27 juin 2017

Le Grand Remplacement a bien lieu, plus personne ne le nie

Renaud Camus est interrogé sur Boulevard Voltaire suite à son invitation sur France Culture face à Hervé Le Bras:

"Lui et moi sommes d’accord, au fond : le Grand Remplacement a bien lieu, plus personne ne le nie. La seule différence est que, pour ma part, il me désespère, tandis qu’Hervé Le Bras s’en réjouit, ou bien le considère avec indifférence, du point de vue de Sirius.

Cette intervention sur France Culture est elle, pour vous, le signe que la parole commence à se libérer sur le sujet ?

Hélas, cher Boulevard Voltaire, vous et moi avons cru si souvent que la parole commençait à se libérer, et nous avons été si souvent déçus… La Vérité sort peut-être de son puits, mais force est de reconnaître qu’elle y met le temps… Il y a des avancées, certes, et Boulevard Voltaire en est une, essentielle. Mais dans le même temps, le pouvoir aussi se renforce, calfeutre toutes les issues et accentue la répression : voyez tous les procès dont nous sommes accablés. Par pouvoir, j’entends le remplacisme, celui qui veut et qui promeut et qui impose le Grand Remplacement. Mais je parle aussi volontiers de remplacisme global, car je crois que le trait essentiel de la modernité postmoderne, si l’on peut dire, est le remplacement, la substitution : de l’original par le simili, de l’indigène par l’allogène, du réel par le fauxel, du vrai par le faux, du journalisme par l’info, de la littérature par le journalisme, de l’expérience de vivre par la sociologie, du regard par la statistique, de la lettre par le chiffre, des philosophes par les intellectuels, du malheur par la cellule psychologique, de la perte par le travail du deuil, de la mort par la disparition, du monde sensible par le site touristique, de Venise par Las Vegas, de Paris par Euro Disney, de la culture par le divertissement, de la pierre par le siporex, de la campagne par la banlieue, des Français par les « Français », des mères par les mères porteuses, de l’homme par la femme, de l’homme par l’homme, de l’homme par les robots, de l’homme par les tuyaux, de l’humanité par la Matière Humaine Indifférenciée (MHI).

On me demande souvent de résumer d’un mot ce que j’entends par remplacisme global et maintenant, par chance, je le puis : Macron. Emmanuel Macron est au carrefour exact des deux généalogies qui font cette idéologie : le second antiracisme, celui pour lequel il n’y pas de races, donc il faut les supprimer (par le métissage) ; et le financiarisme bancaire, celui où convergent les grands intérêts et la normalisation post-industrielle, l’hyperclasse hors-sol et Frederick Taylor, via l’effroyable Henry Ford. Ford, antisémite et pro-nazi, comme par hasard, avait eu l’idée de génie de vendre ses produits à ceux qui les produisaient. Le remplacisme global va plus loin et fait de l’homme même un produit, une matière, la MHI. Les malheureux migrants ne sont pas des réfugiés sauvés des eaux, ce sont des producteurs-produits-consommateurs livrés et réceptionnés en mer. Pour le remplacisme global, le naufrage est devenu un moyen de transport comme un autre.

Le point faible de ce mécanisme monstrueux, c’est qu’il a pour principe et pour point nodal le faux, le simili, l’imitation, le toc, la camelote, le low cost (dont il essaie bien sûr, non sans succès, de faire la norme, d’où la prolétarisation générale). Tombant par chance au bon endroit, un éclair de vérité pourrait faire s’effondrer d’un coup ce simili-monde, cette banlieue de l’être, comme avant lui l’univers soviétique, autre totalitarisme bâti sur le mensonge (mais moins habile, moins riche et moins séduisant)."

Posté le 27 juin 2017 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

24 juin 2017

Naissance de l'association des patrons et des amis de Radio Courtoisie

Chers Amis de Radio Courtoisie....canal historique

Vous avez été nombreux à nous demander de créer une association des patrons et des auditeurs de Radio Courtoisie. Une si belle aventure de 30 ans ne pouvait s'achever sur une séparation brutale d'avec vos amis et la mise en danger de notre Radio.

Henry de Lesquen a été condamné en justice au maximum des réquisitions, à savoir 16000 euros d'amendes pour provocation à la haine et contestation de crime contre l'humanité. Plus les dépens.

Le CSA étudie une nouvelle fois le dossier de notre antenne.

Notre association est née très récemment : l'APARC, association des patrons et des amis de Radio Courtoisie.

Cette association a pour but de faire revenir la radio à un esprit de courtoisie, d'écoute des patrons d'émission qui ne peuvent subir les conséquences des écarts du président et des auditeurs cotisants qui sont membres à part entière de l'organisation de la radio. Elle demande aussi bien sûr le retour des expulsés manu militari sans aucune raison ni droit, certains présents dès la 1 ère émission aux côtés de Serge de Beketch.

Les moyens pour parvenir à ce but sont divers.

La diffusion de l'existence de cette association.

Votre participation financière pour trouver les moyens juridiques d'appuyer notre action. (cotisation minimum 15 e à adresser à l'Aparc, 70 bd Saint Germain 75006 Paris). Et l'étude de moyens juridiques pour mettre fin aux dysfonctionements de la radio.

Toutes informations sont disponibles sur notre blog de liaison: nousmaintiendronsradiocourtois ie.com. Vous pouvez nous écrire.

Sûrs de votre fidélité,

Didier ROCHARD, Anne BRASSIE, Patrice BOISSY, Grégoire BOUCHER

Posté le 24 juin 2017 à 08h34 par Le Salon Beige | Lien permanent

21 juin 2017

Censure et flicage au menu de la nouvelle Assemblée

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

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Posté le 21 juin 2017 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent

19 juin 2017

La condamnation de Valeurs Actuelles annulée par la Cour de cassation

C'est une belle victoire pour la liberté d'expression :

Titrée "Naturalisés l'invasion qu'on nous cache", l'édition du 22 septembre 2013 du magazine de droite présentait également en appel de une: "Deux Français sur trois contre les naturalisations massives de Valls", "Islam, immigration: comment la gauche veut changer le peuple", "Le poids des musulmans n'a cessé d'augmenter". 

Outre l'amende, la justice avait ordonné, en première instance comme en appel, la publication d'un communiqué judiciaire en page de sommaire du journal. Elle avait condamné M. de Kerdrel a verser des dommages et intérêts à plusieurs associations luttant contre le racisme qui étaient parties civiles. Le responsable du journal avait formé un pourvoi en cassation. Il a obtenu gain de cause

Dans sa décision rendue mercredi, consultée par l'AFP, la haute juridiction a jugé que les propos litigieux, "portant sur une question d'intérêt public relative à la politique gouvernementale de naturalisation, ne dépassaient pas les limites admissibles de la liberté d'expression". Même si leur formulation peut légitimement heurter les personnes de confession musulmane", les propos litigieux "ne contiennent néanmoins pas d'appel ou d'exhortation à la discrimination, à la haine ou à la violence à leur égard", a jugé la Cour de cassation. 

Celle-ci a annulé la condamnation, sans ordonner de nouveau procès."

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Posté le 19 juin 2017 à 12h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

16 juin 2017

20 juin : Conférence sur l'objection de conscience à Genève

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Posté le 16 juin 2017 à 11h07 par Michel Janva | Lien permanent

15 juin 2017

Natacha Polony les dérange-t-elle ?

La semaine dernière, la jour­na­liste s'est vue remer­ciée par Paris Première. Son émis­sion Polo­nium n’est pas recon­duite à la rentrée.

Aujourd’­hui, Europe 1 vient de sèche­ment de lui envoyer une lettre de licen­cie­ment sans entre­tien préa­lable. Contac­tée par les jour­na­listes, l’ex-tête à clash d’On n’est pas couché accuse le coup.

« Je suis surprise d’avoir reçu ce cour­rier. Je m’ex­plique diffi­ci­le­ment cette déci­sion. On discu­tait, on m’avait juste dit que la revue de presse (qu’elle animait tous les matins aux côtés de Thomas Sotto, lui aussi viré ndlr) allait conti­nuer mais avec quelqu’un d’autre. »

Récemment elle avait dénoncé le groupe Bildeberg, auquel ont participé ces dernières années... Edouard Philippe et Emmanuel Macron :


Natacha Polony sur le groupe Bilderberg et le... par News360x

Le 13 juin, elle s'en prenait à Richard Ferrand, qui aurait acquis un bien immobilier avec sa réserve parlementaire :

Posté le 15 juin 2017 à 22h15 par Michel Janva | Lien permanent

06 juin 2017

Même méprisée, une pétition signée est toujours une victoire

Selon Cyril Brun :

"Avec le « retour » des catholiques sur la scène politique et le développement d’une « web-démocratie », les propositions de pétitions ou de lettres ouvertes, tout comme de chaînes de prières se multiplient, pour un résultat qui semble bien souvent décevant.

Les Manifs, la pétition au CESE, One of Us et tant d’autres initiatives balayées d’un revers de main ont plutôt tendance à décourager nombre de catholiques et de citoyens. Pourtant, ce n’est pas parce que nos voix ne sont pas écoutées qu’elles ne sont pas entendues. Des années après les premières Manif de 2013, François Hollande et les siens reconnaissaient avoir eu la partie difficile. Les ténors du mariage pour tous, s’ils ne sont pas déjà évincés de l’échiquier sont globalement en très mauvaise posture.

Il faut dire que la réaction catholique a déboussolé tous les tenants de ce qu’on appelle à mauvais escient le progrès, Francs-maçons et socialistes en tête. Ils ne s’y attendaient pas et imaginaient entretenir quelques pièces de musées du passé de la France, pas bien plus. Nous avons fait entendre notre voix, celle du Christ Lui-même et, comme le rappelle le prologue de saint Jean, ils ne l’ont pas reçu. Rien d’étonnant, mais ils n’ont pu faire comme si cette voix n’existait pas.

Même méprisées, les pétitions que nous signons, en conformité avec notre foi, demeurent dans la cacophonie médiatique et politique une parole du Christ prononcée à temps et à contre temps. Et cela sera toujours une victoire. Imaginons que nos voix, lassées, se taisent. Cela reviendrait à plonger le monde dans l’obscurité des ténèbres. N’oublions pas que la parole divine est agissante. Même si les lois passent parce que le rapport de force permet aux pouvoirs en place de faire la sourde oreille, la Vérité se fraie toujours un chemin dans les cœurs qui la cherchent et l’aiment parfois sans le savoir.

