02 décembre 2009

Les catholiques pro-avortement dans une situation objective de péché

Lu sur Zénit :

"Tout catholique qui aura apporté sa voix au projet de loi  libéralisant l'avortement, actuellement débattu au parlement, doit se rappeler qu'il se sera mis lui-même publiquement « dans une situation objective de péché », mettent en garde les évêques espagnols dans une note publiée le dernier jour des travaux de leur 94ème assemblée plénière.  

Lors de la conférence de presse de clôture de l'assemblée de la Conférence épiscopale espagnole, vendredi dernier, son secrétaire, Mgr Juan Antonio Martinez Camino, a lu à l'intention des journalistes une note sur le projet de loi libéralisant l'avortement dans ce pays :

"Aucune personne respectueuse des impératifs de la droite raison ne peut approuver ni donner sa voix à ce projet de loi. En particulier, les catholiques doivent se rappeler que s'ils le font, ils se mettent eux-mêmes publiquement dans une situation objective de péché et que, tant que durera cette situation, ils ne pourront être admis à la communion

Nous catholiques, sommes pour le Oui à la vie des êtres humains innocents et sans défense qui ont le droit de naître ; pour le Oui à une éducation affective et sexuelle adaptée qui éduque à l'amour véritable ; pour le Oui à la femme enceinte, qui doit être efficacement soutenue dans son droit à la maternité ; pour le Oui aux lois justes qui favorisent le bien commun et qui ne confondent pas l'injustice avec le droit."

Posté le 2 décembre 2009 à 00h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

29 novembre 2009

L'archevêque de Tolède dénonce la loi sur l'avortement

Mgr Braulio Rodriguez Plaza, archevêque de Tolède et Primat d’Espagne, a fait distribuer ce dimanche une lettre dans toutes les paroisses de son diocèse. Extrait :

"Derrière la loi en cours de discussion sur l’avortement, [...] se cache un plan ambitieux d’introduction [dans la législation espagnole] de la dite « santé sexuelle et reproductive ». Il s’agit là de la terminologie politique et législative utilisée depuis la Conférence de Pékin, en 1995, qu’est en train d’imposer avec une telle ardeur le parti au pouvoir. A partir de là on a justifié dans le monde des stérilisations massives, la propagation de l’avortement précisément en tant que « droit de la femme » ; mais encore l’occultation de l’information sur les effets abortifs de produits présentés et diffusés comme contraceptifs, la restriction des droits de la conscience pour les médecins et les personnels sanitaires. Cela vous dit quelque chose ?

[...] Ils vont obliger la communauté éducative à dispenser l’éducation sexuelle conforme aux directives du gouvernement du moment. Et celles du gouvernement actuel, nous les connaissons déjà : elles constituent une ingérence dans les droits des parents dont on doit respecter les convictions par rapport à l’éducation de leurs enfants. [...] le ministère de la Santé [...] est en train d’élaborer une norme législative qui obligera tous les centres éducatifs, sans exception, à dispenser cette éducation sexuelle à tous les élèves. La formation en la matière ne sera pas dispensée par les professeurs de ces centres, mais par le personnel sanitaire désigné par l’Administration et par les professionnels que le gouvernement voudra bien juger capables et qu’il accréditera. Et hors de question que les centres éducatifs contestent leur idéologie. [...] C’est ainsi que l’Etat s’immisce de nouveau dans l’intimité des élèves, puisque l’exercice de la sexualité appartient à la sphère personnelle et affecte les valeurs et les convictions, et, par voie de conséquence, la liberté idéologique et la liberté de la conscience.

Posté le 29 novembre 2009 à 22h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

28 novembre 2009

Avortement en Espagne : les évêques rappellent l'excommunication

Lors de la conférence de presse de clôture de l’Assemblée de la Conférence épiscopale espagnole, hier, son secrétaire Mgr Juan Antonio Martinez Camino a lu à l'intention des journalistes une note sur le projet de loi libéralisant l’avortement dans ce pays, dite de « santé sexuelle et reproductive ». Extrait :

"Nulle personne respectueuse des impératifs de la droite raison ne peut approuver ni donner sa voix à ce projet de loi. En particulier, les catholiques doivent se rappeler que s’ils le font, ils se mettent eux-mêmes publiquement dans une situation objective de péché et que, tant que dure cette situation, ils ne pourront être admis à la Sainte Communion"

Mgr Martinez Camino a ensuite répondu aux questions des journalistes. Celui qui aura voté pour la loi actuellement débattue «devra se confesser et rectifier publiquement s’il veut recommencer à communier». «La situation objective de péché se résout par la confession et par la réparation publique du dommage causé».

Posté le 28 novembre 2009 à 15h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

27 novembre 2009

Le meurtre de l'enfant à naître en Espagne

Jeanne Smits nous informe que le projet de loi socialiste de libéralisation de l'avortement, qui veut permettre aux femmes l'avortement à la demande jusqu'à 14 semaines de grossesse et supprimer le consentement parental pour les mineures de 16 ans au moins, a franchi sa première étape. Les 4 amendements proposés par l'opposition, au sujet des mineures et de l'objection de conscience, ont été rejetés.

Les associations pro-vie sont mobilisées. Sans complexe, elles ont renommé le ministre responsable de promouvoir la loi sur l'avortement en Espagne, Bibiana Aido, le ministre de l'extermination des enfants !

Posté le 27 novembre 2009 à 17h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

11 novembre 2009

Voter pour l'avortement est un péché

Le secrétaire général de la conférence épiscopale espagnole, Mgr Juan Antonio Martinez Camino, a déclaré que les catholiques ne peuvent appuyer le projet de loi sur l'avortement, ni voter en sa faveur, et

"s'ils le font, ils se trouveront objectivement en état de péché public et ne pourront être admis à la sacrée communion".

Posté le 11 novembre 2009 à 22h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

04 novembre 2009

Interdiction des crucifix par la CEDH : réactions

Après la réaction du Vatican, c'est à une quasi-unité nationale que l'on assiste en Italie. Le Corriere della Sera écrit :

"Le verdict de la Cour de Strasbourg a fait un petit miracle: celui de créer une quasi-unité nationale en défense du symbole du christianisme".

C La droite italienne a attaqué le verdict de Strasbourg, rejointe le chef du Parti démocrate, Pierluigi Bersani, qui a lui aussi déploré que "le bon sens soit devenu victime du droit". L'autre parti d'opposition Italie des valeurs a dénoncé "une réponse erronée à une demande de laïcité".

