18 juillet 2018

La partialité de Twitter, Facebook et YouTube dénoncée par les élus américains de droite

UnknownLes représentants de YouTube, de Facebook ou de Twitter ont été auditionnés devant le comité judiciaire du Parlement américain, mardi 17 juillet à Washington. L’ordre du jour était consacré aux « pratiques de filtrage du contenu » sur les réseaux sociaux. Les élus démocrates ont quasi exclusivement utilisé leur temps de parole pour critiquer la rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump, qui n’avait rien à voir avec le sujet de l’audition, ou pour poser des questions sur la campagne d’influence russe de 2016, à laquelle plusieurs auditions précédentes avaient déjà été consacrées.

Les élus républicains ont accusé les représentants de Twitter, de Facebook et de YouTube de faire campagne contre la droite américaine. Le député de l’Iowa Steve King a déclaré :

« Le site [pro-Trump] Gateway Pundit a vu son trafic en provenance de Facebook chuter de 54 % ces dernières années, a ainsi attaqué . Comment l’expliquez-vous ? » 

Monika Bickert, la représentante de Facebook, a répondu que l’algorithme du réseau social évoluait avec le temps. M. King a sous-entendu que les changements récents avaient été dictés par le Southern Poverty Law Center, une organisation progressiste.

Mal à l’aise, Juniper Downs, la directrice des politiques publiques de YouTube, a répondu à plusieurs questions en lisant ses notes. Monika Bickert, vétérane des auditions publiques et spécialiste des sujets sensibles chez Facebook, a parfois été mise en difficulté.

Confrontée à une question du député du Texas Louie Gohmert, issu du Tea Party, qui lui demandait si Facebook avait trouvé des traces d’interventions de pays autres que la Russie sur sa plate-forme, Mme Bickert a initialement répondu qu’elle n’avait pas les éléments en tête pour répondre.

« Vous aviez pourtant l’air très empressée de répondre aux questions des démocrates sur la Russie. Vous êtes venue ici pour aider les démocrates [en répondant uniquement aux questions] sur la Russie. »

Le député du New Jersey Chris Smith a demandé aux trois réseaux sociaux, au terme d’un long monologue durant lequel il a notamment accusé YouTube de « censurer les références à Jésus », s’ils étaient « prêts à jurer qu’ils feraient tous les efforts possibles pour neutraliser leur biais libéral ».

Posté le 18 juillet 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

17 juillet 2018

Rencontre Trump-Poutine : «La tenue même de ce sommet est un succès»

Posté le 17 juillet 2018 à 17h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Donald Trump souhaite une meilleure coopération avec la Russie

DiQP8K3VQAAGaYL100 ans après l'assassinat de la famille impériale de Russie, Donald Trump a rencontré Vladimir Poutine à Helsinki. Un rapprochement des deux méchants loups de la grosse presse occidentale inquièterait les milieux mondialistes. Lors d'une conférence de presse, un journaliste a demandé au président américain ce qu'il pensait des accusations de manipulation de la campagne présidentielle de 2016 par la Russie. Donald Trump a répondu :

«J'ai confiance dans les deux. Je fais confiance à mes services, mais la dénégation de Vladimir Poutine a été très forte et très puissante». «Ce que j'aimerais savoir, c'est où sont passés les serveurs?» (du Parti démocrate, qui ont été hackés par la Russie). «Et où sont passés les 33 000 e-mails de Hillary Clinton, ce n'est pas en Russie qu'ils se seraient perdus!» «Il n'y a jamais eu collusion, l'élection, je l'ai gagnée haut la main». «Cette enquête russe nous empêche de coopérer, alors qu'il y a tant à faire».

Et Poutine a ajouté :

«Moi aussi j'ai travaillé dans les services de renseignement. Mais la Russie est un pays démocratique. Les États-Unis aussi non? Si l'on veut tirer un bilan définitif de cette affaire, cela doit être réglé non pas par un service de renseignement mais par la justice

«Je voulais que Trump gagne parce qu'il voulait normaliser les relations russo-américaines… Mais laissez tomber cette histoire d'ingérence, c'est une absurdité totale!… La Russie ne s'est jamais ingérée dans un processus électoral et ne le fera jamais

Fortement critiqué de toutes parts aux Etats-Unis, où la russophobie demeure un sport national, Donald Trump a rétorqué sur Twitter :

« Comme je l’ai dit aujourd’hui et à plusieurs reprises auparavant, j’ai une IMMENSE confiance dans MES agents du renseignement. Toutefois, je dois aussi reconnaître qu’afin de construire un avenir meilleur, nous ne pouvons pas nous tourner exclusivement vers le passé – [la Russie et les Etats-Unis] étant les deux plus grandes puissances nucléaires mondiales, nous devons nous entendre ! »

Posté le 17 juillet 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

10 juillet 2018

Donald Trump nomme Brett Kavanaugh à la Cour suprême

Unknown-11Le mouvement dextrogyre est bien réel à la Cour Suprême des Etats-Unis d'Amérique. Après la démission du juge Kennedy, juge centriste votant tantôt avec les progressistes, tantôt avec les conservateurs, le président Donald Trump a nommé lundi le magistrat Brett Kavanaugh à la Cour suprême. Le juge Kennedy, 81 ans, a été conservateur sur des sujets comme les armes à feu ou le financement électoral, il a été plus progressiste sur des thèmes comme l'avortement, la discrimination positive ou le mariage. 

Actuellement juge à la cour d'appel de Washington, Brett Kavanaugh, 53 ans, catholique, a été conseiller juridique de l'ancien président républicain George W. Bush. 

Brett Kavanaugh a été choisi au terme d'une sélection ayant permis de resserrer la liste de candidats à quatre magistrats. Dans la seule affaire qu'il ait jugée ayant trait à l'avortement, Kavanaugh a refusé l'accès à l'IVG à une jeune immigrante en état d'arrestation. Face à l'Obamacare, il a défendu les Petites Soeurs des Pauvres et d'autres entreprises et organisations dirigées par des chrétiens qui ne souhaitaient pas financer la contraception. Sous l'administration Obama, il a défendu les Prêtres pour la vie contre l'obligation de signer un formulaire facilitant l'accès aux contraceptifs pour les employés des organisations religieuses. Le juge Kavanaugh a ainsi défendu à la fois la vie et la liberté religieuse de l'Eglise. 

Le juge Kavanaugh doit désormais être confirmé par un vote du Sénat. M. Trump veut agir vite et profiter de la courte majorité républicaine à la chambre haute du Congrès, avant les élections de mi-mandat en novembre. Les juges de la Cour suprême siégeant souvent des décennies, l'enjeu est énorme. L'opposition démocrate entend se mobiliser lors du vote de confirmation en espérant réunir une minorité de blocage. Mais cette stratégie pourrait leur coûter très cher lors des prochaines élections de novembre... 

Début 2017 le président américain avait déjà eu l'occasion de promouvoir un juge pro-vie, Neil Gorsuch. Avec Brett Kavanaugh, la juridiction comptera une solide majorité de cinq membres conservateurs, contre quatre progressistes. Les démocrates ont raison d'avoir peur : la doyenne de la Cour suprême, la magistrate progressiste Ruth Bader Ginsburg, âgée de 85 ans, pourrait également être remplacée avant la fin du premier mandat de Trump...

Posté le 10 juillet 2018 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

05 juillet 2018

Tandis que les démocrates se divisent, les Républicains se renforcent

De Christian Daisug dans Présent :

Images"Deux tendances diamétralement opposées animent les partis républicain et démocrate à quatre mois des élections législatives. D’une part, une force centripète tend à solidifier les fidèles républicains autour des valeurs d’un national-populisme de plus en plus protéiforme et omniprésent. D’autre part, une poussée centrifuge contribue à disperser les militants démocrates autour des principes d’un libéralisme de plus en plus désorienté et combattu. Les deux structures qui ont pour vocation d’encadrer et de conduire le peuple vers ses mandataires donnent l’impression de se déliter sous l’action de forces extérieures et pratiquement incontrôlables. Dans les deux cas, le président Donald Trump reste le personnage central. Il a réussi à aspirer presque toute la substance républicaine en imposant à la hiérarchie du parti et à ses troupes au Congrès à la fois ses idées, ses intuitions et son style. Mais il est parvenu également, dans le même laps de temps, à brouiller le jeu oppositionnel en fractionnant les rangs démocrates en deux grands courants antagonistes et pour l’instant irréconciliables. Bref, les républicains tendent vers l’unité, les démocrates vers la désunion. [...]"

Posté le 5 juillet 2018 à 11h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

03 juillet 2018

Pierre Conesa : Hollywood, arme de propagande massive

Pierre Conesa est ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense. Après un livre brillant sur La Fabrication de l’Ennemi, il revient avec un nouvel ouvrage Hollywar : Hollywood, arme de propagande massive. Au fil des pages, Pierre Conesa étudie les figures des héros et des méchants qui évoluent au gré des époques. Une figure du mal construite des Indiens d’Amérique aux terroristes islamistes en passant par les Russes de l’ex-URSS, et des héros américains. Une propagande permise par un cinéma diffusé dans le monde entier et qui permet à l’Amérique, dépourvue de roman national à proprement parler de développer un sentiment patriotique grâce à des superproductions qui ne reculent devant rien pour séduire ou lobotomiser.

Posté le 3 juillet 2018 à 21h10 par Michel Janva | Lien permanent

Une surprise catholique à la Cour suprême des États Unis ?

