22 avril 2017

Pour Trump, Marine Le Pen "est la plus ferme sur les frontières et sur ce qu’il se passe en France"

Suite à l'attentat islamiste des Champs-Elysées, Donald Trump a estimé que cet attaque aura une influence sur les présidentielles car les Français ne vont pas continuer à supporter cela : 

Interrogé ensuite par l'agence Associeted Press, le président des Etats-Unis, sans pour autant apporter un soutien réel, a déclaré à propos de Marine le Pen :

"Elle est la plus ferme sur les frontières et la plus ferme sur ce qui se passe en France"

Posté le 22 avril 2017 à 13h33 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

17 avril 2017

Donald Trump signe et promulgue la loi permettant aux Etats de ne pas financer le Planning familial

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Donald Trump a signé vendredi la loi votée par le Sénat le 30 mars permettant aux Etats d’interdire le transfert de fonds publics à l’avorteur industriel dénommé « planning familial ».

Dans les derniers jours de sa présidence, Obama avait fait voter in extremis un texte obligeant les Etats à subventionner le « planning familial », alors qu’une quinzaine d’Etats avaient décidé de supprimer leurs subventions suite aux vidéos prouvant le trafic de morceaux de fœtus.

Le 30 mars, le Sénat a invoqué le « Congressional Review Act » qui permet dans les premiers mois du nouveau gouvernement de revenir sur des dispositions prises pendant les derniers temps du gouvernement précédent.

Le texte a été voté par 50 sénateurs contre 50. Le vice-président Mike Pence, président du Sénat, a dû voter lui aussi pour faire pencher la balance dans le bon sens.

On saluera le sénateur de Géorgie Johnny Isakson, venu en fauteuil roulant à la suite d’une double opération, pour retourner ensuite à l’hôpital.

Et l’on saluera évidemment Donald Trump qui n’a pas hésité à signer et promulguer cette loi.

(Les deux sénateurs républicains qui ont voté contre sont Lisa Murkowski et Susan Collins, qui s’étaient déjà opposées à la nomination de Betsy Devos comme ministre de l’enseignement.)"

Posté le 17 avril 2017 à 18h15 par Michel Janva | Lien permanent

14 avril 2017

Donald Trump leurre les néo-cons

De Thomas Flichy de La Neuville :

"Les Etats-Unis viennent d’opérer trois actions militaires spectaculaires. Il s’agit en premier lieu d’une frappe effectuée le 7 avril sur la base syrienne de Sha’irat par 59 missiles de croisière, en second lieu de l’envoi du porte-avion Carl Vinson, accompagné de son escadre navale vers les eaux de Corée du Nord, et en troisième lieu du largage d’une bombe de type Moab en Afghanistan. Ces actions ont laissé penser que le président Trump opérait un virement à 180° de sa politique étrangère. En réalité, la base de Sha’irat fonctionnait à nouveau normalement un jour après l’attaque. Quant à l’escadre américaine, elle effectuait des manœuvres conjointes avec la Corée du sud depuis le 1er mars dernier. Ceci nous montre qu’il est parfois hasardeux de confondre les actions de communication militaire avec les véritables revirements stratégiques. 

Quelles sont donc les raisons de ces deux actions de communication, sans grand effet sur les équilibres géopolitiques du monde ? Il faut bien comprendre que le véritable front pour le président Trump n’est ni au Levant ni en Extrême-Orient mais bien à l’intérieur de la Maison Blanche. Le nouveau président a été élu malgré l’opposition de l’ensemble de l’appareil d’Etat, qui prédisait avec une grande constance sa défaite à venir dans les sondages. Il doit aujourd’hui s’emparer des leviers de commande des Etats-Unis malgré l’hostilité du pouvoir judiciaire, médiatique, et financier. Or ses soutiens fiables - qui ont déserté depuis longtemps les sphères de l’intelligence politique et culturelle pour se livrer aux activités mercantiles – sont trop peu nombreux pour pouvoir occuper les postes à responsabilité. Ceci explique en partie la militarisation de la haute administration. Le président a donc été élu, mais ne disposant pas de la masse critique de cadres compétents, il est paralysé. 

Pour le président, le temps est compté, puisque les mid-term elections auront lieu le 6 novembre 2018. Il sait que les présidents des Etats-Unis qui ont affronté avant lui la Federal reserve n’y ont pas survécu. Il s’agit d’Abraham Lincoln et de John Kennedy. Il lui faut donc donner des gages à ses adversaires. Il a dû accepter le renvoi de ses amis proches le général Flynn puis Steve Bannon. Il sait surtout que la seule façon de s’emparer du pouvoir tout en donnant des gages à ses adversaires néo-conservateurs qui ont pensé et mis en œuvre le chaos constructeur au cours de la dernière décennie, consiste à lancer des offensives militaires ou bien à faire mine de le faire. Le complexe militaro-industriel demandait des guerres maîtrisées pour écouler ses productions avec régularité. Donald Trump vient de le leurrer avec un brin de malice. Quelques heures après que les missiles de croisière eussent été tirés sur des hangars vides, l’adversaire, ébloui par les feux, ouvrait un large bec et laissait tomber sa proie. Le juge fédéral Neil Gorsuch – fidèle du président – était en effet adoubé par le Sénat. C’est la plus grande victoire intérieure de Donald Trump depuis le 20 janvier. Le corbeau honteux et confus jura, mais un peu tard qu’on ne l’y prendrai plus."

Posté le 14 avril 2017 à 18h44 par Michel Janva | Lien permanent

12 avril 2017

Un quotidien présente ses excuses à l'épouse d'un ex-candidat

Non il ne s'agit pas du Monde envers Pénélope Fillon, mais du Daily Mail envers Melania Trump :

Posté le 12 avril 2017 à 19h59 par Michel Janva | Lien permanent

Le Sénat des Etats-Unis adopte une résolution en faveur d'Asia Bibi

Lu dans Christianophobie Hebdo :

"Aujourd’hui [4 avril] les sénateurs des États-Unis Rand Paul (Républicain, Kentucky) et Chris Coons (Démocrate, Delaware) ont présenté la résolution S. Res. 109 appelant le Pakistan à mettre un terme à l’emprisonnement injustifié de la chrétienne pakistanaise Aasiya Noreen, appelée couramment Asia Bibi, et à réformer les lois qui ont conduit à prendre pour cible les minorités religieuses.

[Asia] Bibi a été accusée de blasphème après une querelle avec des voisines, ce qui a fini par lui valoir d’être emprisonnée, inculpée et, conséquemment, d’être condamnée à mort. Suite à un tollé international, la Cour suprême du Pakistan a suspendu son exécution. Si son exécution avait été accomplie, elle aurait été la première femme à être exécutée au Pakistan en application des lois sur le blasphème.

La résolution [présentée] met en lumière son cas et ceux d’autres minorités religieuses qui ont été les victimes aveugles des lois sur le blasphème au Pakistan. « Je suis de tout coeur avec Asia Bibi alors qu’elle continue à endurer son emprisonnement injustifié au Pakistan », a déclaré le sénateur Paul. « Il est grand temps pour le Pakistan de libérer immédiatement Asia Bibi et de mettre un terme à la persécution des chrétiens et des autres minorités religieuses ». « Personne et en aucun endroit du monde ne devrait être une victime pour avoir librement et pacifiquement pratiqué ses croyances », a déclaré le sénateur Coons. « En tant que membre de la commission des Affaires étrangères du Sénat et co-président du groupe sénatorial pour les droits de l’homme, je suis engagé à oeuvrer, sur le plan international, à la protection de la liberté religieuse et des droits de l’homme. J’exhorte le gouvernement du Pakistan à libérer Asia Bibi et à travailler à la promotion d’une société inclusive et pluraliste ce qui commence, pour lui, par la réforme de ses lois sur le blasphème ». L’affaire [d’Asia] Bibi a déclenché un scandale international et provoqué la ferme condamnation de groupe de défense des droits de l’homme. La résolution des sénateurs Paul et Coons est soutenue par Amnesty International, Human Rights Watch et International Christian Concern."

Addendum : Selon Yves Daoudal, il ne s’agit, pour l’heure, que d’une proposition de résolution.

Posté le 12 avril 2017 à 14h15 par Michel Janva | Lien permanent

11 avril 2017

437 bébés à naître sauvés de l’avortement

40daysforlife4La campagne de Carême des 40 Days for Life continue à nous transmettre de bonnes nouvelles. Hier, 437 enfants à naître avaient été sauvés de l’avortement.

Posté le 11 avril 2017 à 08h42 par Michel Janva | Lien permanent

10 avril 2017

L’énigme des 36 missiles US égarés... des hypothèses!

 5107471_7_228a_tir-de-missile-vers-la-syrie-depuis-un-detroyer_7c919e369b90f1f2da5331866be91c49

Que de flou, d'approximations et ainsi d’interrogations depuis le coup d’éclat de D. Trump le 7 avril 2017 ?

Le Contrepoint du 8 avril 2017 par Bassam Tahhan, grand spécialiste des questions syriennes donne des éléments d’interprétation sur l'énigme de ces 36 missiles égarés. Des éléments de réflexion plus globaux vont nous permettre de décrypter le jeu de communication des acteurs et celui de nos média.

A regarder et écouter sur le site de Eurasia Express (ici le lien) de l’équipe du journaliste indépendant Frédéric Saillot.

et sur Youtube ici le lien avec la video

On remercie Frédéric Saillot et Bassam Tahhan de leurs contributions à notre information.

Posté le 10 avril 2017 à 21h47 par Hildegarde Ru | Lien permanent | Commentaires (12)

La réforme de l'éducation aux Etats-Unis

Lu sur le blog de la liberté scolaire :

"L’élection de Donald Trump fait couler beaucoup d’encre depuis quelques mois. Fidèle à son programme libéral, il veut réformer l’école pour la rendre plus libre et indépendante de l’Etat. Le budget consacré à la réforme de l’éducation est important et supprime nécessairement des fonds à d’autres niveaux. Retour sur un projet éducatif aux conséquences controversées.

1,8 million d’enfants américains sont aujourd’hui scolarisés à domicile (sur près de 70 millions d’élèves) à cause de la montée de l’insatisfaction des familles (3/4 se montrent insatisfaites aujourd’hui par les propositions d’enseignement). Environ 3,4% des élèves américains suivaient un enseignement chez eux en 2012, d’après le Centre national des statistiques pour l’éducation, soit plus du double de 1999 (selon l’article du 14/03 du courrier international). Les prévisions augurent la hausse continue de ce chiffre avec l’application du programme de D. Trump.

Le gouvernement fédéral a décidé de suspendre une partie du budget qui autrefois profitait aux établissements publics afin de l’assigner aux chèques éducation ou vouchers et aux écoles conventionnées ou Charter schools. Rappelons que le chèque-éducation est une somme d’argent versée du gouvernement fédéral directement à l’établissement privé afin d’aider la famille à financer tout ou partie de la scolarité de l’enfant. Les charter schoolsont un financement public mais une gestion privée, elles sont donc à la fois libres de leurs moyens mais comptables de leurs résultats.

