19 juin 2018

Le Brexit n'a pas fait fuir les Français installés en Angleterre

Unknown-21Malgré le Brexit, les investisseurs institutionnels, chefs d’entreprise et promoteurs continuent, d’après une enquête de la City of London Corporation, de placer Londres en tête des villes européennes pour le business, devant Paris et Francfort. Chaque année, 1 200 sociétés s’installent dans le quartier d’affaires. Le «Brexodus » n’a donc pas eu lieu.

Estimés par l’ambassade à 300 000 dans tout le pays, les Français n’ont pas tous le cœur à fuir.

Posté le 19 juin 2018 à 08h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Plus de 145k£ pour tuer Alfie Evans

De Jeanne Smits sur RITV :

Unknown-23"« Furieuse, en colère, écœurée » : la sœur de Tom Evans, le père d’Alfie, ce petit garçon victime d’une maladie cérébrale non identifiée qu’on a fait mourir en Angleterre en prétextant son « intérêt bien compris », vient de faire part sur Facebook de sa réaction indignée, alors que l’hôpital pédiatrique d’Alder Hey de Liverpool a enfin répondu à la question de savoir combien de fonds publics avaient été dépensées dans les affaires judiciaires qui ont abouti au débranchement du respirateur d’Alfie et à sa mort, cinq jours plus tard. Près de 150.000 livres sterling – 145.354,77 livres hors taxes, très exactement – ont été dépensés en frais de justice, avouent les autorités hospitalières. « Plus de 145k£ pour tuer mon neveu ?!?!?!?!? Ai-je besoin d’en dire plus ! », écrivait Sarah Evans sur la page Alfie’s Army sur Facebook le 15 juin.

La somme annoncée correspond à la date de la demande d’information, déposée par une certaine Alison Stevens le 23 mars dernier, un peu plus d’un mois avant le décès d’Alfie le 28 avril 2018. Les frais judiciaires engagés ont donc été en réalité encore plus importants, ceux avoués par l’hôpital correspondant au recours à des conseillers juridiques internes et aux frais de justice proprement dits avant les derniers recours en Angleterre et devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Sarah Evans ajoutait sur Facebook : « Nous avions un hôpital, nous avions l’argent pour l’emmener ailleurs, l’avion était prêt, Alfie se battait et ils ont dépensé tout ça pour le tuer ????? Demandez-vous pourquoi…Nous n’avions aucune chance de sauver notre guerrier Alfie alors qu’il y avait plus de 60 officiers de police pour garder cet hôpital. Nous, la famille, nous devions faire vérifier nos sacs lorsque nous allons voir Alfie, la police nous escortait dans les couloirs pour aller le retrouver, nous ne pouvions pas fermer les portes du box d’Alfie pour avoir un peu d’intimité parce qu’une infirmière était obligée de nous regarder depuis l’extérieur comme si nous étions des criminels, tout comme les trois ou quatre officiers de police devant la chambre d’Alfie, les trois autres à l’entrée de la salle et deux autres encore au bout du couloir, et ceux qui gardaient les sorties. Posez-vous la question : lorsque le nouvel enfant royal est né, y avait-il autant d’officiers de police pour le garder ?? Non, ils ont mal agi et la vérité sortira bientôt !! »

Un autre membre de la famille, Daniel Evans, a renchéri le même jour en soulignant que les frais de police ont représenté 13.652 livres supplémentaires sur quinze jours. [...]"

Posté le 19 juin 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent

11 juin 2018

A 2 ans, elle sauve la vie de sa mère enceinte

Incroyable :

"Myah, une adorable petite Britannique âgée de 2 ans à peine, était toute seule à la maison avec sa maman, Katie-Marie, 27 ans, quand cette dernière s'est soudain effondrée sur le sol de sa chambre à coucher. Alors enceinte, et à un stade avancé de sa grossesse, la jeune mère de famille venait de perdre connaissance.

La pauvre Myah, qui est encore un bébé, s'est donc brusquement retrouvée face à sa maman qui fermait les yeux et ne lui répondait plus. Une situation qui aurait pu rapidement tourner au drame ! Mais la petite fille, avec une présence d'esprit surprenante, n'a pas paniqué. Au contraire. Alors que certains adultes auraient eu du mal à gérer une telle situation, l'enfant a tout simplement donné l'alarme en utilisant FaceTime, une application qui permet de passer des appels en vidéo.

Elle a appelé sa mamie. La secouriste en couches-culottes se souvenait qu'elle avait vu sa mère utiliser cette application sur son téléphone. Alors elle a attrapé le portable de maman, a appuyé sur l'icône de l'application et a expliqué à sa grand-mère qu'il se passait quelque chose de bizarre avec sa mère. Un geste digne d'une vraie petite héroïne qui a permis que Katie-Marie soit amenée d'urgence à l'hôpital. Trois jours plus tard, la future maman, remise sur pied, avait le feu vert des médecins pour rentrer à la maison : "J'ai eu des évanouissements pendant ma grossesse. Mon taux de fer et de globules rouges est très bas. Les docteurs pensent que je suis fortement anémiée. Il y a quelques jours, Kirk, mon compagnon, était sorti faire des courses quand ma tête a commencé à tourner... A part ma fille de 2 ans, il n'y avait personne avec moi." [...]

Posté le 11 juin 2018 à 19h07 par Michel Janva | Lien permanent

01 juin 2018

4 juin : Manifestation de soutien à Tommy Robinson

Le CNRE et ses deux fondateurs, Renaud Camus et Karim Ouchikh, organisent un rassemblement de soutien à Tommy Robinson, patriote britannique abusivement incarcéré pour ses opinions politiques, le lundi 4 juin à 18 h 30 à Paris, au pied de la statue de Winston Churchill. Soyons nombreux à défendre la liberté d’expression en France et en Europe !

Image-1

Posté le 1 juin 2018 à 17h30 par Michel Janva | Lien permanent

29 mai 2018

Angleterre : Tommy Robinson condamné et incroyablement censuré

Lu dans Valeurs Actuelles :

DeNH0bkW4AAOBk2"La condamnation à 13 mois de prison du militant nationaliste britannique et journaliste indépendant, Tommy Robinson, arrêté alors qu’il filmait en direct sur Internet devant le tribunal de Leeds, où se tenait un procès supposé de prédateurs sexuels indo-pakistanais, suscite une avalanche de critiques.

Le cofondateur et ancien porte-parole de l’English Defence League (EDL), un mouvement identitaire qui s’oppose à l’immigration massive et à l’islamisation du Royaume-Uni, a été arrêté ce vendredi 25 mai pour « atteinte à l'ordre public » à l'entrée du bâtiment pendant qu’il interpellait plusieurs hommes quittant le tribunal, qui lui ont répondu par des injures.

« C'est ridicule ! Je n'ai pas dit un mot, je n'ai rien fait ! » Sur une vidéo virale, diffusée sur Facebook et visionnée plus de trois millions de fois, on peut voir Tommy Robinson demander les raisons de son arrestation, réclamer plusieurs fois la présence d’un avocat et déclarer aux policiers : « C’est la liberté d’expression, voilà où on en est ! »

Le même jour, le militant de 35 ans, déjà condamné avec sursis pour « outrage au tribunal » en 2017, écopait de 13 mois de prison ferme et était envoyé directement en détention, a rapporté Fox News. Dans son jugement, le juge a même interdit aux médias britanniques de couvrir l’affaire pour éviter de compromettre le procès des pédophiles présumés.

Selon une source, contactée par la chaîne américaine, l’avocat de l’activiste s’inquiète que la sentence, compte tenu de la présence de membres de gangs musulmans en prison, ne soit une condamnation à mort : « L’avocat de Tommy a dit qu’il mourrait probablement en prison étant donné son profil et de précédentes menaces crédibles, et le juge a dit qu’il s’en moquait. »

Après avoir publié des articles sur l’affaire, les organes de presse anglais les ont brutalement censurés de leurs sites pour se soumettre à la décision orwellienne du juge, ajoutant à la colère de nombreux internautes. Ses soutiens ont diffusé le hashtag #FreeTommy sur Twitter et ont même manifesté samedi devant le 10 Downing Street, la résidence du Premier ministre Theresa May, restée silencieuse. [...]

 

Posté le 29 mai 2018 à 12h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

02 mai 2018

Il n'est plus possible aujourd'hui d'affirmer avec certitude qu’Alfie est mort de mort naturelle

Jeanne Smits nous informe que deux heures avant de mourir, peu après minuit le samedi matin du 28 avril, le petit Alfie Evans a reçu quatre médicaments. Sa situation s'est rapidement dégradée, de telle sorte que la journaliste Benedetta Frigerio l'affirme aujourd'hui : il n'est plus possible aujourd'hui d'affirmer avec certitude, comme on avait pu le penser, qu’Alfie est mort de mort naturelle :

Unknown-25"Certes, rien ne permet de dire combien de temps Alfie aurait pu survivre, lui qui a fait preuve d'une exceptionnelle combativité, d'une vraie rage de vivre après son extubation. Rien ne permet non plus de savoir si une recherche de diagnostic précis et un hypothétique traitement auraient pu lui assurer des mois ou des années de vie supplémentaires. Ce qui est certain, c'est qu’Alder Hey voulait sa mort. [...]

Selon LifeSiteNews, qui cite une source proche de la famille Evans (celle-ci n'ayant pas répondu aux demandes de commentaires présentées par le site pro-vie) Tom a alors été convoqué à une réunion au beau milieu de la nuit, inhabituelle, et il s'est absenté de la chambre. C'est alors, comme l’affirme aussi La Nuova Bussola,  qu'une infirmière est entrée dans la pièce où la maman d’Alfie, Kate James, somnolait, et où se trouvait un autre membre de la famille. L'infirmière a annoncé qu'elle allait administrer quatre médicaments à Alfie, sans préciser lesquels. Cela a été fait par injection, selon LifeSite. A peine 30 minutes plus tard, le taux de saturation en oxygène d’Alfie était tombée à 15, et deux heures plus tard, il était mort.

Des médecins consultés par LifeSiteNews affirment ne pas comprendre pourquoi l’enfant  aurait reçu quatre médicaments différents. On pourrait expliquer l’administration d'un ou deux médicaments, pour sédater l’enfant ou combattre la douleur s'il était en état de détresse. Qu'il y en eût quatre leur paraît « mystérieux ». Ils recommande des analyses toxicologiques indépendantes.

Ce que l'on sait, c'est qu'avant l’extubation d’Alfie, les médecins d’Alder Hey avaient signifié aux parents dans un document juridique qu'ils avaient l'intention d'utiliser un cocktail médicamenteux comprenant du Midazolam et du Fentanyl au titre du « plan de fin de vie » d’Alfie : ce sont des médicaments qui entraînent une dépression respiratoire. Tom Evans avait parlé à l'époque de « plan d’exécution »  de son fils. [...]"

Posté le 2 mai 2018 à 08h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

28 avril 2018

La mort d'Alfie Evans nous concerne tous

Quelques réflexions de Jeanne Smits suite à la mort d'Alfie :

"Alfie Evans est mort à 3:30 ce matin… Il n'y a pas de détails : on sait simplement que, privé de son assistance respiratoire depuis lundi soir, le petit Alfie Evans s'est battu plus de quatre jours, respirant seul avec le simple apport d'un peu d'oxygène.

Capture d’écran 2018-04-28 à 11.13.30« Mon gladiateur a abandonné son bouclier et a reçu ses ailes »

Depuis jeudi, Tom Evans, son père, avait demandé à « Alfie's Army » – la véritable armée de soutien qui s'était dressée pour Alfie, d'abord à Liverpool, puis peu à peu dans le monde entier – de ne plus manifester, visiblement dans l'espoir de pouvoir obtenir son transfert à la maison. Bien qu'ayant annoncé qu'il ne ferait plus de déclaration publique, il a mis en ligne sur Facebook une précision affirmant qu'il continuait de se battre pour la vie d'Alfie.

L'hôpital d'Alder Hey voulait la mort d'Alfie ; il a reçu le soutien de l'évêque catholique du lieu, Mgr Malcolm McMahon qui s'est rendu à Rome pour voir le pape, dans le seul but semble-t-il de lui expliquer que l'hôpital est merveilleux de « professionnalisme » et que la vie est respectée au Royaume-Uni : les droits d'Alfie en tant qu'enfant ont été « sauvegardés » dans cette affaire, a-t-il affirmé. Alder Hey aura beau jeu désormais de dire qu'Alfie était mourant de toute façon.

Mais il faut comprendre que la décision médicale de ne plus lui apporter autre chose que des soins palliatifs était fondée sur l'insuffisance de sa « qualité de vie », sur les « dommages irréversibles au cerveau » dont l'hôpital expliquait qu'il était détruit à 70 %, et sur la volonté de ne pas infliger des traitements « futiles » à l'enfant. Bref, on l'a considéré comme déjà mort et ne méritant pas de soins du fait de son supposé manque de conscience, malgré des constats inverses de la part de spécialistes ayant pu visionner des vidéos de l'enfant et ses interactions avec ses parents.

Comprendre aussi que Tom Evans et sa compagne, Kate James, avaient compris que leur enfant pouvait ne pas être guéri et même mourir rapidement : mais ils voulaient deux choses qui leur ont été refusées, tenter de le faire diagnostiquer précisément (ce qui n'avait pas été fait) dans un hôpital à l'étranger, avec d'éventuelles tentatives de soins à la clef, certains gestes de nature à l'aider n'ayant pas été pratiqués, ou à défaut de le ramener chez eux. Ce sont leurs droits qui ont été violés de manière hautaine : leurs droits comme parents de prendre des décisions médicales pour leur propre enfant mineur. Ce sont ces droits qui sont aujourd'hui peu à peu enlevés aux parents pour être remis aux autorités médicales, judiciaires, publiques : déjà une logique d'euthanasie d'Etat."

Par ailleurs, Riccardo Cascioli constate sur La Bussola (traduction de Benoît et moi) :

"Élargissant le regard, on ne peut qu'être surpris et ému par le mouvement mondial qui s'est créé autour d'Alfie. Il y a désormais un peuple, sur tous les continents, qui s'inquiéte pour cet enfant, un peuple qui a conscience que le sort d'Alfie nous concerne tous, que ce qui se passe est une question de sens de notre vie, que gagner cette bataille pour la vie est décisif pour nous et pour l'avenir de notre société, et que, de toute façon, quel que soit le sort d'Alfie, la graine a été semée pour préparer l'avenir."

