06 juin 2018

Le ministre italien de la famille persiste et signe : se battre pour la normalité est devenu un acte héroïque

Voilà la traduction par un lecteur du Salon beige de la réponse de Lorenzo Fontana, ministre italien de la famille, au journal italien Il Tempo à la polémique suscitée par sa déclaration sur la famille :

1527867867450.jpg--il_ministro_fontana___l_odio_delle_e_lite_non_mi_spaventa_"Cher Directeur, Je remercie Il Tempo, votre rédaction et tous ceux qui ont exprimé leur soutien au moment où il y a une forte tentative d'attaque non seulement contre moi, mais contre les valeurs dans lesquelles se reflète la majorité silencieuse et pacifique du pays.

Ce que nous avons vu rappelle amèrement les prédictions de Gilbert Keith Chesterton: «Les épées seront dégainées pour montrer que les feuilles sont vertes en été», une prophétie qui ne semble plus si lointaine. Et c'est ce qui est arrivé. Nous avons dit des choses que nous pensions normales, presque évidentes: que pour grandir un pays doit avoir des enfants, que la mère s'appelle maman (et non parent 1), que le père s'appelle papa (et non parent 2). Nous avons dit que les derniers et les seuls qui ont un mot à dire sur l'éducation, la croissance et le soin des enfants sont vraiment papa et maman, principe sacro-saint de la liberté.

La réaction - de certains milieux qui font du relativisme leur drapeau - a été très violente. Une série d'insultes, d'offenses et même de menaces personnelles (qui seront portées à l'attention des services compétents) a commencé. Les réseaux sociaux ont amplifié la portée de cette action, menée sciemment par certains. Nous vivons des moments étranges. La fureur de certaines idéologies relativistes dépasse les limites de la réalité, allant même jusqu'à remettre en question certaines évidences flagrantes, qui sont pleinement reflétées dans notre Constitution. "La République reconnaît les droits de la famille comme une société naturelle fondée sur le mariage", dit l'article 29, qui sera le principe de l'action ministérielle.

Cela dit: la révolte des élites ne nous effraie pas et affronter la dictature de la pensée unique ne nous effraie pas non plus. Nous allons de l'avant, avec une grande motivation, nous avons de nombreux projets à mettre en œuvre. Nous le faisons avec tous ceux qui, comme vous, nous ont montré leur solidarité. Vous avez été et vous êtes très nombreux et à tous nous sommes profondément reconnaissants. L'histoire nous réconforte. «Ils vous appelleront papistes, rétrogrades, intransigeants, cléricaux: soyez fiers de l'être!», a dit saint Pie X. Et nous sommes fiers de ne pas avoir peur de nous dire chrétiens, de nous dire mères, pères, d'être pour la vie. Nous avons les épaules suffisamment larges pour résister aux attaques en répondant par l'évidence des faits, le pouvoir des idées et le concret des actions. Honneur à un journal libre qui a le courage d'exprimer ses positions à contre-courant. Jamais comme en ce moment, se battre pour la normalité n'est devenu un acte héroïque."

Posté le 6 juin 2018 à 08h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

05 juin 2018

"L’avortement est la première cause de féminicide au monde"

FontanaLes déclarations du nouveau ministre italien de la famille donnent des sueurs froides à nos idéologues arc-en-ciel... Lorenzo Fontana, nommé ministre de la Famille, membre de la Ligue du Nord, a déclaré au quotidien Corriere della Sera :

"Les familles arc-en-ciel n'existent pas dans la loi italienne."

Adjoignant le geste à la parole, ce catholique, ardent adversaire de la dénaturation du mariage et de l'avortement est arrivé au palais du Quirinal avec sa petite fille dans les bras et sa femme à ses côtés. Tout en déclarant :

"Les familles sont celles qui sont naturelles, où un enfant doit avoir un père et une mère (...). La famille naturelle est attaquée. [Les homosexuels] veulent nous dominer et effacer notre peuple."

Il a enfoncé le clou estimant que

"l’avortement est la première cause de féminicide au monde".

C'est la vérité. Rien qu'en Inde, il manque "63 millions de femmes".

"Bien qu'il ne soit pas autorisé, en Inde, de révéler le sexe du futur bébé, il est courant qu'il soit annoncé lors de l'échographie, et qu'un avortement le suive, quand il s'agit d'une fille. "

Posté le 5 juin 2018 à 15h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

04 juin 2018

Immigration : vous reprendrez bien un peu d'amalgame ?

L'AFP ne s'embarrasse pas, tout est bon pour accuser le nouveau gouvernement italien :

On peut écrire aussi : au moment où, à Paris, les deux derniers camps de migrants sont évacués, près d'une soixantaine de migrants se sont noyés au large de la Tunisie et de la Turquie. Cela n'a aucun rapport mais cela permet aussi de jeter la mort de ces immigrés sur le dos de Gérard Collomb.

Posté le 4 juin 2018 à 12h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

29 mai 2018

“Les marchés vont apprendre aux Italiens à bien voter”

Cette phrase a été prononcée par le commissaire européen au Budget et aux Ressources humaines, l’Allemand Günther Oettinger...

Pour mieux comprendre ce qui se passe en Italie, souvenez-vous :

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Posté le 29 mai 2018 à 17h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

28 mai 2018

Le président italien torpille la formation d'un gouvernement

Unknown-10Pressenti pour former un gouvernement, Giuseppe Conte s'est heurté au veto du président Sergio Mattarella (photo), qui a refusé la nomination de l'eurosceptique Paola Savona au ministère de l'Économie. Le professeur Conte a pris acte de ce refus en renonçant à former un gouvernement.

Devant l'impasse, le Président Mattarella a déclaré qu'il n'envisageait pas d'organiser des élections avant d'avoir obtenu un «vote clair» du Parlement. Aussi a-t-il convoqué pour lundi matin au Quirinal le directeur d'un observatoire sur les comptes publics, l'économiste Carlo Cottarelli, ancien Commissaire à la dépense publique. En 1988, il travaillait pour le FMI... Il devrait le charger de constituer un gouvernement «neutre». S'il n'a, à première vue, aucune chance d'obtenir la confiance du Parlement, il pourrait expédier les affaires courantes et organiser de nouvelles élections pour l'automne prochain.

La Ligue et le M5S ont accusé le chef de l'État de trahir le vote des Italiens. Matteo Salvini, patron de La Ligue, a accusé le chef de l'État d'avoir «injustement barré la route à un homme qui avait pour seul tort d'avoir trop défendu les intérêts des Italiens».

"Nous ne serons plus jamais les larbins de personne. L'Italie n'est pas une colonie, nous ne sommes pas les esclaves des Allemands ou des Français, du spread (l'écart entre les taux d'emprunt à dix ans allemand et italien, ndlr) ou de la finance". "Les Italiens d'abord. Moi je ne lâche rien".

Luigi Di Maio, patron du M5S, a parlé d'un choix «incompréhensible» de la part du président Mattarella:

«L'Italie est souveraine. On ne peut empêcher un gouvernement du changement. Je suis très en colère.» "Nous étions prêts à gouverner et on nous a dit non, parce que le problème est que les agences de notation dans toute l'Europe étaient inquiètes à cause d'un homme qui allait devenir ministre de l'Economie". "Alors disons-le clairement qu'il est inutile d'aller voter, puisque les gouvernements ce sont les agences de notation, les lobbies financier et bancaire qui les font. Toujours les mêmes".

D'après les derniers sondages, de nouvelles élections pourraient profiter à la Ligue, qui a remporté 17% des voix en mars, tandis que le M5S consoliderait sa base, mais ne permettraient pas de sortir de l'impasse.

Posté le 28 mai 2018 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (31)

23 mai 2018

Immigration, islam, famille : un accord de droite en Italie

Le Mouvement 5 Etoiles et la Lega ont conclu un accord de gouvernement qui devrait inspirer la droite française tant il porte sur l’essentiel. Extrait dans Minute :

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[...]

