27 août 2014

Les pays du Maghreb en état d’alerte face au risque djihadiste

Lu dans Minute :

"Maroc, Tunisie, Algérie : les pays du Maghreb sont tous en état d’alerte maximale face au risque djihadiste. Côté marocain, on évoque 3 000 djihadistes ma rocains engagés en Irak, en Syrie et en Libye, et même une éventuelle menace aérienne venant de ce dernier pays après que des avions civils et militaires sont passés sous le contrôle des groupes djihadistes. En Tunisie, en Algérie, et au Maroc encore, la presse se fait l’écho de plusieurs démantèlements de cellules de recrutements pour l’Etat islamique, et même de camps d’entraînement en Tunisie.

Jeudi dernier, le ministre marocain de l’Intérieur Mohammed Hassad a annoncé le démantèlement d’une cellule terroriste dont les membres « s’apprêtaient à planifier l’exécution d’actes terroristes à l’intérieur du royaume ». En juillet dernier, quatre Marocains sont devenus « émirs » au sein de l’Etat islamique. Plus inquiétant pour nous, d’après les services du royaume chérifien, les deux tiers des 3 000 djihadistes marocains sont des binationaux, pour l’essentiel maroco-espagnols ou franco-marocains !

Il n’y a pas qu’au Maghreb que la pression des groupes djihadistes, et singulièrement de l’Etat islamique, se fait sentir. En juin, au sud de la fragile Jordanie, plusieurs centaines de manifestants brandissaient l’étendard de l’Etat islamique. Pas de quoi rassurer les voisins d’Arabie saoudite qui ont de leur côté déployé 30 000 soldats sur les 800 km de leur frontière avec l’Irak."

Posté le 27 août 2014 à 10h08 par Michel Janva | Lien permanent

25 août 2014

L'idée de discuter n'est pas envisageable avec les djihadistes

Le Père Jean-Jacques Pérennès, directeur de l'Institut dominicain d'études orientales du Caire, déclare à Ouest-France :

"[...] Il faut combattre ces jihadistes extrêmement dangereux. Même Al-Qaida les a rejetés, c'est dire la menace qu'ils représentent.

Vous légitimez donc une attaque armée contre l'EI ?

Tout à fait, les représentants de l'Église ont d'ailleurs évolué sur cette question ces derniers temps, et il faut porter des coups fatals à l'État islamique. L'idée même de discuter n'est pas envisageable avec des gens qui imposent une conversion à l'islam, l'exil ou la mort. Et l'islam qu'ils prônent est loin de l'islam traditionnel, la majorité des musulmans le dénonce. Je ne suis pas un « va-t-en-guerre », mais parfois c'est la seule solution. [...]

Les Kurdes sont en supériorité numérique, mais un appui militaire est nécessaire. L'État islamique a montré son efficacité sur le terrain avec cette progression fulgurante sur le territoire irakien. Mais la reprise de Mossoul par les peshmergas est un signe positif dans la lutte contre les jihadistes.

Les chrétiens pourraient-ils s'installer durablement au Kurdistan ?

Ce n'est pas la solution. Il faut lutter pour une reprise totale de Qaraqosh et de Mossoul, berceaux de la chrétienté en Irak. Mais il faut avant tout que les chrétiens puissent rentrer chez eux, retrouvent leurs maisons et leurs églises. Il faut résister contre ces jihadistes et stopper ce fantasme de rétablir un califat en Irak."

Posté le 25 août 2014 à 19h11 par Michel Janva | Lien permanent

Libération d'un écrivain américain aux mains de Al Qaeda

Peter Theo Curtis, 45 ans, a été libéré dimanche de façon inattendue, grâce à de longues négociations élaborées par le Qatar et les Etats Unis. Il n’y a apparemment pas eu de rançon payée pour lui.

Le mois dernier, la famille Curtis avait reçu une vidéo montrant M. Curtis, les mains liées, assis devant un homme pointant sur sa tête une arme automatique. « Ma vie est en très, très, très grand danger – il me reste trois jours – trois jours à vivre » disait-il. Aucun effort de libération n’avait alors abouti.

Et pourtant il fut libéré par à une branche d’Al Qaeda, Nursa Front, à peine une semaine après la décapitation de James Foley, prisonnier de l’Etat Islamiste. Il est possible que cet événement, enrageant beaucoup de monde, incita le Qatar, allié luttant contre le terrorisme, à exercer une pression plus forte pour la libération de M. Curtis.

La libération de M. Curtis eu lieu alors que les Britanniques annonçaient qu’ils étaient sur le point d’identifier l’assassin de M. Foley. Cette enquête pourra guider les recherches pour libérer un autre captif journaliste américain, Steven J. Sotloff, et deux autres américains.

Une enquête indiquait qu’il avait pénétré en Syrie avec l’aide d’un guide qui l’avait trahi, le livrant aux mains d’un groupe extremiste, Ahrar al-Sham, qui par la suite le livra à Nursa Front. Durant 9 mois la famille resta sans nouvelles jusqu’à ce qu’un autre journaliste, Matthew Schrier, échappa de la même cellule en juillet 2013. Ils avaient creusé un trou dans le mur, mais M. Curtis était resté bloqué à l’intérieur. M. Schrier raconta comment ils avaient été torturés et ne pouvaient plus marcher.

Les Etats Unis sont un des seuls pays strictement opposés au versement de rançon, refusant toute concession avec les groupes terroristes. Cette règle est en contraste radical avec les nations européennes qui pour la plupart sont devenues, sans l’avoir voulues, la plus grande source de revenus d’Al Qaeda, leur payant plus de 125 millions de $  ces 5 dernières années, pour la libération d’otages.

Cette loi interdisant le paiement de rançon a protégé les Américains, en faisant d’eux des otages sans grand intérêt. Mais pour les quelques prisonniers américains, cette règle les exposa à un risque majeur d’exécution. L’Etat islamique d’Irak, qui exécuta M. Foley après avoir exigé une rançon de 100 millions d’€, a menacé d’exécuter M. Sotloff.

Posté le 25 août 2014 à 14h42 par Michel Janva | Lien permanent

Appel du nonce apostolique en Syrie

Le nonce apostolique en Syrie, Mgr Mario Zenari, a dénoncé l’indifférence de la communauté internationale vis-à-vis de la Syrie, alors que la situation ne cesse d’empire. Il pointe du doigt les risques de radicalisations de l’islam, jusqu’en Europe. Extrait de la traduction de Nouvelles de France :

"La Syrie n’est malheureusement plus sous le feu des projecteurs, elle a disparu des écrans radars de la communauté internationale. Pourtant la situation ne s’est pas améliorée et les gens, absolument tous les gens ici, me disent : « Nous sommes ici, nous avons tous les jours sous les yeux des atrocités… et on ne parle plus de cela » ! Chaque jour, il y a en moyenne 180 morts en Syrie : un chiffre qui ne devrait laisser personne tranquille. Et pourtant, la Syrie est tombée aux oubliettes. [...] Ces djihadistes seraient à une quarantaine de kilomètres d’Alep. [...]"

Posté le 25 août 2014 à 09h51 par Michel Janva | Lien permanent

24 août 2014

Le bourreau de John Foley identifié

Les services de renseignement britanniques ont identifié le djihadiste de l’Etat islamique originaire de Grande-Bretagne suspecté d’avoir assassiné le journaliste américain James Foley.

L’identité du bourreau n’a pas été dévoilée mais le nom d’un » suspect-clé » a été divulgué. Il s’agit de Abdel-Majid Abdel Bary, l’un des 6 fils de Adel Abdul Bary.

Le journal britannique précise que Bary a 23 ans et qu’il est originaire d’une banlieue londonienne huppée où il vivait dans une maison à 1 million de livres. Il aurait quitté la Grande-Bretagne l’an dernier pour rejoindre la Syrie. L’homme a récemment publié une photo de lui sur les réseaux sociaux, brandissant la tête d’un homme décapité. Bary serait surnommé « Le djihadiste John » par les autres combattants islamistes.

Posté le 24 août 2014 à 11h58 par Michel Janva | Lien permanent

23 août 2014

Un autre califat au Nigéria

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Boko Haram a pris le contrôle de la ville de Gwoza, dans l’Etat de Borno, au nord-est du Nigeria. En juin dernier, au prix de quelques massacres, Boko Haram avait déjà pris des villages, et la majorité des faubourgs de Gwoza. Mais cette fois les islamistes contrôlent la ville elle-même, et c’est une grande ville, de près de 300.000 habitants.

