18 mai 2018

Ils n'ont rien à voir avec l'islam, enfin presque

Posté le 18 mai 2018 à 14h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

14 mai 2018

La superficialité du dialogue inter-religieux entre chrétiens et musulmans

A l'occasion de la réédition en format poche de son livre sur l'islam et le christianisme, le Père François Jourdan est interrogé dans le Figarovox. Extrait :

XVM543a6d64-4fc5-11e8-b041-a63c6aae21dd-140x200"Lors de la première édition de votre livre, vous pointiez du doigt la superficialité du dialogue inter-religieux entre chrétiens et musulmans depuis Vatican II. Jugez-vous que la situation est différente aujourd'hui?

Non, la situation n'a pas changé car elle est toujours bloquée par la peur mutuelle (inavouée) et le manque de liberté implicite qui empêche de travailler pour comprendre l'autre et se comprendre mieux soi-même. Par facilité, on se contente et on est installé, depuis environ 1980, dans des rencontres de salon, sympathiques à bon compte. L'essentiel se réduit alors à se donner bonne conscience, se dire qu'on est ouvert (à condition de se préserver!). Qui voudrait déranger cette situation passera pour «antimusulman», «islamophobe» et opposé au «dialogue». L'islamologie est en déclin dans l'Université française comme dans les églises. Ce n'est pas bon signe, et gravement imprudent avec une religion comme l'islam d'aujourd'hui qui est en crise pour longtemps et sur des bases propres qui posent problème.

Dans une tribune, de nombreuses personnalités médiatiques, intellectuelles et politiques ont demandé aux musulmans d'abroger les passages du Coran qui appellent à l'antisémitisme. Selon vous, le Coran appelle-t-il à la haine des juifs?

C'est très politiquement incorrect, mais le «Manifeste contre le nouvel antisémitisme» des 300 personnalités demande l'obsolescence des versets du Coran violents contre les juifs, les chrétiens et les incroyants. Cela devait arriver un jour, d'une manière ou d'une autre. Nous ne sommes plus dans les sociétés anciennes où l'on ne savait ni lire ni écrire ; aujourd'hui, on a accès aux textes religieux de toute l'humanité. Mais pour les musulmans, le Coran est intouchable puisqu'il aurait été rédigé par Dieu Lui-même de toute éternité ; et donc cette demande met en cause cette divinité du texte coranique. Par peur, jusque-là on évitait cette critique, ou on se contentait de fuir en invoquant le contexte ou l'interprétation variable, sans les mettre à exécution. Une des conséquences des attentats notamment contre des juifs, commis au nom du Dieu de l'islam, c'est de provoquer cette réaction du Manifeste, et il y en aura d'autres. Les djihadistes ont leurs imams et connaissent ces versets et cette attitude de Dieu selon le Coran. Dans sa transcendance pesante, Dieu est «le meilleur des ruseurs», et «égare qui Il veut», et soulève contre les non-musulmans de nombreux périls. Chut! Il ne faut pas le dire… Eh bien si.

Faut-il que l'État censure certains passages des textes, pour rendre possible un «islam de France»?

L'État ne doit pas entrer dans les solutions techniques internes à l'islam qui sont du ressort des musulmans eux-mêmes ; mais il se doit d'être lucide comme tout un chacun, et agir pour le bien commun et la vie en société. Il doit donc aider toute la société pour continuer à vivre en liberté fondamentale, notamment en matière religieuse, dans une société à pluralité religieuse. Or, par peur, on a occulté par exemple l'avis de la Cour européenne des droits de l'homme qui en 2001 et 2003 a reconnu que la charia s'opposait à la liberté religieuse. Il nous faut voir en face nos problèmes et chacun s'engager à son niveau, sinon c'est la violence à nos portes. [...]"

Posté le 14 mai 2018 à 11h35 par Michel Janva | Lien permanent

L'islam, une invasion qui ne veut pas dire son nom

De Sarlat de la Boétie, philosophe :

ArnonPhilippe Arnon qui vient de publier "L'islam, une stratégie militaire sous-couvert de religion" est un homme qui habite très loin de la France et qui n' y revient que tous les deux ou trois ans. Et à chaque fois, il est effaré par la métamorphose subie par son pays : dans les grandes villes, et même dans les plus petites désormais, il voit de plus en plus de femmes toutes vêtues de noir portant le niqab, de plus en plus d'hommes portant le qamis, des mosquées qui poussent comme des champignons, des rues parfois obstruées par une multitude composée étrangement que d'hommes pratiquant une étrange gymnastique. Tout cela lui donne l'impression d' un océan qui se retire au profit d' un autre qui prend sa place. Il a alors compris que l'islam -puisque c'est de cela dont il s'agit- est devenu, l'espace d'une génération, une invasion qui bien sûr ne veut pas dire son nom. Alors, néophyte, il a voulu comprendre et il s' est mis à étudier ce raz-de-marée qui se prétend une religion. Il a lu, lu et relu. Jusque là, il croyait en la lutte du bien et du mal mais il avait toujours cru que Dieu et Satan, surtout Satan, ce n'était que des bondieuseries de vieilles bonnes femmes que la modernité des moeurs avait rangé dans le grenier du passé.

Mais quel ne fut pas son étonnement en lisant le coran et les hadiths ! Il se mit d' un seul coup à croire en l'existence de Satan tout simplement parce que Satan dont la fourberie est élément fondamental de sa nature, s'était glissé dans ces textes; que dans ces textes, il n'y avait que des injonctions, comme si ce Dieu, prenant le nom d'Allah, à l'image de ces instituteurs rigides d'autrefois, s'adressait à des enfants du cours élémentaire, dépourvus de cervelles leur infligeant une crainte obsessionnelle; mais qu' il n'y avait également dans ces mêmes textes que des appels au meurtre, contre les juifs, les chrétiens, les prosélytes, les apostats et enfin, un irrespect inimaginable pour les femmes. Mais surtout, derrière cette déchéance se faufilant dans le verbe, Philippe ARNON a découvert une immense supercherie d'une hypocrisie inouïe. Il a compris qu'en insufflant dans l'âme de ses fidèles, une crainte infinie pour leur vie puis en restreignant ici-bas leur libido mais en offrant à celle-ci, au-delà de leur mort, la possibilité d'un assouvissement débridé dans la débauche, Mahomet, le créateur de cette stratégie, pouvait lever une armée formidable au service da sa seule ambition : la conquête du monde !

Or, ce qu' il y a de surprenant, c' est que Philippe ARNON n'est pas le seul à avoir cette vision lucide de l'islam. Il y a ... mais oui ! de grands islamologues musulmans (on ne le soulignera jamais assez) comme Abdennour Bidar, Rachid Benzine, le regretté Malek Chebel, Boualem Sansal, Kamel Daoud, Ghaleb Bencheikh ... Et tous appellent à une grande lessive théologique, une lessive qui finalement s'inscrirait dans les valeurs démocratiques propres à l'Europe. Bien sûr, les fondamentalistes objecteront que le coran est incréé parce qu'il est la parole de Dieu et qu'ainsi, il est interdit de lui soustraire la moindre virgule. Mais Dieu qui est intelligence supérieure a créé les hommes et il les a créé avec l' histoire et les moeurs et les mentalités flottent sur le courant de celle-ci. Alors pourquoi se dit avec justesse Philippe ARNON, l'Europe justement qui a tout de même pour elle, la légitimité sur son sol, n'organiserait-elle pas les Etats-Généraux de l'islam, bien sûr sur des bases précises et rigoureuses ? Il y aurait toute chance alors de briser Satan et de ne laisser en retour les hommes qu'à Dieu. Certains diront qu'il s' agit là d'une sympathique utopie péchant par excès d'optimisme, comme cette autre idée de Philippe ARNON consistant pour l'Occident à revoir sa copie, concrètement, à se redéfinir un système qui serait un vrai humanisme. Après tout, l'histoire n' a toujours avancé qu' avec des utopies. Il faut lire ce livre car vraiment, il est indispensable pour conjurer notre avenir en péril."

Posté le 14 mai 2018 à 10h38 par Michel Janva | Lien permanent

L'islam est une religion vouée au service d’un projet politique universel : soumettre le monde entier à Allah et à sa Loi

Extrait du numéro 56 de la Petite Feuille Verte :

Hassan5-450x255"Contrairement à une idée répandue, selon laquelle l’islam serait indistinctement « religion et régime politique » (dîn wa-dawla), R. Brague montre que cette formule, adoptée par le mouvement islamiste des Frères musulmans, fondé en Egypte en 1928, ne se réfère qu’à une situation éphémère : les dix années (622-632) durant lesquelles une seule et même personnalité, Mahomet, a détenu à la fois les pouvoirs temporel et religieux. Autrement dit, « le principat et le pontificat », selon la formule d’Abdelwahab Meddeb (1946-2014). Même si ce précédent nourrit la nostalgie des djihadistes actuels, ceux-ci ne peuvent se référer à aucun texte sacré de l’islam (Coran, Sunna, Sîra) pour imposer une forme particulière de régime (monarchie, république, dictature, démocratie), le califat lui-même, institué par les successeurs de Mahomet, n’ayant été qu’une sorte de décalque des empires orientaux et européens.

En revanche, l’islam est une religion vouée au service d’un projet politique universel : soumettre le monde entier à Allah et à sa Loi.

De là résulte la confessionnalité qui caractérise l’organisation de l’Etat, quelle qu’en soit la forme, dans tout pays où les musulmans sont majoritaires, à l’exception du Liban. [...] L’islam est un messianisme temporel et non pas spirituel. Cette conception résulte de l’absence de salut : le Coran occulte le péché originel et ses conséquences néfastes sur le dessein initial de Dieu, sur toute la création, et donc la nécessité d’une rédemption. [...]"

Posté le 14 mai 2018 à 10h10 par Michel Janva | Lien permanent

13 mai 2018

17 mai à Boulogne-Billancourt : conférence d'Annie Laurent sur l'islam

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Posté le 13 mai 2018 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent

09 mai 2018

Formation d'imams à Bruxelles avec des manuels antisémites et prônant le djihad

Selon La Libre.be :

220px-Brussels _Belgium_-_panoramio_(36)"La formation des imams délivrée en arabe au sein du Centre islamique et culturel de Belgique (CICB), qui abrite la Grande mosquée de Bruxelles, incite les fidèles à se lancer dans le djihad armé pour “se rapprocher de Dieu”, à “briser le cou” des minorités musulmanes comme les Druzes et les Alaouites, à jeter les homosexuels du haut des bâtiments et considère les juifs comme “un peuple corrompu, maléfique et perfide”. C’est un rapport confidentiel de l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam) qui le dit – et que “La Libre Belgique” a pu lire. L’analyse date du 26 février. Elle couvre l’année académique 2016-2017 et a été remise récemment à la Commission parlementaire de suivi des attentats terroristes, qui en discutera ce mercredi à Bruxelles.

En une quarantaine de pages, l’Ocam dresse un tableau effrayant des cours et manuels en vigueur dans ce CICB qui, jusqu’en mars 2019, dépend encore entièrement de l’Arabie saoudite (un financement de 4,5 millions d’euros ces quatre dernières années). On se souvient que sur la recommandation de la commission d’enquête parlementaire qui a planché sur les attentats du 22 mars à Bruxelles, le gouvernement a rompu, en mars, la concession de la Grande mosquée, avec un an de préavis, pour la confier à l’Exécutif des musulmans.

