24 septembre 2016

A propos de la "fachosphère" et du "magnat catho"

Filename*0=Capture d’écran 2016-09-23 à 13.Le quotidien ex maoïste Libération a publié récemment un dossier – avec appel en “une” s'il vous plaît! - sur ce qu'il appelle la « fachosphère ». Le Salon Beige et votre serviteur ont les honneurs douteux de ce dossier, notamment dans un encadré intitulé « Guillaume de Thieulloy : le magnat catho ».

Bien des amis m'ont fait suivre cet encadré. J'ignorais d'ailleurs qu’autant de lecteurs de Libération étaient par ailleurs amis du Salon Beige – à la place de la direction de ce quotidien de la nomenklatura, je m'inquiéterais...

Cet encadré est à la fois charmant et lunaire. Charmant, parce que je pourrais difficilement recevoir davantage de fleurs d'un quotidien d'extrême gauche : « Citizen Kane », « magnat catho », « familier des milieux pro-vie américains »... Mais lunaire parce qu'on me prête des compétences que je n'ai pas (hélas). En particulier, j'aimerais beaucoup être un « magnat », un « Citizen Kane » ou diriger un « lobby “familialiste” en mesure d'influer sur la droite », mais je vois bien que nous n'y sommes pas et que beaucoup de travail nous reste à accomplir pour cela...

Soit dit en passant, il est tout de même assez cocasse que le quotidien “anarcho-bancaire” fasse mine de trembler devant un « magnat catho ». Il n'est pas nécessaire d'être très informé sur la réalité de la presse française pour savoir que la grosse finance n'est pas exactement chez nous...

Ces coups d'encensoir, doublés de jeux puérils du type « fais-moi peur, les “réac” sont aux portes du pouvoir », me laisseraient de marbre s'ils ne contribuaient à accréditer des erreurs manifestes.

La première de ces erreurs tient, bien sûr, à l'usage du terme « fachosphère ». Si le mot avait un sens, il devrait signifier que tous les sites mentionnés dans ce dossier de prétendue investigation, soutiennent la doctrine fasciste. Or, même les plus ignorants en matière d'histoire des idées politiques savent que le fascisme est un nationalisme doublé d'un socialisme. Il se trouve que je ne suis pas nationaliste au sens post-1789 du mot (je suis, comme dit M. Albertini, un « royaliste revendiqué » !), ni, moins encore s’il est possible, un socialiste. Je vois donc mal comment je pourrais être fasciste. Je ne vois pas davantage comment un site internet animé par des laïcs catholiques pourrait l'être. Je ne sais pas ce que la rédaction de Libération connaît des encycliques pontificales, mais nous sommes, quant à nous, des lecteurs et des disciples de Mit brenneder Sorge (contre le national-socialisme) et de Non abbiamo bisogno (contre le fascisme) autant que de Divini Redemptoris (contre le communisme). Ces journalistes, à la fois soumis à la haute finance et à l'idéologie marxiste-léniniste, seront peut-être surpris de l'apprendre, mais il est parfaitement possible d'être à la fois anti-fasciste et anti-communiste – et c'est notre cas à nous !

Mais peut-être aussi ces approximations ne tiennent-elles qu'à la souveraine indifférence à la vérité qui marque ce quotidien, patronné naguère par Sartre, le seul philosophe de l'histoire de l'humanité à avoir suggéré de camoufler la vérité (en l'occurrence sur la monstruosité concentrationnaire communiste) pour ne « pas désespérer Billancourt ».

En attendant, je trouve, quant à moi, que Libération a l'amalgame sélectif. On nous intime l'ordre de ne pas pratiquer l'amalgame entre islam et islamisme, sans nous donner le plus petit élément de réflexion sur la condamnation de l'islamisme par l'islam (il est vrai que les prédécesseurs de la rédaction actuelle de Libération nous invitaient déjà avec insistance à “ne pas faire d'amalgame” entre l'excellent marxisme-léninisme et le regrettable accident du stalinisme...). Pour les dissidents, l'amalgame est parfaitement légitime : peu importe qu'il y ait bien peu de liens personnels ou idéologiques entre les différentes chapelles de cette prétendue « fachosphère », nous en sommes tous – c’est une affaire entendue – de zélés zélotes!

Dans ce dossier improbable, notre confrère Pierre Sautarel, de Fdesouche, répond très justement et euphémiquement : « Notre seul point commun, c'est vous, les médias. Votre réaction nous apporte la cohésion idéologique que l'on n'a pas forcément. »

Ob_43d95b_51-1iwth-6l-sx315-bo1-204-203-200Au demeurant, tant qu'à faire de “l'amalgame”, pourquoi ne pas parler de tous les médias ? Si l'on dit que la « fachosphère » est une « arme d'intoxication massive », il faudrait préciser qu'elle n'arrive pas à la cheville, en ce domaine, de la grosse presse. Ce n'est pas Fdesouche, que je sache, qui titra : « C'est la fête » quand les Khmers rouges prirent Phnom Penh. Ce n'est pas Boris Le Lay qui mit au point la fabuleuse intox des couveuses de Bagdad. Ce n'est pas non plus le Salon Beige qui demanda à la Propaganda Staffel l'autorisation de reparaître sous la “bienveillante” tutelle nationale-socialiste… À supposer que nous soyons effectivement des « intoxicateurs », nos merveilleux confrères de la presse aux ordres nous rendraient donc aisément des points !

Ce qui m'a le plus amusé, je dois le confesser, dans l'encadré de Libération me concernant, c'est cette pique grossière : le Salon Beige serait devenu un « incontournable carrefour » d'une partie des manifestants de La Manif pour Tous « au grand dam de la direction du mouvement, où l'on déplore en privé “le positionnement intégriste, limite FN” du site ». C'est beau comme l'antique...

Naturellement, nous ne saurons rien sur cette « direction du mouvement ». C'est tellement plus facile de “citer” ce genre de petites saletés sans dire de qui elles viennent. Puisque personne n'est nommé, personne ne peut dire non plus que c'est faux. C'est plus commode...

Dominique Albertini m’avait déjà fait le coup, lorsqu'il m'avait interrogé voici plusieurs mois, me demandant ce que je pensais de la direction de LMPT. Comme j'étais un peu éberlué de la question – il me semblait que la lecture la plus superficielle du Salon Beige laissait deviner que nous n'étions pas exactement des adversaires de LMPT ! –, il me “précisa” que certains dirigeants disaient que La Manif pour Tous n'avait rien à voir avec le Salon Beige. Je ne suis pas bien malin, mais cela me semblait un peu trop “téléphoné”. J’imaginais déjà mon interlocuteur enregistrer avec gourmandise une phrase énervée de ma part, qui aurait ensuite pu servir à jouer le même jeu avec Ludovine de La Rochère (sur le thème: écoutez les vacheries que Thieulloy dit sur vous, qu’en pensez-vous...). Est-il besoin de préciser que, si j'avais une divergence avec Ludovine, c'est à elle que j'en parlerais, pas franchement à un journaliste de Libération – auquel je dois avouer que je ne voue pas une confiance illimitée. J'avais donc, à l'époque, botté en touche en disant en substance : J'ignore si la direction de La Manif pour Tous dit qu'elle n'a rien à voir avec le Salon Beige, et j'en doute fort, mais je peux vous dire, en revanche, que le Salon Beige a tout à voir avec La Manif pour Tous!

Pensent-ils vraiment qu'il soit si aisé de nous “amalgamer” avec des gens que nous connaissons à peine et de nous opposer à des amis ? Croient-ils vraiment que nous soyons si bêtes que nous nous déchirions sous leurs yeux, pour leur plus grand plaisir ?

D'ailleurs, vous, amis lecteurs, qui connaissez tout de même un tantinet mieux LMPT et le SB que les journalistes du microcosme parisien, cela vous semble-t-il vraisemblable que quelqu'un, chez nous, parle de « positionnement intégriste, limite FN » ? Évidemment non. Nous savons bien tous ce qui semble mystérieux aux savants experts que les deux sujets sont à des années-lumière – et de plus en plus à mesure que le “lobby catho” au sein du FN est de plus en plus réduit. Peut-être que dans les années 1980, on pouvait effectivement dire quelque chose comme cela : il existait une véritable tendance “catho tradi” au sein du FN. Les deux sphères étaient déjà à cette époque fort distinctes, mais on pouvait à la rigueur comprendre ce genre d'approximation. Aujourd'hui, je conseille à M. Albertini de demander à Mme Montel, eurodéputée FN, ce qu'elle pense du Salon Beige - qui la “tâcla gentiment” sur le « droit inaliénable à l'avortement ». Peut-être pourra-t-il aussi retrouver sur Twitter les déclarations de M. Philippot disant que le Salon Beige était « un torchon d'extrême droite »...

La réalité, c'est que nous avons effectivement des amis au FN et des amis aux LR, mais beaucoup plus encore en dehors de tous les partis!

Je n'ai pas encore lu le livre de Dominique Albertini qui donne l'occasion de ce dossier farfelu, mais j'avoue que ce que j'en vois dans les commentaires médiatiques me laisse craindre une absence inquiétante de sens commun – on me dit que le livre est plus sérieux et plus factuel que ces commentaires loufoques, mais j’attends d’en juger par moi-même.

En tout cas, et en attendant, je répondrai trois choses principales sur ce dossier. Tout d'abord, il n'existe pas, à ma connaissance, d'union des blogosphères alternatives (en tout cas, nous n'en sommes pas membres et n'y avons jamais été invités !). Ensuite, quand bien même cette prétendue « fachosphère » existerait, elle serait à des années-lumière d'avoir la capacité d'influence de France Télévisions, de l'AFP ou du Monde. Or, que je sache, personne, dans la nomenklatura, ne semble s'inquiéter du poids excessif de ces médias dans le débat public. Je rappelle même, au passage, qu’au contraire des blogues dissidents, ces gros médias sont largement financés par nos impôts. Enfin, en admettant que ces blogosphères dissidentes soient effectivement unies et influentes, cette influence ne serait que culturelle et métapolitique, pas encore politique à proprement parler…

Bref, j’avoue que la lecture de ce dossier m’a diverti. Mais j’en retiens une chose, en attendant de lire l’ouvrage que j’espère plus sérieux et plus précis : le développement de la dissidence, diverse, multiple et parfois même contradictoire, notamment sur internet, inquiète l’oligarchie – sans quoi elle ne parlerait pas de nous. Comme disait le président Mao, qui fut davantage maître à penser de bien des journalistes de Libération que des rédacteurs du Salon Beige, « être attaqué par l’ennemi est une bonne chose et non une mauvaise chose ». Si l’oligarchie s’inquiète, c’est que nous sommes sur le bon chemin. Continuons donc. Sans rien lâcher…

Guillaume de Thieulloy

Directeur du Salon beige

Posté le 24 septembre 2016 à 11h41 par Le Salon Beige | Lien permanent

23 septembre 2016

La presse politiquement correcte en baisse

IxoJWizLa presse quotidienne nationale a vu ses ventes diminuer de 2,3% sur les 7 premiers mois de l'année, davantage que la baisse de 1,4% sur l'ensemble de 2015. 