Betsy DeVos est depuis 2000 une fervente partisane de l’Alliance for School Choice, l’organisation la plus importante d’Amérique promouvant la liberté scolaire et a favorisé dans l’état de Michigan l’instauration des vouchers (cf. article du 25/11/16). Des mouvements de manifestations se sont fait connaître depuis qu’elle a proposé de verser des fonds fédéraux à toutes les familles qui quitteraient l’école publique.

D. Trump et B. DeVos ont ainsi ensemble décidé de retrancher 13,5 % soit 9,2 milliards de dollars au budget de l’éducation et d’accorder 1,4 milliard de dollars aux écoles libres dont 168 millions de dollars aux écoles conventionnées ainsi que 250 millions pour financer un nouveau programme aux écoles privées (selon le L.A times). Cette coupe budgétaire aura par exemple de lourdes conséquences sur le budget consacré à la formation des professeurs. Linda Darling Hammond, professeur à l’université de Stanford confie à Edsource que cette réforme se justifie par le fait qu’elle a pour but de réduire l’effectif des classes par la réduction du nombre de professeurs. Mais cette décision oblige aussi à restreindre le nombre d’emplois dans le personnel, les dépenses en matériel scolaire, en outils technologiques, en transports et devrait entraîner l’élimination de 20 programmes scolaires. La secrétaire fédérale de l’Education assure que cette suppression permettra la mise en place de programmes plus efficaces et économiques.

C’est l’état le plus peuplé, la Californie, qui s’apprête à subir les plus importants contrecoups de cette baisse budgétaire. En effet, au moins 15 circonscriptions scolaires vont perdre 18 millions de dollars. Il faut savoir qu’en 2014, ces districts recevaient un quart de tout le budget de l’Etat.

Le porte-parole même de la California Charter Schools Association, Jason Mandell, s’inquiète de ces restrictions budgétaires proposées au Congrès car elles vont aussi avoir un impact sur ces circonscriptions dans la mesure où elles sont financées par le gouvernement fédéral. Selon les différents budgets accordés aux charter schoolsd’année en année, leur différence d’implantation est flagrante. D’ailleurs Ron Rice Jr, directeur des relations gouvernementales au sein de la National Alliance for Public Charter Schools, dit lui-même que « l’argent fait toute la différence ». Les écoles conventionnées nécessitent aussi bien de l’argent fédéral que de l’argent national. Ainsi, une coupe dans le budget fédéral de l’enseignement public aura aussi une répercussion sur elles en tant qu’elles seront immanquablement touchées par les services qui leur étaient fournis dans le secteur public. En 2010, la Californie avait reçu 290 millions de dollars de la part de l’État fédéral qui ont permis d’aider 323 écoles conventionnées jusqu’en 2016. Pour l’année budgétaire 2016-2017, la Californie a reçu pas moins de 112 millions de dollars pour la même tâche.

Une autre conséquence de cette réforme budgétaire : un milliard de dollars de l’argent économisé est maintenant reversé à des programmes chargés de soutenir des étudiants aux parents à revenus faibles et 13 milliards de dollars pour financer l’Individuals with Disabilities Education Act (IDEA) qui profite à plus de 6,5 millions d’enfants handicapés. Cette coupe notable dans le budget attitré du domaine de l’Education a donc un double effet : d’une part, plus d’argent est directement dédié au financement d’écoles pour élèves en difficultés multiples et aux charter schools mais d’autre part, comme celles-ci dépendent de services fournis par le secteur public, elles sont également frappées au niveau global par le désengagement de l’Etat en matière d’éducation. Un paradoxe de la politique de Trump, malgré l’émergence considérable de la liberté scolaire au sein des Etats fédérés dont elle témoigne."

Posté le 10 avril 2017 à 16h35 par Michel Janva | Lien permanent

08 avril 2017

Syrie : Nicolas Dhuicq redoute que Donald Trump ne soit manipulé par les services américains

Le député de l’Aube Nicolas Dhuicq réagit au micro de Boulevard Voltaire après les frappes aériennes en Syrie décidées par le président Trump. Il redoute que ce dernier ne soit manipulé par les services américains (CIA, NSA)…

Par ailleurs, Nicolas Dhuicq insiste sur la nécessité de maintenir l’intégrité de la Syrie car sa partition signerait la guerre éternelle.


Nicolas Dhuicq : "Je redoute que ce soit les... par bvoltaire

Posté le 8 avril 2017 à 18h55 par Michel Janva | Lien permanent

07 avril 2017

Le juge pro-vie Neil Gorsuch a été confirmé par le Sénat à la Cour Suprême des Etats-Unis

Unknown-33Vendredi, le juge pro-famille Neil Gorsuch a été confirmé par le Sénat après une longue bataille parlementaire. Il remplace Antonin Scalia, décédé en février 2016 à 79 ans.

Neil Gorsuch, 49 ans, a été confirmé par 54 voix contre 45. 3 démocrates (qui veulent se faire réélire l’an prochain dans des Etats majoritairement républicains) ont voté pour lui. Face à l’obstruction des démocrates, qui n’ont pas digéré que les républicains, majoritaires, aient refusé de confirmer le candidat d’Obama l’an dernier, le Sénat a changé la règle de confirmation, passant d’une majorité qualifiée aux 3/5 (60 sénateurs) à une majorité simple (51).

Selon Yves Daoudal

Images-11"Cet épisode répond de façon éloquente aux milieux pro-vie qui se désolaient ou s’irritaient de l’audition de Neil Gorsuch devant le Sénat : celui qu’on avait présenté comme un juge pro-vie n’avait pas fait la moindre allusion qui permette de la classer ainsi, et s’était au contraire strictement attaché au respect de la légalité actuelle. On comprend pourquoi. Bien qu’il ait pris soin d’être parfaitement politiquement correct, il a fallu changer les règles pour que sa nomination soit confirmée. Tout « dérapage » aurait été fatal. Or ce qui compte est qu’il soit maintenant et définitivement juge à la Cour suprême, et si l’on se pose encore des questions, il suffit de voir comment les démocrates ont voulu à toute force l’en empêcher.

Cet épisode n’est pas sans lien avec la frappe américaine en Syrie. Le même jour, Donald Trump a nommé secrétaire à la Défense un vétéran pro-vie. Et l’on s’en félicite. Mais il se trouve que les pro-vie sont aussi, généralement, et surtout quand ils sont d’anciens officiers, des pro-guerre. La grande majorité des républicains est pour que l’Amérique continue d’être le gendarme du monde et frappe les méchants partout (surtout les Arabes). En outre Donald Trump est victime en permanence de la propagande médiatique qui en fait un agent de Poutine. Et l’immense majorité des Américains est anti-Poutine. La frappe en Syrie ressemble à l’audition de Gorsuch devant le Sénat."

Dans les faits, quatre juges sont clairement conservateurs et quatre progressistes. Et c’est Anthony Kennedy, un conservateur mou, qui joue les arbitres. C’est notamment lui qui avait fait pencher la balance en faveur de la légalisation du mariage gay, en 2015. Désormais, les démocrates sont suspendus à la santé de la très progressiste Ruth Bader Ginsburg (84 ans) et espèrent qu’elle ne décédera pas pendant la présidence de Donald Trump, sous peine de voir la Cour nettement pencher côté conservateur....

Posté le 7 avril 2017 à 19h54 par Michel Janva | Lien permanent

Frappe en Syrie, une opération de communication qui bénéficie aux Etats-Unis et à la Russie sans nuire à la Syrie

De Thomas Flichy de La Neuville :

Images-101 – La frappe de cette nuit montre le retour en force des néo-conservateurs au sein de l’appareil d’Etat américain. Ceux-ci étaient en compétition avec les isolationnistes pro-russes mais ont réussi à éliminer successivement le général Flynn puis Steve Bannon. Donald Trump leur a donné un gage symbolique cette nuit. Ceci va satisfaire les lobbys de l’armement qui craignaient par dessus tout, la fin des guerres américaines. Ceci va également satisfaire Israël dont les Etats-Unis se sont rapprochés. La frappe permet enfin de rassurer l’électorat américain qui était gêné par le rapprochement américano-russe. Elle lui donne l’illusion que l’Amérique demeure encore forte et indépendante. 

2 – Trump, même s’il a été élu, n’est qu’un président symbolique dans la mesure où il ne s’est pas encore véritablement emparé des leviers du pouvoir. Il a contre lui l’appareil médiatique, judiciaire et financier. Il n’a la main que sur 2 à 3 % des fonctionnaires. Ses fidèles sont trop peu nombreux pour combler les postes de hauts fonctionnaires. Sa diplomatie n’a pas été renouvelée. Elle est paralysée. C’est la raison pour laquelle la Chine craignait ces jours-ci que Trump ne déclenche un conflit de basse intensité en Asie. D’importantes manœuvres associant la Corée du Sud et les Etats-Unis ont lieu en effet depuis début mars. Elles mobilisent 300 000 hommes.  Or la guerre permet au président de s’emparer des leviers du pouvoir. Les Chinois avaient raison mais ils se sont trompés de théâtre.

3 – La frappe n’a aucun impact militaire. Elle a été opérée loin du front. Elle ne modifiera pas le rapport de force en Syrie. L’on sait que les armées opèrent régulièrement des frappes sur des hangars vides afin de calmer les politiques. Les Russes – dont la défense anti-aérienne pouvait facilement mettre la frappe en échec - ont été prévenus. Les Syriens l’ont été par la même occasion. Autrement, la frappe n’aurait pas été faite de nuit avec aussi peu de victimes. Imagine t’on d’ailleurs la conséquence d’une frappe de 50 missiles contre un dépôt d’armes chimiques ? Le nuage de vapeurs chimiques aurait pu contaminer n’importe qui. 

4 – Cette frappe bénéficie paradoxalement à la Russie qui – au delà des protestations d’usage – a intérêt à ce que Trump garde la face et surtout s’empare enfin du pouvoir. Poutine peut laisser Trump répandre l’illusion que l’Amérique a gardé un pied dans la porte en Syrie.

5 - La durée de vie d’un missile Tomawak est limitée et il est plus économique de le tirer plutôt que de le détruire. En en tirant 50, Trump a montré ses muscles sans prendre de grands risques. Toutefois, l’autorisation donnée par Poutine à cette frappe ne sera pas sans contreparties. Sans doute faut il attendre ces dernières là où on l’on s’y attend le moins : en Ukraine.   

Posté le 7 avril 2017 à 15h28 par Michel Janva | Lien permanent

Donald Trump prisonnier des néoconservateurs ?

