25 mars 2017

Report de la fin de l'ObamaCare

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le vote des députés américains sur l’Obamacare a d’abord été reporté, puis finalement abandonné, hier, faute de majorité. Il va de soi que tous les anti-Trump de la terre soulignent triomphalement cette « lourde défaite » du président américain.

Pourtant tous les députés républicains sont contre l’Obamacare, et ils sont majoritaires… Mais le projet de réforme est rejeté tant par ceux qui trouvent qu’il va trop loin que par ceux qui trouvent qu’il ne va pas assez loin…

Il est difficile d’imaginer qu’on puisse en rester là… D’autant que cette sécurité sociale imposée par Obama est contraire aux traditions américaines de liberté, y compris de la liberté religieuse."

Posté le 25 mars 2017 à 17h27 par Michel Janva | Lien permanent

24 mars 2017

Le Freespeechbus, contre l'idéologie du gender, dérange les extrémistes LGBT

Depuis début mars, un bus de l’association HazteOir parcourt les routes d’Espagne en rappelant les simples caractéristiques physiques d’un garçon et d’une fille. Une façon comme une autre de lutter contre l’idéologie du genre… mais l’association est accusée d’homophobie et d’incitation à la haine – le bus a été violemment caillassé à Pampelune mardi.

Le même bus, mis en place par le National Organization for Marriage, a été vandalisé à New York :

Bus-damaged1

Bus-damaged3

Brian Brown explique dans cette vidéo en anglais l'intérêt de cette campagne (à laquelle Le Salon Beige participe).

Image-5

Ou comment un simple bus parvient à déranger les militants LGBT. Toute la presse étrangère en parle

Ignacio Arsuaga, président de l’association HazteOir, (« Fais-toi entendre », en espagnol), explique à Anne Isbeth dans Présent :

"Notre campagne, « The Bus of Freedom » (Le bus de la liberté), fait référence à l’existence, dans dix communautés autonomes ou régions d’Espagne, de lois faisant la promotion d’un modèle affectif et sexuel particulier, spécifiquement de l’idéologie du genre, pour tous les élèves de toutes les écoles. Il est évident que ces lois violent le droit fondamental des parents à éduquer leurs enfants conformément à leurs convictions et leurs valeurs.

Pourquoi faire cette campagne maintenant ?

La campagne a débuté en novembre avec la sortie du livre Savez-vous ce qu’ils veulent enseigner à votre enfant à l’école ? Les lois d’endoctrinement sexuel en font partie. Début mars nous avons lancé « The Bus of Freedom » parce que ces lois dont nous parlons vont être renforcées l’an prochain. Donc, ces mois sont décisifs pour informer la société espagnole de ce problème, spécialement les parents."

Posté le 24 mars 2017 à 15h38 par Michel Janva | Lien permanent

23 mars 2017

Cour suprême : le juge Neil Gorsuch sera-t-il réellement pro-vie ?

Le juge conservateur Neil Gorsuch est actuellement auditionné par le Sénat et devrait l’être jusqu’à la fin de la semaine, afin que soit confirmée sa nomination à la Cour suprême, opérée par Donald Trump à la fin janvier. Réinformation.tv analyse :

Unknown-19"On a célébré en ce choix du juge fédéral du Colorado, un geste pro-vie – ce qui est globalement une réalité. L’homme est protestant, épiscopalien. Du moins, c’est ce que les media rapportent, car Gorsuch a été élevé, en réalité, dans une foi toute catholique. Un abandon, une évolution ? Au profit de quelles libertés ? De quelles relativités ? C’est de cela dont il faut se soucier.

Un protestant épiscopalien

Plus tôt, ce mois-ci, l’administration Trump avait convoqué deux douzaines de chefs religieux à une réunion privée ayant pour mission de rassembler les soutiens de Neil Gorsuch, candidat à la Cour suprême – ce dernier est un fervent défenseur du 1er amendement de la Constitution, à savoir que l’Etat devrait rarement, ou jamais, contraindre la conscience des croyants. La conversation tourna sur l’origine religieuse de Gorsuch. Il se trouve avéré que le juge a été élevé dans la foi catholique mais fréquente aujourd’hui, avec sa femme et ses enfants, l’église épiscopalienne Saint-John’s à Boulder, dans le Colorado. Une congrégation qui, comme la ville, est politiquement libérale : installe des panneaux solaires, condamne la dure rhétorique contre les musulmans, accueille gais et lesbiennes… Son révérend, une femme, Susan Springer, a assisté à la Marche des Femmes, organisée contre Trump à Denver, le 21 janvier dernier. Phrase d’accueil du site web de la paroisse : « We are an inclusive, Christ-centered community »… Tout est dit.

« Neil Gorsuch est-il un secrètement un libéral ? »

Et ça en embête certains : un éditorial dans The Hill, un journal de Washington, a même titré : « Gorsuch est-il secrètement un libéral ? » Ne faudrait-il pas s’en inquiéter, autant que du Révérend Jeremiah Wright, l’ancien pasteur de Barack Obama ?! Les responsables de l’administration ont encouragé les chefs religieux à mettre de côté ces inquiétudes : Gorsuch doit être jugé sur ses seules opinions judiciaires. Il est vrai qu’elles sont assez louables chez ce républicain de longue date, membre de la « Federalist Society », une importante organisation juridique conservatrice. Il se dit pro-vie, contre l’euthanasie, pour la peine de mort…

Mais comme le faisait remarquer CNN, il n’a jamais conduit de dossier judiciaire sur l’avortement. Il a remarquablement défendu les droits religieux des corporations chrétiennes, en butte au « mandat contraceptif » de l’Obamacare, comme dans l’affaire Hobby Lobby c. Sebelius… Mais il aussi défendu un détenu musulman qui réclamait des aliments hallal ou un prisonnier amérindien dont les gardiens défendaient l’accès à une hutte à sudation – un rituel de la spiritualité amérindienne. « Il pense profondément à la morale, mais il dit que les juges n’ont pas le droit d’imposer leurs opinions aux autres ».

Un défenseur d’une certaine loi naturelle… jusqu’aux limites de la Constitution ?

Oui, il y a dans les gens qu’il a fréquentés, dans les livres qu’il a pu écrire, une réelle promotion de la loi naturelle. On retiendra les louanges qu’il a pu faire de son professeur d’Oxford, John Finnis, ancien membre de la prestigieuse Commission théologique internationale du Vatican et défenseur d’une loi naturelle, arc-bouté contre l’avortement et le mariage homosexuel. Ou son propre livre, écrit en 2006, sur « L’avenir du suicide assisté et l’euthanasie »… « C’est un homme qui a une très haute considération pour la sainteté et la dignité de la vie humaine », avait déclaré le vice-président pour les relations extérieures de l’organisation chrétienne « Focus on the Family ».

Mais sera-t-il, pour autant, réellement pro-vie ? L’avocat Leonard Leo qui conseilla le président sur les nominés à la Cour suprême, a déclaré que la question n’a jamais été explicitement soulevée au cours de leurs discussions. Gorsuch lui-même a mis en garde, en 2006, lors de sa nomination à la Cour d’appel pour le dixième circuit : « Mes vues personnelles, comme j’espère que je l’ai bien fait comprendre, n’ont rien à voir, en tout état de cause, avec l’affaire qui nous occupe. Les plaideurs méritent mieux que cela, la loi exige plus que cela ». Le travail des juge est « d’interpréter la loi, de rendre les décisions basées sur ce que dit le texte, et non sur ce qu’ils croient » avait-il encore dit – une vision « originaliste » de la Constitution, qui ne défend malheureusement pas tout de ce que peut et doit défendre un Chrétien.

Épiscopal ou catholique ?

On ne saura donc trop que penser, in fine. De même, la religion de Gorsuch est un peu « une zone grise », continue l’article de CNN : « s’il était confirmé par le Sénat, Gorsuch serait-il le seul juge protestant de la Cour suprême ou son sixième catholique ? » Ses amis proches et sa famille n’ont pas tous la même réponse… Neil Gorsuch eut, grâce à sa mère irlandaise, une éducation réellement catholique, comme en peut témoigner sa propre tante. Mais il se rapprocha, à la mort de ses parents, de son oncle, le révérend John Gorsuch, prêtre épiscopalien, à la ligne plutôt démocrate – qu’il qualifia d’ailleurs, lundi, de « héros ». Point intéressant : sur le formulaire d’adhésion à la paroisse épiscopalienne, « Holy Conforter », en Virginie, qu’il fréquenta avec sa femme entre 2001 et 2006, il indiqua qu’il était catholique. Et beaucoup de ses proches pensent aujourd’hui ainsi. Même le révérend Susan Springer est incapable de dire si Gorsuch se considère vraiment comme épiscopalien…

« Un homme de pensée large » qui doit rétrécir les espérances ?

Alors, a-t-il épousé les relativismes et les libertés de la progressiste Église épiscopale américaine ? Susan Springer, dans une récente homélie, l’a qualifié « homme de pensée large » – ce qui n’est pas une excellente indication. Le 14 janvier 2016, l’Église épiscopale des États-Unis a été suspendue de la Communion anglicane pour trois ans, parce qu’elle a décidé unilatéralement d’accepter le mariage homosexuel au sein de sa confession. On se rapproche de plus en plus d’une religiosité humanitaire des Droits de l’Homme, qui s’accommode fort bien de la mentalité moderne. Faut-il attendre de ce futur juge à la SCOTUS, autant que ce que certains prétendent ? Un peu, c’est certain. Autant, sûrement pas."

Posté le 23 mars 2017 à 08h13 par Michel Janva | Lien permanent

207 bébés à naître sauvés de l'avortement

La campagne de Carême des 40 Days for Life signale que 207 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement au 22ème jour de la campagne (mercredi 22 mars) !

Posté le 23 mars 2017 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2017

171 bébés à naître sauvés de l’avortement

La campagne de Carême des 40 Days for Life continue à nous transmettre de bonnes nouvelles. 141 enfants à naître ont  été sauvés de l’avortement au 19ème jour de la campagne (dimanche 19 mars) !

Americatho et Riposte Catholique soutiennent la chaîne de prière “de l’arrière” qui, en France notamment, invite à prier une dizaine de chapelet chaque jour et pendant les 40 jours de la campagne (qui se terminera le dimanche des Rameaux) aux intentions de 40 Days for Life. Plus d’un millier de personnes ont rejoint cette chaîne de prière : elle n’attend que vous car il n’est jamais trop tard pour s’y inscrire… Les adhérents reçoivent gracieusement une lettre quotidienne d’information qui donne des informations, des images des vigiles en cours, et les intentions de prière du jour. Si vous souhaitez vous associer à cette chaîne de prière ou recevoir un spécimen de la dernière lettre d’information, signalez-le nous ici en précisant bien : « Je rejoins la chaîne de prière » ou « Je souhaite recevoir la dernière lettre d’information ».

Posté le 21 mars 2017 à 08h54 par Michel Janva | Lien permanent

20 mars 2017

Nouveau "Fake news" médiatique : « Trump a refusé de serrer la main d’Angela Merkel »

Démonté par Dreuz :

Capture d’écran 2017-03-20 à 07.07.44

Capture d’écran 2017-03-20 à 07.08.14Ces médias ont du louper quelques séances de la rencontre :

Capture d’écran 2017-03-20 à 07.09.19 Capture d’écran 2017-03-20 à 07.09.36

Le porte-parole du président américain, Sean Spicer, a rejeté l'idée que Donald Trump aurait volontairement ignoré la chancelière allemande :

"Je ne pense pas qu'il ait entendu la question".

