23 octobre 2017

Poitiers : le procès des Identitaires a été l’occasion de montrer le vrai visage de l’imam

Cinq militants identitaires étaient jugés la semaine dernière à Poitiers pour avoir occupé, en 2012, pendant quelques heures, l’immense mosquée en construction. Parmi eux, Damien Rieu, qui revient au micro de Boulevard Voltaire sur le déroulement de ce procès et souligne le fait qu’il a été l’occasion de montrer le vrai visage de l’imam de Poitiers. Le verdict sera rendu le 7 décembre.

Posté le 23 octobre 2017 à 21h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

Gérard Leclerc : "La JOC a eu une tendance très collaborationniste avec le communisme"

Gérard Leclerc est un journaliste chrétien chargé de la religion dans la presse française. Il est aussi l’une des voix les plus écoutées de Radio Notre-Dame et KTO. Pour TV Libertés, il revient sur son riche parcours personnel et évoque le trouble que suscite le pape François chez une partie significative des catholiques.

Posté le 23 octobre 2017 à 19h20 par Michel Janva | Lien permanent

L’indigeste pain quotidien des prêcheurs contemporains

Le verbe acéré de Jean de Saint-Jouin a encore frappé dans un billet publié sur l'Homme Nouveau. Extrait :

"[...] Devant la pusillanime oscillation de Pilate, il assène le coup le plus vil de l'histoire. Lui, le plus farouche ennemi de l'Empire, lui qui ne rêve que de liberté pour son peuple, feint la soumission pour accuser le préfet. Il pousse la foule à scander : « Si tu le relâches, tu te fais l'ennemi de César »! Et l'argument porte... Un Romain qui manque de colonne! Couardise et iniquité ; armes déicides.

La putride intention du théocrate n’est cependant pas seule à blâmer. Aussi en examen, sa cousine, la funeste confusion des ordres. Pour bafouer le Verbe, d’une façon ou d’une autre, il faut toujours inverser la syntaxe de la nature.

Si la Synagogue, interprète de la loi divine, avait toute autorité pour interpréter Moïse, elle est risible lorsqu’elle glose sur Cicéron... Et pourtant, quelle hargne l’aveugle!

N’est-ce pas là le levain de l’indigeste pain quotidien des prêcheurs contemporains? Qu'entends-je encore sinon des autorités religieuses qui m'accusent.

Certes, comme Pilate, j’ai fait flageller le Christ. Je le confesse, mes lâchetés intermittentes ont trop souvent échoué à défendre Jésus. Me reprocherait-on ces infidélités que je n’aurais rien d’autre à plaider que Mea Maxima Culpa! Non ! Plutôt qu’une accusation méritée et salutaire j’entends leurs sinistres voix me répéter encore, me répéter toujours: Tu es l'ennemi de César!

Oui, toi ! Lorsque tu ne participes pas aux libations écologiques, aux bacchanales migratoires et aux bals masqués électoraux. Toi qui veut pendre le meurtrier et juge sans vergogne le divorcé impénitent. Toi, le réactionnaire rigide qui préfère les vieilleries au progrès des idées... tu es l'ennemi du Régime ! Tu es l'ennemi de César. Et tu dois mourir ! [...]"

Posté le 23 octobre 2017 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent

18 octobre 2017

Convoqué au tribunal pour avoir médiatisé une affaire de viol chez les antifas

L'animateur de FDesouche est convoqué car il est accusé d'avoir médiatisé une affaire de viol chez les antifas. C'est sa 3e convocation en 15 jours...

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Posté le 18 octobre 2017 à 13h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

10 octobre 2017

Un gauchiste dénonçant dénonçant « la dérive intégriste de l’Université catholique de l’Ouest » condamné

Un professeur de la Catho d’Angers a été condamné, mercredi 4 octobre, pour injure publique. Il était poursuivi par le recteur de l’établissement. En cause, l’envoi d’un message à 37 collègues et retraités, mais aussi à la Conférence des évêques et au pape François. Sa publication reprenait un dessin de Cabu publié en 1972 dans Charlie Hebdo. Le croquis représentait le Christ avec le titre « Jésus revient » et derrière lui, une caricature d’Hitler lançant dans un bulle : « Moi aussi. »

Ce maître de conférences de 63 ans dénonce « la dérive intégriste de l’Université catholique de l’Ouest ». Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita et porte-parole de la Manif pour tous, avait été invité à donner une conférence. Le prof gauchiste n'a pas supporté cette invitation... dans une université catholique.

Le tribunal correctionnel a condamné l’enseignant à 1 500 € d’amende avec sursis. Les magistrats ont considéré que le recteur avait été « assimilé à Hitler » et que le texte contenait « des références historiques pour le moins péjoratives ». Le tribunal considère surtout que l’entre soi a été rompu avec les envois au pape et à l’ambassadeur du Vatican.

« Cette diffusion, nonobstant la qualité du destinataire, suffit à conférer un caractère public aux injures y figurant. »

Posté le 10 octobre 2017 à 08h38 par Michel Janva | Lien permanent

08 octobre 2017

«Après les légumes OGM, les enfants à un seul parent ?»

Cette affiche choque Marlène Schiappia qui souhaite la faire interdire :

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Par conséquent, La Manif Pour Tous demande à être reçue par cette secrétaire d'Etat. Pas certain qu'un dialogue rationnel soit possible avec cette écervelée :

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Posté le 8 octobre 2017 à 15h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

06 octobre 2017

Ils ont peur d'un bus

La mairie de Paris et la ville de Saint-Denis craignent le bus de CitizenGo. Pour ces gens-là, vous ne devez pas avoir le droit d'exprimer d'opinion contradictoire :

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CitizenGo sollicite notre aide :

  • Rendez-vous samedi 7 octobre à 11h00 devant le palais des congrès, pour prendre le bus. Destination : la fête à Neuneu (RDV à 12h00 pour ceux qui ne peuvent être à Porte Maillot avant). 
  • Rendez-vous dimanche 8 octobre à 15h00 Place Vendôme. 

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Posté le 6 octobre 2017 à 22h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

05 octobre 2017

Science-Po : la gauche LGBT ne veut pas de la présence de Sens Commun

Capture d’écran 2017-10-05 à 21.11.34Une branche étudiante du mouvement Sens Commun se présente aux «Initiatives étudiantes» de la grande école parisienne, qui permet aux associations étudiantes d’être reconnues. Mais plusieurs associations de l’école (Unef, Solidaires Étudiant-e-s, France Insoumise, l’Union des étudiants communistes, le collectif Garces) ont publié un communiqué commun très virulent contre la candidature de Sens Commun, en s'inventant une persécution imaginaire :

Capture d’écran 2017-10-05 à 21.12.56Sens Commun Sciences Po dénonce ce sectarisme :

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Posté le 5 octobre 2017 à 21h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

Le bus anti-gender de CitizenGo gêne le lobby LGBT

Les associations ultra-subventionnées LGBT, comme Act Up ou AIDES dénoncent “l’influence des réactionnaires” dans le débat public :

“Face à la haine au visage tranquille, l’urgence est donc double : il faut défendre un projet de société égalitaire, ouverte, émancipatrice, dans lequel l’école, parce qu’elle est un lieu de socialisation autant que d’apprentissage, doit contribuer à lutter contre les rapports de domination sexistes, LGBTphobes, racistes qui oppriment et aliènent”.

“Il faut également exiger la plus grande détermination, le refus de toute complaisance ou compromis de la part de nos institutions (ministère, rectorats, inspections académiques, centres de formation, équipes dirigeantes et pédagogiques des établissements) à l’égard de celles et ceux qui défendent la perpétuation des oppressions sexistes et LGBTphobes”.

Résultat, CitizenGo a dénoncé des menaces à son encontre, en publiant des captures d’écran de messages dans lesquels les utilisateurs de la Toile proposaient d’incendier le bus.

