21 février 2018

Bobards d'or : les votes sont ouverts

La cérémonie (parodique) des Bobards d’Or distingue, chaque printemps, les « meilleurs des journalistes », ceux qui n’hésitent pas à mentir délibérément pour servir le politiquement correct. Elle est organisée depuis 2010 par la Fondation Polemia.

Vous pouvez découvrir les candidats 2018 et faire votre choix parmi eux. Sans vouloir vous influencer, j'ai un faible pour le Bobard calculette de l'AFP concernant la Marche pour la vie.

Et pour participer à la cérémonie le 12 mars, c'est par là.

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Posté le 21 février 2018 à 13h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

19 février 2018

Des vraies chances pour la France

Voici un titre des Inrockuptibles, avec une photo très crédible :

Capture d’écran 2018-02-19 à 20.43.04En voici un autre de Ouest-France :

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Et enfin un du Parisien concernant des Capverdiens (certainement surdiplômés et faisant le pari de la gastronomie française) :

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Posté le 19 février 2018 à 20h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Référendum sur la redevance

UnknownCe n'est pas en France, mais en Suisse.

Le 4 mars, les Suisses voteront dans le cadre d’une votation sur l'avenir de la redevance radio-télé. Cette initiative est intitulée No Billag, en référence à la société qui perçoit cette redevance. Les jeunes libéraux sont à l'origine de cette votation. Ils se disent ulcérés par le montant de la redevance bien trop élevé : environ 400 euros par an. Louise témoigne :

"On a une sorte d’abonnement qui nous propose un peu de tout, mais finalement c’est beaucoup de rien, car il y a peu de choses qu’on utilise de manière effective."

Cette remarque s'applique aussi à la France... où la remise en cause de cette redevance est encore loin d'être d'actualité.

Trois quarts des revenus de la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) dépend de cette redevance. Autant dire que le résultat de cette votation signerait la fin de cet organisme.

Posté le 19 février 2018 à 08h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

17 février 2018

Un journal appartenant à un ministre en exercice, en situation de monopole, cela s’appelle une république bananière

Robert Ménard, qui, par une affiche, avait accusé les reporters du Midi libre d’être « tenus en laisse », était poursuivi pour diffamation. Il vient d’être relaxé et exprime sa satisfaction, tant de maire de Béziers que d’ancien patron de Reporters sans frontières, la première indépendance du journaliste étant de ne pas avoir de lien avec le pouvoir en place.

Posté le 17 février 2018 à 18h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

16 février 2018

IMedia : Mennel, victime ou provocatrice ?

Posté le 16 février 2018 à 19h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

Encore une fausse nouvelle d'Emmanuel Macron : sur Russia Today

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

Capture d’écran 2018-02-16 à 18.17.49"On sait que pour Macron et pour tout l’établissement de la pensée unique RT n’est qu’un outil de propagande du Kremlin, diffusant des fausses nouvelles pour infléchir les votes des citoyens et les faire voter comme le souhaite Poutine (présidentielle américaine, Brexit, Catalogne, etc.). Et ses journalistes ne sont donc pas des journalistes, mais des agents d’influence et d'intoxication qu’il convient d’exclure des événements politiques.

Le 10 avril prochain auront lieu les New York Festivals qui récompensent les meilleures réalisations des médias. RT est nominée 17 fois, soit davantage que CNN, la BBC ou Sky News."

Parmi les réalisations de RT nominées : la couverture du référendum sur l'indépendance de la Catalogne, celle des élections législatives en Allemagne ou encore celle de la Coupe des Confédérations de football 2017 en Russie.

Posté le 16 février 2018 à 18h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Presse aux ordres : Robert Ménard relaxé

C'est une bonne nouvelle pour la liberté d'expression :

"Le maire de Béziers  Robert Ménard (...) poursuivi pour diffamation par le journal Midi Libre et son propriétaire, Jean-Michel Baylet, pour une affiche de 2016 accusant les reporters du quotidien d'être «en laisse», a été relaxé vendredi à Béziers.

Le quotidien régional et son copropriétaire, alors ministre des Collectivités territoriales au sein du gouvernement du président Hollande, avaient été directement visés par une campagne d'affichage municipal du maire de Béziers (Hérault).

Sur la photo, un chien tenant dans sa gueule un exemplaire de Midi Libre. Et un slogan: «Tous les jours, l'info en laisse». «A qui appartient Midi Libre?», interrogeait aussi l'affiche: «A J.-M. Baylet, ministre des collectivités territoriales»."

Ce n'est pas un hasard si la presse écrite est en perte de vitesse...

Posté le 16 février 2018 à 12h28 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

14 février 2018

Le tribunal médiatique est un danger... quand il s'en prend aux amis des médias

Voici la dernière Une de l'Obs :

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Et quelques précédentes :

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Posté le 14 février 2018 à 20h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

"Fake new" : encore une intox des Décodeurs du Monde

Thumbnail-3En 2014, Samuel Laurent des Décodeurs du Monde expliquait qu'il n'y avait pas de lien entre la loi Taubira et la PMA pour tous.

En 2018, c'est Erwan Binet, rapporteur de la loi Taubira, qui fait la promotion de l'extension de la PMA, la fabrication d'enfants en éprouvette, chez les franc-maçons.

Posté le 14 février 2018 à 19h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

12 février 2018

La loi de censure est prête

Unknown-21Annoncé par Emmanuel Macron lors des vœux à la presse, «le texte de loi est quasiment prêt», assure-t-on au ministère de la Culture. Le cabinet de Françoise Nyssen y travaille depuis le mois de septembre. Il sera présenté dans les prochains jours, sous la forme d’une proposition de loi, par un député de la majorité sous le nom de «loi de fiabilité et de confiance de l’information»...

Le texte ne consistera pas en une simple modification de la loi de juillet 1881. Au ministère de la culture, on ne cache pas l'idée qu'il s'agit de censurer le numérique et cet espace de liberté qu'est internet, afin de favoriser le monopole des médias subventionnés :

 «Notre sujet n’est pas de définir ce qu’est une fausse nouvelle. Le vrai sujet est l’univers, les tuyaux, les canaux de diffusion des fausses nouvelles aujourd’hui».

Deux «vecteurs» sont ciblés : «le numérique au sens large», notamment les réseaux sociaux (Facebook) et les sites de partage de vidéo (Youtube), ainsi que «les médias sous influence d’un Etat étranger» (comme RT ou Sputnik).

La proposition de loi contiendra trois grandes dispositions :

Posté le 12 février 2018 à 21h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

10 février 2018

IMedia : The Voice met les voiles

Posté le 10 février 2018 à 08h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

07 février 2018

La chasse aux « Fake News » est ouverte avec la bénédiction de Kim Jong-Macron

Posté le 7 février 2018 à 22h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

06 février 2018

Et maintenant voilà la "visibilisation de l’islam"

Ne dites pas "grand remplacement par une population musulmane", mais "visibilisation de l’islam". Mais ce n'est pas cela qui inquiète notre journaliste de Libération. Non : il y a bien plus grave :

Capture d’écran 2018-02-05 à 21.45.28"[...] Mais que devient le catholicisme français ? A l’aune des soubresauts politiques de ces dernières années, il pourrait dériver dangereusement vers une droite de plus en plus extrême. [...] Peu abordée et peu visible, la transformation du catholicisme est pourtant radicale. D’une Eglise majoritaire, il est passé à une minorité religieuse, certes, encore dominante mais qui ne structure plus la société française. Et, dès lors, les milieux les plus conservateurs s’inquiètent d’une sorte de dissolution. Pour Jérôme Fourquet, la Manif pour tous a été le symptôme de cette prise de conscience du fait minoritaire. Son échec politique qui, malgré des mobilisations massives en 2013 et 2014, n’a pas réussi à empêcher le vote de la loi Taubira, a probablement accentué le malaise. La visibilisation de l’islam joue, elle aussi, un rôle dans cette peur de perte d’identité, surtout après le vague d’attentats. [...]"

