18 février 2017

Les Chrétiens Protestants et Evangéliques dénoncent la loi sur le délit d'entrave

Communiqué de ACPERVIE-SOS-MATERNITÉ (Association des Chrétiens Protestants et Évangéliques pour le Respect de la Vie) :

"Les Chrétiens Protestants et Evangéliques attirent une nouvelle fois l'attention de leurs concitoyens sur le danger de la loi dite d' "extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse".

Cette loi punit de prison "le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur une interruption volontaire de grossesse ou les actes préalables prévus par les articles L. 2212-3 à L. 2212-8 par tout moyen, y compris par voie électronique ou en ligne, notamment par la diffusion ou la transmission d’allégations ou d’indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse."

Les Chrétiens de nos églises ayant pour devoir d'aider leurs prochaines sont de ce fait amenés à leur proposer de l'aide pour mener à terme une grossesse rendue "impossible" par leur condition socio-économique. Dans l'esprit des promoteurs de cette loi, cette action sera forcément dissuasive. Quant aux informations données, ne serait-ce par un membre des professions de santé, elles seront a priori qualifiées de fausses si elles ne vont pas dans le sens d'un gouvernement idéologiquement orienté. Or, le site gouvernemental n'est pas exempt d'informations fausses, en particulier sur l'absence de syndrome post IVG.

Cette loi est parfaitement arbitraire, tout comme, il y a des siècles, d'autres lois qui envoyaient les gens aux galères. Sans s'engager dans une inquisition voire une persécution déclarée, la France rejoint ainsi le groupe de pays de liberté contrôlée, auxquels elle prétend encore donner des leçons."

Posté le 18 février 2017 à 12h48 par Michel Janva | Lien permanent

17 février 2017

La Marche Pour La Vie sera-t-elle condamnée pour délit d’entrave à l’avortement ?

Communiqué de la Marche pour la vie :

Marche-pour-la-Vie-2017-wefly-11-1"La Marche Pour La Vie a dénoncé le 22 janvier dernier la proposition de loi sur le délit d’entrave et elle avait raison d’être inquiète puisque celle-ci a été adoptée ce Jeudi 16 février par l’Assemblée Nationale, dans l’indifférence politique et médiatique à peu près générale, à l’exception de quelques très rares députés courageux. Ceux-ci auront tenté de faire reculer la ministre, Laurence Rossignol, qui n’a pas hésité à affirmer qu’«avorter n’était pas enlever une vie », et qu’exprimer « un témoignage émotif ne relevait pas de la liberté d’expression ».

Les 50 0000 marcheurs pour la Vie seront-ils condamnés demain pour délit d’entrave à l’avortement ? Que Madame Rossignol en soit convaincue, n’entamera pas leur détermination à défendre la vie et accompagner les femmes enceintes pour les convaincre d’accueillir leur enfant plutôt que de recourir à un acte qui arrête le cœur d’un bébé et brise celui d’une mère. Au moment même où certains irresponsables politiques usent de la notion de crime contre l’humanité à temps et à contre temps, la Marche Pour La Vie affirme connaitre ceux dont La France aura à répondre un jour : 220 000 enfants par an tués avant leur naissance depuis 42 ans. La Marche Pour La Vie espère que le Conseil Constitutionnel aura la sagesse de censurer ce texte et appelle d’ores et déjà dans le cas contraire le prochain gouvernement à abroger cette loi homicide et liberticide."

Posté le 17 février 2017 à 09h43 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : ce qui est dissuasif c'est la vérité

Jean-Marie Le Méné était interrogé sur RCF :

Posté le 17 février 2017 à 09h40 par Michel Janva | Lien permanent

16 février 2017

Délit d’entrave : VITA dépose un recours devant la justice administrative

Alors que l’Assemblée nationale vient de voter définitivement l’extension du délit d’entrave à l’IVG, Alliance VITA dépose une requête devant le tribunal administratif de Paris contre le ministère de la Santé concernant les informations inexactes ou non objectives sur l’avortement qui figurent sur le site officiel dédié à l’IVG.

Le recours concerne particulièrement une vidéo intitulée : « Y a-t-il des conséquences psychologiques après une IVG ? », dans laquelle un gynécologue affirme « qu’il n’y a pas de séquelle à long terme psychologique de l’avortement ». Cette affirmation va à l’encontre du rapport de l’IGAS de 2010, qui souligne le manque d’étude objective sur les conséquences de l’IVG qui « demeure un événement souvent difficile à vivre sur le plan psychologique. » Le déni de toute séquelle à long terme consécutive à un tel évènement est susceptible de tromper les femmes, non seulement lorsqu’elles hésitent, mais aussi lorsqu’elles ressentent ce type de souffrance longtemps après une IVG. Dans ce recours, Alliance VITA dénonce également l’inexactitude de certaines informations contenues dans le dossier guide sur l’IVG, qui date de novembre 2014, alors que l’article L.2212-3 du code de la Santé publique impose une mise à jour annuelle.

Compte tenu des atteintes à la liberté d’expression ainsi que du flou de ce nouveau délit au regard du droit pénal, critiques exprimées à plusieurs reprises lors des débats parlementaires, il est fort probable que le Conseil constitutionnel aura à se prononcer sur ce texte.

Pour Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA :

« Qu’un des derniers actes du gouvernement aboutisse à une censure de la liberté d’expression et de la liberté d’information des femmes concernées par l’IVG est symptomatique. Il est temps de sortir des idées reçues. L’IVG est souvent une véritable violence qui s’impose aux femmes confrontées à des grossesses inattendues. Si l’on veut promouvoir une véritable égalité entre les femmes et les hommes, il faut aider les femmes à éviter l’IVG, acte qui n’est jamais vécu de gaieté de cœur. Laurence Rossignol a revendiqué au cours des débats l’absence totale de prévention de l’IVG : c’est une grave démission, un scandale politique. »

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA :

« Laurence Rossignol, ministre du droit des femmes, a expliqué au Sénat que l’avortement n’interrompt pas une vie, tout en exigeant deux ans de prison pour ceux qui fausseraient les informations sur l’avortement ! A l’arrivée, c’est la vérité qui est censurée et ce sont les femmes qui sont les premières victimes de ce déni officiel. Alliance VITA ne se laissera pas intimider par des menaces et continuera sa mission d’information et de sensibilisation pour la prévention de l’IVG. C’est une question de justice et d’humanité ».

Posté le 16 février 2017 à 12h04 par Michel Janva | Lien permanent

Le Délit d’entrave à l’avortement adopté définitivement à mains levées

La Fondation Jérôme Lejeune continuera de délivrer des informations justes :

"Le Parlement vient d’adopter le nouveau délit d’entrave à l’avortement, dans sa version la plus liberticide, au terme d’un processus législatif accéléré et bâclé. L’avortement aura été l’un des premiers marqueurs de l’action de ce gouvernement. La vérité en aura été la première victime. 

Le Parlement a inscrit dans la loi une punition de 30 000 euros d’amende ou 2 ans d’emprisonnement dès lors que seront considérées comme exercées des « pressions morales et psychologiques » sur une femme cherchant à s’informer sur une IVG.

Qu’est-ce qu’une « pression morale ou psychologique » ? Sur le plan juridique, ce texte laisse à peu près toutes les interprétations possibles. Le 14 février, Madame Laurence Rossignol a précisé sa pensée en affirmant que « produire des témoignages émotifs et angoissants ne relève pas de la liberté d’expression ». Un avortement est-il, pour madame la ministre, un acte à ce point anodin qu’il n’y a ni émotion, ni angoisse à le pratiquer ?

La Fondation Jérôme Lejeune se demande sur quels critères sera basé le catalogue de ce qu’on peut dire et de ce qu’on ne peut pas dire.

Le gouvernement ne montre pas l’exemple de l’objectivité scientifique sur la question de l’avortement : Laurence Rossignol affirme par exemple qu’« avorter, ce n’est pas enlever une vie » (à l’Assemblée Nationale le 26 janvier 2017). Sur le site de son gouvernement (ivg.gouv.fr) on peut également lire que la description de l’IVG instrumentale se limite à « une aspiration de l’œuf ». Ces exemples constituent des allégations mensongères ou incomplètes, qui occultent la réalité de l’acte d'avorter, et contribue de ce fait à le banaliser."

Pour Jean-Marie le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune :

« Ce qui est dissuasif de l’avortement, ce n’est pas l’information fausse, c’est l’information juste. Une information objective sur l’avortement – capable de nommer les choses – est par nature et à juste titre dissuasive. Proposer la vie, il faut le savoir, c’est dissuader de la mort ».

La Fondation Jérôme Lejeune est confiante : des députés ont saisi le Conseil Constitutionnel. Ce dernier devrait censurer cette loi liberticide.

Posté le 16 février 2017 à 11h31 par Michel Janva | Lien permanent

Les journalistes pourront-ils encore rapporter des témoignages sur les ombres et les souffrances de l'avortement ?

Fait assez rare pour être souligner, Jeanne Emmanuelle Hutin s'inquiète des conséquences de la loi sur le délit d'entrave à l'IVG sur la liberté d'opinion dans un éditorial de Ouest-France :

"(...) Le domaine des actions ne pose pas de problème. En effet, tenter physiquement d'empêcher un avortement, par exemple en bloquant l'accès aux établissements concernés, tombe sous le coup de la loi. En revanche, le domaine de l'information pose problème (...) Sur quels critères le juge décidera-t-il que tel fait rapporté, telle information donnée, tel renseignement doit être sanctionné ?

Juger des intentions ouvre la porte aux pires dérives. Demain, les informations qui proposent des alternatives à l'avortement seront-elles considérées comme une pression et leurs auteurs condamnés ? De surcroît, n'est-ce pas infantiliser les personnes majeures qui cherchent à s'informer et notamment les femmes : ne sont-elles donc pas capables de faire la part des choses entre des sites qui les respectent et ceux qui cherchent à les influencer ?

Quant aux journalistes, pourront-ils encore rapporter des témoignages sur les ombres et les souffrances de l'avortement quand il brise des couples ou blesse durablement des personnes ? Qu'adviendra-t-il des associations qui font de la prévention et mettent en garde ceux qui pensent que l'avortement n'est qu'un moyen de contraception, deviendront-elles hors la loi ? 

