06 juillet 2015

Le Monde : journal de référence...

Arnaud Leparmentier est Directeur adjoint des rédactions du Monde. Le 30 juin, il avait publié ce tweet, aujourd'hui supprimé :

CJLVd2NWsAA3tL3.jpg-largeC'est non à 61%.

Et voici ce que pronostiquaient les sondages :

Capture d’écran 2015-07-06 à 07.26.14

Posté le 6 juillet 2015 à 07h27 par Michel Janva | Lien permanent

02 juillet 2015

Affaire des présumées fiches de Béziers : tout ça pour ça !

Lu ici :

"Le parquet de Béziers a annoncé jeudi avoir classé sans suite l'enquête ouverte en mai sur de présumés fichiers illégaux de la mairie de Béziers, portant sur un décompte d'élèves musulmans.

"Il n'y a rien qui permette de prouver quoi que ce soit. Je classe l'affaire sans suite", a déclaré le procureur de Béziers, Yvon Calvet, qui avait ouvert une enquête préliminaire pour "tenue illégale de fichiers en raison de l'origine ethnique".

Nos excellents et impartiaux journalistes français vont-ils consacrer autant de temps à cette nouvelle qu'au moment où elle a éclaté ?

Posté le 2 juillet 2015 à 21h11 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

01 juillet 2015

La désinformation par la canicule

Dénoncée par Christian Combaz dans Le Figaro :

"[...] Cette année on se doutait que devant les horreurs commises en Isère, en Tunisie, et la crainte qu'elles ne se multiplient partout, on n'allait pas pouvoir titrer d'un cœur léger sur le retour de la jupe en vichy ou l'association des chasseurs de papillons. Miracle, la Canicule permet de faire le pont entre les reportages les plus frivoles, et l'inquiétude que suscite la température chez les esprits cafards et prophylactiques, qui ne veulent plus de vapotage dans les jardins et qui vous somment, pendant le journal télévisé, d'aller sonner chez la mémé du coin avec une bouteille d'eau.

Blague à part, cette façon de botter sans arrêt vers la touche de la superficialité, de l'anecdotique, ne répond pas seulement à une pudeur gênée de nos médias. Elle illustre que dans une société dont l'économie dépend de plus en plus de l'optimisme, du désir de consommer, le client, le vacancier, le voyageur insouciant et dépensier, sont autant de soldats de la prospérité obligatoire. Toute morosité peut donc être considérée comme un abandon de poste devant l'ennemi. Voilà pourquoi même si les gens sont pétris d'inquiétude en ce moment, nous ne cesserons jamais d'être accablés par les sujets de diversion."

Posté le 1 juillet 2015 à 17h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Al-Kanz : la désinformation version taqiya

Lu dans Minute :

"Parmi les invités, triés sur le volet, du ministre de l’Intérieur pour assister à sa journée de dialogue sur l’islam, qui s’est tenue le 15 juin (voir Minute de la semaine dernière), se trouvait Fateh Kimouche, le fondateur d’Al-Kanz, un site communautaire musulman très couru et très à cheval sur les principes du Coran. Même « Libération » s’était étonné que le blogueur, connu « pour ses positions religieuses ultrarigoristes », ait été convié. Le ministère de l’Intérieur avait confirmé.

Or vendredi dernier, Al-Kanz, qui dispose d’un compte Twitter lui aussi très suivi, s’est fait remarquer par un tweet plutôt décalé par rapport à ce que les Français suivaient sur les chaînes d’information en continu. Alors qu’on apprenait que Yassin Salhi avait décapité sa victime et entouré la tête coupée d’un cérémonial de draps affichant sa croyance en Allah, Al Kanz a écrit : « Je découvre que la victime décapitée est le patron du suspect. La piste du différend patron/salarié ne sera pas étudiée. » Deux jours plus tard, bien qu’il ait été annoncé que Salhi avait pris une photo de sa victime et l’avait envoyée vers un correspondant en Syrie, Al Kanz persistait dans la thèse du différend salarial. Cazeneuve sait vraiment choisir ses invités..."

Posté le 1 juillet 2015 à 07h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

28 juin 2015

Jean-Yves Camus ne serait pas un politologue impartial ?

Ce dimanche, la commune de Grimaud, près de Cogolin, accueillait la deuxième journée de Rassemblement national des comités de vigilance contre le Front national. Initié en 2014 par l’Union des étudiants juifs de France, SOS Racisme et Place publique, ce collectif entend mettre en réseau les différentes associations citoyennes mises en place dans les villes FN afin de partager les expériences et trouver des armes communes.

Le politologue impartial vanté par les médias Jean-Yves Camus, invité de la journée, explique comment s'opposer aux élus FN

«Nous devons adapter le langage à ce qu’est le FN aujourd’hui, réévaluer la manière dont nous l’assimilons au fascisme. Car on n’est plus audible là-dessus

Sa méthode : s’attacher plutôt à passer au crible l’ensemble des décisions municipales, s’intéresser aux finances, attaquer en justice : 

«C’est une arme de guérilla politique extrêmement usante pour l’adversaire. Et à défaut d’inverser la tendance, cela permettra de la ralentir.» 

«Il faut adapter les termes face à des habitants qui ne verront jamais en la municipalité qui refait les espaces verts les représentants du fascisme».

Posté le 28 juin 2015 à 20h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

Propagande en cours pour exonérer l'islam

Selon I-Télé, le terroriste de l'Isère ne se définirait pas comme «terroriste» ... et expliquerait son geste par «des difficultés personnelles» avec son épouse (des "musulmans normaux"...) et son employeur....

Il aurait donc voulu se suicider en faisant un coup médiatique.

Avez-vous bien lu ? Padamalgam : il ne s'agit que d'un banal conflit social. Patrons, payez-bien vos employés si vous ne voulez pas finir décapités.

Le drapeau de Daech à côté, c'est juste pour le folklore....

Posté le 28 juin 2015 à 16h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

23 juin 2015

Libération a un siècle de retard

Vu dans Libération :

LPassons sur la faute grammaticale ("l'encyclique dans lequel")...

Quelqu'un peut-il m'indiquer quelle encyclique le pape Benoît XV (mort en 1922) a-t-il écrit sur l'écologie ?...

Posté le 23 juin 2015 à 17h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

22 juin 2015

Manifestation monstre en Italie et silence dans les médias français

Concernant l'énorme Manif Pour Tous qui s'est déroulée samedi à Rome, je dénombre à l'heure actuelle :

Samedi, une autre manifestation de soutien au peuple grec, et qui a réuni moins de monde (3500 personnes à Paris), a été bien plus relayée par la presse française.

Posté le 22 juin 2015 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

18 juin 2015

Enquête pour corruption sur plus de 40 responsables de chaînes télé

En Italie.

Posté le 18 juin 2015 à 16h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

17 juin 2015

Attendre la publication de l'encyclique pour se faire un avis

Et éviter les analyses réductionnistes, comme celle de Libération, ainsi que le dénonce Aymeric Pourbaix dans FC :

"[...] Mais dans la presse, hier, Libération va plus loin, montrant un pape tout vert, tenant un décalogue dans les mains, avec cette inscription : « Tu ne pollueras point ». Autrement dit, la lutte contre la pollution érigée au rang d’un commandement biblique. C’est aller trop loin, surtout quand on considère que l’article en question ne fait qu’effleurer une question de taille, déjà évoquée à plusieurs reprises par le pape : le lien qui existe entre l’écologie environnementale et la dignité de la personne, des personnes handicapées, de l’embryon, dans le respect du cinquième commandement : « Tu ne tueras point ». Mais de cela, il ne faut pas parler, car cela renverrait nos écologistes médiatiques à leurs contradictions : on protège la nature et on lutte contre les OGM, mais pour les manipulations sur le vivant humain telles que la GPA : motus ! Et pour lutter contre le sous-développement, rien de tel que la contraception ! Oubliant ainsi les déclarations du pape aux Philippines, affirmant que l’augmentation de la population, en soi, n’est pas un obstacle au développement…

Quant à l’édito de Libération, il est encore plus caricatural : en résumé, enfin un pape vert, altercatholique, pour ne pas dire altermondialiste. Voici le pape enrôlé bien malgré lui sous la bannière de José Bové, avec un document qualifié par Libération de « brûlot écologique ». En un mot enfin, un pape de gauche ! [...]"

Posté le 17 juin 2015 à 23h03 par Michel Janva | Lien permanent

11 juin 2015

Le Salon belge sur BFM TV

Il s'agit d'un site intégriste selon BFM TV, rien à voir avec nous, qui ne sommes ni intégristes ni belges.

Nous sommes autant belges que Vincent Lambert est en fin de vie...

