06 décembre 2016

Délit d’opinion sur internet

I-Media revient sur la proposition de loi sur le délire d'entrave à l'avortement :

Posté le 6 décembre 2016 à 08h41 par Michel Janva | Lien permanent

Liberté d'expression : la justice française fait sa loi en Suisse

Posté le 6 décembre 2016 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent

05 décembre 2016

Les sénateurs face au délit d'entrave à l'avortement le 7 décembre

Communiqué de l'Acpervie-sos-maternité (Association des Chrétiens Protestants et Evangéliques pour le Respect de la Vie) :

"Monsieur le Sénateur,

PLa loi interdisant toute forme d'aide aux femmes enceintes en difficulté a donc été votée, en bonne logique, par la majorité des députés. Logique, car cette majorité a fait, une fois pour toutes, l'impasse sur l'humanité de l'enfant porté par la femme enceinte. Pour cette majorité, il n'y a aucun problème qui se pose à cette femme dès lors que la grossesse vient compliquer sa situation: elle doit avorter. Aucun problème non plus après l'avortement. De quoi se plaindrait-elle d'ailleurs puisqu'on lui a rendu service?

Les Chrétien(enne)s Protestant(e)s et Evangéliques, qui n'ont pas le droit d'ignorer la détresse de leurs prochain(e)s, savent bien qu'il n'en est rien. Non seulement ils (elles) ont à coeur de tendre la main à ces femmes pour les aider à s'en sortir, mais encore ils (elles) doivent accueillir avec compassion celles qui souffrent, voire sont désespérées par une "décision" prise la plupart du temps dans le désarroi et trop souvent sous pression d'autrui.

Il est question dans cette loi d' "allégations, indications ou présentations faussées et de nature à induire intentionnellement en erreur DANS UN BUT DISSUASIF". Le site officiel du gouvernement n'aura donc pas à répondre de telles allégations puisqu'il est tout le contraire de dissuasif. Mais qui va définir quelles sont les allégations, indications ou présentations faussées?

Par exemple, quand il est question des "conséquences médicales d'une interruption volontaire de grossesse" sur le site officiel, un gynécologue écrit: 

"La majorité des études scientifiques sérieuses qui ont été publiées sur le sujet montrent qu’il n’y a pas de séquelle à long terme psychologique de l’avortement. Il n’y a pas de syndrome post-traumatique qui persisterait à distance, plusieurs années après un avortement.".

On pourrait en discuter lors d'une séance de formation médicale continue. Le fait est qu'il existe de nombreuses publications sur le syndrome post avortement, qui n'est qu'une variété de syndrome traumatique (ou post traumatique) et que le Professeur Baudet et collaborateurs ont décrit dès 1979 sous le non de Syndrome post ivg ( Baudet J.H, Zago J, Pichereau D, Peter J et Eyraud J.P- Les complications des avortements provoqués- Encycl. Méd. Chir. Paris. Gynécologie, 476 A10, 6-1979).

Qui est en mesure de dire qu'une de ces deux opinions est de mauvaise foi, et surtout laquelle? 

Les Chrétiens Protestants et Evangéliques sont liés par leur conscience. Ils sont aussi citoyens de la République. Ils ont confiance dans la sagesse du Sénat pour faire triompher la liberté et la justice."

Continuez à signer la lettre aux Parlementaires.

Posté le 5 décembre 2016 à 15h54 par Michel Janva | Lien permanent

Le Monde est sceptique au délit d'entrave numérique à l'avortement

La gauche est déboussolée :

"Le droit à l’IVG justifie-t-il une nouvelle exception à la liberté d’expression ? Si cette voie était retenue, on pourrait très bien pénaliser les sites qui entravent le droit à la santé en prônant de ne plus vacciner les enfants, ou conseillent à des malades du cancer de troquer leurs traitements pour des méthodes fantaisistes. La condition d’« induire intentionnellement en erreur » paraît bien fragile. Si la cause est bonne, l’outil donc est contestable, voire dangereux.Dans de mauvaises mains, il pourrait s’étendre à d’autres champs de la liberté d’expression. Quant à l’urgence de frapper si fort, la question se pose aussi. Les Françaises sont-elles massivement empêchées de recourir à l’IVG par ces sites ? Le gouvernement ne l’a pas démontré. Le nombre d’IVG en France est stable. Les entraves identifiées à l’exercice de ce droit fondamental restent davantage liées à l’organisation du système de soins, malgré les mesures significatives prises par le gouvernement en la matière."

La réalité est que le tabou de l'avortement s'effrite. Hier, face aux refus de plus en plus de médecins de pratiquer des avortements, le gouvernement a voulu étendre l'avortement chimique puis obliger les sage-femmes à le pratiquer. Les dernières études montrent que la part des jeunes filles qui avortent croît. Et ces dernières, traumatisées, racontent leurs malheurs, sur internet, dans leurs lycées, leurs universités... et chacune tend à aller chercher des conseils ailleurs que dans la propagande officielle.

Cette nouvelle loi apparaît ainsi comme l'un des derniers sursauts d'une culture de mort à bout de souffle. A nous d'accélérer la chute en nous mobilisant le 22 janvier à Paris.

Posté le 5 décembre 2016 à 12h20 par Michel Janva | Lien permanent

03 décembre 2016

9 décembre : Patrick Buisson à Orange

Posté le 3 décembre 2016 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent

02 décembre 2016

Délit d'entrave à la Vie : Notre gouvernement coupable de délivrer de fausses informations sur l'IVG !

De Choisir la vie :

"Hier, jeudi 1er décembre, l’Assemblée Nationale avec un hémicycle quasiment vide, il faut le souligner, a adopté la scandaleuse proposition de loi socialiste instituant un délit d’entrave « numérique » à l’IVG.

Suite à l’adoption de deux amendements, il est désormais prévu de punir de deux ans de prison et de 30 000 euros d’amende (rien que ça!) « le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher de pratiquer ou de s'informer sur une interruption de grossesse » par « tout moyen », « y compris en diffusant ou en transmettant par voie électronique ou en ligne, des allégations, indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse »

Ce texte, qui a fait l’objet de vives critiques de l’opposition va donc être maintenant étudié au Sénat le 7 décembre.

Choisir la Vie salue les quelques députés qui ont combattu courageusement durant de nombreuses heures cette proposition de loi et n'hésite pas à accuser directement le gouvernement de désinformation. 

Non seulement celui-ci tente de faire taire tous ceux qui ont une voix différente de la sienne (les libertés d’expression et d’opinion sont en ce sens gravement atteintes) mais il ose également fournir lui-même des informations volontairement erronées sur l’IVG sur son propre site gouvernemental. Pour exemple, ce site ose affirmer, d’une manière péremptoire frôlant l’idéologie et sans s’appuyer sur aucune étude (les femmes sont-elles pour notre gouvernement assez idiotes ou crédules  pour ne pas comprendre les études scientifiques et prendre tout ce qu’on leur dit pour argent comptant ? ) , qu’il « n y a absolument aucune conséquence psychologique à court ou à long terme suite à une IVG »,  et que « ce soit par la méthode médicamenteuse ou chirurgicale, il n y a pas de risques de stérilité. Bien au contraire la fertilité revient assez rapidement ».

Soulignons également que la technique chirurgicale est décrite comme une technique qui consiste en une aspiration de l’"œuf". Ce terme d’œuf est scientifiquement faux puisqu’à partir de 6 semaines, il s’agit bel et bien d’un embryon.

Pourquoi cacher la vérité si ce n’est vouloir inciter les femmes à avorter en leur cachant volontairement la réalité de l’avortement et ses conséquences ?

Choisir la Vie, loin de baisser les armes face à ce gouvernement devenu de plus en plus totalitaire, continue de mener sa campagne contre la désinformation gouvernementale et  pour le droit de Choisir la Vie et invite ses adhérents à continuer de se mobiliser par tous les moyens.

Cécile EDEL, présidente de Choisir la Vie"

Posté le 2 décembre 2016 à 18h54 par Michel Janva | Lien permanent

La gauche a perdu l’hégémonie intellectuelle

C'est ce que déclare Jean Sévillia à Philippe Maxence, directeur de L'Homme Nouveau :

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"[...] Même si vous admettez comme leurs adversaires que les « néoréacs » se font de plus en plus entendre, vous estimez pourtant que « l’orientation et les conditions du débat d’idées, en France, ne sont pas substantiellement modifiées ». Pensez-vous réellement que le « sinistrisme » mis en évidence par Albert Thibaudet sous la IIIe République est encore vraiment à l’œuvre ?

Il faut distinguer deux niveaux. Pour ce qui est de la production d’idées et du positionnement idéologique et politique des intellectuels de premier plan, il est vrai que la gauche a perdu l’hégémonie qu’elle exerçait dans ce domaine. Si l’on considère, par exemple parmi les philosophes, ceux dont les livres remportent de vrais succès de librairie, on trouve Alain Finkielkraut, qui était de gauche il y a trente ans mais qui passe aujourd’hui pour réactionnaire, Michel Onfray, qui est malheureusement athée et qui continue de se dire de gauche alors que toute sa pensée va à l’encontre des principes de la gauche, ou Fabrice Hadjadj ou François-Xavier Bellamy, qui sont des catholiques de droite. Je ne prétends certes pas qu’il n’y a plus de philosophes de gauche, mais ils se taisent ou ne sont plus écoutés. Mais quand ils publient un livre, Alain Finkielkraut ou Michel Onfray, pour n’évoquer qu’eux, subissent un tir de barrage médiatique qui vise à déconsidérer leur personne et à délégitimer leurs propos parce qu’ils vont à contre-courant du politiquement correct. Et c’est ici que nous trouvons le deuxième niveau qui me fait dire que les conditions du débat d’idées ne se sont pas substantiellement modifiées en France depuis trente ans. Car le monde médiatique, tout comme le monde de l’enseignement, sont deux secteurs de la société française qui sont massivement orientés politiquement, et où l’hégémonie de la gauche n’a pas reculé d’un centimètre. Or tous les Français passent par l’école, le collège, le lycée ou l’université, et tous regardent la télévision et écoutent la radio. L’enseignement et les médias restent par conséquent deux filtres idéologiques dont l’influence est énorme sur le commun des mortels, même si les autres y échappent par les écoles entièrement libres et les médias alternatifs.

Qu’est-ce qui caractérise cette hégémonie de la gauche ?

Une grande intolérance, liée à la certitude d’appartenir au camp du Bien. Pour des raisons historiques, mais aussi philosophiques, il y a quelque chose d’hérité du messianisme révolutionnaire dans la doxa actuelle : la volonté de briser le vieux monde, celui de notre histoire religieuse et nationale, de créer un homme nouveau libéré des anciennes identités vues comme un carcan, que ce soit les dogmes, les frontières ou les rôles sexuels traditionnels. Cette intolérance est d’une grande violence conceptuelle, sociale, symbolique et parfois juridique quand elle va jusqu’à recourir aux tribunaux pour faire régner sa police de la pensée. Quand elle s’exerce avec l’effet d’accélération que produit la machine médiatique, cela peut donner des séquences de manipulation des esprits sidérantes. La dernière en date, au moment où vous m’interrogez, c’est la façon dont, au lendemain du premier tour de la primaire de la droite, le système médiatique a dépeint François Fillon en réactionnaire clérical, ce qui fait sourire quand on connaît son positionnement réel. [...]"

Posté le 2 décembre 2016 à 16h30 par Michel Janva | Lien permanent

Emile Duport : "C'est nous qui devrions nous appeler les pro-choix !"


Emile Duport : "C'est nous qui devrions nous... par bvoltaire

Posté le 2 décembre 2016 à 08h33 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : Ne laissez pas un État totalitaire penser à votre place

Jeudi 1er décembre, des jeunes de SOS Tout-Petits étaient rassemblés devant la fontaine des Innocents, au cœur du quartier du Marais à Paris, pour dénoncer l’aberrante proposition de loi discutée à l'Assemblée nationale, sous le nom de « délit d'entrave numérique à l'avortement », et dont l'objectif réel, est de censurer sur Internet les opposants à l'avortement !

