28 janvier 2016

L'Assemblée du Conseil de l'Europe reconnait que l'Etat islamique a commis un génocide sur les minorités en Irak

L'Assemblée du Conseil de l'Europe reconnait, ce 27 janvier, que l'Etat islamique a commis un génocide sur les minorités en Irak. La campagne pour la reconnaissance du génocide se poursuit, pour obtenir cette même reconnaissance par le Parlement européen le 4 février. Une pétition a été initiée par l’ECLJ avec Grégor Puppinck, qui explique :

"Le 3 février 2016, le Parlement européen va débattre du « Massacre systématique des minorités religieuses par le groupe "État islamique" ». A cette occasion, des parlementaires vont demander au Parlement et à l’Union européenne de reconnaître que les crimes commis par « l’Etat islamique » sont constitutifs d’un « génocide ». Néanmoins, lors d’un récent débat sur ce texte, le Haut Représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères, Fréderica Mogherini, a refusé d’employer la qualification de génocide.

Le génocide a pourtant une définition précise en droit international. Il s’agit de crimes « commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». C’est l’intention spécifique de détruire un groupe en tout ou partie qui distingue le crime de génocide du crime contre l’humanité. Il est évident que c’est bien d’un génocide dont sont victimes les Chrétiens et les Yézidis iraquiens.

Ce n’est pas seulement le Pape François qui dénonce ce génocide, mais aussi le Président du Congrès Juif Mondial, Ronald S. Lauder, ou encore l’ancien procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo. Un récent rapport du Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies a détaillé les atrocités commises par « l’Etat islamique ». La France et les institutions européennes n’ont pourtant pas encore eu le courage de qualifier ces crimes de génocide.

Le droit international prévoit que sont punissables non seulement l’exécution en tant que telle de ce crime, mais aussi « l’entente en vue de commettre le génocide, l'incitation directe et publique, la tentative et la complicité ». Ainsi, tout individu, organisation ou État, où qu’ils se trouvent – y compris en Europe, dès lors qu’ils incitent publiquement à ces crimes ou en sont les complices, devraient aussi être poursuivis pénalement pour crime de génocide.

La reconnaissance d’un génocide impose aux États et à la communauté internationale l’obligation d’agir, pour prévenir le génocide autant que possible, pour défendre les communautés attaquées et pour juger et punir les responsables. Reconnaître le génocide, est donc la première étape fondamentale pour obtenir l’action de la communauté internationale.

Quelques gouvernements et parlements européens ont déjà reconnu ce génocide ; il est temps que la France et les institutions européennes le reconnaissent aussi.

Une pétition en ce sens a été initiée par le Centre Européen pour le Droit et la Justice, une organisation non gouvernementale accréditée auprès des Nations Unies."

Posté le 28 janvier 2016 à 07h11 par Michel Janva | Lien permanent

08 janvier 2016

Face aux attaques, des réponses judiciaires de SOS Chrétiens d'Orient deviendront nécessaires

L’Œuvre d’Orient a envoyé début décembre un courrier à ses donateurs afin de se démarquer de « SOS chrétiens d’Orient ». Un article paru dans La Croix du 4 janvier indique que le président de l’Œuvre d’Orient, Mgr Pascal Gollnisch, met en garde contre la récupération de la cause des chrétiens d'Orient « à des fins de politique intérieure française », et évoque Charles de Meyer, ancien assistant du député Jacques Bompard, et Benjamin Blanchard, ancien collaborateur de l’eurodéputé FN Marie-Christine Arnautu.

Pour en savoir plus, Le Salon Beige a interrogé le président de SOS Chrétiens d'Orient.

Charles de Meyer, SOS Chrétiens d'Orient est-elle une association ayant des objectifs politiques ?

CTrois évêques nous ont fait officiellement confiance, nous travaillons au quotidien avec plusieurs patriarches et des dizaines d’évêques orientaux. En France, la co-présidente du groupe d’étude sur les chrétiens d’Orient, le président du groupe d’étude France-Syrie, le vice-président de la commission des lois, des parlementaires, des journalistes prestigieux, des écrivains, nous ont fait confiance. Permettez-moi de citer deux personnes s’exprimant sur notre action.

Le premier est l’ancien ministre Thierry Mariani, député des Français de l’étranger et président de la Commission des migrants et réfugiés politiques au Conseil de l’Europe : « Les jeunes de SOS Chrétiens d’Orient accomplissent un travail remarquable pour secourir des populations en grand danger » ; le second est André Bercoff, ancien reporter au Liban et président du Press-club de France, éditorialiste et écrivain bien connu, qui écrivait récemment dans Valeurs actuelles, à son retour d’un reportage en Syrie : « Les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient incarnent sur place le visage de la générosité française » !

Le consul de France à Erbil a prononcé un discours élogieux sur notre association lors de l’inauguration de notre école Saints-Benham-et-Sarah. A moins d’un complot extrêmement bien organisé, je ne pense pas que notre jeune structure ait pu tromper toutes ces personnes.

J’ai rencontré plusieurs fois Mgr Gollnisch pour qui j’ai le plus grand respect. Je me suis expliqué avec lui de notre conception de l’aide aux chrétiens d’Orient et j’ai eu des échanges passionnants sur sa connaissance des communautés chrétiennes orientales. Je n’ai pas eu l’impression qu’il me considérait comme un sous-chrétien parce que je travaille à l’Assemblée nationale. Je ne peux pas imaginer que les propos de la lettre de l’Œuvre d’Orient visent à nuire à plus de 400 jeunes catholiques français partis secourir leurs frères aînés dans la foi. Si des formulations malheureuses se trouvent effectivement dans cette lettre, j’imagine qu’elles sont le fait d’informations erronées, voire de calomnies, que certains cherchent à répandre à notre endroit.

Je suis un simple catholique, qui essaye de vivre sa foi au XXI ème siècle, et qui s’engage dans la Cité. Dans quelques jours, je serai le dernier des cinq dirigeants de SOS Chrétiens d’Orient à avoir un travail lié à la politique : c’est beaucoup moins que d’autres associations soutenues par l’Œuvre d’Orient ou par l’Eglise.

J’ai reçu des dizaines de messages de personnes indignées par cette lettre et je veux dire clairement que si, indéniablement, les propos tenus dans la communication de l’Œuvre d’Orient peuvent être blessants, cette œuvre d’Eglise fournit un travail fascinant et que pas un village chrétien du Proche-Orient n’a oublié par leur aide. Continuez à les aider !

Pour être tout à fait sincère, j’espère que La Croix s’intéressera à l’avenir à nos cinq écoles irakiennes, à nos centres médicaux, à nos activités auprès des familles isolées, ou simplement aux témoignage des clercs qui œuvrent avec nous au Proche-Orient. Je ne peux pas imaginer qu’un grand quotidien chrétien n’ait cherché là qu’à abîmer une association et deux de ses dirigeants.

Voici pour cette histoire de lettre. Un mot simplement sur des actions qui sont, elles, notoirement malveillantes.

J’appelle à la raison certains des commentateurs, pour le coup politiques, français. Nous agissons à Amman, à Kerbala, à Baghdad, à Bassorah, à Alep, dans le Nord du Liban. Ces zones sont tendues et la capacité d’intervention en sécurité dans de tels lieux nous demande un fin travail de réseau, de relations, d’appréhension du territoire. Que leur méconnaissance, voire leur haine, de notre action les aveugle est une chose. Qu’ils insultent, au mépris de la courtoisie et de la charité la plus élémentaire les dirigeants de SOS Chrétiens d’Orient, nous l’acceptons comme une fatalité devant leurs intérêts partisans. Qu’ils insinuent ou nous prêtent des propos ou des convictions QUI NE SONT PAS LES NOTRES, nous met gravement en danger quand nous intervenons dans ces lieux. J’accomplis mon travail de président en prévenant les risques et en m’assurant de la connaissance pointue de ces territoires par nos chefs de mission – connaissance qui intéresse d’ailleurs des experts autrement plus qualifiés que certains commentateurs. Aussi, il viendra un jour où l’inconscience de certains ignorants ne sera plus supportable et conduira à des réponses judiciaires regrettables mais nécessaires.

Mgr Gollnisch évoque aussi des donateurs qui s’étonnent de recevoir sans cesse de la "publicité agressive". Le nom de votre association a-t-il été choisi pour tenter de récupérer les donateurs de l'Œuvre d'Orient ?

Le nom de notre association a été choisi pour décrire notre action : aider, sur tous les plans, les communautés chrétiennes orientales qui souffrent de discriminations ou de persécutions au Proche-Orient. Je ne comprends pas la notion de « publicité agressive » et nous n’avons jamais fait d’envoi sur les fichiers de l’Œuvre d’orient. Il est vrai que nos donateurs reçoivent une information constante, afin qu’ils sachent parfaitement comment leurs dons sont utilisés, et quelle est l’action menée par nos volontaires. C’est bien le moins que nous puissions faire pour les 40 000 foyers qui nous font confiance !

D’un point de vue technique : plus de 20 000 personnes suivent notre page Facebook, 40 000 personnes nous font confiance pour le financement, nous sommes reçus dans des dizaines de paroisses, d’établissements. Notre action a été commentée à plusieurs reprises au 20h de TF1, dans le Parisien, Valeurs Actuelles nous a consacré de nombreux reportages. Je pense que chacun fait bien la distinction entre nos deux associations.

Je pense que les lecteurs du Salon Beige peuvent nous aider simplement en priant : la division est une blessure, l’unité une grâce, et la cause des chrétiens d’Orient mérite largement que nous dépassions tout cela.

Mgr Gollnisch vous reproche aussi d'avoir caricaturé les propos du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius en lui prêtant la phrase : « Le Front Al-Nosra fait du bon boulot », détournant celle-ci de son contexte. Que reprochez-vous exactement au ministre ?

Notre manière de considérer la politique française au Proche-Orient a le mérite de la clarté : est-ce que, oui ou non, elle sert les intérêts des communautés chrétiennes ? En Syrie, la réponse est communément admise et de nombreux chercheurs ont dénoncé notre politique absurde de soutien unilatéral à certaines factions de la rébellion. Nous avions d’ailleurs tellement raison que, peu à peu, la France change d’attitude et de politique. Et nous nous en réjouissons !

Les propos du ministre des affaires étrangères sur le Front Al-Nosra, tenus dans le Monde du 13 décembre 2012, sont insupportables. A Maaloula, ville chrétienne syrienne dont nous participons activement à la reconstruction, le Front Al-Nosra s’est comporté d’une manière infâme. C’est notre rôle que d’affirmer publiquement que de tels propos étaient indignes. Et c’est également notre rôle de saluer l’action de la France quand elle est excellente, je pense ici au Kurdistan irakien.

Il ne s’agit donc pas de caricature, mais d’une citation que certains voudraient oublier et qui est une tâche indéniable, voire un révélateur, sur certains errements de notre politique orientale. Vous imaginez facilement que ces errements ont de graves répercussions sur les communautés chrétiennes locales.

J’ajoute que nous prenons le parti de témoigner de ce que les chrétiens d’Orient nous disent, sans « décorer » leurs propos à la mode occidentale. Je ne vous cache pas que je n’ai pas rencontré beaucoup de chrétiens syriens particulièrement élogieux à l’endroit de Laurent Fabius.

Enfin, il me semble que vous avez passé Noël en Irak. Pouvez-vous nous dire quelques mots sur la situation sur place ?

SPour la troisième année consécutive, j’étais auprès des chrétiens d’Orient pour Noël (la première fois en Syrie, ensuite au Liban, et en Irak donc pour 2015), c’est toujours avec la même admiration que je rencontre des familles qui subsistent dans les pires difficultés et restent indéfectiblement attachées à leur foi.