Posté le 11 juin 2015 à 21h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (25)

10 juin 2015

2 milliards d'aides publiques pour la presse

Le député Jacques Bompard interpelle le ministre de la culture et de la communication :

"D'après Le magazine des contribuables, le montant annuel des aides publiques à destination de la presse française s'élève aux alentours de 2 milliards d'euros. Il peut aussi bien s'agir d'aides directes (abonnements de l'État à l'Agence France-Presse, aides à la diffusion, à la modernisation, au pluralisme de l'information, etc.) qu'indirectes (allègements fiscaux, aides sociales, aides postales, etc.). De plus, il s'avère que la vocation originelle de ces aides - la promotion de la libre et plurielle expression de pensées - ne semble pas être tenue. Il l'interroge donc sur la légitimité d'un tel montant de subventions dans un contexte de raréfaction des ressources publiques et donc de tarissement du soutien social de nos concitoyens les plus souffrants."

Posté le 10 juin 2015 à 07h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

04 juin 2015

Des aides à la presse versées sous conditions

Fleur Pellerin a dévoilé les nouveaux périmètres des aides à la presse :

« Ces aides, je ne veux pas qu’elles soient sans conditions ».

Il sera demandé de s’engager « dans des dynamiques éthiques et volontaristes », en adhérant à une charte éthique ou à « collectif de vigilance en matière de déontologie associant éditeur, journaliste et le public », ou encore en créant un poste de médiateur de presse...

Sont aussi bienvenues les « bonnes pratiques sociales » (rémunérer décemment les diffuseurs ou colporteurs, veiller à la parité à la diversité dans l’entreprise…), mais aussi écologiques (initiatives pour préserver l’environnement) et citoyenne (s’engager dans l’éducation aux médias).

Il faut dire que la presse quotidienne qui a défendu la dénaturation du mariage a énormément souffert ces deux dernières années. Ainsi :

En septembre 2012, la diffusion payée France de Libération (120 608) était supérieure de 26,94 % à celle de la Croix (95 012). Depuis, Libération a perdu plus d'un lecteur sur 4. En avril 2015, c'est désormais la diffusion payée France de la Croix (97 831) qui est supérieure de 13,13 % à celle de Libération (86 474).

Sources OJD :

Posté le 4 juin 2015 à 18h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Egorgement : désinformation en chaîne

Sur l'Observatoire de la christianophobie, Daniel Hamiche a décrypté et analysé un énorme bobard de presse, repris notamment par l'AFP, accusant un chrétien d'avoir décapité un islamiste :

"[...] L’évêque Georges Abou Khazen, OFM, vicaire apostolique pour les catholiques de rite latin d’Alep, a mis garde contre cette rumeur « non fiable et invérifiable » lancée depuis l’Angleterre par le SOHR et relancée par les médias britanniques : « La manipulation de l’information est un des moyens utilisés pour multiplier la violence et les horreurs dans ce conflit »."

Posté le 4 juin 2015 à 17h15 par Michel Janva | Lien permanent

03 juin 2015

Quel rapport entre la mort de Clément Méric et la Manif pour tous ?

Diastème, le réalisateur d'Un Français, en voit un. Son film, qui raconte le parcours d'un skinhead repenti, débute par une ratonnade et s'achève sur des images de la Manif pour tous - une façon d'établir un parallèle. Le Front national n'est pas épargné non plus. Extrait d'un interview collector dans le domaine de la désinformation :

"Venons-en à l’essentiel, à savoir le film. Qu’est-ce qui vous a donné envie de filmer l'itinéraire d'un skinhead repenti sur trente ans ?

Le déclencheur a été la mort de Clément Méric, survenue très peu de temps après la Manif pour tous. À ce moment-là, j’avais commencé un livre s’appelant Un Français, qui était le récit de la haine que je voyais grandir dans ce pays depuis trente ans. La mort de Clément Méric m’a replongé dans ce que je voyais autour de moi quand j’avais 18 ans et que je vivais en cité universitaire à Nanterre. C’est un endroit où il y avait alors beaucoup de descentes de skins et des bandes d’Assas à l’époque de Touche pas à mon pote. J’ai trouvé ça fou qu’aujourd’hui on puisse encore mourir pour des conneries comme ça. Cette bêtise, cette inutilité de la violence, c’est tragique. Et très vite, je me suis rendu compte qu’il fallait en faire un film plutôt qu’un livre. Il faut parler de ces trente ans, sachant que d’autres pays ont abordé le sujet. Mais, alors qu’on évoque aujourd’hui les ouvriers communistes qui basculent vers le FN, je voulais montrer l’itinéraire inverse de quelqu’un qui se débarrasse de la violence et de la haine qu’il a en lui. Mon héros Marco n’est pas un intellectuel, c’est un silencieux, un suiveur, un gros bras plutôt bon à la baston. Mais, petit à petit, il va lire un peu, faire des rencontres, et s'ouvrir à d'autres gens. (...)

Pourquoi achever votre film sur des images des manifestations contre le mariage pour tous ?

C’est dans le cours de l’histoire. Et puis je trouvais assez marquant de démarrer le film par les rassemblements de SOS Racisme dans lesquels les gens manifestaient « pour » et qu’en 2013 on se retrouve avec des gens qui défilent « contre », sur fond de haine de l’homosexualité. C’est fou qu’un million de personnes se retrouvent dans la rue pour désigner du doigt des gens différents d’eux. Ça m’effraie.

Entre la violence des skinheads et les familles de la Manif pour tous, il y a pourtant un grand écart, non ?

La violence n’est certes pas physique. Mais souvenez-vous des cris de singe contre Christiane Taubira. C’est inouï. Ce ne sont pas des coups-de-poing américains, mais c’est aussi fort."

Posté le 3 juin 2015 à 10h05 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (14)

01 juin 2015

La désinformation par occultation

Jean-Yves Le Gallou revient dans le dernier I-Média, l'émission de décryptage de l'actualité médiatique de TV Libertés, sur le deux poids deux mesures que subissent les catholiques à l'égard des autres communautés lorsqu'il s'agit pour les médias d'évoquer les profanations dont elles sont victimes.

Par ailleurs, il évoque juste avant le fait que le pèlerinage de Chartres ait été parfaitement occulté par les grands médias du système et renversé par des informations portant sur les évangélistes.
 

Posté le 1 juin 2015 à 17h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

29 mai 2015

Journalisme : création du comité Orwell

CGHLcKJWgAAz7tLLa journaliste et essayiste Natacha Polony et le journaliste économiste Jean-Michel Quatrepoint lancent le Comité Orwell, un collectif de journalistes qui se donne pour objectif de promouvoir le «pluralisme» dans les médias pour œuvrer à la reconquête d'une crédibilité journalistique mise à mal par l'unanimisme qui y règne. 

Lancer ce collectif le 29 mai n'est pas anodin puisque le non du référendum de 2005 manifestait le décalage entre les électeurs et les médias, tous acquis au oui. 

Le choix d'Orwell est justifié par le climat pesant d'un débat public qui n'a plus rien de démocratique:

«Nous sommes dans une époque de manipulation des mots, de transformation des vérités, où l'on ne débat pas avec celui qui pense différemment mais où on l'ostracise. Nous vivons ainsi quotidiennement la fameuse «minute de la haine» relatée dans le roman d'Orwell». 

Posté le 29 mai 2015 à 07h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

28 mai 2015

On recherche des laiderons poilues et alcooliques adhérentes du FN

Gabrielle Cluzel se moque de la polémique qui entoure l’hebdomadaire Grazia, qui a eu l'outrecuidance de consacrer un dossier aux jeunes et jolies femmes ayant adhéré au FN dans le sillage de Marion Maréchal-Le Pen. Joseph Ghosn, le directeur de la rédaction, proteste : 

« Ce qui nous a intéressés dans ce sujet, c’est la façon dont les jeunes sont attirés par le parti, et notamment par la figure de Marion Maréchal-Le Pen. » 

Ce qui est reproché à Grazia ce sont des photos trop « glamour » avec des jeunes filles de 20 ans.

Amis journalistes, si vous consacrez un reportage aux jeunes filles qui adhèrent au FN, essayez de trouver des laiderons poilues et alcooliques, pour rester dans le politiquement correct.

Posté le 28 mai 2015 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

27 mai 2015

Le Parisien sous la coupe de Bernard Arnault

Lu sur La Vie des médias :

"Plus de 50 millions d’euros, c’est le prix auquel le groupe Amaury a accepté de céder son quotidien Le Parisien-Aujourd’hui en France au groupe LVMH de Bernard Arnault qui possède également Les Echos et Radio classique. Ce projet de cession qui ne sera finalisé qu’en octobre a sidéré les dirigeants du Parisien, les salariés, les analystes financiers et les spécialistes des médias. On avait bien repéré trois prédateurs de journaux en mouvement, Vivendi d’abord – son président Vincent Bolloré répète son souhait d’acquérir des médias mais pour l’instant, aucune acquisition n'a été effectuée… -, Patrick Drahi le patron d’Altice Numéricable ensuite qui vient d’acquérir Libération et L’Express et puis Xavier Niel, le patron d’Illiad Free et du Monde, qui s’est offert avec ses coactionnaire Le Nouvel Observateur. Mais personne n’attendait le groupe LVMH.

