05 décembre 2016

Donald Trump nomme Ben Carson ministre du logement et du développement urbain

S'il a la couleur d'Obama, il est très loin d'en avoir les idées :

C"Ben Carson fut le principal concurrent de Donald Trump dans les sondages fin 2015 début 2016. Il est en quelque sorte l’incarnation du rêve américain : né dans un quartier noir pourri d’une mère analphabète divorcée, il est devenu l’un des neuro-chirurgiens les plus renommés de la planète (il a été le premier à réussir la séparation de deux siamois reliés par la tête).

Il est contre l’avortement, il compare l’homosexualité à de la bestialité, il ne croit ni au changement climatique anthropique ni en l’évolutionnisme, il a défini l’Obamacare comme le pire fléau depuis l’esclavage, etc. Bref il est une sorte d’icône du politiquement incorrect."

Posté le 5 décembre 2016 à 15h59 par Michel Janva | Lien permanent

Avoir une vraie compréhension de l'histoire veut dire qu'on ne rencontre RIEN de nouveau sous le soleil

James Mattis, général de Marines à la retraite, vient d'être nommé par Donald Trump pour diriger le Pentagone. Celui qu'on appelle le "moine-guerrier" (il n'a jamais été marié) est également un homme d'une grande culture. Sa bibliothèque personnelle comporte plus de 7000 volumes, et il transporte toujours avec lui les Méditations de Marc-Aurèle. En tant que commandant, il envoyait des listes de lecture, obligatoires, à tous ses subalternes, jusqu'à l'homme du rang. Pendant la Guerre en Irak, un collègue lui aurait demandé de parler de l'importance de la lecture pour les officiers militaires qui disent qu'ils sont "trop occupés pour lire". Sa réponse est vite devenue virale dans les cercles militaires et mérite d'être lue, car elle s'applique bien au-delà :

Unknown-81"Le problème avec le fait d'être trop occupé pour lire est qu'on apprend par l'expérience (ou par l'expérience de ses hommes), c'est-à-dire de la manière dure. En lisant, on apprend à travers les expériences des autres, ce qui est en général une meilleure manière de conduire ses affaires, surtout dans notre métier où les conséquences de l'incompétence sont si finales pour de jeunes hommes. 

Grâce à ma lecture, je n'ai jamais été pris de court par aucune situation, jamais sans savoir comment un problème a déjà été abordé (en bien ou en mal) avant. Ca ne me donne pas toutes les réponses, mais c'est une lumière dans un chemin qui est souvent sombre.

Avec la [Task Force] 58, j'avais avec moi le livre de Slim, des livres sur les expériences des Russes et des Britanniques [en Afghanistan], et quelques autres. Avant d'aller en Irak, "Le Siège" (sur la défaite des British à Al Kut pendant la Première guerre mondiale) était une lecture obligatoire pour les officiers de terrain. J'ai lu en diagonale Les Septs piliers de la sagesse de T.E. Lawrence ; un bon livre sur la vie de Gertrude Bell (l'archéologue British qui a en pratique créé l'État irakien moderne après la Première guerre et la chute de l'Empire ottoman), et "De Beyrouth à Jérusalem". Je me suis aussi plongé dans le livre de Liddell Hart sur Sherman, et accordé beaucoup d'attention au livre de Fuller sur Alexandre le Grand (même si je n'aurais jamais imaginé que mon QG se situerait à seulement 500 mètres de là où son corps a été exposé à Babylone). 

Au bout du bout, avoir une vraie compréhension de l'histoire veut dire qu'on ne rencontre RIEN de nouveau sous le Soleil. 

On a tous ces intellectuels qui courent à droite à gauche et parlent de la "4ème génération de la guerre" et disent que la nature de la guerre a fondamentalement changé, que les tactiques sont complètement nouvelles, etc. Avec tout le respect que je leur dois, je dois dire : ... "Pas vraiment." Alex le Grand ne serait pas le moins du monde rendu perplexe par l'ennemi que nous combattons en ce moment en Irak, et nos dirigeants qui nous mènent dans ce combat rendent un mauvais service en n'étudiant pas (étudier, pas juste lire) les hommes qui sont passés avant nous.

Ca fait 5000 ans qu'on fait la guerre sur cette planète, et nous devrions nous inspirer de leur expérience. Improviser et remplir des morgues pendant qu'on essaye de se rendre compte de ce qui marche ou pas me rappelle les règles morales et le coût de l'incompétence dans notre profession. En tant qu'officiers dirigeants, nous sommes des coach et des sentinelles pour nos unités : comment coacher quoi que ce soit, si on ne sait rien de plus que la tactique, les techniques et les procédures ? Qu'est-ce qui se passe quand on est dans un champ de bataille dynamique et que la situation change trop rapidement pour que le QG puisse en être informé ? Est-ce qu'on ne s'adapte pas parce qu'on ne peut pas conceptualiser plus vite que l'adaptation de l'ennemi ? (Darwin a une très bonne théorie sur ce qui arrive à ceux qui ne peuvent pas s'adapter aux circonstances changeantes--et à l'ère de l'information, les choses peuvent changer de manière abrupte et à la vitesse de la lumière, surtout la supériorité morale que nos penseurs de régiments cèdent bien trop rapidement lors de nos combats récents.) Et comment peut-on être une sentinelle, et ne pas voir son unité prise au dépourvu, si on ne peut pas identifier les signes avant-coureurs ? Que l'entraînement de son unité n'est pas suffisant pour s'atteler à une tâche qu'on n'a pas anticipée ? 

Peut-être que si on est dans une fonction support, à attendre des guerriers qu'ils précisent minutieusement ce qu'il y a à faire, on peut éviter les conséquences d'une absence de lecture. Ceux qui doivent s'adapter pour vaincre la volonté indépendente de l'ennemi n'ont pas ce luxe. 

Il n'y a là rien de nouveau dans l'approche des Marines. Avant le Koweït il y a 12 ans j'ai lu (et relu) les mémoires de Rommel, le livre de Montgomery, "Grand Takes Command" (qui m'a appris comment les officiers doivent s'entendre, et que les relations entre les officiers sur le terrain sont plus importantes que les relations avec le QG), et d'autres. 

En conséquence, l'ennemi a payé le prix lorsque j'ai eu l'opportunité de les affronter, et je suis convaincu que beaucoup de mes jeunes hommes ont survécu parce que je n'ai pas gâché leurs vies parce que je n'avais pas de vision dans mon esprit de comment détruire l'ennemi avec le coût le plus minime pour nos troupes et pour les innocents sur le champ de bataille.

J'espère que ça répond à votre question... Je mets mon assistant en copie s'il a quelque chose à rajouter. C'est le seul officier que je connais qui a lu plus que moi."

Posté le 5 décembre 2016 à 08h40 par Michel Janva | Lien permanent

02 décembre 2016

Texas : des funérailles pour l'embryon humain

Unknown-74Pendant que la France vote les "funérailles républicaines", l'État du Texas a décidé d’imposer des funérailles aux femmes qui avortent ou à celles qui font une fausse couche en dehors de chez elles. Des obsèques particulières qui devraient voir le jour avant la fin de l’année, s’il n’y a pas de recours judiciaires.

L’État interdit aux hôpitaux, aux cliniques qui procèdent aux avortements et aux autres établissements de soins de se débarrasser des restes fœtaux dans les décharges sanitaires, en autorisant seulement la crémation ou l’inhumation de tous les restes. Et ce, quel que soit le stage de la grossesse.

Depuis 2011, le nombre de cliniques pro-avortement, qui font face à de plus en plus de contraintes, a chuté considérablement.

Posté le 2 décembre 2016 à 07h03 par Michel Janva | Lien permanent

01 décembre 2016

Un rappeur américain accuse le Planned Parenthood d'organiser un « génocide » de la population afro-américaine

Lu sur Gènéthique :

Unknown-71"Le célèbre rappeur américain Nick Cannon accuse le Planned Parenthood, l’organisme de planification familiale américain, d'organiser un « génocide » de la population afro-américaine, à travers l'avortement.

Dénonçant un « eugénisme moderne », la star de la musique a affirmé que l’organisme faisait du « contrôle de la population ». Le rappeur a également pointé du doigt les financements pour un tiers du Planned Parenthood par le gouvernement.

Nick Cannon avait déjà dit ne pas avoir été surpris par la défaite d'Hillary Clinton à l'élection présidentielle américaine, la taxant de « sournoise et malhonnête » : « Réfléchissez à toutes ces choses qu’elle fait avec le Planned Parenthood. Il s'agit de s'en prendre à notre communauté. Et je ne parle de gentrification, je parle de génocide réel, et cela depuis des années », avait-t-il assuré."

Posté le 1 décembre 2016 à 08h43 par Michel Janva | Lien permanent

Derrière les recomptages de voix aux Etats-Unis, l'argent de Soros

Lu sur Réinformation.tv :

Unknown-70"La candidate écologiste aux présidentielles américaines Jill Stein, qui a obtenu 0,98 % des suffrages, a demandé le recomptage des voix dans le Wisconsin. Cette obscure candidate, descendante d’une famille juive russe mais agnostique déclarée, est désormais rejointe par Hillary Clinton, qui s’est aussi dite prête à soutenir d’autres recomptages de voix : en Pennsylvanie et dans le Wisconsin. Chacun de ces trois Etats était tombé dans l’escarcelle de Donald Trump, faisant pencher définitivement l’élection en sa faveur, au grand dam des Démocrates. L’objectif est moins de contester un résultat – l’avance de Trump est chaque fois trop importante –que de dépasser la date-limite de transmission des résultats fixée pour l’élection formelle, par les grands électeurs, du candidat républicain. Il s’agit in fine de rendre la désignation de Trump plus difficile et donc d’en saper la légitimité. Mais ces manœuvres de recomptage ont un coût. Pour les financer, la fortune de l’inévitable milliardaire globaliste et nihiliste Georges Soros est là.

L’équipe de campagne de Clinton sait parfaitement qu’elle n’a aucune chance de renverser le verdict dans les trois Etats concernés. Elle a même fait savoir qu’elle ne voyait « aucun signe évident » de fraude. Elle prétexte innocemment qu’il s’agit pour elle d’assurer ses électeurs qu’elle veut vérifier que des fraudes téléguidées par la Russie (sic) n’aient pas affecté le résultat, explique doctement le New York Times. Un prétexte qui pourrait, dans l’opinion, se retourner contre l’épouse Clinton, la faisant passer non seulement pour une mauvaise perdante mais aussi pour quelqu’un qui prend les Américains pour des imbéciles. [...]

Notons enfin que l’auteur du papier du New York Magazine relayant l’appel au recomptage des voix, le jeune Gabriel Sherman, fut le boursier de Bernard L. Schwartz au think tank New America, lui-même cofinancé par l’Open Society de Georges Soros ainsi que par le fils de ce dernier, Jonathan Allan Soros. Sherman est l’auteur d’une étude au vitriol contre la chaîne conservatrice Fox News, The Loudest Voice in the Room. C’est son papier dans le New York Magazine qui, selon Politico, a décidé l’écolo-gauchiste Jill Stein à lancer une souscription à hauteur de 2,5 millions de dollars pour financer le recomptage."

Posté le 1 décembre 2016 à 07h08 par Michel Janva | Lien permanent

26 novembre 2016

Pas d'amalgame

Raw-3

Posté le 26 novembre 2016 à 19h48 par Michel Janva | Lien permanent

"Le monde note la disparition d'un dictateur brutal qui a opprimé son propre peuple pendant près de six décennies"

Donald Trump sur Fidel Castro :

"Aujourd'hui, le monde note la disparition d'un dictateur brutal qui a opprimé son propre peuple pendant près de six décennies. L'héritage de Fidel Castro est celui de pelotons d’exécution, de vols, de souffrances inimaginables, de pauvreté et de déni des droits humains fondamentaux.

Alors que Cuba reste une île totalitaire, mon espoir est que ce jour marque un mouvement vers la fin des horreurs subies trop longtemps et vers un avenir où le merveilleux peuple cubain vivra finalement dans la liberté qu'il mérite si amplement.

Bien que les tragédies, les morts et les souffrances causées par Fidel Castro ne puissent être effacées, notre administration fera tout son possible pour que le peuple cubain puisse enfin commencer son chemin vers la prospérité et la liberté. Je me joins aux nombreux Cubano-Américains qui m'ont tant soutenu dans la campagne présidentielle, y compris l'Association des Vétérans de la Brigade 2506 qui m'a appuyé, dans l'espoir de voir un jour Cuba libre."

Voilà qui tranche avec les pleurs de notre classe politico-médiatique (jusqu'à certains philippotistes du FN).

Posté le 26 novembre 2016 à 18h15 par Michel Janva | Lien permanent

24 novembre 2016

Donald Trump nomme à la tête de l'Éducation une partisane du droit des parents d'éduquer leurs enfants

Toute proportion gardée, c'est un peu comme si le prochain président de la république nommait Anne Coffinier ministre de l'Education nationale en France :

N-BETSY-DEVOS-large570"Donald Trump a nommé mercredi Betsy DeVos, une richissime philanthrope conservatrice et farouche partisane du droit à choisir entre école publique, privée ou enseignement à la maison, pour diriger le ministère de l'Éducation.

"Sous sa direction nous allons réformer le système scolaire américain et supprimer la bureaucratie qui handicape nos enfants, afin que nous puissions offrir une éducation et un choix d'écoles de niveau mondial à toutes les familles", a déclaré le président élu des États-Unis dans le communiqué annonçant la nomination de cette ardente républicaine de 58 ans. Sa nomination doit être approuvée par le Sénat, où les républicains sont majoritaires. Betsy DeVos a dit être honorée d'avoir été choisie "pour redonner à l'éducation américaine sa grandeur", un jeu de mot sur le slogan de campagne du magnat de l'immobilier : "Make America Great Again". "Le statu quo n'est pas acceptable dans l'éducation", a-t-elle ajouté."