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Posté le 5 octobre 2017 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Général Piquemal : « L’immigration est massive, incontrôlée. Cela ira vers la disparition des Etats-nation»

Le général Christian Piquemal a été radié des cadres de l’armée. Son recours annulé par un Conseil d’Etat sans doute aux ordres du pouvoir. Quel est le crime de Christian Piquemal ? Celui d’avoir participé à un rassemblement « interdit » à Calais, le 6 février 2016. Le général envisage un recours à la Cour européenne des droits de l’homme. Il répond à Réinformation.tv :

Posté le 5 octobre 2017 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent

04 octobre 2017

Discrimination politique : l'Université de Lorraine condamnée

Le 16 mars, l’Université de Lorraine a été condamnée à verser la somme de 4000 euros à Monsieur D. pour cause de discrimination. Cette condamnation fait suite à un mail envoyé par le directeur de l’IECA (Institut européen du cinéma et de l'audiovisuel de Nancy)) dans lequel ce dernier signifie à la victime qu’il ne « préfère pas » qu'il soit chargé de cours à l’Institut du Cinéma compte tenu de ses opinions politiques. Maitre Abauzit, avocat de la victime, explique :

"Monsieur D. a été contraint de saisir la justice administrative, car, alors qu’il était prévu qu’il intègrerait la rentrée 2015/2016,en qualité d’enseignant vacataire, l’équipe pédagogique de l’IECA – école dépendante de l’université de Lorraine –  il s’est vu refuser son poste par un courriel de l’école, au motif qu’il aurait des « accointances avec des sites nationalistes, identitaires et souverainistes ».

En l’espèce, la discrimination au regard des opinions politiques réelles ou supposées de Monsieur D. était non seulement manifeste, mais revendiquée. Monsieur D., qui pourtant avait déjà enseigné pour l’IECA quelques années auparavant, ne pouvait manquer d’être choqué. Le « terrain » avait été préparé depuis plusieurs mois, puisque dès le mois de mai 2015, le conseil d’UFR de mathématique et informatique avait établi une motion diffamatoire à l’encontre de Monsieur D., dans laquelle il était affirmé qu’il était un zélateur d’extrême droite… Cette motion avait été envoyée aux instances supérieures de l’université de Lorraine, ainsi qu’à un large groupe d’étudiants.

Quel regard portez-vous sur le mail de l'IECA ?

En qualité de juriste, je dirais que la façon décomplexée dont la discrimination a été revendiquée est pour le moins surprenante, pour ne pas dire plus. Il semblerait que dans l’esprit de certains, les règles protectrices du droit français n’ont vocation à s’appliquer qu’aux individus respectant le conformisme politiquement correct. Aveuglés par des motifs idéologiques, les auteurs de la discrimination ne se sont probablement pas rendu compte de la portée de leur acte. [...]"

Posté le 4 octobre 2017 à 17h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

29 septembre 2017

YouTube censure l’abbé Guy Pagès

L’abbé Guy Pagès, qui anime le blogue Islam & Vérité, a annoncé hier au soir que YouTube avait fermé sa chaîne de présentation de vidéos placées sur cette plateforme de partage. L’abbé avait reçu un avertissement de YouTube pour la mise en ligne d’une vidéo jugée inappropriée par la plateforme, et que vous pourrez découvrir ici. Il s'agit d'une séance durant laquelle de jeunes enfants musulmans apprennent à égorger un mouton...

Posté le 29 septembre 2017 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

24 septembre 2017

13 octobre : conférence de Mgr Mélina à Ecully (69) sur loi morale et loi civile

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Posté le 24 septembre 2017 à 09h59 par Michel Janva | Lien permanent

22 septembre 2017

Avortement : la police de la pensée veille et surveille (suite)

La police politique Sud-Ouest a encore frappé. Après le Lot-et-Garonne, voici Bayonne, où l'on dénie le droit à SOS-Tout-Petits de prier pour la vie :

0Il ne faudrait pas réveiller le débat qui n'a jamais eu lieu. Les gens seraient capables de se mettre à penser par eux-mêmes...

Posté le 22 septembre 2017 à 11h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

Avortement : la police de la pensée veille et surveille

Lu dans Présent :

Unknown-6"Branle-bas de combat dans le Lot-et-Garonne : on a parlé avortement. Impensable ! Heureusement, le quotidien Sud-Ouest est là qui veille. Il a lancé les hostilités lundi 18 septembre à l’encontre du maire Les Républicains de Laroque-Timbaut avec un article au titre choc : IVG : Lionel Falcoz déraille. L’élu n’a pourtant pas remis en cause le sacro-saint « droit » de tuer son enfant mais a eu l’outrecuidance de poster, sur son compte Facebook, un lien vers un site pro-vie canadien, Campagne Québec-Vie. Avec ce commentaire laconique : « Pour faire réfléchir… » Le lien en question menant au témoignage d’une infirmière ayant travaillé en gynécologie : « J’ai d’horribles souvenirs du temps où j’étais au service de gynécologie où je participais à des avortements tardifs (…) où le fœtus se débattait et essayait de respirer pendant 5 à 15 minutes. Parce qu’il n’y a pas de loi ou de règle sur ce qu’on devrait faire avec un fœtus qui lutte pour vivre, vous laissez le fœtus mourir dans une cuvette ronde ou dans une bassine. »

Pour terrifiant qu’il soit, ce témoignage ne semble pas avoir ému le journaliste, bien plus chamboulé par ce qu’il considère comme une remise en cause de l’avortement. On a le droit à toute une ribambelle de citations visant à enfoncer le « réac » plus bas que terre – il ne remet pas en cause le « droit à l’IVG » pourtant – parce qu’il considère que la vie commence à la conception. [...]"

L'élu a réagi longuement sur son compte Facebook :

"[...] La question que j’ai posée, telle que je l’ai écrite, est simple : « LE débat : où commence la vie ? … à la naissance, ou à la conception ? La réponse à ce débat permet de poser les limites de ce que nous (notre société) acceptons ». Si je considère que « la vie commence à la conception » car, de mon point de vue, un fœtus n’est pas qu’un « simple amas de cellule », comme certains le considèrent, cet avis n’est ni offensant ni insultant, ni ne remet en cause le droit à l’IVG d’ailleurs... Ce qui semble l’être, c’est de considérer qu'on puisse l’exprimer.

Il s’agit d’un sujet de fond qui n’a pas été abordé depuis cette loi : Où fixe-t-on les limites entre le désir et la nécessité ? Où fixe-t-on les limites entre le « droit à » considéré comme absolu pour certains, et le « droit à » raisonnable et respectable de la nature humaine ?

Être mis en exergue pour s’être posé des questions (« Pour faire réfléchir ») est très dangereux, vouloir interdire de lire et réfléchir est tout aussi limité intellectuellement. J’essaye d’avoir une position mesurée et raisonnable en tout, car ce sujet provoque de part et d’autre des réactions violentes et néanmoins compréhensibles. Il est de notre responsabilité collective d’apporter des réponses claires sur ce qui fonde notre société, à l’heure où la science permet de repousser les normes sociales d’une société.

Gérard Darmanin, Ministre des Comptes Publics, déclarait encore ce matin sur RMC son opposition ferme à la GPA. La marchandisation du corps des femmes reste l’argument le plus fort contre ce que beaucoup considèrent comme une dérive grave (exploitation des femmes, location d’utérus dans les pays pauvres, refus des enfants nés de GPA par les « clients »,…). La loi ne le permet donc pas, mais les ambassades enregistrent les naissances par GPA effectuées à l’étranger.

Il n’y a donc aucune remise en cause du droit d’interruption de grossesse dans mes propos, mais un questionnement fort sur la notion de limite et d’encadrement du droit, questionnement ne signifiant pas remise en question, pour toute personne honnête intellectuellement.

Je n’ai pas la réponse à cette question, et ce débat étant systématiquement éludé sur les plateaux médias, je continue à me la poser en tant que citoyen sur mon profil facebook personnel. Que cela puisse faire hurler les absolutistes du « droit à », je le conçois. [...]"

 

Posté le 22 septembre 2017 à 10h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

21 septembre 2017

Yves de Kerdrel, viré du Figaro pour anti-macronisme ?