Concurrencés par l'info gratuite sur internet, la fameuse fachosphère (!), pénalisés par les fermetures de kiosques, la plupart des titres ont subi une baisse de leurs ventes papier, que la hausse des ventes numériques n'a pas suffit à compenser. Le politiquement correct n'attire pas le lecteur...

Le quotidien le plus touché est "Libération" dont les ventes ont chuté de 21,5%, à 73506 exemplaires en moyenne par jour. Sont également en baisse

  • Le Parisien/Aujourd'hui en France -4,9% (341000 exemplaires quotidiens en cumulé dont 209000 pour Le Parisien),
  • Le Figaro (-2,8%, 307.000 ex.),
  • Le Monde (-1,8%, 267.000 ex.)
  • La Croix (-0,4%, 93.000 ex).

Parmi les titres en hausse, Les Echos (+1,2% à 127.000) et L'Equipe (+5% à 228.000). 

Nous n'avons pas les chiffres du quotidien Présent, mais Francis Bergeron annonçait dans le numéro du 9 août que les ventes en kiosque étaient en hausse et écrivait même :

"nous ne sommes plus très loin de L’Humanité ou de La Croix."

Dans la presse magazine, c'est L'Express qui souffre le plus (-21%). 

  • Marianne (-12%)
  • Le Point (-8%)
  • Le Journal du Dimanche (-9% )

L'Obs n'a pas encore transmis ses chiffres. Seuls quelques titres sont en hausse : Valeurs Actuelles (+5%) et Challenges (+3%). 

Dans la presse quotidienne régionale, les 67 titres recensés sont tous en recul, entre -0,5% et -9% sur un an (entre juillet 2015 et juin 2016).

  • Ouest France a vu ses ventes baisser de 2,3% sur un an, à 688.000 exemplaires,
  • Sud Ouest de -3,6%,
  • La Voix du Nord de 4,6%
  • Le Parisien de -6%. 

Selon l'étude de l'ACPM, 95% de la population française déclare lire chaque mois au moins un titre de presse papier, et 61% en lit un chaque jour, dont 39% au moins un quotidien et 45% au moins un magazine. 71% des français lisent aussi au moins une marque de presse en version numérique, dont 46% sur mobile.  

Posté le 23 septembre 2016 à 06h51 par Michel Janva | Lien permanent

20 septembre 2016

Le Salon Beige dans Le Quotidien de Yann Barthès : la "fachosphère"...

Vers la 5e minute :

Posté le 20 septembre 2016 à 20h43 par Michel Janva | Lien permanent

YouTube roule pour la commission européenne ?

Selon le témoignage de cette blogueuse, You Tube aurait tenté de l'intimider dans le cadre d'un entretien avec Jean-Claude Junker, le président de la commission européenne.

 

Posté le 20 septembre 2016 à 07h00 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (8)

16 septembre 2016

A Paris, la police tire à la kalachnikov sur les manifestants, dixit BFMTV

Posté le 16 septembre 2016 à 23h18 par Michel Janva | Lien permanent

Loi Taubira : sondage trafiqué, médias engagés

Décryptage d'I-Média :

Posté le 16 septembre 2016 à 18h19 par Michel Janva | Lien permanent

Réfugiés en vacances : la presse n'en parle pas

PHier, le Salon Beige relayait cette enquête du Welt am Sonntag qui montrait que des migrants retournaient dan leurs pays... pour les vacances, et avec des aides sociales.

Les médias allemands en parlent beaucoup

Ainsi que la presse anglaise

Et en France ?

Posté le 16 septembre 2016 à 15h39 par Michel Janva | Lien permanent

15 septembre 2016

« Dans un sondage, le choix des mots change la donne ! »

Ludovine de La Rochère répond à Charlotte d'Ornellas, au sujet du sondage manipulé :


Ludovine de la Rochère : "Dans un sondage, le... par bvoltaire

Posté le 15 septembre 2016 à 18h05 par Michel Janva | Lien permanent

Le sondage ADFH : un chef d’œuvre de manipulation idéologique et mentale

Bertrand Vergely, philosophe et essayiste français, dénonce le sondage décrypté hier, ce « chef d’œuvre de manipulation idéologique et mentale ». Il dénonce « la façon dont les questions du sondage ont été posées ». Ici, il n’est plus question de la famille, mais « de l’égalité, du progrès et de l’humain ». Le fond du débat est occulté : on n’a pas demandé aux français s’ils étaient

V« d’accord pour que demain on ne passe plus par un homme et une femme pour faire un enfant et par un père et une mère pour l’élever. On s’est gardé de parler de la vérité à savoir une rupture sans précédent dans l’histoire de l’humanité à propos de la naissance, de la famille et de l’éducation ».

Le philosophe interroge, mettant en évidence les paradoxes des positions exposées « triomphalement » dans ce sondage :

«Comment peut-on se dire humain et progressiste et priver un enfant de sa mère ou de son père ? Comment, alors que le monde devient de plus en plus impersonnel et inhumain (…) peut on accepter de faire de l’enfant ce que l’on va fabriquer de façon totalement impersonnelle et inhumaine ? Comment, alors que l’humanité subit la violence d’un libéralisme qui entend pouvoir avoir droit a tout, faire de l’enfant un droit et ce que l’on s’approprie en fonction de ce droit ?»

« La culture contemporaine est dominée par l’idée que tout étant social tout peut s’inventer et se créer. Il suffit pour cela de prendre le pouvoir politique et d’édicter ses lois ». Mais si « la loi Taubira est passée dans un courant d’air, le combat idéologique lui n’est pas fini ».

 

Posté le 15 septembre 2016 à 13h52 par Michel Janva | Lien permanent

14 septembre 2016

Loi Taubira : un sondage qui escamote le problème de l'adoption

AA un mois de La Manif Pour Tous du 16 octobre, l’Association Des Familles Homoparentales (ADFH) a souhaité faire le point sur la perception qu'ont les Français de la loi Taubira et ses conséquences. Pour cela, l’association a commandé à l’Ifop une enquête, dont les résultats sont en ligne, réalisée auprès d’un échantillon national représentatif de 2 274 personnes. Voici quelques résultats :

  • 62% des Français sont contre l’abrogation de la Loi Taubira et 65% des Français souhaitent que le prochain Président de la République maintienne cette loi

Résultats à relativiser, en regard d'une même enquête Ifop réalisée il y a un an, en septembre 2015, qui révélait que :

  • 22% des Français étaient pour l'abrogation de la loi Taubira et 32% pour une réécriture dans le sens d’une union civile, soit 54% des Français hostiles à la loi Taubira telle qu'elle existe actuellement.

En remontant encore le temps, on trouve une enquête de février 2013, encore réalisée par l'Ifop, et commandée par Alliance Vita, qui posait 3 questions :

  • Au droit au mariage pour des personnes de même sexe, assorti du droit d’adopter : 39% d'avis favorable
  • A une union civile, qui accorderait davantage de droits que le PACS, sans pour autant permettre le droit à l’adoption : 36% d'avis favorable
  • A aucun de ces deux projets : 21%

Entre 2013 et 2015, nous avons 21% et 22% des Français totalement hostiles à la loi Taubira. Ils sont désormais 38%, ce qui est un net progrès.

Le sondage de l'ADFH est orienté : il interroge les Français sur leur perception des "familles homoparentales" existantes, sur la PMA, les mères porteuses, mais pas sur l'adoption ou, pour le dire plus clairement, sur le fait de priver des enfants du droit d'avoir un père et une mère. Les résultats auraient sans doute été un tantinet différents.

Et cela aurait évité à l'ADFH de claironner que les thèmes de La Manif Pour Tous sont caducs. Comme si le fait que seuls un homme et une femme puissent s’unir pour avoir des enfants pouvait être caduc.

De son côté Madeleine de Jessey démonte la désinformation de France Info qui a abondamment communiqué autour de ce sondage :

"[...] Il y a un an, l’IFOP sortait un autre sondage, commandé par Frigide Barjot, qui établissait que 54% des Français souhaitaient revenir sur la Loi Taubira, et que les 2/3 des électeurs de droite désiraient sa révision (abrogation ou réécriture). Vous n’aviez alors rien dit de ce sondage, vous n’avez pas invité de sociologue pour le commenter ; vous vous étiez simplement fendu d’un article au titre révélateur : « Mariage pour tous : quand l’Ifop réalise un sondage orienté pour Frigide Barjot ». Peu vous importe, en revanche, que ce nouveau sondage, qui va dans un sens qui vous sied manifestement davantage, soit commandé par l’Association des Familles Homoparentales (ADFH), qui facilite notamment sur son site le recours aux mères porteuses à l’étranger…

[...] Que 65% des Français soient opposés à l’abrogation, rien de nouveau sous le soleil, contrairement à ce que vous laissez penser à vos auditeurs. Mais si la question avait été : « Êtes-vous favorable à la révision de la loi Taubira ? », les résultats auraient été tout autres, et vous le savez fort bien. Il est donc là, le biais de ce sondage, et il est fort habile. On regrette que vous n’ayez pas montré, pour dénoncer le pot-aux-roses, le même empressement que celui dont vous n’avez pas hésité à faire preuve contre le sondage de l’Avenir pour Tous… Faut-il rappeler, par ailleurs, qu’un sondage sorti en juin 2016 (Opinion Way) révélait que « plus des deux tiers des électeurs qui iront voter à la primaire de la droite attendent que leur candidat remette en cause, partiellement ou totalement, la loi Taubira ouvrant le mariage civil et l’adoption aux couples de personnes de même sexe » ? Voyez comme les chiffres changent en votre défaveur lorsque la question est correctement posée… Et parce que ces mêmes chiffres vous mettaient dans l’embarras, vous vous êtes évidemment bien gardés de nous en donner l’information.

Que dire de l’extrapolation que vous faites à partir du sondage commandé par l’ADFH ? Vous titrez en effet : « 65% des Français favorables au maintien de la loi Taubira ». Mais à aucun moment le sondage n’autorise pareille affirmation… Il dit simplement que 65% des Français sont opposés à l’abrogation de la Loi Taubira, ce qui est loin d’être la même chose, certains Français pouvant être opposés à l’abrogation pure et simple tout en étant favorable à une révision, notamment sur le volet de l’adoption – la formule de « mariage pour tous » étant d’ailleurs particulièrement pernicieuse, puisqu’elle laisse à penser à de nombreux Français que la Loi Taubira ne concerne que le mariage homosexuel, et non l’adoption. Là encore, vous le saviez très bien, à moins que l’idéologie qui brouille vos antennes vous trouble en même temps la vue et le discernement.

