30 septembre 2016

Les insultes de la gauche sont des arguments de vente

Pourquoi le dernier livre d'Eric Zemmour se vend aussi bien ? Parce que les gauchistes ne l'aiment pas ! Albin Michel a bien compris ce que voulaient les lecteurs :

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Posté le 30 septembre 2016 à 19h33 par Michel Janva | Lien permanent

Manuel de bioéthique : la Fondation Jérôme Lejeune attaque les diffamations en justice

Mme Danièle Gaudry, membre du Planning familial, a prétendu sur France Info que le manuel bioéthique de la Fondation Jérôme Lejeune comporte des « contre vérités scientifiques », et l’a qualifié de « manuel de manipulation de la jeunesse ».

Par ailleurs Mme Laurence Rossignol, ministre des familles de l’enfance et du droit des femmes, a dénoncé dans Libération ce « document de propagande ».

Face à ces déclarations injustes, relevant de la diffamation, la Fondation Jérôme Lejeune décide d’aller devant la justice.

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune précise :

0« Ce manuel a été élaboré avec des  experts français et internationaux : médecin, chercheur, juriste, bioéthicien, philosophe. Il vise à présenter les différents enjeux bioéthiques de notre époque, par exemple la recherche sur l’embryon, l’euthanasie, le don d’organe. Dans cette perspective, le manuel vise à présenter la réalité de l’avortement, pour éclairer les consciences, sans juger les personnes.

Publié il y a dix ans, plusieurs fois réactualisé pour prendre en compte les évolutions législatives et les changements sociétaux, il n’a jamais fait l’objet de contestations.

Depuis l’origine il a remporté un grand succès (environ 500 000 exemplaires), et a été traduit en plusieurs langues. La Fondation Jérôme Lejeune se félicite qu’il puisse être distribué dans des établissements scolaires qui partagent comme valeur la défense de la vie. »

Pour le commander, cliquez ici

Posté le 30 septembre 2016 à 15h12 par Michel Janva | Lien permanent

29 septembre 2016

Avortement : Laurence Rossignol veut du débat. Chiche ?

Dans un communiqué, le ministère "des familles" se plaint que son amendement sur le délit d'entrave numérique à l'avortement ait été rejeté par le Sénat :

R"Alors que le projet de loi Egalité et Citoyenneté, adopté en première lecture à l’Assemblée, est actuellement en débat au Sénat, la commission spéciale chargée de l’examiner a déclaré irrecevable, au titre de l’article 45 de la Constitution, un amendement étendant le délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

Cet amendement vise à sanctionner les sites internet qui, sous couvert d’une présentation neutre et objective, sont des paravents de groupes anti-IVG qui veulent dissuader les femmes qui souhaitent recourir à l’IVG. Or, les manipulations, les informations faussées délivrées sur des sites qui se font passer pour neutres portent atteinte au libre choix des femmes. En effet, ces sites n’ont qu’un but : culpabiliser les femmes et les dissuader de recourir à l’IVG.

Le Gouvernement regrette fortement que la majorité sénatoriale ait décidé d’écarter cet amendement avant même la discussion parlementaire.

Sous prétexte que cet amendement n’aurait pas de lien, « même indirect », avec le projet de loi du Gouvernement, qui parle pourtant d’égalité, le débat est refusé sur un sujet majeur pour l’égal accès des femmes à leurs droits.

Aujourd’hui, par un artifice de procédure, la majorité sénatoriale évite donc le débat sur lequel, manifestement, elle n’a pas levé ses ambiguïtés."

La volonté de culpabiliser les sénateurs est manifeste et c'est une pratique courante à gauche. Mais accuser la droit d'éviter le débat sur l'avortement est cocasse, alors que la gauche a toujours refusé un débat sur le sujet, préférant le mode opératoire à l'égard des récalcitrants à l'avortement. La volonté de poursuivre les sites alternatifs entre bien dans cette démarche totalitaire.

Si Laurence Rossignol veut débattre, alors débattons. Selon un récent sondage IFOP, 89% des français continuent à considérer que l’avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes. Thibaud Collin commente :

"Ce chiffre impressionnant peut être interprété de deux manières. Soit on considère qu’avorter n’est pas plus grave que de se faire arracher une dent de sagesse ou enlever une tumeur bénigne, et alors on considère que la souffrance psychique post-avortement est la conséquence de représentations archaïques entretenant la culpabilité. Il est donc urgent de faire taire toutes ces voix discordantes qui alimentent ce fond de préjugés et contribuent à l’aliénation des femmes. L’idée même de prévention de l’avortement paraît alors inintelligible puisque cet acte n’est en rien un mal, fut-il moindre.

Soit on considère que ce chiffre de 89% révèle que les gens ont l’intuition plus ou moins claire que l’avortement est le fait d’interrompre, non seulement une grossesse, mais par là même la vie d’un être à un stade de son développement que chacun a par définition vécu. Et il faut constater que cette intuition résiste à la persistante volonté de banaliser cet acte par des campagnes publicitaires et son remboursement total par la sécurité sociale. Mais si l’avortement n’est pas simplement l’interruption d’une grossesse mais le fait d’enlever la vie à un être, non pas neutre et indifférencié, mais de nature humaine, la position de moindre mal paraît intenable. Quel bien pourrait-il être mis dans la balance en face d’une vie humaine?  La conscience morale peut difficilement supporter cet entre-deux qui pourtant, pratiquement, paraît être un compromis habile et raisonnable (tel était la manière dont Simone Veil a présenté la loi dépénalisant cet acte pour des raisons de santé publique). Cet inconfort tend à se résorber dans le discours militant tenu par Laurence Rossignol qui dès lors ne peut plus tolérer une voix discordante, osant juger cet acte comme un « crime abominable », selon l’expression de Vatican II (Gaudium et spes, n°51) reprise dernièrement par le pape François."

Posté le 29 septembre 2016 à 16h00 par Michel Janva | Lien permanent

Annulation de la conférence d'Eric Zemmour à Toulouse

Elle devait avoir lieu ce soir.

Posté le 29 septembre 2016 à 09h39 par Michel Janva | Lien permanent

28 septembre 2016

Au pays de la liberté d’expression, un sujet demeure tabou : l’avortement

Extrait d'un article de Me Claire de La Hougue, Dr en droit, chercheur associé à l'ECLJ, sur Causeur :

Images-6"Au pays des droits de l’homme et de la liberté d’expression, un sujet demeure tabou : l’avortement et la souffrance qu’il engendre. Le Professeur Nisand, pourtant défenseur dès la première heure de la possibilité d’avorter, parle à ce sujet d’un véritable négationnisme. Celui-ci est organisé au plus haut niveau de l’Etat.

Tolérance zéro sur la liberté d’expression

En effet, après avoir créé un « délit d’entrave à l’avortement » étendu à toute pression morale ou psychologique, délit flou et interprété de façon extensive contrairement au principe d’interprétation stricte de la loi pénale, le gouvernement a inventé un «délit d’entrave à l’accès à l’information sur l’IVG » et parle maintenant d’un « délit d’entrave numérique » : toute personne qui oserait diffuser sur Internet des informations sur les aides existantes pour les femmes qui souhaiteraient garder leur bébé ou sur la souffrance que beaucoup de femmes connaissent après un avortement serait accusée de tromper les femmes et menacée des foudres de la justice.

Le gouvernement veut ainsi mettre en œuvre la « tolérance zéro » qu’il avait annoncée. Peu lui importe que cela implique de violer allègrement les libertés d’expression et d’information, fondements essentiels d’une société démocratique. Rappelons que le Cour européenne des droits de l’homme insiste régulièrement sur le fait que ces libertés valent non seulement pour les informations ou idées accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives  ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent. Elle souligne aussi que cela fait partie du pluralisme, de la tolérance et de l’esprit d’ouverture sans lesquels il n’y a pas de société démocratique.

Le ministre accuse les sites visés de donner une information fausse ou manipulatrice mais on pourrait aussi lui reprocher de diffuser une information partielle voire partiale : ni le site Internet officiel ni la brochure d’information donnée aux femmes qui envisagent d’avorter ne disent un mot sur la possibilité de garder son enfant ni sur les aides existantes. La seule issue proposée en cas de grossesse imprévue est l’avortement, présenté et revendiqué comme un droit et un choix.

75 % des femmes ayant avorté auraient préféré un autre choix

Cela n’empêche pas que, selon l’institut de recherche du Planning familial américain, 75 % des femmes qui ont avorté l’ont fait sous la pression de circonstances sociales ou financières mais auraient préféré faire un autre choix. Peut-on encore parler d’un droit ? D’une liberté ? [...]"

Posté le 28 septembre 2016 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent

27 septembre 2016

Censure de l’information sur l'avortement : la Fondation Lejeune contestera

Communiqué de la Fondation Lejeune :

F"Dans le projet de loi « Egalité et citoyenneté » (débattu au Sénat le 4 octobre prochain) la ministre du droit des femmes vient d’annoncer l’introduction d’un amendement pour étendre aux sites internet le « délit d’entrave » à l’avortement. Cette nième atteinte au code civil qui « garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie » (article 16) marque une empreinte idéologique forte.

La Fondation Jérôme Lejeune en tant qu’expert et acteur de la défense de la vie sur le plan juridique, contestera cette disposition, par tous les moyens offerts par la loi.

En 2014, Mme Vallaud Belkacem, alors ministre du droit des femmes avait étendu à l’information sur l’avortement une censure qui existait déjà depuis 1993 sous la forme d’un délit d’entrave. Les sites internet visés lors des débats préparatoires n’avaient finalement pas été retenus parmi les cibles. L’amendement annoncé par Mme Rossignol reprend l’idée.

Un responsable politique ne peut ignorer la réalité. L’avortement fait mal et touche l’ensemble de la société : enfants, femmes, familles, professionnels de la grossesse, de la santé. Avec 220 000 êtres humains supprimés par an depuis 40 ans, l’avortement représente un fléau national. Un objectif politique responsable serait la baisse du nombre d’avortements

Hélas, depuis 5 ans le gouvernement a voté des nombreuses dispositions qui aggravent la situation : suppression de l’exigence d’une situation de détresse, l’avortement érigé de manière symbolique au rang de droit fondamental, suppression du délai de réflexion, délivrance par les infirmières scolaires et les sages-femmes de produits abortifs, remboursement intégral de l’IVG et des actes y afférents, obligation de contrats d’objectifs et de moyens pour les établissements de santé, pratique de l’avortement chirurgical hors de l’hôpital. 

En campagne électorale, l’agitation du chiffon « avortement » s’inscrit sans doute dans une opération visant à resserrer les rangs de la gauche. Mais quels que soient les calculs politiques, la limitation de la liberté d’expression est contestable sur le plan du droit. Pour la première fois, une mesure coercitive serait prise pour rendre impossible des informations visant à protéger des vies.

C’est pourquoi la Fondation Jérôme Lejeune, expert et acteur de la défense de la vie sur le plan médical et juridique, contestera cette disposition, par tous les moyens offerts par la loi."

Posté le 27 septembre 2016 à 17h38 par Michel Janva | Lien permanent

On a le droit d'être contre l'avortement, mais il ne faut pas le dire sur internet

ALe gouvernement va introduire un amendement au projet de loi égalité et citoyenneté, afin d'élargir le délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) aux sites internet qui véhiculent des informations "biaisées" sur l'avortement, a annoncé le ministre des Droits des Femmes, Laurence Rossignol.

Le délit d'entrave, introduit en 1993 dans le code de santé publique, sanctionne de deux ans de prison et de 30 000 euros d'amende toute personne qui tente d'empêcher un avortement en perturbant l'accès aux établissements la pratiquant, ou en exerçant des "pressions morales et psychologiques, des menaces ou actes d'intimidation" à l'encontre du personnel de ces établissements ou des femmes venant avorter.