Posté le 6 février 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

05 février 2018

Les journalistes vont à la Marche pour la Vie comme ils iraient au zoo

Lu dans Causeur :

26910097_1604962859610877_2707356858576314207_o"[...] Mais sous la même météo se déroulait le même jour dans la même ville une manifestation féministe contre Trump. « Quelques centaines » de personnes y participaient (« une centaine » seulement selon le Monde !), contre « quelques milliers » à la Marche pour la Vie. Les chiffres définitifs sont de 7000 à la marche anti-Trump (Le Parisien, l’article a été modifié et titrait initialement sur « plus de 2000 ») et 8500 (préfecture) à la Marche pour la Vie. Allez, mettons qu’il y avait à peu près autant de gens : la couverture médiatique des deux événements n’en est pas moins fort différente, avec des reportages et des interviews à la marche anti-Trump, quand la Marche pour la Vie était réduite à une brève dans le bandeau défilant en bas de l’écran. Si l’on tient compte du fait que « moins de 5% des manifestations bénéficient d’un traitement médiatique au-delà de la presse locale » (Rémy Rieffel, Que sont les médias ?, Gallimard, 2005, p. 296), ce genre de choix éditorial que ne justifie aucun chiffre est parlant. Il signifie que pour bien des journalistes, l’allusion vaut soutien et qu’il faut donc la faire aussi discrète que possible quand cela s’impose.

Pourtant, à la Marche pour la Vie, il n’y a pas que les numéros dégotés par Guillaume Meurice qui sont marrants. Il y a parfois les journalistes eux-mêmes. Ils se pointent à la Marche pour la Vie comme ils iraient au zoo, pour voir des énergumènes qui, « en 2018, sont encore contre l’IVG » (rendez-vous compte, ma brave dame) et parfois, ils essaient de ramener ces fous furieux à la raison avec des arguments imparables. Je me souviens de Martin Weill (du « Petit Journal » version Yann Barthès), expliquant à des militants du groupe « les Survivants » que l’embryon n’est « pas un être vivant ». La variante un tout petit peu plus subtile, qu’on entend aussi, est de dire que ce n’est pas un être humain. On a l’impression que, pour les journalistes, si l’embryon était un être vivant, ou pire, un être humain, il faudrait interdire l’IVG. Les journalistes sont donc des individus extrêmement rétrogrades.

En effet, évidemment, tuer un être vivant n’est un problème pour personne, ou seulement pour quelques écolos radicaux : les militants anti-IVG ne sont pas opposés à la cueillette du muguet ni à la dégustation des moules, activités qui consistent à tuer des êtres vivants. Et pour le point numéro 2 (être humain), embryon ne désigne pas la nature d’un être mais son stade de développement, comme « adulte » par exemple. Personne n’irait dire : « mais non, ce n’est pas un être humain, c’est un adulte ». Comme l’a fort bien rappelé le Professeur Israël Nisand, fervent militant pro-IVG : « dès la première cellule, c’est un être humain, ce n’est pas un castor ». Si l’avortement a pu être autorisé, c’est pour l’unique raison que juridiquement, cet être vivant humain n’est pas une « personne ». Et c’est tout.

Le fameux droit des femmes à disposer de leur corps n’a jamais signifié que l’embryon faisait partie du corps de la femme. Il signifie que dans l’espace intime qu’est l’intérieur du corps de la femme, elle seule est habilitée à décider quels organismes ont le droit de vivre. Je tue les virus, les mauvaises bactéries, et les humains dont je ne veux pas (ou dont finalement je ne veux plus). C’est moi qui décide. Et le vrai scandale, c’est qu’aujourd’hui en France (en 2018 !), à 12 semaines de grossesse, une femme perd le droit de disposer de son corps.

[L’autre scandale, c’est qu’en France, aujourd’hui (en 2018 !), une femme qui avorte n’est pas forcément une femme qui veut avorter. Mais ça, pas vrai, on s’en fout. Elle avorte et elle ferme gentiment sa gueule si elle veut pas qu’on passe en mode explication façon Tex. Et puis avec le temps elle s’en remettra, et elle ira très bien merci.]

Donc continuons.

Rien ne se passe : aucune intervention divine dans la nuit qui sépare le dernier jour de la 12ème semaine et le premier jour de la 13ème semaine. Rien n’est ajouté, rien n’est enlevé. Sauf le droit pour la femme de décider si cet enfant doit vivre ou mourir : ce que je viens d’écrire est un argument classique des anti-IVG. Et pourtant, on l’entend de plus en plus dans la bouche des pro-IVG, parce que sans lui, il est impossible de plaider pour une extension du délai d’autorisation de l’avortement.

Ainsi, très bizarrement, quand Olivier de Lagarde (dans l’émission « Moi président ») demande à une Femen : « que répondez-vous quand on vous dit que l’embryon est un être humain ? », celle-ci, au lieu de répondre que c’est de la manipulation, se contente de rétorquer : « je réponds que beaucoup d’opposants à l’IVG sont pour la peine de mort. » Autrement dit : il y a des mises à mort légitimes, et seul importe le critère que l’on considère comme déterminant dans cette légitimation (culpabilité du condamné dans un cas, volonté de la femme enceinte dans l’autre).

Dans son billet rigolo, Guillaume Meurice trouve très drôle que des militants pro-life parlent de l’embryon comme d’un « enfant ». Mais c’est lui qui retarde : il n’imagine pas qu’on puisse dire la même chose en étant pro-IVG et même, en étant sur le point d’avorter. Il devrait parler avec Eva : après le décès de Simone Veil, Benjamin Illy tend son micro FranceInfo à Eva, 17 ans, qui vient au Planning Familial pour un avortement et qui affirme « chacun a le droit de faire ce qu’il veut de son corps, de garder un enfant comme de ne pas le garder. » Cette jeune fille se considère donc elle-même comme une mère infanticide. C’est très étrange. Il y a encore dix ans, elle aurait répondu que ce qu’elle avait dans le ventre n’était pas encore un être humain et qu’elle demeurait donc libre d’en faire ce qu’elle voulait. Le changement de discours est ainsi en passe d’être entériné par l’opinion publique et trouve sa justification dans le propos de la conseillère du Planning :

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Il y a évidemment des gens, même des progressistes, pour trouver impensable d’avorter des fœtus de 7 ou 8 mois : « là, ça devient trop dégueulasse quand même » (quel argument !). Il y a même des médecins qui sont mal à l’aise à l’idée de faire accoucher une femme d’un bébé mort, ce qui arrive déjà avec les IVG médicamenteuses à 12 semaines (14 SA) : et les droits des femmes alors, bordel ? Il ne faut pas faire médecine quand on a le cœur mal accroché, les cocos ! Au demeurant, l’avortement très tardif se pratique déjà ailleurs… et même déjà chez nous dans le cadre du très mal nommé « avortement thérapeutique » (qui ne soigne rien). Promenez-vous dans les cimetières, vous verrez des tombes dans lesquelles reposent des individus qui n’ont ni personnalité juridique ni nom de famille mais qui sont dotés d’un prénom et d’une inscription à l’état civil. Ils ont été éliminés lors d’un avortement, pour les plus jeunes à 4 mois et demi de grossesse, soit 8 semaines de plus qu’une IVG sans motif médical. On entend également parler, de plus en plus fréquemment, de l’infanticide néonatal en milieu médical : Bébé handicapé, qui devait sortir mort, survit à son avortement. Erreur médicale ! Vite fait, bien fait : couic (ou plutôt plouf puisque les médecins les plus prévoyants se préparent un baquet pour noyer comme un chaton le bébé qui aurait la mauvaise idée de sortir vivant). Fini Bébé, a pu ! [...]"

