23 octobre 2009
Israël doit ratifier le traité de Lisbonne
...si l'on en croit Javier Solana, le diplomate en chef de l'Union européenne, qui a déclaré lors de son séjour en Israël :
"Israël permettez-moi de le dire, est un membre de l'Union européenne sans être membre de ses institutions [...] Je ne vois pas le président de la Croatie ici. Mais je dois vous dire, puisqu'il n'est pas là - et il est pourtant candidat à l'entrée dans l'Union européenne -, que votre relation avec l'Union européenne est plus forte que celle de la Croatie".
Posté le 23 octobre 2009 à 13h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)
15 septembre 2009
Partialité sur le conflit israélo-palestinien
"un rapport de l'ONU, dévoilé mardi 15 septembre, l'Etat hébreu "ne s'est pas entouré des précautions nécessaires requises par le droit international pour limiter les pertes en vies humaines, les blessures occasionnées aux civils et les dommages matériels". Il cite "les tirs d'obus au phosphore blanc sur les installations de l'UNRWA" (agence de l'ONU chargée des réfugiés palestiniens), "la frappe intentionnelle sur l'hôpital Al-Qods à l'aide d'obus explosifs et au phosphore" et "l'attaque contre l'hôpital Al-Wafa" comme autant de "violations du droit humanitaire international"."
"Selon l'ONU, l'enquête menée par l'ancien juge sud-africain Richard Goldstone a établi qu'"Israël avait commis des actions qui équivalaient à des crimes de guerre, peut-être des crimes contre l'humanité", au cours des opérations militaires conduites du 27 décembre au 18 janvier dans les Territoires palestiniens. D'après l'ONU, le rapport rendu public mardi à Genève "conclut qu'il y a aussi des preuves montrant que des groupes armés palestiniens ont commis des crimes de guerre, et peut-être aussi des crimes contre l'humanité" en tirant des roquettes sur le sud d'Israël."
Quelle est la version la plus juste ? Pour le savoir, le rapport est ici (pdf, 575 pages en anglais).
Posté le 15 septembre 2009 à 18h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
01 juillet 2009
Après Jean-Marie Le Pen, Avigdor Lieberman
La presse israëlienne a divulgué la teneur de la conversation privée entre Nicolas Sarkozy et Benjamin Netanyahu, mercredi 18 mai, à Paris. En fait, de manière totalement exceptionnelle, le premier ministre israélien avait bloqué la procédure diplomatique habituelle qui consiste à demander à l'ambassade d'Israël d'envoyer le contre-rendu des conversations officielles au ministère des Affaires étrangères. On a donc cherché à savoir ce qui s'était dit et surtout pourquoi Netanyahu aurait préféré que rien ne filtre.
Nicolas Sarkozy aurait qualifié son ministre israélien des Affaires Etrangères Avigdor Lieberman, de Le Pen israélien et lui a conseillé de s'en débarrasser pour le remplacer par l'ancienne titulaire du poste, Tsipi Livni, aujourd'hui leader de l'opposition à la Knesset :
"Débarrasse toi de lui et prend à la place Tzipi Livni. Avec elle et Ehud Barak tu pourras faire l'histoire".
Nicolas Sarkozy aurait même ajouté :
"Lors de discussions privées Jean-Marie Le Pen est quelqu'un de très agréable".
Posté le 1 juillet 2009 à 02h41 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)
13 mai 2009
Terre Sainte : les chrétiens entre le marteau et l'enclume
Les chrétiens de Terre Sainte sont de moins en moins nombreux, à peine 180 000 aujourd’hui (soit 2% de la population). A Jérusalem, les chrétiens constituent aujourd’hui une très petite minorité. «Et les autres nous le font bien sentir», soupire Nadine, 16 ans, venue avec sa mère, Aïda, et sa soeur, Nalina, 7 ans, assister à la messe papale. Cette famille catholique palestinienne vit dans le quartier musulman de Jérusalem. «Le Saint-Père nous donne la force de continuer», confie Aïda, 48 ans, qui garde des enfants. Une religieuse de 75 ans déclare :
"Le problème des chrétiens ici, c’est qu’ils se retrouvent pris entre les musulmans d’un côté et les juifs de l’autre. Si les familles chrétiennes partent, c’est parce qu’il n’y a pas d’avenir pour leurs enfants, à qui on ne propose que des emplois peu qualifiés."
Posté le 13 mai 2009 à 08h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
27 avril 2009
Les chrétiens de Terre Sainte : l'enjeu du voyage du Pape
Théologien, professeur de Nouveau Testament à l’École biblique et archéologique française de Jérusalem, membre de la Commission sur les relations avec les juifs au Patriarcat latin, Olivier-Thomas Venard, religieux dominicain, explique les craintes que le pèlerinage de Benoît XVI suscite chez certains chrétiens de la région et analyse les risques diplomatiques d’un tel voyage :
"C’est donc la présence humaine et la structure économique et juridique des communautés chrétiennes qui est précarisée par la politique d’Israël depuis 1993. La situation est si difficile de tous côtés que l’accord fondamental de 1993 fait désormais l’objet de regrets publics. L’ancien nonce apostolique en Israël aujourd’hui à Washington, Mgr Pietro Sambi, n‘a pas hésité à déclarer qu’au fond, les relations de l’Église avec Israël étaient meilleures avant 1993, quand il n’existait pas de relations diplomatiques avec le Vatican que depuis. [...]
En fait, on peut se demander si le personnel du Vatican n’a pas confondu à cette époque dialogue œcuménique (puisque les relations avec le Judaïsme en relèvent) et relations diplomatiques. Les responsables catholiques ont cru faire du dialogue judéo-chrétien alors qu’ils étaient en pourparlers avec des diplomates, dans le cadre d’une relation d’État à État entre le Vatican et Israël. Or les États n’ont pas de sentiments, ils n’ont que des intérêts : on a donné à Israël ce qu’il demandait, sans exiger de contrepartie. Il est tout simplement satisfait, quant à lui, du résultat obtenu. Dans cette logique, l’Église n’aurait qu’à s’en prendre à elle-même si elle n’a pas compris les règles du jeu.
Bref, de nombreux catholiques d’Israël et des Territoires occupés subissent aujourd’hui les conséquences d’une malheureuse confusion des genres. Et ils redoutent qu’une visite du Pape sans règlement préalable des problèmes principaux ne fasse qu’aggraver la situation. Au Proche-Orient, région où l’honneur a beaucoup d’importance culturelle, venir sans avoir l’assurance d’avancées significatives sur tous les points mentionnés ci-dessus reviendrait à se déconsidérer aux yeux de tous. Surtout, ce serait un signal donné aux Israéliens qu’ils peuvent continuer à traiter les chrétiens locaux n’importe comment – les dignitaires de l’Église continueront de faire comme si tout allait bien. [...] A tout le moins, on peut penser qu’un discours clair du Pape en Terre sainte sur ces questions pourrait avoir des conséquences positives."