La première victoire d’une signature est donc prophétique. Mais dans le contexte de spoliation des libertés, signer une pétition est aussi un acte de liberté. Le jour où nous ne pourrons plus le faire, et m’est avis que ce jour n’est pas si loin (regardez les lois sur la radicalisation, sur les délits d’entraves ou bientôt la moralisation de la vie politique), le jour où nous ne pourrons plus le faire, être prophétique confinera au martyre. Les gouvernants, comme la population française, ne doivent pas s’habituer à ne plus entendre la voix de la liberté, sans quoi le jour où elle disparaitra, peu le remarqueront.

Alors signer une pétition ne sert jamais à rien pour peu qu’elle soit en conformité avec notre foi. Notre signature est tout à la fois une prophétie, une défense de la liberté et une opposition au rouleau compresseur qui voudrait nous broyer en silence. C’est pour cela que nous avons lancé une pétition sur la messe télévisée, c’est-à-dire au fond sur la conception de la laïcité. C’est pour cela que nous relayons souvent de telles initiatives. [...]"

Posté le 6 juin 2017 à 19h13 par Michel Janva | Lien permanent

02 juin 2017

Pour Le Figaro, condamner l'avortement c'est outrancier

Capture d’écran 2017-06-02 à 07.06.25Dans un article du Figaro, Marc de Boni recense les propos outranciers de différents candidats du FN. Parmi lesquels Mathilde Paris, candidate du FN dans la 2ème circonscription du Loir et Cher :

«Malheureusement, comment peut-on ne pas voir ou refuser de voir que notre société, notre pays, se rendent coupables de crimes contre l'humanité à l'heure même où j'écris? Aujourd'hui, on assassine dans la plus grande indifférence, en silence, des enfants à naître, parce qu'ils ne sont pas désirés, parce qu'ils sont handicapés… (...) La France est tristement le pays européen qui connaît le plus grand nombre d'IVG avec 220 000 avortements par an».

Le Figaro, à nouveau rattrapé par le gauchisme de ses journalistes...

Posté le 2 juin 2017 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent

31 mai 2017

La Manif Pour Tous porte plainte contre Act Up

Une nouvelle fois, des militants extrémistes ont fait preuve de haine et de violence envers la Manif Pour Tous et sa Présidente, qualifiés d’« assassins », de « complices du Sida », d’« homophobes », « lesbophobes », « transphobes »… Ces activistes ont tenté d’empêcher une réunion publique de l’association La Manif pour Tous, portant ainsi une grave atteinte à la liberté d’expression. La Manif Pour Tous porte plainte pour injures publiques.

Act Up a cherché à impressionner le public pour empêcher la tenue de cette réunion et a saccagé les lieux : pendant plusieurs heures, cris, invectives, dégradations (dégradations des accès et des lieux, jet de faux sang…), affiches et banderoles injurieuses… ont contraint la Manif pour Tous à tenir sa réunion dans un autre lieu. Dans la soirée, l’association Act Up Sud Ouest a revendiqué cette action et diffusé visuels et vidéos sur les réseaux sociaux, suscitant des réactions très négatives des internautes. La haine et la violence qui transpiraient de cette action ont considérablement choqué les témoins, participants et passants.

La Manif pour Tous rappelle que l’ex-Présidente d’Act Up a déjà été condamnée par la Cour d’Appel de Paris pour « injures publiques » à l’encontre de La Manif Pour Tous.

Contrairement aux hystériques d'Act Up, les militants pour la famille restent calmes, fermes et sympathiques :

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Posté le 31 mai 2017 à 19h37 par Michel Janva | Lien permanent

24 mai 2017

Liberté d'expression et islam : Eric Zemmour à nouveau devant la justice politique

Aujourd'hui à 13h30 :

"Eric Zemmour est cité à comparaître mercredi à 13h30 devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris. Il devra répondre du délit de provocation à la discrimination et à la haine à l’encontre des personnes de confession musulmane.

Le chroniqueur est poursuivi sur citation directe de l’association CAPJPO-EuroPalestine, défendue par Me Beranger Tourné. Le 6 septembre 2016 au cours de l’émission «C à vous» sur France 5, il avait entre autres déclaré, à propos des musulmans, qu’il fallait «leur donner le choix entre l’Islam et la France». Selon son avocat, Eric Zemmour ne devrait pas être présent à l'audience pour des «raisons professionnelles». "

Voici l'émission incriminée :

Posté le 24 mai 2017 à 06h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

22 mai 2017

Les nouvelles vaches sacrées de la République : les LGBT

Quand Hanouna se moque de Gilbert Collard, député, tout le monde rigole.

Mais quand Hanouna fait un canular téléphonique en passant une annonce LGBT, des marques protestent. A l'approche de la Fête des Mères et de la Fêtes des Pères, on n'est pas obligé d'acheter des produits Chanel ou Bosch...

Posté le 22 mai 2017 à 23h16 par Michel Janva | Lien permanent

19 mai 2017

Le Canard enchaîné censure les auteurs du livre Bienvenue place Beauvau

Unknown-44Lu dans Présent :

"D’après plusieurs sources concordantes, Didier Hassoux et Christophe Labbé, journalistes « police-justice » à l’hebdomadaire satirique, n’auraient plus le droit de signer leurs articles jusqu’à la rentrée de septembre. Démentie à l’intérieur du Canard enchaîné, l’information semble pourtant avérée. A preuve, le nom ou même les simples initiales des deux intéressés ne sont pas réapparues depuis avril au sein des huit pages maquettées à l’ancienne. Dans les faits, la direction du volatile, représentée par Michel Gaillard et Nicolas Brimo, n’aurait guère apprécié les suites médiatico-politiques provoquées par le livre Bienvenue place Beauvau. [...]"

Pan sur le bec ?

Posté le 19 mai 2017 à 09h08 par Michel Janva | Lien permanent

11 mai 2017

Vidéo Dear Future Mom devant la CEDH : pour la liberté d’expression des personnes trisomiques

La Fondation Jérôme Lejeune, assistée par l’ECLJ, vient de déposer une requête auprès de la cour européenne des droits de l’homme (CEDH) contre la décision du conseil d’État qui avait approuvé la censure du clip Dear Future Mom par le conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) :

010"Diffusée à l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21 en 2014, la vidéo Dear Future Mom adresse un message fort et réconfortant aux femmes enceintes qui attendent un enfant trisomique et s’inquiètent sur son avenir possible. Des enfants trisomiques exprimaient, en des termes émouvants, leur aptitude au bonheur, leurs capacités et leur amour pour leurs parents. Cette expression n’a pas été considérée comme étant d’ « intérêt général » pour le CSA, qui a censuré sa diffusion en France.

La requête, déposée le 9 mai, s’appuie sur l’atteinte à la liberté d’expression, qui est garantie par l’article 10 de la convention européenne des droits de l’homme. En leur interdisant d’apparaître ainsi à la télévision, le CSA est allé à l’encontre des efforts que la société doit faire pour intégrer les plus faibles de ses membres. Il a signifié directement aux personnes trisomiques que leur visibilité, leur existence même, posent un problème à la société.

Outre l’atteinte à la liberté d’expression, ces enfants ont également subi une discrimination manifeste en raison de leur génome, condamnée par l’article 14 de la convention européenne des droits de l’homme.

Censure et discrimination des personnes trisomiques : une exception française ?

La liberté d’expression et le respect des plus fragiles constituent une règle d’or des institutions européennes. Nul doute que la cour européenne des droits de l’homme saura s’interroger sur cette triste « exception française » et casser la censure de l’expression du bonheur en France."

Posté le 11 mai 2017 à 21h13 par Michel Janva | Lien permanent

05 mai 2017

La police va-t-elle brûler la banderole de Greenpeace ?

Le 4 mai 2017, la 1ère chambre civile de la Cour de cassation a rendu un arrêt condamnant Davd van Hemelryck, pour avoir osé se plaindre que sa banderole "Hollande démission" a été brûlée par la police (la cour reconnaît que c'est une "erreur d'appréciation"). La banderole valait 4000€ : 70m2 de voile pour avion. On lit parmi les attendus justifiant la décision :

"Attendu, selon l'arrêt attaqué (Paris, 12 avril 2016), que, le 30 novembre 2013, M. Van Hemelryck, qui participait à une manifestation sur la voie publique n’ayant pas fait l’objet d’une déclaration préalable, a été interpellé puis placé en garde à vue ; que la banderole qu'il brandissait et un sac contenant des tracts ont été saisis, puis détruits sur ordre du procureur de la République".

Capture d’écran 2017-05-05 à 17.31.52Ce matin, des militants de Greenpeace ont déployé, en plein état d'urgence, une banderole sur la tour Eiffel, affichant la devise Liberté, égalité, fraternité. Le déploiement de la banderole révèle des « dysfonctionnements dans le dispositif de sécurité du monument » à un moment où la menace djihadiste reste très élevée, a déclaré vendredi la préfecture de police de Paris. « Un filet de protection a été dégradé par l’action des militants », a précisé la préfecture et douze personnes ont été interpellées et conduites au commissariat du 7e arrondissement, où elles ont été placées en garde à vue.

On ne sait pas si la banderole a été brûlée.

Posté le 5 mai 2017 à 17h32 par Michel Janva | Lien permanent

26 avril 2017

Conférence Jean Sévillia à Besançon le 16 mai

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Posté le 26 avril 2017 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

18 avril 2017

Droits de l’homme et droits de tuer...

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L’organisateur de l’attentat du 3 avril qui a fait 14 morts à Saint Pétersbourg, aurait été arrêté à Moscou ; une vidéo circule depuis hier sur les réseaux sociaux. Les services russes de sécurité (FSB) ont arrêté à Odintsovo en banlieue de Moscou, Abror Azimov, un ressortissant d’Asie Centrale. Il est suspecté d'avoir entrainé le kamikaze Akbarjon Jalilov.

Ici le lien avec la video mise en ligne sur le site RusRéinfo

L'arrestation a été menée dans le calme. Notons aussi que les media sont restés très discrets sur l'enquête qui a mené à cette arrestation.

