17 décembre 2014

Rapprochement Etats-Unis - Cuba : le rôle déterminant du pape

Lu ici :

C"Le pape François et le Vatican ont joué un rôle d'intermédiaire essentiel dans le rapprochement historique annoncé mercredi entre les Etats-Unis et Cuba, a indiqué un haut responsable américain.

Le pape a ainsi lancé un appel personnel à Barack Obama, dans une lettre cet été, et séparément à Raul Castro, et le Vatican a accueilli des délégations des deux pays pour finaliser le rapprochement, a expliqué ce responsable.

Après une rencontre avec Barack Obama plus tôt cette année, "le pape François a décidé de lancer un appel personnel, ce qui est très rare, à ma connaissance nous n'avions jamais reçu de telles communications du pape", a-t-il relaté. "Il a écrit directement au président Obama, et séparément au président Castro plus tôt cet été", a-t-il dit. "Et cela a renforcé l'impulsion et l'élan pour aller de l'avant".

Les discussions directes entre Washington et Cuba ont été autorisées par Barack Obama au printemps 2013, et la première rencontre a eu lieu au Canada en juin 2013. Les deux parties ont poursuivi leurs discussions jusqu'en novembre dernier. Les discussions ont été finalisées lors d'une réunion accueillie par le Vatican entre les délégations des deux pays. "Ils furent le seul gouvernement à participer aux discussions", a indiqué le responsable."

Posté le 17 décembre 2014 à 17h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

13 décembre 2014

Une année exceptionnelle pour Heroic Media

Heroic Media, organisation pro vie, célèbre l’année la plus réussie, avec leurs publicités pro vie qui ont généré plus de 360 000 demandes, le plus grand nombre atteint dans en dix ans d’apostolat. Le vice-président explique :

« c’est plus qu’un nombre pour nous, chaque femme que nous parvenons à mettre en lien avec un centre de grossesse représente une vie potentiellement sauvée. »

HHeroic Media utilise divers supports pour mettre en lien les femmes enceintes avec des ressources soutenant la vie, utilisant des informations et des centres de grossesse afin de présenter aux femmes des alternatives à l’avortement. Le directeur marketing de l’organisation

« Heroic Media s’est engagé à proposer aux femmes des messages positifs. Notre équipe d’experts en médias s’efforcent de produire et lancer des messages étudiés visant à trouver les femmes exactement là où elles en sont ».

Les 360000 personnes et plus qui ont contacté Heroic Media grâce à sa publicité reçurent un accès à des informations sur des ressources et du soutien pour la grossesse. Les contacts furent établis par sms, chats, clicks online, visites du site internet, appels aux centres de grossesse.

« Nous donnons aux femmes de pouvoir à travers de l’information et un accès à des ressources d’espoir et de soutien de la vie. »

Plusieurs centres de grossesse répandus sur tout le pays s’associèrent avec Heroic Media pour déployer des messages pro vie, promouvant l’adoption comme option viable au lieu de l’avortement. L’augmentation du nombre de demandes représente une hausse de 88% par rapport aux 178000 réponses obtenues en 2013. Heroic Media utilise des publicités TV et internet, des affiches, et pour déployer son succès est en train de lancer trois nouvelles publicités TV pour l’année fiscale 2014-2015. Ces publicités feront la promotion d’alternatives pro vie à l’avortement pour les femmes enceintes en recherche d’autres options. Actuellement les publicités TV de Heroic Media sont diffusées sur 975 réseaux chaque mois.

Posté le 13 décembre 2014 à 10h20 par Michel Janva | Lien permanent

Des religieuses forcées de payer les préservatifs des démocrates

Lu sur Riposte catholique :

"Dans le Colorado, les Petites Sœurs des Pauvres doivent faire face au totalitarisme de l’État fédéral, sur la question de la liberté religieuse appliquée à la sécurité sociale. Cet ordre étant particulièrement impliqué dans les soins apportés aux personnes pauvres et âgées, les Sœurs se voient actuellement obligées de se conformer aux articles concernant les moyens de contraception. La supérieure provinciale a estimé que cela revenait à obliger les Sœurs à choisir entre « leur foi et leur engagement auprès des personnes âgées pauvres », car une telle loi imposait de dépenser en amendes des sommes faramineuses au lieu de les consacrer à la vocation première de l’ordre. Leur avocat, par ailleurs membre du Fond Beckett pour la Liberté Religieuse, a demandé à ce que soit appliqué aux sœurs les mêmes solutions qui ont été trouvées dans les autres cas, arguant notamment qu’il était absurde de penser que « le gouvernement le plus puissant au monde soit incapable de distribuer ces produits sans forcer des religieuses à y participer »."

Posté le 13 décembre 2014 à 10h08 par Michel Janva | Lien permanent

10 décembre 2014

Obama menace sérieusement la liberté de conscience et la liberté religieuse des catholiques

C'est la teneur d'un communiqué des évêques des Etats-Unis dont Yves Daoudal nous livre la traduction :

"Les règlements publiés le 3 décembre par le ministère du Travail mettent en application le décret présidentiel inacceptable que le président Obama a publié en juillet pour s’attaquer à ce que le gouvernement a décrit comme des discriminations selon « l’orientation sexuelle » et « l’identité de genre » dans l’emploi dans les entreprises fédérales.

Nous étudierons attentivement les règlements, mais nous notons tout de suite ce qui suit. Notre Eglise enseigne que « toute marque de discrimination injuste » envers ceux qui éprouvent une attirance homosexuelle doit être évitée (CEC 2358), mais il apparaît à première lecture que ces règlements interdisent beaucoup plus qu’une discrimination injuste. En particulier, il appert qu’ils interdisent aussi la désapprobation religieuse et morale des employeurs quant au comportement homosexuel, ce qui crée une menace sérieuse pour la liberté de conscience et la liberté religieuse, parce que « en aucun cas » (CEC 2357) des catholiques ne peuvent approuver un tel comportement. De très nombreuses autres personnes, dans un large éventail de différentes confessions religieuses, partagent cette même conviction.

En outre, les règlements mettent en avant la fausse idéologie de « l’identité de genre », qui ignore la réalité biologique et blesse les droits à la vie privée et le droit d’association tant des entrepreneurs que de leurs employés. En toute justice, le gouvernement ne doit pas exclure de contrats fédéraux des entrepreneurs simplement parce qu’ils ont des convictions religieuses ou morales, quand à la sexualité humaine et au comportement sexuel, qui diffèrent de l’opinion des actuelles autorités gouvernementales."

Posté le 10 décembre 2014 à 19h40 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Le TTIP, ce traité "transparent" qu'on nous cache si bien

Lu ici :

"À Bruxelles, dans une des artères du Parlement européen, se trouve une salle sous haute surveillance. Une rareté dans cette enceinte de la démocratie européenne. Qui veut y entrer doit être au préalable inscrit dans un registre spécial et faire partie du cercle restreint de ceux qui ont vraiment besoin de savoir. À l'intérieur, des hommes et des femmes parlementaires scrutent avec attention des documents où figure en haut à droite, en gras et en majuscule, la mention "CONFIDENTIEL UE ".

Il s'agit des pages les plus sensibles du traité transatlantique - le fameux TTIP - en cours de négociation entre l'Union européenne et les États-Unis, ce qu'on appelle dans le jargon commercial "les textes consolidés", qui contiennent les propositions communes faites par les négociateurs de part et d'autre de l'Atlantique. Le nombre de députés qui ont accès à ces documents est très restreint. On compte une quarantaine de personnes au total, sur les 751 parlementaires de l'institution européenne.[...]

Ces lecteurs obéissent à des règles strictes. Les portables sont confisqués à l'entrée de la salle. Il leur est impossible de scanner ou de photocopier les documents, ou même de prendre des notes. Et tous doivent déclarer sur l'honneur ne pas diffuser les documents consultés. Gare à celui qui enfreint les règles. Les eurodéputés risquent la perte de leur immunité parlementaire. Les agents du Parlement leur poste.[...]

Tandis que la Commission européenne, qui dirige la négociation pour les 28, a publié son mandat de négociation fin octobre et s'apprête notamment à rendre des documents de négociation consultables sur son site, les Américains y rechignent. Leur mandat n'a toujours pas été publié, tout comme les autres documents de négociation qui tous sont confinés dans des salles de lecture restreintes. Si restreintes que les ministres européens au Commerce, réunis à Bruxelles en novembre, se sont plaints à demi-mot de ne pas avoir suffisamment accès aux offres de négociation américaines.

Cela n'empêche pas Washington de vouloir influer sur les dispositifs européens. C'est donc sous haute surveillance américaine que de nouvelles salles de lecture vont voir le jour dans les prochaines semaines au Parlement européen. Elles permettront aux 751 députés d'accéder à tous les documents "RESTREINTS" de la négociation. Tandis que les documents de négociation conjoints - les plus sensibles - resteront toujours à la discrétion de cette quarantaine de députés, déjà inscrits au registre."

Pourquoi tant de secret dans un traité qu'on dit si "transparent" ?

Posté le 10 décembre 2014 à 10h11 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

09 décembre 2014

L'avortement, un "droit fondamental" ? Il étrangle son amie

Elle ne voulait pas avorter de l'enfant. Pourtant, selon les élus français, c'est un "droit fondamental". Thomas Pfeiffer, un anesthésiste new-yorkais, a étranglé son amie afin de la forcer à avorter.

C'est une pilule du lendemain que l'homme aurait tenté de faire avaler à sa copine. Il a été arrêté et placé en détention.

Ce fait divers montre que nos élus, plutôt que de défendre un "droit fondamental" à l'avortement, ce qui n'existe pas, devraient soutenir les femmes, qui font l'objet de pression, parfois physiques, souvent morales, pour qu'elles avortent.

Posté le 9 décembre 2014 à 10h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

05 décembre 2014

Une cour new yorkaise rappelle que les chimpanzés ne sont pas des personnes

Une association de défenseurs des primates avait expliqué devant une cour d'appel de New York que les chimpanzés avaient

" les mêmes caractéristiques que les humains et qu'ils devaient, de ce fait, être reconnus comme des «personnes légales» et bénéficier des mêmes droits fondamentaux."

Mais les juges de New York ont refusé d'élargir les droits des chimpanzés en refusant d'élargir la définition de la personne légale :

"«Un chimpanzé n'est pas une personne qui peut bénéficier des droits et des protections garantis par l'habeas corpus», ont-ils écrit dans leur décision rendue jeudi. L'habeas corpus énonce, dans les législations anglo-saxonnes, la liberté fondamentale de ne pas être emprisonné sans jugement.

«Contrairement aux êtres humains, les chimpanzés n'ont aucun devoir, ne sont soumis à aucune responsabilité sociale et ne peuvent être tenus légalement pour responsables de leurs actes», expliquent les juges. Par conséquent, ils ne peuvent pas prétendre aux mêmes droits que les humains, estiment-ils."

A se demander en lisant cette définition, si certains politiques de notre connaissance n'auraient pas dans l'idée de réduire la définition légale de la personne humaine à celle des chimpanzés...

Posté le 5 décembre 2014 à 08h08 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (11)

03 décembre 2014

Une Américaine ministre des finances en Ukraine

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

U"L’Ukraine a depuis hier un nouveau gouvernement, suite aux récentes législatives. C’est essentiellement le même qu’avant. La principale nouveauté est que le ministre des Finances est… une Américaine.

Il s’agit de Natalie Iaresko, diplômée de Harvard et de Chicago, qui a occupé divers postes au… Département d’Etat, le dernier étant chef de la section économique de l’ambassade des Etats-Unis en Ukraine. Elle est co-fondatrice du fonds d’investissement Horizon Capital dont elle est la directrice générale. Elle est aussi PDG d’un autre fonds d’investissement, WNISEF. Il y a une dizaine d’années elle était déjà membre du conseil d’investisseurs du président Iouchtchenko (marié à une Américaine qui a travaillé au Département d’Etat…).

Deux autres étrangers ont été nommés ministres, un Lituanien et un Géorgien. Tous trois ont immédiatement reçu la nationalité ukrainienne par décret présidentiel."

Mais le danger, hein, c'est l'expansionnisme russe.

Posté le 3 décembre 2014 à 17h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

30 novembre 2014

Une maman choisit de mourir pour sauver son bébé

Une maman héroïque, qui a donné sa vie pour son enfant (Metronews) :

"Une Américaine de 34 ans a été victime d'une complication rarissime au moment d'accoucher. La vie de son enfant étant en jeu, elle a préféré se sacrifier en privilégiant une opération dangereuse pour elle. Elle n'a pas survécu."[...]

[...]"Les faits remontent au 3 novembre : ce jour-là, la jeune femme se rend dans une maternité du Colorado pour donner naissance à un petit garçon, son second enfant. Mais rapidement, les choses se compliquent : le liquide amniotique se mélange avec le sang de Karisa [la mère - NDMB].

"Cela a fait lâcher tous les organes", explique le Docteur Kelly Gerow à 9News. "Nous ne savons pas comment empêcher cela". D'après les experts, ce genre de complication pendant l'accouchement survient dans environ 1 cas sur 80.000. La plupart du temps, la mère est condamnée.

Deux options s'offrent alors à Karisa, qui doit nécessairement subir une césarienne : la première consiste à subir une anesthésie spinale, pour endormir le bas de son corps. Problème : ce mode opératoire est long et, déjà, le cœur de son bébé montre des signes de faiblesse sur le monitoring. L'autre option consiste à choisir une anesthésie générale, bien plus rapide mais très dangereuse pour la patiente, au regard de son état critique. Mais Karisa n'hésite pas : elle opte pour la seconde option.

La jeune femme de 34 ans, déjà maman d'une fillette de huit ans, est probablement condamnée, elle le sait. A son réveil, elle a à peine le temps de prononcer ces derniers mots, à propos de son nouveau-né : "Combien pèse-t-il ?". Puis elle succombe malgré les efforts des médecins pour la sauver."[...]

Posté le 30 novembre 2014 à 23h08 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (12)

28 novembre 2014

Le gouvernement des juges LGBT

Aux Etats-Unis :

"Le lundi 25 novembre, des juges fédéraux de l’Arkansas et du Mississippi ont aboli les lois locales interdisant le mariage homosexuel. Au même moment, au Montana, une cour fédérale de district qui jugeait que la loi locale interdisant ces unions violait la clause de « protection équitable » du 14e amendement à la constitution. Ces décisions, qui auront pour effet d’autoriser la tenue de cérémonies civiles de « mariage » pour des paires homosexuelles, seront suspendues le temps que les états se résolvent ou non à faire appel. Selon la cour intermédiaire d’appel à laquelle appartient chaque état, le résultat attendu peut varier : s’il est quasiment certain que le Montana pourra bientôt « marier » des homosexuels, dans les autres cas, il est possible que la loi fédérale laisse chaque état décider souverainement. Malgré ce maigre espoir, il faut à nouveau constater que la loi fédérale imposée depuis Washington est le meilleur moyen de faire entrer le désordre dans le mariage, contre la volonté des états moins progressistes des États-Unis."

Posté le 28 novembre 2014 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent

26 novembre 2014

Des pompiers recueillent un crucifix des décombres en flamme d’une église

CUn incendie consuma l’église San Jose de Californie dimanche, mais étonnamment, le précieux crucifix a été sauvé.

Le crucifix historique, fait en Italie, fut élevé au dessus de l’autel de l’église en 1907. La paroisse compte 600 familles parlant italien, espagnol et anglais, et la messe est dite dans les trois langues chaque dimanche.

L’incendie était accidentel, probablement électrique. Le toit de l’église s’est effondré durant l’incendie. Personne ne fut blessé et la chère statue de la Vierge Marie fut également sauvée du sanctuaire.

