22 août 2017

"Ramener les terroristes à des malades mentaux, c'est un peu faire injure aux malades mentaux"

La ficelle est devenue un peu trop grosse :

Posté le 22 août 2017 à 07h27 par Michel Janva | Lien permanent

21 août 2017

Qui déboulonnera la statue du franc-maçon Albert Pike, fondateur du Ku-Klux-Klan ?

De Bernard Antony :

"La récente volonté d’abattre systématiquement partout aux Etats-Unis les statues du Général Robert Lee, alors que nul, curieusement, ne conteste celle du Général Albert Pike, au cœur même de Washington, est un nouvel exemple d’une instrumentalisation sélective, révisionniste et négationniste de l’histoire à des fins de dialectisation – subversion.

Elle appelle les brefs commentaires suivants :

C’est au mépris de ce que fut réellement, selon les historiens non idéologues, la carrière et l’œuvre du Général Robert Lee que déferle planétairement la cataracte des commentaires de la médiacratie de l’idéologie antiraciste qui n’est qu’un racisme en sens contraire.

Brillant officier américain issu comme eux de West-Point, le Général Lee fut estimé et souvent admiré par tous ses grands adversaires. Après la paix suivant enfin la guerre de Sécession, il œuvra à la réconciliation au sein des Etats-Unis, respecté par ses gouvernants.

Ce n’est pas pour défendre l’esclavage qu’il accepta finalement, la mort dans l’âme, de diriger l’armée des confédérés en Virginie mais pour la défense des libertés des Etats menacées par l’impérialisme jacobin du capitalisme yankee qui d’ailleurs fut souvent très raciste dans la réalité.

Le Général Lee fut bien moins défenseur de l’esclavage que Georges Washington dont il fut familialement l’héritier. Il émancipa les esclaves de la plantation de ce dernier et affirmait qu’il faudrait dès la fin de la guerre abolir le funeste système esclavagiste. Des dizaines de milliers d’esclaves s’engagèrent alors dans les forces sudistes.

La paix signée, il s’opposa à tout esprit revanchard et œuvra notamment en faisant du Washington College une université prestigieuse. Grand héros du Sud, sa popularité ne cessait de croître dans le Nord.

Alors que, en juin 1975, avec le président Gerald Ford, tous les sénateurs et la quasi unanimité des représentants ont solennellement honoré sa mémoire et à leur suite le président Carter, voilà qu’aujourd’hui les révisionnistes et négationnistes, spécialistes du passé recomposé s’emploient avec l’internationale néo marxiste-léniniste des « antifas » à faire du Général Lee une sorte d’adepte du Ku-Klux-Klan.

Ils rencontrent d’ailleurs pour cela la complicité objective des membres de cette horrible organisation raciste, anti-noirs et anti-juifs, et plus que tout anti-catholique, faisant flamber les crucifix dans ses cérémonies d’épouvante.

Cependant, nul ne s’en prend à la mémoire du Général Albert Pike, un des sept fondateurs du Ku-Klux-Klan et dont la statue importante s’élève de surcroit au cœur de Washington, Judiciary Square, de surcroit domaine non municipal mais de l’Etat fédéral ! Cela, ni aux Etats-Unis, ni dans la médiacratie mondiale !

Pourquoi cette fantastique différence de traitement mémoriel des statues de Lee et de celle de Pike ?

Ne serait-ce pas en raison de ce que le sudiste Pike, nonobstant son rôle dans la création du Ku-Klux-Klan, est toujours honoré dans toutes les obédiences maçonniques comme un des plus grands maîtres, un des plus éminents ritualistes de la franc-maçonnerie universelle, ayant été au sommet de la hiérarchie des hauts grades du Rite Ecossais. Pike ne fut-il pas le plus sublime des grands maîtres toujours modèle dans l’ésotérisme et le symbolisme luciférien ?

On attend avec impatience de savoir qui lancera le déboulonnement de la statue d’Albert Pike."

Posté le 21 août 2017 à 15h56 par Michel Janva | Lien permanent

20 août 2017

«Le Monde reproche à Donald Trump d’avoir révélé la violence de l’extrême gauche»

Le 18 août sur TV Libertés, Jean-Yves Le Gallou expliquait que la réaction offusquée du Monde suite aux accusations de «violence des deux côtés» par le président Trump lors des affrontements entre antifas et néo-nazis à Charlottesville montrait à quel point l’extrême gauche et les médias étaient de connivence.

«Un coup de chapeau à Donald Trump, le président américain, parce qu’il a refusé de céder au dictat médiatique. Il a voulu rappeler la vérité, à savoir que la vérité était complexe, et qu’il n’y avait pas d’un côté des gentils militants anti-racistes, des gentils militants d’extrême gauche, et de l’autre côté des très méchants racistes. Il a rappelé que la réalité était infiniment plus complexe. Il a refusé de céder à la tyrannie médiatique, et ça, ça mérite un coup de chapeau

Posté le 20 août 2017 à 18h31 par Michel Janva | Lien permanent

Pour déboulonner les bêtises sur la Guerre de Sécession

Sur Twitter, Xavier Couture a publié une série de tweets sur l'histoire de la Guerre de Sécession. Compilation :

DHeHeYiXgAA74ob"Quelques données d'abord. Pertes humaines : 620 000 hommes (sans compter les civils). Guerre la plus importante entre les guerres napoléoniennes et la 1ère Guerre Mondiale. Pour les Américains, c'est le conflit le plus dévastateur de leur histoire. Pour comparer, plus d'Américains meurent en 5 jours à la bataille d'Antietam que d'Américains morts en 16 ans au Vietnam. Dans l'historiographie américaine classique, la "civil war" marque une rupture fondamentale. 2 périodes : 1492-1861 et 1861-aujourd'hui.

L'historiographie insiste sur l'esclavage comme facteur principal dans les périodes d'exaltation des minorités : années 1960 et aujourd'hui. A bien comprendre : les divergences économiques sont tout aussi importantes pour comprendre le conflit. Ainsi, le Nord manufacturier voulait protéger son industrie naissante en taxant lourdement les importations européennes. Mais à l'opposé le Sud préférait importer les produits européens, souvent moins chers et meilleurs tout en maintenant ses exportations agricoles.

C'est aussi une confrontation entre deux modes d'organisation du travail : l'ancien (l'esclavage) et le nouveau (le salariat). Dans les faits et dans certains cas, le salariat n'étant pas plus enviable que l'esclavage.

Autre débat : les US sont une fédération et la question cruciale est le droit des Etats par rapport à l'Etat fédéral. La question de l'esclavage ne pouvait seule motiver l'ensemble des hommes. Moins de 25% des soldats de la Confédération possédait des esclaves. Le gros des troupes sudistes est issu du bas de l'échelle sociale. Chasseurs, trappeurs, petits exploitants agricoles... Cela vous explique les victoires à répétition dans les premières années. Le chasseur/trappeur étant plus à l'aise avec un fusil que son homologue ouvrier du Nord formé à la hâte. Et les intrusions éclair de Lee loin de ses bases au Nord pour tenter d'obtenir une victoire rapide et négocier une paix honorable. C'était la chose à faire car à long terme, la victoire du Nord était certaine (en raison du poids démographie et industriel).... Et Lee était donc tout sauf un imbécile contrairement à ce que dit Libé qui se joint au choeur du Lee-bashing par bêtise.

