19 février 2017

Jane Roe, RIP

Couv-Jane-Roe-AboWebNorma McCorvey, la “Jane Roe” de l’arrêt Roe contre Wade de la Cour suprême des États-Unis, a été rappelée à Dieu hier, samedi 18 février, dans sa 70ème année.

Il y a près de douze ans, Daniel Hamiche fit paraître dans L’Homme Nouveau, sous le titre « Culture de vie : nouvelle frontière de l’Amérique », un dossier consacré à l’arrêt du 23 janvier 1973 de la Cour suprême des États-Unis, Roe contre Wade, qui rendait constitutionnel le “droit” à l’avortement. Il y raconte l’histoire de Norma McCorvey, la “Jane Roe” de l’arrêt, qu’on manipula pour faire passer cet arrêt de mort, puis celle de sa prise de conscience du « crime abominable » de l’avortement, et enfin de sa conversion au catholicisme et au combat pro-vie.

Puis, les Éditions de L’Homme Nouveau publièrent en français son témoignage de première main sur la manipulation qui a abouti à l’arrêt sinistre de la Cour suprême et celui de l’histoire extraordinaire d’une conversion. Won by Love fut ainsi édité en français sous le titre L’Affaire Jane Roe. C’est vraiment un livre “événement” qui s’adresse à tous les défenseurs de la vie. 

A l'époque, cette mère célibataire à la vie compliquée, enceinte pour la troisième fois, avait attaqué la constitutionnalité de la législation texane, qui faisait de l'avortement un crime (il n'était possible d'avorter que si la vie de la mère était en danger). Quarante ans après, Norma McCorvey est devenue une fervente porte-parole de la lutte contre l'interruption volontaire de grossesse. Et ce, après s'être convertie au catholicisme, au cours d'un baptême dans une piscine, diffusé à la télévision. Norma McCorvey, activiste malgré elle, est devenue l'icône du droit à l'avortemement sans en avoir jamais subi elle-même (son troisième enfant est né quand l'arrêt de la Cour Suprême n'était pas encore rendu). Elle a par la suite affirmé avoir été «stupide» et surtout manipulée par ses avocates qui ne pensaient qu'à leur carrière et l'avaient ensuite abandonnée à son sort.

Posté le 19 février 2017 à 16h36 par Michel Janva | Lien permanent

18 février 2017

24 février : conférence d'André Bercoff à Toulouse

Affiche Bercoff

Posté le 18 février 2017 à 09h19 par Michel Janva | Lien permanent

17 février 2017

Traduction française d'une vidéo américaine sur la vente de foetus humains par le Planning familial

Vous reprendrez bien un peu d'informations constituant autant de délits d'entraves à l'avortement :

Posté le 17 février 2017 à 18h31 par Michel Janva | Lien permanent

15 février 2017

Réfugiés : Devrait-on accorder un statut prioritaire aux chrétiens ?

Communiqué de Bill Donohue, de la Catholic League des États-Unis, le 31 janvier, c’est-à-dire avant l’imbroglio politico-juridique qu’a créé le décret présidentiel de Trump imposant un moratoire à l’accueil de réfugiés de pays reconnus comme « particulièrement préoccupants » par le Président… Obama. Traduction par Christianophobie Hebdo :

Unknown-30"En novembre 2015, le Président Barack Obama avait déclaré, lors d’une conférence de presse du G20, que la proposition d’accorder un statut prioritaire aux réfugiés chrétiens de Syrie était « honteuse ». Il déclara : « Nous n’appliquons pas de critère religieux à notre compassion ». Maintenant il critique le Président Donald Trump pour faire bon usage de cette initiative. Ce qui est vraiment honteux, c’est l’hypocrisie d’Obama et celle de ses supporters. Selon la logique des critiques de Trump, Obama a utilisé un critère religieux pour empêcher les réfugiés chrétiens syriens d’entrer aux États-Unis, et c’est ce que Trump tente aujourd’hui de rectifier.

En outre, ces réfugiés le sont devenus en grande partie à cause de l’échec de la politique d’Obama au Moyen-Orient. La politique d’Obama d’accorder un statut prioritaire aux musulmans a été si flagrante qu’elle a attiré l’attention de Daniel Manion, juge à la Cour d’appel des États-Unis. En novembre, il a exprimé sa préoccupation sur l’absence quasiment totale de chrétiens parmi les réfugiés chrétiens. Il a remarqué que « sur les près de 11 000 réfugiés admis jusqu’à la mi septembre, seuls 56 étaient chrétiens ». Il a remarqué aussi qu’alors que « peut-être 10 % de la population syrienne sont composés de chrétiens, il n’y a eu d’admis aux États-Unis cette année que 0,5 % de réfugiés chrétiens ».

Ce n’est pas convaincant de dire qu’Obama n’a pas explicitement utilisé un critère religieux contre les chrétiens. Ses défenseurs ne peuvent pas gagner sur les deux tableaux. Si Obama n’a pas utilisé de critère religieux, alors Trump non plus – il n’y a pas de proscription des musulmans. Le décret présidentiel de Trump a été rédigé pour bloquer les réfugiés de Syrie et de six autres nations dirigées par des musulmans – il ne cible pas les musulmans. Car s’il y avait une « proscription des musulmans » [« Muslim Ban »], alors toutes les nations majoritairement musulmanes auraient été désignées. Elles ne l’ont pas été.

Devrait-on accorder un statut prioritaire aux chrétiens ? Absolument. Et pour une raison primordiale : ce sont les gens les plus persécutés sur terre. Ce n’est pas de la compassion que de traiter sur un pied d’égalité toutes les religions quand la répartition des victimes de la persécution religieuse – et les raisons de ces persécutions – sont si énormément inégales. Des millions de chrétiens ont été tués sous Hitler mais ils ne furent pas objets d’un génocide comme le furent 6 millions de juifs. Cela fait une différence. […] Pew Research Center signale une étude d’octobre dernier où l’on découvre qu’une majorité d’Américains estime que les États-Unis ne sont pas obligés d’accepter les réfugiés venant de Syrie. Bien sûr, des décisions sur un sujet d’une telle importance humanitaire ne peuvent pas être orientées que sur des sondages : les aspects moraux exigent un traitement présidentiel. Peu importe. Les résultats de cette étude devraient modérer ceux qui affirment désormais que le Président Trump a ouvert la boîte de Pandore : il fait ce que le peuple veut. En outre, cette boîte a été ouverte par Obama, lorsqu’il a accordé un traitement préférentiel aux réfugiés musulmans, victimes […] de ses décisions désastreuses en matière de politique étrangère. Le correctif apporté par Trump est une réponse directe à ces réalités."

Posté le 15 février 2017 à 08h58 par Michel Janva | Lien permanent

10 février 2017

Steve Bannon, le "Patrick Buisson" américain

Steve Bannon, ancien président exécutif de Breitbart News LLC, fut directeur de campagne de Donald Trump et est désormais conseiller stratégique du président. Voici l'extrait d'un article de Philippe Gélie dans Le Figaro. Le parallèle avec Patrick Buisson, qui dit la même chose sur cette fin du cycle des Lumières, est frappant :

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Posté le 10 février 2017 à 15h50 par Michel Janva | Lien permanent

Etats-Unis : Tom Price confirmé à la Santé

C4TsYsPW8AEXUC_The Marche for Life félicite le nouveau Secrétaire d'Etat à la Santé. Tom Price est un protestant évangélique, fervent partisan au Congrès d’une politique chrétienne en matière d’avortement et de mariage.

Le Sénat a confirmé sa nomination par 52 voix contre 47.

Tom Price, chirurgien orthopédique de formation, va pouvoir réécrire l'Affordable Care Act de 2010, aussi dénommée Obamacare, qui a permis le financement obligatoire de la culture de mort sur fonds publics. Il devrait aider les républicains, majoritaire au Congrès, qui travaillent déjà sur un texte de remplacement à l'Obamacare que le nouveau président des États-Unis Donald Trump a promis d'abroger. Membre de la Chambre des représentants depuis 2005 et actuel président de sa commission du budget, Tom Price a travaillé sur des textes pour remplacer l'Obamacare par des crédits d'impôts permettant de souscrire à une assurance maladie.

Posté le 10 février 2017 à 15h08 par Michel Janva | Lien permanent

09 février 2017

Immigration : Les Européens sont d'accord avec Donald Trump

Après le décret Trump interdisant temporairement l’entrée aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays musulmans, Chatham House, « l’Institut royal des affaires internationales », a voulu savoir ce qu’en pensaient les citoyens européens. C'est sans appel :

« Nous appuyant sur un nouveau sondage, et unique, de Chatham House auprès de plus de 10.000 personnes de 10 Etats européens, nous pouvons donner un éclairage nouveau sur ce que les gens pensent des migrations en provenance de pays musulmans. Nos résultats sont frappants et donnent à réfléchir. Ils indiquent que l'opposition à toute migration supplémentaire en provenance des Etats majoritairement musulmans n'est en aucun cas limitée à l'électorat de Trump aux États-Unis, mais est assez répandue. »

"Assez" voire "très" répandue. A la question "Etes-vous d’accord avec cette affirmation : « Toute nouvelle immigration de pays majoritairement musulmans doit être stoppée » ?" Les réponses sont en bleu : oui, en vert : sans opinion, en rouge : non.

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Posté le 9 février 2017 à 17h30 par Michel Janva | Lien permanent

08 février 2017

Les 3/4 des Américains veulent restreindre l'avortement

Lu sur Famille chrétienne :

"Près de trois Américains sur quatre (74 %), dont une majorité de militants prochoice (54 %), sont favorables à la mise en place de restrictions significatives de l’avortement, selon un sondage réalisé par le Marist Poll, un institut de sondage situé au collège des maristes à New York, pour les Chevaliers de Colomb, dont les résultats ont été publiés en janvier dernier. 22 % des Américains souhaitent limiter l’avortement aux trois premiers mois de la grossesse et 30 % au seul cas de viol, d’inceste ou pour sauver la vie de la mère. Près de six Américains sur dix appuient l’interdiction des avortements après vingt semaines de grossesse (59 % contre 53 % en avril).

[...] La moitié des Américains pensent que l’avortement a un impact négatif (50 %) à long terme sur la vie d’une femme, et près d’un sur cinq se dit incertain sur cet impact (19 %). Près de six Américains sur dix estiment que l’avortement est moralement mauvais (81 % de républicains, 40 % de démocrates).

Malgré ces résultats plutôt favorables au mouvement prolife, les Américains restent en majorité prochoice à 52 %, contre 42 % pour les prolife. 6 % des Américains sont sans avis sur la question. Mais les militants prolife sont plus attachés à leurs convictions : six Américains prolife sur dix s’identifient fortement à leur position, contre 52 % chez les prochoice

Posté le 8 février 2017 à 22h19 par Michel Janva | Lien permanent

Betsy DeVos nommée ministre de l’Education des Etats-Unis

LIl s’agissait hier de confirmer  au Sénat la nomination par Donald Trump de Betsy DeVos comme ministre de l’Education.

Betsy DeVos est connue comme une militante de la liberté scolaire absolue : elle veut établir le chèque éducation permettant le libre choix de l’école, y compris l’école à la maison. A titre de comparaison, c'est un peu comme si Anne Coffinier prenait la place de Najat Belkacem....

Jusque chez les républicains, Betsy DeVos était contestée. Alors que les gauchistes manifestaient dehors pour mettre la pression sur les élus, le Sénat s’est prononcé par 50 voix pour et 50 voix contre (deux sénateurs républicains ayant donc voté contre). En cas d’égalité c’est le vice-président des Etats-Unis qui fait la différence. Mike Pence a donc voté pour Betsy DeVos.