Posté le 24 novembre 2016 à 19h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

22 novembre 2016

L'hybridation des élites comme moyen de gouvernement

De Thomas Flichy de La Neuville :

Images-20"S’étant fait un très grand nombre d’ennemis au sein même du parti républicain, Donald Trump, qui a mené son coup d’état intérieur avec une poignée d’individus, manque cruellement de cadres. La solution qu’il a trouvée consiste pour l’instant à hybrider ses proches avec des technocrates républicains ralliés. Les premiers ont une vision politique très claire, les seconds connaissent les rouages de la machine et sont prêts à servir n’importe quel régime pourvu que leur place soit assurée au sein de l’appareil d’Etat. Naturellement, l’efficacité de l’hybridation dépendra de la domination intellectuelle des partisans de Trump sur les opportunistes qui leur servent d’auxiliaires. Ce système a un précédent : sous le règne de Claude (41 à 54 ap. J.-C.), les affranchis orientaux qui peuplaient l’entourage de l’Empereur prirent un pouvoir très important. Toutefois, les jalousies qu’ils génèrent au sein de la plèbe et de la classe sénatoriale génèrent une réaction sous le règne de Domitien (81 à 96 ap. J.-C.). Le pouvoir impérial coiffa alors chaque affranchi important, d’un chevalier. Ces couples affranchi-chevalier se généralisent au IIe siècle de notre ère afin de permettre une administration efficace de l’Empire."

Posté le 22 novembre 2016 à 10h18 par Michel Janva | Lien permanent

17 novembre 2016

La polémique sur le décompte final des voix aux Etats-Unis relève de la mauvaise foi

La chose est assez rare et mérite d'être soulignée. L'Obs vient de produire un article qui détonne dans le paysage médiatique français par son honnêteté intellectuelle et par les informations objectives produites :

Donald-Trump-a-obtenu-une-majorite-des-538-grands-electeurs.-JDD-Data_pics_590"Les partisans de la démocrate soutiennent que Donald Trump est illégitime, ayant remporté moins de suffrages au niveau national. Mais c'est méconnaître la subtilité du système électoral américain (...)

Selon le dernier décompte du "New York Times", et alors que le dépouillement touche à son terme, Hillary Clinton remporte 1 million de bulletins de plus que son concurrent... qui devrait pourtant disposer de 84 grands électeurs d'avance. De quoi susciter la colère de la sénatrice californienne Barbara Boxer : "C'est le seul mandat du pays où on peut obtenir plus de voix et perdre malgré tout la présidence", dénonçait-elle mardi, en déposant (pour la beauté du geste) une proposition de loi visant à supprimer le collège électoral de la Constitution.

"Le collège électoral est un système obsolète et antidémocratique qui ne reflète pas notre société moderne, il doit changer immédiatement. Tous les Américains doivent avoir la garantie que leur voix compte."

Dans 48 des 50 Etats américains, il suffit d'obtenir une seule voix d'avance pour rafler la totalité des grands électeurs. Or Donald Trump a remporté plusieurs Etats-clés d'une courte tête : bien sûr la Floride (29 grands électeurs), de 120.000 voix, mais aussi et surtout la Pennsylvanie (20), véritable surprise du chef, de 68.000 voix. Si ces deux Etats étaient allés à Clinton, la démocrate remportait le scrutin. L'élection a donc basculé sur moins de 200.000 bulletins (soit 0,1% des inscrits), tandis que les 3 millions de voix d'avance de Clinton en Californie ont strictement compté pour du beurre... (...)

11154531Donald Trump soulève un point essentiel en ajoutant que, dans ce système, "faire campagne est complètement différent" d'une élection au suffrage universel direct comme en France. "Si l'élection se fondait sur le total des votes populaires, j'aurais fait campagne dans l'Etat de New York et en Californie, et j'aurais gagné encore plus largement, encore plus facilement", explique-t-il avec sa légendaire confiance en lui.

Le paysage politique américain est en effet si contrasté qu'il est inutile pour un républicain de perdre son temps à tenir meeting à Washington (93% Clinton) ou Los Angeles (71% Clinton). Inutile aussi de rendre visite à ses fidèles du Midwest, où il est assuré de gagner avec 20 points d'avance. Le site de campagne de Donald Trump (...) montre sans ambages que le candidat républicain s'est simplement concentré sur 15 Etats stratégiques. Sur ces 15 Etats-cibles, il en a remporté 9, et lorsqu'il a perdu, c'était par moins de 5 points d'écart. Une parfaite économie de moyens.

Ainsi, les deux tiers du territoire américain sont en réalité délaissés par les campagnes de terrain. Si l'élection se déroulait au suffrage universel direct, en revanche, on peut imaginer que le parti républicain serait bien plus offensif dans les poids lourds démographiques (promis aux démocrates) que sont la Californie, l'Etat de New York et l'Illinois (22% de la population américaine à eux trois). En tout cas, les deux partis principaux tenteraient de quadriller l'ensemble du pays, comme c'est le cas en France.

Dire que Hillary Clinton aurait gagné en se basant sur le vote populaire est donc hasardeux : dans les Etats sans suspense, la participation est tombée à 43%, tandis qu'elle est montée à 69% dans le très disputé New Hampshire. Difficile donc de prédire ce que seraient les scores avec une participation lissée sur l'ensemble du pays. D'autant que les deux candidats ont également adapté leurs discours et leurs arguments aux Etats-cibles qu'ils voulaient séduire : la rhétorique de Donald Trump était ainsi calibrée pour les Etats désindustrialisés de la "Rust Belt", tactique qui s'est avérée payante (...)"

Sur la deuxième carte figurent les résultats comté par comté. Le décompte est également assez surprenant : 

"Sur les 3 113 comtés que compte le pays, en dehors de l'Alaska, le républicain est arrivé en tête dans 2 578. La candidate démocrate doit se contenter de la victoire dans seulement 451 comtés."

Posté le 17 novembre 2016 à 19h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)

The adventures of the Fraternity Saint Vincent Ferrer in the US !

Le fondateur de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, le Père Louis-Marie de Blignières, accompagné de deux pères de sa communauté, les Pères Réginald-Marie Rivoire, et Ambroise-Marie Pellaumail, est actuellement à New-York. Dans cette vidéo ils présentent au public américain le projet de construction de la future église conventuelle des Frères de Chémeré.

 

www.chemere.org (en français)

www.vincentferrer.org (en anglais)

Jeudi 17 : Holy Innocents Church (128 W 37th St). 18 :00 : Messe solennelle en rit dominicain suivie d’une conférence.

Dimanche 20 : Pequannock New Jersey, Our Lady of Fatima Chapel (32, W. Franklin Ave.) Messes et prédications : 9.00 ; 11.00 (Messe solennelle) ; 17.00.

Lundi 21 : Paroisse Saint Vincent Ferrer, des pères dominicains, (869 Lexington Avenue New York 10065). 19 :00 : Messe solennelle suivie d’une conférence.

Posté le 17 novembre 2016 à 16h24 par Michel Janva | Lien permanent

Le fameux « 4ème pouvoir » a été battu par les réseaux sociaux

Philippe Darantière a publié aux presses de la Délivrance le techno-nihilisme. Pour InfoCatho il décrypte en quoi l’élection de Donald Trump est l’illustration de cette idéologie du relativisme. Extraits :

"Le Techno-nihilisme est le nom que je donne à l’idéologie qui sous-tend la « dictature du relativisme » dénoncée dès 2004 par le Pape Benoît XVI. Il s’agit d’un nihilisme qui professe que la vie n’a ni sens ni cause, et qui assigne à la technique le rôle de satisfaire le désir humain quel qu’il soit. En apparence, la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis, élu sur la base d’un programme qui affirme, entre autre, son hostilité à l’avortement et ses réticences à l’égard du mariage homosexuel, est un « signe de contradiction ». La politique d’Obama avait tenté d’établir le droit à l’avortement comme un nouveau Droit de l’Homme. Les positions de Trump reviennent sur cette sacralisation du désir individuel selon laquelle l’avortement, c’est « un choix, un droit, une liberté ». [...] 

Je crois que la principale leçon de la victoire de Donald Trump se situe là. Le fameux « 4ème pouvoir » a été battu par les réseaux sociaux. Il y a sans doute plusieurs raisons à cela. La première tient à la logique même du système médiatique, où les journalistes s’alignent sur une pensée dominante, non pas par conviction, parce qu’ils y adhèrent tous, mais par conformisme, parce qu’ils ne veulent pas prendre le risque de dire ou d’écrire autre chose que ce que disent ou écrivent leurs confrères. Les journalistes, comme les loups, chassent en meute. La meilleure façon pour eux de ne pas risquer d’être en décalage avec l’opinion publique, c’est de dire la même chose que le voisin. Le système médiatique fonctionne en boucle auto-réalisatrice : il annonce ce qui doit se produire pour que cela se produise en effet. Avec Trump, ce système s’effondre : la prophétie répétée en boucle ne se réalise pas, c’est l’inverse qui se produit. Il y a là un échec que les forces du pouvoir techno-nihiliste vont devoir surmonter. Mais cet échec est surtout celui des grands médias face aux réseaux sociaux. On risque donc d’assister à une mobilisation massive des réseaux sociaux pour reprendre le contrôle des foules. Rappelez-vous que Facebook a été accusé pendant la campagne de favoriser les idées démocrates par une manipulation de ses algorithmes de traitement des messages. Il se trouve que le fondateur de Facebook est aussi un allié du milliardaire Georges Soros dans la promotion des idées mondialistes. La maîtrise des réseaux sociaux sera donc au cœur de la revanche politique qui se jouera dans les quatre ans qui viennent. [...]"

Posté le 17 novembre 2016 à 12h36 par Michel Janva | Lien permanent

16 novembre 2016

Thierry Ardisson : "Etre financé par le Qatar, c'est de la haute trahison (Clinton, Sarkozy)"

Posté le 16 novembre 2016 à 08h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

L’évolution de Donald Trump sur la Cour Suprême et la défense de la Vie

Ce long article montre l'évolution de Donald Trump au sujet des la défense de la Vie. Malgré un positionnement plus douteux sur les unions homosexuelles, mais dont on peut espérer la même évolution sous l'influence de la majorité républicaine, l'auteur considère que la victoire de Donald Trump est une excellente nouvelle pour les défenseurs de la vie et de la famille :

"Trump a fait une série de promesses pro-vie qui contrastent fortement avec l’appui de l’avortement sur demande de la part de Clinton. Il a promis de signer l’Acte de Protection de l’Enfant à naître relatif à la Douleur; il a promis de ne plus financer Planned Parenthood et de nommer des juges de la Cour Suprême de la trempe du regretté juge conservateur Antonin Scalia. Il a aussi dit qu’il ferait de l’Amendement Hyde une loi permanente afin que les contribuables ne soient pas contraints de financer l’avortement

Trump a également nommé au sein de sa campagne d’authentiques conservateurs animés de préoccupations sociales; il leur a donné des rôles de dirigeants comme Kellyanne Conway, une sondeuse pro-vie, devenue sa directrice de campagne. Son Comité Consultatif Catholique était présidé par Joseph Cella, le fondateur du National Catholic Prayer Breakfast. Des leaders tels que le Sénateur Rick Santorum, le Père Frank Pavone de Prêtres pour la Vie et Austin Ruse de C-FAM (Center for Family and Human Rights) en font partie.   

Les préoccupations majeures des adeptes du conservatisme social en rapport avec Trump sont liées à ses anciennes positions pro-avortement, au fait qu’il en est à son 3e mariage et à ses commentaires obscènes relatifs aux attouchements féminins. Il a aussi reconnu avoir eu plusieurs aventures avec des femmes (...) 

À la fin des années 1990, Trump était en faveur des avortements tardifs. Il déclarait : “Je suis profondément pro-choix, j’ai horreur du concept de l’avortement. J’ai horreur de cela. Je déteste tout ce que cela représente. Suivre le débat sur ce sujet me donne la chair de poule. Néanmoins, je crois simplement au choix…Je suis pro-choix en tous points et je n’accepterais pas l’interdiction de l’avortement par naissance partielle.” (...) 

C’est pendant l’année 2000 que Trump est revenu sur ses commentaires initiaux supportant l’avortement par naissance partielle; il écrivit ceci : “Lorsque Tim Russert m’a demandé pendant l’émission Meet the Press si j’interdirais l’avortement par naissance partielle si j’étais président, mes instincts pro-choix m’ont poussé à dire non. Après le show, je me suis entretenu avec deux médecins que je respecte et après avoir appris davantage sur la procédure, je décidai que je défendrais en effet une interdiction.” 

Il a dit à Raymond Arroyo de EWTN (Eternal Word Television Network) le mois passé que sa rencontre avec un couple qui voulait avorter leur enfant et ne le fit finalement pas était l’un des facteurs qui l’ont amené à changer de pro-avortement à pro-vie. Cela s’est passé il y a longtemps, dit-il : “L’un voulait l’avortement et l’autre disait : nous ne pouvons pas faire cela, nous n’allons pas le faire. En tout cas ils ont gardé l’enfant et c’est une personne merveilleuse que je connais. Une personne magnifique.” 

En janvier, avant qu’il ne devienne le candidat du Parti Républicain, Trump écrivit : “Le financement public des structures d’avortement est une insulte pour la conscience des peuples.” Au fur et à mesure que sa campagne en vue de l’élection générale montait en puissance, Trump devint plus incisif dans ses positions pro-vie et se mit à attaquer l’extrémisme de Clinton en matière d’avortement (...) 

Pendant le dernier débat, Trump a donné une idée de ce que ses éventuels candidats comme juges à la Cour Suprême feraient. Voici l’avis de Trump sur le renversement de l’arrêt de la Cour Suprême Roe v. Wade : “Il suffit que je nomme deux ou peut-être trois juges, et je vais le faire; le tour sera joué. Je pense que cela se fera automatiquement puisque je nommerai des juges pro-vie à la Cour Suprême. Je pense que cela reviendra aux États qui se chargeront de prendre des décisions.” (...) Il a plus tard publié une liste de personnes susceptibles d’être nommées à la Cour Suprême. Globalement, ceux qui sont sur la liste ont un solide dossier dans les domaines liés à la vie et à la famille. Il a aussi promis avec insistance que ce seront des juges de la trempe de Scalia (...) Dans sa lettre aux Catholiques, Trump dit ceci : “Je nommerai des juges à la Cour Suprême qui vont interpréter strictement la Constitution, comme le juge Clarence Thomas et le regretté et très grand juriste et penseur catholique, le juge Antonin Scalia, et non pas légiférer à partir de leur siège.” (...) 

Il a aussi fortement critiqué le soutien de Clinton pour le décret coercitif sur la contraception d’Obama. 

Dans sa lettre aux Catholiques, Trump écrit : “Hillary Clinton soutient le fait d’obliger Les Petites Sœurs de la Charité qui s’occupent des personnes âgées pauvres depuis 1839 à payer pour les contraceptifs dans leur plan de santé (même si elles ne l’ont jamais demandé, même si elles ne les ont jamais utilisés et ne le feront jamais); elle soutient que le gouvernement les condamnera à de lourdes amendes si elles persistent dans leur refus à se conformer à ce coûteux décret. Il s’agit d’une guerre contre la liberté religieuse à laquelle vous ne serez jamais confrontés avec l’administration Trump…Je défendrai vos libertés religieuses et votre droit de pratiquer pleinement et librement votre religion en tant qu’individus, entrepreneurs et institutions académiques.” 