Mais je digresse. Donc pour revenir à la question fédérale, il faut noter qu'en 1830 la Caroline du Sud avait déjà failli faire sécession. Et celà, pour des questions de droit de douane sur les produits manufacturés européens. Pas des questions d'esclavage. En d'autres termes, le litige sur la question de l'autorité fédérale/des Etats précédait la querelle sur l'esclavageProtectionnisme (Nord) et libre-échange (Sud) sont devenus des marqueurs qui différencient les partis encore aujourd'hui aux US. Quant à l'esclavage, il était en déclin depuis l'invention en 1793 de l'égreneuse. Un 1/4 des exploitations possédaient plus de 50 esclaves. L'image du grand manoir avec des milliers d'esclaves dans les champs de coton est une image d'Epinal. Elle ne correspondait plus à la réalité. Autre chiffre: en 1850, 36% des sudistes blancs possédaient des esclaves. En 1860 ils étaient moins de 25%. Au nord, l'abolition de l'esclavage ne signifiait pas l'octroi de la citoyenneté. Pas de droit de vote, ni de droit d'épouser un blanc. Les historiens reconnaissent aujourd'hui que la négrophobie était partagée à égalité entre nord et sud. A voir : le film Glory (Edward Zwick) qui montre la méfiance et le mépris des soldats de l'Union pour les premiers régiments noirs. Dans le Nord, les abolitionnistes extrêmes se concentraient en Nouvelle-Angleterre et étaient surtout des chrétiens évangéliques.

DHeL8J4XYAEAazFJ'ai encore digressé! Esclavage/salariat, Etats/Etat fédéral, protectionnisme/libre-échange, industrialisation/ruralité... Tous ces débats sont chauffés à blanc durant la décennie 1850. 1856, c'est l'affaire Dred Scott. Cet esclave en fuite est jugé par la Cour suprême pour savoir si sa présence dans un Etat du Nord vaut affranchissement. Scott est débouté. Cela donne de fait aux propriétaires sudistes une expansion illimitée de leur institution. Mais c'est l'élection de Lincoln à la présidence en 1860 qui est le véritable détonateur du conflit. Il remporte l'élection à la majorité relative sans l'appui d'un seul Etat du Sud.Pour les sudistes, c'est un épouvantail. Favorable aux droits de douane, aux aides à l'industrialisation, au renforcement de l'Etat fédéral. C'est alors que la Caroline du Sud fait sécession de l'Union à l'unanimité de la législature. Bientôt rejointe par d'autres Etats du Sud. 4 février 1861 : Ces Etats sécessionnistes forment une union, les Etats confédérés d'Amérique, dirigés par le président Jefferson Davis. Dès lors, la guerre est inévitable, le reste des Etats-Unis n'acceptant pas l'indépendance des Etats du Sud.

Source principale : Revue d'Histoire du XIXème siècle

Pour aller plus loin : Le Blanc soleil des vaincus, de Dominique Venner (à commander ici). L'esclavage fut plus un prétexte que la véritable raison de la guerre de Sécession, guerre idéologique, porteuse des prémices des totalitarismes du XXe siècle. Si en France, nous évoquons la Guerre de Sécession, au Nord des États-Unis on parle de « Guerre civile » alors que le Sud y voit toujours une « Guerre entre les États ». Le véritable motif de cette guerre fut l’interprétation de la Constitution en ce qui concerne le droit des États. Et c’est dans ce sens que les termes – « guerre civile » contre « guerre entre les États » – révèlent les deux partis en présence et la source de l’affrontement. Nés d’une révolution anti-coloniale, fondés sur la liberté, les États-Unis reposaient-ils sur la primauté de l’État fédéral ou, au contraire, sur la libre adhésion des États à l’ensemble et donc leur droit de le quitter ? La vision nordiste proclamait la primauté de l’État fédéral. De leur côté, les États du Sud, s’appuyant sur la possibilité pour un État de quitter l’Union, envisageaient de ce fait de faire sécession. Le Sud, plus aristocratique et rural, cultivant un certain art de vivre, sombra sous les coups du Nord, plus industriel, bourgeois, matérialiste et capitaliste.

Posté le 20 août 2017 à 15h17 par Michel Janva | Lien permanent

26 juillet 2017

Non une religieuse ne va pas célébrer un mariage au Canada

Riposte catholique démonte la désinformation :

"Radio Canada a publié le 20 juillet dernier, un article au titre sensationnel : « Une première femme célèbre un mariage religieux en Abitibi-Témiscamingue ». Sensationnel en effet, mais faux ! Voici quelques extraits de cet article.

« Une sœur du Témiscamingue va célébrer un mariage, une première en Abitibi-Témiscamingue pour l’Église catholique. Sœur Pierrette Thiffault, de Moffet, va agir à titre de célébrante pour un mariage cette fin de semaine. Pierrette Thiffault s’est engagée auprès des sœurs catholiques de la Providence il y a 55 ans, mais jamais elle n’aurait pensé un jour célébrer un mariage ». La religieuse précise pourtant bien à Radio Canada qu’elle ne peut pas marier. « Je ne suis pas ordonnée et ce n’est pas dans ma fonction », rien n’y fait, Radio Canada persévère : « Pourtant, elle a reçu le 23 mai dernier une lettre qui confirme qu’elle peut présider un mariage. C’est la Congrégation du Culte divin et de la Discipline des sacrements de Rome qui lui en donne l’autorisation ».

Rappelons quelques principes. Le sacrement du mariage est échangé entre les époux (can. 1055), « c’est le consentement des parties légitimement manifesté entre personnes juridiquement capables qui fait le mariage » (can. 1057). Si une liturgie eucharistique du mariage est recommandée par les saints canons, elle n’est pas d’obligation pour que le sacrement soit valide. À défaut de l’évêque, du curé, d’un prêtre ou un diacre, la réception de l’échange du sacrement peut se faire « par un assistant au mariage », c’est-à-dire et seulement par « la personne qui, étant présente, demande la manifestation du consentement des contractants et la reçoit au nom de l’Église » (can. 1108, § 2). En l’absence de membres du clergé régulièrement ordonnés, la religieuse a reçu ce mandat de l’évêque, qui a été confirmé par la Congrégation du culte divin. La religieuse ne “célébrera” pas le mariage contrairement à ce que prétend – à quatre reprises ! – Radio Canada…"

Posté le 26 juillet 2017 à 19h14 par Michel Janva | Lien permanent

L'AFP toujours en déficit

Lu dans La Lettre A :

"Malgré un chiffre d’affaires de 3,8 millions d’euros en 2016, dont 538 000 euros générés par sa filiale de prestations éditoriales AFP média services, AFP services - société du groupe Agence France presse (AFP) - dédiée à la production d'informations multimédia sur mesure, n’est pas encore profitable. En décembre, ses capitaux propres ont dû être reconstitués et une réserve de 570 053 €, dédiée à l'apurement des pertes à venir, a été créée."