Nous étions à Qaraqosh une semaine avant que les barbares de l’Etat islamique ne s’emparent de la plus grande ville chrétienne de la plaine de Ninive. Juste après sa chute, SOS Chrétiens d’orient, et notamment son secrétaire général, Arthur du Tertre, intervenaient en urgence. Nous avons passé le mois d’août à travailler au quotidien auprès des réfugiés dans la plus extrême urgence. Evidemment, quand je retourne à Erbil, je note des améliorations sur l’organisation des camps, la fourniture de nourritures et de produits de première nécessité, la reprise de l’école. Mais le problème fondamental reste le même.

C’est la question du sens, beaucoup nous disent : après un siècle de persécutions, de déplacements, de tensions, pourquoi rester en Irak ? Il faut continuer à les aider, à les entendre, à comprendre leur environnement, pour tout faire pour que la chrétienté ne disparaisse pas de la terre d’Abraham. Voilà un sujet grave et important !

Posté le 8 janvier 2016 à 13h56 par Michel Janva | Lien permanent

06 janvier 2016

10 janvier : concert de charité au profit des chrétiens d'Irak à Ste Odile (Paris XVIIe)

Concert EMH 10 janvier 2016

Posté le 6 janvier 2016 à 07h15 par Michel Janva | Lien permanent

28 décembre 2015

Irak : libération totale de Ramadi

Les forces irakiennes ont libéré aujourd'hui la ville de Ramadi, à l'ouest de Bagdad, a indiqué le commandement irakien des opérations.

La ville était aux mains de l'État islamique depuis le mois de mai dernier. Cette reprise constitue la plus importante victoire de l'armée régulière face aux djihadistes.

Posté le 28 décembre 2015 à 12h45 par Michel Janva | Lien permanent

22 décembre 2015

Irak : Ramadi libérée

Les forces irakiennes sont entrées dans le centre de la ville de Ramadi, ville contrôlée depuis mai par le groupe État islamique (EI). Le porte-parole des services de lutte antiterroriste irakiens, Sabah al-Nomane, indique :

« Nous sommes entrés dans le centre de Ramadi depuis plusieurs fronts et nous avons commencé à purger les quartiers résidentiels ». « La ville sera totalement purgée dans les 72 prochaines heures ».

Ramadi, situé à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad et chef-lieu de la vaste province d'Al-Anbar, avait été conquise en mai 2015 par l'EI, ce qui avait représenté une défaite cuisante pour l'armée.

Posté le 22 décembre 2015 à 14h51 par Michel Janva | Lien permanent

21 décembre 2015

Construction d'une église à Erbil en Irak

Lu sur l'Observatoire de la christianophobie :

Inauguration-eglise-foule-devant-5-novembre-2015"Grâce à l’aide financière conséquente apportée par Fraternité en Irak et ses donateurs français, une église “en dur”, a été inaugurée et dédicacée le 5 novembre dernier dans le grand camp de réfugiés chrétiens d’Ashti à Erbil dans la région autonome du Kurdistan irakien. Lancé en juillet dernier, le projet de construction de Notre-Dame-de-l’Annonciation (Sayedat al Bichara) a été pris en main par les réfugiés eux-mêmes, et il a abouti en moins de trois mois de travaux commencés le 15 août dernier« Cette église est un symbole de renaissance et d’espérance pour tous les chrétiens d’Irak, estime Faraj Benoît Camurat, président de Fraternité en IrakAlors que certains prédisaient leur fin, ils montrent au monde qu’ils sont vivants et qu’ils veulent continuer à vivre chez eux dans leur pays. »

Posté le 21 décembre 2015 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent

16 décembre 2015

La situation des chrétiens d'Irak devant la CEDH

De Gregor Puppinck dans Famille chrétienne :

"L’Aide à l'Église en détresse, SOS Chrétiens d’Orient et l’ECLJ (Centre Européen pour le Droit et la Justice) ont été autorisés par la Cour européenne des droits de l’homme à témoigner de la situation des chrétiens en Irak, à l’occasion d’une affaire introduite par un couple d’Irakiens catholiques contestant à Strasbourg le refus des autorités suédoises de leur accorder l’asile.

La Cour européenne doit juger si la situation en Irak permet ou non le renvoi de ce couple dans leur pays d’origine.

Pour éclairer la Cour, l’ECLJ s’est associé à deux organisations de terrain, l’Aide à l’Église en Détresse et SOS Chrétiens d’Orient, afin d’apporter des informations et témoignages récents et concrets, rendant compte de la complexité des situations locales. L’Aide à l’Église en Détresse et SOS Chrétiens d’Orient œuvrent en soutien aux communautés chrétiennes persécutées, afin notamment de les aider à demeurer dans leur pays.

Dans le mémoire remis à la Cour, ces organisations rappellent le véritable exode des chrétiens dans ce pays dont ils constituaient 10 % de la population il y a encore deux décennies. Depuis, ils ont été chassés par les attentats, les persécutions et surtout aujourd’hui par l’organisation de « l’État islamique ». Il ne reste tout simplement plus de chrétiens à Mossoul et depuis des années, des attentats meurtriers parsèment la vie des derniers chrétiens dans l’ensemble du pays.

Le mémoire contient aussi six témoignages récents de chrétiens vivants en Irak : ils racontent comment leur vie a été bouleversée, comment ils ont perdu des proches et leurs biens matériels, comment ils ont dû fuir devant l’avancée de l’islam radical, et comment l’Église constitue leur principal et ultime soutien.

L’ECLJ espère que ces observations permettront à la Cour de prendre la juste mesure de l’ampleur du désastre que vit ce pays et des conditions de vie des chrétiens qui y demeurent encore grâce notamment à l’aide d’organisations comme l’Aide à l’Église en Détresse et SOS Chrétiens d’Orient."

Posté le 16 décembre 2015 à 22h11 par Michel Janva | Lien permanent

A Bagdad, les chiites somment les chrétiennes de porter le voile "comme la Vierge"

La Croix rapporte une nouvelle attaque des musulmans chiites à l'encontre de la communauté chrétienne d'Irak, dénoncée avec inquiétude par le patriarche de Babylone des Chaldéens, Sa Béatitude Louis Sako : des affiches collées sur les églises et maisons dans les quartiers chrétiens de Bagdad, incitent les femmes à "imiter la Vierge Marie" en se couvrant la tête d'un voile.

A-Bagdad-les-chretiennes-sommees-de-porter-le-voile-comme-la-Vierge_article_main"Les affiches disent en substance : la Vierge était voilée, vous aussi portez le voile sinon nous vous y forcerons", explique Mgr Sako, qui pour la première fois se dit découragé par le harcèlement musulman à l'égard des chrétiens, qui finissent par fuir un pays devenu irrespirable.

"Nous disons aux chrétiens de rester dans leur pays, mais où et comment ? Chaque jour, ils inventent une nouvelle mesure. Ils ne nous laissent pas respirer", dénonce-t-il en référence à ce projet de loi sur l’interdiction de la vente d’alcool, activité généralement pratiquée par les chrétiens.[...]

Cette nouvelle mesure vexatoire inquiète Sa Béatitude Louis Sako : « Même les chiites veulent créer un État islamique débarrassé de ses minorités en Irak. C’est la preuve de l’influence de l’Iran ». « C’est un cancer », souffle-t-il, déçu que les responsables musulmans n’aient pas tiré « les conséquences des attentats de Paris et décidé d’éduquer enfin les jeunes à la créativité, à la vie, au progrès ».

« Les évêques en France et dans le monde doivent réagir », appelle-t-il. « Pas seulement en tenant un discours de courtoise mais en dénonçant le mal »."

Mais en France, silence radio : il ne faut pas faire d'amalgames. Comme quoi l'expérience des uns ne sert pas toujours aux autres, car ce que les uns nomment "cancer", les autres l'appellent "islam modéré".

Posté le 16 décembre 2015 à 09h40 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (14)

03 décembre 2015

Daesh : autopsie d'un monstre, ou la responsabilité de l'Arabie Saoudite et du Qatar

Une enquête très complète sur la fabrication du monstre Daesh, sur l’implication de pays comme l’Arabie Saoudite et le Qatar, l'importance de l'enjeu pétrolier. Une enquête signée Jacques Monin et Benoît Collombat. Le dossier peut être consulté ici.

 

Posté le 3 décembre 2015 à 12h28 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (7)

19 novembre 2015

Irak : les chrétiens ne veulent pas d’une “région autonome”

Unknown-75Lu dans Christianophobie Hebdo, la réaction du député chrétien au Parlement de Bagdad, Yonadam Kanna, qui repousse toute idée de création d’une “région autonome” pour les chrétiens irakiens. Le député épouse la position constante de S.B. Louis Raphaël Ier Sako, patriarche de Babylone :

« Comme chrétiens et représentants de l’électorat chrétien au Parlement irakien, nous n’avons jamais appelé à l’établissement d’une région autonome ni exigé de faire sécession de l’Irak [...]. Des partis, en Europe et en Amérique, dans le cadre de leurs stratégies visant à défendre les chrétiens d’Irak, ont exigé [...] qu’on accorde aux chrétiens irakiens une région autonome. Pour le dire autrement, ceux qui ont formulé de telles exigences sont des gens qui ne vivent pas en Irak, alors que nous, qui travaillons dur au Parlement, nous faisons nôtres les principes définis dans la constitution de l’Irak et nous proclamons l’importance de vivre comme partie d’une unique patrie qui rassemble les Irakiens de toutes sortes. Nous estimons, en outre, que ces appels à la création d’une région autonome sont de nature raciste et ne servent qu’à nous isoler les uns des autres. »

Posté le 19 novembre 2015 à 07h36 par Michel Janva | Lien permanent

09 novembre 2015

Manifestation contre la charia en Irak

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Demain 10 novembre aura lieu, sur le parvis de l’église chaldéenne Saint-Georges, à Bagdad, une manifestation à l’appel du patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, afin de protester contre la loi qui dispose que les enfants deviennent automatiquement musulmans quand l’un des deux conjoints se convertit à l’islam. Autrement dit les enfants d’une chrétienne qui se marie avec un musulman doivent devenir musulmans, ce qui est tout simplement un élément de la charia, mais contraire à la Constitution laïque de l’Irak. Le patriarche réaffirme que cette loi est une blessure dans l’unité du peuple irakien, et il en appelle au président, Fouad Massoum, pour que la loi soit modifiée. Sinon, un recours devant les tribunaux et les instances internationales de protection des droits fondamentaux est déjà prêt.

Le 27 octobre, le Parlement avait rejeté à une large majorité une proposition de modification de la loi avancée par les représentants chrétiens : il était demandé de stipuler qu’en cas de conversion à l’islam de l’un des parents, les mineurs demeurent dans leur religion d’origine jusqu’à leur majorité.

Le 4 novembre il y avait déjà eu une manifestation à Erbil au Kurdistan (où sont réfugiés la plupart des chrétiens de la plaine de Ninive), devant le bâtiment de l’ONU. Avec les chrétiens il y avait aussi des yazidis, des mandéens et des sabéens. Une délégation avait été reçue par des fonctionnaires de l’ONU, auxquels avait été remis un mémorandum sur le caractère anticonstitutionnel de la loi. Les fonctionnaires de l’ONU avaient promis d’exercer des pressions sur le Parlement irakien."

Posté le 9 novembre 2015 à 22h56 par Michel Janva | Lien permanent

Irak : une région autonome pour les chrétiens ?

Lu dans La Lettre de l'Expansion :

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Posté le 9 novembre 2015 à 14h55 par Michel Janva | Lien permanent

05 novembre 2015

Une commémoration juste et utile, mais sans médias ni gouvernants

Cet article lu sur Boulevard Voltaire revient sur une commémoration passée inaperçue des journalistes et des politiques : celle du massacre de 58 chrétiens irakiens pendant la messe, en 2010, par des islamistes voulant éradiquer le christianisme en Irak.

