17 octobre 2017

Poutine, maître de la diplomatie au Proche-Orient

Analyse d'Antoine de Lacoste pour les lecteurs du Salon Beige :

Le 5 octobre dernier, Vladimir Poutine a reçu à Moscou le vieux roi Salmane d'Arabie Saoudite. Cette première visite d'un souverain saoudien en Russie marque la domination diplomatique de Poutine au Proche-Orient, d'autant qu'elle survient après une rencontre récente de ce dernier avec Erdogan.

Les sujets abordés ne sont pas les mêmes, bien sûr : Les Russes ont beaucoup parlé de pétrole avec les Saoudiens, tandis que c'est la Syrie qui était au cœur des conversations avec Ankara.

Mais les faits sont là : Poutine est aujourd'hui l'acteur incontournable de la région.

Avec Erdogan, la réconciliation est déjà ancienne. La destruction d'un bombardier russe par un chasseur turc avait créé une grave crise entre les deux pays, mais la tentative de coup d'Etat contre Erdogan et les reproches américanos-occidentaux sur la répression qui a suivi ont ulcéré les Turcs. Très isolé en outre sur la scène mondiale depuis l'islamisation forcée du pays, Erdogan n'avait plus beaucoup le choix : il devait se réconcilier avec la Russie. Il ne faut jamais être seul en diplomatie.

Il a dû beaucoup concéder pour cela : présenter ses excuses, modérer son soutien aux milices islamistes en Syrie, ne plus réclamer le départ de Bachar. Les Américains, il est vrai, l'ont beaucoup aidé à se tourner vers la Russie car leur soutien massif aux Kurdes a toujours été considéré par Erdogan comme une provocation à son égard. Jamais les Turcs n'accepteront un Etat kurde sur leur frontière sud.

La récente incursion des Turcs à Idleb, province occupée par les islamistes au nord-ouest de la Syrie, doit être replacée dans ce contexte. Les Syriens sont très mécontents bien sûr : le rejet de toute partition du pays est leur objectif ultime. Mais ils n'ont guère le choix et ne peuvent se fâcher avec la Russie qui a laissé faire. C'est d'ailleurs l'inconnue du dossier : jusqu'où Russes et Turcs se sont mis d'accord sur l'opération d'Idleb ?

Avec l'Arabie Saoudite, le dossier était tout aussi délicat pour Poutine. Trump a fait une visite tonitruante à Ryad puis à Tel-Aviv réaffirmant avec force le soutien total de l'Amérique à ces deux pays pas si opposés qu'on ne le croit. De plus Ryad a fortement et longtemps soutenu plusieurs milices islamistes en Syrie, leur livrant d'ailleurs des armes achetées à la France...

Mais il y a le pétrole, sujet sur lequel Russes et Saoudiens ont des intérêts communs, et contraires à ceux des Américains. C'est pour contrer ces derniers que l'OPEP a fait baisser le prix du pétrole afin de freiner la progression du pétrole de schiste.

De plus, Ryad a pris acte de la défaite des islamistes en Syrie et intervient moins dans le conflit.

Enfin, le blocus du Qatar, décidé brutalement et maladroitement par les Saoudiens, se révèle un échec tout comme l'intervention au Yemen où l'armée saoudienne n'a pas montré grand-chose.

Et face à l'Iran, qu'il redoute par dessus tout, le roi saoudien a donc jugé nécessaire de se rapprocher de la Russie, alliée proche de la grande puissance chiite, et de donner ainsi une dimension symbolique forte à cette rencontre en se déplaçant lui-même à Moscou.

Les Américains n'ont pas apprécié mais il n'y a pas de monopole en diplomatie, surtout lorsqu'on multiplie les erreurs de jugement.

Aujourd'hui au Proche-Orient, tout le monde veut parler avec la Russie. Obama en aurait pris acte. Ce ne sera sûrement pas le cas de Trump et les initiatives américaines seront intéressantes à analyser dans les prochains mois.

Posté le 17 octobre 2017 à 18h43 par Michel Janva | Lien permanent

16 octobre 2017

Etats-Unis : le ministère de la santé reconnaît que la vie commence à la conception

Lu sur Gènéthique :

"Le ministère de la santé américain, dans sa proposition de plan stratégique pour  2018-2022, « reconnait que la vie commence à la conception ». Le plan stratégique actuel, rédigé sous l’administration Obama, parle d’accomplir sa mission « à travers des programmes et des initiatives couvrant un large éventail d’activités, servant les américains à toutes les étapes de la vie ». Dans le prochain plan, les termes « dès la conception » ont été  ajoutés à la fin de cette phrase. Il rappelle aussi que « l’objectif ultime est d’améliorer les résultats des soins de santé pour toutes les personnes, y compris les enfants à naitre ». De plus, l’expression « mort naturelle » en référence à la fin de vie a été ajoutée dans le nouveau plan, « suggérant que la fin de vie ne devrait pas être accélérée par l’intervention humaine ». Le projet de document est ouvert aux commentaires du public jusqu'au 27 octobre. S'il est approuvé, il remplacera le plan quinquennal précédent de l'administration Obama.

Des personnalités « prolife » ont rejoint le ministère de la santé depuis l’élection de Donald Trump : Teresa Manning, secrétaire adjointe aux affaires de la population, supervisant le financement fédéral des programmes de planification familiale, Charmaine Yoest, ancienne présidente d’Americans United for Life, secrétaire adjointe aux affaires publiques, et Matthew Bowman, avocat qui a travaillé pour Alliance Defending Freedom."

l'Amérique en marche vers l'abolition de l'avortement.

Posté le 16 octobre 2017 à 17h47 par Michel Janva | Lien permanent

Michael Moore fera-t-il un film pour dénoncer les agressions sexuelles à Hollywood ?

Après avoir dénoncé les armes à feu et le système de santé aux USA, Michael Moore fera-t-il un film pour dénoncer les agressions sexuelles à Hollywood ? Pas sûr...

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Posté le 16 octobre 2017 à 08h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

15 octobre 2017

Variation sur le thème de la souveraineté nationale : Pétroyuan contre Pétrodollar

Les explications précises et captivantes de Charles Sannat. Où l'on retrouve les méfaits de l'empire, et l'exemple chinois à suivre pour s'en prémunir... Et bien d'autres informations...

 

Posté le 15 octobre 2017 à 14h57 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

14 octobre 2017

Donald Trump : arrêtons les attaques contre les valeurs chrétiennes

Le président américain Donald Trump a vanté vendredi son gouvernement pour avoir mis fin aux attaques contre les valeurs judéo-chrétiennes. Lors d'une conférence avec des conservateurs, il a déclaré :

"Arrêtons les attaques contre les valeurs judéo-chrétiennes".

Puis il a fustigé ceux qui ne disent pas "Joyeux Noël".

"Ils n'utilisent pas le mot Noël parce que ce n'est pas politiquement correct".

"Vous allez dans un grand magasin. Quand avez-vous vu" Joyeux Noël "pour la dernière fois ? Vous ne le voyez plus."

"L'Amérique est un pays de croyants, et ensemble nous sommes fortifiés par le pouvoir de la prière..."

Posté le 14 octobre 2017 à 20h21 par Michel Janva | Lien permanent

13 octobre 2017

Ratification de l'accord nucléaire iranien ?

De Thomas Flichy de La Neuville :

Unknown-41 – La question nucléaire iranienne, centrale dans la communication politique n’est pas le cœur du problème Iranien. Si l’Iran est confiné d’un point de vue économique c’est pour une raison très différente : ce pays est le laboratoire de la contre-mondialisation. S’il dérange, c’est qu’il a mis au point un système idéologique extrêmement élaboré prônant le rétablissement des frontières, la perpétuation des identités et désignant comme ennemi le mondialisme et son moteur.

2 – Depuis le début de sa campagne électorale, le président Trump a prôné une ligne isolationniste pour les  Etats-Unis, s’opposant ainsi au néo-conservatisme belliciste d’Hillary Clinton. Mais cette opposition est démentie sur un point : l’Iran. Sur ce point particulier, il existe une inversion de posture entre les deux anciens candidats : Trump souhaitant démonter l’accord voulu par Obama avec l’Iran. Le président américain n’est donc fidèle aux positions néo-conservatrices que sur la question iranienne, qui est sans doute non-négociable pour lui. Il ne peut publiquement soutenir le moteur de la contre-mondialisation.

3 – Dans les luttes de pouvoir qui font rage à Washington, les positions isolationnistes de Trump ont été méthodiquement sapées. Ses conseillers proches ont été systématiquement éliminés. Le Président est pour ainsi dire le prochain sur la liste. D’ailleurs la question de l’Impeachment est ouvertement posée chez les républicains aujourd’hui. Dans ce cadre, la non-certification de l’accord nucléaire iranien, permet à Trump de donner un gage aux néo-conservateurs afin de se donner du répit.