Posté le 8 février 2017 à 16h40 par Michel Janva | Lien permanent

07 février 2017

L'ambassadeur des Etats-Unis près l’Union européenne compare l'UE à l'URSS

Unknown-19Ted Malloch, proposé par Donald Trump comme ambassadeur des Etats-Unis près l’Union européenne, a déclaré dimanche à la BBC que le nouveau président entend traiter directement d’Etat à Etat pour la conclusion d’accords commerciaux, quoi qu’en pense l’UE.

« Trump ne se couchera pas devant les pouvoirs en place. Il dira ce qu’il pense même si cela devait le gêner ou le faire mal voir par les autres. On appelait cela de l’honnêteté, mais à l’ère du langage infantile du politiquement correct, des foutaises en général, on considère aujourd’hui cela comme de la malhonnêteté ».

Le quotidien de gauche britannique The Guardian publiait vendredi un éditorial annonçant :

« Il ne s’agit pas d’une politique de non-intervention. La politique en cours consiste à conduire le démantèlement de l’UE, grâce à la position dominante de la présidence et du site Breitbart, en vue de faire tout ce qu’ils pourront pour soutenir les forces populistes à travers l’Europe. Les victoires des partis nationalistes aux Pays-Bas, en France, en Allemagne et en Italie cette année, conduiraient à coup sûr à l’implosion de l’UE, et doivent donc être encouragées. »

Malloch s’est vanté :

« J’ai déjà eu des postes diplomatiques dans le passé qui m’ont permis d’aider à abattre l’URSS. Alors, peut-être qu’une autre Union a aussi besoin d’être domptée »

Il explique que son président

« n’aime pas une organisation qui est supranationale, non élue, où les bureaucrates peuvent se déchaîner et qui n’est pas franchement une vraie démocratie ».

Posté le 7 février 2017 à 21h42 par Michel Janva | Lien permanent

03 février 2017

Donald Trump : "La France à nouveau sous tension. Ouvrez les yeux”.

Suite à l'attentat de ce jour, le président américain a twitté :

“Un nouveau terroriste islamique radical vient d'attaquer le musée du Louvre à Paris. Des touristes ont été enfermés. La France à nouveau sous tension. Ouvrez les yeux”.

Posté le 3 février 2017 à 21h21 par Michel Janva | Lien permanent

L'Arkansas interdit l'avortement par démembrement (oui ça existe)

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

Unknown-13"Le gouverneur de l’Arkansas, Asa Hutchinson, a signé mercredi une loi votée par les deux chambres, qui interdit l’avortement par démembrement (officiellement appelé « par dilatation et évacuation », pour ne pas choquer…). Ce n’est que le 7e Etat à interdire cette horreur (mais dans deux d’entre eux elle est attaquée en justice et donc bloquée). L’avortement par démembrement pourra être puni d’une amende pouvant aller jusqu’à 10.000 $ ou six mois de prison.

L’avortement devient ainsi de facto impossible après 14 semaines.

La quasi totalité des médias hurle contre cette loi qui viole la liberté des femmes en leur interdisant la méthode d’avortement la plus sûre, et le Planning familial souligne que cette méthode est la plus utilisée au troisième trimestre de grossesse « aux Etats-Unis et dans le monde ». Fantasme d’avortueurs : il y a très peu de pays où les avortements tardifs soient permis (hors raison médicale).

Et les hurlements redoublent parce que la même loi permet aussi au conjoint de poursuivre le fournisseur d’avortement pour obtenir des dommages civils ou pour une injonction à empêcher l’avortement. Comme le texte ne stipule pas d’exceptions (viol ou inceste), de nombreux médias titrent sans vergogne que la loi permet aux violeurs de poursuivre leurs victimes…"

Posté le 3 février 2017 à 20h26 par Michel Janva | Lien permanent

02 février 2017

"Nous ne voulons pas nous retrouver dans la situation de la France avec une large population musulmane"

Dimanche soir, un haut responsable de l’administration Trump a briefé les journalistes en ces termes :

«La réalité est que nous ne voulons pas nous retrouver aux Etats-Unis dans la situation de la France, de l’Allemagne ou de la Belgique avec une large population musulmane.»

« On ne veut pas d’une situation où dans 20-30 ans il devient normal qu’il y ait régulièrement des attaques terroristes sur notre sol. Les Etats-Unis sont un pays souverain qui n’a absolument pas l’obligation d’intégrer n’importe quel immigré.»

Posté le 2 février 2017 à 22h13 par Michel Janva | Lien permanent

Donald Trump : réflexions pour éviter la gueule de bois

L'élection Donald Trump comme président des Etats-Unis est souvent interprêtée comme une bonne nouvelle parce que sa posture anti-mondialiste ouvre un large éventail de possibilités quant à l'évolution de la géopolitique mondiale. Nous partageons pour partie cet optimisme, fréquemment mis en relief par des analyses fouillées sur de nombreux sites, parmi lequel dedefensa, qui a récemment relaté le discours sans nuance du potentiel ambassadeur US auprès de l'UE, sur les intentions de destruction de l'UE qu'il prête à "son" président. C'est à lire ici.

Toutefois il s'agit de raison garder pour ne pas trop déchanter si l'avenir venait à ne pas confirmer celles des intentions de Trump qui nous paraissent bonnes pour la France et les nations éprises de liberté dans notre vieille Europe, comme ailleurs.

Ainsi le choix de ne pas inclure l'Arabie Saoudite parmi les pays dont les ressortissants ne sont momentanément pas admis aux Etats-Unis est symptomatique, si ce n'est d'une continuité par rapport à l'administration précédente, du moins d'un choix de remettre à plus tard les solutions radicales concernant les relations avec ce pays producteur et exportateur de pétrole de terroristes islamistes. Le JT de TV libertés du mardi 31 janvier y consacre son premier titre (à partir de 11 minutes).

Enfin, pour mettre tous ces éléments en perspective, nous reproduisons ci-dessous la dernière analyse, très intéressante selon nous, de stratediplo.

Un éléphant, ça schtroumpfe énormément. Le nouveau président états-unien, que la presse française en espérance d'interruption de processus démocratique a qualifié pendant deux mois de "président élu" pour éviter de le nommer "futur président", peut être appelé à jouer un rôle historique. Comme il l'a dit, cette fois il ne s'agissait pas d'une alternance formelle entre les deux étiquettes de la nomenklatura politico-financière, mais d'une véritable passation de responsabilité au peuple. La nomenklatura a eu le génie de se retirer maintenant, et le peuple a accepté d'assumer la responsabilité de la conduite passée. Les Etats-Unis sont un bolide sans frein ni direction lancé à toute allure vers un mur, et à quelques mètres de ce mur, alors qu'il ne reste que le temps de décider très vite si on va consacrer la dernière seconde et demie à se signer ou à éjecter le bébé par la fenêtre, le gouvernement réel a, préméditamment ou pas, passé le volant. Si le gouvernement fédéral a vraiment un pouvoir, c'est désormais à peine celui du choix des détails ultimes de l'effondrement économique.

On s'interroge néanmoins sur la possibilité d'un retournement de la politique internationale des Etats-Unis face à l'islam, en l'occurrence d'un renversement de la politique de soutien et promotion de l'islam qu'ils ont pratiquée depuis un tiers de siècle en Asie, Europe, Afrique et Océanie. Ce revirement-là n'est pas impossible. En vérité ce choix stratégique de l'islam était arbitraire et n'était déterminé par aucune fatalité ou contingence incontournable. Qu'il s'agisse de soumettre leurs ennemis ou de miner leurs rivaux, les Etats-Unis auraient très bien pu choisir un autre vecteur ou une autre idéologie, voire conclure simplement des alliances de circonstance. De toute évidence lorsque le futur président Donald Trump a commencé à parler de se donner les moyens de gagner les guerres que l'on entreprend, et de résoudre la question syrienne, il n'appartenait pas encore au cénacle et ignorait de quel côté se battent les Etats-Unis en Syrie (et ailleurs) et quelle est la question syrienne, n'en connaissant alors que le discours paravent. Mais il semble maintenant avoir été informé de la véritable stratégie et de l'engagement du pays qu'il dirige, et après avoir rapidement pensé à changer de bord et combattre désormais les milices islamistes supplétives des Etats-Unis, il pense peut-être maintenant à tout simplement retirer les troupes états-uniennes et cesser de soutenir la guérilla, ce qui suffirait à l'asphyxier et permettrait à la Russie d'aider la Syrie à achever le nettoyage et commencer la reconstruction. Ce grand retournement stratégique serait inattendu, mais il n'est pas impossible puisqu'il ne coûterait rien aux Etats-Unis.

De même le nouveau gouvernement peut interrompre les préparatifs de guerre contre la Russie. Il ne pourra pas éviter la guerre, mais il peut en changer la cible, comme le gouvernement précédent l'a fait il y a quelques années en remplaçant l'Iran par la Russie, pour les raisons stratégiques que l'on a déjà évoquées, liées au dollar par deux facteurs. D'une part part ils connaissent l'état des réserves pétrolières de l'Arabie Séoudite et savent à quel moment celle-ci ne jouera plus qu'un rôle mineur (puis nul) dans la détermination du prix du pétrole et de la devise de fixation de ce prix.

Pour mémoire, après la défaite des pays arabes face à Israël les Etats-Unis ont conclu des accords militaires avec l'Arabie (et ses dépendances du Golfe) à la condition qu'elle vende son pétrole en dollars et oblige l'OPEP à fixer le prix dans cette devise, puis ils ont mis fin à la convertibilité du dollar en or ce qui a poussé les pays arabes à relever drastiquement leurs prix et a ainsi fait exploser la demande mondiale de dollars (et accessoirement handicapé les économies européennes alors rivales de l'économie états-unienne), donc le besoin du monde d'exporter massivement aux Etats-Unis pour obtenir ces dollars à peine secs de l'imprimante débridée. D'autre part les Etats-Unis se sont mordus les doigts d'avoir inconsidérément interdit à l'Iran de commercer en dollars, ce qui l'a amené à se faire payer en euros, en or et surtout en yuans, propulsant ce dernier au rang de monnaie d'échange internationale dont les détenteurs ont désormais d'autres utilisations que chinoises, et ils ont donc fini par prier l'Iran d'accepter la levée des "sanctions" (contraires au droit international) qu'ils lui avaient imposées, en suppliant même si lourdement que l'Iran a fait monter les enchères et n'a rien eu à abandonner. C'est la raison pour laquelle les Etats-Unis ont soudain changé de camp, soutenant maintenant les Perses contre les Arabes et pouvant même changer d'alliés dans la confrontation chiite-sunnite qu'ils ont envcouragée depuis les années 90. Et c'est pour cela aussi qu'ils se sont trouvés un nouvel ennemi, la Russie, avant même de contribuer au coup d'état uniopéen de février 2014 en Ukraine. Les Etats-Unis, n'étant menacés par personne, ont le privilège de pouvoir choisir les ennemis qu'ils se désignent. On ne dit pas là que si les Etats-Unis déclaraient la paix à la Russie l'Union Européenne et l'OTAN leur emboîteraient le pas, car ces deux agglomérats d'acteurs ont des intérêts et des phobies distincts de ceux des Etats-Unis.