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Dans notre pays qui se dit le défenseur des droits de l'Homme et de la liberté d'expression, nous assistons à la mise en place d'une véritable police de la pensée unique caractéristique des régimes les plus totalitaires ! Alors que chaque année en France 220 000 enfants ne verront jamais le jour, il est capital de rappeler que l'avortement est - et restera toujours - un drame, autant pour l'enfant avorté, que pour ses parents, auxquels on veut même aujourd'hui interdire d'exprimer leur souffrance !

Le gouvernement doit savoir que nous ne sommes pas prêts à nous taire, ni sur Internet, ni ailleurs ; que nous ne cesseront jamais de donner une voix à ceux qui n'en ont pas, à ceux qui n'en auront jamais à cause de la volonté complice des élites qui ont déjà sur leurs mains le sang de ces innocents. Car nous ne sommes pas dupes : ce n'est pas une coïncidence si, plutôt que de s'occuper des problèmes qui le concernent, le gouvernement s'acharne à lutter contre la vie humaine, jusqu'à vouloir censurer toute critique de l'avortement; mais c'est plutôt la preuve d'une volonté avouée de promouvoir l'avortement à tout prix, sous la pression des puissances financières à l'idéologie pro-mort !

Malgré la loi, nous continuerons à crier, à crier la vérité sur le drame qu'est l'avortement, à dire à toutes les futures mamans de France que tuer l'enfant qui est en elle ne sera jamais une solution, et que recevoir la vie est un don qu'il faut protéger et défendre !

Hier, tenter de dissuader une femme d'avorter était puni de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Aujourd'hui, on veut élargir cette peine à Internet, on veut taire à tout prix la souffrance des femmes. Alors quoi ? Demain, le simple fait de se poser des questions vis à vis de l'avortement nous enverra aussi en prison ? Intéressez-vous à cette question ! Ne laissez pas un État totalitaire penser à votre place ! Ne vous laissez pas guider par la fatalité, rejoignez notre combat pour la Vie !

Posté le 2 décembre 2016 à 08h11 par Michel Janva | Lien permanent

01 décembre 2016

Avortement : Trop de femmes ont souffert de ne pas savoir, et donc de ne pas choisir

Tribune de la jeunesse en marche dans Valeurs Actuelles :

"[...] L’objectif est bien idéologique et nous, cette génération pour qui l’IVG devrait être une évidence indiscutable, voudrions prendre le problème différemment : par les femmes. Le débat n’est plus idéologique lorsque l’IVG touche une soeur, une femme, une fille ou une mère… Il devient très concret, et parfois très blessant. Alain Juppé rappelait lors du dernier débat, en successeur fidèle de Simone Veil, que l’avortement était « toujours un drame ». Et c’est bien parce que nous le considérons comme tel que nous posons la question : n’est-il pas de notre devoir de tout faire, toujours, pour l’éviter ?

Le gouvernement a cru bon, ces deux dernières années, de supprimer le notion de détresse, puis de rendre facultatif le délai de réflexion, avant d’étendre, et c’est sa dernière mesure, le « délit d’entrave à l’avortement » au domaine numérique. Le texte est clair, il vise à condamner les sites internet accusés d’ « induire délibérément en erreur, intimider et/ou exercer des pressions psychologiques ou morales afin de dissuader de recourir à l’IVG. » Sauf que les sites cités par le ministre de la Santé Marisol Touraine ne veulent ni intimider, ni culpabiliser : ils veulent éclairer des consciences qui ont un choix particulièrement difficile à faire. Dire ce qu’est l’IVG peut en effet être dissuasif, mais c’est avant tout la réalité de ce que ces femmes s’apprêtent à faire. Le débat est donc bien celui de la liberté bien plus que celui de l’IVG lui-même.

Trop de femmes ont souffert de ne pas savoir, et donc de ne pas choisir. L’interruption de grossesse n’a pas été volontaire, justement, dans bien des cas. Les forums de discussions regorgent de témoignages d’une profonde tristesse… Nous refusons de nous résoudre à voir pleurer des femmes qui auraient aimé faire autrement si elles avaient su, si elles avaient trouvé la force, si on les avait aidé à se défaire de la pression de leur entourage, si… quelqu’un avait été là, tout simplement.

Le droit international impose de penser une réduction du nombre d’avortements et seule la France n'y parvient pas en Europe. Dans notre pays, chaque année, il y a encore et toujours 220.000 avortements ! Peut-on raisonnablement continuer à hurler au fascisme sur ceux qui se contentent  de proposer des alternatives ? Il n’y a pas de sens progressiste de l’histoire qui tienne en face d’histoires particulières de femmes parfois profondément blessées qui se multiplient. [...]

Faut-il que ce soit nous qui rappelions l’article 11 de la déclaration universelle des Droits de l’Homme : « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinion et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

Quoi que vous choisissiez de faire et quand bien même les députés voteraient cette loi, nous l’affirmons : nous continuerons à parler malgré les risques parce que nous refusons cette énième restriction de nos libertés."

Léopoldine Chambon, journaliste
Axel Rockvam, fondateur des "Veilleurs"
Emile Duport, CEO de Newsoul, porte-parole des "Survivants"
Vivien Hoch, comité "Défense Vie"
Charles de Meyer, directeur de cabinet de la mairie d'Orange
Arthur du Tertre
Gonzague de Chantérac, attaché parlementaire et chargé d'enseignement en Droit constitutionnel
Samuel Lafont, consultant en (stratégie de) communication
Charlotte d'Ornellas, journaliste
Audrey Levavasseur, collaboratrice parlementaire et déléguée générale adjointe du PCD

Posté le 1 décembre 2016 à 19h16 par Michel Janva | Lien permanent

Les amendements pour supprimer le délit d'entrave numérique à l'avortement tous rejetés

Par 35 voix face à 15 courageux députés seulement (cliquer sur l'image):

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Posté le 1 décembre 2016 à 18h51 par Michel Janva | Lien permanent

Entrave numérique : un précédent inacceptable pour les libertés

La Quadrature du Net, spécialisé dans les libertés sur internet, dénonce la proposition socialiste :

C"[...] Cette proposition de loi peut être découpée en deux parties distinctes.

La première concerne la notion de pression psychologique sur les femmes et leur entourage en matière d'IVG.

La notion de pression psychologique sur les femmes et leur entourage devrait être interprétée strictement, c'est-à-dire par « communication directe adressée aux femmes ou leur entourage pour faire pression sur elles de façon à les dissuader de recourir à l'avortement ». La volonté d'y inclure ce qui relève de la mise à disposition de contenus sur Internet dont l'accès est volontaire de la part de l'utilisateur risque de rendre la notion de pression psychologique bien trop extensible et, appliquée éventuellement dans l'avenir à d'autres opinions, de devenir une source de dérives importante.

L'autre aspect de la loi concerne la lutte contre les pratiques de désinformation, notamment sur Internet, induisant intentionnellement en erreur.

L'inclusion de la simple publication de contenus dans le délit d'entrave numérique créerait un précédent d'atteinte à la liberté d'opinion et d'expression inacceptable. Le fait que la visibilité de ces contenus soit excessive ne peut être corrigé par la création d'un délit, mais relève de la mobilisation positive sur Internet en faveur des droits, ou de la lutte contre la position dominante de moteurs de recherche et la façon dont ils en abusent. La création d'un délit pour mise à disposition de contenus, fussent-ils douteux, écoeurants ou opposés à la liberté de choix des personnes, porte indiscutablement atteinte à la liberté d'expression. Or, cette dernière n'est pas faite uniquement pour ceux avec qui nous sommes d'accord.

Devant cette proposition de loi qui part d'une intention louable (faire respecter le droit à l'IVG et l'information qui y est liée) mais qui cherche à masquer le manque d'implication du gouvernement et des pouvoirs publics dans la protection des droits des femmes, La Quadrature du Net ne peut que marquer son opposition à l'argumentation juridique employée qui porte atteinte à d'autres droits fondamentaux que sont la liberté d'expression et d'opinion. Il serait souhaitable que les pouvoirs public renforcent leur soutien et leur implication dans les structures travaillant avec et pour les personnes ayant recours à l'IVG, afin de combattre les atteintes portées aux droits des femmes et des autres minorités. Ce serait probablement plus utile que de créer un nouveau délit porteur dans son fondement de problèmes juridiques et d'atteinte aux droits très lourds, d'autant qu'il existe un arsenal législatif (abus de position de faiblesse ou de situation d'ignorance, article 223-15-2 du code pénal … ) largement suffisant mais malheureusement sous-utilisé."

Posté le 1 décembre 2016 à 16h43 par Michel Janva | Lien permanent

La fondatrice d’ivg.net s'explique sur son action

En février dernier, le site le Rouge et le Noir donnait la parole à Marie Philippe, fondatrice d'un des sites visés par la loi liberticide du gouvernement, ivg.net :

Le gouvernement dénonce votre site avec un acharnement surprenant, comment l’expliquez-vous ?

Il est difficile d’expliquer rationnellement cette hargne contre nous. Que faisons-nous exactement ? Nous donnons une information très complète sur les conséquences de l’avortement aux femmes tentées d’y recourir, de ses risques physiques et psychologiques. Cela peut conduire effectivement à dissuader des femmes tentées par l’IVG. Ne devrions-nous pas au contraire être encouragés ? Mais non ! Car l’idéologie prime chez nos gouvernants. Ils veulent imposer leur conception dévoyée de la femme, de son rôle dans la société, de la maternité et de la dignité de la personne humaine. L’homme doit pouvoir jouir le plus possible de la vie et de son corps, et cela sans entrave. Un seul bémol émis dans ce beau concert libertaire n’est pas admissible.

Le gouvernement est allé jusqu’à payer pour améliorer le référencement du site gouvernemental et à appeler les internautes à cliquer pour l’y aider. Le discours public sur l’avortement est-elle devenue la chasse gardée du gouvernement ?

Il y a un discours officiel qui n’aime pas la contradiction. Il y a en fait une véritable remise en cause des véritables droits de la femme. En particulier, celui de ne pas recevoir d’incitations ou de pressions à réaliser un avortement. Jusqu’en 2001, « l’incitation à l’avortement » n’était pas admissible et était même punissable pénalement. L’article L. 647 du code de la Santé Publique disposait, dans son deuxième alinéa, qu’étaient susceptibles de poursuites pénales (avec peine d’emprisonnement de deux mois à deux ans), ceux qui, sauf dans les publications réservées aux médecins et aux pharmaciens, auront « fait de la propagande ou de la publicité directe ou indirecte » pour des établissements pratiquant l’avortement ou pour des « médicaments, produits et méthodes » permettant une interruption volontaire de grossesse. Dans ce même article, était pénalement répréhensible le fait de provoquer - d’inciter - une femme à avorter, et ce, même dans les conditions légales.

De répréhensible pénalement et moralement, cette incitation est aujourd’hui complètement admise et passée dans les mœurs. Elle est courante et complètement impunie depuis que la loi Aubry du 4 juillet 2001 a supprimé purement et simplement cette frêle barrière de protection de la femme.

Vous cherchez à faire connaitre aux femmes en détresse les autres solutions possibles à leur situation et notamment les aides dont elles pourraient bénéficier si elles décidaient de garder leur enfant. Est ce votre spécificité par rapport au site gouvernemental ou au planning familial ?