[...] Vous faites enfin remarquer, en vous appuyant sur ce sondage, une hausse du nombre de Français favorables à la GPA. Pourquoi s’étonner d’une pareille évolution lorsqu’on observe votre traitement de l’information sur le sujet ou que l’on voit le matraquage idéologique opéré par le gouvernement et certains médias de la même trempe que vous, à commencer par France Télévision qui diffusait en juin dernier « Deux hommes et un couffin« , véritable propagande en faveur des mères-porteuses ? Et puisque l’on parle de ce reportage, savez-vous qui en était à l’origine ? L’AFDH, cette même association qui a commandé le sondage dont vous faites aujourd’hui la publicité. Tiens tiens…

Vous avez lancé, à la rentrée, une campagne de pub à coup de slogans qu’il me semble opportun de vous rappeler : « On vous aide à démêler le vrai de l’info », « Informer toujours, déformer jamais. », « Demandez l’info, refusez l’intox »."

Posté le 14 septembre 2016 à 18h21 par Michel Janva | Lien permanent

13 septembre 2016

Marianne écrit un papier sur les Survivants et refuse la réponse du groupe

EUne journaliste de Marianne s'est incrustée au "week-end d'intégration" des "Survivants", ce groupe de militants pro-vie, et a rédigé un article à charge.

Les Survivants ont répondu en commentaire de l'article, mais Marianne n'a pas voulu le publier, alors qu'il y a par ailleurs un certain nombre de commentaires sans intérêts.

La réponse est donc sur le site des Survivants.

Posté le 13 septembre 2016 à 12h24 par Michel Janva | Lien permanent

09 septembre 2016

Le journal du ministre Baylet censure un article défavorable à Najat Vallaud-Belkacem

Original.92771.demiSelon Arrêt sur images :

"Introuvable. Pendant deux jours, un article sur une manifestation de "mamans d'enfants autistes ignorées par Najat Vallaud-Belkacem" lors d'un déplacement de la ministre à Toulouse a disparu du site de La Dépêche"Un problème technique", assure-t-on au quotidien local. Pourtant, selon nos informations, l'article a été supprimé... à la suite de pressions du cabinet de Vallaud-Belkacem.

Posté le 9 septembre 2016 à 13h28 par Michel Janva | Lien permanent

05 septembre 2016

Etre journaliste, c'est "aussi" déformer la réalité

LFDesouche note le décalage entre le titre de LCI et le corps de l'article qui relaie la véritable déclaration de Robert Ménard :

"Etre Français, c’est aussi comme le disait le Général de Gaulle, être Européen, blanc et catholique".

Dans le titre de LCI, le "aussi" a disparu. Et comme ça, Robert Ménard devient un gros raciste infréquentable, qui a dérapé.

Addendum : le titre de l'article de LCI a été modifié.

Posté le 5 septembre 2016 à 12h02 par Michel Janva | Lien permanent

02 septembre 2016

Pour se rendre intouchables, les membres du Zapping étaient sur la liste CGT

ZFin du bras de fer entre Vincent Bolloré et le créateur du,Zapping, Patrick Menais : l'inspection du travail vient d'autoriser le licenciement pour faute lourde du salarié de Canal+. Patrick Menais est pourtant un salarié protégé :

"Se sachant dans le collimateur de Vincent Bolloré, les membres du Zapping s'étaient inscrits en mai 2015 sur la liste que la CGT présentait aux élections professionnelles. Cela en faisait des salariés protégés et leur licenciement ne pouvait se faire sans l'examen préalable de l'inspection du travail."

La chaîne reproche à Patrick Menais d'avoir déposé en son nom la marque de l'émission Le Zapping et l'accuse d'avoir voulu se l'approprier. "Les dépôts effectués par Monsieur Patrick Menais à l’INPI caractérisent un acte déloyal fautif", a ainsi souligné l'inspection du travail, dans sa conclusion. Cette sanction prive le salarié des conséquentes indemnités de départ auxquelles il aurait pu prétendre après 27 ans de maison.

Posté le 2 septembre 2016 à 14h10 par Michel Janva | Lien permanent

31 août 2016

Le Figaro a rencontré des éleveurs de fromages

Je connaissais les éleveurs de veaux, vaches, cochons et autres moutons, mais les éleveurs de fromages, pas encore.

EIl faut dire qu'il y a des fromages qui sentent tellement bon que l'on croirait qu'ils sont vivants...

Posté le 31 août 2016 à 17h27 par Michel Janva | Lien permanent

25 août 2016

Condamnée, la Vice-Présidente de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées démissionne

Unknown-18Béatrice Négrier, élue PS, avait été condamnée à une amende de 4 000€ pour abus de confiance en mai dernier par le tribunal correctionnel de Montpellier. La somme escroquée s’élève à 340 000 €...

France Jamet, Présidente du Groupe des Elus Front National-RBM au Conseil Régional de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, souligne que la presse de gauche avait fait l'impasse :

"Il aura fallu plus de trois semaines et l’intervention notamment du Front National pour que la Vice-Présidente de la région, en charge de la formation professionnelle et de l’apprentissage, réalise que sa condamnation pour abus de confiance la contraignait à faire ce que tout le monde attendait d’elle : démissionner.

Cette affaire aura au moins eu le mérite de prouver, une fois encore, que nos concitoyens n’ont rien à apprendre de la presse quotidienne régionale du monopole Baylet, qui avait soigneusement omis de parler de cette condamnation, jusqu’à la révélation du site indépendant « lengadoc-info ». Nos concitoyens ne peuvent pas non plus compter sur le sens moral et l’éthique de leurs dirigeants socialistes qui font tout pour rester à leurs places, sauf quand le Front National les force à la raison."

Béatrice Négrier devrait conserver son mandat de conseillère régionale. Ethique ?

Posté le 25 août 2016 à 13h44 par Michel Janva | Lien permanent

"Facebook, mais surtout Twitter prennent de plus en plus de place dans la vie politique et le débat public"

Unknown-17Selon La Provence :

"[...] Outils de communication, méthode de contournement des médias traditionnels, espaces de liberté, simples brosses à reluire personnelles ou occasions de pourfendre l'adversaire, Facebook, mais surtout Twitter prennent de plus en plus de place dans la vie politique et le débat public. S'ils disposent désormais quasiment tous d'un compte, les élus locaux n'y sont pas présents avec le même enthousiasme. Ni avec le même talent."

A tel point que la mairie de Marseille va proposer aux élus un module de formation au bon usage des réseaux sociaux. 

Et le quotidien constate que Valérie Boyer, députée et maire de secteur LR, engagée en faveur des chrétiens d'Orient, est de loin la politique marseillaise la plus hyperactive sur les réseaux. Sans doute parce que ce qu'elle dit n'est pas relayé par la presse mainstream. Quel intérêt pour un politique de gauche de perdre son temps sur twitter alors que ce qu'il dit est matraqué au journal de 20h ?

Les réseaux sociaux sont à utiliser comme des contre-médias, ce que ne semblent pas avoir compris certains élus LR, ignorant l'importance du combat des idées (un héritage du gaullisme sans doute). Le député Dominique Tian conseille ainsi à ses jeunes collaborateurs "on se calme, allez plutôt lire Le Monde." Cela laisse pantois.

Posté le 25 août 2016 à 13h05 par Michel Janva | Lien permanent

Cachez ce terroriste qui vient perturber la campagne présidentielle

Boulevard Voltaire nous informe d'une actualité ayant eu lieu récemment aux Etats-Unis, à laquelle les médias ont porté très peu attention :

Unknown-15"Wasil Farooqui, un musulman, dont on ne connaît pas actuellement les origines, s’en est pris, au hasard, à un couple qui rentrait dans chez lui. Il a attaqué la femme puis l’homme en criant « Allah Akbar ». Mais le mari s’est défendu avec vigueur et, malgré ses blessures, a pu faire fuir l’agresseur. Les victimes, grièvement blessées, ont tout de même pu appeler la police et ont rapidement été hospitalisées.

L’enquête est diligentée par le Bureau fédéral d’investigation (FBI), qui n’exclut pas la possibilité d’une tentative de décapitation de la part de l’agresseur. Farooqui, d’après ABC News, aurait voyagé en Turquie pour atteindre la Syrie et rencontrer les recruteurs de l’État islamique. Il a été arrêté peu de temps après les agressions alors qu’il se trouvait aux urgences d’un hôpital voisin, essayant de faire soigner ses blessures consécutives à son attaque. Le FBI est prudent et ne veut pas, pour l’instant, en dire plus. Notamment, il n’a pas révélé le nom des deux personnes agressées.

Voilà une tentative d’attentat particulièrement grave même si, heureusement, il n’y a pas eu de décès. Or, les gros médias américains comme NBC, le Washington Post ou le New York Times n’ont commenté l’information qu’a minima.

Personnellement, j’ai une petite idée du pourquoi de ce relatif silence. Nous sommes en pleine campagne présidentielle, Donald Trump a argumenté notamment la sienne sur un combat acharné contre l’islamisme radical, expliquant vouloir faire une guerre totale à Daech et indiquant qu’il ne laisserait pas entrer, dans les circonstances actuelles, des migrants musulmans sur le territoire américain. Alors que Hillary prône l’accueil des réfugiés et s’est offusquée des propositions du candidat républicain. Cet incident tombe d’autant plus mal pour elle qu’elle a de gros problèmes avec son affaire d’e-mails controversés, où elle a confondu sa propre fondation avec son poste de secrétaire d’État. On le voit, dans cette élection, rien n’est joué, un acte isolé pouvant changer la donne."

Posté le 25 août 2016 à 08h24 par Michel Janva | Lien permanent

24 août 2016

Arte, une chaîne de propagande européiste sous perfusion

De Marc Baudriller dans Challenges :

Unknown-14"264 millions d’euros, telle est la confortable enveloppe offerte pour l’année 2016 par l’Etat français à la chaîne Arte France qui présentait ce mercredi 24 août sa grille des programmes. C’est trois fois le budget de BFM TV, quatre fois celui de la mini-généraliste de TF1, la chaine TMC pour une audience comparable (2,2% sur les 4 ans et plus pour Arte, contre 2,6 pour TMC et 2,8 pour BFM TV au format différent de chaine d’information). Mais la présidente d’Arte France Véronique Cayla s’apprête à entamer des négociations sur un budget 2017 qu’elle espère évidemment en hausse.

Alors, les dirigeants insistent sur les symboles. C’est "un des plus beaux emblèmes de la coopération franco-allemande", estime le président d’Arte GEIE (le holding franco-allemand), l’Allemand Peter Boudgoust. "En cette période de crise profonde de l’Europe, la responsabilité de cette chaîne consiste à porter les valeurs de la France, de l’Allemagne et de l’Europe", au moment où "les peuples sont tentés de se replier sur eux-mêmes", poursuit-il. Arte veut au contraire "une Europe des peuples et des valeurs", "de l’intégration et du métissage". Il s’agit de "faire vivre cette Europe de la culture dont nous avons le plus grand besoin".

Bref : le contribuable paie pour avoir de la propagande... qu'il regarde peu.

Posté le 24 août 2016 à 22h36 par Michel Janva | Lien permanent

Guillaume Zeller quitte la direction de la rédaction d’iTélé

6a00d83451619c69e201bb086d36a5970d-320will devrait avoir d'autres fonctions au sein du groupe Vivendi.

