15 septembre 2014

Obama tacle François Hollande

Interrogé le 13 septembre dans le New York Times, Barack Obama explique sa stratégie pour combattre l'État islamique. A propos des rançons demandées par les terroristes, le président américain déclare :

«Le président français, François Hollande, dit que son pays ne paye pas de rançons aux terroristes, alors qu'en réalité, il le fait.»

À l'opposé, les États-Unis ne payent pas de rançon ce qui fait que les ressortissants américains sont moins fréquemment pris en otages. La famille de James Foley, le premier otage exécuté par les islamistes de l'EI, a récemment accusé l'Administration américaine de les avoir dissuadés de payer une rançon.

Posté le 15 septembre 2014 à 07h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

13 septembre 2014

Etats-Unis contre Etat islamique : l'impasse stratégique

Selon Thomas Flichy de La Neuville, professeur à l'Ecole Spéciale Militaire de St Cyr :

"L’État islamique se présente comme une structure eschatologique dans l’islamisme : les sujets du calife sont les annonciateurs du Jugement. Prétendre comme John Kerry que l’État islamique n’a rien de religieux n’a aucun sens. La technostructure de l’État américain veut croire, pour des raisons médiatiques, que le califat est une simple organisation criminelle. Sa dimension politique (la prétention à l’hégémonie califale) et religieuse (l’affirmation qu’il est la réalisation eschatologique de l’islam) est totalement occultée.

Malgré leurs ressemblances et des passerelles de recrutement entre eux, l'État islamique et Al-Qaïda sont concurrents. Ils se présentent comme deux faux jumeaux en compétition, ce qui explique la surenchère dans une barbarie légitimatrice. La stratégie de communication de l'État islamique vise à prôner la violence absolue pour éliminer tout concurrent plus radical. Mais cette structure associant des groupes très variés, elle ne se maintient que par une vague sujétion au calife Abû Bakr al-Baghdâdî. Sur le terrain, chacun de ses groupes est autonome et veut prouver sa détermination et son respect plus intacts que les autres aux règles du djihad compilés au IXe siècle dans les hadiths du Prophète. [...]

[L]es États-Unis ont dû trouver dans la précipitation une solution de compromis qui consiste à combattre aux côtés des wahhabites saoudiens tant décriés depuis 2001, et même avec les membres les moins compromis d'Al-Qaïda contre l'État islamique : jouer l'islamisme contre l'islamisme. Selon toute vraisemblance, les États-Unis se sont mis dans une posture de guerre par procuration.

Mais cette solution de compromis ne peut faire triompher qu’une forme d’islamisme contre une autre. Négligeant les leçons du passé, les États-Unis entraînent le monde, et la France, dans une impasse stratégique à moyen terme, dont le Moyen-Orient ressortira brisé et la réputation de l’Occident un peu plus salie. Seule la Russie pourra dans dix ans affirmer qu’elle avait depuis longtemps prévu la catastrophe."

Posté le 13 septembre 2014 à 14h32 par Michel Janva | Lien permanent

11 septembre 2014

Obama a clairement annoncé qu’il frapperait en Syrie s’il le fallait

Dans son discours de 15 minutes prononcé hier soir, Barack Obama a annoncé qu’il frapperait en Syrie s’il le fallait, et qu’il demandait par la même occasion au congrès de voter un renforcement des aides aux rebelles modérés (source).

"Donc pour combattre l’Etat Islamique le plan consiste à renforcer et armer un peu plus l’opposition au seul gouvernement qui arrive à lui tenir tête. Armement qui, soit dit en passant, termine régulièrement entre les mains des membres de l’Etat Islamique comme plusieurs rapports internationaux l’ont démontré récemment.

Pour arriver à éliminer les djihadistes Obama compte également couper les finances de ces derniers. Comment ? Cela n’est pas précisé et on ne voit pas comment il compte faire plier les riches mécènes du Golfe pour ne parler que de cela.

Pour en finir avec ces monstres qui n’ont rien à voir avec l’Islam pour reprendre ses propres mots, il compte sur une puissante coalition internationale, sauf qu’avant même de voir le jour celle-ci se fissure déjà. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius ayant par exemple annoncé que si la France était prête à participer à des frappes aériennes en Irak, elle se refusait à le faire en Syrie (curieux revirement du ministre français mais bon).

Ce fut donc une déclaration creuse que celle d’hier. Creuse, sauf sur l’objectif bien réel de la lutte contre le régime syrien. C’est d’ailleurs ce que laissait déjà entendre mardi le ministre russe des Affaires étrangères en estimant que si l’Occident bombardait les miliciens de l’État islamique en Syrie sans consulter Damas, l’alliance atlantiste pourrait profiter de l’occasion pour lancer des frappes aériennes contre les forces du président Bachar Al-Assad. [...]

Jusqu’au conflit syrien, la Russie et l’Occident avaient été unanimes pour déclarer que le terrorisme ne pouvait être justifié « quel qu’en soit le motif ». Mais dans le cas de la Syrie, l’Occident, avait une « position différente, un double visage. » Ce n’est que lorsque le terrorisme, qui a pris naissance en Libye,  s’est propagé au Liban et en Irak, que les pays occidentaux ont réalisé qu’il était temps de régler ce problème [...]."

Posté le 11 septembre 2014 à 19h51 par Michel Janva | Lien permanent

Le laïcisme s'impose comme une charia

L’archevêque de Chicago, le cardinal Francis George, a écrit cette semaine dans son éditorial hebdomadaire du journal de son diocèse que les Etats-Unis ont désormais leur « religion d’Etat » : le laïcisme. Une religion qui s’impose parfois avec la même brutalité que « la charia ». Extrait de la traduction intégrale de Jeanne Smits :

"[...] Nager à contre-courant signifie limiter son propre accès aux positions de prestige et de pouvoir au sein de la société. Cela veut dire que ceux qui choisissent de vivre conformément à la foi catholique ne seront pas les bienvenus en tant que candidats politiques aux postes nationaux, qu’ils ne feront pas partie des conseils éditoriaux des grands journaux, qu’ils ne seront pas chez eux dans la plupart des facultés universitaires, qu’ils ne feront pas une belle carrière d’acteurs ou d’artistes. Ni eux, ni leurs enfants, qui seront également suspects. Dans la mesure où toutes les institutions publiques, peu importe qui les possède ou les fait fonctionner, seront agents du gouvernement et conformeront leurs activités aux exigences de la religion officielle, l’exercice de la médecine et du droit deviendra plus difficile pour les catholiques fidèles. Cela signifie déjà dans certains Etats que ceux qui ont des entreprises sont obligés de conformer leur activité à la religion officielle ou payer une amende, de même que les chrétiens et les juifs doivent payer une amende à cause de leur religion dans les pays gouvernés par la charia. [...]"

Posté le 11 septembre 2014 à 07h27 par Michel Janva | Lien permanent

09 septembre 2014

Elle pleure ses enfants avortés, mais ne regrette rien

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"La candidate démocrate au poste de gouverneur du Texas, Wendy Davis, raconte dans un livre de souvenirs paru cette semaine qu’elle a choisi d’avorter deux fois dans sa vie. Dans un cas, il s’agissait d’une grossesse ectopique menaçant directement sa vie : selon la méthode employée, il a pu ne pas être question d’un avortement, dans une situation où l’embryon ne peut se développer et où sa mort n’est pas recherchée. Mais dans l’autre, un « avortement médical » sur un enfant à naître affecté de graves malformations cérébrales, il s’agit bien de la mise à mort délibérée d’une petite fille à qui ses parents avaient d’ailleurs déjà donné un prénom : Tate Elise.

Cet avortement a été synonyme de souffrances profondes : une fois l’avortement consommé, Wendy Davis raconte avoir ressenti « une noirceur indescriptible ». « C’était un désespoir, une douleur profonde, une lourde vague qui m’écrasait, à croire que je ne referai plus jamais surface… Et lorsqu’enfin j’ai émergé, j’étais devenue quelqu’un de différent. Changée. Changée pour toujours » ajoute-t-elle.

Ce fut, dit-elle, une décision horrible à prendre. Avec celui qui était alors son mari – Davis a divorcé deux fois – elle a suivi par échographie la mise à mort de son bébé, voyant son cœur arrêter de battre au moment où le médecin le « faisait taire ». « C’était fini. Elle était partie. Notre bébé tant aimé était parti. »

Paradoxe : Wendy Davis est une partisane très active de l’avortement légal, et si elle raconte ce désespoir, cette souffrance qui atteste du traumatisme profond provoqué par un acte qui tue, c’est pour mieux se poser pour sa course électorale. Dans un Etat conservateur où surgissent régulièrement des initiatives politiques pour restreindre, voire interdire presque totalement l’accès à l’« interruption volontaire de grossesse », la candidate a voulu montrer que son parcours la rend apte à comprendre les difficultés des femmes puisqu’elle les a traversées. En deux mots : elle pleure ses enfants morts, mais ne regrette rien. [Lire la suite]"

Posté le 9 septembre 2014 à 17h02 par Michel Janva | Lien permanent

05 septembre 2014

Une manifestation pour la vente des BPC à la Russie

Lu ici.

"Soutenant la vente des deux frégates Mistral construites dans les chantiers navals de Saint-Nazaire à la Russie, le comité citoyen « Mistral, gagnons ! » organise le 7 septembre une manifestation contre le diktat américain qui impose de ne pas livrer les navires Mistral commandés par la Russie.

Les enjeux sont capitaux : l’emploi dans notre pays, la santé de notre industrie, la paix en Europe (les USA poussent clairement la France contre la Russie), la défense des intérêts Français, l’indépendance politique et la voix de la France dans le monde sont quelques-unes des raisons à manifester ce jour-là contre le pouvoir socialiste complice.

Souvent dans l’Histoire les révoltes citoyennes sont parties des marins toujours réactifs sur les questions sociales et internationales. La question des Mitral doit marquer le début de la libération de la France de cette vassalisation américaine devenue néfaste pour le pays.

Rendez-vous dimanche 7 septembre, à 13 heures, sur le Quai de Penhoet à Saint-Nazaire. Plus d’informations sur le site : www.mistralgagnons.fr "

Posté le 5 septembre 2014 à 14h20 par Paula Corbulon | Lien permanent

03 septembre 2014

Ukraine-Russie : Déclaration d'anciens du renseignement américain

Des anciens des services de renseignement américains ont envoyé à Angela Merkel un memorandum pour la prévenir de l'intoxication en cours contre la Russie. Ils ont envoyé ce texte juste avant le sommet de l'OTAN, qui doit se tenir demain et vendredi à Newport au Royaume-Uni. Source du texte.

Memorandum signé par Coleen Rowley pour Angela Markel : Prenez garde aux informations truquées au sujet de l’Ukraine – pensez Armes de destruction de masse

Ukraine et Otan

En tant que vétérans des services secrets américains, nous vous communiquons que l’accusation d’une “invasion” majeure de la part des Russes ne semble nullement fondée.