Lu ici :

Unknown"La chronique économique que Yves de Kerdrel publie dans Le Figaro depuis plus de dix ans a disparu ce matin. Selon nos informations, celui qui est aussi le patron de Valeurs actuelles se serait vu signifier son licenciement du Figaro pour « anti-macronisme » excessif.

Les dossiers et couvertures agressives de Valeurs actuelles, régulièrement consacrés à la lutte contre l’immigration ou à la dénonciation des dérives sociétales, auraient également joué un rôle important dans l’éviction de Kerdrel.

D’après des sources internes, la direction du Figaro mènerait également la vie dure à Ivan Rioufol, qui tient le Bloc-notes du Figaro et qui critique un peu trop librement le chef de l’Etat (voir sa dernière chronique). Son récent livre sur « La Guerre civile qui approche » aurait également défrisé les bourgeois du quotidien dit « libéral conservateur ». Reste à savoir jusqu’à quand sa liberté d’expression sera tolérée et s’il connaîtra le même sort que Kerdrel."

Posté le 21 septembre 2017 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

20 septembre 2017

11 généraux dénoncent les menaces contre leur devoir de lanceurs d'alerte

Dans Boulevard Voltaire. Outre l'humiliation du général Pierre de Villiers, les généraux Soubelet, Desportes et Piquemal ont été sanctionnés pour avoir osé s'exprimer. Et plusieurs autres généraux en 2e section ont été directement menacés de sanction par courrier officiel. Extraits :

"[...] On le constate, avec la démission du général Pierre de Villiers, qui illustre à merveille la propension de l’autorité politique à ne pas vouloir écouter ces serviteurs dévoués de l’État et de la nation pourtant animés d’un sens du devoir, de la loyauté et de l’honneur incontestable, c’est finalement l’expression des militaires et en particulier des généraux qui est aujourd’hui menacée et que le politique tente d’étouffer. Car ce qui gêne ce dernier, c’est que le citoyen puisse être informé sur ses insuffisances et surtout sur les risques qu’elles font peser sur la nation.

Mais l’expression des généraux – qu’ils soient en 1re ou en 2e section – est devenue aujourd’hui indispensable. Ils savent de quoi ils parlent. Alors, pourquoi les chefs militaires ne pourraient-ils pas s’exprimer sur des sujets liés à la défense, à la sécurité de la nation, aux intérêts de la France dans le monde alors que d’autres moins qualifiés le font ? Pourquoi les généraux de 2e section ne pourraient-ils pas s’exprimer sur ces mêmes sujets et, n’étant plus en activité, plus librement sur beaucoup d’autres comme l’immigration ou l’éducation, qui engagent l’avenir du pays, sans être menacés de sanctions parce que leurs propos, différents du discours officiel, dérangent ? Ces derniers sont pourtant des serviteurs de l’État qui ont acquis une expérience et une compétence reconnues et ils continuent de servir la nation et les intérêts de leur pays, ce qui leur confère une certaine légitimité pour exprimer leur appréciation lorsque, notamment, la sécurité et l’avenir du pays sont mis en danger.

Personne n’a l’intention de remettre en question le devoir de réserve auquel sont soumis les militaires et, donc, les généraux en 1re et 2e section dont le sens du devoir et la loyauté ne sauraient être mis en doute. Mais leur droit d’expression doit être pleinement reconnu. D’ailleurs, le pouvoir politique semble oublier que l’autorisation préalable à l’expression des militaires a été supprimée il y a plus de dix ans. D’autre part, les règlements imposent au militaire de rendre compte lorsqu’il constate qu’il n’a pas les moyens d’accomplir une mission : c’est bien ce qu’a fait le CEMA devant les représentants de la nation et son droit d’expression est devenu, en l’occurrence, un devoir d’expression car il s’était déjà exprimé à plusieurs reprises – sans réaction de ceux qui nous gouvernent – pour expliquer la situation déplorable dans laquelle se trouvent les armées françaises. Les tentatives répétées du pouvoir pour priver les généraux de parole, alors que guidés par leur sens du devoir et de responsabilité, ils agissent comme des lanceurs d’alerte, ne sont pas pertinentes au moins pour deux raisons. Elles créent non seulement un malaise en contribuant à distendre la confiance entre le politique et le militaire mais également un doute sur la compétence ou la clairvoyance du pouvoir politique s’agissant de la première des missions régaliennes dont il est responsable. Par ailleurs, se référer en permanence au sacro-saint devoir de réserve n’a pas de sens dans la mesure où ni le secret militaire ni la neutralité politique ne sont mis en cause.

L’expression des militaires, et en particulier des généraux, apparaît donc aujourd’hui porteuse de progrès et plutôt que de vouloir l’étouffer, il faut l’encourager. Le moment semble donc venu pour conduire une véritable révolution des esprits pour que soit reconnu à ceux qui risquent ou ont risqué leur vie pour la défense de la France et de la nation un devoir d’expression au même titre que leur devoir de réserve. Il est, en effet, légitime qu’ils puissent contribuer au débat en usant de leur liberté d’expression."

Posté le 20 septembre 2017 à 17h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

13 septembre 2017

L'extension démente du domaine du racisme

Alain Finkielkraut échange avec Élisabeth de Fontenay sur France Inter :

Posté le 13 septembre 2017 à 19h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Marquer clairement une volonté d'insoumission à l'ordre idéologique dominant

Figure de la vie intellectuelle québécoise, Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Dans une tribune publiée sur le Figarovox, il se demande Comment être de droite dans un système médiatique de gauche?

Unknown-2"Nous avons assisté ces dernières années à une renaissance intellectuelle du conservatisme. Des ouvrages majeurs ont montré de quelle manière le fondamentalisme de la modernité menaçait les fondements mêmes des sociétés occidentales. Mais cette renaissance intellectuelle ne pourra se traduire politiquement que lorsque les leaders de la droite ne chercheront plus à donner des gages à ceux qui les menacent sans cesse de diabolisation médiatique. Ils devront se délivrer de l'hypnose progressiste.

Il ne s'agit pas de transgresser pour transgresser, ou de provoquer pour provoquer, mais de marquer clairement une volonté d'insoumission à l'ordre idéologique dominant qui continue de reposer sur le refoulement systématique du conservatisme, dans lequel on ne veut voir qu'une série de phobies. Cela exige non seulement du courage mais aussi, une résolution ferme à ne pas penser le devenir des sociétés occidentales sous le signe d'un sens de l'histoire qui les pousserait toujours plus loin sur le chemin du multiculturalisme et de l'individualisme radical.

La chose est attendue depuis longtemps par l'électorat de droite. Il n'est pas insensé de croire que cette espérance puisse aujourd'hui aboutir ou du moins, fonder une proposition politique nécessaire dans la recomposition à venir."

Posté le 13 septembre 2017 à 08h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

12 septembre 2017

Jean-Pierre Pernaut persiste et signe

Au journal télévisé de 13 heures sur TF1, le 10 novembre 2016, Jean-Pierre Pernaut avait évoqué le sort des sans-abri puis celui des immigrés, deux sujets d’actualité, faisant la transition d’un simple « en même temps » :

« Plus de place pour les sans-abri, mais en même temps, les centres pour migrants continuent à ouvrir partout en France. »

La police du politiquement correct, de la LICRA au CSA, avait dénoncé cet écart insupportable. Interrogé samedi sur cette séquence, il ne regrette rien, non rien de rien :

« Quand on met des informations côte à côte dans un journal, c’est en fonction de ce qu’elles sont et pas en fonction d’une certaine bien-pensance. On ouvre sur la campagne hivernale avec des SDF qui pleurent parce qu’il n’y a pas de place et le même jour on ouvre un camp de migrants à Paris. J’ai mis les deux informations côte à côte. Conclusion, on m’a accusé de vouloir les mettre en opposition. »

 

Gabrielle Cluzel écrit :

"Sur le plateau de « Salut les Terriens », il vient d’affirmer, revenant sur l’incident, « n’avoir fait que son travail de journaliste ». Il enfonce même le clou : s’il devait le redire demain, il le redirait. À ceux qui, sur le plateau, lui reprochent le manque de neutralité que traduirait son « en même temps », il répond par une question candide, aussi imperturbable qu’imparable : « Ce n’était pas en même temps ? »

« Résultat, vous faites peur ! » conclut Thierry Ardisson sur un ton tragi-comique. C’est en effet le mot de la fin qui convient. Ce que l’on reproche à Jean-Pierre Pernaut n’est pas d’avoir menti mais d’avoir dit une vérité anxiogène, qui pourrait susciter chez les Français une réaction « malsaine ».

