18 avril 2018

Projet de loi sécessionniste en Caroline du Sud

D'Alain Sanders dans Présent :

Unknown-19"Les élus républicains de Caroline du Sud ont présenté un projet de loi qui donnerait à cet Etat la possibilité de se séparer – osons le mot : de faire sécession – des Etats-Unis si Washington violait le Second Amendement de la Constitution. En saisissant, par exemple, des armes légalement achetées et donc légalement détenues.

Ce projet de loi, soumis au Comité judiciaire de l’Etat de Caroline du Sud, a sans doute peu de chances d’être ratifié. Il n’empêche que c’est un message fort au gouvernement fédéral, alors que l’on assiste à une campagne hystérique contre les armes à feu.

Naguère, en 1835, alors que les Mexicains prétendaient confisquer à la petite ville de Gonzales, Texas, son canon, les Texans leur répondirent : « Come and take it ! » (« Venez le prendre ! »). Les Mexicains s’y essayèrent. A leurs dépens. Plus tard, en 1861, le Texas sera un des fers de lance de la Confédération. Et, pour y séjourner régulièrement, j’ai cru comprendre que la méfiance – pour ne pas parler de tentation sécessionniste là aussi – à l’égard de Washington reste prégnante.

En ce qui concerne la Caroline du Sud, on rappellera qu’elle fut la toute première – « La première et toute seule », comme on le dit fièrement sur place – à faire sécession le 20 décembre 1860. Et ce fut elle, encore, qui passa à l’action le 12 avril 1861. Ce jour-là, à quatre heures trente du matin, les canons de Charleston ouvraient le feu sur Fort Sumter occupé par les troupes yankees. [...]"

Posté le 18 avril 2018 à 13h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

17 avril 2018

Les aventures de Jupiter au Levant, quelques analyses

1-157-490x276
Les commentaires des médias et analystes alternatifs sont très nombreux. Nous n'en avons pas fait une revue intégrale, évidemment, mais nous avons au passage repéré:

Nous vous livrons en totalité l'analyse à chaud, et les hypothèses du Général (2S) Delawarde, recueillies par Breizh-info. Pour ce qui est des versions officielles de cette mauvaise opération de COM (il parait qu'ils appellent ça "strategic communication", on cherche en vain à dinstinguer la stratégie...), vous n'avez qu'à consulter n'importe quel média aux ordres et vous y trouverez l'argumentaire indigent de rigueur...

Le général (2S) Dominique Delawarde a bien voulu livrer pour les lecteurs de Breizh-info son analyse  «à chaud» des résultats et des conséquences des frappes opérées en Syrie par les USA, la France et le Royaume uni. « Cette analyse, prévient-il, s’extrait volontairement des communiqués officiels des trois pays coalisés USA-UK-FR, dont on peut penser qu’ils ne sont pas totalement objectifs. Elle devra être affinée dans les prochains jours, voire les prochaines semaines. »

Examinons les faits.

Deux versions de la frappe et de ses résultats ont été diffusées:

La version russe :

Le ministère de la Défense russe dit avoir détecté 103 missiles air-sol ou de croisière dont 71 auraient été interceptés par la défense anti aérienne-syrienne.

La défense anti aérienne russe n’est pas intervenue (ce que confirment les trois pays agresseurs).

L’état-major russe donne la liste des cibles suivantes avec le nombre de missiles tirés et interceptés.

– 4 missiles auraient visé la zone de l’aéroport international de Damas : tous interceptés

– 12 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Al-Dumayr: tous interceptés

– 18 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Baly: tous interceptés

– 12 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Shayarat : tous interceptés

– 9 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Mezzeh : 5 interceptés

-16 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Homs : 13 interceptés

– 30 missiles auraient visé diverses cibles dans les zones de Barzah et de Jaramani : 7 interceptés

Cette version russe appelle six observations :

1 – 2 missiles détectés au départ se seraient perdus en route…

2 – Le nombre de missiles interceptés dans toutes les zones aéroportuaires fortement équipées en défense sol air syrienne serait impressionnant. Ce serait même une première dans l’histoire de la défense anti-aérienne. Un tel résultat de 70 % de missiles interceptés impliquerait évidemment que cette défense ait bénéficié d’un soutien russe en matière de renseignement (data tracking), voire de guerre électronique, sans que les Russes n’aient eu à tirer un seul missile (ce qui est confirmé par le trio USA, UK, France). Il faut savoir que les missiles de croisière guidés par GPS sur la majeure partie du vol, passe sur un système interne en phase finale et deviennent vulnérables au système de guerre électronique russe. Ce système permet de ralentir la vitesse du missile considérablement et en fait une proie facile pour la défense antiaérienne.

3 – Si le résultat donné dans la version russe est le bon (70 % de missiles interceptés), les résultats de cette frappe sont tout simplement catastrophiques pour les trois agresseurs car cela signifie qu’avec intervention des S400 russes, aucun missile US-UK-FR, si intelligent et moderne soit-il, n’aurait atteint sa cible et que la plupart n’aurait même jamais atteint le territoire syrien.

4 – Le fait que la Russie n’ait pas activé sa défense antiaérienne pour détruire au plus loin, et peu après leur départ, les missiles tirés vers la Syrie signifie, sans le moindre doute, que la Russie avait été prévenue de la frappe et/ou qu’elle avait reçu des assurances qu’aucune de ses installations ne seraient visées. Sans doute avait-elle même reçu la liste des cibles pour évacuer d’éventuels soldats russes qui se seraient trouvés à proximité, les occidentaux souhaitant, à tout prix éviter un engrenage.

5 – Le fait, confirmé par les occidentaux, qu’il n’y ait eu aucune victime, montre à l’évidence que Bachar, lui aussi, a pu faire évacuer toutes les personnes menacées très en dehors du cercle d’efficacité des missiles. Il était donc, lui aussi, prévenu. Si les zones visées étaient vraiment sensibles (entrepôts chimiques selon la version occidentale), elles étaient forcément gardées jour et nuit dans un pays en guerre. Si aucune perte humaine n’est à déplorer, il n’y a que deux solutions : soit ces zones n’étaient pas sensibles et il n’y avait personne pour les garder (simple hangar de ferme ou installation désaffectée depuis longtemps (version russe) rebaptisé dépôt chimique par les occidentaux pour les besoins de la frappe) soit le personnel de garde avait été évacué sur préavis.

6 – Un autre fait troublant qui amène à s’interroger, est le constat que dès le lendemain, quelques heures après la frappe sur les «présumés dépôts chimiques» détruits, des civils curieux, venus aux nouvelles, se déplaçaient sans le moindre effet de protection et ne semblaient pas, le moins du monde, inquiets ou indisposés… Cela donne une idée de la dangerosité des produits chimiques présumés, forcément disséminés par les frappes…

2ème version: celle du Pentagone donnée en conférence de presse

Les forces US et alliées auraient tiré 105 missiles sur les installations présumées contenir des armes chimiques de l’armée syrienne. (Ce chiffre est quasiment le même que les 103 détectés par les russes). Les moyens suivants auraient été utilisés :

  • Le USS Monterey CG61 a tiré 30 missiles Tomahawk à partir de la mer rouge.
  • Le USS Laboon DDG58 a lancé 7 missiles Tomahawk à partir de la mer rouge.
  • Le USS Higgins DDG76 a lancé 23 missiles Tomahawk à partir du Golfe Persique.
  • Le USS John Warner SSN785 a lancé 6 missiles Tomahawk à partir de la Méditerranée.
  • La frégate française LANGUEDOC a lancé 3 missiles navals mer-sol SCALP EG à partir de la Méditerranée.
  • Les bombardiers stratégiques B-1B ont lancé 19 missiles de croisière air-sol AGM-158 JASSM.
  • Les chasseurs britanniques Typhoon and Tornado ont lancé 8 missiles de croisière air-sol Storm Shadow/SCALP EG .
  • Les 5 Rafales et 4 Mirages français ont lancé 9 missiles de croisière air-sol StormShadow/SCALP EG.

Selon le Pentagone, l’attaque n’aurait visé que trois cibles:

  • 76 missiles – sur le Centre de recherche et de développement de Barzah
  • 22 missiles – sur le site de stockage de Him Shinshar
  • 7 missiles – “sur le bunker de stockage d’armes chimiques de Him Shinshar

Bien sûr, selon le Pentagone et les états-majors français et britanniques, tous les missiles auraient atteints leur cible… et aucun n’aurait été intercepté (normal pour des missiles intelligents…). A l’appui de leurs affirmations, les Américains ont montré des photos «satellite» dans le cadre d’un «Battle Damage Assessment» (Estimation des dommages après frappe). En décembre 98, lors de l’opération Desert Fox, les Américains avaient frappé l’Irak et fourni ce type de photos «satellite». Notre satellite français très précis avait donné des résultats très différents des leurs… Ils avaient été surpris de notre savoir faire qui les prenait en flagrant délit de mensonge. Si la partie moyens engagés – nombre de missiles tirés est très probablement juste, et confirmée par les Russes, la partie cibles visées – résultats des tirs paraît peu crédible pour les raisons suivantes :

Le centre de Barzah sensé avoir été frappé par 76 missiles n’est que très partiellement détruit ainsi qu’en atteste les photos prises au sol sur le site. Avec 76 missiles sur une aussi petite emprise, il aurait dû être pulvérisé, il n’en est rien. Rappelons que les Russes disent de ce centre qu’il était désaffecté depuis plusieurs années, ce qui expliquerait l’absence de victimes civiles : affirmation que j’ai personnellement tendance à croire. (NDPC, voir donc, à ce sujet, l'analyse en anglais que nous répertorions plus haut)

Il est possible que la coalition cherche à dissimuler d’éventuels échecs de frappes sur les aéroports militaires en limitant les objectifs aux trois installations qui ont été touchées par quelques missiles. On peut ainsi affirmer que «tous les objectifs ont été touchés».

Cette coalition à trois a trop menti au cours des années précédentes pour pouvoir être crédible aujourd’hui (Timisoara, couveuse du Koweït, armes de destruction massives de Saddam, Goutha 2013, affaire Skripal, Goutha avril 2018). Je me souviens personnellement des mensonges quotidiens de Mr Jamie Shea, porte parole de l’OTAN, sur les fausses pertes Serbes au Kosovo de mars à mai 1999. L’Otan déclarait plus de 800 matériels majeurs détruits au 78 ème jour de bombardement. En réalité, le comptage effectué après le cessez le feu faisait état d’une petite trentaine… Tous les MIG déclarés détruits à Pritina au premier jour de la guerre (une vingtaine) sont sortis des souterrains et ont décollé tranquillement en direction de Belgrade au moment du cessez le feu…*

A chacun, bien sûr, de se faire son idée sur ces frappes. On peut toutefois noter un certain nombre de faits qui ne seront pas sans conséquences pour l’avenir :

1 – Cette frappe n’a pas affecté les forces armées syriennes qui s’en sortent intactes et vont pouvoir poursuivre la reconquête du territoire national dans les prochaines semaines. Mieux Bachar el Assad sort probablement grandi de cette affaire aux yeux d’une forte majorité de son peuple. Il restera l’homme qui a résisté sans faiblir à une coalition USA-UK-FR, ce qui n’est pas rien. Si élection il devait y avoir demain, il les remporterait sans coup férir avec des taux d’adhésion bien supérieur à ceux obtenus par Trump, May et Macron dans leurs pays respectifs.

2 – Parce que les 3 pays USA-UK-FR sont sensés avoir détruits les stocks d’armements chimiques présumés et le centre de fabrication lui aussi présumé, il va être difficile de monter une nouvelle accusation d’attaque au gaz dans les mois qui viennent.

3 – Les 3 coalisés n’ont pas pris le risque de s’attaquer à la Russie ni à l’Iran alors que ceux-ci étaient clairement désignés comme coresponsables de la «présumée attaque chimique». C’est un aveu de faiblesse. Ils ont montré par là qu’ils craignaient ces deux gros morceaux et préféraient s’en prendre au plus faible : la Syrie, ce qui ne les grandit pas.

4 – Comme il a été dit précédemment Trump a probablement fait un deal avec Poutine pour qu’il n’intervienne pas dans une frappe qui lui permettrait de sauver la face et de redorer son blason à quelques mois des élections de mi mandat. En échange, il a dû promettre de ne pas faire trop de dégâts et lui garantir qu’aucun soldat russe ne perdrait la vie. Mission accomplie. Les médias US vont pouvoir s’occuper pendant un certain temps de ces frappes dont le résultat militaire est pourtant dérisoire.

