29 janvier 2015

Irak : une province autonome pour les chrétiens ?

C'est ce que demandent 17 sénateurs américains, qui estiment que la situation de souffrance vécue par les chrétiens et par les autres minorités contraintes à fuir la plaine de Ninive rend urgent un engagement direct du Département d’Etat américain pour

« soutenir l’institution de la part du gouvernement irakien, d’une province administrative autonome dans la plaine de Ninive ».

Posté le 29 janvier 2015 à 16h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

17 janvier 2015

Les Américains vont entraîner des rebelles garantis "modérés"

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Plus de 400 soldats américains entraîneront dès le mois de mars des troupes rebelles syriennes, rapporte le site américain Defense One. La formation, qui aura lieu en Turquie, en Arabie Saoudite et au Qatar, s'inscrira officiellement dans le cadre de la lutte contre l'Etat Islamique (EI). Le but est d'entraîner et d'armer durant trois ans 5400 rebelles. Des rebelles dont on s’est assuré qu’ils n’avaient pas de liens avec al-Qaïda ou l’Etat islamique.

Vous avez bien lu. Les Américains vont entraîner des rebelles garantis modérés dans des pays de l’islam le plus radical…

Alors que chacun sait depuis longtemps, même les Américains, qu’il n’y a pas de frontière entre les rebelles « modérés » et les islamistes, que de très nombreux « modérés » sont passés dans les rangs islamistes, et que les groupes se revendent les armes…"

Posté le 17 janvier 2015 à 15h56 par Michel Janva | Lien permanent

14 janvier 2015

Traquer les islamistes en Irak et laisser leurs propagandistes prêcher chez nous est un non-sens

Véronique Besse, député de la Vendée et présidente du groupe d'étude sur les chrétiens d'Orient à l'Assemblée nationale, écrit dans le Figarovox :

B"Personne ne le contestera, le combat contre l'État islamique et ses alliés est urgent. Encore aujourd'hui, les populations fuient en masse le rouleau compresseur islamiste, que rien, pour le moment, ne semble réellement arrêter, ni les bombardements de la coalition, ni le courage de l'armée kurde. L'urgence est donc sur le terrain, sur la ligne de front.

Cependant la victoire ne pourra être réelle, si on ne fait pas, dès aujourd'hui, toute la lumière sur les appuis extérieurs de l'État islamique. Ces appuis, ce sont, avant tout, certaines grandes puissances locales, qui n'ont jamais été claires sur leurs relations avec l'organisation terroriste qui fait régner aujourd'hui la terreur sur une large partie de l'Irak et de la Syrie.

La victoire militaire est une chose; la construction de la paix en est une autre. Demain, la mosaïque irakienne ne pourra perdurer que si l'équilibre entre ses composantes est respecté. Cet équilibre est aujourd'hui très fragile, si ce n'est déjà totalement détruit. Sunnites et chiites s'affrontent, aidés, de part et d'autres, par de grandes puissances étrangères (Arabie Saoudite, Iran...). Les relations entre le gouvernement central irakien et le gouvernement autonome kurde sont tendues, notamment à cause de la politique pro-chiite premier ministre Nouri al-Maliki. L'avenir est sombre. Si aujourd'hui, partout en Irak, les minorités yézidis, chrétiennes, musulmanes fuient l'oppression de l'État islamique, demain, sans aucun doute, elles devront fuir celle des milices sunnites ou chiites qui s'organisent. De nombreux témoignages que j'ai pu recevoir comme co-présidente du groupe d'études parlementaires sur les Chrétiens d'Orient, nous ont alarmés à ce sujet. [...]

Le combat contre le djihadisme est donc en Irak. C'est pour cela qu'il était nécessaire d'approuver l'intervention française contre l'État islamique. Mais ce combat se déroule aussi chez nous, en France. Traquer les islamistes en Irak et laisser leurs propagandistes prêcher librement chez nous serait un non-sens absolu. L'actualité de ces derniers jours en est une illustration éclatante et tragique. Le ministère de l'Intérieur a revu à la hausse le nombre de Français partis faire le djihad en Syrie et en Irak. Officiellement, presque 1500 individus auraient ainsi quitté le sol national.

Il est cependant trop simple de trouver dans l'État islamique la seule source de nos malheurs. Les racines du mal ne sont pas seulement chez les autres. Elles sont aussi chez nous. La faillite de l'Occident a sa part de responsabilité: une faillite économique, politique, mais aussi morale et spirituelle. Le consumérisme, l'individualisme, le matérialisme, le laxisme… et bien d'autres ont largement contribué à décrédibiliser notre pays aux yeux de beaucoup. Le combat que nous devons mener est aussi un combat sur nous-mêmes. Ne pas l'admettre reviendrait à faire des belles résolutions actuelles l'effet d'un cataplasme sur une jambe de bois."

Posté le 14 janvier 2015 à 17h26 par Michel Janva | Lien permanent

10 janvier 2015

Soutien aux chrétiens d'Irak

Je suisnoun(1)

Posté le 10 janvier 2015 à 14h52 par Michel Janva | Lien permanent

07 janvier 2015

Terrible incident pour le Groupe Action Gay et Lesbien Loiret

C'est horrible ce qui est arrivé. Selon ce site de la mouvance LGBT, "l’homophobie se loge dans la galette des rois".

F"Plusieurs patissiers d'Orléans ont mis en vente des galettes des rois contenant des fèves reprenant le dessin du logo de la Manif pour tous à l'occasion de l'épiphanie. Des faits qui indignent les associations LGBT locales."

Où peut-on commander ces galettes ?

Posté le 7 janvier 2015 à 22h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (26)

04 janvier 2015

Désintox : la dhimmitude ne protège pas les chrétiens d'Orient

Le géographe Gérard-François Dumont, professeur à la Sorbonne, a fourni à Atlantico, dans un article paru la veille de Noël, des éléments précis concernant l'annus horibilis des chrétiens d'Orient, notamment sur l'ampleur de l'exode en Irak et en Syrie. Interrogé sur le statut de "dhimmis" ("protégés"), qui assurerait aux chrétiens une protection des musulmans en échange du versement d'un impôt, il égratigne la définition officielle (voir sur Wikipedia par exemple) :

"Selon le Coran, les chrétiens sont "des gens du Livre", c'est-à-dire des monothéistes, les musulmans leur doivent donc un certain respect. Dans quelle mesure les chrétiens d'Orient ont-ils été préservés des exactions des djihadistes, par rapport à d'autres minorités comme les yézidis par exemple ?

Il faut d'abord préciser que le principe appelé de "dhimmitude" consiste certes à ne pas tuer les chrétiens, mais à les traiter, comme les adeptes des autres religions du Livre, de manière nettement inférieure. Les chrétiens subissent donc un certain nombre de vexations, juridiques, fiscales ou autres, qui ont d’ailleurs conduit, au fil des siècles, nombre de chrétiens à être contraints de se convertir à l’islam. Il faut en effet rappeler que, lors de la conquête islamique du VIIe siècle, la Mésopotamie était très majoritairement chrétienne, et l’est restée encore quelques siècles jusqu’à ce que les conversions à l’islam modifient le rapport de force.

En outre, l'histoire de l'islam dans cette région du Moyen-Orient montre qu'il y a des variations dans l’interprétation de la "dhimmitude". A certaines périodes, la "dhimmitude" consiste à seulement imposer aux chrétiens des impôts spécifiques, à leur interdire certaines charges, à les obliger à porter certains signes distinctifs… ; à d'autres périodes, cela se traduit par des violences contre les chrétiens, notamment lorsque cela arrange le pouvoir politique en place. Vivre comme dhimmis, c’est-à-dire comme sujets à statut inférieur dans un pays où le pouvoir politique est musulman, c’est donc non seulement subir des règles implacables d’infériorité, mais  aussi avoir une épée de Damoclès au-dessus de sa tête, car les règles de la "dhimmitude" peuvent toujours se trouver durcies sans préavis par les autorités politiques. La "dhimmitude" signifie toujours une politique d’exclusion vis-à-vis de ceux considérés comme dhimmis.

En 2014, les chrétiens ont subi le même sort que les Yézidis dans les régions prises sous la férule de l’état islamique. Toutefois, il est vrai que les Yézidis, également monothéistes, ont particulièrement souffert à l’été 2014 parce que le territoire sur lequel ils vivaient, les monts Sinjar, dans la province irakienne de Ninive, est stratégique d’un point de vue militaire. C’était donc une priorité pour le groupe Etat Islamique de s'en emparer."

Posté le 4 janvier 2015 à 21h04 par Louise Tudy | Lien permanent

02 janvier 2015

Noël avec les chrétiens d’Orient : 3 pays, 24 volontaires, 1 Noël

SOS Chrétiens d’Orient est intervenue dans trois pays pour ses missions de l’Avent et de Noël : la Syrie, l’Irak et le Liban. Ce défi logistique et humain fut un succès puisque 24 volontaires purent aller soutenir, matériellement et spirituellement,  des communautés qui souffrent d’Ankawa à Homs en passant par la plaine de la Bekaa.

Le Liban du 16 au 23 décembre 2014

Copyright SOS Chrétiens d'Orient 2014-Liban-Rencontre des volontaires de SOS Chrétiens d Orient avec M. le maire de Canaa (sud Liban)SOS Chrétiens d’Orient a dépêché sept volontaires au pays du Cèdre, menés par le président de l’association, Charles de Meyer. En une semaine, l’équipe a multiplié les rencontres auprès de représentants politiques et religieux libanais (députés Simon Abiramia et Samy Gemayel, maire de Cana, supérieur du séminaire maronite) et a été présentée à François Fillon par la conseillère consulaire Fabienne Blineau, par ailleurs membre de l’association.

