02 décembre 2016

La gauche a perdu l’hégémonie intellectuelle

C'est ce que déclare Jean Sévillia à Philippe Maxence, directeur de L'Homme Nouveau :

H

"[...] Même si vous admettez comme leurs adversaires que les « néoréacs » se font de plus en plus entendre, vous estimez pourtant que « l’orientation et les conditions du débat d’idées, en France, ne sont pas substantiellement modifiées ». Pensez-vous réellement que le « sinistrisme » mis en évidence par Albert Thibaudet sous la IIIe République est encore vraiment à l’œuvre ?

Il faut distinguer deux niveaux. Pour ce qui est de la production d’idées et du positionnement idéologique et politique des intellectuels de premier plan, il est vrai que la gauche a perdu l’hégémonie qu’elle exerçait dans ce domaine. Si l’on considère, par exemple parmi les philosophes, ceux dont les livres remportent de vrais succès de librairie, on trouve Alain Finkielkraut, qui était de gauche il y a trente ans mais qui passe aujourd’hui pour réactionnaire, Michel Onfray, qui est malheureusement athée et qui continue de se dire de gauche alors que toute sa pensée va à l’encontre des principes de la gauche, ou Fabrice Hadjadj ou François-Xavier Bellamy, qui sont des catholiques de droite. Je ne prétends certes pas qu’il n’y a plus de philosophes de gauche, mais ils se taisent ou ne sont plus écoutés. Mais quand ils publient un livre, Alain Finkielkraut ou Michel Onfray, pour n’évoquer qu’eux, subissent un tir de barrage médiatique qui vise à déconsidérer leur personne et à délégitimer leurs propos parce qu’ils vont à contre-courant du politiquement correct. Et c’est ici que nous trouvons le deuxième niveau qui me fait dire que les conditions du débat d’idées ne se sont pas substantiellement modifiées en France depuis trente ans. Car le monde médiatique, tout comme le monde de l’enseignement, sont deux secteurs de la société française qui sont massivement orientés politiquement, et où l’hégémonie de la gauche n’a pas reculé d’un centimètre. Or tous les Français passent par l’école, le collège, le lycée ou l’université, et tous regardent la télévision et écoutent la radio. L’enseignement et les médias restent par conséquent deux filtres idéologiques dont l’influence est énorme sur le commun des mortels, même si les autres y échappent par les écoles entièrement libres et les médias alternatifs.

Qu’est-ce qui caractérise cette hégémonie de la gauche ?

Une grande intolérance, liée à la certitude d’appartenir au camp du Bien. Pour des raisons historiques, mais aussi philosophiques, il y a quelque chose d’hérité du messianisme révolutionnaire dans la doxa actuelle : la volonté de briser le vieux monde, celui de notre histoire religieuse et nationale, de créer un homme nouveau libéré des anciennes identités vues comme un carcan, que ce soit les dogmes, les frontières ou les rôles sexuels traditionnels. Cette intolérance est d’une grande violence conceptuelle, sociale, symbolique et parfois juridique quand elle va jusqu’à recourir aux tribunaux pour faire régner sa police de la pensée. Quand elle s’exerce avec l’effet d’accélération que produit la machine médiatique, cela peut donner des séquences de manipulation des esprits sidérantes. La dernière en date, au moment où vous m’interrogez, c’est la façon dont, au lendemain du premier tour de la primaire de la droite, le système médiatique a dépeint François Fillon en réactionnaire clérical, ce qui fait sourire quand on connaît son positionnement réel. [...]"

Posté le 2 décembre 2016 à 16h30 par Michel Janva | Lien permanent

IVG.net porte plainte pour diffamation

D

Par ailleurs, renseignements pris auprès de l’écoutante du mercredi 30 novembre à 11h, il est patent qu'Aurore Bergé a dénaturé la conversation. L'écoutante a pris quelques notes des termes de la conversation. Elle est à disposition de la justice pour attester du faux témoignage réalisé sur les médias.

Aurore Bergé, élue LR des Yvelines, proche d'Alain Juppé, est mariée avec un député PS.

La directrive du site ivg.net a écrit aux élus et responsables LR des Yvelines :

"[...] Mme Aurore Bergé vient de procéder hier à une prise de position contestable sur les medias de Gauche et surtout une manipulation indigne d’une élue. En effet,  elle a cru efficient de « s’indigner » pour ajouter une couche au torrent actuel d’insultes sur notre action et nos propos. Elle a employé des procédés déloyaux et indignes d’une élue pour nous « piéger ». Pour être visible (pour satisfaire sans doute son égo) et  « exister », elle a actionné les médias qui sont plus proches de ses idées que de sa famille politique. Elle a fait valoir sa qualité d’élue LR pour passer dans ces médias. [...]

Bien sûr,  renseignements pris auprès de l’écoutante d’hier à 11h, cette femme n’a fait qu’un « procès à charge » et n’a voulu prendre et comprendre  que ce qui lui permettait de « s’indigner ». [...] il serait opportun de prendre des sanctions à l’encontre de cette « militante » qui dénote singulièrement dans notre famille politique."

Posté le 2 décembre 2016 à 15h05 par Michel Janva | Lien permanent

01 décembre 2016

Après le Brexit, l'élection de Trump, l'élimination de Juppé...

Images-27

15548061

CynWkX-WEAA-Ztq.jpg-large

Posté le 1 décembre 2016 à 21h17 par Michel Janva | Lien permanent

29 novembre 2016

Patrick Buisson recadre le commissaire politique de France Inter Alex Vizorek

Le bourreau rigole pour disqualifier sa victime, mais ne traite jamais du fond. Excellente réaction de Patrick Buisson contre la dictature médiatique :

Posté le 29 novembre 2016 à 19h32 par Michel Janva | Lien permanent

Le mot "idiot" ne me convient pas complètement, mais c'est le moins mauvais pour désigner ce journaliste

A propos du titre de son ouvrage, La Fachosphère, ouvrage plutôt sérieux, David Doucet déclare à Sud Ouest :

P"D'où vient le mot « fachosphère » ?

Il est apparu en 2008, le journaliste Daniel Schneidermann en revendique la paternité. Nous nous sommes interrogés sur ce mot, qui a un accent militant. Notre démarche, dans ce livre, n'est pas de juger mais d'analyser les idées, les réseaux et les moyens de l'extrême droite sur Internet. Le mot « fachosphère » ne nous convient pas complètement, mais c'est le moins mauvais pour désigner ce phénomène."

Un terme repris par le plumitif de l'Obs, Paul Laubacher, qui a préféré enquêter sur la filloniste Valérie Boyer (et sa croix extrêmement ostensible !) plutôt que sur le moins médiatique (mais gros financier) Henri de Castries...

Posté le 29 novembre 2016 à 16h16 par Michel Janva | Lien permanent

28 novembre 2016

Mais qui lit encore ces journaux ?

M

Posté le 28 novembre 2016 à 13h07 par Michel Janva | Lien permanent

26 novembre 2016

Ne pas se laisser faire par ces "médias"


Robert Ménard, en colère après une chronique à... par divertissonsnous

Et Ardisson n'a rien compris :

Posté le 26 novembre 2016 à 19h57 par Michel Janva | Lien permanent

24 novembre 2016

Jacques Bompard écrit à Libération et leur envoie des dizainiers

Lu sur son site :

15181244_1328458190519798_8208194959970264524_n-1Soucieux de l’inquiétude de Libération, dont la une indiquait ce matin  » PRIMAIRE : Au secours ! Jésus revient « , j’ai envoyé une lettre à Laurent Joffrin, rédacteur-en-chef du quotidien. Vous pourrez en trouver le contenu ci-dessous.

Monsieur le rédacteur en chef,

Nous avons noté votre grande inquiétude devant la montée d’un populisme chrétien que certains appellent de leurs vœux. Il est évident qu’une telle expression politique ne manquerait pas d’altérer en profondeur la folle course dans laquelle vos amis entraînent notre pays. L’odeur des sacristies recèle de nuances d’encens qui dépassent de beaucoup celles des loges ou des salles de marché.

J’ai récemment noté que votre rédaction était effrayée : le péril Trump, l’apocalypse, les populismes doivent en effet vous alerter sur le changement de paradigme à l’œuvre en Occident. La Parousie est certainement une perspective qui réjouit des milliards d’hommes par le monde. Dans l’œuvre de tolérance et d’ouverture qui devrait être celle de Libé, une nouvelle étape est à franchir. Une étape qui pourra être, à tous les plans, salutaire.

Aussi, soucieux de votre conversion au retour du vieux monde, je vous envoie ces quelques dizainiers. Il y a bien un correspondant étranger qui vous en décrira le sens. Et quelques lecteurs corses vous rappelleront qu’un chapelet simplement métropolitain est une discrimination regrettable."

Posté le 24 novembre 2016 à 17h15 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

23 novembre 2016

La Manif Pour Tous a mobilisé "des millions" de catholiques : la preuve par Libé !