5 – Pour la première fois depuis 1945, la France est sortie de la légalité internationale en s’affranchissant du feu vert de l’ONU. Son image, comme celle de l’ONU d’ailleurs, n’en sortira pas nécessairement grandie…Lire à cet égard l’article paru sur le site Les crises» : «L’évaluation nationale» présentée par le gouvernement pour justifier les frappes est un document manifestement rédigé par un communicant et non par un organisme de renseignement. Il n’a strictement aucune valeur, comme celui de 2013 d’ailleurs. Notre ministre des Affaire étrangère fait dans le mauvais Colin Powell (et sa poudre de Perlin Pinpin) en présentant ce genre de document.

6 – Suite à ces frappes aériennes, les Russes disent envisager d’équiper l’armée syrienne en S300 pour lui permettre de se défendre encore mieux en cas de prochaine attaque. Ceci posera un vrai problème à ses adversaires potentiels, surtout lorsqu’elle aura terminé sa reconquête de l’Ouest syrien et qu’elle passera à l’Est de l’Euphrate.

7- Enfin et surtout, si la version russe de ces frappes était exacte, et elle pourrait fort bien l’être, l’OTAN aurait désormais un sérieux problème à résoudre car cela signifierait que la Russie est désormais capable de réduire à néant toute tentative de frappes occidentales du type de celle qui vient d’être conduite par les trois plus grandes puissances de l’OTAN agissant en coalition.

Il n’aura enfin échappé à personne que ces douze petits missiles que nous avons lancé sur des installations probablement désaffectées (pour ne fâcher personne) permettent de redorer à moindre frais (20 millions d’euros si l’on compte les missiles et les vols) l’image d’un président écornée par des difficultés d’ordre social (Notre-Dame-des-Landes, grèves à la SNCF, révoltes étudiantes).

Général (2S) Dominique DELAWARDE

 

Posté le 17 avril 2018 à 10h14 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (13)

14 avril 2018

Frappes en Syrie : le message est clair

DatUY5ZWsAARKXN-400x300Le 10 avril, le commis aux affaires courantes du régime Macron, Édouard Philippe, avait dit : « Ce recours à ces armes [chimiques] n'est pas neutre, il dit des choses sur le régime et notre réaction à l'usage de ces armes dira des choses de ce que nous sommes ».

La réaction a eu lieu cette nuit, et elle dit effectivement ce qu’ils sont :

Ces gens-là sont inconséquents, et tous ceux qui leur sont servilement subordonnés le sont également. Qui en effet garantit que la république française – nous ne voulons pas dire la France, car nous nous refusons absolument à considérer que c’est la France qui a agressé la Syrie cette nuit – que la RF, donc, sera toujours dans le camp des vainqueurs. Quelles excuses auront à présenter tous ceux qui ont collaboré sans se poser de question à cette forfaiture, lorsqu’ils comparaitront devant un Nüremberg bis, sans parle de leur parution devant le Souverain Juge ?

Nous soulignons le mot servilement, pour ne pas faire d’amalgame entre ceux que l’on pourrait facilement remplacer par des robots tant ils ont renoncé à l’exercice de leurs facultés intellectuelles, et ceux qui ont pu chercher à limiter l’ampleur des frappes et à raisonner les représentants de l’oligarchie.

Ceci étant posé, les premières informations disponibles tendent à montrer que :

Ceci nous conduit donc à formuler l’hypothèse suivante : bien que condamnée véhémentement par Moscou et ses alliés, l’attaque a été, si ce n’est co-décidée avec Moscou, du moins largement revue à la baisse face à la fermeté de V. Poutine, pour permettre à l’Empire de ne pas perdre la face après ses déclarations fracassantes. Ceci expliquerait notamment l’absence de réaction contre-offensive de la part de Moscou contre les vecteurs des frappes. On ne peut d’ailleurs que louer la stabilité émotionnelle et la mesure des autorités russes face à l’hybris occidentale. Cette différence abyssale traduit selon nous la différence radicale de conception de l’État et des relations internationales entre ces deux parties.

Par ailleurs, gardons à l’esprit que, Outre-Atlantique, ces actions font partie d’un jeu très complexe où Trump essaie de prendre, très laborieusement et à sa façon particulièrement déstabilisante, la main sur l’administration et contre l’État profond, comme l’évoquait notamment Charles Sannat, repris dans cette note.

Quelle que soit la suite, l'appel à la mobilisation contre une guerre injuste est plus que jamais d'actualité.

Posté le 14 avril 2018 à 13h02 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (36)

13 avril 2018

Les conservateurs français ont tout intérêt à capter le meilleur de ce qui se fait outre-Atlantique

La présence remarquée de Marion Maréchal-Le Pen a braqué les projecteurs sur l’événement phare de la droite américaine : la Conservative political action conference (CPAC). Le raout annuel des conservateurs outre-Atlantique a rassemblé du 22 au 24 février près de 10 000 personnes à Washington. L'Incorrect est revenu sur cet évènement. Extrait :

Images-5"[...] Mais découvrir la CPAC pour un brave gaulois habitué des congrès politiques européens, c’est un peu comme parcourir les travées du salon du mariage de Vierzon pour un bourgeois à loden. Musique de foire, créatures déguisées, kitsch assumé, mais avec l’organisation américaine, son envergure et son enthousiasme.

Oui, c’est bien un salon du mariage, le mariage de la carpe et du lapin qui rassemble toutes les nuances du conservatisme américain, non sans chamailleries. Des libertariens favorables à la légalisation de toutes les drogues aux puritains les plus rigoristes ! Il faudrait hélitreuiller Xavier Bertrand, attaché à Virginie Calmels, afin qu’ils constatent que tous les courants de droite peuvent discuter, se contredire et cohabiter dans un même espace. Sans sectarisme.

Pour autant, ne cherchons pas à calquer la mosaïque politique américaine sur la nôtre. En apparence binaire, fixée autour de l’alternance entre démocrates et républicains, elle se révèle bien plus complexe. Il y a encore cette obsession des armes qui appartient à l’histoire des États-Unis ainsi que les prières pour l’entame de la conférence et du dîner de gala. À Paris, un président de la République n’ose pas bénir un cercueil... Alors que peut-on retenir de ces deux jours enrubannés de la bannière étoilée ?

L’optimisme tout d’abord. Les conservateurs américains n’ont pas le moindre doute: l’avenir leur appartient. Pendant que la droite française gratte ses croûtes et se gargarise de ses défaites, de la Vendée à l’Algérie, les cousins d’Amérique regardent droit devant, la truffe au vent, captant les signes positifs, négligeant les oracles moins favorables.

À Washington, les conservateurs s’appuient sur la société civile, l’engagement quotidien et un foisonnement associatif inimaginable en France. Heritage Foundation, Cato Institute, Action Institute, Leadership Institute sont là, avec des dizaines d’autres, pour présenter leurs missions tout au long de la CPAC. Dans notre hexagone, l’État contrôle trop étroitement le nancement associatif pour espérer un semblable terreau métapolitique. Cependant la marge de progression est énorme. [...] Le combat doit se mener dans toutes les facettes de notre existence, et si nous tenons vraiment à nos principes, il faut montrer l’exemple, dit-il en substance. La droite européenne pèche souvent par égotisme. Résignée devant la toute-puissance de la gauche, elle semble parfois abandonner le bien commun pour le salut du foyer. Or le second dépend aussi du premier.

La victoire de Donald Trump s’est construite sur ce terreau métapolitique, sur la coalition très diverse qu’il a su rassembler autour de sa principale qualité : le pragmatisme. Par sa vie privée et par son histoire, il était à mille lieues des évangélistes qui l’ont soutenu du bout des lèvres au départ. Mais il a prouvé par ses actes qu’il les servait mieux que ne le faisait un Georges W. Bush qui hantait les temples. Le vice-président Mike Pence reçoit d’ailleurs un tonnerre d’applaudissements lorsqu’il fait le bilan de la première année de gouvernance Trump : « Promises made, promises kept.» «Fiscalité, immigration, emploi : je fais ce que je dis. » Ce pourrait être la devise du président.

Le dernier enseignement de la CPAC est tiré du discours du président Trump lui-même : les conservateurs américains compissent les médias traditionnels! Mieux, ils passent au-dessus, ils les contournent, ils les ringardisent... Chaque intervenant a son mot méprisant pour les « fake news medias ». Sans animosité, mais avec un dédain confortable. Donald Trump passe physiquement au-dessus d’eux. Les journalistes sont placés dans un corridor au milieu de la salle, et la gestuelle de l’excentrique président à mèche les enjambe comme on franchit un égout. Il les désigne un peu plus tard, sourire en coin : « These horrible people. » Il récite tranquillement le texte d’une chanson, l’histoire d’une femme qui sauve un serpent à moitié gelé sur le bord d’un sentier. Elle soigne le reptile, et pour toute récompense, la bête lui inflige une morsure mortelle. La métaphore n’est pas finaude : la femme est l’Amérique, le serpent est le mauvais immigré. Moralité: il ne faut accueillir que les bosseurs et chasser les criminels. Murmurer cette fable, pour un sous-fifre d’un parti politique français, c’est l’assurance d’être chassé voire de finir, en plus ou moins bonne compagnie, à la 17e chambre correctionnelle. À Washington, le président Donald Trump la déclame sans sourciller. Le parler cru est son principal atout.

Deux leçons à cela: il faut plus que jamais lutter pour la liberté d’expression menacée par la gauche et le centre. Nous n’avons pas la chance qu’elle soit aussi bien gravée dans notre Constitution qu’elle l’est dans la leur, donc battons-nous : après les lois mémorielles, les lois sur les fausses nouvelles, les progressistes ne s’arrêteront pas ; leurs délires ne tiennent que parce qu’ils nous musellent. Aux conservateurs de contre-attaquer. Ensuite, la droite américaine a connu sa phase de dédiabolisation, et elle était sans doute nécessaire pour mener un ménage en son sein. À présent, elle s’assume pleinement. La France a souvent un train de retard sur le pire de l’Amérique. Les conservateurs français ont tout intérêt à capter le meilleur de ce qui se fait outre-Atlantique pour imposer leurs idées dans le débat public."

Posté le 13 avril 2018 à 09h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Charles Sannat : Macronléon 1er aura-t-il le cran de ne pas bombarder Damas ?

Encore une excellente tribune de Charles Sannat, dont nous avions reproduit l'hommage au Colonel Beltrame. C'est assez court et le meilleur, selon nous, est à la fin, allez voir !

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

N’imaginez pas un seul instant que j’aille me livrer à une attaque en règle de notre Président (béni soit son saint nom), je suis téméraire mais pas totalement inconscient !!!

Macronléon 1er est beaucoup plus fort que moi. Tenez, par exemple moi, je ne dispose ni de Mirage, ni de Rafale, ni de missiles super puissants pour bombarder la Syrie.

Je ne me lancerai pas non plus dans de doctes analyses sur la possibilité ou l’impossibilité d’attaques chimiques perpétrées par le régime syrien, bien que de vous à moi, faire cela alors que Bachar a le soutien des Russes et qu’il a militairement gagné relèverait de la plus grande crétinerie stratégique, mais que voulez-vous, n’est pas Macronléon 1er qui veut !

Les Russes ont clairement dit qu’ils viseraient les points de lancement des missiles tirés sur la Syrie !

Ambiance… Je dis cela, je ne dis rien ! Je dis juste à notre Macronléon 1er national qu’il est fort sympathique avec son idée de rentrer en guerre contre Poutine et la Syrie, mais déjà qu’il nous faut 2 500 gendarmes mobiles et plusieurs jours de guérilla campagnarde pour déloger moins de 100 zadistes certes, motivés, mais pas non plus surarmés, il ne faut pas trop pécher par orgueil et croire que nos petits Rafale de la base de Saint-Dizier seront suffisants pour envahir Moscou et réussir là où la grande armée de Napoléon et la non moins suréquipée armée allemande ont échoué.

Non, je vous assure, ce n’est pas de la lâcheté, mais déclarer la guerre à Poutine n’est pas l’idée la plus brillante du siècle. D’ailleurs, de vous à moi, à l’Élysée et au Palais, notre Macronléon 1er n’est pas en train de se précipiter pour envahir la Russie dans une nouvelle opération Barberousse.

Macronléon 1er aura-t-il le cran de ne pas bombarder Damas ?

Il serait souhaitable évidemment que nous ne nous précipitions pas dans la curée alors que nous ne savons même pas qui a gazé qui et avec quel gaz d’ailleurs. L’emballement médiatique, politique et militaire est assez surprenant et de vous à moi, je n’ai aucune envie d’aller mourir pour la Ghouta, ou la Douma ou je ne sais quel quartier de la périphérie de Damas !

