19 juin 2013

Autre racisme anti-blanc : celui du journalisme de gauche

Fromage+ se livre à une critique d'un article trouvé dans le ghetto du journalisme de gauche. 12000 invités se sont retrouvés pour un pique-nique au champagne place du Trocadéro. Fin de l'article gauchiste :

"Il trouve ça « immonde ». « Tout ce blanc, ça me dégoûte. Il n’y a pas un noir, pas un arabe. Ils sont pour la Manif pour tous aussi, non ? ». On avait posé la question un peu plus tôt dans la soirée. Et Laurent, 25 ans, avait répondu : « évidemment ! »."

Et le commentaire sous la dernière photo : "Un rassemblement du Ku klux klan à Paris ?"

Début de l'article de Fromage+ :

"On résume : si vous êtes élégant, riche, bien élevé, que vous préférez le raffinement à la vulgarité, le fait-maison au surgelé industriel, le chic à la banalité, le courtois au braillard, le champagne au Banga, vous êtes coupable.

Coupable de quoi ? Vous êtes coupable-tout-court. Je vous rappelle que nous vivons en Égalie, et tout signe extérieur d’excellence est une insulte à l’égalité des citoyens. Votre élégance est suspecte, votre richesse est un manque de partage, votre éducation est un privilège, votre raffinement un snobisme, votre fait-maison est réactionnaire, votre chic m’as-tu-vu et old-régime, votre courtoisie hypocrite, votre champagne une provocation à la face de toute la misère du monde que Marianne s’échine à soigner toute seule avec ses petits bras musclés.

Le Dîner en Blanc est chic et élitiste. Ce que le siècle n’admettra jamais, c’est qu’il est chic parce qu’il est élitiste. Et en Égalie, l’élite c’est très très mal. C’est le démon. L’excellence mérite un concert de sarcasme, assorti d’une pluie de crachats. Le propre de l’élitisme, c’est de n’offrir la jouissance de certaines réalités matérielles et immatérielles qu’à certains. C’est insupportable. [Lire la suite]"

Posté le 19 juin 2013 à 21h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

La manif invisible a répandu ses autollants chez La Montagne

0Pour la célébration du 18 juin, le journal local "La Montagne" surnommé par les aurillacois "La Pravda" a reçu la visite de la Résistance LMPT locale. Dans le souci de ne pas attenter aux biens, un affichage à messages multiples a été effectué au scotch. On s'est excusé en leur indiquant "Vous ne nous voyez pas, Vous ne nous entendez pas, Nous sommes invisibles, C'est pas nous qui collons" En effet, pas une ligne ou photo de toutes les actions effectuées depuis des mois, baillonnage deux fois de la Statue des droits de l'Homme, Manifestation devant la Préfecture, déplacements aux manifestations nationales avec 2 bus, aux locales à l’Hôtel de ville et à la Préfecture, déplacement à Toulouse, Tulle, Rodez, Clermont-Ferrand, concert de klaxon dans la ville, banderoles, tractage, accueil du Ministre de l'agriculture à l'aérodrome et à la fête de la Rose, affichages...

Donc dans la lignée de "Vive La France Libre", il s'agissait de dénoncer la compromission de la presse et de demander "Oui à la Presse Libre". Notons que le slogan de La Montagne c'est "Parlons de Tout, Parlons de Vous", c'est bien pourtant ce que l'on attend d'eux... On leur a fait quelques suggestions... C'est bien de le dire, c'est mieux de le faire. On attend, sans grand espoir du changement. Mais ce matin d’après nos informateurs, le choc les a quand même un peu secoué, personne jusqu'à présent n'avait osé les interpeller de la sorte et "s'attaquer" à eux et à leur monopole de vue.

Dans son édition du jour, le quotidien s'est forcé à écrire une réponse, qualifiant les opposants à la loi Taubira de "thuriféraires de la sainte famille". Et après ce journal de la pensée unique vient donner des leçons de démocratie...

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Posté le 19 juin 2013 à 17h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

17 juin 2013

Les couples médiatico-ministériels

Lu sur OJIM :

"Ainsi du couple Peillon-Bensahel : Nathalie Bensahel [...] intègre Libération en 1991 avant de rejoindre la rédaction du Nouvel Observateur où depuis 2008, elle est chef de service de la rubrique « Air du temps ». Depuis la nomination de son mari, Vincent Peillon, comme ministre en mai 2012, elle ne s’occupe plus des questions d’éducation et de politique publique. Soulignons au passage que Vincent Peillon est le frère d’Antoine Peillon qui est journaliste à La Croix

Autre couple médiatico-ministériel, le couple formé par Michel Sapin et Valérie de Senneville. Le couple s’est marié en décembre 2011 et avait pour témoin François Hollande. Michel Sapin et François Hollande sont en effet très proches, étant issus tous deux de la célèbre promotion Voltaire de l’ENA et ayant accompli ensemble leur service militaire. Valérie de Senneville [...] rejoint Les Échos en 2000 comme journaliste judiciaire où elle demande au comité d’indépendance éditorial de son journal de s’exprimer sur le rôle qui doit être désormais le sien.

Audrey Pulvar fut, elle, la très médiatique et très controversée compagne d‘Arnaud Montebourg [...]. Malgré ses dénégations, Pulvar est une journaliste militante, très proche du think tank socialiste Terra Nova, dont le fondateur était feu Olivier Ferrand, intime d’Arnaud Montebourg. Audrey Pulvar préside au sein du think tank, une commission sur le thème : « Le rôle de l’État sur le marché des médias » avec Louis Dreyfus et le professeur d’économie des médias (Paris II Panthéon-Assas) Nathalie Sonnac. En juillet 2012, elle était nommée à la tête du mensuel Les Inrockuptibles par Mathieu Pigasse, son propriétaire, lequel était également vice-président de la banque Lazard, choisie par Bercy (dont dépend Montebourg) pour conseiller le gouvernement sur le projet de création de la future Banque publique d’investissement… Comme on le voit, les couples ainsi formés par des hommes de pouvoir et des journalistes alimentent également les conflits d’intérêts.

A droite cette fois-ci, Marie Drucker a fait la couverture des magazines au bras de François Baroin, alors qu’il était ministre de l’Outre Mer. [...] Celui-ci, fils d’un grand maître du Grand Orient, avait d’ailleurs été lui même journaliste au service politique d’Europe 1 de 1988 à 1992. Avant de se mettre en ménage avec Marie Drucker, il était marié à une journaliste de LCI, Valérie Broquisse dont il a eu trois enfants. Continuant sa quête d’hommes de la jet-set politico-médiatique, elle le délaisse en 2009 pour établir une liaison avec le banquier Matthieu Pigasse, dont la famille est très présente dans les médias : son oncle, Jean-Paul Pigasse a été directeur de la rédaction de L’Express. Son frère, Nicolas Pigasse, est co-fondateur du magazine Public, sa sœur, Virginie Pigasse, a travaillé au magazine Globe et lui-même est patron des Inrockuptibles… [...]"

Posté le 17 juin 2013 à 12h09 par Michel Janva | Lien permanent

15 juin 2013

Non, les journalistes ne sont pas formatés

Même jour, même titre :

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Posté le 15 juin 2013 à 15h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (27)

14 juin 2013

Comment le Nouvel Obs fait passer la violence des LGBT pour de la violence LMPT

L'art des médias de gauche de présenter la violence des LGBT comme de la soi-disant violence de la manif pour tous :

"Nous avancions sur le boulevard Raspail, chacun sur un trottoir, en train de repeindre progressivement les supports maculés d’affiches (feux rouges, panneaux, barrières) [de LMPT]. [...] Deux femmes d’environ 50 ans qui se promenaient s’arrêtent et lâchent, en regardant @Fou_Rberie :

- C’est encore la manif pour tous

@Fou_rberie, le dos tourné, répond laconiquement, tout en recouvrant une affiche :

- Oui, c’est la manif pour tous

Le ton monte très vite son amie s’interpose, une des femmes hurle :

- J’en peux plus de vos putains d’affiches ! La loi est passée, il faut laisser les gens, les gens ont le droit de se marier, vous êtes homophobes…

Elle essaie d'expliquer qu'il y a méprise, qu'elle lutte contre les manif pour tous mais la femme ne l'écoute pas... et lui décoche une gifle."

Pour le pseudo-journaliste c'est indéniable, cette gifle d'un militant pro-LGBT montre la violence des Manifs pour Tous. CQFD.