Libération reconnaît (enfin) l'importance des mobilisations LMPT :

Capture d’écran 2016-11-23 à 22.08.00Et Libération joue à se faire peur (imaginez un instant un titre "Primaire : au secours Mahomet revient !"). Tellement grotesque que l'on en vient à se demander si, au fond, Libération ne ferait pas campagne pour François Fillon :

Cx-HN6FWIAEaB9I

Avec des articles du mêmes acabit à faire trembler dans les appartements bobos :

Capture d’écran 2016-11-23 à 22.10.49

Capture d’écran 2016-11-23 à 22.10.36

Capture d’écran 2016-11-23 à 22.10.59

Posté le 23 novembre 2016 à 22h17 par Michel Janva | Lien permanent

21 novembre 2016

"La Croix s'efforce de donner des éléments de compréhension sur des sujets graves"

C'est ce qu'on lit en haut des articles de La Croix sur internet. Des articles comme celui-ci publié le 16 novembre :

Capture d’écran 2016-11-21 à 21.44.10

Posté le 21 novembre 2016 à 21h49 par Michel Janva | Lien permanent

Les grands perdants du 20 novembre : journalistes et instituts de sondage

A première vue, les grands perdants sont Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. Ils le sont effectivement. Une grande claque surtout pour Juppé qui peut trembler en attendant les résultats du second tour des "primaires de la droite".

Mais, en réalité, ce sont surtout les journalistes et les instituts de sondages qui sont les grands perdants du 20 novembre. Les journalistes (si on peut encore les appeler ainsi) s’évertuent, depuis hier soir, à nous faire croire à "une surprise" au sujet des résultats de François Fillon, ou encore que "la tendance des sondages s'est confirmée".

Mensonges éhontés qui essaient de couvrir leur nullité et leur incompétence. Mensonges qui tentent de cacher leur partialité. Après les élections présidentielles américaines, le premier tour de la primaire de la "droite" française démontre que les médias "roulent" pour leurs champions "du système" mais aussi qu'ils perdent de leur puissance sur les esprits des Français. C'est une excellente nouvelle et très prometteuse pour l'avenir.

Posté le 21 novembre 2016 à 11h49 par Michel Janva | Lien permanent

La réalité de la vie et de la mort à Alep Ouest

Un témoignage unique, par un jeune humanitaire français vivant là-bas. Poignant. Complètement à contre-info. Une leçon de réalité.

Posté le 21 novembre 2016 à 10h26 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (2)

Elisabeth Lévy : "l'absence de pluralisme plombe le débat public"

 A l'occasion de la sortie du dernier numéro de Causeur, «France inter aux Français! », Elisabeth Lévy a accordé un entretien fleuve au FigaroVox. Elle revient également sur le traitement médiatique de la campagne de Donald Trump et des primaires. Extraits : 

Causeur.40.bd_.couv_-341x477"Le dernier numéro de Causeur s'intitule, «France Inter aux Français!» Vous aviez un compte personnel à régler avec la radio publique? Qu'est-ce qui vous énerve autant sur France Inter?

Rien de personnel, rassurez-vous, même si pour des millions de gens quotidiennement ridiculisés, insultés ou caricaturés sur la radio qu'ils payent de leurs deniers, c'est finalement assez personnel. Se faire engueuler à ses frais, ça peut finir par énerver. Je sais, cela semble mesquin de rappeler que Radio France est financée par la redevance, cela suscite toujours chez ses dirigeants des réactions agacées, comme si on avait proféré une incongruité ou une chose vraiment vulgaire (pas d'argent entre nous). N'empêche, il y a là un véritable scandale et le plus scandaleux est qu'il n'y ait pas de scandale. Plus personne ne proteste contre ce que Fabrice Luchini avait appelé avec drôlerie l'idéologie francintérienne, que Stéphane Guillon avait parfaitement résumée dans sa dernière chronique, avant de se faire remercier: «France Inter est une radio de gauche qui se comporte comme une véritable entreprise de droite», avait-il pleurniché. Voilà la vision du monde que propage notre radio publique, en particulier dans ses tranches d'information mais pas seulement. D'un côté il y a les gentils, de l'autre les méchants. Les gentils lisent Mediapart, les méchants Valeurs actuelles, les gentils sont Mariage pour tous, les méchants Manif pour tous. Les gentils votent Mélenchon ou PS tendance frondeurs, les méchants Le Pen ou LR tendance Sarkozy. Les gentils aiment l'Autre, les méchants aiment les frontières. Les gentils aiment Nuit Debout, les méchants aiment Finkielkraut. Je vous laisse compléter…

Ils sont de gauche, c'est ça le scandale? La belle affaire…

Désolée, je ne vois vraiment pas pourquoi l'argent public financerait une radio aussi ouvertement idéologique. Et je serais tout aussi énervée si notre radio publique était Radio Réac, même si la qualité du français y serait peut-être meilleure. Moi je veux du choc des idées, de la bagarre, de l'affrontement à la loyale. Que des journalistes, humoristes, producteurs et animateurs de France Inter soient «de gauche», fort bien, de nos jours c'est très vintage et c'est bien leur droit, le problème est qu'ils le soient presque tous. Ce n'est pas pour rien que Montaigne recommandait de «frotter sa cervelle contre celle d'austruy»: la consanguinité intellectuelle ne vaut rien à l'espèce humaine en général et journalistique en particulier. Mais le plus fâcheux est qu'ils en soient arrivés à ne plus comprendre du tout que l'on puisse penser autrement qu'eux. Comment peut-on être Persan? Comment peut-on être catho? Comment peut-on être trumpiste? Pour un cerveau francintérien, ces questions ont deux réponses possibles: vous êtes un idiot ou un salaud. Je n'ai aucune affinité avec Ludovine de la Rochère et son enthousiasme pour la famille m'ennuie un peu mais quand ce n'est pas un journaliste qui dénonce ses idées nauséabondes, c'est un humoriste qui souhaite à voix haute qu'elle et ses semblables disparaissent. À la fin, je me dis que pour les énerver autant elle doit avoir des qualités. [...]

Au-delà du cas France Inter, l'absence de pluralisme mine-t-elle les médias français?

En tout cas, depuis l'élection américaine, tout le monde se pose des questions, tant mieux. Et l'autre jour, à France Inter, il y a eu un «Téléphone sonne» sur l'entre-soi journalistique. Bon, on parlait de l'entre-soi entre soi, mais il faut saluer l'effort. Alors oui, l'absence de pluralisme plombe le débat public. Encore faut-il s'entendre sur ce qu'est le pluralisme: ce n'est pas une arithmétique c'est un état d'esprit, une capacité à se disputer avec soi-même et à faire entrer les arguments de l'autre dans la discussion. Or, plus on est majoritaire, plus cette capacité a tendance à s'éroder. Pour le coup, le refus du pluralisme est loin d'être l'apanage de la gauche. Nous avons tous tendance à rechercher le confort et la réassurance de l'entre-soi. Cependant, attention, une rédaction, ce n'est pas le Parlement. Il n'est pas nécessaire d'être trumpiste ou lepéniste pour parler intelligemment des électeurs de Trump ou de Marine Le Pen, il suffit de descendre du petit piédestal intérieur sur lequel on est assuré de sa propre supériorité morale. [...]"

Posté le 21 novembre 2016 à 07h04 par Michel Janva | Lien permanent

19 novembre 2016

Après le vote Trump, l'impératif retour au Réel

Caroline Galacteros, dont nous avons relaté la remarquable analyse sur la Syrie, a récemment publié une tribune sur le site du Figaro, considérant l'élection de Trump comme une chance pour l'Europe. Elle nous gratifie maintenant d'une synthèse remarquable sur la nécessité pour la France et l'Europe de revenir à la réalité de l'identité, de la souveraineté et du monde multipolaire. Notons que ceci est publié sur le site du Point : un début de conversion dextrogyre ? Tout est à lire, mais nous vous proposons la conclusion.

"Seuls les peuples ayant l'âme politique et des dirigeants courageux animés par une vision stratégique nationale survivront dans le nouveau monde. Il faut donc cultiver et nourrir en eux la fibre politique et patriotique. Un patriotisme, faut-il le rappeler, qui ne se confond évidemment pas avec le nationalisme. Il faut leur permettre de développer leur esprit critique, leur discernement, pour exercer à bon escient leurs droits et voter en conscience et en connaissance de cause. C'est cela, la démocratie. C'est cela d'abord, l'État de droit ! Le reste, c'est de l'enfumage démagogique d'électeurs désinformés sous prétexte « d'identité heureuse » et autres billevesées à mille lieues d'un réel trop inquiétant. Nos concitoyens peuvent tout comprendre. Ils le doivent pour vivre mieux ensemble, et surtout pour reprendre confiance dans leurs élites politiques discréditées, car « hors-sol ». L'économisme béat sui generis n'est pas une politique, ni pour l'Europe ni pour la France. Il faut redécouvrir la puissance de l'État. Un État retaillé, remusclé, affiné et ramassé sur ses fonctions régaliennes productrices de cohésion, d'efficacité et d'espérance pour notre nation, dans un monde brutal où la faiblesse politique, le renoncement culturel et la naïveté géopolitique sont des plaies mortelles.