Posté le 26 juillet 2017 à 13h51 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2017

LCI recycle les politiques de gauche

Unknown-3Julien Dray, ancien député PS de l'Essonne, actuel conseil régional PS d'Ile-de-France et cofondateur d'SOS Racisme serait en passe de rejoindre la chaîne d'information en continu LCI.  Il a été approché par Thierry Thuiller, le directeur général de LCI, afin d'intégrer la chaîne dès la rentrée prochaine. 

Ségolène Royal est elle aussi en train de discuter avec la chaîne info du groupe TF1. L'ex-ministre de l'Ecologie a été  approchée pour animer une émission hebdomadaire centrée sur les innovations écologiques et les débats environnementaux.

Roselyne Bachelot intégrera les équipes de LCI à la rentrée prochaine.

Posté le 25 juillet 2017 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent

24 juillet 2017

La défense solaire c'est avec un parasol ?

BFMTV mélange la défense sol-air et solaire. Au choix : soit le soleil tapait sur la tête des journalistes, soit c'est une façon de montrer que l'armée n'a plus d'argent :

Bfm-solaire

Posté le 24 juillet 2017 à 20h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

L’ex directeur de la rédaction d’Europe 1 rejoint le ministère de l’Économie et des Finances

Ne cherchez plus pourquoi la presse a été si complaisante à l'égard d'Emmanuel Macron... Nicolas Escoulan, 42 ans, jusqu'ici directeur de la rédaction d’Europe 1, a été nommé conseiller en charge de la communication auprès du secrétaire d’Etat Benjamin Griveaux.

Lors de la rencontre annuelle de la French-American Foundation, il est nommé pour la promotion 2014 des « Young Leaders ». En 2011, il vaiat déjà fait la promotion de DSK avec le documentaire « Un an avec DSK ».

Posté le 24 juillet 2017 à 16h35 par Michel Janva | Lien permanent

22 juillet 2017

A propos de la nouvelle attaque contre les frères Ratzinger

Benoit-et-moi a traduit plusieurs articles qui remettent en perspective certains faits à propos des 547 enfants du choeur de Ratisbonne abusés du temps du frère de Joseph Ratzinger. La nouveauté sans doute c'est que ces attaques contre Ratzinger viennent de l'intérieur de l'Eglise. Même émérite, il gêne encore :

"Avant tout, il convient de préciser que les faits dont il est question, en vertu du droit allemand, sont tombés en prescription depuis des décennies et que parmi les 49 responsables, les principaux sont morts depuis longtemps. Bref, nous parlons de faits qui ne pourront jamais être vérifiés dans un procès et dont certains responsables n'auront jamais leur mot à dire et ne pourront jamais se défendre pour des raisons évidentes.

Précisons ensuite que l'enquête porte sur des violences qui ont eu lieu à l'école Vorschule Etterzhausen, du temps où le directeur était Johan Meier, président de 1953 à 1992 et mort il y a 25 ans. En 2010, un certain Alexander Probst parla publiquement pour la première fois des violences subies entre 1960 et 1970 par cet homme mort depuis longtemps, et sur la base de sa plainte, le diocèse de Ratisbonne, à l'époque dirigé par Mgr Müller, ouvrit l'enquête, dont les résultats définitifs ont été exposés ces derniers jours.

Il en ressort l'image d'une institution typique «dans le temps», où étaient encore en vigueur les châtiments corporels, qui en Allemagne n'ont été interdits par la loi qu'en 1980. Les 547 sont ceux qui, entendus par la commission, ont affirmé en avoir subi. Beaucoup de ces histoires heutent certes la sensibilité contemporaine, mais ils correspondent en grande partie à des méthodes éducatives notoirement utilisées presque partout jusqu'à il y a quelques décennies. Il y a ensuite les 67 qui ont été victimes d'agression de caractère sexuel de la part de 9 personnes, dont les deux principaux accusés étaient déjà morts au moment de l'ouverture de l'enquête et n'ont donc pas pu raconter leur version. Sans nier la gravité de ces épisodes, nous nous permettons de dire que l'affaire semble avoir une portée somme toute beaucoup plus limitée que celle que les titres des journaux télévisés et des quotidiens cherchent clairement à nous faire croire. Le fait est qu'il y a un mot qui apparaît à un moment donné, à point nommé pour rendre l'ensemble plus juteux: Joseph Ratzinger.

Eh oui ... L'école en cause était en effet l'une de celles où étudiaient les membres du Regensburger Domspatzen, célèbre chœur de voix blanches que dirigeait à l'époque Georg Ratzinger, frère du pape émérite. Ce dernier n'a jamais été effleuré par l'accusation d'abus sexuels. D'après les témoignages qu'on peut lire dans le rapport final, il ressort que certains élèves se souviennent de lui avec des appréciations positive et parfois avec affection et d'autres en évoquent surtout le caractère bourru qui le conduisait parfois à lâcher une gifle. Il y a aussi des passages qui font franchement sourire, comme l'anecdote dans laquelle, tandis que le professeur crie, furieux, son dentier tombe ... Pour les corrections, qui encore une fois sont typiques des méthodes pédagogiques de «dans le temps» le vieux prêtre a présenté des excuses il y a sept ans, juste après les premières plaintes. En résumé, il s'agit vraiment de pas grand chose.

Cependant, il semble vraiment qu'on ait voulu de force associer le nom Ratzinger aux affaires d'abus sexuels. Et ainsi l'avocat Ülrich Weber, chargé par le diocèse de Ratisbonne de mener l'enquête, lors de la conférence de presse des jours derniers, a accusé le prêtre, aujourd'hui âgé de 93 ans, d'«avoir fermé les yeux et de ne pas avoir pris de mesures à cet égard».

En fait, à lire le rapport, les informations à ce sujet semblent très confuses. George Ratzinger aurait reçu des informations à trois reprises, très éloignées dans le temps, en 1969, en 1979 et 1993. On ne comprend pas bien de quoi il a effectivement entendu parler. Dans le rapport, il est question génériquement de «violence», sans préciser leur nature. L'avocat Weber affirme que le prêtre ne comprit pas qu'il s'agissait d'abus sexuels et pensa probablement à un simple excès dans les méthodes correctives, chose que l'intéressé avait déjà déclaré en 2010. À la page 380, on affirme qu'il «n'était pas le contact préféré pour signaler les violences sexuelles, compte tenu de son caractère» et à la page 381, est rapportée l'affirmation d'un ex-choriste qui qualifie d'«impensable» de tenir des discours sur le sexe avec lui, décrit comme un vrai puritain. Avouons-le: d'après ce que nous avons en main, à charge contre Georg Ratzinger, il n'y a strictement rien.

Mais voilà: mardi soir (18 juillet), le nom de «Ratzinger» a été prononcé à côté des mots «abus» et «sexuels» et tous les journaux télévisés ont pu hurler le titre: «Abus sexuels: le frère de Joseph Ratzinger savait!». De sorte que tout l'Occident est allé au lit horrifié à cause des 547 enfants violentés par le frère de Ratzinger. Avec en plus le non-dit, qui était pourtant le seul et unique motif pour lequel la nouvelle avait été donnée: l'Émérite pouvait-il ne pas savoir?

Le tout, comme par hasard, par retour de courrier à la nécrologie que Benoît XVI a dédiée au défunt cardinal Meisner, qui a créé des troubles nerveux chez qui-vous-savez... et tant qu'on y était, l'avocat Weber s'est senti en devoir d'attaquer aussi le cardinal Müller, autrement dit celui qui a décidé l'ouverture de l'enquête. Il faisait probablement semblant..."