4 – En Iran, le président Rohani, qui gouverne subtilement au centre en faisant très attention à ménager des espaces de liberté à ses opposants (c’est ainsi qu’Ahamadinejad est revenu sur la scène politique), est l’homme qui a réussi à négocier l’accord sur le nucléaire. Si cet accord devient caduc, l’opposition conservatrice - qui le considère dès à présent comme un traître à l’Iran en raison de sa capacité à négocier avec ses opposants - va en profiter pour le marginaliser. Il s’en suivra un durcissement de l’appareil d’Etat iranien. C’est la raison pour laquelle Israël ne souhaite pas forcément revenir sur le statu quo existant, celui du confinement géoéconomique de l’Iran, sous prétexte nucléaire.

5 – Si l’accord n’est pas ratifié ce soir, il faut bien voir que l’interprétation qui en sera faite en Iran n’aura rien à voir avec ce que nous pourrions l’imaginer. Façonnés par notre culture juridique romaine, nous imaginerons se profiler une fin unilatérale et un échec. Rien de tel en Iran ou tout accord est renégocié à l’infini jusqu’à sa mort. L’histoire des contrats pétroliers entre la Perse et la Grande-Bretagne est là pour nous le montrer. De toutes façons, les Iraniens considèrent Trump comme un Ahmadinejad américain, un homme qui gesticule beaucoup mais a du mal a faire avancer les dossiers de politique étrangère. Ils n’attendent rien de lui. Il est d’ailleurs probable que certification ou non, l’impact sur l’économie iranienne sera inexistant. En effet, l’accord précédent n’a pas ré-ouvert l’Iran aux investissements. 

Posté le 13 octobre 2017 à 19h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Rosaire : après la Pologne, les Etats-Unis

Des centaines de milliers de catholiques laïcs se préparent à prier le Rosaire en public et à demander à Dieu et à la Sainte Vierge de sauver l'Amérique. Ils se joindront à la campagne America Needs Fatima dans plus de 21 570 rassemblements qui se tiendront dans tout le pays. Ces rassemblements ont pour objectif de rappeler au public l'appel de la Vierge à se convertir - il y a 100 ans à Fatima au Portugal- et l'urgence d'implorer Dieu de protéger l'Amérique contre les péchés et le chaos qui se multiplient de nos jours dans la société.

Les lieux de ces rassemblements sont indiqués sur la carte suivante : rosaryrallytools.org/map.html

Francis Slobodnik, coordonnateur national de la croisade 2017 du Rosaire en places publiques, remarque :

«Au fur et à mesure que les gens se détournent de Dieu, nous constatons la multiplication des péchés et la croissance du chaos social. Il est de plus en plus difficile d'apporter des solutions aux problèmes moraux de notre nation ». « Les événements mondiaux sont hors de contrôle. La société est en voie d'explosion. Nous souffrons des conséquences maléfiques de l'immoralité sexuelle, de l'avortement et du « mariage » pour tous ». « Nous devons revenir à Dieu et demander à Notre Dame d'intervenir. Il est urgent de modifier nos comportements et de faire pénitence. Si seulement nous faisions ce qu'elle a demandé à Fatima, les gens auraient le courage et la sagesse pour changer les choses en Amérique. »

Ces rassemblements se tiendront le 14 octobre, de 12:00 à 13:00 (heure locale), c'est-à-dire le samedi le plus proche du 13 octobre qui est le jour du miracle du soleil à Fatima.

« L'idée d'organiser des rassemblements publics pour prier le Rosaire est contagieuse ». « Cette année, il y aura 683 rassemblements en Afrique du Sud et 533 au Canada. Des centaines de rassemblements auront également lieu en Pologne, en Irlande, en Belgique, en Australie et à Cuba » « La prière du Saint Rosaire est très puissante. C'est la solution à nos problèmes ». « Les 21 570 rassemblements qui se tiendront partout en Amérique nous donnent de l'espoir. Je sais que la Sainte Vierge sera touchée par ces rassemblements et fera des merveilles ce jour-là, à l'exemple du miracle du soleil il y a 100 ans. Elle ne pourra pas ignorer les prières ferventes de ses enfants en souffrance, qui appellent à l'aide ! »

Et en France, c'est pour quand ?

Posté le 13 octobre 2017 à 10h51 par Michel Janva | Lien permanent

12 octobre 2017

Les évêques américains félicitent le gouvernement Trump

Lu dans Christianophobie hebdo :

Unknown-5"La décision prise ce jour [6 octobre] d’étendre le champ d’application de la dérogation au dé­cret du ministère de la Santé [HHS Mandate, janvier 2012], est « un retour au bon sens, à une pratique fédérale de longue date et à la co­existence pacifique entre l’Église et l’État », selon la Conférence des évêques catholiques des États­Unis [USCCB].

Le cardinal Daniel N. DiNardo, archevêque de Galveston­-Hou­ston et président de l’USCCB, et l’archevêque William M. Lori de Baltimore, président de la commis­sion ad hoc pour la liberté religieuse de l’USCCB, saluent l’annonce faite par le gouvernement Trump d’accorder une large dérogation religieuse et morale aux disposi­tions du décret qui exigent le rem­boursement de la stérilisation, de la contraception et des médicaments ou dispositifs susceptibles de pro­voquer des avortements, dans la couverture de l’assurance maladie. Le Cardinal DiNardo et l’archevêque Lori ont présenté, en réponse, la déclaration conjointe suivante :

«La décision du gouvernement d’accorder une large déroga­tion religieuse et morale au HHS Mandate, constitue la reconnais­sance que l’éventail complet des organisations confessionnelles et poursuivant une mission, et aussi les personnes qui les dirigent, ont des croyances religieuses et morales profondes que la loi doit respecter. Une telle dérogation n’est pas une nouveauté, mais elle est plutôt un retour au bon sens, à une pratique fédérale de longue date et à la coexistence pacifique entre l’Église et l’État. Elle corrige une défail­lance anormale de la réglementation fédérale qui n’aurait jamais dû se produire et qui ne devra pas se répéter.

Ces réglementations sont aussi une bonne nouvelle pour les Pe­tites Sœurs de Pauvres et pour d’autres qui contestent devant les tribunaux le HHS Mandate. Nous recommandons avec insistance au gouvernement de faire le pas logique suivant en trouvant rapide­ment une solution aux litiges que la Cour suprême a exhorté les par­ties à régler.

Ces réglementations sont une bonne nouvelle pour tous les Amé­ricains. Un décret gouvernemental qui contraint les gens à faire un choix impossible entre l’obéissance à leur conscience et l’appel à se mettre au service des pauvres, est nuisible non seulement pour les catholiques mais au bien commun. La liberté de religion est un droit fondamental pour tous et par con­séquent si elle est menacée pour certains, elle l’est pour tous.

Nous saluons cette information que cette menace particulière à la liberté de religion a été levée et, en­couragé par le pape François, nous demeurerons “vigilants, précisé­ment en tant que bons citoyens, pour préserver et défendre cette liberté de tout ce qui la menacerait ou la compromettrait” [discours du pape François lors de la céré­ monie de bienvenue à la Maison Blanche, 23 septembre 2015]. »

Posté le 12 octobre 2017 à 09h55 par Michel Janva | Lien permanent

Scandale Weinstein : le camp démocrate perd l'un de ses principaux donateurs

Unknown-7Harvey Weinstein, célèbre producteur de cinéma, âgé de 65 ans, passe pour un pervers psychopathe. Il est accusé de viols et d'agressions sexuelles répétés par de nombreuses actrices. Le conseil d'administration du studio qui porte son nom, The Weinstein Company, l'a limogé.

Il avait Hollywood, la presse et nombre d'élus démocrates à ses pieds, il fut décoré chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres par Nicolas Sarkozy et nommé par la reine Elizabeth II commandeur honoraire de l'ordre de l'Empire britannique. Aujourd'hui plus personne n'ose le défendre. Georgina Chapman, son épouse de 24 ans plus jeune, mère de deux de ses enfants, annonce qu'elle le quitte. 

Harvey Weinstein était un des principaux donateurs du camp démocrate. La réaction tardive d'Hillary Clinton aux révélations concernant les frasques sexuelles du producteur a fait jaser. L'ancienne candidate à la présidence s'est finalement dite «choquée et écœurée».