A cette occasion nos volontaires sont entrés dans la zone FINUL du sud Liban pour visiter et aider les villages endommagés par les guerres de 1996 et 2006. Un projet est en cours pour aménager les lieux saints de la ville de Cana et assister la municipalité dans sa promotion de la coexistence entre chiites et chrétiens. Ils se sont rendus à deux reprises dans la Bekaa pour soutenir l’école Notre-Dame-de-Jabouleh, située à 5 minutes d’Ersal, où des combats continuent entre l’armée libanaise et les djihadistes. Le bruit de fond des coups de feu trancha de beaucoup avec les rires des 500 enfants ravis de recevoir les cadeaux préparés par l’antenne libanaise de SOS Chrétiens d’Orient.

Ils ont confié l’ensemble des soutiens de l’association à saint Charbel dans la ville d’Annaya, Notre Dame de l’Attente sur les hauteurs de Saïda, ainsi qu’à Ehrmej au cœur de la montagne libanaise.

La Syrie du 21 décembre 2014 au 5 janvier 2015

Copyright SOS Chrétiens d'Orient 2014-Syrie-Benjamin Blanchard et les volontaires avec Mgr ArbachLes volontaires ont à nouveau fêté Noël auprès des Syriens marqués par quatre années de guerre civile. Prisonniers d’enjeux internationaux sans considération pour  leur sort, les Syriens font un accueil particulièrement chaleureux à l’association dont la mission inaugurale fût menée à Damas lors de Noël En Syrie. 

Benjamin Blanchard, cofondateur de l’association, a mené un programme important lors de cette mission. Les volontaires ont pu travailler avec le ministère de la Santé à l’avancée des travaux du centre médical mobile de la ville martyre de Homs. Le groupe passa ensuite la messe de minuit dans l’église Saint-Georges de Maaloula, en cours de reconstruction grâce aux donateurs de SOS Chrétiens d’Orient. Les enfants syriens furent particulièrement touchés par la distribution de cartes des élèves du collège Bienheureux-François-de-Fatima de Lyon.

Ils ont pu se rendre à Yabroud le jour de Noël où SOS Chrétiens d’Orient participe à la restauration d’une école et dont la visite fût assurée par Monseigneur Arbach, archevêque grec melkite catholique de la ville.

SOS Chrétiens d’Orient a décidé de faire de la Syrie sa zone de travail principale dans les semaines à venir tant le peuple syrien, et notamment les chrétiens, se bat pour faire entendre sa voix dans l’ignorance de la communauté internationale.

L’Irak du 26 décembre 2014 au 4 janvier 2015

Copyright SOS Chrétiens d'Orient 2014-Irak Noel 2014En Irak, huit volontaires ont rejoint les équipes permanentes de SOS Chrétiens d’Orient sur place. Grâce à la mission Sauver Les Enfants de Ninive- une chaîne humaine de cinq mois auprès des refugiés chrétiens irakiens, l’association peut travailler avec un réseau solide (Eglises, ONU, autorités kurdes) à assurer la présence des chrétiens irakiens sur la terre de leurs pères.

En plus du suivi des projets structurels de SOS Chrétiens d’Orient sur le terrain (complexe médicale du camp de Four Towers à Erbil, cabine médicalisée et école à Mangesh, construction d’école à Ankawa ) les volontaires ont assuré une présence continue auprès des familles isolées par des distributions et l’organisation d’activités pour les enfants.

Arthur du Tertre, secrétaire général de l’association, nous confie encore combien SOS Chrétiens d’Orient est devenu un acteur reconnu du fait de sa présence continue sur le terrain. Présent dès le lendemain de la prise de la plaine de Ninive par l’Etat Islamique il a pu mesurer le chemin parcouru et la reconnaissance de tous pour la présence continue de SOS Chrétiens d’Orient.

Posté le 2 janvier 2015 à 16h27 par Michel Janva | Lien permanent

25 décembre 2014

Les chrétiens d'Irak vous souhaitent un joyeux Noël !

 

Posté le 25 décembre 2014 à 13h12 par Marie Bethanie | Lien permanent

24 décembre 2014

La lettre du pape aux chrétiens d'Orient : "Je vous encourage à rester attachés au Christ"

Le Saint-Père a adressé une lettre aux chrétiens du Moyen-Orient, datée du 21 décembre, dans laquelle il tente de leur apporter du réconfort et appelle tous les responsables religieux à condamner le terrorisme :

"(...) L’affliction et la tribulation n’ont malheureusement pas manqué dans un passé même récent du Moyen-Orient. Elles se sont aggravées ces derniers mois à cause des conflits qui tourmentent la région, mais surtout du fait d’une plus récente et préoccupante organisation terroriste, de dimensions autrefois inimaginables, qui commet toutes sortes d’abus et de pratiques indignes de l’homme, en frappant de manière particulière certains d’entre vous qui ont été chassés de façon brutale de leurs propres terres, où les chrétiens sont présents depuis les temps apostoliques.

(...) Chers frères et soeurs, qui avec courage rendez témoignage à Jésus en votre terre bénie par le Seigneur, notre consolation et notre espérance c’est le Christ lui-même. Je vous encourage donc à rester attachés à Lui, comme les sarments à la vigne, certains que ni la tribulation, ni l’angoisse, ni la persécution ne peuvent vous séparer de Lui (cf. Rm 8, 35). Puisse l’épreuve que vous traversez fortifier la foi et la fidélité de vous tous !

Je prie pour que vous puissiez vivre la communion fraternelle à l’exemple de la première communauté de Jérusalem. L’unité voulue par notre Seigneur est plus que jamais nécessaire en ces moments difficiles ; c’est un don de Dieu qui interpelle notre liberté et attend notre réponse. Que la Parole de Dieu, les Sacrements, la prière et la fraternité nourrissent et renouvellent continuellement vos communautés.

La situation dans laquelle vous vivez est un appel fort à la sainteté de vie, comme l’attestent saints et martyrs de toute appartenance ecclésiale. Je me souviens avec affection et vénération des Pasteurs et des fidèles auxquels, ces derniers temps, a été demandé le sacrifice de la vie, souvent pour le seul fait d’être chrétiens. Je pense aussi aux personnes séquestrées, parmi elles des Évêques orthodoxes et des prêtres de divers rites. Puissent-ils retourner bientôt sains et saufs dans leurs maisons et dans leurs communautés. Je demande à Dieu que tant de souffrance unie à la croix du Seigneur donne de bons fruits pour l’Église et pour les peuples du Moyen-Orient.

Au milieu des inimitiés et des conflits, la communion vécue entre vous en fraternité et simplicité est signe du Royaume de Dieu. Je suis heureux des bonnes relations et de la collaboration entre les Patriarches des Églises Orientales catholiques et ceux des Églises Orthodoxes ; comme aussi entre les fidèles des diverses Églises. Les souffrances endurées par les chrétiens apportent une contribution inestimable à la cause de l’unité. C’est l’œcuménisme du sang, qui demande un abandon confiant à l’action de l’Esprit Saint.

Puissiez-vous toujours rendre témoignage à Jésus à travers les difficultés ! Votre présence même est précieuse pour le Moyen-Orient. Vous êtes un petit troupeau, mais avec une grande responsabilité en cette terre, où est né et où s’est répandu le christianisme. Vous êtes comme le levain dans la pâte. Avant même beaucoup d’œuvres de l’Église dans les domaines éducatif, sanitaire ou d’assistance, appréciées par tous, la richesse la plus grande pour la région, ce sont les chrétiens, c’est vous. Merci de votre persévérance !

Votre effort pour collaborer avec des personnes d’autres religions, avec les juifs et avec les musulmans, est un autre signe du Royaume de Dieu. Le dialogue interreligieux est d’autant plus nécessaire que la situation est plus difficile. Il n’y a pas d’autre voie. (...)

La situation dramatique que vivent nos frères chrétiens en Irak, mais aussi les yazidis et les membres d’autres communautés religieuses et ethniques, exige une prise de position claire et courageuse de la part de tous les responsables religieux, pour condamner de façon unanime et sans aucune ambigüité ces crimes et dénoncer la pratique d’invoquer la religion pour les justifier.(...)

Chaque jour, je prie pour vous et à vos intentions. Je vous remercie parce que je sais que, dans vos souffrances, vous priez pour moi et pour mon service de l’Église. J’espère beaucoup avoir la grâce de venir personnellement vous visiter et vous réconforter. Que la Vierge Marie, la Toute Sainte Mère de Dieu et notre Mère, vous accompagne et vous protège toujours par sa tendresse. A vous tous et à vos familles, j’envoie la Bénédiction Apostolique et je vous souhaite de vivre Noël dans l’amour et dans la paix du Christ Sauveur.

Du Vatican, le 21 décembre , IVème Dimanche de l’Avent

FRANCISCUS"

Posté le 24 décembre 2014 à 00h49 par Louise Tudy | Lien permanent

20 décembre 2014

Première école en préfabriqué pour les enfants chrétiens réfugiés à Erbil

L'AED communique :

"L’AED (Aide à l’Église en Détresse) vient d’inaugurer la première école (St. Mary) en préfabriqué destinée aux enfants chrétiens réfugiés à Erbil-Ankawa. Les 7 autres écoles ouvriront en janvier 2015 pour accueillir 7 500 enfants. Les cours seront assurés par des professeurs des communes chrétiennes actuellement occupées par l’État islamique (Daech), les enseignants seront payés par le gouvernement central de Bagdad.