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Posté le 23 mai 2018 à 08h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Éric Zemmour : "L'Italie, plutôt barbare qu'asservie"

Posté le 23 mai 2018 à 08h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

22 mai 2018

Toute personne faisant partie de la franc-maçonnerie ne pourra pas entrer au gouvernement

En Italie :

Unknown-34"Quelque 30 points développés dans un document de 58 pages. Voilà ce que contient le « contrat de gouvernement pour le changement » de Matteo Salvini et Luigi Di Maio.  Le texte a été plébiscité, à plus de 90 %, par les militants des deux partis consultés ce week-end. Et, d'après un sondage publié samedi, 60 % des Italiens souhaiteraient donner leur chance à ce programme. Dans le texte final, la remise en cause de l'euro ou encore la demande à la BCE d'annuler 250 milliards d'euros de dette italienne, critiquées avec virulence, ont disparu. Demeurent les mesures phares sur lesquelles  les deux forces antisystème ont bâti leur succès électoral. Si leur financement reste très vague, leur coût est estimé entre 100 et 170 milliards d'euros, creusant encore les déficits sans se soucier de réduire l'énorme dette publique, chiffrée à plus de 2.300 milliards d'euros soit 132 % du PIB. [...]

« Payez moins mais payez tous. » C'est l'un des slogans de la Ligue pendant la campagne électorale au cours de laquelle elle promettait d'introduire un impôt sur le revenu à taux unique de 15 %. Cette mesure dans l'un des pays européens où la pression fiscale est la plus élevée permettrait, selon Matteo Salvini, la relance de la consommation et la réduction de l'évasion fiscale, elle aussi record. Pour les simples contribuables comme pour les entreprises, ce sont finalement deux taux de 15 % et 20 % qui seront institués. [...]

Un centre pour augmenter les expulsions de migrants sera ouvert dans chaque région. Le nombre de places de crèche gratuites pour les familles italiennes sera quant à lui augmenté, tandis que celui pour les étrangers sera limité. Les mosquées et les camps de Roms irréguliers seront fermés, et les prédications devront être faites en italien.

Une loi renforçant la légitime défense à domicile sera adoptée. Les peines de prison pour vols et violences sexuelles seront renforcées. Une réforme rendant plus difficile la prescription sera lancée. La sévérité sera aussi accrue pour les cas de corruption en particulier au sein de l'administration, avec l'interdiction pour les corrompus comme pour les corrupteurs d'y travailler. Des « agents provocateurs »permettront en outre de tester l'honnêteté des fonctionnaires. Le programme reste en revanche extrêmement vague sur la question du conflit d'intérêts, délicate aussi bien pour Silvio Berlusconi, allié de Matteo Salvini, que pour Davide Casaleggio, une des figures du M5S.

Le souverainisme sera désormais la boussole de la diplomatie italienne basée « sur la centralité de l'intérêt national et le principe de non-ingérence dans les affaires des autres Etats ». L'appartenance de l'Italie à l'Otan est confirmée mais, dans le même temps, la Russie est considérée comme « un partenaire commercial et économique de premier plan ». Outre l'appel à un dialogue approfondi avec Moscou, Rome demande la levée immédiate des sanctions adoptées par l'UE à son encontre.

[...] Toute personne ayant subi une condamnation pour corruption, ayant été condamnée ou faisant l'objet de poursuites judiciaires pour des faits graves ou faisant partie de la franc-maçonnerie (!) ne pourra pas entrer au gouvernement."

Proposition intéressante. Rappelons l'incompatibilité de l'appartenance à l'Eglise et à la franc-maçonnerie.

Posté le 22 mai 2018 à 18h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Forum et marche pour la vie à Rome

Le Forum romain pour la vie - Rome Life Forum - s’est tenu les 17 et 18 mai à l’Université pontificale Angelicum sur le thème de la conscience : les interventions du cardinal Raymond Burke, de Mgr Athanasius Schneider et de Stéphane Mercier ont particulièrement retenu l’attention de l’auditoire.

Mgr Schneider a développé l’idée selon laquelle l’Eglise ne se réduit pas au pontife romain, mais qu’elle est une réalité « plus vaste » que lui. A ce titre, un pape a « le même devoir qui incombe à tous les fidèles : celui de renoncer à Satan et de confesser la foi », a déclaré le prélat. Pour l’évêque auxiliaire d’Astana, la conduite à tenir si un pape ne confessait plus pleinement la foi, est celle-ci : « il faudrait l’aider, mais non pas porter des attaques à son encontre ». « Répondre à un pasteur qui soutient une hérésie », a conclu le prélat, doit se faire « avec respect, en opposant l’enseignement constant et inchangé de l’Eglise ».

Au second jour du Forum, le cardinal Raymond Burke a rappelé que les catholiques devaient résolument se mettre « sous la bannière de la Royauté sociale du Christ » afin de contrer les ennemis de l’Eglise qui tentent de « l’infiltrer et de corrompre l’Epouse du Christ par l’apostasie ».

« La conscience ne consiste pas dans la somme des pensées et des désirs que ressent un individu, mais elle s’enracine dans la Vérité qui seule peut purifier nos aspirations et les rendre conformes au commandement divin de l’amour de Dieu et du prochain ».

Le même jour, le professeur Stéphane Mercier - renvoyé de l’Université catholique de Louvain pour avoir défendu la vie contre l'avortement - a réfléchi sur le compromis avec l’esprit du monde qui gagne l’Eglise.

« Le règne du ‘politiquement correct’, l'idéologie du ‘genre’ et les lobbys libéraux ont désormais gangrené les universités partout dans le monde, interdisant le recours à un discours fondé sur la raison naturelle ».

Stéphane Mercier déplore aussi que « même les institutions catholiques abandonnent leurs principes pour faire bonne figure aux yeux du monde ». Dans ce contexte, il n'est guère étonnant de voir « les responsables ecclésiastiques et les pasteurs emboîter le pas en sacrifiant une foi sans compromis sur l'autel de la mondanité et de la sentimentalité ». « Se tenir debout pour la Vérité avec un grand ‘V' a un prix, mais il faut plus que jamais demeurer ferme, car ‘si le sel perd sa saveur, avec quoi l’assaisonnera-t-on’ ? »

Rome18mvieafiche-750x420Des dizaines des milliers de marcheurs étaient présents samedi 19 mai pour défendre la vie, 40 ans après la légalisation de l’avortement en Italie. Au départ de la piazza de la Repubblica, le cortège a traversé le centre de la ville éternelle et est arrivé vers 17h à la piazza Venezia église della Madona de Loreto. Plus de 20 pays étrangers étaient représentés, notamment l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne, l’Irlande, l’Espagne, la Lituanie, le Portugal, les Etats Unis, le Canada, l’Argentine, le Pérou, la Nouvelle-Zélande, le Brésil, l’Inde, la Belgique avec le prof Stéphane Mercier et bien sûr la France avec la présence de Jeanne Smits, d’Olivier Figueras et d’une délégation de Droit de Naître.

Parmi les interventions des délégations étrangères, on retiendra celle de la mère de Vincent Lambert, Viviane Lambert, qui, très digne, a dénoncé avec force la volonté de l’hôpital de faire mourir son fils, lourdement handicapé mais nullement en fin de vie. Se sont joints à la Marche de nombreux ecclésiastiques, le cardinal Raymond Leo Burke, Mons. Carlo Maria Viganò, Nonce apostolique émérite des Etat Unis d’Amérique, Mons. Luigi Negri, Archevêque émérite di Ferrara-Comacchio, et des religieuses, des élus et beaucoup de familles avec leurs enfants portant dont les ballons colorés ont marqué d’une empreinte joyeuse la ville.

Virginia Coda Nunziante, Présidente de la Marche pour la vie, a clôturé rappelant que cette année est marqué par le tragique anniversaire en Italie ou les quarante années sont passé depuis l’introduction de la loi 194 sur l’avortement: ” Il y a un livre de vie et il y a un livre de la mort. Dans ce livre de la mort daté du 22 mai 1978 est écrit avec des caractères de sang, le sang de près de 6 millions des victimes « auxquelles il faut ajouter les 50 millions d’enfants meurent chaque année dans le monde».

Nous ne voulons pas passer cet anniversaire sans demander l’abrogation de la loi 194 et, en attendant, supprimer immédiatement des dépenses publiques les 2 ou 3 milliards d’euros consacrés chaque année à tuer nos enfants. Dénonçant une crise de santé publique, elle a déclaré que l’avortement reste de la responsabilité incroyablement unique de l’Etat, donc tous les contribuables: » Notre société est très hypocrite, avec maintenant l’eugénisme et l’infanticide d’État, dont nous avons eu un exemple dramatique en Grande-Bretagne avec le meurtre du petit Alfie Evans». Et une figure humaine a été dédiée au petit Alfie, composée par des jeunes venus sur scène, et le lancement final de nombreux ballons vers le ciel.

Le rendez-vous pour la vie est pris pour la prochaine édition de la Marche nationale pour la Vie sera le prochain 18 mai 2019 toujours à Rome.