En plus, les avions russes sont passés juste au-dessus de notre super bateau et auraient été capables de l’envoyer par le fond en moins de 30 secondes… D’ailleurs, c’est ce qui pend au nez de nos pauvres marins.

Enfin, si nos missiles partent d’avions qui viennent de Saint-Dizier, moi, j’habiterais dans le coin de la base aérienne, j’irais déjà me réfugier chez quelques amis, histoire de ne pas prendre de missile sur le coin du nez… On aurait l’air fin si Poutine bombardait Saint-Dizier ! On ferait quoi ? On raserait Moscou avec une bombe atomique ? Idée exquise et brillante… Perspective réjouissante.

Pourtant, une troisième guerre mondiale c’est bon pour l’or !!!

Soyons tout de même positif. Une guerre mondiale c’est super bon pour les cours du métal jaune. Par exemple, à 2 millions de morts vous êtes super riches, mais à 100 millions de morts c’est carrément génial, vous croulez sous le pognon… Et les radiations, mais c’est un autre sujet.

Évidemment, comme les tensions montent, l’or monte d’un poil ou deux. Pas plus. En effet, les « marchés » pensent qu’ils ne sont pas assez fous pour s’affronter.

Je dis aussi cela depuis des années. Faudrait être con pour faire la Troisième Guerre mondiale vu qu’il n’y a quand même aucune raison objective pour la mener…

Sauf que manifestement, « ils » se cherchent de plus en plus et vont finir par se trouver. En Russie, le ton sur les chaînes télé n’est pas réjoui. Le ton est grave. La Russie est prête à la guerre, et je pense que l’on sous-estime grandement la détermination non pas de Poutine mais de l’ensemble de la Russie, de ses élites et de son peuple à mettre fin à l’expansionnisme américain. (NDPC: voir notamment ici)

La pondération poutinienne n’est pas de la faiblesse mais une forme de sagesse. Nous sommes arrivés au bout.

D’ailleurs, ce qui me fait croire que tout n’est pas totalement perdu, c’est le tweet stupide de Trump qui prévient Poutine « attention mes missiles arrivent »…

Vous imaginez Adolf Hitler disant à Staline, « Hé… Joseph, mes chars, nouveaux, beaux et intelligents arrivent… Prépare-toi !!! ». Évidemment non.

Alors que fait Trump ? Non, il n’est pas stupide. Il prévient la Russie qu’il va être obligé de frapper la Syrie pour la forme et qu’il souhaiterait bien que cela en reste là… Macronléon 1er aussi ne semble pas pressé de se lancer sur le sentier de la guerre… Et je ne serais pas étonné si nos Rafale restaient à quai, ce qui serait évidemment la chose la plus intelligente à faire (et paradoxalement la plus courageuse).

Pour aller plus loin, après son tweet totalement militaire et stratégiquement débile, Trump en a écrit un autre où il accuse le FBI et les clintoniens/obamistes de rendre les relations avec la Russie saignantes… Et c’est dans ce message nettement plus important que se cache le véritable message adressé à Poutine par Trump. D’ailleurs, vous remarquerez que ces deux derniers tweets ont été nettement moins repris et diffusés que le premier très belliciste. Nul doute qu’ils aient été transmis à Vladimir Poutine.

Trump n’a pas les mains libres et doit composer avec plusieurs factions au sein même de son propre pays, des factions aux intérêts très divergents. Implicitement, il en appelle à la sagesse de Poutine, et c’est dans ces explications que vous trouverez la raison du calme apparent des Russes. Mais ne vous y trompez pas : la Russie est totalement prête à la guerre. Nous, pas.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Posté le 13 avril 2018 à 08h15 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (11)

12 avril 2018

Soumission : il n'y a pas qu'à l'islam que la république se soumet

Alors que le régime Macron se dit prêt à frapper la Syrie pour bien montrer sa soumission à l'oligarchie atlantiste, il n'est pas inintéressant de se remémorer les principaux traits de l'affaire Alstom. Elle illustre en effet les abandons successifs que le régime républicain accepte, et qui font progressivement de la France le 51è état fédéré.

 

Posté le 12 avril 2018 à 08h39 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (5)

Donald Trump pourrait renoncer à bombarder la Syrie

«Il n’y a pas de décision définitive du Président ni du Pentagone. Le Secrétaire à la Défense James Mattis a besoin de preuves (de l’attaque chimique imputée à Bachar el Assad).»

Selon la porte-parole de Trump, Sarah Sanders, les discussions sont toujours en cours.

"Toutes les options sont sur la table, la décision finale n'a pas été prise".

De leur côté, les forces gouvernementales syriennes ont repris le contrôle de la totalité de la ville de Douma, dernier bastion que tenaient les rebelles dans la région de la Ghouta orientale.

Posté le 12 avril 2018 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

10 avril 2018

Personne ne se demande donc pourquoi cette supposée attaque chimique arrive maintenant ?

Comme dans l'affaire de l’empoisonnement de l'ex-agent double russe, personne ne doute donc des versions officielles ni se demande à qui profite le crime ? A la veille de probables frappes contre la Syrie, voici des extraits de la tribune de Caroline Galactéros pour le Figaro :

La messe semble dite et une atmosphère de veillée d'armes plane sur Paris, tandis que le jeune prince d'Arabie Saoudite quitte la capitale et que notre président est en étroit dialogue avec son homologue américain. La France pourrait, en coordination avec Washington, frapper de manière imminente les forces du régime syrien en représailles d'une nouvelle attaque chimique imputée de manière «très probable» mais en amont de toute enquête, aux forces de l'abominable tyran Assad soutenu par les non moins affreux régimes russe et iranien (...) Pendant ce temps, la guerre silencieuse du Yémen continue. Ces civils-là n'existent pas, ne comptent pas (...)

Mais agir contre qui ? Qui faut-il punir ? Le régime de «l'animal Assad», comme l'a appelé Trump? L'Iran? La Russie? Vraiment? Et si ce trio noir que l'on désigne exclusivement depuis des mois à la vindicte populaire internationale n'était qu'un leurre, proposé à notre indignation sélective pour ne pas réfléchir à nos propres incohérences?

Personne ne se demande pourquoi cette nouvelle attaque chimique arrive maintenant, au moment même où la Ghouta orientale repasse sous contrôle gouvernemental syrien et parachève sa reconquête territoriale, face à des groupuscules rebelles rivaux globalement en déroute et plus que jamais prêts à se vendre au plus offrant pour survivre et espérer compter ? Personne ne s'autorise à douter un instant, quand le ministre russe des affaires étrangères rapporte que les observateurs du Croissant rouge syrien envoyés sur place n'ont rien vu ressemblant à une attaque ? Serguei Lavrov ment-il carrément au Conseil de Sécurité des Nations unies ou bien faut-il penser que Moscou ne contrôle pas tout ce qui se fait au plan militaire sur le théâtre ? Ou que des éléments de l'armée syrienne elle-même agiraient en électrons libres ou auraient été «retournés»? À qui profite le crime? C'est cette vieille question, mais toujours pertinente, qui paraît désormais indécente.

Quel serait pourtant l'intérêt de la Russie de laisser perpétrer une telle attaque, alors que, ne nous en déplaise, bien davantage que notre «Coalition internationale», elle cherche la paix, l'organise pragmatiquement, et est la seule depuis sept ans à engranger quelques résultats qui évidemment contreviennent à nos intérêts et à ceux de nos alliés régionaux?

On semble aussi avoir totalement oublié une donnée fondamentale du conflit: les malheureux civils de la Ghouta, comme ceux des ultimes portions du territoire syrien encore aux mains des «rebelles» djihadistes ou de Daech, sont des boucliers humains, peut-être même, en l'espèce, sacrifiés par ces mêmes apprentis démocrates suppôts d'al-Qaïda et consorts pour entraîner l'Occident dans une guerre ouverte avec Moscou et Téhéran (...)

La ficelle est si grosse et la pelote si bien déroulée depuis des mois qu'on ne la voit plus en effet. On punit la Russie. On la punit d'être la Russie, déjà, et d'avoir réussi son retour sur la scène mondiale. On la punit de vouloir la paix en Syrie et de chercher à la mettre en musique politiquement à Astana ou à Sotchi. On la punit d'avoir sauvé Damas et son régime diabolisé du dépècement qu'on leur promettait et qui s'est fracassé sur la résilience populaire et gouvernementale syrienne et a déjoué partiellement au moins la confessionnalisation des affrontements politiques et sociaux que l'Occident encourage, sans en comprendre le danger insigne pour ses propres sociétés, et notamment en Europe.

La guerre en Syrie a été gagnée militairement par l'armée gouvernementale. Militairement, mais pas politiquement. Cette victoire sur le terrain au prix d'une guerre brutale (comme toutes les guerres, même celles menées depuis les airs et qui n'ont de chirurgicales que le nom), nous est proprement insupportable car cela nous force à faire la paix, ce que nul ne veut mis à part… Moscou. Ah, Moscou! L'impudent Vladimir Poutine trop bien réélu qui nous nargue avec sa coupe du monde, où des millions de gens vont découvrir un visage de la Russie qui ne les terrifiera pas (...)

Bref, nous sommes en train de tomber dans un vaste piège qui se joue sur plusieurs fronts, et de nous ruer, en croyant ainsi exister, sur le premier os qu'on nous jette. De ce point de vue, l'affaire Skripal pourrait bien n'avoir été que le hors-d'œuvre de la séquence actuelle. Elle a posé le premier étage d'une repolarisation politique et sécuritaire de l'Europe autour de Londres, et surtout sous la bannière de l'OTAN (...)

Le Secrétaire américain à la défense, le général Mattis, a d'ailleurs été très clair : les Européens doivent en effet consacrer 2 % de leur PIB à la défense, mais pour acheter des armes américaines et demeurer dans l'orbite otanienne évidemment, l'Alliance constituant le cadre naturel et nécessaire de la défense de l'Europe. Fermez le ban!

Nous sommes donc en train d'être clairement repris en main par l'OTAN, mais on ne s'en rend pas compte car on nous vend la nécessité d'une solidarité sans failles, donc manichéenne, face à une «offensive russe» pour diviser l'Europe (...) C'était probablement l'objet de l'affaire Skripal comme de la présente montée au front sur la Syrie (...) Moscou est poussé à se crisper donc à s'isoler par tous les moyens. Par les sanctions, par les vrais faux empoisonnements d'espions en plein Londres et jusqu'à cette décision allemande qui ne peut que durcir la position russe en Syrie et assurer la montée des tensions, le Kremlin n'ayant plus d'autre alternative que de jouer le tracé Qatari qui passe par la Syrie… Redoutable manœuvre anglo-américaine donc, à laquelle Paris et Berlin semblent ne voir que du feu (...)

Alors que voulons-nous? Ce sera bientôt clair: si nous voulons sauver la Syrie, il nous faut surtout ne pas nous joindre à une coalition qui agira hors de tout mandat de l'ONU et qui portera le poids d'une guerre dont le peuple syrien est la dernière roue du carrosse et sera la victime immédiate. La grande question est donc: mais que vient faire Paris dans cette galère? (...) Une guerre contre l'Iran et la Russie n'est pas la nôtre. Elle ne correspond nullement aux intérêts stratégiques français, ni à ceux de l'Europe. Nous avons déjà si naïvement collé aux Britanniques qui veulent quitter l'Union, sans preuve et par principe, dans l'affaire Skripal. Pourquoi cette fuite en avant?

Posté le 10 avril 2018 à 21h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

Donald Trump nomme des faucons à la Maison Blanche…et veut quitter la Syrie

Analyse d'Antoine de Lacoste :

Les deux dernières nominations de Donald Trump à la Maison Blanche rappellent les pires heures de l’ère Bush et de la criminelle invasion de l’Irak.

La promotion de John Bolton comme conseiller à la sécurité nationale est à cet égard particulièrement symbolique. Il avait en effet milité, avec ses amis du courant néoconservateur, pour cette « invasion préventive ». Il était alors membre important du département d’Etat, l’équivalent de notre ministère des Affaires étrangères. Très proche du vice-président Cheney, chef de file de ces faucons qui parviendront à convaincre l’opinion américaine que l’Irak disposait d’armes de destructions massives.

Cette nomination est tout à fait surprenante car le candidat Trump, n’avait pas eu de mots assez durs contre la destruction de l’Irak : « La pire des pires décisions jamais prises », « Nous avons rendu un très mauvais service au Moyen-Orient et à l’humanité ».

Depuis, jamais John Bolton n’a émis le moindre regret sur ce mensonge d’Etat qui a directement engendré l’Etat islamique.

