14 février 2018

Donald Trump et l'Europe

Jean-Loup Izambert décrypte la géopolitique américaine actuelle.

Posté le 14 février 2018 à 19h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

13 février 2018

Un symbole LGBT associé à la robe du portrait officiel de Michelle Obama

Lu ici :

Lhistoire-derriere-la-robe-portee-par-michelle-obama-sur-son-portrait-officiel_1"Pour leurs portraits officiels respectifs, dévoilés ce lundi 12 février à la National Portrait Gallery de Washington, l'ex-président des États-Unis et son épouse avaient fait appel à des artistes très différents; quand Kehinde Wiley s'est attelé à immortaliser Barack Obama sur toile, c'est Amy Sherald qui avait été sélectionnée par Michelle Obama pour la représenter.

Sur son portrait, Michelle Obama est représentée sur fond bleu, posant dans une robe signée de la créatrice Michelle Smith de la marque Milly. Cette création graphique, en noir et blanc aux rares notes de couleurs n'aurait pas été choisie au hasard par l'artiste et l'ex-First Lady. (...) Interrogée par Vogue.com, la créatrice (...) explique que cette tenue est censée représenter une «robe que Mme Obama pourrait porter dans sa vie de tous les jours, comme sur un portrait emblématique.» (...) Cette saison là, j'étais inspirée par un désir d'égalité, d'égalité des droits de la personne, d'égalité raciale et d'égalité pour les personnes LGBT», confie la créatrice au Washington Post, «L'un des éléments récurrents de la collection était le laçage sous différentes formes (...) censé suggérer le sentiment d'être retenu... que nous ne sommes pas encore arrivés à l'égalitéUn message clair, dans la lignée des prises de position de l'ex-First Lady ainsi que de ses tenues."

Heureusement, les Américains sont débarrassés d'une telle "first lady" pour quelques années...

Posté le 13 février 2018 à 16h46 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Un Carême de prière pour les 40 Days for Life

Logo-40-days-1Comme chaque année, Riposte Catholique vous invite à rejoindre la chaîne de prière en soutien à toutes les intentions de la campagne de Carême des 40 Days for Life qui commencera mercredi des Cendres 14 février et se terminera le dimanche des Rameaux 25 mars.

Pendant cette sainte quarantaine, des milliers de chrétiens de toutes confessions vont se relayer 24 h sur 24 et 7 jours sur 7 dans 354 vigiles, aux États-Unis et dans 24 autres pays, pour prier devant des avortoirs afin que cesse le « crime abominable » de l’avortement.

Les participants catholiques s’engagent à prier quotidiennement et pendant 40 jours une dizaine de Je Vous salue Marie aux intentions de la campagne. Tous les inscrits recevront gracieusement, comme par le passé, une lettre d’information quotidienne qui leur indiquera, entre autres choses, l’intention du jour mais aussi d’autres nouvelles sur la campagne en cours.

Si vous voulez bien vous associer, merci de le signaler à Daniel Hamiche (daniel.hamiche@gmail.com) qui coordonne cette chaîne de prière “de l’arrière”.

Posté le 13 février 2018 à 13h56 par Michel Janva | Lien permanent

08 février 2018

Totalitarisme LGBT : liberté reconnue pour les pâtissiers

Unknown-11Nouvelle bonne nouvelle contre le front des revendications LGBT. Un tribunal de Californie a reconnu lundi à une pâtissière le droit de refuser de vendre un gâteau de mariage à deux personnes de même sexe. Devant les deux lesbiennes préparant leur mariage, Cathy Miller avait invoqué ses « convictions religieuses » pour ne pas confectionner le gâteau. Le juge a expliqué :

« Aucun pâtisser n'a le droit de mettre ses produits dans un vitrine publique, d'ouvrir sa boutique puis de refuser des ventes pour des questions de race, religion, genre où identité sexuelle. La différence ici est que le gâteau en question n'a pas encore été cuisiné et que l'Etat de Californie (qui a engagé les poursuites), veut forcer (la pâtissière Cathy) Miller à utiliser ses talents pour créer un gâteau qu'elle n'a pas encore fait tout en sachant que son œuvre sera affichée pour célébrer une union que sa religion interdit. Si ce tribunal forçait (Cathy Miller) à obtempérer, ce serait faire violence à l'essence de la liberté d'expression garantie dans le premier amendement de la Constitution. »

Posté le 8 février 2018 à 17h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

06 février 2018

Le mémorandum sur les méthodes du FBI accuse le parti démocrate et sans doute Obama

Lu sur RITV :

Unknown-5"Sur décision de Donald Trump, le mémorandum qui révèle les méthodes du FBI détournant la Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA) avant l’élection qui a vu la victoire de Trump pour nuire à ce dernier, a donc été publié. Il fait apparaître une violation délibérée des règles fondamentales de protection des libertés à la fois par le FBI et par le Département de la justice (DOJ) des Etats-Unis. Le mémorandum fait le point sur l’enquête menée à cet égard par la commission sur le renseignement de la Chambre des représentants. Il accuse notamment le DOJ et le FBI d’avoir mené certaines actions illégitimes et illégales au cours de leur coopération avec la cour de surveillance du renseignement étranger (FISC), ajoutant que leurs actions constituent une violation « troublante des processus légaux établis pour protéger le peuple américain des abus » dans le cadre du renseignement.

Le mémorandum s’intéresse très particulièrement à la surveillance de Carter Page au long de la campagne électorale de Trump : ce consultant de l’industrie pétrolière était alors l’un des conseillers de Trump en matière de politique étrangère. Il apparaît que le gouvernement d’Obama a délibérément omis à plusieurs reprises de tenir compte d’informations « matérielles et pertinentes » favorables à cette « cible » de surveillance. Autrement dit, afin d’obtenir le droit de surveiller Carter Page de la Cour de surveillance du renseignement, l’administration a sélectivement présenté des informations, choisissant délibérément de soumettre un dossier incomplet.

Cela est-il « explosif » « choquant », « troublant », « alarmant », et de nature à faire comparer le mode d’action du FBI à celui du KGB ? The New American pose la question. « En un mot, oui », répond le journaliste C. Mitchell Shaw. Ainsi, dans ce mémorandum de quatre pages, on apprend que la Commission s’est appuyée sur un dossier discrédité et fabriqué pour annoncer que Trump avait été victime de chantage de la part d’agents russes en même temps que récipiendaire d’aide russe dans sa campagne électorale contre Hillary Clinton. Ce « dossier » a été compilé par Christopher Steele, rappelle le mémorandum, qui a reçu plus de 160.000 dollars de la part du parti démocrate et de la campagne Clinton « afin d’obtenir des informations défavorables sur les liens de Donald Trump avec la Russie ». Les manœuvres démocrates et les sommes versées, en un mot « les origines politiques du dossier Steele » étaient connues du FBI, qui n’en a pourtant pas fait état pour obtenir un droit de surveillance auprès de la cour FISC.

Bref, le dossier utilisé pour accabler Trump a été acheté et payé par ses ennemis. [...]"

Posté le 6 février 2018 à 08h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

31 janvier 2018

Le Sénat américain refuse d'examiner la proposition de loi sur l’interdiction de l’avortement après 20 semaines

IndexLa proposition de loi sur l’interdiction de l’avortement après 20 semaines, adoptée par les députés le 3 octobre dernier, ne sera pas examinée par les sénateurs américains. Il fallait une majorité des trois cinquièmes (60 sur 100), il n’y a eu que 51 sénateurs à se prononcer pour l’examen du texte, contre 46. Les républicains espéraient que certains démocrates d’Etats à majorité pro-vie accepteraient le débat, ils n’ont été que trois…

Réaction de Donald Trump au vote du Sénat refusant d’examiner la proposition de loi visant à interdire les avortements après 20 semaines :

« Lorsque j'ai pris la parole lors de la 45e Marche annuelle pour la vie, j'ai demandé au Sénat d'adopter la Loi sur la protection de l'enfant à naître qui peut ressentir la douleur, une loi importante qui protégerait nos plus vulnérables. Il est décevant que, malgré le soutien d'une majorité bipartisane des sénateurs américains, ce projet de loi ait été bloqué.