Posté le 22 juillet 2017 à 12h02 par Michel Janva | Lien permanent

18 juillet 2017

Soirée-débat avec les journalistes Eugénie Bastié, Charlotte d’Ornellas et Geoffroy Lejeune

Vidéo de la soirée débat des Veilleurs d'Espérance du mardi 20 juin au Théâtre Montansier à Versailles.

Posté le 18 juillet 2017 à 09h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

"Plutôt blanches de peau" : la leçon de morale de Mediapart

Le gouvernement attend sans doute que la rédaction de Mediapart montre l'exemple :

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Posté le 18 juillet 2017 à 08h21 par Michel Janva | Lien permanent

17 juillet 2017

Sibeth Ndiaye, conseillère communication de l’Elysée : "J’assume parfaitement de mentir"

Images-2Sibeth Ndiaye, la conseillère communication de l'Elysée, a été la révélation du documentaire sur Emmanuel Macron Les Coulisses d'une victoire, diffusé sur TF1 au lendemain de son élection. Un article publié dans L'Express le 12 juillet s'interroge sur le rôle de ce membre essentiel de l'équipe du nouveau président. Selon l'hebdomadaire, Sibeth Ndiaye "assume parfaitement de mentir pour protéger le président".

La jeune femme n'hésite pas à blacklister les journalistes dont elle n'a pas aimé les articles: "J'ai reçu des pressions lunaires", a ainsi affirmé un journaliste à l'hebdomadaire. Sibeth Ndiaye confirme:

"Nous appelons les médias quotidiennement quand on a des divergences d'interprétation".

CQFD : il faut refuser de croire tout ce qui sort de l'Elysée.

Posté le 17 juillet 2017 à 19h14 par Michel Janva | Lien permanent

Gilles Gaetner : "Les journalistes ne devraient pas dire ça !"

Ancien rédacteur en chef adjoint de l’Express, Gilles Gaetner est journaliste d’investigation et spécialiste des affaires politico-financières. En plusieurs décennies de carrière, il s’est intéressé de près à Renaud Van Ruymbeke, Roland Dumas, le juge Halphen ou Rachida Dati. Mais, pour se faire un maximum d’ennemis, il a décidé de faire un portrait au vitriol du métier actuel de journaliste dans un livre foisonnant d’anecdotes, de faits précis et fouillés, Gilles Gaetner porte un regard critique mais lucide sur ce 4è pouvoir qui a décidé de devenir le premier. Une plongée déconcertante dans les arcanes d’une profession qui, il y a peu encore, fascinait mais qui ne cesse de rejoindre des rivages peu flatteurs qui ont pour nom : entorses à la déontologie, vénalité, conformisme systématique ou connivence avec les pouvoirs politiques et les lobbys financiers.

Posté le 17 juillet 2017 à 18h57 par Michel Janva | Lien permanent

12 juillet 2017

L'ancien directeur de la publication du Midi Libre condamné

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Posté le 12 juillet 2017 à 23h04 par Michel Janva | Lien permanent

11 juillet 2017

Rappelle-toi, Libération

Cds-3LGW0AARukBVoilà une conclusion qui devrait faire la une des médias qui s'étaient acharnés contre le cardinal Barbarin :

"Le diocèse de Lyon a pris officiellement connaissance du classement sans suite rendu le 11 décembre 2016 par le procureur de la République de Lyon au bénéfice du cardinal Philipe Barbarin, « l’enquête n’ayant démontré aucune infraction pénale à l’encontre de l’intéressé  ». [...] Le parquet de Lyon a estimé qu’il n’y avait pas d’infraction parce que le plaignant avait 17 et 20 ans au moment des faits, et parce que le cardinal Barbarin qui l’a rencontré seulement en 2009, a conseillé à cet homme, devenu majeur, de déposer plainte, ce que l’intéressé a fait.

Comme indiqué lors du classement sans suite du 1er août 2016, après la plainte visant le cardinal Barbarin pour les mêmes raisons en marge des faits reprochés à Bernard Preynat, il a été reconnu que l’archevêque de Lyon n’avait pas eu l’intention d’entraver l’action de la justice.

Le diocèse de Lyon espère que les media qui ont largement relayé ces mises en cause en 2016 seront animés de la même préoccupation pour informer de ce nouveau classement sans suite. Le cardinal Barbarin se félicite que l’autorité judiciaire ait apporté un peu de vérité et de paix après des polémiques passionnelles et parfois diffamatoires.

Il convient par ailleurs de rappeler que, bien que la plainte qui visait l’abbé Billioud ait été classée sans suite en 2009, le cardinal, entouré d’un collège d’experts indépendants, a estimé qu’il n’était pas envisageable qu’il reçoive une nouvelle responsabilité pastorale. Le cardinal demande que soient respectés ses droits et les décisions de justice qui le concernent. Il veut redire son profond soutien, sa disponibilité et sa compassion à l’égard de toute victime."

Posté le 11 juillet 2017 à 18h46 par Michel Janva | Lien permanent

60 millions d'euros sur cinq ans pour l'AFP

L'Agence France Presse (AFP) évalue son besoin de financement par l'Etat français à 60 millions d'euros en cinq ans, déclare son PDG, Emmanuel Hoog. Il juge le contexte économique "épouvantable" et déplore que la publicité soit captée par les géants américains d'internet, ce qui conduit les clients médias de l'AFP à renégocier leurs contrats à la baisse.

Il fait valoir que l'AFP, avec ses 1500 journalistes, est un "actif stratégique du 'soft power' français". Et un instrument du régime en place. En quoi est-ce à l'Etat de financer cette agence avec l'argent du contribuable ?

Posté le 11 juillet 2017 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2017

Macron Poutine : guerre des propagandes

Posté le 7 juillet 2017 à 15h35 par Michel Janva | Lien permanent

06 juillet 2017

Alliance entre les groupes Le Monde et Le Figaro

Les groupes Le Monde et Le Figaro ont annoncé qu'ils allaient commercialiser leurs espaces de publicité numérique dans le cadre d'une alliance, appelée Skyline, conçue pour résister aux géants de l'internet Facebook et Google.

Les régies des deux groupes, qui rassemblent une vingtaine de médias, vont commercialiser des offres conjointes et se passer d'intermédiaires.

Posté le 6 juillet 2017 à 19h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

04 juillet 2017

FakeNew : Le Point confond les Bild et les Bilde

Pour montrer que, au FN, le parti travaille en famille, les journalistes du Point ont fait de Martial Bild, Dominique Bilde et Bruno Bilde des membres de la même famille.

Dominique Bilde, député FN au Parlement européen, est effectivement la mère de Bruno Bilde, député à l'Assemblée nationale. Mais rien à voir avec Martial Bild, ancien cadre du FN et actuel rédacteur en chef de TV Libertés.