Posté le 22 mai 2018 à 15h09 par Michel Janva | Lien permanent

17 mai 2018

Censure des affiches pro-vie à Rome

Censure à Rome

Posté le 17 mai 2018 à 10h56 par Le Salon Beige | Lien permanent

16 mai 2018

Les femmes victimes de l'avortement

Capture d’écran 2018-05-16 à 18.24.25Le slogan de la nouvelle campagne pro-vie à Rome, diffusée à quelques jours de la Marche Nationale pour la Vie italienne, samedi prochain, est :

« L’avortement est la première cause de féminicide au monde ».

L'association CitizenGO, à l'origine de cette « campagne de publicité choc », veut signifier que l’avortement est « l'une des principales violences faites aux femmes ».

Cette campagne a commencé le 3 avril dernier par une affiche géante installée à proximité de la place Saint Pierre, que la municipalité a très rapidement fait enlever. Cette fois cependant,  « la mairie de Rome s'est déclarée incompétente, car il s'agit d'espaces publicitaires n'appartenant pas à la ville ».

60 000 avortements ont été réalisés en Italie en 2017, selon les chiffres du Ministère de la Santé. Un chiffre en baisse notamment à cause du fort taux d’objection de conscience, 40 % selon l'hebdomadaire l'Espresso. Virginia Coda Nunziante, Présidente de la Marche pour la Vie en Italie, a annoncé

« que la mère de Vincent Lambert qui se bat en France pour empêcher que son fils ne meure de faim et de soif sur décision des médecins, a accepté notre invitation : elle viendra  à Rome à la Marche pour la Vie du 19 mai prochain pour nous donner son courageux témoignage ».

Posté le 16 mai 2018 à 18h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

La Commission européenne se met les Etats à dos

Après la Pologne, la Hongrie, l'Autriche..., c'est au tour de l'Italie :

Unknown-25"Les commissaires Dimitris Avramopoulos et Valdis Dombrovskis ont explicitement et fermement demandé que le nouveau gouvernement italien ne change pas fondamentalement de politique quant à l’immigration et à la réduction de la dette. Matteo Salvini a aussitôt dénoncé une « intolérable ingérence », et Luigi di Maio a fustigé ces « eurocrates non élus qui sont contre nous ». (Mais ils n’ont toujours pas constitué de gouvernement.)

D’autre part, Frans Timmermans a posé lundi un nouvel ultimatum à la Pologne, affirmant que s’il n’y avait pas de progrès sur les questions de la Justice et de l’Etat de droit d’ici la fin juin la Commission engagerait la prochaine étape de la procédure de l’article 7. Cause toujours…"

Certains croient qu'il faut absolument sortir de l'UE pour retrouver notre liberté, alors qu'avec un peu de volonté et de courage politique, nos voisins de l'est nous montrent qu'il est possible de tracer sa voie.

Posté le 16 mai 2018 à 18h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

14 mai 2018

Le fascisme, un mouvement héritier des Lumières

L'historien Frédéric Le Moal, auteur d'une Histoire du fascisme (Perrin), a été interrogé dans Le Figarovox. Extraits :

XVM12b5dbb2-4ead-11e8-8fb1-21d07020916d-200x300"Le climat est à la dénonciation d'un «retour du fascisme», notamment par des groupuscules d'extrême-gauche qui s'autoproclament «antifas». Que vous inspire cette crainte? Le fascisme en tant que mouvement politique est-il mort ou peut-il renaître de ses cendres?

Si je voulais répondre par une boutade, je dirais qu'il n'y a jamais eu autant d'antifascistes depuis que le fascisme a disparu. Plus sérieusement, je considère que le fascisme est mort en tant qu'idéologie de masse, et ce pour plusieurs raisons. La première vient bien sûr des horreurs de la Seconde Guerre mondiale et du cortège de tueries auxquels le nazisme et son comparse italien ont associé leur nom, ce qui provoque un rejet total. Ensuite le fascisme a constitué une réponse à plusieurs problématiques qui ont complètement disparu de nos jours: la crise de la modernité libérale de la fin du XIXe siècle, le problème de l'intégration des masses dans des systèmes politiques encore peu démocratiques, le cataclysme qu'a constitué la Grande Guerre (les fascistes, c'est la génération du front qui prend le pouvoir), la peur du bolchevisme et la crise de l'après-guerre. Tout cela a disparu dès 1945. Certes il existe encore des groupuscules se réclamant haut et fort du fascisme mais ce sont justement… des groupuscules! Nous faisons face à de nouvelles problématiques, à de nouvelles contestations qui n'ont rien à voir avec celles du fascisme. Il faudrait juste faire un effort sémantique. [...]

Vous allez même jusqu'à faire du fascisme un mouvement héritier des Lumières…N'est-ce pas exagéré?

Vous évoquez ici un point capital qui renvoie le fascisme à sa nature révolutionnaire et à son lien avec la Révolution française. Le grand historien italien Renzo de Felice a été le premier à mettre en avant ses racines jacobines et rousseauistes. Réalité encore difficile à admettre en France et pourtant… Les Lumières constituent la première révolution anthropologique moderne car elle a coupé l'homme de son lien avec Dieu. Devenu de la simple matière, on peut agir sur lui, le remodeler, le rééduquer pour en faire un homme parfait. Le fascisme n'est pas un mouvement anti-Lumières pour la bonne et simple raison qu'il refuse de croire à la nature inaliénable de l'être humain qui est réduit à de la cire qu'on peut malaxer. Mussolini utilisait d'ailleurs très souvent la métaphore de l'artiste pour parler de son œuvre politique. Cette tentation démiurgique fait donc clairement du fascisme un mouvement appartenant à l'univers de la gauche révolutionnaire.

L'héritage de la pensée de Rousseau est très clair dans le fascisme: la volonté générale et nationale qui annihile les libertés individuelles, le rôle du législateur et de l'État dans la naissance du citoyen modèle, la puissance du sentiment national transformé en amour pour la patrie qui exige le sacrifice ultime, l'union du pouvoir politique et du pouvoir religieux au bénéfice du premier - d'où l'installation d'une religion civile - la haine pour le cosmopolitisme supposé des riches.

Le fascisme a bien des points communs avec la Révolution française dans sa phase jacobine (j'insiste sur cette nuance car les fascistes rejetaient bien sûr l'héritage libéral de 1789) jusque dans ses accents xénophobes de 1793, le soutien de la petite bourgeoisie, l'association de la nation et de la révolution introduit en Italie par Bonaparte et exaltée par le Risorgimento. S'il existe une cohérence dans le fascisme, c'est bien cet héritage. Juste un exemple éclairant: deux régimes ont introduit un changement de calendrier: la Convention et l'Italie fasciste! [...]"

Posté le 14 mai 2018 à 09h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

10 mai 2018

Italie : Le Mouvement 5 Etoiles et la Ligue vont former un gouvernement

Dcx9dG_XcAMbEaQSilvio Berlusconi a donné son feu vert à cet accord entre son alliée, la Ligue, et le M5S, en laissant entendre qu'il ne mettra pas son veto. Les deux formations, qui disposent de la majorité au Parlement depuis les élections législatives du 4 mars, doivent s’entendre sur un chef de gouvernement et un programme commun.

Dans un communiqué, mercredi soir, M. Berlusconi a répété que les élus de son parti Forza Italia (FI) ne voteraient jamais la confiance à un gouvernement du M5S, mais

« si une autre force politique de la coalition de droite veut assumer la responsabilité de former un gouvernement avec les 5 étoiles, nous prendrons acte de ce choix avec respect ».

Berlusconi assure qu’un tel choix « ne marquera pas la fin de l’alliance » entre FI et la Ligue, en particulier dans les régions qu’ils dirigent ensemble, dans le nord du pays.

Ensemble, le M5S et la Ligue disposent d’une majorité de sept voix au Sénat et de trente-deux voix à la Chambre des députés, et elles pourraient bénéficier au coup par coup du soutien actif ou au moins d’une abstention bienveillante des partenaires de la coalition de droite, dont Forza Italia. Les deux partis ont en commun un rejet des forces politiques traditionnelles et des promesses voisines en matière de retraites, de lutte contre l’immigration ou de moralisation de la vie politique.

Posté le 10 mai 2018 à 12h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

07 mai 2018

Un policier violemment agressé par une horde de migrants

Bienvenue à tous !