Posté le 26 novembre 2014 à 15h57 par Michel Janva | Lien permanent

Ferguson : Christiane Taubira recadrée

TLes tweets du ministre français de la justice, critiquant ouvertement la justice américaine, ont choqué et pourraient aller jusqu'à l'incident diplomatique. C'est pourquoi Stéphane le Foll, porte-parole du gouvernement, a jugé nécessaire de la recadrer. Lors du compte rendu du conseil des ministres, il a estimé que trop de ministres se laissaient aller sur le réseau social.

«Les États-Unis ont des règles, il y a des procédures en cours. Il faut se garder de faire des commentaires sur ce qui est en train de se passer aux USA».

«En général, les ministres doivent éviter les positions politiques. Je pense que, surtout avec ses outils qui sont dans l'immédiateté, il vaut mieux prendre son temps et réfléchir». «Il faut tourner sept fois ses pouces avant de tweeter. C'est en tout cas ce que fait le porte-parole. Ça va moins vite, mais ça évite de faire des bêtises».

Surtout qu'elle s'est exprimée sans connaître la version du policier, que l'on connaît désormais.

Posté le 26 novembre 2014 à 14h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)

25 novembre 2014

Le comble pour une religieuse catholique

... c'est de subir une fouille au corps par une policière musulmane voilée. La photo du jour vient de la page Facebook d'un blog catholique hongrois, ProChristie, et est relayée par l'Observatoire de la christianophobie. La scène a lieu dans un aéroport quelque part aux Etats-Unis. Surréaliste.

10408728_378780962298845_2656519391705867068_n

Posté le 25 novembre 2014 à 18h09 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (16)

Christiane Taubira écrit un tweet... contre l'avortement ?

Le ministre française de la justice s'est lâché sur twitter, à propos d'une décision de justice prise aux Etats-Unis. Et ce n'est pas beau à lire, comme le constate Yves Daoudal.

Mais en s'indignant dans l'affaire Mickael Brown, Christiane Taubira n'a pas vu qu'elle avait rédigé un tweet... contre l'avortement ! En effet, elle fait comprendre que les enfants noirs sont tués de plus en plus jeunes. Et elle finit par écrire, citant Bob Marley : "Tuez-les avant qu'ils ne grandissent".

TAux Etats-Unis, les bébés noirs sont les principales victimes de l'avortement : 37% des avortements sont effectués sur des membres de la communauté Afro-Américaine qui constitue 13% de la population américaine.

Posté le 25 novembre 2014 à 16h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

21 novembre 2014

Un des lobbyiste LGBT les plus en vus aux États-Unis a été arrêté pour "viol sur mineur"

PTerrence Bean, influent lobbyiste LGBT, a été arrêté pour agression sexuelle sur un garçon de 15 ans.

Les médias américains rappellent que ce personnage a été reçu de nombreuses fois à la Maison Blanche.

Posté le 21 novembre 2014 à 12h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

11 novembre 2014

Après 45 mn d'arrêt cardiaque, elle se réveille sans séquelle

Lu ici :

"Une femme de 40 ans, déclarée en arrêt cardiaque à la suite de complications lors de l'accouchement par césarienne de son deuxième enfant, s'est «mystérieusement» réveillée 45 minutes plus tard dans un hôpital de Floride en septembre dernier. Aujourd'hui, Ruby Graupera-Cassimiro va bien et a rapporté son témoignage lundi aux télévisions comme WPTV ou ABC. [...] Elle ne souffre d'aucun dommage cérébral ou physique. «Je ne sais pas pourquoi on m'a donné cette opportunité (NDLR : de vivre) mais je suis très reconnaissante», a-t-elle déclaré."

Posté le 11 novembre 2014 à 14h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

09 novembre 2014

Le siège des 40 Days for Life va s’installer dans les locaux d'un ancien avortoir

Tout un symbole de l'avancée du mouvement pro-vie aux Etats-Unis :

"la première campagne des 40 Days for Life a été lancée voici dix ans cette année, en 2004, à Bryan/College Station au Texas devant l’avortoir local de Planned Parenthood. Les débuts furent modestes, mais la détermination et la persévérance de cette vigile eurent raison de cet avortoir qui ferma ses portes l’année dernière. Mais ce n’est pas fini… Shawn Carney nous apprend que le siège social des 40 Days for Life va déménager et s’installer… dans les locaux de cet ancien avortoir de Planned Parenthood ! Les travaux ont déjà commencé…

Ce nouveau siège social, plus grand que le précédent, sera de grand service pour toutes les communautés pro-vie. Les dirigeants de 40 Days for Life y installeront, en coopération avec le réseau CareNet, un Hope Pregnancy Center, un service médical destiné à aider les mamans enceintes."

681 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement au cours de la dernière campagne.

Posté le 9 novembre 2014 à 16h28 par Michel Janva | Lien permanent

07 novembre 2014

Arrêté à 90 ans pour avoir nourri des pauvres

Ca se passe aux Etats-Unis : 

"L’un des policiers qui l’a arrêté lui a dit : « Lâche cette assiette ! »comme il aurait dit : « Lâche cette arme ! », s’amuse celui que l’on surnomme ici « Chef Arnold ». Il a été interpellé en compagnie de deux pasteurs, Dwayne Black et Mark Sims, en raison d’une loi interdisant de nourrir les sans logis dans certains lieux, y compris le square où Arnold Abbott a été arrêté.
 
Cette arrestation soulève l’indignation dans la ville où des manifestations condamnent la « loi de haine contre les SDF » et soutiennent M. Abbott. Ce vétéran de la Seconde Guerre mondiale aide les sans-logis depuis près de vingt ans. Parmi les actions qu’il organise, un programme de réinsertion dans lequel il enseigne aux sans-logis à faire la cuisine. Cette transmission de savoir-faire a sauvé Rosemarie Servoky de la rue : émue aux larmes, elle a fendu la manifestation pour embrasser le vieil Abbott. « J’étais à la rue, explique-t-elle aux journalistes, et je prenais du crack avant qu’il m’enseigne à cuisiner et m’aide à trouver un travail. » (suite).

Posté le 7 novembre 2014 à 21h43 par Le Salon Beige | Lien permanent

Dénaturation du mariage : nouveau rebondissement aux Etats-Unis

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"La 6e cour d’appel des Etats-Unis (Michigan, Ohio, Tennessee et Kentucky) a cassé le jugement d’un juge fédéral qui avait décidé que « l’interdiction du mariage homosexuel » dans le Michigan était inconstitutionnelle.

Une fois encore, il ne s’agit pas d’une interdiction de quoi que ce soit, mais simplement de l’inscription dans la Constitution de l’Etat que le mariage est entre un homme et une femme.

Essentiellement, la cour d’appel (à une majorité de deux contre un) a considéré que c’était aux citoyens de se prononcer, et que ceux-ci n’avaient pas à demander aux juges de trancher ce genre de question. Elle a donc cassé le jugement de première instance. C’est la première fois, semble-t-il, qu’une cour d’appel tranche dans ce sens-là.

L’affaire ira sans doute devant la Cour suprême."

Posté le 7 novembre 2014 à 17h14 par Michel Janva | Lien permanent

05 novembre 2014

Où Vladimir Poutine nous livre la vision stratégique de la Russie pour les années à venir

Le site « Médias-Presse-Info », reproduit le discours intégral de Vladimir Poutine sur le nouvel ordre du monde, prononcé le 24 octobre 2014, à l'occasion de la clôture du club Valdaï, qui se tenait cette année à Sotchi en Russie. Le thème était :

L'ordre mondial: De nouvelles règles ou un jeu sans règles ?

108 experts, historiens et analystes politiques originaires de 25 pays, dont 62 participants étrangers, ont pris part aux travaux du Club International Valdaï qui se réunit chaque année pour discuter de la Russie face aux problèmes du monde.

C'est la première fois que Vladimir Poutine hausse autant le ton face au mondialisme promu par les Américains. Il montre son mépris pour les « satellites » européens des USA et affirme sa franche volonté de créer une autre voie face à l'hégémonisme messianique sans partage  de Big Brother.

Son discours, selon une tradition soviétique, est très long. Toutefois son importance est grande et il est conseillé de le lire entièrement (ici) ; ou d'en regarder la vidéo jusqu'au bout (au même endroit).  Et ce, pour deux raisons : Vladimir Poutine s'exprime avec une très grande franchise et il présente la vision stratégique russe de façon très claire. Il faut toutefois garder à l'esprit la grande capacité russe à jouer aux échecs avec plusieurs coups d'avance.

A lire ce discours me revient la réponse cinglante du général de Gaulle au jeune Alain Peyrefitte qui se réjouissait que la récente bombe atomique française assurait enfin la sécurité de la France face à la menace soviétique, je la cite de mémoire : «  vous n'avez rien compris ; il s'agit de la souveraineté de la France ; cette bombe nous garantit notre souveraineté. Qui nous dit que dans 60 ans nous n'aurons pas à l'utiliser contre les Etats-Unis ? Un état n'a pas d'amis, Peyrefitte que des intérêts. »

La citation exacte est à retrouver dans le tome 1 du Livre d'Alain Peyrefitte : C'était de Gaulle.

Voici pour les personnes pressées quelques extraits importants du discours de V. Poutine; ce résumé est un peu long, mais ce discours est dense et capital pour comprendre ce qui se joue aujourd'hui:

« Certains de mes propos pourront sembler un peu trop rudes, mais si nous ne parlons pas directement et honnêtement de ce que nous pensons vraiment, alors il est absolument inutile de tenir de telles réunions. Il serait préférable, dans ce cas, de se contenter des rencontres diplomatiques, où personne ne dit rien qui ait une véritable portée et, reprenant les paroles d'un célèbre diplomate, où vous vous rendez compte que les diplomates ont une langue faite pour ne pas dire la vérité. » […] « Les débats d'aujourd'hui se sont tenus sous le thème : De nouvelles règles ou un jeu sans règles ? Je pense que cette formule décrit avec précision le tournant historique que nous avons atteint aujourd'hui et le choix auquel nous sommes tous confrontés. » […]

Tandis que nous analysons la situation d'aujourd'hui, n'oublions pas les leçons de l'histoire. Tout d'abord, les changements dans l'ordre mondial ont généralement été accompagnés sinon par une guerre et des conflits à l'échelle mondiale, du moins par des chaînes de conflits locaux intenses. Deuxièmement, la politique mondiale est avant tout une question de leadership économique, de guerre et de paix, avec une dimension humanitaire, incluant les droits de l'homme. […]

Aujourd'hui, le monde est plein de contradictions. Nous devons être francs en nous demandant mutuellement si nous avons un filet de sécurité fiable et bien en place. Malheureusement, il n'y a aucune garantie et aucune certitude que le système actuel de sécurité mondiale et régionale soit en mesure de nous protéger des bouleversements. […]

L'essentiel est que ce système doit se développer, et malgré ses diverses lacunes, il doit au moins être capable de maintenir les problèmes mondiaux actuels dans certaines limites et de réguler l'intensité de la concurrence naturelle entre les nations. […]

Mais les Etats-Unis, s'étant eux-mêmes déclarés vainqueurs de la Guerre Froide, n'en voyaient pas le besoin [de procéder à une reconstruction rationnelle et de l'adapter aux nouvelles réalités du système des relations internationales]. Au lieu d'établir un nouvel équilibre des forces, essentiel pour maintenir l'ordre et la stabilité, ils ont pris des mesures qui ont jeté le système dans un déséquilibre marqué et profond. La Guerre Froide a pris fin, mais elle n'a pas pris fin avec la signature d'un traité de paix comprenant des accords clairs et transparents sur le respect des règles existantes ou la création d'un nouvel ensemble de règles et de normes. […]

Nous sommes entrés dans une période de différentes interprétations et de silences délibérés dans la politique mondiale. Le droit international a maintes fois été forcé de battre en retraite, encore et encore, par l'assaut impitoyable du nihilisme légal. L'objectivité et la justice ont été sacrifiées sur l'autel de l'opportunisme politique. Des interprétations arbitraires et des évaluations biaisées ont remplacé les normes juridiques. Dans le même temps, l'emprise complète sur les médias de masse mondiaux ont rendu possible, quand on le désirait, de présenter le blanc comme noir et le noir comme blanc.

Dans une situation où vous aviez la domination d'un pays et de ses alliés, ou plutôt de ses satellites, la recherche de solutions globales s'est souvent transformée en une tentative d'imposer ses propres recettes universelles. Les ambitions de ce groupe sont devenues si grandes qu'ils ont commencé à présenter les politiques qu'ils concoctaient dans leurs corridors du pouvoir comme le point de vue de l'ensemble de la communauté internationale. Mais ce n'est pas le cas.

La notion même de « souveraineté nationale » est devenue une valeur relative pour la plupart des pays. En essence, ce qui était proposé était cette formule : plus la loyauté de tel ou tel régime en place envers le seul centre de pouvoir dans le monde est grande, plus grande sera sa légitimité.[…]

Les mesures prises contre ceux qui refusent de se soumettre sont bien connues et ont été essayées et testées de nombreuses fois. Elles comprennent l'usage de la force, la pression économique et la propagande, l'ingérence dans les affaires intérieures, et les appels à une sorte de légitimité « supra-légale » lorsqu'ils ont besoin de justifier une intervention illégale dans tel ou tel conflit ou de renverser des régimes qui dérangent. Dernièrement, nous avons de plus en plus de preuves que le chantage pur et simple a également été utilisé en ce qui concerne un certain nombre de dirigeants. Ce n'est pas pour rien que « Big Brother » dépense des milliards de dollars pour tenir sous surveillance le monde entier, y compris ses propres alliés les plus proches.

[…] Permettez-moi de dire que ce n'est pas le cas, absolument pas le cas.

Un diktat unilatéral et le fait d'imposer ses propres modèles aux autres produisent le résultat inverse. Au lieu de régler les conflits, cela conduit à leur escalade ; à la place d'États souverains et stables, nous voyons la propagation croissante du chaos ; et à la place de la démocratie, il y a un soutien pour un public très douteux allant de néo-fascistes avoués à des islamistes radicaux.

Pourquoi soutiennent-ils de tels individus ? Ils le font parce qu'ils décident de les utiliser comme instruments dans la voie de la réalisation de leurs objectifs, mais ensuite, ils se brûlent les doigts et font marche arrière. Je ne cesse jamais d'être étonné par la façon dont nos partenaires ne cessent de marcher sur le même râteau, comme on dit ici en Russie, c'est-à-dire de faire les mêmes erreurs encore et encore. [… Talibans et à Al-Qaïda ; C'est seulement après que des attaques terroristes horribles aient été commises sur le sol américain lui-même que les États-Unis ont pris conscience de la menace collective du terrorisme…Irak, puis Libye, qui ont été poussés au bord du gouffre... des pays en danger de démantèlement, devenu un terrain d'entraînement pour les terroristes…Seule la détermination et la sagesse de la direction égyptienne actuelle a sauvé ce pays arabe clé du chaos et de l'emprise des terroristes. En Syrie, comme par le passé, les États-Unis et leurs alliés ont commencé à financer et armer directement les rebelles…Comment l'Etat Islamique notoire a-t-il réussi à devenir un groupe aussi puissant, de fait une véritable force armée ?]

Nous avons parfois l'impression que nos collègues et amis sont constamment aux prises avec les conséquences de leurs propres politiques, et qu'ils dépensent tous leurs efforts dans le traitement des risques qu'ils ont eux-mêmes créés, en payant un prix de plus en plus élevé.