Il se passe dans la presse ce qui s’est passé dans le secteur du luxe que Bernard Arnault connait bien. Ces marques de presse sont très connues et appréciées du grand public, c’est le cas du Parisien par exemple. Elles appartiennent encore souvent à des familles qui voient monter les incertitudes de la conjoncture publicitaire et baisser les ventes de leurs titres – Le Parisien a perdu 8% de sa diffusion en 2014. Elles savent qu’il faudra avoir les reins solides pour conduire la mutation et regarder l’avenir avec confiance. Lorsque le prix proposé est correct, la tentation est grande de vendre.

Côté acheteurs, la situation change aussi : les prix se sont effondrés : LVMH a acquis Les Echos 240 millions d’euros en 2007 par exemple, presque cinq fois le prix actuel du Parisien qui vend pourtant beaucoup plus. Il y a donc une opportunité à l’achat à condition bien sûr d’être capable d’investir pour trouver des revenus dans l’univers du numérique.

[...] Certes, ces médias restent difficiles à rentabiliser, mais une mécanique semble se mettre en place qui revalorise ces actifs. Et puis, deux ans avant les présidentielles, on ne peut pas exclure quelques calculs politiques derrière ces grandes manoeuvres de presse."

Posté le 27 mai 2015 à 19h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

21 mai 2015

Metronews c'est fini

Le groupe TF1, propriétaire de Metronews, compte supprimer 60 postes sur 97 et la version papier de ce quotidien gratuit, frappé par la "crise du marché publicitaire".

Détenu à 100% par TF1 depuis 2011, Metronews a enregistré plus de 10 millions d'euros de pertes en 2014. Le titre est aujourd'hui le 3e journal gratuit du pays (derrière 20 Minutes et Direct Matin) avec 744 988 exemplaires diffusés en moyenne chaque jour.

Posté le 21 mai 2015 à 22h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

France Télévisions n'est pas Robert Ménard

D'après un journaliste de l'Express, qui prend toutes les précautions pour respecter la présomption d'innocence de la direction de France Télévisions,

"Les gendarmes de la CNIL perquisitionnent depuis ce matin les services informatiques de France Télévisions. En cause, l’existence supposée de fichiers listant les origines ethniques, sexuelles, confessionnelles ou politiques de certains salariés. Cette enquête fait suite à une plainte déposée auprès du procureur de la République par un salarié de l’entreprise. Le Parquet de Paris attend les conclusions de l’enquête de la CNIL pour ouvrir ou non une enquête préliminaire."

Environ une heure plus tard, un journaliste du Monde a déjà calmé les esprits :

Posté le 21 mai 2015 à 14h05 par Louise Tudy | Lien permanent

20 mai 2015

La diabolisation du FN ne s'arrêtera jamais

A peine les journalistes en ont-ils (presque) fini avec Jean-Marie Le Pen, qu'ils continuent à charger Bruno Gollnisch avec l'affaire des "micros espions" mais commencent aussi à cibler systématiquement Marion Maréchal le Pen comme "extrémiste" pointant et scrutant chacun de ses gestes ou prise de parole. Ainsi, son dernier tweet en réaction à la relaxe des deux policiers de Clichy-sous-Bois est présenté comme un "dérapage". Florilège de la diabolisation que ne s'arrête jamais :

"Dans l'éventail FN, Marion Maréchal-Le Pen figure bien parmi les plus extrémistes", dit Vanessa Schneider (source)

Quand Marion Maréchal-Le Pen (FN) menace un journaliste (source)

Mort de Zyed et Bouna: Un tweet de Marion Maréchal Le Pen crée la polémique (source)

Maréchal-Le Pen charge «la racaille» (source)

Marion ou Marine: la prochaine guerre du clan Le Pen au FN (source)

De-là à s'imaginer que les médias cherchent, tant que le fer est chaud, à créer artificiellement un nouveau conflit au sein du FN entre Marine Le Pen et sa nièce Marion, il n'y a qu'un pas que nous ne franchirons pas car les médias en France ne sont, bien entendu, ni partisans ni sous influence du PS ou de l'UMP... Qui a dit que nous étions naïfs ?

Posté le 20 mai 2015 à 12h26 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

16 mai 2015

Charlie : une caricature de conflit financier

Ce que les islamistes n'ont pas réussi à faire, l'argent va y parvenir. La journaliste Zineb El Rhazoui a été mise à pied et convoquée pour un entretien visant à «la rappeler à ses obligations minimales vis-à-vis de son employeur, suite à de nombreux incidents». De son côté le dessinateur Luz a annoncé son départ pour septembre. 

Toutes ces tensions ont pour point de départ les 30 millions d'euros récoltés en dons, aides et ventes, et dont la gestion est concentrée entre les mains de trois actionnaires: les parents de l'ex-directeur de la rédaction Charb, qui détiennent 40% du titre, Riss, le dessinateur et nouveau directeur de la publication (40%) ainsi que le directeur financier Eric Portheault (20%). 

Des salariés, réunis en collectif, réclamaient en mars une remise à plat de la gouvernance. En avril, ce même collectif - qui compte dans ses rangs Zineb El-Rhazoui, Luz, et Patrick Pelloux - appelait la direction à abandonner le statut d'entreprise commerciale et à accorder à chaque journaliste le droit de prendre des parts sociales dans le titre. Zineb El Rhazoui se dit victime d'une «mesure punitive» pour son opposition à la direction.

Posté le 16 mai 2015 à 14h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

14 mai 2015

Humiliation pour les actionnaires du Monde : leur directeur rejeté par la rédaction

Lu dans Les Echos :

"C’est une nouvelle crise ouverte, de celles dont il a le secret, que traverse « Le Monde ». Un an après la démission de Natalie Nougayrède , la rédaction a échoué, mercredi 13 mai, à se trouver un nouveau directeur. Jérôme Fenoglio, le directeur choisi par les actionnaires, n’a pas obtenu l’approbation de la rédaction : le scrutin interne s’est soldé par 55 % de voix favorables - il lui en fallait 60 %. L’actuel numéro deux de la rédaction ne deviendra donc pas le 6è directeur du « Monde » depuis 2010 et la prise de contrôle par Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre Bergé."

Posté le 14 mai 2015 à 18h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

13 mai 2015

La TV c'est pour les chiens

Lu dans Les 4 Vérités :

"La chaîne DogTV, réservée, comme son nom l’indique, aux chiens, et diffusée par le groupe californien PTV Média, vient d’arriver en France, dans le bouquet Orange. Elle présente des émissions de 3 à 6 minutes pour atténuer le stress et l’ennui ressentis par les chiens en l’absence de leurs maîtres."

Si on leur met TF1, France 2, France 3,... il paraît que les chiens s'endorment...

Posté le 13 mai 2015 à 07h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

12 mai 2015

L'imâm du Grand Journal fait la promotion d'un prédicateur pro Jihad

Lu ici :

"L'équipe du Grand Journal  voulait "se payer"  Robert Ménard lundi  11 mai,  mais ni la hargne malhonnête de Jean-Michel Apathie ni l'imâm "modéré" d'Alfortville invité pour lui porter la contradiction n'y sont arrivés. Et encore, Robert Ménard ne savait pas que l'imâm Abdelali Mamoun, très invité par les médias depuis les attentats de janvier,  est proche de prédicateurs des Frères de l'UOIF. Sur sa page Facebook, Mamoun relaie complaisamment une conférence à venir du "professeur" Hassan Iquioussen, dont nous avions retranscrit une conférence passée tenue à St Denis de la Réunion le 14 janvier 2013 où il fit l'éloge des moujahidines (combattants de Dieu) qui ont conquis l'Espagne, l'Italie et la Sicile. La conquête armée de l'Europe est donc louée comme un Jihad positif pour l'expansion de l'Islam [...]" 

Posté le 12 mai 2015 à 08h13 par Michel Janva | Lien permanent

11 mai 2015

"Tout le système médiatique est aux mains du pouvoir"

Ces propos d'un responsable d'Amnesty international ne concernent pas la France mais Cuba...

Posté le 11 mai 2015 à 21h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

Infantilisation des migrants

Contrairement à ce que raconte Amnesty International, les "migrants" ne fuient pas le chaos en Libye; ils transitent par la Libye en profitant du chaos :

"La "cruauté" et les violences auxquelles les migrants installés en Libye ou transitant par ce pays sont confrontés les poussent à tenter la dangereuse traversée de la Méditerranée au risque de leur vie, pour rejoindre l'Europe, affirme Amnesty International lundi."

Posté le 11 mai 2015 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

10 mai 2015

Laurent Ruquier n'invitera «plus jamais Caroline Fourest»

C'est déjà ça de gagné.

