16 janvier 2017

Trump, censé symboliser le capitalisme le plus sauvage coalise contre lui la quasi-totalité de la « presse aux ordres de la Bourse »

Jean-Claude Michéa publie "Notre ennemi, le capital". Il est interrogé dans Marianne. Extraits :

Unknown-17"Vous qui vous déclarez «populiste», comment vous apparaît une figure comme celle de Donald Trump, autour de laquelle se sont alliés le peuple déclassé et une partie des Américains les plus puissants du pays ?

« Plus le méchant est réussi, disait Hitchcock, plus réussi est le film. » De ce côté, Donald Trump est le client idéal. Il incarne en effet, jusque dans sa coiffure, tous les traits de l'« homme que vous aimerez haïr ». Il reste cependant un mystère à résoudre. Par quel miracle celui qui est censé ainsi symboliser, selon le Monde, l'essence même du capitalisme le plus sauvage peut-il coaliser contre lui, du matin jusqu'au soir, la quasi-totalité de ce que Marx appelait la « presse aux ordres de la Bourse » (y compris de sa « brigade du rire », de Yann Barthès à Karl Zéro) ?

C'est sans doute que celle-ci ne lui pardonne pas d'avoir eu le mauvais goût d'utiliser dans sa campagne électorale un peu trop d'éléments de langage « anticapitaliste ». Mais que ces chiens de garde se rassurent ! Trump - bien que, contrairement à Fillon, il sache en effet parler aux travailleurs - n'a probablement jamais eu la moindre intention de remettre vraiment en cause le Tafta ou la tyrannie de Wall Street (les choses sont peut-être un peu différentes sur le plan géopolitique).

Et, si même il poussait l'incohérence jusqu'à vouloir faire quelques pas dans cette direction - hypothèse peu plausible -, nul doute que le système saurait très vite lui rappeler les limites à ne pas dépasser. C'est qu'on ne plaisante pas avec ce genre de choses au pays des Kennedy et des Martin Luther King. [...]"

Posté le 16 janvier 2017 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent

14 janvier 2017

"Bénédiction" d'un nouvel avortoir par une « vingtaine de dirigeants religieux » mais pas de catholique

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

37d1cbff8img_4374-jpg-mobile"Mardi dernier 10 janvier a eu lieu la bénédiction du nouvel avortoir du Planning familial américain à Washington par une « vingtaine de dirigeants religieux ».

Non, ce n’est pas un canular. C’est raconté par le site DCist, qui donne un grand reportage et des photos, et par le Huffington Post, qui donne même une vidéo. J’ai vérifié tous les noms et tous les titres, et tout est, hélas, exact. Du reste la page Facebook du Planning familial de Washington renvoie à l’article du Huffington Post.

« Dans presque tous les messages que j’adresse à notre personnel, je parle de notre travail sacré », dit Laura Meyers, présidente et directrice du Planning familial de Washington. « Cette bénédiction confirme le caractère sacré de notre travail. » D’où le sous-titre de l’article du Huffington Post (en rubrique « religion ») : « Parce que ceci est aussi un espace sacré ». A l’entrée il y avait la troupe de percussion féminine Batala. L’une d’elles a déclaré qu’elles avaient décidé de participer à cet événement « parce que beaucoup d’entre nous ont bénéficié du Planning familial ».

Les « dirigeants religieux » se sont réunis au premier étage pour un « cercle de prière » mené par le rabbin Michael Nemath, directeur du « Centre d’action religieuse du judaïsme de réforme ». Puis chacun y est allé de son allocution et de son rite. On croit comprendre que parmi la vingtaine de « dirigeants religieux » il y avait des « pourvoyeurs d’avortement » (évidemment, si c’est sacré…), une « patiente du Planning familial »… Quant à Kendall Wilson-Flippin, qui a exécuté une « danse liturgique », c’est un prof de danse fitness…

La cérémonie avait été organisée par la « Coalition religieuse pour le choix reproductif », nommément par les révérends Christine et Dennis Wiley de l’Eglise unie baptiste du Christ. Pour eux comme pour beaucoup d’intervenants, « c’est leur foi religieuse qui est précisément la raison pour laquelle ils sont solidaires du Planning familial ».

Le rabbin Namath a souligné que selon la tradition juive, prendre des décisions saines à propos de son corps est une façon d’honorer Dieu. Et il a prié : « Dieu, que ton esprit repose sur ces soignants qui servent d’instruments de tes mains. » Sic.

Daayiee Abdullah, le premier imam ouvertement homosexuel d’Amérique, se trouvait en Thaïlande mais a participé à la cérémonie via Skype.

Deux prêtres hindous ont chanté un mantra qui donne « de bonnes vibrations » au bâtiment, puis ils ont aspergé d’« eau bénite » le rez-de-chaussée parce que « quand nous chantons des mantras les vibrations traversent l’eau », ce qui laisse l’énergie négative derrière…

Pour clore la cérémonie, chacun a écrit sur une pierre ce dont il voulait se débarrasser, et a jeté la pierre dans une jarre d’eau, la remplaçant par une pierre où était inscrit un mot de bénédiction…

Serina Floyd, directrice médicale du Planning familial, a déclaré : « Les patientes expriment leur honte, leur culpabilité ou leur crainte quant à la façon dont Dieu les percevra. Mais avorter ne vous rend pas antipathique aux yeux de Dieu. Maintenant, je peux dire aux patientes que c'est un espace béni. »

Une consolation : les articles n'évoquent pas la présence d'un prêtre catholique..."

Posté le 14 janvier 2017 à 11h36 par Michel Janva | Lien permanent

10 janvier 2017

Kentucky : des lois pour limiter l'avortement

Lu sur Gènéthique :

B"Le gouverneur du Kentucky, Matt Bevin, a signé lundi deux projets de loi qui limitent l'avortement dans son Etat. Les dispositions d’urgence entourant ces projets impliquent leur mise en œuvre immédiate.

Le premier demande aux médecins d’effectuer une échographie avant un avortement, de montrer les images à la mère et de lui fournir l’enregistrement audio des battements de cœur fœtaux.

Le second interdit les avortements au-delà de 20 semaines de grossesse, exception faite des grossesses à risque pour la santé de la mère."

Posté le 10 janvier 2017 à 16h43 par Michel Janva | Lien permanent

08 janvier 2017

Pour la France, Cuba est plus important que les Etats-Unis

Tout le monde se souvient du voyage du ministre Ségolène Royal à Cuba pour honorer le sanguinaire communiste Fidel Castro, récemment décédé.

Nous apprenons aujourd'hui qu'aucun responsable politique français n'assistera à l'investiture de Donald Trump le 20 janvier à Washington. Seul l'ambassadeur français à Washington, Gérard Araud, sera présent. Cet ambassadeur s'était déconsidéré Araud lors de la victoire de Trump par un tweet depuis effacé - «Un monde s'effondre devant nos yeux»...

Posté le 8 janvier 2017 à 19h42 par Michel Janva | Lien permanent

06 janvier 2017

Les républicains du Congrès américain ont l'intention de couper les crédits au Planning familial

Unknown-2Le président de la Chambre des représentants Paul Ryan a affirmé que "la loi sur Planned Parenthood sera dans le texte budgétaire". Les républicains du Congrès américain ont l'intention de couper les crédits au plus grand réseau de planning familial des Etats-Unis, Planned Parenthood.

Les fonds publics représentaient 43% du budget de Planned Parenthood en 2015 (aides fédérales et locales). Les 650 cliniques de cette organisation proposent des avortements mais aussi des services tels que des dépistages, car les fonds publics fédéraux ne peuvent légalement pas être utilisés pour des avortements, mais peuvent l'être pour le reste des activités. D'où la manipulation du Planning. 

Posté le 6 janvier 2017 à 08h30 par Michel Janva | Lien permanent

Le protectionnisme, ça marche

Posté le 6 janvier 2017 à 07h05 par Michel Janva | Lien permanent

05 janvier 2017

La révocation de l'Obamacare sera la priorité de la future administration Trump

Unknown-38C'est ce qu'a déclaré le vice-président élu Mike Pence, alors que le président Barack Obama s'est déplacé au Capitole pour appeler les élus démocrates à défendre son héritage en matière de santé.

Le Sénat a approuvé l'ouverture d'un débat sur le projet de révocation de la réforme de santé, qui instaure le financement public de la culture de mort et crée une hypertrophie étatique contraire au principe de subsidiarité.

Les républicains affirment que la couverture proposée par l'Obamacare est trop coûteuse pour les employeurs et dénoncent une ingérence trop importante de l'Etat fédéral dans le secteur de la santé.

Posté le 5 janvier 2017 à 08h21 par Michel Janva | Lien permanent

03 janvier 2017

Qu'est-ce qui fait paniquer l'Europe ?

Ni l'islam, ni l'immigration, ni la pauvreté, ni la crise sociale, démographique, intellectuelle, morale... Non, c'est l'entente entre Donald Trump et Vladimir Poutine :

Posté le 3 janvier 2017 à 17h11 par Michel Janva | Lien permanent

Un juge du Texas bloque la mise en œuvre d'une partie de l'ObamaCare

Lu sur Réinformation.tv :

Unknown-25"Un juge fédéral du Texas a bloqué samedi la mise en œuvre d’une politique de l’administration Obama cherchant à étendre les protections contre la « discrimination » prévues par l’« Affordable Care » (ou l’Obamacare, assurance santé publique) dans le cadre des services de santé proposés aux transgenres ou aux femmes ayant recours à l’avortement. Cette politique définit le sexisme comme devant inclure « la discrimination à raison de l’identité de genre et de l’interruption de grossesse ».

Les nouvelles règles devaient entrer en vigueur dimanche ; le juge Reed O’Connor a jugé qu’elles violent la législation sur les procédures administratives, une loi fédérale relative aux règles mis en place par décision administrative. Le juge a donné raison au plaignant, l’Etat du Texas – rejoint en l’occurrence par sept autres Etats ainsi que trois groupes de santé confessionnels chrétiens – mettant en avant le risque de violation des libertés religieuses des centres de soins privés qu’entraîne la politique imposée dans le cadre de l’Obamacare.

Le juge a estimé sérieux le risque évoqué par les plaignants de se voir obligés « de pratiquer et de couvrir par le biais de l’assurance des opérations de changement de genre et des avortements, au mépris de leur croyances religieuses contraires et de leur opinion médicale ».

Le même juge Reed O’Connor a rendu une décision en août dernier empêchant une autre politique de l’administration Obama obligeant les écoles publiques, malgré les objections de treize Etats, à permettre aux élèves transgenres d’utiliser les toilettes leur choix. La décision du juge texan est susceptible d’appel mais il n’est pas dit que l’administration Obama, avec seulement 20 jours devant elle avant l’arrivée de Trump à la Maison Blanche, entende se prévaloir de cette possibilité. [...]"

Posté le 3 janvier 2017 à 07h23 par Michel Janva | Lien permanent

02 janvier 2017

Donald Trump : "Bonne année à tous, même à mes nombreux ennemis"

Les voeux de Donald Trump :

"Bonne année à tous, même à mes nombreux ennemis et à ceux qui m'ont combattu et ont perdu si largement qu'ils ne savent plus quoi faire. Amour!"

Posté le 2 janvier 2017 à 12h40 par Michel Janva | Lien permanent

30 décembre 2016

Petite provocation américaine à l'encontre de la Russie

Unknown-26Le président américain Barack Obama a décidé l'expulsion de 35 Russes considérés comme des membres des services de renseignement russe, ainsi que la fermeture de deux sites russes à New York et dans l'Etat du Maryland, près de Washington, considérés comme des bases utilisées par des agents russes. Les mesures annoncées visent également le «niveau inacceptable de harcèlement» subi depuis un an par les diplomates américains à Moscou, de la part de la police ou des services de sécurité russes. Dans sa déclaration, Barack Obama a aussi lancé un appel à une sorte d'union sacrée internationale pour faire revenir Moscou dans le droit chemin et l'empêcher de mener des actions de déstabilisation dans des pays étrangers.

