25 mai 2016

Mgr Sharaf affirme que nous ne devrions pas faire confiance à l’Islam

DSC07142Samedi 21 mai, l’ECLJ a eu le plaisir de tenir une réception et une conférence pour Mgr Nicodemus Daoud Sharaf, l’Archevêque syriaque orthodoxe de Mossoul.

À l’invitation du représentant permanent de la Mission du Saint-Siège à Strasbourg, Mgr Paolo Rudelli et Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, ces derniers ont reçu l’Archevêque en signe de soutien et afin de lui donner l’occasion de témoigner en France de ce que les chrétiens d’Irak subissent. Il était le dernier évêque à quitter Mossoul en juin 2014, lorsque la ville fut prise par l’État islamique.

Après quelques mots de présentation à la réception dans les bureaux de l’ECLJ, en présence de divers représentants, notamment l’ambassadeur de Pologne, Mgr Nicodemus Sharaf a donné une conférence devant plus de 200 personnes.

Il a d’abord dénoncé le véritable génocide qui dure depuis des années et contre lequel aucune action internationale n’a été prise bien que les pays sont informés heure par heure de l’évolution de la situation. Mgr Sharaf a décrit la situation de son peuple en Irak et a conclu que :

« Nous Syriens, sommes les premiers habitants de cette terre, puis nous sommes devenus une minorité et maintenant nous ne sommes plus que des réfugiés dans notre propre pays. »

Il a demandé aux pays occidentaux et aux institutions internationales d’agir de manière à permettre leur retour dans la plaine de Ninive et de rétablir un foyer chrétien sous protection internationale. Sunnites, Chiites et Kurdes : ils ont tous obtenu leur territoire. Les chrétiens devraient également avoir le leur afin de vivre en paix selon lui. Ils ne souhaitent qu’une chose : pouvoir revenir à Ninive où ils vivaient jusqu’en 2014. La communauté internationale peut arrêter Daech si elle le souhaite véritablement. La création d’un espace sécurisé de retour pour les chrétiens est réalisable si la communauté internationale soutient et protège une telle zone.

« Les chrétiens ne valent pas grand-chose, vous pouvez les tuer, leur vie de vaut rien » a-t-il déclaré avant de décrire les conditions des réfugiés : plus de 5 000 familles sont réfugiées autour d’Erbil, dans le Kurdistan irakien.

Mgr Sharaf a déploré la destruction des familles et des communautés provoquée par ce génocide et cet exode. Il a affirmé que « le démon attaque d’abord les familles pour détruire les hommes et l’église. » Tant que les familles demeurent fortes et unies, l’amour, la vie, la foi et la culture peuvent être transmis, assurant ainsi la survie du peuple et de l’église.

Fait notable, Mgr Sharaf a rapporté qu’aucun musulman ne les a défendus. Même son voisin, à qui il a généreusement fourni de l’électricité pendant des années, a été le premier à détruire sa croix en haut de la cathédrale.

Il a affirmé à toute l’audience que nous ne devrions pas faire confiance à l’Islam et que l’Europe ne devrait pas être naïve au sujet de cette religion. Il a conclu son discours en appelant l’Europe à garder son âme chrétienne et au peuple français: « défendez votre pays sinon ils vont vous le prendre. »

L’ACLJ et l’ECLJ sont profondément déterminés pour acter la reconnaissance internationale du génocide que l’État islamique commet. Nos pétitions de l’ACLJ et de l’ECLJ pour la reconnaissance et la lutte contre le génocide ont rassemblé plus de 574 000 signatures. Le Parlement européen, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe et l’administration Obama ont reconnu ce génocide. À présent, notre organisation se battra à l’ONU pour la reconnaissance officielle du génocide mais aussi pour que des mesures soient réellement prises afin que les réfugiés chrétiens puissent revenir sur leur terre grâce à une protection internationale.

Posté le 25 mai 2016 à 17h13 par Michel Janva | Lien permanent

24 mai 2016

Rencontre entre le pape François et l'imam d'Al-Azhar : dialogue à sens unique ?

2016-05-23t115302z_1206890470_d1aetfrqywaa_rtrmadp_3_pope-vatican_0Atlantico interrogeait Jean-Baptiste Noé, historien et écrivain, et Alexandre Del Valle sur la rencontre au sommet entre le pape François et l'imam d'Al-Azhar, qui a eu lieu hier au Vatican.

Atlantico : Ce lundi, le pape François reçoit au Vatican l'imam de la mosquée Al-Azhar du Caire, la plus haute autorité de l'islam sunnite dans le monde. Quel est l'objectif affiché de cette rencontre historique entre les deux autorités et que peut-on en attendre ?

Jean-Baptiste Noé : Les relations entre le Vatican et Al-Azhar ont été rompues en janvier 2011. En effet, le 31 décembre 2010, un attentat dans une église copte avait causé la mort d’une trentaine de chrétiens. Benoît XVI avait vivement réagi à cet attentat et demandé aux autorités égyptiennes de prendre des mesures pour éviter que cela ne se reproduise. Al-Azar avait considéré cette réaction comme une offense à l’islam et avait dès lors cessé tout dialogue avec le Vatican. Cette rencontre est donc un moyen de renouer les contacts officiels et de retisser les liens du dialogue après cinq ans d’interruption.

Sur le fond, rien de nouveau ne sortira de cette rencontre. Il ne faut pas s’attendre à des transformations profondes. Les choses se font petit à petit. Cela tient aussi à la structure même de l’islam, qui est très divisé. Chaque autorité parle pour elle-même et non pas au nom de l’ensemble des musulmans. Mais pour les relations entre le Saint-Siège et l’Égypte, c’est une très bonne chose.

Alexandre del Valle : [...] Déjà, le 3 décembre 2014, avait été organisée une grande réunion œcuménique au Caire à Al-Azhar entre religieux chiites, sunnites et chrétiens visant à dénoncer "l'extrémisme et le terrorisme". Ensuite, n'oublions pas qu'en Egypte, le Grand Imam est un fonctionnaire égyptien, porte-parole des autorités présidentielles. Or, Abdel Fatah Al-Sissi est en guerre avec les islamistes depuis 2013, notamment les Frères musulmans mais aussi les terroristes en Libye ou dans le Sud de l'Egypte.

De son coté, le Pape essaie d'améliorer l'entente entre musulmans et chrétiens et il semble bien moins attaché à parler des "choses qui fâchent" que son prédécesseur qui faisait primer la Vérité sur la diplomatie. François a certes condamné la violence terroriste, mais il n'a pas osé aborder la théologie musulmane sunnite anti-chrétienne comme Benoît XVI. Par ailleurs, François essaie depuis son arrivée de se rapprocher des instances musulmanes les plus raisonnables dans un souci de protection des chrétiens d'Orient, qu'il estime être les premières victimes en cas de mauvaise entente entre le monde musulman et la chrétienté. Il croit peut être sincèrement que son attitude ouverte calmera la haine antichrétienne en terre d'islam, mais rien n'est moins sûr hélas.[...]

[J]e ne pense pas que l'on puisse attendre grand chose de cette rencontre très diplomatico-politique, puisque les islamistes qui s'en prennent aux chrétiens en général – et aux catholiques en particulier – sont eux-même en guerre contre Abdel Fatah Al-Sissi et que, mis à part son imam aux ordres du président égyptien, Al-Azhar demeure un réservoir d'orthodoxie sunnite obscurantiste qui est très loin d'avoir entamé la "réforme" radicale de la religion qu'a appelé de ses vœux le courageux al-Sissi, bien incapable de faire bouger les lignes théologiques à lui seul. D'une certaine manière, j'ai même bien peur que la rencontre entre l'imam et le pape - pas du tout souhaitée par la plupart des juristes-théologiens d'Al-Azhar et dénoncée par les islamistes - renforce la haine des islamistes envers les chrétiens et les autorités égyptiennes accusées de "compromission" avec les "forces croisées", sachant qu'Al-Sissi a fait emprisonner et tuer de nombreux militants des Frères musulmans en guerre contre lui et ses alliés "mécréants" ou "apostats".[...]

Si la volonté de dialogue inter-religieux est unanimement saluée, la stratégie d'ouverture tous azimuts de François ne risque-t-elle pas d'isoler le pape au sein même de l'Eglise, à commencer par le Vatican ? Qu'en pensent les cardinaux ?

Jean-Baptiste Noé : Cette rencontre est organisée par le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, elle n’est pas le fait de la seule initiative du pape. À Rome, tout le monde s’accorde sur l’importance qu’il y a à avoir des échanges avec Al-Azhar. Il y a un consensus sur ce sujet.

Alexandre del Valle : Je ne pense pas que cette stratégie soit mal vue au Vatican. Depuis le concile Vatican II et la fameuse déclaration Nostra aetate, le Vatican est à fond impliqué dans l'œcuménisme, souvent d'ailleurs de façon assez naïve, souvent contre-productive et à sens unique. Tous les papes successifs depuis les années 1960, à l'exception peut-être de Benoît XVI – et encore –, ont déclaré leur grand attachement à l'oecuménisme et au dialogue souvent unilatéralement profitable avec les instances musulmanes. De ce fait, la pseudo "amitié islamo-chrétienne" ne représente rien de solide. Elle est fondée sur une diplomatie superficielle et des déclarations de principe et non sur la moindre réciprocité ou la vérité...[...]

Personnellement, je suis donc persuadé que cette rencontre s'inscrit tout à fait dans la tradition de dialogue interreligieux souhaité par le Vatican depuis une cinquantaine d'années, quitte à passer sous silence la persécution croissante des chrétientés en terre d'islam, dont la mémoire est sacrifiée en quelque sorte sur l'autel de l'oecuménisme béat et la "politique d'apaisement" d'essence capitularde.

En adoptant une telle politique de la main tendue à la branche sunnite de l'islam, aujourd'hui conquérante et liée à de terribles exactions dans de nombreux pays, le pape ne complique-t-il pas la situation des chrétiens d'Orient ? 

Jean-Baptiste Noé : Al-Azhar et son grand imam, le cheik Ahmed Al-Tayeb, ont prononcé une condamnation sans précédent contre l’EI. En février 2015, réagissant à la décapitation d’un pilote jordanien par l’EI, Al-Azhar a condamné l’EI en utilisant des mots très forts dans son communiqué : "[nous condamnons] cet acte terroriste lâche, qui nécessite la punition prévue dans le Coran pour ces agresseurs corrompus qui combattent Dieu et son prophète : la mort, la crucifixion ou l'amputation de leurs mains et de leurs pieds".

Ils ont également appelé à "crucifier et démembrer les membres de l’EI". C’est la première fois que l’université égyptienne prononçait une condamnation aussi violente à l’égard d’un groupe terroriste musulman. Il y a donc une convergence de vue entre le Saint-Siège et Al-Azhar dans la nécessité de lutter contre Daesh et le terrorisme. De même, c’est à Al-Azhar, devant le cheik et l’ensemble des dignitaires religieux de l’université, que le président Al-Sissi a prononcé en décembre 2014 un discours particulièrement vindicatif à l’égard des fanatiques. "Nous devons changer notre religion", a-t-il notamment dit. L’Égypte est un pays essentiel dans la lutte contre l’islamisme. D’où l’importance de la rencontre entre les deux autorités.

Alexandre del Valle : Je pense effectivement qu'il va la compliquer, même sans le vouloir, sauf peut-être en Egypte où Al-Sissi veut sincèrement combattre la persécution anti-chrétienne. En effet, du point de vue très différent et dissident des Frères musulmans et des islamistes en général qui détestent tout ce que fait et représente le président Al-Sissi, le fait que le pape François se rapproche de l'instance sunnite la plus proche et la plus contrôlée par le Raïs égyptien, bête noire majeure des islamistes avec Vladimir Poutine et Bachar el-Assad, ne risque pas d'améliorer le sort des chrétiens et de leur pape, qui va ainsi être perçu comme "ami" du pouvoir "apostat" égyptien qui massacre les Frères musulmans...[...]

Si le grand imam d'Al-Azhar est enclin à dialoguer avec le pape, rien n'indique en revanche qu'il ait ne serait-ce que débuté une nécessaire réforme de l'islam visant à changer l'enseignement du mépris théologique envers les chrétiens "trinitaires" et leur foi "associationniste". Or, ce travail de réforme théologique est la condition sine qua non sans laquelle les chrétiens seront toujours persécutés de façon "conforme" à la vision que donne d'eux la jurisprudence islamique orthodoxe, hélas jamais réformée depuis le Xème siècle. Tout le problème est là. Un vrai dialogue d'amitié islamo-chrétienne devrait, selon moi, aborder en vérité et en toute franchise, vrai gage d'amitié, cette question fondamentale pour ne pas dire fondatrice de la christianophobie islamique.[...]

Depuis 50 ans, le dialogue islamo-chrétien est demeuré hélas un dialogue de sourds, unilatéral. Il n'a globalement et objectivement profité qu'à la partie islamique qui s'étend en Europe avec l'appui de l'Eglise elle-même (elle fut la première dans les années 1970 à donner des terrains aux Frères musulmans pour construire des mosquées). Le dialogue "islamo-chrétien" autour des tasses de thé à la menthe est fort sympathique, mais il a trop souvent servi de cache-sexe et d'alibi pour les leaders musulmans désireux d'apparaître "respectueux de la tolérance" par des belles déclarations qui ne coûtent rien. Pendant ce temps, dans le monde musulman et leurs propres pays, les persécutions légales de chrétiens et de non-musulmans en général se sont accrues, intensifiées même, du Pakistan à la Turquie, en passant par les pays du Golfe, l'Egypte, l'Irak, et le Maghreb, et ces leaders musulmans ne les condamnent pas. Ils condamnent certes les cas extrêmes d'attentats terroristes anti-chrétiens, mais jamais les persécutions légales basées sur la loi islamique. Ces pays qui financent tant de mosquées en Europe au nom de la tolérance, renforcent chez eux des législations condamnant les conversions au christianisme. Ces lois condamnant le prosélytisme chrétien ont été partout renforcées au nom de la loi islamique... Etonnamment, on constate même que depuis 60 ans, plus les chrétiens dialoguent avec les musulmans de façon diplomatique et sans réciprocité exigée, plus les chrétientés d'Orient sont persécutées, tuées, bafouées, brimées, etc."[...]

Posté le 24 mai 2016 à 23h56 par Marie Bethanie | Lien permanent

Rémi Brague : "ne pas renvoyer dos à dos islam et christianisme"

Dans Le Figaro, Rémi Brague qu'on ne peut pas renvoyer dos à dos islam et christianisme. Extrait :

"Les déclarations publiques du pape François suscitent toujours l’intérêt. [...] En revanche, un passage suscite en moi une perplexité certaine, et c’est celui sur l’islam. Là aussi, il contient d’ailleurs de très bonnes choses, par exemple sur l’imprudence arrogante avec laquelle l’Occident a essayé d’imposer son régime politique à des régions mal préparées. Il est juste aussi de dire que la coexistence entre chrétiens et musulmans est possible, même si les exemples de l’Argentine, avec son 1,5 % de musulmans, et surtout du Liban, doivent être pris avec prudence. Tant qu’il s’agit de faire vivre ensemble des personnes, qu’il est déjà maladroit de réduire à leur seule affiliation religieuse, on a le droit d’espérer et le devoir d’agir en ce sens.

L’entreprise devient plus difficile là où l’on compare non plus des personnes, mais des systèmes religieux considérés dans leurs documents normatifs. De ce point de vue, un passage des propos du pape François attire l’œil : « L’idée de conquête est inhérente à l’âme de l’islam, il est vrai. Mais on pourrait interpréter avec la même idée de conquête la fin de l’Évangile de Matthieu, où Jésus envoie ses disciples dans toutes les nations. » Voici le passage évoqué : « Allez donc, faites des disciples (“mathèteuein”, en grec) de toutes les nations, baptisant les gens (…), leur enseignant (“didaskein”) à observer tout ce que je vous ai commandé (Matthieu, 28, 19). »

On peut appeler « conquête » la tâche de prêcher, d’enseigner et de baptiser. Il s’agit bien d’une mission universelle, proposant la foi à tout homme, à la différence de religions nationales comme le shintô. Le christianisme ressemble par là à l’islam, dont le prophète a été envoyé « aux rouges comme aux noirs ». Mais son but est la conversion des cœurs, par enseignement, non la prise du pouvoir. Les tentatives d’imposer la foi par la force, comme Charlemagne avec les Saxons, sont de monstrueuses perversions, moins interprétation que pur et simple contresens.