Posté le 27 avril 2009 à 17h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
10 avril 2009
Chemin de Croix à Jérusalem
Des milliers de pèlerins catholiques du monde ont participé à la traditionnelle procession du Vendredi saint dans la Vieille ville de Jérusalem. Les fidèles ont suivi les quatorze stations de la Via Dolorosa, le chemin de croix que Jésus a suivi avant d'être crucifié. Sous un soleil radieux, les chrétiens, dont certains portaient des croix pour rappeler le calvaire du Christ, croisaient sur leur chemin dans la Ville sainte des musulmans se rendant sur l'esplanade des Mosquées et des juifs allant prier au pied du mur des Lamentations.
La procession a débuté devant le couvent de la Flagellation et s'est achevée au Saint-Sépulcre, lieu de sépulture de Jésus. Ce haut lieu du christianisme est situé dans la vieille ville de Jérusalem, dans la partie orientale de la ville annexée par Israël après sa conquête en juin 1967. Des représentants des deux grandes familles musulmanes de Jérusalem, les Nousseibeh et les Joudeh, qui détiennent les clés du Saint-Sépulcre depuis le XIIIe siècle, ont ouvert ses portes tôt le matin pour permettre aux pèlerins de s'y recueillir.
Posté le 10 avril 2009 à 11h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
09 mars 2009
La paix passe par Jérusalem
De passage en France, Mgr Fouad Twal, patriarche latin de Jérusalem, a déclaré :
"Après la guerre, c’est parfois pire que la guerre. Les besoins de la reconstruction sont immenses. Pour ma part, je suis très frappé par la profonde volonté de survie des Palestiniens à Gaza, qu’ils soient membres du Hamas ou du Fatah. Tous ont été victimes de la violence. [...] Nous savons tous que Jérusalem est la clé de la paix dans le monde. Nous sommes tous, Palestiniens et Israéliens, à la fois dans l’attente, dans l’impasse et dans l’espérance. [...] Personne ne croit qu’Israël n’a pas de contacts directs avec le Hamas. Un véritable dialogue constructif ne peut pas s’en tenir à un dialogue entre amis. Pourquoi ne pas parler avec ses ennemis ? Il faut bien casser l’inimitié… [...]
Notre Église est minoritaire, entre deux grandes masses juive et musulmane. Nous tentons de faire entendre notre voix, d’annoncer ce qui peut être utile à tout le monde, de dénoncer ce qui ne va pas. [...] Aujourd’hui, tous, juifs, chrétiens, musulmans, partent. Mais, comme nous sommes une petite minorité, nous sommes affectés par le départ de chacun de nos membres. La Terre sainte sans les chrétiens perdrait quelque chose de son identité. Mais le Christ nous a dit qu’il serait avec nous jusqu’à la fin des temps. Là est notre espérance et notre courage. Nous ne devons jamais perdre cette dimension spirituelle, en revenir à l’Évangile, ne jamais perdre espoir. [...] Notre juridiction couvre la Jordanie, la Palestine, Israël : nous avons besoin de circuler librement, à l’occasion des funérailles, des mariages, des ordinations. Pourquoi les autorités israéliennes ont-elles si peur de l’Église ? Nous sommes pourtant un élément de réconciliation, de dialogue, de modération. Nous aidons à la paix. J’espère qu’ils auront le courage de revenir sur leurs positions, de ne plus empêcher la liberté religieuse, la liberté du culte. Pour le bienfait de tous. Et aussi pour la bonne image d’un État israélien qui se dit démocratique."
Posté le 9 mars 2009 à 08h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
24 février 2009
Le martyre des chrétiens de Palestine
Le quotidien Al-Ayyam (journal de l’Autorité palestinienne) a publié le témoignage d’Abd Al-Nasser Al-Najjar, journaliste musulman, sur les persécutions dont est victime la communauté chrétienne en Palestine :
"Soyons honnêtes avec nous-mêmes, en reconnaissant courageusement que les chrétiens palestiniens reçoivent de nombreux coups durs, et continuent de souffrir en silence pour ne pas attirer l’attention. [...] Ces dernières années, plusieurs de mes amis chrétiens m’ont confié les souffrances endurées, les menaces, de mort parfois, proférées parce qu’ils avaient tenté de récupérer leurs terres usurpées par d’influents résidents de Bethléem. Malgré toutes les injustices, aucune action constructive n’a été prise pour enrayer le phénomène et défendre leurs droits, ni par aucune des trois branches [exécutive, législative et judiciaire], ni par les ONG, ni même par des factions politiques [...] Le problème est que ce ne sont pas seulement les officiels arabes qui gardent le silence, mais, ce qui est plus inquiétant, les intellectuels arabes, les élites, les organisations non-gouvernementales et les dirigeants du secteur privé. Tous ces groupes observent celle folie sans précédent sans évaluer le danger représenté par ces crimes"
A Bethléem, les chrétiens fuient ces persécutions. En 1990, 60% de la population y était chrétienne. Aujourd’hui, ce chiffre est tombé à moins de 20%.
Posté le 24 février 2009 à 08h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
20 février 2009
Cathophobie israélienne
Les évêques catholiques en Terre sainte ont vivement protesté contre une émission humoristique d'une télévision israélienne privée accusée d'avoir lancé des "attaques répugnantes" contre Jésus et la Vierge. Pour les évêques, ces attaques
"s'inscrivent dans un contexte plus large d'attaques continues contre les chrétiens en Israël durant des années [...] Il y a quelques mois seulement, des copies du Nouveau Testament ont été brûlées publiquement dans la cour d'une synagogue à Or Yehuda".
MJ
Posté le 20 février 2009 à 12h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)
10 février 2009
L'image de la France en Israël
Déclaration de Alex Gadalkin, porte-parole du parti Israel Beitenou (Israël notre maison, classée à l'extrême-droite de l'échiquier politique israélien) à propos du slogan de campagne "pas de citoyenneté sans loyauté" :
"Non, la loyauté est une valeur qui ne devrait pas se discuter. On ne veut pas en arriver à la situation de la France, où l'hymne national est sifflé dans les stades de foot. On ne veut plus de ces politiciens qui ont peur. Lieberman, il fait peur aux Arabes. C'est pour cela qu'il nous plaît."