Chretiens-orient

"Ce samedi 31 octobre à 17 h 00, en la petite église Saint-François-de-Sales de la rue Brémontier du XVIIe arrondissement de Paris, il n’y avait pas de journalistes. Il n’y avait pas non plus de membres du gouvernement. Pourtant, il y avait du monde, beaucoup de monde, cinq ans plus tôt, dans une autre église, celle de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours à Bagdad : deux centaines de fidèles ; 78 d’entre eux ont été blessés, 58 d’entre eux ont été assassinés, en pleine messe. Pour eux, la paroisse parisienne a organisé une commémoration de la prise d’assaut de la cathédrale syriaque catholique de la capitale irakienne, en présence de son recteur émérite Monseigneur Raphaël Kuteimi.

Le 31 octobre 2010, pendant la messe, des terroristes ceinturés d’explosifs, se revendiquant d’Al-Qaïda, ont attaqué le lieu sacré. Ils ont fait irruption, ils n’ont rien demandé, ils ont tiré. Ils ont tué, il faut le répéter, 58 personnes dont les deux jeunes vicaires, le père Wasim Sabieh, âgé tout juste de 28 ans, et le père Thaier Saad Abdal, qui célébrait la cérémonie. Le père Thaier, 32 ans, s’est adressé aux terroristes : « Tuez-moi, mais épargnez cette famille qui a des enfants ! » Il s’est interposé, transformant son propre corps en bouclier. Il a été abattu à bout portant. Les islamistes ont massacré, 5 heures durant, des hommes, des femmes, des bébés de 3 ans.

Pourquoi ? Parce que c’étaient des chrétiens. C’est inimaginable mais c’est la vérité ; il y a des individus, salafistes pour la plupart, qui ne veulent plus de chrétiens en Irak. Que veulent-ils, alors ? Les faire disparaître, définitivement.

Pourtant, ce pays a reçu la Bonne Nouvelle dès le Ier siècle, par saint Thomas, vous savez, l’incrédule, celui qui ne croit que ce qu’il voit. Les chrétiens sont donc chez eux en Irak. C’est la terre de leurs pères, de leurs ancêtres. L’islam n’est arrivé que bien plus tard, des siècles plus tard. [...]

La réalité tragique de nos frères d’Orient laisse, en France, honteusement indifférent. Pour preuve : la presse a gardé au sujet de cette commémoration un silence insupportable. Quant au gouvernement, toujours prompt à se répandre en larmoiements et à organiser des cérémonies pour le devoir de mémoire, il n’a fait, à ma connaissance, aucune déclaration. Il devrait pourtant avoir toujours à l’esprit que le fanatisme musulman a voué aussi notre France, cette mécréante, à la mort."

Notre France, Fille aînée de l'Eglise, cette apostate...

Posté le 5 novembre 2015 à 08h46 par Marie Bethanie | Lien permanent

26 octobre 2015

Essor de l'Etat islamique : Tony Blair se confesse

Tony Blair a reconnu une part de responsabilité dans la situation actuelle en Irak et en Syrie. Jusqu'à présent, l'ancien premier ministre avait toujours défendu la légitimité de l'invasion de l'Irak par les troupes britanniques aux côtés des Américains en 2003. Sur CNN hier, il a présenté des excuses partielles pour les conséquences de cette décision et reconnaît le lien entre l'invasion de l'Irak et l'essor de l'Etat islamique.

Images-5«Bien sûr on ne peut pas dire que ceux d'entre nous qui ont renversé Saddam Hussein en 2003 n'ont pas de responsabilité dans la situation en 2015».

«Je présente mes excuses pour le fait que les informations que nous avons reçues étaient fausses. Je m'excuse aussi pour certaines des erreurs dans la planification et, évidemment, pour notre erreur à comprendre ce qui se passerait après le renversement du régime».

L'effondrement du régime avait entraîné une vague de terrorisme sous la houlette d'Al-Qaida, qui a conduit ensuite à la proclamation du califat de Daech sur une partie du territoire de l'Irak et de la Syrie en 2014. 

L'ancien premier ministre ne peut se déplacer sans protection policière, constamment pourchassé par des militants qui l'accusent de crimes de guerre et demandent sa traduction en justice. 

A quand le mea culpa public de Nicolas Sarkozy à propos des conséquences de l'intervention française en Libye ?

Posté le 26 octobre 2015 à 07h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

24 octobre 2015

30 octobre : conférence du curé de Karakosh à Compiègne

Le Père Ignatius Offy, dernier Curé de Karakosh (50.000 habitants), qui était la plus grande ville chrétienne du nord de l'Irak dans la province de Ninive, envahie par les djihadistes le jeudi 7 août 2014, donnera une conférence le vendredi 30 octobre 2015 à 20 heures.

Eglise Saint Paul des Sablons 2, avenue de Huy 60200 Compiègne.

En partenariat avec les associations : A.R.P.O. (Accueil des Réfugiés du Proche Orient) et Le LIEN.

Posté le 24 octobre 2015 à 09h27 par Michel Janva | Lien permanent

23 octobre 2015

« Dommage que Daesh ne vous aient pas tous exterminés »

Le père Emad Yelda Ekleemes, vicaire du patriarche Syriaque catholique pour le sud de l’Irak et le Golfe arabique, est interrogé dans Christianophobie Hebdo :

"[...] Quelle est aujourd’hui la situation pour vous et vos paroissiens ?

À Bassorah où je suis désormais, dans le sud de l’Irak, les chrétiens sont une petite minorité : 300 familles catholiques (syriaques et chaldéens), ainsi qu’une centaine de familles orthodoxes (syriaques et arméniens), éparpillées au coeur de l’un des bastions chiites du pays. La situation est extrêmement difficile à plusieurs égards. Tout d’abord, les propriétés de l’Église sont constamment menacées. Je dois veiller à me rendre au quotidien dans chacune des salles, sur chacun des terrains ou cimetières de ma paroisse sous peine de les retrouver occupés ou transformés en déchetterie, voire pire. La justice locale refuse systématiquement d’intervenir en notre faveur, en cas de différend entre un chrétien et un musulman. Les chrétiens ne survivent bien souvent que de la vente de boissons alcoolisées, activité légale en Irak mais réprimée de facto par les milices chiites. Notre église se trouve dans le quartier commerçant de la ville : les fidèles n’osent plus venir aux célébrations par peur du harcèlement des commerçants qui n’hésitent pas à être physiquement entreprenants avec leurs femmes ou leurs filles. Mes fidèles se sont entendu dire plusieurs fois : « Dommage que Daesh ne vous aient pas tous exterminés. » J’ai moi-même reçu les mêmes insultes pour avoir refusé l’usage de mes toilettes à un groupe de commerçants entrés chez moi sans y être invités. Chaque geste du quotidien induit une crainte ou une incertitude profonde. Certaines femmes en viennent à se voiler par peur, les hommes craignent pour leur vie à chaque déplacement en ville. Chaque geste des chrétiens est épié : on cherche l’excuse qui permettra de les passer à tabac ou de les humilier (une gorgée d’eau en public pendant le ramadan, un sourire lors d’une célébration en la mémoire d’Hussein…)."

Posté le 23 octobre 2015 à 10h42 par Michel Janva | Lien permanent

11 octobre 2015

"Dans l’islam, il n’y a pas de notion de péché, pas d’exercice de la conscience individuelle"

Sans-titreMgr Petros Mouché est l’archevêque syriaque catholique de Mossoul, Qaraqosh et du Kurdistan irakien. Il est réfugié, avec une grande partie de ses diocésains (8000 familles sur 12 000), dans la banlieue d’Erbil, ville du Kurdistan irakien. Il dit (Aleteia) :

"« J’ai peur de la dispersion, explique-t-il. Nos coutumes, issues de 2 000 ans de traditions pourraient disparaître en une génération ».[...] « Les Kurdes nous protègent pour le moment, les chrétiens sont les bienvenus chez eux parce qu’ils savent que nous sommes non violents, honnêtes et travailleurs. Mais nos voisins en Irak pensaient la même chose de nous avant… Tout peut changer très vite ! »[...] « Au Kurdistan, explique-t-il, il y a des extrémistes pires que ceux que nous avons côtoyés en Irak. »[...]

« Nous sommes partis en pensant rentrer le lendemain », se souvient Mgr Mouché. Il n’a pratiquement rien emporté, lors de la fuite éperdue des chrétiens de Qaraqosh devant les djihadistes de l’État islamique (Daesh). Le 17 juillet 2014, un mois après la prise de Mossoul par Daesh, il était contacté par un représentant de ce pseudo califat qui lui proposait de se rendre à une réunion de responsables religieux à Mossoul. L’archevêque a refusé, mais le lendemain, un communiqué de Daesh annonçait fièrement qu’il s’était rendu à la « réunion » et avait accepté les conditions qu’on lui proposait, à savoir se convertir, payer la taxe ou mourir.

Puis dans la nuit du 6 au 7 août les forces kurdes reculèrent et Daesh a envahi la plaine de Ninive, prenant Qaraqosh la plus grande ville chrétienne d’Irak avec environ 50 000 habitants. Tous les chrétiens ont fui, craignant d’être réduits en esclavage. Des soupçons confirmés par un coup de téléphone reçu par l’archevêque peu après sa fuite. Au bout du fil on lui dit : « C’est dommage que vous soyez partis. Vos femmes et vos filles sont jolies ».[...]

Mais le mal est bien plus profond que l’intrusion ponctuelle de Daesh, selon l’évêque. « Dans l’islam, il n’y a pas de notion de péché, pas d’exercice de la conscience individuelle, il y a le permis et l’interdit. Déjà, il y a 50 ans, il est arrivé que des musulmans que nous avions accueillis, logés, nous volent le lendemain, parce qu’ils pensaient qu’il était permis de voler des chrétiens. Je me souviens de l’affaire d’une poule, volée de cette façon, par un homme qui avait partagé le pain avec une famille chrétienne. Le lendemain, l’imam Omar el Aqui m’assurait qu’il se débrouillerait pour que la poule soit rendue. J’ai répondu : ‘Peu importe la poule, gardez-la ! Ce que je voudrais c’est qu’il y ait de l’amour et du respect entre nous’. »

Parmi les musulmans, il y a des gens qui sont honnêtes, « il y a même des héros qui sont morts pour défendre les chrétiens, mais ce sont des gens qui écoutent leur conscience, pas leur religion. Elle peut être manipulée par le premier mollah venu, qui expliquera qu’il est ‘hallal’ de déposséder un chrétien de ses biens ! ».[...]

Conscient de l’importance du lien de ses paroissiens, il a peur que ceux qui partent se retrouvent isolés, perdus. Si le retour en Irak se révélait impossible, il faudrait que les réfugiés puissent être reçus en groupe, et pas séparément : « Recevoir un membre de la communauté seul, c’est amputer la communauté. Nous avons besoin de nous retrouver, de vivre ensemble pour que vivent nos traditions ». Pour le moment, cette communauté demeure vivace malgré l’exil : depuis sa fuite, selon l’évêque, elle a célébré 420 mariages, 550 premières communions et 660 baptêmes !"

"Dans l’islam, il n’y a pas de notion de péché, pas d’exercice de la conscience individuelle" : tout est dit.

Posté le 11 octobre 2015 à 09h47 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (5)

03 octobre 2015

6 octobre à Angers : Conférence de Mgr Yohanna Petros Mouché, archevêque de Mossoul

MMardi 6 Octobre, à la cathédrale Saint Maurice d'Angers à 20h30. Entrée Libre.