Dans sa lettre, il a promis de protéger l’école à la maison, de mettre fin au Tronc Commun et de multiplier les choix en matière d’éducation (...) 

Bien que plusieurs militants pro-vie et pro-famille se sentent soulagés d’avoir évité la présidence Clinton, ils ont maintenant la tâche de s’assurer que Trump tienne ses promesses pro-vie : nommer des juges de la Cour Suprême opposés non seulement à Roe v. Wade mais aussi au mariage homosexuel et Obergefell v. Hodges (...) 

Très bientôt, on verra si Trump tiendra ses promesses envers les membres du conservatisme social qui l’ont aidé à se faire élire ou bien cela ne restera au mieux que de belles paroles sur la famille et la vie."

Posté le 16 novembre 2016 à 06h50 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

15 novembre 2016

Les six idées spécifiques de la rhétorique Trumpiste

De Mylène Troszczynski, député européen du groupe ENL :

Mylene-Troszczynski"La victoire de Donald Trump est la victoire du peuple et de la raison sur les élites mondialistes. Des limites aux flux migratoires et aux délocalisations redeviennent possibles.

Contrairement aux portraits dressés par les médias dominants, Trump, comme tous les populistes, a des idées. Un article du professeur Joshua Mitchell de l’université de Georgetown le démontrait.

Il y eut peu d’idées aux États-Unis au XXe siècle en dehors du progressisme de Wilson, du New Deal de Roosevelt, de la croyance en la victoire dans la guerre froide de Reagan, et après 1989 la globalisation et les politiques qui renvoient chacun à son identité (sexuelle, religieuse, ethnique, etc.). Or, la croyance dans les bienfaits de la mondialisation et du multiculturalisme s’effondre.

Le professeur Mitchell relève six idées spécifiques qui apparaissent dans la rhétorique Trumpiste : « (1) Les frontières comptent ; (2) la politique d’immigration compte ; (3) les intérêts nationaux, et non les intérêts universels, comptent ; (4) l’entrepreneuriat compte ; (5) la décentralisation compte ; (6) le politiquement correct doit être répudié ». Ces six idées veulent mettre fin à l’expérimentation irréalisable des souverainetés supra et infra-nationales que nous vendent nos élites dirigeantes depuis 1989.

Trump veut un futur où les États comptent, où les peuples sont des citoyens, qui œuvrent ensemble pour améliorer leur situation. Il n’est pas isolé : le Brexit et la montée des populismes en Europe l’illustrent. Trump a compris l’insatisfaction croissante des peuples vis-à-vis du mondialisme. Une administration Trump fera une politique volontariste et pragmatique.

Il faut revenir au respect des État-nations du Traité de Westphalie de 1648. Et abandonner les structures mondialistes du type OMC, Nations Unies, FMI ou Union européenne. [...]"

Posté le 15 novembre 2016 à 13h05 par Michel Janva | Lien permanent

Steve Bannon : "Marion Maréchal Le Pen est la nouvelle étoile montante"

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Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Donald Trump a nommé le richissime (lui aussi) Steve Bannon comme son directeur de la stratégie et conseiller principal. Le « sulfureux » (comme dit la presse de gauche) Steve Bannon a été le directeur de campagne de Trump dans la dernière ligne droite de la campagne. Il est le cofondateur et président exécutif de Breitbart News, un site d’information « d’ultra-droite » comme dit la presse de gauche. En juin dernier, il annonçait qu’il avait l’intention d’ouvrir une antenne de Breitbart en France. Il disait au site Radio Londres :

« Nous pensons que la France est l’endroit où il faut être. Avec ses jeunes entrepreneurs, les femmes de la famille Le Pen… Marion Maréchal Le Pen est la nouvelle étoile montante. Nous cherchons à ouvrir un Breitbart Paris, voire un Breitbart France. »

Marion Maréchal-Le Pen a répondu du tac-au-tac qu'elle accepterait de travailler avec Steeve Bannon :

 

Posté le 15 novembre 2016 à 06h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

14 novembre 2016

Avec 306 grands électeurs, Donald trump réalise le 4ème meilleur score des Républicains

Le décompte des voix n'est pas terminé et fait actuellement l'objet de polémiques, qui ne cesseront que lorsque les chiffres officiels seront annoncés. En revanche, le nombre de grands électeurs est définitif et Donal Trump l'emporte avec 306 grands électeurs contre 232, ce qui fait de Donald Trump se classe à la 4e position, avec le meilleur score côté républicains depuis ceux de Ronald Reagan et de George Bush :

"Les Etats-Unis sont éloignés de la France et la vie politique américaine est très différente de la vie politique française. Concernant l'élection présidentielle aux Etats-Unis, l'objectif est de gagner dans le maximum des 50 Etats, même avec un faible écart de voix, et non pas de chercher une majorité de voix dans le pays.  Paris Tribune compare les scores des tickets vainqueurs depuis 1976 car c'est la première élection post-choc pétrolier et post-guerre du Vietnam.

Tous partis confondus, les Républicains remportent 6 élections présidentielles avec le plus grand nombre de grands électeurs(G.E). Et en 2016, le ticket Trump-Pence, avec 306 votes sur 538, se classe à la 8e position des meilleurs scores sur 40 ans.

Le candidat du Parti Républicain Donald Trump gagne 6 Etats dont les électeurs ont voté pour Barack Obama en 2012. Cela représente 99 votes des grands électeurs + 1 vote dans l'Etat du Maine sur 4, soit un total de 100 votes des grands électeurs pris au camp démocrate. Dans le Parti Démocrate, si l'on compare les scores de tous les candidats du Parti Démocrate de 1976 à 2016, Hillary Clinton se classe à la 8e position en terme de grands électeurs. Son score affiche 100 grands électeurs de moins que Barack Obama en 2012.

Dans le Parti Républicain, si l'on compare les scores de tous les candidats du Parti Républicain au cours de la même période, Donald Trump se classe à la 4e position, avec le meilleur score depuis ceux de Ronald Reagan et de George Bush (père).

Le champion de l'Histoire des Etats-Unis reste le Républicain Ronald Reagan, avec pour colistier George H.W Bush (Bush père). En 1984 pour sa réélection, Ronald Reagan obtient le score de 525 grands électeurs sur 538 avec une majorité dans 48 Etats sur 50."

Posté le 14 novembre 2016 à 14h03 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

L’élection de Ronald Reagan a provoqué la même consternation et incompréhension

Extrait d'une interview donnée par Romain Huret, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, aux lecteurs du Monde :

90"On se focalise aujourd’hui sur l’Amérique déclassée, mais il faut bien voir que Donald Trump a réussi ce que Ronald Reagan avait réussi en 1980 : il a réussi à créer une alliance électorale entre, d’un côté, une élite conservatrice, et de l’autre côté, une Amérique pauvre et ouvrière. C’est une alliance tout à fait étonnante, il ne faut pas réduire le vote pour Trump à celui d’une Amérique déclassée. L’histoire se répète, Reagan avait de la même façon réussi à rassembler ces deux Amériques.

Le Brexit, le vote pour Trump, n’est-ce pas la confirmation d’une montée du nationalisme ou d’un retour à un souverainisme ?

Oui, absolument, dans les deux cas on voit bien se réaffirmer l’idée de nation, l’idée de souveraineté des peuples, mais je dirais aussi que, ce qui rapproche ces deux événements, c’est le volontarisme. Dans les deux cas, les citoyens ont eu le sentiment de reprendre leur destin en main et Trump a parfaitement incarné ce retour du volontarisme politique (...) il a été élu pour agir et pour mettre un terme à ce qui apparaît comme inéluctable. L’Union européenne apparaissait comme un horizon indépassable en Grande-Bretagne, tout comme la mondialisation aux Etats-Unis apparaissait comme inéluctable, et Trump a promis de mettre un terme à ça et de faire en sorte que l’Amérique reprenne son destin en main.

Est-ce que l’arrivée au pouvoir de Reagan (...) a provoqué la même consternation ? Dans quelle mesure peut-on établir une analogie ?

ThOui, l’élection de Ronald Reagan a provoqué la même consternation et incompréhension. Beaucoup pensaient qu’il était incapable d’exercer la fonction suprême, n’oublions pas que c’était un ancien acteur hollywoodien. Beaucoup, y compris dans son propre camp, ne croyaient pas à son programme économique : George Bush père parlait d’« économie vaudoue » pour désigner son programme de réduction des impôts. Il ne faut pas oublier cela quand on voit qu’aujourd’hui Reagan est présenté comme l’un des plus grands présidents américains du XXe siècle (...) Une fois de plus, l’analogie est très, très forte avec Ronald Reagan et ce qui s’est passé en 1980.

Plus qu’un clivage gauche-droite, ou démocrate-républicain, n’a-t-on pas assisté à un clivage politique entre les « anti-élites » et les « autres » ? N’est-ce pas là, au vu des évolutions politiques de ces dix dernières années en Europe, et du Brexit en particulier, la vraie redéfinition du débat politique mondial pour les années à venir ?

Je ne crois pas à cette vision simpliste de la campagne et du résultat pour la bonne et simple raison qu’une grande partie de l’élite américaine a voté Trump. Comme je l’ai dit précédemment, il a réussi à recréer l’alliance qui avait permis à Reagan de l’emporter. Ce qui peut se jouer en France et en Europe, c’est de voir le même type d’alliance se mettre en place. Mais en tout cas, je crois qu’il ne faut pas oublier que l’électorat de Donald Trump ne peut pas se résumer au seul électorat populaire et ouvrier. Et n’oublions pas que lui-même appartient au monde des élites médiatiques et économiques."

Posté le 14 novembre 2016 à 07h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Le projet de mondialisation de Wall Street a été rejeté

Diana Johnstone, auteur de Hillary Cinton, la reine du chaos, revient sur la campagne désastreuse de la candidate démocrate : 

Unknown-38"Contrairement à ce que maintiennent toujours les partisans amèrement déçus d’Hillary, des larmes dans les yeux et la peur dans la gorge, le véritable sens de cette élection n’est pas une victoire du racisme et du sexisme. Le véritable sens de ce bouleversement, c’est que le projet de mondialisation de Wall Street a été rejeté par les citoyens de sa patrie.

Cela a des implications majeures pour les nations européennes qui ont été traînées dans ce désastreux projet.

Hillary Clinton était la candidate du complexe militaro-industriel et du capital financier international. Elle s’est autodésignée pour être la figure de proue de ces forces, en tant que reine du regime change. Elle espérait être celle qui refaçonnerait le monde à l’image des diktats de Wall Street. C’était un projet soutenu avec enthousiasme et de manière onéreuse par les 1 % qui profitent des contrats d’armement et des accords commerciaux qu’ils écrivent eux-mêmes pour leurs propres intérêts.

Pour détourner l’attention du véritable sens de sa candidature, la campagne de Clinton a fait appel au désir de respectabilité des citadins instruits, dépeignant les partisans de Trump comme des voyous racistes motivés par un désir haineux de faire des minorités leur bouc émissaire, comme dans un acte de vengeance de leurs propres insuffisances. Ils étaient « déplorables », et vous ne voudriez pas être l’un d’entre eux, n’est-ce pas ?

Trump était sexiste, parce qu’il a qualifié certaines femmes de « bimbos ». Elizabeth Warren l’a critiqué pour cela, sur une estrade où Hillary était assise, un grand sourire aux lèvres — elle qui avait parlé des amies de Bill comme d’une « éruption de bimbos ». La sottise et l’hypocrisie ont étouffé les discussions politiques. La pire chose que la campagne de Clinton aura pu dénicher, c’est une affaire de vestiaires vieille de onze ans — juste des mots, à peine comparables aux actions chroniques de Bill.

Pourtant, des millions de personnes embarquées dans la campagne de Clinton sont dévastées, terrifiées, convaincues que les seules raisons qui ont mené Trump à la victoire étaient le « racisme » et le « sexisme » de cette caste inférieure de la société mondialisée : les hommes hétérosexuels de la classe ouvrière.

Mais non, Virginia, il y avait d’autres raisons de voter pour Trump. Le racisme et le sexisme sont sûrement tout en bas de la liste.

Les électeurs de Trump ont été scandalisés par les mensonges et la corruption d’Hillary. Beaucoup d’entre eux auraient voté pour Bernie Sanders s’ils en avaient eu le choix. Mais ce choix leur a été enlevé par des manipulateurs du Parti démocrate qui ont été vendus par leur propre campagne publicitaire pour élire « la première femme présidente ». Un tout nouveau produit sur le marché des élections présidentielles ! Soyez le premier à voter pour une femme Présidente ! C’est nouveau, c’est performant ! [...]"

Posté le 14 novembre 2016 à 07h10 par Michel Janva | Lien permanent

Le mur de Trump : les électeurs ont bien compris que l'accent serait mis sur la politique migratoire

Combien de fois n'a-t-on pas entendu comme seul et unique exemple du programme "délirant" ou "extrémiste" de Donald Trump, la fameuse construction du mur entre les Etats-Unis et le Mexique !

Voici un extrait d'une analyse pertinente publiée sur le Figaro :

"Elle reconnaît par ailleurs l'énorme différence qui existe entre la perception qu'ont les électeurs du magnat de l'immobilier et celle de la presse (...) Margaret Sullivan explique : «Les médias prennent toujours Trump à la lettre mais ils ne le prennent pas au sérieux […] Mais beaucoup d'électeurs font le chemin inverse».

Autrement dit, lorsque le nouveau président des États-Unis parle de construire un mur à la frontière mexicaine, les journalistes cherchent à en savoir davantage sur ce projet (coût, déroulement, etc.). De leur côté, les électeurs comprennent qu'aucun mur ne sera réellement construit mais que l'accent sera mis sur la politique migratoire.

Sans parvenir à comprendre l'interprétation de l'électorat de Donald Trump, l'analyse des médias s'est coupée d'une partie du peuple américain. Une incompréhension qui a contribué à creuser encore un peu plus le fossé qui sépare les deux Amériques."

Posté le 14 novembre 2016 à 07h03 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

13 novembre 2016

Les Etats-Unis ont changé d'heure, il faudra s'y faire...

Voici la couverture recto-verso d'un livre qui vient juste d'arriver chez les libraires et qui stipule de manière affirmative que le 45 ème président américain est...Hillary Clinton :

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Et vu sur le blog de Daoudal :

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Cette femme qui pleure en voyant sur un écran la victoire de Donald Trump, c’est Ilyse Hogue, présidente de NARAL Pro Choice America, l’un des plus importants lobbies de l’avortement sans limite aux Etats-Unis.