Selon le président international de l’AED, Johannes Heereman : « L’éducation des enfants est une priorité absolue. Nous ne devons pas permettre que se répète en Irak la situation qui règne en Syrie, où des enfants ne vont plus à l’école, parfois depuis plusieurs années. Ce sont des générations perdues. » L’école de Dohukaccueillera principalement des enfants syriens-orthodoxes et les enfants yézidis seront les bienvenus.

Mgr Warda, archevêque chaldéen d’Erbil, remercie l’AED de son soutien. « C’est une contribution importante qui ne manquera pas de donner des perspectives nouvelles à nos réfugiés. Nous remercions tous les bienfaiteurs de leur générosité. »"

Posté le 20 décembre 2014 à 07h54 par Michel Janva | Lien permanent

19 décembre 2014

Irak : 150 femmes exécutées pour refus de « mariage » avec des djihadistes

Topic (2)

"C’est un communiqué officiel du ministère irakien des Droits de l’homme qui révèle le nouveau massacre perpétré par le prétendu État Islamique. Selon ce document, « au moins 150 femmes, parmi lesquelles de futures mères, ont été exécutées à Fallujah, sur l’ordre d’un militant appelé Abu Anas Al-Libi, après avoir refusé d’accepter le "djihad par mariage" ».

Une prostitution « légalisée »

Le « djihad par mariage » est la possibilité pour un homme et une femme musulmans de contracter un mariage temporaire, pendant une guerre sainte. Le « mariage » peut être révoqué après simplement quelques heures, et s’apparente à une prostitution « légalisée », à ceci près que les relations sexuelles ne doivent pas être rémunérées et que les époux sont supposés être consentants. Un dignitaire religieux salafiste saoudien, sheikh Mohammed al-Arifi, a officiellement autorisé cette pratique début 2013 dans une fatwa intitulée : « Ouverture de la porte du djihad par le mariage en Syrie ».
La fatwa a circulé sur Internet, avec des prédicateurs encourageant les musulmanes à pratiquer « le djihad des femmes contre Bachar Al Assad ». Le massacre de plus de 150 femmes ayant refusé de se soumettre à cette pratique barbare rappelle la réalité cachée par le terme de « djihad par mariage ». Il s’agit simplement de réduire en esclavage des femmes qui ne peuvent être utilisées comme un butin selon les principes du soi-disant État islamique, car musulmanes." (Aleteia)

Enviable, la condition de la femme dans l'islam ?

Posté le 19 décembre 2014 à 08h45 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (24)

A Mossoul, les églises chrétiennes sont transformées en prison

Topic

La croix a été enlevée de la coupole du monastère Saint-Georges

"Mossoul (Agence Fides) – Dans la ville de Mossoul, prise en juin par les miliciens djihadistes du prétendu « Etat islamique », les églises chrétiennes continuent à être transformées en prisons. Au cours de la fin de semaine dernière, les djihadistes du prétendu « Etat islamique » ont transféré au moins 150 prisonniers bandés et les menottes aux poignets dans l’antique Monastère Saint Georges appartenant à l’Ordre antonien de Saint Hormisdas des Chaldéens. C’est ce qu’indiquent des sources locales, entrées en contact avec le site Internet irakien ankawa.com. Parmi les prisonniers, précédemment détenus dans la prison de Badush – évacuée en prévision d’une possible attaque de la part de la coalition formée contre le prétendu « Etat islamique » - se trouveraient des chefs de tribus sunnites opposés au prétendu « Etat islamique » et des anciens membres des services de sécurité démantelés par les djihadistes.
Les dernières photos du monastère circulant sur Internet font état du fait que la croix surmontant la coupole de Saint Georges a été brisée, suivant le destin de celles d’autres églises chrétiennes occupées par les djihadistes. Précédemment, des sources locales avaient indiqué à l’Agence Fides que des groupes de femmes avaient été transférés dans ce même monastère.
« Les nouvelles et les photos des églises occupées par les djihadistes – affirme à l’Agence Fides le Père Rebwar Audish Basa, Procureur de l’Ordre antonien de Saint Hormisdas des Chaldéens – rendent encore plus douloureuses les blessures intérieures des chrétiens ayant fui Mossoul et la plaine de Ninive, qui se préparent à passer le premier Noël loin de ces lieux qu’ils aiment tant. Eglises et monastères subissent maintenant la profanation de ceux qui ne montrent aucune pitié, pour rien ni pour personne »."

Posté le 19 décembre 2014 à 08h19 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

10 décembre 2014

A Erbil, le plus difficile, c'est l'inaction

Un article de Diane Ramière de Fortanier sur le site d'Aleteia, sur la condition de jeunes femmes réfugiées à Erbil, qui ont tout perdu, et sur qui pèse l'inaction, elles qui étaient actives dans leur ancienne vie :

"Elles étaient ingénieur, étudiante ou bien femme au foyer, à Qaraqosh, Mossoul ou Bartella. Mais aujourd’hui elles n’ont plus rien et vivent dans des camps de réfugiés."

« Nous n’avons rien à faire, ici », déplore Rita. En fait, cest presque l’inaction qui pèse le plus. La jeune femme qui demeure à présent dans un camp de tentes à l’écart de la ville étudiait pour devenir ingénieur à Mossoul. Avec ses trois frères et ses parents, elle a dû quitter « sa maison, ses amis, ses robes, son ordinateur et son téléphone » précipitamment à une heure du matin, le 7 août. Elle n’a même pas pu passer ses partiels de première année ; ses études lui manquent. La peur de Daesh lui tenaille le ventre : « Je n’ose même pas répondre au téléphone à mes amis musulmans qui me demandent des nouvelles, je sais qu’ils ont rejoint Daesh », souffle-t-elle. Sa meilleure amie qui l’a appelée lui a demandé « trop d’informations » sur l'endroit où elle se trouvait, et depuis la jeune fille se méfie car elle croit savoir que le frère de celle-ci a rejoint le groupe État islamique. [...] « Si je pouvais, j’émigrerais en Israël ou au Canada », confie-t-elle, les yeux verts rêveurs. « Mais pas en France, il y a trop de musulmans là-bas. Je ne veux plus les voir, l’islam c’est Daesh »[...]

Posté le 10 décembre 2014 à 14h43 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (5)

09 décembre 2014

«Non, nous aimons Jésus, nous avons toujours aimé Jésus, nous avons toujours suivi Jésus, Jésus a toujours été avec nous»

C'est ce que quatre enfants âgés de moins de quinze ans ont répondu, près de Mossoul, aux jihadistes qui leur ordonnaient de se convertir àl'islam. Ils ont été décapités :

Des membres de l'Etat islamique ont décapité quatre enfants en Irak. Ils avaient refusé de se convertir à l'islam. Le drame s'est déroulé près de Mossoul, dans une enclave chrétienne récemment passée aux mains des djihadistes (...)

Lorsque les jihadistes leur ont ordonné de se convertir, les enfants, tous âgés de moins de 15 ans, ont répondu: «Non, nous aimons Jésus, nous avons toujours aimé Jésus, nous avons toujours suivi Jésus, Jésus a toujours été avec nous». Les membres de l'EI ont alors répété: «Prononcez les mots». Les enfants ont répondu «Non, nous ne pouvons pas». Ils leur ont tranché la tête."

Posté le 9 décembre 2014 à 19h20 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

08 décembre 2014

Une visite de nos frères chrétiens persécutés, réfugiés à Erbil

L'abbé Grosjean évoque l'opération ErbiLight, montée par le Cardinal Barbarin et le diocèse de Lyon, du 5 au 7 décembre, en Irak, avec un triple objectif : prier avec eux et pour eux, les aider, alerter l’opinion publique sur le drame que vivent ces frères. Après avoir relaté cette visite, il écrit :

E"Permettez-moi de terminer en vous demandant simplement deux choses. La première est de continuer à parler d’eux. Le silence est le plus grand allié des bourreaux. Ils veulent un Moyen-Orient sans chrétiens, ils veulent faire taire et disparaître les disciples du Christ en les massacrant ou les forçant à l’exil. Les réseaux sociaux sont formidables pour entretenir et poursuivre la mobilisation. Parlez-en aussi à vos amis, à vos voisins, à vos élus. Que nul n’oublie ou ne taise le drame que vivent nos frères là-bas. Cela passe aussi par la prière : l’Espérance est un combat pour eux, pour tous ces parents qui n’ont plus rien à offrir à leurs enfants. Notre prière soutient leur Espérance.

La deuxième, en ce temps de l’Avent, est de rechoisir – là où nous sommes – de vivre notre foi sans tiédeur, en accueillant vraiment le Christ. A eux qui n’ont pas renié, et pour cette raison ont tout perdu, nous devons de ne pas être des chrétiens à moitié. Si demain, la jeunesse de France, les familles, les lecteurs de cet article, sont plus aimants, plus fervents, plus fidèles, plus serviables qu’avant, alors nos frères d’Irak n’auront pas souffert pour rien. Leur consolation sera de voir un jour la fécondité de leur sacrifice. Que leur témoignage réveille les cœurs et les consciences en Occident !"