MJ
Posté le 10 février 2009 à 13h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)
14 janvier 2009
Gaza : l'opération pourrait se terminer lundi
"Selon toute vraisemblance, l'opération israélienne à Gaza entre dans ces derniers jours. Sur le terrain, les officiers savent qu'ils ont jusqu'à lundi pour achever leur mission. En clair : tout doit être bouclé, mardi, jour de l'investiture du président Obama."
MJ
Posté le 14 janvier 2009 à 11h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)
13 janvier 2009
Israël a besoin du terrorisme
L'analyse d'Hugues Kéraly est sans concession :
"Il faut lire la charte du Hamas, publiée voici plus de vingt ans, en août 1988 : elle prône explicitement une islamisation radicale de toute la Palestine, la destruction de l’Etat d’Israël et le rejet de toute négociation avec les instances internationales. Peut-on imaginer une seconde que les stratèges et les services secrets israéliens ignoraient les contenus de ce programme lorsqu’ils ont ouvert des autoroutes au Hamas pour diviser l’ennemi, affaiblir le Fatah et discréditer Yasser Arafat ?
Peut-on imaginer qu’Israël n’avait en vue que la sécurité de ses ressortissants lorsqu’il a fait de la bande de Gaza et de son million et demi d’habitants le plus grand “camp de concentration” du monde (l’expression est du cardinal Martino, préfet du Conseil pontifical Justice & Paix [à ne pas confondre avec le terme "camp d'extermination" NDMJ]), avec 90% de chômeurs et de réfugiés, secourus depuis des années par les seuls militants du Hamas ?
[...] Les maîtres du jeu israélien ont besoin du terrorisme pour continuer de confisquer au profit de 5,5 millions de Juifs 80% des ressources et des terres de la Palestine historique. Aux yeux des dix millions de Palestiniens, la boucherie de Gaza a fini en effet de déconsidérer “l’Aurorité Palestinienne” de Mahmoud Abbas, qui passe aujourd’hui pour une marionnette incapable de tirer le moindre avantage de sa collaboration avec l’Occupant. Elle a construit des milliers de vocations supplémentaires à l’attentat et au suicide dans la population palestinienne.
Voilà une bonne garantie pour les années qui viennent qu’une question vieille de soixante ans, la seule question qui compte pour progresser vers la paix, celle du droit des Palestiniens à retrouver un minimum de ressources et de souveraineté nationales sur leur propre terre, ne pourra pas progresser."
MJ
Posté le 13 janvier 2009 à 10h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)
Vers l'échec de l'opération israélienne à Gaza
De même qu'en 2006 l'opération israélienne au Liban n'avait pas réussi à neutraliser le Hezbollah, Alain Chevalérias estime qu'Israël a tout à perdre dans son offensive actuelle contre Gaza :
"Les Israéliens peuvent-ils obtenir la cessation des tirs de roquettes grâce à l'opération qu'ils mènent contre Gaza ?
Imaginons qu'ils parviennent, comme ils le souhaitent, à détruire l'infrastructure du Hamas. Dans des termes militaires, à "neutraliser" tous les combattants et les dirigeants, les capturant ou les tuant. En quelques mois, une nouvelle génération de combattants surgirait, dopée par le désir de vengeance, plus déterminée et plus impitoyable encore que ses prédécesseurs du Hamas. Pour réduire le soulèvement palestinien, il n'existe que la méthode allemande de l'extermination ou celle de la négociation. Pour la première, nous osons espérer que les Israéliens ne l'envisagent pas. Pour la seconde, il répondront avoir déjà tout essayé. C'est faux. Et ils le savent. [...] Dans cette offensive contre Gaza, Israël n'a rien à gagner, mais tout à perdre. Dans l'impossibilité de marquer des points sur le plan politique par la force, l'Etat hébreu perd un peu plus en crédibilité et en image de marque dans le reste du monde. De surcroît, il fait monter la haine contre lui, mais aussi contre les Juifs, et dans une certaine mesure l'Occident, en tête les Etats-Unis. En d'autres termes, il agit comme un accélérateur du terrorisme. Si Israël veut survivre, il n'a pas d'autres solutions que de devenir un Etat comme les autres : respectueux des règles internationales et des autres peuples."
MJ
Posté le 13 janvier 2009 à 08h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)
23 décembre 2008
Noël en Israël
Le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, a lancé un appel pour la Terre Sainte :
"Avec Bethléem qui a attendu pendant des siècles celui qui briserait le joug qui pesait sur le peuple (...) nous attendons toujours la manifestation de la grâce du Sauveur qui mettra un terme à l'occupation et à l'injustice".
Il a également exprimé son inquiétude pour les chrétiens vivant sur "la terre natale du Christ" et qui "découragés par le manque de paix et la détérioration de la situation politique, émigrent". Le patriarche latin s'est dit également inquiet du futur de la Ville Sainte de Jérusalem :
"Nous n'oublions pas tout ce qui divise la Ville Sainte : la cupidité, l'injustice et la violence, sans parler de la construction des colonies qui l'étranglent".
Il s'est élevé contre la barrière de séparation controversée érigée en Cisjordanie par Israël et les centaines de barrages qui limitent la liberté de circulation des Palestiniens dans ce territoire occupé :
"C'est avec douleur et profonde tristesse que nous constatons combien de civils sont bloqués, combien de murs et de barrières sont dressés, créant violence et humiliation, générant rancune et haine [...] Avec tous les patriarches catholiques du Moyen-Orient, nous nous tournons vers nos fidèles et tous les citoyens de Terre Sainte qui vivent dans des conditions dégradées, et nous pensons spécialement au siège injuste imposé à Gaza et qui affecte des centaines de milliers d'innocents. Nous appelons également les Palestiniens à rétablir l'unité entre eux, au sein d'un cadre juridico-étatique légal et reconnu, afin d'épargner aux citoyens la poursuite de ce siège si éprouvant".
Posté le 23 décembre 2008 à 15h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
12 août 2008
La Russie, la Géorgie et la sécurité d'Israël
De Maroun Charbel dans Présent (article en accès libre) :
"La coopération militaire entre Israël et la Géorgie date de nombreuses années et trouve son origine, entre autres, dans les relations tissées par de nombreux responsables et ministres géorgiens qui ont vécu en Israël. Les Etats-Unis ont très étroitement surveillé ces ventes d’armes, interdisant par exemple, la vente de chars Merkava – la Rolls Royce des chars d’assaut. Washington estimait alors qu’une telle vente serait une véritable provocation anti-russe.