L’information est du même style douteux que celle divulguée il y a 12 ans, politiquement truquée, pour “justifier” les attaques américaines en Irak. Nous n’avions aucunement vu avec évidence d’armes de destruction massive en Irak à cette époque, et pas plus en Russie maintenant. L’administration d’Obama qui reproche l’invasion des Russes dévoile son peu de connaissance des faits d’histoire et de guerre. L’année dernière il en fallait de peu qu’une majeure attaque en Syrie soit lancée, une fois de plus à partir d’informations douteuses.

En raison de la proéminence croissante des informations d’apparence fiable mais en réalité fallacieuses, nous pensons que l’hostilité peut s’accentuer au delà des frontières ukrainiennes, mais que celles-ci peuvent être évitées, en fonction de la dose de scepticisme judicieux que les chefs européens apporteront au meeting de l’OTAN la semaine prochaine.

Expérience avec les fausses vérités

Nous avons une expérience considérable dans la collecte et l’analyse des photos satellites et autres types d’images; des photos peuvent être irremplaçables ou bien trompeuses. Les photos lâchées par l’Otan le 28 août ne fournissent qu’une piètre excuse pour accuser la Russie d’invasion. Malheureusement elles ressemblent fortement aux images montrées par Colin Powell aux Nations Unies le 5 février 2003, qui de même ne prouvaient rien. A l’époque nous avions instamment incité Bush à élargir le dialogue, affirmant que ces photos étaient loin de justifier une guerre et que les conséquences de celle-ci seraient désastreuses. Il s’en suit que la situation en Irak est aujourd’hui catastrophique.

Si la “preuve” la plus forte justifiant une invasion russe sont ces photos, il est de votre rôle de vous méfier, ce genre de procédés ne peuvent que paraître provocateurs pour la Russie.

La Russie avait fortement exposé son point de vue d’opposition à l’entrée de l’Ukraine dans l’Otan, craignant que cela divise le pays en deux et mène à des violences et à la guerre civile, obligeant la Russie à intervenir. Deux mois plus tard à Bucarest l’Otan annonça l’entrée de la Géorgie et de l’Ukraine dans l’Otan. Le premier ministre ukrainien, Yatsenyuk, le proclame haut et fort sur sa page facebook (il faut savoir que Yatsenyuk est l’élément favori choisi par Washington après le coup d’état à Kiev, on en a la confirmation dans une conversation téléphonique où l’assistant du Secrétaire d’Etat littéralement envoie l’Europe “se faire mettre”…)

L’ “invasion” russe arrive juste à point

L’idée commune répandue par Kiev était que les forces ukrainiennes écrasaient les fédéralistes dans le Sud de l’Ukraine, et avaient fait un bon coup de balayage. Cette représentation de l’offensive n’a en fait été fournie pratiquement que par des sources officielles du gouvernement.

Etrangement, au même moment le Président ordonna un regroupement et un changement de tactique d’offensive, “au vu des circonstances nouvelles”. Si ces circonstances sont positives, pourquoi un regroupement serait-il nécessaire? D’autres sources d’information sur le terrain annonçaient alors le succès militaire des fédéralistes, l’armée du gouvernement ayant subi de fortes pertes, dues à beaucoup d’inaptitude et un pauvre leadership.

Dix jours plus tard, l’armée étant encerclée et/ou en retraite, l’excuse toute prête était l’invasion russe. C’est précisément à ce moment là que les photos furent lâchées par l’Otan et que Michael Gordon du New York times (propagandiste qui avait soutenu férocement la guerre en Irak) proclamait “les Russes débarquent”.

Pas d’invasion – mais tout un tas d’aide de la part des russes

Les fédéralistes dans le Sud de l’Ukraine reçoivent sur place un soutien considérable, dû en partie aux attaques d’artilleries de l’Etat sur les zones majeures de population. Il est fort probable que la Russie ait fourni un puissant appui et des informations de terrain sur les batailles en cours, mais rien ne prouve que ce soutien incluait des tanks et de l’artillerie; notamment parce que les fédéralistes déployaient d’eux-mêmes de grandes compétences et un bon leadership. Mais s’ils faisaient appel à un soutien d’artillerie russe, celle-ci sera probablement déployée.

C’est précisément pour cette raison que la situation exige un effort concerté de cessez-le-feu, que pour l’instant Kiev a reporté. Il est important de dire au gouvernement ukrainien que l’entrée dans l’Otan n’est pas prévue, et que l’Otan n’a pas l’intention de financer une guerre contre la Russie, surtout pas avec l’aide de l’armée hétéroclite ukrainienne. Les autres membres de l’Otan ont besoin de l’entendre aussi.

Posté le 3 septembre 2014 à 14h14 par Le Salon Beige | Lien permanent

27 août 2014

L’activisme LGBT d’Obama

L’activisme LGBT d’Obama ne résout pas les conflits internationaux mais il promeut l’homosexualisme politique. Obama signa un décret interdisant la discrimination d’employés homosexuels et retirant la subvention aux organisations catholiques qui enseignent que les relations sexuelles sont réservées aux époux hétérosexuels.

1) Obama accumule les situations de conflit dans le monde et sa politique extérieure est inefficace. A la liste des conflits internationaux historiques qu’Obama n’a pas su résoudre, comme ceux de la Corée et de l’Afghanistan, s’ajoutent ceux dont il n’a pas pu freiner la violence. Nous citerons l’exemple de sa gestion de la situation en Ukraine, où les Etats Unis s’acharnèrent pour annihiler l’influence de la Russie dans ce territoire.

Si nous regardons l’actualité au Moyen Orient, la situation de guerre ouverte sans quartiers entre israéliens et palestiniens dans la Bande de Gaza affecte dramatiquement la population civile des deux côtés. « Rompre la spirale de la haine » serait la solution, mais Obama n’a pas précisément géré la crise avec succès.

La même chose se passe en Irak, où la situation vécue par les chrétiens alarme le Saint Siège. Tandis que le Pape François a insisté pour que les gouvernements interviennent dans ces conflits, le Président des Etats-Unis ne parvient pas à se positionner ; il s’est vu dans la nécessité de demander à l’Iran d’éviter toute mesure pouvant encourager les divisions sectaires et conduire à une guerre civile en Irak.

On ne peut pas dire non plus que l’administration d’Obama ait pu freiner le financement des groupes radicaux islamistes par les monarchies du Golfe, avec une Djihad qui répand son pouvoir sur le monde impunément.

Sans parler de l’incapacité d’Obama à éviter un bain de sang dans la guerre civile en Syrie, dont on ne parle quasiment plus dans les Médias : les forces du président Bassar Al Asad massacrent leurs opposants, et comme en Irak les chrétiens sont obligés de fuir pour ne pas être éliminés.

On ne peut pas dire non plus qu’il ait réussi à intervenir dans les conflits que connaît la Chine avec le Japon, la Corée ou les Philippines. De fait, les US sont restés à l’écart du contentieux, apportant un appui aux Japonais dans leur dispute territoriale pour les Iles Senkaku.

2) Pour en finir avec la discrimination, un décret injuste :

Avec tous ces échecs fracassants de politique internationale sur sa table, Obama a tout de même trouvé le temps de promouvoir l’homosexualisme politique. Avec en ligne de mire les élections législatives en novembre, Obama signa un ordre exécutif interdisant la discrimination professionnelle pour les lesbiennes, gays, transsexuels et bisexuels.

Cependant le Président a omis injustement la requête des organisations religieuses et associatives d’être prises en compte. En effet, suivant le décret, un organisme catholique par exemple, qui reçoit des subventions de l’Etat et qui rejette les pratiques sexuelles hors mariage hétérosexuel, perdrait le financement public si elle refusait d’engager un employé homosexuel. De plus, la polémique entraînant des réformes sanitaires, les organismes religieux se trouvent obligés de suivre des normes contraires à leurs valeurs.

Obama continue à incorporer dans ses ambassades des responsables homosexuels, non issus de carrière diplomatique. En Espagne par exemple il nomma l’ambassadeur James Costos, activiste pro homosexuels, ce qui est inacceptable pour un représentant diplomatique qui a un devoir de neutralité. En mai Obama nomma Ted Osius ambassadeur du Vietnam : Osius est « marié » avec un autre homme, Clayton Bond, qui travaille également aux affaires extérieures des Etats-Unis. En juin Osius s’est présenté devant le Comité des Relations Extérieures du Sénat. On peut aussi citer Rufus Gifford, Daniel Baer, et James Wally Brewster, ambassadeur de la République Dominicaine qui fut rejeté de la société dominicaine pour son activisme gay. Obama remplit sa promesse de multiplier le nombre d’ambassadeurs gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels d’ici la fin de son mandat.

Le 21 juin passé, les consuls des Etats-Unis, Royaume Uni, Allemagne, Canada, République Tchèque, Finlande et Portugal, se rendirent à la Gay Pride de Grèce (Tessalonique). Cette marche fut condamnée par l’Eglise orthodoxe locale et l’évêque Anthimos la décrit comme « une promotion de la perversité. » Deux consuls américains se sont également rendus à la Gay Pride 2014 de Barcelone. Enfin de hauts fonctionnaires des Etats Unis ont assisté au premier Forum Global sur les Droits Humains LGTB (Lesbiennes, Gays, Transsexuels et Bisexuels) tenu à la Maison Blanche.

Posté le 27 août 2014 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent

25 août 2014

Libération d'un écrivain américain aux mains de Al Qaeda

Peter Theo Curtis, 45 ans, a été libéré dimanche de façon inattendue, grâce à de longues négociations élaborées par le Qatar et les Etats Unis. Il n’y a apparemment pas eu de rançon payée pour lui.

Le mois dernier, la famille Curtis avait reçu une vidéo montrant M. Curtis, les mains liées, assis devant un homme pointant sur sa tête une arme automatique. « Ma vie est en très, très, très grand danger – il me reste trois jours – trois jours à vivre » disait-il. Aucun effort de libération n’avait alors abouti.

Et pourtant il fut libéré par à une branche d’Al Qaeda, Nursa Front, à peine une semaine après la décapitation de James Foley, prisonnier de l’Etat Islamiste. Il est possible que cet événement, enrageant beaucoup de monde, incita le Qatar, allié luttant contre le terrorisme, à exercer une pression plus forte pour la libération de M. Curtis.

La libération de M. Curtis eu lieu alors que les Britanniques annonçaient qu’ils étaient sur le point d’identifier l’assassin de M. Foley. Cette enquête pourra guider les recherches pour libérer un autre captif journaliste américain, Steven J. Sotloff, et deux autres américains.

Une enquête indiquait qu’il avait pénétré en Syrie avec l’aide d’un guide qui l’avait trahi, le livrant aux mains d’un groupe extremiste, Ahrar al-Sham, qui par la suite le livra à Nursa Front. Durant 9 mois la famille resta sans nouvelles jusqu’à ce qu’un autre journaliste, Matthew Schrier, échappa de la même cellule en juillet 2013. Ils avaient creusé un trou dans le mur, mais M. Curtis était resté bloqué à l’intérieur. M. Schrier raconta comment ils avaient été torturés et ne pouvaient plus marcher.

