25 avril 2015

Washington : March For Marriage en direct avec Le Salon Beige

Photos de la Marche pour la famille qui a lieu aujourd'hui à Washington avec une participation très oecuménique :

Mgr William Lori, Archevêque de Baltimore

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Brian Brown l'organisateur de la marche à Washingtown DC :

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Brian Brown et Austin Ruse (C-Fam) :

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Avec Guillaume de Thieulloy (directeur du Salon Beige) :

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L'archevêque de Baltimore :

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Il y a l'archevêque de Chicago et le président de la conférence des évêques des Etats-Unis.

Posté le 25 avril 2015 à 20h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

24 avril 2015

"Le Cash des Clinton"

Cl10 jours après avoir annoncé officiellement sa candidature à la primaire démocrate (candidature saluée par Manuel Valls et Nicolas Sarkozy), Hillary Clinton fait face à un scandale. Un ouvrage intitulé Le Cash des Clinton raconte comment et pourquoi des gouvernements et des groupes privés étrangers ont aidé Bill et Hillary Clinton à devenir riches.

L'ouvrage sort le 5 mai, mais son auteur, Peter Schweizer, ancien chercheur de la fondation conservatrice Hoover, fait déjà l'objet d'une campagne de dénigrement. Sur la base de certains extraits du livre, le New York Times, journal de sensibilité démocrate (donc favorable à Hillary Clinton), a publié un article qui met en lumière sur les liens potentiels entre les intérêts de certains donateurs de la Fondation Clinton et le rôle de Hillary en tant que secrétaire d'État. Le quotidien s'intéresse au rôle qu'aurait pu jouer le couple dans l'acquisition par la Russie d'une compagnie minière canadienne, Uranium 1, qui contrôle aujourd'hui un cinquième des réserves d'uranium des États-Unis.

«  Tandis que les Russes prenaient progressivement le contrôle d'Uranium One par trois transactions successives entre 2009 et 2013 […] un flux de cash prenait le chemin de la Fondation Clinton. Le président d'Uranium One utilisait sa propre fondation familiale pour faire quatre donations d'un total de 2,35 millions de dollars. Ces contributions n'ont pas été rendues publiques en dépit d'un accord que Madame Clinton avait passé avec la Maison-Blanche »

CHillary Clinton était alors secrétaire d'État et, à ce titre, membre du puissant Comité sur les investissements étrangers, chargé d'octroyer les autorisations de ventes d'actifs d'entreprises ayant trait à la sécurité nationale. Le journal se garde bien d'affirmer que Hillary a pu peser sur la décision avec des arrière-pensées liées aux intérêts de sa fondation. Par ailleurs, Bill Clinton a donné en 2010 à Moscou une conférence payée 500 000 dollars, au moment où la décision de laisser la Russie devenir majoritaire était prise à Washington. Le chèque est signé par Renaissance Capital, une banque d'investissement russe très proche du Kremlin.

Un traité négocié en Colombie par la secrétaire d'Etat aurait fait le bonheur financier d'un des donateurs.

La Fondation Clinton pèserait environ 2 milliards de dollars.

Posté le 24 avril 2015 à 13h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

23 avril 2015

Le réveil américain

Extrait de l'éditorial d'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne :

Numero-1945-samedi-25-avril-2015-ecole-transmettre-a-l-heure-numerique_large"[...] Sauf que, de l’autre côté de l’Atlantique, où la liberté de l’enseignement prévaut, les latinistes et hellénistes les plus doués sont des recrues de choix à Harvard, pour leur non-conformisme intellectuel : plus imaginatifs et affranchis de la logique binaire. « L’originalité est un retour aux sources », disait déjà Gustave Thibon.

Toujours aux États-Unis, l’Église assiste à un réveil surprenant des vocations sacerdotales, avec leur radicalité d’une vie totalement donnée. En 2015, les ordinations devraient faire un bond de 25 % par rapport à l’an dernier ! Paradoxe : c’est aussi le pays qui a été le plus affecté par la crise des abus sexuels.

Le pays du libéralisme, y compris moral, pionnier de l’économie numérique et champion de la surconsommation, aurait-il développé, dans sa démesure, les anticorps nécessaires à la survie d’une certaine idée de l’homme ? « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve », affirme le poète Hölderlin. [...]"

Posté le 23 avril 2015 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

22 avril 2015

Arménie: les Etats-Unis occultent le génocide

"Faits", "atrocités de 1915", "cette période horrible", "1,5 million de personnes qui ont perdu la vie", mais pas une seule fois "génocide" : la diplomatie de la Maison blanche préfère ménager la Turquie et tourner autour du pot. Barack Obama, qui avait employé le terme de "génocide" lors de la campagne présidentielle de 2008, l'a depuis relégué aux oubliettes. Fonder sa diplomatie sur un mensonge par omission laisse mal augurer de l'avenir, le génocide vendéen est là pour le rappeler.

Posté le 22 avril 2015 à 09h14 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

21 avril 2015

Les Etats-Unis préoccupés par... ce que va faire l'Allemagne

George Friedman, fondateur et PDG de Stratfor, société privée américaine qui œuvre dans le domaine du renseignement, fondée en 1996, était invité le 4 février dernier du The Chicago Council. Il explique comment Washington peut conserver sa domination sur la planète. Partisan d'une géopolitique cynique, selon l'adage "diviser pour régner", il explique :

"La politique que je recommande est celle adoptée par Ronald Reagan envers l’Iran et l’Irak : il a financé les deux côtés pour qu’ils se battent entre eux afin de ne pas nous combattre. C’était cynique, et ce n’était certainement pas moral, mais ça a marché. Et c’est le point essentiel. Les Etats-Unis ne peuvent pas occuper l’Eurasie : dès le moment où les premières bottes touchent le sol, la différence démographique est telle que nous sommes totalement en infériorité numérique. Nous pouvons vaincre une armée, nous ne pouvons pas occuper l’Irak. L’idée que 130 000 hommes puissent occuper un pays de 25 millions… eh bien, le ratio policiers/civils à New York est supérieur à celui déployé en Irak. Donc nous n’avons pas la capacité d’aller partout mais nous avons la capacité de, premièrement, soutenir diverses puissances rivales afin qu’elles se concentrent sur elles-mêmes, en leur procurant le soutien politique, quelques soutiens économiques, un soutien militaire, des conseillers et, en dernière option, faire comme avec le Japon, je veux dire au Vietnam, en Irak et en Afghanistan, par des mesures de désorganisation. L’objectif des mesures de désorganisation n’est pas de vaincre l’ennemi mais de le déstabiliser.

"C’est ce que nous avons fait dans chacune de ces guerres : en Afghanistan, par exemple, nous avons fait perdre son équilibre à Al Qaïda. Notre problème, car nous sommes jeunes et stupides, est que, après avoir déstabilisé l’ennemi, au lieu de nous dire « C’est bon, le travail est fait, rentrons chez nous », nous nous disons : « Ce fut si facile ! Pourquoi ne pas y construire une démocratie ?! » Et c’est à ce moment que la démence nous frappe. La solution est que les Etats-Unis ne peuvent pas constamment intervenir dans toute l’Eurasie. Ils doivent intervenir de manière sélective et très rarement ; cela doit être fait en dernier recours. L’intervention militaire ne peut pas être la première mesure à appliquer. Et en envoyant les troupes américaines, nous devons bien comprendre en quoi consiste notre tâche, nous limiter à elle et ne pas développer toutes sortes de fantasmes psychotiques. Donc j’espère que nous avons retenu la leçon cette fois : il faut du temps aux enfants pour apprendre les leçons. [...]

Alors, comment cela va-t-il se jouer ? Eh bien, les Etats-Unis ont déjà joué cartes sur table : c’est la ligne de la Baltique à la mer Noire. Quant aux Russes, leurs cartes ont toujours été sur table : ils doivent avoir au moins une Ukraine neutre, pas une Ukraine pro-occidentale. La Biélorussie est une autre question. Maintenant, celui qui peut me dire ce que les Allemands vont faire me dira ce que seront les vingt prochaines années de l’histoire. Mais, malheureusement, les Allemands n’ont pas pris leur décision. Et c’est toujours le problème récurrent de l’Allemagne, avec son économie très puissante, sa géopolitique très fragile, et qui ne sait jamais trop comment concilier les deux. Depuis 1871, la question de l’Europe a été la question allemande. Comme la question allemande ressurgit, c’est bien la question que nous devons régler, et nous ne savons pas comment l’aborder, nous ne savons pas ce qu’ils vont faire."

Voici son intervention sous-titrée : 

Posté le 21 avril 2015 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Cabale contre l'archevêque de San Francisco

Article de Sandro Magister traduit par Benoît-et-moi :

Bishopcordileoneitalyordainingdeacons"Aux Etats-Unis, l'appel publié jeudi 16 avril sur une entière page payante du "San Francisco Chronicle" avec la requête au Pape François de chasser l'archevêque de la ville Salvatore Cordileone, est devenu une affaire nationale. L'accusation portée à l'encontre de l'archevêque par les signataires de l'appel est qu’il contredit le "Qui suis-je pour juger?" prononcé par le Pape en ayant rappelé aux enseignants des écoles catholiques du diocèse - par une ordonnance du 4 février dernier - le devoir élémentaire de se tenir dans les paroles et les faits à la doctrine de l'Église en matière de vie, famille et sexualité.

L'appel à l'éloignement de l'archevêque "intolérant" porte les signatures d'une centaine de catholiques du diocèse, se définissant modestement comme des "catholiques engagés et inspirés par Vatican II". Parmi les signataires figurent Brian Cahill, ancien directeur des "Catholic Charities" de la région, et de nombreux et riches bienfaiteurs. Il y a Charles Geschke, président d'Adobe Systems et ancien président du conseil d'administration de l'Université de San Francisco. Il y a aussi Tom Brady Sr., père d'un super champion du football américain, Tom Brady, quart-arrière (quarterback) des England Patriots.

Le San Francisco Chronicle, le journal qui a publié l'appel présentant les signataires comme des "éminents Catholiques", est le quotidien à plus grande diffusion du Nord de la Californie, et est propriété du groupe Hearst. Son jumeau en ligne est le "San Francisco Gate", avec 22 millions d'entrées par mois. 

Afin de renforcer l'impact de la publication de l'appel, le San Francisco Gate a également lancé un sondage avec quatre réponses pré-formulées - deux pour et deux contre - à la question suivante: "Le Pape François doit-il éloigner l'archevêque Cordileone de l'archidiocèse de San Francisco?". Et qu'en est-il ressorti? Que l'écrasante majorité s'est rangée, non pas pour l'expulsion de l'archevêque, mais en sa défense. Pour être exacts, voici quels étaient les résultats à midi du dimanche 19 avril:

  • 77% ont répondu: "Non, l'archevêque soutient les valeurs de l'Église Catholique"
  • 11% ont répondu: "Oui, l'archevêque alimente un climat d'intolérance".
  • 10%: "Non, l'archevêque a raison de s'opposer au mariage entre personnes de même sexe".
  • 2%: "Oui, son code de moralité pour les enseignants des écoles est contre la loi".

Les signataires de l'appel sont peut-être des "catholiques éminents", mais ils n'ont évidemment pas le contact ni le suivi du gros des fidèles, même dans la ville des Etats-Unis décrite pas les médias comme la plus "libérale". [...]"