En réponse, Vladimir Poutine a déclaré :

« Nous considérons les nouvelles actions inamicales de l’administration américaine sortante comme provocatrices, visant à saper les relations russo-américaines. Elles sont manifestement contraires aux intérêts fondamentaux des peuples russe et américain. Elles portent également préjudice à l’ensemble des relations internationales compte tenu de la responsabilité que la Russie et les États-Unis assument en matière de sécurité globale. Selon la pratique internationale actuelle, la partie russe a toutes les raisons de donner une réponse appropriée à ces actions. Nous nous réservons le droit de réagir, mais nous ne nous abaisserons pas à la "diplomatie de cuisine" irresponsable et tiendrons compte de la politique de l'administration de Donald Trump pour décider des actions à entreprendre en vue du rétablissement des relations russo-américaines. Les diplomates russes, qui rentrent en Russie, passeront les fêtes de fin d’année chez eux, entourés de leurs familles et de leurs proches. Nous ne créerons pas de problèmes pour les diplomates américains. Nous n’expulserons personne. Nous n’interdirons pas à leurs familles et à leurs enfants de se rendre sur leurs lieux de repos préférés pendant les fêtes de fin d’année. D’ailleurs, j’invite tous les enfants de diplomates américains accrédités en Russie à participer à la fête organisée au Kremlin à l’occasion du Nouvel An et de Noël. Il est dommage que l’administration du président Barack Obama finisse son travail de cette manière mais je lui souhaite quand-même une bonne année, à lui et aux membres de sa familleJe souhaite également une bonne année au président Donald Trump et à tout le peuple américain ! Je souhaite à tout le monde bonheur et prospérité ! »

Voici la réponse du mauvais joueur Obama - après qu’il eût perdu aux échecs face à Poutine :

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Posté le 30 décembre 2016 à 19h29 par Michel Janva | Lien permanent

24 décembre 2016

Echanges de voeux entre Vladimir Poutine et Donald Trump

Quand les deux grandes puissances mondiales en viennent à s'entendre ainsi, c'est un peu le miracle de Noël avant l'heure :

Lettre de Vladimir Poutine à Donald Trump :

Cher M. Trump,

Veuillez recevoir mes vœux les plus chaleureux pour Noël et la nouvelle année.

Les graves défis mondiaux et régionaux que nos pays ont eu à affronter ces dernières années, montrent que les relations entre la Russie et les USA demeurent un important facteur pour assurer la stabilité et la sécurité du monde moderne.

J’espère qu’après votre entrée en fonction en tant que président des Etats-Unis d’Amérique, nous serons en mesure – en agissant de manière constructive et pragmatique – de rétablir un cadre propice à une coopération bilatérale dans différents domaines et d’amener notre niveau de collaboration sur la scène internationale à un nouveau niveau de qualité.

Veuillez recevoir mes vœux sincères pour vous et votre famille de bonne santé, bonheur, bien-être, succès et tout le meilleur.

Publiant cette lettre, Donald Trump a commenté :

Une très belle lettre de Vladimir Poutine ; ses pensées sont si pertinentes. J’espère que des deux côtés nous serons capables d’être à la hauteur de ces pensées, et nous ne devons pas prendre un autre chemin.

Via YD

Posté le 24 décembre 2016 à 13h40 par Michel Janva | Lien permanent

23 décembre 2016

Encore un catholique dans l'équipe de Donald Trump

2257323793Outre ceux évoqués ce matin, parmi des chrétiens convaincus et attachés aux principes non négociables, Donald Trump a nommé Sean Spicer comme porte-parole de la Maison Blanche. Il était le porte-parole et directeur de la stratégie du Comité national républicain pendant toute la campagne.

Sean Spicer est un catholique pratiquant qui ne met pas sa foi dans sa poche. Le 10 février, il était apparu à CNN avec une tache grise sur le front : c’était le mercredi des Cendres. Il s’était fait moquer de lui dans de nombreux tweets, où l’on disait qu’il s’était cassé la figure avant d’arriver au studio, ou qu’on lui avait fait une farce, ou qu’il y avait un gros problème de maquillage, etc. Des catholiques avaient pris la défense de Spicer en se moquant à leur tour de l’ignorance des trolls. Quant à Spicer il avait répondu à tous les méchants tweets avec le hashtag #AshWednesday : mercredi des Cendres.

Posté le 23 décembre 2016 à 19h49 par Michel Janva | Lien permanent

Nouvelle version de "Halleluya", de Léonard Cohen

Les paroles ont été revisitées pour la Nativité par le groupe Cloverton, du Kansas (États-Unis) :


Alleluia (version unique) par theophile76

Posté le 23 décembre 2016 à 19h39 par Michel Janva | Lien permanent

Donald Trump s'entoure de chrétiens convaincus

Aleteia a fait la liste des personnalités de confession chrétienne qui entoureront Donald Trump :

  • Mike_pence_16501345480Mike Pence (photo), Vice-président, numéro 2 du pouvoir exécutif américain : Homme de confiance de Donald Trump, Mike Pence est un chrétien croyant et pratiquant. Né dans une famille irlandaise catholique à Colombus, dans l’Indiana, ancien élève de l’école paroissiale et enfant de chœur dans sa jeunesse, il se convertit au protestantisme évangélique au lycée. La gauche américaine le déteste depuis que, gouverneur de son État natal, il a fait adopter des restrictions à l’accès à l’avortement et une clause de consciences pour les officiers municipaux ne souhaitant pas célébrer de mariages gays. Les chrétiens qui n’y sont pas favorables ne pourront plus être menacés de prison ni accusés de nier les « droits de l’homme ». « I’m a Christian, a conservative and a Republican, in that order » : Je suis chrétien, conservateur et républicain, dans cet ordre, affirmait-il en octobre dernier.

  • Steve Bannon, conseiller spécial du Président, l’éminence grise : Le principal stratège de la campagne électorale de Donald Trump est désormais son conseiller politique principal à la Maison Blanche. Steve Bannon, catholique pratiquant, croit fermement que les États-Unis ont une responsabilité dans la défense de la civilisation occidentale. Étant entendu que la civilisation occidentale s’appuie sur l’héritage judéo-chrétien qui lui a offert la primauté du droit et l’égalité devant la loi, le concept de droits de l’homme et les limites au pouvoir du gouvernement. Bannon considère que les démocrates ont bafoué ces règles civilisationnelles essentielles en tentant de dépouiller la sphère publique et politique de toute influence chrétienne. Steve Bannon avait donné une conférence au Vatican en 2014 via Skype, décrivant devant un public de responsables du Saint-Siège la « crise, tant du capitalisme que des fondements de l’Occident judéo-chrétien que nous traversons » appelant à un sursaut « dans nos croyances ».

  • Reince-priebus-02-c2a9-gage-skidmoreReince Priebus (photo), White House Chief of staff, numéro 1 de l’administration présidentielle : Directeur de cabinet du Président et premier fonctionnaire de la Maison Blanche. Ancien chef du Parti républicain, il est grec-orthodoxe pratiquant. Il anime toujours un cercle d’étude biblique et un groupe de prière pour les jeunes couples mariés.

  • Jeff Sessions, Procureur général, 5e homme du gouvernement : United States Attorney General, Jeff Sessions est le ministre de la Justice de Donald Trump. Historiquement le seul membre du cabinet à ne pas porter le nom de Secretary. L’homme de loi, d’origine anglaise, est protestant méthodiste et très actif dans sa paroisse où il donne des cours d’éducation religieuse chaque dimanche. Tel les Castors Juniors Riri, Fifi et Loulou, célèbres neuveux de Balthasar Picsou, Jeff Sessions est Eagle Scout, le rang le plus haut qui soit chez les Boy Scouts américains.

  • Mike Pompeo, le directeur de la CIA, les grandes oreilles de Trump : Le profil qui contraste le plus avec les fonctionnaires sortants de l’administration Obama. Plusieurs universitaires et observateurs politiques américains soutiennent que le prédécesseur et ancien patron du principal service d’espionnage américain d’Obama, John Brennan, se serait converti à l’islam pendant son service en Arabie Saoudite dans les années 90. Nombre d’experts ont dénoncé ces dernières années la naïveté d’un personnage clef du dispositif antiterroriste de l’administration sortante, pointant tour à tour la perméabilité de son entourage aux idées des Frères musulmans, son soutien aux rebelles syriens ou son bellicisme forcené, visant à engager l’armée US en Syrie. Le nouveau directeur de la CIA, Mike Pompeo, est pour sa part un protestant presbytérien, qui enseigne à l’école du dimanche de sa paroisse du Kansas (lui aussi !), il est membre du conseil diaconal de son église.

  • Nikki Haley, ambassadrice auprès de l’Organisation des Nations unies, la bonne-parole de Trump : Gouverneure d’origine indienne de la Caroline du Sud, Sikh convertie au christianisme, son site internet annonce la couleur : « Ma foi au Christ a un impact profond sur ma vie quotidienne et je me tourne vers Lui pour obtenir les conseils nécessaires à chaque décision que je dois prendre ».

  • U-s-_congressman_tom_price_speaking_at_the_2010_conservative_political_action_conference_cpacTom Price (photo), ministre de la santé, numéro 10 de l’exécutif : Secretary of Health and Human Services, Tom Price est un protestant évangélique, réputé gros bosseur, fervent partisan au Congrès d’une politique chrétienne en matière d’avortement et de mariage.

  • Le Docteur Ben Carson, ministre du logement, l’expert ès pauvreté : Le futur Secretary of Housing and Urban Development, chrétien protestant évangélique fervent, a grandi dans la ville économiquement sinistrée de Detroit (ancienne capitale d’une industrie automobile en lambeaux). Il est aujourd’hui l’un des neurochirurgiens les plus célèbres du monde. Carson place sa foi au centre de sa vie et lui prête sa capacité à s’élever au-dessus des circonstances douloureuses qu’il a traversées au long de son existence. Il sera en charge de la réduction de la pauvreté, particulièrement de la communauté noire-américaine et, par dessus tout, de redonner une vie économique et culturelle aux villes sinistrées américaines.

  • Le général Michael Flynn, conseiller en sécurité nationale, le bras armé : Spécialiste du renseignement militaire, impétueux, viré par l’administration démocrate pour avoir dénoncé les lacunes de l’appareil sécuritaire américain face au terrorisme islamiste. D’ordinaire critique envers Moscou, il a rencontré Vladimir Poutine et déclaré vouloir travailler avec les Russes pour gagner la guerre contre le terrorisme. Il est catholique pratiquant.

  • Betsy DeVos, ministre de l’éducation, l’atout social de Trump : La Secretary of Education Betsy DeVos, protestante calviniste, bénéficiera d’un pouvoir étendu pour remanier le système d’enseignement public américain. Sa foi chrétienne est au cœur de sa compréhension de l’identité nationale américaine. Elle soutient tout d’abord Marco Rubio, candidat catholique malheureux à la primaire républicaine avant de rejoindre le clan Trump. Soulevant régulièrement la question du monopole sur l’éducation des enfants américains des écoles gouvernementales (« les écoles publiques » en France), Betsy DeVos défend aussi l’idée d’un crédit d’impôt offert aux familles pauvres, en particulier aux minorités ethniques dans les centres-villes, où les écoles publiques sont délabrées, en sous-performance et fournissent de mauvaises conditions d’éducation, afin que les parents pauvres puissent envoyer leurs enfants dans de meilleures écoles en dehors de leur quartier.

