idée dorénavant répandue que tenter de dissuader de l’avortement serait par principe induire les femmes en erreur et donc serait systématiquement condamnable. En revanche, une information - celle du gouvernement ou du Planning par exemple – qui est clairement de nature incitative, est présumée juste.

C’est tout de même un peu facile. Malheureusement pour le gouvernement, le raisonnement ne tient pas. Il suffit de se reporter au site du ministère de la Santé qui décrit les IVG instrumentale et médicamenteuse. La description de l’IVG instrumentale se limite à “une aspiration de l’œuf” qui sera suivie d’un contrôle permettant de s’assurer qu’il ne reste pas de “fragments de grossesse” (sic). La grossesse devient un OVNI susceptible d’exploser… en laissant des “fragments de grossesse” !

De qui se moque-t-on ? Est-ce cela le modèle d’information responsable d’un site public qui s’érige en parangon de vertu ? Quant à la description de l’IVG médicamenteuse, elle est encore plus lapidaire : “la méthode consiste à prendre deux médicaments différents (comprimés) puis à vérifier que la grossesse est bien interrompue”. Abracadabra ! Même dans le dictionnaire on en apprend davantage.

Pas une seule fois, les termes d’embryon et de fœtus ne sont utilisés, ni ceux qui indiquent qu’on supprime des vies humaines, ce qui n’est pas rien. Les mots aussi sont avortés. Le fait de renoncer volontairement au vocabulaire dédié, mal nommer les choses, contribue au malheur des femmes qui découvrent trop tard qu’elles doivent faire un deuil. Et comme, dans la vraie vie, on ne fait pas le deuil d’un “fragment de grossesse” mais d’un enfant, la chute est d’autant plus rude.

La réalité est autre. Ce qui est dissuasif de l’avortement, ce n’est pas l’information fausse, c’est l’information juste. Une information objective sur l’avortement – capable de nommer les choses – est par nature et à juste titre dissuasive. Dire “on va aspirer un œuf” ou “on va détruire l’embryon ou le fœtus que vous portez” n’a pas du tout le même sens et peut ne pas entraîner les mêmes conséquences pour une femme, un couple, une famille, la société tout entière.

La formulation la plus proche de la réalité est la seconde mais elle est dissuasive par construction. Naturellement, les militants des “illégalités fécondes” n’en veulent pas. Or ce sont eux qui tiennent le haut du pavé idéologique depuis 40 ans et cela quelle que soit la majorité au pouvoir. Ce faisant, ce sont eux qui désinforment.

Manquait une clé de voute, un dispositif qui empêche quiconque de lever un coin du voile, de dénoncer “le mensonge qui tue” selon le mot de l’historien Pierre Chaunu. Voilà qui est chose faite. Les grands procès de Moscou sont de retour pour ceux qui oseraient se mettre au service de la vérité. Qu’ils tentent de proposer une alternative à un acte de mort et on opposera les hommes à leurs femmes, les enfants à leurs parents, les élèves à leurs maîtres, les patients à leurs médecins, les ouailles à leurs pasteurs.

Comme dans le film Casablanca, on arrêtera les “suspects habituels”. D’ailleurs le Camp du Bien les a nommément désignés avant le vote de la loi. Tel est le triomphe du droit et la défaite de la justice. Une politique de santé digne de ce nom s’honorerait de rechercher comment faire baisser le nombre d’avortements qui est scandaleusement deux fois plus élevé en France qu’en Allemagne. Cette action courageuse, qui est un vrai service à rendre à nos concitoyens, attendra des jours meilleurs. Ils ne sauraient tarder."

Posté le 30 novembre 2016 à 19h03 par Michel Janva | Lien permanent

Délire d'entrave : La Marche pour la vie interpelle François Fillon

Communiqué de la Marche pour la vie :

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"L’Assemblée nationale examine ce jeudi 1er décembre une proposition de loi socialiste portée par la Ministre des familles Laurence Rossignol, visant à créer un délit d’entrave « numérique » à l’Interruption Volontaire de Grossesse. Toute voix discordante à l’avortement sur les réseaux sociaux et sur le web, parce qu’elle tiendrait des allégations ou indications de nature dissuasive, sera désormais passible de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 € d’amende.