Son arrivée l'an passé avait créé quelques remous dans le landernau médiatique, Guillaume Zeller étant moyennement de gauche... (voir ici).

Posté le 24 août 2016 à 12h54 par Michel Janva | Lien permanent

22 août 2016

Hollande avoue que La Manif Pour Tous a rassemblé un million de manifestants

Dans Conversations privées avec le président, récit des 32 entretiens qu'ont eu Antonin André, chef du service politique d'Europe 1, et Karim Rissouli avec le chef de l'Etat, entre le 17 février 2012 et le 24 mai 2016, on peut lire cette confession qui vient contredire la propagande de la Préfecture de police :

Cqe5A8dXYAAYz8k-2

Posté le 22 août 2016 à 20h50 par Michel Janva | Lien permanent

Religion et sport : la presse idéologique, incapable de traiter les sujets importants

La preuve en deux saisies d'écran : 

Is

Je

 

Posté le 22 août 2016 à 14h10 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (16)

20 août 2016

L'émotion ne fait pas une politique

Depuis quelques jours, les médias relaient la photo d'un enfant blessé en Syrie, pour faire pleurer dans les chaumières (alors qu'il paraît qu'il ne fallait pas montrer des photos de victimes, c'est indécent...).

H

Aujourd'hui, nous en savons plus sur le photographe auteur de cette propagande :

"Cet «activiste anti-régime» selon l'Agence France-Presse (lire le témoignage en encadré) ne cache pas sympathie pour un groupe rebelle qui a décapité un enfant en juillet. Sur une photo publiée sur son compte Facebook le 5 août, il pose fièrement aux côtés de membres de Noureddine Al-Zinki, dont deux commandants du mouvement à Alep, Omar Salkho et Mohammed Mayuf. En légende, Mahmoud Rslan écrit : «La victoire vient avec la permission de Dieu».

Salkho et Mayuf sont deux des hommes impliqués dans la décapitation à Alep d'un enfant, Abdallah Issa, dont le supplice avait été rapporté à la mi-juillet. Cet acte avait suscité indignation et colère jusqu'au conseil de l'ONU, où le représentant permanent de la Syrie, Bachar Jaafari, avait abordé l'affaire le 25 juillet.

Diffusée quelques jours auparavant, la vidéo de l'exécution montre bien les commandants Omar Salkho et Mohammed Mayuf, même si Noureddine Al-Zinki s'est bornée à dire qu'il s'agissait d'un «abus» et d'une «erreur individuelle»."

Posté le 20 août 2016 à 19h53 par Michel Janva | Lien permanent

Dire la vérité sur Midi Libre, ce n'est pas attaquer la presse, c'est vouloir la libérer du pouvoir de l'argent et du pouvoir politique

Communiqué de la ville de Béziers:

"Journalistes de Midi Libre : encore un peu de courage !

MDans un article intitulé « Ménard calomnie la rédaction de Midi Libre », paru le 19 août, la rédaction du quotidien parle, à propos de la campagne d’affichage réalisée par la ville, d’un « caprice » du maire de Béziers. Reprenons donc point par point les explications déjà données à la presse mais quasiment jamais reprises par elle.

Le premier objectif de cet affichage était d’informer les lecteurs de Midi Libre de la situation très particulière de ce journal. En effet, il n’est pas sans intérêt de savoir que Midi Libre appartient à Jean-Michel Baylet, le ministre de l'Aménagement du Territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, et que celui-ci en a confié la direction à son ex-épouse, aujourd’hui compagne de Laurent Fabius, encore ministre des Affaires étrangères il y a peu

Si cela se passait au-dessous du tropique du Cancer – un baron politique local propriétaire de l’unique quotidien tout en étant ministre à la capitale – on parlerait de république bananière. Ici, la rédaction de Midi Libre semble trouver cela normal ! On a connu des journalistes plus sourcilleux de leur indépendance…

Second objectif de cette campagne d’affichage : dénoncer l’attitude de Midi Libre qui ne se soucie pas d’informer ses lecteurs de ce qui se passe à Béziers mais préfère mener un combat de tous les jours contre la municipalité. Les exemples sont légion. Citons-en quelques-uns parmi les plus récents.

Aux lendemains de l’attentat de Nice, la ville organise un rassemblement devant l’Hôtel de Ville. Dans l’édition de Midi Libre qui rend compte de cette manifestation, pas un mot du discours du maire ou même de sa présence ! Mais, en revanche, colonnes ouvertes aux autres responsables politiques du Biterrois… Drôle de conception du pluralisme.

Au mois de juin, la Ville perd un procès contre l’ABCR, une association qui domicilie des clandestins. Midi Libre en fait sa Une. Le mois suivant, la Ville gagne le deuxième procès contre l’ABCR. Rien dans les colonnes du journal. Pas une ligne, pas un mot !

La messe aux arènes, en début de féria, regroupe 4.000 personnes dans une ambiance lourde des menaces qui pèsent sur la France. Encore une fois, pas le moindre compte-rendu dans Midi Libre. Tout cela au nom de la « hiérarchisation de l’information » selon les journalistes du quotidien. Qui peut les croire ?

Toujours selon ces mêmes journalistes, cette campagne d’affichage qui dénonce une « info en laisse » renverrait « à un passé funeste de notre histoire ». Mettre en cause le traitement que ce journal réserve à Béziers relèverait donc, selon eux, d’une pratique digne de l’occupation nazie. Un parallèle que ces journalistes devraient éviter de faire quand on sait que Midi Libre appartient au groupe La Dépêche du Midi qui a compté parmi ses administrateurs, dans les années soixante et pendant plus de dix ans, un certain… René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy, organisateur de la rafle du Vel' d’Hiv'.

Dernier point. Cette campagne d’affiches - 51 au total - a coûté la somme faramineuse de… 190,94€ TTC. Pour mémoire, le groupe La Dépêche du Midi, propriétaire de Midi Libre, a bénéficié, en 2011, de 1.820.838€ d’aides de l’État ! À noter que Jean-Michel Baylet, son propriétaire, n’a jamais trouvé problématique de voter ces subventions de sa main de parlementaire - il fut sénateur et député - et de les empocher de l’autre main comme patron de presse… Drôle de mélange des genres.

Face à cette situation, il est hors de question de se taire. Bien des élus qui font les frais de cette situation de monopole de Midi Libre n’osent rien dire de peur des représailles. Bien des journalistes de ce quotidien voudrait bien dénoncer ce mariage malsain entre la politique, les affaires et la presse mais craignent de se retrouver à la rue. Certains aimeraient travailler dans un journal libre. Mais parler, c'est la porte assurée pour eux.

Dire la vérité sur Midi Libre, ce n'est pas attaquer la presse, c'est vouloir la libérer du pouvoir de l'argent et du pouvoir politique. Dire la vérité sur Midi Libre, ce n’est pas mettre en cause la liberté de la presse, c’est, au contraire, se battre pour le pluralisme et l’indépendance des médias. Il faut en finir avec les aides publiques à la presse. C’est à cette condition que nous aurons une presse réellement libre, qui ne soit pas une presse aux ordres ou de caution.

Les journalistes de Midi Libre le savent. Il leur manque juste le courage de le dire. Dommage."

Posté le 20 août 2016 à 11h15 par Michel Janva | Lien permanent

19 août 2016

2 jours après avoir rendu visite au pape, on apprend que Hollande traite Bolloré de "catho intégriste"

C'est ainsi que le voit François Hollande dans une information révélée, deux jours après avoir rendu visite au pape... :

B«Bolloré éradique tout ce qui pouvait être esprit contestataire, à commencer par Les Guignols. (...) Quand Bolloré est venu me voir, il m’a dit: ‘On va reprendre Le Grand Journal, Les Guignols ça deviendra une émission internationale’. Puis il me dit qu’il va faire venir une nouvelle génération de comiques: Dany Boon et Arthur! Comme il a un physique plutôt moderne, Bolloré, on ne le voit pas venir, mais c’est un catho intégriste en réalité!».

«On pourrait penser qu’il a nommé Guillaume Zeller sans faire attention, mais non! Bolloré est sur la ligne de Zeller! C’est un catho intégriste qui reproche à Canal non pas d’être à gauche mais de ne pas être sur ses valeurs à lui. Il reproche à Canal d’attaquer le pape, la religion, etc».

«Je pense qu’il faut se méfier de Vincent Bolloré. Mais pas simplement politiquement. Ceux qui ne s’en sont pas méfiés sont morts. C’est un pirate».

La gauche moraliste protège son pouvoir médiatique. La plupart des médias et des journalistes sont de gauche et d'extrême-gauche. Il ne fait pas bon être de droite dans ce milieu. Eric Zemmour et Robert Ménard l'ont appris. On se souvient qu'en 2015 le CSA avait mis Vincent Bolloré sous surveillance. 

Posté le 19 août 2016 à 09h43 par Michel Janva | Lien permanent

18 août 2016

Le plan de formation de 500 000 chômeurs a commencé à faire baisser le nombre de chômeurs

Dans ces conditions, difficile de parler d'un "fort recul" du chômage en France. 

Posté le 18 août 2016 à 10h32 par Michel Janva | Lien permanent

13 août 2016

Robert Ménard ne se laisse pas faire par Le Midi Libre

Le maire de Béziers a lancé une campagne de communication pour réinformer ses administrés :

L

Robert Ménard a déclaré qu'il considérait «Midi Libre comme un journal d'opposition». Le moment choisi par la ville de Béziers pour diffuser cette publicité n'est pas anodin. Depuis jeudi, Béziers est en fête avec la feria. À Libération, le maire de Béziers confiait récemment à propos de Midi Libre :

«Je ne me laisse pas faire. Ils me font la guerre, je leur fais la guerre. Traditionnellement, la ville vend de l'espace publicitaire à Midi Libre lors de la feria, en août. Cette année, pour la première fois, ce sera non.» 

Posté le 13 août 2016 à 11h22 par Michel Janva | Lien permanent

11 août 2016

Slobodan Milosevic a été disculpé de toute accusation de crimes de guerre

L'ancien président yougoslave était accusé de génocide, de crimes contre l'humanité, d'infractions graves aux conventions de Genève et de violations des lois ou coutumes de guerre. Son procès avait été entaché d'irrégularités, de faux témoignages achetés ou obtenus sous la contrainte. C'est dans la page 2590 du verdict rendu en mars 2016 contre son compatriote Radovan Karadzic, que le Tribunal spécial pour la Yougoslavie déclare innocent des accusations de crime de guerre l'ancien président de la Serbie :

69c8d361-6a41-44d6-8e17-17b1e77e9498"(...) La fable officielle, tout comme celle qu'on nous a vendue en 2003 sur les Armes de Destruction Massive de l'Irak (...) était une pure invention chargée de justifier une opération de changement de régime forcé que souhaitaient depuis longtemps les factions dominantes occidentales.