C'est ce que laisse entendre cet article :

"Après la première séance publique du House Intelligence Committee sur les ingérences de la Russie (tenue le 20 mars en présence des directeurs du FBI et de la NSA), le commentateur ultraconservateur Rush Limbaugh, pessimiste, avait résumé le message du deep state à Trump : « Laisse les républicains de Washington diriger… sinon, c’est l’impeachment ! » Il est vrai que les efficaces arguments du camp Pelosi avaient un goût de réquisitoire en déchéance, tandis que les républicains, divisés, soutenaient Trump comme la corde soutient le pendu.

Il était clair, depuis deux mois, que le sénateur McCain, président-en-réserve-de-la-république-et-candidat-des-médias, avait kidnappé la politique étrangère américaine, se déplaçant en Ukraine, dans les pays baltes, au Proche-Orient, l’équipe de Trump (Rex Tillerson inclus) étant réduite à faire de la figuration.

Or, en cette semaine d’importance (visite du général al-Sisi, puis celle du roi Abdallah de Jordanie, et surtout celle du président chinois Xi Jinping), Trump embrasse avidement la thèse du bombardement-chimique-du-tyran-Assad et indique un changement de sentiment à son égard, cependant que son ambassadrice aux Nations unies admoneste la Russie, puis il exclut du National Security Council son fidèle allié Steve Bannon, pourtant idéologue du trumpisme (son plan : « refonte de la Sécurité, relance du nationalisme économique, déconstruction de l’état administratif »). Et l’on apprend, le 6 avril, du Speaker Paul Ryan, que le président du House Intelligence Committee, Devin Nunes, se récuse à son tour dans l’enquête sur les ingérences de la Russie. (Nunes a récemment levé le lièvre « Obamagate » sur les surveillances orchestrées sur Trump et son équipe. Serait-il un agent russe ?)

Victoire des sénateurs McCain et Graham, qui décernent maintenant une série de « bons points » à Trump sur les grandes chaînes… lui offrant son carnet de route : il faut maintenant geler une partie du territoire aérien syrien, bombarder les bases aériennes, et les Russes devront suivre, sinon tant pis pour eux…

Il est intéressant de noter que les Saoudiens sont passés il y a peu par Washington et qu’ils n’ont pas tari d’éloges sur Donald Trump, se livrant à une comparaison flatteuse pour lui avec Obama, insistant sur le sens des affaires de Trump et sa capacité à relancer la croissance. Le 24 mars, sur Fox News, le ministre des Affaires étrangères, Adel ben Ahmed al-Joubeir, disait de Trump : « C’est un être humain exceptionnel, il a une vision, il comprend le rôle du leadership américain dans le monde. » Puis, parlant de l’Iran et de la Corée du Nord : « Quand on [Obama, ndlr] laisse un vide, il se comble. »

La tactique du « parti unique » est simple : Nunes disparaissant de l’enquête sur la Russie de la Chambre, la commission du Sénat entamant ses travaux sur le même dossier, la seule chance de Trump d’éviter l’impeachment est de faire ce que les néocons lui diront de faire. S’il est bien sage, ils pousseront le bouton « Obamagate » et lui conserveront le pouvoir, et son gendre et prochaine victime, Jared Kushner, pourra rester… à une condition : annuler le plan de « nationalisme économique ». Charles Gasparino, journaliste économique de Fox News, précisait le 5 avril : « En matière de libre-échange, il semble que le président soit ramené au centre par son conseiller économique Gary Cohn, lui-même intime de Kushner. » Washington vaut bien une messe…"

Posté le 7 avril 2017 à 15h19 par Michel Janva | Lien permanent

Poutine dénonce l'agression américaine et demande une réunion de l'ONU

C8yK775UQAAPfzESuite à l'attaque américaine en Syrie, le président russe Vladimir Poutine a déclaré via son porte-parole :

"Le président Poutine considère les frappes américaines contre la Syrie comme une agression contre un Etat souverain en violation des normes du droit international, (se fondant) sur des prétextes inventés".

Cette frappe américaine risque d'affaiblir les efforts pour combattre le terrorisme, a déclaré le législateur russe Viktor Ozerov. La Russie va demander la tenue d'une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, a ajouté le chef de la commission de défense de la Chambre haute du Parlement russe.

Posté le 7 avril 2017 à 08h21 par Michel Janva | Lien permanent

Attaque américaine en Syrie : dans quel but ?

5107231_6_6b90_donald-trump-s-apprete-a-faire-une_41744b74b743133fdd017508b990a168Donald Trump a déclenché jeudi soir des frappes contre la Syrie en riposte à une attaque chimique présumée imputée à Bachar el-Assad. Ces frappes, première opération militaire des États-Unis contre le régime syrien, ont été menées avec 59 missiles de croisière Tomahawk, visant la base aérienne de Shayrat «associée au programme» d'armes chimiques de Damas et «directement liée» aux événements de mardi.

Mardi, un raid (trop ?) rapidement imputé à l'armée syrienne contre la localité de Khan Cheikhoun dans le nord-ouest de la Syrie a fait au moins 86 morts, dont 27 enfants, et provoqué une indignation internationale. Dans une adresse solennelle à la télévision, Donald Trump a affirmé que ces opérations étaient «dans l'intérêt vital de la sécurité nationale» des États-Unis. Le visage grave, le président républicain a affirmé que l'Amérique était «synonyme de justice», appelant les «nations civilisées» à mettre fin au bain de sang en Syrie. Donald Trump a encore accusé «le dictateur syrien Bachar el-Assad (d'avoir) lancé une horrible attaque avec des armes chimiques contre des civils innocents en utilisant un agent neurotoxique mortel».

Washington a prévenu Moscou à l'avance de ces frappes. Mais la Russie avait mis en garde les États-Unis. À l'issue d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU qui débattait depuis deux jours d'une résolution de condamnation de l'attaque, l'ambassadeur russe Vladimir Safronkov avait en effet averti des «conséquences négatives» en cas d'intervention militaire. Avec cette frappe, Donald Trump a pris la mesure militaire américaine la plus directe depuis le début de la guerre en Syrie il y a six ans. Barack Obama avait abandonné l’idée des frappes sur la Syrie en 2013. Jusqu’à présent, Donald Trump semblait revenir sur les ardeurs guerrières de l’ère Obama Clinton pour s’entendre avec Poutine. Aujourd’hui il fait prendre à son ambassadrice à l’ONU des postures de défi. 

De fait, on ne sait toujours pas qui a utilisé en 2013 en Syrie le gaz Sarin, bien que l’affaire ait permis à l’Occident de soutenir les rebelles dits modérés, dont Al Nosra. Cette fois encore Bachar el Assad se trouve accusé, unanimement, sans preuves

Sur Europe 1, Frédéric Pichon déclare :

"J'ai vu les chancelleries s'engouffrer avec beaucoup d'empressement dans un narratif qui accusait l'utilisation par Assad d'agents chimiques (...). Avec l'élection de Trump les Etats-Unis convergent sur un narratif russe qui est que Bachar Al-assad peut et doit rester au pouvoir. Donald Trump l'avait rappelé la semaine précédente. Depuis la chute d'Alep le régime avait le vent en poupe, et cet incident renverse totalement la situation, Assad redevient le paria de la communauté internationale, repart un peu à zéro en quelque sorte. On a l'impression que ça fait six ans que ça dure et qu'on ne sortira pas de cette opposition entre Occidentaux et Russes/Chinois de l'autre".

"Il y a toujours la même question de savoir qui on met à la place d'Assad ou, en tout cas, du système politico-militaire en Syrie en cas d'éviction d'Assad. Ce sont toujours les mêmes problèmes qui se posent et ça fait six ans que ça dure"

Cette affaire intervient dans un contexte particulier : la communauté diplomatique internationale, y compris en France et aux Etats-Unis, venait de faire savoir que le retrait de Bachar el Assad n’était plus un préalable au commencement de discussions sérieuses en vue d’un règlement politique. Dans ces circonstances, prendre le risque d’utiliser des armes chimiques était une profonde imbécillité pour le chef de l'Etat syrien... Alors, à qui profite ce crime ? L'attaque chimique a eu lieu la veille de la réunion de Bruxelles consacrée à la reconstruction de la Syrie, où d'aucuns craignaient qu'Assad ne regagne sa légitimité. Cette accusation d'utilisation d'armes chimiques vient ruiner en grande partie les efforts de la Russie pour réintégrer Damas dans la communauté internationale et faire converger les Occidentaux sur la priorité à l'éradication d'Al Qaïda et de l'Etat islamique.

Qu’y a-t-il donc derrière cette attaque américaine qui risque d'aggraver le chaos en Syrie ? S'agit-il de politique internationale ou de politique intérieure ? Une simple esbroufe pour montrer qu’il n’est pas l’ami de Poutine qu’on l’accusait d’être ? Une aventure qui ferait plaisir à la fois aux faucons israéliens, dont il a recherché les faveurs déjà par le choix de l’ambassadeur à Jérusalem, et au complexe militaro-industriel ? 

Posté le 7 avril 2017 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

06 avril 2017

Donald Trump choisit un chrétien pro-vie pour la Défense

Capture d’écran 2017-04-06 à 19.47.17Le président Trump a choisi un membre du Tea Party, un chrétien conservateur pro-vie et un ancien chirurgien de l'armée américaine, comme secrétaire à la Défense. S'il est approuvé par le Sénat, le sénateur de l'État du Tennessee, Mark Green, comblerait le poste occupé par Eric Fanning, nommé en 2016 par l'ancien président Obama surtout pour son homosexualité revendiquée.

Green, qui est devenu sénateur en 2012, pro-Reagan, est un conservateur chrétien, un vétéran, un père de 2 enfants, un mari et un homme d'affaires, ancien officier de l'armée et diplômé de West Point, populaire parmi les républicains du Tea Party.

La sélection de Green vient après celle de l'homme d'affaire Vincent Viola, qui a renoncé à sa nomination le mois dernier, ne pouvant pas abandonner ses affaires suffisamment.

Le lobby LGBTQ craignent que Green ait parrainé le projet de loi SB 127 qui cherchait à protéger les chefs d'entreprises pour qu'ils ne violent pas leur conscience religieuse et morale en participant à des cérémonies homosexuelles.

Posté le 6 avril 2017 à 19h55 par Michel Janva | Lien permanent

31 mars 2017

Le Congrès abroge le financement public du Planning familial

Le Congrès américain a abrogé jeudi une directive d'Obama destinée à sanctuariser les financements publics du planning familial. Le Sénat a adopté la mesure de justesse, après un vote à 50-50 départagé par le vice-président Mike Pence. La Chambre des représentants avait approuvé le texte en février. Il ne reste plus qu'au président Donald Trump à le promulguer.

