24 avril 2014

Mariée à un divorcé : quel conseil a vraiment donné le pape ?

Les informations données par la presse sur un coup de téléphone du pape à une femme mariée civilement à un divorcé sont confuses. La presse déclare que le pape a autorisé la communion, ce qui est contraire à l'enseignement de l'Eglise, si le premier mariage n'est pas reconnu comme nul par un tribunal ecclésiastique. Mais la femme en question rapporte que le pape lui a simplement demandé de retourner à l'église. Lu sur Aleteia :

"Le Saint-Siège met en garde contre toute tentative de détourner les conversations personnelles du Pape. « Les conversations téléphoniques privées du  Pape, qui sortent « du cadre des relations personnelles » et leur « amplification médiatique » sont « source de malentendus et confusion… On ne saurait donc tirer parti de celles-ci concernant l’enseignement de l’Eglise », souligne un communiqué du porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, dans une claire allusion à un nouveau coup de téléphone du pape qui a littéralement enflammé  les médias ces dernières heures,  relançant  un sujet aussi sensible que celui de « la communion des divorcés-remariés ».
 
Il faut dire qu’après plusieurs interventions et encouragements du Pape à des débats ouverts de l’Eglise sur cette question, la presse s’enflamme à chaque fait ou geste qui puisse laisser entrevoir une avancée extraordinaire.  
 
Et le dernier épisode, auquel fait allusion le communiqué, est de taille : celui d’une femme, Jakelin Lisboa, en Argentine, mariée à un homme divorcé, que le pape François aurait appelée il y a quelques jours au téléphone pour répondre aux questions qu’elle lui posait concernant sa situation dans une lettre envoyée quelques mois auparavant. Cette information a fait le tour de la planète car le Pape, affirme Jakelin Lisboa, «  lui aurait conseillé de prendre la communion malgré sa situation personnelle », rapportent divers médias. 
 
« Il y a eu beaucoup de coups de téléphones, dans le cadre des rapports personnels pastoraux du pape François. N’entrant absolument pas dans le cadre des activités publiques du pape, on ne saurait attendre aucun commentaire ou information de la Salle de presse du Saint-Siège », souligne le père Federico Lombardi, dans son communiqué en se refusant à tout commentaire sur cette affaire.
 
Il est vrai que dès le début, la nouvelle, lancée « naïvement » sur Facebook par le mari de Jakelin Lisboa, réapparait  dans la presse comme décousue, confuse, ambiguë, source de mauvaise interprétation, aussitôt corrigée par la protagoniste, lors d’une émission sur les ondes de Red Am910, la radio de Buenos Aires.
 
Dans cet entretien, Jakelin précise tout d’abord qu’elle n’est pas divorcée, mais mariée à un divorcé, contredisant aussitôt les gros titres des journaux argentins  comme «  le pape garantit qu’un divorcé ne fait pas de mal s’il fait la communion » qui avait mis le feu aux poudres médiatiques.
 
Jakelin et Julio Zabeta, sont mariés civilement depuis 19 ans et ont deux enfants. Jakelin raconte ce qu’il s’est « vraiment » passé et ce que lui aurait dit le Pape au téléphone, rapportée par Andrés Beltramo Álvarez sur Vatican Insider :
 
« Nous avions l’habitude d’aller à la messe, pas tous les jours. Mais ici, à la maison nous prions tous les soirs, nous posons des questions à Dieu. Comme toujours lorsqu’on se trouve dans une situation difficile, on s’adresse à Lui. Et l’idée d’écrire au Pape m’est venue tout naturellement, parce qu’il est argentin, parce qu’il écoute les personnes et que je crois aux miracles », raconte-t-elle.
 
La femme raconte l'arrivée du coup de téléphone : « C’est mon mari qui a répondu. Il m’a dit c’est le père Bergoglio qui veut te parler. J’ai pris l’appareil et je lui ai demandé si c’était vraiment lui, le Pape, il m’a répondu oui et m’a dit qu’il répondait à ma lettre envoyée le 7 septembre dernier » , explique-t-elle.
 
Pendant l’entretien, rapporte Vatican Insider, Jakelin Lisboa n’a pas trop voulu s’étendre sur le contenu « privé » de leur conversation, mais a confirmé le conseil que lui aurait donné le pape François : de « retourner à l'église » dont elle se serait éloignée depuis qu'un prêtre aurait refusé de la confesser et de lui donner la communion."

Posté le 24 avril 2014 à 14h49 par Michel Janva | Lien permanent

22 avril 2014

Dire la vérité, c’est « polémique »

Non, je ne parle pas de votre blog préféré mais du Progrès, qui a dressé un palmarès des actes de délinquance dans le Rhône en fonction de la nationalité des délinquants :

n   Pour certains, c'est de la diffamation raciale. Pour Les Jeunes Socialistes : «Cette initiative désastreuse insulte des millions de citoyens et est digne d’un journal d’extrême droite. Il est temps que le Progrès retrouve le chemin du journalisme et cesse de copier Minute.» Sic. Et pour les victimes de ces délits, qu'est-ce donc ?

Posté le 22 avril 2014 à 19h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

A Gerson, l'Opus Dei mange les enfants

Dans un article publié le 21 avril (mais ce doit être une coquille pour 1er avril) dans le Nouvel Obs, Juliette Deborde laisse libre cours à son imagination.

A moins qu'elle soit en service commandé au nom d'un régime aux abois suite aux dénonciations de l'introduction de l'idéologie du gender à l'école, Juliette Deborde comment un article totalement délirant.

Alliance et la Fondation Lejeune, qui ont commis le crime d'être hostile à l'avortement (inversion accusatoire), sont intervenus au lycée Gerson. Et cela c'est bien plus grave aux yeux de nos médias, que l'intervention des excités LGBT, du Planning familial ou d'un transexuel.

Il semblerait même que l'inquisition espagnole ait investi le lycée Gerson puisque, maintenant, on force les enfants, même de confession juive, à se confesser...

Il faut dire que la nouvelle direction de l'école a le totre d'être catholique. En fait, c'est même cela leur crime. Alors l'article dénonce pêle-mêle la répression, la peur, la rédicalisation, sic. Ils ont bien du rigoler à rédiger ce tissu d'âneries.

Posté le 22 avril 2014 à 06h55 par Michel Janva | Lien permanent

19 avril 2014

Déclin de la gauche : Marianne se trompe de problème

Cette semaine, le titre principal de Marianne est "La gauche peut-elle survivre à Hollande ?". Or, la bonne question est : "La gauche peut-elle survivre à la dénaturation du mariage ?"

En effet, le démographe Hervé le Bras a fait la démonstration que le PS "a fait une erreur électorale énorme avec le mariage gay".

Pour rappel, c'est aussi un démographe (Emmanuel Todd) qui avait prévu la chute du bloc soviétique dès 1976, soit 13 ans avant la Chute du Mur, dans le livre "La chute finale".

On ne peut pas tricher avec la démographie.

Posté le 19 avril 2014 à 14h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

18 avril 2014

Vote au Sénat : désinformation de l'AFP

L'AFP rapporte dans une dépêche que les sénateurs ont voté en faveur du projet de loi sur l'égalité en maintenant l'article qui supprime la notion de détresse pour recourir à l'avortement. Et l'AFP précise :

"L'UMP a déposé un amendement pour le supprimer qui a été rejeté par 189 voix contre et 9 pour seulement."

C'est assez peu. Mais c'est faux. Le compte-rendu officiel du Sénat mentionne 109 voix pour cet amendement. Face à 189, c'est tout même moins ridicule que 9. L'AFP a sans doute voulu faire croire que les opposants à la culture de mort ne représentent plus rien.

Posté le 18 avril 2014 à 18h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Mais qui est cette Zana que les chrétiens vénèrent ?

Trouvé ici cet extrait de La Provence :

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Posté le 18 avril 2014 à 11h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (31)

Infâme jeu de mots des journalistes de Libération

Gilles-William Goldnadel dénonce les méthodes de Libération dans Valeurs actuelles :

"Les journalistes de Libération ,en convalescence, ont, décidément,  le sens de l'hospitalité.

