01 mai 2016

Violences du 1er mai : manipulation de Canal+

Canal+ récupère une photo d'une manifestation de gauche pour illustrer celle du FN :

Voir le décryptage complet de FDesouche.

Posté le 1 mai 2016 à 18h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

24 avril 2016

Une rencontre entre Marion Maréchal Le Pen et Madeleine de Jessey ?

Dans un article du Monde consacré à Marion Maréchal Le Pen et à l'Institution privée Saint-Pie X tenue par des religieuses à Saint Cloud, on trouve cette phrase :

"Le Salon beige, le blog de référence de l’extrême droite catholique, relaie jusqu’aux petites annonces de l’école quand des postes d’enseignantes sont à pourvoir."

Et en effet, le Salon Beige relaie toutes les annonces de l'enseignement libre...

Mais l'intérêt de l'article du Monde n'est pas là. Il se focalise sur deux anciennes élèves de l'Institution : Marion Maréchal Le Pen et Madeleine de Jessey, porte-parole de Sens Commun et secrétaire nationale des Républicains :

"Les deux anciennes de Saint-Pie-X se talonnent. En août 2014, Madeleine de Jessey intervient à l’université d’été de la Sainte-Baume, organisée par le très conservateur Observatoire socio-politique du diocèse de Fréjus-Toulon ; Marion Maréchal en est la vedette l’été suivant. En mai 2015, la députée FN est invitée à la soirée des Veilleurs de Versailles ; la porte-parole de Sens commun lui succède un mois plus tard, sur ce terrain qu’elle pensait conquis. Aux dernières nouvelles, elles seraient enfin prêtes à se reparler : devant témoins, pour une interview commune dans la presse catholique."

 

Posté le 24 avril 2016 à 17h53 par Michel Janva | Lien permanent

23 avril 2016

L'accord est tacite et personne entre le monde politique et le monde de la presse ne le transgressera

Zosime-aux-liensCyril Farret d’Astiès, auteur d'une rocambolesque Balade buissonnière pour un maréchal défunt, publiée sous pseudonyme en 2011, récidive avec un recueil de nouvelles plus ou moins (et surtout plus que moins) inspirées de l'actualité : Zosime aux liens (du titre de l'une de ces nouvelles, racontant l'élection d'un cardinal africain au Siège de Pierre...). Une autre de ces nouvelles, Le dernier avion, raconte la rupture des relations entre la France de Sarkozy et la Libye de Khadafi, avec la menace de ce dernier de révéler le financement occulte de la campagne du président français. On y trouve ce dialogue empreint de réalité :

"Vous savez très bien comment fonctionne la presse, notre presse, notre chère presse ! Elle s'en fout de vos révélations ! Elle sait déjà tout ! [...] L'accord est tacite et personne entre le monde politique et le monde de la presse ne le transgressera en somme, c'est bien le même, nous buvons aux mêmes points d'eau, nous passons nos vacances dans les même hôtels, nous sortons des mêmes écoles, nous faisons l'hiver du ski dans les mêmes stations, nous partageons parfois les mêmes maîtresses. Il est des secrets de famille que l'on ne divulgue pas, même lorsqu'on est très fâché. Ce serait bien trop dangereux pour tout le monde si nous commencions à nous entredévorer. Ces questions sont bien trop graves. Voyez-vous, amuser la galerie avec des petites peaux de banane, faire le jeu d'un candidat, d'une famille, d'un camp ou de l'autre, c'est le coeur de notre métier. Nous aimons les histoires de luttes de personnes, de querelles de clans, c'est un peu voyeur, ça donne le change et cela fait vendre. Mais mordre la main qui nous nourrit et que l'on nourrit en retour, cela jamais, non, ce serait trop dangereux, nous chuterions tous. De l'alternance, oui ! Mais surtout pas de changements. Et voyez-vous, nous sommes tous très contents de notre petit système, il est très nourricier, très moelleux, il y fait bien chaud. Vous êtes bien gentil, mon bon Monsieur, bien gentil. Je vais vous faire une fleur, car vous m'êtes sympathique, demain je passerai un entrefilet : Khadafi menace de révéler sa participation financière dans la campagne présidentielle de 2007. Bon courage par les semaines qui s'annoncent, il va faire vilain temps par chez vous."

Posté le 23 avril 2016 à 17h36 par Michel Janva | Lien permanent

L'Humanité est au plus mal et pourrait disparaître

Il s'agit du Le quotidien le plus subventionné en France sans compter l'annulation de dette vis-à-vis du trésor public accordée par l'Etat en 2013. Personne ne se plaindra de sa disparition :

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L'Humanité, c'est ça :

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Posté le 23 avril 2016 à 14h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

22 avril 2016

Et si Canal + disparaissait ?

Images-19On ne pleurerait pas. Vincent Bolloré, président de Vivendi, a déclaré lors de l'AG que la chaîne cryptée ne va pas bien. Elle pourrait accuser un déficit de 400 millions d'euros en 2016. Cette somme s'ajoute aux 264 millions d'euros déjà perdus en 2015. L'endettement de Canal + dépasse le milliard d'euros, tandis que le nombre d'abonnés est en pleine érosion.

Vincent Bolloré a souligné que si ses chaînes en clair D8 et D17 étaient «dans la rentabilité», la chaîne d'informations en continu iTélé est également dans le rouge.

La désinformation sur Canal+, c'est quasiment du quotidien.

Posté le 22 avril 2016 à 08h54 par Michel Janva | Lien permanent

18 avril 2016

Cathophobie de la télévision belge ? (Add)

KTO TV est distribué en Belgique par l'opérateur Proximus (équivalent de Orange).

Pour des raisons dites commerciales Proximus TV a décidé d'arrêter la diffusion de KTO à partir du 30/04/16.

Une pétition a été lancée pour le maintien de ce service. Elle a reçu un large soutien d'ambassadeurs de premier plan et recueilli à ce jour 25000 signatures.

Mais voici que l'opérateur est pris en flagrant délit de mensonge : il annonce que c'est KTO qui a décidé de se retirer, ce qui est totalement faux.

Pour signer la pétition c'est ici.

 

Addendum : Proximus va finalement continuer à diffuser KTO TV.

Posté le 18 avril 2016 à 13h50 par Marie Bethanie | Lien permanent

13 avril 2016

Vincent Bolloré envisagerait de réduire le budget de fonctionnement du Petit Journal

Unknown-59Après "Les Guignols de l'info" passés en crypté et la refonte du "Grand journal", Vincent Bolloré envisagerait de réduire le budget de fonctionnement de l'émission Le Petit Journal, présentée par Yann Barthès, pour la prochaine saison.

Vincent Bolloré réfléchirait à la création d'une nouvelle émission qui pourrait à terme remplacer "Le Petit Journal". Il serait pour ce faire assisté par la société de production Banijay Zodiak, dirigée par Stéphane Courbit. Celle-là même qui produit la nouvelle émission de Michel Denisot, "Le Journal du Festival", à l'occasion du Festival de Cannes.

Posté le 13 avril 2016 à 22h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

12 avril 2016

Nuits debout et journées couchées : les grosses ficelles de la bobo-gaucho-médiacrassie

Bernard Antony, président de l’Institut du Pays Libre, communique :

« Nuits debout » fait frétiller toute la faune archeo-soixantuitarde installée dans les médias et celle qui, notamment, se conduit comme propriétaire absolue de la radio nationale France-Inter.

Depuis plusieurs jours chaque matin, à l’émission du prince Patrick Cohen, l’agit-prop d’un anarcho-bobo-gauchisme y bat son plein, avec les invités des donzelles pleines de suffisance qui sont orgueilleusement persuadées d’être les  conductrices  éclairées de l’opinion publique et de la démocratie à la mode éculée de Saint-Germain des Prés du temps de la papolâtrie sartro-maoiste.

Elles reçoivent dans leur palais de la cohennerie des noctambules révolutionnaires soi-disant hors partis dévidant des discours fumeux en langage chaotique, à mettre en déprime grave dans leur purgatoire les idéologues de l’anarchie du temps jadis, les Enfantin, les Bazard, les Fourier, les Proudhon et les Blanqui. Eux au moins exprimaient leurs utopies en une claire langue.

Le montage « nuits debout » est d’une totale hypocrisie. Il est fabriqué par des apparatchiks politico-syndicaux ayant généralement tout le temps de dormir le jour entre leurs préparations de gréviculture. Il n’est en fait que l’expression d’une gauche politicienne gouvernementale aux abois, s’efforçant de creuser, à des fins de récupération, des marigots d’élucubration pour les jeunes, autres que les loges maçonniques vieillissantes avec leurs pompes et leurs œuvres d’un grandiloquent ritualisme suranné.