Des intellectuels français dénoncent les assauts contre la liberté d'opinion menés par différents groupes. Étendre ainsi le délit d'entrave serait un précédent d'autant plus dangereux que des partis aux opinions extrémistes espèrent conquérir le pouvoir. La liberté d'opinion et d'expression est un bien commun qu'il faut préserver de toute pression, présente ou à venir."

Posté le 16 février 2017 à 08h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

15 février 2017

La gauche entrave la vie à naître

Du député Jacques Bompard :

Capture-300x95"Léon Daudet disait dans Le Stupide XIX ème siècle : « La première victime de l’insanité politique, législative, morale, sociale, c’est toujours l’enfant, soit à naître, soit naissant, soit grandissant ».

Après cinq ans de martellement de l’avortement érigé en principe fondamental de la politique française, on ne peut que lui donner raison. La lecture définitive du texte anticonstitutionnel, antifrançais et de toute façon impossible à défendre devant la CEDH du délit d’entrave à l’avortement aura lieu demain.

Vous le savez, j’y ai opposé une constante détermination pour ne pas empirer la dictature de la culture de mort.  Cette nouvelle évolution législative marque l’aspect idéologique que l’avortement a pris dans notre pays. Si chacun s’accorde pour considérer l’avortement comme un drame, les ministres socialistes ont acté sa banalisation et même transformé un problème de santé publique en combat idéologique. 220 000 avortements sont subis chaque année en France. C’est une politique d’incitation à la suppression de la vie à naitre et de rupture anthropologique qui est poursuivie par le gouvernement. Charge aux défenseurs de la vie de revenir sur ces aberrations dans les années à venir."

Posté le 15 février 2017 à 18h00 par Michel Janva | Lien permanent

Appel aux candidats : pour rétablir la liberté d’expression, abrogez la loi Pleven

A l’issue de la conférence de presse, organisée par le Collectif des Avocats Libres, Maître Pichon, son responsable, a lu cet appel aux candidats à l’élection présidentielle :

"En France il est permis de dire que « les immigrés sont une chance pour la France ». Il est aussi possible d’affirmer  que  » l’islam est une religion de paix » .

Ce sont des opinions: il est normal qu’elles  puissent être exprimées.

A une condition toutefois: que les opinons contraires aient un égal accès au débat public.

Or ce n’est pas que le cas : quiconque affirmerait – mêmes avec des arguments solides – que les immigrés, majoritairement extra-européens, sont une catastrophe pour la sécurité, l’école, l’économie ou l’identité du pays et que l’islam est une religion de guerre prendrait le risque d’être poursuivi et d’être condamné par les tribunaux au titre de la loi Pleven. Et ce pour incitation à la haine ou à la discrimination a raison de la religion ou de l’origine.

Cela rend impossible tout débat libre et serein sur la politique migratoire ou l’islamisation des banlieues.

Cela rend impossible une approche  réelle des faits qui suppose une libre confrontation de opinions.

Cela fragilise la démocratie dont le socle est la liberté  d’expressions contradictoires.

En France, la parole était très libre, dans les années 1970, et certains proclamaient même qu’il était « interdit d’interdire ». C’était avant une accumulation de lois très restrictives, et les prérogatives exorbitantes accordées à des associations dites anti-racistes, par ailleurs gavées de subventions publiques, pour ester en justice contre des particuliers.

Philippe Nemo à la fin de son opuscule « La Régression intellectuelle en France”, paru en 2011, suggère : . “Si un jour le pays se ressaisit et se donne un gouvernement et un parlement connaissant la valeur vitale des libertés intellectuelles et le tort qu’une société se fait à elle-même en les diminuant, un des premiers projets de loi à déposer sur le bureau de l’Assemblée sera celui-ci:

“Article unique. Les lois du 1er juillet 1972, 13 juillet 1990, 21 mai 2001, 30 décembre 2004, ainsi que l’article R.625-7 du Code pénal et l’article 475 du Code de procédure pénale sont abrogés.”

Par cette réforme, la France pourra de nouveau se représenter son avenir. Et de ce seul fait, elle sera en meilleure position pour s’y préparer.” 

Dans cet esprit, nous vous demandons si, une fois élu, vous rétabliriez la liberté d’expression en supprimant dans une première étape les délits d’opinion prévus par la loi du 1er juillet 2012 (appelée loi Pleven).

Frédéric Pichon

Président du Collectif des Avocats Libres"

Intervention de Guillaume de Thieulloy sur le délit d'entrave à l'avortement :

Retrouvez ici l'ensemble des interventions.

Posté le 15 février 2017 à 17h36 par Michel Janva | Lien permanent

14 février 2017

Délit d’entrave à l’IVG : le Sénat vote un texte peut-être moins inconstitutionnel, mais certainement autant liberticide

FormatLa Fondation Jérôme Lejeune s’étonne du fait que le Sénat vote un texte initié et porté par les socialistes et les groupes associés.

L’amendement de Patricia Schillinger (groupe socialiste) adopté par le Sénat n’a apporté qu’une amélioration purement cosmétique à la proposition de loi socialiste. Comme en première lecture, il s’agissait pour les sénateurs de gauche et du centre d’éviter que le texte ne soit exposé au risque de l’inconstitutionnalité que tout le monde dénonce depuis plusieurs semaines. Ce faisant, le Sénat n’a fait que contribuer à une meilleure rédaction d’un mauvais texte. Il a sécurisé un texte liberticide. Or, ce n’est pas parce que le texte serait devenu conforme à la Constitution (ce qui est à vérifier) qu’il perd de sa dangerosité. Contre toute attente, Laurence Rossignol s’est engagée à faire voter cette version du Sénat à l’Assemblée Nationale, contre le groupe socialiste de ce parlement.

Pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune :

« Le délit d’entrave reste une invitation générale à la délation. On a du mal à comprendre pourquoi les sénateurs de droite ne sont pas opposés plus vigoureusement à cette mesure liberticide que représente le nouveau délit d’entrave à l’IVG. L’approche d’une échéance politique majeure ne semble pas être le temps du courage politique. »

Ce texte a été adopté par 171 voix contre 146 (détail des votes). Il sera renvoyé devant l'Assemblée nationale pour une ultime lecture et probable adoption. Il sera même dès mercredi matin en commission à l'Assemblée. L'ECLJ réagit :

"Parce que ce texte porte gravement atteinte à la liberté d’expression, l’ECLJ souhaite que l’opposition parlementaire saisisse le Conseil constitutionnel, même si une censure du texte est peu probable compte tenu de la nature souvent plus politique que judiciaire de cette instance.

C’est alors vers la Cour européenne des droits de l’homme qu’il faudra se tourner pour obtenir la condamnation de cette loi. L’ECLJ y travaille déjà. En décembre 2015, la Cour de Strasbourg a condamné l’Allemagne pour avoir censuré un militant « pro-vie » : l’ECLJ était intervenu dans cette affaire.

Alors que le gouvernement souhaite censurer les informations défavorables à l'avortement, même vraies, l'ECLJ se bat pour promouvoir le choix de la vie, la liberté d'expression, l'information et la recherche."

Posté le 14 février 2017 à 20h59 par Michel Janva | Lien permanent

13 février 2017

Halte à une justice d’exception, abrogation de la loi Pleven !

Le Collectif des Avocats Libres et de son président, Maître Pichon, organise une conférence de presse, le mardi 14 février, à partir de 19 heures, à l’Usic, 18, rue de Varenne, à Paris 7e.

Prendront la parole :

  • Maître Frédéric Pichon, président du Collectif des Avocat Libres, qui démontrera le dangereux engrenage répressif dans lequel s’enfonce la France.
  • Guillaume de Thieulloy, directeur du Salon Beige et de plusieurs autres sites, qui expliquera la réalité des poursuites dont ses publications sont l’objet.
  • Richard Roudier, président de la Ligue du Midi, nous donnera une définition précise des libertés publiques qu’il convient de défendre.
  • Christine Tasin, Présidente de Résistance républicaine, décortiquera les enjeux du procès dont elle est l’objet, le 1er mars prochain, devant la 17e chambre, suite à ses propos « Islam assassin », prononcés au lendemain de l’assassinat des deux gendarmes de Magnanville.
  • Pierre Cassen, fondateur de Riposte Laïque, interviendra sur la justice d’exception qui le frappe, et sur les conséquences de la condamnation du président suisse de Riposte Laïque par la justice française.
  • Jean-Yves Le Gallou ou Françoise Monestier, de Polemia, expliqueront que sans abrogation de la loi Pleven, dans le contexte actuel, plus aucun débat ne sera possible sur l’islamisation de notre pays ou sur l’immigration, sans que ceux qui s’y osent ne se retrouvent au tribunal.
  • Robert Ménard, maire de Béziers et fondateur de Boulevard Voltaire, a fait savoir qu’il enverra un message de soutien. 
 
En quelques semaines, Renaud Camus, Ivan Rioufol, Pascal Bruckner, Eric Zemmour, Georges Bensoussan, historien de la Shoah, Pierre Cassen,  Christine Tasin, Robert Ménard, et bien d’autres anonymes se sont retrouvés traînés au tribunal, parfois lourdement condamnés, pour un simple délit d’opinion, maquillé en incitation à la haine par les maître-censeurs du politiquement correct. 
 

Une interpellation des candidats à l’élection présidentielle, quant à leur programme sur cette question fondamentale pour la défense de la parole libre, en France, conclura cette conférence de presse.

Posté le 13 février 2017 à 10h07 par Michel Janva | Lien permanent

09 février 2017

Le délit d'entrave à l'avortement le 14 février au Sénat

Le 14 février, le Sénat doit à nouveau se prononcer sur la proposition de loi qui aggrave considérablement le champ d’application du délit d’entrave à l’IVG (2 ans de prison et 30 000 € d’amende). La version actuelle du texte porte une atteinte redoutable à la liberté d’expression et à la liberté d’information des femmes, concernant « les caractéristiques et les conséquences médicales » d’une IVG.

Alliance VITA demande aux sénateurs de refuser ce texte liberticide.

Pour faire entendre votre voix, Alliance VITA met à votre disposition un outil dédié et vous invite à interpeller personnellement vos sénateurs sur cette grave question.

Si le Sénat rejette ce texte ou vote un texte différent de celui adopté, la proposition retournera à l'Assemblée, probablement le 16 février pour son adoption finale (avant recours devant le Conseil constitutionnel).