Le travail des journalistes n’est plus de dire le vrai mais le bien. Ils n’informent pas, ils enseignent. Des Français sous tutelle, vieux gamins auxquels on recommande de se cacher les yeux avec les mains pour éviter d’avoir peur dans leur lit quand le soir vient.

On a les héros – et les hérauts – que l’on mérite. Avec son nom d’apéritif un peu beauf, son prénom double emblématique du mâle blanc de plus de 50 ans dont Delphine Ernotte ne veut plus et que les médias raillent méchamment – « Sept réponses à votre beau-père Jean-Louis qui ne supporte plus la réduction des voies pour automobiles à Paris », titrait le site de France Info il y a quelques jours, volant au secours d’Anne Hidalgo -, et son « Journal de 13 heures » ambiance village fleuri et artisanat du terroir, qui lui a valu en 2016 d’être élu « présentateur de JT préféré des Français » – s’il aime la France périphérique, celle-ci le lui rend bien -, il a tous les attributs réputés peu flatteurs de Superdupont. Le pire – ou le meilleur – est qu’il semble endosser le costard assez volontiers et sans façon."

Il pourrait enseigner la vertu du courage à quelques personnalités politiques qui en ont bien besoin.

Posté le 12 septembre 2017 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

11 septembre 2017

Discrimination politique : Jean Messiha attaque Europe 1

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Posté le 11 septembre 2017 à 20h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

08 septembre 2017

Le Conseil Constitutionnel censure les dispositions prévoyant de rendre inéligibles les personnes condamnées pour racisme, homophobie...

Il reste des juristes au Conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel s'est prononcé sur la loi organique et la loi ordinaire pour la confiance dans la vie politique, dont il avait été saisi respectivement, d'une part, par le Premier ministre et, d'autre part, par plus de soixante députés. Ces deux lois comprennent plusieurs séries de mesures visant à renforcer la transparence de la vie politique, l'exigence de probité et d'exemplarité des élus et la confiance des électeurs dans leurs représentants et à moderniser le financement de la vie politique.

Outre la totalité des 27 articles de la loi organique qu'il lui revenait d'examiner en application de la Constitution, le Conseil constitutionnel a examiné les 13 articles de la loi ordinaire qui étaient contestés par le recours des députés. Il s'est également saisi d'office de deux articles de cette loi.

Le Conseil constitutionnel juge que ne méconnaît ni le principe de légalité des délits et des peines, ni le principe d'individualisation des peines, l'article 1er de la loi ordinaire instituant une peine complémentaire obligatoire d'inéligibilité à l'encontre de toute personne coupable de crime ou de l'un des délits énumérés par le même article. Il admet que cette disposition est nécessaire au regard de l'objectif du législateur visant à renforcer l'exigence de probité et d'exemplarité des élus et la confiance des électeurs dans leurs représentants. Il juge cependant que ces dispositions ne sauraient être interprétées comme entraînant de plein droit, en matière délictuelle, l'interdiction ou l'incapacité d'exercer une fonction publique. En outre, il censure comme portant une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression les dispositions de cet article prévoyant que l'inéligibilité est obligatoirement prononcée pour certains délits de presse punis d'une peine d'emprisonnement.

Le 13° du paragraphe II de l'article 131-26-2 du code pénal introduit par l'article 1er prévoit que l'inéligibilité est obligatoirement prononcée pour certains délits de presse punis d'une peine d'emprisonnement. Or, la liberté d'expression revêt une importance particulière dans le débat politique et dans les campagnes électorales. Dès lors, pour condamnables que soient les abus dans la liberté d'expression visés par ces dispositions, en prévoyant l'inéligibilité obligatoire de leur auteur, le législateur a porté à la liberté d'expression une atteinte disproportionnée. Par conséquent, le dix-huitième alinéa du paragraphe I de l'article 1er est contraire à la Constitution.

La LICRA est furieuse.

Posté le 8 septembre 2017 à 14h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Malgré une baisse, le Canard est en bonne santé

De Marc Baudriller :

Capture d’écran 2017-09-08 à 08.28.50"Moins de 2 millions d'euros de bénéfice en 2016 (1,92 million précisément), soit 334.000 euros de moins que l'an dernier: Le Canard enchaîné fléchit mais sa situation reste fort enviable par une large majorité de la presse de France. L'hebdomadaire satirique, farouchement indépendant de tout actionnaire, a en effet reversé cette somme à son confortable trésor de guerre. La trésorerie du titre qui affiche 22,7 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2016 pèse aujourd'hui 125,3 millions d'euros. Ainsi, Le Canard pourrait vivre pendant plus de cinq ans sans la moindre ressource, en offrant ses exemplaires au public. Un exploit évidemment unique en France.

A l'origine de ce relatif creux de vague, la diffusion payée du Canard, qui n'accepte aucun revenu de la publicité et vit donc exclusivement de ses ventes, enregistre une baisse de 8,6% en 2016, à 358.347 exemplaires, indique le Palmipède. Les Dossiers du Canard chutent eux de 10,5% à 59.274 exemplaires de moyenne. Mais ce coup de fatigue pourrait être de courte durée car les ventes rebondissent de 24% sur les sept premiers mois de l'année, " grâce à la campagne présidentielle et aux fillonneries ", indique l'hebdomadaire.

L'avenir dépend largement d'Emmanuel Macron et de ses ministres. Vendu essentiellement au numéro (près de 270.000 exemplaires à ajouter aux 72.300 abonnements), Le Canard résiste vaillamment jusqu'ici à la raréfaction des marchands de journaux dans l'Hexagone mais se pose la question d'une diffusion via le numérique pour une partie de ses exemplaires, comme l'indique Presse News. Aucune décision n'est prise, selon Nicolas Brimo, administrateur délégué du Canard enchaîné joint par Challenges, mais "on y réfléchit, dit-il, notamment pour nos quelque 4000 abonnés hors Europe". Une diffusion actuellement très peu rentable pour le volatile du fait des coûts d'acheminement importants. Plus généralement, le Canard - l'un des rares journaux totalement absents d'Internet - est en pleine réflexion à ce sujet. "Le réseau de distribution français s'écroule, constate Nicolas Brimo. Nous sommes passés de 32 000 points de vente voilà quarante ans à 22 000 aujourd'hui. En France, la distance moyenne entre l'acheteur et le point de vente n'a jamais été aussi élevée"."

Posté le 8 septembre 2017 à 08h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Un député britannique pro-vie et pro-famille, lynché par la presse

Jrm-800x500Le député conservateur britannique Jacob Rees Mogg fait l’objet d’un lynchage de la part de nombreux médias car il a osé se déclarer fidèle à l'enseignement de l'Eglise sur le mariage et la famille. Invité sur le plateau de la chaîne ITV, le député Jacob Rees Mogg a notamment été questionné sur l’avortement et la dénaturation du mariage :

« Je suis opposé à l’avortement «.

Et sur l'insistance du journaliste, il a précisé que, même en cas de viol ou d’inceste, l’avortement n’est pas la bonne réponse. Il a encore déclaré que la vie était sacrée et commençait dès la conception de l’enfant.

Ensuite, concernant le « mariage » homosexuel, le parlementaire a répondu :

« Je soutiens l’enseignement de l’Eglise catholique« .