Ce projet de loi porte une nouvelle atteinte d’une gravité exceptionnelle à deux libertés fondamentales :

  • la liberté d'expression garantie par l’article 11 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme », et par l’article 10 de la convention européenne des droits de l’homme « Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques » ;
  • la liberté d’opinion, principe à valeur constitutionnelle, garantie par l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et de Citoyen de 1789, «nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses », l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions», et  l’article 4 de la Constitution de 1958, « la loi garantit les expressions pluralistes des opinions »,

Hasard du calendrier, cette loi est examinée à la veille des obsèques de Fidel Castro, dont nombres d’opposants ont été emprisonnés et exécutés pendant des dizaines d’années à Cuba pour avoir défendu leur liberté d’expression et d’opinion.

Il est évident que le texte vise ceux qui informent objectivement sur les conséquences de l’avortement et ne concerne d’aucune manière ceux qui viennent faire la promotion de l’IVG.

La Marche Pour la Vie demande à tous les députés de la nation, et plus particulièrement à François Fillon, député de Paris, désigné par la Primaire de la Droite et du Centre candidat à l’élection présidentielle, de s’opposer fermement et solennellement en séance à cette censure inacceptable des libertés d’expression et d’opinion de tous ceux (particuliers, associations, religieux, politiques, etc...) qui s’expriment sur l’IVG.

Elle appelle tous les français à s’ériger contre cette folie liberticide du gouvernement dirigée contre les femmes et l’enfant qu’elles portent en rejoignant sa grande manifestation le dimanche 22 janvier 2017 à Paris."

Posté le 30 novembre 2016 à 15h40 par Michel Janva | Lien permanent

"Croyons-nous nos arguments si faibles qu’il faille interdire ceux de nos adversaires ?"

Même Charlie Hebdo s'oppose au projet de loi liberticide du gouvernement sur le délit d'entrave numérique à l'avortement :

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Posté le 30 novembre 2016 à 14h50 par Philippe Carhon | Lien permanent

Sens Commun interpelle le gouvernement sur le délit d'entrave numérique à l'avortement

Extrait d'une tribune de Madeleine de Jessey, porte-parole de Sens Commun :

Maxresdefault"(...) Les députés devront se prononcer jeudi prochain sur proposition de loi visant à «l'extension du délit d'entrave contre l'interruption volontaire de grossesse» afin de rendre illégaux les «sites anti-IVG».

Cette qualification de «sites anti-IVG», reprise sans le moindre discernement par les principaux médias, est pourtant loin d'être neutre: c'est même l'arme la plus habile de Laurence Rossignol et de ses satellites. L'expression suggère en effet que ces sites seraient hostiles à la loi Veil et s'efforceraient d'entraver le droit à l'avortement. Mais qu'en est-il vraiment? Considérons les adresses que la ministre accuse des maux présentés plus haut: ivg.net, sosbebe.org, Testpositif, ParlerdemonivgAucune ne conteste le recours à l'avortement. Comme l'observait fin septembre Dominique Reynié, professeur à Sciences po, dans une tribune remarquable d'objectivité, «sauf procès d'intention, on ne trouve pas sur les sites pointés une hostilité au droit à l'IVG ; aucune apologie de l'entrave à l'IVG, laquelle serait inacceptable» ; de fait, leur objectif est moins de dissuader les femmes d'avorter que de leur permettre de poser un choix libre qui ne génère pas de regrets, notamment en leur fournissant une information que le site officiel du gouvernement se refuse obstinément à apporter sur les conséquences d'une IVG et les alternatives à l'avortement, au cas où la jeune femme hésiterait à garder son bébé, comme c'est souvent le cas. Pour poser un choix libre, encore faut-il pouvoir initier une démarche de réflexion, de recul, de discernement ; ce que ces sites permettaient de faire, en complément salutaire du site officiel du gouvernement. Mais voilà: le gouvernement ne tolère pas qu'on puisse peser autre chose que le pour, de sorte que les intéressées n'auront bientôt plus ni liberté, ni droit à l'information. Ou comment maintenir les femmes dans une minorité dont on prétendait pourtant les extraire.

