07 octobre 2009
La natalité reprend vie en Russie
Lu sur le blog de Philippe Edmond :
"La situation était catastrophique avec au moins trois avortements pour une naissance et une baisse de population de 760 000 habitants en 2005.
Sous l’impulsion de Dimitri Medvedev, le gouvernement russe a lancé un grand plan pour la santé et la famille : primes à la naissance, avantages fiscaux et crédits ou aides pour payer les loyers. Les résultats ne se sont pas fait attendre. Le taux de natalité a bondi de 8% en 2007, la mortalité baissé de 5% et la baisse de la population est enrayée.
Par ailleurs le gouvernement russe ne suit pas les recommandations de l’ONU qui lui proposent d’importer un million de migrants par an."
Posté le 7 octobre 2009 à 09h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)
11 juin 2009
Chiche !
Le premier ministre russe, Vladimir Poutine, a estimé, mercredi 10 juin, que la Russie pourrait très bien se passer de l'arme nucléaire, à condition que ceux qui l'ont inventée et utilisée, c'est-à-dire les Etats-Unis, y renoncent aussi :
"Comme si c'était nous qui l'avions inventée et utilisée ! Si ceux qui l'ont inventée et utilisée sont prêts aujourd'hui à y renoncer (...), bien sûr que nous saluerons un tel développement et y contribuerons."
Il ne faudra pas oublier non plus la France, le Royaume-Uni, la Chine, l'Inde, le Pakistan, la Corée du Nord et Israël,
Posté le 11 juin 2009 à 01h31 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)
07 novembre 2008
Intervention en Ossétie : la version de Tbilissi remise en cause
Des observateurs indépendants mettent en doute la version du gouvernement géorgien selon laquelle le conflit en Ossétie du Sud en août a éclaté lorsque la Géorgie a dû répliquer à des attaques de forces ossètes et de troupes russes, rapporte aujourd'hui le New York Times.
Dans leurs rapports il apparaît que les forces armées géorgiennes ont déclenché dans la nuit du 7 au 8 août des tirs indiscriminés d'artillerie lourde et de missiles lourds sur Tsinkhvali, la capitale de l'Ossétie du Sud. Les civils ossètes, les forces russes de maintien de la paix, sous mandat international, et des observateurs non armés ont été exposés au danger.
Et pourtant, très rapidement, l'UE condamnait la Russie et souhaitait "réexaminer [ses] relations avec [elle]". Quand l'agresseur présumé se révèle être l'agressé...
Posté le 7 novembre 2008 à 23h27 par Carole d'Hombelois | Lien permanent | Commentaires (7)
06 novembre 2008
La Russie "accueille" l'élection de Barack Obama
Lu sur Secret Défense :
"Dimitri Medvedev a décliné aujourd'hui les "mesures de retorsion" que Moscou compte mettre en oeuvre si les Etats-Unis poursuivent l'élargissement de l'Otan et déployent leur bouclier antimissile en Europe de l'Est.
"Le conflit dans le Caucase a servi de prétexte pour introduire en mer Noire des navires de guerre de l'OTAN et imposer à l'Europe des systèmes de défense antimissile. Cela ne manquera pas d'entraîner des mesures de rétorsion russes" [...].
Il a annoncé sa décision de maintenir en état d'alerte et de suspendre le démantèlement de la division de missiles stratégiques stationnée à Kozelsk, au sud-ouest de Moscou, dotée de missiles RS-18 (SS-19, selon l'Otan) d'une portée de 10.000 km. Il s'est dit prêt "en cas de nécessité (...) pour neutraliser le bouclier antimissile", de déployer dans l'enclave russe de Kaliningrad des missiles de théâtre Iskander (SS-26) d'une portée de 300 kilomètres. La Russie devrait également déployer à Kaliningrad des moyens de lutte électronique pour contrecarrer le bouclier antimissile."
MJ
Posté le 6 novembre 2008 à 08h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
25 octobre 2008
La France, entre les USA et la Russie
D'Alain Chevalérias, dans l'Homme Nouveau :
"Washington travaille à renforcer son influence à la périphérie de l’ancien empire soviétique : dans les Républiques musulmanes d’Asie centrale – dont l’Azerbaïdjan–, en Ukraine, dans les pays Baltes et les pays européens récemment rattachés à l’Union européenne, comme la Pologne, la Roumanie ou la Bulgarie. Moscou, pour sa part, cherche à reprendre le contrôle de ces territoires. Résultat, à pas feutrés dans certains pays, à coups de manoeuvres diplomatiques dans d’autres, quitte à faire parler les armes comme en Géorgie, renforcée par l’envolée du prix des hydrocarbures qu’elle exporte et une économie en reconstruction, la Russie fait à nouveau front face aux États- Unis.
Si nous soutenons aveuglément la politique de Washington, nous augmentons les tensions et rendons difficile notre relation avec la Russie. Or, pour une part croissante, nous dépendons en Europe des approvisionnements de pétrole et de gaz venant de ce pays. D’un autre côté, nous rallier inconditionnellement à Moscou, comme certains le préconisent, nous livrerait à son traditionnel despotisme. En outre, et en dépit des erreurs commises aujourd’hui par les États-Unis, nous commettrions un geste immoral, rompant avec eux une alliance plusieurs fois consacrée par le sang versé, ensemble, sur les champs de bataille.
Plus subtil, un jeu d’équilibre retient notre préférence. D’un côté, nous pouvons rester adossés aux États-Unis, dans l’Otan ou en dehors. Pour notre part, nous préférerions en dehors. Mais refusons d’adhérer aux manoeuvres d’encerclement menées par Washington contre la Russie. Entretenons au contraire une politique de bon voisinage avec ce pays. Ayons un discours ferme en matière de respect des frontières ce qui, par exemple, nous conduirait à exiger le repli des troupes russes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. Pour soutenir notre position, nous disposons d’un argument de poids. Si, par exemple, nous dépendons de la Russie pour 25 % de nos approvisionnements en pétrole, celle-ci se retrouve à son tour dépendante de nous pour commercialiser son or noir et son gaz dont l’Europe est, et de loin, le plus important acheteur. Si, comme il semble, le Président Sarkozy a choisi cette politique, nous n’aurons pour l’essentiel de celle- ci rien à redire. Une fois n’est pas coutume."
MJ
Posté le 25 octobre 2008 à 14h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)
01 octobre 2008
Sainte Russie
La Cour Suprême de Russie a réhabilité le dernier tsar russe Nicolas II et sa famille en tant que victimes de la répression politique des bolcheviks, un geste symbolique longtemps réclamé par les descendants de la famille impériale.
"Votre gloire est immortelle
Volontaires et officiers blancs
Et votre agonie cruelle
La honte de l’Occident."
Posté le 1 octobre 2008 à 10h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)
Le retour de Gorbatchev
Mikhaïl Gorbatchev va s'allier à un homme d'affaires pour lancer un nouveau parti politique dont l'objectif sera de ramener la Russie sur une voie véritablement démocratique, a annoncé ce soir le partenaire de l'ancien président soviétique dans ce projet, le milliardaire Alexandre Lebedev.