Sur la vidéo, on peut entendre un photographe demander un "handshake" (poignée de main), et voir Angela Merkel se tourner vers le président américain, lui demander s'il est d'accord puis se raviser, Trump restant de marbre.

Donald Trump a également nié cette version des faits, dénonçant des "fake news" : "En dépit de ce que vous avez entendu de la part des FAUSSES NOUVELLES. J'ai eu une EXCELLENTE rencontre avec la Chanclière Angela Merkel":

Posté le 20 mars 2017 à 07h59 par Michel Janva | Lien permanent

17 mars 2017

La vente d'enfants pèse autour de 4 milliards de dollars aux États-Unis

Selon une enquête des Echos :

"Parce qu’ils sont infertiles, gays, concentrés sur leur carrière ou trop âgés, un nombre croissant de couples américains se tournent vers les mères porteuses. De plus en plus de femmes congèlent leurs ovules, voire des embryons. On estime que le « marché des bébés » pèse autour de 4 milliards de dollars aux États-Unis. Et ce n’est qu’un début.

Posté le 17 mars 2017 à 18h03 par Michel Janva | Lien permanent

15 mars 2017

Dictature LGBT : le vent tourne

Aux Etats-Unis :

"Le gouverneur du Dakota du Sud, Dennis Daugaard, a signé la semaine dernière une loi qui stipule que les agences de placement d’enfants à adopter ne peuvent pas être contraintes d’offrir leurs services si c’est en contradiction avec leurs croyances ou leurs convictions morales.

Autrement dit les agences d’adoption peuvent refuser de confier des enfants à des paires de même sexe.

Ainsi au Dakota du Sud ne verra-t-on pas, comme dans le Massachussetts ou l’Illinois ou à Washington, des agences catholiques contraintes de fermer pour ne pas se renier.

Le fait que cette loi ait été adoptée et promulguée semble montrer que le vent est en train de tourner face à la dictature de l’anti-discrimination."

Posté le 15 mars 2017 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent

Interdiction du financement des ONG pro-avortement : le député FN Arnautu défend Trump

Marie-Christine Arnautu est intervenue en séance plénière du Parlement européen au sujet du rétablissement de la politique de Mexico adoptée par les présidents républicains depuis Reagan et interdisant le financement des ONG pro-avortement.

C’est une bonne nouvelle : les États-Unis ne chercheront plus à imposer plus au reste du monde, par le biais d’ONG comme le Planning familial international, des normes politiques héritées de la révolution culturelle de Mai 68. C’est le droit le plus strict des États-Unis de choisir leurs propres critères de financement des ONG.

Les instances européennes, de concert avec les médias et associations politisés, n’ont pas à instrumentaliser cette affaire pour nuire au président américain, démocratiquement élu. Elle dénonce aussi ceux qui sans cesse invoquent le droit international pour forcer les États à se soumettre aux dogmes libertaires et qui, ici, ignorent superbement à la fois la souveraineté des États et les engagements internationaux.

A l’heure où près de 50 millions d’avortement sont pratiqués chaque année à travers le monde, la réduction du recours à l’avortement devrait réellement devenir un objectif de santé publique comme le stipulent les engagements internationaux pris lors Conférence du Caire de 1994.

Posté le 15 mars 2017 à 17h01 par Michel Janva | Lien permanent

11 mars 2017

Lois pro-vie dans le Wyoming

Unknown-12Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le gouverneur du Wyoming, Matt Mead, a signé jeudi deux lois pro-vie. Elles sont très limitées, mais sont les premières depuis 28 ans dans cet Etat.

La loi 182 stipule que le médecin qui va pratiquer un avortement doit « informer la patiente de l’opportunité de voir une échographie de l’enfant non né et d’entendre les battements du cœur de l’enfant non né ».

La loi 116 fait de la vente, de l’envoi ou de la distribution de parties de fœtus avortés un crime.

Il y a aujourd’hui trois avortoirs dans le Wyoming, dont un du Planning familial au cœur du scandale sur le trafic de tissus et d’organes de fœtus."

En France, l'Inserm utilise des foetus avortés pour ses expériences.

Posté le 11 mars 2017 à 20h39 par Michel Janva | Lien permanent

10 mars 2017

40 Days for Life : 51 enfants à naître sauvés de l’avortement

De Daniel Hamiche :

"Lancée le mercredi des Cendres dernier, la campagne de Carême des 40 Days for Life manifeste déjà une remarquable réussite. Nous apprenons aujourd’hui que 51 enfants à naître ont déjà été sauvés de l’avortement au 9ème jour de la campagne (jeudi 9 mars) !

Americatho et Riposte Catholique soutiennent la chaîne de prière “de l’arrière” qui, en France notamment, invite à prier une dizaine de chapelet chaque jour et pendant les 40 jours de la campagne (qui se terminera le dimanche des Rameaux) aux intentions de 40 Days for Life. Au moins un millier de personnes ont rejoint cette chaîne de prière : elle n’attend que vous ! Les adhérents reçoivent gracieusement une lettre quotidienne d’information qui donne des informations et des images des vigiles en cours, et les intentions de prière du jour. Si vous souhaitez vous associer à cette chaîne de prière ou recevoir un spécimen de la dernière lettre d’information, signalez-le nous ici en précisant bien : « J’adhère » ou « Je souhaite recevoir la dernière lettre d’information ». Merci !"

Posté le 10 mars 2017 à 15h49 par Michel Janva | Lien permanent

08 mars 2017

"Dommages collatéraux": vers la fin de l'angélisme occidental ?

Intéressante analyse de Caroline Galacteros, polémologue, géopoliticienne et colonel de réserve, qui revient dans les pages son blog revient sur les biais d'analyse de "nos" medias et de "nos" "experts" quand il s'agit de rendre compte des actions de la coalition dirigée par les Etats-Unis d'une part, de celle appuyant le gouvernement syrien d'autre part. Extraits.

"Telle est la réalité que l’on n’a pas voulu voir et que l’on continue à taire : Il n’y a pas que les Soukhoï, les Migoyan-Gourevitch ou les lance-roquettes multiples Grad fabriqués en Russie qui tuent des innocents. Nos chasseurs-bombardiers Rafale ou nos pièces d’artillerie Caesar de 155 mm qui viennent en soutien de l’infanterie irakienne peuvent aussi faire des morts. La question n’est pas vainement polémique mais fondamentalement politique. Nous devons prendre conscience que la guerre ne peut être une virtualité mise à distance par la technologie. Elle ne peut se faire sur un champ de bataille stérilisé comme la table d’opération d’un chirurgien. La guerre n’est pas qu’un phénomène militaire. Elle s’inscrit dans un contexte politique, économique, social et culturel et en vérité éminemment humain, que l’on ne peut balayer d’un revers de la main, et finalement, nous entretenons avec la guerre une proximité bien plus grande que nous ne voulons le reconnaître. Le monde du 21e siècle n’est pas celui de la fin de la guerre (pas plus que celui d’une “fin de l’Histoire” d’ailleurs). La guerre n’est pas un résidu, une survivance que l’on aurait réussi à endiguer aux confins du monde néolibéral dans des enclaves d’arriération politique qu’il serait possible d’épurer de leurs scories rétrogrades - en l’espèce islamistes - en séparant cette ivraie d’un bon grain civil épargné par nos armements d’une précision chirurgicale. Il nous faut enfin prendre conscience que les décisions de politique étrangère, mais souvent aussi de politique intérieure (pensons en France au cocktail explosif de l’intégration bloquée, de l’immigration continue et de la paupérisation des classes populaires et moyennes) peuvent avoir des conséquences guerrières, donc meurtrières. Les chefs d’Etat et de gouvernement “fabriquent” cette matière que l’on nomme l’Histoire et ne sont pas de simples comptables pour lesquels la complexité historique se réduirait à un équilibre des comptes publics."  

[...] En l’occurrence, Alep n’a pas plus été une “sale guerre” que Mossoul n’a de chances d'être une “guerre propre”. On peut critiquer la brutalité de la tactique russe, celle d’une Armée syrienne historiquement formée et encadrée  par les cadres de l’Armée rouge, mais on ne peut crier au génocide en faisant mine de croire que la Coalition (avec pour chef de file les Etats-Unis…) allait quant à elle pouvoir miraculeusement épargner les populations civiles à Mossoul. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’accabler les Américains ! Les erreurs stratégiques américaines commises depuis 2003 ayant très largement participé à l’éclosion de Daech, il fallait bien que les Etats-Unis soutiennent le gouvernement de Bagdad et les autorités d’Erbil pour reprendre Mossoul, la grande ville sunnite de l’Irak, détruire l’Etat islamique avant de trouver – on en est encore très loin ! – un compromis politique viable offrant aux Sunnites des garanties et des contreparties vis-à-vis de la domination politique chiite."

Posté le 8 mars 2017 à 08h44 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (1)

07 mars 2017

Donald Trump a écrasé au bulldozer les piliers de la culture bobo alter- et ultra-mondialiste

Vivien Hoch, fondateur du Comité Trump France, répond à Breizh-info.com. Extrait :

Images"Donald J. Trump est à l’image de ce qu’il a été depuis juin 2015, quand il a annoncé sa candidature à la surprise générale : un facteur de force et d’enthousiasme. Il redonne à tous ce que le monde occidental a oublié depuis longtemps : la fierté.

Beaucoup de personnes – politiques ou journalistes – ont tenté de marxiser la victoire de Trump. Ce serait à cause de la crise économique, de la mondialisation et du libre-échange que les « classes laborieuses » des régions désindustrialisées ont fait élire Donald J. Trump. Logorrhée journalistique et foutaises marxistes : l’économie ne vient pas avant l’identité. Les Américains n’ont pas peur de ce qui tue le corps, mais de ce qui tue l’âme. 

Donald J. Trump a d’emblée incarné le nouveau système de valeurs et de références à contre-courant de l’hégémonie culturelle de la gauche. Il a écrasé au bulldozer les piliers de la culture bobo alter- et ultra-mondialiste. Son slogan, « America First » veut dire : travaillez et achetez Américain, mais surtout : vivez en Américain.  Par lui et avec lui, le peuple Américain a recréé la démocratie et dressé un bouclier autour de la nation Américaine. C’est la principale attente des Américains. Aucun geste du Président Trump n’a, pour l’instant, contredit cette  attente.

Sa plus grande réussite, c’est d’avoir établit dans le marbre un rapport de force avec les médias et la gauche déjantée qui prétendent tracer les contours du débat public : aujourd’hui, le concept de « Fake News » constitue l’interface de la relation entre les peuples du monde et leurs médias. [...]"

Posté le 7 mars 2017 à 20h58 par Michel Janva | Lien permanent

Steve Bannon, le conseiller de Trump, a lu "Le Camp des saints"

Et le recommande :

C"entre octobre 2015 et avril 2016, le conseiller de Donald Trump, alors patron du site Breitbart News, a évoqué à quatre reprises le roman français dans son émission de radio, relève l’édition américaine du Huffington Post. Face à la question de l’accueil des réfugiés de Syrie et d’ailleurs, Bannon l’affirme : « Ce n’est pas une migration, c’est une invasion. » Et sa réponse, c’est le décret de Donald Trump, publié lundi dans une version révisée. [...]

