28 février 2015

Etats-Unis : Un sondage cloue le bec au lobby homosexuel

... en prouvant, chiffres à l'appui, que les idées homosexualistes en matière de mariage sont très loin d'avoir gagné. (Nouvelles de France)

Posté le 28 février 2015 à 16h03 par Marie Bethanie | Lien permanent

24 février 2015

LGBT : l’Alabama résiste aux droits de l'homme dénaturés

Le département d’Etat américain avait annoncé la nomination fonctionnaire ouvertement homosexuel, « envoyé spécial pour les droits humains des personnes LGBT » dont le champ d’action serait toute la planète. John Kerry a annoncé hier :

« Je ne pourrais pas être plus fier que d’annoncer que Randy Berry sera le premier Envoyé Spécial jamais nommé pour les Droits Humains des Personnes LGBT [...] Défendre et promouvoir les droits humains des personnes LGBT est au centre de notre engagement pour faire avancer les droits de l’homme globalement – c’est le cœur et la conscience de notre diplomatie. »

Rand Berry va-t-il oeuvrer en Alabama où les habitants résistent à l'intense propagande LGBT. Selon un sondage, 70% des locaux sont opposés à la dénaturation du mariage et 30% favorables. En 2006, un amendement constitutionnel définissant le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme, avait été approuvé par 81% des votants. C’est sur cet amendement que ce sont assis les juges au début de l’année 2015.

Posté le 24 février 2015 à 17h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

22 février 2015

L'administration Obama s'apprête à violer les droits parentaux et la liberté de conscience des familles réfugiées

Le Friday Fax de C-Fam : L'administration d'Obama prépare de nouvelles normes qui obligeront les associations caritatives confessionnelles à fournir l'avortement aux réfugiées mineures qui entrent sur le sol américain sans leurs parents, sans l'accord des parents. Les groupes confessionnels déclarent qu’il s’agit d’une infraction aux droits parentaux et d’une violation de la liberté de conscience des groupes religieux qui aident ces jeunes dans leur intégration. Dans le cas où ces associations refuseraient, ce qui serait le cas des associations catholiques, elles se verraient retirer l'aide de l'Etat fédéral. Ces associations ont jusqu'au 24 juin 2015 pour se conformer à ce nouvel oukase de la mort.

Les textes de l'administration Obama exigent également que les associations qui accueillent ces mineurs non-accompagnés de leurs parents se forment aux "LGBTQI" afin d'identifier les "identités de genre transsexuelles et intersexuées" chez les adolescents qu'elles recueillent.

Ces nouvelles normes s'appuient sur un rapport de l'Unicef de 2013, qui estime que dès l'âge de 10 ans, les enfants doivent "avoir droit" aux "services de santé sexuelle et de reproduction" sans le consentement parental.

"Pour justifier cette affirmation, l’Unicef a fait référence aux commentaires du comité qui supervise la mise en place de la Convention sur les Droit de l’Enfant. Ce même comité a dit au Saint Siège l’année dernière que son opposition aux relations sexuelles entre adolescents et à l’avortement faisait l’objet d’une violation du traité."[...]

L'administration Obama va donc violer, au nom de la "Convention des Droits de l'Enfant", non seulement les droits des parents à éduquer eux-mêmes leurs enfants et de décider, en conformité avec leurs convictions religieuses, de ce qui est le mieux pour eux, mais en plus, la liberté de conscience la plus élémentaire.

Posté le 22 février 2015 à 23h09 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

20 février 2015

Pas d'amalgame aux Etats-Unis non plus

Barack Obama vient de se livrer à un grand numéro de "pas d'amalgame". Le président américain s'est laissé aller, comme Jacques Chirac en son temps pour la France, à évoquer l'implication de générations de musulmans dans la construction des Etats-Unis depuis ses origines... alors que les musulmans (2,6 millions) représentent moins de 1% de la population totale.

Mais ce qui a le plus choqué les Américains sont ses propos sur le terrorisme auquel il n'a pas voulu accoler les qualificatifs "musulman" ou "islamiste" :

"Aucune religion n'est responsable du terrorisme. Ce sont les personnes qui sont responsables des violences et du terrorisme (...) Nous ne sommes pas en guerre contre l'islam mais contre des personnes qui  ont perverti l'islam (...)" source

"Al-Qaïda et le groupe Etat islamique recherchent désespérément une légitimité. Ils tentent de se dépeindre comme des leaders religieux et ils diffusent l’idée que l’Occident est en guerre contre l’islam.  Nous ne devons jamais accepter les principes qu’ils mettent en avant, et nous devons leur refuser la légitimité qu’ils recherchent. Ce ne sont pas des leaders religieux, ce sont des terroristes !" source

Accusé d'islamophilie par certains (voir aussi ce post), Obama se retrouve en première page du quotidien New York Post vient de faire la une suivante : "terreur islamique, je ne vois vraiment pas"

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Posté le 20 février 2015 à 13h03 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Les États Unis continuent de jeter de l'huile sur le feu en Syrie

Les États-Unis et la Turquie ont signé aujourd'hui à Ankara un accord pour former et équiper des opposants syriens modérés en Turquie.

La vaste blague des opposants modérés continue, alors même qu'il n'y a pas de frontière étanche entre ces modérés et les extrémistes de l'Etat islamique.

Posté le 20 février 2015 à 11h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

18 février 2015

Les franciscains du Bronx

Lundi soir, KTO diffusait le documentaire ci-dessous, l'histoire de capucins franciscains installés au cœur du Bronx, pour aider les pauvres à vivre dignement, une oasis chrétienne au milieu du chaos.

"Quand les frères sont arrivés dans le Bronx en avril 1987, ils ont trouvé un quartier abandonné au feu et aux gangs. Depuis, la police et les pompiers ont repris le contrôle de la situation. Une caserne de pompiers s'est d'ailleurs installée juste à côté des frères après leur arrivée.

Depuis le début, l'action sociale de ces franciscains est très présente. Tenant à être au coeur de la pauvreté, comme l'était saint François d'Assise avec tous les rejetés de la société, ils évoluent avec la rue, faisant corps avec les pauvres des quartiers nord de New York."

 

Posté le 18 février 2015 à 15h10 par Marie Bethanie | Lien permanent

12 février 2015

Jamie Brewer devient la première mannequin trisomique à défiler à la Fashion Week

Lu ici :

"Jamie Brewer est connue pour ses différents rôles dans la série "American Horror Story". Cette comédienne s'apprête aussi à devenir la première mannequin atteinte de trisomie 21 à défiler lors de la Fashion Week de New York ce jeudi."[...]

Jamie n'a l'air ni malheureuse, ni inutile pour la société, et pourtant, elle est atteinte de trisomie 21...

Posté le 12 février 2015 à 13h54 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (5)

10 février 2015

La guerre glaciale des Etats-Unis en Europe

Traduction d'un article américain qui fait une présentation exhaustive des menées US en Europe de l'Est et en Ukraine, où l'Europe et la Russie ont tout à perdre. Avec à l'horizon le spectre de la guerre nucléaire. Rien de moins.

"Depuis plus d’un an, les États-Unis ont joué un scénario conçu pour (1) réaffirmer le contrôle américain sur l’Europe en bloquant le commerce de l’UE avec la Russie, (2) pousser la Russie à la faillite, et (3) se débarrasser de Vladimir Poutine pour le remplacer par un fantoche des Américains, comme le défunt soulard, Boris Eltsine. Les derniers jours ont révélé de façon limpide la perfidie de l’aspect économique de cette guerre des États-Unis contre la Russie.

Tout a commencé lors de l’importante réunion internationale de haut niveau sur l’avenir de l’Ukraine qui s’est tenue à Yalta en septembre 2013, dont un thème majeur a été la révolution du gaz de schiste que les États-Unis espéraient utiliser pour affaiblir la Russie. L’ancien secrétaire à l’énergie américain Bill Richardson était là pour défendre l’affaire, applaudi par Bill et Hillary Clinton. Washington espérait utiliser ses techniques de fracturation hydraulique pour fournir des sources de substitution du gaz naturel et bouter la Russie hors du marché. Ce qui revient à vendre à l’Europe un chat dans un sac.

Mais cette astuce ne pouvait réussir en s’appuyant sur le sacro-saint « marché », puisque le fracturation est plus coûteux que l’extraction de gaz russe. Il fallait une crise majeure pour fausser le marché par des pressions politiques. Par le coup d’état du 22 Février, manigancé par Victoria Nuland, sous-secrétaire d’Etat américaine pour l’Europe et l’Eurasie, les Etats-Unis ont effectivement pris le contrôle de l’Ukraine, en plaçant au pouvoir leur agent "Yats" (Arseniy Iatseniouk) favorable à l’entrée de son pays dans l’OTAN. Cette menace directe contre la base navale russe en Crimée a conduit au référendum, qui a mené au retour pacifique de cette péninsule historiquement russe à la Russie. Mais le chœur mené par les Etat-Unis a condamné le retour, sans aucun désordre, de la Crimée comme une « agression militaire russe ». Cette manœuvre défensive est claironnée par l’OTAN comme preuve de l’intention de Poutine d’envahir les pays voisins sans prétexte.

Pendant ce temps, l’invasion économique des États-Unis est passée largement inaperçue.

L’Ukraine a quelques-unes des plus grandes réserves de gaz de schiste en Europe. Comme d’autres Européens, des Ukrainiens ont manifesté contre les conséquences néfastes pour l’environnement de la fracturation hydraulique sur leurs terres, mais contrairement à certains autres pays, l’Ukraine n’a pas de législation restrictive à ce sujet. La société pétrolière américaine Chevron, très liée au pouvoir, est déjà à l’œuvre.

Depuis mai dernier, R. Hunter Biden, fils du vice-président américain, est membre du conseil d’administration de Burisma Holdings, le plus grand producteur de gaz privé de l’Ukraine. Le jeune Biden sera en charge de l’unité juridique de Holdings et contribuera à son « expansion internationale ».