Les Français les moins au fait de la politique, de ses manipulations et de ses instrumentalisations observent combien le gouvernement du pitoyable Hollande, de plus en plus hagard, et du très fanatique Valls, avec son méchant regard de cobra hypnotiseur, a été impitoyable et antidémocratique dans la répression contre les pacifiques militant de la Manif Pour Tous.

Mais diable, qu’il sait faire la République tendre, douce, compréhensive pour la boboterie noctambule qui peut à son gré occuper et polluer fort peu écologiquement quelques places et empêcher de dormir les quelques derniers travailleurs authentiques subsistant dans les anciennes chambres de bonnes des immeubles aujourd’hui possédés par la gauche friquée.

Les nuits debout ont surtout pour effet d’obscurcir encore plus les capacités de raisonnement de pauvres débiles qui éructent contre les sélections dans l’enseignement et les entreprises. Mais ils ne disent mot devant la réalité du sport capitaliste où, après des sélections impitoyables, on paie à coups de millions d’euros, bien plus que de grands savants, ingénieurs ou médecins, des professionnels certes admirables du coup de pied dans un ballon.

Ce n’est évidemment pas avec la gauche, experte dans l’art de se répartir les rôles de gouvernement et d’opposition que sera mis fin au règne de ce que l’admirable philosophe Simone Weil appelait « le gros animal », expression désignant la globalisation totalitaire des sociétés. Après les monstruosités des totalitarismes communiste et nazi du XXème siècle il n’est que temps d’observer et d’arrêter  la progression du néo-totalitarisme nihiliste d’aujourd’hui dans ses entreprises de déconstruction sociétale … antisociales."

Posté le 12 avril 2016 à 15h13 par Michel Janva | Lien permanent

11 avril 2016

Nuit Debout n'est pas «une forme de contestation inédite en France»

Dans le Figarovox, Madeleine de Jessey s'étonne de la bienveillance médiatique dont bénéficie Nuit Debout :

"Comme beaucoup d'autres médias dernièrement, France Info consacrait hier un reportage d'une étonnante bienveillance au phénomène «Nuit Debout». Les auditeurs pouvaient alors entendre le décryptage d'un sociologue qui, à l'instar de bien d'autres, évoquait avec engouement une «forme de contestation inédite en France.»

C'est avoir la mémoire étonnamment courte - ou volontairement oublieuse. Car il y a trois ans, nous étions, nous aussi, plusieurs milliers de jeunes à veiller, assis ou debout, place Vendôme ou place Dauphine ; place des Invalides ou place de la Concorde ; place de la Sorbonne ou place de la République... Nos veillées se démultipliaient même dans les villes de provinces comme un relais de sentinelles dans la nuit. Nous étions plusieurs milliers de jeunes, assis à la lueurs de quelques bougies, à ressusciter la verve de Victor Hugo, à lire religieusement L'Homme révoltéde Camus, à déclamer avec passion les exhortations de Gramsci, à méditer en silence les pensées lumineuses de Chantal Delsol et les réflexions impertinentes de Fabrice Hadjadj. Nous nous interrogions ensemble sur les maux d'une civilisation en quête de repères et sur les espoirs dont nous pourrions être porteurs.

Nous n'admettions pas de casseurs parmi nous, car nous savions que la non-violence est la plus grande arme des indignés ; nous n'allions pas assiéger les commissariats lorsque plusieurs centaines d'entre nous étaient violemment embarqués en garde à vue pour s'être assis quelques heures en silence, car nous étions là, précisément, pour protéger et pour construire ; nous ne retirions pas les pavés des rues pour y creuser des potagers, car nous aspirions d'abord à «cultiver notre jardin» sans saccager celui des autres ; nous ne dégradions jamais aucune place, car nous étions là, et nous le savions, pour honorer la mémoire des siècles, l'effort de nos pères et la beauté de nos villes.

Alors non, Messieurs les sociologues, Messieurs les grands médias nationaux émerveillés devant «pareil phénomène», ne vous en déplaise: Nuit Debout n'est pas «une forme de contestation inédite en France». Ce qui est tout à fait inédit, en revanche, c'est la bienveillance médiatique, politique et gouvernementale dont ces nouveaux «veilleurs» font l'objet, en grande partie grâce à vous. Et là, il y aurait bien des choses à dire, et nettement plus intéressantes. Mais peut-être est-ce trop vous demander…"

Et depuis 2013, les veillées se poursuivent. Le programme est en ligne chaque semaine sur Le Salon Beige.

Posté le 11 avril 2016 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent

10 avril 2016

Les "petits web soldats du FN"

15041802-les-petits-web-soldats-du-fnLes médias mainstream ont l'air de craindre comme la peste et le choléra l'influence du web sur les électeurs. Peut-être ont-ils raison; peut-être surestiment-ils le potentiel de Facebook et Twitter sur les choix électoraux des usagers du web. Toujours est-il qu'ils estiment que le Salon Beige est très influent pour faire grimper la cote de popularité de Marine Le Pen, si l'on en croit cet article :

"Guilhem Fouetillou, fondateur de Linkfluence qui tient à jour la cartographie politique sur la Toile, évalue la part de l'extrême droite sur le web social à 20% contre 2% à 3% en 2007. L'éventail est large : Egalité et Réconciliation d'Alain Soral, Fdesouche, Novopresse, 24heures-actu, Salon Beige, Boulevard Voltaire, TVLibertés, le Parti des Indigènes de la République, Nouvelles de France...

"On a l'image d'une machine de propagande actionnée d'en haut comme dans l'Empire soviétique. En fait, pas du tout, c'est très explosé avec une multitude de sous-familles, des nostalgiques, des cathos, des identitaires, des xénophobes, des antisémites, des complotistes…"[...]

Bizarre, je n'avais pas eu l'impression que votre blog préféré était destiné à la promotion de quelque personnalité politique que ce soit mais plutôt qu'il travaillait chaque jour à faire avancer le règne du Christ en France; j'ai dû me tromper quelque part...

Posté le 10 avril 2016 à 19h45 par Marie Bethanie | Lien permanent

09 avril 2016

Même pas capable de recopier un titre

La journaliste de Libération commente l'amour de la joie...

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Posté le 9 avril 2016 à 18h58 par Michel Janva | Lien permanent

08 avril 2016

Exhortation apostolique : France Info viole l'embargo du Vatican

Les journalistes avaient reçu le texte du pape hier en fin d'après-midi. Ils ne devaient rien dévoiler avant ce jour midi. Mais France Info s'est assis sur la déontologie journalistique en publiant, peu après 10h, une première analyse sur le texte, semant d'ailleurs la confusion, avec l'intervention du pseudo-spécialiste Philippe Levillain le bien-nommé, qui a déclaré sur la question des divorcés remariés :

"Il appartiendra dans chaque pays, pour chaque évêque, d'accepter la communion au cas par cas". "C'est un Pape jésuite, il fait en sorte qu'il y ait de la flexibilité."

C'est l'Eglise selon France Infaux : chacun fait ce qu'il veut. Avec l'enseignement de l'Eglise comme avec l'embargo.

 

Posté le 8 avril 2016 à 15h27 par Michel Janva | Lien permanent

07 avril 2016

"Panama papers" : la patte de Mondializator* !

*: alias Georges Soros. George-soros-europes-nightmare-is-getting-worse-and-only-germany-can-make-it-stop-1456x648

Analyse intéressante  sur Boulevard Voltaire.

Et qui finance cette « false flag attack » appelée « Panama Papers » ? La Open Society Foundation du bienfaiteur de l’humanité, grand promoteur du NOM (Nouvel ordre mondial), monsieur George Soros.

Soros hait Poutine qui annonce un monde multipolaire, tout autant qu’il hait Trump, le nationaliste populiste. Tous deux sont les empêcheurs de tourner en rond dans la réalisation des ambitions Soros à mettre en place son NOM.

Cerise sur le gâteau qu’avait déjà divulguée Bloomberg en janvier 2016, le pays offshore financier le plus important au monde est les États-Unis d’Amérique…

En septembre 2015, le directeur général de la « law firm » Rothschild & Co., Andrew Penney, raconte pour Bloomberg comment les riches peuvent éviter de payer des impôts. Son message est clair : « Vous pouvez aider vos clients à transférer leur fortune aux États-Unis en toute sécurité, “tax free” et à l’abri de leurs gouvernements. Certains nous appellent déjà la “nouvelle Suisse”. »

La boucle de la corruption globalisée est bouclée. Qu’est-ce que le Panama face à l’empire « intouchable » ? D’où l’absence de noms américains dans l’affaire du « Panama Papers ». Mais qu’attendent les journalistes du Monde pour nous expliquer tout cela ?