Pour les tenants de la culture de Mort, la femme, dès qu’elle envisage un avortement, doit avoir le choix entre faire une IVG par aspiration ou une IVG par médicament. Nous, nous disons clairement aux femmes qu’elles ont le choix. En particulier celui de ne pas faire d’avortement. Nous leur donnons des raisons de croire en l’avenir et de voir au delà du court terme, des difficultés du moment. Nous mettons en avant la beauté de la maternité et ses joies attendues. Nous abordons les aspects psychologiques. Nous écoutons toutes les détresses. Nous savons combien sont fréquentes les pressions exercées par les parents, le conjoint, le « petit ami ». En fait la femme actuelle subit une nouvelle domination masculine qui est effroyable. La femme est devenue un objet à qui le « copain » et la société impose une nouvelle norme comportementale. La cellule familiale traditionnelle unie par les liens protecteurs du mariage est attaquée. La société conditionnée par les lois et les gouvernements démissionnaires ou idéologues ne veut plus exercer le rôle protecteur qu’elle doit avoir vis-à-vis de l’enfant né ou a naître comme vis-à-vis de la mère de famille ou de la future mère même célibataire.

Comment expliquez-vous que le financement public des structures permettant aux femmes de garder leur enfant ou de le mettre à l’adoption soit dérisoire voir inexistant ?

L’avortement est devenu une solution simple et peu coûteuse face aux problèmes sociaux ou à la question du handicap de l’enfant à naître. Une mère célibataire est coûteuse. Un enfant handicapé encore plus. L’ivg médicamenteuse (si elle se passe bien…) coûte un peu plus de 200 euros. Aussi on ne doit plus s’étonner de voir cette pression morale qui est exercée des qu’il y a un « risque » pour la santé de l’enfant à naître. Aujourd’hui l’avortement est encouragé officiellement par le gouvernement comme en témoigne la « promotion » qui est faite au moyen du site qui lui est consacré - « ivg.gouv.fr » - où n’y figure pas la moindre mise en garde. Bien au contraire, on adhère au registre de la « déculpabilisation ». On y relève surtout des contre-vérités symptomatiques d’un parti pris anormal pour un organisme public comme celle en particulier qui consiste à dire que l’ivg médicamenteuse, comme celle de l’ivg chirurgicale, consiste à « expulser l’œuf ». Nulle part sur ce site on ne parle d’embryon alors qu’il s’agit du terme scientifique et médical approprié qui devrait être utilisé dans un site gouvernemental élaboré par le Ministère de la Santé ! Une entreprise privée dans un tel cas serait sans doute passible de poursuites pour « publicité mensongère  (...)"

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Posté le 1 décembre 2016 à 08h38 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Journée de deuil pour la liberté

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Posté le 1 décembre 2016 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent

Jean-Frédéric Poisson face à Laurence Rossignol sur BFM

Posté le 1 décembre 2016 à 05h56 par Philippe Carhon | Lien permanent

30 novembre 2016

Avortement : c'est le gouvernement qui désinforme gravement

Tribune de Jean-Marie Le Méné dans Valeurs Actuelles :

"Le nouveau délit d’entrave à l’IVG que le Gouvernement veut imposer « en procédure accélérée », discuté à l’Assemblée Nationale jeudi 1er décembre, part du postulat que certains sites diffusent des informations faussées dans un but dissuasif. D’où l’idée dorénavant répandue que tenter de dissuader de l’avortement serait par principe induire les femmes en erreur et donc serait systématiquement condamnable. En revanche, une information - celle du gouvernement ou du Planning par exemple – qui est clairement de nature incitative, est présumée juste.

C’est tout de même un peu facile. Malheureusement pour le gouvernement, le raisonnement ne tient pas. Il suffit de se reporter au site du ministère de la Santé qui décrit les IVG instrumentale et médicamenteuse. La description de l’IVG instrumentale se limite à “une aspiration de l’œuf” qui sera suivie d’un contrôle permettant de s’assurer qu’il ne reste pas de “fragments de grossesse” (sic). La grossesse devient un OVNI susceptible d’exploser… en laissant des “fragments de grossesse” !

De qui se moque-t-on ? Est-ce cela le modèle d’information responsable d’un site public qui s’érige en parangon de vertu ? Quant à la description de l’IVG médicamenteuse, elle est encore plus lapidaire : “la méthode consiste à prendre deux médicaments différents (comprimés) puis à vérifier que la grossesse est bien interrompue”. Abracadabra ! Même dans le dictionnaire on en apprend davantage.

Pas une seule fois, les termes d’embryon et de fœtus ne sont utilisés, ni ceux qui indiquent qu’on supprime des vies humaines, ce qui n’est pas rien. Les mots aussi sont avortés. Le fait de renoncer volontairement au vocabulaire dédié, mal nommer les choses, contribue au malheur des femmes qui découvrent trop tard qu’elles doivent faire un deuil. Et comme, dans la vraie vie, on ne fait pas le deuil d’un “fragment de grossesse” mais d’un enfant, la chute est d’autant plus rude.

La réalité est autre. Ce qui est dissuasif de l’avortement, ce n’est pas l’information fausse, c’est l’information juste. Une information objective sur l’avortement – capable de nommer les choses – est par nature et à juste titre dissuasive. Dire “on va aspirer un œuf” ou “on va détruire l’embryon ou le fœtus que vous portez” n’a pas du tout le même sens et peut ne pas entraîner les mêmes conséquences pour une femme, un couple, une famille, la société tout entière.

La formulation la plus proche de la réalité est la seconde mais elle est dissuasive par construction. Naturellement, les militants des “illégalités fécondes” n’en veulent pas. Or ce sont eux qui tiennent le haut du pavé idéologique depuis 40 ans et cela quelle que soit la majorité au pouvoir. Ce faisant, ce sont eux qui désinforment.

Manquait une clé de voute, un dispositif qui empêche quiconque de lever un coin du voile, de dénoncer “le mensonge qui tue” selon le mot de l’historien Pierre Chaunu. Voilà qui est chose faite. Les grands procès de Moscou sont de retour pour ceux qui oseraient se mettre au service de la vérité. Qu’ils tentent de proposer une alternative à un acte de mort et on opposera les hommes à leurs femmes, les enfants à leurs parents, les élèves à leurs maîtres, les patients à leurs médecins, les ouailles à leurs pasteurs.

Comme dans le film Casablanca, on arrêtera les “suspects habituels”. D’ailleurs le Camp du Bien les a nommément désignés avant le vote de la loi. Tel est le triomphe du droit et la défaite de la justice. Une politique de santé digne de ce nom s’honorerait de rechercher comment faire baisser le nombre d’avortements qui est scandaleusement deux fois plus élevé en France qu’en Allemagne. Cette action courageuse, qui est un vrai service à rendre à nos concitoyens, attendra des jours meilleurs. Ils ne sauraient tarder."

Posté le 30 novembre 2016 à 19h03 par Michel Janva | Lien permanent

Délire d'entrave : La Marche pour la vie interpelle François Fillon

Communiqué de la Marche pour la vie :

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"L’Assemblée nationale examine ce jeudi 1er décembre une proposition de loi socialiste portée par la Ministre des familles Laurence Rossignol, visant à créer un délit d’entrave « numérique » à l’Interruption Volontaire de Grossesse. Toute voix discordante à l’avortement sur les réseaux sociaux et sur le web, parce qu’elle tiendrait des allégations ou indications de nature dissuasive, sera désormais passible de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 € d’amende.

Ce projet de loi porte une nouvelle atteinte d’une gravité exceptionnelle à deux libertés fondamentales :

  • la liberté d'expression garantie par l’article 11 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme », et par l’article 10 de la convention européenne des droits de l’homme « Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques » ;
  • la liberté d’opinion, principe à valeur constitutionnelle, garantie par l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et de Citoyen de 1789, «nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses », l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions», et  l’article 4 de la Constitution de 1958, « la loi garantit les expressions pluralistes des opinions »,

Hasard du calendrier, cette loi est examinée à la veille des obsèques de Fidel Castro, dont nombres d’opposants ont été emprisonnés et exécutés pendant des dizaines d’années à Cuba pour avoir défendu leur liberté d’expression et d’opinion.

Il est évident que le texte vise ceux qui informent objectivement sur les conséquences de l’avortement et ne concerne d’aucune manière ceux qui viennent faire la promotion de l’IVG.

La Marche Pour la Vie demande à tous les députés de la nation, et plus particulièrement à François Fillon, député de Paris, désigné par la Primaire de la Droite et du Centre candidat à l’élection présidentielle, de s’opposer fermement et solennellement en séance à cette censure inacceptable des libertés d’expression et d’opinion de tous ceux (particuliers, associations, religieux, politiques, etc...) qui s’expriment sur l’IVG.

Elle appelle tous les français à s’ériger contre cette folie liberticide du gouvernement dirigée contre les femmes et l’enfant qu’elles portent en rejoignant sa grande manifestation le dimanche 22 janvier 2017 à Paris."

Posté le 30 novembre 2016 à 15h40 par Michel Janva | Lien permanent

"Croyons-nous nos arguments si faibles qu’il faille interdire ceux de nos adversaires ?"

Même Charlie Hebdo s'oppose au projet de loi liberticide du gouvernement sur le délit d'entrave numérique à l'avortement :

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Posté le 30 novembre 2016 à 14h50 par Philippe Carhon | Lien permanent

Sens Commun interpelle le gouvernement sur le délit d'entrave numérique à l'avortement

Extrait d'une tribune de Madeleine de Jessey, porte-parole de Sens Commun :

Maxresdefault"(...) Les députés devront se prononcer jeudi prochain sur proposition de loi visant à «l'extension du délit d'entrave contre l'interruption volontaire de grossesse» afin de rendre illégaux les «sites anti-IVG».

Cette qualification de «sites anti-IVG», reprise sans le moindre discernement par les principaux médias, est pourtant loin d'être neutre: c'est même l'arme la plus habile de Laurence Rossignol et de ses satellites. L'expression suggère en effet que ces sites seraient hostiles à la loi Veil et s'efforceraient d'entraver le droit à l'avortement. Mais qu'en est-il vraiment? Considérons les adresses que la ministre accuse des maux présentés plus haut: ivg.net, sosbebe.org, Testpositif, ParlerdemonivgAucune ne conteste le recours à l'avortement. Comme l'observait fin septembre Dominique Reynié, professeur à Sciences po, dans une tribune remarquable d'objectivité, «sauf procès d'intention, on ne trouve pas sur les sites pointés une hostilité au droit à l'IVG ; aucune apologie de l'entrave à l'IVG, laquelle serait inacceptable» ; de fait, leur objectif est moins de dissuader les femmes d'avorter que de leur permettre de poser un choix libre qui ne génère pas de regrets, notamment en leur fournissant une information que le site officiel du gouvernement se refuse obstinément à apporter sur les conséquences d'une IVG et les alternatives à l'avortement, au cas où la jeune femme hésiterait à garder son bébé, comme c'est souvent le cas. Pour poser un choix libre, encore faut-il pouvoir initier une démarche de réflexion, de recul, de discernement ; ce que ces sites permettaient de faire, en complément salutaire du site officiel du gouvernement. Mais voilà: le gouvernement ne tolère pas qu'on puisse peser autre chose que le pour, de sorte que les intéressées n'auront bientôt plus ni liberté, ni droit à l'information. Ou comment maintenir les femmes dans une minorité dont on prétendait pourtant les extraire.

Bien plus, la disposition prévue par ce nouveau texte de loi assimile le fait d'exprimer son opposition à l'IVG au fait d'empêcher physiquement une femme d'accéder à un établissement pratiquant une IVG, comme si la liberté d'expression d'une personne entravait la liberté physique d'une autre. En dehors de son caractère liberticide, le sophisme grossier sur lequel s'articule l'extension du délit d'entrave revient donc à considérer la femme comme un être mineur, incapable de réfléchir par elle-même, de se forger sa propre opinion ou de prendre de distance vis-à-vis du contenu d'un site web.

Logo-sens-communC'est la désinformation sur l'avortement qu'il s'agit de condamner à travers ce délit d'entrave, nous rétorque-t-on. Mais de quelle désinformation parle-t-on? Est-ce désinformer les femmes que de parler des conséquences éventuellement lourdes d'une IVG en publiant les témoignages de jeunes femmes qui en ont fait les frais? Oui, nous dit le gouvernement, qui affirme péremptoirement sur son site web qu'«il n'y a pas de syndrome post-traumatique qui persisterait à distance, plusieurs années après un avortement.» Ou comment fermer les yeux sur la souffrance de milliers de femmes qui ont eu le mauvais goût de vivre une tout autre expérience.