L’autre nomination n’est pas moins surprenante : il s’agit du patron de la CIA, John Pompeo, qui sera nommé Secrétaire d’Etat, dès que le Sénat aura ratifié la décision de Trump. Quand on sait que la CIA a livré de nombreuses armes aux islamistes syriens, dont certaines se sont retrouvées entre les mains de Daesh et d’Al Nosra…

Ces deux nominations semblent liées à l’accord nucléaire iranien que Trump veut dénoncer, malgré l’opposition très forte de ses alliés européens et, bien sûr, de la Russie. Trop de conseillers du Président étaient hostiles à cette dénonciation, notamment Rex Tillerson, qui s’est, semble-t-il fait limoger pour cela.

Avec Bolton et Pompeo, Trump aura deux alliés de poids, deux faucons revendiqués.

Mais nous ne sommes jamais au bout de nos surprises avec Donald Trump : quelques jours après, il annonçait, à la stupéfaction des deux faucons en question, qu’il fallait « quitter la Syrie. Laissons d’autres s’en occuper maintenant. »

Toutefois, bien malin qui peut dire si cette annonce va se concrétiser. Il se pourrait en effet que ce soit une menace envoyée à l’Arabie Saoudite, qui veut que les Américains restent en Syrie pour contrer l’Iran. Et pour cela Trump veut de l’argent : 4 milliards sont demandés à Ryad qui, jusqu’à présent, rechigne.

On croit rêver ? Pas tant que cela.

Trump n’est pas un homme politique : c’est un homme d’affaires qui a décidé de devenir président. Il a su parler à ses clients, les petits blancs d’Amérique qui l’ont élu. Il a ses filiales, l’Europe notamment. Et ses concurrents : la Russie et la Chine. Un ami, Israël et donc un ennemi l’Iran. L’Arabie Saoudite est une filiale, bien sûr : elle doit faire remonter des dividendes, c’est la règle.

Il ne faut donc pas analyser les décisions ou les annonces de Trump en fonction de nos habituels critères géopolitiques ce qui rend toute prévision très aléatoire.

Posté le 10 avril 2018 à 14h12 par Michel Janva | Lien permanent

08 avril 2018

Que veut nous dire l'ancien CEMA ?

3cemaUn chef d’état-major des armées (CEMA) est forcément un personnage public, par l’éminente dignité de ses fonctions. C’est vrai quand il est en activité, ça l’est également quand il n’y est plus, a fortiori quand il prend la parole, oralement ou par écrit, sur des sujets d’intérêt public. Et même les évènements de nature privée le concernant ont une résonance publique, que l’intéressé le veuille ou non, à l’instar de tout autre dignitaire de l’État.

On se souvient que le Général de Villiers a démissionné dans des conditions qui étaient tout à son honneur, par le simple fait qu’il avait assuré une application exacte de ses devoirs de CEMA à l’égard de la représentation nationale, en rendant compte de l’état désastreux des armées et des menaces budgétaires que le nouveau régime faisait peser sur elles, et que ceci avait attiré le courroux de Jupiter-Macron.

L’estime publique que l’officier s’était largement attirée, dans tout le paysage politique, avait été renforcée par l’ouvrage qu’il avait publié à l’automne dernier, dont le titre est Servir. Cette estime paraissait particulièrement vive dans les milieux dits « conservateurs ».

Deux informations diffusées ces dernières semaines seraient de nature à tempérer cet enthousiasme un peu béat, et à nous interroger sur le fond du message que ce général français veut nous faire passer. À vrai dire, il s’agit de compléter le titre du livre : Servir, certes, mais servir quoi, servir qui, pour quelle finalité ? C’est hélas une question que semblent ne s’être pas suffisamment posée un certain nombre de représentants de notre élite militaire. À moins que le complément d’objet soit si décevant, voire scandaleux, qu’il vaille mieux le passer sous silence…

D’une part, Pierre de Villiers a récemment été recruté par un des grands cabinets d’audit américains, en rejoignant le bureau de Paris du Boston Consulting Group. Pour qui s’intéresse un peu à la question de la guerre économique, et au rôle de modelage de l’économie internationale dans le sens des intérêts de la finance apatride, auquel peuvent contribuer de telles entités (pour ceux qui découvrent, aller explorer notamment ce site), un tel recrutement n’est pas sans questionner le patriote sourcilleux : qu’est allé faire un ex-CEMA français dans cette galère yankee ?

D’autre part, ce questionnement devient encore plus perplexe quand on découvre la tribune que l’ancien CEMA signe avec deux autres anciens CEMA, un américain et un anglais. Certes, l’un d’eux est le Général Dempsey, que Philippe Grasset créditait de louables efforts pour limiter les velléités US et israéliennes d’attaquer l’Iran. Certes, une partie de la tribune peut être lue, avec un peu de bonne volonté, dans un sens implicitement critique à l’égard des menées atlantistes.

Toutefois, les États-Unis et la Grande-Bretagne, mais aussi la France, dans la moindre mesure de son « innocence » quant à la destruction de l’Irak, peuvent être considérés, sans le moindre doute, comme les trois plus grands fauteurs de guerre des deux dernières décennies, quand on considère le chaos que ces pays (du moins leurs « régimes », terme à la mode dans le mainstream), à grand renfort de mensonges et de désinformation, ont déchainé dans les Balkans et au Moyen-Orient, mais aussi en Afrique du Nord (Libye essentiellement).

Si le fond du propos était d’exprimer une remontrance aux exécutifs respectifs, de telles forfaitures nécessiteraient manifestement des dénonciations explicites, ce qui n’est pas le cas. Voici quelques citations de ce texte, que nous reproduisons intégralement plus bas, qui dénotent soit un manque de courage pour dénoncer les méfaits de l’Occident (TM), soit, si l’Occident(TM) n’est pas l’objet des inquiétudes de ces messieurs, une cécité consternante de la part d’aussi hauts responsables, ou, pire, un refus d'exposer publiquement des réalités que l'on connait. Nos commentaires sont en italiques.

La force régulatrice des États souverains comme celle des pôles de sécurité collective s'en trouvent fragilisées. Quel système s’ingénie, depuis 60 ans, à rogner la souveraineté des États pour s’en assurer la vassalisation ?

En parallèle, un certain nombre d'États prétendent imposer un nouvel ordre mondial au motif que l'histoire leur aurait accordé des privilèges particuliers. (On pense aussitôt à la bande des trois pays d’appartenance des ex-CEMA, chacun se sentant une vocation particulière de chevalier blanc de la démocratie universelle…)

Aux portes de l'Europe, en Asie, au Proche et Moyen-Orient, certains Etats mettent en effet en œuvre des stratégies qui reposent sur le rapport de force, voire le fait accompli      (…raté, ce sont les grands méchants habituels du western : Russie, Iran, Turquie, Corée du N…).

Notre deuxième inquiétude aggrave encore la première. L'efficacité des institutions internationales connaît un déclin continu. Elles nous semblent en difficulté pour résoudre les problèmes à l'échelle mondiale, alors qu'elles ont été créées pour cela. Qui tord les résolutions du Conseil de Sécurité des nations unies (CSNU) dans le sens de ses intérêts, qui fait cavalier seul quand ces résolutions ne sont pas prises, qui désinforme à grande échelle pour tromper les membres du CSNU ?

Ce tableau serait incomplet si nous n'évoquions pas notre dernière source d'inquiétude : le manque d'engagement de la communauté internationale en faveur d'un leadership collectif et collaboratif. La bonne blague : qui n’a de cesse de développer une nouvelle guerre froide avec la Russie ? Qui refuse la participation de la Russie à l’enquête sur l’affaire Skripal ? Qui essaie de pétarder le processus d'Astana pour la paix en Syrie ?

La preuve en est que le monde réarme : en 2016, les ventes de matériels militaires ont retrouvé leur niveau de la fin de la guerre froide. Là, on atteint des sommets : les États-Unis ont un budget à peu près 10 fois supérieur à celui de la Russie, par exemple.

Bref, tout cela est, au mieux très ambivalent, au pire, inquiétant quant à une possible vassalisation des esprits à un monde anglo-saxon qui cherche à préserver ses acquis par le chaos. Nous saurions fort gré au Général de Villiers de préciser sa pensée, il en va de la confiance que la partie la plus patriote de l’opinion publique met dans les armées françaises, et notamment dans leur haut commandement.

Intégralité du texte

Trois anciens chefs d'Etat-major signent une tribune pour mettre en garde sur les dangers de notre monde. Ils appellent à resserrer les liens d'amitié entre alliés historiques.

Que de hauts responsables militaires, de pays différents, soient unis par des liens de respect mutuel et même d'amitié véritable pourrait sembler surprenant à beaucoup. C'est pourtant cette relation que les anciens chefs d'état-major des armées des Etats-Unis, de France et du Royaume-Uni, ont eu le privilège de pouvoir bâtir.

Cette amitié découle, en partie, d'avoir partagé la charge, jadis solitaire, de responsabilités nationales. Nous étions les dépositaires de la puissance militaire de nos pays respectifs et avions le devoir de conseiller nos gouvernements sur la façon de contrer les menaces et les risques auxquels nos pays font face. Désormais allégés de ces responsabilités, nous continuons à être préoccupés, au point que nous avons ressenti le besoin de les partager avec le plus grand nombre.

Trois menaces

Notre premier motif d'inquiétude tient à l'état du monde. Il est devenu assez soudainement moins stable et plus dangereux. Nous devons faire face à trois menaces distinctes mais non disjointes : le terrorisme islamiste radical, l'immigration de masse et le retour des Etats puissance.

La force régulatrice des Etats souverains comme celle des pôles de sécurité collective s'en trouvent fragilisées. Il n'est pas facile d'analyser avec précision les causes profondes de cette triple montée des risques. Mais elle découle en partie des inégalités sociales qui se sont creusées, aussi bien à l'intérieur des pays, qu'entre eux. Autrement dit, l'humanité fait perdurer une désastreuse distribution des richesses et des opportunités dans le monde.

En parallèle, un certain nombre d'Etats prétendent imposer un nouvel ordre mondial au motif que l'histoire leur aurait accordé des privilèges particuliers. Aux portes de l'Europe, en Asie, au Proche et Moyen-Orient, certains Etats mettent en effet en oeuvre des stratégies qui reposent sur le rapport de force, voire le fait accompli. La dynamique stratégique mondiale devient, de ce fait, de plus en plus agressive. C'est un risque majeur de déstabilisation que l'on aurait tort d'ignorer ou de sous-estimer.

La conviction, partagée par un nombre croissant d'habitants de la planète, que le monde est injuste et que la violence serait un moyen d'y remédier, est une source inquiétante de conflictualité. La preuve en est que le monde réarme : en 2016, les ventes de matériels militaires ont retrouvé leur niveau de la fin de la guerre froide.

Des institutions en difficulté

Notre deuxième inquiétude aggrave encore la première. L'efficacité des institutions internationales connaît un déclin continu. Elles nous semblent en difficulté pour résoudre les problèmes à l'échelle mondiale, alors qu'elles ont été créées pour cela.

En outre, ces institutions peinent à considérer que dans un monde complexe et changeant, seules les actions communes peuvent en garantir la stabilité et promouvoir des évolutions bénéfiques vers plus de sécurité, d'inclusion et de solidarité.

L'absence de volonté

Ce tableau serait incomplet si nous n'évoquions pas notre dernière source d'inquiétude : le manque d'engagement de la communauté internationale en faveur d'un leadership collectif et collaboratif.

Cela dénote une absence de volonté pour résoudre des difficultés qui se posent au niveau mondial, qu'il s'agisse du terrorisme, des inégalités sociales, du réchauffement climatique ou de l'immigration de masse. Les responsables internationaux sont de plus en plus absorbés par des logiques nationales. Ils se soucient grandement de leur popularité dans leur propre pays. Cette façon d'exercer le pouvoir ne peut produire aux défis qui se posent à nous, que des réponses peu adaptées, trop onéreuses et surtout temporaires.

Mais que l'on ne s'y trompe pas : nous ne lançons pas un appel à l'augmentation des budgets de défense ni au recours accru à des solutions militaires. Il faut aussi prendre acte qu'aujourd'hui, gagner la guerre ne suffit pas à gagner la paix. Il est indispensable de garantir la sécurité et le développement à long terme, sans quoi les conflits renaîtront.

La meilleure façon de promouvoir la puissance militaire est de bâtir des alliances basées sur la confiance. Et il n'y aurait pas de pire façon de résoudre les difficultés mondiales qu'en les militarisant. Par cette tribune, nous souhaitons souligner que la sécurité du monde sera d'autant plus gravement menacée que l'on refusera de reconnaître les dangers, d'identifier des solutions communes et de faire en sorte que les leaders décident d'actions inclusives. L'histoire s'écrit sous nos yeux.