Posté le 21 avril 2015 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent

17 avril 2015

300 000$ l'intervention d'1h30 : le tarif de faveur d'Hillary Clinton

Lu dans la lettre d'Emmanuel Ratier :

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Posté le 17 avril 2015 à 08h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

16 avril 2015

La Russie interdit aux moins de 18 ans le clip de campagne d'Hillary Clinton

En effet, au cours du clip, à deux reprises apparaissent des "couples" de même sexe. Hillary Clinton a voulu de cette façon représenter la société américaine dans toutes ses composantes, mais la loi russe interdit la « propagande pour les relations sexuelles non traditionnelles devant mineur ». La chaîne russe Dozhd TV a donc apposé un bandeau "+18" (interdit au moins de 18 ans), et ce pour éviter les sanctions.

Posté le 16 avril 2015 à 23h44 par Marie Bethanie | Lien permanent

Nouvelles révolutions de couleur : vers plus de violence ?

Alors que les Etats-Unis, et l'OTAN à leur suite, créent une sorte de point de fixation intellectuel avec le concept de guerre hybride, Alexandre Latsa rappelle opportunément leur stratégie tout aussi hybride de "révolution de couleur". N'hésitez pas à activer les liens, qui mènent vers des articles tout aussi intéressants. Au sujet des manipulations US lors des épisodes dits "printemps arabe", on peut se référer à l'excellent "arabesque américaine" de l'universitaire canadien Ahmed Bensaada.

"Au cours de la décennie qui a suivi l’effondrement de l’Union soviétique, les stratèges américains ont élaboré des méthodes de renversement d’un pouvoir politique ne nécessitant pas d’intervention militaire et limitant au maximum le nombre de victimes collatérales.

Longtemps restées secrètes et cachées au grand public, c’est après les opérations de manipulation réussies en Serbie que des blogueurs et analystes ont commencé à dévoiler les rouages de ces phénomènes pour le moins surprenant qui ne ciblaient qu’un type similaire d’États. Les révolutions de couleur sont basées sur des stratagèmes extrêmement subtils, modernes et subversifs, fondés sur la non-violence et conçus par un politologue américain du nom de Gene Sharp.

Au cours des 20 dernières années, ces méthodes de résistance non violentes ont été structurées puis appliquées via des ONG soit disant neutres et axées sur la société civile, qui étaient en réalité financées plus ou moins directement par diverses ONG ou Fonds en lien direct avec le département d’État américain. La CIA va même dispenser des formations aux leaders de ces « pôles de résistance », manifestant l’implication directe du département d’État dans ces mouvements soi-disant spontanés. Ceux qui auraient des doutes sur la véracité d’un tel fait peuvent se référer à l’interview donnée par un des principaux activistes non-violents en Serbie, membre d’Otpor, à la revue Politique internationale.

Non-violence 2.0

Ces techniques pratiques visant à réaliser des révolutions non violentes vont être adaptées au monde moderne et fusionnées avec les nouvelles technologies, trouvant dans les réseaux sociaux un formidable vecteur de propagation. Dans la foulée, les initiateurs et militants d’Otpor et du coup d’État en Serbie ont créé à Belgrade le centre CANVAS, qui promeut les stratégies des révolutions non violentes partout dans le monde et se targue d’être « intervenu » dans plus d’une quarantaine de pays. La liste des partenaires et sponsors annoncés sur le site témoigne de la mainmise du département d’État sur cette « usine à révolutions », implication du reste confirmée par Wikileaks.

Le virus des révolutions de couleur s’est propagé au cours de la première décennie du siècle au monde eurasiatique, et au cours de la seconde au sein du monde musulman, 24 révolutions de couleurs ayant eu lieu ces 25 dernières années. CANVAS est en effet intervenu dès le début du printemps arabe en Égypte mais aussi dans la grande majorité des pays arabes concernés par le soi-disant « printemps révolutionnaire ».

Guerre de l’information et échec des processus « colorés »

La réalité va cependant rapidement reprendre ses droits, et les régimes issus des quelques révolutions de couleur s’effondrer aussi rapidement qu’ils avaient éclos. En Serbie, ce sont les ex-partenaires de Milosevic qui sont au pouvoir, l’opposition a repris le pouvoir en Géorgie et en Ukraine, les dernières élections présidentielles et législatives organisées dans un cadre légal (impliquant tous les partis, et pas en temps de guerre) ont vu la victoire systématique de Viktor Ianoukovitch et du Parti des régions.

Ce point est fondamental : il implique que si le mode opératoire (la révolution en elle-même) est rôdé, la gouvernance n’est pas au point, mettant les nouvelles élites « colorées » face au risque du suffrage universel qu’il n’est pas (encore ?) possible de supprimer.

Le point crucial de la guerre de l’information prend à cet instant présent toute son importance, puisque la révolution s’est systématiquement accompagnée d’une campagne de désinformation massive axée sur l’émotionnel visant à intensifier la manipulation des masses, transformées en agents inconscients, tandis que la minorité active (les agents conscients) peut continuer son travail avec une majorité acquise à sa cause.

Dans l’ex-espace soviétique, la manipulation des foules a cessé dès qu’elle n’est plus parvenue à masquer les réalités économiques et politiques, et la mauvaise gestion des nouvelles élites « colorées ». Dans le même temps, en Russie, la communication anti-orange, connaissait de lourds succès.

La violence, nouveau mode opératoire ?

À la lumière de ces considérations, le scenario ukrainien est extrêmement intéressant. Le Maïdan n’est pas une révolution de couleur de plus, mais un nouveau modèle de révolution de couleur qui a cessé d’être non-violent. L’échec du projet de couleur de 2004 a donné naissance au projet 2015 qui inclut désormais la violence dans son mode opératoire (coup d’État de Pravy Sektor, assassinat de représentants des forces de l’ordre, snipers qui tirent sur la foule…). Autre macabre innovation: l’élimination totale de l’élite politique à renverser, pour éviter que celle-ci ne puisse revenir au pouvoir par volonté populaire via des élections libres.

Alors que la bataille de la communication semble en passe d’être perdue par la puissance instigatrice de des coups d’États déguisés, il est plausible que l’humanité connaisse un nouveau cycle de révolutions de couleurs.

Après la révolution de couleur 1.0 (non violente), la révolution de couleur 2.0 (non-violente et via l’aide d’internet), nous assistons actuellement à l’éclosion de la version 3.0: des révolutions de couleurs ultra-violentes, réalisées à l’aide des nouvelles technologies.

Posté le 16 avril 2015 à 11h14 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (9)

13 avril 2015

Hillary Clinton pour la dénaturation du mariage

On savait qu'Hillary Clinton était pour l'avortement, pour l'idélogie du gender et pour le "mariage" des homosexuels :

"Les LGBT sont nos collègues, nos professeurs, nos étudiants, nos soldats, nos amis, nos êtres aimés (...). Il méritent le droit d'être des citoyens. Ce qui inclut le droit au mariage"

Elle illustre d'ailleurs cet engagement dans son clip annonçant sa candidature puisqu'on y voit deux hommes se tenant par la main et qui vont prochainement réaliser un simulacre de mariage...

Que Nicolas Sarkozy et Manuel Valls la soutiennent n'a donc rien d'étonnant...

Posté le 13 avril 2015 à 08h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

12 avril 2015

Valls et Sarkozy soutiennent la démocrate Hillary Clinton

Hillary Clinton a officiellement annoncé dimanche sa candidature à l'élection présidentielle de 2016. L'ancienne Première dame est actuellement la seule candidate officielle aux primaires démocrates.

Deux candidats républicains se sont déclarés, les sénateurs du Tea Party Ted Cruz et Rand Paul. L'annonce de la candidature de ces 2 candidats de droite n'a pas eu les honneurs ni de Nicolas Sarkozy ni de Manuel Valls, contrairement à Hillary Clinton :

Posté le 12 avril 2015 à 23h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

11 avril 2015

Le président de Tchéquie tient tête à la diplomatie américaine

Une information qui n'a été que très peu diffusée : l'ambassadeur américain à Prague, Tchéquie, s'est permis de faire des commentaires déplacés sur la présence du président Milos Zeman aux commémorations du 70e anniversaire de la victoire sur l'Allemagne nazie et de la fin de la seconde guerre mondiale, le 9 mai prochain, à Moscou, expliquant  la semaine dernière à la télévision publique tchèque qu’il trouvait « étrange » que M. Zeman assiste au côté du président russe, Vladimir Poutine, au défilé militaire sur la place Rouge, étant donné que M. Zeman serait l'un des rares dirigeants ouest-européens à le faire (tous les autres ayant chaussé les lunettes de la diplomatie américaine, décidée à boycotter Poutine).

"Je ne vois pas l'ambassadeur tchèque à Washington dire au président américain où il doit se rendre pour ses déplacements. Je ne laisserai aucun ambassadeur dire quoi que ce soit au sujet de mes voyages à l'étranger", a déclaré Milos Zeman, ajoutant que "l'ambassadeur Shapiro trouvera porte close au château" (résidence officielle du président)."[...]

Le président Zeman va plus loin et affirme qu'il ne recevra l'ambassadeur américain à Prague que si le président Barack Obama reçoit à la Maison Blanche l'ambassadeur tchèque à Washington. Une belle leçon de souveraineté nationale.

Posté le 11 avril 2015 à 11h26 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

09 avril 2015

Cathophobie pâtissière

Une vidéo (en Anglais) montre que de nombreux pâtissiers musulmans aux Etats-Unis et au Royaume Uni refusent de faire des gâteaux de mariage pour les couples homosexuels. Ils ne sont jamais poursuivis, au contraire des chrétiens…

"La probabilité de voir un pâtissier musulman refuser de vendre des produits personnalisés pour un « mariage » gay est même plus forte que pour un pâtissier chrétien." (Réinformation TV).

Même chose pour les pâtissiers, fleuristes, photographes, organisateurs de mariages chrétiens, qui se voient refuser par les grands médias ce qui est tacitement accordé aux musulmans : l'objection de conscience.

Posté le 9 avril 2015 à 09h41 par Marie Bethanie | Lien permanent

06 avril 2015

Tempête sur le grand Moyen-Orient

C'est le titre du livre que Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France en Mauritanie, au Soudan et au 41LJf7j6I-L._SY344_BO1,204,203,200_ Zimbabwe, vient de publier chez Ellipses. Dans un entretien accordé au site Afrique-Asie, il propose un panorama de la scène mondial où il dénonce la stratégie du chaos menée par les États-Unis, le suivisme de l'Union Européenne, et la déconfiture de la diplomatie française, qui n'est pourtant pas sans remède.

Extrait

L’Occident semble préférer le chaos aux États souverainistes…
C’est ce qui apparaît. Le chaos, c’est le but des néoconservateurs qui ont une vieille théorie : il fallait maîtriser toute la zone qui ceinturait le monde communiste soviétique et chinois, et d’autre part sécuriser les intérêts occidentaux. Les Américains se sont aperçus que cette zone était entièrement constituée de pays musulmans. C’est la ceinture verte musulmane, ce qui est devenu le Grand Moyen-Orient de Bush, gonflé au fil des pulsions américaines. Il y avait deux catégories de pays dans cette zone : les États forts, comme l’Iran du shah, ou la Turquie entrée dans l’Otan, peut être aussi l’Irak, des régimes amis de l’Occident. Et les autres qu’il fallait affaiblir, où il fallait provoquer des changements de régime, renverser les pouvoirs en place.
Puis des États ont viré de bord, comme l’Iran avec la révolution islamique. Quand la configuration est défavorable, on essaie de changer le régime, et si on n’y arrive pas, on casse l’État – en particulier les armées du monde arabe –, on ruine le pays. Cette stratégie figure dans beaucoup de documents américains ou israéliens. Ça s’est produit avec les armées égyptienne, irakienne, syrienne et sans doute algérienne.