En Espagne, les organisations regroupant les écoles privées se sont insurgées contre cette décision "inadmissible et surprenante", estimant que "si quelque chose de la sorte devait se passer en Espagne, il faudrait manifester avec force". Mais les laïcistes ont demandé au gouvernement socialiste de Zapatero de s'inspirer de cette décision en exigeant le retrait immédiat des symboles religieux des établissements publics. En 2008, un tribunal de Valladolid saisi par un parent d'élève avait pour la première fois ordonné à une école publique de "retirer les symboles religieux des salles de classe", suscitant la colère des catholiques.

En France, cette question ne se pose malheureusement pas puisqu'il ne semble pas qu'un crucifix soit encore accroché dans une école publique.

Posté le 4 novembre 2009 à 13h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

24 octobre 2009

La manifestation pro-vie en Espagne porte ses fruits

Le Parti Populaire, qui n'a rien amélioré pour la vie lorsqu'il était au pouvoir (toujours cette confusion entre le moindre mal, qui est un progrès vers un bien, et le moindre pire qui est la satisfaction de n'avoir pas empiré les choses), devant le succès de la Marche pro-vie, s'est engagé à modifier la législation s'il remportait les élections en 2012. Jusqu'ici, les conservateurs espagnols avaient gardé leurs distances avec ce débat. Durant ses huit années de pouvoir, Aznar n'avait jamais évoqué la possibilité de modifier la loi de 1985. Mais le mouvement de contestation des Pro Vida a pris une telle ampleur qu'il constitue désormais une réserve potentielle de voix opposées au gouvernement socialiste.

Par leur mobilisation, les pro-vie pèsent désormais sur le pouvoir politique, comme aux Etats-Unis. Même à gauche, certains reculent. Le président du Parlement, José Bono, un des barons socialistes, a ouvertement déclaré qu'il n'approuvait pas la réforme. Il a appelé le gouvernement de Zapatero à trouver un consensus sur les points les plus polémiques.

L'épiscopat est le fer de lance de cette bataille contre l'IVG. Le numéro un de l'Église espagnole, le cardinal Rouco Varela, a promis à Zapatero que cette croisade «s'intensifiera jusqu'au retrait du projet de loi».

Posté le 24 octobre 2009 à 09h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

18 octobre 2009

Tant qu'il y aura 1 avortement, nous ne nous tairons pas

B La manifestation espagnole a été organisée par le Forum de la famille, un collectif d'associations catholiques. Son président, Benigno Blanco, explique, dans un entretien au quotidien ABC, que cette manifestation :

"ne vise pas qu'à réclamer le retrait de la nouvelle loi, le message de fond est que le débat ne sera pas clos tant qu'il y aura un seul avortement en Espagne".

Rendez-vous le 17 janvier 2010 à Paris.

Posté le 18 octobre 2009 à 13h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

16 octobre 2009

Demain à Madrid

Une gigantesque manifestation aura lieu pour défendre la vie.

Posté le 16 octobre 2009 à 16h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

26 septembre 2009

La culture de mort progresse en Espagne

Le gouvernement socialiste espagnol a approuvé vendredi en conseil des ministres le projet de loi de libéralisation de l'avortement, qui permettrait notamment aux jeunes femmes de 16 et 17 ans d'avorter librement sans le consentement de leurs parents.

S'il est adopté tel quel, les femmes vivant en Espagne pourront désormais avorter librement dans un délai de 14 semaines. L'avortement sera autorisé de manière exceptionnelle jusqu'à 22 semaines de grossesse en cas de "risque pour la vie et la santé" de la mère ou "de graves anomalies du foetus". Il pourra enfin être pratiqué sans limite de temps en cas de "maladie extrêmement grave et incurable du fœtus", après avis d'un comité médical.

Une grande manifestation d'opposition à ce projet aura lieu le 17 octobre à Madrid avec très probablement de nombreux évêques présents.

Posté le 26 septembre 2009 à 21h02 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

01 septembre 2009

Des moines obligés de quitter leur monastère

... en Espagne.

Posté le 1 septembre 2009 à 21h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

18 août 2009

Avortement : vers le totalitarisme en Espagne

Lu dans Présent de demain :

"Le ministre espagnol de la Justice, Francisco Caamaño, s’est exprimé il y a quelques jours devant les caméras de télévision pour faire savoir qu’à défaut d’une disposition explicite de la loi, les médecins ne pourront pas invoquer une quelconque « objection de conscience » pour refuser de pratiquer un avortement. Refuser de se soumettre aux lois civiles, a martelé le ministre, équivaudrait à de la « désobéissance civile » et elle ne serait pas plus acceptable dans ce domaine que dans celui de « l’éducation citoyenne », où, a-t-il rappelé, la possibilité d’exprimer une objection de conscience a été formellement écartée par les tribunaux.

Posté le 18 août 2009 à 15h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

22 juillet 2009

Médecin criminel

David Fontey annonce une bien mauvaise nouvelle :

M "Dans son dernier bulletin, le Conseil de l’ordre des médecins de Barcelone annonce la réintégration du docteur Carlos Morin, gravement impliqué dans l’affaire des cliniques du groupe TCB-Ginemedex où se pratiquaient, en toute illégalité, des interruptions de grossesse jusqu’à 33 semaines.

Ce médecin péruvien avait été piégé lors d’un entretien filmé en caméra cachée en octobre 2006 par une journaliste danoise enceinte de 32 semaines se faisant passer pour une future patiente. La diffusion du reportage par des chaînes de télévision européennes avait alors conduit à l’inculpation de Carlos Morin et à la fermeture administrative des quatre cliniques qu’il dirigeait. [...] L’enquête livre alors des éléments dont l’horreur dépasse l’imagination: foetus en vie après l’extraction qu’on laisse dépérir, usage de broyeurs de cuisines industrielles pour le traitement des restes humains, avortements de mineures âgées de 13 ans, hémorragies post-opératoires stoppées in extremis... [...]

Le docteur Morin est arrêté et placé en détention préventive en novembre 2007. Il sera relâché deux mois plus tard, une fois l’ouragan médiatique passé. Le temps de se faire oublier. Et pour le puissant lobby pro-avortement et la puissante association des cliniques autorisées à pratiquer des avortements (97,5% des 85 000 avortements annuels à son actif), le temps de reprendre pied et de convaincre le gouvernement Zapatero d’une sortie de crise “par le haut”, soit par une libéralisation accrue de l’avortement.

Aujourd’hui, l’enquête piétine. Les 2780 avortements suspects recensés pour la seule année 2007 ont donné lieu à 139 auditions lesquelles ont débouché sur 121 inculpations pour avortement illégal. En s’appuyant sur un réel consensus dans l’opinion quant au refus d’ajouter à la souffrance d’un avortement celle de l’opprobre d’une condamnation judiciaire, le gouvernement socialiste a fait habilement de cette voie judiciaire une impasse."