Gorbatchev est bien plus populaire à l'étranger que dans son pays...
Cette nouvelle formation politique pourrait s'appeler le Parti démocratique indépendant.
MJ
Posté le 1 octobre 2008 à 05h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
25 septembre 2008
Medvedev rend hommage aux victimes du goulag communiste
Lu sur Daoudal :
"Le président russe Dmitri Medvedev a rendu hommage hier aux victimes du goulag, à Magadan, sur la côte pacifique, où les détenus étaient regroupés dans des barges qui remontaient le fleuve Kolyma pour être répartis dans les camps. Il a déposé une gerbe de fleurs au mémorial dédié aux millions de victimes de la période du Goulag, qu'il a qualifiée de « page tragique » de l'histoire du pays. Vladimir Poutine avait évité le monument lors de sa visite dans la région il y a trois ans."
MJ
Posté le 25 septembre 2008 à 18h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
La conscience pro-vie se développe en Russie
En Russie, un mouvement pro-vie commence à se développer. Une prise de conscience morale, en raison de la crise démographique due à l’avortement de masse : la Russie a atteint autrefois le chiffre effrayant de 2 avortements pour une naissance ! En 2007, la Russie comptait un tout petit peu plus de naissances que d’avortement. Un chiffre cependant inexact, vu l’augmentation des avortements dans des cliniques privée ne rendant aucun comptes. Et le gouvernement tente d’inciter les Russes à avoir des enfants, alors que la Russie perd petit à petit sa population.
Alexander Medvedev, médecin pratiquant l’avortement, indique que :
"l’attitude a changé. Les médecins essaient de dissuader les patients d’avorter. Maintenant des jeunes de moins de 20 ans viennent nous voir ayant déjà réalisé 2 ou 3 avortement, et c’est horrible".
Natalia Smirnova, gynécologue, explique :
"C’est très important pour moi de leur montrer les images de l’échographie de leur fœtus. Cela stoppe la plupart d’entre elles. Je leur demande de m’expliquer et de me donner les raisons pour lesquelles elles ne peuvent pas poursuivre leur grossesse. Je ne me satisfait pas d’un «j’ai peur». […] Il y a des situations où j’appelle moi-même la mère. En appelant la mère, le compagnon, le futur père, vous pouvez souvent gagner et changer sa décision pour qu’elle poursuive sa grossesse".
Irina, une moscovite de 25 ans ayant déjà eu 3 avortements, raconte :
"Vous tuez non seulement un enfant, un être humain, mais aussi une part de vous-même, quelque chose qui était vivant en vous. C’était plus difficile que ne l’imaginait".
Même si personne n’envisage encore de changer radicalement la loi, le gouvernement a tout de même récemment imposé de nouvelles restrictions après 12 semaines de grossesse. Ainsi, les avortements tardifs, qui étaient accepté aussi facilement que les avortements avant 12 semaines, sont désormais des exceptions (urgence médicale). La loi oblige désormais les médias à montrer l’avortement sous un jour moins neutre. Elle encourage les mesures d’encouragement à la natalité par des aides financières et la création de crèches.
Posté le 25 septembre 2008 à 17h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
03 septembre 2008
Crise politique en Ukraine
Rien ne va plus autour de la Russie. Cette nuit, le parti du président ukrainien Viktor Iouchtchenko a décidé de quitter la coalition pro-occidentale qu'il forme avec le bloc du premier ministre Ioulia Timochenko, plongeant l'Ukraine dans une nouvelle crise politique. Le parti de Viktor Iouchtchenko a pris cette décision en réponse à l'adoption d'une série de lois facilitant la procédure de la destitution du président et affaiblissant ses pouvoirs au profit de ceux du gouvernement, votés par le bloc Timochenko et l'opposition pro-russe.
MJ
Posté le 3 septembre 2008 à 09h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)
On n'humilie pas impunément la Russie
De Roland Hureaux :
"Même si la réaction de la Russie à l’affaire géorgienne est compréhensible, rien ne garantit qu’ayant réussi ce coup, elle ne cherchera pas ultérieurement à pousser plus avant ses avantages. Une bonne raison pour que les Européens réfléchissent aux moyens de lui faire une place honorable dans le concert européen. Cela passe sans doute par une parfaite intransigeance sur l’intangibilité de toutes les frontières et, malgré l’imprudence du bouclier antimissile, l’indépendance des anciens satellites de l’Europe de l’Est, Pologne en tête. Mais de leur côté les Russes ont droit, nous semble-t-il, à des égards au moins égaux à ceux de la Turquie, à ce que les affaires balkaniques ne soient pas réglées de manière unilatérale ou encore que les anciennes républiques soviétiques observent à son égard une sage neutralité.
Il n’est pas d’autre recette au maintien de la paix que la modération. Dans les affaires de l’Europe de l’Est, ce n’est pas, jusqu’à preuve du contraire, les Russes qui en ont manqué le plus."
MJ
Posté le 3 septembre 2008 à 06h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)
26 août 2008
Ossétie du sud - Abkhazie, ou l'effet Kosovo
Comme le prévoyaient de nombreux observateurs (voir ici et là), la Russie a reconnu par décret l'indépendance des deux provinces d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie. Dmitri Medvedev a suivi le vote du parlement russe :
"Tbilissi a fait son choix dans la nuit du 7 au 8 août. Saakachvili a choisi le génocide pour atteindre ses objectifs politiques [...] Il a ainsi fait une croix sur tous les espoirs de cohabitation pacifique des Ossètes, Abkhazes et Géorgiens dans un même état".
Devant les réactions indignées de nombreux pays occidentaux qui avaient applaudi lors de l'accession à l'indépendance du Kosovo, le Président russe a ajouté :
"Nous n'avons peur de rien, y compris d'une guerre froide. Bien sûr, nous ne la voulons pas".
Posté le 26 août 2008 à 16h49 par Carole d'Hombelois | Lien permanent | Commentaires (4)
18 août 2008
Géorgie : de la souveraineté à l'intégrité territoriale
Lu dans Présent :
"[M]ême si le maître du Kremlin promet aujourd’hui un début de retrait des troupes russes de Géorgie, on verra rapidement que l’accord conclu mardi dernier à Moscou sous la houlette du Président français, et qui faisait pourtant la part belle aux Russes, est un leurre et ne sera en réalité jamais pleinement respecté. Car en gommant toute référence explicite à l’« intégrité territoriale » de la Géorgie, cet accord en six points était vicié dès le départ et a simplement donné du temps aux troupes russes pour déployer leurs renforts en Ossétie du Sud et mieux imposer leur loi en Géorgie. Pour mieux comprendre que [...] les Russes ne lâcheront jamais la Géorgie, dont ils n’ont jamais vraiment accepté l’indépendance ni reconnu la frontière, on lira avec intérêt le dernier livre de Salomé Zourabichvili, ancienne diplomate française qui – ayant la double nationalité – devint ministre géorgienne des Affaires étrangères de 2004 à 2005 et négocia alors avec Moscou le retrait des troupes russes de Géorgie.