Michel Raimbaud présentera prochainement son ouvrage au cours d'une conférence à l'institut de la démocratie et de la coopération, mercredi 22 avril à 18h30.

Posté le 6 avril 2015 à 09h18 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (3)

04 avril 2015

Mobilisation pour une pizzeria menacée par les LGBT

Lu ici :

"Alors qu'une pizzeria de l'Indiana a reçu des menaces après avoir répondu à un journaliste qu'elle refuserait d'officier comme traiteur à un hypothétique mariage d'un couple homosexuel, les dons sur GoFundMe.com dépassaient les 700.000 dollars, vendredi soir. De quoi aider l'établissement, pour l'instant fermé, alors que ses propriétaires restent barricadés à leur domicile.

Tout commence mardi dernier. Une chaîne locale vient faire un reportage sur la loi sur la liberté religieuse votée par l'Indiana (le texte a depuis été amendé pour empêcher toute discrimination basée sur l'orientation sexuelle). Crystal O'Connor, propriétaire avec sa famille de Memories Pizza, répond à la journaliste: «Si un couple gay venait nous demander de servir des pizzas à leur mariage, nous choisirions de décliner.» Avançant sa foi chrétienne, elle justifie: «Ce n'est pas de la discrimination, c'est notre croyance.»

Le site de la chaîne ABC prend alors un énorme raccourci, et titre dans un premier temps: «Un premier business de l'Indiana refuse publiquement le service à un couple de même sexe.» C'est en partie erroné, mais le mal est fait. L'article est repris partout, et la pizzeria reçoit des messages de haine sur Yelp et Google Maps, et des menaces sur Twitter. Une prof de sport, depuis suspendue, demande notamment «Qui veut venir avec moi brûler #MemoriesPizza?»

Depuis, ABC a changé le titre pour «Un business de Michiana ne servirait pas un mariage gay» et ajouté à la fin de l'article: «La famille O'Connor a dit à ABC News qu'elle ne refuserait jamais de servir une personne homosexuelle dans son restaurant.»

De nombreux blogs conservateurs, comme Hot Air et The Blaze, ainsi que la chaîne Fox News, sonnent alors la charge. Le message, en substance: «Un petit business chrétien est attaqué par les libéraux parce qu'il défend ses principes et sa foi.» Il n'en faut pas plus pour booster la levée de fonds organisée par le commentateur conservateur Lawrence Billy Jones, avec 25.000 personnes qui ont en moyenne contribué 30 dollars chacune."

Posté le 4 avril 2015 à 15h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

02 avril 2015

Le Sanctuaire national Saint-Jean-Paul-II de Washington

Il y a dix ans, le 2 avril 2005, mourait saint Jean-Paul II. Construit et animé par les Chevaliers de Colomb, le Sanctuaire national Saint-Jean-Paul-II de Washington est un lieu unique qui lui est dédié aux États-Unis. Son directeur, Patrick Kelly déclare à Famille chrétienne :

CBkGT5QWMAA5b91"[...] Au Sanctuaire, cet encouragement de l’amitié avec saint Jean-Paul II se traduit entre autres choses par des pèlerinages, des messes qui y sont célébrées et sont suivies de prières à saint Jean-Paul II, et par la vénération de ses reliques. Cette année nous faisons une neuvaine et notre site web recueille les demandes d’intercession. Ce serait un honneur pour nous de porter les intentions en provenance de France pendant cette période.

Le 11 avril, nous allons également organiser un événement spécial, qui marque l’anniversaire liturgique de sa mort : la veillée du dimanche de la Miséricorde divine. Notre sanctuaire accueillera Andreas Widmer. Cet ancien garde suisse a assuré la protection de saint pape, et a rédigé The Pope and the CEO [Le pape et le manager, leçons de leadership de Jean-Paul II à un jeune garde suisse, Emmaus Road publishing, 2011]. Il nous dira ce que signifie être un disciple de Jean-Paul II. Sa conférence sera suivie par le chapelet de la Miséricorde divine, la vénération des reliques de saint Jean-Paul II, et une messe où nous nous confierons spécialement à son intercession.

Le Sanctuaire est aussi un site de pèlerinage unique pour ceux qui veulent se rapprocher du Christ par saint Jean-Paul II. [...]

Quel est le rayonnement de saint Jean-Paul II aux États-Unis ?

L’année dernière, nous avons reçu des milliers de pèlerins venus de tous les États-Unis. Ils sont venus pour honorer un pape qui avait eu un impact direct et durable sur leurs vies. Des jeunes gens voient que la foi de leurs parents a été enrichie par ce saint et ils découvrent en lui un témoin vivant du Christ. Des époux et des familles vérifient la pertinence de la théologie du corps de Jean-Paul II et se tournent vers lui pour être guidés dans leur mariage. Des personnes de tous horizons viennent au Sanctuaire pour exprimer leur action de grâce. Au fur et à mesure que grandit la dévotion à ce pape, nous espérons que de plus en plus de personnes viendront au Sanctuaire pour se rapprocher et être inspiré par lui. C’est un sanctuaire pour tous. [...]

De quelle manière le Sanctuaire saint Jean-Paul II prend-il part à la Nouvelle Évangélisation ?

Le Sanctuaire national est bien sûr entièrement dédié à la Nouvelle Évangélisation, qui est un appel à apporter la joie éternelle du Christ à notre temps et dans nos vies. Dire cela, c’est reconnaître que le christianisme n’est pas juste un corps de vérités abstraites ou un ensemble de dévotions sans rapport avec la vie. La foi chrétienne est une rencontre avec le Christ vivant, qui nous transforme, nous Église, en une communion vivante de disciples unis à Lui. L’eucharistie est « la source et le sommet » de notre vie chrétienne.

De la même manière, elle est la source et le sommet de l’activité missionnaire du Sanctuaire. Dans sa dernière encyclique, saint Jean-Paul II a dit qu’il voulait « raviver l’admiration eucharistique » dans l’Église. Il continuait : « Contempler le visage du Christ, et le contempler avec Marie, voilà le “programme” que j’ai indiqué à l’Église à l’aube du IIIe millénaire, l’invitant à avancer au large sur l’océan de l’histoire avec l’enthousiasme de la nouvelle évangélisation. Contempler le Christ exige que l’on sache le reconnaître partout où il se manifeste, dans la multiplicité de ses modes de présence, mais surtout dans le Sacrement vivant de son corps et de son sang » (Ecclesia de Eucharistia, 6). [...]"

Posté le 2 avril 2015 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent

30 mars 2015

40 Days for Life : plus de 400 bébés sauvés de l'avortement

De Daniel Hamiche :

"La campagne de Carême des 40 Days for Life, commencée le mercredi des Cendres 18 février, vient de s’achever hier, dimanche des Rameaux 29 mars. La coordination des 40 Days for Life nous annonce aujourd’hui même, lundi 30 mars, que pendant ces quarante jours au moins 402 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement. Et ce nombre devrait croître dans les jours à venir au fur et à mesure que les informations remonteront à la coordination. Cela montre, encore une fois, que la prière a de magnifiques effets."

Posté le 30 mars 2015 à 21h52 par Michel Janva | Lien permanent

Fusillade devant la NSA

Lu ici :

"Une fusillade a éclaté lundi matin à l'entrée du quartier général de l'Agence de sécurité nationale (NSA) dans le Maryland (est), près de Washington, lorsqu'une voiture a tenté de forcer une entrée, ont indiqué les médias locaux. Au moins deux personnes ont été hospitalisées, selon les médias, et une personne serait morte, selon MyFoxDC, qui dépend de la chaîne Fox News."

Posté le 30 mars 2015 à 17h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

27 mars 2015

Vote d'une loi restreignant l'avortement dans l'Ohio

Lu sur Gènéthique :

Unknown-7"Les parlementaires de l’Ohio ont adopté mercredi, à 55 voix contre 40, une proposition de loi prévoyant d’interdire l’avortement après six semaines de grossesse, c'est-à-dire à partir du moment où le battement de cœur du fœtus peut être détecté. 

Un médecin pratiquant un avortement passé le délai de 6 semaines serait reconnu coupable d’un crime de cinquième degré, serait passible d’un an de prison et d’une amende de 2500 euros. Mais « il est probable que cette proposition de loi n’aille pas plus loin, elle rencontre une opposition féroce au Sénat »."

Posté le 27 mars 2015 à 07h33 par Michel Janva | Lien permanent

26 mars 2015

Vraiment, ça fait désordre

Distrait, le Pentagone a "égaré" 500 millions de dollars de matériel militaire au Yémen. (Causeur) :

[...]"Et 500 millions de dollars en matériel militaire, ce n’est pas rien, on ne parle pas ici d’égarer une casquette ou une paire de rangers. Ce que le Pentagone ne parvient pas à retrouver, c’est, précisément : 200 fusils d’assaut, 200 pistolets automatiques, 1 250 000 balles, 300 paires de lunettes de vision nocturne (ah ça, les lunettes c’est le grand classique ! On regarde partout et en fait on les a sur le nez), 250 gilets pare-balles, 160 Humvees (des Jeeps mais en plus gros et plus blindé), 4 hélicoptères, 4 drones, 2 Cessna, deux bateaux de patrouille et un avion de transport militaire. « Nous devons nous résigner à admettre qu’ils ont été perdus », a reconnu un conseiller militaire qui a souhaité conserver l’anonymat en raison du caractère archi-sensible de l’information. On le comprend, c’est plus facile de dire « ah ben je ne comprends pas, il était là et puis pouf il n’est plus là » à propos de son trousseau de clé que d’un avion de transport de 25 mètres de long. C’est comme égarer un bateau de patrouille ou un hélicoptère, ça fait désordre.[...]

Us-army-yemen

Reste à savoir ce qu’ont pu devenir aujourd’hui les 200 fusils d’assaut, les Humvees, les hélicoptères, les avions et les bateaux égarés par le Pentagone au Yémen. Il y a deux explications possibles. Peut-être ce matériel a-t-il basculé dans la dimension mystérieuse des objets perdus. C’est un endroit situé hors de l’univers euclidien ou l’on retrouve absolument tout ce qui a été perdu un jour ou l’autre : l’espoir, les ambitions, les amours enfuies, le plutonium, les avions de transports, les porte-clés, les fusils d’assaut, les factures, les lunettes de vision nocturne, la foi,  les Humvees, l’inspiration, les galions, les missiles et les petits papiers sur lesquels on note les numéros de téléphone qu’on égare dans la journée. Dans un immense entrepôt si vaste que l’on ne peut en mesurer la taille, des centaines de milliers de petits lutins s’activent pour ranger tous les objets perdus sur des étagères qui grimpent jusqu’au firmament.

L’autre explication est sinon que les groupes rebelles yéménites concurrents soutenus par l’Iran d’une part, ou par Al-Qaïda de l’autre, se sont déjà depuis longtemps emparés de ce matériel qui a peut-être même transité jusqu’à l’Etat Islamique. Les paris sont ouverts."[...]

Il y a de fortes chances pour que ce soit la deuxième option qui soit la bonne, hélas.