Bien plus, la disposition prévue par ce nouveau texte de loi assimile le fait d'exprimer son opposition à l'IVG au fait d'empêcher physiquement une femme d'accéder à un établissement pratiquant une IVG, comme si la liberté d'expression d'une personne entravait la liberté physique d'une autre. En dehors de son caractère liberticide, le sophisme grossier sur lequel s'articule l'extension du délit d'entrave revient donc à considérer la femme comme un être mineur, incapable de réfléchir par elle-même, de se forger sa propre opinion ou de prendre de distance vis-à-vis du contenu d'un site web.

Logo-sens-communC'est la désinformation sur l'avortement qu'il s'agit de condamner à travers ce délit d'entrave, nous rétorque-t-on. Mais de quelle désinformation parle-t-on? Est-ce désinformer les femmes que de parler des conséquences éventuellement lourdes d'une IVG en publiant les témoignages de jeunes femmes qui en ont fait les frais? Oui, nous dit le gouvernement, qui affirme péremptoirement sur son site web qu'«il n'y a pas de syndrome post-traumatique qui persisterait à distance, plusieurs années après un avortement.» Ou comment fermer les yeux sur la souffrance de milliers de femmes qui ont eu le mauvais goût de vivre une tout autre expérience.

Est-ce désinformer les femmes, par ailleurs, que de les alerter sur les éventuelles séquelles d'une IVG sur leur fécondité? Oui, nous dit le gouvernement, qui affirme tout aussi péremptoirement sur son site: «Que ce soit par la méthode médicamenteuse ou chirurgicale, il n'y a pas de risque de stérilité. Bien au contraire, la fertilité revient assez rapidement.» Au diable les études internationales qui établissent que les femmes ayant des antécédents d'avortement sont face à un risque 2,3 fois plus élevé d'avoir un cancer du col utérin , et que l'endométrite est bel et bien un risque post-abortif, surtout pour les adolescentes, qui sont 2,5 fois plus susceptibles d'avoir une endométrite après une IVG que les femmes de 20-29 ans!

Est-ce désinformer les internautes, enfin, que de réaffirmer leur droit de décider par elles-mêmes et de résister aux pressions psychologiques ou physiques de leur famille, belle-famille, employeur ou conjoint dont elles sont encore trop souvent victimes? (...) Si le gouvernement s'active avec une persévérance proche du fanatisme contre des entraves qui n'en sont pas, que fait-il pour protéger les femmes de ces situations de harcèlement qui se multiplient partout en France? La vérité, c'est qu'à force d'avoir voulu ériger l'avortement en un droit fondamental et sacrosaint, les ayatollahs de l'IVG, loin d'avoir libéré la femme, l'ont soumise à des pressions et à une rétention d'information qui la dépossèdent progressivement de toute liberté de choix.

Au terme de ces observations, qu'on pardonne à la pauvre femme que je suis d'avoir eu l'audace de raisonner sur un sujet qu'il eût été plus simple, sans doute, de résumer suivant les termes du gouvernement:

La Réflexion, c'est l'Esclavage. La Libre Expression, c'est l'Entrave. L'Avortement, c'est le Chemin."

Posté le 30 novembre 2016 à 05h21 par Philippe Carhon | Lien permanent

29 novembre 2016

« Castro est mort mais des groupies reprennent ses bonnes vieilles méthodes de censure de la liberté d'expression »

C'est ce que déclare Marion Maréchal Le Pen à propos du délit d'entrave à l'avortement.

Jean-Frédéric Poisson ajoute de son côté :

«Au moment du vote de l'état d'urgence, j'avais proposé un amendement sur la suppression des sites djihadistes, qui avait été retoqué. On voit bien là la hiérarchie des maux révélatrice de la mentalité socialiste». «Si le gouvernement faisait un travail réel d'information sur les conséquences réelles de l'IVG, les associations n'éprouveraient pas le besoin de le faire».

Hervé Mariton commente :

«ce dispositif de la gauche qui s'appuie sur l'idée de pressions psychologiques est périlleux pour les libertés publiques.» «Comment définir le périmètre de ces pressions sans tomber dans la police de l'opinion?». «En matière d'IVG, la loi Veil est un point d'équilibre. Toute la loi Veil, rien que la loi Veil», estime le député qui pense que tout changement constituerait une dérive.