La loi du 4 août 2014 sur l'égalité femmes/hommes l'a élargi aux actes d'intimidation à l'égard de femmes venues s'informer sur un avortement dans un hôpital, un centre de Planning familial ou autre centre d'information. Laurence Rossignol constate :

"Le délit d'entrave version 1993-2014 a bien fonctionné, non pas parce qu'il y a eu beaucoup de condamnations mais parce que ces agissements ont disparu, sans doute en raison de la peur du gendarme".

Elle déclare toutefois :

"Être hostile à l'IVG est une opinion que chacun peut exprimer librement et par tout moyen dans notre pays". "En revanche, attirer les femmes sur des sites présentés comme des sites d'information, qui affichent un vocabulaire, une posture jeune, moderne, pour donner des informations fausses, biaisées, dans le but de dissuader des femmes de recourir à l'IVG, de les culpabiliser, ça n'est pas acceptable. C'est de la manipulation".

Sic. Ne proposer aux femmes en détresse que l'avortement comme solution unique, remboursée, encouragée, ce ne serait pas de la manipulation ? Mentir sur les conséquences psychologiques et physiologiques de l'avortement sur les femmes, les hommes et les enfants survivants, ce n'est pas de la manipulation ?

Si l'amendement du gouvernement est voté, le délit d'entrave concernera désormais les sites qui véhiculent

"des allégations ou une présentation faussée, pour induire en erreur dans un but dissuasif sur la nature et les conséquences d'une IVG".

Dans le viseur du gouvernement figurent des sites comme afterbaiz.com.

Posté le 27 septembre 2016 à 08h31 par Michel Janva | Lien permanent

26 septembre 2016

27 septembre : accueil de Manuel Valls à Nantes

LManuel Valls dénonçait la GPA comme une "pratique intolérable", mais il n'a rien fait contre.

Manuel Valls félicitait le gazage des manifestants LMPT en 2013.

Manuel Valls a été le plus grand soutien de Christiane Taubira.

Venez l'accueillir à Nantes : rendez-Vous mardi 27 septembre 15 h 00 Porte de La Beaujoire Nantes

On ne lâche rien! JAMAIS!

Venez comme vous êtes! Avec vos drapeaux, banderoles, panneaux, sifflets! Venez vous entraîner pour le 16 octobre à Paris!

Posté le 26 septembre 2016 à 09h48 par Michel Janva | Lien permanent

24 septembre 2016

Le mécanisme du terrorisme intellectuel n'a pas varié

Jean Sévillia répond au Figarovox à l'occasion de la publication de ses Ecrits historiques de combat. Extrait :

Sur le terrorisme intellectuel :

XVM42cbcd42-81a5-11e6-9c43-d957f3b3814a-100x144"[...] Faut-il rappeler les attaques subies au cours des dernières années, pour ne retenir que quelques figures en vue, par les philosophes Alain Finkielkraut ou Michel Onfray, par le journaliste Eric Zemmour, par le comédien Lorànt Deutsch ou par le romancier Michel Houellebecq? Faut-il rappeler les conditions dans lesquelles s'est déroulé le débat - ou plus exactement l'absence de débat - sur le Mariage pour tous, où il était posé par principe qu'en être partisan était le signe d'un esprit ouvert et moderne et qu'en être l'adversaire était le fait d'une mentalité intolérante et rétrograde.

Dans une société démocratique où le débat d'idées est censé être libre, tout se passe comme si certaines idées étaient interdites, certains sujets tabous, et certaines voix moins légitimes que d'autres puisqu'elles contreviennent à la pensée dominante, qui est la pensée des élites politiques, culturelles et médiatiques. Le mécanisme du terrorisme intellectuel n'a pas varié. Il consiste à jeter l'opprobre sur les opposants à cette pensée dominante en leur collant, explicitement ou implicitement, une étiquette qui a pour but de les réduire au silence en jetant le discrédit sur leur personne et leur propos. Ces étiquettes se traduisent par des mots - réactionnaire, raciste, fasciste, homophobe, etc. - qui n'ont plus un sens objectif: ils peuvent s'appliquer à n'importe quoi et n'importe qui afin de les disqualifier selon le principe de l'amalgame et de la reductio ad hitlerum. Ce qui change, en revanche, c'est l'objet du terrorisme intellectuel, puisque celui-ci est indexé sur l'idéologie dominante. Il y a cinquante ans, quand le marxisme triomphait chez les intellectuels, être anticommuniste valait de se faire traiter de «chien» par Jean-Paul Sartre. Aujourd'hui, alors que l'antiracisme et le multiculturalisme sont présentés comme des impératifs catégoriques, affirmer que l'origine et l'ampleur des flux migratoires pose un problème à la France et à l'Europe en général vaut d'être accusé de racisme. [...]"

Sur le combat des idées :

"C'est un refrain que reprend, sur un ton dépité, la presse de gauche: la droite - ou les conservateurs, les réactionnaires, etc. - auraient gagné la bataille des idées. Or ce refrain est largement trompeur. Il est vrai, ce qui est nouveau par rapport au paysage des idées d'il y a quinze ans, que quelques figures telles qu'Alain Finkielkraut ou Eric Zemmour obtiennent de réels succès d'audience quand la télévision ou la radio leur tendent un micro, ce dont je me réjouis. Mais ces individualités demeurent des exceptions sur les ondes, et leurs propos suscitent un violent contre-feu, quand ce ne sont pas des menaces de poursuites judiciaires, parfois mises à exécution. Il est encore vrai que la pensée de gauche mouline dans le vide, mais elle continue néanmoins à mouliner… Il n'est que d'observer la façon dont sont analysés les facteurs qui conduisent des jeunes vivant en France au djihadisme pour constater que les commentateurs tournent toujours autour d'explications sociales - pauvreté, exclusion, déscolarisation, etc. - pour ne pas voir et nommer la réalité, qui est politique, culturelle et religieuse.

Non seulement le concept de «néoréac», lancé en 2002 par le livre de Daniel Lindenberg, essayiste de gauche, procède d'un amalgame réducteur - non, Pascal Bruckner ne pense pas comme Natacha Polony qui ne pense pas comme Elisabeth Lévy et ainsi de suite - mais le fait que la haute cléricature de gauche ait disparu ou se taise n'empêche pas la basse cléricature d'être en place. Faites un sondage sur ce qu'on pense dans les salles de profs ou dans les rédactions des chaînes publiques de la loi travail ou de la question des migrants, et vous serez édifiés. Or dès lors que tous les Français passent par l'école ou regardent la télévision, ils en subissent l'influence, même si beaucoup savent aussi s'en libérer. Par conséquent, j'en suis bien navré mais, sur le terrain, la «victoire culturelle» n'est pas encore là. En dépit de tout, nous ne sommes pas sortis, culturellement parlant, du paradigme selon lequel il serait bien d'être de gauche et être de droite imposerait de s'excuser. C'est si vrai que la droite, qui ne brille par ses idées, fait tout pour faire oublier qu'elle n'est pas de gauche. Je ne suis pas de ceux qui croient que le clivage droite/gauche est caduc. Cette distinction structure notre vie politique depuis deux siècles, et elle n'est pas près de disparaître, même si ses frontières se sont déplacées, et même si les élites dirigeantes de droite comme de gauche communient dans un libéralisme libertaire qui les rapproche et souvent les confond. [...]"

Posté le 24 septembre 2016 à 14h46 par Michel Janva | Lien permanent

La presse polonaise accuse Laurence Rossignol de censure de la vérité sur l'avortement

Capture d’écran 2016-09-24 à 13.39.11Le quotidien polonais Nasz Dziennik rapporte les propos du ministre français des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, Mme Laurence Rossignol, qui a déclaré sur France Info préparer des mesures contre les sites alternatifs sur l'avortement. Ces derniers seraient selon elles passibles d’un « délit d’entrave numérique ». Ces propositions devraient être présentées lors de la Journée internationale pour le droit à l’avortement.

La directrice du bureau polonais de l’organisation internationale « pro-vie » CitizenGO, Mme Magdalena Korzekwa-Kaliszuk, qualifie l’initiative de « tentative de censure de la vérité sur l’avortement "

Posté le 24 septembre 2016 à 13h40 par Michel Janva | Lien permanent

23 septembre 2016

Nous attaquons le président de la Sorbonne en justice

François Billot de Lochner évoque pour Boulevard Voltaire la censure que nous subissons :

Posté le 23 septembre 2016 à 19h57 par Michel Janva | Lien permanent

L'évocation, par une femme, de sa souffrance occasionnée par un avortement est-elle condamnable ?

Communiqué des Associations familiales catholiques :

Logo"Laurence Rossignol a accusé de " délit d'entrave numérique " les sites internet qui, à travers des témoignages, et contrairement au site - officiel - d'information du Gouvernement, font état des risques pour la mère liés à avortement …

Mettre en avant des observations et des faits, proposer d'autres voies que l'avortement ou favoriser sa prévention seraient donc des délits ? L'évocation, par une femme, de sa souffrance occasionnée par un avortement est-elle condamnable ?

La liberté d'expression est fondatrice de la société démocratique. Et même, pour autant qu'il soit factuel et respectueux, l'exercice d'une telle liberté est la source fondamentale du progrès et de l'approfondissement de la liberté de chacun(e). En outre, le principe de la légalité des délits et des peines, consacré notamment à l'article 8 de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen (" La loi ne peut établir que des peines strictement et évidemment nécessaires et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée ") s'impose, notamment pour respecter la séparation des pouvoirs.

Les Associations Familiales Catholiques s'inquiètent donc d'une telle déclaration quand elle est le fait d'un Ministre de la République. Aussi, elles se montreront attentives aux suites qui lui seront données.

Les AFC considèrent, d'ailleurs, que le nombre très élevé d'avortements en France constitue un problème de santé publique et devrait être traité comme tel : études des facteurs de risque et lutte contre ces mêmes facteurs de risque."

Posté le 23 septembre 2016 à 19h55 par Michel Janva | Lien permanent

La Manif Pour Tous sur le périphérique parisien

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Posté le 23 septembre 2016 à 19h48 par Michel Janva | Lien permanent

22 septembre 2016

DERNIERE MINUTE : ANNULATION de notre conférence du 1er octobre

QUAND LA CENSURE DEVIENT DICTATURE

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Chers amis,

Le Centre Malesherbes, dépendant de l’université Paris Sorbonne, vient de nous notifier sa décision unilatérale et arbitraire de refuser notre manifestation prévue le 1er octobre dans ses locaux. Nous sommes à 9 jours de l’événement !

Alors que notre dossier de réservation était bouclé depuis juillet dernier, et que nous avions versé un important acompte, la présidence de cette administration a donc attendu le dernier moment pour revenir sur son acceptation et nous refuser l’amphithéâtre.

Il s’agit clairement d’une censure, ayant pour objectif de museler la liberté d’expression, qui peut avoir pour origine le Ministère de l’Education Nationale. Cela met en évidence, une fois de plus, la volonté du gouvernement socialiste d’imposer son idéologie totalitaire, incluant la privation des libertés fondamentales des Français. Un pas de plus vers la dictature de la pensée…

Ce matin, notre avocat a mis en demeure, par huissier, le Président de la Sorbonne pour qu’il revienne sur son refus de dernière minute. Ce dernier devait répondre avant 18h, ce qu’il n’a pas fait. Notre avocat prépare une assignation en justice : nous vous informerons évidemment de la suite de ce dossier.

Nous sommes donc contraints d’annuler un événement que nous préparons depuis juin, et qui avait pour objet important d’éclairer les électeurs sur la primaire des Républicains. Nous le regrettons, bien évidemment.

Le 1er octobre au plus tard, nous lancerons une communication massive sur les positions des divers candidats à la primaire des Républicains, ce que l'administration ou le pouvoir socialiste voulaient manifestement nous empêcher de faire : ils ont voulu nous faire taire, ils obtiendront l’effet inverse ! Envers et contre tout, nous continuons notre mission, et reviendrons donc très rapidement vers vous.