Posté le 26 mars 2015 à 12h57 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (15)

Etats-Unis : le pro-vie Ted Cruz candidat à la candidature républicaine

De Christian Daisug dans Présent :

T"Il est le plus solidement ancré dans les combats de la droite nationale, le plus agressif des pourfendeurs de l’immobilisme de son propre parti, le plus acide des adversaires du régime en place depuis janvier 2009 : à 44 ans, dont trois à peine passés sur les bancs du sénat à Washington, Ted Cruz bénéficie d’un pedigree flatteur pour briguer la magistrature suprême en novembre 2016, à un moment où le bilan de Barack Obama dissuadera beaucoup d’Américains de voter en faveur d’une nouvelle aventure démocrate.

Selon les observateurs, un républicain aurait six chances sur dix – simplement parce qu’il est républicain – de remporter dans 19 mois la Maison Blanche. Ted Cruz cherche à être celui-là. Voilà pourquoi il a décidé d’annoncer dès maintenant sa candidature aux primaires républicaines de janvier 2016. Se placer en tête du peloton des concurrents offre l’avantage d’occuper seul, pendant un certain temps, la une des journaux et permet de devenir la vedette de toutes les conversations politiques. [...]

Sur qui Cruz pourra-t-il compter pour asseoir sa campagne et gagner des points contre ses adversaires ? Sur une coalition à trois composantes. D’abord, les militants des Tea Parties qui, depuis six ans, vivent très mal leurs frustrations à l’égard de la vaste dérive gaucho-libérale dont l’Amérique de la classe moyenne est la principale victime. Ensuite, les chrétiens de la vraie droite qui souffrent au fil des années de voir s’éloigner leur pays de ses valeurs ancestrales et faire le lit d’une subversion venue d’ailleurs. Enfin, les déçus d’un républicanisme qui ne rime plus avec américanisme depuis que les manœuvriers du parti ont accepté de se maintenir dans le courant nauséeux du politiquement correct. Trois composantes pour une coalition qui pourrait rassembler des majorités : tout dépendra des circonstances, des adversaires, et de Cruz lui-même.

L’homme ne manque pas de qualités. Il sait mettre ses attitudes intransigeantes et son sens du compromis au service d’une stratégie. C’est l’un des champions des pro-vie, des partisans d’un muselage du gouvernement, des droits des Etats, d’une différence marquée entre démocrates et républicains, d’un contrôle rigoureux des poussées fiscales. Cruz voudrait se faire passer pour le chantre de l’initiative individuelle et le dynamiteur du bureaucratisme. [...]"

Posté le 26 mars 2015 à 11h27 par Michel Janva | Lien permanent

22 mars 2015

Des journalistes européens manipulés par la CIA

Unknown-2Le Dr. Udo Ulfkotte, 53 ans, a collaboré pendant 18 ans ans au prestigieux quotidien Allemand, le Frankfurter Allgemeine Zeitung, jusqu’à en être le rédacteur en chef. Il fut également conseiller du Chancellier Kohl. Dans un témoignageil révèle les noms de ses collègues les plus célèbres en Allemagne, instrumentalisés par les services de renseignements américains et allemands. Il affirme avoir été manipulé comme les autres. Aujourd’hui, il se repent et déclare « avoir honte d’avoir fait partie de ce système de corruption ». Malgré l’omerta sur son témoignage,  le livre est un bestseller. 

Aucun journaliste est autorisé à parler de mon livre au risque de se faire virer. Nous avons donc un bestseller, sur lequel les mainstreams n’ont ni l’autorisation d’écrire, ni l’autorisation de parler.”.

Ulfkotte estime que la corruption de journalistes d’informations majeurs en Occident est une routine pour la CIA. 

« Lorsque j’ai confié à mon journal, la FAZ, que j’allais publier mon livre, leurs avocats me menacèrent, en me disant je devrai en tirer toutes les conséquences, surtout si je publiais des noms ou des secrets, mais je m’en fiche. Vous voyez, je n’ai pas d’enfants à me soucier. Vous devez aussi savoir que j’ai été gravement blessé durant les attaques au gaz dont j’ai été témoin en Iran en 1988. Je suis le seul journaliste allemand qui a survécu à ces attaques au gaz. J’en souffre toujours. J’ai été victime de trois attaques cardiaques. Je ne pense pas vivre plus de quelques années.” 

J’ai publié des articles sous ma signature rédigés par les agents de la CIA et autres services secrets, en particulier les services allemands.” 

Il raconte que des organisations proches du gouvernement offrent des voyages tous frais compris aux journalistes. En contrepartie, il est exigé d’eux, d’écrire favorablement.

Combien de journalistes, chez nous, en France, font l’objet de cette corruption ? 

Posté le 22 mars 2015 à 15h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

18 mars 2015

La parade de la Saint-Patrick de New-York devient-elle la gay-pride ?

New-York-les-LGBT-autorisés-à-défiler-lors-de-la-parade-de-la-Saint-Patrick-les-pro-vie-non-e1426522999616 Une info de Réinformation.tv : Dimanche, c'était la Saint-Patrick, et comme chaque année, la ville de New York a vu se dérouler une parade organisée par une association catholique, en l'honneur du saint irlandais. Jusqu'à présent, les activistes homosexualistes n'y avaient jamais participé, malgré leurs demandes réitérées, de peur que les médias ne s'empressent de traduire leur présence par un affadissement de l'enseignement de l'Eglise sur le mariage. Sauf que cette année, non seulement le groupe pro-life Children First Foundation n'a pas eu l'autorisation de défiler, mais en plus, deux associations LGBT,  la Boston Pride et les OutVets, étaient accueillies dans la parade, sous leur propre bannière.

Le président de la Catholic League a refusé de défiler dimanche et a même annoncé qu’il ne défilerait plus jamais. Dans cette manifestation catholique, on préfère désormais la gay-pride à la life-parade. Pauvre Saint Patrick...

Posté le 18 mars 2015 à 12h35 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (4)

17 mars 2015

Boîtes à bébés pour recueillir les bébés abandonnés

Lu dans Le Parisien d'hier (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

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Posté le 17 mars 2015 à 13h41 par Michel Janva | Lien permanent

16 mars 2015

Prospective : les "experts" américains se sont bien trompés

Thomas Flichy, membre du centre Roland Mousnier, CNRS - Université de Paris-IV Sorbonne, écrit :

"Malgré l’efficacité du marketing qui entoure leurs rapports de prospective, les États-Unis ont une grande difficulté à anticiper les évolutions à venir. Nous pouvons prendre pour exemple le rapport "Global trends 2015", document élaboré en l’an 2000, afin d’anticiper le monde que nous connaissons aujourd’hui.

Croissance pour tous

Malgré quelques intuitions, force est de constater que la partie centrale de l’analyse se présente comme la projection d’un fantasme, celui d’un monde pacifié par la mondialisation et incapable de se structurer face à la puissance américaine. 

En l’an 2000, les plus grands experts américains estiment que l’économie mondiale aura retrouvé vers 2015, son niveau de croissance des années 1960, ou du début des années 1970. La croissance touchera non seulement les pays émergents mais également les pays industrialisés. En effet, l’amélioration des politiques macro-économiques, le maintien de taux d’inflation très bas, et surtout la création de l’Euro contribueront à la croissance économique et par conséquent à la stabilisation politique du monde.

L'apogée du capitalisme mondialisé

En Europe, "l’expansion rapide du secteur privé conjugué à la dérégulation et à la privatisation stimulera la croissance économique et générera une pression concurrentielle permettant d’utiliser plus efficacement les ressources". La révolution de l’information permettra aux entreprises du monde entier d’imiter les "meilleures pratiques des entreprises les plus efficaces" (entendre ici les pratiques du capitalisme mondialisé).

En 2015, l’Europe, continent pacifié, ayant retrouvé la prospérité des années 1960, commercera avec le monde entier. Selon le rapport américain de 2000, la prospérité retrouvée de 2015, s’accompagnera d’un progrès net de la démocratie et de la transparence. En effet, "afin de gérer une économie mondialisée, les gouvernements devront être plus transparents les uns vis à vis des autres". [...]

Les prévisions géopolitiques du National Intelligence Council n’étaient hélas guère plus pertinentes : en 2015, la Russie devait connaître une récession spectaculaire et un amenuisement géopolitique en raison du décalage entre ses ambitions et son manque de ressources. [...] Pour la Russie, l’amenuisement imaginé était tel, qu’elle aurait été incapable de maintenir en état ses forces conventionnelles et a fortiori de les projeter. La Russie ne se reposerait plus en 2015, que sur son arsenal nucléaire vieillissant afin de terroriser ses voisins (p. 69). [...]

En ce qui concerne le Moyen-Orient, les Américains y voyaient volontiers l’émergence de "nouvelles dynamiques sociales" très éloignées de toute radicalisation de l’islam (mot qui n’apparaît que cinq fois en cent pages). Bref, pas un mot sur le réveil religieux de l’islam, dont les signes avant-coureurs étaient pourtant bien visibles dès 2000. En 2015, Israël serait en paix avec ses voisins, notamment avec l’Etat palestinien désormais reconnu…Seuls les missiles nucléaires irakiens, russes, chinois, nord-coréens et iraniens menaceraient de frapper les États-Unis (p. 11). [...]

Posté le 16 mars 2015 à 18h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

15 mars 2015

Par erreur, la CIA a financé al-Qaïda en 2010

L'histoire étrange (article de l'Obs à lire ici) d'une "erreur" dont les conséquences doivent être lourdes en pertes humaines :

"L'erreur est magistrale. Par inadvertance, la CIA a payé à al-Qaïda une partie de la rançon d'un diplomate libéré en 2010, révèle le "New York Times" samedi 14 mars.

La faute de l'Afghanistan qui a utilisé environ un million de dollars d'un fonds financé par l'agence de renseignement américaine. 

Le "New York Times" précise que ce sont des lettres entre Ben Laden et l'administrateur d'al-Qaïda, Atiyah Abd al-Rahman, qui ont révélé cette affaire."[...]

Posté le 15 mars 2015 à 18h35 par Marie Bethanie | Lien permanent

Et maintenant, l’avortement pour les hommes

On n'arrête pas le "progrès" : au nom de l'idéologie mortifère, qui veut imposer la stricte égalité entre les sexes, il faut cesser de considérer que l'avortement soit l'apanage exclusif des femmes. Jeanne Smits transmet un article d'une revue américaine de gauche, The Nation, qui estime que l'avortement doit pouvoir "intéresser les hommes : les hommes transgenre par exemple, et encore des personnes qui ne se conforment pas à leur genre d’origine." Où l'on constate qu'en matière de transgression, l'humanité peut descendre toujours plus bas...

Posté le 15 mars 2015 à 16h30 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 mars 2015

Atlantisme et désinformation !

Même dans nos armées !

On savait les armées françaises friandes de coopération avec "nos amis américains", et admiratrices de leurs capacités innombrables. La réalité de la coopération montre bien souvent, hélas, une certaine inégalité de traitement, et un rapport qui pourrait être assimilé à celui d'un officier occidental avec son fidèle tirailleur indigène, comme au "bon vieux temps des colonies" (j'attire aimablement l'attention des censeurs étourdis sur la présence des " " autour de cette expression).

Cette vassalité de fait se traduit même par des actes de désinformation, à l'initiative de la communication de nos armées. Ainsi du cafouillage de communication au sujet d'un récent exercice naval américain.