Posté le 7 avril 2016 à 07h05 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (15)

06 avril 2016

Ne jamais succomber aux rumeurs

De Daniel Hamiche dans Christianophobie Hebdo :

"Le 4 mars au matin, des hommes armés prenaient d’assaut la maison des Sœurs Missionnaires de la Charité d’Aden au Yémen. Après avoir tué le gardien, les assaillants massacrèrent quatre des cinq sœurs composant la communauté, et douze autres personnes. Le prêtre indien salésien, Thomas “Tom” Uzhunnalil, aumônier de la communauté, fut enlevé par les assaillants. Un mois plus tard, il nous faut admettre que l’on ignore toujours l’identité des assaillants dont aucun communiqué “revendiquant” l’enlèvement n’a été porté à la connaissance du public jusqu’au 29 mars.

Autour du 20 mars, une rumeur affirmait que les ravisseurs allaient torturer, puis crucifier le Père Tom le Vendredi Saint. Elle fit le tour du monde et fut reprise par des médias “sérieux” et des blogues qui le sont moins, se recopiant les uns les autres… Je n’y ai jamais cru et je me suis abstenu de colporter de telles rumeurs sans fondement. Comment le savais-je ? Tout simplement en faisant scrupuleusement mon métier de journaliste et en m’en tenant aux informations – ou à l’absence d’informations… – des parties prenantes dans cette affaire : les Salésiens de Rome ou de Bangalore, le vicariat apostolique pour l’Arabie méridionale – dont le siège est à Abu Dhabi et qui a juridiction sur le Yémen – et le gouvernement indien. Rien n’accréditait cette rumeur que je n’ai pas souhaité traiter sur L’Observatoire de la Christianophobie tout en répondant, à titre privé, à de nombreux courriels de lecteurs pour les inviter à la prière et… à la prudence.

Le Vendredi Saint arriva et passa sans que rien ne vienne confirmer la rumeur. De manière particulièrement imprudente, le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, crut devoir annoncer, lors de son homélie de la Vigile de Pâques, que le Père Tom avait été crucifié… Repris par la télévision autrichienne, ces propos furent diffusés par la presse internationale. Il me fallut, de nouveau, répondre à de nombreux courriels et mettre en garde des blogues amis contre cette information. On vit même un blogue francophone, se prenant pour une agence de presse, annoncer le lundi 28 mars à 14 heures que le Père Tom avait été crucifié, puis, quatre heures plus tard, qu’il ne l’avait pas été…

Nous savons dé­sormais de source sûre, et depuis le 2 avril, que le Père Tom est vivant, et que sa libération peut être considéré comme « imminente » selon la Conférence des évêques catholiques de l’Inde. La leçon à tirer de cette affaire, c’est que les médias l’ont traitée avec une légèreté incroyable. Ce n’est pas notre manière de procéder à L’Observatoire de la Christianophobie et à Christianophobie Hebdo. Et je crois que nos lecteurs l’apprécient."

Posté le 6 avril 2016 à 10h31 par Michel Janva | Lien permanent

Ces journalistes qui se prennent pour des moralistes

Ingrid Riocreux décrypte dans “La langue des médias” le parler journalistique qui implique un jugement éthique sur les événements. Pour l’auteur, “on passe de la destruction de la langue à la fabrication du consentement”. Ingrid Riocreux relève la faiblesse de la compétence linguistique chez les journalistes, leur volonté d’utiliser des “mots valises” ou des expressions convenues comme le mot “dérapage” ou “phobie”. L’auteur dénonce la dérive du journalisme qui assure de plus en plus nettement une fonction d’évaluation morale. Elle appelle à avoir une saine distance critique envers le traitement de l'information, même à l'égard de la réinformation. En passant, elle confirme que très nombreux sont les journalistes qui lisent FDesouche.

Posté le 6 avril 2016 à 10h24 par Michel Janva | Lien permanent

« Panama papers »: prudence, prudence

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Images-13"Tous les médias bruissent, ces jours-ci, de l’affaire dite des « Panama papers », se félicitant d’une admirable opération conjointe d’investigation. Il faut reconnaître que l’opération est impressionnante. À la suite d’une fuite, dont a bénéficié le « Süddeutsche Zeitung » l’année dernière, 107 rédactions (dont, en France, celle du « Monde »), réparties dans 76 pays et coordonnées par le Consortium international des journalistes d’investigation, ont étudié, des mois durant, 11,4 millions de documents, « pesant » ensemble quelque 2,6 téraoctets (c’est-à-dire 2 600 milliards d’octets). Ces documents concernent les 214 488 structures offshores créées ou administrées par le cabinet Mossack Fonseca au Panama.

Les résultats sont aussi « alléchants » que le laisse supposer cette impressionnante liste de chiffres. Environ 1 000 Français figurent dans la liste, aux côtés de « stars » ou de personnalités politiques (dont 6 chefs d’État encore en activité).

Je dois avouer que voir clouer au pilori des « pourris » ne me désole pas vraiment. Montrer que l’oligarchie politique sait « préparer ses vieux jours » en détournant l’argent public est également une opération de salubrité publique. Je fais d’autant moins la fine bouche qu’une partie non négligeable de la finance mondiale est, purement et simplement, liée au crime organisé et que, surtout, la frontière entre l’argent sale et l’argent propre est devenue parfaitement poreuse.

Ceci implique qu’un certain nombre des sociétés en jeu dans ces « Panama papers » pourraient conduire les enquêteurs (si enquête il y a...) à des opérations mafieuses – y compris menées avec l’argent public, car les marchés publics sont devenus un moyen particulièrement efficace de « blanchir » de l’argent sale... tout en continuant à se « goinfrer » sur le dos des contribuables.

Voir l’oligarchie mondiale menacée par une enquête d’une ampleur inédite n’est pas franchement pour me déplaire.

Cependant, je ne peux me départir d’un sentiment de malaise. Tout d’abord, au nom de la déontologie journalistique, nous avons été avertis que nous n’aurions jamais accès à la base des données d’origine. Certes, cette base est emplie de données brutes, compliquées à interpréter et il pourrait s’avérer désastreux de jeter en pâture des noms sans que l’on sache leur responsabilité dans la vie de ces sociétés offshore. Mais cette opacité permet aussi de déstabiliser des personnes ou des sociétés, sans que l’on puisse savoir ce qu’elles ont réellement fait.

Pour ne prendre qu’un exemple, je constate que le nom de Michel Platini est donné par les médias, mais nous ignorons s’il a fraudé le fisc français et si d’autres dirigeants de la FIFA sont également mis en cause par cette liste. On peut donc tout imaginer, de la parfaite légalité du compte panaméen de M. Platini jusqu’à un vaste système de concussion, dont tous les dirigeants du foot mondial seraient complices.

De la même façon, nous découvrons le nom de l’inénarrable Cahuzac dans ce fichier. L’homme nous a accoutumés à le considérer comme étant volontiers en délicatesse avec le fisc – quand bien même il aurait été, ces dernières années, l’une des plus hautes autorités fiscales du pays. Mais l’intéressé a déclaré avoir réglé ses problèmes avec le fisc. Son apparition dans les « Panama papers » remonte-t-elle à quelques années (auquel cas elle ne nous apprend rien, puisque nous savions déjà qu’il avait fraudé) ou prouve-t-elle qu’il a menti une fois de plus ? Nous n’en savons rien.

En d’autres termes, cette investigation massive, aussi intéressante soit-elle, ne nous dit, en réalité, pas grand-chose. Surtout, bon nombre de personnes sont traînées dans la boue, alors que certaines au moins ont sans doute respecté la loi de leurs pays : avoir un compte dans un paradis fiscal n’est pas, que je sache, un délit !

J’ajoute que nous ignorons tout sur l’origine de cette fuite. « Le Monde » explique lui-même qu’il n’en sait rien et qu’aucun autre membre du consortium des journalistes d’investigation n’en sait rien (sauf, probablement, le « Süddeutsche Zeitung »). Comment être sûr, dans ces conditions, qu’il ne s’agit pas d’une vaste opération de manipulation ?

Enfin, n’oublions pas que la véritable raison de l’existence des paradis fiscaux réside dans l’existence d’enfers fiscaux, dont la France socialiste est, hélas, l’un des pires exemples.

En un mot, je suis tout prêt à applaudir à cette magnifique opération d’investigation. Mais, avant de m’y risquer, j’aimerais beaucoup en savoir plus!"

Posté le 6 avril 2016 à 09h34 par Michel Janva | Lien permanent

31 mars 2016

Le Petit Journal (encore) pris en flagrant délit de désinformation politique

C'est même pire que de la désinformation, c'est du militantisme politique doublé de malhonnêteté. Le Salon Beige ne se prive pas d'aborder de manière critique certaines dérives ou lacunes du Front national mais la façon dont Canal Plus a truqué son reportage est tout simplement hallucinant comme l'explique Sophie Durocher sur son blog :

"Il s’est passé qu’en France l’émission satirique Le petit journal a proposé un micromontage de l’entrevue de 30 minutes en ne gardant que les portions qui l’arrangeaient. Ils ont charcuté et tronqué une entrevue jusqu’à la dénaturer.