Est-ce désinformer les femmes, par ailleurs, que de les alerter sur les éventuelles séquelles d'une IVG sur leur fécondité? Oui, nous dit le gouvernement, qui affirme tout aussi péremptoirement sur son site: «Que ce soit par la méthode médicamenteuse ou chirurgicale, il n'y a pas de risque de stérilité. Bien au contraire, la fertilité revient assez rapidement.» Au diable les études internationales qui établissent que les femmes ayant des antécédents d'avortement sont face à un risque 2,3 fois plus élevé d'avoir un cancer du col utérin , et que l'endométrite est bel et bien un risque post-abortif, surtout pour les adolescentes, qui sont 2,5 fois plus susceptibles d'avoir une endométrite après une IVG que les femmes de 20-29 ans!

Est-ce désinformer les internautes, enfin, que de réaffirmer leur droit de décider par elles-mêmes et de résister aux pressions psychologiques ou physiques de leur famille, belle-famille, employeur ou conjoint dont elles sont encore trop souvent victimes? (...) Si le gouvernement s'active avec une persévérance proche du fanatisme contre des entraves qui n'en sont pas, que fait-il pour protéger les femmes de ces situations de harcèlement qui se multiplient partout en France? La vérité, c'est qu'à force d'avoir voulu ériger l'avortement en un droit fondamental et sacrosaint, les ayatollahs de l'IVG, loin d'avoir libéré la femme, l'ont soumise à des pressions et à une rétention d'information qui la dépossèdent progressivement de toute liberté de choix.

Au terme de ces observations, qu'on pardonne à la pauvre femme que je suis d'avoir eu l'audace de raisonner sur un sujet qu'il eût été plus simple, sans doute, de résumer suivant les termes du gouvernement:

La Réflexion, c'est l'Esclavage. La Libre Expression, c'est l'Entrave. L'Avortement, c'est le Chemin."

Posté le 30 novembre 2016 à 05h21 par Philippe Carhon | Lien permanent

29 novembre 2016

« Castro est mort mais des groupies reprennent ses bonnes vieilles méthodes de censure de la liberté d'expression »

C'est ce que déclare Marion Maréchal Le Pen à propos du délit d'entrave à l'avortement.

Jean-Frédéric Poisson ajoute de son côté :

«Au moment du vote de l'état d'urgence, j'avais proposé un amendement sur la suppression des sites djihadistes, qui avait été retoqué. On voit bien là la hiérarchie des maux révélatrice de la mentalité socialiste». «Si le gouvernement faisait un travail réel d'information sur les conséquences réelles de l'IVG, les associations n'éprouveraient pas le besoin de le faire».

Hervé Mariton commente :

«ce dispositif de la gauche qui s'appuie sur l'idée de pressions psychologiques est périlleux pour les libertés publiques.» «Comment définir le périmètre de ces pressions sans tomber dans la police de l'opinion?». «En matière d'IVG, la loi Veil est un point d'équilibre. Toute la loi Veil, rien que la loi Veil», estime le député qui pense que tout changement constituerait une dérive.

Jacques Bompard a déposé lui plus de 50 amendements sur le délit d'entrave numérique dans lequel il voit une «promotion de la culture de mort». Il ne se contente pas d'en demander la suppression, mais propose un amendement pour obliger «les sites faisant ouvertement l'apologie de l'avortement» «d'insérer un onglet indiquant les dangers que peut engendrer l'avortement» ainsi que la création d'un «délit d'incitation à l'avortement».

Posté le 29 novembre 2016 à 19h44 par Michel Janva | Lien permanent

28 novembre 2016

Délit d'entrave à l'avortement : écrivez aux parlementaires

Posté le 28 novembre 2016 à 15h39 par Michel Janva | Lien permanent

26 novembre 2016

Avortement et censure sur internet : ça commence

Capture d’écran 2016-11-26 à 13.04.22La proposition de loi liberticide n'est pas encore passée que Facebook fait du zèle : la page Facebook « IVG vous hésitez, venez en parler » vient d’être fermée. Cette page, qui compte plus de 40.000 likes, publie de très nombreux témoignages de femmes confrontées à l’IVG.

Aucune explication n’a été donnée aux initiateurs de cette page, le site www.ivg.net.

Hier, la responsable de cette page était auditionnée par la député Catherine Coutelle, militante de l’avortement et rapporteur de la loi visant à réprimer les discours visant à dissuader de recourir à l’avortement. Durant l’audition, à laquelle Me Claire de La Hougue et Grégor Puppinck, de l'ECLJ, ont participé, il a justement été question du succès de cette page facebook.

Posté le 26 novembre 2016 à 13h05 par Michel Janva | Lien permanent

25 novembre 2016

Atteinte à la liberté d'expression sur l'avortement : l’absence d’argument des "idéologues de l’IVG"

Communiqué de l'ECJL :

Capture d’écran 2016-11-25 à 19.25.03"Hier, Me Claire de La Hougue et Grégor Puppinck, de l’ECLJ, ont été auditionnés à l'Assemblée par Mme Catherine Coutelle, député rapporteur de la proposition de loi réprimant la liberté d’expression en matière d'avortement qui sera votée le 1er décembre. Cette député, qui est aussi à l’origine de la « Résolution visant à réaffirmer le droit fondamental à l’IVG », est apparue particulièrement fermée et marquée par une conception désincarnée de l’avortement, comme si mettre fin à une grossesse était une liberté abstraite.

Cette confrontation a révélé une nouvelle fois l’absence d’argument des "idéologues de l’IVG" et nous renforce dans notre conviction qu’il est possible de faire évoluer la société vers une compréhension plus humaine et réaliste du drame de l’avortement et ainsi d’en réduire fortement le recours en France. Cela suppose de ne plus faire de l’avortement un « dogme de la République ».

De nombreux pays européens et les États-Unis sont parvenus à réduire très fortement le recours à l'avortement ; cela doit aussi être possible en France.

Pour soutenir ce changement de perspective, l’ECLJ a rédigé pour vous et pour les responsables politiques l’ouvrage "Droit et prévention de l'avortement en Europe", mais aussi un « Rapport pour une politique de prévention de l’avortement » (téléchargeable, 50 pages) et un résumé du livre (téléchargeable, 10 pages). Nous vous invitons à prendre le temps de lire l’un de ces documents et à les partager autour de vous, en particulier avec des élus et des jeunes gens.

Profitant de cette période électorale, nous vous invitons aussi à lire, à signer et à partager « l’Appel à une politique de prévention de l'avortement» (1 page) afin de prouver votre volonté de lutter contre le fléau de l’avortement."

Voici ce qui a été adopté en commission (si je lis bien, on a le droit d'induire intentionnellement en erreur, mais uniquement si c'est pour inciter à l'avortement)  :

CyGK0NrWIAAvEVF

Posté le 25 novembre 2016 à 19h27 par Michel Janva | Lien permanent

24 novembre 2016

Face au "délit d'entrave numérique", défendez la liberté d'expression

A l'heure où l'on tente de bâillonner toutes les initiatives et les sites des défenseurs de la vie qui osent proposer des alternatives à l'avortement à toutes celles qui hésitent à choisir la vie, Choisir la Vie lance une grande campagne d'affichage en réponse au délit d'entrave dont la proposition de loi sera examinée dès le 1er décembre à l’assemblée.

Affiches, autocollants sont disponibles sur simple demande à info@choisirlavie.fr

CLV-Campagne_InfoIVG

Posté le 24 novembre 2016 à 12h09 par Michel Janva | Lien permanent

23 novembre 2016

Délit d'entrave numérique à l'avortement : Ecrivez aux candidats

Posté le 23 novembre 2016 à 15h44 par Michel Janva | Lien permanent

La vérité sur le prétendu délit d'entrave à l'IVG

Posté le 23 novembre 2016 à 15h42 par Michel Janva | Lien permanent

Censure de l’information sur l'avortement: la Fondation Jérôme Lejeune interpelle

Communiqué de la Fondation :

F"L’Assemblée nationale examine ce mercredi 23 novembre une proposition de loi (PPL) du groupe socialiste visant à créer un délit censurant l’information sur l’avortement (intitulé «délit d’entrave à l’IVG»).

Ce texte poursuit l’acharnement déployé depuis 5 ans pour faire passer l’avortement d’une exception de santé publique à un droit fondamental. Il est liberticide et manifeste l’ignorance des responsables politiques sur la réalité de l’avortement.

C’est pourquoi la Fondation Jérôme Lejeune les interpelle via les réseaux sociaux, du débat en commission qui a lieu ce matin, jusqu’au débat en séance publique (jeudi 1er décembre).

1) Une information objective sur l’avortement est par nature dissuasive

La création d’un délit censurant l’information sur l’IVG montre l’ignorance de la réalité de l’avortement et du type d’information qui en découle.

Une information objective sur l’avortement est par nature dissuasive, compte-tenu de la réalité de l’avortement. L’avortement est la suppression volontaire d’un être humain avant sa naissance. Cette réalité est violente.

Les sites qui promeuvent le développement de l’avortement en France omettent d’évoquer l’être humain qui est supprimé. Ils oublient aussi de présenter les alternatives qui peuvent aider les femmes enceintes en difficulté.

2) L’avortement n’est qu’une dérogation, il n’a jamais été un droit

La création d’un délit censurant l’information sur l’IVG coexiste avec la revendication de faire passer l’avortement pour un droit fondamental.

Or sur l’enjeu débattu, le seul droit existant est le « droit à la vie » (Article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme) et le seul droit consacré est le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie (Article 16-1 du code civil).

L’avortement est une exception et par construction ne peut pas être un droit.

3) Cette mesure se retournera contre les femmes

Pour Jean-Marie Le Méné :

« L’extension illimitée du délit d’entrave conduirait à nier que les femmes puissent souffrir de l’avortement et puissent ressentir le besoin d’exprimer publiquement cette souffrance et même leur regret, ce qui peut effectivement avoir un effet dissuasif sur d’autres femmes. Mais interdire aux femmes de pleurer l’enfant qu’elles n’ont pas gardé est inhumain. »

Posté le 23 novembre 2016 à 11h48 par Michel Janva | Lien permanent

L'Agrif et la « Vérité sur l’antiracisme »

Voici les vidéos de la journée de l'AGRIF du 20 novembre, avec Bernard Antony, Pierre Henri, Christophe Bilek, Cécile Edel, Martial Bild, Jeanne Smits, Didier Rochard, Guillaume de Thieulloy, le Pasteur Saïd Oujibou, Karim Ouchikh, Frédéric Pichon, Jacques Trémolet de Villers... Voici celle de Jérôme Triomphe

Posté le 23 novembre 2016 à 08h59 par Michel Janva | Lien permanent

22 novembre 2016

I-Télé condamné pour avoir viré Eric Zemmour

Unknown-57Après une grève de 31 jours, la chaîne d’information du groupe Canal+ a été condamnée à payer 50 000 euros de dommages et intérêts à Eric Zemmour, écarté de l’antenne en décembre 2014 après des propos tenus au quotidien italien Corriere della Serra en octobre 2014. iTélé devra également lui verser 8000 euros au titre des frais de justice.

La chaîne a été condamnée pour « rupture brutale et abusive du contrat, sans préavis et sans invoquer aucun manquement contractuel ».

Posté le 22 novembre 2016 à 18h45 par Michel Janva | Lien permanent

20 novembre 2016

Alerte à la censure : écrivez à votre député !

Une procédure accélérée vient d’être engagée par le gouvernement pour que soit discutée "en urgence", au Parlement, à partir du 1er décembre, la proposition de loi déposée le 13 octobre, relative à l’extension du délit d’entrave à l’avortement. Par cette proposition, la qualification "d’entrave" se voit en effet élargie à l’action des sites Internet accusés de donner des informations qui détourneraient les femmes de l’avortement.

Deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende pour tous ceux qui proposent des alternatives à cet acte loin d’être anodin ! Notre gouvernement, si prompt pourtant à parler et défendre la Liberté, par ce biais législatif, n’a d’autre objectif que de censurer la liberté d’expression, voire la liberté de penser des opposants à l’avortement, qui cherchent juste à délivrer une information complète, en toute vérité, et non tronquée ou idéologique sur cet acte et les conséquences qui en découlent. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire obstacle à cette proposition de loi qui, si elle est votée, bafouera non seulement la liberté des femmes en leur empêchant de choisir la Vie mais également la liberté des associations en les empêchant d’aider les femmes enceintes en difficultés.

Une action à mener : écrire à son député pour l’alerter des conséquences de ce vote !

Exemple de lettre :

CLV-LettreDepute_11-2016

  1. Copiez-collez la lettre ci-dessus
  2. Envoyez la par message électronique à votre député. Pour savoir qui est votre député : http://www2.assemblee-nationale.fr/deputes/liste/departementsSi vous connaissez déjà le nom de votre député, les adresses mails sont : initiale du prénom + nom@assemblee-nationale.fr (Exemple : Claude Bartolone : cbartolone@assemblee-nationale.fr)
  3. Envoyez cette lettre par courrier à l’attention de votre député : Assemblée nationale - 126 rue de l’Université - 75355 Paris 07 SP

Posté le 20 novembre 2016 à 10h04 par Michel Janva | Lien permanent

18 novembre 2016

Islam : Eric Zemmour a dit la vérité, il doit être condamné

De Caroline Parmentier dans Présent :

"Eric Zemmour a été condamné jeudi par la Cour d’appel de Paris à 3 000 euros d’amende pour « provocation à la haine contre les musulmans ». Interviewé par le Corriere Della Sera en 2014 en pleine promotion de son livre Le Suicide français, le journaliste avait déclaré que les musulmans « ont leur code civil (…) le Coran », que « des millions de personnes vivent ici, en France, mais ne veulent pas vivre à la française », qu’ils « vivent entre eux, dans les banlieues, les Français ont été obligés de s’en aller » et que « cette situation de peuple dans le peuple, des musulmans dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile ». Tous propos qui ne sont que la vérité, tragiquement confirmés par les attentats djihadistes et la révélation des Molenbeek français, mais toujours interdits aujourd’hui en France. « La liberté d’expression ne se partage pas » qu’ils disaient en défilant pour Charlie ! L’avocat de Zemmour a annoncé son pourvoi en cassation.

A l’époque de la polémique, I Télé avait aussitôt limogé Zemmour et supprimé sa chronique hebdomadaire. Aujourd’hui, c’est I Télé qui est en fin de vie. En revanche, 37 % des Français interrogés par Le Parisien se disaient « d’accord avec les thèses du Suicide français », énorme succès populaire écoulé à plus de 500 000 exemplaires. Combien sont-ils aujourd’hui ? Le double ? [...]"

Posté le 18 novembre 2016 à 15h59 par Michel Janva | Lien permanent

15 novembre 2016

Robert Ménard : « Il ne faut prendre aucun gant avec la presse »

Robert Ménard vient de publier Abécédaire de la France qui ne veut pas mourir (Editions Pierre Guillaume de Roux, novembre 2016). Il a bien voulu répondre aux questions du Rouge & le Noir. Extrait :

Menard-2-7ed90"Il y a plusieurs France. Il y a d’abord une France qui s’en sort bien, pour qui la mondialisation est une mondialisation heureuse, une “identité heureuse” comme dirait Alain Juppé. Une France qui n’a pas de soucis, qui vit confortablement dans la capitale, dans les capitales régionales, qui est à l’unisson des médias, dont les enfants sont dans des écoles où il n’y a pas de problème de délinquance, qui aiment le “vivre-ensemble” parce qu’ils ne le pratiquent pas et qui, au fond, n’a que les avantages de ce système-là. Il y a cette France mais il y a aussi la France que j’administre, dont Béziers est un exemple emblématique. C’est-à-dire une France délaissée, abandonnée, oubliée. Une France qui, tous les jours, est confrontée aux questions d’immigration, d’identité, à l’islam…

Oui il y a deux France. Je suis un élu de cette France qui n’en peut plus, de cette France qui aurait voté Trump aux Etats-Unis, qui, spontanément, déteste Hillary Clinton comme elle déteste les hommes politiques français. Une France qui en a marre qu’on lui marche sur la figure et qui essaie de s’en sortir. À l’intérieur de cette France-là, de cette France qui, au fond, est du mauvais coté du manche, il y a de plus en plus de gens qui ne veulent pas mourir, qui entendent se faire respecter. Ce petit livre n’a d’autre objectif que de leur dire à ces Français-là : ce que vous pensez, ce que vous ressentez, ce que vous vivez, ce que vous lisez, ce que vous aimez, ce dont vous rêvez, tout cela n’est pas honteux, n’est pas minable comme on vous le répète à longueur de temps. C’est ce que je dis aux Biterrois : soyez fiers de ce que vous êtes.

[...] Ce que je veux retenir de Trump, c’est tout d’abord qu’il faut dire les choses telles qu’elles sont. J’entends des commentateurs moquer le fait qu’il n’emploierait que 700 mots dans ses discours. Et alors ? Il emploie les mots des gens. Il faut convaincre les gens avec leurs mots. Quand je m’adresse à mes concitoyens, je ne fais pas une thèse de troisième cycle, je m’adresse à eux avec leurs mots qui, ça tombe bien, sont les miens.

La deuxième chose à retenir, c’est qu’il ne faut prendre aucun gant avec la presse. La presse est contre nous, elle est contre le peuple. J’ai été le patron de Reporters sans frontières pendant 23 ans, j’ai été journaliste durant 35 ans. Naïvement, quand j’ai choisi ce métier, j’imaginais que la presse devait être au service de ceux qui étaient du mauvais côté, de ceux qui n’aient pas réussi… Et qu’est-ce que je constate aujourd’hui ? Que l’immense majorité des journalistes sont toujours du côté du manche, du côté des gagnants... Il faut en tirer toutes les conséquences. Demain au pouvoir, il faudra commencer par supprimer toutes les aides publiques à la presse. On verra bien qui survivra, qui répondra aux attentes du public… [...]"

Posté le 15 novembre 2016 à 19h38 par Michel Janva | Lien permanent

La liberté sur Internet a encore décliné

La liberté sur Internet a décliné pour la sixième année consécutive en 2016 dans le monde, où un nombre croissant de gouvernements restreignent ou censurent désormais aussi des applications de messagerie en plus des réseaux sociaux, selon un rapport de l'organisation Freedom House :

"Des réseaux sociaux populaires comme Facebook et Twitter font l'objet de censure depuis plusieurs années, mais les gouvernements s'en prennent maintenant de plus en plus à des applications de messagerie comme WhatsApp et Telegram", indique Sanja Kelly, directrice de l'étude.

"Les applications de messagerie peuvent répandre des informations rapidement et de manière sécurisée --et certains gouvernements trouvent cela menaçant", ajoute-t-elle.

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Posté le 15 novembre 2016 à 08h37 par Michel Janva | Lien permanent

14 novembre 2016

Bébés veaux ou bébés humains : même combat ?

Tribune de Cécile Edel, présidente de Choisir la vie :

"Le timing est pour le moins déroutant !

Foetus_vache_Alors que le scandale des vaches en gestation abattues et éventrées près de Limoges battait son plein et semblait indigner la France entière, qui découvrait alors des " images d'une rare violence " de fœtus "jetés à la poubelle" (fœtus de veau) - 57 000 apparemment signatures obtenues en quelques heures pour faire interdire cette pratique - notre gouvernement engageait dans le même temps la procédure accélérée sur la proposition de loi du 13 octobre étendant le délit d'entrave à l'avortement aux sites pro-vie, qui délivrent une information sur les conséquences de cet acte.

Vous l'aurez compris, notre gouvernement est un adepte du "deux poids, deux mesures" et semble visiblement bien plus ému par la vie des animaux que par celle des humains !

Quant à ceux qui défendent la vie, leur sort dépend aujourd'hui du choix de l'espèce pour laquelle ils se battent

- Si vous défendez la vie de l'enfant à naître, surtout n'ayez jamais l'audace de montrer des images et encore moins des vidéos de fœtus avortés ! Vous serez au mieux taxés de violents, d’égoïstes, d'intégristes, au pire vous risquez d'être poursuivis... Le Dr Dor n'a-t-il pas été condamné pour avoir usé d'une "violence extrême" en osant montrer de petits chaussons pour nouveaux-nés à une femme ?

Non seulement, votre liberté d'expression sera bafouée, car il vous sera interdit de dire que vous êtes contre l'IVG,mais, en plus, vous serez condamnés si vous tentez de dire tout simplement la vérité sur les conséquences de l'avortement ; vous tomberez sous le coup du fameux délit d'entrave à l’avortement.

- En revanche, si vous défendez les veaux dans le ventre de leur mère, le tapis rouge médiatique et politique vous sera déplié... Et peu importe si les visuels que vous diffuserez peuvent choquer ou tomber entre les mains des plus petits, parce que là, étrangement, il sera admis que ces visuels représentent la réalité de la pratique barbare et seront diffusés pour la bonne cause, pour interpeller l'opinion publique.
Vous me direz, je suis rassurée : nous n'avons pas encore sombré dans une telle barbarie que nous soyons devenues insensibles à de telles images !

Alors, amis défenseurs de la vie animale ou humaine, vous en conviendrez, autant être décomplexés sur la diffusion d'images et vidéos de fœtus abattus ou avortés puisqu'apparemment- et nous remercions pour cela l'association L 214-, cette méthode semble être une voie royale pour émouvoir nos concitoyens ! À moins que nous ne soyons devenus assez tordus et déshumanisés pour nous émouvoir devant des fœtus de vaches et rester en revanche insensibles à des petits êtres humains qui, pourtant, rappelons-le,  subissent le même sort : extraction du ventre de la mère (jusqu'au 9ème mois pour certains), mise à la poubelle au milieu des déchets hospitaliers et pour les plus résistants qui survivent à l'avortement,  laissés agonisants, seuls, sur une paillasse d’hôpital... 

La vérité sur la barbarie de l'extraction d'un fœtus du ventre de sa mère, quelle que soit son espèce, est pourtant simple et visiblement "audible", n'en déplaise à certains, en tous cas lorsqu'il s'agit de bébés animaux.

Espérons que la politique totalement idéologique, du "deux poids, deux mesures" de notre gouvernement ne sera pas contagieuse au point d'endormir nos consciences et de nous faire croire que finalement, la vie d'un "veau à naître" serait plus digne que celle d'un enfant à naître et que le combat pour le respect de la vie d'un animal serait plus honorable que celui du respect de la vie d'un être humain."

Posté le 14 novembre 2016 à 21h42 par Michel Janva | Lien permanent

10 novembre 2016

Breitbart News arrive bientôt en France !

L'arrivée du site Breitbart News en France, artisan de la droite décomplexée et de la victoire de Trump aux Etats-Unis, est susceptible de modifier profondément le paysage médiatique français :

B"Le rédacteur en chef du site d'information américain, soutien de Donald Trump durant la campagne américaine, a annoncé à Reuters avoir déjà entamé des entretiens avec des journalistes français pour nourrir cette future antenne. Un plan identique est prévu pour l'Allemagne.

«Le but est d'aider à la victoire de la droite nationaliste dans ces deux pays, où le sentiment anti-immigrants est en progression», ont expliqué des proches du site à Reuters. Cet été, le co-fondateur du site, Stephen Bannon, affirmait à Politico que la France était particulièrement attractive en raison de la puissance de l'extrême-droite, de la peur du terrorisme et des débats sur la place de l'islam dans la société. L'élection présidentielle se profilant, Stephen Bannon, par ailleurs directeur de la campagne de Donald Trump, estime que son site a un coup à jouer. «Nous voulons couvrir les élections présidentielles françaises, elles vont être historiques!», déclarait-il en juillet à Radio Londres.