Posté le 5 février 2018 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

02 février 2018

I-Média : l'affaire Théo, une intox médiatique

Posté le 2 février 2018 à 22h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

30 janvier 2018

Les intox des Femen

Olivier Goujon, journaliste indépendant depuis 20 ans, auteur de 500 reportages dans 160 pays, sur des sujets aussi divers que les derniers trappeurs du Canada, les vendeurs d’argent en Somalie, la féminité en Iran, les particularismes kurdes… vient de publier un ouvrage sur les Femen. Il explique à... la Fédération Nationale de la Libre pensée :

Capture d’écran 2018-01-30 à 20.19.54"C’est l’arrivée en France d’Inna qui change la donne pour toujours. Inna arrive à Paris le 21 août 2012. Elle a, dit-elle, fui dans l’urgence, des hommes armés qui forçaient la porte de son appartement. Elle choisit la France car le mouvement y possède déjà une branche, fondée par Safia Lebdi quelques mois auparavant.

Le récit de son “évasion” est invérifiable, plein d’incohérences, et se heurte frontalement aux témoignages de ses ex-compagnes de révolte. Je le démonte point par point dans le livre en refaisant son parcours. Mais ce récit est bien vite porté par ses nouvelles amies françaises, à commencer par Caroline Fourest, qui multiplie les interventions médiatiques et écrit un livre plein d’approximations, d’oublis et de contre-vérités pour expliquer l’arrivée d’Inna et justifier que les autres restent en Ukraine. Elle prétend par exemple qu’Inna “devait” s’échapper, car elle était poursuivie pour avoir tronçonné une croix chétienne.

Elle oublie de dire que les 3 autres tirent sur les haubans pour abattre la croix. Au regard de la loi ukrainienne, les 4 sont également coupables et rien ne justifie l’accueil d’Inna plutôt que celui des autres. La diplomatie française était d’ailleurs d’accord pour accueillir les 4. Je renvoie au livre pour comprendre comment Caroline Fourest explique à Sacha et Oxana qu’elles ne pourront pas être accueillies alors que la France regarderait d’un bon oeil l’arrivée d’Inna. Sacha et Oxana vont rentrer en Ukraine et continuer de se battre dans des conditions terrifiantes. Elles seront enlevées par les services secrets, battues, accusées de terrorisme tout en continuant de financer – c’est hallucinant de cynisme - la vie quotidienne d’Inna à Paris en vendant des objets dérivés Femen. Au bout d’un an, à la fin de l’été 2013, Sacha et Oxana se réfugient elles aussi en France, exténuées, pauvres, amaigries, Oxana s’est cassé les deux poignets en fuyant… Elles ignorent que le plus dur commence.

C’est-à-dire ?

Inna Shevchenko, la leader actuelle, et Caroline Fourest, vont instrumentaliser Femen France contre Sacha et Oxana. La raison est la même qui présidait au refus de les voir rester en 2012: Inna veut être seule à la tête de Femen, c’est pour cela qu’elle a organisé son “évasion” l’année précédente. Caroline Fourest, elle, veut utiliser Femen à son profit politique, or cet objectif sera beaucoup plus difficile à atteindre si le mouvement est dirigé en France par Sacha et Oxana, qui sont bien plus légitimes qu’Inna. Caroline Fourest s’inventera un prétexte romantique en prétendant être tombée amoureuse d’Inna. Je ne sonde pas les coeurs et les reins, mais je dis que c’est un prétexte. J’explique pourquoi dans le livre. De son côté, Anna décide de rentrer dans le rang en Ukraine. Elle travaille aujourd’hui dans… la communication politique. C’est une défaite de plus pour le mouvement. [...]

Les médias ont-ils une responsabilité dans la “trahison” que vous évoquez?

Enorme. Les réseaux de Caroline Fourest, mis au service d’Inna Shevchenko, vont être d’une efficacité redoutable. Je donne de nombreux exemples dans le livre: l’affaire du timbre Marianne, le faux attentat incendiaire du Lavoir Moderne,  l’attaque du théâtre... Toutes manipulations au service du pouvoir d’Inna! [...]

Par ailleurs, il y a, oui, de la connivence, et comment ! Le livre de Caroline Fourest en fait même état impunément : embarquée par la police dans une manif, c’est Valls, ministre de l’Intérieur qui s’inquiète de sa situation ! Plus loin elle se vante de sa relation privilégiée avec la Présidence, puis de ses contacts avec le ministère pour qu’Inna obtienne ses papiers (et de fait Inna obtient le statut de réfugié politique en 49 jours, record battu ! Les autres mettront 400 jours !) [...]

Posté le 30 janvier 2018 à 20h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Il y a un an, I-Media dénonçait la désinformation sur l'affaire Théo

Ne croyez pas ce que vous racontent les médias

Vivement la loi de Macron pour les punir de leurs fausses nouvelles...

Posté le 30 janvier 2018 à 11h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

29 janvier 2018

Les médias sont l'institution jugée la moins fiable au monde

Alors que le « Tagesschau » [principal journal télévisé allemand] a reconnu avoir modifié le son lors d’un reportage sur Donald Trump, afin de faire croire qu'il avait été hué, le « Trust Barometer » (« baromètre de confiance ») Edelman 2018, indique que les médias sont pour la première fois l'institution jugée la moins fiable au monde.

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Depuis 18 ans, le « Trust Barometer » (« baromètre de confiance ») Edelman présente une évaluation de la confiance et de la crédibilité accordées par les citoyens du monde aux grandes institutions que sont l’État, les médias, les ONG et les entreprises. Les résultats de cette enquête internationale, menée dans 28 pays auprès de 33000 personnes (dont environ 1150 en France), indiquent que la confiance dans les médias est tombée en dessous de 50 % dans 22 des 28 pays étudiés. Les médias sont considérés pour la première fois comme l’institution la moins fiable au monde. 43 % des personnes interrogées font confiance aux médias, tout comme à l’Etat. Ils sont respectivement 52 % et 53 % à faire confiance aux entreprises et aux organisations gouvernementales.

La défiance envers les médias aux Etats-Unis a gagné 5 points depuis 2017. 42 % des Américains seulement ont confiance dans les médias en 2018, contre 47 % en 2017. 33 % des Français font confiance aux médias, un chiffre stable depuis 2017.

Posté le 29 janvier 2018 à 19h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

27 janvier 2018

Marche pour la vie, Comment l’AFP vous a désinformé

Emission I-Média présentée par Jean-Yves Le Gallou et Hervé Grandchamp :

Posté le 27 janvier 2018 à 11h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

26 janvier 2018

Un nouveau cardinal selon BFM TV

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Ce n'est pas très difficile de trouver sur internet que Mgr Emmanuel Payen fut vicaire général du diocèse de Lyon jusqu'en 2012. Le cardinal de Lyon se nomme Philippe Barbarin, il me semble que les médias en ont suffisamment parlé.

Posté le 26 janvier 2018 à 15h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

24 janvier 2018

Un sportif dénonce la diabolisation médiatique : c'est au Christ que je réponds et à Lui seul

Uns fois n'est pas coutume sur le Salon beige, parlons sport : actuellement, au cours de l'open d'Australie, un jeune et talentueux joueur de tennis américain est victime de l'épuration journalistique.