Cela n’a pas empêché d’une part la vente de milliers de fusils mitrailleurs ou la livraison de missiles sol-air et air-sol à l’armée géorgienne. Il y a quelques semaines un drone – avion sans pilote – de fabrication israélienne était abattu. Et de l’autre l’envoi de dizaine de conseillers militaires dont de très haut-gradés – colonels ou généraux. Aujourd’hui, le gouvernement Olmert leur demande de se faire très discrets et même un peu oublier. Il y va de la sécurité de l’Etat hébreu. [...]
Par un effet domino, Israël se trouverait aujourd’hui en « guerre » contre la Russie sur le front ossète ce qui pourrait donner envie à Moscou de lui faire la guerre par l’intermédiaire du Hezbollah en multipliant ses livraisons d’armes à Damas."
Posté le 12 août 2008 à 15h06 par Michel Janva | Lien permanent
24 juin 2008
Incidents en Israël
Les forces de sécurité ont précipitamment éloigné le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre israélien Ehoud Olmert lors de la cérémonie de départ de la délégation française à l'aéroport de Tel Aviv. On ignore encore pourquoi les responsables ont décidé de mettre fin abruptement à la cérémonie, et les médias israéliens avançaient des explications contradictoires. Un soldat israélien se serait évanoui sur le tarmac, faisant craindre qu'un coup de feu ait été tiré dans sa direction. La radio israélienne avançait le suicide d'un soldat israélien.
L'autre jour, la voiture du cortège officiel qui transportait le secrétaire d'État aux Transports, Dominique Bussereau, qui accompagne Nicolas Sarkozy, est tombée en panne sur l'autoroute entre l'aéroport Ben Gourion et Jérusalem. Et c'est en taxi qu'il a dû terminer son périple pour rejoindre, avec trois quarts d'heure de retard, l'hôtel.
Posté le 24 juin 2008 à 16h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
13 décembre 2007
La disparition des chrétiens de Terre Sainte
Un rapport de Justus Weiner, du Jerusalem Center for Public Affairs conclut que les chrétiens de Cisjordanie et de Gaza sont susceptibles de disparaître complètement dans les 15 années à venir, comme conséquence de l’accroissement de la persécution et des mauvais traitements par les musulmans. En 1965 les chrétiens constituaient la majorité de la population de Bethléem (75% en 1950). Aujourd'hui, les chrétiens n'ont plus de place dans la ville de la Nativité.
En décembre de cette année, des musulmans en armes ont tenté de tuer un chrétien palestinien de la bande de Gaza, après l’enlèvement et le meurtre d’un autre chrétien en octobre. «Le dernier incident vise à envoyer un message à tous les chrétiens d’ici, nous signifiant que nous devons nous en aller», affirme un dirigeant chrétien. «Les groupes islamiques radicaux mènent une campagne pour se débarrasser de nous, et personne ne semble s’en soucier.»
La seule station chrétienne de télévision de Terre Sainte a cessé ses programmes fin octobre, du fait de problèmes sécuritaires et financiers. Durant plus d’un an, le directeur et propriétaire de la station de télévision Nativité aurait reçu des menaces de mort et été l’objet d’intimidation. Ses cinq frères et sœurs sont déjà partis à l’étranger et il est prévu qu’il fasse de même quand la station sera fermée.
Michel Janva (merci à XB)
Posté le 13 décembre 2007 à 10h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
18 juin 2007
Le P. Dubois s’est éteint
"Avec le P. Marcel Dubois, c’est une figure importante et originale de l’Église de Terre sainte qui disparaît", souligne "Un Echo d'Israël" dont les colonnes rendent cet hommage au grand dominicain de Terre sainte.
Né en 1920, le P. Dubois, dominicain, était arrivé en Israël en 1962, dans le but d’établir une présence chrétienne en milieu israélien. C’est par l’enseignement universitaire qu’il s’intégra dans la société israélienne. Il enseigna la philosophie médiévale l’Université Hébraïque de Jérusalem, où il exerça même, pendant deux mandats, les fonctions de directeur du département de philosophie à l’intérieur de la faculté des lettres. Citoyen israélien depuis 1973, il était lauréat du Prix d’Israël et citoyen d’honneur de Jérusalem. RIP
Consulteur auprès de la commission du Saint-Siège pour les relations avec le judaïsme, il aura apporté une contribution décisive au progrès des relations judéo-chrétiennes par ses publications, ses conférences, ses émissions de radio et de télévision et ses multiples rencontres.
Son dernier ouvrage, "Nostalgie d’Israël" (2006), souleva des controverses en marquant une distance par rapport aux positions qu’il avait tenues pendant la plus grande partie de sa vie. Lui-même protesta jusqu’à la fin de son amour d’Israël.
Décédé le 14 juin, il a été inhumé le lendemain dans le domaine des Religieuses de Bethléem, à Beth Jamal, près de Beth Shémesh.
Posté le 18 juin 2007 à 21h00 par Marie Sophrone | Lien permanent | Commentaires (0)
16 avril 2007
Le nonce apostolique en Israël et Pie XII
On se souvient que le nonce avait refusé de participer aux commémorations de la Shoah au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem au nom de la défense de la mémoire du pape Pie XII. La légende d'une photographie présente Pie XII parmi ceux "dont on devrait avoir honte pour ce qu'ils ont fait contre les juifs".
Mgr Franco, a finalement assisté, hier soir, à la cérémonie d’ouverture des commémorations de la Shoah à Yad Vashem. Selon Radio Vatican,
"il est revenu sur sa décision après une lettre du président du Mémorial qui promet de reconsidérer la manière dont Pie XII est présenté au Mémorial".
Posté le 16 avril 2007 à 17h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
06 mars 2007
Vous avez dit "diabolisation" ?
L'ambassadeur d'Israël en Allemagne, Shimon Stein, a critiqué des déclarations d'évêques catholiques allemands. Dans un communiqué, il s'est dit "choqué" et "déçu" à la lecture des commentaires de l'évêque d'Eichstätt, Mgr Gregor Maria Hanke, au cours de son voyage en Israël la semaine dernière :
"On peut avoir des opinions divergentes sur la politique d'Israël, on peut critiquer ce pays, mais cela dépend du choix des mots, des termes et des comparaisons historiques utilisées".
Pour Shimon Stein, les évêques allemands ont "diabolisé" l'Etat hébreu. Qu'ont donc osé dire les prélats allemands ?
Mgr Hanke avait déploré les conditions de vie imposées aux Palestiniens dans les territoires occupés, à l'issue d'une visite au mémorial de Yad Vashem qui concluait un séjour d'une semaine de 27 prélats catholiques allemands.
"Le matin, nous avons vu des photos du ghetto inhumain de Varsovie, le soir nous avons traversé le ghetto de Ramallah. C'est insupportable".