Il en va bien différemment en France, comme nous l'avons vu depuis plusieurs mois, chaque fois que nous avons un drame comparable sur notre territoire : les media sont avides et la chasse à l'homme est quasiment suivie en direct... Et finalement le/les suspects (prétendus) sont tués. (Mal)heureusement ainsi, on ne peut pas obtenir d'eux des informations utiles pour démonter les réseaux terroristes.

En Russie c’est l’inverse, on les attrape vivants et on souhaite qu’ils parlent….

Au final c’est toujours la Russie que l’on accuse de violer les droits de l’homme.

Je m’interroge!

Posté le 18 avril 2017 à 14h22 par Hildegarde Ru | Lien permanent | Commentaires (2)

15 avril 2017

I-Média - Rafle du Vel d’hiv : un petit tour de point Godwin

Posté le 15 avril 2017 à 14h42 par Michel Janva | Lien permanent

13 avril 2017

Intimidation contre le quotidien Présent

Lu dans Présent :

"Une tentative d’incendie criminel a touché l’immeuble qui accueille le QG de campagne de Marine Le Pen rue du Faubourg-Saint-Honoré, dans la nuit de mercredi à jeudi. Un tag faisant mention du FN a été retrouvé (« FN vs KLX ») et l’acte a été revendiqué par le groupe « Combattre la xénophobie ». L’homme qui a contacté l’AFP a affirmé qu’une action similaire avait été menée au siège de Présent. Nous rassurons nos lecteurs, pas de tentative d’incendie à ce jour rue d’Amboise, mais tout de même un tag analogue sur la façade de l’immeuble : « FN vs KLX ». Présent n’est pas un organe du Front national. Nous avons donné la parole, pendant cette campagne électorale, à Jean Lassalle et rendu compte de meetings de candidats divers comme François Fillon, François Asselineau, Emmanuel Macron… mais nous sommes le seul quotidien de France à appeler à voter pour Marine Le Pen car son positionnement politique est le plus proche du nôtre."

Si les responsables s'en étaient pris à L'Humanité, nul doute que des cris d'orfraie circuleraient déjà sur toutes les télés.

Posté le 13 avril 2017 à 19h27 par Michel Janva | Lien permanent

30 mars 2017

L'Université catholique de Louvain menace la liberté académique

Une prise de position intéressante concernant la liberté académique à propos de l'affaire Stéphane Mercier. Les professeurs de l’UCL Jean Bricmont et Michel Ghins demandent qu’aucune sanction ne soit prise à l’égard de Stéphane Mercier :

"Nous sommes inquiets. Oui, nous sommes inquiets par les menaces qui pèsent sur la liberté académique, et a fortiori la liberté d’expression, à l’Université Catholique de Louvain. Le 25 mars, les autorités de l’UCL ont décidé de suspendre les cours de philosophie donnés par M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité. En outre, une procédure disciplinaire a été engagée qui pourra déboucher sur des sanctions à son encontre.

[...] Comprenons-nous bien. Il ne s’agit pas pour nous ici de nous prononcer sur le bien-fondé – ou non – de l’argumentation, ni de prendre position pour ou contre la loi de 1990 qui dépénalise l’avortement sous certaines conditions en Belgique. Notre propos porte sur la liberté académique et la liberté d’expression. Y a-t-il des sujets qui ne peuvent pas être discutés dans un cours de philosophie à l’Université ? Notre réponse est clairement : non. Tous les sujets peuvent être abordés, pourvu qu’ils le soient en conformité avec la rigueur et l’excellence académiques, tout en éveillant l’esprit critique des étudiants, y compris des étudiants de première année, en particulier ici sur une problématique déjà largement abordée dans l’enseignement secondaire.

Dans le « liminaire » de ses notes, significativement intitulé « permettre le débat », Stéphane Mercier propose un argument philosophique, et non pas théologique, « pour aider à réfléchir »et « qui peut être critiqué ». Certes, son argumentation défend un point de vue qui n’est pas neutre, mais l’étudiant a explicitement la liberté de le discuter et de le critiquer. Il est vrai que les formulations utilisées par Stéphane Mercier sont parfois maladroites et peuvent heurter. Mais ceci justifie-t-il des sanctions disciplinaires ? Nous ne le pensons pas.

Néo-cléricalisme de la bienpensance politiquement correcte

Pour justifier leur décision, les autorités de l’UCL font valoir que « la note dont l’UCL a connaissance est en contradiction avec les valeurs portées par l’Université. Le fait de véhiculer des positions contraires à ces valeurs dans le cadre d’un enseignement est inacceptable »(communiqué de presse du 21 mars). Quelles sont ces valeurs ? Sur le site de l’UCL, on peut lire : « Les valeurs qui sous-tendent la vision de l’UCL sont l’ouverture aux autres et à la différence, la solidarité, la liberté et le respect. Les académiques disposent de la liberté académique, inscrite dans la Constitution, c’est-à-dire la liberté de pensée dans la recherche d’une vérité construite scientifiquement et non soumise à la norme du moment. » Dans le cadre universitaire, « l’ouverture aux autres et à la différence » devrait en premier lieu s’appliquer à la différence des idées et la possibilité de les confronter.

Certainement, la liberté d’expression est limitée. Les propos sexistes, racistes, négationnistes, xénophobes, homophobes etc. sont interdits par la loi. Les notes de Stéphane Mercier n’en contiennent pas. Son argumentation se situe au niveau des idées et ne vise aucunement les personnes. Il est crucial, pour la bonne santé de l’université et plus largement de notre démocratie, que toutes les idées et opinions puissent y être débattues librement et sans contrainte, même, et peut-être surtout, si elles ne sont pas conformes à « la norme du moment ». Cette norme, dans le cas qui nous occupe, est la loi de 1990 qui dépénalise l’avortement dans certaines conditions. Il faut obéir à la loi, mais ceci ne nous empêche pas de la critiquer, sans quoi notre système légal serait figé pour l’éternité. Si personne n’avait mis en question la loi interdisant l’avortement il y a 40 ans, la loi actuelle n’aurait jamais été votée…

Il est pour le moins surprenant de constater l’émergence à l’UCL d’une sorte de néo-cléricalisme de la bienpensance politiquement correcte, d’une forme de nouvelle police de la pensée qui frapperait les positions minoritaires lorsqu’elles sont prises à partie par les médias et qu’elles sont susceptibles de heurter une majorité de l’opinion. L’Université doit rester un lieu de pensée libre et de débats ouverts. S’il est permis à juste titre de critiquer les positions de l’Eglise catholique à l’UCL, il serait pour le moins paradoxal, dans une Université qui porte le nom de catholique, d’interdire que certains académiques développent des argumentations philosophiques qui sont conformes au catholicisme.

En vertu de la liberté académique, nous demandons qu’aucune sanction ne soit prise à l’égard de Stéphane Mercier et qu’en accord avec les valeurs défendues par l’UCL, l’expression de tout point de vue concernant la problématique de l’avortement y soit autorisé."

Posté le 30 mars 2017 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent

29 mars 2017

Canada : Si on ne peut plus critiquer l’islam, le coran, les hadiths, cela va devenir compliqué

De Jeanne Smits dans Minute :

"Ils sont 201 députés, les libéraux (gauche), les « néo-démocrates » et l’écologiste, à avoir approuvé la motion qui désigne et condamne expressément l’islamophobie, contre 91 élus de l’opposition du Parti conservateur et du Bloc québécois. Plus des deux tiers des représentants populaires se sont donc retrouvés autour d’un texte qui, sans être contraignant, menace directement la liberté d’expression à propos de l’islam et de ses pratiques en ce qu’il vise l’adoption ultérieure, mais rapide, d’une loi à part entière. La motion, présentée par l’élue « libérale » (née au Pakistan) Iqra Khalid, prie le gouvernement de préparer un texte et de demander au Comité permanent du patrimoine canadien d’entreprendre « des études pour établir une approche pangouvernementale pour la réduction ou l’élimination du racisme et de la discrimination religieuse systémiques, dont l’islamophobie, au Canada ». Il appartient également au gouvernement de « condamner l’islamophobie et toutes les formes de racisme et de discrimination religieuse systémiques ». L’islam est présenté comme la principale victime d’un « racisme » antireligieux qui pourtant, au Canada, est institutionnel en ce qui concerne les chrétiens. Cela fait belle lurette que les chrétiens qui s’opposent à l’avortement, à l’éducation sexuelle obligatoire dans les écoles ou à la mise en place de l’idéologie du genre se heurtent à la persécution laïciste.

Un tragique attentat a facilité l’adoption de la motion : la fusillade contre la grande mosquée de Québec le 29 janvier, qui a fait six morts et huit blessés graves. Le suspect, un jeune homme d’« extrême droite », a bien servi la cause de l’islam. Aujourd’hui, le parlement canadien l’a confirmé dans sa motion, le gouvernement canadien « devrait reconnaître qu’il faille endiguer le climat de haine et de peur qui s’installe dans la population ». Et les dizaines et dizaines d’attentats d’inspiration islamique à travers le monde occidental ? Et la peur viscérale que font naître les seules paroles « Allahu akhbar » ? Voilà qui ne mérite pas un débat parlementaire… Celui qui s’est déroulé à Ottawa aura été âpre. Le plus significatif, c’est que la gauche n’a pas voulu céder d’un pouce sur la mention récurrente de la seule « islamophobie » dans le texte de la motion. Elle n’a même pas voulu s’expliquer sur le contenu du concept. Se congratulant après l’adoption de sa proposition, Iqra Khalid a répété comme un mantra sa joie de voir une étude lancée au niveau gouvernemental. Que veut dire « islamophobie » ? Elle n’était pas disposée à répondre. Trop difficile. Le consensus s’était fait, voilà l’important. Pour les Canadiens ordinaires, le sens en est clair : est « islamophobe » celui qui se risque à une critique négative de l’islam et de ses tenants. L’est encore celui qui dénonce la charia. Ils n’ont pas tort : en pays islamique, on traque « l’islamophobie » sous un autre nom – le blasphème. Toute appréciation négative, voire toute interrogation un tant soit peu critique à propos du « Prophète », le moindre signe d’irrespect à l’égard du Coran peut conduire en prison, à l’exécution capitale ou au lynchage – les Pakistanais en savent quelque chose. [...]"