Nous vous remercions pour votre compréhension.

Bien cordialement.

Guillaume de Thieulloy                                 François Billot de Lochner
          Salon Beige                                               Liberté politique

Posté le 22 septembre 2016 à 22h10 par Le Salon Beige | Lien permanent

Merci à Laurence Rossignol d'inciter à aller consulter des sites alternatifs à l'avortement

Jean-Frédéric Poisson s'élève contre la mise en place par le gouvernement d'un "délit d'entrave numérique" destiné à faire taire notamment les sites proposant une alternative à l'avortement :

A"Le week-end dernier, Laurence Rossignol disait au micro de France Info qu'elle allait faire une annonce le 28 septembre prochain, concernant la mise en place d'un "délit d'entrave numérique" à l'avortement. Le ministre ciblait à l'occasion des sites internet qualifiés de "pervers" ou "manipulateurs", donnant l'occasion à beaucoup d'auditeurs - comme à moi-même - d'aller les consulter pour se faire un avis. Elle a notamment cité le site « AfterBaiz », et j’ai découvert un site d'information et non de propagande, qui traite d’ailleurs de nombreux sujets qui ont trait à la sexualité des jeunes, aux peines de coeurs, à la jalousie, à la contraception… Et qui aborde, il est vrai, la question de l’avortement en précisant qu’il existe des alternatives et que ce n’est pas une bonne chose en soi. Est-ce donc le crime qui nécessite de les faire taire par la force ?

Il faut une mauvaise fois hors-norme et une volonté totalitaire sans limite pour voir autre chose qu’un site destiné à de jeunes adultes souvent un peu perdus dans cet univers magnifique et pourtant compliqué de la sexualité.

Sur le site dédié au sujet et promu à coup de milliers d'euros par le gouvernement français, j'ai en revanche constaté que l'avortement était systématiquement la seule solution proposée. On voit pourtant sur les sites « concurrents » des témoignages de femmes qui souffrent après leur avortement et qui auraient aimé être, je cite, "mieux informées" ! Le gouvernement a-t-il donc pour projet de faire taire celles qui souffrent de leur avortement parce qu'il faudrait le promouvoir à n'importe quel prix ? Est-ce que les larmes de ces femmes seront elles aussi considérées comme un « délit d’entrave numérique » à l’avortement ? [Lire la suite]"

Posté le 22 septembre 2016 à 11h52 par Michel Janva | Lien permanent

L’aboutissement de l’idéologie de l’antiracisme : primauté du principe de non-discrimination au détriment de la liberté

Selon une tribune publiée par le Washington Post, la Commission américaine des droits civils recommande que la primauté du principe de non-discrimination soit établie, fût-ce au détriment de la liberté de conscience et des convictions religieuses :

Unknown-7"C’est l’aboutissement logique de l’idéologie de l’antiracisme et de la non-discrimination. L’aboutissement, donc, de décennies de manœuvres qui ont eu pour but d’instaurer un relativisme absolu. La contradiction dans les termes n’est qu’apparente : le relativisme qui met tout sur le même plan interdit bien évidemment qu’une pensée, une culture, une morale, une religion puisse l’emporter sur une autre, et dans la mesure où elles souhaitent échapper à un relativisme d’État juridiquement protégé, elles ne peuvent avoir d’autre choix que de s’incliner.

Le rapport de la commission, publié le 7 septembre dernier, le dit clairement : « La protection des droits civils visant à assurer la non-discrimination, telle qu’exposée dans la Constitution, les lois et les politiques publiques, est d’une importance prééminente dans la jurisprudence américaine. »

Charles C. Haynes observe dans le Washington Post que « si nous acceptons cette assertion, cela signifie que les conflits entre la liberté religieuse et les principes de non-discrimination doivent être résolus par le refus d’accorder des aménagements au nom de la conscience religieuse, si ce n’est peut-être dans des circonstances extrêmement rares et d’interprétation étroite ».

Tout cela est parti des demandes d’aménagements et d’exemptions religieuses face aux droits accordés à des minorités en contradiction avec une morale communément acceptée jusqu’à il y a quelques dizaines d’années seulement. La dictature LGBT est passée par là, s’intégrant dans les dispositifs de protection des minorités raciales et des handicapés. Le sens du mot racisme a été, comme en France, élargi sans cesse jusqu’à interdire toute distinction relative à « l’orientation sexuelle » ou à « l’identité de genre » : on part de discriminations injustes pour aboutir à la proscription de toute discrimination, de toute distinction juste, y compris la différence entre l’homme et la femme et la définition du mariage naturel.

On se souviendra des cas de résistance de commerçants chrétiens dans les pays atteints de ce nihilisme tyrannique : désormais, refuser de loger un couple homosexuel est considéré comme une violation de la loi ; les pâtissiers ou les photographes qui préfèrent ne pas collaborer à une cérémonie de « mariage » homosexuel au nom de leur foi risquent des amendes et peut-être demain, la prison.

L’article du Washington Post observe que les demandes d’exemptions religieuses formulées par des individus et des groupes sont de plus en plus impopulaires, à tel point que de nombreux médias entourent désormais les mots « liberté religieuse » de guillemets menaçants, visant à faire comprendre que le concept est inacceptable.

Selon la commission des droits civils des Etats-Unis, ces demandes d’exemptions religieuses, lorsqu’elles sont accordées, portent une atteinte « significative aux droits civils » reconnus au nom de la « race, de la couleur, l’origine nationale, du sexe, du statut de handicapé, de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre ». [...]"

Posté le 22 septembre 2016 à 07h29 par Michel Janva | Lien permanent

21 septembre 2016

Délit d'entrave numérique à l'avortement : Emile Duport répond à Laurence Rossignol


Emile Duport : "En matière d'avortement, pas... par bvoltaire

Posté le 21 septembre 2016 à 16h37 par Michel Janva | Lien permanent

"Délit d'entrave numérique" : Afterbaiz répond à Laurence Rossignol

CP AFTERBAIZ 21.09.2016

Le site de réinformation sur la sexualité.

Posté le 21 septembre 2016 à 12h11 par Michel Janva | Lien permanent

Pour soutenir Le Salon Beige : neuvaine à saint Michel

Chers amis,

Comme je vous l'ai dit avant l'été, je devrais apprendre le 29 septembre les résultats de notre procès en appel dans l'affaire de la "bête immonde". Vous savez que le 29 septembre est la fête de saint Michel, archange protecteur de notre partie. Puis je vous demander de réciter avec nous une neuvaine pour la France - avec une petite intention spécifique pour votre blogue préféré qui essaie de servir au mieux, à sa faible mesure, l'Eglise et la France?

Nous vous proposons de réciter chaque jour une dizaine de chapelet et la prière à st Michel.

290px-Le_Grand_Saint_Michel,_by_Raffaello_Sanzio,_from_C2RMF_retouchedMerci de votre soutien et de vos prières.

ONLR

Guillaume de Thieulloy

Deus refugium nostrum et virtus, populum ad te clamantem propitius respice ; et intercedente gloriosa et immaculata Virgine Dei Genitrice Maria, cum beato Josepho ejus Sponso, ac beatis Apostolis tuis Petro et Paulo, et omnibus Sanctis, quas pro conversione peccatorum, pro libertate et exaltatione sanctae Matris Ecclesiae, preces effundimus, misericors et benignus exaudi. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.

Sancte Michael Archangele, defende nos in praelio. Contra nequitiam et insidias diaboli esto praesidium. Imperet illi Deus, supplices deprecamur. Tuque princeps militiae caelestis, Satanam aliosque spiritus malignos, qui ad perditionem animarum pervagantur in mundo divina virtute in infernum detrude. Amen.

Dieu, notre refuge et notre force, regardez le peuple qui crie vers Vous ; et, par l’intercession de la Glorieuse et Immaculée Marie toujours Vierge, Mère de Dieu, avec Saint Joseph, son très chaste Epoux, Saint Michel Archange, Saint Jean le Baptiste, Vos Saints Apôtres Pierre et Paul, André, et tous Vos Saints, écoutez avec bienveillance et miséricorde, les prières que nous Vous adressons pour la conversion des pécheurs,pour la liberté et le triomphe de notre Sainte Mère l’Eglise. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.

Saint Michel Archange, défendez nous dans le combat, contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu lui fasse sentir Son empire, nous vous en supplions et vous, Prince de la milice céleste, repoussez en enfer par la force divine Satan et les autre esprits mauvais, qui œuvrent dans le monde à la perte des âmes. Amen.

Posté le 21 septembre 2016 à 07h09 par Le Salon Beige | Lien permanent

19 septembre 2016

La Manif Pour Tous à l'Elysée

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Posté le 19 septembre 2016 à 06h50 par Michel Janva | Lien permanent

17 septembre 2016

Chronique du totalitarisme : lutte gouvernementale contre les sites de soutien aux mères

Images-3Le ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a déclaré ce matin qu'elle allait agir contre les sites internet soutenant les mères en détresse, abandonnées par leur conjoint et la société qui ne leur propose que de broyer leur enfant à naître :

"Le 28 septembre, je ferai une annonce pour expliquer comment nous allons faire reculer ces sites manipulateurs ; des mesures seront prises pour faire cesser ces sites qui trompent les femmes".

"Il faut en parler, sinon on ne peut pas dénoncer la duplicité ; c'est jeune, c'est moderne... c'est une manière très pernicieuse de dénoncer les difficultés". "Il faut dénoncer la duplicité et la pointer ; de mon point de vue c'est un délit d'entrave numérique (...). Être hostile à l'IVG, c'est la liberté d'opinion, mais tromper des jeunes filles, c'est un délit".

Et voilà le délit d'entrave numérique. C'est de la graine robespierriste.

En 1993 a été institué le délit d’entrave à l’avortement, qui permet de poursuivre quiconque dirait le chapelet devant un avortoir. En 2014, le délit d’entrave a été étendu de façon à pouvoir poursuivre ceux qui tentent d’empêcher de « s’informer » sur l’avortement. 

Selon Yves Daoudal, le premier site à devoir tomber pour crime de non-conformité à la culture de mort obligatoire est semble-t-il celui qui s’intitule « Afterbaize.com ». Un site qui parle comme les jeunes, et qui évoque tous les aspects de la sexualité, de façon décontractée, sans se focaliser spécialement sur l’avortement, et sans considérations religieuses ou morales, mais sans cacher que l’avortement tue un bébé.

La mère à sa fille enceinte :

— Je ne te laisserai pas faire la même erreur que moi.

La fille :

— C’est moi l’erreur ?

Posté le 17 septembre 2016 à 12h46 par Michel Janva | Lien permanent

15 septembre 2016

Ouvrir des mosquées salafistes oui, laisser Zemmour parler, non

Le PS a le sens des priorités :

Z"Benoît Payan, président du groupe PS à la ville de Marseille, a ainsi écrit mercredi 14 septembre au maire Jean-Claude Gaudin. [...]

Comme vous, je suis profondément attaché à la liberté d’expression. Comme vous, je crois que c’est par la diversité des opinions que s’affermît le socle républicain. Mais comme vous,je n’accepte ni le racisme ni l’antisémitisme qui dans notre pays ne sont pas des opinions. En France, ce sont des délits et en l’espèce, Monsieur Zemmour est un récidiviste.

Et l'élu marseillais de justifier la demande d'annulation de cette conférence au motif qu'elle serait à ses yeux "susceptible d’occasionner de graves troubles à l’ordre public".

Posté le 15 septembre 2016 à 17h19 par Michel Janva | Lien permanent

13 septembre 2016

EELV ne lutte pas contre l'islamisme mais contre l'identité

IDepuis quelques jours, Josiane Dabit, responsable locale d'Europe Ecologie-Les Verts, dont on ne se souvient pas qu'elle ait milité pour la fermeture des écoles coraniques et autres mosquées salafistes en France, a lancé une pétition exigeant la fermeture de la Citadelle, maison de l’identité flamande située au cœur de Lille, tenue par les Identitaires.