Mardi 6 Octobre aura lieu, à la cathédrale Saint Maurice d'Angers à 20h30, une conférence exceptionnelle de Monseigneur Petros Mouché, organisée par l'association Fraternité en Irak, qui oeuvre depuis 2010 en faveur des minorités irakiennes persécutées.

Archevêque syriaque-catholique de Mossoul contraint à l'exil vers Erbil durant l'été 2014, Mgr Mouché n'a de cesse d'agir pour la protection des populations déplacées depuis lors, tant sur le plan humain et spirituel que sur le plan politique en Irak et à l'international. Il témoignera sur le thème suivant : Quel avenir pour les chrétiens réfugiés de la Plaine de Ninive.

Il témoignera sur le thème suivant : Quel avenir pour les chrétiens réfugiés de la Plaine de Ninive ?

Posté le 3 octobre 2015 à 07h20 par Michel Janva | Lien permanent

25 septembre 2015

"Julien, témoin des crimes de Daech"

La première partie d'un reportage de réinformation, par TVLibertés :

 

Posté le 25 septembre 2015 à 15h00 par Marie Bethanie | Lien permanent

20 septembre 2015

Un dominicain irakien : "Ce que l’Occident propose est stupide et naïf"

Dominicain exilé en France depuis 25 ans, le père Ephrem Azar revient d’un voyage en Irak, son pays d’origine. Il déclare :

EphremAzar1"Ce que l’Occident propose aujourd’hui est complètement stupide et naïf. Il ne faut pas entrer dans la pitié dangereuse et dans la sensiblerie des gens. C’est vrai, le peuple français est très généreux, j’en suis témoin, et les gens vont ouvrir leurs portes. Mais est-ce une solution ?"

"Il faut avoir du discernement et comprendre les causes de cette crise, notamment en Syrie et en Irak. Sur place, nous avons en face de nous Daech et d’autres islamistes qui vont dire : ‘Puisque l’Occident chrétien vous accueille, allez-y. Ils vous ouvrent les bras, allez-y… et ce pays n’est plus le vôtre. Il y a aussi un appauvrissement total de ce pays, parce que ceux qui partent, ce ne sont pas seulement malportants et les pauvres, c’est aussi toute la richesse intellectuelle, sociale, qui avait beaucoup de talent et de qualifications".

Comment éviter le départ massif vers l’Occident ? Selon Ephrem Azar, il faut d’abord commencer par "favoriser la dignité" là où c’est possible, notamment dans les camps en Jordanie et au Liban voisins, et en Irak. "Il faut créer des écoles, des dispensaires, un orphelinat et des emplois sur place", explique-t-il.

Ceux qui ont créé ce chaos, que ce soient les Américains et les Européens, doivent "remanier leur politique aujourd’hui sur le terrain".

Posté le 20 septembre 2015 à 18h30 par Michel Janva | Lien permanent

08 septembre 2015

Conférence de Paris sur le Moyen-Orient : une réunion pour rien ?

Patrick Karam est docteur en science politique et président de la Coordination des chrétiens d’Orient en danger (CHREDO), et il était interrogé aujourd'hui par Marianne. Pour lui, "la conférence intergouvernementale de Paris sur les "victimes des violences ethniques et religieuses du Moyen-Orient" est "ambitieuse", mais elle "ne traite pas de sujets essentiels". Que manquera-t-il à cette conférence ?

"1) Cette conférence n’aborde pas ce qui devrait être la priorité absolue : gagner la guerre

[...]Nos gouvernements doivent absolument se ressaisir et revoir radicalement leurs priorités, afin de détruire au plus vite les fabriques de terroristes qui déstabilisent l’Orient, menacent l’Afrique, poussent des vagues de réfugiés vers l’Europe et qui endoctrinent par milliers des Français et des Occidentaux en nous exposant à des actions sur notre sol.

Nous devons, dans cet objectif, monter une large coalition internationale, à laquelle devraient adhérer des pays réticents ou spectateurs, coalition capable de se projeter militairement sur le terrain, au sol, en Irak, en Syrie, en Libye et de nouer des alliances conjoncturelles même contre-nature dans ce seul but.

2) L’aide humanitaire est réservée aux minorités

Cette conférence aborde la question humanitaire sous l’angle de l’aide d’urgence aux victimes ethniques et religieuses. Il faut regretter qu’elle ne soit pas élargie à toutes les victimes.

Il est contreproductif et inhumain de faire le tri entre les bons réfugiés, ceux que nous aiderions sur le terrain, et les autres qui seraient condamnés à fuir en Europe au péril de leur vie.[...]

La vraie priorité est de tout mettre en œuvre pour maintenir les populations dans la zone Car le départ de populations, notamment syriennes, éduquées et formées, est une fuite dramatique des cerveaux qui vident les pays de leurs élites, les appauvrissent et empêcheront toute reconstruction et tout développement économique une fois la paix revenue.

3) Il n’est pas prévu la création d’un fonds spécifique d’aide pour la reconstruction alimenté par une conférence de donateurs

[...]Les déplacés ou les réfugiés ne reviendront pas dans leur village, si on ne s’engage pas à les aider matériellement à se réinstaller en prévoyant la création d’un fonds spécifique d’aide notamment destiné aux chrétiens, pour la reconstruction des maisons, des hôpitaux, des écoles mais aussi des églises qui sont des lieux de vie indispensable de solidarité, de culture et d’identité.

4) Le volet judiciaire ne mentionne pas la saisine de la CPI et les poursuites contre les Etats complices

Le volet judiciaire prévu par les organisateurs pour mettre fin à l’impunité des « personnes » ayant commis des crimes contre les populations aura un impact important à condition d’obtenir la saisine de la Cour pénale internationale par le Conseil de sécurité des Nations unies ou, à défaut, de soutenir concrètement la plainte déposée en septembre 2014 par la CHREDO devant la Cour pénale internationale et qui est à l'instruction.

Ainsi les Français, les Européens et les autres ressortissants étrangers qui vont rejoindre les islamistes sauront qu’ils participent à un génocide et à un crime contre l’humanité et qu’ils seront poursuivis et châtiés en cette qualité.

De plus, la conférence ne prévoit pas de poursuivre les Etats complices et de mettre fin à leur impunité. Au-delà des simples personnes physiques qui sont seules à être ciblées par la conférence de Paris, il est nécessaire de viser aussi les Etats qui jouent double jeu. Ils doivent craindre des poursuites pour complicité. On pense bien sûr à certains Etats du Golfe. Mais il faut aussi avoir en mémoire le rôle funeste de la Turquie, pour laquelle le quotidien turc Cumhuriyet avait publié fin mai 2015 des photos et une vidéo qui prouvent la livraison d'armes aux rebelles extrémistes syriens début 2014.[...]

La Turquie bénéficie de l'aide financière européenne (6 milliards d'euros de 2002 à 2013 en aide à la préadhésion). La France pourrait peser sur l’Union européenne afin de suspendre tous les financements accordés à la Turquie et obliger les pays concernés à clarifier leur position en donnant la preuve de leur engagement total contre les extrémistes. Mais il est clair que la Turquie n’a pas sa place à la conférence de Paris qui lui servira de tribune pour se dédouaner et regagner une crédibilité internationale alors qu’elle continue son double jeu.

5) Cette conférence nie la spécificité des chrétiens d’Orient

Malgré le contexte de persécution et d’accélération de l’exode des chrétiens d’Orient qui ne sont plus que 3% alors qu’ils représentaient dans les années 1950 entre 15 et 20% des populations d’Orient, cette conférence sacrifie au « politiquement correct » au détriment de la réalité du terrain, puisque son libellé, « les victimes des violences ethniques et religieuses », ne vise pas explicitement le génocide des chrétiens. Leur spécificité est niée puisqu’ils sont présentés comme des « victimes » parmi d’autres de simples « violences » et pas de crimes contre l’humanité ou de génocide. [...]

A la différence d’autres communautés, les chrétiens d’Orient n’ont pas de territoire sanctuaire où ils pourraient se réfugier, ils n'ont pas d'armée pour les défendre, ils n'ont pas de partis politiques pour porter leurs intérêts (sauf au Liban) et ils n'ont pas non plus de protecteurs internationaux.[...]

Cette occasion manquée aurait pu être un formidable moyen de sensibiliser les pays arabes et les populations musulmanes car la question des chrétiens en Orient est d’abord leur question avant d’être celle de l’Occident.

Toutes ces réserves, et notamment l’absence de volet stratégique qui remettrait l’ordre dans nos priorités et nos décisions, laissent craindre que cette conférence servira à nourrir notre bonne conscience et à nous donner l’illusion d’agir sans rien changer sur le terrain. Dans ce cas, nous aurons à subir et pour longtemps encore les conséquences terribles de notre inertie."

Posté le 8 septembre 2015 à 18h59 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

07 septembre 2015

Contre Daesh, il faut aider la Syrie, l'Iran et l'Irak

Le général Jean-Bernard Pinatel (II° section) tient le blog Géopolitique et géostratégie. Il répond au Figarovox :

Jean-Bernard-PINATEL"La France ne doit pas intervenir au sol en Syrie. Nous devons en revanche fournir un appui logistique, technique et financier à ceux qui combattent déjà Daech sur le terrain, comme le font les Russes. Il faut aider les trois pays en première ligne: l'armée syrienne loyaliste, l'Iran et l'Irak. Oui, il s'agit de dictateurs ou de milices mais ils représentent un moindre mal par rapport au mal absolu qu'incarne Daech. D'ailleurs, en laissant entendre qu'il veut combattre Daech en Syrie, c'est le revirement politique auquel Hollande s'est résolu.

Jusqu'alors la France avait choisi de déstabiliser Assad tout en combattant Daech via des frappes aériennes en Irak. Or on ne peut pas jouer sur ces deux tableaux. Il est temps d'abandonner le rêve du Printemps arabe, le rêve d'imposer la démocratie par les armes en faisant tomber Assad. Il doit être notre ami provisoire car il est aussi l'ennemi de notre ennemi absolu. Sur le terrain, les militaires connaissent leur travail. La France doit aider les Etats syriens et irakiens en leur fournissant les systèmes d'armes, le renseignement, la logistique et la formation dont ils ont besoin. Il faut également améliorer l'efficacité des frappes aériennes en envoyant en première ligne des forces spéciales pour guider les tirs et éviter autant que faire se peut de tuer les civils dont Daech se sert comme bouclier. Evidemment cette action doit être coordonnée avec tous les acteurs intervenant sur ce théatre d'opérations y compris l'Iran et la Russie. De plus, il faut empêcher Daech de renouveler ses ressources. [...]

Posté le 7 septembre 2015 à 07h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

17 août 2015

Chrétiens d'Irak : des vies en exil

Une vidéo KTO TV :

 

Posté le 17 août 2015 à 08h33 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 août 2015

Un an après la tragédie de Mossoul et de la plaine de Ninive

Le Patriarche Louis Raphael Sako, Président de l’Assemblée des Évêques catholiques d’Iraq, a lancé un vibrant appel aux membres du gouvernement irakien et au parlement :

S"Un an après leur exode, les Chrétiens et les Yézidis vivent toujours dans des conditions physiques, psychologiques et sociales difficiles dans les camps, étant donné que leur terre est occupée et que leur culture est menacée d’extinction, avec la réalité de milliers de Musulmans irakiens morts et plus de trois millions de réfugiés, ainsi que des infrastructures quasiment détruites.

Les groupes extrémistes qui portent des habits religieux et font usage de la violence pour étendre leur pouvoir et leur idéologie sont un danger pour tous. Aussi, tous les politiciens et les membres du gouvernement devraient s’engager à entamer un dialogue approfondi et à développer des initiatives pour la réconciliation, le rétablissement de la confiance, ainsi que les relations de coopération pour la paix, car les opérations militaires seules ne sont pas suffisantes.