On peut signer la pétition qui félicite Donald Trump et l’exhorte à tenir ses promesses pro-vie.

Posté le 13 novembre 2016 à 18h17 par Michel Janva | Lien permanent

11 novembre 2016

Comprendre Donald Trump

Il y aurait des pages et des pages de notes à rédiger pour commencer à désintoxiquer l'opinion publique française au sujet du nouveau POTUS (president of the United States), tant elle a été enfumée jusqu'à la nausée par le psittacisme de nos medias, reprenant sans fin les mots d'ordre de CNN (Clinton News Network).

Le site Les crises présente une brève compilation d'interventions de l'ex-candidat, mais aussi de nombreux liens, pour nous éclairer sur le phénomène. Nous en extrayons la video ci-dessous, mais allez sur le site, ça vaut le coup.

 

Posté le 11 novembre 2016 à 11h23 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (2)

10 novembre 2016

Le cardinal Burke convaincu que Donald Trump aura à cœur la défense de la vie humaine

Suite à l'élection de Donald Trump, le cardinal Burke est interrogé dans Il Giornale. Extrait de la traduction de Benoît-et-moi :

Cardinal_Burke_-_Walshingham_2016_810_500_55_s_c1"[...] Croyez-vous que Donald Trump va tenir compte de celles qui sont les valeurs si chères à l'Eglise catholique?

« D'après ce que j'ai entendu pendant la campagne électorale, il me semble que le nouveau président comprend bien quels sont les biens fondamentaux qui sont importants pour nous. En premier lieu, je suis convaincu que, d'après ce qu'il a dit, il aura à cœur la défense de la vie humaine depuis sa conception et qu'il pourra mettre en oeuvre toutes les mesures possibles pour s'opposer à l'avortement. Et puis je pense qu'il a très clairement à l'esprit le bien irremplaçable de la liberté religieuse. Enfin, il placera certainement son l'attention sur le thème de la Santé américaine qui pour l'instant ne va pas très bien aux États-Unis».

Si d'un côté de Trump s'occupera aussi des thèmes chers à l'Eglise, de l'autre, il dit pourtant qu'il veut construire un mur contre les immigrants à la frontière avec le Mexique (Ce sera un mur impénétrable, haut, imposant et magnifique. Et c'est le Mexique qui le paiera). Une barrière que François a toujours critiqué, en disant: «Nous devons construire des ponts de paix et non des murs de haine» ...

« Je ne pense pas que le nouveau président sera inspiré par la haine pour le traitement de la question de l'immigration, une question de prudence, qui nécessite la connaissance de qui sont des immigrants, des raisons qui les conduisent à migrer et de la capacité des communautés locales à les accueillir. La charité doit toujours être intelligente et, par conséquent, informée par une profonde connaissance de la situation à la fois de ceux qui veulent immigrer et de ceux qui doivent recevoir ces personnes». [...]

Addendum : pour les anglophones, les pages 13 et 14 du programme des Républicains vaut le détour. On y parle de respect de la vie... Le fait que l’un des deux grands partis de gouvernement de la première puissance mondiale en dit long sur le travail remarquable de réveil des consciences fait par les évêques américains depuis vingt ans ….(il y a 20 ans on n’aurait jamais vu de telles choses dans un programme présidentiel Républicain !).

Posté le 10 novembre 2016 à 20h36 par Michel Janva | Lien permanent

La Conférence des évêques souhaite vivement travailler avec le Président Trump pour protéger la vie humaine de la naissance à la mort naturelle

Déclaration de Mgr Joseph E. Kurtz, archevêque de Louisville, Kentucky, Président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis suite à l’élection du nouveau président Donald Trump :


Ciric_305914"Le peuple américain a fait le choix du prochain Président des États-Unis, des membres du Congrès comme de ceux des élus locaux. Je félicite Monsieur Trump et tous les élus d’hier. C’est maintenant le moment de s’engager dans la responsabilité de gouverner pour le bien de tous les citoyens.  Ne nous regardons pas à la lumière de ce qui nous divise, Démocrates, Républicains ou autres partis politiques, mais regardons plutôt le visage du Christ dans nos voisins, particulièrement ceux qui souffrent ou ceux qui pourraient être en désaccord avec nous.

Nous citoyens, ainsi que nos représentants élus, devrions nous souvenir des mots du Pape François quand il s’est adressé au Congrès des États-Unis l’année dernière : « Toutes les activités politiques doivent servir et promouvoir le bien des personnes humaines qui repose sur le respect de leur dignité ». Hier, des millions d’américains qui luttent pour trouver des chances de faire vivre leurs familles ont voté pour être entendus. Notre réponse sera simple : Nous entendons. La responsabilité d’aider et de soutenir la famille appartient à chacun de nous.

La Conférence des évêques souhaite vivement travailler avec le Président Trump pour protéger la vie humaine de la naissance -souvent vulnérable- à la mort naturelle. Nous plaidons pour que les politiques offrent des opportunités à tous, de toute croyance et de toute condition sociale. Nous tenons fortement à ce que nos frères et sœurs migrants ou réfugiés soient humainement accueillis sans pour autant compromettre notre sécurité. Nous attirons l’attention sur la violente persécution qui menace les chrétiens et les personnes d’autres religions dans le monde particulièrement au Moyen Orient. Nous serons attentifs à l’engagement de la nouvelle administration pour la liberté religieuse de notre pays, assurant les croyants de rester libres de proclamer la vérité humaine –homme/femme- et l’unique lien du mariage entre eux.

Toute élection apporte un nouveau départ. Certains peuvent se demander si pour un couple, le pays peut réconcilier le travail des deux conjoints et la promesse d’une union parfaite. A cause de l’espérance que le Christ apporte, je crois que Dieu nous donnera la force de soigner nos blessures et de nous unir.

Prions pour les dirigeants de la vie publique. Qu’ils puissent se montrer courageusement à la hauteur des responsabilités qui leur ont été confiées.  Et que chacun de nous, comme catholique, nous nous aidions les uns les autres à être des témoins fidèles et généreux de l’amour de dieu qui guérit les blessures."

Posté le 10 novembre 2016 à 19h49 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Donald Trump va décider de l'orientation de la Cour suprême pour les 20 années à venir

Deux articles soulignent l'importance que revêt l'élection de Donald Trump dans le cadre du respect de la Vie :

"Merrick Garland s’était montré particulièrement ému, en mars, dans le Rose Garden de la Maison Blanche, lorsque le président Barack Obama l’avait nommé officiellement à la Cour suprême pour remplacer le conservateur Antonin Scalia, décédé brutalement un mois plus tôt. Cette effusion était prématurée parce que le juge Garland devait obtenir une confirmation du Sénat que le chef de la majorité républicaine, Mitch McConnell, n’était pas décidé à lui accorder.

Des mois durant, le juge de la prestigieuse Cour d’appel des Etats-Unis pour le circuit du district de Columbia avait tenté de faire fléchir les sénateurs du Grand Old Party. En pure perte. M. McConnell, selon une interprétation toute politique et toute personnelle des institutions, avait décidé que le neuvième juge de la plus haute instance judiciaire américaine serait nommé par la personne qui succéderait à M. Obama, misant sur une victoire républicaine.

Le sénateur du Kentucky a visé juste. Il reviendra au président Donald Trump, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, de faire en sorte que le Grand Old Party puisse non seulement maintenir une majorité conservatrice à la Cour suprême, mais vraisemblablement l’élargir. Parmi les quatre juges qui y siègent et qui ont été nommés par des présidents démocrates, deux ont en effet atteint ou dépassé l’âge ordinairement choisi pour prendre sa retraite. Il s’agit de Stephen Breyer (78 ans, l’âge auquel est décédé Antonin Scalia) et de Ruth Bader Ginsburg (83 ans), nommés l’une comme l’autre par Bill Clinton. Anthony Kennedy est également d’un âge avancé (80 ans). Nommé par Ronald Reagan en 1988, ce juge rangé parmi les conservateurs a souvent rompu les rangs pour se rapprocher des progressistes sur des sujets de société.

M. Trump, lors du troisième débat présidentiel, le 19 octobre, s’était montré particulièrement clair sur ses objectifs. « Les juges que je vais nommer », dans l’hypothèse d’une victoire, « seront provie », donc hostiles à l’avortement (...)

La nomination d’un nouveau juge constituera un banc d’essai pour le nouvel équilibre du pouvoir à Washington. Compte tenu de leurs maigres gains enregistrés mardi 8 novembre – deux sièges seulement malgré un renouvellement favorable et alors qu’ils en comptaient quatre de retard par rapport aux républicains –, les démocrates resteront minoritaires au Sénat. Ils disposent cependant de l’arme du filibuster (obstruction), qui permet de bloquer une procédure tant que la majorité ne dispose pas des soixante voix (sur cent) nécessaires pour passer outre. Il faudra désormais huit voix démocrates aux républicains pour avancer.

A moins que le Grand Old Party ne se décide à recourir à l’équivalent parlementaire de l’arme atomique : la suppression du filibuster. Une profonde entaille dans la tradition du Sénat dont l’éventuel coût politique est encore délicat à évaluer." [Source]

"Parmi les prétendants figurent le juge fédéral catholique William Pryor, qui estime que la loi autorisant l'avortement est la "pire abomination de l'histoire du droit", ou la juge Diane Sykes, l'une des trois femmes de la liste, qui a fait parler d'elle en infirmant un jugement restreignant les stands de tirs à Chicago. Des candidats qui partagent les valeurs et la sensibilité politique de l'ex-homme d'affaires, ce qui lui assure leur soutien pour la mise en œuvre de ses grands projets de société (...)

La Cour suprême, enjeu crucial aux États-Unis tant elle détermine la direction du pays, tranche en effet régulièrement des grands débats comme celui relatif au droit à l'avortement, un droit sur lequel Donald Trump a promis de revenir pour satisfaire l'aile la plus conservatrice de son parti. Elle devrait aussi se pencher sur la réforme de l'assurance-maladie mise en œuvre par Barack Obama, l’Obamacare, que le nouveau président déclare vouloir abroger dans les cent premiers jours de son mandat" [Source]

Posté le 10 novembre 2016 à 15h21 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

Les propositions de Trump en politique étrangère sont de bon sens

Invité hier soir de TV Libertés, le géopolitologue Alexandre Del Valle rejoint l'analyse de Jean-Frédéric Poisson sur le bienfait probable de l'élection de Trump pour les intérêts de l'Europe : "Il dira aux Européens : 'occupez-vous de votre défense', ce qui à mon avis est bon pour les Européens.[...] Même si l'être est parfois vulgaire [...] ses propositions en matière de politique étrangère coulent souvent sous le bon sens."

A (ré)écouter à partir de 18:22.

 

Posté le 10 novembre 2016 à 13h02 par Marie Bethanie | Lien permanent

Jean-Frédéric Poisson : "Du point de vue de nos intérêts, il valait mieux Trump que Clinton"

Jean-Frédéric Poisson est interrogé par Gabrielle Cluzel pour Boulevard Voltaire :

Vous êtes le seul candidat à la présidentielle, avec Marine Le Pen — et donc le seul candidat républicain —, à avoir exprimé votre soutien à Donald Trump. Quelle est votre réaction après sa victoire ?

Jean-frederic_poisson_brt1_01_01La satisfaction de voir arriver à la tête des États-Unis un futur président qui ne va pas s’occuper des affaires du monde entier ! Sans hubris, comme disaient les anciens. Avec l’élection de Donald Trump, nous avons la formidable opportunité de retrouver sur la scène internationale la place que nous avons perdue. À la fois par faiblesse et sans doute par crainte, nous étions, ces dernières années, beaucoup trop liés aux États-Unis, trop atlantistes. Du point de vue de nos intérêts, très clairement, il valait mieux que Trump soit élu plutôt que Clinton.

Par ailleurs, c’est la victoire de l’inattendu sur le préfabriqué ! Et ça, c’est extrêmement frais. Les peuples ne marchent plus, ils expriment leur liberté, ils veulent qu’on s’occupe d’eux, ils veulent qu’on leur parle vrai, même si c’est cash, même si c’est de mauvais goût, même si c’est déplacé ! Et dans le cas de Donald Trump, ça l’était complètement.

En attendant, le fond du discours politique a convaincu les Américains, parmi les plus modestes, parmi ceux dont on avait fait d’office des électeurs d’Hillary Clinton, parce qu’étant désabusés, délaissés et appauvris, il devaient forcément voter démocrate et non républicain. Pas de bol, c’est le contraire qui s’est passé ! La victoire de Donald Trump dans certains États du Nord, dans l’Ohio, dans les Grands Lacs ou en Pennsylvanie montre bien qu’il a parlé, aussi, à des Américains percutés par les chocs industriels que les deux mandats de Barack Obama n’ont absolument pas aidés ni soutenus. Et Trump prouve, par ailleurs, que pour sortir d’une crise, il faut un discours clair, même avec des aspérités, un discours qui revient à l’essentiel (...)

Une de vos consœurs, tout à l’heure, me parlait de victoire du « populisme », mais le populisme est un mot inventé par les élites pour se protéger de la critique qui vient du peuple. 50 % des Américains ne sont pas des abrutis profonds !

Vous êtes attaqué par les médias, vous êtes hors système… Vous sentez-vous un peu le Trump des primaires de la droite ?

Il y a quelques points de ressemblance, mais de là à transposer de façon analogique… Maintenant, il est vrai que je ne suis pas du système – cela s’est vu, d’ailleurs, lors du dernier débat – et je porte dans l’espace public des convictions « râpeuses », que je maintiens, quoi que cela me coûte par ailleurs. Par ailleurs, je ne viens pas de l’establishment, ma vie n’est pas faite de grandes écoles, de cabinets ministériels, de passages à la Cour des comptes, etc. Et je suis un homme de droite assumé car chrétien social.

Comme lui, je m’efforce de parler aux gens auxquels personne ne parle, et de traiter des sujets que personne n’aborde, ou à les traiter d’une façon différente des autres : je pense à l’accueil de la vie, je pense à l’Europe, à la politique familiale, à la Syrie… C’est vrai, aussi, qu’à l’instar de Donald Trump, j’ai été égratigné par les médias(...) et, d’autre part, dès l’origine, comme lui, nous avons mis la priorité en termes de communication sur les réseaux numériques (...)

