28 août 2015

L’OTAN cherche à contourner la règle du consensus

Intéressant article qui nous permet de découvrir l'institut de veille et d'étude des relations internationales et stratégiques (IVERIS) et son blog de géopolitique nouveau venu sur la toile, et qui ne fait pas dans l'alignement sur les think-tanks stipendiés. Il a été fondé par Hajnalka Vincze (entre autre collaboratrice de Theatrum Belli) et Leslie Varenne (entre autre co-auteur de ce rapport). Extrait.

"Le jour s'approche-t-il où l’Amérique pourra, de son seul fait, entraîner l’ensemble de l’OTAN dans une guerre ? La question n’est hélas pas aussi surréelle qu’elle n’y paraît. A la réunion ministérielle de l’Alliance, fin juin, le SACEUR (commandant suprême) « a reçu l’autorité d’alerter, de mobiliser et de préparer les troupes » de son propre chef, en attendant le feu vert du Conseil pour le déploiement sur le terrain. Mais soyons réalistes : les troupes déjà sur le tarmac, les avions prêts à décoller, les tambours battants – difficile d'imaginer comment un Etat membre réticent oserait, à ce stade, monter au créneau pour arrêter la machine de guerre de l’Alliance. (...)

Afin de bien prendre la mesure de cette décision, il convient de faire une ou deux précisions. Premièrement, le SACEUR n’est pas seulement le commandant suprême de l’Alliance atlantique : il est aussi et avant tout le commandant d’EUCOM, autrement dit le patron des quelques 70 000 militaires américains stationnés en Europe. Il est nommé par le président américain, et confirmé par le Sénat US –les représentants des 27 autres Etats membres de l’Alliance n’ont donc qu’à acquiescer de la tête. Tout au long de son mandat OTAN, le SACEUR dépend directement du Département de la Défense et son commandant en chef se trouve à la Maison Blanche.

Deuxièmement, les décisions sur la préparation, la mise en alerte et la mobilisation des troupes sont tout sauf anodines. Dans une atmosphère de tension, elles risquent fort d’être perçues comme une provocation. Et de générer ainsi elles-mêmes la situation de crise à laquelle elles auraient été, soi-disant, censées répondre.

D’autant plus que les nouveaux pouvoirs confiés au SACEUR s’étendent jusqu’à la toute dernière limite. Lorsqu’il estime qu’une crise se profile à l’horizon, il a désormais l’autorité, d'après les détails que nous fournit le magazine interne de l'US Army, d’« envoyer les troupes jusque sur le tarmac le plus proche pour qu’ils y attendent l’ordre ultime pour le décollage » de leurs avions.

Troisièmement, ce transfert de pouvoir inédit au SACEUR tombe à un moment où, sur une question stratégique de la plus haute importance, à savoir l’attitude vis-à-vis de la Russie, une position commune des Etats membres est tout sauf acquise. Dans ces circonstances, la décision vise surtout à faire taire les éventuels récalcitrants. Quel meilleur moyen pour leur forcer la main que de les entraîner dans un mouvement de mobilisation sans avoir à attendre qu’ils acquiescent (ou qu’ils protestent)."

Posté le 28 août 2015 à 22h59 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

07 août 2015

Le scandale du Planning familial : au coeur de la campagne américaine

Après Minute, Le Figaro en parle :

"L'affaire du Planned Parenthood (PP) n'en finit pas de prendre de l'ampleur aux États-Unis. Tout commence mi-juillet lorsque des militants pro-life diffusent une vidéo, tournée en caméra cachée, où l'on voit une responsable du Planning familial américain évoquer le trafic d'organes de fœtus avortés, auquel l'organisation se livre avec les instituts de recherche. Trois autres vidéos du même genre ont suivi, où l'on voit d'autres responsables marchander des organes de fœtus avortés. Pour sa défense, le Planned Parenthood a argué qu'il ne faisait là rien «d'illégal», les fœtus étant considérés comme des organes comme les autres, susceptibles d'être livrés à la science.

La polémique, auparavant restreinte aux milieux anti-IVG, s'est emparée du pays, des éditorialistes aux hommes politiques. Alors que débute la campagne pour la primaire de 2016 - le premier débat entre candidats républicains aura lieu jeudi sur Fox News - le Grand Old Party a fait du financement de cette organisation un enjeu électoral.

Lundi, les sénateurs démocrates ont bloqué une proposition de loi soutenue par les républicains qui prévoyait de supprimer le financement public du Planning familial. Il fallait 60 voix pour que le vote soit soumis à la Chambre. Il n'en a obtenu que 53, 46 élus s'étant exprimés contre. Avec la quasi intégralité des républicains, deux sénateurs démocrates ont voté pour. Le sénateur démocrate Joe Manchin de Virginie Occidentale a ainsi déclaré: «Je ne crois pas que l'argent du contribuable devrait être utilisé pour subventionner cette organisation, ces fonds devraient être distribués à d'autres centres médicaux.»

Même si la loi avait pu être votée, la Maison-Blanche avait menacé vendredi «d'opposer le veto présidentiel à toute initiative républicaine visant à réduire le budget alloué à la plus importante organisation de planning familial des Etats Unis».

Malgré cet échec, les républicains semblent déterminés à poursuivre leur lutte, galvanisés par la publication de ces vidéos. Rand Paul, un des nombreux candidats à la primaire républicaine, est très engagé dans cette campagne. «Le temps est venu d'avoir un débat à haute voix sur ce sujet, et le temps est venu d'en finir avec le financement par le contribuable du Planning familial» a déclaré le sénateur, qui a cosigné le projet de loi du Sénat. «Il est plus que temps d'avoir un débat dans notre pays, il est plus que temps que nous disions ‘trop c'est trop'». «Je suis heureux que la réaction à ces vidéos ait renouvelé les efforts pour en finir avec le financement public de l'avortement», a pour sa part affirmé Ron Paul, son père, ex-candidat libertarien aux présidentielles et fervent opposant à l'avortement. Deux autres candidats à la primaires républicaine, le favori Donald Trump et Ted Cruz, se sont prononcés pour la supression des subventions publiques à cette organisation.

Jeb Bush, frère de Georges Bush et impétrant aux primaires républicaines, a lui déclaré que «le prochain président devra stopper les subventions au Planning familial». [...]

Le Planned Parenthood reçoit 500 millions de dollars via Medicaid, l'assurance publique d'Etat gérée par les Etats, et 60 millions directement par l'Etat fédéral. [...]"

Posté le 7 août 2015 à 12h10 par Michel Janva | Lien permanent

02 août 2015

Le Département d’Etat américain empêche les chrétiens d’Orient de témoigner

Lu ici :

"Soeur Diana, une influente Responsable chrétienne irakienne, qui devait se rendre aux USA en mai dernier, afin de plaider la cause des chrétiens persécutés au Moyen-Orient, se vit refuser son visa par le Département d’État américain, malgré le fait qu’elle ait visité les USA précédemment, notamment en 2012.
Elle devait faire partie d’une délégation de leaders religieux d’Irak, en compagnie, entre autres, de sunnites, de chiites, et de yézidis, invités à Washington D.C. pour parler de la situation de leur communauté respective.
Chaque responsable religieux reçut un visa, à l’exception de la seule représentante chrétienne du groupe : Sœur Diana."[...]

Même si par la suite, sœur Diana a reçu son visa, il s'avère que ce n'est pas la première fois que le Département d'Etat américain bloque ainsi les leaders chrétiens, les empêchant de délivrer leur témoignage, au motif que ce sont les musulmans qui sont les premières victimes d'un mouvement islamique totalitaire comme Boko Haram. Le gouvernement américain mène une politique discriminatoire à l'encontre des chrétiens.

Posté le 2 août 2015 à 08h09 par Marie Bethanie | Lien permanent

30 juillet 2015

Scandale de la vente d'organes de foetus avortés : ce n'est pas terminé

PCe sont déjà 3 vidéos révélant les pratiques abominables du Planning familial qui ont été diffusées dans la presse. L'affaire est résumée ici.

David Daleiden, le fondateur du Centre Pour le Progrès Médical (CMP), a révélé qu'il y a encore neuf vidéos qui révèlent les opérations du Planning familial.

"Nous avons près de 300 heures de vidéos filmées en caméra cachée, rassemblée par des journalistes d'investigation au cours de 30 mois, montrant comment le Planning familial vend les parties du corps des bébés qu'ils tuent".

Le planning familial a loué les services d'une société de gestion de crise pour traiter les retombées de cette affaire. Soit actuellement 10 enquêtes et une proposition de loi pour supprimer les subventions.

Et cette enquête a été faite dans les règles de l'art. A la question de savoir si des lois d'enregistrement locales pourraient nuire à CMP, Daleiden a répondu que

"Chaque enregistrement sur bande que nous avons fait pendant ce projet a été fait dans le respect intégral des lois d'enregistrement locales. La vidéo spécifique du laboratoire de pathologie à la clinique de Planning familial qui a été révélée aujourd'hui [mardi], et qui a été faite à Denver, dans le Colorado, a été réalisée avec le consentement des participants."

Posté le 30 juillet 2015 à 11h27 par Michel Janva | Lien permanent

29 juillet 2015

Proposition de loi pour couper les subventions au Planning familial

Suite au scandale révélé par Lifesitenews sur la vente d'organes de foetus humains avortés par le Planning familial, les sénateurs républicains ont monté un groupe de réflexion chargé de constituer une proposition de loi visant à restreindre les subventions fédérales versées au planning familial.

Cette proposition de loi, portée par le sénateur Rand Paul, doit permettre qu’

« aucune subvention fédérale ne soit plus versé au planning familial américain ni à aucune de ses filiales ». 

Le sénateur ajoute :

 « La grande nouvelle du jour est qu’il y aura un vote concernant la suspension des subventions versées au planning familial ».