Le cardinal de Cologne, Joachim Meisner, a déclaré à propos de la barrière de protection installée par Israël à la frontière de la Cisjordanie au mur de Berlin :
"Je ne pensais pas revoir quelque chose de ce genre au cours de ma vie. Ce mur tombera comme le Mur de Berlin avant lui".
La conférence des évêques catholiques a rejeté les accusations de "diabolisation" de l'ambassadeur.
Posté le 6 mars 2007 à 19h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)
26 juillet 2006
La France fait les frais du blocus israélien
Témoignage d'un Français rentrant du Liban sous couverture diplomatique :
"Je suis rentré ce mardi soir de Beyrouth par un ferry vers Larnaca [...]. Nous avons été arraisonnés par la marine [israélienne] en pleine mer pratiquement 2 heures après notre départ : Flash Lights, débarquement, négociation, jusqu'à ce que Tel Aviv 2h30 à 3h00 plus tard donne le feu vert à la levée de cet arraisonnement ! [...]
[Pourtant] sous couverture diplomatique, avec affrètement par le ministère des affaires étrangères, visite à bord de Villepin et de l'Ambassadeur à Beyrouth, le tout organisé en liaison avec Chypre et Tel Aviv, [le ferry] a été arraisonné par la marine de guerre [israélienne], en pleine mer, en dehors des eaux territoriales, et maintenu immobilisé pendant presque 3 heures."
Simple erreur ou volonté d'humilier la France sous prétexte de blocus maritime ?
Posté le 26 juillet 2006 à 14h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)
13 juillet 2006
Israël en guerre contre le Liban
Deux soldats israëliens ont été enlevés hier par le Hezbollah. Et Israël riposte depuis ce matin :
- Destruction de l'aéroport international de Beyrouth,
- Destruction d'une dizaine de ponts,
- Destruction d'emprises diplomatiques,
- Violation et occupation du sud Liban,
- etc...
Ces dizaines de raids aériens ont tués au moins 30 personnes dont un tiers d'enfants, par le fait que des familles de religieux ont été tuées ce matin dans leur sommeil. Les frappes continuent...
Le ministre français des affaires étrangères a déjà dénoncé cet "acte de guerre disproprotionné". Il s'agit en effet d'actes de guerre sans commune mesure avec l'agression. Cette raison suffit en elle-même à condamner fermement l'action d'Israël.
Posté le 13 juillet 2006 à 11h27 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (32)
26 avril 2006
Les chrétiens d'Israël entre Hamas et Shass
Dans le billet d'Yves Daoudal :
"Le comité de rédaction du bulletin Un écho d'Israël, rapporte l'agence Zénit, a choisi le jour de la mémoire de la Shoah pour écrire à Shimon Pérès, ancien Premier ministre, prix Nobel de la paix, actuellement président par intérim du Parlement israélien, que les chrétiens d'Israël sont "de plus en plus inquiets" sur l'avenir de leur présence dans le pays.
(...) [C]es chrétiens (...) ont fait le choix de vivre en Israël et "ils ont consacré leur vie à combattre l'antisémitisme en montrant le peuple d'Israël sous son meilleur jour". Or, non seulement ils ne sont pas payés de retour, mais ils sont confrontés à une situation de plus en plus hostile. (...) Une situation qui risque de s'aggraver rapidement si le parti Shass obtient le ministère de l'Intérieur au terme des négociations en cours pour la formation du nouveau gouvernement : "il est de notoriété publique, en effet, que ce parti ne professe aucune sympathie à l'endroit des chrétiens."
De plus, l'une des deux grandes questions du moment est la judéité de l'Etat (l'autre est celle des frontières). Et sous prétexte de garantir le caractère juif de l'Etat, les religieux chrétiens sont déjà soumis à nombre de tracasseries pour les inciter à quitter le pays. En attendant leur expulsion pure et simple.
C'est la position de tous les chrétiens d'Israël qui deviendrait "impossible à tenir" si les menaces se précisaient, (...) souligne le comité de rédaction d'Un écho d'Israël, avant de conclure cette lettre à Shimon Pérès : "Vous allez vous rendre prochainement au Vatican pour solliciter l'appui du pape face à la menace que représente pour notre pays l'arrivée au pouvoir du Hamas. Il serait navrant qu'en Israël, au même moment, les chrétiens soient sacrifiés aux besoins de la constitution d'une coalition parlementaire."
Posté le 26 avril 2006 à 12h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
27 février 2006
Libération pleure les chrétiens de Terre Sainte
Libération s'inquiète ce matin de la prochaine disparition des chrétiens en Terre Sainte. Nous en avions déjà parlé ici, mais le fait que le très cathophobe journal bobo-marxiste s'en émeuve ferait presque sourire si la situation n'était pas réellement tragique. "Pour les chrétiens, la défaite du Fatah est aussi la leur. Très impliqués dans le mouvement national palestinien, ils exerçaient un rôle politique bien supérieur à leur poids démographique. Alors qu'ils représentent 2 % de la population, ils disposent d'un quota de 6 sièges (sur 132) au conseil législatif."
En fait, cette inquiétude exprimée par Libé ne porte pas tant sur le sort des chrétiens, mais plutôt sur celui de la Palestine, livrée aux terroristes du Hamas : «Yasser Arafat savait comment jouer de la carte chrétienne vis-à-vis de l'étranger, souligne George Hintlian, un historien arménien. Plusieurs de ses ambassadeurs en Occident, son porte-parole, son directeur de cabinet étaient chrétiens.» Sans compter son épouse, Souha, grecque-orthodoxe. «Ce contact direct avec le pouvoir, on ne l'aura plus, même si le Hamas nous réserve, comme il l'a promis, un ministère subalterne.»
Au cours des 5 dernières années, près de 3 000 chrétiens sur 45 000 que compte Bethléem ont pris le chemin de l'exil, pour fuir le chômage, l'occupation, mais aussi une insécurité croissante. «Si ça continue, la Terre sainte deviendra un parc à thème. Il y aura toujours des sanctuaires, des églises, mais plus de chrétiens», insiste un révérend luthérien. C'est l'islamisation de la société qui inquiète le plus les chrétiens de Palestine. «Le Hamas n'a pas besoin de légiférer pour avancer, souligne un diplomate. Il n'y a pas écrit à Gaza qu'il faut porter le voile et ne pas servir d'alcool. Mais c'est entré dans les moeurs. Ça viendra naturellement, sous la pression collective.»