Cette réconciliation nationale devrait prendre racine sur certains principes fondamentaux très humains et structurels, car aucun projet sérieux, particulièrement un projet moral de réconciliation nationale ne peut aboutir, si nous n’avons pas une idée claire pour notre pays, un modèle pour l’État que nous prévoyons de construire, et un mécanisme efficace pour exécuter ce modèle.

Nos situations sont tragiques et les conflits font rage. Ce n’est un secret pour personne qu’il existe des forces qui souhaitent que cela se prolonge jusqu’à ce que tout explose !

Le danger et ses implications pourraient unir les fils et les filles de notre patrie ! La réconciliation reste l’unique option pour notre citoyenneté commune.

Le travail de réconciliation nationale est la base de tout. Il est la condition essentielle pour mettre fin aux conflits et pour restaurer la cohésion du tissu national. Cette réconciliation doit être initiée dans la franchise et la reconsidération de notre marche commune dans l’histoire. Cela commence par nous-mêmes, se transmet à nos frères et soeurs, et touche notre relation à Dieu.

La réconciliation avec nous-mêmes est l' effort le plus profond pour accorder notre comportement extérieur avec nos convictions intérieures les plus honnêtes, sans oublier notre désir d’unité et d’harmonie.

La réconciliation avec nos frères et soeurs est basée sur la vision de l’autre comme un partenaire, et non pas un adversaire. Nous devons nous efforcer de construire une relation réelle et honnête avec l’autre par la compréhension, la reconnaissance, l’acceptation de l’autre, sans chercher à posséder ses biens ou à l’éliminer.

Qui plus est, nous devons sérieusement réfléchir sur la manière d’ouvrir les portes closes, d’abattre les murs, et de surmonter les barrières psychologiques, afin que nous nous regardions les uns les autres comme des personnes libres et responsables, dans le respect pour la diversité et les différences d’opinion. Ainsi, nous deviendrons plus forts et unis contre les forces qui essaient de nous diviser et de nous éloigner les uns des autres.

Le pouvoir n’est pas seulement le leadership, l’exclusivité, la supériorité et la possession ; son objectif est de servir les hommes et leur bien commun, surtout pour ceux qui sont abandonnés et opprimés.

La réconciliation avec Dieu est une relation personnelle et sociale qui ne peut être atteinte qu’à travers la réconciliation avec nous-mêmes et avec nos frères et soeurs. Cette relation proche et pleine de respect avec Dieu nous permet d'atteindre la plénitude dans nos relations avec les autres. Il en découle un amour sans fin pour eux, une amitié, et le désir d’une société meilleure faite d’un dialogue ouvert et d’une coopération intense.
La base véritable de toute réconciliation est la loyauté envers l’Irak – la patrie unie de tout le peuple, et non pas seulement de groupes ou d’individus.

Pour ce qui est des oppositions que l’on retrouve au sein du peuple, elles sont un phénomène sain si nous apprenons ensemble à les reconnaître d’une manière civilisée basée sur le dialogue, la négociation et la priorité donnée au bien commun. Ces oppositions sont parties intégrantes de notre richesse culturelle et de notre tradition sociale, bien que parfois difficiles mais fondamentalement humaines, elles forment un lieu de rencontres épanouissant où la vie se déroule pleinement dans le respect de l’autre, au milieu même de nos différences.

La réconciliation impose d'assumer ses responsabilités avec détermination et confiance, avec dévouement, sagesse et vision, et de faire des concessions pour établir la paix, la stabilité et la prospérité dans le pays pour le bien-être de son peuple. Notre force aujourd’hui est dans la force de notre économie et non pas dans le pouvoir de notre arsenal militaire. Notre économie devrait contribuer au démantèlement de la militarisation excessive !

La réconciliation nationale et politique est un choix essentiel dans les circonstances actuelles, et requiert un examen des institutions existantes et de leur pertinence pour notre époque. Nous avons besoin de trouver de nouvelles organisations, basées sur des conceptions plus adaptées et plus efficaces pour un État civil moderne et fort, durable et en phase avec les idéaux réalistes de son peuple. Un tel État ne devrait pas seulement être
indestructible, mais aussi vivant, confiant et attentif aux États voisins et à la communauté des nations.

-Promouvoir une bonne économie réduisant le chômage et la pauvreté, construire une infrastructure solide, dispenser des aides utiles aux citoyens et contribuer à la stabilité nationale. C’est leur rêve.

- Une nouvelle éducation et un nouveau mode opératoire positif parce que c’est à travers la conscience et l’éducation que l’on élimine les idées extrémistes qui engendre la haine et la violence.

- Rétablir le rôle de la classe moyenne, ce qui est d’une extrême importance, parce que c'est la clé de toute mobilité économique et sociale.

- Le discours religieux doit conserver son rôle courageux et prophétique dans la défense des droits du peuple et la définition de ses responsabilités. Par son rôle prophétique, nous voulons dire que la parole religieuse des autorités devrait contribuer au développement et à la stabilité de la société, et la diriger vers les valeurs les plus élevées.

- Le gouvernement irakien doit promulguer une loi criminalisant les activités liées à la profanation de la religion et de ses lieux saints, ainsi que les formes de discrimination, la diffusion de la haine et de la division, à travers différentes formes d’expression.

Enfin, le désir d’une réconciliation nationale réelle est urgent pour parvenir à une paix durable et permettre aux personnes déplacées de retrouver leurs maisons, leurs champs, leurs villes et leurs occupations. Ce dont nous avons besoin pour atteindre cette réconciliation, c’est du courage et de l’audace d’une volonté politique nationale et morale pour sauver le pays et son peuple."

Posté le 10 août 2015 à 15h47 par Michel Janva | Lien permanent

06 août 2015

Le Pape dénonce les "persécutions inhumaines" envers les Chrétiens d'Orient, et le "silence de tous"

Lu ici :

"Il y a un an, dans la nuit du 6 au 7 août 2014, 120 000 chrétiens étaient chassés de leur foyer ancestral, la plaine de Ninive en Irak. Les troupes djihadistes de l’Etat islamique venaient de mener une offensive foudroyante les contraignant à l’exode."

Pour marquer ce terrible anniversaire, le Pape a écrit au  vicaire du patriarche latin de Jérusalem pour la Jordanie, Mgr Maroun Laham, afin de l'assurer de sa proximité envers les chrétiens irakiens réfugiés en Jordanie.

"Le Saint-Père déplore avec force le « silence de tous » face à la persécution de nombreux chrétiens, « victimes du fanatisme et de l’intolérance », « un crime inacceptable ». Il demande à la communauté internationale de ne pas rester « muette et inerte ». L’Église, assure le Pape François, n’abandonne pas ses fils exilés en raison de leur foi : « qu’ils sachent qu’une prière quotidienne s’élève pour eux, en plus de la reconnaissance pour le témoignage qu’ils nous offrent ».[...]

François remercie tous ceux qui leur viennent en aide et appelle, une fois encore, la communauté internationale à agir face à cette situation dramatique. « À plusieurs reprises, rappelle-t-il, je me suis fait l’écho des persécutions atroces, inhumaines et inexplicables de ceux, les chrétiens en particulier, qui sont victimes du fanatisme et de l’intolérance dans le silence général. Ils sont les martyrs de notre temps, humiliés et discriminés en raison de leur fidélité à l’Évangile »."

Le message du Pape a été confié au secrétaire de la conférence épiscopale italienne, Mgr Nunzio Galantino, qui se rend en Jordanie "pour accompagner l'aide fournie par l'Eglise italienne aux religieux de ce pays venant en aide aux réfugiés."

Posté le 6 août 2015 à 17h35 par Marie Bethanie | Lien permanent

30 juillet 2015

«Dwekh Nawsha», la milice chrétienne qui envoie des Français contre l'Etat islamique

Logo_of_the_Dwekh_Nawsha_Militia« Dwekh Nawsha » signifie « futurs martyrs » en araméen. C'est une organisation en pleine expansion, lancée mi-mai 2014 en Irak, qui a compté dans ses rangs des vétérans américains et britanniques. Son objectif: défendre les chrétiens. En France, le groupe est né au lendemain des attentats de janvier. 

Le site internet assure : 

« De plus en plus de Français se renseignent sur les moyens de se rendre en Syrie et surtout en Irak combattre les extrémistes, notamment les miliciens ultraradicaux du groupe Etat islamique ». 

Les futurs soldats sont des volontaires non rémunérés. La campagne de recrutement a payé.

« Un groupe d’une quinzaine d’éclaireurs seront en tête de pont. Ce sont principalement des anciens de l’armée, âgés de 25 à 45 ans. Nos contacts avec les Assyro-Chaldéens sont réguliers et se passent bien. Vous savez, pour l’instant, ils restent assez méfiants vis-à-vis des Français, qu’ils considèrent être plus proches des djihadistes… » 

Le dossier de quelque 200 réservistes est actuellement à l’étude. 

"Les profils sont sérieux : nous recherchons d’abord la motivation, la maturité, des personnes avec un casier judiciaire vierge et… si cette personne est un ex-militaire, c’est encore mieux ». 

Cette milice manque d'instructeurs pour former ses combattants. Un ancien militaire français témoignait en avril :

"Le membre de la milice avec lequel je suis en contact m'a demandé de lui retranscrire mes motivations, pour juger de mon état psychologique en quelques sortes. Puis on m'a demandé mes compétences pour intégrer la milice. J'ai été accepté grâce à mon expérience des armes, par mon passage dans l'armée française. La milice cherche du personnel expérimenté, mais pas seulement dans le maniement des armes. Des personnes travaillant dans le domaine médical ou encore le génie civil sont également recherchées. Certains membres n'ont donc aucune expérience des armes avant de se rendre en Irak."

Posté le 30 juillet 2015 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent

29 juillet 2015

L'activité estivale de SOS chrétiens d'Orient

Petit bilan de l'activité de SOS Chrétiens d'Orient par Le Rouge et Le Noir :

  • Cet été, plus de 90 volontaires s’engagent dans différentes missions en Irak, en Syrie « Ensemble avec les enfants de Syrie », et au Liban « Ensemble avec les enfants du Liban ».
  • 50 d’entre eux se relaieront pendant les mois de juillet et août, au Kurdistan irakien en rejoignant la mission permanente « Mission Irak 2015 ».
  • 20 volontaires en Syrie, dans différentes villes.
  • Missions : évaluer les besoins des réfugiés, apporter de la nourriture et des médicaments, bâtir et agrandir des écoles,fournir des cabines médicalisées, reconstruire les bâtiments détruits par la guerre, organiser des activités pour les enfants.

Posté le 29 juillet 2015 à 17h15 par Michel Janva | Lien permanent

18 juillet 2015

Le ن a un an

TopicOu plutôt, cela fait un an qu'il est utilisé en signe de soutien aux Chrétiens martyrisés d'Orient. Aleteia revient sur la genèse de l'expansion de ce signe, le noun, qui représente le N de "Nazaréen", que les jihadistes peignaient sur les maisons des chrétiens à Mossoul, il y a tout juste un an. Depuis, loin de s'améliorer, la situation n'a fait qu'empirer et le ن est hélas toujours d'actualité.

Posté le 18 juillet 2015 à 14h35 par Marie Bethanie | Lien permanent

12 juillet 2015

Des chrétiens enlevés à Bagdad sont tués malgré le paiement d’une rançon

Lu sur Fides.org :

"En l’espace de deux semaines, à Bagdad, quatre chrétiens irakiens ont été enlevés et le séquestre de deux d’entre eux s’est achevé tragiquement. Après le paiement de la rançon, ils ont été retrouvés sans vie par la police."