La conclusion du TPIY qu'une des personnalités les plus démonisées des temps modernes était innocente des crimes atroces dont elle avait été accusée aurait dû faire la une et les gros titres de tous les médias dans le monde. Il n'en a rien été. Le TPIY lui-même a bien pris soin d'enfouir la nouvelle aussi profondément que possible dans son verdict de 2.590 pages du procès du leader serbe bosniaque Radovan Karadzic, condamné en mars dernier pour génocide (à Srébrénica), crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Pas la moindre annonce officielle ni la plus infime conférence de presse concernant la disculpation de Milosevic. Sans le journaliste et chercheur Andy Wilcoxon qui l'a déterrée pour nous, on n'en aurait rien su (...)

La vérité, c'est que Milosevic n'a jamais été un nationaliste serbe mais - pendant toute sa vie - un socialiste qui s'est toujours efforcé de maintenir une Yougoslavie multi-raciale, multi-ethnique, stable.

819079Son but, tout au long de ses années de pouvoir, n'a jamais été de bâtir une « Grande Serbie » mais d'essayer de maintenir entière et cohérente une Yougoslavie fédérale, ainsi que le reconnaît aujourd'hui, mais un peu tard, le TPIY.

Non seulement Milosevic n'a rien eu à voir avec le nettoyage ethnique de Bosnie, mais il l'a au contraire condamné. Le jugement du TPIY note « les critiques et la désapprobation répétées [de Milosevic, NdT] de la politique suivie par l'accusé (Karadzic) et les dirigeants serbes de Bosnie. » (...)

Quand Milosevic est mort, ses accusateurs ont clamé qu'il « flouait la justice ». Mais, dans la réalité, ainsi que le TPIY lui-même vient de le reconnaître, c'est « la Justice » qui a floué Milosévic.

Pendant qu'il était occupé à se défendre à La Haye contre des accusations fallacieuses à motivation politique, les USA et leurs alliés déclenchaient leur attaque aussi brutale qu'illégale contre l'Irak, dans une guerre qui devait causer la mort d'un million de gens. L'an dernier, un rapport de Body Count (« Décompte de cadavres ») révélait qu'au moins 1.3 millions de personnes auraient péri, du fait de la « guerre au terrorisme » des USA en Irak, en Afghanistan et au Pakistan.

Des chiffres de ce genre nous aident à remettre le Kosovo en perspective. Même si on considérait Milosevic et le gouvernement de l'époque responsables d'une partie des morts survenues dans le pays en 1999 (en combattant dans une guerre que l'Occident avait incontestablement voulue et provoquée) un nombre infiniment plus grand - et de très loin - de morts et de destructions a été le fait des pays qui se sont montrés les plus anxieux de flanquer l'ex-président de Yougoslavie au trou (...)"

Slobodan Milosevic est mort sans avoir été condamné, dans sa geôle de La Haye le 11 mars 2006...

Posté le 11 août 2016 à 17h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (16)

Mais qui a tué Seth Rich ?

Bien peu de médias s'intéressent à cette question, sous prétexte que cela concernerait les affaires intérieures américaines. Ils sont en revanche bien plus prolixes sur les "dérapages" de Donald Trump et son allusion récente au second amendement qui serait un appel au meurtre d'Hillary Clinton. Et pourtant, il est intéressant de savoir pourquoi WikiLeaks s’implique dans l’enquête sur la mort de Seth Rich, salarié du parti démocrate à Washington et chargé de l'organisation de la primaire :

"Le co-fondateur de Wikileaks a, lors d'une interview donnée à une télévision néerlandaise, sous-entendu que si Seth Rich avait été la source ayant mené à la diffusion des 20 000 courriels du Parti démocrate prouvant que la campagne de Bernie Sanders avait été sabotée au profit d'Hillary Clinton, alors il aurait pu avoir été tué pour cela.

Voilà pourquoi, un mois après la mort suspecte de ce membre de l'équipe de DNC, Wikileaks a décidé d'offrir 20 000 dollars à toute personne révélant des informations permettant de mener «à l'inculpation pour le meurtre de Seth Rich». Seth Rich travaillait en tant que chef d'équipe sur le traitement des données des votants au DNC avant d'être touché deux fois par balle dans une rue de Washington et de mourir à l'hôpital.

Si certains médias ont émis l'hypothèse d'un crime crapuleux, le père de la victime a balayé cette version. «S'il s'agissait d'un vol, alors il a échoué car il avait toujours sa montre, son argent, ses cartes de crédits, son téléphone. Donc cela aurait été une perte de temps» a déclaré Joel Rich à une télévision locale.

Par sa théorie, Julian Assange laisse donc entendre qu'Hillary Clinton serait liée, de près ou de loin, à l'assassinat de Seth Rich. «Vous devez comprendre à quel point les enjeux sont importants aux Etats-Unis» a affirmé le co-fondateur de Wikileaks au média néérlandais."

Dans une autre interview, Julian Assage, co-fondateur de Wikileaks, déclare qu'Hillary Clinton a encouragé le transfert d'armes vers l'Etat islamique au moment de la chute de Khadafi....

Posté le 11 août 2016 à 16h01 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

10 août 2016

Le consultant expert en djihadisme pour BFM TV était ...fiché S

L'information date de mai 2016 mais, passée relativement inaperçue, elle est intéressante pour illustrer la fragilité des médias encadrant et leur manque de crédibilité au sujet de l'islam :

Romain-caillet-1_5593229"Il est considéré comme l'un des meilleurs analystes des réseaux djihadistes. Mais vendredi, par voie de communiqué de presse, la chaîne BFMTV a annoncé qu'elle mettait fin à sa collaboration avec Romain Caillet, intervenant sur son antenne depuis mars dernier. "Suite aux informations dévoilées cette semaine sur son parcours, BFMTV ne fera plus intervenir Romain Caillet en tant que consultant pour la chaîne".

Les révélations en question ? Celles parues dans un article de L'Obs, mercredi. On y apprend que l'expert fait partie, depuis plusieurs années, des 10.500 fichés "S" par les renseignements français pour leur "appartenance ou leur lien avec la mouvance islamique"."

L'expulsion du Liban de Romain Caillet avait été révélée par le Monde en mars 2016.

Posté le 10 août 2016 à 11h26 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

09 août 2016

L'Observatoire syrien des droits de l'homme n'est pas fiable

Dans Le Figaro, Eugénie Bastié montre que l'Observatoire syrien des droits de l'homme, l'une des principales sources d'information sur la Syrie, mérite d'être remis en cause :

"«Selon l'OSDH». Ces mots ponctuent chaque bilan de la guerre en Syrie dans les médias. Les chiffres de l'«Observatoire syrien des droits de l'homme» sont systématiquement repris par les principales agences de presse, AFP, AP et Reuters, et, donc, par la plupart des médias. Pourtant, rien n'est moins évident que la fiabilité de cette organisation, qui est loin d'être indépendante.

Créée en 2006, l'OSDH se présente comme «un groupe d'individus, à l'intérieur ou à l'extérieur du pays, qui documente sur la situation des droits de l'homme en Syrie et leur violation». Elle est devenue à partir de 2011 la principale source d'information des médias occidentaux sur le conflit syrien. Derrière l'OSDH, un seul homme: Rami Abdel Rahman, de son vrai nom Ossoma Suleiman, sunnite laïc, membre de l'opposition, qui vit à Coventry en Grande-Bretagne. Il n'a pas mis les pieds en Syrie depuis 2000, date à laquelle il a quitté le pays pour des raisons politiques. [...]

Peu d'experts du conflit accordent de la crédibilité aux informations de l'OSDH, et beaucoup s'abstiennent de citer ce que le chercheur Frédéric Pichon qualifie même d'«officine artisanale, sans réelle fiabilité». [...]

Fabrice Balanche, chercheur au Washington Institute et expert du conflit syrien, estime lui, au contraire, que l'OSDH est un instrument de propagande favorable aux Frères musulmans, financé au départ par le Qatar. Depuis 2013, l'organisme reçoit également des subventions de l'Union européenne.

[...] «Plus le conflit passe, moins l'OSDH devient l'unique source. Dans les deux premières années du conflit, ils ont eu une place surdimensionnée», analyse Frédéric Pichon. [...]"

Posté le 9 août 2016 à 22h02 par Michel Janva | Lien permanent

08 août 2016

Le Figaro favorable à la dénaturation du mariage ?

Ceux qui pensaient que le Figaro était un peu plus à droite que les autres et moins politiquement correct se sont trompés. Le Figaro a trouvé "5 raisons qui font d'Obama le meilleur président des États-Unis". Non seulement Le Figaro vante l'Obamacare et le fait qu'il dise tout haut ce qu'il pense de Donald Trump mais il ne trouve rien de mieux comme 4ème raison que le fait d'avoir "ouvert la voie à la légalisation du mariage pour tous" .

Image2

S'il suit le même raisonnement, Le Figaro risque de soutenir Hillary Clinton en 2016 et militer pour François Hollande en 2017. C'est ce qu'on appelle en France un journal de "droite"...

Posté le 8 août 2016 à 14h56 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (41)

05 août 2016

L'invention de l'islamisme est dans la naissance même de l'islam

41gfjgFr6mL"Le Fascisme islamique" ne paraîtra pas en France. Ainsi en va l'auto-censure en France afin de respecter le nouveau dogme républicain du Padamalgame. C'est ainsi et les gesticulations politiquement correctes ne pourront pas cacher ce fait. Alors que le livre est sorti en Allemagne, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, la maison d'édition Pirahna explique :

"qu'elle ne mesure pas les risques en matière de sécurité, mais aussi qu'elle ne souhaite pas apporter de l'eau au moulin de l'extrême droite"

L'auteur, le germano-égyptien Hamed Abdel-Samad, fils d'imam et ancien membre des Frères musulmans dans sa jeunesse, est furieux :

"Jean-Marc a écrit qu'il ne voulait pas apporter de l'eau au moulin de l'extrême droite. Ça, c'est l'argument typique d'un chantage moral auquel je suis sans cesse confronté. Je suis un penseur libre, qui n'appelle pas à la violence, qui ne stigmatise pas les musulmans – au contraire, je les défends comme êtres humains –, mais qui s'en prend à une idéologie que j'estime violente. J'ai le droit, en Allemagne, plus de 200 ans après Kant et 230 ans après Voltaire, de publier ces pensées sans devoir avoir peur et être terrifié. C'est pour ça que je suis tellement en colère. Je trouve ça très dangereux comme façon de penser, notamment venant d'un éditeur qui, plus qu'aucune autre profession, devrait être le garant des débats de qualité et de la liberté d'expression."

Il répond sur le fond aux questions du Point. En voici de longs extraits car le sujet est passionnant et ses propos tellement courageux :

Dans Le Fascisme islamique, vous commencez par établir un parallèle entre les mouvements fascistes et les Frères musulmans, fondés dans les années 1920 par Hassan el-Banna. Quels seraient selon vous leurs points communs ?