Posté le 4 juillet 2017 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent

29 juin 2017

Un poids, deux mesures

Capture d’écran 2017-06-28 à 19.18.09Pour la presse la pédophilie est le "privilège" de l'Église catholique. Quand apparaissent des cas plurirécidivistes dans des milieux sportifs...un bref article dans un journal, pas de nom des criminels, pas de photos, pas de reportages TV, pas d'enquêtes policières complémentaires et pas de collectifs de survivants demandant des réparations financières à l'intéressé, au club sportif ou au ministère des sports...

Un article de la presse italienne nous apprend que le harcèlement et la pédophilie sont communs dans le milieu sportif, mais le sujet est tabou. Une énième affaire secoue le football du Piémont. Le directeur sportif d'une équipe de jeunes est désormais en résidence surveillée, accusé d'avoir abusé durant trois ans d'au moins une centaine d'enfants. En outre du Piémont, il est ressorti une autre affaire similaire, qui avait déjà conduit à arrêter deux entraîneurs de football. 

Posté le 29 juin 2017 à 09h16 par Michel Janva | Lien permanent

28 juin 2017

Un producteur de CNN avoue ses intox sur la Russie

Dans un entretien récent enregistré par caméra cachée, l’un des cadres de la chaîne américaine CNN, John Bonifield, a reconnu que le sujet préféré de la chaîne sur les liens Trump-Russie et la soi-disant ingérence russe dans la présidentielle US n’était que «des conneries» diffusées «pour l'audience». John Bonifield a également exprimé des doutes quant à l’existence de fondements aux allégations contre la Russie, pointant du doigt la réputation controversée de la CIA. En anglais :

«Même si la Russie tentait de s’ingérer dans les élections, nous essayons de nous ingérer dans les leurs, notre CIA fait de la m**** tout le temps, nous essayons toujours de manipuler des gouvernements».

Il a aussi confirmé les soupçons selon lesquels le personnel de CNN serait politiquement opposé au Président Donald Trump, déclarant:

«Je sais que beaucoup de gens ne l'aiment pas et qu'ils aimeraient qu’il soit viré…» «Je pense que le Président est en son droit de dire, écoutez, vous avez lancé une chasse aux sorcières contre moi… vous n'avez aucune preuve réelle».

3 journalistes de CNN ont démissionné, lundi 26 juin.

Posté le 28 juin 2017 à 19h27 par Michel Janva | Lien permanent

22 juin 2017

Selon le SNJ-CGT, l'AFP aurait voulu étouffer l'affaire Ferrand

Le Salon Beige relaie un communiqué de la CGT, c'est assez rare pour être souligné :

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Posté le 22 juin 2017 à 23h49 par Michel Janva | Lien permanent

Libé reconnaît une intox de... Libé

Libé obligée de reconnaître que la police avait raison :

1032265-img_2746Rennes, laboratoire de l’ordre En marche.» Plusieurs intellectuels, parmi lesquels l’économiste Frédéric Lordon ou l’éditeur Eric Hazan, ont publié lundi une tribune dans Libérationpour dénoncer les méthodes de policiers et de magistrats qui, à Rennes, s’affranchiraient de plus en plus du droit commun. Ils prennent pour exemple «deux événements d’une extrême gravité». «Le 30 mai, à 6 heures du matin, des dizaines de policiers cagoulés munis de fusils d’assaut défoncent des portes de logements à coups de bélier et procèdent à six perquisitions simultanées aux quatre coins de la ville. Sept personnes sont interpellées, dont deux mineurs.» Selon les auteurs de la tribune, ce sont à la fois les conditions et les cibles de la perquisition qui sont abusives : «Défonçage des portes, policiers suréquipés, armes braquées, plaquage et menottage au sol des interpellés. Or le choix des "cibles" montre qu’elles ont été choisies non pas en fonction de leur présence présumée sur les lieux de la manifestation (de fait certains ont pu prouver qu’ils n’y étaient pas) mais sur leur appartenance supposée à une mouvance anticapitaliste.»

La perquisition faisait suite à un autre événement : le 27 avril, lors d’une manifestation ayant pour mot d’ordre «ni Le Pen ni Macron», un motard de la police nationale avait braqué des manifestants. Ce sont certains de ces derniers qui seront jugés mercredi, accusés de «violence aggravée» et perquisitionnés à ce titre. La préfecture d’Ille-et-Vilaine avait qualifié à l’époque le geste de l’agent dans ces termes : «un geste de légitime défense» fait «avec sang-froid, tempérance et modération». Les auteurs de la tribune estiment pour leur part que c’est le comportement du policier qui pose problème : «Ce comportement dangereux et injustifiable d’un policier qui n’était nullement menacé, comme le montrent les vidéos, est devenu prétexte à une enquête contre de présumés manifestants pour… violence avec arme (un pommeau de douche dont on se serait servi pour intimider le motard), ce qui a justifié les perquisitions du 30 mai.»

[...] Lundi soir, quelques heures après la publication de la tribune, la préfecture a par ailleurs publié un tweet avec de nouvelles photos (qui n’étaient donc vraisemblablement pas à la disposition des signataires de la tribune). On y voit le policier sur sa moto, être attaqué par un groupe de manifestants. On peut assez facilement vérifier que ces photos (non sourcées) ont bien été prises au même endroit (rue de l’Alma à Rennes) que les deux vidéos du policier qui sort son arme. Sur ces clichés, on reconnaît d’ailleurs certains des protagonistes visibles sur les vidéos du policier qui sort son arme.

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Posté le 22 juin 2017 à 08h58 par Michel Janva | Lien permanent

19 juin 2017

La Pologne catholique inquiète Canal+

La chaîne s'amuse à se faire peur :


Pologne : pression catho-nationaliste - L'Effet... par effetpapillon

Posté le 19 juin 2017 à 19h45 par Michel Janva | Lien permanent

16 juin 2017

JoueLaCommeBoutin#, c'est bien, c'est drôle ! Publier la photo de NKM, c'est mal !

Une fois de plus, le deux poids, deux mesures des médias aux ordres et de la classe politique devrait scandaliser les Français. Malheureusement, ils n'ont pas de mémoire.

En 2013, Christine Boutin est victime d'un malaise pendant une des grandes Manif pour Tous après avoir été gazée par les forces de l'ordre. La publication des photos fait rire le net qui développe l'application JoueLaCommeBoutin#. On ne souvient pas d'un tweet personnel (ChT) de Christine Taubira pour la soutenir.

En 2017, NKM est pris à partie verbalement, reçoit quelques tracts à la figure et perd connaissance. Non seulement, c'est l'indignation générale, complètement absente en 2013, mais, en plus, une polémique naît sur l'opportunité de diffuser les photos. Personne n'avait pourtant protesté en 2013, personne n'a protesté non plus lors de la diffusion du petit Aylan noyé sur une plage etc... 

Stop à l'indignation sélective ! A Montfermeil, Xavier Lemoine, blessé par un voyou dans l'exercice de ses fonctions de maireattend toujours que la classe politique prenne des nouvelles de lui...

 

Posté le 16 juin 2017 à 11h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

15 juin 2017

Une vingtaine de médias s'inquiètent de l'indépendance de la presse

Unknown-6C'est un peu tard, il fallait y penser avant de consacrer toutes les unes à Emmanuel Macron...