Fondé en 2007 par Stephen Bannon et Andrew Breitbart, Breitbart News est devenu depuis le décès du dernier, en 2012, le porte-drapeau de «l'Alt-Right», la droite alternative américaine. Ce mouvement conservateur, proche du Tea Party, incarne un nationalisme blanc qui estime que le multiculturalisme et l'immigration menacent l'identité américaine. Breitbart News se positionne également comme anti-système et politiquement incorrect, avec un goût particulier pour les prises de positions sexistes. L'un de ses journalistes les plus connus, le provocateur Milo Yiannopoulos, y déverse des opinions ouvertement masculinistes. Il a été banni de Twitter cet été après avoir mené une violente campagne de cyber-harcèlement contre l'actrice afro-américaine Leslie Jones. La cohéroïne du film SOS Fantômes avait reçu des milliers messages racistes et sexistes en quelques jours.

Un site très influent sur Facebook

Breitbart News a soutenu Donald Trump tout au long de sa campagne. Si le site est peu connu en France, il a eu une influence indéniable dans l'opinion américaine. Il s'est bien implanté sur Facebook, où ses articles ont été très partagés par l'électorat conservateur. D'après l'institut News Whip, Breitnart News était en mai et juin le site politique le plus performant sur Facebook, avec plus de 8 millions «d'interactions» sur ses contenus (partage, commentaire, likes...). Il était loin devant le Huffington Post (6,6 millions), The Hill (4,8 millions) et CNN (3,3 millions). Ces chiffres prennent toute leur importance lorsque l'on sait que plus de la moitié des Américains s'informent sur les réseaux sociaux, essentiellement sur Facebook. Or, Facebook offre un miroir déformant de la réalité, en privilégiant les publications les suspectibles d'être en phase avec les goûts et opinions de chacun de ses utilisateurs. Les électeurs inquiétés par l'immigration et la mondialisation avaient d'autant plus de chances d'être exposés à Breitbart News.

Le site souhaiterait répliquer la même tactique en France. Il a déjà démontré un certain attrait pour la famille Le Pen, et plus particulièrement pour Marion Maréchal-Le Pen, qualifiée de «nouvelle rockstar de la droite européenne» dans un portrait flatteur. Breitbart News prévoit de publier des articles en français, puis de les traduire pour son lectorat américain. Mais il n'est pas seul sur le créneau. Le Web francophone comprend plusieurs sites dits de «réinformation», comme Fdesouche, Egalité et Réconciliation ou Novopress."

Posté le 10 novembre 2016 à 17h28 par Michel Janva | Lien permanent

Le Conseil d’État considère que la liberté d’expression des personnes trisomiques doit s’incliner devant le droit à l’avortement

Le Conseil d’État souligne que le CSA a relevé que le film « Chère future maman » présente un point de vue positif sur la vie des jeunes atteints de trisomie et encourage la société à œuvrer à leur insertion et à leur épanouissement, mais qu’il a aussi une « finalité qui peut paraître ambiguë », dès lors qu’il se présente comme adressé à une femme enceinte, confrontée au « choix de vie personnelle » de recourir ou non à une interruption médicale de grossesse.

Le Conseil d’État relève que la présentation d’un point de vue positif sur la vie personnelle et sociale des jeunes atteints de trisomie répond à un objectif d’intérêt général.

Le Conseil d’État observe toutefois que le CSA a estimé que le film, bien qu’il réponde à un tel objectif d’intérêt général, est, en raison de l’« ambiguïté » relevée, « susceptible de troubler en conscience des femmes qui, dans le respect de la loi, avaient fait des choix de vie personnelle différents ». Le CSA en a conclu que ce film ne constitue pas un « message d’intérêt général » au sens que la réglementation donne à ce terme : il est tout à fait possible de le diffuser à la télévision, et le CSA n’entend pas gêner cette diffusion, mais il est inapproprié de le diffuser au sein de séquences publicitaires. Le Conseil d’État estime qu’en agissant ainsi, et compte tenu de son pouvoir de régulation, le CSA n’a pas commis d’erreur dans l’application de la réglementation. Par ailleurs, puisqu’il s’est borné à indiquer que la diffusion du film dans des séquences publicitaires est inappropriée, le CSA n’a pas porté une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression.

Par conséquent, la Fondation Jérôme Lejeune va défendre sa vidéo devant la CEDH :

Le Conseil d’Etat vient de rejeter la demande de la Fondation Jérôme Lejeune de sanctionner le Conseil supérieur de l’audiovisuel pour avoir censuré sa vidéo Dear Future Mom.

Le message de la vidéo aurait une finalité ambigüe dès lors qu’il s’adresse à une femme enceinte pour la seule raison que cette dernière a la possibilité de recourir à l’avortement de son enfant trisomique, jusqu’au terme de la grossesse, et qu’il ne saurait être question ni de l’influencer a priori ni de lui donner mauvaise conscience a posteriori."

Pour Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune,

« C’est une singulière conception de la vie humaine que de mettre sur le même plan sa préservation et sa destruction, comme si les deux actes avaient la même valeur. En effet, l’expérience montre que les femmes qui ont donné le jour à un enfant avec un handicap ne regrettent pas d’avoir choisi la vie. En revanche, celles qui ont fait le choix contraire souffrent visiblement d’une forme de culpabilité. D’où la décision du CSA de soustraire à leur vue des enfants trisomiques heureux. La décision du Conseil d’Etat prend donc le parti de considérer que la liberté d’expression des personnes trisomiques doit s’incliner devant le droit à l’avortement ».

L’ambition de Dear future Mom était simplement d’apporter un message positif sur les personnes trisomiques dont personne n’a le droit de nier l’aptitude au bonheur.

"C’est pourquoi la Fondation Jérôme Lejeune regrette cette décision qui conduit à aggraver l’anesthésie des consciences sur l’enjeu vital de l’eugénisme puisque 96 % des enfants trisomiques détectés en prénatal ne survivent pas à cette politique d’éradication.

La Fondation Jérôme Lejeune ne baisse pas les bras. A la suite du professeur Jérôme Lejeune, elle poursuit sa mission de défendre la vie et la dignité des personnes atteintes de déficience intellectuelle d’origine génétique. Elle annonce aller devant la Cour européenne des droits de l’homme pour défendre l’expression du bonheur des personnes trisomiques sans censure."

Pour mémoire voici le film qui choque :

Posté le 10 novembre 2016 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent

09 novembre 2016

Pas de liberté pour les amis de la liberté !

Communiqué de la Marche pour la vie :

Enne"Il ira donc jusqu’au bout, et il l’assume : le gouvernement vient de déclencher la procédure accélérée au parlement pour faire passer en force la proposition de loi visant à créer un délit d'entrave numérique à l’avortement.

C’est deux poids deux mesures : il y a quelques jours, l’opinion publique découvre avec horreur des fœtus jetés à la poubelle. Mais des fœtus de vaches. Le Ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll réclame en urgence «toute mesure pouvant favoriser le respect du bien-être animal ».

Face à la vie d’une vache, la vie humaine ne fait pas le poids : aujourd’hui, c’est encore à elle que le gouvernement s’attaque et à la liberté des femmes pour leur interdire le droit de s’informer sur les conséquences de l’avortement.

La Marche Pour La vie appelle tous les français à se rassembler massivement le dimanche 22 janvier 2017 à Paris pour défendre la liberté de choisir la Vie."

Posté le 9 novembre 2016 à 14h31 par Michel Janva | Lien permanent

08 novembre 2016

Entrave à l'avortement : Alliance VITA dénonce l’irresponsabilité du gouvernement

Alliance VITA dénonce la précipitation avec laquelle le gouvernement, relayé par le PS, s’acharne sur la question de l’avortement par l’instauration d’un nouveau délit d’entrave numérique, en accusant des « faux sites Internet » de tromper les femmes. 

Ce texte, qui sera examiné le 1er décembre en procédure accélérée, indique qu’il s’agit de sites Internet qui « détournent les internautes d’une information fiable et objective ». Alliance VITA, dont le service d’écoute SOS Bébé (www.sosbebe.org) a été cité par le gouvernement, dénonce la manière dont il tente de censurer les opposants à la banalisation de l’avortement en ciblant les sites qui informent les femmes sur les alternatives à l’IVG.

Pour Alliance VITA, la question de l’objectivité de l’information est réellement en jeu. Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute, souligne que :

« En réalité, l’information des pouvoirs publics en matière d’IVG s’est dégradée depuis 15 ans. Ils ont renoncé à indiquer aux femmes, qui consultent en vue d’une IVG, les aides aux femmes enceintes auxquelles elles auraient droit. Le gouvernement sur son propre « site officiel » n’en fait aucune mention. De plus sur ce site, un prétendu expert affirme qu’il n’y a pas de séquelles psychologiques à long terme après un avortement. Cela va à l’encontre de notre expérience et de ce que vivent un certain nombre de femmes. Le sondage IFOP « les Français et l’IVG », publié fin septembre, révèle la sensibilité des Français sur ce sujet.  La Haute Autorité de Santé regrette le manque d’évaluation sur ce point.  L’immense majorité des femmes souhaite une véritable politique de prévention de l’IVG. Il est donc irresponsable de cacher la réalité d’un acte qui n’a rien d’anodin dans la mesure où c’est, à chaque fois, le destin de vies humaines qui est en jeu. Et nous accompagnons des femmes qui en endurent souvent des conséquences difficiles, dans la solitude. » 

Tugdual Derville, délégué général :

« Au-delà du scandale que constitue, dans le contexte que nous connaissons, le fait de décider un état d’urgence législatif sur un sujet nécessitant discernement, recul et vrai débat, il est irresponsable de mettre sur la sellette notre service d’écoute. Depuis plus de 20 ans, il fait un travail de service public déserté par les pouvoirs publics. Notre site SOS Bébé a été cité à maintes reprises par les médias depuis qu’a éclaté la polémique lancée par Madame Rossignol, sans que nous ayons été appelés par ses services pour connaître les informations qui seraient en cause, ou s’intéresser à notre expérience de terrain. Nous avons demandé un rendez-vous à la ministre qui n’a toujours pas répondu. L’urgence est d’instaurer un débat dépassionné sur les conditions d’une véritable politique de prévention de l’avortement, spécialement pour les femmes confrontées à des grossesses inattendues. »

Alliance VITA a lancé une pétition contre, d’une part, la censure gouvernementale et d’autre part, pour une meilleure information sur les aides financières et sociales aux femmes enceintes. Celle-ci a déjà recueilli plus de 30 000 signatures. L’association dévoilera prochainement sa nouvelle campagne nationale de sensibilisation destinée à pallier le défaut d’information gouvernemental sur ce sujet sensible.

Posté le 8 novembre 2016 à 18h59 par Michel Janva | Lien permanent

L'urgence du gouvernement : porter atteinte à la liberté d'expression

Lu sur Légifrance :

"Engagement de la procédure accélérée

Par courrier en date du 7 novembre 2016, M. le Premier ministre a informé M. le président du Sénat de la décision du Gouvernement d'engager, en application de l'article 45, alinéa 2, de la Constitution, la procédure accélérée pour l'examen de la proposition de loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse, déposée sur le bureau de l'Assemblée nationale le 12 octobre 2016."

Es-ce la récente campagne des Survivants dénonçant le charlatanisme du Planning familial qui a déclenché cette urgence ?

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Les Survivants répondent au gouvernement :

"Qui trompe qui ? La question à se poser n’est pas plutôt qui informe qui ? Si c’est un délit d’informer à propos d’un sujet qui ne l’est pas ou qu’il ne l’est que partiellement, le problème devient alors bien plus grave qu’un simple débat : c’est toute la société qui est remise en cause dans son fondement le plus profond, dans son vivre ensemble même. Ce “délit d’entrave” est éminemment politique, et ses conséquences sont d’une extrême importance pour toute notre société. Il est temps de poser le problème à plat, plutôt que le noyer sous des réformes et des motions douteuses.