"Lors d’un contrôle de billets dans un train italien en provenance de Milan, un jeune Nigérian a refusé de montrer son titre de transport. Il a commencé à insulter le contrôleur et à s’en prendre aux autres passagers. Un policier de 40 ans est donc intervenu pour le calmer.

Mais une dizaine de ses amis sont apparus. Sous les yeux des voyageurs, ils ont immobilisé le contrôleur et ont violemment frappé le policier, rapporte Corriere Milano ce lundi 7 mai. Une fois que l’homme était à terre, les migrants ont continué à lui donné des coups de pieds. Après avoir tenté de lui voler son portefeuille, ils ont pris la fuite dès que le train s’est arrêté à Carnate.

Laissé dans une mare de sang, le fonctionnaire n’a pas perdu connaissance et a pu identifier quelques un de ses agresseurs. [...]"

Posté le 7 mai 2018 à 17h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

05 mai 2018

« Les Italiens doivent s'exprimer par référendum sur la zone euro »

Beppe Grillo a été interrogé par le journal en ligne Putsch. Extraits: 

Beppegrillo-800x1000"Pensez-vous que l’Union européenne respecte la liberté des peuples, Beppe Grillo?

Cela dépend de ce que nous entendons par la liberté des peuples. La liberté : qu’est-ce que cela signifie? Liberté, fraternité … c’est le sens des mots … il nous manque les mots pour définir de nouveaux concepts. Aujourd’hui, la démocratie est décentralisée des Etats. Nous allons vers l’autonomie et l’indépendance ainsi que vers le fédéralisme de la pensée, des énergies, des flux et des politiques, de la démocratie en particulier. Il devrait y avoir une Europe des régions à l’échelle du Monde. Je pense à une Europe comme celle-là, car ce qui s’est passé jusqu’à présent me laisse dans le doute.

Tous les traités qui ont été signés étaient justes mais ils ont été déformés par les règlements. Au sein du Mouvement Cinque Stelle, nous avons réfléchi à 7 points comme le Pacte budgétaire européen, l’eurobond, l’euro-obligation ou encore le partage de la dette. Si nous sommes une union de pays, nous devrions partager. Car il y a deux économies … celle du Nord et du Sud. Et Nous, les Italiens, nous sommes dans le Sud. J’ai donc proposé un référendum pour la zone euro. Je veux que le peuple italien s’exprime. Le peuple est-il d’accord ? Y-a-t-il un plan B ? Faut-il sortir ou pas de l’Europe ?

Mais la discussion doit se faire autour d’une table en se posant la question suivante : « Où va le monde? » Il va vers des choses comme celles-ci « (Beppe Grillo se tourne vers le robot) C’est vers cela que va le monde… et stop. Le monde va donc vers l’intelligence artificielle , vers le « big data » et les objets connectés. Mon réfrigérateur est connecté au supermarché ainsi que le four d’où je commande des choses directement. Et le robot m’empêche de commander les aliments néfastes pour ma santé. Ce monde là est conçu pour d’autres esprits. Et nous sommes ancrés dans un monde qui n’existe plus telle que l’est l’Italie actuelle.

En Italie, il y a un instinct de survie des vieux partis. C’est pourquoi avec le Mouvement Cinque Stelle, nous nous sommes ouverts au réseau. Nous avons lancé ce mouvement sur le net et pour en proposer une approche digitale. Les Italiens peuvent voter pour les sujets qui les intéressent. En Estonie, ils le font depuis vingt ans maintenant … Il faut que le monde en prenne conscience.. En Mongolie, par exemple, ils mettent en place la plus grande ville durable. À Dubaï aussi ou encore à Hong Kong … Car les grandes villes dictent aujourd’hui la politique et de nouvelles formes de démocratie. [...]

L’Italie est-elle un pays démocratique selon vous?

Aujourd’hui nous sommes en post-démocratie. il y a eu un coup d’État à l’envers. On a utilisé la démocratie pour la détruire. En fait, à cause d’une loi électorale, nous sommes retrouvés – nous le savions déjà – dans une impasse. La loi a été décidée autour d’une table pour nous empêcher de gouverner. Alors qu’est-ce que la démocratie? Je ne sais pas mais la démocratie devrait permettre à celui qui récolte le plus de votes de gouverner. Mais nous ne voulons pas gouverner, nous voulons donner aux gens les moyens de se représenter eux-mêmes. Avec notre « Rousseau » ( une plateforme de vote du mouvement NDLR) en ligne, vous faites un référendum sans devoir atteindre un quorum chaque semaine. Voulez-vous faire un pont, une école maternelle, une piste cyclable? « Oui » ou « Non ». Voulez-vous élire celui-ci ? « Oui » ou « Non » Si on nous donne les moyens pour le faire, on n’a pas besoin du pouvoir. le pouvoir doit être redistribué par le bas. C’est çà le mouvement, Cinque Stelle ! [...]

Posté le 5 mai 2018 à 10h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

24 avril 2018

Comme Vincent Lambert, Alfie Evans gagne un sursis

Sursis-Alfie-Evans-exécution-citoyen-Italie-e1524524303485Alfie Evans présente des troubles cérébraux qui ont commencé à se manifester quelque mois après sa naissance, époque à laquelle les médecins l’avaient qualifié de « paresseux » parce qu’il se développait moins vite que les enfants de son âge. Il est en réalité atteint d’une maladie cérébrale qui n’a jamais été diagnostiquée. Cela fait des mois qu’il est retenu en soins intensifs à l’hôpital pour enfants d’Alder Hey à Liverpool en Angleterre. Cela fait désormais environ neuf mois que le corps médical cherche à le faire mourir en faisant cesser sa ventilation artificielle. C’était sans compter avec l’incroyable esprit de résistance de ses jeunes parents : Tom Evans, 21 ans, et Kate James, 20 ans.

Tom Evans et sa compagne ont tout essayé. De procédure en procédure devant la justice britannique, ils n’ont essuyé que des refus, le dernier recours devant la cour suprême ayant débouché sur un ordre judiciaire de retrait du ventilateur d’Alfie : les médecins avaient raison, les médecins savaient mieux, Tom et Kate avaient tort de vouloir faire souffrir leur enfant en refusant que sa vie cesse, un gardien avait même été nommé devant la justice pour représenter les intérêts d’Alfie face à ceux de ses parents. Un recours de dernière minute devant la Cour européenne des droits de l’homme lundi n’a pas eu davantage d’effets : les juges se sont contentés de le balayer comme irrecevable.

Le petit Alfie Evans, 23 mois, devait être précipité vers la mort ce lundi 23 avril. Mais il a gagné un sursis. Son exécution a été retardée. Son père Tom vient de déclarer dans une vidéo puis devant la foule de manifestants massée devant son hôpital, qu’Alfie vient de se voir attribuer la nationalité italienne ; l’ambassadeur d’Italie au Royaume-Uni veut entrer en discussions et au besoin aller devant les juridictions britanniques pour obtenir le transfert d’Alfie vers Rome, où la clinique vaticane du Bambino Gesu est prête à l’accueillir pour voir s’il est possible de diagnostiquer son mal, et de le soigner.

Les parents d’Alfie ne veulent pas d’acharnement thérapeutique pour leur fils. Ils veulent qu’il soit accompagné le mieux possible ; qu’il vive entouré d’amour, et qu’il meure, si cela est inévitable, paisiblement, au terme du temps qui lui sera donné et d’une mort naturelle. Tom Evans a indiqué que l’Italie poursuivra quiconque débranchera son fils. Et il a interpellé la reine Elizabeth : « Quand avez-vous légalisé l’euthanasie ? »

En attendant, le garçonnet était particulièrement éveillé et réactif, comme l’a montré une vidéo prise et diffusée par Tom Evans. C’est cet enfant, qui ne souffre pas, qu’on veut éliminer.

Posté le 24 avril 2018 à 10h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

07 mars 2018

Le premier sénateur noir italien est le responsable des questions d’immigration à la Ligue du Nord…

2522930232En Italie, Tony Iwobi a été élu sénateur de Bergame aux élections du 4 mars. Il est le premier sénateur noir de l’histoire de la République italienne. Il est le responsable des questions d’immigration à la Ligue du Nord… En présentant sa candidature il expliquait :

« Matteo Salvini et la Ligue représentent une barrière importante contre le racisme. La discrimination naît justement quand prolifère l’immigration clandestine, qui est l’antichambre de l’injustice sociale et de l’insécurité. »

Capture d’écran 2018-03-07 à 19.33.22Mais alors pourquoi les médias français parlent de la Ligue comme d'un parti d'extrême-droite ?