Posté le 22 juillet 2009 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

03 juin 2009

L'Espagne se confie au Sacré-Coeur

S Dimanche 21 juin 2009 -mois du Sacré-Coeur- aura lieu à Madrid le renouvellement de la Consécration de l’Espagne au Sacré-Cœur de Jésus, pour son 90e anniversaire, présidée par le Président de la Conférence épiscopale espagnole, l’Archevêque de Madrid, le Cardinal Rouco Varela, en présence de dizaines d’évêques et de milliers de fidèles, en représentation des diocèses espagnols.

Cette année 2009 sera la 90ème depuis la Consécration de l’Espagne au Sacré-Cœur de Jésus, faite par le roi Alphonse XIII le 30 mai 1919. Dans l’acte de consécration il reconnaissait Jésus comme «Rédempteur» du monde, «Roi des rois», source de tout pouvoir et fondement de toutes les lois justes, et il exprimait publiquement et solennellement le désir qu’il règne

"dans les cœurs des hommes, au sein des maisons, dans l’intelligence des sages, dans les sphères des sciences et des lettres, et dans nos lois et institutions nationales".

A cette occasion, diverses associations, mouvements et institutions liées à la dévotion au Cœur de Jésus, ont organisé une Semaine de réflexion et de prière sur la spiritualité du Cœur de Jésus. Du 15 au 18 juin, de 19 à 21h, aura lieu la célébration de la messe, l’homélie et la prière avec l’exposition du Saint Sacrement. Vendredi 19 juin, fête du Sacré-Cœur de Jésus, des messes auront lieu toutes les heures de 7h du matin jusqu’à 20h30. Samedi 20 aura lieu une veillée de prière pour les jeunes. Dimanche 21 juin, à 8h, auront lieu les Laudes, puis à 10h aura lieu la messe pontificale solennelle présidée par le Cardinal Varela, au cours de laquelle sera renouvellé la Consécration au Sacré-Cœur de Jésus.

Posté le 3 juin 2009 à 21h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

14 mai 2009

L'Espagne va ouvrir l'autoroute de la mort

Le gouvernement espagnol a présenté aujourd'hui en Conseil des ministres son projet de libéralisation de l'avortement. Il paraît que cette loi rapprochera l'Espagne de l'Europe, selon Mme Aido, ministre de l'Egalité (sic). Le projet prévoit de rendre l'avortement totalement libre jusqu'à la 14e semaine de grossesse et sous conditions jusqu'à la 22e semaine (risques pour la santé de la mère, malformation du foetus).

Et comme l'avortement appelle l'eugénisme, les femmes pourront aussi avorter si des anomalies sont détectées sur le foetus après la 22e semaine. Effectivement : bienvenue en Europe, le continent qui tue ses enfants.

Le texte va être étudié par les hautes instances du pouvoir judiciaire avant d'être approuvé formellement en Conseil des ministres puis renvoyé au Parlement.

Michel Janva

Posté le 14 mai 2009 à 17h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

11 mai 2009

L'Espagne fait croître la mort

La pilule du lendemain sera bientôt en vente libre, sans ordonnance, dans toutes les pharmacies espagnoles. C'est ce qu'a annoncé le ministre de la Santé Trinidad Jimenez :

"Il s'agit d'une méthode de contraception d'urgence, à n'utiliser qu'en cas d'urgence. Nous ne souhaitons pas qu'elle devienne une méthode de contraception de plus".

On peut déjà dire que c'est loupé.

Michel Janva

Posté le 11 mai 2009 à 16h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

08 avril 2009

Espagne : la mobilisation pro-vie ne faiblit pas

Lors de cette semaine Sainte, bon nombre de processions sont placées sous le signe de la lutte contre l’avortement. A Medina Sidonia, près de Cadix, à Cordoue ou à Madrid, des confréries ont épinglé sur leurs habits de pénitents des petits rubans blancs. Un signe de protestation contre le projet de loi du gouvernement de José Luis Zapatero, présenté à la mi-mars, visant à libéraliser l’avortement.

En fin de semaine dernière, l’exécutif de la région valencienne a annoncé une loi régionale prenant le contre-pied de l’initiative de Zapatero : le Ministère régional des affaires sociales va recevoir des fonds publics pour dissuader les femmes d’avorter et, d’autre part, pour faciliter l’adoption d’un enfant qu’une mère ne serait pas capable de prendre en charge. A Madrid, une demi-douzaine de centres d’immigration a été confiée aux Légionnaires du Christ. D’après El Pais, dans ces centres, les femmes enceintes qui veulent avorter peuvent même se voir proposer un emploi pour changer d’avis.

V Le 29 mars, ils étaient des centaines de milliers à manifester à Madrid. Depuis, dans tout le pays, les groupes pro-vie multiplient les mobilisations, les marches ou les diatribes dans les médias contre «l’infanticide Zapatero». L’épiscopat participe largement à cette protestation. Dans les villes, les évêques ont posé des affiches géantes affirmant que le lynx ibérique, une espèce en voie de disparition, est mieux protégé qu’un embryon. Le numéro un de l’Eglise, le cardinal Rouco Varela, a promis à Zapatero que cette croisade «s’intensifiera jusqu’au retrait du projet de loi».

Michel Janva

Posté le 8 avril 2009 à 15h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

26 mars 2009

Espagne : manifestation pro-vie dimanche

V Une grande manifestation contre le projet du gouvernement espagnol d'autoriser pleinement l'avortement sera organisée dimanche. Victor Gago, porte-parole d'HazteOir ("Fais-toi entendre"), indique :

"Nous attendons plus de 100.000 personnes, avec un objectif situé entre 150.000 et 200.000 personnes".

En France, ce type de manifestation ne réunit chaque année qu'entre 10 et 20 000 personnes. Mais il est vrai qu'aucun évêque ne se déplace.

La manifestation espagnole se déroulera dimanche à la mi-journée dans le centre de Madrid. L'organisation demande la suppression du projet du gouvernement socialiste. Actuellement, l'avortement n'est autorisé en Espagne qu'en cas de viol dans un délais maximum de 12 semaines de grossesse, de malformations du foetus (22 semaines) ou en cas de "danger pour la santé physique ou psychique de la mère" (sans limitation de temps). Le gouvernement veut rendre l'avortement pleinement légal dans un délai de grossesse limité. Ce projet a suscité la réaction des catholiques avec la mise en place d'une campagne publicitaire choc des évêques espagnols suggérant que les animaux en voie de disparition comme les lynx sont mieux protégés que les embryons humains.