Les relations internationales ont besoin d'une refondation en profondeur sur un double socle réaliste et éthique, de retrouver un cadre de jugement et d'action en matière diplomatique qui soit légitime et accepté par tous. On en est très loin. L'interventionnisme moralisateur des années 1990 et 2000 a provoqué des désastres insondables et manqué son objectif affiché d'une démocratisation du monde. Dans la foulée de la fin de la guerre froide et d'interventions militaires intempestives, la décrédibilisation accélérée de l'ONU – et de ses principes structurants tels que l'intangibilité des frontières ou la non-ingérence dans les affaires intérieures des États – a permis des coups de force et des fiascos stratégiques aux conséquences humaines tragiques. Il faut sortir de cette impasse. La France a ici un rôle éminent à jouer. Si elle cesse de vendre son âme pour un plat de lentilles, de prendre parti dans des querelles confessionnelles ou politiques qui ne sont pas les siennes, et si elle s'emploie à consolider les États, en premier lieu le sien, au lieu de fomenter leur abaissement sans même mesurer « l'effet boomerang » sanglant de cette politique inconséquente sur son propre territoire."

Posté le 19 novembre 2016 à 12h23 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (10)

18 novembre 2016

Bilan sur l'égalité du temps de paroles au débat de la primaire de la droite et du centre

Concernant l'égalité du temps de parole au dernier débat des primaires, Alain Juppé est le candidat qui a le plus parlé avec 19m20s et Jean-Frédéric Poisson celui qui a le moins parlé 17m17s

 
Temps de paroles  3ème débat de la primaire
Juppé 19m20s
Fillon 18m57s
Sarkozy 18m22s
Coppé 18m15s
Lemaire 17m59s
NKM 17m23s
Poisson 17m17s

23172.985

Posté le 18 novembre 2016 à 18h37 par Michel Janva | Lien permanent

17 novembre 2016

Le Figaro censure Liberté Politique

LVoici la notation :

0

Posté le 17 novembre 2016 à 16h09 par Michel Janva | Lien permanent

Les Français ne croient pas à l'indépendance des journalistes vis-à-vis des politiques et de l'argent

Et ce n'est pas la façon dont ils ont traité l'élection présidentielle aux Etats-Unis qui va améliorer ce constat catastrophique pour la caste médiatique :

Baromtre-2016-de-confiance-des-franais-dans-les-media-17-638

Posté le 17 novembre 2016 à 13h40 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

Jean-Frédéric Poisson dénonce un traitement médiatique totalement inéquitable

Communiqué de Jean-Frédéric Poisson :

0"Depuis des semaines, mon attachée de presse est en contact avec les équipes de France 2, qu'elle a du solliciter par elle-même alors que tous les candidats à la primaire se sont vus proposer soit une participation à l'Emission politique, soit un passage au Journal de France 2.

Après plusieurs prises de contact, mon équipe s'est vue confirmer un passage au JT de France 2, "bien sûr, comme tout le monde". 

Après plusieurs semaines sans nouvelles, ce passage sur France 2 s'est transformé en passage sur le 19/20 de France 3 sans explication. Et le jour-même de mon passage, cette invitation est devenue une invitation sur Soir 3 à 23h pour 4 minutes de temps de parole !

Mon départ du plateau de France 3 hier soir visait à dénoncer un traitement médiatique totalement inéquitable à l'égard de ma candidature, et irrespectueux des personnes qui me soutiennent, qui veulent voter pour moi ou qui souhaiteraient mieux connaitre mon projet pour la France. Je suis candidat à cette primaire au même titre que les autres, et je tenais à dénoncer ce système médiatique qui décide qui a le droit d'avoir la parole et qui n'a pas le droit. 

Cette exclusion en règle de ma candidature révèle une volonté de me faire taire, de faire taire une partie des Français : cela, je ne peux l'accepter. Je représente une droite sociale et conservatrice trop oubliée, une partie des Français trop oubliée. Nombre de Français sont aujourd’hui ont le sentiment de n'être représentés par personne. Et ceux qui veulent les représenter n'ont que très peu de possibilité de s'exprimer ! La démocratie ne doit pas être confisquée par les sondages et la partialité de certains médias.

Partout dans les sociétés occidentales le peuple reprend sa souveraineté. A force de museler le peuple, c’est par la colère qu’il s’exprime. J'ai choisi d'exprimer la mienne hier."

Posté le 17 novembre 2016 à 12h18 par Michel Janva | Lien permanent

Des élites menteuses et coupées du réel : le cas de l'OTAN

Remarquable tribune de John Laughland, directeur des études de l'IDC, suite aux tentatives des Atlantistes de saboter le dégel russo-américain à venir. Tout est à lire, mais en voici la dernière partie.

Unknown-49Dire que le rattachement de la Crimée menacerait l'ordre international c'est tout simplement un mensonge

L'ancien secrétaire général trouverait sans doute une astuce pour vous expliquer son positionnement vis-à-vis de ces conflits gelés. Mais que dit-il des guerres en ex-Yougoslavie? Il est impossible de nier que les frontières yougoslaves ont été changées, entre 1991 et 1995, et ensuite en 2008, par la force. En outre, ces changements de frontières ont été immédiatement reconnus et même encouragés par les pays de l'Union européenne. C'est d'ailleurs l'annonce faite par l'Allemagne au sommet de Maëstricht en décembre 1991 qu'elle reconnaîtrait la Croatie et la Slovénie qui a encouragé ces deux pays à se battre contre Belgrade, se sachant soutenus par l'Europe. Et que dire des frontières internes de la Bosnie-Herzégovine, où la République serbe à l'intérieur de celle-ci est reconnue par les accords de Dayton, qui constituent la loi fondamentale de la Bosnie et qui ont été parrainés par les Etats Unis et ses alliés de l'OTAN ?

Nous en arrivons au Kosovo, dont l'indépendance a été proclamée, sous impulsion européenne et américaine, en 2008, neuf ans après que l'OTAN avait pris le contrôle de cette province serbe suite à une guerre de 74 jours menée en toute illégalité contre la République fédérale de Yougoslavie. Qui peut affirmer que la force n'a pas été déterminante dans ce changement de frontières ? Seul un homme politique totalement déconnecté de la réalité, et incapable de la regarder en face, comme la quasi-totalité de la classe politique européenne, peut proférer des énormités pareilles.

Le comble, c'est que l'expression «la force pure» pour expliquer le rattachement de la Crimée est très déplacée, vu le fait qu'aucun coup n'a été tiré en Crimée entre le renversement de Yanoukovitch le 22 février 2014 et le rattachement à la Russie le 18 mars. Cet événement s'est déroulé dans le calme le plus absolu, alors que la situation avait été très tendue pendant le Maïdan, avec un grand nombre de civils armés, et qu'elle aurait très bien pu dégénérer en violence. Dire que «la force pure» explique cet événement, et que le rattachement de la Crimée menacerait l'ordre international, alors qu'il correspond très clairement à la volonté de la majorité de la population et donc au même principe d'auto-détermination invoqué dans tous les autres conflits mentionnés ci-dessus, c'est tout simplement un mensonge.

Posté le 17 novembre 2016 à 08h29 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

Jean-Frédéric Poisson : "Le traitement qui m'a été infligé par France 2 et France 3 est indigne"

Posté le 17 novembre 2016 à 06h32 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (70)

16 novembre 2016

Les raisons de la victoire de Trump

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 vérités à propos de l'élections de Donald Trump :

Images-18"[...] En tout cas, la leçon la plus importante à retenir – pour le moment – de cette élection hors norme, c’est que les dirigeants occidentaux sont totalement déconnectés des réalités. À les entendre, Donald Trump ne pouvait pas gagner. Il a déjoué tous les pronostics. Et il les a déjoués, car les « élites » ont délibérément refusé d’entendre la colère des peuples. Des dizaines de journalistes ont travaillé à plein temps pendant des mois pour fouiller dans le passé de Donald Trump. Et tout ce qu’ils ont trouvé fut cette fameuse vidéo d’une conversation privée remontant à des années (conversation effectivement vulgaire et insultante pour les femmes).

Mais, les médias n’avaient pas une heure à consacrer à la compréhension des raisons du vote Trump. Ces raisons sont pourtant simples à comprendre. Les peuples occidentaux rejettent de plus en plus les « élites » branchées, chantres de la « mondialisation heureuse », qui n’est heureuse que pour quelques-uns et catastrophique pour le plus grand nombre. Ils veulent donc reprendre leur destin en main, pour vivre selon leurs traditions et leurs cultures. Cette tendance générale a conduit au Brexit, à l’élection de Trump, et devrait prochainement assurer la victoire d’Hofer en Autriche.

En France, de toute évidence, le FN est le parti qui peut le plus facilement profiter de cette dynamique. Mais, pour cela, il doit, lui aussi, prendre la mesure de la colère des peuples. Et cette colère n’est pas d’abord économique, même si le chômage et le déclassement sont déterminants dans le vote contestataire. Cette colère est profondément une colère identitaire : une colère contre les « élites » qui veulent nous déraciner de force. Il faut tranquillement assumer ce caractère contestataire. Il n’est pas déshonorant de refuser des « élites » aussi antinationales.