"Une vingtaine de sociétés de journalistes se sont alarmées mardi dans une tribune publiée sur plusieurs sites de "signaux extrêmement préoccupants" envoyés par le gouvernement en matière d'"indépendance des médias" et de "protection des sources". "Face à la liberté d'informer, le nouvel exécutif fait le choix de la tentative de pression, de la répression judiciaire et du procès d'intention", déplorent dans ce texte les SDJ de l'AFP, Alternatives économiques, BFMTV, les Echos, Europe 1, l'Express, France 2, Rédaction nationale de France 3, Libération, les JT de M6, Mediapart, le Monde, l'Obs, le Point, Premières Lignes Télévision, Radio France, RFI, RMC, RTL, Télérama, la Vie et les rédactions de Dream Way Production et LaTeleLibre."

Posté le 15 juin 2017 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

06 juin 2017

L'info du jour est signée d'un journaliste de BFM

Il n'y a pas d'âge pour les études....

Posté le 6 juin 2017 à 20h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Non, les terroristes de Londres ne sont pas des "Britanniques" !

Extrait du coup de gueule bien senti de Pierre Henri contre la bien-pensance des médias :

Terroriste-Attentat-de-Londres-Youssef-Zaghba-Khuram-Butt-et-Rachid-Redouane-"Le système multiculturel imposé aux peuples ouest-européens et plus largement occidentaux (...) a produit, à partir de l’immigration de masse, les situations critiques que les médias font semblant de redécouvrir à chaque attentat terroriste : les trois massacres perpétrés en Grande Bretagne ces derniers mois sont l’occasion de contempler des quartiers (...) où la population de souche a été remplacée par une juxtaposition de communautés, souvent musulmanes, où l’islamisme s’est ébattu pendant des années avec le blanc-seing des gouvernements britanniques : « laissons-les faire, il ne faut surtout pas leur infliger une intégration ! ».

Le résultat est aujourd’hui sans appel : les burkas prolifèrent, les tribunaux islamiques sont actifs, les prêches fanatiques à peine surveillés, la charia s’impose sur des territoires entiers. De ces viviers sortent nos ennemis, il n’y a plus que les aveugles volontaires pour s’en étonner. Même le Premier Ministre du Royaume Uni, Theresa May, fut bien obligée d’admettre, avec les précautions qu’impose le politiquement correct, l’échec du modèle anglais de non-intégration de populations qui, pour une bonne partie d’entre elles, profitent de ce laxisme pour imposer leur modèle de société, contenu dans le Coran et les Hadith (ce qui ne veut pas dire que notre « modèle français » soit moins défaillant…).

Le multiculturalisme, comme toutes les utopies, est une fiction et, comme toutes les fictions, par principe, il ment : il est donc, nous semble-t-il, très important de refuser de reprendre à notre compte les mensonges sémantiques que les médias sectateurs et actionnaires du multiculturalisme diffusent en permanence. Ainsi, l’un des plus horripilants est illustré par l’exemple suivant, au sujet de l’un des auteurs de l’attentat du London Bridge : « Son nom, Khuram Shazad Butt, 27 ans. Ce Britannique né au Pakistan… » (Le Figaro aujourd’hui). La réalité est accessible à quiconque est doué d’un peu de bon sens: Khuram Butt est un Pakistanais né au Pakistan, et ni par son origine, ni par son mode de vie et ses mœurs, ni par son idéologie politico-religieuse il n’a eu ressemblance de près ou de loin avec un Anglais. Il est détenteur de la nationalité anglaise, ce morceau de papier plastifié donné, là-bas comme en France, avec une suicidaire légèreté. La nuance est de taille. Elle tue même.

Le mensonge médiatique consiste à répéter qu’il s’agit d’un Anglais comme Churchill, Henry VIII et le roi Arthur, répétition qui vise à normaliser l’anomalie que représente l’immigration massive de populations insérées dans des sociétés d’accueil (forcé) avec lesquelles elles ne partagent pas grand-chose, sinon rien, sauf l’hostilité (...)

 La nationalité administrative ne fait pas l’identité, elle ne change pas l’âme, ni le cœur. Et les pieux mensonges ne protègent pas des balles."

Posté le 6 juin 2017 à 20h04 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Le petit Omran couvert de poussière et de sang : les jihadistes filmaient sans les aider

Yves Daoudal décrypte encore une scandaleuse manipulation médiatique comme les médias français en raffolent :

125468911"Le petit Omran, hagard, couvert de poussière et de sang, était le symbole de la guerre que Assad mène contre son peuple. (On remarquera la légende: Il a été sorti des décombres après un raid aérien des forces gouvernementales syriennes. Or il ne s'agissait pas d'un raid syrien. C'est signé: "Observatoire syrien des droits de l'homme", à savoir ce Syrien qui, de Londres, dit à toute la presse ce qu'il faut dire du conflit en Syrie.)

Aujourd'hui Omran va bien. Il habite toujours Alep avec sa famille, qui est et qui a toujours été pro-Assad. Mais ces photos-là ne font pas le tour du monde.

4172841744Le père se souvient de ce jour-là, quand la maison a été bombardée. Alors qu’ils faisaient ce qu’ils pouvaient pour sortir des décombres, les jihadistes filmaient, sans les aider. « Je sauvais ma famille, et eux, ils filmaient mes proches cherchant à sortir de la maison… Si j'avais su que j’allais m'en sortir, j'aurais pris en photo les personnes de l'organisation qui s'adressaient à moi. Je n'ai jamais vu ce genre d'organisation avant. »

Notre Nouvel Observateur, dans un article bouleversant sur la photo d'Omran, donnait la réponse :

La vidéo d'origine a été diffusée par l’Aleppo Media Centre, un groupe d’activistes anti-Assad. Elle a été tournée par Mahmoud Raslan, qui documente la guerre dans la ville. Venu pour aider sur le site du bombardement, il a sorti Omran des gravats et n'a pas pris de photo tant que le garçon n'était pas en sécurité dans l'ambulance.

Sic. Il filmait mais il n'a pas pris de photos...

Posté le 6 juin 2017 à 16h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

02 juin 2017

Sarah Halimi, de confession juive, tuée aux cris d'“Allah akbar” : le scandale d'une dissimulation médiatique durant la campagne

Les faits se sont déroulés le 4 avril, en pleine campagne présidentielle. Sarah Halimi, Française de confession juive, âgée de 65 ans, mère de trois enfants et retraitée, a été torturée à son domicile aux cris d'“Allah akbar” puis défenestrée.

Selon les 17 signataires d'une tribune publiée dans Le Figaro jeudi 1er juin, le suspect de cet assassinat, Kobili Traoré, un homme de 27 ans d'origine malienne,

“a le profil de beaucoup d'islamistes radicaux violents : un passé de délinquant, un casier judiciaire très lourd avec des condamnations multiples dans des affaires de drogues, plusieurs séjours en prison”.

Dans cette tribune, les signataires, parmi lesquels figurent Alain Finkielkraut, Michel Onfray et Éric Ciotti, veulent dénoncer une “politique de l'autruche” des autorités et des médias qui sont accusés d'avoir fait l'impasse sur le caractère “antisémite” du meurtre de cette juive orthodoxe. Ils souhaitent “que toute la vérité soit dite sur la profondeur des fractures françaises”. Le procureur de Paris, François Molins “considéré qu'il fallait attendre le résultat de l'enquête avant de se prononcer sur la nature du crime”.