Dans Les Cicatrices des nations [...] l’auteur y poursuit une réflexion très pointue et argumentée sur la notion de frontière en Europe qui éclaire d’un jour nouveau ce qui se passe actuellement en Géorgie, que l’Union européenne a toujours voulu garder à sa porte pour ne pas indisposer Moscou. [...]
«L’Ossétie du Sud et l’Abkhazie n’ont jamais fait partie de la Géorgie en tant que pays indépendant… (mais) de l’Union soviétique» «Devraient alors cesser tous les jeux autour des frontières russo-géorgiennes, qui sont en même temps les frontières qui séparent (ou « rattachent ») la Russie et les deux régions séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud [...] Reconnaître cette frontière signifierait enterrer tous les projets séparatistes ou de rattachement, de la façon la plus formelle qui soit. C’est ce pas que la Russie ne franchit pas, reconnaissant d’un côté la souveraineté géorgienne sur l’intégralité de se son territoire, notamment à travers les nombreuses résolutions des Nations unies, mais de l’autre côté évitant de reconnaître cette frontière par un acte juridique bilatéral et donc l’inclusion des territoires séparatistes dans le territoire géorgien. » [...]
Comme en témoigne l’aveu du vice-Premier ministre russe (et ancien ministre de la Défense) Sergueï Ivanov [...] : « Nous reconnaissons la souveraineté et l’indépendance de la Géorgie (…) mais l’intégrité territoriale c’est une autre affaire. » Car, a-t-il poursuivi, « l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie n’ont jamais fait partie de la Géorgie en tant que pays indépendant. Elles faisaient partie de l’Union soviétique et elles faisaient partie de la République socialiste de Géorgie. » On ne saurait être plus clair."
Posté le 18 août 2008 à 18h43 par Michel Janva | Lien permanent
14 août 2008
Le retour de la Russie sur la scène internationale
Hélène Carrère d'Encausse conclut ainsi une analyse :
"Si, moralement, la Russie a quelque peu perdu à déployer sa force, politiquement elle a gagné sur deux tableaux.
À terme, elle a montré que son appui pouvait aider des peuples à disposer de leur destin, alors qu'il y a quelques mois, à peine, la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo contre sa volonté semblait démontrer le contraire. Elle a aussi affaibli la Géorgie, non seulement militairement mais sur le plan international, diminué ses chances d'entrer rapidement dans l'Otan, et par là, mis un frein à l'éviction russe programmée du Caucase du Sud. Ce qui n'était pas la moindre de ses préoccupations.
Cette guerre confirme, en définitive, le retour de la Russie sur la scène internationale, une Russie sûre d'elle-même, affichant ses intérêts nationaux sans complexe et, c'est nouveau, l'acceptation par la communauté des nations de traiter avec cette Russie-là et non avec un État diminué.
Saakachvili, dans son projet fou de défier la Russie, lui aura rendu probablement le plus grand des services qu'elle ait connus au cours de ces dernières années."
MJ
Posté le 14 août 2008 à 11h19 par Michel Janva | Lien permanent
12 août 2008
Géorgie : réaction de Philippe de Villiers
Lue dans Présent :
"Philippe de Villiers a appelé Nicolas Sarkozy, avant son départ, à « observer une attitude de strict équilibre », en évitant de « s’aligner systématiquement sur des positions américaines partisanes et souvent irresponsables ». « C’est la condition indispensable, a jouté le président du MPF, pour que la France, et à travers elle l’Union européenne, puisse jouer un rôle utile pour favoriser le retour le plus rapide possible à la paix dans cette région stratégique du monde. (…) La France doit notamment prendre en compte le fait que les autorités géorgiennes ont pris la lourde responsabilité de déclencher un conflit sanglant, en lançant une offensive particulièrement meurtrière contre la capitale des Ossètes du Sud qui aspirent à rejoindre la Fédération de Russie au côté des Ossètes du Nord.»"
MJ
Posté le 12 août 2008 à 15h24 par Michel Janva | Lien permanent
08 août 2008
Retour sur Soljénitsyne et l'Occident
Certes Soljénitsyne est pour beaucoup le symbole de la dénonciation du communisme et de son enfer totalitaire mais il est aussi celui qui a mis en garde l'Occident contre le matérialisme. Cette facette du personnage devrait d'ailleurs davantage être mise en exergue au sein de nos familles et milieux professionels. La Nef lui avait d'ailleurs consacré un dossier spécial en décembre 2007.
Si il fallait choisir, plutôt que de lire ou de faire lire à nos enfants "L'Archipel du Goulag", je suggérerais la lecture attentive de son discours de Harvard prononcé aux Etats-Unis le 8 juin 1978 et intitulé Le déclin du Courage. Extraits :
"Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l'Ouest aujourd'hui pour un observateur extérieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays (...)"
"(...) une liberté destructrice et irresponsable s'est vue accorder un espace sans limite. Il s'avère que la société n'a plus que des défenses infimes à opposer à l'abîme de la décadence humaine, par exemple en ce qui concerne le mauvais usage de la liberté en matière de violence morale faite aux enfants, par des films tout pleins de pornographie, de crime, d'horreur. On considère que tout cela fait partie de la liberté, et peut être contrebalancé, en théorie, par le droit qu'ont ces mêmes enfants de ne pas regarder et de refuser ces spectacles. L'organisation légaliste de la vie a prouvé ainsi son incapacité à se défendre contre la corrosion du mal. (...)"
" Sans qu'il y ait besoin de censure, les courants de pensée, d'idées à la mode sont séparés avec soin de ceux qui ne le sont pas, et ces derniers, sans être à proprement parler interdits, n'ont que peu de chances de percer au milieu des autres ouvrages et périodiques, ou d'être relayés dans le supérieur. Vos étudiants sont libres au sens légal du terme, mais ils sont prisonniers des idoles portées aux nues par l'engouement à la mode (...)"
" Comment l'Ouest a-t-il pu décliner, de son pas triomphal à sa débilité présente ?...Cela signifie que l'erreur doit être à la racine, à la fondation de la pensée moderne... Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident, née à la Renaissance, et dont les développements politiques se sont manifestés à partir des Lumières. Elle est devenue la base da la doctrine sociale et politique et pourrait être appelée l'humanisme rationaliste (...) : l'homme est vu au centre de tout (...)"
"Les Etats devinrent sans cesses plus matérialistes. L'Occident a défendu avec succès, et même surabondamment, les droits de l'homme, mais l'homme a vu complètement s'étioler la conscience de sa responsabilité devant Dieu et la société (...)"