Ce que l’on voyait arriver se précise : Boko Haram, qui a l’ambition de créer un califat au Nigeria, et qui a immédiatement apporté son soutien au califat d’Abou Bakr al-Bagdadi en Syrie et en Irak, est en train, comme l’Etat islamique, de se constituer lui aussi un territoire.

Posté le 23 août 2014 à 19h29 par Michel Janva | Lien permanent

Les djihadistes suivent le Coran

Posté le 23 août 2014 à 15h13 par Michel Janva | Lien permanent

Islam : l'hypocrisie des modérés

Voici un article de Dalal Al-Bizri paru au Liban dans AL-MODON et traduit cette semaine dans Courrier international. L'auteur y écrit que les musulmans modérés sont plus patients que les islamistes radicaux mais ils ont le même objectif : imposer la charia au monde.

Courrier_international_n°1242_du_21 _au_27_août_2014_pages_11_et_12

Posté le 23 août 2014 à 10h43 par Michel Janva | Lien permanent

22 août 2014

"Parce que nous sommes chrétiens, ils veulent nous tuer"

Dans l'avion qui les conduit jeudi en France, 2 réfugiés chrétiens d'Irak racontent la peur, la terreur, les menaces :

"Bien avant leur arrivée, j'avais reçu trois menaces directes, sur mon téléphone portable". "Il y a huit ans, j'avais déjà dû quitter Mossoul, où nous les chrétiens n'étions plus en sécurité, pour me réfugier à Qaraqosh". "Quand ils sont arrivés aux portes de la ville, nous sommes partis pour Erbil, où nous avons été accueillis par le gouvernement kurde, qu'il en soit remercié". "Les djihadistes violent les femmes, les filles, kidnappent les gens, c'est très dur. On a des amis, des musulmans, qui sont très gentils, mais eux, on ne sait pas pourquoi ils font ça. Parce qu'on est chrétiens, c'est tout. Il y a beaucoup de chrétiens qui veulent venir en France ou en Europe, parce que c'est impossible de vivre avec les gens qui nous haïssent. Nous sommes humiliés, persécutés, on ne peut plus vivre comme ça". "On va recommencer à zéro, c'est dur, mais ce sera mieux pour nous que de vivre toujours sous la menace, dans l'insécurité, toujours, à Qaraqosh, à Mossoul, en Irak."

"Déjà en 2005, à l'université de Mossoul, ils m'avaient menacée et obligée à porter le voile, parce que c'était le ramadan. Je l'ai porté pendant deux semaines, si je ne l'avais pas fait, ils m'auraient tuée." "Ils sont effrayants, ils veulent nous forcer à nous convertir, nous transformer en musulmans". "Parce que nous sommes chrétiens, ils veulent nous tuer. Si nous étions restés, nous avions le choix entre nous convertir ou leur payer un impôt, tous les mois. Nous avons tout quitté en quelques heures, c'était horrible. La France est notre dernière chance, nous n'avons plus rien, plus de maison, plus de travail, nous avons tout perdu. J'étais professeur, d'anglais, désormais je ne suis plus rien." 

Posté le 22 août 2014 à 19h07 par Michel Janva | Lien permanent

21 août 2014

La gendarmerie algérienne fiche les chrétiens

Lu ici :

"La gendarmerie algérienne mène une enquête discrète sur les chrétiens de Kabylie. Elle a établi un fichier individuel dans lequel sont mentionnés: le nom, l'âge, le statut social, les ressources financières, l'opinion politique et le niveau scolaire de chaque chrétien. Les services des renseignements généraux ont infiltré tous les lieux de culte et certains lieux ont même été dévoilés. 
Le nombre de chrétiens aurait largement dépassé celui des musulmans dans des localités comme Tizy Wezzu, Makouda, At Wagnun, Iwadiyen…
«On nous a dit que l'Etat algérien compte ne pas nommer à des postes clés des citoyens Kabyles de confession chrétienne. C'est une ségrégation. Un chantage pour notre communauté qui pratique sa religion dans une parfaite tolérance», a confié un chrétien kabyle au journal Tamurt. Ce recensement a commencé à être dénoncé par des chrétiens kabyles depuis mai 2014".

Posté le 21 août 2014 à 20h17 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

"Les trois visages du Coran"

L'Observatoire de l'islamisation a enquêté pour nous sur la construction du Coran. Une interview érudite et très intéressante.

"Interview de Leila Qadr pour son ouvrage "Les 3 visages du Coran" aux éditions de Paris (2014) co - écrit avec Arrun Amine Saad Edine, faisant le point sur les dernières recherches historiques, archéologiques, scripturaires, expliquant la construction du Coran. La construction progressive du livre a compilé des bribes de la Bible, des apocryphes bibliques, de midrash juifs, et des fabliaux de l'époque. Chaque récit coranique trouve sa source dans des textes pré - existants. "Le Rappel" est le mot désignant le coran dans… le coran. Rien de nouveau dans cette recomposition. Le nom de Muhammad est présent seulement 4 fois sans parenthèses, et est massivement présent entre parenthèses. Pourquoi ? 

Selon le projet de recherche corpus coranicum de l'université de Berlin-Branderburgishe qui dispose d'un fond unique au monde de primo coran photographiés dans les années 30 :

"L’épigraphie himyarite et aksûmite, domaines dans lesquels des découvertes majeures ont été faites au cours du dernier demi-siècle, modifie radicalement la chronologie de certains emprunts : on a découvert que des termes aussi importants que salât (« prière ») et zakât (« aumône légale ») sont déjà utilisés dans l’épigraphie himyarite plus de 200 ans avant l’islam"

Voir aussi à la Bibliothèque Nationale de France un des feuillets coraniques les plus anciens conservés."

 

Posté le 21 août 2014 à 18h38 par Marie Bethanie | Lien permanent

25 août : conférence de l'abbé Pagès à Carnac

L'abbé Guy Pagès donnera une conférence le 25 août à 21H à CARNAC sur le thème "La nouvelle évangélisation au défi de l'islam" au 5 avenue des saules (centre inter-paroissial Loc Maria).

Posté le 21 août 2014 à 15h40 par Michel Janva | Lien permanent

Vers un Etat islamique en Belgique

 

Posté le 21 août 2014 à 15h09 par Michel Janva | Lien permanent

Une population peut être chassée ou se voir remplacée par une autre

Extrait du discours prononcé par le Général Lalanne-Berdouticq (ancien commandant du 3ème REI (Régiment Étranger d’Infanterie) et ancien chef du BDL (Bureau De Liaison) de la FINUL (Force Intérimaire des Nations Unies au Liban), lors de la clôture d'une récente session de l'IHEDN :

"Méfions-nous du prêt à penser. Il est presque toujours faux et ordonné à des fins peu recommandables.

Non le Kosovo n’est pas meilleur après la campagne qu’y ont conduite les alliés en 1999, montée suite à une incroyable guerre d’intoxication médiatique diabolisant les Serbes et présentant les Albanophones comme des anges persécutés…

Il en résulta la fondation du premier pays presque totalement mafieux du continent européen, dont la population originelle, serbe, a été sans pitié chassée de chez elle dans le silence des médias ; ses monastères détruits et ses maisons incendiées.

Non l’Afrique d’aujourd’hui ne vit pas mieux que du temps de la colonisation, à commencer parce que l’esclavage (personne ne le dit) et les massacres ethniques sont repartis de plus belle et que bien des États officiellement constitués sont en faillite aussi bien financière que politique.

Non la Libye d'aujourd'hui n'est pas meilleure que celle d'hier, puisque au demeurant elle n'existe tout simplement plus, et que son tyran a été remplacé par d'autres, en plus grand nombre.

Non la démocratie occidentale n’est pas applicable à tous les continents et à tous les pays. D’abord parce que ce n’est pas un système unique (voyez comme la nôtre est différente de celle des États-Unis ou d’Israël, ou bien encore de la Grande-Bretagne) ; ensuite parce que ce système politique ne peut s’épanouir qu’au sein de peuples voyant la personne comme un individu et non comme une partie d’un tout (société personnalistes contre sociétés holistiques)…

Dans les grandes questions du monde n’oublions jamais de considérer le paramètre démographique. Il est capital et le silence des médias et des analystes sur ces sujets en dit long sur l’aveuglement – qui ne peut qu’être volontaire – de nos élites autoproclamées.

Ainsi, quel est l’avenir de l’Allemagne, qui aura perdu sept millions d’habitants en 2030 et se verra peuplée en grande partie de ressortissants d’origine turque ? Sera-t-elle-la même ?