Les chrétiens de la capitale irakienne subissent une "escalade du crime" qui "fait partie des intimidations subies par la composante chrétienne de la population et contribue à miner l’unité de la société irakienne", d'après un parlementaire chrétien, qui alerte dans un communiqué de presse ses collègues et les forces de sécurité irakiennes.

Posté le 12 juillet 2015 à 00h45 par Marie Bethanie | Lien permanent

30 juin 2015

La nouvelle chute de Byzance

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

"Le 29 mai 1453, après plus d’un mois de siège, les troupes ottomanes du sultan Mehmet II investissaient Byzance. S’il est faux que les Byzantins aient alors été occupés à discuter du sexe des anges, il est vrai que la ville était alors violemment divisée entre partisans et adversaires de la réconciliation avec le Saint-Siège, solennellement célébrée le 12 décembre 1452 en la basilique Sainte-Sophie. Aucune puissance occidentale, malgré l’appel du pape Eugène IV, ne vint au secours de l’empereur Constantin Dragasces même si des marins vénitiens et génois se joignirent aux Grecs à titre individuel. Venise et Gênes souhaitaient préserver leurs trafics marchands en Orient et de bonnes relations avec les musulmans, Égyptiens et Turcs.

La chute de Byzance

La ville prise, il se fit «  un grand carnage de chrétiens. Le sang coulait sur la terre comme s’il en pleuvait et formait de vrais ruisseaux » (Journal de messire Barbaro). Un nombre incalculable de manuscrits grecs et latins fut détruit. Les religieuses, violées par les équipages des galères, étaient vendues aux enchères. Cinquante ou soixante mille esclaves furent emmenés au loin. Pas une femme n’échappa indemne à la fureur de ces «  brutes effrénées » selon le témoignage de Critobule d’Imbros (Journal de Mehmet II).

Le nouveau califat

Cette histoire se renouvelle aujourd’hui aux confins de l’Irak et de la Syrie. Le monde occidental s’étonne et se scandalise devant la prise de Palmyre, les massacres des «  infidèles », la réduction des femmes chrétiennes ou yézidies à l’état d’esclaves sexuelles. Tout cela est cependant parfaitement conforme à la lettre du Coran et aux usages du califat dont l’État Islamique aspire à restaurer la grandeur et la puissance. Les gisements pétroliers jouent le rôle que tenait jadis la Route de la soie. L’Arabie saoudite, qui n’est somme toute qu’un Dae’ch qui a réussi, monnaye ainsi le silence des puissances occidentales pendant que la Turquie, membre de l’OTAN et allié fidèle des États-Unis, soutient activement la rébellion islamiste.

Une nouvelle guerre de religion

Tout cela peut paraître bien lointain dans le temps et l’espace. Il s’agit là d’une erreur de perspective qui peut s’avérer tragique. Sept millions de musulmans sont présents sur notre territoire. Selon le général Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, un millier de combattants islamistes en Syrie sont revenus dans l’espace Schengen. Peut-être pas uniquement pour raconter leurs campagnes à leurs petits-enfants. Nous sommes en guerre et nous refusons de l’admettre. Comme vient de l’écrire Mgr Ravel, évêque aux Armées, dans l’Hebdo Paris Notre-Dame, cette guerre est une guerre de religion. [Lire la suite]"

Posté le 30 juin 2015 à 07h05 par Michel Janva | Lien permanent

27 juin 2015

Soutien aux chrétiens d'Orient et d'Afrique

Le 5 juin avait lieu à Marseille un grand rassemblement de soutien aux chrétiens d'Orient et d'Afrique organisé par le collectif de Soutien aux Victimes des Génocides Chrétiens en Orient et Afrique.

Soutien_Chretiens_Orient_Afrique_MARSEILLE_05062015_35_armenienDe nombreux intervenants, dont cet ancien musulman converti au christianisme, qui met en garde contre les faux prophètes :

 

Posté le 27 juin 2015 à 08h47 par Marie Bethanie | Lien permanent

13 juin 2015

Une radio pour les Chrétiens persécutés d'Irak

Le « Secours de France » vient de s’associer à la Guilde du Raid, Radios Sans Frontières, l’œuvre d’Orient et la Fondation  Raoul  Follereau  pour  participer à la création d’une radio destinée aux camps de réfugiés en Irak.

Les déplacés d’Irak ont donc désormais leur radio: Radio al-Salam (“radio de la paix”, en arabe), qui a commencé d’émettre dimanche 5 avril 2015, jour de Pâques, depuis le quartier d’Ankawa, à Erbil, là où vivent de nombreux chrétiens originaires de la plaine de Ninive, chassés de leurs terres par l’État Islamique. Cette toute jeune radio, qui émet en trois langues (arabe, kurde et syriaque) veut être un pont entre les populations réfugiées au Kurdistan et celles qui les accueillent.

 http://radionotredame.net/2015/international/radio-al-salam-une-radio-de-la-paix-erbil-35576/

 

http://mixlr.com/radioalsalam/

Posté le 13 juin 2015 à 12h29 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

07 juin 2015

8 juin à Versailles : Quelles menaces pour les chrétiens d'Orient ?

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Posté le 7 juin 2015 à 22h28 par Michel Janva | Lien permanent

05 juin 2015

Le chrétien irakien Tarek Aziz est décédé

L'ancien ministre irakien des Affaires étrangères de Saddam Hussein, Tarek Aziz, catholique chaldéen, est décédé aujourd'hui dans un hôpital du sud de l'Irak après avoir passé des années en prison.

RIP.

Posté le 5 juin 2015 à 17h40 par Michel Janva | Lien permanent

03 juin 2015

SOS Chrétiens d'Orient : une sorte de contre-djihadisme

L'Homme Nouveau consacre dans son dernier numéro un dossier à l'association SOS Chrétiens d'Orient. Charles de Meyer, 22 ans, co-fondateur et président de l’association, répond :

Logo

"Quelle est la genèse de l’aventure SOS Chrétiens d’Orient ?

Elle a débuté autour d’une bière entre plusieurs amis. Un journaliste de France 24 en reportage au Pakistan nous a informés de la prise de Maaloula en Syrie par les djihadistes. Nous avons décidé d’apporter quatre tonnes de médicaments, vêtements et jouets dans ce pays. Après avoir récolté des cartons de matériel d’octobre à décembre, nous avons apporté tout cela pour Noël dans diverses communautés de Damas.

Vous avez rapidement transformé cet élan en structure permanente ?

Nous avons décidé de développer une association qui se fonde sur trois piliers. Le premier, c’est l’action concrète. Nous ne voulions pas seulement mobiliser les Français, mais être auprès des chrétiens d’Orient. Aller les voir, partager. Les djihadistes français amenaient le pire de ce qu’il y a en France en Syrie et en Irak, nous voulions essayer d’apporter le meilleur de notre pays. Faire une sorte de contre-djihadisme.

Le second est une ouverture totale aux communautés chrétiennes orientales, qu’elles soient orthodoxes ou catholiques, pour les découvrir, retisser des liens entre nos deux chrétientés et, par là, nous enrichir spirituellement, humainement, culturellement.

Le troisième pilier est la jeunesse d’esprit de l’association. Pas une jeunesse qui fasse dans le jeunisme mais une jeunesse dans la manière d’aborder la question, avec, nous l’espérons, une totale ouverture sur la réalité du vécu des chrétiens orientaux.

Quel est votre mode d’action ?

Il consiste à aller sur place et, avant d’intervenir, à évaluer la situation en fonction du ressenti de la population, des autorités ecclésiastiques et politiques. À faire une sorte de photographie de la société dans laquelle nous allons. Au moment de nous implanter, de travailler sur le long terme, nous avions une approche plus fine, des réseaux et des contacts établis. Nous pouvions dès lors répondre à un besoin exprimé par la population au lieu d’apporter un besoin considéré depuis la France. Cela change la manière d’aborder les problèmes, et nous permet de développer une relation « en vérité » avec eux. [...]"

Comment se déroule l’envoi des volontaires ?

Chacun peut envoyer sa candidature et un CV à contact@soschretiensdorient.fr en expliquant en quelques lignes pourquoi il souhaite aller aider ces chrétiens. Nous rencontrons la personne afin d’évaluer son projet personnel. Elle finance son billet d’avion, et l’association prend en charge les frais sur place.

Nous avons envoyé 80 volontaires cette année au Proche-Orient. C’est l’une de nos grandes fiertés. Ce sont autant de personnes qui parleront à leur entourage du sort des chrétiens d’Orient. C’est ainsi qu’on retisse un vrai lien. La jeunesse française a envie de les aider concrètement, nous leur offrons cette possibilité. Je rencontre toutes les semaines 5 à 6 volontaires désireux de les connaître de façon incarnée. Cela prouve le substrat historique que la France a et maintient avec la chrétienté orientale. Il fonctionne, si on le fait vivre. [...]"

Posté le 3 juin 2015 à 22h22 par Michel Janva | Lien permanent

23 mai 2015

30 mai : Dictée & Dîner au profit des écoliers d’Irak à Lyon

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Inscriptions ici.

Posté le 23 mai 2015 à 07h28 par Michel Janva | Lien permanent

21 mai 2015

Manuscrits irakiens : "c'est la laïcité qu'on piétine !"

La CGT en appelle à Fleur Pellerin pour faire cesser le "scandale" de l'exposition des manuscrits irakiens aux Archives nationales, expo qui a ouvert ses portes le 20 mai. Dans l'esprit embrumé par les miasmes du marxisme athée des syndicalistes de la CGT-Archives, il s'agit en effet d'une claque à la laïcité, car il y a un peu trop de bondieuseries sous-jacentes (les Dominicains, le cardinal Vingt-Trois, Mgr Gollnisch... sans compter les manuscrits eux-mêmes) pour satisfaire à la rectitude obstinément laïque du cégétiste moyen. Si ce n'était pas aussi stupide, on en rirait volontiers.

Cgt
 

Communiqué de Presse

Exposition des manuscrits de Mossoul aux Archives nationales

C’EST LA LAÏCITÉ QU’ON PIÉTINE !

Le Syndicat des Archives de France CGT tient à exprimer son plus vif mécontentement devant la remise en cause par le ministère de la Culture, et sa Direction des Archives de France, des principes élémentaires fondant la laïcité et prévus par la loi du 9 décembre 1905 (dite de séparation des Eglises et de l’Etat).

En effet, demain mardi 19 mai 2015, à 9h45, le cardinal et archevêque de Paris, M. André Vingt-Trois, inaugurera l’exposition « Mésopotamie, carrefour des cultures – grandes heures des manuscrits irakiens (XIIIe – XIXe siècle) », aux Archives nationales, Hôtel de Soubise (Paris 3e ardt.).

Précisons que cette exposition est organisée dans le cadre du VIIIe centenaire de la fondation de l’Ordre des frères Prêcheurs (dominicains), événement inscrit au calendrier 2015 des Commémorations nationales (service sous la tutelle du ministère de la Culture), en partenariat avec les Archives nationales, l’Association pour l’Histoire de l’Ordre de saint Dominique en Europe (AHODE), L’Oeuvre d’Orient, KTO, Chapitre.com, Les éditions du net.

Derrière le vernis culturel et humanitaire de la présentation « du fond des manuscrits de Mossoul », dont la collection « a été sauvée d’une destruction in extremis par le frère Najeeb Michaeel, o.p., à quelques heures de la prise de Qarakosh par les islamistes », se cache une réalité prosélyte, politique et partisane.