"Est-ce vrai que l'homme est au-dessus de tout ? N'y a-t-il aucun esprit supérieur au-dessus de lui ? Les activités humaines et sociales peuvent-elles légitimement être réglées par la seule expansion matérielle ? A-t-on le droit de promouvoir cette expansion au détriment de l'intégrité de notre vie spirituelle ?
Il n'est donc pas étonnant que la classe politique française ne se soit pas déplacée à ses obsèques...
Posté le 8 août 2008 à 16h19 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)
Affrontements en Géorgie
Une semaine après le cessez-le-feu proposé par le président géorgien Saakachvili, la situation se détériore en Ossétie du Sud. Dans la nuit de vendredi, les forces armées géorgiennes ont lancé une opération de grande envergure vers l'Ossétie du Sud, enclave indépendantiste rebelle pro-russe.
Le président géorgien accuse Moscou d'intervenir directement dans le conflit. Selon le ministère géorgien de l'Intérieur trois appareils russes auraient "largué des bombes" en deux endroits situées au sud de l'Ossétie du Sud, où les combats entre forces géorgiennes et séparatistes font rage.
A en croire le président géorgien, la majeure partie du territoire de l'Ossétie du Sud, à l'exception de sa capitale, serait « libérée » des séparatistes Ossètes et contrôlée par la Géorgie. L'offensive survient au lendemain d'une journée de jeudi marquée par les affrontements entre Ossètes et Géorgiens.
Les relations entre Moscou et Tbilissi n'ont cessé de se détériorer depuis l'arrivée au pouvoir de Mikheïl Saakachvili en 2004. La Russie voit d'un très mauvais œil l'intention de Tbilissi de rejoindre l'Otan alors que la Géorgie accuse Moscou de tenter d'annexer les deux républiques séparatistes de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud dont la plupart des habitants ont un passeport russe. Ces deux républiques ont fait sécession de la Géorgie en 1992.
Une solution favorisant la stabilité politique du pays était pourtant déjà proposée en octobre dernier par le patriarche-catholicos Elie II, primat de l'Eglise orthodoxe géorgienne pour la Géorgie.
Posté le 8 août 2008 à 12h33 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (2)
24 juillet 2008
Les sportifs russes bénis au Kremlin
L'agence Ria Novosti annonce que les participants russes au JO recevront une bénédiction spéciale :
"Un office d'intercession pour le succès des sportifs russes aux Jeux olympiques de Pékin sera célébré le 29 juillet prochain en la cathédrale de l'Assomption du Kremlin de Moscou, une première pour la plus vieille église de la capitale russe.
"Cette année, nous nous sommes pour la première fois mis d'accord avec l'administration du président, le patriarcat et le comité olympique pour pouvoir organiser le départ des athlètes au Kremlin", a raconté à RIA Novosti l'archiprêtre Nikolaï Sokolov, supérieur de l'église Saint-Nicolas-des-Interprètes et directeur de conscience de la sélection russe.
Avec la bénédiction du patriarche Alexis II, l'office d'intercession sera célébré par son vicaire, l'évêque Ambroise de Bronnitsy, qui récitera une prière spécialement conçue pour demander le succès des athlètes et lira un message de voeux du patriarche. Près de 300 sportifs sont attendus à la cérémonie".
Posté le 24 juillet 2008 à 15h05 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)
10 juillet 2008
La Géorgie vers la guerre?
Depuis plusieurs mois, la guerre des mots fait rage entre la Géorgie soutenue par l'Otan d'une part et l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud soutenues par la Russie d'autre part.
La guerre des mots a ensuite cédé la place aux premières actions "armées" : destruction de drône, déploiement de soldats russes, survol de la région par des avions militaires russes, etc.
Aujourd'hui, le président abkhaz s'est exprimé à propos d'une éventuelle guerre avec la Géorgie qui évacue les enfants des zones sensibles :
"Nous n'excluons rien, car la Géorgie s'est adonnée au terrorisme. Et cela mène fatalement à la confrontation".
Solution que n'excluent pas non plus les États-Unis.
A l'origine du différend : l'indépendance auto-proclamée des deux républiques reconnue par Moscou et dénoncée par Tbilissi qui, aidée par les Etats-Unis, a demandé son intégration dans l'OTAN avant la fin de l'année. La course contre la montre pour l'influence dans cette région est donc engagée entre la Russie et l'OTAN.
Posté le 10 juillet 2008 à 21h05 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)
29 juin 2008
Le président russe salue le rôle de l'Eglise
Le président russe Dmitri Medvedev a salué le rôle de l'Eglise orthodoxe russe à l'occasion du début des festivités consacrées au 1020e anniversaire du baptême de la Russie. Dans un discours prononcé devant le clergé dans la grande cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, il a déclaré :
"L'Eglise contribue à la paix interreligieuse (...) ce qui permet de régler des problèmes sociaux et culturels, de surmonter l'extrémisme et d'autres problèmes dans la société".
M. Medvedev a ensuite transmis au patriarche de Moscou Alexis II des reliques de Saint Vladimir, grand-prince de Kiev qui a décidé en 988 le baptême de la Russie, ainsi qu'un fragment d'une chasuble de la Sainte Vierge, qui étaient gardés depuis l'époque soviétique au musée du Kremlin.
"Ces 20 dernières années ont été l'époque d'un épanouissement de l'orthodoxie. Non seulement des églises, mais aussi l'intégrité de l'Eglise orthodoxe ont été restaurées".
Le Patriarcat de Moscou s'est rallié à l'Eglise orthodoxe russe à l'étranger le 17 mai 2007, après 80 ans de schisme datant de la révolution bolchevique de 1917.
Posté le 29 juin 2008 à 18h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
22 juin 2008
Russie/Géorgie : le ton monte en Abkhazie
Après l'arrestation par la Géorgie de 4 soldats russes en Abkhazie qui ont subi un interrogatoire de 9 heures et se sont vus confisquer leurs munitions, le président russe a riposté :
"Nous ne permettrons à personne de se comporter de cette manière à l'égard des soldats de la paix russes, qui se trouvent sur le territoire géorgien conformément aux accords internationaux et se conduisent avec dignité".
Posté le 22 juin 2008 à 15h54 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)
09 juin 2008
Frappes sur l'Iran : Moscou s'en prend à Israël
Décidemment, la Russie veut se faire entendre et poursuivre sa distanciation avec d'autres grandes puissances. Le ministère russe des affaires étrangères a indiqué dans un communiqué :
" Nous considérons que de tels propos même émis à titre privé, sont déplacés de la part d'un dirigeant d'un État qui fait partie de l'Organisation des Nations Unies (ONU) et s'engage à respecter sa Charte, y compris en évitant de recourir à la force ou de proférer des menaces pour régler des problèmes internationaux".
Posté le 9 juin 2008 à 20h36 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
07 juin 2008
L'assassinat du tsar Nicolas II : "un crime du bolchevisme"
Cette vérité sort de la bouche du président de la Douma, la chambre basse russe. C'est comme si Bernard Accoyer qualifiait l'assassinat de Louis XVI de crime de la République ou des Lumières. A la différence que les Russes n'ont pas attendu plus de 200 ans.