Jacques Bompard a déposé lui plus de 50 amendements sur le délit d'entrave numérique dans lequel il voit une «promotion de la culture de mort». Il ne se contente pas d'en demander la suppression, mais propose un amendement pour obliger «les sites faisant ouvertement l'apologie de l'avortement» «d'insérer un onglet indiquant les dangers que peut engendrer l'avortement» ainsi que la création d'un «délit d'incitation à l'avortement».

Posté le 29 novembre 2016 à 19h44 par Michel Janva | Lien permanent

28 novembre 2016

Délit d'entrave à l'avortement : écrivez aux parlementaires

Posté le 28 novembre 2016 à 15h39 par Michel Janva | Lien permanent

26 novembre 2016

Avortement et censure sur internet : ça commence

Capture d’écran 2016-11-26 à 13.04.22La proposition de loi liberticide n'est pas encore passée que Facebook fait du zèle : la page Facebook « IVG vous hésitez, venez en parler » vient d’être fermée. Cette page, qui compte plus de 40.000 likes, publie de très nombreux témoignages de femmes confrontées à l’IVG.

Aucune explication n’a été donnée aux initiateurs de cette page, le site www.ivg.net.

Hier, la responsable de cette page était auditionnée par la député Catherine Coutelle, militante de l’avortement et rapporteur de la loi visant à réprimer les discours visant à dissuader de recourir à l’avortement. Durant l’audition, à laquelle Me Claire de La Hougue et Grégor Puppinck, de l'ECLJ, ont participé, il a justement été question du succès de cette page facebook.

Posté le 26 novembre 2016 à 13h05 par Michel Janva | Lien permanent

25 novembre 2016

Atteinte à la liberté d'expression sur l'avortement : l’absence d’argument des "idéologues de l’IVG"

Communiqué de l'ECJL :

Capture d’écran 2016-11-25 à 19.25.03"Hier, Me Claire de La Hougue et Grégor Puppinck, de l’ECLJ, ont été auditionnés à l'Assemblée par Mme Catherine Coutelle, député rapporteur de la proposition de loi réprimant la liberté d’expression en matière d'avortement qui sera votée le 1er décembre. Cette député, qui est aussi à l’origine de la « Résolution visant à réaffirmer le droit fondamental à l’IVG », est apparue particulièrement fermée et marquée par une conception désincarnée de l’avortement, comme si mettre fin à une grossesse était une liberté abstraite.

Cette confrontation a révélé une nouvelle fois l’absence d’argument des "idéologues de l’IVG" et nous renforce dans notre conviction qu’il est possible de faire évoluer la société vers une compréhension plus humaine et réaliste du drame de l’avortement et ainsi d’en réduire fortement le recours en France. Cela suppose de ne plus faire de l’avortement un « dogme de la République ».

De nombreux pays européens et les États-Unis sont parvenus à réduire très fortement le recours à l'avortement ; cela doit aussi être possible en France.

Pour soutenir ce changement de perspective, l’ECLJ a rédigé pour vous et pour les responsables politiques l’ouvrage "Droit et prévention de l'avortement en Europe", mais aussi un « Rapport pour une politique de prévention de l’avortement » (téléchargeable, 50 pages) et un résumé du livre (téléchargeable, 10 pages). Nous vous invitons à prendre le temps de lire l’un de ces documents et à les partager autour de vous, en particulier avec des élus et des jeunes gens.

Profitant de cette période électorale, nous vous invitons aussi à lire, à signer et à partager « l’Appel à une politique de prévention de l'avortement» (1 page) afin de prouver votre volonté de lutter contre le fléau de l’avortement."

Voici ce qui a été adopté en commission (si je lis bien, on a le droit d'induire intentionnellement en erreur, mais uniquement si c'est pour inciter à l'avortement)  :

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Posté le 25 novembre 2016 à 19h27 par Michel Janva | Lien permanent

24 novembre 2016

Face au "délit d'entrave numérique", défendez la liberté d'expression

A l'heure où l'on tente de bâillonner toutes les initiatives et les sites des défenseurs de la vie qui osent proposer des alternatives à l'avortement à toutes celles qui hésitent à choisir la vie, Choisir la Vie lance une grande campagne d'affichage en réponse au délit d'entrave dont la proposition de loi sera examinée dès le 1er décembre à l’assemblée.