Les Etats Unis sont un des seuls pays strictement opposés au versement de rançon, refusant toute concession avec les groupes terroristes. Cette règle est en contraste radical avec les nations européennes qui pour la plupart sont devenues, sans l’avoir voulues, la plus grande source de revenus d’Al Qaeda, leur payant plus de 125 millions de $  ces 5 dernières années, pour la libération d’otages.

Cette loi interdisant le paiement de rançon a protégé les Américains, en faisant d’eux des otages sans grand intérêt. Mais pour les quelques prisonniers américains, cette règle les exposa à un risque majeur d’exécution. L’Etat islamique d’Irak, qui exécuta M. Foley après avoir exigé une rançon de 100 millions d’€, a menacé d’exécuter M. Sotloff.

Posté le 25 août 2014 à 14h42 par Michel Janva | Lien permanent

23 août 2014

Forte baisse de l'avortement au Texas

Grâce à une législation pro-vie.

Posté le 23 août 2014 à 10h18 par Michel Janva | Lien permanent

22 août 2014

Les religieuses américaines refusent d'obéir à Rome

Lu ici :

"Soumise depuis 2009 à une évaluation doctrinale du Vatican, la Conférence des supérieures religieuses des Etats-Unis (la LCWR qui fédère 80% des 51.600 ) a remis son prix annuel à la théologienne controversée Elizabeth Johnson, le 18 août dernier, à Nashville, dans le Tenessee. Le cardinal Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, avait pourtant clairement exprimé sa désapprobation par rapport à ce choix. Il illustre effectivement, à ses yeux, le refus des de se plier au processus de réforme qui leur a été demandé par Rome en 2012."

Posté le 22 août 2014 à 11h08 par Michel Janva | Lien permanent

21 août 2014

Virginie : la dénaturation du mariage gelée

La Cour suprême des États-Unis a reporté mercredi l'entrée en vigueur du mariage homosexuel dans l'État de Virginie car tous les recours n'ont pas été épuisés. Les juges suprêmes, saisis par les défenseurs du mariage naturel, ont simplement estimé que l'arrêt de la cour d'appel ne pouvait s'appliquer en l'état alors que l'ensemble des recours juridiques n'ont pas encore été épuisés. 

Posté le 21 août 2014 à 20h34 par Michel Janva | Lien permanent

18 août 2014

Quand John Mc Cain fréquentait le « calife » Abou Bakr al-Baghdadi

Lu sur IHS news :

"Le Conseil de sécurité de l’ONU vient de prendre des mesures contre les djihadistes en général, certaines visant par exemple à empêcher le recrutement et le financement des djihadistes en Syrie et en Irak.

Le Conseil a par ailleurs, ajouté les noms de six extrémistes, parmi lesquels des responsables de l’Etat islamique et du Front al-Nosra originaires d’Arabie saoudite ou du Koweït, sur une liste d’individus soumis à des sanctions internationales pour leurs liens avec al-Qaïda.

Ces sanctions consistent en un embargo sur les armes, des gels d’avoirs et une interdiction de voyager.

Le texte est placé sous le chapitre VII de la Charte des Nations unies, ce qui permet de recourir à des sanctions, voire à la force, pour le faire appliquer mais n’autorise pas pour l’instant d’opération militaire.

A l’issue du vote, l’ambassadrice américaine Samantha Power a salué la position ferme et unie du Conseil et sa volonté de prendre des mesures concrètes face à ce qu’elle a qualifié de nouveau front de la menace terroriste.

Le représentant russe a, de son côté, souligné que la résolution ne donne pas d’approbation pour une action militaire seule capable selon lui de résoudre le conflit.

[...] Le Conseil de sécurité rappelle également, qu’en vertu d’une précédente résolution adoptée cette année, tous les Etats doivent prévenir et réprimer le financement des actes de terrorisme et doivent veiller à ce qu’aucun fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques ne soient mis directement ou indirectement à la disposition de ces deux groupes extrémistes.

Or, l’organisation terroriste dispose de moyens financiers considérables. L’argent provient de plusieurs pays du Golfe alliés de Washington et bien en vue à Paris, des coffres de diverses banques, comme celui de la succursale de la banque centrale irakienne à Mossoul au début du mois de juin, avec un butin de 425 millions de dollars, du commerce du pétrole avec la production de plusieurs raffineries comme celles de Tikrīt et Baiji et … du pillage d’antiquités vendus au prix fort en Occident par des réseaux mafieux.

D’où viennent les armes ? Essentiellement des Etats-Unis, de Londres et de Paris. Le matériel, fourni aux opposants à Bachar el Assad, est passé à 90% entre les mains des djihadistes avec en prime les reliquats des arsenaux libyens ainsi que des blindés, des tanks et de l’armement lourd de fabrication étasunienne pris à l’armée irakienne en déroute.

Alors que va faire le Conseil de Sécurité ? Pour les armes, les fautifs peuvent déclarer que leur intention n’était pas de les fournir aux extrémistes. Mais pour les financements ? Les pays occidentaux, si forts en paroles, vont-ils sanctionner le Qatar qui, comme le révélait un journal hier, est le pays le plus reçu à l’Elysée…??? Des mesures pour stopper le financement du terrorisme mondial par ce pays appliquant la Charia stricte, l’esclavagisme… vont-elles être enclenchées, où comme on peut le penser les condamnations vont-elles rester lettre morte ?

On peut revenir pour comparer à ce qui se passe actuellement en Ukraine. Les Etats-unis et l’Europe prennent des sanctions économiques contre la Russie pour une aide, toujours pas prouvée (nous ne disons pas qu’elle n’existe pas, mais juste que l’on attend les preuves) à des séparatistes qui, somme toute, ne font que faire ce qu’ont fait les actuels dirigeants ukrainiens au moment des affrontements du Maïdan à Kiev. Séparatistes qui ne décapitent pas, ne chassent pas les populations, ne pratiquent pas d’attentats suicides, ne violent pas, ne détruisent pas les lieux de cultes, et ne s’adonnent pas à l’esclavage. Mais qui mènent une action militaire (légitime ou pas c’est une autre question dont nous avons déjà abondamment parlé ailleurs) contre des forces armées et non des civils.

En revanche, contre le Qatar et l’Arabie Saoudite qui financent ouvertement pour le premier, plus subtilement pour le second, les groupes djihadistes, y compris l’Etat islamique avec toutes les horreurs pratiquées par ce dernier, pas l’ombre d’une sanction n’a été mise en place ni même évoquée. Bien pire, aucune voix officielle ne s’est élevée de la part des démocrates occidentaux pour ne serait-ce que rappeler à l’ordre ces pourvoyeurs de terrorisme. Avez-vous entendu le président Obama menacé le Qatar ou simplement lui demandé d’arrêter son soutien aux terroristes ? Jamais. Avez-vous entendu Laurent Fabius condamner le Qatar ? Non, le 1er août, le ministre des Affaires étrangères préférait de loin inaugurer l’hôtel Peninsula situé avenue Kleber à Paris. Il s’agit d’un palace qui propose 200 chambres – dont 45 suites -, fruit d’un investissement de 900 millions d’euros qui associe le groupe Shangai Hotels, propriétaire du nom Peninsula, et Katara Hospitality (anciennement Qatar National Hotels), puissant groupe qatari qui possède déjà en France l’Intercontinental Carlton Cannes. [...]

Et encore, ce n’est que le début, car plus on avance dans cette affaire plus les révélations sont sombres et révoltantes, à l’image de la photo de John Mc Cain en compagnie de plusieurs djihadistes dont le « calife » Abou Bakr al-Baghdadi, prise en 2013 alors qu’il était déjà classé comme terroriste, se multiplient."

Posté le 18 août 2014 à 15h36 par Michel Janva | Lien permanent

08 août 2014

Rôle des Etats-Unis en Ukraine: le point de vue du général (2s) Pinatel

Sur Atlantico et repris par Les crises.

Atlantico : Les États-Unis déploient beaucoup d’énergie pour identifier les auteurs de l’attaque contre l’avion de la Malaysian Airlines et ont été très prompts à montrer du doigt les pro-russes. Quel intérêt ont-ils à leur faire porter le chapeau ?

Général (2S) Jean-Bernard Pinatel : Dès la chute du mur de Berlin en novembre 1989, les stratèges et les hommes politiques américains ont perçu une menace principale : c’est qu’un rapprochement puis une alliance entre l’Europe et la Russie ne contesterait la suprématie mondiale des États-Unis qui leur permet, en toute impunité, de s’immiscer dans les affaires intérieures d’un pays, voire de lui faire la guerre et d’imposer un droit international conforme à leurs intérêts comme la encore récemment montré l’affaire de la BNP.

Cette réalité incontestable nécessite un rappel historique pour être admise.

En 1997, l’ancien conseiller national à la sécurité des États-Unis, Zbigniew Brzezinski, publia sous le titre “Le grand échiquier” un livre où adoptant les deux concepts, forgés par Mackinder, d’Eurasie et de “Heartland”. Il reprenait à son compte sa maxime célèbre : “qui gouverne l’Europe de l’Est domine l’Heartland ; qui gouverne l’Heartland, domine l’Ile-Monde ; qui gouverne l’île-Monde domine le Monde“. Il en déduisait : “Pour l’Amérique, l’enjeu géopolitique principal est l’Eurasie”. Dans une autre publication(1), il explicitait sa pensée: “Si l’Ukraine tombait, écrivait-il, cela réduirait fortement les options géopolitiques de la Russie. Même sans les états de la Baltique et la Pologne, une Russie qui garderait le contrôle de l’Ukraine pouvait toujours aspirer avec assurance à la direction d’un empire eurasien. Mais, sans l’Ukraine et ses 52 millions de frères et sœurs slaves, toute tentative de Moscou de reconstruire l’empire eurasien menace d’entraîner la Russie dans de longs conflits avec des non slaves aux motivations nationales et religieuses”.

Entre 2002 et 2004, pour mettre en œuvre cette stratégie, les États-Unis ont dépensé des centaines de millions de dollars afin d’aider l’opposition ukrainienne pro-occidentale à accéder au pouvoir. Des millions de dollars provinrent aussi d’instituts privés, comme la Fondation Soros et de gouvernements européens. Cet argent n’est pas allé directement aux partis politiques. Il a transité notamment par des fondations et à des organisations non gouvernementales qui conseillèrent l’opposition, lui permettant de s’équiper avec les moyens techniques et les outils publicitaires les plus modernes. Un câble américain du 5 janvier 2010, publié sur le site Wikileaks (réf. 10WARSAW7), montre l’implication de la Pologne dans la transition et l’effort démocratique des anciens pays de l’Est. Le rôle des ONG y est notamment exposé (2). Les câbles Wikileaks témoignent de l’effort constant et de la volonté continue des États-Unis d’étendre leur sphère d’influence sur l’Europe de l’Est, comme en Ukraine.

L’Ukraine connaît une véritable guerre civile. Pourtant personne en Occident ne dénonce l’ardeur avec laquelle le gouvernement ukrainien tente de mater les séparatistes. Quel est le réel intérêt des Américains à fermer les yeux sur cette réalité et à soutenir le gouvernement ukrainien ? Qu’ont-ils à y gagner ?