Posté le 29 mars 2017 à 13h14 par Michel Janva | Lien permanent

28 mars 2017

Un sénateur veut-il faire condamner la presse pour diffusion de fausses nouvelles ?

... A moins qu'il ne s'agisse que de lutte contre la liberté d'expression sur internet :

Capture d’écran 2017-03-28 à 18.53.37La sénatrice UDI Nthalie Goulet explique :

"La présente proposition de loi s'est imposée au regard de l'actualité récente concernant notamment le référendum au Royaume-Uni du 23 juin 2016, l'élection présidentielle aux États-Unis d'Amérique du 8 novembre 2016 et les débats parlementaires en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis d'Amérique. [...]

Cependant, la presse écrite a connu ces dernières années une métamorphose sans précédent avec l'émergence d'internet et du monde numérique. M. Robert BADINTER, lors des débats au Sénat en 2004 rappelait déjà que « la technique a fondamentalement modifié les données du problème. [...] Nous ne sommes plus au temps de la presse imprimée ! Nous sommes tous ici des défenseurs de la liberté de la presse et j'ai, pour ma part, beaucoup plaidé pour elle au cours de ma vie. Mais nous sommes là devant un outil qui est sans commune mesure avec la presse écrite que nous avons connue, et qui était en fait celle de 1881. L'internet pose des problèmes considérables et il faut prendre des dispositions adaptées. » En effet, la presse n'est plus constituée majoritairement de journalistes de métier, consciencieux et expérimentés, ou de jeunes pigistes animés par les idéaux éthiques de la profession. Et comme la profession de journaliste n'est, à juste titre, pas une profession réglementée, chacun peut aujourd'hui publier ses écrits depuis un ordinateur ou un téléphone portable. C'est en soi une très bonne chose, mais il faut prendre acte de cette transformation de la presse qui est aussi et malheureusement à l'origine d'abus de plus en plus nombreux. Par ailleurs, les écrits diffusés n'ont plus cette dimension éphémère qu'avait la presse du XIXe siècle et qui justifiait des délais de prescription très courts ; aujourd'hui les publications en ligne peuvent être consultées en continu et ne disparaissent presque jamais de la toile.

[...] Pour l'essentiel il ressort de ces textes que, concernant l'auteur du texte, il n'y a pas de restriction : toute personne pouvant inventer de fausses nouvelles. C'est le fait de publier, diffuser, reproduire qui est incriminé. La seule élaboration de fausses nouvelles ne suffit pas, sauf à répondre d'un dol pour les matières relevant du droit privé. Le fait de mettre l'information à la disposition du public démontre l'accomplissement d'une étape supplémentaire dans l'iter criminis, étape essentielle justifiant l'incrimination du comportement. S'agissant des « fausses nouvelles », la législation utilise parfois plusieurs termes voisins : il est ainsi question d'informations mensongères, de bruits calomnieux, de nouvelles trompeuses ou destinées à tromper. [...]"

Posté le 28 mars 2017 à 18h58 par Michel Janva | Lien permanent

27 mars 2017

Les journalistes s'inquiètent des arrestations suite à une manif en Russie. Et la France avec LMPT alors ?

Posté le 27 mars 2017 à 22h03 par Michel Janva | Lien permanent

Débat télévisé : l'avortement est-il un crime ?

Il s'agit de la télévision belge, qui a organisé ce débat suite à la polémique provoquée par la défense de la loi naturelle par un professeur de philosophie au sein d'une université catholique. Mais un tel débat pourrait-il avoir lieu sur la télévision française ?

Parmi les invités, outre un représentant de l'épiscopat belge, la porte-parole de la Marche pour la vie. A voir ici.

Posté le 27 mars 2017 à 07h10 par Michel Janva | Lien permanent

22 mars 2017

Déclaration sur l'immigration : le CSA surveille les journalistes

Le 10 novembre 2016, dans son JT, Jean-Pierre Pernaut fait une transition entre les sans abris et les centres pour immigrés :

« Voilà plus de places pour les sans-abris mais en même temps les centres pour migrants continuent à ouvrir partout en France ».


Le CSA estime que ce sont les propos du journaliste qui entraînent la discrimination, et non les faits :

"Après examen de la séquence, le Conseil a regretté la formulation choisie par le journaliste, estimant que celle-ci était de nature à sous-entendre que les migrants seraient privilégiés par les autorités publiques par rapport aux personnes sans domicile fixe. Il a donc considéré que ces propos pouvaient encourager un comportement discriminatoire. Le CSA a dès lors demandé aux responsables de TF1 de veiller, à l’avenir, à pleinement respecter les dispositions précitées de l’article 9 de sa convention."

Posté le 22 mars 2017 à 21h31 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2017

Des journalistes ont tenté de faire pression sur Fillon pour qu’il lâche Samuel Lafont

Posté le 21 mars 2017 à 09h13 par Michel Janva | Lien permanent

19 mars 2017

IVG.net rassuré par les réserves du Conseil constitutionnel

Communiqué de presse d’ivg.net sur la décision du Conseil constitutionnel :

"Le Conseil constitutionnel vient de valider la loi Rossignol sur « le délit d’entrave a l’IVG » avec des arguments très discutables mais a introduit deux « réserves » dans ses attendus. Ces réserves sont très importantes car les juridictions pénales sont tenues de les suivre pour « interpréter » et appliquer la loi.

La première (N°14) concerne les sites internet : Ainsi « la seule diffusion d’informations à destination d’un public indéterminé sur tout support, notamment sur un site de communication au public en ligne (…) ne saurait être regardée comme constitutive de pressions, menaces ou actes d’intimidation au sens des dispositions contestées ». Cela signifie que les responsables de la publication ne peuvent pas être poursuivis du seul fait de diffuser des informations même « contestables » par les tenants de la culture de mort. Aussi les sites comme ivg.net ne peuvent pas être « fermés ».

La deuxième réserve (N°15) vise les conseils donnés sur l’IVG. S’il est prouvé que « des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d'intimidation » ont été exercées à l’égard de personnes, le délit d’entrave à l’IVG ne sera constitué qu’à une double condition : il devrait d’une part y avoir sollicitation d’une « information, et non une opinion ». D’autre part, que cette information « porte sur les conditions dans lesquelles une interruption volontaire de grossesse est pratiquée ou sur ses conséquences » et qu’une information soit effectivement donnée « par une personne détenant ou prétendant détenir une compétence en la matière ». Cette deuxième réserve fait référence surtout à l’écoute téléphonique (en particulier celle d’ivg.net). Le distinguo entre la sollicitation d’une « information, et non une opinion » est très contestable car, dans la pratique, les questions vont bien au-delà d’une simple demande de renseignements et débouchent sur un vrai dialogue avec la femme sur ses questionnements. Nous l’invitons à comprendre les enjeux pour elle et sa famille et nous sommes loin de l’information sur les «conditions dans lesquelles une IVG est pratiquée ».

Paradoxalement, cette réserve sera favorable pour déjouer les provocations. La personne qui veut nous piéger va solliciter en apparence une « information » mais voudra en fait connaitre notre « opinion » (présumée pro-vie…) pour mieux nous « dénoncer » à la vindicte médiatique. Ainsi les « testings » et « appels mystères » pourront être écartés des débats judiciaires sur le fondement de cette disposition qui fut sans doute inspirée par les diffamations de Mme Rossignol et ses amies du Planning familial quand elles affirmaient que nos écoutantes donnaient de fausses informations, de « fausses adresses », de « faux rendez-vous », faisaient des «pressions », etc… Ces affabulations grotesques, bien sûr, ne nous concernent pas mais sont hélas les principaux motifs de cette loi qui a une portée médiatique plus nocive pour la liberté des femmes que sa prétendue portée juridique.

Avec ces deux réserves, le Conseil constitutionnel a limité considérablement les cas d'application de cette loi… au moins en ce qui nous concerne ! Nous sommes d’autant plus serein qu’il n’est pas dans notre habitude de faire «des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d'intimidation» à destination de quiconque."

Posté le 19 mars 2017 à 10h31 par Michel Janva | Lien permanent

17 mars 2017

Délit d'entrave : il faudra s’attendre très rapidement à des opérations de testing des numéros verts et à des poursuites pénales

Grégor Puppinck, docteur en droit et Directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ-Strasbourg), analyse pour Gènéthique la décision du Conseil Constitutionnel sur le délit d'entrave à l'avortement :

Le Conseil constitutionnel vient de valider la loi élargissant le délit d’entrave à l’IVG au numérique moyennant deux réserves ? Faut-il s’en réjouir ?

Le Conseil constitutionnel valide la loi tout en réduisant la portée de la modification apportée par l’élargissement du délit à l’entrave numérique à l’IVG. Par son interprétation, la décision des « sages » est un camouflet pour le gouvernement et l’actuelle majorité parlementaire, parce que ses réserves censurent une partie essentielle de leur loi. Les informations destinées à un public indéterminé – par exemple sur internet - ne sont plus menacées. De ce point de vue, on peut se réjouir de la décision. Elle donne raison aux nombreuses critiques formulées durant les débats parlementaires à l’encontre de ce texte liberticide.

Cependant, il faut souligner que l’interprétation du Conseil Constitutionnel maintient le délit à l’égard des « informations » destinées à un public « déterminé » par des personnes ayant des compétences réelles ou supposées en la matière. Ainsi, ce qui reste visé par la loi, ce sont surtout les services d’écoute et d’assistance téléphoniques, les « numéros verts » qui paraissent sur les sites pro-vie. Les personnes qui répondent à ces numéros verts pour écouter et conseiller les femmes qui appellent spontanément pourront être poursuivies pénalement dès lors que leurs propos sont susceptibles d’être interprétés comme étant de nature à induire volontairement en erreur dans un but dissuasif. Cela limite fortement leur faculté d’essayer de convaincre les femmes de ne pas avorter. Cependant, la loi peut aussi s’appliquer à tout autre mode de communication.

Cette décision du Conseil a-t-elle réglé tous les problèmes posés par cette loi ?