Posté le 23 décembre 2016 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent

22 décembre 2016

Le Texas prévoit de réduire le financement du Planning familial américain

Lu sur Gènéthique :

"Le Texas prévoit de réduire d’environ 3 millions de dollars le financement du Planning familial américain dans l'état. De son côté, l'organisation a déclaré qu'elle chercherait à bloquer l'arrêt des financements, qui impacterait, selon elle, les dépistages du cancer, l’accès à l’avortement, le dépistage du VIH et d'autres programmes.

Le Planning recevait jusqu’ici environ 500 millions de dollars par an en fonds fédéraux. En dehors du Texas, plusieurs autres États républicains ont tenté de réduire le financement de l'organisation, après la publication d’une vidéo, filmée en caméra cachée par des journalistes américains le 14 juillet 2015. Dans cette vidéo, Deborah Nucatola, directrice des services médicaux du planning familial, détaille la « revente de ‘pièces’ d’embryons humains » à laquelle se livre le Planned Parenthood. Cette vidéo a ainsi levé le voile sur un trafic d’organes de fœtus issus d’avortements tardifs."

Posté le 22 décembre 2016 à 17h10 par Michel Janva | Lien permanent

20 décembre 2016

L'Association américaine de psychiatrie s'insurge contre l'euthanasie des patients

LogoAAPL'Association américaine de psychiatrie (AAP) s’en prend aux lois sur l'euthanasie en Belgique, aux Pays-Bas, et 

« partout ailleurs où l'on aide des patients psychiatriques qui ne sont pas en stade terminal à se suicider, ou qui sont littéralement tués à coup d'injections mortelles, souvent par leurs propres psychiatres traitants ». 

C’est « immoral » pour un psychiatre, dit l’AAP, d'assister au « suicide », « la mise à disposition de moyens » et « l'administration de l'injection mortelle » sont « inadmissibles ».

Le ministre belge de la Santé, Maggie De Block, s’est insurgée contre cette ingérence américaine qui est une agression contre la démocratie : 

« Chacun a le droit d'avoir une opinion. Le parlement a mené un débat de fond sur la loi sur l'euthanasie. Et notre loi en est le résultat final. Je ne vois pas ce que les Américains viennent faire dans ce débat. »

Le président de l'Union professionnelle belge des médecins spécialistes en psychiatrie, Geert Dom, dit qu’il ne faut pas sous-estimer

« le regard qu'on porte à l'étranger sur nos lois très progressives à l'échelle internationale sur l'euthanasie ». 

Par conséquent, il dit prendre la déclaration de l’AAP au sérieux, surtout au vu de l'influence de cette association :

« L'association professionnelle américaine publie le DSM (Manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux), notre bible diagnostique. Cette position peut donc certainement susciter le débat et j'espère qu'on pourra le faire sans paniquer. »

Posté le 20 décembre 2016 à 18h51 par Michel Janva | Lien permanent

Donald Trump 45e président des Etats-Unis

Certains gauchistes pensaient que des grands électeurs trahiraient leur mandat, mais cela n'a pas été le cas : le collège électoral a, sans surprise, confirmé lundi l'élection de Donald Trump pour succéder à Barack Obama à la Maison Blanche.

Certains militants démocrates avaient lancé une campagne pour convaincre 37 grands électeurs du Grand Old Party d'abandonner leur candidat.

Ironie cruelle: les rares défections de lundi étaient plus nombreuses dans le camp démocrate que dans le camp républicain. Dans l'Etat de Washington (ouest), qu'Hillary Clinton avait emporté haut la main, un tiers des 12 grands électeurs n'ont pas voté en sa faveur. Et un électeur à Hawaï a voté pour Bernie Sanders.

Donald Trump a obtenu 304 voix contre seulement 227 pour Hillary Clinton.

Posté le 20 décembre 2016 à 07h15 par Michel Janva | Lien permanent

16 décembre 2016

Les Etats-Unis vers la guerre civile ?

Nos medias psyttacistes répètent avec gourmandise les allégations que leurs homologues et modèles Outre Atlantique propagent au sujet de l’interférence supposée de la Russie dans le processus électoral US, par hackers interposés. Trump ne serait rien de moins qu’une poupée aux mains de Poutine, … L’enjeu est, ni plus ni moins, de convaincre une partie des grands électeurs de ne pas suivre la vox populi et de ne pas élire Donald Trump comme nouveau POTUS (president of the united states).

Il n’est certes pas facile de s’y retrouver dans cet imbroglio d’accusations et de dénégations.

Nous vous proposons trois contributions, comme antidote (partiel, relatif, comme pour la Syrie), à la confusion ambiante.

Un article du Daily Mail (en anglais uniquement) présentant un ancien diplomate britannique comme le principal relai entre une source au parti démocrate US et le site Wikileaks,

Une recension de l’analyse des accusations de hacking russe, faite par une association de vétérans des services de renseignements US, qui s’est illustrée dans un passé récent par une défense remarquée d’un certain nombre de vérités factuelles contraires aux intérêts et à la propagande des néo-cons (qui osent tout, et c’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnait J !),

Une passionnante analyse du rôle de ce qu’il est convenu d’appeler l’Etat profond (deep state) aux Etats-Unis, et notamment dans la crise actuelle dont une des suites possibles est ni plus ni moins la guerre civile.

Nous soulignons que les deux derniers liens mènent à un site qui permettait naguère à un lecteur assidu d’envisager très sérieusement la victoire de Trump, c’est dire que ses analyses ne sont pas à considérer avec la même défiance systématique que celle à appliquer aux medias français.

Sur la définition de l’Etat profond, pour ceux qui n’auraient pas le temps (vraiment, quel dommage !) d’aller consulter les liens, nous reproduisons volontiers cet extrait, éclairant sur la nécessité et les modalités de restauration de l’Etat régalien, partout où l’urgence s’en fait sentir, et particulièrement chez nous.

« A partir de ce constat, il nous apparaît évident qu’un effort de définition doit être fait, pour permettre l’utilisation de l’expression, sinon apparaît un risque grave de faux sens, sinon de contresens qui peut subvertir non seulement le raisonnement mais le jugement lui-même. Le côté éminemment attirant de l’expression, – on dirait son côté dialectiquement ‘sexy’, – impose d’autant plus cette mise au point. L’“État profond” (les “Organes”) est bien ce qui a sauvé la Russie entre les années-Eltsine et les années-Poutine, comme Bhadrakumar (NDPC : contributeur du site dedefensa) le fait remarquer. C’est ce qui a fait fonctionner la IVème République, malgré un appareil politique d’une faiblesse inimaginable, et qui a permis à de Gaulle de disposer, dès 1958, des outils nécessaires pour le lancement immédiat de sa grande politique.

Dans ce cas, l’“État profond” n’est pas mauvais en soi ; il est le complément nécessaire du régime démocratique qui a absolument montré au bout de deux siècles d’usage et d’usure ses limites catastrophiques. Selon les situations respectives qu’on a identifiées, l’“État profond” redresse à l’avantage du bien public la faiblesse fondamentale de la démocratie ou bien utilise au profit d’intérêts particuliers la faiblesse fondamentale de la démocratie, qui est l’impuissance totale de ce régime politique à assurer une continuité historique et principielle à cause de sa soumission à une ou à des puissances extérieures à lui, à leurs intérêts changeants, à leurs opinions fluctuantes.

Dans le premier cas, il supplée à cette faiblesse en assurant une continuité officieuse sinon cachée des positions et des intérêts principiels de l’État représentant la nation historique, dans le second il structure l’imposture d’une fausse nation historique en assurant la continuité de la défense et de la coordination des intérêts sectoriels et privés qui la composent.

» Il est par ailleurs évident que, dans la situation absolument unique et paradoxale de paroxysme permanent (quel oxymore !) que nous impose la Grande Crise d’effondrement du Système jusqu’à son terme, l’aspect négatif de l’“État profond” l’emporte largement (aux USA, en France, etc., dans les pays du bloc BAO (NDPC : bloc américaniste-occidentaliste), dans ceux qui n’eurent jamais de principes ni de véritable État, dans ceux qui travaillent depuis 2 ou 3 décennies à déstructurer et à dissoudre principes et États, comme c’est effectivement le cas français). Il n’empêche qu’il ne peut être réduit à cette négativité, dès lors qu’existe l’exemple russe tel que le décrit Bhadrakumar, sans compter d’autres possibilités. C’est bien l’“État profond” qui a sauvé la Russie, qui lui a permis de survivre et de s’affirmer comme elle le fait. Même si cela est temporaire, même si cela ne résout rien de la Grande Crise, cela existe avec une force considérable et s’impose à mesure à notre jugement ; par conséquent, cela doit intervenir d’une façon décisive dans l’exercice de définition que nous proposons. »

Posté le 16 décembre 2016 à 09h15 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (12)

14 décembre 2016

Qui a dit : « Je m’oppose à l’usage de fonds publics pour payer l’avortement » ?

Marine Le Pen ? Non.

François Fillon ? Non.

Donald Trump, sur son site

  • « I oppose the use of government funds to pay for abortion ». « Je m’oppose à l’usage de fonds publics pour payer l’avortement ».
  • « The primary responsability of the federal government is to protect the rights of citizens. Life is the most fundamental right. » « la responsabilité première du gouvernement fédéral est de protéger les droits des citoyens. Le droit à la vie est le plus fondamental ».

Posté le 14 décembre 2016 à 22h44 par Michel Janva | Lien permanent

Le FBI ouvre une enquête criminelle contre le Planning familial

En cause : la vente illégale de tissus issus de foetus humains avortés (le sujet "lunaire" est décidément d'actualité !).

Le président du Comité Judiciaire du Sénat, le sénateur Chuck Grassley, a annoncé le renvoi de plusieurs sociétés affiliées à Planned Parenthood et des sociétés impliquées dans les ventes de tissus fœtaux, ainsi que la Fédération du Planning Familial des Etats-Unis, au FBI et au ministère de la Justice pour des poursuites éventuelles. Cette recommandation est l'un des fruits d'un rapport massif (20000 pages) sur la recherche sur les tissus fœtaux humains.

L'enquête du Comité Judiciaire du Sénat a révélé que diverses sociétés de Planned Parenthood avaient violé les lois contre la vente de parties du corps humain.

Posté le 14 décembre 2016 à 17h36 par Michel Janva | Lien permanent

La diplomatie américaine sort des ruines du néo-conservatisme

De Thomas Flichy de La Neuville, Professeur à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, dans le Figarovox

"Si l’on conçoit bien les nouvelles règles présidant aux nominations au sein de l’équipe Trump, le choix de Rex Tillerson comme futur secrétaire d’Etat, n’a rien de surprenant. Le premier critère consistait en effet à choisir un individu capable de s’intégrer facilement à une équipe de fortes personnalités masculines, où la qualité première serait la loyauté. Figure paternelle et fiable, Rex Tillerson n’est en rien réductible à ses fonctions professionnelles. Cet homme doté d’une bonne mémoire, se présente avant tout comme un spécialiste de l’humain. C’est bien sa capacité à gérer des équipes complexes qui l’a propulsé au sommet d’Exxon. Valorisant les éducateurs, il a des affinités naturelles avec les généraux placés aux postes stratégiques de la présidence. Alors que de nombreux carriéristes sans scrupules se pressaient auprès de  Donald Trump afin d’obtenir le portefeuille des affaires étrangères, le futur président est allé cherché un homme humble et discret qui ne demandait rien. Tillerson a horreur de se mettre en avant, il est insensible aux honneurs. Cet homme pratique, qui valorise le travail manuel, se caractérise par son solide bon sens. Ingénieur pétrolier, il est davantage sensible aux démonstrations scientifiques qu’aux intuitions de ses proches. Le nouveau ministre est calme et prudent. Il insiste sur la complexité de l’environnement international. Ses explications nuancées sur les effets du réchauffement climatiques – qui lui ont valu le qualificatif risible d’ennemi de la planète – peuvent laisser anticiper qu’il n’objectera pas à l’exploitation du gaz de schiste américain, au détriment des pétromonarchies fournissant l’Empire. Cet homme rustique, nouveau Cincinnatus délaissant la charrue pour s’occuper des affaires publiques, n’est pas un sensible. Il rejette la sophistication. Saura t’il sentir ses interlocuteurs étrangers et entrer dans leurs cultures ?