« Des études scientifiques ont démontré que les bébés dans l'utérus ressentent de la douleur à vingt semaines. Le vote du Sénat rejette ce fait scientifique et met les Etats-Unis hors du courant dominant dans la famille des nations, dans laquelle seulement 7 des 198 pays, dont la Chine et la Corée du Nord, autorisent l’avortement choisi après 20 semaines de grossesse [En fait la France aussi, dans le cas de l'"Interruption Médicale de Grossesse", pratiquée par exemple quans l'enfant porte la trisomie 21? NDMJ].

« J'exhorte le Sénat à reconsidérer sa décision et à adopter une loi qui célébrera, chérira et protégera la vie. »

De son côté, le vice-président Mike Pence a déclaré :

« Je suis déçu que 46 sénateurs aient voté contre un texte qui aurait respecté les convictions de la majorité des Américains, dont celle du Président Trump, en refusant d’examiner une proposition de loi qui limiterait les avortements sur les bébés à partir du moment où ils peuvent ressentir de la souffrance. Il y a peu, j’ai vu comment notre président, un véritable avocat pro-vie, a stimulé le mouvement qui grandit, lors de la Marche pour la Vie. Le message pro-vie est en train de gagner et le Président Trump et moi-même n’arrêterons jamais dans notre engagement pour défendre et protéger les plus vulnérables d’entre nous. Nous continuerons de nous dresser en faveur du caractère sacré de la vie. »

Posté le 31 janvier 2018 à 17h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

29 janvier 2018

Le marché des « enfants jetables » que la famille d’adoption a décidé de rendre

De Sabine de Villeroché sur Boulevard Voltaire :

Capture d’écran 2018-01-29 à 18.24.13"Ils s’appellent Alina, Lola ou Franck et défilent à la manière de mannequins sur un tapis rouge comme à un défilé de mode. Ils espèrent accrocher le regard des adultes… Dans le public, des candidats à l’adoption, ou plutôt à la ré-adoption (« rehoming », en anglais). Tous ces enfants-adolescents qui déambulent ont vécu plus ou moins la même histoire : une expérience ratée au point que leur famille d’adoption a décidé de les rendre.

La journaliste Sophie Przychodny a enquêté aux États-Unis sur ce marché des « enfants jetables » réalisé ce reportage sidérant diffusé à plusieurs reprises dans nos médias.

Selon les services sociaux américains, chaque année, 25.000 enfants sont ainsi remis sur le marché de l’adoption, soit un quart des enfants adoptés. Aux États-Unis, il n’y a pas de loi pour interdire à des adoptants de rendre l’enfant qui n’aurait pas donné toute satisfaction.

Pour tenter de retrouver une autre famille, ces enfants « rendus » sont récupérés par des agences d’adoption et remis sur le marché. Pas tous, car les moins chanceux sont échangés via de petites annonces postées sur Internet avec tous les risques que cela comporte dans un monde où les prédateurs de tous ordres se multiplient.

À l’autre bout de la planète, en 2014, en Thaïlande, Gammy a subi le même sort. Enfant-objet d’un contrat de GPA conclu entre une mère porteuse thaïlandaise et un couple d’Australiens, il est venu au monde atteint de trisomie 21. À sa naissance, ses commanditaires n’en ont subitement plus voulu ; ce n’était pas « l’enfant parfait » comme ils l’avaient commandé. Au contraire de sa sœur jumelle qui, elle, a été acceptée par ses parents-clients. [...]"

Posté le 29 janvier 2018 à 18h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

26 janvier 2018

La plaque du Maréchal Pétain sauvée à New York ?

Lu dans Présent :

Unknown-23« Après les événements violents de Charlottesville », le maire gaucho-démocrate de New York, Bill de Blasio, avait annoncé son intention d’expurger sa ville de « tous les symboles de haine », dont « la plaque commémorative en l’honneur du maréchal Pétain, collaborateur nazi (sic) » située sur la promenade du Canyon of Heroes car le vainqueur de Verdun, honoré comme tel depuis 1931 à New York, aurait été « l’un des artisans de la solution finale (resic) » – voir Présent du 19 août. Tel n’est pas l’avis de la Commission historique new-yorkaise, qui s’est prononcée pour le maintien de la plaque. Egalement sauvée, la statue de Christophe Colomb, érigée en 1892 pour le 400e anniversaire de la « découverte » de l’Amérique."

Posté le 26 janvier 2018 à 10h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

25 janvier 2018

Nofap : quand des jeunes luttent contre la pornographie

De nombreux Américains témoignent dans le cadre de groupes opposés au porno, comme Nofap ou PMO soit "No Porno Masturbation Orgasm". Il s'agit principalement de jeunes hommes et femmes, non religieux, qui annoncent vouloir se séparer de ces addictions dans une logique "anti système", dans le but de se rapprocher du réel, et y compris pour mieux rencontrer le sexe opposé !

Ce combat contre l'addiction est présenté comme un moyen de santé public, et non pas moralisateur. En général il n'y a pas de référence religieuse du tout. Il y a en revanche une promotion de l'effort, de la maîtrise de soi, du temps long, de la réussite méritée.

Cela génère des centaines de milliers de vues. C'est en anglais mais vous pouvez avoir une traduction automatique (pas toujours correcte) en cliquant sur les paramètres (la roue en bas à droite) et en choisissant les sous-titres en français.

Une jeune blogueuse parle de son expérience Nofap :

Dans la suivante, le blogueur déclare vers 1min30 qu'il y a 50 ans les médecins disaient que la cigarette était bonne pour se dé-stresser puis à 3 min il dit que le porno est la cigarette des jeunes d'aujourd'hui :

Le Nofap mène au succès, thématique très importante sur la reprise en main de leurs vies par les jeunes. Nofap fait la promotion de l'effort et du temps long, contre le plaisir facile et égoïste :

 
 Et là deux filles 2 vegan expliquent que le rôle traditionnel de la femme finalement ce n'est pas si mal...

Posté le 25 janvier 2018 à 13h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Un grand mérite de l’épopée Trump est d'avoir dévalué la « valeur média »

Vivien Hoch, docteur en philosophie et fondateur du Comité Trump France, dresse le bilan philosophique de la première année de la présidence de Donald Trump :

B_1_q_0_p_0"Il manque une description philosophique du tableau Donald Trump. Donald Trump mérite d’être pensé à sa juste valeur. Son comportement public, sa manière d’inscrire son action dans l’efficacité et de nouer des deals, demandent une analyse rigoureuse qui le prenne au mobilisent des concepts et transforment l’art de faire de la politique. Donald Trump n’est pas un politique. Il pratique la grande politique, qui inscrit ses actions dans le temps long et qui provoque une métamorphose de la société.

Chez Trump, la présidence des Etats-Unis vient couronner un tempérament, une stratégie et, comme le disent les philosophes, une vision du monde qui est gagnante.

Cet vision du monde, c’est celle du Businessman. Trump mène sa vie, sa famille, son entreprise, sa campagne et son pays comme un homme d’affaires : «Tout est de l’ordre des affaires, que vous le vouliez ou nom». Cette affirmation n’est absolument pas anodine : l’homme contemporain est un être-pour-les-affaires. Cela veut dire que l’homme se définit comme celui pour qui tout est à faire, tout est à construire, tout se négocie dans un seul but : son propre intérêt– en l’occurrence celui du peuple américain. Il ne s’agit pas de s’enfermer dans le monde des affaires, mais faire du monde une affaire.

Faire des affaires veut également dire : prendre des risques, s’aventurer dans des possibles inattendus, et désamorcer en permanence les certitudes. Ce sont les qualités qui ont propulsé l’Occident en maître du monde. Donald Trump condense dans sa personne et dans son être ce qui a fait la réussite de l’homme occidental. [...]

Un grand mérite de l’épopée Trump, c’est qu’il a, à lui seul, complètement dévalué la « valeur média » auprès de l’opinion mondiale. Il rappelle que tous les discours sont idéologiquement situés, et que le discours des médias dominants est univoque. Il pousse les médias à avouer clairement leurs présupposés et leur situation d’énonciation, c’est-à-dire le « point de vue » duquel ils parlent, et montre que ce point de vue est souvent profondément le même. Sous couvert d’être «ouverte aux tendances», la dialectique des médias revient en fait toujours au même : mêmes critiques, mêmes conclusions, mêmes idées.