Chers collègues, cette période de domination unipolaire a démontré de manière convaincante que le fait d'avoir un seul centre de pouvoir ne rend pas les processus mondiaux plus faciles à gérer. Au contraire […]

Le monde unipolaire s'est avéré un fardeau trop rude, trop lourd et trop ingérable même pour son chef auto-proclamé. […] Voilà pourquoi nous voyons, en cette nouvelle étape de l'histoire, des tentatives de recréer un semblant de monde quasi-bipolaire en tant que modèle commode pour perpétuer le leadership américain. Peu importe qui prend la place du centre du mal dans la propagande américaine, peu importe qui remplace l'ex-l'URSS en tant que principal adversaire. Cela pourrait être l'Iran […], ou la Russie, […].

Les sanctions sapent déjà les fondements du commerce mondial, les règles de l'OMC et le principe de l'inviolabilité de la propriété privée. Ils portent un coup dangereux au modèle libéral de la mondialisation fondé sur les marchés, la liberté et la concurrence, qui, permettez-moi de le souligner, est précisément un modèle qui a avant tout bénéficié aux pays occidentaux. Et maintenant, ils risquent de perdre la confiance en tant que gouvernants de la mondialisation. Nous devons nous demander, pourquoi était-ce nécessaire ? Après tout, la prospérité des États-Unis repose en grande partie sur la confiance des investisseurs et des détenteurs étrangers de dollars et de valeurs mobilières étasuniennes. Cette confiance est clairement mise à mal et des signes de désillusion quant aux fruits de la mondialisation sont maintenant visibles dans de nombreux pays.[…] Nous voyons déjà que de plus en plus de pays cherchent des moyens de devenir moins dépendants du dollar et mettent en place des systèmes financiers, de paiement et des monnaies de réserve alternatifs. Je pense que nos amis américains sont tout simplement en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis. […]

Nous savons comment ces décisions ont été prises et qui exerçait les pressions. Mais permettez-moi de souligner que la Russie ne va pas perdre son calme, s'offenser ou venir mendier à la porte de quiconque. La Russie est un pays auto-suffisant. Nous allons travailler au sein de l'environnement économique international qui a pris forme, développer la production et la technologie nationales et agir de façon plus décisive pour mener à bien notre transformation. Les pressions de l'extérieur, comme cela a été le cas à plusieurs reprises par le passé, ne feront que consolider notre société, nous maintenir en éveil et nous amener à nous concentrer sur nos principaux objectifs de développement. […]

Certains disent aujourd'hui que la Russie tournerait le dos à l'Europe – de tels propos ont probablement été tenus ici aussi lors des discussions – et rechercherait de nouveaux partenaires commerciaux, surtout en Asie. Permettez-moi de dire que ce n'est absolument pas le cas. […]

Dans le même temps, la formation d'un soi-disant monde polycentrique (je voudrais également attirer l'attention sur cela, chers collègues), en soi et d'elle-même, n'améliore pas la stabilité ; de fait, il est plus probable que ce soit l'inverse. L'objectif d'atteindre l'équilibre mondial est en train de devenir un casse-tête assez difficile, une équation à plusieurs inconnues.

Qu'est-ce que l'avenir nous réserve donc, si nous choisissons de ne pas respecter les règles – même si elles peuvent être strictes et peu pratiques – mais plutôt de vivre sans règles du tout ? Et ce scénario est tout à fait possible ; nous ne pouvons pas l'exclure, compte tenu des tensions dans la situation internationale. Beaucoup de prédictions peuvent déjà être faites, en tenant compte des tendances actuelles, et malheureusement, elles ne sont pas optimistes. Si nous ne créons pas un système clair d'engagements et d'accords mutuels, si nous ne construisons pas les mécanismes de gestion et de résolution des situations de crise, les symptômes de l'anarchie mondiale vont inévitablement s'accroître.

Aujourd'hui, nous voyons déjà une forte augmentation de la probabilité de tout un ensemble de conflits violents avec la participation directe ou indirecte des plus grandes puissances mondiales. Et les facteurs de risque comprennent non seulement les conflits multinationaux traditionnels, mais aussi l'instabilité interne dans différents États, surtout quand on parle de nations situées aux intersections des intérêts géopolitiques des grandes puissances, ou à la frontière de continents civilisationnels, culturels, historiques et économiques. […]

Une fois de plus, nous glissons vers des temps où, au lieu de l'équilibre des intérêts et des garanties mutuelles, ce sera la peur et l'équilibre de la destruction mutuelle qui empêcheront les nations de se livrer à un conflit direct. En l'absence d'instruments juridiques et politiques, les armes deviennent encore une fois le point focal de l'ordre du jour mondial ; elles sont utilisées n'importe où et n'importe comment, sans la moindre sanction du Conseil de sécurité de l'ONU. Et si le Conseil de sécurité refuse de rendre de tels arrêts, alors on le condamne immédiatement comme un instrument dépassé et inefficace.

[…] Qu'est-ce que je veux dire par là ? Aujourd'hui, de nombreux types d'armes de haute précision sont déjà assimilables à des armes de destruction massive en termes de capacité, et en cas de renonciation complète aux armes nucléaires ou de réduction radicale du potentiel nucléaire, les nations qui sont des leaders dans la création et la production de systèmes de haute précision auront un net avantage militaire. La parité stratégique sera perturbée, ce qui est susceptible d'entraîner de la déstabilisation. Le recours à une soi-disant première frappe préventive globale peut devenir tentant. En bref, les risques ne diminuent pas, mais s'intensifient. […]

Chers collègues, compte tenu de la situation mondiale, il est temps de commencer à se mettre d'accord sur des choses fondamentales. […]

Quelle pourrait être la base juridique, politique, et économique pour un nouvel ordre mondial qui permettrait la stabilité et la sécurité, tout en encourageant une saine concurrence, et en ne permettant pas la formation de nouveaux monopoles qui entravent le développement ? […] il est évident que les succès et les résultats réels ne sont possibles que si les participants clés des affaires internationales peuvent se mettre d'accord sur l'harmonisation des intérêts de base, sur le fait de s'imposer des limites raisonnables, et de donner l'exemple d'un leadership positif et responsable. Nous devons identifier clairement où se terminent les actions unilatérales et nous avons besoin de mettre en œuvre des mécanismes multilatéraux. Et dans le cadre de l'amélioration de l'efficacité du droit international, nous devons résoudre le dilemme entre les actions de la communauté internationale visant à assurer la sécurité et les droits de l'homme, et le principe de la souveraineté nationale et de la non-ingérence dans les affaires intérieures d'un État, quel qu'il soit.

[…] J'ajouterais que les relations internationales doivent être basées sur le droit international, qui lui-même doit reposer sur des principes moraux tels que la justice, l'égalité et la vérité. Peut-être le plus important est-il le respect de ses partenaires et de leurs intérêts. C'est une formule évidente, mais le fait de la respecter, tout simplement, pourrait changer radicalement la situation mondiale.

Je suis certain qu'avec une volonté réelle, nous pouvons restaurer l'efficacité du système international et des institutions régionales. […] les institutions créées après la Seconde Guerre mondiale sont relativement universelles et peuvent être dotées d'un contenu moderne et adéquat pour gérer la situation actuelle. Cela est vrai quant à l'amélioration du travail de l'ONU, dont le rôle central est irremplaçable, ainsi que celui de l'OSCE, qui, durant 40 ans, a démontré qu'elle était un mécanisme nécessaire pour assurer la sécurité et la coopération dans la région euro-atlantique. Je dois dire que même aujourd'hui, en essayant de résoudre la crise dans le sud-est de l'Ukraine, l'OSCE joue un rôle très positif. […]

[…] Chers collègues, la Russie a fait son choix. Nos priorités sont d'améliorer encore nos institutions démocratiques et notre économie ouverte, d'accélérer notre développement interne, en tenant compte de toutes les tendances modernes positives observées dans le monde, et en consolidant notre société sur la base des valeurs traditionnelles et du patriotisme.

Nous avons un agenda pacifique et positif, tourné vers l'intégration. Nous travaillons activement avec nos collègues de l'Union économique eurasienne, de l'Organisation de coopération de Shanghai, du BRICS et avec d'autres partenaires. Ce programme vise à renforcer les liens entre les gouvernements, pas à les fragiliser. Nous ne prévoyons pas de façonner des blocs ou de participer à un échange de coups.

Les allégations et déclarations selon lesquelles la Russie essaie d'établir une sorte d'empire, empiétant sur la souveraineté de ses voisins, n'ont aucun fondement. La Russie n'a pas besoin d'un quelconque rôle spécial ou exclusif dans le monde – je tiens à le souligner. Tout en respectant les intérêts des autres, nous voulons simplement que nos propres intérêts soient pris en compte et que notre position soit respectée.

[…]. Dans les années suivant la guerre froide, les acteurs politiques mondiaux ont en quelque sorte perdu ces qualités. Maintenant, nous devons nous les rappeler. Sinon, les espoirs d'un développement stable et pacifique seront une illusion dangereuse, tandis que la crise d'aujourd'hui servira simplement de prélude à l'effondrement de l'ordre mondial.

Posté le 5 novembre 2014 à 19h40 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

03 novembre 2014

En Arizona, les manuels scolaires ne parleront plus d’avortement

Cesser de présenter l'avortement comme étant la norme aux lycéens, c'est possible, aux Etats-Unis tout au moins :

"Les écoles de Gilbert, Arizona, ont décidé de rectifier des manuels scolaires de biologie de lycée, leur conseils de direction ayant constaté qu’ils ne sont pas conformes aux lois de l’Etat, votées il y a deux ans, qui imposent la « présentation de l’enfantement et de l’adoption comme préférables à l’avortement choisi ». La mesure, adoptée par 3 voix contre 2, pourrait se traduire par la découpe des pages litigieuses dans l’ensemble des manuels de biologie remis aux lycéens, ou le collage d’informations correctes.[...]

Bien sûr, les organisations de gauche et les autorités éducatives de l’Etat crient à la censure, accusant les responsables des écoles de Gilbert de vouloir occulter de simples informations.[...]

Il faut aussi rappeler qu’aux Etats-Unis, les parents peuvent avoir leur mot à dire sur les programmes enseignés à leurs enfants. Dans ce cas précis, le vote du conseil de direction a eu lieu en public devant une salle bondée ; les parents ont été invités à s’exprimer et les deux tiers d’entre eux se sont levés pour demander la rectification des manuels. Sans doute la loi du nombre n’est-elle pas tout, mais on aimerait qu’en France le peuple soit ainsi consulté sur de tels sujets."

Posté le 3 novembre 2014 à 23h10 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

40 Days for Life : 546 enfants sauvés de l’avortement

La campagne d’automne des 40 Days for Life s’est achevée hier dimanche 2 novembre sur un bilan, provisoire, particulièrement remarquable : 546 enfants à naître ont déjà été signalés à la coordination de la campagne comme sauvés de l’avortement. Et ce nombre continuera à croître au cours des jours qui viennent, le temps que les informations soient vérifiées sur place par les vigiles et remontent à la coopération.

De mémoire, c’est le plus grand nombre de bébés à naître sauvés au cours d’une campagne, de toute l’histoire des 40 Days for Life lancés modestement voici exactement dix ans !

Americatho s’est associé à la campagne qui vient de s’achever en constituant une chaîne de prière avec plus d’un millier de personnes, 89 messes ont été célébrées (ou le seront en action de grâce)…

La prochaine campagne se déroulera pendant tout le Carême de 2015, du mercredi 18 février (Cendres) au dimanche 5 avril (Rameaux).

Posté le 3 novembre 2014 à 07h48 par Michel Janva | Lien permanent

27 octobre 2014

Obama pourrait perdre le contrôle du Congrès

Lu dans Présent de samedi dernier :

"Le 4 novembre prochain [...] on renouvellera les deux assemblées du Congrès à Washington, un grand nombre de postes de gouverneur et une armée de fonctionnaires locaux allant des maires aux shérifs en passant par les juges. Bref, une série d’élections avec, comme l’exige la tradition, toute la solennité désirée mais également tout le suspense voulu. Car le suspense sera au rendez-vous : Obama risque de perdre le contrôle du Congrès. Il a déjà, lors d’’une précédente confrontation, laissé la chambre des représentants aux républicains. Dans dix jours, il pourrait lâcher aussi le sénat.

Le sénat compte 100 sièges exactement – deux pour chacun des 50 Etats fédérés. Les républicains ont besoin de remporter six sièges pour pouvoir se rendre maîtres de cette haute assemblée. Ils en ont déjà trois assurés (Montana, Dakota du Sud et Virginie de l’Ouest), trois Etats qui font partie depuis longtemps de leur patrimoine électoral et que Mitt Romney, adversaire d’Obama en 2012, avait d’ailleurs aisément conquis. Restent donc encore trois Etats – l’Alaska, la Caroline du Nord et le Kansas. Trois Etats où les candidats démocrate et républicain sont au coude à coude dans les sondages. Là, le suspense demeure total. [...]

En Alaska, le sénateur démocrate Mark Begich, qui se représente, affronte le républicain Dan Sullivan, qui fut naguère le ministre de la Justice de cet Etat perdu dans l’extrême nord-ouest du continent. Chacun des cinquante morceaux de la mosaïque qui composent l’Amérique donne l’impression d’avoir quelques problèmes bien à lui. Le défi de l’Alaska – presque une obsession – concerne ses relations avec le gouvernement fédéral, avec Washington. Moins la Maison Blanche et son Congrès interviennent dans nos affaires et mieux on se porte, répète en substance le républicain à chacune de ses réunions électorales, non sans succès. A quoi son adversaire démocrate répond invariablement au cours de chacune de ses interviews : comment voulez-vous goudronner des routes, construire des pipe-line, aider l’industrie du bois sans subsides fédéraux ? Un domaine rassemble les deux hommes : les armes à feu. En Alaska, il y en a autant que d’habitants.

Ce n’est pas tout à fait le cas en Caroline du Nord, et, de toute façon, ce débat ne s’y trouve pas prioritaire. Ce qui divise la candidate démocrate Kay Hagan et le candidat républicain Thom Tillis ? Plutôt des questions de plus vaste envergure : l’avortement, le « mariage » homo, l’école publique, les impôts. On peut dire que les grands dossiers qui assaillent les élus à Washington se sont curieusement rassemblés en Caroline du Nord comme pour un banc d’essai. Ici, c’est vraiment la gauche et la droite qui s’étripent. Au milieu d’une nuée de billets verts : près de 50 millions de dollars y seront dépensés d’ici au 4 novembre. Un record national.

Au Kansas, pas de record de ce type, mais tout de même une particularité notable : c’est le seul Etat où un indépendant tient le rôle de vedette au point d’avoir le droit de prétendre à la victoire. Il s’appelle Greg Orman. Industriel richissime, il s’applique à financer par ses propres deniers sa campagne électorale, ce qui donne à celle-ci un petit air original et décapant. « Je ne parviens pas, clame-t-il, à trouver des terrains d’entente ni avec les démocrates ni avec les républicains. Les deux partis sont vieux, usés, inopérants. Au Kansas, ils ont échoué. Ils n’ont pas trouvé de solutions aux problèmes qui se posent à l’Etat. Et ils n’ont pas imaginé les solutions aux problèmes que l’avenir nous réserve. Bref, il faut du neuf. Mais avant cela, il faut renouveler les élus que le Kansas enverra à Washington. » Orman est d’abord parvenu à distancer tellement le candidat démocrate que celui-ci a abandonné la course. Reste le candidat républicain, Pat Roberts. Que voulez-vous qu’il fasse ? Il a bien été obligé de faire passer Orman, dans ses discours, pour un dangereux démocrate mariné à la sauce libérale – une sorte de « taupe » travaillant pour Obama et son parti sous un camouflage d’indépendance qui « ne doit tromper personne ».