Dans certains cas, ils ont gardé une question de Dussault mais ont complètement occulté la réponse cinglante de Le Pen... C’est à la limite de la propagande (...) Ils n’ont pas gardé un seul des malaises, un seul des silences, quand Le Pen pose une question à Dussault et que celle-ci ne sait quoi répondre.

C’est d’une mauvaise foi hallucinante (...) Je ne prends pas la défense idéologique de Marine Le Pen. Mais occulter ses réponses, parfois très bien envoyées, c’est mentir aux téléspectateurs français sur la nature même de cette entrevue.

Le pire c'est qu'en France, plusieurs médias pourtant respectables, ont écrit des textes basés sur le "remontage" du Petit Journal, sans jamais manifestement avoir visionné l'intégralité de l'entrevue."

C'est pourtant simple. Il suffit de regarder l'interview en intégralité (32'), assez intéressante au demeurant, à la source sur le site de Radio Canada et de comparer avec le "reportage" du Petit Journal.

Posté le 31 mars 2016 à 19h23 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Jésus mort à Pâques : France TV Education retire sa page

Suite à mon post d'hier sur les étranges leçons de christianisme de France TV Education, la chaîne m'a écrit ceci :

"Nous prenons acte de vos remarques, et nous vous présentons nos excuses pour l'erreur qui s'est glissée dans l'article « Les débuts du christianisme ».

L'information a été transmise au service concerné, le dossier sera corrigé dans les plus brefs délais avant sa republication.

Soyez assurés de nos meilleurs efforts à vous satisfaire."

Il n'y avait pas qu'une erreur : espérons qu'ils trouvent les autres. En attendant, la page n'est plus disponible.

Posté le 31 mars 2016 à 16h53 par Michel Janva | Lien permanent

Etat islamique et dissuasion nucléaire

Lorsque Donald Trump évoque la possibilité d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Etat islamique, les médias français considèrent que ce dernier est un diplomate de café du commerce, que c'est "un môme de 6 ans avec des armes nucléaires" ou parle d'un "dangereux babillage » sur le nucléaire...

Lorsque c'est le Chef d'état major des armées françaises, Jean-Dominique Merchet estime sur son blog Secret Défense, qu'il ouvre un débat :

Dans le documentaire sur la dissuasion nucléaire (...), le chef d’état-major des armées aborde la question du terrorisme. Interrogé par Jean Guisnel et Bruno Tertrais, le général Pierre de Villiers parle de Daech, se déclarant « persuadé que nous avons à réfléchir sur l’évolution du terrorisme international qui se transforme en État. Cette réflexion doit être corrélée au concept de dissuasion nucléaire », ajoute-t-il.

Dans un domaine où chaque mot est pesé au trébuchet, ces propos ont été validés par l’état-major des armées avant diffusion. Ils méritent d’être notés. Certes, le Cema n’envisage pas de brandir la menace nucléaire contre le Califat en Irak et en Syrie, mais il rouvre un débat.

Le 19 janvier 2006, lors d’un discours à Brest, le président Chirac avait déjà évoqué la question en ces termes : « La dissuasion nucléaire n’est pas destinée à dissuader des terroristes fanatiques. Pour autant, les dirigeants d’États qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous (...) doivent comprendre qu’ils s’exposent à une réponse ferme et adaptée de notre part. Et cette réponse peut être conventionnelle. Elle peut aussi être d’une autre nature. » Comprendre : nucléaire."

A l'heure où le débat de la probabilité d'une "bombe sale" aux mains de l'Etat islamique agite les experts nucléaires, ne serait-il pas temps d'arrêter de caricaturer ou de réduire le débat à de petites phrases sorties de leur contexte ?

Posté le 31 mars 2016 à 11h47 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

30 mars 2016

Libération enquête sur les bavures policières contre La Manif Pour Tous

Enfin presque :

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Posté le 30 mars 2016 à 21h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

A Pâques nous fêterions la mort de Jésus...

Un lecteur nous signale le site francetvéducation, qui dépend de la chaîne publique financée par nos impôts (désolé pour le pléonasme) France 5. Ce Gorafi de l'éducation est très sérieux, c'est un catalogue d'inepties, un monceau d'analphabétisme religieux à la limite du site parodique qui doit "cultiver l'envie d'apprendre"... Et en effet, on a envie d'aller apprendre ailleurs. Et ne parlons pas des fautes de grammaire qui écorchent le texte. Dans un résumé de toute l'histoire de l'Eglise, on apprend donc concernant Jésus que :

"Sa naissance est aujourd’hui fêtée à Noël et sa mort à Pâques. Le calendrier chrétien, utilisé en France de nos jours, commence le jour et l’année de sa naissance."

"Thomas d’Aquin (1228-1274) estime lui que l’homme étant au centre de la création, la Terre ne peut qu’être immobile au centre de l’univers."

Vous pouvez écrire au site ici.

Posté le 30 mars 2016 à 17h01 par Michel Janva | Lien permanent

"La mission du journaliste est d’entretenir le politiquement correct"

Dans Minute, Joël Prieur analyse l'ouvrage d'Ingrid Riocreux sur les médias (La langue des médias. Destruction du langage et fabrication du consentement, éd. du Toucan). Extraits :

M"[... Dans la langue des médias, Ingrid Riocreux n’hésite pas à faire un sort à tout ce qu’il faut bien appeler des fautes. Elle sort son crayon rouge, et nous, nous sourions. Fautes dans le maniement de la tournure interrogative : « Vous qui êtes un ancien ministre, est-ce que ces mesures vous ont-elles satisfaites ? » (même mon correcteur orthographique n’est pas d’accord). Pléonasmes : « C’est Free – l’opérateur téléphonique – qui a d’abord dégainé le premier. » Répétitions fastidieuses qui révèlent un vocabulaire limité : « Nous suivrons les suites de cette affaire. » Sans compter les emplois incohérents : « Un bilan annuel sera rendu tous les deux ans » ou mal assurés : « La soi-disant théorie du genre » (Il faut dire « la prétendue théorie du genre ». Le genre ne parle pas ; il ne dit rien de soi).

Mais là bien sûr n’est pas l’essentiel de la critique. Simplement un galop d’essai, pour montrer qu’on possède parfaitement cet instrument redoutable qu’est une langue vraiment choisie. Le plus important, en effet, ce n’est pas la grammaire, mais la rhétorique, avec d’abord tout ce qu’elle révèle de pré-pensé non-dit : « Ce non-dit ne résulte pas d’une manière de cacher ou d’arranger la réalité. C’est tout l’inverse : ce non-dit est tel, précisément parce que du point de vue du journaliste, il constitue une évidence incontestable, la seule vérité possible, bref le coeur du dogme. » S’agit-il nécessairement, comme le pensent certains spécialistes de la désinformation, de cacher une partialité de gauche derrière un discours convenu qui sera aussi un discours attendu ? Pas forcément. Ingrid Riocreux ne fait pas de politique. Pour elle, ce « non-dit » des médias (« on nous cache tout, on ne nous dit rien ») représente une condition indispensable à l’ordre social : « La mission du journaliste est peut-être, qu’il le veuille ou non, d’entretenir le politiquement correct, de s’assurer en permanence que les masses communient au mensonge qui les maintient dans une forme de paix même provisoire, même incertaine et fragile, mais en tout préférable à la guerre civile. » « Le Journaliste (comme l’écrit souvent notre auteur) se doit-il de chercher la vérité ? Il est probable qu’exactement à l’inverse, sa mission consiste à l’édulcorer suffisamment pour la rendre acceptable par tous. » Le mensonge est le moyen ordinaire de cette oeuvre de paix sociale. [...]"

Posté le 30 mars 2016 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent

29 mars 2016

Pour Pâques, BFMTV ressort une intox vieille de 4 ans

Pour faire le buzz en cette fête de Pâques, BFM TV a publié un "scoop" :

"Jésus était-il marié? Avec Marie-Madeleine? Une professeure de Havard en est convaincue. Pour étayer ses affirmations qui lui ont valu les foudres du Vatican, un fragment de papyrus par la suite authentifié, mais encore source de controverse."

Le lecteur attentif se souvient que cette affaire date d'au moins 2012 :

"Vous vous souvenez de l'«Evangile de l'épouse de Jésus»? Il y a une paire de mois, le professeur Karen King de la Harvard Divinity School, a présenté avec un grand battage médiatique la découverte d'un petit fragment de papyrus du IVe siècle en langue copte dans lequel Jésus se voyait attribuer les mots «ma femme». Sa thèse - écrit dans un article qui sera publié en Janvier dans la revue théologique de la prestigieuse université américaine - était qu'il s'agissait d'une nouvel Évangile apocryphe qui témoignerait que le célibat de Jésus était un sujet discuté dans les communautés chrétiennes des premiers siècles.