Au cours de celui-ci, un sous marin français détruit fictivement les pièces maitresses d'un groupe aéronaval américain. Dans un premier temps, les armées en rendent compte sur leur site internet. COCORICO !

Dans une seconde phase, le Saphir, était intégré aux forces ennemies et avait pour mission de localiser le porte-avions Theodore Roosevelt ainsi que les autres bâtiments de la force navale amie et de se tenir prêt à l’attaque. La situation politique se dégradant de jour en jour, le Saphir s’est glissé discrètement au cœur de l’écran formé par les frégates américaines protégeant le porte-avions, tout en évitant la contre-détection des moyens aériens omniprésents.  Au matin du dernier jour, l’ordre de feu était enfin donné, permettant au Saphir de couler fictivement le Theodore Roosevelt et la majeure partie de son escorte.

Puis cette information disparait des écrans, et on ne la retrouve que grâce à certains subterfuges. Il semble effectivement intolérable qu'un pays vassal puisse afficher de telles performances avec un sous-marin qui commence maintenant à dater (1984), face à la toute puissance navale de l'hyper puissance suzeraine. Pour ceux qui douteraient, faites le test en suivant les liens ci-dessous :

http://www.defense.gouv.fr/actualites/fil-defense/le-sna-saphir-en-entrainement-avec-l-us-navy-au-large-de-la-floride

http://www.defense.gouv.fr/marine/actu-marine/le-sna-saphir-en-entrainement-avec-l-us-navy-au-large-de-la-floride

Commentaire: au Salon Beige, nous aimons beaucoup nos armées et leurs soldats, et nous trouvons dommage qu'elles mettent ainsi sous le boisseau des motifs légitimes de fierté nationale.

Merci à Olivier Berruyer, du blog les crises, pour son efficace vigilance informationnelle (sur ce lien, en milieu de page !).

Posté le 14 mars 2015 à 10h06 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (11)

13 mars 2015

Décès de 3 célèbres journalistes américains en 48 heures

Très peu reprise par les médias occidentaux, cette information venue des Etats-Unis laisse perplexe (voir aussi ici) :

Bob Simon, l’un des plus célèbres journalistes états-uniens, présentateur vedette de l’émission de reportages « 60 Minutes » sur CBS, est mort dans un accident de voiture, le 12 février 2015 à New York à l’âge de 73 ans. Son œuvre avait été primée de 27 Emmy Awards.

David Carr, critique des médias au New York Times, est mort d’une embolie cérébrale dans les bureaux du journal, le 12 février 2015 à l’âge de 58 ans. Son ancienne addiction aux drogues expliquerait la fragilité de sa santé.

Ned Colt, ancien grand reporter de NBC, employé depuis 2009 par des organisations humanitaires, est mort d’une crise cardiaque, le 13 février 2015 à Boston, à l’âge de 58 ans.

Les trois hommes avaient constitué avec un quatrième, l’ancien présentateur de « NBC Nightly News », Brian Williams, une équipe de reportage sur les attentats du 11 septembre 2001. Ils étaient en contact avec le Kremlin qui leur avait donné libre accès à ses archives à ce sujet a révélé El Patagónico (Chili).

Le 10 février, deux jours avant la mort des trois journalistes, la Pravda (Russie) avait assuré que le président Poutine avait engagé un bras de fer avec son homologue états-unien et menaçait de révéler ses documents sur le 11-Septembre s’il continuait à intervenir en Ukraine. Cependant nos correspondants à Moscou ne parvenaient pas à obtenir confirmation de cette affaire. À l’été 2005, la Commission des Affaires étrangères de la Douma avait préparé la divulgation d’informations secrètes sur 11-Septembre, mais l’avait annulée au dernier moment.

Après la mort accidentelle de trois des quatre membres de l’équipe, la chaîne CBS a renoncé au reportage."

En France, où pourtant 58% des Français doutent de la version officielle des attentats du 11 septembre, les journalistes ont visiblement choisi de traiter séparemment ces trois disparitions et ne font à aucun moment de rapprochement entre les défunts et le fameux reportage en préparation (ici, ici, ici ou ici).

N'oublions pas qu'en France Aymeric Chauprade avait été "viré" de ses responsabilités de professeur à l'Ecole de Guerre en 2009 par le ministre de la Défense, Hervé Morin, au moment où Nicolas Sarkozy avait fait le choix stratégique de se rapprocher des Etats-Unis (Afghanistan, OTAN). Or, Aymeric Chauprade avait évoqué la théorie du complot dans sa Chronique du choc des Civilisations. Voici ce qu'il disait en 2009 suite à son éviction brutale :

"Pour avoir creusé le sujet (surtout aux États-Unis) et pour avoir beaucoup parlé de cela avec des experts français du renseignement (qui eux ne parlent pas mais n’en pensent pas moins), je peux vous dire que j’ai des doutes plus qu’importants quant à la version officielle. En tout cas, je ne vois pas au nom de quoi il serait interdit de penser sur ce sujet."

Posté le 13 mars 2015 à 05h17 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

11 mars 2015

Le financement de Daesh

Lu ici.

"Wesley Clark, homme politique et ancien général des Forces armées des États-Unis a déclaré sur CNN : “L’Etat islamique a démarré grâce au financement de nos amis et de nos alliés … avec pour objectif de se battre jusqu’à la mort contre le Hezbollah.“Qui sont les amis et alliés des Etats-Unis auxquels le général Clark fait allusion ? Pour le financement ce n’est pas un secret de nommer le Qatar. Il semble que Clark vise également l’implication de la Turquie et d’Israël. Depuis 2001, le général Clark est le porte-parole d’un groupe d’officiers supérieurs opposés à l’influence israélienne sur la politique extérieure des États-Unis, à ses développements impérialistes agressifs et au remodelage du « Moyen-Orient élargi ». Il s’était opposé au déploiement de troupes en Irak, et aux guerres contre la Libye et contre la Syrie. (Source CNN : voir la vidéo de l’interview sur Youtube)

Le soutien notamment logistique de l’EIIL (DAESH) passe par des filières (notamment pour les trafics d’armes, êtres humains et de pétrole) situées sur le territoire turc.
Wesley Clarc est ce général de l’US Army qui avait déclaré que la déstabilisation du Moyen Orient avait été planifiée depuis 1991. Il est bon de revoir à ce propos sa conférence de 2007) et avait osé dire la vérité sur Ben Laden en 2006 dans un discours toujours d’actualité.
Le livre de Samuel Laurent « L’Etat islamique: organigramme, financements, filières… » paru aux éditions du Seuil en décembre 2014 fournit des informations intéressantes.
A Téhéran, Ali Khameneï, l’actuel guide suprême de la révolution islamique d’Iran expose les six raisons qui prouveraient que l’EIIL sert les intérêts des Etats-Unis et d’Israël.
De son côté, le Canard Enchaîné a révélé la semaine dernière que la Turquie soutenait l’Etat islamique car il s’appuie sur cette force terroriste pour mener les combats contre les milices kurdes qui rêvent de créer un Etat indépendant.

Commentaire: On ne peut que regretter que cet officier général américain n'ait pas fait preuve de la même perspicacité quand il s'est agi de livrer une province Serbe à la mafia albano-kosovar.

Posté le 11 mars 2015 à 13h46 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (4)

06 mars 2015

La finance au secours du lobby LGBT

Aux Etats-Unis, 379 grands groupes (comme Apple, Deutsche Bank, General Electric, Goldman Sachs, Google, Hartford Financial Services, HSBC, Microsoft, RBC Marchés des Capitaux, la Banque TD, Twitter, UBS, Walt Disney, ..." réclament à la Cour Suprême qu’elle invalide les lois interdisant la dénaturation du mariage, ce qui est encore le cas dans 14 Etats.

Ces grands groupes expliquent que ces Etats « entravent les efforts des employeurs pour recruter et retenir la main d’œuvre ». On se demande bien en quoi. Ces grosses entreprises soutiennent que ces lois complique leur tâche les obligeant à traiter leurs employés de manière différente ce qui engendre « une confusion inutile, de la tension et une baisse de moral des salariés ».

Un vaste délire sans argument probant.

Posté le 6 mars 2015 à 12h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Rapprochement entre les Etats-Unis et l'Iran

Thomas Flichy de la Neuville, membre du Centre Roland Mousnier, Université de Paris IV - Sorbonne, déclare à L'Homme Nouveau :

Logo"Force est de constater que les sanctions économiques à l’encontre de l’Iran n’ont pas produit tous les effets escomptés, même si la situation économique du pays est très difficile. On peut même parler d’échec si l’on considère le nombre actuel de centrifugeuses par rapport à la situation qui prévalait au moment des premières sanctions. Loin de confiner davantage ce pays, les sanctions l’ont rapproché de la Russie et surtout de la Chine. Or le centre géoéconomique du monde est en train de se déplacer à grande vitesse vers l’Orient. Par conséquent, plus le temps passe, plus les sanctions gênent l’Europe. En réalité, les sanctions américaines ne punissent pas l’Iran mais bien les entreprises européennes. En effet Washington veut assécher le marché iranien de la concurrence européenne. Or non seulement, les entreprises chinoises ont rempli le vide laissé, mais les sociétés françaises, longtemps découragées par l’hostilité des pouvoirs publics français et des banques, ont été supplantées par leurs concurrents européens, l’Allemagne en particulier. La place de la France s’est effondrée.

Quel est l’élément déclencheur dans ce rapprochement ?

Depuis une décennie, l’alliance souple entre l’Iran, la Chine et la Russie avait constitué une sorte de Nouvel Empire Mongol. Une forteresse continentale qui s’opposait en quelque sorte à la puissance océanique déclinante des Etats-Unis. Mais ce nouvel empire souffrait d’une faiblesse de taille : l’île turcophone, c’est à dire la Turquie et les territoires de langue et de culture turque lui échappaient. Or, d’un point de vue historique, c’est bien le centre turco-mongol qui a fédéré l’Empire de Gengis Khan. L’élément déclencheur est le suivant : le 1er décembre 2014, ont été conclus une série d’accords bilatéraux d’une extrême importance entre la Russie et la Turquie. Vladimir Poutine, qui a retrouvé l’initiative stratégique en désendettant la Russie, a fait échouer le projet de gazoduc russo-européen en lui substituant un nouveau pipeline russo-turc. Ce mouvement vers le sud est un succès diplomatique majeur pour Vladimir Poutine. Ce succès est d’autant plus important qu’il n’a été entouré d’aucune publicité. Or, en raison de la concurrence millénaire entre l’Iran et la Turquie, l’alliance Russie – Iran – Turquie- Chine, donne au partenaire Russe un rôle de pivot.

Quelle est la stratégie de Barack Obama ?

A la différence de Vladimir Poutine, qui parvient à multiplier les succès stratégiques  au sein de sa sphère d’influence et peut compter sur la division des européens sur la question ukrainienne, le Président américain est aux prises avec une accumulation inverse de défaites militaires : Afghanistan, Irak, Libye, Ukraine. Rien ne semble pouvoir enrayer le déclin américain. En réalité, la politique étrangère américaine, porte en elle de telles contradictions, qu’elle entraîne irrémédiablement le chaos. Qui plus est, l’Amérique est tentée par une politique de pillage afin de remédier à son endettement colossal. Tout comme Vladimir Poutine, qui exerce une influence visible sur les conseillers d’Obama, le Président américain cherche à retrouver l’indépendance stratégique. Il lui faut donc revenir à une politique moins aventureuse, plus équilibrée. La meilleure façon de retrouver l’équilibre consiste à se rapprocher de l’Iran. Ce pays va donc devenir au cours des prochain mois, le théâtre d’une guerre d’influences géoéconomiques majeure. [...]"