Michel Janva

Posté le 26 mars 2009 à 17h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

18 mars 2009

Avortement en Espagne : après l'Eglise, les scientifiques

V Après l'entrée en campagne des évêques contre la légalisation de l'avortement en Espagne, une association anti-avortement a présenté hier une pétition signée par plusieurs centaines de scientifiques et d'intellectuels contre le projet du gouvernement socialiste. Les pétitionnaires estiment dans ce "manifeste pour la défense de la vie humaine" que l'avortement représente "un acte simple et cruel d'interruption d'une vie", jugeant que la vie humaine commence dès "le moment de la fécondation".

Un millier de scientifiques et d'intellectuels ont signé ce texte, a assuré l'une des personnes à l'origine de la pétition, Nicolas Jouve de la Barreda, professeur de génétique à l'Université d'Alcala de Henares (centre). C'est une initiative de l'association pro-vie HazteOir ("Fais-toi entendre") qui milite contre l'avortement, l'euthanasie et pour la famille en tant qu'"institution fondamentale pour l'ordre social".

Michel Janva

Posté le 18 mars 2009 à 06h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

16 mars 2009

Espagne : l'Eglise entre en campagne contre l'avortement

A Tandis que certains se permettent de critiquer les évêques qui défendent la vie, la Conférence épiscopale espagnole a lancé lundi une campagne anti-avortement dénonçant le fait que les espèces animales menacées sont selon elle plus protégées que les embryons humains. L'Eglise lance cette campagne alors que le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero prépare une réforme de la loi visant à assouplir les critères légaux de l'avortement en Espagne. Mgr Juan Antonio Martinez Camino, porte-parole, a déclaré :

"Si nombre d'espèces animales bénéficient d'une grande protection, y compris pénale, pourquoi protège-t-on moins la vie d'êtres humains qui vont naître ?".

Il a présenté les affiches d'une campagne qui aura lieu à partir du 25 mars, "journée de la vie". On y voit côte à côte un jeune enfant habillé, marchant à quatre pattes, et un lynx ibérique, une des espèces animales les plus en danger d'Espagne. Une mention "lynx protégé" est apposée sur l'animal et le bébé demande "et moi ?", au-dessus d'un slogan "protège ma vie !". En haut, apparaissent des embryons ou foetus à divers stades de développement. L'affiche sera collée sur 1.300 panneaux en Espagne.

Michel Janva

Posté le 16 mars 2009 à 18h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

19 février 2009

L'Espagne veut libéraliser l'avortement

Le Parlement espagnol a approuvé hier, mercredi 18 février, en Commission, un rapport portant sur la réforme de la législation sur l'avortement.

MJ

Posté le 19 février 2009 à 17h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

08 février 2009

L’hostilité contre tout aspect politique de la religion est du laïcisme

En Espagne, le Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d’Etat, a déclaré :

"Vouloir reléguer la foi ou la religiosité à une sphère strictement privée, comme prétend le laïcisme [c’est] s’ingérer dans les droits des personnes de vivre leurs convictions religieuses comme elles le souhaitent ou comme ses croyances l’exigent".

Selon le Cardinal, la liberté religieuse est le fondement de toutes les libertés, leur raison d’être, car

B "elle va au-delà des limites imposées par ceux qui voudraient en en faire une affaire privée, une simple liberté de culte ou un enseignement inspiré des valeurs chrétiennes, pour demander ensuite à ce que les confessions religieuses puissent exercer, en toute liberté leur propre mission dans la société civile [...] l’hostilité contre tout aspect politique et culturel de la religion, notamment contre la présence des symboles religieux dans les institutions publiques, n’est pas expression de laïcité mais sa dégénérescence en laïcisme. [...] Nier à la communauté chrétienne et à ses représentants légitimes le droit de se prononcer sur les questions morales qui interpellent aujourd’hui la conscience de tous les êtres humains, surtout des législateurs et des juristes, n’est pas non plus le signe d’une saine laïcité".

Michel Janva

Posté le 8 février 2009 à 14h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

06 février 2009

Espagne : le Cal Bertone s'oppose à l'avortement

Le secrétaire d'Etat du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, a dénoncé jeudi à Madrid le crime de l'avortement, alors que le gouvernement espagnol envisage de légaliser pleinement l'interruption volontaire de grossesse.

"La dignité de l'homme, le thème clé de toute la doctrine sociale de l'Eglise, implique (...) le respect de la vie depuis sa conception jusqu'à son crépuscule naturel".

Le cardinal Bertone concluait jeudi à Madrid une visite de 3 jours, au cours de laquelle il a rencontré les plus hautes autorités espagnoles. Il a abordé mercredi avec la vice-présidente du gouvernement espagnol, Maria Teresa Fernandez de la Vega, le projet d'assouplissement de la loi espagnole sur l'avortement.

"J'ai essayé de faire comprendre qu'il est nécessaire de restreindre et non de faciliter" l'avortement.

L'avortement en Espagne n'est légal en Espagne que dans les cas de viols, de de problèmes médicaux et/ou psychologiques. Le gouvernement étudie la possibilité d'assouplir la loi, en rendant l'avortement légal dans un délai de grossesse limité.

Michel Janva

Posté le 6 février 2009 à 00h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

29 janvier 2009

Espagne : les évêques s'engagent pour la vie

R La Conférence épiscopale espagnole a déclaré 2009 ‘Année de prière pour la vie' sur le thème ‘Béni soit le fruit de tes entrailles'. Cette initiative sera lancée dans tous les diocèses d'Espagne à partir du 2 février prochain. Selon Mgr Juan Antonio Reig Pla, évêque de Carthagène et président de la sous-commission épiscopale pour la famille et la défense de la vie, à l'origine du projet, cette initiative est

"urgente dans le contexte des nouvelles lois qui veulent encourager l'avortement et l'euthanasie en Espagne".

Un débat sur l'avortement secoue actuellement la péninsule ibérique, alors que la sous-commission parlementaire espagnole sur l'avortement a été chargée d'étudier une nouvelle loi prévoyant la possibilité d'élargir le recours à l'avortement.

Mgr Reig Pla a invité tous les fidèles, et en particulier les familles et les personnes malades à prier et à «offrir des sacrifices spirituels» à cette intention. Il a par ailleurs demandé aux paroissiens d'encourager la prière du chapelet et l'adoration devant le Saint-Sacrement. La sous-commission épiscopale a distribué du ‘matériel de travail' aux délégations de pastorale familiale de toute l'Espagne : on trouve notamment un chapelet, des prières pour la vie, des prières pour l'adoration devant le Saint-Sacrement et pour la célébration de l'Eucharistie et de la liturgie des Heures.