On sait que l’islam confond la sphère publique et la sphère privée en refusant absolument de distinguer "Dieu" et "César". Or, cette distinction est à la base même des systèmes démocratiques.

Enfin, oublie-t-on qu’une population peut être chassée de chez elle, ou se voir remplacée par une autre, les autochtones se retrouvant alors comme étrangers sur leur propre sol ?

Sans remonter à la diaspora juive du premier siècle, pensons aux Coptes d’Égypte, aux chrétiens de Turquie et d’Asie (20% de la population en 1900 alors qu’ils sont aujourd’hui 0,02%, soit mille fois moins) ou bien encore aux Serbes du Kosovo, déjà cités (90% de la population en 1900 et moins de 10% aujourd’hui) !

Hors les idéologues, qui peut être assuré qu’en France, nous sommes à l’abri de tels phénomènes ?

Refuser d’examiner la question sous couvert de mots en -isme est singulièrement irresponsable.

Or, entendons nous que l’on pose cette question ? – Non !"

Posté le 21 août 2014 à 08h50 par Michel Janva | Lien permanent

20 août 2014

Le journaliste James Foley égorgé par les islamistes et non par Bachar

La presse avait attribué, sans le début d’un commencement de preuve, la disparition du journaliste américain James Foley en Syrie, au président syrien Bachar al-Assad. C’était en novembre 2012.

Hier, les jihadistes de l’EI ont revendiqué non seulement son enlèvement, mais aussi son assassinat par décapitation.

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Posté le 20 août 2014 à 15h18 par Michel Janva | Lien permanent

"Vos principes libéraux et démocratiques ne valent rien ici"

De Mgr Nona Amel, archevêque catholique chaldéen de Mossoul, maintenant exilé à Erbil (issu du Corriere della Sera et repris ici), le 9 août 2014 :

"Nos souffrances actuelles sont le prélude de celles que vous, les Européens et les chrétiens occidentaux, allez souffrir aussi dans un proche avenir. J'ai perdu mon diocèse. Le siège de mon archevêché et de mon apostolat a été occupé par des islamistes radicaux qui veulent que nous nous convertissons ou que nous mourrions. Mais ma communauté est toujours en vie. S'il vous plaît, essayez de nous comprendre. Vos principes libéraux et démocratiques ne valent rien ici. Vous devez examiner à nouveau cette réalité au Moyen-Orient, parce que vous accueillez dans votre pays un nombre toujours croissant de musulmans. Vous êtes aussi en danger. Vous devez prendre des décisions fortes et courageuses, même s'ils contredisent vos principes. Vous pensez que tous les hommes sont égaux, mais ce n'est pas vrai : l'Islam ne dit pas que tous les hommes sont égaux. Vos valeurs ne sont pas leurs valeurs. Si vous ne comprenez pas ceci très vite, vous allez devenir les victimes de l'ennemi que vous avez accueilli chez vous."

Posté le 20 août 2014 à 10h38 par Michel Janva | Lien permanent

19 août 2014

Le dialogue avec les musulmans ne peut pas être poursuivi à tout prix

Mgr Luigi Negri, Archevêque de Ferrare-Comacchio, a déclaré (traduction de Benoît-et-moi) :

"L'exposition sur la maison de votre Evêque, maison de tout notre peuple chrétien de Ferrare-Comacchio, de la marque représentant l'initiale du mot «Nassarah» (Nazaréen), le terme par lequel le Coran identifie les disciples de Jésus de Nazareth - qui a été imposée par les milices de l'autoproclamé Califat de Bagdad aux infidèles-chrétiens, pour lesquels il n'y a pas de place dans l'Etat Islamique de l'Irak à moins qu'ils se convertissent, se soumettent à un impôt spécial, subissent la dévastation de leurs lieux de culte et la confiscation de leurs biens - entend dire publiquement que l'archidiocèse de Ferrare-Comacchio se sent une seule chose avec nos frères et sœurs qui portent dans leur corps et dans leur âme les blessures de la passion et la mort du Seigneur.

Tandis que nous nous préparons à la journée de prière (décrétée par la CEI pour le 15 août), pour que la paix revienne - il vaudrait mieux dire: pour que le Seigneur Jésus-Christ fasse un miracle, pour lequel, humainement parlant, on n'entrevoit aucune possibilité, même minime - je voudrais que vale pour tout le diocèse ce que le pape François a maintes fois invoqué, à savoir qu'il ne s'agisse pas seulement de "dire" des prières, mais de prier avec la totalité de sa vie et de son intelligence du cœur. Puisse la prière être surtout une demande de pardon adressée à Lui parce que notre vie de chrétiens occidentaux est gravement coupable, dans le sens de la responsabilité envers ce qui se passe. 

Cette responsabilité s'exprime à travers un ingénuité pour le moins pathologique. On doit parler de dialogue, certes oui, mais on ne peut et on ne doit le faire que s'il porte en lui la conscience de notre propre identité et de la complexité de l'interlocuteur en question. Dans tous les cas, le dialogue ne peut pas être poursuivi à tout prix et ne peut absolument pas représenter une forme de démission de la présence chrétienne au Moyen-Orient.

Nous devrions tous vouloir être là avec eux, pour renforcer la présence y compris numérique de chrétiens dans les lieux où depuis deux mille ans, l'Eglise et les chrétiens sont présents et persécutés. Prions afin que le Seigneur nous rende capable d'instaurer et de poursuivre un dialogue intelligent et pas une capitulation sans condition, et prions aussi afin que le Seigneur nous concède de contribuer de manière positive non seulement à arrêter la fuite de milliers et milliers de nos frères et sœurs, coupables seulement d'être chrétiens comme les premiers martyrs, mais, autant que possible, de renforcer leur présence que nous ne pouvons pas ne pas considérer comme une contribution essentielle au Bien Commun de l'humanité toute entière. C'est la manière authentique de prier pour la paix qui est un don du Christ ressuscité: «Que la paix soit avec vous». 

Tout le reste finit par n'être que discours creux. L'Église n'a pas besoin de discours creux et, que je sache, Dieu non plus."

Posté le 19 août 2014 à 14h19 par Le Salon Beige | Lien permanent

18 août 2014

Mahomet : une falsification d'un terme syriaque chrétien

Intéressant :

"L’apologétique musulmane a cru voir dans le syriaque Mnahmânâ (qui traduit le grec «Paraclet») le nom de Muhammad, ce qui est linguistiquement inadmissible (racines n-h-m et h-m-d respectivement), puis a pensé que le grec paraklètos était une mauvaise lecture pour périklutos (illustre, renommé, ce qui est la signification de Muhammad), ce qui soit reviendrait à traiter une langue indo-européenne comme une langue sémitique où priment les consonnes, soit découlerait de l’accusation d’«altération» des textes lancée par le Coran contre les Juifs et les Chrétiens."   Marie-Thérèse Urvoy, Abécédaire du christianisme et de l’islam (éditions de Paris, 2008), page 69"

Posté le 18 août 2014 à 15h53 par Le Salon Beige | Lien permanent

14 août 2014

L'Etat islamique en Irak...

Vidéo très choquante

 

Posté le 14 août 2014 à 00h26 par Le Salon Beige | Lien permanent

13 août 2014

Le jihad pour les nuls

Une vidéo édifiante, datant de 2012, mais qui n'a pas pris une ride, mise en ligne par l'Observatoire de la Christianophobie :

"Cette vidéo de quelque 25 mn est à découvrir sans tarder ! Elle a été mise en ligne dans sa version originale en américain dès 2012, mais la version que je vous propose ci-dessous, n’a été sous-titrée en français qu’en novembre 2013. Curieusement, elle n’a eu que peu de lectures… Moi-même, je ne la connaissais pas et c’est un lecteur de la page Facebook de L’Obs qui me l’a signalée aujourd’hui en m’invitant à aller la découvrir. Je l’ai fait, et je ne le regrette pas ! L’auteur de cette vidéo, Kris Norge, est un citoyen américain. Il y explique paisiblement, et je dois avouer de manière fort convaincante, les trois phases du djihad. Épatant. Son monologue est entrelardé de citations du Président Obama qui donnent quelque crédit à ceux qui estiment que le Président des États-Unis est un crypto mahométan… Savourez ce petit chef d’œuvre et partagez-le… Je précise, mais c’est une opinion personnelle, qu’en France nous nos trouvons déjà dans la phase 2…"

 