Général Martin Dempsey est ancien chef d'Etat-major des armées des Etats-Unis

Général Pierre de Villiers est ancien chef d'Etat-major des armées de France

Général Nick Houghton est ancien chef d'Etat-major des armées du Royaume-Uni

Posté le 8 avril 2018 à 20h28 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (32)

06 avril 2018

Donald Trump : depuis leur conception, les enfants sont doués de dignité humaine

Donald Trump a signé une déclaration faisant du mois d’avril un Mois national de la prévention de la maltraitance des enfants. Dans ce texte une phrase ne passe pas inaperçue :

Unknown-16We must always remember that all children are blessings from our Creator.  They are endowed from conception with value, purpose, and human dignity.

Nous devons toujours nous rappeler que tous les enfants sont une bénédiction de notre Créateur. Depuis leur conception ils sont dotés de valeur, de raison d’être et de dignité humaine.

Posté le 6 avril 2018 à 18h58 par Michel Janva | Lien permanent

40 Days for Life : 618 enfants à naître sauvés de l'avortement

40-days-for-life-facebook-2018La coordination internationale des 40 Days for Life informe qu'au 5 avril, selon les informations remontées à elle à ce jour, 618 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement au cours de la campagne qui s’est déroulée pendant les quarante jours du Carême, du mercredi des Cendres 14 février au dimanche des Rameaux 25 mars…

Posté le 6 avril 2018 à 08h11 par Michel Janva | Lien permanent

28 mars 2018

40 Days for Life : 579 enfants sauvés de l'avortement

La coordination internationale des 40 Days for Life nous informe que, selon les informations remontées à ce jour, 579 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement au cours de la campagne qui s’est déroulée pendant les quarante jours du Carême, du mercredi des Cendres 14 février au dimanche des Rameaux 25 mars…

579

Posté le 28 mars 2018 à 19h38 par Michel Janva | Lien permanent

25 mars 2018

Donald Trump honore Arnaud Beltrame

Posté le 25 mars 2018 à 16h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

23 mars 2018

Illinois : un démocrate pro-vie emporte une primaire

220px-Dan_lipinski_lgDan Lipinski, l'un des rares démocrates pro-vie, a remporté l'élection primaire démocrate mardi soir pour le 3e district de l'Illinois. Il s'agit de la primaire à l'élection de novembre prochaine.

La candidate contre Lipinski, Marie Newman, soutenue par NARAL (organisation pro-avortement), a fait de son opposition aux opinions pro-vie de Lipinski un élément central de sa campagne. Elle a perdu. Lipinski a été fortement critiqué pour son opposition à l'Obamacare, ainsi que son soutien à la législation pro-vie et contre le financement de Planned Parenthood. Cette primaire était destinée à expulser les démocrates pro-vie du parti. Les électeurs en ont décidé autrement. La primaire n'a pas porté sur le bilan de Dan, mais vraiment sur l'avortement. L'élection s'est donc bien jouée sur les questions de respect de la vie.

Marjorie Dannenfelser, présidente de l'association pro-vie SBA List, a déclaré :

«Nous sommes ravis de la victoire du député Lipinski sur Marie Newman et l'industrie de l'avortement qui pousse de plus en plus le Parti démocratique à abandonner l'avortement. Dan Lipinski est un héros pro-vie d'un courage et d'une intégrité légendaires ... Ce fut un honneur et un privilège pour notre équipe de le soutenir et nous avons hâte de continuer à travailler avec lui au Congrès. "

Lipinski a été élu pour la première fois au Congrès en 2004. Cette élection était son principal défi. Il devrait remporter les élections générales en novembre.

Posté le 23 mars 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

20 mars 2018

40 Days for Life : plus de 400 bébés sauvés de l'avortement

La coordination internationale des 40 Days for Life informe qu'au 19 mars, 403 bébés à naître ont été sauvés de l’avortement !

403-bebes

 

Posté le 20 mars 2018 à 08h41 par Michel Janva | Lien permanent

19 mars 2018

Bataille autour du droit à naître des enfants porteurs de la trisomie 21

Aux Etats-Unis :

Unknown-33"[...] Ces dernières années, plusieurs États – le Dakota du Nord, l'Indiana, l'Ohio – ont voté des lois très controversées [sic] interdisant aux femmes l'avortement si le fœtus est atteint de trisomie 21 et punissent le médecin qui pratiquerait une interruption médicale de grossesse en suspendant sa licence. D'autres États, comme l'Utah, ont des projets de loi similaires en attente.

Depuis plus de 40 ans les conservateurs, parmi eux beaucoup de chrétiens évangéliques, n'ont qu'une priorité : la lutte contre l'IVG pourtant légalisée par la Cour suprême en 1973. Ils ont réussi, au fil du temps, à pousser certains États à mettre en place toutes sortes de mesures qui rognent le droit à l'avortement : ils ont imposé une période d'attente obligatoire, des échographies vaginales, des séances de « conseil ». Le but est de dissuader les femmes d'avorter. Ils ont également obligé les cliniques à respecter des conditions de fonctionnement de plus en plus draconiennes. Beaucoup d'établissements ont dû fermer leurs portes et dans plusieurs États, il faut maintenant parcourir des centaines de kilomètres pour trouver une clinique afin de pratiquer une IVG.

Le dernier combat des anti-avortement se focalise sur le sort des fœtus trisomiques qui souffrent d"une terrible forme de discrimination", selon Karianne Lisonbee, une représentante du congrès local de l'Utah et auteur d'un projet de loi. « L'avortement sélectif n'est jamais le bon choix, mais c'est particulièrement monstrueux que l'on puisse refuser la vie à des enfants à naître simplement parce qu'ils ont un handicap », a déclaré Ohio Right to Life, un groupe anti-IVG. Il s'inquiète particulièrement par les tests de dépistage prénatal, bien plus fréquents à l'étranger qu'aux États Unis, qu'il assimile à de l'eugénisme. Ces militants citent notamment le cas de l'Islande et du Danemark où, à la suite du dépistage systématique, le nombre de naissances de bébés porteurs de la maladie a chuté considérablement.

[...] ACLU et le Planning familial ont intenté des actions en justice. Dans l'Indiana et l'Ohio, la législation a été bloquée par les juges, mais les anti-avortement ont fait appel. Dans le Dakota du Nord, la mesure est entrée en vigueur après l'abandon des poursuites par la seule clinique qui pratique les IVG. [...]"

Posté le 19 mars 2018 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

16 mars 2018

1,6 milliards de dollars d’argent public pour l'industrie de l'avortement

En 3 ans, de 2013 à 2015, les Etats-Unis d'Obama ont versé 1,6 milliards de dollars à l'industrie de la mort :

Unknown-23"C’est ce qui résulte de l’enquête réalisée par le Government Accountability Office à la demande présentée par plus de 120 membres du Congrès en 2016 portant sur les trois années fiscales précédentes. Parmi les bénéficiaires, Marie Stopes International, la Fédération internationale du Planning familial et la Planned Parenthood Federation of America ont reçu de fortes sommes.

Pour Diane Black, représentante républicaine du Tennessee, à l’origine de la demande, a qualifié la somme d’» écœurante » : « L’avortement, ce n’est pas du planning familial. L’avortement, c’est de la destruction familiale. Les Américains méritent mieux. »

Les sommes ont été versées via Medicare, Medicaid et un programme d’assurance infantile, mais aussi par le Département de la santé et USAID. C’est le planning familial des Etats-Unis qui a reçu la part du lion : 289 millions de dollars de la part d’agences fédérales et 1,2 milliard en remboursements d’assurances santé publiques."

Si autant d'argent était versé pour aider les mères, nous n'en serions pas là.

Posté le 16 mars 2018 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

14 mars 2018

341 bébés sauvés de l'avortement

C'est le chiffre annoncé par la coordination internationale des 40 Days for Life au 13 mars.

341-bebes

Posté le 14 mars 2018 à 08h01 par Michel Janva | Lien permanent

13 mars 2018

Donald Trump nomme un pro-vie comme Secrétaire d'Etat

Mike_Pompeo_official_CIA_portraitLe président Trump a annoncé ce matin que Rex Tillerson a été limogé de son poste de Secrétaire d'Etat des Etats-Unis et sera remplacé par Mike Pompeo. Membre du Parti républicain, il a été élu à la Chambre des représentants des États-Unis de 2011 à 2017 pour le Kansas et était directeur de la Central Intelligence Agency (CIA) depuis 2017. Sa nomination doit encore être approuvée par le Sénat.

Protestant presbytérien, il enseigne à l’école du dimanche de sa paroisse du Kansas et il est membre du conseil diaconal de son église. Les associations pro-vie se réjouissent de sa nomination. Il déclarait récemment

"Je suis et serai toujours pro-vie et je défendrai la vie de la conception à la mort naturelle. Je continuerai à m'opposer à tout financement des contribuables pour l'avortement."

Il a coparrainé la loi qui prévoyait l'interdiction du financement fédéral à tout groupe pratiquant des avortements. Pompeo a coparrainé un projet de loi qui aurait inclus l'enfant à naître dans les protections du 14e amendement. Il a voté pour interdire l'information sur l'avortement dans les centres de santé scolaires. Il a voté pour interdire le financement fédéral pour Planned Parenthood et voté pour défrayer le Fonds des Nations Unies pour la population.

Sur la question de la famille, Pompeo a toujours soutenu le mariage et s'est opposé au programme LGBT. Il a soutenu la loi sur la défense du mariage et a été attaqué par l'establishment LGBT.

Posté le 13 mars 2018 à 19h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

James Woolsey (directeur de la CIA de 1993 à 1995) : “Nous intervenons dans les élections d’autres pays”

La commission du renseignement de la Chambre des représentants est prête à clore son enquête sur les interférences russes dans la campagne présidentielle de 2016. Les républicains ont rédigé un projet de rapport qui exonère Donald Trump de toute «collusion» avec le Kremlin

Maintenant que la Russie est exonérée d'être intervenue dans l'élection américaine, comme elle a été exonérée de toute intervention dans le vote du Brexit, il est temps de s'interroger sur le rôle des Etats-Unis dans les élections à travers le monde. Voici ce que déclare James Woolsey, qui fut directeur de la CIA de 1993 à 1995 :

Posté le 13 mars 2018 à 08h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

11 mars 2018

263 bébés sauvés de l'avortement

40-days-a-manhattan-copieLa coordination internationale des 40 Days for Life informe qu'au samedi 10 mars, 263 bébés à naître ont été sauvés de l’avortement !

Shawn Carney, président des 40 Days for Life, raconte cette belle histoire qui montre que ces 40 jours pour la vie sont aussi 40 jours de miracles :

"Il y a une bonne raison pour que la prière et le jeûne soient les fondements des 40 Days for Life : c’est le combat spirituel. L’avortement est un mal. C’est une attaque barbare à la fois sur le corps et l’âme de tous ceux qui y sont impliqués. Nous ne parlons pas très souvent des choses telles que celle que vous allez lire, mais nous avons connaissance de bien des cas ou des protestataires sont venus [contrer les vigiles des 40 Days for Life] avec des images sataniques et ont même invoqué le démon. 

Après qu’un homme et une femme eurent déposé une de leurs amies devant un Planned Parenthood en vue d’un avortement, place Margaret Sanger à Manhattan, ils s’en prirent aux participants à vigile et les insultèrent. Ils dirent même qu’ils allaient leur jeter un sort.

Alors qu’ils continuaient à jurer, une femme quitta Planned Parenthood et se dirigea droit vers l’un des volontaires [de la vigile]. « Avez-vous des informations pour les gens qui veulent garder leurs bébés ? », demanda-t-elle. « Je veux garder mon bébé. Je hais cet endroit. Je veux mon bébé ! ». Évidemment, les participants à la vigile proposèrent immédiatement leur aide et mirent la jeune femme en contact avec les Sisters for Life qui gèrent des foyers d’accueil pour les femmes qui veulent garder leurs bébés. « Au milieu de tout ce chaos, déclara le volontaire, Dieu œuvre ». Dieu œuvre, c’est sûr… et Il savait qu’en ce jour, une femme aurait besoin de l’aide de quelques bonnes religieuses."