Mais Orman est malin. Son étiquette d’indépendant lui permet d’ajouter un suspense personnel au suspense déjà en place du fait d’un coude à coude dans les sondages. S’il est élu, quel camp choisira-t-il, le démocrate ou le républicain ? Orman n’a rien dit de précis à ce sujet. Il pourrait devenir l’arbitre national de ces élections législatives. Du jamais vu. Pourtant, depuis plus de deux siècles, on croyait avoir passé en revue tous les scénarios possibles."

Posté le 27 octobre 2014 à 10h09 par Michel Janva | Lien permanent

25 octobre 2014

Obama aurait collaboré à la politique chinoise de l’enfant unique

Un député vient d’accuser Barack Obama d’avoir enfreint le droit américain en offrant assistance à la Chine dans la mise en œuvre des avortements forcés. Barack Obama a octroyé 227$ millions à une agence de l’Onu qui facilite la mise en œuvre de la politique de l’enfant unique, et offre des visas à des dirigeants chinois impliqués dans les avortements forcés, a déclaré le député républicain à la Chambre des représentants, Chris Smith.

Dans un discours de la semaine dernière, ce dernier a livré une longue liste d’abus perpétrés par la Chine, et expliqué comment le gouvernement Obama y avait participé.

Le Vice Président Joe Biden a déclaré à un public chinois qu’il « comprenait complètement » la politique de l’enfant unique et ne « remettrait pas en question » la décision du gouvernement de l’imposer. Chris Smith a souligné que l’historique des votes de Joe Biden confirmait ce discours sans cœur. Durant son mandat de sénateur, Biden avait voté contre un amendement condamnant la politique chinoise de l’enfant unique.

Non seulement le gouvernement américain ferme les yeux sur les abus chinois, mais il finance les organisations qui rétribuent et consultent pour l’agence chinoise du planning familial. Cela inclut la formation de son personnel.

Posté le 25 octobre 2014 à 14h43 par Michel Janva | Lien permanent

24 octobre 2014

Un homme partisan du jihad attaque des policiers à la hache

A New York.

Posté le 24 octobre 2014 à 12h13 par Michel Janva | Lien permanent

18 octobre 2014

Le dynamique mouvement pro-vie aux Etats-Unis

Voici le texte de la conférence d'Austin Ruse à Bayonne le 10 octobre. Austin Ruse est le président de l'association pro-famille C-Fam, qui oeuvre notamment à l'ONU.

R"En dehors de la Chine, ce sont les Etats-Unis qui ont les lois les plus radicales du monde en faveur de l’avortement. L’avortement est légal aux Etats-Unis et il est protégé par la Constitution durant les six mois de grossesse.

Par un processus dénommé « avortement par naissance partielle », légal il y a encore peu de temps, un enfant pouvait être avorté après l’avoir forcé à sortir par la voie d’accouchement, où une fois sorti on lui perforait la tête. Cela peut être décrit avec précision comme un véritable infanticide. Cela a été déclaré illégal para le Congrès des Etats-Unis et soutenu par la Cour Suprême.

Malgré tout, l’avortement continue d’être légal durant les neuf mois de grossesse.

Cette loi fut promulguée après l’échec judiciaire du processus dénommé Roe vs. Wade, de 1973, lequel bouleversa les lois sur l’avortement dans les 50 états. Roe légalise l’avortement durant les deux premiers trimestres de la grossesse en laissant libre arbitre à l’Etat pour réguler l’avortement durant le troisième trimestre, mais en l’autorisant  de toute façon s’il est question de danger pour la santé de la mère.

Ce que les gens ne savent pas c’est qu’il y eu une autre décision prononcée par la Cour Suprême, exactement le même jour, appelée Doe vs. Bolton.

Ce que fait Doe vs. Bolton se résume à une chose qui est de définir le terme « santé» dans le contexte de l’avortement. C’est cette définition qui permit aux Etats-Unis d’accéder à l’avortement sur demande.

Voici la définition de la santé selon Doe vs. Bolton:

“…. Le pronostic médical doit être exercé à la lumière de tous les facteurs- physique, émotionnel, psychologique, familial, et l’âge de la femme- approprié pour le bien-être du patient. Tous ces facteurs seront liés à la santé. »

Cela signifie donc qu’une femme peut invoquer pratiquement n’importe quelle raison pour envisager un avortement du troisième trimestre. Pour vous montrer à quel point cela peut être arbitraire, remarquez le facteur de « l’âge de la femme ».

Cela signifie donc qu’une femme de 28ans peut recourir à l’avortement parce qu’elle croit qu’elle est trop vieille pour avoir un enfant et en même temps une femme d’un an de plus peut y faire appel car elle croit qu’elle est trop jeune. Conclusion : on peut accéder sur demande à l’avortement tout au long des neuf mois de grossesse en invoquant n’importe quelle raison sans qu’aucune n’en soit une réellement. Dans la pratique, une femme qui se rend au Planning Familial ne rencontrera aucune objection à ce que son enfant non- né soit assassiné.

Les défenseurs de l’avortement avant la décision judicaire Roe vs. Wade de 1973 promettaient que l’avortement légal serait le remède à un grand nombre de maux sociaux.

Premièrement ils nous dirent que le taux de crime et de pauvreté allait baisser. Rien ne pouvait être plus éloigné de la vérité. Depuis la mise en place de l’institution de l’avortement sur demande, le taux de crimes et de pauvreté aux Etats-Unis a explosé.

L’effet principal provoqué par l’avortement aux Etats-Unis est tout d’abord l’assassinat d’environ 50 millions d’enfant non nés et les dommages physiques et psychologiques causés à la mère.

Il y a évidemment d’autres conséquences, y compris la dépravation de notre culture. Y a-t-il un lien entre l’avortement et l’explosion de la pornographie ? Y  a-t-il un lien entre l’avortement et l’exploitation des femmes et des enfants ? Y a-t-il un lien entre l’avortement et la destruction de la famille et même le déclin dans l’intérêt du mariage ?

Les jeunes garçons savent qu’ils ont une échappatoire. Une jeune femme sera toujours toute seule face à son choix, et quelle situation sordide et solitaire cela doit être !

Imaginez une jeune fille qui croit que son petit ami l’aime ou qu’au moins il tient à elle. Elle utilise des méthodes de contraception mais pour une raison qu’on ignore, elles échouent. Elle prend son courage à deux mains et va le dire au garçon, et s’agissant d’un jeune d’aujourd’hui moderne et sensible, il lui dira certainement : « je te soutiendrai quelle que soit ta décision ».  

Rendez-vous compte : elle est complètement seule.

Lui dit qu’il la soutiendra quoiqu’il arrive mais en fait, il lui fait bien comprendre que ce qu’il veut en réalité c’est qu’elle tue cet enfant, et que si elle ne le fait pas, elle est pratiquement sûre de ne pas pouvoir compter sur lui. Elle se retrouve en face du sens profond de l’avortement : le sexe n’a pas de sens réel, et elle n’est pas vraiment une personne mais plutôt un objet.

Une société qui permet ce genre de choses et qui plus est les protège de façon légale, est une société sur laquelle on ne peut pas compter pour comprendre la dignité de l’être humain. Et si c’est le cas alors tout est permis.

Quelle fut la réponse à tout cela aux Etats-Unis ? Je veux rester centré sur les Etats-Unis car c’est là bas que le mouvement pro vie est de loin le plus développé, et je pense que c’est sans aucun doute le mouvement pro vie le plus efficace du monde, et  que les mouvements à une échelle mineure devraient imiter.

Le mouvement pro vie aux Etats-Unis est grand, ample et profond. Ceci est la première chose à savoir. Il n’est pas monolithique et loin de l’être. Il est ample, diverse et profond.

Je veux que vous vous imaginiez un de ces documentaires sur la nature qui passent à la télévision. Imaginez-vous un éléphant qui déambule de façon nonchalante dans la jungle. Les prédateurs de la jungle l’observent. Les prédateurs l’attaquent. Ils ne l’attaquent pas tous au même endroit. L’un d’entre eux s’agrippe à sa patte, l’autre à la trompe et un autre lui saute dessus. Les prédateurs assaillent l’éléphant de toutes parts. Nous savons, les prédateurs savent et l’éléphant sait qu’il va flancher.

Laissez de côté la violence de cette histoire et comprenez que, aux Etats-Unis du moins, l’éléphant est ce que nous autres appelons « Le Grand Avortement », et les prédateurs sont les pro vies. Le Grand Avortement est un éléphant qui se promène de façon nonchalante traqué par les prédateurs qui l’encerclent de toutes parts.

Je pense que l’Esprit Saint se répand sur la terre et dans le cœur des hommes et des femmes de la même manière. Il s’est répandu durant les premières années de l’Eglise, au Moyen Age, par la création de différents nouveaux ordres religieux et congrégations. Nous avons tous le même objectif mais différentes vocations.

Certaines personnes trouvent qu’il y a une profusion de groupes pro vies et comme parfois ces groupes ont l’air de perdre leur temps à se quereller ente eux, vous vous demanderez : pourquoi ne pas vous unir et travailler ensembles en faisant la même chose ? Mais la réponse est que nous ne pourrions probablement pas le faire car nous avons des vocations différentes. Est-ce que les franciscains devraient s’unir aux chartreux, ou les jésuites aux dominicains ?

La morale de l’histoire est que nous ne faisons pas tous la même chose. Et c’est là que réside notre force et ce qui fait flancher l’éléphant.

Il y a d’autres signes qui montrent le succès d’un mouvement pro vie. Il y a la religion comme force conductrice. Il y aussi beaucoup de pro vie séculiers, et même athées, mais le cœur du sujet réside dans le fait qu’il s’agit d’un mouvement de l’esprit et d’un mouvement de cœurs animés par la foi qui répondent à un appel de Dieu. Cela m’étonnerait beaucoup, et cela vous étonnerait probablement aussi, que ceux qui se trouvent à vos côtés dans ce mouvement pro vie ne soient pas essentiellement des chrétiens  qui développent une activité dense, et qu’ils ne soient pas animés par une vie intérieure profonde de prière et d’oraison.

Aux Etats-Unis du moins, et également dans certains pays d’Europe, le mouvement pro vie est étroitement lié, et fréquemment dirigé, par les mêmes personnes qui défendent aussi les valeurs du mariage et de la famille. Beaucoup d’entre eux, si ce n’est la majeure partie, des groupes américains qui se battent pour la cause pro vie, se battent également pour défendre le mariage et la famille de l’anarchie sexuelle invasive, dont le meilleur exemple est le mouvement LGBT et ses tentatives de redéfinir le mariage et d’annuler la nécessité d’un père et d’une mère.

Nous nous sommes rendus compte, et cela nous surprend aussi, que la plupart des accompagnateurs dans les cliniques d’avortement son gays, et que les gays sont très actifs dans le mouvement pro avortement. Pourquoi en est-il ainsi ? J’imagine que pour eux être en faveur de l’assassinat d’enfants non nés correspond parfaitement à leur vision du monde dans laquelle le sexe entre mari et femme n’a aucun sens.

Je n’aimerais pas du tout être dans l’autre camp de la bataille. Je n’aimerais pas du tout être l’éléphant. Si vous écoutiez leurs discours, au moins aux Etats-Unis, il est évident qu’ils savent qu’ils sont en train de perdre. Ils sont protégés par quelque chose d’énorme appelé Roe vs. Wade, cette sentence du Tribunal Suprême qui ordonna l’avortement sur demande dans notre pays.  Mais sans cela, ils ne sont rien et ils le savent.

Tout ce qu’a fait Roe vs. Wade c’est rendre les pro vie plus créatifs dans leurs réponses. Par exemple Lila Rose et ses appels téléphoniques amusants, David Bereit et ses chaines de prière autour du monde, ou Bryan Kemper et le groupe Rock pour la Vie (qu’il a fondé mais qu’il ne dirige plus), et qui a transmis aux jeunes fans de musique le message de la vie. Tout cela a laissé une empreinte dans les cœurs de milliers d’hommes et de femmes afin d’ouvrir des Centres de Crise de la Grossesse, et on compte aujourd’hui 4.000 de ces centres aux Etats-Unis.

Ces initiatives ont fait en sorte que ce sujet reste d’actualité aux Etats-Unis. Mais les choses avaient avancé à pas de géant dix ans auparavant en conséquence de quoi ces dix dernières années plus d’américains s’auto définissent comme pro vie que comme pro décision. Laissez-moi vous commenter trois de ces pas de géant : la victoire sur l’avortement par naissance partielle, les écographies, et les progrès en médecine fœtale.

Il est désormais fréquent que la première photo d’un bébé soit celle qu’on fait de lui dans l’utérus. Ces photos dans lesquelles il faut parfois se forcer un peu pour y voir clair mais quand on commence à se faire une idée de l’ensemble, on voit quelque chose, réellement on y voit clair. On voit vraiment la forme d’un petit être humain et alors on court aimanter la photo sur le frigo.

Et grâce au développement des écographies en 4D, le bébé que l’on voit est tellement net et tellement réel et humain… Comment pourrais-je être pro décision, si être pro décision signifie tuer un être humain dont le seul crime est de ne pas avoir été désiré ? Serais-je capable de faire une telle chose ? Une fois que cette question nous vient à l’esprit il est difficile de faire marche arrière. J’imagine que ces témoins muets de bébés pris en photo dans l’utérus ont changé les cœurs de beaucoup de personnes sur l’avortement.

DVient ensuite la question de la chirurgie fœtale. Qui n’a pas vu cette photo d’un bébé, comme s'il sortait du ventre de sa mère, et qui semble agripper le doigt du médecin ? C’est un miracle, et d’ailleurs même celui qui n’a jamais vu cette photo sait au moins que les enfants non nés sont sauvés de façon tout à fait habituelle par des interventions médicales. Tout le monde sait également qu’il y a des enfants qui naissent avant terme et qui s’en sortent très bien. On voit des photos d’enfants qui sont dans les couveuses des hôpitaux et qui ne sont pas plus grands que la paume d’une main. Ces photos inspirent les mêmes sentiments que celles des enfants pris en photos par écographie. Comment quelqu’un pourrait-il être en faveur de tuer un être humain, spécialement un être si inoffensif ? 

Chacune de ces initiatives a signifié un progrès pour faire des Etats-Unis un pays pro vie. En 1995 seulement 35% des américains affirmaient être pro vie. Aujourd’hui ce chiffre dépasse les 50%. Ce sont toutes ces initiatives qui ont provoqué ce saut. Mais également la persévérance, la douce persévérance de centaines et milliers de pro vie qui font un travail énorme.

Mais je pense que le déferlement d’évènements qui a le plus fait de mal à l’éléphant est le débat sur l’avortement par naissance partielle.

Doug Johnston est un activiste du Comité National pour le Droit à la Vie. Un jour il tomba sur un article dans un journal médical qui décrivait un processus qui lui parut à la fois étrange et pervers. Il s’agissait d’un processus utilisé dans les avortements tardifs, pratiqués sur des enfants qui pouvaient clairement survivre en dehors du ventre de leurs mères.

Le processus consistait à retourner l’enfant de telle façon que sa tête se place dans le canal d’accouchement, et aussitôt lui perforer la tête avec un couteau, en lui vidant le crâne et en dépeçant le reste de son corps pour l’extraire ensuite.,Pour Doug Johnston il s’agissait d’un avortement en plein milieu d’un accouchement. Si l’enfant ne sortait ne serait-ce qu’un millimètre de plus, il serait sur le point de naitre, et pour autant en dehors de la portée des pro avortements. Il était sans aucun doute en train de naitre.