Posté le 8 décembre 2014 à 17h41 par Michel Janva | Lien permanent

07 décembre 2014

Lumières pour L'Immaculée Conception à Erbil

Diffusé par KTO : La délégation lyonnaise conduite par le Cardinal Barbarin a apporté aux réfugiés d'Erbil, en Irak, les traditionnels lumignons utilisés dans la capitale des Gaules en l'honneur de l'Immaculée Conception. Des centaines de lumignons ont ainsi été distribués pour une procession en présence du Cardinal Barbarin et du Patriarche Louis Raphaël 1er Sako.

 

Posté le 7 décembre 2014 à 18h48 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

06 décembre 2014

Le cardinal Barbarin en Irak (suite)

Hier, l'archevêque de Lyon a annoncé son départ pour Erbil avec une importante délégation.

Vous pouvez suivre son voyage en direct ici.

Le Cardinal visitait ce matin les camps d’Ankawa Mall. Cette visite est notamment l’occasion de recueillir des témoignages et de véhiculer un message d’espérance et de Joie. Comme le rappelait monseigneur Louis Sako, l’essentiel n’est pas tant d’apporter un secours matériel, même si celui ci est grandement nécessaire, mais surtout d’apporter un soutien spirituel: « Nous avons besoin de communion de cœur et de prière avec nos fidèles dans cette grande épreuve » (Monseigneur Louis Sako, lettre au Pape François).

Le Pape François a exprimé aux chrétiens d’Irak et aux autres communautés exilées un message de remerciement, de prière et d’espérance. Il invite également tous les chrétiens à prier la Vierge Marie le 8 décembre pour permettre aux Chrétiens d’Orient de rester sur leur terre natale.

"Il semble que ces gens ne veuillent pas que nous soyons chrétiens. Mais vous, vous rendez témoignage au Christ. Je pense aux blessures et à la douleur des mères avec leurs enfants, des personnes âgées et des réfugiés, aux personnes victimes de toute sorte de violence.

Comme je l’ai rappelé à Ankara, une préoccupation particulière tient au fait que c’est surtout par la faute d’un groupe extrémiste et fondamentaliste que ces communautés, spécialement les Chrétiens et les Yézidis, mais d’autres également, sont parties,et que toutes sont victimes de violences inhumaines, à cause de leur identité ethnique et religieuse."

Posté le 6 décembre 2014 à 19h57 par Michel Janva | Lien permanent

Une carte ou un dessin pour les réfugiés chrétiens en Irak

La revue Actuailes - bimensuel des 10-15 ans - propose à ses lecteurs d'envoyer une carte postale ou un dessin aux chrétiens d'Irak en partenariat avec l'association SOS Chrétiens d'Orient. La revue (gratuite à imprimer chez soi) est accessible au bout de ce lien. L'article est en bas de la rubrique "Moyen-Orient", le moucharabieh, page 11.

L’association SOS-Chrétiens d’Orient s’est donnée pour mission de renouer les liens d’amitié spirituelle et culturelle entre les Français et les chrétiens qui vivent en Orient.

Nombre d’entre vous ont déjà participé à l’opération « Une carte pour les chrétiens d’Irak ». Ces cartes seront distribuées dans quelques jours (il faut d’abord les traduire en arabe) aux élèves d’une école installée par les volontaires de SOS-Chrétiens d’Orient.

A l’approche de Noël, Actuailes vous propose de renouveler cette opération en envoyant une carte ou un dessin avant le 16 décembre sur le thème de la Nativité à l’adresse suivante :

SOS Chrétiens d’Orient  97 rue de Tocqueville 75017 Paris

Les volontaires de l’association qui se rendront en Orient à Noël les achemineront.

Posté le 6 décembre 2014 à 07h11 par Michel Janva | Lien permanent

05 décembre 2014

Le cardinal Barbarin retourne en Irak

Du 5 au 7 décembre, une délégation lyonnaise d’une centaine de personnes se rend à Erbil, en Irak, auprès des populations déplacées, dans le cadre du jumelage Lyon-Mossoul. Le cardinal Philippe Barbarin, à l’initiative de ce voyage, explique :

"Vendredi 5 décembre, nous repartons en Irak, à Erbil, pour 48 heures. Il s’agit d’une nouvelle étape dans le jumelage initié en juillet dernier entre notre diocèse et celui de Mossoul, alors que les populations déplacées se comptent désormais par dizaines de milliers, que l’hiver se durcit… et qu’approche le 8 décembre, fête de l’Immaculée-Conception.

C’est un voyage sensible et crucial que je viens confier à la prière de chacun, en particulier à celle des communautés religieuses, des paroisses, des mouvements et des associations de notre diocèse, et de tous ceux qui le souhaitent.

Nous nous envolons avec une centaine de personnes volontaires pour intégrer ou accompagner cette délégation diocésaine. Pour chacune d’elles, c’est un engagement personnel et financier puisque toutes participent aux frais (celles qui peuvent donner plus aidant celles qui donnent moins).

Nous allons prier, non pas seulement pour nos frères d’Irak, comme nous sommes nombreux à le faire depuis ces derniers mois, mais prier avec eux, ensemble, dans une forme de pèlerinage où nous marcherons côte à côte.

Nous nous enrichirons beaucoup, je le sais, en participant à leur liturgie, leur tradition, leur spiritualité et en recevant le témoignage de leur foi. Nous leur proposerons aussi de prier comme nous le faisons à Lyon en ces jours si particuliers : nous remercions la Vierge Marie de nous avoir donné son Fils Jésus, et nous lui demanderons d’étendre sa protection maternelle sur nos frères d’Irak qui en ont tellement besoin. La Mission du 8 à Lyon a d’ailleurs édité des cartes « Merci Marie » en langue kurde, arabe et araméenne.

Nous voulons aider, c’est-à-dire contribuer au relogement de ces milliers de familles, chrétiennes ou non, qui ont tout perdu. Symboliquement, nous visiterons un complexe immobilier aménagé grâce au financement des fondations Saint Irénée et Mérieux et grâce aux subventions de la Ville, du Grand Lyon et du Conseil Régional. De l’argent, les Lyonnais en donnent. Même si cette question n’est pas première, il est essentiel que notre aide continue à leur parvenir pour les soutenir, à notre mesure, devant l’immensité de ce drame, pour leur permettre d’abord de rester chez eux.

Nous partons alerter, c’est-à-dire montrer le destin de ceux qui sont restés fidèles au Christ et qui pourraient être oubliés dans les méandres de l’Histoire. En allant à la rencontre de ces personnes déplacées, parquées dans des camps, affrontant l’hiver, nous savons, en réalité, que ce sont eux qui nous alertent sur l’état de notre société et de notre foi, eux qui ont préféré le choix de la conscience à celui des biens matériels, eux qui ont fait passer la vérité avant leurs intérêts particuliers. Ce sera le sens profond des bougies qu’ils allumeront devant leurs abris, comme les Lyonnais le font sur les fenêtres de leurs immeubles.

Quand trop souvent les images de haine viennent bousculer nos écrans, nous voulons que les artisans de paix se lèvent, sûrs qu’ « il vaut mieux allumer une lampe que maudire l’obscurité », sûrs aussi que nous sommes trop petits devant de tels enjeux. Nous nous en remettons au « Prince de la Paix », comme le dit Isaïe de cet Enfant que nous célébrons à Noël et qui va naître, lui aussi, loin de chez lui.

Mgr Louis-Raphaël Ier Sako, Patriarche des chaldéens, qui nous accueillera à Erbil, nous l’a dit depuis longtemps : « Ce qui nous manque le plus, c’est votre proximité, votre solidarité. Nous voulons avoir la certitude que nous ne sommes pas oubliés ! »

Chers frères et sœurs d’Irak, nous venons, vous témoigner de cette « proximité ». Et puisque le diocèse de Mossoul ne peut venir à Lyon, comme le voudrait n’importe quel autre jumelage, c’est un peu du diocèse de Lyon qui vient jusqu’à vous.

Nous ne vous oublions pas. Soyez sûrs de notre amitié fraternelle dans le Seigneur.

Merci Marie ن !"

Une procession mariale aura lieu à d’Erbil samedi 6 décembre, retransmise en direct à 17h00, à la primatiale Saint-Jean, Lyon 5ème.

Posté le 5 décembre 2014 à 14h30 par Michel Janva | Lien permanent

"L'Etat islamique doit le fleuron de son arsenal à la France"

Selon Samuel Laurent, auteur de "L'Etat islamique: organigramme, financements, filières, interrogé par Joachim Véliocas.

M"Les artilleurs de l'Etat Islamique possèdent des armes très sophistiquées, rachetées auprès des brigades de l'Armée syrienne libre (ASL), notoirement corrompues et toujours enclines aux transactions les plus douteuses. En septembre 2014, le député allemand Jan Van Aken rencontrera les résistants kurdes de la ville de Kobané, assiégée par les hommes de l'Etat islamique. Les Kurdes, furieux, exhiberont alors un missile Milan saisi lors d'un raid contre les positions jihadistes, en demandant au député comment des armes européennes pouvaient bien se trouver entre les mains de nos ennemis."

Posté le 5 décembre 2014 à 10h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

27 novembre 2014

Mossoul : ils détruisent le couvent des Sœurs du Sacré Cœur

Le lundi 24 octobre des miliciens djihadistes ont fait détoner le couvent des Sœurs Chaldéennes du Sacré Cœur, qui était au préalable occupé comme logement militaire et base logistique. Des sources locales évoquent que le monastère a été abandonné par les djihadistes, l’ayant considéré comme un objectif imminent des attaques aériennes de la coalition menée par les Américains contre le Califat.