Posté le 13 août 2014 à 16h13 par Marie Bethanie | Lien permanent

09 août 2014

Les cris et les larmes de la députée irakienne, Vian Dakhil, pour son peuple massacré par les musulmans

 

Posté le 9 août 2014 à 09h31 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (14)

08 août 2014

A Alep en Syrie, "nos gens sont sans nourriture, sans eau, sans électricité et vivent dans la peur"

MarCe sont les mots de monseigneur Mayarati qui a rencontré le Pape mercredi :

"A Alep, deuxième ville de Syrie, la population vit dans la terreur, sans eau, ni nourriture ni électricité. L’archevêque arménien de la ville, Mgr Boutros Marayati, a rencontré le Pape François mercredi, à l’issue de l’audience générale. Il lui a fait part de la douleur et des espoirs des chrétiens de Syrie. « Nos gens sont sans nourriture, sans eau, sans électricité et vivent dans la peur de ce qui arrivera demain, en regardant toujours le ciel pour voir si les missiles tombent. »

Interrogé par l’Osservatore romano, l'archevêque a décrit une réalité très dure et plaidé en faveur d’un cessez-le-feu immédiat, « pour permettre enfin de s'engager dans un dialogue franc, entre toutes les parties prenantes de ce conflit, afin de parvenir à une solution pacifique qui garantit la bien du peuple ».

Posté le 8 août 2014 à 23h55 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (4)

Chrétiens d'Irak : le message de la conférence des évêques de France

Sur le site officiel

Déjà dramatique, la situation des chrétiens d’Irak s’aggrave d’heure en heure. Le terrorisme aveugle compte, hélas, sur le relâchement estival de notre vigilance pour intensifier   son chantage et ses odieuses exactions. Le voyage tout récent   de la délégation de l’Eglise catholique en France vient de mesurer à quel point la population irakienne, dans ses diverses composantes, crie au secours. Entendrons-nous leur appel? Nous saluons les récentes prises de parole des dirigeants de notre pays. Mais elles doivent se concrétiser davantage. C’est au niveau des Nations Unies que doit au plus vite s’organiser la plus ferme et la plus rapide des réactions, avant qu’il ne soit trop tard.

Les catholiques de France sont mobilisés dans la prière et l’action. Nos frères chrétiens sont chez eux en Orient ! La communauté internationale est indigne d’elle-même si elle ne protège pas toutes les minorités de la planète.

Mgr Georges PONTIER

Archevêque de Marseille

Président de la Conférence des Évêques de France

Posté le 8 août 2014 à 20h43 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (8)

07 août 2014

Des jihadistes se sont emparés de Qaraqosh

Alerte "Le Figaro" : les jihadistes continuent leur avancée inexorable, et se sont emparés de Qaraqosh, près de Mossoul :

"Des djihadistes se sont emparés de Qaraqosh, la plus grande ville chrétienne d'Irak près de Mossoul (nord), et des zones alentours abandonnées dans la nuit par les forces kurdes.

"Je sais maintenant que les villes de Qaraqosh, Tal Kayf, Bartella et Karamlesh ont été vidées de leurs habitants et sont maintenant sous le contrôle des insurgés", a déclaré à l'AFP Mgr Joseph Thomas, archevêque chaldéen de Kirkouk et Souleimaniyeh.

Des dizaines de milliers de personnes fuient les djihadistes dans le nord."

 

Posté le 7 août 2014 à 10h41 par Marie Bethanie | Lien permanent

02 août 2014

L'islam face au prophète Jonas

De Gérard Leclerc dans Le Figaro :

"La destruction spectaculaire par les djihadistes du tombeau de Jonas à Mossoul a replacé brusquement au centre de l'actualité l'étonnant épisode biblique rapporté par l'Ancien Testament. Episode qui ne pouvait manquer de ranimer la mémoire des fidèles des trois monothéismes. Autant juifs, chrétiens que musulmans ont médité de tout temps sur la figure de ce personnage un peu décalé de la révélation et dont Dieu semble s'être joué pour mieux mettre en évidence sa volonté de salut et sa miséricorde infinie. De ce point de vue, il y a un contraste saisissant entre la leçon de Jonas et la violence extrême de ceux qui s'en sont pris à son tombeau. Certes, dans l'esprit des djihadistes, il ne s'agissait nullement d'effacer ou de stigmatiser une figure vénérée par l'islam. Leur intention était de mettre fin à un scandale idolâtrique qui détournait de la vraie piété musulmane. N'empêche que cette violence est significative en elle-même d'une orientation générale incompatible avec ce que Jonas dit de la personnalité de Dieu: «Je savais en effet que tu es un Dieu de pitié et de tendresse, lent à la colère, riche en grâce et se repentant du mal.» En l'espèce ce repentir divin concerne la volonté de châtier l'inconduite de la cité de Ninive!

Au cœur de l'Irak d'aujourd'hui, en pleine tourmente, nous est-il possible d'imaginer la splendeur de cette cité, qui fut capitale de l'Assyrie et dont l'archéologie nous détaille les incroyables richesses? Splendeurs éphémères, puisque Ninive fut détruite en 612 avant J.-C., alors qu'elle était à son apogée. Libre nous est possible de penser que, pour un enfant d'Israël de l'époque, elle constituait le mythe même de la ville, avec son immensité (il fallait à Jonas trois jours pour la parcourir), mais aussi le trouble attrait de ses parfums de cité païenne. Voilà le pauvre Jonas envoyé d'autorité par Yahvé, pour annoncer aux Ninivites que leur ville sera détruite dans quarante jours, s'ils ne se repentent pas de leurs fautes. On comprend qu'il ait voulu se dérober à une telle impossible mission et qu'il ait pris la fuite par la mer à destination de Tarsis.

Bien mal lui en a pris puisque le bateau où il a pris place se trouve au milieu de la tempête déchaînée et que les marins qui l'ont accueilli découvrent qu'il est la cause de la malédiction qui s'est portée sur eux. Jeté au fond de l'abîme, il a pourtant la chance insigne d'être recueilli dans les entrailles d'une «baleine». Le court récit biblique est soulevé par un lyrisme étonnant, qui façonne un vrai chef-d'œuvre littéraire: «Tandis qu'en moi, mon âme défaillait, je me suis souvenu de Yahvé et ma prière est allée jusqu'à Toi en Ton Saint Temple. Ceux qui servent des vanités trompeuses, c'est leur grâce qu'ils abandonnent. Moi, aux accents de la louange, je T'offrirai des sacrifices.»

Et Jonas est vomi sur le rivage, depuis le ventre du poisson. Il ne peut plus se dérober. Il affronte l'immense ville, son peuple, ses autorités, le roi lui-même! Nouveau miracle: il est entendu et compris, alors qu'Abraham n'avait pas trouvé les dix justes nécessaires pour sauver Sodome. «On se couvrira de sacs, on criera vers Dieu avec force, et chacun se détournera de sa mauvaise conduite et de l'iniquité que commettent ses mains […] Aussi Dieu se repentit du mal dont il les avait menacés, il ne le réalisa pas.»

Jonas est furieux de ce retournement, il désire même sa propre mort! C'est vrai que cette découverte d'un Dieu qui se repent du mal qu'il voulait faire est plus que surprenante. Etonnant encore le fait que le salut soit ouvert aux païens d'une ville idolâtre. C'est l'immense horizon de la miséricorde divine qui se dévoile, avec l'universalisme qui englobe l'humanité entière, y compris les plus farouches ennemis d'Israël. Oui, décidément, ce tout petit texte biblique n'est pas anodin. Son style singulier, son propos didactique le mettent à part des livres prophétiques auxquels il est pourtant associé. C'est que sa leçon est forte, son symbolisme extraordinairement parlant. Le Christ lui-même se référera, selon l'Évangile de saint Matthieu, au seul signe de Jonas, alors qu'on lui réclame un signe décisif pour attester du caractère de sa mission. Il est vrai que Jésus désigne par là sa Résurrection à travers le séjour dans le ventre de la baleine et le retour à la lumière du jour. Il rappelle aussi la repentance des gens de Ninive.