Des ouvrages distribués surtout côté francophone

Installée dans un des plus beaux parcs de Bruxelles, la Grande mosquée fait partie du réseau de la Ligue islamique mondiale. Depuis sa fondation, elle n’a cessé de diffuser en Belgique une pensée wahhabite salafiste. “Cet enseignement consiste en une transmission sans discernement des visions classiques de droit islamique et des doctrines telles qu’elles ont été observées du neuvième au douzième siècle de notre ère”, explique l’Ocam. [...]

L’un des manuels utilisés à Bruxelles, en troisième année, est “Les grands principes de base du musulman sunnite”. Selon l’Ocam, “dans les années 80-90, ce cours faisait partie du matériel pédagogique des milieux djihadistes arabes au sein et aux alentours du leadership central d’Al-Qaïda”. Ce texte incite notamment les musulmans sunnites à mener “le combat armé aux côtés de leurs dirigeants, qu’ils soient bien guidés ou corrompus, afin d’instaurer les lois de l’islam”. Les Druzes et Alaouites, qu’on trouve en Syrie auprès du régime de Bachar Al-Assad mais aussi ailleurs, sont considérés comme des “polythéistes égarés”.

Un autre manuel, “La voie du musulman”, vendu dans des librairies en Europe, stipule que “le djihad armé est l’une des formes les plus élevées de rapprochement de Dieu le Très haut et l’expression la plus noble de la pratique religieuse”. Pour les homosexuels, il suggère, comme le faisait Daech, de procéder à trois types d’exécution : la lapidation, le bûcher ou “trouver le bâtiment le plus haut du village (ou de la ville) et y jeter du toit l’homosexuel, la tête en bas, après quoi, il sera achevé par lapidation”.

Un concentré d’antisémitisme

Un troisième manuel, consacré aux autres confessions et rédigé par un savant saoudien contemporain, est un concentré d’antisémitisme. Il considère notamment que les juifs sont “des traîtres, des infidèles et des imposteurs”, “obscènes et grossiers”, “cruels et insensibles”, “cupides, avides et avares”. Selon ce théologien qui a pignon sur rue, “les juifs ont recours à la violence, au pouvoir et à la terreur afin de contrôler le monde”. [...]"

Posté le 9 mai 2018 à 14h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

06 mai 2018

Des églises en Arabie Saoudite ?

C'est ce qu'on lit ici et :

Unknown"Pour la première fois de son histoire, l’Arabie Saoudite a signé un accord de coopération avec le Vatican pour construire des églises pour les citoyens chrétiens résidant dans le royaume.

L'accord, qui vise à inciter à la tolérance religieuse prévoit également la création d'un comité mixte de coordination composé de deux représentants des deux parties pour organiser les prochaines réunions. Le comité devrait avoir lieu une fois tous les deux ans et ses réunions seront alternées entre Rome et une ville choisie par la Ligue islamique mondiale, selon la presse saoudienne.

Cet accord a été signé par le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, Cheikh Mohammed Ben Abdel Karim Al-Issa et le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux au Vatican et le cardinal français de l'Église catholique Jean-Louis Tauran. Il a été conclu lors de la visite effectuée par le cardinal Tauran à Riyad du 13 au 20 avril."

Addendum : le Vatican nie l'existence de cet accord.

Posté le 6 mai 2018 à 11h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

03 mai 2018

Alexandre del Valle : la stratégie islamiste dans le monde

Richard Haddad reçoit le géopolitologue et spécialiste du Moyen-Orient, Alexandre del Valle. Ensemble, ils évoquent un thème essentiel : la stratégie islamiste dans le monde.

Posté le 3 mai 2018 à 19h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

02 mai 2018

Le nouvel essai d'Ibn Warraq : un avertissement pressant pour l'humanité

De Philippe Arnon, docteur d'Etat en droit:

Ibn-waraqCe que les Français savent peu c'est que les premiers qui sont touchés par le terrorisme, dans leur chair et dans leur âme, ce sont les musulmans eux-mêmes, et cela, depuis 14 siècles, c'est à dire depuis Mahomet. Le nouvel essai que vient de publier l'islamologue américain Ibn Warraq "L' islam dans le terrorisme islamique" répare cette ignorance. Ibn Warraq est l' auteur de ce best-seller "Pourquoi je ne suis pas musulman" ce qui rassure sur sa probité intellectuelle. Tous les experts s'accordent pour dire que l'islam est à l'origine du massacre de 270 millions d'êtres humains. Or, il y a tout lieu de croire que ce chiffre ne tient pas compte des millions de musulmans qui en ont été eux, les premières victimes.

Et c'est là où le livre d'Ibn Warraq est de la plus haute importance. Parce qu'en étudiant depuis Mahomet jusqu' à Daesh, à partir de ce faux soleil qu'est le coran et de ses satellites mortifères que sont les hadits et la sunna, Ibn Warraq, par sa connaissance inouïe des études produites par les plus grands islamologues comme en témoigne les citations dont il enrichit son texte, prouve deux faits essentiels. Le premier est que l'islam est une énorme usine à produire la terreur et cela, dans la permanence de l'histoire. Ibn Warraq analyse exhaustivement, du début de son livre jusqu'à sa fin, toutes ces écoles à chaque fois issues d'un illuminé imbu de lui-même pour avoir étudié à fond dans les plus illustres madrasas, qui voient le mal partout ... parce que le codex a énoncé le principe suivant dont on ne soupçonne pas l'intensité de la dangerosité : "ordonner le convenable, interdire le blâmable". Car un tel principe est la porte ouverte à ces mêmes illuminés, chaque fois malheureusement charismatiques qui vont se croire investis par Allah d'une mission salvatrice de lessivage du monde, et de lessivage d'abord, de leurs propres frères en religion. Le second fait essentiel -qui est le corollaire du précédent finalement- est que bien sûr, l'aspect néfaste de l'islam réside donc dans sa portée universelle. Dit autrement, personne n'est à l'abri de l'obsession pathologique des illuminés en question.

Et en ce sens, l'intérêt ultime du livre d'Ibn Warraq est d'être un appel pressant à notre lucidité et partant, un appel pressant à réagir. Il nous implore en effet d'inverser la propension de notre eschatologie qui file tout droit vers une extermination générale de l' humanité. Et en ce sens, ce livre est celui d' un grand humaniste, c'est à dire celui d' un sage qui place l'homme comme seul élément du sens de la vie alors que justement, l'islam ne le considère que comme un pantin ordinaire dans les mains sataniques d'Allah. Comme Erasme en son temps avait averti la chrétienté des dérives de l'Eglise, Ibn Warraq nous avertit, tous, dans une échelle bien plus grande encore, non pas des dérives de l'islam, mais de la perversion qui seule définit la nature de cette "fausse religion". Erasme n'avait pas été écouté; on sait alors ce qui est arrivé. Ne reproduisons pas cette erreur avec l'islam : lisons le livre d' Ibn Warraq ... il en va de l'avenir de nos petits-enfants !

Posté le 2 mai 2018 à 10h49 par Michel Janva | Lien permanent

Les savants en terre d'islam étaient... des chrétiens

Extrait de l'analyse de Franck Abed à propos du dernier livre d'Alexandre Del Valle, La Stratégie de l'intimidation :

Strategie-intimidation-Alexandre-Del-Valle"Del Valle revient également sur le mensonge historique fabulant que l’Occident chrétien serait redevable à l’islam pour la transmission des savoirs de l’Antiquité. Il explique avec arguments et faits circonstanciés que les savants en « terre d’islam » parlaient arabe, car il s’agissait de la langue du conquérant. Toutefois et en réalité, ils étaient pour la très grande majorité de religion chrétienne et surtout non arabes (perses, syriens, maronites, amorrites chaldéens, juifs etc.). Il précise également que les opposants à l’islam sont pris entre deux feux : « les coupeurs de têtes » (islamo-terroristes) et « les coupeurs de langues (lobbies anti-islamophobes). Il conclut en développant une idée séduisante : « le fil rouge du présent essai est que même si elles font des choix tactiques divergents, les forces islamistes (jihadistes minoritaires ou pôles institutionnels majoritaires) se nourrissent mutuellement ». Sa démonstration vise à prouver que le jihadisme et l’islamiquement correct fonctionnent main dans la main. La grande idée du livre est la suivante : « plus on tue au nom d’Allah, plus l’Occident combat l’islamophobie et plus on parle en bien de l’islam pour ne pas faire d’amalgame. »"

Posté le 2 mai 2018 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

30 avril 2018

Déséquilibrés : pas de malades mentaux parmi les djihadistes

Selon le Chef de pôle au centre hospitalier de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or et membre du bureau national du Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH), Pierre-François Godet :

Capture d’écran 2018-04-30 à 16.22.35"La question des troubles psychiatriques supposés des personnes radicalisées ou des terroristes djihadistes est bien présente à l’esprit des autorités et on l’a même entendue dans la bouche des plus hautes personnalités de l’État [lire ici].

[...] la question soulevée est celle d’un lien éventuel entre trouble mental et radicalisme djihadiste. À ma connaissance, il n’existe pas d’étude scientifique démontrant un lien objectif, c’est-à-dire statistiquement significatif, entre radicalisme djihadiste et telle ou telle structure de personnalité. Des quelques informations qui nous parviennent sur les personnes radicalisées, sur les fichés “S” et sur les terroristes, je n’ai pas entendu qu’il se dégage statistiquement de profil psychologique type. Je souligne en tout état de cause qu’aucun cas de maladie mentale avérée n’a été rapporté chez les auteurs d’événements qui ont marqué l’actualité.

Je peux néanmoins faire part de mon impression clinique sur quelques situations de terroristes dont le parcours personnel a été médiatisé. Il ne s’agit que d’une impression ; elle peut donc être erronée, elle n’est pas généralisable et il ne s’agit pas d’un point de vue d’expert.

Il a été question de jeunes hommes, aux antécédents carcéraux ou pénaux, en particulier de petite délinquance avec violence aux personnes, affichant habituellement leur mépris pour les règles de vie commune, mais dont l’horreur des crimes contraste aussi avec la séduction dont ils pouvaient se montrer capables dans leur vie de tous les jours. On retrouve dans ces éléments de nombreux traits de la personnalité dite psychopathique. Mais ne nous trompons pas sur le mot “psychopathique” : il ne désigne pas une maladie mentale, mais un trouble de la personnalité.

Les maladies mentales relèvent toutes d’une prise en charge psychiatrique. De nombreux troubles de la personnalité peuvent relever d’une prise en charge psychiatrique ou médico-psychologique ; mais la condition première d’un travail psychologique avec un psychiatre est l’acceptation sincère par le sujet de ce qu’il présente personnellement des difficultés. Or, un des traits caractéristiques du psychopathe, c’est qu’il n’a jamais tort et qu’il ignore le remords.

Mon point de vue clinique sur ces quelques portraits de djihadistes que la presse a donnés est donc le suivant : je ne vois pas de malades mentaux parmi eux, et les traits de personnalité repérables ne relèvent pas du soin psychiatrique."

Posté le 30 avril 2018 à 16h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

29 avril 2018

Le président Macron connaît-il les relations de Syria Charity avec l’Armée Syrienne Libre (ASL) ?

Suite aux déclarations du président Macron et à l’usage que Syria Charity a fait d'un selfie avec lui Lina Murr Nehmé a enquêté :

Posté le 29 avril 2018 à 16h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

27 avril 2018

"L'État islamique complote pour déclencher une vague de migration massive en Europe"

220px-GovernorBeasleyPendant que certains appellent à l'aide pour s'occuper des immigrés toujours plus nombreux, le responsable du Programme Alimentaire mondial (WFP, ou PAM) des Nations unies, David Beasley, affirme que les anciens chefs de l'État islamique qui sont parvenus à fuir la Syrie conspirent pour déclencher une nouvelle vague de migration à destination de l'Europe.