Le critère décisif qui a présidé à son choix est le suivant : le poste de secrétaire d’Etat est celui qui est le plus vulnérable à la corruption parmi l’ensemble des postes ministériels. Soucieux de protéger l’indépendance américaine à l’encontre des puissances qui tentent d’instrumentaliser la politique étrangère de Washington à leur profit, il importait pour Donald Trump, de nommer un incorruptible au poste de ministre des Affaires étrangères. Certes, les incorruptibles ont mauvaise presse en France – Châteaubriand ne qualifiait il pas Robespierre de hyène parfumée - d’où peut être l’incapacité des analystes à saisir les ressorts de cette nomination. Derrière ses jugements mesurés, Rex Tillerson, se présente comme un très fort caractère, davantage intéressé par la longue durée que par les résultats à court terme. Il ne faut pas, dès lors s’étonner, qu’il ait du mal à cacher sa sympathie pour la diplomatie culturelle russe, qui a tranquillement rempli le désert de ruines laissé par les néo-conservateurs américains. De ce point de vue, le nouveau ministre – qui considère que les premiers devoirs d’un homme d’Etat sont dus à Dieu et à sa Nation va opérer un changement radical. Il sera en effet bien difficile pour Rex Tillerson de justifier une agression militaire gratuite sous le prétexte cynique  que le chaos généré par les bombardements rapporte davantage à l’industrie américaine que toute autre solution. Avec cette nomination,  il est clair que le courant isolationniste pro-russe l’a emporté sur la contre-offensive néoconservatrice. Ce changement de cap rend caduques la plupart des analyses de prospective pour 2017. Les chancelleries européennes apparemment orphelines d’une diplomatie morte, et semblables aux poussières d’empire soviétique maintenant le cap du marxisme après la fin de l’URSS, sauront elles l’anticiper en sortant de leur l’autisme ? Pour cela, il faudrait qu’un véritable renouvellement géoculturel s’opère au sommet de l’Etat. "

Posté le 14 décembre 2016 à 17h20 par Michel Janva | Lien permanent

13 décembre 2016

Donald Trump : "Les démocrates et les Verts peuvent aller se coucher. Arnaque"

Après dix jours de recompte des votes, les autorités du Wisconsin ont annoncé que Donald Trump avait bien devancé Hillary Clinton dans l'État. Ce dernier recompte met un terme définitif au scrutin.

Donald Trump a devancé son adversaire démocrate de 22.748 voix, soit 131 de plus que ce qui avait été initialement comptabilisé.

Il a commenté :

«Le résultat final du Wisconsin a été annoncé et, devinez quoi? Nous avons récupéré 131 voix de plus. Les démocrates et les Verts peuvent aller se coucher. Arnaque».

Un magistrat avait rejeté plus tôt la demande de Jill Stein, candidate écologiste à la présidentielle, qui demandait un recompte en Pennsylvanie. Jill Stein avait déjà été déboutée dimanche dans le Michigan.

Fin du sketch.

Posté le 13 décembre 2016 à 11h06 par Michel Janva | Lien permanent

12 décembre 2016

Un peu de délit d'entrave : l’Ohio interdit l’avortement après 6 semaines de grossesse

A propos du sujet dont il est interdit de parler sauf en termes laudateurs :

"Mardi soir, les élus de l’Ohio ont adopté un texte de loi interdisant l’avortement dès que les battements du cœur du fœtus peuvent être entendus, dans la plupart des cas autour de la sixième semaine de grossesse. Le texte, ajouté à une proposition de loi concernant la maltraitance des enfants, ne prévoit pas de dérogation en cas de viol ou d’inceste -uniquement si la grossesse peut mettre en danger la vie de la mère- et prévoit une peine d'un an de prison pour les médecins qui iraient à l'encontre de la loi. [...]"

Posté le 12 décembre 2016 à 18h16 par Michel Janva | Lien permanent

10 décembre 2016

La militarisation de la haute administration américaine

De Thomas Flichy de La Neuville dans Le Figarovox :

Donald Trump a désormais nommé trois généraux afin d'occuper les plus hautes fonctions de l'Etat américain: Michael Flynn sera Conseiller à la sécurité nationale, James Mattis, secrétaire à la Défense, et John Kelly, secrétaire à la sécurité intérieure. Cette militarisation de la haute administration ne doit pas nous étonner. Elle est inhérente aux temps de renaissance consécutifs à une crise impériale très grave. Souvenons nous à cet égard du IVe siècle romain, ou bien du sursaut opéré par la dynastie des Héraclides à Byzance, au cours de laquelle les structures administratives furent militarisées afin de sauver l'Empire. Les élites civiles en décomposition étant à l'origine d'une éclipse de l'intelligence, l'Empereur doit s'appuyer sur la seule élite de substitution en phase avec les réalités: celle des militaires.

Nous nous y trompons pas: la militarisation de l'administration américaine ne signifie en aucun cas une quelconque prise de pouvoir de l'Etat par les soldats. Le trait psychologique commun aux trois officiers généraux qui viennent d'être nommés est en effet leur gravité. Tous trois vivent en effet depuis plusieurs décennies au contact d'une étrange compagne: la mort. John Kelly a perdu de nombreux soldats. Parmi eux, son fils, tué en Afghanistan en 2010. Les responsabilités écrasantes que ces hommes ont exercées au contact direct de l'ennemi les ont façonnés. La souffrance est inscrite sur leur visage. Leur sens du devoir est exceptionnel. Donald Trump pourra compter sur leur fidélité absolue et leur franc parler en toutes circonstances. Tous trois savent commander. James Mattis n'a t'il pas hésité à relever un colonel de ses fonctions en pleine campagne d'Irak? Donald Trump, qui est naturellement attiré par la légèreté, va puiser dans la gravité de ces généraux. Ils seront les confesseurs du président.

Ces trois généraux ont également leurs points faibles: Michael Flynn est le plus cassant des trois. Son management parfois brutal lui a valu de nombreux ennemis. Sur ce point, James Mattis est plus habile et capable d'esquiver une question - comme en témoignent ses échanges avec les Sénateurs. Pourtant, malgré ses lectures abondantes, Mattis est capable d'émettre des contre-sens absolus sur le Moyen-Orient. D'un point de vue politique, Flynn et Mattis illustrent parfaitement les deux tendances géopolitiques distinctes qui cohabitent au sein de l'environnement de Trump: Flynn - malgré ses liens avec Michael Ledeen - se rapproche plutôt de la vieille droite pro-russe et modérée sur la question syrienne, tandis que Mattis a davantage de points communs avec les néo-conservateurs. Le général Kelly de son côté, n'a pas eu l'occasion d'effectuer de déclarations sur le positionnement géopolitique des Etats-Unis. Aucun de ces généraux n'est porteur d'une vision du monde apte à modifier celle du président. Trump ne sera pas stimulé par leurs idées. Il sera en revanche soutenu de façon déterminante par leur force morale. C'est vers eux qu'il se tournera quand tout ira mal."

Posté le 10 décembre 2016 à 19h56 par Michel Janva | Lien permanent

06 décembre 2016

Judith Reisman présente le livre « Kinsey, la face obscure de la révolution sexuelle »

L'association Terre et Famille organisait mercredi 30 novembre 2016 à Paris, une présentation du livre de Judith Reisman que Kontre Kulture vient de publier.

Posté le 6 décembre 2016 à 20h48 par Michel Janva | Lien permanent

05 décembre 2016

Donald Trump nomme Ben Carson ministre du logement et du développement urbain

S'il a la couleur d'Obama, il est très loin d'en avoir les idées :

C"Ben Carson fut le principal concurrent de Donald Trump dans les sondages fin 2015 début 2016. Il est en quelque sorte l’incarnation du rêve américain : né dans un quartier noir pourri d’une mère analphabète divorcée, il est devenu l’un des neuro-chirurgiens les plus renommés de la planète (il a été le premier à réussir la séparation de deux siamois reliés par la tête).

Il est contre l’avortement, il compare l’homosexualité à de la bestialité, il ne croit ni au changement climatique anthropique ni en l’évolutionnisme, il a défini l’Obamacare comme le pire fléau depuis l’esclavage, etc. Bref il est une sorte d’icône du politiquement incorrect."

Posté le 5 décembre 2016 à 15h59 par Michel Janva | Lien permanent

Avoir une vraie compréhension de l'histoire veut dire qu'on ne rencontre RIEN de nouveau sous le soleil

James Mattis, général de Marines à la retraite, vient d'être nommé par Donald Trump pour diriger le Pentagone. Celui qu'on appelle le "moine-guerrier" (il n'a jamais été marié) est également un homme d'une grande culture. Sa bibliothèque personnelle comporte plus de 7000 volumes, et il transporte toujours avec lui les Méditations de Marc-Aurèle. En tant que commandant, il envoyait des listes de lecture, obligatoires, à tous ses subalternes, jusqu'à l'homme du rang. Pendant la Guerre en Irak, un collègue lui aurait demandé de parler de l'importance de la lecture pour les officiers militaires qui disent qu'ils sont "trop occupés pour lire". Sa réponse est vite devenue virale dans les cercles militaires et mérite d'être lue, car elle s'applique bien au-delà :

Unknown-81"Le problème avec le fait d'être trop occupé pour lire est qu'on apprend par l'expérience (ou par l'expérience de ses hommes), c'est-à-dire de la manière dure. En lisant, on apprend à travers les expériences des autres, ce qui est en général une meilleure manière de conduire ses affaires, surtout dans notre métier où les conséquences de l'incompétence sont si finales pour de jeunes hommes. 

Grâce à ma lecture, je n'ai jamais été pris de court par aucune situation, jamais sans savoir comment un problème a déjà été abordé (en bien ou en mal) avant. Ca ne me donne pas toutes les réponses, mais c'est une lumière dans un chemin qui est souvent sombre.

Avec la [Task Force] 58, j'avais avec moi le livre de Slim, des livres sur les expériences des Russes et des Britanniques [en Afghanistan], et quelques autres. Avant d'aller en Irak, "Le Siège" (sur la défaite des British à Al Kut pendant la Première guerre mondiale) était une lecture obligatoire pour les officiers de terrain. J'ai lu en diagonale Les Septs piliers de la sagesse de T.E. Lawrence ; un bon livre sur la vie de Gertrude Bell (l'archéologue British qui a en pratique créé l'État irakien moderne après la Première guerre et la chute de l'Empire ottoman), et "De Beyrouth à Jérusalem". Je me suis aussi plongé dans le livre de Liddell Hart sur Sherman, et accordé beaucoup d'attention au livre de Fuller sur Alexandre le Grand (même si je n'aurais jamais imaginé que mon QG se situerait à seulement 500 mètres de là où son corps a été exposé à Babylone). 

Au bout du bout, avoir une vraie compréhension de l'histoire veut dire qu'on ne rencontre RIEN de nouveau sous le Soleil. 