Posté le 27 février 2006 à 10h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
29 janvier 2006
Les chrétiens pour le Hamas
Sur le JT de France 3 de ce soir, des chrétiens de Bethléem (dont le maire) affirment avoir voté pour le Hamas, contre le Fatah, car le mur construit pas Israël rend toute vie impossible. Alors, à bout, ils veulent en finir et ont voté pour les islamistes.
Posté le 29 janvier 2006 à 19h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)
27 janvier 2006
L'islam et la démocratie
Analyse intéressante de Daoudal sur le problème de la démocratie et de l'Islam... Le Hamas, placé sur la liste noire des organisations terroristes par les Etats-Unis et l'Union européenne, a remporté les élections législatives en Palestine. Tout à coup c'est la panique en Israël et aux Etats-Unis, au point que Netanyahu a déjà demandé des sanctions internationales contre le gouvernement du Hamas, avant même qu'il soit constitué... Les gémissements d'inquiétude (de Villepin et Douste-Blazy, par exemple), les imprécations contre ces terroristes qui veulent détruire Israël, etc., feraient presque oublier que tous les observateurs internationaux ont souligné que ces élections étaient réellement pluralistes et se sont déroulées de façon satisfaisante.
Ainsi le Hamas arrive au pouvoir de façon parfaitement démocratique. Et que demandent les Américains, ou plutôt que veulent-ils, à toute force, y compris militaire, sinon que la démocratie s'impose au Proche Orient? Alors, pourquoi ne se félicitent-ils pas ? On retrouve ici la faille, ou plutôt le mensonge de l'idéologie gouvernant ce que l'on appelle la démocratie. Celle-ci ne doit fonctionner qu'entre membres du même club (pour ne pas dire de la même loge). Quiconque s'en écarte est un ennemi de la démocratie, et si le peuple le porte au pouvoir, c'est que le peuple s'est trompé.
Il se passe en Palestine ce qui s'est passé en Iran, puis en Afghanistan, en Irak, au Kosovo. En Palestine, les Israéliens ont soutenu le Hamas islamiste naissant pour diviser la toute puissante OLP laïque de Yasser Arafat. Mais le Hamas a pris des proportions qu'ils n'imaginaient pas. Devant cette montée en puissance, ils ont tenté de l'anéantir en tuant leur chef le cheikh Yacine (à coup de missile...). Le Hamas, notamment par son réseau d'aide sociale, a su se faire le porte-parole et le défenseur du peuple, face à un Fatah trop évidemment corrompu.
La victoire du Hamas (qui entend imposer la charia sur tout le territoire de la Palestine - c'est la fin des chrétiens) participe de la montée générale de l'islamisme. Favoriser l'islam radical et imposer la démocratie dans un pays musulman, c'est évidemment porter l'islam radical au pouvoir.
L'islam sonnera-t-il le glas de la démocratie, héritée des 'Lumières' ?
Posté le 27 janvier 2006 à 14h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)
21 novembre 2005
Terre Sainte : combien de chrétiens ?
Artemio Vitores, franciscain de l’Ordre des Frères mineurs et vicaire de la custodie de Terre Sainte à Jérusalem lance un appel : "aidez-nous à ne pas perdre Bethléem, où la présence chrétienne diminue". Répondant aux questions de l’agence Fides à l’occasion de la visite au Vatican du président israélien Moshe Katsav, le père Vitores a attiré l’attention sur la situation actuelle à Bethléem.
"Il y a quelques jours, les autorités israéliennes ont rétabli une ligne de frontière avec Jérusalem, ce qui rend la liaison très difficile, en instaurant un check point et des contrôles qui créent de graves problèmes et des ennuis à la population locale, mais également aux communautés de frères, aux religieux et à tous les pèlerins. (...) Sans oublier la question non résolue du Sanctuaire du Cénacle : un accord avec les autorités israéliennes semblait proche, puis cette espérance s’est éloignée à l’improviste".
Le père Vitores a expliqué que si "en 1965 les chrétiens constituaient la majorité de la population, aujourd’hui ils sont moins de 12 %. Ces dernières années plus de 3000 chrétiens ont quitté la ville à cause d’un manque de perspectives d’avenir, à cause des difficultés économiques, sociales et religieuses.
"La présence chrétienne à Bethléem risque de disparaître complètement. (...) Bethléem est le lieu de la naissance du Christ, le lieu de l’Incarnation, l’un des mystères fondamentaux de notre foi. Bethléem est dans notre cœur, et dans le cœur de tous les chrétiens. Aidez-nous à le sauver !".
Posté le 21 novembre 2005 à 13h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
18 novembre 2005
Quel statut pour les chrétiens de Terre Sainte ?
La signature, en 1993, d'un accord fondamental entre Israël et le Saint-Siège avait été un tournant majeur dans les relations entre le judaïsme et l'Eglise catholique. Mais, sur place, la négociation d'un statut juridique protégeant mieux les institutions ecclésiastiques (écoles, hôpitaux, etc.) piétine depuis des années. L'activité des congrégations religieuses s'en trouve pénalisée.
Ni l'accord fondamental de 1993 ni celui de 1997 reconnaissant à l'Eglise une "personnalité juridique" n'ont encore été approuvés par la Knesset. C'est toujours l'administration qui se substitue aux tribunaux en cas de litiges touchant les propriétés ecclésiastiques. Des exonérations fiscales remontant à l'époque ottomane, confirmées sous le mandat britannique, mais jamais inscrites dans le droit israélien, sont menacées : des taxes sont réclamées à des congrégations, qui sont dans l'incapacité de les acquitter. La délivrance de visas pour les chrétiens des pays arabes qui veulent séjourner ou étudier en Israël se révèle de plus en plus difficile. Quant aux populations des Territoires et autres pèlerins, les check-points, notamment sur la route de Bethléem à Jérusalem, leurs rendent la vie impossible.
Jeudi, "le développement des rapports entre Israël et le Saint-Siège" constituait l'essentiel de l'ordre du jour de la rencontre entre Benoît XVI et le président israélien, Moshe Katzav. Ce dernier a promis un "effort important" pour hâter la conclusion des avenants juridiques et financiers. La diplomatie vaticane s'efforce d'améliorer la vie des chrétiens de Terre Sainte, lesquels sont bien souvent victimes du conflit israélo-palestinien.
Posté le 18 novembre 2005 à 15h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
15 septembre 2005
Israël en veut-il à Benoît XVI?
Il y eut l'affaire du mois de juillet où Israël s'était permis de critiquer l'Angelus du Pape, créant un faux incident diplomatique qui valut d'annuler une réunion importante en faveur du Vatican, avant de s'excuser et de se décider à oublier l'incident.