Posté le 10 mai 2015 à 17h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

09 mai 2015

Claude Askolovitch veut sortir Ste Jeanne d’Arc des livres d’histoire

Sur le nouvel i media à 32mn 55 :

Posté le 9 mai 2015 à 18h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

06 mai 2015

Un parfum de "dhimmicratie" dans l’air

Serge Federbusch dénonce la manipulation qui a suivi les attentats de Charlie Hebdo et de l'exploitation qu'en a faite le gouvernement dans un livre intitulé "La marche des lemmings – La deuxième mort de Charlie Hebdo". Extraits de son interview sur Atlantico :

Et l’esprit du 11 janvier, la grande marche... des manipulations aussi ?

97828751525721L’émotion populaire était indéniable. Mais tout a été orchestré pour que les responsabilités du pouvoir ne soient pas mises en cause et pour protéger les musulmans, électorat cher au pouvoir, d’un accès de courroux populaire au nom du "pas d’amalgame". La désopilante marche des dirigeants, présentée sur le moment comme prenant la tête du cortège et qui en réalité a eu lieu en vase clos, les transports gratuits, l’appel à manifester de tous les médias sans exception ou presque (...)

Vous ne croyez pas à la thèse de la séparation entre islamistes et musulmans ?

C’est une distinction destinée à ne pas effrayer l’opinion. Il y a une différence de degré et pas de nature entre les deux. Le Coran est un peu une auberge espagnole avec des passages plus ou moins agressifs et on peut y trouver ce qu’on y cherche. Diriez-vous que le régime saoudien, qui décapite hardiment et où la femme est discriminée, incarne un islam modéré ? Pourtant, il s’oppose à Al-Qaïda. La situation est beaucoup plus complexe que le monde binaire pour bobos-bisounours décrit par Joffrin à longueur d’éditoriaux dans Libération.

La réalité est que le fondamentalisme fait des progrès constants en France et que la classe dirigeante nie l’évidence par lâcheté et/ou clientélisme. Ecoutons plutôt le député socialiste Malek Boutih, qui nous appelle à l’intransigeance face à cette peste, plutôt que les prêches du vivre-ensemble.

Vous semblez dire dans votre livre qu’au fond les frères Kouachi ont gagné, que le pouvoir recule face au fondamentalisme ?

Depuis le 11 janvier, il y a eu au moins dix cas d’événements annulés, d’expositions amputées, de festivals écourtés par peur d’attentats. Quand il y a cinq jours Luz vous explique qu’il n’a plus envie de caricaturer Mahomet, vous sentez comme un parfum de dhimmicratie dans l’air...

Et les médias, vous ne les épargnez pas ?

Certes non... Ils ont pour la plupart servi de courroie de transmission à cette gigantesque manipulation. Une semaine après les attentats, certains vous expliquaient que les vrais responsables s’appelaient Eric Zemmour et Renaud Camus !

Posté le 6 mai 2015 à 17h35 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

03 mai 2015

Femen et journaliste sur France 4

SCVoilà qui expliquerait la complicité de certains médias ? Sarah Constantin, qui a vanté le 1er mai ses derniers "faits de guerre" sur BFM TV en tant que porte-parole des Femen, est par ailleurs journaliste sur France 4 et pour Charlie Hebdo. Pour avoir une idée du personnage, elle avait exposé au musée de l'érotisme, avec le caricaturiste Luz (celui qui ne veut plus dessiner Mahomet, sans renoncer à sa liberté d'expression...) des dessins pornographiques réalisés sur des bibles en latin. Mais l'honneur du service public est sauf : Sarah Constantin lutte contre le Front national.

Posté le 3 mai 2015 à 22h36 par Louise Tudy | Lien permanent

Coup de gueule d'un aumônier parachutiste

L'abbé Christian Venard, sur son blog :

"Chers amis journalistes, de toutes petites semaines nous séparent du scandale avéré d'instituteurs pédophiles au sein de l'Education nationale. Les médias, c'est-à-dire vous, ont, avec beaucoup de soin et à juste titre, évité de jeter l'opprobre sur tout ce ministère et sur toute une profession. Or aujourd'hui, sur la base d'un dossier qui a "fuité" des instances onusiennes, les mêmes médias parlent presque tous d'un "scandale qui éclabousse l'image des armées". C'est injuste et insupportable. C'est un manque de déontologie et de professionnalisme. L'aumônier militaire, prêtre catholique  engagé auprès de ses frères d'armes, s'insurge avec vigueur contre ce traitement à deux vitesses, et honteux quand on sait les sacrifices  - y compris jusqu'à la mort -  qu'acceptent nos militaires pour assurer la sécurité de notre pays.
 
Il n'existe qu'une alternative.
 
Soit ce que contient ce rapport est vrai. C'est alors gravissime et les "salopards" qui ont commis ces faits, militaires français ou étrangers, devront être poursuivis avec la plus extrême sévérité. Se posera ensuite, bien sûr, plus en profondeur, la question de la formation éthique de nos soldats. Cependant, tant que la justice de notre pays ou une justice internationale reconnue par lui, n'aura pas rendu son jugement, il est interdit de juger à la place de ces institutions et encore moins de rendre responsable tout un ministère, des éventuels agissements criminels de quelques-uns de ses membres. Il me semble que cela s'appelle la présomption d'innocence. Amis journalistes, les militaires y ont droit au même titre que tous les autres, politiques, instituteurs ou... journalistes ! Un peu de déontologie ne nuirait pas en la matière.
 
Soit ce rapport est erroné. Point n'est besoin d'être un grand spécialiste pour savoir, en premier lieu, que des témoignages d'enfants sur de tels crimes doivent toujours être étudiés avec beaucoup de soin, comme l'attestent les affaires d'Outreau ou Iacono. Par ailleurs, ce rapport de l'ONU qui "fuite", pourrait aussi être le fruit de manœuvres de désinformation, visant à discréditer l'action de l'armée française, donc de la France, en Afrique. Beaucoup d'acteurs sur place et à l'international y auraient intérêt actuellement... Il doit bien être possible d'enquêter, avant de lancer des anathèmes sur toute une armée et de prendre pour argent comptant un rapport onusien s'appuyant sur des ONG américaines ! De telles manipulations visant l’action extérieure de la France, ont été avérées dans un passé récent, dans les Balkans en particulier.
 
Chers amis journalistes, prenez le temps avant de réagir de manière quasi pavlovienne dès qu'il s'agit de nos armée. Vos amalgames sont non seulement insultants, mais d'une rare gravité. Oseriez vous dire à un enfant dont le père est mort, pour notre sécurité, au Mali ou en RCA ou en Afghanistan, qu'il faisait partie d'une institution composée de violeurs d'enfants ? Pouvez-vous traiter aussi mal les 7000 militaires français qui restent en permanence sur le terrain - sacrifiant leurs vies de familles -  pour assurer la mission Sentinelle, en les assimilant à des violeurs d'enfants ? Enfin, pourriez vous pousser  votre sens de la responsabilité civique jusqu'à entrevoir les conséquences de "unes" trop rapides, sur nos armées, sur leur réputation, dans le contexte sécuritaire particulièrement dangereux que connaît notre pays ?

Si le mode de communication des armées mérite sans doute d'être amélioré, l'approche journalistique des questions de défense le nécessiterait tout autant. Déjà, dans mon livre Un prêtre à la guerre, j'avais noté l'étrange comportement des médias lors de l'affaire Merah. J'avais écrit ceci : "Cet épisode pose beaucoup de questions sur la manière dont le journalisme est pratiqué dans notre pays, sur son indépendance réelle et sur l'absence trop fréquente de déontologie au sein de cette profession". C'est avec regret que trois ans plus tard je reprends les mêmes mots."

Posté le 3 mai 2015 à 16h15 par Louise Tudy | Lien permanent

28 avril 2015

"Charles Martel apparut comme le sauveur du monde chrétien tout entier"

A l'heure où la réforme du collège s'attaque encore plus à la déconstruction de l'apprentissage de l'Histoire de France, deux historiens ont publié un livre sur Charles Martel afin de démontrer que la bataille de Poitiers ne serait qu'un "enjeu mémoriel pour l’extrême droite" et que le souvenir de Charles Martel ne se serait "politiquement construit depuis une quinzaine d’années seulement".

Laurent Wetzel, haut fonctionnaire de l’Education nationale à la retraite, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, agrégé d’histoire, démonte cette imposture et montre que Charles martel et la bataille de Poitiers osnt bien présents dans l'enseignement de l'Histoire de France et dans les livres dits "républicains" anciens mais aussi récents:

Charles-Martel-2"A en croire cet idéologue et ces deux « historiens », bien décidés à terrasser les « historiens islamophobes », « la bataille de Poitiers est un événement mineur de notre histoire, qui « ne doit sa survie mémorielle qu’à l’utilisation qui en a été faite, depuis les années 1880, par l’extrême droite et le courant nationaliste » » ; « elle n’est pas historiquement le choc que beaucoup d’autres ont imaginé » ; « les grandes figures de l’enseignement sous la IIIe République – Jules Michelet et Ernest Lavisse – ne lui ont consacré que peu d’attention, Jules Michelet minimisant la bataille et le manuel Lavisse ne lui consacrant pas une ligne ».