 Après avoir publié dans leurs colonnes un portrait au vitriol pour accueillir  leur nouveau directeur Pierre Fraidenraich, certains d'entre eux lui ont trouvé l'élégant sobriquet de « Pierre Troisième Reich ». On savait l'appétence des Libé pour le jeu de mots spirituel et la formule à l'emporte-pièce, mais le calembour précité rejoindra dans les annales de l'esprit post shoatique un brin obsessionnel le fameux « Durafour crématoire » qui ne fit rien de bon pour la promotion de l'image de son sarcastique inventeur.

Circonstance aggravante, au rebours du regretté Michel Durafour, une partie de la famille Fraidenraich a fini dans les fours crématoires du dernier reich, ce qui rend la vilaine plaisanterie encore plus funeste.

Il n'est pas difficile d'imaginer ce qu'aurait été la réaction de la rédaction de Libé si un obscur conseiller municipal du Front National s'était essayé à pratiquer le même et improbable humour. [...]"

Posté le 18 avril 2014 à 07h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

De Libération au Secrétariat d'Etat chargé du numérique

Lu sur Valeurs actuelles :

"La directrice de la communication du journal Libération, Elisabeth Laborde, quitte ses fonctions pour devenir conseillère en communication et presse de la nouvelle secrétaire d’État chargée du Numérique, Axelle Lemaire."

Posté le 18 avril 2014 à 07h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

12 avril 2014

Russie : Mgr Aillet répond à la désinformation

Sur le site du diocèse de Bayonne :

"Certains organes de presse se sont fait l’écho de mon voyage d’études en Russie, en rendant compte des intentions qui y ont présidé de manière passablement erronée ; c’est la raison pour laquelle je me propose de donner quelques éclaircissements. Il semble que les auteurs de ces articles se soient laissé aller à ce péché que le Pape François a dénoncé récemment devant un parterre de journalistes catholiques italiens sous le nom de « désinformation »."

Voir la vidéo.

Posté le 12 avril 2014 à 09h45 par Michel Janva | Lien permanent

11 avril 2014

Propos sur l'extermination : 2 poids 2 mesures

On se souvient de l’emballement médiatique qui avait suivi la phrase regrettable du maire de Cholet.

Un retweet tout aussi odieux de Laurence Rossignol n'a pas eu droit à la même publicité médiatique :

Posté le 11 avril 2014 à 21h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

La Tribune pourrait reprendre Libération

Jean-Christophe Tortora, patron de La Tribune, a indiqué qu'il avait été contacté par des salariés de Libération et qu'il serait candidat à reprendre le titre si celui-ci était en dépôt de bilan.

"Je ne souhaite pas un dépôt de bilan pour Libération, c'est une épreuve douloureuse. Mais si Libération avait besoin de nouveaux partenaires, moi-même et mes partenaires serions candidats à une reprise, dans le cadre d'un projet co-construit avec les salariés et les journalistes de Libération. Je ne crois pas à un projet dans un média sans adhésion réelle de la rédaction". "Dans un tel projet, je maintiendrai le papier, même si dans quelques années à l'évidence il y aura une évolution majeure sur le numérique. Mais aujourd'hui il serait totalement prématuré d'abandonner le papier pour Libération".

Posté le 11 avril 2014 à 21h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

10 avril 2014

Bientôt la Semaine Sainte : revoilà les intox médiatiques

La presse nous ressort aujourd'hui, à quelques jours de la Semaine Sainte, l'intox de la "femme de Jésus", qu'aurait révélé un vieux papyrus.

Un vieux ragot qui a été éventé en... novembre 2012.

Posté le 10 avril 2014 à 22h29 par Michel Janva | Lien permanent

08 avril 2014

Le journal Libération, gardien du dogme

La Une de demain :

LEt l'article commence ainsi, à vous faire froid dans le dos :

"Fédérés par la Manif pour tous, les réseaux les plus conservateurs vampirisent le catholicisme français."

Heureusement que le ridicule ne tue pas. Sinon Bernadette Sauvaget ne serait plus de ce monde.

Addendum - Voici l'intégralité de cet amusant article, qui n'oublie pas de citer votre blog favori :

Réunis en «conclave» à Lourdes jusqu’à vendredi, les évêques de France auront à débattre de la montée en puissance des ultras, au sein de l’Eglise. Peu visible jusqu’à la mobilisation contre la loi Taubira, cette galaxie catholique très conservatrice s’est organisée, depuis une vingtaine d’années, dans de multiples réseaux allant de la droite républicaine jusqu’à l’extrême droite. Ce catholicisme intransigeant et très identitaire a d’abord été exacerbé par les pontificats de Jean Paul II et de Benoît XVI. Puis la Manif pour tous a permis à ces réseaux de se fédérer. Ils ont porté sur le terrain politique, la «nouvelle évangélisation» promue, dans les années 90, par Jean Paul II. Centrant leur combat sur la famille et la sexualité, ils entendent peser sur l’ensemble du catholicisme mais aussi sur le débat public.

Des figures intellectuelles qui pourfendent la modernité

La pensée des philosophes Chantal Delsol et Rémi Brague a beaucoup nourri la mouvance catholique conservatrice. Auteurs l’un et l’autre d’une quinzaine d’essais, ils interviennent régulièrement au Collège des Bernardins à Paris. Epouse de l’ancien ministre Charles Millon, la première écrit fréquemment dans le Figaro etValeurs actuelles, très prisés dans les milieux de la Manif pour tous. L’universitaire Rémi Brague a, pour sa part, une audience internationale. En 2012, il a été ainsi récompensé par le prix Ratzinger, sorte de «Nobel de la théologie», remis par une fondation créée à l’initiative de Benoît XVI. A ces figures tutélaires, s’adjoignent deux valeurs sûres de la génération montante, les quadragénaires Thibaud Collin et Fabrice Hadjadj. Le parcours atypique du second, né dans une famille juive proche de l’extrême gauche, converti il y a une quinzaine d’années au catholicisme, a contribué à sa notoriété. Ces philosophes, engagés dans la lutte contre le genderet le mariage pour tous, sont très critiques à l’égard de la philosophie des Lumières, matrice, à leurs yeux, des maux contemporains. Leur axe de réflexion les inscrit sur une ligne de défense des valeurs traditionnelles. Ardents promoteurs des racines chrétiennes de l’Europe, nostalgiques d’une «chrétienté» somme toute mythique, ils portent, à l’instar de Benoît XVI, un regard très pessimiste sur la modernité, perçue comme hédoniste et amorale. De leur point de vue, les sociétés sécularisées et laïques, déliées de leurs références religieuses et sans transcendance, ne peuvent trouver des fondements éthiques opérants. De la même manière, l’autonomie de l’individu est la porte ouverte à l’arbitraire et à un individualisme délétère. Cette pensée philosophique, morale et politique s’est trouvée en phase avec les deux précédents papes, participant sur le terrain intellectuel à la «nouvelle évangélisation» promue par Jean Paul II. Conservateurs, partisans d’une société d’ordre, ces philosophes s’inscrivent néanmoins dans la mouvance d’une droite républicaine.

Des relais politiques de l’UMP au FN

La «réacosphère» catholique penche, bien sûr, nettement à droite, mais ce spectre s’étend à l’extrême droite, et même jusqu’à des options antirépublicaines et royalistes. Mais le paysage reste mouvant. La Manif pour tous est, de fait, une énigme, un objet politique et social non identifié. En 2013, sa mobilisation contre la loi Taubira a surpris par son ampleur. En 2014, elle étonne par sa persistance. Une liste «Manif pour tous» pourrait être présentée aux européennes. Aux municipales, le mouvement a joué le rôle d’un groupe de pression, monnayant son soutien contre la signature d’une charte où des candidats s’engageaient notamment à demander l’abrogation de la loi Taubira. A l’UMP, beaucoup d’élus ont refusé ce marchandage. A terme, la radicalité de cette nébuleuse sur les questions familiales risque de créer de l’embarras à l’UMP où elle a d’ardents supporters comme Bruno Retailleau, Claude Goasguen ou encore Yannick Moreau. Issu des rangs de la Manif pour tous où il était son responsable pour le grand Ouest, Sébastien Pillard a créé, à l’automne, une association, Sens commun, destinée à faire de l’entrisme au sein de l’UMP et à y promouvoir les idées des anti-mariage gay.