Lisez plutôt cette dépêche de Ria Novosti :
"Le président de la Douma (chambre basse du parlement russe), Boris Gryzlov, a condamné samedi le massacre de la famille impériale en 1918, qualifiant cet événement de "crime du bolchevisme".
"C'était un crime, et c'est bien le qualificatif qu'il mérite. Un crime du bolchevisme", a déclaré M. Gryzlov, selon un communiqué du parti au pouvoir Russie unie dont il dirige le groupe à la Douma.M. Gryzlov a fait cette déclaration à Saint-Pétersbourg en visitant l'église de l'icône de la Mère de Dieu "Féodorovskaïa" (icône titulaire des Romanov) qui fut construite à l'occasion du 300e anniversaire de la dernière dynastie des tsars russes. Cette église est actuellement en cours de restauration, les travaux étant financés par Russie unie.
"Nous rendons hommage au règne de Nicolas II, et je pense que nous devons reconsidérer les événements liés au massacre de la famille du tsar", a souligné le président de la Douma, évoquant le sort tragique du dernier des Romanov.
Le salut viendra t-il de l'est?
Posté le 7 juin 2008 à 18h17 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (9)
Connaissez-vous la "délinquance ethnique"?
En France, sûrement pas officiellement... et d'ailleurs, qui oserait? Les Russes, eux, ne s'encombrent pas de fioriture :
" "La direction de la Russie prendra les mesures les plus efficaces pour couper court à la délinquance ethnique".
Posté le 7 juin 2008 à 18h06 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)
05 mai 2008
La Russie interdit la publicité pour l'avortement
"La crise démographique que traverse la Russie, notamment due à l’avortement de masse a conduit la semaine dernière la Russie à interdire la publicité en faveur de l’avortement. Il y a en effet plus d’avortements que de naissances en Russie (105 avortement pour 100 naissance). En comparaison, en France, les 220 000 avortement par an représentent 33 avortements pour 100 naissances."
MJ
Posté le 5 mai 2008 à 13h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)
01 mai 2008
Abkhazie-Ossétie : arrivée de soldats russes
La tension monte d'un cran : après la destruction d'un drone géorgien la semaine dernière, Moscou déploie des troupes en Abkhazie. L'OTAN est sur les dents.
Posté le 1 mai 2008 à 12h25 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)
21 avril 2008
Un drone géorgien abattu
Un drone géorgien a été abattu ce week-end par un avion russe au-dessus de l'Abkhazie. Les Etats-Unis se disent très inquiets. Le Représentant permanent de la Géorgie auprès des Nations Unies, M. Irakli Alasania, a demandé ce matin, lors d’une conférence de presse, une réunion spéciale du Conseil de sécurité, dont la Russie est membre permanent.
Les tensions sont vives entre la Géorgie et la Russie en raison de la tentative récente de cette dernière de tisser des liens juridiques particuliers avec l'Abkhazie (région sur le territoire de la Géorgie et qui a déclaré son indépendance en 1994) et l'Ossétie du sud (idem mais indépendance en 1994, après que la Géorgie a annulé son autonomie en 1991), deux régions à forte population russe.
La Géorgie a vivement réagi en demandant leur soutien à l'OTAN et aux Etats-Unis.
De plus, la Géorgie et l'Ukraine ont été admis au début du mois comme candidat à l'OTAN. La Russie s'y oppose fermement, craignant de voir son influence militaire se restreindre.
Acte militaire contre la Géorgie, candidate à l'OTAN et au-dessus d'un territoire au statut discuté : la tension est montée d'un cran à l'est.
Posté le 21 avril 2008 à 20h45 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (7)
09 avril 2008
Russie/Otan : le torchon brûle
le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré hier :
"Nous ferons tous pour empêcher l'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie à l'OTAN et prévenir ainsi une inévitable dégradation de nos relations avec l'Alliance, ses principaux membres et nos voisins".
Rappelons qu'au sommet de l'Otan à Bucarest, les pays membres avaient annoncé que ces deux pays deviendraient "tôt ou tard" membres de l'OTAN.
Il y va de l'équilibre militaire entre l'Occident et la Russie et ses proches. Un goût de déjà vu...
Posté le 9 avril 2008 à 06h57 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
07 avril 2008
Le 8 juillet prochain : Journée de l'amour conjugal et du bonheur familial
C'est une nouveauté proposée en Russie :
"Une sénatrice russe, Valentina Petrenko, a proposé la "Journée de l'amour conjugal et du bonheur familial", "une réponse russe à la Saint-Valentin" et "une journée pour que les gens puissent se déclarer l'un à l'autre, se marier, fonder une famille et se dire qu'ils s'aiment sans honte".
Cette fête doit être testée le 8 juillet et prévoit de récompenser les couples dont les mariages ont particulièrement duré, a dit Mme Petrenko.Elle a expliqué qu'il s'agissait de promouvoir toute initiative similaire à la journée de la Conception, dans la région d'Oulianovsk, consacrée à la natalité.
A Oulianovsk, les femmes qui accouchent neuf mois après la journée de la Conception, soit le 12 juin, également fête nationale russe, reçoivent en cadeau des réfrigérateurs et des télévisions.
Le 8 juillet est une fête orthodoxe, celle de deux Saints, Piotr et Fevronia, célèbres au 13e siècle pour leur mariage long et heureux".
Posté le 7 avril 2008 à 23h50 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)
02 avril 2008
Construction intensive d'églises en Russie
D’après le service de presse du patriarcat de Moscou, il y avait en Russie 65 000 églises avant la révolution de 1917. Au cours des 20 dernières années, on en a restauré et construit environ 18 000. Aujourd’hui, l’Eglise orthodoxe russe en compte 29 000, avec celles qui se trouvent à l’étranger. Aussi le patriarcat est formel : «Il n’y pas assez d’églises.»
Les responsables du Club russe des mécènes orthodoxes (qui rassemble des hommes d’affaires orthodoxes) viennent de présenter un projet intitulé «Sept églises en un jour». Vladimir Mikov, le vice-président du Club, explique :
«Il existe actuellement de nombreuses zones urbaines où les gens ne rentrent que pour dormir et qui ne comptent pas la moindre église. Les petites barres de logements construites à tour de bras à l’époque de Khrouchtchev visaient à donner un toit à tout le monde ; notre objectif à nous est de fournir une église à chacun.»
S’ils ont décidé de commencer leur mission dans les zones dortoirs, c’est qu’il s’agit de
«quartiers où la tension est vive et l’atmosphère spirituelle dégradée. C’est là qu’on rencontre la plus forte criminalité, les pires taux de toxicomanie et d’alcoolisme [...] de petites églises, construites rapidement, permettraient de régler ces problèmes, et d’autres, que connaissent les zones dortoirs. Ces églises deviendront peu à peu des avant-postes de l’orthodoxie. A terme, on en trouvera presque devant chaque immeuble».