Une douzaine d'Etats gouvernés par les républicains avaient voté localement pour interdire le transfert d'argent public à toute clinique qui pratique des avortements. L'administration Obama avait signé en décembre dernier une directive interdisant ce type de mesures de rétorsion. L'élue républicaine Diane Black, du Tennessee, s'est félicitée :

«Les femmes vulnérables qui cherchent de véritables soins de santé généralistes méritent mieux que des établissements centrés sur l'avortement comme Planned Parenthood».

Dans le même temps, la campagne de Carême des 40 Days for Life annonce que 251 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement au 28ème jour de la campagne (mardi 28 mars) !

Posté le 31 mars 2017 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent

29 mars 2017

Arizona : le retour de l'or et de l'argent

Lu dans Les 4 Vérités :

"[...] Le 9 mars dernier, le sénat de l’Arizona a adopté une loi donnant (ou plutôt redonnant) cours légal à l’or et à l’argent. Concrètement, cela signifie que l’or et l’argent redeviennent des monnaies – concurrentes du dollar. Or, tout le monde sait que le dollar et l’euro sont, en réalité, des fausses monnaies. Non pas au sens où elles seraient illégales, mais au sens où les États et les banques centrales manipulent leur valeur à l’envi. Par conséquent, reconnaître la valeur monétaire des métaux précieux est littéralement révolutionnaire : cela permet aux citoyens de se protéger contre les manipulations monétaires de leurs dirigeants. Selon toute vraisemblance, cela va soit chasser le dollar, soit, plus vraisemblablement, forcer ce dernier à flotter réellement sans manipulation. Accepter l’or comme monnaie interdit, en effet, l’usage de la planche à billets : si la Fed s’y aventure, tous les citoyens de l’Arizona vont se ruer vers l’or, si j’ose dire, et abandonner le dollar.

L’intérêt de cette décision, c’est qu’elle « risque » d’être contagieuse. Si un État accepte l’or comme monnaie, tôt ou tard, tous les États des États-Unis seront contraints d’en faire autant. Et, tôt ou tard, tous les pays seront contraints d’en faire autant. Mais c’est une bienheureuse contrainte. C’est – osons le paradoxe – une contrainte libératrice, car elle libère les agents économiques de la menace permanente de la manipulation étatique. Alors que l’or peut faire voler en éclats le monopole des banques centrales. Par ailleurs, le retour de l’or comme monnaie légale supprime aussi l’avantage indu du dollar comme principale monnaie d’échange – en particulier pour les matières premières – et donc la possibilité pour les États-Unis de faire payer leur planche à billets aux autres pays. Cela coupe aussi toute possibilité de faire valoir l’extraterritorialité du droit américain, plaçant de facto toute personne commerçant en dollar sous la loi américaine. [...]"

Posté le 29 mars 2017 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

27 mars 2017

Comment Poutine a gagné la guerre sans la faire

Capture d’écran 2017-03-26 à 18.37.17Thomas Flichy de La Neuville et Eloi Minjoulat-Rey signent un petit ouvrage de géopolitique intitulé Et la Russie sortit du tombeau, aux éditions Terra Mare. Le nouveau président des États-unis a récemment entamé des pourparlers avec la Russie. Les auteurs montrent que ce rapprochement russo-américain n’a rien d’inhabituel. Déjà, en 1863, la marine impériale russe était accueillie en grande pompe à New York. La Russie soutenait alors l’Union contre la Grande-Bretagne.

Cherchant à se désenclaver, la Russie s'est aussi rapprochée de la Turquie pour accentuer sa présence navale en Méditerranée orientale. Poutine a cherché à constituer un angle russe en Syrie, Égypte et Libye tout en s’implantant au Maroc. Au Levant, Vladimir Poutine s’est imposé comme le pivot des négociations. Mais la Russie ne s’arrête pas là puisqu'elle négocie également avec Israël, l’Arabie Saoudite, l’Inde ou encore le Japon, de façon à mettre fin à l’unilatéralisme américain. Dans cette affaire, c'est l'Union européenne qui risque de se retrouver bien isolée. Extrait :

"Hier, la France décidait de suspendre certaines exportations agricoles vers la Russie. Aujourd'hui, la Russie, fortifiée par ce jeûne forcé, est en passe de redevenir la grande puissance agricole qu'elle avait été avant 1917 : ses exportations agricoles lui rapportent davantage que les ventes d'armes. Pour M. Obama, qui a soutenu avec une grande constance les groupes djihadistes du Moyen-Orient à l'encontre de la Russie, le bilan de fin de règne est pour le moins amer : non seulement les Etats-Unis ont échoué à se rapprocher efficacement de l'Iran, mais encore, ils ont perdu leur seule carte maîtresse dans la région : la Turquie."

Posté le 27 mars 2017 à 11h29 par Michel Janva | Lien permanent

25 mars 2017

Report de la fin de l'ObamaCare

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le vote des députés américains sur l’Obamacare a d’abord été reporté, puis finalement abandonné, hier, faute de majorité. Il va de soi que tous les anti-Trump de la terre soulignent triomphalement cette « lourde défaite » du président américain.

Pourtant tous les députés républicains sont contre l’Obamacare, et ils sont majoritaires… Mais le projet de réforme est rejeté tant par ceux qui trouvent qu’il va trop loin que par ceux qui trouvent qu’il ne va pas assez loin…

Il est difficile d’imaginer qu’on puisse en rester là… D’autant que cette sécurité sociale imposée par Obama est contraire aux traditions américaines de liberté, y compris de la liberté religieuse."

Posté le 25 mars 2017 à 17h27 par Michel Janva | Lien permanent

24 mars 2017

Le Freespeechbus, contre l'idéologie du gender, dérange les extrémistes LGBT

Depuis début mars, un bus de l’association HazteOir parcourt les routes d’Espagne en rappelant les simples caractéristiques physiques d’un garçon et d’une fille. Une façon comme une autre de lutter contre l’idéologie du genre… mais l’association est accusée d’homophobie et d’incitation à la haine – le bus a été violemment caillassé à Pampelune mardi.

Le même bus, mis en place par le National Organization for Marriage, a été vandalisé à New York :

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Brian Brown explique dans cette vidéo en anglais l'intérêt de cette campagne (à laquelle Le Salon Beige participe).

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Ou comment un simple bus parvient à déranger les militants LGBT. Toute la presse étrangère en parle

Ignacio Arsuaga, président de l’association HazteOir, (« Fais-toi entendre », en espagnol), explique à Anne Isbeth dans Présent :

"Notre campagne, « The Bus of Freedom » (Le bus de la liberté), fait référence à l’existence, dans dix communautés autonomes ou régions d’Espagne, de lois faisant la promotion d’un modèle affectif et sexuel particulier, spécifiquement de l’idéologie du genre, pour tous les élèves de toutes les écoles. Il est évident que ces lois violent le droit fondamental des parents à éduquer leurs enfants conformément à leurs convictions et leurs valeurs.

Pourquoi faire cette campagne maintenant ?

La campagne a débuté en novembre avec la sortie du livre Savez-vous ce qu’ils veulent enseigner à votre enfant à l’école ? Les lois d’endoctrinement sexuel en font partie. Début mars nous avons lancé « The Bus of Freedom » parce que ces lois dont nous parlons vont être renforcées l’an prochain. Donc, ces mois sont décisifs pour informer la société espagnole de ce problème, spécialement les parents."

Posté le 24 mars 2017 à 15h38 par Michel Janva | Lien permanent

23 mars 2017

Cour suprême : le juge Neil Gorsuch sera-t-il réellement pro-vie ?

Le juge conservateur Neil Gorsuch est actuellement auditionné par le Sénat et devrait l’être jusqu’à la fin de la semaine, afin que soit confirmée sa nomination à la Cour suprême, opérée par Donald Trump à la fin janvier. Réinformation.tv analyse :

Unknown-19"On a célébré en ce choix du juge fédéral du Colorado, un geste pro-vie – ce qui est globalement une réalité. L’homme est protestant, épiscopalien. Du moins, c’est ce que les media rapportent, car Gorsuch a été élevé, en réalité, dans une foi toute catholique. Un abandon, une évolution ? Au profit de quelles libertés ? De quelles relativités ? C’est de cela dont il faut se soucier.

Un protestant épiscopalien

Plus tôt, ce mois-ci, l’administration Trump avait convoqué deux douzaines de chefs religieux à une réunion privée ayant pour mission de rassembler les soutiens de Neil Gorsuch, candidat à la Cour suprême – ce dernier est un fervent défenseur du 1er amendement de la Constitution, à savoir que l’Etat devrait rarement, ou jamais, contraindre la conscience des croyants. La conversation tourna sur l’origine religieuse de Gorsuch. Il se trouve avéré que le juge a été élevé dans la foi catholique mais fréquente aujourd’hui, avec sa femme et ses enfants, l’église épiscopalienne Saint-John’s à Boulder, dans le Colorado. Une congrégation qui, comme la ville, est politiquement libérale : installe des panneaux solaires, condamne la dure rhétorique contre les musulmans, accueille gais et lesbiennes… Son révérend, une femme, Susan Springer, a assisté à la Marche des Femmes, organisée contre Trump à Denver, le 21 janvier dernier. Phrase d’accueil du site web de la paroisse : « We are an inclusive, Christ-centered community »… Tout est dit.

« Neil Gorsuch est-il un secrètement un libéral ? »

Et ça en embête certains : un éditorial dans The Hill, un journal de Washington, a même titré : « Gorsuch est-il secrètement un libéral ? » Ne faudrait-il pas s’en inquiéter, autant que du Révérend Jeremiah Wright, l’ancien pasteur de Barack Obama ?! Les responsables de l’administration ont encouragé les chefs religieux à mettre de côté ces inquiétudes : Gorsuch doit être jugé sur ses seules opinions judiciaires. Il est vrai qu’elles sont assez louables chez ce républicain de longue date, membre de la « Federalist Society », une importante organisation juridique conservatrice. Il se dit pro-vie, contre l’euthanasie, pour la peine de mort…

Mais comme le faisait remarquer CNN, il n’a jamais conduit de dossier judiciaire sur l’avortement. Il a remarquablement défendu les droits religieux des corporations chrétiennes, en butte au « mandat contraceptif » de l’Obamacare, comme dans l’affaire Hobby Lobby c. Sebelius… Mais il aussi défendu un détenu musulman qui réclamait des aliments hallal ou un prisonnier amérindien dont les gardiens défendaient l’accès à une hutte à sudation – un rituel de la spiritualité amérindienne. « Il pense profondément à la morale, mais il dit que les juges n’ont pas le droit d’imposer leurs opinions aux autres ».

Un défenseur d’une certaine loi naturelle… jusqu’aux limites de la Constitution ?