Posté le 14 juin 2013 à 14h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

13 juin 2013

La grosse boulette de La Lettre A

Article paru ce jour dans La Lettre A sur des manoeuvres politiciennes :

A
Tout ceci semble bien informé sauf que... le dernier nommé, Philippe Cornet, est décédé il y a 6 jours. Et comme il s'est suicidé, cela a fait un peu de bruit dans la presse locale. Que La Lettre A ne lit visiblement pas.

Posté le 13 juin 2013 à 18h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

12 juin 2013

Nouvelle désinformation de Var Matin

Communiqué du diocèse de Toulon :

"Une nouvelle fois, le journal Var matin, dans son édition du samedi 8 juin, laisse entendre que le premier « mariage homosexuel » du Var aurait été précédé par un mariage religieux, une bénédiction « devant le curé ». De nombreuses réactions nous sont de nouveau parvenues. Outre le fait que l’affirmation est fantaisiste, nous tenons à réaffirmer que l’Eglise ne bénit pas les unions homosexuelles, eussent-elles reçu une reconnaissance légale.

Pas d’altération de la règlementation

La complémentarité des sexes et la fécondité appartiennent à la nature même de l’institution du mariage. Aucune idéologie ne peut donc effacer de l’esprit humain cette certitude : le mariage n’existe qu’entre deux personnes de sexe différent. Aucune célébration de mariage entre deux personnes de même sexe ne peut avoir lieu dans l’Eglise catholique. Les règles concernant sa célébration ne sont en rien altérées par les dispositions concernant le mariage dit homosexuel.

Le respect des personnes homosexuelles doit être inconditionnel, comme la patience avec laquelle doit être sans cesse parcouru le chemin vers ceux qui se considèrent souvent comme rejetés par l’Eglise. Le refus du mariage n’implique cependant ni agressivité ni hostilité de sa part, dans la mesure où il ne nous appartient pas de le définir : il a été institué par Dieu entre l’homme et la femme. On ne pourra jamais baptiser l’union de deux personnes de même sexe du nom de mariage."

Posté le 12 juin 2013 à 17h48 par Michel Janva | Lien permanent

Il y a 2 deux extrêmes gauches socialistes, l’une nationaliste, l’autre internationaliste

De Guillaume de Thieulloy dans les 4 Vérités à propos de l'hystérie après le décès de Clément Méric :

"Un système aux abois se saisit d’un tragique fait divers pour monter une nouvelle manipulation et détourner l’attention de ses échecs ou justifier par avance une nouvelle limitation des libertés publiques. Comme naguère à Carpentras, ou jadis, lors de l’incendie du Reichstag. L’affaire Méric repose, comme les précédentes manipulations, sur un mensonge. Certes, le fait lui-même est bien réel – et bien tragiquement réel. Mais tout le système interprétatif qu’en donnent, comme un seul homme, les politiciens et les journalistes est intégralement faux. En l’occurrence, il ne s’agit pas d’un malheureux étudiant tombé par hasard sur une bande de skinheads qui l’auraient délibérément tué. Il s’agit d’un militant d’extrême gauche, appartenant à une bande violente. On ne sait pas encore qui a cherché la bagarre, mais le seul fait qu’on ne le sache pas encore me laisse à penser qu’il s’agirait plutôt des redskins que des skinheads… Par ailleurs, rien ne permet de penser qu’il y ait eu homicide volontaire. Naturellement, la mort d’un homme est toujours une tragédie, mais on ne peut mettre sur le même plan un accident et l’assassinat politique dont certains ont osé parler. Et, puis, il y a quelque chose d’horripilant à toujours soupçonner « l’extrême droite » de violence et toujours absoudre par avance l’extrême gauche. Dans cette affaire, selon toute vraisemblance, il s’agissait de deux bandes également violentes et je ne vois pas comment on pourrait voir d’un côté des « gentils » et de l’autre des « méchants », selon le schéma manichéen à l’eau de rose de nos chers médias. C’est d’autant plus agaçant que même la stricte symétrie ne serait pas conforme à la vérité. Car, du côté gauche, vous trouvez beaucoup d’associations, syndicats et partis soutenant les prétendus « antifascistes », tandis que, du côté « droit », aucun parti, à ma connaissance, ne soutient les « skinheads ». Les accusations de collusion du Front national ne reposent sur rien de concret. Et, plus grotesques encore, les accusations de Pierre Bergé laissant entendre que ce drame serait lié à la « Manif pour tous » relèvent de la diffamation pure et simple.

Au demeurant, je ne mets le mot « droit » qu’entre guillemets, car il faut dire et redire qu’il n’y a pas une extrême gauche communiste et une extrême droite national-socialiste, mais bel et bien deux extrêmes gauches socialistes, l’une nationaliste, l’autre internationaliste. Il est absolument faux que les néo-nazis soient « à la droite de la droite ». [...]"

Posté le 12 juin 2013 à 07h17 par Michel Janva | Lien permanent

11 juin 2013

Mgr Léonard pour l’union civile ? Intox

Désinformation démontée par Jeanne Smits.

Posté le 11 juin 2013 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent

10 juin 2013

"Il n'y a aujourd'hui en France ni fascisme, ni résistance, ni ordre, ni courage"

Lu dans Le Point :

"Il paraît que les cons osent tout, et que c'est même à ça qu'on les reconnaît. Les élèves de Sciences Po qui ont entonné le Chant des partisans en hommage au défunt adolescent dont on parle sur toutes les antennes ont osé. Il paraît que la vieillesse est un naufrage. Pierre Bergé a coulé. L'indécence médiatique oblige à rompre le délai de décence qui suit la mort d'un homme.

On ne sait par quel bout prendre l'hystérie collective qui agite les médias depuis ce triste événement. Il y a, dans ce déferlement de politiquement correct, une extraordinaire obscénité : la gauche Demorand semble presque contente d'avoir enfin là quelque chose qui viendrait valider trente ans de mensonge idéologique. Le journal Libération s'est une fois de plus ridiculisé, avec sa "mort d'un antifa" qui nous fait revenir à un certain 21 avril 2002 où France Inter se prenait pour Radio Londres.

À part l'implacable réalité du crime, tout est faux là-dedans : les étudiants de l'école la plus soumise qui soit à tous les dogmes se prennent pour des résistants, des groupuscules de déséquilibrés mentaux pour une menace fasciste, le ministre de l'Intérieur pour le gardien de l'ordre, les éditorialistes pour de grands esprits courageux.

Il n'y a aujourd'hui en France ni fascisme, ni résistance, ni ordre, ni courage. Ce militant avait sans doute la funeste illusion d'atteindre la fièvre de la lutte politique radicale, comme ses meurtriers. Mais que pouvaient-ils, chacun avec leurs noirs desseins, face aux forces qui actionnent désormais le destin des hommes et des peuples ? Rien. Le combat est ailleurs, et le leur est d'arrière-garde - plus déplorable encore est son issue."

Posté le 10 juin 2013 à 10h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

09 juin 2013

BFMTV fait passer des extrémistes de gauche pour des skins

L’image choisie pour montrer à quoi ressemblent les skinheads d’extrême-droite est en réalité une photo des Red Warriors : un groupe d’extrême-gauche « antifa », tel que celui auquel appartenait Célemnt Méric :

V

Posté le 9 juin 2013 à 16h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

07 juin 2013

Quand Clément Méric agressait la Manif Pour Tous

Encore un article de grande qualité de Thomas Debesse dont voici des extraits :

"Le 17 avril 2013, en marge d'une Manif Pour Tous, la cellule d'extrême gauche à laquelle appartient Clément Méric vient agresser les manifestants. Line Press était sur place et a filmé une partie des événements. Les extraits sont très intéressants. Malheureusement, je n'ai certainement pas les moyens de me payer une vidéo Line Press… Je me limite donc à une petite sélection de 7 images en invoquant le droit de courte citation… Cette vidéo était jusqu'à peu disponible sur le compte Youtube officiel de LinePress, si vous avez l'occasion de regarder cette vidéo, je vous y invite à le faire, elle est riche en renseignements.

Alors que son groupe agresse la manifestation, tandis que la police intervient pour calmer le jeu et commence à attraper certains, Clément Méric se faufile entre les policiers en civils pour se réfugier derrière les bénévoles de sécurité de la Manif Pour Tous.