Jacob Rees Mogg n’est pas un inconnu de la vie politique britannique. Ce député est également eurosceptique et avait bataillé en faveur du Brexit aux côtés de Nigel Farage. Personnalité montante au sein du parti conservateur, Jacob Rees Mogg pourrait prétendre à un poste ministériel lors du prochain remaniement.

Posté le 8 septembre 2017 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

07 septembre 2017

Le curé est enragé et se lance sur Youtube

Un abbé du diocèse de Nice a lancé sa chaîne Youtube. Cigarette à la main et la bouteille de pastis à portée de l'autre, il n'a pas sa langue dans sa poche. A travers cette chaîne, il compte dire ce que personne ou peu disent, et souhaite tirer profit de la réinfosphère afin d'avoir une parole libre et personnelle, non magistérielle... sur la manipulation des cervelles, la régression routière, l'Inquisition, la mal-bouffe, des vrais fondements d'un dialogue avec les musulmans, du féminisme castrateur...

Posté le 7 septembre 2017 à 19h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

Retour de Bernard Antony sur Radio courtoisie

Le président de l'Agrif écrit sur son blog :

Dominique Paoli m’a invité à venir parler dans son émission ce lundi à 18 h. J’ai accepté car elle m’a promis d’y réitérer l’annonce de mon retour comme « patron d’émission » de l’émission de la Réplique que j’ai dirigée pendant plusieurs années avant d’être ignominieusement exclu de la radio par Henry de Lesquen ; on le sait, cela fut de surcroît assorti d’une immonde campagne de diffamation, par ce personnage, contre moi et contre l’AGRIF."

Posté le 7 septembre 2017 à 19h19 par Michel Janva | Lien permanent

04 septembre 2017

Jean Sévillia : le processus du politiquement correct s'aggrave

Posté le 4 septembre 2017 à 18h44 par Michel Janva | Lien permanent

31 août 2017

Les évangéliques veulent que l'ONU rappelle la France à l'ordre sur la liberté

Lu sur Gènéthique :

"Un rapport sur la liberté de conscience en France a été remis par le Conseil national des évangéliques de France (Cnef) au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Ce rapport présente « 12 recommandations » en vue de « l’examen périodique universel de la France en 2018 ».

Le Cnef demande entre autres une modification du Code de la santé publique avec l’ajout d’une clause de conscience pour l’ensemble du personnel soignant « notamment dans les domaines de la procréation et de la fin de vie », tout en « garantissant l’accès aux soins ».

Il souhaite également que le gouvernement français veille « à ce que les programmes de l’Education nationale et les méthodes pédagogiques respectent la liberté de pensée, de conscience et de religion des élèves et de leurs parents, notamment s’agissant de l’éducation à la sexualité et de la présentation du fait religieux ».

Enfin, concernant le délit d’entrave numérique à l’avortement, le Cnef réclame « que la liberté d’expression et de communication soit garantie pour permettre la mise à disposition d’informations pluralistes sur ce sujet délicat »."

Le Cnef veut aussi amender la loi Taubira pour permettre aux élus « de ne pas célébrer de mariages de couples de personnes de même sexe lorsque leurs convictions s’y opposent ». Romain Choisnet, directeur de la communication du Cnef, explique :

« Nous espérons un rappel à l’ordre de l’ONU envers la France, pour que la liberté de conscience, d’expression et de culte soit réellement respectée, pas seulement pour les évangéliques, mais pour toutes les religions ».

Posté le 31 août 2017 à 14h07 par Michel Janva | Lien permanent

Censuré sur Europe 1, Jean Messiha reçoit des insultes de journalistes

Jean Messiha, ancien coordinateur de la campagne de Marine Le Pen, avait été contacté par le journaliste Christophe Hondelatte pour participer comme éditorialiste à sa nouvelle émission quotidienne sur Europe 1.

C’est par voie de presse qu’il a appris hier soir que, finalement, la station avait renoncé, sous la pression médiatique et des réseaux sociaux. Jean Messiha a reçu, par ailleurs, de véritables messages d’insulte de la part de certains journalistes, comme celui-ci : « Va répandre ta haine en Égypte, espèce d’Égyptien ! »

Posté le 31 août 2017 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent

30 août 2017

Totalitarisme LGBT : les propos privés seront poursuivis

Le 4 août est entré en vigueur un décret daté de la veille, "relatif aux provocations, diffamations et injures non publiques" qui renforce la répression de tout propos privé ayant un caractère de

« provocation, diffamation et injure non publiques à caractère raciste, sexiste, homophobe ou handiphobe »,

et

« élargit ces infractions aux cas où elles sont commises en raison de l’identité de genre de la victime »

Ce qui permet d'inclure la transphobie, nouvelle lubie du lobby LGBT.

Le décret

« substitue à la notion de race, qui n’est pas applicable aux êtres humains, celle de “prétendue race” ».

Il est donc désormais interdit de dire du mal de la prétendue race des hommes qui se prétendent femmes et vice versa.

Posté le 30 août 2017 à 16h51 par Michel Janva | Lien permanent

29 août 2017

Jean Messiha (FN) ne sera pas éditorialiste sur Europe1

La censure gauchiste a eu sa tête :

"Jean Messiha, candidat malheureux du FN aux législatives et ancien coordinateur du projet présidentiel de Marine Le Pen, doit intervenir régulièrement sur Europe 1 dans le cadre de l'émission «Hondelatte raconte», présentée par Christophe Hondelatte. L'annonce a rapidement suscité une vague d'indignation, et dans les couloirs de la station, plusieurs journalistes dénoncent cette décision. Certains demandent l'annulation pure et simple de cette invitation, selon les témoignages recueillis par BuzzFeed News.

Selon un employé bien informé de la station, l'annonce de la venue de Jean Messiha à l'antenne se fait en conférence de rédaction, vendredi 25 août. «Au début, tout le monde n'a pas percuté. Et après, on a compris qui il était, et là, ça a commencé à grogner» raconte le journaliste. Aussitôt, Frédéric Schlesinger, vice-président d'Europe 1, est questionné. Auprès d'employés de la radio, il assure que Messiha «ne viendra pas», et qu'il n'était pas au courant des projets de Christophe Hondelatte.

L'affaire est alors claire pour tout le monde: la direction doit corriger le tir. Mais le ton change deux jours plus tard. À nouveau questionné, Frédéric Schlesinger se fait cette fois plus évasif. Selon autre une source au sein de l'antenne, «Christophe Hondelatte tente de passer en force. Il est numéro 2 à l'antenne après Patrick Cohen, alors il les tient. Le vrai problème, c'est qu'il est ingérable. Il ne veut voir personne, il ne veut pas travailler en équipe, il ne veut pas discuter. Il veut juste s'imposer.»

Pour tenter de se faire entendre, plusieurs journalistes décident de saisir la Société des rédacteurs d'Europe 1. Cette dernière se penche actuellement sur le dossier mais n'a pas encore communiqué officiellement sa position. Mardi, la rumeur enflait cependant dans les couloirs de la station: Jean Messiha ne viendra pas. [...] Après quelques jours de flottement, la direction de la radio a tranché. Jean Messiha ne sera pas éditorialiste sur Europe1 comme l'a annoncé la direction de la radio à BuzzFeed News."

Posté le 29 août 2017 à 18h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

25 août 2017

C'est cochon de parler des cochons

Lu dans Présent :

Capture d’écran 2017-08-25 à 16.20.23"Faudra-t-il un jour supprimer le mot « cochon » de toutes les expressions françaises où celui-ci apparaît et le remplacer par un autre mot, comme transformer « cochon qui s’en dédit » par « merguez qui s’en dédit » ? Allez savoir. Le mot, comme l’explique Fabien Engelmann, maire FN d’Hayange (Moselle), semble être devenu un gros mot. Du moins aux yeux de quatre artistes – Caroline Loeb, Eve Angeli, Enzo Enzo et Ana Ka – et du producteur de leur spectacle Drôles de dames, Olivier Kaefer. Invités à venir chanter à Hayange le 3 septembre prochain, ils ont préféré annuler la prestation prévue de longue date en apprenant que celle-ci avait pour intitulé : Fête du cochon. Nos traditions d’abord."