Oui, il y a dans les gens qu’il a fréquentés, dans les livres qu’il a pu écrire, une réelle promotion de la loi naturelle. On retiendra les louanges qu’il a pu faire de son professeur d’Oxford, John Finnis, ancien membre de la prestigieuse Commission théologique internationale du Vatican et défenseur d’une loi naturelle, arc-bouté contre l’avortement et le mariage homosexuel. Ou son propre livre, écrit en 2006, sur « L’avenir du suicide assisté et l’euthanasie »… « C’est un homme qui a une très haute considération pour la sainteté et la dignité de la vie humaine », avait déclaré le vice-président pour les relations extérieures de l’organisation chrétienne « Focus on the Family ».

Mais sera-t-il, pour autant, réellement pro-vie ? L’avocat Leonard Leo qui conseilla le président sur les nominés à la Cour suprême, a déclaré que la question n’a jamais été explicitement soulevée au cours de leurs discussions. Gorsuch lui-même a mis en garde, en 2006, lors de sa nomination à la Cour d’appel pour le dixième circuit : « Mes vues personnelles, comme j’espère que je l’ai bien fait comprendre, n’ont rien à voir, en tout état de cause, avec l’affaire qui nous occupe. Les plaideurs méritent mieux que cela, la loi exige plus que cela ». Le travail des juge est « d’interpréter la loi, de rendre les décisions basées sur ce que dit le texte, et non sur ce qu’ils croient » avait-il encore dit – une vision « originaliste » de la Constitution, qui ne défend malheureusement pas tout de ce que peut et doit défendre un Chrétien.

Épiscopal ou catholique ?

On ne saura donc trop que penser, in fine. De même, la religion de Gorsuch est un peu « une zone grise », continue l’article de CNN : « s’il était confirmé par le Sénat, Gorsuch serait-il le seul juge protestant de la Cour suprême ou son sixième catholique ? » Ses amis proches et sa famille n’ont pas tous la même réponse… Neil Gorsuch eut, grâce à sa mère irlandaise, une éducation réellement catholique, comme en peut témoigner sa propre tante. Mais il se rapprocha, à la mort de ses parents, de son oncle, le révérend John Gorsuch, prêtre épiscopalien, à la ligne plutôt démocrate – qu’il qualifia d’ailleurs, lundi, de « héros ». Point intéressant : sur le formulaire d’adhésion à la paroisse épiscopalienne, « Holy Conforter », en Virginie, qu’il fréquenta avec sa femme entre 2001 et 2006, il indiqua qu’il était catholique. Et beaucoup de ses proches pensent aujourd’hui ainsi. Même le révérend Susan Springer est incapable de dire si Gorsuch se considère vraiment comme épiscopalien…

« Un homme de pensée large » qui doit rétrécir les espérances ?

Alors, a-t-il épousé les relativismes et les libertés de la progressiste Église épiscopale américaine ? Susan Springer, dans une récente homélie, l’a qualifié « homme de pensée large » – ce qui n’est pas une excellente indication. Le 14 janvier 2016, l’Église épiscopale des États-Unis a été suspendue de la Communion anglicane pour trois ans, parce qu’elle a décidé unilatéralement d’accepter le mariage homosexuel au sein de sa confession. On se rapproche de plus en plus d’une religiosité humanitaire des Droits de l’Homme, qui s’accommode fort bien de la mentalité moderne. Faut-il attendre de ce futur juge à la SCOTUS, autant que ce que certains prétendent ? Un peu, c’est certain. Autant, sûrement pas."

Posté le 23 mars 2017 à 08h13 par Michel Janva | Lien permanent

207 bébés à naître sauvés de l'avortement

La campagne de Carême des 40 Days for Life signale que 207 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement au 22ème jour de la campagne (mercredi 22 mars) !

Posté le 23 mars 2017 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2017

171 bébés à naître sauvés de l’avortement

La campagne de Carême des 40 Days for Life continue à nous transmettre de bonnes nouvelles. 141 enfants à naître ont  été sauvés de l’avortement au 19ème jour de la campagne (dimanche 19 mars) !

Americatho et Riposte Catholique soutiennent la chaîne de prière “de l’arrière” qui, en France notamment, invite à prier une dizaine de chapelet chaque jour et pendant les 40 jours de la campagne (qui se terminera le dimanche des Rameaux) aux intentions de 40 Days for Life. Plus d’un millier de personnes ont rejoint cette chaîne de prière : elle n’attend que vous car il n’est jamais trop tard pour s’y inscrire… Les adhérents reçoivent gracieusement une lettre quotidienne d’information qui donne des informations, des images des vigiles en cours, et les intentions de prière du jour. Si vous souhaitez vous associer à cette chaîne de prière ou recevoir un spécimen de la dernière lettre d’information, signalez-le nous ici en précisant bien : « Je rejoins la chaîne de prière » ou « Je souhaite recevoir la dernière lettre d’information ».

Posté le 21 mars 2017 à 08h54 par Michel Janva | Lien permanent

20 mars 2017

Nouveau "Fake news" médiatique : « Trump a refusé de serrer la main d’Angela Merkel »

Démonté par Dreuz :

Capture d’écran 2017-03-20 à 07.07.44

Capture d’écran 2017-03-20 à 07.08.14Ces médias ont du louper quelques séances de la rencontre :

Capture d’écran 2017-03-20 à 07.09.19 Capture d’écran 2017-03-20 à 07.09.36

Le porte-parole du président américain, Sean Spicer, a rejeté l'idée que Donald Trump aurait volontairement ignoré la chancelière allemande :

"Je ne pense pas qu'il ait entendu la question".

Sur la vidéo, on peut entendre un photographe demander un "handshake" (poignée de main), et voir Angela Merkel se tourner vers le président américain, lui demander s'il est d'accord puis se raviser, Trump restant de marbre.

Donald Trump a également nié cette version des faits, dénonçant des "fake news" : "En dépit de ce que vous avez entendu de la part des FAUSSES NOUVELLES. J'ai eu une EXCELLENTE rencontre avec la Chanclière Angela Merkel":

Posté le 20 mars 2017 à 07h59 par Michel Janva | Lien permanent

17 mars 2017

La vente d'enfants pèse autour de 4 milliards de dollars aux États-Unis

Selon une enquête des Echos :

"Parce qu’ils sont infertiles, gays, concentrés sur leur carrière ou trop âgés, un nombre croissant de couples américains se tournent vers les mères porteuses. De plus en plus de femmes congèlent leurs ovules, voire des embryons. On estime que le « marché des bébés » pèse autour de 4 milliards de dollars aux États-Unis. Et ce n’est qu’un début.

Posté le 17 mars 2017 à 18h03 par Michel Janva | Lien permanent

15 mars 2017

Dictature LGBT : le vent tourne

Aux Etats-Unis :

"Le gouverneur du Dakota du Sud, Dennis Daugaard, a signé la semaine dernière une loi qui stipule que les agences de placement d’enfants à adopter ne peuvent pas être contraintes d’offrir leurs services si c’est en contradiction avec leurs croyances ou leurs convictions morales.

Autrement dit les agences d’adoption peuvent refuser de confier des enfants à des paires de même sexe.

Ainsi au Dakota du Sud ne verra-t-on pas, comme dans le Massachussetts ou l’Illinois ou à Washington, des agences catholiques contraintes de fermer pour ne pas se renier.

Le fait que cette loi ait été adoptée et promulguée semble montrer que le vent est en train de tourner face à la dictature de l’anti-discrimination."

Posté le 15 mars 2017 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent

Interdiction du financement des ONG pro-avortement : le député FN Arnautu défend Trump

Marie-Christine Arnautu est intervenue en séance plénière du Parlement européen au sujet du rétablissement de la politique de Mexico adoptée par les présidents républicains depuis Reagan et interdisant le financement des ONG pro-avortement.

C’est une bonne nouvelle : les États-Unis ne chercheront plus à imposer plus au reste du monde, par le biais d’ONG comme le Planning familial international, des normes politiques héritées de la révolution culturelle de Mai 68. C’est le droit le plus strict des États-Unis de choisir leurs propres critères de financement des ONG.

Les instances européennes, de concert avec les médias et associations politisés, n’ont pas à instrumentaliser cette affaire pour nuire au président américain, démocratiquement élu. Elle dénonce aussi ceux qui sans cesse invoquent le droit international pour forcer les États à se soumettre aux dogmes libertaires et qui, ici, ignorent superbement à la fois la souveraineté des États et les engagements internationaux.

A l’heure où près de 50 millions d’avortement sont pratiqués chaque année à travers le monde, la réduction du recours à l’avortement devrait réellement devenir un objectif de santé publique comme le stipulent les engagements internationaux pris lors Conférence du Caire de 1994.

Posté le 15 mars 2017 à 17h01 par Michel Janva | Lien permanent

11 mars 2017

Lois pro-vie dans le Wyoming

Unknown-12Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le gouverneur du Wyoming, Matt Mead, a signé jeudi deux lois pro-vie. Elles sont très limitées, mais sont les premières depuis 28 ans dans cet Etat.

La loi 182 stipule que le médecin qui va pratiquer un avortement doit « informer la patiente de l’opportunité de voir une échographie de l’enfant non né et d’entendre les battements du cœur de l’enfant non né ».

La loi 116 fait de la vente, de l’envoi ou de la distribution de parties de fœtus avortés un crime.

Il y a aujourd’hui trois avortoirs dans le Wyoming, dont un du Planning familial au cœur du scandale sur le trafic de tissus et d’organes de fœtus."

En France, l'Inserm utilise des foetus avortés pour ses expériences.

Posté le 11 mars 2017 à 20h39 par Michel Janva | Lien permanent

10 mars 2017

40 Days for Life : 51 enfants à naître sauvés de l’avortement

De Daniel Hamiche :

"Lancée le mercredi des Cendres dernier, la campagne de Carême des 40 Days for Life manifeste déjà une remarquable réussite. Nous apprenons aujourd’hui que 51 enfants à naître ont déjà été sauvés de l’avortement au 9ème jour de la campagne (jeudi 9 mars) !

Americatho et Riposte Catholique soutiennent la chaîne de prière “de l’arrière” qui, en France notamment, invite à prier une dizaine de chapelet chaque jour et pendant les 40 jours de la campagne (qui se terminera le dimanche des Rameaux) aux intentions de 40 Days for Life. Au moins un millier de personnes ont rejoint cette chaîne de prière : elle n’attend que vous ! Les adhérents reçoivent gracieusement une lettre quotidienne d’information qui donne des informations et des images des vigiles en cours, et les intentions de prière du jour. Si vous souhaitez vous associer à cette chaîne de prière ou recevoir un spécimen de la dernière lettre d’information, signalez-le nous ici en précisant bien : « J’adhère » ou « Je souhaite recevoir la dernière lettre d’information ». Merci !"

Posté le 10 mars 2017 à 15h49 par Michel Janva | Lien permanent

08 mars 2017

"Dommages collatéraux": vers la fin de l'angélisme occidental ?

Intéressante analyse de Caroline Galacteros, polémologue, géopoliticienne et colonel de réserve, qui revient dans les pages son blog revient sur les biais d'analyse de "nos" medias et de "nos" "experts" quand il s'agit de rendre compte des actions de la coalition dirigée par les Etats-Unis d'une part, de celle appuyant le gouvernement syrien d'autre part. Extraits.