Le problème c’est qu’aux Etats-Unis, il n’y a rien qui puisse s’interposer au droit de la femme à choisir l’avortement. Ce n’est pas légal, et cela ne l’a jamais été, d’exclure une technique pour pratiquer l’avortement. Il n’y a aucun motif qui puisse dissuader une femme d’avorter. Une femme aux Etats-Unis, peut avorter pour n’importe quelle raison et sans raison. Mais ce jour-là, Doug Johnston pensa qu’il avait trouvé la façon de réduire la technique d’avortement pour la première fois, afin de frapper en plein cœur de la loi sur l’avortement en Amérique, et de sensibiliser l’opinion publique sur ce qu’il se passe réellement lors d’un avortement, qui est de disposer d’une vie humaine de la manière la plus atroce.

Doug nomma de façon ingénieuse cette méthode comme « avortement par naissance partielle » et il se mit immédiatement au travail afin de l’exposer au public et de faire en sorte que le Congrès des Etats-Unis interdît cette pratique. Le résultat fut le début d’un débat national.

Et voici le génie du débat sur l’avortement par naissance partielle : l’avortement par naissance partielle était totalement indéfendable puisque sans aucun doute il ressemblait horriblement à un infanticide. Mais vous savez quoi ? L’industrie de l’avortement essaya de le défendre, mais en contrepartie le pays s’opposa largement à l’industrie de l’avortement. Les américains s’opposaient de façon impressionnante à l’avortement par naissance partielle. Ils se rendirent compte de ce que cela était. Et malgré tout l’industrie de l’avortement le défendait et plus elle le défendait, plus les américains y faisaient front.

Le Congrès des Etats-Unis approuva l’interdiction, mais celle-ci fut bloquée par le Tribunal Suprême ; ce qui s’avéra être une bénédiction car cela prolongea le débat quelques années de plus. Et encore plus d’américains s’opposèrent à cette technique. Quarante-sept millions de lettres contre cette pratique furent envoyées à la Cour Suprême. Le Congrès approuva une nouvelle interdiction mais cette fois-ci le Tribunal Suprême l’approuva, et ceci est la première brèche dans l’énorme édifice que nous autres appelons « Grand Avortement ». Ceci fut la première restriction réelle de l’avortement aux Etats-Unis.

En même temps vit le jour, ce que nous autres appelons « arguments femme-centriques » contre l’avortement. Le mouvement s’était toujours  focalisé de façon prédominante sur l’enfant non né, et pas autant sur la mère. Cela nous faisait passer pour des insensibles devant son angoisse. Deux choses se mirent en place. Premièrement, la fondation d’un groupe appelé « Féministes pour la Vie », et le début d’une campagne appelée « Nous les femmes nous méritons mieux que l’avortement », qui apportaient une solidarité radicale aux femmes dans le besoin. C’était clair que pour le mouvement pro vie les femmes étaient vraiment importantes. Elles étaient même plus importantes que pour le mouvement pro avortement. Il fut mis en exergue que l’avortement causait des dommages à la femme, physiquement et psychologiquement.

Et c’est alors que survint le plus incroyable. Des femmes qui avaient avorté et qui regrettaient de l’avoir fait, racontèrent leurs histoires au grand public. Elles se placèrent aux coins des rues et en face du Tribunal Suprême. Elles passèrent à la télévision et sortirent dans les journaux afin de raconter leur cauchemar, leurs problèmes avec l’alcool et les drogues, la destruction de leurs vies de couples et de leurs familles. Nous ne nous concentrions plus seulement sur les non nés, mais nous proclamions à travers toute l’Amérique qu’il y avait deux victimes.

Le XX eme siècle a probablement été le plus violent de l’Histoire, et sans doute le plus violent des siècles. Ce que beaucoup de gens ignorent, excepté les gens comme nous, c’est que la plupart de cette violence est liée aux attaques contre les enfants non nés. Centaines de millions de bébés sont morts à cause d’une idéologie qui nous positionne, nous et nos besoins, nos désirs et nos impulsions, au centre de l’univers et chosifie tout ce qui nous entoure, c’est à dire le reste de monde.

Et c’est cela la vraie violence de notre temps.

D’ailleurs, nous nous sommes même auto chosifiés. Un prestigieux médecin de grande renommée aux Etats-Unis  a annoncé il y a peu de temps qu’il ne voulait pas vivre au-delà de 75 ans. Pourquoi ? Parce qu’il aura perdu tous les merveilleux dons qu’il a reçus. Vous voyez bien qu’il s’est auto quantifié, il s’est chosifié, il s’est dit à lui-même qu’il était seulement la somme de tous les talents qu’il posséda un jour, et qu’une fois ces talents perdus, il n’aura plus aucune valeur dans une société qui n’accorde d’importance qu’aux chiffres.

En faisant abstraction du nombre incalculable de corps des 100 dernières années, et en relativisant la grande violence qui s’est exercée, tout ce que nous avons réussi à faire est de dépouiller de dignité humaine tous ceux qui nous entourent. Cela a été le précurseur de la violence de l’avortement, et de tout ce qui s’en suit. Cela se voit évidement dans l’avortement. Cela se voit dans l’euthanasie, dans les mères porteuses, et dans bien d’autres choses.

Il faut établir des limites dans tout ce qui concerne la vie et la famille. Il faut restreindre les lois et rendre ces sujets plus difficiles à aborder. Nous devons sauver des vies partout où nous le pouvons. Nous avons énormément de vies à sauver.

En réalité rien de tout cela ne fera marche arrière, car à cause de la condition humaine, on ne peut pas garantir qu’un jour il y aura une fin, mais en tous les cas, il n’y aura pas de marche arrière tant que l’on n’abandonnera pas la vraie violence que nous exerçons envers autrui, et qui le convertit en objet au lieu de sujet, et tant qu’on ne prendra pas en compte que nos vies ne sont pas faites pour être quantifiés, mais être vécues et pour être aimés.

Je vous charge, à chacun d’entre vous, de vous lever avec des idées brillantes afin de faire avancer la vie en France. Avez-vous une Lila Rose française ? Un David Breil ? Un Doug Johnston? Je sais que l’Esprit Saint est parmi nous. Je peux le sentir. Je sais qu’il est là, et qu’il nous envoie des signes en ce moment même, afin que nous défendions Sa création la plus chère. Mettons-nous donc à l’ouvrage !"

Posté le 18 octobre 2014 à 20h39 par Le Salon Beige | Lien permanent

13 octobre 2014

Les juges LGBT contre la loi et la démocratie

L'interdiction des mariages homosexuels en vigueur depuis 16 ans en Alaska a été déclaré contraire à la constitution par la justice fédérale. Dans son arrêt, le juge Timothy Burgess estime qu'en interdisant aux homosexuels "les avantages et la dignité du mariage", l'Etat de l'Alaska se rend coupable de discrimination à leur égard. Son arrêt interdit aussi aux autorités locales de refuser de reconnaître les mariages prononcés dans d'autres Etats des Etats-Unis où ils sont légaux.

Le gouverneur républicain Sean Parnell a réagi en annonçant qu'il ferait appel de ce jugement.

"En tant que gouverneur de l'Alaska, j'ai le devoir de défendre et de faire respecter la loi et la constitution de l'Alaska".

Un référendum a fait inscrire en 1998 l'interdiction du mariage homosexuel dans la constitution locale.

Posté le 13 octobre 2014 à 07h36 par Michel Janva | Lien permanent

12 octobre 2014

Et bientôt la pédophilie

"La pédophilie, comprise dans le sens de l’attraction sexuelle persistante pour les enfants, est un désordre, non un crime, et mérite des protections spéciales." Voilà la teneur du récent article paru dans le New York Times par un professeur de droit, Margo Kaplan, qui soutient que la marque d’infamie avec laquelle on étiquette les adultes sexuellement attirés par les enfants les empêche de chercher l’aide psychologique nécessaire. Kaplan démontre que les pédophiles devraient être protégés par la même loi anti discriminatoire que celle imposant des normes pour accommoder les handicapés. Il s’agit de l’Acte pour les Américains Handicapés et l’Acte pour la Réhabilitation, interdisant la « discrimination contre des individus autrement qualifiés mais souffrant d’handicaps mentaux, dans les domaines de l’emploi, l’éducation et les soins médicaux. » Le Congrès s’est explicitement opposé à cet amalgame.

Il y aurait 1% de la population mâle souffrant d’attirance pour la pédophilie, du fait de leur « maladie mentale », et laissés pour compte par nos systèmes légaux ; d’où les abus d’enfants, que la loi n’a pas cherché à éviter…

« Il est temps de revisiter ces exclusions de catégories. Sans protection légale, un pédophile ne peut pas prendre le risque de demander un traitement et de dévoiler son état à qui que ce soit pour être aidé. S’il est reconnu à une session de thérapie de groupe, demande des médicaments, un rendez-vous avec un psychiatre, ou bien s’il demande que son interaction avec les enfants soit limitée, il pourrait perdre son emploi et sa réputation professionnelle. Isoler des individus de métiers appropriés et les priver de traitement ne fait qu’augmenter le risque de crimes commis. »

Kaplan définit la pédophilie comme une « mis-conception », s’en référant aux bonnes intentions de ces hommes dans un forum internet « Pédophiles vertueux », où ils se soutiennent les uns les autres pour ne pas tomber. Des recherches scientifiques sur les cerveaux des agresseurs sexuels semblent montrer une structure neurologique différente de celle d’hommes sains, qui empêcherait au cerveau d’identifier quel stimuli doit ou non provoquer une réponse sexuelle. Les IRM indiquent un nombre moindre de réseaux de neurones, et semble-t-il les pédophiles ont trois fois plus de chance d’être gauchers ou ambidextres, ce qui prouve bien une cause neurologique…

Keith Ablow, psychiatre, nie le stigmate infamant dont souffriraient les pédophiles. Au contraire, il soutient qu’une honte bien ordonnée est utile, que le besoin de dissimuler ses pulsions mauvaises, le fait de se sentir coupable, de tâcher de les maîtriser, d’aller en prison pour ses crimes, tout ceci répond à une stratégie légale et de santé publique pour empêcher la pédophilie. « Etre rejeté devrait être un bon avertissement qu’il est temps de se faire aider et de s’écarter des tentations. » Ablow ajoute « Kaplan a raison de dire que la pédophilie est un désordre - en sont la preuve les pédophiles abusés sexuellement dans leur enfance – mais Kaplan a tord de suggérer que, comme c’est désordre, on devrait le protéger par une loi. »

«Les pédophiles ne sont pas plus dignes de la protection handicapés que les autres malades sexuels qui violent les femmes adultes ou ont des relations sexuelles avec des animaux. Pouvez-vous imaginer une culture où les hommes – pas les femmes – exigeraient qu’étant donné leurs désirs sauvages de violer des femmes, ils méritent d’être escortés jusqu’à leurs véhicules dans les parkings sombres en rentrant tard du travail ? »

La pédophilie devient progressivement normalisée comme toute autre « orientation sexuelle » incomprise. La terminologie « orientation sexuelle » versus « intérêt sexuel » demeure débattue. Le danger est lorsque les entreprises n’auront pas le droit de « discriminer » ce comportement.

Posté le 12 octobre 2014 à 19h30 par Le Salon Beige | Lien permanent

09 octobre 2014

Un Français converti à l'islam parti en Syrie : un ancien agent ?

De Jean-Dominique Merchet :

"Paru dimanche dans la presse américaine, l'article du journaliste Mitchell Prothero a suscité une certaine émotion en France. Envoyé spécial au Kurdistan irakien, ce journaliste du groupe McClatchy affirme en effet qu'un ancien officier de la DGSE aurait rejoint les rangs d'Al Qaïda et aurait été visé par les frappes américaines en Syrie. 

Dès lundi, le ministère français de la Défense démentait cette information que les milieux du renseignement jugeaient "farfelues". Selon nos propres informations, il semble en effet que la défection d'un agent de la DGSE - ou d'un militaire français - soit une affirmation fantaisiste, dont l'origine pourrait venir d'une confusion ou d'un règlement de comptes.

Ceci étant, les autorités françaises reconnaissent qu'un Français est réellement impliqué dans cette affaire. Nous pouvons donner l'identité de la personne visée : il s'agirait de David Drugeon, un jeune Breton de 25 ans, converti à l'Islam et qui aurait rejoint al-Qaïda au Pakistan en 2010. Il serait aujourd'hui en Syrie et fait l'objet d'une enquête du parquet antiterroriste. 

La confusion vient-elle de là comme le suggère les autorités françaises ?  Des sources américaines ne semblent pas le croire, assurant que le Français effectivement visé par les frappes contre al-Qaïda n'est pas le jeune David Drugeon. Comme on dit dans les mauvais romans, le mystère s'épaissit."

Posté le 9 octobre 2014 à 18h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

03 octobre 2014

Victoire pro-vie au Texas

La loi qui oblige les avortoirs à se mettre à des normes drastiques va entrer enfin en vigueur, ce qui va obliger presque tous les avortoirs de l’Etat à fermer.

"Plusieurs d’entre eux ont déjà fermé à cause de l’exigence de la nouvelle loi concernant le « privilège d’admission » à un hôpital proche que doivent avoir les médecins.

Il devrait n’en rester que sept, dans les plus grandes villes.

Le Texas est le deuxième Etat le plus peuplé des Etats-Unis.

Cette loi, que l’on doit au gouverneur Rick Perry et à ses amis, a été défendue bec et ongles devant les instances judiciaires par le procureur général de l’Etat, Greg Abbott. Rick Perry ayant déclaré qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat, c’est Greg Abbot qui est sur les rangs, et devrait donc être élu haut la main. Au grand désespoir de la gauche, qui explique à ses sympathisants « pourquoi vous allez regretter Rick Perry »…"

Posté le 3 octobre 2014 à 20h17 par Michel Janva | Lien permanent

02 octobre 2014

40 Days for Life : 43 enfants à naître déjà sauvés !

Lancée mercredi 24 septembre, la campagne d’automne des 40 Days for Life a déjà à son actif un magnifique résultat : 43 enfants à naître ont déjà été sauvés de l’avortement au neuvième jour de la campagne !

La campagne de “soutien de l’arrière” animée par Daniel Hamiche est déjà forte de plus de 600 personnes qui se sont engagées à prier chaque jour et pendant les quarante jours de la campagne, 10 Je Vous salue Marie aux intentions des 40 Days for Life. Vous pouvez rejoindre cette campagne à tout moment. Il vous suffit de le signaler votre inscription ici ! Chaque inscrit reçoit chaque jour une Lettre gratuite d’information (déjà 10 parues et envoyées) qui fournit l’intention du jour de la campagne et une citation de la Sainte Écriture pour aider à la méditation. La lettre contient aussi des nouvelles de la campagne en cours et la liste des Messes déjà programmées et qui ont été ou seront célébrées.

Posté le 2 octobre 2014 à 21h07 par Michel Janva | Lien permanent

2 lesbiennes portent plainte car le bébé obtenu par PMA est ... noir

Dans l'Ohio (Etats-Unis), deux lesbiennes blanches ont fait concevoir un bébé par éprouvette (PMA). Mais à la naissance, le bébé n'est pas de la bonne couleur...

Elles portent plainte contre la banque de sperme qui leur a fourni du sperme d'un donneur noir.

Add : Jeanne Smits a raconté cette affaire.