Capture

Le sportif, qui n'a pas peur de son ombre, a répondu sans complexe, lors d'une conférence de presse :

«Vous cherchez à placer les gens dans des petites cases afin que vous puissiez ordonner le monde selon des idées préconçues. Vous déshabillez l'individu pour le diaboliser collectivement. Après quelques "follows" et quelques "likes" sur Twitter, mon destin a été scellé dans vos esprits. Afin d'écrire une histoire sensationnaliste, vous avez pris des raccourcis pour me désigner comme l'homme que vous voulez désespérément que je sois. Vous préférez entretenir la machine à propagande plutôt que vérifier des informations (...).

Vous déshumanisez avec un stylo et du papier, vous dressez un voisin contre son voisin. Ce faisant, vous pouvez précipiter l'enfer que nous souhaitons tous éviter. Je crois fermement que la plus grande valeur doit être accordée à la vertu de chaque individu, indépendamment du sexe, de la race, de la religion ou de l'orientation sexuelle. Mon job est de poursuivre mon chemin en essayant de devenir le meilleur de moi-même et d'incarner l'amour que le Christ a pour moi, car c'est à lui que je réponds et à Lui seul

Jeu, set et match !

Posté le 24 janvier 2018 à 12h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Les trafics de Presstalis

Présent évoque les difficultés du distributeur de journaux Presstalis (ex-NMPP)  :

Capture d’écran 2018-01-23 à 19.42.15"[...] Les effectifs de Presstalis ont certes été réduits de 2 700 à 1 200 salariés mais, selon les experts, la distribution coûte en France quatre fois plus cher que dans les autres pays. Cette anomalie trouve son origine dans la naissance même des NMPP, après la guerre. Par le biais du Syndicat du Livre CGT, intimement lié au Parti communiste, les NMPP ont été, pendant des dizaines d’années, une vache à lait pour le PC.

Pas seulement le PC français, d’ailleurs. Il y a quelques années avait été identifié un trafic de rouleaux de papier, qui étaient détournés et envoyés à Cuba pour imprimer le journal du parti communiste local, Gramma. 200 tonnes par mois, tout de même ! [...]

Le détournement de journaux était aussi une pratique courante, aux NMPP. Toute l’affaire a été révélée et a donné lieu à un procès. Mais le préjudice aurait représenté environ trois millions d’euros par an. Ayant été moi-même DRH de la branche quotidiens des NMPP pendant quelques mois, je peux témoigner avoir vu chaque soir des dizaines d’Ouvriers du Livre partir avec des piles de journaux sous le bras. J’avais demandé quel en était l’usage. J’avais cru comprendre de réponses extrêmement floues de la hiérarchie (« on en croque tous ») que ces journaux étaient revendus à des kiosquiers qui les rendaient officiellement aux NMPP en les déclarant comme des « invendus », conservant au passage les recettes des ventes réellement opérées. Les bénéficiaires étaient donc ces Ouvriers du Livre, le Syndicat du Livre lui-même, et les kiosquiers complices. Les perdants : l’entreprise NMPP puis Presstalis, et les éditeurs de journaux. En mars 2017, 22 kiosquiers parisiens avaient été arrêtés par la police dans le cadre de cette escroquerie en bande organisée.

L’affaire la plus étonnante est la découverte d’une cache d’armes de 5 000 fusils et munitions dans un des hangars des NMPP, à Saint-Ouen. Ces armes provenaient des stocks de Manufrance, grande société de vente par correspondance ayant fait faillite une dizaine d’années auparavant. Elles avaient été stockées là dans l’attente d’une révolution communiste dont la probabilité s’est éloignée avec le temps. La justice fut alertée, mais les NMPP ne portèrent pas plainte. Quant au gouvernement de l’époque (gouvernement socialiste Edith Cresson), il préféra régler la question à l’amiable avec la CGT. [...]"

Posté le 24 janvier 2018 à 10h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Un bus bloqué par des antifascistes ? No news

Gabrielle Cluzel dénonce :

DUDNyFGX4AEDWyO-1200x660"[...] On imagine le tollé, la déflagration, la bombe atomique dans la presse si un bus rempli de familles musulmanes, de vieillards, d’enfants, en partance pour une marche pacifique et autorisée vers la capitale, avait fait l’objet d’une telle attaque de la part d’identitaires cagoulés et surexcités. Si les vêtements de certains avaient été brûlés. Si l’un d’eux, pris d’un malaise, avait dû être sorti du bus. S’ils avaient dû rester parqués comme des bestiaux durant trois heures, la police se révélant incapable de disperser les trublions. Si les agresseurs étaient repartis tranquillement, sans être inquiétés… Et cette vague d’indignation unanime serait, bien sûr, infiniment légitime.

Mais le traitement de l’information, en France, n’est pas fonction de la nature des faits mais de celle des victimes. Et il se trouve que les catholiques n’ont, en soi, aucune importance, les informations les concernant aucun caractère de gravité. Sauf, bien sûr, si on peut y trouver matière à les charger, d’une pelletée supplémentaire, de tous les malheurs du monde.

Et ce sentiment d’impunité est si vrai que les Jeunes communistes 35 ont revendiqué benoîtement leur « action » sur Twitter, se permettant même de corriger au fluo jaune réprobateur, comme une maîtresse d’école, un article du Télégramme de Brest évoquant l’embuscade.

Pour Marlène Schiappa, les marcheurs pour la vie sont « moyenâgeux et obscurantistes ». Ce ne sont pas eux, pourtant, pour filer le poncif, qui tentent de brûler les sorcières des temps postmodernes."

Posté le 24 janvier 2018 à 08h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)

Journalistes interchangeables : 2 reportages dans Le Figaro et Libération signés du même journaliste

Ce mardi 23 janvier, dans leurs éditions papier, Le Figaro et Libération publient tous deux un reportage réalisé à Notre-Dame-des-Landes. Les deux articles sont signés du même nom : Guillaume Frouin, un journaliste basé à Nantes. Marianne a joué au jeux des sept différences :

"Le ton est donné d'emblée dans Le Figaro, qui titre "Sur la 'route des chicanes', les zadistes font toujours la loi", tandis que Libé opte pour un plus compatissant "A Notre-Dame-des-Lanes, les derniers instants des 'chicanes'". Le reporter a ensuite choisi la même scène d'ouverture : les zadistes retirant les obstacles disposés sur la fameuse "route des chicanes". Mais dans Le Figaro, on insiste sur le fait que ce désencombrement s'opère "en tenant la presse à l'écart". Information qu'on ne trouve qu'en bout de deuxième paragraphe dans l'article de Libé, qui préfère commencer par la description d'une ambiance zélée où l'on "s’attelle à retirer les obstacles" entravant depuis cinq ans la circulation des véhicules sur la D281.

Capture d’écran 2018-01-23 à 11.28.40

Très vite, le quotidien de droite fait une remarque qui ne manquera pas de remonter certains de ses lecteurs : "L'Etat de droit à Notre-Dame-des-Landes, réclamé par le gouvernement depuis des mois et plus encore depuis sa décision d'abandonner le projet aéroportuaire, n'est pas encore restauré…" Nulle trace de cette observation dans Libération, qui insiste au contraire sur les risques d'une "intervention policière" musclée de l'Etat dans le cas où la D281 ne serait pas évacuée. De son côté, Le Figaro observe que le fait de "baisser la garde" ne fait "pas vraiment consensus" chez les zadistes.