Dès le début, certains avaient déjà mis en doute l'authenticité du fragment, en notant un certain nombre de bizarreries. Mais aujourd'hui, Andrew Bernhard, spécialiste des Evangiles anciens formés à Oxford, va beaucoup plus loin en expliquant comment selon lui «ce faux» aurait été fabriqué. Bernhard soutient en effet qu'il s'agit d'une combinaison très grossière de quelques phrases tirées de l'Évangile de Thomas, l'Evangile (apocryphe) copte retrouvé en 1945 parmi les papyrus de Nag Hammadi, en Égypte. Et il ajoute qu'il a même identifié un certain nombre de coïncidences typographiques suspectes avec la traduction interlinéaire copte/Anglais de ce texte, supervisée par Michael Grondin et accessible à tous ici. [...] Et comme preuve de cette thèse, il cite le fait que le fragment contiendrait même une erreur typographique qui se trouve telle quelle dans le livre publié par Michael Grondin. [...]"

L'affaire était déjà ressortie en mai 2014.

Posté le 29 mars 2016 à 10h07 par Michel Janva | Lien permanent

Attention aux bobards

Ne relayez pas tout ce que vous recevez dans votre boîte courriel. Daniel Hamiche dénonce le retour d'un très vieux bobard qui refait surface comme un virus.

Posté le 29 mars 2016 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent

"Journaliste spécialiste de la Syrie"

Extrait d'un article du 26 mars du Figaro :

CerBi0NWAAMs2SD

Cet article a été modifié et ce passage a été caviardé. Il faut dire qu'entretemps, Palmyre a été totalement libérée. Alors, qui du régime syrien ou de nos journalistes spécialistes nous intoxiquent ?

En Irak, on se prépare à libérer Mosoul.

Posté le 29 mars 2016 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent

22 mars 2016

La presse communiste distribuée gratuitement dans les collèges et lycées de vos enfants

Lu ici :

Najat Vallaud Belkacem a annoncé ce mardi le lancement d’une plate-forme de journaux gratuits dans les collèges et lycées à la rentrée 2016, afin de développer l’esprit critique des élèves et leur apprendre à se méfier de la désinformation sur les réseaux sociaux (...)

Les premiers titres seront Les Echos, Le Monde, Libération, Le Parisien, Le Figaro, La Croix, L’Humanité, L’Express, Courrier International, L’Obs (...)

« La liberté d’expression, ça s’apprend », a souligné Najat Vallaud-Belkacem lors d’une conférence de presse (...)"

Ne cherchez pas Présent, Minute ou Valeurs Actuelles dans les titres proposés car il s'agit bien de bourrer le crâne de nos enfants avec la pensée unique et le politiquement correct des médias encadrants.

En réalité, la liberté d'expression a un coût. Afin que vos enfants aient un accès libre à une presse indépendante et vraiment pluraliste, il faudra vous abonner au choix à Présent, Minute, Valeurs actuelles, Politique magazine, la Nef, L'Homme nouveau, Famille chrétienne, L'Action française 2000, France Magazine, Actuailes...

Et continuer de lire et faire connaître le Salon beige.

Posté le 22 mars 2016 à 17h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

21 mars 2016

La guerre de l'information expliquée

Par Christian Harbulot, directeur de l'école de guerre économique, interrogé par TV Libertés.

 

Posté le 21 mars 2016 à 22h01 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

3 millions d'euros pour une opération de propagande gouvernementale

Le gouvernement a lancé hier une campagne choc afin de dénoncer les préjugés racistes. Il ne s'agit pas de racisme anti-blanc, pourtant quotidien dans de nombreux quartiers en France. Cette campagne, diffusée sur la plupart des chaînes de télévision jusqu’au 10 avril, coïncide avec la Semaine d’éducation contre le racisme et l’antisémitisme, du 21 au 28 mars. D’un coût de trois millions d’euros, elle s’inscrit dans le cadre du « plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme » doté de 100 millions d’euros sur trois ans.

Toutes les vidéos commencent par "inspiré de faits réels", car bien sûr tous les agresseurs sont blancs ! Le racisme anti-blanc et anti catholique est absent de la campagne car c'est bien connu ...ça n'existe pas ! Seules les communautés d'appartenance des protagonistes ont été inversées...

Posté le 21 mars 2016 à 07h42 par Michel Janva | Lien permanent

20 mars 2016

La langue des journalistes actuels en France pour fabriquer l'opinion

Ingrid Riocreux, agrégée de lettres, docteur d'Etat, vient de publier un ouvrage intitulé La langue des médias. Cette étude de la langue des journalistes et de son impact sur notre façon de comprendre le monde, avec des exemples très concrets, montre que les formules des journalistes impliquent un jugement sur les événements. Atlantico en publie quelques extraits :

9782810006960"Accuser quelqu’un d’islamophobie ou d’homophobie, c’est porter contre lui une accusation grave, peut-être totalement infondée, mais forcément efficace. C’est le classer parmi les méchants dans le monde simple du Journaliste. Si le mot n’a peut-être pas été inventé par les mollahs, les rédactrices de Prochoix n’ont néanmoins pas tort sur son utilité actuelle ; il s’agit bien d’un « instrument de censure ». Ce qui est étrange, c’est qu’on ne les entende jamais dénoncer avec la même véhémence tous les autres termes en -phobe, de xénophobe à europhobe, en passant par homophobe ou LGBTphobe, qui ont exactement le même rôle.

Le rôle qui est aussi celui de fasciste et de raciste, même si ces deux termes tendent à tomber en désuétude au profit de la dénonciation des particularismes de la haine (les…-phobies). Dans Langage et idéologie, Olivier Reboul propose d’appeler «mots-chocs » ces termes qui empêchent de penser et qui orientent, par leur seule prononciation, le point de vue et l’action des auditeurs: « Je n’ai pas besoin de dire : “Mettons ces fascistes à la porte”; il me suffit de crier: “Fascistes!” pour que le résultat soit le même. »

Lors de l’affaire Zemmour, Titiou Lecoq a produit, sur Slate.fr, un article intelligent et courageux car méta-journalistique (c’est-à-dire prenant pour objet la démarche des journalistes eux-mêmes), interrogeant aussi bien la pertinence des réactions aux propos polémiques du chroniqueur que les méthodes d’interview: «Là où Zemmour n’a pas tort (attention, veuillez reposer ces cailloux, je n’ai pas fini ma phrase), c’est que les cris n’ont aucune valeur explicative. Pour disqualifier un ennemi, il ne suffit pas de jeter l’anathème sur lui sous la forme de l’insulte suprême “gros raciste”. Traiter quelqu’un de “gros raciste” n’a jamais constitué un argument valable dans un débat. Ça consiste seulement à disqualifier un orateur, à s’attaquer à son “ethos”, mais disqualifier quelqu’un ne disqualifie pas pour autant ses arguments. Quand la Licra attaque Éric Zemmour en justice, elle fait passer un message qui ressemble en gros à “dire que la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes, c’est raciste et le racisme c’est mal”. Et bien je ne suis pas convaincue par la force de la démonstration. Plutôt que de se borner à interdire les propos jugés racistes, est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux les décortiquer, les analyser et y répondre ? […] Et c’est pour cette raison qu’il faut lui opposer des arguments plutôt que des insultes. Refuser la discussion, c’est en un sens lui donner raison. Et dans notre système démocratique empreint de paranoïa, cela revient à laisser penser qu’il dit la vérité et que c’est pour ça qu’il dérange. Invité sur le plateau de “l’Objet du scandale”, à l’occasion de la promo de son livre Mélancolie Française, Éric Zemmour était face à Frédéric Bonnaud et Gérard Miller. Ce dernier n’eut de cesse de [sic, NDLA] s’exclamer sur le mode “gros raciste”, “c’est intolé- rable”, “une honte”, sans réussir à donner d’argument parce qu’à chaque phrase de Zemmour, il était clairement pris d’une envie de se rincer la bouche avec du Cif ammoniacal ».

La référence à l’éthos oratoire (l’image que la personne donne d’elle-même dans son discours) est très pertinente. Le mot-choc est commode en ce qu’il atteint directement la personne et permet de la discréditer sans s’embarrasser de la contestation méthodique des propos qu’elle a tenus. Ces termes n’ont d’utilité que médiatique : ils s’intègrent parfaitement à la fonction inquisitoriale du Journaliste précédemment décrite. D’un emploi simple, utiles pour anathématiser les gens et identifier à tout va des dérapages, les phobies et autres étiquetages du même acabit donnent l’impression qu’une ligne rouge a été franchie, que la sanction n’est pas loin, que le rétropédalage (mot éminemment journalistique) s’impose.