Et il faut aussi fédérer les colères, sans se pincer le nez devant telle déclaration ou telle personnalité. Il va de soi que Marine Le Pen n’a pas à assumer les déclarations de tous ses soutiens, mais tacler publiquement lesdits soutiens, comme cela vient d’être fait avec le SIEL, ne permet pas de bâtir une stratégie victorieuse. En tout cas, le cocktail gagnant est aujourd’hui composé de contestation des « élites » hors-sol, de discours identitaire, et d’un solide bon sens (y compris en économie, où le discours du FN peine à rencontrer l’adhésion de la France qui travaille...). Le FN a huit mois pour corriger ce qui pèche dans son discours et approfondir ce qui fonctionne."

Posté le 16 novembre 2016 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

15 novembre 2016

La bonne blague du décryptage

Libération n'a pas encore nettoyé ses archives...

BNe croyez pas tout ce qui est raconté dans les médias.

Posté le 15 novembre 2016 à 14h52 par Michel Janva | Lien permanent

14 novembre 2016

Désinformation : la presse française s'excusera-t-elle ?

Dans une lettre à ses lecteurs, l’éditeur du New York Times Arthur Sulzberger Jr. s’excuse que son journal ait été malhonnête dans sa couverture de la campagne de Donald Trump.

Capture d’écran 2016-11-14 à 08.18.41«Nous entendons nous recentrer sur la mission fondamentale du journalisme du Times promet Sulzberger, et qui consiste à rapporter honnêtement ce qui se passe en Amérique et dans le monde, sans crainte ni faveur.» [...]

«vous pouvez comptez sur le New York Times pour couvrir avec honnêteté et indépendance le nouveau président et son équipe.» [...]

Nous attendons les mêmes excuses en France.

Posté le 14 novembre 2016 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent

13 novembre 2016

Les Etats-Unis ont changé d'heure, il faudra s'y faire...

Voici la couverture recto-verso d'un livre qui vient juste d'arriver chez les libraires et qui stipule de manière affirmative que le 45 ème président américain est...Hillary Clinton :

Capture d’écran 2016-11-13 à 18.09.02

Capture d’écran 2016-11-13 à 18.09.09

Et vu sur le blog de Daoudal :

2782307082

Cette femme qui pleure en voyant sur un écran la victoire de Donald Trump, c’est Ilyse Hogue, présidente de NARAL Pro Choice America, l’un des plus importants lobbies de l’avortement sans limite aux Etats-Unis.

On peut signer la pétition qui félicite Donald Trump et l’exhorte à tenir ses promesses pro-vie.

Posté le 13 novembre 2016 à 18h17 par Michel Janva | Lien permanent

11 novembre 2016

Comprendre Donald Trump

Il y aurait des pages et des pages de notes à rédiger pour commencer à désintoxiquer l'opinion publique française au sujet du nouveau POTUS (president of the United States), tant elle a été enfumée jusqu'à la nausée par le psittacisme de nos medias, reprenant sans fin les mots d'ordre de CNN (Clinton News Network).

Le site Les crises présente une brève compilation d'interventions de l'ex-candidat, mais aussi de nombreux liens, pour nous éclairer sur le phénomène. Nous en extrayons la video ci-dessous, mais allez sur le site, ça vaut le coup.

 

Posté le 11 novembre 2016 à 11h23 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (2)

10 novembre 2016

New-York Times : "Les médias d’information ont largement manqué ce qui se passait autour d’eux"

Extrait de l'article publié hier par Jim Rutenberg, médiateur au New York Times :

"Les médias d’information ont largement manqué ce qui se passait autour d’eux. C’est une histoire qui se répète. Les estimations n’ont pas seulement été un mauvaise guide durant cette nuit électorale – elles ont été à l’inverse de ce qui se jouait réellement (...)

C’est plus qu’un échec des instituts de sondages. Il s’agit bien de l’échec à entendre la colère bouillonnante d’une grande partie de l’électorat américain qui s’est sentie délaissée par une minorité sélective, trahis par des accords commerciaux qu’ils considèrent comme des menaces et non respectés par Washington, Wall Street et les médias mainstream (...)

Les journalistes n’ont pas remis en question les sondages qui confirmaient leur intuition selon laquelle M Trump ne pouvait l’emporter, même dans un million d’années (...)

Dans une ancienne chronique, j’ai cité l’écrivain conservateur Rod Dreher expliquant que la plupart des journalistes étaient aveuglés par leur propre bigoterie contre la religion conservatrice, contre les gens de la campagne, contre la classe ouvrière et contre les Blancs pauvres. Quel que soit le résultat de l’élection, vous entendrez de nombreux rédacteurs en chefs parler de la façon dont ils doivent envoyer leurs reporters au coeur de la nation et du pays, pour mieux comprendre les citoyens. (…) Pour eux, le gouvernement était en panne, le système économique était en panne et, nous l’entendons souvent, les médias d’information étaient en panne également. Il y a certainement une part de vrai. Cela peut être réparé, mais nous devons nous y mettre, une fois pour toutes."

Et en France, faudra-t-il attendre un million d'années pour que les médias reconnaissent leur parti pris et fassent leur mea culpa ?

Posté le 10 novembre 2016 à 08h57 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

La défaite la plus retentissante, ce n'est pas Hillary Clinton qui l'a subie, mais les journalistes

De Marco Tosatti, traduit par Benoît et moi :

Images-13"La défaite la plus retentissante, ce n'est pas Hillary Clinton qui l'a subie. Ce qui l'a subie, c'est une façon de faire du journalisme qui ne pourrait pas être plus éloignée de ce que devraient être les règles du jeu.

Aux États-Unis - et chez nous - les médias ont sans vergogne pris parti en faveur des lobbies de pouvoir et d'intérêts conduits par Clinton. Pas seulement dans les commentaires: en dissimulant des informations qui auraient pu faire du tort à la candidate démocrate, en exaltant au maximum de tous les aspects négatifs possibles et imaginables de son rival, en insultant - comme racistes, semi-analphabètes, bigots et ainsi de suite - tous ceux qui ne soutenaient pas la responsable du désastre libyen et syrien, grande alliée des Saoudiens et du Qatar, et financée par eux.

Et pourtant, beaucoup d'informations qui jetaient une lumière inquiétante sur Hillary, ses relations, ses squelettes dans le placard, circulaient librement sur les réseaux sociaux [et plus généralement, internet]. Elles n'étaient pas reprises par les journaux liés à elle et aux gens qui dans l'ombre manœuvraient les financements, les sondages et l'opinion publique. Mais, évidemment, les électeurs, eux, ont vu, lu et entendu. Et le bon sens, la théologie du moindre mal, a prévalu.

Il serait intéressant, d'un point de vue sociologique, de pouvoir éclaircir quel rôle les réseaux sociaux ont joué dans la formation de l'opinion des électeurs. En dépit de la grosse caisse que les médias, aux États-Unis (et à notre petit niveau, chez nous aussi) ont battue sans relâche pour Hillary.

Deux observations. 

Tout d'abord, cette campagne a marqué - au cas où il en était besoin - la fin du mythe du journalisme anglo-saxon par rapport au reste du monde. Comme pour la couverture de la guerre en Syrie, les médias ont montré leur incapacité à mener à bien un travail impartial. Mais aussi l'incapacité à faire leur métier, c'est-à-dire à saisir des éléments de doute et d'incertitude dans ce qu'ils assuraient être les magnifiche sorti e progressive d'Hillary ("l'admirable destin, les progrès de l'Histoire", allusion à un poème de Leopardi "La ginestra/Le genêt", cf. ptutoy.over-blog.net/article-le-genet-ou-la-fleur-du-desert)

Quelle crédibilité aura perdu, aux États-Unis et chez nous, une information aussi clairement peu fiable?"

Posté le 10 novembre 2016 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent

09 novembre 2016

La défaite de la pensée unique

Morceaux choisis :

Capture d’écran 2016-11-09 à 19.56.44

Cw01f1MWIAA3VM-

Capture d’écran 2016-11-09 à 19.59.14 CwzZZy6W8AABJvN
Le correspondant du Monde aux Etats-Unis a publié 5 tweets de cet acabit :

Capture d’écran 2016-11-09 à 20.22.01 Capture d’écran 2016-11-09 à 20.21.38

Posté le 9 novembre 2016 à 20h24 par Michel Janva | Lien permanent

05 novembre 2016

Panique à France Télévisions

De plus en plus chère et de moins en moins d’audience : 

Posté le 5 novembre 2016 à 14h47 par Michel Janva | Lien permanent

Conférence de Bernard Lugan

Bernard-LuganSite-600x338

Les mardis de Politique magazine

Conférence mardi 8 novembre 2016

Panorama des crises africaines

par Bernard Lugan,
historien africaniste, auteur de Histoire de l’Afrique du Nord (Le Rocher)

Rendez-vous à partir de 19h00
Conférence à 19h30 précises
Participation aux frais : 10 euros
Etudiants et chômeurs : 5 euros

Salle Messiaen
3, rue de la Trinité
75009 Paris
Métro: La Trinité, Saint-Lazare

Pour tout renseignement :
Politique magazine, 1, rue de Courcelles, 75008 Paris
Tel. : 01 42 57 43 22

Posté le 5 novembre 2016 à 09h14 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

04 novembre 2016

Elections américaines: la révolte d'une partie de l'Etat-profond contre le Système ?