Harvey Weinstein a financé les campagnes électorales de nombreux démocrates depuis des années. Il a surtout accueilli personnellement des réceptions très exclusives ayant permis de lever des sommes importantes au profit de Hillary Clinton et de Barack Obama. Selon la présidente du Comité national républicain et opposante aux démocrates, Ronna McDaniel, citée par The Hill, Harvey Weinstein a donné quelque 750 000 dollars au camp démocrate au fil des ans

Posté le 12 octobre 2017 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

08 octobre 2017

"J'ai été très surpris par le succès de la Manif Pour Tous. Aux Etats-Unis, nous avons l'idée que l'Europe est fichue"

Dans Le Figarovox, Eugénie Bastié a interrogé Rod Dreher, auteur de Comment être chrétien dans un monde qui ne l'est plus- Le pari bénédictin. Extrait :

"Ne pensez-vous pas que l'évangélisme soit le comble de l'émotivisme individualiste?

Je crois que beaucoup d'évangéliques aux Etats-Unis sont plus catholiques que les catholiques, dans le sens où ils croient davantage à ce que l'Eglise enseigne. J'ai été catholique avant de me convertir à l'orthodoxie. Je lisais Jean-Paul II et je trouvais cela formidablement nourrissant. Mais en entrant dans l'Eglise je me suis rendu compte que les catholiques américains pratiquaient en réalité une forme de protestantisme. La plupart des églises américaines prêchent ce que les sociologues Christian Smith et Melinda Lundquist Denton appellent le «déisme éthico-thérapeutique», une version molle et édulcorée du christianisme qui en gros affirme qu'il faut être gentil et que les bons iront au paradis. Une version totalement compatible avec le monde moderne et qui rejette la Tradition. L'Eglise catholique a pourtant toutes les ressources pour résister aux forces de la modernité. Mais elle ne les utilise pas. Richard John Neuhaus, un prêtre célèbre aux Etats-Unis a écrit dans les années 1980 Le moment catholique: les paradoxes de l'église dans le monde postmoderne, où il expliquait qu'enfin les catholiques pouvaient prendre la parole dans l'espace public. Mais ce «moment catholique» n'est jamais arrivé. Après le concile Vatican II la formation des jeunes catholiques a été complètement délaissée. Lorsqu'on regarde les sondages aujourd'hui, les catholiques américains ne sont pas différents de l'Américain moyen, et même un peu plus libéraux sur les questions sociétales. La plupart d'entre eux ne reconnaissent pas l'autorité de l'Eglise sur ces sujets.

Ne pensez-vous pas que nous chrétiens Européens sommes bien plus avancés que les Etats-Unis dans la déchristianisation? Votre président jure toujours sur la Bible…

Certes les Etats-Unis tiennent la religion en plus haute estime que chez vous en France, mais le sentiment anti-chrétien n'a cessé de progresser. Je pense que nous chrétiens américains avons beaucoup à apprendre des catholiques français. Vous avez vécu avec une laïcité militante depuis beaucoup plus longtemps. Nous, cela devient un problème aujourd'hui seulement. Trump a nommé un catholique fervent à la Cour suprême et la plupart des commentateurs ont dit qu'il ne serait pas un bon juge car il serait biaisé par sa foi. Cela va arriver de plus en plus. Dire qu'on est chrétien dans l'espace public devient disqualifiant.

J'ai été très surpris par le succès de la Manif Pour Tous en France. Aux Etats-Unis, nous avons l'idée que de toute façon l'Europe est fichue, qu'elle est déchristianisée depuis longtemps. Nous avons une conscience religieuse bien plus forte, mais elle se cantonne à l'espace privé, et elle n'est pas intellectualisée. On ne voit pas les chrétiens manifester pour la famille. Je dirais que l'Amérique est plus religieuse que la France, mais que la France est plus traditionnelle que l'Amérique.

[...] Je crois que l'essentiel est la pratique. Il faut créer des communautés, des écoles, des entreprises chrétiennes. Je crois que le modèle monastique doit inspirer les familles. Il faut aussi limiter les nouvelles technologies, notamment auprès des enfants.

Le communautarisme que vous prônez ne va-t-il pas à l'encontre de l'aspect universaliste et missionnaire du christianisme?

Je crois que les chrétiens doivent aller dans le monde. Mais dans un monde postchrétien, hostile au christianisme, je crois qu'il faut avoir une foi solide, appuyée sur une formation intellectuelle. On ne peut pas aller au combat désarmé! Je crois que nous devons sortir du monde pour mieux nous former, pour ensuite y retourner pour évangéliser. Beaucoup de chrétiens américains veulent garder leurs enfants dans les écoles publiques, parce qu'ils veulent bien faire. Mais ils se rendent compte très rapidement que les enfants, peu formés religieusement et intellectuellement, ne résistent pas à l'esprit du monde. Comment résister lorsqu'on est entourés d'enfants de 9 ans avec des smartphones ayant accès illimité à la pornographie? C'est impossible.

Les chrétiens doivent-ils se retirer de la politique?

L'erreur des conservateurs américains est de croire que l'ennemi, c'est l'élite libérale de la côte est, et qu'il suffit de mettre un président conservateur, des juges conservateurs, pour gagner la bataille culturelle. C'est faux. La culture ambiante est profondément déchristianisée. La droite religieuse conservatrice ne l'a pas remarqué. Elle a été complaisante envers elle-même envers la dégradation de sa propre foi. Elle croyait que l'ennemi était à l'extérieur: que c'était la gauche, les athées. Nous n'avons pas vu que notre propre manque d'attention à la formation intellectuelle des chrétiens conduirait à notre affaiblissement. Pour moi la foi est une manière de vivre plutôt qu'une façon de penser. On ne peut pas être des chrétiens du dimanche dans un monde postchrétien. [...]"

Posté le 8 octobre 2017 à 17h09 par Michel Janva | Lien permanent

07 octobre 2017

ObamaCare : Donald Trump restaure la liberté religieuse

Religious-liberty-restored-580-325Donald Trump a supprimé la directive de l'ObamaCare qui obligeait les employeurs à financer la contraception de leurs employés.

Toutes les congrégations religieuses qui tiennent des hôpitaux sont soulagées.

Rien que de plus normal qu’un chef d’entreprise chrétien ne soit pas obligé de proposer et de financer la contraception de ses employées.

Posté le 7 octobre 2017 à 19h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

06 octobre 2017

Daech persiste à revendiquer le massacre à Las Vegas

DLZK80KW0AAzzs1On compte 58 morts et 515 blessés par balles. Via son agence de propagande Amaq, l’Etat islamique a revendiqué la tuerie, qui aurait été perpétrée par l’un de ses «soldats».

Le suspect, Stephen Paddock, retraité de 64 ans, habitué des casinos, se serait converti à l’islam il y a 6 mois. Le FBI, lui, n'a pas trouvé de lien entre cet Américain et l'Etat islamique. Ce dernier affirme que le nom de guerre du tireur est "Abou Abd el-Bir al-Amriki" et affirme que l'attentat a été préparé d'avance. Le tireur avait un arsenal impressionnant (47 armes) dans la chambre d'hôtel depuis laquelle il a tiré, au point que l'on se demande comment il a pu monter toutes ces armes. Le tueur avait placé des caméras à l’intérieur et à l’extérieur de sa chambre de l'hôtel Mandalay Bay d’où il a tiré. Est-ce que ces caméras diffusaient un flux vidéo quelque part ?

Le tireur, millionnaire ayant fait fortune dans l'immobilier, a envoyé 100 000 dollars aux Philippines, où l'Etat islamique est effectivement présent. Selon les autorités locales, il a laissé une lettre dont le contenu n'est pas divulgué.  

Ce serait la première fois que l'Etat islamique revendiquerait une attaque qui ne vient pas de lui...

Posté le 6 octobre 2017 à 08h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

04 octobre 2017

Etats-Unis : vers l'interdiction de l'avortement au-delà de 20 semaines ?

Aujourd'hui aux Etats-Unis, une femme peut avorter jusqu'à la naissance. En France aussi, selon les cas, notamment si l'enfant n'est pas conforme (ex : trisomie 21)...

La chambre des représentants des Etats-Unis a adopté mardi une proposition de loi qui punirait les médecins pratiquant des avortements au-delà de la 20e semaine de grossesse. La peine irait jusqu’à cinq ans de prison pour ces médecins sans que les femmes ayant eu recourt à l’avortement ne soient « inquiétées pénalement ».Une façon de ne pas accuser les femmes, souvent contraintes à avorter par leur entourage...

Néanmoins, les cas de viol, d'inceste, ou lorsque la vie de la femme est menacée, feraient l'objet d'une exception.

Les républicains, qui détiennent la majorité dans cette chambre, ont cité « des travaux scientifiques » démontrant que

« les fœtus sont capables de ressentir la douleur à partir de la 20e semaine après la fécondation »

« leur douleur ne nous est plus invisible. En tant que société, nous ne pouvons, en conscience, faire semblant ».

Les sénateurs n’ont pas encore voté le texte. S’ils l’approuvaient, Donald Trump a d’ores et déjà annoncé qu’il le promulguerait.