« C’est dégueulasse et ça me fait vomir », a déclaré Olivier Kaefer en précisant qu’à l’origine ils « avaient accepté d’aller à Hayange tout en sachant que c’était une ville FN, car nous chantons pour tout le monde, sans faire de politique. Mais la mairie s’est bien gardée de nous dire qu’il s’agissait d’une fête du cochon, avec une connotation anti-musulmane clairement ciblée, surtout au moment de l’Aïd-el-Kébir (…) Le maire n’a pas le droit de demander à des gens qui n’ont rien à voir avec tout ça d’être partenaires de ses idées nauséabondes » (sic). La « fête de la merguez et du mouton égorgé » l’aurait certainement moins choqué mais celle du cochon, alors-là, c’est écœurant.

De son côté, Fabien Engelmann dénonce la « malhonnêteté » du producteur qui, explique-t-il, connaissait depuis longtemps l’intitulé exact de la manifestation. « Aujourd’hui, le mot cochon est devenu un gros mot, c’est ça qui est gênant. Dès qu’on veut défendre le folklore et les traditions françaises, ça pose problème », a-t-il déploré en assurant par ailleurs que « cette fête n’est pas politisée » et qu’il n’y aura « ni logo, ni banderole FN ». [...]"

Posté le 25 août 2017 à 16h22 par Michel Janva | Lien permanent

24 août 2017

Charlie dénonce la dissociation en islam et islamisme

Dans on éditorial. Benoît XVI avait été lynché pour moins que ça :

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Posté le 24 août 2017 à 08h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Chut, défense de nommer le mal qui nous ronge : l'islam

Le journaliste Bernard de La Villardière écrit sur sa page Facebook :

10600670_783291208383481_6910210295525734599_n"Chaque heure qui passe nous en apprend un peu plus sur les attentats en Catalogne. L'imam de Ripoll a trouvé la mort lors de l'explosion d'Alcanar. On le soupçonne d'avoir lavé le cerveau des jeunes terroristes. L'un d'eux n'avait que 17 ans. Au risque de choquer, je le considère comme une victime. Comme lui, des centaines de milliers de jeunes Européens sont des proies potentielles pour les prêcheurs de haine. Ils œuvrent impunément dans certaines mosquées, des écoles musulmanes et dans des associations. Ils prônent un mode de vie en rupture avec les règles et les valeurs des sociétés occidentales. Tout procède de Dieu et de sa volonté. Un totalitarisme à part entière. Certains parlent d'islamo-fascisme. C'est une oxymore employé pour mieux frapper les esprits, le fascisme étant l'alpha et l'oméga du mal absolu. Du coup, l'autre grand totalitarisme du 20e siècle apparaissait plus acceptable. Il a eu ses irréductibles. Que l'on se souvienne du débat très franco-français sur les 80 millions de morts du communisme. De belles âmes prises de bouffées de chaleur staliniennes soupçonnaient ceux qui avaient abouti à ce triste bilan de vouloir relativiser les méfaits du nazisme. Islamo-fascisme ? L'expression "islamo-communisme" ne serait-elle pas tout aussi opérante ? Car l'islamisme est aussi un collectivisme où l'individu s'efface au profit de l'Oumma.

Quoi qu'il en soit, le terme islamo-fascisme est ridicule. L'islamisme possède ses propres ressorts. Et son originalité est d'avoir pour foyer une religion : l'islam. C'est un fait.

Alors pourquoi ces multiples précautions oratoires des petits marquis de la bien-pensance ? Par crainte d'être traité d'islamophobe. Sur ce point on ne peut que saluer le travail des organisations qui ont inventé ce virus imaginaire pour mettre en quarantaine les porteurs de cet agent pathogène. On se souvient du fameux "anti-communiste primaire" - qui avec une certaine efficacité - clouait le bec aux adversaires du goulag soviétique. On retrouve dans le cas de l'islamisme les mêmes manipulateurs et les mêmes idiots utiles. Et quand on les prend en flagrant délit de désinformation ils prennent des airs de vierges effarouchées comme l'autre jour sur le plateau de BFMTV. Alain Marsaud était sorti du cercle vertueux qui lui était imposé. Sévèrement corrigé comme un élève trop insolent pour avoir dénoncé l'islam radical, l'ancien juge anti-terroriste a préféré quitter le plateau. BFMTV a voulu faire un exemple : pas de dérapage Messieurs les experts ! Et pourtant ! Imaginons un instant l'attitude des médias si un groupe d'extrême-gauche ou d'extrême-droite avait tué plus de 240 personnes en France depuis janvier 2015. Ne serait-on pas en train de faire le procès de l'idéologie qui a servi de creuset à ces massacres ?

Autre exemple de déni : certaines voix soutiennent que les terroristes ne sont pas musulmans. C'est stupide. Au Maroc, en Algérie et dans la plupart des pays à majorité musulmane, on ne choisit pas sa religion. On naît de parents musulmans. Et on le reste toute sa vie car l'apostasie est souvent interdite. Allez dire à un Afghan, un Pakistanais ou un Irakien qui vient d'échapper à un attentat à Kaboul, Karachi ou Bagdad que le poseur de bombe n'est pas musulman ? Il vous prendra pour un ignorant doublé d'un crétin. Poursuivons le raisonnement jusqu'à l'absurde : la Turquie étant devenue une dictature islamiste va-t-on considérer demain qu'elle n'est pas musulmane ? Qu'Erdogan n'est pas musulman ? Vu l'hystérie des thuriféraires du "pas d'amalgame" tout est possible !

Après les attentats de Barcelone, il nous a été offert un joli florilège de ces tours de passe-passe sémantiques qui évitent de désigner les choses par leur nom et de hiérarchiser les périls. On a eu recours au pléonasme en vogue : "attentat terroriste". On s'est contenté de gloser sur la sécurité et le renseignement défaillants. On a créé des polémiques stériles et ridicules du style : pourquoi n'avait-on pas posé des plots en béton aux extrémités des Ramblas ? On a enquêté sur le prix du plot. Que de courage et d’insolence ! En revanche, rien ou presque sur les réseaux salafistes en Catalogne. Aucune question sur les sources et les voies de la radicalisation islamiste. Comme si nous étions confrontés à une génération spontanée d'assassins sortis de nul part. Bientôt les chiffres des morts du terrorisme nous seront présentés comme les chiffres des tués sur la route. La faute à la fatalité et à notre coupable imprudence. Cette vaste entreprise de déni de la réalité ne date pas d’hier. Rappelez-vous de la théorie du "loup solitaire" et de la radicalisation via Internet, sans parler de la psychiatrisation récente du terrorisme. Faudrait-il ficher S tous les « déséquilibrés » de France ?

Pourquoi c'est grave ? Parce que si l'on donne le sentiment aux Français que l'on n'extirpe pas la racine du mal, on risque de renforcer les rangs des extrêmes. A ne pas vouloir désigner l'ennemi, ses réseaux, ses sources de financement, son idéologie... on encourage aussi la passivité des pouvoirs publics. Et les mensonges d'Etat. Que l'on se souvienne du plan de "déradicalisation" en prison qui s'est avéré poudre aux yeux. Et qu'en est-il des foyers de radicalisation pointés du doigt par de multiples rapports officiels ? Des promesses de faire émerger un véritable Islam de France ? Personne n'en parle. Puisque l'on vous dit que la seule réponse est sécuritaire ! Du coup, il est assez piquant de voir des personnages publics - qui dénonçaient autrefois "l'idéologie sécuritaire" - réclamer toujours plus de policiers, de contrôles, de caméras... Nos libertés reculent jour après jour. Nous résistons en prenant des cafés en terrasse. Mais chut, défense de nommer le mal qui nous ronge. De s'étonner de ce que depuis l'essor de Daech les signes extérieurs de radicalité s'affichent de plus en plus volontiers.