Non. La loi reste problématique. Elle demeure incompréhensible, très confuse, mal écrite dans sa structure. Elle ne permet pas de savoir précisément ce qui est interdit. Cela met en cause la sécurité juridique des personnes qui veulent agir pour la prévention de l’avortement. En effet, les éléments constitutifs du délit sont confus, ce qui en fait craindre une application arbitraire. La définition du délit ne permet pas aux personnes de régler leurs comportements pour éviter d’être punies. Cette insécurité juridique fait peser immédiatement un risque pénal sur les personnes qui agissent auprès des femmes pour les aider à mener à bien leur grossesse. Rien n’est plus équivoque que la notion « d’allégations ou d’indications de nature à induire intentionnellement en erreur sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse ». Cette notion renvoie à l’idée qu’il y aurait une vérité officielle concernent l’IVG à laquelle il faudrait se conformer. Elle rend possible des poursuites pour avoir dit que l’IVG supprime une vie humaine, ou peut provoquer un syndrome post-abortif.

Quelles sont les implications concrètes de ces ambiguïtés ?

Concrètement, si on dit : « une IVG met fin à une vie », est-ce qu’on est dans l’allégation  qui exerce une pression morale ? Cette phrase va amener à réfléchir, c’est une pression morale. Dans quelle mesure est-ce une allégation ? Le moyen du délit est extrêmement flou…

Ce point n’est pas le seul à rester problématique ?

Non, en effet. Cette loi pénale reste discriminatoire, car unilatérale : elle ne sanctionne que les discours ayant « un but dissuasif », et non pas ceux ayant un « but incitatif » et qui minimisent, voire nient les aspects les moins plaisants de l’avortement. Inciter une personne à avorter tout en cachant ou minimisant les conséquences de cet acte échappe au champ d’application de cette loi. Une discrimination fondée sur l'opinion est donc opérée entre les messages "pro-avortement", épargnés par la loi, et ceux diffusant un message "Pro-vie", qui tombent seuls sous le coup de cette loi.

Est-ce que ça signifie qu’il ne sera plus possible de faire de la prévention ?

Il va effectivement devenir risqué de faire de la prévention directe auprès des femmes en détresse. Il y aura très probablement des opérations de testing avec enregistrement des conversations téléphoniques pour condamner les bénévoles qui donnent de leur temps pour écouter ces femmes. La loi met aussi en péril le « conseil de rue » qui se fait à proximité des cliniques d’IVG. C’est la faculté d’aider directement des femmes en détresse qui est mise à mal. Malgré la décision du Conseil constitutionnel, le cœur du problème demeure, cette loi porte une atteinte grave à la faculté des associations d’aider des femmes en détresse à garder leur enfant.

 La question des peines infligées n’a pas été abordée par le Conseil Constitutionnel ?

Non. Il est vrai que les peines sont très lourdes par rapport à ce qui se fait habituellement.

Quelles sont les prochaines étapes ?

La loi va être promulguée dès la semaine prochaine et elle entrera en vigueur immédiatement. Je pense qu’il faudra s’attendre très rapidement à des opérations de testing des numéros verts et à des poursuites pénales."

Posté le 17 mars 2017 à 17h50 par Michel Janva | Lien permanent

Loi délit d’entrave à l’IVG : décision ambiguë du conseil constitutionnel

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA :

« La décision du Conseil constitutionnel du 16 mars 2017 est ambiguë. La loi devient inopérante pour le contenu des sites Internet, initialement visés par le gouvernement. C’est justice d’autant que le site gouvernemental ne se prive pas de désinformer les femmes relativisant la portée de l’IVG. Seules sont punissables les ‘‘informations’’ faussées – non pas les ‘‘opinions’’ – portant sur les conditions de l’IVG ou ses conséquences, et communiquées par une personne ‘‘détenant ou prétendant détenir une compétence en la matière.’’ Soit, mais comment faire la différence entre une information et une opinion ? Et qui le fera ? Quand Madame Rossignol affirme que l’IVG n’interrompt pas une vie, est-ce une information ou une opinion ? Peu importe d'ailleurs puisque seules sont visées les informations dissuadant de l’IVG. Celles qui l’encouragent sont en effet exclues de la loi. Voilà une discrimination que le Conseil laisse filer. »

Alliance VITA a déposé le 17 février 2017 une requête devant le tribunal administratif de Paris contre le ministère de la Santé concernant les informations inexactes ou non objectives sur l’avortement qui figurent sur le site officiel dédié à l’IVG.

Posté le 17 mars 2017 à 12h25 par Michel Janva | Lien permanent

16 mars 2017

Le Conseil constitutionnel valide la loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'avortement

Avec deux réserves :

"Au regard du principe de légalité des délits et des peines et de l'objectif de valeur constitutionnelle d'accessibilité et d'intelligibilité de la loi, le Conseil constitutionnel a jugé les dispositions contestées suffisamment précises. 

Sur la conformité de ces dispositions à la liberté d'expression et de communication, le Conseil a jugé, en premier lieu, qu'en réprimant les expressions et manifestations perturbant l'accès ou le fonctionnement des établissements pratiquant l'IVG, ces dispositions ne portent pas une atteinte disproportionnée à l'objectif poursuivi.

Les dispositions contestées répriment également les pressions morales et psychologiques, menaces et actes d'intimidation exercés à l'encontre des personnels des établissements habilités, des femmes venues y recourir à une IVG ou de leur entourage, ainsi que des personnes venues s'y informer. Sur ce point, le Conseil constitutionnel a considéré que, dans la mesure où elles se limitent à réprimer certains abus de la liberté d'expression et de communication commis dans les établissements pratiquant l'IVG ou à l'encontre de leur personnel, les dispositions contestées ne portent pas à cette liberté une atteinte disproportionnée à l'objectif poursuivi. 

En dernier lieu, les dispositions contestées répriment également les pressions morales et psychologiques, menaces et actes d'intimidation exercés à l'encontre de toute personne cherchant à s'informer sur une IVG, quels que soient l'interlocuteur sollicité, le lieu de délivrance de cette information et son support. Sur ce point, le Conseil constitutionnel a formulé deux réserves d'interprétation. 

D'une part, sauf à méconnaître la liberté d'expression et de communication, la seule diffusion d'informations à destination d'un public indéterminé sur tout support, notamment sur un site de communication au public en ligne, ne saurait être regardée comme constitutive de pressions, menaces ou actes d'intimidation au sens des dispositions contestées. Les dispositions de la loi soumise à l'examen du Conseil constitutionnel ne peuvent donc permettre que la répression d'actes ayant pour but d'empêcher ou de tenter d'empêcher une ou plusieurs personnes déterminées de recourir à une IVG ou de s'informer sur celle-ci.

D'autre part, sauf à méconnaître également la liberté d'expression et de communication, le délit d'entrave, lorsqu'il réprime des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d'intimidation à l'encontre des personnes cherchant à s'informer sur une IVG, ne saurait être constitué qu'à deux conditions : que soit sollicitée une information, et non une opinion ; que cette information porte sur les conditions dans lesquelles une IVG est pratiquée ou sur ses conséquences et qu'elle soit donnée par une personne détenant ou prétendant détenir une compétence en la matière.

Sous ces deux importantes réserves, le Conseil constitutionnel a jugé conforme à la Constitution la loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse."

Posté le 16 mars 2017 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent

11 mars 2017

L’ONU devrait enquêter sur les lois « contre les discours de haine »

Capture d’écran 2017-03-11 à 12.05.36Le vendredi 10 mars, ADF International a exprimé son point de vue sur le récent rapport des Nations Unies concernant la liberté de religion ou de croyance à l’occasion du Débat général de la 34ème session du Conseil des droits de l’Homme. Le rapport n’a pas exposé les violations existantes de la liberté de religion ou de croyance, de conscience et d’expression aux États-Unis, en Australie et en Europe. Rubén Navarro, Conseiller à l’ONU pour ADF International, a déclaré :

« Nous observons une réduction massive des libertés fondamentales, y compris dans les pays occidentaux. Alors que les attaques contre la foi peuvent être féroces dans d’autres régions du monde, nous ne devons pas fermer les yeux sur les évolutions aux États-Unis, en Europe ou en Australie. De nombreux citoyens sont chassés de la place publique parce qu’ils refusent d’abandonner des convictions profondes. Une politique libérale dite “laïque” prétendant être objective et idéologiquement neutre, mais en réalité agressive, pousse les gens à devoir choisir entre leur religion et leur profession ».

« Nous sommes témoins de nombreux cas de boulangers, fleuristes, photographes ou gérants de salles, qui ont simplement souhaité exercer leur droit à la liberté religieuse. Ils ont refusé d’accepter ou de promouvoir certaines situations, telles que les unions de même sexe, ou d’autres idées qui s’opposent radicalement à leur foi. Le droit international garantit pourtant une égale protection pour toutes les personnes. Il prohibe toute discrimination fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, les opinions notamment politiques. L’ONU ne devrait tout simplement pas accepter que des citoyens perdent leur emploi, soient calomniés, voire envoyés en prison, parce qu’ils refusent de violer leurs opinions religieuses. »

Les lois dites sur les « discours de haine » sont une autre source de préoccupation. Le rapport ne traite pas correctement de ce sujet, au vu d’une tendance croissante dans les pays occidentaux d’utiliser la législation pour freiner la liberté d’expression et faire taire les débats sur les questions de société. Rubén Navarro a cité l’exemple de l’archevêque australien de Hobart, sommé de se justifier devant un tribunal d’État pour la distribution d’une brochure sur l’enseignement de l’Église sur le mariage dans l’une des écoles catholiques de son diocèse. La loi sur le délit d’entrave à l’IVG en France en est une autre illustration. 

« Nous croyons qu’une société libre et démocratique repose sur une culture de débat et d’échange d’idées. La poursuite des religieux ou des croyants parce qu’ils parlent publiquement de la doctrine de leur Église sur le mariage, la famille ou la sexualité s’oppose à cette culture démocratique. Elle viole également leurs droits fondamentaux. Nous appelons l’ONU et surtout le Rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de croyance d’enquêter sur ces questions et d’en rendre compte plus en détail à l’avenir ».

Posté le 11 mars 2017 à 12h06 par Michel Janva | Lien permanent

10 mars 2017

Les régimes totalitaires exécutent leurs ennemis, les démocraties les clouent au pilori

De Véronique Nguyen, professeur adjoint à HEC, dans Le Figaro :

"Les démocraties libérales sont si imbues de leur supériorité qu'elles n'admettent pas que ce sont leurs insuffisances qui conduisent les électeurs à voter en masse pour les candidats populistes. Plutôt que de réfléchir à la manière dont elles ont façonné les conditions de leur propre rejet et dont elles pourraient se transformer, elles préfèrent couvrir d'opprobre les critiques qu'elles ne veulent pas entendre. Quand les régimes totalitaires exécutent les ennemis du peuple, les démocraties clouent au pilori les ennemis de la liberté et de la prospérité. Ne faut-il pas être un odieux fasciste pour remettre en cause les principes qui nous ont conduits, depuis cinquante ans, vers toujours plus de paix et de progrès?