Americatho lance les paris :

Unknown-19"La démission d’Anthony Kennedy comme juge à la Cour suprême des États-Unis, le 31 juillet dernier, pourrait permettre au Président Trump un remplacement que tous les observateurs s’accordent à dire qu’il sera fondamental pour l’avenir, qu’on l’espère ou qu’on le redoute. Le Président Trump déclarera le 9 juillet quel est son choix final, un choix qui, en principe, devrait se faire sur une liste de cinq noms – peut-être sept a tenu à préciser Trump – et que nous connaissons désormais.

Trois de cette liste de cinq candidats, sont des catholiques : Brett Cavanaugh, Amy Coney Barrett et Amul Roger Thapar. Il ne m’a pas été possible de découvrir les confession des deux autres : Thomas Hardiman et Raymond M. Kethledge, mais le premier fut diplômé de l’Université catholique Notre Dame… Trois candidats catholiques sur cinq, voilà qui n’est pas banal. Tous les candidats cités sont, évidemment, des juristes de premier plan et ils sont tous Répubicains, ce qui n’est quand même pas une surprise…

J’ai lu quelques commentaires d’intérêts dans la presse catholique étatsunienne, qui me laissent à penser que le choix de Trump pourrait bien se porter sur une femme et que cette femme pourrait bien être Amy Coney Barrett [photo]. Cette mère de sept enfants est une pieuse catholique et pro-vie. Âgé de 46 ans, elle pourrait donc être le plus jeune membre de la Cour suprême. Trump la connaît bien puisque l’an passé il l’avait choisie pour combler une vacance à la Cour d’appel du 7ème circuit des États-Unis alors qu’elle était professeur de droit à l’Université Notre Dame. Le choix de Trump avait été ratifié par le Sénat des États-Unis par 55 voix contre 43, alors que le Sénat ne compte que 51 membres Républicains : preuve que plusieurs sénateurs Démocrates avaient alors voté pour elle, ce que Trump doit certainement avoir inclus dans son équation. Rien n’empêche donc d’imaginer que si elle était le choix du Président, la confirmation par le Sénat pourrait donc être moins difficile qu’on ne le craignait à première vue. La réponse dans deux mois, mais avec une forte probabilité que le prochain juge à la Cour suprême des États-Unis soit un catholique. Trois chances sur cinq…"

Addendum 5 juillet : Thomas Hardiman est aussi catholique. Donc : quatre chances sur cinq !

Posté le 3 juillet 2018 à 18h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

27 juin 2018

Le juge de la Cour suprême américaine Anthony Kennedy prend sa retraite

6a00d83451619c69e201b7c905a82a970b-800wiVoilà une excellente nouvelle pour le mouvement conservateur et plus particulièrement pro-vie aux Etats-Unis. Anthony Kennedy, l'archétype de l'homme de droite qui se soumet à la gauche, qui a fait pencher maintes décisions en faveur du progressisme libertaire, a décidé de prendre sa retraite. Pour mémoire, les juges - au nombre de 9 - sont nommés à vie à la Cour Suprême.

Anthony Kennedy s'est trouvé en 2007 dans la majorité sur l’affaire Gonzales v. Carhart qui maintenait la prohibition de l’abominable avortement par naissance partielle, puis il se trouva du mauvais côté dans l’arrêt Planned Parenthood v. Casey qui confirmait Roe v. Wade. Toutefois, Kennedy a été excédé contre les préjugés idéologiques d’Obama et il avait fait savoir qu’il ne ferait valoir ses droits à la retraite que quand Obama ne serait plus président. C'est aujourd'hui le cas.

C'est une formidable opportunité pour Donald Trump de nommer un juge clairement pro-vie et pro-famille, permettant de renverser la législation sur l'avortement. L’année dernière, il avait déjà nommé un juge conservateur, Neil Gorsuch.

Posté le 27 juin 2018 à 21h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Nouvelle décision pro-vie de la Cour Suprême des Etats-Unis

Unknown-6La Cour suprême des Etats-Unis a donné tort à la Californie qui voulait imposer à des centres pro-vie d'informer les femmes enceintes de leur droit à se faire avorter ailleurs. Une telle loi viole la Constitution, ont jugé les cinq juges conservateurs de la haute cour, dans une décision très attendue. Les quatre magistrats progressistes minoritaires ont eux exprimé séparément leur désaccord.

Ce dossier concerne les "centres de crise de la grossesse", gérés par des groupes chrétiens et conservateurs. Il en existe plusieurs centaines en Californie. Permettant d'assister et de conseiller des femmes qui ne souhaitaient pas tomber enceintes, ces centres tentent de les convaincre de ne pas avorter. La Californie a imposé à ces organismes privés d'informer les femmes qu'elles pouvaient bénéficier d'un avortement ou d'une contraception gratuites ou à bas prix dans d'autres centres, subventionnés par l'Etat. La loi californienne oblige aussi ces lieux d'accueil à informer clairement leur clientèle s'ils sont habilités à l'exercice de la médecine et s'ils disposent de praticiens sur place.

Les militants "Pro-Life" avaient porté plainte contre la loi californienne de 2015, d'inspiration démocrate, assurant qu'elle violait leur liberté de conscience protégée par le premier amendement de la Constitution. Mat Staver, président de l'organisation conservatrice Liberty Counsel, s'est réjoui de la décision :

"La Californie ne peut plus forcer les centres de crise de la grossesse à émettre un message qui va directement à l'encontre de leurs croyances religieuses et de leur mission consistant à sauver des vies".

Il est manifeste que cette succession de jugements contre la dictature LGBT et contre la culture de mort est un effet Trump, alors qu’il n’y a pas (encore) de majorité nette à la Cour suprême pour la défense de la vie et de la loi naturelle.

 

Posté le 27 juin 2018 à 08h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

25 juin 2018

Nouveau coup dur pour le totalitarisme LGBT

Unknown-2Après avoir rendu justice au pâtissier qui avait refusé de cuisiner un gâteau LGBT pour deux personnes de même sexe, la Cour suprême des États-Unis est intervenue en faveur d’une fleuriste dans une affaire similaire. Elle a annulé la décision d’une juridiction inférieure ayant donné tort à Barronelle Stutzman, une fleuriste de l’État de Washington qui avait refusé de faire une composition florale de mariage pour deux militants LGBT qui venaient la provoquer.

Posté le 25 juin 2018 à 21h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

23 juin 2018

Enfants séparés aux USA : fake news officielle à la une du Time

TimScandaleuse manipulation :

"«Bienvenue en Amérique.» En pleurs, Yanela Varela, 2 ans, fait la couverture de Time de cette semaine. Dans un photomontage sur fonds rouge, un président des États-Unis mesurant trois fois sa taille toise la jeune hondurienne apeurée. La photo de la fillette a été prise le 12 juin dans la ville de McAllen, au Texas, par John Moore, un photographe qui a obtenu le prix Pulitzer et travaille pour l'agence Getty Images. Elle est vite devenue sur les réseaux sociaux une icône, symbole de la douleur provoquée par la séparation des familles. L'image a même contribué à déclencher des donations d'un total de plus de 18 millions de dollars à une association texane d'aide aux migrants appelée RAICES.

Sauf que la jeune Yanela Varela n'a jamais été séparée de sa mère, contrairement à ce qu'affirmaient plusieurs articles. Au Honduras, la responsable de la Direction de protection des migrants au ministère des Affaires étrangères, Lisa Medrano, est formelle. «La fillette, qui va avoir deux ans, n'a pas été séparée», explique-t-elle à l'AFP. Le père de l'enfant, Denis Varela, a aussi confirmé au Washington Post que sa femme Sandra Sanchez, 32 ans, n'avait pas été séparée de Yanela et que les deux étaient actuellement retenues dans un centre pour migrants de McAllen, au Texas. «La petite fille n'a pas été emmenée en larmes par des agents de la police frontalière des États-Unis, sa mère est venue la chercher et elles ont été emmenées ensemble», a été contraint de reconnaître le Time".

Posté le 23 juin 2018 à 22h29 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)

Des parents séparés définitivement de leurs enfant à cause d'immigrés clandestins

DgUnYiJX0AA3RtpDonald Trump a reçu à la Maison Blanche des familles d’Américains qui ont perdu un enfant tué par un immigré clandestin :

« Voilà des citoyens américains qui ont été séparés définitivement de leurs êtres chers. Le mot définitivement doit vous faire réfléchir… Eux, ils ne sont pas séparés juste un jour ou deux. Ces familles l’ont été définitivement parce que certains de leurs membres ont été tués par des criminels étrangers clandestins ! »

Posté le 23 juin 2018 à 20h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

21 juin 2018

Un organisme américain spécialisé dans la séparation brutale entre les enfants et leurs parents

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Posté le 21 juin 2018 à 10h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Grand remplacement : aux Etats-Unis aussi

Capture d’écran 2018-06-20 à 21.13.45Les démographes ont constaté que les décès sont désormais plus nombreux que les naissances chez les Blancs dans plus de la moitié des États du pays, qui effectue une transition plus rapide que prévu vers un avenir où les Blancs ne constitueront plus la majorité de la population américaine.

Le Census Bureau (Bureau du recensement des États-Unis) avait prévu que les Blancs pourraient tomber sous la barre des 50% de la population vers 2045. Mais un nouveau rapport de cette semaine a révélé que les Blancs sont en train de mourir plus vite dans 26 États et les démographes disent que ce changement pourrait même arriver plus tôt.

La chute a commencé il y a près de deux décennies dans une poignée d'Etats avec des populations blanches vieillissantes comme la Pennsylvanie et la Virginie Occidentale. Mais la liste des États où les décès blancs sont plus nombreux que les naissances inclut maintenant la Caroline du Nord et l'Ohio. Ce changement a de vastes implications pour l'identité et pour la vie politique et économique du pays, transformant une société de baby-boomers essentiellement blanche en un patchwork multiethnique et racial. La majorité des Américains les plus jeunes sont déjà non-blancs et ressemblent moins aux vieilles générations qu'à n'importe quel moment de l'histoire américaine moderne. En Californie, 52% de tous les enfants vivent dans des maisons avec au moins un parent immigré.