Posté le 2 octobre 2014 à 13h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

La Russie se retire d'un programme d'échange scolaire avec les États-Unis

Le programme FLEX (Future leaders exchange) est un programme d'échanges entre lycéens de nationalités diverses, qui offre à ceux-ci (15-17 ans) une opportunité pour découvrir le peuple américain, sa langue et sa culture, en étudiant dans une école américaine, et logé chez l'habitant, 100% US.

Ce programme concernait entre autres nationalités, les jeunes Russes, par un accord établi de longue date (21 ans d'existence, plus de 8000 lycéens russes ont été faire leurs études en Amérique par le biais de FLEX).

Malgré la réussite apparente de FLEX, la Russie a rompu les accords d'échanges scolaires avec les Etats-Unis, parce qu'un jeune Russe avait été logé dans la maison d'une paire d'homosexuels, ce qui n'était pas prévu au programme, et jugé incompatible avec la loi russe.

"Un enfant, qui a une mère en Russie, a été illégalement placé sous la garde d'un couple gay américain", a indiqué mercredi le responsable des droits des enfants auprès du Kremlin, Pavel Astakhov."

"L'enfant est issu d'une famille décente, est en bonne santé", et les arguments ayant motivé les États-Unis à l'autoriser à rester en Amérique "ne sont pas clairs", a-t-il poursuivi. Il a ajouté que sa mère refusait que toute précision soit rendue publique."

La loi russe ne reconnaît pas le "mariage" entre personnes de même sexe, et a interdit les adoptions d'enfants vers des pays qui autorisent légalement ce genre d'union. Elle interdit également que soit faite la promotion des relations homosexuelles. Ce serait dès lors totalement incohérent d'accepter que des jeunes soient livrés au mauvais exemple de paires homosexuelles, voire pire si affinités. La position russe est tout-à-fait logique.

Posté le 2 octobre 2014 à 13h01 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (20)

26 septembre 2014

Un converti à l’islam égorge une collègue de bureau

au sein d’une société alimentaire de l’Oklahoma, dans le centre-sud des États-Unis.

Posté le 26 septembre 2014 à 20h13 par Michel Janva | Lien permanent

A Okhlaoma City, 3000 catholiques assistent à l'Heure sainte en réparation pour une messe noire

Depuis des mois, Mgr Coakley, archevêque de la ville d’Oklahoma, bataillait ferme pour obtenir l'interdiction d'une messe noire qui devait avoir lieu dimanche dans un lieu public de la ville. Mais les autorités invoquaient la Constitution, qui autorise ce genre de manifestation dans un espace public. Adam Daniels, organisateur de la messe noire, avait même dérobé une hostie consacrée, qu'il avait dû remettre à l'archevêque lorsque celui-ci l'avait menacé de poursuites.

N'ayant pas pu faire interdire cette messe noire, l'archevêque a organisé une Heure sainte qui a rassemblé environ 3000 fidèles, alors que les satanistes n'étaient que 40.

  Topic

"Une guerre est engagée contre le diable, telle est la raison du rassemblement du 21 septembre à Oklahoma, a déclaré l’archevêque. Mais  « nous savons que le Christ a vaincu Satan. La guerre a été gagnée, le Christ a vaincu, malgré quelques escarmouches çà et là, jusqu’au jour où le Christ reviendra pour régner pour toujours ». Mgr Coakley, à la tête de l’archidiocèse de la ville d’Oklahoma, s’exprimait ainsi avant la messe noire prévue depuis des mois au sein d'un centre culturel public de la ville. Le rituel satanique est une sorte d'inversion   obscène de la messe catholique.

L'Eucharistie, un don irremplaçable
À partir de la lecture de l’évangile de saint Jean  sur l’institution de l’Eucharistie, Mgr Coakley a  rappelé durant l'Heure Sainte que l’Eucharistie est un don irremplaçable, un fait que même de nombreux catholiques ne reconnaissent pas. Mais Satan, lui, le reconnaît.  « De nombreuses personnes n’ont pas compris nos efforts constants ou la profondeur de l’outrage  parce qu’elles ne peuvent pas accepter ce que nous croyons être vrai, le plus grand don fait à l’Eglise ».[...]

Posté le 26 septembre 2014 à 13h15 par Marie Bethanie | Lien permanent

19 septembre 2014

Barack Obama va armer les islamistes

La Chambre des représentants a donné son aval au projet de Barack Obama d'armer et de former les rebelles syriens, par 273 voix contre 156. Le texte doit maintenant être adopté par le Sénat, avant la promulgation présidentielle. Barbara Lee, élue démocrate de Californie, s'interroge :

« Il y a trop de questions sans réponses à mes yeux pour que je soutienne cet amendement. Comment ferons-nous pour garantir que les armes américaines que nous fournirons aux rebelles syriens ne tombent pas entre de mauvaises mains, comme c'est arrivé avec les rebelles que nous soutenions en Libye? »

Excellente question. Comment font les Américains pour distinguer les gentils rebelles des méchants rebelles, quand on sait que les opposants à Assad passent d'un groupe à l'autre. Et que les armes déjà livrés à ces gentils rebelles se sont retrouvées en Irak aux mains des méchants islamistes.

La Maison-Blanche va également dépenser 500 millions de dollars pour armer et former les rebelles.

Posté le 19 septembre 2014 à 15h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

15 septembre 2014

Obama tacle François Hollande

Interrogé le 13 septembre dans le New York Times, Barack Obama explique sa stratégie pour combattre l'État islamique. A propos des rançons demandées par les terroristes, le président américain déclare :

«Le président français, François Hollande, dit que son pays ne paye pas de rançons aux terroristes, alors qu'en réalité, il le fait.»

À l'opposé, les États-Unis ne payent pas de rançon ce qui fait que les ressortissants américains sont moins fréquemment pris en otages. La famille de James Foley, le premier otage exécuté par les islamistes de l'EI, a récemment accusé l'Administration américaine de les avoir dissuadés de payer une rançon.

Posté le 15 septembre 2014 à 07h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

13 septembre 2014

Etats-Unis contre Etat islamique : l'impasse stratégique

Selon Thomas Flichy de La Neuville, professeur à l'Ecole Spéciale Militaire de St Cyr :

"L’État islamique se présente comme une structure eschatologique dans l’islamisme : les sujets du calife sont les annonciateurs du Jugement. Prétendre comme John Kerry que l’État islamique n’a rien de religieux n’a aucun sens. La technostructure de l’État américain veut croire, pour des raisons médiatiques, que le califat est une simple organisation criminelle. Sa dimension politique (la prétention à l’hégémonie califale) et religieuse (l’affirmation qu’il est la réalisation eschatologique de l’islam) est totalement occultée.

Malgré leurs ressemblances et des passerelles de recrutement entre eux, l'État islamique et Al-Qaïda sont concurrents. Ils se présentent comme deux faux jumeaux en compétition, ce qui explique la surenchère dans une barbarie légitimatrice. La stratégie de communication de l'État islamique vise à prôner la violence absolue pour éliminer tout concurrent plus radical. Mais cette structure associant des groupes très variés, elle ne se maintient que par une vague sujétion au calife Abû Bakr al-Baghdâdî. Sur le terrain, chacun de ses groupes est autonome et veut prouver sa détermination et son respect plus intacts que les autres aux règles du djihad compilés au IXe siècle dans les hadiths du Prophète. [...]

[L]es États-Unis ont dû trouver dans la précipitation une solution de compromis qui consiste à combattre aux côtés des wahhabites saoudiens tant décriés depuis 2001, et même avec les membres les moins compromis d'Al-Qaïda contre l'État islamique : jouer l'islamisme contre l'islamisme. Selon toute vraisemblance, les États-Unis se sont mis dans une posture de guerre par procuration.

Mais cette solution de compromis ne peut faire triompher qu’une forme d’islamisme contre une autre. Négligeant les leçons du passé, les États-Unis entraînent le monde, et la France, dans une impasse stratégique à moyen terme, dont le Moyen-Orient ressortira brisé et la réputation de l’Occident un peu plus salie. Seule la Russie pourra dans dix ans affirmer qu’elle avait depuis longtemps prévu la catastrophe."

Posté le 13 septembre 2014 à 14h32 par Michel Janva | Lien permanent

11 septembre 2014

Obama a clairement annoncé qu’il frapperait en Syrie s’il le fallait

Dans son discours de 15 minutes prononcé hier soir, Barack Obama a annoncé qu’il frapperait en Syrie s’il le fallait, et qu’il demandait par la même occasion au congrès de voter un renforcement des aides aux rebelles modérés (source).

"Donc pour combattre l’Etat Islamique le plan consiste à renforcer et armer un peu plus l’opposition au seul gouvernement qui arrive à lui tenir tête. Armement qui, soit dit en passant, termine régulièrement entre les mains des membres de l’Etat Islamique comme plusieurs rapports internationaux l’ont démontré récemment.

Pour arriver à éliminer les djihadistes Obama compte également couper les finances de ces derniers. Comment ? Cela n’est pas précisé et on ne voit pas comment il compte faire plier les riches mécènes du Golfe pour ne parler que de cela.

Pour en finir avec ces monstres qui n’ont rien à voir avec l’Islam pour reprendre ses propres mots, il compte sur une puissante coalition internationale, sauf qu’avant même de voir le jour celle-ci se fissure déjà. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius ayant par exemple annoncé que si la France était prête à participer à des frappes aériennes en Irak, elle se refusait à le faire en Syrie (curieux revirement du ministre français mais bon).

Ce fut donc une déclaration creuse que celle d’hier. Creuse, sauf sur l’objectif bien réel de la lutte contre le régime syrien. C’est d’ailleurs ce que laissait déjà entendre mardi le ministre russe des Affaires étrangères en estimant que si l’Occident bombardait les miliciens de l’État islamique en Syrie sans consulter Damas, l’alliance atlantiste pourrait profiter de l’occasion pour lancer des frappes aériennes contre les forces du président Bachar Al-Assad. [...]

Jusqu’au conflit syrien, la Russie et l’Occident avaient été unanimes pour déclarer que le terrorisme ne pouvait être justifié « quel qu’en soit le motif ». Mais dans le cas de la Syrie, l’Occident, avait une « position différente, un double visage. » Ce n’est que lorsque le terrorisme, qui a pris naissance en Libye,  s’est propagé au Liban et en Irak, que les pays occidentaux ont réalisé qu’il était temps de régler ce problème [...]."

Posté le 11 septembre 2014 à 19h51 par Michel Janva | Lien permanent

Le laïcisme s'impose comme une charia

L’archevêque de Chicago, le cardinal Francis George, a écrit cette semaine dans son éditorial hebdomadaire du journal de son diocèse que les Etats-Unis ont désormais leur « religion d’Etat » : le laïcisme. Une religion qui s’impose parfois avec la même brutalité que « la charia ». Extrait de la traduction intégrale de Jeanne Smits :

"[...] Nager à contre-courant signifie limiter son propre accès aux positions de prestige et de pouvoir au sein de la société. Cela veut dire que ceux qui choisissent de vivre conformément à la foi catholique ne seront pas les bienvenus en tant que candidats politiques aux postes nationaux, qu’ils ne feront pas partie des conseils éditoriaux des grands journaux, qu’ils ne seront pas chez eux dans la plupart des facultés universitaires, qu’ils ne feront pas une belle carrière d’acteurs ou d’artistes. Ni eux, ni leurs enfants, qui seront également suspects. Dans la mesure où toutes les institutions publiques, peu importe qui les possède ou les fait fonctionner, seront agents du gouvernement et conformeront leurs activités aux exigences de la religion officielle, l’exercice de la médecine et du droit deviendra plus difficile pour les catholiques fidèles. Cela signifie déjà dans certains Etats que ceux qui ont des entreprises sont obligés de conformer leur activité à la religion officielle ou payer une amende, de même que les chrétiens et les juifs doivent payer une amende à cause de leur religion dans les pays gouvernés par la charia. [...]"

Posté le 11 septembre 2014 à 07h27 par Michel Janva | Lien permanent

09 septembre 2014

Elle pleure ses enfants avortés, mais ne regrette rien

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"La candidate démocrate au poste de gouverneur du Texas, Wendy Davis, raconte dans un livre de souvenirs paru cette semaine qu’elle a choisi d’avorter deux fois dans sa vie. Dans un cas, il s’agissait d’une grossesse ectopique menaçant directement sa vie : selon la méthode employée, il a pu ne pas être question d’un avortement, dans une situation où l’embryon ne peut se développer et où sa mort n’est pas recherchée. Mais dans l’autre, un « avortement médical » sur un enfant à naître affecté de graves malformations cérébrales, il s’agit bien de la mise à mort délibérée d’une petite fille à qui ses parents avaient d’ailleurs déjà donné un prénom : Tate Elise.

Cet avortement a été synonyme de souffrances profondes : une fois l’avortement consommé, Wendy Davis raconte avoir ressenti « une noirceur indescriptible ». « C’était un désespoir, une douleur profonde, une lourde vague qui m’écrasait, à croire que je ne referai plus jamais surface… Et lorsqu’enfin j’ai émergé, j’étais devenue quelqu’un de différent. Changée. Changée pour toujours » ajoute-t-elle.

Ce fut, dit-elle, une décision horrible à prendre. Avec celui qui était alors son mari – Davis a divorcé deux fois – elle a suivi par échographie la mise à mort de son bébé, voyant son cœur arrêter de battre au moment où le médecin le « faisait taire ». « C’était fini. Elle était partie. Notre bébé tant aimé était parti. »

Paradoxe : Wendy Davis est une partisane très active de l’avortement légal, et si elle raconte ce désespoir, cette souffrance qui atteste du traumatisme profond provoqué par un acte qui tue, c’est pour mieux se poser pour sa course électorale. Dans un Etat conservateur où surgissent régulièrement des initiatives politiques pour restreindre, voire interdire presque totalement l’accès à l’« interruption volontaire de grossesse », la candidate a voulu montrer que son parcours la rend apte à comprendre les difficultés des femmes puisqu’elle les a traversées. En deux mots : elle pleure ses enfants morts, mais ne regrette rien. [Lire la suite]"

Posté le 9 septembre 2014 à 17h02 par Michel Janva | Lien permanent

05 septembre 2014

Une manifestation pour la vente des BPC à la Russie

Lu ici.

"Soutenant la vente des deux frégates Mistral construites dans les chantiers navals de Saint-Nazaire à la Russie, le comité citoyen « Mistral, gagnons ! » organise le 7 septembre une manifestation contre le diktat américain qui impose de ne pas livrer les navires Mistral commandés par la Russie.

Les enjeux sont capitaux : l’emploi dans notre pays, la santé de notre industrie, la paix en Europe (les USA poussent clairement la France contre la Russie), la défense des intérêts Français, l’indépendance politique et la voix de la France dans le monde sont quelques-unes des raisons à manifester ce jour-là contre le pouvoir socialiste complice.

Souvent dans l’Histoire les révoltes citoyennes sont parties des marins toujours réactifs sur les questions sociales et internationales. La question des Mitral doit marquer le début de la libération de la France de cette vassalisation américaine devenue néfaste pour le pays.

Rendez-vous dimanche 7 septembre, à 13 heures, sur le Quai de Penhoet à Saint-Nazaire. Plus d’informations sur le site : www.mistralgagnons.fr "

Posté le 5 septembre 2014 à 14h20 par Paula Corbulon | Lien permanent

03 septembre 2014

Ukraine-Russie : Déclaration d'anciens du renseignement américain

Des anciens des services de renseignement américains ont envoyé à Angela Merkel un memorandum pour la prévenir de l'intoxication en cours contre la Russie. Ils ont envoyé ce texte juste avant le sommet de l'OTAN, qui doit se tenir demain et vendredi à Newport au Royaume-Uni. Source du texte.