Pour le moment le monastère adjacent de Saint George ne semble pas abîmé. Le couvent du Sacré Cœur, connu comme le couvent de la Victoire, avait été construit grâce à une donation faite par Saddam Hussein, le président iraquien exécuté en décembre 2006.

Posté le 27 novembre 2014 à 12h12 par Michel Janva | Lien permanent

24 novembre 2014

Irak : « nous sommes réfugiés dans notre propre pays », confie le patriarche Joseph III Younan

De passage à Paris, le patriarche d'Antioche et de tout l'Orient s'est confié à l'AED sur la tragédie irakienne :

[...]Nous avons été menacés d’éradication il y a cinq mois lorsque Mossoul a été envahie par les terroristes imposant leur charia. Puis, il y a plus de deux mois, la plaine de Ninive. Nous, les syriaques catholiques, nous avons été très touchés.  Nous avons tout laissé. Nous sommes réfugiés dans notre propre pays. Alors, aujourd’hui, il faut continuer à redonner aux réfugiés la confiance et le courage, l’espoir qu’un jour ils pourront retourner chez eux. Mais ce jour parait de plus en plus irréel et c’est ce qui fait que le moral est devenu de plus en plus bas."[...]

Posté le 24 novembre 2014 à 09h09 par Marie Bethanie | Lien permanent

21 novembre 2014

"Si nous ne combattons pas Daech là-bas, ils viendront chez nous"

DDe retour d’Irak, Bruno Retailleau, sénateur UMP, président du conseil général de Vendée, déclare à Ouest-France :

"Il faut éradiquer Daech, l’empêcher de nuire.Cet islamo-fascisme est le troisième totalitarisme du XXIe siècle.Soyons impitoyables. Pas de nouveau Munich ! Si nous ne combattons pas Daech là-bas, ils viendront chez nous, soyons en sûr. Les jours derniers, ils ont subi de sérieux revers militaires. Les frappes militaires semblent porter leur fruit…"

Dans le dernier numéro du bimensuel L'Homme Nouveau, le professeur Olivier Hanne a soumis la question d’une éventuelle intervention militaire en Irak et en Syrie à la méthode utilisée par saint Thomas d’Aquin dans la Somme théologique ou dans les Questions disputées.

Posté le 21 novembre 2014 à 10h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

"Les chrétiens se sentent vraiment abandonnés"

Sa Béatitude Joseph III Younan, Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient des Syriaques catholiques, en visite à Angers, était interrogé par Ouest France. Un lecteur nous fait suivre l'article (cliquer pour agrandir) :

Ouest-France - 21 nov. 2014 - 1[1]

   Ouest-France - 21 nov. 2014 - 2[4]

Posté le 21 novembre 2014 à 09h39 par Marie Bethanie | Lien permanent

19 novembre 2014

Attentat en Irak : Bruno Retailleau l'a échappé belle

D'après le Huffington Post, le sénateur de Vendée, en mission en Irak, se trouvait, 15 minutes avant l'explosion, précisément à l'endroit où un kamikaze a lancé son véhicule, près du siège du gouvernement du Kurdistan à Erbil. L'attentat aurait fait au moins quatre morts.

Bruno Retailleau, venu apporter de l'aide humanitaire au million de réfugiés entassés à Erbil, a réagi sur Twitter :

L'occasion de rappeler que la situation des réfugiés est fort inquiétante à l'approche de l'hiver. Les agences de l'ONU parlent de 5 millions de personnes qui auront besoin d'aide dans les prochains mois. Vous pouvez répondre à leur appel notamment via Fraternité en Irak, qui leur apporte régulièrement de l'aide humanitaire, ou encore l'Aide à l'Eglise en détresse, qui a lancé un projet de 4 millions €, l'un des plus gros de son histoire.

Posté le 19 novembre 2014 à 15h11 par Louise Tudy | Lien permanent

12 novembre 2014

Première messe célébrée depuis des mois dans la plaine de Ninive

Le dimanche 9 novembre un prêtre célébra la messe devant un groupe de jeunes, dans l’église chaldéenne de Saint Georges à Tel Isqof, située dans une zone de la plaine de Ninive que se disputent les djihads de l’Etat Islamique et les troupes kurdes Pershmerga. L’église a pu de nouveau ouvrir ses portes après des mois d’abandon. Le prêtre et les jeunes sont réfugiés en Kurdistan mais ils voulurent s’approcher de leur ville pour célébrer la messe et donner témoignage de leur foi et de leur intention de ne pas abandonner leur terre.

C'est la première messe célébrée dans cette zone depuis le début du mois d’août.

Tel Isqof, au Nord de Mosul, est l’un des quelques villages dans la plaine de Ninive qui maintenant est de nouveau sous le contrôle des Peshmerga, après que les miliciens de l’IS furent repoussés. A 15 km seulement se trouve Tilkaif, encore aux mains des djihadistes. Ces villages sont déserts depuis l’exode massif en août, étant une zone de passage pour la ligne de front.

«Un groupe d’homme jeunes, maintenant réfugiés au Kurdistan, ont voulu aller jusque là-bas avec un prêtre pendant quelques heures, pour ouvrir l’église, sonner les cloches et s’unir à la célébration de la Messe. Après le service ils sont repartis vers le Nord, là où ils sont réfugiés. »

L’initiative a aussi une valeur symbolique, selon le père Pablo, qui aussi est réfugié à Ankawa, un district chrétien de Erbil :

« c’était une manière de dire que nous ne quitterons pas nos terres, et que nous cultivons avec ténacité l’espérance de revenir rapidement dans nos foyers et nos églises ».

Posté le 12 novembre 2014 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent

10 novembre 2014

Mossoul : les biens volés aux chrétiens vendus à l’encan

Certaines zones des marchés de Mossoul sont destinées à la vente des biens volés aux chrétiens. Mais les habitants de la ville restés à Mossoul n'achètent pas les biens des chrétiens car ceux d'entre eux qui soutiennent l'Etat islamique refusent la modernité. Leur vision du monde est incompatible avec tout appareil permettant de diffuser de la musique, de la culture ou de l'information.

Posté le 10 novembre 2014 à 11h54 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

Entretien avec le commandant de la milice chrétienne syriaque qui combat l'EI

Un entretien exclusif (en Anglais) relayé par Médias-presse-info :

"Entretien avec le commandant du Conseil Militaire syriaque (MFS) :

Quelle est votre situation dans cette guerre ?

  • L’opération Tel-Hamis est en cours depuis un certain temps maintenant. Nous (Conseil militaire syriaque -MFS) et nos amis des GPJ (Unités de protection du peuple) continuons à lutter ensemble dans cette opération. Les villages que nous avons libérés des terroristes de l’Etat Islamique au début de l’opération restent encore sous notre contrôle.

Quels villages ont été libérés et sont sous le contrôle de la MFS?

  • Tel-Marouf, Rheya, Sharmuc, Hareke, Abu-Ghazaf u Abu-Ghasayb. Ces villages sont sous contrôle des soldats du MFS et des GPJ.

Quels sont les villages qui pourraient encore être libérés et placés sous le contrôle du MFS?

  • Derrière Tel-Hamis il y a 150 villages, et l’Etat Islamique s’y est implanté depuis plus d’une année.

Quel est l’objectif du MFS?

  • Prendre le contrôle de l’ensemble du Gozarto avec nos amis des GPJ et libérer les 150 villages de l’Etat Islamique.

A quelle distance vous trouvez-vous des premières lignes de l’Etat Islamique ?

  • Nous sommes à 1,5 km au cours de la journée et 400-500 m dans la nuit. Nous essayons de nous rapprocher et de pratiquer des embuscades la nuit.

L’évolution de Kobané peui-elle avoir un effet sur le Canton Gozarto et sur le MFS?

  • Si Kobané tombe, ce sera une occasion pour l’Etat Islamique d’attaquer Gozarto. Si elle ne tombe pas, l’Etat Islamique voudra toujours essayer d’attaquer Gozarto et il y aura de fortes offensives.

Qu’est-ce que le peuple de Gozarto pense du MFS?

  • La population a vu qu’il y a des soldats syriaques qui prêts à se battre pour Gozarto. Les gens sont heureux en l’apprenant. Nos attaques ont augmenté, plus celles menées par nos alliés de la Sutoro. Il y a des étrangers chrétiens venus de l’Europe qui rejoignent le MFS.

De quel genre d’armes le MFS peut-il disposer ?

  • Kalachnikov, Biksi-Doshka, RPG. La plus grande arme dont nous disposons est la puissance de la volonté.

Enfin, avez-vous quelque chose que vous aimeriez dire aux syriaques vivant à l’extérieur ?

  • Nous sommes les soldats de notre peuple; nous nous battons pour la liberté de notre peuple."