Capture d’écran 2018-01-23 à 11.28.50

Les deux articles traitent ensuite d'un email adressé à ses membres par l'Acipa, l'association d'opposition à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Dans ce message, il est expliqué que des "voies de passage seront créées" sur la route pour la faune locale : dans Le Figaro, ce sont "nos ami-e-s tritons, salamandres et autres habitant-e-s du bocage" ; dans Libé, "nos amis tritons, salamandres et autres habitants du bocage". Curieux, que ce soit le quotidien de droite qui conserve l'écriture inclusive contre laquelle il bataille… à moins que ce ne soit pour énerver encore un peu les plus conservateurs de ses fidèles !

Enfin, l'article traite de la réouverture de la D281 après son désencombrement par les zadistes. Une remise en service jugée "inenvisageable" dans Le Figaro par Philippe Grosvalet, le président PS du conseil départemental. La même citation figure dans le papier de Libération, mais en fin d'article et dans une forme atténuée. Auparavant, le journaliste aura en effet pris soin de préciser que "la circulation (...) a toujours été possible, en dépit des nids-de-poule". Dans le quotidien de gauche, il est expliqué que la réticence des autorités à rouvrir la route s'appuie "sur les propos de Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur, qui, il y a deux semaines,'certifiait la présence dans la ZAD d’explosifs et de pièges'". Une assertion "totalement bidon", s'amuse l'article de Libé, tandis que celui du Figaro ne s'étend pas sur les "fake news" du gouvernement. [...]"

Journalistes interchangeable selon les quotidiens. Et ensuite, ils se lamentent des "fakes news" du web...

Posté le 24 janvier 2018 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

23 janvier 2018

Quand La Croix traite des "fakes news"... qu'elle propage [Addendum]

Dans le Numéro de ce jour (23/01/2018) du quotidien La Croix, on trouve de pleines pages consacrées aux "Fake news" :

LACROIX22fev2018-1

Et dans le même numéro on découvre un entrefilet pour corriger la "Fake News" publiée la veille dans ce même journal :

LACROIX 22Fev2018-2

"Le seule disponible à l'heure de notre bouclage" : comprendre qu'aucun journaliste de La Croix n'a daigné se mouiller pour aller couvrir la manifestation sur place. Ils ont préféré attendre au chaud la dépêche de l'AFP qui a évoqué ce fameux millier de manifestants, avant de corriger le chiffre dans la soirée, une fois que toute la presse fainéante l'avait recopié. "Fake new" vous dit-on.

Addendum mercredi 24 janvier : sur Twitter, un journaliste de La Croix me fait remarquer qu'il y avait bien une journaliste de ce quotidien à la Marche pour la vie. Une journaliste qui a donc validé ce fameux "millier"... Aurait-elle été aveuglée par la pluie ?

Posté le 23 janvier 2018 à 16h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

La loi sur les "Fakes news" est une loi de censure au profit de la grosse presse

C'est l'aveu de Florian Bachelier, Député LREM de la huitième circonscription d'Ille-et-Vilaine, Premier Questeur de l'Assemblée Nationale, dans cette tribune publiée dans Ouest France et intitulée "Les Fake News portent atteinte à la souveraineté de l'Etat" (rien que ça) :

06dd4143-cd9b-41ad-964c-9f5620881b98"Les fake news constituent une menace sérieuse pour nos sociétés démocratiques en faussant pernicieusement la discussion publique. Qu’il n’y ait aucune ambiguïté : les fake news ne sont pas des opinions dissonantes, telles qu’elles ont toute leur place en démocratie. Elles procèdent de la seule volonté de tromper insidieusement. Nous le constatons aujourd’hui avec la concomitance du succès croissant des théories complotistes et de la défiance envers les médias traditionnels. À l’extrême droite allemande, l’AfD joue de ce trouble et fait circuler ses propres « réinformations » pour corriger cette Lügenpresse - la presse menteuse - un terme employé par les nazis pour les journaux d’opposition.

À l’heure où l’Otan reconnaît le cyberespace comme un domaine d’intervention militaire au même titre que la mer et la terre, il faut saisir l’ampleur du danger. La fake news est aussi loin du canular que la Gerboise bleue, le premier essai nucléaire français, d’un pistolet en plastique : c’est une arme de déstabilisation massive. Elle est à même de porter atteinte à la souveraineté de l’État. C’est pour cela que le président de la République a souhaité une nouvelle loi et des mesures fortes pour combattre les fake news

Les médias ont certes déjà proposé des initiatives de décodage qui aident le lecteur à séparer le bon grain de l’ivraie. Honorable, légitime, cette entreprise seule semble toutefois impuissante à enrayer la propagation.

En 2018, la loi sur la presse datant de 1881 n’est plus adaptée à l’ère d’Internet et des réseaux sociaux, où les flux d’informations sont constants, sans frontière ni intermédiaire. C’est précisément parce que la liberté de la presse demeure un des droits les plus précieux que la loi doit évoluer.

La nouvelle loi devra donc tout d’abord permettre d’agir en temps réel. La réponse doit être plus véloce que la menace en agissant directement sur les hébergeurs de fake news : 24 heures de partages sur les réseaux sociaux peuvent déjà être désastreuses. Il faut en outre pouvoir demander des comptes à ces plateformes et rendre transparents leurs financements. Il faut enfin mettre un terme au lâche anonymat de ceux qui sapent derrière un écran l’exercice de la citoyenneté. Le temps est en somme de nouveau venu de rejeter l’obscurantisme par plus de lumière.

J’entends la crainte d’un retour sournois de la censure et je comprends ceux qui redoutent que la liberté de la presse et la liberté d’opinion n’en ressortent meurtries. Il n’en est rien. Tout d’abord, parce qu’il ne s’agit pas d’une vérité officielle mais d’une lutte contre la diffusion volontaire de fausses informations, au même titre que la répréhension de la diffamation et l’escroquerie.

Bien plus, parce que les premiers concernés par ce fléau sont avant tout les journalistes dont la rigueur et le long labeur peuvent être fatalement balayés par l’émission et la transmission industrielles de ces rumeurs trompeuses. C’est pour cela qu’ils seront très largement associés à la réflexion et à la construction de cette nouvelle loi, dans un débat transparent, entre citoyens."

Il s'agit bien de garantir le monopole de la presse étatique, celle qui est largement subventionnée par l'argent public et qui passe son temps à manipuler l'opinion et à pratiquer la désinformation, selon diverses méthodes dénoncées notamment par Jean-Yves Le Gallou.

Posté le 23 janvier 2018 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

22 janvier 2018

Nous étions plus de 10...

Entrefilet trouvé dans Le Figaro du jour :

Capture d’écran 2018-01-22 à 20.07.06En effet, nous étions plus de 1000... Mais Le Figaro aurait pu faire mieux : il aurait pu dire que nous étions plus de 100..., voire plus de 10...

Yves Daoudal fait remarquer que Le Figaro.fr n’a pas dit un mot de la Marche pour la Vie de Washington, ni (donc) du message de Donald Trump. En revanche, Le Figaro.fr a publié un article (bienveillant, de l’AFP) sur la « Marche des femmes », réédition de celle de 2017 organisée pour protester contre le début de la présidence de Trump. On connaît certes la vieille dérive du Figaro, mais là c’est quand même violent.