« Certains ont dit que ce roman apocalyptique français était raciste et nativiste mais on y est au Camp des Saints, n’est-ce pas ? », demande Steve Bannon à un invité, en janvier 2016, accusant les « élites européennes séculaires [sic pour sécularisées, secularized en anglo-américain : visiblement le journaliste de 20 Minutes parle de ce qu'il n'a pas écouté…] de rester passives face à cette invasion islamique », comme dans l’œuvre de Raspail. L’ancien patron de Breitbart News, la vitrine de l’ultra-droite américaine (« alt-right »), évoque alors des spéculations du Forum économique mondial sur une possible vague migratoire « d’un milliard de personnes » en cas de crise économique globale des matières premières.

Pour Bannon, un fervent catholique issu d’une famille d’origine irlandaise, l’Occident « judéo-chrétien » est « en guerre contre le fascisme islamiste djihadiste », comme il l’expliquait via Skype lors d’une conférence au Vatican, en 2014. [...]"

Posté le 7 mars 2017 à 14h23 par Michel Janva | Lien permanent

04 mars 2017

Texas : une loi pour lutter contre l'eugénisme

Unknown-4Le Texas a voté à l'unanimité fin février un texte permettant aux médecins de ne plus informer leurs patientes de l'état de santé de leur foetus.

Ces derniers se justifient par crainte d'un procès :les médecins texans seraient tentés de pousser les mères à avorter dès que le foetus présente un soupçon de handicap. Dans cet état du Sud des États-Unis, les parents d'un nouveau-né peuvent actuellement porter pleine contre les praticiens si la naissance est «non-conforme». C'est sur ce point que les législateurs tentent de revenir.

Le texte doit encore être adopté par le Sénat et la Chambre des représentants de l'État.

Posté le 4 mars 2017 à 17h26 par Michel Janva | Lien permanent

27 février 2017

Campagne de Carême des 40 Days for Life

De Daniel Hamiche sur Riposte catholique :

Capture d’écran 2017-02-27 à 19.09.58"La nouvelle campagne de Carême des 40 Days for Life va commencer le 1er mars, mercredi des Cendres, et se poursuivra jusqu’au 9 avril, dimanche des Rameaux. Pendant ces quarante jours, des vigiles vont se succéder, jour et nuit, 7 jours sur 7, devant des avortoirs dans plus de 340 villes aux États-Unis et dans 30 autres pays. Le but est de sensibiliser sur le « crime abominable » de l’avortement et de le faire reculer, et d’aider les femmes en difficultés à accueillir la vie donnée par Dieu.

Lancée en 2007, ces 40 Days for Life célèbrent, en quelque sorte, leur dixième anniversaire mais, aux États-Unis, dans un contexte tout particulier cette année avec l’arrivée au pouvoir d’un Président et d’un nouveau gouvernement qui soutiennent la défense de la vie.

Comme pour le Carême de l’an passé, Americatho/Riposte Cathlique vous invitent à vous associer à ces 40 Days for Life du 1er mars au 9 avril, en priant chaque jour une dizaine de Je Vous salue Marie aux intentions des 40 Days for Life. Accepterez-vous, cette année encore, de rejoindre notre “chaîne de prière de l’arrière” ? Merci de nous le signaler en répondant ici ! Comme pour les années précédentes, les membres de notre chaîne de prière recevront chaque jour une lettre d’information – adressée gracieusement… – comportant l’intention spécifique du jour, une citation de la Sainte Écriture et les informations saillantes que auront pu être collectées sur le déroulement de la campagne en cours."

Posté le 27 février 2017 à 19h11 par Michel Janva | Lien permanent

24 février 2017

Donald Trump à la Conférence des Conservateurs américains

C5cNL5XWQAQAvfcLa CPAC, Conservative Political Action Conference, est un grand rendez-vous politique, organisé par les conservateurs américains, se déroulant chaque année dans la ville de Washington DC, aux États-Unis. S'y retrouvent les personnalités les plus en vue des différents courants du mouvement conservateur américain, élus, militants ou dirigeants d'organisation, journalistes... Une sorte de rendez-vous de Béziers mais au format américain... 

Donald Trump s'y est rendu. C'est le premier président à s'y rendre depuis Reagan.

Il a cité notre bonne ville de Paris... :

"La sécurité nationale commence par la sécurité aux frontières. Les terroristes étrangers ne pourront pas frapper l'Amérique s'ils ne peuvent entrer dans notre pays". "Regardez ce qui se passe en Europe! Regardez ce qui passe en Europe!"

"J'ai un ami, c'est quelqu'un de très très important. Il adore la Ville lumière. Pendant des années, tous les étés, il allait à Paris, avec sa femme et sa famille".

"Je ne l'avais pas vu depuis longtemps et j'ai dit 'Jim, comment va Paris ?'; 'Je n'y vais plus. Paris n'est plus Paris'". "Il n'aurait jamais raté une occasion. Aujourd'hui, il n'envisage même plus d'y aller".

Posté le 24 février 2017 à 20h51 par Michel Janva | Lien permanent

23 février 2017

Etats-Unis : les toilettes pour les transgenres, c'est fini

Unknown-10L'administration du président américain Donald Trump a annoncé hier qu'elle mettait fin à un dispositif fédéral de protection des droits étudiants transgenres.

Les ministères de la Justice et de l'Education ont publié un communiqué indiquant qu'ils "retiraient les recommandations faites au titre de l'article IX (anti-discrimination, ndlr) en 2015 et 2016", sur l'accès à des installations non mixtes, comme des vestiaires ou des toilettes par exemple. 

Il revient donc aux Etats fédérés et aux districts scolaires de trancher dans ce qui avait été surnommé "la guerre des toilettes". Elle avait été déclenchée par le gouverneur de Caroline du Nord, qui imposait notamment l'utilisation des toilettes publiques en fonction de l'identité sexuelle et non de l'identité de genre. Barack Obama avait pris le parti ubuesque de mettre en oeuvre des mesures fédérales au titre de l'article IX permettant aux écoliers et étudiants de se rendre dans les toilettes et les vestiaires du genre avec lequel ils s'identifient et non pas celui qui est sur leur acte de naissance.

Posté le 23 février 2017 à 07h03 par Michel Janva | Lien permanent

20 février 2017

Démission de Michael Flynn : le recours au Logan Act pourrait faire comparaître les membres du groupe Bilderberg

Intéressante analyse de Réinformation.tv :

Unknown-37"Après la démission de Michael Flynn lundi dernier, tombé sous le coup du Logan Act, une loi de 1799 à laquelle personne jusqu’ici n’avait eu recours, les Démocrates, les globalistes, les médias assermentés à l’establishment, en un mot toutes les forces d’agitation anti-Trump s’aventurent sur un terrain miné. Car nombreux sont ceux qui, parmi eux, pourraient se retrouver derrière les barreaux !

Michael Flynn poussé à la démission par l’establishment américain

Michael Flynn a été poussé à la démission de son poste de conseiller à la sécurité nationale parce qu’il aurait laissé entendre fin décembre à l’ambassadeur russe, lors d’une conversation téléphonique, que les Etats-Unis abandonneraient les sanctions d’Obama à l’égard de la Russie, une fois Trump au pouvoir. Même si le détail de cette conversation n’est pas clair, Michael Flynn a soulevé contre lui l’opposition virulente des propagandistes et du monde politique anti-Trump. Leur arme : le Logan Act, une loi qui interdit à un citoyen sans permission officielle des autorités américaines d’influencer les décisions politiques d’un pays étranger. Lundi dernier, les Démocrates demandaient au président du House Oversight and Government Reform committee, Jason Chaffetz, de poursuivre les investigations sur Flynn. Mais ont-ils choisi la bonne stratégie ? Barack Obama et Nancy Pelosi, la chef de file des Démocrates, pourraient bien en faire les frais.

Le recours au Logan Act : un jeu à double tranchant

En 2008, sous la présidence de Bush, le sénateur Obama se rendit en Irak « en privé » pour tenter de persuader les dirigeants irakiens de reporter après les élections, un accord sur le retrait de la présence militaire américaine, sans l’accord de Bush bien sûr. A l’époque, malgré la violation manifeste du Logan Act, les médias n’avaient rien dit. Dans le même ordre d’idées, Nancy Pelosi se rendit en 2007 en Israël et en Syrie. A Damas, elle aurait dit au président syrien Bashar al Assad que les dirigeants israéliens étaient prêts à engager des négociations de paix. Ces derniers restèrent abasourdis, et le département d’Etat américain dut présenter ses excuses pour cette visite, demandant à Pelosi de ne plus se mêler des affaires de la Syrie ou de tout autre pays. Beaucoup de confrères de Pelosi pourraient aussi bien être poursuivis au nom du Logan Act : « Si Flynn a eu des entretiens avec Kislyak, et par là-même, avec les Russes (…), il faut vite oublier le Logan Act parce que la moitié du Congrès depuis les années 1980 serait en prison si le Logan Act était appliqué », explique Ed Turzanski, membre du Foreign Policy Research Institute.

Le groupe Bilderberg dans le viseur du Logan Act

Et que dire du très secret groupe Bilderberg, ce puissant réseau qui rassemble des mondialistes plus ou moins connus dans les sphères diplomatiques, économiques, politiques ou médiatiques ? « C’est illégal, déclarait l’animateur de radio Alex Jones ; des représentants du gouvernement qui rencontrent des intérêts privés ou des représentants d’autres gouvernements et discutent de sujets politiques, cela constitue une violation du Logan Act ». Chaque année, de nombreux Américains éminents participent à ce sommet secret. Aucun d’entre eux n’a jamais été poursuivi. En 2014, Diederik Samson, dirigeant du parti travailliste néerlandais, invité au sommet Bilderberg à Copenhague, reconnut ouvertement que les participants cherchaient à influencer les décisions politiques, bien que le groupe le nie officiellement.

On pourrait multiplier les exemples ! David Rockefeller, une des figures en vue du Council on Foreign Relations, se vante dans son autobiographie d’être un mondialiste, conspirant, avec des complicités étrangères, en vue de la construction d’une structure politique et économique globale. Et on ne compte plus les visites de l’ancien secrétaire d’Etat, adepte du « nouvel ordre mondial », Henry Kissinger aux dirigeants étrangers, en particulier à Vladimir Poutine et au dictateur chinois.

Démission de Michael Flynn : on se trompe d’accusé

En définitive, Démocrates et médias se sont ridiculisés dans l’affaire Flynn : celui-ci n’était pas une « personne privée », mais bien un haut-fonctionnaire du président entrant. En revanche, ce récent recours au Logan Act pourrait donner des idées à l’Attorney General américain, Jeff Sessions qui, au nom de cette même loi, pourrait citer à comparaître les membres du groupe Bilderberg !"

Posté le 20 février 2017 à 08h59 par Michel Janva | Lien permanent

19 février 2017

Jane Roe, RIP

Couv-Jane-Roe-AboWebNorma McCorvey, la “Jane Roe” de l’arrêt Roe contre Wade de la Cour suprême des États-Unis, a été rappelée à Dieu hier, samedi 18 février, dans sa 70ème année.

Il y a près de douze ans, Daniel Hamiche fit paraître dans L’Homme Nouveau, sous le titre « Culture de vie : nouvelle frontière de l’Amérique », un dossier consacré à l’arrêt du 23 janvier 1973 de la Cour suprême des États-Unis, Roe contre Wade, qui rendait constitutionnel le “droit” à l’avortement. Il y raconte l’histoire de Norma McCorvey, la “Jane Roe” de l’arrêt, qu’on manipula pour faire passer cet arrêt de mort, puis celle de sa prise de conscience du « crime abominable » de l’avortement, et enfin de sa conversion au catholicisme et au combat pro-vie.