"Telle est la réalité que l’on n’a pas voulu voir et que l’on continue à taire : Il n’y a pas que les Soukhoï, les Migoyan-Gourevitch ou les lance-roquettes multiples Grad fabriqués en Russie qui tuent des innocents. Nos chasseurs-bombardiers Rafale ou nos pièces d’artillerie Caesar de 155 mm qui viennent en soutien de l’infanterie irakienne peuvent aussi faire des morts. La question n’est pas vainement polémique mais fondamentalement politique. Nous devons prendre conscience que la guerre ne peut être une virtualité mise à distance par la technologie. Elle ne peut se faire sur un champ de bataille stérilisé comme la table d’opération d’un chirurgien. La guerre n’est pas qu’un phénomène militaire. Elle s’inscrit dans un contexte politique, économique, social et culturel et en vérité éminemment humain, que l’on ne peut balayer d’un revers de la main, et finalement, nous entretenons avec la guerre une proximité bien plus grande que nous ne voulons le reconnaître. Le monde du 21e siècle n’est pas celui de la fin de la guerre (pas plus que celui d’une “fin de l’Histoire” d’ailleurs). La guerre n’est pas un résidu, une survivance que l’on aurait réussi à endiguer aux confins du monde néolibéral dans des enclaves d’arriération politique qu’il serait possible d’épurer de leurs scories rétrogrades - en l’espèce islamistes - en séparant cette ivraie d’un bon grain civil épargné par nos armements d’une précision chirurgicale. Il nous faut enfin prendre conscience que les décisions de politique étrangère, mais souvent aussi de politique intérieure (pensons en France au cocktail explosif de l’intégration bloquée, de l’immigration continue et de la paupérisation des classes populaires et moyennes) peuvent avoir des conséquences guerrières, donc meurtrières. Les chefs d’Etat et de gouvernement “fabriquent” cette matière que l’on nomme l’Histoire et ne sont pas de simples comptables pour lesquels la complexité historique se réduirait à un équilibre des comptes publics."  

[...] En l’occurrence, Alep n’a pas plus été une “sale guerre” que Mossoul n’a de chances d'être une “guerre propre”. On peut critiquer la brutalité de la tactique russe, celle d’une Armée syrienne historiquement formée et encadrée  par les cadres de l’Armée rouge, mais on ne peut crier au génocide en faisant mine de croire que la Coalition (avec pour chef de file les Etats-Unis…) allait quant à elle pouvoir miraculeusement épargner les populations civiles à Mossoul. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’accabler les Américains ! Les erreurs stratégiques américaines commises depuis 2003 ayant très largement participé à l’éclosion de Daech, il fallait bien que les Etats-Unis soutiennent le gouvernement de Bagdad et les autorités d’Erbil pour reprendre Mossoul, la grande ville sunnite de l’Irak, détruire l’Etat islamique avant de trouver – on en est encore très loin ! – un compromis politique viable offrant aux Sunnites des garanties et des contreparties vis-à-vis de la domination politique chiite."

Posté le 8 mars 2017 à 08h44 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (1)

07 mars 2017

Donald Trump a écrasé au bulldozer les piliers de la culture bobo alter- et ultra-mondialiste

Vivien Hoch, fondateur du Comité Trump France, répond à Breizh-info.com. Extrait :

Images"Donald J. Trump est à l’image de ce qu’il a été depuis juin 2015, quand il a annoncé sa candidature à la surprise générale : un facteur de force et d’enthousiasme. Il redonne à tous ce que le monde occidental a oublié depuis longtemps : la fierté.

Beaucoup de personnes – politiques ou journalistes – ont tenté de marxiser la victoire de Trump. Ce serait à cause de la crise économique, de la mondialisation et du libre-échange que les « classes laborieuses » des régions désindustrialisées ont fait élire Donald J. Trump. Logorrhée journalistique et foutaises marxistes : l’économie ne vient pas avant l’identité. Les Américains n’ont pas peur de ce qui tue le corps, mais de ce qui tue l’âme. 

Donald J. Trump a d’emblée incarné le nouveau système de valeurs et de références à contre-courant de l’hégémonie culturelle de la gauche. Il a écrasé au bulldozer les piliers de la culture bobo alter- et ultra-mondialiste. Son slogan, « America First » veut dire : travaillez et achetez Américain, mais surtout : vivez en Américain.  Par lui et avec lui, le peuple Américain a recréé la démocratie et dressé un bouclier autour de la nation Américaine. C’est la principale attente des Américains. Aucun geste du Président Trump n’a, pour l’instant, contredit cette  attente.

Sa plus grande réussite, c’est d’avoir établit dans le marbre un rapport de force avec les médias et la gauche déjantée qui prétendent tracer les contours du débat public : aujourd’hui, le concept de « Fake News » constitue l’interface de la relation entre les peuples du monde et leurs médias. [...]"

Posté le 7 mars 2017 à 20h58 par Michel Janva | Lien permanent

Steve Bannon, le conseiller de Trump, a lu "Le Camp des saints"

Et le recommande :

C"entre octobre 2015 et avril 2016, le conseiller de Donald Trump, alors patron du site Breitbart News, a évoqué à quatre reprises le roman français dans son émission de radio, relève l’édition américaine du Huffington Post. Face à la question de l’accueil des réfugiés de Syrie et d’ailleurs, Bannon l’affirme : « Ce n’est pas une migration, c’est une invasion. » Et sa réponse, c’est le décret de Donald Trump, publié lundi dans une version révisée. [...]

« Certains ont dit que ce roman apocalyptique français était raciste et nativiste mais on y est au Camp des Saints, n’est-ce pas ? », demande Steve Bannon à un invité, en janvier 2016, accusant les « élites européennes séculaires [sic pour sécularisées, secularized en anglo-américain : visiblement le journaliste de 20 Minutes parle de ce qu'il n'a pas écouté…] de rester passives face à cette invasion islamique », comme dans l’œuvre de Raspail. L’ancien patron de Breitbart News, la vitrine de l’ultra-droite américaine (« alt-right »), évoque alors des spéculations du Forum économique mondial sur une possible vague migratoire « d’un milliard de personnes » en cas de crise économique globale des matières premières.

Pour Bannon, un fervent catholique issu d’une famille d’origine irlandaise, l’Occident « judéo-chrétien » est « en guerre contre le fascisme islamiste djihadiste », comme il l’expliquait via Skype lors d’une conférence au Vatican, en 2014. [...]"

Posté le 7 mars 2017 à 14h23 par Michel Janva | Lien permanent

04 mars 2017

Texas : une loi pour lutter contre l'eugénisme

Unknown-4Le Texas a voté à l'unanimité fin février un texte permettant aux médecins de ne plus informer leurs patientes de l'état de santé de leur foetus.

Ces derniers se justifient par crainte d'un procès :les médecins texans seraient tentés de pousser les mères à avorter dès que le foetus présente un soupçon de handicap. Dans cet état du Sud des États-Unis, les parents d'un nouveau-né peuvent actuellement porter pleine contre les praticiens si la naissance est «non-conforme». C'est sur ce point que les législateurs tentent de revenir.

Le texte doit encore être adopté par le Sénat et la Chambre des représentants de l'État.

Posté le 4 mars 2017 à 17h26 par Michel Janva | Lien permanent

27 février 2017

Campagne de Carême des 40 Days for Life

De Daniel Hamiche sur Riposte catholique :

Capture d’écran 2017-02-27 à 19.09.58"La nouvelle campagne de Carême des 40 Days for Life va commencer le 1er mars, mercredi des Cendres, et se poursuivra jusqu’au 9 avril, dimanche des Rameaux. Pendant ces quarante jours, des vigiles vont se succéder, jour et nuit, 7 jours sur 7, devant des avortoirs dans plus de 340 villes aux États-Unis et dans 30 autres pays. Le but est de sensibiliser sur le « crime abominable » de l’avortement et de le faire reculer, et d’aider les femmes en difficultés à accueillir la vie donnée par Dieu.

Lancée en 2007, ces 40 Days for Life célèbrent, en quelque sorte, leur dixième anniversaire mais, aux États-Unis, dans un contexte tout particulier cette année avec l’arrivée au pouvoir d’un Président et d’un nouveau gouvernement qui soutiennent la défense de la vie.

Comme pour le Carême de l’an passé, Americatho/Riposte Cathlique vous invitent à vous associer à ces 40 Days for Life du 1er mars au 9 avril, en priant chaque jour une dizaine de Je Vous salue Marie aux intentions des 40 Days for Life. Accepterez-vous, cette année encore, de rejoindre notre “chaîne de prière de l’arrière” ? Merci de nous le signaler en répondant ici ! Comme pour les années précédentes, les membres de notre chaîne de prière recevront chaque jour une lettre d’information – adressée gracieusement… – comportant l’intention spécifique du jour, une citation de la Sainte Écriture et les informations saillantes que auront pu être collectées sur le déroulement de la campagne en cours."

Posté le 27 février 2017 à 19h11 par Michel Janva | Lien permanent

24 février 2017

Donald Trump à la Conférence des Conservateurs américains

C5cNL5XWQAQAvfcLa CPAC, Conservative Political Action Conference, est un grand rendez-vous politique, organisé par les conservateurs américains, se déroulant chaque année dans la ville de Washington DC, aux États-Unis. S'y retrouvent les personnalités les plus en vue des différents courants du mouvement conservateur américain, élus, militants ou dirigeants d'organisation, journalistes... Une sorte de rendez-vous de Béziers mais au format américain... 

Donald Trump s'y est rendu. C'est le premier président à s'y rendre depuis Reagan.

Il a cité notre bonne ville de Paris... :

"La sécurité nationale commence par la sécurité aux frontières. Les terroristes étrangers ne pourront pas frapper l'Amérique s'ils ne peuvent entrer dans notre pays". "Regardez ce qui se passe en Europe! Regardez ce qui passe en Europe!"

"J'ai un ami, c'est quelqu'un de très très important. Il adore la Ville lumière. Pendant des années, tous les étés, il allait à Paris, avec sa femme et sa famille".

"Je ne l'avais pas vu depuis longtemps et j'ai dit 'Jim, comment va Paris ?'; 'Je n'y vais plus. Paris n'est plus Paris'". "Il n'aurait jamais raté une occasion. Aujourd'hui, il n'envisage même plus d'y aller".

Posté le 24 février 2017 à 20h51 par Michel Janva | Lien permanent

23 février 2017

Etats-Unis : les toilettes pour les transgenres, c'est fini

Unknown-10L'administration du président américain Donald Trump a annoncé hier qu'elle mettait fin à un dispositif fédéral de protection des droits étudiants transgenres.