Michel Janva

Posté le 29 janvier 2009 à 15h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Pas d'objection de conscience en Espagne

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le Tribunal Suprême espagnol décide que les parents n’ont pas le droit d’arguer d’un "droit de conscience" pour justifier que leurs enfants ne suivent pas les cours d’"Education pour la citoyenneté" instaurés par le gouvernement, estimant que cette matière ne va "pas à l'encontre du droit fondamental des parents d'inculquer à leurs enfants une formation religieuse et morale en accord avec leurs propres convictions". C’est une réponse frontale aux évêques, qui avaient dénoncé "une atteinte grave au droit inaliénable des parents et de l'école à opter pour l'éducation morale qu'ils souhaitent pour leurs enfants". L’objection de conscience s’était organisée, et des juristes avaient élaboré un guide pour les familles."

MJ

Posté le 29 janvier 2009 à 13h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

23 novembre 2008

Espagne : les crucifix chassés des écoles

La justice espagnole a ordonné, pour la première fois, à une école publique de retirer les crucifix de ses salles de classe. Le magistrat s'est appuyé sur la constitution qui assure le caractère "laïque et neutre" de l'Etat espagnol.

MJ

Posté le 23 novembre 2008 à 20h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

07 novembre 2008

Enquête sur les "crimes contre l'humanité" du franquisme

En espagne, bravant une loi d'amnistie votée en 1977 au nom de la réconciliation nationale, le juge Baltasar Garzon s'est fondé sur le "contexte de crimes contre l'humanité" pour demander l'ouverture de fosses communes, et ainsi faire la lumière sur les "disparus" républicains durant la guerre civile.

Le parquet avait fait appel de cette décision, jugeant que les crimes politiques visés étaient couverts par l'amnistie et que la notion de crimes contre l'humanité n'était pas encore fixée par le droit international à l'époque des faits. La justice espagnole a décidé aujourd'hui de bloquer les ouvertures de fosses, le temps qu'elle se prononce sur le bien fondé juridique de son enquête.

Rappelons tout de même à ce juge les déboires de Monsieur Zapatero en matière d'ouvertures de fosses...

Carole d'Hombelois

Posté le 7 novembre 2008 à 16h42 par Carole d'Hombelois | Lien permanent | Commentaires (3)

17 octobre 2008

500 nouveaux martyrs en Espagne

La Conférence épiscopale espagnole prépare une nouvelle béatification massive de quelque 500 martyrs des persécutions religieuses de la Guerre civile espagnole, a annoncé son porte-parole, presque un an après une première béatification de 498 martyrs.

Cette annonce intervient le jour même où le juge espagnol Baltasar Garzon annonce l'ouverture d'une instruction sur les dizaines de milliers de "disparus" de la guerre civile et du franquisme victimes de "crimes contre l'humanité", bravant une loi d'amnistie postérieure à la mort de Franco.

Michel Janva

Posté le 17 octobre 2008 à 15h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

08 septembre 2008

Emeutes en Espagne

Des immigrés africains se sont heurtés pour la deuxième nuit consécutive à la police espagnole après la mort d'un ressortissant sénégalais dans ce qui semble être une bagarre liée à la drogue. 4 manifestants ont été interpellés et un garde civil a été blessé dans ces affrontements. Ces immigrés africains, vivant pour la plupart dans un bidonville près de Roquetas del Mar, une ville côtière de la province d'Almeria sur la Méditerranée, ont jeté des pierres sur une ambulance qui répondait à un appel dimanche soir avant de s'en prendre aux policiers venus rétablir l'ordre.

Dans la nuit de samedi à dimanche, des Africains ont mis le feu à des maisons et des voitures.

Michel Janva

Posté le 8 septembre 2008 à 12h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

05 septembre 2008

L'Espagne contre l'immigration de travail

Le gouvernement socialiste espagnol exige désormais aux entreprises de prouver qu'elles ne peuvent pas trouver d’Espagnols pour obtenir l'autorisation de faire venir un travailleur étranger. Le ministre du Travail, Celestino Corbacho, a déclaré que le nombre de visas de travail accordés en 2009 serait « proche de zéro ».

MJ

Posté le 5 septembre 2008 à 12h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

30 juillet 2008

Régionalisation : la langue espagnole menacée

Parlée par 400 à 600 millions de personnes à travers le monde, la langue espagnole serait-elle menacée sur ses propres terres par la montée des langues régionales ? C'est ce que soutiennent d'éminents intellectuels qui signent un manifeste. Contre les panneaux d'orientation en basque sans traduction, l'éducation en catalan qui fait presque l'impasse sur l'espagnol, un projet de "police" pour faire respecter la langue régionale aux Baléares, des écrivains et des universitaires ont décidé de donner de la voix pour défendre leur langue.

"Depuis quelques années, il y a des raisons croissantes de se préoccuper dans notre pays de la situation institutionnelle de la langue castillane".

Ce "manifeste pour la langue commune" a rapidement pris la forme d'une pétition pour soutenir le "castillan" face au catalan, basque et galicien qui font de plus en plus figures de langues officielles exclusives dans leurs régions. L'initiative relayée par le journal El Mundo a recueilli l'adhésion de 135.000 personnes. Ils réclament une affirmation plus claire de la primauté du castillan sur le catalan, le basque et le galicien qui ont le statut de "langues co-officielles" dans leurs régions, en établissant un droit pour tous à étudier en espagnol et en interdisant les panneaux et documents officiels écrits dans les seules langues régionales.

Michel Janva

Posté le 30 juillet 2008 à 14h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

30 juin 2008

Tuez les embryons mais respectez les singes !

La commission environnementale multipartite de la Chambre des députés espagnols a décidé mercredi d’adhérer au Projet grand singe (GAP), une organisation internationale fondée en 1993 par deux chercheurs et philosophes. Elle appelle à ce que l’on protège les chimpanzés, bonobos, gorilles et orangs-outans car ils font partie d’une "communauté d’égaux" incluant les êtres humains. Dans sa déclaration de principes, GAP demande qu'on leur reconnaisse le droit à la vie, que leur liberté individuelle soit protégée et que l'on interdise qu'ils soient victimes de torture.

Selon les résolutions adoptées cette semaine par la commission, le gouvernement Zapatero a désormais quatre mois pour déclarer officiellement son soutien au projet ainsi que pour commencer à le promouvoir auprès des autres pays de l’Union européenne.

Un député du parti populaire a affirmé se sentir honteux devant le travail de ses collègues qui s'occupent de "mettre sur un pieds d’égalité légale les singes et les hommes".

Michel Janva

Posté le 30 juin 2008 à 08h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

28 juin 2008

Espagne catholique

Relevé dans l'EXPRESS du 19/06/2008 :

"Je vous salue, Marie, maire de Dieu.

La commune andalouse de Moron de la Frontera, près de Séville, a nommé la Vierge
Marie Auxiliatrice mairesse honoraire
, à l'issue d'un vote tumultueux au conseil
municipal. Le maire et sa majorité du Parti Populaire (PP) entendent ainsi
reconnaître officiellement la dévotion particulière du village à sa patronne.
L'opposition de gauche est scandalisée."