Puis, les Éditions de L’Homme Nouveau publièrent en français son témoignage de première main sur la manipulation qui a abouti à l’arrêt sinistre de la Cour suprême et celui de l’histoire extraordinaire d’une conversion. Won by Love fut ainsi édité en français sous le titre L’Affaire Jane Roe. C’est vraiment un livre “événement” qui s’adresse à tous les défenseurs de la vie. 

A l'époque, cette mère célibataire à la vie compliquée, enceinte pour la troisième fois, avait attaqué la constitutionnalité de la législation texane, qui faisait de l'avortement un crime (il n'était possible d'avorter que si la vie de la mère était en danger). Quarante ans après, Norma McCorvey est devenue une fervente porte-parole de la lutte contre l'interruption volontaire de grossesse. Et ce, après s'être convertie au catholicisme, au cours d'un baptême dans une piscine, diffusé à la télévision. Norma McCorvey, activiste malgré elle, est devenue l'icône du droit à l'avortemement sans en avoir jamais subi elle-même (son troisième enfant est né quand l'arrêt de la Cour Suprême n'était pas encore rendu). Elle a par la suite affirmé avoir été «stupide» et surtout manipulée par ses avocates qui ne pensaient qu'à leur carrière et l'avaient ensuite abandonnée à son sort.

Posté le 19 février 2017 à 16h36 par Michel Janva | Lien permanent

18 février 2017

24 février : conférence d'André Bercoff à Toulouse

Affiche Bercoff

Posté le 18 février 2017 à 09h19 par Michel Janva | Lien permanent

17 février 2017

Traduction française d'une vidéo américaine sur la vente de foetus humains par le Planning familial

Vous reprendrez bien un peu d'informations constituant autant de délits d'entraves à l'avortement :

Posté le 17 février 2017 à 18h31 par Michel Janva | Lien permanent

15 février 2017

Réfugiés : Devrait-on accorder un statut prioritaire aux chrétiens ?

Communiqué de Bill Donohue, de la Catholic League des États-Unis, le 31 janvier, c’est-à-dire avant l’imbroglio politico-juridique qu’a créé le décret présidentiel de Trump imposant un moratoire à l’accueil de réfugiés de pays reconnus comme « particulièrement préoccupants » par le Président… Obama. Traduction par Christianophobie Hebdo :

Unknown-30"En novembre 2015, le Président Barack Obama avait déclaré, lors d’une conférence de presse du G20, que la proposition d’accorder un statut prioritaire aux réfugiés chrétiens de Syrie était « honteuse ». Il déclara : « Nous n’appliquons pas de critère religieux à notre compassion ». Maintenant il critique le Président Donald Trump pour faire bon usage de cette initiative. Ce qui est vraiment honteux, c’est l’hypocrisie d’Obama et celle de ses supporters. Selon la logique des critiques de Trump, Obama a utilisé un critère religieux pour empêcher les réfugiés chrétiens syriens d’entrer aux États-Unis, et c’est ce que Trump tente aujourd’hui de rectifier.

En outre, ces réfugiés le sont devenus en grande partie à cause de l’échec de la politique d’Obama au Moyen-Orient. La politique d’Obama d’accorder un statut prioritaire aux musulmans a été si flagrante qu’elle a attiré l’attention de Daniel Manion, juge à la Cour d’appel des États-Unis. En novembre, il a exprimé sa préoccupation sur l’absence quasiment totale de chrétiens parmi les réfugiés chrétiens. Il a remarqué que « sur les près de 11 000 réfugiés admis jusqu’à la mi septembre, seuls 56 étaient chrétiens ». Il a remarqué aussi qu’alors que « peut-être 10 % de la population syrienne sont composés de chrétiens, il n’y a eu d’admis aux États-Unis cette année que 0,5 % de réfugiés chrétiens ».

Ce n’est pas convaincant de dire qu’Obama n’a pas explicitement utilisé un critère religieux contre les chrétiens. Ses défenseurs ne peuvent pas gagner sur les deux tableaux. Si Obama n’a pas utilisé de critère religieux, alors Trump non plus – il n’y a pas de proscription des musulmans. Le décret présidentiel de Trump a été rédigé pour bloquer les réfugiés de Syrie et de six autres nations dirigées par des musulmans – il ne cible pas les musulmans. Car s’il y avait une « proscription des musulmans » [« Muslim Ban »], alors toutes les nations majoritairement musulmanes auraient été désignées. Elles ne l’ont pas été.

Devrait-on accorder un statut prioritaire aux chrétiens ? Absolument. Et pour une raison primordiale : ce sont les gens les plus persécutés sur terre. Ce n’est pas de la compassion que de traiter sur un pied d’égalité toutes les religions quand la répartition des victimes de la persécution religieuse – et les raisons de ces persécutions – sont si énormément inégales. Des millions de chrétiens ont été tués sous Hitler mais ils ne furent pas objets d’un génocide comme le furent 6 millions de juifs. Cela fait une différence. […] Pew Research Center signale une étude d’octobre dernier où l’on découvre qu’une majorité d’Américains estime que les États-Unis ne sont pas obligés d’accepter les réfugiés venant de Syrie. Bien sûr, des décisions sur un sujet d’une telle importance humanitaire ne peuvent pas être orientées que sur des sondages : les aspects moraux exigent un traitement présidentiel. Peu importe. Les résultats de cette étude devraient modérer ceux qui affirment désormais que le Président Trump a ouvert la boîte de Pandore : il fait ce que le peuple veut. En outre, cette boîte a été ouverte par Obama, lorsqu’il a accordé un traitement préférentiel aux réfugiés musulmans, victimes […] de ses décisions désastreuses en matière de politique étrangère. Le correctif apporté par Trump est une réponse directe à ces réalités."

Posté le 15 février 2017 à 08h58 par Michel Janva | Lien permanent

10 février 2017

Steve Bannon, le "Patrick Buisson" américain

Steve Bannon, ancien président exécutif de Breitbart News LLC, fut directeur de campagne de Donald Trump et est désormais conseiller stratégique du président. Voici l'extrait d'un article de Philippe Gélie dans Le Figaro. Le parallèle avec Patrick Buisson, qui dit la même chose sur cette fin du cycle des Lumières, est frappant :

Capture d’écran 2017-02-10 à 15.49.40

Posté le 10 février 2017 à 15h50 par Michel Janva | Lien permanent

Etats-Unis : Tom Price confirmé à la Santé

C4TsYsPW8AEXUC_The Marche for Life félicite le nouveau Secrétaire d'Etat à la Santé. Tom Price est un protestant évangélique, fervent partisan au Congrès d’une politique chrétienne en matière d’avortement et de mariage.

Le Sénat a confirmé sa nomination par 52 voix contre 47.

Tom Price, chirurgien orthopédique de formation, va pouvoir réécrire l'Affordable Care Act de 2010, aussi dénommée Obamacare, qui a permis le financement obligatoire de la culture de mort sur fonds publics. Il devrait aider les républicains, majoritaire au Congrès, qui travaillent déjà sur un texte de remplacement à l'Obamacare que le nouveau président des États-Unis Donald Trump a promis d'abroger. Membre de la Chambre des représentants depuis 2005 et actuel président de sa commission du budget, Tom Price a travaillé sur des textes pour remplacer l'Obamacare par des crédits d'impôts permettant de souscrire à une assurance maladie.

Posté le 10 février 2017 à 15h08 par Michel Janva | Lien permanent

09 février 2017

Immigration : Les Européens sont d'accord avec Donald Trump

Après le décret Trump interdisant temporairement l’entrée aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays musulmans, Chatham House, « l’Institut royal des affaires internationales », a voulu savoir ce qu’en pensaient les citoyens européens. C'est sans appel :

« Nous appuyant sur un nouveau sondage, et unique, de Chatham House auprès de plus de 10.000 personnes de 10 Etats européens, nous pouvons donner un éclairage nouveau sur ce que les gens pensent des migrations en provenance de pays musulmans. Nos résultats sont frappants et donnent à réfléchir. Ils indiquent que l'opposition à toute migration supplémentaire en provenance des Etats majoritairement musulmans n'est en aucun cas limitée à l'électorat de Trump aux États-Unis, mais est assez répandue. »

"Assez" voire "très" répandue. A la question "Etes-vous d’accord avec cette affirmation : « Toute nouvelle immigration de pays majoritairement musulmans doit être stoppée » ?" Les réponses sont en bleu : oui, en vert : sans opinion, en rouge : non.

4249808991

Posté le 9 février 2017 à 17h30 par Michel Janva | Lien permanent

08 février 2017

Les 3/4 des Américains veulent restreindre l'avortement

Lu sur Famille chrétienne :

"Près de trois Américains sur quatre (74 %), dont une majorité de militants prochoice (54 %), sont favorables à la mise en place de restrictions significatives de l’avortement, selon un sondage réalisé par le Marist Poll, un institut de sondage situé au collège des maristes à New York, pour les Chevaliers de Colomb, dont les résultats ont été publiés en janvier dernier. 22 % des Américains souhaitent limiter l’avortement aux trois premiers mois de la grossesse et 30 % au seul cas de viol, d’inceste ou pour sauver la vie de la mère. Près de six Américains sur dix appuient l’interdiction des avortements après vingt semaines de grossesse (59 % contre 53 % en avril).

[...] La moitié des Américains pensent que l’avortement a un impact négatif (50 %) à long terme sur la vie d’une femme, et près d’un sur cinq se dit incertain sur cet impact (19 %). Près de six Américains sur dix estiment que l’avortement est moralement mauvais (81 % de républicains, 40 % de démocrates).

Malgré ces résultats plutôt favorables au mouvement prolife, les Américains restent en majorité prochoice à 52 %, contre 42 % pour les prolife. 6 % des Américains sont sans avis sur la question. Mais les militants prolife sont plus attachés à leurs convictions : six Américains prolife sur dix s’identifient fortement à leur position, contre 52 % chez les prochoice

Posté le 8 février 2017 à 22h19 par Michel Janva | Lien permanent

Betsy DeVos nommée ministre de l’Education des Etats-Unis

LIl s’agissait hier de confirmer  au Sénat la nomination par Donald Trump de Betsy DeVos comme ministre de l’Education.

Betsy DeVos est connue comme une militante de la liberté scolaire absolue : elle veut établir le chèque éducation permettant le libre choix de l’école, y compris l’école à la maison. A titre de comparaison, c'est un peu comme si Anne Coffinier prenait la place de Najat Belkacem....

Jusque chez les républicains, Betsy DeVos était contestée. Alors que les gauchistes manifestaient dehors pour mettre la pression sur les élus, le Sénat s’est prononcé par 50 voix pour et 50 voix contre (deux sénateurs républicains ayant donc voté contre). En cas d’égalité c’est le vice-président des Etats-Unis qui fait la différence. Mike Pence a donc voté pour Betsy DeVos.

Posté le 8 février 2017 à 16h40 par Michel Janva | Lien permanent

07 février 2017

L'ambassadeur des Etats-Unis près l’Union européenne compare l'UE à l'URSS

Unknown-19Ted Malloch, proposé par Donald Trump comme ambassadeur des Etats-Unis près l’Union européenne, a déclaré dimanche à la BBC que le nouveau président entend traiter directement d’Etat à Etat pour la conclusion d’accords commerciaux, quoi qu’en pense l’UE.