Aujourd'hui, Ce sont deux grands rabbins qui, en sortant d'une audience privée avec le Pape, dictent devant la presse les condamnations que Benoît XVI doit porter contre la destruction de synagogues dans la bande de Gaza. Ils n'ont pas manqué également de demander au Souverain Pontife d'établir une journée de l'antisémitisme le 28 octobre en souvenir de "Nostra Aetate".
Le piège est tendu pour Benoît XVI, car cette proposition donne une vision erronée et réductrice de cette déclaration qui condamne aussi, au nom de la charité, toutes les haines et toutes les discriminations : "En outre, l'Eglise qui réprouve toutes les persécutions contre tous les hommes, quels qu'ils soient, ne pouvant oublier le patrimoine qu'elle a en commun avec les Juifs, et poussée, non pas par des motifs politiques, mais par la charité religieuse de l'Evangile, déplore les haines. les persécutions et toutes les manifestations d'antisémitisme, qui, quels que soient leur époque et leurs auteurs, ont été dirigées contre les Juifs" (paragraphe 4). Le suivant traite de la fraternité universelle qui exclue toute discrimination.
Il faut lire Nostra Aetate. La vérité est dans le texte pas dans l'erreur colportée par la dépêche AFP : "la déclaration Nostra Aetate de 1965 ... mit officiellement un terme à près de deux millénaires d'antijudaïsme chrétien". Déformation, désinformation...
Il ne s'agit pas d'une quelconque repentance de l'Eglise catholique ou d'une reconnaissance officielle de l'existence passée d'un antijudaïsme chrétien.
Le Salon Beige renvoie souvent aux textes de référence, à la source. Dans le cas de Nostra Aetate, déclaration qui a fait couler beaucoup d'encre, c'est un petit effort (15 minutes!) incontournable pour affronter la désinformation ambiante autour de ces sujets très brûlants, dont la question ne pourra être résolue que dans la Vérité qui ne vaut rien sans la Charité.
Posté le 15 septembre 2005 à 15h48 par Le Salon Beige | Lien permanent
06 septembre 2005
Les musulmans palestiniens s'en prennent aux chrétiens
Des musulmans palestiniens ne cessent de s'en prendre aux chrétiens d'Israël :
Onze maisons et autant de voitures ont été brûlées depuis jeudi dans le village chrétien de Taybeh, au nord de Ramallah, par des habitants du village musulman voisin de Deir Jarir. Les incidents ont commencé lorsque les habitants du village musulman ont appris que l’une des leurs était tombée enceinte à la suite d’une liaison avec un chrétien de Taybeh. La fille, âgée de 31 ans, a été tuée par ses parents mercredi soir "pour laver l’honneur de la famille" et des habitants du village ont participé le lendemain à ses funérailles sans connaître les raisons du décès. Mais la police palestinienne a exhumé le corps le même jour et une autopsie a révélé que la victime était morte empoisonnée et qu’elle était enceinte de cinq mois.
Les chrétiens, ces oubliés du Moyen-Orient.
Posté le 6 septembre 2005 à 15h05 par Michel Janva | Lien permanent
28 juillet 2005
La France donne son argent à Israël
A l'occasion de la visite très médiatisée d'Ariel Sharon à Paris, le gouvernement français a débloqué 1 million d'euros, prélevé sur vos impôts, pour le financement d'un fonds destiné à améliorer l'image de la France en Israël. L'Etat hébreu ne versera que 50 000 euros à ce fonds, qui servira concrètement à financer des campagnes d'information au travers de publicités et de programmes d'échanges entre les deux pays. Villepin a déjà oublié que le "patriotisme économique" commence par une utilisation utile de l'argent du contribuable...
On ignore encore combien Israël a débloqué pour améliorer son image en France...
Posté le 28 juillet 2005 à 17h15 par Michel Janva | Lien permanent
26 juillet 2005
Attaque israëlienne contre le Pape
Un lecteur réagit à ce post :
(...) Il faudrait, si je peux me permettre, apprendre à vous relire, vous dites :
"Dans cette phrase, le Pape n'a pas cherché à dresser une liste exhaustive, vu l'expression : "dans divers pays comme". Pas de raison particulière pour jeter la pierre."
Mais quand on commence à citer 4 pays RECEMMENT touchés par des attentats et qu'il n'en manque qu'un seul... Et puisque celle-ci n'est pas exhaustive, dites-moi, s'il vous plaît, quels sont les ("AUTRES") pays exclus... (...)
Les pays cités par le Pape étaient l'Egypte (attentats le 23 juillet), la Turquie (attentat le 16 juillet), l'Irak (attentats continuels, bien sûr) et la Grande-Bretagne (tentatives le 21 juillet): tous ont été touchés dans la semaine précédant l'angelus (la Turquie 8 jours avant.) L'angelus est hebdomadaire, et fixer comme limite à la liste les pays touchés dans la semaine écoulée paraît juste. L'attentat de Netanya, auquel Benoît XVI aurait dû, d'après ses critiques, faire allusion, remonte au 12 juillet.
Quels sont les autres pays exclus ? La Thaïlande, touchée pendant la semaine concernée, aurait eu davantage de motif de se plaindre, si elle avait délibérément voulu, comme Israël, créer un incident diplomatique.
On comprend que les Israëliens soient attentifs à ce que leur combat contre l'islamo-terrorisme soit perçu étant de même nature que celui que mène l'Occident. Mais l'intempérance absurde de la réaction de leur gouvernement ("L'absence de condamnation par le Vatican (...) peut éventuellement être interprétée comme une approbation des actes terroristes commis contre des Juifs") dessert leur cause et suscite l'indignation des catholiques : touche pas à mon Pape !
Posté le 26 juillet 2005 à 20h37 par Le Salon Beige | Lien permanent
Israël cherche des poux au Vatican
Le Pape, dans son angelus du 25 juillet a prononcé cette phrase : "Ces jours de calme et de repos ont eux aussi été troublés par les tragiques nouvelles des exécrables attentats terroristes qui ont semé la mort, la destruction et la souffrance dans divers pays comme l'Egypte, la Turquie, l'Irak et la Grande-Bretagne."
Israël reproche à Benoît XVI d'avoir oublié de le nommer, vu les attentats du 12 juillet qui avaient 6 morts.
Dans cette phrase, le Pape n'a pas cherché à dresser une liste exhaustive, vu l'expression : "dans divers pays comme". Pas de raison particulière pour jeter la pierre.
Quand bien même Israël l'ait mal pris, sa réaction fut complètement disproportionnée à en juger par la déclaration du ministre israélien des affaires étrangères qui dit que cet oubli est de nature à "renforcer les extrémistes opposés à la paix et affaiblit les modérés". Qui va écouter le Pape pour commettre des attentats en Israël? Restons raisonnables...
