25 juin 2017

Cour Suprême : le juge Républicain Kennedy pourrait démissionner

Unknown-13Anthony Kennedy est ce pseudo-juge conservateur dont la voix vient régulièrement renforcer le clan progressiste. Sa position controversée vient de son problème d'avoir vécu avec une peur bleue d'être "controversé"... Agé de plus de 80 ans, la rumeur court qu'il songe à remettre sa démission. Donald Trump pourrait alors le remplacer par un juge plus fidèle aux valeurs conservatrices et faire basculer ainsi la majorité de la Cour Suprême.

Donald Trump pourrait même, avant la fin de son mandat, nommer un 3ème Juge Suprême si Ruth Bader Ginsburg (84 ans, démocrate) démissionnait.

Posté le 25 juin 2017 à 15h33 par Michel Janva | Lien permanent

Donald Trump refuse de fêter la fin du Ramadan

Posté le 25 juin 2017 à 15h12 par Michel Janva | Lien permanent

23 juin 2017

ONU: les États-Unis bloquent une résolution sur l'avortement

Lu ici :

"Le Conseil de l'ONU des droits de l'homme a adopté aujourd'hui une résolution condamnant les abus et discriminations à l'encontre des femmes, mais les Etats-Unis ont refusé d'approuver un paragraphe mentionnant l'accès à l'avortement dans des conditions sanitaires sûres.

La résolution, présentée par le Canada, déplore "la persistence et l'omniprésence de toutes formes de violence à l'encontre des femmes et des filles dans le monde", et appelle les pays à prendre des mesures immédiates pour prévenir la violence et les discriminations basées sur le sexe.

La résolution a été adoptée unanimement sans vote mais plusieurs pays, dont le Bangladesh, la Chine et l'Egypte, ont exprimé leur désaccord avec tout ou partie du texte.

Le représentant des Etats-Unis Jason Mack a exprimé son soutien à "l'esprit" de la résolution. Mais il a souligné que les Etats-Unis ne pouvaient pas se joindre au consensus autour de la résolution en raison d'un paragraphe relatif au droit des femmes à l'avortement dans des conditions médicales sûres. Le paragraphe en question appelle les pays à faire en sorte que leurs services de santé procurent aux femmes des soins "complets et de qualité concernant la sexualité et la procréation", y compris "un avortement sûr lorsque de tels actes sont autorisés par la législation nationale". "Les Etats-Unis soutiennent pleinement le principe d'un choix volontaire concernant la santé maternelle et infantile et le planning familial", a déclaré M. Mack. "Mais nous ne reconnaissons pas l'avortement en tant que méthode de planning familial, et nous ne soutenons pas l'avortement dans nos programmes d'assistance à la santé en matière de procréation", a-t-il dit."

Posté le 23 juin 2017 à 07h21 par Michel Janva | Lien permanent

22 juin 2017

Trump, le climat et les accords de Paris : analyse décalée de Stanislas de Larminat

Posté le 22 juin 2017 à 09h13 par Michel Janva | Lien permanent

Elections partielles aux Etats-Unis : Trump met l'opposition K.O.

Et il s'en vante :

Le parti de Trump vient de remporter 4 élections partielles (Géorgie, Montana, Kansas, Caroline du Sud).

Les Démocrates, soutenus par les vedettes d’Hollywood, avaient voulu faire de ce scrutin du 20 juin dans la 6e circonscription de l’Etat de Géorgie un enjeu national. Le siège avait été laissé vacant à la Chambre des Représentants par le Républicain Tom Price, nommé par le président Donald Trump secrétaire à la Santé et aux Services sociaux des Etats-Unis. Conformément à la loi de Géorgie, l’élection s’est déroulée en deux tours et le deuxième tour qui a eu lieu le mardi 20 juin opposait les deux vainqueurs du premier tour. Malgré les sommes d’argent monstrueuses dont a bénéficié le candidat démocrate et les appels désespérés de plusieurs célébrités, c’est la Républicaine Karen Handel qui a remporté le siège avec 51,9 % des voix contre 48,1 % pour le Démocrate Jon Ossoff. Certes, cette circonscription est républicaine de longue date, mais Donald Trump n’y avait gagné la présidentielle qu’avec de 1,5 % de voix de plus que Hillary Clinton.

Les électeurs du Montana devaient voter, le 25 mai, pour choisir entre le républicain Gianforte et son rival démocrate, Rob Quist. Greg Gianforte remporte cette élection qui était considérée comme un test de popularité pour la jeune administration de Donald Trump.

En Caroline du Sud, le candidat républicain a remporté son duel avec 51% des voix.

Posté le 22 juin 2017 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent

16 juin 2017

Etats-Unis : un partisan de Bernie Sanders tire sur des élus Républicains

DCSwZ5KUIAENl4KJames Hodgkinson, 66 ans, partisan de l’ancien candidat démocrate à la présidentielle Bernie Sanders, militant de gauche et farouche opposant à l’actuel président américain Donald Trump, a mené plusieurs semaines d’observations avant de passer à l’acte. Ainsi, il s’est rendu très régulièrement, au cours des deux derniers mois, dans une salle de sport située à proximité directe du terrain de sport visé par la fusillade de mercredi. Equipé à chaque fois d’un ordinateur portable et d’un sac de sport, il ne faisait pourtant jamais de sport. De là, il pouvait observer les membres de l’équipe républicaine de baseball, composée d’élus du Congrès qui s’entraînaient quasi-quotidiennement depuis deux mois pour une rencontre prévue ce jeudi.

La fusillade a donc eu lieu sur le terrain de sport fréquenté par des élus du Congrès américain. Il y a cinq blessés. Steve Scalise, 51 ans, un chef de file du parti républicain à la Chambre des représentants, fait partie des victimes. Il a été touché à la hanche et emmené à l'hôpital MedStar de Washington. 

Posté le 16 juin 2017 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent

15 juin 2017

La folie du racisme anti-blanc

Jared Taylor est le fondateur de la revue « American Renaissance ». Ancien journaliste, notamment au « Washington Post », il était présenté en novembre 2016 par « l’Obs » comme « l’une des icônes de l’Alt-Right (“la droite alternative“) » ayant favorisé la victoire de Donald Trump. Au lendemain des événements dits d’Evergreen, il témoigne pour « Minute » de la folie du racisme anti-blanc qui règne dans son pays. Extrait :

Weinstein"Evergreen State College est un petit établissement dans l’Etat de Washington, sur la façade Pacifique. Depuis quelque années, les étudiants non blancs ont pour habitude de choisir un jour dit « jour d’absence ». Durant cette journée, tous les étudiants, sauf les blancs donc, se réunissent hors des locaux de l’établissement pour discuter sur le « racisme » et « l’oppression » que ferait régner la société « blanche ». Mais cette année les choses sont allées encore plus loin. Tout ce qui était blanc, étudiants ou enseignants, a été sommé de quitter l’université durant cette journée afin que les Noirs ou les Hispaniques puissent plus à leur aise discuter de cette prétendue « oppression ». Cette exigence incroyable a été acceptée par tout le monde. Ou presque. Un professeur de biologie, Bret Weinstein [photo], a dénoncé ce racisme anti-blanc et a annoncé son intention de rester ce jour-là dans l’université. Aussitôt, les étudiants noirs, mais aussi de nombreux Blancs, ont tenté de s’en prendre à lui physiquement. Il n’a dû son salut qu’à la protection de la police. Weinstein a été traité de « raciste » et les étu- diants ont exigé son licenciement. En vain, pour l’instant.

Ces événements d’Evergreen ont-ils eu un écho national important aux Etats-Unis ?

Oui car la confrontation entre Weinstein et les agitateurs a été filmée et mise sur internet. Beaucoup de monde, même à gauche, a trouvé lamentable le comportement de ces étudiants. J’emploie ce terme « d’étudiants » pour me faire comprendre d’un public français mais, en réalité, Evergreen est davantage un lieu où l’on va après l’équivalent du Bac. On n’y fait pas des études de bon niveau.

[...] La discrimination soi-disant « positive » a toujours été la discrimination officielle contre les Blancs. Mais comme malgré tous ces efforts de discrimination en faveur des « minorités », celles-ci réussissent globalement moins bien que les Blancs ou les Asiatiques, le système est obligé d’aller encore plus loin dans l’accusation contre les Blancs et leurs responsabilités dans l’échec de ces minorités. [...] La victoire de Donald Trump a rendu folle de rage la gauche américaine des campus. Tout ce qui n’est pas d’extrême gauche n’a pas droit de cité ou le fait à ses risques et périls. Il est quasiment impossible à quelqu’un de droite d’agir ouvertement dans une université. La violence contre lui serait aussitôt légitimée.

Les médias français parlent d’une hausse des tentions raciales due à des « crimes de haine » commis par des Blancs depuis le début de l’année. Vrai ?

Cette hausse est surtout une fabrication médiatique. Au lendemain de la victoire de Trump, un certain nombre de faits divers ont été montés en épingle. Passée l’excitation des premiers jours, il s’est avéré que plusieurs de ces faits étaient totalement inventés. Mais les médias comme les organisations de gauche avaient besoin de culpabiliser les Américains ayant voté pour Trump. [...]"

Posté le 15 juin 2017 à 16h02 par Michel Janva | Lien permanent

12 juin 2017

Donald Trump annule les célébrations de la propagande LGBT à la Maison Blanche

Comme quoi il n'y a pas que des mauvaises nouvelles :

Posté le 12 juin 2017 à 20h19 par Michel Janva | Lien permanent

02 juin 2017

Donald Trump annonce le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat

Mince, voilà un président qui tient ses promesses électorales.

Emmanuel Macron a réagi depuis l'Elysée. Il faut dire qu'il s'était bien leurré :

Capture d’écran 2017-06-02 à 08.20.52

Sur le sujet du climat, qui pollue véritablement toute réflexion sur l'écologie (relire notre réflexion sur ce sujet), retour sur ce que disait Stanislas de Larminat :

Posté le 2 juin 2017 à 08h27 par Michel Janva | Lien permanent

01 juin 2017

Que cherchent les Américains en Syrie ?

Voici une question à laquelle Antoine de Lacoste apporte des éléments de réponse pour le Salon Beige :

 

La situation militaire en Syrie s'améliore de semaine en semaine.