Après avoir pris ses distances avec le Front national quand Marine Le Pen est arrivée à sa tête, l’extrême droite catholique, identifiée notamment par son attachement à la messe en latin, opère actuellement un nouveau rapprochement. Selon Alain Escada, le patron de Civitas (association catholique intégriste), un membre de son organisation aurait même été tête de liste du Rassemblement bleu Marine aux dernières élections. Et Civitas va mettre en place un réseau de ses élus municipaux, quelques centaines à travers la France. Quoi qu’il en soit, la reconquête politique est l’une des priorités de la «réacosphère» catholique qui se veut un acteur de poids dans la société. Il y a une vingtaine d’années, s’est déjà créé un think tank, la Fondation de service politique (où l’on retrouve notamment Chantal Delsol). Une autre officine, l’Institut de formation politique se propose d’«outiller» intellectuellement et politiquement ces jeunes générations qui viennent de prendre goût à la militance à travers la Manif pour tous.

Des évêques ultras

Adieu l’image cool et décontractée de l’archevêque de Lyon, adepte du marathon et photographié en short ! Depuis un an et demi, le cardinal Philippe Barbarin s’affiche à la tête de la fronde catholique. Si la grande majorité de ses collègues évêques (au total une centaine), redoutant de crisper davantage les relations avec le gouvernement, ont choisi de se faire discrets depuis le vote de la loi Taubira, lui n’en démord pas. Le 2 février dernier, il battait encore le pavé. Ce positionnement radical de l’impulsif archevêque de Lyon a surpris, jusque dans les rangs catholiques modérés. Avant la manif pour tous, Philippe Barbarin, grande gueule à ses heures et dans la ligne des deux précédents papes, n’était pas identifié comme un «ultra». Car il existe, en effet, une quinzaine d’évêques composant l’aile réactionnaire de l’épiscopat français. L’évêque d’Avignon, Jean-Pierre Catenoz, a ainsi défrayé la chronique par des déclarations à l’emporte-pièce sur l’art contemporain ou l’enseignement catholique qui risquait, selon lui, de perdre son identité. Sur ses terres du Vaucluse, il a été souvent contesté par des prêtres et des fidèles. Mais les deux prélats les plus influents de cette aile ultra sont sans conteste Dominique Rey, l’évêque de Toulon et Marc Aillet, celui de Bayonne. Issu d’une communauté religieuse traditionaliste, adepte du port de la soutane, ce dernier, fréquemment invité à donner des conférences, est un militant anti-avortement actif et entretient des liens avec les milieux néoconservateurs américains. En novembre, il s’est rendu aux Etats-Unis, manifestant, béret basque sur la tête, devant un centre d’IVG.

Au sein de l’extrême droite catholique, les deux actuels responsables du courant «lefebvriste» (en rupture avec Rome), l’abbé Xavier Beauvais, curé de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, et l’abbé Régis de Cacqueray, patron de la Fraternité Saint-Pie-X sont des soutiens très actifs et des relais efficaces pour Civitas. Cet été, l’un et l’autre seront mutés, ce qui augure une période moins faste pour l’organisation d’Alain Escada.

Une blogosphère efficace

Les catholiques ultraconservateurs considèrent que «les médias» ne disent pas la vérité et jugent nécessaire une «réinformation» véhiculant leurs valeurs. La «réacosphère» a donc appris à exploiter Internet et, depuis une dizaine d’années, une foule de blogs ont vu le jour. Des tentatives de développements de web télés sont également en cours comme TéléLiberté. Lancé en 2004, le Salon beige, à l’initiative de la campagne contre la philosophe Fabienne Brugère (lire page 2), est le principal bras armé numérique de cette frange intransigeante. Son irruption est emblématique : trois fondateurs issus de la génération Jean Paul II, une défense inconditionnelle de Benoît XVI, une visibilité et une installation dans le paysage grâce à la Manif pour tous. Un des trois fondateurs qui se cache derrière le pseudonyme «Michel Janva» affirme que le site a doublé son audience en 2013, passant à 50 000 connexions par jour. C’est, de fait, le Salon beige qui donne les heures des rendez-vous aux activistes anti-loi Taubira qui perturbent les visites ministérielles sur le terrain. C’est ce même site qui a lancé, en février 2014, une campagne contre des bibliothèques municipales au motif qu’elles diffuseraient une littérature pro-gender. En 2010, l’énigmatique Guillaume de Thieulloy, personnage-clé de cette blogosphère, a racheté le Salon beige. Assistant parlementaire du sénateur Jean-Claude Gaudin, ce jeune quadragénaire, au profil d’intellectuel est à la tête de plusieurs sites qui flirtent avec l’extrême droite et un catholicisme très traditionaliste (Nouvelles de France, Riposte Catholique, Observatoire de la christianophobie…). Il gère cet embryon de groupe de presse avec son compère Daniel Hamiche, aux sympathies royalistes.

Posté le 8 avril 2014 à 21h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (26)

07 avril 2014

Charlie Hebdo fait de la discrimination

L'hebdomadaire Charlie Hebdo propose des abonnements à prix réduits dans les villes passées à l'UMP et au FN. Selon Delphine Meillet, avocate au Barreau de Paris

«Sur le plan juridique, c'est discriminatoire».

Posté le 7 avril 2014 à 08h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

06 avril 2014

Rwanda : 20 ans après, ce que vous ne lirez (toujours) pas dans la presse

A l'occasion des 20 ans du génocide rwandais et alors que le président Paul Kagame accuse de nouveau la France d'être impliquée, Bernard Lugan anticipe l'entreprise de désinformation que vont nous servir nos médias. L'auteur de Rwanda, un génocide en questions, livre donc, en libre accès sur son blog, de nombreux éléments sur l'enquête judiciaire en cours et tout ce qui est fait pour l'enterrer. Un long article passionnant, qui s'intéresse de près à l'élément déclencheur - l'attentat contre l'avion du président rwandais Habyarimana - sur lequel la Cour pénale internationale n'a jamais voulu enquêter. Et pour cause :

"Comme l’a dit Madame Carla Del Ponte qui succéda à Louise Arbour au poste de Procureur du TPIR : « S’il était avéré que c’est le FPR [ndlt : la rébellion tutsie menée par Paul Kagame] qui a abattu l’avion du président Habyarimana, c’est toute l’histoire du génocide du Rwanda qu’il faudrait re-écrire »."

On retrouve tous les éléments habituels d'une intervention américaine : intérêt géostratégique (pour des matières premières), diabolisation du régime en place, soutien à une rébellion présentée comme résistante et démocratique...

Posté le 6 avril 2014 à 21h49 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (10)

04 avril 2014

AFP : Sylvie Maligorne réunit les politiciens

Dans les bureaux de l'Agence France-Presse, Jean-Luc Mélenchon a croisé François Hollande, hier soir. C'était à l'occasion du pot de départ de Sylvie Maligorne, chef du service politique de l'agence.

Quelques instants plus tôt, c'est Manuel Valls qui est venu saluer la journaliste. Il y avait aussi Michel Sapin, Jean-Vincent Placé, Pierre Laurent, Christian Jacob, Jean-Louis Debré, Valérie Pécresse, Geoffroy Didier.

Posté le 4 avril 2014 à 10h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

03 avril 2014

La rédaction de Libé fronde contre son nouveau patron

Les salariés de Libération ont rédigé un article de bienvenue au vitriol sur leur nouveau directeur, Pierre Fraidenraich, l'ex-directeur d'iTélé, présenté comme un piètre journaliste, à la déontologie et aux méthodes peu sûres. L'intéressé a très vite été pris à partie. La réunion a dégénéré, Pierre Fraidenraich étant accusé d'être un proche de Nicolas Sarkozy, insulte suprême au sein de Libé.

Posté le 3 avril 2014 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

02 avril 2014

Jour de Colère : ceux que la presse n'a pas montrés

Le collectif «  Jour de Colère » a annoncé une série de manifestations régionales en France entre le 5 et le 6 avril 2014. Le photographe Thomas Debesse était à Paris le 26 janvier, pour photographier les manifestants. Il publie certaines photos montrant des acteurs de cette manifestation, qui n'ont pas été retenus par les médias. Cheveux pas asssez courts :

0

Un pompier ça sauve des vies au lieu de réveiller les heures les plus sombres de notre histoire :

P

Le rejet de l'éolien n'a rien de nauséabond :

E

"Une des banderoles questionnait : « Peut-on à la fois se serrer la ceinture et baisser son froc » ? Après coup, on peut se demander si cette banderole n’était pas destinée aux déçus de la politique du gouvernement qui refont le monde confortablement installés dans leur salon, ces drôles d’acrobates."