Et puis si nous avons des points communs, nous avons aussi des divergences : je ne suis pas américain, ni milliardaire, ni producteur de télévision, ma femme n’est pas issue de la télé-réalité ! Et je crois avoir un fonds philosophique – spirituel, je n’en sais rien, cela lui appartient – plus solide que le sien.

Par ailleurs, si je comprends que, dans la politique, il y ait un enjeu de communication qui pousse à dire les choses de façon parfois abrupte et anguleuse — pour ne pas dire brutale — afin d’être compris, ce n’est ni mon style, ni ma vision du débat politique (...)

Et puis j’ai suffisamment d’expérience pour savoir qu’en dehors des sujets de principe sur lesquels on ne peut pas varier, les choses sont plus complexes qu’il n’y paraît. Quand on est pragmatique, on est nuancé. Et il m’arrive d’avoir besoin d’un temps de réflexion, de maturation, parce que… je ne sais pas. On m’a demandé l’autre jour : « Voulez-vous sortir de l’euro ? » Eh bien, je ne sais pas ! Je revendique le droit de ne pas savoir et de le dire."

Posté le 10 novembre 2016 à 12h34 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (16)

New-York Times : "Les médias d’information ont largement manqué ce qui se passait autour d’eux"

Extrait de l'article publié hier par Jim Rutenberg, médiateur au New York Times :

"Les médias d’information ont largement manqué ce qui se passait autour d’eux. C’est une histoire qui se répète. Les estimations n’ont pas seulement été un mauvaise guide durant cette nuit électorale – elles ont été à l’inverse de ce qui se jouait réellement (...)

C’est plus qu’un échec des instituts de sondages. Il s’agit bien de l’échec à entendre la colère bouillonnante d’une grande partie de l’électorat américain qui s’est sentie délaissée par une minorité sélective, trahis par des accords commerciaux qu’ils considèrent comme des menaces et non respectés par Washington, Wall Street et les médias mainstream (...)

Les journalistes n’ont pas remis en question les sondages qui confirmaient leur intuition selon laquelle M Trump ne pouvait l’emporter, même dans un million d’années (...)

Dans une ancienne chronique, j’ai cité l’écrivain conservateur Rod Dreher expliquant que la plupart des journalistes étaient aveuglés par leur propre bigoterie contre la religion conservatrice, contre les gens de la campagne, contre la classe ouvrière et contre les Blancs pauvres. Quel que soit le résultat de l’élection, vous entendrez de nombreux rédacteurs en chefs parler de la façon dont ils doivent envoyer leurs reporters au coeur de la nation et du pays, pour mieux comprendre les citoyens. (…) Pour eux, le gouvernement était en panne, le système économique était en panne et, nous l’entendons souvent, les médias d’information étaient en panne également. Il y a certainement une part de vrai. Cela peut être réparé, mais nous devons nous y mettre, une fois pour toutes."

Et en France, faudra-t-il attendre un million d'années pour que les médias reconnaissent leur parti pris et fassent leur mea culpa ?

Posté le 10 novembre 2016 à 08h57 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

La vraie minorité, ce sont les élites aveugles et méprisantes

Florilège entre déni de réalité et mépris :

Titre du Figaro économie

Victoire de Trump: «Le début du chaos commence peut-être aujourd'hui».

Dans le Financial Times :

« La démocratie américaine va être mise à l'épreuve comme elle ne l'a pas été depuis la guerre civile il y a 150 ans. »

Jean-François Robin, économiste chez Natixis

« S'il applique ne serait-ce que la moitié de ce qu'il a prévu, le monde va basculer. »

Anne Sinclair :

« Comme pour le monde entier, comme pour l'Europe », la victoire de Donald Trump est un cataclysme. Le résultat de ce scrutin, c’est « dix Brexit à la fois ». [Source]

Alain Juppé et François Hollande sont sur la même longueur d'onde et mettent en garde les Français :

"Je prends acte de la décision souveraine du peuple américain. Aux Français, je veux souligner tous les risques que la démagogie et l'extrémisme font courir à la démocratie et le caractère vital des choix qu'ils ont à faire"

"Je ne veux pas que l'avenir de la France ce soit le FN et tous ceux qui sont à la remorque de ses idées (...)" (Alain Juppé)

"Des leçons sont forcément tirées de tout scrutin. Nous devons prendre conscience des inquiétudes provoquées par les désordres du monde. Nous devons trouver les réponses, elles sont en nous et doivent être capables de dépasser les peurs tout en respectant nos principes. Ces principes sont notamment la démocratie et le modèle social. Plus que jamais, cette élection nous conduit à prendre nos responsabilités" (François Hollande)

Stéphane Le Foll se prépare à faire la guerre aux Etats-Unis :

"Il y avait déjà eu des conséquences de tirées après le Brexit et une démarche avait été engagée par la France avec l'Allemagne pour renforcer l'Europe de la Défense. Donc c'est un axe qui a été déjà décidé et qui, au vu de ce qui s'est passé, nécessite que l'Europe évidemment, effectivement, se renforce en particulier dans le domaine de sa sécurité et de sa défense"

Quant à Nicolas Sarkozy, c'est encore un numéro de girouette :

"Si j'étais citoyen américain, je voterais pour Hillary" (Le Point, 20 mai 2016)

"L'élection de Donald Trump exprime le refus d'une pensée unique (...) La démocratie, c'est l'écoute des peuples" (Nicolas Sarkozy, le 9 novembre 2016)

Posté le 10 novembre 2016 à 08h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

Fillon, Sarkozy, Le Maire, Juppé, Copé à propos de Donald Trump : "ça fait frémir", "ignorant", "dangereux"...

Images-14Lors d’un meeting à Londres [en mars 2016], Nicolas Sarkozy a dit

« Ce monsieur ne mérite pas tant d’intérêt que cela. Ce qui est assez effrayant c’est l’impact qu’il a. Je trouve terrifiant qu’il y ait 30% d’Américains qui peuvent se reconnaître là-dedans ». « Ça fait frémir. Ça me fait frémir aussi sur l’état d’une partie de l’Amérique profonde ».

Le président du parti Les Républicains avait dénoncé le « populisme » et la « vulgarité » du candidat républicain.

En septembre, également à Londres, François Fillon déclarait :

« Un homme politique n’a pas à prendre parti, surtout quand il est candidat, mais je peux dire que le débat politique aux Etats-Unis m’inquiète. On voit les signes d’une forme de radicalisation à laquelle on assiste aussi dans d’autres pays et qui est préoccupante. Incontestablement, je me sens plus proche des positions d’Hillary Clinton »

Le 17 octobre, Alain Juppé déclarait :

"Quand j'entends Monsieur Trump, quand je vois son ignorance de l'état du monde, quand je vois le jugement qu'il porte sur l'Europe et la France, j'appelle mes amis américains à bien réfléchir à ce qu'ils vont faire".

Pour Bruno Le Maire :

"Donald Trump est un homme dangereux, qui divise". "Je préfère voir Hillary Clinton gagner".

Pour Jean-François Copé, Donald Trump lui rappelle Le Pen.

De son côté, Jean-Frédéric Poisson avait fustigé la soumission présumée d'Hillary Clinton aux "superfinanciers de Wall Street" et "aux lobbies sionistes". Ajoutant :

"Du point de vue français et européen, ma préférence irait vers M. Trump qui n'entend pas s'occuper des affaires du monde entier mais s'occuper d'abord des Américains et moi, comme Français, ça me va très bien".

Posté le 10 novembre 2016 à 08h37 par Michel Janva | Lien permanent

La défaite la plus retentissante, ce n'est pas Hillary Clinton qui l'a subie, mais les journalistes

De Marco Tosatti, traduit par Benoît et moi :

Images-13"La défaite la plus retentissante, ce n'est pas Hillary Clinton qui l'a subie. Ce qui l'a subie, c'est une façon de faire du journalisme qui ne pourrait pas être plus éloignée de ce que devraient être les règles du jeu.

Aux États-Unis - et chez nous - les médias ont sans vergogne pris parti en faveur des lobbies de pouvoir et d'intérêts conduits par Clinton. Pas seulement dans les commentaires: en dissimulant des informations qui auraient pu faire du tort à la candidate démocrate, en exaltant au maximum de tous les aspects négatifs possibles et imaginables de son rival, en insultant - comme racistes, semi-analphabètes, bigots et ainsi de suite - tous ceux qui ne soutenaient pas la responsable du désastre libyen et syrien, grande alliée des Saoudiens et du Qatar, et financée par eux.

Et pourtant, beaucoup d'informations qui jetaient une lumière inquiétante sur Hillary, ses relations, ses squelettes dans le placard, circulaient librement sur les réseaux sociaux [et plus généralement, internet]. Elles n'étaient pas reprises par les journaux liés à elle et aux gens qui dans l'ombre manœuvraient les financements, les sondages et l'opinion publique. Mais, évidemment, les électeurs, eux, ont vu, lu et entendu. Et le bon sens, la théologie du moindre mal, a prévalu.

Il serait intéressant, d'un point de vue sociologique, de pouvoir éclaircir quel rôle les réseaux sociaux ont joué dans la formation de l'opinion des électeurs. En dépit de la grosse caisse que les médias, aux États-Unis (et à notre petit niveau, chez nous aussi) ont battue sans relâche pour Hillary.

Deux observations. 

Tout d'abord, cette campagne a marqué - au cas où il en était besoin - la fin du mythe du journalisme anglo-saxon par rapport au reste du monde. Comme pour la couverture de la guerre en Syrie, les médias ont montré leur incapacité à mener à bien un travail impartial. Mais aussi l'incapacité à faire leur métier, c'est-à-dire à saisir des éléments de doute et d'incertitude dans ce qu'ils assuraient être les magnifiche sorti e progressive d'Hillary ("l'admirable destin, les progrès de l'Histoire", allusion à un poème de Leopardi "La ginestra/Le genêt", cf. ptutoy.over-blog.net/article-le-genet-ou-la-fleur-du-desert)

Quelle crédibilité aura perdu, aux États-Unis et chez nous, une information aussi clairement peu fiable?"

Posté le 10 novembre 2016 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent

L'Occident périphérique contre les élites des grandes villes

Extrait de l'éditorial d'Alexis Brézet dans Le Figaro à propos de la victoire de Donald Trump :

Unknown-31"[...] Cette Amérique des «ghettos blancs», satisfaite autrefois de sa modeste prospérité, ulcérée aujourd'hui par les «privilèges» accordés aux minorités, les intrusions moralisatrices de l'«establishment» de Washington et par la condescendance de la majorité des grands médias. Pour comprendre ce qui advient, il fallait entendre cette Amérique-là.

Colère «blanche», au sens littéral du terme? Sans aucun doute, c'est l'alliance de la middle class et des poor white trash qui a fait la victoire de Donald Trump. Mais gare à la caricature! Plus de 40 % des femmes ont voté pour Trump, plus d'un tiers des Latinos et 12 % des Afro-Américains. Les électeurs qui ont voté Trump n'ont pas obéi à un quelconque déterminisme «identitaire», ils ont tout simplement voulu dire leur colère d'habiter - de plus en plus mal - un pays qui se défait.

Cette réalité, l'Amérique officielle n'a pas voulu la voir, pas plus que nous n'avons, en Europe, tiré les leçons des signes avant-coureurs de ce grand ébranlement. Le «non» des Français au référendum de 2005 sur la Constitution européenne? C'était un regrettable coup du sort! Le Brexit, au Royaume-Uni? Un malheureux accident! Comment, pourtant, ne pas y entendre ces mots, interdits par la bienséance politico-médiatique, qui résonnent aujourd'hui de l'autre côté de l'Atlantique? Protection, frontières, identité culturelle, conservatisme… Partout ce sont les mêmes armes brandies contre les élites des grandes villes par le petit peuple de cet «Occident périphérique», dont des chercheurs comme Christopher Lasch aux États-Unis ou Christophe Guilluy en France ont dessiné les contours.

En vérité, alors que les Bourses s'affolent, ce sont toutes les valeurs d'une certaine «postmodernité» qui plongent. Et d'abord la «mondialisation heureuse», cette idée que le «doux commerce» apporterait naturellement la prospérité, que l'«échange» abolirait la politique, et que la consommation effacerait les différences entre les hommes. Les usines qui ferment, les inégalités qui explosent, les anciens modes de vie qui se dissolvent lui ont porté un coup fatal. Avec l'élection de Donald Trump sonne le temps de la mondialisation inquiète.

Défaite aussi du politiquement correct, cette police des mots, des comportements et de la pensée, dont les oukases - de batailles pour les toilettes «neutres» en refus persistant de Barack Obama de nommer l'islamisme radical - avaient fini par prendre des proportions délirantes aux États-Unis. Jusqu'à l'outrance, Donald Trump a fait de la liberté d'expression un de ses chevaux de bataille. Dans sa victoire, cette idée qu'il faut pouvoir appeler un chat un chat n'a pas peu compté.

Défaite enfin du multiculturalismecette «nouvelle religion politique» (Mathieu Bock-Côté) qui inverse le devoir d'intégration (puisque c'est celui qui accueille qui doit s'accommoder aux diversités). Trump jouait sur du velours: les admonestations «morales», professées par une classe politique incapable de résoudre les problèmes des peuples, ne font plus recette. Sur fond de chômage galopant et d'islam conquérant, l'injonction multiculturaliste, en Amérique comme en Europe - vertigineux parallèle -, est vécue comme une provocation. [...]"

Posté le 10 novembre 2016 à 07h18 par Michel Janva | Lien permanent

L'avortement reste une des préoccupations majeures des Américains

Impensable en France où débattre au sujet de l'avortement est presque interdit :,

"Présidentielle américaine : l'immigration et l'avortement en tête des recherches sur Google (...) Les préoccupations des citoyens américains ne correspondent pas toujours aux thèmes de campagne les plus abordés par les candidats à la Maison Blanche. L'outil mis en place par Google News Lab et Pitch interactive permet de d'observer par exemple que l'avortement est régulièrement en première position ces dernières heures (...) 

Les thèmes les plus recherchés sont souvent les plus tranchés comme le suggère le graphique ci-dessous :

L'avortement fait partie des thèmes les plus polémiques entre les deux candidats. Hillary Clinton est une fervente partisane de ce droit. Elle avait déclaré que "nous avons besoin de protéger l'accès à un avortement légal et sûr, pas simplement dans les principes mais en pratique."  De son côté, Donald Trump est moins clair sur sa position mais il suit la ligne du parti républicain exprimée en juin dernier. "Nous affirmons l'aspect sacré de la vie humaine, et affirmons que l'enfant non né a un droit fondamental à la vie qui ne peut pas être enfreint."  Il serait contre l'avortement légal sauf en cas de viol ou d'inceste selon le Washington Post."