Autour de Damas, l'étau se desserre lentement mais sûrement. Plusieurs banlieues de l'est ont été libérées et les combattants islamistes évacués avec leurs armes légères et leurs familles.

Beaucoup se sont demandés pourquoi le régime syrien laissait ainsi partir sains et saufs des adversaires résolus, prêts à combattre à nouveau dès que possible. La réponse est simple : tout d'abord c'est une volonté des Russes, désireux d'accélérer le processus de libération du territoire syrien et de ne pas s'embourber dans un conflit sans fin, ce que l'Amérique leur avait prédit.

Ensuite, réduire des poches de résistances urbaines tenues par mille ou deux mille combattants aguerris peuvent être très coûteuses en hommes et l'armée syrienne n'en a guère les moyens.

Enfin, il faut voir où ces combattants sont envoyés : dans la province d'Idlib, dernier territoire important tenu par la rébellion, au nord-ouest du pays. Or, dans cette province, des milliers de combattants islamistes sont éparpillés, avec des intérêts antagonistes, et donc des règlements de compte réguliers qui font le bonheur de tous...

Il faut d'ailleurs souligner à ce propos que si l'évacuation de plusieurs banlieues de Damas a été possible, c'est aussi parce que plusieurs factions rebelles se sont joyeusement exterminées grâce notamment aux attaques répétées de Fatah el Cham (l'ex front al Nosra) contre ses concurrents légèrement moins islamistes qu'eux. L'armée syrienne a pu observer cela avec délectation.

Par ailleurs, des succès ont également été enregistrés au nord de Damas, entre Homs et Hama où plusieurs positions islamistes ont été pilonnées avec succès et, là-aussi, des centaines de combattants islamistes ont dû se replier vers Idlib. Cela n'a pas été sans mal car Fatah el Cham cherche précisément à éviter de subir cette stratégie d'enfermement dans la province d'Idlib et a lancé de nombreuses contre-attaques avec des bulldozers blindés bourrés d'explosifs conduits par des kamikazes.

Une fois de plus l'apport de l'aviation russe a été décisif.

Mais le front actuel le plus important concerne bien sûr les avancées vers Raqqua, capitale de l'Etat islamique, située dans le centre du pays.

La grande originalité de ce front, c'est que les forces spéciales américaines y sont très présentes et soutiennent activement les kurdes, officiellement chargés de libérer Raqqa.

Raqqa n'est pas du tout située dans une zone de peuplement kurde mais qu'importe : il faut bien utiliser la chair à canon disponible, cela évitera le retour de cercueils de boys en Amérique et donc des ennuis avec l'opinion publique.

Le problème c'est après : Raqqa tombera, c'est sûr, simple question de temps. Mais que feront les Américains après ? Vont-ils repartir pour finir de s'occuper de l'Etat islamique en Iraq et laisser les mains libres aux Russes en Syrie ? Ce serait logique mais la CIA, cet Etat dans l'Etat, ne l'entendra pas de cette oreille. De plus, avec Trump qui dit et fait n'importe quoi depuis qu'il est élu, tout est possible et surtout le pire.

Il va donc falloir observer avec soin les évènements des prochaines semaines car les incertitudes sont immenses.

Une seule chose est maintenant certaine mais elle est de taille : les islamistes ne prendront pas le pouvoir en Syrie. Les chrétiens syriens pourront donc progressivement reconstruire leurs maisons et leurs églises en remerciant les Russes et les Iraniens de les avoir sauvés d'un génocide programmé.

Parallèlement ils se demanderont longtemps comment leur vieille amie, la France, a pu soutenir avec autant de zèle des bandes islamistes armées et financées par le Qatar et l'Arabie Saoudite.

                C'est une honte collective qu'il faudra réparer.

Antoine de Lacoste

                                                                                                             

Posté le 1 juin 2017 à 15h00 par Carole d'Hombelois | Lien permanent | Commentaires (4)

29 mai 2017

Donald Trump fait échouer un accord immigrationniste

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"On a beaucoup dit que Donald Trump avait fait capoter une déclaration du G7 sur le climat, on a moins parlé de la déclaration sur les « migrants ».

La présidence italienne de ce G7 (qui se tenait en Sicile…) avait préparé un texte de six pages sur le sujet. Mais le représentant américain est arrivé avec un texte de... deux paragraphes. L’Italie aurait voulu annexer une déclaration séparée. En vain : tout le monde a remarqué que Donald Trump avait ostensiblement « écouté » le discours de l’Italien sans oreillettes…

Du coup il n’y a que le communiqué final, où sont insérées ces deux incises :

« En même temps, tout en garantissant le respect des droits de l’homme des migrants et des réfugiés, nous réaffirmons les droits souverains des États, individuellement et collectivement, à contrôler leurs propres frontières et à établir des politiques dans leur propre intérêt national et leur sécurité nationale. »

« Nous reconnaissons que les Etats partagent la responsabilité » (…)

« de renforcer le contrôle des frontières, d’établir des programmes de retour, et d’améliorer la coopération de renforcement des lois ».

Posté le 29 mai 2017 à 21h25 par Michel Janva | Lien permanent

Tournée internationale de Donald Trump : les relations internationales vont de plus en plus s’entretenir sur des bases bilatérales

Conclusion de C. Galactéros :

"[...] Du “Trump candidat” au “Trump Président”, il s’est produit une déperdition importante d’autonomie et de potentiel de rupture et d’innovation. Trump candidat accusait l’Arabie saoudite de financer le terrorisme ; Trump président signe avec elle le plus gros contrat d’armement de l’histoire des Etats-Unis et en fait un partenaire majeur de la lutte antiterroriste. Trump candidat qualifiait l’OTAN “d'obsolète” ; président, il l'entraîne sans mandat onusien dans la coalition anti-Etat islamique. Trump candidat voulait nouer avec la Russie un dialogue constructif ; Trump président doit entonner le traditionnel choeur de l’anti-russisme primaire, etc...

Au delà de ces inconséquences multiples et des déceptions qu’elles entraînent, une certitude se dessine et se renforce dangereusement : la marginalisation des Nations Unies comme forum ultime et légitime de la régulation des politiques de puissance nationales. Le droit onusien n’est clairement plus considéré comme contraignant par Washington, au grand dam de Moscou et de Pékin notamment. Notre monde est entré dans une phase de renationalisation forte, lourdes de menaces pour sa stabilité et pour la crédibilité des alliances de circonstance, parfois contre nature, qui sont échafaudées sans horizon et n’expriment que le plus cynique et brutal rapport de force. Le multiculturalisme triomphe et dissout nos sociétés, mais le multilatéralisme décline. La multipolarisation elle bégaye et les relations internationales entre puissances majeures vont de plus en plus se construire et s’entretenir sur des bases bilatérales. C’est le choix de l’Amérique et sans doute aussi celui de la Chine.

A Riyad comme Bruxelles, les déclarations de Donald Trump sont d’ores et déjà d’une importance cruciale pour les années à venir. Quelles que soient les pressions qui s’exercent sur le nouveau président et nonobstant ses sautes d’humeur, son imprévisibilité et ses maladresses, on a tort de moquer ses coups de menton et de mépriser son “bon sens”; tort aussi de postuler systématiquement que ce qui est bon pour l’Amérique est bon pour l’Europe et pour la France. Plus que jamais, il devient vital pour notre pays de redéfinir à bonne échelle sa politique étrangère, celle d’une puissance libre de pensée et d’action, indépendante et autonome, même si nous devons évidemment, dans un second temps, nourrir nos alliances en Europe et notamment celle qui nous lie à notre voisin allemand."

Posté le 29 mai 2017 à 19h28 par Michel Janva | Lien permanent

Ramadan : la rupture du "jeûne" c'est terminé au Secrétariat d'Etat des Etats-Unis

Depuis 1999, les secrétaires d'État américains, républicains et démocrates, ont presque toujours organisé l'iftar, le repas qui marque chaque soir la rupture du jeûne, ou une réception pour l'Aïd el Fitr.

Le service des Religions et des Affaires internationales du secrétariat d'État a été cette année éconduit par le chef de la diplomatie américaine. 

Posté le 29 mai 2017 à 07h24 par Michel Janva | Lien permanent

Avorter c'est bien, tuer des bébés ce n'est pas bien

L'affaire fait froid dans le dos, mais quand on légalise le meurtre de l'enfant à naître, en quoi cette affaire est-elle plus choquante ?

"Déjà condamnée pour le meurtre d’une fillette de 15 mois, l'Américaine Genene Jones a été inculpée jeudi pour avoir assassiné un bébé de 11 mois. Mais ce n’est pas tout. Cette ex-infirmière orginaire du Texas est désormais suspectée d’avoir tué une soixantaine de nouveaux-nés, selon des déclarations des autorités américaines relayées par l’AFP.

Âgée de 66 ans, l’Américaine avait déjà écopé de deux peines de réclusion de 99 et de 60 ans pour un meurtre et une tentative de meurtre commis dans les années 80. Alors qu’elle devrait bénéficier d’une remise de peine en vigueur à l’époque de ses deux condamnations, celle-ci aurait pu sortir de prison en mars 2018. Mais face à ces nouvelles révélations, l’ex-infirmière risque à nouveau une peine de 99 ans d’emprisonnement."

Posté le 29 mai 2017 à 07h22 par Michel Janva | Lien permanent

04 mai 2017

Le pape François recevra Donald Trump le 24 mai

C'est officiel :

"Le pape François recevra le président américain Donald Trump le 24 mai, a annoncé jeudi le Vatican, alors que les deux hommes avaient exposé leurs profondes divergences pendant la campagne électorale américaine l'an dernier. L'audience aura lieu à 8H30 (6H30 GMT) au Vatican, a précisé le Saint-Siège.

M. Trump est ensuite attendu le 25 mai à Bruxelles, avant de revenir les 26 et 27 mai en Italie pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G7 à Taormina (Sicile).  M. Trump a annoncé jeudi à Washington qu'il se rendrait à la fin du mois en Arabie saoudite, en Israël et au Vatican pour son premier voyage à l'étranger depuis son arrivée à la Maison Blanche".

Posté le 4 mai 2017 à 22h18 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Les jours de l'obamacare sont comptés

La Chambre des représentants a adopté un texte d'abrogation de la loi emblématique de Barack Obama sur la santé. Le président de la Chambre, Paul Ryan, a déclaré :

"Cette loi est la concrétisation de la promesse que nous avons faite aux Américains". "Nombre d'entre nous attendions ce jour depuis sept ans".