« Trump ne se couchera pas devant les pouvoirs en place. Il dira ce qu’il pense même si cela devait le gêner ou le faire mal voir par les autres. On appelait cela de l’honnêteté, mais à l’ère du langage infantile du politiquement correct, des foutaises en général, on considère aujourd’hui cela comme de la malhonnêteté ».

Le quotidien de gauche britannique The Guardian publiait vendredi un éditorial annonçant :

« Il ne s’agit pas d’une politique de non-intervention. La politique en cours consiste à conduire le démantèlement de l’UE, grâce à la position dominante de la présidence et du site Breitbart, en vue de faire tout ce qu’ils pourront pour soutenir les forces populistes à travers l’Europe. Les victoires des partis nationalistes aux Pays-Bas, en France, en Allemagne et en Italie cette année, conduiraient à coup sûr à l’implosion de l’UE, et doivent donc être encouragées. »

Malloch s’est vanté :

« J’ai déjà eu des postes diplomatiques dans le passé qui m’ont permis d’aider à abattre l’URSS. Alors, peut-être qu’une autre Union a aussi besoin d’être domptée »

Il explique que son président

« n’aime pas une organisation qui est supranationale, non élue, où les bureaucrates peuvent se déchaîner et qui n’est pas franchement une vraie démocratie ».

Posté le 7 février 2017 à 21h42 par Michel Janva | Lien permanent

03 février 2017

Donald Trump : "La France à nouveau sous tension. Ouvrez les yeux”.

Suite à l'attentat de ce jour, le président américain a twitté :

“Un nouveau terroriste islamique radical vient d'attaquer le musée du Louvre à Paris. Des touristes ont été enfermés. La France à nouveau sous tension. Ouvrez les yeux”.

Posté le 3 février 2017 à 21h21 par Michel Janva | Lien permanent

L'Arkansas interdit l'avortement par démembrement (oui ça existe)

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

Unknown-13"Le gouverneur de l’Arkansas, Asa Hutchinson, a signé mercredi une loi votée par les deux chambres, qui interdit l’avortement par démembrement (officiellement appelé « par dilatation et évacuation », pour ne pas choquer…). Ce n’est que le 7e Etat à interdire cette horreur (mais dans deux d’entre eux elle est attaquée en justice et donc bloquée). L’avortement par démembrement pourra être puni d’une amende pouvant aller jusqu’à 10.000 $ ou six mois de prison.

L’avortement devient ainsi de facto impossible après 14 semaines.

La quasi totalité des médias hurle contre cette loi qui viole la liberté des femmes en leur interdisant la méthode d’avortement la plus sûre, et le Planning familial souligne que cette méthode est la plus utilisée au troisième trimestre de grossesse « aux Etats-Unis et dans le monde ». Fantasme d’avortueurs : il y a très peu de pays où les avortements tardifs soient permis (hors raison médicale).

Et les hurlements redoublent parce que la même loi permet aussi au conjoint de poursuivre le fournisseur d’avortement pour obtenir des dommages civils ou pour une injonction à empêcher l’avortement. Comme le texte ne stipule pas d’exceptions (viol ou inceste), de nombreux médias titrent sans vergogne que la loi permet aux violeurs de poursuivre leurs victimes…"

Posté le 3 février 2017 à 20h26 par Michel Janva | Lien permanent

02 février 2017

"Nous ne voulons pas nous retrouver dans la situation de la France avec une large population musulmane"

Dimanche soir, un haut responsable de l’administration Trump a briefé les journalistes en ces termes :

«La réalité est que nous ne voulons pas nous retrouver aux Etats-Unis dans la situation de la France, de l’Allemagne ou de la Belgique avec une large population musulmane.»

« On ne veut pas d’une situation où dans 20-30 ans il devient normal qu’il y ait régulièrement des attaques terroristes sur notre sol. Les Etats-Unis sont un pays souverain qui n’a absolument pas l’obligation d’intégrer n’importe quel immigré.»

Posté le 2 février 2017 à 22h13 par Michel Janva | Lien permanent

Donald Trump : réflexions pour éviter la gueule de bois

L'élection Donald Trump comme président des Etats-Unis est souvent interprêtée comme une bonne nouvelle parce que sa posture anti-mondialiste ouvre un large éventail de possibilités quant à l'évolution de la géopolitique mondiale. Nous partageons pour partie cet optimisme, fréquemment mis en relief par des analyses fouillées sur de nombreux sites, parmi lequel dedefensa, qui a récemment relaté le discours sans nuance du potentiel ambassadeur US auprès de l'UE, sur les intentions de destruction de l'UE qu'il prête à "son" président. C'est à lire ici.

Toutefois il s'agit de raison garder pour ne pas trop déchanter si l'avenir venait à ne pas confirmer celles des intentions de Trump qui nous paraissent bonnes pour la France et les nations éprises de liberté dans notre vieille Europe, comme ailleurs.

Ainsi le choix de ne pas inclure l'Arabie Saoudite parmi les pays dont les ressortissants ne sont momentanément pas admis aux Etats-Unis est symptomatique, si ce n'est d'une continuité par rapport à l'administration précédente, du moins d'un choix de remettre à plus tard les solutions radicales concernant les relations avec ce pays producteur et exportateur de pétrole de terroristes islamistes. Le JT de TV libertés du mardi 31 janvier y consacre son premier titre (à partir de 11 minutes).

Enfin, pour mettre tous ces éléments en perspective, nous reproduisons ci-dessous la dernière analyse, très intéressante selon nous, de stratediplo.

Un éléphant, ça schtroumpfe énormément. Le nouveau président états-unien, que la presse française en espérance d'interruption de processus démocratique a qualifié pendant deux mois de "président élu" pour éviter de le nommer "futur président", peut être appelé à jouer un rôle historique. Comme il l'a dit, cette fois il ne s'agissait pas d'une alternance formelle entre les deux étiquettes de la nomenklatura politico-financière, mais d'une véritable passation de responsabilité au peuple. La nomenklatura a eu le génie de se retirer maintenant, et le peuple a accepté d'assumer la responsabilité de la conduite passée. Les Etats-Unis sont un bolide sans frein ni direction lancé à toute allure vers un mur, et à quelques mètres de ce mur, alors qu'il ne reste que le temps de décider très vite si on va consacrer la dernière seconde et demie à se signer ou à éjecter le bébé par la fenêtre, le gouvernement réel a, préméditamment ou pas, passé le volant. Si le gouvernement fédéral a vraiment un pouvoir, c'est désormais à peine celui du choix des détails ultimes de l'effondrement économique.

On s'interroge néanmoins sur la possibilité d'un retournement de la politique internationale des Etats-Unis face à l'islam, en l'occurrence d'un renversement de la politique de soutien et promotion de l'islam qu'ils ont pratiquée depuis un tiers de siècle en Asie, Europe, Afrique et Océanie. Ce revirement-là n'est pas impossible. En vérité ce choix stratégique de l'islam était arbitraire et n'était déterminé par aucune fatalité ou contingence incontournable. Qu'il s'agisse de soumettre leurs ennemis ou de miner leurs rivaux, les Etats-Unis auraient très bien pu choisir un autre vecteur ou une autre idéologie, voire conclure simplement des alliances de circonstance. De toute évidence lorsque le futur président Donald Trump a commencé à parler de se donner les moyens de gagner les guerres que l'on entreprend, et de résoudre la question syrienne, il n'appartenait pas encore au cénacle et ignorait de quel côté se battent les Etats-Unis en Syrie (et ailleurs) et quelle est la question syrienne, n'en connaissant alors que le discours paravent. Mais il semble maintenant avoir été informé de la véritable stratégie et de l'engagement du pays qu'il dirige, et après avoir rapidement pensé à changer de bord et combattre désormais les milices islamistes supplétives des Etats-Unis, il pense peut-être maintenant à tout simplement retirer les troupes états-uniennes et cesser de soutenir la guérilla, ce qui suffirait à l'asphyxier et permettrait à la Russie d'aider la Syrie à achever le nettoyage et commencer la reconstruction. Ce grand retournement stratégique serait inattendu, mais il n'est pas impossible puisqu'il ne coûterait rien aux Etats-Unis.

De même le nouveau gouvernement peut interrompre les préparatifs de guerre contre la Russie. Il ne pourra pas éviter la guerre, mais il peut en changer la cible, comme le gouvernement précédent l'a fait il y a quelques années en remplaçant l'Iran par la Russie, pour les raisons stratégiques que l'on a déjà évoquées, liées au dollar par deux facteurs. D'une part part ils connaissent l'état des réserves pétrolières de l'Arabie Séoudite et savent à quel moment celle-ci ne jouera plus qu'un rôle mineur (puis nul) dans la détermination du prix du pétrole et de la devise de fixation de ce prix.

Pour mémoire, après la défaite des pays arabes face à Israël les Etats-Unis ont conclu des accords militaires avec l'Arabie (et ses dépendances du Golfe) à la condition qu'elle vende son pétrole en dollars et oblige l'OPEP à fixer le prix dans cette devise, puis ils ont mis fin à la convertibilité du dollar en or ce qui a poussé les pays arabes à relever drastiquement leurs prix et a ainsi fait exploser la demande mondiale de dollars (et accessoirement handicapé les économies européennes alors rivales de l'économie états-unienne), donc le besoin du monde d'exporter massivement aux Etats-Unis pour obtenir ces dollars à peine secs de l'imprimante débridée. D'autre part les Etats-Unis se sont mordus les doigts d'avoir inconsidérément interdit à l'Iran de commercer en dollars, ce qui l'a amené à se faire payer en euros, en or et surtout en yuans, propulsant ce dernier au rang de monnaie d'échange internationale dont les détenteurs ont désormais d'autres utilisations que chinoises, et ils ont donc fini par prier l'Iran d'accepter la levée des "sanctions" (contraires au droit international) qu'ils lui avaient imposées, en suppliant même si lourdement que l'Iran a fait monter les enchères et n'a rien eu à abandonner. C'est la raison pour laquelle les Etats-Unis ont soudain changé de camp, soutenant maintenant les Perses contre les Arabes et pouvant même changer d'alliés dans la confrontation chiite-sunnite qu'ils ont envcouragée depuis les années 90. Et c'est pour cela aussi qu'ils se sont trouvés un nouvel ennemi, la Russie, avant même de contribuer au coup d'état uniopéen de février 2014 en Ukraine. Les Etats-Unis, n'étant menacés par personne, ont le privilège de pouvoir choisir les ennemis qu'ils se désignent. On ne dit pas là que si les Etats-Unis déclaraient la paix à la Russie l'Union Européenne et l'OTAN leur emboîteraient le pas, car ces deux agglomérats d'acteurs ont des intérêts et des phobies distincts de ceux des Etats-Unis.

De toute façon la paix n'est pas une option durable à long terme. Lorsque le pouvoir financier états-unien démontrera au président que le seul moyen d'imposer au monde l'effacement total des dettes est la force majeure d'une guerre mondiale, ou lorsqu'il lui expliquera que sans l'assertion suprême d'une nouvelle utilisation des armes nucléaires le monde est prêt à renvoyer le dollar à sa vraie valeur, le président oubliera ses convictions personnelles pour assumer son devoir politique.

Et l'ultima ratio des Etats-Unis, c'est la B62 (version 11 ou 12), quel que soit leur président.