C'est ainsi que de multiples canaux de réinformation US, et non des moindres (Ron Paul, Axel Jones, ...) commencent à interprêter la reprise de l'enquête du FBI sur l'emailgate d'Hillary. Très intéressante analyse de Philippe Grasset sur dedefensa, qui ouvre des perspectives considérables. Notons au passage ce tacle à l'encontre de nos medias de désinformation.

Pendant ce temps-là, les “experts” franchouillards-postmodernes discourent gravement sur la dimension politique de l’événement, s’étant aperçus qu’il se passe quelque chose, entre les sondages et les anecdotes rapportés par Comey. Nous sommes entre gens sérieux, des qui ne se laissent pas troubler par des rumeurs, qui vérifient les faits, c’est-à-dire les narrative, pour bien mesurer dans quelle mesure les fantasmagoriques élucubrations et menteries-Système sont scientifiquement acceptables et vérifiables (elles le sont dans ces temps-étranges, comme toutes “élucubrations et menteries-Système”) ; c’était hier soir à l’heure convenue, parcouru de clins d’œil entendus et de sourires sceptiques et d’une arrogance chic-salon, sous la direction du brave Yves Calvi sur LCI, et l’émission s’intitulant, finement dans l’art du sous-entendu entre les lignes, « L’Amérique se Trump-elle ? ». (Sur Arte, également soirée américaniste, avec présentation d’un film : Trump« qui ment toutes les quatre secondes » [ou tous les quatre mots, je ne sais plus] face à l’hyper-sincère Hillary, épuisé sous le poids du tsunami de vérités qu’elle ne cesse de vociférer et présentée simplement comme « la dernière chance » [je ne sais de qui, de quoi, de comment, de pourquoi, cette “dernière chance”, mais vous savez certainement, vous lecteurs].) Toujours quelques métros bondés de réfugiés de retard, les penseurs-parisiens... La médiocrité française ornée de la suffisance à mesure est quelque chose d’épuisant pour le jugement courant. Mais bon, il s’agit d’un autre monde...

Posté le 4 novembre 2016 à 09h55 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (1)

28 octobre 2016

Les rubriques "décodages" des médias sont à comprendre par antiphrase

Le Rouge & Le Noir a interrogé Claude Chollet, président de l’Observatoire des Journalistes et de l’Information Médiatique (OJIM). Extrait :

Logo"Que penser de la multiplication des rubriques « décodages » dans les médias (Les décodeurs du Monde, Libé Desintox, Le vrai du faux de France Info …) ? Leurs « décodages » sont-ils objectifs ?

Il faut prendre ces titres par antiphrase. Décoder veut dire recoder, désintoxiquer veut dire intoxiquer, dire le vrai veut dire le faux. Nous sommes en plein roman orwellien : l’amour c’est la haine, la paix c’est la guerre, la vérité c’est le mensonge. Les faux décodeurs du Monde ont publié un savoureux article où ils dénonçaient (voir l’Empire du Bien de Philippe Murray) les mauvais esprits qui spéculaient sur la santé chancelante d’Hillary Clinton… jusqu’au malaise public de celle-ci. On pourrait multiplier les exemples où à partir d’un minuscule morceau de réalité ces redresseurs de tort vont toujours dans le même sens : tordre le réel pour le rendre conforme."

Posté le 28 octobre 2016 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

France Télévisions : trop de salaires élevés et trops de cadres

Ce rapport de la Cour des Comptes va faire réaliser aux Français à quoi sert la redevance :

La_propagande_est_la_d_mocrati"La Cour des comptes aimerait bien savoir ce que font réellement les 550 personnes les mieux payées de France Télévisions (...)

Passée relativement inaperçue, la sixième des 23 recommandations des magistrats enjoint la direction à passer en revue "le contenu effectif des postes occupés par les salariés les mieux rémunérés de l’entreprise". Cette évaluation, jugée "indispensable", concernerait 550 salariés percevant un salaire supérieur "à 8.000 euros brut par mois", précise l'institution. Citant un travail similaire entrepris par la BBC, cet audit permettrait d'évacuer les doutes et "interrogations", précise la Cour des comptes à Business Insider France.

Dans le détail, 547 salariés ont bénéficié en 2015 d’une rémunération de plus de 96.000 euros annuels bruts, dont 191 une rémunération supérieure à 120.000 euros annuels bruts (...)

La Cour des comptes relève un sur-encadrement chez France Télévisions. Selon les magistrats, ce taux s'est élevé à 79 % chez les personnels techniques et administratifs (PTA) en 2014,  soit 4746 des 6013 permanents.

Les journalistes ne sont en pas en reste : le nombre de journalistes affectés à des fonctions de coordination et d’encadrement est de 26 % en 2015 par rapport aux journalistes "de terrain", c’est-à-dire affectés aux reportages et au contenu de l’information. 

"Cette disproportion est encore plus marquée au sein de la direction de l’information où ils atteignent 40 %, dont 149 rédacteurs en chef ou rédacteurs en chef adjoint", précisent les magistrats dans leur rapport (...)

En partant des deux taux relevés par la Cour des comptes, les cadres représentaient 62,77 % des effectifs en 2014.

Il y  a donc trois fois plus de cadres chez France Télévisions que dans les entreprises françaises, la moyenne se situant entre 17 % et 18 % de la population active française"

La propagande politique d'Etat coûte cher au contribuable...

LogoFTV_chaineVol

Posté le 28 octobre 2016 à 07h41 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

24 octobre 2016

Le Monde ne publiera aucune tribune de Marine Le Pen ou d’un hiérarque du Front national

Au moins les choses sont claires et le parti pris assumé par le directeur du Monde, Jérôme Fénoglio :

Le-Monde-petit-agent-servile-de-la-propagande-atlantiste"Tout au long de la campagne présidentielle, Le Monde maintiendra le principe qu’il s’est fixé depuis de nombreuses années : aucune tribune de Marine Le Pen, ou d’un hiérarque du Front national, ne sera publiée dans ses colonnes ou ses publications numériques.

Cette ligne éditoriale ne signifie pas qu’il faille minimiser, voire passer sous silence, la parole lepéniste. Nous couvrirons le FN avec la même rigueur [sic], les mêmes règles [re-sic], la même exigence que les autres partis politiques. Nous en rendrons compte avec tous les outils dont nous disposons : l’entretien, l’enquête, le reportage ou le portrait.

Cette volonté de ne pas accorder à la direction du parti ce qu’elle espère – un signe supplémentaire de son institutionnalisation – ne doit pas, non plus, nous exonérer de remplir une mission cruciale en ces temps de trouble dans notre démocratie. Etre intransigeant avec le FN oblige à se montrer intransigeant avec les causes, réelles et non fantasmées, de sa popularité. Prendre Marine Le Pen à ses propres mots n’a de sens que si l’on décrit inlassablement ce qui, aujourd’hui, la rend audible. C’est l’engagement que prend la rédaction du Monde à l’orée de ces mois de campagne électorale."

Posté le 24 octobre 2016 à 14h51 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (24)

Le fichage ethnique de France Télévisons

Logo_club21emeFrance Télévisons annonce pour début novembre le lancement d’un « guide expertise », annuaire de personnalités issues de la diversité à destination des journalistes et producteurs d’émissions.

Nous attendons que les mêmes qui avaient lynché Robert Ménard crient au scandale...

Imaginée et mise en place avec le Club du XXIe siècle, réseau qui milite pour la valorisation de la diversité, cette plateforme interne, appelée « Experts Plus » a recensé 150 personnalités, toutes issues des minorités visibles, qui sont à même d’être invitées dans les JT et les émissions de débat.

Cette initiative veut montrer le grand remplacement sur les plateaux, où, lors des débats politiques ou de société auxquels sont conviés experts économiques, chercheurs ou acteurs de la société civile, ce sont encore majoritairement des hommes blancs qui s’expriment à l’écran. Sic.

Le bilan diversité 2015, qu’a publié la direction de France Télévisions en juin chiffrait ainsi à 12 % la proportion de non-Blancs dans l’information sur France 2 et à 10 % sur France 3.

Il est vrai que la télévision manque de diversité. Mais il ne s'agit pas de diversité ethnique : il s'agit de diversité idéologique. La plupart des intervenants sont adeptes du multiculturalisme et du mondialisme. On le voit à chaque échéance électorale : les médias étaient très majoritairement pour le Traité européen et très à gauche.