On a tous ces intellectuels qui courent à droite à gauche et parlent de la "4ème génération de la guerre" et disent que la nature de la guerre a fondamentalement changé, que les tactiques sont complètement nouvelles, etc. Avec tout le respect que je leur dois, je dois dire : ... "Pas vraiment." Alex le Grand ne serait pas le moins du monde rendu perplexe par l'ennemi que nous combattons en ce moment en Irak, et nos dirigeants qui nous mènent dans ce combat rendent un mauvais service en n'étudiant pas (étudier, pas juste lire) les hommes qui sont passés avant nous.

Ca fait 5000 ans qu'on fait la guerre sur cette planète, et nous devrions nous inspirer de leur expérience. Improviser et remplir des morgues pendant qu'on essaye de se rendre compte de ce qui marche ou pas me rappelle les règles morales et le coût de l'incompétence dans notre profession. En tant qu'officiers dirigeants, nous sommes des coach et des sentinelles pour nos unités : comment coacher quoi que ce soit, si on ne sait rien de plus que la tactique, les techniques et les procédures ? Qu'est-ce qui se passe quand on est dans un champ de bataille dynamique et que la situation change trop rapidement pour que le QG puisse en être informé ? Est-ce qu'on ne s'adapte pas parce qu'on ne peut pas conceptualiser plus vite que l'adaptation de l'ennemi ? (Darwin a une très bonne théorie sur ce qui arrive à ceux qui ne peuvent pas s'adapter aux circonstances changeantes--et à l'ère de l'information, les choses peuvent changer de manière abrupte et à la vitesse de la lumière, surtout la supériorité morale que nos penseurs de régiments cèdent bien trop rapidement lors de nos combats récents.) Et comment peut-on être une sentinelle, et ne pas voir son unité prise au dépourvu, si on ne peut pas identifier les signes avant-coureurs ? Que l'entraînement de son unité n'est pas suffisant pour s'atteler à une tâche qu'on n'a pas anticipée ? 

Peut-être que si on est dans une fonction support, à attendre des guerriers qu'ils précisent minutieusement ce qu'il y a à faire, on peut éviter les conséquences d'une absence de lecture. Ceux qui doivent s'adapter pour vaincre la volonté indépendente de l'ennemi n'ont pas ce luxe. 

Il n'y a là rien de nouveau dans l'approche des Marines. Avant le Koweït il y a 12 ans j'ai lu (et relu) les mémoires de Rommel, le livre de Montgomery, "Grand Takes Command" (qui m'a appris comment les officiers doivent s'entendre, et que les relations entre les officiers sur le terrain sont plus importantes que les relations avec le QG), et d'autres. 

En conséquence, l'ennemi a payé le prix lorsque j'ai eu l'opportunité de les affronter, et je suis convaincu que beaucoup de mes jeunes hommes ont survécu parce que je n'ai pas gâché leurs vies parce que je n'avais pas de vision dans mon esprit de comment détruire l'ennemi avec le coût le plus minime pour nos troupes et pour les innocents sur le champ de bataille.

J'espère que ça répond à votre question... Je mets mon assistant en copie s'il a quelque chose à rajouter. C'est le seul officier que je connais qui a lu plus que moi."

Posté le 5 décembre 2016 à 08h40 par Michel Janva | Lien permanent

02 décembre 2016

Texas : des funérailles pour l'embryon humain

Unknown-74Pendant que la France vote les "funérailles républicaines", l'État du Texas a décidé d’imposer des funérailles aux femmes qui avortent ou à celles qui font une fausse couche en dehors de chez elles. Des obsèques particulières qui devraient voir le jour avant la fin de l’année, s’il n’y a pas de recours judiciaires.

L’État interdit aux hôpitaux, aux cliniques qui procèdent aux avortements et aux autres établissements de soins de se débarrasser des restes fœtaux dans les décharges sanitaires, en autorisant seulement la crémation ou l’inhumation de tous les restes. Et ce, quel que soit le stage de la grossesse.

Depuis 2011, le nombre de cliniques pro-avortement, qui font face à de plus en plus de contraintes, a chuté considérablement.

Posté le 2 décembre 2016 à 07h03 par Michel Janva | Lien permanent

01 décembre 2016

Un rappeur américain accuse le Planned Parenthood d'organiser un « génocide » de la population afro-américaine

Lu sur Gènéthique :

Unknown-71"Le célèbre rappeur américain Nick Cannon accuse le Planned Parenthood, l’organisme de planification familiale américain, d'organiser un « génocide » de la population afro-américaine, à travers l'avortement.

Dénonçant un « eugénisme moderne », la star de la musique a affirmé que l’organisme faisait du « contrôle de la population ». Le rappeur a également pointé du doigt les financements pour un tiers du Planned Parenthood par le gouvernement.

Nick Cannon avait déjà dit ne pas avoir été surpris par la défaite d'Hillary Clinton à l'élection présidentielle américaine, la taxant de « sournoise et malhonnête » : « Réfléchissez à toutes ces choses qu’elle fait avec le Planned Parenthood. Il s'agit de s'en prendre à notre communauté. Et je ne parle de gentrification, je parle de génocide réel, et cela depuis des années », avait-t-il assuré."

Posté le 1 décembre 2016 à 08h43 par Michel Janva | Lien permanent

Derrière les recomptages de voix aux Etats-Unis, l'argent de Soros

Lu sur Réinformation.tv :

Unknown-70"La candidate écologiste aux présidentielles américaines Jill Stein, qui a obtenu 0,98 % des suffrages, a demandé le recomptage des voix dans le Wisconsin. Cette obscure candidate, descendante d’une famille juive russe mais agnostique déclarée, est désormais rejointe par Hillary Clinton, qui s’est aussi dite prête à soutenir d’autres recomptages de voix : en Pennsylvanie et dans le Wisconsin. Chacun de ces trois Etats était tombé dans l’escarcelle de Donald Trump, faisant pencher définitivement l’élection en sa faveur, au grand dam des Démocrates. L’objectif est moins de contester un résultat – l’avance de Trump est chaque fois trop importante –que de dépasser la date-limite de transmission des résultats fixée pour l’élection formelle, par les grands électeurs, du candidat républicain. Il s’agit in fine de rendre la désignation de Trump plus difficile et donc d’en saper la légitimité. Mais ces manœuvres de recomptage ont un coût. Pour les financer, la fortune de l’inévitable milliardaire globaliste et nihiliste Georges Soros est là.

L’équipe de campagne de Clinton sait parfaitement qu’elle n’a aucune chance de renverser le verdict dans les trois Etats concernés. Elle a même fait savoir qu’elle ne voyait « aucun signe évident » de fraude. Elle prétexte innocemment qu’il s’agit pour elle d’assurer ses électeurs qu’elle veut vérifier que des fraudes téléguidées par la Russie (sic) n’aient pas affecté le résultat, explique doctement le New York Times. Un prétexte qui pourrait, dans l’opinion, se retourner contre l’épouse Clinton, la faisant passer non seulement pour une mauvaise perdante mais aussi pour quelqu’un qui prend les Américains pour des imbéciles. [...]

Notons enfin que l’auteur du papier du New York Magazine relayant l’appel au recomptage des voix, le jeune Gabriel Sherman, fut le boursier de Bernard L. Schwartz au think tank New America, lui-même cofinancé par l’Open Society de Georges Soros ainsi que par le fils de ce dernier, Jonathan Allan Soros. Sherman est l’auteur d’une étude au vitriol contre la chaîne conservatrice Fox News, The Loudest Voice in the Room. C’est son papier dans le New York Magazine qui, selon Politico, a décidé l’écolo-gauchiste Jill Stein à lancer une souscription à hauteur de 2,5 millions de dollars pour financer le recomptage."

Posté le 1 décembre 2016 à 07h08 par Michel Janva | Lien permanent

26 novembre 2016

Pas d'amalgame

Raw-3

Posté le 26 novembre 2016 à 19h48 par Michel Janva | Lien permanent

"Le monde note la disparition d'un dictateur brutal qui a opprimé son propre peuple pendant près de six décennies"

Donald Trump sur Fidel Castro :

"Aujourd'hui, le monde note la disparition d'un dictateur brutal qui a opprimé son propre peuple pendant près de six décennies. L'héritage de Fidel Castro est celui de pelotons d’exécution, de vols, de souffrances inimaginables, de pauvreté et de déni des droits humains fondamentaux.

Alors que Cuba reste une île totalitaire, mon espoir est que ce jour marque un mouvement vers la fin des horreurs subies trop longtemps et vers un avenir où le merveilleux peuple cubain vivra finalement dans la liberté qu'il mérite si amplement.

Bien que les tragédies, les morts et les souffrances causées par Fidel Castro ne puissent être effacées, notre administration fera tout son possible pour que le peuple cubain puisse enfin commencer son chemin vers la prospérité et la liberté. Je me joins aux nombreux Cubano-Américains qui m'ont tant soutenu dans la campagne présidentielle, y compris l'Association des Vétérans de la Brigade 2506 qui m'a appuyé, dans l'espoir de voir un jour Cuba libre."

Voilà qui tranche avec les pleurs de notre classe politico-médiatique (jusqu'à certains philippotistes du FN).

Posté le 26 novembre 2016 à 18h15 par Michel Janva | Lien permanent

24 novembre 2016

Donald Trump nomme à la tête de l'Éducation une partisane du droit des parents d'éduquer leurs enfants

Toute proportion gardée, c'est un peu comme si le prochain président de la république nommait Anne Coffinier ministre de l'Education nationale en France :

N-BETSY-DEVOS-large570"Donald Trump a nommé mercredi Betsy DeVos, une richissime philanthrope conservatrice et farouche partisane du droit à choisir entre école publique, privée ou enseignement à la maison, pour diriger le ministère de l'Éducation.

"Sous sa direction nous allons réformer le système scolaire américain et supprimer la bureaucratie qui handicape nos enfants, afin que nous puissions offrir une éducation et un choix d'écoles de niveau mondial à toutes les familles", a déclaré le président élu des États-Unis dans le communiqué annonçant la nomination de cette ardente républicaine de 58 ans. Sa nomination doit être approuvée par le Sénat, où les républicains sont majoritaires. Betsy DeVos a dit être honorée d'avoir été choisie "pour redonner à l'éducation américaine sa grandeur", un jeu de mot sur le slogan de campagne du magnat de l'immobilier : "Make America Great Again". "Le statu quo n'est pas acceptable dans l'éducation", a-t-elle ajouté."

Posté le 24 novembre 2016 à 19h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

22 novembre 2016

L'hybridation des élites comme moyen de gouvernement

De Thomas Flichy de La Neuville :

Images-20"S’étant fait un très grand nombre d’ennemis au sein même du parti républicain, Donald Trump, qui a mené son coup d’état intérieur avec une poignée d’individus, manque cruellement de cadres. La solution qu’il a trouvée consiste pour l’instant à hybrider ses proches avec des technocrates républicains ralliés. Les premiers ont une vision politique très claire, les seconds connaissent les rouages de la machine et sont prêts à servir n’importe quel régime pourvu que leur place soit assurée au sein de l’appareil d’Etat. Naturellement, l’efficacité de l’hybridation dépendra de la domination intellectuelle des partisans de Trump sur les opportunistes qui leur servent d’auxiliaires. Ce système a un précédent : sous le règne de Claude (41 à 54 ap. J.-C.), les affranchis orientaux qui peuplaient l’entourage de l’Empereur prirent un pouvoir très important. Toutefois, les jalousies qu’ils génèrent au sein de la plèbe et de la classe sénatoriale génèrent une réaction sous le règne de Domitien (81 à 96 ap. J.-C.). Le pouvoir impérial coiffa alors chaque affranchi important, d’un chevalier. Ces couples affranchi-chevalier se généralisent au IIe siècle de notre ère afin de permettre une administration efficace de l’Empire."