L’État ukrainien est une construction de Staline et n’existe de manière indépendante que depuis 1990, à l’issue de la dislocation du bloc soviétique. Il n’a existé auparavant qu’entre 1917 et 1921, entre la chute du Tsarisme en 1917 et la victoire des bolchevicks qui ont éclaté cet Etat naissant en 4 parties. La partie ex-russe de l’Ukraine, avec Kiev pour capitale, berceau historique de la civilisation et de la culture Russe, est intégrée à l’URSS tandis que la partie ex-autrichienne, avec Lviv pour ville principale, est rattachée à la Pologne.

La petite Ukraine « transcarpatique » vota son rattachement à la Tchécoslovaquie et quant à la Bucovine, sa minorité ukrainienne se résigna à son rattachement à la Roumanie.

Mais l’Ukraine n’est pas pour autant une nation. Les Ukrainiens n’ont aucune histoire commune. Bien au contraire. Durant la seconde guerre mondiale, quand à l’été 1941, l’Ukraine est envahie par les armées du Reich, les Allemands sont reçus en libérateurs par une partie de la population ukrainienne. Au contraire à l’Est du pays, ils rencontrent une forte résistance de la part de la population locale qui se poursuivit jusqu’en 1944. En représailles, les Allemands traquent les partisans, et brûlent des centaines de villages. En avril 1943, une division SS Galicie est constituée à partir de volontaires ukrainiens dont les descendants ont constitué le fer de lance des révolutionnaires de la place de Maïdan (3). Cette division SS a notamment été engagée par les Allemands en Slovaquie pour réprimer le mouvement national slovaque. Mais les pro-occidentaux ukrainiens et les Américains ont tout fait, à la fin de la guerre, pour jeter un voile sur les atrocités commises par cette division et ne retenir que le combat antisoviétique. Néanmoins, les historiens estiment que plus de 220 000 Ukrainiens s’engagèrent aux côtés des forces allemandes durant la Seconde Guerre mondiale pour combattre le régime soviétique.

Ce rappel historique permet de comprendre pourquoi la guerre civile est possible et pourquoi la partie des forces ukrainiennes constituées de soldats de l’Ouest peuvent utiliser chars et avions contre les séparatistes de l’Est.

Le Président Ukrainien avec la complicité du silence de la majorité des hommes politiques et des médias occidentaux mène une véritable guerre contre une partie de sa population avec la même violence que celle que l’on reproche au dictateur syrien. De plus, les forces armées ukrainienne sont conseillées par des forces spéciales et des mercenaires américains.

Les États-Unis et Obama veulent ainsi provoquer une réaction brutale de la Russie qui pourrait faire renaître une guerre froide entre l’Ouest et l’Est. Poutine a bien compris le piège que lui tend Obama, “prix Nobel de la Paix”. Après avoir déconseillé aux séparatistes ukrainiens de faire un référendum, il n’a pas reconnu son résultat (4) et fait preuve d’une modération qui étonne tous les observateurs indépendants alors que des chars et des avions attaquent une population russophone.

En quoi l’Ukraine empêche-t-elle la constitution d’un bloc Europe-Russie ? Pourquoi les Etats-Unis tiennent-ils tant à l’empêcher ?

Les américains n’ont cessé de faire pression sur les européens pour intégrer l’Ukraine et la Géorgie dans l’OTAN, ce qui constituerait une provocation inacceptable pour la Russie.
Heureusement, les leaders européens ne se sont pas pliés à cette volonté de Washington qui ne servirait que les intérêts américains. De même, si Poutine cédait à la pression de ses ultranationalistes et intervenait ouvertement en Ukraine, les Etats-Unis auraient atteint leur objectif stratégique et la guerre froide se réinstallerait en Europe au détriment de nos intérêts fondamentaux.

Pourquoi l’Europe se soumet-elle ? A-t-elle vraiment un intérêt à souscrire à la stratégie américaine ?

Beaucoup de leaders européens ont été formés aux Etats-Unis. Ils sont membres de “Think-Tanks américains ou transatlantiques” ou de fondations comme “l’American Foundation” qui financent largement leurs prestations et leurs voyages. L’Atlantisme est certes fabriqué par la conscience que nous partageons les mêmes valeurs démocratiques avec la nation américaine mais aussi par la multitude d’intérêts personnels de nombreux leaders européens dont le niveau de vie dépend de leur soumission de fait aux intérêts de l’Etat américain.

Néanmoins, de plus en plus d’Européens commencent à faire la différence entre l’Etat américain qui est, de fait, dirigé par des lobbies dont le plus important est le lobby militaro-industriel (5) et la nation américaine dont les valeurs et le dynamisme économique et culturel possèdent un pouvoir attractif incontestable et qui reste pour les jeunes européens une magnifique école de vie professionnelle.

Membres de la French American Foundation

Angela Merkel et les Allemands sont à la pointe de cette prise de conscience car ils n’ont toujours pas accepté l’espionnage industriel permanent auquel la NSA les soumet. De plus, la révélation des écoutes du portable d’Angela Merkel a fortement choqué le pays. Le Spiegel du 3 novembre 2013 réclamait même en couverture l’asile politique pour Edward Snowden : « Asil Für Snowden ». Les plus grands quotidiens européens dont le Monde ont publié de larges extraits de ses révélations.

Le 10 juillet 2014, le gouvernement allemand a annoncé l’expulsion du chef des services secrets américains pour l’Allemagne, dans le cadre d’une affaire d’espionnage de responsables allemands, au profit de Washington, une mesure sans précédent entre alliés au sein de l’Otan. “Il a été demandé au représentant des services secrets américains à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique de quitter l’Allemagne”, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, dans un communiqué. L’expulsion intervient “en réaction d’un manque de coopération constaté depuis longtemps dans les efforts pour éclaircir” l’activité d’agents de renseignement américains en Allemagne, a expliqué un député allemand, Clemens Binninger, président de la commission de contrôle parlementaire sur les activités de renseignement, qui s’est réunie jeudi à Berlin.

En France, l’ancien Premier ministre Michel Rocard, le sociologue Edgar Morin, les anciens ministres Luc Ferry et Jack Lang ou encore l’ex-eurodéputé Daniel Cohn-Bendit ont lancé une pétition dans laquelle ils demandent au président François Hollande, à son Premier ministre, Manuel Valls, et au ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, d’accueillir Edward Snowden “sans tarder, sous le statut de réfugié politique”.

Malheureusement pour la France et l’Europe, François Hollande qui reste comme une partie de l’intelligentsia française fasciné par Obama et Laurent Fabius qui a longtemps bénéficié des avantages des fondations américaines n’ont pas encore pris conscience qu’ils mettaient ainsi en cause les intérêts stratégiques de la France et de l’Europe.

(1) Traduit de : Zbigniew Brzezinski: “Die einzige Weltmacht – Amerikas Strategie der Vorherrschaft”, Fischer Taschenbuch Verlag, pp.15/16.
(2) Le National Endowment for Democracy (NED) (en français, Fondation nationale pour la démocratie) est une fondation privée à but non lucratif des États-Unis dont l’objectif déclaré est le renforcement et le progrès des institutions démocratiques à travers le monde. La plus grande part de ses fonds provient du département d’État des États-Unis, avec approbation du Congrès. L’ancien directeur de la CIA, William Colby, déclarait en 1982, dans le Washington Post, à propos du programme de la NED : « Il n’est pas nécessaire de faire appel à des méthodes clandestines. Nombre des programmes qui [...] étaient menés en sous-main, peuvent désormais l’être au grand jour, et par voie de conséquence, sans controverse ». William I. Robinson, Promoting Polyarchy: Globalization, US Intervention, and Hegemony [archive], Cambridge university Press, 1996, 466 p., pp. 87-88.
(3) Il ne faut pas oublier que les manifestants de la place de Maïdan ont contraint un Président pro-russe démocratiquement élu en 2012 a quitter le pouvoir. Il a été chassé de sa capitale par des manifestants où l’on a vu se côtoyer des groupes paramilitaires ultranationalistes affichant des signes nazis et qui refusent l’Europe mais aussi par des citoyens de la classe moyenne (professeurs, étudiants, dirigeants de PME) qui souhaitent le rattachement à l’Union européenne..
(4) approuvé par 89% des votants
(5) Le budget de Défense américain représentait, en 2013, 640 milliards de dollars. Autant que le Budget réuni des 9 pays suivants : Chine 188, Russie 88, Arabie Saoudite 67, France 61, Grande-Bretagne 58, Allemagne 49, Japon 49, Inde 48, Corée du Sud 33. Source SIPRI

Source : Atlantico.fr

Posté le 8 août 2014 à 17h59 par Paula Corbulon | Lien permanent

31 juillet 2014

Poursuites contre Obama pour abus de pouvoir

Les élus républicains de la Chambre des représentants, où ils sont majoritaires, ont approuvé le lancement, mercredi, de poursuites contre le président américain, accusé d'abus de pouvoir. Barack Obama a enfreint ses responsabilités constitutionnelles et n'a pas appliqué fidèlement la loi de réforme du système de santé de 2010. 

Cette plainte visera spécifiquement les deux reports de l'entrée en vigueur d'un volet de l'Obamacare relatif aux employeurs, délais rendus nécessaires par les débuts chaotiques de la réformer. Les républicains dénoncent les 183 décrets exécutifs pris par Obama, parmi lesquels la régularisation de 580 000 sans-papiers pour une durée limitée, l'augmentation du salaire minimum des prestataires de l'Etat.

L'aile la plus conservatrice du parti républicain réclame aussi le lancement d'une procédure d'impeachment.

Posté le 31 juillet 2014 à 13h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Renverser les dictateurs ne sert à rien

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Posté le 31 juillet 2014 à 10h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

29 juillet 2014

Le mariage dénaturé en Virginie (Etats-Unis)

Une cour d'appel fédérale est allée à l'encontre de l'interdiction des mariages entre personnes de même sexe dans l'Etat de Virginie (est). La cour d'appel de Richmond a estimé que l'interdiction prônée par la Virginie violait la Constitution.

La Virginie avait interdit le mariage entre personnes de même sexe en 2006 quand un amendement ajouté à sa Constitution, approuvé par 57% des votants lors d'un référendum, précisait que les mariages devaient être célébrés exclusivement entre un homme et une femme. 

Posté le 29 juillet 2014 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent

26 juillet 2014

Etats-Unis/Russie : la guerre est déjà en cours

Selon Paul Craig Roberts, économiste et journaliste paléoconservateur américain, ancien sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan (1981-1982). Il a également été rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Il est l’actuel président de l’Institute for Political Economy (Institut des sciences économiques) :

"[...] Mais si on a la possibilité d’une Guerre froide sans combattre soi-même, on peut la faire durer des années, comme cela a été le cas pour la Guerre froide avec l’Union soviétique. C’est d’ailleurs la Guerre froide qui a engendré le complexe militaro-sécuritaire américain.