Il est probable que la proposition prévoie de suspendre les versements fait au planning familial pour les verser à d’autres groupes et organisations œuvrant pour la santé des femmes.

Posté le 29 juillet 2015 à 22h16 par Michel Janva | Lien permanent

Elle tue son agresseur et n'est pas poursuivie en justice

Incroyable : menacée de mort par un client, une prostituée a réussi à retourner l'arme contre son agresseur et à le tuer.

Elle ne sera pas poursuivie en justice, car elle a agi en légitime défense.

Ah oui mais ça se passe aux Etats-Unis.

Posté le 29 juillet 2015 à 21h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

28 juillet 2015

Poutine déplore le manque d'indépendance de l'Europe

Interrogé sur les programmes militaires de Moscou, le président russe rejette la faute sur Washington:

"Cette relance de la course aux armements date de la sortie unilatérale des Etats-Unis du traité anti-missiles balistiques. Ce traité était la pierre angulaire de tout le système de sécurité international".

Lorsqu'on lui demande si une nouvelle guerre est possible en Europe, Vladimir Poutine réplique:

"J'espère que non. Mais on aimerait voir l'Europe manifester davantage son indépendance et sa souveraineté".

"Si, pour discuter des affaires intérieures avec nos partenaires européens, nous devons aller à Washington, c’est un peu curieux".

Posté le 28 juillet 2015 à 14h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

27 juillet 2015

Les religieuses américaines persécutées par l'ObamaCare

Images-6Lu sur Gènéthique :

"Les petites sœurs des pauvres et dix autres institutions religieuses, qui avaient perdu le 14 juillet dernier leur procès sur l’assurance santé les obligeant à rembourser la contraception de leurs employés (cf. Gènéthique du 20 juillet 2015), ont décidé de faire appel. Elles ont déposé un recours pour obtenir une décision de la Cour Suprême, en faisant valoir que la question était d’une importance exceptionnelle."

Posté le 27 juillet 2015 à 18h52 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2015

Obama va-t-il réussir à faire redéfinir la notion de famille à l'ONU ?

Obama fait des pieds et des mains pour obliger les Etats membres de l'ONU à ne plus tenir compte de la définition de la famille dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, afin d'y introduire les revendications homosexuelles. Jusqu'à présent, un certain nombre d'Etats ne voulaient rien entendre, dont des Etats africains, mais aujourd'hui, la résistance faiblit à cause des pressions américaines.

"Des délégués du monde entier ont raconté à C-Fam, l’éditeur du Friday Fax, que les diplomates américains au plus haut niveau, ont fait pression sur les capitales et les missions afin qu’elles demandent aux pays d’adoucir leur posture sur le langage de la famille dans les résolutions de l’ONU. Les délégations qui sont incapables de soutenir les droits LGBT, sont souvent priées de s’abstenir et de ne pas se présenter au vote des résolutions. Dans ce cas on leur a demandé de s’abstenir de proposer le langage de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Même les adversaires acharnés des droits des LGBT semblent prêts à abandonner le langage constant déclarant la famille comme «élément naturel et fondamental de la société.” A exception des fortes déclarations des pays africains.[...]

La reconnaissance des “familles” homosexuelles a encore du chemin à faire, mais si le gouvernement d’Obama réussit son parcours et obtient des états membres de l’ONU qu’ils renoncent à la Déclaration des Droits de l’Homme, il peut ouvrir la voie à une reconnaissance future des relations homosexuelles comme étant une famille, en droit et politique internationale."

Posté le 25 juillet 2015 à 10h21 par Marie Bethanie | Lien permanent

24 juillet 2015

L'homosexualité au Kenya : "un non-sujet"

Lors de sa visite au Kenya - la 1ère en tant que président des Etats-Unis - Barack Obama n'aura pas eu le loisir de faire avancer la cause homosexualiste, car pour le président kényan Uhuru Kenyatta, il s'agit d'un "non-sujet". La population est très opposée à l'homosexualité et refuse clairement que les Etats-Unis cherchent à imposer leur point-de-vue sur la question.

"Alors que la Cour suprême américaine a validé le mariage gay, au Kenya, les membres d’églises évangéliques ont menacé de descendre dans la rue si cette question était inscrite au menu de la rencontre bilatérale entre les deux chefs d’Etats. Au bidonville de Kibera, Bildad, qui nettoie des voitures, demande à l’équipe d’Obama de faire l’impasse sur le dossier de l’homosexualité. « Nous serons en colère s’il parle du mariage gay, prévient-il. On n’en veut pas ici au Kenya car dans notre culture c’est mal. »

Le forum de l’élite chrétienne du Kenya (CPF) met en garde contre ce qu’il appelle l’impérialisme culturel d’Obama par la voix de son vice-président Charles Kanjama : « Nous ne voulons pas que les Kényans, parce qu’Obama vient d’une superpuissance plus avancée que la nôtre, pensent que ses idées sont elles aussi plus avancées, explique-t-il. Les Kényans doivent rejeter la plateforme pro-gay d’Obama. »"

Posté le 24 juillet 2015 à 16h07 par Marie Bethanie | Lien permanent

23 juillet 2015

Sauvés de l'euthanasie grâce à une photo poignante

C'est en France ? Vous rêvez.

C'est Vincent? Vous rêvez encore.

Ce sont 2 chiens aux Etats-Unis.

Posté le 23 juillet 2015 à 08h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

20 juillet 2015

Tel est pris qui voulait prendre

Un site américain faisant le commerce de l'adultère a été piraté la nuit dernière. Le hacker, qui a commencé à publier des informations personnelles des quelques 37 millions d'utilisateurs revendiqués, menace de dévoiler toutes leurs données confidentielles. Il demande l'arrêt des trois sites de la société éditrice, car celle-ci, qui fait payer à ses clients un "droit à l'oubli", n'effacerait en réalité pas les données les concernant.

Posté le 20 juillet 2015 à 17h57 par Louise Tudy | Lien permanent

L'empire du relativisme

ESB
Vendredi dernier à New York, comme les années précédentes, l'Empire State Building s'est illuminé de vert pour fêter la fin du Ramadan. L'on apprend à cette occasion que

"Le gratte-ciel célèbre aussi chaque année en couleurs les fêtes religieuses de Pâques (pastel), Hanoucca (bleu et blanc) et Noël (rouge et vert). Il s'illumine aussi pour de nombreux événements. Le 10 juillet, il était ainsi en bleu, blanc et rouge pour la victoire de l'équipe américaine féminine de football en Coupe du monde. Le 28 juin, il était arc-en-ciel pour la Fierté homosexuelle, et le 8 juin violet bleu et blanc pour la journée mondiale de l'Océan."

Posté le 20 juillet 2015 à 15h27 par Louise Tudy | Lien permanent

17 juillet 2015

Etats-Unis : Mohammod Youssuf Abdulazeez tue 4 militaires

Hier après-midi :

"Une fusillade a fait 5 morts aux Etats-Unis près de Chattanooga dans le Tennessee, dans le sud-est du pays jeudi 16 juillet, sur deux installations militaires distantes d'une dizaine de kilomètres. L'acte donc s'est déroulé en deux temps. Parmi les victimes l'on compte quatre membres du célèbre corps des Marines et le tireur lui-même.

CKEpKHpWsAAq0Lw[...] Le tireur a été identifié par le FBI, en charge de l'enquête, comme étant Mohammod Youssuf Abdulazeez, 24 ans, diplômé d'ingénierie en 2012. Les autorités ont estimé qu'il serait "prématuré" de spéculer sur ses motivations lors de cette fusillade, qui a également fait trois blessés dont un recruteur de l'armée et un policier.

Né au Koweït, d'où est originaire sa mère, son père est Cisjordanien, Mohammod Youssuf Abdulazeez avait été naturalisé américain. Ceux qui l'ont connu disent que rien dans son comportement n'indiquait qu'il serait capable d'un acte du genre de celui qu'il a commis.

Toutefois, le jeune homme semblait avoir ouvert un blog dans lequel il n'avait écrit que deux textes, disant notamment que "la vie est courte et amère", et que les musulmans ne devaient "pas laisser passer l'occasion de se soumettre à Allah" [...]."

Vous ne voulez pas faire la guerre contre Daech au Moyen-Orient ? Daech vient la faire chez nous.

Posté le 17 juillet 2015 à 07h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

16 juillet 2015

Procès pour la destruction ou non des enfants

Surréaliste ? Les enfants en question sont encore à l'état embryonnaire, congelés. Le couple américain qui les a conçu se sépare et se déchire sur le sort de ces petits d'homme :

"[...] Après bien des déchirements, les deux ex-conjoints se retrouvent cette semaine au tribunal pour statuer sur l'avenir de ces embryons toujours stockés dans un frigo à l'UCSF. Le procès a beaucoup de retentissement aux États-Unis, car la décision risque de faire jurisprudence en Californie : le sort des embryons varie selon la juridiction de chaque État.

Les batailles pour la garde d'enfants non encore nés se multiplient aux États-Unis. On estime à environ 600 000 le nombre d'embryons congelés dans le pays. Une affaire récente oppose l'actrice de la série Modern Family Sofia Vergara à son ex-compagnon. Nick Loeb a intenté une action en justice en avril pour récupérer les deux embryons qu'ils ont conçus en 2013. [...]

Il y a déjà eu une dizaine de procès aux États-Unis sur la garde d'embryons. Dans la majorité des cas, la justice a statué en faveur du conjoint qui refusait la procréation, estimant que l'on ne pouvait pas forcer quelqu'un à devenir parent s'il ne le souhaitait pas. Mais dans deux affaires récentes, le tribunal a autorisé la femme à garder les embryons malgré l'opposition de son ex-mari. Dans les deux cas, ces femmes avaient subi une chimio qui les avait rendues stériles et les embryons étaient leur seule chance d'avoir des enfants naturels.