Photo prise cette nuit (vendredi à samedi) lors d'un match de foot en Pologne :

Thumbnail-8

Posté le 28 avril 2018 à 11h20 par Michel Janva | Lien permanent

26 avril 2018

Alfie Evans : rassemblement aujourd'hui devant l'ambassade de Grande-Bretagne à Paris

Dbt3ysyW0AIEdVn

18h30 au 35 Rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris.

DbtQrQSX4AA8sCL

Cette affaire conduit à deux réflexions :

1. Les médecins de cet hôpital de Liverpool, comme ceux de l’hôpital de Reims (Vincent Lambert) se considèrent comme les propriétaires de leurs patients, avec droit de vie ou de mort – c’est-à-dire de mort – sans considération de l’autorité familiale, et en ce qui concerne Alfie de l’autorité de ses parents, qui sont, de droit naturel, et de bon sens, les seuls dépositaires de l’autorité. Et ils poussent leur folle dictature jusqu’à enfermer à clef leurs patients à tuer en attendant de pouvoir le faire.

2. Nous avons aboli la peine de mort pour les criminels, mais nous avons donné aux juges le droit de condamner à mort des innocents… Il est clair que tout cela ne pourrait avoir lieu si l’on n’avait pas instauré le règne de la culture de mort impliquant le droit de tuer l’enfant dans le ventre de sa mère, puis toutes les aberrations … En attendant d'avoir, comme en Chine, les avortements forcés.

Thumbnail-4

Posté le 26 avril 2018 à 16h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

La Justice anglaise contre le droit de vivre d’Alfie Evans

Communiqué de Jean-Frédéric Poisson, président du parti Chrétien Démocrate :

"La situation du petit Alfie Evans (23 mois), bébé britannique atteint d’une maladie rare, et celle de ses parents combattant pour défendre la vie de leur enfant, émeuvent l’opinion et suscitent des soutiens dans le monde entier. Les médecins n’ont pas encore réussi à diagnostiquer la maladie de l’enfant.

Le Pape François et le Gouvernement italien ont proposé d’accueillir Alfie Evans dans un hôpital pédiatrique à Rome, accordant la nationalité italienne à l’enfant pour faciliter les démarches, afin de lui apporter de nouveaux soins et lui éviter une mise à mort prononcée par la Justice britannique.

Non seulement le juge saisi a refusé le transfert de l’enfant à Rome, mais dans le même temps a prononcé l’arrêt des soins contre l'avis des parents, c’est-à-dire la fin de l’alimentation et le débranchement de l’assistance respiratoire de l’enfant. Malgré cela, Alfie respire toujours. 

Cette décision de la justice anglaise dépasse largement les frontières juridictionnelles. Elle questionne sur les fondements de la justice de notre civilisation. La vie humaine ne peut en aucun cas être suspendue à l’appréciation d’un juge. Un tel acharnement interroge sur l’éventuelle motivation militante d’une telle décision.

Tous les recours de Justice étant épuisés, les parents d’Alfie sont condamnés à assister, impuissants, à sa condamnation à mort.

En plus d'ajouter une souffrance supplémentaire à l'enfant et aux parents, l’obstination euthanasique d’un juge contre cette vie humaine si fragile démontre que notre civilisation est malade.

Débrancher l’assistance respiratoire d’un bébé qui se bat pour vivre est un acte monstrueux, qui plus est contre la volonté des parents, et ne relève pas d’un Etat de droit, mais d’un Etat-tyran, totalitaire par l’absence de considération pour la vie humaine.

La détermination des parents et les actions à leur portée (ils aident Alfie à respirer grâce au bouche à bouche), sont une leçon pour toutes les civilisations du monde en faveur de la défense imprescriptible du droit de vivre."

Posté le 26 avril 2018 à 16h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Le juge qui veut faire mourir Alfie Evans est membre du lobby LGBT

Unknown-7Jeanne Smits indique que la cour d’appel de Londres a rejeté les recours de Tom Evans et de Kate James en affirmant que rien ne permet de dire que le juge de Manchester, Justice Anthony Paul Hayden avait eu en tous points raison d’empêcher les parents d’Alfie Evans d’essayer de le faire soigner à Rome ou à Münich. Alfie, dont le cerveau a subi des dommages « irréversibles » selon les médecins et les juges, ne doit plus recevoir autre chose que des « soins palliatifs » par ce qu’il est dans son intérêt « bien compris » de mourir ! Ce juge Hayden qui a noté dans son jugement du 20 février dernier que Tom Evans s’est « entiché » (ou « obnubilé » : besotted) de son petit garçon…

Le juge Anthony Paul Hayden fait partie d’une association judiciaire pro-LGBT, et il est également le coauteur d’un manuel juridique sur les enfants des couples de même sexe. En tant que membre du BLAGG (Bar Lesbian and Gay Group : groupe lesbien et gay du barreau), Anthony Paul Hayden fait partie de ces juristes qui soutiennent les « lesbiennes, hommes gays, bisexuels et personnes transgenres à tous les niveaux » des professions judiciaires.

Dans le livre qu’il a cosigné avec quatre autres auteurs, le juge Anthony Paul Hayden s’intéresse à tous les aspects de l’homoparentalité, avec des conseils spécifiques, notamment pour ceux qui veulent avoir recours à une mère porteuse (la GPA) rémunérée, pratique interdite au Royaume-Uni où la gestation pour autrui est autorisée dans la mesure où elle est gratuite seulement. On trouve ainsi toutes sortes d’indications sur la manière de réaliser une GPA commerciale à l’étranger : chose possible si on arrive à démontrer qu’on a défrayé l’intéressée des dépenses encourues (ou le manque à gagner professionnel ?). Le juge Hayden évoque dans la préface de l’ouvrage « le concept en perpétuelle évolution de la famille ». On comprend mieux l’irritation du juge lorsque l’avocat de Tom Evans, Paul Diamond, évoquait mardi des questions de « civilisation » pour réclamer le droit des parents de prendre les décisions médicales pour leurs enfants.

En novembre 2017, le juge Hayden a rendu une décision ordonnant que l’alimentation et l’hydratation d’une femme de 72 ans en état de conscience minimale à la suite d’une rupture d’anévrisme due à une chute soient retirées, parce qu’elle aurait trouvé sa situation « non seulement intolérable mais humiliante ». L’hôpital voulait continuer de la nourrir par le biais d’une sonde nasogastrique qu’elle avait arrachée une cinquantaine de fois ; sa fille était favorable à l’arrêt de l’alimentation pour la faire mourir et le juge a retenu un courriel de la dame, envoyé en 2013, où elle évoquait son désir de ne pas vivre si elle se trouvait gravement handicapée.

Depuis lundi soir, les parents se battent aux côtés de leur petit, entourés de forces de l’ordre, surveillés, fouillés chaque fois qu’ils reviennent dans la chambre de leur enfant. Tom Evans, épuisé, a fait savoir qu’il n’avait pas dormi depuis trois jours. Il continue. 

Des médecins de l’hôpital sont venus expliquer à la barre que tout le monde parmi le corps médical a trouvé normal qu’Alfie continue de respirer de manière autonome après le retrait de la ventilation. Devant un juge antérieur, ils avaient déclaré tout aussi doctement que l’on pouvait s’attendre à une mort dans les quelques minutes, en tout cas « très rapide ». A l’heure d’écrire, cela fait plus de 48 heures qu’Alfie respire seul. Au bout de 33 heures, il a enfin reçu un peu de nourriture… Mais les médecins et leurs conseils ont fait savoir à la cour de Londres qu’il est tout à fait possible qu’atteint par telle ou telle infection respiratoire, Alfie ne meure subitement dans l’unité de soins intensifs où il se trouve toujours (sans soins intensifs).

Posté le 26 avril 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

25 avril 2018

Assassinat d'Alfie Evans : Tyrannie médicale et de l’Etat

Jeanne Smits nous informe des dernières nouvelles du petit Alfie Evans :

Capture d’écran 2018-04-24 à 08.28.42"A l’issue de 3 heures d’audience devant la Haute Cour de Manchester, en Angleterre, mardi, le sort d’Alfie Evans est désormais scellé, selon le juge Hayden pour qui l’on est en train de vivre « le dernier chapitre de l’affaire de cet extraordinaire petit garçon ». Alors que l’enfant respire seul depuis plus de 24 heures, à l’heure d’écrire, le magistrat qui avait déjà décidé une première fois qu’il était opportun de priver Alfie de la ventilation que l’on croyait alors indispensable à sa survie, a pris de nouveau et sans surprise une décision de mort.

Le fait qu’Alfie respire seul et que, manifestement, il ne souffre pas, n’a rien changé à sa détermination. Malgré la présence du chef de cabinet de l’ambassadeur d’Italie – l’enfant est officiellement citoyen italien désormais – le juge Hayden insiste : c’est dans « l’intérêt » d’Alfie de rester sous la responsabilité de l’hôpital pédiatrique Alder Hey qui doit poursuivre son « plan de fin de vie » pour le courageux petit bonhomme de 23 mois qui a pourtant manifesté si magnifiquement sa volonté de vivre.

Le juge a donné raison aux médecins de Liverpool qui estiment qu’Alfie aurait des convulsions incessantes s’il devait faire le voyage à Rome (ou à Münich, où un autre hôpital est prêt à le soigner), qu’il n’y survivrait pas et que le déplacement serait « erroné et sans objet ». Tout au plus envisagera-t-on de le laisser rentrer chez lui, mais pas avant « trois ou cinq jours » pour pouvoir préparer ce transfert – les médecins ont précisé que cela serait de toute façon « impossible » en cas d’« hostilité » à leur encontre et qu’ils vivaient dans une « peur véritable ».

Une fois de plus, les parents d’Alfie, Tom Evans et Kate James n’ont rien à dire. On les a définitivement spoliés de leur droit de prendre des décisions médicales pour leur enfant. Ces décisions prises désormais par les médecins et confirmées par la justice reposent sur plusieurs faits avancés par ceux-ci : le cerveau d’Alfie est profondément atteint comme l’ont montré plusieurs IRM, et il ne saurait se regénérer, tous ses mouvements sont réflexes ou convulsifs, il n’entend, ni ne voit, ni ressent le monde extérieur, il ne ressent probablement pas de douleur ou d’inconfort mais cela reste incertain, il n’a aucun espoir de voir sa condition s’améliorer et sa vie dans l’unité de soins intensifs d’Alder Hey pourrait être prolongée « longtemps ». Dans une précédente décision, datée du 20 février, le juge Hayden avait ainsi justifié le retrait de la ventilation et des soins intensifs au motif de la « futilité » de la vie d’Alfie qui n’avait aucun espoir d’amélioration, et qu'il ne communiquerait « très probablement » jamais avec ses proches.

On y lisait aussi qu’« Alfie n’a pas de réflexe de déglutition, il est incapable d’avaler et de gérer efficacement ses secrétions orales. Alfie est à 100 % dépendant du soutien du ventilateur ». Sur ce dernier point, avancé sans la moindre réserve par l’un des médecins qui soignent Alfie, le petit garçon a prouvé que le corps médical peut avoir spectaculairement tort. Il semble aussi d’après les photos que l’on voit d’Alfie depuis l’extubation qu’il ne bénéficie d’aucune traitement pour évacuer ses secrétions orales : les avalerait-il donc ?

En proposant de le maintenir dans un protocole de fin de vie, la « solution finale » appliquée à Alfie Evans semble en outre devoir passer par le retrait de la nourriture qu’il recevait jusqu’à présent par sonde orale. Mardi soir, à 24 heures de son extubation, il n’avait reçu qu’un peu de fluides, et aucune nourriture. En même temps il consent des efforts inouïs pour continuer de respirer…

Si cela se confirme, il faut dire clairement qu’il n’est pas question de « laisser » mourir Alfie, mais d’abréger délibérément sa vie après qu’il a échappé à une première tentative qui avait pour objectif sa mort. On notera que lorsque l’avocat de Tom Evans et Kate James, Paul Diamond, a plaidé sur le plan des « normes de civilisation », le juge lui a rétorqué qu’il ne voulait pas voir la cour servir de « plateforme pour des platitudes et des phrases choc ». Et à chaque phrase au contenu « chargé » il l’a rabroué en dénonçant ses « ridicules sottises émotives ».

Dans une déclaration mardi soir aux manifestants devant la clinique, Tom Evans a déclaré qu’avec Kate, il a dû soutenir plusieurs fois son fils en lui faisant du bouche à bouche ou en le désobstruant. Il a précisé que les médecins et infirmières avaient plusieurs fois essayé d’empêcher Kate de toucher son fils. Pour ce qui est de la « peur » dont ces médecins ont parlé, il a rappelé que la chambre d’Alfie est gardée par 6 policiers en uniforme et portant des Tasers, et ce ne sont pas les médecins qu’ils menacent. Son sentiment est que les soignants attendent le moment où l’état d’Alfie se détériorera puisqu’ils restent impassibles lorsqu’il montre des signes de détresse. En clair : puisqu'une grande partie de son cerveau est atteint, on peut au fond considérer que sa vie humaine ne mérite plus protection."

Voici le communiqué des médecins britanniques de la Medical Ethics Alliance :

Tyrannie médicale et de l’Etat

Nous sommes profondément préoccupés et outrés par le traitement et les soins offerts à Alfie Evans. Voulant retirer le traitement afin qu'il meure, les autorités médicales ont mené Alfie Evans à la Haute Cour. Dès cet instant, et du fait de l'action judiciaire de l'hôpital, les parents ont été spoliés de leur droit de prendre des décisions pour leur enfant bien-aimé. Ils ne pouvaient que faire part de leur avis à la cour et rester spectateurs pendant que la Haute Cour prenait des décisions pour Alfie.

La Haute Cour a décidé que c'était dans « les intérêts bien compris » d’Alfie de mourir, et a dûment autorisé le retrait du traitement. De ce fait, les parents  subissent actuellement une torture alors qu’ils voient l'hôpital entreprendre des actions dont on attend qu'elles conduisent à sa mort.

Alors même qu'une alternative viable existe (à savoir le transfert par ambulance aérienne pour des évaluations supplémentaires dans un hôpital spécialisé de Rome) l'hôpital et les médecins responsables des soins d’Alfie insistent pour qu'ils demeurent sous leur garde et sur un chemin qui conduit à la mort. Alors qu'il dispose désormais d'un peu d'oxygène et de fluide, il a fallu  d'énormes efforts pour les lui obtenir. On lui offre une sédation alors (pour autant que nous sachions) celle-ci n'a pas été donnée pour l’instant. La sédation (si elle était donnée) impliquerait le développement d'une défaillance respiratoire et il mourrait encore plus vite. 