C’est tout au moins une ligne rouge pour Washington. Néanmoins, je ne suis pas certain que l’on puisse attendre de Washington le bons sens d’éviter de transformer l’invasion de l’Ukraine en guerre chaude. Cela dit, il paraît difficile de croire que Washington puisse s’engager dans une guerre chaude contre la Chine et la Russie. Il s’agit là de deux pays vastes et puissants dotés d’armes nucléaires.

Mais beaucoup de choses difficiles à croire se sont réellement produites. Il arrive souvent que les gouvernements succombent aux sirènes de leur propre propagande. Et il est clair qu’à Washington quelqu’un est persuadé qu’une guerre nucléaire est gagnable, parce que sinon, à quoi bon modifier la doctrine de guerre pour que les armes nucléaires cessent d’être des armes de représailles et deviennent une arme de première frappe ? Pourquoi construire des missiles anti-missiles et les déployer à la frontière de la Russie et sur des navires en mer Noire et en mer de Chine méridionale ?

Il est certain qu’à Washington, il y a des gens pour croire que les Etats-Unis peuvent gagner une guerre nucléaire. Dans les faits, un article a été publié il y a quelques années dans Foreign Affairs, le magazine de réflexion du Council on Foreign Relations – un aréopage influent d’analystes en stratégie et d’ex-responsables gouvernementaux. Il y était affirmé que les Etats-Unis avaient une telle avance sur la Russie en matière d’armement nucléaire que nous pourrions sans difficulté attaquer la Russie sans risquer de représailles. Il y a des gens qui pensent réellement cela. [...]

L’un des effets pervers de l’usage brutal de la force par Washington serait que les pays de l’OTAN réalisent qu’ils sont menés vers un conflit par un gouvernement devenu fou, qui prend des risques invraisemblables avec la vie humaine et même avec la planète.

Ainsi, il se pourrait bien que Poutine parie sur une prise de conscience du danger que représente Washington pour les vivants. Il espère que plus la Russie se montrera pondérée, moins elle adoptera une attitude provocatrice, plus grandes seront les chances que les gouvernements allemand et français réalisent que l’agenda de Washington est funeste pour le genre humain ; plus grandes seront les chances que l’Europe prenne des décisions pour s’affranchir, elle, ses pays et ses peuples, du contrôle de Washington. Dans ce cas, l’empire s’effondrerait.

Je suis convaincu c’est là que se situe le pari de Poutine. Il n’est pas fou, loin de là, il prend la mesure de la menace d’une guerre, il en a conscience. Et c’est très certainement la raison pour laquelle il a demandé à la Douma d’abroger le droit au déploiement de forces russes en Ukraine. Il tente de dire aux Allemands et aux Français – Vous voyez bien, ce n’est pas moi, ce n’est pas nous.

J’espère qu’il réussira. Car en fin de compte, l’avenir du monde est suspendu à la question suivante : l’usage de la diplomatie par Poutine prévaudra-t-il sur celui de la force par Washington ?"

Posté le 26 juillet 2014 à 12h05 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2014

Irak : les Etats-Unis partagent une lourde responsabilité

Communiqué de l’Action française :

"Alors qu’Abou Bakr Al-Baghdadi, le chef djihadiste qui se prétend le « calife Ibrahim », a menacé de mort les chrétiens d’Irak, notamment de Mossoul, s’ils se ne convertissaient pas à l’islam ou ne quittaient pas le territoire du prétendu califat,...

...l’Action française dénonce avec consternation le manque de réactivité du gouvernement français et de la communauté dite internationale devant ce que le conseil de sécurité de l’ONU a qualifié à juste titre de possible « crime contre l’humanité » dont les auteurs devront « rendre des comptes ».

Il n’en reste pas moins que la situation actuelle, qui a vu en vingt ans chuter de moitié la population chrétienne d’Irak, où elle est chez elle depuis les origines du christianisme, est principalement due à la politique américaine dans la région qui a visé, comme en ex-Yougoslavie, à favoriser délibérément les islamistes aux dépens de la stabilité et de l’entente entre toutes les communautés.

L’Action française estime donc que les dirigeants américains et ceux des Etats complices de cette politique attentatoire à la paix partagent une lourde responsabilité dans ce « crime contre l’humanité » et devront être jugés aux côtés de ceux qui l’ont directement exécuté."

Posté le 25 juillet 2014 à 20h03 par Michel Janva | Lien permanent

24 juillet 2014

La Russie veut installer une base militaire près de la frontière américaine

C'est une provocation inutile... mais de l'OTAN :

"L’OTAN envisage la création de la plus grande base en Europe de l'Est pour faire avancer l’infrastructure de réaction rapide vers les frontières de la Russie, rapportent les médias britanniques en référence à une déclaration du Commandant suprême des forces alliées de l'OTAN en Europe (SACEUR), le général Philipe Breedlove.

« La ville portuaire polonaise de Szczecin, située sur les rives de la mer Baltique, est considérée comme un favori pour la création d'une base », a ajouté Breedlove."

Posté le 24 juillet 2014 à 16h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

22 juillet 2014

Crash : les Etats-Unis refusent de répondre à la Russie

Nouvel épisode de la guerre froide post-soviétique : le département d'Etat américain n'envisage pas de répondre aux questions de l'Etat-major de l'armée russe relatives au crash du Boeing 777 malaisien dans l'est de l'Ukraine, a annoncé la porte-parole de la diplomatie américaine Mary Harf. Selon cette dernière, les déclarations publiques de la partie russe ne méritent aucune confiance, Moscou étant impliqué "dans la propagande et la désinformation". Les Etats-Unis restent fidèles à leur position selon laquelle les insurgés ukrainiens

"possèdent un missile sol-air SA-11 (Bouk), le tir ayant été effectué depuis le territoire contrôlé par les séparatistes".  

Elle a accusé la Russie de livrer aux insurgés de l'est de l'Ukraine des armements, y compris des systèmes de DCA, précisant que d'après les informations du département d'Etat, les insurgés avaient reçu le missile en question le 14 juillet au plus tard.  

L'Etat-major russe a publié ses données sur le crash du Boeing. Selon lui, l'avion a dévié de l'itinéraire initialement prévu et une activité excessive des radars ukrainiens a été constatée près de la zone de la catastrophe. Par ailleurs, selon l'armée russe, un avion de combat ukrainien évoluait dans le couloir aérien réservé aux vols de l'aviation civile peu de temps avant le crash du Boeing malaisien.

Dans le même temps, on apprend que l'armée de l'air ukrainienne a attaqué mardi la ville de Chakhtersk (région de Donetsk), à 30 km du lieu où le Boeing malaisien s'est écrasé, et ce malgré l'ordre du président Piotr Porochenko de cesser le feu dans un rayon de 40 km du lieu du crash. Deux avions militaires ukrainiens, probablement des Su-25, ont tiré des missiles.

Posté le 22 juillet 2014 à 14h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Les images satellites prouveraient que l'avion a été abattu par les militaires ukrainiens

Lu ici :

"Les images prises par un satellite américain prouvent que l'avion malaisien a été abattu par les militairies ukrainiens, communique le journaliste Robert Parry connu pour ses enquêtes.

Selon lui le renseignement américain disposent de photos prouvant que la responsabilité pour l'avion civil abattu dans le ciel de Donetsk incombe aux troupes ukrainiennes.

Robert Parry n'a pas dévoilé le nom de son informateur au sein du renseignement tout en signalant qu'il s'agissait d'une source digne de confiance dont il avait déjà reçu des informations véridiques dans des situations similaires."

Texte original et traduction intégrale.

Posté le 22 juillet 2014 à 11h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

Le FBI pourrait avoir manipulé des attentats terroristes

Lu dans Le Point :

"Le FBI a "encouragé, poussé et parfois même payé" des musulmans américains pour les inciter à commettre des attentats, au cours d'opérations montées de toutes pièces, après le 11 Septembre, affirme lundi un rapport de Human Rights Watch. Dans nombre des plus de 500 affaires de terrorisme conduites par les tribunaux américains depuis le 11 septembre 2001, "le ministère américain de la Justice et le FBI ont ciblé des musulmans américains dans des opérations clandestines de contre-terrorisme abusives, fondées sur l'appartenance religieuse et ethnique", dénonce ce rapport étayé de nombreux exemples. [...]"

 
 

Posté le 22 juillet 2014 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)

19 juillet 2014

Les femmes contre le féminisme

Le Figaro Madame enquête sur ces jeunes filles qui rejettent l'idéologie féministe :

"Chacune tient une petite pancarte qui débute par « I don't need feminism because...» (traduire : « je n'ai pas besoin du féminisme parce que...»), et le blog égrène des raisons aussi nombreuses que les participantes. Certaines pointilleuses disent préfèrer « l'égalitarisme » au féminisme, ce gros mot. D'autres sortent carrément la tronçonneuse faisant de la lutte égalitaire une entreprise autoritaire d'émasculation générale qui assujetit tout autant les femmes en les victimisant. Au choix. Selon elles, le harcèlement sexuel, les inégalités professionnelles, la culture du viol, le sexisme dans les médias et le patriarcat sont des inventions de personnalités chatouilleuses et mortes d'ennui. Au-delà des arguments discutables que l'on y trouve, le blog Women Against Feminism souligne surtout que le mouvement pour l'émancipation ne trouve pas son public dans la jeune génération."

Posté le 19 juillet 2014 à 15h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

14 juillet 2014

Le bébé miracle d’une jeune mère américaine

Lu sur Riposte catholique, la belle histoire de Yesenia Ruiz-Rojo, maman aussi courageuse que généreuse:

"Yesenia Ruiz-Rojo, 21 ans, était enceinte de 4 mois lorsqu’elle apprit qu’elle souffrait d’un cancer du foie en stade avancé. Les médecins lui donnaient deux à quatre mois à vivre : tel est le pronostic pour ce type de cancer chez une femme enceinte. Il fallait trouver une réponse thérapeutique. Mais que faire ? D’emblée, Yesenia avait exprimé sa seule préoccupation : « Je vous demande seulement de sauver mon bébé ! »

Hors de question, donc, d’avoir recours à une chimiothérapie qui risquerait de tuer l’enfant, ou de provoquer des malformations graves.

Les médecins l’ont entendue, et comprise. Et quatre mois après la découverte tragique, la jeune femme a pu donner naissance à un garçon, Luke : il est en bonne santé. Il a huit mois aujourd’hui, et sa maman héroïque est toujours en vie, remplie de gratitude pour ce bébé qui fait sa joie.

Yesenia Ruis-Rojo est militaire, basée à San Antonio-Fort Sam Houston, au Texas. Lorsqu’on a découvert son cancer, elle a tout de suite été prise en charge par le Brooke Army Medical Center. Son courage a ébloui le médecin lieutenant-colonel Ruiz Palacios : « Elle nous a dit qu’elle ne voulait rien d’autre que la vie de son enfant. Elle était prête à tout pour pouvoir y arriver. »

Aucun exemple n’existe pourtant dans les archives médicales connues de l’équipe du BAMC d’une femme enceinte qui ait pu survivre assez longtemps pour mener son bébé à terme. Opérer ? Impossible : la tumeur avait envahi 65 % du foie. La chimio traditionnelle serait dommageable pour le bébé. Il ne restait plus qu’une thérapie assez récente dite de « radiation interne Y-90 », qui consiste à placer de minuscules particules radioactives dans l’artère qui « alimente » la tumeur du foie afin de la réduire ou de la faire mourir.