De toute façon la paix n'est pas une option durable à long terme. Lorsque le pouvoir financier états-unien démontrera au président que le seul moyen d'imposer au monde l'effacement total des dettes est la force majeure d'une guerre mondiale, ou lorsqu'il lui expliquera que sans l'assertion suprême d'une nouvelle utilisation des armes nucléaires le monde est prêt à renvoyer le dollar à sa vraie valeur, le président oubliera ses convictions personnelles pour assumer son devoir politique.

Et l'ultima ratio des Etats-Unis, c'est la B62 (version 11 ou 12), quel que soit leur président.

Posté le 2 février 2017 à 09h47 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (6)

Les grosses intox autour du "Muslim Ban"

Gty-donald-trump-order-cf-170127_12x5_1600Comme la grosse presse raconte n’importe quoi sur le décret (Executive Order) du Président Donald Trump, signé le vendredi 27 janvier, Daniel Hamiche a décidé d'apporter quelques éléments :

  1. Le décret ne le dit pas. Je l’ai lu. Vous pouvez aussi le lire : c’est ici. Il n’y a pas de discrimination religieuse.
  2. Le décret ne donne pas davantage la liste précise des pays dont les ressortissants sont interdits d’entrée aux États-Unis pendants toute la durée de ce moratoire (en principe 90 jours).
  3. 7 pays à population majoritairement musulmane sont supposés être visés, selon la presse, par ce décret. Il convient donc de rappeler que 43 autres pays à majorité musulmane ne le sont pas (en tout cas pas encore) : leurs ressortissants peuvent donc entrer aux États-Unis aux conditions ordinaires.
  4. Ces 7 pays “scandaleusement discriminés” – attention second degré… – par Trump, ne sont pas sortis de son chapeau pointu. Ils sont tirés d’une liste des « pays particulièrement préoccupant[s] » (Countries of Particular Concern, CPCs) établie par le département d’État du gouvernement Obama, car ces CPCs violent les droits de l’homme, les droits à la liberté de conscience et de religion ! Cette liste est mise à jour chaque année. Le décret de Trump la mentionne à sa section 3.
  5. Obama, lui-même, n’avait éprouvé aucune gêne à décréter un moratoire de 6 mois bloquant l’admission des réfugiés irakiens aux États-Unis, en 2011. A-t-on constaté alors un tollé général, des manifestations dans les rues, dans les aéroports ?
  6. Les musulmans de pays non majoritairement musulman – Union européenne, Amérique du Sud, etc. –, ne sont pas interdits de séjour aux États-Unis.
  7. Les musulmans originaires de ces 7 pays, et qui disposent déjà d’un titre de séjour ou d’une Carte verte (Green Card), les autorisant à travailler aux États-Unis, n’en seront pas chassés.
  8. Ceux des politiciens, de droite ou de gauche, en France ou ailleurs, qui prétendent que ce « Muslim Ban » aura pour effet d’attiser la haine des musulmans, sont en fait ceux qui l’attisent en dénonçant un « Muslim Ban » qui n’existe pas.
  9. Il y a eu, malheureusement, des cafouillages dans les premières applications de ce décret du fait de certaines de ses interprétations par l’administration fédérale – peuplée de beaucoup d’adversaires politiques de Trump –, faute, sans doute, d’y avoir été préparée à l’avance. Cela remet en cause, éventuellement, le timing de ce décret mais pas sa nécessité – laquelle, et on ne nous le dit pas, est soutenue par une majorité de citoyens des États-Unis.

Posté le 2 février 2017 à 09h17 par Michel Janva | Lien permanent

01 février 2017

Diplomatie américaine : les cow boys tirent dans le noir

De Thomas Flichy de La Neuville :

Capture d’écran 2017-01-31 à 18.54.35La première mesure diplomatique du gouvernement Trump avait pour finalité de satisfaire un électorat âgé, qui conserve deux ennemis emblématiques au fond de sa mémoire. Il s’agit en premier lieu de la Russie, présente depuis plusieurs décennies dans les territoires chiites que sont la Syrie, l’Iran, le sud de l’Irak et le Yémen – et en deuxième lieu des quelques Etats dont les actions terroristes ont été médiatisées par la presse américaine: la Libye, la Somalie et le Soudan. De ce point de vue l’executive order donne des gages sérieux à l’opposition néo-conservatrice qui, malgré ses glapissements médiatiques, estime avoir eu plus de peur que de mal. Il est à noter que la mesure prise par le nouveau président sera sans effet sur l’économie américaine dont les relations avec les pays susvisés sont marginales. Ceci correspond bien à l’esprit de M. Trump qui transpose aux relations internationales ses réflexes d’homme d’affaires. L’executive order a eu un effet politique interne positif pour le président  - puisqu’une majorité le soutient – sans avoir pour autant de conséquences économiques dramatiques. Il semble donc cohérent à la nouvelle équipe en place.

Pourtant – et ce n’est pas le moindre de ses paradoxes, 40% des pays visés par l’executive order sont devenus des foyers de terrorisme en raison d’interventions militaires américaines: il s’agit de l’Irak, de la Syrie et de la Libye. Mais nous étions prévenus de l’inflexion qui serait prise vis à vis des pays dévastés par les interventions militaires des Etats-Unis par le dernier rapport du National Intelligence Council dont les auteurs déclaraient avec un brin de cynisme : « Il serait tentant d’imposer l’ordre au sein de ce chaos apparent, mais cela coûterait trop cher à court terme et échouerait à long terme ». Quant aux effets de la mesure Protecting the Nation from foreign Terrorist entry, ils seront naturellement limités dans la mesure où le terrorisme chiite est quasiment inexistant. Dernier petit détail, les pays frappés forment une série d’impacts en forme de cercle autour de ce qui devrait être la véritable cible - l’Arabie Saoudite. Aux dires de certains esprits malicieux, ce pays exporterait en effet le terrorisme depuis bien longtemps à sa périphérie immédiate. 

Posté le 1 février 2017 à 07h20 par Michel Janva | Lien permanent

Neil Gorsuch, nouveau juge à la Cour suprême

Cette nuit, Donald Trump a annoncé sur Twitter son choix pour remplacer le juge Scalia, décédé, à la Cour Suprême des Etats-Unis :

Agé de 50 ans (il est né en 1967), Neil Gorsuch a une longue espérance de vie à la Cour Suprême... Il pourrait siéger 30 ans.

Unknown-9Docteur en droit, il a été assistant du juge fédéral à la cour d'appel pour le circuit du district de Columbia, puis aux côtés des juges de la Cour suprême Byron White et Anthony Kennedy, en 1993 et 1994. Il travaille ensuite pendant dix ans, de 1995 à 2005, comme avocat d'affaires dans un cabinet juridique de Washington. De 2005 à 2006, il devient le premier adjoint du procureur général associé des États-Unis, Robert McCallum. En 2006, le président George W.Bush le nomme au poste de juge fédéral à la cour d'appel pour le dixième circuit, et le Sénat confirme cette nomination peu de temps après, à l'unanimité des votants.

Episcopalien, hostile à l'avortement, le juge Gorsuch s’est illustré dans ses décisions contre l’euthanasie et contre les dispositions de la loi sur la santé, permettant le remboursement des contraceptifs. Il a ainsi jugé légitime, au nom de la liberté religieuse, l’opposition des propriétaires de la chaîne de distribution Hobby Lobby, en juin 2014, à la prise en charge les frais de contraception de leurs employées dans le cadre de la protection sociale permise par l’Obamacare.

La Cour suprême compte neuf membres. Deux des juges les plus âgés sont des démocrates. Ruth Bader Ginsburg et Stephen Breyer ont dépassé l’âge moyen auquel ces juges nommés à vie se retirent ordinairement. Un juge nommé par un président républicain, Anthony Kennedy, se trouve dans ce cas et c'est justement celui qui se rallie à la gauche sur les sujets de société... Ce pourrait donc ne pas être la dernière nomination de Donald Trump. Cette nomination devra être confirmée par le Sénat. Mais il ne devrait pas y avoir de surprise : ce juge fait l’unanimité parmi les élus républicains.

Posté le 1 février 2017 à 07h09 par Michel Janva | Lien permanent

31 janvier 2017

La grosse presse vent debout contre Donald Trump

D'Evelyne Joslain dans Les 4 vérités :

Images-3"[...] Paul Wood, correspondant pour la BBC à Washington, se déclare stupéfait par les commentaires entendus dans les réunions des « initiés » : les personnels des agences gouvernementales et des médias « ont des conversations où prédomine une fixation, renverser l'élection et cela par quelque moyen que ce soit ». Ce qu'il résume dans son article du 23 janvier : « Trump sera-t-il assassiné, renversé par un coup d'État militaire, ou seulement destitué ? » Et il nous informe qu'un universitaire consacre déjà tout son temps à l'éventail des raisons pour destituer un président investi depuis 3 jours. Car il ne faut pas lui laisser la moindre chance de tenir ses promesses aux électeurs. S'il réussissait, l'échec des élites serait irréversible. « Salir et attaquer Trump est devenu une occupation permanente », écrit la journaliste Valérie Richardson du Washington Times.

Après avoir tout essayé pour délégitimer Trump, il faut maintenant l'entraver dans tout ce qu'il entreprend (par exemple retarder la confirmation de ses ministres désignés, organiser des manifestations contre tous ses décrets présidentiels…) et matraquer l'opinion publique d'informations négatives, ou carrément fausses, afin d'intimider ceux qui le soutiennent. Et, là, les gros médias sont en première ligne. Steve Bannon, stratégiste du Président, a fait ce commentaire :

« Après leur défaite humiliante, les médias feraient mieux de se taire ; ils ne comprennent rien au pays, ni pourquoi Donald Trump a été élu. Leur intégrité est 0, leur intelligence 0, et ils ne se foulent pas ! »

Ce que Trump nuance le 27 : « Une grosse partie des médias représente le parti de l'opposition de diverses façons », dans le désir de ne pas blâmer les démocrates en bloc (beaucoup ont voté pour lui), seulement les médias dits « d'information » – qui n'ont que 18 % de confiance dans le public. Sean Spicer, l'attaché de presse de la Maison Blanche, avertit de son côté que « les médias qui mentent délibérément et font des reportages irresponsables auront désormais des comptes à rendre, eux aussi » et qu'il va « ouvrir les conférences de presse de la Maison Blanche aux journalistes qui n'ont ni carte de presse ni moyens financiers pour se déplacer à Washington, par Skype, afin d'être en direct avec le pays ».

[...] Et chez nous ? Le candidat Fillon, confronté à la première attaque destructrice, nous démontre par sa réaction décevante qu'il n'a ni la combativité ni le souffle pour tenir tête… Dommage pour lui, mais surtout pour nous !"

Posté le 31 janvier 2017 à 21h09 par Michel Janva | Lien permanent

Les pays mis au ban par le décret Trump sont les mêmes que ceux choisis par... l'administration Obama

Unknown-8Le candidat Trump avait promis que le premier jour de sa présidence, s'il était élu, il «suspendrait l'immigration des régions sujettes au terrorisme où la vérification ne peut se faire en toute sécurité». Il a juste une semaine de retard. Pourtant, tout le monde surréagit.

Le décret que Trump a signé vendredi institue une suspension de 90 jours des immigrants de pays répertoriés par l'administration Obama comme ayant une importante présence d'organisations terroristes. La raison en est de donner aux organismes compétents le temps nécessaire pour s'assurer que «des normes adéquates sont établies pour empêcher l'infiltration par des terroristes ou des criminels étrangers».

L'ordonnance suspend également le Programme d'admission des réfugiés aux États-Unis pendant 120 jours, accordant à la Sécurité intérieure et au Directeur du renseignement national le temps de «déterminer quelles procédures supplémentaires devraient être prises» pour s'assurer que les terroristes n'entrent pas sous le couvert de réfugiés. Préoccupation légitime.