L’Ukraine a un sol riche, en plus des réserves de pétrole de schiste. Le géant de l’agroalimentaire américain Cargill est particulièrement actif en Ukraine, en investissant dans des silos à céréales, aliments pour animaux, un grand producteur d’œufs et agroalimentaire, UkrLandFarming, ainsi que le port de la Mer Noire à Novorossisk. Le très actif Conseil d’affaires Etats-Unis-Ukraine comprend des dirigeants de Monsanto, John Deere, le fabricant de matériel agricole CNH Industrial, Pioneer DuPont, Eli Lilly & Company. Monsanto prévoit de construire une « usine de semences de maïs non-OGM en Ukraine » de $ 140 000 000, ciblant évidemment le marché européen réticent aux OGM. Ce fut dans son discours lors d’une réunion parrainée par Chevron du Conseil d’affaires Etats-Unis-Ukraine il y a un an que Victoria Nuland a mentionné les cinq milliards de dollars dépensés par les Etats-Unis au cours des vingt dernières années pour gagner l’Ukraine.
Le 2 Décembre, le président Porochenko a nommé trois étrangers comme ministres : un Américain, un Lituanien et un Géorgien. Il leur a accordé la citoyenneté ukrainienne quelques minutes avant la cérémonie. (Un deuxième Géorgien fut ajouté ensuite.)
Natalie Jaresko, née aux Etats-Unis, est la nouvelle ministre des Finances de l’Ukraine. Originaire d’une famille ukrainienne et diplômée des universités de Harvard et de DePaul, Jaresko est passée du Département d’État à Kiev lorsque l’Ukraine a obtenu son indépendance de l’Union Soviétique, afin de diriger le département économique de l’ambassade américaine qui venait d’ouvrir. Trois ans plus tard, elle a quitté l’ambassade des États-Unis pour diriger le Fonds Western NIS Enterprise financé par le gouvernement des Etats-Unis. En 2004, elle a fondé sont propre fonds d’actions. En tant que partisane de la Révolution orange de 2004, elle a siégé au Conseil consultatif des investisseurs étrangers du président vainqueur de cette « révolution », Viktor Iouchtchenko.
Le Banquier d’investissement lituanien Aivaras Abromavicius est le nouveau ministre de l’Economie, plaçant la politique économique du gouvernement sous l’influence, ou plutôt le contrôle, américain.
Le nouveau ministre de la Santé, Aleksandr Kvitashvili de la Géorgie, a été éduqué aux Etats-Unis et ne parle pas ukrainien. Il a occupé le poste de ministre de la santé dans sa Géorgie natale, sous la présidence du protégé des Etats-Unis de l’époque, Mikheïl Saakachvili.
La mainmise des États-Unis sur l’économie de l’Ukraine est maintenant totale. Le décor est planté pour commencer la fracturation, faisant peut-être de Hunter Biden le plus récent des oligarques de l’Ukraine.
Personne n’en parle, mais l’accord commercial controversé entre l’UE et l’Ukraine, dont le report avait déclenché les protestations de Maidan, qui ont abouti au coup d’état piloté par les Etats-Unis du 22 février, supprime les barrières commerciales, permettant l’entrée libre dans les pays de l’UE des exportations agricoles produites en Ukraine par des sociétés américaines. Le gouvernement ukrainien est profondément endetté, mais cela n’empêchera pas les entreprises américaines de réaliser d’énormes profits dans ce pays à bas salaires, fertile et déréglementé. Les producteurs céréaliers européens, comme la France, pourraient souffrir d’une telle concurrence bon marché.
L’assaut du gouvernement russophobe de Kiev contre la région du Sud-Est est en train de tuer le secteur industriel du pays, dont les marchés se trouvaient en Russie. Mais pour les dirigeants de Kiev de l’Ukraine occidentale, cela n’a pas d’importance. La mort d’une vieille industrie peut aider à garantir des salaires bas et des profits élevés.
Au moment même où les Américains prenaient résolument le contrôle de l’économie ukrainienne, Vladimir Poutine a annoncé l’annulation du projet de gazoduc South Stream. L’accord avait été signé en 2007 entre Gazprom et la compagnie pétrochimique italienne ENI, afin d’assurer les livraisons de gaz russe dans les Balkans, en Hongrie, en Autriche et en Italie en contournant l’Ukraine, dont le manque de fiabilité en tant que pays de transit avait été démontré par de fréquents impayés ou le siphonnage pour son propre usage de gaz destiné à l’Europe. L’allemand Wintershall et le français EDF ont également investi dans South Stream.
Ces derniers mois, des représentants des États-Unis ont commencé à faire pression sur les pays européens concernés afin qu’ils se retirent de l’affaire. South Stream était une bouée de sauvetage potentielle pour la Serbie, toujours appauvrie par les destructions causées par les bombardements de l’OTAN et les privatisations au rabais de ses industries au profit d’acquéreurs étrangers. En plus du bénéfice des emplois et d’une sécurité énergétique qui lui font gravement défaut, la Serbie était en passe de gagner 500 millions d’euros de tarif de transit par an. Belgrade a résisté aux avertissements insistants exigeant de se conformer à la politique anti-Russe pour conserver son statut de candidat à l’entrée dans l’Union européenne.
Le maillon faible était la Bulgarie qui, en tant que terminal du gazoduc, devait tirer des bénéfices similaires. L’ambassadeur américain à Sofia Marcie Ries a commencé par avertir les hommes d’affaires bulgares qu’ils pourraient souffrir s’ils faisaient des affaires avec des entreprises russes sous sanctions. Le président sortant de la Commission européenne, José Manuel Barroso du Portugal, qui était « maoïste » lorsque le « maoïsme » servait de couverture à l’opposition aux mouvements de libération soutenus par les Soviétiques dans les colonies portugaises d’Afrique, a menacé la Bulgarie de poursuites de l’UE pour irrégularités dans les contrats South Stream. Il s’agit de règles de l’UE qui interdisent que la même entreprise puisse à la fois produire et transporter du gaz. En bref, l’UE voulait faire appliquer ses propres règles de façon rétroactive à un contrat signé avant que ces règles ne soient adoptées et avec un pays qui n’est pas membre de l’UE.
Enfin, John McCain a pris l’avion pour Sofia pour intimider le Premier ministre bulgare, Plamen Orecharski, en exigeant qu’il se retire de l’affaire, laissant le gazoduc South Stream sans point d’entrée terrestre dans les Balkans.
C’est plutôt drôle si l’on considère qu’un thème majeur de la propagande belliciste actuelle des États-Unis est de dénoncer la vente de gaz russe comme étant surtout une arme d’ « intimidation », de « coercition » et de « contrainte » politique utilisée par Poutine pour dominer l’Europe.
Enfin, il est vrai que la Russie a dû rappeler à maintes reprises à l’Ukraine de régler ses factures de gaz impayées. Avec un succès mitigé.
L’annulation de South Stream constitue un coup tardif porté par l’OTAN contre la Serbie. Le Premier ministre serbe Aleksandar Vucic a regretté la perte de South Stream, en soulignant que : « Nous payons le prix d’un conflit entre grandes puissances ».
Les partenaires italiens de l’accord sont également très mécontents devant les pertes subies. Mais les responsables européens et les médias, comme d’habitude, rejettent toute la faute sur Poutine.
Si l’on vous insulte sans cesse en vous faisant sentir que vous n’êtes pas le bienvenu, il se peut que vous fassiez vos bagages et partiez. Poutine a emporté son projet de gazoduc vers la Turquie où le Premier ministre turc, Recep Erdogan, n’a pas tardé à l’acheter. Cela ressemble à une bonne affaire pour la Russie et pour la Turquie. Mais l’affaire demeure inquiétante.
Le pétrole russe comme moyen de coercition ? Si Poutine pouvait utiliser Gazprom pour obtenir d’Erdogan de changer de politique envers la Syrie, et d’abandonner sa détermination à renverser Bachar al Assad, afin que les fanatiques de l’Etat Islamique soient vaincus, ce serait un excellent résultat. Mais il n’y a aucun signe d’un tel résultat.
L’abandon de South Stream creuse le fossé entre la Russie et l’Europe occidentale, ce qui, à long terme, est néfaste pour les deux. Mais il creuse aussi l’inégalité économique entre le Nord et le Sud de l’Europe. L’Allemagne reçoit toujours du gaz de Russie, notamment avec le co-projet de Gerhard Schroeder avec Poutine, Nord Stream. Mais les pays d’Europe du Sud, déjà dans une crise profonde provoquée en grande partie par l’euro, sont laissés dans l’incertitude de leur approvisionnement. Cette tournure des événements pourrait contribuer à la révolte politique qui se développe dans ces pays.
Tandis que des voix s’élèvent en Italie pour se plaindre que les sanctions anti-russes font mal à l’Europe, mais laissent les États-Unis indemnes, les Européens pourraient se consoler avec les aimables propos de l’hôte de la Maison Blanche et lauréat du prix Nobel de la paix qui a salué l’Union Européenne pour avoir fait la bonne chose, même si c’est « difficile pour l’économie européenne. »
Dans un discours adressé à d’importants PDG le 3 décembre, Obama a déclaré que les sanctions visaient à changer « l’état d’esprit » de Poutine, mais ne pensait pas que cela réussisse. Il attend que « la politique à l’intérieur de la Russie rattrape ce qui se passe dans l’économie, c’est pourquoi nous allons continuer à maintenir cette pression. » Ce qui est une autre façon de dire que voler le marché du gaz naturel de la Russie, forcer l’Europe à adopter des sanctions, et couper les liens entre la Russie et l’UE sont autant de mesures destinées à faire en sorte que le peuple russe se retourne contre Poutine et s’en débarrasse. Un changement de régime, en somme.
Le 4 Décembre, la Chambre des Représentants US a officiellement révélé le motif des Etats-Unis derrière ce gâchis en adoptant ce qui doit sûrement être le pire projet de loi jamais adopté : la Résolution 758.
La résolution est un recueil de tous les mensonges répandus contre Vladimir Poutine et la Russie depuis un an. Jamais peut-être autant de mensonges ont été rassemblés dans un seul document officiel de cette longueur. Et pourtant, cette propagande de guerre a été approuvée par un vote de 411 contre 10. Si, en dépit de cet appel à la guerre entre deux puissances nucléaires, il y a encore des historiens dans le futur, ils devront juger que cette résolution est la preuve de l’absence totale d’intelligence, d’honnêteté et de sens des responsabilités du système politique que Washington s’emploie à imposer au monde entier.
L’ancien parlementaire Ron Paul a écrit une excellente analyse de ce document honteux. Quoi qu’on puisse penser de la politique interne ultra-liberale de Paul, sur les affaires internationales, il se distingue comme étant une voix de la raison très isolée.
Après une longue liste de "considérant que", de mensonges, d’insultes et de menaces, nous arrivons enfin à l’aspect commercial grossier de cette campagne dangereuse. La Chambre appelle les pays européens à « réduire la capacité de la Fédération de Russie à user de son approvisionnement en énergie comme un moyen de pression politique et économique sur d’autres pays, y compris en encourageant l’augmentation des exportations de gaz naturel et d’autres d’énergies depuis les États-Unis et d’autres pays » et « demande instamment au président d’accélérer l’approbation par le ministère américain de l’énergie des exportations de gaz naturel liquide vers l’Ukraine et d’autres pays européens. »
Le Congrès est prêt à risquer et même à promouvoir la guerre nucléaire, mais au fond il ne s’agit que de voler le marché du gaz naturel de la Russie par ce qui n’est encore à ce jour qu’un pari : le gaz de schiste américain obtenu par fracturation. Un chat dans un sac.
Pire que la guerre froide
Les néo-conservateurs qui manipulent les politiciens ignares des Etats-Unis ne nous entrainent pas dans une nouvelle guerre froide. C’est bien pire. La longue rivalité avec l’Union Soviétique était « froide » en raison de la DMA, la Destruction Mutuelle Assurée. Washington et Moscou étaient parfaitement conscients qu’une guerre « chaude » signifiait échanges nucléaires qui détruiraient le monde entier.
Cette fois, les Etats-Unis pensent qu’ils ont déjà « gagné » la guerre froide et semblent ivres de confiance qu’ils peuvent gagner à nouveau. Ils modernisent leur arsenal nucléaire et construisent un « bouclier nucléaire » à la frontière de la Russie dont le seul but ne peut qu’être de donner aux États-Unis la capacité d’une première frappe - la capacité d’empêcher des représailles russes contre une attaque nucléaire des États-Unis. Cela ne peut pas marcher, mais cela affaiblit la force de dissuasion.

Le danger d’une guerre ouverte entre les deux puissances nucléaires est en réalité beaucoup plus grand que pendant la guerre froide. Nous sommes à présent dans une sorte de Guerre Glaciale, figée, parce que ce que les Russes disent ou font n’a aucun effet. Les néoconservateurs qui fabriquent la politique des États-Unis dans l’ombre ont inventé une histoire totalement fictive sur une « agression » russe que le président des États-Unis, les médias et maintenant le Congrès ont acceptée et approuvée. Les dirigeants russes ont répondu avec honnêteté, vérité et bon sens, et sont restés calmes malgré les invectives lancées contre eux. Rien n’y fait. Les positions sont gelées. Quand la raison échoue, la force suit. Tôt ou tard.

Posté le 10 février 2015 à 10h24 par Paula Corbulon | Lien permanent

Ukraine: Obama se prend les pieds dans le tapis du "story telling"

Lu ici. Extrait.

"Que l’on se souvienne d’abord de la ligne officielle selon laquelle la Russie de Poutine s’était engagée depuis plusieurs années déjà dans une politique expansionniste aux dépens de ses voisins et pourrait nourrir, qui sait, des visées encore plus lointaines. L’Ukraine est donc, après la Géorgie en 2008, l’innocente victime de cette stratégie « impérialiste » du régime moscovite. Et l’Amérique, observateur bienveillant, soucieuse de paix et de sécurité – ce n’est tout de même pas de sa faute si les peuples assoiffés de démocratie l’appellent à la rescousse et qu’elle y répond par l’affirmative.

Soit. Mais alors que faire de cette remarque du président américain qui nous décrit un Poutine dont la « mauvaise décision » d’annexer la Crimée serait dû non pas à une quelconque « grande stratégie », mais au seul fait qu’il ait été « pris de court » par les événements. Difficile de voir le supposé jeu d’échecs russe là-dedans. Et que dire des propos d’Obama évoquant l’accord « que nous avons mis au point pour assurer la transition du pouvoir » en Ukraine ? Difficile de nier ensuite qu’il y ait bel et bien eu ingérence.

L’explication de ce petit « décalage » par rapport au discours habituel est pourtant simple. C’est qu’il y a deux discours en fait. L’un qui nous décrit la menace russe imminente, aux relents de la guerre froide, suffisamment terrifiante pour servir de base au renflouement des budgets de défense et aux appels à rentrer dans les rangs (en bloquant par exemple la vente des Mistral). L’autre nous décrit une Russie empêtrée dans son archaïsme, forcément à des années-lumière derrière l’insurpassable Amérique. Dirigée, de surcroît, par un Poutine qui « a l’air du garçon qui s’ennuie au fond de la classe », à comparer avec un Obama aussi brillant que charismatique."

Posté le 10 février 2015 à 07h21 par Paula Corbulon | Lien permanent

09 février 2015

"La menace chrétienne médiévale est sous contrôle, Mr le président"

Obama se dit chrétien mais fait preuve d'une méconnaissance très étonnante de l'histoire de sa religion, et/ou d'une totale mauvaise foi (vidéo sur Fdesouche) :

"Évoquant les violences et les actes «barbares» des djihadistes de Daesh (Isis, en anglais), Obama a invité les chrétiens à ne pas jeter la première pierre. «Nous montons sur nos grands chevaux mais souvenons-nous que pendant les croisades et l’inquisition, des actes terribles ont été commis au nom du Christ. Dans notre pays, nous avons eu l’esclavage, trop souvent justifié» par la religion."

Ses paroles insultantes ont provoqué un tollé :

"«Les commentaires du président au petit-déjeuner de prière sont les plus insultants que j’ai entendus de ma vie», a attaqué le républicain Jim Gilmore. «Il a insulté tous les Chrétiens des Etats-Unis. Cela prouve une fois de plus que Mr Obama ne croit pas en nos valeurs américaines et ne les partage pas.»

L’ex-candidat Rick Santorum, très catholique, estime, lui, que les mots présidentiels étaient «inappropriés alors que des Chrétiens sont décapités et persécutés au Moyen-Orient». «La menace chrétienne médiévale est sous contrôle, Mr le président. Il serait temps de s’occuper de la menace de l’islam radical d’aujourd’hui», a renchéri Bobby Jindal, qui pourrait se lancer dans la primaire républicaine. L’outrage est parfois une arme politique."

Posté le 9 février 2015 à 09h09 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (20)

Etats-Unis : un diplomate chargé des LGBT

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"Pour la première fois dans l'histoire des Etats-Unis, un diplomate de haut rang aura pour rôle de veiller aux intérêts des membres de la communauté LGBT à travers le monde : sous l'impulsion du Secrétaire d'Etat John Kerry, le Département d'Etat va nommer très prochainement un collaborateur des Affaires étrangères ouvertement gay dont la sélection est en cours de « finalisation ». La prochaine nomination de ce diplomate choisi « à raison de son orientation sexuelle » a été annoncée au média Mother Jones par une source du Département d'Etat qui a précisé, dans son courriel, que John Kerry lui-même participait à cette opération.

La nomination ne sera pas soumise à l'approbation du Sénat. On ne posera pas non plus de questions sur le caractère objectivement discriminatoire d'une telle nomination. [...]"