Et le photographe de préciser :

"Couvrir ce Jour de Colère fut l’occasion pour moi de rencontrer des gens que je ne connaissais pas et que je ne rencontrerai probablement jamais en d’autres circonstances.

Au départ de la manifestation, place de la Bastille, alors que j’enfilai un surpantalon imperméable pour me protéger de la pluie, j’ai fait tomber par mégarde et sans le savoir mon portefeuille au sol. Je laissais alors derrière moi argent, carte bancaire et divers papiers importants répandus sur le goudron détrempé. Un homme s’est alors empressé de m’approcher et m’a interpellé pour me faire remarquer ma mésaventure et j’ai pu ramasser mes affaires dispersées. Je suis passé pas loin d’un grand drame… Cet homme à qui je dois d’avoir récupéré toutes mes précieuses affaires était un jeune du service de sécurité de Civitas. On ne pourra rien y faire, mais c’était mon premier contact avec eux, et probablement le dernier avant longtemps, mais ce contact impromptu fut excellent. N’en déplaise aux diabolisateurs attitrés prompt à caricaturer, mais le diable a été honnête avec moi.

On pourra comparer la différence de traitement avec celui subi par le reporter d’Agence Info Libre quelques jours plus tard, agressé lors d’un reportage sur une manifestation pro-avortement."

Posté le 2 avril 2014 à 11h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

29 mars 2014

Pierre Fraidenraich, prochain directeur de Libération

C'est un choix étonnant : BFM a distancé I-télé quand Fraidenraich était à la tête de cette dernière... comme le rappelle cet article de... Libé :

"En cause : les audiences, encore et toujours. La filiale de Canal +, qui se targuait autrefois d’être la «première chaîne d’info de France» au point de l’inscrire dans son slogan, est distancée depuis 2008 par sa rivale BFM TV. A l’époque, Canal + met à la tête d’i-Télé Pierre Fraidenraich, et à celle de la rédaction, Thierry Thuillier. Trois ans plus tard, i-Télé est passée de 0,4% à 1% de parts d’audience, tandis que celle de BFM a grimpé de 0,8% à 1,8%. Plus dur encore, en mai, l’affaire DSK, du nanan pour les chaînes info, a fait battre son record historique à BFM TV (1,8%) tandis qu’i-Télé n’est qu’à 1%. Et ce, déplore un reporter, «alors qu’on sait pertinemment que sur l’audience de DSK la semaine dernière, par exemple, on était meilleurs qu’eux journalistiquement» ."

Posté le 29 mars 2014 à 18h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

28 mars 2014

Français, vous devez savoir que BHL écrit n'importe quoi

De Bernard Antony :

"Dans le Point de cette semaine, l’ancien maoïste non repenti et ultra-belliciste irresponsable Bernard-Henri Lévy se livre à une série de considérations sur un certain nombre de personnalités du FN. Sur chacune il introduit son propos par la formule : « Français, vous devez savoir… » Sur moi-même et Thibaut de la Tocnaye, il écrit :

« Français, vous devez savoir que Thibault de La Tocnaye, candidat à Cavaillon et proche de la mouvance ultra du parti, animée par BernardAntony, se vante d’avoir combattu dans les rangs des milices libanaises coupables, entre autres, du massacre de Sabra et Chatila. »

Si toutes les informations qu’il prétend révéler sont de même acabit, on doit une fois encore considérer avec commisération ce personnage dont le grand Raymond Aron disait après son livre « L’idéologie française » qu’il était un « philosophe auto-proclamé, un discoureur de café du commerce ». BHL est décidément un aussi piètre informateur que philosophe.

Il devrait savoir que n’étant plus au Front National depuis dix ans, je n’en anime évidemment pas ce qu’il appelle « la mouvance ultra » ! N’étant par ailleurs aucunement ultra, sinon contre la connerie et la désinformation.

Quant à Thibaut de La Tocnaye,  il a certes avec courage combattu auprès des héroïques compagnons de Béchir Gemayel. Il n’était ni à Sabra ni à Chatila, massacres effectués sous la responsabilité de l’agent triple libano-israélo-syrien Hélie Hobeika. Quoique, comme moi, nullement hostile à l‘État d’Israël, Thibaut de la Tocnaye n’était pas au moment de Sabra et Chatila auprès du général Sharon. Il était alors, comme aujourd’hui, l’ami de Samir Geagea que l’assassin Hélie Hobeika essayait d’éliminer.

La vérité, c’est que BHL demeure ce qu’il fut : un roquet tchékiste !"

Posté le 28 mars 2014 à 07h20 par Michel Janva | Lien permanent

27 mars 2014

Le jeu des différences

Libé

Posté le 27 mars 2014 à 15h47 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (9)

Louis de Funès le faisait pour rire, Le Monde le fait pour désinformer

Dans une scène mémorable du "Grand Restaurant" Louis de Funès était accoutré d'une mèche et d'une moustache rappelant un dictateur allemand de sinistre mémoire :

F

Hier, en une, Le Monde a publié une photo sur laquelle on découvre le nouveau maire FN d'Hénin-Beaumont, affublé d'une mèche et d'une moustache similaires. Sauf que ce n'est plus de l'humour. C'est même très grossier.

M

Posté le 27 mars 2014 à 15h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

Propagande sur le gender au Journal de France 2

Hier soir, le dossier de France 2 (à 32mn41) était consacré à ces enfants mal dans leur peau et qui veulent changer de sexe. Dès 5 ans pour certains. Et encouragés par leurs parents. Et si l'enfant veut encore changer de sexe, des cliniques proposent des traitements pour retarder la puberté... afin que ces enfants aient le temps de choisir. Et David Pujadas exprime son émotion à la fin du reportage destiné à faire pleurer dans les chaumières.

Mais ce reportage n'est qu'une rumeur.

Posté le 27 mars 2014 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (31)

25 mars 2014

Les résultats contredisent les instituts de sondage

Les instituts de sondage pointés dans Présent :

"S’ils avaient prédit un mauvais score pour la gauche et une poussée du Front national, Robert Ménard, soutenu par le FN à Béziers, devait être au coude-à-coude avec l’UMP (44 % pour le premier, 30 % pour le second), le FN Steeve Briois battu dans tous les cas de figure au second tour (élu dimanche avec 50,25 %), les listes d’union de la gauche d’Anne Hidalgo l’emporter sur celles de l’UMP NKM à Paris (ces dernières sont en tête en nombre de voix)… et les listes socialistes de Patrick Mennucci à Marseille menacer l’UMP Jean-Claude Gaudin (37,64 %, tandis que celles du FN Stéphane Ravier, à 23,16 %, devancent celles du PS à 20,77 %)…

Certes, un sondage n’indique que l’opinion du jour du sondage et les sondés peuvent mentir… A la différence des Instituts de sondage qui eux, bien sûr, ne sont jamais soupçonnables de malhonnêteté. Et puis quoi encore !"

Posté le 25 mars 2014 à 14h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

24 mars 2014

Les oligarques du gauchisme lorgnent sur Libération

Matthieu Pigasse, propriétaire du Monde et bientôt du Nouvel Obs, s'est exprimé à plusieurs reprises sur une reprise éventuelle de «Libération»...

Le trio formé avec Pierre Bergé et Xavier Niel « sera là » si Libération est à vendre :

« Quand on investit dans la presse, quand on aime la presse, quand on aime l'écrit, quand on est de gauche, engagé, on ne peut pas rester indifférent au sort de Libération ».« Nous suivons cette situation avec attention. Mais jusqu'à preuve du contraire, Libération a des actionnaires, ces actionnaires ont un projet. Nous n'intervenons pas ».

« Nous ne sommes qu'au début de notre association. Notre souhait est d'investir dans les médias porteurs de sens et d'engagement. On ne s'interdit aucun secteur : presse, radio, internet et, pourquoi pas, l'édition ».