Le vote final fut très serré : 217 voix contre 213. Les 193 démocrates et 20 républicains ont voté non.

Le débat se déplace désormais à la chambre haute du Congrès, le Sénat.

Posté le 4 mai 2017 à 21h09 par Michel Janva | Lien permanent

Ingérence d'une puissance étrangère dans l'élection présidentielle = tollé médiatique

Sauf quand il s'agit de Barack Obama qui soutient Emmanuel Macron. Là, aucun journaliste n'y voit rien à redire. Imaginez Poutine soutenant Marine Le Pen, ne serait-ce que du bout des lèvres...

Dans-une-video-Barack-Obama-apporte-son-soutien-a-Emmanuel-Macron

Posté le 4 mai 2017 à 16h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Donald Trump nomme une pro-vie au planning familial

Le département de la santé et des services sociaux des Etats-Unis a confirmé mardi la nomination d’une opposante à la contraception à la tête du « Title X », un programme de planning familial. Ancienne professeure de droit, Teresa Manning a travaillé pour une organisation pro-vie et pour le Family Research Council.

 

Posté le 4 mai 2017 à 08h31 par Michel Janva | Lien permanent

22 avril 2017

Pour Trump, Marine Le Pen "est la plus ferme sur les frontières et sur ce qu’il se passe en France"

Suite à l'attentat islamiste des Champs-Elysées, Donald Trump a estimé que cet attaque aura une influence sur les présidentielles car les Français ne vont pas continuer à supporter cela : 

Interrogé ensuite par l'agence Associeted Press, le président des Etats-Unis, sans pour autant apporter un soutien réel, a déclaré à propos de Marine le Pen :

"Elle est la plus ferme sur les frontières et la plus ferme sur ce qui se passe en France"

Posté le 22 avril 2017 à 13h33 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

17 avril 2017

Donald Trump signe et promulgue la loi permettant aux Etats de ne pas financer le Planning familial

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Donald Trump a signé vendredi la loi votée par le Sénat le 30 mars permettant aux Etats d’interdire le transfert de fonds publics à l’avorteur industriel dénommé « planning familial ».

Dans les derniers jours de sa présidence, Obama avait fait voter in extremis un texte obligeant les Etats à subventionner le « planning familial », alors qu’une quinzaine d’Etats avaient décidé de supprimer leurs subventions suite aux vidéos prouvant le trafic de morceaux de fœtus.

Le 30 mars, le Sénat a invoqué le « Congressional Review Act » qui permet dans les premiers mois du nouveau gouvernement de revenir sur des dispositions prises pendant les derniers temps du gouvernement précédent.

Le texte a été voté par 50 sénateurs contre 50. Le vice-président Mike Pence, président du Sénat, a dû voter lui aussi pour faire pencher la balance dans le bon sens.

On saluera le sénateur de Géorgie Johnny Isakson, venu en fauteuil roulant à la suite d’une double opération, pour retourner ensuite à l’hôpital.

Et l’on saluera évidemment Donald Trump qui n’a pas hésité à signer et promulguer cette loi.

(Les deux sénateurs républicains qui ont voté contre sont Lisa Murkowski et Susan Collins, qui s’étaient déjà opposées à la nomination de Betsy Devos comme ministre de l’enseignement.)"

Posté le 17 avril 2017 à 18h15 par Michel Janva | Lien permanent

14 avril 2017

Donald Trump leurre les néo-cons

De Thomas Flichy de La Neuville :

"Les Etats-Unis viennent d’opérer trois actions militaires spectaculaires. Il s’agit en premier lieu d’une frappe effectuée le 7 avril sur la base syrienne de Sha’irat par 59 missiles de croisière, en second lieu de l’envoi du porte-avion Carl Vinson, accompagné de son escadre navale vers les eaux de Corée du Nord, et en troisième lieu du largage d’une bombe de type Moab en Afghanistan. Ces actions ont laissé penser que le président Trump opérait un virement à 180° de sa politique étrangère. En réalité, la base de Sha’irat fonctionnait à nouveau normalement un jour après l’attaque. Quant à l’escadre américaine, elle effectuait des manœuvres conjointes avec la Corée du sud depuis le 1er mars dernier. Ceci nous montre qu’il est parfois hasardeux de confondre les actions de communication militaire avec les véritables revirements stratégiques. 

Quelles sont donc les raisons de ces deux actions de communication, sans grand effet sur les équilibres géopolitiques du monde ? Il faut bien comprendre que le véritable front pour le président Trump n’est ni au Levant ni en Extrême-Orient mais bien à l’intérieur de la Maison Blanche. Le nouveau président a été élu malgré l’opposition de l’ensemble de l’appareil d’Etat, qui prédisait avec une grande constance sa défaite à venir dans les sondages. Il doit aujourd’hui s’emparer des leviers de commande des Etats-Unis malgré l’hostilité du pouvoir judiciaire, médiatique, et financier. Or ses soutiens fiables - qui ont déserté depuis longtemps les sphères de l’intelligence politique et culturelle pour se livrer aux activités mercantiles – sont trop peu nombreux pour pouvoir occuper les postes à responsabilité. Ceci explique en partie la militarisation de la haute administration. Le président a donc été élu, mais ne disposant pas de la masse critique de cadres compétents, il est paralysé. 

Pour le président, le temps est compté, puisque les mid-term elections auront lieu le 6 novembre 2018. Il sait que les présidents des Etats-Unis qui ont affronté avant lui la Federal reserve n’y ont pas survécu. Il s’agit d’Abraham Lincoln et de John Kennedy. Il lui faut donc donner des gages à ses adversaires. Il a dû accepter le renvoi de ses amis proches le général Flynn puis Steve Bannon. Il sait surtout que la seule façon de s’emparer du pouvoir tout en donnant des gages à ses adversaires néo-conservateurs qui ont pensé et mis en œuvre le chaos constructeur au cours de la dernière décennie, consiste à lancer des offensives militaires ou bien à faire mine de le faire. Le complexe militaro-industriel demandait des guerres maîtrisées pour écouler ses productions avec régularité. Donald Trump vient de le leurrer avec un brin de malice. Quelques heures après que les missiles de croisière eussent été tirés sur des hangars vides, l’adversaire, ébloui par les feux, ouvrait un large bec et laissait tomber sa proie. Le juge fédéral Neil Gorsuch – fidèle du président – était en effet adoubé par le Sénat. C’est la plus grande victoire intérieure de Donald Trump depuis le 20 janvier. Le corbeau honteux et confus jura, mais un peu tard qu’on ne l’y prendrai plus."

Posté le 14 avril 2017 à 18h44 par Michel Janva | Lien permanent

12 avril 2017

Un quotidien présente ses excuses à l'épouse d'un ex-candidat

Non il ne s'agit pas du Monde envers Pénélope Fillon, mais du Daily Mail envers Melania Trump :

Posté le 12 avril 2017 à 19h59 par Michel Janva | Lien permanent

Le Sénat des Etats-Unis adopte une résolution en faveur d'Asia Bibi

Lu dans Christianophobie Hebdo :

"Aujourd’hui [4 avril] les sénateurs des États-Unis Rand Paul (Républicain, Kentucky) et Chris Coons (Démocrate, Delaware) ont présenté la résolution S. Res. 109 appelant le Pakistan à mettre un terme à l’emprisonnement injustifié de la chrétienne pakistanaise Aasiya Noreen, appelée couramment Asia Bibi, et à réformer les lois qui ont conduit à prendre pour cible les minorités religieuses.

[Asia] Bibi a été accusée de blasphème après une querelle avec des voisines, ce qui a fini par lui valoir d’être emprisonnée, inculpée et, conséquemment, d’être condamnée à mort. Suite à un tollé international, la Cour suprême du Pakistan a suspendu son exécution. Si son exécution avait été accomplie, elle aurait été la première femme à être exécutée au Pakistan en application des lois sur le blasphème.

La résolution [présentée] met en lumière son cas et ceux d’autres minorités religieuses qui ont été les victimes aveugles des lois sur le blasphème au Pakistan. « Je suis de tout coeur avec Asia Bibi alors qu’elle continue à endurer son emprisonnement injustifié au Pakistan », a déclaré le sénateur Paul. « Il est grand temps pour le Pakistan de libérer immédiatement Asia Bibi et de mettre un terme à la persécution des chrétiens et des autres minorités religieuses ». « Personne et en aucun endroit du monde ne devrait être une victime pour avoir librement et pacifiquement pratiqué ses croyances », a déclaré le sénateur Coons. « En tant que membre de la commission des Affaires étrangères du Sénat et co-président du groupe sénatorial pour les droits de l’homme, je suis engagé à oeuvrer, sur le plan international, à la protection de la liberté religieuse et des droits de l’homme. J’exhorte le gouvernement du Pakistan à libérer Asia Bibi et à travailler à la promotion d’une société inclusive et pluraliste ce qui commence, pour lui, par la réforme de ses lois sur le blasphème ». L’affaire [d’Asia] Bibi a déclenché un scandale international et provoqué la ferme condamnation de groupe de défense des droits de l’homme. La résolution des sénateurs Paul et Coons est soutenue par Amnesty International, Human Rights Watch et International Christian Concern."

Addendum : Selon Yves Daoudal, il ne s’agit, pour l’heure, que d’une proposition de résolution.

Posté le 12 avril 2017 à 14h15 par Michel Janva | Lien permanent

11 avril 2017

437 bébés à naître sauvés de l’avortement

40daysforlife4La campagne de Carême des 40 Days for Life continue à nous transmettre de bonnes nouvelles. Hier, 437 enfants à naître avaient été sauvés de l’avortement.

Posté le 11 avril 2017 à 08h42 par Michel Janva | Lien permanent

10 avril 2017

L’énigme des 36 missiles US égarés... des hypothèses!

 5107471_7_228a_tir-de-missile-vers-la-syrie-depuis-un-detroyer_7c919e369b90f1f2da5331866be91c49

Que de flou, d'approximations et ainsi d’interrogations depuis le coup d’éclat de D. Trump le 7 avril 2017 ?

Le Contrepoint du 8 avril 2017 par Bassam Tahhan, grand spécialiste des questions syriennes donne des éléments d’interprétation sur l'énigme de ces 36 missiles égarés. Des éléments de réflexion plus globaux vont nous permettre de décrypter le jeu de communication des acteurs et celui de nos média.