Le cas Lee-Findley est un peu différent, car le couple, avant la FIV, a signé un accord qui prévoyait clairement la destruction des embryons en cas de divorce. Les avocats de Mimi Lee arguent que le contrat a été signé au milieu d'une "tourmente d'événements bouleversants", le mariage, le cancer et la peur d'être stérile, et qu'elle avait autre chose en tête. "Le droit de procréer, d'avoir son propre enfant biologique est une des libertés centrales garanties par notre Constitution", a affirmé son avocat.

Findley, qui a été le premier à comparaître à la barre, a assuré qu'ils avaient tous les deux lu le contrat. "Je suis une personne qui fait très attention aux détails, j'ai lu tous les documents très attentivement", a-t-il dit avant de dresser un portrait sordide de son ex, qui lui aurait demandé des millions en échange de la destruction des embryons, et qui l'aurait menacé ensuite de le dénigrer auprès ses futurs enfants "s'il ne se montrait pas généreux". "J'ai l'impression que l'on m'a marché dessus et écrasé", a-t-il affirmé. Même si son ex-femme assure qu'elle ne compte pas lui demander de pension alimentaire, sa "crainte, c'est que Mimi manipule la situation pour lui soutirer de l'argent". [...]"

Posté le 16 juillet 2015 à 13h51 par Michel Janva | Lien permanent

13 juillet 2015

Tuer des enfants, ça rapporte

Le lucratif commerce de l'avortement aux Etats-Unis :

"Planned Parenthood, principal fournisseur d’avortement aux Etats-Unis, est également une entreprise prospère. C’est ce qu’indique les chiffres publiés le 1er juillet dernier par American Life League. Gagner seulement un dollar pour le meurtre d’un ‘homme serait déjà scandaleux, mais les montants des salaires que donne le rapport révèlent la vérité sur un mal enraciné dans l’âme de nombreux pays.

Se basant sur les déclarations de revenus des membres du personnel, le rapport identifie que l’avortement est une entreprise sanglante, mais à revenu élevé. Le salaire annuel moyen d’un PDG à Planned Parenthood est de 186.071,87 $. 87% des salariés gagnent plus de 100.000 $, 37 %, 200 000 $ et 13% plus de 300.000 $. Le PDG de Planned Parenthood, Cecile Richards, reçoit un salaire annuel de 590 000 $pour avorter des êtres humains.

Interrogée sur le rapport d’American Life League, Cecile Richards a déclaré, lors d’une conférence de presse: « C’est de notoriété publique. Il en a toujours été ainsi », ajoutant: » Je travaille dur pour mon salaire et je pense que ce n’est pas un problème. Planned Parenthood de coût-bénéfice est le meilleur fournisseur de services de planification familiale de ce pays. Les milieux de droite font toujours leur possible pour créer des problèmes là où il n’y en a pas.  » Mais la vérité que tait est Richards, c’est que sont 58 millions d’êtres humains qui ont été tués par l’avortement aux États-Unis depuis 1973 (...)"

Pour consulter le bilan financier annuel c'est ici.

Posté le 13 juillet 2015 à 12h20 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

01 juillet 2015

Défense du mariage aux Etats-Unis : on ne lâche rien

Extrait d'un article de Présent :

" Brian Brown, président de NOM [National Organization for Marriage], ne se contente pas de se lamenter sur les gravats du vendredi 26 juin. Il réagit, appelle à la résistance et lance les grandes lignes d’une contre-attaque. Un plan en trois volets.

D’abord, exiger du Congrès à Washington et des gouvernements des Etats qu’ils votent une loi, le First Amendment Defense Act, dans le but de protéger les défenseurs du mariage contre une probable discrimination sectaire.

Ensuite, entamer une longue et rude campagne afin de tenter de faire passer, aussi bien sur la colline du Capitole que dans les trois-quarts des cinquante Etats, un amendement constitutionnel scellant une fois pour toutes dans le bronze la loi naturelle qui dicte que le mariage, c’est l’union d’un homme et d’une femme.

Enfin, multiplier les appels aux électeurs pour qu’ils incitent les différents concurrents aux primaires républicaines à hisser la définition du mariage au niveau des grands débats précédant l’élection présidentielle de novembre 2016.

« Nous nous retrouvons, note Brown, dans la logique de Roe versus Wade, le verdict de la Cour suprême qui, en janvier 1973, a légalisé l’avortement : même usurpation de pouvoir. Dans les deux cas, la Constitution n’est qu’un paravent. » Un paravent pour camoufler de sombres manipulations politico-idéologiques. Et une partie de bras-de-fer laïque que dénonça le pape François qui, en l’occurrence, insista surtout, comme le rappelle Mgr Thomas Tobin, évêque du Rhode Island, sur « l’attentat de la Cour suprême visant à détruire le plan de Dieu pour la famille humaine ». Mgr Tobin, qui ferraille depuis cinq ans sur la brèche du « mariage » gay, prévoit dans l’avenir, comme beaucoup d’autres évêques ici, un âpre combat et des persécutions de dissidents. [...]"

Posté le 1 juillet 2015 à 15h07 par Michel Janva | Lien permanent

29 juin 2015

La Cour suprême des Etats-Unis impose la dénaturation du mariage : vers la persécution religieuse

De Reinformation.tv :

"La communauté « gay » des Etats-Unis est folle de joie après la décision de 5 juges sur 9 de la Cour suprême d’imposer à tous les Etats de l’Union d’autoriser le « mariage » des couples de même sexe. C’est la pleine saison de la Gay Pride dans le monde entier. Le lobby LGBT exulte. Il a raison, écrit le juge John Roberts dans son opinion dissidente. « Si vous faites partie des nombreux Américains – quelle que soit leur orientation sexuelle – qui sont en faveur de l’extension du mariage de même sexe, n’hésitez pas à célébrer la décision de ce jour. Célébrez le fait que vous avez atteints un but désiré. Célébrez la possibilité d’exprimer d’une nouvelle façon l’engagement envers un partenaire. Célébrez la possibilité d’obtenir de nouveaux avantages. Mais ne célébrez pas la Constitution. Elle n’est pour rien dans cette affaire ». En revanche, l’objectif profond, ou à tout le moins l’effet de la décision, est évident : la décision Obergefell v. Hodges contredit toutes les convictions religieuses traditionnelles et ouvre la voie à la persécution religieuse.

Le juge Antonin Scalia a qualifié la décision de « putsch judiciaire ». Cinq juges ont confisqué le pouvoir, contredit la volonté du peuple, passé par pertes et profits des référendums défavorables au « mariage » des couples de même sexe, renversé la propre jurisprudence de leur Cour qui est simplement chargée d’interpréter la Constitution et non de créer le droit, pour imposer leur point de vue subjectif. Intolérable confiscation du pouvoir ; ce « gouvernement des juges » se constate partout dans les prétendus « Etats de droit » où des magistrats non élus deviennent « législateurs suprêmes » par leur propre volonté, et surtout celle de l’établissement qui pourrait les arrêter d’un mot mais trouve là un moyen puissant pour contourner la volonté du peuple et la démocratie. [...]

Si la gauche libérale qui a imposé le « mariage gay » pensait vraiment que le mariage est le meilleur cadre pour l’épanouissement des enfants, pourquoi favorise-t-elle le divorce facile et a-t-elle tout fait, dans de si nombreux pays du monde, pour mettre sur le même plan le mariage légitime et l’union libre, les enfants légitimes et les enfants nés hors mariage ?

La réponse se trouve dans la déification de l’autonomie humaine. La décision Obergefell v. Hodges montre de manière éclatante combien l’ingénierie sociale en cours dans le monde entier repose sur la fausse promesse : « Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » Comble du nominalisme et du libéralisme, elle s’autorise à donner le sens qu’elle veut au mot « mariage », sans tenir compte des réalités, et elle impose le relativisme qui est la marque du libéralisme, refusant toute transcendance, toute vérité, toute loi supérieure à la volonté humaine. Le juge Anthony Kennedy, qui a voté pour la reconnaissance du « mariage » gay, l’exprime ainsi : les gens ont le droit « dans le cadre de la légalité, de définir et d’exprimer leur identité ». Lors d’une décision libéralisant l’avortement en 1989, il disait déjà : « Au cœur de la liberté se trouve le droit de définir sa propre conception de l’existence, du sens, de l’univers, et du mystère de la vie humaine ». Ni Dieu, ni maître !

La persécution religieuse est contenue dans la légalisation du mariage gay

La conséquence logique de cette autonomie érigée en absolu, on la connaît depuis la Révolution française : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! » Benoît XVI résumait cela en trois mots : « Dictature du relativisme. » Il n’y a pas de place dans un monde où les hommes sont maîtres pour celui qui veut se soumettre à une vérité qui le dépasse, à la réalité qui s’impose à lui. Il s’ensuit que la persécution religieuse est contenue en germe – voire davantage – dans la reconnaissance du « mariage » des couples de même sexe.