Les djihadistes de Mossoul ont-ils quelque idée de la miséricorde divine et de l'universalité du salut? On se pose la question, non sans quelque frayeur, sachant le sort qu'ils réservent aux chrétiens, aux femmes et même aux fidèles de leur religion suspects d'idolâtrie. On ne les voit pas du tout dans le rôle de Jonas, et la terreur qu'ils font régner est à l'opposé d'un Dieu de pitié et de tendresse. On s'interroge aussi sur leur féroce entreprise iconoclaste qui se déchaîne contre les chefs-d'œuvre de l'art et les monuments témoins du plus insigne passé. Cette politique de la terre brûlée se rapporte à une certaine conception du divin, qui ignore que l'épiphanie de la transcendance peut briller dans des œuvres faites de main d'homme. Cette épiphanie est d'abord celle du visage humain, créé, selon la Genèse, à l'image de Dieu. Il faut craindre un régime de pensée où l'alliance entre Dieu et l'humanité ne se reflète plus dans cette beauté qui, selon Dostoïevski, sauvera le monde."

Posté le 2 août 2014 à 11h26 par Michel Janva | Lien permanent

31 juillet 2014

Pour qu'un musulman devienne un vrai Occidental, il faut qu'il se convertisse au christianisme

Claude Sicard est agronome, docteur en économie, spécialiste du développement. Il est l'auteur de deux livres sur l'islam, L'Islam au risque de la démocratie et Le face-à-face islam chrétienté. Quel destin pour l'Europe?

Il répond au Figarovox :

"Le Coran, qui est véritablement «la parole de Dieu» pour les musulmans, délivre aux croyants de cette religion des messages que, nous, citoyens de pays démocratiques, considérons être indubitablement des incitations à la haine. En sorte que normalement la diffusion de ces messages devrait tomber sous le coup de la loi. Citons quelques sourates pour illustrer notre propos:

L'attitude vis-à-vis des incroyants: «Ô vous qui croyez, combattez ceux de vos voisins qui sont infidèles» (9,123) ; ou encore: «Tuez les polythéistes partout où vous les trouverez» (9,25) ; et aussi: «Ô Prophète, incite les croyants à combattre: vingt braves d'entre eux terrasseront 200 infidèles» (8,65), etc. Avec, pour déculpabiliser les croyants qui en viendraient à tuer des infidèles et qui s'en émouvraient, cette sourate qui leur dit: «Ce n'est pas vous qui les avez tués, c'est Dieu» (8,17).

L'attitude vis-à-vis des juifs: «Ô croyants, ne prenez pas pour amis les juifs et les chrétiens» (5,51).

D'une façon générale, il faut avoir en mémoire cette sourate où il est dit: «Mahomet est l'envoyé de Dieu. Ses compagnons sont durs envers les infidèles, et miséricordieux entre eux». Dans une société telle que la conçoit l'islam, il faut savoir qu'il n'y a de place que pour des croyants. Les uns sont dans la bonne voie (les musulmans), les autres, «les gens du Livre» qui tiennent à rester dans l'erreur, sont admis: ils ont le mérite de croire en Dieu, et on les tolérera donc, mais en en faisant des citoyens de second rang, dits des «dhimmis». Ces citoyens de second rang se trouveront en permanence brimés dans leur vie de tous les jours, et la situation leur deviendra finalement insupportable. Les incroyants, quant à eux, seront persécutés: ils devront soit se convertir à l'islam soit être éliminés. [...]

Certes, on trouve dans la Bible des passages violents. Mais la distinction fondamentale qui est à faire entre la Bible et le Coran se trouve dans le fait que la Bible a été rédigée par des hommes, alors que le Coran est par nature la parole de Dieu. Il faut rappeler que les musulmans nous disent que le message de Dieu délivré aux hommes a depuis la nuit des temps toujours été le même: les prophètes qui ont précédé Mahomet ont été des hommes «inspirés par Dieu» (Moise et Jésus étant les deux principaux d'entre eux). Du fait qu'ils étaient des hommes, le message qu'ils ont délivré était imparfait, mal compris, tronqué… Le message de Dieu a finalement été recueilli dans son intégralité par Mahomet a qui Dieu a dicté son message: c'est donc le message auquel on doit se conformer, car c'est le message parfait, et il n'y en aura plus d'autre. Quand on lit dans le Coran des passages qui prônent la violence, il s'agit donc bien d'injonctions délivrées par le Tout-Puissant, des messages que l'on ne peut donc qu'exécuter si l'on est un croyant sincère et soucieux de son devenir après la mort.

[...] En effet, la distinction entre «islam radical» et «islam soft» est sans fondement. Elle est l'effet des arrangements que nos sociétés occidentales tentent de trouver pour ne pas condamner les musulmans dans leur refus d'adopter nos valeurs et de se conformer à la manière que nous avons, nous Occidentaux, de concevoir l'organisation de nos sociétés.[...]

Intégrer des musulmans dans une société occidentale qui a pour fondement le christianisme est une utopie. Les musulmans tiennent à conserver leur identité, et on ne peut pas le leur reprocher. [...] On pourrait dire de façon provocatrice que pour qu'un musulman devienne un vrai Occidental, il faut en fait qu'il se convertisse au christianisme. Certes, les Européens sont en majorité agnostiques, mais même cet agnosticisme s'est construit avec une culture et une tradition judéo-chrétienne. Il faut appréhender les problèmes d'intégration avec les approches des anthropologues, et ne pas rester sur des idées simplistes. Le Coran dit aux chrétiens qu'ils sont dans l'erreur: comment donc des musulmans adopteraient-ils les thèses de ces gens que le Prophète a ordonné de combattre? Le message antichrétien est dans le livre saint de l'islam: il ne facilite pas l'intégration des musulmans dans nos sociétés occidentales, des sociétés fondées, il ne faut pas le négliger, sur les valeurs et les traditions chrétiennes."

Posté le 31 juillet 2014 à 19h21 par Michel Janva | Lien permanent

Hier Édesse, aujourd’hui Mossoul

De Jean-Claude Bésida dans Famille chrétienne :

"[...] Sait-on ainsi que les quelques dizaines de milliers de chaldéens qui, aujourd’hui, survivent dans le nord de l’Irak sont les héritiers non seulement de l’Église la plus ancienne du monde, mais aussi d’une des plus impressionnantes chrétientés médiévales ? Alors que Charlemagne régnait sur l’Occident, le patriarche de Séleucie-Ctésiphon (près de Bagdad) Mar Timothée Ier était le chef d’une Église florissante et prospère qui allait de la Méditerranée au Gange. Elle comptait des douzaines d’évêchés et des monastères sans nombre. En 780, il saluait le dynamisme de la mission aux confins de l’Himalaya, avec « l’onction d’un métropolite pour les Turcs » et disait sa « joie de la consécration prochaine d’un autre pour les Tibétains ».

Il est difficile aujourd’hui de prendre toute la mesure de ce que représentaient ces familles d’Orient pour l’Église universelle. Selon l’historien britannique Philip Jenkins, elles regroupaient encore au XIe siècle, un tiers des chrétiens du monde entier les deux autres tiers étant représentés par les chrétientés africaines (anéanties à l’exception des Coptes et des Éthiopiens) et européennes (qui connurent une expansion missionnaire mondiale après le Moyen Âge). L’Église « a les promesses de la vie éternelle », mais l’Histoire montre que des Églises locales peuvent très bien être détruites.

En quelques siècles de domination islamique, elles furent laminées. Nombre de centres chrétiens connurent le sort d’Édesse en actuelle Turquie, prise en 1140 et dont les quarante-sept mille habitants furent passés au fil de l’épée ou réduits en esclavage, au point que le patriarche Michel le Syrien (1126-1199) en dit : « elle est aujourd’hui devenue un repaire de chacals, où personne n’entre, sauf les pilleurs de trésors ». Hier Édesse, aujourd’hui Mossoul. [...]"

Posté le 31 juillet 2014 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

30 juillet 2014

"La Voie du Musulman" : décryptage

Alors que Bernard Cazeneuve estime que le livre "La Voie du Musulman" ne fait pas l'apologie du terrorisme et que

"On ne peut pas interdire des livres dès qu'ils sont choquants. S’il n'y a pas d'appel à la haine ou d'apologie au terrorisme, on ne peut pas l'interdire. Ce n'est pas un délit de prôner le djihad, ce n'est pénalement pas répréhensible. [...] Si l'on prend la Bible, c'est pareil, il y a également des passages choquants et pourtant, on ne va pas l'interdire"

Abdallah Zekri, président de l'Observatoire des actes islamophobes du CFCM, n'est pas du tout d'accord avec le ministre de l'intérieur :

« Ce que les gens retiennent, ce sont ces phrases sur le jihad qui heurtent le lecteur et le bon musulman »[...] « Ce sont des paroles que je condamne avec force. Ces passages appellent à la guerre, à la haine et à la terreur. »

Joachim Véliocas, directeur du blog "l'observatoire de l'islamisation",  pointe justement tous les passages de "La Voie du Musulman" qui sont à la fois des appels à la haine et font l'apologie du terrorisme :

 

Invité du JT de TV Liberté, Joachim Véliocas déplore l'incurie du gouvernement et le silence des médias (à 2'40") :

 

A l'heure où les Chrétiens d'Irak se font chasser de leur pays par les islamistes utilisant les méthodes décrites noir sur blanc par des livres tels que "La Voie du Musulman", il est très étonnant que ces livres soient vendus en France avec la bénédiction de notre ministre de l'intérieur.