Posté le 4 octobre 2017 à 12h23 par Michel Janva | Lien permanent

02 octobre 2017

Un converti à l'islam fait un carnage à Las Vegas

Un homme a ouvert le feu, dimanche 1er octobre, pendant un concert à Las Vegas (Nevada, Etats-Unis). Le tireur a ouvert le feu depuis le 32e étage d'un hôtel.

La police a annoncé un bilan de plus de 50 morts et au moins 400 blessés.

Quelques heures plus tard, le groupe Etat islamique a affirmé que Stephen Paddock, le tireur, était l'un de ses "soldats", converti à l'islam "depuis plusieurs mois". Le tireur s'est suicidé.

Posté le 2 octobre 2017 à 16h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

28 septembre 2017

L'Alabama va certainement élire un sénateur pro-famille

D'Olivier Bault sur Réinformation :

Unknown-9"Roy Moore, juge en chef (chief justice) de la Cour suprême de l’Alabama, est respecté par les chrétiens, les membres du Tea Party, les patriotes, les pro-famille, les partisans du strict respect de la constitution américaine et autres conservateurs. Dans une élection primaire où il était donné favori mais avait contre lui le candidat sortant Luther Strange et tout ce que compte l’Establishment, le juge Moore l’a largement emporté et il sera donc le candidat du Parti républicain à l’élection prévue pour le 12 décembre prochain. Le vainqueur occupera le siège laissé vacant au Sénat des Etats-Unis par Jeff Sessions, nommé au poste de Procureur général par le président Donald Trump.

Vu le profil conservateur de cet État, face à son opposant démocrate Doug Jones Moore a presque déjà la victoire dans la poche. En attendant cette élection, le gouverneur d’Alabama Robert Bentley avait justement choisi Luther Strange, procureur général de l’État, pour occuper provisoirement le siège de Jeff Sessions. Le Sénat, chambre haute du Congrès américain représentant les Etats fédérés, est composé de 100 membres, à raison de deux sénateurs pour chaque Etat.

Une primaire républicaine pour choisir le représentant de l’Alabama au Sénat

L’Establishment aura tout essayé pour faire perdre Roy Moore, y compris en cherchant à le discréditer auprès de ses partisans en mettant en doute son soutien au droit de posséder des armes à feu. Pour prouver son engagement en faveur de cette liberté inscrite dans la constitution américaine, le juge a sorti au cours d’un de ses derniers meetings de campagne son propre pistolet, choquant plus d’un journaliste favorable à des restrictions dans ce domaine.

Roy Moore a promis à ses électeurs qu’il œuvrerait à Washington au respect de l’intégralité de la constitution, accusant au passage le gouvernement fédéral de violer le texte fondateur de la fédération américaine. Un point important de son programme sera de combattre les tribunaux fédéraux qui prennent des décisions inconstitutionnelles. Aux États-Unis, le Congrès a le pouvoir de destituer les juges qui se placent eux-mêmes au-dessus de la Constitution en l’interprétant à leur guise.

Le juge Moore était soutenu par Steve Bannon et Ben Carson

Si Donald Trump a soutenu lors de cette primaire le candidat de l’Establishment face au juge Moore, il ne l’a fait qu’à reculons et avait déclaré que si Moore sortait vainqueur de la primaire, il le soutiendrait sans hésiter contre le candidat démocrate. De son côté, l’ancien conseiller et chef de la stratégie du président, Steve Bannon, qui revendique son populisme de droite, soutenait Roy Moore, de même que Ben Carson, le secrétaire au Logement et au Développement urbain des Etats-Unis connu pour ses positions conservatrices et pro-vie.

Le juge Moore est particulièrement respecté dans son État pour s’être opposé à la décision de la Cour suprême des Etats-Unis qui avait rendu la légalisation du « mariage » entre personnes du même sexe obligatoire dans l’ensemble du pays. Une décision qui avait été à juste titre qualifiée de « putsch judiciaire » par un des juges dissidents, Antonin Scalia. Roy Moore a quant à lui interdit aux juges de l’Alabama, en application de la loi de l’État, de célébrer des « mariages gays » malgré la décision de la Cour suprême des Etats-Unis, ce qui lui avait valu d’être suspendu de ses fonctions (pour la deuxième fois)."

Posté le 28 septembre 2017 à 11h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

21 septembre 2017

Les démocrates remettent en cause les mesures adoptées par Donald Trump en faveur de la vie

Lu sur C-Fam :

"La semaine dernière, une commission sénatoriale américaine a adopté un amendement qui consiste à annuler toutes les mesures relatives à l’aide aux pays étrangers que le président Trump a prises pour protéger le droit à la vie. Les partisans de l’avortement affirment qu’il s’agit d’une sévère critique bipartite du président, mais il semble bien que l’objectif principal de cette démarche soit de donner du grain à moudre à la base du parti démocrate, car cette mesure n’a aucune chance d’être maintenue.

Le projet de loi sur les activités du département d’État et les autres activités à l’étranger en 2018, tel qu’il a été adopté par la commission des finances du Sénat, contient un amendement hostile du sénateur Jeanne Shaheen (élue démocrate pour le New Hampshire) qui annule l’interdiction de financer l’avortement à l’étranger, augmente les fonds alloués à la plannification familiale et rétablit le financement en faveur du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), dont le bilan est controversé. L’amendement déposé par Mme Shaheen a été adopté de justesse (par 16 voix contre 15) grâce au soutien de deux sénateurs républicains, Susan Collins (Maine) et Lisa Murkowski (Alaska). Joe Manchin, sénateur démocrate de Virginie-Occidentale qui défend le droit à la vie, a voté contre. Le projet de loi en question porte sur le financement de la diplomatie à l’étranger,  de l’assistance humanitaire et de l’aide médicale internationale.

Au mois de janvier, le président Trump a rétabli la politique de Mexico, comme l’ont fait tous les présidents républicains depuis Ronald Reagan. M. Trump a renforcé cette politique en ne la limitant pas à la planification familiale, mais en l’appliquant à l’ensemble du financement de l’aide médicale internationale, qui représente plus 8 milliards de dollars au total. Cette décision était nécessaire étant donné que, sous la présidence Obama, le financement avait été élargi à des organisations étrangères qui pratiquent l’avortement et qui n’entrent pas dans le cadre prévu pour la planification familiale à l’étranger.

En avril, le président Trump a jugé que le FNUAP ne respectait pas l’amendement Kamp-Kasten, qui interdit de financer tout organisme ou organisation qui participe à la planification familiale forcée. Le FNUAP n’a donc pas touché les 33 millions de dollars que le Congrès lui avait affectés pour 2017 alors que la contribution versée par les États-Unis au FNUAP est l’une des plus élevées. [...]"

Posté le 21 septembre 2017 à 21h38 par Michel Janva | Lien permanent

18 septembre 2017

Les reliques de St Padre Pio à la cathédrale St Patrick de New-York

C'était hier :

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Posté le 18 septembre 2017 à 08h13 par Michel Janva | Lien permanent

09 septembre 2017

Donald Trump nomme une catholique pro-vie juge à la 7e cour d’appel fédérale (Chicago)

Unknown-9Amy Coney Barrett, professeur à la faculté de droit de l’université Notre-Dame (Indiana), mère de 7 enfants, a été nommée par Donald Trump juge à la 7e cour d’appel fédérale (Chicago).

« Alliance pour la Justice » a publié un tract contre cette nomination, vitupérant que « Barret mettra ses vues personnelles au-dessus de la loi », qu’elle est une grave menace pour les « droits reproductifs » puisqu’elle croit que « la vie commence à la conception » et qu’elle a critiqué l’obligation pour les employeurs d’inclure la contraception dans la couverture maladie des salariés.

Lors de l’audition de Amy Barret au Sénat, un sénateur, Dianne Feinstein, l’a carrément attaquée sur sa foi catholique.

« Quand on lit vos discours, on tire la conclusion que le dogme vit haut et fort en vous. Et c’est un sujet de préoccupation lorsqu’on en arrive aux questions importantes pour lesquelles se sont battues de très nombreuses personnes depuis des années ». 

Posté le 9 septembre 2017 à 17h01 par Michel Janva | Lien permanent

Même Trump n'a pas eu ça : une tribune dans le New York Times assassine Macron

Capture d’écran 2017-09-09 à 14.22.15Dans une tribune publiée dans le prestigieux quotidien américain, un professeur d'université attribue la chute de popularité du président français au "macronisme": cette manie du chef de l'Etat de concentrer sa politique autour de sa personne. Chris Bickerton, qui enseigne la politique européenne à l'université de Cambridge, assassine le président français et sa politique.