D’origine nigériane, M. Iwobi, catholique, est arrivé en Italie en 1976. Il a dirigé une entreprise informatique avant de se lancer dans la politique en 1993 au sein de la Ligue. 

Posté le 7 mars 2018 à 19h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

C'est l'élection de Macron qui est une anomalie en Occident

Lu dans Les 4 Vérités :

Unknown-5"Chaque jour qui passe montre à quel point l’élection d’un pur produit de l’oligarchie politico-médiatico-financière comme Emmanuel Macron est une anomalie dans le monde occidental contemporain. Ce ne sont pas le Brexit et l’élection de Donald Trump qui sont des événements surprenants, mais bel et bien l’élection d’Emmanuel Macron (qui, d’ailleurs, a été contraint de mener une campagne « populiste » à sa manière, notamment contre les « vieux » politiciens faillis). Après les pays de l’Est et l’Autriche (sans oublier le score de l’AfD en Allemagne), c’est au tour de l’Italie de donner une nette majorité à la coalition de droite unissant notamment Forza Italia de Silvio Berlusconi et la Lega de Matteo Salvini. Cette coalition emporte plus de 37 % des suffrages, loin devant la coalition de gauche (24 %). Naturellement, la presse « française», dont le monde entier salue l’impartialité, s’est empressée de titrer, comme «Le Monde »: « Aucune majorité n’émerge. »

Un coup d’œil rapide aux résultats précédents montre à quel point cette vision des choses est biaisée. En 2013, les élections avaient donné 29,55 % des voix à la coalition de centre-gauche et 29,18 % à celle de centre-droit et, à l’époque, les médias analysaient cela comme une cinglante défaite pour Berlusconi !

Précisons que le programme de la droite est particulièrement ferme. On note, en particulier, l’engagement d’expulser pas moins de 600000 immigrés clandestins (moins que ce que voulait la Lega, mais nettement plus que ce que l’on entend dans le débat français!). Mais les médias politiquement corrects peinent à comprendre l’aversion des peuples pour l’oligarchie.

Pourtant, la défaite de la gauche n’est pas le seul enseignement du scrutin italien. Un autre enseignement réside dans l’impressionnant succès du mouvement «5 étoiles», que tous les observateurs français estimaient naguère devoir être un feu de paille: avec plus de 30 % des suffrages, il est le premier parti d’Italie.

Comme les « élites » ne cessent de répondre à contretemps, en nous «proposant» toujours plus de fiscalisme, toujours plus d’immigration, toujours plus de réglementations absurdes, il y a lieu de croire – et d’espérer ! – que le résultat italien soit amplement confirmé ailleurs en Europe au cours des prochains mois. M. Macron, avec ses rêves d’Europe fédérale et ouverte à tous les vents, risque fort de se trouver de plus en plus isolé. D’autant que Mme Merkel, naguère sa seule alliée, fait désormais face à la puissante opposition de l’AfD."

Posté le 7 mars 2018 à 08h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Italie : La Ligue a fait du Le Pen époque Poujade

Lu dans Minute à propos des élections en Italie :

Capture d’écran 2018-03-06 à 21.27.15"[...] Les vainqueurs sont au nombre de deux, pas un de plus. L’un se prénomme aussi Matteo, et c’est de Salvini qu’il s’agit. En quatre ans et après une ascension fulgurante, il aura réussi à transformer la Lega (ex-Lega Nord) en formation de gouvernement implantée sur l’ensemble du territoire italien et non plus sur ses seuls bastions de « Padanie », qu’elle a néanmoins réussi à conserver. D’« extrême droite », la Lega, qui est passée largement devant Forza Italia, la formation de Silvio Berlusconi, ou tout simplement... de droite ? Le parti de Salvini a fait campagne sur six thématiques (et non pas sur le seul thème de l’immigration comme on le dit en France) : « Les Italiens d’abord », « Stop invasion », mais aussi « Moins de laxisme, plus de justice », ainsi que « Les crèches gratuites », « Stop à la loi (libérale sur les retraites et les pensions) » et « Paix fiscale ». Autrement dit, si l’allié du Front national au Parlement européen fait du Le Pen, c’est plutôt du Le Pen époque Poujade ! [...]"

Posté le 7 mars 2018 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

06 mars 2018

Éric Zemmour : “Macron ferait bien de regarder dans la boule de cristal italienne”

Posté le 6 mars 2018 à 20h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

05 mars 2018

Victoire de l'union des droites en Italie

Capture d’écran 2018-03-05 à 07.15.47Dimanche, les Italiens votaient pour renouveler leurs 630 députés et 315 sénateurs. Les Italiens ont fait comme les Autrichiens et ont porté au pouvoir l'union des droites.

La coalition de droite, formée par Silvio Berlusconi (Forza Italia), Matteo Salvini (la Ligue) et Giorgia Meloni (Fratelli d'Italia) arrive en tête des élections générales en Italie ce dimanche, avec entre 30% et 41% des voix. Ils devraient ensemble remporter entre 248 et 268 sièges, dont de 122 à 132 pour la Ligue et 94-104 pour Forza Italia.

Le parti populiste Mouvement 5 Étoiles serait premier en parti, avec peut-être jusqu'à 32% des voix. Un score néanmoins insuffisant pour remporter les élections, puisqu'il faut obtenir au moins 40% des voix. Selon la projection, basée sur les bulletins de vote dépouillés à 2h30 , le mouvement peut espérer obtenir entre 216 et 236 sièges sur les 630 que compte la Chambre des députés.

La coalition de centre gauche emmenée par le Parti démocrate au pouvoir s'effondre et devrait obtenir de 107 à 127 sièges.

D'après les récentes projections, voici le nombre de sièges par parti :

Le Mouvement 5 Etoiles est le premier parti d'Italie, incontournable :

La gauche au pouvoir s'effondre :

 

Posté le 5 mars 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

14 février 2018

Vers un Italexit ?

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

Unknown-24"La Ligue du Nord n’exclut pas une sortie de l’Italie de l’UE si Bruxelles refuse de renégocier d’ici deux ans ses règlements en matière de fiscalité et d’immigration :

« Si d’ici là nous n’avons rien obtenu (…), nous n’excluons pas un retrait, comme la Grande-Bretagne l’a fait », a déclaré à Reuters Claudio Borghi, responsable de la politique économique au sein de la Ligue.

La coalition de droite (Forza Italia, Ligue du Nord, Frères d’Italie), devrait remporter les prochaines élections. A priori le parti de Berlusconi devrait être devant la Ligue du Nord. Mais l’inverse n’est pas exclu. Or l’accord entre ces partis stipule que c’est le parti arrivé en tête qui désigne le chef du gouvernement.

Comme on le sait, Forza Italia est moins eurosceptique que la Ligue du Nord, mais la colère gronde aussi chez Berlusconi contre la rigueur budgétaire imposée par l’UE."

Posté le 14 février 2018 à 20h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

08 janvier 2018

L'union des droites en Italie

B_1_q_0_p_0Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Les chefs de Forza Italia (Silvio Berlusconi), la Ligue du Nord (Mateo Salvini) et Frères d’Italie (Giorgia Meloni) – à savoir la droite, les populistes et l’extrême droite, selon les étiquettes de la pensée unique - se sont rencontrés hier et se sont mis d’accord sur un programme commun en vue des élections du 4 mars prochain."

En France, c'est pour quand ?

Posté le 8 janvier 2018 à 15h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

05 janvier 2018

Le soir du Nouvel An, des « gangs de Nord-Africains » ont semé la terreur à Florence

Lu sur FDesouche :

"Les places au pied du Ponte Vecchio ont été investies par une violence insensée, œuvre de gangs de Nord-Africains , dans une explosion d’agressions qui rappellent à quelque chose près ce qui s’est produit il y a deux ans à Cologne. (…) plusieurs victimes de ces bandes se sont retrouvées à l’hôpital. Elles ne se connaissaient pas mais ont partagé ce Nouvel An 2018 gâché.

Diego Capolongo, 28 ans, place de la Repubblica, vers 4h du matin. Résultat : 30 jours d’Itt et des blessures encore bien visibles. Mais il n’est pas le seul, un garçon de 17 ans figure aussi parmi les victimes des violences gratuites. Devant la boutique Apple, il a été frappé d’un coup de tête qui lui a fracturé le nez.