Posté le 30 juillet 2014 à 23h25 par Marie Bethanie | Lien permanent

Une volonté d’épuration génocidaire des chrétiens de Mossoul

Directeur général de L’OEuvre d’Orient, le père Pascal Gollnisch se trouve actuellement en Irak avec le cardinal Barbarin et Mgr Dubost. Il répond à Minute :

M"[Les chrétiens d'Irak] sont victimes d’une volonté d’épuration qui s’apparente à un génocide puisque la notion de génocide dans le droit international ne désigne pas seulement ceux qui sont perpétrés au nom d’une race mais également au nom d’une religion. On peut donc parler d’une volonté d’épuration génocidaire des chrétiens de Mossoul – le secrétaire général des Nations Unies, Ban Kimoon, a d’ailleurs parlé d’un « crime contre l’humanité ». Ces malheureux en déshérence, complètement démunis, ont dû se réfugier notamment dans la ville d’Erbil, au Kurdistan, où nous les avons rencontrés ce matin. Ils ont absolument tout perdu : c’est insupportable, intolérable ! Un siècle après le génocide arménien, nous ne pouvons pas accepter de le voir se répéter contre les chrétiens de Mossoul présents dans cette région depuis le début du christianisme. Nous ne devons pas considérer que la situation est pérennisée. Les chrétiens de Bagdad craignent eux aussi que leur ville puisse tomber au pouvoir de l’EIIL, ce qui serait catastrophique. Or, cette organisation bénéficie déjà d’une influence dans la partie sunnite de la ville. Les instances internationales doivent prendre les moyens de l’empêcher et contraindre les fondamentalistes à quitter Mossoul. [...]

C’est pourquoi il est impensable de laisser cette organisation, encore plus violente qu’Al Qaida, s’implanter de l’autre côté de la Méditerranée. Il faut la stopper, pas forcément par une intervention militaire mais en la privant de tout financement et de tout approvisionnement, en particulier en armes et en munitions.

Pensez-vous qu’elle soit soutenue par certains Etats – comme le Qatar, qui a financé en Syrie certains groupes djihadistes en lutte contre le pouvoir de Bachar el-Assad ?

Je ne pense pas que l’EIIL soit soutenu par des gouvernements mais il trouve des appuis dans certains pays. Il contrôle une zone à cheval sur l’Irak et le nord de la Syrie, englobant la ville syrienne de Raqqa, ce qui représente un grave danger pour l’ensemble de la Syrie: il est d’ailleurs urgent que nous, Français, revoyions l’ensemble de notre position à l’égard de ce pays. [...]

Posté le 30 juillet 2014 à 19h38 par Michel Janva | Lien permanent

La France a versé 58M€ à Al Qaïda

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Selon une enquête du New York Times, les diverses branches officielles d’Al Qaïda ont perçu, depuis 2008, au moins 125 millions de dollars de rançons. La France est très largement en tête, avec 58 millions de dollars. Puisque la France paye bien, un tiers des otages sont français. En revanche il n’y plus d’otages américains ou anglais, puisque ces pays ne payent pas…"

Posté le 30 juillet 2014 à 17h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

29 juillet 2014

Mossoul : les jihadistes obligent les habitants à leur offrir leurs jeunes filles

Le Père Anis Hanna, dominicain, dresse un bilan détaillé de la situation à Mossoul au 28 juille. Extraits :

"Lundi 28 juillet 2014 c’est le ‘aïd el-fitr (fête de la rupture du jeûne), la fin du Ramadan. Ce n’est pas une grande joie pour les habitants de Mossoul car les nouvelles lois de l’Etat islamique seront appliquées et sans que le peuple puisse donner son avis.

Des familles musulmanes quittent régulièrement la ville de Mossoul. Ces gens racontent ce qui se passe sur place. Un avocat qui s’occupait des propriétés immobilières des archevêchés de Mossoul n’a pas caché sa peur personnelle. Il raconte le drame que vivent les habitants de Mossoul, surtout les modestes gens, les modérés, les intellectuels, avocats, médecins, lettrés, professeurs, etc.

Actuellement, les musulmans de Mossoul sont tous de confession sunnite car les chiites ont pris la fuite de peur d’être massacrés par l’EIIL. Les chrétiens ont été dépouillés et expulsés. Tous les habitants de Mossoul ont été informés des nouvelles lois et de toutes les informations provenant du quartier générale de l’EIIL à partir des mosquées, lieux privilégiés que l’Etat islamique possède.

Parmi les nouvelles lois, les hommes et les femmes seront interdits de s’habiller à l’occidentale. Les pantalons sont interdits et toute mode occidentale interdite. Les hommes s’habilleront à la manière afghane, d’une sorte de chemise longue jusqu’aux genoux et d’un sarwal (ou sarouel, sorte de pyjama). Ils devront se laisser pousser la barbe et se raser la tête et les moustaches.

Quant aux femmes qui n’ont plus le droit de travailler à l’extérieur de leur maison, elles doivent être voilées de la tête aux pieds. Et si jamais une femme désire sortir de chez elle, un homme de sa famille doit l’accompagner, sinon elle n’a pas le droit d’être dehors.

Les magasins vendant de l’alcool, les salons de coiffure, de beauté, les magasins de produits de beauté sont désormais interdits. La télévision ne peut plus diffuser ni des programmes culturels, ni des comédies. Pas de chaînes télévisées, pas de chanson ni de musique, pas de théâtre, pas d’artistes, ni de poètes. Bref, tout art est interdit. Aucune place pour les artistes dans l’Etat islamique de Mossoul! Un de mes amis de faculté, Wathiq, a été mis à mort avec d’autres personnes parce qu’ils travaillaient pour une chaîne de télévision à Mossoul.

En outre, l’État islamique a aboli le système judiciaire de la ville. C’est la loi de la charia qui désormais vaut.

Pire encore, les mariages forcés. Les jihadistes de l’Etat islamique obligent les habitants de Mossoul de leur offrir leurs jeunes filles. Les parents doivent obéir sans poser de question ; les jeunes filles ne doivent absolument pas donner leur avis.

[...]Après avoir détruit la statue de la très sainte vierge Marie qui surplombait l’évêché des Chaldéens, les terroristes de l’Etat islamique ont incendié l’archevêché des Syriaques Catholiques avec tout ce qu’il contenait. Ils ont mis la main sur la très belle église de saint Ephrem des Syriaques Orthodoxes et ils l’ont convertie en mosquée, après l’avoir profanée et dépouillée de tous les objets sacrés. Ils ont pris le monastère des saints martyrs Bihnam et Sarah. Ils ont chassé les moines qui y vivaient. Les moines sont sortis seulement avec leurs vêtements. Le couvent saint Georges (Mar Guéwargues) au nord de Mossoul a été pris par les terroristes.

Mais les terroristes ne s’arrêtent pas là. Ils détruisent aussi les mosquées chiites. Trois mosquées chiites ont été dynamitées.

Et ce qui est très étrange aux yeux des habitats sunnites de Mossoul, c’est de voir leurs propres lieux de culte sunnite eux aussi démolis. La mosquée de Nabi Yonis (une ancienne église), la mosquée de Nabi Girgis, la mosquée de Nabi Chit, la mosquée d’ l’imam Salih, la mosquée de l’Imam Aoun Elddin et d’autres.

[...]L’Etat islamique propage des informations selon lesquelles le premier jour de la fête d’el-fitr, ce 28 juillet 2014, sera celui de la conquête des villes et des villages chrétiens de la plaine de Mossoul. Parmi ces villes et villages il y a Qaraqosh (45.000 habitants), Barttillah (entre 20 et 30.000 habitants), Karemlesse (5.000 habitants), Telkeff (30.000 habitants), Tellesqif (8.000 habitants), Batnayia (5.000 habitants), Alqoch et d’autres villes importantes. [...]"