MJ (merci à NP)

Posté le 28 juin 2008 à 00h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

06 mai 2008

Idéologie du genre dans l'éducation espagnole : l'Andalousie résiste

La Cour supérieure de justice d'Andalousie a interdit l'utilisation, dans la communauté andalouse, de plusieurs expressions et références utilisées dans le programme d'Éducation civique que le Parti socialiste espagnol veut imposer. Plusieurs de ces expressions font référence à la théorie du genre, aux relations homosexuelles et aux questions d'options sexuelles. La Justice andalouse considère que ces mentions constituent «une invasion illicite» dans le domaine de la morale, du droit et de l'éthique. En mars, le même tribunal avait reconnu aux parents le droit à l'exemption du programme d'Éducation civique, un fait sans précédent, car ce cours «fait usage de concepts indubitablement idéologiques ou religieux comme l'éthique, la conscience morale ou les conflits moraux.»

Michel Janva

Posté le 6 mai 2008 à 08h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

17 mars 2008

Quelle différence entre un bon et un mauvais cadavre ?

Lu dans Présent :

"Le 11 février dernier, on vient annoncer à Zapatero une nouvelle «formidable» : des ouvriers [...] viennent de découvrir un charnier. Une dizaine de cadavres. Des malheureux tués, pour la plupart, d’une balle dans la tête. Pour Zapatero, c’est bonnard : ce doit être un charnier de républicains massacrés par les abominables franquistes. Il n’hésite pas : — Nous allons nous rendre avec une délégation du Parti socialiste (PSOE) sur le chantier.

La délégation est composée. Les médias sont convoqués. A un mois des législatives [...], il y a là de quoi monter une belle petite opération d’agit-prop. Le déplacement sera annulé au dernier moment. Si les ouvriers ont bien mis au jour un charnier, les cadavres ne sont pas exploitables. Loin d‘être des victimes des abominables franquistes, les corps retrouvés sont ceux de nationaux liquidés par les ancêtres idéologiques de Zapatero. [...]

Le 5 mars, le quotidien ABC – non repris par la « grosse presse » européenne, bien sûr – sort toute l’affaire, faisant éclater au grand jour la « mémoire » à sens unique de Zapatero : il y a des charniers politiquement corrects et d’autres qui ne le sont pas…"

Michel Janva

Posté le 17 mars 2008 à 14h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

20 février 2008

Les objecteurs de conscience d'Espagne

La première rencontre nationale des objecteurs de conscience à la matière de «l'Education pour la citoyenneté» a rassemblé samedi à Madrid 60 associations : déjà 24000 objections ont été présentées. L'initiative est née pour analyser la situation avec l'introduction obligatoire de cette matière scolaire discutée. Parmi les objectifs de la rencontre, il s'agissait de

"montrer à l'opinion publique une réalité sociale, qui, malgré le silence officiel, s'étend à toute l'Espagne [...] favoriser la rencontre, la reconnaissance, la solidarité et l'échange entre les plates-formes de parents objecteurs [...] renforcer le soutien aux parents objecteurs par les organismes qui soutiennent la campagne pour la liberté d'éducation et le refus de la matière de l'Education à la citoyenneté".

La matière incriminée constitue une intervention de l’Etat dans l’éducation morale des élèves :

  • elle n’admet pas l’existence de la vérité et du bien ;
  • elle prétend éduquer moralement en ignorant les traditions religieuses, l’existence de Dieu et la dimension transcendante de la personne elle-même ;
  • elle impose l’idéologie de genre et la diversités des options affectivo-sexuelles ;
  • elle abuse des émotions et des affections des élèves en renonçant à la pédagogie de l’effort, de l’exigence et de la volonté ;
  • elle évaluera en observant le comportement des élèves et non l’acquisition des connaissances.

Michel Janva

Posté le 20 février 2008 à 22h19 par Michel Janva | Lien permanent

07 février 2008

Zapatero menace l'Eglise

A l'approche des élections législatives, José Luis Rodriguez Zapatero a de nouveau protesté contre les prises de position de la hiérarchie catholique dans la campagne électorale en Espagne, laissant planer une menace de renégociation des accords de financement avec l'Eglise catholique.

Interrogé sur ce point lors d'une conférence économique à Madrid, M. Zapatero a déclaré qu'il est "évident que cette possibilité demeure toujours ouverte".

Un accord modifiant le système de financement par l'Etat de l'Eglise catholique a été conclu en septembre 2006 et avait été accueilli avec une certain satisfaction par l'Episcopat espagnol. Il prévoyait notamment la suppression d'une dotation annuelle gouvernementale d'environ 30 millions d'euros accordée à l'Eglise catholique. En contrepartie, la part de l'impôt sur le revenu que versent à l'Eglise les contribuables espagnols qui le souhaitent était relevée de 0,52 à 0,70 %.

Michel Janva

Posté le 7 février 2008 à 08h30 par Le Salon Beige | Lien permanent

31 janvier 2008

Les évêques espagnols orientent le vote des catholiques

Les évêques espagnols ont reproché au gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero d'avoir négocié avec l'organisation terroriste ETA, dans une note d'"orientation morale" avant les élections législatives du 9 mars.

"Une société qui veut être libre et juste ne peut reconnaître explicitement ou implicitement une organisation terroriste comme le représentant politique d'une quelconque couche de la population, et ne peut l'avoir comme interlocuteur politique".

Ils assurent vouloir "orienter le discernement moral" des Espagnols avant les élections, sans que leur "intervention ne soit interprétée comme une offense ou un danger pour la liberté d'autrui".

"si les catholiques peuvent soutenir différents partis politiques et y militer (...), tous les programmes ne sont pas compatibles de la même manière avec la foi et les exigences de la vie chrétienne".

Les évêques espagnols avaient déjà vivement critiqué le 30 décembre plusieurs réformes du gouvernement Zapatero : mariage homosexuel, facilitation du divorce, suppression du caractère obligatoire de l'enseignement de la religion catholique à l'école publique.

Michel Janva

Posté le 31 janvier 2008 à 17h39 par Le Salon Beige | Lien permanent

29 janvier 2008

Elections en Espagne : les critères des évêques

Les évêques de la région andalouse au sud de l’Espagne ont diffusé quelques orientations pastorales en vue des prochaines élections générales et celles de la région autonome du 9 mars. Les évêques signalent certains critères décisifs au moment d’évaluer leurs choix politiques. On trouve :

  • la protection de la vie de la conception à sa fin naturelle
  • le soutien à la famille et au mariage fondé sur l’union entre l’homme et la femme.
  • l’exercice effectif du droit à la liberté d’éducation

C’est pourquoi,

"les projets, plus ou moins explicites, d’élargir la loi sur l’avortement ou d’ouvrir la voie à l’euthanasie doivent être clairement écartés du projet culturel et politique. [De même] l’introduction dans le système éducatif espagnol, d’une nouvelle matière obligatoire, connue comme ‘Education à la citoyenneté’, qui a pour objectif la formation de la conscience morale des élèves, est un sujet de sérieuse préoccupation."