Quatre victimes affirment que les auteurs de ces violences seraient des nord-africains d’une vingtaine d’année. La police enquête en espérant que les caméras de surveillance auront enregistré ces agressions. (…)

Le premier à dénoncer publiquement la violence était Massimo Paesani, oncle de Capolongo et militant au mouvement 5 étoiles. « A 04h10, Place de la République, des dizaines d’Africains du Nord ont effectué un raid contre des citoyens italiens qui venaient de célébrer et de porter un toast à la nouvelle année, » a-t-il déclaré dans un post Facebook."

Posté le 5 janvier 2018 à 20h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

09 décembre 2017

Bravo au pompier

Place d'Espagne à Rome, hier :

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Posté le 9 décembre 2017 à 11h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

05 décembre 2017

8 décembre : procession de l'Immaculée à Rome

Capture d’écran 2017-12-05 à 07.09.35Le 8 décembre, à travers les rues de Rome, S.Em.R. le Cardinal G.L.Müller présidera la traditionnelle procession en l'honneur de l'Immaculée Conception organisée par l'Insititut du Christ Roi Souverain Prêtre.

Posté le 5 décembre 2017 à 11h05 par Michel Janva | Lien permanent

26 novembre 2017

Palerme : une école bannit les symboles catholiques, les enfants se rendent en classe munis d’un chapelet

Plusieurs parents d’élève de l’école de Palerme dont le directeur a diffusé une circulaire interdisant les moments de prière collective, ont envoyé en classe leurs enfants un chapelet au cou. Une façon de protester contre la décision du directeur, Nicolò La Rocca, qui a décidé de retirer les statues de la Vierge et de Jésus ainsi que les images de saints et du Pape des couloirs et des salles de classe.

Maurizio Lupi, coordinateur national de Area Popolare (centre-droit chrétien), a dénoncé :

«Une interdiction obscurantiste et incompréhensible».

Renato Schifani de Forza Italia (droite) a ajouté :

«Un geste dicté par la volonté d’imposer le laïcisme et l’anticléricalisme»

Alessandro Pagano de la Ligue du Nord :

«interdire à des enfants de 3 à 6 ans de prier à l’école est une chose indigne» 

Posté le 26 novembre 2017 à 15h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

21 novembre 2017

« Les francs-maçons sont hors de l’Eglise, fussent-ils prêtres et évêques »

Le 12 novembre s’est tenu à Syracuse, en Sicile, une rencontre organisée par le Grand Orient d’Italie sur le thème : « Eglise et maçonnerie, si près, si loin ». Mgr Antonio Stagliano, évêque de Noto, diocèse voisin de celui de Syracuse, a participé à la rencontre – et s’en est expliqué au journal italien La Croce. C’était pour rappeler que « Les francs-maçons sont hors de l’Eglise, fussent-ils prêtres et évêques ». Traduction de Jeanne Smits :

Vescovo« Les maçons seraient de ces gens encagoulés, satanistes, mafieux. Si cela est vrai, je peux même les comprendre, ces catholiques. Mais j’ai été invité un débat public, avec une maçonnerie qui ne semble pas être une société secrète et dont les chefs de file sont visibles. J’ai eu la possibilité de leur prêcher l’Evangile, a eux aussi, parce qu’ils m’avaient demandé de parler de la relation entre l’Eglise et la maçonnerie. Etant donné que je ne sais pas beaucoup de choses de la maçonnerie, je pensais leur parler de l’Eglise catholique. En laissant toute liberté à leurs intelligences afin qu’ils comprennent s’ils en sont loin ou proches. »

« Je leur ai expliqué que pour l’Eglise de Vatican II, l’Eglise du dialogue, ils ne sont ni près ni loin, mais au contraire totalement en dehors. Ils sont en dehors de la communion catholique, ils sont excommuniés. Je leur ai expliqué ce qu’est l’excommunication. Permettez-moi donc de rassurer tout ceux qui pensent que ma présence “dialoguante” est une sorte de dédouanement. Pas du tout. Je n’ai pas compétence pour faire cela. Mais comme théologien, comme évêque, mais surtout comme théologien, j’ai voulu expliquer qu’ils sont en dehors de la communion de l’Eglise. »

« je dirais que l’une des principales raisons qui m’ont conduit vers ce dialogue, ce fut en premier lieu la volonté d’obéir aux commandements de Jésus, quand il y a des loups : “Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups” ; et s’il y a des ennemis de l’Eglise : “Tu dois aimer tes ennemis.” De telle sorte que ce que j’ai fait, tout au moins dans l’intention de mon cœur, c’est une œuvre de charité intellectuelle ; la charité c’est aussi de donner quelque éclairage particulier à des personnes qui peuvent être désorientées. Car si nombre de ceux qui m’ont écouté sont maçons et sont en même temps catholiques, il est évident que ces personnes sont nos frères, un peu désorientés. Comment réconcilier leur appartenance à la maçonnerie avec l’excommunication : en allant à l’Eglise, voire en recevant l’aliment de l’Eucharistie ? Cela n’est pas possible. Si par ailleurs, comme le disent certains, certains prêtres et certains évêques appartiennent à la franc-maçonnerie, la présence autorisée d’un évêque me semble nécessaire pour leur dire : voyez, ces choses ne sont pas possibles. Parce que si un prêtre ou même un évêque adhère à la franc-maçonnerie, cela signifie qu’il n’attache aucune importance à l’excommunication. Mais un catholique qui n’attache pas d’importance à l’excommunication, eh bien je crois qu’il a des problèmes d’identité catholique, à ce qui me semble.

« Je suis venu ici pour dire que cet éloignement et cette proximité doivent être interprétés en disant qu’eux sont tellement loin, qu’ils sont en dehors de la communion avec l’Eglise. Dès lors, s’agissant de personnes douées de raison, on peut parler avec elle et dialoguer, et moi, j’ai développé le thème pour voir quel serait la possibilité d’une proximité qu’elles verraient en une distance abyssale. »

Posté le 21 novembre 2017 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

30 octobre 2017

En refusant l’avortement thérapeutique, nous avons voulu qu’elle se sente accueillie, désirée, aimée et protégée

Imma et de Giacinto ont refusé l’avortement thérapeutique et ont donné naissance à une fille qui a vécu cinq jours. Ils témoignent sur Aleteia. Extraits :

Img-20170619-wa0014"En 2013, un an après la naissance de mon premier enfant, qui était arrivé après plusieurs fausses couches, je suis retombée enceinte. J’étais très heureuse et j’ai vécu les premiers temps de la grossesse bien plus sereinement que la fois précédente. Mais à la 12e semaine, le 24 juillet, le médecin a découvert à l’échographie qu’il y avait un problème. Le bébé était atteint d’acrânie, une pathologie incompatible avec la vie puisqu’elle implique une absence totale ou partielle de la voûte crânienne. Le gynécologue m’a annoncé que selon toute probabilité la grossesse n’irait pas à son terme. Et puis il a ajouté que dans de tels cas, on pratiquait généralement l’avortement thérapeutique. Il a m’annoncé cela d’un ton morne et triste, car il savait les souffrances que nous avions traversées et ce n’était pas facile pour lui non plus. Quand je suis rentrée à la maison, j’ai tout raconté à mon mari puis je lui ai dit : « Giacinto, j’étais enceinte avant et je le suis toujours. »

Qu’avez-vous décidé avec Giacinto ? Avez-vous envisagé d’avoir recours à l’avortement thérapeutique ? 

Non, nous n’avons jamais envisagé l’avortement. Jamais. Nous avions demandé au Seigneur qu’Il nous fasse don d’un enfant et c’est tout. Le Seigneur sait quand Il donne et quand Il reprend. J’étais la maman et je ne pouvais tout simplement pas concevoir de tuer mon enfant. Le cœur de ma fille battait. Deux jours plus tard, nous sommes donc retournés voir le médecin et nous lui avons fait part de notre choix de poursuivre la grossesse. Mon mari se faisait beaucoup de souci pour ma santé car je souffrais de polyarthrite rhumatoïde et de spondylarthrite ankylosante mais le gynécologue l’a rassuré. Giacinto et moi avons toujours eu la grâce d’être d’accord et unis.