A regarder et écouter sur le site de Eurasia Express (ici le lien) de l’équipe du journaliste indépendant Frédéric Saillot.

et sur Youtube ici le lien avec la video

On remercie Frédéric Saillot et Bassam Tahhan de leurs contributions à notre information.

Posté le 10 avril 2017 à 21h47 par Hildegarde Ru | Lien permanent | Commentaires (12)

La réforme de l'éducation aux Etats-Unis

Lu sur le blog de la liberté scolaire :

"L’élection de Donald Trump fait couler beaucoup d’encre depuis quelques mois. Fidèle à son programme libéral, il veut réformer l’école pour la rendre plus libre et indépendante de l’Etat. Le budget consacré à la réforme de l’éducation est important et supprime nécessairement des fonds à d’autres niveaux. Retour sur un projet éducatif aux conséquences controversées.

1,8 million d’enfants américains sont aujourd’hui scolarisés à domicile (sur près de 70 millions d’élèves) à cause de la montée de l’insatisfaction des familles (3/4 se montrent insatisfaites aujourd’hui par les propositions d’enseignement). Environ 3,4% des élèves américains suivaient un enseignement chez eux en 2012, d’après le Centre national des statistiques pour l’éducation, soit plus du double de 1999 (selon l’article du 14/03 du courrier international). Les prévisions augurent la hausse continue de ce chiffre avec l’application du programme de D. Trump.

Le gouvernement fédéral a décidé de suspendre une partie du budget qui autrefois profitait aux établissements publics afin de l’assigner aux chèques éducation ou vouchers et aux écoles conventionnées ou Charter schools. Rappelons que le chèque-éducation est une somme d’argent versée du gouvernement fédéral directement à l’établissement privé afin d’aider la famille à financer tout ou partie de la scolarité de l’enfant. Les charter schoolsont un financement public mais une gestion privée, elles sont donc à la fois libres de leurs moyens mais comptables de leurs résultats.

Betsy DeVos est depuis 2000 une fervente partisane de l’Alliance for School Choice, l’organisation la plus importante d’Amérique promouvant la liberté scolaire et a favorisé dans l’état de Michigan l’instauration des vouchers (cf. article du 25/11/16). Des mouvements de manifestations se sont fait connaître depuis qu’elle a proposé de verser des fonds fédéraux à toutes les familles qui quitteraient l’école publique.

D. Trump et B. DeVos ont ainsi ensemble décidé de retrancher 13,5 % soit 9,2 milliards de dollars au budget de l’éducation et d’accorder 1,4 milliard de dollars aux écoles libres dont 168 millions de dollars aux écoles conventionnées ainsi que 250 millions pour financer un nouveau programme aux écoles privées (selon le L.A times). Cette coupe budgétaire aura par exemple de lourdes conséquences sur le budget consacré à la formation des professeurs. Linda Darling Hammond, professeur à l’université de Stanford confie à Edsource que cette réforme se justifie par le fait qu’elle a pour but de réduire l’effectif des classes par la réduction du nombre de professeurs. Mais cette décision oblige aussi à restreindre le nombre d’emplois dans le personnel, les dépenses en matériel scolaire, en outils technologiques, en transports et devrait entraîner l’élimination de 20 programmes scolaires. La secrétaire fédérale de l’Education assure que cette suppression permettra la mise en place de programmes plus efficaces et économiques.

C’est l’état le plus peuplé, la Californie, qui s’apprête à subir les plus importants contrecoups de cette baisse budgétaire. En effet, au moins 15 circonscriptions scolaires vont perdre 18 millions de dollars. Il faut savoir qu’en 2014, ces districts recevaient un quart de tout le budget de l’Etat.

Le porte-parole même de la California Charter Schools Association, Jason Mandell, s’inquiète de ces restrictions budgétaires proposées au Congrès car elles vont aussi avoir un impact sur ces circonscriptions dans la mesure où elles sont financées par le gouvernement fédéral. Selon les différents budgets accordés aux charter schoolsd’année en année, leur différence d’implantation est flagrante. D’ailleurs Ron Rice Jr, directeur des relations gouvernementales au sein de la National Alliance for Public Charter Schools, dit lui-même que « l’argent fait toute la différence ». Les écoles conventionnées nécessitent aussi bien de l’argent fédéral que de l’argent national. Ainsi, une coupe dans le budget fédéral de l’enseignement public aura aussi une répercussion sur elles en tant qu’elles seront immanquablement touchées par les services qui leur étaient fournis dans le secteur public. En 2010, la Californie avait reçu 290 millions de dollars de la part de l’État fédéral qui ont permis d’aider 323 écoles conventionnées jusqu’en 2016. Pour l’année budgétaire 2016-2017, la Californie a reçu pas moins de 112 millions de dollars pour la même tâche.

Une autre conséquence de cette réforme budgétaire : un milliard de dollars de l’argent économisé est maintenant reversé à des programmes chargés de soutenir des étudiants aux parents à revenus faibles et 13 milliards de dollars pour financer l’Individuals with Disabilities Education Act (IDEA) qui profite à plus de 6,5 millions d’enfants handicapés. Cette coupe notable dans le budget attitré du domaine de l’Education a donc un double effet : d’une part, plus d’argent est directement dédié au financement d’écoles pour élèves en difficultés multiples et aux charter schools mais d’autre part, comme celles-ci dépendent de services fournis par le secteur public, elles sont également frappées au niveau global par le désengagement de l’Etat en matière d’éducation. Un paradoxe de la politique de Trump, malgré l’émergence considérable de la liberté scolaire au sein des Etats fédérés dont elle témoigne."

Posté le 10 avril 2017 à 16h35 par Michel Janva | Lien permanent

08 avril 2017

Syrie : Nicolas Dhuicq redoute que Donald Trump ne soit manipulé par les services américains

Le député de l’Aube Nicolas Dhuicq réagit au micro de Boulevard Voltaire après les frappes aériennes en Syrie décidées par le président Trump. Il redoute que ce dernier ne soit manipulé par les services américains (CIA, NSA)…

Par ailleurs, Nicolas Dhuicq insiste sur la nécessité de maintenir l’intégrité de la Syrie car sa partition signerait la guerre éternelle.


Nicolas Dhuicq : "Je redoute que ce soit les... par bvoltaire

Posté le 8 avril 2017 à 18h55 par Michel Janva | Lien permanent

07 avril 2017

Le juge pro-vie Neil Gorsuch a été confirmé par le Sénat à la Cour Suprême des Etats-Unis

Unknown-33Vendredi, le juge pro-famille Neil Gorsuch a été confirmé par le Sénat après une longue bataille parlementaire. Il remplace Antonin Scalia, décédé en février 2016 à 79 ans.

Neil Gorsuch, 49 ans, a été confirmé par 54 voix contre 45. 3 démocrates (qui veulent se faire réélire l’an prochain dans des Etats majoritairement républicains) ont voté pour lui. Face à l’obstruction des démocrates, qui n’ont pas digéré que les républicains, majoritaires, aient refusé de confirmer le candidat d’Obama l’an dernier, le Sénat a changé la règle de confirmation, passant d’une majorité qualifiée aux 3/5 (60 sénateurs) à une majorité simple (51).

Selon Yves Daoudal

Images-11"Cet épisode répond de façon éloquente aux milieux pro-vie qui se désolaient ou s’irritaient de l’audition de Neil Gorsuch devant le Sénat : celui qu’on avait présenté comme un juge pro-vie n’avait pas fait la moindre allusion qui permette de la classer ainsi, et s’était au contraire strictement attaché au respect de la légalité actuelle. On comprend pourquoi. Bien qu’il ait pris soin d’être parfaitement politiquement correct, il a fallu changer les règles pour que sa nomination soit confirmée. Tout « dérapage » aurait été fatal. Or ce qui compte est qu’il soit maintenant et définitivement juge à la Cour suprême, et si l’on se pose encore des questions, il suffit de voir comment les démocrates ont voulu à toute force l’en empêcher.

Cet épisode n’est pas sans lien avec la frappe américaine en Syrie. Le même jour, Donald Trump a nommé secrétaire à la Défense un vétéran pro-vie. Et l’on s’en félicite. Mais il se trouve que les pro-vie sont aussi, généralement, et surtout quand ils sont d’anciens officiers, des pro-guerre. La grande majorité des républicains est pour que l’Amérique continue d’être le gendarme du monde et frappe les méchants partout (surtout les Arabes). En outre Donald Trump est victime en permanence de la propagande médiatique qui en fait un agent de Poutine. Et l’immense majorité des Américains est anti-Poutine. La frappe en Syrie ressemble à l’audition de Gorsuch devant le Sénat."

Dans les faits, quatre juges sont clairement conservateurs et quatre progressistes. Et c’est Anthony Kennedy, un conservateur mou, qui joue les arbitres. C’est notamment lui qui avait fait pencher la balance en faveur de la légalisation du mariage gay, en 2015. Désormais, les démocrates sont suspendus à la santé de la très progressiste Ruth Bader Ginsburg (84 ans) et espèrent qu’elle ne décédera pas pendant la présidence de Donald Trump, sous peine de voir la Cour nettement pencher côté conservateur....

Posté le 7 avril 2017 à 19h54 par Michel Janva | Lien permanent

Frappe en Syrie, une opération de communication qui bénéficie aux Etats-Unis et à la Russie sans nuire à la Syrie

De Thomas Flichy de La Neuville :

Images-101 – La frappe de cette nuit montre le retour en force des néo-conservateurs au sein de l’appareil d’Etat américain. Ceux-ci étaient en compétition avec les isolationnistes pro-russes mais ont réussi à éliminer successivement le général Flynn puis Steve Bannon. Donald Trump leur a donné un gage symbolique cette nuit. Ceci va satisfaire les lobbys de l’armement qui craignaient par dessus tout, la fin des guerres américaines. Ceci va également satisfaire Israël dont les Etats-Unis se sont rapprochés. La frappe permet enfin de rassurer l’électorat américain qui était gêné par le rapprochement américano-russe. Elle lui donne l’illusion que l’Amérique demeure encore forte et indépendante. 