On préférera la réaction amusée de Donald Trump :

« Beau temps sur tout notre grand pays, un jour parfait pour que toutes les Femmes puissent Marcher. Sortez donc pour célébrer les réussites historiques et le succès économique sans précédent et la création de richesse qui ont eu lieu ces 12 derniers mois. Le plus faible taux de chômage des femmes depuis 18 ans ! »

Selon Paris Match (etc.), c’est un tweet « indécent ». Ah bon…

Posté le 22 janvier 2018 à 20h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

Guillaume Roquette : "Je n'aime pas ces militants qui se cachent derrière leur expertise"

Posté le 22 janvier 2018 à 15h23 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

19 janvier 2018

Dormez en paix, la police du régime jupiterien veille...

Capture d’écran 2018-01-18 à 22.46.10... sur les intérêts de Jupiter. Comme en témoigne cette affaire, au sujet de laquelle vous trouverez des détails ici.

"Six mois d’enquête, un dossier d’instruction de 800 pages. D’ici deux mois, deux hommes seront jugés pour «usurpation d’identité» après l’envoi d’un «mail potache» sur Emmanuel Macron durant les présidentielles."

Cette plainte ne pourrait être qu'un prétexte, selon l'accusé, pour poursuivre la vraie enquête, celle sur la fameuse «ingérence russe» qu'Emmanuel Macron voit partout… L'accusé fait en effet un peu de commerce en Russie.

Posté le 19 janvier 2018 à 10h31 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (9)

18 janvier 2018

Donald Trump a remis les prix des fausses nouvelles

Trump-fist-JFC-petition_1501684853_Content_Consumption_Large_1501684958Imitant un peu la cérémonie des Bobards d'or, créée en France par Jean-Yves Le Gallou pour dénoncer la désinformation (la prochaine aura lieu le 12 mars), Donald Trump a décerné hier les prix "Fakes News".

Le gagnant est Paul Krugman, prix Nobel d'économie 2008 et éditorialiste pour le New York Times, qui avait avait affirmé le jour de la victoire historique du président Trump que l'économie ne s'en remettrait jamais. Actuellement Wall Street bat record sur record.

La liste épingle également l'erreur d'un journaliste vétéran de la grande chaîne ABC, Brian Ross, qui a été suspendu pendant quatre semaines. Il avait rapporté à tort que Donald Trump avait donné pour instruction à son conseiller Michael Flynn de contacter des émissaires du Kremlin avant son élection en novembre 2016.

3e place pour la chaîne d'information CNN, Fake News Network selon le facétieux président des USA. Une belle place pour avoir affirmé à tort que Trump et son fils avaient eu accès à des documents piratés de WikiLeaks.

4e place pour la magazine Time qui avait affirmé à tort que Donald Trump avait retiré un buste de Martin Luther King du "bureau ovale".

5e place pour Dave Weigel (Washington Post) pour avoir tweeté une photo de la salle d'un meeting de Trump à moitié remplie. Problème, la photo était prise avant le remplissage d'une salle devenue comble.

6e place pour CNN (à nouveau !) et son montage vidéo de Donald Trump nourrissant des carpes au Japon donnant l'impression d'une maladresse.

7e place pour CNN, pouravoir affirmé - puis retiré - qu'un proche de Trump aurait rencontré les Russes (décidément !). A noter que 3 employés de CNN ont démissionné suite à cela..

8e place pour NewsWeek pour avoir affirmé que Donald Trump n'avait pas serré la main de la première dame polonaise.

9e place pour CNN pour avoir déclaré que le directeur du FBI allait réfuter l'affirmation de Trump sur l'absence de toute enquête le concernant.

En 10e position, c'est le New York Times qui est récompensé pour un énorme bobard. Le journal avait accusé - en Une s'il vous plait - l'administration Trump d'avoir caché un rapport climatique.

Enfin, de manière globale, Trump a décerné un prix de gros à tous les médias ayant relayé le bobard de la collusion avec les Russes.

Posté le 18 janvier 2018 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

17 janvier 2018

Buzzfeed confond désinformation et parodie

C'est assez cocasse de voir Libération démonter une désinformation (une "fake new" pour Macron) de Buzzfeed à l'encontre du FN :

Capture d’écran 2018-01-17 à 19.25.30"Il y a quelque chose d’assez gênant, à un moment où on parle beaucoup de fake news, à voir nombre de médias relayer toutes voiles ouvertes l’information de Buzzfeed selon laquelle le FN aurait fabriqué une fake news pendant la campagne sans jamais dire (ou à peine) qu’il s’agissait selon toute vraisemblance d’une parodie.

De quoi s’agit-il ? En mars 2017, Envoyé spécial consacre une enquête au FN et à ses «hommes de l’ombre». Le FN riposte dans la foulée avec une vidéo, diffusée d’abord par David Rachline, directeur de campagne de Marine Le Pen. Surjouant les méthodes d’anonymisation de ce type de documentaire (pénombre et voix transformée jusqu’à la caricature), la vidéo met en scène un homme présenté comme membre de «l’équipe de Delphine Ernotte» qui raconte les collusions de cette dernière avec la Hollandie puis la Macronie, la politisation du service public et les censures éditoriales.

Le fond de cette riposte est grossier : discréditer l’enquête de l’émission du service public, moquer les témoignages anonymes et mettre en cause la réalité de ceux qui sont utilisés contre le FN. David Rachline, conseiller de Marine Le Pen pour la campagne, tweete d’ailleurs, à ce moment-là, assez explicitement. «Vous voyez, tout le monde peut faire "journaliste" chez France Télévisions…», écrit-il en relayant la vidéo.

L’affaire n’a guère d’audience à l’époque. Plusieurs médias penchant vers la droite de la droite s’amusent de la réponse du FN. [...] Le site de Russia Today fait de même, dans un article intitulé : «En réaction à Envoyé spécial sur le FN, David Rachline trolle France 2 avec un faux témoignage.» La dimension parodique et délibérément falsifié est donc mise en avant, même si RT explique que certains ont pris le témoignage au premier degré. La presse dite «mainstream» qui s’intéresse au sujet saisit aussi la dimension parodique. LCI fait un papier très complet sur le sujet. [...] Le Lab d’Europe 1 fait un article similaire. Et aboutit aux mêmes conclusions. [...]

Le problème, c’est que cette dimension parodique pourtant mise en avant au moment des faits… a quasiment disparu de l’article que Buzzfeed publie et des nombreuses reprises qui en ont été faites depuis deux jours. Voilà le FN accusé d’avoir «fabriqué de toutes pièces» une fake news. Détail cocasse, même LCI qui avait donc fait un article très contextualisé et complet au lendemain de l’affaire… reprend aujourd’hui Buzzfeed au premier degré.

[...] Mais voilà : le FN a fabriqué une parodie plutôt qu'une fake news. Et cela n’a guère de sens de ranger sous la même dénomination cette vidéo parodique, l’affaire des comptes offshore de Macron aux Bahamas, ou l’intox sur le financement saoudien de la campagne de Macron. Sauf à enlever tout sens au terme «fake news» (qui, servi à toutes les sauces, n’en a déjà plus beaucoup).

Cette histoire n’est pas neutre au moment où la volonté annoncée d’Emmanuel Macron de légiférer sur les fake news suscite quelques craintes (fondées), des fantasmes de censure (inévitables) et des questions (légitimes). Au cœur des interrogations, celle-ci, centrale : qu’est-ce qu’une fake news ? Un mensonge ? Une erreur – et comment faire la part entre un mensonge et une erreur ? Un bobard gouvernemental entre-t-il dans le champ? Et un article du Gorafi ? Même s’il est pris au sérieux ? La question n’est pas si simple. C’est un juge qui devra la trancher. Avec ce qu’il faut de mauvaise foi, l’opposition dénonce un futur texte qui, sous couvert de lutter contre la désinformation, verra le pouvoir politique et les médias décréter ce qu’est une fake news pour museler la parole libre. Qui veut tuer son adversaire l’accuse de fake news, protestent par avance l’extrême droite et ses relais numériques. Autant dire que cette affaire tombe assez mal.