Les manœuvres d'intimidation des foules égarées par la minorité «éclairée» ne font, non seulement plus le poids face aux souffrances du quotidien, mais elles précipitent les évolutions qu'elles voudraient précisément éviter. Voyant leurs légitimes demandes méprisées ou ignorées, les électeurs «antisystème» deviennent de plus en plus insensibles au glorieux triptyque libéral: hausse ininterrompue du PIB, absence de conflit armé majeur, extension sans précédent des droits individuels. Que veulent donc ces masses obscurantistes qui ne sont pas comblées par un système pourtant conforme aux préconisations de l'autoproclamée science économique?

La sécurité, tout simplement. Vivre sans peur est devenu un privilège. Une majorité d'individus vit dans la crainte de ne pas avoir d'emploi, de ne pas être à la hauteur, de ne pas réussir à boucler ses fins de mois, de subir une agression ou, depuis peu, un attentat terroriste. Le chômage et le terrorisme constituent à égalité, chacun à plus de 30%, la principale préoccupation des Français (INSEE, 2016). [...]"

Posté le 10 mars 2017 à 16h05 par Michel Janva | Lien permanent

09 mars 2017

Marine Le Pen hostile à la dernière loi sur le « délit d’entrave numérique » à l'avortement

Extrait de l'entretien donné par Marine Le Pen dans Famille chrétienne :

F"Les questions de société et de bioéthique ne font pas partie des maîtres mots de votre campagne. Est-ce que cela veut dire que ce n’est pas une priorité pour vous ?

Je n’ai pas de nouvelles choses à annoncer parce que j’ai toujours été d’une clarté absolument totale. Je n’ai jamais varié, à la différence d’autres candidats, qui font de ces sujets un élément essentiel de leur image, mais qui dans leur projet, ne changent rien de ce qui a été mis en œuvre par les socialistes ! J’ai toujours été claire : je suis radicalement opposée à la gestation pour autrui (GPA), et je ne veux pas de mesure visant à rendre valides les GPA effectuées à l’étranger, comme le propose M. Macron. On ne peut pas mettre le peuple français devant le fait accompli, la loi française est la loi française ! Elle n’a pas à se soumettre à ces tentatives de détournement. Je souhaite également continuer de réserver la procréation médicalement assistée (PMA) comme réponse médicale aux problèmes de stérilité, et donc ne pas l’accorder aux célibataires. Enfin, comme je l’ai toujours dit, je veux créer une union civile (Pacs amélioré) qui viendra remplacer les dispositions de la loi Taubira, afin que les couples de même sexe bénéficient de facilités patrimoniales.

Vous voulez interdire la PMA aux célibataires, mais voulez-vous également le faire pour les couples de femmes ?

La PMA restera réservée en cas de problème médical. Comprenez qu’un couple qui a un souci de fertilité doit pouvoir y avoir recours.

En revenant sur le « mariage pour tous » instauré par la loi Taubira, revenez-vous aussi sur la filiation ?

Je suis contre l’adoption par les couples de même sexe. Un enfant qui est adopté démarre avec un certain nombre de difficultés dans la vie, et donc il faut lui donner la chance de grandir avec un papa et une maman.

Votre électorat est divisé sur cette question, comme sur celle de l’euthanasie ou du suicide assisté. Une grande partie y est favorable. Quelle est votre position ?

Je suis pour ne pas aller au-delà de la loi Leonetti. Je pense que les soins palliatifs sont un vrai chantier qui n’a pas encore pris la plénitude de ce qu’il devrait être en France. La gestion de la souffrance, de manière générale, n’est pas au niveau d’un grand pays avancé et attaché à l’humain que devrait être la France.

Vos positions sur l’IVG sont connues. Le programme du FN a changé en conséquence…

Assez peu ! De mémoire, en 1987, quand il y avait 35 députés du FN à l’Assemblée nationale, il n’était pas question de revenir sur l’avortement.

Certes. Mais il semble pour beaucoup de catholiques que votre mouvement est divisé sur cette question, ou qu’il entretient le flou.

Il n’y a pas de flou. Aujourd’hui, parmi les dirigeants du FN, personne n’est pour une restriction de l’accès à l’IVG. Il a pu y avoir des sensibilités différentes qui se sont exprimées sur la question du remboursement illimité, mais j’ai tranché cette question. Par conséquent, je ne toucherais pas à l’IVG, ni à ses conditions de remboursement. C’est clair. En revanche, je suis opposée à la dernière loi sur le « délit d’entrave numérique ». Le gouvernement a créé les conditions d’un effondrement de la liberté d’expression. Il ne peut pas décider des sujets dont on a le droit de parler, et de ne pas parler. On a le droit d’être contre l’accès à l’IVG, et de le dire. S’ensuivrait une dérive qui interdirait de critiquer le fondamentalisme islamiste ou l’immigration. Et pourquoi pas de rétablir le délit de blasphème !

Mais l’avortement reste un problème de santé publique. Que proposez-vous pour en faire baisser le nombre et aider les femmes enceintes en détresse ?

Je crois qu’il faut évidemment demander au Planning familial de faire un effort tout particulier, pour offrir aux femmes qui le souhaiteraient un support et un soutien pour conserver leur enfant si elles le souhaitent. Il est vrai qu’aujourd’hui, beaucoup de femmes doivent renoncer à un enfant pour des raisons économiques. De plus, elles sont souvent seules quand cette nouvelle arrive. Les familles monoparentales ont subi de plein fouet la crise et les choix économiques. Il faut que la nation apporte un soutien à ces femmes qui souhaitent garder leur enfant. Mais j’ai aussi évolué sur un certain nombre de choses. J’étais favorable à l’adoption prénatale. Je vois bien aujourd’hui qu’elle sera utilisée aujourd’hui pour détourner l’interdiction de la GPA, et j’y suis désormais opposée. [...]"

Posté le 9 mars 2017 à 16h32 par Michel Janva | Lien permanent

Immigration : Robert Ménard face aux négationnistes de la réalité

Robert Ménard dénonce les accusations qui ont été portées contre lui par les six associations qui lui reprochaient ses propos sur le nombre d’enfants issus de l’immigration dans certaines écoles de Béziers. Il n’a fait que décrire une réalité :


Robert Ménard : "J'ai du mal à imaginer que je... par bvoltaire

Posté le 9 mars 2017 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent

08 mars 2017

Week-end de Formation Objection ! à Nantes les 25 - 26 mars

Posté le 8 mars 2017 à 16h45 par Michel Janva | Lien permanent

06 mars 2017

Robert Ménard : "si la réalité est une provocation, alors je provoque"

Procès de Robert Ménard pour provocation à la haine from Reinformation.tv on Vimeo.

Posté le 6 mars 2017 à 09h15 par Michel Janva | Lien permanent

05 mars 2017

David Van Hemelryck arrêté avec sa voiture en bas du Trocadéro

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Trocadéro, 16h30. En repartant, David van Hemelryck a eu le temps de faire 10 mètres. Les CRS ont arrêté la circulation. Les policiers étaient souriants mais ils attendant des ordres. Il était venu dénoncer la justice politique. Le gouvernement démontre tout seul qu'il bâillonné le peuple, opprime les opposants politiques. Il a dit à la foule qui se constituait de relayer sur les réseaux sociaux. Les policiers avaient l'air tétanisés face à cette foule d'observateurs qui prenaient des photos... Leur supérieur en a informé sa hiérarchie. Du coup au bout d'une heure il est reparti.

Posté le 5 mars 2017 à 19h33 par Michel Janva | Lien permanent

04 mars 2017

Parrainage : Lettre ouverte à Jean-Jacques Barbau

Suite à la sanction du maire LR Pierre Bacqué, qui aurait franchi le rubicon en apportant son parrainage à Marine Le Pen, nous adressons une lettre ouverte à Jean-Jacques Barbau, président du Conseil départemental de Seine-et-Marne :

Posté le 4 mars 2017 à 17h39 par Michel Janva | Lien permanent

24 février 2017

Délai d'entrave à l'avortement : saisine du Conseil Constitutionnel

Le texte de la saisine des parlementaires est accessible ici. On y lit notamment :

Images-3"[...] Nous sommes donc bien en présence d’un texte qui restreint de manière importante la liberté d’expression et d’opinion.

Une telle restriction ne peut exister légalement que si elle est strictement nécessaire, justifiée par des motifs pertinents et suffisants, et dont la mesure doit être proportionnée au but qu’elle poursuit.

Le but poursuivi ici, selon les auteurs de la proposition de loi, serait de protéger la liberté des femmes qui souhaitent avoir recours comme la loi le leur permet, à une IVG, comme si ce droit qui leur a été accordé par la loi du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de la grossesse, était menacé aujourd’hui dans notre pays.

Qui peut dire que c’est le cas quand on sait que les chiffres du nombre d’avortements pratiqués en France restent stables depuis des décennies et se situent autour de 210 000 à 220 000 avortements ?

En outre,le débat sur l’avortement concerne une question de société et doit donc être particulièrement ouvert et il est, pour le moins, paradoxal de réduire les possibilités d’information des femmes alors que la moindre intervention médicale impose au médecin d’informer le patient de tous les risques possibles. L’exhaustivité en la matière doit naturellement être le but recherché.

Enfin, comme l’explique le Professeur Bertrand Mathieu, dans une tribune : « si l’entrave ne résulte plus d’un empêchement matériel mais d’une prise de position ou d’un conseil, la liberté d’expression, notamment sur internet sera menacée par l’avancée insidieuse d’une pensée officielle qui deviendra rapidement totalitaire en ce qu’elle se glisse dans les réseaux pour éduquer ou redresser les consciences. »

Il résulte de tout ce qui précède que les dispositions contestées portent bien atteinte à l’exercice de la liberté d’opinion, d’expression et de communication qui n’est pas nécessaire, adaptée et proportionnée. [...]"