Posté le 10 novembre 2014 à 09h35 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (4)

27 octobre 2014

La situation tragique des réfugiés chrétiens en Irak

La situation des réfugiés chrétiens en Irak est rendue plus difficile encore à cause de l'hiver. Une vidéo relayée par l'Observatoire de la christianophobie :

 

Posté le 27 octobre 2014 à 23h10 par Marie Bethanie | Lien permanent

USA : dix prêtres chaldéens suspendus pour ne pas être retournés en Irak

Lu sur Aleteia :

"Le patriarche Louis Raphael Sako, chef de l'Eglise catholique chaldéenne, a suspendu par décret dix prêtres irako-américains ayant fui l'Irak pour échapper à la guerre du Golfe dans les années 1990 et qui ont, depuis, créé des paroisses et ministères aux Etats-Unis. Ils avaient jusqu’au 22 octobre 2014 pour revenir en Irak, sous peine d’être suspendus du ministère sacerdotal, et ce délai est arrivé à expiration.[...]

Le chef des catholiques chaldéens dans le monde est préoccupé par le manque de prêtres et de leadership spirituel en Irak, alors que les catholiques qui restent continuent à vivre au péril de leur vie. (lire notre interview de Mgr Sako ici)
Mgr Sako est revenu sur la vocation du prêtre, une vocation qui  n’envoie pas toujours le prêtre là où il préfère : « Nous avons une vocation. Le prêtre s’est donné au Seigneur et à son service : il ne doit pas chercher sa liberté, sa sécurité. Son avenir est la fidélité au Christ  et aux gens, pas en Amérique ou en Australie », avait-il réagi dans cette interview accordée à Aleteia le 20 octobre 2014." [article complet]

Posté le 27 octobre 2014 à 21h33 par Marie Bethanie | Lien permanent

23 octobre 2014

Moyen-Orient : au lieu d'encourager l'émigration des chrétiens, il faut assurer leur sécurité

Au lendemain du synode sur la famille, 86 cardinaux et patriarches étaient réunis en consistoire autour du pape François, le 20 octobre, pour échanger sur la situation du Moyen-Orient. Le cardinal secrétaire d’État Mgr Pietro Parolin y a présenté un compte-rendu de la réunion des nonces apostoliques au Moyen-Orient qui avait eu lieu au début du mois (2-4 octobre).

Mgr Parolin a fait état d’une situation « inacceptable », induite notamment par les extrémistes de ‘l’État islamique’ en Irak et en Syrie,

« qui ont contraint des centaines de milliers de personnes à fuir de leurs maisons et à chercher refuge ailleurs dans des conditions de précarité, soumises à des souffrances physiques et morales ».

Ces conflits régionaux « constituent l’une des plus sérieuses menaces à la stabilité internationale ». Pour le Saint-Siège, « une solution politique, juste et durable, au conflit israélo-palestinien » contribuerait à « la paix et la stabilité de la région ».

Les participants ont aussi évoqué le rôle de l’Iran dans la résolution de la crise syrienne et irakienne, ainsi que la situation du Liban, qui ressent lourdement ces conflits, en accueillant un million et demi de réfugiés.

Dans ce contexte, la communauté internationale « doit garantir le droit des réfugiés à retourner et à vivre dans la dignité et la sécurité dans leur pays et leur environnement ». Elle est appelée à « prévenir de nouveaux génocides », à « assister les réfugiés » en impliquant les États de la région, et à oeuvrer pour « faire déposer les armes » et « dialoguer ».

« Il ne s’agit pas de protéger l’une ou l’autre communauté religieuse ou l’un ou l’autre groupe ethnique, mais de porter secours à des personnes qui font partie de l’unique famille humaine et dont les droits fondamentaux sont systématiquement violés ».

Quant au choix des moyens, s’il est « licite d’arrêter l’agresseur injuste », cela doit se faire « dans le respect du droit international ». Et « la résolution du problème ne peut être confiée à la seule force militaire ».

La communauté internationale est appelée à « affronter les causes du conflit », entre autres

« l’idéologie fondamentaliste et l’encouragement au terrorisme nourri par la politique, le commerce illégal de pétrole, la fourniture d’armes et de technologie, le trafic d’armes ».

« Nous ne pouvons nous résigner à penser le Moyen-Orient sans les chrétiens, qui jouent un rôle fondamental comme artisans de paix, de réconciliation et de développement. »

Au lieu d’encourager l’émigration en accordant des visas aux chrétiens persécutés, l’Église invite à les aider à « trouver des conditions de vie, de sécurité, de travail, d’avenir dans la région ».

Enfin, l’Église tente de faire mûrir les consciences sur un « problème de fond » représenté par « le nœud inextricable entre religion et politique, c’est-à-dire le manque de séparation entre religion et État, entre domaine religieux et domaine civil » au Moyen-Orient, « ce qui rend difficile la vie des minorités non musulmanes ».

Le cardinal a conclu en exhortant les chrétiens à

« ne pas oublier que tout dépend de Dieu et de sa grâce, mais à agir comme si tout dépendait de nous, de notre prière et de notre solidarité ».

Posté le 23 octobre 2014 à 07h24 par Michel Janva | Lien permanent

20 octobre 2014

En Irak, les forces spéciales françaises forment les peshmergas

La France ne se contente pas de livrer des armes aux combattants kurdes, contre l'Etat islamique. Des membres des forces spéciales françaises sont également auprès des peshmergas pour les former à leur utilisation. Le reporter d'Europe 1 Didier François est allé suivre ces soldats d'élite dans le Kurdistan irakien.


Avec des forces spéciales françaises, pour... par Europe1fr 

Posté le 20 octobre 2014 à 14h12 par Marie Bethanie | Lien permanent

18 octobre 2014

Irak : Martin, séminariste réfugié à Ankawa, veut rester

Martin Baani, séminariste irakien, aujourd’hui réfugié à Ankawa près d’Erbil, raconte à l’AED comment il a dû quitter précipitament Karamlesh (30 km de Mossoul) la nuit du 6 août et pourquoi il veut rester en Irak :

"[...] Pendant 1.800 ans, le christianisme a été dans les cœurs et les esprits de la population de ce village, témoin de l’antiquité. Aujourd’hui, cette époque est sur le point de parvenir à une fin catastrophique ; l’État islamique progresse. Le téléphone portable de Martin sonne : un ami balbutie la nouvelle que la ville voisine de Telkaif est passée à « Daech » – le nom arabe de l’Etat islamique. Karamlesh sera certainement la prochaine.

Martin quitte précipitamment la maison et se dirige vers l’église St Addai toute proche. Il prend le Saint Sacrement, quelques papiers officiels, et sort de l’église. Dehors, une voiture l’attend – son curé, le Père Thabet, et trois autres prêtres sont déjà à l’intérieur. Martin s’y engouffre et la voiture démarre en trombe. Ils quittent Karamlesh et les derniers vestiges de la présence chrétienne dans le village s’en vont avec eux." [...]

[l'article intégral]

Nos prières l'accompagnent, lui et tous les chrétiens héroïques qui veulent, au risque de leur vie, garder la présence chrétienne en Irak.

Posté le 18 octobre 2014 à 12h57 par Marie Bethanie | Lien permanent

17 octobre 2014

« Les chrétiens ne doivent pas fuir » assurent les dirigeants du Kurdistan

"Le premier ministre de la région autonome du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani, encourage les chrétiens à rester au Kurdistan « en attendant la défaite de l’ÉI ». Des paroles optimistes, qui tentent de rassurer des chrétiens terrifiés." (Aleteia)

"Nechirvan Barzani s’est récemment exprimé à Erbil devant une délégation de responsables catholiques engagés dans le soutien humanitaire des réfugiés ayant fui Mossoul et les villes de la plaine de Ninive : « Les chrétiens irakiens doivent résister à tout ce qui les pousse à quitter leur pays, ils devraient patiemment attendre la défaite de l’État Islamique, qui leur permettra de rentrer dans leurs foyers. » Ces paroles s’inscrivent dans la politique de l’oncle de Nechirvan, Massoud Barzani, président de la région autonome du Kurdistan irakien, qui se préoccupe de reconstruire « les composantes sociales de l’Irak ». Il craint que « l’agression des djihadistes ne crée des pulsions sectaires, détruisant toute possibilité de coexistence entre les peuples »." 

Les Kurdes d’Irak, sous direction du PDK (Parti Démocratique du Kurdistan), n’affrontent pas actuellement l’État Islamique, contrairement à leurs compatriotes du PKK (Parti des travailleurs Kurdes), qui défendent désespérément la ville de Kobane. En revanche, ils tiennent leurs frontières et accueillent les réfugiés."[...]

Les deux communautés kurde et chrétienne ont en commun d'avoir été malmenées par le passé par les majorités sunnite-irakienne et chiite. Les chrétiens sous Saddam Hussein vivaient mieux qu'actuellement, mais ils n'ont pas oublié qu'ils étaient considérés comme de la chair à canon (guerre Iran-Irak) et que leurs droits étaient réduits voire inexistants, au moins jusqu'en 1988. Quant aux Kurdes d'Irak, leurs velléités d'indépendance avaient été réprimées avec une rare violence. Mais malgré ce passé sanglant commun à l'une et l'autre communauté, la méfiance demeure car les chrétiens n'ont pas oublié que pendant le génocide « arménien » (qui a aussi concerné les Assyriens-chaldéens), les Kurdes ont épaulé le pouvoir ottoman. Il semble donc que l'alliance des chrétiens et des Kurdes souhaitée par Nechirvan Barzani soit de circonstance et ne puisse aller très loin.

Posté le 17 octobre 2014 à 12h45 par Marie Bethanie | Lien permanent

15 octobre 2014

Irak : un prêtre sauve des milliers de manuscrits des mains des jihadistes

Au nord de Mossoul, le prêtre Najeeb Michaeel raconte comment il a sauvé des manuscrits et des ouvrages anciens de la destruction des djihadistes. Tout ce qu’il n’a pas pu emporter a été détruit. (Fdesouche).