Le Coran ne contient pas d’équivalent de l’envoi en mission des disciples. Il se peut que les exhortations à tuer qu’on y lit n’aient qu’une portée circonstancielle, et l’on ignore les causes de l’expansion arabe du VIIe siècle. Reste que le mot de conquête n’est plus alors une métaphore et prend un sens plus concret, carrément militaire. Les deux recueils les plus autorisés (sahīh) attribuent à Mahomet cette déclaration (hadith), constamment citée depuis : « J’ai reçu l’ordre de combattre (qātala) les gens (nās) jusqu’à ce qu’ils attestent “Il n’y a de dieu qu’Allah et Muhammad est l’envoyé d’Allah”, accomplissent la prière et versent l’aumône (zakāt). S’ils le font, leur sang et leurs biens sont à l’abri de moi, sauf selon le droit de l’islam (bi-haqqi ’l-islām), et leur compte revient à Allah (hisābu-hum ‘alā ‘Llah) (Bukhari, Foi, 17 (25) ; Muslim, Foi, 8, [124] 32-[129] 36). » J’ai reproduit l’arabe de passages obscurs. Pour le dernier, la récente traduction de Harkat Ahmed explique : « Quant à leur for intérieur, leur compte n’incombera qu’à Dieu (p. 62). »

Indication précieuse : il s’agit d’obtenir la confession verbale, les gestes de la prière et le versement de l’impôt. Non pas une conversion des cœurs, mais une soumission, sens du mot « islam » dans bien des récits sur la vie de Mahomet. L’adhésion sincère pourra et devra venir, mais elle n’est pas première. Nul ne peut la forcer, car « il n’y a pas de contrainte en religion (Coran, II, 256) ». Elle viendra quand la loi islamique sera en vigueur. Il sera alors dans l’intérêt des conquis de passer à la religion des conquérants. On voit que le mot « conquête » a un tout autre sens que pour le verset de Matthieu.

Pourquoi insister sur ces différences ? Un vaste examen de conscience est à l’œuvre chez bien des musulmans, en réaction aux horreurs de l’État islamique. Ce n’est pas en entretenant la confusion intellectuelle qu’on les aidera à se mettre au clair sur les sources textuelles et les origines historiques de leur religion."

Posté le 24 mai 2016 à 16h27 par Michel Janva | Lien permanent

22 mai 2016

La fin des Chrétiens d'Orient ?

La question est posée par ce documentaire d'Arte. Les nombreuses mises en garde de presque tous les prélats d'Orient doivent nous alerter car ce qui arrive aux chrétiens d'Orient pourrait être le modèle de ce qui nous attend si nous ne réagissons pas.



Posté le 22 mai 2016 à 16h01 par Marie Bethanie | Lien permanent

21 mai 2016

L'Occident devrait dire : "Je Suis Asia Bibi"

1170Asia Bibi est toujours en prison (depuis 6 ans et demi) pour avoir osé boire la même eau que ses collègues de travail musulmanes alors qu'elle-même était chrétienne, et pour avoir osé répondre à celles-ci qui voulaient qu'elle se convertisse à l'islam : "Je ne me convertirai pas. Je crois à ma religion et en Jésus Christ. Et pourquoi devrais-je être la seule à me convertir, pourquoi pas vous ?" Lu ici (article en anglais, traduction maison) :

[...] "C'est l'indolence et la cupidité de l'Ouest qui a condamné Asia Bibi à mort. Personne en Europe n'a envahi les rues pour cette femme courageuse, pour demander sa libération, ou pour protester contre les lois anti-chrétiennes du Pakistan. Même le pape François est resté silencieux. Le signe de sa réticence sont les 12 secondes de face-à-face du pape avec le mari de Bibi et sa fille, sur la place Saint-Pierre. François les a à peine effleurés tous les deux, alors que son prédécesseur, le pape Benoît XVI, avait plusieurs fois demandé publiquement qu'elle soit remise en liberté.

Le président américain Barack Obama, toujours prêt à la rhétorique et aux émotions oecuméniques, n'a jamais dit un mot des persécutions endurées par les chrétiens, ou demandé à ses alliés pakistanais de libérer Asia Bibi. [...]

Pendant longtemps, même les organes de presse "mainstream" américains sont restés silencieux sur les massacres de chrétiens - un martyr toutes les 5 minutes. Ce silence a été brisé par une courageuse dissidente de l'islam, Ayaan Hirsi Ali, qui a dédicacé à ce martyre de masse un essai magistral dans Newsweek. Les principales églises protestantes d'Amérique, trop occupées à diaboliser Israël, sont également restées silencieuses. En France, il a été impossible de simplement sponsoriser un évènement dont les recettes seraient en faveur de ces chrétiens [SOS Chrétiens d'Orient a quand même couru le Marathon de Paris en faveur des chrétiens d'Orient - NDMB]. La Régie du métro parisien a refusé des affiches en faveur de ces chrétiens - puis levé l'interdiction face aux protestations. Toutes les ONG laïques européennes comme Oxfam restent silencieuses, laissant la défense des chrétiens à des ONG héroïques comme Barnabas Fund. [...]

La guerre contre le "blasphème" étend ses conséquences profondes en Europe, où des douzaines de journalistes, dessinateurs et écrivains sont condamnés à mort pour une version différente du même "crime" que celui d'Asia Bibi : l'"islamophobie". Des fidèles catholiques comme Asia Bibi sont persécutés pour les mêmes raisons et par les mêmes gens qui ont assassiné les athées impénitents de Charlie Hebdo. Et ISIS [l'Etat islamique], qui a récemment fait exploser l'emblématique Notre-Dame de l'Heure (offerte par l'épouse de Napoléon III), ferait avec joie exploser la cathédrale de Chartres, l'un des plus grands trésors de France.

La libération de cette mère de cinq enfants Pakistanaise illettrée n'affecte pas seulement une communauté chrétienne éloignée. Elle nous concerne tous. Un peu de clairvoyance et un ralliement sous le slogan "Je suis Asia Bibi", serait-ce trop demander aux Occidentaux ?"

Posté le 21 mai 2016 à 00h19 par Marie Bethanie | Lien permanent

17 mai 2016

Les bus londoniens afficheront "Gloire à Allah" pendant le ramadan

Cela n'a rien à voir avec l'élection d'un maire musulman à la tête de la capitale britannique  puisque ces publicités à la gloire d'Allah se multiplieront sur les 640 bus de Londres, Birmingham, Manchester, Leicester et Bradford où la communauté musulmane est importante (3 millions rien qu'à Londres) :

Islamicrelief-600x400«Subhan Allah». «Gloire à Allah». Ces mots seront affichés pendant deux mois sur les fameux bus rouges londoniens. Une campagne de publicité lancée par la branche londonienne de l'association Islamic Relief (Secours islamique en français), la plus importante ONG islamique britannique, qui collecte des fonds pour venir en aide notamment aux victimes de la guerre en Syrie, et a déjà envoyé 178 millions d'euros là-bas. Le début de la campagne coïncidera avec le mois de Ramadan qui se tient en juin (...)

Cette campagne aux tonalités religieuses n'est pas du goût de tout le monde. Si les Britanniques n'ont pas la même conception de la laïcité qu'en France, et que les religions occupent sans problèmes l'espace public, certains s'offusquent d'un deux-poids, deux mesures. En effet, pendant la période de Noël, une publicité de l'église d'Angleterre qui faisait la promotion d'un site internet cherchant à inciter les gens à prier, Just pray, avait été proscrite de plusieurs cinémas. On y voyait l'archevêque de Canterbury réciter le Notre Père avec plusieurs autres fidèles. Le spot publicitaire devait être projeté avant le film Star Wars, mais il avait été bloqué par la Digital Cinema Media, l'agence qui contrôle la publicité dans les plus grandes salles de cinéma du pays.

«Si nous autorisons cette publicité en faveur de l'islam, nous devons aux Chrétiens plus de liberté pour s'exprimer» a ainsi affirmé Andrea William, directrice de l'association Christian Concern. Dans le Daily Mail, Simon Calvert, directeur de l'Institut chrétien, affirme quant à lui que cette publicité «indique le début d'une nouvelle ère d'expression de la foi chrétienne, qui est devenue persona non grata».

Posté le 17 mai 2016 à 05h53 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

15 mai 2016

La parole est aux Salafistes (2/2)

PPdP2-100x100Voici le deuxième volet de l'interview par Pierre Piccinin da Prata dans le Courrier du Maghreb et de l'Orient d'un imam proche de Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris, sous le voile de l'anonymat (1er volet ici). Ce recteur montrait dans la première partie de l'interview que ce que les politiques appellent l'islam "de France" n'existe pas en réalité, car le vrai islam, c'est le salafisme. Ce qui montre bien à quel point l'islam tout court, le salafisme donc, est incompatible avec la France. Ici, l'imam s'applique à montrer l'islam tel qu'il doit être selon le coran, et tel qu'il n'est pas accepté par de nombreux musulmans vivant en Occident (ce qui laisse tout espoir pour leur conversion).

(L'entretien étant très long, il m'a fallu en couper de nombreux passages; pour une lecture plus claire et complète, il vaut mieux lire l'entretien complet dans le Courrier du Maghreb et de l'Orient.)

"Pierre Piccinin da Prata – Dans la première partie de notre entretien, vous avez défini l’Islam comme un ensemble de règles strictes, à suivre scrupuleusement ; des règles simples, précises, et qui ne souffrent aucune « interprétation », transmises par Dieu au Prophète Mohamed et rassemblées dans le Coran…

Faudrait-il donc ainsi réinterpréter le Coran en permanence, parce qu’il ne correspondrait « plus » à la modernité ?

 En quelque sorte, il faudrait, selon certains, le « moderniser », et en changer l’entendement, et donc l’enseignement qui ne devrait plus être le même que celui du temps du Prophète, un enseignement qui serait alors… obsolète ? La parole de Dieu serait obsolète ? C’est impossible ! Le Coran, en effet, n’a pas été écrit par les hommes, comme le furent la Tora ou les Évangiles : il est la parole de Dieu révélée à son Messager –la paix et la bénédiction sur lui.[...]

Le problème n’est pas que le Coran n’est « plus adapté » à notre temps ; c’est que la philosophie occidentale, qui s’est emparée du monde, est devenue la référence, y compris pour beaucoup de Musulmans. Or, cette philosophie est souvent en opposition avec le Coran et l’Islam.

Autrement dit, il faut faire un choix entre cette philosophie et l’Islam.[...]

Et c’est bien d’un code de lois qu’il s’agit en effet. Des règles simples, oui, et qu’il n’est nullement besoin de torturer et de tordre à travers des « interprétations » qui finissent et par en déformer le sens et par les détourner de leurs objectifs.

Ce sont les lois de Dieu. Un code simple, donné il y a plusieurs siècles, à des gens simples…[...]

D’où la perversité de « l’Islam de France », qui plie les lois de Dieu aux réalités d’une société qui n’est pas musulmane et à ses us et coutumes qui ne sont pas musulmans.

Le Coran n’a pas été inspiré et rédigé par des hommes, comme il en fut des livres des Juifs et des Chrétiens, qui sont corrompus d’erreurs. Il est incréé, révélé directement par Dieu. Éternel, irréfutable et irréformable.[...]

PPdP – C’est donc une condamnation irrévocable de « l’Islam de France » ?

J’entends certains pseudo-imams déclarer qu’il faut « réinventer » l’Islam en « réinterprétant » le Coran pour permettre aux Musulmans de vivre dans des sociétés qui ne sont pas musulmanes ; ils parlent « d’accommodations »…

Réinventer l’Islam ? Peut-on « adapter » le message de Dieu aux contingences matérielles ou sociétales ?

Les Musulmans qui vivent en France, ou ailleurs en Europe, devraient-ils suivre l’exemple des Chrétiens qui se sont très bien « accommodés » des « priorités » du XXIème siècle, à sa société de loisir et de paresse : ils ne font plus la prière, les églises sont désertées, des Catholiques acceptent l’avortement, ne respectent plus la période du Carême, divorcent et se remarient…[...]

Si les Chrétiens ont abandonné Dieu et leur religion, devons-nous en faire autant pour nous « intégrer » dans la société française du XXIème siècle ?[...]

PPdP – Alors… Très concrètement, pour en venir à présent au cœur de notre propos : l’enseignement du Prophète autorise-t-il ou ordonne-t-il le djihad armé ? L’usage de la violence est-il licite, selon les écritures, le Coran, les Hadiths ? Le Prophète et ses compagnons ont-ils pratiqué le djihad armé ? Et dans quelles circonstances ? Les Musulmans, aujourd’hui, doivent-ils prendre les armes pour promouvoir l’Islam ?

Oui, le djihad armé est permis par l’Islam ; il est même préconisé. Et il n’est pas que défensif, il n’est pas seulement autorisé quand les Musulmans sont attaqués. Contrairement à ce que prétendent certains imams qui veulent plaire à leurs maîtres républicains et contrairement à ce qu’affirment partout sur les réseaux sociaux des Musulmans ignorants et égarés qui cherchent à prouver leur intégration à une société laïque en expliquant que leur religion est une religion de paix. Non, l’Islam n’est pas une religion de paix au sens qu’ils croient ; il est avant tout la religion de la vérité.

Et, oui, le Prophète –la paix et la bénédiction sur lui- a pratiqué le djihad armé et pas seulement, comme l’affirment les ignorants ou les corrompus, pour se défendre de ses ennemis, mais aussi pour apporter la lumière de Dieu aux peuples mécréants.

Prétendre le contraire, c’est mentir.[...]

Et le Prophète –la paix et la bénédiction sur lui- a fait la guerre, pour se défendre, mais aussi pour porter la parole. Car Dieu, dans le Coran, dit : « Nous t’avons envoyé en tant que notre Messager, et pour convertir toute l’humanité. Mais beaucoup ne le savent pas. » [ndlr : Coran, 34, 28]

Est-ce que le djihad armé existe ? Oui, il existe ; et aucun ouléma ne l’a jamais contesté ni n’oserait le faire ; il serait parjure.[...]

Ainsi, le Coran dit encore : « Dieu a acheté aux Croyants leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattront au service de Dieu, tueront et seront tués. » [ndlr : Coran, IX, 111]

Les biens des ennemis vaincus peuvent être licitement partagés entre les Musulmans qui se sont battus au nom de Dieu. Le Prophète lui-même –la paix et la bénédiction sur lui- en a jadis reçu sa part : « Du moindre butin que vous aurez fait, un cinquième revient à Dieu, à son Prophète, à ses proches, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs en détresse. Dieu est tout-puissant. » [ndlr : Coran, VIII, 41]

Tout ceci peut apparaître inopportun aux non-croyants qui ignorent la lumière de Dieu et s’attachent à ces régimes où règnent des corruptions diverses et qu’ils qualifient de « laïcs » et de « démocratiques »… [...]

Mais, ceci, c’est la vérité en l’Islam. Sont menteurs et hypocrites ceux qui le dénient.

PPdP – Avez-vous bien conscience que ce discours va à l’encontre de la manière dont vivent la grande majorité des Musulmans en Europe ? Et qu’il s’oppose de front à l’Islam que défendent nombre d’imams « modérés » ? Il risque de choquer…

–  De quel  « discours » parles-tu ? Il s’agit du Coran !

Le Coran ne saurait aller à l’encontre des mœurs des Musulmans ; ce sont les mœurs de personnes qui se disent musulmanes, mais ne respectent pas la loi de Dieu, qui vont à l’encontre du Coran. Beaucoup de ces personnes de culture musulmane ont adopté les mœurs et le mode de pensée des pays où elles vivent, en Europe, et s’identifient peu à peu à ces mœurs et intègrent peu à peu ce mode de pensée, reniant ainsi l’Islam qui leur devient étranger et leur apparaît inacceptable car il est en rupture avec les valeurs de ces sociétés européennes dont elles ont adopté les coutumes et le mode de pensée.

Ce n’est pas mon discours qui les choquera ; c’est le Coran. [...]

PPdP – Des imams « modérés » affirment que l’Islam interdit de tuer une personne. La sourate « al-Isra » dit d’ailleurs qu’il ne faut pas détruire la vie qui est sacrée aux yeux de Dieu…

C’est tout simplement faux… et la sourate « al-Isra » [ndlr : Coran, XVII, 33] énonce un principe général, qui est précisé et délimité par d’autres sourates. Ces pseudo-imams manipulent les textes…

PPdP – Précisément ce qu’ils reprochent aux Salafistes… Alors, que dit exactement le Coran à ce propos ?