Posté le 9 février 2017 à 15h15 par Michel Janva | Lien permanent

08 février 2017

Sciences Po Bordeaux : Philippe Poutou (NPA) oui, Madeleine de Jessey non

Jean-petaux-300x168Mardi 07 février, Madeleine de Jessey (Sens Commun, LR) devait donner une conférence à Sciences Po Bordeaux. Il y a quelques jours, la direction de Sciences Po Bordeaux a annoncé aux organisateurs son refus d’accueillir la Secrétaire Nationale des Républicains. Ces derniers ont réagi :

« Nous avons la surprise d’apprendre par la Direction de notre noble institution, par mail, que « la conférence prévue ne peut être autorisée ». Au même moment, se tenait en nos murs un meeting du NPA (Philippe Poutou), organisé par Révolution Permanente, un groupuscule d’extrême gauche.  Nous tenons déjà à souligner que dans notre conception de la politique et du lieu qu’est Sciences Po Bordeaux, il n’est nullement approprié d’y faire de meeting, pour des candidats en mal de salle (…) En interdisant la venue d’une invitée de la droite républicaine, l’administration crée un précédent scandaleux. Mais que les choses soient dites : nous ne cèderons pas aux menaces de quelque groupuscule d’extrême gauche qui ne représentent qu’eux-mêmes ».

L’ancien socialiste et chargé de la communication de l’IEP Jean Petaux justifie cette annulation par le risque de trouble

« la direction de l’établissement a estimé – après avis des autorités en charge de la sécurité et compte tenu de l’état d’urgence – qu’il y avait un trouble potentiel ».

Posté le 8 février 2017 à 19h06 par Michel Janva | Lien permanent

Quand Canteloup choque les bobos

Les blagues insultantes de Canteloup contre Mgr Barbarin ou celles d'Alison Wheeler contre LMPT choquaient beaucoup moins les médias...

Imitant la voix de François Hollande, qui a rendu visite mardi à Théo, le voyou d'Aulnay, l'humoriste Canteloup s'est lancé dans une tirade LGBT :

«Le rôle de la police, ce n’est pas de mettre des matraques dans les fesses. Maintenant je tiens à m’adresser tout de même à la population gay de ce pays, une population qui me tient à cœur: j’ai fait le mariage gay aux côtés de Christiane Taubira. (…) Je voulais leur dire ceci: 'Amis gays, ce n’est pas la peine non plus de chercher un deux pièces dans Aulnay centre, la police ne recommencera plus'».

«C’était un accident, je tiens à le préciser, ce n’est pas une pratique courante sur Aulnay-sous-Bois. Pour Théo, j’ai rendu possible le mariage gay. Après l’épisode de la matraque, après réflexion, s’il se découvre des sentiments sur le policier qui lui a introduit la matraque, ils pourront grâce à moi s’épouser.»

Posté le 8 février 2017 à 15h26 par Michel Janva | Lien permanent

Horreur : la vérité circule hors de tout contrôle sur les nouveaux médias

Dans Minute, Jeanne Smits revient sur la création des Décodex, symptôme de la manipulation des médias dominants pour garder le contrôle de l’information. Extrait :

Capture d’écran 2017-02-07 à 18.42.32"[...] Un mauvais paternalisme veut que les internautes aient besoin qu’on leur tienne la souris pour guider leurs pas sur Internet. L’information y circule comme jamais dans l’histoire. La désinformation est certainement vieille comme l’information ; elle est dans la Genèse quand Adam tente de rejeter sur Eve la responsabilité de sa propre chute, elle est dans les rumeurs qui montent et font renverser les rois, elle est chez Beaumarchais – « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose » – ; elle est chez Goebbels et dans la « Pravda ». Machiavel n’a-t-il pas mis au jour une nouvelle vertu politique : le mensonge ? Mais aujourd’hui, c’est le mensonge à la vitesse de la lumière, ou, pire, pour les grands de ce monde tremblant dans leurs bottes, la vérité qui circule hors de tout contrôle. Ce n’est pas une mince ironie que de voir la section « histoire » du « Courrier international », membre du groupe « Le Monde », consacrer un article aux « fausses informations » en… 1789 ! « Les “fake news” déjà à l’origine de la Révolution française » ! Le siècle des Lumières aurait ainsi « servi d’incubateur au monde de la postvérité » et sans ces mensonges, gageons que Louis XVI aurait gardé sa tête…

Contre le pouvoir ou avec lui, la fausse information est au service de celui qui le manie avec le plus d’aplomb. Dans la dénonciation actuelle des « fakes », il y en a déjà un, énorme, qui devrait mettre la puce à l’oreille de l’auditeur-spectateur-lecteur averti : l’idée que les fausses informations seraient toutes d’un seul côté et qu’il appartiendrait au pouvoir de les débusquer et le cas échéant de les interdire. Quelque chose a certainement basculé avec l’affaire des agressions sexuelles de Cologne à la Saint-Sylvestre 2015. Ce sont des réseaux sociaux qui ont permis de révéler une vérité que le pouvoir local et national en Allemagne voulait étouffer à tout prix [...].

Pour la campagne britannique, les fausses informations venaient surtout d’en face : les représentants de « l’établissement » politique et financier annonçaient l’apocalypse en cas de vote pour la sortie de l’UE. Sept mois plus tard, le Royaume-Uni peut se targuer d’avoir l’économie affichant la plus forte croissance dans le monde développé. Pour ce qui est de Trump, on a largement accusé les « fakes » d’avoir favorisé son élection, ce qui est faux. [...]

Posté le 8 février 2017 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent

06 février 2017

14 février : conférence de presse sur la liberté d'expression

Il n'y a pas que sur l'avortement que l'Etat cherche à museler ses opposants. Pour dénoncer ce totalitarisme, plusieurs associations donneront une conférence de presse le 14 février à partir de 19 heures, à l’Usic, 18, rue de Varenne, à Paris 7e, à l'initiative du Collectif des Avocats Libres et de son président, Maître Pichon:

  • Maître Frédéric Pichon, président du Collectif des Avocat Libres, démontrera le dangereux engrenage répressif dans lequel s’enfonce la France.
  • Guillaume de Thieulloy, Directeur du Salon Beige et de plusieurs autres sites, qui expliquera la réalité des poursuites dont ses publications sont l’objet.
  • Richard Roudier, président de la Ligue du Midi, donnera une définition précise des libertés publiques qu’il convient de défendre.
  • Christine Tasin, Présidente de Résistance républicaine, décortiquera les enjeux du procès dont elle est l’objet, le 1er mars prochain, devant la 17e chambre, suite à ses propos « Islam assassin », prononcés au lendemain de l’assassinat des deux gendarmes de Magnanville.
  • Pierre Cassen, fondateur de Riposte Laïque, interviendra sur la justice d’exception qui le frappe, et sur les conséquences de la condamnation du président suisse de Riposte Laïque par la justice française.
  • Jean-Yves Le Gallou ou Françoise Monestier, de Polemia, expliqueront que sans abrogation de la loi Pleven, dans le contexte actuel, plus aucun débat ne sera possible sur l’islamisation de notre pays ou sur l’immigration, sans que ceux qui s’y osent ne se retrouvent au tribunal.
  • Robert Ménard, maire de Béziers et fondateur de Boulevard Voltaire, a fait savoir qu’il enverra un message de soutien.

Posté le 6 février 2017 à 15h40 par Michel Janva | Lien permanent

28 janvier 2017

Liberté d'expression : donner la parole aux femmes ayant subi un avortement

Capture d’écran 2017-01-27 à 18.03.33Depuis quelques jours, une nouvelle page "Facebook" a vu le jour. Son titre est évocateur. Elle s'appelle "IVG : j'en souffre encore, je veux témoigner". 

Elle permet à des femmes  de témoigner (sous couvert d'anonymat) de leur souffrance d'avoir avorté. 

N'hésitez pas à faire connaître cette page autour de vous aux femmes ayant subi un ou plusieurs avortements. Elles pourront envoyer leur témoignage qui, avec leur accord, sera ensuite publié.

Ecrire un témoignage c'est prononcer une parole bienfaisante qui libère. Il est important d'avoir des "lieux" où l'on peut confier sa souffrance sans être jugée ou sans être empêchée de parler.

Cette page offre aussi à ces femmes de pouvoir s'entraider par une mise en relation des unes avec les autres. En effet, ces femmes savent bien ce qu'est l'IVG ou l'IMG parce qu'elles l'ont vécue.

Ainsi celles qui ont pu se relever aident les autres à le faire à leur tour. Cette entraide ne se voit pas "en ligne" mais elle existe grâce à cette page. Une belle initiative à soutenir... surtout en ce moment !

Posté le 28 janvier 2017 à 14h24 par Michel Janva | Lien permanent

27 janvier 2017

Expulsion des Mères veilleuses à Rodez : 3 ans après le Défenseur des droits réagit

Cette vidéo concernant l'expulsion des Mères veilleuses à Rodez, a été prise le 20 septembre 2013 :

3 ans plus tard, le Défenseur des droits Jacques Toubon, par un courrier du 16 janvier 2017 constate :

"que la décision de disperser les personnes présentes a porté atteinte à leur liberté de réunion, de manifestation, et d'aller et venir."

Par conséquent, il recommande :

"que soient rappelées l'encontre de Noël Torres, directeur départemental de la sécurité publique de l'Aveyron, les dispositions......relatives à l'obligation de discernement."

Def1

Monsieur Torres était à l'époque aux ordres d'un certain Manuel Valls qui venait en visite à Rodez ce jour-là. Ces remarques s'appliquent donc directement à ce candidat à l'élection présidentielle puisque monsieur Torres n'a fait qu'obéir à sa hiérarchie...

Posté le 27 janvier 2017 à 07h06 par Michel Janva | Lien permanent

26 janvier 2017

Le délit d’entrave à l’IVG sera-t-il un enjeu électoral ?

Question posée par la Fondation Lejeune :

"Jean-Marie Le Méné déplore le vote par l’Assemblée nationale de la dernière version de la proposition de loi créant un nouveau délit d’entrave à l’IVG. Cette initiative émane de la majorité de gauche. Les députés UDI ont voté avec cette majorité.