Certains experts affirment que ces changements démographiques sont devenus un problème majeur lors de la course présidentielle de 2016 - et ont aidé les électeurs blancs à soutenir Donald J. Trump. Sur les 26 États où les décès dépassent maintenant les naissances pour les Blancs, 13 ont voté pour M. Trump et 13 ont voté pour Hillary Clinton. Quatre États sont passés du président Barack Obama en 2012 à M. Trump en 2016 - Ohio, Michigan, Pennsylvanie et Floride.

La Floride a été le premier Etat où les décès blancs ont dépassé les naissances autour de 1993, en grande partie parce qu'il attirait beaucoup de retraités. Les décès ont commencé à dépasser les naissances pour les blancs dans tout le pays en 2016. Mais dans de nombreux États, comme en Floride, les Blancs qui se sont installés ont compensé les pertes. Cependant, dans 17 États, dont la Californie, le Michigan, le New Jersey et l'Ohio, ces migrants n'étaient pas suffisants et les populations blanches ont diminué entre 2015 et 2016. Cinq de ces États ont enregistré des baisses dans leurs populations totales cette année: le Vermont, la Virginie Occidentale, la Pennsylvanie, le Mississippi et le Connecticut.

Posté le 21 juin 2018 à 09h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

20 juin 2018

Georges Clément : Le peuple américain contre l'Etablissement

Posté le 20 juin 2018 à 19h13 par Michel Janva | Lien permanent

Selon George Soros, Donald Trump est “prêt à détruire le monde” qu'il a voulu créer

Unknown-24Selon George Soros, Donald Trump est “prêt à détruire le monde” que lui-même et ses amis ont passé des décennies à créer. Depuis que Trump a remporté les élections, “tout ce qui pourrait mal tourner, a mal tourné” dans le programme du Nouvel Ordre Mondial. Dans un entretien au Washington Post, Soros a ajouté :

“Plus le danger est grand, plus la menace est grande, plus je me sens engagé à l’affronter”.

Soros a contribué à la campagne d’Hillary Clinton, et le milliardaire a fait pression pour que des dons importants soient versés à diverses campagnes dans le monde qui encouragent le mondialisme. Soros est toujours sous le choc que Trump ait gagné l’élection, quelque chose qu’il n’a pas vu arriver.

“Apparemment, je vivais dans ma propre bulle”.

Soros prévoit de dépenser environ 15 millions de dollars pour les élections de 2018.

Posté le 20 juin 2018 à 19h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

Vous reprendre bien un peu de "Trumpbashing"

Donald Trump est la coqueluche des médias progressistes. Leur os du jour c'est le scandale des images d’enfants dans des enclos grillagés :

CaptureQuand cela se passait sous Obama, nos médias n'avaient pas la même pudeur :

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Posté le 20 juin 2018 à 17h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

19 juin 2018

On a vendu notre indépendance nucléaire

Ce n'est pas nous qui le disons, ce sont les journalistes qui ont enquêté sur la grande braderie Macrono-compatible. Dire que certains, même dans nos milieux, lui trouvent des qualités régaliennes...

 

Posté le 19 juin 2018 à 23h53 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (10)

13 juin 2018

Les primaires aux Etats-Unis confirment que Donald Trump a pris le contrôle du Parti républicain

Dfi9mY0WAAAhmVOSelon Jean-Eric Branaa, les résultats des primaires aux prochaines élections de mi-mandat confirment que Donald Trump a pris le contrôle de son parti, qui est devenu très conservateur.

Les Américains votaient dans le Maine, le Nevada, le Nord Dakota, la Caroline du Sud et la Virginie.

Les Républicains qui critiquent Trump au sein de son parti sont virés par les électeurs : ainsi, dans le 1er district de Caroline du Sud, Mark Sandford n'a pas pu conserver son siège, bien qu'étant le sortant, un siège pourtant jugé "solide". Même chose pour Robert Ptitenger le mois dernier en Caroline du Nord ou Martha Roby la semaine dernière en Alabama. En Virginie, c'est un très proche de Donald Trump qui l'emporte: Corey Stewart, qui n'hésite pas à défendre le drapeau confédéré,

Posté le 13 juin 2018 à 15h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

12 juin 2018

Donald Trump est-il le maître du monde ?

D'Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :

Couv"Une sorte de fou narcissique tel que le dépeint la presse occidentale, qui se livre à des impulsions sans cohérence et qui risque de faire exploser la planète ? Cette explication simple, et sans doute trop simpliste, ne rend pas compte, sinon du personnage, du moins de son action. L’observateur attentif et qui tient compte de ce qu’il dit et de ce qu’il fait, ne peut que constater que l’homme ne cherche pas, mais absolument pas, à être le maître du monde. À la vérité, il s’en moque, il l’a assez proclamé. Il a même affirmé le contraire. America first, l’Amérique d’abord, c’est son unique ligne de conduite ; et le reste est traité en conséquence. Les fortes personnalités qu’il a choisies et qui forment son entourage, agissent dans la même perspective. Aucune idéologie. Des choix pratico-pratiques assaisonnés de chantages, tels qu’en fait un patron d’affaires, et toujours aux limites de l’inconvenance. C’est pourquoi on s’acharne sur sa vie privée pour le faire tomber.

Pour chaque dossier, il sait ce qu’il veut…et il l’obtient. Du moins, jusqu’à présent. Il dit, il fait et, pour le moment, il gagne….avec des risques qui peuvent être terribles mais qui sont toujours calculés.

Pour la Corée du Nord, quelle que soit la rencontre du 12 juin, il est impossible de nier que par ses agitations il a fait bouger les lignes, plus que tous ses prédécesseurs qui les ont plutôt figées. C’est son pays qui en tirera profit à tout point de vue. La Chine traite : elle accepte finalement les conditions imposées par les États-Unis, pour compenser le déficit de la balance commerciale. Elle tient, certes, la dette américaine, en partie, mais cette dette la tient pareillement. Canada et Mexique devront suivre ; leurs ripostes n’auront pas d’effets véritables.

Quant à l’Europe, elle n’a pas connu de moratoire à l’augmentation des droits de douane ; il est vrai que pour le moment – et pour ce premier essai, car il y aura des suites – c’est de peu de conséquence, mais la Commission européenne en est à imaginer quelques mesures de rétorsion sur des produits de luxe ou des produits alimentaires ciblés, de peu de conséquence aussi. Cependant l’Europe a tout à craindre, du coup, de la surproduction chinoise et mondiale en acier et en aluminium qui cherchera à s’écouler sur les pays sans défense.

Emmanuel Macron en a appelé à l’OMC en dénonçant une illégalité internationale dont Trump « se fiche » complètement. Ce sera l’OMC qui sera obligée de réviser ses règles pour donner satisfaction à Trump qui ne veut plus voir son pays pillé par les Chinois – entre autres sur les brevets –, envahi par les produits étrangers, déstructuré par une concurrence sauvage. Qui ne lui donnerait raison ? Son action ne tend qu’à restituer tous les atouts aux États-Unis. Sa politique budgétaire, économique et commerciale a relancé avec vigueur la croissance américaine ; il n’y a pas de chômage aux USA et il est le maître du dollar, de sa monnaie qui est encore la monnaie du monde – et donc, comme disait l’autre, le problème des autres – et ce par quoi il le tient dans son étreinte. Éternelle Amérique ! Rien ne change depuis 50 ans !

Et donc Trump, par le moyen du dollar, dicte sa politique au Moyen-Orient. Son but est de coincer l’Iran, de forcer la République islamique à se désengager des pourtours d’Israël et de la péninsule arabique ; il n’est pas le maître du monde, mais il est le maître des sanctions. Et l’Europe et la France et l’Allemagne seront obligées de se courber devant sa décision. Peugeot, Total se retirent d’Iran. Que s’imagine Macron ? Trump s’est laissé caresser par le président français mais, en tant que président de l’Amérique, il ricanait intérieurement : il n’a pas changé sa politique d’un iota. Ce qu’il veut, c’est précisément désengager les forces américaines du Moyen-Orient et n’agir que par les ressorts dont il est sûr. Il ne veut plus de dépenses qu’il juge inutiles afin de renforcer, au contraire, les dépenses qu’il sait demain être utiles à la puissance de son pays. America first ! Ce comportement est peut-être idiot au jugement de Macron, mais il est à peu près sûr que Trump, en dépit de toutes les attaques dont il est l’objet, a rendu fierté et assurance de prospérité à ses compatriotes de toutes catégories sociales. C’est un gage pour les fameuses élections intermédiaires de l’automne 2018 et qui sait…Car s’il ne se conçoit pas comme le maître d’un monde où il ne songe qu’à faire triompher les intérêts américains, il est encore et incontestablement, en dépit de l’envie, le maître des USA. Ce n’est pas rien, président des États-Unis !

Et Macron ? Lui qui, sans doute, souriait de Trump et de Poutine tant il était sûr de sa vision du monde qu’il croyait supérieure à la leur, évidemment ! Car il avait, il a encore une vision du monde dont il se croit le penseur et le maître. C’est un projet où il ne conçoit la France que dans l’Europe et dans une Europe de plus en plus européenne et donc intégrée, et cette Europe dans un monde de plus en plus mondialisé et donc uni. Tous ses discours portent depuis le début de son quinquennat la marque de cette obsession visionnaire ; ils ont été analysés dans ces colonne, un à un : homélie sur la Pnyx, cours à la Sorbonne, exhortation à Davos ; « nouveau contrat » français de société, « contrat européen », « contrat mondial » ! Ce sont ses mots.