En un sens, il est totalement inutile et contreproductif de répondre à ce type de catégorisation. Ce serait comme répliquer: non, vous vous trompez, je ne suis pas un connard/abruti/gros emmerdeur, etc. On répond à l’insulte par l’insulte ; ou bien on la tourne en dérision, mais on n’y répond pas posément comme on réfuterait une thèse. Ou alors on se rend ridicule. C’est là que les participants de la Manif pour Tous ont très mal manœuvré. Au Journaliste qui leur demandait: «Que répondez-vous à ceux qui vous considèrent comme homophobes?», que ne lançaient-ils: « on s’en moque ! » Les «nous ne sommes pas homophobes mais » étaient pitoyables. C’était un terrible aveu de faiblesse, de honte et d’hésitation; et cette défense vaine gaspillait un temps qui eût été précieux pour l’attaque. Leurs adversaires ne s’excusaient jamais; au contraire, ils avaient compris que pour exister médiatiquement dans le cadre d’un mouvement de masse et pour peser dans le débat public, il faut appliquer ce qu’Adolf Hitler prônait déjà dans Mein Kampf (voir, plus haut, l’exemple des savons): une posture monolithique, simpliste, caricaturale et tranchée, sans aucune déférence pour l’opposant qui doit être diabolisé sans trêve, à tort ou à raison. On peut le déplorer mais c’est ainsi, et le fait est que cela fonctionne. Cicéron le disait déjà : le principe de convenance, au sens d’adaptation au contexte, est fondamental. On ne peut pas défendre une idée de la même manière dans un débat de deux heures, dans une manifestation, sur un blog ou sur tweeter. Le format et les conditions d’expression doivent présider au choix de la stratégie. Dans une manifestation, on ne se défend pas contre les arguments de l’adversaire, on fait valoir son point de vue, on «montre ses muscles», comme le disent parfois les journalistes. Or, aux yeux du lobby LGBT, dans la mesure même où ils participaient à ce défilé politique, tous les manifestants de la Manif pour Tous étaient homophobes."

Posté le 20 mars 2016 à 19h47 par Michel Janva | Lien permanent

19 mars 2016

I-Média et l'hallali médiatique contre le cardinal Barbarin

Posté le 19 mars 2016 à 08h31 par Michel Janva | Lien permanent

18 mars 2016

Dhimmitude ordinaire de la Presse quotidienne régionale

A l'occasion d'une réunion annuelle des musulmans de la région Centre, Le Berry Républicain, deux jours de suite, les 13 et 14 mars, a rendu compte de ce rassemblement au cours duquel Tariq Ramadan a prononcé une conférence. La lecture de ces articles montre à quel point il y a complaisance et/ou ignorance crasse de la part de la rédaction du quotidien. Sans compter la venue d'une "déléguée diocésaine au dialogue entre les religions".

La seule analyse critique est venue du courrier des lecteurs; elle a été censurée de la phrase essentielle suivante : "Tariq Ramadan est le fils de Saïd Ramadan qui a implanté Les Frères Musulmans en Europe". On se demande bien pourquoi.

Tariq Ramadan  Le Berry Républicain 13 mars 2016

Tariq Ramadan  Le Berry Républicain 14 mars 2016

Tariq Ramadan  Le Berry Républicain 15 mars 2016

Posté le 18 mars 2016 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent

17 mars 2016

Affaire Barbarin : la presse passe de la pédophilie à l'homosexualité

Communiqué du diocèse de Lyon :

"A la suite d’un article du Parisien évoquant la situation d’un prêtre, le diocèse de Lyon tient à préciser les éléments suivants :

Ce prêtre a été condamné par la cour d’appel de Montpellier en novembre 2007 à 18 mois avec sursis, assortis d’une mise à l’épreuve pour une durée de 3 ans pour agressions sexuelles commises au préjudice d’hommes âgés de 19 à 34 ans.

La cour d’appel a assorti son sursis avec mise à l’épreuve de l’interdiction de fréquenter les victimes et d’exercer dans le foyer où les faits se sont déroulés. Ce prêtre du diocèse de Rodez a été affecté en 2008 dans le diocèse de Lyon.

Le juge d’application des peines chargé du suivi de la mise à l’épreuve a quant à lui expressément autorisé ce prêtre à poursuivre ses activités en paroisse.

Ce prêtre est curé d’une paroisse du diocèse et doyen d’un ensemble de paroisses. La fonction de doyen est une fonction administrative de coordination de l’activité des prêtres de plusieurs paroisses.

Le diocèse de Lyon regrette que les efforts de réhabilitation et le chemin parcouru par ce prêtre soient remis en question par une exposition médiatique injustifiée, concernant des faits pour lesquels il a purgé sa peine. Mais, pour le respect des personnes, le diocèse de Lyon a demandé à ce prêtre de prendre un temps de retrait."

Je constate en passant que nos honnêtes médias sont passés d'une affaire de pédophilie à une affaire d'homosexualité. C'est pourquoi j'attends avec gourmandise les communiqués offusqués du lobby LGBT sur le thème du Padamalgam.

Posté le 17 mars 2016 à 17h44 par Michel Janva | Lien permanent

Eric Zemmour sur l'affaire Barbarin : "Chacun jette son fagot dans le bûcher médiatique"

Posté le 17 mars 2016 à 16h23 par Michel Janva | Lien permanent

Prescription ou non prescription ?

De Dominique Daguet (par courriel) :

"La charia existe-t-elle déjà en notre législation ? Le Premier ministre de la France, anciennement quoique encore davantage chrétienne que de tout autre conception spirituelle ou intellectuelle, s'est mal conduit envers l'un de nos Princes de l'Église. Affaire d'État ?

À Lourdes, le Cardinal Barbarin a été superbement explicite : son discours devant ses frères les évêques élève enfin le débat, fixe des orientations pour l’avenir, démontre sans même penser le faire combien notre société médiatique, qui s’arroge sans vergogne le droit de juger et de condamner, est devenue redoutable aussi bien pour les coupables que pour les innocents.

Pour les coupables, car la justice n’a pas à sévir sur les places publiques, dans le charivari de ceux qui, ne disposant pas des divers éclairages nécessaires, poussent plus au crime qu’à l’apaisement, plus vers le mensonge ou l’invention que vers la vérité ; pour les innocents, qui deviennent ipso facto les victimes d’un aveuglement général. Tant d’exemples possibles, vécus tout au long des années passées, seraient à ressortir des archives les plus anciennes comme des plus récentes… et qui dévoileraient les inconsciences et les abus de paroles notamment chez nos élus comme chez nos éminences les ministres et les présidents.

Prenons l’exemple presqu’au plus haut de notre sphère politique : le Premier ministre, Manuel Valls, avant même qu’une quelconque juridiction se soit exprimée en connaissance de cause, tance le cardinal pour l’inciter, clairement et en toute fermeté l’approuvent ses courtisans, eux-mêmes débordant avec lui sur le droit sans tenir compte qu’ils ne sont pas la Justice, « à prendre ses responsabilités », ce qui est l’indice fort de sa méconnaissance de ce qu’il aurait dû d’abord chercher à connaître, les faits. Il n’a parlé que pour son clan, n’a pas respecté l’Église, les chrétiens, les prêtres, tous frappés dans leur cœur, leur âme, par le fait d’abominations commises par des hommes qui sont en outre des prêtres.

Les mauvaises prises de parti, les opinions hâtives qui deviennent sur le champ des jugements faisant quasiment loi, deviennent de jour en jour plus abusives, insupportables : verdicts populaciers, rumeurs infondées qui remontent comme des restes rancis de vieux péchés…

Le cardinal devrait donc, « subito presto », puisque même l’État s’en mêle si aveuglément, prendre sa part de « responsabilité » dans une affaire qui, pourtant, avait été traitée par son prédécesseur, le cardinal Decourtray ? Je ne prends que cet exemple qui nous assure qu’existe une sorte de précipitation aussi bien du côté des médias que du côté des pouvoirs pour juger les prêtres, tous désormais supposés, sans que cela soit dit, hypocritement donc, de verser dans ces horreurs, juger la hiérarchie catholique, supposée être complice d’autant plus que même certains évêques en son venus à l’aveu suppliciant.

Je n’ai pas constaté le même engouement justicier envers divers criminels ayant sévis dans les hautes instances de nos administrations et/ou de nos syndicats… De plus, je me pose des questions sur la clarté des accusations portées trente ans après les événements, qui peuvent aussi bien être exacts que de simples légendes chaque nuit devenues de plus en plus des certitudes ; à moins encore qu'il ne s'agisse que d'une effrayante vengeance… Voilà bien des sujets d'enquêtes et de vérifications : qui n'ont pas toujours été pleinement évaluées.