Une trentaine d’élus Les Républicains et non-inscrits se sont mobilisés contre ce texte liberticide. La Fondation Jérôme Lejeune les félicite et les remercie :

M. Tian, M. Hetzel, M. Le Fur, M. de Mazières, M. Dhuicq, M. Straumann, Mme Besse, M. Chevrollier, M. Olivier Marleix, M. Myard, M. Reiss, M. Bompard, M. Moreau, M. Breton, M. Gosselin, M. Lurton, M. Poisson, M. Mariton, M. Voisin, Mme Lacroute, M. Fromion, M. Gérard, Mme Maréchal Le Pen, M. Lellouche, Yves Fromion, Arlette Grosskost, Christian Kert, Laure de La Raudière, Pierre Lellouche, Pierre Lequiller et Jean-Christophe Fromantin.

Avec les 50 000 manifestants de la Marche pour la vie, la fondation Jérôme Lejeune reste mobilisée et attentive jusqu’à la fin de l’élaboration du texte (mi-février au Sénat et lecture définitive à l’Assemblée nationale avant le 24 février)."

Posté le 26 janvier 2017 à 18h47 par Michel Janva | Lien permanent

Jacques Bompard : "Avec votre loi les 50 000 personnes de la Marche Pour La Vie seraient poursuivies !"

Jacques Bompard s’est opposé au texte sur le délit d’entrave à l’avortement cet après-midi en Séance :

Posté le 26 janvier 2017 à 17h02 par Michel Janva | Lien permanent

Objection de conscience : une sage-femme suédoise devant la justice

Du 24 au 27 janvier, la Cour d'appel du travail du district de Jönköping en Suède entend le cas de la sage-femme suédoise Ellinor Grimmark. Trois cliniques médicales différentes de Jönköping avaient refusé d'employer Mme Grimmark parce qu'elle ne souhaitait pas assister aux avortements du fait de ses convictions. Cependant, en novembre 2015, un tribunal de district concluait que le droit à la liberté de conscience de Mme Grimmark n'avait pas été violé et lui avait imposé des frais substantiels de justice. Robert Clarke, Directeur du plaidoyer européen pour ADF International, explique :

« Personne ne devrait être contraint de choisir entre suivre sa conscience et poursuivre sa profession. La Suède est signataire de la Convention Européenne des Droits de l'Homme et devrait prendre au sérieux son obligation de protéger la liberté de conscience de ses citoyens. Les convictions profondes des citoyens devraient être prises en charge par leurs employeurs ». 

« L'obligation de participer à un avortement ne devrait pas être une condition d'emploi en tant que sage-femme. Le désir de protéger la vie est la raison première qui conduit de nombreuses sages-femmes et infirmières à entrer dans la profession médicale. Les employeurs doivent respecter ce désir et veiller à préserver les convictions morales de leur personnel

ADF International a déposé un mémoire d'expert à l'appui de l'appel de la sage-femme, soulignant la protection de la liberté de conscience garantie par le droit international. En particulier, le mémoire faisait référence à une résolution du 7 octobre 2010 de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe qui déclarait fermement que « Nul hôpital, établissement ou personne ne peut faire l’objet de pressions, être tenu responsable ou subir des discriminations d’aucune sorte pour son refus de réaliser, d’accueillir ou d’assister un avortement, une fausse couche provoquée ou une euthanasie (…) quelles qu’en soient les raisons ».

Posté le 26 janvier 2017 à 15h54 par Michel Janva | Lien permanent

Henry de Lesquen va devoir financer les associations antiracistes

Le président de Radio Courtoisie Henry de Lesquen a été condamné hier à 16 000 euros d'amende pour des tweets et textes publiés sur son site internet. Parmi lesquels les propos suivant :

  • "Centrée sur le rythme, la musique nègre s'adresse au cerveau reptilien",
  • "c'est le racisme des juifs qui les a conduits au monothéisme quand ils ont privé de leurs dieux les goyim qu'ils haïssaient"
  • "Je suis émerveillé de la longévité des rescapés de la Shoah morts à plus de 90 ans. Ont-ils vécu les horreurs qu'ils ont racontées? (...) La plantureuse S. Veil rescapée de la Shoah a 88 ans. A ma connaissance, elle va bien".

Le tribunal correctionnel de Paris l'a aussi condamné à verser des dommages et intérêts aux associations luttant contre le racisme qui s'étaient constituées parties civiles.

Reste à savoir si cette affaire va influencer le CSA, qui a ouvert une procédure à l'encontre de la radio.

Posté le 26 janvier 2017 à 15h53 par Michel Janva | Lien permanent

Délit d'entrave : "Le contrôle de l’objectivité de l’information s’apparente à une position inquisitoriale et totalitaire"

Extrait de l'interview accordé par le député (LR) Philippe Gosselin au site Gènétique à propos du projet de loi de délit d'entrave numérique à l'avortement :

Sans-titre(...) Quelles sont désormais les prochaines étapes ?

Mercredi, la commission des affaires sociales se retrouve pour discuter du texte tel que le Sénat l’a voté et étudiera les amendements. Le nouveau texte amendé sera débattu à l’Assemblée nationale jeudi matin. Ensuite, le texte adopté devra de nouveau passer par un débat au Sénat. L’examen au Sénat pourrait avoir lieu mi-février, avant de retourner à l’Assemblée nationale qui se déterminera et votera définitivement ce texte (...)

Que se passera-t-il alors ?

Nous déferrons le texte au Conseil Constitutionnel. Soit le Conseil constate une atteinte aux principes constitutionnels : atteinte au droit à la liberté de conscience, à l’objection de conscience…, soit il émet des réserves sur une partie du texte, soit il estime qu’il n’y a pas de problème. Mais tant qu’il ne s’est pas prononcé, la loi n’est pas applicable.

Le Conseil constitutionnel pourrait-il estimer que ce texte touchent aux principes constitutionnels ?

Il n’est pas possible de préjuger de la décision. Mais cette proposition de loi ne comporte qu’un article, il sera difficile de dissimuler un début de censure.

Sur quels motifs prévoyez-vous d’intervenir auprès du Conseil constitutionnel ?

Nous remettrons en question cette loi sous les modalités du délit d’opinion, de la liberté de penser et de la liberté d’expression. Autant d’items qui sont menacés. Le contrôle de l’objectivité de l’information s’apparente à une position inquisitoriale et totalitaire. L’Ivg n’est pas une question blanche ou noire, ça peut-être gris, et il faut permettre au gris de s’exprimer face à un gouvernement qui se montre acharné à déconstruire à tout prix la loi Veil. Avec successivement des mesures qui ont supprimé la notion de détresse, le délai de réflexion… et dans un environnement pro-IVG qui se contente de comptabiliser les 200 000 avortements qui ont lieu chaque année sans proposer de solutions alternatives, comme c’est le cas en Italie ou en Allemagne.

Il n’est pas possible de se voir imposer une vérité d’Etat sur ce sujet. L’Ivg est un sujet à discussions et il faut pouvoir s’exprimer : les députés écrivent la loi, pas des opinions."

Posté le 26 janvier 2017 à 12h01 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

25 janvier 2017

« Créer un délit d’opinion pour toute personne refusant la vision socialiste sur l’avortement »

4 amendements ont été déposés en commission des Affaires sociales (3 LR : Hetzel pour la suppression / Moreau pour la suppression / Moreau veut "changer le titre" : « Créer un délit d’opinion pour toute personne refusant la vision socialiste sur l’avortement ». ) et 1 PS (Coutelle, auteur de la PPL) qui revient à la version initiale.

Yannick Moreau explique son changement de titre :

"La présente proposition de loi, sous un aspect technique, ouvre en réalité un très dangereux précédent contre la liberté d’opinion et d’expression. Le texte prévoit de punir de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende toute communication d’information volontairement erronée visant à dissuader de recourir à l’IVG.

Or, tout au long des débats, le caractère « volontairement erroné » servant de prétexte à cette proposition de loi n’a pas été démontré par ses auteurs.

Ce sont davantage les oppositions, les réserves mais aussi les propositions de solutions alternatives, par le moyens de sites internets ou de lignes d’écoute pour les femmes en détresse qui sont visées par cet article.

En réalité, la présente proposition de loi créée un véritable délit d’opinion à l’encontre de toute personne qui ne partage pas la même vision que les socialistes sur l’avortement.

Ce texte est de fait contraire à l’article 11 de la Déclaration de l’Homme et du Citoyen. C’est pourquoi la présente proposition de loi devrait s’intituler « Créer un délit d’opinion pour toute personne refusant la vision socialiste sur l’avortement »."

L'amendement Hetzel pour la suppression est cosigné par : M. Hetzel, M. Tian, M. Breton, M. Myard, M. Le Fur, M. de Mazières, M. Lurton, M. Dhuicq, M. Straumann, Mme Besse, M. Gosselin, M. Reiss et M. Poisson.

La commission des affaires sociales a adopté ce matin la PPL. Seul M. Hetzel a voté contre. La PPL sera examinée demain à l'Assemblée nationale.

Ensuite, le texte adopté devra de nouveau passer par un débat au Sénat. L’examen au Sénat pourrait avoir lieu mi-février, avant de retourner à l’Assemblée nationale qui se déterminera et votera définitivement ce texte. Catherine Coutelle a insisté, elle souhaite aller au bout de ce texte avant la fin du mandat. La détermination du gouvernement par rapport à cette proposition de loi est telle que les délais pourraient être respectés.

Posté le 25 janvier 2017 à 12h16 par Michel Janva | Lien permanent

24 janvier 2017

Le délit d'entrave à l'avortement revient à l'Assemblée nationale

VisuelMardi, la commission mixte paritaire a examiné la proposition de loi relative au nouveau délit d’entrave à l'avortement. Aucun accord n’a été trouvé entre les 14 parlementaires composant cette commission.

La proposition est donc renvoyée mercredi 25 janvier pour examen en commission des affaires sociales et jeudi 26 en séance à l’Assemblée nationale.

Le Parlement va-t-il inscrire dans la loi une punition de 30 000 euros d’amende ou 2 ans d’emprisonnement dès lors que seront considérées comme exercées des « pressions morales et psychologiques » sur une femme cherchant à s’informer sur une IVG ? C’est-à-dire une  punition pour toute personne ou structure informant sur la réalité de l’avortement. Ce qui concernera beaucoup de monde, car la notion de « pressions morales et psychologique » permet une interprétation extensive du délit, et parce que l’information objective sur la réalité de l’avortement exerce par elle-même une forme de pression.