Le prétexte invoqué serait les éventuels troubles provoqués par les extrémistes de gauche qu’elle semble appeler de ses vœux...

Le pire c'est que toute la presse qui se fait le relais de cette pétition.

Posté le 13 septembre 2016 à 13h57 par Michel Janva | Lien permanent

Des critères d’appréciation de l'objection de conscience

Grégor Puppinck publie un essai sur l'objection de conscience aux éditions du CNRS : L’Objection de conscience et les droits de l’homme. Il est interrogé par Zénit :

CVous venez de publier aux éditions du CNRS une étude approfondie sur l’objection de conscience. Pouvez-vous rappeler ce qu’est l’objection de conscience?

L’objection de conscience est toujours un refus, le refus opposé par une personne à l’exécution d’un ordre qu’elle juge incompatible avec une conviction formée par sa conscience à la lumière de la morale et, le cas échéant, de ses croyances religieuses. L’objection de conscience ne se limite donc pas au domaine du service militaire, mais peut s’opposer à toute action jugée contraire à la morale ou à une prescription religieuse. Sous l’angle des droits de l’homme, l’objection de conscience est une modalité d’exercice de la liberté de conscience. En effet, la liberté de conscience garantit, sous certaines conditions, à la fois la liberté positive de manifester ses convictions en agissant conformément à elles, mais aussi la liberté négative de ne pas être contraint d’agir contre ses convictions. Le régime juridique de la liberté positive de manifester ses convictions est bien connu, mais celui de la liberté négative de ne pas être contraint d’agir contre ses convictions est en revanche plus délicat et porte sur la question suivante : Dans quelle mesure est-il légitime de contraindre une personne à prendre part à une action incompatible avec ses convictions morales ou religieuses, ou de la sanctionner en raison de son refus de collaborer à cette action ? [...]

Toutes les « objections » ne sont pas sur le même plan éthique: quels seraient les critères de discernement?

C’est là l’objet de l’étude : proposer des critères d’appréciation. Elle s’y emploie en mettant en évidence la rationalité de la notion d’objection de conscience, ce qui suppose de se départir d’un excès tant de subjectivisme que de positivisme qui accordent trop, ou trop peu de légitimité à la conscience individuelle. Après avoir clarifié certains concepts composant la notion d’objection de conscience, tels la conscience, les convictions, l’objection, le for interne et externe, cette étude identifie des cas d’objection de conscience reconnus par le droit positif, tant sous l’angle du devoir que du droit d’objection. Sur cette base, elle dégage ensuite des distinctions permettant de différencier plusieurs types d’objections, et ainsi d’identifier des critères d’appréciation du respect que mérite chacun de ces types d’objection. Ces critères visent à distinguer :

– selon que la situation met en cause la liberté positive ou la liberté négative de conscience et de religion ;

– selon que l’objection est le fait d’une personne ou d’une institution ;

– selon que l’objection trouve son origine dans de simples convenances personnelles ou dans une prescription de la conscience ;

– selon que l’objection de conscience obéit à des prescriptions de nature morales ou bien religieuses ;

– selon la proximité existant entre l’acte auquel il est objecté et le contenu de la conviction.

Enfin, sur la base de ces critères, elle indique quels sont les droits et obligations de l’État face aux différents types d’objections. L’un des principaux apports de cette étude est de souligner la distinction entre foi et raison,« fides et ratio », et par suite entre religion et morale, entre les objections, selon qu’elles sont fondées sur une conviction de nature religieuse ou morale. En tout état de cause, si une objection, qu’elle soit morale ou religieuse, constitue toujours une objection de conscience, la différence entre objection morale et religieuse consiste en ce que la première peut prétendre être objectivement juste : sa revendication porte sur la justice. Une objection juste devrait être de droit et aucune sanction ni contrainte ne devrait pouvoir légitimement s’y opposer. À l’inverse, une objection religieuse (ou cultuelle) ne peut prétendre être, en soi, juste, et sa revendication porte alors sur la liberté de la personne à se conformer au jugement de sa conscience quant à l’application en l’espèce des préceptes de sa religion. Il s’ensuit que la reconnaissance de l’objection religieuse par l’autorité publique pourra dépendre des circonstances particulières, notamment de sa volonté de respecter la liberté religieuse et de tolérer les minorités religieuses. Différemment, les autorités doivent reconnaître un véritable droit à l’objection de conscience lorsque celle-ci est fondée sur la seule morale et s’oppose à commettre un mal ou une injustice.

Posté le 13 septembre 2016 à 11h11 par Michel Janva | Lien permanent

12 septembre 2016

La crise se poursuit à Radio courtoisie

Yves Tarantik, patron de l'émission "Tréteaux de la France Courtoise" sur Radio Courtoisie a fait part le 9 septembre à Henry de Lesquen de l'arrêt de sa collaboration pour les motifs suivants :

Unknown-3"Jean Ferré l’un des fondateurs de notre radio, avait souhaité en faire : La radio de toutes les droites et de tous les talents. Hélas sous votre présidence ce beau souhait sombre un peu plus chaque jour dans la discorde ; Car depuis votre avènement, combien de patrons “morts“ avec leurs suppléants? Les propos outranciers ou blessants tenus urbi et orbi engagent, peu ou prou, et quoi que vous en disiez, tout le personnel de la Station. (J’en reçois des témoignages toutes les semaines sous forme de refus ou désistements, soit sous forme d’admonestations)."

La veille, Anne Brassié et Didier Rochard écrivaient également :

Unknown-4"Nous sommes les deux plus anciens patrons d’émission de Radio-Courtoisie. A nous deux, nous cumulons 56 années d’ancienneté et d’engagement à Radio-Courtoisie. Le 7 novembre 1987, la première émission de Radio-Courtoisie a été animée à la demande de Jean Ferré par Serge de BEKETCH et Anne BRASSIE.

Depuis, chaque semaine, chaque jeudi pour Anne BRASSIE, chaque Dimanche pour Didier ROCHARD, nous assurons bénévolement 4h30 d’émission, sans compter les heures de préparation et de déplacement, par passion pour le projet radiophonique, culturel et politique  de Radio Courtoisie, au détriment de nos vies privées et ce depuis 27 et 29 ans.

Nous estimons donc tous les deux, plus que quiconque, avoir la légitimité pour vous adresser la présente. Vous avez la légalité pour vous. Mais nous avons la légitimité morale de nous adresser à vous. La crise étant publique, la présente l’est également.

Vous vous êtes emparé habilement du pouvoir en 2006 à la mort de Jean FERRE en procédant à une première vague d’épuration de patrons d’émission bien plus anciens et légitimes que vous. Nous l’avons tous supporté tant que la radio était gérée et qu’elle comblait nos auditeurs.

Mais aujourd’hui, vos prises de parole, à la radio, mais surtout en dehors, la décrédibilisent durablement et lui font perdre son essence. D’abord parce que de nombreux donateurs, petits ou gros, ne veulent plus financer la radio. Ensuite parce que vous êtes à l’origine de départs massifs de libres patrons, soit qu’ils aient été contraints ou poussés à démissionner, soit que vous les ayez exclus. En 10 ans de présidence, c'est une trentaine de patrons d’émission de qualité, auxquels les auditeurs de Radio-Courtoisie étaient attachés, dont vous avez privé unilatéralement ces derniers. Il faut ajouter à cette liste d'exclus les bénévoles du secrétariat remerciés du jour au lendemain, sans raison.

Or, Radio-Courtoisie n’est pas votre radio. Elle n’est pas davantage la nôtre. Elle est celle des auditeurs qui, chaque jour, nous font l’amitié de nous écouter. Et elle n’est ce qu’elle est que grâce à l’ensemble des patrons d’émission.

Unknown-5Vous avez beau jeu de dire que l’essence de Radio Courtoisie, c’est la liberté. En réalité, il s’agit de votre liberté et non de celle des patrons d’émission avec qui vous jouez comme des pions (tant d’émissions sont censurées à votre simple convenance, sans même en informer les « patrons »). Au mépris des auditeurs qui les aiment et les écoutent. Quant à la liberté que vous prétendez reconnaître aux autres, elle s’arrête devant votre personne et vos décisions unilatérales.

Radio Courtoisie n’a jamais été conçue comme cela dans la volonté de Jean FERRE et de Serge de BEKETCH.

Radio Courtoisie est d’abord la radio de la courtoisie. Elle est ensuite la radio des auditeurs et des patrons d’émission qui la faisaient et la font avec compétence, abnégation et bénévolement. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Jean FERRE avait tellement négligé l’aspect statutaire que vous avez habilement verrouillé depuis au profit de votre seul pouvoir. Une réforme des statuts pour associer à son administration l’ensemble des patrons d’émission qui font la radio ne saurait, à cet égard, être éludée. Radio-Courtoisie a enfin toujours été la radio de toutes les droites, ce qui est de moins en moins vrai puisque vous conspuez publiquement et traitez d’ennemis de la France tous ceux qui n’ont pas l’heur de vous plaire.

Aujourd’hui, la triple-surenchère qui est la vôtre, dans les propos, dans l’épuration et dans les attaques de tous ceux qui vous déplaisent ou osent s’opposer à vous, n’est plus supportable, ni pour notre radio que nous servons fidèlement semaine après semaine depuis 27 et 29 ans, ni pour les patrons d’émission, ni pour nos fidèles auditeurs qui sont la raison d’être de Radio Courtoisie.

C’est l’avenir, la crédibilité et même l’essence de la Radio telle que nous l’avons commencée et poursuivie pendant ces 29 années qui est en jeu.

C’est pourquoi, en tant que plus anciens patrons d’émission, nous vous demandons officiellement de démissionner de la présidence de Radio Courtoisie."

Posté le 12 septembre 2016 à 18h54 par Le Salon Beige | Lien permanent

06 septembre 2016

Pas de liberté pour les pharmaciens

Unknown-59Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens préparait depuis plusieurs mois une refonte du code de déontologie des pharmaciens. Une clause pour garantir la liberté de conscience des pharmaciens faisait débat, dans lequel le gouvernement est intervenu pour empêcher que les pharmaciens aient le droit de refuser la vente de produits abortifs. Le Bureau du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens avait demandé au Conseil national de ne pas maintenir en l’état le projet de clause de conscience, pourtant réclamé par la profession.

Lors du Conseil national qui s’est réuni aujourd’hui, le projet de nouveau code de déontologie des pharmaciens a été adopté sans cette clause. Il va maintenant être soumis au ministre chargé de la santé qui décidera, après consultation du Conseil d’Etat, de publier ou non ce décret.

Posté le 6 septembre 2016 à 22h07 par Michel Janva | Lien permanent

Discrimination des personnes trisomiques : recours devant le Conseil d'Etat

Le Conseil d’Etat examinera le 7 septembre le recours formé par sept jeunes adultes porteurs de trisomie 21 lui demandant d’annuler une décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) censurant leur libre expression. En 2014, à l’occasion de la journée mondiale de la trisomie 21, TF1, M6, Canal+ et D8 avaient diffusé gracieusement un clip intitulé « Dear Future Mom » (Chère future maman). Ce clip mettait en scène plusieurs jeunes français et étrangers porteurs de trisomie 21 où ils expliquaient que, malgré leur handicap, ils pouvaient vivre, travailler et aimer comme tout le monde. Ce clip avait connu un succès foudroyant : il a été vu par plus de 7 millions de personnes. Le revoici :

 

En juillet 2014, le CSA a reproché aux chaînes la diffusion de ce clip estimant qu’il pouvait générer un trouble chez les femmes qui pourraient décider de ne pas garder le fœtus porteur de trisomie.

7 jeunes porteurs de trisomie 21, majeurs non protégés (c'est-à-dire dans le plein exercice de leurs droits d’adultes) ont formé, en septembre 2014, un recours pour excès de pouvoir devant le Conseil d’Etat. Ces jeunes n’ont pas pris d’avocat. C'est une première dans l’histoire de la Justice. Le Conseil d’Etat examinera leur requête en séance publique à 14h.