Posté le 9 février 2015 à 07h24 par Michel Janva | Lien permanent

07 février 2015

Septembre 2015 : le pape s'adressera au Congrès des Etats-Unis

Lu sur Riposte catholique :

"Dans le cadre de son voyage aux États-Unis prévu cette année, le pape s’adressera notamment aux membres du Congrès. Le Congrès des États-Unis d’Amérique regroupe la Chambre des représentants et le Sénat. C’est la première fois dans l’histoire de l’Église catholique qu’un pape s’adresse au Congrès. Le pape François avait été invité par les présidents des deux chambres du Congrès, par ailleurs tous deux catholiques. La progression des catholiques dans la population américaine est un phénomène qui affecte également la représentation politique. D’après une étude récente du Pew Research Center, ce serait presque le tiers des membre du Congrès qui serait de confession catholique romaine (31% des membres du Congrès). Ce voyage aux États-Unis a été confirmé dans le vol qui ramenait le pape François des Philippines au mois de janvier de cette année. Le pape doit notamment se rendre à la rencontre mondiale des familles qui aura lieu du 22 au 27 septembre 2015."

Posté le 7 février 2015 à 10h23 par Michel Janva | Lien permanent

06 février 2015

L'amalgame d'Obama fait réagir les chrétiens

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Dans son discours du fameux « petit déjeuner de prière » annuel, Barack Obama, après avoir condamné les horreurs de l’Etat islamique « qui se réclame de l’islam mais qui en fait le trahit », s’en est pris au christianisme :

« Au lieu de monter sur nos grands chevaux et penser que cela est unique et en d’autres lieux, souvenons-nous que pendant les Croisades et l’Inquisition des gens ont commis des actions terribles au nom du Christ. »

Ce raccourci d’un anachronisme flagrant, destiné à relativiser les crimes de l’Etat islamique en s’en prenant aux chrétiens d’autrefois, a provoqué une gigantesque bronca aux Etats-Unis, tant sur les réseaux sociaux que dans tous les médias. On peut en avoir une idée en tapant sur Google actualités « Obama crusades inquisition ».

C’est assez remarquable. Chez nous le propos serait passé quasiment inaperçu, sauf dans notre petite « famille » marginale. Mais aux Etats-Unis la colère s’exprime partout, et on demande au président de s’excuser pour cet outrage aux chrétiens, cet inadmissible « christian bashing ».

Et ce qui est assez étonnant est que la révolte s’exprime de la même façon chez tous les chrétiens, quelle que soient leur dénomination. Pourtant de nombreux protestants pourraient dire qu’après tout le président rappelle les heures les plus sombres des catholiques et que cela ne concerne pas ceux qui ont justement réformé ce christianisme-là. Non. Tous les chrétiens se sentent insultés, blessés par le propos.

Il reste donc quelque chose dans la société américaine qui a, hélas, disparu chez nous."

Posté le 6 février 2015 à 19h10 par Michel Janva | Lien permanent

02 février 2015

TTIP : reprise des négociations entre l'UE et les USA

Lu ici :

"Les négociations entre Européens et Américains ont repris lundi matin à Bruxelles afin de mettre sur pied le plus vaste accord de libre-échange au monde, un projet en discussions depuis plus d’un an et demi qui suscite beaucoup de défiance en Europe."

Posté le 2 février 2015 à 15h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

29 janvier 2015

Le président demande une hausse du budget de la Défense

Ca se passe aux Etats-Unis. La France n'est pas encore décidée à se donner les moyens de la "guerre contre le terrorisme" déclarée par le Premier ministre.

Posté le 29 janvier 2015 à 15h02 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Des menottes pour les avortueurs

Lu dans Présent :

"En Amérique les avortements sont très majoritairement effectués dans des avortoirs privés dont les médecins sont animés d’un sentiment de lucre; ils exercent ainsi le plus souvent dans des conditions absolument sordides. Des centaines de cliniques ont été fermées par décision administrative et des dizaines de médecins se sont retrouvés en prison. Pour saluer la 42ème année de la légalisation de l’avortement par l’arrêt de la Cour Suprême Roevs Wade, la ligue pour une action Pro-life a envoyé à chaque directeur une paire de menottes. Les scandales liés aux avortements ont contribué à retourner l’opinion publique contre cette pratique « médicale »."

Posté le 29 janvier 2015 à 11h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

27 janvier 2015

Etats-Unis : pas de fonds publics pour l'avortement

Lu sur Gènéthique :

"La Chambre américaine des représentants, majoritairement républicaine, a adopté jeudi 22 janvier une proposition de loi qui doit pérenniser l'interdiction de l'utilisation de fonds publics fédéraux pour des avortements ou des assurances incluant l'avortement.

Depuis plus de 35 ans, le Congrès interdit par des mesures régulièrement reconduites l'usage de fonds fédéraux pour subventionner des procédures d'avortement, mais la proposition de loi adoptée jeudi, par 242 voix contre 179, rendrait ces interdictions permanentes.

Le texte a cependant peu de chance d'être adopté par le Sénat, où les démocrates ont une minorité de blocage, et parce que la Maison Blanche a brandi la menace d'un veto présidentiel. Mais les républicains au pouvoir au Congrès entendaient marquer le 42e anniversaire de la décision historique de la Cour suprême légalisant l'avortement aux Etats-Unis dans l'affaire Roe vs Wade.

Les démocrates et défenseurs du droit à l'avortement ont quant à eux dénoncé une « menace grave », car les personnes à bas revenus dont les assurances couvriraient l’avortement ne pourraient plus bénéficier de crédits d’impôt auxquels ils ont normalement droit suite à la réforme du système de santé dite "Obamacare". Avorter couterait plus cher aux assurances privées."

En France, le budget de l'Etat finance désormais à 100% l'avortement.

Posté le 27 janvier 2015 à 07h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

22 janvier 2015

500 000 personnes à la March for Life à Washington

Aujourd'hui, la foule pro-vie était au rendez-vous pour la défense de l'enfant à naître aux Etats-Unis :

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Le pape a soutenu cette marche en diffusant sur son compte twitter en anglais (chaque vie est un don) :

Posté le 22 janvier 2015 à 22h44 par Michel Janva | Lien permanent

Vers une nouvelle restriction à l'avortement aux Etats-Unis ?

Lu dans Présent :

"Aux Etats-Unis, les républicains majoritaires à la Chambre des représentants et au Sénat ont présenté un projet de loi interdisant toute forme d’avortement au-delà de vingt semaines de grossesse. C’est un progrès important : par comparaison, en France, la loi Veil permet l’avortement la veille même de l’accouchement. Sorte de défi : il doit être voté le 22 janvier, date anniversaire de l’arrêt Roe versus Wade légalisant l’avortement aux Etats-Unis. Les deux tiers des Américains approuvent ce projet de limitation de l’IVG. Un premier pas…"

Posté le 22 janvier 2015 à 07h54 par Michel Janva | Lien permanent

17 janvier 2015

Les Américains vont entraîner des rebelles garantis "modérés"

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Plus de 400 soldats américains entraîneront dès le mois de mars des troupes rebelles syriennes, rapporte le site américain Defense One. La formation, qui aura lieu en Turquie, en Arabie Saoudite et au Qatar, s'inscrira officiellement dans le cadre de la lutte contre l'Etat Islamique (EI). Le but est d'entraîner et d'armer durant trois ans 5400 rebelles. Des rebelles dont on s’est assuré qu’ils n’avaient pas de liens avec al-Qaïda ou l’Etat islamique.

Vous avez bien lu. Les Américains vont entraîner des rebelles garantis modérés dans des pays de l’islam le plus radical…

Alors que chacun sait depuis longtemps, même les Américains, qu’il n’y a pas de frontière entre les rebelles « modérés » et les islamistes, que de très nombreux « modérés » sont passés dans les rangs islamistes, et que les groupes se revendent les armes…"

Posté le 17 janvier 2015 à 15h56 par Michel Janva | Lien permanent

08 janvier 2015

75% des cliniques d'avortement ont fermé aux Etats-Unis depuis 1991

Lu dans Présent :

"Aux Etats-Unis – contrairement à la France, où quasiment tous les députés ont voté en faveur du droit à l’avortement – la lutte contre la culture de mort continue efficacement. Ainsi, en 2014, 73 cliniques d’avortement ont été fermées. Depuis 1991, ce sont 75 % d’entre elles qui ont cessé toute activité. Actuellement, il reste 551 installations pratiquant l’avortement chirurgical et 188 l’avortement médicamenteux. Un grand nombre de celles-ci subsistent grâce à des injonctions judiciaires prises en raison précisément de l’impossibilité pratique de se faire avorter. Sinon les autorités sanitaires, conformément aux lois en cours, les auraient fermées depuis longtemps, en raison des conditions d’hygiène hors normes tout à fait catastrophiques ou de l’incompétence des avorteurs. Les groupes pro-vie se battent continuellement pour dénoncer les situations scandaleuses de sécurité. De plus, de nombreux Etats inventent en permanence des nouvelles lois destinées à gêner le fonctionnement des avortoirs."

Posté le 8 janvier 2015 à 18h22 par Michel Janva | Lien permanent

05 janvier 2015

Le traité FATCA est en vigueur

Un décret daté du 2 janvier prend en compte

"l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique en vue d'améliorer le respect des obligations fiscales à l'échelle internationale et de mettre en œuvre la loi relative au respect des obligations fiscales concernant les comptes étrangers (dite « loi FATCA ») (ensemble deux annexes), signé à Paris le 14 novembre 2013"

Posté le 5 janvier 2015 à 10h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Une Chambre de commerce LGBT en Californie

Sous le délirant concept de "discrimination positive", la National Gay and Lesbian Chamber of Commerce demande aux sociétés qui veulent bénéficier de ses droits d'apporter la preuve d'être propriété d'une personne LGBT ainsi que tout document ou autre preuve de sa préférence sexuelle

700 entreprises ont déjà obtenu ce fameux certificat au cours de ces dix dernières années, tandis que la Chambre de commerce LGBT œuvre depuis l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche pour promouvoir la signature de contrats avec ces sociétés par le biais de la US Small Business Administration. Le tout sur le modèle des mesures prises pour promouvoir les possibilités économiques pour les minorités ethniques, les femmes et les vétérans handicapés…

Et après ces gens veulent être comme les autres.

Posté le 5 janvier 2015 à 07h16 par Michel Janva | Lien permanent

03 janvier 2015

Immigration : 17 Etats américains poursuivent Obama

Lu dans Présent :

"Le fédéralisme des États-Unis a toujours été l’un des piliers institutionnels du pays, sans cesse soumis à deux sortes de pressions antagonistes : l’une, partie de Washington, cherchant à rogner sournoisement la marge de manœuvre dont jouit légalement chaque État ; l’autre, issue des États fédérés, souhaitant protéger leur autonomie face aux pulsions expansionnistes du pouvoir fédéral. Les Pères fondateurs avaient prévu cet inévitable bras de fer. Et d’ailleurs, les présidents successifs ont tous eu, plus ou moins, les mêmes réflexes centralisateurs aux dépens des petites républiques que représentent les cinquante Amériques en miniature. Mais l’histoire de la rapacité washingtonienne nous apprend que c’est Barack Obama qui est allé le plus loin dans les attaques contre les principes fondamentaux du fédéralisme. Le 20 novembre dernier, il annonça qu’il allait – par simple décret – permettre à plus de cinq millions d’immigrants illégaux de devenir, à plus ou moins brève échéance, des citoyens à part entière.

Cette décision présidentielle, qui a toutes les allures d’un véritable diktat puisqu’il marginalise complètement le Congrès, fit l’effet d’une bombe non seulement dans le monde politique, mais dans le pays tout entier. Chaque État se sentit humilié dans ses prérogatives et meurtri dans sa définition. De plus, toucher à un dossier aussi brûlant, c’était du même coup faire preuve d’arrogance et même de provocation. Dix-sept États décidèrent de poursuivre devant la justice l’État fédéral représenté par Obama. Une initiative peu commune qui montre bien le degré d’exaspération atteint par la mosaïque américaine. Dix-sept États – pour l’instant – dont le courroux s’exprime à travers cinq griefs condamnant le trop fameux décret : il viole la Constitution car il court-circuite les élus sur un problème crucial ; il va provoquer une nouvelle marée de clandestins le long de la frontière méridionale ; il augmentera dans chaque État les charges financières provoquées par la présence d’étrangers ; il détourne le pouvoir fédéral de sa véritable mission qui est de faire appliquer les lois existantes ; enfin, il pervertit l’esprit des institutions qui donnent au Congrès – et non au Président – la responsabilité des arsenaux législatifs.

Parmi les dix-sept États plaignants, on trouve les deux Carolines, l’Alabama, la Louisiane et surtout le Texas. C’est lui qui a pris cette initiative judiciaire au nom de sa propre vulnérabilité face à l’invasion permanente du tiers-monde. Un Texas écœuré par l’inertie des pouvoirs publics de Washington et furieux de constater que le seul geste d’Obama, dans cette affaire d’immigration, est un geste non seulement contraire aux principes fondateurs, mais également contraire aux intérêts du pays. L’attorney general (ministre de la justice) du Texas, Greg Abbott, a donc été chargé de déposer la plainte commune devant une cour fédérale. Abbott semble être un personnage à suivre. Il est à ce poste depuis 2002, mais le 4 novembre dernier il se présenta à l’élection devant prolonger ou renouveler le pouvoir exécutif local. Abbott rafla une substantielle majorité de voix grâce à ses positions nationalo-droitistes et notamment à sa ferme défense de la vie. Voilà donc Abbott futur gouverneur du Texas. Il prendra ses fonctions le 20 janvier 2015. Et promet d’être, au cours des deux prochaines années, l’un des plus irréductibles adversaires d’Obama."