Posté le 6 mars 2015 à 11h49 par Michel Janva | Lien permanent

28 février 2015

Etats-Unis : Un sondage cloue le bec au lobby homosexuel

... en prouvant, chiffres à l'appui, que les idées homosexualistes en matière de mariage sont très loin d'avoir gagné. (Nouvelles de France)

Posté le 28 février 2015 à 16h03 par Marie Bethanie | Lien permanent

24 février 2015

LGBT : l’Alabama résiste aux droits de l'homme dénaturés

Le département d’Etat américain avait annoncé la nomination fonctionnaire ouvertement homosexuel, « envoyé spécial pour les droits humains des personnes LGBT » dont le champ d’action serait toute la planète. John Kerry a annoncé hier :

« Je ne pourrais pas être plus fier que d’annoncer que Randy Berry sera le premier Envoyé Spécial jamais nommé pour les Droits Humains des Personnes LGBT [...] Défendre et promouvoir les droits humains des personnes LGBT est au centre de notre engagement pour faire avancer les droits de l’homme globalement – c’est le cœur et la conscience de notre diplomatie. »

Rand Berry va-t-il oeuvrer en Alabama où les habitants résistent à l'intense propagande LGBT. Selon un sondage, 70% des locaux sont opposés à la dénaturation du mariage et 30% favorables. En 2006, un amendement constitutionnel définissant le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme, avait été approuvé par 81% des votants. C’est sur cet amendement que ce sont assis les juges au début de l’année 2015.

Posté le 24 février 2015 à 17h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

22 février 2015

L'administration Obama s'apprête à violer les droits parentaux et la liberté de conscience des familles réfugiées

Le Friday Fax de C-Fam : L'administration d'Obama prépare de nouvelles normes qui obligeront les associations caritatives confessionnelles à fournir l'avortement aux réfugiées mineures qui entrent sur le sol américain sans leurs parents, sans l'accord des parents. Les groupes confessionnels déclarent qu’il s’agit d’une infraction aux droits parentaux et d’une violation de la liberté de conscience des groupes religieux qui aident ces jeunes dans leur intégration. Dans le cas où ces associations refuseraient, ce qui serait le cas des associations catholiques, elles se verraient retirer l'aide de l'Etat fédéral. Ces associations ont jusqu'au 24 juin 2015 pour se conformer à ce nouvel oukase de la mort.

Les textes de l'administration Obama exigent également que les associations qui accueillent ces mineurs non-accompagnés de leurs parents se forment aux "LGBTQI" afin d'identifier les "identités de genre transsexuelles et intersexuées" chez les adolescents qu'elles recueillent.

Ces nouvelles normes s'appuient sur un rapport de l'Unicef de 2013, qui estime que dès l'âge de 10 ans, les enfants doivent "avoir droit" aux "services de santé sexuelle et de reproduction" sans le consentement parental.

"Pour justifier cette affirmation, l’Unicef a fait référence aux commentaires du comité qui supervise la mise en place de la Convention sur les Droit de l’Enfant. Ce même comité a dit au Saint Siège l’année dernière que son opposition aux relations sexuelles entre adolescents et à l’avortement faisait l’objet d’une violation du traité."[...]

L'administration Obama va donc violer, au nom de la "Convention des Droits de l'Enfant", non seulement les droits des parents à éduquer eux-mêmes leurs enfants et de décider, en conformité avec leurs convictions religieuses, de ce qui est le mieux pour eux, mais en plus, la liberté de conscience la plus élémentaire.

Posté le 22 février 2015 à 23h09 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

20 février 2015

Pas d'amalgame aux Etats-Unis non plus

Barack Obama vient de se livrer à un grand numéro de "pas d'amalgame". Le président américain s'est laissé aller, comme Jacques Chirac en son temps pour la France, à évoquer l'implication de générations de musulmans dans la construction des Etats-Unis depuis ses origines... alors que les musulmans (2,6 millions) représentent moins de 1% de la population totale.

Mais ce qui a le plus choqué les Américains sont ses propos sur le terrorisme auquel il n'a pas voulu accoler les qualificatifs "musulman" ou "islamiste" :

"Aucune religion n'est responsable du terrorisme. Ce sont les personnes qui sont responsables des violences et du terrorisme (...) Nous ne sommes pas en guerre contre l'islam mais contre des personnes qui  ont perverti l'islam (...)" source

"Al-Qaïda et le groupe Etat islamique recherchent désespérément une légitimité. Ils tentent de se dépeindre comme des leaders religieux et ils diffusent l’idée que l’Occident est en guerre contre l’islam.  Nous ne devons jamais accepter les principes qu’ils mettent en avant, et nous devons leur refuser la légitimité qu’ils recherchent. Ce ne sont pas des leaders religieux, ce sont des terroristes !" source

Accusé d'islamophilie par certains (voir aussi ce post), Obama se retrouve en première page du quotidien New York Post vient de faire la une suivante : "terreur islamique, je ne vois vraiment pas"

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Posté le 20 février 2015 à 13h03 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Les États Unis continuent de jeter de l'huile sur le feu en Syrie

Les États-Unis et la Turquie ont signé aujourd'hui à Ankara un accord pour former et équiper des opposants syriens modérés en Turquie.

La vaste blague des opposants modérés continue, alors même qu'il n'y a pas de frontière étanche entre ces modérés et les extrémistes de l'Etat islamique.

Posté le 20 février 2015 à 11h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

18 février 2015

Les franciscains du Bronx

Lundi soir, KTO diffusait le documentaire ci-dessous, l'histoire de capucins franciscains installés au cœur du Bronx, pour aider les pauvres à vivre dignement, une oasis chrétienne au milieu du chaos.

"Quand les frères sont arrivés dans le Bronx en avril 1987, ils ont trouvé un quartier abandonné au feu et aux gangs. Depuis, la police et les pompiers ont repris le contrôle de la situation. Une caserne de pompiers s'est d'ailleurs installée juste à côté des frères après leur arrivée.

Depuis le début, l'action sociale de ces franciscains est très présente. Tenant à être au coeur de la pauvreté, comme l'était saint François d'Assise avec tous les rejetés de la société, ils évoluent avec la rue, faisant corps avec les pauvres des quartiers nord de New York."

 

Posté le 18 février 2015 à 15h10 par Marie Bethanie | Lien permanent

12 février 2015

Jamie Brewer devient la première mannequin trisomique à défiler à la Fashion Week

Lu ici :

"Jamie Brewer est connue pour ses différents rôles dans la série "American Horror Story". Cette comédienne s'apprête aussi à devenir la première mannequin atteinte de trisomie 21 à défiler lors de la Fashion Week de New York ce jeudi."[...]

Jamie n'a l'air ni malheureuse, ni inutile pour la société, et pourtant, elle est atteinte de trisomie 21...

Posté le 12 février 2015 à 13h54 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (5)

10 février 2015

La guerre glaciale des Etats-Unis en Europe

Traduction d'un article américain qui fait une présentation exhaustive des menées US en Europe de l'Est et en Ukraine, où l'Europe et la Russie ont tout à perdre. Avec à l'horizon le spectre de la guerre nucléaire. Rien de moins.

"Depuis plus d’un an, les États-Unis ont joué un scénario conçu pour (1) réaffirmer le contrôle américain sur l’Europe en bloquant le commerce de l’UE avec la Russie, (2) pousser la Russie à la faillite, et (3) se débarrasser de Vladimir Poutine pour le remplacer par un fantoche des Américains, comme le défunt soulard, Boris Eltsine. Les derniers jours ont révélé de façon limpide la perfidie de l’aspect économique de cette guerre des États-Unis contre la Russie.

Tout a commencé lors de l’importante réunion internationale de haut niveau sur l’avenir de l’Ukraine qui s’est tenue à Yalta en septembre 2013, dont un thème majeur a été la révolution du gaz de schiste que les États-Unis espéraient utiliser pour affaiblir la Russie. L’ancien secrétaire à l’énergie américain Bill Richardson était là pour défendre l’affaire, applaudi par Bill et Hillary Clinton. Washington espérait utiliser ses techniques de fracturation hydraulique pour fournir des sources de substitution du gaz naturel et bouter la Russie hors du marché. Ce qui revient à vendre à l’Europe un chat dans un sac.

Mais cette astuce ne pouvait réussir en s’appuyant sur le sacro-saint « marché », puisque le fracturation est plus coûteux que l’extraction de gaz russe. Il fallait une crise majeure pour fausser le marché par des pressions politiques. Par le coup d’état du 22 Février, manigancé par Victoria Nuland, sous-secrétaire d’Etat américaine pour l’Europe et l’Eurasie, les Etats-Unis ont effectivement pris le contrôle de l’Ukraine, en plaçant au pouvoir leur agent "Yats" (Arseniy Iatseniouk) favorable à l’entrée de son pays dans l’OTAN. Cette menace directe contre la base navale russe en Crimée a conduit au référendum, qui a mené au retour pacifique de cette péninsule historiquement russe à la Russie. Mais le chœur mené par les Etat-Unis a condamné le retour, sans aucun désordre, de la Crimée comme une « agression militaire russe ». Cette manœuvre défensive est claironnée par l’OTAN comme preuve de l’intention de Poutine d’envahir les pays voisins sans prétexte.

Pendant ce temps, l’invasion économique des États-Unis est passée largement inaperçue.

L’Ukraine a quelques-unes des plus grandes réserves de gaz de schiste en Europe. Comme d’autres Européens, des Ukrainiens ont manifesté contre les conséquences néfastes pour l’environnement de la fracturation hydraulique sur leurs terres, mais contrairement à certains autres pays, l’Ukraine n’a pas de législation restrictive à ce sujet. La société pétrolière américaine Chevron, très liée au pouvoir, est déjà à l’œuvre.

Depuis mai dernier, R. Hunter Biden, fils du vice-président américain, est membre du conseil d’administration de Burisma Holdings, le plus grand producteur de gaz privé de l’Ukraine. Le jeune Biden sera en charge de l’unité juridique de Holdings et contribuera à son « expansion internationale ».