2 – Trump, même s’il a été élu, n’est qu’un président symbolique dans la mesure où il ne s’est pas encore véritablement emparé des leviers du pouvoir. Il a contre lui l’appareil médiatique, judiciaire et financier. Il n’a la main que sur 2 à 3 % des fonctionnaires. Ses fidèles sont trop peu nombreux pour combler les postes de hauts fonctionnaires. Sa diplomatie n’a pas été renouvelée. Elle est paralysée. C’est la raison pour laquelle la Chine craignait ces jours-ci que Trump ne déclenche un conflit de basse intensité en Asie. D’importantes manœuvres associant la Corée du Sud et les Etats-Unis ont lieu en effet depuis début mars. Elles mobilisent 300 000 hommes.  Or la guerre permet au président de s’emparer des leviers du pouvoir. Les Chinois avaient raison mais ils se sont trompés de théâtre.

3 – La frappe n’a aucun impact militaire. Elle a été opérée loin du front. Elle ne modifiera pas le rapport de force en Syrie. L’on sait que les armées opèrent régulièrement des frappes sur des hangars vides afin de calmer les politiques. Les Russes – dont la défense anti-aérienne pouvait facilement mettre la frappe en échec - ont été prévenus. Les Syriens l’ont été par la même occasion. Autrement, la frappe n’aurait pas été faite de nuit avec aussi peu de victimes. Imagine t’on d’ailleurs la conséquence d’une frappe de 50 missiles contre un dépôt d’armes chimiques ? Le nuage de vapeurs chimiques aurait pu contaminer n’importe qui. 

4 – Cette frappe bénéficie paradoxalement à la Russie qui – au delà des protestations d’usage – a intérêt à ce que Trump garde la face et surtout s’empare enfin du pouvoir. Poutine peut laisser Trump répandre l’illusion que l’Amérique a gardé un pied dans la porte en Syrie.

5 - La durée de vie d’un missile Tomawak est limitée et il est plus économique de le tirer plutôt que de le détruire. En en tirant 50, Trump a montré ses muscles sans prendre de grands risques. Toutefois, l’autorisation donnée par Poutine à cette frappe ne sera pas sans contreparties. Sans doute faut il attendre ces dernières là où on l’on s’y attend le moins : en Ukraine.   

Posté le 7 avril 2017 à 15h28 par Michel Janva | Lien permanent

Donald Trump prisonnier des néoconservateurs ?

C'est ce que laisse entendre cet article :

"Après la première séance publique du House Intelligence Committee sur les ingérences de la Russie (tenue le 20 mars en présence des directeurs du FBI et de la NSA), le commentateur ultraconservateur Rush Limbaugh, pessimiste, avait résumé le message du deep state à Trump : « Laisse les républicains de Washington diriger… sinon, c’est l’impeachment ! » Il est vrai que les efficaces arguments du camp Pelosi avaient un goût de réquisitoire en déchéance, tandis que les républicains, divisés, soutenaient Trump comme la corde soutient le pendu.

Il était clair, depuis deux mois, que le sénateur McCain, président-en-réserve-de-la-république-et-candidat-des-médias, avait kidnappé la politique étrangère américaine, se déplaçant en Ukraine, dans les pays baltes, au Proche-Orient, l’équipe de Trump (Rex Tillerson inclus) étant réduite à faire de la figuration.

Or, en cette semaine d’importance (visite du général al-Sisi, puis celle du roi Abdallah de Jordanie, et surtout celle du président chinois Xi Jinping), Trump embrasse avidement la thèse du bombardement-chimique-du-tyran-Assad et indique un changement de sentiment à son égard, cependant que son ambassadrice aux Nations unies admoneste la Russie, puis il exclut du National Security Council son fidèle allié Steve Bannon, pourtant idéologue du trumpisme (son plan : « refonte de la Sécurité, relance du nationalisme économique, déconstruction de l’état administratif »). Et l’on apprend, le 6 avril, du Speaker Paul Ryan, que le président du House Intelligence Committee, Devin Nunes, se récuse à son tour dans l’enquête sur les ingérences de la Russie. (Nunes a récemment levé le lièvre « Obamagate » sur les surveillances orchestrées sur Trump et son équipe. Serait-il un agent russe ?)

Victoire des sénateurs McCain et Graham, qui décernent maintenant une série de « bons points » à Trump sur les grandes chaînes… lui offrant son carnet de route : il faut maintenant geler une partie du territoire aérien syrien, bombarder les bases aériennes, et les Russes devront suivre, sinon tant pis pour eux…

Il est intéressant de noter que les Saoudiens sont passés il y a peu par Washington et qu’ils n’ont pas tari d’éloges sur Donald Trump, se livrant à une comparaison flatteuse pour lui avec Obama, insistant sur le sens des affaires de Trump et sa capacité à relancer la croissance. Le 24 mars, sur Fox News, le ministre des Affaires étrangères, Adel ben Ahmed al-Joubeir, disait de Trump : « C’est un être humain exceptionnel, il a une vision, il comprend le rôle du leadership américain dans le monde. » Puis, parlant de l’Iran et de la Corée du Nord : « Quand on [Obama, ndlr] laisse un vide, il se comble. »

La tactique du « parti unique » est simple : Nunes disparaissant de l’enquête sur la Russie de la Chambre, la commission du Sénat entamant ses travaux sur le même dossier, la seule chance de Trump d’éviter l’impeachment est de faire ce que les néocons lui diront de faire. S’il est bien sage, ils pousseront le bouton « Obamagate » et lui conserveront le pouvoir, et son gendre et prochaine victime, Jared Kushner, pourra rester… à une condition : annuler le plan de « nationalisme économique ». Charles Gasparino, journaliste économique de Fox News, précisait le 5 avril : « En matière de libre-échange, il semble que le président soit ramené au centre par son conseiller économique Gary Cohn, lui-même intime de Kushner. » Washington vaut bien une messe…"

Posté le 7 avril 2017 à 15h19 par Michel Janva | Lien permanent

Poutine dénonce l'agression américaine et demande une réunion de l'ONU

C8yK775UQAAPfzESuite à l'attaque américaine en Syrie, le président russe Vladimir Poutine a déclaré via son porte-parole :

"Le président Poutine considère les frappes américaines contre la Syrie comme une agression contre un Etat souverain en violation des normes du droit international, (se fondant) sur des prétextes inventés".

Cette frappe américaine risque d'affaiblir les efforts pour combattre le terrorisme, a déclaré le législateur russe Viktor Ozerov. La Russie va demander la tenue d'une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, a ajouté le chef de la commission de défense de la Chambre haute du Parlement russe.

Posté le 7 avril 2017 à 08h21 par Michel Janva | Lien permanent

Attaque américaine en Syrie : dans quel but ?

5107231_6_6b90_donald-trump-s-apprete-a-faire-une_41744b74b743133fdd017508b990a168Donald Trump a déclenché jeudi soir des frappes contre la Syrie en riposte à une attaque chimique présumée imputée à Bachar el-Assad. Ces frappes, première opération militaire des États-Unis contre le régime syrien, ont été menées avec 59 missiles de croisière Tomahawk, visant la base aérienne de Shayrat «associée au programme» d'armes chimiques de Damas et «directement liée» aux événements de mardi.

Mardi, un raid (trop ?) rapidement imputé à l'armée syrienne contre la localité de Khan Cheikhoun dans le nord-ouest de la Syrie a fait au moins 86 morts, dont 27 enfants, et provoqué une indignation internationale. Dans une adresse solennelle à la télévision, Donald Trump a affirmé que ces opérations étaient «dans l'intérêt vital de la sécurité nationale» des États-Unis. Le visage grave, le président républicain a affirmé que l'Amérique était «synonyme de justice», appelant les «nations civilisées» à mettre fin au bain de sang en Syrie. Donald Trump a encore accusé «le dictateur syrien Bachar el-Assad (d'avoir) lancé une horrible attaque avec des armes chimiques contre des civils innocents en utilisant un agent neurotoxique mortel».

Washington a prévenu Moscou à l'avance de ces frappes. Mais la Russie avait mis en garde les États-Unis. À l'issue d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU qui débattait depuis deux jours d'une résolution de condamnation de l'attaque, l'ambassadeur russe Vladimir Safronkov avait en effet averti des «conséquences négatives» en cas d'intervention militaire. Avec cette frappe, Donald Trump a pris la mesure militaire américaine la plus directe depuis le début de la guerre en Syrie il y a six ans. Barack Obama avait abandonné l’idée des frappes sur la Syrie en 2013. Jusqu’à présent, Donald Trump semblait revenir sur les ardeurs guerrières de l’ère Obama Clinton pour s’entendre avec Poutine. Aujourd’hui il fait prendre à son ambassadrice à l’ONU des postures de défi. 

De fait, on ne sait toujours pas qui a utilisé en 2013 en Syrie le gaz Sarin, bien que l’affaire ait permis à l’Occident de soutenir les rebelles dits modérés, dont Al Nosra. Cette fois encore Bachar el Assad se trouve accusé, unanimement, sans preuves

Sur Europe 1, Frédéric Pichon déclare :

"J'ai vu les chancelleries s'engouffrer avec beaucoup d'empressement dans un narratif qui accusait l'utilisation par Assad d'agents chimiques (...). Avec l'élection de Trump les Etats-Unis convergent sur un narratif russe qui est que Bachar Al-assad peut et doit rester au pouvoir. Donald Trump l'avait rappelé la semaine précédente. Depuis la chute d'Alep le régime avait le vent en poupe, et cet incident renverse totalement la situation, Assad redevient le paria de la communauté internationale, repart un peu à zéro en quelque sorte. On a l'impression que ça fait six ans que ça dure et qu'on ne sortira pas de cette opposition entre Occidentaux et Russes/Chinois de l'autre".

"Il y a toujours la même question de savoir qui on met à la place d'Assad ou, en tout cas, du système politico-militaire en Syrie en cas d'éviction d'Assad. Ce sont toujours les mêmes problèmes qui se posent et ça fait six ans que ça dure"

Cette affaire intervient dans un contexte particulier : la communauté diplomatique internationale, y compris en France et aux Etats-Unis, venait de faire savoir que le retrait de Bachar el Assad n’était plus un préalable au commencement de discussions sérieuses en vue d’un règlement politique. Dans ces circonstances, prendre le risque d’utiliser des armes chimiques était une profonde imbécillité pour le chef de l'Etat syrien... Alors, à qui profite ce crime ? L'attaque chimique a eu lieu la veille de la réunion de Bruxelles consacrée à la reconstruction de la Syrie, où d'aucuns craignaient qu'Assad ne regagne sa légitimité. Cette accusation d'utilisation d'armes chimiques vient ruiner en grande partie les efforts de la Russie pour réintégrer Damas dans la communauté internationale et faire converger les Occidentaux sur la priorité à l'éradication d'Al Qaïda et de l'Etat islamique.