Posté le 3 janvier 2015 à 12h17 par Michel Janva | Lien permanent

17 décembre 2014

Rapprochement Etats-Unis - Cuba : le rôle déterminant du pape

Lu ici :

C"Le pape François et le Vatican ont joué un rôle d'intermédiaire essentiel dans le rapprochement historique annoncé mercredi entre les Etats-Unis et Cuba, a indiqué un haut responsable américain.

Le pape a ainsi lancé un appel personnel à Barack Obama, dans une lettre cet été, et séparément à Raul Castro, et le Vatican a accueilli des délégations des deux pays pour finaliser le rapprochement, a expliqué ce responsable.

Après une rencontre avec Barack Obama plus tôt cette année, "le pape François a décidé de lancer un appel personnel, ce qui est très rare, à ma connaissance nous n'avions jamais reçu de telles communications du pape", a-t-il relaté. "Il a écrit directement au président Obama, et séparément au président Castro plus tôt cet été", a-t-il dit. "Et cela a renforcé l'impulsion et l'élan pour aller de l'avant".

Les discussions directes entre Washington et Cuba ont été autorisées par Barack Obama au printemps 2013, et la première rencontre a eu lieu au Canada en juin 2013. Les deux parties ont poursuivi leurs discussions jusqu'en novembre dernier. Les discussions ont été finalisées lors d'une réunion accueillie par le Vatican entre les délégations des deux pays. "Ils furent le seul gouvernement à participer aux discussions", a indiqué le responsable."

Posté le 17 décembre 2014 à 17h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

13 décembre 2014

Une année exceptionnelle pour Heroic Media

Heroic Media, organisation pro vie, célèbre l’année la plus réussie, avec leurs publicités pro vie qui ont généré plus de 360 000 demandes, le plus grand nombre atteint dans en dix ans d’apostolat. Le vice-président explique :

« c’est plus qu’un nombre pour nous, chaque femme que nous parvenons à mettre en lien avec un centre de grossesse représente une vie potentiellement sauvée. »

HHeroic Media utilise divers supports pour mettre en lien les femmes enceintes avec des ressources soutenant la vie, utilisant des informations et des centres de grossesse afin de présenter aux femmes des alternatives à l’avortement. Le directeur marketing de l’organisation

« Heroic Media s’est engagé à proposer aux femmes des messages positifs. Notre équipe d’experts en médias s’efforcent de produire et lancer des messages étudiés visant à trouver les femmes exactement là où elles en sont ».

Les 360000 personnes et plus qui ont contacté Heroic Media grâce à sa publicité reçurent un accès à des informations sur des ressources et du soutien pour la grossesse. Les contacts furent établis par sms, chats, clicks online, visites du site internet, appels aux centres de grossesse.

« Nous donnons aux femmes de pouvoir à travers de l’information et un accès à des ressources d’espoir et de soutien de la vie. »

Plusieurs centres de grossesse répandus sur tout le pays s’associèrent avec Heroic Media pour déployer des messages pro vie, promouvant l’adoption comme option viable au lieu de l’avortement. L’augmentation du nombre de demandes représente une hausse de 88% par rapport aux 178000 réponses obtenues en 2013. Heroic Media utilise des publicités TV et internet, des affiches, et pour déployer son succès est en train de lancer trois nouvelles publicités TV pour l’année fiscale 2014-2015. Ces publicités feront la promotion d’alternatives pro vie à l’avortement pour les femmes enceintes en recherche d’autres options. Actuellement les publicités TV de Heroic Media sont diffusées sur 975 réseaux chaque mois.

Posté le 13 décembre 2014 à 10h20 par Michel Janva | Lien permanent

Des religieuses forcées de payer les préservatifs des démocrates

Lu sur Riposte catholique :

"Dans le Colorado, les Petites Sœurs des Pauvres doivent faire face au totalitarisme de l’État fédéral, sur la question de la liberté religieuse appliquée à la sécurité sociale. Cet ordre étant particulièrement impliqué dans les soins apportés aux personnes pauvres et âgées, les Sœurs se voient actuellement obligées de se conformer aux articles concernant les moyens de contraception. La supérieure provinciale a estimé que cela revenait à obliger les Sœurs à choisir entre « leur foi et leur engagement auprès des personnes âgées pauvres », car une telle loi imposait de dépenser en amendes des sommes faramineuses au lieu de les consacrer à la vocation première de l’ordre. Leur avocat, par ailleurs membre du Fond Beckett pour la Liberté Religieuse, a demandé à ce que soit appliqué aux sœurs les mêmes solutions qui ont été trouvées dans les autres cas, arguant notamment qu’il était absurde de penser que « le gouvernement le plus puissant au monde soit incapable de distribuer ces produits sans forcer des religieuses à y participer »."

Posté le 13 décembre 2014 à 10h08 par Michel Janva | Lien permanent

10 décembre 2014

Obama menace sérieusement la liberté de conscience et la liberté religieuse des catholiques

C'est la teneur d'un communiqué des évêques des Etats-Unis dont Yves Daoudal nous livre la traduction :

"Les règlements publiés le 3 décembre par le ministère du Travail mettent en application le décret présidentiel inacceptable que le président Obama a publié en juillet pour s’attaquer à ce que le gouvernement a décrit comme des discriminations selon « l’orientation sexuelle » et « l’identité de genre » dans l’emploi dans les entreprises fédérales.

Nous étudierons attentivement les règlements, mais nous notons tout de suite ce qui suit. Notre Eglise enseigne que « toute marque de discrimination injuste » envers ceux qui éprouvent une attirance homosexuelle doit être évitée (CEC 2358), mais il apparaît à première lecture que ces règlements interdisent beaucoup plus qu’une discrimination injuste. En particulier, il appert qu’ils interdisent aussi la désapprobation religieuse et morale des employeurs quant au comportement homosexuel, ce qui crée une menace sérieuse pour la liberté de conscience et la liberté religieuse, parce que « en aucun cas » (CEC 2357) des catholiques ne peuvent approuver un tel comportement. De très nombreuses autres personnes, dans un large éventail de différentes confessions religieuses, partagent cette même conviction.

En outre, les règlements mettent en avant la fausse idéologie de « l’identité de genre », qui ignore la réalité biologique et blesse les droits à la vie privée et le droit d’association tant des entrepreneurs que de leurs employés. En toute justice, le gouvernement ne doit pas exclure de contrats fédéraux des entrepreneurs simplement parce qu’ils ont des convictions religieuses ou morales, quand à la sexualité humaine et au comportement sexuel, qui diffèrent de l’opinion des actuelles autorités gouvernementales."

Posté le 10 décembre 2014 à 19h40 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Le TTIP, ce traité "transparent" qu'on nous cache si bien

Lu ici :

"À Bruxelles, dans une des artères du Parlement européen, se trouve une salle sous haute surveillance. Une rareté dans cette enceinte de la démocratie européenne. Qui veut y entrer doit être au préalable inscrit dans un registre spécial et faire partie du cercle restreint de ceux qui ont vraiment besoin de savoir. À l'intérieur, des hommes et des femmes parlementaires scrutent avec attention des documents où figure en haut à droite, en gras et en majuscule, la mention "CONFIDENTIEL UE ".

Il s'agit des pages les plus sensibles du traité transatlantique - le fameux TTIP - en cours de négociation entre l'Union européenne et les États-Unis, ce qu'on appelle dans le jargon commercial "les textes consolidés", qui contiennent les propositions communes faites par les négociateurs de part et d'autre de l'Atlantique. Le nombre de députés qui ont accès à ces documents est très restreint. On compte une quarantaine de personnes au total, sur les 751 parlementaires de l'institution européenne.[...]

Ces lecteurs obéissent à des règles strictes. Les portables sont confisqués à l'entrée de la salle. Il leur est impossible de scanner ou de photocopier les documents, ou même de prendre des notes. Et tous doivent déclarer sur l'honneur ne pas diffuser les documents consultés. Gare à celui qui enfreint les règles. Les eurodéputés risquent la perte de leur immunité parlementaire. Les agents du Parlement leur poste.[...]

Tandis que la Commission européenne, qui dirige la négociation pour les 28, a publié son mandat de négociation fin octobre et s'apprête notamment à rendre des documents de négociation consultables sur son site, les Américains y rechignent. Leur mandat n'a toujours pas été publié, tout comme les autres documents de négociation qui tous sont confinés dans des salles de lecture restreintes. Si restreintes que les ministres européens au Commerce, réunis à Bruxelles en novembre, se sont plaints à demi-mot de ne pas avoir suffisamment accès aux offres de négociation américaines.

Cela n'empêche pas Washington de vouloir influer sur les dispositifs européens. C'est donc sous haute surveillance américaine que de nouvelles salles de lecture vont voir le jour dans les prochaines semaines au Parlement européen. Elles permettront aux 751 députés d'accéder à tous les documents "RESTREINTS" de la négociation. Tandis que les documents de négociation conjoints - les plus sensibles - resteront toujours à la discrétion de cette quarantaine de députés, déjà inscrits au registre."

Pourquoi tant de secret dans un traité qu'on dit si "transparent" ?

Posté le 10 décembre 2014 à 10h11 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

09 décembre 2014

L'avortement, un "droit fondamental" ? Il étrangle son amie

Elle ne voulait pas avorter de l'enfant. Pourtant, selon les élus français, c'est un "droit fondamental". Thomas Pfeiffer, un anesthésiste new-yorkais, a étranglé son amie afin de la forcer à avorter.

C'est une pilule du lendemain que l'homme aurait tenté de faire avaler à sa copine. Il a été arrêté et placé en détention.

Ce fait divers montre que nos élus, plutôt que de défendre un "droit fondamental" à l'avortement, ce qui n'existe pas, devraient soutenir les femmes, qui font l'objet de pression, parfois physiques, souvent morales, pour qu'elles avortent.

Posté le 9 décembre 2014 à 10h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

05 décembre 2014

Une cour new yorkaise rappelle que les chimpanzés ne sont pas des personnes

Une association de défenseurs des primates avait expliqué devant une cour d'appel de New York que les chimpanzés avaient

" les mêmes caractéristiques que les humains et qu'ils devaient, de ce fait, être reconnus comme des «personnes légales» et bénéficier des mêmes droits fondamentaux."

Mais les juges de New York ont refusé d'élargir les droits des chimpanzés en refusant d'élargir la définition de la personne légale :

"«Un chimpanzé n'est pas une personne qui peut bénéficier des droits et des protections garantis par l'habeas corpus», ont-ils écrit dans leur décision rendue jeudi. L'habeas corpus énonce, dans les législations anglo-saxonnes, la liberté fondamentale de ne pas être emprisonné sans jugement.

«Contrairement aux êtres humains, les chimpanzés n'ont aucun devoir, ne sont soumis à aucune responsabilité sociale et ne peuvent être tenus légalement pour responsables de leurs actes», expliquent les juges. Par conséquent, ils ne peuvent pas prétendre aux mêmes droits que les humains, estiment-ils."

A se demander en lisant cette définition, si certains politiques de notre connaissance n'auraient pas dans l'idée de réduire la définition légale de la personne humaine à celle des chimpanzés...

Posté le 5 décembre 2014 à 08h08 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (11)

03 décembre 2014

Une Américaine ministre des finances en Ukraine

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

U"L’Ukraine a depuis hier un nouveau gouvernement, suite aux récentes législatives. C’est essentiellement le même qu’avant. La principale nouveauté est que le ministre des Finances est… une Américaine.

Il s’agit de Natalie Iaresko, diplômée de Harvard et de Chicago, qui a occupé divers postes au… Département d’Etat, le dernier étant chef de la section économique de l’ambassade des Etats-Unis en Ukraine. Elle est co-fondatrice du fonds d’investissement Horizon Capital dont elle est la directrice générale. Elle est aussi PDG d’un autre fonds d’investissement, WNISEF. Il y a une dizaine d’années elle était déjà membre du conseil d’investisseurs du président Iouchtchenko (marié à une Américaine qui a travaillé au Département d’Etat…).

Deux autres étrangers ont été nommés ministres, un Lituanien et un Géorgien. Tous trois ont immédiatement reçu la nationalité ukrainienne par décret présidentiel."

Mais le danger, hein, c'est l'expansionnisme russe.

Posté le 3 décembre 2014 à 17h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

30 novembre 2014

Une maman choisit de mourir pour sauver son bébé

Une maman héroïque, qui a donné sa vie pour son enfant (Metronews) :

"Une Américaine de 34 ans a été victime d'une complication rarissime au moment d'accoucher. La vie de son enfant étant en jeu, elle a préféré se sacrifier en privilégiant une opération dangereuse pour elle. Elle n'a pas survécu."[...]

[...]"Les faits remontent au 3 novembre : ce jour-là, la jeune femme se rend dans une maternité du Colorado pour donner naissance à un petit garçon, son second enfant. Mais rapidement, les choses se compliquent : le liquide amniotique se mélange avec le sang de Karisa [la mère - NDMB].

"Cela a fait lâcher tous les organes", explique le Docteur Kelly Gerow à 9News. "Nous ne savons pas comment empêcher cela". D'après les experts, ce genre de complication pendant l'accouchement survient dans environ 1 cas sur 80.000. La plupart du temps, la mère est condamnée.

Deux options s'offrent alors à Karisa, qui doit nécessairement subir une césarienne : la première consiste à subir une anesthésie spinale, pour endormir le bas de son corps. Problème : ce mode opératoire est long et, déjà, le cœur de son bébé montre des signes de faiblesse sur le monitoring. L'autre option consiste à choisir une anesthésie générale, bien plus rapide mais très dangereuse pour la patiente, au regard de son état critique. Mais Karisa n'hésite pas : elle opte pour la seconde option.

La jeune femme de 34 ans, déjà maman d'une fillette de huit ans, est probablement condamnée, elle le sait. A son réveil, elle a à peine le temps de prononcer ces derniers mots, à propos de son nouveau-né : "Combien pèse-t-il ?". Puis elle succombe malgré les efforts des médecins pour la sauver."[...]