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Posté le 10 novembre 2016 à 05h17 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

09 novembre 2016

Un conseiller de Donald Trump avait participé au camp de Chrétienté Solidarité en 1986

Walid Pharès, chrétien maronite, avait été choisi par Donald Trump comme conseiller sur les questions du Proche-Orient. Or, il a été proche de... Bernard Antony :

XVMc5de430e-a50e-11e6-9e31-ac0d491c80bb"Walid, qui avait été un des conférenciers dans le camp de Chrétienté-Solidarité au Liban en 1986, était un des dirigeants des Forces Libanaises de Samir Geagea, responsable du renseignement. Il me sauva sans doute du pire en ayant pu enfin me trouver, la veille d’un jour où je devais passer par le célèbre « passage du Musée » pour me rendre à une invitation intéressante à Beyrouth-Ouest. Mon enlèvement, me dit-il, était programmé, et il m’enjoignit de demeurer en secteur chrétien. Les années passant, je n’eus plus de nouvelles de lui, sachant qu’après les années où la Syrie occupait le Liban, il s’était exilé aux États-Unis, revenant ensuite par intermittence au Liban après l’évacuation syrienne. Il y a quelques mois, un chef d’entreprise, lecteur de ce blog, m’appela pour me dire qu’il travaillait avec… Walid Pharès, et que peut-être il serait bon de nous rencontrer tous les trois. Je ne sais quelle suite sera donnée à cette idée. Mais, quoi qu’il puisse en être, je puis témoigner ici que Trump a en la personne de Walid Pharès un remarquable connaisseur du Proche-Orient.

Ce matin, sur la route de l’aéroport de Toulouse, passant d’une radio à l’autre, j’ai pu écouter avec jubilation les commentaires de la mediacrassie dans lesquels les artifices de la désinformation étaient rendus par le dépit et la rage plus grossiers que d’ordinaire.

Conclusion de la conférence de Walid Pharès au camp de Chrétienté-Solidarité en juillet 1986 : "Le Liban sera le noyau indéfectible des peuples chrétiens du Proche-Orient. Toutes ces nations brimées et leurs diasporas seront une force capable de peser, de changer le cours de l'histoire. Le Liban sera sauvé et l'espoir des Chrétiens retrouvé."

Revue Chrétienté Solidarité août 1986 :

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Posté le 9 novembre 2016 à 22h14 par Michel Janva | Lien permanent

Temps d'effondrements les chefs imprévisibles sont de retour

De Thomas Flichy de La Neuville :

Images-12Beaucoup d’analystes ont été surpris au petit jour, par la victoire de M. Trump. Etonnons nous de leur étonnement. Il fallait en effet, faire preuve d’une incommensurable légèreté pour ne pas anticiper que M. Trump avait des chances non négligeables de l’emporter. Vint ensuite l’effroi des petits technocrates chérissant le rêve d’un monde où chaque risque pourrait être anticipé, planifié puis atténué. Mais le monde n’est pas ainsi. Les temps de transition ramènent naturellement au pouvoir des hommes puisant leur pouvoir dans leur imprévisibilité. Ceux qui prétendent que nous entrons dans une période d’incertitude manient par conséquent sans le savoir une langue morte. Car l’imprévisibilité est intimement liée à la vie et aux arts. Le Roi Saul ou l’Empereur Xerxès – qui se caractérisaient par leur imprévisibilité légendaire auraient ils pu régner si leurs conseillers avaient pu anticiper leurs décisions ? Aurions nous oublié que Louis XI, l’homme aux brusques changements d’humeur et à l’habileté consommée, n’annonçait jamais une visite à ses vassaux - et que cette imprévisibilité était souvent savamment mise en scène. Nixon, qui faisait preuve d’un grand goût pour le secret, déclara un jour à Kissinger : « C’est une bonne chose que les soviétiques me croient frappé de crises de folie. Ils se conduiront d’autant plus prudemment à mon égard ». En réalité, la seule façon d’éviter d’être traité comme une simple chose par autrui consiste à se rendre imprévisible. Dans le monde mort d’hier, l’idéal inoculé par les élites sur les masses consistait à agir de façon prévisible et irréprochable. Il fallait être prévisible comme un esclave et irréprochable comme un Dieu. Or cette nouvelle Babel, cerclée de certitudes absurdes, s’est effondrée en une nuit. Avec le retour des véritables chefs vont émerger des personnalités forgées dans un nouveau métal. Elles seront créatrices et indomptables. Que retenir de cette tragi-comédie ? Un nouvel adage peut être: le meilleur des plans médiatiques ne résiste pas au premier assaut des réalités.

Posté le 9 novembre 2016 à 19h51 par Michel Janva | Lien permanent

Robert Ménard invite Donald Trump à Béziers

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Posté le 9 novembre 2016 à 18h14 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (22)

« Après le Brexit, une nouvelle victoire des électeurs contre le système ! »

Communiqué de presse de Jean-Frédéric Poisson, candidat à la primaire, sur l'élection de Donald Trump :

« Après le Brexit, une nouvelle victoire des électeurs contre le système ! »

Si je dois trouver des raisons de me réjouir dans l’élection de Donald Trump, ce n’est pas en raison de son résultat mais du fait qu’il se confirme que les électeurs sont souverains face aux choix préfabriqués qu’on leur impose.

Je me sens très à l’aise avec cette souveraineté populaire ré-affirmée. Partout dans les démocraties occidentales, les peuples contestent désormais la déconnexion de leurs élites. Abandonnées, classes moyennes et corps intermédiaires se rebiffent. Ils reprennent le pouvoir.

C’est vrai au USA, en Grande-Bretagne.. Pourquoi pas en France ? L’élection de Trump est donc une bonne nouvelle s’il se confirme être le Président des USA et pas « le Président du Monde. » La mise en garde déclarée ce matin par Jean-Marc Ayrault est disqualifiante pour lui et François Hollande, et déshonorante pour la France."

Posté le 9 novembre 2016 à 16h46 par Michel Janva | Lien permanent

Donald Trump va nommer un juge pro-vie, pro-mariage et pro-famille à la Cour suprême

Yves Daoudal revient sur l'élection de Donald Trump. Une partie de son analyse rejoint celle de Cyril Brun à propos du vote à 52% des catholiques pour Donald Trump :

"Autre bonne nouvelle, peut-être encore plus importante, même pour le monde : il s'agit de la Cour suprême des Etats-Unis. Hillary Clinton l’aurait bloquée pour longtemps dans la culture de mort et la dictature de toutes les déviances.

Alors que Donald Trump va nommer un juge pro-vie, pro-mariage et pro-famille, et on espère qu’il pourra en nommer au moins un autre au cours de son mandat, donnant ainsi à la Cour suprême une claire majorité favorable à la morale naturelle, et mettant aussi un coup d’arrêt à la dérive d’une institution qui en est venue à dicter sa loi contre les lois et les citoyens des Etats (…)

On rappellera d’autre part que son vice-président Mike Pence a un score de 100% dans le classement du Comité national du droit à la vie, et un score de 0% dans le classement du Planning familial (...)"

Posté le 9 novembre 2016 à 14h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Les 5 règles simples qui ont permis à Trump d’être élu

Jean-Yves Le Gallou compare la méthode Trump à celle de Robert Ménard :

T"Supposons un instant que Trump ait recruté – et écouté – un conseiller classique issu de l’établissement. Celui-ci lui aurait suggéré de lisser son discours, de courtiser les médias, de ménager les minorités (ethniques et sexuelles). Trump n’en a rien fait.

Sa victoire tient en 5 leçons.

1- Le parler vrai tu pratiqueras, et même le parler cru ; les accusations de « dérapage » tu balaieras ; les tiens tu soutiendras.

2- Les médias « mainstream » tu dénonceras sans relâche ; les journalistes partisans tu accuseras.

3- Les médias alternatifs tu cajoleras et des réseaux sociaux tu feras tes meilleurs alliés.

4- Aux tiens d’abord tu t’adresseras ; cette majorité silencieuse si méprisée, tu inviteras à se mobiliser comme les minorités le font d’habitude.

5- Ton discours tu ne pasteuriseras pas dans l’espoir vain d’ « apaiser » ceux qui de toute façon ne voteront pas pour toi.

Voilà les règles simples qui ont permis à Trump d’être élu. Par parenthèse ce sont celles-là mêmes qui ont permis à Robert Ménard d’être brillamment élu maire de Béziers en 2014.

Dans le cas américain, ces règles simples ont rencontré un mouvement sociologique de fond : la volonté de ce qui reste encore la majorité blanche de persister dans son être.

C’est le refus du #Grand Remplacement :

– #GrandRemplacement démographique d’abord d’où la volonté de fermer les frontières avant qu’il ne soit trop tard. L’élection de Trump est d’abord un sursaut de l’électorat blanc au bord du gouffre. Et notamment des hommes blancs.
– #GrandRemplacement économique ensuite avec la mondialisation voulue par Wall street et le lobby militaro industriel et dont la classe ouvrière, blanche ou non, est la principale victime : quiconque a traversé la Pennsylvanie comprend qu’elle ait pu donner une majorité à Trump.

Le #GrandRemplacement : une clé d’interprétation majeure que les politiques et les commentateurs ne devraient pas négliger en France.

La marge de manœuvre de Trump est néanmoins étroite :
– S’il faisait du Sarkozy modèle 2007 – c’est-à-dire un discours radical suivi d’une pratique molle – (voir ce qu’en dit Patrick Buisson), il décevrait et perdrait rapidement tout crédit.
– S’il refusait un compromis minimum avec le système, il risquerait de manquer de majorité au Congrès et surtout d’être assassiné, voix ultime de « régulation » électorale aux Etats-Unis.

Reste que les oligarchies financières et les multinationales qui dominent le monde ont du souci à se faire : la crédibilité et l’efficacité de leurs chiens de garde dans les médias n’est plus ce qu’elle était !"

Posté le 9 novembre 2016 à 14h38 par Michel Janva | Lien permanent

Les catholiques ont voté à 52% pour Donald Trump

Le vote massif des protestants évangéliques en faveur de Donald Trump, lui même presbytérien, était prévisible. Le vote catholique l'était moins, notamment après les propos tenus par le pape François à propos du projet de construction (ou plutôt d'extension) d'un mur entre les Etats-Unis et le Mexique. Selon des sondages sortis des urnes, 52% des catholiques auraient voté Donald Trump.

Cyril Brun tente d'expliquer ce phénomène :

"(...) C’est ainsi que les catholiques, qui ont été lourdement sollicités par les deux camps, ont fait leur choix, sur un thème essentiel que n’ont pas voulu voir les médias : la morale, que nous appelons pudiquement éthique.

Les catholiques qui ont voté pour Trump ont voulu un homme qui mette à la Cour suprême des juges conservateurs. Rappelons que le candidat républicain, pour être soutenu par le puissant Tea Party, était tenu de s’engager contre l’avortement.

Or, quoi que l’on pense de l’homme, il est indéniable que nous nous remettrons toujours d’erreurs économiques, mais remonter la pente en matière morale et en morale aussi fondamentale que le respect de la vie sera autrement plus difficile.

Sans prendre parti pour Donald Trump, dont je ne connais pas l’ensemble du programme ni de la conduite qu’on a voulu nous montrer outrancière, le choix de certains catholiques américains sur l’essentiel pourrait nourrir notre réflexion à quelques mois de l’élection présidentielle."

Posté le 9 novembre 2016 à 13h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

Trumpiser le débat politique, c'est parler franchement à la majorité silencieuse sans se soumettre à la bien-pensance

13913809_824259041006964_567736559935620946_oAussi incroyable que cela puisse paraître, il existait un comité de soutien à Donald Trump en France. Méprisé et considéré comme anecdotique par les médias jusqu'à présent, le Parisien a interrogé son animateur Vivian Hoch. Extraits :

Après sa victoire, Donald Trump devient-il un modèle pour votre mouvement en France?

Notre but aujourd’hui, c’est de «trumpiser» le débat politique français. On a inventé ce concept pour que les responsables politiques puissent s’en inspirer.

En quoi consiste «la trumpisation» ?

Il s’agit de parler franchement, de parler à la majorité silencieuse. Cette nuit, c’est la victoire de cette majorité qui était tellement silencieuse que même nous, on ne s’y attendait pas. Clinton était tellement donnée gagnante.

Qui peut incarner ce mouvement de «trumpisation» en France ? Marine Le Pen?

Aucun candidat ou candidate ne peut arriver à la cheville de Trump. Il leur manque ce qui a fait le succès de Trump, c’est-à-dire de pouvoir se placer au-dessus de la mêlée. On présente Marine Le Pen comme la soeur de Donald Trump et vice-versa... C’est tout à fait faux. Elle est engagée dans une stratégie de dédiabolisation, alors que Trump a toujours maintenu la tête haute. Il n’a jamais reculé et ne s’est jamais.

Et puis Marine Le Pen, ce n’est pas nouveau, c’est un parti. Elle s’est déjà présentée à des élections, contrairement à Trump qui ne vient pas du monde politique. C’est aussi cet aspect qui manque en France. On a besoin de renouvellement dans la classe politique française. Certains candidats essaient de faire du Trump mais sans en prendre en les risques. Lui a subi de nombreuses attaques, notamment au niveau médiatique. Cela ferait peur au premier responsable politique français venu (...)

Posté le 9 novembre 2016 à 13h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (21)

Aveuglement des candidats à la primaire qui tous, hormis Jean-Frédéric Poisson, ont soutenu Clinton

Le billet d'Yvan Rioufol, pour qui la victoire de Donald Trump prend la forme d'une leçon pour la France :

"La large victoire de Donald Trump, ce mercredi matin, ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire du monde occidental. Le 9 novembre 1989, s’effondrait le Mur de Berlin et avec lui l’oppression totalitaire communiste. Ce 9 novembre 2016 marque la chute d’un nouveau mur, mis à bas par une même colère populaire avide de liberté.

Ce mur est celui de la Cité interdite de Washington qui abrite dans l’entre-soi les élites mondialistes et populicides. Jusqu’à la dernière minute, cet univers clos et moralisateur a serré les rangs en rameutant les médias, le show-biz, la finance, sans oublier les donneurs de leçons de "respect de l’Autre" injurieux devant le peuple "pitoyable" (Hillary Clinton). C’est cette force de frappe impressionnante, qui a ses clones en Europe, qui a été vaincue par une expression démocratique que Trump a su réveiller et mobiliser. Ceux qui s’attardent encore ce matin sur les nombreux défauts du futur président des Etats-Unis seraient bien inspirés de comprendre les ressorts de son élection, qui balaie toutes les diabolisations : elle est portée par des citoyens silencieux qui n’en peuvent plus d’étouffer sous la chape de plomb du politiquement correct, consolidé par huit ans de présidence Obama.