Des voix venues d'ici ou d'ailleurs nous alertent pourtant. Salman Rushdie, Kamel Daoud, Tahar Benjelloun, Boualem Sansal... L’un des premiers à avoir tenté de tirer de leur léthargie les dirigeants européens, ce fut le commandant Massoud. Il en est mort. Mais rien n'y fait. Nous restons sourds. Parfois bêtes.

Le Monde rapporte qu'à Barcelone après les attentats, une foule s’est formée spontanément contre une manifestation de groupuscules d'extrême-droite. Heureuse initiative. Mais cette foule criait : "Ni terrorisme, ni islamophobie". La boucle est bouclée. Terroristes et islamophobes sont renvoyés dos à dos. Demain, on nous expliquera que c'est la peur de l'islam qui alimente le terrorisme."

Posté le 24 août 2017 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

23 août 2017

"Le politiquement correct a bouffé nos esprits"

Le journaliste Pascal Praud dénonce la police de la pensée :

"Je zappais ce mardi soir entre l'élimination annoncée de Nice face à Naples (0-2) et les chaînes de télévision quand je suis tombé sur Deux Heures moins le quart avant Jésus-Christ programmé sur NRJ12. Le film date de 1982 (trente-cinq ans !). Il avait réuni 4 600 000 entrées en France. Je suis bon public et revoir Coluche en Ben-Hur Marcel, Jean Yanne qui bougonne ou Paul Préboist qui garde un lion nommé Lucien dans la prison d'une province colonisée par les Romains me fait marrer. Ni plus ni moins. Il y a aussi Michel Auclair, Darry Cowl (génial Faucus, le conseiller du consul), Daniel Emilfork et même Yves Mourousi ainsi que Léon Zitrone.

Il y a surtout Michel Serrault qui campe César et décline son personnage d'Albin dans La Cage aux folles version antique. Serrault en fait des tonnes. Il caricature un homo comme on le faisait jadis : efféminé, précieux, ridicule. Le trait est forcé, c'est la loi du genre, comme La Vérité si je mens moque les familles du Sentier à Paris avec Serge Benamou et Chochana Boutboul. Serrault passe ses nuits dans une boîte gay tenue par José Artur, prénommé – c'est drôle – Reginus. On est dans les catacombes. Les clients entrent et sortent. Ils se dévisagent, s'embrassent, se pelotent. Ambiance grande folle.

Il est clair que Deux Heures moins le quart avant Jésus-Christ ne verrait pas le jour aujourd'hui. Il ne passerait pas le cut. Aucun scénariste ou dialoguiste n'écrirait le rôle d'un César homo, pédé et chochotte de peur d'être traité d'homophobe. De la même façon, personne ne dirait que Serrault joue une tafiole ou une tapette parce que la police de la pensée veille, que le CSA est aux aguets et les procès en sorcellerie légion. Le film Pédale douce est sorti en 1995, autant dire il y a un siècle.

Je me gondolais devant Serrault et je pensais à Cyril Hanouna, à « son dérapage » comme ils disent, à cette mauvaise blague qui est devenue une affaire d'État. Je ne dis pas que Hanouna soit Serrault, mais je pensais à 1982. Quelle légèreté envolée ! Quelle liberté oubliée ! Le politiquement correct a bouffé nos esprits. Attention, danger si vous jouez avec les Noirs, les femmes, les homos, les juifs, etc. Je rappelle que Pierre Desproges commençait un sketch par ces mots : « On me dit que des juifs se sont glissés dans la salle… »

D'autres que moi expliqueront pourquoi et comment certaines plaisanteries ont disparu. L'époque est grise. La peur règne. Anne Roumanoff est une vedette. Saint-Just et Robespierre gouvernent les esprits. Pas de blague, les gars. Ou direct au pilori. Voire à la guillotine. Heureusement, il reste les DVD, les émissions de l'INA et les romans de Gabriel Matzneff. Le rétro est rigolo."

Le lobby LGBT est liberticide, cela fait longtemps qu'on le dit. Mais il fallait qu'un amuseur télévisé en fasse les frais pour que certains en ouvrent les yeux.

Posté le 23 août 2017 à 13h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Le scepticisme d'un anti-chrétien sur la liberté d'expression sur l'islam

Trouvé dans Christianophobie Hebdo :

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Posté le 23 août 2017 à 10h22 par Michel Janva | Lien permanent

22 août 2017

Olivier Schrameck revient sur le clip sur la trisomie 21 censuré par le CSA

Question de Constance Le Grip, député LR, au président du CSA :

"Dans le cadre du respect du pluralisme sur les ondes, le cas de Natacha Polony, évincée de Paris Première et d’Europe 1, inquiète et pose le problème de la liberté de ton dont peuvent bénéficier, il est vrai, avec parcimonie, certains chroniqueurs.

Dans une société connectée dans laquelle, vous l’avez évoqué, « l’agilité » de nombre de nos concitoyens est bien réelle et alors que l’on constate que ces derniers s’expriment très librement sur les réseaux sociaux, doit-on considérer que certains sont plus libres que d’autres d’exprimer leur avis ?

Le CSA a émis, le 13 juillet dernier, une mise en demeure à l’encontre de RTL et de l’un de ses chroniqueurs, M. Éric Zemmour. Que l’on partage ou pas les positions de ce polémiste, force est de constater qu’il est aujourd’hui associé à un courant de pensée assez présent dans la société française. Cela peut difficilement être nié, et les succès de librairie qu’il rencontre régulièrement en attestent – ses tirages feraient rosir de plaisir bien des responsables politiques qui publient leurs propres ouvrages.

Quelles garanties peuvent être apportées au pluralisme et à l’équilibre à préserver entre les opinions différentes ?

S’agissant du respect des différences, une affaire, dans laquelle le CSA est intervenu, a par exemple éclaté concernant un clip de sensibilisation relatif aux personnes souffrant de trisomie 21."

Réponse d'Olivier Schrameck, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel :

"Madame Le Grip, ce n’est pas au CSA d’intervenir dans la programmation d’émissions de fiction, d’information politique et générale ou de débats des chaînes de télévision ou stations de radio. Nous n’avons absolument pas à dire s’il est bien ou mal de faire appel, plus ou moins fréquemment, à certains chroniqueurs ou chroniqueuses de la vie publique ou intellectuelle. Au regard du pluralisme, notre seul devoir est de faire respecter l’équilibre général, par formation et personnalité politiques, entre les différentes tendances de pensée.

Les deux cas précis sur lesquels vous m’avez interrogé sont sensibles. Ce n’est pas le fait qu’un chroniqueur bien connu ait soutenu des opinions, qu’il exprime du reste par bien d’autres moyens et avec l’audience que vous avez soulignée, qui explique la décision du CSA. Ce sont deux autres éléments dont je peux parler car nous ne sommes plus en cours d’instruction, la décision étant derrière nous.

En premier lieu, ce chroniqueur a soutenu que la lutte contre la non-discrimination était un phénomène qu’il a décrit comme pernicieux. Il s’est inspiré pour cela de la critique des valeurs de notre État de droit, telles qu’elles sont exprimées par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne, celle du Conseil d’État et celle du Conseil constitutionnel. Or le législateur a explicitement donné pour mission au CSA de lutter contre la discrimination. Nous avons donc considéré que nous étions dans notre sphère d’intervention.

En second lieu, nous veillons à ce que même des opinions contradictoires avec l’énoncé de nos missions soient contrebalancées par la « contextualisation ». L’opinion, la chronique, la déclaration doivent être remises dans leur contexte, et son auteur doit manifester qu’elles n’ont qu’une portée relative et peuvent être contredites. C’est ce qui nous permet de considérer que le pluralisme a été respecté. Ici, l’organisateur des chroniques n’a marqué aucune réticence sur le sens et le contenu de ce qui avait été exprimé et manifestement très soigneusement préparé. Ce sont ces deux considérations cumulées qui nous ont conduits à estimer qu’il y avait lieu, non pas à sanction, mais à avertissement. Nous nous sommes considérés – à juste titre ou pas – comme les interprètes de la volonté du législateur.