Des altercations naissent entre ses camarades et des manifestants. Les bénévoles rappliquent. Clément Méric observe en retrait [...] [et] place sa chevalière de manière à pouvoir frapper avec s'il le faut [...]

Clément Méric n'aime pas être pris en photo. En fait il retire son foulard dès qu'il faut se glisser incognito au milieu des policiers, profitant de son « visage de poupon » comme alibi, et le remet dès qu'il s'agit d'agir avec son groupe. On le voit à un autre moment de la vidéo lever la banderole sur son visage alors qu'un photographe se place pour photographier le groupe.

MMais ce qui nous intéresse dans cette photo n'est pas le foulard, c'est sa chevalière. Sur cette image il joue du pouce et du majeur pour retourner le chaton sous son index et dissimuler la trop voyante bague aux vues des objectifs. Tout le long de la vidéo on le voit tourner cette chevalière, en fonction du rôle qu'il joue. Clément Méric ne se sert pas de sa chevalière comme d'une simple bague d'appartenance ou par coquetterie. Il la porte à l'index pour s'en servir comme une arme et lorsqu'il est inquiet et que le danger menace, place le chaton en avant du poing. Dès lors qu'il ne se sent plus en danger ou qu'il est pris en photo, il cache le chaton dans sa paume. [...]

Les média rivalisent de bidonnage. Du coté du Monde, « pour souligner que Clément Méric n'était pas un provocateur » on précise que le drame s'est déroulé alors qu' il « se rendant à une vente privée de vêtements » comme s'il était allé à une vente BCBG. C'est oublier un peu vite que ladite vente privée est connue pour être un repaire d'extrémistes de tout bord et qui serait souvent l'occasion de bagarres… Tous les ingrédients pour une nomination au prix Albert Moscou sont là…

Déjà, à l'occasion d'un autre fait divers heureusement moins dramatique, je m'étais étonné au début du mois de mai en lisant un article sur une action d'antifa qui avaient troublé un rassemblement venu commémorer la mort d'un nationaliste. Je lisais ces mots étonnant :

« [Les antifas ont] repéré les quelques nationalistes déjà présents. Ces derniers n’ont pu que détaler très vite pour éviter de prendre des coups. »

Comme s'il était normal, dans certains cas comme celui-ci, de recevoir des coups… [...]"

Posté le 7 juin 2013 à 16h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (35)

04 juin 2013

Intox du Monde

A propos de la victoire de NKM, Le Monde titre :

"Primaire UMP à Paris : le très faible effet "Manif pour tous"

Or, un sondage de mi mai la créditait de 82%. Elle a terminé à 58%. Une chute de près de 25%, ce n'est pas ce que j'appelle un "très faible effet". Insuffisant, certes, mais pas faible.

Posté le 4 juin 2013 à 20h10 par Michel Janva | Lien permanent

Patrick Devedjian vs AFP

Les papiers de l'AFP deviennent des bulletins de propagande selon le président du conseil général des Hauts-de-Seine.

Posté le 4 juin 2013 à 10h10 par Michel Janva | Lien permanent

03 juin 2013

Laurence Ferrari n'informe plus

La Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels lui a retiré sa carte de presse.

Posté le 3 juin 2013 à 07h51 par Michel Janva | Lien permanent

01 juin 2013

Libération n'a pas l'esprit très éveillé

Le journaliste Sylvain Mouillard n'a visiblement rien compris aux veilleurs :

"Ils arrivent par petites grappes, en silence. Prennent place derrière une banderole plaquée au sol, bardée des mots «respect», «amour», «paix», «non-violence». Tous ont une bougie, qu’ils déposent soigneusement à leurs pieds. Jeudi, 21 h 30 sur la place du marché, à Versailles. Les «Veilleurs» des Yvelines se sont donné rendez-vous pour une nouvelle soirée de méditation. Ce comité - l’un des plus actifs parmi les 150 du pays - organise sa sixième «veillée» contre la loi sur le mariage pour tous. Une foule de tous âges, blanche dans son immense majorité, s’assied tranquillement en tailleur. Les plus prévoyants ont des sacs plastique ou de vieux journaux pour s’isoler du sol humide. La plupart sont catholiques pratiquants. Mais ils insistent : «Notre mouvement est apolitique et non confessionnel.»

«Etre fragile». Depuis mi-avril, ils se réunissent au même endroit, tous les jeudis. Au programme : des chants scouts et militaires, des lectures de textes de Ionesco, Saint-Exupéry… L’ambiance est studieuse. Il ne faut pas rester debout, les ados qui parlent un peu trop fort sur les côtés se font ramener à l’ordre. Les quelque 200 participants sont convaincus d’être l’avant-garde éclairée de la «résistance». «Souvenez-vous de Jean Paul II, notre bon pape : n’ayons pas peur d’affirmer nos convictions», lance Pierre, un des organisateurs. Chaque intervention est saluée par l’assistance, qui agite les mains en l’air en signe d’approbation. Pendant deux heures, on entend sans discontinuer les mêmes récits. Ceux d’une «démocratie bafouée» et d’une attaque contre «les fondements de notre civilisation». Il s’agit de défendre «l’ordre naturel» ainsi que «l’enfant», cet «être fragile». Régulièrement, un intervenant rappelle que le mariage, c’est «l’union entre un homme et une femme en vue de procréer». Surtout pas l’officialisation de l’amour de deux personnes de même sexe, «même si on n’a rien contre les homosexuels». «Il est inconcevable que des personnes stériles de fait puissent se marier et demander des enfants», résume Eric, grand gaillard de 56 ans.

Au micro, Benoît mène la soirée. Il fustige le gouvernement, «ses mensonges» et «ses humiliations», avant de s’attarder sur les arrestations de dimanche soir aux Invalides, à l’issue du défilé de «la manif pour tous». «Il y a une suspicion que les débordements ont été provoqués par les forces de l’ordre», croit-il savoir. Le jeune homme fait un récit épique de la nuit qui a suivi. Il est question de manifestants, «les yeux rouges et remplis de larmes», assaillis par des «hordes de CRS», mais qui «se serrent très fort» et font face, «silencieux et paisibles». Tant et si bien qu’un CRS «hésite à les rejoindre et à allumer une bougie à son tour».

Points Godwin. Les Veilleurs ont aussi leurs martyrs. Comme cet officier de réserve, formé à Saint-Cyr, dont la lettre est lue pendant de longues minutes. Le militaire témoigne de son arrestation «arbitraire». La foule acquiesce, atterrée. En deux heures de cérémonie, les points Godwin s’enchaînent. «Ce qui se passe aujourd’hui est aussi grave que ce qui a été fait pendant la Seconde Guerre mondiale. Il n’est pas pire d’obliger quelqu’un à porter une étoile jaune que de priver un enfant d’un papa et d’une maman», lance Benoît, le maître de cérémonie. On parle d’un «carcan totalitaire», de «rafles policières», d’une théorie du genre «révisionniste».

«L’idéologie du genre», justement. Voilà le nouveau combat des Veilleurs, qui peaufinent leurs éléments de langage pour les semaines à venir. Contre ce «rouleau compresseur qui nie la différence des sexes», il faut se mobiliser. Les «défenseurs de la civilisation» manifesteront lundi devant l’Assemblée nationale contre le projet de loi Peillon sur la refondation de l’école. «On sait que la situation est difficile, reconnaît pourtant Eric. Il ne nous reste plus que l’espérance.» Amen."

Posté le 1 juin 2013 à 18h31 par Michel Janva | Lien permanent

"Saccagée" ?

Il est temps que le journaliste du Monde revoie la langue française. Il titre :

"La permanence d'Erwann Binet saccagée"

Ce qui se traduit dans les faits par :

"La porte vitrée du local a été marquée d'impacts, des pneus ont été incendiés devant la porte d'entrée et des tracts indiquant "Pas de binet à Lyon 3" ont été collés sur sa façade."

Posté le 1 juin 2013 à 01h23 par Michel Janva | Lien permanent

23 mai 2013

Dossier sur le traitement de la Manif pour tous par les médias "dominants"

"Du mépris à la matraque" : une approche intéressante de l'observatoire des journalistes et de l'information médiatique.

 

Posté le 23 mai 2013 à 23h45 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

21 mai 2013

Les mauvais chiffres de la presse quotidienne nationale

Lu ici :

"L'ensemble de ses quotidiens chutent lourdement avec des reculs de diffusion à deux chiffres pour Aujourd'hui en France, Le Parisien ou l'édition dominicale de L'Equipe... Si l'on prend un peu plus de recul et que l'on compare les ventes de ce début 2013 avec celles de 2008, la chute est assez vertigineuse. Presque -20% de ventes pour Aujourd'hui en France et Le Parisien, -24% pour L'Equipe...