Ce n'est pas seulement les Frères musulmans, mais l'islam politique dans son ensemble. Le premier point commun, c'est l'idée d'avoir été choisi, d'être des gens qui sont supérieurs au reste de l'humanité. Vous pouvez lire ça dans le Coran, où les musulmans sont considérés comme la meilleure communauté n'ayant jamais existé. Allah leur donne une responsabilité particulière d'être ses représentants sur terre. Vous avez ça aussi dans le fascisme : « Nous sommes la race supérieure. » Deuxième point commun : la culture de la mort. Dans les deux idéologies, la mort est glorifiée, car la vie et l'individu ne comptent pas. Ce qui est important, c'est la nation ou la religion. Troisième parallèle : l'idée de combat, le Kampf en allemand et le djihad en arabe. Vous ne vous battez pas pour vivre, mais vous vivez pour vous battre. Le combat, en lui-même est une fin en soi, et pas seulement un moyen pour atteindre des buts politiques. Quatrième point commun : l'idée d'ennemis intérieurs et extérieurs. Pour les nazis, l'ennemi à l'extérieur, c'est l'Ouest, et à l'intérieur, les juifs et l'extrême gauche. Pour les islamistes, c'est les autres. Il y a d'abord eu les juifs, les chrétiens ou les non-croyants dans le Coran, puis ont suivi les croisés, les colonialistes et aujourd'hui l'Occident dans son ensemble. L'histoire est conçue comme une seule ligne directrice, et l'ennemi reste toujours le même. L'Occident sera toujours le mal, c'est immuable. Cinquième point commun : la déshumanisation et l'animalisation de l'ennemi. Le Coran qualifie les non-croyants de chiens, singes ou porcs. Si vous déshumanisez des personnes, vous leur ôtez le droit d'exister. C'est ainsi plus facile de les exterminer en masse sans problème de conscience. Ce que les nazis faisaient très exactement en qualifiant les juifs de cafards ou de rats. Enfin, regardez les buts de ces idéologies. Hitler voulait régner sur la planète entière, être « le maître du monde ». Ces mêmes mots se retrouvent dans les discours d'Hassan el-Banna.

Le monde musulman est aujourd'hui frappé par la violence. Mais l'histoire coloniale ou la géopolitique n'expliquent-elles pas davantage ces fractures que la nature même de l'islam ?

Bien sûr, si vous cherchez à comprendre les origines du terrorisme actuel, tout ne vient pas du Coran. Il y a des raisons géopolitiques, et évidemment les États-Unis et d'autres pays occidentaux ont une implication dans les guerres en Irak et Syrie. Mais vous ne pouvez épargner la religion en disant qu'elle n'a rien à voir avec cette violence. Pour en arriver au terrorisme, il faut d'abord une culture favorable, c'est-à-dire qui accepte la violence comme solution politique. C'est, je crois, ce qui se passe dans le monde islamique, car la religion, loin de condamner cette violence, fournit des arguments en sa faveur. Vous avez aussi une violence domestique, dans les familles. Quand un enfant grandit et voit sa mère se faire frapper par son père, il apprend que la violence est la première solution aux problèmes sociaux.

Vous avez confié que votre père battait votre mère, et que vous-même aviez subi des violences enfant. Ne faites-vous pas de votre histoire personnelle une généralité ?

Ce n'était pas un cas individuel, mais cela concernait toutes les familles que je connaissais enfant. Ces violences conjugales ne sont pas une petite minorité. C'est un vrai problème culturel, car le Coran encourage le mari à corriger sa femme si elle n'obéit pas. La religion est un moteur dans la façon de concevoir son couple ou d'éduquer les enfants. Son influence est considérable. Une autre raison de la violence dans le monde musulman, c'est l'insécurité des jeunes hommes dans notre époque moderne. D'un côté, on leur enseigne la certitude que l'islam est la vraie religion, que vous ne pouvez pas faire ça car c'est haram et que vous irez en enfer, sinon. Mais de leur côté, ils sont confrontés à la société moderne, libre et multiculturelle. Il leur est difficile de ne pas mordre dans le fruit défendu, mais après ça, ils se sentent coupables, et retournent vers un discours religieux les ramenant en arrière : « Tu es un pêcheur, reviens à Dieu. » La voie express, c'est le djihad. Mourir en tant que martyr, c'est la seule garantie d'aller directement au paradis. Dites-moi pourquoi un être humain voudrait se tuer tout en supprimant des dizaines de personnes comme ce qui est arrivé à Nice ou à Orlando ?

Mais la culture occidentale a elle aussi ses tueurs de masse !

Oui, mais il y a des raisons psychologiques qui expliquent ces tueurs de masse. Ce sont des profils qui ont été confrontés à la violence dans leur parcours. À Munich, Ali David Sonboly, le tueur germano-iranien, avait par exemple été la victime d'humiliations à l'école. Mais on ne peut pas trouver ces explications psychologiques chez tous les djihadistes. Ceux qui ont projeté le 11 septembre 2001 venaient souvent de familles riches, sans problèmes psychologiques apparents. C'est l'endoctrinement idéologique, l'utopie dans leur tête qui les a poussés à faire ça. Dans beaucoup de cas de tueurs de masse, le désespoir est la cause du passage à l'acte. Alors que pour la majorité des terroristes islamiques, c'est au contraire l'espoir d'atteindre quelque chose de supérieur. Ils ne sont pas déprimés en commettant les tueries. Au contraire, ils sourient. Ça fait une grande différence.

Quand vous présentez Mahomet comme un chef guerrier menant des purges et qui, aujourd'hui, serait responsable de « crimes contre l'humanité », n'est-ce pas de la provocation ?

Non, car ce sont des choses décrites dans les récits islamiques. Mahomet aurait par exemple ordonné en un seul jour la décapitation de 400 à 900 juifs qui s'étaient pourtant rendus. La violence appartient bien sûr à la culture de cette époque. Mais aujourd'hui, s'il venait avec le même message, comme le fait d'annoncer que si vous allez en enfer, votre peau sera brûlée et que vous aurez une nouvelle peau pour sentir la même douleur à nouveau, on le qualifierait de psychopathe et on ne le prendrait pas au sérieux. Or ce message est tellement important aujourd'hui pour deux seules raisons : il est vieux d'un point de vue historique et 1,5 milliard de gens y croient. Si l'islam n'était pratiqué que par un petit groupe, on le considérerait comme une secte (...)

N'est-ce pas historiquement absurde d'établir des parallèles entre une religion apparue au VIIe siècle dans la péninsule arabique et le nazisme, une idéologie athée du XXe siècle née en Occident ?

C'est une question que je me suis posée durant toute l'écriture du livre. Mais l'islam n'est pas qu'une religion, c'est aussi une idéologie politique. Dès les origines, quand Mahomet se rend à Médine, elle est par nature une religion politique, car il n'était pas juste un prophète ou prédicateur, mais aussi un homme d'État, général d'armée, ministre des Finances, juge et policier (...)

Pour vous, il est artificiel de séparer islam et islamisme. Pourquoi ?

J'ai d'abord pensé qu'il était juste de dire que l'islam et l'islamisme sont deux choses bien distinctes. Mais j'en suis arrivé à la conclusion que ce n'est pas rendre service aux musulmans. Il s'est passé la même chose avec le communisme, quand on expliquait que la théorie marxiste est bonne, et que c'est simplement la pratique stalinienne qui était mauvaise. En faisant cela, on ne critique jamais le fond des choses. Qu'est-ce que l'islamisme ? C'est la volonté de contrôler le monde. D'où cela vient-il ? Du Coran et de la pratique du Prophète. Il veut faire de l'islam une religion universelle, quitte à utiliser la violence. L'invention de l'islamisme est dans la naissance même de l'islam. Les frontières entre les deux sont très floues (...)

En politique, vous ne croyez pas aux « islamistes modérés », comme on a un temps pu présenter Erdogan. L'islam ne serait-il pas compatible avec la démocratie ?

Non, tout comme le christianisme ou le judaïsme. Si ces religions détiennent le pouvoir, elles ne sont pas compatibles avec la démocratie. D'abord parce que Dieu est le législateur, et non pas les humains, car il en sait plus que nous. Deuxièmement, parce que la démocratie suppose l'égalité entre tous les humains. Dans l'islam, il y a les humains en première classe – les musulmans –, d'autres en seconde classe – les juifs et les chrétiens –, et puis les non-croyants, qui n'ont aucune place. Enfin, la démocratie suppose une autonomie de l'individu, de son esprit comme de son corps. L'islam intervient jusque dans les domaines les plus intimes, et me dit quand je peux faire l'amour et avec qui. C'est pour ça que les États islamiques ont tant de problèmes avec les droits de l'homme. Mais, et je me répète, cela ne signifie bien sûr pas que les musulmans en tant que personnes ne peuvent pas être démocrates. Beaucoup sont profondément démocrates, mais ils ne tirent pas cela de la loi islamique, mais de leur expérience personnelle. En démocratie, les religions peuvent être représentées par des groupes d'influence au même niveau que les autres lobbys, mais elles ne peuvent pas être au-dessus des autres et détenir le pouvoir. Prenez le Vatican, on ne peut pas appeler ça une démocratie (rires). J'adore le pape François, mais il reste un dictateur (...)"

Posté le 5 août 2016 à 12h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (17)

04 août 2016

Terroriste ou troublé mental? Selon que la presse soit française ou libre...

 

 

 

Dmuk


It

(source)

Posté le 4 août 2016 à 18h29 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (9)

03 août 2016

Il y a 15 à 20 millions de musulmans en France

Azouz BEGAG est un homme politique, écrivain et chercheur français en économie et sociologie, chargé de recherche du CNRS à l’université Paris-IV. Il a été ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances du 2 juin 2005 au 5 avril 2007 dans le gouvernement Dominique de VILLEPIN. Dans la vidéo ci-dessous, il lâche le chiffre réel du nombre de musulmans en France :

 

Ce qui vient contredire de façon magistrale ce mensonge des Décodeurs du Monde, mis à jour le 6 juillet 2016 :

4559958_5_c620_combien-de-musulmans-en-france_75f33bb867dfd3b11985932b59b8696b

Posté le 3 août 2016 à 10h35 par Marie Bethanie | Lien permanent

28 juillet 2016

Anonymisation des terroristes : Le Figaro refuse de suivre le diktat de BHL

Alors que des médias réclament l'anonymisation des terroristes, Alexis Brézet, directeur des rédactions du Figaro, précise la politique éditoriale du groupe en la matière :

"Quelle est la politique du Figaro concernant la publication des noms des terroristes?

Ce sont des sujets dont nous parlons souvent entre journalistes, mais à vrai dire, pour nous, au Figaro, la réponse va de soi. Le nom des terroristes est un élément d'information objectif essentiel pour comprendre ce qui se joue sur notre sol, et notre devoir est de le porter à la connaissance de nos lecteurs ou de nos internautes. Ne pas le faire, ce serait alimenter les fantasmes complotistes de tous ceux qui estiment que les médias «nous cachent la vérité». Bien sûr, cette information doit être juste et sa divulgation ne doit pas mettre en péril le bon déroulement de l'enquête, ce qui suppose qu'elle soit vérifiée auprès d'une source policière ou judiciaire. 

Et en ce qui concerne les photos?