Qu’y a-t-il donc derrière cette attaque américaine qui risque d'aggraver le chaos en Syrie ? S'agit-il de politique internationale ou de politique intérieure ? Une simple esbroufe pour montrer qu’il n’est pas l’ami de Poutine qu’on l’accusait d’être ? Une aventure qui ferait plaisir à la fois aux faucons israéliens, dont il a recherché les faveurs déjà par le choix de l’ambassadeur à Jérusalem, et au complexe militaro-industriel ? 

Posté le 7 avril 2017 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

06 avril 2017

Donald Trump choisit un chrétien pro-vie pour la Défense

Capture d’écran 2017-04-06 à 19.47.17Le président Trump a choisi un membre du Tea Party, un chrétien conservateur pro-vie et un ancien chirurgien de l'armée américaine, comme secrétaire à la Défense. S'il est approuvé par le Sénat, le sénateur de l'État du Tennessee, Mark Green, comblerait le poste occupé par Eric Fanning, nommé en 2016 par l'ancien président Obama surtout pour son homosexualité revendiquée.

Green, qui est devenu sénateur en 2012, pro-Reagan, est un conservateur chrétien, un vétéran, un père de 2 enfants, un mari et un homme d'affaires, ancien officier de l'armée et diplômé de West Point, populaire parmi les républicains du Tea Party.

La sélection de Green vient après celle de l'homme d'affaire Vincent Viola, qui a renoncé à sa nomination le mois dernier, ne pouvant pas abandonner ses affaires suffisamment.

Le lobby LGBTQ craignent que Green ait parrainé le projet de loi SB 127 qui cherchait à protéger les chefs d'entreprises pour qu'ils ne violent pas leur conscience religieuse et morale en participant à des cérémonies homosexuelles.

Posté le 6 avril 2017 à 19h55 par Michel Janva | Lien permanent

31 mars 2017

Le Congrès abroge le financement public du Planning familial

Le Congrès américain a abrogé jeudi une directive d'Obama destinée à sanctuariser les financements publics du planning familial. Le Sénat a adopté la mesure de justesse, après un vote à 50-50 départagé par le vice-président Mike Pence. La Chambre des représentants avait approuvé le texte en février. Il ne reste plus qu'au président Donald Trump à le promulguer.

Une douzaine d'Etats gouvernés par les républicains avaient voté localement pour interdire le transfert d'argent public à toute clinique qui pratique des avortements. L'administration Obama avait signé en décembre dernier une directive interdisant ce type de mesures de rétorsion. L'élue républicaine Diane Black, du Tennessee, s'est félicitée :

«Les femmes vulnérables qui cherchent de véritables soins de santé généralistes méritent mieux que des établissements centrés sur l'avortement comme Planned Parenthood».

Dans le même temps, la campagne de Carême des 40 Days for Life annonce que 251 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement au 28ème jour de la campagne (mardi 28 mars) !

Posté le 31 mars 2017 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent

29 mars 2017

Arizona : le retour de l'or et de l'argent

Lu dans Les 4 Vérités :

"[...] Le 9 mars dernier, le sénat de l’Arizona a adopté une loi donnant (ou plutôt redonnant) cours légal à l’or et à l’argent. Concrètement, cela signifie que l’or et l’argent redeviennent des monnaies – concurrentes du dollar. Or, tout le monde sait que le dollar et l’euro sont, en réalité, des fausses monnaies. Non pas au sens où elles seraient illégales, mais au sens où les États et les banques centrales manipulent leur valeur à l’envi. Par conséquent, reconnaître la valeur monétaire des métaux précieux est littéralement révolutionnaire : cela permet aux citoyens de se protéger contre les manipulations monétaires de leurs dirigeants. Selon toute vraisemblance, cela va soit chasser le dollar, soit, plus vraisemblablement, forcer ce dernier à flotter réellement sans manipulation. Accepter l’or comme monnaie interdit, en effet, l’usage de la planche à billets : si la Fed s’y aventure, tous les citoyens de l’Arizona vont se ruer vers l’or, si j’ose dire, et abandonner le dollar.

L’intérêt de cette décision, c’est qu’elle « risque » d’être contagieuse. Si un État accepte l’or comme monnaie, tôt ou tard, tous les États des États-Unis seront contraints d’en faire autant. Et, tôt ou tard, tous les pays seront contraints d’en faire autant. Mais c’est une bienheureuse contrainte. C’est – osons le paradoxe – une contrainte libératrice, car elle libère les agents économiques de la menace permanente de la manipulation étatique. Alors que l’or peut faire voler en éclats le monopole des banques centrales. Par ailleurs, le retour de l’or comme monnaie légale supprime aussi l’avantage indu du dollar comme principale monnaie d’échange – en particulier pour les matières premières – et donc la possibilité pour les États-Unis de faire payer leur planche à billets aux autres pays. Cela coupe aussi toute possibilité de faire valoir l’extraterritorialité du droit américain, plaçant de facto toute personne commerçant en dollar sous la loi américaine. [...]"

Posté le 29 mars 2017 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

27 mars 2017

Comment Poutine a gagné la guerre sans la faire

Capture d’écran 2017-03-26 à 18.37.17Thomas Flichy de La Neuville et Eloi Minjoulat-Rey signent un petit ouvrage de géopolitique intitulé Et la Russie sortit du tombeau, aux éditions Terra Mare. Le nouveau président des États-unis a récemment entamé des pourparlers avec la Russie. Les auteurs montrent que ce rapprochement russo-américain n’a rien d’inhabituel. Déjà, en 1863, la marine impériale russe était accueillie en grande pompe à New York. La Russie soutenait alors l’Union contre la Grande-Bretagne.

Cherchant à se désenclaver, la Russie s'est aussi rapprochée de la Turquie pour accentuer sa présence navale en Méditerranée orientale. Poutine a cherché à constituer un angle russe en Syrie, Égypte et Libye tout en s’implantant au Maroc. Au Levant, Vladimir Poutine s’est imposé comme le pivot des négociations. Mais la Russie ne s’arrête pas là puisqu'elle négocie également avec Israël, l’Arabie Saoudite, l’Inde ou encore le Japon, de façon à mettre fin à l’unilatéralisme américain. Dans cette affaire, c'est l'Union européenne qui risque de se retrouver bien isolée. Extrait :

"Hier, la France décidait de suspendre certaines exportations agricoles vers la Russie. Aujourd'hui, la Russie, fortifiée par ce jeûne forcé, est en passe de redevenir la grande puissance agricole qu'elle avait été avant 1917 : ses exportations agricoles lui rapportent davantage que les ventes d'armes. Pour M. Obama, qui a soutenu avec une grande constance les groupes djihadistes du Moyen-Orient à l'encontre de la Russie, le bilan de fin de règne est pour le moins amer : non seulement les Etats-Unis ont échoué à se rapprocher efficacement de l'Iran, mais encore, ils ont perdu leur seule carte maîtresse dans la région : la Turquie."

Posté le 27 mars 2017 à 11h29 par Michel Janva | Lien permanent

25 mars 2017

Report de la fin de l'ObamaCare

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le vote des députés américains sur l’Obamacare a d’abord été reporté, puis finalement abandonné, hier, faute de majorité. Il va de soi que tous les anti-Trump de la terre soulignent triomphalement cette « lourde défaite » du président américain.

Pourtant tous les députés républicains sont contre l’Obamacare, et ils sont majoritaires… Mais le projet de réforme est rejeté tant par ceux qui trouvent qu’il va trop loin que par ceux qui trouvent qu’il ne va pas assez loin…

Il est difficile d’imaginer qu’on puisse en rester là… D’autant que cette sécurité sociale imposée par Obama est contraire aux traditions américaines de liberté, y compris de la liberté religieuse."

Posté le 25 mars 2017 à 17h27 par Michel Janva | Lien permanent

24 mars 2017

Le Freespeechbus, contre l'idéologie du gender, dérange les extrémistes LGBT

Depuis début mars, un bus de l’association HazteOir parcourt les routes d’Espagne en rappelant les simples caractéristiques physiques d’un garçon et d’une fille. Une façon comme une autre de lutter contre l’idéologie du genre… mais l’association est accusée d’homophobie et d’incitation à la haine – le bus a été violemment caillassé à Pampelune mardi.

Le même bus, mis en place par le National Organization for Marriage, a été vandalisé à New York :

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Brian Brown explique dans cette vidéo en anglais l'intérêt de cette campagne (à laquelle Le Salon Beige participe).

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Ou comment un simple bus parvient à déranger les militants LGBT. Toute la presse étrangère en parle

Ignacio Arsuaga, président de l’association HazteOir, (« Fais-toi entendre », en espagnol), explique à Anne Isbeth dans Présent :

"Notre campagne, « The Bus of Freedom » (Le bus de la liberté), fait référence à l’existence, dans dix communautés autonomes ou régions d’Espagne, de lois faisant la promotion d’un modèle affectif et sexuel particulier, spécifiquement de l’idéologie du genre, pour tous les élèves de toutes les écoles. Il est évident que ces lois violent le droit fondamental des parents à éduquer leurs enfants conformément à leurs convictions et leurs valeurs.

Pourquoi faire cette campagne maintenant ?

La campagne a débuté en novembre avec la sortie du livre Savez-vous ce qu’ils veulent enseigner à votre enfant à l’école ? Les lois d’endoctrinement sexuel en font partie. Début mars nous avons lancé « The Bus of Freedom » parce que ces lois dont nous parlons vont être renforcées l’an prochain. Donc, ces mois sont décisifs pour informer la société espagnole de ce problème, spécialement les parents."

Posté le 24 mars 2017 à 15h38 par Michel Janva | Lien permanent

23 mars 2017

Cour suprême : le juge Neil Gorsuch sera-t-il réellement pro-vie ?