C’est cette nouvelle pensée totalitaire, ce terrorisme intellectuel devenu omniprésent dans les universités américaines, qui ont été rejetés par une opinion rebelle. Elle s’est identifiée à ce milliardaire indomptable, devenu paradoxalement le porte-parole des perdants de la mondialisation. Ceux-là réclament le retour aux frontières, la fin de l’immigration massive, la riposte au terrorisme islamiste, la renaissance de la fierté patriotique : autant de sujets qui alimentent aussi la semblable insurrection des peuples européens.

Entendre Nathalie Kosciusko-Morizet, ce matin sur une radio, replacer son numérique comme solution à la crise identitaire qui traverse pareillement la France fait mesurer l’aveuglement des candidats à la primaire de la droite et du centre qui tous, hormis Jean-Frédéric Poisson, ont soutenu Clinton. Ce faisant ils passent à côté des vrais sujets que Trump a eu le mérite de placer au centre des préoccupations politiques. Cette victoire du "populisme", qui est en réalité celle du peuple oublié, annonce d’autres succès si les responsable politiques, à commencer par Les Républicains, persistent à somnoler ou à tourner autour du pot. L’histoire est en marche, sans eux pour l'instant.."

Posté le 9 novembre 2016 à 12h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (23)

Le jour d'après

Olivier Hanne (chercheur-associé à l’université d’Aix-Marseille), Thomas Flichy (chercheur-associé au Centre R. Mousnier, Paris IV-Sorbonne) et Gregor Mathias (chercheur-associé au Centre R. Mousnier, Paris IV-Sorbonne) analysent l'élection de Donald Trump :

Dans son livre L’abolition de l’esclavage paru en 1861, en pleine Guerre de Sécession, le Français Augustin Cochin s’exclamait à propos du système politique américain : « la patrie de Franklin semble devenue le tréteau de M. Barnum »[1]. À moins que l’on découvre des manipulations électorales, comme les deux candidats le laissaient craindre durant la campagne, Donald Trump sera bien élu président des États-Unis, lesquels. Au-delà de ses outrances verbales, Trump conduira la destinée de son pays pendant au moins quatre ans et devra en finir avec l’impression de « Barnum » qu’a laissé cette campagne électorale. Quels seront les grands axes de sa politique et dans quel cadre international gouvernera-t-il ?

Quelle équipe pour quelle politique ?

TDonald Trump se présente comme une personnalité indépendante sur le plan politique : démocrate au départ, il se rapproche au début des années 1980 des républicains en soutenant Ronald Reagan. Une décennie plus tard, il finance la campagne de Bill Clinton à la hauteur de 100 000 dollars. D. Trump est de religion presbytérienne. Il a été très influencé par un prêcheur, N. Peale, qui met en avant l’initiative personnelle afin de vaincre tous les obstacles. Les signes que sa candidature a des chances d’aboutir sont nombreux. Il séduit la classe moyenne américaine frustrée par la politique de Washington qui craint le chômage et la paupérisation en raison des délocalisations en Chine ou au Mexique. Donald Trump a un discours de droite[2] mais aussi de gauche[3] voire d’extrême-gauche[4].

Après son élection, Trump va être immédiatement réinvesti par l'énorme masse des conseillers républicains qui l'ont dénoncé durant toute la campagne. Tout l'appareil du parti va revenir vers lui, si bien que sa politique internationale suivra assez fidèlement ce que l'on peut attendre des Républicains, selon le principe "La couronne saisit le vif" (le pouvoir transforme l'individu). 

Un bémol toutefois : Trump n'a jamais été lâché par une petite équipe de conseillers, originaux, nés en dehors du Système, sans liens organiques avec le parti républicain, or ceux-là seront poussés à prendre des places essentielles dans son administration.

Aucun de ces conseillers n'est, à vrai dire, très connu. Ils peuvent tous être qualifiés de conservateurs. Notons aussi qu'au moins deux d'entre eux sont passés par l'USNA, la prestigieuse Académie navale d’Annapolis.

Joseph Schmitz est de ceux-là. Il a exercé les fonctions éminentes d'inspecteur général des armées américaines sous la présidence de George W. Bush. Il a une fascination pour le baron de Steuben, officier prussien qui, après avoir servi le roi de France, a participé à la guerre d'Indépendance et a été l'un des premiers grands organisateurs de l'armée américaine. Joseph Schmitz est catholique romain et chevalier de l'Ordre de Malte. Il est un autre aspect de son parcours : il a été l'un des responsables de la société militaire privée Blackwater, qui a fait l'objet de critiques pour ses interventions, notamment en Irak.

George Papadopoulos s'est beaucoup intéressé aux problèmes géopolitiques de la Méditerranée orientale, notamment à la place qu'y occupe la Grèce dans ses rapports avec les puissances voisines. Il a toujours été assez distant de la Turquie et très proche d’Israël.

Walid Phares est professeur et docteur en sciences politiques et avocat. A ce titre, il intervient régulièrement dans les media, notamment pour évoquer la situation du Moyen-Orient. Libanais maronite, il est connu pour être proche du parti de Samir Geagea, les Forces libanaises. Il aurait participé aux actions de ce parti à l'époque où ce dernier était encore une milice chrétienne, durant la guerre civile. Profondément attaché à l'identité chrétienne maronite, Walid Phares aurait été alors favorable à une partition du Liban et à la constitution d'une nouvelle entité politique libanaise regroupant l'ensemble des chrétiens autour du Mont-Liban, plus spontanément tournée vers Israël que vers l'entité palestinienne en devenir.  

En raison de son caractère et de la présence à ses côtés de ces conseillers, la géopolitique trumpienne pourrait surprendre et quitter les axes traditionnels des Républicains, depuis Reagan jusqu'à Bush. Mais ces remous en surface devront cohabiter avec la lame de fond, qui est celle du parti. Quoi qu’il en soit, son équipe internationale sera constituée d’individus qui connaissent la réalité du monde et la géopolitique du Moyen-Orient.

Quelle géopolitique ?

Donald Trump ne s’exprime que rarement sur son programme de politique étrangère. Il expose des positions générales mais se garde d’expliquer la façon dont il atteindrait ses objectifs. Au-delà du caractère imprévisible[5], populiste[6] et parfois provocateur[7] du candidat à la présidence, ses connaissances en matière de relations internationales semblent limitées[8]. Il a plus exactement une vision très comptable des relations internationales.

Concernant l’OTAN, les déclarations de Trump doivent être interprétées à la fois comme un signal favorable vis à vis de la Russie - qui s’inquiète depuis les années 1990 de l’extension indéfinie de l’OTAN - mais aussi comme un chantage visant à augmenter la participation financière des Etats européens à l’organisation militaire. L’inflexion géopolitique opérée par Donald Trump lèserait les Etats européens situés aux marches de la Russie (Pologne et Etats baltes). Dans ce contexte nouveau, l’Inde - liée énergétiquement à la Russie et géopolitiquement aux Etats-Unis - pourrait jouer un rôle d’arbitre entre les deux puissances en Ukraine. Quant à la Chine, même si elle est désignée comme ennemie afin de mobiliser les masses électorales, il ne semble pas que Trump l’envisage comme une véritable adversaire géopolitique[9]. En tout cas l’est elle moins que le terrorisme islamique qu’il désire ardemment combattre. L’inflexion qui est en train de se dessiner, se réfléchit  dans la presse des puissances géopolitiquement opposées aux Etats-Unis[10]. De son côté, le Mexique pose deux problèmes essentiels à D. Trump : « Nous perdons contre le Mexique à la fois sur le plan du commerce comme celui des frontières ». D. Trump veut rendre étanche les 1 600 km de frontière américano-mexicaine en terminant et améliorant le mur  avec le Mexique, sur modèle de la barrière de sécurité d’Israël, pour mettre fin à l’immigration clandestine des latinos et à la criminalité. Le modèle de la frontière sécurisée pour Trump est le mur construit par la ville américaine de Yuma qui comprend trois murs avec caméras, radios, radars et système d’éclairage sur 200 km. Mais, dans ce domaine, il serait fidèle à la ligne politique de G. W. Bush.

L’arrivée de Trump ne signifie donc pas une nouvelle donne géopolitique. En premier lieu, la façon la plus simple pour les Etats-Unis, de survivre dans un environnement en pleine dégradation est d’entretenir des guerres maîtrisées qui profitent à leur industrie. En second lieu, un repositionnement géopolitique des Etats-Unis se heurterait à des obstacles institutionnels. Un rapprochement trop net avec la Russie se heurterait immédiatement à l’hostilité du camp républicain[11]. Même si Donald Trump décidait d’un executive order afin de passer en force, le Congrès pourrait refuser de valider certaines de ses promesses électorales. Toutefois, même combattue en interne, l’inflexion géopolitique souhaitée par Donald Trump pourrait fédérer un grand nombre d’Etats, et surtout d’opinions publiques - désormais focalisées sur la question de l’identité -  contre un ennemi commun : le terrorisme islamique. Il ne faut pas penser que l’élection de M. Trump signifierait un retour pur et simple à l’isolationnisme d’entre-deux-guerres : les Etats-Unis continueraient à intervenir diplomatiquement et militairement dans le monde entier mais d’une manière plus pragmatique et probablement plus efficace. Les interventions auraient comme objectif principal de sauvegarder les intérêts de Etats-Unis. Elles seraient moins nombreuses mais plus violentes[12].

Quel Moyen-Orient ?

Au Moyen-Orient, comme G. W. Bush en son temps, Trump aura besoin des forces armées européennes et de leur coopération contre Daech. Il faut s'attendre à un rapprochement avec la Russie, ou du moins à un partage plus aisé entre USA et Russie du survol de la Syrie. Ce rapprochement avec la Russie sera certainement arbitré par Israël, pays déçu par Obama et qui a noué des contacts militaires avec la Russie. Le soutien sans faille de Trump à Israël (contrairement à Clinton) va menacer directement le Hezbollah, le Hamas, voire Téhéran, même s'il n'est pas sûr qu'il veuille aller à l'affrontement diplomatique. Critiquant l’accord sur le nucléaire avec l’Iran, Trump aura le soutien de l’Arabie Saoudite, terrifiée par la montée en puissance de Téhéran dans la région, et à laquelle les Etats-Unis pourraient octroyer des aides financières visant à accompagner sa transition vers l’après-pétrole[13].

L’élection de Trump est aussi un mauvais signal pour les Kurdes, que soutenait l’équipe Obama, mais que les ouvertures de Trump envers la Russie et la Syrie pourraient remettre en cause. Enfin, son soutien à Israël éloigne la perspective d'une pacification des territoires palestiniens.

L'arrivée de Trump signifie donc un retour au Moyen-Orient des années 1970 : partage des zones d'influence entre URSS et USA, stabilisation et normalisation des conflits de grande ampleur, insuccès des revendications palestiniennes. En quelque sorte, le Moyen-Orient pourrait se figer à nouveau...

[1] Augustin Cochin, L’abolition de l’esclavage, Paris, 1861, p. 5.

[2] Il s’agit de son discours anti-immigration, sécuritaire, de renforcement de la police et de l’armée et de baisse des impôts.

[3] Il souhaite taxer les riches, relocaliser les entreprises, mener « une reconstruction à grande échelle des infrastructures » pour embaucher les chômeurs, créer une sécurité sociale plus protectrice et rétablir les barrières douanières pour protéger l’emploi.

[4] Trump souhaite réduire la spéculation sur les marchés financiers et séparer les banques de dépôt des banques d’affaires. Son projet d’une sécurité sociale qui couvre tout le monde et son programme de sécurité peuvent séduire l’électorat populaire, noir ou latinos.

[5] D. Trump est considéré comme imprévisible, mais l’est-il vraiment ? En 1987, il se présente aux élections pour être gouverneur de New York et publie des encarts publicitaires dans les grands journaux. On y trouve pratiquement les mêmes idées qu’il défend près de 30 ans plus tard.

[6] Donald Trump s’appuie en particulier sur la puissante National Rifle Association.

[7] Les provocations de Donald Trump se présentent en effet comme un artifice médiatique visant à capter l’attention du public. Cela ne l’a pas empêché de se montrer très mesuré et calculateur lorsqu’il s’agissait de repenser les lois de finances. Ses tractations avec les banques, l’illustrent bien. 

[8] Ainsi, pendant la Republican National Convention de Cleveland le 21 juillet 2016 il déclare dans une interview : « Je pense que la Turquie peut faire beaucoup contre l’Etat islamique, et j'espère que si j'instaure un accord avec eux, ils en feront encore plus (…) Je suis très admiratif des Kurdes (…) Ce serait vraiment merveilleux si nous pouvions, d'une manière ou d'une autre, les faire travailler ensemble ». Pourtant Donald Trump pourrait avoir quelques connaissances sur la Turquie où sa compagnie privée est implantée.

[9] La Chine est surtout accusée « d’augmenter le chômage, de voler les technologies, revendre des copies à prix cassé ». Selon une étude américaine, les Etats-Unis ont perdu 2,4 millions d’emplois, entre 2004 et 2011, en raison des importations de produits chinois moins chers.

[10] Dans la presse russe, Donald Trump apparaît comme un personnage ambivalent: il est vu à la fois comme un homme d’affaires pragmatique prêt à s’engager aux côtés des Russes en Syrie et simultanément gratifié du surnom de « bouffon du palais », à l’image de Vladimir Zhirinovsky. La presse chinoise répond de façon rationnelle aux outrances de Trump, tout en calculant prudemment le décalage entre ses discours électoraux et sa politique future. La Chine espère en réalité une position plus réaliste des Etats-Unis dans l’océan Indien, voire une coopération dans la lutte contre le terrorisme. De son côté, Téhéran, qui sent déjà intuitivement qu’elle pourrait être sacrifiée, n’hésite pas à relayer des articles de la presse libérale américaine qualifiant le candidat de dangereux.

[11] Par exemple, le sénateur Barrosso, du Wyoming, écrivait un article dans le Wall Street journal intitulé : « Why the Russians can’t be trusted in Syria ». L’on sait par ailleurs que le projet de loi du Sénat S 2277, qui souhaitait donner le pouvoir au président de déclarer la guerre à la Russie après l’affaire ukrainienne, était soutenu par 26 sénateurs républicains.