Posté le 30 novembre 2014 à 23h08 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (12)

28 novembre 2014

Le gouvernement des juges LGBT

Aux Etats-Unis :

"Le lundi 25 novembre, des juges fédéraux de l’Arkansas et du Mississippi ont aboli les lois locales interdisant le mariage homosexuel. Au même moment, au Montana, une cour fédérale de district qui jugeait que la loi locale interdisant ces unions violait la clause de « protection équitable » du 14e amendement à la constitution. Ces décisions, qui auront pour effet d’autoriser la tenue de cérémonies civiles de « mariage » pour des paires homosexuelles, seront suspendues le temps que les états se résolvent ou non à faire appel. Selon la cour intermédiaire d’appel à laquelle appartient chaque état, le résultat attendu peut varier : s’il est quasiment certain que le Montana pourra bientôt « marier » des homosexuels, dans les autres cas, il est possible que la loi fédérale laisse chaque état décider souverainement. Malgré ce maigre espoir, il faut à nouveau constater que la loi fédérale imposée depuis Washington est le meilleur moyen de faire entrer le désordre dans le mariage, contre la volonté des états moins progressistes des États-Unis."

Posté le 28 novembre 2014 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent

26 novembre 2014

Des pompiers recueillent un crucifix des décombres en flamme d’une église

CUn incendie consuma l’église San Jose de Californie dimanche, mais étonnamment, le précieux crucifix a été sauvé.

Le crucifix historique, fait en Italie, fut élevé au dessus de l’autel de l’église en 1907. La paroisse compte 600 familles parlant italien, espagnol et anglais, et la messe est dite dans les trois langues chaque dimanche.

L’incendie était accidentel, probablement électrique. Le toit de l’église s’est effondré durant l’incendie. Personne ne fut blessé et la chère statue de la Vierge Marie fut également sauvée du sanctuaire.

Posté le 26 novembre 2014 à 15h57 par Michel Janva | Lien permanent

Ferguson : Christiane Taubira recadrée

TLes tweets du ministre français de la justice, critiquant ouvertement la justice américaine, ont choqué et pourraient aller jusqu'à l'incident diplomatique. C'est pourquoi Stéphane le Foll, porte-parole du gouvernement, a jugé nécessaire de la recadrer. Lors du compte rendu du conseil des ministres, il a estimé que trop de ministres se laissaient aller sur le réseau social.

«Les États-Unis ont des règles, il y a des procédures en cours. Il faut se garder de faire des commentaires sur ce qui est en train de se passer aux USA».

«En général, les ministres doivent éviter les positions politiques. Je pense que, surtout avec ses outils qui sont dans l'immédiateté, il vaut mieux prendre son temps et réfléchir». «Il faut tourner sept fois ses pouces avant de tweeter. C'est en tout cas ce que fait le porte-parole. Ça va moins vite, mais ça évite de faire des bêtises».

Surtout qu'elle s'est exprimée sans connaître la version du policier, que l'on connaît désormais.

Posté le 26 novembre 2014 à 14h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)

25 novembre 2014

Le comble pour une religieuse catholique

... c'est de subir une fouille au corps par une policière musulmane voilée. La photo du jour vient de la page Facebook d'un blog catholique hongrois, ProChristie, et est relayée par l'Observatoire de la christianophobie. La scène a lieu dans un aéroport quelque part aux Etats-Unis. Surréaliste.

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Posté le 25 novembre 2014 à 18h09 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (16)

Christiane Taubira écrit un tweet... contre l'avortement ?

Le ministre française de la justice s'est lâché sur twitter, à propos d'une décision de justice prise aux Etats-Unis. Et ce n'est pas beau à lire, comme le constate Yves Daoudal.

Mais en s'indignant dans l'affaire Mickael Brown, Christiane Taubira n'a pas vu qu'elle avait rédigé un tweet... contre l'avortement ! En effet, elle fait comprendre que les enfants noirs sont tués de plus en plus jeunes. Et elle finit par écrire, citant Bob Marley : "Tuez-les avant qu'ils ne grandissent".

TAux Etats-Unis, les bébés noirs sont les principales victimes de l'avortement : 37% des avortements sont effectués sur des membres de la communauté Afro-Américaine qui constitue 13% de la population américaine.

Posté le 25 novembre 2014 à 16h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

21 novembre 2014

Un des lobbyiste LGBT les plus en vus aux États-Unis a été arrêté pour "viol sur mineur"

PTerrence Bean, influent lobbyiste LGBT, a été arrêté pour agression sexuelle sur un garçon de 15 ans.

Les médias américains rappellent que ce personnage a été reçu de nombreuses fois à la Maison Blanche.

Posté le 21 novembre 2014 à 12h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

11 novembre 2014

Après 45 mn d'arrêt cardiaque, elle se réveille sans séquelle

Lu ici :

"Une femme de 40 ans, déclarée en arrêt cardiaque à la suite de complications lors de l'accouchement par césarienne de son deuxième enfant, s'est «mystérieusement» réveillée 45 minutes plus tard dans un hôpital de Floride en septembre dernier. Aujourd'hui, Ruby Graupera-Cassimiro va bien et a rapporté son témoignage lundi aux télévisions comme WPTV ou ABC. [...] Elle ne souffre d'aucun dommage cérébral ou physique. «Je ne sais pas pourquoi on m'a donné cette opportunité (NDLR : de vivre) mais je suis très reconnaissante», a-t-elle déclaré."

Posté le 11 novembre 2014 à 14h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

09 novembre 2014

Le siège des 40 Days for Life va s’installer dans les locaux d'un ancien avortoir

Tout un symbole de l'avancée du mouvement pro-vie aux Etats-Unis :

"la première campagne des 40 Days for Life a été lancée voici dix ans cette année, en 2004, à Bryan/College Station au Texas devant l’avortoir local de Planned Parenthood. Les débuts furent modestes, mais la détermination et la persévérance de cette vigile eurent raison de cet avortoir qui ferma ses portes l’année dernière. Mais ce n’est pas fini… Shawn Carney nous apprend que le siège social des 40 Days for Life va déménager et s’installer… dans les locaux de cet ancien avortoir de Planned Parenthood ! Les travaux ont déjà commencé…

Ce nouveau siège social, plus grand que le précédent, sera de grand service pour toutes les communautés pro-vie. Les dirigeants de 40 Days for Life y installeront, en coopération avec le réseau CareNet, un Hope Pregnancy Center, un service médical destiné à aider les mamans enceintes."

681 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement au cours de la dernière campagne.

Posté le 9 novembre 2014 à 16h28 par Michel Janva | Lien permanent

07 novembre 2014

Arrêté à 90 ans pour avoir nourri des pauvres

Ca se passe aux Etats-Unis : 

"L’un des policiers qui l’a arrêté lui a dit : « Lâche cette assiette ! »comme il aurait dit : « Lâche cette arme ! », s’amuse celui que l’on surnomme ici « Chef Arnold ». Il a été interpellé en compagnie de deux pasteurs, Dwayne Black et Mark Sims, en raison d’une loi interdisant de nourrir les sans logis dans certains lieux, y compris le square où Arnold Abbott a été arrêté.
 
Cette arrestation soulève l’indignation dans la ville où des manifestations condamnent la « loi de haine contre les SDF » et soutiennent M. Abbott. Ce vétéran de la Seconde Guerre mondiale aide les sans-logis depuis près de vingt ans. Parmi les actions qu’il organise, un programme de réinsertion dans lequel il enseigne aux sans-logis à faire la cuisine. Cette transmission de savoir-faire a sauvé Rosemarie Servoky de la rue : émue aux larmes, elle a fendu la manifestation pour embrasser le vieil Abbott. « J’étais à la rue, explique-t-elle aux journalistes, et je prenais du crack avant qu’il m’enseigne à cuisiner et m’aide à trouver un travail. » (suite).

Posté le 7 novembre 2014 à 21h43 par Le Salon Beige | Lien permanent

Dénaturation du mariage : nouveau rebondissement aux Etats-Unis

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"La 6e cour d’appel des Etats-Unis (Michigan, Ohio, Tennessee et Kentucky) a cassé le jugement d’un juge fédéral qui avait décidé que « l’interdiction du mariage homosexuel » dans le Michigan était inconstitutionnelle.

Une fois encore, il ne s’agit pas d’une interdiction de quoi que ce soit, mais simplement de l’inscription dans la Constitution de l’Etat que le mariage est entre un homme et une femme.

Essentiellement, la cour d’appel (à une majorité de deux contre un) a considéré que c’était aux citoyens de se prononcer, et que ceux-ci n’avaient pas à demander aux juges de trancher ce genre de question. Elle a donc cassé le jugement de première instance. C’est la première fois, semble-t-il, qu’une cour d’appel tranche dans ce sens-là.

L’affaire ira sans doute devant la Cour suprême."

Posté le 7 novembre 2014 à 17h14 par Michel Janva | Lien permanent

05 novembre 2014

Où Vladimir Poutine nous livre la vision stratégique de la Russie pour les années à venir

Le site « Médias-Presse-Info », reproduit le discours intégral de Vladimir Poutine sur le nouvel ordre du monde, prononcé le 24 octobre 2014, à l'occasion de la clôture du club Valdaï, qui se tenait cette année à Sotchi en Russie. Le thème était :

L'ordre mondial: De nouvelles règles ou un jeu sans règles ?

108 experts, historiens et analystes politiques originaires de 25 pays, dont 62 participants étrangers, ont pris part aux travaux du Club International Valdaï qui se réunit chaque année pour discuter de la Russie face aux problèmes du monde.

C'est la première fois que Vladimir Poutine hausse autant le ton face au mondialisme promu par les Américains. Il montre son mépris pour les « satellites » européens des USA et affirme sa franche volonté de créer une autre voie face à l'hégémonisme messianique sans partage  de Big Brother.

Son discours, selon une tradition soviétique, est très long. Toutefois son importance est grande et il est conseillé de le lire entièrement (ici) ; ou d'en regarder la vidéo jusqu'au bout (au même endroit).  Et ce, pour deux raisons : Vladimir Poutine s'exprime avec une très grande franchise et il présente la vision stratégique russe de façon très claire. Il faut toutefois garder à l'esprit la grande capacité russe à jouer aux échecs avec plusieurs coups d'avance.

A lire ce discours me revient la réponse cinglante du général de Gaulle au jeune Alain Peyrefitte qui se réjouissait que la récente bombe atomique française assurait enfin la sécurité de la France face à la menace soviétique, je la cite de mémoire : «  vous n'avez rien compris ; il s'agit de la souveraineté de la France ; cette bombe nous garantit notre souveraineté. Qui nous dit que dans 60 ans nous n'aurons pas à l'utiliser contre les Etats-Unis ? Un état n'a pas d'amis, Peyrefitte que des intérêts. »

La citation exacte est à retrouver dans le tome 1 du Livre d'Alain Peyrefitte : C'était de Gaulle.

Voici pour les personnes pressées quelques extraits importants du discours de V. Poutine; ce résumé est un peu long, mais ce discours est dense et capital pour comprendre ce qui se joue aujourd'hui:

« Certains de mes propos pourront sembler un peu trop rudes, mais si nous ne parlons pas directement et honnêtement de ce que nous pensons vraiment, alors il est absolument inutile de tenir de telles réunions. Il serait préférable, dans ce cas, de se contenter des rencontres diplomatiques, où personne ne dit rien qui ait une véritable portée et, reprenant les paroles d'un célèbre diplomate, où vous vous rendez compte que les diplomates ont une langue faite pour ne pas dire la vérité. » […] « Les débats d'aujourd'hui se sont tenus sous le thème : De nouvelles règles ou un jeu sans règles ? Je pense que cette formule décrit avec précision le tournant historique que nous avons atteint aujourd'hui et le choix auquel nous sommes tous confrontés. » […]

Tandis que nous analysons la situation d'aujourd'hui, n'oublions pas les leçons de l'histoire. Tout d'abord, les changements dans l'ordre mondial ont généralement été accompagnés sinon par une guerre et des conflits à l'échelle mondiale, du moins par des chaînes de conflits locaux intenses. Deuxièmement, la politique mondiale est avant tout une question de leadership économique, de guerre et de paix, avec une dimension humanitaire, incluant les droits de l'homme. […]

Aujourd'hui, le monde est plein de contradictions. Nous devons être francs en nous demandant mutuellement si nous avons un filet de sécurité fiable et bien en place. Malheureusement, il n'y a aucune garantie et aucune certitude que le système actuel de sécurité mondiale et régionale soit en mesure de nous protéger des bouleversements. […]

L'essentiel est que ce système doit se développer, et malgré ses diverses lacunes, il doit au moins être capable de maintenir les problèmes mondiaux actuels dans certaines limites et de réguler l'intensité de la concurrence naturelle entre les nations. […]

Mais les Etats-Unis, s'étant eux-mêmes déclarés vainqueurs de la Guerre Froide, n'en voyaient pas le besoin [de procéder à une reconstruction rationnelle et de l'adapter aux nouvelles réalités du système des relations internationales]. Au lieu d'établir un nouvel équilibre des forces, essentiel pour maintenir l'ordre et la stabilité, ils ont pris des mesures qui ont jeté le système dans un déséquilibre marqué et profond. La Guerre Froide a pris fin, mais elle n'a pas pris fin avec la signature d'un traité de paix comprenant des accords clairs et transparents sur le respect des règles existantes ou la création d'un nouvel ensemble de règles et de normes. […]

Nous sommes entrés dans une période de différentes interprétations et de silences délibérés dans la politique mondiale. Le droit international a maintes fois été forcé de battre en retraite, encore et encore, par l'assaut impitoyable du nihilisme légal. L'objectivité et la justice ont été sacrifiées sur l'autel de l'opportunisme politique. Des interprétations arbitraires et des évaluations biaisées ont remplacé les normes juridiques. Dans le même temps, l'emprise complète sur les médias de masse mondiaux ont rendu possible, quand on le désirait, de présenter le blanc comme noir et le noir comme blanc.