"Emmanuel Macron will be yet another failed french president", titre le quotidien américain, estimant qu'après tout, Emmanuel Macron sera lui aussi un "président français qui a échoué".

Reprochant au président français son "ego démesuré", sa conclusion est tout aussi sévère que son analyse:

"Emmanuel Macron est toujours l'enfant chéri de l'élite libérale mondiale, mais son impopularité grandissante nous donne une meilleure image de ce qu'il a à offrir."

Posté le 9 septembre 2017 à 14h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

08 septembre 2017

Trump supprime le DACA, véritable incitation à l’immigration clandestine

De Franck Deletraz dans Présent :

Unknown-6"En adoptant en janvier dernier, sous les huées nationales et internationales, son fameux décret refusant l’accès aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays musulmans, Trump avait déjà prouvé sa très grande détermination et son courage en matière de lutte contre l’immigration. Mais le président américain n’entend pas en rester là. Faisant fi des jérémiades du lobby de l’invasion, il a en effet décidé de mettre fin mardi au programme Daca mis en place par Obama et qui a permis à plus de 886 000 clandestins de rester aux Etats-Unis.

Rappelons que le Daca, pour Deferred Action for Childhood Arrivals, établi par décret en 2012, prévoyait l’attribution d’un permis de séjour d’une validité renouvelable de deux ans aux clandestins arrivés avant l’âge de 16 ans aux Etats-Unis, y ayant été présents continuellement depuis 2007 et étant titulaires d’un casier judiciaire vierge de toute condamnation grave.

En d’autres termes, la mesure prise par Obama allait non seulement contre la loi, puisqu’elle donnait satisfaction à des gens entrés illégalement sur le sol américain, mais constituait en outre une véritable incitation à l’immigration clandestine. Une injustice dénoncée par de nombreux citoyens et Etats américains, à laquelle Trump s’était engagé à mettre fin durant la campagne électorale.

Aussi, dénonçant une décision prise de manière « unilatérale » par Obama, qui a notamment « privé d’emploi des centaines de milliers d’Américains », le ministre de la Justice Jeff Sessions a-t-il annoncé mardi sa suppression et donné six mois au Congrès pour trouver une alternative législative. En observant très justement : « Nous ne pouvons accepter tous ceux qui voudraient venir ici, c’est aussi simple que cela. »

La bronca des milliardaires

Une décision pour le moins courageuse, parce qu’elle ne pouvait qu’attirer sur Trump les foudres du lobby de l’immigration. Et plus particulièrement de ces grands patrons et autres milliardaires qui font leur beurre depuis des années sur le dos de cette main-d’œuvre bon marché et corvéable à merci : les Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, Tim Cook, PDG d’Apple… En tout, quelque 350 « négriers » des temps modernes qui ont osé signer jeudi dernier une lettre ouverte expliquant que, grâce aux dreamers, « nous continuerons à avoir un avantage concurrentiel mondial »… Réponse succulente de Donald Trump : « Nous devons nous rappeler que les jeunes Américains ont aussi des rêves ! »"

Posté le 8 septembre 2017 à 13h38 par Michel Janva | Lien permanent

07 septembre 2017

Vers la fermeture de la dernière clinique avorteuse dans le Kentucky

Un procès est en cours qui oppose l’Etat du Kentucky à la clinique EMW Women’s Surgical Center. L’Etat a demandé la fermeture de l’établissement en raison de conditions de sécurité non respectées. En effet, ce dernier n’est pas relié à un hôpital, et ne dispose pas de service d'ambulance en cas d'urgence médicale. La clinique a décidé de poursuivre le Kentucky en justice, car elle juge ses exigences « déraisonnables et coûteuses ». 

Cependant, si la clinique devait être fermée, le Kentucky serait le seul Etat américain sans clinique proposant l’avortement. En effet, d’après l’Institut Guttmacher, une organisation pro-avortement, le Kentucky se range aujourd’hui parmi les 7 états ne possédant plus qu’une seule clinique avec un service d’avortement.

Posté le 7 septembre 2017 à 17h17 par Michel Janva | Lien permanent

30 août 2017

La plus ancienne des écoles privées catholiques américaines déboulonne ses statues

Lu sur Aleteia :

Capture d’écran 2017-08-30 à 07.55.42"La plus ancienne des écoles privées catholiques américaines, l’école Saint-Dominique de San Anselmo (Californie) a décidé de retirer les statues de saints et autres symboles catholiques présents dans ses murs. À ce jour, 18 statues sur 180 ont déjà été escamotées.

L’école, fondée en 1850, n’est plus placée sous la tutelle de l’enseignement catholique local, même si des sœurs dominicaines de San Rafael y sont toujours présentes. Désormais, seulement 20% des élèves se déclarent catholiques. C’est cette réalité administrative et démographique qui aurait poussé la direction à retirer les statues de saints, au risque de créer une nouvelle polémique aux États-Unis, où l’on déboulonne beaucoup de statues en ce moment.

Des parents catholiques s’opposent en effet à cette décision de la direction qui dénaturerait selon eux l’identité de l’école Saint-Dominique, 167 ans après sa fondation. Certains parents ont ainsi retiré leurs enfants dès le retrait d’une Vierge à l’enfant, reléguée de la cour à la cave : un symbole particulièrement marquant puisqu’il était toujours de coutumes, pour les écoliers croyants, de l’orner régulièrement de couronnes de fleurs. Au-delà des parents d’élèves, ce retrait des statuts est en train de créer une vive controverse sur les réseaux sociaux américains. Elle n’est sans doute pas près de s’éteindre."

Comme l'écrit Jeanne Smits sur Réinformation.tv :

"L’iconoclasme du XXIe siècle a pour motif l’antiracisme et la lutte contre l’exclusion."

Cette école affiche désormais un énoncé de mission d’où le mot catholique est exclu, tandis que les sacrements ne sont plus proposés dans le cadre scolaire, il n’y a plus d’enseignement du catéchisme mais une initiation aux religions du monde. Le directeur du département de la philosophie, de l’éthique et des religions du monde de l’école, Mirza Khan, ajoute :

« La philosophie de l’enseignement des dominicains est de ne pas enseigner qu’il n’y a qu’une seule vérité. Elle vise à promouvoir la conversation, à inviter délibérément des participants qui ont des perspectives différentes dans un processus très ouvert d’enquête philosophique et spirituelle. Cela a fait partie depuis fort longtemps de la tradition dominicaine. »

Sic.

Posté le 30 août 2017 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

26 août 2017

Californie : dictature LGBT à l'encontre du personnel soignant

De Jeanne Smits sur Réinformation.tv :

"La proposition de loi est sérieusement en route en Californie, où elle a déjà passé l’étape de l’adoption par le Sénat de l’Etat : le Senate Bill 219 cherche à pénaliser les personnels soignants dans les centres de soins prolongés et maisons de repos qui s’adresseraient à des patients transgenre au moyen de pronoms correspondant à leur sexe biologique. Les peines encourues sont de 1.000 dollars d’amende et jusqu’à un an d’emprisonnement. La tyrannie LGBT ne recule devant rien pour imposer la négation de la réalité.

Sous le titre « Charte des droits des résidents lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres d’établissements de soins de longue durée », la loi 219, si elle est adoptée définitivement, disposera qu’il sera illégal dans ces établissements, aussi bien sur le plan administratif que pour l’ensemble du personnel, « de manquer de manière délibérée et répétée à l’utilisation du nom (transgenre) ou des pronoms (du sexe opposé) préférés d’un résident après avoir était clairement informés du nom ou des pronoms préférés ».

Les établissements de soins, confessionnels ou non, chrétiens ou non, se verront également contraints de prévoir des toilettes, des salles de bains et des douches transgenres."

Posté le 26 août 2017 à 19h52 par Michel Janva | Lien permanent

Quel bon sens ce Donald Trump

Posté le 26 août 2017 à 18h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

25 août 2017

Que se passerait-il si Donald Trump était renversé ?

Posté le 25 août 2017 à 07h08 par Michel Janva | Lien permanent

24 août 2017

Charlottesville: le jeune qui a foncé sur une foule voulait se dégager pour échapper à un lynchage

Dans Présent, Alain Sanders revient sur les événements de Charlottesville en Virginie :

Unknown"[...] En soulignant, pour commencer, que le jeune exalté, James Field Jr., qui a foncé sur une foule de contre-manifestants hurlant à la mort, a voulu simplement protéger sa vie. Sa voiture, ayant été repérée, elle a été attaquée à coups de battes de base-ball et caillassée (les photos de ce qui reste du véhicule en témoignent). Il a voulu se dégager pour échapper à un lynchage programmé. Avec les conséquences que l’on sait.