Le juge conservateur Neil Gorsuch est actuellement auditionné par le Sénat et devrait l’être jusqu’à la fin de la semaine, afin que soit confirmée sa nomination à la Cour suprême, opérée par Donald Trump à la fin janvier. Réinformation.tv analyse :

Unknown-19"On a célébré en ce choix du juge fédéral du Colorado, un geste pro-vie – ce qui est globalement une réalité. L’homme est protestant, épiscopalien. Du moins, c’est ce que les media rapportent, car Gorsuch a été élevé, en réalité, dans une foi toute catholique. Un abandon, une évolution ? Au profit de quelles libertés ? De quelles relativités ? C’est de cela dont il faut se soucier.

Un protestant épiscopalien

Plus tôt, ce mois-ci, l’administration Trump avait convoqué deux douzaines de chefs religieux à une réunion privée ayant pour mission de rassembler les soutiens de Neil Gorsuch, candidat à la Cour suprême – ce dernier est un fervent défenseur du 1er amendement de la Constitution, à savoir que l’Etat devrait rarement, ou jamais, contraindre la conscience des croyants. La conversation tourna sur l’origine religieuse de Gorsuch. Il se trouve avéré que le juge a été élevé dans la foi catholique mais fréquente aujourd’hui, avec sa femme et ses enfants, l’église épiscopalienne Saint-John’s à Boulder, dans le Colorado. Une congrégation qui, comme la ville, est politiquement libérale : installe des panneaux solaires, condamne la dure rhétorique contre les musulmans, accueille gais et lesbiennes… Son révérend, une femme, Susan Springer, a assisté à la Marche des Femmes, organisée contre Trump à Denver, le 21 janvier dernier. Phrase d’accueil du site web de la paroisse : « We are an inclusive, Christ-centered community »… Tout est dit.

« Neil Gorsuch est-il un secrètement un libéral ? »

Et ça en embête certains : un éditorial dans The Hill, un journal de Washington, a même titré : « Gorsuch est-il secrètement un libéral ? » Ne faudrait-il pas s’en inquiéter, autant que du Révérend Jeremiah Wright, l’ancien pasteur de Barack Obama ?! Les responsables de l’administration ont encouragé les chefs religieux à mettre de côté ces inquiétudes : Gorsuch doit être jugé sur ses seules opinions judiciaires. Il est vrai qu’elles sont assez louables chez ce républicain de longue date, membre de la « Federalist Society », une importante organisation juridique conservatrice. Il se dit pro-vie, contre l’euthanasie, pour la peine de mort…

Mais comme le faisait remarquer CNN, il n’a jamais conduit de dossier judiciaire sur l’avortement. Il a remarquablement défendu les droits religieux des corporations chrétiennes, en butte au « mandat contraceptif » de l’Obamacare, comme dans l’affaire Hobby Lobby c. Sebelius… Mais il aussi défendu un détenu musulman qui réclamait des aliments hallal ou un prisonnier amérindien dont les gardiens défendaient l’accès à une hutte à sudation – un rituel de la spiritualité amérindienne. « Il pense profondément à la morale, mais il dit que les juges n’ont pas le droit d’imposer leurs opinions aux autres ».

Un défenseur d’une certaine loi naturelle… jusqu’aux limites de la Constitution ?

Oui, il y a dans les gens qu’il a fréquentés, dans les livres qu’il a pu écrire, une réelle promotion de la loi naturelle. On retiendra les louanges qu’il a pu faire de son professeur d’Oxford, John Finnis, ancien membre de la prestigieuse Commission théologique internationale du Vatican et défenseur d’une loi naturelle, arc-bouté contre l’avortement et le mariage homosexuel. Ou son propre livre, écrit en 2006, sur « L’avenir du suicide assisté et l’euthanasie »… « C’est un homme qui a une très haute considération pour la sainteté et la dignité de la vie humaine », avait déclaré le vice-président pour les relations extérieures de l’organisation chrétienne « Focus on the Family ».

Mais sera-t-il, pour autant, réellement pro-vie ? L’avocat Leonard Leo qui conseilla le président sur les nominés à la Cour suprême, a déclaré que la question n’a jamais été explicitement soulevée au cours de leurs discussions. Gorsuch lui-même a mis en garde, en 2006, lors de sa nomination à la Cour d’appel pour le dixième circuit : « Mes vues personnelles, comme j’espère que je l’ai bien fait comprendre, n’ont rien à voir, en tout état de cause, avec l’affaire qui nous occupe. Les plaideurs méritent mieux que cela, la loi exige plus que cela ». Le travail des juge est « d’interpréter la loi, de rendre les décisions basées sur ce que dit le texte, et non sur ce qu’ils croient » avait-il encore dit – une vision « originaliste » de la Constitution, qui ne défend malheureusement pas tout de ce que peut et doit défendre un Chrétien.

Épiscopal ou catholique ?

On ne saura donc trop que penser, in fine. De même, la religion de Gorsuch est un peu « une zone grise », continue l’article de CNN : « s’il était confirmé par le Sénat, Gorsuch serait-il le seul juge protestant de la Cour suprême ou son sixième catholique ? » Ses amis proches et sa famille n’ont pas tous la même réponse… Neil Gorsuch eut, grâce à sa mère irlandaise, une éducation réellement catholique, comme en peut témoigner sa propre tante. Mais il se rapprocha, à la mort de ses parents, de son oncle, le révérend John Gorsuch, prêtre épiscopalien, à la ligne plutôt démocrate – qu’il qualifia d’ailleurs, lundi, de « héros ». Point intéressant : sur le formulaire d’adhésion à la paroisse épiscopalienne, « Holy Conforter », en Virginie, qu’il fréquenta avec sa femme entre 2001 et 2006, il indiqua qu’il était catholique. Et beaucoup de ses proches pensent aujourd’hui ainsi. Même le révérend Susan Springer est incapable de dire si Gorsuch se considère vraiment comme épiscopalien…

« Un homme de pensée large » qui doit rétrécir les espérances ?

Alors, a-t-il épousé les relativismes et les libertés de la progressiste Église épiscopale américaine ? Susan Springer, dans une récente homélie, l’a qualifié « homme de pensée large » – ce qui n’est pas une excellente indication. Le 14 janvier 2016, l’Église épiscopale des États-Unis a été suspendue de la Communion anglicane pour trois ans, parce qu’elle a décidé unilatéralement d’accepter le mariage homosexuel au sein de sa confession. On se rapproche de plus en plus d’une religiosité humanitaire des Droits de l’Homme, qui s’accommode fort bien de la mentalité moderne. Faut-il attendre de ce futur juge à la SCOTUS, autant que ce que certains prétendent ? Un peu, c’est certain. Autant, sûrement pas."

Posté le 23 mars 2017 à 08h13 par Michel Janva | Lien permanent

207 bébés à naître sauvés de l'avortement

La campagne de Carême des 40 Days for Life signale que 207 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement au 22ème jour de la campagne (mercredi 22 mars) !

Posté le 23 mars 2017 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2017

171 bébés à naître sauvés de l’avortement

La campagne de Carême des 40 Days for Life continue à nous transmettre de bonnes nouvelles. 141 enfants à naître ont  été sauvés de l’avortement au 19ème jour de la campagne (dimanche 19 mars) !

Americatho et Riposte Catholique soutiennent la chaîne de prière “de l’arrière” qui, en France notamment, invite à prier une dizaine de chapelet chaque jour et pendant les 40 jours de la campagne (qui se terminera le dimanche des Rameaux) aux intentions de 40 Days for Life. Plus d’un millier de personnes ont rejoint cette chaîne de prière : elle n’attend que vous car il n’est jamais trop tard pour s’y inscrire… Les adhérents reçoivent gracieusement une lettre quotidienne d’information qui donne des informations, des images des vigiles en cours, et les intentions de prière du jour. Si vous souhaitez vous associer à cette chaîne de prière ou recevoir un spécimen de la dernière lettre d’information, signalez-le nous ici en précisant bien : « Je rejoins la chaîne de prière » ou « Je souhaite recevoir la dernière lettre d’information ».

Posté le 21 mars 2017 à 08h54 par Michel Janva | Lien permanent

20 mars 2017

Nouveau "Fake news" médiatique : « Trump a refusé de serrer la main d’Angela Merkel »

Démonté par Dreuz :

Capture d’écran 2017-03-20 à 07.07.44

Capture d’écran 2017-03-20 à 07.08.14Ces médias ont du louper quelques séances de la rencontre :

Capture d’écran 2017-03-20 à 07.09.19 Capture d’écran 2017-03-20 à 07.09.36

Le porte-parole du président américain, Sean Spicer, a rejeté l'idée que Donald Trump aurait volontairement ignoré la chancelière allemande :

"Je ne pense pas qu'il ait entendu la question".

Sur la vidéo, on peut entendre un photographe demander un "handshake" (poignée de main), et voir Angela Merkel se tourner vers le président américain, lui demander s'il est d'accord puis se raviser, Trump restant de marbre.

Donald Trump a également nié cette version des faits, dénonçant des "fake news" : "En dépit de ce que vous avez entendu de la part des FAUSSES NOUVELLES. J'ai eu une EXCELLENTE rencontre avec la Chanclière Angela Merkel":

Posté le 20 mars 2017 à 07h59 par Michel Janva | Lien permanent

17 mars 2017

La vente d'enfants pèse autour de 4 milliards de dollars aux États-Unis

Selon une enquête des Echos :

"Parce qu’ils sont infertiles, gays, concentrés sur leur carrière ou trop âgés, un nombre croissant de couples américains se tournent vers les mères porteuses. De plus en plus de femmes congèlent leurs ovules, voire des embryons. On estime que le « marché des bébés » pèse autour de 4 milliards de dollars aux États-Unis. Et ce n’est qu’un début.

Posté le 17 mars 2017 à 18h03 par Michel Janva | Lien permanent

15 mars 2017

Dictature LGBT : le vent tourne

Aux Etats-Unis :

"Le gouverneur du Dakota du Sud, Dennis Daugaard, a signé la semaine dernière une loi qui stipule que les agences de placement d’enfants à adopter ne peuvent pas être contraintes d’offrir leurs services si c’est en contradiction avec leurs croyances ou leurs convictions morales.

Autrement dit les agences d’adoption peuvent refuser de confier des enfants à des paires de même sexe.

Ainsi au Dakota du Sud ne verra-t-on pas, comme dans le Massachussetts ou l’Illinois ou à Washington, des agences catholiques contraintes de fermer pour ne pas se renier.

Le fait que cette loi ait été adoptée et promulguée semble montrer que le vent est en train de tourner face à la dictature de l’anti-discrimination."