Donald Trump dénonce cette rigidité hypocrite des médias. Il réintroduit de l’herméneutique là où il n’y avait que de la répétition inlassable du même. Il montre que les médias sont enfermés dans un abject mimétisme. Il réintroduit de l’altérité là où il n’y avait que consanguinité d’intellects. Par là, il sauve la raison d’être du journalisme : en donnant en permanence à commenter des faits, des paroles et des actes qui sont totalement étrangers et répulsifs aux médias, il les réveille de leur sommeil dogmatique. Il permet à la démocratie de revivre, et de réaliser à nouveau son essence : assumer le conflit."

Posté le 25 janvier 2018 à 12h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Depuis que Trump s'est porté candidat en 2015, on annonce régulièrement qu'il est cuit...

Lauric Henneton, maître de conférences à l'Université de Versailles Saint-Quentin, fait pour le Figarovox un bilan d'un an de présidence Trump. Extrait :

KUuht00m_400x400"Par son action comme par sa communication, Trump est extrêmement clivant, ce qui est à la fois une force et une faiblesse, et il faut distinguer ce qui semble constituer une victoire à court terme mais peut se transformer en boulet à moyen ou long terme, de même qu'il faut aller au-delà des tweets et regarder ce que Trump fait plutôt que ce qu'il dit et comment il le dit. Il joue au chat et à la souris avec les médias et s'adresse, par-dessus les élites, à un électorat qui lui reste fidèle.

Le bilan est contrasté et chaotique et il est encore tôt pour apprécier l'impact dans la durée des actes et des déclarations de la première année. Par ailleurs, les «fans» de Trump - son noyau de 35 à 40 % de sympathisants qui restent fidèles envers et contre tout - trouvent son bilan globalement positif, alors que ceux qui l'ont toujours détesté n'y voient qu'une suite de catastrophes. On en saura plus d'ici un an, déjà parce que les élections de mi-mandat vont probablement modifier l'équilibre des forces au Congrès, et il faut bien garder en mémoire que du fait de la séparation des pouvoirs, le Congrès peut constituer une forme d'opposition. Barack Obama a beaucoup souffert de cette situation inconfortable, qui revient en quelque sorte à une cohabitation. L'autre poche de résistance se situe dans l'appareil judiciaire, à la fois à la Cour suprême, qui peut décider d'invalider telle ou telle décision, mais également au niveau des juridictions inférieures, qui ont déjà invalidé certains aspects des décrets migratoires successifs. [...]

On parle peu de l'action de Trump en matière de justice. Trump n'a-t-il donc rien fait dans ce domaine?

Si, et c'est peut-être là où il a été le plus actif. Neil Gorsuch, le juge qu'il avait proposé pour remplacer Antonin Scalia à la Cour suprême, a été confirmé par le Sénat, ce qui a constitué sa première grande victoire dans ce domaine. Le soutien des évangéliques blancs et plus largement des conservateurs sociaux (y compris certains démocrates du Sud et de la Rust Belt) tient d'abord à cette capacité à nommer des juges conservateurs. Ils voient donc Trump comme un moyen, évidemment pas une fin.

Et les élections de novembre sont extrêmement importantes à cet égard: une majorité démocrate au Sénat priverait Trump (donc ses soutiens) de toute perspective de donner une coloration plus conservatrice à la Cour suprême au moins jusqu'en 2020. C'est donc un enjeu considérable. Les médias s'intéressent très peu aux niveaux inférieurs, mais il a été particulièrement actif dans les nominations, plus que ses prédécesseurs, et plus que dans d'autres domaines, largement dépourvus, de l'appareil d'état.

[...] le Dow Jones remonte de manière continue depuis mars 2009 et la fin de la Grande récession, de même que la croissance et la bonne santé de l'emploi précèdent l'arrivée au pouvoir de Trump. En revanche on remarque en effet une accélération de la hausse du Dow Jones depuis l'arrivée de Trump, et dans une moindre mesure du NASDAQ. C'est peut-être lié à Trump et à sa volonté de déréguler l'économie, mais c'est lié aussi à la majorité républicaine qui facilite la mise en œuvre de cette politique.

[...] Disons que Trump a survécu à sa première année. Il a obtenu des victoires symboliques dans différents secteurs: sur le plan international (reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël sans embrasement du Moyen-Orient), sur le plan intérieur (réforme fiscale historique par son ampleur), sur le plan institutionnel (nomination du juge Gorsuch à la Cour suprême), ainsi que sur l'immigration, puisque ses décrets successifs ont été mis en échec mais qu'une partie importante a été confirmée par la Cour suprême.

[...] C'est simple, depuis qu'il s'est porté candidat, en juin 2015, on annonce régulièrement qu'il vient de commettre l'irréparable et que cette fois, il est cuit, il vient d'exploser en vol. Force est de constater d'abord qu'il a emporté la primaire contre le parti républicain, qui a dû se rallier à lui souvent en se pinçant le nez, puis qu'il a emporté l'élection présidentielle en novembre, certes en étant minoritaire en voix. Mais on aurait pu s'attendre à ce qu'un tel personnage, après un an de chaos, serait à un niveau de popularité bien plus faible. Le Congrès est nettement plus impopulaire, par exemple, et ce depuis fort longtemps.

Sa réélection passe par une première condition, qui est de ne pas descendre en dessous de ce socle, très stable depuis un an. D'autres conditions sont plus conjoncturelles: l'état de l'économie, notamment du marché de l'emploi, est important, avec les nuances évoquées plus haut. Il a également besoin de montrer qu'il a tenu certaines promesses, et que c'est l'obstruction de ses adversaires qui l'a empêché de tenir les autres. Et il a besoin d'un adversaire en 2020 qui soit suffisamment faible ou clivant pour ne pas l'emporter.

Une des clés au niveau national restera l'électorat populaire blanc, qui vote parfois démocrate au niveau local, mais a voté Trump à la présidentielle. Si ces électeurs continuent à ne pas se reconnaître dans le parti démocrate national, et à se sentir méprisé, et que dans le même temps les républicains arrivent à mobiliser leur électorat, et notamment les évangéliques, Trump peut soit limiter les dégâts, soit être réélu, sur un scénario comparable à celui de 2016, où l'on a encore pu vérifier qu'il n'était pas indispensable d'être majoritaire en voix. Il serait très imprudent d'exclure d'office une réélection de Trump. Son élection a montré que tout était possible, même ce qui paraît totalement irrationnel."

Posté le 25 janvier 2018 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

24 janvier 2018

Jim Caviezel : Notre monde a besoin de guerriers fiers, animés par leur foi

CaptureJim Caviezel, l’acteur qui a interprété le rôle du Christ dans le film La Passion du Christ de Mel Gibson est intervenu devant plus de 8000 étudiants catholiques à Chicago aux Etats-Unis. Il les a exhortés à porter la Bonne Nouvelle au monde entier :

« Je veux que vous alliez dans ce monde païen et que vous ayez le courage d’exprimer votre foi en public sans honte. »

Notre monde

« a besoin de guerriers fiers, animés par leur foi. Des guerriers comme Saint Paul ou Saint Luc, qui ont risqué leur nom, leur réputation, pour apporter au monde leur foi et leur amour pour Jésus »

« Dieu appelle chacun de nous – chacun de vous – à faire de grandes choses. Mais d’abord, vous devez vous engager à prier, aider, méditer sur les Saintes Écritures et prendre les sacrements au sérieux. »

Revenant sur son rôle dans le film de Mel Gibson :

« Quand j’étais sur la croix, j’ai compris que Sa souffrance était notre rédemption. Rappelez-vous qu’aucun serviteur n’est plus grand que le maître. »

« Pour arriver à Dieu, nous devons vivre avec le Saint-Esprit comme bouclier et le Christ comme épée. Puissions-nous ainsi rejoindre Saint Michel et tous les anges pour envoyer Lucifer et sa horde directement à l’enfer auquel ils appartiennent ! »

Voici la vidéo en anglais. Pour avoir la traduction automatique, cliquez sur le bouton paramètres (la roue en bas à droite) et sélectionnez les sous-titres en français :

Posté le 24 janvier 2018 à 12h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

23 janvier 2018

Les Américains attisent le feu en Syrie

Chronique d'Antoine de Lacoste pour les lecteurs du Salon beige :

Kurdish towns SyriaLe doute qui pouvait subsister sur les intentions américaines en Syrie a été levé par Rex Tillerson. Dans un discours prononcé le 17 janvier à Stanford, en Californie, le secrétaire d’Etat américain a annoncé que l’armée américaine resterait en Syrie jusqu’à ce que l’Etat islamique soit totalement vaincu. « L’EI ne doit pas refaire surface » a-t-il précisé, ajoutant qu’il ne fallait pas renouveler l’erreur de 2011, lorsque les Américains se sont retirés d’Irak permettant à Al Quaïda de prospérer.