Les ministères de la Justice et de l'Education ont publié un communiqué indiquant qu'ils "retiraient les recommandations faites au titre de l'article IX (anti-discrimination, ndlr) en 2015 et 2016", sur l'accès à des installations non mixtes, comme des vestiaires ou des toilettes par exemple. 

Il revient donc aux Etats fédérés et aux districts scolaires de trancher dans ce qui avait été surnommé "la guerre des toilettes". Elle avait été déclenchée par le gouverneur de Caroline du Nord, qui imposait notamment l'utilisation des toilettes publiques en fonction de l'identité sexuelle et non de l'identité de genre. Barack Obama avait pris le parti ubuesque de mettre en oeuvre des mesures fédérales au titre de l'article IX permettant aux écoliers et étudiants de se rendre dans les toilettes et les vestiaires du genre avec lequel ils s'identifient et non pas celui qui est sur leur acte de naissance.

Posté le 23 février 2017 à 07h03 par Michel Janva | Lien permanent

20 février 2017

Démission de Michael Flynn : le recours au Logan Act pourrait faire comparaître les membres du groupe Bilderberg

Intéressante analyse de Réinformation.tv :

Unknown-37"Après la démission de Michael Flynn lundi dernier, tombé sous le coup du Logan Act, une loi de 1799 à laquelle personne jusqu’ici n’avait eu recours, les Démocrates, les globalistes, les médias assermentés à l’establishment, en un mot toutes les forces d’agitation anti-Trump s’aventurent sur un terrain miné. Car nombreux sont ceux qui, parmi eux, pourraient se retrouver derrière les barreaux !

Michael Flynn poussé à la démission par l’establishment américain

Michael Flynn a été poussé à la démission de son poste de conseiller à la sécurité nationale parce qu’il aurait laissé entendre fin décembre à l’ambassadeur russe, lors d’une conversation téléphonique, que les Etats-Unis abandonneraient les sanctions d’Obama à l’égard de la Russie, une fois Trump au pouvoir. Même si le détail de cette conversation n’est pas clair, Michael Flynn a soulevé contre lui l’opposition virulente des propagandistes et du monde politique anti-Trump. Leur arme : le Logan Act, une loi qui interdit à un citoyen sans permission officielle des autorités américaines d’influencer les décisions politiques d’un pays étranger. Lundi dernier, les Démocrates demandaient au président du House Oversight and Government Reform committee, Jason Chaffetz, de poursuivre les investigations sur Flynn. Mais ont-ils choisi la bonne stratégie ? Barack Obama et Nancy Pelosi, la chef de file des Démocrates, pourraient bien en faire les frais.

Le recours au Logan Act : un jeu à double tranchant

En 2008, sous la présidence de Bush, le sénateur Obama se rendit en Irak « en privé » pour tenter de persuader les dirigeants irakiens de reporter après les élections, un accord sur le retrait de la présence militaire américaine, sans l’accord de Bush bien sûr. A l’époque, malgré la violation manifeste du Logan Act, les médias n’avaient rien dit. Dans le même ordre d’idées, Nancy Pelosi se rendit en 2007 en Israël et en Syrie. A Damas, elle aurait dit au président syrien Bashar al Assad que les dirigeants israéliens étaient prêts à engager des négociations de paix. Ces derniers restèrent abasourdis, et le département d’Etat américain dut présenter ses excuses pour cette visite, demandant à Pelosi de ne plus se mêler des affaires de la Syrie ou de tout autre pays. Beaucoup de confrères de Pelosi pourraient aussi bien être poursuivis au nom du Logan Act : « Si Flynn a eu des entretiens avec Kislyak, et par là-même, avec les Russes (…), il faut vite oublier le Logan Act parce que la moitié du Congrès depuis les années 1980 serait en prison si le Logan Act était appliqué », explique Ed Turzanski, membre du Foreign Policy Research Institute.

Le groupe Bilderberg dans le viseur du Logan Act

Et que dire du très secret groupe Bilderberg, ce puissant réseau qui rassemble des mondialistes plus ou moins connus dans les sphères diplomatiques, économiques, politiques ou médiatiques ? « C’est illégal, déclarait l’animateur de radio Alex Jones ; des représentants du gouvernement qui rencontrent des intérêts privés ou des représentants d’autres gouvernements et discutent de sujets politiques, cela constitue une violation du Logan Act ». Chaque année, de nombreux Américains éminents participent à ce sommet secret. Aucun d’entre eux n’a jamais été poursuivi. En 2014, Diederik Samson, dirigeant du parti travailliste néerlandais, invité au sommet Bilderberg à Copenhague, reconnut ouvertement que les participants cherchaient à influencer les décisions politiques, bien que le groupe le nie officiellement.

On pourrait multiplier les exemples ! David Rockefeller, une des figures en vue du Council on Foreign Relations, se vante dans son autobiographie d’être un mondialiste, conspirant, avec des complicités étrangères, en vue de la construction d’une structure politique et économique globale. Et on ne compte plus les visites de l’ancien secrétaire d’Etat, adepte du « nouvel ordre mondial », Henry Kissinger aux dirigeants étrangers, en particulier à Vladimir Poutine et au dictateur chinois.

Démission de Michael Flynn : on se trompe d’accusé

En définitive, Démocrates et médias se sont ridiculisés dans l’affaire Flynn : celui-ci n’était pas une « personne privée », mais bien un haut-fonctionnaire du président entrant. En revanche, ce récent recours au Logan Act pourrait donner des idées à l’Attorney General américain, Jeff Sessions qui, au nom de cette même loi, pourrait citer à comparaître les membres du groupe Bilderberg !"

Posté le 20 février 2017 à 08h59 par Michel Janva | Lien permanent

19 février 2017

Jane Roe, RIP

Couv-Jane-Roe-AboWebNorma McCorvey, la “Jane Roe” de l’arrêt Roe contre Wade de la Cour suprême des États-Unis, a été rappelée à Dieu hier, samedi 18 février, dans sa 70ème année.

Il y a près de douze ans, Daniel Hamiche fit paraître dans L’Homme Nouveau, sous le titre « Culture de vie : nouvelle frontière de l’Amérique », un dossier consacré à l’arrêt du 23 janvier 1973 de la Cour suprême des États-Unis, Roe contre Wade, qui rendait constitutionnel le “droit” à l’avortement. Il y raconte l’histoire de Norma McCorvey, la “Jane Roe” de l’arrêt, qu’on manipula pour faire passer cet arrêt de mort, puis celle de sa prise de conscience du « crime abominable » de l’avortement, et enfin de sa conversion au catholicisme et au combat pro-vie.

Puis, les Éditions de L’Homme Nouveau publièrent en français son témoignage de première main sur la manipulation qui a abouti à l’arrêt sinistre de la Cour suprême et celui de l’histoire extraordinaire d’une conversion. Won by Love fut ainsi édité en français sous le titre L’Affaire Jane Roe. C’est vraiment un livre “événement” qui s’adresse à tous les défenseurs de la vie. 

A l'époque, cette mère célibataire à la vie compliquée, enceinte pour la troisième fois, avait attaqué la constitutionnalité de la législation texane, qui faisait de l'avortement un crime (il n'était possible d'avorter que si la vie de la mère était en danger). Quarante ans après, Norma McCorvey est devenue une fervente porte-parole de la lutte contre l'interruption volontaire de grossesse. Et ce, après s'être convertie au catholicisme, au cours d'un baptême dans une piscine, diffusé à la télévision. Norma McCorvey, activiste malgré elle, est devenue l'icône du droit à l'avortemement sans en avoir jamais subi elle-même (son troisième enfant est né quand l'arrêt de la Cour Suprême n'était pas encore rendu). Elle a par la suite affirmé avoir été «stupide» et surtout manipulée par ses avocates qui ne pensaient qu'à leur carrière et l'avaient ensuite abandonnée à son sort.

Posté le 19 février 2017 à 16h36 par Michel Janva | Lien permanent

18 février 2017

24 février : conférence d'André Bercoff à Toulouse

Affiche Bercoff

Posté le 18 février 2017 à 09h19 par Michel Janva | Lien permanent

17 février 2017

Traduction française d'une vidéo américaine sur la vente de foetus humains par le Planning familial

Vous reprendrez bien un peu d'informations constituant autant de délits d'entraves à l'avortement :

Posté le 17 février 2017 à 18h31 par Michel Janva | Lien permanent

15 février 2017

Réfugiés : Devrait-on accorder un statut prioritaire aux chrétiens ?

Communiqué de Bill Donohue, de la Catholic League des États-Unis, le 31 janvier, c’est-à-dire avant l’imbroglio politico-juridique qu’a créé le décret présidentiel de Trump imposant un moratoire à l’accueil de réfugiés de pays reconnus comme « particulièrement préoccupants » par le Président… Obama. Traduction par Christianophobie Hebdo :

Unknown-30"En novembre 2015, le Président Barack Obama avait déclaré, lors d’une conférence de presse du G20, que la proposition d’accorder un statut prioritaire aux réfugiés chrétiens de Syrie était « honteuse ». Il déclara : « Nous n’appliquons pas de critère religieux à notre compassion ». Maintenant il critique le Président Donald Trump pour faire bon usage de cette initiative. Ce qui est vraiment honteux, c’est l’hypocrisie d’Obama et celle de ses supporters. Selon la logique des critiques de Trump, Obama a utilisé un critère religieux pour empêcher les réfugiés chrétiens syriens d’entrer aux États-Unis, et c’est ce que Trump tente aujourd’hui de rectifier.

En outre, ces réfugiés le sont devenus en grande partie à cause de l’échec de la politique d’Obama au Moyen-Orient. La politique d’Obama d’accorder un statut prioritaire aux musulmans a été si flagrante qu’elle a attiré l’attention de Daniel Manion, juge à la Cour d’appel des États-Unis. En novembre, il a exprimé sa préoccupation sur l’absence quasiment totale de chrétiens parmi les réfugiés chrétiens. Il a remarqué que « sur les près de 11 000 réfugiés admis jusqu’à la mi septembre, seuls 56 étaient chrétiens ». Il a remarqué aussi qu’alors que « peut-être 10 % de la population syrienne sont composés de chrétiens, il n’y a eu d’admis aux États-Unis cette année que 0,5 % de réfugiés chrétiens ».

Ce n’est pas convaincant de dire qu’Obama n’a pas explicitement utilisé un critère religieux contre les chrétiens. Ses défenseurs ne peuvent pas gagner sur les deux tableaux. Si Obama n’a pas utilisé de critère religieux, alors Trump non plus – il n’y a pas de proscription des musulmans. Le décret présidentiel de Trump a été rédigé pour bloquer les réfugiés de Syrie et de six autres nations dirigées par des musulmans – il ne cible pas les musulmans. Car s’il y avait une « proscription des musulmans » [« Muslim Ban »], alors toutes les nations majoritairement musulmanes auraient été désignées. Elles ne l’ont pas été.