Posté le 15 mars 2017 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent

Interdiction du financement des ONG pro-avortement : le député FN Arnautu défend Trump

Marie-Christine Arnautu est intervenue en séance plénière du Parlement européen au sujet du rétablissement de la politique de Mexico adoptée par les présidents républicains depuis Reagan et interdisant le financement des ONG pro-avortement.

C’est une bonne nouvelle : les États-Unis ne chercheront plus à imposer plus au reste du monde, par le biais d’ONG comme le Planning familial international, des normes politiques héritées de la révolution culturelle de Mai 68. C’est le droit le plus strict des États-Unis de choisir leurs propres critères de financement des ONG.

Les instances européennes, de concert avec les médias et associations politisés, n’ont pas à instrumentaliser cette affaire pour nuire au président américain, démocratiquement élu. Elle dénonce aussi ceux qui sans cesse invoquent le droit international pour forcer les États à se soumettre aux dogmes libertaires et qui, ici, ignorent superbement à la fois la souveraineté des États et les engagements internationaux.

A l’heure où près de 50 millions d’avortement sont pratiqués chaque année à travers le monde, la réduction du recours à l’avortement devrait réellement devenir un objectif de santé publique comme le stipulent les engagements internationaux pris lors Conférence du Caire de 1994.

Posté le 15 mars 2017 à 17h01 par Michel Janva | Lien permanent

11 mars 2017

Lois pro-vie dans le Wyoming

Unknown-12Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le gouverneur du Wyoming, Matt Mead, a signé jeudi deux lois pro-vie. Elles sont très limitées, mais sont les premières depuis 28 ans dans cet Etat.

La loi 182 stipule que le médecin qui va pratiquer un avortement doit « informer la patiente de l’opportunité de voir une échographie de l’enfant non né et d’entendre les battements du cœur de l’enfant non né ».

La loi 116 fait de la vente, de l’envoi ou de la distribution de parties de fœtus avortés un crime.

Il y a aujourd’hui trois avortoirs dans le Wyoming, dont un du Planning familial au cœur du scandale sur le trafic de tissus et d’organes de fœtus."

En France, l'Inserm utilise des foetus avortés pour ses expériences.

Posté le 11 mars 2017 à 20h39 par Michel Janva | Lien permanent

10 mars 2017

40 Days for Life : 51 enfants à naître sauvés de l’avortement

De Daniel Hamiche :

"Lancée le mercredi des Cendres dernier, la campagne de Carême des 40 Days for Life manifeste déjà une remarquable réussite. Nous apprenons aujourd’hui que 51 enfants à naître ont déjà été sauvés de l’avortement au 9ème jour de la campagne (jeudi 9 mars) !

Americatho et Riposte Catholique soutiennent la chaîne de prière “de l’arrière” qui, en France notamment, invite à prier une dizaine de chapelet chaque jour et pendant les 40 jours de la campagne (qui se terminera le dimanche des Rameaux) aux intentions de 40 Days for Life. Au moins un millier de personnes ont rejoint cette chaîne de prière : elle n’attend que vous ! Les adhérents reçoivent gracieusement une lettre quotidienne d’information qui donne des informations et des images des vigiles en cours, et les intentions de prière du jour. Si vous souhaitez vous associer à cette chaîne de prière ou recevoir un spécimen de la dernière lettre d’information, signalez-le nous ici en précisant bien : « J’adhère » ou « Je souhaite recevoir la dernière lettre d’information ». Merci !"

Posté le 10 mars 2017 à 15h49 par Michel Janva | Lien permanent

08 mars 2017

"Dommages collatéraux": vers la fin de l'angélisme occidental ?

Intéressante analyse de Caroline Galacteros, polémologue, géopoliticienne et colonel de réserve, qui revient dans les pages son blog revient sur les biais d'analyse de "nos" medias et de "nos" "experts" quand il s'agit de rendre compte des actions de la coalition dirigée par les Etats-Unis d'une part, de celle appuyant le gouvernement syrien d'autre part. Extraits.

"Telle est la réalité que l’on n’a pas voulu voir et que l’on continue à taire : Il n’y a pas que les Soukhoï, les Migoyan-Gourevitch ou les lance-roquettes multiples Grad fabriqués en Russie qui tuent des innocents. Nos chasseurs-bombardiers Rafale ou nos pièces d’artillerie Caesar de 155 mm qui viennent en soutien de l’infanterie irakienne peuvent aussi faire des morts. La question n’est pas vainement polémique mais fondamentalement politique. Nous devons prendre conscience que la guerre ne peut être une virtualité mise à distance par la technologie. Elle ne peut se faire sur un champ de bataille stérilisé comme la table d’opération d’un chirurgien. La guerre n’est pas qu’un phénomène militaire. Elle s’inscrit dans un contexte politique, économique, social et culturel et en vérité éminemment humain, que l’on ne peut balayer d’un revers de la main, et finalement, nous entretenons avec la guerre une proximité bien plus grande que nous ne voulons le reconnaître. Le monde du 21e siècle n’est pas celui de la fin de la guerre (pas plus que celui d’une “fin de l’Histoire” d’ailleurs). La guerre n’est pas un résidu, une survivance que l’on aurait réussi à endiguer aux confins du monde néolibéral dans des enclaves d’arriération politique qu’il serait possible d’épurer de leurs scories rétrogrades - en l’espèce islamistes - en séparant cette ivraie d’un bon grain civil épargné par nos armements d’une précision chirurgicale. Il nous faut enfin prendre conscience que les décisions de politique étrangère, mais souvent aussi de politique intérieure (pensons en France au cocktail explosif de l’intégration bloquée, de l’immigration continue et de la paupérisation des classes populaires et moyennes) peuvent avoir des conséquences guerrières, donc meurtrières. Les chefs d’Etat et de gouvernement “fabriquent” cette matière que l’on nomme l’Histoire et ne sont pas de simples comptables pour lesquels la complexité historique se réduirait à un équilibre des comptes publics."  

[...] En l’occurrence, Alep n’a pas plus été une “sale guerre” que Mossoul n’a de chances d'être une “guerre propre”. On peut critiquer la brutalité de la tactique russe, celle d’une Armée syrienne historiquement formée et encadrée  par les cadres de l’Armée rouge, mais on ne peut crier au génocide en faisant mine de croire que la Coalition (avec pour chef de file les Etats-Unis…) allait quant à elle pouvoir miraculeusement épargner les populations civiles à Mossoul. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’accabler les Américains ! Les erreurs stratégiques américaines commises depuis 2003 ayant très largement participé à l’éclosion de Daech, il fallait bien que les Etats-Unis soutiennent le gouvernement de Bagdad et les autorités d’Erbil pour reprendre Mossoul, la grande ville sunnite de l’Irak, détruire l’Etat islamique avant de trouver – on en est encore très loin ! – un compromis politique viable offrant aux Sunnites des garanties et des contreparties vis-à-vis de la domination politique chiite."

Posté le 8 mars 2017 à 08h44 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (1)

07 mars 2017

Donald Trump a écrasé au bulldozer les piliers de la culture bobo alter- et ultra-mondialiste

Vivien Hoch, fondateur du Comité Trump France, répond à Breizh-info.com. Extrait :

Images"Donald J. Trump est à l’image de ce qu’il a été depuis juin 2015, quand il a annoncé sa candidature à la surprise générale : un facteur de force et d’enthousiasme. Il redonne à tous ce que le monde occidental a oublié depuis longtemps : la fierté.

Beaucoup de personnes – politiques ou journalistes – ont tenté de marxiser la victoire de Trump. Ce serait à cause de la crise économique, de la mondialisation et du libre-échange que les « classes laborieuses » des régions désindustrialisées ont fait élire Donald J. Trump. Logorrhée journalistique et foutaises marxistes : l’économie ne vient pas avant l’identité. Les Américains n’ont pas peur de ce qui tue le corps, mais de ce qui tue l’âme. 

Donald J. Trump a d’emblée incarné le nouveau système de valeurs et de références à contre-courant de l’hégémonie culturelle de la gauche. Il a écrasé au bulldozer les piliers de la culture bobo alter- et ultra-mondialiste. Son slogan, « America First » veut dire : travaillez et achetez Américain, mais surtout : vivez en Américain.  Par lui et avec lui, le peuple Américain a recréé la démocratie et dressé un bouclier autour de la nation Américaine. C’est la principale attente des Américains. Aucun geste du Président Trump n’a, pour l’instant, contredit cette  attente.

Sa plus grande réussite, c’est d’avoir établit dans le marbre un rapport de force avec les médias et la gauche déjantée qui prétendent tracer les contours du débat public : aujourd’hui, le concept de « Fake News » constitue l’interface de la relation entre les peuples du monde et leurs médias. [...]"

Posté le 7 mars 2017 à 20h58 par Michel Janva | Lien permanent

Steve Bannon, le conseiller de Trump, a lu "Le Camp des saints"

Et le recommande :

C"entre octobre 2015 et avril 2016, le conseiller de Donald Trump, alors patron du site Breitbart News, a évoqué à quatre reprises le roman français dans son émission de radio, relève l’édition américaine du Huffington Post. Face à la question de l’accueil des réfugiés de Syrie et d’ailleurs, Bannon l’affirme : « Ce n’est pas une migration, c’est une invasion. » Et sa réponse, c’est le décret de Donald Trump, publié lundi dans une version révisée. [...]

« Certains ont dit que ce roman apocalyptique français était raciste et nativiste mais on y est au Camp des Saints, n’est-ce pas ? », demande Steve Bannon à un invité, en janvier 2016, accusant les « élites européennes séculaires [sic pour sécularisées, secularized en anglo-américain : visiblement le journaliste de 20 Minutes parle de ce qu'il n'a pas écouté…] de rester passives face à cette invasion islamique », comme dans l’œuvre de Raspail. L’ancien patron de Breitbart News, la vitrine de l’ultra-droite américaine (« alt-right »), évoque alors des spéculations du Forum économique mondial sur une possible vague migratoire « d’un milliard de personnes » en cas de crise économique globale des matières premières.

Pour Bannon, un fervent catholique issu d’une famille d’origine irlandaise, l’Occident « judéo-chrétien » est « en guerre contre le fascisme islamiste djihadiste », comme il l’expliquait via Skype lors d’une conférence au Vatican, en 2014. [...]"

Posté le 7 mars 2017 à 14h23 par Michel Janva | Lien permanent


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