Posté le 11 mars 2018 à 18h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

08 mars 2018

Le régime Macron, complice de l'Empire en Syrie

Dans une note très récente de votre blog préféré, Michel Janva relate un entretien que Bassam Tahhan, géopolitologue franco-syrien, a accordé à TV Libertés. Celui-ci évoque notamment la fuite d'un rapport diplomatique britannique, décrivant ce que trament cinq pays pour s'assurer à terme d'une recomposition syrienne avantageuse pour l'Occident (TM) et ses complices, et pour compromettre définitivement les efforts russes dans la région. Cette stratégie s'articule ainsi : "1) endiguer l’influence iranienne en militarisant durablement l’Est de la Syrie ; 2) faire échouer le plan de paix russe ; 3) enfin, poursuivre une guerre de basse intensité afin de diviser la Syrie pour aboutir à une partition territoriale et politique" (source: éditorial évoqué ci-après). Sans surprise le régime Macron fait partie de la bande.

Cette fuite a notamment été révélée sur son site Proche et Moyen-Orient, par le journaliste Richard Labévière, ancien rédacteur en chef de la revue du très officiel IHEDN. Nous reproduisons in extenso cet article ci-dessous, et vous pouvez des commentaires en anglais sur cette affaire ici. Par ailleurs, nous vous invitons à lire le dernier éditorial de Richard Labévière, consacré à l'immense campagne de désinformation qui tente d'enrayer l'offensive du victorieuse du gouvernement syrien et de ses alliés dans la Ghouta.

Dans un anglais quelque peu familier mais précis, Benjamin Norman – diplomate en charge du dossier Proche et Moyen Orient à l’ambassade de Grande Bretagne à Washington – rend compte dans un Télégramme diplomatique confidentiel (TD)1 du 12 janvier 2018 de la première réunion du « Petit groupe américain sur la Syrie » (Etats-Unis, Grande Bretagne, France, Arabie saoudite et Jordanie), qui s’est tenue à Washington le 11 janvier 2018.

Dans ce TD de cinq pages, il dévoile le détail de la « stratégie occidentale » en Syrie : partition du pays, sabotage de Sotchi, cadrage de la Turquie et instructions adressées au représentant spécial de l’ONU Staffan de Mistura qui dirige les négociations de Genève. Un Non Paper (de 8 pages) accompagne ce TD en prévision de la deuxième réunion du « Petit Groupe ». Celle-ci s’est tenue à Paris le 23 janvier dernier, essentiellement consacrée à l’usage des armes chimiques et aux « consignes » adressées par le « Petit Groupe américain » à Staffan de Mistura.

Assistaient à cette réunion du 11 janvier à Washington Hugh Cleary (chef du Département Proche et Moyen-Orient du Foreign Office) ; Jérôme Bonnafont (directeur ANMO/Afrique du Nord et Moyen-Orient au Quai d’Orsay) ; David Satterfield (Secrétaire d’Etat-adjoint américain chargé du Moyen-Orient) ; le Jordanien Nawaf Tell et le saoudien Jamal al-Aqeel. L’Américain a ouvert la séance en précisant qu’une deuxième réunion aurait lieu à Paris le 23 janvier.

David Satterfield a confirmé que le président Trump avait décidé de maintenir une importante présence militaire américaine en Syrie, malgré la victoire remportée contre l’« Organisation Etat islamique » (Dae’ch) ; le coût de ce maintien étant fixé à quatre milliards de dollars annuels. Il a précisé que cette présence militaire américaine devait prévenir toute résurgence de Dae’ch, mais surtout empêcher les « Iraniens de s’installer durablement et de s’imposer dans la recherche d’une solution politique ». En troisième lieu, il a insisté sur le fait que la première réunion du « Petit Groupe » devait aussi apporter un « appui matériel et politique important à Staffan de Mistura pour « consolider le processus de Genève ». L’ensemble des participants a accueilli très positivement cette mise au point afin de « réaliser des progrès substantiels en Syrie durant l’année 2018 » et de « répondre à la propagande d’une victoire russe ». Ensuite, les participants ont insisté sur le « désir russe d’aboutir à une solution politique » qu’il s’agissait d’utiliser pour rendre « plus opérationnels » les objectifs du « Petit Groupe ».

CONSOLIDER LE PROCESSUS DE GENEVE

Les Etats-Unis ont noté qu’ils ne participeraient plus aux réunions d’Astana, ayant réduit « leur participation à un niveau très bas, pour souligner leur engagement envers Genève » ; en des termes définitifs, il est décidé de « tirer un trait conceptuel sur Astana pour revenir à Genève ». Ils ont ensuite estimé que jusqu’à maintenant « Genève restait un échec, malgré les efforts de Staffan de Mistura ». Ils se sont montrés très prudents quant à l’inclusion du cessez-le-feu dans les discussions de Genève : « la vérité étant que nous n’avons tout simplement pas la capacité d’empêcher le régime de grignoter les poches de l’opposition restantes à Idlib et à l’Est de la Ghouta ».

Le TD fait état de grands progrès « réalisés par l’opposition au cours des derniers mois », en soulignant qu’elle « devra encore faire preuve d’une plus grande souplesse pour s’assurer que le Régime ne quitterait pas Genève (…) alors que les Américains n’apportent aucun soutien à l’hypothèse d’un gouvernement de transition tel que le prévoit la résolution 2254 (du Conseil de sécurité des Nations unies) ». Le texte ajoute qu’il « serait tout de même utile que l’opposition puisse cesser d’agiter cette hypothèse à tout bout de champ… » Il a été aussi convenu que « l’opposition devait faire preuve de plus de flexibilité et arrêter d’agiter l’épouvantail d’un gouvernement de transition », les Américains ajoutant que, sans changer d’objectif final quant à la partition de la Syrie et au départ de Bachar al-Assad, il fallait d’abord « rester en mouvement en procédant à « une manipulation prudente » de l’opposition.

Le représentant français – Jérôme Bonnafont – a posé le problème d’une éventuelle participation de Bachar al-Assad à de futures élections. David Satterfield a répondu que « l’objectif était de créer les conditions et des institutions qui permettraient des élections qu’Assad ne pourrait pas gagner ». Satterfield a ajouté « qu’il n’y avait pas de raison ‘flagrante’ pour empêcher Assad d’être candidat ». Dans ces conditions, il s’agissait surtout de tester les intentions de la Russie, notamment pour qu’elle arrive « à ce que le Régime soit amené à discuter d’une nouvelle Constitution, d’élections libres sous le contrôle des Nations unies et de la création d’un environnement susceptible de favoriser ces deux processus ». Accord sans restriction de tous les membres de la réunion du « Petit Groupe » pour « ne plus se satisfaire des propos mielleux de Lavrov, afin de mettre Moscou sous pression ». Pour Satterfield, il s’agit d’amener les Russes à lâcher Assad, « à travers des réunions du Conseil de sécurité et une large campagne de communication publique », estimant que la ré-élection annoncée de Vladimir Poutine fragilisait positivement la position russe…

SABOTER ET INSTRUMENTALISER SOTCHI

L’une des conclusions de cette première réunion du « Petit Groupe » est parfaitement claire : « revigorer Genève pour que Sotchi devienne hors de propos » ; la France réclamant plus de « transparence sur la position russe ». Mais il s’agit encore de ne pas s’opposer « frontalement » à Sotchi « présentant l’avantage de rassembler une part non négligeable de la société civile syrienne », pour en ramener les « apports les plus positifs à Genève, afin de renouveler et relancer ce format de Genève ».

Les Saoudiens ont mis en garde contre un « risque de fragmentation des différents groupes de l’opposition et demandé de l’aide afin de maintenir la cohésion de celle-ci ». Satterfield a rétorqué que leurs représentants devraient « s’engager davantage dans la recherche d’une solution politique plutôt que de profiter de salaires mirifiques et de longs séjours dans des hôtels agréables ». La France a appuyé cette remarque en insistant sur « la communication ». A cet égard, le TD britannique dresse le commentaire suivant : « malheureusement, la Cinquième République française n’a pas vocation à financer cet effort », les représentants britanniques rappelant «  que la communication de l’opposition a été financée en premier lieu par… le Royaume-Uni ».

David Satterfield a, ensuite, expliqué que l’opposition turque aux « Unités de protection du peuple kurde (YPG) » empêchait les Kurdes de participer à Genève. Tout en comprenant la position d’Ankara, il a souligné « qu’on ne pouvait pas ignorer un groupe qui contrôlait le tiers de la Syrie (SIC) et qui avait pris la plus grande part à la lutte contre Dae’ch ». Il a expliqué que « les Américains cherchaient à établir un leadership multi-ethnique au nord-est de la Syrie afin de diluer l’hégémonie de l’ YPG ». Par contre, il s’agissait d’imposer les FDS (Forces démocratiques syriennes, majoritairement kurdes et sous contrôle américain) dans le processus de Genève.

Commentaire de l’auteur du TD : « je comprends que les Etats-Unis vont nommer William (Bill) Roebuck, leur ex-ambassadeur à Bahreïn, comme représentant spécial des FDS. Je vais suivre, mais cela vaut la peine de rappeler – selon les discussions séparées que nous avons eues, par exemple avec Fiona Hill – que les relations entre les Etats-Unis et la Turquie sont déjà mauvaises et ne risquent pas de s’améliorer. Par conséquent, les Américains ne sont pas les mieux placés pour faire – en solo – le gros boulot avec les FDS et Ankara ». L’objectif est clairement défini : « amener Staffan de Mistura à accepter à Genève une structure tripartite incorporant l’opposition, Assad et les FDS ».

Du reste, le secrétaire d’Etat adjoint indique qu’un « Non-Paper – Reviving the Syrian Political Track in Geneva– sera communiqué à Staffan de Mistura avant la réunion du 23 janvier à Paris, « afin de mettre les Russes au pied du mur ». Ce document comporte : « une Feuille de route politique, les éléments d’une réforme constitutionnelle, la structure onusienne de supervision des élections et les directives pour l’établissement d’un environnement pacifié ».

Pour leur part, les Jordaniens ont qualifié la session du « Petit Groupe » de « la réunion publique la plus secrète de tous les temps ». Et l’auteur du TD de conclure : « nous devons, pour le moment, garder un groupe constitué uniquement des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, de la France, de l’Arabie saoudite et de la Jordanie. Les prochains à être invités devraient être l’Egypte et l’Allemagne (pour qui nous avons plaidé). La Turquie devrait également joindre le groupe, mais la discussion avec elle risque d’être empoisonnée par les Kurdes, ce qui rendra plus difficile la neutralisation d’Astana. Il n’y a donc pas urgence à intégrer ces trois derniers pays ».

COMMENTAIRES BELLICISTES

Les commentaires en conclusion de ce TD sont fort éloquents en ce qui concerne l’avenir de la stratégie occidentale en Syrie. Les trois conclusions essentielles soulignent « une vraie réaffirmation du leadership des Etats-Unis dans les coulisses… ». La deuxième perspective consiste à « maintenir la pression sur la Russie, même si celle-ci ne parvient pas à convaincre Moscou de lâcher le régime comme nous l’espérions ». Sur ce plan, « nous devons continuer – ce que nous faisons déjà – à dénoncer l’horrible situation humanitaire ainsi que la complicité russe dans la campagne de bombardements de cibles civiles ». Enfin, conclut l’auteur du TD, « les Américains m’ont dit combien ils avaient apprécié notre contribution et notre soutien ces derniers mois alors qu’ils étaient en train de finaliser leur stratégie ».

Voilà qui n’augure pas d’une prochaine sortie de crise en Syrie dans un contexte marquée par quatre évolutions majeures des plus préoccupantes. 1) Les Etats-Unis ont décidé de renforcer et de diversifier leur posture nucléaire. Le Pentagone vient d’annoncer qu’il va développer des armes nucléaires tactiques miniaturisées « pour s’adapter aux nouvelles menaces internationales ». Le président iranien Hassan Rohani a répondu : « comment quelqu’un peut-il parler de paix mondiale et en même temps annoncer qu’il développe de nouvelles armes nucléaires destinées à ses principaux ennemis ? »

2) Les ministres de la Défense de l’OTAN se sont entendus les 14 et 15 février derniers à Bruxelles sur les grandes lignes d’une nouvelle refonte des structures de commandement de l’Alliance Atlantique. Cette « adaptation – la plus grande depuis la fin de la Guerre froide », selon le secrétaire général Jens Stoltenberg, est proposée par les militaires américains. Elle vise à rendre l’Alliance plus efficace en cas de crise de haute intensité. En clair, il s’agit de « mieux dissuader et répondre aux nouvelles menaces venant de certains Etats, au premier rang desquels la Russie ».

3) Aux lendemains de la destruction d’un chasseur israélien dans l’espace aérien syrien et, alors que la police israélienne demande l’inculpation du premier ministre Benyamin Netanyahou pour corruption, Tel-Aviv accuse l’Iran de s’implanter en Syrie et menace de multiplier ses opérations militaires. Ce n’est pas la première fois que le premier ministre israélien – qui refuse de démissionner – utilise les regains de tension régionale pour consolider son pouvoir personnel et son alliance avec l’extrême-droite du pays.