Le cardinal Barbarin a présenté avec clarté et pertinence l’ensemble des dispositions que doit désormais adopter l’Église, notamment en supprimant pour ces crimes ce que depuis toujours ou presque notre justice reconnaissait, la prescription. Après une durée pouvant varier selon la gravité des faits, un acte plus ou moins répréhensible ne pouvait plus être jugé : les législateurs avaient, dans leur sagesse, considéré qu’au bout de vingt ans, par exemple, un homme pouvait n’être plus celui qu’il avait été. Que sa réinsertion dans le droit chemin s’était opérée naturellement. Peut-être ou non ? L’examen des vies menées par de tels anciens criminels démontre que la grande majorité d’entre eux pouvait en effet être considérée comme tels. Etc..

Il est vrai pourtant que la prescription est souvent utilisée par les brigands pour, le temps ayant passé, échapper à la condamnation. De plus, un être humain a, me semble-t-il, le droit à être jugé, quelle que soit la date de ses actes passés : un jugement, qu’il soit de justice d’État ou d’Église, peut libérer l’être, ouvrir en lui un espace de lumière. Non un effacement de l’ancienne culpabilité mais une sorte de prise nouvelle de conscience, une libération de l’esprit et peut-être aussi la prise en compte d’une conduite qui aura pu être depuis irréprochable.

Nos médias ont en somme, tout comme le Premier ministre, sans avoir pris la mesure disqualifiante de leurs interventions, de leurs « jugements » à priori, de leur parti-pris si clairement hostile à celui qui appartient à l’Église catholique, commis des actes contraire à la Justice, « violée » par eux d’autant plus gravement qu’ils ont usé d’un pouvoir qui les rend particulièrement efficaces en leur absolutisme."

Posté le 17 mars 2016 à 13h58 par Michel Janva | Lien permanent

Abus sexuels : si les victimes ne portent pas plainte, l'évêque ne peut pas sanctionner

Sinon, il suffirait d'une simple dénonciation calomnieuse pour écarter certains prêtres... Florence Raul, avocate associée au sein du Cabinet de Castelnau, déclare sur Atlantico :

Unknown-19"Selon les informations qui circulent, le cardinal Barbarin aurait dû « sanctionner » les prêtres abuseurs alors qu’il aurait été informé de leurs méfaits 16 ans plus tard. Il faut d’abord préciser que le cardinal n’est pas juge et qu’il ne lui appartient pas de décréter qui est coupable ou pas. Au nom de quoi le ferait-il ? Rien dans la loi pénale n’autorise un individu, quel que soit son rang et sa fonction, à s’ériger en juge et à s’immiscer dans les affaires de justice.

Quant à sanctionner, il aurait dû sanctionner quoi exactement ?

Des abus sexuels ? Pour sanctionner ces agissements il aurait fallu que les victimes déposent plainte, ce qu’elles n’ont jamais fait jusqu’à ce début d’année 2016, choisissant pour des raisons qui leur appartiennent de ne pas saisir les autorités judiciaires compétentes et désignées pour poursuivre toute infraction. S’agissant de plaignants très largement adultes, âgés de 40 à 50 ans il n’est pas envisageable de penser qu’ils n’aient pas eu connaissance de la notion de prescription et de sa durée. Une victime d’abus sexuels peut porter plainte jusqu’à l’âge de 38 ans, soit 20 ans après sa majorité. C’est l’une des prescriptions les plus longues. C’est plus que pour un homicide. Cela laisse le temps de réfléchir à tous les paramètres et de prendre une décision en pleine conscience, ce que ne peuvent pas toujours faire des enfants ou des très jeunes adultes.

Comme les faits n’ont pas été dénoncés à la justice, aucune enquête n’a pu être menée, aucune instruction ordonnée.

Ce n’est qu’au terme de cette procédure que les juges peuvent décider, et eux seuls, d’une culpabilité. Mais seulement après un débat contradictoire, un procès équitable, qui doit respecter des principes essentiels : la charge de la preuve qui revient à l’accusation, la présomption d’innocence qu’il convient de ne pas massacrer, la recherche de la vérité qui doit se garder de céder à l’émotion et aux pressions de toute nature, une instruction à charge ET à décharge. Un procès n’est pas un lynchage en règle, sinon nous ne sommes plus en démocratie mais dans un pays totalitaire.

Enfin, que ces faits aient été dénoncés en 2007 quand ils sont portés à la connaissance du cardinal Barbarin n’aurait rien changé, ils auraient quand même été prescrits parce que trop anciens et jamais dénoncés à la justice. Et puis il semble bien que le cardinal n’ait jamais dissuadé quiconque de prendre ses responsabilités. Il semble même que ceux qui sont venus le trouver ont reçu le conseil sans équivoque de déposer plainte, quel que soit l’effet produit sur l’Eglise. Pourquoi ce conseil n’a-t-il pas été suivi ? On comprendrait que face à des enfants dénonçant de tels faits cet homme les ait signalés aux autorités compétentes, mais ce sont des adultes accomplis et responsables qui semblent l’avoir informé. Pourquoi attendre 16 ans ? pourquoi ne s’en prendre qu’à lui ? N’y avait-il donc personne à part l’Eglise pour entendre les victimes 16 ans trop tard ?

Si c’est une mise à l’écart qui était attendue, il faut se poser les mêmes questions : pourquoi attendre tant d’années, pourquoi laisser passer la prescription, pourquoi n’avoir pas demandé à ceux qui avait le pouvoir au sein de l’Eglise de l’écarter de ses fonctions au moment même où cela était possible, donc en 1991, pour les faits les plus récents ?

En dehors des poursuites judiciaires, l’Eglise, comme toute institution, pouvait à l’époque prendre des mesures disciplinaires. Encore devaient-elles être fondées, justifiées. Et en l’absence de toute réclamation, même ces sanctions ne pouvaient pas être prises. On ne sanctionne disciplinairement personne sans faute. Et pour établir la faute il faut une réclamation, une plainte.

Enfin, en quoi, à cette époque, le cardinal Barbarin pouvait-il être concerné ?

Que lui reprochent en 2016 les plaignants ? Sans doute ce qu’ils se reprochent à eux-mêmes : leur silence, leur défaillance ou leur choix de taire ce qu’ils avaient subi. Ils attendent peut-être que cet homme prenne pour eux les responsabilités qu’il s n’ont pas pu assumer. Accepter l’idée qu’un tiers puisse être responsable sans aucune raison objective des actions ou des carences d’autrui, quelle qu’en soit la raison ou la cause, ouvre directement la porte à l’arbitraire le plus terrifiant et le plus dangereux pour une société.

Posté le 17 mars 2016 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent

16 mars 2016

Des "migrants" traversent une rivière en Macédoine

Côté pile : au péril de leur vie

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Côté face : déjà en piste pour les Bobards d'Or 2016...

Sans-titre

Posté le 16 mars 2016 à 18h24 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

Le Point fait un sondage d'opinion pour la démission du Cardinal Barbarin

Comme si le maintien d'un évêque dans son diocèse était du ressort des médias et de la vox populi, Le Point a sorti ce matin un sondage d'opinion de ses lecteurs avec la question suivante : "Monseigneur Barbarin, cardinal de Lyon, doit-il démissionner ?"

A midi dix, heure de Paris, le sondage était à 66,2% en faveur de la démission du Primat des Gaules. J'espère que le pape François lit le Point.

Il est toujours temps d'inverser la tendance, en allant voter sur la page dédiée.

Posté le 16 mars 2016 à 12h14 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 mars 2016

Cérémonie des Bobards d'or en direct

Palmarès final :

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Le Bobard d'or de France Inter.

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Posté le 14 mars 2016 à 20h00 par Michel Janva | Lien permanent

11 mars 2016

Présent hors-série sur le mensonge médiatique

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Posté le 11 mars 2016 à 09h17 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

08 mars 2016

Journée Internationale des femmes : pour Google, l’islam libère la femme

Aujourd'hui, sur la page de garde du célèbre moteur de recherches, on voit une musulmane voilée, ressassant manifestement le coran (livre vert...). Une figure qui voisine, comme si de rien n'était, avec des figures "positives" de femmes, associées à la recherche scientifique (microscope), la création technique (outils), la découverte du monde (globe terrestre), la diffusion des idées et des opinions (plume, tablette numérique), la création artistique (crayon, notes de musique)…

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Posté le 8 mars 2016 à 13h15 par Michel Janva | Lien permanent

07 mars 2016

60 ans après, la propagande continue

Veronica Noseda, porte-parole du Planning familial, déclare dans Le Figaro :

"Aujourd'hui, en revanche, on voit des franges minoritaires anti-choix qui reprennent du poil de la bête, comme la fondation Jérôme Lejeune. Nous savons que des pétitions circulent pour que le Planning cesse d'intervenir dans les écoles. Certains groupes radicaux anti-IVG viennent déranger notre action dans les centres. Les anti-choix s'organisent et sont bien financés."