Posté le 22 novembre 2016 à 10h18 par Michel Janva | Lien permanent

17 novembre 2016

La polémique sur le décompte final des voix aux Etats-Unis relève de la mauvaise foi

La chose est assez rare et mérite d'être soulignée. L'Obs vient de produire un article qui détonne dans le paysage médiatique français par son honnêteté intellectuelle et par les informations objectives produites :

Donald-Trump-a-obtenu-une-majorite-des-538-grands-electeurs.-JDD-Data_pics_590"Les partisans de la démocrate soutiennent que Donald Trump est illégitime, ayant remporté moins de suffrages au niveau national. Mais c'est méconnaître la subtilité du système électoral américain (...)

Selon le dernier décompte du "New York Times", et alors que le dépouillement touche à son terme, Hillary Clinton remporte 1 million de bulletins de plus que son concurrent... qui devrait pourtant disposer de 84 grands électeurs d'avance. De quoi susciter la colère de la sénatrice californienne Barbara Boxer : "C'est le seul mandat du pays où on peut obtenir plus de voix et perdre malgré tout la présidence", dénonçait-elle mardi, en déposant (pour la beauté du geste) une proposition de loi visant à supprimer le collège électoral de la Constitution.

"Le collège électoral est un système obsolète et antidémocratique qui ne reflète pas notre société moderne, il doit changer immédiatement. Tous les Américains doivent avoir la garantie que leur voix compte."

Dans 48 des 50 Etats américains, il suffit d'obtenir une seule voix d'avance pour rafler la totalité des grands électeurs. Or Donald Trump a remporté plusieurs Etats-clés d'une courte tête : bien sûr la Floride (29 grands électeurs), de 120.000 voix, mais aussi et surtout la Pennsylvanie (20), véritable surprise du chef, de 68.000 voix. Si ces deux Etats étaient allés à Clinton, la démocrate remportait le scrutin. L'élection a donc basculé sur moins de 200.000 bulletins (soit 0,1% des inscrits), tandis que les 3 millions de voix d'avance de Clinton en Californie ont strictement compté pour du beurre... (...)

11154531Donald Trump soulève un point essentiel en ajoutant que, dans ce système, "faire campagne est complètement différent" d'une élection au suffrage universel direct comme en France. "Si l'élection se fondait sur le total des votes populaires, j'aurais fait campagne dans l'Etat de New York et en Californie, et j'aurais gagné encore plus largement, encore plus facilement", explique-t-il avec sa légendaire confiance en lui.

Le paysage politique américain est en effet si contrasté qu'il est inutile pour un républicain de perdre son temps à tenir meeting à Washington (93% Clinton) ou Los Angeles (71% Clinton). Inutile aussi de rendre visite à ses fidèles du Midwest, où il est assuré de gagner avec 20 points d'avance. Le site de campagne de Donald Trump (...) montre sans ambages que le candidat républicain s'est simplement concentré sur 15 Etats stratégiques. Sur ces 15 Etats-cibles, il en a remporté 9, et lorsqu'il a perdu, c'était par moins de 5 points d'écart. Une parfaite économie de moyens.

Ainsi, les deux tiers du territoire américain sont en réalité délaissés par les campagnes de terrain. Si l'élection se déroulait au suffrage universel direct, en revanche, on peut imaginer que le parti républicain serait bien plus offensif dans les poids lourds démographiques (promis aux démocrates) que sont la Californie, l'Etat de New York et l'Illinois (22% de la population américaine à eux trois). En tout cas, les deux partis principaux tenteraient de quadriller l'ensemble du pays, comme c'est le cas en France.

Dire que Hillary Clinton aurait gagné en se basant sur le vote populaire est donc hasardeux : dans les Etats sans suspense, la participation est tombée à 43%, tandis qu'elle est montée à 69% dans le très disputé New Hampshire. Difficile donc de prédire ce que seraient les scores avec une participation lissée sur l'ensemble du pays. D'autant que les deux candidats ont également adapté leurs discours et leurs arguments aux Etats-cibles qu'ils voulaient séduire : la rhétorique de Donald Trump était ainsi calibrée pour les Etats désindustrialisés de la "Rust Belt", tactique qui s'est avérée payante (...)"

Sur la deuxième carte figurent les résultats comté par comté. Le décompte est également assez surprenant : 

"Sur les 3 113 comtés que compte le pays, en dehors de l'Alaska, le républicain est arrivé en tête dans 2 578. La candidate démocrate doit se contenter de la victoire dans seulement 451 comtés."

Posté le 17 novembre 2016 à 19h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)

The adventures of the Fraternity Saint Vincent Ferrer in the US !

Le fondateur de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, le Père Louis-Marie de Blignières, accompagné de deux pères de sa communauté, les Pères Réginald-Marie Rivoire, et Ambroise-Marie Pellaumail, est actuellement à New-York. Dans cette vidéo ils présentent au public américain le projet de construction de la future église conventuelle des Frères de Chémeré.

 

www.chemere.org (en français)

www.vincentferrer.org (en anglais)

Jeudi 17 : Holy Innocents Church (128 W 37th St). 18 :00 : Messe solennelle en rit dominicain suivie d’une conférence.

Dimanche 20 : Pequannock New Jersey, Our Lady of Fatima Chapel (32, W. Franklin Ave.) Messes et prédications : 9.00 ; 11.00 (Messe solennelle) ; 17.00.

Lundi 21 : Paroisse Saint Vincent Ferrer, des pères dominicains, (869 Lexington Avenue New York 10065). 19 :00 : Messe solennelle suivie d’une conférence.

Posté le 17 novembre 2016 à 16h24 par Michel Janva | Lien permanent

Le fameux « 4ème pouvoir » a été battu par les réseaux sociaux

Philippe Darantière a publié aux presses de la Délivrance le techno-nihilisme. Pour InfoCatho il décrypte en quoi l’élection de Donald Trump est l’illustration de cette idéologie du relativisme. Extraits :

"Le Techno-nihilisme est le nom que je donne à l’idéologie qui sous-tend la « dictature du relativisme » dénoncée dès 2004 par le Pape Benoît XVI. Il s’agit d’un nihilisme qui professe que la vie n’a ni sens ni cause, et qui assigne à la technique le rôle de satisfaire le désir humain quel qu’il soit. En apparence, la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis, élu sur la base d’un programme qui affirme, entre autre, son hostilité à l’avortement et ses réticences à l’égard du mariage homosexuel, est un « signe de contradiction ». La politique d’Obama avait tenté d’établir le droit à l’avortement comme un nouveau Droit de l’Homme. Les positions de Trump reviennent sur cette sacralisation du désir individuel selon laquelle l’avortement, c’est « un choix, un droit, une liberté ». [...] 

Je crois que la principale leçon de la victoire de Donald Trump se situe là. Le fameux « 4ème pouvoir » a été battu par les réseaux sociaux. Il y a sans doute plusieurs raisons à cela. La première tient à la logique même du système médiatique, où les journalistes s’alignent sur une pensée dominante, non pas par conviction, parce qu’ils y adhèrent tous, mais par conformisme, parce qu’ils ne veulent pas prendre le risque de dire ou d’écrire autre chose que ce que disent ou écrivent leurs confrères. Les journalistes, comme les loups, chassent en meute. La meilleure façon pour eux de ne pas risquer d’être en décalage avec l’opinion publique, c’est de dire la même chose que le voisin. Le système médiatique fonctionne en boucle auto-réalisatrice : il annonce ce qui doit se produire pour que cela se produise en effet. Avec Trump, ce système s’effondre : la prophétie répétée en boucle ne se réalise pas, c’est l’inverse qui se produit. Il y a là un échec que les forces du pouvoir techno-nihiliste vont devoir surmonter. Mais cet échec est surtout celui des grands médias face aux réseaux sociaux. On risque donc d’assister à une mobilisation massive des réseaux sociaux pour reprendre le contrôle des foules. Rappelez-vous que Facebook a été accusé pendant la campagne de favoriser les idées démocrates par une manipulation de ses algorithmes de traitement des messages. Il se trouve que le fondateur de Facebook est aussi un allié du milliardaire Georges Soros dans la promotion des idées mondialistes. La maîtrise des réseaux sociaux sera donc au cœur de la revanche politique qui se jouera dans les quatre ans qui viennent. [...]"

Posté le 17 novembre 2016 à 12h36 par Michel Janva | Lien permanent

16 novembre 2016

Thierry Ardisson : "Etre financé par le Qatar, c'est de la haute trahison (Clinton, Sarkozy)"

Posté le 16 novembre 2016 à 08h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

L’évolution de Donald Trump sur la Cour Suprême et la défense de la Vie

Ce long article montre l'évolution de Donald Trump au sujet des la défense de la Vie. Malgré un positionnement plus douteux sur les unions homosexuelles, mais dont on peut espérer la même évolution sous l'influence de la majorité républicaine, l'auteur considère que la victoire de Donald Trump est une excellente nouvelle pour les défenseurs de la vie et de la famille :

"Trump a fait une série de promesses pro-vie qui contrastent fortement avec l’appui de l’avortement sur demande de la part de Clinton. Il a promis de signer l’Acte de Protection de l’Enfant à naître relatif à la Douleur; il a promis de ne plus financer Planned Parenthood et de nommer des juges de la Cour Suprême de la trempe du regretté juge conservateur Antonin Scalia. Il a aussi dit qu’il ferait de l’Amendement Hyde une loi permanente afin que les contribuables ne soient pas contraints de financer l’avortement

Trump a également nommé au sein de sa campagne d’authentiques conservateurs animés de préoccupations sociales; il leur a donné des rôles de dirigeants comme Kellyanne Conway, une sondeuse pro-vie, devenue sa directrice de campagne. Son Comité Consultatif Catholique était présidé par Joseph Cella, le fondateur du National Catholic Prayer Breakfast. Des leaders tels que le Sénateur Rick Santorum, le Père Frank Pavone de Prêtres pour la Vie et Austin Ruse de C-FAM (Center for Family and Human Rights) en font partie.   

Les préoccupations majeures des adeptes du conservatisme social en rapport avec Trump sont liées à ses anciennes positions pro-avortement, au fait qu’il en est à son 3e mariage et à ses commentaires obscènes relatifs aux attouchements féminins. Il a aussi reconnu avoir eu plusieurs aventures avec des femmes (...) 

À la fin des années 1990, Trump était en faveur des avortements tardifs. Il déclarait : “Je suis profondément pro-choix, j’ai horreur du concept de l’avortement. J’ai horreur de cela. Je déteste tout ce que cela représente. Suivre le débat sur ce sujet me donne la chair de poule. Néanmoins, je crois simplement au choix…Je suis pro-choix en tous points et je n’accepterais pas l’interdiction de l’avortement par naissance partielle.” (...) 

C’est pendant l’année 2000 que Trump est revenu sur ses commentaires initiaux supportant l’avortement par naissance partielle; il écrivit ceci : “Lorsque Tim Russert m’a demandé pendant l’émission Meet the Press si j’interdirais l’avortement par naissance partielle si j’étais président, mes instincts pro-choix m’ont poussé à dire non. Après le show, je me suis entretenu avec deux médecins que je respecte et après avoir appris davantage sur la procédure, je décidai que je défendrais en effet une interdiction.” 