L’Ukraine a un sol riche, en plus des réserves de pétrole de schiste. Le géant de l’agroalimentaire américain Cargill est particulièrement actif en Ukraine, en investissant dans des silos à céréales, aliments pour animaux, un grand producteur d’œufs et agroalimentaire, UkrLandFarming, ainsi que le port de la Mer Noire à Novorossisk. Le très actif Conseil d’affaires Etats-Unis-Ukraine comprend des dirigeants de Monsanto, John Deere, le fabricant de matériel agricole CNH Industrial, Pioneer DuPont, Eli Lilly & Company. Monsanto prévoit de construire une « usine de semences de maïs non-OGM en Ukraine » de $ 140 000 000, ciblant évidemment le marché européen réticent aux OGM. Ce fut dans son discours lors d’une réunion parrainée par Chevron du Conseil d’affaires Etats-Unis-Ukraine il y a un an que Victoria Nuland a mentionné les cinq milliards de dollars dépensés par les Etats-Unis au cours des vingt dernières années pour gagner l’Ukraine.
Le 2 Décembre, le président Porochenko a nommé trois étrangers comme ministres : un Américain, un Lituanien et un Géorgien. Il leur a accordé la citoyenneté ukrainienne quelques minutes avant la cérémonie. (Un deuxième Géorgien fut ajouté ensuite.)
Natalie Jaresko, née aux Etats-Unis, est la nouvelle ministre des Finances de l’Ukraine. Originaire d’une famille ukrainienne et diplômée des universités de Harvard et de DePaul, Jaresko est passée du Département d’État à Kiev lorsque l’Ukraine a obtenu son indépendance de l’Union Soviétique, afin de diriger le département économique de l’ambassade américaine qui venait d’ouvrir. Trois ans plus tard, elle a quitté l’ambassade des États-Unis pour diriger le Fonds Western NIS Enterprise financé par le gouvernement des Etats-Unis. En 2004, elle a fondé sont propre fonds d’actions. En tant que partisane de la Révolution orange de 2004, elle a siégé au Conseil consultatif des investisseurs étrangers du président vainqueur de cette « révolution », Viktor Iouchtchenko.
Le Banquier d’investissement lituanien Aivaras Abromavicius est le nouveau ministre de l’Economie, plaçant la politique économique du gouvernement sous l’influence, ou plutôt le contrôle, américain.
Le nouveau ministre de la Santé, Aleksandr Kvitashvili de la Géorgie, a été éduqué aux Etats-Unis et ne parle pas ukrainien. Il a occupé le poste de ministre de la santé dans sa Géorgie natale, sous la présidence du protégé des Etats-Unis de l’époque, Mikheïl Saakachvili.
La mainmise des États-Unis sur l’économie de l’Ukraine est maintenant totale. Le décor est planté pour commencer la fracturation, faisant peut-être de Hunter Biden le plus récent des oligarques de l’Ukraine.
Personne n’en parle, mais l’accord commercial controversé entre l’UE et l’Ukraine, dont le report avait déclenché les protestations de Maidan, qui ont abouti au coup d’état piloté par les Etats-Unis du 22 février, supprime les barrières commerciales, permettant l’entrée libre dans les pays de l’UE des exportations agricoles produites en Ukraine par des sociétés américaines. Le gouvernement ukrainien est profondément endetté, mais cela n’empêchera pas les entreprises américaines de réaliser d’énormes profits dans ce pays à bas salaires, fertile et déréglementé. Les producteurs céréaliers européens, comme la France, pourraient souffrir d’une telle concurrence bon marché.
L’assaut du gouvernement russophobe de Kiev contre la région du Sud-Est est en train de tuer le secteur industriel du pays, dont les marchés se trouvaient en Russie. Mais pour les dirigeants de Kiev de l’Ukraine occidentale, cela n’a pas d’importance. La mort d’une vieille industrie peut aider à garantir des salaires bas et des profits élevés.
Au moment même où les Américains prenaient résolument le contrôle de l’économie ukrainienne, Vladimir Poutine a annoncé l’annulation du projet de gazoduc South Stream. L’accord avait été signé en 2007 entre Gazprom et la compagnie pétrochimique italienne ENI, afin d’assurer les livraisons de gaz russe dans les Balkans, en Hongrie, en Autriche et en Italie en contournant l’Ukraine, dont le manque de fiabilité en tant que pays de transit avait été démontré par de fréquents impayés ou le siphonnage pour son propre usage de gaz destiné à l’Europe. L’allemand Wintershall et le français EDF ont également investi dans South Stream.
Ces derniers mois, des représentants des États-Unis ont commencé à faire pression sur les pays européens concernés afin qu’ils se retirent de l’affaire. South Stream était une bouée de sauvetage potentielle pour la Serbie, toujours appauvrie par les destructions causées par les bombardements de l’OTAN et les privatisations au rabais de ses industries au profit d’acquéreurs étrangers. En plus du bénéfice des emplois et d’une sécurité énergétique qui lui font gravement défaut, la Serbie était en passe de gagner 500 millions d’euros de tarif de transit par an. Belgrade a résisté aux avertissements insistants exigeant de se conformer à la politique anti-Russe pour conserver son statut de candidat à l’entrée dans l’Union européenne.
Le maillon faible était la Bulgarie qui, en tant que terminal du gazoduc, devait tirer des bénéfices similaires. L’ambassadeur américain à Sofia Marcie Ries a commencé par avertir les hommes d’affaires bulgares qu’ils pourraient souffrir s’ils faisaient des affaires avec des entreprises russes sous sanctions. Le président sortant de la Commission européenne, José Manuel Barroso du Portugal, qui était « maoïste » lorsque le « maoïsme » servait de couverture à l’opposition aux mouvements de libération soutenus par les Soviétiques dans les colonies portugaises d’Afrique, a menacé la Bulgarie de poursuites de l’UE pour irrégularités dans les contrats South Stream. Il s’agit de règles de l’UE qui interdisent que la même entreprise puisse à la fois produire et transporter du gaz. En bref, l’UE voulait faire appliquer ses propres règles de façon rétroactive à un contrat signé avant que ces règles ne soient adoptées et avec un pays qui n’est pas membre de l’UE.
Enfin, John McCain a pris l’avion pour Sofia pour intimider le Premier ministre bulgare, Plamen Orecharski, en exigeant qu’il se retire de l’affaire, laissant le gazoduc South Stream sans point d’entrée terrestre dans les Balkans.
C’est plutôt drôle si l’on considère qu’un thème majeur de la propagande belliciste actuelle des États-Unis est de dénoncer la vente de gaz russe comme étant surtout une arme d’ « intimidation », de « coercition » et de « contrainte » politique utilisée par Poutine pour dominer l’Europe.
Enfin, il est vrai que la Russie a dû rappeler à maintes reprises à l’Ukraine de régler ses factures de gaz impayées. Avec un succès mitigé.
L’annulation de South Stream constitue un coup tardif porté par l’OTAN contre la Serbie. Le Premier ministre serbe Aleksandar Vucic a regretté la perte de South Stream, en soulignant que : « Nous payons le prix d’un conflit entre grandes puissances ».
Les partenaires italiens de l’accord sont également très mécontents devant les pertes subies. Mais les responsables européens et les médias, comme d’habitude, rejettent toute la faute sur Poutine.
Si l’on vous insulte sans cesse en vous faisant sentir que vous n’êtes pas le bienvenu, il se peut que vous fassiez vos bagages et partiez. Poutine a emporté son projet de gazoduc vers la Turquie où le Premier ministre turc, Recep Erdogan, n’a pas tardé à l’acheter. Cela ressemble à une bonne affaire pour la Russie et pour la Turquie. Mais l’affaire demeure inquiétante.
Le pétrole russe comme moyen de coercition ? Si Poutine pouvait utiliser Gazprom pour obtenir d’Erdogan de changer de politique envers la Syrie, et d’abandonner sa détermination à renverser Bachar al Assad, afin que les fanatiques de l’Etat Islamique soient vaincus, ce serait un excellent résultat. Mais il n’y a aucun signe d’un tel résultat.
L’abandon de South Stream creuse le fossé entre la Russie et l’Europe occidentale, ce qui, à long terme, est néfaste pour les deux. Mais il creuse aussi l’inégalité économique entre le Nord et le Sud de l’Europe. L’Allemagne reçoit toujours du gaz de Russie, notamment avec le co-projet de Gerhard Schroeder avec Poutine, Nord Stream. Mais les pays d’Europe du Sud, déjà dans une crise profonde provoquée en grande partie par l’euro, sont laissés dans l’incertitude de leur approvisionnement. Cette tournure des événements pourrait contribuer à la révolte politique qui se développe dans ces pays.
Tandis que des voix s’élèvent en Italie pour se plaindre que les sanctions anti-russes font mal à l’Europe, mais laissent les États-Unis indemnes, les Européens pourraient se consoler avec les aimables propos de l’hôte de la Maison Blanche et lauréat du prix Nobel de la paix qui a salué l’Union Européenne pour avoir fait la bonne chose, même si c’est « difficile pour l’économie européenne. »
Dans un discours adressé à d’importants PDG le 3 décembre, Obama a déclaré que les sanctions visaient à changer « l’état d’esprit » de Poutine, mais ne pensait pas que cela réussisse. Il attend que « la politique à l’intérieur de la Russie rattrape ce qui se passe dans l’économie, c’est pourquoi nous allons continuer à maintenir cette pression. » Ce qui est une autre façon de dire que voler le marché du gaz naturel de la Russie, forcer l’Europe à adopter des sanctions, et couper les liens entre la Russie et l’UE sont autant de mesures destinées à faire en sorte que le peuple russe se retourne contre Poutine et s’en débarrasse. Un changement de régime, en somme.
Le 4 Décembre, la Chambre des Représentants US a officiellement révélé le motif des Etats-Unis derrière ce gâchis en adoptant ce qui doit sûrement être le pire projet de loi jamais adopté : la Résolution 758.
La résolution est un recueil de tous les mensonges répandus contre Vladimir Poutine et la Russie depuis un an. Jamais peut-être autant de mensonges ont été rassemblés dans un seul document officiel de cette longueur. Et pourtant, cette propagande de guerre a été approuvée par un vote de 411 contre 10. Si, en dépit de cet appel à la guerre entre deux puissances nucléaires, il y a encore des historiens dans le futur, ils devront juger que cette résolution est la preuve de l’absence totale d’intelligence, d’honnêteté et de sens des responsabilités du système politique que Washington s’emploie à imposer au monde entier.
L’ancien parlementaire Ron Paul a écrit une excellente analyse de ce document honteux. Quoi qu’on puisse penser de la politique interne ultra-liberale de Paul, sur les affaires internationales, il se distingue comme étant une voix de la raison très isolée.
Après une longue liste de "considérant que", de mensonges, d’insultes et de menaces, nous arrivons enfin à l’aspect commercial grossier de cette campagne dangereuse. La Chambre appelle les pays européens à « réduire la capacité de la Fédération de Russie à user de son approvisionnement en énergie comme un moyen de pression politique et économique sur d’autres pays, y compris en encourageant l’augmentation des exportations de gaz naturel et d’autres d’énergies depuis les États-Unis et d’autres pays » et « demande instamment au président d’accélérer l’approbation par le ministère américain de l’énergie des exportations de gaz naturel liquide vers l’Ukraine et d’autres pays européens. »
Le Congrès est prêt à risquer et même à promouvoir la guerre nucléaire, mais au fond il ne s’agit que de voler le marché du gaz naturel de la Russie par ce qui n’est encore à ce jour qu’un pari : le gaz de schiste américain obtenu par fracturation. Un chat dans un sac.
Pire que la guerre froide
Les néo-conservateurs qui manipulent les politiciens ignares des Etats-Unis ne nous entrainent pas dans une nouvelle guerre froide. C’est bien pire. La longue rivalité avec l’Union Soviétique était « froide » en raison de la DMA, la Destruction Mutuelle Assurée. Washington et Moscou étaient parfaitement conscients qu’une guerre « chaude » signifiait échanges nucléaires qui détruiraient le monde entier.
Cette fois, les Etats-Unis pensent qu’ils ont déjà « gagné » la guerre froide et semblent ivres de confiance qu’ils peuvent gagner à nouveau. Ils modernisent leur arsenal nucléaire et construisent un « bouclier nucléaire » à la frontière de la Russie dont le seul but ne peut qu’être de donner aux États-Unis la capacité d’une première frappe - la capacité d’empêcher des représailles russes contre une attaque nucléaire des États-Unis. Cela ne peut pas marcher, mais cela affaiblit la force de dissuasion.