Cette disposition dangereuse a fait descendre des dizaines de milliers de jeunes opposants dimanche dans la rue :

« Nous, Marcheurs pour la Vie, toujours présents dans la rue plus de 40 ans après la loi Veil et cela aussi longtemps qu’il le faudra (…), en cette période où les hommes politiques préparent leurs programmes pour l’avenir du pays, nous réclamons le rejet de la proposition de loi concernant l’extension du délit d’entrave à l’IVG. Par cette loi liberticide, les responsables politiques français méprisent le droit à l’information d’une population de citoyens adultes et raisonnables. Ils bafouent le besoin de la femme de connaître dans toutes ses dimensions l’acte qu’elle se prépare à poser. » (Extrait du Manifeste pour la vie)

Face au silence de la quasi-totalité des autorités politiques et morales du pays, Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune et vice-président de la Marche pour la vie rappelle le niveau de l’enjeu :

« donner une information susceptible de dissuader de l’avortement devient un délit punissable d’amendes et de peines de prison, pas en Chine populaire sous Mao mais en France en 2017. Il n’est pas certain que tout le monde ait pris la mesure de la gravité de ce que signifient la sanctuarisation du crime et la présomption de culpabilité de ceux qui s’y opposent. »

Posté le 24 janvier 2017 à 23h33 par Michel Janva | Lien permanent

23 janvier 2017

Double délit d'entrave dans un seul article du Quotidien du Pharmacien

Dans cet article :

1. L'IVG médicamenteuse provoque "des nausées (70 %), des vertiges (42 %), des céphalées (42 %), les diarrhées (37 %) et les vomissements (28 %)"

L’IVG médicamenteuse n’est en aucun cas un acte anodin, comme le confirment les résultats d'une enquête. Une étude qui comprend deux volets : un volet scientifique, mené par l’INSERM auprès de 453 femmes dans 11 centres d’IVG de France, et un volet sociologique, conduit par l’Université de Nantes, dans les centres d’IVG de Nantes. 

D’après l’étude menée par l’INSERM, la fatigue est l’effet secondaire le plus fréquent (88 %), puis viennent les nausées (70 %), les vertiges (42 %), les céphalées (42 %), les diarrhées (37 %) et les vomissements (28 %). Au total, 94 % des femmes ont déclaré au moins l’un de ces symptômes – autre que la douleur – dans les cinq jours qui ont suivi l’IVG. En ce qui concerne l’intensité de la douleur, 27 % des femmes indiquent avoir ressenti des douleurs très intenses le 3e jour, soit près d’une patiente sur trois.

2. "L’IVG est un moment compliqué, dramatique parfois"

Si le choix peut être très clair pour certaines femmes, d’autres se retrouvent dans l’incertitude, face aux questionnements, aux doutes. (...) " L’IVG est un moment compliqué, dramatique parfois…"

Les faits sont têtus.

Posté le 23 janvier 2017 à 23h30 par Michel Janva | Lien permanent

21 janvier 2017

Conférence de Jean Sévillia à Orléans le 6 février

Orléans 2017

Posté le 21 janvier 2017 à 09h30 par Michel Janva | Lien permanent

20 janvier 2017

«Les Indivisibles» et «Les Indigènes de la République» «complices idéologiques» des terroristes

Unknown-30Pascal Bruckner (photo) comparaissait mercredi devant la 17e chambre pour des propos visant deux associations, selon lui, «complices idéologiques» des terroristes: «Les Indivisibles» de la militante antiraciste Rokhaya Diallo (qui n'en est plus membre) et «Les Indigènes de la République» d'Houria Bouteldja. Le philosophe avait déclaré sur le plateau de «28 Minutes», une émission d'Arte, qu'il fallait «faire le dossier des collabos, des assassins de Charlie» et accusé ces associations de «justifier idéologiquement la mort des journalistes de Charlie Hebdo». Ces associations ont été déboutées. Laurent Bouvet analyse pour le Figarovox :

"Cette décision est importante. D'abord, en effet, parce qu'elle est une victoire de la liberté d'expression. Une liberté d'expression de tous ceux qui refusent de se laisser intimider par les entrepreneurs identitaires, comme les Indivisibles ou le PIR, qui utilisent tous les moyens possibles (des réseaux sociaux à la justice) pour faire progresser leur vision communautariste et séparatiste sur une base ethno-raciale dans la société française.

C'est aussi une décision importante parce qu'elle met en évidence un phénomène souligné notamment par Pascal Bruckner dans son propos incriminé: la continuité idéologique entre les formes les plus violentes, terroristes et djihadistes, et les formes les plus anodines de la dérive islamiste ou de l'islam politique. Il s'agit en effet d'une différence de degré mais pas de nature entre les unes et les autres. On peut rappeler ici les propos tenus par certains des entrepreneurs identitaires en novembre 2011, après la première attaque contre les locaux de Charlie Hebdo au cocktail molotov:

«Il n'y a pas lieu de s'apitoyer sur les journalistes de Charlie Hebdo, que les dégâts matériels seront pris en charge par leur assurance, que le buzz médiatique et l'islamophobie ambiante assureront certainement à l'hebdomadaire, au moins ponctuellement, des ventes décuplées, comme cela s'était produit à l'occasion de la première «affaire des caricatures» -bref: que ce fameux cocktail molotov risque plutôt de relancer pour un tour un hebdomadaire qui, ces derniers mois, s'enlisait en silence dans la mévente et les difficultés financières».

[...] Tout débat de ce genre est salutaire. Il permet d'éclairer, publiquement, les positions des uns et des autres, de mettre à jour les stratégies de ces entrepreneurs identitaires comme les islamistes. [...]

Le processus est simple: toute critique de l'islamisme, de l'islam politique, des délires «décoloniaux»… est une critique «islamophobe» ou raciste. Il s'agit d'une pensée par amalgame: toute critique de l'islamisme est une critique de l'islam, donc des musulmans ; toute critique du séparatisme racialiste «décolonial» est une critique de la lutte contre le racisme, une pratique de «blanc» héritier du colonialisme et de l'esclavage, donc nécessairement favorable à ceux-ci. Fausse transitivité et syllogismes permanents sont à la base de ces procès permanents intentés à quiconque se risque à la critique - une belle démonstration au passage que l'idée même de critique serait réservée à certains chercheurs et interdite à d'autres en fonction de l'orientation politique de ce qu'ils disent! [...]

Posté le 20 janvier 2017 à 08h34 par Michel Janva | Lien permanent

16 janvier 2017

Tweet à scandales

La presse s'amuse avec peu de choses : la police politique un journaliste de Libération a réussi à créer une polémique suite au "j'aime" par François Fillon d'un tweet de la fachosphère, qui disait :

"Il faut absolument se donner pour objectif de commencer la remigration".

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Devant le scandale (qui nous rappelle etc.), l'équipe qui gère l'identité virtuelle du candidat a retiré ladite mention "j'aime".

Le vrai scandale est sans doute là : dans l'obéissance maladive de François Fillon aux oukases médiatiques.

Posté le 16 janvier 2017 à 11h55 par Michel Janva | Lien permanent

Les abribus font du délit d'entrave

Laurence Rossignol va encore être furieuse

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Posté le 16 janvier 2017 à 11h23 par Michel Janva | Lien permanent

« Il est aujourd’hui interdit de parler de l’IVG, nous voulons lever ce tabou ! »

Nicolas Sévillia, porte-parole de la Marche pour la vie, appelle à s’y rendre en masse : rendez-vous à 13 h 30, place Denfert-Rochereau.


Nicolas Sevillia : "Il est aujourd'hui interdit... par bvoltaire

Posté le 16 janvier 2017 à 08h49 par Michel Janva | Lien permanent

12 janvier 2017

Vite un délit d'entrave pour la presse

Le Figaro, Valeurs Actuelles et Famille chrétienne relaient la campagne de la Marche pour la vie :

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Cela émeut les partisans de la culture de mort, qu'ils soient de gauche :

ou de droite :

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Posté le 12 janvier 2017 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent

06 janvier 2017

Liberté d'expression : le gouvernement ne manque pas d'air

Un appel à la liberté d'expression de la part du gouvernement, après le délit d'entrave, ils se moquent de nous. Chez Nous est un film de Lucas Belvaux qui raconte l’ascension d’un parti populiste, dirigé d’une main de fer par une femme, et tout cela rappelle le Front national. Avant même sa sortie, le 22 février, l’oeuvre est largement critiqué par le FN. Audrey Azoulay, la ministre de la Culture, a volé au secours du film vendredi sur Europe 1 :

"Cette polémique montre que le FN ne change pas". "Critiquer un film parce qu’il a une vison d’une réalité politique, parce qu’il s’appuie sur une réalité politique, et toute de suite appeler à la censure et crier au scandale, c’est ça qui est scandaleux. C’est ça qui montre la vision qui peut être celle de l’extrême droite de la liberté d’expression".

"Aujourd’hui, c’est vraiment une valeur que nous devons défendre.  On est deux ans après Charlie Hebdo, on sait à quel point ce sujet est brûlant. Nous sommes dans un pays de liberté".

Posté le 6 janvier 2017 à 12h18 par Michel Janva | Lien permanent

22 décembre 2016

Les jours de Radio courtoisie sont-ils comptés ?

Unknown-20Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a engagé une procédure de sanction contre le président de Radio Courtoisie pour "discrimination" et "non-maîtrise de l'antenne". Le CSA a relevé "un certain nombre de dérapages" ces derniers mois dans "Le libre journal d'Henry de Lesquen", son monologue du lundi soir. Il a désigné un rapporteur issu du Conseil d'Etat pour instruire cette procédure dont la sanction peut aller jusqu'à la suppression de l'émission ou le retrait de la fréquence de Radio Courtoisie. Cette dernière éventualité n'est pas à exclure.

Cette procédure est à distinguer du procès contre Henry de Lesquen, pour 14 textes publiés sur son site et ses comptes Twitter, pour lesquels le procureur a requis six mois de prison avec sursis. Le jugement a été mis en délibéré au 25 janvier.