Posté le 24 février 2017 à 07h11 par Michel Janva | Lien permanent

23 février 2017

C’est la possibilité d’émettre des avis critiques sur l’islam qui pourra être poursuivie

Suite à la conférence de presse du Collectif des avocats libres, sur la liberté d’expression et la nécessaire abrogation de la loi Pleven, Louis Lorphelin a interrogé Frédéric Pichon dans Présent. Extrait :

"Jusque-là, la loi Pleven n’était censée réprimer que la provocation à la haine supposée contre les personnes à raison de leur religion ou de leur race. On pouvait en revanche critiquer les religions. Mme Tasin est poursuivie pour avoir critiqué l’islam. On franchit donc un cap dans cette affaire puisque c’est la possibilité même d’émettre des avis critiques sur l’islam qui pourra être poursuivie. Ce qui est particulièrement grave. [...]

Vous parlez d’un « deux poids deux mesures » dans le processus judiciaire, et d’une collusion entre la justice et certaines associations. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Il suffit de voir la jurisprudence qui concerne le racisme anti-français et anti-chrétien et la comparer avec les autres types de discrimination pour s’en rendre compte. Quand Jean-Paul Agon ou Anne Lauvergeon se sont vantés d’avoir fait de la discrimination positive, non seulement ils n’ont pas été condamnés, mais la 17e chambre a même condamné l’AGRIF (association qui lutte contre le racisme anti-français et anti-chrétien) pour procédure abusive. A l’inverse, il suffit que la Licra fasse le moindre signalement pour que le Parquet, tel un bon élève, engage immédiatement des poursuites permettant ainsi d’économiser des frais de consignation aux « ligues de vertu ». [...]

Posté le 23 février 2017 à 14h43 par Michel Janva | Lien permanent

22 février 2017

Délit d’entrave : il y a plein de sites à faire fermer

Infocatho les a recensés : sous une apparence très sérieuse, voire scientifique, ces sites donnent des informations qui peuvent dissuader une femme à avorter. Vite Laurence Rossignol, faites fermer ces sites :

  • Biomedcentral
  • BMJ open
  • Degruyter
  • Elsevier
  • Koreascience
  • Medical sciences monitor
  • Nature
  • Oxford Academic
  • PLoS Med
  • Reproduction
  • Royal College of Psychiatrists
  • Springer
  • Wiley Online Library

Ces sites indiquent en effet que :

  • La vie d’une personne commence à la fécondation
  • L’avortement augmente des risques de cancer
  • L’avortement favorise la prématurité
  • L’avortement augmente les risques d’autisme chez les enfants suivants
  • L’avortement provoque des troubles psychologiques

Posté le 22 février 2017 à 09h32 par Michel Janva | Lien permanent

21 février 2017

Liberté d'expression sur l'avortement : 120 parlementaires saisissent le conseil constitutionnel

ImagesSoixante députés et soixante sénateurs Les Républicains ont saisi ces 20 et 21 février le conseil constitutionnel au sujet de la loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'IVG à Internet.

La loi porte atteinte à la liberté d'opinion et d'expression. Ils estiment en outre qu'elle manque au devoir d'« accessibilité et d'intelligibilité de la loi » et à la légalité du droit pénal.

Posté le 21 février 2017 à 19h17 par Michel Janva | Lien permanent

18 février 2017

Les Chrétiens Protestants et Evangéliques dénoncent la loi sur le délit d'entrave

Communiqué de ACPERVIE-SOS-MATERNITÉ (Association des Chrétiens Protestants et Évangéliques pour le Respect de la Vie) :

"Les Chrétiens Protestants et Evangéliques attirent une nouvelle fois l'attention de leurs concitoyens sur le danger de la loi dite d' "extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse".

Cette loi punit de prison "le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur une interruption volontaire de grossesse ou les actes préalables prévus par les articles L. 2212-3 à L. 2212-8 par tout moyen, y compris par voie électronique ou en ligne, notamment par la diffusion ou la transmission d’allégations ou d’indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse."

Les Chrétiens de nos églises ayant pour devoir d'aider leurs prochaines sont de ce fait amenés à leur proposer de l'aide pour mener à terme une grossesse rendue "impossible" par leur condition socio-économique. Dans l'esprit des promoteurs de cette loi, cette action sera forcément dissuasive. Quant aux informations données, ne serait-ce par un membre des professions de santé, elles seront a priori qualifiées de fausses si elles ne vont pas dans le sens d'un gouvernement idéologiquement orienté. Or, le site gouvernemental n'est pas exempt d'informations fausses, en particulier sur l'absence de syndrome post IVG.

Cette loi est parfaitement arbitraire, tout comme, il y a des siècles, d'autres lois qui envoyaient les gens aux galères. Sans s'engager dans une inquisition voire une persécution déclarée, la France rejoint ainsi le groupe de pays de liberté contrôlée, auxquels elle prétend encore donner des leçons."

Posté le 18 février 2017 à 12h48 par Michel Janva | Lien permanent

17 février 2017

La Marche Pour La Vie sera-t-elle condamnée pour délit d’entrave à l’avortement ?

Communiqué de la Marche pour la vie :

Marche-pour-la-Vie-2017-wefly-11-1"La Marche Pour La Vie a dénoncé le 22 janvier dernier la proposition de loi sur le délit d’entrave et elle avait raison d’être inquiète puisque celle-ci a été adoptée ce Jeudi 16 février par l’Assemblée Nationale, dans l’indifférence politique et médiatique à peu près générale, à l’exception de quelques très rares députés courageux. Ceux-ci auront tenté de faire reculer la ministre, Laurence Rossignol, qui n’a pas hésité à affirmer qu’«avorter n’était pas enlever une vie », et qu’exprimer « un témoignage émotif ne relevait pas de la liberté d’expression ».

Les 50 0000 marcheurs pour la Vie seront-ils condamnés demain pour délit d’entrave à l’avortement ? Que Madame Rossignol en soit convaincue, n’entamera pas leur détermination à défendre la vie et accompagner les femmes enceintes pour les convaincre d’accueillir leur enfant plutôt que de recourir à un acte qui arrête le cœur d’un bébé et brise celui d’une mère. Au moment même où certains irresponsables politiques usent de la notion de crime contre l’humanité à temps et à contre temps, la Marche Pour La Vie affirme connaitre ceux dont La France aura à répondre un jour : 220 000 enfants par an tués avant leur naissance depuis 42 ans. La Marche Pour La Vie espère que le Conseil Constitutionnel aura la sagesse de censurer ce texte et appelle d’ores et déjà dans le cas contraire le prochain gouvernement à abroger cette loi homicide et liberticide."

Posté le 17 février 2017 à 09h43 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : ce qui est dissuasif c'est la vérité

Jean-Marie Le Méné était interrogé sur RCF :

Posté le 17 février 2017 à 09h40 par Michel Janva | Lien permanent

16 février 2017

Délit d’entrave : VITA dépose un recours devant la justice administrative

Alors que l’Assemblée nationale vient de voter définitivement l’extension du délit d’entrave à l’IVG, Alliance VITA dépose une requête devant le tribunal administratif de Paris contre le ministère de la Santé concernant les informations inexactes ou non objectives sur l’avortement qui figurent sur le site officiel dédié à l’IVG.

Le recours concerne particulièrement une vidéo intitulée : « Y a-t-il des conséquences psychologiques après une IVG ? », dans laquelle un gynécologue affirme « qu’il n’y a pas de séquelle à long terme psychologique de l’avortement ». Cette affirmation va à l’encontre du rapport de l’IGAS de 2010, qui souligne le manque d’étude objective sur les conséquences de l’IVG qui « demeure un événement souvent difficile à vivre sur le plan psychologique. » Le déni de toute séquelle à long terme consécutive à un tel évènement est susceptible de tromper les femmes, non seulement lorsqu’elles hésitent, mais aussi lorsqu’elles ressentent ce type de souffrance longtemps après une IVG. Dans ce recours, Alliance VITA dénonce également l’inexactitude de certaines informations contenues dans le dossier guide sur l’IVG, qui date de novembre 2014, alors que l’article L.2212-3 du code de la Santé publique impose une mise à jour annuelle.

Compte tenu des atteintes à la liberté d’expression ainsi que du flou de ce nouveau délit au regard du droit pénal, critiques exprimées à plusieurs reprises lors des débats parlementaires, il est fort probable que le Conseil constitutionnel aura à se prononcer sur ce texte.

Pour Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA :

« Qu’un des derniers actes du gouvernement aboutisse à une censure de la liberté d’expression et de la liberté d’information des femmes concernées par l’IVG est symptomatique. Il est temps de sortir des idées reçues. L’IVG est souvent une véritable violence qui s’impose aux femmes confrontées à des grossesses inattendues. Si l’on veut promouvoir une véritable égalité entre les femmes et les hommes, il faut aider les femmes à éviter l’IVG, acte qui n’est jamais vécu de gaieté de cœur. Laurence Rossignol a revendiqué au cours des débats l’absence totale de prévention de l’IVG : c’est une grave démission, un scandale politique. »

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA :

« Laurence Rossignol, ministre du droit des femmes, a expliqué au Sénat que l’avortement n’interrompt pas une vie, tout en exigeant deux ans de prison pour ceux qui fausseraient les informations sur l’avortement ! A l’arrivée, c’est la vérité qui est censurée et ce sont les femmes qui sont les premières victimes de ce déni officiel. Alliance VITA ne se laissera pas intimider par des menaces et continuera sa mission d’information et de sensibilisation pour la prévention de l’IVG. C’est une question de justice et d’humanité ».

Posté le 16 février 2017 à 12h04 par Michel Janva | Lien permanent

Le Délit d’entrave à l’avortement adopté définitivement à mains levées

La Fondation Jérôme Lejeune continuera de délivrer des informations justes :

"Le Parlement vient d’adopter le nouveau délit d’entrave à l’avortement, dans sa version la plus liberticide, au terme d’un processus législatif accéléré et bâclé. L’avortement aura été l’un des premiers marqueurs de l’action de ce gouvernement. La vérité en aura été la première victime. 

Le Parlement a inscrit dans la loi une punition de 30 000 euros d’amende ou 2 ans d’emprisonnement dès lors que seront considérées comme exercées des « pressions morales et psychologiques » sur une femme cherchant à s’informer sur une IVG.