Les actions de ce type ont mis l’hôpital Alder Hey sous le feu des projecteurs mondiaux et par ricochet, discrédite l'ensemble de notre profession. La tyrannie médicale doit prendre fin. Le pauvre Alfie ne doit pas être tué de cette manière. Nous demandons que les autorités permettent à Alfie de rejoindre Rome en toute sécurité.

Avec respect,  nous insistons qu'avec effet immédiat, le General Medical Council  ouvre une enquête à propos des médecins qui le soignent. Certainement, les médecins doivent refuser de mettre en œuvre une décision aussi tyrannique et permettre à Alfie d’aller à Rome."

Posté le 25 avril 2018 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

24 avril 2018

Comme Vincent Lambert, Alfie Evans gagne un sursis

Sursis-Alfie-Evans-exécution-citoyen-Italie-e1524524303485Alfie Evans présente des troubles cérébraux qui ont commencé à se manifester quelque mois après sa naissance, époque à laquelle les médecins l’avaient qualifié de « paresseux » parce qu’il se développait moins vite que les enfants de son âge. Il est en réalité atteint d’une maladie cérébrale qui n’a jamais été diagnostiquée. Cela fait des mois qu’il est retenu en soins intensifs à l’hôpital pour enfants d’Alder Hey à Liverpool en Angleterre. Cela fait désormais environ neuf mois que le corps médical cherche à le faire mourir en faisant cesser sa ventilation artificielle. C’était sans compter avec l’incroyable esprit de résistance de ses jeunes parents : Tom Evans, 21 ans, et Kate James, 20 ans.

Tom Evans et sa compagne ont tout essayé. De procédure en procédure devant la justice britannique, ils n’ont essuyé que des refus, le dernier recours devant la cour suprême ayant débouché sur un ordre judiciaire de retrait du ventilateur d’Alfie : les médecins avaient raison, les médecins savaient mieux, Tom et Kate avaient tort de vouloir faire souffrir leur enfant en refusant que sa vie cesse, un gardien avait même été nommé devant la justice pour représenter les intérêts d’Alfie face à ceux de ses parents. Un recours de dernière minute devant la Cour européenne des droits de l’homme lundi n’a pas eu davantage d’effets : les juges se sont contentés de le balayer comme irrecevable.

Le petit Alfie Evans, 23 mois, devait être précipité vers la mort ce lundi 23 avril. Mais il a gagné un sursis. Son exécution a été retardée. Son père Tom vient de déclarer dans une vidéo puis devant la foule de manifestants massée devant son hôpital, qu’Alfie vient de se voir attribuer la nationalité italienne ; l’ambassadeur d’Italie au Royaume-Uni veut entrer en discussions et au besoin aller devant les juridictions britanniques pour obtenir le transfert d’Alfie vers Rome, où la clinique vaticane du Bambino Gesu est prête à l’accueillir pour voir s’il est possible de diagnostiquer son mal, et de le soigner.

Les parents d’Alfie ne veulent pas d’acharnement thérapeutique pour leur fils. Ils veulent qu’il soit accompagné le mieux possible ; qu’il vive entouré d’amour, et qu’il meure, si cela est inévitable, paisiblement, au terme du temps qui lui sera donné et d’une mort naturelle. Tom Evans a indiqué que l’Italie poursuivra quiconque débranchera son fils. Et il a interpellé la reine Elizabeth : « Quand avez-vous légalisé l’euthanasie ? »

En attendant, le garçonnet était particulièrement éveillé et réactif, comme l’a montré une vidéo prise et diffusée par Tom Evans. C’est cet enfant, qui ne souffre pas, qu’on veut éliminer.

Posté le 24 avril 2018 à 10h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

20 avril 2018

Immigration : Enoch Powell, le prophète diabolisé

Il y a 50 ans, le 20 avril 1968, un homme d’Etat dénonçait déjà les périls de l’immigration :

Posté le 20 avril 2018 à 10h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

17 avril 2018

Les aventures de Jupiter au Levant, quelques analyses

1-157-490x276
Les commentaires des médias et analystes alternatifs sont très nombreux. Nous n'en avons pas fait une revue intégrale, évidemment, mais nous avons au passage repéré:

Nous vous livrons en totalité l'analyse à chaud, et les hypothèses du Général (2S) Delawarde, recueillies par Breizh-info. Pour ce qui est des versions officielles de cette mauvaise opération de COM (il parait qu'ils appellent ça "strategic communication", on cherche en vain à dinstinguer la stratégie...), vous n'avez qu'à consulter n'importe quel média aux ordres et vous y trouverez l'argumentaire indigent de rigueur...

Le général (2S) Dominique Delawarde a bien voulu livrer pour les lecteurs de Breizh-info son analyse  «à chaud» des résultats et des conséquences des frappes opérées en Syrie par les USA, la France et le Royaume uni. « Cette analyse, prévient-il, s’extrait volontairement des communiqués officiels des trois pays coalisés USA-UK-FR, dont on peut penser qu’ils ne sont pas totalement objectifs. Elle devra être affinée dans les prochains jours, voire les prochaines semaines. »

Examinons les faits.

Deux versions de la frappe et de ses résultats ont été diffusées:

La version russe :

Le ministère de la Défense russe dit avoir détecté 103 missiles air-sol ou de croisière dont 71 auraient été interceptés par la défense anti aérienne-syrienne.

La défense anti aérienne russe n’est pas intervenue (ce que confirment les trois pays agresseurs).

L’état-major russe donne la liste des cibles suivantes avec le nombre de missiles tirés et interceptés.

– 4 missiles auraient visé la zone de l’aéroport international de Damas : tous interceptés

– 12 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Al-Dumayr: tous interceptés

– 18 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Baly: tous interceptés

– 12 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Shayarat : tous interceptés

– 9 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Mezzeh : 5 interceptés

-16 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Homs : 13 interceptés

– 30 missiles auraient visé diverses cibles dans les zones de Barzah et de Jaramani : 7 interceptés

Cette version russe appelle six observations :

1 – 2 missiles détectés au départ se seraient perdus en route…

2 – Le nombre de missiles interceptés dans toutes les zones aéroportuaires fortement équipées en défense sol air syrienne serait impressionnant. Ce serait même une première dans l’histoire de la défense anti-aérienne. Un tel résultat de 70 % de missiles interceptés impliquerait évidemment que cette défense ait bénéficié d’un soutien russe en matière de renseignement (data tracking), voire de guerre électronique, sans que les Russes n’aient eu à tirer un seul missile (ce qui est confirmé par le trio USA, UK, France). Il faut savoir que les missiles de croisière guidés par GPS sur la majeure partie du vol, passe sur un système interne en phase finale et deviennent vulnérables au système de guerre électronique russe. Ce système permet de ralentir la vitesse du missile considérablement et en fait une proie facile pour la défense antiaérienne.

3 – Si le résultat donné dans la version russe est le bon (70 % de missiles interceptés), les résultats de cette frappe sont tout simplement catastrophiques pour les trois agresseurs car cela signifie qu’avec intervention des S400 russes, aucun missile US-UK-FR, si intelligent et moderne soit-il, n’aurait atteint sa cible et que la plupart n’aurait même jamais atteint le territoire syrien.

4 – Le fait que la Russie n’ait pas activé sa défense antiaérienne pour détruire au plus loin, et peu après leur départ, les missiles tirés vers la Syrie signifie, sans le moindre doute, que la Russie avait été prévenue de la frappe et/ou qu’elle avait reçu des assurances qu’aucune de ses installations ne seraient visées. Sans doute avait-elle même reçu la liste des cibles pour évacuer d’éventuels soldats russes qui se seraient trouvés à proximité, les occidentaux souhaitant, à tout prix éviter un engrenage.

5 – Le fait, confirmé par les occidentaux, qu’il n’y ait eu aucune victime, montre à l’évidence que Bachar, lui aussi, a pu faire évacuer toutes les personnes menacées très en dehors du cercle d’efficacité des missiles. Il était donc, lui aussi, prévenu. Si les zones visées étaient vraiment sensibles (entrepôts chimiques selon la version occidentale), elles étaient forcément gardées jour et nuit dans un pays en guerre. Si aucune perte humaine n’est à déplorer, il n’y a que deux solutions : soit ces zones n’étaient pas sensibles et il n’y avait personne pour les garder (simple hangar de ferme ou installation désaffectée depuis longtemps (version russe) rebaptisé dépôt chimique par les occidentaux pour les besoins de la frappe) soit le personnel de garde avait été évacué sur préavis.

6 – Un autre fait troublant qui amène à s’interroger, est le constat que dès le lendemain, quelques heures après la frappe sur les «présumés dépôts chimiques» détruits, des civils curieux, venus aux nouvelles, se déplaçaient sans le moindre effet de protection et ne semblaient pas, le moins du monde, inquiets ou indisposés… Cela donne une idée de la dangerosité des produits chimiques présumés, forcément disséminés par les frappes…

2ème version: celle du Pentagone donnée en conférence de presse

Les forces US et alliées auraient tiré 105 missiles sur les installations présumées contenir des armes chimiques de l’armée syrienne. (Ce chiffre est quasiment le même que les 103 détectés par les russes). Les moyens suivants auraient été utilisés :

  • Le USS Monterey CG61 a tiré 30 missiles Tomahawk à partir de la mer rouge.
  • Le USS Laboon DDG58 a lancé 7 missiles Tomahawk à partir de la mer rouge.
  • Le USS Higgins DDG76 a lancé 23 missiles Tomahawk à partir du Golfe Persique.
  • Le USS John Warner SSN785 a lancé 6 missiles Tomahawk à partir de la Méditerranée.
  • La frégate française LANGUEDOC a lancé 3 missiles navals mer-sol SCALP EG à partir de la Méditerranée.
  • Les bombardiers stratégiques B-1B ont lancé 19 missiles de croisière air-sol AGM-158 JASSM.
  • Les chasseurs britanniques Typhoon and Tornado ont lancé 8 missiles de croisière air-sol Storm Shadow/SCALP EG .
  • Les 5 Rafales et 4 Mirages français ont lancé 9 missiles de croisière air-sol StormShadow/SCALP EG.

Selon le Pentagone, l’attaque n’aurait visé que trois cibles:

  • 76 missiles – sur le Centre de recherche et de développement de Barzah
  • 22 missiles – sur le site de stockage de Him Shinshar
  • 7 missiles – “sur le bunker de stockage d’armes chimiques de Him Shinshar

Bien sûr, selon le Pentagone et les états-majors français et britanniques, tous les missiles auraient atteints leur cible… et aucun n’aurait été intercepté (normal pour des missiles intelligents…). A l’appui de leurs affirmations, les Américains ont montré des photos «satellite» dans le cadre d’un «Battle Damage Assessment» (Estimation des dommages après frappe). En décembre 98, lors de l’opération Desert Fox, les Américains avaient frappé l’Irak et fourni ce type de photos «satellite». Notre satellite français très précis avait donné des résultats très différents des leurs… Ils avaient été surpris de notre savoir faire qui les prenait en flagrant délit de mensonge. Si la partie moyens engagés – nombre de missiles tirés est très probablement juste, et confirmée par les Russes, la partie cibles visées – résultats des tirs paraît peu crédible pour les raisons suivantes :

Le centre de Barzah sensé avoir été frappé par 76 missiles n’est que très partiellement détruit ainsi qu’en atteste les photos prises au sol sur le site. Avec 76 missiles sur une aussi petite emprise, il aurait dû être pulvérisé, il n’en est rien. Rappelons que les Russes disent de ce centre qu’il était désaffecté depuis plusieurs années, ce qui expliquerait l’absence de victimes civiles : affirmation que j’ai personnellement tendance à croire. (NDPC, voir donc, à ce sujet, l'analyse en anglais que nous répertorions plus haut)

Il est possible que la coalition cherche à dissimuler d’éventuels échecs de frappes sur les aéroports militaires en limitant les objectifs aux trois installations qui ont été touchées par quelques missiles. On peut ainsi affirmer que «tous les objectifs ont été touchés».

Cette coalition à trois a trop menti au cours des années précédentes pour pouvoir être crédible aujourd’hui (Timisoara, couveuse du Koweït, armes de destruction massives de Saddam, Goutha 2013, affaire Skripal, Goutha avril 2018). Je me souviens personnellement des mensonges quotidiens de Mr Jamie Shea, porte parole de l’OTAN, sur les fausses pertes Serbes au Kosovo de mars à mai 1999. L’Otan déclarait plus de 800 matériels majeurs détruits au 78 ème jour de bombardement. En réalité, le comptage effectué après le cessez le feu faisait état d’une petite trentaine… Tous les MIG déclarés détruits à Pritina au premier jour de la guerre (une vingtaine) sont sortis des souterrains et ont décollé tranquillement en direction de Belgrade au moment du cessez le feu…*

A chacun, bien sûr, de se faire son idée sur ces frappes. On peut toutefois noter un certain nombre de faits qui ne seront pas sans conséquences pour l’avenir :

1 – Cette frappe n’a pas affecté les forces armées syriennes qui s’en sortent intactes et vont pouvoir poursuivre la reconquête du territoire national dans les prochaines semaines. Mieux Bachar el Assad sort probablement grandi de cette affaire aux yeux d’une forte majorité de son peuple. Il restera l’homme qui a résisté sans faiblir à une coalition USA-UK-FR, ce qui n’est pas rien. Si élection il devait y avoir demain, il les remporterait sans coup férir avec des taux d’adhésion bien supérieur à ceux obtenus par Trump, May et Macron dans leurs pays respectifs.

2 – Parce que les 3 pays USA-UK-FR sont sensés avoir détruits les stocks d’armements chimiques présumés et le centre de fabrication lui aussi présumé, il va être difficile de monter une nouvelle accusation d’attaque au gaz dans les mois qui viennent.

3 – Les 3 coalisés n’ont pas pris le risque de s’attaquer à la Russie ni à l’Iran alors que ceux-ci étaient clairement désignés comme coresponsables de la «présumée attaque chimique». C’est un aveu de faiblesse. Ils ont montré par là qu’ils craignaient ces deux gros morceaux et préféraient s’en prendre au plus faible : la Syrie, ce qui ne les grandit pas.

4 – Comme il a été dit précédemment Trump a probablement fait un deal avec Poutine pour qu’il n’intervienne pas dans une frappe qui lui permettrait de sauver la face et de redorer son blason à quelques mois des élections de mi mandat. En échange, il a dû promettre de ne pas faire trop de dégâts et lui garantir qu’aucun soldat russe ne perdrait la vie. Mission accomplie. Les médias US vont pouvoir s’occuper pendant un certain temps de ces frappes dont le résultat militaire est pourtant dérisoire.