[12] “I will never send our finest into battle unless necessary, and I mean absolutely necessary, and will only do so if we have a plan for victory with a capital V”

[13] Ces aides pourraient en outre être assorties de transferts de technologie, dans des secteurs de pointe comme l’industrie aéronautique et l’informatique de précision

Posté le 9 novembre 2016 à 08h40 par Michel Janva | Lien permanent

La cause du peuple américain

Les Républicains ont remporté la majorité des Etats américains. Donald Trump sera le prochain président des Etats-Unis. Il a remporté plusieurs Etats clés de l'élection : la Floride, la Géorgie, la Caroline du Nord, le Wisconsin, l'Ohio, l'Iowa et la Pennsylvanie. A l'heure actuelle, il ne lui manque que 4 délégués pour avoir la majorité absolue [Addendum : il vient de gagner le Wisconsin et est donc élu]:

1

Les Républicains gagnent à la fois le Congrès et le Sénat.

Et pourtant il revient de loin. Souvenez-vous des sondages de la primaire républicaine qui lui donnaient... 1% :

0

Le mouvement dextrogyre a atteint les Etats-Unis : c'est la victoire du peuple contre les élites, médias, la classe politicienne. C'est un nouveau séisme pour la classe mondialiste. Un Brexit à la puissance 10.

C'est aussi une honte pour la diplomatie française : les conseillers de François Hollande n'ont préparé qu'une seule lettre de félicitation adressée à Hillary Clinton.

On se souvient du tweet scandaleux de l'ambassadeur de France aux Etats-Unis :
Cwy7ebxXUAAcYKu

Gilbert Collard demande sa révocation au ministre des affaires étrangères et du développement international :

"En effet, ce haut fonctionnaire a gravement manqué à son devoir de réserve, en prenant ouvertement position pour la candidate démocrate sévèrement battue. Et, il a surtout gravement insulté Monsieur Donald Trump, le nouveau Président des Etats Unis élu. Il est évident que cet ambassadeur ne pourra plus rester en fonction à Washington, et que l’administration républicaine refusera tout contact avec lui . M. Gilbert Collard souhaiterait donc savoir s’il ne serait pas opportun de révoquer sur le champ un diplomate indélicat et maladroit. Ne serait il pas efficient de le suspendre de ses fonctions et de le remplacer dés le prochain conseil des ministres ?"

Marine Le Pen a déjà félicité Donald Trump :

Quant à Jean-Marie Le Pen :

Posté le 9 novembre 2016 à 08h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (28)

07 novembre 2016

Pourquoi les Russes préfèreraient Donald Trump

Lu ici :

"Vue de Russie, l’élection présidentielle américaine pourrait se résumer à un choix binaire, entre Donald Trump, « le candidat de la paix », et Hillary Clinton, « la candidate de la guerre ». Cette dernière est « bien connue », assène le correspondant du journal pro-gouvernemental Rossiiskaïa Gazeta, « pour ses instincts faucon, sa foi dans le rôle dominant des Etats-Unis dans le monde et son soutien aux dernières interventions américaines à l’étranger ». La dirigeante démocrate, c’est le moins que l’on puisse dire, ne recueille aucun suffrage ici : les Russes lui préfèrent, et de loin, Donald Trump.

L’institut nord-américain WIN/Gallup, qui a sondé cet été des panels représentatifs dans 45 pays, invités à indiquer leur préférence, en a fait le constat : la Russie est le seul pays où M. Trump est arrivé en tête avec 33 % contre 10 % pour sa rivale (...)

« Dans le contexte de forte confrontation entre la Russie et les Etats-Unis, les réponses des citoyens sont assez prévisibles, commente Valeri Fiodorov, le directeur général de l’Institut. Ils choisissent celui qui a publiquement exprimé des sympathies pour Vladimir Poutine [tandis qu’] Hillary Clinton est considérée comme la poursuite du chemin conflictuel emprunté par Obama (...)

Le 20 octobre, lors d’un débat au sujet de la Syrie sur la chaîne de télévision NTV, la candidate démocrate a été nommément citée comme la fondatrice de l’organisation Etat islamique. A trois reprises, Oleg Barabanov, enseignant à l’Institut des relations internationales de Moscou et expert de la fondation Valdaï, le premier cercle d’influence russe, a répété : « C’est bien “Hillary” qui a créé les premières cellules de l’EI », n’entraînant pas d’autre réaction que des applaudissements (...)

La candidate démocrate fait les frais du fort ressentiment du Kremlin à son égard. Secrétaire d’Etat de 2009 à 2013, elle était en première ligne lors de la tentative, puis de l’échec, du « reset » – la remise à plat des relations russo-américaines. Elle était en fonctions, aussi, comme chef de la diplomatie lors du renversement de Mouammar Kadhafi en Libye, considéré comme une funeste erreur en Russie, puis lors des grandes manifestations moscovites anti-Poutine de l’hiver 2011-2012, derrière lesquelles le Kremlin n’a cessé de voir la main de Washington.

En 2013, enfin, alors que les relations s’envenimaient de plus en plus entre la Russie et l’Ukraine avant l’annexion de la Crimée, Mme Clinton avait déclaré, lors d’une collecte de fonds en Californie : « Si vous avez l’impression d’avoir déjà vu ce qui se passe en Ukraine, c’est parce que c’est ce qu’a fait Hitler dans les années 1930. » (...)

Surfant sur la vague contestatrice des élites en Occident, où « les référendums et les élections apportent de plus en plus de surprises », le chef de l’Etat russe a ainsi évoqué la personnalité de Donald Trump :

« Bien sûr, il se comporte de façon un peu extravagante, mais je pense que ce n’est pas tout à fait inutile car, à mon avis, il représente les intérêts d’une partie de la société, assez significative aux Etats-Unis, fatiguée des élites au pouvoir depuis des décennies. » « Il représente les intérêts de gens ordinaires (…), a insisté M. Poutine, ceux qui n’aiment pas les transferts de pouvoir par héritage. » "

Posté le 7 novembre 2016 à 12h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

Les parieurs se remettent à miser sur Donald Trump

Même si la situation est différente, le résultat du référendum sur le Brexit est dans toutes les têtes. Donald Trump lui-même vient de déclarer :

"Quand nous gagnerons, votre voix se fera entendre dans les couloirs de Washington et dans le monde entier. Ce qui se passe est plus fort que le Brexit" [source]

"C’est la dernière fois, nous avons une chance de gagner (...) Croyez-moi, ce sera comme le Brexit, fois cinq" [source]

Les parieurs semblent avoir entendu puisque les paris sur Donald Trump augmentent de manière significative :

"Depuis l'annonce de la réouverture de l'enquête du FBI (...), on a cinq paris sur Trump pour un sur Hillary», constate Pat Morrow, responsable de la cote au sein du site de paris offshore Bovada. Les paris sur une élection, locale ou nationale sont interdits sur le territoire américain mais les amateurs ont l'embarras du choix. Outre Bovada, ils peuvent miser sur d'autres sites offshore, comme Betfair ou encore Betonline" [source]

"Quelque 2 300 joueurs, qui ne peuvent placer que 500 dollars chacun au maximum, y ont investi 314 000 dollars au total, selon Joyce Berg, directrice du programme. Les non-résidents américains peuvent, eux, parier via les sites britanniques, où Trump a là aussi repris du poil de la bête. « Trump a clairement le vent en poupe et il se rapproche d'Hillary presque jour après jour », indique également Graham Sharpe, porte-parole du bookmaker anglais William Hill. « Nous avons dû relever sa cote pour la huitième fois en deux semaines », laquelle atteint désormais 33 % (ou 2 contre 1), ajoute-t-il. [source]

Posté le 7 novembre 2016 à 08h09 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

06 novembre 2016

L'emailgate, scandale majeur autour d'Hillary Clinton

L'analyse de Jacques Sapir en 5 actes :

  • Premier acte : Hillary Clinton se croit au-dessus des lois
  • Deuxième acte : Hillary Clinton se moque de la loi
  • Troisième acte : ce bon James Comey…
  • Quatrième acte : coup de théâtre à Washington
  • Cinquième acte : Quo Vadis America ?

qui mènent à la conclusion suivante : 

"La négligence d’Hillary Clinton concernant l’usage d’un serveur privé est avérée.

Si l’analyse des 33 000 courriels soi-disant « détruits » et retrouvés montre qu’un seul porte sur la sécurité des Etats-Unis, le délit d’obstruction à la justice, crime fédéral aux Etats-Unis, est avéré. Or, Wikileaks cite de nombreux courriels concernant les activités d’Hillary Clinton en tant que Secrétaire d’Etat. Hillary Clinton devra démontrer qu’elle n’est pas le « donneur d’ordre » dans cette obstruction.

Potentiellement, une procédure portant sur des affaires de corruption pourrait être engagée dans les jours qui viennent.

On le voit, ce que l’on appelle l’emailgate n’est pas une simple « boule puante » de campagne électorale, mais bien un scandale majeur".

Posté le 6 novembre 2016 à 17h42 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (9)

05 novembre 2016

Wikileaks, Hillary Clinton et pédophilie

Lu sur TVLiberté : 

Fin de campagne désastreuse pour Hillary Clinton ! Wikileaks avait promis des révélations choc et ca n’a pas manqué ! Les dernières révélations du site lanceur d’alerte font plonger la candidate démocrate à la Maison Blanche dans les sondages et pourraient même la mener derrière les barreaux !

Il y a un mois Hillary Clinton se voyait déjà dans le bureau ovale. Soutenue par le président sortant, l’ex-première dame avait même plus de 10 points d’avance dans les sondages.
Mais à moins d’une semaine du vote, rien ne va plus ! L’organisation non-gouvernementale Wikileaks avait déjà rythmé la campagne en révélant ça et là les scandales de la vie publique de la candidate promettant même un feu d’artifice de révélations pour la dernière ligne droite ! Et ça n’a pas raté, les dernières informations délivrées ont tout d’une affaire d’Etat digne d’une production hollywoodienne.
Le contenu des nouveaux e-mails dévoilés dépasse les “presque” banales cas de corruption pour aller sur un terrain beaucoup plus scabreux : la pédophilie. On peut notamment y trouver des documents relatifs à des voyages organisés par Jeffrey Epstein, milliardaire, délinquant sexuel condamné pour pédophilie, voyages auxquels ont participé Hillary et Bill Clinton ainsi que Anthony Weiner, ex-époux de l’ancienne chef de cabinet et assistante de la candidate démocrate, ainsi que plusieurs membres du Congrès… Ces voyages pas comme les autres avaient pour destination l’île privé du milliardaire située dans les îles vierges américaines. Un lieu appelé “l’île Orgie” ou encore “l’île des esclaves sexuels” par la presse américaine en référence aux rumeurs insistantes prêtant à Epstein des activités de trafics d’enfants pour son bon plaisir et celui de dignitaires internationaux.
Le bras droit d’Hillary Clinton, Huma Mahmood Abedin, que la candidate considère comme sa propre fille, et qui par ailleurs serait proche des Frères musulmans, a divorcé en août dernier de son mari Anthony Weiner -qui participaient aux étranges voyages des époux Clinton- prétextant l’infidélité de son époux. Une manière de se dissocier d’un mari devenu gênant et qui fut déjà accusé de pédophilie avant les révélations de Wikileaks qui établissent désormais la réception et l’envoi de mails par Weiner depuis l’adresse d’Hillary Clinton… (suite)".

Posté le 5 novembre 2016 à 09h57 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (16)

04 novembre 2016

«Daech et la Fondation Clinton financées depuis une même source»

Capture d’écran 2016-11-04 à 22.20.16Dans un entretien accordé à la chaîne russe RT, le lanceur d'alerte Julian Assange se prononce sur les récentes révélations concernant les couriels d'Hillary Clinton et sur le financement sous-terrain du groupe djihadiste Daech.

Dans un email datant de 2014, Hillary Clinton s'adresse à John Podesta, alors conseiller de Barack Obama (à présent le chef de la campagne électorale d'Hillary Clinton, ndlr), et l'appelle à « faire pression » sur le Qatar et l'Arabie saoudite, « qui apportent clandestinement un soutien financier et logistique à Daech et à d'autres groupes sunnites radicaux », rappelle le lancer d'alerte.

Il a également indique que le courriel de la candidate démocrate contenait des informations sur le plus important contrat en matière de vente d'armes conclu par les États-Unis avec l'Arabie saoudite, dont le montant s'élevait selon certaines estimations à 80 milliards de dollars.

Concernant les liens entre la Fondation Clinton et le financement clandestin de l'État islamique, M. Assange affirme que le groupe terroriste a été créé grâce à un versement de fonds provenant des mêmes personnes que celles qui soutient actuellement l'ONG de la candidate démocrate. Auparavant, le site WikiLeaks a publié une partie des courriels confidentiels de John Podesta contenant des citations d'interventions privées d'Hillary Clinton qui ont eu lieu en 2013-2014. Un discours crucial a été prononcé par Clinton lors d'une rencontre avec des banquiers durant laquelle elle a indiqué qu'elle suivait deux lignes politiques, « publique et privée, qui sont totalement différentes ». 

Posté le 4 novembre 2016 à 22h21 par Michel Janva | Lien permanent

Les électeurs cachés de Donald Trump

Lu ici :

"Ayant honte de se dire pro-Trump, ils n'apparaissent pas dans les enquêtes d'opinion. Les experts américains s'interrogent sur le poids véritable de ces électeurs qui avancent masqués et se demandent s'ils pourraient générer, comme le vote inattendu des Britanniques en faveur d'une sortie de leur pays de l'Union européenne (Brexit), un effet "Bradley". Un phénomène observé en 1982 : Tom Bradley, candidat noir au poste de gouverneur de Californie cette année-là, perdit l'élection alors qu'il était donné largement gagnant dans les sondages, car beaucoup d'électeurs n'avaient pas osé dire à l'époque qu'ils voteraient contre lui, de peur d'être accusés de racisme.

Parmi ces voix cachées figurent celles des Américains blancs non diplômés qui, en 2012, étaient 47 millions à ne pas s'être déplacés dans les bureaux de votes et sont aujourd'hui courtisés par Trump, rappelle David Wasserman sur le site FiveThirtyEight, qui fait référence en matière de statistiques électorales. Or, en gagnant la confiance d'une fraction de cet électorat, Trump pourrait remporter la présidentielle, estime le rédacteur en chef du Cook Political Report. De quoi faire frémir tous ceux qui ont déjà été pris de court par la victoire de Donald Trump aux primaires, à laquelle personne ne croyait et qui a fait du bouillonnant milliardaire, amateur en politique, le candidat officiel du parti républicain."

Posté le 4 novembre 2016 à 12h50 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)


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