Le juge Kennedy le laisse entendre lorsqu’il explique : « Parmi ceux qui considèrent que le mariage homosexuel est un mal il en est beaucoup qui parviennent à cette conclusion sur la base de prémisses religieuses ou philosophiques décentes et honorables, et cette décision ne dénigre ni leurs personnes ni leurs croyances. Mais lorsque cette opposition sincère et personnelle se transforme en loi adoptée et en politique de l’Etat, la conséquence nécessaire est qu’on met l’imprimatur de l’Etat lui-même sur une exclusion qui va bientôt déprécier ou stigmatiser ceux à qui leur propre liberté est alors refusée. »

Cette formule ampoulée – mais surtout très dangereuse – affirme en réalité le refus de permettre qu’un Etat définisse le mariage selon la réalité, selon sa définition traditionnelle, parce que cela constituerait une discrimination à l’égard des homosexuels qui veulent en bénéficier. On n’a plus le droit de s’y opposer qu’à titre individuel, sans que cela puisse avoir de conséquences sur le plan public : voilà la conclusion logique.
Le juge Clarence Thomas – juge noir auteur lui aussi de sa propre opinion dissidente – a mis en évidence les « conséquences potentiellement désastreuses pour la liberté religieuse ». Mais aussi pour le statut fiscal favorisé des institutions religieuses…

La Cour suprême ne protège plus la liberté religieuse

Alexander Marlow de Breitbart.com observe à son tour : « Si vous regardez la manière dont la Cour est parvenue à sa décision, vous verrez qu’elle ouvre la porte à une plus grande discrimination à l’égard des Eglises. Bientôt ils s’attaqueront aux Eglises. Tel est le prochain programme. (…) Les chrétiens seront accusés de sectarisme tout simplement parce qu’ils exerceront leur droit constitutionnel qui proclame la liberté de religion. » [...]"

Posté le 29 juin 2015 à 15h40 par Michel Janva | Lien permanent

26 juin 2015

La Cour Suprême des Etats-Unis détruit le mariage

La Cour suprême des Etats-Unis a décidé aujourd'hui, par 5 voix contre 4, que la Constitution devait accorder aux personnes du même sexe le droit de se marier.

Aux termes de cette décision, la dénaturation du mariage deviendra légale dans les 50 Etats américains.

Posté le 26 juin 2015 à 16h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (25)

22 juin 2015

Ukraine : l'ex-ambassadeur de France accuse les Etats-Unis

Jean de Gliniasty, ex-ambassadeur de France à Moscou, s'emporte contre les erreurs de la diplomatie européenne et française à l'égard du dossier ukrainien.

«C'est cinq ans de travail qui ont été ruinés».

Durant ces cinq années, il s'est fait l'avocat infatigable des chefs d'entreprises françaises en Russie.

«Ce n'était pas compliqué : il fallait notamment donner Sébastopol à la Russie et garantir le statut de la langue russe en Crimée».

Et l'avis de Kiev ?

«Mais la Crimée n'a jamais appartenu à l'Ukraine, elle a toujours été russe».

Selon l'ex ambassadeur, l'Ukraine resterait donc l'un des terrains de jeu favori de la diplomatie américaine, permettant de bloquer dans l'ancien espace soviétique, toute velléité d'impérialisme russe: c'est la fameuse doctrine Brzezinski qui inspirerait depuis trente ans la diplomatie américaine, y compris celle d'Obama.

«Maintenant les gens ne se rendent pas compte qu'on risque d'aller vers la guerre. C'est une catastrophe».

Posté le 22 juin 2015 à 13h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

17 juin 2015

L'identité raciale serait donc plus immuable que l'identité sexuelle ?

Voici Rachel Dolezal, une Noire Blanche qui se fait passer depuis très longtemps pour une Noire, aux Etats-Unis.

4655580_6_35ff_rachel-dolezal-sur-nbc-news-le-16-juin_c9946b7f4fbcb7664861a0599e757519A la question : "Etes-vous afro-américaine ? Rachel Dolezal répond : "Je m’identifie comme noire".

"Figure locale de la lutte pour les droits des Noirs à Spokane (dans l’Etat de Washington), Mme Dolezal a démissionné lundi de la direction de la branche locale de la NAACP — la grande organisation pour les droits des Noirs vieille de 106 ans — après que ses propres parents, blancs tous les deux, ont révélé la supercherie. Depuis, la presse américaine et les réseaux sociaux tentent de comprendre les raisons de ce que certains qualifient de « tromperie », tandis que d’autres parlent de profonde confusion identitaire."[...]

La sincérité de son engagement convainquait peu mardi des sociologues experts sur les questions d’identités raciales, interrogés par l’AFP. Charles Gallagher, qui dirige le département de sociologie à La Salle University (Pennsylvanie), estime que cette histoire est « une diversion au simple fait que l’Amérique reste un pays où le privilège blanc et le racisme sont la norme ».

Plonger à ce point dans une identité noire « sape l’excellent travail qu’elle a fait » pour la cause noire, a ajouté G. Reginald Daniel, de l’université de Californie, « cette posture d’imitation et d’appropriation finit par être irrespectueuse »."

Résumons : Il est "irrespectueux" de vouloir devenir Noir quand on est Blanc. Irrespectueux pour qui ? On n'a pas le droit de se dire Noire alors qu'on est Blanche, c'est une "confusion identitaire"... Et se dire homme alors qu'on est femme et vice-versa, ce n'est pas une "confusion identitaire" ? La confusion des "races" alors que les races n'existent pas, c'est donc beaucoup plus grave que la confusion des genres ? Allô, l'asile de Charenton ?

Posté le 17 juin 2015 à 15h47 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (15)

Le traité Tafta retardé

Lu dans Minute :

"Ce qui s’est passé mercredi dernier au Parlement européen est inédit et montre que le vent est peut-être en train de tourner. Ce jour-là, les députés européens devaient en effet se prononcer sur le « rapport Lange », du nom du rapporteur de la Commission du Commerce international en charge de négocier le traité d’accord transatlantique entre les Etats-Unis et l’Union européenne (Tafta). A priori, tout baignait puisque dix jours auparavant, cette même commission s’était prononcée favorablement sur le projet de Bernd Lange. Pourtant, dans un accès de panique assez étonnant, Martin Schultz a subitement décidé, sous la pression de son groupe (sociaux-démocrates) mais aussi de certains députés conservateurs, de reporter purement et simplement le vote au mois de juillet en raison, officiellement, « du grand nombre d’amendements à examiner »; en raison surtout de la crainte quant à son issue !

Reporter un vote que l’on craint de « perdre » pour se donner le temps de se constituer une majorité favorable est évidemment une conception toute « européenne » de la démocratie dont on a malheureusement désormais l’habitude, le vote n’étant plus qu’une manière d’enrober une décision prise en amont par des experts qui ne s’encombrent pas de la volonté des peuples. C’est à vrai dire un véritable déni de démocratie qui rappelle dans son esprit la félonie du référendum de 2005 et du traité de Lisbonne. Il n’empêche que ce report traduit un certain embarras des députés face au manque de transparence des négociations mais aussi face à une opinion publique largement hostile qui est en train de s’emparer du sujet (1,5 million de citoyens ont déjà signé la pétition officielle contre le Tafta et 97 % de ceux qui ont répondu à la consultation publique lancée par la commission se sont déclarés opposés à ce traité). [...]"

Mais le pire, c’est qu’aux Etats-Unis aussi, le vent a tourné. Le 12 mai dernier, les sénateurs ont refusé de donner l’autorisation à Obama de demander au Congrès de voter en bloc pour ou contre l’accord sans possibilité d’amendement. Les Démocrates et les Républicains ayant réalisé que le traité transatlantique signifierait la fin du « Buy American Act » mis en place par Roosevelt (les appels d’offre sur le budget fédéral sont réservés aux entreprises américaines, ce que les Européens veulent faire sauter), ils sont désormais vent debout pour sauver leurs marchés publics."

Posté le 17 juin 2015 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent

16 juin 2015

Les nouvelles technologies au service du thomisme

Docteur en philosophie, auteur de six livres, professeur d’université à Dallas, père de 8 enfants, Taylor Marshall, 37 ans, est aussi le fondateur d’un institut de théologie en ligne. Extrait d'un article de L'Homme Nouveau :

Images"“Restez salés, mes amis ! » Plutôt décapante, la formule lancée par ce Texan fonceur à tous ceux qui visitent son site internet. Salé au sens de... sel de la terre, bien sûr. Pour lui, l’heure n’est pas aux lamentations mais à l’action. [...]

À 37 ans, le Dr Marshall – les Américains confèrent ce titre à toute personne munie d’un doctorat – a déjà écrit six livres. Le plus récent, Sword and Serpent (Épée et serpent), raconte saint Georges aux adolescents en quête d’héroïsme. [...] 

Les heureux parents se sont connus étudiants au Texas. Alors épiscopalien (anglican), Taylor vise le séminaire. Il cherche une potentielle femme de pasteur, de préférence avenante. Un ami lui présente Joy. Peu de temps après, ils « attachèrent le nœud » (comme on dit en anglais) à 23 et 22 ans. En 2004, il démarre un blogue, histoire de partager le bouillonnement intellectuel qui l’a fait disserter sur « Saint Thomas d’Aquin, la loi naturelle et la double béatitude de l’humanité ». Sa foi s’approfondit, il lit Tolkien et Waugh, lâche le protestantisme. Lui et Joy basculent dans l’Église catholique le 23 mai 2006. Suivront trois ouvrages dont Le Rabbin crucifié. En 2013, il publie un condensé de sagesse : Thomas d’Aquin en 50 pages, jugé époustouflant de virtuosité. « Il a le don de faire comprendre des concepts très compliqués, de les simplifier sans les affadir », résume une lectrice. Il enchaîne sur saint Augustin. Les questions fusent. « Je voudrais apprendre la théologie sans me ruiner. Où dois-je aller ? »

Il prie, il prie, et le 7 octobre 2013, en la fête de Notre Dame du Rosaire, la fusée décolle : le New Saint Thomas Institute est propulsé dans le monde virtuel. Son ordinateur posé sur la table de cuisine, Joy à ses côtés, il exulte : sept membres ! Quelques heures plus tard : 230. Aujourd’hui, plus de 1 200 étudiants dans 25 pays ont accès à des programmes audio et vidéo de top niveau, des forums, des bibliographies, etc., pour 29 dollars par mois (contre 2 100 pour un seul cours semestriel dans une université classique).

« Nous n’inventons rien, nous présentons juste les trésors anciens de l’Église grâce aux nouvelles technologies. » Pas de tests, pas de diplômes, mais du savoir plein la tête et le Christ au fond du cœur. À Chicago ou Sydney, des membres se rencontrent en chair et en os pour prolonger le débat. Commentaire de Brad Elliott, un frère dominicain : cet institut, « c’est exactement ce dont l’Église a besoin en ce moment »."