Posté le 6 septembre 2016 à 07h04 par Michel Janva | Lien permanent

05 septembre 2016

Jean-Yves Le Gallou cesse toute collaboration avec Radio courtoisie

Quant à Bernard Antony, il vient de réagir à ce tweet délirant

L'analyse génétique ?!

"Peut-il y avoir plus stupéfiante expression d’antisémitisme radical et racial et simultanément plus évident mépris de la religion chrétienne ?

Posté le 5 septembre 2016 à 21h16 par Le Salon Beige | Lien permanent

01 septembre 2016

Que les membres du Conseil d’administration de Radio Courtoisie pèsent leurs responsabilités

Bernard Antony tenait ce jour une conférence de presse pour réagir à son expulsion de Radio courtoisie, après n'avoir pas réagi à la sommation de son président de signer et publier un communiqué de repentance. Sur le caractère nuisible d'Henry de Lesquen, Bernard Antony déclare, après avoir cité ses "argumentaires" sur la nécessité du racisme, les bienfaits de l'esclavage ou encore la longévité des victimes de la shoah (!) ... :

C"On comprend après tout ce qui précède que si nous avons appuyé la volonté des premiers courageux patrons d’émission demandant la démission d’Henry de Lesquen, avec le soutien de beaucoup d’autres, c’est aussi parce que les dirigeants de l’Agrif ne pouvaient accepter que le président de la radio qui leur est si chère apporte plus longtemps de l’eau au moulin des nihilistes de l’antiracisme. Alors que cette idéologie n’est pas le contraire du racisme mais un racisme en sens contraire. Mais quoi de mieux que le racisme d’un Lesquen pour servir de prétexte aux idéologues de l’antiracisme ! Car si Lesquen n’existait pas, rare spécimen anthropologique d’un racisme qu’il affirme républicain, à n’en pas douter ils paieraient pour en susciter un semblable.

Plus largement, Lesquen, outre son négationnisme et son racisme, est un véritable artiste de la boursouflure caricaturale et donc de la dévaluation des idées et valeurs de la droite de conviction. À se demander qui l’inspire ? Car ce prosélyte du « racisme républicain » n’est pas seulement un agent objectif de la tragique continuité de la dialectique des idéologies du racisme et de l’antiracisme, aujourd’hui aussi également pervers qu’inséparables."

Sur la liberté des patrons d'émission :

"Par ailleurs, sur d’autres plans encore, il impose aux patrons d’émissions et à leurs invités les ukases autocratiques de ses obsessions mêmes les plus dérisoires. On l’a entendu ainsi imposer des liaisons parfois pédantes et absurdes, reprendre avec grossièreté ses interlocuteurs sur des peccadilles de langage parlé, et encore la règle de ne jamais citer une autre radio, et surtout pas, sous menace d’exclusion immédiate, TV Libertés, l’institution décrétée concurrente donc criminelle et désignée comme la pièce majeure d’un satanique complot visant à tuer Radio-Courtoisie. Comme s’il n’avait pas adhéré lui-même au projet de TV Libertés ! Mais on sait qu’il se mit à en exécrer la réalisation plus que rageusement, n’ayant pu s’en emparer.

Et puis il y a encore les musiques, fussent-elles européennes, qu’il n’aime pas ; et les invités qu’il n’apprécie pas. La ligne à l’égard des patrons d’émission est simple : une fois ça va, car Lesquen comme le prophète est miséricordieux, mais gare si vous recommencez ! Cela participe bien sûr aussi de l’asservissement de Radio-Courtoisie à ce personnage orgueilleux, sûr de lui et dominateur. Ce poids du Big Brother de Radio-Courtoisie conduit toujours plus au rétrécissement culturel, à l’enfermement idéologique et à l’auto-censure de certains. Cette radio est désormais en voie d’être totalement lesquinoïdement verrouillée. Aussi, sous le prétexte de ne pas donner des motifs de sanction au CSA comme si Lesquen n’était pas à ce jour le seul à avoir entraîné des poursuites, une vigilante Anastasie écoute et supprime toujours plus tout ce qui pourrait déplaire au grand chef. Ce bon anarchiste de droite, mon ami Serge de Beketch n’aurait pas imaginé cela et encore moins son admirable président-fondateur irremplacé, Jean Ferré. [...]

Que va devenir alors Radio-Courtoisie, radio du bien commun français et de la francophonie ? La radio du gourou Lesquen ? Que les membres du Conseil d’administration de Radio-Courtoisie pèsent bien leurs responsabilités, les risques de leur solidarité idéologique et financière avec Lesquen. Que les auditeurs qui demeurent, manifestent de la manière qu’ils jugeront la plus appropriée leur stupéfaction, leur désaccord, leur indignation devant l’autocratie et les procédés de l’actuel président de Radio-courtoisie.

Il faut sauver Radio-Courtoisie !

Suite à la dernière attaque d'Henry de Lesquen, Bernard Antony répond :

"Mais il est bel et bien un pauvre malheureux souffrant d’un ego hypertrophié aux exigences toujours insatisfaites. Il souffre de n’avoir effectué, malgré tous ses diplômes et son gros savoir encyclopédique, qu’une terne carrière de technocrate relégué dans un placard de l’administration des H.L.M. de la ville de Paris.

N’ayant rien su créer tout seul, mais seulement s’emparer des présidences du Club de l’Horloge et de Radio-Courtoisie créés par d’autres, il a toujours rêvé d’être un chef adulé, un conducator, un lider maximo. Il a fini par se bercer de l’illusion que parce que les patrons d’émission respectaient sa fonction, ils étaient tenus à faire allégeance à sa personne selon un mode de fidélité inconditionnelle ; comme si Radio-Courtoisie était, somme toute, un parti lesquinien au-dessus des partis.

Aussi ressent-il sans doute très réellement toute critique comme une infâme trahison. Il devient ainsi une sorte de personnage shakespearien, bientôt peut-être, au train où vont les choses, une sorte de roi Lear abandonné de tous. Du moins de ceux qu’il ne paye pas.

Il hurle à la traîtrise de ceux qui, simplement, ces derniers mois, ont fini par trouver qu’il avait de plus en plus dangereusement « débloqué » et qu’il ferait bien de démissionner pour le bien commun de Radio-Courtoisie et de la droite de conviction.

Quelquefois dans des entreprises, il y a eu ainsi des dirigeants courageux, non-carpettes, pour exprimer que le président devait nécessairement passer la main. Ils n’étaient pas des traîtres mais tout simplement des responsables faisant leur devoir. [...] Alors contre ceux qui ne le suivent pas dans ses boursouflures idéologiques, il trépigne de rage, il injurie, il éructe, il diffame. La méchanceté le rend fou. Sans bien sûr aucun souci de vérité ni même la moindre vraisemblance, comme dans les procès de Moscou, dans la délectation du mensonge, il accuse les traîtres. Mais il souffre de ne pouvoir, Dieu merci, les faire massacrer en quelque Loubianka.

Alors ? Alors encore une fois j’adjure ceux qui en ont le pouvoir statutaire d’agir pour libérer Radio-Courtoisie, la rendre à sa vocation."

Posté le 1 septembre 2016 à 17h17 par Le Salon Beige | Lien permanent

Hollande était à Orléans. Hollande démission aussi

Face à Hollande qui présente sa ruine du collège à Orléans, Hollande-Démission présente son message dans le ciel :

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La presse locale en parle.

Posté le 1 septembre 2016 à 16h44 par Michel Janva | Lien permanent

Le "600" de La Manif Pour Tous déployé à Saint-Brieuc au barrage de Saint-Barthélémy

Hier sur le site du barrage de Saint-Barthélémy, bel ouvrage bien connu des habitants des Côtes-d’Armor (22), entre les communes de Ploufragan et de La Méaugon, qui alimente en eau potable l’agglomération briochine et la région centre-nord du département costarmoricain :

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Posté le 1 septembre 2016 à 07h20 par Michel Janva | Lien permanent

30 août 2016

La soumission forcée à l’idéologie du genre LGBT

Robert Reilly, ancien conseiller spécial de Ronald Reagan avant de devenir haut conseiller pour la stratégie de l’information du secrétaire à la Défense des Etats-Unis, a publié Making Gay Okay, « Comment on rend le “gay” acceptable ». Il a été interrogé par John-Henry Westen dans LifeSiteNews. Extrait de la traduction de Réinformation.tv :

"Ne pensez-vous pas qu’il soit excessif d’établir une analogie avec les temps du nazisme ? 

4125ATkB+7L._SY344_BO1,204,203,200_Je ne crois pas abuser en faisant référence à l’Allemagne nazie de 1935 pour faire une analogie avec les événements présents. C’est le moment où les lois de Nuremberg sont entrées en vigueur : celles qui ont privé les Juifs de leur citoyenneté allemande, interdisant les mariages entre non Juifs et Juifs.

Sans doute, il y avait encore beaucoup de gens de valeur, droits dans leurs bottes en Allemagne en ce temps-là, y compris de nombreux catholiques, mais à partir de ce moment-là ils ont été obligés de se taire sur l’enseignement nazi à propos de la supériorité raciale, parce que cet enseignement était inscrit dans la loi de l’Etat. Je suis sûr que beaucoup de personnes opposées à la théorie raciale de l’histoire se disaient alors, comme le font aujourd’hui beaucoup de gens à propos du « mariage » homosexuel : « Eh bien, c’est une affaire perdue. Laissons-la tranquille et allons de l’avant. »

Ils avaient sans doute trop peur pour envisager ce vers quoi ils allaient, de même qu’aujourd’hui on évite de penser aux conséquences du complet déni de réalité que suppose le « mariage » homosexuel. Quiconque pense que nous sommes au cœur d’un déni de réalité un tant soit peu moins profond que celui de l’Allemagne en 1935 se fait délibérément des illusions. Le succès du rêve LGBT requiert l’oblitération du réel et la mise à l’écart de ceux qui insistent pour dire l’existence de la réalité.

Que faites-vous de l’approche de certains évêques catholiques qui ont choisi, lorsqu’on les interroge sur les « gays », de faire une citation partielle du Catéchisme pour n’en retenir que l’enseignement conforme aux temps modernes – ceux qui citent seulement la phrase « Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste » ?

A l’évidence, la vraie question aujourd’hui n’est pas celle de la « discrimination injuste » envers les homosexuels mais la soumission forcée à l’idéologie du genre LGBT. La question, largement artificielle, de la discrimination est utilisée comme une arme pour exiger la conformité totale au programme LGBT. Je raconte l’histoire complète de la manière dont cette contrainte se met en place dans mon livre, Making Gay Okay: How Rationalizing Homosexual Behavior Is Changing Everything («  Rendre le “gay” acceptable : comment la rationalisation du comportement homosexuel est en train de tout changer »). Ceux qui souffrent aujourd’hui de la discrimination sont ceux qui insistent pour dire la vérité. George Orwell l’a déjà fait remarquer : « Plus une société s’éloigne de la vérité, plus elle haïra ceux qui la proclament. »

Posté le 30 août 2016 à 22h25 par Michel Janva | Lien permanent

Selon Henry de Lesquen, Bernard Antony est un suppôt de la Licra...

CrC4uAJWIAAf2DoAlors que Bernard Antony tiendra jeudi une conférence de presse, suite à son éviction de Radio courtoisie, nous découvrons ce texte délirant d'Henry de Lesquen à son encontre, dans lequel il écrit sans honte :

"Bernard Antony, frénétique d’extrême droite, s’est déconsidéré par ses pitreries. [...] Bernard Antony est théocrate et violent. Il refuse la liberté, la république et la démocratie. [...] Bernard Antony s’aplatit devant la LICRA dans le vain espoir de passer pour un modéré. [...] Bernard Antony a fait de l’AGRIF, association antiraciste, un supplétif de la LICRA dans son action antifrançaise. [...] J’ai péché par naïveté au sujet de Bernard Antony. C’est un suppôt de la LICRA, donc un ennemi de la France."