Affiches, autocollants sont disponibles sur simple demande à info@choisirlavie.fr

CLV-Campagne_InfoIVG

Posté le 24 novembre 2016 à 12h09 par Michel Janva | Lien permanent

23 novembre 2016

Délit d'entrave numérique à l'avortement : Ecrivez aux candidats

Posté le 23 novembre 2016 à 15h44 par Michel Janva | Lien permanent

La vérité sur le prétendu délit d'entrave à l'IVG

Posté le 23 novembre 2016 à 15h42 par Michel Janva | Lien permanent

Censure de l’information sur l'avortement: la Fondation Jérôme Lejeune interpelle

Communiqué de la Fondation :

F"L’Assemblée nationale examine ce mercredi 23 novembre une proposition de loi (PPL) du groupe socialiste visant à créer un délit censurant l’information sur l’avortement (intitulé «délit d’entrave à l’IVG»).

Ce texte poursuit l’acharnement déployé depuis 5 ans pour faire passer l’avortement d’une exception de santé publique à un droit fondamental. Il est liberticide et manifeste l’ignorance des responsables politiques sur la réalité de l’avortement.

C’est pourquoi la Fondation Jérôme Lejeune les interpelle via les réseaux sociaux, du débat en commission qui a lieu ce matin, jusqu’au débat en séance publique (jeudi 1er décembre).

1) Une information objective sur l’avortement est par nature dissuasive

La création d’un délit censurant l’information sur l’IVG montre l’ignorance de la réalité de l’avortement et du type d’information qui en découle.

Une information objective sur l’avortement est par nature dissuasive, compte-tenu de la réalité de l’avortement. L’avortement est la suppression volontaire d’un être humain avant sa naissance. Cette réalité est violente.

Les sites qui promeuvent le développement de l’avortement en France omettent d’évoquer l’être humain qui est supprimé. Ils oublient aussi de présenter les alternatives qui peuvent aider les femmes enceintes en difficulté.

2) L’avortement n’est qu’une dérogation, il n’a jamais été un droit

La création d’un délit censurant l’information sur l’IVG coexiste avec la revendication de faire passer l’avortement pour un droit fondamental.

Or sur l’enjeu débattu, le seul droit existant est le « droit à la vie » (Article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme) et le seul droit consacré est le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie (Article 16-1 du code civil).

L’avortement est une exception et par construction ne peut pas être un droit.

3) Cette mesure se retournera contre les femmes

Pour Jean-Marie Le Méné :

« L’extension illimitée du délit d’entrave conduirait à nier que les femmes puissent souffrir de l’avortement et puissent ressentir le besoin d’exprimer publiquement cette souffrance et même leur regret, ce qui peut effectivement avoir un effet dissuasif sur d’autres femmes. Mais interdire aux femmes de pleurer l’enfant qu’elles n’ont pas gardé est inhumain. »

Posté le 23 novembre 2016 à 11h48 par Michel Janva | Lien permanent

L'Agrif et la « Vérité sur l’antiracisme »

Voici les vidéos de la journée de l'AGRIF du 20 novembre, avec Bernard Antony, Pierre Henri, Christophe Bilek, Cécile Edel, Martial Bild, Jeanne Smits, Didier Rochard, Guillaume de Thieulloy, le Pasteur Saïd Oujibou, Karim Ouchikh, Frédéric Pichon, Jacques Trémolet de Villers... Voici celle de Jérôme Triomphe

Posté le 23 novembre 2016 à 08h59 par Michel Janva | Lien permanent

22 novembre 2016

I-Télé condamné pour avoir viré Eric Zemmour

Unknown-57Après une grève de 31 jours, la chaîne d’information du groupe Canal+ a été condamnée à payer 50 000 euros de dommages et intérêts à Eric Zemmour, écarté de l’antenne en décembre 2014 après des propos tenus au quotidien italien Corriere della Serra en octobre 2014. iTélé devra également lui verser 8000 euros au titre des frais de justice.

La chaîne a été condamnée pour « rupture brutale et abusive du contrat, sans préavis et sans invoquer aucun manquement contractuel ».

Posté le 22 novembre 2016 à 18h45 par Michel Janva | Lien permanent


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