Posté le 16 juin 2015 à 07h42 par Michel Janva | Lien permanent

15 juin 2015

Les "thérapies de conversion" pour les homosexuels dans l'oeil du cyclone

Toujours dans le "FridayFax" de C-Fam, on s'aperçoit que les lobbies LGBT, appuyés aux Etats-Unis par Obama, luttent contre toute aide que l'on pourrait apporter aux homosexuels en souffrance, et exigent qu'on les laisse se débrouiller tout seuls face à leur mal-être, exactement comme l'Etat français, qui interdit qu'on apporte une aide aux femmes en détresse qui veulent avorter, préférant les laisser seules face à leur souffrance sans autre alternative que le meurtre.

Les "thérapies de conversion", qui tentent d'apporter une aide aux homosexuels qui veulent en sortir, sont donc décriées et combattues (actions en justice et menaces de mort) par ceux qui pensent que l'homosexualité n'est qu'une forme de sexualité parmi d'autres et qu'elle n'a pas besoin d'être traitée. Obama a lancé un appel la semaine dernière demandant la fin des "thérapies de conversion".

Posté le 15 juin 2015 à 09h32 par Marie Bethanie | Lien permanent

Les Etats-Unis ont soutenu l'Etat islamique dès 2012

Lu dans el Watan (journal Algérien) ce dimanche 13 juin (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

Capture d’écran 2015-06-15 à 07.30.34

Posté le 15 juin 2015 à 07h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

10 juin 2015

Pour un programme vraiment "Républicain" ?

Suite au changement de nom de l'UMP, Minute suggère aussi à Nicolas Sarkozy de changer d'idées, en s'inspirant par exemple des Républicains des Etats-Unis :

M"[...] Sam Brownback, gouverneur républicain du Kansas, élu en novembre 2010. Dès sa prise de fonction il a pris une mesure radicale: obliger tous les adultes physiquement aptes qui reçoivent des aides sociales à travailler au moins 20 heures par semaine ou à participer à un programme de formation professionnelle. Le résultat a été spectaculaire. Le nombre d’allocataires qui vivaient aux crochets de l’Etat du Kansas est tombé de 38900 en 2011 à 17600 aujourd’hui, soit une baisse de près de 55 %! Et en novembre 2014, Sam Brownback a brillamment été réélu gouverneur!

Pour son second mandat, Brownback a décidé de donner un nouveau tour de vis aux bénéficiaires du TANF (aide sociale attribuée par le Kansas aux familles nécessiteuses, d’un montant mensuel de 500 dollars, soit environ 450 euros). Le 16 avril, avec l’aval des deux chambres législatives du Kansas (à majorité républicaine), il a signé une nouvelle loi qui entrera en vigueur le 1er juillet prochain. Ce nouveau texte, nom de code HB 2258, a pour but de contrôler l’usage que les familles nécessiteuses font des aides financières qu’elles reçoivent. Il dresse une liste de loisirs auxquels les allocataires ne pourront plus s’adonner avec l’argent du contribuable! [...] Attaqué sur cette loi que les bonnes âmes jugent liberticide, Sam Brownback a justifié sa position: « Il faut aider ces familles à sortir de l’assistanat et à devenir autosuffisantes. L’acte le plus charitable n’est pas de remettre un chèque à quelqu’un, mais de l’aider à trouver un emploi. » C’est le cheval de bataille du gouverneur: « L’objectif premier de la loi est que les gens retournent sur le marché du travail. » Le but est donc de pousser les gens à se remettre au boulot, plutôt que de se la couler douce, car l’oisiveté est la mère de tous les vices. La loi HB 2258 vise ainsi en priorité les allocataires qui dépensent leur pécule dans les bars, les maisons de jeu et les bordels.

[...] Un récent rapport de l’Observatoire des jeux (qui dépend du ministère de l’Economie) souligne qu’en France 28,8 % des joueurs « problématiques » (c’est-à-dire « malades ») sont des inactifs. Et puis il y a les inactifs qui se droguent. Est-il alors normal que l’Etat verse des allocations à des junkies pour acheter de la came aux dealers? Aux Etats-Unis, l’Etat du Michigan, dont la Chambre des représentants est à majorité républicaine, a répondu non. A partir d’octobre prochain, les bénéficiaires d’aides sociales seront soumis à des examens. Et les toxicomanes avérés se verront sucrer leurs allocations. Le représentant républicain Jeff Farrington a expliqué que c’était une mesure d’utilité publique: « Je pense que les citoyens veulent s’assurer qu’on aide les gens dans le besoin, mais ils en ont assez que leurs impôts permettent à certaines personnes de s’acheter de la drogue. » Alors voilà… Aux Etats-Unis, les Républicains ne font pas que des promesses électorales. Il serait alors bon que Nicolas Sarkozy, le président des Républicains français, aille faire un stage outre-Atlantique. [...]"

Posté le 10 juin 2015 à 07h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

29 mai 2015

Le "méta" racisme

C'est quand on en arrive à présumer que votre prochain a peut-être, sans doute, certainement, des pensées non-conformes avec l'anti-racisme, même si c'est à son insu. Quelques exemples cités sur Boulevard Voltaire par Béatrice Ladeville, qui montre que les Etats-Unis en sont au stade de la traque aux "micro-agressions" :

[...]"Cette notion de « micro-agression » permet ainsi de se plaindre de racisme non seulement si un raciste vous nuit, mais également si une personne non raciste dit ou fait quelque chose qui pourrait vous faire penser qu’il n’est pas tout à fait aussi antiraciste qu’il le croit lui-même.

Pour illustrer ceci, on pourra se référer à un « guide pratique » édité par l’université du Wisconsin dans lequel sont classées les « micro-agressions » en question (liste non exhaustive, évidemment, puisqu’on pourrait la décliner à peu près à l’infini). Voici quelques exemples qui feraient sourire s’ils n’étaient authentiques :

– Si vous êtes Afro-Américain ou Latino et que l’on vous demande d’où vous êtes originaire… On pense que vous êtes peut-être étranger. Ce qui est une pensée raciste.

– Si quelqu’un dit « La société américaine permet la réussite de chacun »… il sous-entend que les gens de couleur ne sont pas courageux.

– Si vous êtes de couleur et que l’on vous confond avec un employé de magasin… C’est que l’on considère que les Noirs doivent servir les Blancs.

– Enfin, aussi incroyable que cela puisse paraître : si vous êtes une personne de couleur et que quelqu’un vous dit : « Quand je te vois je ne vois pas de couleur » ou « L’Amérique est un melting-pot »c’est qu’il nie votre statut de minorité opprimée… ce qui est raciste !

Cette notion de « micro-agression » a prospéré, mais pas encore assez pour certains : sans doute déçus par le manque de témoignages spontanés, des universitaires ont diligenté une enquête dans l’Illinois à la recherche de victimes potentielles de micro-racisme. Le résultat vient d’être publié.

En cherchant bien, les étudiants des minorités ont fini par trouver quelques raisons d’être mécontents, comme cet Afro-Américain qui parfois n’est pas interrogé lorsqu’il lève la main ou cette jeune étudiante « Latino » qui nous explique : « Les gens ne me disent pas que je ne suis pas à ma place, mais quand je suis dans une classe de Blancs, j’ai l’impression que je ne suis pas à ma place. »

Bref, est ainsi victime de racisme tout individu non blanc qui s’en sent victime. Et donc, par définition, est coupable de racisme tout Blanc quoi qu’il dise ou fasse, pour peu qu’un individu non blanc se sente victime de racisme…

Avec une telle définition du racisme, on voit mal comment on pourra en venir à bout… sauf peut-être s’il n’y a plus de Blancs (pardon, je voulais dire de racistes)."

Posté le 29 mai 2015 à 16h28 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (12)

28 mai 2015

Les juges défendent l'avortement à tout âge

Lu sur Gènéthique :

"Aux Etats Unis, une Cour d’appel fédérale a invalidé mercredi la loi qui interdit, dans l’état de l’Arkansas, l’avortement après 12 semaines de grossesse, confirmant la décision d’un tribunal inférieur qui l’avait déjà bloquée l’année dernière, avant son application. Pour la Cour d’appel, « en interdisant les avortements après la 12e semaine de grossesse, la loi interdit aux femmes de prendre l’ultime décision, mettre fin à une grossesse avant la viabilité du fœtus ». La Cour fédérale a estimée en effet, que les restrictions à l’avortement devaient davantage se baser sur la capacité du fœtus à vivre en dehors de l’utérus, plutôt que par la présence du rythme cardiaque fœtal. 

[...] Le tribunal a cependant reconnu que les progrès médicaux et technologiques rendaient plus difficile l’application de la norme de 1992 sur la viabilité de l’enfant qui se déplace régulièrement pour se rapprocher de plus en plus de la conception."

Posté le 28 mai 2015 à 19h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Etats-Unis : Rick Santorum se lance dans la campagne

Unknown-2Rick Santorum a annoncé mercredi sa candidature à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis. En 2012, il avait été le principal adversaire de Mitt Romney, lequel avait finalement remporté la primaire, pour échouer face à Obama. Rick Santorum est clairement un candidat pro-vie, résolument opposé au crime de l'avortement.

Désireux d’élargir sa base au-delà des milieux conservateurs, cet ancien sénateur de Pennsylvanie s’est adressé dans son discours aux travailleurs des classes moyennes abandonnés par les élites politiques et économiques. Il leur a promis d’améliorer leur situation matérielle en luttant contre l’impôt et l’immigration clandestine.