[...] Je me souviens que la chef du service de néonatologie m’a dit, lors de mes dernières visites, que j’étais quelqu’un d’égoïste car j’avais exprimé le souhait de laisser ma famille voir l’enfant. À ses yeux, je n’aurais pas dû faire ce choix car la petite ressemblerait à un monstre. Je lui ai répondu : « Écoutez docteur, tel est mon souhait. Je veux que notre fille puisse être connue des siens, mais ne vous en faites pas. Même si elle naissait avec une apparence aussi hideuse et monstrueuse que ce que vous décrivez, aucun d’entre nous ne la regarderait avec vos yeux. Elle sera regardée avec les yeux de l’amour et toute cette laideur s’effacera. » J’ai également demandé à ce que l’on ne pratique pas d’acharnement thérapeutique sur le bébé dans le but de le maintenir en vie après la naissance.

[...] Martamaria est née le 17 janvier 2014 à 12h30. Elle a pleuré tout de suite, à la stupéfaction générale et je me rappelle la gynécologue explosant de joie et me disant : « Imma, écoute comme elle pleure ! » Le diagnostic me fut malheureusement confirmé, mais ma petite fille était vivante ! Elle était née ! Et le premier miracle fut qu’elle pleurait et respirait par elle-même ! Ses cris ont été un hymne à la vie. Puis je me souviens que l’équipe l’a lavée, a pris les empreintes de sa main et de son pied, a fait des photos puis l’a amenée à son père pour qu’il fasse sa connaissance. Nous sommes restés seuls tous les trois, puis nous avons célébré son baptême dans le rituel complet (ce que j’avais vivement souhaité), dans la pièce qui nous avait été réservée, entourés de l’amour de nos familles et de ses deux marraines, Titti et ma sœur Anna. Ce fut une très belle célébration ! J’ai aussi eu la grande joie de pouvoir mettre ma petite fille au sein, de la garder auprès de moi et de la présenter à mes proches. Cela a été une immense grâce !

Et puis cette incroyable surprise : Martamaria a vécu cinq jours…

Oui, Martamaria a vécu cinq jours, choyée et entourée de l’amour de tous. Je garde précieusement les photos où on la voit pointer son doigt vers ma sœur et moi. Ce n’est pas vrai de dire que ces enfants ne ressentent rien, ne vivent rien. Je me souviens qu’un jour, Assia, l’obstétricienne, est venue me voir dans ma chambre avec un médecin. J’étais là avec mes sœurs, Martamaria était auprès de nous et nous étions en train de rire et de discuter. Quand il est sorti, le médecin lui a dit : « Assia, elles sont en train de rire là-dedans. La petite est en train de mourir et sa mère a le sourire. Elle dégage une telle joie ! » À cet instant, nous célébrions la vie, la grâce d’avoir pu connaître cette petite fille, de l’avoir accueillie, de l’avoir tenue dans nos bras.

À chaque fois qu’on me la retirait, elle s’affaiblissait et se refroidissait, mais quand je la reprenais dans mes bras, ses forces revenaient. Cela s’est passé ainsi jusqu’à sa dernière nuit, mais quand j’ai vu qu’il lui fallait de plus en plus de temps pour retrouver des forces, j’ai compris que son moment était venu et j’ai fait venir mon mari. Franca était avec nous, c’était l’infirmière qui a toujours été à mes côtés. Nous étions seulement tous les trois et finalement j’ai trouvé la force de dire à notre fille que son papa et moi étions prêts, qu’elle pouvait partir car nous étions heureux de l’avoir connue et aimée, que nous remercions Dieu de l’avoir eue avec nous pendant cinq jours. Et à huit heures du matin, Martamaria est née au ciel. Le lendemain elle était encore plus belle. Elle avait le visage d’un ange.

[...] En refusant l’avortement thérapeutique pour Martamaria, j’ai pu l’entourer, avec Giacinto et nos proches, d’amour et d’attention. Nous avons voulu qu’elle se sente accueillie, désirée, aimée et protégée. Elle a reçu le sacrement du baptême ainsi que des funérailles. Nous lui avons donné la dignité d’une personne humaine qui revient à chacun et que l’avortement élimine d’une manière atroce. Je rends grâce au Seigneur pour tout cela, je Le remercie de m’avoir fait faire l’expérience de cette joie parfaite dont m’avait parlé mon amie Titti, je rends grâce pour Son immense consolation et pour l’assurance de la vie éternelle. Ma fille est née, a vécu, est morte et vit désormais au ciel."

Posté le 30 octobre 2017 à 21h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

09 octobre 2017

Le frère du Tunisien qui a tué deux jeunes femmes à Marseille a combattu en Syrie

Anis Hanachi, le frère du Tunisien qui a tué deux jeunes femmes début octobre à Marseille, a combattu en Syrie, ont annoncé aujourd’hui les autorités italiennes, après son arrestation dans le nord du pays.

Posté le 9 octobre 2017 à 21h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

08 octobre 2017

Pèlerinage à Rome en février 2018 avec un chanoine de Lagrasse

Capture d’écran 2017-10-02 à 19.59.31

Posté le 8 octobre 2017 à 08h59 par Michel Janva | Lien permanent

16 septembre 2017

Italie : report de l'examen du projet de loi sur le droit du sol

Lu dans Présent :

"Nouveau rebondissement dans le débat très animé et très tendu en Italie autour de la possible introduction du « droit du sol » dans le code de la nationalité. Mardi 12 septembre, le Sénat a en effet supprimé du calendrier du mois de septembre la fameuse proposition baptisée jus soli, donnant droit à la nationalité italienne aux enfants d’étrangers nés en Italie.

Cette reculade, saluée comme une importante victoire par les opposants au texte, au premier desquels on trouve les activistes de la droite sociale du mouvement Casapound, est largement liée à un contexte particulièrement peu favorable à cette mesure. En effet, les incidents et les drames liés à la submersion migratoire se multiplient dans toute la péninsule et l’exaspération d’une part importante de la population ne cesse de croître. « Le timing n’est pas bon… » reconnaît ainsi un promoteur du texte dont l’adoption entraînerait la possible naturalisation immédiate de 600 000 mineurs étrangers. [...]"

Posté le 16 septembre 2017 à 13h08 par Michel Janva | Lien permanent

08 septembre 2017

Il est encore temps de participer au prochain Pèlerinage Summorum Pontificum à Rome

Le Pèlerinage Summorum Pontificum à Rome du 14 au 17 septembre donnera l’occasion de prier pour le repos de l’âme du cardinal Carlo Caffara, archevêque émérite de Bologne, théologien et qui aurait dû célébrer la messe à Saint-Pierre de Rome samedi 16.

 

Posté le 8 septembre 2017 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent

05 septembre 2017

Une fillette de quatre ans meurt de paludisme ... en Italie

Le dernier cas autochtone a été diagnostiqué en 1962 en Sicile...

Une petite Italienne âgée de quatre ans est morte à Trente d'un paludisme cérébral, une forme pernicieuse et grave de l'infection à Plasmodium falciparum. La famille n'aurait effectué récemment aucun déplacement dans les pays d'endémie. Elle avait au contraire passé ses vacances en Vénétie. 

Giovanni Rezza, épidémiologiste et médecin chef du département de maladies infectieuses de l'Institut supérieur de la santé, s'étonne :

« Il s'agit d'un cas extrêmement rare et étonnant car cette maladie est transmise par un type de moustique qui ne vit pas en Italie et nous ne savons rien sur le type de transmission du virus dans ce cas précis ».

L'hypothèse des changements climatiques et d'une sorte de mutation des moustiques est déjà envisagée...

Autre explication plus crédible : un moustique aurait été « importé » dans une valise par un passager en provenance d'une zone à risque. Un rapport annuel sur l’épidémiologie des maladies infectieuses, publié le 12 juillet 2017, dresse le bilan de plus de 50 maladies infectieuses recensées en Allemagne en 2016. Ce rapport montre une incidence accrue de la conjonctivite à adénovirus, du botulisme, de la varicelle, du choléra, de la cryptosporidiose, de la dengue, de l’échinococcose, de l’E. Coli entérohémorragique, de la giardiase, de l’infection à Haemophilus influenzae, du Hantavirus, de l’hépatite, de la fièvre hémorragique, du VIH / SIDA, de la lèpre, de la fièvre récurrente à poux, du paludisme, de la rougeole, de la méningococcie, de l’encéphalite méningée, des oreillons, de la paratyphoïde, de la rubéole, de la shigellose, de la syphilis, de la toxoplasmose, de la trichinellose, de la tuberculose, de la tularémie, du typhus et de la coqueluche.