Il a dit à Raymond Arroyo de EWTN (Eternal Word Television Network) le mois passé que sa rencontre avec un couple qui voulait avorter leur enfant et ne le fit finalement pas était l’un des facteurs qui l’ont amené à changer de pro-avortement à pro-vie. Cela s’est passé il y a longtemps, dit-il : “L’un voulait l’avortement et l’autre disait : nous ne pouvons pas faire cela, nous n’allons pas le faire. En tout cas ils ont gardé l’enfant et c’est une personne merveilleuse que je connais. Une personne magnifique.” 

En janvier, avant qu’il ne devienne le candidat du Parti Républicain, Trump écrivit : “Le financement public des structures d’avortement est une insulte pour la conscience des peuples.” Au fur et à mesure que sa campagne en vue de l’élection générale montait en puissance, Trump devint plus incisif dans ses positions pro-vie et se mit à attaquer l’extrémisme de Clinton en matière d’avortement (...) 

Pendant le dernier débat, Trump a donné une idée de ce que ses éventuels candidats comme juges à la Cour Suprême feraient. Voici l’avis de Trump sur le renversement de l’arrêt de la Cour Suprême Roe v. Wade : “Il suffit que je nomme deux ou peut-être trois juges, et je vais le faire; le tour sera joué. Je pense que cela se fera automatiquement puisque je nommerai des juges pro-vie à la Cour Suprême. Je pense que cela reviendra aux États qui se chargeront de prendre des décisions.” (...) Il a plus tard publié une liste de personnes susceptibles d’être nommées à la Cour Suprême. Globalement, ceux qui sont sur la liste ont un solide dossier dans les domaines liés à la vie et à la famille. Il a aussi promis avec insistance que ce seront des juges de la trempe de Scalia (...) Dans sa lettre aux Catholiques, Trump dit ceci : “Je nommerai des juges à la Cour Suprême qui vont interpréter strictement la Constitution, comme le juge Clarence Thomas et le regretté et très grand juriste et penseur catholique, le juge Antonin Scalia, et non pas légiférer à partir de leur siège.” (...) 

Il a aussi fortement critiqué le soutien de Clinton pour le décret coercitif sur la contraception d’Obama. 

Dans sa lettre aux Catholiques, Trump écrit : “Hillary Clinton soutient le fait d’obliger Les Petites Sœurs de la Charité qui s’occupent des personnes âgées pauvres depuis 1839 à payer pour les contraceptifs dans leur plan de santé (même si elles ne l’ont jamais demandé, même si elles ne les ont jamais utilisés et ne le feront jamais); elle soutient que le gouvernement les condamnera à de lourdes amendes si elles persistent dans leur refus à se conformer à ce coûteux décret. Il s’agit d’une guerre contre la liberté religieuse à laquelle vous ne serez jamais confrontés avec l’administration Trump…Je défendrai vos libertés religieuses et votre droit de pratiquer pleinement et librement votre religion en tant qu’individus, entrepreneurs et institutions académiques.” 

Dans sa lettre, il a promis de protéger l’école à la maison, de mettre fin au Tronc Commun et de multiplier les choix en matière d’éducation (...) 

Bien que plusieurs militants pro-vie et pro-famille se sentent soulagés d’avoir évité la présidence Clinton, ils ont maintenant la tâche de s’assurer que Trump tienne ses promesses pro-vie : nommer des juges de la Cour Suprême opposés non seulement à Roe v. Wade mais aussi au mariage homosexuel et Obergefell v. Hodges (...) 

Très bientôt, on verra si Trump tiendra ses promesses envers les membres du conservatisme social qui l’ont aidé à se faire élire ou bien cela ne restera au mieux que de belles paroles sur la famille et la vie."

Posté le 16 novembre 2016 à 06h50 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

15 novembre 2016

Les six idées spécifiques de la rhétorique Trumpiste

De Mylène Troszczynski, député européen du groupe ENL :

Mylene-Troszczynski"La victoire de Donald Trump est la victoire du peuple et de la raison sur les élites mondialistes. Des limites aux flux migratoires et aux délocalisations redeviennent possibles.

Contrairement aux portraits dressés par les médias dominants, Trump, comme tous les populistes, a des idées. Un article du professeur Joshua Mitchell de l’université de Georgetown le démontrait.

Il y eut peu d’idées aux États-Unis au XXe siècle en dehors du progressisme de Wilson, du New Deal de Roosevelt, de la croyance en la victoire dans la guerre froide de Reagan, et après 1989 la globalisation et les politiques qui renvoient chacun à son identité (sexuelle, religieuse, ethnique, etc.). Or, la croyance dans les bienfaits de la mondialisation et du multiculturalisme s’effondre.

Le professeur Mitchell relève six idées spécifiques qui apparaissent dans la rhétorique Trumpiste : « (1) Les frontières comptent ; (2) la politique d’immigration compte ; (3) les intérêts nationaux, et non les intérêts universels, comptent ; (4) l’entrepreneuriat compte ; (5) la décentralisation compte ; (6) le politiquement correct doit être répudié ». Ces six idées veulent mettre fin à l’expérimentation irréalisable des souverainetés supra et infra-nationales que nous vendent nos élites dirigeantes depuis 1989.

Trump veut un futur où les États comptent, où les peuples sont des citoyens, qui œuvrent ensemble pour améliorer leur situation. Il n’est pas isolé : le Brexit et la montée des populismes en Europe l’illustrent. Trump a compris l’insatisfaction croissante des peuples vis-à-vis du mondialisme. Une administration Trump fera une politique volontariste et pragmatique.

Il faut revenir au respect des État-nations du Traité de Westphalie de 1648. Et abandonner les structures mondialistes du type OMC, Nations Unies, FMI ou Union européenne. [...]"

Posté le 15 novembre 2016 à 13h05 par Michel Janva | Lien permanent

Steve Bannon : "Marion Maréchal Le Pen est la nouvelle étoile montante"

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Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Donald Trump a nommé le richissime (lui aussi) Steve Bannon comme son directeur de la stratégie et conseiller principal. Le « sulfureux » (comme dit la presse de gauche) Steve Bannon a été le directeur de campagne de Trump dans la dernière ligne droite de la campagne. Il est le cofondateur et président exécutif de Breitbart News, un site d’information « d’ultra-droite » comme dit la presse de gauche. En juin dernier, il annonçait qu’il avait l’intention d’ouvrir une antenne de Breitbart en France. Il disait au site Radio Londres :

« Nous pensons que la France est l’endroit où il faut être. Avec ses jeunes entrepreneurs, les femmes de la famille Le Pen… Marion Maréchal Le Pen est la nouvelle étoile montante. Nous cherchons à ouvrir un Breitbart Paris, voire un Breitbart France. »

Marion Maréchal-Le Pen a répondu du tac-au-tac qu'elle accepterait de travailler avec Steeve Bannon :

 

Posté le 15 novembre 2016 à 06h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

14 novembre 2016

Avec 306 grands électeurs, Donald trump réalise le 4ème meilleur score des Républicains

Le décompte des voix n'est pas terminé et fait actuellement l'objet de polémiques, qui ne cesseront que lorsque les chiffres officiels seront annoncés. En revanche, le nombre de grands électeurs est définitif et Donal Trump l'emporte avec 306 grands électeurs contre 232, ce qui fait de Donald Trump se classe à la 4e position, avec le meilleur score côté républicains depuis ceux de Ronald Reagan et de George Bush :

"Les Etats-Unis sont éloignés de la France et la vie politique américaine est très différente de la vie politique française. Concernant l'élection présidentielle aux Etats-Unis, l'objectif est de gagner dans le maximum des 50 Etats, même avec un faible écart de voix, et non pas de chercher une majorité de voix dans le pays.  Paris Tribune compare les scores des tickets vainqueurs depuis 1976 car c'est la première élection post-choc pétrolier et post-guerre du Vietnam.

Tous partis confondus, les Républicains remportent 6 élections présidentielles avec le plus grand nombre de grands électeurs(G.E). Et en 2016, le ticket Trump-Pence, avec 306 votes sur 538, se classe à la 8e position des meilleurs scores sur 40 ans.

Le candidat du Parti Républicain Donald Trump gagne 6 Etats dont les électeurs ont voté pour Barack Obama en 2012. Cela représente 99 votes des grands électeurs + 1 vote dans l'Etat du Maine sur 4, soit un total de 100 votes des grands électeurs pris au camp démocrate. Dans le Parti Démocrate, si l'on compare les scores de tous les candidats du Parti Démocrate de 1976 à 2016, Hillary Clinton se classe à la 8e position en terme de grands électeurs. Son score affiche 100 grands électeurs de moins que Barack Obama en 2012.

Dans le Parti Républicain, si l'on compare les scores de tous les candidats du Parti Républicain au cours de la même période, Donald Trump se classe à la 4e position, avec le meilleur score depuis ceux de Ronald Reagan et de George Bush (père).

Le champion de l'Histoire des Etats-Unis reste le Républicain Ronald Reagan, avec pour colistier George H.W Bush (Bush père). En 1984 pour sa réélection, Ronald Reagan obtient le score de 525 grands électeurs sur 538 avec une majorité dans 48 Etats sur 50."

Posté le 14 novembre 2016 à 14h03 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

L’élection de Ronald Reagan a provoqué la même consternation et incompréhension

Extrait d'une interview donnée par Romain Huret, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, aux lecteurs du Monde :

90"On se focalise aujourd’hui sur l’Amérique déclassée, mais il faut bien voir que Donald Trump a réussi ce que Ronald Reagan avait réussi en 1980 : il a réussi à créer une alliance électorale entre, d’un côté, une élite conservatrice, et de l’autre côté, une Amérique pauvre et ouvrière. C’est une alliance tout à fait étonnante, il ne faut pas réduire le vote pour Trump à celui d’une Amérique déclassée. L’histoire se répète, Reagan avait de la même façon réussi à rassembler ces deux Amériques.

Le Brexit, le vote pour Trump, n’est-ce pas la confirmation d’une montée du nationalisme ou d’un retour à un souverainisme ?

Oui, absolument, dans les deux cas on voit bien se réaffirmer l’idée de nation, l’idée de souveraineté des peuples, mais je dirais aussi que, ce qui rapproche ces deux événements, c’est le volontarisme. Dans les deux cas, les citoyens ont eu le sentiment de reprendre leur destin en main et Trump a parfaitement incarné ce retour du volontarisme politique (...) il a été élu pour agir et pour mettre un terme à ce qui apparaît comme inéluctable. L’Union européenne apparaissait comme un horizon indépassable en Grande-Bretagne, tout comme la mondialisation aux Etats-Unis apparaissait comme inéluctable, et Trump a promis de mettre un terme à ça et de faire en sorte que l’Amérique reprenne son destin en main.

Est-ce que l’arrivée au pouvoir de Reagan (...) a provoqué la même consternation ? Dans quelle mesure peut-on établir une analogie ?

ThOui, l’élection de Ronald Reagan a provoqué la même consternation et incompréhension. Beaucoup pensaient qu’il était incapable d’exercer la fonction suprême, n’oublions pas que c’était un ancien acteur hollywoodien. Beaucoup, y compris dans son propre camp, ne croyaient pas à son programme économique : George Bush père parlait d’« économie vaudoue » pour désigner son programme de réduction des impôts. Il ne faut pas oublier cela quand on voit qu’aujourd’hui Reagan est présenté comme l’un des plus grands présidents américains du XXe siècle (...) Une fois de plus, l’analogie est très, très forte avec Ronald Reagan et ce qui s’est passé en 1980.

Plus qu’un clivage gauche-droite, ou démocrate-républicain, n’a-t-on pas assisté à un clivage politique entre les « anti-élites » et les « autres » ? N’est-ce pas là, au vu des évolutions politiques de ces dix dernières années en Europe, et du Brexit en particulier, la vraie redéfinition du débat politique mondial pour les années à venir ?