Posté le 29 juillet 2014 à 08h23 par Michel Janva | Lien permanent

28 juillet 2014

Reportage sur les manifestations en faveur des chrétiens d'Irak

Dans le journal de TV Libertés :

 

Posté le 28 juillet 2014 à 23h10 par Michel Janva | Lien permanent

Une journaliste musulmane en Irak : "Nous sommes tous chrétiens"

La journaliste irakienne musulmane Dalia Al Aqidi, interrogée par le journal libanais "An-Nahar", a fait savoir qu'elle a décidé de porter la croix tout en présentant les actualités :

"Le pluralisme religieux est une réalité de l'Irak, berceau de la civilisation, de la science et de la culture. Qui pourrait bénéficier de l'histoire et de la civilisation si nous revenions à l'obscurantisme ? Les Chrétiens sont des gens de ce pays, et nous ne pouvons pas avancer sans eux ou en l'absence d'une partie de l'Irak".

Posté le 28 juillet 2014 à 22h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

27 juillet 2014

"Une volonté manifeste d’anéantissement de la présence chrétienne est à l’œuvre"

Belle tribune de monseigneur Aumonier, évêque de Versailles : 

"La persécution de nos frères chrétiens en Irak vient de franchir un seuil inégalé d’ignominie. Nos frères bien-aimés sont contraints à l’exil sous peine d’être assassinés ou privés de tous leurs biens. Une volonté manifeste d’anéantissement de la présence chrétienne est à l’œuvre. Elle est dénoncée par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon le 20 juillet dernier : « Les attaques systématiques contre les civils en raison de leurs origines ethnique ou de leur appartenance religieuse constituent un crime contre l’humanité dont les auteurs devront rendre compte ».

S’il est insupportable qu’un être humain soit opprimé à cause de sa foi religieuse, le déferlement de violences à l’encontre des chrétiens orientaux est particulièrement odieux. Nous connaissons en effet leur capacité à vivre en harmonie avec toutes les religions et aussi leur contribution au développement de leurs pays. Notre appartenance commune au Christ nous fait concitoyens de la cité de Dieu et donc amis et frères de chacun quelque soit sa religion ou sa nationalité. En cette année jubilaire St Louis (1214 – 2014) nous voulons renouveler et intensifier notre fraternité avec tous nos frères orientaux à l’exemple du saint patron de notre diocèse.

Nous croyons en la puissance de Jésus dans le don de sa vie sur la croix. Les chrétiens assassinés offrent eux aussi leurs vies dans la fidélité au Christ. Ne répondons pas à la haine par la violence. Nous croyons en la puissance de la prière et en la force de la communion spirituelle et matérielle" (suite).

Posté le 27 juillet 2014 à 23h34 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (5)

Chrétiens martyrs : 5 morts par bombe dans une église

Cela s'est passé ce matin au Nigéria : 

"L'explosion d'une bombe a fait cinq morts et huit blessés dimanche devant une église catholique de Kano, la plus grande ville du nord du Nigeria, a annoncé la police.

Un homme a lancé la bombe sur les fidèles qui sortaient de l'édifice religieux.

Le nord du Nigeria est visé depuis plusieurs années par les attentats de la secte islamiste Boko Haram.

Dimanche, des militants de la secte ont attaqué la ville de Kolofata, dans le nord du Cameroun, près de la frontière nigériane, et enlevé plusieurs personnes dont la femme du vice-Premier ministre Amadou Ali".

Posté le 27 juillet 2014 à 21h42 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

De l'inconvénient d'être Chrétien en terre d'Islam

Lu sur Aleteia, un excellent décryptage d'Alexandre Del Valle des persécutions subies par les chrétiens en Irak, à la lumière de l'histoire (via) :

"Peu après l'instauration de l'Etat Islamique d'Irak et du Levant, les autorités ont confronté les chrétiens à un ultimatum : s'ils ne se convertissent pas à l'Islam, ils seront tués pour apostasie ou devront quitter le territoire. Une seule possibilité leur est offerte de rester tout en pratiquant leur religion, celle de payer une taxe. Au regard des persécutions que vit la communauté chrétienne aujourd'hui en Irak, comment peut-on qualifier la situation ? Jusqu'où celle-ci peut-elle aller ?

Alexandre Del Valle : Il ne s’agit pas vraiment d’une "purification ethnique", terme utilisé dans nombre de médias, mais d’une persécution religieuse de masse. La vision des jihadistes salafistes qui mettent en œuvre le califat est très claire : revenir à ce qui était pratiqué à l’époque du califat arabe et ottoman et à la Tradition islamique orthodoxe jamais réformée depuis le Xème siècle. D’après cet islam sunnite ultra-rigoriste, le "chrétien" ne peut être "toléré" que s’il se soumet et paie un tribut en renonçant à tout prosélytisme et en acceptant d’être exclu des ports décisionnaires puis de subir un régime inégalitaire. Dans la sourate IX ; 29 du Coran, qui régit le statut des Dhimmis (les chrétiens et / ou les juifs "protégés" en vertu d’une soumission et d’un impôt discriminatoire), il est clairement stipulé ces Dhimmis juifs ou chrétiens (Ahl al-Dhimma, tolérées et non pleinement acceptées), soumises à l’ordre islamique, doivent payer leur "erreur" (qui est de na pas embrasser la "vraie foi") en étant humiliés : la sourate mentionnée plus haut parle en effet de "sagiroun". Pourquoi cette soumission assortie d’humiliation ? Tout simplement parce qu’il ne doit pas être agréable d’être dans "l’infidélité", cela doit être pénible et suffisamment inconfortable pour que le Dhimmi en vienne à préférer devenir musulman "de son leur plein gré" pour échapper aux discriminations…

Rappelons que d’après la Charià et le célèbre "Pacte de Omar", texte légal auquel se réfère le Calife irakien (Al-Bagdhadi) lorsqu’il menace les chrétiens qui refusent de se soumettre ou de se faire musulman, le chrétien "protégé" (dhimmi) qui se soumet à l’ordre chariatique, ne peut jamais faire étalage de ses convictions religieuses, notamment le fait que Dieu ait un fils et le dogme de la Trinité (paganisme pour l’islam), ceci sous peine de mort…. Le simple fait de dire à Pâques que le "Christ est ressuscité" peut lui valoir de sérieux problèmes… Ce qui arrive souvent en terre d’islam depuis des siècles hélas.

Quand on dit que le Coran est un texte "tolérant" au sens donnée à ce mot aujourd’hui, sous prétexte que le Coran et la Charià prévoient un statut spécifique pour les non-musulmans juifs ou chrétiens (les Païens ou Polythéistes ou même les Athées n’ont quant à eux le choix qu’entre la conversion ou la mort), il convient de rappeler ces éléments et se garder de tout anachronisme romantisant. Il suffit de parler avec n’importe quel chrétien vivant en pays musulman et de lire les chroniques des chrétiens et juifs d’Orient depuis la conquête arabo-musulmane pour se rendre compte qu’être chrétien ou juif en terre d’islam n’a jamais été confortable… "

(la suite)

Posté le 27 juillet 2014 à 08h43 par Marie Bethanie | Lien permanent

26 juillet 2014

Irak : les chrétiens y souffrent depuis... 14 siècles

Marc Fromager, directeur de l'Aide à l’Eglise en Détresse, répond à Présent. Extrait :

"Ce qui se passe actuellement en France est paradoxal. Tout à coup tout le monde feint de découvrir que les chrétiens d’Irak sont dans une situation difficile alors que ce n’est pas nouveau. Je suis content que les médias, la population s’intéressent enfin à eux, bien sûr, mais cela ne doit pas cacher ce qu’ils souffrent depuis des années. Leur vie en Irak est compliquée depuis bien longtemps. A vrai dire, elle l’est depuis 14 siècles, avec l’arrivée de l’Islam.

Cela fait de nombreuses années qu’Aide à l’Eglise en Détresse soutient les chrétiens d’Irak. Leurs conditions de vie se sont dégradées là-bas depuis des décennies et notamment avec l’arrivée des Américains en 2003 et la chute de Sadam Hussein. L’Etat de droit a totalement disparu et le pays s’est retrouvé plongé dans la violence. [...]

Ils étaient environ 1,5 million il y a encore dix ans. Aujourd’hui, même s’il est très difficile d’avoir des chiffres exacts, on sait que leur nombre est nettement inférieur. Les plus optimistes estiment qu’ils atteignent encore les 400 000. D’autres pensent qu’ils ne sont pas plus de 150 000. Mais quel que soit le chiffre réel, il a tout de même considérablement baissé ; et vu la situation ils veulent tous partir. [...]