Posté le 2 février 2017 à 09h47 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (6)

Les grosses intox autour du "Muslim Ban"

Gty-donald-trump-order-cf-170127_12x5_1600Comme la grosse presse raconte n’importe quoi sur le décret (Executive Order) du Président Donald Trump, signé le vendredi 27 janvier, Daniel Hamiche a décidé d'apporter quelques éléments :

  1. Le décret ne le dit pas. Je l’ai lu. Vous pouvez aussi le lire : c’est ici. Il n’y a pas de discrimination religieuse.
  2. Le décret ne donne pas davantage la liste précise des pays dont les ressortissants sont interdits d’entrée aux États-Unis pendants toute la durée de ce moratoire (en principe 90 jours).
  3. 7 pays à population majoritairement musulmane sont supposés être visés, selon la presse, par ce décret. Il convient donc de rappeler que 43 autres pays à majorité musulmane ne le sont pas (en tout cas pas encore) : leurs ressortissants peuvent donc entrer aux États-Unis aux conditions ordinaires.
  4. Ces 7 pays “scandaleusement discriminés” – attention second degré… – par Trump, ne sont pas sortis de son chapeau pointu. Ils sont tirés d’une liste des « pays particulièrement préoccupant[s] » (Countries of Particular Concern, CPCs) établie par le département d’État du gouvernement Obama, car ces CPCs violent les droits de l’homme, les droits à la liberté de conscience et de religion ! Cette liste est mise à jour chaque année. Le décret de Trump la mentionne à sa section 3.
  5. Obama, lui-même, n’avait éprouvé aucune gêne à décréter un moratoire de 6 mois bloquant l’admission des réfugiés irakiens aux États-Unis, en 2011. A-t-on constaté alors un tollé général, des manifestations dans les rues, dans les aéroports ?
  6. Les musulmans de pays non majoritairement musulman – Union européenne, Amérique du Sud, etc. –, ne sont pas interdits de séjour aux États-Unis.
  7. Les musulmans originaires de ces 7 pays, et qui disposent déjà d’un titre de séjour ou d’une Carte verte (Green Card), les autorisant à travailler aux États-Unis, n’en seront pas chassés.
  8. Ceux des politiciens, de droite ou de gauche, en France ou ailleurs, qui prétendent que ce « Muslim Ban » aura pour effet d’attiser la haine des musulmans, sont en fait ceux qui l’attisent en dénonçant un « Muslim Ban » qui n’existe pas.
  9. Il y a eu, malheureusement, des cafouillages dans les premières applications de ce décret du fait de certaines de ses interprétations par l’administration fédérale – peuplée de beaucoup d’adversaires politiques de Trump –, faute, sans doute, d’y avoir été préparée à l’avance. Cela remet en cause, éventuellement, le timing de ce décret mais pas sa nécessité – laquelle, et on ne nous le dit pas, est soutenue par une majorité de citoyens des États-Unis.

Posté le 2 février 2017 à 09h17 par Michel Janva | Lien permanent

01 février 2017

Diplomatie américaine : les cow boys tirent dans le noir

De Thomas Flichy de La Neuville :

Capture d’écran 2017-01-31 à 18.54.35La première mesure diplomatique du gouvernement Trump avait pour finalité de satisfaire un électorat âgé, qui conserve deux ennemis emblématiques au fond de sa mémoire. Il s’agit en premier lieu de la Russie, présente depuis plusieurs décennies dans les territoires chiites que sont la Syrie, l’Iran, le sud de l’Irak et le Yémen – et en deuxième lieu des quelques Etats dont les actions terroristes ont été médiatisées par la presse américaine: la Libye, la Somalie et le Soudan. De ce point de vue l’executive order donne des gages sérieux à l’opposition néo-conservatrice qui, malgré ses glapissements médiatiques, estime avoir eu plus de peur que de mal. Il est à noter que la mesure prise par le nouveau président sera sans effet sur l’économie américaine dont les relations avec les pays susvisés sont marginales. Ceci correspond bien à l’esprit de M. Trump qui transpose aux relations internationales ses réflexes d’homme d’affaires. L’executive order a eu un effet politique interne positif pour le président  - puisqu’une majorité le soutient – sans avoir pour autant de conséquences économiques dramatiques. Il semble donc cohérent à la nouvelle équipe en place.

Pourtant – et ce n’est pas le moindre de ses paradoxes, 40% des pays visés par l’executive order sont devenus des foyers de terrorisme en raison d’interventions militaires américaines: il s’agit de l’Irak, de la Syrie et de la Libye. Mais nous étions prévenus de l’inflexion qui serait prise vis à vis des pays dévastés par les interventions militaires des Etats-Unis par le dernier rapport du National Intelligence Council dont les auteurs déclaraient avec un brin de cynisme : « Il serait tentant d’imposer l’ordre au sein de ce chaos apparent, mais cela coûterait trop cher à court terme et échouerait à long terme ». Quant aux effets de la mesure Protecting the Nation from foreign Terrorist entry, ils seront naturellement limités dans la mesure où le terrorisme chiite est quasiment inexistant. Dernier petit détail, les pays frappés forment une série d’impacts en forme de cercle autour de ce qui devrait être la véritable cible - l’Arabie Saoudite. Aux dires de certains esprits malicieux, ce pays exporterait en effet le terrorisme depuis bien longtemps à sa périphérie immédiate. 

Posté le 1 février 2017 à 07h20 par Michel Janva | Lien permanent

Neil Gorsuch, nouveau juge à la Cour suprême

Cette nuit, Donald Trump a annoncé sur Twitter son choix pour remplacer le juge Scalia, décédé, à la Cour Suprême des Etats-Unis :

Agé de 50 ans (il est né en 1967), Neil Gorsuch a une longue espérance de vie à la Cour Suprême... Il pourrait siéger 30 ans.

Unknown-9Docteur en droit, il a été assistant du juge fédéral à la cour d'appel pour le circuit du district de Columbia, puis aux côtés des juges de la Cour suprême Byron White et Anthony Kennedy, en 1993 et 1994. Il travaille ensuite pendant dix ans, de 1995 à 2005, comme avocat d'affaires dans un cabinet juridique de Washington. De 2005 à 2006, il devient le premier adjoint du procureur général associé des États-Unis, Robert McCallum. En 2006, le président George W.Bush le nomme au poste de juge fédéral à la cour d'appel pour le dixième circuit, et le Sénat confirme cette nomination peu de temps après, à l'unanimité des votants.

Episcopalien, hostile à l'avortement, le juge Gorsuch s’est illustré dans ses décisions contre l’euthanasie et contre les dispositions de la loi sur la santé, permettant le remboursement des contraceptifs. Il a ainsi jugé légitime, au nom de la liberté religieuse, l’opposition des propriétaires de la chaîne de distribution Hobby Lobby, en juin 2014, à la prise en charge les frais de contraception de leurs employées dans le cadre de la protection sociale permise par l’Obamacare.

La Cour suprême compte neuf membres. Deux des juges les plus âgés sont des démocrates. Ruth Bader Ginsburg et Stephen Breyer ont dépassé l’âge moyen auquel ces juges nommés à vie se retirent ordinairement. Un juge nommé par un président républicain, Anthony Kennedy, se trouve dans ce cas et c'est justement celui qui se rallie à la gauche sur les sujets de société... Ce pourrait donc ne pas être la dernière nomination de Donald Trump. Cette nomination devra être confirmée par le Sénat. Mais il ne devrait pas y avoir de surprise : ce juge fait l’unanimité parmi les élus républicains.

Posté le 1 février 2017 à 07h09 par Michel Janva | Lien permanent

31 janvier 2017

La grosse presse vent debout contre Donald Trump

D'Evelyne Joslain dans Les 4 vérités :

Images-3"[...] Paul Wood, correspondant pour la BBC à Washington, se déclare stupéfait par les commentaires entendus dans les réunions des « initiés » : les personnels des agences gouvernementales et des médias « ont des conversations où prédomine une fixation, renverser l'élection et cela par quelque moyen que ce soit ». Ce qu'il résume dans son article du 23 janvier : « Trump sera-t-il assassiné, renversé par un coup d'État militaire, ou seulement destitué ? » Et il nous informe qu'un universitaire consacre déjà tout son temps à l'éventail des raisons pour destituer un président investi depuis 3 jours. Car il ne faut pas lui laisser la moindre chance de tenir ses promesses aux électeurs. S'il réussissait, l'échec des élites serait irréversible. « Salir et attaquer Trump est devenu une occupation permanente », écrit la journaliste Valérie Richardson du Washington Times.

Après avoir tout essayé pour délégitimer Trump, il faut maintenant l'entraver dans tout ce qu'il entreprend (par exemple retarder la confirmation de ses ministres désignés, organiser des manifestations contre tous ses décrets présidentiels…) et matraquer l'opinion publique d'informations négatives, ou carrément fausses, afin d'intimider ceux qui le soutiennent. Et, là, les gros médias sont en première ligne. Steve Bannon, stratégiste du Président, a fait ce commentaire :

« Après leur défaite humiliante, les médias feraient mieux de se taire ; ils ne comprennent rien au pays, ni pourquoi Donald Trump a été élu. Leur intégrité est 0, leur intelligence 0, et ils ne se foulent pas ! »

Ce que Trump nuance le 27 : « Une grosse partie des médias représente le parti de l'opposition de diverses façons », dans le désir de ne pas blâmer les démocrates en bloc (beaucoup ont voté pour lui), seulement les médias dits « d'information » – qui n'ont que 18 % de confiance dans le public. Sean Spicer, l'attaché de presse de la Maison Blanche, avertit de son côté que « les médias qui mentent délibérément et font des reportages irresponsables auront désormais des comptes à rendre, eux aussi » et qu'il va « ouvrir les conférences de presse de la Maison Blanche aux journalistes qui n'ont ni carte de presse ni moyens financiers pour se déplacer à Washington, par Skype, afin d'être en direct avec le pays ».

[...] Et chez nous ? Le candidat Fillon, confronté à la première attaque destructrice, nous démontre par sa réaction décevante qu'il n'a ni la combativité ni le souffle pour tenir tête… Dommage pour lui, mais surtout pour nous !"

Posté le 31 janvier 2017 à 21h09 par Michel Janva | Lien permanent

Les pays mis au ban par le décret Trump sont les mêmes que ceux choisis par... l'administration Obama

Unknown-8Le candidat Trump avait promis que le premier jour de sa présidence, s'il était élu, il «suspendrait l'immigration des régions sujettes au terrorisme où la vérification ne peut se faire en toute sécurité». Il a juste une semaine de retard. Pourtant, tout le monde surréagit.

Le décret que Trump a signé vendredi institue une suspension de 90 jours des immigrants de pays répertoriés par l'administration Obama comme ayant une importante présence d'organisations terroristes. La raison en est de donner aux organismes compétents le temps nécessaire pour s'assurer que «des normes adéquates sont établies pour empêcher l'infiltration par des terroristes ou des criminels étrangers».

L'ordonnance suspend également le Programme d'admission des réfugiés aux États-Unis pendant 120 jours, accordant à la Sécurité intérieure et au Directeur du renseignement national le temps de «déterminer quelles procédures supplémentaires devraient être prises» pour s'assurer que les terroristes n'entrent pas sous le couvert de réfugiés. Préoccupation légitime.

Il fixe également un plafond légèrement inférieur à 50 000 pour les réfugiés pour cette année, ce qui est en vigueur au cours de la dernière décennie.