 

Posté le 15 octobre 2014 à 22h10 par Marie Bethanie | Lien permanent

01 octobre 2014

L’État Islamique serait aux porte de Bagdad

Selon le chanoine Andrew White, vicaire de la St. John’s Church, la seule église anglicane d’Irak :

« On nous avait dit que les chose était impossible, et voici que nous y sommes presque. Obama dit qu’il a surestimé les capacités de l’armée irakienne. Et bien, il vous suffit d’être sur place un tout petit moment pour comprendre qu’elle ne peut faire que très, très peu de chose (…) Les rues [de Bagdag] où la circulation est habituellement pare-choc contre pare-choc, sont vides de voitures et de gens. Les gens ont trop peur pour quitter leurs maisons. Nous sommes arrivés au point critique. Les gens savent que l’EIIL [État Islamique en Irak et au Levant] se rapproche (…) Toutes les frappes aériennes ne servent à rien [sinon] à tuer la population civile (…) Si nous avons jamais eu besoin de prières, c’est maintenant ».

En août, c'est la capitale de la Libye, Tripoli, qui avait été conquise par une brigade islamiste.

Posté le 1 octobre 2014 à 17h54 par Michel Janva | Lien permanent

Erreur ou complicité ?

Des pilotes irakiens ont parachuté, le 19 septembre, des vivres et des munitions destinées à leurs soldats dans une zone contrôlée par les jihadistes de l'Etat islamique.

Un député irakien se lamente :

"Ces soldats avaient vraiment besoin d'être ravitaillés, mais à cause de mauvaises cartes et du manque d'expérience des pilotes, nous avons, d'une certaine manière, aidé les combattants de l'EI à tuer nos soldats".

Posté le 1 octobre 2014 à 17h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Guerre contre Daesh : où sont les morts?

C'est la question plutôt pertinente que pose Causeur dans l'une de ses brèves :

"Depuis deux semaines, une coalition menée par les Etats-Unis s’est engagée dans une guerre aérienne contre les milices islamistes radicales du Daesh, en Irak et en Syrie. Les communiqués relatifs à ces opérations font état de cibles détruites : centres de commandement, chars d’assauts, raffineries et puits de pétrole alimentant les finances de cette bande d’égorgeurs. Fort bien.

Cependant, il apparaît que cette milice a pris ses quartiers dans un certain nombre de localités peuplées de civils désormais soumis à leur terreur : tous n’ont pas la possibilité, ou les moyens, de s’enfuir vers la Turquie ou la région autonome kurde. Un reportage impressionnant, filmée en caméra cachée (vidéo ci-dessous), par une journaliste dissimulée sous son niqab : montre la ville de Raqqa, en Syrie, place forte des djihadistes. On y voit une ville peuplée de civils vaquant, malgré la situation, à leurs activités quotidiennes. Alors, de deux choses l’une : soit les frappes aériennes de la coalition épargnent à dessein les zones peuplées, quitte à les transformer en sanctuaire pour les miliciens de Daesh et leurs chefs, soit, plus vraisemblablement, on nous cache les « dommages collatéraux » inévitablement produits par des frappes aériennes en milieu urbain. L’AFP est dans l’incapacité d’établir le compte précis des victimes, militaires ou civiles, comme elle l’avait fait  pendant l’opération «  Barrière protectrice » à Gaza, en se fondant sur les seules informations fournies par le Hamas. Notre bonne conscience est donc préservée : à la différence des Israéliens, nous savons tuer des civils sans que cela se voie…"

Ci-dessous, une vidéo en caméra cachée filme  la vie quotidienne à Rakka, fief de l'organisation de l'Etat islamique en Syrie.

 

Posté le 1 octobre 2014 à 15h24 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (7)

29 septembre 2014

"Le dialogue ne stoppe pas les extrémistes. La violence s’impose"

Le patriarche syriaque catholique Ignace Youssef III Younan déclare à l'AED :

« Les chrétiens du Proche-Orient auront un avenir quand la famille des nations s’engagera vraiment pour la liberté religieuse ».

« Nous, les évêques, ne sommes ni militaires ni politiciens mais ce qui est clair, c’est que l’EI [Etat Islamique] doit être stoppé, quels que soient les moyens qu’il faille employer pour cela. Le dialogue ne stoppe pas les extrémistes. La violence s’impose, je ne saurais juste pas dire quel genre de violence. »

Mgr Silvano Tomasi ajoute :

« le pape François demande que la communauté internationale stoppe l’agresseur injuste. Cela fait partie de la doctrine sociale de l’Église, selon laquelle un agresseur injuste doit être stoppé et désarmé. L’Église doit constituer une sorte de conscience de la communauté mondiale. Elle appelle à l’action mais l’aspect technique ne fait pas partie de sa mission. »

« L’usage de la violence pour stopper l’agresseur est possible, cela ne signifie pas mener une guerre. Un policier qui utilise la violence pour faire régner l’ordre dans un quartier, ne déclare pas pour autant la guerre à la population de ce quartier. De la même manière, la communauté internationale devrait désarmer l’agresseur pour faire revenir la paix dans ces régions où ces pauvres chrétiens sont persécutés. »

Posté le 29 septembre 2014 à 07h39 par Michel Janva | Lien permanent

27 septembre 2014

Urgence Irak : c'est maintenant qu'ils ont besoin d'aide

Un communiqué de l'AED pour un projet d'aide aux réfugiés chrétiens d'Irak, qui ne sont toujours pas rentrés chez eux, et que guette l'hiver :

"Les réfugiés pensaient que cet exode forcé ne durerait que quelques jours. Deux mois après, ils sont toujours là, rien n'a changé pour eux. Beaucoup sont désespérés et ont un grand besoin de notre soutien et de notre prière.

Mgr Casmoussa, archevêque émérite de Mossoul. confiait avant-hier lors d'une intervention en France : "Nous ne sommes plus aux portes de l'hiver, nous sommes déjà dans l'hiver, et nous n'avons pas encore résolu le problème de l'habitat. Chaque jour de retard pour la libération du pays favorise l'émigration des chrétiens : c'est le plus grand danger qui nous guette. Il faut faire vite pour aider cette population qui est perdue psychologiquement".

Voici le témoignage du Père Benham Benoka, entièrement dévoué à la population dans un camp de réfugiés où vivent 70 000 Irakiens chrétiens expulsés de leurs maisons par l’État islamique (aussi appelé DAECH)."

 

Pour aider concrètement nos frères démunis d'Irak, c'est ici. Merci pour eux.

Posté le 27 septembre 2014 à 22h05 par Marie Bethanie | Lien permanent

Irak: face aux jihadistes, les chrétiens forment des milices

"Nous sommes peut-être petits en nombre, mais nous sommes grands par la foi".

Menacés par l'avancée du groupe Etat islamique, des chrétiens d'Irak forment leurs propres milices, estimant que les forces kurdes ou fédérales ne les ont pas protégés face aux jihadistes qui ont pris plusieurs villes et villages chrétiens.

 

Posté le 27 septembre 2014 à 20h00 par Marie Bethanie | Lien permanent

Rassemblement pour les chrétiens d'Irak à Pau

En ce moment, en présence d'un dominicain irakien arrivé de Bagdad et de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne :

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Posté le 27 septembre 2014 à 18h47 par Michel Janva | Lien permanent

26 septembre 2014

Le "Daesh" et la novlangue

Un "coup de gueule" intéressant contre la volonté affichée et proclamée du gouvernement de dissocier terrorisme islamiste et islam :

"Les professeurs (c’est-à-dire les hommes qui nous gouvernent) ont fait allégeance à la novlangue. Voilà comment ils parlent. Et comment ils voudraient nous faire parler :

'Des crimes abominables ont été commis par le Daesh… Les assassins du Daesh ont décapité un otage français… Les barbares du Daesh ont… Les bourreaux du Daesh sont…'        

Ainsi, depuis quelques jours parlent MM. Hollande, Valls, Cazeneuve, Fabius. Vous savez ce que c’est que le Daesh, vous ? Vraisemblablement non. Eux, si. Le Daesh est l’acronyme arabe de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant.

Mais pourquoi alors disent-ils Daesh ? Peut-être sont-ils tous devenus arabophones ? Vous n’y êtes pas. Ils disent Daesh parce qu’en français, ça ne veut rien dire. Et surtout, parce que ça permet de gommer le mot "islamique".      

En effet, toute référence à l’Islam et à l’islamisme est désormais proscrite du discours gouvernemental. Et c’est pourquoi il est formellement interdit de dire "islamiste", le mot "terroriste" sans aucun adjectif qualificatif étant devenu le seul vocable toléré dans les propos officiels. Quels "terroristes" ? Pas le droit de le dire ou de le savoir. On a connu des "terroristes" d’extrême-gauche, des "terroristes" d’extrême-droite, des "terroristes" nationalistes. Mais là, rien : juste des "terroristes".                  

Nous sommes en revanche autorisés à dire "barbares" ou "assassins". Mais on se doit aussitôt d’ajouter dans le même souffle une phrase obligée : "ça n’a rien à voir avec l’Islam". Mais alors, ça a à voir avec quoi ? Et avec quoi l’Islam a à voir ? [...]