Posté le 24 mars 2014 à 16h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

BFM s'emmêle les pinceaux

La question du sondage étant faussée dans le texte, le résultat le sera tout autant :

B

Posté le 24 mars 2014 à 09h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

22 mars 2014

Le pire péché des médias : la désinformation

Durant l’audience de ce samedi matin accordée aux radios et télévisions d’inspiration catholique du réseau Corallo, le pape a déclaré :

« Je considère que les péchés les plus graves que commettent les médias sont ceux qui concernent les contre-vérités et les mensonges, et ils sont trois : la désinformation, la calomnie et la diffamation ». « La calomnie et la diffamation sont graves, mais le plus grave c’est la désinformation ». « La calomnie c’est un péché mortel, mais l’on peut toujours arriver à clarifier les choses, et à faire valoir finalement que c’est une calomnie ». « La diffamation c’est un péché mortel, mais on peut réussir à dire que c’est une injustice». « Mais la désinformation, c’est ne dire que la moitié des choses, celles qui me conviennent, et ne pas dire l’autre moitié : de sorte que celui qui regarde la télévision ou écoute la radio ne peut bien juger les choses parce qu’ils n’a pas tous les éléments, car ils ne lui ont pas été livrés ». « Evitez ces trois péchés : la désinformation, la calomnie et la diffamation ».

Le Pape a ensuite abordé un autre sujet, celui de la présence des laïcs dans l’Eglise. L’Eglise a besoin de la contribution des laïcs, et ceux-ci ne doivent pas être « cléricalisés ». Le Pontife a critiqué la tendance de certains prélats qui, pouvant compter sur les qualités d’organisation de très nombreux laïcs dans leurs paroisses et diocèses, font tout pour les cléricaliser.

« La proposition est de tout de suite cléricaliser ». « C’est une erreur, un bon laïc doit le rester, continuer ainsi et grandir ainsi ». « Pour ma part, je considère que le cléricalisme empêche la croissance des laïcs. Mais c’est une tentation aussi des laïcs, car certains d’entre eux veulent être cléricalisés ».

Posté le 22 mars 2014 à 15h53 par Michel Janva | Lien permanent

9 avril : conférence de Jean-Yves Le Gallou à St Rémy les Chevreuse

Y

Posté le 22 mars 2014 à 09h57 par Michel Janva | Lien permanent

20 mars 2014

Le Nouvel Observateur vendu 3 fois moins cher qu'annoncé

Claude Perdriel, fondateur du « Nouvel Observateur », est revenu sur la vente, en cours, de l’hebdomadaire à Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse - propriétaires du « Monde »-. Le vrai prix de cession du titre s'élève à 4,1 millions d’euros, au lieu des 13,8 millions d’euros annoncés.

« Le prix de vente s’élève à 6,4 millions d’euros, mais j’ai reversé 1,5 million aux Nouvel Observateur pour participer aux dépenses de restructuration, ainsi que 900.000 euros que j'ai donné à certains journalistes à la suite de l’abandon de suppléments de salaires que je donnais jusqu’ici sous forme de prime ». « Au total, on arrive donc à un chiffre de 4,1 millions d’euros ». « La valeur réelle de l’Observateur est très largement supérieure à ces 4,1 millions d’euros ».

Posté le 20 mars 2014 à 18h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

19 mars 2014

« Le Parisien » ou le caté pour les nuls

Lu dans Minute :

"Bel exemple de sérieux journalistique dans « Le Parisien » du 13 mars qui reproduit sans étonnement les propos d’une « catholique célèbre »: la chanteuse canadienne Natasha St-Pier apprécie que le pape François « accepte de donner la communion aux mères célibataires », ce qui « n’était pas le cas de tous ses successeurs ». Elle l’a sans doute lu dans sa boule de cristal; en ce qui concerne les prédécesseurs du pape actuel, ils n’ont jamais empêché de communier les mères célibataires."

Posté le 19 mars 2014 à 07h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

18 mars 2014

Crimée : amnésie et incohérence occidentales

Deux analyses parues dans Figaro Vox dont voici des extraits :

Jean-Christophe Buisson compare le "deux poids, deux mesures" politico-médiatique entre la Crimée et le Kosovo, la minorité tatare et la minorité serbe :

"Quant aux reporters dépêchés en Crimée ce funeste 16 mars 2014, entre deux interviews de babouchkas caricaturales se réjouissant de voir leur région revenir sous la protection de «saint Poutine», ils n'ont de cesse d'interroger ceux qu'ils considèrent comme les plus purs des Criméens: les Tatars. Ah, les opportuns Tatars! Si présentables, si attachants, si éloignés des horribles Serbes du Kosovo! Ils sont minoritaires dans la péninsule depuis son repeuplement russe au XIXe siècle puis leur déportation massive en Asie centrale sur ordre de Staline en 1944 ; on les plaint d'avance, on leur prédit un destin à l'abkhaze, on les suppose destinés demain aux pires pogroms. Et si on rappelle à l'envi qu'ils furent les premiers à habiter la Crimée (ce qu'on se gardait de souligner à propos des Serbes, qui avaient pourtant fait du Kosovo le cœur de leur empire médiéval dès le XIIIe siècle quand aucun chroniqueur byzantin ne mentionne la présence d'Albanais dans la région à cette époque), on oublie volontiers de noter combien ces musulmans sunnites aux mœurs aussi sauvages que violentes étaient considérés, jusqu'au XVIIIe siècle, comme des monstres absolus: pillards de villages chrétiens, marchands d'esclaves, ils avaient même brûlé Moscou en 1571. Seuls les Cosaques parvenaient alors à leur tenir tête - et encore.

Ainsi va la mémoire médiatique occidentale : à circulation alternée."

Jacques Sapir démonte les arguments occidentaux qualifiant le référendum en Crimée d'"illégal":

"[La décision de tenir un référendum en Crimée] est donc une réaction à la rupture de l'ordre constitutionnel à Kiev. Elle n'est ni légale ni illégale dans la mesure où cet ordre constitutionnel n'existe plus. Qualifier le référendum d'illégal du point de vue de la loi ukrainienne est donc une profonde sottise et montre de la part des dirigeants qui utilisent cet argument une incompréhension totale des principes du Droit.

Du point de vue du Droit international, deux principes s'opposent, l'intangibilité des frontières et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Si les pays qui aujourd'hui s'opposent au référendum avaient fait pression pour que le gouvernement de Kiev remette son pouvoir à un gouvernement de concorde nationale, réunissant toutes les parties en présence, ils auraient eu quelques droits à faire valoir le principe de l'intangibilité. Mais, ayant choisi de reconnaître unilatéralement un gouvernement ne représentant qu'une partie de la population, ils ne peuvent plus user de cet argument sans contrevenir directement au second argument, celui sur le droit des peuples."

Posté le 18 mars 2014 à 13h05 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (18)

17 mars 2014

Maires frondeurs : un millier ou 2300 ?

Le Monde titre un article sur la fronde contre la réforme des rythmes scolaires :

"Rythmes scolaires : un millier de maires refusent toujours d’appliquer le dispositif".

Puis, dans le corps de l'article, on peut lire :

"« On a recensé 2 300 communes qui ont délibéré, en conseil municipal, contre le décret », assure Christian Schoettl, maire Nouveau Centre de Janvry (Essonne), et premier des élus « frondeurs ». « Ce nombre augmente chaque jour », se réjouit-il."

Sachant que la plupart des lecteurs s'arrêtent au titre, il est facile de comprendre ce décalage.

Posté le 17 mars 2014 à 15h28 par Michel Janva | Lien permanent

Les émissions entre journalistes, c'est sans nous

Christian Combaz dénonce l'entre-soi pratiqué de plus en plus à la télévision :

"[...] A propos des médias qu'on appelle «prescripteurs» l'opinion est entrée dans une phase de dégoût comparable à celle que suscite en ce moment le pouvoir politique. Elle se traduit par une réflexion qu'on entend partout: «je ne peux plus les voir». La collusion entre ceux qui financent, ceux qui produisent, ceux qui encensent, ceux qui téléphonent, est devenue tellement caricaturale dans notre pays que même le public le moins perspicace s'en est aperçu . La coïncidence entre certains noms (cf. les fils et filles de...), certaines coteries, certaines campagnes de promotion ou de dénigrement, est désormais trop visible pour ne pas irriter ceux qui subissent la même distorsion de concurrence dans leur vie personnelle. Ajoutez au tableau une demi-douzaine de liaisons dangereuses entre les politiques et le monde du Spectacle, et la mèche est allumée. En outre les gens ne supportent plus la goguenardise de plateau façon banlieue quand elle émane de quadragénaires payés quinze fois le smic et qui donnent à la jeunesse des leçons d'amour du peuple. [...]