Selon Beasley, ces anciens gradés de l'État islamique cherchent à s'associer avec d'autres groupes comme Boko Haram et Al Qaïda pour s'infiltrer dans les territoires des pays du Sahel et y déclencher une nouvelle vague de migration en exploitant le manque de nourriture.

"Mon commentaire à l'attention des Européens, c’est que si vous croyiez que vous aviez un problème avec une nation de 20 millions d'habitants comme la Syrie en raison de la déstabilisation et des conflits liés à la migration, attendez de voir ce qui se passera quand la région du Grand Sahel, avec ses 500 millions d'habitants, sera encore plus déstabilisée. C'est maintenant que la communauté européenne et la communauté internationale doivent se réveiller".

Posté le 27 avril 2018 à 18h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

De Mahomet à Jésus: récit d'une conversion

Issue d'une famille musulmane, l'ayant toujours rejetée et humiliée, Jeanne (son futur nom de baptême) témoigne de ses rencontres intimes avec le Christ. Récit d'une conversion et témoignage de foi lors du Forum Jésus le Messie du 20 et 21 avril à l'ICES - Institut Catholique de Vendée au micro de Thomas Cauchebrais de RCF Vendée.

Posté le 27 avril 2018 à 18h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

26 avril 2018

Des musulmans vont voir les prêtres catholiques pour être libérés des démons

Unknown-10La 13e session sur l’exorcisme tenue mi-avril au sein de l’Université pontificale Regina Apostolorum, à Rome, nous informe que des musulmans vont voir les prêtres catholiques pour être libérés des démons qui les infestent ou les possèdent.

Un prêtre indien actuellement à Dubaï a déclaré :

« Beaucoup de musulmans, même les plus éduqués, m’ont approché pour demander un exorcisme. Ils disent : ‟Père, quelqu’un a fait de la magie noire sur moi, peux-tu prier sur moi et enlever le diable ? !ˮ »

Le cardinal albanais Ernest Simoni a ajouté :

« Jésus est venu pour tout le monde (…) La grâce du Saint-Esprit nous rachètera tous ».

Lui-même a pratiqué des exorcismes pendant des décennies, y compris sur des musulmans. Des musulmans « qui restent musulmans après » a-t-il précisé !
 
Ce qui apparaît comme une contradiction chez ces hommes et ces femmes de l’islam venus chercher en dernier recours le secours catholique, témoigne de l’inefficacité de leurs propres rituels d’exorcisme musulmans (la cérémonie de la Roquya) et par conséquent, de la force intrinsèque du culte catholique.

Deux prêtres exorcistes coptes officient au Caire : 80 % des milliers de personnes qui viennent chaque semaine réclamer leur délivrance sont des adorateurs de Mahomet… En la cathédrale Saint Marc, le vendredi, le père Abuna Makary ne peut s’occuper que des premiers rangs. Aspergées d’une eau bénite qui électrise leurs corps, des musulmanes voilées demandent la Croix qui les délivrera… L'islam serait-il satanique ?...

Posté le 26 avril 2018 à 08h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (35)

25 avril 2018

Jean Paul Gourévitch : En Méditerranée, moderniser l’Islam et non islamiser la modernité

Docteur en sciences de l’information et de la communication, Jean Paul Gourévitch vient de publier : "La Méditerranée, conquête, puissance et déclin". Depuis 3 000 ans, la Méditerranée a fasciné les conquérants et ceux qui rêvaient de faire de ce lac intérieur un espace de prospérité ou le territoire d’une seule idéologie, d’un seul empire. Jean Paul Gourévitch nous emmène d’Ulysse au projet d’Union pour la Méditerranée, de la terre des trois religions du livre à l’hégémonie islamiste dans cette partie centrale du monde. Pour l’auteur, 1 500 ans après la prise d’Alexandrie, l’Islam est toujours conquérant. Et le choix crucial se résume en une équation : Moderniser l’islam ou islamiser la modernité. Les partisans du second terme sont nombreux mais Gourévitch l’affirme :"Le vent de l’Histoire souffle en faveur des premiers".

Posté le 25 avril 2018 à 19h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

24 avril 2018

L'islam est-il une religion ?

Posté le 24 avril 2018 à 18h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Campagne électorale en belgique : le candidat musulman refuse de serrer la main aux candidates et de les regarder

Posté le 24 avril 2018 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

23 avril 2018

Réforme du Coran : l’enjeu n’est pas que français, il est au sein des 57 pays de l’OCI

Bernard Antony salue l'appel à modifier le Coran :

Unknown-2"Le manifeste paru ce dimanche contre le nouvel antisémitisme a été signé par des personnalités diversement cultivées sur les questions religieuses et le débat qu’il suscite entraîne aussi, on le voit, de grandes inexactitudes.

Mais avant tout, on regrettera que ce texte soit par trop franco-français alors que l’islam, qui est au centre de sa réflexion, est de dimension mondiale avec plus d’un milliard et demi d’adeptes sur la planète. Or, s’il est en effet insupportable qu’en France des juifs soient massacrés par des tueurs islamistes parce que juifs, donc pour motif de racisme religieux, la vérité est aussi qu’un certain nombre d’autres personnes ont été massacrées par racisme anti-chrétien (père Hamel) ou très souvent encore par racisme anti-français. Ne convient-il pas de considérer sur cela la responsabilité de l’islamo-gauchisme avec sa propagande de « Nique la France » ? Face à cette mouvance, l’AGRIF a longtemps été seule pour parvenir enfin ces derniers mois à obtenir des satisfactions selon l’application des textes réprimant le racisme.

Mais, si légitime cela soit-il, est-il suffisant de s’en tenir aujourd’hui à la condamnation de ce qui est appelé « le nouvel antisémitisme », alors d’une part que l’antisémitisme musulman n’est pas nouveau et que partout dans le monde le fanatisme islamique a massacré, et même exterminé massivement des chrétiens. Ainsi, il y a un siècle, lors du génocide des chrétiens, arméniens, grecs, assyro-chaldéens et autres, de l’empire ottoman. Ainsi, tout au long de notre époque, les attentats et massacres perpétrés en Égypte contre les Coptes, avec des milliers de victimes. Car les chrétiens, même s’ils sont désignés comme « gens du Livre » (mais d’un Livre imparfait, inférieur au Coran), ainsi que le sont les juifs et les zoroastriens,  sont également honnis.

Or, ce ne sont pas seulement quelques versets dits « médinois » et notamment ceux de la sourate IX qui appellent à l’élimination des juifs ou de ceux (les chrétiens) coupables du seul péché qu’Allah ne pardonne pas : « associer d’autres Dieux à Dieu ». Il y en a un très grand nombre d’autres dans le Coran, mais aussi dans les Hadîths (les « faits et gestes » du prophète) quasiment autant sacralisés.

La grande difficulté due aux textes « sacrés » de l’islam, ceux du Coran (souvent répétés dans les Hadîths), c’est qu’ils sont présentés comme pure parole d’Allah, cette parole, selon l’islam, écrite de toute éternité, qui a été récitée (Coran signifie « récitation ») à Muhammad par la voix de l’archange Gabriel ; avec l’ordre de la transmettre ensuite par le Coran à toute l’humanité. La Torah est certes pareillement sacrée pour les juifs religieux mais les commentaires en sont libres alors que cela a été interdit pour le Coran dans l’islam dès le X° siècle (fermeture des portes de l’ijtihâd), où toute interprétation de la révélation (charia) a été interdite.

L’assertion du « manifeste » sur la suppression « des incohérences de la Bible » par le concile Vatican II témoigne d’une bien médiocre culture par son rédacteur. Il n’existe rien de tel dans les textes de ce concile ! Par le passé, l’interprétation de la Bible a été simplement contrôlée, chez les chrétiens catholiques et protestants comme chez les juifs, par leurs autorités d’interprétation spirituelle. Notons d’ailleurs que le texte de la Bible catholique est pour l’essentiel celui de la Bible judaïque et ni les Juifs ni les Chrétiens ne se sont avisés d’en supprimer quelques passages. Ce que les chrétiens ont aboli, et notamment les catholiques avec Vatican II, et bien avant, ce sont des enseignements et commentaires « antijudaïques ». Ainsi, saint Bernard n’avait pas attendu le concile de Vatican II pour combattre avec acharnement la haine antijuive du moine Rodolphe, qui fut d’ailleurs tué par des seigneurs hongrois. Symétriquement, les blasphèmes et commentaires de haine anti-chrétienne contenus dans le Talmud (In « Toledoth Yeshuh – l’Évangile du ghetto) que dénonçait le grand militant juif Bernard Lazare, si admiré par Charles Péguy, alors que les deux hommes avaient soutenu ardemment la cause de Dreyfus, ont très heureusement disparu des éditions contemporaines.

Si le « Manifeste contre le nouvel antisémitisme » a donc le mérite de susciter des débats sur l’islam et peut-être, comme l’a souhaité le maréchal Sissi : dans l’islam, il serait donc regrettable qu’il soit dévalué par de lourdes approximations et même inexactitudes sur le christianisme. L’important est que l’islam puisse aujourd’hui ne plus se calquer sur le modèle désormais suranné de théocratie totalitaire selon la charia et bâti il y a déjà quatorze siècles à Médine par son prophète Muhammad. L’enjeu n’est pas que français, il est au sein des 57 pays de l’OCI (Organisation de la Coopération Islamique)."

Posté le 23 avril 2018 à 16h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

19 avril 2018

En Arabie, le cardinal Tauran réclame la liberté religieuse

SaoudLe cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, se trouve depuis le 13 avril dans la capitale d’Arabie Saoudite où il restera jusqu’au 20 avril pour rendre la visite faite au Vatican, le 20 septembre 2017, par le Secrétaire général de la Ligue Islamique Mondiale, le Sheikh Mohammed Abdul Karim Al-Issa. Accueilli par le principe Mohammed ben Abderrahmane ben Abdelaziz, vice-gouverneur de Ryad, le cardinal Tauran a tenu au siège de la Ligue Musulmane, pendant sa rencontre avec le Sheikh Al-Issa, un discours sans précédent dans l’histoire des rapports entre le christianisme et l’islam, non pas pour les choses qu’il a dites mais bien pour le lieu dans lesquelles il les a dites. C’est en effet la première fois qu’en Arabie Saoudite, dans la patrie du wahhabisme, c’est-à-dire de l’un des courants les plus radicaux de l’islam, un haut représentant de l’Eglise catholique s’exprime publiquement et avec netteté sur des questions cruciales telles que la liberté de religion et l’égalité des droits entre les croyants de toutes confessions.

Extraits de ses déclarations:

« La religion peut être proposée mais jamais imposée, et ensuite acceptée ou refusée ». « Toutes les religions doivent être traitées de la même manière, sans discrimination, parce que leurs fidèles, tout comme des citoyens qui ne professent aucune religion, doivent être traités de la même manière ».

« Les leaders spirituels ont un devoir : celui d’éviter que les religions soient au service d’une idéologie et être capable de reconnaître que certains de nos coreligionnaires, comme les terroristes, ne se comportent pas correctement. Le terrorisme représente une menace constante, c’est pourquoi nous devons être clairs et ne jamais le justifier.  Les terrorismes veulent démontrer l’impossibilité du vivre-ensemble.  Nous croyons exactement le contraire.  Nous devons éviter l’agression et le dénigrement. »

« Tout dialogue interreligieux authentique commence par la proclamation de sa propre foi. Nous ne disons pas que toutes les religions se valent mais que tous les croyants, ceux qui cherchent Dieu et toutes les personnes de bonne volonté qui n’ont pas d’affiliation religieuse, sont d’égale dignité.  Chacun doit être laissé libre d’embrasser la religion qu’il veut ».