Pour mémoire, un certain nombre de patrons d'émission, qui ont osé se démarquer des propos excessifs d'Henry de Lesquen, ont été exclus de la radio.

Posté le 22 décembre 2016 à 08h36 par Le Salon Beige | Lien permanent

19 décembre 2016

Les Veilleurs sont toujours là

L'Obs constate que les Veilleurs se réunissent toujours :

"[...] Trois ans et demi après les premières veillées, on compte aujourd’hui encore une quinzaine de rassemblements chaque semaine : Bourges, Cholet, Limoges, Cherbourg ou Montélimar. [...] Gilles poursuit : "Au-delà de notre influence, proche de zéro, j’ai le sentiment qu’une identité française s’est réveillée avec la Manif pour tous. Des gens expriment leurs convictions, face à un pouvoir qui veut nous imposer sa vision de l’homme dans la société."

Isabelle, elle, dit ne plus "supporter que l’on me dicte ce que je dois penser". "Les Veilleurs m’ont permis de structurer une pensée, de mettre des mots sur des choses que je ressentais au fond de moi."

Un "éveil des consciences", si l’on en croit Eric, qui aurait transcendé la question du mariage pour s’attaquer à "la racine du mal" : la transformation de l’homme et de la nature. Ultime étape d’une modernité honnie, intolérable offense au Dieu créateur."

Posté le 19 décembre 2016 à 07h52 par Michel Janva | Lien permanent

14 décembre 2016

Du vide sortiront des petites lucioles qui seront des dissidents

Reportage de Charlotte d'Ornellas sur la conférence de Philippe de Villiers hier à Versailles :


Philippe de Villiers à Versailles : au nom de... par bvoltaire

Posté le 14 décembre 2016 à 22h39 par Michel Janva | Lien permanent

13 décembre 2016

Délit d'entrave : de nombreux électeurs de droite attendent autre chose de leurs élus

Le conseiller régional du Parti chrétien démocrate en Ile-de-France, Nicolas Tardy-Joubert, dénonce dans Valeurs Actuelles :

"Nous avons observé ces derniers jours des retournements assez inattendus sur le délit d’entrave numérique pour l’avortement. A l’Assemblée Nationale, le 1er décembre, seuls 16 députés « Les Républicains » et 3 « non-inscrits » se sont opposés courageusement à ce texte liberticide. 183 députés LR étaient absents lors du vote. Au Sénat le 7 décembre, avec une majorité de droite, et malgré une mobilisation beaucoup plus forte des parlementaires, le texte proposé par la gauche a été adopté (173 voix pour et 126 contre). La raison ?  Trop d'absents, d'abstentions, de trahisons, et une alliance défectueuse avec l’UDI.

Quelles leçons faut-il en tirer ? La droite humaniste et conservatrice fait-elle le lit de la gauche libérale et libertaire ? Chacun qualifie l’avortement de drame, et Simone Veil elle-même, disait qu’il fallait tout faire pour l’éviter. L’information gouvernementale est déséquilibrée et nie beaucoup d’évidences. Le « délit d’entrave numérique » ne vise qu’à museler les opposants au tout IVG. La France, pourtant, ne peut se satisfaire d’enregistrer sans sourciller un nombre deux fois plus élevé d’avortements, que ses voisins italiens et allemands.

Pourquoi alors nos politiques ne font-ils pas face comme ils le devraient? Il devient essentiel de mettre en place un grand plan de santé publique pour apporter l’éclairage nécessaire aux futurs parents (père et mère), et ne pas s’engouffrer dans le tout avortement. L’information sur la contraception doit aussi inclure le respect de la personne humaine ainsi qu’une réelle éducation affective et sexuelle. Paradoxalement plus la contraception est élevée, plus le nombre d'avortements croît.

La mobilisation à l’Assemblée Nationale a été notoirement insuffisante pour un sujet si important au regard de nos libertés publiques. François Fillon, vainqueur de la primaire, était lui même absent au moment du vote. Pourtant, une large partie de la droite humaniste et conservatrice qui s’est réveillée en 2012, lui a fait confiance le 27 novembre. Celle-ci attend une réponse forte pour la protection de la liberté d'expression, pour la protection du plus faible et pour faciliter l’accueil de la vie. Le résultat du vote au Sénat pose aussi la question de la qualité des investitures et des alliances qui doivent fonctionner sans coup faillir. Nous savons que l’élection présidentielle sera difficile ; il ne faut pas décevoir les attentes d’une grande partie de ces électeurs qui espèrent un vrai changement, et qui s’ils sont déçus se réfugieront dans un nouveau vote contestataire ou ne se mobiliseront pas. Les signaux qu’ils perçoivent sont aujourd’hui trop faibles.

Bien sûr, ce texte sur le délit d’entrave peut être jugé inconstitutionnel ; il peut être aussi abrogé par une autre majorité volontariste, ce qu'il faut pouvoir obtenir. Mais il est grand temps de traiter en vérité et avec courage ces questions essentielles pour notre Nation, et d’organiser l’action politique en ce sens. Le drame que nous vivons est de voir les forces destructrices de notre civilisation proposer des textes, finalement acceptés et validés sous l’effet des coups de boutoir réguliers de la pensée libérale libertaire. Cela aura été le cas pour le « mariage pour tous », pour lequel la simple réécriture proposée est loin de tout résoudre. Aujourd’hui, la remise en cause de la liberté d’expression, à travers ce délit d’entrave, a insuffisamment mobilisé les parlementaires. De nombreux électeurs de droite attendent autre chose de leurs élus."

Posté le 13 décembre 2016 à 23h51 par Michel Janva | Lien permanent

12 décembre 2016

Le délit d'entrave numérique contre la rébellion électronique des gueux

Extrait d'une tribune de Gilles William Goldnadel dans le Figarovox :

"[...] En tout état de cause, et a un second niveau d'analyse, cette rage de colère rouge à vouloir interdire et sanctionner une prétendue désinformation sur la toile-nullement avérée-dissimule à peine l'impuissance à combattre cette rébellion électronique irrésistible des gueux contre feu la toute-puissance de l' idéologie gauchisante.

On assiste en effet de part et d'autre de l'Atlantique, et davantage encore depuis l'élection de Donald Trump, à une attaque en règle par la pensée conforme: ici contre la fâcheuse sphère, là-bas contre des sites de désinformation répandant paraît-il une «post-vérité» qui seule pourrait expliquer la folie populiste.

L'idéologie à la domination désormais contestée devrait s'interroger, si toutefois elle était accessible au doute, sur les raisons de cette désaffection d'un public dubitatif et ambulant qui l'a fait migrer du papier à l'écran.

Je ne méconnais certes pas les dangers d'Internet, mais la désinformation idéologique ne l'aura pas attendu.

C'est dans un journal en papier que les lecteurs du Monde ont pu croire, à lire son correspondant au Cambodge, que la population de Phnom-Penh, en liesse, faisait un accueil fleuri à ses libérateurs Khmers rouges.

Deux jours plus tard, la même population était jetée sur les routes, avant le génocide communiste.

C'est sur un écran télévisé de la deuxième chaîne nationale de service public, que son correspondant à Jérusalem, sans le moindre élément factuel, affirma péremptoirement qu'un petit palestinien avait été assassiné froidement dans les bras de son père par la soldatesque israélienne. Daniel Pearl, journaliste et juif, comme beaucoup d'autres depuis, a été assassiné par les islamistes sous la photo du petit «martyr» Mohamed Al Dura.

Hier encore, CNN, suivi allègrement par le Monde, affirmait que Donald Trump allait poursuivre son activité dans la télé-réalité pendant sa présidence dans le cadre de l'émission «Celebrity Apprentice». Patatras! dans un tweet joyeux qui a le don de mettre en rage les soi-disant sérieux, le président élu les démentait gaiement.

On remarquera dans ces trois désinformations choisies parmi des milliers, qu'elles ont en commun de faire plaisir à l'informateur désinformant.

Bien entendu, la désinformation la plus efficace réside moins dans les mensonges contrôlables que dans les informations soigneusement cachées.

Ainsi on remarquera, qu'à l'exception de Valeurs Actuelles, aucun média national n'aura révélé que la présidente du Syndicat de la Magistrature venait d'être, par décision de la Cour de Cassation, définitivement renvoyée devant le tribunal correctionnel dans la célèbre affaire du mur des cons. Il est vrai que pareille information n'était pas de nature à plonger la presse convenue dans un état profond d'exaltation.

En dépit de toutes ces désinformations et mésinformations, il n'est pas à craindre que le pouvoir socialiste fulmine une nouvelle loi de répression. Seul, le droit à la liberté de dire sa part de vérité idéologiquement contestée est légalement avorté.

Mais ils peuvent toujours vitupérer, tempêter, excommunier, menacer, sanctionner, le pouvoir encoléré et son idéologie imprimée sont aujourd'hui impuissants à impressionner le lecteur et demain l'électeur."

Posté le 12 décembre 2016 à 18h13 par Michel Janva | Lien permanent

10 décembre 2016

Le Sénat, présidé par le filloniste frère Gérard Larcher, a voté la nouvelle loi totalitaire

De Bernard Antony :

B84c5756f6a889fa332015e4458021f9_L"Quoique avec une majorité classée à droite par la politologie régnante, le Sénat, présidé d’ailleurs par le filloniste frère Gérard Larcher, a voté la nouvelle loi totalitaire permettant à l’État « Big Brother » d’interdire des sites numériques mettant en garde contre les dangers de l’avortement.

Cela est d’une effroyable exemplarité liberticide.

Le prétexte invoqué est que ces sites donneraient des informations contraires à la vérité ! Il est en effet bien connu que le gouvernement et ses ministres prosélytes de l’IVV (Interruption volontaire de vie) ne donnent que des informations conformes à la vérité…

Ce prétexte de vérité est très exactement celui utilisé sans exception depuis plus de deux siècles par toutes les dictatures totalitaires, jacobines, communistes, nazies, maçonniques, islamiques et autres, pour faire taire toute critique et éliminer leurs opposants.

Dans son prophétique roman d’analyse des totalitarismes et d’anticipation « 1984 », Georges Orwell a magistralement dépeint cela. C’est évidemment au nom de la vérité que l’on bâillonne la vérité. Le néo-totalitarisme actuel s’inscrit parfaitement dans cette continuité et sophistication du mensonge.