Il aurait pu préciser que c’est l’invasion américaine de l’Irak qui a engendré la création d’Al Quaïda, inexistante jusque là tant le régime de Sadam Hussein était vigilant dans sa traque contre les islamistes….

Cet argument contre une éventuelle résurgence de Daesh est assez peu crédible : certes, plusieurs milliers de combattants tiennent encore quelques poches dans les provinces de Deir ez-Zor et d’Idleb, mais chacun sait qu’ils sont bien incapables de recréer un califat. D’ailleurs de nombreux islamistes sont partis en Libye, en Asie du sud-est et dans le Caucase (quelques uns en Europe également…), prenant acte de leur défaite en Syrie.

Les vraies raisons sont ailleurs et Tillerson ne les cache pas : il faut d’abord contrer l’expansion de l’Iran et « un désengagement américain » fournirait à l’Iran « une occasion en or de renforcer encore davantage ses positions en Syrie ». Cet argument n’est pas nouveau et peut se compléter par le souci de lutter contre tout ce qui pourrait menacer Israël. Il ne faut jamais oublier que la protection de l’Etat hébreu est le vecteur numéro un de la politique extérieure américaine au Proche-Orient. Et ce, quel que soit le Président élu.

Le troisième argument en revanche est nouveau depuis l’élection de Trump : pour la première fois en effet Tillerson évoque le départ d’Assad afin de « créer les conditions pour une paix durable. » Or, « un retrait total du personnel américain à ce stade aiderait Assad à continuer de brutaliser son propre peuple. »

On connait l’antienne depuis le début de la guerre, complaisamment relayée par les medias, du tyran qui tue son propre peuple, comme si les dizaines de milliers de syriens assassinés par les islamistes ne faisaient pas partie du peuple…Les récentes scènes de joie dans les rues de Deir ez-Zor libérée de Daesh par l’armée syrienne en sont un démenti cinglant.

Mais au-delà la désinformation rituelle, ce discours marque un tournant dans la politique américaine.

Obama, échaudé par le champ de ruines provoqué par l’invasion américaine de l’Irak, s’était prudemment tenu à l’écart du conflit, se contentant de bombardements réguliers et..inefficaces (sauf pour aider les Kurdes).

Pendant sa campagne, Trump avait indiqué à plusieurs reprises qu’il s’occuperait d’abord de l’Amérique, rejetant la doctrine interventionniste des néo-conservateurs chers aux Bush. Il a manifestement changé d’avis.

Tillerson a en outre ostensiblement ignoré le rôle joué par la Russie en Syrie. C’est assez cocasse car au-delà d’Assad et de l’Iran, c’est l’intervention russe qui a décidé de l’issue du conflit. Et il ne faudrait pas oublier non plus que c’est elle qui a la maîtrise des airs : même Washington devra en tenir compte.

Le discours du secrétaire d’Etat a été prononcé quelques jours après l’annonce de la formation de 30 000 combattants FDS (force arabo-kurde) par les 2000 soldats américains présents dans le nord de la Syrie. On se sait pas très bien à quoi ils vont être utilisés mais dans le chaudron que sont devenues la province d’Idleb (dernier territoire aux mains des islamistes) et la frontière turco-syrienne, l’installation de cette armée privée au service des Etats-Unis risque bien de déclencher un nouveau cycle de violences.

La Turquie a été, comme on pouvait s’en douter, la première à réagir. Pour elle en effet cette milice pro américaine de 30 000 hommes est un casus belli : largement dominée par les Kurdes, elle peut être l’élément armé qui permettra la constitution d’un territoire kurde autonome le long de la frontière turque.

Damas avait d’ailleurs violemment contesté la décision américaine, prélude à une possible et inacceptable partition de la Syrie.

Le 20 janvier Erdogan a donc donné l’ordre à l’armée turque d’attaquer l’enclave kurde d’Afrin, située au nord-ouest de la province d’Idleb. On ne sait pas si les Russes ont donné explicitement leur accord, mais il est certain qu’après une accalmie de plusieurs semaines, la situation est redevenue explosive. Pendant ce temps, au sud-est de la dite province, l’armée syrienne poursuit son offensive contre Al Nosra et ses alliés islamistes. La base aérienne d’Abou Al-Douhour, aux mains des islamistes depuis 2015, vient d’ailleurs d’être reprise par l’armée après de furieux combats.

Le nord-ouest de la Syrie concentre donc de multiples intervenants aux intérêts antagonistes : Turcs, Kurdes, islamistes, et bien sûr, l’armée syrienne épaulée par l’aviation russe. Dans cette mosaïque complexe, les initiatives américaines semblent relever d’une politique d’apprentis sorciers.

Décidemment, les Américains n’ont pas retenu grand-chose des leçons du passé.

Posté le 23 janvier 2018 à 09h03 par Michel Janva | Lien permanent

22 janvier 2018

Guillaume Roquette : "Je n'aime pas ces militants qui se cachent derrière leur expertise"

Posté le 22 janvier 2018 à 15h23 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

20 janvier 2018

"Sous mon gouvernement, nous défendrons toujours le tout premier droit de la Déclaration d’indépendance, et c’est le droit à la vie"

Extrait de l'allocution de Donald Trump hier à la March for Life à Washington :

Capture d’écran 2018-01-20 à 09.56.15"Sous mon gouvernement, nous défendrons toujours le tout premier droit de la Déclaration d’indépendance, et c’est le droit à la vie. Comme vous le savez, de Roe contre Wade est résulté l’une des lois d’avortement les plus permissives du monde. Nous sommes l’un des seulement sept pays qui permettent le choix d’avortements tardifs, avec la Chine ou la Corée du Nord. C’est mal, et ça doit changer.

Les Américains sont de plus en plus pro-vie, vous le voyez tout le temps. En fait, 12% seulement des Américains soutiennent l’avortement à la demande.

La Marche pour la vie est un mouvement né de l’amour, vous aimez vos familles, vous aimez vos voisins, vous aimez votre nation. Et vous aimez tous les enfants, nés ou à naître, parce que vous croyez que la vie est sacrée, que chaque enfant est un précieux don de Dieu.

Nous savons que la vie est le plus grand miracle de tous, nous le voyons dans les yeux de chaque nouvelle mère.

Je veux remercier chacune des personnes ici aujourd’hui qui travaillent avec un si grand cœur et un infatigable dévouement pour assurer que les parents aient le soin et soutien dont ils ont besoin pour choisir la vie.

Grâce à vous, des dizaines de milliers d’Américains sont nés et ont atteint le potentiel que Dieu leur a donné. Grâce à vous !"

Traduction intégrale par Jeanne Smits ici.

Et l'intégralité en vidéo (traduction automatique en cliquant sur paramètres) :

Posté le 20 janvier 2018 à 09h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

19 janvier 2018

Donald Trump à la March for Life : « Nous protégeons le caractère sacré de la vie et la famille comme le fondement de notre société. »

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Posté le 19 janvier 2018 à 19h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

18 janvier 2018

Encore une nouvelle pro-vie des Etats-Unis

Lue sur le blog d'Yves Daoudal :

Unknown-12"A la veille de la Marche pour la Vie de Washington, à laquelle s’adressera pour la première fois le président en exercice des Etats-Unis, le gouvernement américain a annoncé la création d’une « division pour la liberté de conscience et religieuse » au sein du ministère de la Santé. Son rôle sera de protéger les personnels de santé qui ne veulent pas participer à des avortements ou aux soins des transgenres, ou autres services médicaux contraires à leur conscience.