Posté le 19 avril 2018 à 11h15 par Michel Janva | Lien permanent

10 avril 2018

«Et puis ça va être tout à fait naturel de finalement aboutir à un état islamique. En Belgique»

Bientôt chez nous :

Posté le 10 avril 2018 à 13h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

09 avril 2018

Coupeurs de têtes et coupeurs de langues, le duo terroriste

« Plus on tue au nom de l’Islam, plus l’Occident combat l’islamophobie ». Dans son nouvel ouvrage « La stratégie de l’intimidation » le géopolitologue Alexandre Del Valle met le doigt où ça fait mal. Au fil des pages, il décortique comment djihadisme et terrorisme intellectuel marchent de concert pour anéantir toute capacité de défense de l’Occident.

Posté le 9 avril 2018 à 19h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

La question de l’identité réelle de l’islam

Religion-islam-450x255Le Figaro daté du 20 mars a publié une tribune intitulée « Non au séparatisme islamiste ». Signée par 100 intellectuels, parmi lesquels plusieurs sont de souche musulmane, ce texte s’alarme du « ségrégationnisme » qui accompagne le développement de l’islam en France.

« Le nouveau séparatisme avance masqué. Il veut paraître bénin, mais il est en réalité l’arme de la conquête politique et culturelle de l’islamisme ».

Ce texte pose en filigrane la question de l’identité réelle de l’islam. Est-il seulement une religion, à considérer comme les autres, ainsi que le répète le discours officiel, ou bien doit-on le définir comme une idéologie ? A l’heure où le gouvernement cherche à organiser un « islam de France », cette question doit être posée en toute clarté. C’est à une réflexion sur ce thème difficile qu’Annie Laurent consacre sa Petite Feuille verte. Extrait :

"L’islam n’est pas une religion anodine ou neutre puisqu’il se veut réaction dogmatique au christianisme. Le Coran combat le cœur de la Révélation divine. « La négation de la Trinité est le sens premier de l’islam » ; elle est « son élément primordial de fondation […], le principe même de sa genèse » (P. Guillamaud, op. cit., p. 119).

Son monothéisme – concept que l’on rencontre aussi en dehors du champ religieux (cf. le Divin Premier Moteur d’Aristote, le déisme des Lumières, signalés par R. Brague) -, et la présence de personnages « bibliques » dans le Coran ne font pas de l’islam une religion apparentée au judaïsme et au christianisme. « En son sens premier, l’islam est fondamentalement, non pas la simple continuation de la révélation biblique mais sa reprise dans la négation même de son accomplissement chrétien » (Guillamaud, ibid.).

Dans Le malentendu islamo-chrétien (Salvator, 2012), le Père Edouard-Marie Gallez explique que l’on considère généralement l’islam comme une religion « d’avant » le Christ au sens théologique, et pouvant éventuellement y conduire, alors qu’il se revendique comme post-chrétien au sens où il entend dépasser le christianisme et s’y substituer.

C’est pourquoi,

que ce soit du côté islamique ou du côté chrétien, il apparaît évident que la notion d’Ecritures saintes ne revêt pas la même réalité. Si le Coran voit dans les révélations qui ont précédé le temps de l’islam des “portions” du “Livre-Mère” envoyées par Allah sur des prophètes eux-mêmes envoyés à des peuples, l’Eglise catholique, elle, ne voit pas dans le Coran une quelconque continuité ou récapitulation de la Révélation judéo-chrétienne » (P. Laurent de Trogoff, « Révélation et Coran », in Sous le regard de Dieu, abbaye Sainte-Anne de Kergonan, n° 2017/2, p. 12-21).

Cette position a été rappelée par le Concile Vatican II : « L’économie chrétienne, étant l’Alliance nouvelle et définitive, ne passera donc jamais et aucune nouvelle révélation publique n’est dès lors à attendre avant la manifestation glorieuse de Notre-Seigneur Jésus-Christ » (Dei Verbum, n° 4). L’Eglise n’a jamais considéré Mahomet comme un prophète ni le Coran comme un Livre révélé."

Posté le 9 avril 2018 à 11h27 par Michel Janva | Lien permanent

La charia ne doit avoir aucune application en Occident et les mosquées doivent être contrôlées

Extraits d'un entretien réalisé par Olivier Bault avec le P. Samir Khalil Samir, islamologue égyptien, sur RITV :

Unknown-4Que savez-vous des conversions de musulmans au christianisme en Italie et plus généralement en Europe ?

Autant que je sache, il n’y a pas un mouvement de masse de conversions. Et quand un musulman se convertit au christianisme, l’Eglise n’en parle pas et cela reste discret. Même chez les protestants, en général beaucoup plus actifs que les catholiques, il n’y a pas de conversions de masse. L’évangélisation des musulmans d’Europe est le fait d’initiatives individuelles rarement soutenues par l’Église institutionnelle.

Vous dites que l’Eglise ne parle pas des conversions. Pourquoi en est-il ainsi ?

Il existe en Europe une tendance assez forte à vouloir éviter de créer des problèmes avec le monde musulman. C’est particulièrement vrai en France. Je participe avec Mohammed-Christophe Bilek au Forum Jésus le Messie, et nous rencontrons des obstacles de la part des évêques en beaucoup de lieux. Il y a certes des exceptions comme Mgr Rey à Toulon. Mgr Rey encourage au contraire l’œuvre d’évangélisation des musulmans. Beaucoup d’évêques préfèrent toutefois éviter les ennuis sous prétexte de respecter la liberté des gens. Pourtant, respecter la liberté des gens, ce devrait être aussi respecter la liberté d’annoncer le Christ et celle de se convertir ! [...]

Quelle est votre réaction aux propos du pape François sur l’islam ?

Le pape François ignore le Coran et on ne saurait le lui reprocher. Seulement quand on est ignorant du Coran, il ne faut pas dire des choses sur l’islam. Il ne faut pas dire : « L’islam est une religion de paix », ou « Toutes les religions sont pour la paix ». Ce que je trouve regrettable, c’est que, connaissant peu cette religion, le pape François s’aventure à dire des choses sur l’islam. Ce n’est pas son rôle.

Pourquoi ne vous demande-t-il pas votre avis, à vous ou à un autre islamologue ? Il ne doit pas manquer d’islamologues qualifiés à Rome…

J’ai demandé que me soit accordé un entretien avec le pape François et j’ai obtenu un rendez-vous au bout de quelques jours. J’ai pu converser avec lui pendant une demi-heure, chez lui dans son bureau à Santa Marta, en toute tranquillité. J’ai essayé de lui dire le plus aimablement possible qu’il fallait faire attention. J’ai compris que lui-même avait connu un imam quand il était en Argentine et que cette connaissance l’a marqué, de manière positive. Mais il m’a surtout expliqué, et je le comprends, que le dialogue était rompu avec Al-Azhar depuis cinq ans. C’est un fait, et contrairement à ce qu’on pense ce n’est pas de la faute de Benoît XVI, même si la rupture a été consécutive à son discours d’accueil des ambassadeurs au Saint-Siège peu après une attaque terroriste contre des églises en Egypte. Benoît XVI avait alors déclaré qu’il faudrait que le président égyptien protège les chrétiens.

L’université Al-Azhar avait très mal pris cela, considérant que le pape se mêlait de ce qui ne le regardait pas et faisait de la politique. C’est Al-Azhar qui a décidé de rompre les relations avec le Vatican. Cela m’a été très clairement dit par le cardinal Tauran. Lui-même a envoyé son second par deux fois à Al-Azhar mais celui-ci n’a pas été reçu. Aujourd’hui, grâce à l’attitude du pape François, les relations ont repris. Cependant, il faudrait qu’il ne s’aventure pas à dire des choses qui n’ont pas été contrôlées. Il y a en fait eu un progrès à l’occasion de sa visite en Egypte. Quand François est venu en Egypte, il n’a pas redit ce qu’il avait déclaré avant sur le fait que « Toutes les religions veulent la paix ». Je pense que c’est parce que ses discours au président et à Al-Azhar avaient été préparés par son entourage.

Il faut être très prudent quand on parle des musulmans. Il ne faut pas attaquer inutilement mais il ne faut pas non plus cacher les divergences. Exposer les divergences, ainsi que les points sur lesquels nous sommes d’accord, c’est pour moi le vrai dialogue. Le dialogue, ce n’est pas de céder ou d’attaquer, mais de chercher ensemble un projet qui suppose que l’on signale aussi les points pour lesquels on n’est pas du même avis. Un pape ne peut pas dire les choses que ce pape a dites. Etant à Rome, je suivais quotidiennement ses déclarations.

Le texte fondateur de l’islam, à savoir le Coran et, en second lieu, le khabar et le hadith, contiennent la violence.

Il y a eu deux ou trois déclarations particulièrement graves du pape François, où il a mis à parité ce qui se passait dans le monde musulman et ce que des chrétiens pouvaient faire. Si l’on compare des personnes, cela peut certes parfois être pire chez les chrétiens que chez les autres. Mais il ne s’agit pas de cela. Le problème, c’est d’abord et avant tout le texte fondateur. Le texte fondateur de l’islam, à savoir le Coran et, en second lieu, le khabar et le hadith, contiennent la violence. Dans la première période de la vie de Mahomet, quand il était à La Mecque, il n’y a pas de violence. Quand il passe à Médine, pour les dix dernières années de sa vie, c’est une étape de conquêtes, et c’est là que la violence apparaît dans le Coran. Or un principe coranique nous dit que, quand il y a contradiction entre deux versets, le dernier verset « révélé » annule celui qui lui est antérieur. C’est la théorie de l’abrogé et de l’abrogeant. C’est ainsi que les versets violents ont annulé les versets tolérants que citeront toujours les musulmans, comme le font l’imam du Caire et d’Al-Azhar.

Cette manière de ne citer que les versets tolérants abrogés par des versets violents, c’est ce qu’on appelle la taqiyya ?

C’est une forme de taqiyya. Taqiyya, c’est le fait de couvrir, de cacher : je ne mens pas, mais je ne mentionne pas ce qui pourrait être négatif. Je n’ai pas besoin de tout dire, je ne dis que le positif.

Malgré cela vous semblez, comme le pape François, plutôt favorable à l’accueil par les Européens de tous ces immigrants qui sont majoritairement musulmans. Quelle doit-être notre attitude face à ce phénomène d’immigration de masse ?

Pour accueillir des immigrants, il est indispensable de prévoir tout le cheminement d’accueil. À mon avis, ce qui ne va pas en Europe, c’est qu’on ne tient pas compte de l’aspect le plus important : l’intégration. L’intégration n’est pas une assimilation. Ce n’est pas détruire la personnalité de l’autre. C’est simplement dire : « Ici, nous avons une culture, une tradition. Bonne ou mauvaise, c’est le système que nous avons. »

La première condition qui doit être posée à un immigrant, c’est l’acceptation par l’étranger de tous les articles de la proclamation des droits de l’homme. Car s’il faut appliquer la charia islamique en Europe, alors c’est fichu ! La charia est une loi bédouine médiévale. La conception du rapport homme-femme dans la charia est une conception de maître à servante. Il n’y a pas d’égalité dans ce domaine dans la loi musulmane, contrairement à ce que dit la charte universelle des droits de l’homme.