5 – Pour la première fois depuis 1945, la France est sortie de la légalité internationale en s’affranchissant du feu vert de l’ONU. Son image, comme celle de l’ONU d’ailleurs, n’en sortira pas nécessairement grandie…Lire à cet égard l’article paru sur le site Les crises» : «L’évaluation nationale» présentée par le gouvernement pour justifier les frappes est un document manifestement rédigé par un communicant et non par un organisme de renseignement. Il n’a strictement aucune valeur, comme celui de 2013 d’ailleurs. Notre ministre des Affaire étrangère fait dans le mauvais Colin Powell (et sa poudre de Perlin Pinpin) en présentant ce genre de document.

6 – Suite à ces frappes aériennes, les Russes disent envisager d’équiper l’armée syrienne en S300 pour lui permettre de se défendre encore mieux en cas de prochaine attaque. Ceci posera un vrai problème à ses adversaires potentiels, surtout lorsqu’elle aura terminé sa reconquête de l’Ouest syrien et qu’elle passera à l’Est de l’Euphrate.

7- Enfin et surtout, si la version russe de ces frappes était exacte, et elle pourrait fort bien l’être, l’OTAN aurait désormais un sérieux problème à résoudre car cela signifierait que la Russie est désormais capable de réduire à néant toute tentative de frappes occidentales du type de celle qui vient d’être conduite par les trois plus grandes puissances de l’OTAN agissant en coalition.

Il n’aura enfin échappé à personne que ces douze petits missiles que nous avons lancé sur des installations probablement désaffectées (pour ne fâcher personne) permettent de redorer à moindre frais (20 millions d’euros si l’on compte les missiles et les vols) l’image d’un président écornée par des difficultés d’ordre social (Notre-Dame-des-Landes, grèves à la SNCF, révoltes étudiantes).

Général (2S) Dominique DELAWARDE

 

Posté le 17 avril 2018 à 10h14 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (13)

16 avril 2018

Angleterre : les filles deviennent des esclaves sexuelles

Le NHS, service de « santé » d’Etat britannique, distribue l’implant contraceptif dans les écoles. En 2015-2016 et 2016-2017, 10 593 filles de moins de 16 ans ont reçu un implant contraceptif, dont 39 filles de 12 ans et moins. Ces chiffres ne prennent pas en compte les filles n’ayant pas encore de numéro NHS (sans médecin traitant), et sous-estiment donc probablement beaucoup la réalité.

Les dispositifs sont implantés sur le haut du bras et produisent un flux régulier d'hormone, la progestérone. Sous couvert de « réduction du taux de grossesses chez les adolescentes », il s’agit clairement d’une incitation à la débauche, alors même que les relations sexuelles sont théoriquement illégales avant 16 ans.

Sans parler des risques d’exploitation sexuelle. Le « respect de la confidentialité des patients » impose que les parents ne soient pas informés

Le nombre de jeunes filles qui ont reçu un implant a plus que triplé en dix ans : 4676 filles de moins de 16 ans en 2016-2017 contre 1400 en 2006-2007.

Voici ce que prophétisait le pape Paul VI en 1968 :

"Qu'on réfléchisse aussi à l'arme dangereuse que l'on viendrait à mettre ainsi aux mains d'autorités publiques peu soucieuses des exigences morales. Qui pourra reprocher à un gouvernement d'appliquer à la solution des problèmes de la collectivité ce qui serait reconnu permis aux conjoints pour la solution d'un problème familial ? Qui empêchera les gouvernants de favoriser et même d'imposer à leurs peuples, s'ils le jugeaient nécessaire, la méthode de contraception estimée par eux la plus efficace ? Et ainsi les hommes, en voulant éviter les difficultés individuelles, familiales ou sociales que l'on rencontre dans l'observation de la loi divine, en arriveraient à laisser à la merci de l'intervention des autorités publiques le secteur le plus personnel et le plus réservé de l'intimité conjugale."

Posté le 16 avril 2018 à 16h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

14 avril 2018

Frappes en Syrie : le message est clair

DatUY5ZWsAARKXN-400x300Le 10 avril, le commis aux affaires courantes du régime Macron, Édouard Philippe, avait dit : « Ce recours à ces armes [chimiques] n'est pas neutre, il dit des choses sur le régime et notre réaction à l'usage de ces armes dira des choses de ce que nous sommes ».

La réaction a eu lieu cette nuit, et elle dit effectivement ce qu’ils sont :

Ces gens-là sont inconséquents, et tous ceux qui leur sont servilement subordonnés le sont également. Qui en effet garantit que la république française – nous ne voulons pas dire la France, car nous nous refusons absolument à considérer que c’est la France qui a agressé la Syrie cette nuit – que la RF, donc, sera toujours dans le camp des vainqueurs. Quelles excuses auront à présenter tous ceux qui ont collaboré sans se poser de question à cette forfaiture, lorsqu’ils comparaitront devant un Nüremberg bis, sans parle de leur parution devant le Souverain Juge ?

Nous soulignons le mot servilement, pour ne pas faire d’amalgame entre ceux que l’on pourrait facilement remplacer par des robots tant ils ont renoncé à l’exercice de leurs facultés intellectuelles, et ceux qui ont pu chercher à limiter l’ampleur des frappes et à raisonner les représentants de l’oligarchie.

Ceci étant posé, les premières informations disponibles tendent à montrer que :

Ceci nous conduit donc à formuler l’hypothèse suivante : bien que condamnée véhémentement par Moscou et ses alliés, l’attaque a été, si ce n’est co-décidée avec Moscou, du moins largement revue à la baisse face à la fermeté de V. Poutine, pour permettre à l’Empire de ne pas perdre la face après ses déclarations fracassantes. Ceci expliquerait notamment l’absence de réaction contre-offensive de la part de Moscou contre les vecteurs des frappes. On ne peut d’ailleurs que louer la stabilité émotionnelle et la mesure des autorités russes face à l’hybris occidentale. Cette différence abyssale traduit selon nous la différence radicale de conception de l’État et des relations internationales entre ces deux parties.

Par ailleurs, gardons à l’esprit que, Outre-Atlantique, ces actions font partie d’un jeu très complexe où Trump essaie de prendre, très laborieusement et à sa façon particulièrement déstabilisante, la main sur l’administration et contre l’État profond, comme l’évoquait notamment Charles Sannat, repris dans cette note.

Quelle que soit la suite, l'appel à la mobilisation contre une guerre injuste est plus que jamais d'actualité.

Posté le 14 avril 2018 à 13h02 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (36)

08 avril 2018

Que veut nous dire l'ancien CEMA ?

3cemaUn chef d’état-major des armées (CEMA) est forcément un personnage public, par l’éminente dignité de ses fonctions. C’est vrai quand il est en activité, ça l’est également quand il n’y est plus, a fortiori quand il prend la parole, oralement ou par écrit, sur des sujets d’intérêt public. Et même les évènements de nature privée le concernant ont une résonance publique, que l’intéressé le veuille ou non, à l’instar de tout autre dignitaire de l’État.

On se souvient que le Général de Villiers a démissionné dans des conditions qui étaient tout à son honneur, par le simple fait qu’il avait assuré une application exacte de ses devoirs de CEMA à l’égard de la représentation nationale, en rendant compte de l’état désastreux des armées et des menaces budgétaires que le nouveau régime faisait peser sur elles, et que ceci avait attiré le courroux de Jupiter-Macron.

L’estime publique que l’officier s’était largement attirée, dans tout le paysage politique, avait été renforcée par l’ouvrage qu’il avait publié à l’automne dernier, dont le titre est Servir. Cette estime paraissait particulièrement vive dans les milieux dits « conservateurs ».

Deux informations diffusées ces dernières semaines seraient de nature à tempérer cet enthousiasme un peu béat, et à nous interroger sur le fond du message que ce général français veut nous faire passer. À vrai dire, il s’agit de compléter le titre du livre : Servir, certes, mais servir quoi, servir qui, pour quelle finalité ? C’est hélas une question que semblent ne s’être pas suffisamment posée un certain nombre de représentants de notre élite militaire. À moins que le complément d’objet soit si décevant, voire scandaleux, qu’il vaille mieux le passer sous silence…

D’une part, Pierre de Villiers a récemment été recruté par un des grands cabinets d’audit américains, en rejoignant le bureau de Paris du Boston Consulting Group. Pour qui s’intéresse un peu à la question de la guerre économique, et au rôle de modelage de l’économie internationale dans le sens des intérêts de la finance apatride, auquel peuvent contribuer de telles entités (pour ceux qui découvrent, aller explorer notamment ce site), un tel recrutement n’est pas sans questionner le patriote sourcilleux : qu’est allé faire un ex-CEMA français dans cette galère yankee ?

D’autre part, ce questionnement devient encore plus perplexe quand on découvre la tribune que l’ancien CEMA signe avec deux autres anciens CEMA, un américain et un anglais. Certes, l’un d’eux est le Général Dempsey, que Philippe Grasset créditait de louables efforts pour limiter les velléités US et israéliennes d’attaquer l’Iran. Certes, une partie de la tribune peut être lue, avec un peu de bonne volonté, dans un sens implicitement critique à l’égard des menées atlantistes.

Toutefois, les États-Unis et la Grande-Bretagne, mais aussi la France, dans la moindre mesure de son « innocence » quant à la destruction de l’Irak, peuvent être considérés, sans le moindre doute, comme les trois plus grands fauteurs de guerre des deux dernières décennies, quand on considère le chaos que ces pays (du moins leurs « régimes », terme à la mode dans le mainstream), à grand renfort de mensonges et de désinformation, ont déchainé dans les Balkans et au Moyen-Orient, mais aussi en Afrique du Nord (Libye essentiellement).

Si le fond du propos était d’exprimer une remontrance aux exécutifs respectifs, de telles forfaitures nécessiteraient manifestement des dénonciations explicites, ce qui n’est pas le cas. Voici quelques citations de ce texte, que nous reproduisons intégralement plus bas, qui dénotent soit un manque de courage pour dénoncer les méfaits de l’Occident (TM), soit, si l’Occident(TM) n’est pas l’objet des inquiétudes de ces messieurs, une cécité consternante de la part d’aussi hauts responsables, ou, pire, un refus d'exposer publiquement des réalités que l'on connait. Nos commentaires sont en italiques.

La force régulatrice des États souverains comme celle des pôles de sécurité collective s'en trouvent fragilisées. Quel système s’ingénie, depuis 60 ans, à rogner la souveraineté des États pour s’en assurer la vassalisation ?

En parallèle, un certain nombre d'États prétendent imposer un nouvel ordre mondial au motif que l'histoire leur aurait accordé des privilèges particuliers. (On pense aussitôt à la bande des trois pays d’appartenance des ex-CEMA, chacun se sentant une vocation particulière de chevalier blanc de la démocratie universelle…)

Aux portes de l'Europe, en Asie, au Proche et Moyen-Orient, certains Etats mettent en effet en œuvre des stratégies qui reposent sur le rapport de force, voire le fait accompli      (…raté, ce sont les grands méchants habituels du western : Russie, Iran, Turquie, Corée du N…).

Notre deuxième inquiétude aggrave encore la première. L'efficacité des institutions internationales connaît un déclin continu. Elles nous semblent en difficulté pour résoudre les problèmes à l'échelle mondiale, alors qu'elles ont été créées pour cela. Qui tord les résolutions du Conseil de Sécurité des nations unies (CSNU) dans le sens de ses intérêts, qui fait cavalier seul quand ces résolutions ne sont pas prises, qui désinforme à grande échelle pour tromper les membres du CSNU ?

Ce tableau serait incomplet si nous n'évoquions pas notre dernière source d'inquiétude : le manque d'engagement de la communauté internationale en faveur d'un leadership collectif et collaboratif. La bonne blague : qui n’a de cesse de développer une nouvelle guerre froide avec la Russie ? Qui refuse la participation de la Russie à l’enquête sur l’affaire Skripal ? Qui essaie de pétarder le processus d'Astana pour la paix en Syrie ?

La preuve en est que le monde réarme : en 2016, les ventes de matériels militaires ont retrouvé leur niveau de la fin de la guerre froide. Là, on atteint des sommets : les États-Unis ont un budget à peu près 10 fois supérieur à celui de la Russie, par exemple.

Bref, tout cela est, au mieux très ambivalent, au pire, inquiétant quant à une possible vassalisation des esprits à un monde anglo-saxon qui cherche à préserver ses acquis par le chaos. Nous saurions fort gré au Général de Villiers de préciser sa pensée, il en va de la confiance que la partie la plus patriote de l’opinion publique met dans les armées françaises, et notamment dans leur haut commandement.

Intégralité du texte

Trois anciens chefs d'Etat-major signent une tribune pour mettre en garde sur les dangers de notre monde. Ils appellent à resserrer les liens d'amitié entre alliés historiques.

Que de hauts responsables militaires, de pays différents, soient unis par des liens de respect mutuel et même d'amitié véritable pourrait sembler surprenant à beaucoup. C'est pourtant cette relation que les anciens chefs d'état-major des armées des Etats-Unis, de France et du Royaume-Uni, ont eu le privilège de pouvoir bâtir.

Cette amitié découle, en partie, d'avoir partagé la charge, jadis solitaire, de responsabilités nationales. Nous étions les dépositaires de la puissance militaire de nos pays respectifs et avions le devoir de conseiller nos gouvernements sur la façon de contrer les menaces et les risques auxquels nos pays font face. Désormais allégés de ces responsabilités, nous continuons à être préoccupés, au point que nous avons ressenti le besoin de les partager avec le plus grand nombre.

Trois menaces

Notre premier motif d'inquiétude tient à l'état du monde. Il est devenu assez soudainement moins stable et plus dangereux. Nous devons faire face à trois menaces distinctes mais non disjointes : le terrorisme islamiste radical, l'immigration de masse et le retour des Etats puissance.

La force régulatrice des Etats souverains comme celle des pôles de sécurité collective s'en trouvent fragilisées. Il n'est pas facile d'analyser avec précision les causes profondes de cette triple montée des risques. Mais elle découle en partie des inégalités sociales qui se sont creusées, aussi bien à l'intérieur des pays, qu'entre eux. Autrement dit, l'humanité fait perdurer une désastreuse distribution des richesses et des opportunités dans le monde.

En parallèle, un certain nombre d'Etats prétendent imposer un nouvel ordre mondial au motif que l'histoire leur aurait accordé des privilèges particuliers. Aux portes de l'Europe, en Asie, au Proche et Moyen-Orient, certains Etats mettent en effet en oeuvre des stratégies qui reposent sur le rapport de force, voire le fait accompli. La dynamique stratégique mondiale devient, de ce fait, de plus en plus agressive. C'est un risque majeur de déstabilisation que l'on aurait tort d'ignorer ou de sous-estimer.