On reste interdit devant tant de contre-vérités.

Jules Michelet, qui a publié son Histoire de France des origines à la mort de Louis XI, entre 1833 et 1844, sous la Monarchie de Juillet et non sous la IIIe République, soulignait au contraire dans cet ouvrage l’importance de ladite bataille :

« Les Sarrasins, maîtres de l’Espagne, s’étaient emparés du Languedoc. De la ville de Narbonne, leur innombrable cavalerie se lançait audacieusement vers le nord, jusqu’en Poitou, jusqu’en Bourgogne, confiante dans sa légèreté et dans la vigueur infatigable de ses chevaux africains. La célérité prodigieuse de ces brigands, qui voltigeaient partout, semblait les multiplier ; ils commençaient à passer en plus grand nombre : on craignait que, selon leur usage, après avoir fait un désert d’une partie des contrées du Midi, ils ne finissent par s’y établir. Une rencontre eut lieu près de Poitiers entre les rapides cavaliers de l’Afrique et les lourds bataillons des Francs (732) […]. Charles Martel poussa jusqu’en Languedoc, entra dans Nîmes et essaya de brûler les Arènes qu’on avait changées en forteresse. »

Ernest Lavisse, en 1913, dans son manuel pour le cours moyen, 1re et 2e année, a consacré en réalité trente lignes à Charles Martel, à l’invasion arabe et à la bataille de Poitiers. J’en extrais celles-ci :

« La plus puissante des familles franques, dans le pays de Metz, devint célèbre au temps qu’elle avait pour chef Charles, surnommé Martel parce qu’il a écrasé, comme avec un marteau, les Arabes qui avaient envahi la Gaule. En l’année 732, ils étaient arrivés près de Poitiers, quand ils rencontrèrent Charles Martel qui venait au devant d’eux avec une armée. Les Arabes, montés sur de petits chevaux rapides, et habillés de longs manteaux blancs, coururent vers la cavalerie franque. Les Francs, montés sur de grands chevaux du nord, les laissèrent venir et se défendirent avec leurs haches et leurs épées si bien que les Arabes reculèrent. Alors les Francs se mirent en marche. C’était comme une muraille de fer qui s’avançait. Les Arabes se retirèrent dans leur camp, et, pendant la nuit, ils s’enfuirent. Ainsi, Charles Martel a empêché les Arabes de conquérir notre pays. »

VA-5-decembre_web-4fa7cDans son Abrégé de l’histoire du Moyen Age pour le cours de seconde, Victor Duruy parlait déjà, en 1857, de « la grande victoire de Charles Martel sur les infidèles, qui arrêta, entre Tours et Poitiers, le mouvement de l’invasion de l’islamisme vers l’Occident ».

En 1904, dans son manuel pour la classe de 5e, l’historien Charles Seignobos, républicain et protestant, insistait, avant de raconter la bataille de Poitiers, sur « les guerres qu’avait dû faire Charles Martel toute sa vie de tous les côtés, surtout dans le Midi contre les musulmans ».

En 1925, dans son manuel pour la classe de 4e, Arthur Huby, plus tard doyen de l’Inspection générale d’histoire-géographie, insistait aussi sur cet « événement exceptionnel » : « Sa victoire sur les Arabes tira Charles Martel hors de pair. La victoire de Poitiers (octobre 732), qui marqua l’arrêt de l’offensive arabe contre l’Europe, eut un immense retentissement. Charles Martel apparut comme le sauveur du monde chrétien tout entier. »

Sans oublier Jules Isaac (futur militant du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes) qui écrivait à la même époque, dans le fameux Malet-Isaac : « Charles Martel eut la gloire d’arrêter à Poitiers, en 732, une terrible invasion arabe. »

En 1935 enfin, dans leur petit manuel pour le cours élémentaire, 1re année, Mon Premier Livre d’Histoire de France, Léon Brossolette et Marianne Ozouf, père et sœur du héros de la Résistance, ont illustré une page entière d’une image en couleurs sous-titrée « Charles-Martel à Poitiers – Les rois francs, qu’on appelle les rois fainéants, ne savent plus commander leurs armées. Le duc Charles-Martel les commande à leur place. Il bat à Poitiers les rapides cavaliers arabes qui attaquent la Gaule ».

On observera cependant que ne figurent nulle part, dans les actuels programmes d’histoire du primaire et du collège, ni Charles Martel, ni la bataille de Poitiers, tous programmes signés, en 2008, par Xavier Darcos, avec la bénédiction de Nicolas Sarkozy et François Fillon, trois phares de ce qu’on appelle la « droite républicaine ».

Ce qui n’empêche pas Philippe Nemo, dans son excellent manuel d’histoire pour les CE2-CM1-CM2, de préciser pour nos écoliers : « Les Arabes avaient conquis un immense empire qui s’étendait jusqu’en Europe. Ils s’étaient emparés de l’Espagne, et maintenant ils voulaient aussi envahir la France. Charles Martel gagna contre eux la bataille de Poitiers en 732 après J.-C. et il les força à se replier en Espagne. Le prestige acquis par Charles Martel à cette occasion fut très grand. » (La Librairie des Ecoles, 2012, p. 52)."

Posté le 28 avril 2015 à 07h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

27 avril 2015

La présidente de France Télévision est la soeur d'une adjointe d'Anne Hidalgo

EÉlue le 23 avril par les huit membres du CSA, Delphine Ernotte occupera le fauteuil du PDG sortant Rémy Pflimlin à la tête de France Télévisions. Elle prendra ses fonctions le 22 août, pour un mandat de cinq ans.

Elle est la fille de Roger Cunci comme Marie-Christine Lemardeley, ancienne présidente de l’université Sorbonne Nouvelle, candidate aux élections municipales de 2014 dans le 5e arrondissement de Paris, non élue mais nommée adjointe à la Maire de Paris, chargée de toutes les questions relatives à l'enseignement supérieur, la vie étudiante et la recherche.

Comme sa soeur, Delphine Ernotte est une femme de gauche selon Le Point.

Posté le 27 avril 2015 à 19h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

25 avril 2015

Paul Moreira, "l'idiot utile" des Frères musulmans ?

Paul Moreira, ce journaliste qui prétend si bien connaître les Evangiles qu'il y débusque des appels au meurtre qui n'existent pas de la part du Christ, n'a pas l'air de bien savoir non plus de quoi il parle lorsqu'il évoque le monde musulman, comme le démontre Joachim Véliocas, dans une enquête qu'il présente sur son blog, l'Observatoire de l'islamisation. A se demander si Paul Moreira ne serait pas "l'idiot utile" de la cause islamiste...

Posté le 25 avril 2015 à 11h06 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (10)

23 avril 2015

Marie-Antoinette est plus connue dans le monde que François Hollande et Nicolas Sarkozy réunis

Sans-titreDans le cadre de la promotion de sa comédie musicale "Marie-Antoinette et le Chevalier de Maison Rouge" (clip La France ici), inspiré du roman historique d'Alexandre Dumas, Didier Barbelivien était interviewé par une journaliste du Figaro qu'il a déstabilisée par ses réponses de bon sens, loin du politiquement correct et du convenu que l'on entend en général de la part des artistes français. Un air frais inhabituel :

S'attaquer à un personnage aussi controversé et impopuliare que Marie-Antoinette, c'était pas prendre un risque ?

"Mais qu'est-ce qu'il a ce personnage ? C'est une reine de France qu'on a guillotinée parce qu'elle était mariée à un roi un peu laxiste (...) Elle est plus connue dans le monde entier que François Hollande et Nicolas Sarkozy réunis. Le monde entier la connait. Allez au fin fond du Minnesota, demandez qui est François Hollande, vous allez être contente du voyage... "

Est-ce que vous êtes nostalgique d'une certaine France ?

PHOd7d3f00c-e41e-11e4-bcc9-e22eac6e204c-805x453"J'ai une certaine image de la France. Elle est plus celle de Charles Trenet que celle des rappeurs. C'est une question de génération et d'éducation (...) J'aimais une France un peu charnelle. Il y a beaucoup de choses qui ont disparu en France : des libertés (...) La France du bon sens a disparu et beaucoup moins en province qu'à Paris (...)

Il y a des trucs qui régressent (...) Hier j'ai aperçu le président de la république sur Canal+ dans une émission de variétés. Je me semande si Pompidou serait allé faire cela (...) Je ne vois pas en quoi être plus proche [de l'électorat,ndlr] rend plus efficace ou plus intelligent. Vous pouvez être plus proche et pire. Ca n'a jamais rendu les gens meilleurs d'être plus proche. C'est pas ça le job.

Comment voyez-vous la perspective de 2017 et des élections ?