Le Nonce Apostolique en Israël a été convoqué par le gouvernement.
Le Vatican, par la bouche de son porte-parole, déclare :"Il est étonnant que l'on ait ainsi voulu prendre un prétexte pour déformer l'intention du Saint-Père", vu la portée médiatique de l'Angelus dominical pendant les vacances du Pape.
Et de rajouter : "Il est évident que le grave attentat de Netanya, auquel se réfère la
partie israélienne, rentre dans la condamnation générale et sans
réserve du terrorisme".
Conséquence de tout ça : annulation d'une réunion très importante sur les biens de l'Eglise Catholique en Terre Sainte, sujet de revendications financières importantes de la part du Saint-Siège.
Comme par hasard...
Posté le 26 juillet 2005 à 13h56 par Le Salon Beige | Lien permanent
20 juillet 2005
Vers une guerre civile en Israël ?
"Aucun pouvoir au monde ne pourra nous chasser de notre terre", a affirmé l’ancien grand rabbin sépharade d’Israël Mordechaï Eliahou, leader spirituel des opposants. "Nous n’avons pas le droit de céder un grain de cette terre sacrée car elle nous a été donnée par Dieu". Des milliers d’opposants au retrait israélien de la bande Gaza continuent à arriver, malgré l'interdiction du gouvernement, dans le secteur placé sous haute surveillance des quelques 20.000 hommes de la police.
Beaucoup de manifestants portent des T-shirts avec l’inscription "un Juif n’expulse pas un autre Juif". En effet, dès la mi-août, le gouvernement a prévu l’évacuation des 8.000 colons de la bande de Gaza et 500 autres du nord de la Cisjordanie. "Le sang juif sera versé si nous faisons des concessions", promet une banderole. "C’est notre terre, c’est la terre promise. Je crois fermement que quelque chose de divin va empêcher le retrait. Je veux le croire", affirme un manifestant.
La manifestation, prévue pour durer trois jours, doit se poursuivre par une marche entre la ville de Netivot, située à une quinzaine de kilomètres à l’est de la bande de Gaza, et Kissoufim. Cette manifestation est organisée par la principale organisation de colons, le Conseil des implantations de Cisjordanie et de Gaza, Yesha. Certains colons juifs ont même demandé l'asile politique aux Palestiniens !
Côté palestinien, si le retrait est bien accueilli, on craint de voir Sharon marchander le retrait de la bande de Gaza contre le droit de conserver les colonies de Cisjordanie, où vivent 240.000 Israéliens. Ce problème a déclenché de nouveaux affrontements entre les islamistes du Hamas et les forces de sécurité palestiniennes d'Hamoud Abbas.
C'est ce qu'on appelle une libanisation du conflit...
Posté le 20 juillet 2005 à 11h14 par Michel Janva | Lien permanent
16 mars 2005
Jéricho aux Palestiniens
Les Israéliens ont commencé ce matin le tranfert de la ville de Jéricho aux Palestiniens. Tout un symbôle quand on sait que c'est dans cette cité qu'en septembre 1993, qu'Israël et la Palestine ont officiellement reconnu l'existence de l'autre.
Posté le 16 mars 2005 à 12h09 par Lahire | Lien permanent
12 février 2005
France - Israël : tension toute relative
Il a fallu que la France eut à déplorer des morts en Côte d'Ivoire, pour que ses relations avec Israël soient un peu mieux connues.
En septembre 2004, Paris avait demandé à Tel-Aviv de clarifier sa position en Côte d'Ivoire. Les suites?
Puis, en novembre, il y eut l'affaire des drônes et des 46 conseillers militaires israéliens en Côte d'Ivoire au moment de l'attaque mortelle contre l'armée française (8 morts) et du rôle qu'ils y ont tenu (l'article du Monde est désormais dans les archives payantes). Les suites?
Enfin, en décembre, les insultes anti-françaises en Israël avaient engendré un petit incident diplomatique. Les suites?
En Janvier, un officier français fut tué au Liban par des tirs israéliens. Les suites?
Aujourd'hui, alors qu'Israël a annoncé le 9 novembre qu'il cessait son soutien militaire à Gbagbo, on nous annonce le 12 que des armes israéliennes (et ukrainiennes) ont été saisies dans le port d'Abidjan, en plein embargo de l'Onu sur les armes.
La France demande enfin des comptes à Israël sur l'implication, désormais connue de tous, de ses entreprises d'armement dans la mort des soldats français et sur son attitude qui n'est plus du tout un secret pour personne.
Fair-play, le gouvernement français continue de prouver une attention toute particulière vis à vis de la communauté juive : le dîner du CRIF et la dissolution annoncée des groupes néo-nazis et islamistes en sont les plus récentes démonstrations.
Posté le 12 février 2005 à 18h59 par Lahire | Lien permanent
10 janvier 2005
Le retour de Sodome et Gomorrhe
La justice israélienne vient d'autoriser un couple de lesbiennes à adopter leurs enfants respectifs, soit trois enfants conçus in vitro grâce à des donneurs. Cette décision intervient un mois après la reconnaissance légale des couples homosexuels par le ministre de la justice, dans un but fiscal ...(c'est Yahoo qui écrit cela !).
Posté le 10 janvier 2005 à 18h08 par Michel Janva | Lien permanent
17 décembre 2004
Vente d'armes en Chine
Tandis que les chefs d'Etat de l'Union européenne discutent pour lever l'embargo sur les armes à destination de la Chine, Israël ne s'embarrasse pas de considérations, provoquant la colère de Washington.
Posté le 17 décembre 2004 à 11h25 par Michel Janva | Lien permanent
10 décembre 2004
France-Israël : carton jaune
Malheureusement, ce n'est pas un incident sur un terrain de football, mais une affaire diplomatique. Les relations entre les deux pays se tendent, et c'est l'ambassadeur de France en Israël qui devient la cible des autorités israéliennes, pour avoir dit entre autres :"Je pense qu'il y a une sorte de névrose anti-française".
Au sujet des propos anti-français dans les médias israéliens, l'ambassadeur a aussi fait valoir que si les médias français utilisaient de tels termes à propos des juifs, ils seraient accusés d'antisémitisme.
Affaire à suivre, mais les deux pays n'en sont pas encore à aborder la question des drones israéliens (voir Le Monde ici) présents en Côte d'Ivoire avant l'attaque des chasseurs ivoiriens contre les soldats français.
Posté le 10 décembre 2004 à 16h42 par Lahire | Lien permanent