Les pays visés par la suspension de 90 jours - l'Iran, l'Irak, la Syrie, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen - n'ont pas été choisis par Trump. Ils étaient déjà répertoriés par l'administration Obama comme des pays préoccupants en vertu d'une loi de 2015 qui exige que quiconque a visité un de ces pays doit subir un examen minutieux avant d'arriver aux États-Unis. Le président Obama lui-même a empêché des groupes importants d'immigrants d'entrer aux États-Unis. En 2011, l'administration a suspendu l'entrée des réfugiés d'Irak pendant six mois afin de s'assurer que les terroristes n'en profitaient pas pour pénétrer aux Etats-Unis.

De même, le président Bill Clinton a publié six interdictions, George W. Bush six interdictions et l'ancien président Ronald Reagan quatre. En 1980, l'ancien président Jimmy Carter a interdit les Iraniens après que Téhéran a saisi l'ambassade des États-Unis.

Concernant les réfugiés, les données du Migration Policy Institute montrent que le nombre réel de réfugiés admis au cours des 15 dernières années a été à peu près de 50 000 chaque année.

Ce qui est extrême, ce n'est donc pas ce que Trump a fait, mais c'est la réaction disproportionnée de ses adversaires politiques, de la presse.

Posté le 31 janvier 2017 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent

30 janvier 2017

L’objectif le plus important est de changer les cœurs et les esprits en créant une culture où l'avortement deviendrait impensable

Jeanne Mancini, présidente de la March for life, a accordé un entretien à Antoine Pasquier pour Famille chrétienne. Extrait :

Images-2"Pensez-vous possible un revirement prochain de la jurisprudence Roe v. Wade de la Cour suprême ?

Je ne sais pas. L’objectif le plus important à nos yeux est de changer les cœurs et les esprits en créant une culture où l'avortement deviendrait impensable, où il n’y aurait plus de besoin ou de désir d’avorter. Les lois suivent ce qui se passe dans la culture. En changeant les cœurs, nous changerons la loi. Dans notre pays chaque année, près d'un million d'avortements sont pratiqués contre seulement 22 000 adoptions d’enfants. Nous plaidons pour que se développe une vraie politique en faveur de l’adoption.

Comment expliquer la forte implication des jeunes dans les mouvements prolife américains ?

Les jeunes sont des survivants de l'avortement. Il manque beaucoup de leurs pairs. Depuis 1973, les Etats-Unis ont perdu 58 millions d'Américains à cause de l'avortement. Dans leur salle de classe, ils regardent autour d’eux, et savent qu’il manque un tiers d’entre eux à cause de l’avortement. Ces jeunes ont également grandi avec la technologie de pointe : ils se sont vus sur les photos de leurs échographies, et ils ont vu aussi leurs frères et sœurs. Ils savent qu'un bébé n'est pas un amas de cellules sans vie, mais un vrai bébé ! Les études scientifiques et technologiques sont du côté de la vie. Ces jeunes ont également grandi avec l'expérience des femmes qui regrettent d’avoir été impliquées dans l'avortement. Ils sont aussi très enthousiastes à l’idée de défendre les droits de l'Homme. Les jeunes sont attachés aux questions de justice sociale. Ils veulent devenir les avocats de causes juste, et celle-ci est la leur.

Vous affirmez que le mouvement prolife est un mouvement pro-femme. Pourquoi ?

La capacité de la femme à devenir une mère n’est pas une aliénation. Les féministes pro-avortement voient cela comme une chose négative, et essayent de « libérer » la femme pour la rendre en tous points semblables à un homme. Mais la maternité ne déstabilise pas les femmes. Au contraire, elles doivent embrasser pleinement qui elles sont, et tous les aspects de ce que signifie être une femme. Les femmes et les hommes sont égaux en dignité, mais complémentaires.

Quelle est la place de la prière dans le combat prolife ?

C'est la chose la plus importante. La mission et l'apostolat découlent de la relation et de la contemplation de la prière avec Dieu. Nous sommes engagés dans une bataille spirituelle. Personnellement, si je ne prie pas tous les jours, c'est comme si je ne recevais pas mon oxygène. J’en ai besoin, surtout à l'époque de la Marche pour la vie ! Dans ma prière, je demande au Seigneur de faire de moi son instrument. Le Seigneur nous donne la force, nous donne les mots à utiliser dans les différents médias, les interviews et les discours. Notre relation avec Dieu est plus importante que le travail que nous faisons."

Posté le 30 janvier 2017 à 13h11 par Michel Janva | Lien permanent

Immigration: la décision de Donald Trump n'est pas une première

Unknown-6La décision de fermer la frontière aux ressortissants de sept pays musulmans a déclenché des hourvaris d'indignation un peu partout mais surtout dans les rédactions de la bobosphère.

Le décret interdit pendant 90 jours toute entrée sur le territoire américain des ressortissants de sept pays : le Yémen, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et l’Irak. Il bloque également pendant 90 jours les entrées de réfugiés venant de ces pays, et les demandes des réfugiés syriens sont bloquées jusqu’à nouvel ordre.

De façon plus générale, le texte bloque le processus d’admission des réfugiés du monde entier pendant 120 jours.

Pour les pleureuses de l'Immemorial Open America, cette décision de Donald Trump n'est pas une première dans l'histoire des Etats-Unis. De telles mesures ont déjà été prises par le passé :

  • exclusion des immigrants chinois, par le Chester A. Arthur en mai 1882
  • les réfugiés juifs durant la seconde guerre mondiale, par Franklin D. Roosevelt.
  • les anarchistes, par Theodore Roosevelt en 1903
  • les communistes en 1950 par Harry Truman
  • les Iraniens en 1980 par Jimmy Carter, April 7, 1980.
  • les personnes porteuses du VIH en 1987 par Ronald Reagan

Posté le 30 janvier 2017 à 12h52 par Michel Janva | Lien permanent

Nigel Farage sur Donald Trump : "Que c’est merveilleux, un homme politique qui tient ses promesses"

Nigel Farage à propos de l'hystérie anti-Trump (via FDesouche)

Donald Trump a été élu avec la promesse on ne peut plus claire de tout faire pour rendre la vie plus sûre en empêchant DAECH de pénétrer aux Etats-Unis. Et franchement, ce qu’il est en train de faire est d’honorer sa promesse au peuple américain. Et je dis aux manifestants : Ca s’appelle la démocratie les gars, réveillez-vous ! (...)

Je le répète, il a été élu sur son programme. Il fait exactement ce qu’il a dit qu’il ferait. Ce que disent les médias n’a plus vraiment d’importance. Il ne vont jamais, j’en suis sûr, se faire à l’idée que Donald Trump est président, et il continueront ces prochaines années à se plaindre sans cesse, quoiqu’il fasse. Et vous savez quoi ? Leurs audiences ne cesseront de dégringoler. Je suis absolument convaincu que chaque personne qui a voté Trump se dit : « Que c’est merveilleux, un homme politique qui tient ses promesses

Posté le 30 janvier 2017 à 08h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

28 janvier 2017

Mike Pence : "Nous avons atteint un moment historique de la cause de la vie"

Discours du Vice-président Mike Pence à la Marche pour la vie de Washington (merci à AFD) :

Pence_810_500_55_s_c1« Merci Karen et Charlotte, et merci à vous tous.

De la part du Président Donald Trump, de mon épouse Karen et de ma fille Charlotte, je vous souhaite à tous la bienvenue à Washington DC pour la 44ème Marche annuelle pour la vie.

C’est une bonne journée. C’est, à bien des égards, la meilleure Marche pour la vie que j'ai jamais vue.

Je suis très touché de prendre la parole devant vous aujourd'hui, très touché d'être le premier Vice-président des États Unis à avoir le privilège d'assister à cet événement historique.

Il y a plus de 240 ans, les fondateurs de notre pays ont écrit des mots dont l'écho a traversé les siècles.

Ils ont déclaré les vérités qui vont de soi, à savoir que notre Créateur nous a tous dotés de certains droits inaliénables et, parmi eux, il y a la vie, la liberté et la recherche du bonheur.

Il y a 44 ans, notre Cour Suprême a tourné le dos au premier de ces idéaux immuables.

Mais aujourd'hui, trois générations plus tard, grâce à vous tous et aux milliers de personnes qui sont avec nous pour marcher pour la vie à travers notre nation, la vie est de nouveau en train de gagner en Amérique.

Cela apparaît clairement dans l'élection des majorités pro-vie au Congrès américain. Cela apparaît encore plus clairement, d'une certaine manière, dans l'élection historique d'un président qui défend le projet d'une Amérique plus forte et plus prospère, et un président, qui, je suis fier de le dire, défend le droit à la vie - le Président Donald Trump.

C'est en fait le Président Trump qui m'a demandé d'être ici aujourd'hui avec vous. Il m'a demandé de vous remercier de votre appui, de votre défense de la vie et de votre compassion pour les femmes et les enfants de l'Amérique.

Il y a une semaine aujourd'hui, sur les marches du Capitole, nous avons assisté à l'investiture du 45ème Président des États Unis. Je peux vous dire et vous témoigner que notre Président est un homme qui a les épaules larges et le cœur grand. Sa vision des choses, son énergie et son optimisme sont sans limite et je sais qu'il va redonner sa grandeur à l'Amérique.

Depuis le premier jour de sa prise de fonctions, il tient les promesses qu'il a faites au peuple américain.

Je tiens à vous dire que là-bas, au 1600 Pennsylvania Avenue, nous sommes occupés à tenir nos promesses.

Ainsi, lundi dernier, le Président Trump a rétabli la Mexico City Policy qui empêche toute aide internationale de financer des organisations qui promeuvent ou effectuent des avortements à travers le monde.

Ainsi, notre gouvernement travaillera avec le Congrès pour mettre un terme au financement, par l'argent des contribuables, de l'avortement et des services d'avortements, et nous consacrerons cette ressource aux soins médicaux pour les femmes en Amérique.

Ainsi, la semaine prochaine, le Président Donald Trump annoncera le nom du juge désigné de la Cour Suprême qui fera respecter les libertés données par Dieu qui sont inscrites dans notre Constitution, dans la tradition du grand juge Antonin Scalia qui nous a quittés.

Vous savez, la vie est en train de gagner en Amérique. Et la Marche d’aujourd’hui célèbre les progrès, les progrès que nous avons accomplis pour cette cause. Vous savez, je crois depuis longtemps qu’une société peut être jugée sur la manière dont elle prend soin des plus vulnérables, des personnes âgées, des personnes déficientes, des personnes handicapées et des enfants à naître.

Nous avons atteint un moment historique de la cause de la vie. Nous devons vivre ce moment avec respect et compassion pour chaque Américain.

La vie est en train de gagner en Amérique pour de nombreuses raisons.

La vie est en train de gagner grâce à l’avancée constante de la science qui illumine de plus en plus les premiers moments de la vie chaque jour. La vie est en train de gagner grâce à la générosité des millions de familles adoptives qui ouvrent leurs cœurs et leurs maisons aux enfants dans le besoin. La vie est en train de gagner grâce à la compassion des soignants et des volontaires des services d’aide aux grossesses difficiles et des organisations confessionnelles qui aident les femmes dans toutes les villes et communes du pays.