Il fixe également un plafond légèrement inférieur à 50 000 pour les réfugiés pour cette année, ce qui est en vigueur au cours de la dernière décennie.

Les pays visés par la suspension de 90 jours - l'Iran, l'Irak, la Syrie, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen - n'ont pas été choisis par Trump. Ils étaient déjà répertoriés par l'administration Obama comme des pays préoccupants en vertu d'une loi de 2015 qui exige que quiconque a visité un de ces pays doit subir un examen minutieux avant d'arriver aux États-Unis. Le président Obama lui-même a empêché des groupes importants d'immigrants d'entrer aux États-Unis. En 2011, l'administration a suspendu l'entrée des réfugiés d'Irak pendant six mois afin de s'assurer que les terroristes n'en profitaient pas pour pénétrer aux Etats-Unis.

De même, le président Bill Clinton a publié six interdictions, George W. Bush six interdictions et l'ancien président Ronald Reagan quatre. En 1980, l'ancien président Jimmy Carter a interdit les Iraniens après que Téhéran a saisi l'ambassade des États-Unis.

Concernant les réfugiés, les données du Migration Policy Institute montrent que le nombre réel de réfugiés admis au cours des 15 dernières années a été à peu près de 50 000 chaque année.

Ce qui est extrême, ce n'est donc pas ce que Trump a fait, mais c'est la réaction disproportionnée de ses adversaires politiques, de la presse.

Posté le 31 janvier 2017 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent

30 janvier 2017

L’objectif le plus important est de changer les cœurs et les esprits en créant une culture où l'avortement deviendrait impensable

Jeanne Mancini, présidente de la March for life, a accordé un entretien à Antoine Pasquier pour Famille chrétienne. Extrait :

Images-2"Pensez-vous possible un revirement prochain de la jurisprudence Roe v. Wade de la Cour suprême ?

Je ne sais pas. L’objectif le plus important à nos yeux est de changer les cœurs et les esprits en créant une culture où l'avortement deviendrait impensable, où il n’y aurait plus de besoin ou de désir d’avorter. Les lois suivent ce qui se passe dans la culture. En changeant les cœurs, nous changerons la loi. Dans notre pays chaque année, près d'un million d'avortements sont pratiqués contre seulement 22 000 adoptions d’enfants. Nous plaidons pour que se développe une vraie politique en faveur de l’adoption.

Comment expliquer la forte implication des jeunes dans les mouvements prolife américains ?

Les jeunes sont des survivants de l'avortement. Il manque beaucoup de leurs pairs. Depuis 1973, les Etats-Unis ont perdu 58 millions d'Américains à cause de l'avortement. Dans leur salle de classe, ils regardent autour d’eux, et savent qu’il manque un tiers d’entre eux à cause de l’avortement. Ces jeunes ont également grandi avec la technologie de pointe : ils se sont vus sur les photos de leurs échographies, et ils ont vu aussi leurs frères et sœurs. Ils savent qu'un bébé n'est pas un amas de cellules sans vie, mais un vrai bébé ! Les études scientifiques et technologiques sont du côté de la vie. Ces jeunes ont également grandi avec l'expérience des femmes qui regrettent d’avoir été impliquées dans l'avortement. Ils sont aussi très enthousiastes à l’idée de défendre les droits de l'Homme. Les jeunes sont attachés aux questions de justice sociale. Ils veulent devenir les avocats de causes juste, et celle-ci est la leur.

Vous affirmez que le mouvement prolife est un mouvement pro-femme. Pourquoi ?

La capacité de la femme à devenir une mère n’est pas une aliénation. Les féministes pro-avortement voient cela comme une chose négative, et essayent de « libérer » la femme pour la rendre en tous points semblables à un homme. Mais la maternité ne déstabilise pas les femmes. Au contraire, elles doivent embrasser pleinement qui elles sont, et tous les aspects de ce que signifie être une femme. Les femmes et les hommes sont égaux en dignité, mais complémentaires.

Quelle est la place de la prière dans le combat prolife ?

C'est la chose la plus importante. La mission et l'apostolat découlent de la relation et de la contemplation de la prière avec Dieu. Nous sommes engagés dans une bataille spirituelle. Personnellement, si je ne prie pas tous les jours, c'est comme si je ne recevais pas mon oxygène. J’en ai besoin, surtout à l'époque de la Marche pour la vie ! Dans ma prière, je demande au Seigneur de faire de moi son instrument. Le Seigneur nous donne la force, nous donne les mots à utiliser dans les différents médias, les interviews et les discours. Notre relation avec Dieu est plus importante que le travail que nous faisons."

Posté le 30 janvier 2017 à 13h11 par Michel Janva | Lien permanent

Immigration: la décision de Donald Trump n'est pas une première

Unknown-6La décision de fermer la frontière aux ressortissants de sept pays musulmans a déclenché des hourvaris d'indignation un peu partout mais surtout dans les rédactions de la bobosphère.

Le décret interdit pendant 90 jours toute entrée sur le territoire américain des ressortissants de sept pays : le Yémen, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et l’Irak. Il bloque également pendant 90 jours les entrées de réfugiés venant de ces pays, et les demandes des réfugiés syriens sont bloquées jusqu’à nouvel ordre.

De façon plus générale, le texte bloque le processus d’admission des réfugiés du monde entier pendant 120 jours.

Pour les pleureuses de l'Immemorial Open America, cette décision de Donald Trump n'est pas une première dans l'histoire des Etats-Unis. De telles mesures ont déjà été prises par le passé :

  • exclusion des immigrants chinois, par le Chester A. Arthur en mai 1882
  • les réfugiés juifs durant la seconde guerre mondiale, par Franklin D. Roosevelt.
  • les anarchistes, par Theodore Roosevelt en 1903
  • les communistes en 1950 par Harry Truman
  • les Iraniens en 1980 par Jimmy Carter, April 7, 1980.
  • les personnes porteuses du VIH en 1987 par Ronald Reagan

Posté le 30 janvier 2017 à 12h52 par Michel Janva | Lien permanent

Nigel Farage sur Donald Trump : "Que c’est merveilleux, un homme politique qui tient ses promesses"

Nigel Farage à propos de l'hystérie anti-Trump (via FDesouche)

Donald Trump a été élu avec la promesse on ne peut plus claire de tout faire pour rendre la vie plus sûre en empêchant DAECH de pénétrer aux Etats-Unis. Et franchement, ce qu’il est en train de faire est d’honorer sa promesse au peuple américain. Et je dis aux manifestants : Ca s’appelle la démocratie les gars, réveillez-vous ! (...)

Je le répète, il a été élu sur son programme. Il fait exactement ce qu’il a dit qu’il ferait. Ce que disent les médias n’a plus vraiment d’importance. Il ne vont jamais, j’en suis sûr, se faire à l’idée que Donald Trump est président, et il continueront ces prochaines années à se plaindre sans cesse, quoiqu’il fasse. Et vous savez quoi ? Leurs audiences ne cesseront de dégringoler. Je suis absolument convaincu que chaque personne qui a voté Trump se dit : « Que c’est merveilleux, un homme politique qui tient ses promesses

Posté le 30 janvier 2017 à 08h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

28 janvier 2017

Mike Pence : "Nous avons atteint un moment historique de la cause de la vie"

Discours du Vice-président Mike Pence à la Marche pour la vie de Washington (merci à AFD) :

Pence_810_500_55_s_c1« Merci Karen et Charlotte, et merci à vous tous.

De la part du Président Donald Trump, de mon épouse Karen et de ma fille Charlotte, je vous souhaite à tous la bienvenue à Washington DC pour la 44ème Marche annuelle pour la vie.

C’est une bonne journée. C’est, à bien des égards, la meilleure Marche pour la vie que j'ai jamais vue.

Je suis très touché de prendre la parole devant vous aujourd'hui, très touché d'être le premier Vice-président des États Unis à avoir le privilège d'assister à cet événement historique.

Il y a plus de 240 ans, les fondateurs de notre pays ont écrit des mots dont l'écho a traversé les siècles.

Ils ont déclaré les vérités qui vont de soi, à savoir que notre Créateur nous a tous dotés de certains droits inaliénables et, parmi eux, il y a la vie, la liberté et la recherche du bonheur.

Il y a 44 ans, notre Cour Suprême a tourné le dos au premier de ces idéaux immuables.

Mais aujourd'hui, trois générations plus tard, grâce à vous tous et aux milliers de personnes qui sont avec nous pour marcher pour la vie à travers notre nation, la vie est de nouveau en train de gagner en Amérique.

Cela apparaît clairement dans l'élection des majorités pro-vie au Congrès américain. Cela apparaît encore plus clairement, d'une certaine manière, dans l'élection historique d'un président qui défend le projet d'une Amérique plus forte et plus prospère, et un président, qui, je suis fier de le dire, défend le droit à la vie - le Président Donald Trump.

C'est en fait le Président Trump qui m'a demandé d'être ici aujourd'hui avec vous. Il m'a demandé de vous remercier de votre appui, de votre défense de la vie et de votre compassion pour les femmes et les enfants de l'Amérique.

Il y a une semaine aujourd'hui, sur les marches du Capitole, nous avons assisté à l'investiture du 45ème Président des États Unis. Je peux vous dire et vous témoigner que notre Président est un homme qui a les épaules larges et le cœur grand. Sa vision des choses, son énergie et son optimisme sont sans limite et je sais qu'il va redonner sa grandeur à l'Amérique.

Depuis le premier jour de sa prise de fonctions, il tient les promesses qu'il a faites au peuple américain.

Je tiens à vous dire que là-bas, au 1600 Pennsylvania Avenue, nous sommes occupés à tenir nos promesses.

Ainsi, lundi dernier, le Président Trump a rétabli la Mexico City Policy qui empêche toute aide internationale de financer des organisations qui promeuvent ou effectuent des avortements à travers le monde.

Ainsi, notre gouvernement travaillera avec le Congrès pour mettre un terme au financement, par l'argent des contribuables, de l'avortement et des services d'avortements, et nous consacrerons cette ressource aux soins médicaux pour les femmes en Amérique.

Ainsi, la semaine prochaine, le Président Donald Trump annoncera le nom du juge désigné de la Cour Suprême qui fera respecter les libertés données par Dieu qui sont inscrites dans notre Constitution, dans la tradition du grand juge Antonin Scalia qui nous a quittés.

Vous savez, la vie est en train de gagner en Amérique. Et la Marche d’aujourd’hui célèbre les progrès, les progrès que nous avons accomplis pour cette cause. Vous savez, je crois depuis longtemps qu’une société peut être jugée sur la manière dont elle prend soin des plus vulnérables, des personnes âgées, des personnes déficientes, des personnes handicapées et des enfants à naître.

Nous avons atteint un moment historique de la cause de la vie. Nous devons vivre ce moment avec respect et compassion pour chaque Américain.

La vie est en train de gagner en Amérique pour de nombreuses raisons.

La vie est en train de gagner grâce à l’avancée constante de la science qui illumine de plus en plus les premiers moments de la vie chaque jour. La vie est en train de gagner grâce à la générosité des millions de familles adoptives qui ouvrent leurs cœurs et leurs maisons aux enfants dans le besoin. La vie est en train de gagner grâce à la compassion des soignants et des volontaires des services d’aide aux grossesses difficiles et des organisations confessionnelles qui aident les femmes dans toutes les villes et communes du pays.