Devrait-on accorder un statut prioritaire aux chrétiens ? Absolument. Et pour une raison primordiale : ce sont les gens les plus persécutés sur terre. Ce n’est pas de la compassion que de traiter sur un pied d’égalité toutes les religions quand la répartition des victimes de la persécution religieuse – et les raisons de ces persécutions – sont si énormément inégales. Des millions de chrétiens ont été tués sous Hitler mais ils ne furent pas objets d’un génocide comme le furent 6 millions de juifs. Cela fait une différence. […] Pew Research Center signale une étude d’octobre dernier où l’on découvre qu’une majorité d’Américains estime que les États-Unis ne sont pas obligés d’accepter les réfugiés venant de Syrie. Bien sûr, des décisions sur un sujet d’une telle importance humanitaire ne peuvent pas être orientées que sur des sondages : les aspects moraux exigent un traitement présidentiel. Peu importe. Les résultats de cette étude devraient modérer ceux qui affirment désormais que le Président Trump a ouvert la boîte de Pandore : il fait ce que le peuple veut. En outre, cette boîte a été ouverte par Obama, lorsqu’il a accordé un traitement préférentiel aux réfugiés musulmans, victimes […] de ses décisions désastreuses en matière de politique étrangère. Le correctif apporté par Trump est une réponse directe à ces réalités."

Posté le 15 février 2017 à 08h58 par Michel Janva | Lien permanent

10 février 2017

Steve Bannon, le "Patrick Buisson" américain

Steve Bannon, ancien président exécutif de Breitbart News LLC, fut directeur de campagne de Donald Trump et est désormais conseiller stratégique du président. Voici l'extrait d'un article de Philippe Gélie dans Le Figaro. Le parallèle avec Patrick Buisson, qui dit la même chose sur cette fin du cycle des Lumières, est frappant :

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Posté le 10 février 2017 à 15h50 par Michel Janva | Lien permanent

Etats-Unis : Tom Price confirmé à la Santé

C4TsYsPW8AEXUC_The Marche for Life félicite le nouveau Secrétaire d'Etat à la Santé. Tom Price est un protestant évangélique, fervent partisan au Congrès d’une politique chrétienne en matière d’avortement et de mariage.

Le Sénat a confirmé sa nomination par 52 voix contre 47.

Tom Price, chirurgien orthopédique de formation, va pouvoir réécrire l'Affordable Care Act de 2010, aussi dénommée Obamacare, qui a permis le financement obligatoire de la culture de mort sur fonds publics. Il devrait aider les républicains, majoritaire au Congrès, qui travaillent déjà sur un texte de remplacement à l'Obamacare que le nouveau président des États-Unis Donald Trump a promis d'abroger. Membre de la Chambre des représentants depuis 2005 et actuel président de sa commission du budget, Tom Price a travaillé sur des textes pour remplacer l'Obamacare par des crédits d'impôts permettant de souscrire à une assurance maladie.

Posté le 10 février 2017 à 15h08 par Michel Janva | Lien permanent

09 février 2017

Immigration : Les Européens sont d'accord avec Donald Trump

Après le décret Trump interdisant temporairement l’entrée aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays musulmans, Chatham House, « l’Institut royal des affaires internationales », a voulu savoir ce qu’en pensaient les citoyens européens. C'est sans appel :

« Nous appuyant sur un nouveau sondage, et unique, de Chatham House auprès de plus de 10.000 personnes de 10 Etats européens, nous pouvons donner un éclairage nouveau sur ce que les gens pensent des migrations en provenance de pays musulmans. Nos résultats sont frappants et donnent à réfléchir. Ils indiquent que l'opposition à toute migration supplémentaire en provenance des Etats majoritairement musulmans n'est en aucun cas limitée à l'électorat de Trump aux États-Unis, mais est assez répandue. »

"Assez" voire "très" répandue. A la question "Etes-vous d’accord avec cette affirmation : « Toute nouvelle immigration de pays majoritairement musulmans doit être stoppée » ?" Les réponses sont en bleu : oui, en vert : sans opinion, en rouge : non.

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Posté le 9 février 2017 à 17h30 par Michel Janva | Lien permanent

08 février 2017

Les 3/4 des Américains veulent restreindre l'avortement

Lu sur Famille chrétienne :

"Près de trois Américains sur quatre (74 %), dont une majorité de militants prochoice (54 %), sont favorables à la mise en place de restrictions significatives de l’avortement, selon un sondage réalisé par le Marist Poll, un institut de sondage situé au collège des maristes à New York, pour les Chevaliers de Colomb, dont les résultats ont été publiés en janvier dernier. 22 % des Américains souhaitent limiter l’avortement aux trois premiers mois de la grossesse et 30 % au seul cas de viol, d’inceste ou pour sauver la vie de la mère. Près de six Américains sur dix appuient l’interdiction des avortements après vingt semaines de grossesse (59 % contre 53 % en avril).

[...] La moitié des Américains pensent que l’avortement a un impact négatif (50 %) à long terme sur la vie d’une femme, et près d’un sur cinq se dit incertain sur cet impact (19 %). Près de six Américains sur dix estiment que l’avortement est moralement mauvais (81 % de républicains, 40 % de démocrates).

Malgré ces résultats plutôt favorables au mouvement prolife, les Américains restent en majorité prochoice à 52 %, contre 42 % pour les prolife. 6 % des Américains sont sans avis sur la question. Mais les militants prolife sont plus attachés à leurs convictions : six Américains prolife sur dix s’identifient fortement à leur position, contre 52 % chez les prochoice

Posté le 8 février 2017 à 22h19 par Michel Janva | Lien permanent

Betsy DeVos nommée ministre de l’Education des Etats-Unis

LIl s’agissait hier de confirmer  au Sénat la nomination par Donald Trump de Betsy DeVos comme ministre de l’Education.

Betsy DeVos est connue comme une militante de la liberté scolaire absolue : elle veut établir le chèque éducation permettant le libre choix de l’école, y compris l’école à la maison. A titre de comparaison, c'est un peu comme si Anne Coffinier prenait la place de Najat Belkacem....

Jusque chez les républicains, Betsy DeVos était contestée. Alors que les gauchistes manifestaient dehors pour mettre la pression sur les élus, le Sénat s’est prononcé par 50 voix pour et 50 voix contre (deux sénateurs républicains ayant donc voté contre). En cas d’égalité c’est le vice-président des Etats-Unis qui fait la différence. Mike Pence a donc voté pour Betsy DeVos.

Posté le 8 février 2017 à 16h40 par Michel Janva | Lien permanent

07 février 2017

L'ambassadeur des Etats-Unis près l’Union européenne compare l'UE à l'URSS

Unknown-19Ted Malloch, proposé par Donald Trump comme ambassadeur des Etats-Unis près l’Union européenne, a déclaré dimanche à la BBC que le nouveau président entend traiter directement d’Etat à Etat pour la conclusion d’accords commerciaux, quoi qu’en pense l’UE.

« Trump ne se couchera pas devant les pouvoirs en place. Il dira ce qu’il pense même si cela devait le gêner ou le faire mal voir par les autres. On appelait cela de l’honnêteté, mais à l’ère du langage infantile du politiquement correct, des foutaises en général, on considère aujourd’hui cela comme de la malhonnêteté ».

Le quotidien de gauche britannique The Guardian publiait vendredi un éditorial annonçant :

« Il ne s’agit pas d’une politique de non-intervention. La politique en cours consiste à conduire le démantèlement de l’UE, grâce à la position dominante de la présidence et du site Breitbart, en vue de faire tout ce qu’ils pourront pour soutenir les forces populistes à travers l’Europe. Les victoires des partis nationalistes aux Pays-Bas, en France, en Allemagne et en Italie cette année, conduiraient à coup sûr à l’implosion de l’UE, et doivent donc être encouragées. »

Malloch s’est vanté :

« J’ai déjà eu des postes diplomatiques dans le passé qui m’ont permis d’aider à abattre l’URSS. Alors, peut-être qu’une autre Union a aussi besoin d’être domptée »

Il explique que son président

« n’aime pas une organisation qui est supranationale, non élue, où les bureaucrates peuvent se déchaîner et qui n’est pas franchement une vraie démocratie ».

Posté le 7 février 2017 à 21h42 par Michel Janva | Lien permanent

03 février 2017

Donald Trump : "La France à nouveau sous tension. Ouvrez les yeux”.

Suite à l'attentat de ce jour, le président américain a twitté :

“Un nouveau terroriste islamique radical vient d'attaquer le musée du Louvre à Paris. Des touristes ont été enfermés. La France à nouveau sous tension. Ouvrez les yeux”.

Posté le 3 février 2017 à 21h21 par Michel Janva | Lien permanent

L'Arkansas interdit l'avortement par démembrement (oui ça existe)

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

Unknown-13"Le gouverneur de l’Arkansas, Asa Hutchinson, a signé mercredi une loi votée par les deux chambres, qui interdit l’avortement par démembrement (officiellement appelé « par dilatation et évacuation », pour ne pas choquer…). Ce n’est que le 7e Etat à interdire cette horreur (mais dans deux d’entre eux elle est attaquée en justice et donc bloquée). L’avortement par démembrement pourra être puni d’une amende pouvant aller jusqu’à 10.000 $ ou six mois de prison.

L’avortement devient ainsi de facto impossible après 14 semaines.

La quasi totalité des médias hurle contre cette loi qui viole la liberté des femmes en leur interdisant la méthode d’avortement la plus sûre, et le Planning familial souligne que cette méthode est la plus utilisée au troisième trimestre de grossesse « aux Etats-Unis et dans le monde ». Fantasme d’avortueurs : il y a très peu de pays où les avortements tardifs soient permis (hors raison médicale).

Et les hurlements redoublent parce que la même loi permet aussi au conjoint de poursuivre le fournisseur d’avortement pour obtenir des dommages civils ou pour une injonction à empêcher l’avortement. Comme le texte ne stipule pas d’exceptions (viol ou inceste), de nombreux médias titrent sans vergogne que la loi permet aux violeurs de poursuivre leurs victimes…"

Posté le 3 février 2017 à 20h26 par Michel Janva | Lien permanent

02 février 2017

"Nous ne voulons pas nous retrouver dans la situation de la France avec une large population musulmane"

Dimanche soir, un haut responsable de l’administration Trump a briefé les journalistes en ces termes :

«La réalité est que nous ne voulons pas nous retrouver aux Etats-Unis dans la situation de la France, de l’Allemagne ou de la Belgique avec une large population musulmane.»

« On ne veut pas d’une situation où dans 20-30 ans il devient normal qu’il y ait régulièrement des attaques terroristes sur notre sol. Les Etats-Unis sont un pays souverain qui n’a absolument pas l’obligation d’intégrer n’importe quel immigré.»

Posté le 2 février 2017 à 22h13 par Michel Janva | Lien permanent


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