De même, aucun pays musulman, y compris les plus laïcisés d’entre eux, n’applique le principe d’égalité des religions devant la loi. En Egypte par exemple, on applique aux chrétiens des normes de la charia qui sont injustes. La charia ne doit avoir aucune application en Occident. Et pour bien préparer l’intégration, ce devrait être l’ambassade dans le pays de résidence du migrant qui devrait procéder aux vérifications des candidats à l’immigration. Cela ne doit pas se faire aux frontières. C’est d’ailleurs le système pratiqué par les États-Unis.

Une autre chose indispensable, qui est d’ailleurs appliquée dans les pays musulmans, c’est le contrôle des mosquées. Une mosquée n’est pas une église. Au centre de la vie d’une mosquée, il y a le prêche, et notamment le prêche du vendredi. Il faut un contrôle des imams, car parmi ces imams se glissent des fanatiques. C’est à la police de s’assurer qu’un imam n’est pas un fanatique qui va lui-même fanatiser les gens. Par ailleurs, il faut imposer la langue du pays d’accueil pour les prêches. Tout immigré doit apprendre la langue du pays d’accueil, et il n’y a donc pas de raison pour que le prêche de l’imam ne soit pas dans cette langue.

Un troisième point au sujet des mosquées concerne leur financement. La norme devrait être le financement interne au pays d’accueil. Très souvent le financement se fait par l’Arabie saoudite et les pays de la péninsule arabique. Tout le monde sait bien, y compris dans le monde musulman, qu’il s’agit de pays à tendance radicale et fanatique. L’Arabie finance l’islam dans beaucoup de pays et envoie des imams payés et soutenus par elle. C’est ce qu’elle a fait en Asie, par exemple en Indonésie et même en Chine. Un proverbe italien dit : « Chi paga comanda », qui paye commande. [...]

Il y a dans la masse de ces immigrants des gens qui ne s’intégreront pas, et il y a aussi des extrémistes. L’islam est responsable de cette réaction. Ceux qui disent que l’Etat islamique n’a rien à voir avec l’islam sont des menteurs. Les chefs de l’université Al-Ahzar savent très bien que l’EI applique l’islam dans tous ses détails. Le problème à la base de cette invasion de l’Europe par tous ces gens qui fuient la guerre, c’est la conception totalitaire de l’islam. Un islam qui décide de tout. Il y a tout un cheminement à faire pour l’islam, et il faut aider le monde musulman à faire ce cheminement. [...]"

Posté le 9 avril 2018 à 10h06 par Michel Janva | Lien permanent

08 avril 2018

Plus on tue au nom d’Allah, plus on combat l’islamophobie et plus on parle de l’islam en bien

Extrait d'un entretien d'Alexandre Del Valle, dans Valeurs Actuelles :

UnknownQue vous inspire l’attentat islamiste de Trèbes ?

L’attentat du 23 mars m’inspire deux réflexions. Tout d’abord, comme je l’explique dans mon livre, la chute de Dae’ch ne veut pas dire que la menace islamo-terroriste va s’estomper. L’ex-porte-parole de l’État islamique, Abou Mohamed al-Adnani, l’a lui-même parfaitement expliqué : « Ceux qui croient que la perte de territoires en Syrie ou en Irak signifie notre défaite n’ont pas compris que tant que la charia et le Coran progressent dans les coeurs des musulmans, nous serons vainqueurs. » Plus Dae’ch suscite des attentats, plus l’adhésion à l’idéologie islamiste progresse. La seconde observation est que nous avons assisté, avec l’attentat de Trèbes et le sacrifice de l’héroïque Arnaud Beltrame, à un “choc des martyrs” : ceux qui perdent leur vie pour la mort face à ceux qui meurent pour sauver des vies. Il s’agit là d’un échec imprévu pour Dae’ch, qui veut faire croire que seuls les cavaliers d’Allah sont capables d’offrir leur vie…

Vous évoquez la paranoïa : quelles sont les déclinaisons de la stratégie d’intimidation islamique qui fait l’objet de votre ouvrage ?

Pour mettre en oeuvre un plan d’islamisation mondiale de type suprématiste et irrédentiste, la première méthode, très efficace, est l’intimidation physique : par des assassinats ciblés, des actes terroristes, des attroupements ou des menaces de mort. La plus grande erreur de l’Occident consiste à croire que l’islamisme est un nihilisme : tuer au nom de l’islam est une stratégie élaborée par des cerveaux, souvent issus de milieux bourgeois comme Carlos ou Ben Laden, très conscients de leurs objectifs et il est erroné de réduire la stratégie très efficace du terrorisme à ses petits soldats aux profils marginaux. En réalité, l’action de terreur physique des “coupeurs de têtes” djihadistes est bien plus ample et efficace qu’on le pense : en effet, lorsque les “coupeurs de langues” ou “islamistes institutionnels” veulent faire taire ceux qui interpellent sources coraniques et chariatiques du djihadisme, leurs requêtes sont d’autant plus prises au sérieux par les mécréants que ceux-ci ont une épée de Damoclès terroriste au-dessus de la tête… La violence djihadiste introduit ainsi un effet de dissuasion et de persuasion extrêmement efficace. Comme le disait cyniquement Al Capone : « On peut obtenir beaucoup plus avec un mot gentil et un revolver qu’avec un mot gentil tout seul. » Ces fameux coupeurs de langues instrumentalisent, en effet, l’antiracisme et entretiennent au sein de la communauté musulmane un sentiment victimaire. Ils déclarent, par exemple, souffrir d’un racisme antimusulman d’État ! Cette double dissuasion explique le paradoxe selon lequel plus on tue au nom d’Allah, plus on combat l’islamophobie et plus on parle de l’islam en bien. D’ailleurs, depuis l’attentat de Charlie Hebdo, quels sont les caricaturistes qui osent se frotter à l’islam ? Quels sont les candidats qui traduisent les oeuvres de Salman Rushdie ?

Je constate empiriquement dans mon livre que, depuis les années 1990, plus on tue au nom de l’islam, plus celui-ci bénéficie de la sorte d’une publicité autour d’une civilisation et d’une religion sans tache, sans aucune remise en question des textes sacrés, qui pourtant clairement justifient le djihad. On s’empare ainsi de la volonté de “lutte contre l’amalgame” pour empêcher toute interrogation en ce sens. L’islam en tant que texte et les musulmans en tant que civilisation n’auraient aucun travail d’autocritique à faire. Au final, les attentats terroristes, qui devraient être l’occasion d’interpeller sur le totalitarisme islamiste, permettent de faire taire tout blâme. Les djihadistes sont de ce fait des génies en communication. [...]

On distingue cinq principaux pôles : les Frères musulmans, matrice de l’islamisme radical général ; la Ligue islamique mondiale, pilotée par l’Arabie saoudite, qui diffuse un islam wahhabite-salafiste ; la Turquie néo-ottomane, réislamisée par Erdogan ; l’islam indo-pakistanais, notamment l’association Tabligh ; et le Qatar. Ces pôles alimentent 80 % des instances de représentation de l’islam en Occident. S’ils ont l’air divisés, ils convergent toutefois dans l’Organisation de la coopération islamique (OCI), qui réunit 57 pays musulmans, et dans l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco), respectivement l’Onu et l’Unesco du monde musulman, qui se réfèrent notamment à une “Déclaration islamique universelle des droits de l’homme” opposée à celle des Occidentaux et qui pose le primat de la charia, laquelle doit à terme régner sur la planète. Ces organisations panislamiques uniques en leur genre et qui ont pour objectif avoué d’empêcher l’intégration des musulmans dans les sociétés non musulmanes (“désassimilation”) agissent de façon très efficace par l’argent et l’exercice de pressions au sein des instances internationales et onusiennes. Elles représentent donc une sorte de “superlobby suprématiste islamique mondial”, qui avance de façon subversive au moyen d’une stratégie victimaire visant notamment à pénaliser toute critique de l’islam sous couvert de lutte contre l’islamophobie. L’instrumentalisation de l’antiracisme, qui fait désormais de la critique d’une religion un nouveau racisme, notamment par le biais du Mrap, du CCIF ou des Indigènes de la République, comme on le voit en France, est ainsi la déclinaison d’un travail de sape d’ampleur planétaire qui a été méthodiquement planifié. [...]"

Posté le 8 avril 2018 à 15h06 par Michel Janva | Lien permanent

06 avril 2018

Le parti Islam qui prône la Charia se présente dans 14 communes bruxelloises

Petit à petit, l'islam avance ses pions :

Prospectus-parti-Islam"Le parti Islam (Intégrité, Solidarité, Liberté, Authenticité, Moralité), qui avait créé la surprise en 2012 en obtenant deux conseillers communaux à Bruxelles, se présentera dans 14 des 19 communes de la capitale en octobre 2018. À désormais six mois des élections communales, le parti Islam a dévoilé quelques pans de son programme aux journaux du groupe Mediahuis. Outre l’établissement d’un État islamique en Belgique ainsi que l’instauration de la charia, la formation politique islamiste propose également de séparer les hommes et les femmes dans les transports publics."

Posté le 6 avril 2018 à 18h52 par Michel Janva | Lien permanent

Le Coran a été écrit par une cinquantaine d’auteurs sur une période de 200 ans

9782753303386FSJean-Jacques Walter, ingénieur de l’École des Mines, a fait sa carrière dans la technologie, dirigé une société de recherche et développement. A 75 ans, il est retourné à l’université pour devenir docteur d’État en islamologie. Son retour dans un parcours universitaire n’a pas été sans difficultés. Sa thèse entend étudier le Coran grâce aux techniques mathématiques. Quand une personne écrit, elle a une sorte de signature en termes de style, de vocabulaire qui peut, par les maths, être mis en avant. Cela permet aussi la datation d’un écrit. Le résultat de ses recherches : le Coran a été écrit par une cinquantaine d’auteurs sur une période de 200 ans.

Lorsqu’il a cherché à rejoindre une école doctorale, pour continuer de travailler sur sa thèse, il s’est heurté à des refus et été taxé d’islamophobe. Grâce à la chercheuse Marie-Thérèse Urvoy, il entre dans celle de Bordeaux. Mais à la mort de son directeur, il en est rejeté.

« Apparemment, une autorité politique de Bordeaux ne voulait pas de thèse qui puisse chagriner les musulmans ».

« Ils disent que ça a été fait uniquement par Mahomet et qu’il était le seul inspiré. Alors dire qu’il y a 50 inspirés, c’est gênant ».

Cette thèse mathématique rejoint celle, historique, d'Edouard-Marie Gallez.

Il a été interrogé sur Radio Notre-Dame :

Posté le 6 avril 2018 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

20 mars 2018

Des milliers de conversions en Algérie ?

Né musulman, devenu évangéliste puis catholique, le père Cheknoun est interrogé dans le Figaro sur l'absence de liberté religieuse en Algérie :

Capture d’écran 2018-03-20 à 08.29.14

Posté le 20 mars 2018 à 08h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

06 mars 2018

L'idée d'un islam spécifique à la France est une utopie

Éléments de réponse très intéressants de Razika Adnani, écrivaine, philosophe et islamologue algérienne, pour le Figaro :

"Emmanuel Macron a annoncé, il y a quelques jours, une série de mesures concernant l'islam en France. Ces décisions portent sur la formation des imams et le financement du culte musulman. L'objectif de ces réformes est de rompre avec la tutelle de certains pays et leur mainmise sur l'islam et les musulmans de France. Ce qu'il était temps de faire car, si la France est un pays laïc où l'État ne doit pas s'occuper des affaires du religieux, ce n'est pas une raison pour que la gestion du culte des citoyens français soit sous le contrôle de pays étrangers. Cependant cette mesure est loin d'être la solution contre le salafisme et le radicalisme car, d'une part, ces phénomènes sont aujourd'hui confortablement installés en France et, d'autre part, la révolution numérique et les moyens de communication ont aboli les frontières.