Je ne crois pas à cette vision simpliste de la campagne et du résultat pour la bonne et simple raison qu’une grande partie de l’élite américaine a voté Trump. Comme je l’ai dit précédemment, il a réussi à recréer l’alliance qui avait permis à Reagan de l’emporter. Ce qui peut se jouer en France et en Europe, c’est de voir le même type d’alliance se mettre en place. Mais en tout cas, je crois qu’il ne faut pas oublier que l’électorat de Donald Trump ne peut pas se résumer au seul électorat populaire et ouvrier. Et n’oublions pas que lui-même appartient au monde des élites médiatiques et économiques."

Posté le 14 novembre 2016 à 07h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Le projet de mondialisation de Wall Street a été rejeté

Diana Johnstone, auteur de Hillary Cinton, la reine du chaos, revient sur la campagne désastreuse de la candidate démocrate : 

Unknown-38"Contrairement à ce que maintiennent toujours les partisans amèrement déçus d’Hillary, des larmes dans les yeux et la peur dans la gorge, le véritable sens de cette élection n’est pas une victoire du racisme et du sexisme. Le véritable sens de ce bouleversement, c’est que le projet de mondialisation de Wall Street a été rejeté par les citoyens de sa patrie.

Cela a des implications majeures pour les nations européennes qui ont été traînées dans ce désastreux projet.

Hillary Clinton était la candidate du complexe militaro-industriel et du capital financier international. Elle s’est autodésignée pour être la figure de proue de ces forces, en tant que reine du regime change. Elle espérait être celle qui refaçonnerait le monde à l’image des diktats de Wall Street. C’était un projet soutenu avec enthousiasme et de manière onéreuse par les 1 % qui profitent des contrats d’armement et des accords commerciaux qu’ils écrivent eux-mêmes pour leurs propres intérêts.

Pour détourner l’attention du véritable sens de sa candidature, la campagne de Clinton a fait appel au désir de respectabilité des citadins instruits, dépeignant les partisans de Trump comme des voyous racistes motivés par un désir haineux de faire des minorités leur bouc émissaire, comme dans un acte de vengeance de leurs propres insuffisances. Ils étaient « déplorables », et vous ne voudriez pas être l’un d’entre eux, n’est-ce pas ?

Trump était sexiste, parce qu’il a qualifié certaines femmes de « bimbos ». Elizabeth Warren l’a critiqué pour cela, sur une estrade où Hillary était assise, un grand sourire aux lèvres — elle qui avait parlé des amies de Bill comme d’une « éruption de bimbos ». La sottise et l’hypocrisie ont étouffé les discussions politiques. La pire chose que la campagne de Clinton aura pu dénicher, c’est une affaire de vestiaires vieille de onze ans — juste des mots, à peine comparables aux actions chroniques de Bill.

Pourtant, des millions de personnes embarquées dans la campagne de Clinton sont dévastées, terrifiées, convaincues que les seules raisons qui ont mené Trump à la victoire étaient le « racisme » et le « sexisme » de cette caste inférieure de la société mondialisée : les hommes hétérosexuels de la classe ouvrière.

Mais non, Virginia, il y avait d’autres raisons de voter pour Trump. Le racisme et le sexisme sont sûrement tout en bas de la liste.

Les électeurs de Trump ont été scandalisés par les mensonges et la corruption d’Hillary. Beaucoup d’entre eux auraient voté pour Bernie Sanders s’ils en avaient eu le choix. Mais ce choix leur a été enlevé par des manipulateurs du Parti démocrate qui ont été vendus par leur propre campagne publicitaire pour élire « la première femme présidente ». Un tout nouveau produit sur le marché des élections présidentielles ! Soyez le premier à voter pour une femme Présidente ! C’est nouveau, c’est performant ! [...]"

Posté le 14 novembre 2016 à 07h10 par Michel Janva | Lien permanent

Le mur de Trump : les électeurs ont bien compris que l'accent serait mis sur la politique migratoire

Combien de fois n'a-t-on pas entendu comme seul et unique exemple du programme "délirant" ou "extrémiste" de Donald Trump, la fameuse construction du mur entre les Etats-Unis et le Mexique !

Voici un extrait d'une analyse pertinente publiée sur le Figaro :

"Elle reconnaît par ailleurs l'énorme différence qui existe entre la perception qu'ont les électeurs du magnat de l'immobilier et celle de la presse (...) Margaret Sullivan explique : «Les médias prennent toujours Trump à la lettre mais ils ne le prennent pas au sérieux […] Mais beaucoup d'électeurs font le chemin inverse».

Autrement dit, lorsque le nouveau président des États-Unis parle de construire un mur à la frontière mexicaine, les journalistes cherchent à en savoir davantage sur ce projet (coût, déroulement, etc.). De leur côté, les électeurs comprennent qu'aucun mur ne sera réellement construit mais que l'accent sera mis sur la politique migratoire.

Sans parvenir à comprendre l'interprétation de l'électorat de Donald Trump, l'analyse des médias s'est coupée d'une partie du peuple américain. Une incompréhension qui a contribué à creuser encore un peu plus le fossé qui sépare les deux Amériques."

Posté le 14 novembre 2016 à 07h03 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

13 novembre 2016

Les Etats-Unis ont changé d'heure, il faudra s'y faire...

Voici la couverture recto-verso d'un livre qui vient juste d'arriver chez les libraires et qui stipule de manière affirmative que le 45 ème président américain est...Hillary Clinton :

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Et vu sur le blog de Daoudal :

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Cette femme qui pleure en voyant sur un écran la victoire de Donald Trump, c’est Ilyse Hogue, présidente de NARAL Pro Choice America, l’un des plus importants lobbies de l’avortement sans limite aux Etats-Unis.

On peut signer la pétition qui félicite Donald Trump et l’exhorte à tenir ses promesses pro-vie.

Posté le 13 novembre 2016 à 18h17 par Michel Janva | Lien permanent

11 novembre 2016

Comprendre Donald Trump

Il y aurait des pages et des pages de notes à rédiger pour commencer à désintoxiquer l'opinion publique française au sujet du nouveau POTUS (president of the United States), tant elle a été enfumée jusqu'à la nausée par le psittacisme de nos medias, reprenant sans fin les mots d'ordre de CNN (Clinton News Network).

Le site Les crises présente une brève compilation d'interventions de l'ex-candidat, mais aussi de nombreux liens, pour nous éclairer sur le phénomène. Nous en extrayons la video ci-dessous, mais allez sur le site, ça vaut le coup.

 

Posté le 11 novembre 2016 à 11h23 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (2)

10 novembre 2016

Le cardinal Burke convaincu que Donald Trump aura à cœur la défense de la vie humaine

Suite à l'élection de Donald Trump, le cardinal Burke est interrogé dans Il Giornale. Extrait de la traduction de Benoît-et-moi :

Cardinal_Burke_-_Walshingham_2016_810_500_55_s_c1"[...] Croyez-vous que Donald Trump va tenir compte de celles qui sont les valeurs si chères à l'Eglise catholique?

« D'après ce que j'ai entendu pendant la campagne électorale, il me semble que le nouveau président comprend bien quels sont les biens fondamentaux qui sont importants pour nous. En premier lieu, je suis convaincu que, d'après ce qu'il a dit, il aura à cœur la défense de la vie humaine depuis sa conception et qu'il pourra mettre en oeuvre toutes les mesures possibles pour s'opposer à l'avortement. Et puis je pense qu'il a très clairement à l'esprit le bien irremplaçable de la liberté religieuse. Enfin, il placera certainement son l'attention sur le thème de la Santé américaine qui pour l'instant ne va pas très bien aux États-Unis».

Si d'un côté de Trump s'occupera aussi des thèmes chers à l'Eglise, de l'autre, il dit pourtant qu'il veut construire un mur contre les immigrants à la frontière avec le Mexique (Ce sera un mur impénétrable, haut, imposant et magnifique. Et c'est le Mexique qui le paiera). Une barrière que François a toujours critiqué, en disant: «Nous devons construire des ponts de paix et non des murs de haine» ...

« Je ne pense pas que le nouveau président sera inspiré par la haine pour le traitement de la question de l'immigration, une question de prudence, qui nécessite la connaissance de qui sont des immigrants, des raisons qui les conduisent à migrer et de la capacité des communautés locales à les accueillir. La charité doit toujours être intelligente et, par conséquent, informée par une profonde connaissance de la situation à la fois de ceux qui veulent immigrer et de ceux qui doivent recevoir ces personnes». [...]

Addendum : pour les anglophones, les pages 13 et 14 du programme des Républicains vaut le détour. On y parle de respect de la vie... Le fait que l’un des deux grands partis de gouvernement de la première puissance mondiale en dit long sur le travail remarquable de réveil des consciences fait par les évêques américains depuis vingt ans ….(il y a 20 ans on n’aurait jamais vu de telles choses dans un programme présidentiel Républicain !).

Posté le 10 novembre 2016 à 20h36 par Michel Janva | Lien permanent

La Conférence des évêques souhaite vivement travailler avec le Président Trump pour protéger la vie humaine de la naissance à la mort naturelle

Déclaration de Mgr Joseph E. Kurtz, archevêque de Louisville, Kentucky, Président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis suite à l’élection du nouveau président Donald Trump :


Ciric_305914"Le peuple américain a fait le choix du prochain Président des États-Unis, des membres du Congrès comme de ceux des élus locaux. Je félicite Monsieur Trump et tous les élus d’hier. C’est maintenant le moment de s’engager dans la responsabilité de gouverner pour le bien de tous les citoyens.  Ne nous regardons pas à la lumière de ce qui nous divise, Démocrates, Républicains ou autres partis politiques, mais regardons plutôt le visage du Christ dans nos voisins, particulièrement ceux qui souffrent ou ceux qui pourraient être en désaccord avec nous.

Nous citoyens, ainsi que nos représentants élus, devrions nous souvenir des mots du Pape François quand il s’est adressé au Congrès des États-Unis l’année dernière : « Toutes les activités politiques doivent servir et promouvoir le bien des personnes humaines qui repose sur le respect de leur dignité ». Hier, des millions d’américains qui luttent pour trouver des chances de faire vivre leurs familles ont voté pour être entendus. Notre réponse sera simple : Nous entendons. La responsabilité d’aider et de soutenir la famille appartient à chacun de nous.

La Conférence des évêques souhaite vivement travailler avec le Président Trump pour protéger la vie humaine de la naissance -souvent vulnérable- à la mort naturelle. Nous plaidons pour que les politiques offrent des opportunités à tous, de toute croyance et de toute condition sociale. Nous tenons fortement à ce que nos frères et sœurs migrants ou réfugiés soient humainement accueillis sans pour autant compromettre notre sécurité. Nous attirons l’attention sur la violente persécution qui menace les chrétiens et les personnes d’autres religions dans le monde particulièrement au Moyen Orient. Nous serons attentifs à l’engagement de la nouvelle administration pour la liberté religieuse de notre pays, assurant les croyants de rester libres de proclamer la vérité humaine –homme/femme- et l’unique lien du mariage entre eux.

Toute élection apporte un nouveau départ. Certains peuvent se demander si pour un couple, le pays peut réconcilier le travail des deux conjoints et la promesse d’une union parfaite. A cause de l’espérance que le Christ apporte, je crois que Dieu nous donnera la force de soigner nos blessures et de nous unir.

Prions pour les dirigeants de la vie publique. Qu’ils puissent se montrer courageusement à la hauteur des responsabilités qui leur ont été confiées.  Et que chacun de nous, comme catholique, nous nous aidions les uns les autres à être des témoins fidèles et généreux de l’amour de dieu qui guérit les blessures."

Posté le 10 novembre 2016 à 19h49 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)


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