Et le communiqué de presse des « frères Prêcheurs » daté du 5 mai 2015 en est l’illustration : « Le monde vit actuellement une guerre contre l’obscurantisme qui a dramatiquement touché la France le 11 janvier. L’épicentre de ce drame se joue en Mésopotamie [terme utilisé en référence à l’histoire antique et qui désigne le nord-est de la Syrie et le nord de l'Irak actuel] où l’état islamique a entrepris la destruction de toutes les minorités, de toutes leurs cultures et même de toute trace de leur existence (…) ». Le communiqué précise enfin que : « La tragique actualité menaçant la présence chrétienne et son héritage dans cette région, offre une résonance toute particulière à cette initiative. La Province dominicaine de France et son Association pour l’Histoire de saint Dominique en Europe (AHODE) rappelle ainsi la vocation missionnaire de l’Ordre voulue par son fondateur. » [soulignés par nous] Tout est dit et revendiqué, l’instrumentalisation est totale.

« La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. » C’est ce que précise l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905. Il serait bon que le ministère de la Culture s’en souvienne et se l’applique. Soulignons à ce sujet que les Archives nationales ont dépensé pour cette exposition la somme de 93 595,43 euros TTC (dont 24 273 euros pour le pack administratif ; 16 706,40 euros de fournitures et graphisme ; 15 517 euros pour la scénographie ; 12 088,35 euros pour la communication ; 9 750 euros pour l’achat d’exemplaires du catalogue. Combien ont respectivement dépensé l’AHODE, L’Oeuvre d’Orient, et les autres partenaires ? La Direction des Archives nationales a refusé de répondre à cette question. C’est donc certainement pas grand chose…

S’il fallait encore démontrer le caractère prosélyte de cet événement, arrêtons-nous sur les déclarations faites le 5 mars dernier au magazine L’Express par M. Pascal Gollnisch, chorévêque de l'Église syriaque catholique de Beyrouth, et directeur général de L’Oeuvre d’Orient : « Il me semble absolument indispensable d’obtenir rapidement un recul significatif de Daech, en particulier sur la rive gauche du Tigre. Cela suppose des frappes aériennes plus intenses. Je suis prêtre, je ne suis pas un va-t-en guerre. Mais quand on est devant des terroristes (…) je crois que malheureusement l’emploi de la force est nécessaire et légitime (…) Et puisque les Occidentaux ont l’air peu désireux d’intervenir directement sur le terrain en Irak, pourquoi ne pas constituer une force internationale sous la responsabilité de la Ligue arabe. » La guerre, sous toutes ses formes. Voilà les véritables intentions de L’Oeuvre d’Orient. L’exposition des manuscrits de Mossoul ou la demande de reconnaissance par l’UNESCO d’un « crime culturel, matériel et immatériel contre l'humanité », ne sont au fond que des cache-sexes. Nous n’avons nul besoin des frères Prêcheurs pour savoir que les combattants de Daech sont des barbares.

Au travers cette manipulation intellectuelle des frères Prêcheurs, force est de constater que la loi de 1905 est piétinée tout comme l’obligation de neutralité des agents publics dans l’accomplissement de leurs missions. Madame Fleur Pellerin, il est de votre responsabilité de mettre un terme à cette instrumentalisation. Votre devoir est de faire respecter la loi, la laïcité, toute la laïcité, tout le temps !

Paris le 18 mai 2015

Contact : CGT-Archives, 56 rue des Francs-Bourgeois

tél : 01 40 27 63 33 / courriel : cgt.archives@culture.gouv.fr

Posté le 21 mai 2015 à 16h26 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (32)

20 mai 2015

Grandes Heures des manuscrits irakiens

Le Salon beige avait déjà mentionné l'évènement : l'ouverture de l'exposition "Mésopotamie : carrefour des cultures - Grandes Heures des manuscrits irakiens" aux Archives nationales, une exposition qui regroupe quelques pièces très rares en syriaque, araméen et en arabe, organisée dans le cadre du 8e centenaire de l'ordre dominicain. L'exposition ouvre ses portes aujourd'hui, jusqu'au 24 août.

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Le Figaro présente l'exposition, à l'aide notamment d'une vidéo du frère Najeeb, un Irakien, qui a protégé et transporté les documents sauvés des griffes des barbares de l'Etat islamique.

Posté le 20 mai 2015 à 10h31 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

16 mai 2015

20 mai : concert pour les chrétiens d’Irak

Affiche EMH vp8Que vous soyez grand mélomane ou que vous cherchiez simplement à faire une bonne action, l’Ensemble Musical du Collège-Lycée privé Hautefeuille - ou EMH - vous accueille pour son concert de charité au profit des chrétiens d’Irak le Mercredi 20 Mai à 19 heures à Notre Dame du Lys (7, rue Blomet, Paris 15è).

Au programme se trouvent, entre autres, le Cantique de Jean Racine de Fauré, le Jesu Rex admirabilis de Palestrina, mais aussi des pièces d’orgue, de trompette et de violoncelle. Celles-ci sont interprétées par les 50 choristes et musiciens de l’EMH et vous permettront de régaler vos oreilles tout en aidant nos frères persécutés. 

Pour vous permettre de découvrir l’association Fraternité en Irak à laquelle iront les bénéfices du concert, l’EMH vous invite à un cocktail après le concert. Lors de celui-ci vous seront présentées les actions que mène Fraternité en Irak. Vous pourrez de plus discuter avec des bénévoles qui sont allés plusieurs fois en Irak à la rencontre des Irakiens de Kirkouk et de Ninive.

N’hésitez pas à les contacter via facebook www.fb.com/emhtf, par email em2htf@gmail.com pour obtenir plus de renseignements. Les places sont disponibles sur à la vente sur www.weezevent.com/emh.

Posté le 16 mai 2015 à 09h31 par Michel Janva | Lien permanent

10 mai 2015

Sauvez les derniers manuscrits Irakiens de Mossoul

A l’occasion des célébrations marquant le VIIIe centenaire de la fondation de l'Ordre des Dominicains, la Province dominicaine de France et l’Association pour l’Histoire de saint Dominique en Europe (AHODE), avec le concours du Centre numérique des Manuscrits orientaux (Mossoul - Irak), vous invitent à participer à la mise en valeur et à l’exposition d’un patrimoine de l’humanité inestimable et gravement menacé, réunissant plus de 809 manuscrits irakiens inédits.

La Bibliothèque du couvent des Dominicains de Mossoul, au nord de l’Irak, abritait plus de 800 manuscrits du XIIIe, XIVe et XVIe siècles. Le père Najeeb s’est fixé la mission de poursuivre le sauvetage de ses« précieux compagnons » : « les hommes et leurs livres anciens », et de les sauver des fanatiques, des mites et de l’humidité.

Ces manuscrits témoignent, par la calligraphie et l’enluminure, de la culture des chrétiens de Mésopotamie. Ce fonds exceptionnel demeure un remarquable témoignage de la richesse de la tradition des Églises orientales entre le Tigre et l’Euphrate, depuis l’aube du christianisme jusqu’au XXe siècle.

Les plus anciens d’entre eux : syriaques, chaldéens et arabes, remontent au XIIIe siècle. Ils proviennent de la bibliothèque du couvent dominicain de Mossoul (aujourd’hui transformé en prison et en centre de torture par l’Etat islamique). Cet ensemble a pu être sauvé et mis en sécurité à Erbil, dans le Kurdistan.

Participez à la réalisation en fac-similé de 7 des plus beaux manuscrits (XIIIe-XVIIIe siècle) du couvent Dominicain de Mossoul, qui seront présentés lors de l'exposition "Mésopotamie : carrefour des cultures - Grandes Heures des manuscrits irakiens" aux Archives nationales du 20 mai au 24 août 2015 à Paris.

Posté le 10 mai 2015 à 07h14 par Michel Janva | Lien permanent

02 mai 2015

20 mai : concert au profit des chrétiens d'Irak

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Posté le 2 mai 2015 à 16h15 par Michel Janva | Lien permanent

01 mai 2015

30 mai : soutien aux chrétiens d'Irak à Lyon

Trois fondations (Mérieux, Raoul Follereau et Saint-Irénée) se sont unies pour construire une école à Erbil (Kurdistan irakien) au profit des populations déplacées. Elle sera inaugurée le 28 juin. 900 élèves de primaire et de secondaire seront accueillis avec leurs enseignants dès la prochaine rentrée scolaire. L’urgence est désormais de donner aux élèves les fournitures scolaires indispensables. C’est pourquoi vous êtes chaleureusement conviés à devenir acteur de ce projet éducatif en :

  • testant votre orthographe d’une manière ludique,
  • dînant avec vos amis ou en famille, dans un cadre unique et prestigieux en plein cœur de Lyon le SAMEDI 30 MAI à partir de 18h pour la dictée, 20h pour le dîner, place Bellecour, 69002 Lyon.

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DÉPLIANT DICTÉE DINER IRAK 30 MAI-2

Posté le 1 mai 2015 à 17h38 par Michel Janva | Lien permanent

Volontaire pour servir dans une milice chrétienne en Irak

"Sounda" (nom d'emprunt) a 21 ans, ancien soldat de l'armée française, chrétien, et comme un nombre toujours plus important de jeunes Français (ils ont désormais leur page Facebook), il part bientôt rejoindre une milice chrétienne en Irak, la milice Dwekh Nawsha, à 30 km de Mossoul. Il expose ses motivations :

"Cela fait déjà plusieurs mois que je souhaite partir combattre Daesh. La communauté internationale ne fait rien pour défendre ces pauvres gens, et je me sens mal à l'idée de suivre ces événements tragiques sans agir. Moi et d'autres hommes nous engageons donc dans cette cause que nous trouvons juste. Il y a tout de même eu un élément déclencheur, qui m'a fait prendre conscience que j'allais réellement sauter le pas. Quand mon curé m'a donné son feu vert.

Malgré mon appartenance à la religion chrétienne, ce n'est pas pour une raison religieuse que je vais m'engager auprès de cette milice. Je pense simplement que j'aurai plus d'affinité avec les membres de ce groupe, qui se construit comme une vraie famille. Même si la France était plus impliquée dans le conflit, ça ne changerait en rien mon engagement. 

"Dwekh Nawsha" signifie "futurs martyrs" en araméen. Cautionnez-vous ce nom ?

Je comprends parfaitement ce nom, qui ne me dérange pas. Mais à titre personnel je ne me rends pas en Irak pour devenir martyr. J'envisage de rentrer vivant en France, une fois que j'aurai le sentiment d'avoir été utile. J'espère pouvoir revenir au mois de septembre.

Comment s'est déroulé votre recrutement dans la milice ?

Le membre de la milice avec lequel je suis en contact m'a demandé de lui retranscrire mes motivations, pour juger de mon état psychologique en quelques sortes. Puis on m'a demandé mes compétences pour intégrer la milice. J'ai été accepté grâce à mon expérience des armes, par mon passage dans l'armée française. La milice cherche du personnel expérimenté, mais pas seulement dans le maniement des armes. Des personnes travaillant dans le domaine médical ou encore le génie civil sont également recherchées. Certains membres n'ont donc aucune expérience des armes avant de se rendre en Irak.[...]

Ressentez-vous de l'appréhension ?

Oui, bien sûr que j'ai peur. Je sais que je risque ma vie en me rendant en Irak, et qu'il y a un risque que je ne revienne pas. Et si je reviens, j'ai peur de l'accueil qui me sera réservé ici. Je pense même risquer la prison. Mais j'essaye de ne pas penser à tout ça, et de partir sereinement."

Posté le 1 mai 2015 à 15h54 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (7)

Les milices chrétiennes ont leur page Facebook

Amine (un pseudonyme qui veut dire en arabe “celui à qui on peut faire confiance”), jeune Français catholique, a lancé une page Facebook sur les milices chrétiennes d’Irak et de Syrie. Il explique à l'hebdomadaire Christianophobie :

"Il y a un débat parmi les chrétiens occidentaux sur l’opportunité pour les frères de Syrie et d’Irak de se constituer en milices. Qu’en pensez- vous ?