Autre élément important à préciser: ces décisions ne constituent en aucun cas une réforme de l'islam, mais seulement une réforme de la gestion de l'islam de France, c'est-à-dire de son organisation. On ne peut évoquer une réforme de l'islam que si l'on interroge l'islam en tant que religion. Interrogation qui concerne non seulement la manière de comprendre et de pratiquer l'islam, mais aussi la relation que les musulmans entretiennent avec les textes. Cela passera nécessairement par un travail sur l'histoire de l'islam et de la pensée musulmane dans l'objectif d'une révision des théories et des concepts qui ont entouré l'islam et en ont fait ce qu'il est aujourd'hui. La réforme de l'islam, que l'époque actuelle exige, ne peut donc pas se contenter d'une réinterprétation de certains textes coraniques ou de remettre en cause l'authenticité des certains hadiths. Elle doit être une réforme qui remue en profondeur les idées installées contre lesquelles la pensée se heurte dès lors qu'il faut penser ou repenser l'islam.

Une telle tâche n'est assurément pas une question de décision politique. Il s'agit d'un travail intellectuel qui ne peut émaner que d'une prise de conscience de l'existence d'un problème et du désir d'y apporter des solutions. Il doit être fait par ceux qui portent cette religion: les musulmans de confession ou de culture. Nouer le dialogue et l'échange avec les adeptes des autres religions et avec d'autres cultures est certainement louable, mais c'est aux musulmans que revient le rôle de réformer leur religion. Tout discours, concernant la question de la réforme de l'islam, venant des non musulmans et notamment des Occidentaux sera vu par la grande majorité des musulmans comme une intrusion étrangère dans les affaires de leur religion et une nouvelle offensive de l'Occident contre l'islam. Cela sera un alibi pour les conservateurs pour riposter et précipitera ainsi l'échec du projet de réforme que certains intellectuels musulmans, qui ne vivent pas forcément en France, veulent porter aujourd'hui.

Si la réforme de l'islam dépend étroitement de la volonté politique, le rôle de cette dernière consiste à protéger et à faire entendre la voix de ces penseurs qui proposent une nouvelle manière de comprendre et de pratiquer l'islam, un autre islam qui n'est pas celui des anciens, mais celui des musulmans d'aujourd'hui et de demain.

Former les imams aux valeurs de la République ne fera pas d'eux forcément des islamologues

La réforme de l'islam ne peut se faire que par les intellectuels: des islamologues, autrement dit ceux qui pensent l'islam avec rationalité et objectivité ; tous ceux qui parlent de l'islam ne sont pas des islamologues tout comme tous ceux qui parlent des phénomènes naturels ne sont pas des physiciens. La formation des imams aux valeurs de la République, la laïcité et la démocratie, est certainement indispensable. Elle n'est cependant pas une garantie de faire d'eux des islamologues, autrement dit les artisans de cette réforme réelle et profonde dont a besoin l'islam. Tout d'abord, les imams sont des religieux gardiens de leur paroisse. Ensuite, comme beaucoup de ceux qui défendent les valeurs de la modernité, ils se contentent souvent d'affirmer que l'islam n'est pas incompatible avec ces valeurs sans que ce discours n'entraîne un désir de rectification ou de rénovation.

La réforme de l'islam ne peut se faire indépendamment des autres pays musulmans

Évoquer «la réforme de l'islam de France», dans le sens de s'occuper de ne réformer que l'islam qui existe en France et en faire un islam distinct, comporte une arrogance teintée d'une ignorance. Si les problèmes qu'engendre la présence de l'islam en France posent la question de sa réforme, celle-ci ne peut se faire en France ou en Occident indépendamment des autres pays musulmans. Envisager un islam en France réformé et moderne, alors que dans les autres pays musulmans il continue d'être figé et pratiqué dans sa version traditionnelle, est impossible sauf si cela ne touche qu'aux apparences et c'est ce que veulent justement les conservateurs. Les musulmans de France vivent certes en France, mais lorsqu'il s'agit de leur religion, c'est vers les pays musulmans, pour la grande majorité leur pays d'origine, qu'ils se tournent ; cela ne fera qu'accroître leur sentiment, lorsqu'ils veulent être pratiquants, qu'ils vivent dans un pays qui ne leur permet pas d'être de bons musulmans.

L'idée d'un islam spécifique à la France accentuera la crispation et le rejet de la réforme

L'idée d'un islam de France, ou d'un islam français comme certains préfèrent traduire cette expression, autrement dit d'un islam spécifique à la France, est une utopie. Si l'islam se divise en plusieurs islams, ces derniers ne se caractérisent pas selon leurs zones géographiques mais selon leurs doctrines. Certaines spécificités culturelles, relatives à la manière de le pratiquer dans les différents pays, ont été éliminées par le projet de réislamisation des musulmans mené par les wahhabites et mis au point grâce à l'argent du pétrole et aux moyens numériques. Jadis, lors des premiers siècles de l'islam, les Médinois avaient également riposté contre l'école de l'Irak notamment qui voulait son propre islam. L'idée d'un islam spécifique à la France ne fera que renforcer les attaques de ceux qui croient détenir le vrai islam. Ils s'appuieront sur l'argument que l'Occident veut la fin de l'islam, ce qui accentuera la crispation et le rejet de cette réforme.

La réforme de l'islam, qui n'est plus aujourd'hui une question de choix mais de responsabilité, n'est pas celle de l'islam de France ou d'Occident, mais celle de l'islam tout court. Elle n'est pas non plus une exclusivité pour les musulmans de France ou d'Occident, car ceux qui vivent dans les pays à majorité musulmane ne sont pas à l'abri des bouleversements que connaît le monde et ne sont pas insensibles aux problèmes que rencontre l'islam dans les sociétés actuelles. Cependant, les problèmes que rencontre l'islam en Occident et les débats à son sujet que permet la France sont très importants. Ils invitent les musulmans, y compris ceux qui ne vivent pas en Occident, à interroger leur religion ; à poser les questions qui étaient jusque-là taboues. Ils sont contraints de le faire s'ils veulent affronter les défis de l'époque actuelle et de l'avenir."

Posté le 6 mars 2018 à 08h55 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

20 février 2018

Proche-Orient : La persécution des chrétiens ne date pas de l'Etat islamique mais de 1400 ans

Si les chrétiens du Moyen-Orient veulent un dialogue « honnête » avec leurs partenaires musulmans, les musulmans devront reconnaître que la persécution des chrétiens dans la région n’a pas commencé avec l’arrivée de l’État Islamique, a déclaré, à Washington, Mgr Bashar Warda, archevêque d’Erbil en Irak. Christianophobie Hebdo a retranscrit son discours :

Unknown-5"Nous avons fait l’ex­périence [de cette persécution], pas seulement au cours des quatre der­nières années, mais depuis 1400 ans », a déclaré l’archevêque War­da lors d’un discours prononcé le 15 février à la Georgetown University de Washington [D.C.], et parrainé par le Religious Freedom Research Project du Center for Religion, Peace & World Affairs de l’Université de Berkeley.

Les chrétiens sont aussi en partie à blâmer dans ce dialogue, selon l’archevêque Warda. « Nous n’avons pas lutté contre ces périodes récurrentes de ter­rorisme qui ont infligé une cruel­le souffrance à nos ancêtres », a­-t-dit. [...]

Il a déclaré que la réponse typique musulmane aux atrocités de l’État Islamique – consi­dérées comme un génocide par le département d’État [des États­ Unis] – s’en tient à la ligne que « l’EIIL [État Islamique en Irak et au Levant] ne représente pas l’islam », et elle ne va que rare­ment plus loin, sans admettre en aucune manière les mauvais traitements du passé ni exprimer le moindre remords sur eux.

« Dans l’après EIIL, et bien que l’EIIL ait bouleversé les con­ sciences dans le monde et boule­versé la conscience de la ma­jorité des musulmans dans le monde », pour l’essentiel, l’islam « vous qualifiee d’infidèles », a dé­claré l’archevêque Warda.

« Au Moyen­-Orient, nous som­ mes passé de la peur à la terreur, puis de la terreur à l’horreur. Et puis quoi après? Des centaines de milliers de personnes inno­centes sont mortes » a-­t-­il dit. [...]"

 

Posté le 20 février 2018 à 09h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

12 février 2018

Balance ton porc à La Mecque

Dans la foulée de #balancetonporc, et #MeToo, c'est un autre hashtag, #MosqueMeToo qui a permis à d'autres femmes de témoigner de harcèlements sexuels, voire d'agressions, subis lors du pèlerinage à La Mecque. Initié le 5 février par une journaliste américano-égyptienne Mona Eltahawy, le hashtag a depuis été utilisé des milliers de fois sur Twitter. 

Capture d’écran 2018-02-12 à 19.13.26"J'ai partagé mon expérience d'agression sexuelle pendant le hajj en 1982 alors que j'avais 15 ans, dans l'espoir que cela aiderait les femmes musulmanes à briser le silence et le tabou". 

"Je n'ai jamais autant été harcelée que dans la Ville sainte".

"Une de mes amies a subi des attouchements durant le hajj et quand elle a fait des histoires, ses camarades de hajj lui ont demandé de laisser tomber".

"Une des raisons pour lesquelles je ne dis jamais 'Oui' quand les gens ont demandé 'Voulez-vous aller à La Mecque une fois de plus ?'"

"C'était dégueulasse, ça m'a déroutée".

"J'ai aussi été harcelée à La Mecque et à Médine pendant le hajj quand j'avais une vingtaine d'années. Je l'ai dit à mes parents tout de suite, mais je n'ai pu donner les détails que l'année dernière".

"Les gens pensent que La Mecque est l'endroit le plus sacré pour les musulmans, donc personne n'y ferait rien de mal. [C'est] totalement faux".

"les femmes musulmanes subissent du harcèlement". "Mais quand cela arrive dans un contexte religieux, on leur demande de se taire pour une cause plus importante qu'elles".

Posté le 12 février 2018 à 19h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

180 000 femmes excisées en Europe ?

Dans une vidéo, Christine Revault d’Allonnes, député européen d'Ile-de-France et des Français de l’étranger (PS), affirme que l'Europe est "aussi concernée" que le reste du monde par l'excision et que 180 000 "Européennes" seraient excisées.

Posté le 12 février 2018 à 16h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

10 février 2018

L’islam est remis en question à l’intérieur de ses terres

Mohammed Christophe Bilek, ancien musulman converti au christianisme en 1970, fondateur de l’association Notre-Dame de Kabylie consacrée à l’évangélisation des musulmans et à leur accueil dans l’Eglise catholique, fondateur du Forum Yeshua el Messiah (Jésus le Messie), répond à Olivier Bault sur Reinformation.Tv. Extraits :

Unknown-18"La loi musulmane est le gros problème pour ceux qui veulent se débarrasser de l’islam, car il y a justement un grand mouvement de remise en question de l’islam. Mais il faut faire ici la distinction entre les pays de tradition chrétienne et les pays musulmans où l’islam domine. C’est là où l’islam domine qu’il y a une remise en question de l’islam. Le fait le plus incroyable qui s’est passé l’année dernière, c’est la suppression en Tunisie de la loi qui interdisait aux musulmanes de se marier à un non-musulman. Il y a même eu une réaction de l’université [égyptienne] d’Al-Azhar et aussi de l’université Zitouna en Tunisie. C’est la preuve que les choses sont en train de bouger, mais dans les pays musulmans. On a encore, dans une moindre mesure, ce qui vient de se passer en Arabie saoudite : l’autorisation donnée aux femmes de conduire et surtout, semble-t-il, la détermination du prince héritier à mettre de l’ordre dans les hadiths afin de moderniser la loi musulmane. La première chose à laquelle il va certainement s’atteler, c’est la loi sur l’apostasie, qui fait que celui qui quitte l’islam est d’office condamné à mort s’il ne se rétracte pas dans les trois jours. Il y a donc ce mouvement de fond.