Le BAMC est le seul centre médical de l’armée américaine qui propose cette technique. Après avoir conclu que le risque qu’elle ferait courir au bébé à naître serait « minime », elle a été appliquée pour une durée de six semaines, après quoi il n’y a avait plus qu’à attendre et espérer, en surveillant la grossesse de près.

Et le « miracle médical » s’est produit : Luke est né le 8 janvier dernier, grâce à l’imagination de l’équipe médicale qui a voulu tout faire pour sauver les deux : la mère et l’enfant.

Grâce à quoi Yesenia a ajouté des jours aux jours : non seulement elle a vécu assez longtemps pour que son bébé naisse ; non seulement elle l’a protégé en acceptant de s’oublier elle-même ; elle a eu une rémission inattendue.

Aujourd’hui, Luke, 8 mois, a gagné tout ce temps précieux auprès de sa maman qui a refusé tous les soins qui pourraient compromettre sa qualité de vie avec son enfant pendant le temps qui lui reste à vivre. Après avoir passé des mois auprès de lui, en famille, Yesenia est aujourd’hui dans une clinique de soins palliatifs.

Et c’est l’armée américaine qui a conté son histoire, pour lui rendre hommage."

Prions pour la guérison complète de cette maman.

Posté le 14 juillet 2014 à 10h00 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 juillet 2014

La Cour suprême de Louisiane veut violer le secret de la confession

Une décision de la Cour suprême de Louisiane demande à un prêtre de briser le sceau de la confession. Il s'agit du cas d'une fille qui a été agressée sexuellement par un adulte et aurait parlé de l'agression avec un prêtre en confession. Les parents affirment que leur fille a parlé au Père Bayhi et que celui-ci lui aurait conseillé de ne pas signaler l'incident.

Selon le sceau de la confession, le père Bayhi ne peut même pas dire s'il a entendu la confession de la jeune fille, et ne peut rien divulguer.

Le diocèse de Baton Rouge a publié un communiqué pour défendre cette doctrine fondamentale de la foi catholique concernant le sceau absolu de la confession. Le diocèse soutient que cette procédure est une violation de la Constitution des États-Unis. En effet, l'Etat et la jurisprudence fédérale indiquent clairement qu'il n'a pas compétence pour statuer sur les revendications qui tournent sur ​​ces questions purement religieuses.

"Une doctrine fondamentale de l'Église catholique romaine pour des milliers d'années prescrit que le sceau de la confession est absolu et inviolable. Conformément à son serment à l'Eglise, le prêtre est obligé de ne jamais briser ce sceau. Un prêtre n'est pas non plus autorisé à déclarer que quelqu'un est allé se confesser à lui. Si nécessaire, le prêtre peut aller jusqu'à subir une condamnation pour outrage à un tribunal civil et subir l'emprisonnement plutôt que de violer son devoir sacré et de violer le secret de la confession et de son devoir à l'égard du pénitent.

Ce n'est pas une zone grise dans la doctrine de l'Église catholique romaine. Un prêtre / confesseur qui viole le secret de la confession encourt une excommunication automatique réservés pardon au Siège Apostolique au Vatican, en Italie. [...]

La position du Diocèse de Baton Rouge sur le père Bayhi est que la Cour suprême de Louisiane a des problèmes avec les droits constitutionnels de l'Eglise et du prêtre, plus particulièrement, elle a violé la séparation de l'Église et de l'État en vertu du premier amendement. Pour un tribunal civil, empiéter sur la liberté de religion est une violation claire et la question sera portée au plus haut tribunal du pays par l'Église afin de protéger le libre exercice de la religion."

Posté le 10 juillet 2014 à 08h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

01 juillet 2014

L'amende de BNP Paribas liée à la vente de navires Mistral à la Russie

C'est l'avis de Vladimir Poutine, prononcé dans un discours de politique étrangère, mardi 1er juillet :

"Nous sommes au courant de la pression que nos partenaires américains font sur la France pour qu'ils renoncent à la livraison des Mistral en Russie", et qu'on leur a fait comprendre que s'ils y renonçaient "les sanctions sur les banques seront levées ou diminuées". "Comment peut- on qualifier cela autrement que de chantage ?"

Lundi, quelque 400 marins russes sont arrivés au port de Saint-Nazaire pour s'initier à l'utilisation des deux navires de type Mistral que la France doit livrer à la Russie. 

Posté le 1 juillet 2014 à 21h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

30 juin 2014

Revers pour l'ObamaCare : la Cour Suprême défend la liberté religieuse

La Cour suprême des Etats-Unis a jugé aujourd'hui que la liberté de religion s'applique aux entreprises familiales et qu'un petit employeur n'est pas tenu de payer des moyens de contraception à ses salariées si cela enfreint ses convictions religieuses.

C'est un revers pour l'administration Obama, qui voulait qye toutes les entreprises commerciales payent pour l'assurance maladie de 20 moyens de contraception, y compris la pilule du lendemain.

 En vertu de la loi sur la liberté de religion (RFRA), "l'obligation faite aux plaignants de prendre en charge l'assurance santé de la contraception est illégale", écrit le juge conservateur Samuel Alito, dans la décision de la Cour suprême.

La décision donne raison à la chaîne familiale Hobby Lobby, ainsi qu'à une petite entreprise de fabrication de placards, Conestoga, qui refusent, au nom de leurs convictions religieuses, de se conformer à la loi Obama sur l'assurance santé en ce qui concerne 4 moyens de contraception: deux pilules du lendemain et deux types de stérilet, qu'elles assimilent à un avortement. L'administration Obama, qui avait exempté les congrégations religieuses de la clause "contraception" de la loi, considérait qu'une entreprise commerciale ne jouissait pas du même droit constitutionnel à la liberté religieuse qu'une personne.

Posté le 30 juin 2014 à 21h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

26 juin 2014

Victoire pro-vie aux Etats-Unis

La Cour suprême des Etats-Unis a donné raison aujourd'hui à des militants pro-vie en jugeant inconstitutionnelle une loi qui leur interdisait de manifester autour des cliniques pratiquant l'avortement. Dans cette affaire qui mêle l'avortement et la liberté d'expression, la haute Cour a jugé à l'unanimité que cette loi de 2007 de l'Etat du Massachusetts (nord-est) "violait le Premier Amendement" de la Constitution sur la liberté de parole.

En France, il est toujours interdit de manifester devant un avortoir.

Posté le 26 juin 2014 à 23h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

23 juin 2014

Pas un sou à un pays qui persécute les chrétiens

Lors d’une conférence organisée par « Faith and Freedom Coalition », un groupe connu pour la promotion des valeurs chrétiennes dans la vie publique, le sénateur américain Rand Paul a fustigé l’administration Obama qui arme les rebelles en Syrie alors même que ces islamistes s’en prennent violemment aux chrétiens.

« Il se passe une guerre contre le Christianisme et parfois on vous demande de payer pour cela ». « Je dis: pas un sou à un pays qui persécute les chrétiens. »

« Il est ironique de constater que c’est impossible d’y échapper [...] Nos impôts financent les rebelles islamistes, qui tuent les chrétiens. »

Posté le 23 juin 2014 à 21h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

20 juin 2014

Marche pour le mariage à Washington

Quelque 2000 personnes ont manifesté hier à Washington en faveur du mariage. Les manifestants ont défilé jusqu'à la Cour suprême des Etats-Unis pour la deuxième "Marche pour le mariage", organisée par l'association non partisane National Organization for Marriage. "Un homme et une femme sont unis pour la vie", "chaque enfant mérite un père et une mère" ou encore "protéger le mariage, c'est essentiel pour construire la vie", pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants. Brian Brown, président de l'association, a déclaré :

"Nous n'accepterons aucun jugement qui redéfinit ce qui est évident, à savoir qu'un mariage, c'est un homme et une femme". "Nous voulons un amendement qui inscrive dans la Constitution que le mariage est l'union d'un homme et d'une femme". "Ce n'est qu'un début, nous serons là chaque année".

La présidente de l'association française La Manif pour Tous, Ludovine de la Rochère, en tête de la manifestation, avait été invitée à prendre la parole :

"Le mariage, c'est la réalité de l'humanité". "Même si la loi est votée, nous continuons à agir". "Aussi merveilleux que soient deux hommes ou deux femmes, ils ne peuvent remplacer une mère ou un père".

Mgr Cordileone était bien présent, malgré les injonctions des destructeurs du mariage.

Nos amis du Collectif pour la famille, Guillaume de Thieulloy et Grégoire Boucher étaient également sur place. Ici avec Rick Santorum, sénateur républicain de Pennsylvanie :

Rs

Posté le 20 juin 2014 à 07h42 par Michel Janva | Lien permanent

17 juin 2014

Etats-Unis : pression de la présidente démocrate de la Chambre sur un évêque

Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants, a écrit à Mgr Salvatore Cordileone, archevêque de San Francisco, pour le dissuader de participer à la « March for Marriage » organisée le 19 juin. Selon Nancy Pelosi, certains des participants de la March for Marriage montreraient « du mépris et de la haine envers les personnes LGBT »... Argument connu.

Mgr Salvatore Cordileone avait déclaré : « L’attaque ultime du Malin porte sur le mariage ». Dans une lettre récente où il défend sa participation à la « March for Marriage », il souligne que le mariage se trouve dans « un moment critique » et dénonce le rôle actuel des « tribunaux fédéraux ». La marche du 19 est « un moyen important dans la promotion et la défense du mariage pour le bien de notre culture » mais aussi une manière « de prier pour nos gouvernements fédéraux et d’État, et d’être solidaire avec les personnes de bonne volonté ».

Posté le 17 juin 2014 à 23h47 par Michel Janva | Lien permanent

16 juin 2014

Arrestation d'un suspect concernant l'assassinat de l'abbé Walker

La police de Phoenix confirme l'arrestation d'un suspect dans le meurtre du prêtre de la Fraternité Saint-Pierre.

Posté le 16 juin 2014 à 18h28 par Michel Janva | Lien permanent

Floride : une loi restreint l'avortement

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le gouverneur de Floride Rick Scott a signé vendredi dernier une loi interdisant l’avortement à partir du moment où les médecins considèrent que le fœtus est viable, c’est-à-dire à peu près à la 23e semaine de grossesse, sauf en cas de risques pour la mère (mais l’exception de troubles psychologiques est supprimée). La loi existante interdisait l’avortement au troisième trimestre de la grossesse. Ce qui fait gagner grosso modo deux semaines.

La loi avait été adoptée par la Chambre par 70 voix contre 45, et par 24 contre 15 par le Sénat."

Posté le 16 juin 2014 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent

12 juin 2014

Que se passe-t-til si les Etats-Unis ne peuvent plus nous défendre ?