Mais il n'y a pas que Le Figaro qui assure la propagande du Planning, il y a aussi le magazine pour 14-18 ans Phosphore (du groupe Bayard). Le numéro de mars 2016 veut présenter le féminisme, mais version pro-avortement, pro-théorie du genre, etc. D'après l'article, les actions des Femen sont "non-violentes" (leurs insultes et agressions sont passées sous silence) et la légalisation de l'avortement est dans les grandes dates du féminisme. Extraits :

"Résister
Les Femen apprennent à se laisser tomber et à lutter pour que leurs actions durent le plus possible.
Leurs interventions sont non-violentes, mais elles se préparent  à être interpellées de façon musclée."

Une Femen témoigne : 

"En réalisant des actions seins nus, on se réapproprie notre corps parce qu'il est érotisé en permanence. On oblige les gens à regarder la situation que nous dénonçons que ce soit pour soutenir la jeune Femen Amina en Tunisie arrêtée en 2013 ou quand on se pointe au défilé du FN parce qu'on pense que ce parti va à l'encontre de la démocratie : il veut fermer les frontières, revenir sur la loi sur l'avortement, rétablir la peine de mort... Pour nous, le féminisme appelle d'autres luttes humanistes."

Dans un encadré intitulé "5 dates du féminisme" on trouve avec le droit de vote :

"29 novembre 1974 : l'avortement légalisé
Simone Veil, ministre de la Santé, fait voter la loi qui légalise l'avortement. 
Mais pendant plusieurs années, de nombreux médecins invoqueront la clause de conscience pour refuser de pratiquer l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG).
Il faudra attendre une autre loi, en 1982, pour qu'elle soit remboursée par la Sécurité sociale. 
De la même façon, si la contraception a été autorisée avec la loi Neuwirth en 1967, ce n'est qu'en 1974 qu'elle sera délivrée gratuitement, anonymement, sans autorisation parentale pour les mineures et remboursée par la Sécu."

Phosphore_mars_2016_QSLF_2

Le thème de ce numéro est comment bien s'informer... Vous pouvez réagir en écrivant :

Posté le 7 mars 2016 à 07h21 par Michel Janva | Lien permanent

24 février 2016

De l'AFP au cabinet de Manuel Valls

Directeur général adjoint de l'AFP depuis septembre 2012, Emmanuel Marcovitch en était aussi le directeur administratif et financier. Il rejoint le cabinet de Manuel Valls.

Les relations entre les médias et la politiques sont incestueuses.

Posté le 24 février 2016 à 21h34 par Michel Janva | Lien permanent

22 février 2016

Bobards d'or : les votes sont ouverts

Les internautes sont invités à voter pour leurs bobards préférés ! Les 6 bobards ayant reçus le plus de votes seront mis en compétition le 14 mars au théâtre du Gymnase.

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Les internautes sont invités à voter pour leurs bobards préférés ! Les 6 bobards ayant reçus le plus de votes seront mis en compétition le 14 mars au théâtre du Gymnase.
Bobard historique
Bobard christianophobe
Bobard géographique
Bobard technologique
Bobard orwellien
Bobard calculette
Bobard antifanatique
Bobard fraîcheur
Bobard qui lave plus blanc que blanc
Bobard raciste
Poll Maker
 

Posté le 22 février 2016 à 23h58 par Michel Janva | Lien permanent

Les médias espagnols ne passent pas Un de Nous sous silence

Contrairement aux médias français :

"Le Président de la Fédération UN DE NOUS, Jaime Mayor Oreja, ancien député européen, a présenté à la presse Madrilène le Forum UN DE NOUS. Immense retentissement dans les médias, (dont ABC Sociedad, Hispanidad, Hispanidad et TeleMadrid). « Nous n’acceptons pas la situation politique, juridique et sociale actuelle en rapport au droit à la vie  », a-t-il affirmé. « L’inaction politique sur ce sujet est le fruit de notre résignation, et c’est pour cela que ce Forum est un cri pour ne pas se résigner à la fatalité ».

L’objectif du Forum et de la Fédération est de réunir des milliers de personnes de toute l’Europe « avec l’objectif commun de défendre la vie », et de s’investir dans « le débat culturel des valeurs qui commence avec le débat sur le droit à la vie ».

Il faut pour cela « surmonter la résignation » et « la peur référentielle à une mode dominante » devant la situation politique actuelle, juridique et sociale en relation au droit à la vie. Le positionnement actuel du PPE est « lamentable » devant le sujet de l’avortement. « Il n’y a pas un seul responsable. Beaucoup se résignent, et la défense de la vie a été expulsé du débat politique», affirme l’ex-leader du PPE.

L’Union Européenne a besoin « de se réarmer moralement » et nécessite « un changement profond d’attitude personnelle devant ce débat », a-t-il conclut, suscitant de nombreux articles dans toute l’Espagne."

Posté le 22 février 2016 à 13h32 par Michel Janva | Lien permanent

20 février 2016

14 mars : Les Bobards d'Or 2016

Posté le 20 février 2016 à 11h29 par Michel Janva | Lien permanent

18 février 2016

Ce que ne précise pas l'article : le prof est militant du PS

Exemple de manipulation ordinaire : Paris Normandie a trouvé un prof qui est "pour la réforme du collège".

Or, ce prof est un militant PS dans la région où il enseigne (ce que ne précise absolument pas l'article).

S'il existe ce type de manipulation maladroite à un niveau local, on comprend les moyens autrement plus efficaces utilisés dans les 20 H, les radios ou la presse nationale.

Posté le 18 février 2016 à 10h41 par Michel Janva | Lien permanent

17 février 2016

"Un pape ne se couche que pour mourir"

Pascal Praud a ridiculisé le documentaire de la BBC sur les soi-disants "amours" de Jean-Paul II :

"Que la BBC fouille les poubelles de Buckingham, mais qu'elle laisse les caves du Vatican tranquille !". "J'ai lu - enfin presque - les 350 lettres de Jean Paul II, qui datent d'avant le pontificat, ce qui est quand même une belle escroquerie". "C'est vrai, Jean Paul II écrit à Anna-Teresa Tymieniecka : 'Tu es un cadeau de Dieu'. Quand vous êtes un homme d'église, c'est la moindre des choses !".

"La maîtresse du pape : je comprends que l'idée excite les âmes libidineuses, celles qui cherchent le diable sous la soutane". "Alors on brode, on imagine, on extrapole : chercher la femme, la belle histoire des hommes". "Soyons sérieux ! L'ecclésiastique et la philosophe : plus que des amis, peut-être ; moins que amants sûrement". "Un pape ne se couche que pour mourir. S'il s'agenouille, ce n'est que devant Dieu".


"Un pape ne se couche que pour mourir", clame... par rtl-fr

Posté le 17 février 2016 à 22h12 par Michel Janva | Lien permanent

Jean-Michel Baylet influence la ligne éditoriale de la Dépêche du Midi

Posté le 17 février 2016 à 22h09 par Michel Janva | Lien permanent

16 février 2016

Le gouvernement vous manipule

C'est le gouvernement lui-même qui le dit :

http://www.gouvernement.fr/on-te-manipule

M

Et dans l'introduction de ce site du gouvernement, nous pouvons lire :

"Et si ceux qui dénoncent la manipulation étaient eux-mêmes en train de nous manipuler ?"

Rigolo, non ?

Posté le 16 février 2016 à 12h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (28)

15 février 2016

Mise au point du Vatican suite à la désinformation autour de Mgr Anatrella

Aujourd'hui, la Commission pontificale pour la protection des mineurs, présidée par le Cardinal Sean O'Malley, a diffusé une déclaration quant à l'obligation de dénoncer à la justice tout possible cas d'abus sexuels.

Le Pape François a clairement dit que les crimes et péchés que sont les abus sexuels sur mineurs ne doivent pas être scellés par le secret. Le 27 septembre dernier, s'engageant personnellement, il a affirmé que l'Eglise devait exercer une diligente surveillance afin de protéger les enfants, assurant aussi que tout responsable devrait rendre des comptes. Le Président et les Membres de la Commission affirment qu'ils respecteront les obligations de la loi mais aussi que, au-delà des contraintes juridiques, ils assumeront leur devoir moral de signaler aux autorités judiciaires en charge de la protection sociale tout mauvais traitement, même présumé.

Aux Etats-Unis, la charte des évêques énonce clairement l'obligation pour tous les diocèses et autres circonscriptions, comme pour tout le personnel de signaler toute suspicion en la matière. Chaque année, lors des sessions de formation pour les nouveaux évêques, cette obligation est réaffirmée de manière explicite. Contrairement à ce qui est colporté depuis quelques jours dans les médias.

Posté le 15 février 2016 à 16h35 par Michel Janva | Lien permanent


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