Les gens ne veulent plus être obligés de se justifier quand ils profèrent un «truc de droite». Ils en ont assez de végéter dans leur carrière parce qu'ils se raidissent au bureau en écoutant les m'as-tu-vu pérorer sur la diversité. Ils n'aiment pas être convoqués à l'étage de Direction parce qu'ils ont levé les yeux quand un béni-oui-oui leur a parlé d' «attitude citoyenne».

Posté le 17 mars 2014 à 12h17 par Michel Janva | Lien permanent

Emeute à Chanteloup

Des policiers ont été violemment pris à partie hier en fin d'après-midi par quelques dizaines d'individus à la suite d'une tentative d'interpellation à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), où une maison de l'emploi a été caillassée et incendiée dans la soirée. Six fonctionnaires ont été blessés au cours de cet affrontement et cinq personnes suspectées d'y avoir pris part ont été interpellées. Plusieurs dizaines de CRS et de gendarmes mobiles ont été envoyés sur place en renfort. La façade vitrée de l'Espace emploi entreprises a été caillassée à une dizaine de reprises. Un début d'incendie, probablement causé par des cocktails molotov, s'est également déclaré dans le rez-de-chaussée de l'immeuble avant d'être éteint. Par ailleurs, un véhicule a été entièrement détruit par les flammes dans l'enceinte de l'antenne de la police nationale, dont certains murs étaient noircis par les fumées. Des pneus ont été incendiés dans la rue.

Pour l'AFP, il ne s'agit que d'échauffourées.

Posté le 17 mars 2014 à 07h00 par Michel Janva | Lien permanent

15 mars 2014

L'émission pour plus personne

Télévision : France 2 arrête «L'émission pour tous» de Laurent Ruquier, qui avait pris le relais de Sophia Aram à la mi-janvier, dont l'émission avait été arrêtée fin décembre, faute d'audience.

L'audience était en baisse constante ; la première partie est descendue pour la première fois sous la barre des 800 000 téléspectateurs hier vendredi avec seulement 5,2 % de part d'audience.

Posté le 15 mars 2014 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

13 mars 2014

La Manif Pour Tous dément l’information publiée dans Le Point

Communiqué de LMPT :

"Contrairement à ce qu’affirme Le Point dans son édition de cette semaine, Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, n’a pas rencontré Jean-François Copé depuis plus d’un an. Selon l’hebdomadaire, le rendez-vous aurait été « de très courte durée » et le courant ne serait « pas vraiment passé », précisant même que le Président de l’UMP aurait reproché à son équipe d’avoir organisé ce rendez-vous. Il y a donc manifestement eu confusion avec une autre personne. La Manif Pour Tous invite l’hebdomadaire à rectifier cette information et particulièrement les propos blessant attribués à M. Copé visant la Présidente de La Manif Pour Tous sans délai sur son site internet ainsi que dans son prochain numéro papier.

Ludovine de La Rochère était présente à une réunion entre plusieurs responsables de La Manif Pour Tous avec Jean-François Copé… mais c’était en janvier 2013 au sujet de la grande manifestation qui avait rassemblé 1 million de personnes sur le Champ de Mars contre la loi Taubira le 13 janvier 2013. Cette réunion s’était d’ailleurs très bien déroulée.

Posté le 13 mars 2014 à 19h19 par Michel Janva | Lien permanent

12 mars 2014

Crise au Nouvel Observateur

Lu ici :

"Directeur du Nouvel Observateur depuis 2011, Laurent Joffrin a donné sa démission ce matin. [...] Confronté à une érosion de ses ventes, le journal vit une crise existentielle. Nathalie Collin, coprésidente du groupe Perdriel, éditeur de l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, membre du comité éditorial, et directrice générale du groupe Le Nouvel Observateur, avait également annoncé il y a quelques jours son départ du groupe qu'elle codirigeait avec Joffrin.

Posté le 12 mars 2014 à 14h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

Feuille de route pour abattre la tyrannie médiatique

En ouverture de la 5e cérémonie des Bobards d'Or hier, Jean-Yves le Gallou a émis 10 propositions, que voici :

"1-  Développons encore l’esprit critique de nos concitoyens. Sapons ce qui leur reste de confiance dans les médias. C’est évidemment l’un des objectifs des Bobards d’Or : dénoncer les travers des médias par le rire. C’est aussi ce à quoi contribuent l’ACRIMED et l’OJIM, ces remarquables observatoires des médias.

2-  Montrons sans relâche les mensonges des médias grâce au contrôle des faits (fact checking) instantané via Internet. Quand la Manif pour tous et le Printemps français ont condamné l’enseignement du genre à l’école, les médias bêlant ont dénoncé, je cite, une « rumeur ». En quelques heures les internautes ont apporté de multiples preuves des faits avancés. Nous savons désormais que pour les médias officiels « rumeur » est un mot de novlangue qui signifie « faits qu’il faut cacher ».

3-  Surveillons de près l’AFP, sorte de préfecture de police de la pensée, où opèrent des professionnels du deux poids / deux mesures et des cadors de la désinformation. Créons un observatoire indépendant des dérives idéologiques, policières et politiques de l’AFP.

4-  Montrons les travers des grands seigneurs des médias. Faisons apparaître leurs revenus, leurs compromissions, leurs ridicules. Dénonçons les cumulards qui répandent la même parole faisandée d’un média à l’autre. Appliquons-leur, à eux aussi, la transparence ; imposons des déclarations d’intérêt pour les journalistes et les médias.

5-  Assurons la promotion gratuite de ceux qui discréditent le mieux les médias de l’oligarchie par leur suffisance, leur arrogance et leurs excès. Ah ! Patrick Cohen, Caroline Fourest, Christophe Barbier, Bruno Roger-Petit, Frédéric Haziza, Yann Barthès, merci, merci d’en faire trop ! Continuez !

6-  Appelons les choses par leur nom: n’hésitons pas à parler de médias menteurs et de journalistes collabos ; les médias de propagande sont malmenés dans les manifs, c’est bien normal car les gens de Canal+, par exemple, ne sont pas des journalistes, ce sont des propagandistes, des diffamateurs, des délateurs, des désinformateurs, de vulgaires relais des pouvoirs dominants. Utilisons systématiquement le nom de médias de propagande pour qualifier la presse du système.

7-  Cessons de ménager les médias de propagande. Cela ne sert à rien. Bravo à Dupont-Aignan de bousculer Apathie ou Haziza ! Bravo à Marine Le Pen de résister à leurs oukases ! Bravo à la Manif pour tous, au Printemps français ou à Jour de colère de déplacer des foules immenses malgré le mépris des medias de propagande! Merci à ces médias de leur silence : ils apportent ainsi la preuve bénéfique qu’on peut se passer d’eux et que leur faire des risettes ne sert à rien.

8-  Semons le doute dans le camp adverse. Portons-y la contradiction – pour les journalistes eux-mêmes et pour leurs lecteurs – en intervenant dans les commentaires ou sur les réseaux sociaux des médias de propagande, sans agressivité ni invectives mais avec des faits, rien que des faits. N’oublions pas que l’Union soviétique est tombée quand les apparatchiks qui la dirigeaient ont cessé d’y croire. Déstabilisons les croyances de la médiacratie, à travers Twitter notamment.

9-  Et surtout réinformons l’opinion sans relâche avec rigueur et précision : la réinformation, ce n’est pas une désinformation en sens contraire, c’est la remise des faits en perspective dans toute leur diversité. Je salue ici toute la réinfosphère sans qui rien ne serait possible.

10-  Enfin professionnalisons les médias dissidents en lançant une école de journalisme alternatif."

Vous pouvez visionner toute la cérémonie des Bobards d'Or ici et retrouver le palmarès ici.

Posté le 12 mars 2014 à 11h43 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (11)

11 mars 2014

Palmarès de la Cérémonie des Bobards d'Or

B

Cliquer sur l'image pour l'agrandir. Les détails des bobards sont ici.

Posté le 11 mars 2014 à 22h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Un climat de répression et d'intimidations sous le régime PS

Vu sur prorussia.tv :

"Des milliers de manifestants arrêtés pour simple port de teeshirt aux couleurs de la Manif pour tous…  Une radio indépendante, Méridien Zéro, cambriolée et incendiée, sans que l’enquête n’avance d’un pouce… Des milices qui attaquent un meeting du Front National, pillent un centre-ville, sans aucune arrestation… Une librairie d’opposition, vandalisée plusieurs fois, sans aucune poursuite ni arrestation… Il s’installe en Hollandie un climat de répression, de pression et d’intimidations de la part des autorités légales ou de leurs nervis, visant à faire taire toutes les voix de réinformation. 