« Le président Trump a promis au peuple américain que son gouvernement défendrait énergiquement les droits de la conscience et la liberté religieuse. Cette promesse est tenue aujourd'hui », a déclaré Eric Hargan, le ministre de la Santé.

Hurlements des lobbies LGBT et de la culture de mort. Le zombie de service du Planning familial répète en boucle : « Personne ne devrait se voir refuser des soins, y compris un avortement sûr et légal. »

Le nouvel organisme sera dirigé par l'avocat Roger Severino, qui était depuis près d'un an le directeur du bureau pour les droits civils au ministère de la Santé, et qui est connu comme un « militant anti-LGBT »..."

Posté le 18 janvier 2018 à 21h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Pour aider les chrétiens d'Irak, les Etats-Unis contournent l'ONU

Lu sur Christianophobie Hebdo :

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Posté le 18 janvier 2018 à 13h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Donald Trump a remis les prix des fausses nouvelles

Trump-fist-JFC-petition_1501684853_Content_Consumption_Large_1501684958Imitant un peu la cérémonie des Bobards d'or, créée en France par Jean-Yves Le Gallou pour dénoncer la désinformation (la prochaine aura lieu le 12 mars), Donald Trump a décerné hier les prix "Fakes News".

Le gagnant est Paul Krugman, prix Nobel d'économie 2008 et éditorialiste pour le New York Times, qui avait avait affirmé le jour de la victoire historique du président Trump que l'économie ne s'en remettrait jamais. Actuellement Wall Street bat record sur record.

La liste épingle également l'erreur d'un journaliste vétéran de la grande chaîne ABC, Brian Ross, qui a été suspendu pendant quatre semaines. Il avait rapporté à tort que Donald Trump avait donné pour instruction à son conseiller Michael Flynn de contacter des émissaires du Kremlin avant son élection en novembre 2016.

3e place pour la chaîne d'information CNN, Fake News Network selon le facétieux président des USA. Une belle place pour avoir affirmé à tort que Trump et son fils avaient eu accès à des documents piratés de WikiLeaks.

4e place pour la magazine Time qui avait affirmé à tort que Donald Trump avait retiré un buste de Martin Luther King du "bureau ovale".

5e place pour Dave Weigel (Washington Post) pour avoir tweeté une photo de la salle d'un meeting de Trump à moitié remplie. Problème, la photo était prise avant le remplissage d'une salle devenue comble.

6e place pour CNN (à nouveau !) et son montage vidéo de Donald Trump nourrissant des carpes au Japon donnant l'impression d'une maladresse.

7e place pour CNN, pouravoir affirmé - puis retiré - qu'un proche de Trump aurait rencontré les Russes (décidément !). A noter que 3 employés de CNN ont démissionné suite à cela..

8e place pour NewsWeek pour avoir affirmé que Donald Trump n'avait pas serré la main de la première dame polonaise.

9e place pour CNN pour avoir déclaré que le directeur du FBI allait réfuter l'affirmation de Trump sur l'absence de toute enquête le concernant.

En 10e position, c'est le New York Times qui est récompensé pour un énorme bobard. Le journal avait accusé - en Une s'il vous plait - l'administration Trump d'avoir caché un rapport climatique.

Enfin, de manière globale, Trump a décerné un prix de gros à tous les médias ayant relayé le bobard de la collusion avec les Russes.

Posté le 18 janvier 2018 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

17 janvier 2018

Donald Trump va intervenir lors de la March for Life

Vendredi 19 janvier à Washington aura lieu la 45e March for Life pour l'abrogation de l'avortement. A cette occasion, Jeanne F. Mancini, présidente de la March for Life, annonce que le 45e président des Etats-Unis, Donald Trump, s'exprimera depuis la Maison Blanche par satellite

Pendant ce temps en France, le ministère de la santé considère l'enfant comme une maladie à éliminer :

Posté le 17 janvier 2018 à 20h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

16 janvier 2018

Indulgence plénière aux participants de la Marche pour la vie

Aux Etats-Unis :

DTm9ckiXkAEr-W7"Les évêques américains des diocèses d’Arlington et de Washington ont décidé d’accorder une indulgence plénière aux participants de la Marche pour la vie qui se déroulera, le 19 janvier 2018, sur le territoire de leurs diocèses.

Mgr Michael Burbridge, évêque d’Arlington, et le cardinal Donald Wuerl, archevêque de Washington D.C, ont adressé à leurs confrères dans l’épiscopat une lettre conjointe le 20 décembre 2017, annonçant que tous les fidèles qui « prendront part aux célébrations sacrées qui se tiendront durant l’événement nommé ‘Marche pour la vie’ » pourront recevoir « une indulgence plénière aux conditions ordinaires ».

Les personnes ne pouvant se déplacer ne sont pas exclues de ce privilège car, selon les termes de la lettre, « les malades, les personnes âgées ou celles qui ne pourront pas prendre part à l’événement pour de graves raisons pourront aussi recevoir cette indulgence, s’ils se joignent par l’esprit aux cérémonies et offrent les souffrances de leur vie à Dieu ».

La lettre épiscopale s’achève sur un souhait : que les efforts de cette « noble entreprise » qu’est la Marche pour la vie, « porte ses fruits » et nous « comblent des bénédictions divines »."

Posté le 16 janvier 2018 à 20h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Le Planned Parenthood est un mouvement politique pro-avortement

Pp_17Dans son rapport d’activité annuel, l’organisation américaine Planned Parenthood révèle avoir procédé en 2017 à 321 384 avortements, générant un profit de 98,5 millions de dollars.

L’ancien directeur du Planned Parenthood, Abby Johnson, souligne que l’organisation a prodigué ses services à  « 100 000 personnes de moins qu’en 2016 » tout en réussissant à dépasser « la barre des 321 000 avortements en 2017 ». Selon lui, ces chiffres démontrent que « par ses activités et ses manifestations », le Planned Parenthood 

« n’est plus un organisme de santé publique, mais un mouvement politique pro-avortement, inculquant sa vision au plus grand nombre possible ».

Aux Etats-Unis, la grande March for Life aura lieu vendredi 19 janvier à Washington, deux jours avant la marche française.

Parmi les intervenants, il y aura Paul Ryan, membre du Parti républicain et président de la Chambre des représentants des États-Unis depuis 2015.

Posté le 16 janvier 2018 à 18h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

13 janvier 2018

Louisiane : Sofia Vergara est poursuivie en justice par ses embryons congelés

ImagesMardi 6 décembre, l'actrice américano-colombienne Sofia Vergara est poursuivie car ses deux embryons congelés conçus avec son ancien compagnon Nick Loeb lui réclament le droit à la vie. Ce sont bien les deux embryons "Emma" et "Isabella", selon les documents juridiques, qui sont identifiés comme les plaignants dans cette procédure lancée devant un tribunal de Louisiane.

En effet, en Louisiane, l'embryon est considéré comme une personne à part entière et bénéficie donc des mêmes droits qu'un être humain né. Une organisation établie pour les représenter a donc porté plainte pour eux.

Ces poursuites interviennent dans le sillage de la décision de l'ancien fiancé de l'actrice, l'homme d'affaires Nick Loeb, d'entreprendre les démarches pour suspendre ses propres poursuites contre elle. Il cherchait à obtenir la tutelle des embryons conçus par fécondation in vitro (FIV), conservés dans une clinique de Floride, afin de les mener à terme. Mais l'actrice de 44 ans veut qu'ils restent congelés indéfiniment.

Loeb avait signé en novembre 2013 un accord avec l'actrice, avant qu'ils n'entament un processus de fécondation in vitro. Ce contrat stipulait que ces embryons ne pouvaient être utilisés sans leur accord à tous les deux. Mais, après leur rupture en mai 2014, il a affirmé que leur accord ne précisait pas clairement ce qu'il en adviendrait en cas de séparation. Ce qui avait conduit l'ancien couple une bataille juridique de plusieurs mois.