Qu’est-ce qu’une « pression morale ou psychologique » ? Sur le plan juridique, ce texte laisse à peu près toutes les interprétations possibles. Le 14 février, Madame Laurence Rossignol a précisé sa pensée en affirmant que « produire des témoignages émotifs et angoissants ne relève pas de la liberté d’expression ». Un avortement est-il, pour madame la ministre, un acte à ce point anodin qu’il n’y a ni émotion, ni angoisse à le pratiquer ?

La Fondation Jérôme Lejeune se demande sur quels critères sera basé le catalogue de ce qu’on peut dire et de ce qu’on ne peut pas dire.

Le gouvernement ne montre pas l’exemple de l’objectivité scientifique sur la question de l’avortement : Laurence Rossignol affirme par exemple qu’« avorter, ce n’est pas enlever une vie » (à l’Assemblée Nationale le 26 janvier 2017). Sur le site de son gouvernement (ivg.gouv.fr) on peut également lire que la description de l’IVG instrumentale se limite à « une aspiration de l’œuf ». Ces exemples constituent des allégations mensongères ou incomplètes, qui occultent la réalité de l’acte d'avorter, et contribue de ce fait à le banaliser."

Pour Jean-Marie le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune :

« Ce qui est dissuasif de l’avortement, ce n’est pas l’information fausse, c’est l’information juste. Une information objective sur l’avortement – capable de nommer les choses – est par nature et à juste titre dissuasive. Proposer la vie, il faut le savoir, c’est dissuader de la mort ».

La Fondation Jérôme Lejeune est confiante : des députés ont saisi le Conseil Constitutionnel. Ce dernier devrait censurer cette loi liberticide.

Posté le 16 février 2017 à 11h31 par Michel Janva | Lien permanent

Les journalistes pourront-ils encore rapporter des témoignages sur les ombres et les souffrances de l'avortement ?

Fait assez rare pour être souligner, Jeanne Emmanuelle Hutin s'inquiète des conséquences de la loi sur le délit d'entrave à l'IVG sur la liberté d'opinion dans un éditorial de Ouest-France :

"(...) Le domaine des actions ne pose pas de problème. En effet, tenter physiquement d'empêcher un avortement, par exemple en bloquant l'accès aux établissements concernés, tombe sous le coup de la loi. En revanche, le domaine de l'information pose problème (...) Sur quels critères le juge décidera-t-il que tel fait rapporté, telle information donnée, tel renseignement doit être sanctionné ?

Juger des intentions ouvre la porte aux pires dérives. Demain, les informations qui proposent des alternatives à l'avortement seront-elles considérées comme une pression et leurs auteurs condamnés ? De surcroît, n'est-ce pas infantiliser les personnes majeures qui cherchent à s'informer et notamment les femmes : ne sont-elles donc pas capables de faire la part des choses entre des sites qui les respectent et ceux qui cherchent à les influencer ?

Quant aux journalistes, pourront-ils encore rapporter des témoignages sur les ombres et les souffrances de l'avortement quand il brise des couples ou blesse durablement des personnes ? Qu'adviendra-t-il des associations qui font de la prévention et mettent en garde ceux qui pensent que l'avortement n'est qu'un moyen de contraception, deviendront-elles hors la loi ? 

Des intellectuels français dénoncent les assauts contre la liberté d'opinion menés par différents groupes. Étendre ainsi le délit d'entrave serait un précédent d'autant plus dangereux que des partis aux opinions extrémistes espèrent conquérir le pouvoir. La liberté d'opinion et d'expression est un bien commun qu'il faut préserver de toute pression, présente ou à venir."

Posté le 16 février 2017 à 08h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

15 février 2017

La gauche entrave la vie à naître

Du député Jacques Bompard :

Capture-300x95"Léon Daudet disait dans Le Stupide XIX ème siècle : « La première victime de l’insanité politique, législative, morale, sociale, c’est toujours l’enfant, soit à naître, soit naissant, soit grandissant ».

Après cinq ans de martellement de l’avortement érigé en principe fondamental de la politique française, on ne peut que lui donner raison. La lecture définitive du texte anticonstitutionnel, antifrançais et de toute façon impossible à défendre devant la CEDH du délit d’entrave à l’avortement aura lieu demain.

Vous le savez, j’y ai opposé une constante détermination pour ne pas empirer la dictature de la culture de mort.  Cette nouvelle évolution législative marque l’aspect idéologique que l’avortement a pris dans notre pays. Si chacun s’accorde pour considérer l’avortement comme un drame, les ministres socialistes ont acté sa banalisation et même transformé un problème de santé publique en combat idéologique. 220 000 avortements sont subis chaque année en France. C’est une politique d’incitation à la suppression de la vie à naitre et de rupture anthropologique qui est poursuivie par le gouvernement. Charge aux défenseurs de la vie de revenir sur ces aberrations dans les années à venir."

Posté le 15 février 2017 à 18h00 par Michel Janva | Lien permanent

Appel aux candidats : pour rétablir la liberté d’expression, abrogez la loi Pleven

A l’issue de la conférence de presse, organisée par le Collectif des Avocats Libres, Maître Pichon, son responsable, a lu cet appel aux candidats à l’élection présidentielle :

"En France il est permis de dire que « les immigrés sont une chance pour la France ». Il est aussi possible d’affirmer  que  » l’islam est une religion de paix » .

Ce sont des opinions: il est normal qu’elles  puissent être exprimées.

A une condition toutefois: que les opinons contraires aient un égal accès au débat public.

Or ce n’est pas que le cas : quiconque affirmerait – mêmes avec des arguments solides – que les immigrés, majoritairement extra-européens, sont une catastrophe pour la sécurité, l’école, l’économie ou l’identité du pays et que l’islam est une religion de guerre prendrait le risque d’être poursuivi et d’être condamné par les tribunaux au titre de la loi Pleven. Et ce pour incitation à la haine ou à la discrimination a raison de la religion ou de l’origine.

Cela rend impossible tout débat libre et serein sur la politique migratoire ou l’islamisation des banlieues.

Cela rend impossible une approche  réelle des faits qui suppose une libre confrontation de opinions.

Cela fragilise la démocratie dont le socle est la liberté  d’expressions contradictoires.

En France, la parole était très libre, dans les années 1970, et certains proclamaient même qu’il était « interdit d’interdire ». C’était avant une accumulation de lois très restrictives, et les prérogatives exorbitantes accordées à des associations dites anti-racistes, par ailleurs gavées de subventions publiques, pour ester en justice contre des particuliers.

Philippe Nemo à la fin de son opuscule « La Régression intellectuelle en France”, paru en 2011, suggère : . “Si un jour le pays se ressaisit et se donne un gouvernement et un parlement connaissant la valeur vitale des libertés intellectuelles et le tort qu’une société se fait à elle-même en les diminuant, un des premiers projets de loi à déposer sur le bureau de l’Assemblée sera celui-ci:

“Article unique. Les lois du 1er juillet 1972, 13 juillet 1990, 21 mai 2001, 30 décembre 2004, ainsi que l’article R.625-7 du Code pénal et l’article 475 du Code de procédure pénale sont abrogés.”

Par cette réforme, la France pourra de nouveau se représenter son avenir. Et de ce seul fait, elle sera en meilleure position pour s’y préparer.” 

Dans cet esprit, nous vous demandons si, une fois élu, vous rétabliriez la liberté d’expression en supprimant dans une première étape les délits d’opinion prévus par la loi du 1er juillet 2012 (appelée loi Pleven).

Frédéric Pichon

Président du Collectif des Avocats Libres"

Intervention de Guillaume de Thieulloy sur le délit d'entrave à l'avortement :

Retrouvez ici l'ensemble des interventions.

Posté le 15 février 2017 à 17h36 par Michel Janva | Lien permanent

14 février 2017

Délit d’entrave à l’IVG : le Sénat vote un texte peut-être moins inconstitutionnel, mais certainement autant liberticide

FormatLa Fondation Jérôme Lejeune s’étonne du fait que le Sénat vote un texte initié et porté par les socialistes et les groupes associés.

L’amendement de Patricia Schillinger (groupe socialiste) adopté par le Sénat n’a apporté qu’une amélioration purement cosmétique à la proposition de loi socialiste. Comme en première lecture, il s’agissait pour les sénateurs de gauche et du centre d’éviter que le texte ne soit exposé au risque de l’inconstitutionnalité que tout le monde dénonce depuis plusieurs semaines. Ce faisant, le Sénat n’a fait que contribuer à une meilleure rédaction d’un mauvais texte. Il a sécurisé un texte liberticide. Or, ce n’est pas parce que le texte serait devenu conforme à la Constitution (ce qui est à vérifier) qu’il perd de sa dangerosité. Contre toute attente, Laurence Rossignol s’est engagée à faire voter cette version du Sénat à l’Assemblée Nationale, contre le groupe socialiste de ce parlement.

Pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune :

« Le délit d’entrave reste une invitation générale à la délation. On a du mal à comprendre pourquoi les sénateurs de droite ne sont pas opposés plus vigoureusement à cette mesure liberticide que représente le nouveau délit d’entrave à l’IVG. L’approche d’une échéance politique majeure ne semble pas être le temps du courage politique. »

Ce texte a été adopté par 171 voix contre 146 (détail des votes). Il sera renvoyé devant l'Assemblée nationale pour une ultime lecture et probable adoption. Il sera même dès mercredi matin en commission à l'Assemblée. L'ECLJ réagit :

"Parce que ce texte porte gravement atteinte à la liberté d’expression, l’ECLJ souhaite que l’opposition parlementaire saisisse le Conseil constitutionnel, même si une censure du texte est peu probable compte tenu de la nature souvent plus politique que judiciaire de cette instance.

C’est alors vers la Cour européenne des droits de l’homme qu’il faudra se tourner pour obtenir la condamnation de cette loi. L’ECLJ y travaille déjà. En décembre 2015, la Cour de Strasbourg a condamné l’Allemagne pour avoir censuré un militant « pro-vie » : l’ECLJ était intervenu dans cette affaire.

Alors que le gouvernement souhaite censurer les informations défavorables à l'avortement, même vraies, l'ECLJ se bat pour promouvoir le choix de la vie, la liberté d'expression, l'information et la recherche."

Posté le 14 février 2017 à 20h59 par Michel Janva | Lien permanent


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