Je pense que, face à la barbarie, les armes sont les seuls moyens d’arrêter ces fous d’Allah. De plus, la légitime défense est un droit et un devoir pour tout chrétien, les croisades ou les combats des Forces libanaises dans les années 80 n’avaient pas d’autres objectifs. En outre, la communauté internationale refusant d’envoyer des troupes au sol, il faut bien se défendre, puisque personne ne le fait ! Ce n’est pas un hasard si un véritable génocide des chrétiens d’Orient a lieu dans l’indifférence coupable de l’Occident pile un siècle après celui commis par les Turcs en 1915. Il n’est pas question que nous laissions nos frères se faire rayer de la carte une deuxième fois.

Que pensez-vous de la présence aux côtés de ces combattants de volontaires occidentaux ?

C’est une excellente chose ! Et d’ailleurs, ma page Facebook a reçu de nombreux messages de personnes souhaitant rejoindre ces milices, et, parmi elles, une majorité d’anciens militaires. Je les ai mis en relation avec ces groupes via les réseaux sociaux, et j’espère qu’ils ont pu rejoindre le Moyen-Orient pour combattre l’EI…

Selon vous, de quoi ces milices chrétiennes ont-elles le plus besoin ?

Elles ont besoin d’argent, afin d’acheter armes, munitions, médicaments, vêtements, véhicules, nourriture, etc. Elles ont besoin que l’Occident sache ce qui se passe là-bas et connaisse la noblesse de leur combat. Mais surtout, parce que nous sommes chrétiens et que nous croyons à sa force, elles ont besoin de notre prière !"

Posté le 1 mai 2015 à 07h58 par Michel Janva | Lien permanent

26 avril 2015

Moyens pour sauvegarder la présence chrétienne au Proche-Orient

Extrait du discours à l'UNESCO prononcé hier par le Patriarche maronite le cardinal Béchara Boutros Raï :

R"[...] l’Europe et la Communauté Internationale sont appelées à veiller pour que les chrétiens restent dans leurs pays, avec les garanties nécessaires, eux qui existent en Orient depuis 2000 ans et sont des citoyens originaires et authentiques. Je propose ici les moyens aptes à créer une atmosphère de paix et de stabilité, pour pouvoir préserver la présence chrétienne au Moyen - Orient afin d’ y promouvoir la culture de la paix. Ces moyens exigent des bonnes volontés.

a) Résoudre d’abord le conflit israélo - palestinien et israélo - arabe qui est à l’origine de tous les conflits et guerres qui enflamment le Moyen - Orient. Il y a déjà des Résolutions du Conseil de Sécurité à exécuter, et des Résolutions à prendre.

b) Mettre fin aux guerres en cours entre les pays sunnites et les pays shiites, en Syrie, Irak et Yémen, à travers les négociations politiques et le dialogue entre les parties en conflit. Par conséquent cesser de soutenir les belligérants en armes et en argent, et de les protéger politiquement, ainsi que les organisations terroristes. Quant à celles - ci il faut identifier les causes qui les ont provoquées et les remédier avec moins de dégât, afin d’endiguer le terrorisme et sauver la paix dans le monde. Il faut absolument aider les pays de la région à se dégager des conflits sanglants qui les consomment, peuples et civilisations.

c) Reconstruire le vivre ensemble européen et musulman sur les deux rives de la méditerranée, par un réengagement des européens sur la côte sud de la méditerranée, en remplacement de l’assistanat et de la force militaire. La méditerranée devrait devenir le pont culturel entre ces deux mondes, au lieu d’être la frontière de leur conflit. "L’union de la méditerranée", à l’initiative de la France, est le projet le plus vital pour que les chrétiens d’Orient restent sur leurs terres avec toute leur efficacité et que les européens reviennent et contribuent de nouveau au progrès et développement de l’Orient, comme ils l’ont fait dans le passé. Les chrétiens orientaux sont bien positionnés pour réaliser cette "union".

d) Déployer les forces nécessaires pour que l’Islam, aujourd’hui en éruption violente, ne se sente coincé, défié ou peu respecté et n’entre en confrontation avec l’Europe et l’Occident. Les chrétiens d’Orient et particulièrement ceux du Liban sont des collaborateurs essentiels pour cette mission si importante pour le monde.

e) Reconnaître que les chrétiens d’Orient, surtout les chrétiens du Liban, sont stratégiques pour une solution politique à long terme, une solution interculturelle intrinsèque, au lieu d’une solution militaire imposée, comme c’est le cas aujourd’hui en Palestine, Syrie, Irak et Yémen.

f) Sauvegarder le Liban et le rôle efficace des chrétiens pour garantir la marche vers la démocratie, les valeurs de la modernité et le développement dans la région. Car seul le Liban sépare entre Religion et Etat, où chrétiens et musulmans sont en pleine égalité de droits et obligations. Seulement au Liban, les chrétiens ont une présence politique respectable dans leur propre pays et dans le monde arabe. Le Liban, grâce à sa culture de convivialité, reste le seul espoir du vivre ensemble entre chrétiens, musulmans et autres. Son président chrétien Maronite de par le Pacte National est le garant de cette convivialité. Malheureusement l’élection d’un nouveau Président a été liée forcement aux issus des conflits en cours en Syrie et dans la région. Voilà qu’aujourd’hui même s’accomplissent onze mois de vacance présidentielle, due au boccage des séances parlementaires. Nous comptons sur la médiation des pays amis du Liban, et ceux qui ont une influence politique sur l’Iran et l’Arabie Saoudite, pour débloquer cette impasse parlementaire."

Posté le 26 avril 2015 à 18h01 par Michel Janva | Lien permanent

25 avril 2015

Chrétiens d'Orient - Du martyre à la résurrection ?

Proposé par un lecteur, cet article (pdf) de Bruno Deniel-Laurent, très intéressant, revient sur le génocide arménien, et plus largement sur le génocide programmé des communautés chrétiennes d'Orient par l'Etat islamique. L'auteur se penche notamment sur cette région du nord de la Syrie, le Rojava, territoire kurde auto-administré et dernier refuge pour les Assyriens. Il  montre également l'importance des milices chrétiennes du Conseil militaire syriaque, qui s'opposent à la fois à l'Etat islamique et aux forces du régime syrien.

A la suite de l'article de Bruno Deniel-Laurent, un encart de Frédéric Rouvillois explique pourquoi il convient de considérer que "Daesh" est bien "l'Etat islamique", et que lui dénier ce nom revient à lui dénier les moyens nécessaires pour le combattre. Un point-de-vue intéressant.

Posté le 25 avril 2015 à 11h43 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

06 avril 2015

Quelques précisions sur les ex-militaires français partis au djihad

La DPSD (Direction de la protection et de la sécurité de la défense) apporte des précisions sur les militaires français qui se sont engagés dans les filières djihadistes, et qui avaient parfois été présentés comme des soldats expérimentés, ce qui, pour le général Hogard, chef de la DPSD, n'est pas forcément le cas :

[...]"« La presse signale volontiers les risques d’entrisme », a dit le général Hogard. Mais « les quelques anciens militaires qui sont partis dans les filières jihadistes sont des individus qui n’ont bien souvent passé que quelques semaines dans l’Institution et ont été remerciés pour cause d’instabilité ou d’inadaptation », a-t-il expliqué aux députés. « Il existe dans l’arme une période d’essai de six mois au cours de laquelle l’individu et la hiérarchie peuvent rompre leur contrat à tout moment », a-t-il rappelé.

En clair, un individu peut toujours se prévaloir d’être un ancien parachutiste parce qu’il a passé quelques semaines dans une unité aéroportée sans pour autant avoir été un soldat expérimenté. Il y a donc aussi des « mythos » chez les jihadistes… « Aucun de ceux qui sont partis à ce stade n’a reçu de formation pointue – par exemple d’artificier ou de tireur d’élite », a d’ailleurs précisé le général Hogard."[...] 

Posté le 6 avril 2015 à 01h07 par Marie Bethanie | Lien permanent

05 avril 2015

Les chrétiens d'Irak vous souhaitent de joyeuses Pâques

De l'AED :

"« Ne craignez pas, je suis ressuscité et je serai toujours avec vous ! »
Joyeuses Pâques !

Christ est ressuscité !

"L'amour a vaincu la haine, la vie a vaincu la mort, la lumière a chassé les ténèbres !

Jésus Christ, par amour pour nous, s'est dépouillé de sa gloire divine ; il s'est vidé de lui-même, il a assumé la forme de serviteur et s'est humilié jusqu'à la mort, et la mort de la croix.

Implorons aujourd'hui du Seigneur ressuscité, la grâce de ne pas céder à l'orgueil qui alimente la violence et les guerres, mais d'avoir l'humble courage du pardon et de la paix. À Jésus victorieux demandons d'alléger les souffrances de tant de nos frères persécutés à cause de son nom, comme aussi de tous ceux qui pâtissent injustement des conséquences des conflits et des violences actuelles. Il y en a tant !

Demandons la paix, surtout pour la bien-aimée Syrie et l'Irak, pour que cesse le fracas des armes et que se rétablisse la bonne cohabitation entre les différents groupes qui composent ces pays bien-aimés. Que la communauté internationale ne reste pas inerte face à l'immense tragédie humanitaire dans ces pays, et au drame des nombreux réfugiés." Pape François, dimanche 5 avril 2015.

Touchés par votre aide, les chrétiens d'Irak que nous avons vus la semaine dernière ont tenu à vous souhaiter une joyeuse fête de Pâques (vidéo en Anglais) : 

 

Posté le 5 avril 2015 à 16h36 par Marie Bethanie | Lien permanent

03 avril 2015

Plainte contre l'Etat islamique pour génocides et crimes contre l’Humanité

Question écrite du député UMP des Yvelines Jean-Marie Tétart à Laurent Fabius :

T"Jean-Marie Tétart attire l’attention de Monsieur le Ministre des Affaires étrangères et du développement international sur la plainte déposée le 10 septembre 2014 par la Coordination Chrétiens d’Orient en Danger pour génocides et crimes contre l’Humanité contre DAESH.

En effet la Cour Pénale Internationale vient de l’informer qu’elle instruirait cette plainte et procédait actuellement à l’instruction du dossier.

L’objet de cette démarche est d’une part de poursuivre pénalement tous ceux qui ont commis ces crimes et d’autre part de dissuader ceux qui seraient tentés de renforcer les rangs de ces criminels. Et cette démarche est également plus que nécessaire et urgente au vu de la persécution et de l’extermination que subissent les populations de la région du Moyen-Orient, les chrétiens en particulier, de la part des terroristes islamistes.

Leurs attaques s’inscrivent dans une fureur destructrice et femmes, enfants, hommes sont toujours massacrés. Chrétiens d’Orient, Kurdes, habitants d’Irak et de Syrie… européens, américains, japonais… tous ceux qui combattent la liberté face à la barbarie de Daesh sont aujourd’hui menacés.

Le Gouvernement français s’est très tôt mobilisé et a su également mobiliser la communauté internationale.

Au-delà de l’aide humanitaire apportée aux déplacés et aux réfugiés, au-delà de l’accueil en France des réfugiés et de l’assistance apportée aux pays d’accueil, la France doit poursuivre et même intensifier son combat contre l’Etat islamiste.

Il apparaît  indispensable que le Gouvernement français continue de sensibiliser l’ONU et la communauté internationale.

Il lui demande donc  si le Gouvernement français, dans cette perspective, entend soutenir cette plainte pour lui donner plus de force et quelles mesures il entend mettre en œuvre notamment contre ceux qui financent les structures terroristes."

Posté le 3 avril 2015 à 09h15 par Michel Janva | Lien permanent

29 mars 2015

14 avril : conférence sur l’avenir des chrétiens d’Irak à Paris

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Posté le 29 mars 2015 à 07h15 par Michel Janva | Lien permanent


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