Le danger d’une guerre ouverte entre les deux puissances nucléaires est en réalité beaucoup plus grand que pendant la guerre froide. Nous sommes à présent dans une sorte de Guerre Glaciale, figée, parce que ce que les Russes disent ou font n’a aucun effet. Les néoconservateurs qui fabriquent la politique des États-Unis dans l’ombre ont inventé une histoire totalement fictive sur une « agression » russe que le président des États-Unis, les médias et maintenant le Congrès ont acceptée et approuvée. Les dirigeants russes ont répondu avec honnêteté, vérité et bon sens, et sont restés calmes malgré les invectives lancées contre eux. Rien n’y fait. Les positions sont gelées. Quand la raison échoue, la force suit. Tôt ou tard.

Posté le 10 février 2015 à 10h24 par Paula Corbulon | Lien permanent

Ukraine: Obama se prend les pieds dans le tapis du "story telling"

Lu ici. Extrait.

"Que l’on se souvienne d’abord de la ligne officielle selon laquelle la Russie de Poutine s’était engagée depuis plusieurs années déjà dans une politique expansionniste aux dépens de ses voisins et pourrait nourrir, qui sait, des visées encore plus lointaines. L’Ukraine est donc, après la Géorgie en 2008, l’innocente victime de cette stratégie « impérialiste » du régime moscovite. Et l’Amérique, observateur bienveillant, soucieuse de paix et de sécurité – ce n’est tout de même pas de sa faute si les peuples assoiffés de démocratie l’appellent à la rescousse et qu’elle y répond par l’affirmative.

Soit. Mais alors que faire de cette remarque du président américain qui nous décrit un Poutine dont la « mauvaise décision » d’annexer la Crimée serait dû non pas à une quelconque « grande stratégie », mais au seul fait qu’il ait été « pris de court » par les événements. Difficile de voir le supposé jeu d’échecs russe là-dedans. Et que dire des propos d’Obama évoquant l’accord « que nous avons mis au point pour assurer la transition du pouvoir » en Ukraine ? Difficile de nier ensuite qu’il y ait bel et bien eu ingérence.

L’explication de ce petit « décalage » par rapport au discours habituel est pourtant simple. C’est qu’il y a deux discours en fait. L’un qui nous décrit la menace russe imminente, aux relents de la guerre froide, suffisamment terrifiante pour servir de base au renflouement des budgets de défense et aux appels à rentrer dans les rangs (en bloquant par exemple la vente des Mistral). L’autre nous décrit une Russie empêtrée dans son archaïsme, forcément à des années-lumière derrière l’insurpassable Amérique. Dirigée, de surcroît, par un Poutine qui « a l’air du garçon qui s’ennuie au fond de la classe », à comparer avec un Obama aussi brillant que charismatique."

Posté le 10 février 2015 à 07h21 par Paula Corbulon | Lien permanent

09 février 2015

"La menace chrétienne médiévale est sous contrôle, Mr le président"

Obama se dit chrétien mais fait preuve d'une méconnaissance très étonnante de l'histoire de sa religion, et/ou d'une totale mauvaise foi (vidéo sur Fdesouche) :

"Évoquant les violences et les actes «barbares» des djihadistes de Daesh (Isis, en anglais), Obama a invité les chrétiens à ne pas jeter la première pierre. «Nous montons sur nos grands chevaux mais souvenons-nous que pendant les croisades et l’inquisition, des actes terribles ont été commis au nom du Christ. Dans notre pays, nous avons eu l’esclavage, trop souvent justifié» par la religion."

Ses paroles insultantes ont provoqué un tollé :

"«Les commentaires du président au petit-déjeuner de prière sont les plus insultants que j’ai entendus de ma vie», a attaqué le républicain Jim Gilmore. «Il a insulté tous les Chrétiens des Etats-Unis. Cela prouve une fois de plus que Mr Obama ne croit pas en nos valeurs américaines et ne les partage pas.»

L’ex-candidat Rick Santorum, très catholique, estime, lui, que les mots présidentiels étaient «inappropriés alors que des Chrétiens sont décapités et persécutés au Moyen-Orient». «La menace chrétienne médiévale est sous contrôle, Mr le président. Il serait temps de s’occuper de la menace de l’islam radical d’aujourd’hui», a renchéri Bobby Jindal, qui pourrait se lancer dans la primaire républicaine. L’outrage est parfois une arme politique."

Posté le 9 février 2015 à 09h09 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (20)

Etats-Unis : un diplomate chargé des LGBT

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"Pour la première fois dans l'histoire des Etats-Unis, un diplomate de haut rang aura pour rôle de veiller aux intérêts des membres de la communauté LGBT à travers le monde : sous l'impulsion du Secrétaire d'Etat John Kerry, le Département d'Etat va nommer très prochainement un collaborateur des Affaires étrangères ouvertement gay dont la sélection est en cours de « finalisation ». La prochaine nomination de ce diplomate choisi « à raison de son orientation sexuelle » a été annoncée au média Mother Jones par une source du Département d'Etat qui a précisé, dans son courriel, que John Kerry lui-même participait à cette opération.

La nomination ne sera pas soumise à l'approbation du Sénat. On ne posera pas non plus de questions sur le caractère objectivement discriminatoire d'une telle nomination. [...]"

Posté le 9 février 2015 à 07h24 par Michel Janva | Lien permanent

07 février 2015

Septembre 2015 : le pape s'adressera au Congrès des Etats-Unis

Lu sur Riposte catholique :

"Dans le cadre de son voyage aux États-Unis prévu cette année, le pape s’adressera notamment aux membres du Congrès. Le Congrès des États-Unis d’Amérique regroupe la Chambre des représentants et le Sénat. C’est la première fois dans l’histoire de l’Église catholique qu’un pape s’adresse au Congrès. Le pape François avait été invité par les présidents des deux chambres du Congrès, par ailleurs tous deux catholiques. La progression des catholiques dans la population américaine est un phénomène qui affecte également la représentation politique. D’après une étude récente du Pew Research Center, ce serait presque le tiers des membre du Congrès qui serait de confession catholique romaine (31% des membres du Congrès). Ce voyage aux États-Unis a été confirmé dans le vol qui ramenait le pape François des Philippines au mois de janvier de cette année. Le pape doit notamment se rendre à la rencontre mondiale des familles qui aura lieu du 22 au 27 septembre 2015."

Posté le 7 février 2015 à 10h23 par Michel Janva | Lien permanent

06 février 2015

L'amalgame d'Obama fait réagir les chrétiens

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Dans son discours du fameux « petit déjeuner de prière » annuel, Barack Obama, après avoir condamné les horreurs de l’Etat islamique « qui se réclame de l’islam mais qui en fait le trahit », s’en est pris au christianisme :

« Au lieu de monter sur nos grands chevaux et penser que cela est unique et en d’autres lieux, souvenons-nous que pendant les Croisades et l’Inquisition des gens ont commis des actions terribles au nom du Christ. »

Ce raccourci d’un anachronisme flagrant, destiné à relativiser les crimes de l’Etat islamique en s’en prenant aux chrétiens d’autrefois, a provoqué une gigantesque bronca aux Etats-Unis, tant sur les réseaux sociaux que dans tous les médias. On peut en avoir une idée en tapant sur Google actualités « Obama crusades inquisition ».

C’est assez remarquable. Chez nous le propos serait passé quasiment inaperçu, sauf dans notre petite « famille » marginale. Mais aux Etats-Unis la colère s’exprime partout, et on demande au président de s’excuser pour cet outrage aux chrétiens, cet inadmissible « christian bashing ».

Et ce qui est assez étonnant est que la révolte s’exprime de la même façon chez tous les chrétiens, quelle que soient leur dénomination. Pourtant de nombreux protestants pourraient dire qu’après tout le président rappelle les heures les plus sombres des catholiques et que cela ne concerne pas ceux qui ont justement réformé ce christianisme-là. Non. Tous les chrétiens se sentent insultés, blessés par le propos.

Il reste donc quelque chose dans la société américaine qui a, hélas, disparu chez nous."

Posté le 6 février 2015 à 19h10 par Michel Janva | Lien permanent

02 février 2015

TTIP : reprise des négociations entre l'UE et les USA

Lu ici :

"Les négociations entre Européens et Américains ont repris lundi matin à Bruxelles afin de mettre sur pied le plus vaste accord de libre-échange au monde, un projet en discussions depuis plus d’un an et demi qui suscite beaucoup de défiance en Europe."

Posté le 2 février 2015 à 15h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

29 janvier 2015

Le président demande une hausse du budget de la Défense

Ca se passe aux Etats-Unis. La France n'est pas encore décidée à se donner les moyens de la "guerre contre le terrorisme" déclarée par le Premier ministre.

Posté le 29 janvier 2015 à 15h02 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Des menottes pour les avortueurs

Lu dans Présent :

"En Amérique les avortements sont très majoritairement effectués dans des avortoirs privés dont les médecins sont animés d’un sentiment de lucre; ils exercent ainsi le plus souvent dans des conditions absolument sordides. Des centaines de cliniques ont été fermées par décision administrative et des dizaines de médecins se sont retrouvés en prison. Pour saluer la 42ème année de la légalisation de l’avortement par l’arrêt de la Cour Suprême Roevs Wade, la ligue pour une action Pro-life a envoyé à chaque directeur une paire de menottes. Les scandales liés aux avortements ont contribué à retourner l’opinion publique contre cette pratique « médicale »."

Posté le 29 janvier 2015 à 11h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

27 janvier 2015

Etats-Unis : pas de fonds publics pour l'avortement

Lu sur Gènéthique :

"La Chambre américaine des représentants, majoritairement républicaine, a adopté jeudi 22 janvier une proposition de loi qui doit pérenniser l'interdiction de l'utilisation de fonds publics fédéraux pour des avortements ou des assurances incluant l'avortement.

Depuis plus de 35 ans, le Congrès interdit par des mesures régulièrement reconduites l'usage de fonds fédéraux pour subventionner des procédures d'avortement, mais la proposition de loi adoptée jeudi, par 242 voix contre 179, rendrait ces interdictions permanentes.

Le texte a cependant peu de chance d'être adopté par le Sénat, où les démocrates ont une minorité de blocage, et parce que la Maison Blanche a brandi la menace d'un veto présidentiel. Mais les républicains au pouvoir au Congrès entendaient marquer le 42e anniversaire de la décision historique de la Cour suprême légalisant l'avortement aux Etats-Unis dans l'affaire Roe vs Wade.

Les démocrates et défenseurs du droit à l'avortement ont quant à eux dénoncé une « menace grave », car les personnes à bas revenus dont les assurances couvriraient l’avortement ne pourraient plus bénéficier de crédits d’impôt auxquels ils ont normalement droit suite à la réforme du système de santé dite "Obamacare". Avorter couterait plus cher aux assurances privées."

En France, le budget de l'Etat finance désormais à 100% l'avortement.

Posté le 27 janvier 2015 à 07h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

22 janvier 2015

500 000 personnes à la March for Life à Washington

Aujourd'hui, la foule pro-vie était au rendez-vous pour la défense de l'enfant à naître aux Etats-Unis :

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Le pape a soutenu cette marche en diffusant sur son compte twitter en anglais (chaque vie est un don) :

Posté le 22 janvier 2015 à 22h44 par Michel Janva | Lien permanent


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