Posté le 24 octobre 2016 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

22 octobre 2016

Selon Aude Lancelin (ex-L'Obs), la presse française est sous la coupe des politiques et du Cac 40

Licenciée en mai dernier de son poste de directrice-adjointe de l'Obs, Aude Lancelin donne des informations sur la mainmise du pouvoir politique et financier sur les grands médias français :

"François Hollande fait partie de cette génération de politiques qui se préoccupe encore énormément de ce qui se passe dans les rédactions. Il passe sa vie à recevoir des aréopages de journalistes, à échanger des SMS avec eux… Et puis le PS et François Hollande vont si mal, sont si impopulaires que, oui, même un petit poumon malade comme L'Obs leur est encore très nécessaire… Ce journal a encore un portefeuille de plus de 300 000 abonnés, dont énormément d'enseignants, et il jouit toujours d'un certain prestige dans quelques milieux. C'est une supernova en train de s'éteindre, mais qui luit encore… et dont François Hollande croit fermement avoir besoin (...)

J'ai pris goût à cette liberté de parole retrouvée, je ne pourrai plus recommencer à ruser sans cesse, à dire des demi-vérités pour ne pas fâcher les uns et les autres comme nous sommes tous obligés de le faire constamment.

La presse française traverse une période extrêmement difficile, elle est désormais entièrement à la main des avionneurs, des bétonneurs, des géants du luxe et du CAC 40. Or nous crevons justement de ne pas donner aux lecteurs ce qu'ils attendent. Mais je crois beaucoup à une prise de conscience. D'autres voix que la mienne commencent à s'élever."

Posté le 22 octobre 2016 à 14h31 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

De l'urgence de s'informer autrement

CvUk7xEWYAAKos-

Source

Posté le 22 octobre 2016 à 10h20 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

18 octobre 2016

Etats-Unis : le système de l’information est en train de se scinder en deux groupes hostiles

Intéressante analyse de Charles Gave sur la campagne présidentielle aux Etats-Unis :

A"Je n’ai jamais vu dans une élection aux USA une telle partialité de la grande presse. Qu’elle aille fouiller dans le passé de monsieur Trump me parait normal. Qu’elle ne parle pour ainsi dire jamais des casseroles que traînent les Clinton commence à attirer l’attention du vertueux Wall-Street journal qui a du mal à comprendre pourquoi cette même grande presse  monte en épingle les peccadilles supposées de monsieur Trump et refuse de parler des crimes des Clinton.

Car, Il semble bien que les journalistes de cette même grande presse soient prêts à tout pour faire élire leur candidate, comme par exemple  en transmettant  les questions qui lui seront posées avant que l’interview n’ait eu lieu ou en refusant de filmer les foules qui viennent aux réunions de monsieur Trump.

Que  les journalistes soient à la fois de gauche et vendus au pouvoir en place, voila qui n’étonnera que les naïfs.

Qu’ils en arrivent à trahir leur propre déontologie de façon aussi évidente est plus surprenant.

Et du coup, un autre phénomène est en train de se produire qui me laisse un peu pantois : le système de l’information aux USA, le fameux quatrième pouvoir est en train de se scinder en deux groupes violemment hostiles…ce qui est nouveau.

  • Du coté de Clinton nous trouvons toute la presse officielle, c’est-à-dire  en gros les journaux, les grandes chaines de télévision, les agences d’information, tout ce qui constitue la presse du passé qui  unis comme un seul homme soutiennent la candidate démocrate à un point qui dépasse l’entendement
  • Du coté de Trump s’aligne Fox News, la chaine de télévision « officiellement de droite » astucieusement créée par Rupert Murdoch pour capturer les voix de ce courant de pensée ainsi qu’une grande partie de la blogosphère centrée autour de deux grands succès, Zéro Hedge et Breitbart qui sortent toutes les affaires anti Clinton les unes après les autres, entretiennent toute une série de show télévisés apparaissant en boucle sur You tube et qui comptent des millions de visiteurs par jour.

Et  nous assistons à une véritable guerre à mort entre les deux systèmes,  qui continuera bien après que l’élection présidentielle ait eu lieu. Car comme les coûts sont immenses dans le premier système et que ce premier système est en pertes,  et très légers dans le deuxième avec une forte rentabilité, si Trump venait à l’emporter je n’ai pas le moindre doute que ce serait rapidement la débandade dans la presse bien pensante dont les recettes publicitaires s’écrouleraient puisque cette grande presse n’aurait pas réussi à faire élire la candidate des riches et des puissants, qui de ce fait la laisseraient tomber sans vergogne, puisque a l’évidence, elle ne servirait plus a rien. Ce que je dis avec beaucoup de tristesse est donc que la grande presse américaine est constituée aujourd’hui de valets ayant peur pour leur job et donc suivant les ordres qu’on leur donne.

Les journalistes  classiques en fait soutiennent Clinton parce qu’ils savent fort bien que si Trump était élu, alors ils se retrouveraient au chômage très rapidement, et que le chômage c’est acceptable pour le peuple mais pas pour eux."

Posté le 18 octobre 2016 à 17h35 par Michel Janva | Lien permanent

14 octobre 2016

Absence de politique française en Syrie: l'article qui résume tout

Alors que votre blog préféré s'efforce de relayer autant que c'est possible les initiatives de réinformation au sujet de la Syrie, qui fait l'objet d'une campagne générale d'intoxication à "l'Ouest", le site du Figaro s'honore réellement de donner la plume à Caroline Galactéros, docteur en science politique, colonel de réserve et animatrice du blog "bouger les lignes", qui fait une synthèse percutante de la situation en Syrie et de la honte sans retour que représente pour la France la malfaisance de ceux qui, à vrai dire, usurpent les titres qu'ils portent et les fonctions qu'ils font mine d'occuper. Merci donc au Figaro, et bravo à Madame Galactéros. Extraits.

L'impensé du discours français n'en reste pas moins le suivant: si Assad, «bourreau de son propre peuple» selon l'expression consacrée, était finalement militairement et politiquement mis hors-jeu, par qui compte -on le remplacer? A qui sera livrée la Syrie, «utile» ou pas, une fois que DAECH en aura été progressivement «exfiltré» vers d'autres macabres «territoires de jeu», en Libye par exemple? Quelle alternative pour la survie des communautés, notamment chrétiennes, encore présentes dans le pays qui passe par la survie des structures laïques d'Etat? Quels individus veut-on mettre au pouvoir? Les pseudo «modérés» qui encombrent les couloirs des négociations en trompe l'œil de Genève? Le Front al Nosra, sous son nouveau petit nom - Fateh al Sham -, que les Américains persistent à soutenir en dépit des objurgations russes et qui a fait exploser le cessez-le feu? Ou peut-être certains groupuscules désormais armés de missiles américains TOW qui n'attendent qu'un «go» pour tenter de dézinguer un avion ou un hélico russe, «par erreur» naturellement? Ou encore les représentants des Forces démocratiques syriennes, ou ceux de «l'Armée de la Conquête» qui renait opportunément de ses cendres… Ou un mixte de tous ces rebelles - apprentis démocrates férus de liberté et qui libèreront enfin le peuple syrien du sanglant dictateur qui le broyait sous sa férule depuis trop longtemps? (...)

Croit-on sérieusement que l'on pourra contrôler une seule minute ces nouveaux «patrons» du pays qui se financent dans le Golfe -dont nous sommes devenus les obligés silencieux-, et dont l'agenda politique et religieux est aux antipodes de la plus petite de nos exigences «démocratiques»? Ne comprend-on pas qu'ils vont mettre le pays en coupe réglée, en finiront dans le sang avec toutes les minorités, placeront les populations sunnites sous leur contrôle terrifiant, et que tout processus électoral sera une mascarade et ne fera qu'entériner une domination communautaire et confessionnelle sans appel? … «Anne, ma sœur Anne ne vois-tu rien venir? je ne vois que l'herbe qui verdoie et la terre qui poudroie» … Quelle naïveté, quelle ignorance, quelle indifférence en fait! (...)

Nous combattons l'Etat islamique pour la galerie, sans grande conviction ni détermination politique, de très haut, par des frappes qui sans présence terrestre demeurent symboliques. Pour Moscou, au contraire, il n'existe pas «d'islamistes modérés» ; combattre le terrorisme revient à combattre l'EI mais aussi ses avatars locaux innombrables à tout prix, y compris au prix de pertes civiles importantes. Et c'est aujourd'hui la Russie qui, dans les airs mais aussi au sol, avec l'Iran et le régime syrien, «fait la guerre», se bat contre le terrorisme islamiste qui menace tout l'Occident, gangrène nos vieilles sociétés repues et pacifiques et nous prend pour cible. Ils «font le job». Un horrible job. Dans l'immédiat, il faut choisir entre le soutien à l'Etat syrien - que le régime d'Assad incarne-, et DAECH et Cie. (...)

Hauteur de vue et profondeur de champ, véritable souci pour la souffrance humaine: la realpolitik est la solution, pas le mal. La confusion permanente entre l'Etat syrien et le régime syrien nourrit la guerre. C'est l'Etat qu'il faut aider à survivre à l'offensive islamiste au lieu d'encourager les mouvements terroristes à le déstructurer. Le sort de Bachar el Assad est à la fois central et accessoire. Si l'Etat syrien devait tomber sous la coupe de DAECH ou sous celle d'Al Nosra et de ses avatars, alors ce seront les massacres communautaires et le chaos. Qui aura alors des comptes à rendre pour les avoir laissé advenir?