Posté le 5 septembre 2017 à 21h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

04 septembre 2017

Suicide assisté d'un Italien en Suisse : la justice italienne enquête

Le procureur de Côme, en Italie, a ouvert une enquête sur la mort d’un ingénieur de 62 ans originaire d’Albavilla, dans le nord de l’Italie. Ce dernier, souffrant de dépression, s’est rendu en Suisse pour avoir recours au suicide assisté. D’après le quotidien La Repubblica, le sexagénaire « n’était atteint d’aucune pathologie au stade terminal, ni d’aucun handicap majeur ». Ce dernier a été accompagné par un ami jusqu’à la frontière italienne à Chiasso, puis il s’est rendu seul à Zurich pour se donner la mort.

Au moment du rapatriement du corps du défunt, le certificat de décès mentionnait des « causes non naturelles ». Le suicide assisté étant interdit en Italie, le parquet de la province de Côme a ouvert une enquête et à demander une autopsie.

La justice italienne devrait lancer une commission rogatoire auprès des autorités judiciaires suisses pour préciser les conditions d’accès au suicide assisté. En effet, à  ce jour, l’article 115 du Code Pénal suisse stipule que « quiconque, pour des raisons personnelles, incitant ou aidant quelqu’un à se suicider est puni, si le suicide est tenté ou consommé, par une amende ou une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 5 ans ».  Cette peine ne s’applique pas si « la personne qui veut mourir prend et exprime librement » la décision de se suicider.

Par ailleurs, la justice italienne cherche également à savoir si l’ami ayant accompagné l’ingénieur était au courant des intentions de ce dernier, auquel cas, suivant les lois italiennes, il pourra être inculpé pour « provocation au suicide ».  

Posté le 4 septembre 2017 à 15h55 par Michel Janva | Lien permanent

31 août 2017

En Italie, les terroristes ne sont pas déséquilibrés

Les Italiens ne sont pas d'accord avec les gouvernants français : les terroristes ne sont pas des malades mentaux... ce sont simplement... des terroristes !

Posté le 31 août 2017 à 18h29 par Michel Janva | Lien permanent

25 août 2017

Une personne criant Allah Akbar sera abattue

Venise ne se pose pas de questions métaphysiques sur le déséquilibrisme ou la psychiatrie. Un journaliste demandant au maire ce qui se passerait si quelqu'un venait à crier «Allah Akbar» sur la place Saint-Marc, Luigi Brugnaro a répondu du tac au tac : «Il fera quatre pas et nous l'abattrons».

«Parlons clairement : l'angélisme, c'est terminé».

A la guerre comme à la guerre.

Posté le 25 août 2017 à 16h31 par Michel Janva | Lien permanent

Migrants : le message du pape est-il destiné à influencer la politique intérieure italienne ?

Capture d’écran 2017-08-25 à 07.45.52Le Message du Pape pour la 104ème Journée mondiale du Migrant et du Réfugié 2018 a donc été publié le 15 août, pour une journée prévue le 14 janvier prochain. Depuis 2013, ce message traditionnel est en effet publié entre août et septembre. Néanmoins cette année, il est diffusé dans un contexte très particulier.

Il y a d'abord cette série d'attentats, mais ils ont eu lieu après la publication officielle de ce message. A Barcelone, les islamistes venus du Maroc ont frappé le 17 août. Mais ce ne sont pas les premiers (et ce ne sont pas les derniers).

Il y a aussi l'immigration massive en Italie, qui déstabilise le pays et provoque une crise. En juillet dernier, un maire de Sicile avouait ainsi 

«Nous sommes envahis, submergés»

Il y a enfin et surtout le projet de loi en cours de discussion au Parlement italien, sur le droit du sol visant à accorder la nationalité italienne aux enfants nés sur le territoire de parents étrangers. Le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni (Parti démocrate) avait annoncé en juillet le renvoi à l'automne du vote du sénat, la majorité n'étant pas unie sur ce sujet. Membre de la majorité, le parti centriste du ministre des Affaires étrangères Angelino Alfano avait ainsi fait part de ses doutes quant à l'opportunité de voter le texte alors que l'Italie fait face à un afflux d'immigrés.

Le pape n'ignore certainement pas ce contexte politique italien. Se pose donc la question de l'intervention directe du pape, au travers de ce message essentiellement politique (il contient 21 mesures politiques et la 12e concerne le droit du sol), dans la politique intérieure italienne. Question que son entourage redoute visiblement. En effet, dans un article de La Vie au sujet de ce message, on apprend :

"Quand nous avons posé la question à certains théologiens en vue, ils n'ont pas souhaité répondre, certains invoquant le caractère politiquement inflammable du sujet. Les services de communication du Vatican n'ont pas non plus donné suite à nos demandes."

La presse italienne ne s'y est pas trompée. Le journal de gauche La Repubblica s'en réjouit, le quotidien communiste Il Manifesto est devenu papiste et le titre catholique Avvenire affiche le selfie de François avec un jeune migrant, lors d’une visite dans un centre d’accueil. Le quotidien de droite Il Giornale dénonce “Le coup de force du pape-roi”, Il Tempo s'indigne de cette “Énième ingérence angéliste de Bergoglio”, quant à Libero (photo), il titre : “Citoyenneté, soins de santé, retraites. Pour le pape, il faut tout donner aux musulmans.”

Le titre de Libero est-il excessif ? Non, quand on connaît les intentions publiques des terroristes islamistes. Dans son numéro de mercredi dernier, Minute, qui n'évoque pas ce message du pape, a consacré sa Une à la volonté de Daech de s'emparer de Rome. Le magazine de l'Etat islamique s'appelle désormais « Rumiyah », qui veut dire... Rome.

2835_page_01"Pourquoi Rome ? Parce que Rome, comme Carthage, doit être détruite ou sinon conquise ! Le prophète Mahomet aurait en effet dit que les musulmans conquerraient d’abord Contantinople (aujourd’hui Istanbul) puis Rome. Les retranscriptions différant quelque peu et les traductions encore plus, les géopolitologues islamistes contemporains, qui sont aussi des stratèges avisés et sont donc conscients des rapports de force, ont bien compris, surtout après le coup d’Etat manqué, que faire tomber le régime d’Ankara ne serait pas une mince affaire. Rome non plus, certes, mais une déstabilisation de l’Italie – qui a déjà connu cela – décuplerait les forces des troupes pour qui l’éradication de la Chrétienté reste l’objectif suprême, car, comme l’a dit un autre chef vénéré de l’Etat islamique (avant d’être tué, lui aussi) : « Nous ne nous reposerons pas de notre djihad, sauf sous les oliviers de Rome. »

Capture d’écran 2017-08-25 à 08.10.12Cette phrase de l’Egyptien Abu Hamza al-Muhajer, qui fut premier ministre de l’Etat islamique après avoir été le chef d’Al Qaida en Irak, figure donc en exergue de chacun des numéros de « Rumiyah », qui paraît au rythme mensuel avec une régularité de métronome que les opérations militaires ne semblent pas affecter. [...] La conquête de Rome et la destruction de la papauté – et, partant, de la civilisation européenne – est bien la constante de l’Etat islamique, qui en avait fait la une du numéro 4 de « Dabiq » à l’automne 2014. Un montage-photo représentait le drapeau de l’Etat islamique flottant sur l’obélisque de la place Saint-Pierre.

Dans le dossier d’une douzaine de pages consacré à la nécessité de conquérir Rome, on trouvait des déclarations comme celle-ci, due à Abou Mohammed el-Adnani, alors porte-parole de l’organisation terroriste, lui aussi mort depuis : « Nous allons conquérir votre Rome, briser vos croix et asservir vos femmes », précision étant apportée que cela se déroulerait... « par la permission d’Allah ». El-Adnani ajoutait à destination de nous autres, chiens de mécréants : « Si nous n’y arrivons pas, nos enfants et nos petits-enfants y parviendront, et ils vendront vos descendants comme esclaves au marché aux esclaves. » Chacun est libre de choisir le sort qu’il a envie de donner à ses enfants. [...]".

Posté le 25 août 2017 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent

18 août 2017

Submergé par les immigrés, le Tyrol autrichien déploie des soldats à la frontière italienne

Les autorités du Land autrichien du Tyrol ont annoncé le 16 août avoir appelé 70 soldats en renfort sur le col du Brenner, à la frontière avec l'Italie, où plusieurs milliers d'immigrés affluent chaque mois. Le chef de la police du Tyrol, Helmut Tomac, explique :

«A l'heure actuelle, environ 700 à 1 000 migrants sont interceptés chaque mois dans le Tyrol. Il s'agit non seulement de lutter contre l'immigration illégale, mais aussi de sauver des vies».

Posté le 18 août 2017 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent


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