Et puis voilà que tout change autour de lui. L’Angleterre, contrairement à ce qu’il pense, ne reviendra jamais dans l’Union européenne ; elle en sort définitivement et vraisemblablement à son avantage. Les pays de l’Est font sécession ou pratiquement ; ils sont en conflit avec la Commission européenne dont ils refusent directives, règlements et décisions. La Slovénie vient, elle aussi, de voter « populiste ». L’Autriche prend la tête de l’Union européenne en juillet. L’Italie de Giuseppe Conte, de Matteo Salvini, de Luigi Di Maio est décidée à l’affrontement. Devant le sénat italien, le président du Conseil a défini la nouvelle politique italienne ; il n’y est pas allé de main morte ; il s’est déclaré ouvertement anti-système : « Si le populisme est la capacité d’écouter les besoins du peuple, alors nous nous en revendiquons ». Tout sera remis en cause : les budgets, la zone euro sinon la monnaie unique, les directives qui nuisent aux intérêts nationaux italiens, la politique migratoire européenne dont « le système de Dublin » qui pénalise effroyablement l’Italie et dont elle veut se libérer pour mener comme elle l’entend sa propre politique. Il n’est pas jusqu’à la politique étrangère où l’Italie ne souhaite retrouver son indépendance en annulant, quant à elles, les sanctions contre la Russie. Qui ne lui donnerait raison ?

L’Allemagne, elle-même, maintenant, doute de l’Europe et pas seulement l’Afd. Merkel recule devant les propositions de Macron ; elle sait fort bien où en est l’opinion allemande. Toutes les contorsions de Macron qui fut le conseiller de Hollande, visent à une plus grande intégration budgétaire et financière pour, au final, davantage répartir les charges et les risques de la dette. Eh bien, l’Allemagne n’en veut pas et si FME il y a, il sera à ses ordres.

Ce n’est pas seulement le monde qui échappe à Emmauel Macron, c’est bien l’Europe sur laquelle il a tout misé et qui ne répond plus à aucune de ses conceptions, qu’il croyait naïvement progressistes comme les lui avaient enseignées ses professeurs, et qui sont toutes dépassées. Il est probable que ses réformes en France qui chamboulent tout, en perdront leur sens. Les élections européennes de 2019 où il pense rebondir à la manière de la présidentielle française de 2017, seront un enjeu crucial. Il le sait. Mais la volonté ne suffit pas. C’est d’abord un jugement politique droit dont l’homme d’État doit être doté."

Posté le 12 juin 2018 à 13h49 par Michel Janva | Lien permanent

05 juin 2018

Avortement : une décision dans le bon sens de la Cour Suprême des Etats-Unis

Unknown-3La Cour suprême des Etats-Unis a annulé hier une décision favorable à une adolescente immigrée qui avait obtenu le droit d'avorter alors qu'elle était détenue dans un centre de rétention migratoire. 

Cette affaire s'est imposée comme la première grande bataille judiciaire autour d'un avortement sous la présidence de Donald Trump. La jeune fille de 17 ans était détenue au Texas après être entrée clandestinement aux Etats-Unis. Elle avait demandé à avorter en septembre. Les autorités lui avaient laissé le choix entre mener sa grossesse à terme ou être expulsée. L'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) a défendu sa volonté d'avorter. La cour d'appel fédérale de Washington avait affirmé le 24 octobre le droit de la jeune migrante à obtenir un avortement.

Aussitôt, sans attendre le recours à la Cour Suprême, les soutiens des la jeune fille l'avaient conduite se faire pratiquer un avortement dès les premières heures du 25 octobre. Dans un recours de 130 pages adressé à la Cour suprême, le ministère avait ensuite accusé les défenseurs de la jeune fille d'avoir précipité son avortement, sans informer les procureurs et sans leur laisser le temps de poursuivre la bataille judiciaire.

La saisine de la Cour suprême a illustré la détermination du gouvernement américain à agir en faveur des opposants à l'avortement.

Posté le 5 juin 2018 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

04 juin 2018

La Cour Suprême des Etats-Unis stoppe le totalitarisme LGBT

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Posté le 4 juin 2018 à 16h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

31 mai 2018

Obama a fait espionner la campagne électorale de Trump

Lu dans Présent :

1030355135"Depuis dix jours, le président Donald Trump ne décolère pas. Que ce soit au cours de ses « points de presse », à l’issue de ses très fréquentes allocutions, dans des conversations privées rapportées par des témoins ou dans des messages passés sur Twitter, il se montre déçu, ulcéré, indigné. Et affirme : « Le précédent gouvernement a infiltré et fait surveiller ma campagne électorale. Pour des raisons politiques. Pour que ma concurrente gagne. C’est indigne. C’est un scandale qui va plus loin que celui du Watergate. Imaginez un espion placé au cœur d’une lutte serrée par des gens et un parti appartenant au pouvoir en place. Et tout cela pour tenter d’obtenir un avantage, des gains électoraux. »

Trump a demandé que l’équipe – spécialement le ministère de la Justice et son bras armé, le FBI, la police fédérale – qui a gouverné le pays jusqu’au 19 janvier 2017 soit placée sous enquête officielle. Son porte-parole à la Maison Blanche a précisé : « Il faut que le peuple américain sache que son président est furieux parce qu’il a été traité d’une manière déloyale et illégale. »

Le geste a produit les secousses d’une bombe sur l’opinion. Il est, en effet, extrêmement rare qu’un président en exercice se voit obligé de demander des comptes à celui qui l’a précédé pour des raisons qui touchent à la dignité de la fonction : faire espionner un adversaire politique pour améliorer les chances de son « héritière » manque singulièrement d’élégance. Cependant, ce dérapage dans les bas-fonds nauséeux de la politique n’a étonné que ceux qui ont voté Hillary Clinton le 8 novembre 2016. Les autres – ceux qui ont choisi Trump ou Bernie Sanders, le frère ennemi d’Hillary – ont toujours su à quel type de personnage – fuyant, sournois, calculateur – appartenaient l’Américano-Kenyan et l’ex-secrétaire d’Etat. Ils n’ont été surpris ni par le genre d’accusations, ni par l’identité des suspects. [...]"

Posté le 31 mai 2018 à 10h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Vers l’abrogation de l’avortement aux Etats-Unis ?

De Vivien Hoch sur Dreuz :

33326895_1370737079692488_3120162168515854336_n"Le Président Donald J. Trump en personne a tenu ces propos, lors du grand gala d’une des plus grandes organisations pro-vie des USA, la Susan B. Anthony List :

«Pour la première fois depuis Roe v. Wade l’Amérique a un président pro-vie, un vice-président pro-vie, une Chambre des représentants pro-vie et des législatures républicaines pro-vie dans 25 Etats».

Auparavant, en 2017, il avait pris la parole à la March for life par un message enregistré. A celle de janvier 2018, il avait carrément organisé une prise de parole en direct depuis les jardins de la Maison-Blanche. C’est sans équivalent dans l’histoire des Etats-Unis. Les précédents présidents républicains – donc élus par les électeurs pro-vie – ne se sont que faiblement mobilisés sur ces sujets, terrorisés par la bien-pensance et les médias.

Roe vs. Wade est l’arrêt de la Cour suprême des États-Unis qui a autorisé les Etats à pratiquer l’avortement. Prononcé en 1973, ce célèbre jugement a été suivi par des lois analogues dans de très nombreux pays, dont la France en 1975. Roe vs Wade a été l’ouverture de la boîte de Pandore dans tout l’Occident : le leader du monde libre dépénalise la mise à mort de ses propres enfants, le reste du monde libre suit, comme il a suivi sur de nombreux sujets, les meilleurs et les plus mauvais.

Mais aujourd’hui la donne a changé. Une tempête civilisationnelle est en cours. Des décennies de mauvais conservatisme, de déconstruction et de folie nihiliste sont en train d’être balayées par une révolution. Cette révolution, c’est Trump.

«Le Président le plus pro-vie de l’histoire des États-Unis»

C’est le calme et mesuré Vice-Président des Etats-Unis Mike Pence qui fait cette déclaration, lui-même pro-vie reconnu depuis des années. Ce n’est pas le seul dans l’administration Trump :

Ne vous y trompez pas : quoique les organisations pro-vie soient fortes aux USA, le combat contre la culture de mort, relayée par la gauche, les médias et le show-bizness est tout aussi terrible. Le Planning familial y est puissant – un grand donateur des campagnes démocrates ; la bien-pensance y est écrasante, et on ne manque pas de voir des jeunes femmes aux cheveux colorés faire la propagande de l’avortement dans les médias ; la censure aussi, qui touche les réseaux sociaux des organisations pro-vie comme Live Actionde Lila Rose.

Dans ce contexte, être pro-vie est tout aussi compliqué qu’en France. On fait face à la même haine, au même gauchisme culturel. Sauf que les Américains, fidèles à leur tradition de liberté, à leur indépendance et à leur courage, ont pu former des cercles très fort pour maintenir le débat sur la mort des enfants à naître. Contrairement à la France, qui n’a même plus le droit de parler d’avortement, sauf en bien.

Beaucoup étaient sceptiques sur la réelle volonté pro-vie de Donald Trump. Une fois de plus, il les surprend.

Quelles mesures concrètes ?