En Egypte, il semblerait qu’il y ait quatre millions de personnes – ce sont des chiffres donnés par des Egyptiens – qui ont apostasié l’islam, et certains le déclarent ouvertement, par exemples chez les intellectuels. Je ne parle pas ici de conversions au christianisme, mais de personnes qui ont rejeté l’islam. Cela, on le voit bien en Algérie, et même au Maroc. En Tunisie, cela fait longtemps qu’il y a des personnalités qui remettent en cause des choses dans l’islam. Ce mouvement de fond vient du début du XIXe siècle, il est dû à l’Europe et à la confrontation avec les civilisations chrétiennes qui a amené cela. Progressivement, il y a eu une réaction musulmane qualifiée de renaissance, à la fin du XIXe siècle, qui a abouti à la naissance des nationalismes locaux un peu partout, puis à un repli sur les positions pures et dures de l’islam, avec le salafisme, le wahhabisme. Mais ces tendances pures et dures sont en train de s’essouffler après la défaite d’Al-Qaïda puis de l’Etat islamique. Quelque chose est en train de changer mais l’Occident ne le voit pas : l’islam est remis en question à l’intérieur de ses terres.

Qu’en est-il de la France pour les gens qui veulent abandonner l’islam au profit du christianisme ? Constatez-vous une évolution ?

En France, il se passe quelque chose d’assez curieux, que je pense vrai aussi pour l’Angleterre et pour l’Allemagne. On y constate au contraire un repli des Algériens, des Tunisiens, des Marocains et des autres musulmans. La France est marquée par le relativisme ambiant, militant, des médias et des hommes politiques favorisant l’islam, avec une conjonction de trois éléments qui contestent le christianisme. Pour parler de façon générale, il s’agit d’une part de la franc-maçonnerie et de la tendance anticléricale, mais il y a aussi, qu’on le veuille ou non, un travail contre le catholicisme de la part de ceux qui se réclament du judaïsme. Dans mon chemin de conversion, les juifs que je rencontrais étaient toujours surpris de m’entendre dire que je quittais l’islam. C’est anachronique, mais pour eux, l’islam vaut beaucoup mieux que le christianisme. Il y a donc aussi une tradition judaïque militante à l’égard du catholicisme. Enfin, depuis en gros Mai 68, il y a dans la société française cette idée que c’est le catholicisme qu’il faut abattre. Même l’islam vaut mieux pour certains – pour une grande partie de la gauche. Aujourd’hui, dans tous les pays occidentaux importants, y compris aux Etats-Unis, mais à l’exception des pays de l’Est, on constate un phénomène de remise en question de la tradition chrétienne la plus ancienne, et c’est ce qui est dangereux. [...]

Mais le phénomène qui m’étonne le plus, indépendamment de ces trois courants qui militent contre le catholicisme, c’est que même au sein de l’Église catholique en France et dans d’autres pays, notamment en Allemagne et en Espagne, certains sont presque favorables à l’islam. C’est assez incroyable. Pour moi, ce n’est pas l’islam en tant que tel qui est en train de se battre contre le catholicisme : ce sont plutôt des éléments issus de la tradition chrétienne ancienne. [...] Le problème rencontré en France aujourd’hui par les musulmans qui se convertissent, ou qui sont en voie de conversion, est celui d’un aspect identitaire de l’islam, très nouveau. Depuis la Marche des Beurs, sous Mitterrand, il y a eu un retournement. Ce n’est plus le nationalisme algérien, tunisien ou marocain, mais l’identité musulmane qui est désormais la référence – une identité beaucoup plus difficile à remettre en question que celle des origines. C’est pour cela que les conversions se font dans le silence, car il y en a, même si les médias n’en parlent pas. Elles se font aussi dans la peur, d’autant plus que cette identité est devenue visible avec le voile, le port d’une tunique pour les hommes, la barbe, le halal, la prière manifestée publiquement, etc. C’est pour cela que ceux qui veulent quitter l’islam le font avec beaucoup plus de discrétion. [...]

Posté le 10 février 2018 à 17h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

09 février 2018

Que faire des djihadistes français désirant rentrer en France ?

La question ne se satisfait pas d'une réponse simpliste. Alexandre Del Valle, interrogé par Boulevard Voltaire, donne des éléments de réflexion. Retrouvez la version écrite ici.

 

Posté le 9 février 2018 à 08h35 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (7)

06 février 2018

Le Nigéria en proie à l’islamisation radicale

Nigeria-religionsMgr Matthew Man-Oso Ndagoso, archevêque de Kaduna, dans le nord du Nigeria, témoigne à l’AED :

« Dans le nord du Nigeria, des milliers de personnes ont fui la guerre, les menaces et l’oppression. Les chrétiens sont non seulement exposés aux attaques du groupe terroriste islamiste Boko Haram, mais aussi à une discrimination systématique par l’État ».

Le Nigeria est l’un des seul au monde où la population de chrétiens et de musulmans soit à peu près la même, avec plus de chrétiens dans le sud, et surtout des musulmans dans le nord.

« C’est surtout sa ville épiscopale de Kaduna qui est un important centre de l’Islam au Nigeria ».

Dans certains États du nord du Nigeria, la législation islamique de la charia a été introduite. De même, l’instruction religieuse chrétienne n’est plus autorisée dans certaines provinces du nord. En revanche, les professeurs de religion islamique sont employés par l’État et rémunérés par des fonds publics. Les mosquées sont également construites avec de l’argent public, tandis que l’on refuse aux chrétiens les terrains sur lesquels ils pourraient construire des églises.

Mgr Ndagoso a donc exigé, notamment pour la minorité chrétienne du nord,

« un traitement juste, fondé sur l’équité et d’honnêtes relations de réciprocité, indépendamment de la croyance religieuse, de l’appartenance tribale, de l’affiliation politique et du statut social. Les chrétiens du Nigeria veulent que leurs droits fondamentaux et leur liberté soient respectés et préservés dans tout le pays ».

Posté le 6 février 2018 à 10h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

05 février 2018

Jean-Frédéric Poisson sur la condamnation de la dhimmitude par la grande Mosquée d’Al Azhar

Intervention de Jean-Frédéric Poisson, Président du Parti Chrétien Démocrate (PCD) :

280px-Cairo_-_Islamic_district_-_Al_Azhar_Mosque_and_University"Messieurs les Ambassadeurs,
Messieurs les représentants des communautés religieuses,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs

Nous sommes réunis parce que trois méditerranéens, issus de trois traditions spirituelles et intellectuelles différentes, ont eu l’idée très ambitieuse et un peu folle de solliciter les plus hautes autorités théologiques islamiques afin d’obtenir d’elles une déclaration officielle visant à déclarer la dhimmitude contraire aux principes de l’Islam.

Je les remercie, ces trois personnes, de l’énergie qu’elles ont consacrée à ce beau et ambitieux projet. Et je les félicite de leur succès. Et je remercie également les institutions qui les ont soutenus. Car c’est un succès. Du simple fait que les personnes issues de nombreuses traditions ici réunies partagent cette intention, désormais portée par la Grande Mosquée d’Al Azhar, que je salue d’ici.

La déclaration du Cheikh Tayeb déclarant « anachronique et injuste » la dhimmitude était attendue. D’abord parce qu’elle aura pour conséquence, en tous cas je le souhaite, de faire porter sur tous ceux qui en terre islamique ne bénéficient pas de droits pleins et entiers, un regard nouveau. La déclaration du Cheikh Tayeb invite les pays arabo-musulmans à ne plus traiter différemment les hommes en fonction de leur religion, simplement parce qu’ils sont des hommes. Et à ne pas étalonner les droits individuels en fonction des croyances. Une telle orientation ne peut que rassurer les pays occidentaux. Pour tous ceux qui comme moi sont attentifs aux minorités religieuses et à leur sort partout sans le monde, cette nouvelle est porteuse d’une authentique espérance.

Et puis, cette déclaration est le signe qu’une lecture historique du Coran est possible sans pour autant demander aux musulmans de renoncer à aucun des idéaux spirituels de l’Islam et à ce que les musulmans considèrent – et c’est leur droit – comme les conditions de leur salut. Et chacun peut comprendre qu’aucun croyant ne souhaite voir sa foi s’édulcorer.

Reste maintenant à faire en sorte que cette déclaration soit accueillie avec bienveillance et mise en œuvre.
Je n’ignore pas les fragilités actuelles qui touchent le monde musulman.
Je vois quelles menaces Daech et ses différents formes, avec leurs soutiens, font peser sur les pays musulmans, tant sur le plan social que sur le plan religieux.
Je comprends pourquoi de très nombreux musulmans regardent avec une grande méfiance le monde occidental et son effrayés par le matérialisme qui le domine.
Je suis effaré par la méconnaissance de l’Islam que l’on rencontre trop souvent chez les responsables politiques occidentaux, dans un monde qui ne comprend ni ce qu’est l’Islam, ni ce qu’est une religion, ni qu’une personne humaine puisse préférer la fidélité à son Dieu à la fidélité à son pays.

Aucune de ces difficultés ne doit nous dissuader de produire tous nos efforts pour faire en sorte, en occident comme dans les pays musulmans. Car je suis certain que l’idéal d’humanité qui consiste à considérer tous les êtres humains avec un respect équivalent, peut emporter avec elle toutes les bonnes volontés.

Le Parti Chretien Démocrate, soucieux d’égalité en dignité de toutes les personnes humaines, s’engagera résolument dans cette voie, seule voie possible d’un vrai dialogue entre les religions et d’une paix retrouvée."

Addendum 06/02 : ce texte a été prononcé par jean-Frédéric Poisson lundi 5 février à Paris, au cours d'une conférence franco-allemande sur la lutte contre les extrémismes à l’aune du dialogue entre le Grand Chekh d’Al-Azhar et le Pape François. Plusieurs religions monothéistes en France, les Scouts Musulmans de France et d’Allemagne, le bureau Europe de l’American Jewish Committee et le Global Movement of Moderates (Malaisie), mais aussi le bureau de la Fondation Adenauer à Paris, témoignent de leur intérêt pour les récentes initiatives d’Al-Azhar en faveur de la promotion de la citoyenneté.

Affaire à suivre.

Posté le 5 février 2018 à 18h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

29 janvier 2018

Il ne faut pas espérer voir se développer chez nous un « islam de France »

Lislam-annie-laurentDans son livre sur l'islam, Annie Laurent pose deux postulats incontestables :

L’Europe et la France font partie de ses objectifs, même si, pour l’heure, il avance pacifiquement. Des « affaires » comme celles du voile ou du burkini, habilement orchestrées par les Frères musulmans, permettent de mesurer les capacités de résistance de la société européenne, et celles de mobilisation et de solidarité de la communauté musulmane, les unes apparaissant plus fortes que les autres. Face à ce péril, car c’en est un, Annie Laurent préconise d’abord de renoncer à toute candeur et de cesser de se laisser manipuler.