Memorandum signé par Coleen Rowley pour Angela Markel : Prenez garde aux informations truquées au sujet de l’Ukraine – pensez Armes de destruction de masse

Ukraine et Otan

En tant que vétérans des services secrets américains, nous vous communiquons que l’accusation d’une “invasion” majeure de la part des Russes ne semble nullement fondée.

L’information est du même style douteux que celle divulguée il y a 12 ans, politiquement truquée, pour “justifier” les attaques américaines en Irak. Nous n’avions aucunement vu avec évidence d’armes de destruction massive en Irak à cette époque, et pas plus en Russie maintenant. L’administration d’Obama qui reproche l’invasion des Russes dévoile son peu de connaissance des faits d’histoire et de guerre. L’année dernière il en fallait de peu qu’une majeure attaque en Syrie soit lancée, une fois de plus à partir d’informations douteuses.

En raison de la proéminence croissante des informations d’apparence fiable mais en réalité fallacieuses, nous pensons que l’hostilité peut s’accentuer au delà des frontières ukrainiennes, mais que celles-ci peuvent être évitées, en fonction de la dose de scepticisme judicieux que les chefs européens apporteront au meeting de l’OTAN la semaine prochaine.

Expérience avec les fausses vérités

Nous avons une expérience considérable dans la collecte et l’analyse des photos satellites et autres types d’images; des photos peuvent être irremplaçables ou bien trompeuses. Les photos lâchées par l’Otan le 28 août ne fournissent qu’une piètre excuse pour accuser la Russie d’invasion. Malheureusement elles ressemblent fortement aux images montrées par Colin Powell aux Nations Unies le 5 février 2003, qui de même ne prouvaient rien. A l’époque nous avions instamment incité Bush à élargir le dialogue, affirmant que ces photos étaient loin de justifier une guerre et que les conséquences de celle-ci seraient désastreuses. Il s’en suit que la situation en Irak est aujourd’hui catastrophique.

Si la “preuve” la plus forte justifiant une invasion russe sont ces photos, il est de votre rôle de vous méfier, ce genre de procédés ne peuvent que paraître provocateurs pour la Russie.

La Russie avait fortement exposé son point de vue d’opposition à l’entrée de l’Ukraine dans l’Otan, craignant que cela divise le pays en deux et mène à des violences et à la guerre civile, obligeant la Russie à intervenir. Deux mois plus tard à Bucarest l’Otan annonça l’entrée de la Géorgie et de l’Ukraine dans l’Otan. Le premier ministre ukrainien, Yatsenyuk, le proclame haut et fort sur sa page facebook (il faut savoir que Yatsenyuk est l’élément favori choisi par Washington après le coup d’état à Kiev, on en a la confirmation dans une conversation téléphonique où l’assistant du Secrétaire d’Etat littéralement envoie l’Europe “se faire mettre”…)

L’ “invasion” russe arrive juste à point

L’idée commune répandue par Kiev était que les forces ukrainiennes écrasaient les fédéralistes dans le Sud de l’Ukraine, et avaient fait un bon coup de balayage. Cette représentation de l’offensive n’a en fait été fournie pratiquement que par des sources officielles du gouvernement.

Etrangement, au même moment le Président ordonna un regroupement et un changement de tactique d’offensive, “au vu des circonstances nouvelles”. Si ces circonstances sont positives, pourquoi un regroupement serait-il nécessaire? D’autres sources d’information sur le terrain annonçaient alors le succès militaire des fédéralistes, l’armée du gouvernement ayant subi de fortes pertes, dues à beaucoup d’inaptitude et un pauvre leadership.

Dix jours plus tard, l’armée étant encerclée et/ou en retraite, l’excuse toute prête était l’invasion russe. C’est précisément à ce moment là que les photos furent lâchées par l’Otan et que Michael Gordon du New York times (propagandiste qui avait soutenu férocement la guerre en Irak) proclamait “les Russes débarquent”.

Pas d’invasion – mais tout un tas d’aide de la part des russes

Les fédéralistes dans le Sud de l’Ukraine reçoivent sur place un soutien considérable, dû en partie aux attaques d’artilleries de l’Etat sur les zones majeures de population. Il est fort probable que la Russie ait fourni un puissant appui et des informations de terrain sur les batailles en cours, mais rien ne prouve que ce soutien incluait des tanks et de l’artillerie; notamment parce que les fédéralistes déployaient d’eux-mêmes de grandes compétences et un bon leadership. Mais s’ils faisaient appel à un soutien d’artillerie russe, celle-ci sera probablement déployée.

C’est précisément pour cette raison que la situation exige un effort concerté de cessez-le-feu, que pour l’instant Kiev a reporté. Il est important de dire au gouvernement ukrainien que l’entrée dans l’Otan n’est pas prévue, et que l’Otan n’a pas l’intention de financer une guerre contre la Russie, surtout pas avec l’aide de l’armée hétéroclite ukrainienne. Les autres membres de l’Otan ont besoin de l’entendre aussi.

Posté le 3 septembre 2014 à 14h14 par Le Salon Beige | Lien permanent

27 août 2014

L’activisme LGBT d’Obama

L’activisme LGBT d’Obama ne résout pas les conflits internationaux mais il promeut l’homosexualisme politique. Obama signa un décret interdisant la discrimination d’employés homosexuels et retirant la subvention aux organisations catholiques qui enseignent que les relations sexuelles sont réservées aux époux hétérosexuels.

1) Obama accumule les situations de conflit dans le monde et sa politique extérieure est inefficace. A la liste des conflits internationaux historiques qu’Obama n’a pas su résoudre, comme ceux de la Corée et de l’Afghanistan, s’ajoutent ceux dont il n’a pas pu freiner la violence. Nous citerons l’exemple de sa gestion de la situation en Ukraine, où les Etats Unis s’acharnèrent pour annihiler l’influence de la Russie dans ce territoire.

Si nous regardons l’actualité au Moyen Orient, la situation de guerre ouverte sans quartiers entre israéliens et palestiniens dans la Bande de Gaza affecte dramatiquement la population civile des deux côtés. « Rompre la spirale de la haine » serait la solution, mais Obama n’a pas précisément géré la crise avec succès.

La même chose se passe en Irak, où la situation vécue par les chrétiens alarme le Saint Siège. Tandis que le Pape François a insisté pour que les gouvernements interviennent dans ces conflits, le Président des Etats-Unis ne parvient pas à se positionner ; il s’est vu dans la nécessité de demander à l’Iran d’éviter toute mesure pouvant encourager les divisions sectaires et conduire à une guerre civile en Irak.

On ne peut pas dire non plus que l’administration d’Obama ait pu freiner le financement des groupes radicaux islamistes par les monarchies du Golfe, avec une Djihad qui répand son pouvoir sur le monde impunément.

Sans parler de l’incapacité d’Obama à éviter un bain de sang dans la guerre civile en Syrie, dont on ne parle quasiment plus dans les Médias : les forces du président Bassar Al Asad massacrent leurs opposants, et comme en Irak les chrétiens sont obligés de fuir pour ne pas être éliminés.

On ne peut pas dire non plus qu’il ait réussi à intervenir dans les conflits que connaît la Chine avec le Japon, la Corée ou les Philippines. De fait, les US sont restés à l’écart du contentieux, apportant un appui aux Japonais dans leur dispute territoriale pour les Iles Senkaku.

2) Pour en finir avec la discrimination, un décret injuste :

Avec tous ces échecs fracassants de politique internationale sur sa table, Obama a tout de même trouvé le temps de promouvoir l’homosexualisme politique. Avec en ligne de mire les élections législatives en novembre, Obama signa un ordre exécutif interdisant la discrimination professionnelle pour les lesbiennes, gays, transsexuels et bisexuels.

Cependant le Président a omis injustement la requête des organisations religieuses et associatives d’être prises en compte. En effet, suivant le décret, un organisme catholique par exemple, qui reçoit des subventions de l’Etat et qui rejette les pratiques sexuelles hors mariage hétérosexuel, perdrait le financement public si elle refusait d’engager un employé homosexuel. De plus, la polémique entraînant des réformes sanitaires, les organismes religieux se trouvent obligés de suivre des normes contraires à leurs valeurs.

Obama continue à incorporer dans ses ambassades des responsables homosexuels, non issus de carrière diplomatique. En Espagne par exemple il nomma l’ambassadeur James Costos, activiste pro homosexuels, ce qui est inacceptable pour un représentant diplomatique qui a un devoir de neutralité. En mai Obama nomma Ted Osius ambassadeur du Vietnam : Osius est « marié » avec un autre homme, Clayton Bond, qui travaille également aux affaires extérieures des Etats-Unis. En juin Osius s’est présenté devant le Comité des Relations Extérieures du Sénat. On peut aussi citer Rufus Gifford, Daniel Baer, et James Wally Brewster, ambassadeur de la République Dominicaine qui fut rejeté de la société dominicaine pour son activisme gay. Obama remplit sa promesse de multiplier le nombre d’ambassadeurs gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels d’ici la fin de son mandat.

Le 21 juin passé, les consuls des Etats-Unis, Royaume Uni, Allemagne, Canada, République Tchèque, Finlande et Portugal, se rendirent à la Gay Pride de Grèce (Tessalonique). Cette marche fut condamnée par l’Eglise orthodoxe locale et l’évêque Anthimos la décrit comme « une promotion de la perversité. » Deux consuls américains se sont également rendus à la Gay Pride 2014 de Barcelone. Enfin de hauts fonctionnaires des Etats Unis ont assisté au premier Forum Global sur les Droits Humains LGTB (Lesbiennes, Gays, Transsexuels et Bisexuels) tenu à la Maison Blanche.

Posté le 27 août 2014 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent

25 août 2014

Libération d'un écrivain américain aux mains de Al Qaeda

Peter Theo Curtis, 45 ans, a été libéré dimanche de façon inattendue, grâce à de longues négociations élaborées par le Qatar et les Etats Unis. Il n’y a apparemment pas eu de rançon payée pour lui.

Le mois dernier, la famille Curtis avait reçu une vidéo montrant M. Curtis, les mains liées, assis devant un homme pointant sur sa tête une arme automatique. « Ma vie est en très, très, très grand danger – il me reste trois jours – trois jours à vivre » disait-il. Aucun effort de libération n’avait alors abouti.

Et pourtant il fut libéré par à une branche d’Al Qaeda, Nursa Front, à peine une semaine après la décapitation de James Foley, prisonnier de l’Etat Islamiste. Il est possible que cet événement, enrageant beaucoup de monde, incita le Qatar, allié luttant contre le terrorisme, à exercer une pression plus forte pour la libération de M. Curtis.

La libération de M. Curtis eu lieu alors que les Britanniques annonçaient qu’ils étaient sur le point d’identifier l’assassin de M. Foley. Cette enquête pourra guider les recherches pour libérer un autre captif journaliste américain, Steven J. Sotloff, et deux autres américains.

Une enquête indiquait qu’il avait pénétré en Syrie avec l’aide d’un guide qui l’avait trahi, le livrant aux mains d’un groupe extremiste, Ahrar al-Sham, qui par la suite le livra à Nursa Front. Durant 9 mois la famille resta sans nouvelles jusqu’à ce qu’un autre journaliste, Matthew Schrier, échappa de la même cellule en juillet 2013. Ils avaient creusé un trou dans le mur, mais M. Curtis était resté bloqué à l’intérieur. M. Schrier raconta comment ils avaient été torturés et ne pouvaient plus marcher.

Les Etats Unis sont un des seuls pays strictement opposés au versement de rançon, refusant toute concession avec les groupes terroristes. Cette règle est en contraste radical avec les nations européennes qui pour la plupart sont devenues, sans l’avoir voulues, la plus grande source de revenus d’Al Qaeda, leur payant plus de 125 millions de $  ces 5 dernières années, pour la libération d’otages.

Cette loi interdisant le paiement de rançon a protégé les Américains, en faisant d’eux des otages sans grand intérêt. Mais pour les quelques prisonniers américains, cette règle les exposa à un risque majeur d’exécution. L’Etat islamique d’Irak, qui exécuta M. Foley après avoir exigé une rançon de 100 millions d’€, a menacé d’exécuter M. Sotloff.

Posté le 25 août 2014 à 14h42 par Michel Janva | Lien permanent

23 août 2014

Forte baisse de l'avortement au Texas

Grâce à une législation pro-vie.

Posté le 23 août 2014 à 10h18 par Michel Janva | Lien permanent

22 août 2014

Les religieuses américaines refusent d'obéir à Rome

Lu ici :

"Soumise depuis 2009 à une évaluation doctrinale du Vatican, la Conférence des supérieures religieuses des Etats-Unis (la LCWR qui fédère 80% des 51.600 ) a remis son prix annuel à la théologienne controversée Elizabeth Johnson, le 18 août dernier, à Nashville, dans le Tenessee. Le cardinal Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, avait pourtant clairement exprimé sa désapprobation par rapport à ce choix. Il illustre effectivement, à ses yeux, le refus des de se plier au processus de réforme qui leur a été demandé par Rome en 2012."

Posté le 22 août 2014 à 11h08 par Michel Janva | Lien permanent

21 août 2014

Virginie : la dénaturation du mariage gelée

La Cour suprême des États-Unis a reporté mercredi l'entrée en vigueur du mariage homosexuel dans l'État de Virginie car tous les recours n'ont pas été épuisés. Les juges suprêmes, saisis par les défenseurs du mariage naturel, ont simplement estimé que l'arrêt de la cour d'appel ne pouvait s'appliquer en l'état alors que l'ensemble des recours juridiques n'ont pas encore été épuisés. 

Posté le 21 août 2014 à 20h34 par Michel Janva | Lien permanent

18 août 2014

Quand John Mc Cain fréquentait le « calife » Abou Bakr al-Baghdadi

Lu sur IHS news :

"Le Conseil de sécurité de l’ONU vient de prendre des mesures contre les djihadistes en général, certaines visant par exemple à empêcher le recrutement et le financement des djihadistes en Syrie et en Irak.

Le Conseil a par ailleurs, ajouté les noms de six extrémistes, parmi lesquels des responsables de l’Etat islamique et du Front al-Nosra originaires d’Arabie saoudite ou du Koweït, sur une liste d’individus soumis à des sanctions internationales pour leurs liens avec al-Qaïda.

Ces sanctions consistent en un embargo sur les armes, des gels d’avoirs et une interdiction de voyager.

Le texte est placé sous le chapitre VII de la Charte des Nations unies, ce qui permet de recourir à des sanctions, voire à la force, pour le faire appliquer mais n’autorise pas pour l’instant d’opération militaire.

A l’issue du vote, l’ambassadrice américaine Samantha Power a salué la position ferme et unie du Conseil et sa volonté de prendre des mesures concrètes face à ce qu’elle a qualifié de nouveau front de la menace terroriste.

Le représentant russe a, de son côté, souligné que la résolution ne donne pas d’approbation pour une action militaire seule capable selon lui de résoudre le conflit.

[...] Le Conseil de sécurité rappelle également, qu’en vertu d’une précédente résolution adoptée cette année, tous les Etats doivent prévenir et réprimer le financement des actes de terrorisme et doivent veiller à ce qu’aucun fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques ne soient mis directement ou indirectement à la disposition de ces deux groupes extrémistes.

Or, l’organisation terroriste dispose de moyens financiers considérables. L’argent provient de plusieurs pays du Golfe alliés de Washington et bien en vue à Paris, des coffres de diverses banques, comme celui de la succursale de la banque centrale irakienne à Mossoul au début du mois de juin, avec un butin de 425 millions de dollars, du commerce du pétrole avec la production de plusieurs raffineries comme celles de Tikrīt et Baiji et … du pillage d’antiquités vendus au prix fort en Occident par des réseaux mafieux.