En rappelant, pour continuer, que la manifestation organisée pour défendre la mémoire du général Lee, ce Virginien héroïque, avait été autorisée. En application du 1er amendement de la Constitution qui permet la totale libre expression. Une manifestation contre le révisionnisme de la gauche radicale qui « oublie » que le général Lee a été réhabilité en 1888 (réhabilitation confirmée en 1975). S’il y a quelqu’un à condamner dans toute cette affaire, c’est le gouverneur démocrate de Virginie qui a laissé libre cours aux débordements haineux des contre-manifestants (on a des témoignages de policiers en ce sens).

Il y a quelques mois, quatre Afro-Américains ont enlevé, séquestré et torturé un jeune homme, légèrement handicapé mental, au seul motif qu’il était blanc. Après l’élection de Trump, près de Washington, un militant gaucho-démocrate (mais plus gaucho que démocrate) a tiré sur des élus républicains, blessant grièvement un député. La presse, à commencer par la presse française, n’a pas fait le centième du ramdam qu’elle a déclenché pour le drame de Charlottesville.

En 1858, Lincoln, qui a des statues partout, dont une iconique à Washington, déclara : « Je veux affirmer que je ne suis pas, que je n’ai jamais été, pour faire des Nègres des électeurs ou des jurés, ni pour leur permettre d’avoir des bureaux ou pour se marier avec des Blancs. J’ajouterai qu’il y a une différence physique entre la race blanche et la race noire qui, je le crois, interdira à jamais à ces deux races de vivre ensemble en termes d’égalité sociale et politique. Et comme ils ne peuvent vivre ainsi, tant que Blancs et Noirs se côtoieront il devra y avoir une relation de supérieur à inférieur. Et moi, plus que n’importe qui, je suis pour que cette supériorité soit assignée à la race blanche. » Et ce sont les statues de Lee qu’il faudrait déboulonner ? Lee, officier chrétien, qui a décrit l’esclavage comme « un mal moral et politique ». Lee qui avait affranchi tous les esclaves du domaine hérité de sa femme quand l’épouse de Lincoln (et la famille de cette dernière) aura des esclaves jusqu’à la fin de la guerre dite de sécession. Lee qui fut un soldat humain quand des Grant et des Sherman génocidèrent les populations sudistes. Lee dont Eisenhower a dit : « Tout bien considéré, Lee fut aussi noble comme chef que comme homme, sans tache pour autant que je lise les pages de notre histoire. »

Posté le 24 août 2017 à 13h31 par Michel Janva | Lien permanent

23 août 2017

Est-ce que Libération peut nous décrypter cette photo ?

Voilà un noir raciste face à ... heu...

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Posté le 23 août 2017 à 18h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Un retrait stratégique de Steve Bannon?

D'Olivier Bault dans Présent :

Images-2"Steve Bannon, arrivé à la Maison Blanche de l’influent site d’information conservateur Breitbart News, a quitté vendredi son poste de conseiller spécial du président Donald Trump. Très vite, il a déclaré :

« La présidence Trump pour laquelle nous nous sommes battus, et que nous avons gagnée, est terminée. »

Dans la foulée, on apprenait qu’il retournait chez Breitbart, avec un plan très clair :

« Je pense que je peux être plus efficace en me battant de l’extérieur pour le programme avec lequel le président Trump a remporté les élections, et nous entrerons en guerre avec tous ceux qui s’y opposeront. »

Cible régulière des grands médias qui classent ce patriote catholique à l’extrême droite, Bannon avait déjà quitté début avril son siège au Conseil de sécurité nationale qu’il occupait depuis la fin janvier. [...]"

Posté le 23 août 2017 à 09h24 par Michel Janva | Lien permanent

21 août 2017

Qui déboulonnera la statue du franc-maçon Albert Pike, fondateur du Ku-Klux-Klan ?

De Bernard Antony :

"La récente volonté d’abattre systématiquement partout aux Etats-Unis les statues du Général Robert Lee, alors que nul, curieusement, ne conteste celle du Général Albert Pike, au cœur même de Washington, est un nouvel exemple d’une instrumentalisation sélective, révisionniste et négationniste de l’histoire à des fins de dialectisation – subversion.

Elle appelle les brefs commentaires suivants :

C’est au mépris de ce que fut réellement, selon les historiens non idéologues, la carrière et l’œuvre du Général Robert Lee que déferle planétairement la cataracte des commentaires de la médiacratie de l’idéologie antiraciste qui n’est qu’un racisme en sens contraire.

Brillant officier américain issu comme eux de West-Point, le Général Lee fut estimé et souvent admiré par tous ses grands adversaires. Après la paix suivant enfin la guerre de Sécession, il œuvra à la réconciliation au sein des Etats-Unis, respecté par ses gouvernants.

Ce n’est pas pour défendre l’esclavage qu’il accepta finalement, la mort dans l’âme, de diriger l’armée des confédérés en Virginie mais pour la défense des libertés des Etats menacées par l’impérialisme jacobin du capitalisme yankee qui d’ailleurs fut souvent très raciste dans la réalité.

Le Général Lee fut bien moins défenseur de l’esclavage que Georges Washington dont il fut familialement l’héritier. Il émancipa les esclaves de la plantation de ce dernier et affirmait qu’il faudrait dès la fin de la guerre abolir le funeste système esclavagiste. Des dizaines de milliers d’esclaves s’engagèrent alors dans les forces sudistes.

La paix signée, il s’opposa à tout esprit revanchard et œuvra notamment en faisant du Washington College une université prestigieuse. Grand héros du Sud, sa popularité ne cessait de croître dans le Nord.

Alors que, en juin 1975, avec le président Gerald Ford, tous les sénateurs et la quasi unanimité des représentants ont solennellement honoré sa mémoire et à leur suite le président Carter, voilà qu’aujourd’hui les révisionnistes et négationnistes, spécialistes du passé recomposé s’emploient avec l’internationale néo marxiste-léniniste des « antifas » à faire du Général Lee une sorte d’adepte du Ku-Klux-Klan.

Ils rencontrent d’ailleurs pour cela la complicité objective des membres de cette horrible organisation raciste, anti-noirs et anti-juifs, et plus que tout anti-catholique, faisant flamber les crucifix dans ses cérémonies d’épouvante.

Cependant, nul ne s’en prend à la mémoire du Général Albert Pike, un des sept fondateurs du Ku-Klux-Klan et dont la statue importante s’élève de surcroit au cœur de Washington, Judiciary Square, de surcroit domaine non municipal mais de l’Etat fédéral ! Cela, ni aux Etats-Unis, ni dans la médiacratie mondiale !

Pourquoi cette fantastique différence de traitement mémoriel des statues de Lee et de celle de Pike ?

Ne serait-ce pas en raison de ce que le sudiste Pike, nonobstant son rôle dans la création du Ku-Klux-Klan, est toujours honoré dans toutes les obédiences maçonniques comme un des plus grands maîtres, un des plus éminents ritualistes de la franc-maçonnerie universelle, ayant été au sommet de la hiérarchie des hauts grades du Rite Ecossais. Pike ne fut-il pas le plus sublime des grands maîtres toujours modèle dans l’ésotérisme et le symbolisme luciférien ?

On attend avec impatience de savoir qui lancera le déboulonnement de la statue d’Albert Pike."

Posté le 21 août 2017 à 15h56 par Michel Janva | Lien permanent

20 août 2017

«Le Monde reproche à Donald Trump d’avoir révélé la violence de l’extrême gauche»

Le 18 août sur TV Libertés, Jean-Yves Le Gallou expliquait que la réaction offusquée du Monde suite aux accusations de «violence des deux côtés» par le président Trump lors des affrontements entre antifas et néo-nazis à Charlottesville montrait à quel point l’extrême gauche et les médias étaient de connivence.

«Un coup de chapeau à Donald Trump, le président américain, parce qu’il a refusé de céder au dictat médiatique. Il a voulu rappeler la vérité, à savoir que la vérité était complexe, et qu’il n’y avait pas d’un côté des gentils militants anti-racistes, des gentils militants d’extrême gauche, et de l’autre côté des très méchants racistes. Il a rappelé que la réalité était infiniment plus complexe. Il a refusé de céder à la tyrannie médiatique, et ça, ça mérite un coup de chapeau

Posté le 20 août 2017 à 18h31 par Michel Janva | Lien permanent

Pour déboulonner les bêtises sur la Guerre de Sécession

Sur Twitter, Xavier Couture a publié une série de tweets sur l'histoire de la Guerre de Sécession. Compilation :

DHeHeYiXgAA74ob"Quelques données d'abord. Pertes humaines : 620 000 hommes (sans compter les civils). Guerre la plus importante entre les guerres napoléoniennes et la 1ère Guerre Mondiale. Pour les Américains, c'est le conflit le plus dévastateur de leur histoire. Pour comparer, plus d'Américains meurent en 5 jours à la bataille d'Antietam que d'Américains morts en 16 ans au Vietnam. Dans l'historiographie américaine classique, la "civil war" marque une rupture fondamentale. 2 périodes : 1492-1861 et 1861-aujourd'hui.