« Ne tuez personne sans une juste raison, car Dieu a fait la vie sacrée. » Voilà la citation exacte [ndlr : Coran, VI, 151] « Sans une juste raison… »

PPdP – L’État islamique a remis en vigueur les châtiments corporels. À ar-Raqqa [ndlr : la capitale de l’EI], on couperait les mains des voleurs… Vous cautionnez donc ce genre de pratiques ?

C’est la loi de Dieu. Le Coran dit : « Au voleur et à la voleuse, vous leur couperez la main, en punition de ce qu’ils ont volé. C’est le châtiment voulu par Dieu. Dieu est puissant et sage. » [ndlr : Coran, VI, 151]

Comment se ferait-il que le Musulman suivrait la loi de Dieu qui lui ordonne de ne pas consommer du porc, par exemple, et de faire les cinq prières quotidiennes, mais il rejetterait cette autre loi ? Le Musulman ne peut pas choisir les lois de Dieu qui lui conviennent et en rejeter d’autres. Qui est cet homme qui dirait « Cette loi de Dieu est mauvaise, et, celle-là, je ne l’appliquerai pas » ?

Un hypocrite, qui ne respecte de la loi de Dieu que ce qui l’arrange !

Cette loi de Dieu est sans ambiguïté. Ceux qui disent que c’est une loi du passé médisent de la loi de Dieu : les voleurs de l’époque du Prophète –la paix et la bénédiction sur lui- étaient-ils plus coupables que ceux d’aujourd’hui ? Quel serait, alors, aujourd’hui, leur châtiment selon la volonté de Dieu ?[...]

PPdP – Une autre sourate, très connue et abondamment citée à l’encontre du djihadisme dit qu’une personne qui tue une autre personne, c’est comme si elle avait tué tout le genre humain.[...]

Que dit exactement cette sourate ?

« Celui qui tue une personne non coupable d’un assassinat ou d’un péché, celui-là a agi comme s’il avait tué toute l’humanité. » Voilà le texte exact. Comme tu vois, c’est très différent : les meurtriers et les pécheurs n’échappent pas au châtiment. Voilà le véritable enseignement du Prophète –la paix et la bénédiction sur lui-, la véritable parole de Dieu.

Mais attends ! Ce n’est pas tout !

Les menteurs qui corrompent le texte du Coran se gardent bien de citer les premiers mots du verset : « Nous avons prescrit, pour les Enfants d’Israël, que celui qui tue une personne non coupable d’un assassinat ou d’un péché, celui-là a agi comme s’il avait tué toute l’humanité. » Comme tu le vois, cette règle ne concerne que les Juifs, et non les Musulmans. Elle n’a été édictée qu’à leur intention : si un Juif tue une personne innocente, c’est comme s’il avait tué toute l’humanité. Voilà ce que dit réellement ce verset. Honte à ceux qui l’on tronqué et manipulé ![...]

Le Coran hiérarchise sans ambiguïté les destinées humaines. C’est un fait qu’il faut accepter, car c’est la loi de Dieu.[...]

Pour bien entrer dans la mentalité de l'islam, il vaut mieux lire l'entretien entier sur le site d'origine. Je sauterai ici directement à la conclusion, très éclairante :

"PPdP – Pour conclure, faut-il comprendre que l’Islam est incompatible avec la démocratie et le mode de vie pratiqué dans les sociétés occidentales ?

Le premier ministre français, Emmanuel Valls, a dit que les Salafistes étaient en train de gagner la bataille idéologique et culturelle, contre l’Islam. Mais c’est tout l’inverse : c’est l’Islam qui est en train de se relever et de gagner la bataille contre l’islamo-laïcité voulue et imposée aux Musulmans de France par la culture impie de l’Occident, qui s’insinue pernicieusement dans les esprits au moyen de toutes les perversions qui la baignent ; et voulue par les autorités françaises, qui légifèrent pour emprisonner l’Islam et le canaliser.

Nombreuses sont les lois, en France et ailleurs en Europe, qui sont contraires à l’Islam et qui entravent la pratique de l’Islam. Les Musulmans doivent les combattre et faire triompher les lois de Dieu.

L’Islam, l’Islam véritable, le Coran, est justice et vérité. Il n’abandonne pas celui qui souffre parce qu’il est économiquement faible. Il n’accepte pas le monde occidental du capitalisme et du relativisme. Il n’y a de Dieu que Dieu. Il n’existe qu’une seule vérité et qu’une seule voie, celle du Messager de Dieu –la paix et la bénédiction sur lui- et celui qui s’en détourne perd sa vie ; et celui qui déforme l’enseignement de Dieu commet le premier et le plus grand des péchés."

A bon entendeur, salut. Si l'on veut vaincre cette idéologie excessivement dangereuse pour l'avenir de notre pays, il est urgent que les catholiques redressent la tête, et proposent la voie salutaire des Evangiles, car la nature a horreur du vide, et l'espace déserté par le catholicisme se remplit aussitôt d'islam. Il faut donc réintégrer d'urgence nos églises, se réapproprier la foi que nous avons déserté par confort, encourager nos prêtres à annoncer la Bonne Nouvelle de Dieu sans l'édulcorer, montrer que nous aussi nous avons une religion exigeante mais salvatrice et enfin, investir le politique de toute urgence. La balle est dans notre camp.

Posté le 15 mai 2016 à 14h29 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 mai 2016

La parole est aux Salafistes (1/2)

Pierre Piccinin da Prata, co-auteur du livre Le pays du Mal - Otages du djihad en Syrie 152 jours (l'Harmattan), a voulu interroger le salafisme sans a priori pour tenter de comprendre. Il a cherché des témoins fiables, avant d'interroger sous le couvert de l'anonymat un imam proche du recteur de la Grande mosquée de Paris, qui révèle que tout musulman authentique se retrouve... dans le salafisme, qui n'est rien d'autre que le véritable islam pratiqué par l'Etat islamique, et que l'islam "de France" tel qu'imaginé par nos politiques déconnectés n'est en rien le véritable islam.

Très intéressant et révélateur, l'entretien est aussi très long. J'ai dû y pratiquer des coupes sombres, hélas, mais les lecteurs intéressés pourront toujours le lire sur le site d'origine, Le courrier du Maghreb et de l'Orient .

"Pierre Piccinin da Prata – Ma première question concerne votre exigence de conserver l’anonymat dans le cadre de cette interview. Pour quelle raison n’avez-vous pas accepté de vous exprimer à visage découvert ?

Je suis convaincu qu’il est inutile que les Musulmans, en France (ou ailleurs en Occident), qui partagent la foi en l’Islam vrai se mettent en danger sans raison valable. Or, ce que je vais dire pourrait me valoir plus que des ennuis, me réduire définitivement au silence… Je pense à une arrestation… C’est très possible… Beaucoup de personnes ont été arrêtées, dans ce pays, simplement pour avoir voulu vivre l’Islam et pour avoir parlé en Musulmans. La presse n’en parle pas, mais ils peuplent les prisons de cette « démocratie » où prévaut la « liberté d’expression », comme tout le monde sait.[...]

La liberté d’expression, en France, est aujourd’hui à géométrie très variable…

Même au sein de la Fédération [ndlr : la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris], je fais très attention à ne pas me dévoiler et je reste prudent ; je ne me livre pas à tout le monde… Certains « imams » qui veulent montrer patte blanche sont tout prêts à dénoncer leurs frères. Certains, depuis les attaques, l’ont fait, déjà. Ils n’ont pas hésité à s’abaisser jusqu’à la délation, à dénoncer des fidèles de leur mosquée au poste de police de leur quartier, et à trahir ainsi l’Oumma [ndlr : la communauté des croyants, des Musulmans], pour se faire bien voir des autorités et conserver leurs prérogatives.

Après les attaques, les journaux ont titré : « Dans toutes les mosquées de France, on condamne la violence ! ». Mais bien évidemment ! Tous les corrompus se sont empressés de donner des gages ! C’était à qui en ferait le plus !

Le mois dernier, la Fédération a organisé un colloque, sur ce thème : « Le rôle de l’imam dans le maintien de la paix et de la stabilité sociale ».  L’imam comme agent de la « stabilité sociale » ! Tout un programme…

C’est très triste de devoir se méfier de ses propres frères.

Toi-même, quand nous avons préparé l’entretien, tu m’as dit à quel point tu avais eu du mal à trouver des Musulmans d’accord de s’exprimer honnêtement sur cette question… Les imams qui prêchent la vérité de l’Islam se cachent ; et ils ont raison. On n’entend plus nulle part un discours honnête. Mais la vérité continue de se transmettre, désormais sous le manteau, dans les caves où s’organisent les mosquées de la résistance

ImagesPPdP – Ma deuxième question, pour en venir droit au but : comment définiriez-vous le « Salafisme » ? En quoi peut-on le qualifier de « radicalisme » ?

Le Salafisme, c’est la pratique de l’Islam à l’identique du Prophète –paix et bénédiction sur lui- et de ses compagnons [ndlr : le terme « salaf », en arabe, signifie « celui qui précède » et désigne les compagnons du Prophète Mohamed et leurs descendants immédiats, sur deux générations].

Comment, dès lors, s’agirait-il de « radicalisme » ?

Ce sont plutôt ceux qui ne pratiquent pas l’Islam comme le Prophète qui se radicalisent. Ils se radicalisent dans le dévoiement, dans l’imperfection, dans le mensonge… Ils se radicalisent dans leurs perversions et plient l’Islam et ses règles à leurs dépravations, à leur paresse, à leurs désirs qu’ils ne peuvent s’empêcher d’assouvir au détriment de leur vie de Musulmans.

Contrairement à ce que prétendent nos détracteurs, la renaissance salafiste n’est pas une « réinvention » de l’Islam. Les Salafistes ne créent pas un « nouvel Islam » ; ils restaurent, en revanche, l’Islam enseigné par le Prophète et s’y conforment exactement. Les « inventeurs » de nouveaux Islams ou plutôt de « faux » Islams, ce sont les auteurs de fatwas [ndlr : « avis » prononcés par des religieux sunnites] ou ceux qui interprètent et innovent inconsidérément.

Ils nous accusent de créer un nouveau courant, dit « littéraliste ». Mais quoi de plus absurde ? Ils inversent les rôles et jouent sur les mots. Un courant « littéraliste », ça n’existe pas. L’application littérale des écritures, ce n’est pas un « courant » dans l’Islam. C’est l’Islam. Les « courants », dévoyés, ce sont ceux auxquels, eux, ils adhèrent.[...]

Ce qu’ils appellent « fondamentalisme », « radicalisme », « extrémisme »… c’est en réalité et tout simplement l’Islam pur, véritable, qui se conforme sans la moindre corruption, sans le moindre écart aux enseignements du Prophète – la paix et la bénédiction sur lui.

Leur « Islam modéré », ce n’est pas l’Islam. C’est autre chose… Un Islam partiel… Qui s’est en partie dissout dans le bruit du monde… [...]

Pourquoi qualifier les véritables Musulmans « d’islamistes » ? C’est inutile de trouver un autre nom que celui-ci : « Musulmans ». Ils sont les seuls Musulmans, ceux qui appliquent et accomplissent les enseignements du Prophète.

Ou bien on peut dire les choses autrement : tous les Musulmans sont des islamistes. Puisqu’ils accomplissent l’enseignement du Prophète et combattent pour l’hégémonie de l’Islam.[...]

Je réponds maintenant à la deuxième question que tu as soulevée : faut-il imposer le mode de vie enseigné par le Prophète à toute la société ?

C’est un autre devoir, pour tous les Musulmans, de défendre l’Islam et de le porter à tous les peuples, partout dans le monde.[...]

Donc, ceux qui se disent musulmans et qui osent condamner le djihad –je parle bien du djihad armé- sont des mécréants, tout simplement des hommes qui pervertissent l’Islam. Ce sont des paresseux ou des lâches, qui se trouvent des excuses pour ne pas accomplir leur devoir. [...] 

Et, quand je leur demande s’ils ont lu et appris le Coran, ils me répondent généralement que non ; qu’ils n’en ont pas le temps. Et, quand je leur lis alors les passages du Coran qui contredisent leur vision simpliste de l’Islam, celle d’un Islam débarrassé de tout ce qui gêne la société française du XXIème siècle, je peux voir l’incrédulité transformer les traits de leur visage… Ils sont alors bien désemparés ; ils ne savent plus quoi me dire, me répondre, et beaucoup s’en vont, rompent le dialogue, en se réfugiant dans l’erreur de leurs convictions et en me déclarant : « De toute façon, tu es un intégriste, un radical, et tu racontes n’importe quoi ! »[...]

C’est pour cette raison qu’aucun média n’ose nous donner la parole publiquement. C’est –je crois bien- la première fois qu’on pourra entendre nos arguments dans un média officiel comme le tien. Et c’est pour cette raison que ces « imams de la République » refusent toujours le débat public avec nous : ils savent que, si nous confrontions nos argumentaires, leur dévoiement et leur corruption de vaniteux seraient mis au grand jour… En même temps que leur ignorance et la pauvreté de leur foi : ce n’est pas le monde et ses errances qui nous commandent ; ce sont les enseignements du Prophète qui nous commandent, et nous devons résister aux errances du monde.

Pour terminer, sur cette question importante que tu m’as posée, j’ajouterai qu’il est aussi de notre devoir d’imposer l’Islam partout dans le monde, en montrant aux peuples le chemin vers Dieu, en leur expliquant les justes enseignements du Prophète ; mais aussi en combattant ceux qui se dressent contre l’Islam.

ImagesPPdP – Ce combat, c’est celui que mène en ce moment l’État islamique ? Considérez-vous l’État islamique comme légitime, selon les principes de l’Islam ? Cet État terroriste est-il en adéquation avec les enseignements du Prophète ?

Pourquoi qualifier d’emblée l’État islamique de « terroriste » ? Le terrorisme n’est pas une idéologie. Ce n’est ni le fondement ni le but de l’État islamique. Le terrorisme, c’est pour l’État islamique une stratégie de guerre…[...]

L’État islamique est un pays. C’est plus que cela ; c’est la communauté des Musulmans dans le monde, mais c’est en même temps un territoire déterminé, qui s’étend. Le gouvernement de ce pays se défend de ses ennemis, et il utilise le terrorisme. Ce n’est pas une religion, le terrorisme, ni une idéologie

Encore une fois : si l’État islamique est une organisation terroriste, alors, l’État français est aussi une organisation terroriste.[...]

Posté le 14 mai 2016 à 14h10 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 mai 2016

Qui était la femme voilée aux côtés de Sadiq Khan, le nouveau maire de Londres ?

Difficile effectivement de savoir qui était cette femme voilée aux côtés Sadiq Khan, le nouveau maire musulman de Londres, lors de la cérémonie de Southwark. Yves Daoudal nous livre l'information :

2350637645"Bravo à mes lecteurs. Il s'agit en effet de Sarah Joseph, qui fut baptisée catholique, fit ses études dans un collège Saint-Thomas More puis au King's College de Londres, se convertit à l'islam à 16 ans en 1988, se marie avec un certain Mahmud al-Rashid.

Elle a été rédactrice en chef d'un magazine musulman aujourd'hui disparu, et elle est dite écrivain et chroniqueuse, propagandiste et militante islamiste comme on le voit, et proche donc du nouveau maire de Londres qui l'a voulue à sa droite pour montrer quel est l'avenir du peuple britannique..."

Posté le 10 mai 2016 à 14h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

07 mai 2016

Alep : "Français, les médias vous manipulent"

Charlotte d’Ornellas a pu joindre le Père Georges Sabé, qui est resté à Alep (Syrie). Entre deux bombardements, il raconte le calvaire quotidien des Syriens restés sur place et comment ces derniers ont le sentiment que les médias occidentaux, notamment français, ne reflètent qu’une partie de la réalité. Un témoignage poignant.

"Moi je voudrais aussi qu'au Vatican on agisse pour montrer tout ce qui est en train d'être vécu à Alep et en Syrie; qu'à l'intérieur des rencontres diplomatiques et politiques que le Vatican a, qu'il puisse défendre un peu notre réalité et nous aider à rester."

 

Posté le 7 mai 2016 à 23h49 par Marie Bethanie | Lien permanent

06 mai 2016

Election de Sadiq Khan, musulman, à la mairie de Londres

Lu ici :

Images (1)"Le nouveau maire de Londres sera Sadiq Khan pour les 4 prochaines années. Le jeune travailliste est arrivé en tête du premier tour, avec près de 10 % d'avance sur son rival (environ 44 % contre 35 % des voix). Il devance Zac Goldsmith dans une large majorité de districts de Londres (8 sur 14), même dans certains considérés comme conservateurs."