"Comme les Français : je m'en fous. Je verrai en 2017. Vous vous rendez compte qu'on parle de ça depuis l'année 2012 ! Vous qui êtes dans les médias, est-ce que vous vous rendez compte que tout le monde s'en fout ? (...) Mais la France s'en fout. Si vous vous déplaciez un peu en France, vous verriez que tout le monde s'en cogne. C'est même impressionnant."

Vous pensez que les gens s'en foutent alors qu'on voit que beaucoup de réactions ont lieu avec la montée du Front National (...) Des gens inquiets, des gens qui n'ont plus peur de dire pour qui ils votent (...) Ca ne vous inquiète pas ? 

"Quelles réactions ? Des gens inquiets où ? La société se décomplexise de ce côté là. Mais pourquoi voulez-vous que ça m'inquiète ? Ce sont des Français comme vous et moi. On est en démocratie, ils votent pour eux, demain ils voteront pour un autre. Qu'est ce que c'est que ce besoin de vouloir faire peur (...)

Vous pensez que ce n'est pas légitime de s'inquiéter de la montée de l'extrême droite en France ?

Mais ce n'est même pas l'extrême droite. Il faut relire les livres d'histoire. Ce n'est pas ça l'extrême droite. Ca c'est la droite française, la droite pure et dure. L'extrême droite, c'est pas ça, c'est pas Marine Le Pen. Ca fait toujours bien de dire dire aux Français "Ayez peur, le Front National arrive, ils vont manger les petits enfants". Non, ils ne vont rien manger du tout.

C’est étrange ce que vous dites.

Pourquoi ?

Avec l’aplomb avec lequel le vous le dites

Pourquoi ?

Dire que Marine Le Pen n’est pas d’extrême droite

Mais non ça fait plaisir aux médias de dire qu’elle est d’extrême droite. Elle est de droite, c'est déjà pas mal.

Posté le 23 avril 2015 à 09h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (24)

Intervention du gouvernement pour la nomination du président de France Télévisions

Lu dans La Lettre de L'Expansion :

Capture d’écran 2015-04-23 à 07.49.27

Posté le 23 avril 2015 à 08h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

22 avril 2015

Plus les jeunes sont intégrés, plus il y a risque de radicalisation

Marion Van San est chercheuse au RISBO, un institut de recherche dans le domaine de l’enseignement et affilié à la Faculté de sciences sociales de l’Université Erasmus de Rotterdam. Ses études depuis 2009 sur le phénomène de radicalisation bousculent beaucoup d'idées reçues. Voici un extrait de ses écrits traduits par Fdesouche :

"Le débat mené en Belgique est imprégné d’idées reçues qui empêchent toute analyse appropriée du phénomène. Selon ces idées toute faites, ces jeunes gens partiraient pour la Syrie parce qu’ils sont victimes d’une société qui ne les acceptent pas et qui ne leur offre pas d’opportunités. Ce point de vue (...) n’est cependant pas étayé par les données empiriques.

Que ce soit dans les recherches sur l’extrémisme islamique, ou même dans les recherches sur le terrorisme en général, la conclusion est toujours la même : les gens concernés ne sont pas toujours issus d’un niveau social bas, ils ne sont pas marginalisés ou frustrés, et ne présentent pas de troubles psychiatriques. Les familles dont sont issus les jeunes Belges partis ne sont pas toutes de classe inférieure, leurs enfants ne sont ni sous-qualifiés, ni frustrés. Concernant les discriminations dont ils se disent victimes, on n’a généralement que peu de preuve empirique.

Ces dernières années, de nombreuses recherches internationales ont eu lieu sur le radicalisme et l’extrémisme. Ce qu’elles montrent est que les jeunes hommes et femmes qui se radicalisent, et qui cèdent parfois à l’extrémisme, sont souvent issus de familles de la classe moyenne. Il y a aussi quelques cas de jeunes issus de la classe supérieure. N’oublions pas que les pirates de l’air des attaques du 11 septembre venaient de familles riches. Un autre point à noter, le faible statut social et le manque d’opportunité sont le lot de la grande majorité des gens, mais seuls quelques uns d’entre eux deviennent extrémistes(...)

Un autre stéréotype habituel dans le débat en Belgique est que (...) cela, la radicalisation serait le résultat d’une intégration qui a échoué. Les chercheurs appellent ce phénomène le paradoxe de l’intégration, il sert de terreau fertile à la radicalisation. Ce paradoxe signifie que les enfants et petits-enfants d’immigrés, qui sont nés et ont grandi ici, attachent une grande importance à la société dans laquelle ils vivent. Ils veulent être acceptés socialement et font tout ce qu’ils peuvent pour s’intégrer. Le résultat est qu’ils ont des attentes sociales plus élevées que les autres et sont plus sensibles aux exclusions et aux (prétendues) discriminations. Les expériences négatives peuvent les détourner de la société et les conduire à chercher refuge dans une recherche d’identité dangereuse.

Je crois pouvoir dire que plus les jeunes sont intégrés, plus il y a risque de radicalisation.

Cette thèse est appuyée par de nombreux éléments. Souvent les jeunes radicalisés étaient très occidentalisés avant leur radicalisation. Ils buvaient de l’alcool et consommait souvent de la drogue. Par la suite, ils ont commencé à s’intéresser de plus en plus à la religion, ils se sont convertis à l’Islam pour finir par se radicaliser en très peu de temps. La plupart avait terminé leurs études ou avaient un travail et des amis issus de groupes ethniques différents (...)

Nous savons que lutter contre la pauvreté ne suffit pas à combattre contre le radicalisme et l’extrémisme. Il ne faut pas non plus mettre trop d’espoir dans les propositions de lutte contre le chômage des jeunes. Je ne fais pas ici d’appel à changer fondamentalement les politiques actuelles de lutte contre la pauvreté, ni à arrêter de lutter contre le racisme sur le lieu de travail ou sur le marché de l’emploi. Mais nous devrions pas entretenir l’illusion que ces mesures vont freiner le radicalisme et l’extrémisme. (...)"

Posté le 22 avril 2015 à 07h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

21 avril 2015

Paul Moreira : ignare ou franche canaille ?

C'est la question posée par Daniel Hamiche :

"[Dans le] Grand (sic !) Journal d’hier au soir, lundi 20 avril, sur Canal+ où l’on peut voir et entendre le sieur Paul Moreira, journaliste et fondateur de l’agence Premières Lignes, oser affirmer, sans même être interpellé par la bande d’énergumènes réunis sur le plateau, que dans le Nouveau Testament, Jésus appelle, « deux fois » (sic !), à « couper la tête de ceux qui ne croient pas en lui » !"

Addendum - 16h30 : Sur ce sujet, l'abbé Pagès avait rédigé une excellente note :

"Pour justifier le jihad, c'est-à-dire le devoir de guerre universelle et perpétuelle contre tous les non-musulmans (Coran 9.29) et imposer au monde entier la charia (Coran 9.123 ; 60.4), les musulmans, notamment les 138 qui se sont adressés à Benoît XVI en réponse à son discours de Ratisbonne, n’ont pas honte de faire appel à l’enseignement du Christ.

Ils citent Jésus Se faisant un fouet de cordes pour chasser hors du Temple de Jérusalem les vendeurs avec leurs brebis et leurs bœufs (Jn 2.15), mais ne comprennent pas que Jésus ne S’est servi de son fouet, comme le fait tout berger, que pour pousser hors du Temple « les brebis et les bœufs », et que leurs propriétaires les y ont suivis pour ne pas les perdre, sous la voix tonitruante des reproches du Christ... Une preuve que Jésus n’use pas de violence est que dans le verset suivant, il ne Se sert pas du fouet pour chasser les vendeurs de… colombes.

Les musulmans voudraient voir dans ce verset : « Je suis venu apporter non pas la paix, mais l’épée » (Mt 10.34), une légitimation de la violence. Mais ce verset ne fait qu’annoncer la persécution continuelle dont seront l’objet les chrétiens à la suite de leur Maître Lui-même persécuté (2 Tm 3.12), aussi vrai que Jésus a demandé à Pierre de remettre l’épée au fourreau (Mt 26.52), que le contexte de ce verset indique clairement cette persécution : « Vous serez haïs de tous à cause de mon Nom, mais celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé. » (Mt 10.22) ; « Qui aura trouvé sa vie la perdra, mais qui la perdra à cause de Moi, la sauvera. » (Mt 10.39), et que surtout, la version de saint Luc ne parle pas d’épée, mais de division (Lc 12.51) !