Elle déverse des litres d’eau pour alimenter un moulin qui turbine déjà comme une centrale nucléaire. Et au passage, on sert sur un plateau les médias dits de réinformation (sic), qui se plairont à mettre en avant qu’ils avaient pointé dix mois avant la dimension parodique de la vidéo que les médias dominants (re-sic) s’échinent à ne plus voir dix mois après pour mieux taper le FN. CQFD."

Posté le 17 janvier 2018 à 19h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Stop aux fake news sur la GPA

La Manif Pour Tous dénonce les erreurs contenues dans une tribune publiée ce matin sur le site internet du Monde :

Capture"Dans une tribune publiée dans Le Monde, une centaine de personnes milite pour profiter de la révision des lois de bioéthique pour légaliser la GPA, c'est-à-dire le recours aux mères porteuses, ou à tout le moins en reconnaître les effets lorsqu'elle est pratiquée à l'étranger. En effet, la France s'honore, à juste titre, de refuser cette pratique aussi scandaleuse que dégradante, synonyme d'asservissement des femmes et de chosification des bébés qui font tous deux l'objet de contrats commerciaux.

Non, les enfants nés par GPA ne sont pas des petits fantômes de la République !

En intitulant leur tribune « On ne peut plus ignorer les enfants nés par GPA », les signataires laissent entendre que ces enfants seraient privés de droits. Une petite musique se fait régulièrement entendre pour dénoncer le fait qu'ils seraient des « petits fantômes de la République », sans reconnaissance ni droit. Cela est parfaitement faux. C'est ce qu'expliquait très justement Manuel Valls lorsqu'il était Premier Ministre. Dans une interview à La Croix, il qualifiait la GPA de « pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes. » « Il ne faut pas laisser dire non plus que ces enfants sont sans filiation ni identité. Ils ont une filiation et une identité, mais établies à l'étranger » précisait-il.

Le piège de la retranscription automatique à l'état civil

La stratégie des militants pro-GPA est claire et s'appuie sur les enfants nés par GPA à l'étranger. La première étape consiste à obtenir la reconnaissance. C'est ce que demande les signataires de la tribune publiée ce matin dans Le Monde : « nous demandons la transcription intégrale à l'état civil français de la filiation de l'enfant établie légalement à l'étranger à l'égard de ses parents. » Cette transcription automatique est un piège destiné à demander dans un deuxième temps la légalisation de la GPA en France en arguant du fait que les GPA réalisées à l'étranger seraient 100% légales et que l'interdiction serait donc hypocrite. « On connaît la chanson. C'est la même ritournelle sur la PMA sans père » selon Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. Dans son interview à La Croix, Manuel Valls décryptait parfaitement cette stratégie des militants pro-GPA : « le gouvernement exclut totalement d'autoriser la transcription automatique des actes étrangers, car cela équivaudrait à accepter et normaliser la GPA. J'ajoute qu'il est incohérent de désigner comme parents des personnes ayant eu recours à une technique clairement prohibée... tout en affirmant qu'ils sont responsables de l'éducation des enfants, c'est-à-dire chargés de la transmission de nos droits et de nos devoirs. »

Les droits des femmes et des enfants n'ont pas de frontières : soyons ambitieux !

Les signataires de la tribune du Monde affirment vouloir « lutter efficacement et avec détermination contre les dérives de la GPA. » Pour La Manif Pour Tous, les droits des femmes et des enfants n'ont pas de frontières. C'est parce que la GPA est une pratique scandaleuse qui instrumentalise et asservit les femmes et les enfants qu'elle est interdite en France. Pour lutter contre ce fléau et ce business sordide et lucratif, une seule solution : l'abolition universelle. C'est tout le sens des engagements de l'ancien Premier Ministre qui rappelait « la responsabilité de tous les États dans la lutte contre la commercialisation des êtres humains » et annonçait alors que la France entendait « promouvoir une initiative internationale qui pourrait aboutir, par exemple, à ce que les pays qui autorisent la GPA n'accordent pas le bénéfice de ce mode de procréation aux ressortissants des pays qui l'interdisent. » Malheureusement, ces annonces sont restées lettre morte. Alors qu'Emmanuel Macron s'est prononcé à de multiples reprises contre la GPA, il lui appartient de donner une suite opérationnelle à ces positions. Patrie des droits de l'Homme, la France doit afficher clairement ses ambitions en la matière pour défendre dans l'hexagone et à travers le monde le droit des femmes et soutenir leur dignité et celle des enfants."

Posté le 17 janvier 2018 à 17h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

« Ça mériterait une enquête un peu plus approfondie. Est-ce que tout le monde pense comme ça dans les cités ? »

Trouvé dans Minute :

Capture d’écran 2018-01-16 à 21.58.06

Posté le 17 janvier 2018 à 11h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Condamné, Matthieu Gallet restera-t-il à la tête de la radio d'Etat ?

Lu dans Présent :

Images-3"Présenté comme un très intime ami d’Emmanuel Macron, Mathieu Gallet va-t-il devoir quitter la présidence de Radio France ? Déjà très contesté en interne, sa condamnation, le 15 janvier, par le tribunal de Créteil à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour avoir violé les règles des marchés publics au profit de proches lorsqu’il dirigeait l’Institut national de l’Audiovisuel (INA) entre 2010 et 2014, fragilise encore sa position, même si le délit commis est théoriquement punissable de deux ans de prison ferme, de 200 000 euros d’amende, de l’interdiction d’exercer une fonction publique et de l’interdiction des droits civils, civiques et de famille. Mathieu Gallet, qui s’était dit à l’audience victime des représailles de son prédécesseur à la tête de l’INA, l’énarque Agnès Saal (elle-même cible de poursuites pour un pharamineux budget taxi – 400 000 euros, disait-on), a annoncé son intention de faire appel. De toute manière, inutile de s’en faire pour l’avenir de celui dont son protecteur Frédéric Mitterrand disait que les « qualités intellectuelles sont à la mesure de l’attirance qu’exerce son physique ». Au pis, il sera très vite recasé à un poste prestigieux… comme le fut Agnès Saal, réintégrée au ministère de la Culture six mois après sa condamnation pour détournement de fonds publics."

Matthieu Gallet ayant refusé de démissionner, les représentants de l'Etat étaient absents au Conseil d'administration de Radio France présidé mardi après-midi par Mathieu Gallet.

Le vrai scandale c'est que l'Etait ait, comme en Union soviétique ou en Chine communiste, le contrôle de cette radio. Le groupe Radio France est détenu à 100 % par l'État français et tire la majeure partie de son financement de la redevance audiovisuelle. Avec 596 millions d’euros de dotation en 2018, l’entreprise perd 16 millions, soit 2,6 %. Mais cette baisse est causée par la diminution de 25 millions d’euros de la subvention d’investissement dédiée aux grands travaux de réhabilitationEn revanche, la dotation de fonctionnement de Radio France progresse de près de 9 millions d’euros.

Posté le 17 janvier 2018 à 09h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Situation en Syrie: un témoignage passionnant

d'un témoin qui semble faire preuve d'une objectivité certaine, et d'une aptitude étonnante à prendre de la distance par rapport à un vécu rocambolesque. Vous trouverez des détails le concernant ici.