La conviction, partagée par un nombre croissant d'habitants de la planète, que le monde est injuste et que la violence serait un moyen d'y remédier, est une source inquiétante de conflictualité. La preuve en est que le monde réarme : en 2016, les ventes de matériels militaires ont retrouvé leur niveau de la fin de la guerre froide.

Des institutions en difficulté

Notre deuxième inquiétude aggrave encore la première. L'efficacité des institutions internationales connaît un déclin continu. Elles nous semblent en difficulté pour résoudre les problèmes à l'échelle mondiale, alors qu'elles ont été créées pour cela.

En outre, ces institutions peinent à considérer que dans un monde complexe et changeant, seules les actions communes peuvent en garantir la stabilité et promouvoir des évolutions bénéfiques vers plus de sécurité, d'inclusion et de solidarité.

L'absence de volonté

Ce tableau serait incomplet si nous n'évoquions pas notre dernière source d'inquiétude : le manque d'engagement de la communauté internationale en faveur d'un leadership collectif et collaboratif.

Cela dénote une absence de volonté pour résoudre des difficultés qui se posent au niveau mondial, qu'il s'agisse du terrorisme, des inégalités sociales, du réchauffement climatique ou de l'immigration de masse. Les responsables internationaux sont de plus en plus absorbés par des logiques nationales. Ils se soucient grandement de leur popularité dans leur propre pays. Cette façon d'exercer le pouvoir ne peut produire aux défis qui se posent à nous, que des réponses peu adaptées, trop onéreuses et surtout temporaires.

Mais que l'on ne s'y trompe pas : nous ne lançons pas un appel à l'augmentation des budgets de défense ni au recours accru à des solutions militaires. Il faut aussi prendre acte qu'aujourd'hui, gagner la guerre ne suffit pas à gagner la paix. Il est indispensable de garantir la sécurité et le développement à long terme, sans quoi les conflits renaîtront.

La meilleure façon de promouvoir la puissance militaire est de bâtir des alliances basées sur la confiance. Et il n'y aurait pas de pire façon de résoudre les difficultés mondiales qu'en les militarisant. Par cette tribune, nous souhaitons souligner que la sécurité du monde sera d'autant plus gravement menacée que l'on refusera de reconnaître les dangers, d'identifier des solutions communes et de faire en sorte que les leaders décident d'actions inclusives. L'histoire s'écrit sous nos yeux.

Général Martin Dempsey est ancien chef d'Etat-major des armées des Etats-Unis

Général Pierre de Villiers est ancien chef d'Etat-major des armées de France

Général Nick Houghton est ancien chef d'Etat-major des armées du Royaume-Uni

Posté le 8 avril 2018 à 20h28 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (32)

23 mars 2018

« Le scandale de pédophilie de Telford fait le miel de la fachosphère »

Il faut le lire pour le croire : L'Obs se plainte qu'un scandale pédophile commis par des Pakistanais en Grande-Bretagne donne du grain à moudre à la réinfosphère :

Capture d’écran 2018-03-23 à 08.17.24"[...] Donc, au lieu de compatir pour les victimes de ce durable réseau de pédophilie en Grande-Bretagne, L’Obs préfère pointer du doigt la « fachosphère », qui s’en est légitimement émue quand le silence faussement pudique des médias relevait non seulement de la faute journalistique, mais encore d’une autocensure, les responsables de cette abomination étant sans doute immaculés par leur origine non blanche et ne pouvant être balancés parce qu’ils n’aiment pas le porc !

L’hebdomadaire accuse ainsi le « tweet outré de Gilbert Collard, plusieurs billets caricaturaux sur plusieurs sites d’extrême droite, et une tribune dans le FigaroVox », à savoir celle de Gilles-William Goldnadel qui, fort justement, « évoque le racisme anti-blanc, dont très peu de médias ou d’associations osent parler ».

L'Obs ne s’arrête pas en si bon chemin et pinaille sur le nombre de victimes du réseau pédophile, estimé à environ un millier par le Sunday Mirror – qui a révélé ces crimes après une longue enquête –, rapportant de son côté, comme caution morale, les doutes d’un officier de police – laquelle, police, n’a pas vraiment brillé dans cette affaire de plus de trente ans – qui a déclaré à la BBC : « J’ai des inquiétudes sur le nombre de 1.000 car je ne sais pas sur quoi il se base et surtout parce que nous travaillons avec un nombre de jeunes personnes qui ont été victimes d’abus sexuels depuis plusieurs années, et il n’est pas du tout proche de 1.000. »

Et de retranscrire, avec des pincettes, les propos de Lucy Allan, députée conservatrice de Telford – « Ces jeunes filles étaient très souvent issues de la classe ouvrière blanche, souffrant de fragilités multiples et c’est pour cela que leurs agresseurs les ciblaient » –, et ceux du Sunday Mirror – désignant les responsables de ces crimes comme étant « majoritairement des hommes asiatiques », issus notamment « de la communauté pakistanaise », et affirmant que « les autorités locales n’auraient pas tenu de dossiers sur certains agresseurs, issus de la communauté pakistanaise, “par crainte de racisme” ». Autant de propos qui semblent destinés à horrifier le lectorat de L’Obs et décrédibiliser leurs auteurs. 

Enfin, L’Obs prétend avec force que les faits n’ont pas été passés sous silence, soulignant que Libé Désintox – autre décodeur de la bonne pensée – a joint la BBC, qui va dans son sens. Chacun jugera en constatant la couverture médiatique a minima d’un scandale à contre-courant du vivre ensemble. [...]"

Si les criminels n'étaient pas des Pakistanais mais des prêtres catholiques, rassurez-vous, L'Obs en ferait son miel...

Posté le 23 mars 2018 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

21 mars 2018

Affaire Skripal: Poutine écrit à May !

A peine élu, le président de la Fédération de Russie a tenu à correspondre avec le Premier ministre britannique, dans une lettre rendue publique.

Vladimir                                                                                                      Moscou le 19 Mars 2018

Résidence présidentielle du Kremlin

Place Rouge, Moscou

mail: jamesb007@russia.net

Bien chère Thérésa

Après l’inoubliable soirée électorale que j’ai vécue hier, je tiens à vous remercier du fond du cœur du superbe travail que vous avez accompli pour que ma réélection soit la plus éclatante possible. Je n’imaginais  pas, dans mes rêves les plus fous, atteindre le score de 76,7% des suffrages exprimés au premier tour de l’élection présidentielle 2018 alors que les meilleurs sondages d’avant scrutin, me créditaient de 64%. Le taux de 68% de participation, en hausse par rapport à 2012, montre qu’ Alexeï Navalny, votre chouchou qui prônait l’abstention, n’a pas été suivi malgré les campagnes médiatiques que vous et vos affidés aviez organisées pour promouvoir ses idées.

Vous m’avez permis de gagner plus de douze points et 9 millions de voix, le tout en moins de deux semaines, grâce à votre superbe montage «Skripal», et de réaliser ainsi un rassemblement et un niveau de cohésion du peuple russe, autour de ma personne, qui n’auraient pas été possibles sans vous. Le soutien de près de 55 millions d’électeurs me rend évidemment plus fort et plus légitime que jamais pour diriger mon pays, mais il rend également la Russie plus forte, car plus unie, pour affronter les sanctions et les campagnes médiatiques de dénigrement que vous allez très probablement continuer à initier et/ou développer à court et moyen termes. J’ai bien conscience, tout en le déplorant, que l’affaiblissement de la Russie reste pour vous et vos collègues de l’OTAN un objectif prioritaire.

Vous remercierez également vos trois petits camarades, Donald, Angela et le jeune Emmanuel, qui, en joignant leurs discours bellicistes au votre, vous ont considérablement aidée à réaliser ce grand rassemblement du peuple russe et à vous décrédibiliser tous les quatre un peu plus aux yeux d’une part non négligeable de vos propres concitoyens.

En ce lendemain de triomphe électoral, j’ai une pensée émue pour vous quatre qui n’avez pas connu le bonheur d’être aussi bien élus. Vos peuples ne vous ont pas donné les majorités que vous espériez. Peut être ne les méritiez vous pas.

Donald, élu avec 3 millions de voix de moins que sa concurrente, gouverne depuis 14 mois un état en guerre civile larvée, avec une administration qu’il chamboule tous les deux ou trois mois.

Angela ne peut gouverner qu’avec des compromis permanents passés avec une coalition parlementaire fragile, établie à grand peine.

Emmanuel ne représente vraiment, et il le sait, que les 8,6 millions d’électeurs (sur 47,6 millions d’inscrits) qui ont porté leurs voix sur lui au 1er tour de la présidentielle. Je comprends qu’il puisse être frustré que 39 millions de français aient oublié de voter pour lui en avril 2017.

Quant à vous Thérésa, vous avez tristement perdu votre pari des élections anticipées, et perdu la majorité parlementaire que votre parti détenait et vous en êtes réduite, vous aussi, à vous contenter de compromis et d’une coalition parlementaire fragile. Mais vous tentez au moins, vous, de rassembler votre peuple face à un ennemi imaginaire que vous créez de toute pièce avec un fort soutien médiatique: La Russie.

Mais j’allais oublier Bibi, votre prudent complice qui a su, lui, agir en coulisse comme à son ordinaire et laisser aux costauds le soin de tenir des propos excessifs. Dites lui que je ne l’oublie pas et qu’il garde une place très spéciale dans mes pensées…..

Pour vous aider à faire des économies et à pouvoir payer votre facture BREXIT, j’ai pris la liberté, en réponse à vos appels du pied, de fermer votre organisation culturelle en Russie, de vous décharger de 23 salaires de diplomates et de retirer l’accord pour une ouverture d’un consulat britannique à Saint Pétersbourg. Cela assainira, à n’en pas douter, vos finances ainsi que l’air de nos grandes villes russes qui en ont bien besoin.

L’interruption de toutes relations et rencontres de haut niveau me permettra de dégager quelques jours de vacances en 2018 et d’assister à quelques matchs de la coupe du monde de foot, si du moins, comme je l’imagine déjà, vous n’organisez pas son boycott.

Les supporters russes attendront leurs camarades britanniques en juin prochain pour des échanges cordiaux ou virils, selon les circonstances, autour de moult verres de vodka. Ils se souviennent de la chaleur des échanges en marge de l’Euro 2016 à Marseille…….

Je souhaite, bien sûr, le rétablissement, aussi vite que possible, de relations normales entre nos deux pays.

Bien amicalement : Vladimir

PS: La Russie est un très grand producteur de gaz, j’en conviens. Mais ce n’est pas pour autant que vous devez persister à voir des «attaques au gaz russe» partout (en Syrie, à Salisbury ou ailleurs)….. Évitez, si possible, à l’avenir,  les montages éculés et maladroits de fausses attaques au gaz par les vilaines autorités légales de Syrie et le vilain Vladimir, qui finissent, par leur fréquence, à lasser l’opinion et à perdre en crédibilité.

Nota Bene : bien sûr, il s'agit d'un canular, sous la plume du Général (2S) Delawarde, trouvé ici.

Posté le 21 mars 2018 à 12h54 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (7)

20 mars 2018

Angleterre : le cardinal Nichols demande aux directeurs d'école de ne pas proposer la théorie du genre

Le cardinal Nichols, primat d'Angleterre, a défendu aux chefs d’établissements scolaires catholiques de faire de quelque manière que ce soit l’apologie de la théorie du Genre. Il a déclaré, lors d’une réunion rassemblant les directeurs d’écoles libres catholiques, qu’au sein de leurs établissements,

« il [était] hors de question de proposer la théorie du Genre comme une alternative possible. » « Les élèves doivent bien prendre conscience qu’ils sont les parties intégrantes d’une société fondée sur des références morales clairement identifiées. » Ces « références » ne sont pas négociables, « elles sont données à la naissance ».

Pendant ce temps, la Cour constitutionnelle autrichienne, par une décision du 14 mars, a ouvert une procédure visant à l'abrogation de l'enregistrement officiel du sexe. Les 14 juges soutiennent que l'identité de genre et l'autodétermination sont l'un des aspects les plus intimes de la vie privée et que l'enregistrement du sexe à l’état civil (et l'inscription du sexe dans les certificats et documents d'identité) a donc des effets de construction identitaire. La Cour constitutionnelle a déclaré à titre préliminaire que les personnes ne devaient accepter que les assignations sexuelles d'État correspondant à leur identité de genre. L'État doit accepter des décisions individuelles pour ou contre un certain genre. La Cour constitutionnelle a déclaré qu’il n’existe pas d'obligation constitutionnelle d’enregistrement de sexe, mais que la constitution n’interdit pas non plus cet enregistrement. Si l'État opte pour l'enregistrement, il rend visible publiquement un aspect central et intime de la vie privée, l'État est donc tenu de garantir que l’état civil reflète l'identité de genre individuelle et il doit permettre aux personnes en particulier aux enfants de s’abstenir de s’enregistrer tant qu’ils n’ont pas choisi de manière autonome le genre auquel il voulait appartenir.

Le gouvernement dispose de quelques semaines pour formuler ses observations. Le jugement définitif est attendu pour la fin juin 2018.

Posté le 20 mars 2018 à 16h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

19 mars 2018

Empoisonnement "russe" en Grande-Bretagne, mise en perspective

Très intéressant "hebdo politique" de TV libertés à ce sujet.

Posté le 19 mars 2018 à 10h44 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (11)

15 mars 2018

Nouveau scandale sexuel en Grande-Bretagne. Ceux qui savaient ont eu peur de passer pour des racistes

Abominable :

"Il a fallu 18 mois d’enquête au journal The Mirror pour révéler un nouveau scandale sexuel en Grande-Bretagne : cette fois-ci, ce sont plus de 1000 jeunes filles droguées, battues et violées par des gangs asiatiques. Pendant 40 ans, ceux qui savaient n’ont rien dit.

L’histoire se répète indéfiniment, avec ses mêmes horreurs, ses mêmes secrets, ses mêmes pudeurs antiracistes et ses mêmes vies brisées. Les autorités britanniques viennent en effet de dévoiler ce qui pourrait être l’un des plus gros scandales sexuels du pays, rapporté par une longue enquête du journal The Mirror. Des gangs d’asiatiques réduisaient depuis plus de 40 ans des jeunes filles du prolétariat à l’état d’esclaves sexuelles. Il y aurait plus de 1000 victimes.