Musulman non pratiquant, il estime cependant que sa religion est "une partie de son identité". Sadiq Khan est "en passe de devenir le premier maire musulman d’une grande capitale occidentale." Il est favorable au "mariage" gay, pour lequel il a voté.

Posté le 6 mai 2016 à 20h27 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (35)

04 mai 2016

L’enseignement catholique flamand change de religion

Lu ici :

"Le Secrétariat flamand de l’enseignement catholique (Katholiek Onderwijs Vlaanderen) veut faire une place à part entière au culte musulman et aux autres religions à l’école, écrivent mercredi De Morgen et Het Laatste Nieuws.

L’enseignement catholique au nord du pays travaille à un modèle scolaire dans lequel les autres religions et philosophies jouent un rôle important, laissant par exemple plus d’espace aux symboles tels que le voile, et qui prévoit éventuellement des endroits pour prier.

«C’est un projet ambitieux», souligne Lieven Boeve, du Katholiek Onderwijs Vlaanderen.

L’objectif est d’utiliser le modèle des écoles de dialogue pour attirer davantage d’élèves de confession musulmane, mais aussi de renforcer l’identité catholique. «Nous n’allons pas mélanger les religions, mais dans une école de dialogue, il y a par exemple de la place à côté d’une chapelle pour une salle de prière pour les musulmans ou le voile», déclare Didier Pollefeyt, de la KU Leuven."

Le "dialogue" atteindra bien vite ses limites. A quand des directeurs musulmans dans des écoles catholiques ?

Posté le 4 mai 2016 à 15h53 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (14)

Une exposition associe Jeanne d'Arc aux terroristes islamistes du Bataclan

Les Occidentaux marchent sur la tête et fournissent la corde qui les pendra :

"Au Danemark, la ville de Copenhague va lancer une exposition du 26 mai au 10 juin, sur le thème du "martyre à travers l’histoire". L'organisatrice, Ida Grarup Nielsen, explique que l’objectif culturel est d‘élargir le concept de martyre, c’est-à-dire de mort pour une cause, à toutes ses formes possibles, et à le « représenter sous tous les angles ».

C'est dans cette optique que toute une partie de l’exposition sera consacrée au terrorisme, considéré comme un martyre au nom d’Allah. Au milieu de Socrate et de Jeanne d’Arc, morts pour l’amour de la vérité ou pour leur foi, se tiendra ainsi Foued Mohamed-Aggad, l’un des auteurs du massacre du Bataclan. A partir de sa biographie et de photos, ce jeune homme de 23 ans originaire de Strasbourg, et qui s'était fait exploser dans la salle de concert, sera montré comme l’exemple type du martyre musulman. Afin de mieux comprendre ce concept, les attentats de Paris seront présentés selon la vision du tueur.

Deux autres personnages symboliques des attentats de Bruxelles, les frères el-Barkraoul, seront également représentés à l’exposition par un portrait ainsi que des objets leur ayant appartenu. La présentation du terrorisme sera accompagnée de « sons et de lumières » d’après l’organisatrice, également présidente du collectif "The Other Eye of The Tiger" (...)"

Et pourquoi pas une attraction Bataclan au Puy du Fou ?

Posté le 4 mai 2016 à 12h01 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

28 avril 2016

L'entrée de la Turquie dans l'UE : la soumission

Voici ce que Majid Oukacha, ex-musulman qui a passé 8 ans de sa vie à décortiquer le coran pour en démontrer les dangers (notamment dans son livre paru en mars 2015, Il était une foi, l'islam, aux éditions Tatamis), postait sur sa page Facebook :

FB_IMG_1461788866448

Etonnant qu'un simple contour au feutre soit si évocateur...

Posté le 28 avril 2016 à 12h04 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (14)

26 avril 2016

A Mossoul, l'Etat islamique détruit le clocher de Notre-Dame de l'Heure offert par l'impératrice Eugénie

A l'heure où le Regina Coeli sonne encore aux cloches de nos villages : 

"Les membres de Daech ont fait exploser, dimanche 24 avril, l’église « Notre-Dame de l’Heure », l’une des plus célèbres de la ville de Mossoul, au nord de l’Irak. Elle était connue pour son horloge offerte par l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, aux Pères dominicains qui avaient bâti cet édifice dans les années 1870.

Depuis que Mossoul est tombée aux mains de l’État islamique, le groupe terroriste s’est attaché à détruire systématiquement le patrimoine architectural de la ville irakienne, visant non seulement de nombreuses églises et monastères chrétiens, mais également d’autres sites de pèlerinage musulmans ainsi que des vestiges archéologiques et d’importants monuments assyriens.

Avant la guerre d’Irak de 2003, la ville de Mossoul, où cohabitaient aux côtés d’une majorité sunnite des minorités chrétiennes, shabaks, yézidis, kurdes, assyriennes, arméniennes et turkmènes, comptait plus de quarante églises et monastères.

À Bagdad, les sources officielles du Patriarcat de Babylone des Chaldéens attribuent l’acte aux militants de l’État islamique, une information confirmée sur Twitter par l’ambassade britannique en Irak. Selon des sources locales, les djihadistes avaient évacué la zone environnant l’église et volé tout qui pouvait être emporté avant de faire exploser les charges.

L’église latine caractérisait de manière unique le profil du centre historique de Mossoul, surtout grâce à l’horloge de son clocher, offerte par l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III. Selon l’agence Fides, il n’est pas exclu que l’église ait été dévastée parce que considérée comme historiquement liée à la France" (suite).

Posté le 26 avril 2016 à 19h00 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (9)

La doctrine du djihâd wahhabite encore distribuée à la Fnac à Paris

Une constatation de visu de Joachim Véliocas, aujourd'hui à la Fnac des Halles à Paris :

"Malgré nos alertes des mois précédents, la Fnac continue à vendre les livres de base des djihadistes. En novembre dernier, Le Figaro avait confirmé nos informations sur la distribution de livres prônant la création d’une police islamique chargée de détruire les instruments de musique, ou justifiant le meurtre des non musulmans.

Aujourd’hui (26 avril 2016), la Fnac Les Halles distribue le livre L’Unicité de Dieu (éditions al Qalam, 2004) du fondateur du wahhabisme, Muhammad ibn Al Wahhab (1703-1792). C’est le livre de chevet de tous les salafistes djihadistes. Voici une de ses pages photographiée sur place Fnac Les Halles :

IMG_3052-e1461679343392"Allez en avant au nom de Dieu, faites la conquête pour Sa cause. Faites la guerre à ceux qui ne croient pas en Dieu (…) appelez-les à embrasser l’islam, s’ils résistent alors demandez l’aide de Dieu et faites-leur la guerre."

Joachim Véliocas sera l'invité de Radio Courtoisie vendredi 29, de 12h à 13h30.

Posté le 26 avril 2016 à 16h54 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

Ce n’est pas la religion des musulmans qui doit changer, ce sont les musulmans qui doivent changer de religion

Guillaume Bernard écrit sur Boulevard Voltaire :

Unknown-3"La récente décision du pape d’accueillir, dans la capitale du catholicisme, trois familles de Syriens uniquement de religion musulmane est un acte politique fortement symbolique. Or, quand certains, en particulier des chrétiens d’Orient, ont osé dire leur incompréhension et penser devoir dénoncer le silence complaisant du plus grand nombre des catholiques, ils se sont vus opposer une réaction offusquée. Il serait indigne de critiquer la conduite du souverain de la cité du Vatican : ne pas lui faire entièrement confiance manifesterait une prétention à lui donner des leçons.

Bien des catholiques prennent cependant des libertés dans tout ou presque de ce qui regarde leur religion : dans la célébration des sacrements ou dans l’enseignement de la doctrine de la foi, là où devrait régner une stricte discipline. Mais, à propos d’un acte éminemment politique, celui qui entend le discuter se voit, sinon voué aux gémonies, du moins sommé d’abdiquer sa raison et sa conscience. Voilà le principe d’obéissance profondément déréglé et l’infaillibilité pontificale assurément hypertrophiée, tous deux étant portés au-delà de leurs limites traditionnelles. 

Les thuriféraires d’une autorité ecclésiastique toute-puissante, y compris dans le domaine politique, semblent tout de même quelque peu gênés puisqu’ils instrumentalisent deux discours, parfaitement contradictoires, pour justifier l’acte du vicaire de Jésus-Christ. L’un prétend qu’il aurait été piégé par des bureaucrates car les familles chrétiennes qu’il devait aussi emmener n’avaient pas leurs papiers en règle ; il aurait donc dû se résigner à ne convier que des musulmans. L’autre affirme qu’accueillir, cette fois, exclusivement des disciples de Mahomet serait un geste prophétique traduisant une géniale stratégie diplomatico-théologique.

Pourtant, ces argumentaires sont l’un comme l’autre contestables. Avec le premier, les musulmans sont mis sur un pied d’égalité avec les chrétiens. Des catholiques, et le premier d’entre eux, peuvent-ils sérieusement considérer l’idéologie musulmane qui nie la divinité de Jésus-Christ comme aussi légitime que leur foi ? D’aucuns en viennent à craindre que le Saint-Père accorde à ses protégés un lieu de prière à deux pas du tombeau de saint Pierre. Et pourquoi pas même une église d’où serait retirée la présence réelle pour ne pas les indisposer ? Dans le traitement des réfugiés, l’indifférenciation des victimes directes (celles qui risquent leur liberté et leur peau) et indirectes (celles qui vivent dans de mauvaises conditions mais ne craignent pas les représailles islamistes) pourrait être interprété comme un paroxysme d’iniquité. 

Dans le cadre du second, il est assez péremptoirement affirmé que le Pontife de l’Église universelle donnerait une cinglante et efficace leçon de morale au monde musulman. Comme si celui-ci fonctionnait à l’aune des mêmes critères que la chrétienté. Les catholiques peuvent-ils vraiment s’imaginer que l’acte du serviteur des serviteurs de Dieu (mais pas n’importe lequel) imposera une telle admiration et reconnaissance aux foules musulmanes, les frappera d’une telle stupeur que les persécutions subies par les chrétiens cesseront, que la liberté de pratiquer publiquement leur culte leur sera reconnue partout où l’islam domine et que des musulmans se convertiront en masse ? Ils semblent incapables d’envisager que cet acte puisse être pris par les tenants de l’islamisme d’une manière exactement inverse : pour une manifestation de faiblesse, un comportement de dhimmitude, une permission de redoubler le martyre des chrétiens et une acceptation implicite, voire une collaboration active à la conquête musulmane.

Si la charité aime aussi et malgré tout les ennemis et œuvre pour leur conversion, d’aucuns pourraient considérer qu’une pratique qui préfère l’ennemi à l’ami, qui vient en aide au lointain au détriment du prochain traduit une vertu dénaturée. Il n’y a qu’un discours catholique de vérité à tenir à l’islam : ce n’est pas la religion des musulmans qui doit changer, pour en éradiquer par exemple les excès, ce sont les musulmans qui doivent changer de religion."

Posté le 26 avril 2016 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent

25 avril 2016

Alerte au Nigéria : 10 000 chrétiens assassinés et 13 000 églises détruites entre 2006 et 2014

Les oubliés du monde, Africains et Catholiques, parviennent enfin à faire parler d'eux : 

"Quelque 10.000 chrétiens sont morts du fait de persécutions dans le nord du Nigeria à majorité musulmane de 2006 à 2014, a déclaré aujourd'hui Portes ouvertes, une organisation non gouvernementale basée à Strasbourg.

Les violences tels qu'enlèvements, massacres et attentats suicides commis par la secte Boko Haram, ne constituent qu'un aspect du problème, selon un rapport réalisé par cette association évangélique et adopté en février dernier par l'Association des chrétiens du Nigéria (Can). Les violences subies par les chrétiens dans les Etats du nord du pays, où la charia a été réinstaurée depuis les années 2000, procèdent aussi, selon Portes ouvertes, des élites locales, sur lesquelles s'était appuyé le pouvoir colonial britannique, et des bergers peuls musulmans, poussés par la désertification vers le sud majoritairement chrétien. "On estime qu'entre 2006 et 2014, entre 9000 et 11.500 chrétiens ont été tués, 13.000 églises ont été détruites, abandonnées ou fermées" et "1,3 millions de chrétiens n'ont plus de lieu de culte", nombre d'entre eux étant des "déplacés internes", estime cette étude.

Posté le 25 avril 2016 à 17h15 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (7)

Où existe-t-il un islam non politique ?

Suite à un entretien sur l'islam avec Michel Onfray dans le Figaro Magazine, Bernard Antony corrige :

"Le Figaro-Magazine de cette semaine a pour titre de couverture « Les intellectuels et l’islam » avec la photo en premier plan de Michel Onfray bordé à sa droite par Eric Zemmour et Alain Finkelkraut et à sa gauche par Zineb El Rhazaoui, Mohamed Sifaoui et Michel Houellebecq. [...]

Où Devecchio a-t-il vu un islam non politique ? Des musulmans personnellement non intéressés par la politique, on peut en rencontrer mais pour autant ne font-ils plus partie de l’oumma ? Et l’oumma n’est-elle pas régie dans tous les aspects de la vie par la charia ? La vérité, c’est que si l’islam n’est plus politique, eh bien, il n’y a plus d’islam !

Mais ce qui est excusable chez un journaliste qui n’est pas nécessairement très formé sur l’islam ne l’est plus dès lors qu’il s’agit de Michel Onfray, intellectuel et philosophe et auteur d’un livre sur l’islam.

Non seulement lui aussi évoque « l’islam politique », affirmant donc implicitement un « islam apolitique », encore une fois, où et quand ? Avec les 4 premiers califes (« successeurs ») de Mahomet, avec les suivants ? Dans l’empire ottoman ? Aujourd’hui en Arabie Saoudite, en Iran, en Turquie ? Et même sous les régimes dits « laïques », kémaliste ou baasiste, en Turquie, en Irak, en Syrie, l’islam était-il apolitique ?

Que nenni ! Ce serait ne rien connaître l’histoire et de la réalité de ces pays et de ces régimes que de l’affirmer !

Onfray professe : « L’islamisme est l’islam qui s’appuie sur les seules sourates dont j’ai dit qu’elles étaient incompatibles avec les valeurs de la République ». L’embêtant, d’abord, c’est qu’il ne cite pas lesquelles et qu’il semble allègrement confondre sourates et versets tout en déformant le texte.

Ainsi cite-t-il comme une sourate les mots suivants : « Exterminez les incrédules jusqu’au dernier » alors que le texte exact est : « … Dieu voulait manifester la vérité par ses paroles et exterminer les incrédules jusqu’au dernier,… ».

Ce n’est évidemment pas une sourate mais un extrait des versets 7 et 8 de la sourate VIII titrée Le Butin.

Ensuite, même si, comme nous, on a la plus grande répulsion pour l’islamisme, comment oser écrire qu’il s’appuie sur les seules sourates  incompatibles avec les valeurs de la République ?

Il y a 114 sourates dans le Coran. Ce serait intéressant qu’Onfray nous dise celles que l’islamisme délaisse. Remarquons aussi qu’il n’évoque même pas les Hadîths, deuxième texte sacré de l’islam dont le sahîh d’El-Bokhâri comporte 97 sourates dont on lit toujours au moins quelques versets dans les cultes du vendredi.

Or, c’est à partir du Coran et des Hadîths qu’a été élaborée la charia, la loi fondamentale de la théocratie totalitaire islamique que les islamistes veulent simplement appliquer entièrement et dans toute sa rigueur et même son horreur.

Et l’important n’est donc pas de savoir si tel ou tel verset (qu’Onfray appelle des sourates !) est compatible avec les valeurs de la République alors que bien évidemment la question de la compatibilité porte sur la charia, indéniablement loi religieuse, politique et code de mœurs régissant l’oumma dans tous les aspects de la vie collective et les moindres détails de la vie individuelle.

Or Onfray n’évoque même pas l’oumma, ni la charia, ces deux mots-clés de la réalité islamique !

Parler de l’islam sans même les considérer un instant, ce n’est pas sérieux. Mais là où vraiment il se dévalue, c’est en brandissant lui aussi, comme les musulmans maniant la taqiya, le verset « Pas de contrainte en religion ! ». Or tous ceux qui ne sont pas des prosélytes de l’islam savent que le verset fut utilisé par Mahomet lors de ses débuts à La Mecque, pour réclamer que nul ne s’oppose à ceux qui souhaiteraient se convertir à l’islam.