Ils estiment qu’il faudrait une église pour mille croyants. Leur projet prévoit d’édifier dans le pays autant d’églises par habitants qu’il en existait au temps de l’Empire russe. Ils ont mis au point des techniques rendant possible une construction en 24 heures.
Michel Janva (source : Matin Plus, merci à TD)
Posté le 2 avril 2008 à 15h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
11 décembre 2007
Kosovo : la Russie ne laissera pas faire
La Russie exigera une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU pour "annuler" toute déclaration unilatérale d'indépendance du Kosovo, a prévenu mardi le représentant russe au sein de la Troïka chargée du problème du Kosovo, Alexandre Botsan-Khartchenko :
"La Russie exigera, sans conteste, l'annulation de cette décision. Nous pouvons exiger une réunion du Conseil de sécurité, dans la mesure où la résolution du Conseil (numéro 1244 sur le Kosovo) est violée".
La résolution 1244 de juin 1999, qui a confié la gestion du Kosovo à l'ONU en attendant la définition du statut de ce territoire serbe habité par une majorité d'albanophones, "a été adoptée par le Conseil de sécurité, et son interprétation ne peut se faire que par le Conseil de sécurité". La Russie refuse cette "interprétation unilatérale" de la résolution 1244.
Le Conseil de sécurité doit débattre du statut du Kosovo le 19 décembre.
Posté le 11 décembre 2007 à 13h35 par Michel Janva | Lien permanent
02 décembre 2007
Vladimir Poutine, vainqueur des élections législatives
Le parti de Vladimir Poutine a remporté une victoire écrasante aux législatives russes avec 61 à 62% des voix. Le parti communiste est deuxième, avec 11,5% à 11,8% des voix. Au total, 4 partis franchissent la barre des 7% nécessaire pour être élus : Russie unie, le PC, le parti de Vladimir Jirinovski et le parti de gauche Russie juste. Le taux de participation, un des enjeux du scrutin, s'établit à plus de 60% et dépasse celui de 2003 (55,75%).
Des portes de l'Europe à la côte Pacifique, 109 millions d'électeurs étaient invités à élire les 450 députés de la Douma (chambre basse du Parlement) pour un mandat de quatre ans. Fait inédit dans l'Histoire russe, le président dirigeait la liste du parti au pouvoir, Russie unie, qui a tout fait pour transformer ce scrutin en plébiscite de popularité de M. Poutine. Avec un tel score, M. Poutine aura toute légitimité pour conserver une influence, comme il l'a promis, à l'issue de la présidentielle de mars 2008 à laquelle il ne peut se présenter.
Posté le 2 décembre 2007 à 20h34 par Michel Janva | Lien permanent
11 octobre 2007
Le presse russe se moque de Nicolas Sarkozy
Visiblement, l'hypermédiatisation et le talent de communication de Nicolas Sarkozy n'ont pas subjugué la presse russe, qui ironise aujourd'hui sur la visite du président français. Le journal des affaires Vedomosti note qu'"Il n'y a eu aucun résultat", évoquant l'absence d'annonces concrètes, sur l'Iran, le Kosovo ou la coopération économique.
Le journal Izvestia, pro-Poutine, se moque des "avances" du président Sarkozy à son homologue russe, et relève la froideur de ce dernier. Nezavissimaïa Gazeta titre même "Rêves et fantaisies de Nicolas Sarkozy" à propos du souhait des investisseurs français d'entrer dans le capital de Gazprom. Le RBK Daily ajoute que "l'entrée du capital français dans le secteur énergétique russe n'est pas pour demain".
Le Gazeta relève les paroles creuses de Nicolas Sarkozy, qui a déclaré : "Cela fait très longtemps que j'avais envie de venir ici. Se réveiller sur la Place Rouge, ce n'est pas rien pour moi".
"On a commencé à se demander où le président Sarkozy avait bien pu se réveiller pour voir alors la Place Rouge".
L'hôtel National, où logeait M. Sarkozy, est certes proche de la Place Rouge mais celle-ci n'est pas visible de ses fenêtres. Le reste de la presse russe s'attache essentiellement à des détails comme les mimiques du président français, le fait qu'il ait tutoyé M. Poutine ou qu'il porte des chaussures à talonnettes...
Autant dire que la France ne passe plus pour une puissance politico-économique sérieuse en Russie.
Posté le 11 octobre 2007 à 12h14 par Michel Janva | Lien permanent
04 juin 2007
La Russie inquiète
Vladimir Poutine est interrogé dans Le Figaro :
"Allons-nous donc revenir à l'époque où des missiles étaient pointés sur l'Europe occidentale ?
Oui. Nous sommes en train de revenir à cette époque. Nos experts militaires nous disent que le système antimissile menace le territoire de la Russie jusqu'à l'Oural. Si une partie du potentiel nucléaire des États-Unis est en Europe, nous devrons trouver une réponse. Bien sûr, nous devrons avoir des cibles en Europe. [...]
Gerhard Schroeder vous a qualifié de « pur démocrate ». L'êtes-vous vraiment ?
Oui, bien sûr ! Bien sûr que je suis un pur et absolu démocrate ! La tragédie, c'est que je suis le seul pur démocrate au monde. [...] Depuis la mort de Gandhi, je n'ai personne à qui parler !"
Posté le 4 juin 2007 à 10h11 par Michel Janva | Lien permanent
27 avril 2007
Rostropovitch, RIP
Ce Russe que l'on surnommait le "roi des violoncellistes" avait acquis la réputation d'un champion des droits de l'homme à l'époque soviétique, durant laquelle le Kremlin l'avait déchu de sa citoyenneté. Il était ami de l'écrivain dissident Alexandre Soljenitsyne.
MJ
Posté le 27 avril 2007 à 13h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
24 avril 2007
Indépendance du Kosovo
La Russie a annoncé qu'elle mettrait son veto à l'adoption au Conseil de sécurité de l'ONU d'un plan ouvrant la voie à une indépendance du Kosovo.
MJ
Posté le 24 avril 2007 à 11h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)
13 janvier 2007
Russie : les honneurs pour un général tsariste
La dépouille du général tsariste Vladimir Kappel tué lors de la retraite d'Irkoutsk en janvier 1920, a été inhumée aujourd'hui dans le monastère Donskoï de Moscou avec les honneurs nationaux. Elle repose près de celle du général Dénikine. Le cercueil recouvert du drapeau russe a eu droit aux honneurs militaires et à une garde de soldats russes. Des responsables politiques et religieux ont assisté par centaines à cette cérémonie.
C'est l'archiprêtre Dmitri Smirnov qui, après 4 années de transaction avec la Chine, a obtenu cette reconnaissance officielle. Il avait expliqué la motivation de sa démarche :
"J'ai appris qu'il reposait dans une fosse à Harbin (Chine), oublié de tous, près d'une église en ruines. C'est alors que j'ai eu l'idée de ramener les restes".