Posté le 13 janvier 2018 à 18h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

10 janvier 2018

Etats-Unis : vers la protection des enfants survivants à un avortement

Istock_57547974_small_1Lu sur Gènéthique :

"Aux Etats-Unis, un projet de loi prévoit que tout médecin qui ne fournit pas des soins appropriés à un nourrisson né vivant suite à un avortement pourra être condamné à une peine de cinq ans de prison.

« L’idée de cette loi est simplement qu’un bébé né après un avortement raté a le droit aux mêmes soins médicaux que n’importe quel autre bébé », explique Kevin McCarthy, chef de la majorité républicaine de la Chambre des Représentants.

Le « Born Alive Infants Protection Act » de 2002 prévoyait déjà des traitements d’urgence pour ces nourrissons, mais n’avait pas mis en place de peines.

La Chambre des Représentants devrait voter cette loi le 19 janvier, rendez-vous annuel de la marche pour la vie organisée à Washington DC."

En France, ces enfants sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, luttant pour respirer pendant parfois plusieurs heures, ou tués par injection létale ou asphyxie, puis jetés avec les déchets biologiques. 10 % des enfants avortés ou nés prématurément à partir de la 20e semaine naissent vivants.

Posté le 10 janvier 2018 à 15h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Pour Marc-Olivier Fogiel, les Américains sont fiers de Donald Trump

KUuht00m_400x400Lu dans Minute :

Mardi 2 janvier, « C à vous », France 5

Marc-Olivier Fogiel, qui se rend très fréquemment aux Etats-Unis pour des raisons familiales, se dit surpris par la perception qu’ont les Français de Donald Trump, perception très éloignée de celle des Américains :

« Je vois beaucoup de gens là-bas – en dehors de New York, puisqu’à New York, c’est évidemment les anti-Trump. Dans la réalité de l’Amérique pas si profonde que ça, par exemple en Floride, c’est un héros. Je suis halluciné de ce qu’on dit ici, à juste raison je crois, et la façon dont il est perçu par des Américains qui réfléchissent et qui trouvent qu’aujourd’hui il fait beaucoup de bien à leur pays et qui sont fiers d’avoir un président tel que lui. »

Posté le 10 janvier 2018 à 09h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

08 janvier 2018

Rob Dreher sur TV Libertés : Le pari bénédictin

Le journaliste américain Rod Dreher vient parler de son ouvrage :”Le pari bénédictin : comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus”. A travers cet ouvrage, ce penseur influent du milieu conservateur américain revient sur la crise politique qui touche les sociétés occidentales et plus particulièrement son pays les Etats-Unis. Assez sceptique quant à l’avènement de Donald Trump, il propose un renouveau de l’occident chrétien en s’inspirant du monachisme qui permis de faire face à l’effondrement de Rome. Un entretien avec un doublage assuré par Hervé Grandchamp.

Posté le 8 janvier 2018 à 19h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

04 janvier 2018

Ohio : la loi interdit les avortements des fœtus porteurs de trisomie 21

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

Unknown"Le Gouverneur de L’Ohio, John Kasich, a signé le 22 décembre la loi qui interdit les avortements des fœtus porteurs de trisomie 21. Les médecins qui pratiqueraient de tels avortements encourent 18 mois de prison, une amende de 5000 $, et la perte de leur licence médicale. La loi va évidemment être attaquée en justice par les défenseurs des « droits reproductifs » et des « soins d’avortement » (abortion care…).

Une loi similaire votée dans l’Indiana en 2016 a été bloquée par un juge fédéral.

Toutefois, celle du Dakota du Nord, entrée en vigueur en 2013 n’a pas été contestée. Dans l’unique avortoir de l’Etat on dit ne pas avoir vu de cas."

Posté le 4 janvier 2018 à 17h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Donald Trump nommé personnalité pro-vie de l'année 2017 par Opération Rescue

Trump-NewmanOpération Rescue a annoncé que le lauréat du Prix de la personnalité pro-vie de l'année 2017 est le président. Donald J. Trump. Ce prix est décerné chaque année par Operation Rescue pour récompenser les personnes qui travaillent à faire avancer la cause de la protection des enfants non-nés.

"Il s'est avéré être le président le plus pro-vie que nous ayons eu dans l'histoire moderne et a soutenu sa rhétorique pro-vie avec des actions comme nul autre avant lui. Depuis que Trump a pris ses fonctions, il a accompli plus de choses pour l'agenda pro-vie que n'importe quel autre président.

  • Trump a nommé le juge conservateur et pro-vie Neil Gorsuch à la Cour suprême des États-Unis.
  • Il a refusé l'argent public à ceux qui commettent et encouragent les avortements dans le monde.
  • Le Département de la Justice de Trump a lancé une enquête officielle sur le trafic d'embryons par Planned Parenthood.
  • Il a activement soutenu la législation pro-vie, telle que la Loi sur la protection des enfants à naître, qui est actuellement tenue au Sénat des États-Unis.
  • Il soutient la législation visant à ne plus financer Planned Parenthood aux États-Unis, et supprimé un décret d'Obama qui forçait les États à financer Planned Parenthood.
  • Il a travaillé pour nommer dans son administration des gens pro-vie et les a mis dans des endroits où ils peuvent faire le plus de bien.
  • L'administration de Trump a pris des mesures actives au sein de la santé et des services sociaux et d'autres organismes pour établir des politiques pro-vie qui protègent les embryons.
  • Il a fourni des protections pour ceux qui ont des convictions religieuses et morales afin e ne pas financer des médicaments abortifs par l'intermédiaire d'Obamacare, et continue de travailler pour l'abroger et le remplacer.

Posté le 4 janvier 2018 à 08h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

03 janvier 2018

Le nombre d’admissions de réfugiés par les Etats-Unis au quatrième trimestre 2017 a chuté de 79 %

La submersion migratoire n’est pas une fatalité :

Refugees-ap_-640x480"Le nombre d’admissions de réfugiés par les Etats-Unis au quatrième trimestre 2017 a chuté de 79 %, à 5.323, par rapport aux 25.671 du quatrième trimestre 2016, dernier de la présidence de Barack Obama. Seuls 13 % des réfugiés admis au quatrième trimestre 2017 étaient musulmans, soit 715, et 60 % étaient chrétiens, selon les données publiées par le Département d’Etat. Au dernier trimestre 2016, 46 % des réfugiés admis étaient musulmans, soit 11.851, et 44 % chrétiens, soit 11.377.

Ce renversement s’illustre aussi dans le classement des pays d’origine. Au trimestre dernier, arrivait en tête le Bhoutan (1.535), suivi de la République démocratique du Congo, de la Birmanie, de l’Ukraine et de l’Erythrée. Le nombre de réfugiés provenant de Syrie (33) et de Somalie (128) a diminué de façon vertigineuse. Au dernier trimestre de la présidence Obama, en revanche, les cinq principaux pays d’origine étaient, par ordre décroissant, la République démocratique du Congo (5.179), la Syrie, la Somalie, la Birmanie et le Bhoutan. Au total, durant le dernier trimestre 2017, 298 réfugiés seulement ont été admis aux Etats-Unis en provenance des sept pays (à dominante islamique) dont les ressortissants sont temporairement interdits d’entrée par l’Ordonnance 13679 du président Trump, signée le 27 janvier 2017 : Somalie (128), Irak (77), Syrie (33), Soudan (31), Iran (29), Yémen (0) et Libye (0).

La remarquable réduction du nombre d’admission de réfugiés signe la réalisation de l’engagement de campagne de Donald Trump, qui répondait à une demande pressante de l’électorat face aux dangers d’une infiltration de terroriste dans la cohorte des réfugiés, principalement en provenance de pays à majorité musulmane. Cet engagement était symétriquement et exactement contraire à celui d’Angela Merkel et autres dirigeants ouest-européens qui ont ouvert les portes dès 2015 à une immigration de masse en provenance du Moyen-Orient et d’Afrique sous prétexte humanitaire mais à visée occulte de compensation démographique, de moins-disant salarial et de division religieuse. Avec les conséquences sécuritaires que les Européens ont subies, en particulier les femmes allemandes, néerlandaise et suédoises au tournant de l’année 2016 et les divers attentats qui ont ensanglanté le Vieux Continent. [...]"