J’insiste sur ce dernier point. C’est cette nomination à la Cour suprême – et la possible à venir durant le mandat de Trump – qui peut faire basculer la décision tabou Roe vs. Wade. D’où l’importance des élections de mi-mandat :

«Nous savons tous ce que signifierait une majorité démocrate, en particulier, pour les gens dans cette salle, pour la Cour suprême», a dit Donald Trump. Les États-Unis sont à un seul juge de pouvoir revenir sur l’avortement. Ce juge, c’est le traître Kennedy, catholique, nommé comme conservateur, mais qui a toujours pris le parti de la gauche sur les questions de civilisation. Le 28 avril, le New York Times publie une véritable prière : «Juge Kennedy, restez, s’il vous plaît, l’Amérique a besoin de vous».

C’est dire qu’ils savent qu’ils ont déjà perdu."

Posté le 31 mai 2018 à 08h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

30 mai 2018

La Cour suprême des Etats-Unis rejette un recours du Planning familial sur l’avortement

Pendant que les Irlandais sombrent dans la culture de mort, les Etats-Unis se tournent vers la vie, ainsi que le montre Jeanne Smits sur RITV :

Unknown-17"Défaite pour la fédération du Planning familial, victoire pour les pro-vie ! Dans une décision laconique, la Cour suprême des Etats-Unis a refusé de donner suite à une demande de Planned Parenthood America en vue de faire bloquer une loi de l’Arkansas de 2015 qui impose aux médecins prescrivant des pilules abortives l’obligation de détenir des « privilèges d’admission » leur permettant de faire accéder leurs patientes aux hôpitaux les plus proches en cas de problème. La loi de limitation effective devrait pouvoir entrer en vigueur dès la mi-juillet, puisque cette décision renverse celle d’une cour d’appel donnant raison au Planning.

Il ne s’agit pas, on l’aura compris, d’une loi restreignant l’accès à l’avortement en tant que tel. Mais elle fait deux choses : elle attire l’attention sur le caractère potentiellement dangereux pour la femme des avortements médicamenteux en même temps qu’elle durcit les conditions de prescriptions des pilules abortives, avec des effets pratiques d’envergure. Dans le cadre de la lutte générale pour le respect de la vie, c’est un petit pas, mais qui a son importance, d’autant qu’on le doit à une décision de la Cour suprême qui souffle la pluie et le beau temps dans ce domaine.

En 2016, la Cour suprême avait ainsi annulé une loi semblable adoptée par le Texas.

L’affaire révèle également combien le Planning familial américain se soucie davantage de l’accessibilité de l’avortement que de la sécurité des patientes. [...]"

Posté le 30 mai 2018 à 22h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

24 mai 2018

Etats-Unis : nouveau projet de loi de Trump pour couper les subventions au Planned Parenthood

Lu dans Présent :

Images-12"Les cliniques qui pratiqueront des avortements, ou qui conseilleront en priorité une procédure d’avortement, se verront privées du financement fédéral (en d’autres termes, les impôts des contribuables) prévu dans le cadre de l’assistance médicale aux futures mères. C’est en substance le texte d’un projet de loi que vient d’engager dans les rouages du Congrès le gouvernement du président Donald Trump.

La première et la principale victime de cette décision est l’organisation Planned Parenthood. Celle-ci s’affirme, sous le prétexte de « défendre le choix des femmes », comme la plus scandaleuse des boucheries humaines. Forte de 266 cliniques réparties sur tout le territoire des Etats-Unis, Planned Parenthood pratique en moyenne 350 000 avortements par an qui lui rapportent plus de 500 millions de dollars versés par Washington au titre d’une « assistance » aux femmes enceintes. En fait d’assistance, les femmes se voient conduites dans 95% des cas vers une seule solution : le meurtre de leur enfant.

Ce projet de loi fut l’une des premières promesses électorales du candidat Trump alors que les primaires républicaines venaient à peine de commencer, en février 2016. L’an dernier, les républicains du sénat avaient tenté de le transformer en loi, mais il leur manqua deux voix – celles de Susan Collins du Maine et Lisa Murkowski de l’Alaska – pour atteindre leur objectif. Ces deux féministes fanatiques refusèrent d’« arracher » – c’est leur terme – la manne fédérale à Planned Parenthood. [...]"

Posté le 24 mai 2018 à 11h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

16 mai 2018

La théorie du ruissellement

De Francis Bergeron dans Présent :

Unknown-23"La théorie du ruissellement soutient que, quand la pression fiscale diminue, et quand ceux qui ont des revenus moyens ou élevés s’enrichissent de ce fait, les effets bénéfiques « ruissellent » sur tous, y compris sur ceux qui ne paient pas du tout d’impôts sur le revenu. Car le surplus de richesse des contribuables, c’est-à-dire de la masse des « bourgeois », est réinjecté pour l’essentiel dans l’activité économique, à la fois par leur consommation accrue et par leurs investissements, ce qui tire l’emploi, et donc le pouvoir d’achat de toute la population du pays concerné.

Est-ce si absurde ? Cette théorie du ruissellement fait ricaner la gauche, qui estime, avec sa vision malthusienne habituelle, que la richesse est un stock, et qu’il faut donc simplement la partager. Enlever aux riches pour donner aux pauvres. Robin des Bois et la Révolution française. Egalité avant tout, y compris au détriment de la Liberté et de la Fraternité, s’il le faut. [...]

Sur le plan économique, les Etats-Unis présentent un cas pratique de ruissellement. Le programme de Donald Trump fait drastiquement baisser les impôts. L’augmentation du pouvoir d’achat des Américains riches est censé bénéficier à tous. Mais qu’en est-il réellement ?

A la surprise générale, la recette a l’air de fonctionner. Le cycle vertueux d’une baisse des impôts directs et même indirects, suivie par une augmentation de la consommation et des investissements, elle-même suivie par une baisse du chômage, se déroule sous leurs yeux. En avril, le chômage américain est tombé sous la barre des 4%, renouant avec un niveau d’emploi qui n’avait pas été atteint depuis l’an 2000. Bien plus, les analystes économiques tablent à présent, pour 2018, sur le plus faible taux de chômage de ces 48 dernières années !

Le chômage a dégringolé dans la population noire

Oui, mais cette baisse du chômage ne profite qu’à la population « WASP » (anglo-saxons blancs et protestants) à haut niveau d’éducation, nous soutenaient, il y a quelques mois encore, les éternels contempteurs de l’Amérique nationaliste.

C’est une idée fausse, sont à présent obligés de constater les économistes. Ce sont de purs préjugés de gauche. Car les statistiques américaines, qui intègrent des critères raciaux (ce qui serait interdit en France, où les races n’existent pas, comme chacun sait) nous indiquent que dans la population noire, le chômage a dégringolé à 6,6%. Le taux reste certes supérieur à celui de la moyenne de la population américaine, mais il est le plus faible jamais enregistré depuis qu’il y a des statistiques aux Etats-Unis ! Autrement dit, la baisse des impôts des Américains riches et aisés (majoritairement blancs et constituant le noyau historique des Américains) ruisselle bien sur toute la population et apparemment d’abord sur les moins bien lotis, que l’on peut supposer être les noirs américains (même si les écarts se réduisent constamment entre catégories raciales).

Les éternels grincheux nous disaient : « oui certes, le chômage baisse, mais au profit de la précarité, au profit des contrats à durée déterminée et des petits boulots à temps partiel. » Faux, là aussi ! En proportion il n’y a jamais eu aussi peu de contrats à temps partiel ! Les contrats à plein temps et non précaires représentent environ 92% des emplois américains … [...]"

Posté le 16 mai 2018 à 13h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

11 mai 2018

A droite, les enjeux culturels (immigration, racisme, sexisme...) jouent un rôle largement supérieur aux enjeux économiques

Capture d’écran 2018-05-11 à 07.50.44Le chercheur Matt Grossmann a compilé toutes les études sur l'élection de Donald Trump en 2016, avec une conclusion majeure : les enjeux culturels (immigration, racisme, sexisme...) ont joué un rôle majeur - largement supérieur aux enjeux économiques.

Ce qui rejoint pleinement les conclusions des recherches sur le vote en faveur de la droite radicale européenne (et notamment du FN), qui montrent que c'est avant tout le fait d'être hostile à l'immigration qui conduit à ce vote, et pas du tout le déclin économique et social. (via)

Posté le 11 mai 2018 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

10 mai 2018

Iran : Mais que veut Trump finalement ?

D'Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Unknown-14"Trump ose tout, et c’est à ça qu’on le reconnaît. Sept pays ont signé, en 2015, un accord empêchant l’Iran de poursuivre ses recherches nucléaires, en échange d’une levée des sanctions économiques. Le monde entier, excepté Israël, s’en est réjoui. En Iran, le clan des durs était furieux et Rohani, qui veut ouvrir son pays, en était sorti conforté.

Mais tout cela a été balayé par le président américain qui a donc annoncé, le 8 mai, avec quatre jours d’avance sur la date prévue, que les États-Unis se retiraient de l’accord. Israël a bruyamment applaudi, le reste du monde est consterné.

Que va-t-il se passer maintenant ?

L’Iran a réagi avec modération, indiquant qu’il allait consulter les autres signataires afin de savoir si l’accord tenait toujours ou s’il était caduc. Mais il est certain que la position de Rohani est fragilisée. Coincé entre une partie de la population qui ne supporte plus le régime des mollahs et une autre partie, plus religieuse, qui lui reproche d’avoir fait confiance à l’Amérique, il va connaître des heures difficiles.