Aujourd'hui, il a déclaré :
"Nous rendons hommage à un guerrier remarquable, instruit et courageux qui a rempli entièrement son devoir".
A travers le général Kappel, la Russie rend aujourd'hui un hommage mérité aux victimes du bolchevisme et de la révolution communiste, fille idéologique de celle de 1789. Mais ce pays en est sorti et peut jeter un regard vrai sur son histoire.
Posté le 13 janvier 2007 à 16h40 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)
15 novembre 2006
Russie : le nombre d'athées diminue
Le nombre d'athées en Russie a baissé de moitié en 15 ans et celui des pratiquants réguliers a même été multiplié par 4. Ces données ont été révélées la semaine dernière par l’Institut moscovite pour les projections sociales. Et si de nouvelles églises pouvaient être construites dans des régions encore dépourvues, cette tendance devrait se poursuivre ces 10 prochaines années, estiment les experts.
Actuellement, selon l’étude de l’Institut moscovite pour les projections sociales, 62% des habitants de la Russie s’affirment chrétiens orthodoxes, 7% musulmans, un peu plus de 1% disent appartenir à une autre confession ou religion, 15% sont athées, alors que 14% croient en Dieu, mais sans référence à une communauté religieuse particulière. 9% des Russes affirment se rendre régulièrement dans leur lieu de culte.
Posté le 15 novembre 2006 à 11h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
23 septembre 2006
Des milliers de Danois pour leur dernière impératrice
Ils étaient des milliers pour un dernier adieu à la mère du dernier tsar de Russie Nicolas II, née princesse danoise avant de devenir l'impératrice Maria Fiodorovna. Plus de 80 ans après sa mort, la dépouille impériale va être inhumée à Saint Petersbourg. Ce retour près des siens n'aurait pas été possible sans l'action du président russe.
La couronne, qu'elle soit royale ou impériale, n'est décidemment pas passée de mode.
Posté le 23 septembre 2006 à 22h28 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)
04 septembre 2006
De moins en moins de Russes
Dans Le Monde de vendredi :
Selon le comité d'Etat aux statistiques, la Russie compte aujourd'hui 142,4 millions d'habitants, contre 150 millions en 1991. Durant la seule année 2004, la Russie a perdu 800 000 personnes, soit l'équivalent d'une ville comme Marseille. [...]
Fait sans précédent pour un pays développé, [la mortalité] ne cesse de croître (16 pour 1 000 en 2005, contre 8 pour 1 000 aux Etats-Unis), tandis que la natalité est trop faible (10 pour 1 000 en 2005 contre 14 pour 1 000 aux Etats-Unis) pour rétablir l'équilibre. [...]
[I]l lui faudra compter, à l'avenir, avec la pression démographique du voisin chinois à l'est. [...] Côté russe, 7,5 millions de personnes résident sur le territoire qui s'étend de Vladivostok sur le Pacifique jusqu'à la frontière de la Mongolie. Côté chinois, les habitants sont vingt fois plus nombreux, soit 130 millions pour les trois provinces chinoises qui jouxtent le territoire de la Fédération russe.
Pour maintenir un niveau acceptable de population active, la Russie devra sans doute à l'avenir faire appel à de la main-d'oeuvre immigrée. L'idée fait son chemin. La région de Tioumen (Sibérie occidentale) envisage de donner aux Chinois l'exploitation de ses forêts (1 million d'hectares), tandis que la région de Sverdlovsk (Oural) est actuellement en pourparlers avec la province de Heilongjiang (nord de la Chine) pour donner en bail à des agriculteurs chinois 100 000 hectares de terres arables laissées à l'abandon.
Posté le 4 septembre 2006 à 06h41 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (2)
21 août 2006
Russie : Attentat ou accident?
Une violente explosion a tué au moins sept personnes ce matin sur un marché moscovite. L'origine n'est pas encore clairement déterminée.
Posté le 21 août 2006 à 12h07 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
16 août 2006
Kouriles : le différend russo-japonais refait surface
Depuis plus d'un siècle et demi, les relations entre la Russie et le Japon sont entachées par le problèmes des îles Kouriles que les Russes prétendent avoir découvertes tandis que les Japonais ont toujours considéré qu'elles faisaient partie de leur territoire. Il est clair que l'enjeu est de taille : la zone économique exclusive, la pêche, les ressources de la mer d'Okhost et la façade maritime qu'offre la partie orientale de cet atoll.
Depuis toujours, la Russie accuse le Japon de braconner dans ses eaux territoriales et c'est ainsi qu'hier, un marin japonais a été tué par les tirs de semonce de la marine russe.
La Russie refuse toute responsabilité dans cette affaire :
"il est évident que la responsabilité pour cet incident incombe complètement aux coupables directs, ainsi qu'aux représentants des autorités japonaises qui ferment les yeux sur le braconnage dans les eaux territoriales de Russie (...) Un membre de l'équipage a été mortellement blessé, a priori par une balle perdue lors des tirs de sommation effectués alors que le bateau fraudeur faisait des manoeuvres dangereuses et que les marins jetaient à la mer leur pêche et leurs ustensiles".
Le Japon, quant à lui, exige "une libération immédiate" des trois pêcheurs survivants et la remise du bateau, actuellement retenu par la Russie.
Depuis 50 ans, la hâche de guerre des Kouriles était enterrée. La mort de ce marin japonais remet à jour un différend territorial d'importance qui concerne un membre permanent du conseil de sécurité, différend auquel l'ONU n'a jamais porté le moindre intérêt.
Posté le 16 août 2006 à 14h46 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
29 mai 2006
On a retrouvé les restes du grand iconographe André Roublev
... sous l'autel du monastère Andronikov à Moscou. Tout avait commencé en 1992, lorsque la gestion du monastère Andronikov avait été confiée à l'Eglise orthodoxe russe. Les religieux conduits par l'archiprêtre Viatcheslav Savinykh avaient alors entrepris de restaurer l'autel de la cathédrale du Sauveur. Au cours des travaux les ouvriers s'étaient heurtés au soubassement de pierre de l'autel, un endroit où habituellement on inhume les dignités religieuses.
Selon des données fragmentaires, les deux iconographes (Roublev et son collaborateur Daniel Tcherny) étaient des religieux de ce monastère, ils étaient morts tous les deux approximativement à la même époque, vers 1430 et avaient été enterrés ici.
La découverte de nos jours des restes d'André Roublev relève vraiment du miracle. André Roublev, canonisé récemment, est un pilier du moyen âge spirituel russe. Personne n'a surpassé ses icônes ni pour le coup de patte, ni pour l'incantation spirituelle, ni pour la divinisation du Christ.
Posté le 29 mai 2006 à 11h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
10 mai 2006
Pour Poutine, la chute de la démographie est le problème le plus aigu en Russie
Une forte mortalité, l'émigration et un taux de natalité très faible font perdre à la Russie 700.000 habitants par an. Le président Poutine a annoncé, lors de son message annuel à l'Assemblée fédérale, un plan décennal pour tenter d'améliorer la situation sur ces trois fronts.