D’où viennent les armes ? Essentiellement des Etats-Unis, de Londres et de Paris. Le matériel, fourni aux opposants à Bachar el Assad, est passé à 90% entre les mains des djihadistes avec en prime les reliquats des arsenaux libyens ainsi que des blindés, des tanks et de l’armement lourd de fabrication étasunienne pris à l’armée irakienne en déroute.

Alors que va faire le Conseil de Sécurité ? Pour les armes, les fautifs peuvent déclarer que leur intention n’était pas de les fournir aux extrémistes. Mais pour les financements ? Les pays occidentaux, si forts en paroles, vont-ils sanctionner le Qatar qui, comme le révélait un journal hier, est le pays le plus reçu à l’Elysée…??? Des mesures pour stopper le financement du terrorisme mondial par ce pays appliquant la Charia stricte, l’esclavagisme… vont-elles être enclenchées, où comme on peut le penser les condamnations vont-elles rester lettre morte ?

On peut revenir pour comparer à ce qui se passe actuellement en Ukraine. Les Etats-unis et l’Europe prennent des sanctions économiques contre la Russie pour une aide, toujours pas prouvée (nous ne disons pas qu’elle n’existe pas, mais juste que l’on attend les preuves) à des séparatistes qui, somme toute, ne font que faire ce qu’ont fait les actuels dirigeants ukrainiens au moment des affrontements du Maïdan à Kiev. Séparatistes qui ne décapitent pas, ne chassent pas les populations, ne pratiquent pas d’attentats suicides, ne violent pas, ne détruisent pas les lieux de cultes, et ne s’adonnent pas à l’esclavage. Mais qui mènent une action militaire (légitime ou pas c’est une autre question dont nous avons déjà abondamment parlé ailleurs) contre des forces armées et non des civils.

En revanche, contre le Qatar et l’Arabie Saoudite qui financent ouvertement pour le premier, plus subtilement pour le second, les groupes djihadistes, y compris l’Etat islamique avec toutes les horreurs pratiquées par ce dernier, pas l’ombre d’une sanction n’a été mise en place ni même évoquée. Bien pire, aucune voix officielle ne s’est élevée de la part des démocrates occidentaux pour ne serait-ce que rappeler à l’ordre ces pourvoyeurs de terrorisme. Avez-vous entendu le président Obama menacé le Qatar ou simplement lui demandé d’arrêter son soutien aux terroristes ? Jamais. Avez-vous entendu Laurent Fabius condamner le Qatar ? Non, le 1er août, le ministre des Affaires étrangères préférait de loin inaugurer l’hôtel Peninsula situé avenue Kleber à Paris. Il s’agit d’un palace qui propose 200 chambres – dont 45 suites -, fruit d’un investissement de 900 millions d’euros qui associe le groupe Shangai Hotels, propriétaire du nom Peninsula, et Katara Hospitality (anciennement Qatar National Hotels), puissant groupe qatari qui possède déjà en France l’Intercontinental Carlton Cannes. [...]

Et encore, ce n’est que le début, car plus on avance dans cette affaire plus les révélations sont sombres et révoltantes, à l’image de la photo de John Mc Cain en compagnie de plusieurs djihadistes dont le « calife » Abou Bakr al-Baghdadi, prise en 2013 alors qu’il était déjà classé comme terroriste, se multiplient."

Posté le 18 août 2014 à 15h36 par Michel Janva | Lien permanent

08 août 2014

Rôle des Etats-Unis en Ukraine: le point de vue du général (2s) Pinatel

Sur Atlantico et repris par Les crises.

Atlantico : Les États-Unis déploient beaucoup d’énergie pour identifier les auteurs de l’attaque contre l’avion de la Malaysian Airlines et ont été très prompts à montrer du doigt les pro-russes. Quel intérêt ont-ils à leur faire porter le chapeau ?

Général (2S) Jean-Bernard Pinatel : Dès la chute du mur de Berlin en novembre 1989, les stratèges et les hommes politiques américains ont perçu une menace principale : c’est qu’un rapprochement puis une alliance entre l’Europe et la Russie ne contesterait la suprématie mondiale des États-Unis qui leur permet, en toute impunité, de s’immiscer dans les affaires intérieures d’un pays, voire de lui faire la guerre et d’imposer un droit international conforme à leurs intérêts comme la encore récemment montré l’affaire de la BNP.

Cette réalité incontestable nécessite un rappel historique pour être admise.

En 1997, l’ancien conseiller national à la sécurité des États-Unis, Zbigniew Brzezinski, publia sous le titre “Le grand échiquier” un livre où adoptant les deux concepts, forgés par Mackinder, d’Eurasie et de “Heartland”. Il reprenait à son compte sa maxime célèbre : “qui gouverne l’Europe de l’Est domine l’Heartland ; qui gouverne l’Heartland, domine l’Ile-Monde ; qui gouverne l’île-Monde domine le Monde“. Il en déduisait : “Pour l’Amérique, l’enjeu géopolitique principal est l’Eurasie”. Dans une autre publication(1), il explicitait sa pensée: “Si l’Ukraine tombait, écrivait-il, cela réduirait fortement les options géopolitiques de la Russie. Même sans les états de la Baltique et la Pologne, une Russie qui garderait le contrôle de l’Ukraine pouvait toujours aspirer avec assurance à la direction d’un empire eurasien. Mais, sans l’Ukraine et ses 52 millions de frères et sœurs slaves, toute tentative de Moscou de reconstruire l’empire eurasien menace d’entraîner la Russie dans de longs conflits avec des non slaves aux motivations nationales et religieuses”.

Entre 2002 et 2004, pour mettre en œuvre cette stratégie, les États-Unis ont dépensé des centaines de millions de dollars afin d’aider l’opposition ukrainienne pro-occidentale à accéder au pouvoir. Des millions de dollars provinrent aussi d’instituts privés, comme la Fondation Soros et de gouvernements européens. Cet argent n’est pas allé directement aux partis politiques. Il a transité notamment par des fondations et à des organisations non gouvernementales qui conseillèrent l’opposition, lui permettant de s’équiper avec les moyens techniques et les outils publicitaires les plus modernes. Un câble américain du 5 janvier 2010, publié sur le site Wikileaks (réf. 10WARSAW7), montre l’implication de la Pologne dans la transition et l’effort démocratique des anciens pays de l’Est. Le rôle des ONG y est notamment exposé (2). Les câbles Wikileaks témoignent de l’effort constant et de la volonté continue des États-Unis d’étendre leur sphère d’influence sur l’Europe de l’Est, comme en Ukraine.

L’Ukraine connaît une véritable guerre civile. Pourtant personne en Occident ne dénonce l’ardeur avec laquelle le gouvernement ukrainien tente de mater les séparatistes. Quel est le réel intérêt des Américains à fermer les yeux sur cette réalité et à soutenir le gouvernement ukrainien ? Qu’ont-ils à y gagner ?

L’État ukrainien est une construction de Staline et n’existe de manière indépendante que depuis 1990, à l’issue de la dislocation du bloc soviétique. Il n’a existé auparavant qu’entre 1917 et 1921, entre la chute du Tsarisme en 1917 et la victoire des bolchevicks qui ont éclaté cet Etat naissant en 4 parties. La partie ex-russe de l’Ukraine, avec Kiev pour capitale, berceau historique de la civilisation et de la culture Russe, est intégrée à l’URSS tandis que la partie ex-autrichienne, avec Lviv pour ville principale, est rattachée à la Pologne.

La petite Ukraine « transcarpatique » vota son rattachement à la Tchécoslovaquie et quant à la Bucovine, sa minorité ukrainienne se résigna à son rattachement à la Roumanie.

Mais l’Ukraine n’est pas pour autant une nation. Les Ukrainiens n’ont aucune histoire commune. Bien au contraire. Durant la seconde guerre mondiale, quand à l’été 1941, l’Ukraine est envahie par les armées du Reich, les Allemands sont reçus en libérateurs par une partie de la population ukrainienne. Au contraire à l’Est du pays, ils rencontrent une forte résistance de la part de la population locale qui se poursuivit jusqu’en 1944. En représailles, les Allemands traquent les partisans, et brûlent des centaines de villages. En avril 1943, une division SS Galicie est constituée à partir de volontaires ukrainiens dont les descendants ont constitué le fer de lance des révolutionnaires de la place de Maïdan (3). Cette division SS a notamment été engagée par les Allemands en Slovaquie pour réprimer le mouvement national slovaque. Mais les pro-occidentaux ukrainiens et les Américains ont tout fait, à la fin de la guerre, pour jeter un voile sur les atrocités commises par cette division et ne retenir que le combat antisoviétique. Néanmoins, les historiens estiment que plus de 220 000 Ukrainiens s’engagèrent aux côtés des forces allemandes durant la Seconde Guerre mondiale pour combattre le régime soviétique.

Ce rappel historique permet de comprendre pourquoi la guerre civile est possible et pourquoi la partie des forces ukrainiennes constituées de soldats de l’Ouest peuvent utiliser chars et avions contre les séparatistes de l’Est.

Le Président Ukrainien avec la complicité du silence de la majorité des hommes politiques et des médias occidentaux mène une véritable guerre contre une partie de sa population avec la même violence que celle que l’on reproche au dictateur syrien. De plus, les forces armées ukrainienne sont conseillées par des forces spéciales et des mercenaires américains.

Les États-Unis et Obama veulent ainsi provoquer une réaction brutale de la Russie qui pourrait faire renaître une guerre froide entre l’Ouest et l’Est. Poutine a bien compris le piège que lui tend Obama, “prix Nobel de la Paix”. Après avoir déconseillé aux séparatistes ukrainiens de faire un référendum, il n’a pas reconnu son résultat (4) et fait preuve d’une modération qui étonne tous les observateurs indépendants alors que des chars et des avions attaquent une population russophone.

En quoi l’Ukraine empêche-t-elle la constitution d’un bloc Europe-Russie ? Pourquoi les Etats-Unis tiennent-ils tant à l’empêcher ?

Les américains n’ont cessé de faire pression sur les européens pour intégrer l’Ukraine et la Géorgie dans l’OTAN, ce qui constituerait une provocation inacceptable pour la Russie.
Heureusement, les leaders européens ne se sont pas pliés à cette volonté de Washington qui ne servirait que les intérêts américains. De même, si Poutine cédait à la pression de ses ultranationalistes et intervenait ouvertement en Ukraine, les Etats-Unis auraient atteint leur objectif stratégique et la guerre froide se réinstallerait en Europe au détriment de nos intérêts fondamentaux.

Pourquoi l’Europe se soumet-elle ? A-t-elle vraiment un intérêt à souscrire à la stratégie américaine ?

Beaucoup de leaders européens ont été formés aux Etats-Unis. Ils sont membres de “Think-Tanks américains ou transatlantiques” ou de fondations comme “l’American Foundation” qui financent largement leurs prestations et leurs voyages. L’Atlantisme est certes fabriqué par la conscience que nous partageons les mêmes valeurs démocratiques avec la nation américaine mais aussi par la multitude d’intérêts personnels de nombreux leaders européens dont le niveau de vie dépend de leur soumission de fait aux intérêts de l’Etat américain.

Néanmoins, de plus en plus d’Européens commencent à faire la différence entre l’Etat américain qui est, de fait, dirigé par des lobbies dont le plus important est le lobby militaro-industriel (5) et la nation américaine dont les valeurs et le dynamisme économique et culturel possèdent un pouvoir attractif incontestable et qui reste pour les jeunes européens une magnifique école de vie professionnelle.

Membres de la French American Foundation

Angela Merkel et les Allemands sont à la pointe de cette prise de conscience car ils n’ont toujours pas accepté l’espionnage industriel permanent auquel la NSA les soumet. De plus, la révélation des écoutes du portable d’Angela Merkel a fortement choqué le pays. Le Spiegel du 3 novembre 2013 réclamait même en couverture l’asile politique pour Edward Snowden : « Asil Für Snowden ». Les plus grands quotidiens européens dont le Monde ont publié de larges extraits de ses révélations.

Le 10 juillet 2014, le gouvernement allemand a annoncé l’expulsion du chef des services secrets américains pour l’Allemagne, dans le cadre d’une affaire d’espionnage de responsables allemands, au profit de Washington, une mesure sans précédent entre alliés au sein de l’Otan. “Il a été demandé au représentant des services secrets américains à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique de quitter l’Allemagne”, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, dans un communiqué. L’expulsion intervient “en réaction d’un manque de coopération constaté depuis longtemps dans les efforts pour éclaircir” l’activité d’agents de renseignement américains en Allemagne, a expliqué un député allemand, Clemens Binninger, président de la commission de contrôle parlementaire sur les activités de renseignement, qui s’est réunie jeudi à Berlin.

En France, l’ancien Premier ministre Michel Rocard, le sociologue Edgar Morin, les anciens ministres Luc Ferry et Jack Lang ou encore l’ex-eurodéputé Daniel Cohn-Bendit ont lancé une pétition dans laquelle ils demandent au président François Hollande, à son Premier ministre, Manuel Valls, et au ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, d’accueillir Edward Snowden “sans tarder, sous le statut de réfugié politique”.

Malheureusement pour la France et l’Europe, François Hollande qui reste comme une partie de l’intelligentsia française fasciné par Obama et Laurent Fabius qui a longtemps bénéficié des avantages des fondations américaines n’ont pas encore pris conscience qu’ils mettaient ainsi en cause les intérêts stratégiques de la France et de l’Europe.

(1) Traduit de : Zbigniew Brzezinski: “Die einzige Weltmacht – Amerikas Strategie der Vorherrschaft”, Fischer Taschenbuch Verlag, pp.15/16.
(2) Le National Endowment for Democracy (NED) (en français, Fondation nationale pour la démocratie) est une fondation privée à but non lucratif des États-Unis dont l’objectif déclaré est le renforcement et le progrès des institutions démocratiques à travers le monde. La plus grande part de ses fonds provient du département d’État des États-Unis, avec approbation du Congrès. L’ancien directeur de la CIA, William Colby, déclarait en 1982, dans le Washington Post, à propos du programme de la NED : « Il n’est pas nécessaire de faire appel à des méthodes clandestines. Nombre des programmes qui [...] étaient menés en sous-main, peuvent désormais l’être au grand jour, et par voie de conséquence, sans controverse ». William I. Robinson, Promoting Polyarchy: Globalization, US Intervention, and Hegemony [archive], Cambridge university Press, 1996, 466 p., pp. 87-88.
(3) Il ne faut pas oublier que les manifestants de la place de Maïdan ont contraint un Président pro-russe démocratiquement élu en 2012 a quitter le pouvoir. Il a été chassé de sa capitale par des manifestants où l’on a vu se côtoyer des groupes paramilitaires ultranationalistes affichant des signes nazis et qui refusent l’Europe mais aussi par des citoyens de la classe moyenne (professeurs, étudiants, dirigeants de PME) qui souhaitent le rattachement à l’Union européenne..
(4) approuvé par 89% des votants
(5) Le budget de Défense américain représentait, en 2013, 640 milliards de dollars. Autant que le Budget réuni des 9 pays suivants : Chine 188, Russie 88, Arabie Saoudite 67, France 61, Grande-Bretagne 58, Allemagne 49, Japon 49, Inde 48, Corée du Sud 33. Source SIPRI

Source : Atlantico.fr

Posté le 8 août 2014 à 17h59 par Paula Corbulon | Lien permanent


     Archives > L'Eglise : François , Pays : Etats-Unis

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > L'Eglise : François , Pays : Etats-Unis