La question, dans ce cas-là, peut se poser. Il y a, c'est vrai, le risque de «glorification» des terroristes. Il y a aussi celui de choquer les lecteurs qui peuvent se sentir agressés par ces clichés. Mais, d'un autre côté, il s'agit là encore d'une information dont on voit mal au nom de quel principe nous devrions la dissimuler à nos lecteurs ou à nos internautes. Je crois que tout est affaire de mesure, de prudence et de bon sens. Publier dans nos pages, ou sur notre site, une photo neutre et discrète du terroriste, c'est nécessaire. L'afficher en une ou le présenter dans une pose flatteuse à visée de propagande, nous nous l'interdisons, comme nous nous interdisons de publier les clichés ou les vidéos diffusés par Daech. Mais l'information prime. Surtout, ne tombons pas dans le piège de ce monde imaginé par Orwell où les noms des «méchants» (où s'arrêtera la liste?) sont systématiquement effacés des livres d'histoire.

Comment jugez-vous ce débat?

Je ne juge pas plus nos confrères qui font leur une avec la photo d'un terroriste que ceux qui choisissent de ne rien publier du tout. Nous croyons cependant au Figaro que la juste attitude est entre les deux. Si l'on veut lutter contre ce mal absolu qu'est le terrorisme islamiste, nous devons d'abord collectivement nommer les choses, nommer les gens, et les montrer. Méfions-nous de la «psychiatrisation» du terrorisme: les séides de Daech ne sont ni des déséquilibrés ni des mégalomanes dont le rêve serait de voir leur portrait dans les pages du Figaro ou du Monde ! Ce sont des combattants qui poursuivent des objectifs idéologiques, politiques et religieux. Leurs potentiels épigones, qui ne s'informent pas dans les grands médias, ne rêvent pas de célébrité mais du paradis d'Allah! En Syrie ou en Irak, leurs visages n'encombrent pas les journaux: ils n'en massacrent pas moins les chrétiens, les chiites ou les yazidis... «Il faut toujours dire ce que l'on voit. Surtout, il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l'on voit», a écrit Charles Péguy. Voir ce que l'on voit - et le dire: c'est l'essence même de notre métier de journaliste."

Posté le 28 juillet 2016 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

27 juillet 2016

Le second terroriste : Abdel Malik... un savoyard !

Selon le Midi Libre :

"L'identification formelle du second auteur de l'attaque de mardi dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray près de Rouen était toujours en cours mercredi en milieu de journée, mais "une piste est privilégiée" par les enquêteurs. Une carte d'identité au nom d'Abdel Malik P. a été retrouvée lors d'une perquistion menée mardi au domicile familial d'Adel Kermiche, le premier tueur formellement identifié, et "plusieurs éléments laissent à penser qu'il s'agit du deuxième assaillant", a précisé une de ces sources.

Abdel Malik P. est un jeune homme de 19 ans, originaire de Savoie, qui n'avait pas fait l'objet de condamnations, a-t-elle précisé. Comme il n'a pas été condamné, la justice ne dispose "pas de ses empreintes, ni de son ADN dans ses fichiers, ce qui retarde son identification formelle", a ajouté une autre source."

Posté le 27 juillet 2016 à 16h34 par Michel Janva | Lien permanent

Pour court-circuiter la "stratégie de la haine", les médias ne vous diront plus rien

La "stratégie de la haine" : c'est le nouveau fléau contre lequel les Français doivent lutter. En clair, cela signifie que l'Etat islamique, ou Daesh, essaie par le biais des attentats de faire monter la haine entre les communautés en France dans l'espoir d'obtenir une guerre civile. D'où les attentats que nous avons connus, pour finir avec l'assassinat du Père Hamel, hier, censé mettre le feu aux poudres et pousser les Français à riposter dans le même registre en se vengeant sur la communauté musulmane. Ceci est en substance l'explication oiseuse de Jérôme Fenoglio, directeur du Monde, pour expliquer pourquoi le Monde (rejoint par BFMTV et Europe1) ne donnera plus dans ses colonnes les noms ni les photos des assassins de Français. 

BFM donne pour explication le fait que publier les photos des assassins pousserait à la "glorification posthume" de ces mêmes assassins et influencerait d'éventuels candidats au djihad. Eux non plus ne diffuseront donc plus les photos des assassins djihadistes.

A l'origine de cette trouvaille, qui va à l'encontre du devoir d'informer des médias et de leur raison d'exister, cet oukase de BHL sur Twitter :

Le petit doigt sur la couture du pantalon, les médias sont aux ordres de BHL.

Posté le 27 juillet 2016 à 15h23 par Marie Bethanie | Lien permanent

26 juillet 2016

Egorgement : Le Figaro s'étrangle

Il a fallu 5 minutes à la rédaction pour modifier le titre : le prêtre égorgé à 11h14 a été plus proprement "tué" à 11h19 !

C

Posté le 26 juillet 2016 à 15h36 par Michel Janva | Lien permanent

24 juillet 2016

L'AFP efface les huées contre Valls à Nice

Lu sur l'OJIM :

"Alors que de nombreuses vidéos ont montré très clairement les sifflets et huées à l’encontre de Manuel Valls lors de sa visite à Nice, le 18 juillet, pour rendre hommage aux victimes de l’attentat, l’AFP s’est fendue d’un montage soviétique pour ne pas en faire état.

Dans sa vidéo, l’Agence France Presse ne montre que la minute de silence, respectée, lors du recueillement devant le monument aux morts, puis les applaudissements de la foule. Des applaudissements qui étaient destinés aux forces de l’ordre, et pas à Manuel Valls et Christian Estrosi.

Pourtant, comme les internautes ont pu le constater sur de nombreuses autres vidéos, la cérémonie a surtout été marquée par d’importantes huées à l’attention du Premier ministre et des officiels. Il s’agit d’une donnée ô combien importante à prendre en compte dans un travail journalistique sérieux : la population en a assez des hommages et des mots, elle désire aujourd’hui des actes et reproche au gouvernement son laxisme.

Pourquoi l’Agence France Presse a-t-elle choisi de faire l’impasse de ces sifflets, à la fois symboliques et qui marquent un tournant dans la série d’attentats qui frappe la France depuis 2015 ?"

Posté le 24 juillet 2016 à 21h34 par Michel Janva | Lien permanent

22 juillet 2016

Nice : les images de vidéosurveillance sous séquestre

L'avocat de la municipalité, Me Philippe Blanchetier annonce que, non seulement la Ville ne va déférer à l'injonction qu'elle a reçue, mais qu'en plus elle s'apprête à demander au procureur de la République de Nice de mettre sous séquestre ces images

"afin de ne pas hypothéquer les éventuelles autres procédures qui pourraient voir le jour au-delà de l'enquête antiterroriste en cours".

A propos d'images, Minute commente la polémique qui a fait suite à la diffusion d'images terribles lors de l'édition spéciale sur France 2, le soir des attentats :

"on n’hésite pas à interroger en direct un Marseillais hagard, prostré devant le cadavre de sa femme à peine caché par une bâche :

« J’attends le pire, dit-il, c’est fini pour moi si mon fils est mort. Ils sont partis tous les deux d’un coup. Punaise, je n’ai rien du tout et mon fils et ma femme sont là. On est venu voir le machin, la fête. C’est ça la fête, c’est ça le 14 juillet ? Eh bien pour moi, c’est ça la fête. Mon fils avait 4 ans et ma femme pas encore 30 ans ».

Alors information, erreur de jugement comme l’a regretté vendredi la rédaction de France 2 ou voyeurisme malsain ? Ce qui est sûr en tout cas, c’est qu’on avait fait beaucoup moins de foin l’an dernier lorsqu’avait été utilisé l’image du cadavre d’un enfant syrien sur une plage turque. Il est vrai que cette photo visait à nous culpabiliser …"

Posté le 22 juillet 2016 à 12h58 par Michel Janva | Lien permanent

18 juillet 2016

FranceTV Intoxication

La chaîne FranceTV Education Intoxication vous apprend qui sont les terroristes de 2016 à l'aide de petits bonshommes franchouillards portant le traditionnel bérêt par lequel les Français comme vous et moi sont généralement représentés. De la désinformation à l'état pur.


Qu'est-ce que le terrorisme ?  

Posté le 18 juillet 2016 à 15h42 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 juillet 2016

Le pluralisme de la presse française...

CnULQMIXgAEmUvU

Posté le 14 juillet 2016 à 11h30 par Michel Janva | Lien permanent

L'Amérique officielle est raciste, la police US tue les Noirs ? Intox

Lu sur Réinformation.tv :

"[...] Invitée par le journaliste à commenter une déclaration du gouverneur du Minnesota Mark Dayton, pour lequel Philando Castille (victime de l’une des bavures récentes de la police US) n’aurait pas été tué si les occupants de sa voiture avaient été Blancs, Hillary Clinton s’est d’abord réfugiée dans des généralités sur la nécessité de laisser l’enquête suivre son cours et de comprendre ce qui se passe dans les contrôles de routine, avant de lancer, aimablement pressée par son intervieweur : « Trop d’Afro-américains ont été tués dans des rencontre avec la police dans des affaires qui n’auraient pas du se terminer ainsi. Je répète qu’il faut des consignes nationales en la matière. (…) Franchement il faut s’occuper du racisme systémique qui est une réalité, et s’occuper du biais systémique » (qui existe dans la police US). Interrogée ensuite pour savoir comment elle traiterait la question raciale qui divise l’Amérique, elle a répondu : « J’appelle les Blancs, comme moi, à se mettre dans la peau des Noirs qui craignent toujours pour leurs enfants (…) Je crois que nous sommes ceux qui devons commencer à écouter la plainte légitime poussée par nos compatriotes afro-américains, et il y a tant de travail à faire. »

La police US ne tue pas les Noirs, les statistiques le prouvent

En d’autres termes, elle charge la communauté blanche du péché, avalise le mythe des policiers US tueurs de Noirs, appelle les Blancs à la repentance et à la conversion à une nouvelle politique d’ensemble pour effacer le « biais systématique ». Derrière ce discours sentimental, moraliste et démagogique se cache un simple bluff, et la presse US commence à le démonter. Par exemple, pour Michael Walsh, du New York Post, les statistiques avancées pour établir que la police US tue plus de Noirs que de Blancs sont biaisées. Elles ne tiennent pas compte du « fait que le taux de crimes violents est bien plus élevé chez les Noirs que chez les Blancs. (…) Selon le ministère de la justice, les Noirs ont commis 52,5 % des meurtres en Amérique de 1980 à 2008, alors qu’ils représentaient 12,6 % de la population. »

Walsh va plus loin en analysant une étude publiée par le Washington Post à la fin de l’année 2015 qui met à mal le mythe d’une « police à la gâchette facile aimant tirer surtout sur les Noirs ». Les policiers blancs qui tirent sur des Noirs désarmés sont l’exception, certes trop nombreuse, mais l’exception tout de même : 4 % des cas.