[...]  Travestir les mots, c’est insulter la réalité. C’est faire injure au bon sens qui est encore la chose la mieux partagée. On comprend bien qu’il s’agit de façon sournoise, cauteleuse, et in fine, improductive, de protéger les musulmans de France contre les flots de sang versés au nom du Dieu qu’ils vénèrent pour que ce sang ne retombe pas sur leurs têtes.                           

L’intention peut paraître louable. Mais le mensonge incantatoire n’est certainement pas la meilleure façon de la promouvoir. A chaque tête décapitée, à chaque massacre, nos gouvernants ne sont certes pas tenus de dire : "ça a à voir avec l’Islam". Mais quel naufrage de la pensée les pousse à dire l’exact contraire et à répéter sans cesse : "ça n’a rien à voir avec l’Islam" ? [...]

Travestir les mots, nos politiques bilingues Français-novlangue sont des experts, eux qui déguisent en "égalité filles-garçons" l'idéologie du gender qu'ils nient pour mieux l'appliquer, ou en "interruption volontaire de grossesse" l'assassinat légalisé de centaines de milliers de bébés français.Travestir les mots, ça ne s'appellerait pas du mensonge, par hasard ?

Posté le 26 septembre 2014 à 14h17 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (29)

24 septembre 2014

L'EI s'attaque à la France : que risquent les Français à l'étranger ? Et en France ?

L'enlèvement puis l'assassinat d'Hervé Gourdel posent la question de la sécurité des ressortissants français à l'étranger, qu'ils soient en voyage ou résidents permanents. Le 22 septembre 2014, le site du Quai d'Orsay a édité la carte ci-dessous, qui permet de se rendre compte des zones "à risque". En orange, les pays où les déplacements sont déconseillés sauf raison impérative. En rouge, les pays où les déplacements sont fortement déconseillés.© Quaid'Orsay.

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Bernard Cazeneuve, a réagi aux menaces proférées par l’EI, lors d'une brève conférence de presse place Beauvau lundi 22 septembre, en affirmant que "la France n'a pas peur". 

"Même si le risque zéro n'existe pas, nous prenons aujourd'hui 100 % de précautions", a-t-il indiqué.

Certes, la France n'a pas peur. Mais on peut légitimement se demander quelles mesures le ministre pourra prendre face à des jihadistes non encore déclarés et donc non identifiés, éparpillés partout sur notre sol.

Selon Wassim Nasr, journaliste à France 24 et spécialiste des mouvements jihadistes

" l’EI appelle à frapper partout où il est possible de le faire, à chaque coin de rue, et avec les moyens à disposition. En outre, les individus les plus dangereux, susceptibles d’agir en loups solitaires, ne sont pas ceux qui sont actuellement présents en Syrie et en Irak, et qui cherchent à y rester pour y mourir en martyr. Ceux-là sont presque tous déjà pistés et identifiés par les services occidentaux. Non, les plus dangereux sont ceux qui n’ont pas encore franchi le pas et qui par définition sont très difficiles à surveiller puisqu’ils ne sont pas connus par les renseignements."

Cette guerre qui ne dit pas son nom va sans doute être l'une des plus difficiles que notre pays aura à mener. Il serait temps que nos politiques se réveillent car l'ennemi est peut-être en Syrie et en Irak, mais il est également déjà dans la place. Etant donnée l'efficacité dont font preuve les forces de l'ordre pour endiguer la délinquance "ordinaire", on peut légitimement être inquiet.

Posté le 24 septembre 2014 à 23h25 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (27)

23 septembre 2014

"Je vous conjure, Monsieur le Président, de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour me sortir de ce mauvais pas"

Le guide de haute montagne Hervé Gourdel, enlevé hier en Algérie par un groupe jihadiste, apparaît sur une vidéo (non authentifiée, mais proposée par "Kabylie actualités"). L'enlèvement a été revendiqué par un groupe armé algérien lié à l'Etat islamique dénommé «Jund al-Khilafah» (Les soldats du Califat) qui menace d'exécuter l'otage en cas de nouveaux raids en Irak.

A 2'47", Hervé Gourdel très ému, lit un texte à l'adresse de François Hollande, lui demandant de la part de ses ravisseurs de ne pas intervenir en Irak.

 

La vidéo, également proposée sur le blog "l'Observatoire de l'islamisation", en a été autoritairement retirée par You tube au motif de "contenu incitant à la haine".

Posté le 23 septembre 2014 à 01h08 par Marie Bethanie | Lien permanent

21 septembre 2014

Manifestation à Paris pour les chrétiens d'Irak

1500 personnes (selon l'AFP) à 3000 personnes (selon la police) ont manifesté dimanche à Paris en soutien aux chrétiens d'Orient persécutés, à l'appel de plusieurs organisations chrétiennes, dont Civitas. Certains d'entre eux portaient symboliquement sur le front ou leur vêtement le caractère arabe "noûn" utilisé en Irak par les islamistes pour désigner les maisons chrétiennes (N comme Nazaréens) et qui est devenu un signe de solidarité avec les chrétiens d'Orient.

Joseph Fadelle, irakien converti et condamné à mort, a témoigné :

FRoueida Khoury,  franco-syrienne et présidente de  l’association  « Chrétiens de Syrie pour la Paix » :

K

L'abbé Pagès :

1

Des prêtres de la FSSPX :

Z

0

Daniel Hamiche :

H

3

4

Béatrice Bourges et Alain Escada :

B

Jany Le Pen, présidente de l'association "SOS enfants d'Irak" :

J

Posté le 21 septembre 2014 à 18h48 par Michel Janva | Lien permanent

"Le Da'esh applique à la lettre l'islam"

Zemmour sur l'intervention en Irak :

La France frappe en Irak - (1/5) - Ça se Dispute

 

Posté le 21 septembre 2014 à 11h28 par Marie Bethanie | Lien permanent

20 septembre 2014

Genève : les chefs d’Églises dénoncent le génocide perpétré en Irak

La Mission permanente du Saint-Siège près les Nations-Unies à Genève ayant invité les Patriarches et évêques des Eglises du Moyen-Orient, ceux-ci ont donné un témoignage de la situation dramatique vécue par les populations, allant jusqu'à dénoncer un génocide en Irak :

"Depuis presque 2 000 ans, les communautés chrétiennes ont été quotidiennement présentes dans la région mais maintenant, particulièrement en Irak et en Syrie, nous sommes visés par les crimes de l’EI pour nos convictions religieuses. Ils nous persécutent « au nom de Dieu », une claire violation du Droit de l’Homme fondamental de liberté religieuse. L’idéologie sur laquelle le soi-disant État Islamique justifie son agression est fondamentalement contraire aux Droits de l’Homme. Il en résulte un génocide, le meurtre d’innocents forcés à partir et d’autres graves abus. Ainsi l’EI (le Daesh) est une menace non seulement pour les chrétiens mais aussi pour des groupes d’autres religions et d’autres ethnies mais également pour la société tout entière au Moyen-Orient et pour la communauté internationale. Si elle n’est pas fermement condamnée et effectivement détruite, cette idéologie va endommager tout le système des Droits de l’Homme en créant un précédent dangereux d’indifférence envers la protection des peuples vulnérables."[...]

Les prélats sont très fermes et leurs demandes légitimes :

"Nous demandons fermement une assistance humanitaire, sociale et financière et que la sécurité soit prévue pour nos communautés.

Il est urgent, spécialement à l’approche de l’hiver, de :

  • garantir un toit pour les personnes déplacées,
  • des conditions de vie adéquates,
  • une assistance médicale appropriée
  • et la scolarisation des enfants.

Tandis que toutes ces dispositions sont nécessaires mais aussi urgentes, le droit de retourner dans leurs maisons et propriétés qu’ils ont dû abandonner doit être garanti, avec la participation de la communauté internationale et par l’action des Nations-Unies jusqu’à ce que les autorités nationales puissent exercer leur responsabilité sur tout le territoire de l’État.[...]"

Puissent-ils être entendus ...

Posté le 20 septembre 2014 à 15h21 par Marie Bethanie | Lien permanent

19 septembre 2014

UE : plusieurs pays membres auraient acheté du pétrole à l'Etat islamique

D'après l’ambassadrice de l’Union européenne en Irak, Jana Hybaskova, lors d'une discussion au sein de la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen. Elle n'a fourni aucun nom. La vidéo (en anglais) :

 

Posté le 19 septembre 2014 à 16h17 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (4)

Barack Obama va armer les islamistes

La Chambre des représentants a donné son aval au projet de Barack Obama d'armer et de former les rebelles syriens, par 273 voix contre 156. Le texte doit maintenant être adopté par le Sénat, avant la promulgation présidentielle. Barbara Lee, élue démocrate de Californie, s'interroge :

« Il y a trop de questions sans réponses à mes yeux pour que je soutienne cet amendement. Comment ferons-nous pour garantir que les armes américaines que nous fournirons aux rebelles syriens ne tombent pas entre de mauvaises mains, comme c'est arrivé avec les rebelles que nous soutenions en Libye? »

Excellente question. Comment font les Américains pour distinguer les gentils rebelles des méchants rebelles, quand on sait que les opposants à Assad passent d'un groupe à l'autre. Et que les armes déjà livrés à ces gentils rebelles se sont retrouvées en Irak aux mains des méchants islamistes.

La Maison-Blanche va également dépenser 500 millions de dollars pour armer et former les rebelles.

Posté le 19 septembre 2014 à 15h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)


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