 

Posté le 17 janvier 2018 à 08h55 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (4)

16 janvier 2018

Echec pour Le Média de Mélenchon

Constaté dans Présent :

Capture d’écran 2018-01-16 à 20.20.05"Lancement raté lundi soir malgré une grosse campagne de publicité des confrères pour Le Média, la télé plus à gauche que la télé, créée par l’ex-dircom de Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou et le psychanalyste des Insoumis, Gérard Miller.

On en avait entendu parler partout, sur les radios, les télés, dans la presse et de façon très amicale et complaisante avec des « bonne chance » de tout le monde, parfois assez narquois. La nouvelle web télé largement annoncée et saluée au nom du pluralisme (le pluralisme n’est toléré que s’il est de gauche et d’extrême gauche, on aurait aimé que TVLibertés ait droit à une telle rampe de lancement) a pourtant loupé son départ. Grosse déconvenue technique dès la première seconde. Nous voilà revenus aux temps de l’ORTF et de la télé de Tournesol. Pour tous les camarades assis dans leur salon en train de trinquer au « grand soir » de la nouvelle Pravda, impossible de visionner le programme sur le site lemediatv.fr. Ça commence bien… Pour voir quelque chose, il fallait se connecter sur YouTube ou Facebook.

[...] Deuxième échec, le « 20 heures » du Média est sacrément austère à regarder. Sans reportage, avec quelques illustrations vidéo et photos, beaucoup de « têtes parlantes » et des longs tunnels de monologues. « L’impression de voir un bulletin radio filmé », déplore un téléspectateur.

Troisième déception, malgré une grosse retape médiatique, seulement 10 000 personnes (nombre partiel) ont suivi lundi soir le premier JT sur Facebook et YouTube. A titre de comparaison, TVLibertés dépasse les 100 000 vues quotidiennes. Sans aucune publicité des confrères de la grosse presse."

Posté le 16 janvier 2018 à 20h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Immigration : comment Le Monde relativise les chiffres

Ou comment manipuler l'opinion en donnant de vrais chiffres. Voici le titre de l'article :

CaptureC'est factuellement vrai : les 2 chiffres sont en hausse.

Mais le chiffre du nombre de titres de séjour est passé de 227 500 en 2016 à 262 000 en 2017, soit une augmentation de 13.7%.

Comparativement, l'augmentation de 10,8% de 27 373 expulsions est donc ridicule et il est proportionnellement en baisse.

Posté le 16 janvier 2018 à 12h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

15 janvier 2018

"L’opinion publique est soumise à un véritable matraquage sur le problème de l’immigration, (...) il y a une volonté de formater les esprits"

Dans un entretien accordé à Atlantico, Jean-Paul Gourévitch met en garde contre une sous-information des Français au sujet de l'immigration :

"(...) L’opinion publique est soumise à un véritable matraquage sur le problème de l’immigration. Dans la mise en scène des témoignages, dans le choix des invités, dans les images sensationnelles et compassionnelles présentées, il y a une volonté de formater les esprits. Un exemple : certes l’accueil des migrants doit être « digne », mais avons-nous aujourd’hui, même en comptant sur la générosité des associations, les capacités d’accueil pour héberger « dignement » les quelques 100.000 demandeurs d’asile de l’année 2017 sans compter les migrants irréguliers qui ne sont pas passés par la case demandeurs d’asile ?  Sauf à admettre qu’on donne la priorité aux migrants et non pas aux SDF,  et aux Français qui vivent sans toit ou dans des logements précaires. Ce que personne n’ose dire. 

Dans les medias, on occulte la distinction entre les réfugiés politiques et les migrants économiques pour ne pas « faire de tri ». On valorise leur « formation » mais on oublie les études sur l’insertion professionnelle de ces migrants qui est très limitée. Si un pays n’a pas la capacité de donner du travail à ceux qu'il accepte, il  renforce le nombre de chômeurs, leur précarisation et le coût d'une opération supportée par l'Etat et les contribuables. 

La désinformation est également permanente sur les statistiques des migrations, sur leurs coûts et leurs bénéfices, sur la lenteur des procédures d’asile,  sur l’inefficacité des reconduites reconnue par le Président Macron lui-même, sur l’Aide Médicale d’Etat, sur l’action des associations, sur les liens entre immigration et économie informelle…La plupart des journalistes ne lisent plus les ouvrages. Ils classent les auteurs dans une posture en faisant un copier-coller des textes récoltés sur Internet

Je crois qu’on peut donner aux Français une connaissance de la réalité de l’immigration dans leur pays qui est plurielle, complexe, et très éloignée des slogans, des amalgames et des schématisations qu’on leur impose.

Nous en sommes loin. Les chercheurs, et je ne suis pas le seul,  qui tentent de présenter loyalement les enjeux et les données sont accusés d’apporter de l’eau aux moulins de l’extrême droite comme je l’ai été en 2014 dans la campagne de diffamation qui a suivi la parution des Migrations pour les Nuls. Le résultat dans les medias mainstream  est immédiat. Ceux qui vous avaient donné la parole ou cité en référence  comme FR3, M6, BFM-TV, LCP, I-télé, Le Figaro, Le Monde, Libération…vous ignorent ou vous anathématisent. C’est pour cela que j’ai proposé de rétablir un Observatoire National des Migrations, indépendant et pluraliste, croisant les données locales, nationales et internationales, qui traiterait à la fois de l’immigration et de l’expatriation,  et qui remplacerait le défunt Observatoire National des Statistiques de l’Immigration et de l’intégration installé en 2004 par le Haut Conseil à l’Intégration et qui n’a jamais fonctionné (...)"

Posté le 15 janvier 2018 à 09h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Affaire Dupont de Ligonnes ou la bêtise des journalistes

Que les policiers explorent la piste d'un monastère suite à une identification supposée est une chose mais que les journalistes justifient la piste catholique sous prétexte que la famille Dupont de Ligonnès était pratiquante relève de l’obsession et de l'amalgame. Certains journalistes sont même allés jusqu'à faire un parallèle avec l'affaire Touvier, dont les circonstances sont tout à fait différentes, l'intéressé ayant même été grâcié par un président de la république en 1971 (Georges Pompidou)... Les idées reçues des journalistes sur le sacrement de réconciliation et leur manque de culture religieuse deviennent de plus en plus en plus grossières et posent désormais un vrai problème pour l'information objective de ceux qui les écoutent.

Voici ce que dit le frère Jean-Marie Joseph, prieur au monastère Notre-Dame-de-Pitié de Roquebrune-sur-Argens, quand on lui demande quelle serait sa réaction si Xavier Dupont de Ligonnès venait frapper à sa porte :

"Je ne peux pas concevoir que l’on puisse cacher une personne recherchée par la police. Je ne peux pas être complice. S’il se présentait ici, je l’inviterais à se dénoncer. S’il vient pour regretter sa faute, comprenez bien, nous sommes quand même un ordre religieux, je pourrais le confesser et l'absoudre à la seule condition qu’il se dénonce. S’il est le coupable de ces assassinats, et s’il a des regrets, il devrait de fait nécessairement se rendre"

Posté le 15 janvier 2018 à 09h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

12 janvier 2018

Filiation : nouvelle lettre ouverte du Fr Jean-Marc Miele à La Croix

Capture d’écran 2018-01-12 à 16.32.49Suite à la lettre ouverte datée du 6 janvier du Frère  Jean-Marc Miele (religieux de saint Vincent de Paul) à Loup Besmond de Senneville (voir ici), Guillaume Goubert, Directeur de La Croix, a répondu.

Le dialogue étant désormais ouvert, le Frère Miele lui a renvoyé une nouvelle lettre, que vous pouvez lire en indiquant votre adresse ci-dessous :

Posté le 12 janvier 2018 à 16h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)


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