Face à lui, il y a évidemment Jeb Bush, fort d’un trésor de guerre qui s’annonce  conséquent. Les sénateurs Rand Paul du Kentucky, Ted Cruz du Texas et Marco Rubio de Floride ont aussi annoncé qu'ils briguaient l'investiture républicaine, ainsi que l'ancien gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee. 

Posté le 28 mai 2015 à 07h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

16 mai 2015

« Nous sommes contents qu’il soit blanc, ce qui nous ôte une épine du pied. »

Voilà à quoi en sont réduits les policiers américains, face à l'idéologie de l'antiracisme.

Posté le 16 mai 2015 à 19h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

Quel monde après les sanctions contre la Russie ?

L'institut pour la démocratie et la coopération, dont nous avons déjà plusieurs fois relaté les activités de soutien aux combats pour la vie et aux causes chrétiennes (ici et , et par exemple), communique:

Sanctions, traité transatlantique, crise de confiance ... 

Quelles nouvelles règles pour le commerce

et les relations internationales? 

 mercredi 20 mai 2015 de 9h à 18h

Salle de l’Horticulture 84 rue de Grenelle, Paris 7e.

Les détails du programme et la liste des intervenants, ainsi que les modalités d'inscription, sont sur ce site.

Posté le 16 mai 2015 à 08h59 par Paula Corbulon | Lien permanent

15 mai 2015

Les Républicains font voter l'interdiction de l'avortement après 20 semaines

Lu sur Gènéthique :

"Ce mercredi 13 mai, à Wahington, la Chambre des représentants a adopté, à 242 voix contre 184, une loi prévoyant d’interdire l’avortement après 20 semaines de grossesse.

Nommée « Loi de protection de l’enfant non-né et capable de douleur » cette loi a rencontré l’opposition de tous les démocrates, à l’exception de quatre, et l’approbation de tous les républicains, à l’exception de quatre.

Les partisans républicains de ce texte ont expliqué que « cette loi vise à protéger le non-né ». « Nous n’avons pas de plus haute obligation que de parler pour ceux qui ne peuvent pas parler, et de défendre ceux qui sont sans défense » a déclaré John Boehner, président républicain de la Chambre.

Le texte semble avoir peu de chances de devenir une loi « en raison d’une obstruction probable au Sénat et de la possibilité d’un veto présidentiel »."

Posté le 15 mai 2015 à 19h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

12 mai 2015

Questionnaire distribué dans les écoles sur les pratiques sexuelles

Aux Etats-Unis :

"Une enquête publique a été ouverte mercredi par le gouvernement du Massachussetts à propos d’un sondage très controversé distribué dans des collèges et des lycées… Mis en place par le Centers for Disease Control, ce questionnaire intitulé « enquête sur les comportements à risque chez les jeunes » posait une série de questions très intimes et honteusement idéologiques à élèves qui pour certains avaient à peine 12 ans : des enfants.

Entre autres questions, les enfants devaient indiquer s’ils étaient homosexuels ou transgenres, mais également s’ils avaient pratiqué le sexe anal ou oral, ou s’ils avaient déjà eu des relations avec six personnes à la fois !

Certains professeurs avaient prévenu leurs élèves qu’ils avaient un droit constitutionnel de ne pas y répondre, d’autres avaient en revanche mis une terrible pression sur les épaules de leurs élèves, afin que ces derniers se plient à l’exercice scandaleux."

Ce questionnaire semble avoir été préparé et diffusé par un groupe LGBT.

Posté le 12 mai 2015 à 08h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

08 mai 2015

Des personnes homosexuelles défendent le mariage authentique

Lu sur Reinformation.tv :

"Alors que la Cour suprême doit se prononcer sur la constitutionnalité du « mariage » gay aux Etats-Unis, des hommes attirés par les hommes mais mariés à des femmes ont apporté leur témoignage pour convaincre la Cour Suprême de ne pas légaliser le « mariage » homosexuel, auquel ils s’opposent en parfaite connaissance de cause.

Le 3 avril dernier, 21 personnes ont déposé un « amicus curiae » pour éclairer la Cour suprême dans son choix, alors que quatre Etats continuent à défendre le mariage entre un homme et une femme. Leurs témoignages ont été entendus le 28 avril. Les hommes concernés ont précisé qu’ils étaient attirés par les hommes, comme ceux qui réclament aujourd’hui le « mariage » pour les homosexuels, et qu’ils avaient, pour la plupart, découvert cette attraction alors qu’ils étaient encore jeunes.

Mais cette découverte ne les a jamais empêchés de construire une famille avec une femme.

« Tous pensent que le mariage entre un homme et une femme est unique en soi, et tous ont choisi de se marier et de rester mariés à leurs femmes – malgré leur attraction pour les hommes – parce qu’ils s’étaient rendus compte qu’un tel mariage apportait la joie et le bonheur à eux-mêmes et à leurs épouses, enfants, petits-enfants et communautés », explique le rapport déposé devant la Cour suprême.

Ce texte établit une distinction très claire entre les inclinations homosexuelles et le choix de vie : « Ils acceptent pleinement la réalité de leurs attractions pour le même sexe », souligne le rapport : « Ils affirment exactement ce qu’ils sont, comme ils sont. Mais ils certifient également que leurs attirances ne dictent pas les relations qu’ils choisissent. Tandis qu’ils n’ont pas le choix dans leurs attirances, ils ont vraiment le choix dans leurs relations. » 

Après plusieurs témoignages sur le mariage qu’ils ont conclu avec une femme, plusieurs d’entre eux confient la souffrance d’être étiquetés comme « gay » dès lors qu’ils ressentent une attraction pour les hommes. Ce que ces hommes veulent faire comprendre est que leur chemin de vie n’est pas déterminé par ces attirances pour le même sexe. [...]"

Posté le 8 mai 2015 à 18h01 par Michel Janva | Lien permanent

04 mai 2015

La caricature tue

Mais seulement lorsque l'objet de la caricature concerne l'islam.

Posté le 4 mai 2015 à 09h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

30 avril 2015

Marriage March 2015 à Washington

Posté le 30 avril 2015 à 22h41 par Michel Janva | Lien permanent

29 avril 2015

Vers l'interdiction du financement de l’avortement par des fonds publics

... dans le Michigan.

Posté le 29 avril 2015 à 12h26 par Michel Janva | Lien permanent

27 avril 2015

Hillary Clinton veut changer les « croyances religieuses »

Lu sur Réinformation.tv :

"La prétendante à la candidature démocrate aux prochaines élections américaines en 2016, Hillary Clinton, n’a pas craint de s’en prendre directement à la foi – et notamment à celle des catholiques américains – en affirmant lors d’une conférence à New York qu’il « faut changer » les « croyances religieuses » qui condamnent les « droits reproductifs », des mots qui renvoient dans le vocabulaire de leurs promoteurs à l’avortement et à la contraception. Il s’agit bien de redéfinir les dogmes traditionnels.

Hillary Clinton s’exprimait lors du sommet de l’ONG féministe Women in the World, jeudi dernier. « Oui, nous avons divisé le taux de mortalité maternelle par deux, mais bien trop de femmes se voient refuser l’accès – essentiel – à la santé reproductive », a-t-elle déclaré. Il y a un an, le président de la National Organization for Women américaine, Terry O’Neill, publiait une tribune dans le même sens, qualifiant l’avortement de « mesure essentielle pour prévenir le crève-cœur de la mortalité infantile » (sic).

C’est par la contrainte que Hillary Clinton veut voir les gouvernements agir en vue de redéfinir les dogmes religieux traditionnels, sous couvert de promouvoir une politique féministe : « C’est le grand chantier inachevé du XXIe siècle », dit-elle. Venant de la part d’une candidate à la présidence des Etats-Unis, ce n’est pas une déclaration à prendre à la légère.

« Les droits doivent exister dans la pratique, et pas seulement sur le papier. Les lois doivent être soutenues par des ressources et par une volonté politique. Il fait changer les codes culturels profondément enracinés, les croyances religieuses et les préjugés structurels », a-t-elle déclaré, sous les applaudissements enthousiastes.

Pour mieux marquer sa détermination, Hillary Clinton a dénoncé l’objection de conscience à l’égard de l’Obamacare qui rembourse la contraception, du financement du Planning familial et des politiques faites au nom des homosexuels et des « transgenres » : ce sont des obstacles que le gouvernement doit faire tomber, selon la candidate à la présidence. Elle a notamment dénoncé le jugement de la Cour suprême obtenu par la société Hobby Lobby lui permettant de ne pas financer la contraception pour ses employées : c’est aux femmes de choisir si elles veulent utiliser des pilules abortives et contraceptives, si elles veulent se faire stériliser, et les employeurs ne doivent pas obtenir le droit de ne pas financer ces choix, a-t-elle précisé. [...]"

Posté le 27 avril 2015 à 19h23 par Michel Janva | Lien permanent

25 avril 2015

Washington : March For Marriage en direct avec Le Salon Beige

Photos de la Marche pour la famille qui a lieu aujourd'hui à Washington avec une participation très oecuménique :

Mgr William Lori, Archevêque de Baltimore

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Brian Brown l'organisateur de la marche à Washingtown DC :

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Brian Brown et Austin Ruse (C-Fam) :

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Avec Guillaume de Thieulloy (directeur du Salon Beige) :

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L'archevêque de Baltimore :

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Il y a l'archevêque de Chicago et le président de la conférence des évêques des Etats-Unis.

Posté le 25 avril 2015 à 20h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

24 avril 2015

"Le Cash des Clinton"

Cl10 jours après avoir annoncé officiellement sa candidature à la primaire démocrate (candidature saluée par Manuel Valls et Nicolas Sarkozy), Hillary Clinton fait face à un scandale. Un ouvrage intitulé Le Cash des Clinton raconte comment et pourquoi des gouvernements et des groupes privés étrangers ont aidé Bill et Hillary Clinton à devenir riches.