Jamais, même dans les époques et les régimes islamiques les moins fanatiques ce verset n’a été appliqué dans l’autre sens. Pas question de respecter une non-contrainte : abandonner l’islam, c’est apostasier et la charia stipule la peine de mort pour cela, toujours appliquée dans les deux pays phares de l’islam, l’Arabie Saoudite sunnite et l’Iran Chiite et plusieurs autres pays. Ailleurs, si ce n’est pas la mort « de jure » ce l’est très souvent « de facto », par la violence de l’oumma, et pour le moins, ce sont légalement de lourdes peines que l’on inflige. [...]"

Posté le 25 avril 2016 à 16h36 par Michel Janva | Lien permanent

24 avril 2016

106 sites internet cathos français piratés par des islamistes

Dans le grand silence des médias. Un site veille :

"Le bilan est lourd et impressionnant. Les djihadistes nous attaquent de l’intérieur et de l’extérieur. Les temps sont graves. Très graves. Un article de La Croix signale, le 19 avril, 106 sites catholiques touchés par les cyberjihadistes. D’autres auront peut-être été signalés depuis. Je l’ignore.

Le samedi 16 avril, de nombreux catholiques ont eu la mauvaise surprise de voir la page d’accueil du site de leur paroisse remplacée par un message en anglais plaqué sur un fond noir et surmonté d’un drapeau tunisien. Le texte était signé par un groupe de cyberdjihadistes tunisiens appelé la Tunisian Fallaga Team. Il y dénonçait, pêle-mêle, le « terrorisme à l’œuvre » contre les musulmans de Birmanie par les bouddhistes, celui à l’œuvre en Palestine par les « sionistes » ou encore au Mali par les « forces françaises ». La Tunisian Fallaga Team s’est vantée de son forfait sur sa page Facebook le 16 avril. Elle répertoriait l’attaque de 106 sites de paroisses et congrégations françaises situées à Quimper, Meaux, Lyon, Reims, Valence, Nantes, Puteaux, Sartrouville ou encore Paris. Le groupe qualifiait ces sites de « sites web catholiques de l’occupant français » (suite).

Posté le 24 avril 2016 à 13h12 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

23 avril 2016

Turquie: la traite des femmes ?

Voici l'introduction d'un article très complet relayé par ce site, qui vient confirmer les révélations de Stratediplo dans la Huitième Plaie.

  • Des criminels affirment aux familles que leur fille aura une vie meilleure en Turquie. Ils proposent une « dot » de 2000 à 5000 livres turques (500 à 1550 euros), ce qui représente une « somme énorme » pour une famille syrienne pauvre.

  • Les trafiquants classent les femmes en fonction de leur âge. De douze à seize ans, ce sont des « pistaches » ; de dix-sept à vingt ans, elles deviennent des « cerises » ; puis des « pommes » entre vingt - vingt-deux ans ; et au-delà, il s'agit de « pastèques ». - Rapport de l'association turque Non à la prostitution enfantine, à la pornographie et à la traite sexuelle des enfants (ECTPA)

  • De nombreux musulmans ont un problème avec la culture occidentale, quand ce n'est pas une franche aversion pour elle. Nombreux sont également ceux qui se proposent d'importer en Europe cette culture de l'intimidation, du viol et de la violence qu'ils ont pourtant fui.

  • Les pays arabes riches n'acceptent pas de réfugiés en dépit de l'aide désespérée dont leurs frères et sœurs musulmans ont besoin. Les populations de la zone savent que les demandeurs d'asile apporteraient avec eux leurs problèmes économiques et sociaux. Pour de nombreux musulmans comme ces Saoudiens riches et âgés, l'achat de fillettes syriennes en Turquie, Syrie ou Jordanie est le moyen le plus simple de se fournir en esclaves sexuelles.

Posté le 23 avril 2016 à 07h19 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (6)

22 avril 2016

Hausse des conversions de musulmans au christianisme

En Autriche. En 2016, plus de la moitié des convertis à Vienne étaient musulmans. L'Archidiocèse de Vienne reçoit entre 5 et 10 demandes de baptêmes d'adultes par semaine.

Posté le 22 avril 2016 à 16h06 par Michel Janva | Lien permanent

19 avril 2016

Des aumôniers musulmans appellent, en prison, au meurtre des non-musulmans

Cela se passe en Grande-Bretagne...

Posté le 19 avril 2016 à 20h20 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

En célébrant la fête de l’Annonciation avec des musulmans, les catholiques lyonnais ont commis une erreur

Le Père Michel Viot explique pourquoi sur son blog (rappel des faits ici) :

"Avec une certaine inquiétude. Je ne trouve pas d’autre expression pour traduire mon état d’esprit devant certaines initiatives catholiques en matière de dialogue interreligieux avec les musulmans.

Oui, la célébration de la fête de l’Annonciation le 4 avril dernier dans un sanctuaire lyonnais m’inquiète et me trouble (...). J’y vois deux risques majeurs:

Le premier concerne la piété mariale. Ce qui la fonde pour nous catholiques, c’est la christologie ! C’est l’affirmation par le Concile d’Ephèse en 431 que la Vierge Marie est « Theotokos » « Mère de Dieu » ! L’Annonciation n’est une fête chrétienne que parce qu’elle proclame la maternité divine de Marie. Or, si le Coran admet la naissance virginale, il refuse à Jésus le titre de Fils de Dieu ! C’est pour cette raison que les chrétiens sont considérés comme des égarés ! Ce sont donc eux qui sont désignés par la Fatiha, première sourate du Coran, récitée le 4 avril dernier à Lyon et ce juste après le Notre Père, authentique Parole de Dieu, ce Dieu incarné que l’Islam refuse et auquel finalement de plus en plus de chrétiens croient de moins en moins. Et cela aggrave mon désarroi ! Car on laisse croire par cette célébration interreligieuse, dans une église, qu’au fond la grande différence de croyance concernant Jésus et Marie n’est pas si grave, puisqu’elle n’empêche pas d’être ensemble pour prier. Et cela déjà poserait problème. Mais les personnes présentes, et surtout celles qui ne l’étaient pas, ne risquent-elles pas de croire qu’on était là pour prier ensemble ? Monsieur Bénévent Tosseri n’écrit-il pas dans La Croix à propos de cette manifestation : « A cette occasion, chrétiens et musulmans sont invités à prier ensemble Marie. » (Qu’on se reporte au N°83 et surtout au dernier paragraphe des instructions du Conseil Pontifical, données à la fin).

Qu’on me comprenne bien, je n’accuse personne, et encore moins les chrétiens de Lyon, laïcs et clercs qui ont organisé cela ! Je suis persuadé de leurs bonnes intentions. Mais je pense, en conscience, qu’ils ont commis une erreur. Au Liban, d’où nous vient cette fête, chacun connaît bien sa religion et celle des autres. Ce n’est pas du tout le cas en France. De plus organiser cette célébration dans un lieu consacré est plus que mal venu ! Un confrère libanais maronite m’a précisé que c’est à l’initiative du gouvernement et du parlement libanais que la fête de l’Annonciation a été déclarée Fête Nationale au Liban. Mais elle ne donne aucunement lieu à des rencontres interreligieuses entre musulmans et chrétiens.

Le second risque est de l’ordre de la propagande. Ne voulant pas me prononcer sur la France, pour des raisons que chacun comprendra, j’affirme qu’à l’extérieur, là où il y a tout de même la guerre, ce que certains semblent oublier, de telles manifestations apparaissent comme des conquêtes de l’Islam sur le christianisme. Cela ne peut être que mal compris par nos frères chrétiens persécutés, comme par nos soldats qui combattent les terroristes islamistes. Avoir fait réciter à Lyon la Fatiha après le Notre Père, a hissé Mahomet au même rang que Jésus, pour beaucoup de musulmans, même si, je le répète, ce n’était pas le but des organisateurs chrétiens.

Je conclurai mon propos de ce jour, qui restera volontairement  grave, jusqu’au bout, une fois n’est pas coutume, par une citation d’une lettre du regretté professeur Roger Arnaldez[1], islamologue réputé, que j’ai eu l’honneur et le bonheur de connaître. Elle date du 7 septembre 1994 et est adressée au Père Maurice Borrmans très attaché au dialogue entre chrétiens et musulmans :

« Est-ce à dire que je suis opposé au dialogue ? Non. Il faut il est vrai, reconnaître que les musulmans en tirent parti pour leur propagande, car ce dialogue les met en vedette. Mais c’est leur affaire. L’essentiel est de ne pas s’y laisser prendre. […] Ce n’est pas la crise islamiste avec son fondamentalisme qui est cause de mon scepticisme et de mes réserves. Mais elle les conforte. Je m’élève contre ceux qui veulent distinguer un « bon » et un « mauvais » islam. […] J’attends qu’on me dise quel est le principe, théorique et pratique, des terroristes musulmans, qui n’est pas fondé à la lettre sur un verset coranique. Trop de ceux, chrétiens ou non, qui veulent « sauver » l’islam en l’idéalisant, n’ont pas eu la patience de lire le Coran […]. Tout dépend, il est vrai, des commentaires, mais des commentaires, on fait ce qu’on veut. Il reste que le Coran est en soi un engin explosif, et le mieux qu’on puisse en dire, c’est qu’il n’explose que si quelqu’un le met à feu. »"

Posté le 19 avril 2016 à 09h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (32)

15 avril 2016

A 15 ans, elle poignarde un policier allemand pour la gloire de Daesch

Lu dans la presse belge, l'aboutissement de l'enquête sur la tentative de meurtre d'un policier allemand fin février : 

"Une adolescente germano-marocaine de 15 ans qui avait poignardé un policier au cou à Hanovre était liée au groupe jihadiste État islamique (EI), a indiqué vendredi le parquet fédéral, dans un communiqué.

Le 27 février, cette jeune femme avait sorti un couteau et agressé le policier avant d'être maîtrisée par un autre agent. Le policier avait été grièvement blessé. Les enquêteurs allemands cherchaient depuis à déterminer s'il s'agissait d'un passage à l'acte lié à des troubles psychiatriques ou s'il pouvait avoir une "possible motivation politique ou religieuse", avait indiqué à l'AFP le porte-parole du parquet de Hanovre, Thomas Klinge.

L'adolescente s'est vu jeudi formellement placée sous mandat de dépôt et incarcérée. Elle est accusée de tentative de meurtre, coups et blessures ainsi que soutien à une organisation terroriste étrangère, a expliqué le parquet fédéral.

Selon les résultats de l'enquête, souligne-t-il, depuis au moins novembre 2015, l'adolescente identifiée comme Safia S. "a adopté l'idéologie radicale-jihadiste de l'organisation terroriste étrangère Groupe Etat islamique (EI)" et était en contact via Internet "avec un combattant de l'EI en Syrie".

Par ailleurs, poursuit-on de même source, Safia S. se trouvait en janvier 2016 à Istanbul où elle aurait noué des contacts avec deux membres de l'EI pour se rendre en Syrie, avant que sa mère ne la ramène en Allemagne.

En Turquie, selon l'enquête, la jeune fille s'est laissé convaincre de "mener une opération de martyre" pour l'EI, ce qui l'aurait conduit à son geste du 27 février".

Posté le 15 avril 2016 à 12h05 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)

Focus sur l'école salafi Al Badr de Toulouse

Le groupe scolaire de Toulouse Al Badr, tirant son nom de la première victoire armée de Mahomet, qui attaqua une caravane de commerçants mecquois en 624, est une nouvelle fois dans le viseur de la police, son directeur pédagogique ayant été mis en garde à vue le 12 avril, dans le cadre d'une visite d’inspecteurs du travail et de policiers, peut-être de façon abusive (d'après le site salafiste Islam&Info), mais peut-être pas...

La direction de l'école explique sur sa page Facebook qu'il est normal que beaucoup de jeunes (musulmans) détestent la France, étant donné les "persécutions" qu'ils ont à subir.

Capture d’écran 2016-04-14 à 16.44.04Pour Joachim Véliocas, cette école n'aurait jamais dû avoir le droit d'ouvrir ses portes en France, étant donné ses orientations salafistes.

"Dans une conférences filmées sur l’engagement du musulman l’imâm Rahhaoui qui gère l’école rappelle l’existence de trois cas licites pour faire couler le sang d’un homme. Les spécialistes connaissent très bien le “hadith” auquel il fait allusion, qui autorise de tuer l’auteur d’adultère, le meurtrier et… l’apostat. (14 ème hadith rapporté par Nawâwi)

La musique y est apparemment interdite, on ne comprend donc pas comment ils peuvent respecter les programmes scolaires français :

Capture-d’écran-2016-04-14-à-16.51.49Et l'apprentissage de l'arabe semble une priorité dans cette école :

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On peut trouver l'école salafi Al Badr de Toulouse dans l'Annuaire en ligne des Ecoles indépendantes.

Posté le 15 avril 2016 à 11h58 par Marie Bethanie | Lien permanent

Une affiche publicitaire que vous ne verrez pas en France

Cela se passe aux États-Unis, en Floride, dans la ville de Ste Augustine, sur le bord d'une autoroute. Le texte s'inspire du célèbre 'Sunday bloody sunday" et pourrait se traduire par : "Islam, sanglant islam, condamné par sa propre doctrine".

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Nul ne semble savoir qui a commandé cette affiche et une mini-polémique s'en est bien évidemment suivie avec une pétition de protestation qui a rassemblé 30 000 signatures de tous les États-Unis (320 millions d'habitants) et même du monde entier mais seulement 4 000 de Floride...

Posté le 15 avril 2016 à 08h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

14 avril 2016

Condamné pour fraudes à la CAF, l’imâm Khattabi de Montpellier restera en France

KhattabiOutre sa qualité de fraudeur, Khattabi est de plus étranger et musulman radical. Cela fait beaucoup pour le même bonhomme, mais ne semble pas du tout déranger les autorités françaises. Joachim Véliocas s'en indigne à juste titre :

"Condamné à six mois de prison avec sursis en ce 13 avril 2016 pour recel de fraudes aux allocations et “travail dissimulé”, son assignation à résidence avait été levée en décembre comme nous le révélions en exclusivité. Une de ses femmes a été également condamnée pour se prétendre “parent isolé” , technique bien connue dans les familles polygames pour toucher l’allocation liée. L’imâm de la mosquée Aisha est aussi accusé par le parquet de travail dissimulé. Un catalogue à la Prévert que l’on peut lire dans la dépêche du Figaro.

Il est incroyable que malgré ses prises de positions en faveur des moudjahidines et de moult dérapages, il soit encore toléré sur le sol français. Même le Canada -dont il a aussi la nationalité- n’en veut plus. Son titre de séjour en France a été renouvelé vingt fois, il s’en vante, mais sur quels critères?  Manuel Valls qui a surtout le ministère de la parole, ne compte pas l’expulser de notre territoire, ce qui démontre son double discours à l’endroit des imâms radicaux, fussent-ils étrangers."

Joachim Véliocas rappelle les méfaits de cet imam, qu'il a recensés dans plusieurs articles, à lire sur l'Observatoire de l'islamisation. Ne pas expulser cet imam, c'est encourager tous les autres.

Posté le 14 avril 2016 à 14h47 par Marie Bethanie | Lien permanent

13 avril 2016

Islam modéré ou radical ?

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

846525169"Dans la province indonésienne d’Aceh, une chrétienne de 60 ans a été publiquement fouettée en public (de 30 coups de fouet) pour avoir « vendu de l’alcool ».

C’est la première fois qu’une telle peine est prononcée et appliquée depuis que la charia (qui a force de loi à Aceh depuis 2005) a été étendue aux non-musulmans l’an dernier pour certaines infractions au Coran.

On remarque la gourmandise avec laquelle les musulmans filment la scène."

Remarque : L'Indonésie est une république démocratique comptant 250 millions d'habitants (4ème pays le plus peuplé du monde) et constitue le 1er pays à majorité musulmane... On aimerait connaître l'avis éclairé de Manuel Valls...

Posté le 13 avril 2016 à 15h17 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)

12 avril 2016

7000 turcs au Zenith de Strasbourg autour du grand mufti de Turquie

Mehmet_gormercafpLu sur l'Observatoire de l'islamisation (via) :

"“Ils sont venus de tout le grand Est, voire de plus loin en France et de l’Allemagne voisine. Plus de 7 000 Turcs se sont rassemblés dimanche 10 avril au Zénith de Strasbourg autour du grand mufti de Turquie Mehmet Görmez pour commémorer la naissance du prophète Mahomet.