Le voile, symbole par excellence de la place de la femme dans l’islam, bien que, paradoxalement, il soit bien antérieur à Mahomet et que l’obligation explicite de couvrir les cheveux ne figure nulle part dans le Coran, a été instrumentalisé depuis des années, le refuser revenait à rejeter l’autre et ses différences. Or, comme l’auteur le démontre, citant Rafik Smati, président du mouvement Objectif France,

le foulard islamique n’est pas un attribut religieux, mais un outil de conquête politique. Ne soyons pas naïfs : le voile est l’étendard de l’islamisme ! »

Sur le mariage, Annie Laurent entame une réflexion importante sur les unions interreligieuses entre chrétiens et musulmans, invitant les hommes d’Église à bien mesurer le fossé qui sépare les deux conceptions du mariage, de la vie conjugale, de l’amour et du respect mutuel entre les époux, de l’éducation des enfants et, renonçant à tout irénisme en ce domaine, à ne pas favoriser, sauf assurances certaines pour le conjoint catholique et ses enfants, la bénédiction de ces unions.

Le dialogue interreligieux semble, en effet, avoir aggravé un relativisme déjà trop présent dans l’air ambiant. Une partie de l’Église, devenue frileuse dès qu’il s’agissait de proclamer hautement sa foi et ses dogmes, a cédé du terrain face à une religion simple et exigeante, structurée et encadrant tous les actes de la vie. Beaucoup de nos contemporains, peu préparés à exercer leur liberté d’enfants de Dieu, y trouvent les repères qui leur manquent, en même temps d’ailleurs qu’une permissivité des mœurs, en tout cas pour les hommes, plus facile à vivre que les exigences morales du catholicisme… 

Posté le 29 janvier 2018 à 21h55 par Michel Janva | Lien permanent

Un peuple ordinaire ne se transforme pas, du jour au lendemain, en peuple de violeurs

Murr-nehmeLe nouveau livre de l'historienne et l'islamologue Lina Murr Nehmé est consacré aux femmes dans l'islam. Le roi d'Arabie Saoudite condamne ses filles à mourir de faim. Les dirigeants de ce monde laissent faire. Des hommes, en plein Paris, traitent une actrice musulmane de mécréante et tentent de la brûler vive. Les passants ne la secourent pas. Un jeune homme torture à mort et tue sa voisine juive en criant « Allahou Akbar ». La presse tait le crime. Ce sont des mots, des discours qui sont à l'origine de ces crimes barbares. Pourquoi certains prédicateurs interdisent-ils, en France, aux musulmanes de sortir et de s'habiller à la française ? Pourquoi les prétendent-ils inférieures aux hommes ? Pourquoi demandent-ils aux hommes de les battre ? Quel rapport y a-t-il entre djihadisme, maltraitance des femmes et trafic de drogue en Occident ? Et pourquoi l'accroissement de la puissance des islamistes a-t-elle abouti, en Orient, à des viols collectifs publics, jusqu'à cent par jour au Caire ? Ce livre dévoile les conséquences tragiques de la prédication islamiste sur la vie des femmes. Extrait :

"le viol de l'esclave de sexe féminin passe pour un moyen "de rester chaste" pour un musulman, textes sacrés à l'appui. Le matraquage est tel qu'il confine au lavage de cerveau. D'où les agressions sexuelles et viols commis par des groupes d'hommes au Caire, à Cologne et ailleurs. Car un peuple ordinaire ne se transforme pas, du jour au lendemain, en peuple de violeurs. Il faut bien que quelqu'un lui ait dit que le viol des mécréantes ou des musulmanes libre-pensantes était une chose permis. Et non seulement permise, mais bonne, "pour les humilier", car "la possession d'une personne par une autre par le biais de l'esclavage a pour cause la mécréante, le combat contre Allah et son Apôtre," disent aussi les oulémas. Ils ne pourraient d'ailleurs pas justifier l'esclavage s'ils parlaient autrement.

Ces phrases, répétées par des prédicateurs ayant une très grande diffusion, ont fini par aboutir à l'esclavagisme de Daech et à la tragédie de milliers de femmes et de fillettes chrétiennes ou yazidies vendues au marché, avec la permission de les violer, même si elles étaient en très bas âge."

Et cet autre :

"L'Arabie Saoudite a aboli l'esclavage en 1962. Avant cette date, le plus grand marché aux esclaves du monde se tenait à La Mecque à l'époque du pèlerinage. On pouvait, non seulement y acheter des esclaves, mais aussi coucher avec des captives employées par leurs maîtres pour la prostitution - la vierge coûtant beaucoup plus cher au client que celle qui avait déjà servi !

En secret, le trafic d'esclaves existe toujours en Arabie. Ainsi les lieux saints de l'islam sont gardés par des esclaves châtrés (Zeghidour en a compté 36 en 1988). En outre, les employées de maison sont souvent violées comme les esclaves... par habitude."

Posté le 29 janvier 2018 à 11h37 par Michel Janva | Lien permanent

23 janvier 2018

RTL découvre la taqîya...en 2018

Mieux vaut tard que jamais :

"Boire, fumer, sortir en boîte, écouter de la musique, se raser la barbe... Tous ces interdits de l'islam radical deviennent autorisés dans le cadre de la taqîya, ou "technique de dissimulation". François Molins a évoqué mardi 23 janvier sur RTL cette pratique, interrogé sur les jihadistes de retour en France. "

Si les auditeurs et journalistes de RTL lisaient le Salon beige, cela ferait bien longtemps qu'ils sauraient ce qu'est la taqîya. Mais il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir :

La pratique de la taqiya (dissimulation) : article de La Petite Feuille Verte d'Annie Laurent publié en 2015

Hypocrisie saoudienne : article de juillet 2016 où Yves Daoudal explique la taqîya

Quel dialogue possible avec l’islam du Coran ? Point de vue d’un catholique : entretien avec Pascal Raines publié en avril 2017 (commander ici) où la taqîya est largement évoquée

Prétendre que les djihadistes trahissent l’islam est une erreur : entretien avec Annie Laurent de juillet 2017

Posté le 23 janvier 2018 à 17h57 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

18 janvier 2018

Seul le christianisme est une religion et rien d’autre

Eric Zemmour, dans Le Figaro, évoque le dernier ouvrage de Rémi Brague Sur la religion :

519lRjG2lkL._SX305_BO1 204 203 200_"[...] Rémi Brague est agaçant. Très agaçant. Il rétablit une parole verticale du professeur qui sait, dans un monde égalitariste qui préfère l’ignorance. Il cherche l’essence des choses, et des religions en particulier, dans un monde conquis depuis belle lurette par une vulgate existentialiste qui ne veut connaître que des individus et leurs destins personnels. Il s’affirme comme chrétien dans un monde qui confond au mieux le christianisme avec les droits de l’homme. Il ne se laisse pas prendre au leurre des «trois religions du livre».

Agaçant, très agaçant, on vous le disait. Précieux, donc. Précieux quand il défend le discours de Ratisbonne de Benoît XVI, sur la religion et la raison, qui fut tant controversé… pour de mauvaises raisons. Précieux quand il nous indique, à la suite de Hegel, que seul le christianisme est une religion et rien d’autre, tandis que «le judaïsme est une religion et un peuple ; l’islam est une religion et un système juridique ; le bouddhisme, une religion et une sagesse». Précieux quand il nous apprend que Machiavel, bien avant Nietzsche, avait reproché au christianisme d’avoir «efféminé» le monde. Précieux quand il nous précise que «l’islam, qui ne reconnaît pas la Bible comme authentique, n’a pas le même Dieu que le judaïsme et le christianisme, parce qu’il ne raconte pas sur Lui les mêmes histoires». Précieux quand il distingue entre le judaïsme, où «l’Église a absorbé le peuple», et le christianisme, qui commença par trois siècles de conflit avec les autorités de l’Empire romain. Précieux quand il nous rappelle que beaucoup de lois juives furent forgées, selon Maïmonide lui-même, pour séparer les juifs des autres peuples, tandis que l’islam a conservé du christianisme un message universel.

Mais distinguons encore avec soin: on devient chrétien par un baptême, un acte de volonté personnelle tandis que dans le Coran, tout homme, depuis l’origine de l’humanité, est censé être un musulman. En revanche, ce sont ses parents qui font de leur enfant un chrétien, un juif ou un zoroastrien. Les chrétiens ont repris le récit de l’Ancien Testament dans lequel Abraham discute et marchande même au sujet du sort funeste de Sodome et Gomorrhe, tandis que dans le Coran, l’anecdote est racontée sans négociation ni marchandage. C’est que la parole divine n’a pas le même statut: dans le judaïsme, comme dans le christianisme, elle est inspirée aux prophètes, tandis que selon le Coran, elle est dictée à Mahomet. On comprend mieux que «les institutions libres ne se sont guère développées dans des régions qui n’avaient pas été influencées par des idées juives ou chrétiennes».

On comprend mieux aussi les rapports à la violence qu’entretiennent les différentes traditions. Bien sûr, chaque fois, les récits de guerres, de massacres, d’exterminations même, sont le produit d’un «contexte» historique déterminé. Ainsi Brague nous apprend-il que les exterminations décrites dans l’Ancien Testament, exécutées par les Hébreux sur leurs voisins, sont bien souvent des allégories pour compenser la grande faiblesse d’un peuple hébreu «pris en tenailles entre les deux puissants empires d’Égypte et de Mésopotamie. Les récits guerriers de la Bible sont des rêves compensatoires, non des reportages historiques». Dans le Coran, c’est au contraire le récit d’une puissance en expansion qui est exaltée. Mais si le récit peut être remis dans son contexte historique, la parole divine ne peut l’être puisqu’elle est absolue, et que le prophète est le «bel exemple» qui doit être imité par tous et pour tous les temps, ses faits et gestes étant une source de droit plus importante encore que le Coran, même lorsqu’il tue, égorge, massacre.

Rémi Brague nous démontre que nous sommes dans une impasse tragique. «Alors que nos systèmes juridiques considèrent que le fait d’être un homme serait plus profond que la division du genre humain en diverses religions», nous avons sur notre sol un système juridique «religieux» qui doit s’imposer à tous. Une Loi divine à la place de la loi des hommes, qui définit comportements et mœurs. Alors que la nation française est une création millénaire qui a forgé notre identité, nous avons des croyants d’Allah qui considèrent que «toute nation ne peut être qu’un inutile doublet de l’Oumma, dont le Coran dit qu’elle est “la meilleure des communautés” et dont le dirigeant est Dieu».

Cette vérité est intolérable à nos sociétés, qui trouvent toutes les issues possibles pour y échapper. «On dit les religions sont violentes pour ne pas distinguer l’islam, comme il y a quelques dizaines d’années, on préférait évoquer les dangers que représentaient “les idéologies” pour ne pas avoir à nommer le marxisme-léninisme.» On dit: tout cela sera réglé par une stricte laïcité. On dit: il faut se débarrasser de toutes les religions. On dit: tout cela sera noyé dans les joies hédonistes de la consommation. On dit: l’école républicaine réglera tout ça d’un coup de baguette magique. On dit tout et son contraire. Rémi Brague est l’apporteur de mauvaises nouvelles ; mais comme il le fait poliment, sans hausser la voix, on ne l’exécutera pas. On fera seulement semblant de ne pas comprendre ce qu’il nous dit."

Posté le 18 janvier 2018 à 08h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)


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