L'ouvrage sort le 5 mai, mais son auteur, Peter Schweizer, ancien chercheur de la fondation conservatrice Hoover, fait déjà l'objet d'une campagne de dénigrement. Sur la base de certains extraits du livre, le New York Times, journal de sensibilité démocrate (donc favorable à Hillary Clinton), a publié un article qui met en lumière sur les liens potentiels entre les intérêts de certains donateurs de la Fondation Clinton et le rôle de Hillary en tant que secrétaire d'État. Le quotidien s'intéresse au rôle qu'aurait pu jouer le couple dans l'acquisition par la Russie d'une compagnie minière canadienne, Uranium 1, qui contrôle aujourd'hui un cinquième des réserves d'uranium des États-Unis.

«  Tandis que les Russes prenaient progressivement le contrôle d'Uranium One par trois transactions successives entre 2009 et 2013 […] un flux de cash prenait le chemin de la Fondation Clinton. Le président d'Uranium One utilisait sa propre fondation familiale pour faire quatre donations d'un total de 2,35 millions de dollars. Ces contributions n'ont pas été rendues publiques en dépit d'un accord que Madame Clinton avait passé avec la Maison-Blanche »

CHillary Clinton était alors secrétaire d'État et, à ce titre, membre du puissant Comité sur les investissements étrangers, chargé d'octroyer les autorisations de ventes d'actifs d'entreprises ayant trait à la sécurité nationale. Le journal se garde bien d'affirmer que Hillary a pu peser sur la décision avec des arrière-pensées liées aux intérêts de sa fondation. Par ailleurs, Bill Clinton a donné en 2010 à Moscou une conférence payée 500 000 dollars, au moment où la décision de laisser la Russie devenir majoritaire était prise à Washington. Le chèque est signé par Renaissance Capital, une banque d'investissement russe très proche du Kremlin.

Un traité négocié en Colombie par la secrétaire d'Etat aurait fait le bonheur financier d'un des donateurs.

La Fondation Clinton pèserait environ 2 milliards de dollars.

Posté le 24 avril 2015 à 13h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

23 avril 2015

Le réveil américain

Extrait de l'éditorial d'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne :

Numero-1945-samedi-25-avril-2015-ecole-transmettre-a-l-heure-numerique_large"[...] Sauf que, de l’autre côté de l’Atlantique, où la liberté de l’enseignement prévaut, les latinistes et hellénistes les plus doués sont des recrues de choix à Harvard, pour leur non-conformisme intellectuel : plus imaginatifs et affranchis de la logique binaire. « L’originalité est un retour aux sources », disait déjà Gustave Thibon.

Toujours aux États-Unis, l’Église assiste à un réveil surprenant des vocations sacerdotales, avec leur radicalité d’une vie totalement donnée. En 2015, les ordinations devraient faire un bond de 25 % par rapport à l’an dernier ! Paradoxe : c’est aussi le pays qui a été le plus affecté par la crise des abus sexuels.

Le pays du libéralisme, y compris moral, pionnier de l’économie numérique et champion de la surconsommation, aurait-il développé, dans sa démesure, les anticorps nécessaires à la survie d’une certaine idée de l’homme ? « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve », affirme le poète Hölderlin. [...]"

Posté le 23 avril 2015 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

22 avril 2015

Arménie: les Etats-Unis occultent le génocide

"Faits", "atrocités de 1915", "cette période horrible", "1,5 million de personnes qui ont perdu la vie", mais pas une seule fois "génocide" : la diplomatie de la Maison blanche préfère ménager la Turquie et tourner autour du pot. Barack Obama, qui avait employé le terme de "génocide" lors de la campagne présidentielle de 2008, l'a depuis relégué aux oubliettes. Fonder sa diplomatie sur un mensonge par omission laisse mal augurer de l'avenir, le génocide vendéen est là pour le rappeler.

Posté le 22 avril 2015 à 09h14 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

21 avril 2015

Les Etats-Unis préoccupés par... ce que va faire l'Allemagne

George Friedman, fondateur et PDG de Stratfor, société privée américaine qui œuvre dans le domaine du renseignement, fondée en 1996, était invité le 4 février dernier du The Chicago Council. Il explique comment Washington peut conserver sa domination sur la planète. Partisan d'une géopolitique cynique, selon l'adage "diviser pour régner", il explique :

"La politique que je recommande est celle adoptée par Ronald Reagan envers l’Iran et l’Irak : il a financé les deux côtés pour qu’ils se battent entre eux afin de ne pas nous combattre. C’était cynique, et ce n’était certainement pas moral, mais ça a marché. Et c’est le point essentiel. Les Etats-Unis ne peuvent pas occuper l’Eurasie : dès le moment où les premières bottes touchent le sol, la différence démographique est telle que nous sommes totalement en infériorité numérique. Nous pouvons vaincre une armée, nous ne pouvons pas occuper l’Irak. L’idée que 130 000 hommes puissent occuper un pays de 25 millions… eh bien, le ratio policiers/civils à New York est supérieur à celui déployé en Irak. Donc nous n’avons pas la capacité d’aller partout mais nous avons la capacité de, premièrement, soutenir diverses puissances rivales afin qu’elles se concentrent sur elles-mêmes, en leur procurant le soutien politique, quelques soutiens économiques, un soutien militaire, des conseillers et, en dernière option, faire comme avec le Japon, je veux dire au Vietnam, en Irak et en Afghanistan, par des mesures de désorganisation. L’objectif des mesures de désorganisation n’est pas de vaincre l’ennemi mais de le déstabiliser.

"C’est ce que nous avons fait dans chacune de ces guerres : en Afghanistan, par exemple, nous avons fait perdre son équilibre à Al Qaïda. Notre problème, car nous sommes jeunes et stupides, est que, après avoir déstabilisé l’ennemi, au lieu de nous dire « C’est bon, le travail est fait, rentrons chez nous », nous nous disons : « Ce fut si facile ! Pourquoi ne pas y construire une démocratie ?! » Et c’est à ce moment que la démence nous frappe. La solution est que les Etats-Unis ne peuvent pas constamment intervenir dans toute l’Eurasie. Ils doivent intervenir de manière sélective et très rarement ; cela doit être fait en dernier recours. L’intervention militaire ne peut pas être la première mesure à appliquer. Et en envoyant les troupes américaines, nous devons bien comprendre en quoi consiste notre tâche, nous limiter à elle et ne pas développer toutes sortes de fantasmes psychotiques. Donc j’espère que nous avons retenu la leçon cette fois : il faut du temps aux enfants pour apprendre les leçons. [...]

Alors, comment cela va-t-il se jouer ? Eh bien, les Etats-Unis ont déjà joué cartes sur table : c’est la ligne de la Baltique à la mer Noire. Quant aux Russes, leurs cartes ont toujours été sur table : ils doivent avoir au moins une Ukraine neutre, pas une Ukraine pro-occidentale. La Biélorussie est une autre question. Maintenant, celui qui peut me dire ce que les Allemands vont faire me dira ce que seront les vingt prochaines années de l’histoire. Mais, malheureusement, les Allemands n’ont pas pris leur décision. Et c’est toujours le problème récurrent de l’Allemagne, avec son économie très puissante, sa géopolitique très fragile, et qui ne sait jamais trop comment concilier les deux. Depuis 1871, la question de l’Europe a été la question allemande. Comme la question allemande ressurgit, c’est bien la question que nous devons régler, et nous ne savons pas comment l’aborder, nous ne savons pas ce qu’ils vont faire."

Voici son intervention sous-titrée : 

Posté le 21 avril 2015 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Cabale contre l'archevêque de San Francisco

Article de Sandro Magister traduit par Benoît-et-moi :

Bishopcordileoneitalyordainingdeacons"Aux Etats-Unis, l'appel publié jeudi 16 avril sur une entière page payante du "San Francisco Chronicle" avec la requête au Pape François de chasser l'archevêque de la ville Salvatore Cordileone, est devenu une affaire nationale. L'accusation portée à l'encontre de l'archevêque par les signataires de l'appel est qu’il contredit le "Qui suis-je pour juger?" prononcé par le Pape en ayant rappelé aux enseignants des écoles catholiques du diocèse - par une ordonnance du 4 février dernier - le devoir élémentaire de se tenir dans les paroles et les faits à la doctrine de l'Église en matière de vie, famille et sexualité.

L'appel à l'éloignement de l'archevêque "intolérant" porte les signatures d'une centaine de catholiques du diocèse, se définissant modestement comme des "catholiques engagés et inspirés par Vatican II". Parmi les signataires figurent Brian Cahill, ancien directeur des "Catholic Charities" de la région, et de nombreux et riches bienfaiteurs. Il y a Charles Geschke, président d'Adobe Systems et ancien président du conseil d'administration de l'Université de San Francisco. Il y a aussi Tom Brady Sr., père d'un super champion du football américain, Tom Brady, quart-arrière (quarterback) des England Patriots.

Le San Francisco Chronicle, le journal qui a publié l'appel présentant les signataires comme des "éminents Catholiques", est le quotidien à plus grande diffusion du Nord de la Californie, et est propriété du groupe Hearst. Son jumeau en ligne est le "San Francisco Gate", avec 22 millions d'entrées par mois. 

Afin de renforcer l'impact de la publication de l'appel, le San Francisco Gate a également lancé un sondage avec quatre réponses pré-formulées - deux pour et deux contre - à la question suivante: "Le Pape François doit-il éloigner l'archevêque Cordileone de l'archidiocèse de San Francisco?". Et qu'en est-il ressorti? Que l'écrasante majorité s'est rangée, non pas pour l'expulsion de l'archevêque, mais en sa défense. Pour être exacts, voici quels étaient les résultats à midi du dimanche 19 avril:

  • 77% ont répondu: "Non, l'archevêque soutient les valeurs de l'Église Catholique"
  • 11% ont répondu: "Oui, l'archevêque alimente un climat d'intolérance".
  • 10%: "Non, l'archevêque a raison de s'opposer au mariage entre personnes de même sexe".
  • 2%: "Oui, son code de moralité pour les enseignants des écoles est contre la loi".