Posté le 10 mai 2006 à 21h50 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (1)
18 février 2006
Pas de Gay Pride à Moscou
Certains lecteurs ont reproché (ici) à Présent, et c'est leur droit, les inquiétudes que nourrit le quotidien catholique vis-à-vis du Président Poutine. Mais c'est aussi dans Présent d'aujourd'hui que nous lisons ce coup de chapeau à la "Sainte Russie", à l'occasion de l'interdiction d'une "Gay Pride" par le maire de Moscou :
Nous disons, ici même, assez de mal [...] des sérieux risques de retour au système soviétique, [...] pour ne pas saluer comme il convient une décision courageuse quand celle-ci est visiblement inspirée par le simple bon sens et s'inscrit de surcroît dans le respect du droit naturel et chrétien.
Le quotidien cite le porte-parole du Patriarcat de Moscou :
"L'Eglise voit dans les hommes qui pratiquent l'homosexualité des êtres profondément malheureux lorsqu'ils n'impliquent pas les autres dans leurs actes", mais "dans le cas où ils font de la propagande - et une parade est une forme de propagande -, nous sommes tout simplement obligés de nous y opposer avec fermeté."
Posté le 18 février 2006 à 19h37 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (3)
14 février 2006
Résurrection du scoutisme russe
Le scoutisme fut introduit en Russie par un capitaine de l’armée tsariste, Oleg Ivanovitch Pantioukhov. Cette relation étroite entre le mouvement et la garde blanche tsariste condamna les scouts aux yeux des bolcheviques. En 1922, les bolcheviques instaurèrent à la place du scoutisme une organisation similaire déclinée en trois niveaux : les komsomols (ou Jeunesses communistes) et les pionniers (10-14 ans) et octobristes (7-9 ans) pour les plus jeunes. La similitude dans le découpage des âges avec la réforme des Scouts de France prête à interrogation... (le scoutisme traditionnel ne sépare pas les enfants entre 8-11 ans ni entre 12-17 ans).
Les pionniers avaient "repris plusieurs attributs, règles et traditions des scouts. Par exemple, à l’appel ’scouts toujours !’ ils répondent : ’prêts !’. On retrouve également le tambour, le clairon et les feux de camp. Les pionniers léninistes ont seulement troqué le lys de l’insigne scoute contre un bûcher, les foulards bleus ont pris la couleur rouge et la foi en Dieu a été détrônée par l’idéologie communiste."
Le scoutisme authentique renaît aujourd'hui en Russie. L’un des aspects les plus remarquables est l’omniprésence des prêtres : "Rite d’initiation, consécration du camp, prières matinales et diurnes. De plus, les activités s’orientent en particulier vers la rénovation des églises et des temples." La Russie, avec Saint-Pétersbourg comme capitale du scoutisme russe, compte 6 grandes organisations qui se partagent entre 10 000 à 23 000 garçons et filles, accueillis dès l’âge de 7 ans.
Posté le 14 février 2006 à 20h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)
06 octobre 2005
La Russie se réconcilie avec son passé
La cérémonie du transfert des restes du général russe Anton Denikine, adversaire des troupes bolcheviques, et du philosophe russe Ivan Iline, a eu lieu le 3 octobre au monastère Donskoï à Moscou. Le patriarche Alexis II a souligné à cette occasion que "le retour atteste la réunification du peuple scindé par l'histoire tragique du siècle passé". Vendredi dernier, une pannikhide a eu lieu à la cathédrale Saint Alexandre Nevsky, rue Daru à Paris, à la demande de l’ambassade de Russie. Elle fut présidée par Mgr l’archevêque Gabriel de Comane avec l’assistance de prêtres du Patriarcat de Moscou et de l’Eglise russe hors-frontières. Mgr l’archevêque Innocent, du Patriarcat de Moscou, et Mgr Marc, de l’Eglise russe hors-frontières y assistaient. Un reportage télévisé (en russe) sur cet évènement est en ligne ici.
Voilà un pays qui n'a pas honte de son histoire. Quand la République Française osera-t-elle honorer, au nom de la réconciliation nationale, les martyrs de la Révolution ? Et pourquoi, en cette année anniversaire de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, ce dernier ne rendrait-il pas hommage aux congrégations persécutées ? Poutine a le courage de reconnaître les racines chrétiennes de son pays. Volontairement, je ne mets pas de lien vers l'article du Monde, lequel propose à Poutine d'honorer également la mémoire de Trotski... Ce journaliste n'a visiblement rien compris à ce qui se joue en Russie.
Posté le 6 octobre 2005 à 15h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
05 septembre 2005
Russie : la réconciliation nationale continue
Le général tsariste Dénikine et Ivan Ilyine, philisophe monarchistes, sont morts loin de leur terre natale, ayant émigré après la révolution bolchevique de 1917. Leurs restes seront prochainement rapatriés en Russie pour y être enterrés au monastère Donskoi.
La Russie renoue avec la vérité de son histoire après avoir aboli le totalitarisme né de sa révolution et reconnu ses erreurs. Cette réconciliation avec son histoire est capitale pour la cohérence et la cohésion d'un pays : on ne bâtit durablement que sur la vérité.
Voilà un bel exemple dont de nombreuses nations européennes devraient s'inspirer...
Posté le 5 septembre 2005 à 12h25 par Le Salon Beige | Lien permanent
26 juillet 2005
Une télé chrétienne en Russie
Spas, nouvelle chaîne russe de télévision, est orthodoxe et se donne pour but de reconstituer l'identité de la nation russe. Le détail et différents intervenants ici.
un prêtre orthodoxe déclare : "Il est impossible de mener une catéchisation de la population sans une chaîne moderne. Ce serait bête et criminel de ne pas utiliser la télévision pour propager la parole de Dieu".
A croire que l'Eglise orthodoxe et les Russes ont lu et compris plus rapidement que les Français par exemple, le dernier livre de Jean-Paul II "mémoire et identité".
Posté le 26 juillet 2005 à 16h11 par Le Salon Beige | Lien permanent
11 juillet 2005
Terrorisme en Russie
Au moins 16 personnes ont été tuées lundi lors d'une explosion dans un magasin d'Oukhta (nord de la Russie), a annoncé le ministère russe des Situations d'urgence. On ne dispose pas de plus amples informations dans l'immédiat sur l'origine de cette explosion, a-t-il dit. D'après l'agence de presse russe Interfax, l'explosion a été suivie d'un incendie. Oukhta est située dans le grand nord russe, à environ 1.300km au nord-est de Moscou.
Les projecteurs sont braqués sur Londres. N'oublions pas la Russie, victime des même maux.
Posté le 11 juillet 2005 à 13h52 par Michel Janva | Lien permanent