Michel Janva

Posté le 29 janvier 2008 à 18h05 par Le Salon Beige | Lien permanent

23 janvier 2008

Objection de conscience en Espagne

La résistance s'organise contre la culture de mort enseignée à l'école.

MJ

Posté le 23 janvier 2008 à 11h33 par Le Salon Beige | Lien permanent

10 janvier 2008

Le gouvernement espagnol critique l'Eglise

Malgré les 2 millions de manifestants soutenant la famille, la vice-présidente du gouvernement espagnol, Maria Teresa Fernandez de la Vega, a fermement répondu aux évêques espagnols :

"La société n'est pas disposée à revenir aux temps où une morale unique était imposée à tous les Espagnols. Fort heureusement, ces temps sont révolus par la volonté expresse de la majorité, une majorité qui n'est pas disposée à faire remonter le temps aux horloges de l'histoire".

L'ampleur de la manifestation semble la contredire.

MJ

Posté le 10 janvier 2008 à 16h39 par Le Salon Beige | Lien permanent

17 septembre 2007

Education à la citoyenneté en Espagne : la résistance s'organise

31 associations et plates-formes civiles, promotrices de l’objection de conscience, ont élaboré un Décalogue afin d’offrir des critères pratiques aux parents qui se trouvent face à l’enseignement de l’Education pour la citoyenneté. Le décalogue argue le fondement juridique de la liberté d’éducation et de l’objection de conscience et explique la façon dont les parents doivent présenter la communication au centre éducatif. On rappelle que l’objection de conscience est, selon la jurisprudence du Tribunal constitutionnel, un droit reconnu explicitement et implicitement dans la Constitution espagnole, art. 16.1 sur la liberté idéologique et religieuse, et pour son application un développement légal spécifique à chaque matière ou cas n’est pas nécessaire. En ce sens, les parents objecteurs exercent un droit constitutionnel, par conséquent tout type de sanction, de condamnation ou de représailles de la part de l’administration, est inadmissible.

La présentation de la déclaration d’objection peut arriver avant ou après le début du cours et le centre éducatif a l’obligation de recevoir cette communication. Une fois présentée, l’élève ne devra pas assister aux cours d’Education pour la citoyenneté, même si en aucun cas n’est justifiée l’absence de l’élève de l’école, qui pourra avoir des activités alternatives, pourvu qu’elles ne contredisent pas les convictions des parents.

Dans sa dernière Lettre pastorale, Mgr Demetrio González, évêque de Tarazona, signale que même si certains ne la considèrent pas si grave, il considère l’alarme justifiée :

"il faut lire attentivement la loi sur l’éducation et les décrets réels qui la développent, pour se rendre compte de ce prétend le législateur : éduquer la conscience morale des enfants et des jeunes qui seront les hommes de demain. L’histoire jugera ceux qui ont élevé la voix pour dénoncer ce qui nous semble un outrage à la liberté et pour aider les parents à un discernement serein [...] les parents peuvent recourir à tous les moyens légitimes à leur portée pour empêcher ce qui peut nuire à leurs enfants".

Michel Janva

Posté le 17 septembre 2007 à 19h57 par Michel Janva | Lien permanent

06 juillet 2007

Les évêques espagnols défendent l'enseignement catholique

Sous la plume de Jeanne Smits (article en accès libre) :

"la Conférence épiscopale espagnole [...] a rendu public, jeudi, l’important document sur l’enseignement catholique [...] qui affirme fortement son devoir de respecter son identité propre [...].

« C’est un droit de l’élève et une exigence de la formation intégrale que le savoir religieux et moral (…) soit traité de manière comparable au reste des savoirs dans le processus éducatif », affirme le document de 64 pages, ajoutant que « l’école catholique, et particulièrement le professeur, doivent en toute occasion justifier les raisons de leur foi et de leur espérance ». Ceux qu’elle accueille doivent grâce à son enseignement mieux revêtir « l’homme nouveau » qu’ils sont devenus par le baptême. Quant à l’école publique, ajoute le document, elle doit dispenser également cet enseignement religieux « comme l’élément fondamental de la maturation de la personnalité chrétienne de l’élève ».

Mais rien de cela ne peut se faire sans la responsabilité et le choix des parents, dont le document affirme et rappelle les droits inaliénables. « C’est pourquoi l’Etat ne peut légitimement imposer aucune formation de la conscience morale des élèves en dehors du libre choix des parents. »"

MJ

Posté le 6 juillet 2007 à 19h25 par Michel Janva | Lien permanent

15 juin 2007

Espagne : le genre prime sur la nature

Les transsexuels espagnols sont désormais admis au concours de miss et de mister Espagne et pourront donc concourir aux titres européens et mondiaux. Quand le culte du corps rejoint la négation de la nature (lire sur un sujet proche, un éditorial de monseigneur Bagnard écrit en 2006).

Lahire

Posté le 15 juin 2007 à 17h20 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)

07 mai 2007

Un archévêque soutient la droite nationale

Dans un discours mis en ligne sur le site de l'archevêché de Pampelune, Mgr Fernando Sebastian Aguilar souligne :

Sebastian_aguilar "Aujourd'hui en Espagne, il y a certains partis politiques qui veulent être fidèles à la doctrine sociale de l'Eglise en sa totalité, comme par exemple, Communion traditionaliste catholique, Alternative espagnole, Groupement catholique d'action politique, Phalange espagnole des Jons".

"Tous ces partis sont peu pris en considération. [Mais] ils ont une valeur de témoignage qui peut justifier un vote".

[Ils] n'ont pas beaucoup de possibilité d'exercer une influence effective sur la vie politique, [mais] pourraient arriver à faire partie d'alliances importantes s'ils obtenaient l'appui suffisant des citoyens catholiques".

"les grands partis qui régissent la vie sociale et politique (espagnole) sont tous aconfessionnels, certains radicalement laïques et clairement laïcistes".

L'Eglise catholique "ne peut dire de voter pour tel ou tel" parti mais peut dire "ne votez pas pour qui défend directement des actions clairement immorales (avortement, euthanasie, lois antifamiliales)".

Michel Janva

Posté le 7 mai 2007 à 16h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

11 mars 2007

Manifestation monstre en Espagne

Esp_1 A l'appel du Parti populaire (PP), mouvement de droite opposé au gouvernement actuel, des centaines de miliers d'Espagnols sont descendus hier dans la rue. Les chiffres varient de 342 000 selon la police à 2 100 000, chiffre du gouvernement régional dans l'opposition.