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Posté le 2 juin 2017 à 21h50 par Michel Janva | Lien permanent

En fait il venait de l'espace

Voici une capture d'écran du site du Monde aujourd'hui à 18h10 :

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A se demander si le fameux "Pensez printemps" ne fait pas référence au "Téléphone maison"...

Posté le 2 juin 2017 à 19h44 par Michel Janva | Lien permanent

01 juin 2017

Le Figaro censure une partie de l'entretien (exclusif) avec Poutine

C'est Sputnik, ce fameux média de propagande russe, qui le dévoile :

"Abordant lors de l'entretien au Figaro la question des relations entre les États-Unis et la Russie, sur fond d'accusations infondées d'ingérence de hackers russes dans la campagne électorale américaine, Vladimir Poutine a indiqué que « les Présidents arrivent et repartent, mais la politique (américaine, ndlr) ne change pas ».

« La bureaucratie en Amérique est très puissante. La personne élue a son opinion, ses idéaux, sa vision des choses, mais le lendemain des élections, des personnes avec des attachés-cases, des costumes-cravates et des chemises blanches viennent lui expliquer comment il doit agir en bon Président », a constaté le chef du Kremlin.

Selon Vladimir Poutine, il est très difficile de changer quelque chose à cette situation. À titre d'exemple, le Président russe a rappelé la situation de Guantanamo aux États-Unis, passage omis par Le Figaro pour d'obscures raisons.

« Ainsi Barack Obama, un homme progressiste, un homme aux vues libérales, démocrates, avait-il promis avant l'élection de fermer Guantanamo. L'a-t-il fait? Non. Et pourquoi? Ne l'a-t-il pas voulu? Si! Je suis persuadé qu'il l'a voulu, mais il ne l'a pas pu. Il cherchait sincèrement à le faire, mais, cela n'est pas arrivé, tout n'est pas si simple », a indiqué le Président russe.

Et d'ajouter: « Pourtant, il est difficile d'imaginer des gens enchaînés pendant des décennies, sans procès. Imaginez, si la France ou la Russie l'avaient fait, on nous aurait mangés tout cru depuis longtemps. Et aux États-Unis, c'est permis et cela continue, ce qui est la question de la démocratie, soit dit en passant »."

Posté le 1 juin 2017 à 19h38 par Michel Janva | Lien permanent

31 mai 2017

Quand l'hôpital Macron se fout de la charité Poutine

Lundi, lors de sa rencontre avec Poutine, Emmanuel Macron a déclaré :

«J'ai toujours eu une relation exemplaire avec les journalistes étrangers, encore faut-il qu'ils soient journalistes». «Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d'influence. Russia Today et Sputnik ont été des organes d'influence durant cette campagne qui ont à plusieurs reprises produit des contrevérités sur ma personne et ma campagne. Et donc j'ai considéré qu'ils n'avaient pas leur place, je vous le confirme, à mon quartier général».

«La totalité de tous les journalistes étrangers professionnels, y compris Russes, ont eu accès à ma campagne. C'est simple. Les règles sont ainsi et ce sera toujours les mêmes. Avant de renchérir: «Et c'est en cela qu'il était grave que des organes de presse étrangers, sous quelque influence que ce soit, aient interféré en répandent des contrevérités graves dans une campagne démocratique. Et à cela, je ne céderai rien». «Donc on va se dire les choses en vérité: Russia Today et Sputnik ne se sont pas comportés comme des organes de presse et des journalistes, mais ils se sont comportés comme des organes d'influence et de propagande mensongère, ni plus ni moins»

Comment lui expliquer...

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Posté le 31 mai 2017 à 19h41 par Michel Janva | Lien permanent

23 mai 2017

Foule clairsemée : l'équipe de Macron demande des plans serrés à la télévision

Lu dans Le Canard enchaîné :

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Posté le 23 mai 2017 à 21h53 par Michel Janva | Lien permanent

22 mai 2017

France Télévisions : après David Pujadas, Michel Field

L'éviction de David Pujadas fait des remous. Aussi, Michel Field, directeur de l'information, a décidé de quitter ses fonctions et a présenté sa démission à Delphine Ernotte ce lundi 22 mai.

Déjà désavoué il y a quelques mois, Michel Field a pris les devants alors que deux motions de défiance contre Michel Field et Delphine Ernotte avaient été déposées.

On se souvient qu'en décembre 2016, Michel Field avait énoncé les raisons poussant à censurer Eric Zemmour.

Posté le 22 mai 2017 à 19h00 par Michel Janva | Lien permanent

19 mai 2017

Le Canard enchaîné censure les auteurs du livre Bienvenue place Beauvau

Unknown-44Lu dans Présent :

"D’après plusieurs sources concordantes, Didier Hassoux et Christophe Labbé, journalistes « police-justice » à l’hebdomadaire satirique, n’auraient plus le droit de signer leurs articles jusqu’à la rentrée de septembre. Démentie à l’intérieur du Canard enchaîné, l’information semble pourtant avérée. A preuve, le nom ou même les simples initiales des deux intéressés ne sont pas réapparues depuis avril au sein des huit pages maquettées à l’ancienne. Dans les faits, la direction du volatile, représentée par Michel Gaillard et Nicolas Brimo, n’aurait guère apprécié les suites médiatico-politiques provoquées par le livre Bienvenue place Beauvau. [...]"

Pan sur le bec ?

Posté le 19 mai 2017 à 09h08 par Michel Janva | Lien permanent

10 mai 2017

Voile dans un bureau de vote d’Orange : les médias diffusent complaisamment une « fake news »

... sans donner la parole au maire de la ville, Jacques Bompard, dont nous nous honorons de diffuser ce communiqué :

Capture d’écran 2017-05-10 à 17.18.53"Lors du second tour des élections présidentielles, un président de bureau de vote, notre adjoint à la sécurité, n’a pu établir avec suffisamment de certitude la correspondance entre la photo d’identité d’une électrice et son visage. Il lui a donc demandé de se découvrir partiellement. Ce qui a été fait sans esclandre.

Par la suite, une série d’associations communautaires, avec le relais de la presse, a décidé de faire une « forgerie ». D’un conflit électoral, les hyènes du politiquement correct entendent fabriquer un incident nauséabond.

Au moment de la sortie de la majorité des articles et au moment où je vous écris, la plainte évoquée n’est même pas qualifiée par la police. Elle n’existe pas. Si elle l’était, je continuerais à assurer mon adjoint à la sécurité de toute ma confiance. Il n’a pas à être « présumé coupable » parce que la bien-pensance l’aurait décidé.

J’assume ma politique : aucune place pour l’islamisation de notre société sur deniers d’Etat, moratoire sur la construction de mosquées, rappel de l’identité chrétienne de notre pays.

Je rappelle aussi que je suis opposé à l’idéologie laïciste et que je ne cherche donc pas à aller au-delà de la loi en ce qui concerne les conditions du vote.

Je note que les médias diffusent complaisamment cette « fake news » sans nous donner la parole. Cela fait plus de vingt ans que je suis maire d’Orange, ils devraient savoir que ces procédés ne nous impressionnent pas."