Pour la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, c’est une déconvenue. Jusqu’au bout, les trois puissances se sont relayées pour faire fléchir Trump. En pure perte. Emmanuel Macron connaît là son premier échec diplomatique, qui est d’autant plus cuisant que ce qu’il croyait être « d’excellentes relations personnelles » avec Trump ne pesaient finalement pas lourd face à la réalité. Les démonstratives embrassades et accolades n’ont servi à rien : c’est comme ça qu’on apprend le métier. Diplomatie et sentiments ne font pas bon ménage et Macron va devoir comprendre que le charme ne sert à rien lorsqu’on parle à la première puissance mondiale.

Mais que veut Trump finalement ?

C’est simple : un changement de régime en Iran. En sortant de l’accord et en annonçant de probables nouvelles sanctions contre l’État chiite, Trump espère aggraver la situation économique et susciter l’exaspération de sa population contre le régime. Au-delà du cynisme, vieille marque de fabrique américaine, ce calcul semble bien aléatoire. Rien ne dit que la population se soulèvera et, si c’était le cas, les dizaines de milliers de Gardiens de la révolution ne se laisseront pas faire. Cela risque de tourner à un bain de sang stérile, permettant aux durs de renforcer leur pouvoir.

Les Américains ont l’habitude d’embraser l’Orient, mais avec des succès très relatifs. Ils ont détruit l’Irak en renversant un dictateur sunnite mais laïque pour donner le pouvoir à des chiites alliés aujourd’hui à l’Iran… Ils ont soutenu des islamistes syriens, accélérant l’intervention russe qui a sauvé le régime alaouite, allié de l’Iran. Ils entretiennent une armée kurde en Syrie, se fâchant de ce fait avec la Turquie, qui s’est alors rapprochée de Moscou.

Tout cela n’est guère brillant.

En attendant, la tension est montée d’un cran dans toute la région et il faudrait peu de choses pour un embrasement général.

Poutine, lui, ne dit rien et, comme toujours, prendra son temps pour agir… ou pas."

Posté le 10 mai 2018 à 19h27 par Michel Janva | Lien permanent

Accord sur le nucléaire iranien : les méthodes de Donald Trump

Analyse de Frédéric Pichon :

Posté le 10 mai 2018 à 11h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

09 mai 2018

Révolution anti-pornographie aux Etats-Unis

Capture d’écran 2018-05-08 à 15.57.51Voilà une vidéo bien conçue, réalisé par Fight The New Drug, mouvement contre la pornographie qui se développe aux Etats-Unis. C'est en anglais mais vous pouvez avoir le sous-titrage en français en cherchant dans les paramètres (en revanche il existe une version française de leur site) :

Posté le 9 mai 2018 à 08h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

08 mai 2018

Scandale sexuel : nouveau coup dur pour les opposants à Donald Trump

Le New Yorker révèle que 4 femmes accusent l'Attorney General de New York Eric Schneiderman d'agressions sexuelles. Éric Schneiderman était en quelque sorte le ministre de la justice de l'Etat de New York. C'est un démocrate et un fervent partisan d'Obama. Schneiderman a démissionné.

Comme anticipé par Trump lui-même il y a près de 5 ans, Schneiderman termine finalement sa carrière comme Spitzer ou Weiner. 

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Le représentant Anthony Weiner, élu démocrate de l'Etat de New York, avait été impliqué à 2 reprises dans un scandale sexuel. Sa carrière politique est terminée. Le gouverneur démocrate de New York Eliot Spitzer, qui avait reconnu avoir eu recours à des prostituées, avait démissionné en 2008.

Eric Schneiderman était, depuis l'élection de Donald Trump, l'un de ses opposants les plus actifs au sein de l'institution judiciaire américaine. Il a engagé de nombreuses actions en justice pour contrecarrer des mesures de l'administration Trump, notamment sur le climat, l'immigration ou la neutralité du net.

Posté le 8 mai 2018 à 15h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Israël fait pression pour que Trump dénonce l'accord sur le nucléaire iranien

D'Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Unknown-6"C’est le grand feuilleton que Donald Trump savoure depuis longtemps. Déjà, pendant sa campagne électorale, le futur président n’avait pas de mots assez durs pour dénoncer cet accord, « le pire » que l’Amérique ait signé. Il est vrai qu’avec lui, le pire est souvent atteint. Depuis son élection, le discours a certes connu des variations, mais la tendance générale est à la dénonciation et donc au retrait américain de ce traité qui fut signé par les cinq membres du Conseil de sécurité de l’ONU, plus l’Allemagne et l’Iran.

Appelé JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action), il avait été très complexe à mettre en œuvre. La France y était opposée malgré les pressions des milieux d’affaires qui rêvaient de s’implanter en Iran. Laurent Fabius, fit tout pour faire capoter les négociations. Israël également. Mais l’habileté de Lavrov, la détermination d’Obama et les concessions iraniennes aboutirent à une signature en juillet 2015.

Les fréquentes envolées de Trump sur le sujet laissaient penser que l’affaire était entendue et que le retrait américain était certain, comme pour le traité sur le climat. Mais la détermination européenne (on croit rêver en accolant ces mots) a fini par peser sur l’obstination de Trump. La France et l’Allemagne lui ont rappelé qu’un accord, même imparfait, était préférable à l’absence d’accord. Macron a donc proposé de le renégocier pour y inclure des discussions sur les missiles balistiques et sur la présence iranienne en Syrie.

Les Russes ont doctement rappelé que l’accord était signé et qu’il n’y avait pas de raisons de revenir dessus. Quant aux Iraniens, furieux, ils déclarent qu’aucune nouvelle négociation n’aura lieu. Mais, en réalité, ils sont très inquiets et voient s’éloigner les levées définitives des sanctions qui empêchent le décollage économique du pays.

Israël, est à nouveau entré en scène. Tout en rappelant, comme d’habitude, que sa sécurité était en jeu, Benjamin Netanyahu a affirmé que l’Iran violait l’accord de 2015 et qu’il avait des preuves. Mais, comme pour l’attaque chimique en Syrie, on les attend toujours. Personne ne l’a cru, et son mensonge a été finalement contre-productif.

C’est le 12 mai que Trump annoncera sa décision. En attendant, il jubile : « Personne ne sait ce que je vais faire le 12 mai. Je pense que nous aurons une super occasion de faire un bien plus gros accord, peut-être. » Voilà qui n’est pas limpide, mais rappelons-nous que Trump a ses propres règles du jeu. En attendant le 12 mai, l’Iran ne se fait guère d’illusions et le Président Rohani s’est permis une sortie étonnante. A la télévision iranienne, il a ainsi interpellé Trump: « Vous n’avez aucune expérience en matière de traités internationaux. Comment un marchand, un constructeur de tours, peut-il émettre des jugements sur les affaires internationales ? ». Espérons que la raison l’emportera chez Trump et que l’on évitera le saut vers l’inconnu."

Posté le 8 mai 2018 à 09h08 par Michel Janva | Lien permanent

07 mai 2018

Il se réveille juste avant d'être débranché

Trenton Mckinley, un jeune américain de l’Etat d’Alabama, s'est réveillé miraculeusement alors que sa mort cérébrale avait été déclarée.

Le jeune garçon de 13 ans a été victime d’un grave accident il y a deux mois. La remorque tirée par un buggy dans laquelle il était installé s’était renversée après un coup de frein brutal. Il a  heurté le béton et la remorque a atterri sur sa tête.

Lorsqu’il s’est réveillé à l’hôpital, ses parents avaient déjà signé des documents pour faire don de ses organes à cinq enfants malades en attente de donneurs. Sa mère explique :

« [Les médecins] ont dit que la prochaine fois que son cœur s’arrêterait, ils devraient le laisser mourir… C’était un [samedi]… et que je pourrais signer un papier pour faire don de ses organes pour sauver cinq autres enfants ».

Mais contre toutes attentes, Trenton s’est réveillé avant qu’il ne soit débranché. L’une de ses mains a bougé suivie de ses pieds. Ses iris ont repris leur couleur verte.

Le jeune garçon continue de souffrir de douleurs nerveuses et a des crises tous les jours, mais il garde une attitude positive et se rétablit à la maison.

Trenton a déclaré qu’il avait eu le sentiment d’être au paradis lorsqu’il était inconscient.

« J’étais dans un champ immense et marchais droit devant moi. Il n’y a pas d’autre explication que Dieu, même les médecins l’ont dit ».

Posté le 7 mai 2018 à 12h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

03 mai 2018

Etats-Unis : l'avortement quasiment interdit dans l'Iowa

AYixg5F6_400x400Mercredi 2 mai, l'État de l'Iowa a voté une loi particulièrement contraignante sur l'avortement. A l'exception des femmes victimes de viol ou d'inceste, l'avortement est désormais interdit, à partir du moment où les battements du cœur du fœtus sont détectés, soit vers la sixième semaine de grossesse.

Le texte doit encore être promulgué par la gouverneure de l'Iowa, Kim Reynolds (photo), républicaine et pro-vie.

Posté le 3 mai 2018 à 22h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

30 avril 2018

Des religieuses pour la vie naissante

Dans La Nef du mois de mai, Christophe Geoffroy a interrogé Sœur Maria Emmanuel, membre des Sisters of Life (les Sœurs de la Vie), fondées en 1991 à New York par le cardinal John O’Connor. Leur charisme est de protéger et renforcer le caractère sacré de toute vie humaine. Extrait :

039"Mgr John O’Connor [...] a essayé de comprendre pourquoi des décennies d’efforts déployés par tant d’âmes dévouées du mouvement pro-vie n’ont pas réussi à produire les résultats escomptés. Il méditait sur ce passage des Évangiles : « Ce genre de démon ne peut être chassé que par la prière et le jeûne » (Mc 9, 29). Ceci l’a inspiré pour écrire un article dans le journal diocésain intitulé, « Nous demandons de l’aide : des Sœurs de la Vie », où il espérait qu’une communauté religieuse ayant pour charisme de protéger la vie humaine puisse se fonder. À sa grande surprise, il a reçu de nombreuses lettres de femmes intéressées à rejoindre cette communauté encore inexistante. C’est ainsi que les Sœurs de la Vie sont nées le 1er juin 1991.