Posté le 8 novembre 2016 à 10h53 par Michel Janva | Lien permanent

05 novembre 2016

19 novembre : forum de la dissidence

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Posté le 5 novembre 2016 à 07h52 par Michel Janva | Lien permanent

Bernard Antony et Didier Rochard auditeurs "privilégiés" de... Radio courtoisie !

TFpjwUbMkcrJcHS-800x450-noPad-300x168J'aurais préféré ne rien dire de la crise de Radio Courtoisie. Pourtant, avec mon ami Jean Marie Le Méné, président de la fondation Lejeune, j'ai été l'un des premiers à dire que j'étais en désaccord avec les doctrines délirantes du président de la radio, Henri de Lesquen. Sur le fond, nous rejetions le racisme et l'eugénisme de l'intéressé. Et, sur le plan tactique, nous pensions qu'il offrait à nos adversaires sur un plateau la tête de toute la droite non conformiste. C'est ce qui causa notre départ de la radio. Malgré cela, je me serais volontiers dispensé de commenter les bêtises de l'intéressé : je continue à aimer cette radio, qui fut longtemps le vaisseau amiral de la reinformation. Et le fait qu'il m'insulte, tantôt comme vendu aux Juifs, tantôt comme suppôt des nazis, m'aurait laissé de marbre, tant ses discours me semblaient incohérents. En revanche, ses attaques contre mes amis Bernard Antony et Didier Rochard, m'ont décidé à signer la lettre suivante. Qu'il soit fou est une chose, qu'il décide d'entraîner toute la droite française dans son suicide en est une autre!

Guillaume de Thieulloy

Lettre aux auditeurs de Radio courtoisie

Chers auditeurs de Radio-Courtoisie,

C’est avec stupéfaction que nous avons reçu d’Henry de Lesquen une lettre datée du 25 octobre 2016 sollicitant le don « le plus généreux possible » et accompagnée d’une carte « d’auditeur privilégié » (sic) pour 2016, portant le numéro 11817 pour celle de Bernard Antony et le numéro 14930 pour celle de Didier Rochard. [lire la suite]

Par ailleurs, on nous signale la création de ce blogue d'auditeurs et le lancement de cette pétition, qui sera remise à la Secrétaire générale de la radio, Dominique Paoli, et les administrateurs de la radio François Eycart, Pierre Alexandre Bouclay et Patrick Simon.

Posté le 5 novembre 2016 à 07h46 par Le Salon Beige | Lien permanent

04 novembre 2016

Les charlatans du Planning familial

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Qui a dit “Le contrôle des naissances consiste ni plus ni moins en l’élimination des inadaptés” ? Hitler, Pol Pot ? Non, non, Margaret Sanger, la fondatrice du planning familial.

Non pas une institution de santé publique mais une association privée et militante dont les fondements idéologiques vont vous horrifier. La lumière doit être faite sur cette organisation considérée comme une autorité morale et habilitée à parler au nom des pouvoirs publics. Les survivants refusent désormais que cette organisation parle en leur nom.

Pensée unique :

Les ministres de la santé et des familles veulent faire condamner les sites qui ne présenteraient pas l’avortement comme une solution sans dommages. S’il était question de faire la chasse aux informations fausses qu’elles soient incitatives ou dissuasives, nous accepterions sans arrières pensées de collaborer avec elle pour retirer les erreurs qui pourraient figurer sur notre site. Mais cette nouvelle inquisition numérique ne défend pas l’information libre sur l’IVG. Elle entend instituer un délit d’opinion en s’attaquant uniquement aux sites qui publient des témoignages et des infos dissuasives sur le sujet.

Posté le 4 novembre 2016 à 19h46 par Michel Janva | Lien permanent

Comprendre l'objection de conscience

Grégor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), membre du Panel d’experts de l’OSCE sur la liberté de religion ou de conviction, évoque dans La Nef l’objection de conscience. Extrait :

Unknown-24"[...] Quelles sont ces clefs de compréhension qui éclairent le plus la problématique de l’objection de conscience ?

Trois clefs m’ont permis de comprendre l’objection.

La première, soulignée par saint Thomas d’Aquin, réside dans la différence qui existe – et que l’on retrouve dans les Dix Commandements – entre les préceptes affirmatifs (ou positifs) et les préceptes négatifs, c’est-à-dire entre l’obligation positive de faire le bien, qui oblige semper sed non ad semper, et l’obligation négative de ne pas faire le mal, qui oblige semper et ad semper. Cette différence fait ressortir la dissymétrie entre le bien et le mal, puisque faire le bien est une question de proportion, tandis qu’éviter le mal est une question de principe. Il en résulte qu’il est plus grave de contraindre une personne à commettre un mal que de l’empêcher d’accomplir un bien, car obliger une personne à faire le mal n’affecte pas la réalisation de sa conviction, mais sa conviction elle-même. Un bien peut être réalisé partiellement, mais un mal est toujours total, même s’il peut être réduit.

Cette distinction permet de circonscrire l’objection de conscience à la seule situation où une personne est contrainte d’accomplir un acte qu’elle juge mauvais ou est sanctionnée en raison de son refus de l’accomplir. À l’inverse, le cas où les autorités interdisent à une personne de réaliser tout ou partie d’un bien (le cas d’Antigone) relève du régime ordinaire de la limitation de la manifestation des convictions.

La seconde clef de compréhension réside dans la distinction entre la foi et la raison, Fides et Ratio, entre religion et morale, et par suite entre les objections, selon qu’elles sont fondées sur une conviction religieuse ou morale. Si une objection, qu’elle soit morale ou religieuse, constitue toujours une objection de conscience, car nous n’avons qu’une conscience, la différence entre objection morale et religieuse consiste en ce que la première peut prétendre être objectivement juste : sa revendication porte sur la justice. À l’inverse, une objection religieuse ne peut prétendre être juste en soi, et sa revendication porte alors sur la liberté de la personne de se conformer à ses convictions religieuses. Certes, les autorités publiques doivent, autant que possible, tolérer cette liberté religieuse. Toutefois, si le refus opposé à une objection religieuse peut être une violence, il n’en est pas pour autant nécessairement une injustice. Différemment, face à une véritable objection morale, les autorités ne peuvent la méconnaître sans commettre une injustice et une violence. La difficulté consiste bien sûr à reconnaître une véritable objection morale : l’étude dégage des critères à cette fin.

La troisième clef de compréhension porte sur l’existence d’un double niveau de moralité dans les sociétés libérales, lesquelles se caractérisent par l’affirmation de la tolérance, c’est-à-dire par l’illégitimité de tout jugement moral ad extra selon laquelle la moralité d’un acte individuel ne pourrait être jugée que par l’intéressé lui-même, et non par la société, ni par les autres individus. 

Il en résulte une différenciation entre une moralité publique et privée conduisant la société à dépénaliser des pratiques « immorales » privées et les individus à tolérer socialement des pratiques qu’ils réprouvent à « titre privé ». Or, si cette tolérance est indolore pour la majorité des citoyens, elle ne l’est pas pour la minorité concernée directement par la réalisation de la pratique en cause ; car, pour prendre un exemple concret, c’est une chose de tolérer l’euthanasie, c’en est une autre de devoir la pratiquer soi-même. S’il est possible de faire coexister deux moralités au sein de la société, c’est impossible au sein d’une même personne. Ainsi, la « liberté » que la société libérale accorde aux individus à l’égard de pratiques moralement débattues ne peut être équitable que si elle garantit à ceux qui les réprouvent le droit de ne pas être contraint d’y concourir. Il est particulièrement injuste d’exiger d’une personne, au nom de la tolérance, qu’elle consente à la légalisation d’une pratique, puis de se montrer intolérant à son encontre, une fois la pratique légalisée, en la contraignant d’y participer. C’est néanmoins la tendance spontanée de toute société, qui demeure mue par la recherche d’unité, même si elle dit avoir renoncé à celle de vérité. Mais l’unité sans la vérité est une violence."

Posté le 4 novembre 2016 à 09h59 par Michel Janva | Lien permanent

02 novembre 2016

Christine Boutin condamnée : La justice française ouvre la voie de la persécution des chrétiens

"L'homosexualité est une abomination. Mais pas la personne. Le péché n'est jamais acceptable, mais le pécheur est toujours pardonné"

Pour cette phrase, inspirée des textes bibliques et faisant clairement la différence entre le péché et le pécheur, Christine Boutin est condamnée en appel par la justice française qui ouvre ainsi la voie à la persécution des chrétiens en France :

"Elle avait qualifié l'homosexualité d'"abomination". Christine Boutin a été condamnée ce mercredi en appel pour provocation à la haine, en raison de ses propos tenus en 2014 dans la revue Charles. Elle est condamnée à 5000 euros d'amende et devra verser 5000 euros aux associations Mousse, Le Refuge et l'Inter-LGBT." 

Voici ce que dit le catéchisme de l'Eglise catholique sur l'homosexualité :

2357 L’homosexualité désigne les relations entre des hommes ou des femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe. Elle revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures. Sa genèse psychique reste largement inexpliquée. S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves (cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10), la Tradition a toujours déclaré que " les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés " (CDF, décl. " Persona humana " 8). Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas.

2358 Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Cette propension, objectivement désordonnée, constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la croix du Seigneur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer du fait de leur condition.

2359 Les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté. Par les vertus de maîtrise, éducatrices de la liberté intérieure, quelquefois par le soutien d’une amitié désintéressée, par la prière et la grâce sacramentelle, elles peuvent et doivent se rapprocher, graduellement et résolument, de la perfection chrétienne.

Posté le 2 novembre 2016 à 17h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (38)

26 octobre 2016

10 novembre : journée sur la clause de conscience des pharmaciens

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Posté le 26 octobre 2016 à 10h01 par Michel Janva | Lien permanent

25 octobre 2016

JF Poisson reste dans la primaire. A l'unanimité

PMardi, la commission nationale de l'organisation de la primaire de la droite et du centre a tranché unanimement en faveur du maintien de Jean-Frédéric Poisson dans la course.

Anne Levade, présidente de la haute autorité chargée de veiller à la primaire, et Thierry Solère, président de la commission, ont reçu Jean-Frédéric Poisson durant quarante minutes, en présence de Gérard Larcher (en sa qualité de sage) et des six représentants des candidats. Selon ses proches, il n'avait jamais douté d'une issue positive.

Alors que NKM et Jean-François Copé (l'homme du pain au chocolat à 15 centimes...) s'acharnaient pour le faire éliminer, Jean-Frédéric Poisson a déclaré :

«C'est une forme de théâtralisation de la part de candidats en perte de vitesse»

En sortant de son rendez-vous d'explication, Jean-Frédéric Poisson a estimé, mardi, que «l'épisode» avait été compris comme «une faute de langage».

Posté le 25 octobre 2016 à 19h07 par Michel Janva | Lien permanent

Le parlement européen lève l'immunité parlementaire de Jean-Marie Le Pen...à main levée

Comme en URSS :

"Le Parlement européen a levé mardi l'immunité parlementaire de Jean-Marie Le Pen. Il l'a fait à la demande de la justice française qui veut le poursuivre pour "incitation à la haine raciale" après des propos sur des artistes, dont Patrick Bruel, Guy Bedos, Madonna ou Yannick Noah.

En juin 2014, dans une vidéo diffusée sur le site internet du FN, Jean-Marie Le Pen s'en était pris aux artistes engagés contre ce parti, comme Guy Bedos et Madonna. Alors qu'on lui avançait le nom de Patrick Bruel, il avait ajouté: "Écoutez, on fera une fournée la prochaine fois !" (...)