La vie est en train de gagner grâce aux calmes conseils qui sont donnés par les mères à leurs filles, les grand-mères à leurs petites-filles ou entre amis, autour d’une table de cuisine ou d’un café pris sur un campus universitaire. La vérité est dite. La compassion l’emporte sur le confort. Et l’espoir prend le pas sur le désespoir.

En un mot, la vie est en train de gagner en Amérique grâce à vous tous.

Je vous invite donc instamment à poursuivre sur cette voie. Mais, comme il est écrit, « Que votre bonté soit connue de tous les hommes ». Que ce mouvement soit connu pour l’amour, non pour la colère. Que ce mouvement soit connu pour la compassion, non pour la confrontation. Lorsque sont en jeu les questions de cœur, rien n’est plus fort que la bonté.

Je crois que nous allons continuer à gagner les cœurs et les esprits de la nouvelle génération si nos cœurs s’attendrissent d’abord pour les jeunes mamans et leurs enfants à naître, et si chacun d’entre nous fait tout ce qu’il peut pour les écouter, dans les conditions qui sont les leurs, avec générosité et sans jugement.

Afin de guérir notre pays et de restaurer la culture de la vie, nous devons continuer à former un mouvement ouvert à tous, prenant soin de tous et attestant de notre respect pour la dignité et la valeur de chaque personne.

Sur l’un des murs du Mémorial de Jefferson sont inscrits les mots de notre troisième président qui nous a vivement conseillé, il y a longtemps de cela, de nous rappeler que Dieu nous a donné la vie, que Dieu nous a donné la liberté.

Au nom du Président des États-Unis et de ma petite famille, nous vous remercions pour votre défense de la vie. Nous vous remercions pour votre compassion. Nous vous remercions pour l’amour que vous portez aux femmes et aux enfants de l’Amérique.

Et soyez assurés, soyez assurés, qu’à vos côtés, nous ne nous découragerons jamais, nous ne relâcherons jamais nos efforts avant d’avoir restauré la culture de la vie en Amérique pour nous-mêmes et notre postérité.

Je vous remercie et que Dieu vous bénisse.

Que Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique. »

Posté le 28 janvier 2017 à 17h04 par Michel Janva | Lien permanent

Grande nouveauté : voilà un homme politique qui tient ses promesses

Il l'avait promis, il l'a fait. Vendredi soir, Donald Trump un signé un décret sur l'immigration intitulé «Protéger la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux États-Unis». Qui vise particulièrement les ressortissants de pays musulmans. Voici les trois mesures principales:

  • La suspension, pour une durée indéterminée de l’accueil des réfugiés syriens
  • La suspension, pour quatre mois, du programme américain d'admission de réfugiés, le temps de le passer au crible.
  • Le gel pendant trois mois de l'entrée aux États-Unis de ressortissants de sept pays musulmans: Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen.

Le président américain a annoncé qu'il mettait «sur pied de nouvelles mesures de contrôle pour maintenir hors des États-Unis les terroristes islamiques radicaux». 

«Nous voulons être sûrs que nous ne laissons pas entrer dans notre pays les mêmes menaces que celles que nos soldats combattent à l'étranger (...) Nous n'oublierons jamais les leçons du 11-Septembre».

Posté le 28 janvier 2017 à 10h46 par Michel Janva | Lien permanent

Un moment historique

C'est ce qu'a déclaré Mike Pence, le vice-président des Etats-Unis d'Amérique, hier, lors de la Marche pour la vie :

Vou pouvez retrouver l'intégralité (plus de 7h de vidéo) de cette marche ici.

Posté le 28 janvier 2017 à 10h37 par Michel Janva | Lien permanent

27 janvier 2017

Suivre la March for Life en direct

C'est ici sur EWTN.

Posté le 27 janvier 2017 à 18h47 par Michel Janva | Lien permanent

"Le Planning familial est la plus raciste des organisations"

C'est un Afro-américains qui le crie au beau milieu de la marche des femmes à Washington :

Posté le 27 janvier 2017 à 14h14 par Michel Janva | Lien permanent

26 janvier 2017

Le vice-président Mike Pence participera à la Marche pour la Vie

Unknown-2Outre Kellyanne Conway, l’une des trois « counselors to the President » (membres dirigeants du bureau exécutif du président), le vice-président Mike Pence participera à la Marche pour la Vie et prendra la parole. C'est une première historique.

Donald Trump enverra un message par téléphone. Ronald Reagan et George W. Bush l'avaient déjà fait.

La March for Life se déroule demain à Washington. A suivre sur EWTN.

Posté le 26 janvier 2017 à 18h04 par Michel Janva | Lien permanent

Etats-Unis : la Conférence des évêques catholiques soutient les décisions pro-vie de Donald Trump

Lu ici :

"Dans une déclaration publiée lundi 23 janvier, le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York et chef du Comité pour les affaires « pro vie » de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, a salué le décret signé par le nouveau président Donald Trump le même jour afin de retirer des « impôts des contribuables les fonds accordés aux ONG internationales qui promeuvent ou pratiquent des avortements à l’étranger (souvent en violation des lois du pays d’accueil même) » (…)

« Il s’agit d’un pas bienvenu vers le rétablissement et le renforcement de politiques fédérales importantes qui respectent le plus fondamental des Droits de l’homme, le droit à la vie –, de même que le consensus de longue date et bi partisan contre l’obligation faite aux Américains de participer à l’acte violent d’avorter »

Posté le 26 janvier 2017 à 08h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

25 janvier 2017

Pas un centime du contribuable pour l'avortement

Lu sur Réinformation.tv :

"[...] Par 283 voix contre 183, la chambre des représentants a adopté lundi une loi garantissant l’absence totale d’argent public pour le financement de l’avortement : pas un centime du contribuable ! Ce ne sera certes pas une révolution : l’amendement Hyde assurait déjà l’absence de financement fédéral dans ce domaine. Mais avec le nouveau texte introduit par le représentant Chris Smith, élu du New Jersey, l’un des plus solides hommes politiques en matière de respect de la vie les États-Unis, il ne sera plus nécessaire de renouveler chaque année le vote de l’amendement sujet à une approbation annuelle.

Trump tient bon sur la question pro-vie

Ledit amendement a déjà sauvé plus de 2 millions de vies depuis sa première adoption en 1976, selon une étude menée par le Charlotte Lozier Institute. Il a permis d’éviter que les contribuables américains soient obligés contre leur gré à participer au financement de la mise à mort d’enfants à naître ; une cause qui reste d’actualité puisqu’un sondage mené au début de cette année 2017 montrait que 61 % des Américains sont opposés au financement de l’avortement par l’impôt. L’amendement a notamment permis de faire payer l’avortement par le biais de l’assurance solidarité Medicaid.

Explicitement, le nouveau texte de Chris Smith interdit également le financement de l’avortement dans le cadre de l’Obamacare, en attendant son remplacement par un autre système promis par Donald Trump. A l’heure actuelle, selon l’organisme de veille sur l’action du gouvernement, le Government Accountability Office, 1.036 plans d’assurance vendus dans le cadre de l’Obamacare en 2014 couvraient explicitement l’avortement à la demande. D’autres ne le précisent pas, mais manquent de « transparence » par rapport à cette question. Cette utilisation des fonds publics était niée par les Démocrates mais Chris Smith a tenu bon.

Des décisions pro-vie à la Maison Blanche et chez les Représentants

Aussitôt le texte adopté par la chambre des représentants, la Maison-Blanche a fait un communiqué indiquant que l’Administration « soutient fortement HR7 » – ainsi est désignée cette loi – ajoutant que « si le président devait se voir présenter HR7 dans sa forme actuelle, il signerait la loi ». Le communiqué précise : « Cette loi continuerait d’interdire au gouvernement fédéral de payer des procédures à l’aide des taxes des Américains qui ont à l’égard de l’avortement des objections morales ou religieuses ». On est loin d’un tel respect des consciences en France où les fonds publics financent l’« IVG » à 100 %…

Posté le 25 janvier 2017 à 20h15 par Michel Janva | Lien permanent

L'avortement est aussi le sujet du moment aux Etats-Unis

Lundi 23 janvier, le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York et chef du Comité pour les affaires « pro vie » de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, a salué le décret signé par le nouveau président Donald Trump le même jour afin de retirer des « impôts des contribuables les fonds accordés aux ONG internationales qui promeuvent ou pratiquent des avortements à l’étranger (souvent en violation des lois du pays d’accueil même) ».

« Il s’agit d’un pas bienvenu vers le rétablissement et le renforcement de politiques fédérales importantes qui respectent le plus fondamental des Droits de l’homme, le droit à la vie –, de même que le consensus de longue date et bi partisan contre l’obligation faite aux Américains de participer à l’acte violent d’avorter ».

Unknown-4Par ailleurs, l'annuelle March for Life aura lieu vendredi 27 janvier à Washington. Donald Trump a mandaté sa conseillère spéciale, Kellyanne Conway, pour l'y représenter. Son ancienne directrice de campagne figure parmi les principaux invités à intervenir à la tribune, aux côtés du cardinal Timoty Dolan.

Quand on pense que, dimanche dernier à Paris, il n'y avait ni un évêque ni un député pour marcher contre l'avortement...

Enfin 3e sujet, mais certainement le plus important, Donald Trump révélera la semaine prochaine le nom de son candidat pour occuper le neuvième siège de magistrat à la Cour suprême. La plus haute instance judiciaire des Etats-Unis fonctionne depuis près d'un an, suite au décès du conservateur Antonin Scalia, avec 8 juges, dont 3 réellement conservateurs, 3 réellement progressistes et un, classé conservateur mais qui a tendance à se rallier à la gauche. Barack Obama n'était pas parvenu à imposer son candidat et c'est heureux.

Donald Trump a précisé :

"Nous avons des candidats exceptionnels et nous choisirons un juge de la Cour suprême vraiment extraordinaire". "Je suis pro-life et les juges seront pro-life"

La Cour suprême est appelée à trancher sur des dossiers très sensibles : avortement, dénaturation du mariage,... Ses juges sont nommés à vie par le président. Ils doivent être confirmés par un vote du Sénat.

Le nouveau président républicain a indiqué qu'il disposait d'une liste de 20 candidats possibles. Pendant la campagne, il avait publié une première liste de 11 candidats potentiels. Parmi eux figuraient

  • Don Willett, un Texan siégeant à la Cour suprême de cet Etat républicain.
  • William Pryor, juge fédéral catholique qui a qualifié la loi autorisant l'avortement de "pire abomination de l'histoire du droit".
  • Diane Sykes a fait parler d'elle en infirmant un jugement restreignant les stands de tirs dans Chicago intra-muros.
  • Steven Colloton, juge fédéral de l'Iowa;
  • Thomas Lee, juge de la Cour suprême de l'Utah et frère du sénateur conservateur Mike Lee;
  • Allison Eid, juge de la Cour suprême du Colorado;
  • Raymond Gruender, juge fédéral du Missouri;
  • Thomas Hardiman, juge fédéral de la Pennsylvanie;
  • Raymond Kethledge, juge fédéral du Michigan;
  • Joan Larsen, de la Cour suprême du Michigan;
  • David Stras, de la Cour suprême du Minnesota.

Notons que l'une des juges de gauche, Ruth Bader Ginsburg, qui avait effectué une sortie anti-Trump durant la campagne, alors qu'elle est soumise au devoir de réserve, est âgée de 83 ans...

Posté le 25 janvier 2017 à 00h00 par Michel Janva | Lien permanent

24 janvier 2017

Un général pas très laïciste...