Question fondamentale, absente du débat politique en France. Des éléments de compréhension dans cette conférence passionnante sur les rapports entre guerre de l'information et relation de puissance entre Etats. Le fondement de la réponse (C. Harbulot ne va pas jusque là) ne serait-il pas dans la restauration politique du pays autour de son identité et de sa souveraineté, alpha et omega de toute capacité à agir de façon indépendante sur la scène internationale ?


Christian Harbulot : Comment la France détruit... par webtele-libre 

Posté le 12 juin 2014 à 21h30 par Paula Corbulon | Lien permanent

11 juin 2014

Aux Etats-Unis, la droitisation c'est possible

Lu sur Nouvelles de France :

"Eric Cantor, le chef du groupe républicain à la Chambre des représentants, a été battu mardi lors d’une primaire organisée pour les élections de novembre, par le professeur d’économie David Brat, candidat du Tea Party. Selon des résultats quasi-complets du scrutin dans la septième circonscription de Virginie (est), le populiste a écrasé le sortant avec environ 55,5% des voix, soit environ 7 000 suffrages d’écart sur 64 000 votants. « Le message de la base ne pourrait pas être plus clair », a réagi Matt Kibbe, président de Freedomworks, une des organisations nationales du Tea Party. « Peu importe votre poste, peu importe votre pouvoir. Si vous vous éloignez des militants sur le terrain, votre siège est en danger. »

Selon Libération,

Le monde politique semble comme sonné de cette défaite, Eric Cantor étant l’un des républicains les plus puissants des Etats-Unis, appelé à succéder un jour au président actuel de la Chambre, John Boehner."

Posté le 11 juin 2014 à 23h16 par Michel Janva | Lien permanent

04 juin 2014

L'avortement chute de 16% dans le Wisconsin

En un an.

"La législation n’est sans doute pas pour rien dans l’évolution des comportements des Wisconsinois : le consentement des parents est obligatoire pour les avortements de mineurs, l’usage de la « télémédecine » interdit, le financement public de l’acte n’est permis qu’en cas de danger pour la vie de la mère, viol, inceste ou risques importants pour sa santé, la femme qui souhaite éliminer son enfant doit rencontrer un conseiller qui lui proposera des solutions alternatives et elle aura ensuite 24h pour réfléchir, etc. La Cour fédérale du district de l’Ouest du Wisconsin doit prochainement statuer sur une loi promulguée en juillet 2013, qui conditionne l’avortement au visionnage par la femme d’une échographie du fœtus agrémenté d’une description et aux « privilèges d’admission » du médecin en milieu hospitalier à moins de 30 miles, mais dont l’entrée en vigueur avait été bloquée par un juge fédéral."

Posté le 4 juin 2014 à 21h33 par Michel Janva | Lien permanent

24 mai 2014

Etats-Unis : le parti républicain réussira-t-il à remporter le sénat ?

Lu dans Présent :

"A cinq mois d’élections législatives capitales traditionnellement fixées le premier mardi de novembre, c’est la question qui mobilise dès maintenant les citoyens convaincus de l’utilité de leur vote. Car se rendre maître de la Chambre haute, pour un parti qui a déjà en sa possession la Chambre basse, c’est atteindre le sommet, le grand chelem pour les joueurs d’échecs, le contrôle des lois pour les hommes de pouvoir.

Or, ceux qui ont la main sur les lois au Congrès peuvent paralyser le pouvoir exécutif en ne lui laissant comme riposte que les veto, arme à double tranchant dont les inconscients abusent et dont les sages se méfient. Le président Barack Obama serait ligoté à son fauteuil du Bureau ovale, saucissonné par l’opposition comme il y a vingt ans lorsque les francs-tireurs du parti républicain, fouettés par le Géorgien Newt Gingrich, clouèrent dans ses prérogatives un Bill Clinton médusé par tant d’audace et humilié par tant de succès. [...]

Six sièges séparent les stratèges du parti républicain de leur emprise sur le sénat. Six sièges sur cent, c’est à la fois peu et beaucoup. Peu, si l’on tient compte de la vague de mécontentement actuelle, dont la ténacité et la vigueur donnent l’impression de pouvoir balayer n’importe quel verrouillage politicien. Beaucoup, si l’on replace les séries de combats qui auront lieu dans cinq mois au centre d’un affrontement idéologique dont le sénat, principal enjeu parce qu’il représente la clé du changement ou de l’immobilisme, focalise toutes les crispations mobilisatrices des démocrates. [...]"

Posté le 24 mai 2014 à 11h09 par Michel Janva | Lien permanent

22 mai 2014

Liberté de choisir ? Mensonge

Voilà 2 histoires qui remettent en cause le principal argument des militants de l'avortement, à savoir le "droit" de "choisir" d'avoir ou non un enfant :

"Deux affaires similaires ont défrayé la chronique aux Etats-Unis : deux jeunes filles de quinze ans enceintes, l’une dans l’Ohio, l’autre à New York, ont réussi à sauver leur enfant in extremis. Deux histoires révélatrices des pressions subies de la part de proches qui, au lieu de prendre leurs responsabilités devant une vie nouvelle qui mérite protection, poussent au contraire les mères à s’en débarrasser.

On apprend ainsi que vendredi dernier, une jeune fille de quinze ans s’est physiquement battue avec sa mère qui l’avait entraînée dans une clinique du Planned Parenthood (Planning familial) de la banlieue de Cleveland, Ohio, qui assure des services de « santé reproductive » comme la délivrance de contraceptifs et de la pilule du lendemain, ainsi que les documents nécessaires à l’« IVG ». La jeune fille ne voulait pas avorter ; sa mère l’exigeait. La violente altercation s’est déroulée dans le hall du centre : il a fallu que la police intervienne pour mettre fin à l’affrontement physique entre les deux femmes.

Il n’y a pas eu de plainte mais la police a indiqué qu’elle n’a pas mis un terme à l’enquête pour « violences domestiques ».

Vendredi dernier, une autre jeune fille de quinze ans avait été enfermée dans une clinique, selon des sources pro-vie, alors que, soutenue par sa mère, elle refusait l’avortement exigé par son petit ami.

La jeune fille avait été emmenée par celui-ci dans le centre Buffalo Women’s Services. Poussée à se débarrasser de l’enfant elle s’y était résolue dans un premier temps, inquiète et apeurée, mais elle était en contact avec des militants pro-vie qui l’avaient mise en relation avec Abby Johnson, ancienne directrice d’un centre d’avortements du Planned Parenthood, devenue pro-vie après avoir suivi un avortement par échographie. En acceptant de se rendre au centre de « santé des femmes » à Buffalo la jeune fille entendait simplement subir une échographie.

C’est lorsque les responsables de la clinique ont refusé catégoriquement de lui montrer les images de l’ultrason qu’elle a compris qu’on n’y cherchait nullement à l’aider. Elle a demandé à partir. A ce moment-là, elle a été, selon le récit d’Abby Johnson à qui la jeune fille envoyait des textos affolés, enfermée dans une chambre.

Sa mère, qui la soutient dans sa décision de garder l’enfant, s’est alors mise à faire un scandale dans la salle d’attente en exigeant d’avoir accès à sa fille. Souffrant d’une instabilité mentale, elle a été expulsée manu militari. [...]"

Posté le 22 mai 2014 à 07h20 par Michel Janva | Lien permanent

21 mai 2014

Encore un juge LGBT contre la démocratie

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Un juge fédéral, saisi par cinq paires, a déclaré contraire à la Constitution des Etats-Unis la loi de Pennsylvanie qui définit le mariage comme étant un mariage. La parodie de mariage entre personnes de même sexe devient donc légale dans cet Etat.

C’est en 1996 qu’une loi, votée à une écrasante majorité par les deux chambres de l’Etat de Pennsylvanie, avait stipulé que « le mariage est un contrat civil par lequel un homme et une femme se prennent l’un l’autre pour mari et femme », et que si les mariages entre personnes de même sexe étaient légalisés ailleurs, ils seraient nuls en Pennsylvanie."

Posté le 21 mai 2014 à 15h45 par Michel Janva | Lien permanent

20 mai 2014

Oregon : un juge s'oppose à la nature et aux citoyens

Lu sur le blog d'Yves Daoudal ce nouvel acte totalitaire du lobby LGBT :

"Le juge fédéral Michael McShane a décrété que la disposition constitutionnelle de l’Oregon sur le mariage violait la Constitution des Etats-Unis d’Amérique.

En 2004, les citoyens de cet Etat avaient voté à 57% pour un amendement à la Constitution de l’Etat indiquant que « seul le mariage entre un homme et une femme est valide ou reconnu légalement comme un mariage ».

C’est seulement en février 2013 que le lobby LGBT s’est lancé dans la bataille pour renverser la situation. Et, comme d’habitude, il s’est trouvé un juge fédéral pour lui donner raison. Sur décision de ce juge, la parodie de mariage entre homosexuels est donc désormais légale dans l’Oregon."

Posté le 20 mai 2014 à 16h35 par Michel Janva | Lien permanent

18 mai 2014

Le porno, une «crise de santé publique»

La pornographie est tellement répandue aux Etats-Unis qu'elle doit être désormais traitée comme une «crise de santé publique» à combattre au même titre que le tabagisme ou l'alcool au volant, estiment des experts. Gail Dines, sociologue, professeur au Wheelock College de Boston et auteur d'un livre sur la question, explique :

«La pornographie est la forme la plus répandue d'éducation sexuelle aujourd'hui. Des études montrent que l'âge moyen où l'on voit pour la première fois du porno est entre 11 et 14 ans, et croyez-moi, ce n'est pas le Playboy de papa». «Ces images dégradantes et misogynes sont devenues monnaie courante et enlèvent aux jeunes leur droit à une vraie sexualité saine».

Posté le 18 mai 2014 à 15h24 par Michel Janva | Lien permanent

13 mai 2014

On fait la même en France ?

Lu dans Les 4 Vérités :

"La police de New York a lancé une opération de communication sur Twitter invitant les internautes à envoyer des photos d’eux avec des policiers. Rapidement, cette opération a « mal tourné »: les internautes ont envoyé une importante collection de photos d’arrestations musclées ou de violences policières…"

Posté le 13 mai 2014 à 18h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

12 mai 2014

Des jumelles nées main dans la main

C'est une naissance exceptionnelle qui a eu lieu dans l'Ohio aux Etats-Unis. Une femme a donné naissance à deux petites filles parfaitement identiques : il s'agit de jumelles monozygotes mais elles sont aussi monoamniotiques. Une forme de grossesse gémellaire rare. Les "vrais jumeaux" ou jumeaux monozygotes proviennent de la division d'un seul et unique oeuf fécondé (le zygote). Séparé en deux, l'oeuf donne naissance à deux embryons qui vont se développer parallèlement dans l'utérus de la mère. Les deux bébés ont alors le même patrimoine génétique, ce qui leur donne des sexes et une apparence identiques. Mais les jumeaux monozygotes sont bien moins fréquents que les jumeaux dizygotes ou "faux jumeaux" qui sont eux issus de deux oeufs distincts.  