Les musulmans rapportent encore de la parabole des mines ces derniers mots : « Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que Je règne sur eux, amenez-les ici, et égorgez-les en Ma présence. » (Lc 19.11-27). Mais au nom de quoi les musulmans seraient-ils autorisés à anticiper le Jugement dernier et à se substituer au Juge de la parabole ? En effet, c’est Jésus que figure l’homme ‘de haute naissance’ (pour dire sa filiation divine) ‘parti recevoir en un pays lointain’ (c’est à dire : au Ciel, par le chemin de Sa mort) ‘la dignité royale’ (Jésus ressuscité a reçu « tout pouvoir au Ciel et sur la terre », Mt 28.18), et demandant à son retour (lors du Jugement dernier) des comptes à ses serviteurs. Le châtiment annoncé par Jésus sur ceux qui n’auront pas voulu de Son règne ne sera exécuté qu’au terme du temps de miséricorde qu’est cette vie terrestre, et ne sera prononcé par personne d’autre que par Jésus Lui-même, le Roi (Mt 25.31-46). 

Je voudrais donc dire aux musulmans qui imaginent la victoire de Dieu comme celle d’un homme sur ses ennemis, qu’il ne suffit pas de faire le mal au nom d’Allah pour que celui-ci soit un bien, aussi vrai que Dieu nous a dotés d’une raison capable de reconnaître le caractère universel de la règle d’or : « Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse. », et que personne ne souhaite d’être méprisé (Coran 8.54), haï (60.4), trompé (17.44), racketté (9.29), persécuté (4.91), réduit en esclavage (4.3,24,25,36,92 ; 16.71,75,76 ; 30.28…), mutilé (5.33), crucifié (5.33), tué (4.91), ainsi qu’Allah commande aux musulmans d’agir à l’égard des non-musulmans… ne pouvant certainement pas le faire lui-même !

Bref, le Royaume de Dieu n’est pas à instaurer avec des armes humaines, mais à recevoir par la foi (1 Co 1.18-25 ; 2.1-16). C’est un royaume spirituel, parce que Dieu est esprit (Jn 4.24) et que Dieu règne par la connaissance et l’amour répandu dans le cœur de ceux qui accueillent la victoire du Christ crucifié et ressuscité (Jn 17.3 ; Rm 5.5). Jésus, modèle d’absolue non-violence, nous a aimés, et a porté la règle d’or à sa perfection indépassable : « Aimez-vous les uns les autres comme Je vous ai aimés. » (Jn 15.12), avec, pour contrepoint, l’affirmation que ceux qui font le mal ressusciteront pour aller en Enfer (Jn 5.29)… 

Si donc, considérant qu’après le Christ ne peut venir que l’Antichrist, les musulmans comprenaient qu’à sa suite ils vont en Enfer, ils demanderaient le baptême pour recevoir le pardon de leurs péchés et le don de l’Esprit Saint (Ac 2.37-39), aussi vrai qu’il n’y a qu’un seul Dieu et Père de tous, un seul Sauveur, une seule foi, un seul baptême, une seule Église, un seul Esprit Saint (Ep 4.4-6). Sa grâce soit avec vous !

« Vient un temps où ceux qui vous tueront penseront rendre un culte à Dieu. » (Jn 16.2)"

Posté le 21 avril 2015 à 11h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (34)

Revendications religieuses au travail : pas d'amalgame

Ce matin, certains médias mentionnent une étude menée par l'institut Randstad et l'Observatoire du fait religieux en entreprise (OFRE).

"Cette nouvelle enquête confirme non seulement l’ancrage du fait religieux dans l’entreprise, mais elle témoigne aussi de sa légère progression. Ainsi, pour la première fois en trois ans, la part des managers n’ayant jamais été confrontés au fait religieux (50 %) fait jeu égal avec celle des managers l’ayant été soit régulièrement, soit occasionnellement (50 %). Jusqu’à présent, les premiers ressortaient toujours en majorité – en 2014, 56 % des managers n’avaient jamais fait face au fait religieux en entreprise. De même, en 2015, le fait religieux se manifeste avec plus d’intensité que par le passé : près d’un quart (23 %) des personnes interrogées déclarent rencontrer régulièrement – de façon quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle – la question du fait religieux dans l’entreprise, alors qu’elles n’étaient que 12 % en 2014, soit une proportion deux fois moins importante."

Mais comme souvent, les médias se contentent de mentionner "les religions" sans oser mentionner LA religion spécialement concernée. Exemple pour Le Monde et BFM.

"Parmi les situations rencontrées le plus fréquemment par les managers, les demandes d'absence pour des fêtes religieuses (19%), le port d'un signe religieux (17%), la stigmatisation d'un individu en raison de ses croyances (8%). Mais aussi, dans une moindre mesure, la prière pendant les pauses (8%), et pendant le temps de travail (7%), et, de façon plus radicale, le refus de travailler avec une femme (4%)."

Quant au Parisien, il commet l'exploit d'illustrer l'article avec une caricature de Notre-Seigneur qui porte sa croix. Comme chacun sait, le port ostentatoire de signe religieux concerne essentiellement ces salariés qui se rendent au travail avec une croix de 2m de haut...

Posté le 21 avril 2015 à 11h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

17 avril 2015

Sondage « Contraception d’urgence » : Alliance VITA dénonce une désinformation

Alliance VITA conteste le Sondage Harris Interactive sur la prétendue « contraception d’urgence » qui dénie les effets potentiellement anti-nidatoires de ces produits sur l’embryon déjà conçu :

"Un sondage Harris Interactive sur la contraception d’urgence publié vendredi 17 avril affirme que, dans son mode d’action, la contraception d’urgence n’a d’impact que sur l’ovulation. D’après ce sondage (source AFP) : « 78% (des Françaises) pensent que la pilule du lendemain empêche l'implantation de l'oeuf fécondé dans l'utérus et 44% qu'elle équivaut à une interruption de grossesse, alors qu'en réalité elle bloque ou retarde l'ovulation. »

En réalité, il est scientifiquement reconnu que les effets sur l’endomètre des deux « contraceptifs d'urgence » utilisés en France demeurent flous. Il s’agit du levonorgestrel (Norlevo) et de l'acétate d'ulipristal (EllaOne), tous les deux produits par le laboratoire HRA Pharma. Concernant le Norlevo, la Food and Drug Administration (FDA) - Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux - prévient que sa molécule peut causer des modifications de l’endomètre et pourrait empêcher la nidation dans l’utérus s’il y a eu conception. La FDA n’a pas démenti cette analyse. Dans le cas d’EllaOne et la molécule acétate d’ulipristal, l’Afssaps devenue l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) précisait en 2009 que « l’effet de cette molécule sur l’endomètre n’est pas élucidé » lorsqu’elle a été saisie par Alliance VITA qui demandait des précisions sur les modes d’action de la molécule acétate d’ulipristal d’EllaOne.

« Nous constatons que le doute plane sur le fonctionnement réel d’EllaOne ou du Norlevo. Les femmes ont raison de s’interroger sur leurs conséquences réelles. Ce qui nous semble extrêmement grave, c’est cet acharnement à vouloir voiler la réalité scientifique. Le scandale des pilules de 3ème et 4èmegénération devrait pourtant inciter à la prudence » explique Caroline Roux, coordinatrice des Services d’écoute d’Alliance VITA.

Pour le Délégué général de l’association Tugdual Derville, « Ce sondage relève de la propagande pour des produits de l’industrie pharmaceutique qu’on veut banaliser alors qu’ils n’ont rien d’anodin. Pourquoi cette campagne de promotion commerciale d’un produit surdosé, désormais vendu sans ordonnance, dont le fabriquant se targue au même moment de faire baisser le prix? Et pourquoi cacher aux femmes la réalité du fonctionnement des procédés qu’on prétend uniquement contraceptifs ? Comme le stérilet, ces pilules du lendemain sont susceptibles de supprimer un être humain déjà conçu. Proclamer l’inverse, c’est de la désinformation. »

Posté le 17 avril 2015 à 16h17 par Michel Janva | Lien permanent

16 avril 2015

Quelle est la différence entre un cimetière profané et un cimetière dégradé ?

Bien vu :

Posté le 16 avril 2015 à 22h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

15 avril 2015

Les faux-frères de Jésus

Le frère Renaud Silly, dominicain au couvent Saint-Thomas d'Aquin de Toulouse, démonte le mythe des frères de Jésus, sur le Figarovox. Extraits :

"[...] On nous rétorquera: pourquoi le Nouveau Testament parle-t-il de «frères de Jésus» s'il fut le seul enfant de Joseph et Marie? Après tout, les gens de Nazareth qui fréquentent la famille depuis des décennies savent mieux que Paul ou Luc ce qu'ils disent lorsqu'ils appellent Jacques et Joset les «frères de Jésus»! Selon l'hypothèse la plus vraisemblable, ils ont été élevés avec lui, probablement assez tôt, lorsque leur mère devenue veuve a cherché refuge dans sa parenté ou celle de son mari défunt. Jacques et Joset, Simon et Jude: les frères de Jésus, oui, car ils sont non seulement ses proches parents comme le terme araméen sous-jacent permet de l'entendre, mais encore ses compagnons de jeu et de disputes, ils ont partagé sa chambre, ses jouets, sa Bible, ses expériences religieuses et sûrement bien d'autres choses encore. Chandernagor livre d'eux un portrait fin et subtil. Nul besoin pour cela qu'ils aient été les fils naturels de Joseph et Marie. L'auteur semble trop dépendant du modèle de la famille nucléaire pour évaluer les rafistolages juridiques qui construisent une famille dans le judaïsme ancien. Qu'elle aille voir l'incroyable virtuosité légale dont use le très juif Matthieu pour composer une généalogie de Jésus dans laquelle il y a sûrement bien peu d'ancêtres biologiques (Matthieu 1,2-18).