Du côté de Libération, le début de l'année a de quoi se poser de vraies questions sur la survie même du quotidien. En mars, le journal est tombé à 102 533 exemplaires vendus. Moins que Les Echos, quotidien spécialisé, et à peine 1 000 exemplaires de plus que La Croix. Trois fois moins que Le Figaro... En cinq ans, Libé a perdu 17% de ses ventes. A ce train là, il pourrait passer sous la barre symbolique des 100 000 exemplaires vendus chaque jour dans les prochaines semaines.

De leur côté, Le Monde et Le Figaro limitent la casse avec des reculs respectifs de 2,64% et 2,38%. Mais petit à petit, Le Figaro creuse l'écart avec le quotidien du soir et s'installe clairement comme le premier quotidien de France avec 334 417 ventes. C'est d'ailleurs le seul titre pouvant afficher une hausse sur les cinq dernières années : +4,5%. Par rapport à 2008, Le Monde recule lui d'un peu plus de 6%."

Posté le 21 mai 2013 à 16h58 par Michel Janva | Lien permanent

08 mai 2013

"Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà"

Ils sont trop prévisibles dans Le Monde. A propos de la volonté du gouvernement espagnol de revenir sur la légalisation de l'avortement, le journaliste français écrit :

"Comme si le gouvernement espagnol n'avait pas assez de problèmes à traiter et de tensions sociales à apaiser, avec 27 % de la population active au chômage, des services publics affectés par les coupes budgétaires et des salaires en chute, il a décidé de raviver un débat qui semblait éteint : celui du droit à l'avortement."

On imagine le même paragraphe à propos de la volonté du gouvernement Hollande de dénaturer le mariage :

"Comme si le gouvernement français n'avait pas assez de problèmes à traiter et de tensions sociales à apaiser, avec 11% de la population active au chômage, des services publics affectés par les coupes budgétaires et des salaires en chute, il a décidé de satisfaire le désir d'un micro-lobby : celui de la dénaturation du mariage."

Posté le 8 mai 2013 à 13h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

07 mai 2013

Union civile : ne pas reprendre les mensonges sur le pape François

Frigide Barjot a déclaré dimanche que, alors qu'il était cardinal, le pape François avait soutenu l'union civile contre la dénaturation du mariage. Rappelons qu'il s'agit d'une intox, comme l'avait montré Jeanne Smits :

"L’information, partie à la conquête du monde depuis le New York Times –– et se fonde – uniquement ! – sur un témoignage anonyme que dit avoir recueilli un biographe du pape, Sergio Rubin.

Le démenti à cette rumeur ne recevra certainement pas la même publicité médiatique. Il nous vient par le biais du directeur de l’agence catholique d’informations argentine AICA, Miguel Woites, et il est absolu. « Ce n’est pas vrai, c’est une erreur totale », les propos de Rubin ont été vivement critiqués et dénoncés par les évêques, a-t-il déclaré, ajoutant qu’aucune source n’est donnée par l’auteur. Il est seulement possible, précise le directeur d’AICA, qu’il ait été question des unions de fait hétérosexuelles, sans que l’on parle d’aucune « légalisation ».

Miguel Woites a eu des contacts réguliers avec les évêques argentins, y compris avec le cardinal Bergoglio.

Le pape François l’a écrit aux carmélites de son diocèse en 2010 à propos du « mariage » gay : « Ne soyons pas naïfs : il ne s’agit pas d’un simple combat politique : c’est le projet de détruire le plan de Dieu. Il ne s’agit pas d’un simple projet législatif (celui-ci est seulement un instrument), mais d’une “movida” du père du mensonge qui prétend embrouiller et tromper les enfants de Dieu. »

Et celui-ci n’est pas à un mensonge près."

Posté le 7 mai 2013 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent

06 mai 2013

L'hebdomadaire Le Point, vendu au FN ?

Amusante coquille trouvée sur le site du Point aujourd'hui (et toujours active à 11h30). Christian Jacob est devenu le patron des députés "UMPS" :

L

Posté le 6 mai 2013 à 11h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

03 mai 2013

Médias manipulateurs...

Présenté comme ça l'est dans la presse, avantage Mélenchon :

  • 32 % des gens pensent que Mélenchon a raison de parler comme il le fait (source).
  • 67 % des personnes pensent que la manif pour tous devrait arrêter (source).

Présenté autrement, avantage Manif pour tous :

  • 32 % des gens pensent que Mélenchon a raison de parler comme il le fait.
  • 33 % des gens pensent que la Manif pour tous a raion de continuer comme elle le fait.

Posté le 3 mai 2013 à 20h35 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (17)

30 avril 2013

L’INA censure les déclarations de Daniel Cohn-Bendit sur ses actes pédophiles

Daniel Cohn-Bendit est une icône de la gauche. Il n'est pas prêtre.

Posté le 30 avril 2013 à 11h27 par Michel Janva | Lien permanent

24 avril 2013

Libération a fêté la dénaturation du mariage au champagne !

L« Vers la fin du régime rigueur ? », titre ce matin le quotidien Libération.

Hier soir, dans les locaux de Libération, c'était déjà bombance. Pour célébrer l'adoption par le Parlement de la loi Taubira, la rédaction a débouché le champagne. Comme quoi entre journalisme et militantisme, il n'y a parfois que l'épaisseur d'une flûte. Et, comme si cela ne suffisait pas, le grand couturier Jean Paul Gaultier, ardent partisan du « mariage gay », a livré des pièces montées !

Posté le 24 avril 2013 à 12h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

Amaury Guibert, journaliste sur France 2

Il est le correspondant de la chaîne France 2, chaîne publique financée avec nos impôts, à Londres et participe aux chroniques Sans frontières dans le cadre de l'émission Télématin.F

Posté le 24 avril 2013 à 08h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

22 avril 2013

Quand il n'y a pas le choix, c'est quand même plus simple

Sondage trouvé sur Le Parisien (capture d'écran à 23h... pour un sondage mis en ligne à 18h40) :

P
Cela nous change du pays des soviets :

T

Posté le 22 avril 2013 à 23h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

Photos truquées : l'AFP a-t-elle menti ? et la PP a-t-elle perdu les originaux ?

Le blogueur qui a enquêté sur les photos du 24 mars truquées de la Préfecture raconte :

"Mardi 16 avril, je prends rendez-vous avec le rédacteur en chef Photo de l'AFP pour lui dire que je me retrouvais malgré moi à vérifier une info que j'aurai aimé ne jamais connaitre. J'ai en effet appris que l'AFP possédait ce logiciel de détection des photos truquées et que je ne voulais pas passer par un autre labo photo assermenté car dépendant du ministère de l'intérieur. Mardi, l'expert du logiciel n'étant pas là, le red chef photo me propose de revenir le lendemain pour être certain de l'analyse. Car visiblement il avait déjà des doutes en examinant ces fichiers au labo. Je lui ai demandé s'il était possible de filmer en direct l'analyse de ces fichiers. Il m'a donné son accord. Mercredi, je suis donc revenu. Nous avons analysé 3 clichés, tous trois retouchés. Tout a été filmé. Ce mercredi à 11 heures, j'avais donc la preuve, comme l'avait aussi l'expert de l'AFP qui a fait les tests avec le logiciel Tunsgtene censé être performant, que les clichés de la PP avaient donc été retouchés. Curieusement, l'info ne sortira pas des bureaux de l'agence.