Les journalistes ont entendu 12 d’entre elles, qui ne se connaissaient pas. Et les récits sont glaçants. Tout aurait commencé en 1981, lorsque deux pédophiles auraient commencé à cibler des jeunes filles d’un foyer local de la ville de Telford. Suivent ensuite des histoires toutes plus sordides les unes que les autres. Ces jeunes filles étaient repérées à 11 ans, attirées, rendues dépendantes à la drogue, battues et violées. [...]

Les victimes n’étaient pourtant pas les seules à savoir, certaines ont essayé de parler depuis les années 1990 déjà : selon le journal, les autorités locales étaient au courant, des médecins, des policiers, des assistantes sociales ainsi que des professeurs également. Et personne pour agir ou réagir. Pire encore, les journalistes précisent que certaines autorités « ont tenté d’entraver notre enquête ». [...]

La ville de Rotherham avait offert un exemple particulièrement terrifiant. Pendant des années, des centaines de jeunes filles avaient été violées et maltraitées par des gangs de Pakistanais, sans qu’aucune autorité consciente du problème n’ose s’en saisir. Le problème n’était pourtant pas anecdotique : entre 1997 et 2013, 1400 enfants avaient été victimes de viols, arrosés d’essence et menacés d’être brûlés vivants en cas de plainte…

Silence de morts chez ceux qui savaient, par pure idéologie antiraciste chez les uns, par peur de cette dernière chez les autres. L’une des investigatrices du dossier avait même dû suivre des « cours de sensibilisation à la diversité » après avoir évoqué l’origine pakistanaise de ces bourreaux d’enfants. Les révélations qui ont suivi font froid dans le dos : la plupart des victimes étaient alors des jeunes filles hébergées par la municipalité, directement visée dans l’enquête pour ne pas avoir osé dénoncer ce problème connu de certains. [...]"

Les antiracistes seraient-ils complices de crimes ?

Posté le 15 mars 2018 à 16h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)

L'empoisonnement de Skripal rappelle celui de Litvinenko : à qui profite le crime ?

Le Premier ministre britannique Theresa May a annoncé l’expulsion de 23 diplomates et le gel des contacts bilatéraux avec la Russie, qu’elle a déclarée « coupable » de l’empoisonnement d’un ex-espion russe sur son sol. Moscou a dénoncé « une provocation grossière ». Analyse partagée par certains spécialistes occidentaux.

Eric Dénécé (Directeur du Centre de Recherche sur le Renseignement) estime que les accusations d'empoissonnement de Skripal par la Russie ne tiennent pas la route et dénonce l'inversion de la charge de la preuve :

Le Vice-Président à Paris du Parti Conservateur Britannique se désolidarise de Theresa May :

«Je ne vois pas l'intérêt de la Russie d'avoir voulu le tuer(...) Je suis avocat et regrette que l'offre de coopération de Lavrov ait été rejetée»

Le Directeur de Recherche à l'Iris se demande à qui profite le crime sachant que les relations entre la Russie et la Grande-Bretagne étaient en train de se réchauffer avec une visite qui était prévue de Sergueï Lavrov à Londres.

En 2006, une affaire similaire, l'empoisonnement au polonium de l'espion russe Alexandre Litvinenko, avait provoqué en 2016 cette révélation du capitaine Barril, ex-commandant du GIGN, affirmant détenir des documents prouvant qu’Alexandre Litvinenko a été tué par les services spéciaux américains et britanniques. Selon lui, l’assassinat de Litvinenko était une opération des services spéciaux conçue pour diffamer la Russie et Vladimir Poutine, à laquelle le fameux oligarque russe Boris Berezovsky a participé, et a été tué lui-même par le MI6 quand il est devenu gênant. L’opération aurait pour nom de code « Beluga ».

William_F._Browder_-_World_Economic_Forum_Annual_Meeting_2011«La Russie n’a rien à voir avec (l’assassinat de Litvinenko). L’affaire a été fabriquée depuis le début. Le Polonium a été choisi comme poison parce que, en raison de sa production en Russie, il impliquerait la Russie. L’objectif de l’ensemble de l’opération était de discréditer le président Poutine et le FSB. Cela a été fait parce que la Russie bloque les intérêts américains dans le monde entier, en particulier en Syrie. Ce fut une tentative d’affaiblir l’emprise de Poutine sur le pouvoir, de déstabiliser la Russie«.

Dans l’interview, Barril mentionne celui qui s’affiche ouvertement comme l’ennemi de Poutine, le financier William Browder, comme étant en étroite collaboration avec Berezovsky. Browder a dirigé le bureau russe des investissements chez Salomon Brothers. Il dirige actuellement le fonds d'investissement Hermitage Capital Management, une branche de la banque HSBC qui contrôle le plus grand fonds d’investissement étranger en Russie et possède notamment des parts dans des sociétés comme Gazprom, Inter RAO, Rosneft, Sberbank, Sidanko, Surgutneftegaz, etc.

Posté le 15 mars 2018 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

08 mars 2018

Le régime Macron, complice de l'Empire en Syrie

Dans une note très récente de votre blog préféré, Michel Janva relate un entretien que Bassam Tahhan, géopolitologue franco-syrien, a accordé à TV Libertés. Celui-ci évoque notamment la fuite d'un rapport diplomatique britannique, décrivant ce que trament cinq pays pour s'assurer à terme d'une recomposition syrienne avantageuse pour l'Occident (TM) et ses complices, et pour compromettre définitivement les efforts russes dans la région. Cette stratégie s'articule ainsi : "1) endiguer l’influence iranienne en militarisant durablement l’Est de la Syrie ; 2) faire échouer le plan de paix russe ; 3) enfin, poursuivre une guerre de basse intensité afin de diviser la Syrie pour aboutir à une partition territoriale et politique" (source: éditorial évoqué ci-après). Sans surprise le régime Macron fait partie de la bande.

Cette fuite a notamment été révélée sur son site Proche et Moyen-Orient, par le journaliste Richard Labévière, ancien rédacteur en chef de la revue du très officiel IHEDN. Nous reproduisons in extenso cet article ci-dessous, et vous pouvez des commentaires en anglais sur cette affaire ici. Par ailleurs, nous vous invitons à lire le dernier éditorial de Richard Labévière, consacré à l'immense campagne de désinformation qui tente d'enrayer l'offensive du victorieuse du gouvernement syrien et de ses alliés dans la Ghouta.

Dans un anglais quelque peu familier mais précis, Benjamin Norman – diplomate en charge du dossier Proche et Moyen Orient à l’ambassade de Grande Bretagne à Washington – rend compte dans un Télégramme diplomatique confidentiel (TD)1 du 12 janvier 2018 de la première réunion du « Petit groupe américain sur la Syrie » (Etats-Unis, Grande Bretagne, France, Arabie saoudite et Jordanie), qui s’est tenue à Washington le 11 janvier 2018.

Dans ce TD de cinq pages, il dévoile le détail de la « stratégie occidentale » en Syrie : partition du pays, sabotage de Sotchi, cadrage de la Turquie et instructions adressées au représentant spécial de l’ONU Staffan de Mistura qui dirige les négociations de Genève. Un Non Paper (de 8 pages) accompagne ce TD en prévision de la deuxième réunion du « Petit Groupe ». Celle-ci s’est tenue à Paris le 23 janvier dernier, essentiellement consacrée à l’usage des armes chimiques et aux « consignes » adressées par le « Petit Groupe américain » à Staffan de Mistura.

Assistaient à cette réunion du 11 janvier à Washington Hugh Cleary (chef du Département Proche et Moyen-Orient du Foreign Office) ; Jérôme Bonnafont (directeur ANMO/Afrique du Nord et Moyen-Orient au Quai d’Orsay) ; David Satterfield (Secrétaire d’Etat-adjoint américain chargé du Moyen-Orient) ; le Jordanien Nawaf Tell et le saoudien Jamal al-Aqeel. L’Américain a ouvert la séance en précisant qu’une deuxième réunion aurait lieu à Paris le 23 janvier.

David Satterfield a confirmé que le président Trump avait décidé de maintenir une importante présence militaire américaine en Syrie, malgré la victoire remportée contre l’« Organisation Etat islamique » (Dae’ch) ; le coût de ce maintien étant fixé à quatre milliards de dollars annuels. Il a précisé que cette présence militaire américaine devait prévenir toute résurgence de Dae’ch, mais surtout empêcher les « Iraniens de s’installer durablement et de s’imposer dans la recherche d’une solution politique ». En troisième lieu, il a insisté sur le fait que la première réunion du « Petit Groupe » devait aussi apporter un « appui matériel et politique important à Staffan de Mistura pour « consolider le processus de Genève ». L’ensemble des participants a accueilli très positivement cette mise au point afin de « réaliser des progrès substantiels en Syrie durant l’année 2018 » et de « répondre à la propagande d’une victoire russe ». Ensuite, les participants ont insisté sur le « désir russe d’aboutir à une solution politique » qu’il s’agissait d’utiliser pour rendre « plus opérationnels » les objectifs du « Petit Groupe ».

CONSOLIDER LE PROCESSUS DE GENEVE

Les Etats-Unis ont noté qu’ils ne participeraient plus aux réunions d’Astana, ayant réduit « leur participation à un niveau très bas, pour souligner leur engagement envers Genève » ; en des termes définitifs, il est décidé de « tirer un trait conceptuel sur Astana pour revenir à Genève ». Ils ont ensuite estimé que jusqu’à maintenant « Genève restait un échec, malgré les efforts de Staffan de Mistura ». Ils se sont montrés très prudents quant à l’inclusion du cessez-le-feu dans les discussions de Genève : « la vérité étant que nous n’avons tout simplement pas la capacité d’empêcher le régime de grignoter les poches de l’opposition restantes à Idlib et à l’Est de la Ghouta ».

Le TD fait état de grands progrès « réalisés par l’opposition au cours des derniers mois », en soulignant qu’elle « devra encore faire preuve d’une plus grande souplesse pour s’assurer que le Régime ne quitterait pas Genève (…) alors que les Américains n’apportent aucun soutien à l’hypothèse d’un gouvernement de transition tel que le prévoit la résolution 2254 (du Conseil de sécurité des Nations unies) ». Le texte ajoute qu’il « serait tout de même utile que l’opposition puisse cesser d’agiter cette hypothèse à tout bout de champ… » Il a été aussi convenu que « l’opposition devait faire preuve de plus de flexibilité et arrêter d’agiter l’épouvantail d’un gouvernement de transition », les Américains ajoutant que, sans changer d’objectif final quant à la partition de la Syrie et au départ de Bachar al-Assad, il fallait d’abord « rester en mouvement en procédant à « une manipulation prudente » de l’opposition.

Le représentant français – Jérôme Bonnafont – a posé le problème d’une éventuelle participation de Bachar al-Assad à de futures élections. David Satterfield a répondu que « l’objectif était de créer les conditions et des institutions qui permettraient des élections qu’Assad ne pourrait pas gagner ». Satterfield a ajouté « qu’il n’y avait pas de raison ‘flagrante’ pour empêcher Assad d’être candidat ». Dans ces conditions, il s’agissait surtout de tester les intentions de la Russie, notamment pour qu’elle arrive « à ce que le Régime soit amené à discuter d’une nouvelle Constitution, d’élections libres sous le contrôle des Nations unies et de la création d’un environnement susceptible de favoriser ces deux processus ». Accord sans restriction de tous les membres de la réunion du « Petit Groupe » pour « ne plus se satisfaire des propos mielleux de Lavrov, afin de mettre Moscou sous pression ». Pour Satterfield, il s’agit d’amener les Russes à lâcher Assad, « à travers des réunions du Conseil de sécurité et une large campagne de communication publique », estimant que la ré-élection annoncée de Vladimir Poutine fragilisait positivement la position russe…

SABOTER ET INSTRUMENTALISER SOTCHI

L’une des conclusions de cette première réunion du « Petit Groupe » est parfaitement claire : « revigorer Genève pour que Sotchi devienne hors de propos » ; la France réclamant plus de « transparence sur la position russe ». Mais il s’agit encore de ne pas s’opposer « frontalement » à Sotchi « présentant l’avantage de rassembler une part non négligeable de la société civile syrienne », pour en ramener les « apports les plus positifs à Genève, afin de renouveler et relancer ce format de Genève ».

Les Saoudiens ont mis en garde contre un « risque de fragmentation des différents groupes de l’opposition et demandé de l’aide afin de maintenir la cohésion de celle-ci ». Satterfield a rétorqué que leurs représentants devraient « s’engager davantage dans la recherche d’une solution politique plutôt que de profiter de salaires mirifiques et de longs séjours dans des hôtels agréables ». La France a appuyé cette remarque en insistant sur « la communication ». A cet égard, le TD britannique dresse le commentaire suivant : « malheureusement, la Cinquième République française n’a pas vocation à financer cet effort », les représentants britanniques rappelant «  que la communication de l’opposition a été financée en premier lieu par… le Royaume-Uni ».

David Satterfield a, ensuite, expliqué que l’opposition turque aux « Unités de protection du peuple kurde (YPG) » empêchait les Kurdes de participer à Genève. Tout en comprenant la position d’Ankara, il a souligné « qu’on ne pouvait pas ignorer un groupe qui contrôlait le tiers de la Syrie (SIC) et qui avait pris la plus grande part à la lutte contre Dae’ch ». Il a expliqué que « les Américains cherchaient à établir un leadership multi-ethnique au nord-est de la Syrie afin de diluer l’hégémonie de l’ YPG ». Par contre, il s’agissait d’imposer les FDS (Forces démocratiques syriennes, majoritairement kurdes et sous contrôle américain) dans le processus de Genève.

Commentaire de l’auteur du TD : « je comprends que les Etats-Unis vont nommer William (Bill) Roebuck, leur ex-ambassadeur à Bahreïn, comme représentant spécial des FDS. Je vais suivre, mais cela vaut la peine de rappeler – selon les discussions séparées que nous avons eues, par exemple avec Fiona Hill – que les relations entre les Etats-Unis et la Turquie sont déjà mauvaises et ne risquent pas de s’améliorer. Par conséquent, les Américains ne sont pas les mieux placés pour faire – en solo – le gros boulot avec les FDS et Ankara ». L’objectif est clairement défini : « amener Staffan de Mistura à accepter à Genève une structure tripartite incorporant l’opposition, Assad et les FDS ».

Du reste, le secrétaire d’Etat adjoint indique qu’un « Non-Paper – Reviving the Syrian Political Track in Geneva– sera communiqué à Staffan de Mistura avant la réunion du 23 janvier à Paris, « afin de mettre les Russes au pied du mur ». Ce document comporte : « une Feuille de route politique, les éléments d’une réforme constitutionnelle, la structure onusienne de supervision des élections et les directives pour l’établissement d’un environnement pacifié ».