Posté le 14 octobre 2016 à 08h43 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (11)

12 octobre 2016

Le montage Alep : une opération de propagande

François Hollande veut traduire Poutine devant la Cour Pénale internationale pour les crimes commis à Alep.

Une journaliste britannique, qui est allée sur place, dénonce l'intox monstrueuse :

Posté le 12 octobre 2016 à 18h00 par Michel Janva | Lien permanent

Avec Le Figaro, St François devient Che Guevara !

De Bernard Antony :

S"Le premier volume de la collection Les grandes figures de la spiritualité chrétienne, dirigée par Michael Lonsdale et publiée par le Figaro, en vente dans tous les kiosques et librairies, est consacré à Saint François d’Assise. La présentation, bien reliée, cartonnée, est attrayante et le CD qui accompagne le livre offre des textes de Saint François parmi les plus beaux et célèbres, bellement lus par Michael Lonsdale.

Le texte du livre a pour auteur Ludovic Viallet et est divisé en trois parties :la Vie ; le Message ; l’Héritage. Sur la vie, un exposé passable. De l’anodin, somme toute. Ce qui est moins acceptable, c’est que, dans le chapitre Le message, l’auteur en profite pour distiller un message de conformisme « catho-gaucho ». D’abord, la réflexion suivante : « François vivait au XIIIème siècle, il n’a pas à être mis en balance avec Che Guevara (sic) et s’il avait vécu au XXème siècle, il nous aurait peut-être surpris par son refus de l’angélisme et de la naïveté ». Mais que signifie donc cette mise en perspective avec Che Guevara, campé une fois de plus selon la mythification idéologique (et marchande !) de ce personnage qui fut en réalité un immonde tueur sanguinaire, un forcené devenu gênant pour Fidel Castro lui-même ?

Dans la foulée, l’auteur ne manque pas l’occasion de nous livrer son encensement du pape actuel qui a eu « l’idée géniale » de prendre le nom de François. Et de citer quelques faits et gestes de ce dernier, parmi les plus loués par la gouvernance politico-médiatique et idéologique actuelle. Mais ne pas y applaudir comme tout le monde, c’est se mettre évidemment dans la triste position des égoïstes, des méchants, des fermés à l’exemplarité du Poverello. Beau tour de passe-passe dialectique de récupération tactique. Mais la manipulation du camarade Ludovic Viallet va crescendo : éloge de la théologie de la libération, « ce dont l’un des théoriciens, Leonardo Boff, sanctionné en 1985 par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (présidée par le Cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI), était franciscain jusqu’à sa sortie de l’ordre et du sacerdoce en 1992 ». Et voilà la matière d’un brin de perfidie contre Benoît XVI et de beaucoup de désinformation sur le camarade Leonardo Boff. Viallet oublie en effet de mentionner que ce fut Saint Jean-Paul II qui manifesta sa nécessaire autorité à l’égard de son attitude de révolutionnaire insolent en lui imposant virilement de se mettre à genoux. [...]"

Posté le 12 octobre 2016 à 16h10 par Michel Janva | Lien permanent

Valeurs Actuelles : Yves de Kerdrel proche de Macron

Trouvé dans Minute :

K"Directeur général du groupe Valmonde, éditeur de « Valeurs actuelles », Yves de Kerdrel serait l’un des tout premiers adhérents du mouvement En Marche !, d’Emmanuel Macron, avec la carte n° 007. C’est ce que révèle Alain de Benoist, le principal théoricien de la Nouvelle Droite, au détour d’un entretien à Boulevard Voltaire. Kerdrel en agent 007 de Macron ? A « Valeurs actuelles », on n’en est pas étonné, tant celui qui était jusqu’au printemps dernier le directeur de la rédaction de l’hebdomadaire et a présidé la semaine dernière ses cinquante ans dans le cadre de l’hôtel des Invalides n’a jamais fait mystère des ses liens avec son « grand ami » Macron, dans le style « Emmanuel me disait hier… » ou, plus « upper class » encore : « Emmanuel, avec qui j’ai passé le week-end… »"

Posté le 12 octobre 2016 à 12h30 par Michel Janva | Lien permanent

11 octobre 2016

Un grand moment de journalisme objectif

Avec cet éditorial du Monde au vitriol contre le candidat américain :

Images-2"[...] Cet homme est une menace pour la démocratie. [...] Voilà un homme qui a érigé son ignorance crasse de tous les dossiers en preuve de sa non-appartenance aux « élites », situation qui lui conférerait une supériorité naturelle sur ses concurrents ! Voilà un homme qui ment tellement qu’il a en quelque sorte neutralisé la notion même de mensonge : dans l’univers de Donald Trump, les faits eux-mêmes sont « élitistes » et ne doivent pas venir entraver la vision du monde que veut nous imposer ce roi de la télé-réalité. Trump a acquis une partie de sa notoriété en étant bateleur en chef à la télévision. Tel est son « apport » en politique : il a transféré dans l’arène publique le principe de la télé-réalité. Il s’agit de capter l’attention en repoussant toujours plus loin les limites de la vulgarité. Au nom du « parler vrai » et de la lutte contre le « politiquement correct », on fait reculer le seuil de l’inacceptable. [...]"

On lira cette analyse plus honnête de L'Homme Nouveau sur le personnage :

"[...] À quelques semaines du 8 novembre, le candidat du parti républicain vient de s’entourer de trente-trois conseillers catholiques, tous admirables. Parmi eux, le Père Frank Pavone, directeur de « Prêtres pour la Vie », Tom Monaghan, fondateur d’Ave Maria University en Floride, Rick Santorum, ancien sénateur et candidat présidentiel, Sam Brownback, gouverneur du Kansas, et Fran­cis Rooney, ex-­ambassadeur auprès du Saint-Siège. Trump a aussi formé une coalition pro-vie dirigée par la catholique Marjorie Dannenfelser, qui a fait élire plus de cent candidats pro-vie au Congrès. Et au sommet de sa campagne, Trump vient de placer deux catholiques fia­bles : Steve Bannon, journaliste, et Kellyanne Conway, avoca­te de choc.

Intervention céleste ? Il se trouve que plusieurs dizaines de milliers de catholiques ont rejoint depuis la fête de l’Assomption une neuvaine de 54 jours de prière lancée par le cardinal américain Raymond Burke (« Ne gaspillez pas votre voix sur un troisième candidat »). ­Elle s’est achevée le 7 octobre, ­fête de Notre Dame du Rosaire. Depuis le début de cette salve de rosaires, le paysage politique a évolué de façon frappante. En juillet, un sondage indiquait que 57 % des catholiques penchaient en direction d’Hillary et seulement 38 % vers Trump. L’écart est aujourd’hui bien moindre. D’autant que les efforts d’Obama pour inviter toujours plus de réfugiés syriens (11 000 cette année, dont presque aucun chrétien) à entrer dans le pays pourraient se retourner contre Hillary qui, béate, a promis d’en accueillir 65 000 par an. [...]

Comme l’explique avec brio, dans une vidéo de 80 secondes, l’organisation Catholic Vote, Hillary serait redoutable pour plusieurs autres raisons. Elle poursuivrait le ruineux plan d’assurance santé d’Obama ; elle bloquerait le choix scolaire des familles pauvres ; elle forcerait les croyants à ne plus « violer, au nom de leur religion, les droits des LGBT ». [...]"

Posté le 11 octobre 2016 à 19h56 par Michel Janva | Lien permanent

Une journaliste de Var-Matin regrette (presque) l’abolition de la peine de mort pour Zemmour

Réaction de Gabrielle Cluzel sur Boulevard Voltaire :

Image2

"(...) Une « twittos », s’est dépêchée (...) – pour y aller elle aussi de son crachat… Un retweet de L’Obs montrant Zemmour, avec ce commentaire mesuré, créatif et ô combien bienveillant : « Le gars qui te ferait presque regretter l’abolition de la peine de mort. »

Quiconque fréquente les réseaux sociaux, et Twitter en particulier, sait la violence dont sont capables certains corbeaux virtuels, cachés derrière leur avatar farfelu, dont les insultes en majuscules, souvent truffées de fautes d’orthographe, ressemblent à ces lettres anonymes d’autrefois, aux caractères d’imprimerie découpés dans la presse. Il faut en prendre son parti :les gens frustes et illettrés viennent déverser leur bile.

Var-matinSauf que celle qui affirme que Zemmour mériterait (presque) d’être pendu, guillotiné ou passé par les armes (...) n’est ni fruste, ni illettrée. Elle s’appelle Marielle Valmalette, est journaliste dans la presse régionale depuis 13 ans, et travaille actuellement pour Var Matin. Bien sûr, a-t-elle ajouté d’emblée sur son profil, comme il est d’usage pour dédouaner son employeur, « ses tweets sont sous sa responsabilité ».