A lire aujourd'hui le communiqué de l'AFP, on semble dire que le fameux logiciel de référence de l'Agence France Presse n'est pas compétent pour ce genre de clichés, que l'expert de l'Agence s'est donc lui aussi trompé. Quoi d'autres? Mercredi soir après la découverte de cette info, je contacte un autre grand média de service public que je connais pour y avoir travaillé. Alors qu'ils ont la confirmation le soir même par l'AFP que les clichés ont bien été retouchés, ils contactent la PP et obtiennent dans la foulée un rendez vous. Quelle chance ! Nous sommes mercredi soir. Ces 2 grand média m'appellent le soir même pour me dire qu'il n'y a pas de sujet, qu'ils ont vu le film et que tout va bien. Soit. J'attends donc de voir. Je monte dans la foulée un sujet de 10 mn. Cela fait maintenant 10 jours que j'enquête et que je tourne, y compris en caméra cachée. Je devine que le sujet est délicat et ne cherche qu'une seule chose: à m'en débarrasser. J'ai tout fait pour que d'autres journalistes s'emparent du sujet. Suis en montage sur un documentaire long métrage et pour lequel je travaille depuis 4 ans. J'ai autre chose à faire. Mais bon. On ne se refait pas. J'aurai rendez vous à la PP vendredi à 9 heures 30, dans le bureau du directeur de cabinet. "Un honneur" me dit on à mon arrivée. Dans son bureau, j'ai demandé à voir les clichés originaux des photos diffusées sur le site de PP. Pas possible. On ne sait pas où sont les originaux. Je vais donc voir un film compressé et rendu sur DVD à la PP le lendemain de la manif du 24 mars à 12 heures. Sur ce film, je constate en entre autres que les fameuses tâches grises qui laissent penser qu'il n'y a personne, sont en fait des rangées d'arbres ou les manifestants sont présents, ce que confirmait mon enquête et ce que confirmait un bloggeur depuis un mois. Alors qu'aucun média ne donne l'info, je décide de me débarrasser de cette info encombrante en la diffusant sur le page facebook de mon agence. Qu'on fasse une expertise de ces clichés et l'affaire sera terminée. Point Barre."

Posté le 22 avril 2013 à 16h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (31)

Agression francophobe à Nice

Ce que la presse présente comme une agression "homophobe" ressemble visiblement à un acte de racisme anti-français.

Posté le 22 avril 2013 à 07h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

20 avril 2013

Partialité médiatique : si la France était la Russie...

Polémia imagine le traitement de l'actualité russe par la presse française si, ce qui s'est déroulé en France s'était déroulé en Russie... :

"Depuis, les manifestations se multiplient. Le pouvoir y répond par des arrestations de plus en plus arbitraires. Des pères de famille ont été interpellés pour port de « tee-shirt interdit ». Soixante-sept jeune gens ont été gardés à vue à la Loubianka pour avoir tenté d’organiser un pique-nique près de la Place Rouge. Des jeunes filles qui faisaient un sit-in pacifique ont été violemment précipitées dans la bouche de métro Pushkinskaya par les sbires du pouvoir : des méthodes qui évoquent, pour un Français, celles du sinistre Papon réprimant les patriotes algériens, en 1961, au métro Charonne.

Les conditions du vote de la loi à la Douma ont été dignes d’une république bananière : moins de cinquante élus étaient présents mais la loi est réputée avoir été adoptée par plus de 300 députés ! Impensable pour qui est un habitué des procédures parlementaires des démocraties occidentales. Des parlementaires ont même été empêchés par la police de rejoindre la Douma.

Une vague de manifestations a alors déferlé sur tout le pays. Les ministres et les gouverneurs sont partout accueillis par des broncas. Le harcèlement démocratique bat son plein. En visite dans son propre fief de Saint-Pétersbourg, le président Poutine a dû accéder à la mairie par la porte de service…

Manslov Gazov, le ministre de l’Intérieur, a tonné contre les « provocateurs fascisants » et dénoncé des « houligans » : le mot même employé par Leonid Brejnev pour condamner les dissidents à l’époque de Soljenitsyne. Pour les ONG occidentales il est clair que Manslov Gazov (un ancien de SOS Communisme) a mobilisé la section manipulation du FSB (héritière du KGB) pour multiplier les actions de provocation. Les médias du régime ont d’ailleurs complaisamment relayé le saccage commandité d’un bar pro-Poutine dans l’Oural et la prétendue agression de deux partisans de la loi Poutine à Moscou (une simple querelle de sacs à main en fin de soirée).

Derrière le rideau de fumée des médias du régime, le nombre des prisonniers politiques s’accroît. Le régime aux abois multiplie les rafles pour mettre à jour ses fichiers. Les geôles de Manslov Gazov sont pleines. Le 18 avril des dizaines d’inoffensives babouchkas ont été embarquées sans ménagements, alors qu’elles papotaient près du monument aux morts à la grande guerre patriotique ; et dans la nuit des dizaines de jeunes veilleurs silencieux, à la Gandhi, ont fait l’objet de très violentes interpellations.

Le Parlement européen s’est ému et a sommé le pouvoir russe de ne pas paralyser les réseaux internet comme on en prête l’intention à Manslov Gazov. Et les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne vont convoquer les ambassadeurs russes pour leur faire des remontrances et leur rappeler les droits de l’opposition démocratique. Le Printemps russe, c’est maintenant !"

Posté le 20 avril 2013 à 14h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Le journaliste n’a que peu d’influence sur le résultat final de son sujet

Une journaliste, qui manifeste contre la loi Taubira, témoigne pour les lecteurs du Salon Beige :

"Journaliste depuis huit ans je suis passée par de nombreuses rédactions aussi bien télé que presse écrite. Je me rends compte que le ressentiment à l’égard des journalistes s’accroit chaque jour, notamment parmi les manifestants. Le décalage entre la perception des événements par le public et la retransmission par les médias peut s’expliquer.

D’abord, les médias ont une source quasi-unique d’information : l’AFP ; souvent, ce que rapporte le journaliste sur le terrain est moins important pour sa direction que ce qu’écrit le journaliste de l’AFP. Mais le journaliste de l’AFP n’est pas un surhomme objectif par essence, ce qu’oublient aujourd’hui les rédacteurs en chef. D’autant plus que, contraintes budgétaires obligent, les déplacements deviennent de plus en plus rares. Les articles que vous lisez sur la presse en ligne ont été écrits (ou recopiés) par des jeunes journalistes qui n’ont, pour la majorité d’entre eux, jamais mis un orteil dans la rue.

Ces journalistes ont deux origines différentes : les plus anciens sont souvent devenus journalistes par hasard, venant du cinéma, du trotskysme et des mouvements étudiants post—68. Ils sont très représentés dans les groupes du service publics. La professionnalisation de la profession, qui s’est accélérée dans les années 90 et surtout après 2000 a donné naissance à une génération de journalistes formée dans de chères écoles (5000€/l’année) qui se ressemblent tous furieusement : blancs, enfants de familles aisées, dont les parents journalistes, cadres, haut fonctionnaires sont surreprésentés. Ils sont formés par les plus vieux… avant d’affronter un ou deux ans de contrats précaires, aux horaires irréguliers et mal payés. D’où la nécessité que les parents assurent le quotidien. C’est un peu différent pour les cameramen qui sont mieux payés que les autres (mais très souvent pigistes) et viennent parfois de milieu plus modeste.

Il ne sert à rien de s’en prendre au journaliste présent sur une manif : d’une part, il fait son boulot, d’autre part, il est très arque bouté sur sa liberté –vous risquez juste de le braquer. Enfin, il n’a que peu d’influence sur le résultat final de son sujet. Car il rend le texte ou des images, mais il a y ensuite le travail de montage, le visionnage par un premier chef, un second, la réécriture du commentaire, la rédaction du lancement qui donne le ton. La plupart du temps les sujets et l’architecture d’un reportage sont choisis et écrits en amont. Il faut plusieurs séquences : donc une manif pacifiste, puis des provocations, puis des bagarres, puis des courses-poursuites, cela fait un beau sujet en quatre actes, même si dans la réalité le premier moment a duré trois heures et le second 5 minutes. Dans un but d’efficacité, il faut donc penser à cela en manifestant. Si l’on ne veut offrir aucune prise, il ne faut absolument RIEN montrer qui puisse jouer en votre défaveur.

Enfin, et c’est un aspect important, il faut savoir que la plupart des journalistes ne possèdent pas le filtre pour comprendre votre action. Ils pensent sincèrement que la religion est oppressive et dépassée, que le mariage homosexuel est une question d’égalité et ont une ignorance flagrante de la question religieuse. Il suffit de voir la couverture de l’élection du pape pour réaliser le grand pataugeage des journalistes sur ce sujet. Ils ont très peu de temps, voire pas du tout, pour se renseigner sur les fondements idéologiques d’un mouvement. Vous êtes des aliens : vous venez d’un monde qu’ils ne connaissent pas. Etre journaliste, de droite et catholique dans une rédaction nationale, c’est comme être un poisson préhistorique dans un aquarium : personne ne pensait réellement que vous existiez encore…"

Posté le 20 avril 2013 à 08h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (40)

12 avril 2013

Les journaux qui soutiennent la loi Taubira perdent des lecteurs

Suite à mon post sur les problèmes financiers du journal Le Monde, un lecteur m'envoie ce tableau de synthèse, montrant l'évolution de 4 quotidiens (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

J
Plusieurs enseignements :

  • Le Monde a perdu 1 lecteur sur 10 depuis septembre (-9,17 %)
  • Libération a perdu 1 lecteur sur 7 (-13,50%)
  • Le Figaro a vu sa diffusion augmenter de 2 % et La Croix de 5%.