4) Enfin, le soutien militaire de Washington aux Kurdes de Syrie continue à provoquer l’Ire d’Ankara. La crise de confiance est consommée et l’axe turco-américain est au bord de la rupture. Deuxième contingent de l’OTAN, l’armée turque a dû accompagner le tournant conservateur et anti-occidental après le putsch raté de juillet 2016. Mission vient d’être donnée à un général aux tendances conservatrices et islamistes de restructurer l’armée turque dégarnie par les purges.


 

En définitive, le TD britannique reflète parfaitement la stratégie occidentale en Syrie : saboter les efforts de paix de Sotchi, ajouter deux nouvelles guerres à la crise syrienne : celle des Turcs contre les Kurdes et celles des Israéliens contre l’Iran et le Hezbollah libanais. « Les Américains n’ont jamais admis leur défaite militaire en Syrie et ne veulent pas lâcher le morceau et surtout leur objectif stratégique principal », commente un haut diplomate français, « celui d’un démantèlement de la Syrie, du type de celui qui a été conduit en Irak et en Libye. Leur volonté est d’armer les Kurdes pour contrôler les régions pétrolières de l’Est syrien afin de pouvoir peser sur la reconstruction politique et économique du pays ». La paix n’est donc pas pour demain.

Posté le 8 mars 2018 à 10h32 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

International : la "folie" de Donald Trump pourrait être payante

De Pauline Mille sur RITV :

Trumpcoree"En décidant le transfert à Jérusalem de l’ambassade des USA en Israël, Trump a passé pour fou aux yeux des sages, qui ont aussi condamné ses menaces contre la Corée du Nord en août dernier. Aujourd’hui pourtant les deux Corée donnent des signes de paix, et Jérusalem pourrait être la capitale de deux Etats. [...]

Rappelons au passage, sur ce dernier sujet, que la politique est l’art de peser les rapports de force, et que, rompant en visière avec la planète entière, Trump doit bien s’assurer quelques alliés. En outre, sur ce dossier précis, le provocateur fou pourrait bien avoir été sage. Il assure « préparer un accord de paix » au Proche-Orient, « le plus difficile ». Il ajoute : « Je pense que les Palestiniens veulent revenir à la table des négociations, mais s’ils ne le font pas, il n’y aura pas de paix, et c’est aussi une possibilité ». La phrase est typique de sa manière : Trump est un négociateur, pas du genre diplomate, mais businessman. Et il a placé la barre très haut en commençant par un symbole, situer la capitale d’Israël à Jérusalem. Cela lui permet maintenant une grande marge de négociation tant vis-à-vis des Palestiniens (il peut leur accorder beaucoup), que vis à vis des Israéliens (il peut leur demander beaucoup puisque l’une de leurs revendications principales est acquise, et avec elle la pérennité de l’Etat d’Israël).

Cela n’est pas une conjecture, simple déduction logique de son comportement : le journal saoudien publié à Londres, l’Asharq al-Awsat, rapporte que, selon des sources diplomatiques arabes fiables à Paris, la vieille ville de Jérusalem serait placée dans le plan Trump sous « protection internationale ». Le futur Etat palestinien, que les Etats-Unis aideraient à créer, y aurait sa capitale. En échange, les Palestiniens abandonneraient leur revendication du droit au retour. La chose est énorme, et les Palestiniens crient à « la claque du siècle », jurant leurs grands dieux qu’il n’y aura « pas de capitale à Jérusalem », puisque « Jérusalem est la capitale » de la Palestine. Cependant, depuis des décennies que les négociations ne donnent rien, ce plan permet de revenir à un partage des terres et des symboles qui ressemble assez à celle d’avant la guerre des Six-jours, et pourrait donc, si les belligérants se lassent de poursuivre des chimères, déboucher sur une paix.

Autre zone géopolitique hautement sismique, l’Extrême Orient chinois. Là aussi Donald Trump a été traité de « fou » par la très sage opinion mondiale quand, le huit août dernier, il a promis à la Corée du Nord et son dictateur Kim Jong Un le « feu et la colère » des Etats-Unis. Si la Corée du Nord continuait de « proférer des menaces envers les Etats-Unis », elle encourrait une réaction « que le monde n’a jamais vue jusqu’ici ». C’était la réponse du berger à la bergère, Kim ayant promis la veille de faire payer « un millier de fois » aux USA « le prix de leurs crimes » et de transformer Séoul, la capitale de la Corée du Sud, en « mer de flamme ». Par delà ces postures et ces prises à partie homériques se joue là-bas une partie diplomatique à deux étages où Trump le fou est sans doute beaucoup plus sage qu’on ne le croit.

Premier étage, qui occupe presque tout le terrain médiatique, la Corée du Nord et son dictateur chouchou des réseaux sociaux. Avec l’aide de la Chine, elle se construit patiemment un arsenal nucléaire et les moyens de le transporter, dans l’Est asiatique d’abord. Si les experts disputent de la miniaturisation des bombes, donc de la capacité des ingénieurs coréens à les installer dans une fusée, des missiles ont été tirés, qui menacent non seulement le Japon et Corée du Sud, mais l’Asie du Sud-Est, menaçant la base militaire de Guam, que Kim a désigné pour cible. Lui aussi est un négociateur atypique. Les observateurs américains pensent que, tiré selon un autre angle, le missile Hwasong-14 coréen porterait jusqu’à 10.400 kilomètres, c’est-à-dire jusqu’à Los Angeles ou Chicago.

Mais pour Trump, Kim n’est qu’un tigre en laisse. Celui qui tient la laisse est Xi-Jinping, et le véritable adversaire des Etats-Unis est la Chine. C’est pourquoi, fidèle à sa méthode, Trump a-t-il dès son arrivée renouée avec Taiwan, passé un accord naval avec l’Inde, rassuré ses alliés japonais, malais, indonésiens. L’expansionnisme chinois dans la région est patent : la Chine vient de lancer un porte-avion, multiplie les incidents aériens et navals avec le Japon en mer Jaune, renforce ses positions dans les Paracelse et les Spratleys, sans considérer les intérêts du Vietnam, des Philippines et des autres puissances régionales. C’est contre cette avance forte, permanente et accélérée que tente d’agir Trump. Il associe à sa démarche, outre l’Inde et la Russie, tous les Etats moins importants d’Asie que la Chine inquiète, de sorte que ce consortium force la Chine à pousser son protégé coréen à la retenue, ce qui fait entrer paradoxalement Trump dans un processus mondialisant.

Il le fait à sa manière. Alors qu’ils ont multiplié guerres et sanctions au Proche-Orient contre un danger nucléaire qui n’existait pas, en Irak et en Iran, les Etats-Unis et l’Europe n’ont rien osé faire contre un danger nucléaire encore mineur mais certain en Corée du Nord. Trump a osé. En menaçant Kim, il veut donner un coup d’arrêt à l’expansionnisme chinois. Pour la première fois depuis 1950, les dirigeants de la Corée du Sud et de la Corée du Nord vont se retrouver fin avril pour un sommet historique dans la zone démilitarisée qui sépare leurs pays. Kim a déjà reçu une délégation sud-coréenne. Selon celle-ci, la Corée du Nord serait prête à discuter de sa dénucléarisation « si les menaces militaires contre le Nord disparaissent ». Trump juge ces nouvelles « très positives » et s’attribue le mérite de cette évolution. Il ne traite plus, pour l’instant, Kim de « fou » comme il le faisait auparavant. Il le croit désormais « sincère ». Les photos montrent un Kim « enjoué ». En mimant la guerre, Trump l’imprévisible a-t-il préparé la paix ?"

Posté le 8 mars 2018 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

07 mars 2018

215 bébés sauvés de l'avortement

0La coordination internationale des 40 Days for Life a informé hier mardi 6 mars que 215 bébés à naître ont été sauvés de l’avortement !

Posté le 7 mars 2018 à 16h41 par Michel Janva | Lien permanent

06 mars 2018

L'Etat ne financera plus l'avortement en Virginie occidentale

Unknown-8Les députés de Virginie-Occidentale ont adopté par 75 voix contre 25 un amendement constitutionnel intitulé « Pas de droit constitutionnel à l’avortement », ainsi libellé :

« Rien dans cette Constitution ne garantit ou ne protège un droit à l'avortement ou ne requiert le financement de l'avortement. »

Le texte a déjà été adopté par les sénateurs de l’Etat, le 9 février, par 25 voix contre 9. Voté par plus des deux tiers des élus, il n'a pas besoin de l'approbation du gouverneur, et sera soumis à référendum le 6 novembre, lors des élections de mi-mandat.

Cette procédure va de pair avec un projet de loi qui a été déposé en même temps, qui vise à interdire le financement de l’avortement par fonds publics (Medicaid), dès que la mesure ne pourra plus être attaquée sur le plan constitutionnel.

Posté le 6 mars 2018 à 19h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

04 mars 2018

193 bébés sauvés de l'avortement

La coordination internationale des 40 Days for Life informe au samedi 3 mars de la bonne nouvelle du jour : 193 bébés à naître ont déjà été sauvés de l’avortement !

193-bebes

Posté le 4 mars 2018 à 15h32 par Michel Janva | Lien permanent

03 mars 2018

Pro-avortement, un sénateur se voit refuser l’accès à l’Eucharistie

Unknown-26Le Sénat américain a échoué à interdire l’avortement après 20 semaines de vie du foetus, à cause de 14 élus catholiques qui avaient voté contre le projet soutenu par l’administration du président Trump. Le sénateur américain Richard Durbin a été l'un des 14 catholiques à voter contre le projet de loi sur la protection de l'enfant à naître.

Dans un communiqué du 13 février, Mgr John Paprocki, évêque de Springfield dans l’Illinois, a décrété que le sénateur Richard Durbin, vu son « obstination persistante relativement à un péché grave et manifeste », ne pouvait plus désormais être « admis à la sainte communion jusqu’à ce qu’il se repente ». Mgr Paprocki s’est appuyé pour motiver sa décision sur le droit de l’Eglise qui stipule que ceux qui

« persistent obstinément dans un péché grave et manifeste ne doivent pas être admis à la sainte communion ».

Cette disposition a pour but de « provoquer un changement de cœur », précise le prélat qui ajoute que

« le sénateur Durbin était autrefois pro-vie. Je prie sincèrement avec l'espoir qu'il se repentira ».

Richard Durbin est membre du parti démocrate américain ; il est âgé de 73 ans.

Posté le 3 mars 2018 à 16h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

02 mars 2018

40 Days for Life : 158 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement

C'est la bonne nouvelle du 1er mars.

Le mouvement s'étend avec ce message du Guatemala :

Spring2018guatemala1.jpg

Posté le 2 mars 2018 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

01 mars 2018

40 Days for Life : 139 bébés sauvés de l'avortement

139-bebesLa coordination internationale des 40 Days for Life informe qu'au mercredi 28 février, 139 bébés à naître ont été sauvés de l’avortement !

Nous vous invitons à rejoindre cette chaîne de prière “de l’arrière” à tout moment : signalez que vous voulez y participer en confirmant votre adhésion à daniel.hamiche@gmail.com qui coordonne depuis des années cette chaîne de prière.

Posté le 1 mars 2018 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

28 février 2018

40 Days for Life : 122 bébés sauvés de l'avortement

122 bebes122 bébés ont été sauvés de l'avortement au mardi 27 février.

Nous vous invitons à rejoindre cette chaîne de prière “de l’arrière” à tout moment : signalez que vous voulez y participer en confirmant votre adhésion à daniel.hamiche@gmail.com qui coordonne depuis des années cette chaîne de prière.

Posté le 28 février 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent

27 février 2018

Donald Trump veut un Planning familial sans avortement

De Jeanne Smits sur RITV :

Unknown-16"Le département de la santé de l’administration Trump vient d’annoncer la mise en place d’une nouvelle ligne budgétaire de 260 millions de dollars pour financer les organismes de planning familial qui ne fournissent pas d’avortement – mais qui proposent entre autres des moyens de contraception « artificielle ». Les modalités de cette subvention excluent de facto la fédération américaine du Planned Parenthood, principal pourvoyeur d’avortements aux Etats-Unis.

En cela c’est une bonne nouvelle, signe de la volonté effective de Donald Trump de ne plus participer au financement public de l’avortement. Le plan prévoit notamment de faciliter l’accès à ces subventions de la part d’organismes éligibles en limitant le nombre de dossiers à déposer même en cas de fourniture de services dans plusieurs zones géographiques des Etats-Unis.