Mehmet Görmez, grand mufti de Turquie (photo), exhorte ses compatriotes à ne pas s’assimiler à l’Europe:

“Notre premier devoir, où que nous vivions est de garder notre foi, notre langue et notre culture, pour qu’aucun de nos enfants, même dans des siècles, ne s’éloigne de notre grande religion. Nous sommes les enfants d’une civilisation qui a toujours vécu en paix avec les autres et nous avons le droit d’attendre des autres civilisations qu’elles vivent en paix avec nous.”

On se souvient du discours de Tayyep Recep Erdogan à Paris en avril 2010 qui associait l’assimilation aux sociétés européennes à un “crime contre l’humanité”:

“Personne ne peut vous demander d’être assimilés. Pour moi, le fait de demander l’assimilation est un crime contre l’humanité, personne ne peut vous dire: ‘renonce à tes valeurs’

“Chacun d’entre vous êtes les diplomates de la Turquie, chacun, s’il vous plaît, apprenez la langue du pays dans lequel vous vivez, soyez actifs dans la vie culturelle, sociale du pays où vous vivez”. 

“La France vous a donné le droit à la double nationalité: pourquoi vous ne la demandez pas ? Ne soyez pas réticents, ne soyez pas timides, utilisez le droit que la France vous donne. Prendre un passeport français ne vous fait pas perdre votre identité turque”.

En Turquie, “la France a plusieurs écoles, du primaire au lycée, (…) pourquoi ne faisons nous pas la même chose en France?”."

Posté le 12 avril 2016 à 15h58 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (20)

Vous avez une définition du viol, et nous en avons une autre, dans l’Islam !

Un-elu-afghan-menace-une-journaliste-de-lui-couper-le-nezCet échange entre une journaliste du site "Vice" et un député afghan devrait faire réfléchir ceux qui pensent que l'islam est compatible avec les valeurs occidentales :

"Le député de la province du Herat (Ouest) Nazir Ahmad Hanafi, a indirectement menacé une journaliste qui l’interrogeait sur des sujets «qui fâchent». Voici ce qu’il s’est passé. Isobel Yeung, qui travaille pour le site d'information Vice, lui demande : «Si un mari viole sa femme, s'agit-il de violence conjugale? A votre avis, est-ce que l’homme doit être puni pour ça ? est-ce que la femme doit être punie pour ça?» «Qu’entendez-vous par viol ?», répond son interlocuteur, également enseignant en religion islamique dans plusieurs universités et écoles coraniques. «S’il force sa femme à avoir un rapport sexuel», précise-t-elle, ajoutant «je pense que nous savons tous deux ce qu’est un viol».

«Vous avez une définition du viol, et nous en avons une autre, dans l’Islam», a-t-il alors déclaré, visiblement irrité par son intervieweuse. «Pensez-vous que les femmes devraient être autorisées….» - «je pense que vous devriez arrêter ça maintenant», lui a-t-il coupé la parole. Et de murmurer, se retournant vers les hommes assis à ses côtés : «Peut-être que je devrais vous donner à un homme afghan qui vous coupera le nez.»"

Petite précision pour ceux qui n'auraient pas suivi l'actualité récente de l'Afghanistan : le pays n'est tombé ni dans les mains des talibans ni dans celles de l'Etat islamique. Alors de quel islam parle-t-on ?

Posté le 12 avril 2016 à 07h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

09 avril 2016

Islam: voilà qui est clair ! (2)

Cette fois-ci c'est une journaliste saoudienne, à qui nous tirons notre chapeau, d'autant qu'elle n'en est pas à son premier coup. Prions pour sa protection, et sa conversion.

Cette video est sous-titrée en anglais. Le texte de l'article qui la présente est en français.

 

Posté le 9 avril 2016 à 21h10 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

06 avril 2016

16 avril : formation sur l'islam avec l'abbé Pagès

A Paris de 9h à 17h.

Inscriptions ici.

Posté le 6 avril 2016 à 14h38 par Michel Janva | Lien permanent

Islam : Benoît XVI fut prophétique à Ratisbonne mais il n'est pas suivi

L'ancien président du Sénat Marcello Pera, proche de Benoît XVI avec qui il avait écrit un livre, dénonce le silence de l'Occident face à l'avancée de l'Islam. Entretien traduit par Benoît-et-moi :

P"Président Pera, le pape émérite, dont vous êtes proche, dans le discours désormais historique de Ratisbonne, a lancé l'alarme sur l'Islam. Mais il ne fut pas écouté, au contraire ...

« Vous êtes bien bon, parce que non seulement il n'a pas été écouté, mais il a même été insulté. Ce discours, qui devrait être étudié, fut prophétique. Il a été durement attaqué par le monde musulman, avec des manifestations violentes et c'était prévisible. Mais il y eut un silence honteux de la part de ceux qui comptent en Europe, ils l'ont laissé seul et l'on est déconcerté par un certain profil bas de l'Eglise catholique qui ne l'a pas défendu comme cela aurait été juste. Bref, Ratzinger n'a pas été protégé».

On peut dialoguer avec l'Islam?

« Il faut le faire, ça oui. Mais en restant ferme dans la vérité sans renoncer à nos racines et à notre identité, solides dans nos positions, auxquelles peu à peu, il semble que nous renoncions sans coup férir. Retomber dans le "buonisme" ne sert à rien, et même de nombreux musulmans le prennent pour de la peur ou de la soumission. Bien sûr, tous les musulmans ne sont pas des terroristes et tout l'Islam n'est pas violent, mais après les attentats de Paris et de Bruxelles, je n'ai pas vu de manifestations vives, ni d'indignation réelle des soi-disant musulmans modérés. En un mot, je n'ai pas assisté à des prises de positions qui laissent bien espérer».

Prophétique, Benoît XVI ?

« Il le fut. Il a eu la force de parler clair, chose qu'il a toujours fait et c'est une qualité qui parfois fait défaut aux hommes d'Eglise, dans de nombreuses circonstances. J'ai entendu après Paris et Bruxelles beaucoup de discours d'évêques, et pas seulement d'évêques, dans aucun d'eux le mot Islam n'apparaît, comme si c'était un gros mot. Alors de quoi sont-ils mort à Paris et à Bruxelles? De mort naturelle, ou dans une catastrophe? Ou bien l'Islam est derrière?. Je suis désolé de le dire, mais même le Pape n'a pas mentionné le terrorisme islamique, probablement que c'est un tabou».

L'évêque Polonais Pieronek parle d'islamisation de l'Occident, vous êtes d'accord?

« Je suis d'accord. L'Occident, au nom d'une tolérance feinte et erronée, renonce à défendre ses valeurs et ses principes, alors que nous devrions plutôt faire le contraire et en être fiers. Les musulmans prient, manifestent leur foi, nous sommes timides et absents. L'Eglise s'occupe de forages et d'écologie, mais la doctrine est laissée de côté. Un exemple? L'attitude ambiguë de l'Eglise sur Cirinnà (l'auteur du projet de loi sur les unions gays, ndt). Sauf exceptions louables, et je pense à Bagnasco, l'Eglise catholique italienne a peu parlé, peut-être résignée à la défaite et n'a pas voulu risquer de perdre la face, connaissant le résultat, mais de cette façon, on ne fait pas de témoignage, seulement du calcul. À l'heure actuelle en Europe, je ne vois que l'Eglise polonaise, les paroles de Pieronek le prouvent, courageuse et prophétique, décidée. Mais elle ne plaît pas à (celui/ceux) qui commande(nt)».

Vous êtes en contact avec le pape émérite, il est préoccupé?

« Je lui téléphone souvent, mais je ne peux pas révéler ce qu'il me dit. Il est très lucide et suit tout»

Posté le 6 avril 2016 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent

03 avril 2016

Des musulmans se convertissent en masse au christianisme

Lu sur Islam et Vérité :

"En 1980, les citoyens de Géorgie étaient musulmans. Aujourd’hui, 75% des 400 000 musulmans se sont convertis. Ils sont devenus chrétiens. L’exemple de la Géorgie illustre ce qui pourrait se passer en Europe avec les « réfugiés ». La Georgie fut l’un des premiers pays à adopter le christianisme en tant que religion officielle, en 301, quelques décennies après l’Arménie. Après quelques attentats et conversions forcées à coup de décapitation – déjà – l’Adjarie devint très majoritairement musulmane. En 1991, la chute du communisme permit à la Géorgie de retrouver son indépendance, et à l’Adjarie de faire sécession. En 1982, des milliers d’habitants de la région, jusque là musulmans, furent baptisés. Le jour de Pâques, des centaines de conversions étaient célébrées. Le 13 mai 1991, 5000 musulmans et athées devinrent orthodoxes – en une seule journée. [...]

A Berlin, des centaines de réfugiés iraniens et afghans ont changé de foi religieuse à l’église évangélique de la Trinité. Beaucoup affirment que cela représente leur vœu impossible à réaliser dans leurs pays d’origine. Silas, un jeune iranien de 25 ans, récemment converti et vivant à Berlin, explique à Charisma News pourquoi il a changé de religion :

“Quand j’ai commencé à lire la bible, ça m’a transformé. … Au début, je ne voulais pas être chrétien, je voulais juste comprendre. Mais plus je trouvais de réponses, plus je réalisais que je trouvais Dieu. C’est là que j’ai compris que l’Islam est un énorme mensonge.”

Les Pasteurs allemand font remarquer que les convertis chrétiens ont certes plus de chances d’obtenir le droit de rester en Allemagne, du fait qu’ils peuvent maintenant affirmer que si on les renvoie, ils seront persécutés, ce n’est pas la vraie raison pour laquelle ils embrassent le Christ. [...]

D’autres communautés chrétiennes partout en Allemagne rapportent des faits semblables. L’église Luthérienne de Hanovre a également indiqué qu’un nombre important d’iraniens se convertissent au christianisme, indiquait une dépêche d’Associated Press en novembre 2015. Et il se pourrait bien que comme en Géorgie, des iraniens, des irakiens, des afghans, convertis de force à l’islam depuis plusieurs générations, aient gardé dans le secret de leur tradition, des restes du christianisme, et qu’à la première occasion – en arrivant sur le sol européen – ils se convertissent. [...]"

Posté le 3 avril 2016 à 19h35 par Michel Janva | Lien permanent

6 avril à St-Maur (94) : Peut-on parler de Jésus aux musulmans ?

2016 04 06 Conférence MC Bilek

Posté le 3 avril 2016 à 07h22 par Michel Janva | Lien permanent

02 avril 2016

Les dernières paroles d'un officier russe, un apocryphe ?

Hier nous reproduisions avec enthousiasme, tout en utilisant prudemment le conditionnel, le texte de ce qui était supposé être la conversation radio entre un officier russe en mission de combat à Palmyre, et son chef, au moment où le premier, encerclé par les djihadistes, demandait de régler le tir sur sa position.

Suite à notre appel à la contribution des lecteurs russophones, que nous remercions tous au passage, nous tenons à vous partager les éléments détaillés recueillis par l’un d’eux, qui nous conduisent, faute de preuves suffisantes, à considérer l’échange radio du lieutenant Prokhorenko avec son supérieur comme un texte apocryphe. Fruit du romantisme d’un nationaliste français slavophile, ou d’une désinformation plus savamment ourdie peut-être quelque part en anglo-saxonie, qui sait ? Quoi qu'il en soit, cela n'enlève rien à l'héroïsme de cet officier, mort en service commandé aux avant-postes de la lutte contre le djihadisme.

Merci encore à votre mobilisation, qui traduit le souci du Salon Beige, animateurs et lecteurs, de contribuer à la ré-information du pays réel, en sachant faire marche arrière quand les preuves des affirmations manquent, ou quand les preuves des erreurs abondent.

Aussi d’une part nous faisons nôtre la conclusion de notre lecteur :

« Il me semblerait donc juste de corroborer la mort probablement héroïque, de ce soldat (pas nécessairement des forces spéciales), mais de rejeter la fuite de la part de l'armée russe de la transcription des dernières paroles. Cela semble un canular (quand ca commence par PLEASE SHARE...) d'origine anglophone, sans doute véhiculé par facebook à la base, publié dans un commentaire, traduit en français, repris, et traduit en russe. Et maintenant on en trouve un bout sur le salon beige... »

Et d’autre part nous vous communiquons l'enquête rapide et précise qu’il a menée, à partir d’éléments fournis par un autre lecteur :

- le premier article que vous citez n'apprend rien de très concret sur les conditions du décès. La source officielle semble être la Base Хмеймим (NDPC : Hmeymim, en Syrie) citée dans la 1ere ligne de l'article. L'armée a communiqué que l'officier en question était mort en héros en évitant sa capture. Sous la photo d'avion le petit paragraphe de 3 lignes précise qu'un officier des forces spéciales russes est décédé lors de bombardements à Palmyre et que la nouvelle a été connue Jeudi (24/3 j'imagine). 2 paragraphes après on a la source : RIA Novosty qui cite une "source officielle", qui dit en effet qu'au cours de l'opération contre l'ISIS un officier des forces spéciales a été tué par un bombardement aérien russe. Mais à la fin de l'article, on dit qu'il circule des informations sur cette 6e victime sur des blogs et dans les média mais le général Serguei Choupov dément. Ceci tend à discréditer le prétendu transcript d'échange entre l'officier au sol et le commandement aérien, tout en maintenant l'héroïcité -déclarée par l'armée- de cette mort.

- la vidéo ne parle absolument pas de l'échange radiophonique. C'est tout simplement un reportage à l'eau de rose qui nous raconte la jeunesse (le théâtre...) et qui fait témoigner des amis de celui qu'on appelle deja le héros là bas. on voit au passage un mariage plutôt à l'américaine et non religieux qui m'a surpris. et un mur des morts pour la patrie avec le drapeau URSS. Cela corrobore évidemment le décès mais absolument pas le détail de la conversation réclamant le bombardement et parlant de sa femme qu'on trouve en premier sur des sites français apparemment. la version en russe que j'ai trouvée mentionne un site francophone comme source (avec lien) !

- le 3eme article pareil c'est une sorte de biopic et de comment la nouvelle arrive au compte goutte et qu'on l'attend sur place, y compris pour fixer la date des funérailles. pas de compte rendu radiophonique non plus mais on apprend du gouverneur Youri Berg que Alexandre a appelé le feu sur lui même (Александр вызвал огонь на себя) c'est explicite. Et ceci a été repris et emphatisé par de nombreux tabloids partout dans le monde. (lesquels ? apparemment un tabloid a titré en anglais dans le texte Himself) et l'article précise " a l'étranger ils sont émerveillés de cette reaction mais nous sommes habitués a cet héroïsme en Russie" (je rends l'idée, ce n'est pas une citation)

- l'article en français renvoie vers le Daily Mirror qui semble être le tabloïd en question, publié le vendredi 25 à 15:18 (c'est rapide après l'annonce officielle du décès...) avec une mise a jour le 28/3 matin. Les deux articles du Daily Mirror sont assez fideles aux précédents russophones.

Les deux articles de Orenday disent toujours la même chose, mais le mot Rambo Russe vient du Daily mirror et non de cet article du 30 mars (a priori)

http://www.orenday.ru/novosti/novostnaya-lenta/news290316094748 cet article là affirme en parlant du Daily Mirror (mais je n'ai pas vu ces détails dans le Daily Mirror a priori...) que ne voulant pas mourir sans combattre il a dirigé sur lui les bombardements de l'appui aérien et est mort dans une explosion.

Tout ca pour dire que la mort héroïque semble attestée par l'armée russe. Pas à ma connaissance l'échange radiophonique qui est peut être vrai, mais la source la plus en amont est en langue française. Ca me parait louche, et pourrait être une invention : de tabloïd ou de pro-russes au service de l'empathie pour le jeune homme. Et le général du premier article dément les détails circulant dans la blogosphère sans démentir la mort héroïque. Attention donc. D'autre part on comprend que les russes soient gênés et réticents à communiquer des détails : que faisait un homme d'une unité d'élite au sol alors que Poutine avait annoncé le désengagement au sol (Palmyre est présentée comme une victoire purement syrienne au sol) ? Et ce sont les médias occidentaux qui montent le truc en en faisant un Rambo russe... et en attirant (in)directement les projecteurs. Je ne suis pas sur que les russes aient ete ravis de cette publicité...