Nous pourrions penser que le site d'Henry de Lesquen a été piraté par des farceurs. Il n'en est rien (voir par exemple cette justification de l'esclavage ou cette "analyse" sur... le coefficient de blancheur des joueurs de football). Sur Facebook, Henry de Lesquen explique :

"Quelques jours après l’université d’été de son association, qui s’est achevée le 9 août, j’ai écrit à Bernard Antony, en tant que président de Radio Courtoisie, pour lui demander de mettre un terme à son comportement déloyal, qui portait préjudice à la radio, et je l’ai invité à publier le communiqué suivant"

Sic. S'ensuit un communiqué de repentance que, bien évidemment, Bernard Antony, qui n'est pas un adepte de l'autocritique des procès staliniens, n'a pas publié, mais dans lequel on peut lire :

"Je regrette de m’être laissé entraîner dans la cabale montée contre Radio Courtoisie par Guillaume de Thieulloy et Philippe Milliau [sic]. Je condamne la campagne de calomnies qu’ils ont orchestrée contre la radio et son président. Je retire ma signature du communiqué outrageant publié le 11 juin 2016 par Guillaume de Thieulloy sur le site du Salon Beige."

C'est grotesque : il n'y a pas de cabale montée ni par Guillaume de Thieulloy, ni par Philippe Milliau, le patron de TV Libertés (qui, excédé par les insultes, a fini par porter plainte), contre laquelle Henry de Lesquen voue une haine stupide et irrationnelle.

Finalement, on se demande si, confronté à quelques difficultés honteuses, Henry de Lesquen ne cherche pas à saborder Radio courtoisie en copiant l'un de ses modèles : Adolphe Thiers (cf illustration trouvée sur le compte twitter d'Henry de Lesquen).

Posté le 30 août 2016 à 20h06 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (39)

29 août 2016

Pilules : le pharmacien n’est pas un simple distributeur de boîtes !

Des pharmaciens défendent une clause de conscience revendiquée par 85% d’entre eux, notamment pour la vente de produits contraceptifs. Jean, pharmacien, souligne les dangers d’une contraception qui, « pour des raisons idéologiques », échappe à toute traçabilité, à la réglementation pourtant extrêmement  contraignante et poussée qui encadre la vente et la distribution des médicaments :

P« on peut raisonnablement considérer qu’une utilisation occasionnelle pourrait être sans danger, mais les pharmaciens qui délivrent ce produit savent que des jeunes filles le prennent plusieurs fois par an, voire plusieurs fois par mois. Ces pharmaciens savent donc que certaines mettent leur santé en danger. Le fait d’avoir supprimé toutes les dispositions usuelles destinées à garantir la sécurité sanitaire n’en fait pas un produit moins dangereux à utiliser ; au contraire, on a banalisé son utilisation et comment s’étonner qu’il soit autant utilisé ? Notre pays bat les records d’utilisation des pilules contraceptives, et aussi de pilules du lendemain, notamment chez les jeunes, mais aussi du nombre d’IVG. Les jeunes sont particulièrement victimes de cette banalisation, leur responsabilité est bafouée, puisqu’on leur offre, gratuitement, la solution pour pallier leur insouciance ».

Sophie, pharmacienne, rapporte le malaise de nombreux pharmaciens

« sollicités pour ces délivrances, particulièrement chez les mineures, puisque le dispositif d’anonymat, de non traçabilité et de gratuité ne leur permet pas de sécuriser l’acte pharmaceutique, d’assurer le bon usage, et en conséquence de promouvoir le respect de la santé de la patiente ».

Cette distribution automatique de produits dangereux interroge quand

« le laboratoire fabricant lui-même écrit qu’on ne connait pas avec précision le mode d’action de la pilule du lendemain…il s’agit en principe d’empêcher l’ovulation. Mais si l’ovulation a déjà eu lieu et qu’un nouvel être a été conçu, le produit va entrainer son élimination ».

« le pharmacien n’est pas tenu de répondre positivement à toutes les demandes qui lui sont faites en officine, encore plus concernant la contraception d’urgence dont la pilule du lendemain. Tout simplement parce qu’il est professionnel de santé avant d’être commerçant. Le médicament n’est pas un produit comme les autres et le patient n’est pas un client comme les autres. Le pharmacien n’est pas un simple distributeur de boîtes ! ».

A ceux qui trouvent scandaleux que des pharmaciens, en conscience, ne souhaitent pas délivrer ces produits, Jean répond

« un jour viendra peut-être où un scandale sanitaire éclatera du fait de l’inconscience des pouvoirs publics qui ont tout fait pour banaliser l’utilisation de ces produits ».

Sophie ajoute :

« le refus de vente de la part du pharmacien peut avoir une finalité pédagogique et rappeler que les nombreuses dérogations dont fait l’objet la contraception d’urgence, notamment la pilule du lendemain, n’exemptent pas le pharmacien de sa responsabilité personnelle à chaque fois qu’il dispense ce produit. Au contraire, il faut donner au pharmacien la pleine liberté d’exercer cette responsabilité en lui accordant la clause de conscience comme à tous les autres professionnels de santé ».

Posté le 29 août 2016 à 17h52 par Michel Janva | Lien permanent

La Turquie d'Erdogan menacerait des Turcs expatriés

Hebdomadaire franco-turc créé en 2008, Zaman France est une franchise du plus grand quotidien turc d’opposition, Zaman. Ce journal est associé au mouvement de l’imam Fethullah Gülen, ancien allié de Recep Tayyip Erdogan devenu son ennemi parce qu’il accuse le gouvernement de corruption. Installé aux Etats-Unis, il est soupçonné d’avoir orchestré un coup d’Etat (raté) pour renverser le président Erdogan. Emre Demir, fondateur et rédacteur en chef de Zaman France, déplore les répercussions de ces événements sur son journal.

Sans prendre parti dans l'affaire du putsch en Turquie, imaginer que les affaires internes à la Turquie mettent en danger des journalistes et leurs abonnés en France n'est pas très rassurant…

Z"Depuis la tentative de coup d’état, il est devenu difficile de traiter de l’actualité turque. Même en France. Erdoğan utilise les Turcs résidents en Europe comme des instruments diplomatiques destinés à faire pression sur les gouvernements et les figures dissidentes qui vivent dans ces pays. Face aux incessantes menaces, nous avons décidé de fermer la rédaction. Cela peut paraître lâche, mais nous ne sommes pas les seuls à être menacés. Beaucoup de nos lecteurs se sont désabonnés. Soit parce que la famille et les amis ont fait pression, soit parce qu’ils avaient été dénoncés par des voisins. Nous, nous pouvons avoir une protection policière. Mais eux, non. C’est ça qui me fait peur. [...]

Même si nous continuons sur le web, les personnes qui partagent nos papiers sur les réseaux sociaux peuvent être identifiées. C’est une véritable chasse aux sorcières. Il y a quelques jours, un père a même dénoncé son fils et l’a accusé d’être güléniste. Il a été arrêté. Le père a simplement dit qu’il devait protéger l’État avant de protéger son enfant. Ce climat risque de mener la Turquie à de dangereuses dérives. Ça commence toujours comme ça.

Mais la rédaction est aussi une cible. Nous avons reçu des centaines de menaces de mort. Nos adresses et nos coordonnées tournent sur les réseaux sociaux. Les comptes pro-AKP ont partagé des photos de nous et nous accusent d’être des terroristes. Même le porte-parole de l’ambassade de Turquie en Belgique a diffusé ma photo sur Twitter en appelant le peuple à faire le nécessaire contre les traîtres. Et puis, c'est également également compliqué pour les familles des journalistes qui vivent en Turquie. Des dizaines de proches ont été interpellés par la police. [...]

En Europe, il y a aussi tout un système de contrôle destiné à créer une diaspora au service de l’État turc. Certaines associations pro-AKP installées en France ont contribué à amplifier ces appels. Des lignes téléphoniques dirigées vers la police nationale en Turquie, les ambassades ou le palais présidentiel à Ankara ont également été mises en place pour identifier les « traîtres ». C’est très dangereux, même pour ceux qui vivent en France. Si l’un de nos abonnés est dénoncé comme étant l’un de nos lecteurs, les biens qu’il possède en Turquie peuvent être saisis et son passeport retiré. Nos lecteurs sont sur la ligne de mire. Le problème, c’est bien évidemment qu’ils ne soutiennent pas tous le mouvement Gülen et ne sont pas responsables de la tentative de coup d'état. Cette réalité montre une réelle volonté d’importer la répression en Europe et en France."

Annonçant la fermeture du journal, la rédaction écrit :

"Des menaces qui ont désormais dépassé le stade verbal pour devenir des réalités physiques. Des centres culturels turcs en France, des écoles, des commerces ont été la cible d'incendies, de descentes punitives, de caillassages, d'appels au boycott et, plus grave, d'appels au meurtre. Des membres de notre rédaction ont reçu pas moins de deux cents menaces de mort ! Le simple fait d'imprimer notre journal et de l'envoyer à nos abonnés constituerait pour eux un risque sécuritaire réel sans même évoquer les représailles juridiques qu'ils subiraient par les services d'Etat turcs qui pourraient les accuser d'association ou de complicité avec une organisation terroriste !"

Posté le 29 août 2016 à 17h19 par Michel Janva | Lien permanent

26 août 2016

Interdiction du port d'un vêtement : selon que vous serez LMPT ou musulmane

Pour bien comprendre comment fonctionne la justice en France, rien de mieux que deux images.

Sur la première, un père de famille verbalisé pour le port d'un sweat :

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Cet autre vêtement est autorisé par le Conseil d'Etat car 

"L’arrêté litigieux a ainsi porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle."

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Posté le 26 août 2016 à 18h47 par Michel Janva | Lien permanent

25 août 2016

"Facebook, mais surtout Twitter prennent de plus en plus de place dans la vie politique et le débat public"

Unknown-17Selon La Provence :

"[...] Outils de communication, méthode de contournement des médias traditionnels, espaces de liberté, simples brosses à reluire personnelles ou occasions de pourfendre l'adversaire, Facebook, mais surtout Twitter prennent de plus en plus de place dans la vie politique et le débat public. S'ils disposent désormais quasiment tous d'un compte, les élus locaux n'y sont pas présents avec le même enthousiasme. Ni avec le même talent."

A tel point que la mairie de Marseille va proposer aux élus un module de formation au bon usage des réseaux sociaux. 

Et le quotidien constate que Valérie Boyer, députée et maire de secteur LR, engagée en faveur des chrétiens d'Orient, est de loin la politique marseillaise la plus hyperactive sur les réseaux. Sans doute parce que ce qu'elle dit n'est pas relayé par la presse mainstream. Quel intérêt pour un politique de gauche de perdre son temps sur twitter alors que ce qu'il dit est matraqué au journal de 20h ?

Les réseaux sociaux sont à utiliser comme des contre-médias, ce que ne semblent pas avoir compris certains élus LR, ignorant l'importance du combat des idées (un héritage du gaullisme sans doute). Le député Dominique Tian conseille ainsi à ses jeunes collaborateurs "on se calme, allez plutôt lire Le Monde." Cela laisse pantois.

Posté le 25 août 2016 à 13h05 par Michel Janva | Lien permanent

24 août 2016

Guillaume Zeller quitte la direction de la rédaction d’iTélé

6a00d83451619c69e201bb086d36a5970d-320will devrait avoir d'autres fonctions au sein du groupe Vivendi.

Son arrivée l'an passé avait créé quelques remous dans le landernau médiatique, Guillaume Zeller étant moyennement de gauche... (voir ici).

Posté le 24 août 2016 à 12h54 par Michel Janva | Lien permanent

23 août 2016

Accueillez François Hollande le 24 août à Angers

Le ministre du Travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, doit annoncer les chiffres mensuels du chômage. Elle sera accompagnée de François Hollande.