Pour leur part, les Jordaniens ont qualifié la session du « Petit Groupe » de « la réunion publique la plus secrète de tous les temps ». Et l’auteur du TD de conclure : « nous devons, pour le moment, garder un groupe constitué uniquement des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, de la France, de l’Arabie saoudite et de la Jordanie. Les prochains à être invités devraient être l’Egypte et l’Allemagne (pour qui nous avons plaidé). La Turquie devrait également joindre le groupe, mais la discussion avec elle risque d’être empoisonnée par les Kurdes, ce qui rendra plus difficile la neutralisation d’Astana. Il n’y a donc pas urgence à intégrer ces trois derniers pays ».

COMMENTAIRES BELLICISTES

Les commentaires en conclusion de ce TD sont fort éloquents en ce qui concerne l’avenir de la stratégie occidentale en Syrie. Les trois conclusions essentielles soulignent « une vraie réaffirmation du leadership des Etats-Unis dans les coulisses… ». La deuxième perspective consiste à « maintenir la pression sur la Russie, même si celle-ci ne parvient pas à convaincre Moscou de lâcher le régime comme nous l’espérions ». Sur ce plan, « nous devons continuer – ce que nous faisons déjà – à dénoncer l’horrible situation humanitaire ainsi que la complicité russe dans la campagne de bombardements de cibles civiles ». Enfin, conclut l’auteur du TD, « les Américains m’ont dit combien ils avaient apprécié notre contribution et notre soutien ces derniers mois alors qu’ils étaient en train de finaliser leur stratégie ».

Voilà qui n’augure pas d’une prochaine sortie de crise en Syrie dans un contexte marquée par quatre évolutions majeures des plus préoccupantes. 1) Les Etats-Unis ont décidé de renforcer et de diversifier leur posture nucléaire. Le Pentagone vient d’annoncer qu’il va développer des armes nucléaires tactiques miniaturisées « pour s’adapter aux nouvelles menaces internationales ». Le président iranien Hassan Rohani a répondu : « comment quelqu’un peut-il parler de paix mondiale et en même temps annoncer qu’il développe de nouvelles armes nucléaires destinées à ses principaux ennemis ? »

2) Les ministres de la Défense de l’OTAN se sont entendus les 14 et 15 février derniers à Bruxelles sur les grandes lignes d’une nouvelle refonte des structures de commandement de l’Alliance Atlantique. Cette « adaptation – la plus grande depuis la fin de la Guerre froide », selon le secrétaire général Jens Stoltenberg, est proposée par les militaires américains. Elle vise à rendre l’Alliance plus efficace en cas de crise de haute intensité. En clair, il s’agit de « mieux dissuader et répondre aux nouvelles menaces venant de certains Etats, au premier rang desquels la Russie ».

3) Aux lendemains de la destruction d’un chasseur israélien dans l’espace aérien syrien et, alors que la police israélienne demande l’inculpation du premier ministre Benyamin Netanyahou pour corruption, Tel-Aviv accuse l’Iran de s’implanter en Syrie et menace de multiplier ses opérations militaires. Ce n’est pas la première fois que le premier ministre israélien – qui refuse de démissionner – utilise les regains de tension régionale pour consolider son pouvoir personnel et son alliance avec l’extrême-droite du pays.

4) Enfin, le soutien militaire de Washington aux Kurdes de Syrie continue à provoquer l’Ire d’Ankara. La crise de confiance est consommée et l’axe turco-américain est au bord de la rupture. Deuxième contingent de l’OTAN, l’armée turque a dû accompagner le tournant conservateur et anti-occidental après le putsch raté de juillet 2016. Mission vient d’être donnée à un général aux tendances conservatrices et islamistes de restructurer l’armée turque dégarnie par les purges.


 

En définitive, le TD britannique reflète parfaitement la stratégie occidentale en Syrie : saboter les efforts de paix de Sotchi, ajouter deux nouvelles guerres à la crise syrienne : celle des Turcs contre les Kurdes et celles des Israéliens contre l’Iran et le Hezbollah libanais. « Les Américains n’ont jamais admis leur défaite militaire en Syrie et ne veulent pas lâcher le morceau et surtout leur objectif stratégique principal », commente un haut diplomate français, « celui d’un démantèlement de la Syrie, du type de celui qui a été conduit en Irak et en Libye. Leur volonté est d’armer les Kurdes pour contrôler les régions pétrolières de l’Est syrien afin de pouvoir peser sur la reconstruction politique et économique du pays ». La paix n’est donc pas pour demain.

Posté le 8 mars 2018 à 10h32 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

14 février 2018

Un Britannique qui a combattu Daech poursuivi pour terrorisme

Lu ici :

"L’ancien soldat britannique James Matthew comparaît ce mercredi devant un tribunal à Londres, en vertu de la loi sur le terrorisme. A 43 ans, il a passé plusieurs années en Syrie mais il s’est battu aux côtés des forces kurdes des YPG (Unités de protection du peuple) qui affrontent Daech.

Selon le Telegraph, Scotland Yard a précisé qu’il était poursuivi pour « avoir fréquenté un ou plusieurs endroits en Irak et en Syrie où l’instruction ou la formation ont été dispensées pour préparer à des attaques terroristes ».

Ce n’est pas la première fois que des Britanniques ayant combattu contre Daech reviennent chez eux et sont interrogés, mais les charges retenues contre James Matthew sont une première. Alors que la Turquie estime que les YPG, extension syrienne du PKK, considérés comme terroristes par Ankara et interdits au Royaume-Uni, les autorités britanniques jugent que ceux qui ont combattu peuvent être « encore vulnérables à la radicalisation et représenter un risque potentiel pour la sécurité » (...)

Des Français combattent également auprès des Kurdes contre Daech. Certains d’entre eux, potentiellement considérés comme des mercenaires, pourraient aussi avoir à s’expliquer devant la justice lors de leur retour en France."

Posté le 14 février 2018 à 11h01 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

12 février 2018

Ingérence étrangère dans les élections : Moscou, non, Soros oui

Unknown-20Logique (démocratique ?) : si la Russie s'immisce dans des élections d'un autre pays, c'est une atteinte à la démocratie et une ingérence inadmissible; mais si un citoyen non britannique (comme George Soros) finance un courant politique pour combattre le résultat d'une élection démocratique en Grande-Bretagne (Brexit), c'est un plus pour les valeurs démocratiques de ce pays...

Posté le 12 février 2018 à 19h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

08 février 2018

Les négociations autour du Brexit risquent de faire voler en éclats l’UE

Unknown-10C'est ce que pense non pas un eurosceptique mais Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne. Juncker a aussi déclaré que

« les industries économiques, les multinationales ont essayé de convaincre leurs gouvernements respectifs d’acquiescer à telle ou telle proposition britannique, et à la fin, nous aurons plusieurs extras, plusieurs exceptions qui feront de l’Europe un bazar. »

Posté le 8 février 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

18 janvier 2018

Jacob Rees-Mogg, la force tranquille du parti conservateur britannique

D'Anne Dolhein sur Réinformation.tv :

Unknown-7"On a dit que Jacob Rees-Mogg ne pouvait avoir d’avenir politique pour cause de franchise sur le chapitre de l’avortement. Et du « mariage » gay. Pensez : il se déclare, en tant qu’être humain et catholique, opposé à l’« IVG » même en cas de viol. Et pourtant cette star montante du parti conservateur britannique, qui a fait campagne pour le Brexit, vient d’être élue président d’un important groupe de parlementaires conservateurs eurosceptiques qui se sont engagés à demander des comptes au gouvernement à propos de la sortie du Royaume-Uni de l’UE.

Tel est le charisme de ce père de six enfants, heureusement marié avec la même femme depuis de longues années, que d’aucuns lui ont prédit qu’il deviendrait un jour le leader des Tories. Jacob Rees-Mogg a toujours répondu qu’il n’avait pas cette ambition. Mais sa nomination montre que d’autres pourraient bien le pousser dans cette direction. Quoiqu’il en soit, l’élection du parlementaire au poste de chef de l’European Research Group (ERG) s’est faite de manière toute naturelle, sans que personne ne lui dispute la place, tant il est apparu comme le candidat idéal. Son atout, selon ses partisans : il « croit véritablement » au Brexit et aux bienfaits que celui-ci peut apporter au Royaume-Uni. [...]"

Posté le 18 janvier 2018 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

11 janvier 2018

Le budget de l’UE après le Brexit nécessitera des « coupes impressionnantes »

De Marie de L'Isle dans Présent :

Images-5"Plus d’un an et demi après le vote sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE, la Commission européenne a fait lundi 8 janvier une annonce fracassante : le budget de l’UE après le départ du Royaume-Uni nécessitera des « coupes impressionnantes » dans certains programmes. « Comme c’est bizarre, que c’est curieux, et quelle coïncidence ! » s’époumonent les personnages de La Cantatrice chauve, de Ionesco. On se permettra donc ici d’exprimer la même surprise tant on avait entendu la Commission répéter que si catastrophe économique il y avait, dans le cas d’une mise en œuvre du Brexit, elle toucherait ce Royaume-Uni de mauvais aloi qui avait l’outrecuidance de quitter le club que le monde nous envie.

« Il faudra certainement faire certains sacrifices. Il va falloir faire des coupes dans certains grands programmes, et des coupes impressionnantes », a averti le commissaire au Budget Günther Oettinger, lors d’une conférence de « haut niveau » organisée par un think tank à Bruxelles. Ce débat a donné le coup d’envoi des discussions sur le prochain « cadre financier pluriannuel » de l’Union, alors que le cadre actuel court jusqu’en 2020. Celui-ci fixe les grandes priorités politiques ainsi que les plafonds de dépenses à respecter chaque année.

L’enveloppe maximale a ainsi été fixée à un peu plus de 963 milliards d’euros pour la période 2014-2020. La fin de cette période approche, et l’UE est confrontée au départ prévu du Royaume-Uni d’ici un an. Et celui-ci était contributeur net au budget européen, ce qui représente une « perte de douze à treize milliards d’euros par an », a rappelé Günther Oettinger. Et tous les pauvres naïfs qui croyaient la Commission européenne lorsqu’elle prédisait l’effondrement économique anglais… alors que c’est son propre budget qui s’effondre. [...]"

Posté le 11 janvier 2018 à 11h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

05 janvier 2018

L'Angleterre, ce paradis fiscal

B_1_q_0_p_0Quand La Tribune titre :

"Brexit : une entreprise britannique sur cinq envisage de délocaliser"

Est-ce une fausse nouvelle ?

En effet, un cabinet des Côtes-d’Armor a aidé des centaines de commerçants et artisans français à fuir l'enfer fiscal français en leur créant une société outre-Manche. La Serrurerie Objatoise, en Corrèze, la boulangerie Au four et au moulin à Pocé-les-Bois (Ille-et-Vilaine) et la Carrosserie auto de la vallée de Saint-Amans-Soult, à côté de Mazamet (Tarn) ont la même adresse de siège social : 1 Palk Street, à Torquay, dans le sud de l’Angleterre. Toutes ont été voir le cabinet Setti, installé à côté de Guingamp (Côtes-d’Armor). Cette société revendique avoir créé près de 3 000 sociétés britanniques pour le compte de petits patrons français avec un argument de vente : ils peuvent ainsi éviter de payer leurs cotisations au régime social des indépendants (RSI).

L’astuce est de créer une société en Angleterre qui rachète l’affaire du commerçant ou de l’artisan. Cette "limited company" crée ensuite un établissement secondaire en France où va s’établir la réalité de l’activité. L’établissement secondaire étant immatriculé auprès d’un tribunal de commerce français, le patron continue à payer ses impôts en France. Même chose pour ses salariés qui restent sur des contrats de droit français. En revanche, le système autoriserait le gérant à ne plus payer ses cotisations sociales, soit environ 45% de ses gains. Sans compter que la revente de l’affaire initiale à la structure anglaise permet de créer des charges artificielles qui ouvrent droit à une grosse réduction d’impôt sur les sociétés pendant environ cinq ans. Le patron de Setti assure que ce système est "parfaitement légal" et qu'en 22 ans, il n'a "jamais eu de problèmes".

Posté le 5 janvier 2018 à 11h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

20 décembre 2017

Noël : la décision courageuse de la société The Entertainer

D'Olivier Bault sur réinformation.tv :

E"The Entertainer, c’est la plus grosse enseigne indépendante de jouets au Royaume-Uni avec 149 magasins. Ces magasins seront fermés dimanche prochain comme tous les dimanches, même si le 24 décembre est toujours l’occasion de faire du chiffre grâce aux achats de cadeaux réalisés au dernier moment. On s’attend cette année à voir les gens dépenser environ un milliard de livres ce jour-là. La décision de Gary Grant, le propriétaire de The Entertainer, pourrait lui coûter environ 2 millions de livres sterling de ventes en moins. Mais M. Grant, qui se définit comme chrétien charismatique (il s’est converti au christianisme en 1991), considère important de laisser à ses 1.700 employés la possibilité de préparer Noël en famille et de renforcer ainsi des liens familiaux qui sont « suffisamment attaqués » en ce moment. Le propriétaire de l’enseigne estime ne pas devoir faire une exception pour la journée du réveillon de Noël, sachant que la fermeture de ses 149 magasins chaque dimanche de l’année le distingue déjà de tous ses concurrents.

« J’attache de l’importance à la famille », explique cet homme de 59 ans, « j’ai quatre enfants et six petits-enfants. J’emploie beaucoup de parents, de grands-parents, d’oncles et de tantes. C’est commode quand tout le monde a le même jour de libre, quand les parents peuvent avoir leur journée de libre en même temps que leurs enfants. » Mais ce sympathique employeur se dit aussi motivé par le besoin de remercier ainsi ses salariés pour leur dur labeur de la saison écoulée.

Gary Grant affirme également s’efforcer de mettre en œuvre ses valeurs chrétiennes dans son travail, par exemple en cédant 10 % de ses bénéfices à des œuvres caritatives et en refusant de vendre les articles liés à la magie et à l’occultisme, tels les costumes de sorcières pour Halloween et les produits sur le thème de Harry Potter. Pour Noël, Gary Grant tient à ne pas perdre le vrai sens chrétien de cette fête malgré son aspect commercial. [...]"