A la fin de la prestation de serment du général John F. Kelly, ministre de la sécurité intérieure des États-Unis, reçue par le vice Président Mike Pence, le général se signe ! Il est catholique, issu d'une famille catholique irlandaise.

Posté le 24 janvier 2017 à 13h44 par Michel Janva | Lien permanent

Les faux "casques blancs" syriens dénoncés à l'ONU par la Russie

Article de Stratediplo, où l'on retrouve à la manoeuvre la perfide Albion et l'infâme Soros, et l'administration du POTUS descendant... et où l'on déplore la passivité déplorable de l'Argentine... Quant à la France occupée par le régime Hollande, pas de commentaire...

Le 17 janvier 2017, la Russie s'est résolue à demander à l'ONU de dénoncer les nombreux abus commis par les faux casques blancs.
 
Cette officine de propagande de la coalition islamo-atlantique contre la Syrie est financée à 50% par le gouvernement anglais et à 29% par le gouvernement étatsunien (d'après les déclarations de ces deux gouvernements) ; un autre contributeur est George Soros, dont l'organisation états-unienne Purpose possède le domaine internet whitehelmets.org. Elle a été promue à la célébrité par les agences de presse de l'OTAN (AP, AFP et Reuters) le 30 septembre 2015, lorsque ces faux casques blancs se sont (un peu trop) empressés de publier des témoignages et "preuves" vidéographiques de l'indiscrimination des bombardements que l'aviation russe allait lancer quelques heures plus tard. Outre son usurpation de l'appellation White Helmets, elle a aussi été présentée mensongèrement comme la défense civile syrienne (reconnue par l'ONU, l'OMS, le CICR et l'Organisation Internationale de Protection Civile), puis comme une branche "humanitaire" de la milice prétendue modérée d'Al-Qaïda en Syrie rebaptisée Front Al-Nosra puis Fatah Al-Cham, même si ses membres se filment parfois en flagrant délit de défaut d'humanitarisme, pour ne pas dire de terrorisme, lors d'exécutions arbitraires par exemple, comme l'ont montré les enquêtes approfondies de la journaliste Vanessa Beeley.
 
Recommandée au comité Nobel par l'essentiel des groupes de pression para-gouvernementaux des membres de l'OTAN, sujet d'un film étatsunien diffusé dans le monde entier par Netflix, auteur d'une campagne de communication lacrymale ("le petit garçon sur le siège orange") conçue pour exploiter le sentiment de culpabilité européen engendré par la photographie du petit kurde syrien mort sur la côte turque après avoir été chassé de Kobané par les bombardements turcs, cette officine de propagande a été reçue officiellement par le président de la république français le 9 octobre 2016.
 
Le 20 septembre 2016 cette officine a produit presque en direct des images du convoi humanitaire brûlé, comme annoncé quelques jours plus tôt, par la guérilla islamiste occupant Alep-Est, et a accusé l'aviation russe de l'avoir bombardé (contre toute apparence), cherchant manifestement à détourner l'attention du bombardement de l'armée syrienne par l'aviation étatsunienne le 17 septembre.
 
Plus récemment, le 2 janvier 2017, les faux casques blancs ont revendiqué (par la "déclaration de Ouadi Barada"), avec quatre autres mouvements de la guérilla islamiste, la coupure et l'empoisonnement, depuis le 22 décembre 2016, de l'eau de la Barada qui approvisionnait plus de cinq millions de Damascènes, ce que l'ONU a bien qualifié de crime de guerre même si elle n'en a pas nommé les auteurs.
 
L'obligation pour la Russie d'intervenir elle-même auprès de l'ONU découle du constat selon lequel l'Argentine a délibérément choisi de ne pas dénoncer l'usurpation de sa bannière, sur laquelle on a attiré l'attention de deux ministres successifs des affaires étrangères, le 1er octobre 2015 et le 23 août 2016.
 
Car le 30 septembre 2015 Stéphane Dujarric de la Rivière, porte-parole du Secrétaire Général, abusé par les mensonges des faux casques blancs, avait accusé la Russie d'homicides de civils en Syrie, puis quelques heures plus tard son adjoint Farhan Haq avait démenti l'information et expliqué que l'ONU avait été intoxiquée par les White Helmets. Or depuis la résolution 49/139 du 20 décembre 1994, les Nations Unies appellent ainsi, et exclusivement, la commission Cascos Blancos du gouvernement argentin. Aussi dès le lendemain 1er octobre 2015, faute de réaction officielle argentine, un professeur de politique internationale attira l'attention du ministre des Affaires Etrangères argentin Hector Timerman, autorité de tutelle des véritables Cascos Blancos. On se rappellera qu'en dépit d'un discours qui se voulait "anti-impérialiste" la présidente Cristina Fernandez-Kirchner avait dicté au gouvernement argentin une position pro-étatsunienne et anti-russe, et qu'en deux ans au Conseil de Sécurité l'Argentine vota au moins par deux fois des résolutions majeures contre la Russie,

en l'occurrence au sujet du referendum criméen, et sous un prétexte fallacieux. Début octobre on publia des articles dénonçant l'imposture des faux casques blancs, qui n'entraînèrent aucune réaction argentine.
Cependant l'Assemblée Générale de l'ONU, par sa résolution 70/105 du 10 décembre 2015, renouvela, comme chaque année depuis vingt ans, sa reconnaissance et son soutien aux vrais Cascos Blancos argentins, nommés White Helmets dans les résolutions en anglais.
 
Le 23 août 2016, en raison de l'inflation de la propagande atlantique en faveur de l'attribution du prix Nobel de la paix aux faux casques blancs, le même expert attira l'attention de la ministre des Affaires Etrangères argentine Susana Malcorra, peut-être moins incompétente que son prédécesseur (et plus au courant du fonctionnement de l'ONU) mais alors activement engagée dans sa candidature à la succession à Ban Ki-Moon au poste de Secrétaire Général. Le résultat fut le même, le gouvernement argentin de Mauricio Macri ayant donc décidé, comme son prédécesseur, de prêter la crédibilité des véritables Casques Blancs (pourtant à ce moment-là engagés au Liban pour alléger les souffrances des Syriens) aux faux, contribuant ainsi à la propagande de la coallition islamo-atlantique anti-syrienne.
 
C'est en raison de la couverture argentine de cette imposture des faux casques blancs, et de la gravité des calomnies proférées par ceux-ci (en usurpant la crédibilité des vrais) contre le gouvernement russe, que le ministre des Affaires Etrangères Sergueï Lavrov a été contraint de demander à l'ONU de dénoncer ces mensonges.

Posté le 24 janvier 2017 à 08h43 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (1)

Robert Ménard : "N'écoutez plus les journalistes, essayez de vous renseigner directement par des médias alternatifs"

Réaction de Robert Ménard à propos des manifestations et désinformations en série des médias à l'occasion de l'investiture de Donald Trump :

Robert_Ménard_Meeting_-0664_(cropped)"Je serai ravi demain que quelqu'un qui ressemble à Donald Trump gagne en France aussi (…). Donald Trump va défendre des intérêts des États-Unis, il vient de le dire, il est le président des États-Unis. Ce dont on a besoin ici, dans chacun de nos pays européens, c'est des gens qui défendent les intérêts de leur pays — en France quelqu'un qui défend les intérêts de la France (...) Ce sera compliqué pour les pays mais ce sera clair, net, précis et c'est cette politique que je souhaite  (...)

Les gens manifestent, ils ont le droit de manifester (…). Mais enfin attendez : imaginez un instant que quand M. Obama a été élu, le jour même de son intronisation aux États-Unis et le lendemain en France on ait manifesté. Mais on aurait dit : comment ! Vous contestez la démocratie ! En plus avec M. Obama on aurait dit : vous êtes des racistes ! Et là qu'est-ce qu'ils font ? Ils contestent la démocratie. Il n'y a pas eu d'élection ? Il y a un résultat, il n'a pas fait un hold-up électoral, il n'a pas fait un coup d'État (...)

Sans-titreLes médias américains comme les médias français, ils défendent des politiciens en place, ils défendent la façon dont la politique se fait aujourd'hui en France ou aux États-Unis. Donc je dis aux Français qui seraient inquiets (…) : n'écoutez plus les journalistes, essayez de vous renseigner directement par des médias alternatifs, écoutez directement ce que dit Donald Trump, écoutez-le directement plutôt que de faire confiance aux journalistes qui sont toujours au service du système dont les gens ne veulent plus".

Posté le 24 janvier 2017 à 06h50 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

23 janvier 2017

Couper les subventions au Planning familial, c'est possible

Donald Trump vient de le faire :

"Donald Trump a signé aujourd’hui, au lendemain du 44e anniversaire de l’arrêt Roe contre Wade qui avait légalisé l’avortement, un décret interdisant le financement par des fonds fédéraux d'ONG internationales qui soutiennent l'avortement. Au premier rang : la fédération internationale du Planning familial. 

De sorte que l’avortement ne sera plus une exportation américaine, comme soulignent les militants pro-vie, qui saluent cette première décision. Cette interdiction, dite « Politique de Mexico City » (parce qu'elle avait été annoncée lors de la conférence de l'ONU sur la population tenue dans cette ville), avait été décrétée par Ronald Reagan en 1984. Elle avait été supprimée par Bill Cinton en 1993, rétablie par George W. Bush en 2001, puis de nouveau supprimée par Barak Obama en 2009.

Donald Trump a signé ce jour deux autres décrets : l’un qui retire les Etats-Unis du Partenariat Trans-Pacifique (ce qui signe l’arrêt de mort de cet accord de libre échange négocié pendant des années par Obama), l’autre qui gèle les embauches dans tous les organismes fédéraux à l’exception des armées.

D’autre part, rencontrant des chefs d’entreprises, Donald Trump a déclaré qu’il allait supprimer 75% des réglementations, peut-être davantage, tout en prenant soin de la protection sociale et environnementale."

Y a-t-il un candidat en France pour suivre cet exemple ?

Posté le 23 janvier 2017 à 22h59 par Michel Janva | Lien permanent

Les Etats-Unis sur le chemin de la conversion au réalisme

De Thomas Flichy de La Neuville :

Le National Intelligence Council vient de publier son nouveau rapport de prospective pour 2035. Prenant le contre-pied du précédent -dont les prévisions s’étaient révélées à l’opposé de ce qu’il advint- ce dernier s’est plié à un soupçon d’exigence et par conséquent de réalisme. Il est intitulé Paradoxe du progrès. L’idée sous-jacente en est que le déferlement de la violence loin d’être la conséquence logique de l’effacement des frontières protectrices, se présente comme la rançon ou le sous-produit inéluctable du progrès. A ceux qui s’interrogent sur les inévitables violences résultant des migrations massives ou bien sur les milliers de morts provoqués par le conflit syrien,  le rapport apporte désormais une réponse imparable : ce que vous vivez n’est qu’un paradoxe du progrès.

Les auteurs ont toutefois conscience que ce dernier n’est pas universellement apprécié. Il est d’ailleurs notable qu’une référence ait été faite à la perception russe de la décadence de l’Europe alors même que la notion de décadence est considérée comme une construction mentale ou un jugement moral par les sphères pseudo-intellectuelles auxquelles se rattachent les auteurs. Les références à la démocratie sont majoritairement ponctuées d’interrogations très sérieuses quant à son devenir. Le rapport évoque la fin de la démocratie, une démocratie qui ne va plus de soi, une démocratie remise en cause, ou une démocratie fragile dont le cours semble s’être inversé. La monarchie n’est donc pas très loin même si le rapport préfère à ce joli mot le vocable d’autocratie.  Peut être une référence subliminale au Tsar, jadis qualifié d’autocrate de toute les Russies. Dans le rapport, les notions d’Islam et de démocratie semblent s’être éloignées l’une de l’autre.