L'arrivée du Président de la République et du ministre du Travail est prévue à 16 h 15, à Angers. Il terminera sa visite par des déclarations, à 17 h 10, au sein de l'entreprise de Trélazé.

Vous pourrez le remercier d'avoir osé dire une vérité :

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Posté le 23 août 2016 à 19h21 par Michel Janva | Lien permanent

La Baule à 12h : applaudissements au sol

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Posté le 23 août 2016 à 13h44 par Michel Janva | Lien permanent

22 août 2016

Hollande démission sur les plages de l'Atlantique

Aujourd'hui la banderole "Hollande Demission" du pilote David Van Hemelryck arrive à la Baule. Après avoir fait le tour de la Méditerranée, elle attaque les côtes de l'Atlantique. Demain un vrai marathon :La Baule, Noirmoutier, Ile de Ré, Royan, Arcachon.

Mercredi de Arcachon à Biarritz.

Sur les plages, la banderole est applaudie par les citoyens qui en ont ras le bol et qui sont encouragés par ce message dans le ciel ! 

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Posté le 22 août 2016 à 21h26 par Michel Janva | Lien permanent

Bernard Antony lance un appel aux membres du Conseil d’administration de Radio courtoisie

Unknown-2Bernard Antony tiendra une conférence de presse réservée aux journalistes et aux responsables d’émissions de Radio-Courtoisie le jeudi 1er septembre à 16 heures au siège de l’Agrif, 70 Boulevard Saint-Germain, 75005 Paris.

Ordre du jour :

1)  Bernard Antony et son équipe évincés de radio-Courtoisie par Henry de Lesquen

  • les fallacieuses et fantasmagoriques raisons de ce dernier
  • ubuesques dérives racialo-obsessionnelles
  • l’appel aux membres du Conseil d’administration : leurs lourdes responsabilités pour l’avenir de Radio-Courtoisie selon son identité d’origine

2) Islamo-terrorisme : dénis de réalité et mépris de la vérité aux sommets de l’État et de l’Église catholique.

Posté le 22 août 2016 à 20h58 par Le Salon Beige | Lien permanent

21 août 2016

Bernard Antony viré à son tour de Radio courtoisie

Le patron de l'Agrif, qui avait repris l'émission de Serge de Beketch (en alternance avec Daniel Hamiche, exclu également), a été exclu par Henry de Lesquen. Ce dernier lui avait envoyé un ultimatum le 14 août (!) pour qu'il revienne sur sa signature à la lettre des patrons d'émission demandant le retrait d'Henry de Lesquen de la radio.

Bernard Antony ne compte pas en rester là. Plus de précisions sont à venir.

Posté le 21 août 2016 à 15h47 par Le Salon Beige | Lien permanent

20 août 2016

Dire la vérité sur Midi Libre, ce n'est pas attaquer la presse, c'est vouloir la libérer du pouvoir de l'argent et du pouvoir politique

Communiqué de la ville de Béziers:

"Journalistes de Midi Libre : encore un peu de courage !

MDans un article intitulé « Ménard calomnie la rédaction de Midi Libre », paru le 19 août, la rédaction du quotidien parle, à propos de la campagne d’affichage réalisée par la ville, d’un « caprice » du maire de Béziers. Reprenons donc point par point les explications déjà données à la presse mais quasiment jamais reprises par elle.

Le premier objectif de cet affichage était d’informer les lecteurs de Midi Libre de la situation très particulière de ce journal. En effet, il n’est pas sans intérêt de savoir que Midi Libre appartient à Jean-Michel Baylet, le ministre de l'Aménagement du Territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, et que celui-ci en a confié la direction à son ex-épouse, aujourd’hui compagne de Laurent Fabius, encore ministre des Affaires étrangères il y a peu

Si cela se passait au-dessous du tropique du Cancer – un baron politique local propriétaire de l’unique quotidien tout en étant ministre à la capitale – on parlerait de république bananière. Ici, la rédaction de Midi Libre semble trouver cela normal ! On a connu des journalistes plus sourcilleux de leur indépendance…

Second objectif de cette campagne d’affichage : dénoncer l’attitude de Midi Libre qui ne se soucie pas d’informer ses lecteurs de ce qui se passe à Béziers mais préfère mener un combat de tous les jours contre la municipalité. Les exemples sont légion. Citons-en quelques-uns parmi les plus récents.

Aux lendemains de l’attentat de Nice, la ville organise un rassemblement devant l’Hôtel de Ville. Dans l’édition de Midi Libre qui rend compte de cette manifestation, pas un mot du discours du maire ou même de sa présence ! Mais, en revanche, colonnes ouvertes aux autres responsables politiques du Biterrois… Drôle de conception du pluralisme.

Au mois de juin, la Ville perd un procès contre l’ABCR, une association qui domicilie des clandestins. Midi Libre en fait sa Une. Le mois suivant, la Ville gagne le deuxième procès contre l’ABCR. Rien dans les colonnes du journal. Pas une ligne, pas un mot !

La messe aux arènes, en début de féria, regroupe 4.000 personnes dans une ambiance lourde des menaces qui pèsent sur la France. Encore une fois, pas le moindre compte-rendu dans Midi Libre. Tout cela au nom de la « hiérarchisation de l’information » selon les journalistes du quotidien. Qui peut les croire ?

Toujours selon ces mêmes journalistes, cette campagne d’affichage qui dénonce une « info en laisse » renverrait « à un passé funeste de notre histoire ». Mettre en cause le traitement que ce journal réserve à Béziers relèverait donc, selon eux, d’une pratique digne de l’occupation nazie. Un parallèle que ces journalistes devraient éviter de faire quand on sait que Midi Libre appartient au groupe La Dépêche du Midi qui a compté parmi ses administrateurs, dans les années soixante et pendant plus de dix ans, un certain… René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy, organisateur de la rafle du Vel' d’Hiv'.

Dernier point. Cette campagne d’affiches - 51 au total - a coûté la somme faramineuse de… 190,94€ TTC. Pour mémoire, le groupe La Dépêche du Midi, propriétaire de Midi Libre, a bénéficié, en 2011, de 1.820.838€ d’aides de l’État ! À noter que Jean-Michel Baylet, son propriétaire, n’a jamais trouvé problématique de voter ces subventions de sa main de parlementaire - il fut sénateur et député - et de les empocher de l’autre main comme patron de presse… Drôle de mélange des genres.

Face à cette situation, il est hors de question de se taire. Bien des élus qui font les frais de cette situation de monopole de Midi Libre n’osent rien dire de peur des représailles. Bien des journalistes de ce quotidien voudrait bien dénoncer ce mariage malsain entre la politique, les affaires et la presse mais craignent de se retrouver à la rue. Certains aimeraient travailler dans un journal libre. Mais parler, c'est la porte assurée pour eux.

Dire la vérité sur Midi Libre, ce n'est pas attaquer la presse, c'est vouloir la libérer du pouvoir de l'argent et du pouvoir politique. Dire la vérité sur Midi Libre, ce n’est pas mettre en cause la liberté de la presse, c’est, au contraire, se battre pour le pluralisme et l’indépendance des médias. Il faut en finir avec les aides publiques à la presse. C’est à cette condition que nous aurons une presse réellement libre, qui ne soit pas une presse aux ordres ou de caution.

Les journalistes de Midi Libre le savent. Il leur manque juste le courage de le dire. Dommage."

Posté le 20 août 2016 à 11h15 par Michel Janva | Lien permanent

19 août 2016

2 jours après avoir rendu visite au pape, on apprend que Hollande traite Bolloré de "catho intégriste"

C'est ainsi que le voit François Hollande dans une information révélée, deux jours après avoir rendu visite au pape... :

B«Bolloré éradique tout ce qui pouvait être esprit contestataire, à commencer par Les Guignols. (...) Quand Bolloré est venu me voir, il m’a dit: ‘On va reprendre Le Grand Journal, Les Guignols ça deviendra une émission internationale’. Puis il me dit qu’il va faire venir une nouvelle génération de comiques: Dany Boon et Arthur! Comme il a un physique plutôt moderne, Bolloré, on ne le voit pas venir, mais c’est un catho intégriste en réalité!».

«On pourrait penser qu’il a nommé Guillaume Zeller sans faire attention, mais non! Bolloré est sur la ligne de Zeller! C’est un catho intégriste qui reproche à Canal non pas d’être à gauche mais de ne pas être sur ses valeurs à lui. Il reproche à Canal d’attaquer le pape, la religion, etc».

«Je pense qu’il faut se méfier de Vincent Bolloré. Mais pas simplement politiquement. Ceux qui ne s’en sont pas méfiés sont morts. C’est un pirate».

La gauche moraliste protège son pouvoir médiatique. La plupart des médias et des journalistes sont de gauche et d'extrême-gauche. Il ne fait pas bon être de droite dans ce milieu. Eric Zemmour et Robert Ménard l'ont appris. On se souvient qu'en 2015 le CSA avait mis Vincent Bolloré sous surveillance. 

Posté le 19 août 2016 à 09h43 par Michel Janva | Lien permanent

16 août 2016

Dans le ciel de Sainte Maxime aujourd'hui

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Posté le 16 août 2016 à 18h42 par Michel Janva | Lien permanent

13 août 2016

Claude Bartolone a peur des Donald Trump français. Mais où sont-ils ?

Le président de l'Assemblée nationale s'inquiète de la liberté d'expression que retrouve la droite française à l'approche des élections :

"Pour un homme politique de gauche qui a commencé sa carrière sous la droite giscardienne au pouvoir, l’évolution de la droite occidentale laisse songeur. La droite était souvent brutale et appliquait une politique de rigidité sociale, mais elle acceptait le jeu républicain de la représentation parlementaire en jouant le jeu du débat et de l’expression. Quand on lit et écoute les déclarations des candidats à la primaire de droite actuelle en France, on se rend compte que la dérive berlusconienne, triomphante aujourd’hui aux Etats-Unis, n’a pas épargné la France. Certains hommes politiques de droite évoquent explicitement Donald Trump, sinon comme modèle, du moins comme référence. C’est aujourd’hui le visage sans fard d’une droite occidentale contemporaine.

Nos Donald Trump fourbissent leurs armes. Face à eux, la gauche ne peut se permettre d’incarner un système trop timoré, trop prudent, pas assez actif sur le plan social. L’Etat de droit et les principes républicains résisteront en France si la gauche parvient, à long terme, à incarner l’espoir et l’amélioration des conditions de vie. Nous pouvons, nous devons le faire. Le peuple français n’a rien à voir avec les nouvelles vulgarités des nouveaux milliardaires et de leurs amis."

Les nouveaux milliardaires... comme Pierre Bergé ? Cette gauche moraliste n'a aucun complexe dans sa censure. La liberté d'expression, la lepénisation des esprits, la trumpisation de la droite ou encore l'influence de Patrick Buisson dans les discours, c'est une chose, que l'on constate généralement à chaque élection. Avoir ensuite des personnalités de droite qui font ce qu'ils disent en est une autre...

Posté le 13 août 2016 à 11h32 par Michel Janva | Lien permanent

08 août 2016

Hollande a arrêté plus d'opposants politiques que de terroristes...

Présent à Nice pour l'Hommage aux victimes, David van Hemelryck, pilote connu pour sa banderole subversive anti-hollande et originaire de Toulon, est venu pour témoigner sa solidarité, avec sa voiture au slogan provocateur. Cette voiture qui provoque de vives émotions est marquée Hollande Demission, elle avait été libérée après 3 mois de pressions contre le commissariat qui la retenait "sans motif juridique".

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C'est à dessein qu'il est venu ce jour : au delà de sa vive compassion pour les victimes et leurs proches il veut témoigner d'une cause passée sous silence des attentats : les ressources sécuritaires de la nation sont détournées massivement par Hollande dont l'orgueil ne supporte pas les sifflets dont il est systématiquement l'objet.