Et c’est un peu le problème : est-il bien « responsable », pour une journaliste, d’écrire qu’un de ses confrères – pour une phrase – mérite (presque) la mort ? La déclaration des devoirs et des droits du journalistes (Munich, 1971) ne préciserait donc plus que l’un des principaux devoirs du journaliste est de « défendre la liberté d’information, du commentaire et de la critique » ? (...) 

On sait que ses récents propos ont valu à Éric Zemmour un communiqué de la Société des journalistes de RTL : très « remontée », « [sortie] de ses gonds », elle s’est « désolidarisée », tenant à faire montre de son « aversion » (Télérama) (...) La Société des journalistes de Var Matin, très remontée, va sûrement sortir de ses gonds, clamer son aversion, se désolidariser de cette collaboratrice sanguinaire qui regrette (presque) qu’un confrère dissident ne puisse plus être exécuté en bonne et due forme (...)"

Posté le 11 octobre 2016 à 09h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (27)

Alain Juppé fiche les élèves "allophones". Une enquête est ouverte, la mairie de Bordeaux a été perquisionnée

Non, rassurez-vous, ce traitement d'exception est uniquement réservé à Robert Ménard. Et pourquoi personne ne s'offusque lorsqu'il s'agit d'Alain Juppé ? Explications de l'Observatoire des Journalistes et de l'Information Médiatique (OJIM)

10902451"Croisant le fer avec le maire de Béziers, Robert Ménard, sur les répercussions de l’immigration en milieu scolaire, le maire de Bordeaux à pourtant déclaré : « Moi aussi j’ai des écoles dans lesquelles 60 % des petits enfants sont …allophones », marquant une petite hésitation avant d’employer ce terme sociolinguistique, fort peu usité pour désigner les écoliers étrangers. Le candidat à la primaire de la droite répondait à Robert Ménard qui l’interpellait sur les problèmes des classes d’écoles où les enfants d’immigrés sont en majorité.

Juppé peut ainsi énoncer les mêmes vérités que son contradicteur sans encourir les mêmes foudres médiatiques. Comment expliquer une telle différence de traitement ? Quel est le secret du Dr Juppé ?

En mai 2015, on s’en souvient, le maire de Béziers avait fait l’objet d’une campagne d’une violence inouïe après avoir déclaré sur le même plateau de France 2 qu’il était confronté dans sa ville à des classes où plus de 60% des enfants étaient musulmans. Interrogé sur l’origine d’une telle statistique, Ménard avait indiqué qu’il tenait cette évaluation d’une simple lecture des prénoms des enfants. « Les prénoms disent les confessions. Ce sont les chiffres de ma mairie. Dire l’inverse, c’est nier une évidence » avait-il benoitement expliqué, déclenchant une tempête médiatique. Les associations antiracistes avaient immédiatement dénoncé l’existence d’un « fichier musulman », lequel n’a évidemment jamais existé que dans leur délire morbide. Dès le lendemain, le parquet avait ainsi annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire. Robert Ménard avait été convoqué par la police et longuement interrogé. La presse bienpensante avait immédiatement cloué le maire de Béziers au pilori. Un fichier : cela ne rappelait-il pas les-heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire ?

« Robert Ménard entendu par la police sur le « fichage » des écoliers de Béziers », titrait ainsi Le Monde le 5 mai. « Béziers : Ménard fiche des élèves musulmans : une enquête est ouverte », s’étranglait BFMTV le même jour. « Robert Ménard avoue un fichage d’élèves dans sa mairie », se scandalisait 20 Minutes toujours le même jour.

Le Monde avait poussé soin d’indiquer par avance à ses lecteurs les peines encourues par le maire félon : « Jusqu’à cinq ans de prison et 300 000 euros d’amende ».

Simple bizutage médiatique ? Pas seulement. La machine judiciaire avait emboîté le pas des médias. Peu satisfaits des explications de Robert Ménard, juges et policiers avaient organisé une perquisition à la Mairie de Béziers pour tenter de mettre la main sur le fameux « fichier » (...)

Les mêmes causes étant censés produire les mêmes effets, on peut ainsi se poser la question pourquoi la petite phrase d’Alain Juppé n’a pas déclenché un tel ouragan d’indignation ? (...) La situation décrite par le maire de Bordeaux renvoie strictement à la même réalité que celle dépeinte quelques mois plus tôt sur le même plateau de télévision (...) par son collègue de Béziers (...)

Lorsque l’on considère le luxe de moyens déployés lors de « l’Affaire Ménard », on en vient à se demander pourquoi personne n’a posé de questions au maire de Bordeaux pour savoir comment il était parvenu à son tour à de telles statistiques sur les écoliers de sa ville. Comment sait-il que 60% des petits enfants sont « allophones » ? Serait-il lui aussi, pour reprendre les termes du réquisitoire de Manuel Valls devant la représentation nationale, « un maire qui établit des fichiers, qui établit une classification, qui établit des statistiques concernant les enfants des écoles » ?

Pourquoi l’un est-il lynché et l’autre traité avec déférence alors que les deux disent la même chose ? Est-ce parce que Ménard, depuis qu’il a largué les amarres avec la gauche et qu’il a rejoint la rive des mal-pensants, fait partie des hommes à abattre ? (...)

Juppé peut dormir tranquille. Ce n’est pas demain la veille que l’on perquisitionnera sa mairie de Bordeaux."

Posté le 11 octobre 2016 à 09h26 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

07 octobre 2016

Message russe au sujet de la Syrie

Alors que les Etats-Unis et leurs supplétifs européens font monter la pression contre la Russie et la Syrie, en saisissant tout prétexte pour diminuer la portée des récents succès de ses derniers contre l'internationale terroriste islamiste, la Russie, par la voix du porte-parole du ministère de la Défense, avertit qu'elle utilisera tous les moyens de défense anti-aériens qu'elle a déployés sur le théâtre pour prévenir les "erreurs" de la coalition, comme celle qui, il y a quelques semaines, a entrainé la mort de plusieurs dizaines de soldats syriens à Deir es Zor, et favorisé, c'est ballot, un succès tactique de Daesh. Ci-dessous l'intervention du porte-parole, sous-titrée dans un anglais très accessible.

Posté le 7 octobre 2016 à 21h27 par Paula Corbulon | Lien permanent

Le Monde ne connait pas le principe de non-contradiction

Le Monde d'hier :

Capture d’écran 2016-10-07 à 18.42.19Le Monde de 2011 :

Capture d’écran 2016-10-07 à 18.42.10

Posté le 7 octobre 2016 à 18h44 par Michel Janva | Lien permanent

06 octobre 2016

Les recrues de l'Etat islamiste sont significativement plus éduqués que leurs compatriotes

Il ne s'agit donc pas de déséquilibrés mentaux et d'illettrés ? Encore un bobard de nos médias encadrants qui s'écroule :

"La Banque mondiale s'est penchée sur le niveau d'éducation des recrues étrangères du groupe terroriste Etat islamique. Dans une étude publiée mercredi à partir de données internes à l'organisation djihadiste, l'institution formule une conclusion étonnante: les membres de l'EI sont mieux formées qu'attendu (...)

"Nous avons trouvé que le groupe Etat islamique n'est pas allé chercher ses recrues étrangères parmi les pauvres et les moins bien formés, mais plutôt le contraire", constate la Banque mondiale dans ces travaux. "L'une des découvertes les plus importantes est que ces personnes sont loin d'être des illettrées", constate-t-elle, estimant que ces données apportent "un éclairage" sur le profil de ces combattants.

La plupart des recrues, pour la période de 2013 à 2014, "assurent avoir une formation secondaire. Une partie importante a poursuivi ses études jusqu'à l'université", précisent les chercheurs de l'institution internationale, qui fixent à 27,4 ans la moyenne d'âge des effectifs étrangers de l'EI. Selon les données, 43,3% ont en effet effectué des études secondaires, 25,4% sont allés à l'université. Seulement 13,5% ne sont pas allés au-delà de l'école primaire et 1,3% s'est déclaré illettré, le reste (16,3%) n'ayant pas donné d'information sur leur formation." 

Tout cela est en fait assez logique puisque les illettrés et les non instruits sont plutôt ceux qui votent FN en France ou pour le Brexit au Royaume-Uni...

Posté le 6 octobre 2016 à 08h48 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

02 octobre 2016

Situation humanitaire en Syrie

Un panorama nous est proposé ici, très utile au moment où la désinformation bat son plein au sujet de la situation en Syrie. Avec notamment des témoignages de SOS chrétiens d'Orient, du CICR, d'Elias Lahham, ... : cinq ans et 300.000 morts.

Posté le 2 octobre 2016 à 19h02 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

28 septembre 2016

Désinformation : Ouest France avoue filtrer l'information

Dans un article de ce jour sur la "fachosphère", le journaliste Thierry Richard se laisse aller (involontairement ?) à une confidence en évoquant "le filtre des médias traditionnels"... :

Capture d’écran 2016-09-28 à 22.23.26

Posté le 28 septembre 2016 à 22h25 par Michel Janva | Lien permanent


     Archives > Liberté d'expression , Médias : Désinformation

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > Liberté d'expression , Médias : Désinformation