En septembre, la différence de diffusion entre Le Figaro et Le Monde était inférieure à 5% (4,81 %). Désormais, cette différence est de 17 % (17,69 %). Ainsi, la différence du nombre de lecteurs entre Le Figaro et Le Monde était inférieure à 15 000 (14 629). Elle frôle désormais les 50 000 (48 889).

Posté le 12 avril 2013 à 09h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (25)

Le message du Monde à Pierre Bergé

Pierre Bergé, principal actionnaire du Monde, a laissé paraître sa colère contre ceux qui ont osé publier une publicité de La Manif pour Tous contre la loi Taubira.

Mais sa version est contestée :

"Au Monde, en croire les processus en vigueur au sein du journal, la direction ne pouvait sans doute pas ignorer le contenu de cette publicité. Un membre de la régie publicitaire du Monde ainsi qu’un membre de la Société des journalistes, contactés par 20 Minutes, confirment ainsi que la direction du Monde était «au courant» du passage de la publicité, «qui a été validé en haut lieu». Pierre Bergé aurait-il alors été pris au dépourvu? [...] Toutefois, un membre de la régie publicitaire joint par 20 Minutes émet des doutes sur la version des faits de Pierre Bergé. «Je ne peux pas croire que la direction ait pris la décision de passer cette publicité sans en avoir averti Pierre Bergé, ce serait suicidaire», analyse-t-il. Avant d’avancer une autre théorie, liée aux faibles recettes publicitaires qui «mettent tout le monde sous pression» depuis plusieurs mois: «Accepter cette publicité était peut-être une manière de faire passer à Pierre Bergé le message que la pression est trop forte.»"

Les chiffres officiels de diffusion du quotidien sont sans appel, Le Monde perd des lecteurs : chaque année, ce sont 20 000 journaux de moins qui sont tirés. La publicité prend donc de plus en plus d'importance. Et la baisse se poursuit en 2013.

Posté le 12 avril 2013 à 07h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

08 avril 2013

Même pas capables de désinformer correctement

Cette vidéo parodique circulait hier, mais elle avait été supprimée de Youtube. La revoilà (mention spéciale au maire Christophe Girard qui évoquait les années 30 hier pour un collage d'affiches) :

 

Posté le 8 avril 2013 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

07 avril 2013

France Info : la Manifestation du 24 mars aux oubliettes

Ils sont fortiches à France Info : dans la rétrospective des événements marquants de mars 2013, rien sur la Manif pour Tous !

Pour les contacter.

Posté le 7 avril 2013 à 15h07 par Michel Janva | Lien permanent

06 avril 2013

Emission les Infiltrés : 3 mises en examen de journalistes

Lu sur l'Observatoire de la christianophobie :

"Il aura donc fallu trois années pour que l’affaire des « Infiltrés » sur France 2 aboutisse à trois mises en examen par un juge. La présomption d’innocence étant sauve, trois des principaux protagonistes de ce scandale médiatique anticatholique à l’état pur viennent d’être mis en examen pour atteinte à la vie privée, publication d’un montage et escroquerie pour avoir fait usage d’une fausse qualité dans le but d’obtenir des propos et des images ayant servi au montage de propagande de CAPA vendu à France 2, à savoir : Patrick de Carolis, alors président de France Télévisions, Hervé Chabalier, dirigeant de CAPA, et Matthieu Beurier alias Mathieu Maye, le “journaliste” infiltré… À mon sens, il manque un quatrième mousquetaire dans les mises en examen : le journaliste de France 2 David Pujadas dont j’ai révélé ici une manipulation me concernant directement…"

Addendum : Contrairement à ce qu’indique l’ordonnance du juge d’instruction de jonction et malgré le réquisitoire du Procureur, ils n’ont pas été mis en examen pour escroquerie mais seulement pour les autres infractions. Les avocats des parties civiles indiquent qu'ils vont faire les demandes appropriées auprès de la juridiction d'instruction.

Posté le 6 avril 2013 à 18h20 par Michel Janva | Lien permanent

05 avril 2013

Pour ne pas financer Pierre Bergé

L
Pour rappels sur le Sidaction :

Posté le 5 avril 2013 à 14h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (26)

03 avril 2013

Affaire Cahuzac : les détails qui tuent

Un article du Monde fait ressortir ces détails qui nous ont peut-être échappé et qui conclut :

"Mais  montrer ou effacer - selon les chaînes et les rediffusions partielles - ces détails apparemment insignifiants leur donne, en pareil contexte troublé, un insidieux parfum de désinformation".

Plus qu'intéressant à lire alors que le Premier ministre, cité dans cet article, ne cesse de vanter sa "République" auto-proclamée "exemplaire".

Posté le 3 avril 2013 à 16h34 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

02 avril 2013

Les aveux de Jérôme Cahuzac sont la démonstration de la complicité du monde politique et médiatique

Courte vidéo pleine de bon sens d'Edwy Plenel directeur de Mediapart, à l'origine de la révélation du compte en Suisse de l'ancien ministre du Budget.

Il souligne l'importance de son "petit journal numérique indépendant"...

Posté le 2 avril 2013 à 23h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

30 mars 2013

Manifestation : images aériennes falsifiées

C'est le constat de ce blogueur, qui s'aperçoit que les images ont été retouchées. Des lignes blanches, des passages piétons, des arbres ont disparu avec les manifestants du 24 mars...

Posté le 30 mars 2013 à 19h32 par Michel Janva | Lien permanent

29 mars 2013

Europe 1 : sondage truqué

Pas la peine de continuer à faire tourner les appels à répondre au sondage d'Europe 1 sur l'utilisation des gaz lacrymogènes dimanche dernier, il est falsifié, comme le montre Fdesouche.

Europe 1 déclare qu'il s'agit d'un piratage... mais laisse le résultat bidon en ligne. A part cela, Europe 1 est neutre, bien sûr.

Posté le 29 mars 2013 à 15h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Manif pour Tous : comparaison avec les manifs en Russie vues par la presse française

Extraits d'un article de La Voix de la Russie, qui prend pour base le chiffre de la Préfecture et compare le traitement de la manifestation en France par les médias, avec le traitement, par ces mêmes médias, des manifestations en Russie. Un bel exemple de duplicité médiatique :

"A titre de comparatif avec la Russie cela aurait amené à une manifestation de 2,5 millions de personnes à Moscou. Lorsqu’on sait que 70 000 manifestants en Russie avaient suffi à ce que de nombreux journalistes et commentateurs français parlent de « printemps russe » ou « d’aube du système Poutine » (il est intéressant plus d’un an après de voir à quel point ces prévisions sont justes…), on se demande comment ceux-ci interprètent les deux gigantesques manifestations de ce début 2013. [...]

Comment ne pas s’étonner du manque de réaction de nos journalistes pourtant toujours prompts à dénoncer les injustes et arbitraires arrestations qui ont soit disant lieu le 31 de chaque mois en Russie, à Moscou, lorsqu’une dizaine de manifestants et de militants anarchistes sont arrêtés (sans gaz ni violences) par la police russe pour des rassemblements interdits au centre de Moscou ? On peut en effet essayer d’imaginer le scandale international qui se profilerait si un député d’opposition anti-Poutine était gazé comme cela fut le cas pour Christine Boutin. [...]"