L'unité nationale est la principale raison de cette manifestation après que le gouvernement de Zapatero eut fait une concession à l'ETA : Après une peine de 20 ans de prison pour l'assassinat de 25 personnes par attentat, l'indépendantiste basque Jose Ignacio de Juana Chaos était à nouveau condamné pour d'autres faits. Il entama alors une grève de la faim de 114 jours contrôlée dans un hôpital de Madrid. Finalement, le gouvernement espagnol l'a placé en résidence surveillée chez lui pour qu'il puisse se remettre.

Quel que soit le motif, la démonstration de force anti-Zapatero a bien eu lieu : la droite espagnole est bien présente et mobilise énormément et de manière simple. Le slogan : " L'Espagne pour la liberté. Plus de concessions à l'ETA". C'est la première manifestation du PP contre le gouvernement actuel et le succès est au rendes-vous. Alors, la mobilisation unitaire à droite, un exemple à suivre?

Sans doute, car de ce côté-ci des Pyrénées, on ne relève pas grand chose dans la presse de cet évènement contre la gauche, si ce n'est cette anecdote qui en dit long sur l'état d'esprit des médias français :
la même dépêche Reuters commence dans le Nouvel Obs (hier à 17h27) par "Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à Madrid à l'appel de l'opposition..." et dans le Monde (aujourd'hui, 9h19) "Plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à Madrid à l'appel de l'opposition...". 

Lahire

Posté le 11 mars 2007 à 15h21 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

25 janvier 2007

Espagne : "éducation à la citoyenneté"

L’Association “Professionnels pour l’Ethiqueconsidère que la publication dans le Bulletin Officiel de l’Etat des contenus minimum de la matière dénommée ‘Education à la Citoyenneté’ que l’on veut imposer dans les écoles en Espagne "intervient en plein dans la formation morale des jeunes, un droit qui appartient aux parents et non au Ministre de l’Education". Le directeur de l’Association, Jaime Urcelay, a affirmé :

“nous sommes en faveur de la formation aux valeurs nécessaires pour la vie et pour la cohabitation sociale, mais nous nous opposons fermement à cette matière parce qu’elle constitue un instrument idéologique au service du gouvernement en cours”.

L’Association a publié un opuscule d’information qui réunit les 10 raisons pour lesquelles la matière doit être refusée. Parmi ces motivations, il ressort qu’elle constitue une intervention de l’Etat dans l’éducation morale des élèves ; elle n’admet pas l’existence de la vérité et du bien ; elle prétend éduquer moralement en ignorant les traditions religieuses, l’existence de Dieu et la dimension transcendante de la personne elle-même ; elle impose l’idéologie de genre et la diversités des options affectivo-sexuelles ; elle abuse des émotions et des affections des élèves en renonçant à la pédagogie de l’effort, de l’exigence et de la volonté ; elle évaluera en observant le comportement des élèves et non l’acquisition des connaissances ; elle est discriminatoire par rapport à la matière de Religion qui est choisie volontairement par les élèves.

Michel Janva

Posté le 25 janvier 2007 à 10h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

26 octobre 2006

Le pays basque, indépendant ?

On apprend que le Parlement européen a voté une résolution, présentée par la gauche communiste, socialiste et verte demandant l'autodétermination du pays basque espagnol et la remise en cause de l'intégrité territoriale de l'Espagne. Cette résolution a été adoptée aujourd'hui par 10 voix de majorité, parmi lesquelles on trouve les voix des 8 députés français de l'UDF.

A quand le tour de la Corse ?

Michel Janva

Posté le 26 octobre 2006 à 11h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

19 octobre 2006

Un grand-père dans le placard

Zapatero_1José Luis Rodríguez Zapatero ne manquait aucune occasion de rappeler que son grand-père paternel, le capitaine Juan Rodríguez Lozano, avait trouvé la mort des mains des nationalistes lors de la Guerre civile. C’est en sa mémoire qu’il a imaginé l’opération de récupération de la mémoire historique, consistant à mettre à jour les fosses communes. Et il avait même affirmé à une jeune fille blessée par ETA, mutilée à vie,  qu’il savait ce que c’était que le terrorisme, puisque son grand-père en avait été victime... Or, lundi dernier, dans le quotidien ABC, on pouvait lire à la rubrique nécrologique l’annonce suivante :

"In memoriam, Carlos González Álvarez, 19 ans, mort entre le 14 et le 19 octobre 1934, en compagnie de nombreux compagnons socialistes et mineurs, lors des affrontements face à la colonne militaire envoyée depuis León par le général Franco, et sous le commandement du capitaine Rodríguez Lozano et d’autres officiers."

Il est ici fait référence à l’insurrection des mineurs d’Asturies, qui survint 2 ans avant la Guerre civile : 30000 hommes armés s’opposent au gouvernement. Pour réprimer l’émeute, on choisit un soldat sûr et compétent : Franco. Le général dirige la répression et le gouvernement Lerroux, que Franco a sauvé, le nomme commandant en chef de l’armée du Maroc.

On apprend donc, par une simple annonce nécrologique un brin provocatrice, que dans le camp de la répression, celui qui abattit au combat de simples mineurs, des ouvriers, du petit peuple de gauche, sans parler de la sale répression, se trouvait le grand-père du président Zapatero.

Michel Janva (merci à P.G.)

Posté le 19 octobre 2006 à 23h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

05 octobre 2006

"Mahomet disparaît des fêtes de la Reconquista"

... titrait avant-hier le Figaro (sans doute inspiré par El Pais de l'avant-veille), à propos de fêtes traditionnelles dans le Sud de l'Espagne. Beaucoup de villes et villages suppriment cette année de leus festivités la scène de destruction d'une effigie de Mahomet, symbolisant la libération du joug islamique. Il n'est pas toujours clair d'ailleurs si l'effigie, parfois appelée le "Grand Turc", représente un sarrazin générique, ou le "prophète" de l'Islam.

Le Figaro rapporte que cette évolution est menée "sous la recommandation de l'Église catholique par respect pour les musulmans". Elle paraît en effet conforme à la voie de vérité dans la charité que trace Benoît XVI.

Mais la charité n'est pas la seule motivation dans ces suppressions : il y a aussi la peur de réactions islamiques violentes. Un maire déclare sobrement vouloir "éviter toute polémique". Où est le problème ? Dans le fait que si c'est la peur qui motive les Espagnols, et non la charité, il n'y a pas de limite à ce qu'ils cèderont à l'islamisation.

Henri Védas

Posté le 5 octobre 2006 à 07h35 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (3)


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