Posté le 10 mai 2017 à 17h20 par Michel Janva | Lien permanent

Rien sur le fond, tout sur la com'

Lu dans Minute :

2821_page_01"[...] La victoire d’Emmanuel Macron restera, dans l’histoire, comme un chef-d’œuvre. De communication, pour être neutre ; de publicité, si l’on choisit la dérision ; ou de propagande si l’on est légitimement indigné. Dès l’origine, une précision horlogère a marqué de son empreinte l’OPA d’Emmanuel Macron sur la France.

En avril 2016, ministre du discrédité Hollande, sans le moindre bilan propre à présenter, Macron lance son mouvement En Marche ! à Amiens. D’emblée, d’un événement banal, il fabrique quatre informations : la première est la fondation de son mouvement ; la deuxième, son nom a les mêmes initiales que lui ; la troisième est le lancement du mouvement à Amiens ; la quatrième est qu’Amiens est sa ville natale. Et instantanément, on glose sur son enfance, sa jeunesse, son lycée, sa femme, etc.

A propos de celle-ci, les journalistes ont été un peu plus curieux en fin de campagne, en livrant l’orchestration parfaitement maîtrisée par une amie du couple de l’inflation de couvertures de magazines people dès l’été 2016. Toujours aucune information de nature politique ou d’un quelconque intérêt, mais on parle de Macron. Les journalistes ont-ils été piégés ? Ils n’ont pas été dupes.

 

[...] 1,7 million de voix seraient allées à Macron du fait de sa personnalité et 6,8 millions par désir de renouvellement, soit 8,5 millions de suffrages, autant dire une petite moitié de la victoire, clairement due à cette campagne de communication. Les électeurs ne demandaient plus à un président de la République de faire le job, ils lui demandaient d’être Macron et lui savaient gré d’être jeune et neuf en ne retenant aucune de ses phrases creuses, telles que « nous avons des devoirs envers notre pays », « je ne vous oublierai pas » ou l’ineffable « il y a du terrorisme en France », lancé au cours du débat à onze en guise de programme de politique internationale.

Quant à la moitié des suffrages qui manquaient encore, la diabolisation du Front national a fait le reste. A la lumière de ces chiffres, on a de bonnes raisons de penser que François Fillon l’aurait battu s’il avait accédé au second tour parce que ce sont tout de même 8,9 millions de voix qu’il a récoltées uniquement parce qu’il était opposé à Marine Le Pen.

Mais même sur ce point, il a réussi à jouer de la com. Le débat du 2 mai, a, de l’avis général, été particulièrement affligeant, Macron étant jugé toujours creux et sans intérêt, Le Pen agressive et d’un niveau médiocre. Mais est-ce vraiment un hasard si BFM TV, chaîne la plus macronienne de tout le PAF, a cru bon de faire circuler la rumeur selon laquelle si Marine Le Pen était agressive, il quitterait le plateau ? Il y a de bonnes raisons de croire que cette ultime manipulation a été lancée par les équipes du candidat. Ils n’avaient plus qu’à attendre que Le Pen fût agressive en essayant de faire sortir Macron de ses gonds. Elle est tombée dans le piège à pieds joints. Encore un coup de com. Carton plein !"

Posté le 10 mai 2017 à 08h41 par Michel Janva | Lien permanent

05 mai 2017

Le Monde identifiant la politique à la morale refuse de voir en Marine Le Pen une adversaire politique

De Thibaud Collin dans Causeur :

Lemonde-marine-lepen-ennemi-660x400"L’éditorial du Monde daté du 29 avril est exemplaire de la panique morale dans laquelle une bonne partie des macronistes, « historiques » ou fraîchement ralliés, a finalement sombré entre ces deux tours. Pensons, entre autres, à la scandaleuse instrumentalisation de la Shoah et à toutes les déclarations cherchant à relier le Front national aux « heures les plus sombres de notre histoire ». Le papier est consacré au « périlleux ni-ni de M. Mélenchon », sévèrement condamné avec le ton péremptoire et suffisant que l’on sait habituel à ce type de prêche. On lit sous la plume anonyme que « c’est une affaire de principes. Il n’est pas recevable de mettre si peu que ce soit sur le même plan un adversaire politique et une ennemie irréductible, un candidat « progressiste » et la championne d’un parti réactionnaire et xénophobe, un démocrate républicain d’un côté et, de l’autre, une candidature dont le projet remet en cause les principes mêmes de la République, à commencer par l’égalité et la fraternité. » Ce passage est non seulement une injure faite à la pensée politique mais aussi à la démocratie.

Vers la guerre civile?

Il repose sur un amalgame entre les deux sens du mot ennemis. Rappelons que ce terme peut désigner soit l’ennemi privé (echtos en grec, inimicus en latin) soit l’ennemi public (polemios/hostis). La première acception renvoie à un conflit dans des relations personnelles avec autrui. L’inimicus est l’objet de mon animosité. Lorsque l’Évangile dit qu’il faut « aimer ses ennemis », c’est bien echtos qui est utilisé. La deuxième s’emploie pour désigner l’autre en tant que membre d’un groupe constitué avec lequel le conflit, non personnel, ne peut être réglé par l’appel à un Tiers suivant des normes communes. Autrement dit, l’hostis est l’autre en tant que le possible conflit avec lui peut n’être réglé que par l’usage de la violence physique.

Affirmer que Marine le Pen est donc une « ennemie irréductible » est un appel subliminal à la guerre civile. Tel est bien l’enjeu de la rhétorique actuelle. Si elle est élue, ce sera le chaos : les banlieues se soulèveront, la bourse plongera, les syndicats paralyseront le pays, les fonctionnaires désobéiront, etc. L’appel aux « principes de la République » contribue à souligner que Marine Le Pen s’y oppose et qu’elle porte en elle des germes de sécession et de décomposition du corps politique. L’égalité et la fraternité, sorties de leur contexte politique et national, sont ainsi instrumentalisées pour disqualifier des mesures de bon sens face aux flux migratoires et à la menace du terrorisme et de l’islamisme.

Respecter son adversaire

Cet universalisme abstrait présuppose que la République n’a pas d’ennemis puisque elle est l’amie du genre humain et l’apôtre des droits de l’individu. Ce qui permet d’exclure de la République (française !) celle qui rappelle que la politique exige de facto la distinction entre l’ami et l’ennemi. Bref, Le Monde identifiant la politique à la morale refuse de voir en Marine Le Pen une adversaire politique. La nommer adversaire et non pas ennemi serait reconnaître que les différents avec elle restent inscrits dans le cadre du débat démocratique mesuré par le partage d’un même souci du bien commun et un même respect des institutions et des procédures, en l’occurrence le suffrage universel. Le Monde réitère donc ce que Chirac avait signifié en refusant de débattre avec Jean-Marie Le Pen en 2002.

Cette exclusion discursive de Marine Le Pen du champ démocratique est très dangereuse car elle risque d’engendrer ce qu’elle redoute : une fracture irréductible entre des groupes s’excluant mutuellement de la res publica. A force d’insinuer qu’elle a un projet politique contraire à la République, on fait croire que le pays est au bord de la guerre civile. Alors qu’il est en état d’urgence face un ennemi qui, lui, est bien réel."

Posté le 5 mai 2017 à 11h56 par Michel Janva | Lien permanent


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