L’on ne trouve plus qu’une seule référence au démocrates musulmans, comme si les auteurs ne faisaient plus semblant d’y croire. Le mot de propagande apparaît à huit reprise, mais il n’est jamais associé à l’Islam, toujours à la Russie. Une certaine défiance semble pourtant être apparue vis à vis de l’Islam. Un islamiste est décrit dans le glossaire comme une personne visant à propager l’Islam par des moyens violents ou pacifiques. Quel croyant ne le serait pas ? Les auteurs envisagent pour la première fois une planète, divisée en îles et par conséquent dé-mondialisée (c’est l’intéressant scénario islands)Ils constatent par ailleurs que le progrès s’est accompagné de chocs. Soit dit en passant, certains analystes ont prétendu que l’Etat américain avait conçu une stratégie du choc, visant à exporter le chaos afin de ralentir son propre déclin. Cette hypothèse repose sur une base très fragile dans la mesure où elle présuppose une volonté unique et constante à la tête de la diplomatie américaine. Pourtant, le National Intelligence Council ne la dément pas.

Maintenant que le chaos a été effectivement semé par les interventions militaires occidentales successives, il préconise l’inaction absolue. Les auteurs déclarent avec un brin de cynisme : « Il serait tentant d’imposer l’ordre au sein de ce chaos apparent, mais cela coûterait trop cher à court terme et échouerait à long terme »Le rapport constate que les flux migratoires se multiplieront dans les prochaines années – un avertissement dont Jacques de La Palice ne se serait pas étonné - et met en garde les élites contre les actes réflexes de leurs peuples, tentées par une attitude « nataliste et anti-establishment »Pour ceux doutant encore que l’attitude donnée en modèle est celle qui stérilise la vie, la preuve vient d’en être à nouveau faite. Un développement particulier est consacré au Nativisme, courant politique censé promouvoir les intérêts des natifs au détriment des immigrés en mettant en valeur les coutumes locales au détriment des cultures importées. Quant au libéralisme mondialisé -  qui dénie aux individus le droit à une patrie - il est décrit comme un courant dangereusement menacé par la résurgence des l’identités. Le rapport du National Intelligence Council mentionne à quinze reprise la place grandissante des robots, l’être humain semble moins l’intéresser puisque l’expression n’apparaît que deux fois. Quelle place occupe la France dans ce rapport ? Peu de chose en  vérité. Elle n’est citée que treize fois, n’ayant choisi d’être elle y est presque oubliée. De son côté, la Russie – dont la population n’est que deux fois supérieure – est mentionnée cent-trente fois, soit dix fois plus. S’étant dotée de chefs réels, sans doute existera t’elle davantage dans les années à venir.

Posté le 23 janvier 2017 à 14h07 par Michel Janva | Lien permanent

La «Marche des femmes sur Washington, une action «spontanée» ?

Pas vraiment :

Images"M. Soros a financé, ou a entretenu d'étroites relations avec au moins 56 « partenaires » de la marche. Il s'agit, entre autres, de Planned Parenthood et du Conseil national de défense des ressources, structures connues pour leur opposition intransigeante envers le nouveau président des États-Unis Donald Trump, ou de MoveOn.org, organisation « farouchement pro-Clinton », et le National Action Network, salué par l'ex-locataire de la Maison Blanche Barack Obama.

D'autres « boursiers » de M. Soros parmi les « partenaires » de la marche sont l'Union américaine des libertés civiles, le Centre pour les droits constitutionnels, Amnesty International et Human Rights Watch (HRW).

Quoi qu'il en soit, la plupart des Américains savent bien que la marche n'est vraiment pas une « marche des femmes », mais une marche en faveur des femmes anti-Trump. On se souvient par ailleurs des propos tenus récemment devant les journalistes à Davos par le philanthrope idéologique et donateur politique George Soros sur Donald Trump, un « dictateur éventuel », selon lui. Malheureusement, la marche a pris position et les « femmes » ont été utilisées pour une journée explicitement anti-Trump, constatent les observateurs."

Posté le 23 janvier 2017 à 07h58 par Michel Janva | Lien permanent

21 janvier 2017

Le premier acte de Donald Trump est contre l'ObamaCare

C2p8UOkXUAMWRwXA peine avait-il pris possession de la Maison Blanche que le nouveau président des Etats-Unis a signé son premier décret. Ce texte demande aux services gouvernementaux de «lever, reporter, décaler l'application ou octroyer des exemptions» pour les dispositions de l'Affordable Care Act. L'abrogation et le remplacement de ce texte est l'une des promesses de campagne de Trump. Le décret demande aussi aux agences d'accorder plus de flexibilité aux États dans la mise en œuvre des programmes d'assurance santé en développant «un marché libre et ouvert dans le cadre d'un commerce inter-États pour offrir des services de santé et d'assurance santé».

Par ailleurs, la page web dédiée aux droits LGBT a aussitôt été supprimée du site internet de la Maison-Blanche.

Posté le 21 janvier 2017 à 16h29 par Michel Janva | Lien permanent

20 janvier 2017

Donald Trump : "Amérique d'abord"

Donald Trump est devenu aujourd'hui officiellement le 45e président des Etats-Unis. Il a ensuite déclaré :

20170120PHOWWW00772"La cérémonie d'aujourd'hui a une signification particulière. Nous ne faisons pas que transférer le pouvoir, nous transférons le pouvoir de Washington et nous vous le rendons. Pendant trop longtemps, une petite majorité a pu profiter du gouvernement pendant que le peuple en a payé les frais. Le peuple n'a pas pu tirer parti de cette richesse. Les emplois ont quitté notre pays, les citoyens de notre pays n'ont pas pu en bénéficier et les victoires de certains n'ont pas été vos triomphes".

"Nous avons subventionné des pays, nos forces militaires ont été épuisées. Nous avons défendu les frontières d'autres pays sans défendre les nôtres. Nous avons dépensé des milliards à l'étrangers, nous avons rendu les autres pays riches. Nos usines ont progressivement quitté notre territoire. On n'a même pas pensé aux travailleurs américains laissés sur le carreau. Mais ça, c'est le passé. Aujourd'hui, nous regardons uniquement vers l'avenir". "Nous nous rassemblons ici aujourd'hui. Il y aura un nouveau décret qui devra être entendu dans toutes les capitales à partir d’aujourd’hui. A partir de ce jour, c'est l'Amérique d'abord. Toutes les décisions seront prises afin que tout revienne aux familles américaines. Nous allons empêcher les autres pays de voler nos emplois".

"La Bible nous montre à quel point il est plaisant lorsque les hommes de Dieu vivent ensemble dans l'unité. Il faut rechercher la solidarité. Lorsque l'Amérique est unie, l'Amérique est totalement inarrêtable. Il ne faut pas avoir peur. Nous sommes protégés et nous serons toujours protégés par les hommes et les femmes, par nos forces militaires et notre police. Nous seront protégés par Dieu."

"Il faut voir les choses en grand. Une nation ne peut survivre que si elle est épanouie. Nous n'accepterons plus les chefs d’État qui n'agissent pas. Le temps des paroles vides de sens est terminé. Aujourd'hui, il faut agir. Ne permettez à personne de vous dire que ce n'est pas possible. Nous sommes à l'aube d'un nouveau millénaire et nous sommes prêts à explorer les mystères de l'espace, à explorer les technologies de demain, nous permettant de guérir nos divisions. Quelle que soit notre couleur de peau, notre sang est de la même couleur, c'est celui des patriotes".

Posté le 20 janvier 2017 à 18h23 par Michel Janva | Lien permanent

Ingérence russe dans l'élection présidentielle US: la paille et la poutre

Selon cette analyse parue initialement sur un site espagnol. Le reste de l'article présente un panorama intéressant des vulnérabilités russes inventoriées par l'auteur.

L’histoire drôle de l’ingérence dans Hillarystán

Dans les années quatre-vingt-dix, l’ingérence de Washington en Russie a été déterminante pour la ruine et la criminalisation de l’économie russe. Beaucoup de décrets de privatisation et d’autres aspects essentiels ont été rédigés directement à Washington. Des gens comme le vice-secrétaire du trésor US Lawrence Summers, donnait directement des instructions en matière de code fiscal, TVA et des concessions d’exploitation de ressources naturelles et les plombiers de l’Harvard Institute for International Development, sous le parrainage de l’USAID, Jeffrey Sachs, Stanley Fisher et Anders Aslund, avaient autant d’influence que les ministres.

Sous la baguette d’Andrei Kózyriev (1992-1996), la politique extérieure russe était aux mains d’une marionnette de Washington qui a été mise comme récompense à la tête de l’entreprise pharmaceutique étasunienne ICN après être révoqué. Le grand projet géopolitique pour la Russie des stratèges de Washington comme de Zbigniew Brzezinski était de dissoudre le pays dans quatre ou cinq républiques géopolitiquement insignifiantes - un scénario que la Russie n’a jamais envisagé pour les Etats-Unis, ni dans les moments les plus forts du pouvoir soviétique et dont le précédent historique le plus proche est le projet de dissolution de l’URSS du Reichsministerium für die besetzten Ostgebiete sous la conduite du nazi Alfred Rosenberg. Lors des présidentielles de juin/juillet 1996, la complicité des États-Unis a été la clef pour faciliter le financement illégal de la campagne de Eltsine et la manipulation de renseignements qui l’a accompagnée, ce qui a empêché une probable victoire communiste …

Que beaucoup de tout cela eut été consenti et même favorisé par la classe politique russe dont le principal souci à cette époque était de se remplir les poches, ne change pas grande chose au sujet : Après, quand avec Poutine la priorité a été la stabilisation de l’acquis et la récupération de la Russie, Washington a promu les révolutions de couleurs dans divers pays de l’environnement russe et a toujours appuyé ce scénario en Russie même, en soutenant d’un point de vue économique et informatif les organisations non gouvernementales et les défenseurs de droits de l’homme - plusieurs d’eux plus qu’honorables - dont l’action était favorable à ses intérêts.

La clé de la récupération russe au début du XXIe siècle a été la soumission du complexe énergétique aux intérêts de l’État. Ce fut alors, qu’on s’est aperçu que Poutine mettait fin la « bananisation » de la Russie, quand Washington avait parié sur le magnat Mijail Jodorkovski.

Propriétaire de Yukos, la plus grande compagnie pétrolière russe, et principal bénéficiaire de la privatisation énergétique des années quatre-vingt-dix, Jodorkovski se préparait à défier électoralement Poutine. En 2003, il se disposait à tracer pour cela des liens économiques stratégiques avec l’Occident comme la vente d’un tiers des actions de Yukos à l’Exxon-Mobil (22.000 millions de dollars), la construction d’un oléoduc vers la Chine et d’un terminal pour l’exportation vers l’occident à Mourmansk avec lequel il cherchait à déterminer l’exportation de brut. Tout cela non seulement cassait le pacte que Poutine avait établi avec les magnats (pour les acquisitions des privatisations en échange de la non ingérence politique et la soumission à l’État), mais privait le Kremlin du principal atout géopolitique pour la récupération de la Russie : l’usage de sa puissance énergétique.