Quelle est la vocation des Sœurs de la Vie et quelles activités avez-vous concrètement en faveur de la Vie ?

Comme l’a dit notre fondateur, « que feront les Sœurs de la Vie ? Elles vont aimer. Elles vont aimer. Elles vont aimer. » Le cœur de notre vie est une relation d’amour avec la Sainte Trinité, cultivée par la prière. Une Sœur de la Vie veut être comme Notre Dame, qui a conçu Jésus et s’est empressée d’aider sa cousine Élisabeth. De même, la vie de Dieu dans nos âmes nous pousse à aller à la hâte pour servir ceux qui sont dans le besoin, en proclamant le caractère sacré de leur vie.

Nous faisons cela en accompagnant les femmes enceintes vulnérables, y compris certaines qui demeurent avec nous, car elles vivent côte à côte avec les sœurs dans un cadre spirituel. Nous apportons aussi le message de l’amour de Dieu par notre ministère de retraite spirituelle et par la sensibilisation des jeunes. « Allez, ramassez les morceaux de peur qu’ils ne se perdent » (Jn 6, 12). Par ces paroles, le cardinal O’Connor dirigea également les Sœurs de la Vie vers un ministère de réconciliation et de respect pour les femmes et les hommes qui souffrent à la suite de la tragédie de l’avortement. Enfin, les Sœurs voyagent pour donner des conférences sur la beauté de la vie humaine et de l’amour. L’apostolat de la prière d’intercession est la plus récente expression de notre charisme pour la vie.

Où êtes-vous présentes et avez-vous des projets de développements, avez-vous les vocations pour cela ?

Il y a actuellement un peu plus de 100 sœurs dans la communauté, avec des couvents à New York, dans le Connecticut et, depuis deux ans, en Pennsylvanie, au Colorado et à Washington DC. Nous avons aussi un couvent à Toronto, au Canada. Au cours des dernières années, nous avons reçu un nombre régulier de vocations d’outre-mer : d’Irlande, d’Espagne et d’Océanie, en plus de nos sœurs américaines et canadiennes. Nous attendons notre première vocation française ! Dieu sait où nous serons dans le futur, mais le monde est plein de possibilités ! [...]

Qu’est-ce qui finalement joue le plus pour persuader ces femmes de ne pas avorter ?

Le cardinal O’Connor dirait à nos sœurs : « C’est la peur qui nous pousse à choisir la mort plutôt que la vie. » Une femme tentée d’avorter et ceux qui l’y incitent sont poussés par la peur. Nous nous efforçons d’expliquer les nombreuses raisons d’espérer, raisons à la fois pratiques et enracinées dans la foi, afin que la confiance et l’espérance puissent remplacer la peur. Nous la soutenons dans la prière ; parce que c’est finalement quand cette femme suit la grâce de Dieu et la vérité écrite dans son cœur, qu’elle est capable de surmonter ses peurs et de choisir la vie. [...]"

Posté le 30 avril 2018 à 18h25 par Michel Janva | Lien permanent

26 avril 2018

Création d’un monument « en mémoire des victimes de l’avortement »

Vous l'avez deviné, ce n'est pas en France mais dans l'Etat du Tennessee :

Unknown-12"Après la Chambre de l’Etat du Tennessee, c’est au tour du Sénat d’approuver, à vingt-trois voix pour et trois contre, la création d’un monument « en mémoire des victimes de l’avortement ».

Si le gouverneur approuve le texte, le monument, qui ne sera pas financé par des fonds publics et dont la taille n’a pas été spécifiée, sera installé sur un terrain situé à Nashville. Il est non seulement dédié aux enfants non-nés, mais aussi aux « femmes contraintes à l'avortement », aux « pères qui ne peuvent pas protéger leur enfant à naître », aux « frères et sœurs qui perdent un frère et une sœur » et à « la société dans son ensemble qui devient grossière parce que la vie est dépréciée», comme l’a expliqué le républicain Bill Dunn.

Ce dernier a comparé le futur monument à celui qui a été érigé au capitole en mémoire des victimes de la Shoah et de l'esclavage, un même « type d'inhumanité ». Selon lui, « ces deux monuments déjà installés reconnaissent que des atrocités ont eu lieu parce que des êtres humains ont été traités comme moins qu'humains. Dans les deux cas, les vulnérables et les sans-défenses ont été soumis à la volonté des puissants »."

Posté le 26 avril 2018 à 23h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

25 avril 2018

Allégorie de la politique étrangère française

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Merci à JP.

Posté le 25 avril 2018 à 14h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (27)

18 avril 2018

Projet de loi sécessionniste en Caroline du Sud

D'Alain Sanders dans Présent :

Unknown-19"Les élus républicains de Caroline du Sud ont présenté un projet de loi qui donnerait à cet Etat la possibilité de se séparer – osons le mot : de faire sécession – des Etats-Unis si Washington violait le Second Amendement de la Constitution. En saisissant, par exemple, des armes légalement achetées et donc légalement détenues.

Ce projet de loi, soumis au Comité judiciaire de l’Etat de Caroline du Sud, a sans doute peu de chances d’être ratifié. Il n’empêche que c’est un message fort au gouvernement fédéral, alors que l’on assiste à une campagne hystérique contre les armes à feu.

Naguère, en 1835, alors que les Mexicains prétendaient confisquer à la petite ville de Gonzales, Texas, son canon, les Texans leur répondirent : « Come and take it ! » (« Venez le prendre ! »). Les Mexicains s’y essayèrent. A leurs dépens. Plus tard, en 1861, le Texas sera un des fers de lance de la Confédération. Et, pour y séjourner régulièrement, j’ai cru comprendre que la méfiance – pour ne pas parler de tentation sécessionniste là aussi – à l’égard de Washington reste prégnante.

En ce qui concerne la Caroline du Sud, on rappellera qu’elle fut la toute première – « La première et toute seule », comme on le dit fièrement sur place – à faire sécession le 20 décembre 1860. Et ce fut elle, encore, qui passa à l’action le 12 avril 1861. Ce jour-là, à quatre heures trente du matin, les canons de Charleston ouvraient le feu sur Fort Sumter occupé par les troupes yankees. [...]"

Posté le 18 avril 2018 à 13h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

17 avril 2018

Les aventures de Jupiter au Levant, quelques analyses

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Les commentaires des médias et analystes alternatifs sont très nombreux. Nous n'en avons pas fait une revue intégrale, évidemment, mais nous avons au passage repéré:

Nous vous livrons en totalité l'analyse à chaud, et les hypothèses du Général (2S) Delawarde, recueillies par Breizh-info. Pour ce qui est des versions officielles de cette mauvaise opération de COM (il parait qu'ils appellent ça "strategic communication", on cherche en vain à dinstinguer la stratégie...), vous n'avez qu'à consulter n'importe quel média aux ordres et vous y trouverez l'argumentaire indigent de rigueur...

Le général (2S) Dominique Delawarde a bien voulu livrer pour les lecteurs de Breizh-info son analyse  «à chaud» des résultats et des conséquences des frappes opérées en Syrie par les USA, la France et le Royaume uni. « Cette analyse, prévient-il, s’extrait volontairement des communiqués officiels des trois pays coalisés USA-UK-FR, dont on peut penser qu’ils ne sont pas totalement objectifs. Elle devra être affinée dans les prochains jours, voire les prochaines semaines. »

Examinons les faits.

Deux versions de la frappe et de ses résultats ont été diffusées:

La version russe :

Le ministère de la Défense russe dit avoir détecté 103 missiles air-sol ou de croisière dont 71 auraient été interceptés par la défense anti aérienne-syrienne.

La défense anti aérienne russe n’est pas intervenue (ce que confirment les trois pays agresseurs).

L’état-major russe donne la liste des cibles suivantes avec le nombre de missiles tirés et interceptés.

– 4 missiles auraient visé la zone de l’aéroport international de Damas : tous interceptés

– 12 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Al-Dumayr: tous interceptés

– 18 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Baly: tous interceptés

– 12 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Shayarat : tous interceptés

– 9 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Mezzeh : 5 interceptés

-16 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Homs : 13 interceptés

– 30 missiles auraient visé diverses cibles dans les zones de Barzah et de Jaramani : 7 interceptés

Cette version russe appelle six observations :

1 – 2 missiles détectés au départ se seraient perdus en route…

2 – Le nombre de missiles interceptés dans toutes les zones aéroportuaires fortement équipées en défense sol air syrienne serait impressionnant. Ce serait même une première dans l’histoire de la défense anti-aérienne. Un tel résultat de 70 % de missiles interceptés impliquerait évidemment que cette défense ait bénéficié d’un soutien russe en matière de renseignement (data tracking), voire de guerre électronique, sans que les Russes n’aient eu à tirer un seul missile (ce qui est confirmé par le trio USA, UK, France). Il faut savoir que les missiles de croisière guidés par GPS sur la majeure partie du vol, passe sur un système interne en phase finale et deviennent vulnérables au système de guerre électronique russe. Ce système permet de ralentir la vitesse du missile considérablement et en fait une proie facile pour la défense antiaérienne.

3 – Si le résultat donné dans la version russe est le bon (70 % de missiles interceptés), les résultats de cette frappe sont tout simplement catastrophiques pour les trois agresseurs car cela signifie qu’avec intervention des S400 russes, aucun missile US-UK-FR, si intelligent et moderne soit-il, n’aurait atteint sa cible et que la plupart n’aurait même jamais atteint le territoire syrien.