Posté le 20 décembre 2017 à 11h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

15 décembre 2017

Royaume-Uni : un enfant nait à 23 semaines alors que l'avortement est légal jusqu'à 24

4751D31200000578-5178251-image-a-9_1513239447349La législation anglaise autorise des avortements jusqu’à la 24ème semaine de grossesse, car ce n’est qu’après cette date que le fœtus est considéré par la loi comme un humain... 

Arthur Brumby est né le 31 octobre, à seulement 23 semaines de grossesse, soit sept jours avant le délai légal pour avorter en Angleterre (photos). Un « bébé miracle » se réjouissent ses parents qui souffrent en outre de problèmes de fertilité. Arthur est l’un des plus jeunes bébés prématurés ayant survécu en Grande Bretagne. A la naissance, il pesait 510 grammes. Depuis, il a survécu à deux hémorragies cérébrales et une infection mortelle à EColi. Il fêtera Noël à l’hôpital, subira une chirurgie cardiaque mais devrait pouvoir « rentrer à la maison » au mois de mars.

Posté le 15 décembre 2017 à 18h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

14 décembre 2017

Les adeptes de la théorie du complot russe

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

Images"'Une commission parlementaire britannique avait demandé à Facebook d’enquêter sur l’intolérable ingérence russe dans la campagne pour le Brexit.

Facebook a publié son rapport. Explosif. On y apprend en effet qu’une ONG russe, l'Internet Research Agency, la fameuse « usine à trolls » pilotée du Kremlin, a dépensé 0,97 dollar pour trois annonces qui ont été vues par 200 internautes pendant quatre jours…

Et c’est tout.

Nigel Farage ne s’est pas privé de souligner : « Où est la théorie du complot russe sur le référendum pour la sortie de l'Union européenne, maintenant que nous savons qu'ils ont dépensé moins de 1 dollar sur Facebook ? »"

Posté le 14 décembre 2017 à 19h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

05 décembre 2017

Syrie: le mur de la désinformation se lésarde

... et les incendiaires jouent aux pompiers.

Il y a quelques semaines, la BBC publiait un reportage détaillé sur les tractations secrètes ayant abouti à l'évacuation sous protection "coalisée" de nombreux combattants de l'État islamique de la ville de Raqqa, en Syrie, lors des combats menés par les Kurdes et la coalition étatsunienne pour reprendre la ville.

Aujourd'hui, la BBC jette le doute sur la pertinence d'avoir financé jusqu'à aujourd'hui la "free syrian police" qui ne serait pas si fréquentable que ça.

La perfide Albion, maîtresse en diffusion de chaos et en modelage des opinions publiques dans le sens de ses intérêts, serait-elle en train de faire marche arrière au sujet de la Syrie ? À suivre.

Pendant ce temps-là, tout de même les partisans de la libre information téléguidée font de la résistance. Ainsi Reporters sans frontière a tenté de faire annuler une conférence organisée par le club suisse de la presse, avec la participation de Vanessa Beeley, journaliste anglo-saxonne qui avait révélé les liens entre l'ONG "Casques Blancs", et les djihadistes en Syrie. L'organisateur a tenu bon, et commenté cette tentative de censure.

Nous vous proposons l'intégralité de cette conférence.

 

Posté le 5 décembre 2017 à 08h05 par Paula Corbulon | Lien permanent

16 novembre 2017

Un enseignant suspendu pour avoir appelé « fille » une élève se considérant comme garçon

Lu sur Réinformation.tv :

947092GrandeBretagneprofsuspendu"Joshua Sutcliffe, 27 ans, a été convoqué par la direction de son école publique secondaire dans l’Oxfordshire, en Angleterre, et suspendu, pour avoir lancé « Beau travail, les filles » à une adolescente et son amie en voyant qu’elles travaillaient d’arrache-pied sur des exercices de mathématiques. L’adolescente en question, une transgenre qui se dit garçon, avait rectifié – et le professeur de mathématiques s’était excusé sur-le-champ de l’avoir « mal genré ». Mais la mère de l’enfant s’étant plainte aux responsables de l’école, Sutcliffe a été appelé à s’expliquer six semaines plus tard, une enquête est en cours et il risque désormais l’exclusion pure et simple, et donc de perdre son emploi (et à la clef, son salaire de 33.750 euros par an).

Il se trouve que Joshua Sutcliffe ne se cache pas d’être chrétien ni d’avoir quelques difficultés à utiliser des pronoms masculins à l’égard de l’élève. Cependant, aucune instruction officielle n’avait été donnée sur la manière de s’adresser à l’élève, et dans un esprit de « respect et de tolérance », il avait décidé avec d’autres membres du corps enseignant de s’adresser à lui au moyen de son prénom masculin choisi.

Sutcliffe a décidé de parler de l’affaire dans la presse pour annoncer notamment qu’il doit se rendre à une convocation disciplinaire formelle cette semaine où il devra répondre d’une accusation de faute professionnelle pour avoir « mal genré » son élève. Selon le Mail on Sunday une accusation supplémentaire porte sur le fait qu’il s’est adressé à l’élève par son prénom plutôt qu’en se référant à lui par le pronom « il » ou « lui ».

Le jeune professeur, diplômé de troisième cycle en mathématiques et habilité à enseigner grâce à un diplôme obtenu à l’université d’Exeter, s’est dit bouleversé par la situation : « C’est le politiquement correct devenu fou », a-t-il tempêté.

Il n’avait aucune idée, a-t-il expliqué, de ce qui lui pendait au nez lors de la réunion de parents d’élèves qui s’est tenue la semaine dernière, à l’issue de laquelle le principal de l’école lui a annoncé qu’il faisait l’objet d’une plainte transgenre. Il n’aurait pas le droit d’enseigner tant que l’affaire n’aura pas été réglée. En attendant la séance disciplinaire de cette semaine, Sutcliffe a été sommé de venir travailler dans la salle des professeurs, avec interdiction totale toutefois de parler de ce qui lui arrive avec ses collègues.

L’origine de la plainte pourrait bien être double. Les parents de l’élève transgenre ont insisté pour dire qu’ils étaient pour la liberté d’expression mais qu’à leur avis, Sutcliffe avait fait de leur enfant sa tête de Turc et qu’il avait multiplié injustement les colles pour mauvaise conduite à son encontre. L’enquête a permis de vérifier qu’il n’en était rien. Et c’est bien la plainte pour l’avoir « mal genré » qui a été maintenue.

« J’ai été totalement choqué d’apprendre de la part du principal que je faisais l’objet d’une enquête. Je ne savais pas ce qui m’arrivait. C’était surréaliste, kafkaïen. J’ai fait observer qu’un seul incident était en cause, et que je m’étais excusé. Mais il a insisté pour faire poursuivre l’enquête… Il m’a semblé que l’école essayait de m’obliger à adhérer à sa politique libérale, gauchiste », a déclaré le professeur à la presse. [...]"

 

Posté le 16 novembre 2017 à 09h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

Un homme politique peut-il s’opposer à l’avortement et réussir ?

L’étoile montante du parti conservateur anglais, Jacob Rees-Mogg, est un catholique pratiquant, père de six enfants, et opposé à l’avortement. Interrogé ces jours-ci par la BBC, il a été d’abord félicité d’avoir été « honnête et clair » sur la question de l’avortement, en affirmant sans détours qu’il s’engagera à le combattre et à le limiter dans la mesure de ses moyens. Jeanne Smits a traduit ses réponses :

Capture d’écran 2017-11-16 à 07.01.15"Il y a toutes sortes de sondages, comme vous le savez… Je crois que le point clef, c’est la question de savoir à quel moment on pense que la vie commence. Si vous pensez que la vie commence à la conception, alors il faut la protéger, il y a un devoir de la protéger.

Même si la femme veut avorter à la suite d’un viol ? Vous dites que c’est mal.

Je pense qu’une vie a été créée, et que le fait de prendre cette vie ne répare pas le très grand mal qui a déjà eu lieu."

Si vous avez l’ambition de jouer un rôle, peut-être pas de dirigeant mais au moins un rôle d’influence au sein du parti conservateur, est-il possible d’avoir les opinions qui sont les vôtres sur l’avortement, sur le mariage gay – vous êtes en décalage par rapport à l’opinion majoritaire dans ce pays – est-il possible de jouer un rôle moteur avec vos opinions ?

Je crois qu’en réalité cela n’a pas vraiment d’importance. Mon travail consiste à représenter les habitants du North-East Somerset, et de leur exposer ce que je crois afin qu’ils puissent décider de voter pour moi ou non. Ils peuvent décider qu’ils ont davantage d’intérêt pour mon opinion sur le Brexit que pour celle sur l’avortement, et que mon opinion sur le Brexit aura un effet plus immédiat que mes opinions sur l’avortement et d’autres questions morales : l’avortement, mais aussi l’euthanasie qui sont les plus importantes à mon avis. Mais la vie politique, c’est sûrement le fait de défendre ce que l’on croit, et non pas d’essayer de monter au mât de cocagne. Il s’agit là d’une affaire secondaire et d’une importance significativement moindre.

Il y a tout de même la question de savoir si certaines croyances ne rendent pas très difficile de devenir un dirigeant crédible d’une nation comme le Royaume-Uni. Je pense à Tim Farron, ancien dirigeant des libéraux-démocrates qui a démissionné en disant – parce que lui aussi est un chrétien convaincu qui ne croit pas, par exemple, au mariage gay – qu’il s’était trouvé complètement déchiré entre sa vie de chrétien fidèle et le fait de servir comme chef politique. Il a jugé la chose impossible.

Eh bien, je ne me mets pas en avant en tant que dirigeant politique comme vous le savez. Je crois que la question plus large est celle-ci : nous vivons dans un pays tolérant, où les gens ont le droit d’avoir leurs croyances religieuses, puisque nous disposons de la liberté religieuse dans ce pays, et inévitablement les gens ne vont pas être d’accord avec tout ce que je pense ni même avec tout ce que vous pensez vous, et sans doute tout le monde n’est pas d’accord avec tout ce que pense et croit Mme May. Pour autant un chef doit émerger, qui, sur la plupart des questions, la plupart des questions qui ont un effet quotidien, puisse susciter la confiance quant à son jugement. Je crois que ce serait un pays bien triste si les convictions religieuses excluaient quiconque d’un mandat politique."

Posté le 16 novembre 2017 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

10 novembre 2017

Brexit le 29 mars 2019 à minuit

Unknown-44Le gouvernement britannique a annoncé que le Brexit aurait lieu le 29 mars 2019 à 23h00 GMT, soit minuit en France, une précision qui fera l'objet d'un amendement au projet de loi de retrait de l'UE, en cours d'élaboration au parlement.

Posté le 10 novembre 2017 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

31 octobre 2017

Et maintenant le site de rencontre pour musulman polygame

Capture d’écran 2017-10-31 à 07.57.50Bien que la polygamie soit illégale au Royaume-Uni, l’Etat ne peut « empêcher que les cérémonies religieuses non officielles puissent avoir lieu ». Autrement dit, les mariages religieux, par la voie de la « Fatiha », entre autres, ne relèvent pas du ressort de l’Etat britannique...

_98367687_de51Le fondateur du site de rencontres "Secondwife" pour trouver une seconde femme, Azad Chaiwala, se défend ainsi :

'"il existe d'autres manières de pratiquer la polygamie en secret, comme avoir une liaison, la prostitution, etc... Ce n'est pas bon, pour une relation. Ici (le site), c'est plus honorable".

Posté le 31 octobre 2017 à 09h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Un petit garçon porteur de la trisomie devient mannequin

Capture d’écran 2017-10-31 à 07.26.55Dans sa dernière campagne Kids de l'enseigne de prêt-à-porter River Island, on trouve Joseph Hale, un Britannique de 11 ans, qui souffre de dyspraxie, d'un retard global de développement et du syndrome de Down. La marque écrit :

"Chaque enfant est différent, mais ils veulent tous la même chose : des vêtements cool (et s'amuser) !"

Sa mère précise :

"Le handicap ne devrait pas le définir, Joseph est une personne. Sa trisomie est une petite partie de lui. Il y a tellement plus à voir que ça."

Le petit garçon semble avoir bien profité de cette expérience :

"River Island m'a mis à l'aise et j'ai vraiment apprécié. J'essayais de faire danser tout le monde sur la musique. C'est bien d'être capable de défendre les handicaps". "C'était super de montrer la vidéo à mes amis à l'école, les gens peuvent prendre des selfies avec moi maintenant."

Posté le 31 octobre 2017 à 07h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

25 octobre 2017

A l’occasion de l'anniversaire de la légalisation de l'avortement, les évêques britanniques parlent de « tragédie »

Unknown-4A l’occasion des cinquante ans de l’Abortion Act, les évêques d’Angleterre, des Pays de Galles et d’Ecosse ont qualifié l’avortement de « tragédie ». Ils ont déploré les « 200 000 avortements survenus pour la seule année 2015 », et les huit millions d’enfants à naître avortés en Angleterre, au Pays de Galles et en Ecosse depuis le 27 octobre 1967.

« La société a besoin d’une nouvelle compréhension de la valeur intrinsèque de la vie humaine ».

« Il est urgent que les parents et les éducateurs enseignent l'inviolabilité de la vie humaine, depuis la conception jusqu'à sa fin naturelle ».

Ils invitent les décideurs politiques et la société, à l’occasion de « ce 50e anniversaire » à ouvrir

« un nouveau débat pour changer les attitudes envers la vie humaine intra-utérine, pour promouvoir ce qui permet de faire des choix bons et authentiques, et protéger et prendre soin des mères et de leurs enfants ». 

Un débat ? Vous n'y pensez pas, c'est un sujet interdit.

Le gouvernement britannique a révélé lundi ses intentions en vue de fournir des services d'avortement gratuits en Angleterre pour les femmes d'Irlande du Nord, où l’avortement reste illégal, sauf dans des cas très limités. Il s’est engagé à financer les frais de voyage et de logement des Nord-Irlandaises dont le revenu est inférieur à 15 276£ ou qui reçoivent des allocations. Un système central de réservation téléphonique doit aussi être proposé aux femmes pour organiser le rendez-vous avec un professionnel de la santé en Angleterre. 

L'organisation Right To Life a dénoncé une « intervention extraordinaire du gouvernement britannique dans les affaires décentralisées de l'Irlande du Nord », estimant que ces mesures visaient à inciter à l’avortement

« les femmes les plus pauvres et les plus vulnérables matériellement (…) sans qu’aucune aide alternative ne leur soit proposée si elles choisissaient de garder leur bébé ».

Posté le 25 octobre 2017 à 10h59 par Michel Janva | Lien permanent


     Archives > Europe : politique , Pays : Angleterre

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > Europe : politique , Pays : Angleterre