Dans une situation où vous aviez la domination d'un pays et de ses alliés, ou plutôt de ses satellites, la recherche de solutions globales s'est souvent transformée en une tentative d'imposer ses propres recettes universelles. Les ambitions de ce groupe sont devenues si grandes qu'ils ont commencé à présenter les politiques qu'ils concoctaient dans leurs corridors du pouvoir comme le point de vue de l'ensemble de la communauté internationale. Mais ce n'est pas le cas.

La notion même de « souveraineté nationale » est devenue une valeur relative pour la plupart des pays. En essence, ce qui était proposé était cette formule : plus la loyauté de tel ou tel régime en place envers le seul centre de pouvoir dans le monde est grande, plus grande sera sa légitimité.[…]

Les mesures prises contre ceux qui refusent de se soumettre sont bien connues et ont été essayées et testées de nombreuses fois. Elles comprennent l'usage de la force, la pression économique et la propagande, l'ingérence dans les affaires intérieures, et les appels à une sorte de légitimité « supra-légale » lorsqu'ils ont besoin de justifier une intervention illégale dans tel ou tel conflit ou de renverser des régimes qui dérangent. Dernièrement, nous avons de plus en plus de preuves que le chantage pur et simple a également été utilisé en ce qui concerne un certain nombre de dirigeants. Ce n'est pas pour rien que « Big Brother » dépense des milliards de dollars pour tenir sous surveillance le monde entier, y compris ses propres alliés les plus proches.

[…] Permettez-moi de dire que ce n'est pas le cas, absolument pas le cas.

Un diktat unilatéral et le fait d'imposer ses propres modèles aux autres produisent le résultat inverse. Au lieu de régler les conflits, cela conduit à leur escalade ; à la place d'États souverains et stables, nous voyons la propagation croissante du chaos ; et à la place de la démocratie, il y a un soutien pour un public très douteux allant de néo-fascistes avoués à des islamistes radicaux.

Pourquoi soutiennent-ils de tels individus ? Ils le font parce qu'ils décident de les utiliser comme instruments dans la voie de la réalisation de leurs objectifs, mais ensuite, ils se brûlent les doigts et font marche arrière. Je ne cesse jamais d'être étonné par la façon dont nos partenaires ne cessent de marcher sur le même râteau, comme on dit ici en Russie, c'est-à-dire de faire les mêmes erreurs encore et encore. [… Talibans et à Al-Qaïda ; C'est seulement après que des attaques terroristes horribles aient été commises sur le sol américain lui-même que les États-Unis ont pris conscience de la menace collective du terrorisme…Irak, puis Libye, qui ont été poussés au bord du gouffre... des pays en danger de démantèlement, devenu un terrain d'entraînement pour les terroristes…Seule la détermination et la sagesse de la direction égyptienne actuelle a sauvé ce pays arabe clé du chaos et de l'emprise des terroristes. En Syrie, comme par le passé, les États-Unis et leurs alliés ont commencé à financer et armer directement les rebelles…Comment l'Etat Islamique notoire a-t-il réussi à devenir un groupe aussi puissant, de fait une véritable force armée ?]

Nous avons parfois l'impression que nos collègues et amis sont constamment aux prises avec les conséquences de leurs propres politiques, et qu'ils dépensent tous leurs efforts dans le traitement des risques qu'ils ont eux-mêmes créés, en payant un prix de plus en plus élevé.

Chers collègues, cette période de domination unipolaire a démontré de manière convaincante que le fait d'avoir un seul centre de pouvoir ne rend pas les processus mondiaux plus faciles à gérer. Au contraire […]

Le monde unipolaire s'est avéré un fardeau trop rude, trop lourd et trop ingérable même pour son chef auto-proclamé. […] Voilà pourquoi nous voyons, en cette nouvelle étape de l'histoire, des tentatives de recréer un semblant de monde quasi-bipolaire en tant que modèle commode pour perpétuer le leadership américain. Peu importe qui prend la place du centre du mal dans la propagande américaine, peu importe qui remplace l'ex-l'URSS en tant que principal adversaire. Cela pourrait être l'Iran […], ou la Russie, […].

Les sanctions sapent déjà les fondements du commerce mondial, les règles de l'OMC et le principe de l'inviolabilité de la propriété privée. Ils portent un coup dangereux au modèle libéral de la mondialisation fondé sur les marchés, la liberté et la concurrence, qui, permettez-moi de le souligner, est précisément un modèle qui a avant tout bénéficié aux pays occidentaux. Et maintenant, ils risquent de perdre la confiance en tant que gouvernants de la mondialisation. Nous devons nous demander, pourquoi était-ce nécessaire ? Après tout, la prospérité des États-Unis repose en grande partie sur la confiance des investisseurs et des détenteurs étrangers de dollars et de valeurs mobilières étasuniennes. Cette confiance est clairement mise à mal et des signes de désillusion quant aux fruits de la mondialisation sont maintenant visibles dans de nombreux pays.[…] Nous voyons déjà que de plus en plus de pays cherchent des moyens de devenir moins dépendants du dollar et mettent en place des systèmes financiers, de paiement et des monnaies de réserve alternatifs. Je pense que nos amis américains sont tout simplement en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis. […]

Nous savons comment ces décisions ont été prises et qui exerçait les pressions. Mais permettez-moi de souligner que la Russie ne va pas perdre son calme, s'offenser ou venir mendier à la porte de quiconque. La Russie est un pays auto-suffisant. Nous allons travailler au sein de l'environnement économique international qui a pris forme, développer la production et la technologie nationales et agir de façon plus décisive pour mener à bien notre transformation. Les pressions de l'extérieur, comme cela a été le cas à plusieurs reprises par le passé, ne feront que consolider notre société, nous maintenir en éveil et nous amener à nous concentrer sur nos principaux objectifs de développement. […]

Certains disent aujourd'hui que la Russie tournerait le dos à l'Europe – de tels propos ont probablement été tenus ici aussi lors des discussions – et rechercherait de nouveaux partenaires commerciaux, surtout en Asie. Permettez-moi de dire que ce n'est absolument pas le cas. […]

Dans le même temps, la formation d'un soi-disant monde polycentrique (je voudrais également attirer l'attention sur cela, chers collègues), en soi et d'elle-même, n'améliore pas la stabilité ; de fait, il est plus probable que ce soit l'inverse. L'objectif d'atteindre l'équilibre mondial est en train de devenir un casse-tête assez difficile, une équation à plusieurs inconnues.

Qu'est-ce que l'avenir nous réserve donc, si nous choisissons de ne pas respecter les règles – même si elles peuvent être strictes et peu pratiques – mais plutôt de vivre sans règles du tout ? Et ce scénario est tout à fait possible ; nous ne pouvons pas l'exclure, compte tenu des tensions dans la situation internationale. Beaucoup de prédictions peuvent déjà être faites, en tenant compte des tendances actuelles, et malheureusement, elles ne sont pas optimistes. Si nous ne créons pas un système clair d'engagements et d'accords mutuels, si nous ne construisons pas les mécanismes de gestion et de résolution des situations de crise, les symptômes de l'anarchie mondiale vont inévitablement s'accroître.

Aujourd'hui, nous voyons déjà une forte augmentation de la probabilité de tout un ensemble de conflits violents avec la participation directe ou indirecte des plus grandes puissances mondiales. Et les facteurs de risque comprennent non seulement les conflits multinationaux traditionnels, mais aussi l'instabilité interne dans différents États, surtout quand on parle de nations situées aux intersections des intérêts géopolitiques des grandes puissances, ou à la frontière de continents civilisationnels, culturels, historiques et économiques. […]

Une fois de plus, nous glissons vers des temps où, au lieu de l'équilibre des intérêts et des garanties mutuelles, ce sera la peur et l'équilibre de la destruction mutuelle qui empêcheront les nations de se livrer à un conflit direct. En l'absence d'instruments juridiques et politiques, les armes deviennent encore une fois le point focal de l'ordre du jour mondial ; elles sont utilisées n'importe où et n'importe comment, sans la moindre sanction du Conseil de sécurité de l'ONU. Et si le Conseil de sécurité refuse de rendre de tels arrêts, alors on le condamne immédiatement comme un instrument dépassé et inefficace.

[…] Qu'est-ce que je veux dire par là ? Aujourd'hui, de nombreux types d'armes de haute précision sont déjà assimilables à des armes de destruction massive en termes de capacité, et en cas de renonciation complète aux armes nucléaires ou de réduction radicale du potentiel nucléaire, les nations qui sont des leaders dans la création et la production de systèmes de haute précision auront un net avantage militaire. La parité stratégique sera perturbée, ce qui est susceptible d'entraîner de la déstabilisation. Le recours à une soi-disant première frappe préventive globale peut devenir tentant. En bref, les risques ne diminuent pas, mais s'intensifient. […]

Chers collègues, compte tenu de la situation mondiale, il est temps de commencer à se mettre d'accord sur des choses fondamentales. […]

Quelle pourrait être la base juridique, politique, et économique pour un nouvel ordre mondial qui permettrait la stabilité et la sécurité, tout en encourageant une saine concurrence, et en ne permettant pas la formation de nouveaux monopoles qui entravent le développement ? […] il est évident que les succès et les résultats réels ne sont possibles que si les participants clés des affaires internationales peuvent se mettre d'accord sur l'harmonisation des intérêts de base, sur le fait de s'imposer des limites raisonnables, et de donner l'exemple d'un leadership positif et responsable. Nous devons identifier clairement où se terminent les actions unilatérales et nous avons besoin de mettre en œuvre des mécanismes multilatéraux. Et dans le cadre de l'amélioration de l'efficacité du droit international, nous devons résoudre le dilemme entre les actions de la communauté internationale visant à assurer la sécurité et les droits de l'homme, et le principe de la souveraineté nationale et de la non-ingérence dans les affaires intérieures d'un État, quel qu'il soit.

[…] J'ajouterais que les relations internationales doivent être basées sur le droit international, qui lui-même doit reposer sur des principes moraux tels que la justice, l'égalité et la vérité. Peut-être le plus important est-il le respect de ses partenaires et de leurs intérêts. C'est une formule évidente, mais le fait de la respecter, tout simplement, pourrait changer radicalement la situation mondiale.

Je suis certain qu'avec une volonté réelle, nous pouvons restaurer l'efficacité du système international et des institutions régionales. […] les institutions créées après la Seconde Guerre mondiale sont relativement universelles et peuvent être dotées d'un contenu moderne et adéquat pour gérer la situation actuelle. Cela est vrai quant à l'amélioration du travail de l'ONU, dont le rôle central est irremplaçable, ainsi que celui de l'OSCE, qui, durant 40 ans, a démontré qu'elle était un mécanisme nécessaire pour assurer la sécurité et la coopération dans la région euro-atlantique. Je dois dire que même aujourd'hui, en essayant de résoudre la crise dans le sud-est de l'Ukraine, l'OSCE joue un rôle très positif. […]

[…] Chers collègues, la Russie a fait son choix. Nos priorités sont d'améliorer encore nos institutions démocratiques et notre économie ouverte, d'accélérer notre développement interne, en tenant compte de toutes les tendances modernes positives observées dans le monde, et en consolidant notre société sur la base des valeurs traditionnelles et du patriotisme.

Nous avons un agenda pacifique et positif, tourné vers l'intégration. Nous travaillons activement avec nos collègues de l'Union économique eurasienne, de l'Organisation de coopération de Shanghai, du BRICS et avec d'autres partenaires. Ce programme vise à renforcer les liens entre les gouvernements, pas à les fragiliser. Nous ne prévoyons pas de façonner des blocs ou de participer à un échange de coups.

Les allégations et déclarations selon lesquelles la Russie essaie d'établir une sorte d'empire, empiétant sur la souveraineté de ses voisins, n'ont aucun fondement. La Russie n'a pas besoin d'un quelconque rôle spécial ou exclusif dans le monde – je tiens à le souligner. Tout en respectant les intérêts des autres, nous voulons simplement que nos propres intérêts soient pris en compte et que notre position soit respectée.

[…]. Dans les années suivant la guerre froide, les acteurs politiques mondiaux ont en quelque sorte perdu ces qualités. Maintenant, nous devons nous les rappeler. Sinon, les espoirs d'un développement stable et pacifique seront une illusion dangereuse, tandis que la crise d'aujourd'hui servira simplement de prélude à l'effondrement de l'ordre mondial.

Posté le 5 novembre 2014 à 19h40 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

03 novembre 2014

En Arizona, les manuels scolaires ne parleront plus d’avortement

Cesser de présenter l'avortement comme étant la norme aux lycéens, c'est possible, aux Etats-Unis tout au moins :

"Les écoles de Gilbert, Arizona, ont décidé de rectifier des manuels scolaires de biologie de lycée, leur conseils de direction ayant constaté qu’ils ne sont pas conformes aux lois de l’Etat, votées il y a deux ans, qui imposent la « présentation de l’enfantement et de l’adoption comme préférables à l’avortement choisi ». La mesure, adoptée par 3 voix contre 2, pourrait se traduire par la découpe des pages litigieuses dans l’ensemble des manuels de biologie remis aux lycéens, ou le collage d’informations correctes.[...]

Bien sûr, les organisations de gauche et les autorités éducatives de l’Etat crient à la censure, accusant les responsables des écoles de Gilbert de vouloir occulter de simples informations.[...]