J’en viens à notre décision de juin 2015 relative au clip faisant intervenir des enfants trisomiques, qui a été considérée comme une remise en cause du choix de ces familles. Ce fût un moment professionnel et personnel extrêmement douloureux. Jamais le CSA n’a eu l’intention d’émettre le moindre jugement sur les choix individuels que sont amenés à faire les parents confrontés à de telles situations. La seule question à laquelle nous avions à répondre était formelle : des reportages de ce type devaient-ils figurer dans les plages dites « publicitaires » – je vous prie de bien vouloir excuser ce terme compte tenu de la nature du sujet – ou plutôt dans celles dédiées aux informations d’intérêt général ? Nous n’avons émis aucun jugement de fond, nous ne nous le serions pas permis : nous avons traité un simple problème d’application de la réglementation. Il serait d’ailleurs utile que la loi ou un règlement précise ce point : de quel type de programme ces messages sociaux ou sociétaux, mettant en avant des situations douloureuses pour les familles et les jeunes concernés, doivent-ils relever ? Je vous prie de croire, madame la députée, que le CSA n’a jamais voulu exprimer une réaction négative à l’égard de ces jeunes et de leurs parents."

Posté le 22 août 2017 à 17h56 par Michel Janva | Lien permanent

19 août 2017

"Il n’y aura pas de victoire de nos idées sans l’existence d’une puissante presse alternative"

Martial Bild est interrogé par Caroline Parmentier dans Présent à propos de TV Libertés. Extraits :

Capture d’écran 2017-08-18 à 15.39.05"Au départ, peu de personnes pariaient sur la réussite du projet de Philippe Millau : construire et pérenniser une chaîne de télévision généraliste alternative. Plus de trois ans ont passé et les premiers beaux succès sont au rendez-vous. En mai dernier, nous avons franchi le cap des 2,5 millions de vues, rien que sur Youtube. Nous avons dépassé le cap des 100 000 téléspectateurs qui nous suivent quotidiennement sur Youtube, notre site (tvlibertes.com http://tvlibertes.com) et sur les réseaux sociaux. C’est un grand motif de fierté. Mais les chiffres ne disent pas tout… Il y a notre joie de donner la parole à des milliers d’intellectuels, d’experts, de simples citoyens sans kaléidoscope et sans fard. Il y a le plaisir d’instaurer de vrais débats et des nouveaux espaces de confrontation des idées. Et puis, il y a la satisfaction d’avoir su créer une école vivante du journalisme en formant toute une nouvelle génération de journalistes, de présentateurs, de réalisateurs, de cadreurs et de monteurs. Grâce aux efforts de son président, TV Libertés est la plus belle aventure qu’il m’a été permis de voir et de vivre ces dernières années. [...]

Nous ne sommes qu’au début d’un processus de révolte contre des médias mainstream dont les deux mamelles sont la vente de soupe et la diffusion de propagande. Depuis les Illusions perdues de Balzac, les choses semblent ne pas avoir bougé. La presse de masse, ni libre, ni indépendante, ni pluraliste, manie le mensonge, se met à genoux devant la doxa conformiste et s’accommode de ses liens avec les grandes banques ou des oligarques. Internet a totalement changé la donne. Le téléspectateur passif, convoqué pour le journal de 20 heures, le film de 20 h 30, est devenu actif, cherchant par lui-même son information et ses programmes. Les médias classiques cherchent la parade (le replay etc.) mais les gens continuent doucement de se détacher, voire de s’enfuir. C’est le cas, tout particulièrement, des 13-24 ans. Notre rôle est donc d’attirer ces populations et ces classes d’âge vers la réinformation. Pour cela, les médias alternatifs doivent produire une information vérifiée et exemplaire. Il ne s’agit pas, à notre tour, de désinformer ou de transformer la réalité. Ce serait faire œuvre de propagande. Il s’agit de donner de nouvelles clés de compréhension du monde, sans travestir ou faire preuve de manichéisme ou d’uniformité.

[...] Dès la rentrée de septembre, il y aura plusieurs nouveautés. Et tout d’abord l’élargissement de notre traitement de l’actualité avec une émission politique diffusée le samedi soir et réalisée par Elise Blaise. L’info sera donc présentée six jours sur sept au lieu de cinq jours sur sept précédemment. Nous poursuivons l’amélioration de nos programmes avec la rénovation d’émissions comme Politique Eco avec Olivier Pichon ou Terres de mission avec Maugendre et Thieulloy. Nous travaillons sur de nouveaux concepts. C’est déjà le cas avec Le plus d’éléments et ses incroyables talents mais aussi avec Julien Rochedy ou Christopher Lannes. Nous allons privilégier les formats courts. Et puis, nous allons instituer des temps de libre antenne, grâce notamment à Radio Libertés. Je reçois, chaque jour, des dizaines de courriers écrits ou électroniques de téléspectateurs qui ont un avis, souvent remarquable, sur un sujet ou un fait d’actualité. Je veux leur donner la parole. Nous voulons donner la parole à ceux que l’on n’entend jamais et qui peuvent apporter des éléments intéressants au débat. Un bel exercice en perspective. [...]"

 

Posté le 19 août 2017 à 15h32 par Michel Janva | Lien permanent

Attentats : Alain Marsaud dénonce le refus des médias de parler d’islamisme

Et quitte le plateau de BFMTV. Alain Marsaud est un ancien magistrat, chef du service central de lutte antiterroriste au parquet de Paris :

Le journaliste de M6 Bernard de La Villardière a soutenu Alain Marsaud sur twitter :

« #BFMTV #Islamisme #soumission tout mon soutien à Alain Marsaud qui a quitté le plateau en plein direct. »

Posté le 19 août 2017 à 13h16 par Michel Janva | Lien permanent

18 août 2017

La loi de moralisation porte atteinte à la liberté de la presse

Minute a interrogé Me Frédéric Pichon, spécialiste du droit de la presse. Extrait :

Unknown-8"Sous couvert de « redonner confiance dans la vie publique », les députés viennent de modifier la loi sur la presse. Qu’en pensez-vous ?

Ce qui vient de se passer est très grave parce que, dans l’esprit du législateur, la loi sur la presse avait été conçue comme une loi de dérogation à quelque chose de fondamental : la liberté d’expression. Autrement dit, si la loi sur la presse est caractérisée par un certain nombre de procédures extrêmement rigoureuses, c’est parce qu’on rappelle que la liberté d’expression est le principe, et la dérogation à cette liberté l’exception.

Concrètement, cela veut dire – voulait dire ? – qu’en matière d’infraction à la loi sur la presse, les peines sont moins sévères. Par exemple, on peut être condamné à une peine de prison mais de façon exceptionnelle. Et les peines sont aménagées : on n’est pas emprisonné dans les mêmes conditions qu’un délinquant de droit commun.

Dans la hiérarchie de la répression pénale donc, les délits de presse sont moins graves que les délits de droit commun. Or là, on fait précisément l’inverse ! Potentiellement, ce sont bien sûr les députés de la droite nationale qui sont visés parce que ce type d’infraction va très vite. On peut très facilement être condamné, ainsi qu’Eric Zemmour en a fait l’expérience – même si ses condamnations ne sont pas définitives puisque dans un cas il a fait appel, dans l’autre il s’est pourvu en cassation.

Il suffit qu’une ligue de vertu comme la Licra désigne un adversaire potentiel pour finalement priver celui-ci de la possibilité d’être représentant de la nation ! Cet article 1 va donner encore plus de pouvoir à ces groupes de pression qui prétendent fixer les limites, admissibles ou pas, à la liberté d’expression. C’est également une double peine puisque la personne qui sera condamnée le sera aussi à une peine d’inéligibilité. C’est enfin une mascarade, car, très clairement, les députés, qui ont décidé dans le même temps de s’accorder une autoamnistie pour leurs turpitudes financières, se sont trouvé un bouc émissaire facile, l’affreux raciste."

Posté le 18 août 2017 à 08h06 par Michel Janva | Lien permanent


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