Pour notre part, outre une série d’attaques informatiques d’un niveau remarquable, bien au-delà des capacités d’un hacker du dimanche, une campagne de la presse aux ordres, a été lancée contre ProRussia.tv et ses auditeurs. Jugez-en. Dans la même semaine, Charlie-Hebdo, Slate, Le Nouvels Obs, Médiapart, Canal +, Paris Normandie et  InfoNormandie. Mais ce n’est qu’une coïncidence, la presse n’est pas aux ordres, rassurez-vous. Ils ont tous eu la même idée en même temps. Si, si…c’est possible

Tout le monde parle de ProRussia.tv, parfois même à en faire la Une, Mais notre site est sans importance et sans audience…allez comprendre. Pas une critique sur le fond, pas une contradiction apportée et à les entendre tout ce que nous disons bien sûr, est faux et de toute façon, nos auditeurs sont tellement bêtes que notre propagande poutinienne n’a aucune influence. 

D’après eux en effet, vous n’êtes, vous les fidèles 904 000 télespectateurs qui nous ont regardé la semaine dernière, que des attardés, des gens trop simples, pas assez intelligents pour entendre la bonne parole distribuée par ces journalistes. Vous êtes tellement bêtes que vous n’achetez plus leurs journaux qui, s’ils n’étaient pas subventionnés à hauteurs de plusieurs milliards d’euros par vos impôts, seraient tous en liquidation judiciaire, comme l’a été d’ailleurs Paris-Normandie, et comme il le sera bientôt à nouveau. [...]"

Posté le 11 mars 2014 à 21h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

10 mars 2014

"Le problème est qu'il n'y a pas de spécialiste de l'ultra gauche en France"

Il y a pléthore de journalistes spécialistes de l'ultra-extrême droite, à tel point qu'ils viennent de créer un "observatoire des radicalités politiques". Son président Jean-Yves Camus, avoue :

«Le problème est qu'il n'y a pas de spécialiste de l'ultra gauche en France. C'est un point aveugle de la recherche

Il y aurait pourtant tant à dire. A défaut, les journalistes osnt donc obligés de ne parler que de la droite radicale-ultra.

Posté le 10 mars 2014 à 21h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

07 mars 2014

Voilà de l'info exclusive !

Et c'est signé I-Télé :

I

Posté le 7 mars 2014 à 16h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Connivence entre le TF1 et le PS

Lu ici :

"La présidentielle de 2012 arrivant, TF1 a pris des contacts avec le camp PS. Dès la campagne, comme l’avait noté Le Canard enchaîné, Martin Bouygues a eu des rencontres avec le candidat Hollande, l’assurant notamment du traitement impartial de l’élection par TF1. A partir de 2012, la chaîne s’est adjoint les services de Boury, Tallon et associés, proches de François Hollande, même si le cabinet de lobbying estime ne pas monnayer cette proximité (TF1 souligne en sus que M. Boury a travaillé pour d'autres comme Canal +).

Après l’élection, Martin Bouygues avait même glissé au JDD que son groupe « sera sûrement plus tranquille avec Hollande ». C’est que l’actionnaire de TF1, dont on disait qu’il profiterait du mandat de Sarkozy, n’a pas digéré l’attribution d’une licence de téléphonie mobile à Free.

Aujourd’hui, ses relations avec le ministre Montebourg sont bonnes : ce dernier est retourné chez TF1 pour un passage au 20 heures en décembre 2012, comme l'a relevé BFMTV.fr. En décembre 2013, il a par exemple critiqué les "destructions d'emplois" occasionnées par les forfaits 4G du concurrent de Bouygues Telecom, Free, dont il avait salué deux ans plus tôt l'action en faveur du "pouvoir d'achat".

Dans l'audiovisuel, TF1 a pu se réjouir de la révision des relations entre producteurs et distributeurs, réclamée par les grandes chaines, ou du vote de l'amendement qui permettrait à LCI de passer en gratuit (ainsi qu'à Paris Première, appartenant à M6 ou à Planète, appartenant à Canal +). [...]

Il se trouve que quelques têtes ont changé à TF1 : le directeur de l'information, Jean-Claude Dassier, proche de Nicolas Sarkozy, est parti vers l'Olympique de Marseille en juin 2009, Laurent Solly, ex-conseiller du leader de l'UMP, a rejoint Facebook en avril 2013. Au JT, Laurence Ferrari a laissé sa place à Gilles Bouleau en 2012.

On souligne aussi que le patron de TF1, Nonce Paolini, est moins « éruptif et idéologique » que l’était Patrick Le Lay, honni à gauche pour avoir revendiqué de vendre du "temps de cerveau disponible". Un connaisseur de l'audiovisuel, soutien de M. Hollande, trouve au président socialiste une "nature d'homme" proche de celle de M. Paolini et de Martin Bouygues : "Les relations ont quitté la raideur et la caricature pour rentrer dans le dialogue constructif, sans que quiconque ait changé de bord." [...]"

Posté le 7 mars 2014 à 11h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

06 mars 2014

Le Point pris la main dans le pot de la désinformation

La société Bygmalion, attaquée dans un article paru cet après-midi sur le Point.fr, dépose une nouvelle plainte contre l’hebdomadaire. Le site internet a publié un article prétendant que la société aurait organisé une formation factice pour l’élu niçois Olivier Bettati. Le site accuse Bygmalion de ne pas avoir dispensé la formation et d’avoir partagé le financement de la formation avec l’élu. Ces accusations relèvent de détournement de fonds publics et de l’association de malfaiteurs. Olivier Bettati a publié l’ensemble des preuves démontrant que cette prestation a bien eu lieu dans les locaux de l’entreprise les 10 septembre, 16 octobre et 6 novembre 2013.

Mais le site le Point.fr a tenté maladroitement d’atténuer les accusations quelques heures après la publication de l’article. Ci-joint la capture d’écran le prouvant :

Evolution article Le Point

Posté le 6 mars 2014 à 23h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Agression "homophobe" ? Sûrement la faute de la Manif pour tous

Allez hop, ça ne mange pas de pain. Deux jeunes hommes se tenant par la main disent avoir été agressés lundi dans le métro de Lille ? Metro, dans un article publié trop tard pour être retenu pour la prochaine cérémonie des Bobards d'or, prévue mardi prochain (vous pouvez encore voter), nous sert un double raccourci :

"Si deux des agresseurs ont été placés en garde à vue, les associations n’ont pas oublié l’attaque survenue dans le bar gay le Vice et Versa, en avril 2013, en marge d’une manifestation contre le mariage pour tous."

Rappelons que cette précédente affaire, qui n'avait aucun lien avec la Manif pour tous, a été jugée par un tribunal, et que celui-ci n'a pas retenu le supposé caractère "homophobe" de l'agression.

Metro enfonce le clou :

"Toutefois, selon Franck Danvers, président de la Lesbian & Gay Pride de Lille, le mouvement contre le mariage pour tous a attisé les extrémismes religieux. "Les agresseurs du métro ont cité le Coran tout en frappant les deux jeunes", dénonce-t-il."

Ca se passe de tout commentaire.

Posté le 6 mars 2014 à 21h56 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (7)

La diffusion de La Croix dépasse désormais celle de Libération

La diffusion payée France de La Croix (97 727) dépasse celle de Libération (90 627), soit un écart de 7,83% !

Sources OJD : Libération, La Croix, Le Figaro, Le Monde

D'une manière générale, les quotidiens ayant soutenu la dénaturation du mariage souffrent : -10 % pour Le Monde et quasiment -25 % pour Libération (comparée à septembre 2012). Ce n'est pas dû à la crise car les autres quotidiens ont vu leur diffusion augmenter : +2,86% pour La Croix et +4,98% pour Le Figaro.

En septembre 2012, l'écart de diffusion entre Le Figaro et Le Monde n'était que de 4,81 %. Désormais, cet écart est de 23,31 %, soit une différence de 63 000 lecteurs.

Toujours en septembre 2012, l'écart de diffusion entre Libération et La Croix était de 26,94 %, soit plus de 25 000 lecteurs. Désormais, c'est La Croix qui dépasse Libération de 7,27 %.