Les signataires de l'appel sont peut-être des "catholiques éminents", mais ils n'ont évidemment pas le contact ni le suivi du gros des fidèles, même dans la ville des Etats-Unis décrite pas les médias comme la plus "libérale". [...]"

Posté le 21 avril 2015 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent

17 avril 2015

300 000$ l'intervention d'1h30 : le tarif de faveur d'Hillary Clinton

Lu dans la lettre d'Emmanuel Ratier :

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Posté le 17 avril 2015 à 08h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

16 avril 2015

La Russie interdit aux moins de 18 ans le clip de campagne d'Hillary Clinton

En effet, au cours du clip, à deux reprises apparaissent des "couples" de même sexe. Hillary Clinton a voulu de cette façon représenter la société américaine dans toutes ses composantes, mais la loi russe interdit la « propagande pour les relations sexuelles non traditionnelles devant mineur ». La chaîne russe Dozhd TV a donc apposé un bandeau "+18" (interdit au moins de 18 ans), et ce pour éviter les sanctions.

Posté le 16 avril 2015 à 23h44 par Marie Bethanie | Lien permanent

Nouvelles révolutions de couleur : vers plus de violence ?

Alors que les Etats-Unis, et l'OTAN à leur suite, créent une sorte de point de fixation intellectuel avec le concept de guerre hybride, Alexandre Latsa rappelle opportunément leur stratégie tout aussi hybride de "révolution de couleur". N'hésitez pas à activer les liens, qui mènent vers des articles tout aussi intéressants. Au sujet des manipulations US lors des épisodes dits "printemps arabe", on peut se référer à l'excellent "arabesque américaine" de l'universitaire canadien Ahmed Bensaada.

"Au cours de la décennie qui a suivi l’effondrement de l’Union soviétique, les stratèges américains ont élaboré des méthodes de renversement d’un pouvoir politique ne nécessitant pas d’intervention militaire et limitant au maximum le nombre de victimes collatérales.

Longtemps restées secrètes et cachées au grand public, c’est après les opérations de manipulation réussies en Serbie que des blogueurs et analystes ont commencé à dévoiler les rouages de ces phénomènes pour le moins surprenant qui ne ciblaient qu’un type similaire d’États. Les révolutions de couleur sont basées sur des stratagèmes extrêmement subtils, modernes et subversifs, fondés sur la non-violence et conçus par un politologue américain du nom de Gene Sharp.

Au cours des 20 dernières années, ces méthodes de résistance non violentes ont été structurées puis appliquées via des ONG soit disant neutres et axées sur la société civile, qui étaient en réalité financées plus ou moins directement par diverses ONG ou Fonds en lien direct avec le département d’État américain. La CIA va même dispenser des formations aux leaders de ces « pôles de résistance », manifestant l’implication directe du département d’État dans ces mouvements soi-disant spontanés. Ceux qui auraient des doutes sur la véracité d’un tel fait peuvent se référer à l’interview donnée par un des principaux activistes non-violents en Serbie, membre d’Otpor, à la revue Politique internationale.

Non-violence 2.0

Ces techniques pratiques visant à réaliser des révolutions non violentes vont être adaptées au monde moderne et fusionnées avec les nouvelles technologies, trouvant dans les réseaux sociaux un formidable vecteur de propagation. Dans la foulée, les initiateurs et militants d’Otpor et du coup d’État en Serbie ont créé à Belgrade le centre CANVAS, qui promeut les stratégies des révolutions non violentes partout dans le monde et se targue d’être « intervenu » dans plus d’une quarantaine de pays. La liste des partenaires et sponsors annoncés sur le site témoigne de la mainmise du département d’État sur cette « usine à révolutions », implication du reste confirmée par Wikileaks.

Le virus des révolutions de couleur s’est propagé au cours de la première décennie du siècle au monde eurasiatique, et au cours de la seconde au sein du monde musulman, 24 révolutions de couleurs ayant eu lieu ces 25 dernières années. CANVAS est en effet intervenu dès le début du printemps arabe en Égypte mais aussi dans la grande majorité des pays arabes concernés par le soi-disant « printemps révolutionnaire ».

Guerre de l’information et échec des processus « colorés »

La réalité va cependant rapidement reprendre ses droits, et les régimes issus des quelques révolutions de couleur s’effondrer aussi rapidement qu’ils avaient éclos. En Serbie, ce sont les ex-partenaires de Milosevic qui sont au pouvoir, l’opposition a repris le pouvoir en Géorgie et en Ukraine, les dernières élections présidentielles et législatives organisées dans un cadre légal (impliquant tous les partis, et pas en temps de guerre) ont vu la victoire systématique de Viktor Ianoukovitch et du Parti des régions.

Ce point est fondamental : il implique que si le mode opératoire (la révolution en elle-même) est rôdé, la gouvernance n’est pas au point, mettant les nouvelles élites « colorées » face au risque du suffrage universel qu’il n’est pas (encore ?) possible de supprimer.

Le point crucial de la guerre de l’information prend à cet instant présent toute son importance, puisque la révolution s’est systématiquement accompagnée d’une campagne de désinformation massive axée sur l’émotionnel visant à intensifier la manipulation des masses, transformées en agents inconscients, tandis que la minorité active (les agents conscients) peut continuer son travail avec une majorité acquise à sa cause.

Dans l’ex-espace soviétique, la manipulation des foules a cessé dès qu’elle n’est plus parvenue à masquer les réalités économiques et politiques, et la mauvaise gestion des nouvelles élites « colorées ». Dans le même temps, en Russie, la communication anti-orange, connaissait de lourds succès.

La violence, nouveau mode opératoire ?

À la lumière de ces considérations, le scenario ukrainien est extrêmement intéressant. Le Maïdan n’est pas une révolution de couleur de plus, mais un nouveau modèle de révolution de couleur qui a cessé d’être non-violent. L’échec du projet de couleur de 2004 a donné naissance au projet 2015 qui inclut désormais la violence dans son mode opératoire (coup d’État de Pravy Sektor, assassinat de représentants des forces de l’ordre, snipers qui tirent sur la foule…). Autre macabre innovation: l’élimination totale de l’élite politique à renverser, pour éviter que celle-ci ne puisse revenir au pouvoir par volonté populaire via des élections libres.

Alors que la bataille de la communication semble en passe d’être perdue par la puissance instigatrice de des coups d’États déguisés, il est plausible que l’humanité connaisse un nouveau cycle de révolutions de couleurs.

Après la révolution de couleur 1.0 (non violente), la révolution de couleur 2.0 (non-violente et via l’aide d’internet), nous assistons actuellement à l’éclosion de la version 3.0: des révolutions de couleurs ultra-violentes, réalisées à l’aide des nouvelles technologies.

Posté le 16 avril 2015 à 11h14 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (9)

13 avril 2015

Hillary Clinton pour la dénaturation du mariage

On savait qu'Hillary Clinton était pour l'avortement, pour l'idélogie du gender et pour le "mariage" des homosexuels :

"Les LGBT sont nos collègues, nos professeurs, nos étudiants, nos soldats, nos amis, nos êtres aimés (...). Il méritent le droit d'être des citoyens. Ce qui inclut le droit au mariage"

Elle illustre d'ailleurs cet engagement dans son clip annonçant sa candidature puisqu'on y voit deux hommes se tenant par la main et qui vont prochainement réaliser un simulacre de mariage...

Que Nicolas Sarkozy et Manuel Valls la soutiennent n'a donc rien d'étonnant...

Posté le 13 avril 2015 à 08h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

12 avril 2015

Valls et Sarkozy soutiennent la démocrate Hillary Clinton

Hillary Clinton a officiellement annoncé dimanche sa candidature à l'élection présidentielle de 2016. L'ancienne Première dame est actuellement la seule candidate officielle aux primaires démocrates.

Deux candidats républicains se sont déclarés, les sénateurs du Tea Party Ted Cruz et Rand Paul. L'annonce de la candidature de ces 2 candidats de droite n'a pas eu les honneurs ni de Nicolas Sarkozy ni de Manuel Valls, contrairement à Hillary Clinton :

Posté le 12 avril 2015 à 23h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

11 avril 2015

Le président de Tchéquie tient tête à la diplomatie américaine

Une information qui n'a été que très peu diffusée : l'ambassadeur américain à Prague, Tchéquie, s'est permis de faire des commentaires déplacés sur la présence du président Milos Zeman aux commémorations du 70e anniversaire de la victoire sur l'Allemagne nazie et de la fin de la seconde guerre mondiale, le 9 mai prochain, à Moscou, expliquant  la semaine dernière à la télévision publique tchèque qu’il trouvait « étrange » que M. Zeman assiste au côté du président russe, Vladimir Poutine, au défilé militaire sur la place Rouge, étant donné que M. Zeman serait l'un des rares dirigeants ouest-européens à le faire (tous les autres ayant chaussé les lunettes de la diplomatie américaine, décidée à boycotter Poutine).

"Je ne vois pas l'ambassadeur tchèque à Washington dire au président américain où il doit se rendre pour ses déplacements. Je ne laisserai aucun ambassadeur dire quoi que ce soit au sujet de mes voyages à l'étranger", a déclaré Milos Zeman, ajoutant que "l'ambassadeur Shapiro trouvera porte close au château" (résidence officielle du président)."[...]

Le président Zeman va plus loin et affirme qu'il ne recevra l'ambassadeur américain à Prague que si le président Barack Obama reçoit à la Maison Blanche l'ambassadeur tchèque à Washington. Une belle leçon de souveraineté nationale.

Posté le 11 avril 2015 à 11h26 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)


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