Posté le 29 mars 2013 à 07h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

27 mars 2013

Droit de réponse de Cyril Brun au journal Le Monde : la passion de la vérité et de la liberté nous anime et rien ne pourra l’arrêter

Suite à l'article de Samuel Laurent, faisant presque de Cyril Brun l'inventeur du "printemps français" (et qualifie votre blog d'"ultra" - on a les hochets qu'on peut), ce dernier écrit :

"Le Monde.fr du 25 mars évoquant la manifestation du 24 mars 2013 a eu la bonté de faire de moi un des pionniers de l’expression « Printemps Français ». Flatté de tant d’honneurs, je voulais néanmoins utiliser mon droit de réponse pour corriger la présentation dont je suis affublé. Si j’ai porté sur les fonds-baptismaux l’Humanité Durable de Frigide Barjot, je n’en suis pas pour autant un militant de la Manif pour Tous, ni un extrémiste de la droite dure et moins encore un insurrectionnel battant panache blanc sur la plus belle avenue du monde. J’ai appelé à soutenir toutes les manifestations qui avaient pour but de défendre les convictions de millions de Français méprisés. J’ai du reste publié sur le site Nouvelles de France une tribune soulignant l’insupportable mépris de la majorité socialiste. Et avant toute autre chose, je me bats aujourd’hui pour dire ça suffit. Or il semble que même descendre dans la rue par centaines de milliers ne bouscule pas ce mépris présidentiel.

Je maintiens que le comportement du président de la République, la charia de la majorité socialiste et la complicité de nombres de media constituent un danger réel pour notre démocratie. La presse étrangère elle-même compare la France à un régime, lui niant le titre de république. Un très court temps candidat UDF aux législatives 2007, je ne pense pas pouvoir être assimilé à l’extrême droite, pas plus que les dizaines de personnes gazées par les forces de l’ordre. Mais, depuis des décennies, la France profonde est méprisée, ridiculisée par le milieu bobo parisien et cette France écrasée n’en peut plus d’être bafouée et tondue par ces jouisseurs qui entendent faire la pluie et le beau temps depuis leur petit cabinet parisien aseptisé.  La majorité socialiste n’a pas le monopole de cette boboïsation, de ce déni de réalité. Depuis la présidence de Giscard d’Estaing, la brèche ne cesse de s’ouvrir entre le peuple de France et ses dirigeants. Avec la présidence Mitterrand, l’intimidation de la pensée unique n’a fait qu’étendre ses ravages sur les consciences et sur la liberté. Et aujourd’hui, le quinquennat Hollande, présumant de ses forces, pensait porter le coup de grâce à cette France qui elle, ne nie pas le réel, qui elle, se frotte à la réalité, qui elle, sait bien que deux et deux ne font pas cinq. La stigmatisation de cet article du Monde.fr procède du même refus de démocratie. En truquant les chiffres, en biaisant les informations, en cataloguant sans discernement les personnes, vous annihilez la liberté d’expression par la destruction de la capacité de choisir. La presse qui revendique pour elle la liberté d’expression la refuse à ceux qui ne pensent pas comme eux. Pire, elle s’érige en censeur des consciences.

En fondant Résistance Ethique, nous entendions dénoncer les excès et les mensonges d’une idéologie socialiste sans prise sur la réalité et que nous considérons, que je considère et je l’assume, comme dangereuse et mortifère, parce qu’elle ne promet que du rêve fallacieux. Les débordements de dimanche 24 mars ? La presse, comme le gouvernement, en sont les premiers responsables. En nous bâillonnant, en nous refusant le droit de défendre nos convictions, en nous parquant dans vos poncifs bien-pensants, vous nous avez, comme le gouvernement, poussés à descendre dans la rue. En refusant de traiter l’information, vous avez contribué à minimiser la foule qui se préparait à venir battre le pavé. Certes, vous n’avez pas donné l’ordre de gazer et vous l’avez dit, vous en êtes les premiers choqués. Mais par cette soumission passive à l’idéologie du gouvernement, vous avez contribué à créer les conditions de ce qui aurait pu être bien pire.

Nierez-vous encore la détermination de cette France ? Ouvrez les yeux ! Votre déni ne fait qu’accroître sa fermeté. La passion de la vérité et de la liberté nous anime et, cela, rien ne pourra jamais l’arrêter. Tous les régimes construits sur le mensonge et l’intimidation sont tous, un jour ou l’autre, tombés. La vérité n’est pas de droite ni de gauche. La vérité se confronte au réel et son fruit c’est l’épanouissement de l’homme. Et pour cela oui, j’aspire à un printemps français, c’est-à-dire à un nouveau regard sur l’homme."

Posté le 27 mars 2013 à 19h00 par Michel Janva | Lien permanent

26 mars 2013

Lettre au Parisien en raison de sa désinformation

Lettre d'un manifestant au directeur de la rédaction du Parisien (Monsieur Thierry Borsa 25 avenue Michelet 93400 Saint-Ouen):

P"Dans ma très grande naïveté, j’ai toujours considéré la presse avec beaucoup de respect et d’admiration : un rouage essentiel pour qu’une démocratie puisse fonctionner dans une pays de la taille de la France. La presse informe le citoyen, l’éclaire parfois. Elle voit où le simple citoyen ne peut ou ne sait voir.

J’habite en province dans un village de 2500 habitants du Maine-et-Loire, zone sinistrée économiquement du saumurois. J’ai 40 ans, je suis chômeur, père de deux enfants. Je suis “monté” sur Paris pour manifester contre les projets de loi sur le mariage homo. Depuis quelque mois, la France se mobilise : partout ont surgi autocollants, affiches, banderoles (même dans des villages reculés du Saumurois). À Paris tout particulièrement, l’ampleur n’a pu vous échapper : pas un lampadaire, pas 100 mètres de périphérique, pas un pont de métro qui ne soit recouvert.

Monsieur le directeur, en conscience : avez-vous déjà connu des sujets sur lesquels une telle partie de la population se mobilise et cela en dehors de tout cadre politique ou syndical préétabli ? Avez-vous déjà vu foule d’anonymes et « d’inconnus des services de police » si grande se lever spontanément pour dire non ? Et dans vos colonnes ? Rien… Depuis la manifestation monstre du 13 janvier dernier, vous avez forcé mon admiration : peu de mention de la manifestation du 24 mars, aucun compte-rendu ou enquêtes comme vous savez si bien les faire. Pas de témoignages : les sujets ne manquaient pourtant pas sur cette génération JMJ qui rentre en politique, sur cette France silencieuse et laborieuse que l’on pousse dans la rue par mépris.

J’ai toujours défendu Le Parisien comme un journal “objectif” : voyez comme j’étais naïf. Croire à l’objectivité ! Mais votre journal daté du dimanche 24 mars m’a définitivement dégrisé. En Une de votre journal figurait en titre (presque) principal un reportage de 2 pages sur… les femens. Tandis que la manifestation, dont nous savions tous qu’elle serait une nouvelle fois un succès, n’avait le droit qu’à un entrefilet « mobilisation des anti mariage gay » et une demi page en intérieur. 14 femmes hystériques contre plusieurs millions de Français (comptez également ceux qui n’ont pas pu “monter” à Paris). Trois choses me scandalisent particulièrement :

  • la disproportion de traitement. Que représentent réellement ces furies ? 14, 20 personnes ? Perdez-vous toute distance critique devant une paire de seins nus et des visages remplis de haine ?

  • la place accordée : une double page pour un sujet complètement anecdotique. Dans quel monde vivez-vous pour penser que les femens pourraient représenter une quelconque force politique ou sociétale autre que ce que les médias veulent bien en rabâcher ? Une paire de nichons fait vendre du papier, voilà surtout votre vérité ;

  • la provocation inouïe de sortir ce sujet le jour même du défilé, comme pour vous mettre au diapason du mépris du gouvernement pour nos revendications. Mais qui êtes-vous pour faire le choix de mépriser ouvertement ces millions de Français ? Qui êtes-vous donc Monsieur ?

Je suis abonné à la newsletter du Parisien depuis plusieurs années. Je découvre ce matin que son titre concernant la manifestation de dimanche focalise sur les 98 interpellations. Je ne parle même pas des chiffres de la manifestation que vous estimez à 300 000… Tout cela est risible. Ni plus, ni moins. Ainsi, je suis effaré qu’à ce point vous puissiez cumuler la mauvaise foi, le mensonge et la désinformation. Je ne vous connais pas Monsieur. Je ne connais pas même votre nom (sans faire l’effort de regarder sur Internet) : je vous juge sur acte. Ce que je constate seulement, c’est votre triste idée de la démocratie. Vous salissez les notions même de débat, de respect et de dialogue, sanas parler de votre beau métier de journaliste. Ce que je sais, Monsieur le directeur, c’est que vous portez, la responsabilité d’une séparation toujours croissante entre les élites et le peuple. Je vous plains, Monsieur, je vous plains. De l’autre côté de la barricade, je vous salue."