Jodorkovski, « a adopté des décisions qui affectaient le destin et la souveraineté de l’État et qu’on ne pouvait pas laisser dans les mains d’un seul homme guidé par ses propres intérêts », a expliqué Poutine en son temps. Jodorkovski a été emprisonné et immédiatement soutenu par l’Occident jusqu’à sa remise en liberté…

Ce type d’ingérence dans les affaires de la Russie fut une constante - tout russe le sait - et remet à sa place le présumé scandale des hackers russes dans la campagne électorale étasunienne. La réalité simple est que, dans l’hypothèse la plus extrême et indémontrable - avec Poutine pilotant personnellement l’opération - toute cette affaire est assez innocente. Plus encore : à côté de ce que le valeureux dissident Eduard Snowden a révélé après avoir démontré sur pièces, l’existence du Big Brother et son contrôle mondial total des communications par les États-Unis à travers la NSA, cet épisode des courriels de Madame Hillary ressemble beaucoup à une mascarade

Posté le 20 janvier 2017 à 11h00 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (2)

Conférence de géopolitique : bilan de l'année 2016, la video

Nous avions annoncé cette conférence, qui a eu lieu en décembre à l'institut de la démocratie et de la coopération. En voici la video.

En prime, nous vous proposons cet aperçu de l'année à venir, intitulé "le retour du politique et des peuples souverains contre le néo-bolchevisme mondialiste"

Posté le 20 janvier 2017 à 10h37 par Paula Corbulon | Lien permanent

19 janvier 2017

Avortement : et si les femmes poursuivaient les médecins ?

C'est l'idée des législateurs de l’Etat de l’Iowa (qui viennent aussi de mettre fin au financement public du Planning familial), qui vont voter un texte qui permettra à une femme ayant avorté de poursuivre le médecin qui a effectué l’IVG, si elle éprouve, plus tard, à n'importe quel moment de sa vie, une détresse émotionnelle. Le sénateur républicain Mark Chelgren à l’origine de la proposition de loi, explique :

« Ce que nous demandons, c'est que les personnes, les médecins et les cliniques qui s’enrichissent aux dépends des femmes qui avortent soient tenus responsables ».

Cette loi veut protéger les femmes à un moment où elles sont « sous le plus grand stress qu'on puisse imaginer ».

Panique dans les rangs de la culture de mort : une telle loi sera puissamment dissuasive chez les médecins.

Posté le 19 janvier 2017 à 17h44 par Michel Janva | Lien permanent

16 janvier 2017

L’entretien le plus étonnant qu'a fait le rédacteur du Bild

Capture d’écran 2017-01-16 à 20.26.18C'est avec Donald Trump :

« Donald Trump est Donald Trump, et assurément je peux vous dire que cette conversation est l’entretien le plus étonnant que j’aie jamais fait. En effet, ses paroles ne sont pas comme du linge repassé, aucun conseiller en communication n’est passé dessus. Ce que Trump a dit, nous l’avons retranscrit tel quel, puis traduit. Cela a d’ailleurs été le plus difficile : traduire sa langue en allemand. Et quand on lit l’interview, on la lit très différemment des interviews politiques habituelles. »

Posté le 16 janvier 2017 à 20h27 par Michel Janva | Lien permanent

Trump, censé symboliser le capitalisme le plus sauvage coalise contre lui la quasi-totalité de la « presse aux ordres de la Bourse »

Jean-Claude Michéa publie "Notre ennemi, le capital". Il est interrogé dans Marianne. Extraits :

Unknown-17"Vous qui vous déclarez «populiste», comment vous apparaît une figure comme celle de Donald Trump, autour de laquelle se sont alliés le peuple déclassé et une partie des Américains les plus puissants du pays ?

« Plus le méchant est réussi, disait Hitchcock, plus réussi est le film. » De ce côté, Donald Trump est le client idéal. Il incarne en effet, jusque dans sa coiffure, tous les traits de l'« homme que vous aimerez haïr ». Il reste cependant un mystère à résoudre. Par quel miracle celui qui est censé ainsi symboliser, selon le Monde, l'essence même du capitalisme le plus sauvage peut-il coaliser contre lui, du matin jusqu'au soir, la quasi-totalité de ce que Marx appelait la « presse aux ordres de la Bourse » (y compris de sa « brigade du rire », de Yann Barthès à Karl Zéro) ?

C'est sans doute que celle-ci ne lui pardonne pas d'avoir eu le mauvais goût d'utiliser dans sa campagne électorale un peu trop d'éléments de langage « anticapitaliste ». Mais que ces chiens de garde se rassurent ! Trump - bien que, contrairement à Fillon, il sache en effet parler aux travailleurs - n'a probablement jamais eu la moindre intention de remettre vraiment en cause le Tafta ou la tyrannie de Wall Street (les choses sont peut-être un peu différentes sur le plan géopolitique).

Et, si même il poussait l'incohérence jusqu'à vouloir faire quelques pas dans cette direction - hypothèse peu plausible -, nul doute que le système saurait très vite lui rappeler les limites à ne pas dépasser. C'est qu'on ne plaisante pas avec ce genre de choses au pays des Kennedy et des Martin Luther King. [...]"

Posté le 16 janvier 2017 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent

14 janvier 2017

"Bénédiction" d'un nouvel avortoir par une « vingtaine de dirigeants religieux » mais pas de catholique

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

37d1cbff8img_4374-jpg-mobile"Mardi dernier 10 janvier a eu lieu la bénédiction du nouvel avortoir du Planning familial américain à Washington par une « vingtaine de dirigeants religieux ».

Non, ce n’est pas un canular. C’est raconté par le site DCist, qui donne un grand reportage et des photos, et par le Huffington Post, qui donne même une vidéo. J’ai vérifié tous les noms et tous les titres, et tout est, hélas, exact. Du reste la page Facebook du Planning familial de Washington renvoie à l’article du Huffington Post.

« Dans presque tous les messages que j’adresse à notre personnel, je parle de notre travail sacré », dit Laura Meyers, présidente et directrice du Planning familial de Washington. « Cette bénédiction confirme le caractère sacré de notre travail. » D’où le sous-titre de l’article du Huffington Post (en rubrique « religion ») : « Parce que ceci est aussi un espace sacré ». A l’entrée il y avait la troupe de percussion féminine Batala. L’une d’elles a déclaré qu’elles avaient décidé de participer à cet événement « parce que beaucoup d’entre nous ont bénéficié du Planning familial ».

Les « dirigeants religieux » se sont réunis au premier étage pour un « cercle de prière » mené par le rabbin Michael Nemath, directeur du « Centre d’action religieuse du judaïsme de réforme ». Puis chacun y est allé de son allocution et de son rite. On croit comprendre que parmi la vingtaine de « dirigeants religieux » il y avait des « pourvoyeurs d’avortement » (évidemment, si c’est sacré…), une « patiente du Planning familial »… Quant à Kendall Wilson-Flippin, qui a exécuté une « danse liturgique », c’est un prof de danse fitness…

La cérémonie avait été organisée par la « Coalition religieuse pour le choix reproductif », nommément par les révérends Christine et Dennis Wiley de l’Eglise unie baptiste du Christ. Pour eux comme pour beaucoup d’intervenants, « c’est leur foi religieuse qui est précisément la raison pour laquelle ils sont solidaires du Planning familial ».

Le rabbin Namath a souligné que selon la tradition juive, prendre des décisions saines à propos de son corps est une façon d’honorer Dieu. Et il a prié : « Dieu, que ton esprit repose sur ces soignants qui servent d’instruments de tes mains. » Sic.

Daayiee Abdullah, le premier imam ouvertement homosexuel d’Amérique, se trouvait en Thaïlande mais a participé à la cérémonie via Skype.

Deux prêtres hindous ont chanté un mantra qui donne « de bonnes vibrations » au bâtiment, puis ils ont aspergé d’« eau bénite » le rez-de-chaussée parce que « quand nous chantons des mantras les vibrations traversent l’eau », ce qui laisse l’énergie négative derrière…

Pour clore la cérémonie, chacun a écrit sur une pierre ce dont il voulait se débarrasser, et a jeté la pierre dans une jarre d’eau, la remplaçant par une pierre où était inscrit un mot de bénédiction…

Serina Floyd, directrice médicale du Planning familial, a déclaré : « Les patientes expriment leur honte, leur culpabilité ou leur crainte quant à la façon dont Dieu les percevra. Mais avorter ne vous rend pas antipathique aux yeux de Dieu. Maintenant, je peux dire aux patientes que c'est un espace béni. »

Une consolation : les articles n'évoquent pas la présence d'un prêtre catholique..."

Posté le 14 janvier 2017 à 11h36 par Michel Janva | Lien permanent

10 janvier 2017

Kentucky : des lois pour limiter l'avortement

Lu sur Gènéthique :

B"Le gouverneur du Kentucky, Matt Bevin, a signé lundi deux projets de loi qui limitent l'avortement dans son Etat. Les dispositions d’urgence entourant ces projets impliquent leur mise en œuvre immédiate.

Le premier demande aux médecins d’effectuer une échographie avant un avortement, de montrer les images à la mère et de lui fournir l’enregistrement audio des battements de cœur fœtaux.

Le second interdit les avortements au-delà de 20 semaines de grossesse, exception faite des grossesses à risque pour la santé de la mère."

Posté le 10 janvier 2017 à 16h43 par Michel Janva | Lien permanent

08 janvier 2017

Pour la France, Cuba est plus important que les Etats-Unis

Tout le monde se souvient du voyage du ministre Ségolène Royal à Cuba pour honorer le sanguinaire communiste Fidel Castro, récemment décédé.

Nous apprenons aujourd'hui qu'aucun responsable politique français n'assistera à l'investiture de Donald Trump le 20 janvier à Washington. Seul l'ambassadeur français à Washington, Gérard Araud, sera présent. Cet ambassadeur s'était déconsidéré Araud lors de la victoire de Trump par un tweet depuis effacé - «Un monde s'effondre devant nos yeux»...

Posté le 8 janvier 2017 à 19h42 par Michel Janva | Lien permanent

06 janvier 2017

Les républicains du Congrès américain ont l'intention de couper les crédits au Planning familial

Unknown-2Le président de la Chambre des représentants Paul Ryan a affirmé que "la loi sur Planned Parenthood sera dans le texte budgétaire". Les républicains du Congrès américain ont l'intention de couper les crédits au plus grand réseau de planning familial des Etats-Unis, Planned Parenthood.

Les fonds publics représentaient 43% du budget de Planned Parenthood en 2015 (aides fédérales et locales). Les 650 cliniques de cette organisation proposent des avortements mais aussi des services tels que des dépistages, car les fonds publics fédéraux ne peuvent légalement pas être utilisés pour des avortements, mais peuvent l'être pour le reste des activités. D'où la manipulation du Planning. 

Posté le 6 janvier 2017 à 08h30 par Michel Janva | Lien permanent

Le protectionnisme, ça marche

Posté le 6 janvier 2017 à 07h05 par Michel Janva | Lien permanent

05 janvier 2017

La révocation de l'Obamacare sera la priorité de la future administration Trump

Unknown-38C'est ce qu'a déclaré le vice-président élu Mike Pence, alors que le président Barack Obama s'est déplacé au Capitole pour appeler les élus démocrates à défendre son héritage en matière de santé.

Le Sénat a approuvé l'ouverture d'un débat sur le projet de révocation de la réforme de santé, qui instaure le financement public de la culture de mort et crée une hypertrophie étatique contraire au principe de subsidiarité.

Les républicains affirment que la couverture proposée par l'Obamacare est trop coûteuse pour les employeurs et dénoncent une ingérence trop importante de l'Etat fédéral dans le secteur de la santé.

Posté le 5 janvier 2017 à 08h21 par Michel Janva | Lien permanent


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