 

Diffusion payée France (et variation avec septembre 2012)

Mois

La Croix

Le Figaro

Le Monde

Libération

sept-12

95 012

 

318 910

 

304 281

 

120 608

 

janv-14

97 727

2,86%

334 777

4,98%

271 488

-10,78%

90 627

-24,86%

Posté le 6 mars 2014 à 14h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

05 mars 2014

Faux scandale Buisson : le scandale c'est Taubira

Selon Yves Daoudal :

"Le « scandale » Buisson n’est pas dans ce que « révèlent » les enregistrements, contrairement à ce que vont répétant tous ces hypocrites qui jouent les vierges effarouchées. Les propos tenus (dont certains font plaisir à entendre) ne sont que des propos privés comme en tiennent tous les responsables en privé. Il n’est pas sans intérêt de noter que la personnalité la plus en pointe dans la dénonciation de ces enregistrements est Christiane Taubira, qui se dit « atterrée », parle d’« atteinte à la morale publique », de « déloyauté », d’atteinte aux « institutions ».

Mais c’est elle qui est responsable, en tant que ministre de la Justice, de ces atteintes et de cette déloyauté.

Car le scandale n’est pas dans ce qui est dit, le scandale réside dans le fait que ces enregistrements ont été saisis par la justice dans le cadre des perquisitions dans l’affaire des sondages de l’Elysée.

Par conséquent ces « révélations » viennent de l’institution judiciaire.

C’est ce qu’on appelle paraît-il le secret de l’instruction."

Posté le 5 mars 2014 à 17h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

L'Express joue à se faire peur

Renouant avec la théorie du complot, L'Express publie un article à frémir, intitulé :

"Le plan secret de l'ultra-droite".

UL'article est un catalogue des réseaux, associations, lieux de liberté, etc. de La Manif Pour Tous au SIEL, en passant par les paroisses catholiques, les écoles libres, les outils de réinformation, l'Institut de Formation Politique, les Antigones, les royalistes, le GUD, ... enfin absolument tout ce qui n'est pas soumis au diktat de gauche, dans un mélange indescriptible. Et L'Express annonce qu'il y a donc "un plan, mais il se veut plus subtil." Sic. Ce plan secret qui ne l'est plus (caramba, nous voilà démasqués) ce serait la fédération de tous ces mouvements.

Au passage, les journalistes (ils se sont mis à 4, voire en 4, pour écrire ça) rendent un certain hommage à l'activisme, notamment sur les nouveaux médias :

"Sur les sites Internet qualifiés par leurs créateurs de "réinformation", les querelles de chapelle s'estompent grâce à des articles ciblant les ennemis communs que sont les ministres Manuel Valls et Najat Vallaud-Belkacem, la journaliste Caroline Fourest ou les Femen. Nouvelles de France, le Salon beige, Radio Courtoisie, le Panier à salades, le Rouge et le Noir, Agence Info libre, TV libertés : la liste n'a pas de fin parce qu'il en naît chaque mois."

Et ce constat que la gauche a perdu cette bataille :

"Le communicant Stéphane Pocrain, plume occasionnelle de la ministre Cécile Duflot, se dit "frappé par l'excellente maîtrise des outils de communication de la droite radicale. Finalement, ce n'est pas à gauche que l'appel à l'indignation de Stéphane Hessel a été entendu...". 

Enfin, intéressante remarque de Stéphane Pocrain, qui s'interroge sur la laïcisation de la société :

"Il n'y a aucune transcendance républicaine à offrir en contrepartie. C'est à la philosophie politique de répondre à la philosophie religieuse. Mais la philosophie politique, ce n'est ni Standard & Poor's ni l'influence des lobbys sociétaux." 

Posté le 5 mars 2014 à 11h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

Publication des comptes des médias : Minute appuie Copé

L'hebdomadaire est d'accord avec la proposition de Jean-François Copé, concernant la presse subventionnée :

"[...] Jean-François Copé veut que « les principaux dirigeants et salariés de ces groupes qui utilisent des fonds publics soient désormais soumis aux mêmes règles et obligations de déclarations d’intérêts et de patrimoine que celles des parlementaires ». Le texte s’appliquerait à tout média percevant des subventions, de la publicité étatique ou de collectivités, etc. Bref, à tout le monde ou presque.

A « Minute », notre position est claire et se résume en un mot: banco ! A l’appel de Copé – « J’appelle toutes celles et tous ceux qui sont, comme moi, attachés à une véritable transparence et à une véritable démocratie à soutenir dès aujourd’hui ma proposition et à faire entendre leur voix » –, nous répondons présent. Et nous appelons tous nos confrères à faire de même. En se mettant quelques instants dans la peau des politiques, quels qu’ils soient. Suivant la voie ouverte, dans les années 1960, par « Le Canard enchaîné », « Minute » et « L’Express », tous les médias se sont peu à peu engouffrés dans l’investigation – ou, pour certains, dans la publication de dossiers pré-fournis mais c’est une autre histoire. La quasi-totalité des médias est maintenant en quête de « révélations » et exige – c’est le terme – des hommes politiques une totale transparence. Les seuls qui ne soient pas sommés de s’expliquer sur leurs liens avec tel groupe de pression, leurs collusions avec telle entreprise ou tel parti politique, leur train de vie: les médias et leurs principaux collaborateurs – leurs dirigeants. La presse n’enquête pas sur la presse. Ou alors à la marge, par « nécessité » économique ou dans un but politique. L’argent coule-t-il moins à flots dans les rédactions, télévisées par exemple, que dans les partis politiques ? Les journalistes en vue, qui n’ont de comptes à rendre à personne, sont-ils moins influencés dans leurs prises de position que les hommes politiques qui, eux, ont au moins à rendre compte à leurs électeurs ? De récentes études d’opinion indiquent que, pour les Français, les journalistes ne sont plus crédibles. Voilà une occasion de regagner un peu du discrédit qui les frappe… à moins, évidemment, que ce soit plutôt l’occasion, pour une partie d’entre eux, de perdre définitivement tout crédit…"

Posté le 5 mars 2014 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

04 mars 2014

Roms : Paul-Marie Coûteaux demande la suspension des accords de Schengen

Comme son texte à propos des Roms et de Schengen a été lu de travers, Paul-Marie Coûteaux prend soin de préciser :

C"Je suis sidéré par la façon dont on utilise les développements complets et précis que j’ai consacrés dans mon blog à l’installation de familles Roms dans les rues et les places de Paris, qui me choque comme elle choque un grand nombre de Parisiens – dans le VIe arrondissement notamment. Étant l’un des très rares députés européens à avoir refusé l’élargissement de l’Europe à la Roumanie et à la Bulgarie, parce que j’en prévoyais les conséquences dès l’application à ces deux pays des accords de Schengen, je suis décidé à dénoncer publiquement, au cours de ma campagne à Paris, les conséquences inhumaines de ces accords, et à demander leur suspension, au moins pour appliquer la loi élémentaire sur la protection du domaine public.

La première conséquence de Schengen, comme je l’écris dans mon blog, est l’impuissance générale de la prétendue « puissance publique » ; chose grave. Une autre conséquence est le choix impossible entre deux solutions également insupportables : soit laisser des familles entières vivre dans les rues et les places de Paris, exposées aux intempéries, et qu’il est impossible de secourir, soit, comme me le demandent des habitants, recourir à des camps, ce qui, hélas, pour qui connaît la réalité, est déjà le cas en maints endroits.

Quiconque me connaît sait que, catholique attaché aux principes essentiels de notre civilisation, je ne peux que redouter et bannir les solutions extrêmes, et c’est bien pourquoi, je crois sincèrement, que la seule solution à la fois légale, rationnelle et humaine est de suspendre immédiatement les accords de Schengen.

Par ailleurs, je persiste à penser que cette situation, absurde en elle-même, est de surcroît  préjudiciable à l’image de la France et à ce qu’elle se doit à elle-même – serait-ce seulement, en l’occurrence, l’image de Paris. Je conçois que la campagne électorale se prête aux polémiques, y compris les plus artificielles, mais le sujet est trop sérieux pour que j’accepte qu’une élection se transforme en champ de foire, où les commentateurs se croient autorisés à manipuler des développements graves et solennels, quand on n’en vient pas à raconter n’importe quoi."

Posté le 4 mars 2014 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)


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