Toutefois, il existe différentes formes de jumeaux en prenant en compte deux autres facteurs : le chorion (placenta) et le sac amniotique. En fonction de la période à laquelle l'oeuf fécondé s'est divisé en deux, les jumeaux vont partager ou non ces deux éléments.  Lorsque la division a lieu dans les tout premiers jours après la fécondation, la grossesse va aboutir à la formation de deux placentas et de deux cavités amniotiques, chaque bébé aura les siens, comme de "faux jumeaux". On parle alors de grossesse bichoriale et biamniotique. Ceci représente un tiers des grossesses gémellaires. Si la division a lieu entre 3 et 6 jours après, il y aura un seul placenta (monochoriale) et deux cavités amniotiques (biamniotique). Cette forme représente 70% des cas de vrais jumeaux. Néanmoins, il existe un troisième cas beaucoup plus rare. Si la division de l'oeuf a lieu après la formation du placenta et de la cavité amniotique, les deux bébés partageront les mêmes. On parle alors de grossesse monochoriale et monoamniotique. Ceci survient dans une grossesse gémellaire sur 10.000. C'est ce qui s'est produit pour les deux petites Américaines.  

Le fait que les deux bébés partagent le même placenta et la même poche amniotique signifie qu'ils sont en contact permanent pendant tout leur développement. 

Lorsque les praticiens ont tenu les filles au-dessus des draps pour les montrer à leurs parents, elles se sont attrapées la main.

"Je ne pensais pas qu'elles sortiraient et se mettraient instantanément à se tenir les mains. C'était irrésistible. Je n'ai même pas les mots pour le décrire. Il n'y avait pas un oeil de sec dans toute la salle d'opération".

Posté le 12 mai 2014 à 22h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

11 mai 2014

Ukraine: il y aurait des mercenaires américains ?

Selon le journal allemand Bild am Sonntag, cité ici. Extrait.

"Ces 400 mercenaires travaillent pour Academi, plus connu sous son ancien nom de Blackwater, une entreprise de sécurité qui avait été privée de contrat par l’armée américaine en Irak après une fusillade sur des civils en 2007, précise le Bild. Le journal précise toutefois ne pas savoir qui a passé le contrat avec Academi. Le Bild am Sonntag rappelle que la Russie avait dénoncé il y a quelques semaines la présence de « contractors » américains aux côtés des troupes gouvernementales ukrainiennes, ce que l’ambassadeur américain à Kiev, Geoffrey Pyatt avait démenti mi-mars."

Posté le 11 mai 2014 à 21h19 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (9)

09 mai 2014

Ukraine: les lignes bougent ?

Alors que le pays s'engage de façon de plus en plus radicale vers la guerre civile, il semblerait que le positionnement des acteurs les plus importants soit en passe d'évoluer, entrainant la crise dans une direction inconnue. Au sujet de la guerre civile, on notera incidemment que, pour museler les séparatistes russophones, les autorités de Kiev recourent à la force avec beaucoup moins de scrupules et de retenue que l'ex gouvernement de Ianoukouvitch ne l'avait fait à l'égard des insurgés de l'Ouest. De même les medias "occidentaux" font preuve d'une grande retenue dans leurs commentaires (on imagine les hurlements et les appels à la mobilisation des brigades internationales si le drame d'Odessa (une version "occidentale", et une version "russe") avait pu être attribué au dit président, ou horresco referens, à Vladimir Poutine lui-même).

Vladimir Poutine, dont c'est le deuxième anniversaire de l'actuel mandat présidentiel, vient de prendre des positions qui, en donnant l'impression d'un retrait russe, coupent radicalement l'herbe sous les pieds des Américains, dont l'obsession était (demeure certainement) de voir la Russie intervenir militairement en Ukraine pour protéger les minorités russophones. Cette situation rêvée justifierait la diabolisation pure, simple, définitive, de la Russie et de son président, et la rupture nécessaire et aussi définitive de toute forme de coopération entre l'Europe (en fait son ersatz UE) et la Russie. Une telle perspective, qui n'est toutefois pas totalement abandonnée, serait de nature à rendre inévitable, et même souhaitée par les opinions européennes, le grand marché transatlantique qui verra le jour en 2015.

Les Allemands, de leur côté, semblent de moins en moins adhérer à la "narrative" étatsunienne puisque même leurs journaux atlantistes (le Bild en l'occurrence), font fuiter des informations des services de renseignements relatant la présence de dizaine d'agents de la CIA et du FBI à Kiev.

Enfin, dans le même temps, SACEUR (le chef des opérations de l'OTAN) lui-même produit une évaluation de la situation qui prend à contrepied tout ce que l'OTAN a pu présenter ces dernières semaines concernant les velléités russes fantasmées (et ardemment souhaitées, cf. supra) d'invasion de l'Ukraine orientale.

De tout cela, Philippe Grasset nous donne des analyses comme d'habitude très intéressantes (ici et ), "sourcées" la plupart du temps aux médias anglo-saxons, qu'ils soient mainstream ou alternatifs.

Posté le 9 mai 2014 à 08h18 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (10)

07 mai 2014

Etats-Unis : la Cour suprême autorise les prières au conseil municipal

Lu dans Le Figaro :

"Pour nous autres Français, habitués à une laïcité qui a coupé net le cordon entre Dieu et la politique, il est toujours frappant d'assister à la prière chrétienne qui ouvre les sessions parlementaires du Congrès et les maintes réunions organisées de la base au sommet du pouvoir exécutif. «Prions!» lance souvent le président Barack Obama, lors de cérémonies de remise de décoration ou de dîners officiels à la Maison-Blanche. La «république unie et indivisible» qu'évoque le serment d'allégeance à l'Amérique, place cette dernière «sous (la protection de) Dieu».

Perdure même à Washington l'étonnante tradition d'un «breakfast de prière» annuel, qui réunit les parlementaires et le chef de l'État. Aux États-Unis, où la séparation de l'Église et de l'État, visait à protéger la liberté religieuse de l'emprise excessive du pouvoir - à l'inverse de la France, où on souhaitait protéger l'État d'une Église jugée envahissante - Dieu fait bon ménage avec la politique.

De ce point de vue, la décision ce lundi de la Cour suprême des États-Unis d'autoriser les prières à l'ouverture des réunions publiques des conseils municipaux, n'a rien de surprenant. Deux femmes originaires de l'État de New York avaient lancé le débat en 2007 en protestant contre la mairie de la petite ville de Greece, près de Rochester, qui organisait des séances de prières chrétiennes à l'ouverture de ses sessions.

[...] Le juge Anthony Kennedy, chargé de formuler la décision majoritaire, a estimé que de telles pratiques «donnaient de la gravité à l'événement et reflétaient l'héritage de la nation». L'exposition des citoyens à ces prières n'est pas «une violence inacceptable», mais «une pratique lancée par les Pères fondateurs et qui a résisté au test du temps», a-t-il dit."

Posté le 7 mai 2014 à 11h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

04 mai 2014

Nouvelle offensive Etatsunienne contre les intérêts francais

C’est le site Infoguerre qui nous le révèle, ici. Extraits.

"Cette campagne qui comprend la « France campaign » actuellement en cours, s’appuie sur le principe d’action «Name and Shame » visant à dénoncer et menacer publiquement toute entreprise implantée ou ayant des projets d’implantation en Iran. Depuis la création de UANI plus de 21 campagnes ont été menées obligeant, selon le site de l’UANI, plus de 50 entreprises à se retirer ou à suspendre leurs activités ou projets d’implantation en Iran dont Shell, Caterpillar, KPMG, ABB,  Peugeot, Renault etc. Le mode opératoire de cette campagne consiste à envoyer une lettre personnalisée aux principaux dirigeants des entreprises ciblées et à communiquer publiquement et a posteriori autour de cet envoi. L’argumentaire est toujours le même. Il rappelle les sanctions internationales à l’encontre de l’Iran et dénonce les manquements aux Droits de l’Homme du régime iranien ainsi que les liens et financements  de ce dernier au terrorisme international. A travers ce qui peut apparaître comme une diabolisation de l’Iran, l’UANI souligne les risques à la réputation pour les entreprises visées et menace les intérêts et activités de celles-ci sur le territoire américain. (...)

A ce titre, certaines sources dénoncent les relations fortes de l’ONG avec l’administration américaine et l’accuse de n’être que le « bras armé » de Washington pour la préservation des intérêts économiques américains en Iran. En effet, la direction de l’UANI est principalement composée d’anciens membres de l’administration Bush et des services de renseignement américains, britanniques et israéliens. Le président, Mike Wallace, est l'ancien ambassadeur des États-Unis à l'ONU, sous le président Georges W. Bush. Parmi les membres de son conseil consultatif, se trouve notamment James Woolsey, directeur de la CIA du président Bill Clinton et sous-secrétaire de l'US Navy sous le président Jimmy Carter; ainsi que Meïr Dagan, chef du Mossad sous trois Premier ministres d'Israël. Par ailleurs, les actions menées dans le cadre de la « Corporate campaign » visent majoritairement des entreprises non-américaines. Enfin, alors que plusieurs entreprises européennes et japonaises ont annoncé leur retrait ou la rupture de leurs contrats et prospections en Iran, certaines entreprises américaines pénètrent et se développent discrètement sur le marché iranien."

Posté le 4 mai 2014 à 20h43 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (4)

02 mai 2014

Restriction de l'avortement dans le Mississipi

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le gouverneur du Mississipi, Phil Bryant, a signé la loi interdisant l’avortement après 18 semaines de grossesse.

Cette loi avait été votée par les deux chambres il y a un mois.

C’est le 13e Etat où les élus votent une telle loi. Mais dans trois d’entre eux (Géorgie, Idaho, Arizona) un juge fédéral a jugé la loi anticonstitutionnelle, et en Virginie Occidentale le gouverneur a refusé de la signer."

Posté le 2 mai 2014 à 20h34 par Michel Janva | Lien permanent

L'Occident pire que l'islam pour les chrétiens d'Irak

Sa Béatitude Louis Raphael Ier Sako a lancé un nouveau cri d’alarme sur le risque d’une disparition totale des communautés chrétiennes autochtones d’Irak :

« Il y a quelques jours, je me suis rendu dans la ville de Hilla où, dans les années 90, vivaient 287 familles chrétiennes. Elles ne sont plus que 21. A Bagdad, il existe 21 paroisses chaldéennes ; beaucoup ont été fermées ou regroupées. Dans la paroisse de l’Ascension, à al-Mashtal, avant la chute du régime, il y avait 5.000 familles et, chaque année, 240 jeunes recevaient la première communion. Le 25 avril, j’ai célébré les communions pour seulement 13 garçons et filles ».

« L’intervention occidentale dans la région n’a pas résolu les problèmes mais, au contraire, elle a provoqué davantage de conflits et de chaos. Franchement, 1.400 ans d’islam ne nous ont pas déraciné de nos terres, ni de nos églises, alors que les politiques de l’Occident nous ont dispersés et éparpillés à travers le monde entier. »

Posté le 2 mai 2014 à 16h33 par Michel Janva | Lien permanent


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