Posté le 8 août 2016 à 11h03 par Michel Janva | Lien permanent

06 août 2016

La Manif Pour Tous : le 600 déployé à Carhaix

Suite à l'appel de Marie, vendredi soir 5 août 2016, avait lieu à Carhaix (29) la traditionnelle veillée des Veilleurs pour la Famille en Centre Bretagne. Pour marquer la saison estivale, c’était l’occasion de déployer l’immense drapeau de 600m2 de La Manif Pour tous qui circule pendant tout l’été dans les régions de France. Le lieu choisi pour cet événement exceptionnel a été le site du festival des Vieilles Charrues, devant le château de Kerampuilh. Un grand bravo aux Veilleurs de Carhaix !

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Posté le 6 août 2016 à 05h43 par Michel Janva | Lien permanent

05 août 2016

L'invention de l'islamisme est dans la naissance même de l'islam

41gfjgFr6mL"Le Fascisme islamique" ne paraîtra pas en France. Ainsi en va l'auto-censure en France afin de respecter le nouveau dogme républicain du Padamalgame. C'est ainsi et les gesticulations politiquement correctes ne pourront pas cacher ce fait. Alors que le livre est sorti en Allemagne, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, la maison d'édition Pirahna explique :

"qu'elle ne mesure pas les risques en matière de sécurité, mais aussi qu'elle ne souhaite pas apporter de l'eau au moulin de l'extrême droite"

L'auteur, le germano-égyptien Hamed Abdel-Samad, fils d'imam et ancien membre des Frères musulmans dans sa jeunesse, est furieux :

"Jean-Marc a écrit qu'il ne voulait pas apporter de l'eau au moulin de l'extrême droite. Ça, c'est l'argument typique d'un chantage moral auquel je suis sans cesse confronté. Je suis un penseur libre, qui n'appelle pas à la violence, qui ne stigmatise pas les musulmans – au contraire, je les défends comme êtres humains –, mais qui s'en prend à une idéologie que j'estime violente. J'ai le droit, en Allemagne, plus de 200 ans après Kant et 230 ans après Voltaire, de publier ces pensées sans devoir avoir peur et être terrifié. C'est pour ça que je suis tellement en colère. Je trouve ça très dangereux comme façon de penser, notamment venant d'un éditeur qui, plus qu'aucune autre profession, devrait être le garant des débats de qualité et de la liberté d'expression."

Il répond sur le fond aux questions du Point. En voici de longs extraits car le sujet est passionnant et ses propos tellement courageux :

Dans Le Fascisme islamique, vous commencez par établir un parallèle entre les mouvements fascistes et les Frères musulmans, fondés dans les années 1920 par Hassan el-Banna. Quels seraient selon vous leurs points communs ?

Ce n'est pas seulement les Frères musulmans, mais l'islam politique dans son ensemble. Le premier point commun, c'est l'idée d'avoir été choisi, d'être des gens qui sont supérieurs au reste de l'humanité. Vous pouvez lire ça dans le Coran, où les musulmans sont considérés comme la meilleure communauté n'ayant jamais existé. Allah leur donne une responsabilité particulière d'être ses représentants sur terre. Vous avez ça aussi dans le fascisme : « Nous sommes la race supérieure. » Deuxième point commun : la culture de la mort. Dans les deux idéologies, la mort est glorifiée, car la vie et l'individu ne comptent pas. Ce qui est important, c'est la nation ou la religion. Troisième parallèle : l'idée de combat, le Kampf en allemand et le djihad en arabe. Vous ne vous battez pas pour vivre, mais vous vivez pour vous battre. Le combat, en lui-même est une fin en soi, et pas seulement un moyen pour atteindre des buts politiques. Quatrième point commun : l'idée d'ennemis intérieurs et extérieurs. Pour les nazis, l'ennemi à l'extérieur, c'est l'Ouest, et à l'intérieur, les juifs et l'extrême gauche. Pour les islamistes, c'est les autres. Il y a d'abord eu les juifs, les chrétiens ou les non-croyants dans le Coran, puis ont suivi les croisés, les colonialistes et aujourd'hui l'Occident dans son ensemble. L'histoire est conçue comme une seule ligne directrice, et l'ennemi reste toujours le même. L'Occident sera toujours le mal, c'est immuable. Cinquième point commun : la déshumanisation et l'animalisation de l'ennemi. Le Coran qualifie les non-croyants de chiens, singes ou porcs. Si vous déshumanisez des personnes, vous leur ôtez le droit d'exister. C'est ainsi plus facile de les exterminer en masse sans problème de conscience. Ce que les nazis faisaient très exactement en qualifiant les juifs de cafards ou de rats. Enfin, regardez les buts de ces idéologies. Hitler voulait régner sur la planète entière, être « le maître du monde ». Ces mêmes mots se retrouvent dans les discours d'Hassan el-Banna.

Le monde musulman est aujourd'hui frappé par la violence. Mais l'histoire coloniale ou la géopolitique n'expliquent-elles pas davantage ces fractures que la nature même de l'islam ?

Bien sûr, si vous cherchez à comprendre les origines du terrorisme actuel, tout ne vient pas du Coran. Il y a des raisons géopolitiques, et évidemment les États-Unis et d'autres pays occidentaux ont une implication dans les guerres en Irak et Syrie. Mais vous ne pouvez épargner la religion en disant qu'elle n'a rien à voir avec cette violence. Pour en arriver au terrorisme, il faut d'abord une culture favorable, c'est-à-dire qui accepte la violence comme solution politique. C'est, je crois, ce qui se passe dans le monde islamique, car la religion, loin de condamner cette violence, fournit des arguments en sa faveur. Vous avez aussi une violence domestique, dans les familles. Quand un enfant grandit et voit sa mère se faire frapper par son père, il apprend que la violence est la première solution aux problèmes sociaux.

Vous avez confié que votre père battait votre mère, et que vous-même aviez subi des violences enfant. Ne faites-vous pas de votre histoire personnelle une généralité ?

Ce n'était pas un cas individuel, mais cela concernait toutes les familles que je connaissais enfant. Ces violences conjugales ne sont pas une petite minorité. C'est un vrai problème culturel, car le Coran encourage le mari à corriger sa femme si elle n'obéit pas. La religion est un moteur dans la façon de concevoir son couple ou d'éduquer les enfants. Son influence est considérable. Une autre raison de la violence dans le monde musulman, c'est l'insécurité des jeunes hommes dans notre époque moderne. D'un côté, on leur enseigne la certitude que l'islam est la vraie religion, que vous ne pouvez pas faire ça car c'est haram et que vous irez en enfer, sinon. Mais de leur côté, ils sont confrontés à la société moderne, libre et multiculturelle. Il leur est difficile de ne pas mordre dans le fruit défendu, mais après ça, ils se sentent coupables, et retournent vers un discours religieux les ramenant en arrière : « Tu es un pêcheur, reviens à Dieu. » La voie express, c'est le djihad. Mourir en tant que martyr, c'est la seule garantie d'aller directement au paradis. Dites-moi pourquoi un être humain voudrait se tuer tout en supprimant des dizaines de personnes comme ce qui est arrivé à Nice ou à Orlando ?

Mais la culture occidentale a elle aussi ses tueurs de masse !

Oui, mais il y a des raisons psychologiques qui expliquent ces tueurs de masse. Ce sont des profils qui ont été confrontés à la violence dans leur parcours. À Munich, Ali David Sonboly, le tueur germano-iranien, avait par exemple été la victime d'humiliations à l'école. Mais on ne peut pas trouver ces explications psychologiques chez tous les djihadistes. Ceux qui ont projeté le 11 septembre 2001 venaient souvent de familles riches, sans problèmes psychologiques apparents. C'est l'endoctrinement idéologique, l'utopie dans leur tête qui les a poussés à faire ça. Dans beaucoup de cas de tueurs de masse, le désespoir est la cause du passage à l'acte. Alors que pour la majorité des terroristes islamiques, c'est au contraire l'espoir d'atteindre quelque chose de supérieur. Ils ne sont pas déprimés en commettant les tueries. Au contraire, ils sourient. Ça fait une grande différence.

Quand vous présentez Mahomet comme un chef guerrier menant des purges et qui, aujourd'hui, serait responsable de « crimes contre l'humanité », n'est-ce pas de la provocation ?

Non, car ce sont des choses décrites dans les récits islamiques. Mahomet aurait par exemple ordonné en un seul jour la décapitation de 400 à 900 juifs qui s'étaient pourtant rendus. La violence appartient bien sûr à la culture de cette époque. Mais aujourd'hui, s'il venait avec le même message, comme le fait d'annoncer que si vous allez en enfer, votre peau sera brûlée et que vous aurez une nouvelle peau pour sentir la même douleur à nouveau, on le qualifierait de psychopathe et on ne le prendrait pas au sérieux. Or ce message est tellement important aujourd'hui pour deux seules raisons : il est vieux d'un point de vue historique et 1,5 milliard de gens y croient. Si l'islam n'était pratiqué que par un petit groupe, on le considérerait comme une secte (...)

N'est-ce pas historiquement absurde d'établir des parallèles entre une religion apparue au VIIe siècle dans la péninsule arabique et le nazisme, une idéologie athée du XXe siècle née en Occident ?

C'est une question que je me suis posée durant toute l'écriture du livre. Mais l'islam n'est pas qu'une religion, c'est aussi une idéologie politique. Dès les origines, quand Mahomet se rend à Médine, elle est par nature une religion politique, car il n'était pas juste un prophète ou prédicateur, mais aussi un homme d'État, général d'armée, ministre des Finances, juge et policier (...)

Pour vous, il est artificiel de séparer islam et islamisme. Pourquoi ?

J'ai d'abord pensé qu'il était juste de dire que l'islam et l'islamisme sont deux choses bien distinctes. Mais j'en suis arrivé à la conclusion que ce n'est pas rendre service aux musulmans. Il s'est passé la même chose avec le communisme, quand on expliquait que la théorie marxiste est bonne, et que c'est simplement la pratique stalinienne qui était mauvaise. En faisant cela, on ne critique jamais le fond des choses. Qu'est-ce que l'islamisme ? C'est la volonté de contrôler le monde. D'où cela vient-il ? Du Coran et de la pratique du Prophète. Il veut faire de l'islam une religion universelle, quitte à utiliser la violence. L'invention de l'islamisme est dans la naissance même de l'islam. Les frontières entre les deux sont très floues (...)

En politique, vous ne croyez pas aux « islamistes modérés », comme on a un temps pu présenter Erdogan. L'islam ne serait-il pas compatible avec la démocratie ?

Non, tout comme le christianisme ou le judaïsme. Si ces religions détiennent le pouvoir, elles ne sont pas compatibles avec la démocratie. D'abord parce que Dieu est le législateur, et non pas les humains, car il en sait plus que nous. Deuxièmement, parce que la démocratie suppose l'égalité entre tous les humains. Dans l'islam, il y a les humains en première classe – les musulmans –, d'autres en seconde classe – les juifs et les chrétiens –, et puis les non-croyants, qui n'ont aucune place. Enfin, la démocratie suppose une autonomie de l'individu, de son esprit comme de son corps. L'islam intervient jusque dans les domaines les plus intimes, et me dit quand je peux faire l'amour et avec qui. C'est pour ça que les États islamiques ont tant de problèmes avec les droits de l'homme. Mais, et je me répète, cela ne signifie bien sûr pas que les musulmans en tant que personnes ne peuvent pas être démocrates. Beaucoup sont profondément démocrates, mais ils ne tirent pas cela de la loi islamique, mais de leur expérience personnelle. En démocratie, les religions peuvent être représentées par des groupes d'influence au même niveau que les autres lobbys, mais elles ne peuvent pas être au-dessus des autres et détenir le pouvoir. Prenez le Vatican, on ne peut pas appeler ça une démocratie (rires). J'adore le pape François, mais il reste un dictateur (...)"

Posté le 5 août 2016 à 12h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (17)


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