Une page (pro russe j'imagine et dans la nébuleuse nationaliste française) avait publié cet échange radio https://www.facebook.com/lesbabtoussolides le 30.03 à 14.45

Les commentaires mitigés sur lebreviairedespatriotes sont intéressants ...

en fait l'article intéressant est celui-là :
http://baltnews.lv/news/20160401/1016049693.html

Il prétend que la source est en français et qu'ensuite elle est arrivée sur le réseau russophone.

http://reseauinternational.net/les-derniers-mots-de-lofficier-des-forces-speciales-russes-qui-a-attire-une-frappe-aerienne-sur-sa-propre-position-pour-detruire-les-attaquants-de-daesh/ un article du 30.03

j'ai une source en anglais maintenant qui dit "un ami m'a envoyé..." dans les commentaires
http://thesaker.is/exposed-plans-to-balkanise-syria/ et il y a des gens qui ont traduit mais qui demandent confirmation de la source en pensant a une invention d'origine non russe...

Enfin l'article http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7009 a disparu

Posté le 2 avril 2016 à 20h15 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (8)

01 avril 2016

Salam alayki ya Mariam (السلام عليك يا مريم), Je vous salue Marie

"Je vous salue, Marie", récité en arabe par une jeune chrétienne syrienne, "Céline", sur un fond musical du disc-jockey Sachem, avec des images (RT TV) de la ville d'Homs, et la statue de la Vierge de Maaloula. Rejoindrons-nous les chrétiens d'Orient dans leur tragique destinée ?

 

Posté le 1 avril 2016 à 19h50 par Marie Bethanie | Lien permanent

31 mars 2016

Un Irakien chrétien réfugié en France : "S’ils deviennent majoritaires, devrons-nous fuir de nouveau ?"

Témoignage édifiant d'Olivier Pichon sur la taqiya :

"Les circonstances ont fait que j’ai été amené à aider une famille d’irakiens chrétiens qui ont fuit Mossoul à la dernière extrémité. Lui médecin hospitalier, sa jeune épouse pharmacienne hospitalière et leur maman professeur de physique chimie. Son mari et son fils aîné ayant été tués par les assassins de l’État islamique. Tous les trois ont un bon niveau de formation, mais sont anglophones. Je leur ai trouvé dans une université d’une grande ville de province des cours de français ; ils sont dans trois cours différents eu égard à des niveaux de maîtrise différents de notre langue. Dans ces cours, des Syriens et des Maghrébins musulmans.

C’est alors que surviennent les attentats du 13 novembre, les professeurs en profitent, d’une façon qui n’est pas illégitime, pour s’entretenir avec les étudiants des évènements, le discours se fait gentiment consensuel et, bien entendu, leur administre du « pas d’amalgame » additionné d’une pincée de république et d’un zeste de laïcité. Et voilà nos musulmans d’enchérir ouvertement sur le scandale inacceptable de ces attentats avec force protestation de loyalisme à l’égard de la France.

C’est là que le témoignage de ces chrétiens prend tout son poids. Par la suite, dans les conversations privées, avec mes amis chrétiens, le discours des mêmes (en arabe) change du tout au tout même à l’égard de celle qui porte le signe des chrétiens. En substance, le propos est le suivant : « On les a mis à genoux, la France est à notre merci ! » et le reste est tout entier constitué par le mépris du pays d’accueil. Cela dans trois cours différents avec une similitude de langage qui ne saurait être le fruit du hasard.

Me rapportant ces propos, nos malheureux amis étaient bouleversés. Voilà donc que l’horrible scénario, vécu par eux il y a un peu plus d’un an, risquait de se reproduire et me disaient-ils : « S’ils deviennent majoritaires devrons-nous fuir de nouveau ? ».

Taqiya donc, dissimulation en public en terre de mécréance, mais aussi et surtout, la question qui se pose est : quelle différence entre islam et islamisme ? Seulement celui du passage à l’acte ? Je laisse à chacun le soin d’en juger. Pour ma part, c’est déjà fait."

Posté le 31 mars 2016 à 12h02 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

30 mars 2016

Dire que l’Occident récolte l’islamisme parce qu’il est laïciste relève d’un refus de connaître l’histoire

Guillaume Bernard, maître de conférences à l’Ices (Institut catholique d’études supérieures), spécialiste de l’histoire des institutions et des idées politiques, est interrogé dans Minute suite aux attentats. Extrait :

M"Le laïcisme a contribué au déracinement des Français comme à l’échec de l’assimilation des populations immigrées. Il a donc participé à la création d’un terreau favorable au développement de l’islamisme. Cependant, est-il sérieux d’affirmer que ce n’est qu’envers une laïcité exacerbée que se lève l’islamisme ? N’y aurait-il pas dans cette affirmation une forme du syndrome de Stockholm où la victime prend le parti de son bourreau ? L’hostilité de l’islam envers l’« Occident » n’a pas commencé quand celui-ci s’est, en partie, voué au matérialisme. C’est depuis son origine que l’Islam cherche à s’étendre, y compris par la conquête militaire. Dire que l’Occident, au sens large, récolte l’islamisme parce qu’il est laïciste ou parce qu’il a soutenu la création de l’Etat juif en 1948 relève d’un refus de connaître l’histoire et d’en tirer des leçons sur le temps long. [...]"

Posté le 30 mars 2016 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

29 mars 2016

Dans les mosquées belges, pas de prière pour les victimes

Lu ici :

"Vers 13 heures, dans toutes les mosquées de Belgique a eu lieu le prêche du vendredi. L’Exécutif des Musulmans de Belgique a invité les imams à condamner fermement les attentats et à appeler à la fraternité. Mais le Conseil des Théologiens aurait refusé qu’une minute de silence et une prière pour les défunts soient organisées."

Mais surtout : pas d'amalgame.

Posté le 29 mars 2016 à 17h03 par Michel Janva | Lien permanent

28 mars 2016

Grâce à l'AED, Maryam survit en Irak et prie pour nous et pour la conversion de Daech. Découvrez-la et aidez-la.

Notre soutien n'est pas terminé.

Le site de l'AED.

 

Les tristes attentats de Bruxelles nous ont rappelé que l'État islamique est en guerre contre l'Europe. Si nous en subissons les dommages, les habitants du Moyen-Orient sont des millions à voir leur vie bouleversée depuis presque 2 ans.

En Irak, parmi les déplacés, nous aidons particulièrement les 120 000 chrétiens qui ont dû se réfugier au Kurdistan, et qui ne peuvent survivre sans une aide extérieure. Grâce à votre générosité, depuis début 2016, nous avons pu continuer à aider des dizaines de milliers de familles à se loger, se réchauffer, se nourrir, etc. Votre aide permet aussi à de nombreux enfants de continuer à aller à l'école. Comme Maryam.


Peut-être avez-vous vu cette célèbre et touchante vidéo de la petite Maryam (ci-contre, dans une école contruite par l'AED) ? Elle explique qu'elle prie pour ses persécuteurs de l'EI et qu'elle leur pardonne. Aujourd'hui 
elle habite à Erbil,dans le village que l'AED a construit pour les réfugiés. Je vous invite à découvrir une nouvelle vidéo où elle nous explique son quotidien, et à quel point elle est heureuse d'aller à l'école grâce à vous : 

Aujourd'hui, je fais appel à votre prière et à votre générosité à l'égard de nos frères en Irak. Ils ont encore besoin de nous pour survivre, hélas leur dépendance à notre aide est encore d'actualité...

Merci par avance de votre aide, et je vous souhaite une très belle fête de Pâques !
 

Marc Fromager, Directeur de l'AED

Posté le 28 mars 2016 à 21h29 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Terrorisme islamiste en Europe : "Ils ont parlé de s'attaquer à une église"

Comme on l'a vu à Lahoré, la menace contre les chrétiens est une réalité : 

"Les attentats perpétrés en Belgique cette semaine n'étaient-ils qu'une version "allégée" des projets de la cellule Abdeslam? Son arrestation a-t-elle obligé ses complices à bouleverser leurs plans? Dans la planque des frères Bakraoui et de Najim Laachraoui à Schaerbeek, les trois auteurs des attentats de l'aéroport de Zaventem et de la station de métro de Maelbeek, la police a découvert 15 kg d'explosifs laissés sur place.

De retour de Paris, le 14 novembre, Salah Abdeslam avait promis qu'il se "vengerait". Selon nos informations, l'un des mis en cause a confié hors procédure à un de ses avocats que le commando projetait un gros coup et de "s'attaquer à une église". À la veille du week-end pascal, la menace, même ancienne, avait de quoi inquiéter les autorités belges. Samedi, le ministre de l'Intérieur et le bourgmestre de Bruxelles ont d'ailleurs déconseillé de se rendre à la grande marche contre la peur". 

Posté le 28 mars 2016 à 19h47 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (9)

Le Père Thomas Uzhunnalil a été crucifié le jour du Vendredi Saint - Erratum

IndexIl apparaît selon Médias-Presse-Info que le Père Tom Uzhunnalil, enlevé début mars par les islamistes qui avaient annoncé sa mise à mort par crucifixion, a été crucifié comme son Maître le jour du Vendredi Saint, une information donnée par le Cardinal de Vienne Christoph Schonborn.

IndexLe Père Uzhunnalil avait été enlevé par les islamistes le jour de l'assassinat de 4 missionnaires de la Charité, alors qu'il était dans la chapelle, occupé à consommer la sainte réserve eucharistique pour qu'elle ne tombe pas entre les mains de ces barbares. Requiescat in pace.

Erratum : Pour Daniel Hamiche, cette information reste une rumeur douteuse puisque non confirmée par les principaux intéressés dans cette affaire, à savoir : la direction des Salésiens et Mgr Paul Hinder, vicaire apostolique pour l’Arabie méridionale. Tout semble venir de l'ORF (radio-télévision autrichienne) qui aurait signalé une annonce faite par le cardinal Schönborn à Saint-Étienne lors de la messe de la vigile pascale. Le site de l'archidiocèse de Vienne est muet. Le seul texte, sur le site, qui fasse référence au prêtre salésien enlevé le 4 mars à Aden, est du lendemain, dimanche 27 mars, et ne porte aucune information sur la prétendue crucifixion du prêtre. Nous continuons donc à garder l'espoir qu'il soit libéré.

Posté le 28 mars 2016 à 15h37 par Marie Bethanie | Lien permanent

27 mars 2016

Pakistan : au moins 70 chrétiens tués et 300 blessés dans un attentat-suicide alors qu'ils fêtaient Pâques (MAJ.)

LahoréLa guerre continue (source des chiffres). La plupart des victimes sont des femmes et des enfants : 

"Au moins 56 personnes sont mortes et des dizaines d'autres ont été blessées dans une explosion dimanche soir près d'un parc de Lahore, grande ville de l'est du Pakistan, où des chrétiens célébraient Pâques, selon un haut responsable local.

"Le bilan est monté à 56 morts. Les opérations de secours se poursuivent", a déclaré Muhammad Usman, un haut responsable administratif de la ville de Lahore, ajoutant que des militaires se déployaient sur le site.

"Nous avons requis l'aide de l'armée. Des militaires ont atteint le site et aident pour les secours et la sécurité", a-t-il dit.

Selon lui, des femmes et des enfants figurent parmi les victimes et le bilan pourrait monter encore, un certain nombre de blessés se trouvant "dans un état critique". Un précédent bilan faisait état de 25 morts.

"Apparemment il s'agit d'un attentat suicide. (...) Le parc était bondé en ce dimanche", a déclaré de son côté à l'AFP Haider Ashraf, un officier de police, soulignant que des billes métalliques avaient été retrouvés sur place.

En novembre 2014, un attentat suicide des talibans à Wagah, poste frontière avec l'Inde situé à la sortie de Lahore, avait fait plus d'une cinquantaine de morts.

La déflagration de dimanche s'est produite dans un parking près du parc Gulshan-e-Iqbal, proche du centre-ville, alors que la communauté chrétienne célébrait le dimanche de Pâques. Au cours des dernières années, des églises ont été la cible d'attaques à Lahore, fief du Premier ministre Nawaz Sharif dans la province du Pendjab.

Au Pakistan, des groupes islamistes armés ciblent à l'occasion la minorité chrétienne qui représente environ 2% de la population de ce pays majoritairement musulman sunnite de 200 millions d'habitants" (suite). 

L'émotion est à géométrie variable. On le savait. Mais devant un tel carnage, surtout un jour de Pâques, ça peut mettre en colère comme le souligne ce tweet : 

Une bombe faite d'explosif et de billes de métal pour multiplier les dégâts :  

Posté le 27 mars 2016 à 19h22 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (12)

26 mars 2016

Un musulman tué après avoir posté un message de paix envers les Chrétiens

Ce n'est pas en Arabie mais en Ecosse :

12391814_1639632822978217_5781559139983204590_n"Jeudi soir, Asad Shah, un commerçant musulman de 40 ans a reçu trente coups de couteau alors qu'il se tenait à l'extérieur de sa boutique. Un suspect a été arrêté par la police et celle-ci a déclaré que le crime avait été commis «pour des motifs religieux». L'agresseur de M. Shah serait un homme de 32 ans, lui aussi musulman. Son identité n'a pas été révélée par les forces de l'ordre.

Des témoins ont déclaré qu'un homme, barbu, portant un long habit religieux avait commencé à parler avec M. Asad dans sa langue maternelle avant de le frapper à la tête et de l'attaquer avec un couteau de cuisine. Avant de s'enfuir, l'agresseur se serait assis, goguenard, sur la poitrine de sa victime qui gisait dans une mare de sang. Touché à trente reprises, l'épicier d'origine pakistanaise est décédé de ses blessures après avoir été transporté à l'hôpital.

Quelques heures avant son assassinat, Asad Shah avait posté, sur sa page Facebook, un message de paix à l'intention des Chrétiens, souhaitant ainsi un «un bon vendredi et de joyeuses fêtes de Pâques, particulièrement à sa nation chrétienne bien aimée». Asad Shah utilisait régulièrement les réseaux sociaux pour prôner des messages de paix et de tolérance entre les religions. Jeudi soir, il avait d'ailleurs prévu d'organiser un débat en ligne avec des amis chrétiens portant sur l'importance de Pâques. L'homme de 40 ans été connu et apprécié des habitants de son quartier de Glasgow."

Posté le 26 mars 2016 à 18h23 par Michel Janva | Lien permanent

25 mars 2016

Le Conseil des Théologiens musulmans de Belgique refuse de prier pour les mécréants

Nfjn1eNi prière, ni même une pauvre "minute de silence" de la part des musulmans belges pour les victimes des attentats et leurs familles. Lu ici :

"Dès ce jeudi, l’Exécutif des musulmans de Belgique avait annoncé dans nos colonnes vouloir planifier une action pour ce vendredi au sein des mosquées du pays suite aux attentats de Bruxelles. Mais également, d’unifier un discours pour la prière du vendredi 25 mars. Finalement, son Conseil des Théologiens a préféré appeler tous les imams de Belgique à consacrer le sermon du vendredi au refus de toute forme de radicalisme, de fanatisme et de terrorisme, sans faire de déclaration commune à toutes les mosquées.

Une position qui manque de fermeté dénoncée par certains membres de la communauté musulmane. Mais plus encore. Lors d’un conseil, comme nous l’affirment plusieurs sources, les représentants religieux ont refusé de demander aux imams de réciter la sourate « Al-Fatiha » (l’ouverture) en hommage aux victimes des attentats. Et ce, parce que les victimes ne sont pas toutes musulmanes. « Ils ont prétexté que cela n’était pas prévu dans les codes rituels. C’est-à-dire qu’il n’est pas prévu dans la pratique de dédier une prière à des non-musulmans. »

Une information qui nous a été confirmée par l’islamologue Michaël Privot. « Il a été refusé de réciter cette prière en hommage à des « mécréants » pour reprendre les propos. Une minute de silence a également été proposée lors de la réunion, qui a été une nouvelle fois refusée », ajoute-t-il."[...]

Les mécréants se passeront de leurs prières. En revanche, il se pourrait bien qu'ils consacrent leur Vendredi Saint à jeûner et prier pour la conversion des musulmans et l'anéantissement de l'islam dans le monde.

Posté le 25 mars 2016 à 08h03 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (23)

Terrorisme: on ne déclare pas la paix ! Face au fondamentalisme islamiste, l’hésitation est fatale

BockMathieu Bock-Côté est sociologue, auteur de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007). L'article "musclé" dont voici des extraits est paru initialement dans Le Journal de Montréal et publié par Causeur :

"Les attentats qui ont frappé la Belgique provoquent chez certains d’étranges sentiments : ils se disent las, ils voudraient que cela cesse par enchantement et ils en appellent surtout à la venue sur terre de la Paix, à la manière d’un principe rédempteur venant civiliser les hommes et les empêchant de s’entretuer. Ils voudraient qu’on déclare la Paix à l’humanité, et que chacun, inspiré par ce grand élan du cœur, range ses fusils et ses bombes. Quand une bombe saute dans un métro, ils publient sur les réseaux sociaux des symboles de paix et chantent Imagine ou Give Peace a Chance. Il y a peut-être quelque chose de beau dans cette conviction sincère que l’amour nous sauvera. Il y a aussi peut-être une forme de naïveté aussi exaspérante que paralysante.