Un institut de criminologie examine les « victimes » de la police US

Dans les trois quarts des cas où la police a tué des Noirs, elle était elle-même attaquée ou en train de protéger des civils. Et la majorité des hommes abattus étaient en possession d’une arme, suicidaires, malades mentaux ou en train de s’enfuir. De quoi relativiser largement le mythe. Mais celui-ci a reçu le coup de grâce de la part du professeur Peter Moskos, du John Jay College of Criminal Justice, un institut indépendant de criminologie qui fait autorité aux Etats-Unis. Selon l’étude qu’il a publiée, de mai 2013 à avril 2015, parmi les Américains qu’a abattus la police US, 49 % sont Blancs, 30 % Noirs, 19 % Hispaniques, 2 % non précisés. Les données recueillies ne précisent pas la part de tirs justifiés et des meurtres.

A l’objection qui relève justement que la proportion des Blancs est beaucoup plus forte que celle des Noirs dans la population totale des Etats Unis, et qu’en conséquence, les Noirs ont environ trois fois plus de chance que les Blancs d’être abattus par la police US, Moskos répond que c’est un fait, mais qui doit être analysé lui-même.

Fin du mythe Obama Clinton : les Blancs plus visés que les Noirs

Selon lui, l’une des causes du phénomène est que « le crime se commet de façon prédominante dans les banlieues noires ». Et de développer de façon plus précise une argumentation semblable à celle de Walsh : les Noirs ont un taux d’homicides six fois plus élevé que les Blancs, et ils commettent quatre fois plus de meurtres contre la police, par tête, que les Blancs. » En tenant compte de ce fait, il est clair que la police US doit tuer plus de Noirs que de Blancs en proportion. Mais dans les faits, le phénomène est moins accentué qu’il ne devrait l’être, et l’on arrive même au paradoxe que les… Blancs ont un risque plus grand que les Noirs d’être abattus par la police US. Si l’on tient compte de la disparité raciale dans le meurtre des policiers, on trouve que les Blancs ont 1,3 plus de risques d’être tués par la police US que les Noirs, et si l’on intègre la différence des taux d’homicide, le coefficient de risque supplémentaire atteint 1,7. Subsidiairement, Moskos relève une autre statistique : un Noir a seize fois plus de chance d’être tué par un policier US que de le tuer, un Blanc vingt fois plus. Toutes les données convergent : le mythe répandu par Clinton, Obama et la classe politico-médiatique est un pur mensonge raciste."

Posté le 14 juillet 2016 à 10h50 par Michel Janva | Lien permanent

08 juillet 2016

Infographie de la presse française : qui possède quoi

Le Monde Diplomatique a réalisé une infographie de la presse française. Seuls les principaux propriétaires des médias sont indiqués et non la multitude de petits actionnaires. Ne sont également représentés que : 

  • les titres de presse écrite papier à diffusion nationale de type généraliste, économique et politique 
  • les titres de la presse quotidienne régionale 
  • la télévision nationale (et quelques chaînes de télévision locales) ;
  • les canaux de radio à portée nationale.

Ne sont pas représentés : les sites de presse en ligne, les groupes indépendants des puissances d’argent (Société nouvelle du journal L’Humanité, groupe Bayard-Presse propriétaire du quotidien La Croix) ainsi que la presse alternative.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Presse_france_v1-2

Posté le 8 juillet 2016 à 07h16 par Michel Janva | Lien permanent

06 juillet 2016

Nigel Farage demande un droit de réponse aux médias français pour désinformation

Ce droit de réponse demandé par Nigel Farage à Libération, L’Obs, Europe 1, BFM TV et Les Échos n'est vraiment pas flatteur pour le journalisme français. Personne ne sera surpris d'apprendre que ces derniers ont désinformé leurs lecteurs et auditeurs pendant la campagne du Brexit, et pas seulement. A défaut de voir ce droit de réponse être publié, FDesouche l'a mis en ligne :

Nigel-farage-300x194"Je sais que les journalistes français et ceux de Belgique francophone me sont largement hostiles. Je sais que beaucoup parlent de moi comme d’un populiste ou d’un leader d’extrême droite. Au-delà des caricatures, je ne m’attendais pas à ce que certains de ces médias aillent jusqu’à désinformer leurs lecteurs afin de nuire à ma personne, à mes idées et à mon pays.

J’ai découvert, avec stupeur, que les sites d’information français Libération, L’Obs, Europe 1, BFM TV, Les Échos (...) ont publié, sur ma personne, une information tronquée et malveillante...

En effet, ces médias ont affirmé ou laissé entendre que j’avais fait campagne sur une fausse promesse, celle de réorienter les 350 millions de livres que le Royaume-Uni fournit par semaine à l’Union Européenne vers le National Health Service. Je n’ai jamais fait cette promesse.

La campagne pour le Brexit a été menée d’un côté par UKIP, le parti que je préside et de l’autre par un organisme subventionné par l’État, nommé Vote Leave. Si UKIP et Vote Leave ont fait campagne dans la même direction, ils n’ont jamais été des alliés, n’ont pas tenu de meetings communs et ne se sont jamais concertés pour savoir qui faisait quoi. La redirection des subventions versées à l’Union Européenne vers le NHS a toujours été une promesse exclusive de Vote Leave. J’y suis donc totalement étranger et je ne l’ai jamais soutenue. Il va donc de soi que je ne saurais y être associé.

En conséquence, il s’avère que vos informations sont fausses et diffamatoires. Manifestement, vous n’avez pas compris qui faisait quoi durant toute la campagne référendaire. J’en déduis donc que vos lecteurs sont bien mal informés sur le Brexit. Néanmoins, à défaut de comprendre l’actualité, vous pourriez au moins faire l’effort de vérifier vos sources quand vous retranscrivez vos homologues britanniques ou, à défaut, engager un traducteur compétent.

J’espère que, par probité professionnelle et par respect pour vos lecteurs, vous publierez ce communiqué adressé à chaque rédaction des médias invoqués par le présent message."

Posté le 6 juillet 2016 à 06h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

05 juillet 2016

Michel Rocard :" Si les directeurs d’antenne combattent un projet de réforme, il ne passera pas"

Puisqu'il est de bon ton de rendre hommage à ceux qui nous quittent même si leur action a été globalement mauvaise et néfaste pour la France, Bruno Gollnisch profite du décès de Michel Rocard pour rappeler ce propos de l'ancien premier ministre prononcée en 2015 lors d'une visite à La Réunion, où il s'était rendu en raison de ses fonctions d’« ambassadeur aux pôles arctique et antarctique », prises en 2009, sous Nicolas Sarkozy (à l'époque ou ce dernier s'ouvrait à gauche au lieu de mener une politique de droite) :

"Ça fait longtemps que l’homme politique a perdu le pouvoir au profit des grandes banques. Le consortium des grandes banques systémiques a pris le commandement de la planète sur l’organisation financière, résultat : la crise.

Et, deuxièmement, tous les gouvernants d’aujourd’hui savent qu’un grand projet d’importantes réformes ne peut passer que si les directeurs d’antennes de télévision du journal de 20 h sont d’accord avec. Si les directeurs d’antenne combattent un projet de réforme, il ne passera pas. Terminé."

Posté le 5 juillet 2016 à 11h53 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

03 juillet 2016

Le "quotidien de référence" maquille un entretien de Philippe Martinez

Selon Acrimed :

"Dans son édition du 21 juin, Le Monde publie une interview de Philippe Martinez, qui se présente comme une retranscription du « Grand Rendez-vous », animé par Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1), Françoise Fressoz (Le Monde) et Michaël Darmon (Itélé). Diffusé l’avant-veille sur Europe 1, l’entretien, houleux, a été ponctué de nombreuses prises à partie du responsable syndical par les journalistes. Sur lesquelles Le Monde jette un voile pudique…"

Posté le 3 juillet 2016 à 16h13 par Michel Janva | Lien permanent

02 juillet 2016

Selon que vous serez "chrétien" ou musulman

De Bill Donohue, président de la Catholic League de New York, dans Christianophobie Hebdo :

"Il a fallu trois articles dans le New York Times sur le tueur musulman Omar Mateen, avant que le quotidien précise qu’il était musulman. Quand Robert Dear tua trois personnes dans une clinique de Planned Parenthood [le 27 novembre 2015], le premier mot qu’on a pu lire dans le titre du New York Times était « Religion » et les lecteurs ont pu très vite apprendre que Dear était chré­tien…

Thomas Sowell [écrivain et chroniqueur afro-américain] a très justement remarqué « qu’à peine le sang avait été versé dans la clinique de Planned Parenthood au Colorado, que les accusations de “terrorisme chrétien” ont commencé à se diffuser sur Internet », bien qu’il n’y eût aucun lien entre la religion de Dear et ses crimes. De fait, et comme le concluait un article de CBS/Associated Press, « Ceux qui ont connu Dear ont déclaré qu’il avait peu de penchant pour la religion ou la politique ».

Il y a une énorme différence entre Dear et Mateen. Les trois épouses de Dear ont dit qu’il n’avait jamais été un chrétien pratiquant. De plus, on n’a aucune preuve qu’il ait jamais appartenu à une congrégation chrétienne, ou qu’il ait jamais été actif dans une communauté chrétienne. Mateen se vantait de ses liens avec des organisations terroristes, dont Al-Qaïda, et il avait confié à ses amis ses liens avec les poseurs de bombes de Boston [les Tchétchènes Dzhokhar et Tamerlan Tsarnaev, auteurs de l’attentat lors du marathon de Boston le 15 avril 2013]. On savait qu’il fréquentait une mosquée où l’on trouvait aussi des opérationnels d’Al-Qaïda, et il fut à deux reprises sous le coup d’une enquête du FBI. Contrairement à Dear, Mateen était pratiquant. Il apportait un tapis et un bonnet de prière à son travail et s’agenouillait pour prier pendant les pauses. Il n’allait pas que de temps en temps à sa mosquée locale, mais il s’y rendait plusieurs fois par semaine. Tout cela nous permet de comprendre aisément pourquoi il a appelé le 911 [numéro d’appel d’urgence de la police aux ÉtatsUnis] juste avant de se déchaîner, afin d’exprimer sa solidarité avec l’État islamique.

L’ACLU [Americain Civil Liberties Union] a réagi à la tuerie de Mateen en exprimant sa « solidarité à la communauté musulmane ». Quand j’ai tapé « ACLU exprime sa solidarité à la communauté catholique » dans le moteur de recherche de Yahoo, un article s’est affiché : « Les avocats de l’ACLU disent que les chrétiens sont responsables de la fusillade d’Orlando ». Impossible de trouver un meilleur exemple de parti pris que celui-là."

Posté le 2 juillet 2016 à 09h59 par Michel Janva | Lien permanent

01 juillet 2016

Présidentielle en Autriche : pan sur le bec des "décodeurs" du Monde

Au lendemain des élections en Autriche, les fameux "décodeurs" du Monde s'en prenaient aux tenants de la manipulation des résultats électoraux. Avec l'annulation du scrutin en raison d'irrégularités dans le dépouillement de certains suffrages, un peu de vacances leur fera le plus grand bien :

A

Posté le 1 juillet 2016 à 16h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)


     Archives > Médias : Désinformation

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > Médias : Désinformation