Posté le 3 janvier 2018 à 20h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

22 décembre 2017

Prière publique au Conseil des ministres de Donald Trump

Posté le 22 décembre 2017 à 11h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

21 décembre 2017

Fermeture de 32 centres du Planning familial en un an

Aux Etats-Unis, selon une étude publiée ce mois-ci par l'American Life League. Jim Sedlak, directeur exécutif de l'American Life League, a déclaré qu'il y avait «une preuve croissante du déclin de Planned Parenthood» et «un regain d'optimisme que la fin de l'organisation pourrait arriver plus tôt que nos estimations les plus optimistes il y a deux ans».

"La preuve est claire: le peuple américain en a marre de Planned Parenthood".

Capture d’écran 2017-12-21 à 08.16.36Le nombre d'institutions de Planned Parenthood est de 597, contre 938 cliniques en 1995. Les auteurs de l'American Life League rapportent que Planned Parenthood a tenté d'ouvrir des «bâtiments plus grands et plus haut de gamme» afin d'attirer des clients et de compenser la diminution du nombre de sites.

Un rapport publié mardi par Operation Rescue Pro-Life a révélé que 49 centres d'avortement ont fermé ou interrompu les services d'avortement cette année. Le nombre de cliniques d'avortement a diminué de 27 par rapport aux totaux de 2016. Troy Newman, président d'Operation Rescue, a déclaré :

"Nous sommes ravis que le cartel de l'avortement soit en train d'imploser et de fermer". "Nous faisons des progrès, mais ils ne restent pas sans combattre, et nous continuons à travailler et à prier pour que nous voyions bientôt la fin de l'avortement dans notre pays."

Quatre cliniques ont fermé en Californie, tandis que l'Arizona, l'Iowa, le New Jersey et la Pennsylvanie ont perdu trois cliniques chaque année. Le Wyoming a perdu son unique centre de Planning Familial, rejoignant le Dakota du Nord comme seul état où Planned Parenthood ne fonctionne pas. Il existe cinq juridictions avec un seul centre de planification familiale: le District de Columbia, le Mississippi, le Rhode Island, le Dakota du Sud et la Virginie Occidentale.

Selon le dernier rapport annuel de Planned Parenthood, 2,4 millions de patients ont visité le géant de l'avortement en 2015, contre 3 millions en 2012. Les avortements sont toutefois restés stables. Planned Parenthood a compté 328 348 avortements au cours de l'exercice 2015 comparativement à 323 999 l'année précédente. 

Posté le 21 décembre 2017 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Le gouvernement américain prie pour remercier le Bon Dieu d'avoir pu réformer l'ObamaCare

Capture d’écran 2017-12-21 à 07.21.33Le ministre du logement de Donald Trump a récité, en pleine réunion gouvernementale à la Maison Blanche et à la demande du président américain, une prière chrétienne pour remercier Dieu de la victoire politique obtenue au Congrès sur la réforme fiscale.

Réuni avec ses ministres et ses principaux conseillers peu avant le vote à la Chambre des représentant sur sa grande baisse d'impôts, Donal Trump a interrompu les discussions pour demander à Ben Carson, ancien neurochirurgien et chrétien adventiste, de réciter "une bonne solide prière". Mains serrées, yeux fermés et tête baissée, le président américain a été accompagné dans son recueillement par son équipe.

"Notre doux père au paradis, nous sommes si reconnaissants pour les opportunités et la liberté dont vous nous avez gratifiés dans ce pays".

Posté le 21 décembre 2017 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

20 décembre 2017

Californie : les LGBT qui harcelaient une boulangère ont été déboutés

13e8518e-898e-4e58-80fb-ef56abc47cd1Un juge de l'Etat de Californie a porté un coup sévère à la persécution contre une boulangère chrétienne. Le gouvernement avait déposé une requête surprise contre Cathy Miller, une pâtissière et propriétaire de Tastries Bakery, pour l'obliger à créer des gâteaux de mariage pour les personnes de même sexe, même si cela viole ses croyances religieuses. Le Fonds de défense pour la liberté de conscience (FCDF) a comparu en son nom à l'audience. Charles LiMandri, président et avocat du FCDF, a déclaré:

"Le gouvernement a lancé cette motion inutile sur Cathy sans préavis, l'obligeant à se démener avec moins de 12 heures pour se préparer. Ce manque de professionnalisme est juste un autre exemple des activistes LGBT et de la croisade de leurs alliés du gouvernement pour écraser Cathy à cause de ses croyances chrétiennes."

En août dernier, deux activistes LGBT sont entrés dans Tastries prétendant vouloir un gâteau de mariage, même s'ils s'étaient mariés en décembre dernier. Miller a respectueusement indiqué que la conception d'un gâteau personnalisé pour célébrer un mariage homosexuel violait ses croyances religieuses sur le mariage. Elle a ensuite recommandé un boulanger local qui pourrait créer leur gâteau. Les femmes sont rapidement reparties sur les réseaux sociaux pour diffuser ce qui s'était passé, déclenchant des messages de haine et des menaces de mort contre Miller et ses employés. Deux mois plus tard, les femmes ont déposé une plainte.

Le juge a refusé de juger l'affaire en urgence pour 3 raisons :

  1. Il n'avait pas encore entendu la version de Miller sur ce qui s'était passé;
  2. Il n'y avait pas d'urgence parce que le couple de lesbiennes voulait un gâteau de mariage en août dernier ;
  3. Il a reconnu que l'affaire affecte les droits fondamentaux des deux parties devant le tribunal.

Le juge a fixé une date d'audience pour l'affaire le 2 février 2018.

Posté le 20 décembre 2017 à 10h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

17 décembre 2017

Vladimir Poutine remercie Donald Trump

Il l’a remercié pour des informations transmises par la CIA qui ont permis d’éviter une attaque terroriste contre une cathédrale de Saint-Pétersbourg.

Le président russe a précisé qu’une cellule terroriste préparant une attaque contre la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan de Saint-Pétersbourg avait été déjouée et ce grâce aux informations des services de renseignement américains transmises à la Russie. Un peu plus tôt, le Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie (FSB) avait annoncé avoir arrêté plusieurs individus liés au groupe terroriste Daesh dans la seconde ville de Russie. Les extrémistes projetaient une série d’attaques dans des lieux publics, dont un attentat suicide dans la cathédrale.

Posté le 17 décembre 2017 à 19h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

16 décembre 2017

Empire ? Quel empire ?

Selon ce site, (en anglais), spécialisé dans l'étude des phénomènes de la mondialisation, en 2017, les forces spéciales étatsuniennes auraient été déployées dans 149 (cent quarante-neuf, vous avez bien lu) pays, selon les chiffres fournis au site tomdispatch.com par le commandement US des opérations spéciales. Ceci représente à peu près 75% des pays de la planète, à comparer aux 138 pays ayant "bénéficié" de ce genre de déploiements en 2016, Obama regnante. C'est aussi un saut de presque 150% depuis les derniers jours de GW Bush à la Maison Blanche. Chaque jour, il y aurait 8000 hommes de l'USSOCOM (le commandement des opérations spéciales US) déployés dans 80 pays environ.

Une conclusion s'impose : méfiez-vous de Vladimir Poutine !

Posté le 16 décembre 2017 à 21h12 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (5)

15 décembre 2017

Californie : la "Serra Cross" résiste à l'incendie

Lu sur Réinformation.tv :

Miracle-croix-Serra-Ventura-Californie-épargnée-incendies-e1513276337427"Installée en 1782, remplacée à plusieurs reprises du fait des outrages du temps, la « Serra Cross » marque le lieu où l’évangélisateur de la Californie, Junipero Serra plantait une première croix en bois au sommet d’une colline sur le territoire de la neuvième et dernière mission qu’il y fonda.

L’incendie Thomas qui ravage encore la Californie a frappé les communes de Santa Barbara et de Ventura, détruisant tout son passage – des rumeurs sur Internet annonçaient même qu’il ne restait rien de la croix qui marque la frontière entre les deux municipalités. En définitive, elle est toujours debout, un peu noircie par les flammes mais bien présente.