L'historiographie insiste sur l'esclavage comme facteur principal dans les périodes d'exaltation des minorités : années 1960 et aujourd'hui. A bien comprendre : les divergences économiques sont tout aussi importantes pour comprendre le conflit. Ainsi, le Nord manufacturier voulait protéger son industrie naissante en taxant lourdement les importations européennes. Mais à l'opposé le Sud préférait importer les produits européens, souvent moins chers et meilleurs tout en maintenant ses exportations agricoles.

C'est aussi une confrontation entre deux modes d'organisation du travail : l'ancien (l'esclavage) et le nouveau (le salariat). Dans les faits et dans certains cas, le salariat n'étant pas plus enviable que l'esclavage.

Autre débat : les US sont une fédération et la question cruciale est le droit des Etats par rapport à l'Etat fédéral. La question de l'esclavage ne pouvait seule motiver l'ensemble des hommes. Moins de 25% des soldats de la Confédération possédait des esclaves. Le gros des troupes sudistes est issu du bas de l'échelle sociale. Chasseurs, trappeurs, petits exploitants agricoles... Cela vous explique les victoires à répétition dans les premières années. Le chasseur/trappeur étant plus à l'aise avec un fusil que son homologue ouvrier du Nord formé à la hâte. Et les intrusions éclair de Lee loin de ses bases au Nord pour tenter d'obtenir une victoire rapide et négocier une paix honorable. C'était la chose à faire car à long terme, la victoire du Nord était certaine (en raison du poids démographie et industriel).... Et Lee était donc tout sauf un imbécile contrairement à ce que dit Libé qui se joint au choeur du Lee-bashing par bêtise.

Mais je digresse. Donc pour revenir à la question fédérale, il faut noter qu'en 1830 la Caroline du Sud avait déjà failli faire sécession. Et celà, pour des questions de droit de douane sur les produits manufacturés européens. Pas des questions d'esclavage. En d'autres termes, le litige sur la question de l'autorité fédérale/des Etats précédait la querelle sur l'esclavageProtectionnisme (Nord) et libre-échange (Sud) sont devenus des marqueurs qui différencient les partis encore aujourd'hui aux US. Quant à l'esclavage, il était en déclin depuis l'invention en 1793 de l'égreneuse. Un 1/4 des exploitations possédaient plus de 50 esclaves. L'image du grand manoir avec des milliers d'esclaves dans les champs de coton est une image d'Epinal. Elle ne correspondait plus à la réalité. Autre chiffre: en 1850, 36% des sudistes blancs possédaient des esclaves. En 1860 ils étaient moins de 25%. Au nord, l'abolition de l'esclavage ne signifiait pas l'octroi de la citoyenneté. Pas de droit de vote, ni de droit d'épouser un blanc. Les historiens reconnaissent aujourd'hui que la négrophobie était partagée à égalité entre nord et sud. A voir : le film Glory (Edward Zwick) qui montre la méfiance et le mépris des soldats de l'Union pour les premiers régiments noirs. Dans le Nord, les abolitionnistes extrêmes se concentraient en Nouvelle-Angleterre et étaient surtout des chrétiens évangéliques.

DHeL8J4XYAEAazFJ'ai encore digressé! Esclavage/salariat, Etats/Etat fédéral, protectionnisme/libre-échange, industrialisation/ruralité... Tous ces débats sont chauffés à blanc durant la décennie 1850. 1856, c'est l'affaire Dred Scott. Cet esclave en fuite est jugé par la Cour suprême pour savoir si sa présence dans un Etat du Nord vaut affranchissement. Scott est débouté. Cela donne de fait aux propriétaires sudistes une expansion illimitée de leur institution. Mais c'est l'élection de Lincoln à la présidence en 1860 qui est le véritable détonateur du conflit. Il remporte l'élection à la majorité relative sans l'appui d'un seul Etat du Sud.Pour les sudistes, c'est un épouvantail. Favorable aux droits de douane, aux aides à l'industrialisation, au renforcement de l'Etat fédéral. C'est alors que la Caroline du Sud fait sécession de l'Union à l'unanimité de la législature. Bientôt rejointe par d'autres Etats du Sud. 4 février 1861 : Ces Etats sécessionnistes forment une union, les Etats confédérés d'Amérique, dirigés par le président Jefferson Davis. Dès lors, la guerre est inévitable, le reste des Etats-Unis n'acceptant pas l'indépendance des Etats du Sud.

Source principale : Revue d'Histoire du XIXème siècle

Pour aller plus loin : Le Blanc soleil des vaincus, de Dominique Venner (à commander ici). L'esclavage fut plus un prétexte que la véritable raison de la guerre de Sécession, guerre idéologique, porteuse des prémices des totalitarismes du XXe siècle. Si en France, nous évoquons la Guerre de Sécession, au Nord des États-Unis on parle de « Guerre civile » alors que le Sud y voit toujours une « Guerre entre les États ». Le véritable motif de cette guerre fut l’interprétation de la Constitution en ce qui concerne le droit des États. Et c’est dans ce sens que les termes – « guerre civile » contre « guerre entre les États » – révèlent les deux partis en présence et la source de l’affrontement. Nés d’une révolution anti-coloniale, fondés sur la liberté, les États-Unis reposaient-ils sur la primauté de l’État fédéral ou, au contraire, sur la libre adhésion des États à l’ensemble et donc leur droit de le quitter ? La vision nordiste proclamait la primauté de l’État fédéral. De leur côté, les États du Sud, s’appuyant sur la possibilité pour un État de quitter l’Union, envisageaient de ce fait de faire sécession. Le Sud, plus aristocratique et rural, cultivant un certain art de vivre, sombra sous les coups du Nord, plus industriel, bourgeois, matérialiste et capitaliste.

Posté le 20 août 2017 à 15h17 par Michel Janva | Lien permanent

19 août 2017

Deux nouvelles lois pro-vie au Texas

HDKMBXZx_400x400Le gouverneur du Texas Greg Abbott a signé le 15 août deux lois pro-vie adoptées par le parlement de l’Etat.

L’une, intitulée « réforme pro-vie de l’assurance », interdit à tous les assureurs publics ou privés d’inclure l’avortement dans les contrats, sauf cas de risque pour la vie de la mère. Les femmes qui ont l’intention d’avorter devront souscrire une assurance spéciale. Greg Abbott explique :

« Ce projet de loi interdit aux fournisseurs d’assurances d’obliger les titulaires de police de subventionner les avortements volontaires. Croyant fermement aux valeurs du Texas, je suis fier de signer une loi qui garantit qu’aucun Texan ne devra payer pour une procédure qui met fin à la vie d’un enfant à naître. »

La seconde loi élargit les exigences de déclaration aux complications résultant d’un avortement : les médecins devront signaler dans les trois jours suivant le diagnostic toute complication liée à un avortement, en donnant l’année de naissance de la patiente, son canton de résidence, sa race et son état matrimonial.

« La santé et la sécurité des femmes sont de la plus haute importance, et nous devons disposer de données aussi précises que possible pour développer une bonne politique ».

Posté le 19 août 2017 à 14h31 par Michel Janva | Lien permanent

18 août 2017

Trump va revenir sur le «Mandat de Contraception» qui oblige les patrons à financer la contraception

Posté le 18 août 2017 à 08h25 par Michel Janva | Lien permanent

17 août 2017

Donald Trump fait plier le dictateur nord-coréen Kim Jong Un

Le dictateur communiste nord-coréen a finalement décidé de suspendre les tirs de missiles près de l’île américaine de Guam. C’est ce que rapporte mardi l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA. Kim Jong Un fait donc un pas en arrière, mais demande en échange à ce que la Corée du Sud et Washington renoncent à des exercices militaires à grande échelle qui doivent commencer prochainement. 

Donald Trump avait fait monter la pression ces derniers jours en déclarant que son armée était prête à en découdre contre le régime nord-coréen. Depuis une semaine, les Etats-Unis se préparaient à l’éventualité d’une attaque nord-coréenne sur la petite île du pacifique sur laquelle sont stationnés en permanence près de 6 000 soldats américains.

Les médias reprochaient à Donald Trump son inconscience, mais visiblement, c'est lui qui avait raison sur ce dossier.