Posté le 26 mars 2013 à 15h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (30)

Apprends à compter avec moi

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Posté le 26 mars 2013 à 14h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

25 mars 2013

Le Printemps français est né

Et Le Monde nous ressort l'hydre d'extrême droite (il faut bien mettre des gens dans des cases) :

"Tout commence voici quelques semaines, dans les suites de la première grande manifestation parisienne du 13 janvier. Certains opposants au "Mariage pour tous" font circuler cette image, comparant leur manifestation à celles qui ont eu lieu dans le monde arabe en 2010. Au même moment, commence à apparaître parmi certaines franges des anti-mariage le nom "printemps français", qui correspond aux souhaits d'une petite fraction des manifestants de janvier. Notamment sur ce blog d'un militant chrétien de la "Manif pour tous", Cyril Brun, historien catholique et animateur d'un groupe baptisé "résistance éthique", qui appelait pendant la présidentielle à "faire barrage aux propositions socialistes", puis à "entrer en résistance", notamment dans la perspective des luttes à venir. Le texte de M. Brun est repris par Le Salon beige, blog de référence de cette frange catholique "ultra". Son principal animateur, Michel Janva, emploie d'ailleurs l'expression dans un tweet fortement repris dès le 13 janvier. Et l'idée se répand, dans la blogosphère d'extrême droite notamment."

Posté le 25 mars 2013 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Les manifestants étaient non-violents : un journaliste raconte

Ivan Rioufol, journaliste, était hier à la Manif pour tous et dément les propos de ses confrères :

"Ce que j’entends à propos de la Manif pour tous, de sa mobilisation et de ses débordements, ne correspond pas à ce que j’ai vu sur place. Je note tout d’abord l’invraisemblable opération de désinformation menée par le ministère de l’Intérieur et avalisée par les médias. Vendredi, ses services tablaient sur un peu plus de 100.000 personnes sur l’avenue de la Grande-Armée. "La mayonnaise Frigide Barjot, égérie des anti-mariage gay, ne prend sans doute plus comme avant", assurait même "un policier de haut rang", dans Le Figaro de samedi. Dimanche soir, tandis que les organisateurs annonçaient 1,4 million de manifestants, l’Intérieur en comptabilisait 300.000, ce qui est une provocation stupide. Les cinq kilomètres séparant l’Arche de la Défense du haut de l’avenue de la Grande-Armée étaient bondés à craquer, sur toute la largeur de l’avenue évidemment. Dès 14h30, les avenues Foch et Carnot étaient, à leur tour, envahies par une foule tout aussi compacte et toujours bon enfant. Il était quasiment impossible, j’en ai fait l’expérience, de se frayer un passage pour tenter de remonter vers le podium, dressé derrière l’Arc de Triomphe. Là comme ailleurs, la foule se pressait, y compris contre les barrières métalliques interdisant le périmètre de la Place de l’Etoile. C’est peu après 15 heures que des personnes excédées, dont un avocat en robe, ont commencé à repousser ces barrières, à déborder le service d’ordre de la manifestation et à prendre par surprise le cordon de CRS qui ne s’était visiblement pas préparé à cette trouée. J’étais dans ce groupe.

J’ai écouté, ce lundi matin (sur RTL), le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, mettre en cause  des "militants d’extrême droite qui ont jeté des boulons".  Le directeur de cabinet du préfet de police, Laurent Nunez, a parlé, lui, de "comportements très agressifs de certains manifestants". Des "factieux" ont été dénoncés à gauche. Pour avoir accompagné ce premier flot de manifestants vers la Place de l’Etoile - environ deux cents personnes, étonnées d’avoir pu franchir si facilement les obstacles -  j’assure que tout s’est passé, à ce moment là, sans violence. La police a réussi habilement à resserrer les rangs, en isolant ce premier groupe qui voulait rejoindre les Champs-Elysées. Une deuxième vague, plus importante, a pris la relève environ une demi-heure après. Cette fois, les CRS ont rapidement ouvert le passage, après quelques tirs de gaz lacrymogène. Ils ont alors laissé au trois-quarts libre l’accès à la place de l’Etoile. Des barrières antiémeutes ont été installées sur les Champs-Elysées, au niveau du drugstore. Des familles avec leurs enfants, souvent venues de province, ont pris possession des lieux, tandis que les prises de parole se poursuivaient un peu plus bas. Vers 17 h 15, j’étais face au mur dressé sur les Champs. J’ai remarqué trois ou quatre jeunes qui semblaient plus excités que la moyenne. Une vague tension commençait à poindre à cause de groupes qui tentaient de contourner ce barrage par d’autres rues. Mais il n’y avait aucune provocation visible. Je n’ai pas assisté aux charges qui ont eu lieu peu de temps après, qui ont été violentes malgré la présence de femmes et d‘enfants. Voilà ce que j’ai vu."

Posté le 25 mars 2013 à 15h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

Ils inventent la présence de Civitas

Alors que Civitas n'avait pas appelé à manifester, on peut lire ici cette information qui date visiblement... du 13 janvier !Il s'agit visiblement d'un copier-coller effectué par un incompétent :

"Un second cortège, nationaliste et traditionaliste

Les catholiques intégristes et nationalistes, fortement encadrés par la police, ont répondu à l'appel de Civitas en marge de "La Manif pour tous", qui les a tenus à l'écart. Ils étaient 8 000 selon la police, 50 000 selon les organisateurs, rassemblés derrière une banderole proclamant "le mariage c'est sacré". "L'homosexualité est un péché", a déclaré l'abbé lefebvriste Régis de Cacqueray.

Etaient mélés dans le cortège des familles, des prêtres en soutane coiffés de béret noirs, d'anciens combattants, des personnes âgées munies d'un chapelet et des militants nationalistes en capuche et cagoule issus du GUD, du Renouveau français ou des Jeunesses nationalistes. La manifestation devait se terminer près des Invalides, mais a été dispersée sans incidents par les responsables de Civitias à Montparnasse."

Addendum 11h30 : ce passage a été retiré.

Posté le 25 mars 2013 à 10h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

23 mars 2013

L'Express échoue à faire une enquête

Un article non signé de l'Express annonce en titre :

"Mariage gay: les opposants échouent à organiser leur manifestation".

En cause : l'interdiction de manifester sur les Champs-Elysées. Pour le journaliste, comme ce ne sera pas une manifestation, mais un rassemblement, c'est un échec. Sic. Sauf que si la Manif pour Tous avait eu les Champs-Elysées, ce n'aurait pas été non plus une manifestation, mais bien un rassemblement. Et un rassemblement qui pourrait durer...

Enfin, on lit cette perle :

"La police s'attend cette fois à une mobilisation plus faible, et table sur 150 000 à 200 000 manifestants".

Hier c'était 100 000. Quelle inflation en 24h...

Posté le 23 mars 2013 à 18h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

22 mars 2013

Union civile vs dénaturation du mariage : mensonge sur le cardinal Bergoglio

Jeanne Smits démonte le mensonge visant à faire croire que le cardinal Bergoglio, aujourd'hui pape François, aurait soutenu l'idée d'une union civile comme "moindre mal" par rapport à la dénaturation du mariage :

"L’information, partie à la conquête du monde depuis le New York Times –– et se fonde – uniquement ! – sur un témoignage anonyme que dit avoir recueilli un biographe du pape, Sergio Rubin.

Le démenti à cette rumeur ne recevra certainement pas la même publicité médiatique. Il nous vient par le biais du directeur de l’agence catholique d’informations argentine AICA, Miguel Woites, et il est absolu. « Ce n’est pas vrai, c’est une erreur totale », les propos de Rubin ont été vivement critiqués et dénoncés par les évêques, a-t-il déclaré, ajoutant qu’aucune source n’est donnée par l’auteur. Il est seulement possible, précise le directeur d’AICA, qu’il ait été question des unions de fait hétérosexuelles, sans que l’on parle d’aucune « légalisation ».

Miguel Woites a eu des contacts réguliers avec les évêques argentins, y compris avec le cardinal Bergoglio.

Le pape François l’a écrit aux carmélites de son diocèse en 2010 à propos du « mariage » gay : « Ne soyons pas naïfs : il ne s’agit pas d’un simple combat politique : c’est le projet de détruire le plan de Dieu. Il ne s’agit pas d’un simple projet législatif (celui-ci est seulement un instrument), mais d’une “movida” du père du mensonge qui prétend embrouiller et tromper les enfants de Dieu. »

Et celui-ci n’est pas à un mensonge près."

Posté le 22 mars 2013 à 12h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)


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