Il y a quelques années, la commune de Ventura où la croix est implantée a fait l’objet de poursuites de la part d’individus qui l’accusaient de violer le principe de la séparation de l’Eglise de l’Etat. En définitive, et contrairement à ce qui s’est passé pour la croix de Ploërmel, l’affaire n’a pas prospéré."

Posté le 15 décembre 2017 à 08h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

14 décembre 2017

Donald Trump est en train de dégauchir la justice américaine

Unknown-6Dans Le Point, Hélène Visiière s'inquiète : Donald Trump est en train de dégauchir la justice américaine. Depuis son arrivée, il a nommé près de 60 juges fédéraux. A la Cour Suprême, Donald Trump a nommé le conservateur Neil Gorsuch. Quatorze ont déjà reçu le feu vert. Ils sont aidés par le fait que les démocrates ont changé en 2013 les règles et que la confirmation se fait désormais à la majorité simple. Sur les deux dernières années de la présidence Obama, les républicains ont délibérément freiné ou bloqué des nominations. Ils ont confirmé seulement 22 juges, le taux le plus bas depuis les années 50. Par comparaison, lors des deux dernières années de la présidence Bush, le Sénat, contrôlé par les démocrates, avait confirmé 68 juges. 

Le choix des juges fédéraux est crucial parce que, ce sont eux, de plus en plus, qui décident in fine dans des sujets aussi importants que l'immigration, le redécoupage électoral, l'avortement ou la réforme de la Santé... Or, les candidats de l'administration Trump sont sélectionnés par la Federalist Society, et Heritage Foundation, deux think tank tout aussi à droite. Comme la plupart sont nommés à vie, leur influence va s'étendre bien après le départ de Donald Trump de la Maison-Blanche. John Bush, qui a été confirmé pour siéger à Cincinnati, a comparé l'avortement à l'esclavage, « les deux plus grandes tragédies de notre pays ». On comprend que les libertaires du Point soient choqués...

Ces nominations vont se poursuivre. Nombre de juges actuellement en poste sont âgés. Il devrait donc y avoir dans les années à venir beaucoup de vacances, y compris à la Cour suprême. Cela pourrait être le legs le plus important de l'administration Trump.

Posté le 14 décembre 2017 à 21h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

L'Etat islamique avait récupéré du matériel de guerre livré aux groupes rebelles anti-Assad

Selon un rapport qui a nécessité 3 ans d’enquête de terrain entre Kobané, en Syrie, et Bagdad, en Irak... alors que les spécialistes avaient en vain mis en garde l'Occident sur l'aide apportée aux rebelles :

C1-n6HQWQAAZPha.jpg-large"40 000 pièces récupérées sur les lignes de front et soigneusement analysées, des dizaines de contrats d’achat et d’exportation passés au crible : le rapport sur les armes de l’organisation Etat islamique (EI), publié jeudi 14 décembre par l’ONG Conflict Armament Research (CAR), est l’étude la plus complète produite à ce jour sur ce sujet aussi explosif que complexe.

Il fait la lumière sur les filières d’approvisionnement souvent tortueuses mises en place par l’organisation djihadiste, via la Turquie en particulier, pour constituer et entretenir son arsenal. Il démontre qu’au-delà des saisies réalisées dans les stocks des armées syrienne et irakienne, l’EI est parvenu à récupérer beaucoup d’armes fournies aux groupes rebelles syriens par leurs parrains étrangers, notamment les Etats-Unis et l’Arabie saoudite. Il révèle enfin que ces livraisons ont été effectuées quasi systématiquement en violation des accords conclus avec les pays où ces armes ont été produites – principalement des Etats d’Europe de l’Est – qui incluaient une clause de non-réexportation.

[...] l’EI a su détourner à son profit une partie du flot d’armes introduit en Syrie par les soutiens de la rébellion syrienne. Grâce aux numéros de série relevés sur les pièces auxquelles ils ont eu accès, les experts de CAR sont parvenus à retracer une partie du circuit suivi par ces armes : de leur fabrication, dans une usine de Bulgarie ou de Roumanie par exemple, à leur exportation vers les Etats-Unis ou l’Arabie Saoudite, puis leur livraison à des formations rebelles syriennes, et leur réapparition, pour des raisons inexpliquées, du côté de l’EI.

Dans un cas précis – un lanceur de roquettes anti-tanks de type 9M111MB-1 ATGW – le rapport affirme que seulement deux mois se sont écoulés entre son achat en Bulgarie par les Etats-Unis, en décembre 2015, et sa saisie dans un stock de l’EI, à Ramadi en Irak, en février 2016. Le rapport signale, photo à l’appui, qu’une batterie anti-char portative du même genre, portant un numéro de lot similaire et un numéro de série proche, a été utilisée en décembre 2016 par une unité rebelle syrienne, Jaysh Al-Nasr. Une même remarque est faite concernant une autre formation anti-Assad, The New Syrian Army. [...]"

Posté le 14 décembre 2017 à 21h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Pour sortir de la crise, les sociétés occidentales ont besoin d’élites économiques et politiques

Unknown-5De Christophe Guilluy dans Le Figaro (via):

"L’erreur de la plupart des observateurs est de présenter Trump comme un outsider. Ce n’est pas vrai. S’il a pu gagner, c’est justement parce qu’il vient de l’élite. C’est un membre de la haute bourgeoisie new-yorkaise. Il fait partie du monde économique, médiatique et culturel depuis toujours, et il avait un pied dans le monde politique depuis des années. Il a gagné car il faisait le lien entre l’Amérique d’en haut et l’Amérique périphérique. Pour sortir de la crise, les sociétés occidentales auront besoin d’élites économiques et politiques qui voudront prendre en charge la double insécurité de ce qu’était hier la classe moyenne. C’est ce qui s’est passé en Angleterre après le Brexit, ce qui s’est passé aux États-Unis avec Trump, ce qui se passe en Corse avec les nationalistes. Il y a aujourd’hui, partout dans le monde occidental, un problème de représentation politique. Les électeurs se servent des indépendantismes, comme de Trump ou du Brexit, pour dire autre chose."

Posté le 14 décembre 2017 à 21h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Planned Parenthood visé par une enquête du Département de la Justice

D'Olivier Bault sur Réinformation.tv :

Unknown-4"Le Département de la Justice américain a ouvert une enquête visant le géant de l’avortement Planned Parenthood. Cette enquête concerne les juteux profits réalisés par le Planning familial américain grâce à la vente illégale de tissus et organes humains prélevés sur les enfants avortés. Cette affaire, qui avait été révélée par la publication de vidéos tournées en caméra cachée par le Center for Medical Progress (CMP), a déjà fait l’objet d’un rapport à charge du Congrès des Etats-Unis. Du fait de l’opposition des milieux pro-avortement, il n’a cependant toujours pas été possible à Donald Trump de réaliser sa promesse de supprimer les subventions fédérales en faveur de Planned Parenthood.

Dans une lettre à la commission de la justice du Sénat, le Département de la Justice a demandé une copie des documents pris en compte par les sénateurs dans le cadre de leurs auditions. L’enquête du Département de la Justice est saluée par les organisations de défense du droit à la vie car sous la présidence Obama, ce même Département de la Justice avait refusé de faire respecter la loi qui interdit d’acheter et de vendre des tissus humains.

Parallèlement, deux sociétés californiennes de biotechnologies clientes du trafiquant d’organes d’enfants avortés par Planned Parenthood ont accepté de débourser 7,8 millions de dollars et de quitter définitivement la Californie en échange de l’abandon des poursuites à leur encontre. DV Biologics et DaVinci Biosciences apparaissaient dans les vidéos publiées pendant l’été 2015, et en septembre 2015 le bureau du procureur du comté d’Orange lançait sa propre enquête, avant d’engager des poursuites un an plus tard devant les tribunaux. L’accord passé avec les accusés leur fait perdre tous les bénéfices réalisés par le commerce illégal de tissus fœtaux, et il sera désormais interdit à ces deux laboratoires d’exercer une activité dans l’Etat de Californie. Elles ont entre 60 et 120 jours pour fermer leurs locaux californiens et elles doivent reconnaître officiellement leur responsabilité pénale au titre du viol des lois de l’Etat et des lois fédérales. [...]"

Posté le 14 décembre 2017 à 08h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)


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