Les organismes concernés sont ceux qui fournissent un « éventail large » d’informations, de formations et de conseils relatifs à la planification familiale, l’aide aux couples infertiles et la formation à la régulation naturelle des naissances. [...]

Reste la question fondamentale, cependant : la contribution de l’Etat à la fourniture de la contraception en tant que telle, qui empêche activement la conception d’un nouvel être humain, n’est en réalité pas plus « éthique » que le remboursement de l’avortement – qui détruit une vie humaine au lieu de l’empêcher délibérément d’exister, deux grands maux. [...]"

Posté le 27 février 2018 à 08h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

40 Days for Life : plus de 100 bébés sauvés de l'avortement

103-bbLe cap symbolique des 100 bébés sauvés de l'avortement a été franchi le lundi 26 février.

Nous vous invitons à rejoindre cette chaîne de prière “de l’arrière” à tout moment : signalez que vous voulez y participer en confirmant votre adhésion à daniel.hamiche@gmail.com qui coordonne depuis des années cette chaîne de prière.

Posté le 27 février 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent

26 février 2018

Les combats se poursuivent entre Turcs et Kurdes

Une analyse d'Antoine de Lacoste pour les lecteurs du Salon beige :

Carte du nord de la SyrieLes moralisateurs européens et américains s’inquiètent beaucoup de la situation dans la banlieue de Damas, la Ghouta.

Ils sont plus discrets sur la situation à Afrin, enclave kurde située au nord-ouest de la Syrie, assiégée depuis plusieurs semaines par l’armée turque et ses alliés islamistes de l’ASL.

Pourtant la situation humanitaire n’est guère reluisante, mais il ne faut pas couper les ponts avec la puissante Turquie..

La raison de cette intervention est connue : Erdogan ne veut pas d’un Kurdistan autonome le long de sa frontière avec la Syrie. Il occupe une partie du nord de la Syrie à cette fin, coupant en deux les territoires tenus par les Kurdes.

A l’est, 2000 soldats américains sont présents, protégeant ainsi ce territoire administré par les Kurdes, en l’absence de l’armée syrienne.

A l’ouest, la petite enclave d’Afrin est isolée et l’armée turque en a profité pour l’attaquer.

Depuis, elle piétine et les Kurdes opposent une résistance farouche. Mais ils perdent beaucoup de combattants et la situation ne peut tourner à leur avantage. Ils ont donc appelé l’armée syrienne à leur secours, six ans après avoir pris sa place.

Les Russes, ne voulant pas couper les ponts avec la Turquie, ont demandé à Damas de ne pas bouger. Mais l’occasion était trop belle, et, sans envoyer leur armée pour ne pas indisposer leur protecteur, les Syriens ont organisé l’incursion de milices locales fidèles à Damas épaulées par des combattants iraniens.

Ils furent accueillis triomphalement par les Kurdes mais aussi par l’artillerie turque…

C’est bien ce que craignait Moscou, qui ne veut pas d’un affrontement entre Syriens et Turcs. La Syrie est son alliée mais le dialogue avec Erdogan est renoué depuis maintenant deux ans et le rêve de la diplomatie russe est évidemment de couper Ankara des Etats-Unis.

Ce sont finalement les Américains les plus ennuyés par cette incursion turque. Pour ménager Erdogan, ils ont abandonné leur allié kurde dans son enclave d’Afrin. L’autre territoire kurde, à l’est, n’est pas menacé puisque personne n’osera attaquer un territoire où stationnent 2000 soldats américains. Mais les Kurdes ont évidemment ressenti une grande amertume et se sont, de ce fait, rapprochés non seulement des Syriens mais aussi des Russes.

La situation dans le nord de la Syrie est donc particulièrement complexe et explosive. Pas moins de six acteurs majeurs se sont fait face, se combattent ou se soutiennent : les Syriens, les Turcs, les Kurdes, les Américains, les Russes et les islamistes (généralement soutenus par les Turcs).

Un mélange inédit au scénario plus qu’incertain.

Posté le 26 février 2018 à 19h51 par Michel Janva | Lien permanent

40 Days for Life : 95 bébés sauvés

40-d-95-bebesLa coordination internationale des 40 Days for Life nous informe qu'au vendredi 23 février, 95 bébés à naître ont été sauvés de l’avortement !

Nous vous invitons à rejoindre la chaîne de prière “de l’arrière” à tout moment : signalez que vous voulez y participer en confirmant votre adhésion à daniel.hamiche@gmail.com qui coordonne depuis des années cette chaîne de prière.

Posté le 26 février 2018 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

24 février 2018

40 Days for Life : 81 bébés sauvés

40-d-81-bebesLa coordination internationale des 40 Days for Life nous informe qu'au 23 février, 81 bébés à naître ont été sauvés de l’avortement !

Nous vous invitons à rejoindre la chaîne de prière “de l’arrière” : signalez que vous voulez y participer en confirmant votre adhésion à daniel.hamiche@gmail.com qui coordonne depuis des années cette chaîne de prière.

Posté le 24 février 2018 à 11h22 par Michel Janva | Lien permanent

23 février 2018

Il pardonne le meurtre de sa famille à son fils : "Dieu m’a aidé à parvenir à ce pardon intégral"

Lu ici :

"Il avait planifié le meurtre de toute sa famille. Condamné à mort, Bart Whitaker a échappé à la mort trente minutes avant l'heure fatidique de son exécution. Il a vu sa peine commuer en prison à perpétuité peu avant son exécution programmée.

Son père, un fervent chrétien, militait pour un sursis de dernière minute. Il a été entendu. C'est même une première pour le gouverneur du Texas, Gregg Abbott. «Bart Whitaker doit passer le reste de sa vie derrière des barreaux, en punition pour son crime atroce», a-t-il indiqué dans un communiqué pour justifier sa décision. Le détenu de 38 ans ne bénéficiera d'aucune possibilité de libération conditionnelle. La commission des grâces et libérations conditionnelles du Texas avait recommandé mardi la clémence.

Ce drame familial rencontre un écho notable aux États-Unis en raison de son intensité. D'un côté se trouve un fils qui n'a pas hésité à commanditer le meurtre en 2003 de ses parents et de son frère, et de l'autre un père grièvement blessé, rescapé de l'attaque, qui a choisi le pardon et croit en la rédemption. Bart avait engagé un tireur, lui donnant pour instruction de le débarrasser de ses parents et de son frère, contre lesquels il avait accumulé sa haine. Il avait mis en scène un faux cambriolage, prétendant avoir été lui-même victime d'un tir lors de l'attaque sanglante. Sa mère Tricia, 51 ans, et son frère Kevin, 19 ans, avaient été fatalement touchés (...)

Sur son lit d’hôpital, le thorax perforé par une balle de 9 mm, Kent Whitaker s’était étonnamment senti prêt à offrir un « pardon miraculeux » au meurtrier de sa femme et de son fils. « J’endure leur absence chaque jour et je peux vous dire combien cela me coûte. Et je suis pleinement conscient que ces pertes ont été provoquées par mon fils », a confié le Texan de 69 ans. « Mais Dieu m’a aidé à parvenir à ce pardon intégral. Je pense qu’Il l’a fait pour m’aider à retisser ma relation avec mon fils ». Dans un livre «Murder by Family», Kent expliquait que Bart avait mis à profit ses années en prison pour suivre «une formation pour canaliser sa colère et des classes de catéchisme»."

Posté le 23 février 2018 à 11h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

Marion Maréchal-Le Pen et la révolution conservatrice

Charles Adhémar était présent lors du discours de Marion Maréchal-Le Pen à Washington. Extrait de son analyse pour Boulevard Voltaire :

Cbb754b_5009002-01-06"(...) Intervenant entre deux tables rondes, Marion Maréchal-Le Pen aura réveillé l’assistance par son dynamisme et son aplomb, qui tranchaient avec l’aspect parfois très formel du grand raout annuel qui voit défiler les huiles républicaines. Bien loin des frilosités françaises, elle a su employer des termes adaptés au contexte américain. L’usage répété du terme « conservateur » et la place centrale accordée à la liberté montraient bien sa connaissance de la rhétorique de nos alliés d’outre-Atlantique (...)

Un éditorialiste politique d’un grand magazine conservateur nous confie avoir été agréablement surpris par le ton de l’intervention de la nièce de Marine Le Pen. Plusieurs spectateurs nous avouent également avoir découvert une nouvelle figure européenne – le nom Le Pen étant davantage associé à Jean-Marie ou à Marine dans l’esprit des conservateurs américains.

Il faut dire que l’intervention de Maréchal-Le Pen intervenait après plusieurs jours de polémiques. Alors que plusieurs commentateurs et activistes dénonçaient l’« étatisme », voire le « socialisme » du Front national, le président de l’ACU Matt Schlapp a défendu sa main tendue à la jeune française. Sur Fox News, il a défendu le « libéralisme classique » et le « conservatisme » de la jeune Française qui a espéré, lors de son intervention, être « moins terrifiante » sur scène que dans les médias.

Notons que le CPAC 2018 intervient dans le contexte d’une profonde remise en question du parti républicain, à l’âge du « trumpisme » qui se distingue de l’establishment par son discours assumé sur l’immigration et par ses positions moins dogmatiques sur le libre-échange ou la politique étrangère.

Enfin, il faut souligner le caractère inédit de l’intervention d’une personnalité française lors de la convention organisée par l’American Conservative Union, qui se bat depuis 1964 pour que la liberté, la responsabilité personnelle et les valeurs traditionnelles soient défendues à Washington DC. Espérons que la grand-messe conservatrice aura contribué à mettre fin aux décennies d’incompréhension mutuelle et de préjugés réciproques qui divisent les vraies droites des deux rives de l’Atlantique.

« How lucky you are », nous lance notre voisin, qu’un discours de dix minutes aura suffi à débarrasser de son appréhension suscitée par le nom Le Pen. Ayant réussi à convaincre un public ultra-politisé aux États-Unis, Marion Maréchal-Le Pen saura-t-elle mener la révolution conservatrice en France ?"

Posté le 23 février 2018 à 11h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

40 Days for Life : 70 bébés sauvés de l'avortement

57-bebes-sauvesLa coordination internationale des 40 Days for Life nous informe qu'au jeudi 22 février 70 bébés à naître ont été sauvés de l’avortement !

Cette campagne, lancée le mercredi des Cendres, est la plus importante jamais organisée puisqu’elle se déroule en 354 lieux différents aux États-Unis et aussi dans 24 autres pays. Pendant les quarante jours du Carême, des milliers de cœurs purs se réunissent devant des avortoirs, 24 h sur 24 et 7 jours du 7 pour prier afin de faire reculer l’avortement et obtenir que des mamans enceintes renoncent à y recourir. Avec du succès…

Près de 1 000 personnes prient en France à ces intentions : mais on peut s’inscrire à tout moment… Nous vous invitons donc à rejoindre cette chaîne de prière “de l’arrière” : signalez que vous voulez y participer en confirmant votre adhésion à daniel.hamiche@gmail.com qui coordonne depuis des années cette chaîne de prière.

Posté le 23 février 2018 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

22 février 2018

Discours de Marion Maréchal-Le Pen au CPAC 2018 [Add. sous-titrage en français]

Extraits:

"Si on écoute les médias, hier j'étais une fasciste, aujourd'hui je suis une socialiste".

"la France est en train de passer de fille aînée de l'Eglise à petite nièce de l'islam"

"La jeune génération n'est pas encouragée à aimer notre héritage. On leur lave le cerveau en leur faisant honte de leur pays."

"Nous, Français, devons nous battre pour notre indépendance. Nous ne pouvons plus choisir notre politique économique ou notre politique d'immigration et même notre diplomatie. Notre liberté est entre les mains de l'Union européenne."

"Nous devons faire connaitre nos idées aux médias et notre culture, pour stopper la domination des libéraux et des socialistes. C'est la raison pour laquelle j'ai lancé une école de sciences politiques."

« La Tradition n’est pas la vénération des cendres, elle est la passation du feu. »

"Aujourd'hui, même les enfants sont devenus des marchandises (...) Un enfant n'est pas un droit (...) Nous ne voulons pas de ce monde atomisé, individualiste, sans sexe, sans père, sans mère et sans nation"

«Je ne suis pas choquée lorsque j'entends votre président parler de “l'Amérique d'abord”. Je veux la France d'abord pour le peuple français. Comme vous, nous voulons reprendre le contrôle de notre pays.» 

« Vous avez été l'étincelle, il nous appartient désormais de nourrir la flamme conservatrice »

"Vive les nations libres, vive les peuples libres and long live the american and french relationships"

Posté le 22 février 2018 à 19h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (31)


     Archives > Pays : Etats-Unis

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > Pays : Etats-Unis