C’est l’État qui est le dispensateur de la « vérité » ! Le seul intitulé du ministère détenu par Laurence Rossignol est en soi une perfection de contre-vérité chimiquement pure : « ministère des Familles (sic !), de l’Enfance (sic !) et des Droits des femmes (sic !) ».

Et cette Rossignol-là, avec l’inénarrable Marisol Touraine, et dame Najat Vallaud-Belkacem et encore Florence Azoulay, et toujours bien sûr avec elles, en réserve, Christiane Taubira, s’efforcent de faire que leur sexe supplante idéologiquement le masculin dans la course vers « le meilleur des mondes ».

C’est évidemment le même procédé de confiscation–manipulation de la vérité-mensonge qui sera demain utilisé pour faire taire toute opposition des défenseurs de l’écologie intégrale, du respect de la vie innocente et de la dignité humaine à l’euthanasie généralisée et à toutes les manipulations génétiques de tous les nouveaux docteurs Frankenstein.

Après les racismes anti-français et anti-chrétiens qu’elle combat inlassablement, l’AGRIF a mis en évidence ce qu’elle désigne parfaitement avec rigueur comme un véritable « racisme anti-humain » puisque fondé sur le mépris nihiliste du respect de la vie humaine."

Posté le 10 décembre 2016 à 11h50 par Michel Janva | Lien permanent

09 décembre 2016

Alain Juppé est la première victime de la réinfosphère : ce ne sera pas la dernière

De Jean-Yves La Gallou sur Boulevard Voltaire :

"[...] Juppé est la première victime de la réinfosphère ; ce ne sera pas la dernière ! Les hommes politiques vont devoir apprendre à se garder sur leur droite.

À peine porté sur le pavois par les adversaires d’« Ali » Juppé, Fillon découvre à son tour les charmes de l’information alternative. Son porte-parole, Jérôme Chartier, va chez Elkabbach pleurnicher à propos des attaques dont il se dit victime de la part de la « fachosphère ». La raison ? L’invitation, aux Entretiens de Royaumont qu’il préside, de… l’imam UOIF Tareq Oubrou. Une présence évidemment rapportée sur la réinfosphère.

Fillon n’est pas davantage ménagé : son inauguration – à côté d’une fillette de 8 ans voilée – de la grande mosquée d’Argenteuil a beaucoup circulé sur le Net. Tout comme sa rencontre avec l’imam radical de la mosquée – désormais fermée – de Stains. Voilà un candidat qui va aussi devoir apprendre à se garder du politiquement correct !

La leçon vaut aussi pour le FN officiel. Se rapprocher de la gauche sociétale – la gauche Macron – plaît dans les médias. Soutenir la philosophie de backroom de la campagne gouvernementale sur le VIH comme l’a fait Philippot a sans doute séduit Europe 1 mais a produit un buzz négatif sur les réseaux. Et la mise en cause de Marion Maréchal-Le Pen par le même Philippot a valu à la députée du Vaucluse un puissant soutien sur la Toile.

Allons plus loin : « Moi, je crois que oui [l’islam est compatible avec la République]. Un islam tel que nous l’avons connu, laïcisé par les Lumières comme les autres religions. » Cette affirmation de Marine Le Pen n’a pas seulement surpris les historiens, elle a aussi semé le trouble sur la Toile. Sur Twitter, Pierre S. (François Desouche) écrit : « Quand MLP dit que l’islam est compatible avec la République, elle fait une erreur stratégique et ment. » Car si le parti, c’est « Tais toi ou prends la porte », le réseau, c’est la liberté de parole.

Bref, les hommes politiques devraient changer de logiciels. S’émanciper de la doxa médiatique. Et prendre en compte l’opinion des réseaux. Sinon, il faut s’attendre à d’autres accidents industriels. « Ali » Juppé pourrait être le premier d’une longue série !"

Posté le 9 décembre 2016 à 07h20 par Michel Janva | Lien permanent

08 décembre 2016

Reynald Secher censuré

Reynald Secher et sa maison d'Édition ont été censurés et exclus du festival de la BD "BD Boum" de Blois sous prétexte que leur ligne éditoriale ne répond pas à l'éthique et aux valeurs du festival. Scandale quand on sait que les Éditions Reynald Secher ont pour seul objectif la transmission de l'Histoire via le support pédagogique qu'est la bande dessinée, au travers de laquelle il met en avant la chronologie, la cartographie, les évènements et les grands hommes. 

Posté le 8 décembre 2016 à 20h15 par Michel Janva | Lien permanent

IVG.NET continu son combat contre le monopole de l’information du Gouvernement sur l’IVG

Communiqué d'IVG.NET :

"Le site ivg.net, sans préjuger d’un éventuel recours constitutionnel, prend acte du vote du Senat hier soir sur la rédaction liberticide du nouveau délit d’entrave. On veut empêcher les femmes de s’interroger sur la nature de l’acte qu’elles envisagent de faire.  

Quoi qu’il en soit, nous ne changerons :

  • ni la teneur de nos sites internet,
  • ni l’aide que nous apportons aux femmes au téléphone y compris par l’invitation à la réflexion. 

Nous protestons contre l’acharnement médiatique dont nous sommes victimes et la fermeture des grands médias à notre point de vue. En 8 ans, nous n’avons pu nous exprimer qu’une seule fois (et après le vote !) pour 4 minutes sur la chaîne TV Public Sénat. Nous protestons contre les diffamations abjectes (y compris de Ministres en exercice) dont nous fûmes victimes depuis 8 ans.

Nous n’exerçons, bien évidemment, pas de « pressions morales et psychologiques », ni de « menaces ou tout acte d’intimidation ». Mais le but de cette loi (et sa conséquence) sera de permettre au Planning Familial de nous  harceler judiciairement sans que nous puissions exercer une réciprocité en raison de leur impunité de fait.

Nous rappelons ici l’objectif du gouvernement de Mmes Rossignol et Touraine, du site ivg.gouv.fr et de son N° vert tenu par les militants du planning familial :

« il s'agit d'un signal fort qui fait de l’avortement un événement de la vie sexuelle des femmes au même titre que la contraception, la grossesse, ou la prévention des infections sexuellement transmissibles. Cela contribue à lever le tabou sur l'IVG et participe à sa déstigmatisation. C'est la meilleure réponse aux stratégies des opposants.es qui diffusent leurs messages mensongers et culpabilisants sur leurs sites internet et autres dispositifs de communication » CP du 28-9-15"

Il est nécessaire que les sénateurs contestent cette loi auprès du Conseil constitutionnel.


Bruno Retailleau, invité de RTL le 8 décembre 2016 par rtl-fr

Posté le 8 décembre 2016 à 18h30 par Michel Janva | Lien permanent

Jean-Marie Le Méné : " On a du mal à comprendre pourquoi les sénateurs de droite ne sont pas opposés plus vigoureusement à cette mesure liberticide"

La Fondation Jérôme Lejeune s’étonne devant ce constat que le Sénat, à majorité de droite, n’a été capable que de voter un texte initié et porté par les socialistes et les groupes associés.

Par ailleurs, la commission des affaires sociales n’a apporté hier qu’une amélioration purement cosmétique à la proposition de loi socialiste. Il s’agissait pour les sénateurs de gauche et du centre d’éviter que le texte ne soit exposé au risque de l’inconstitutionnalité que tout le monde dénonçait depuis plusieurs jours. Ce faisant, le Sénat n’a fait que contribuer à une meilleure rédaction d’un mauvais texte. Il a sécurisé un texte liberticide.

Or, ce n’est pas parce que le texte serait devenu conforme à la constitution (ce qui est à vérifier) qu’il perd de sa dangerosité. Le délit d’entrave reste une invitation générale à la délation.

Pour Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune :

« On a du mal à comprendre pourquoi les sénateurs de droite ne sont pas opposés plus vigoureusement à cette mesure liberticide que représente le nouveau délit d’entrave à l’IVG. L’approche d’une échéance politique majeure ne semble pas être le temps du courage politique. Le message qu’ont voulu transmettre les citoyens de droite à la Primaire a-t-il vraiment été entendu ? »

Pour Gregor Puppinck, ce texte étend le délit d’entrave à tout moyen de communication et aux « pressions morales et psychologiques, (…)  à l’encontre des personnes cherchant à s’informer sur une interruption volontaire de grossesse ». Ainsi, cette rédaction a pour effet d’interdire l’expression de toute information sur l’IVG, même vraie, dès lors que son contenu est susceptible d’exercer une pression morale et psychologique sur toute personne qui s’interroge sur l’IVG. Ainsi, par exemple, cette formulation interdirait de publier des statistiques sur les conséquences médicales de l’IVG, ou des témoignages de femmes ayant mal vécu des avortements car le contenu de ces informations, par leur puissance, suffit en soi à exercer une pression morale.

Autre exemple : la publication de l’enseignement de l’Eglise sur l’avortement pourra être condamnée par cette loi, car publier que l’avortement est un « crime abominable » et un « péché mortel » exerce évidemment « des pressions morales et psychologiques » sur les personnes cherchant à s’informer sur l’IVG. Ainsi, cette loi limite la liberté d’expression des uns pour préserver l’intégrité morale et psychologiques des autres, si bien que la liberté d’expression des premiers est limitée par le ressenti des seconds. C’est la logique des lois anti-blasphème : celui qui reçoit l’information se prétend victime du contenu du message, et le censure.

Le texte va à présent être discuté et voté à l’Assemblée et pourra encore être modifié.

Posté le 8 décembre 2016 à 07h18 par Michel Janva | Lien permanent

Délit d'entrave à l'avortement : détail des votes au Sénat

Où l'on s'aperçoit que si seulement 3 sénateurs LR ont voté pour cette loi liberticide, c'est l'abstention et l'absence d'un grand nombre d'entre eux qui a permis, avec la mobilisation de toute la gauche, l'adoption de cette loi. Les sénateurs FN ont voté contre (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

Capture d’écran 2016-12-08 à 06.59.46

Posté le 8 décembre 2016 à 07h02 par Michel Janva | Lien permanent

Délit d'entrave à l'avortement : Alliance VITA continuera à s’exprimer librement

Le Sénat a voté un texte amendé sur le délit d’entrave à l’IVG, élargissant ce délit à l’exercice par tout moyen des « pressions » contraires à l’avortement sur toute personne cherchant s’informer sur l’IVG.  