4 – Le fait que la Russie n’ait pas activé sa défense antiaérienne pour détruire au plus loin, et peu après leur départ, les missiles tirés vers la Syrie signifie, sans le moindre doute, que la Russie avait été prévenue de la frappe et/ou qu’elle avait reçu des assurances qu’aucune de ses installations ne seraient visées. Sans doute avait-elle même reçu la liste des cibles pour évacuer d’éventuels soldats russes qui se seraient trouvés à proximité, les occidentaux souhaitant, à tout prix éviter un engrenage.

5 – Le fait, confirmé par les occidentaux, qu’il n’y ait eu aucune victime, montre à l’évidence que Bachar, lui aussi, a pu faire évacuer toutes les personnes menacées très en dehors du cercle d’efficacité des missiles. Il était donc, lui aussi, prévenu. Si les zones visées étaient vraiment sensibles (entrepôts chimiques selon la version occidentale), elles étaient forcément gardées jour et nuit dans un pays en guerre. Si aucune perte humaine n’est à déplorer, il n’y a que deux solutions : soit ces zones n’étaient pas sensibles et il n’y avait personne pour les garder (simple hangar de ferme ou installation désaffectée depuis longtemps (version russe) rebaptisé dépôt chimique par les occidentaux pour les besoins de la frappe) soit le personnel de garde avait été évacué sur préavis.

6 – Un autre fait troublant qui amène à s’interroger, est le constat que dès le lendemain, quelques heures après la frappe sur les «présumés dépôts chimiques» détruits, des civils curieux, venus aux nouvelles, se déplaçaient sans le moindre effet de protection et ne semblaient pas, le moins du monde, inquiets ou indisposés… Cela donne une idée de la dangerosité des produits chimiques présumés, forcément disséminés par les frappes…

2ème version: celle du Pentagone donnée en conférence de presse

Les forces US et alliées auraient tiré 105 missiles sur les installations présumées contenir des armes chimiques de l’armée syrienne. (Ce chiffre est quasiment le même que les 103 détectés par les russes). Les moyens suivants auraient été utilisés :

  • Le USS Monterey CG61 a tiré 30 missiles Tomahawk à partir de la mer rouge.
  • Le USS Laboon DDG58 a lancé 7 missiles Tomahawk à partir de la mer rouge.
  • Le USS Higgins DDG76 a lancé 23 missiles Tomahawk à partir du Golfe Persique.
  • Le USS John Warner SSN785 a lancé 6 missiles Tomahawk à partir de la Méditerranée.
  • La frégate française LANGUEDOC a lancé 3 missiles navals mer-sol SCALP EG à partir de la Méditerranée.
  • Les bombardiers stratégiques B-1B ont lancé 19 missiles de croisière air-sol AGM-158 JASSM.
  • Les chasseurs britanniques Typhoon and Tornado ont lancé 8 missiles de croisière air-sol Storm Shadow/SCALP EG .
  • Les 5 Rafales et 4 Mirages français ont lancé 9 missiles de croisière air-sol StormShadow/SCALP EG.

Selon le Pentagone, l’attaque n’aurait visé que trois cibles:

  • 76 missiles – sur le Centre de recherche et de développement de Barzah
  • 22 missiles – sur le site de stockage de Him Shinshar
  • 7 missiles – “sur le bunker de stockage d’armes chimiques de Him Shinshar

Bien sûr, selon le Pentagone et les états-majors français et britanniques, tous les missiles auraient atteints leur cible… et aucun n’aurait été intercepté (normal pour des missiles intelligents…). A l’appui de leurs affirmations, les Américains ont montré des photos «satellite» dans le cadre d’un «Battle Damage Assessment» (Estimation des dommages après frappe). En décembre 98, lors de l’opération Desert Fox, les Américains avaient frappé l’Irak et fourni ce type de photos «satellite». Notre satellite français très précis avait donné des résultats très différents des leurs… Ils avaient été surpris de notre savoir faire qui les prenait en flagrant délit de mensonge. Si la partie moyens engagés – nombre de missiles tirés est très probablement juste, et confirmée par les Russes, la partie cibles visées – résultats des tirs paraît peu crédible pour les raisons suivantes :

Le centre de Barzah sensé avoir été frappé par 76 missiles n’est que très partiellement détruit ainsi qu’en atteste les photos prises au sol sur le site. Avec 76 missiles sur une aussi petite emprise, il aurait dû être pulvérisé, il n’en est rien. Rappelons que les Russes disent de ce centre qu’il était désaffecté depuis plusieurs années, ce qui expliquerait l’absence de victimes civiles : affirmation que j’ai personnellement tendance à croire. (NDPC, voir donc, à ce sujet, l'analyse en anglais que nous répertorions plus haut)

Il est possible que la coalition cherche à dissimuler d’éventuels échecs de frappes sur les aéroports militaires en limitant les objectifs aux trois installations qui ont été touchées par quelques missiles. On peut ainsi affirmer que «tous les objectifs ont été touchés».

Cette coalition à trois a trop menti au cours des années précédentes pour pouvoir être crédible aujourd’hui (Timisoara, couveuse du Koweït, armes de destruction massives de Saddam, Goutha 2013, affaire Skripal, Goutha avril 2018). Je me souviens personnellement des mensonges quotidiens de Mr Jamie Shea, porte parole de l’OTAN, sur les fausses pertes Serbes au Kosovo de mars à mai 1999. L’Otan déclarait plus de 800 matériels majeurs détruits au 78 ème jour de bombardement. En réalité, le comptage effectué après le cessez le feu faisait état d’une petite trentaine… Tous les MIG déclarés détruits à Pritina au premier jour de la guerre (une vingtaine) sont sortis des souterrains et ont décollé tranquillement en direction de Belgrade au moment du cessez le feu…*

A chacun, bien sûr, de se faire son idée sur ces frappes. On peut toutefois noter un certain nombre de faits qui ne seront pas sans conséquences pour l’avenir :

1 – Cette frappe n’a pas affecté les forces armées syriennes qui s’en sortent intactes et vont pouvoir poursuivre la reconquête du territoire national dans les prochaines semaines. Mieux Bachar el Assad sort probablement grandi de cette affaire aux yeux d’une forte majorité de son peuple. Il restera l’homme qui a résisté sans faiblir à une coalition USA-UK-FR, ce qui n’est pas rien. Si élection il devait y avoir demain, il les remporterait sans coup férir avec des taux d’adhésion bien supérieur à ceux obtenus par Trump, May et Macron dans leurs pays respectifs.

2 – Parce que les 3 pays USA-UK-FR sont sensés avoir détruits les stocks d’armements chimiques présumés et le centre de fabrication lui aussi présumé, il va être difficile de monter une nouvelle accusation d’attaque au gaz dans les mois qui viennent.

3 – Les 3 coalisés n’ont pas pris le risque de s’attaquer à la Russie ni à l’Iran alors que ceux-ci étaient clairement désignés comme coresponsables de la «présumée attaque chimique». C’est un aveu de faiblesse. Ils ont montré par là qu’ils craignaient ces deux gros morceaux et préféraient s’en prendre au plus faible : la Syrie, ce qui ne les grandit pas.

4 – Comme il a été dit précédemment Trump a probablement fait un deal avec Poutine pour qu’il n’intervienne pas dans une frappe qui lui permettrait de sauver la face et de redorer son blason à quelques mois des élections de mi mandat. En échange, il a dû promettre de ne pas faire trop de dégâts et lui garantir qu’aucun soldat russe ne perdrait la vie. Mission accomplie. Les médias US vont pouvoir s’occuper pendant un certain temps de ces frappes dont le résultat militaire est pourtant dérisoire.

5 – Pour la première fois depuis 1945, la France est sortie de la légalité internationale en s’affranchissant du feu vert de l’ONU. Son image, comme celle de l’ONU d’ailleurs, n’en sortira pas nécessairement grandie…Lire à cet égard l’article paru sur le site Les crises» : «L’évaluation nationale» présentée par le gouvernement pour justifier les frappes est un document manifestement rédigé par un communicant et non par un organisme de renseignement. Il n’a strictement aucune valeur, comme celui de 2013 d’ailleurs. Notre ministre des Affaire étrangère fait dans le mauvais Colin Powell (et sa poudre de Perlin Pinpin) en présentant ce genre de document.

6 – Suite à ces frappes aériennes, les Russes disent envisager d’équiper l’armée syrienne en S300 pour lui permettre de se défendre encore mieux en cas de prochaine attaque. Ceci posera un vrai problème à ses adversaires potentiels, surtout lorsqu’elle aura terminé sa reconquête de l’Ouest syrien et qu’elle passera à l’Est de l’Euphrate.

7- Enfin et surtout, si la version russe de ces frappes était exacte, et elle pourrait fort bien l’être, l’OTAN aurait désormais un sérieux problème à résoudre car cela signifierait que la Russie est désormais capable de réduire à néant toute tentative de frappes occidentales du type de celle qui vient d’être conduite par les trois plus grandes puissances de l’OTAN agissant en coalition.

Il n’aura enfin échappé à personne que ces douze petits missiles que nous avons lancé sur des installations probablement désaffectées (pour ne fâcher personne) permettent de redorer à moindre frais (20 millions d’euros si l’on compte les missiles et les vols) l’image d’un président écornée par des difficultés d’ordre social (Notre-Dame-des-Landes, grèves à la SNCF, révoltes étudiantes).

Général (2S) Dominique DELAWARDE

 

Posté le 17 avril 2018 à 10h14 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (13)


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