A noter, Marine Le Pen [Et Jean-François Jalkh, vice-président du FN, NDPC] fait également l'objet d'une demande de levée d'immunité parlemtaire. Selon une source au Parlement européen, cette demande est liée à l'enquête pour "diffusion d'images violentes" ouverte à la suite de la diffusion par Marine Le Pen sur son compte Twitter en décembre 2015 de photos d'exactions du groupe Etat Islamique, en réponse à un journaliste qu'elle accusait d'avoir dressé un "parallèle" entre son parti et l'EI.

Tintin-vote-soviets

Sur cette vidéo, il est possible de voir comment le vote s'est déroulé avec une intervention préliminaire courageuse de Bruno Gollnisch tentant de créer un débat de fond sur la liberté d'expression...

Posté le 25 octobre 2016 à 15h24 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

24 octobre 2016

Il faudrait aussi traiter d’antisémites les professeurs Stephen Walt et John Mearsheimer

Bernard Antony, président de l’ Institut du Pays Libre et du Cercle d’Amitié Française Juive et Chrétienne, défend Jean-Frédéric Poisson dans l’affaire de l’indignation sur sa réponse à une question sur les élections américaines portant sur le lien d’Hillary Clinton avec le « lobby sioniste » américain :

661-afp-news-4e9-ba1-7483955f1162dfeee76a3176c4-lobbies-sionistes-poisson-demande-pardon-a-la-communaute-juive|000_HD6JY-highDef"Or ceci ne constituait en rien une mauvaise queue de poisson antisémite ! Il faut toute la perversion idéologique d’une Nathalie Kosciusko-Morizet, tête de linotte de pseudo-droite mais véritable archéo-gauchiste pour l’interpréter ainsi ! À ce tarif-là, il faudrait aussi traiter d’antisémites les professeurs Stephen Walt et John Mearsheimer, auteurs américains traduits en de multiples langues et faisant autorité dans toutes les universités et institutions de Sciences Politiques, et notamment à Paris, auteurs de « Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine » (ed. de la Découverte) !

Je suis d’autant plus à l’aise pour défendre sur ce point Jean-Frédéric Poisson que je suis depuis des mois sans cesse injurié par Henry de Lesquen, le président de Radio-Courtoisie, raciste fanatique et antisémite obsessionnel, me taxant d’être aux ordres de la LICRA et de l’État d’Israël ! Monsieur de Lesquen a ainsi misérablement rejoint toute une faune de même acabit psychiatrique, avec un certain docteur Ploncard me traitant haineusement depuis des années tantôt de « marrane », tantôt de suppôt des juifs pour avoir écrit mon livre : « Histoire des Juifs d’Abraham à nos jours », préfacé par ma grande amie Judith Cabaud, israélite américaine naturalisée française et convertie au catholicisme dans l’épanouissement de ses racines juives.

Je me réjouis de ce que Jean-Frédéric Poisson, qui a la chance d’être plus jeune que moi, défende les valeurs essentielles du respect de la vie innocente, de la patrie et de la préservation du travail pour lesquelles mes amis et moi n’avons depuis longtemps cessé d’œuvrer. Sur certains points, comme la question de l’islam, je constate bien sûr des différences et même des divergences. Tout aussi attaché que lui à la justice sociale, pour laquelle j’ai jadis concrètement œuvré comme « DRH » et conseiller dans les plus grandes entreprises de ma région, je n’approuve pas sa défense des « 35 h », qui n’est pas selon moi une bonne base de durée hebdomadaire du travail. Mais par-delà les différences et les divergences j’affirme que traiter J. F. Poisson d’antisémite et vouloir le condamner à la mort politique, comme le font NKM et quelques autres, c’est tout simplement agir selon cette intolérable police stalinienne de la pensée que dénonçait en son temps, après avoir rompu avec le communisme, la grande journaliste juive Annie Kriegel que nous admirions tant.

Pire encore, imputer comme étant de nature antisémite la seule mention d’un lobby sioniste revient odieusement à fournir précisément des armes aux dialecticiens de la haine antisémite dénonçant une inquisition sur la question. Le cercle d’Amitié Française Juive et Chrétienne et l’Institut du Pays Libre défendent la liberté d’expression de Jean-Frédéric Poisson contre les vociférateurs pseudo-républicains du néo-totalitarisme."

Posté le 24 octobre 2016 à 12h49 par Michel Janva | Lien permanent

22 octobre 2016

« La Fachosphère » a remporté la bataille du net

Mediapart s'intéresse à la fréquentation d’environ 175 sites en France et de 30 sites politiques étrangers. L'analyse est globalement intéressante, mais à nuancer, ce que ne fait pas l'étiquette fourre-tout et diabolisante "d'extrême-droite" ou encore le fait que le combat culturel se joue encore, pour l'essentiel, par la télévision. Internet, malgré sa croissance, ne reste aujourd'hui qu'un grain de sable dans la machine médiatique, machine dominée par l'intelligentsia de gauche, voire d'extrême-gauche. Enfin, Alexa n'est pas du tout une référence mais les journalistes de Mediapart jouent à se faire peur, c'est amusant :

"L’échantillon  des sites français est constitué, d’une part, de près de 68 sites de médias d’information générale ou politique aussi bien presse écrite, radio-télévision, médias en ligne, médias de la gauche comme de la droite radicale compris, d’autre part, de plus de 107 sites d’organisations (partis, associations, sites politiques divers, organisations syndicales et patronales) et d’institutions socio-politiques, complétés par une quinzaine de sites de personnalités politiques. [...] Les données accumulées depuis juin permettent de formuler plusieurs observations suivantes :

  • Le classement des sites socio-politiques met en évidence la très bonne audience relative des sites d’extrême droite comme Égalité et réconciliation, Fdesouche et autres Salon Beige.
  • Ces sites d’extrême droite sont plus fréquentés que ceux des institutions politiques type Assemblée nationale ou Présidence de la République qui apparaissent entre les rangs 2 000 et 10 000).
  • Le classement des sites des partis politiques ayant une audience électorale est dominé et de loin par le Front national. Seul le site d’En Marche réalise une audience proche, mais ce mouvement doit encore faire la preuve de son implantation électorale.
  • Les données concernant les sites des personnalités politiques sont d’une extrême sensibilité à l’actualité. Le classement des sites des personnalités (candidats à des primaires ou aux présidentielles), d’abord dominé par le site de Marine Le Pen, l’est depuis fin août, par celui de Jean-Luc Mélenchon, suivi depuis quelques semaines par le site d’Alain Juppé. On note également que les sites de certaines personnalités comme Jean-François Copé ou Arnaud Montebourg ont des audiences faibles ou médiocres.
  • Les sites de la CFDT et de la CGT arrivent en tête du classement des organisations de salariés et d’employeurs, assez loin devant les autres organisations aussi bien syndicales que patronales. Ces sites sont également beaucoup plus fréquentés que ceux des partis politiques.
  • Le classement de sites médias est dominé par les médias classiques, si l’on excepte Wikipedia (que nous avons choisi d’intégrer parmi les médias) qui est le site d’« information » le mieux classé. Il faut cependant noter le bon classement de deux médias russes, et le relatif bon classement de sites d’information d’extrême droite (souvent complotistes).

Les données de fréquentation des sites politiques ne peuvent pas se lire comme des intentions de votes. Elles expriment néanmoins dans leur classement comme dans leurs variations que l’on peut suivre quotidiennement l’évolution du climat politique. Elles révèlent (ou documentent) également des faits relativement méconnus comme l’audience conséquente de sites d’extrême droite, ou le succès ou l’échec de certains sites de personnalités. [...]

Pour illustrer l’intérêt de ces données dans le cas français, le tableau publiée ci-dessous récapitule les données telles que mesurées par Alexa à la date du 19 octobre 2016 pour les 30 sites classés dans le groupe des 10 000 sites français ayant le plus d’audience.

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[...] Le classement est relativement stable dans le temps. Il confirme tout d’abord le très bon classement des sites d’extrême droite. Sur les dix premiers sites politiques, 7 appartiennent à l’extrême droite. Seuls les sites institutionnels du Sénat et de l’Assemblée nationale s’insèrent dans ce top ten, dans un ordre qui ne reflète d’ailleurs pas leur importance relative dans le processus de décision législative. Primaire2016.org, le site de la primaire de la droite et du centre, occupe la dixième place et témoigne de l’intérêt populaire pour cette primaire.

Égalité et réconciliation est le premier site politique français, et obtient 8,1 millions de visites mensuelles. Pour illustrer la bonne performance du site Égalité et Réconciliation, on peut observer, par exemple que le site d’Alain Soral est mieux classé que celui de Mediapart, qui dans les données d’Alexa occupe le 317 è rang. Autre exemple, le site d’ATTAC est au 31 631 è rang.  Fdesouche arrive en deuxième position avec 4,5 millions de visites. Le Front national est au douzième rang, et constitue, et de loin, le premier des sites des partis politiques.

Comme l’a souligné le récent ouvrage de Dominique Albertini et David Doucet, « La Fachosphère » (Flammarion), l’extrême droite a remporté la bataille du net. En tout il y a 16 sites d’extrême droite sur les 30 sites appartenant à la liste de sites politiques se classant dans le groupe des 10 000 sites français ayant le plus d’audience, tous types confondus. Polemia, et OJIM ferment la liste, deux sites d’extrême droite moins connus mais néanmoins très présents dans la bataille culturelle.

[...] Notons que certains résultats sont assez étonnants, comme le bon classement de l’UPR, un groupuscule d’extrême droite n’ayant aucune existence électorale. Le fait que 14,5 % de son trafic provient de Thaïlande où le site de l’UPR occupe le 2981è rang incite à une certaine méfiance sur la fiabilité de leurs données.

Quoi qu’il en soit, ces données confirment que sur le net, la gauche a perdu le combat pour la direction idéologique et culturelle. Gramsci doit se retourner dans sa tombe d’avoir été ainsi mieux compris à l’extrême droite qu’à gauche. Hors du FN, une multitude de sites s’active dont nombre ne se soucient pas d’être diabolisés…"

Posté le 22 octobre 2016 à 20h05 par Michel Janva | Lien permanent

21 octobre 2016

JF Poisson n'en reste pas à la superficialité et l'émotion de ses concurrents

Suite à la polémique qui affole les tenants du politiquement correct, Jean-Frédéric Poisson nous informe qu'il a répondu hier au Président du CRIF par un courrier accessible ici. Il écrit notamment :

"j'ai voulu dire que Madame Clinton, compte tenu des influences qui s'exercent sur elles, ne conduira pas la politique équilibrée dont notre continent et notre pays ont besoin. Et dont le Proche Orient a tout autant besoin. Le soutien des géants de la finance américaine à Madame Clinton n'est pas une nouveauté. L'existence de groupes de pression sionistes à Washington non plus : il y a profusion d'informations disponibles sur cette question, des plus tendancieuses (comme par exemple celles qui sont publiées par les musulmans radicaux) aux plus factuelles. L'AIPAC elle-même dit partout le poids de son influence sur l'échiquier politique des Etats-Unis. Je me permets de vous renvoyer sur ce point à son propre site internet.

Mon propos  répondait à une question sur la politique américaine. J'ai eu le tort d'y répondre avec les mots habituellement employés pour décrire cette réalité, et qui ne décrivent pas la réalité française. Je regrette infiniment que ces mots aient pu être interprétés comme de la haine à l'égard du peuple juif ou de l'Etat d'Israël : cette haine m'est totalement étrangère, je la combats, et je condamne, comme je l'ai toujours fait, l'antisémitisme tout autant que  l'antisionisme."

Sur la sur-réaction de ses adversaires à la primaire (on a vu NKM demander qu'il soit éliminé de la course !), il indique :

"Sur ces sujets complexes, je tâche d'aller au fond des sujets. Je ne reste pas au niveau de la superficialité et de l'émotion mal placée comme semblent le faire mes concurrents. J'attends de leur part non pas des condamnations morales, mais des objections".

Si la droite veut libérer l'expression, qu'elle commence par la tolérer en son propre sein.

Posté le 21 octobre 2016 à 16h26 par Michel Janva | Lien permanent


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