La vie est en train de gagner grâce aux calmes conseils qui sont donnés par les mères à leurs filles, les grand-mères à leurs petites-filles ou entre amis, autour d’une table de cuisine ou d’un café pris sur un campus universitaire. La vérité est dite. La compassion l’emporte sur le confort. Et l’espoir prend le pas sur le désespoir.

En un mot, la vie est en train de gagner en Amérique grâce à vous tous.

Je vous invite donc instamment à poursuivre sur cette voie. Mais, comme il est écrit, « Que votre bonté soit connue de tous les hommes ». Que ce mouvement soit connu pour l’amour, non pour la colère. Que ce mouvement soit connu pour la compassion, non pour la confrontation. Lorsque sont en jeu les questions de cœur, rien n’est plus fort que la bonté.

Je crois que nous allons continuer à gagner les cœurs et les esprits de la nouvelle génération si nos cœurs s’attendrissent d’abord pour les jeunes mamans et leurs enfants à naître, et si chacun d’entre nous fait tout ce qu’il peut pour les écouter, dans les conditions qui sont les leurs, avec générosité et sans jugement.

Afin de guérir notre pays et de restaurer la culture de la vie, nous devons continuer à former un mouvement ouvert à tous, prenant soin de tous et attestant de notre respect pour la dignité et la valeur de chaque personne.

Sur l’un des murs du Mémorial de Jefferson sont inscrits les mots de notre troisième président qui nous a vivement conseillé, il y a longtemps de cela, de nous rappeler que Dieu nous a donné la vie, que Dieu nous a donné la liberté.

Au nom du Président des États-Unis et de ma petite famille, nous vous remercions pour votre défense de la vie. Nous vous remercions pour votre compassion. Nous vous remercions pour l’amour que vous portez aux femmes et aux enfants de l’Amérique.

Et soyez assurés, soyez assurés, qu’à vos côtés, nous ne nous découragerons jamais, nous ne relâcherons jamais nos efforts avant d’avoir restauré la culture de la vie en Amérique pour nous-mêmes et notre postérité.

Je vous remercie et que Dieu vous bénisse.

Que Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique. »

Posté le 28 janvier 2017 à 17h04 par Michel Janva | Lien permanent

Grande nouveauté : voilà un homme politique qui tient ses promesses

Il l'avait promis, il l'a fait. Vendredi soir, Donald Trump un signé un décret sur l'immigration intitulé «Protéger la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux États-Unis». Qui vise particulièrement les ressortissants de pays musulmans. Voici les trois mesures principales:

  • La suspension, pour une durée indéterminée de l’accueil des réfugiés syriens
  • La suspension, pour quatre mois, du programme américain d'admission de réfugiés, le temps de le passer au crible.
  • Le gel pendant trois mois de l'entrée aux États-Unis de ressortissants de sept pays musulmans: Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen.

Le président américain a annoncé qu'il mettait «sur pied de nouvelles mesures de contrôle pour maintenir hors des États-Unis les terroristes islamiques radicaux». 

«Nous voulons être sûrs que nous ne laissons pas entrer dans notre pays les mêmes menaces que celles que nos soldats combattent à l'étranger (...) Nous n'oublierons jamais les leçons du 11-Septembre».

Posté le 28 janvier 2017 à 10h46 par Michel Janva | Lien permanent

Un moment historique

C'est ce qu'a déclaré Mike Pence, le vice-président des Etats-Unis d'Amérique, hier, lors de la Marche pour la vie :

Vou pouvez retrouver l'intégralité (plus de 7h de vidéo) de cette marche ici.

Posté le 28 janvier 2017 à 10h37 par Michel Janva | Lien permanent

27 janvier 2017

Suivre la March for Life en direct

C'est ici sur EWTN.

Posté le 27 janvier 2017 à 18h47 par Michel Janva | Lien permanent

"Le Planning familial est la plus raciste des organisations"

C'est un Afro-américains qui le crie au beau milieu de la marche des femmes à Washington :

Posté le 27 janvier 2017 à 14h14 par Michel Janva | Lien permanent

26 janvier 2017

Le vice-président Mike Pence participera à la Marche pour la Vie

Unknown-2Outre Kellyanne Conway, l’une des trois « counselors to the President » (membres dirigeants du bureau exécutif du président), le vice-président Mike Pence participera à la Marche pour la Vie et prendra la parole. C'est une première historique.

Donald Trump enverra un message par téléphone. Ronald Reagan et George W. Bush l'avaient déjà fait.

La March for Life se déroule demain à Washington. A suivre sur EWTN.

Posté le 26 janvier 2017 à 18h04 par Michel Janva | Lien permanent

Etats-Unis : la Conférence des évêques catholiques soutient les décisions pro-vie de Donald Trump

Lu ici :

"Dans une déclaration publiée lundi 23 janvier, le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York et chef du Comité pour les affaires « pro vie » de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, a salué le décret signé par le nouveau président Donald Trump le même jour afin de retirer des « impôts des contribuables les fonds accordés aux ONG internationales qui promeuvent ou pratiquent des avortements à l’étranger (souvent en violation des lois du pays d’accueil même) » (…)

« Il s’agit d’un pas bienvenu vers le rétablissement et le renforcement de politiques fédérales importantes qui respectent le plus fondamental des Droits de l’homme, le droit à la vie –, de même que le consensus de longue date et bi partisan contre l’obligation faite aux Américains de participer à l’acte violent d’avorter »

Posté le 26 janvier 2017 à 08h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

25 janvier 2017

Pas un centime du contribuable pour l'avortement

Lu sur Réinformation.tv :

"[...] Par 283 voix contre 183, la chambre des représentants a adopté lundi une loi garantissant l’absence totale d’argent public pour le financement de l’avortement : pas un centime du contribuable ! Ce ne sera certes pas une révolution : l’amendement Hyde assurait déjà l’absence de financement fédéral dans ce domaine. Mais avec le nouveau texte introduit par le représentant Chris Smith, élu du New Jersey, l’un des plus solides hommes politiques en matière de respect de la vie les États-Unis, il ne sera plus nécessaire de renouveler chaque année le vote de l’amendement sujet à une approbation annuelle.

Trump tient bon sur la question pro-vie

Ledit amendement a déjà sauvé plus de 2 millions de vies depuis sa première adoption en 1976, selon une étude menée par le Charlotte Lozier Institute. Il a permis d’éviter que les contribuables américains soient obligés contre leur gré à participer au financement de la mise à mort d’enfants à naître ; une cause qui reste d’actualité puisqu’un sondage mené au début de cette année 2017 montrait que 61 % des Américains sont opposés au financement de l’avortement par l’impôt. L’amendement a notamment permis de faire payer l’avortement par le biais de l’assurance solidarité Medicaid.

Explicitement, le nouveau texte de Chris Smith interdit également le financement de l’avortement dans le cadre de l’Obamacare, en attendant son remplacement par un autre système promis par Donald Trump. A l’heure actuelle, selon l’organisme de veille sur l’action du gouvernement, le Government Accountability Office, 1.036 plans d’assurance vendus dans le cadre de l’Obamacare en 2014 couvraient explicitement l’avortement à la demande. D’autres ne le précisent pas, mais manquent de « transparence » par rapport à cette question. Cette utilisation des fonds publics était niée par les Démocrates mais Chris Smith a tenu bon.

Des décisions pro-vie à la Maison Blanche et chez les Représentants

Aussitôt le texte adopté par la chambre des représentants, la Maison-Blanche a fait un communiqué indiquant que l’Administration « soutient fortement HR7 » – ainsi est désignée cette loi – ajoutant que « si le président devait se voir présenter HR7 dans sa forme actuelle, il signerait la loi ». Le communiqué précise : « Cette loi continuerait d’interdire au gouvernement fédéral de payer des procédures à l’aide des taxes des Américains qui ont à l’égard de l’avortement des objections morales ou religieuses ». On est loin d’un tel respect des consciences en France où les fonds publics financent l’« IVG » à 100 %…

Posté le 25 janvier 2017 à 20h15 par Michel Janva | Lien permanent

L'avortement est aussi le sujet du moment aux Etats-Unis

Lundi 23 janvier, le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York et chef du Comité pour les affaires « pro vie » de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, a salué le décret signé par le nouveau président Donald Trump le même jour afin de retirer des « impôts des contribuables les fonds accordés aux ONG internationales qui promeuvent ou pratiquent des avortements à l’étranger (souvent en violation des lois du pays d’accueil même) ».

« Il s’agit d’un pas bienvenu vers le rétablissement et le renforcement de politiques fédérales importantes qui respectent le plus fondamental des Droits de l’homme, le droit à la vie –, de même que le consensus de longue date et bi partisan contre l’obligation faite aux Américains de participer à l’acte violent d’avorter ».

Unknown-4Par ailleurs, l'annuelle March for Life aura lieu vendredi 27 janvier à Washington. Donald Trump a mandaté sa conseillère spéciale, Kellyanne Conway, pour l'y représenter. Son ancienne directrice de campagne figure parmi les principaux invités à intervenir à la tribune, aux côtés du cardinal Timoty Dolan.

Quand on pense que, dimanche dernier à Paris, il n'y avait ni un évêque ni un député pour marcher contre l'avortement...

Enfin 3e sujet, mais certainement le plus important, Donald Trump révélera la semaine prochaine le nom de son candidat pour occuper le neuvième siège de magistrat à la Cour suprême. La plus haute instance judiciaire des Etats-Unis fonctionne depuis près d'un an, suite au décès du conservateur Antonin Scalia, avec 8 juges, dont 3 réellement conservateurs, 3 réellement progressistes et un, classé conservateur mais qui a tendance à se rallier à la gauche. Barack Obama n'était pas parvenu à imposer son candidat et c'est heureux.

Donald Trump a précisé :

"Nous avons des candidats exceptionnels et nous choisirons un juge de la Cour suprême vraiment extraordinaire". "Je suis pro-life et les juges seront pro-life"

La Cour suprême est appelée à trancher sur des dossiers très sensibles : avortement, dénaturation du mariage,... Ses juges sont nommés à vie par le président. Ils doivent être confirmés par un vote du Sénat.

Le nouveau président républicain a indiqué qu'il disposait d'une liste de 20 candidats possibles. Pendant la campagne, il avait publié une première liste de 11 candidats potentiels. Parmi eux figuraient

  • Don Willett, un Texan siégeant à la Cour suprême de cet Etat républicain.
  • William Pryor, juge fédéral catholique qui a qualifié la loi autorisant l'avortement de "pire abomination de l'histoire du droit".
  • Diane Sykes a fait parler d'elle en infirmant un jugement restreignant les stands de tirs dans Chicago intra-muros.
  • Steven Colloton, juge fédéral de l'Iowa;
  • Thomas Lee, juge de la Cour suprême de l'Utah et frère du sénateur conservateur Mike Lee;
  • Allison Eid, juge de la Cour suprême du Colorado;
  • Raymond Gruender, juge fédéral du Missouri;
  • Thomas Hardiman, juge fédéral de la Pennsylvanie;
  • Raymond Kethledge, juge fédéral du Michigan;
  • Joan Larsen, de la Cour suprême du Michigan;
  • David Stras, de la Cour suprême du Minnesota.

Notons que l'une des juges de gauche, Ruth Bader Ginsburg, qui avait effectué une sortie anti-Trump durant la campagne, alors qu'elle est soumise au devoir de réserve, est âgée de 83 ans...

Posté le 25 janvier 2017 à 00h00 par Michel Janva | Lien permanent


     Archives > Pays : Etats-Unis

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > Pays : Etats-Unis