Il faut aussi rappeler qu’aux Etats-Unis, les parents peuvent avoir leur mot à dire sur les programmes enseignés à leurs enfants. Dans ce cas précis, le vote du conseil de direction a eu lieu en public devant une salle bondée ; les parents ont été invités à s’exprimer et les deux tiers d’entre eux se sont levés pour demander la rectification des manuels. Sans doute la loi du nombre n’est-elle pas tout, mais on aimerait qu’en France le peuple soit ainsi consulté sur de tels sujets."

Posté le 3 novembre 2014 à 23h10 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

40 Days for Life : 546 enfants sauvés de l’avortement

La campagne d’automne des 40 Days for Life s’est achevée hier dimanche 2 novembre sur un bilan, provisoire, particulièrement remarquable : 546 enfants à naître ont déjà été signalés à la coordination de la campagne comme sauvés de l’avortement. Et ce nombre continuera à croître au cours des jours qui viennent, le temps que les informations soient vérifiées sur place par les vigiles et remontent à la coopération.

De mémoire, c’est le plus grand nombre de bébés à naître sauvés au cours d’une campagne, de toute l’histoire des 40 Days for Life lancés modestement voici exactement dix ans !

Americatho s’est associé à la campagne qui vient de s’achever en constituant une chaîne de prière avec plus d’un millier de personnes, 89 messes ont été célébrées (ou le seront en action de grâce)…

La prochaine campagne se déroulera pendant tout le Carême de 2015, du mercredi 18 février (Cendres) au dimanche 5 avril (Rameaux).

Posté le 3 novembre 2014 à 07h48 par Michel Janva | Lien permanent

27 octobre 2014

Obama pourrait perdre le contrôle du Congrès

Lu dans Présent de samedi dernier :

"Le 4 novembre prochain [...] on renouvellera les deux assemblées du Congrès à Washington, un grand nombre de postes de gouverneur et une armée de fonctionnaires locaux allant des maires aux shérifs en passant par les juges. Bref, une série d’élections avec, comme l’exige la tradition, toute la solennité désirée mais également tout le suspense voulu. Car le suspense sera au rendez-vous : Obama risque de perdre le contrôle du Congrès. Il a déjà, lors d’’une précédente confrontation, laissé la chambre des représentants aux républicains. Dans dix jours, il pourrait lâcher aussi le sénat.

Le sénat compte 100 sièges exactement – deux pour chacun des 50 Etats fédérés. Les républicains ont besoin de remporter six sièges pour pouvoir se rendre maîtres de cette haute assemblée. Ils en ont déjà trois assurés (Montana, Dakota du Sud et Virginie de l’Ouest), trois Etats qui font partie depuis longtemps de leur patrimoine électoral et que Mitt Romney, adversaire d’Obama en 2012, avait d’ailleurs aisément conquis. Restent donc encore trois Etats – l’Alaska, la Caroline du Nord et le Kansas. Trois Etats où les candidats démocrate et républicain sont au coude à coude dans les sondages. Là, le suspense demeure total. [...]

En Alaska, le sénateur démocrate Mark Begich, qui se représente, affronte le républicain Dan Sullivan, qui fut naguère le ministre de la Justice de cet Etat perdu dans l’extrême nord-ouest du continent. Chacun des cinquante morceaux de la mosaïque qui composent l’Amérique donne l’impression d’avoir quelques problèmes bien à lui. Le défi de l’Alaska – presque une obsession – concerne ses relations avec le gouvernement fédéral, avec Washington. Moins la Maison Blanche et son Congrès interviennent dans nos affaires et mieux on se porte, répète en substance le républicain à chacune de ses réunions électorales, non sans succès. A quoi son adversaire démocrate répond invariablement au cours de chacune de ses interviews : comment voulez-vous goudronner des routes, construire des pipe-line, aider l’industrie du bois sans subsides fédéraux ? Un domaine rassemble les deux hommes : les armes à feu. En Alaska, il y en a autant que d’habitants.

Ce n’est pas tout à fait le cas en Caroline du Nord, et, de toute façon, ce débat ne s’y trouve pas prioritaire. Ce qui divise la candidate démocrate Kay Hagan et le candidat républicain Thom Tillis ? Plutôt des questions de plus vaste envergure : l’avortement, le « mariage » homo, l’école publique, les impôts. On peut dire que les grands dossiers qui assaillent les élus à Washington se sont curieusement rassemblés en Caroline du Nord comme pour un banc d’essai. Ici, c’est vraiment la gauche et la droite qui s’étripent. Au milieu d’une nuée de billets verts : près de 50 millions de dollars y seront dépensés d’ici au 4 novembre. Un record national.

Au Kansas, pas de record de ce type, mais tout de même une particularité notable : c’est le seul Etat où un indépendant tient le rôle de vedette au point d’avoir le droit de prétendre à la victoire. Il s’appelle Greg Orman. Industriel richissime, il s’applique à financer par ses propres deniers sa campagne électorale, ce qui donne à celle-ci un petit air original et décapant. « Je ne parviens pas, clame-t-il, à trouver des terrains d’entente ni avec les démocrates ni avec les républicains. Les deux partis sont vieux, usés, inopérants. Au Kansas, ils ont échoué. Ils n’ont pas trouvé de solutions aux problèmes qui se posent à l’Etat. Et ils n’ont pas imaginé les solutions aux problèmes que l’avenir nous réserve. Bref, il faut du neuf. Mais avant cela, il faut renouveler les élus que le Kansas enverra à Washington. » Orman est d’abord parvenu à distancer tellement le candidat démocrate que celui-ci a abandonné la course. Reste le candidat républicain, Pat Roberts. Que voulez-vous qu’il fasse ? Il a bien été obligé de faire passer Orman, dans ses discours, pour un dangereux démocrate mariné à la sauce libérale – une sorte de « taupe » travaillant pour Obama et son parti sous un camouflage d’indépendance qui « ne doit tromper personne ».

Mais Orman est malin. Son étiquette d’indépendant lui permet d’ajouter un suspense personnel au suspense déjà en place du fait d’un coude à coude dans les sondages. S’il est élu, quel camp choisira-t-il, le démocrate ou le républicain ? Orman n’a rien dit de précis à ce sujet. Il pourrait devenir l’arbitre national de ces élections législatives. Du jamais vu. Pourtant, depuis plus de deux siècles, on croyait avoir passé en revue tous les scénarios possibles."

Posté le 27 octobre 2014 à 10h09 par Michel Janva | Lien permanent

25 octobre 2014

Obama aurait collaboré à la politique chinoise de l’enfant unique

Un député vient d’accuser Barack Obama d’avoir enfreint le droit américain en offrant assistance à la Chine dans la mise en œuvre des avortements forcés. Barack Obama a octroyé 227$ millions à une agence de l’Onu qui facilite la mise en œuvre de la politique de l’enfant unique, et offre des visas à des dirigeants chinois impliqués dans les avortements forcés, a déclaré le député républicain à la Chambre des représentants, Chris Smith.

Dans un discours de la semaine dernière, ce dernier a livré une longue liste d’abus perpétrés par la Chine, et expliqué comment le gouvernement Obama y avait participé.

Le Vice Président Joe Biden a déclaré à un public chinois qu’il « comprenait complètement » la politique de l’enfant unique et ne « remettrait pas en question » la décision du gouvernement de l’imposer. Chris Smith a souligné que l’historique des votes de Joe Biden confirmait ce discours sans cœur. Durant son mandat de sénateur, Biden avait voté contre un amendement condamnant la politique chinoise de l’enfant unique.

Non seulement le gouvernement américain ferme les yeux sur les abus chinois, mais il finance les organisations qui rétribuent et consultent pour l’agence chinoise du planning familial. Cela inclut la formation de son personnel.

Posté le 25 octobre 2014 à 14h43 par Michel Janva | Lien permanent

24 octobre 2014

Un homme partisan du jihad attaque des policiers à la hache

A New York.

Posté le 24 octobre 2014 à 12h13 par Michel Janva | Lien permanent

18 octobre 2014

Le dynamique mouvement pro-vie aux Etats-Unis

Voici le texte de la conférence d'Austin Ruse à Bayonne le 10 octobre. Austin Ruse est le président de l'association pro-famille C-Fam, qui oeuvre notamment à l'ONU.

R"En dehors de la Chine, ce sont les Etats-Unis qui ont les lois les plus radicales du monde en faveur de l’avortement. L’avortement est légal aux Etats-Unis et il est protégé par la Constitution durant les six mois de grossesse.

Par un processus dénommé « avortement par naissance partielle », légal il y a encore peu de temps, un enfant pouvait être avorté après l’avoir forcé à sortir par la voie d’accouchement, où une fois sorti on lui perforait la tête. Cela peut être décrit avec précision comme un véritable infanticide. Cela a été déclaré illégal para le Congrès des Etats-Unis et soutenu par la Cour Suprême.

Malgré tout, l’avortement continue d’être légal durant les neuf mois de grossesse.

Cette loi fut promulguée après l’échec judiciaire du processus dénommé Roe vs. Wade, de 1973, lequel bouleversa les lois sur l’avortement dans les 50 états. Roe légalise l’avortement durant les deux premiers trimestres de la grossesse en laissant libre arbitre à l’Etat pour réguler l’avortement durant le troisième trimestre, mais en l’autorisant  de toute façon s’il est question de danger pour la santé de la mère.

Ce que les gens ne savent pas c’est qu’il y eu une autre décision prononcée par la Cour Suprême, exactement le même jour, appelée Doe vs. Bolton.

Ce que fait Doe vs. Bolton se résume à une chose qui est de définir le terme « santé» dans le contexte de l’avortement. C’est cette définition qui permit aux Etats-Unis d’accéder à l’avortement sur demande.

Voici la définition de la santé selon Doe vs. Bolton:

“…. Le pronostic médical doit être exercé à la lumière de tous les facteurs- physique, émotionnel, psychologique, familial, et l’âge de la femme- approprié pour le bien-être du patient. Tous ces facteurs seront liés à la santé. »

Cela signifie donc qu’une femme peut invoquer pratiquement n’importe quelle raison pour envisager un avortement du troisième trimestre. Pour vous montrer à quel point cela peut être arbitraire, remarquez le facteur de « l’âge de la femme ».

Cela signifie donc qu’une femme de 28ans peut recourir à l’avortement parce qu’elle croit qu’elle est trop vieille pour avoir un enfant et en même temps une femme d’un an de plus peut y faire appel car elle croit qu’elle est trop jeune. Conclusion : on peut accéder sur demande à l’avortement tout au long des neuf mois de grossesse en invoquant n’importe quelle raison sans qu’aucune n’en soit une réellement. Dans la pratique, une femme qui se rend au Planning Familial ne rencontrera aucune objection à ce que son enfant non- né soit assassiné.

Les défenseurs de l’avortement avant la décision judicaire Roe vs. Wade de 1973 promettaient que l’avortement légal serait le remède à un grand nombre de maux sociaux.

Premièrement ils nous dirent que le taux de crime et de pauvreté allait baisser. Rien ne pouvait être plus éloigné de la vérité. Depuis la mise en place de l’institution de l’avortement sur demande, le taux de crimes et de pauvreté aux Etats-Unis a explosé.

L’effet principal provoqué par l’avortement aux Etats-Unis est tout d’abord l’assassinat d’environ 50 millions d’enfant non nés et les dommages physiques et psychologiques causés à la mère.

Il y a évidemment d’autres conséquences, y compris la dépravation de notre culture. Y a-t-il un lien entre l’avortement et l’explosion de la pornographie ? Y  a-t-il un lien entre l’avortement et l’exploitation des femmes et des enfants ? Y a-t-il un lien entre l’avortement et la destruction de la famille et même le déclin dans l’intérêt du mariage ?

Les jeunes garçons savent qu’ils ont une échappatoire. Une jeune femme sera toujours toute seule face à son choix, et quelle situation sordide et solitaire cela doit être !

Imaginez une jeune fille qui croit que son petit ami l’aime ou qu’au moins il tient à elle. Elle utilise des méthodes de contraception mais pour une raison qu’on ignore, elles échouent. Elle prend son courage à deux mains et va le dire au garçon, et s’agissant d’un jeune d’aujourd’hui moderne et sensible, il lui dira certainement : « je te soutiendrai quelle que soit ta décision ».  

Rendez-vous compte : elle est complètement seule.

Lui dit qu’il la soutiendra quoiqu’il arrive mais en fait, il lui fait bien comprendre que ce qu’il veut en réalité c’est qu’elle tue cet enfant, et que si elle ne le fait pas, elle est pratiquement sûre de ne pas pouvoir compter sur lui. Elle se retrouve en face du sens profond de l’avortement : le sexe n’a pas de sens réel, et elle n’est pas vraiment une personne mais plutôt un objet.

Une société qui permet ce genre de choses et qui plus est les protège de façon légale, est une société sur laquelle on ne peut pas compter pour comprendre la dignité de l’être humain. Et si c’est le cas alors tout est permis.

Quelle fut la réponse à tout cela aux Etats-Unis ? Je veux rester centré sur les Etats-Unis car c’est là bas que le mouvement pro vie est de loin le plus développé, et je pense que c’est sans aucun doute le mouvement pro vie le plus efficace du monde, et  que les mouvements à une échelle mineure devraient imiter.

Le mouvement pro vie aux Etats-Unis est grand, ample et profond. Ceci est la première chose à savoir. Il n’est pas monolithique et loin de l’être. Il est ample, diverse et profond.

Je veux que vous vous imaginiez un de ces documentaires sur la nature qui passent à la télévision. Imaginez-vous un éléphant qui déambule de façon nonchalante dans la jungle. Les prédateurs de la jungle l’observent. Les prédateurs l’attaquent. Ils ne l’attaquent pas tous au même endroit. L’un d’entre eux s’agrippe à sa patte, l’autre à la trompe et un autre lui saute dessus. Les prédateurs assaillent l’éléphant de toutes parts. Nous savons, les prédateurs savent et l’éléphant sait qu’il va flancher.