La paix n’aura pas lieu

Car en attendant la parousie, en attendant cette sublime délivrance, ce ne sont pas les déclarations de paix qui sauveront les peuples et les protégeront mais la résolution à faire la guerre à un ennemi intérieur et extérieur, l’islam radical, qui s’est décidé quant à lui à humilier et soumettre la civilisation européenne. Devant le fondamentalisme islamiste, ses militants résolus et ses convertis qui sont manifestement attirés par sa fureur guerrière et sa cruauté revendiquée, il faut d’abord compter sur de bons services de renseignement, sur des policiers aguerris, sur des soldats d’expérience, sur des frontières efficaces et sur une ferme volonté de le combattre. En un mot, il faut avoir les moyens de se défendre, de le combattre et de le vaincre.

La guerre. Pour bien des Occidentaux, c’est un gros mot. Et répondre par la guerre à la guerre, ce serait apparemment une réponse simpliste. Nos bons esprits progressistes qui n’en finissent plus d’admirer leur propre grandeur d’âme voudraient qu’on se penche plutôt vers les racines profondes de l’hostilité entre les hommes et refusent de comprendre, parce que cela offusquerait leurs principes, que la violence est constitutive de l’histoire humaine. On peut la réguler, la contenir, la civiliser même: on ne pourra jamais l’éradiquer et en venir à bout une fois pour toutes.

Nos bons esprits, en un mot, s’imaginent toujours que la réponse militaire à une agression terroriste est une dérive populiste faite pour alimenter les simples d’esprit. Ils souhaiteraient qu’on parle d’exploitation sociale, de lutte à la pauvreté, de dialogue entre les civilisations. Ils s’imaginent que si chacun s’ouvrait à l’Autre, l’humanité se délivrerait des conflits (sans s’imaginer qu’en connaissant mieux l’autre, il se peut qu’on s’en méfie davantage). Ils veulent se réfugier dans la stratosphère des discours généreux et pacifistes pour éviter d’avoir à sortir leurs canons, leurs fusils et leurs blindés. Ils veulent s’extraire du conflit au nom de la conscience universelle  et surplomber les camps en présence. En d’autres mots, ils veulent fuir le réel qui égratigne leurs principes splendides.

La violence, en quelque sorte, est un fait anthropologique irréductible, et il est sot de croire qu’un jour, les hommes vivront à ce point d’amour qu’il n’y aura plus entre les groupes humains des conflits à ce point profonds qu’ils puissent dégénérer en conflits armés. La guerre est l’expression politique de la violence.[...]

Entre le fanatisme des enragés d’Allah et le laxisme mollasson de sociétés occidentales, il y a un contraste fascinant et on ne peut que souhaiter que ces agressions à répétition contre des villes et des pays au cœur de la civilisation européenne réveillent leur instinct civique pour l’instant endormi. L’histoire est une source infinie de méditation et de méditations. Ce n’est pas un drapeau blanc qui a stoppé Hitler mais la ferme résolution des alliés à lui faire la guerre pour le vaincre et éradiquer le nazisme. Ce ne sont pas de belles âmes dissertant sur la paix universelle qui ont empêché l’armée rouge d’occuper l’Europe occidentale mais l’armée américaine qui y avait installé ses bases.

De même, devant l’islamisme, qui bénéficie à la fois de l’appui d’États étrangers et de réseaux bien implantés dans les grandes villes européennes, et qui peut manifestement frapper n’importe quelle cible, qu’elle soit aussi banale qu’une terrasse de café ou stratégique qu’un aéroport, il faudra apprendre à faire la guerre de notre temps. Devant l’ennemi, il faudra moins pleurer et larmoyer qu’être révolté et en colère. Et d’abord et avant tout, il faudra nommer l’ennemi. Non pas « la religion ». Non pas « le fanatisme ». Mais l’islamisme, qui s’est aujourd’hui juré de casser le monde occidental."

Posté le 25 mars 2016 à 07h43 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

24 mars 2016

Jeu de miroir entre le « boboïsme » et le jihadisme

Lu sur Eecho qui fait un amalgame politiquement très incorrect :

"Le terrorisme jihadiste interpelle nos sociétés au plus profond. Saurons nous l’appréhender en vérité ? La propagande radicale des islamistes exige une réponse radicale, à son niveau. Mais nos sociétés en semblent bien incapables … 

[...] Mais on ne comprendra ces actes qu’en considérant les facteurs déterminants du terrorisme :

  • l’existence d’une doctrine, d’un corpus idéologique, permettant de justifier le terrorisme (au nom d’un bien supérieur), que cette justification soit laïque, religieuse ou autre encore ;
  • l’existence de grands intérêts (Etats, groupes à visée de domination politique ou idéologique),  prêts à financer et/ou à armer des groupes et des actions terroristes en vue de se servir d’eux ;
  • l’existence de franges de population idéologiquement prêtes à soutenir ces groupes ou actions, voire à s’y engager.

Nos dirigeants ont-ils agi sur – contre – ces trois facteurs ? Rarement. L’action de la police et de la justice est entravée. Aucun commanditaire du terrorisme n’est en prison, ni n’a été privé de ses avoirs financiers (au contraire de certains Syriens et Russes qui, eux, combattent le terrorisme), et, historiquement, on a souvent vu que ceux que nos médias et dirigeants ont accusés d’être de ces commanditaires n’en étaient en fait pas (Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi). On n’en a pas moins mis en oeuvre les moyens pour les liquider sans états d’âme. Les vrais commanditaires, eux, sont reçus dans nos capitales avec tous les honneurs, quand ils n’organisent pas en Europe même leurs meetings politico-religieux sans être inquiétés.

Face à la « radicalisation », des puérilités ?

Quant à « l’islam radical » comme on dit maintenant, il se porte bien, merci. Sa propagande circule librement, rien n’est fait pour s’opposer à ses idées. Le comble en la matière a-t-il été atteint ? A la suite d’autres entités (comme l’Etat jordanien), la région de Bruxelles s’était mise en tête de produire des vidéos (30 fois 3 mn) pour « lutter contre la radicalisation » et avait offert 275 000 € à Ismaël Saidi, aidé par un belgo-marocain et un Belge islamisé, pour réaliser ce projet ; ceux-ci, découragés, ou pour d’autres raisons, avaient finalement renoncé

[...] La propagande radicale des islamistes exige une réponse radicale, à son niveau. Elle manipule des espérances qui touchent aux ressorts les plus profonds de l’âme humaine. Pensons-nous vraiment que l’on puisse répondre à tel imam britannique radical, qui expliquait publiquement et très posément que les musulmans sont, par nature, des victimes innocentes et les non-musulmans des coupables qui ne méritent pas vraiment de vivre, par une vidéo sur les dangers de la réalité virtuelle pour les adolescents ? Les déclarations de cet imam, et de tant d’autres établis en Europe même, s’inscrivent dans un schéma de pensée cohérent et très séducteur. Elles sont très logiques si l’on croit vraiment, conformément à l’islam, que le salut du monde est en jeu. Nos gouvernants n’ont rien à répondre et opposer sur le fond : « [face au jihadisme] il ne peut y avoir aucune explication qui vaille. Car expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser » tonitruait Manuel Valls début janvier 2016. Cette parfaite incarnation de la défaite de la pensée est gravissime. Car la violence justifiée ne se résume pas au seul jihadisme. [...]

Ainsi, s’il existe une doctrine et un « projet jihadiste », appuyés par de grands intérêts et des franges de population prêtes à les soutenir, il nous faut être tout aussi lucides sur la doctrine et le « projet de l’Occident », eux aussi appuyés par de grands intérêts (d’autres ou les mêmes ?) et soutenus idéologiquement par certaines populations : ces attentats et leur contexte révèlent une troublante gémellité des sociétés musulmanes et occidentales. Le dogme de la « bienpensance européenne » obligatoire nous fait en effet rêver lui aussi d’un monde délivré du mal, sous l’aspect d’un monde de paix, fait de convivialité, de consommation heureuse et de dialogue des cultures. À ce dogme de foi laïciste, tout doit être sacrifié. Certains parlent de « boboïsme » pour qualifier ce qui ressemble bien à un « Royaume de Dieu » sans Dieu.

Objectivement, il ne s’agit de rien de moins que de sauver le monde de son mal, tout comme le veulent les jihadistes. Dans ce projet tout aussi séducteur que le leur, seule diffère la voie empruntée. Pour les uns comme pour les autres, il n’y a plus de morale qui tienne : la fin justifie tous les moyens. Espérant atteindre celle-ci, les dirigeants européens (et leurs électeurs ?) laissent les populations délibérément exposées aux atrocités du jihadisme que l’islam contient en germe. Traiter efficacement ce problème à la racine exigerait de renoncer au dogmatique projet de « dialogue des cultures », auquel on sacrifie tout à Bruxelles comme à Paris. On préférera s’enfoncer dans la voie de l’Etat policier pour forcer les franges réticentes à accepter la mise en oeuvre de ce « boboïsme », en déployant d’un autre côté des trésors de propagande subventionnée pour leur en faire accepter les contradictions : pour vivre « en paix » dans un « monde convivial », il faudrait y accepter l’autre tel quel, y compris lorsqu’il défend les pires sectarismes – qui portent tous les ferments de la violence, notamment contre les femmes et les chrétiens.

Eviter le piège et construire l’avenir

Des oppositions idéologiques existent certes entre le « boboïsme » et le jihadisme : le piège est de leur accorder plus d’importance qu’elles n’en méritent. Elles ne sont qu’accessoires dans la vaste pièce de théâtre médiatique qui nous est jouée. Les convergences de fond, elles, sont déterminantes : les « boboïstes » sont les premiers à aller manger dans la main des commanditaires du terrorisme, une main pleine de pétrodollars. Mais surtout : il existe un jeu de miroir entre le « boboïsme », qui recourt au terrorisme intellectuel et à l’Etat policier, et le jihadisme, qui recourt au terrorisme que l’on connaît – l’un ayant besoin de l’autre pour se justifier, en identifiant celui-ci à la figure du mal à éradiquer en vue du salut du monde. Voilà également ce qu’il faudrait dire aux jihadistes décervelés, qui n’imaginent pas qui ils servent, notamment lorsqu’ils partent en Syrie tuer des musulmans sunnites et s’y faire tuer : à qui cela profite-t-il ? Telle est l’autre question qui mériterait d’être posée…

Croire naïvement aux jeux d’opposition entre le « boboïsme » et le jihadisme, c’est tomber dans un piège qui ne conduira qu’à la répétition des épisodes de Bruxelles et Paris, à laquelle répondront l’affermissement de la « guerre contre le terrorisme » et la frénésie consumériste de la « génération Bataclan » (au « mode de vie hédoniste et urbain » revendiqué par Libération comme antidote au jihadisme…). Cet engrenage sans fin et maléfique entraîne le monde dans une montée aux extrêmes, vers une conflagration générale.

En sortir exigerait de considérer en vérité les présupposés idéologiques qui nous animent, de poser la question du mal et en particulier celle du salut du monde. Et d’écouter les chrétiens : ils s’échinent à clamer qu’on ne viendra pas à bout du mal qui accable ce monde avec des rêves idéologiques qui ne font qu’ajouter du mal au mal. Le sommet de tous les pièges, c’est précisément de rêver d’éradiquer le mal du monde. Car, si nous pouvons rendre celui-ci meilleur autour de nous (ce qui se passe là où les chrétiens ont de l’influence, en Orient comme en Occident), nous ne trierons jamais le bon grain de l’ivraie, comme Jésus l’a prévenu. Avons-nous retenu les leçons du 20e siècle ? Chaque tentative se solde immanquablement par l’arrachage du bon grain en même temps que l’ivraie, par le sacrifice de wagons entiers d’innocents aux idoles que représentent les perspectives de faux saluts. Encore faudrait-il que les chrétiens puissent porter cette parole : lorsqu’ils ne sont pas réduits au silence et persécutés à cause d’elles, ils sont si facilement séduits par ces fausses espérances."

Posté le 24 mars 2016 à 17h30 par Michel Janva | Lien permanent

23 mars 2016

Ils ont des yeux pour voir, et ils ne voient pas

IndexBéatrice Delvaux est une journaliste belge. Dans le journal belge Le Soir, elle écrit une lettre à ses enfants, où elle leur demande pardon de leur avoir menti, de s'être menti à elle-même, depuis tant d'années. Elle frôle la vérité. Elle y parviendra peut-être un jour, encore un petit effort (via) :

"Cela fait 20 ans que je te mens. Je n’ai qu’une excuse : cela fait 20 ans que je crois mon mensonge. Je t’ai vendu ce monde comme celui des possibles, du grand voyage, de ces espaces que tu allais, toi, pouvoir arpenter, de ces peuples que tu allais, toi, rencontrer.[...]

Moi qui étais certaine que nous t’avions épargné la guerre, en la rangeant dans les livres d’histoire ou dans les anecdotes que ta grand-mère ou ton grand-père te racontait depuis leur village natal. Nous étions tellement certains de les avoir enterrés, les démons qui avaient fait les camps de concentration, les génocides, le napalm, le goulag. Goulag ? Tu as même cru que je parlais d’un plat hongrois. On en a tant ri, tu te souviens ?

Pourquoi aurions-nous eu peur? Nos parents l’avaient faite, eux, la guerre, mais ils avaient aussi, dans la foulée, fait la paix. Elle avait même pris la forme de cette Europe qui devait être le garde-fou en béton de nos folies, de nos dérives. Ce monde que nous t’avons promis, nous y croyions vraiment, pour la bonne raison que nous l’avions vu advenir. Nous avons vu tomber les murs, les idéologies, les barrières et pas que commerciales. Moi, ta mère, j’ai profité de l’égalité croissante avec les hommes, de ces droits conquis et transcrits en lois. Moi, ton père, je n’ai pas dû faire mon service militaire dont j’ai vécu les derniers spasmes. Car l’heure n’était plus aux armées, mais aux consciences. L’heure n’était plus à envahir le voisin pour le soumettre, mais à y séjourner, à y séduire, à apprendre la langue de l’autre, en tente, en caravane ou en camping-car d’abord, sac à dos façon Routard ensuite et puis sous le couvert de cet Erasmus que tu devrais – devais ? – enfourcher dans quelques mois.

Nous avions vaincu les haines – « plus jamais ça », c’était plus qu’un slogan, c’était devenu une charte, une convention, des lois, le droit.

Nous avions vaincu les diktats de l’Eglise et de la religion – l’avortement, l’euthanasie avaient gagné petit à petit droit de cité.

Nous avions vaincu les tabous et les morales étroites – tu peux être homosexuel(le), te marier, te pacser, adopter.

Nous avions vaincu les préjugés et les racismes[...]

Alors, non ! Je ne voulais pas que tu penses qu’on pouvait mourir dans ta ville et que ton innocence s’arrête à cette date – 22 mars 2016–, à ces ceintures de la mort, à ces détonateurs tenus dans la main de garçons perdus qui, et c’est là tout le tragique, ont ton âge.[...]

Nous allons essayer de fixer ce b…, mais cela nous paraît de plus en plus clair : tu ne pourras y échapper, tu vas devoir te battre. Au moment où j’écris ces lignes, je croise simplement les doigts pour que ce ne soit pas au sens premier du terme. Comme avant

La guerre? Je me refuse à prononcer le mot, je me refuse à dire que c’est notre état aujourd’hui. Je me refuse à tomber dans la haine, je me refuse à désigner les boucs émissaires que les prêcheurs de haine, dans les deux camps, nous proposent et imposent.

C’est tout ce que j’ai à t’offrir aujourd’hui : être à tes côtés et te protéger du bouclier des valeurs auxquelles je crois et que nous devrons tous protéger.

Nous devrons être forts, mon fils. Nous devrons être résistants, ma fille.[...]"

Il y a un très léger progrès, mais si ma mère m'avait écrit ces mots, je lui aurais quand même pris un rendez-vous d'ophtalmo.

Posté le 23 mars 2016 à 13h01 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (14)


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