Posté le 17 août 2017 à 07h15 par Michel Janva | Lien permanent

16 août 2017

L'idéologie antiraciste, à la source des violences à Charlottesville

Benoît-et-moi a traduit un article éclairant de La Bussola sur les événements à Charlottesville. Extraits :

Images"Les faits en bref: à Charlottesville, dans une manifestation d'extrême droite, commencée vendredi soir, et qui incluait aussi le Ku Klux Klan, les anti-fascistes américains ont réagi avec des contre-manifestations. Samedi matin il y a eu une escalade. Le cortège antifasciste s'est heurté à des militants de droite, malgré les efforts de la police (qui a dû annuler les permis de manifester). En fin de compte, on a enregistré 15 blessés des deux côtés. Mais à 2 heures de l'après-midi, heure locale, une voiture conduite par un jeune de vingt ans, un certain James Fields, s'est lancée à toute vitesse contre la marche antifasciste, avec l'intention claire de provoquer un massacre. C'est un acte de terrorisme intérieur. Une femme de 32 ans, Heather Heyer est la victime. 19 autres manifestants ont été blessés. Les médias pointent du doigt Trump. Ils l'accusent explicitement de ne pas avoir condamné sans équivoque l'extrême-droite. Considérant que la victime était dans un cortège de gauche, cette accusation des médias contre Trump est pertinente. La presse accuse également Trump d'avoir dédouané l'extrême droite et donc d'être implicitement responsable de l'affrontement mortel de samedi. Mais c'est hors-sujet. La cause de la violence est antérieure à l'administration Trump.

L'origine du conflit est un monument. A Charlottesville, on a proposé d'enlever la statue équestre du général Robert E. Lee, commandant en chef l'armée du Sud dans la guerre de Sécession (1861-1865). C'est depuis avril que la droite locale protestait contre cette idée. Dans la manifestation de vendredi, la droite, réunie sous le sigle Unite the Right, émanation de la Alt Right (la droite, organisée notamment sur Internet, qui a soutenu la campagne de Donald Trump), avait l'intention initiale de défendre la liberté d'expression. Toutefois, à la fin, on n'a pas beaucoup vu de liberté, et en compensation, le cortège s'est rempli de néo-nazis, du Ku Klux Klan et de suprémacistes blancs. De l'autre côté de la barricade s'étaient donnés rendez-vous, venant de toute l'Amérique, des mouvements d'extrême gauche et Black Lives Matter, la version années 2000 du Black Power.

Pourquoi un affrontement aussi violent et aussi idéologique autour d'une statue dédiée à un personnage historique d'un siècle et demi auparavant? Le visiteur européen peut rester très surpris de voir autant d'hommages aux vaincus de la guerre civile. En Italie, par exemple, il serait impossible de trouver dans le Centre et le Sud des monuments dédiés aux généraux des armées pontificales et des Bourbons, qui se sont battus contre les Savoie et Garibaldi. En Italie, depuis un siècle et demi, l'effort politique et culturel a consisté en un vaste processus d'unification à travers la rééducation, qui inclut la «damnatio memoriae» des ennemis du Risorgimento [ndt: la même chose vaut en France, avec la Révolution, et par exemple, l'insurrection vendéenne]. Les États-Unis, en revanche, sont et restent un pays fédéraliste. En 1861, la Fédération s'est déchirée sur les valeurs fondamentales, à la fois sur l'esclavage (que le Sud voulait préserver) et les droits des États à leur pleine autonomie gouvernementale (que le Nord voulait redimensionner sinon supprimer). Pour réparer la déchirure, après cinq ans de guerre, 650 mille morts et une période d'occupation dure des États du Sud, on est parvenu à une sorte de compromis culturel. Chaque État célèbre ses morts. Des livres et des films à succès, comme Autant en emporte le vent, et des monuments et des musées dédiés à la mémoire des héros de la Confédération, sont la manifestation de cette pacifification culturelle. Ou plutôt, étaient.

C'est la gauche progressiste américaine qui a rompu l'équilibre. Elle a décidé de se comporter à l'européenne. Au nom de l' antiracisme, elle a décrété la damnatio memoriae des Sudistes, le retrait (quand et si possible) des monuments qui leur sont dédiés, tandis que les drapeaux confédérés sont abaissés. Ce n'est pas seulement la gauche, qui le veut, mais aussi la droite. Sans oublier que le Parti républicain fut celui de Lincoln, du Nord, et des années 50 du XXe siècle, et aussi des droits civils contre la ségrégation raciale. C'est Nikki Haley, actuelle ambassadeur à l'ONU de l'administration Trump, qui a fait abaisser le drapeau confédéré devant son palais de gouverneur de Caroline du Sud.

La gauche et les républicains anti-racistes ont pourtant, intentionnellement ou non, idéologisé l'histoire. Ils ont transformé la mémoire de la plus sanglante guerre des États-Unis en une lutte, encore en cours, contre le racisme. Et ainsi, l'idéologisation promue par les autorités, a permis aux extrémistes idéologiques de descendre sur le terrain. A gauche, sur le front de l'anti-racisme, est né et a grandi le mouvement noir Black Lives Matter. Obama, durant son second mandat (2012-2016) a toujours montré une certaine tolérance envers lui, même après les manifestations les plus violentes. Pas même après l'assassinat de cinq policiers à Dallas, en 2016, le Président Obama n'a condamné fermement le climat de haine créé par des extrémistes de gauche. Et à cette époque, les médias (les mêmes médias qui aujourd'hui condamnent la complaisance de Trump pour la droite) n'ont rien trouvé à redire.

Ce «climat infâme» a permis à un monstre symétrique et opposé de refaire surface, le racisme blanc, qui semblait cantonné aux livres d'histoire et qui au contraire, au moins durant les deux dernières années, a recommencé à se mobiliser, d'abord sur le Web, puis aussi dans les rues. Ainsi, à cause de la lutte entre racisme et anti-racisme, les Etats-Unis commencent à connaître, avec près d'un siècle de retard, la lutte entre les «fascistes» et les «anti-fascistes». Dans un pays qui n'a jamais connu le totalitarisme dans sa chair."

Posté le 16 août 2017 à 18h18 par Michel Janva | Lien permanent

Donald Trump rappelle à la presse les violences de la gauche alternative

Posté le 16 août 2017 à 06h58 par Michel Janva | Lien permanent

12 août 2017

Des ministres étudient la Bible

En France, les ministres se retrouvent dans les loges. Aux États-Unis pour des sessions d'études bibliques chaque semaine…

Posté le 12 août 2017 à 11h28 par Michel Janva | Lien permanent

28 juillet 2017

Trump nomme un catholique ambassadeur extraordinaire des États-Unis chargé de la liberté religieuse

Unknown-7Lu sur Americatho :

"Le gouverneur républicain du Kansas Samuel “Sam” Brownback, élu en 2011 et qui ne devrait pas solliciter un nouveau mandat, vient d’être désigné par le Président Trump pour devenir ambassadeur extraordinaire des États-Unis chargé de la liberté religieuse internationale. Il devrait ainsi succéder, dans cette fonction, au rabbin David Saperstein nommé par Barack Obama, et dont la mission s’est achevée le 20 janvier de cette année. Cette nomination présidentielle est, comme toute nomination d’ambassadeur, soumise à la ratification du Sénat. Ancien député du Kansas puis sénateur de ce même État au Congrès, Sam Brownback s’est converti au catholicisme en 2002."

Posté le 28 juillet 2017 à 07h58 par Michel Janva | Lien permanent

27 juillet 2017

Donald Trump : «Aux Etats-Unis, on n'adore pas le gouvernement, on adore Dieu.»

Posté le 27 juillet 2017 à 10h16 par Michel Janva | Lien permanent

17 juillet 2017

États-Unis : une femme a accouché d'un enfant

Capture d’écran 2017-07-17 à 19.09.20Information banale... Ou presque. Cette femme croit qu'elle est un homme :

"Trystan Reese, un américain transgenre de 34 ans, a accouché le 14 juillet de son premier enfant, Leo, un garçon de 4,25 kilos. Né femme, il a entamé sa transition à l'âge de 19 ans et a suspendu son traitement hormonal durant plusieurs mois pour pouvoir tomber enceint.

Pour ce faire, cet habitant de Portland dans l'Oregon n’a pas changé de sexe. “Cela coûte des dizaines de milliers de dollars, avec 50% de chances de devenir incontinent. J'aime mon corps tel qu'il est”, a-t-il expliqué à Paris Match. “Je me suis lancé dans cette aventure parce qu'un de mes amis très proches a fait pareil.”

Avec son mari Biff, il a partagé son “aventure” sur les réseaux sociaux et publié sur sa page Facebook une vidéo juste après l'accouchement intitulée “Un papa enceint, 9 mois, un bébé et une famille très heureuse !”, dans laquelle il déclare : “La prochaine fois que quelqu'un vous dit qu'un homme ne pas avoir d'enfant, montrez-lui cette vidéo.”

Pauvre enfant.

Posté le 17 juillet 2017 à 19h10 par Michel Janva | Lien permanent


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