Laissez de côté la violence de cette histoire et comprenez que, aux Etats-Unis du moins, l’éléphant est ce que nous autres appelons « Le Grand Avortement », et les prédateurs sont les pro vies. Le Grand Avortement est un éléphant qui se promène de façon nonchalante traqué par les prédateurs qui l’encerclent de toutes parts.

Je pense que l’Esprit Saint se répand sur la terre et dans le cœur des hommes et des femmes de la même manière. Il s’est répandu durant les premières années de l’Eglise, au Moyen Age, par la création de différents nouveaux ordres religieux et congrégations. Nous avons tous le même objectif mais différentes vocations.

Certaines personnes trouvent qu’il y a une profusion de groupes pro vies et comme parfois ces groupes ont l’air de perdre leur temps à se quereller ente eux, vous vous demanderez : pourquoi ne pas vous unir et travailler ensembles en faisant la même chose ? Mais la réponse est que nous ne pourrions probablement pas le faire car nous avons des vocations différentes. Est-ce que les franciscains devraient s’unir aux chartreux, ou les jésuites aux dominicains ?

La morale de l’histoire est que nous ne faisons pas tous la même chose. Et c’est là que réside notre force et ce qui fait flancher l’éléphant.

Il y a d’autres signes qui montrent le succès d’un mouvement pro vie. Il y a la religion comme force conductrice. Il y aussi beaucoup de pro vie séculiers, et même athées, mais le cœur du sujet réside dans le fait qu’il s’agit d’un mouvement de l’esprit et d’un mouvement de cœurs animés par la foi qui répondent à un appel de Dieu. Cela m’étonnerait beaucoup, et cela vous étonnerait probablement aussi, que ceux qui se trouvent à vos côtés dans ce mouvement pro vie ne soient pas essentiellement des chrétiens  qui développent une activité dense, et qu’ils ne soient pas animés par une vie intérieure profonde de prière et d’oraison.

Aux Etats-Unis du moins, et également dans certains pays d’Europe, le mouvement pro vie est étroitement lié, et fréquemment dirigé, par les mêmes personnes qui défendent aussi les valeurs du mariage et de la famille. Beaucoup d’entre eux, si ce n’est la majeure partie, des groupes américains qui se battent pour la cause pro vie, se battent également pour défendre le mariage et la famille de l’anarchie sexuelle invasive, dont le meilleur exemple est le mouvement LGBT et ses tentatives de redéfinir le mariage et d’annuler la nécessité d’un père et d’une mère.

Nous nous sommes rendus compte, et cela nous surprend aussi, que la plupart des accompagnateurs dans les cliniques d’avortement son gays, et que les gays sont très actifs dans le mouvement pro avortement. Pourquoi en est-il ainsi ? J’imagine que pour eux être en faveur de l’assassinat d’enfants non nés correspond parfaitement à leur vision du monde dans laquelle le sexe entre mari et femme n’a aucun sens.

Je n’aimerais pas du tout être dans l’autre camp de la bataille. Je n’aimerais pas du tout être l’éléphant. Si vous écoutiez leurs discours, au moins aux Etats-Unis, il est évident qu’ils savent qu’ils sont en train de perdre. Ils sont protégés par quelque chose d’énorme appelé Roe vs. Wade, cette sentence du Tribunal Suprême qui ordonna l’avortement sur demande dans notre pays.  Mais sans cela, ils ne sont rien et ils le savent.

Tout ce qu’a fait Roe vs. Wade c’est rendre les pro vie plus créatifs dans leurs réponses. Par exemple Lila Rose et ses appels téléphoniques amusants, David Bereit et ses chaines de prière autour du monde, ou Bryan Kemper et le groupe Rock pour la Vie (qu’il a fondé mais qu’il ne dirige plus), et qui a transmis aux jeunes fans de musique le message de la vie. Tout cela a laissé une empreinte dans les cœurs de milliers d’hommes et de femmes afin d’ouvrir des Centres de Crise de la Grossesse, et on compte aujourd’hui 4.000 de ces centres aux Etats-Unis.

Ces initiatives ont fait en sorte que ce sujet reste d’actualité aux Etats-Unis. Mais les choses avaient avancé à pas de géant dix ans auparavant en conséquence de quoi ces dix dernières années plus d’américains s’auto définissent comme pro vie que comme pro décision. Laissez-moi vous commenter trois de ces pas de géant : la victoire sur l’avortement par naissance partielle, les écographies, et les progrès en médecine fœtale.

Il est désormais fréquent que la première photo d’un bébé soit celle qu’on fait de lui dans l’utérus. Ces photos dans lesquelles il faut parfois se forcer un peu pour y voir clair mais quand on commence à se faire une idée de l’ensemble, on voit quelque chose, réellement on y voit clair. On voit vraiment la forme d’un petit être humain et alors on court aimanter la photo sur le frigo.

Et grâce au développement des écographies en 4D, le bébé que l’on voit est tellement net et tellement réel et humain… Comment pourrais-je être pro décision, si être pro décision signifie tuer un être humain dont le seul crime est de ne pas avoir été désiré ? Serais-je capable de faire une telle chose ? Une fois que cette question nous vient à l’esprit il est difficile de faire marche arrière. J’imagine que ces témoins muets de bébés pris en photo dans l’utérus ont changé les cœurs de beaucoup de personnes sur l’avortement.

DVient ensuite la question de la chirurgie fœtale. Qui n’a pas vu cette photo d’un bébé, comme s'il sortait du ventre de sa mère, et qui semble agripper le doigt du médecin ? C’est un miracle, et d’ailleurs même celui qui n’a jamais vu cette photo sait au moins que les enfants non nés sont sauvés de façon tout à fait habituelle par des interventions médicales. Tout le monde sait également qu’il y a des enfants qui naissent avant terme et qui s’en sortent très bien. On voit des photos d’enfants qui sont dans les couveuses des hôpitaux et qui ne sont pas plus grands que la paume d’une main. Ces photos inspirent les mêmes sentiments que celles des enfants pris en photos par écographie. Comment quelqu’un pourrait-il être en faveur de tuer un être humain, spécialement un être si inoffensif ? 

Chacune de ces initiatives a signifié un progrès pour faire des Etats-Unis un pays pro vie. En 1995 seulement 35% des américains affirmaient être pro vie. Aujourd’hui ce chiffre dépasse les 50%. Ce sont toutes ces initiatives qui ont provoqué ce saut. Mais également la persévérance, la douce persévérance de centaines et milliers de pro vie qui font un travail énorme.

Mais je pense que le déferlement d’évènements qui a le plus fait de mal à l’éléphant est le débat sur l’avortement par naissance partielle.

Doug Johnston est un activiste du Comité National pour le Droit à la Vie. Un jour il tomba sur un article dans un journal médical qui décrivait un processus qui lui parut à la fois étrange et pervers. Il s’agissait d’un processus utilisé dans les avortements tardifs, pratiqués sur des enfants qui pouvaient clairement survivre en dehors du ventre de leurs mères.

Le processus consistait à retourner l’enfant de telle façon que sa tête se place dans le canal d’accouchement, et aussitôt lui perforer la tête avec un couteau, en lui vidant le crâne et en dépeçant le reste de son corps pour l’extraire ensuite.,Pour Doug Johnston il s’agissait d’un avortement en plein milieu d’un accouchement. Si l’enfant ne sortait ne serait-ce qu’un millimètre de plus, il serait sur le point de naitre, et pour autant en dehors de la portée des pro avortements. Il était sans aucun doute en train de naitre.

Le problème c’est qu’aux Etats-Unis, il n’y a rien qui puisse s’interposer au droit de la femme à choisir l’avortement. Ce n’est pas légal, et cela ne l’a jamais été, d’exclure une technique pour pratiquer l’avortement. Il n’y a aucun motif qui puisse dissuader une femme d’avorter. Une femme aux Etats-Unis, peut avorter pour n’importe quelle raison et sans raison. Mais ce jour-là, Doug Johnston pensa qu’il avait trouvé la façon de réduire la technique d’avortement pour la première fois, afin de frapper en plein cœur de la loi sur l’avortement en Amérique, et de sensibiliser l’opinion publique sur ce qu’il se passe réellement lors d’un avortement, qui est de disposer d’une vie humaine de la manière la plus atroce.

Doug nomma de façon ingénieuse cette méthode comme « avortement par naissance partielle » et il se mit immédiatement au travail afin de l’exposer au public et de faire en sorte que le Congrès des Etats-Unis interdît cette pratique. Le résultat fut le début d’un débat national.

Et voici le génie du débat sur l’avortement par naissance partielle : l’avortement par naissance partielle était totalement indéfendable puisque sans aucun doute il ressemblait horriblement à un infanticide. Mais vous savez quoi ? L’industrie de l’avortement essaya de le défendre, mais en contrepartie le pays s’opposa largement à l’industrie de l’avortement. Les américains s’opposaient de façon impressionnante à l’avortement par naissance partielle. Ils se rendirent compte de ce que cela était. Et malgré tout l’industrie de l’avortement le défendait et plus elle le défendait, plus les américains y faisaient front.

Le Congrès des Etats-Unis approuva l’interdiction, mais celle-ci fut bloquée par le Tribunal Suprême ; ce qui s’avéra être une bénédiction car cela prolongea le débat quelques années de plus. Et encore plus d’américains s’opposèrent à cette technique. Quarante-sept millions de lettres contre cette pratique furent envoyées à la Cour Suprême. Le Congrès approuva une nouvelle interdiction mais cette fois-ci le Tribunal Suprême l’approuva, et ceci est la première brèche dans l’énorme édifice que nous autres appelons « Grand Avortement ». Ceci fut la première restriction réelle de l’avortement aux Etats-Unis.

En même temps vit le jour, ce que nous autres appelons « arguments femme-centriques » contre l’avortement. Le mouvement s’était toujours  focalisé de façon prédominante sur l’enfant non né, et pas autant sur la mère. Cela nous faisait passer pour des insensibles devant son angoisse. Deux choses se mirent en place. Premièrement, la fondation d’un groupe appelé « Féministes pour la Vie », et le début d’une campagne appelée « Nous les femmes nous méritons mieux que l’avortement », qui apportaient une solidarité radicale aux femmes dans le besoin. C’était clair que pour le mouvement pro vie les femmes étaient vraiment importantes. Elles étaient même plus importantes que pour le mouvement pro avortement. Il fut mis en exergue que l’avortement causait des dommages à la femme, physiquement et psychologiquement.

Et c’est alors que survint le plus incroyable. Des femmes qui avaient avorté et qui regrettaient de l’avoir fait, racontèrent leurs histoires au grand public. Elles se placèrent aux coins des rues et en face du Tribunal Suprême. Elles passèrent à la télévision et sortirent dans les journaux afin de raconter leur cauchemar, leurs problèmes avec l’alcool et les drogues, la destruction de leurs vies de couples et de leurs familles. Nous ne nous concentrions plus seulement sur les non nés, mais nous proclamions à travers toute l’Amérique qu’il y avait deux victimes.

Le XX eme siècle a probablement été le plus violent de l’Histoire, et sans doute le plus violent des siècles. Ce que beaucoup de gens ignorent, excepté les gens comme nous, c’est que la plupart de cette violence est liée aux attaques contre les enfants non nés. Centaines de millions de bébés sont morts à cause d’une idéologie qui nous positionne, nous et nos besoins, nos désirs et nos impulsions, au centre de l’univers et chosifie tout ce qui nous entoure, c’est à dire le reste de monde.

Et c’est cela la vraie violence de notre temps.

D’ailleurs, nous nous sommes même auto chosifiés. Un prestigieux médecin de grande renommée aux Etats-Unis  a annoncé il y a peu de temps qu’il ne voulait pas vivre au-delà de 75 ans. Pourquoi ? Parce qu’il aura perdu tous les merveilleux dons qu’il a reçus. Vous voyez bien qu’il s’est auto quantifié, il s’est chosifié, il s’est dit à lui-même qu’il était seulement la somme de tous les talents qu’il posséda un jour, et qu’une fois ces talents perdus, il n’aura plus aucune valeur dans une société qui n’accorde d’importance qu’aux chiffres.

En faisant abstraction du nombre incalculable de corps des 100 dernières années, et en relativisant la grande violence qui s’est exercée, tout ce que nous avons réussi à faire est de dépouiller de dignité humaine tous ceux qui nous entourent. Cela a été le précurseur de la violence de l’avortement, et de tout ce qui s’en suit. Cela se voit évidement dans l’avortement. Cela se voit dans l’euthanasie, dans les mères porteuses, et dans bien d’autres choses.

Il faut établir des limites dans tout ce qui concerne la vie et la famille. Il faut restreindre les lois et rendre ces sujets plus difficiles à aborder. Nous devons sauver des vies partout où nous le pouvons. Nous avons énormément de vies à sauver.

En réalité rien de tout cela ne fera marche arrière, car à cause de la condition humaine, on ne peut pas garantir qu’un jour il y aura une fin, mais en tous les cas, il n’y aura pas de marche arrière tant que l’on n’abandonnera pas la vraie violence que nous exerçons envers autrui, et qui le convertit en objet au lieu de sujet, et tant qu’on ne prendra pas en compte que nos vies ne sont pas faites pour être quantifiés, mais être vécues et pour être aimés.

Je vous charge, à chacun d’entre vous, de vous lever avec des idées brillantes afin de faire avancer la vie en France. Avez-vous une Lila Rose française ? Un David Breil ? Un Doug Johnston? Je sais que l’Esprit Saint est parmi nous. Je peux le sentir. Je sais qu’il est là, et qu’il nous envoie des signes en ce moment même, afin que nous défendions Sa création la plus chère. Mettons-nous donc à l’ouvrage !"

Posté le 18 octobre 2014 à 20h39 par Le Salon Beige | Lien permanent


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