Alliance VITA, dont le service d’écoute SOS Bébé a été mentionné dans plusieurs médias, dénonce la manière dont le gouvernement et les parlementaires censurent ceux qui ne se résignent pas à la banalisation de l’avortement.  La question de l’objectivité de l’information est réellement en jeu, mais aussi la prévention des pressions abortives qui s’exercent sur les femmes.

Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA, souligne que 

« Cibler des sites internet, mais aussi pêle-mêle tout moyen de communication, n’est pas acceptable : informer les femmes sur d’autres possibilités que l’IVG va-t-il devenir un délit ? Sera-t-il encore possible de se montrer solidaires de la détresse des femmes, spécialement des plus jeunes, des plus démunies ou de celles qui sont soumises des violences masculines les poussant à l’IVG ? L’information des pouvoirs publics en matière d’IVG fait la totale impasse sur les hésitations des femmes et sur les pressions qui pèsent sur certaines. De plus le site gouvernemental  « officiel » affirme que l’IVG n’a pas de conséquence psychologique à long terme, ce qui constitue une désinformation flagrante. Cela va à l’encontre de notre expérience et de ce que vivent un certain nombre de femmes. L’immense majorité des femmes souhaite une véritable politique de prévention de l’IVG. Il est donc irresponsable de cacher la réalité d’un acte qui n’a rien d’anodin dans la mesure où c’est, à chaque fois, le destin de vies humaines qui est en jeu. Le sondage IFOP « les Français et l’IVG », publié fin septembre, révèle la sensibilité des Français sur ce sujet : 72% des Français souhaitent que la société s’engage plus pour éviter aux femmes l’IVG»

Pour Tugdual Derville, délégué général, d’Alliance VITA : 

« Le nouveau texte du Sénat accentue le parti pris que nous dénonçons : le gouvernement ne reconnait comme « pressions » contestables que celles qui feraient entrave à l’avortement. C’est d’abord injuste, car personne ne pourra plus protéger les femmes des très nombreuses pressions qu’elles subissent en direction de l’IVG, spécialement de la part de leur compagnon. A bien des égards, il faudrait reconnaître que l’IVG est souvent une forme de violence ultime faite aux femmes, car exigée par des hommes. C’est ensuite dangereux pour tout citoyen conscient que chaque IVG est un drame qu’on souhaiterait éviter. Devra-t-il s’interdire de proposer une aide qui serait utile aux femmes découvrant une grossesse inattendue, par peur d’une action en justice ? D’autant que ce délit étendu pourrait être invoqué par toute personne venant s’informer sur l’IVG, même si elle n’est pas directement concernée. Quoiqu’il en soit nous ne nous laisserons pas bâillonner ni par la censure, ni par les menaces, car les femmes ont droit à la vérité.» 

Alors qu’une police de la pensée prétend banaliser l’avortement en censurant toute contestation et que le gouvernement n’hésite pas à désinformer les femmes sur son propre site officiel, en niant la réalité de l’IVG et de ses conséquences, Alliance VITA continuera, dans la bienveillance et le respect de tous, à s’exprimer librement, en offrant une écoute, un soutien et une information fiable à toute personne faisant appel à son service d’aide.

Posté le 8 décembre 2016 à 06h56 par Michel Janva | Lien permanent

07 décembre 2016

Le sénat (à droite) vote le délit d'entrave à l'avortement

Par 173 voix pour et 126 contre. Le détail des votants n'est pas encore en ligne.

Heureusement que le Sénat est à droite et que Bruno Retailleau, proche de François Fillon, est le président du groupe LR...

Le texte est devenu :

Le dernier alinéa de l’article L. 2223-2 du code de la santé publique est ainsi rédigé :

« – soit en exerçant, par tout moyen, des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d’intimidation à l’encontre des personnes cherchant à s’informer sur une interruption volontaire de grossesse, des personnels médicaux et non médicaux travaillant dans les établissements mentionnés au même article L. 2212-2, des femmes venues y subir une interruption volontaire de grossesse ou de l’entourage de ces dernières. »

Posté le 7 décembre 2016 à 17h59 par Michel Janva | Lien permanent

Pour la gauche, on a éventuellement le droit d'être contre l'avortement, mais on n'a pas le droit de le dire

Le député (LR) de Vendée Yannick Moreau dénonce l'absence de communication de l'État sur les aides matérielles à destination des femmes en détresse. Il déclare dans Famille chrétienne à propos du délit d'entrave à l'avortement :

"Le risque est avéré de porter une atteinte disproportionnée et excessive à la liberté d'expression. Ce texte est contraire à la déclaration des droits de l'Homme, et donc à notre Constitution. Pour la ministre Laurence Rossignol, on a éventuellement le droit de ne pas être d'accord à propos de l'avortement, mais on n'a pas le droit de le dire. Nous sommes face à un risque avéré de délit d'opinion. C'est un glissement potentiellement totalitaire. Il n'est plus possible d'émettre une opinion contraire au politiquement correct sur le sujet de l'IVG. Pendant le débat à l'Assemblée, j'ai rappelé à Laurence Rossignol que la loi Veil se voulait dissuasive. J'ai même cité Simone Veil. Or, à aucun moment, dans la bouche du gouvernement ou de la majorité, on entend un message de prévention, d'information et de dissuasion du recours à l'IVG. Le gouvernement est au contraire plongé dans une idéologie qui ne dit pas son nom. Cette extension du délit d'entrave ne repose sur rien en réalité, car la liberté des femmes de recourir ou non à une IVG n'est pas aujourd'hui entravée. Les chiffres parlent d'eux-mêmes, avec 220 000 IVG par an en France, contre 100 000 en Allemagne. 

Des aides existent pourtant à destination des femmes en détresse. L'État n'a-t-il pas un rôle à jouer pour les diffuser ?

Malheureusement, les informations sur les aides matérielles, économiques et sociales qui pourraient aider les femmes à choisir de garder leur enfant ne sont pas disponibles directement sur le site du ministère de la famille ou de la santé. Il faut aller les chercher. Or, le rôle de l'État est de garantir la liberté de choix. Pour cela, il doit informer sur les conditions de recours à une IVG, et sur les conditions matérielles que l'État peut offrir pour les femmes souhaitant garder leur enfant. J'ai proposé par amendement que cette liste d'aides, qui existe mais qui est dissimulée car considérée comme non conforme au politiquement correct sur l'IVG, soit intégrée au livret de santé remis aux femmes enceintes lors de leur premier rendez-vous médical en vue d'une IVG. La ministre a refusé de répondre à la question de savoir, premièrement, pourquoi cette liste ne figure pas dans ce livret et, deuxièmement, pourquoi elle n'y figurerait pas à l'avenir. De même, elle a refusé que ces informations sur les aides figurent sur le site du gouvernement ivg.gouv.fr. Cette attitude est caractéristique de la vision à sens unique du gouvernement.

Pourtant, 47 % des IVG sont pratiquées pour des raisons économiques ou matérielles…

Quand les considérations économiques et matérielles sont aussi importantes dans le choix et dans l'exercice du choix d'une femme, le gouvernement a une responsabilité a minima pour informer. Refuser d'intégrer dans le livret distribué aux femmes la liste des aides pour subvenir aux besoins de leur enfant est un acte irresponsable ! L'État socialiste promeut l'IVG, mais il n'aide jamais les femmes qui souhaitent garder leur enfant.

Comment expliquer cet entêtement du gouvernement ?

Le gouvernement est enferré dans son idéologie. Mais plus grave encore, il agite les sujets sociétaux pour masquer l'échec de sa politique familiale, sécuritaire et économique. Le gouvernement instrumentalise l'IVG pour ressouder sa majorité de gauche et tenter de fracturer la droite. Cette attitude est indigne et irresponsable. Les Françaises et les Français n'ont jamais demandé à la majorité de modifier cinq fois, en trois ans, la loi Veil qui était arrivée à un équilibre sensible en réaffirmant, d'une part, la protection de toute vie humaine et en admettant, d'autre part, une exception dans certaines circonstances et sous certaines conditions."

Posté le 7 décembre 2016 à 16h43 par Michel Janva | Lien permanent

Quoi qu'en pense la gauche, l'avortement "pose question"

Le Point a mis en ligne un sondage sur l'interdiction des sites internet anti-avortement. Tous les sites internet : on ne s'embarrasse pas au Point avec les arguties juridiques de la gauche sur la distinction entre opinion, désinformation et vérité officielle.

Mais ce n'est pas le plus intéressant. Les commentaires sont très révélateurs : les "progressistes" sont en train de perdre la bataille idéologique... Extraits :

""il est interdit d'interdire", ce vieux slogan de 68 devrait revenir à l'ordre du jour ! Il est effarant de voir qu'une association favorable à l'IVG, permise avec raison par la loi, veuille empêcher une femme de prendre sa décision de façon documentée et réfléchie."

"Autrement dit la Gauche ne se propose d'interdire que ce qui est contraire à sa "pensée unique" et déclarée seule recevable ce qui est déjà antidémocratique en soi."

"Chacun est en principe libre de ses opinions ; il est mauvais d'interdire car immédiatement on se met à dos un assez grand pourcentage d'individus."

Dans les lycées publics, il est devenu fréquent que les jeunes filles se racontent "leur première fois"... : non plus leur première relation (ça fait longtemps...), mais leur premier avortement. Et visiblement, pas une n'en est ressortie indemne. Alors forcément, elles cherchent à comprendre, en allant trouver un autre son de cloche que la propagande officielle distribuée dans les établissements ("mon choix, mon droit... tout ça").

C'est cet autre son de cloche que la gauche veut museler. La droite défendra-t-elle la liberté d'expression ?

Posté le 7 décembre 2016 à 09h39 par Michel Janva | Lien permanent

06 décembre 2016

Une triple faute : le délit d’entrave numérique à l'avortement

Padreblog lance sa chaîne YouTube :

Posté le 6 décembre 2016 à 21h01 par Michel Janva | Lien permanent

Délit d’opinion sur internet

I-Media revient sur la proposition de loi sur le délire d'entrave à l'avortement :

Posté le 6 décembre 2016 à 08h41 par Michel Janva | Lien permanent

Liberté d'expression : la justice française fait sa loi en Suisse

Posté le 6 décembre 2016 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent


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