Posté le 15 avril 2015 à 11h19 par Michel Janva | Lien permanent

14 avril 2015

Radio France : quand est-ce que l'on ferme ?

D'H16 à propos de la longue grève de Radio France :

Unknown-8"[...] La raison d’un tel agacement syndical ? La direction, emmenée par le sémillant Mathieu Gallet, a en effet proposé un plan de réduction d’effectifs, touchant de 250 à 340 postes de la radio nationale, qui compte, pour rappel, 4600 salariés (tout de même). Cette réduction (d’environ 7%) de la masse salariale n’est absolument pas du goût des syndicats pour qui la notion de Service Public a toujours été portée très haut, au point de l’interrompre sans faiblir pendant plus de vingt jours. [...]

Déjà, on peut s’étonner de la masse salariale du groupe. Si l’on peut comprendre qu’il faille pas mal de monde pour faire tourner autant de radios, il est plus difficile à comprendre que cette masse salariale augmente sans cesse : entre France Info (+63% de 2004 à 2013) ou FIP (+61%), on a bien du mal à comprendre ce qui justifie une telle obésité, d’autant que les audiences, en face, ne justifient en rien une telle augmentation, d’ailleurs pas plus en rapport avec l’augmentation d’effectif sur la même période, plus calme à (seulement ?) 20%. Autrement dit, non seulement le nombre de salariés augmente, mais les salaires aussi, et plus vite. 

À cela, on doit ajouter les nombreux avantages de certaines catégories de personnels (d’ailleurs abondamment représentés dans les grévistes) et dont la Cour des Comptes faisait la liste dans un récent rapport, comme un nombre assez stupéfiant de congés payés : aux 25 jours légaux, les journalistes de Radio France bénéficient de 5 jours de repos dus au passage de 40h à 39h, 4 jours dits « de modernisation », 15 jours pour récupération de jours fériés, 16 jours de RTT (si leur travail est planifié en 5/2) et encore 5 jours au-delà de 8 années d’ancienneté, ce qui fait jusqu’à 14 semaines de vacances.

Ces avantages pourraient encore passer s’il n’y avait pas plus de 8% des effectifs de la radio d’état élus ou délégués syndicaux, dont les heures syndicales équivalent à plus de 130 personnes à temps plein, ou si, à ces éléments déjà inquiétants en regard de la situation financière de la chaîne publique, on ne devait ajouter la quantité minimaliste d’heures prestées par les musiciens des deux (oui, deux) orchestres (le philharmonique et le national), qui ne dépassent pas les 800 heures par an là où un salarié lambda doit en effectuer le double (1607 par an) pour être considéré à temps plein.

Enfin, on pourra passer rapidement sur le chantier de rénovation qui aura occupé la Maison de la Radio et dont le total atteint plus de 575 millions d’euros (un demi-milliard, les enfants, c’est une bagatelle !) alors qu’il était établi à 262 millions initialement (ça fait plus qu’un doublement), parce qu’en réalité, on devra surtout tenir compte de la trésorerie négative, d’une centaine de millions d’euros à la fin 2015, et du déficit prévu, à cette même fin 2015, à plus de 21 millions d’euros, alors que les « recettes » sont toujours aussi rachitiques. [...]

Pourtant, l’impact réel de cette grève donne une indication extrêmement claire sur ce qu’il convient de faire. [...] En d’autres termes, personne ne regrette l’arrêt des programmes de Radio France. Et, plus précisément, la fermeture complète et définitive de ces chaînes apporterait un bien être parfaitement quantifiable (plusieurs dizaines d’euros) aux 20 millions de foyers français qui payent la redevance

Oh, bien sûr, les salariés de ces radios d’État penseront différemment. Oh, bien sûr, les politiciens qui trouvaient un refuge facile dans les locaux de Maison de la Radio estimeront cet arrêt insupportable. Oh, bien sûr, les chroniqueurs, les journalistes et les musiciens bien au chaud dans les rédactions et les orchestres du groupe couineront à l’idée de devoir se confronter au privé dont les fins de mois ne sont assurées que par cette audience qui ne semble absolument pas dans les priorités du groupe Radio France. 

Mais après tout, le gouvernement n’est-il pas engagé dans une recherche d’économies ? Ne prétend-il pas tout faire pour couper les dépenses inutiles ? Et quelle dépense plus inutile que celle qui finance des radios dont l’absence d’émission n’a gêné personne ces 25 dernier jours ?"

Posté le 14 avril 2015 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

10 avril 2015

Radio France toujours en grève

L'interruption des programmes ne semble pas faire progresser les négociations.

Suggérons à Radio France de faire de l'information objective, impartiale, loin des bobos et du politiquement correct. Sans doute que les dirigeants accèderont rapidement à ses revendications.

Posté le 10 avril 2015 à 14h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

07 avril 2015

"Une mission spécifique de décryptage de l'information"

Non il ne s'agit pas du Salon Beige ni de Radio courtoisie, mais de France Inter. Invitée sur France Inter, le ministre de la Culture Fleur Pellerin était interrogé sur la grève qui affecte la radio publique et l'avenir de l'institution:

«Quand on écoute France Inter, on n'écoute pas RTL. Malgré tout le respect que j'ai pour RTL ou pour Europe 1, il y a (à Radio France) une mission spécifique de décryptage de l'information».

Les autres radios ont été scandalisées par ce propos, qui signifie en fait qu'il y a la doxa officielle, diffusée par la radio d'Etat, et le reste.

Posté le 7 avril 2015 à 23h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

03 avril 2015

Radio France passera-t-elle l’été ?

La grève se poursuit et de la musique douce est diffusée sur les ondes de Radio France depuis 2 semaines environ. Le patron de la chaîne, Mathieu Gallet, prévient :

« J’ai été nommé par le CSA, seul le CSA peut me retirer mon mandat », « si rien n’est fait, Radio France ne passera pas l’été » car la grève a déjà coûté deux millions d’euros en plus des 21 millions de déficit prévus en 2015

Posté le 3 avril 2015 à 10h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

31 mars 2015

Réfléchir avant de tuer son enfant est un "calvaire"

Le Monde dit avoir recueilli de nombreux témoignages de femmes qui ont éprouvé de la culpabilité pendant le délai de réflexion de sept jours prévu entre les deux rendez-vous médicaux préalables à un avortement. Délai que la majorité parlementaire souhaite supprimer par le biais du projet de loi Santé, discuté dès aujourd'hui à l'Assemblée. L'article du Monde s'achève sur quelques mots de deux femmes heureuses d'avoir changé d'avis et gardé leur enfant. Une ligne, pour deux vies épargnées.

Posté le 31 mars 2015 à 12h24 par Louise Tudy | Lien permanent

24 mars 2015

Désinformation : les robots sont-ils responsables ?

De plus en plus, les rédactions font appel à des robots pour écrire leurs articles. Ce n'est pas étonnant que la qualité baisse, que les articles se ressemblent tous d'un journal à l'autre et qu'ils baignent dans le politiquement correct :

"Des robots qui font du journalisme, ce n’est plus un fantasme. Ils existent déjà, et les rédactions s’en équipent de plus en plus. Dernier exemple en date : pendant le premier tour des élections départementales du 22 mars 2015, LeMonde.fr a écrit un certain nombre de textes en “collaboration avec Data2Content, une marque de la société Syllabs“. Sur son site Internet, l’entreprise explique qu’elle peut proposer des “robots rédacteurs qui transforment vos données en textes“.

N’allez pas jusqu’à imaginer C-3PO tapant frénétiquement sur le clavier de son ordinateur. Le robot-journaliste est avant tout un algorithme, conçu pour apporter du contenu à des lecteurs sur le web.

L’existence de ces algorithmes avait été abordée à plusieurs reprise, le 8 décembre dernier, lors de la conférence annuelle organisée par l’école de journalisme de Sciences Po intitulée “Nouvelles Pratiques du journalisme” (NPDJ). [...]

Le LA Times, décidément à la pointe de cette technologie, a lancé cette rubrique spécialisée dans le traitement de tous les crimes en Californie. Pour chaque homicide dans la région, un article de 5 paragraphes est automatiquement généré par le robot. [...] [L]es rédactions vont se doter de plus en plus de développeurs qui seront amenés, précisément, à coder des algorithmes pour apporter du soutien aux journalistes. Le site Reader, projet du pure-player slate.fr, en est un exemple révélateur."

Posté le 24 mars 2015 à 10h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)


     Archives > Médias : Désinformation

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > Médias : Désinformation