Tout le monde a les yeux fixés sur Gaza, on s’offusque des actes antisémites qui ont eu lieu en Ile-de-France. Au même moment il y a une véritable purge ethnico-religieuse qui se passe en Irak, un crime contre l’humanité, et personne ne bouge. J’essaie de comprendre pourquoi. Est-ce parce qu’il s’agit des chrétiens d’Orient, qu’on ne veut pas s’y intéresser parce que la société française a un problème d’identité et rejette ses racines chrétiennes ? Est-ce pour des raisons démagogiques ? On ne veut pas parler de chrétiens persécutés parce que l’on ne veut pas heurter soi-disant les non-chrétiens ? Ou bien nous avons tellement d’intérêts énergétiques engagés dans ces pays du Proche-Orient qui financent les régimes qui sont à l’origine des persécutions, qu’on ne veut pas se les mettre à dos ?

Est-ce parce que l’Eglise d’Orient, comme le Christ, doit souffrir sa passion et le suivre sur le chemin du Calvaire ? Est-ce sous le coup d’une humilité mal placée, faisant dire qu’il y a déjà tellement d’autres souffrances dans le monde que l’on ne peut pas ramener la couverture à nous chrétiens, en quelque sorte ? Ou alors de la charité mal placée ? Car si l’on parle de persécutions, cela sous-entend qu’il y a des persécuteurs et donc des gens qui font le mal. Or nous savons que dans cette région du monde les régimes sont majoritairement islamistes. Ce n’est pas mettre tous les musulmans dans le même panier que de dire cela, c’est juste une constatation. Doit-on se taire, parce que finalement les chrétiens n’ont rien à faire dans ces pays-là ? Mais les chrétiens sont les autochtones. Les terres du Proche-Orient sont des terres chrétiennes.

Evidemment toutes ces raisons invoquées sont de fausses excuses. Je ne comprends pas que l’on ne parle pas plus, que l’on ne s’émeuve pas plus du sort des chrétiens dans le monde. Regardez en France. Dès que des catholiques sont lésés c’est le silence total.

Certains, à la dénonciation des faits, disent préférer le dialogue…

Oui car c’est très mal vu de dire ce qui ne va pas. Vous êtes tout de suite taxé d’extrémisme, traité de rabat-joie. C’est beaucoup plus politiquement correct d’affirmer que l’on comprend l’Autre et que l’on veut le dialogue. Je ne suis absolument pas contre le dialogue, mais cela ne doit pas nous empêcher de voir la réalité des faits : des chrétiens sont persécutés et meurent pour leur foi. Force est de constater que dans les pays à majorité musulmane, les chrétiens rencontrent des difficultés énormes. C’est un fait. Il faut dénoncer ce genre de situation, fermement et avec charité, calmement. Le dire est important. Faire comme si de rien n’était n’arrangera pas la situation, bien au contraire. [...]

Posté le 26 juillet 2014 à 13h13 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2014

26 juillet : rassemblement à Toulouse pour les chrétiens persécutés

Pour que les Chrétiens d'Irak et de Syrie ne soient pas oubliés, demain samedi 26 juillet un rassemblement est organisé de 17h30 à 18H devant l'Eglise St Jérome, rue du Colonel Pélissier à Toulouse (rassemblement déclaré en Préfecture).

Comme l'ont fait certains députés affichons notre soutien avec des affichettes distribuées (le noun arabe).

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Posté le 25 juillet 2014 à 20h18 par Michel Janva | Lien permanent

L'EIIL a fait exploser la tombe du prophète Jonas

Les djihadistes de l'Etat islamique en Irak ont entamé une campagne de destruction du patrimoine non musulman. Jeudi, ils ont fait exploser à Mossoul la mosquée réputée pour abriter la tombe du prophète Jonas (Younis en arabe). La mosquée était construite sur une site archéologique datant du VIIIe s. avant J.-C. Aujourd'hui ne subsiste qu'un tas de pierres.

Posté le 25 juillet 2014 à 19h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

Programmation spéciale sur KTO : Urgence chrétiens du Moyen-Orient

Reçu de KTO :

"A l’unisson des nombreuses initiatives, manifestations et prières pour la paix organisées ces jours-ci en France, et spécialement pour les chrétiens du Moyen-Orient (Irak, Syrie, Terre Sainte…), la chaine de télévision catholique KTO propose ce week-end une programmation spéciale : samedi et dimanche, toutes les heures, témoignages et interviews sur ce que vivent ces communautés. Avec notamment les interventions de :

S.B. Louis Raphaël Ier Sako, patriarche de Babylone des chaldéens

S.B. Ignace Joseph III Younan, patriarche d’Antioche des Syriens

S.B. Grégoire III Laham, patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, d'Alexandrie et de Jérusalem des Grecs-melkites

Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon

Père Pierbattista Pizzaballa, custode de Terre Sainte

Mgr Pascal Gollnisch, vicaire général de l’Ordinariat des catholiques orientaux en France

Père Sabri Anar, curé de la paroisse chaldéenne Saint-Thomas-Apôtre de Sarcelles

Et aussi : reportage sur le rassemblement organisé à Lyon samedi après-midi par la communauté assyro-chaldéenne.

Dimanche soir 27 juillet, à 18h30, KTO retransmet en direct la Messe pour la paix et pour les chrétiens du Moyen Orient concélébrée à Notre-Dame de Paris par Mgr Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire, et le père Sabri Anar, curé de la paroisse chaldéenne Saint-Thomas-Apôtre de Sarcelles."

Posté le 25 juillet 2014 à 17h02 par Michel Janva | Lien permanent

Soutien aux chrétiens d'Irak dimaanche 27 à 17h - Parvis de Notre Dame de Paris

Comité de soutien aux chrétiens d'Irak (CSCI) :

P"La situation des chrétiens d’Irak s’aggrave de jour en jour. Peu de temps après le lancement de l’ultimatum par Abou Bakr Al-Baghdadi, le calife autoproclamé et le marquage de toutes les maisons chrétiennes de la lettre arabe « N » qui ont provoqué la fuite des dernières familles chrétiennes, l’Etat islamique (anciennement EIIL), qui contrôle la ville de Mossoul et les trente églises qu’elle abrite, vient d’ordonner l’excision de toutes les femmes âgées de 11 à 46 ans.

Les chrétiens d’Irak n’ont jamais été aussi inquiets qu’aujourd’hui et supplient les femmes et hommes de bonne volonté à entendre, partout dans le monde, leur cri de souffrance. L’opinion publique française doit se mobiliser immédiatement pour venir en aide à cette population assyro-chaldéenne autochtone, fragilisée et affaiblie, victime, selon Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, d’un véritable « crime contre l’humanité ». 

« Les crimes haineux de l'Etat islamique ne sont pas juste commis à l'encontre des chrétiens, mais de toute l'humanité », a souligné S. B. Raphaël 1e Louis Sako lors d'un office spécial dans l'est de Baghdad, en présence de 200 musulmans solidaires des chrétiens d'Orient. « Les familles chrétiennes ont été jetées hors de chez elles et dépouillées de leurs biens, leurs maisons et leurs propriétés expropriées au nom de l'Etat Islamique. Cela n'est jamais arrivé dans l'histoire des chrétiens ou de l'islam. Même Gengis Khan ou Hulagu n'ont pas fait cela », a souligné le patriarche catholique chaldéen.

Dans la continuité des actions qu’il a initiées dès le mois de juillet, le Comité de Soutien aux Chrétiens d’Irak (CSCI FRANCE) organise, en partenariat avec le collectif Koz Toujours, un grand rassemblement, le dimanche 27 juillet à 17 heures, sur le parvis de la Cathédrale Notre Dame de Paris, en présence de personnalités politiques et religieuses. Une action symbolique sera accomplie lors de ce rassemblement qui sera suivi, à 18 heures 30, d’une messe pour la paix et pour les chrétiens d’Orient.

Le CSCI invite les participants à se munir d’une bougie et/ou d’une feuille de papier marquée de la lettre arabe « N » (Noûn) en signe de solidarité avec les chrétiens d’Irak."

Posté le 25 juillet 2014 à 17h00 par Michel Janva | Lien permanent

24 juillet 2014

Réponse à une musulmane modérée

Il est temps de mettre le politiquement correct aux ordures :

 

Posté le 24 juillet 2014 à 19h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (25)

A Racca comme à Mossoul

L’église arménienne de Racca au nord de la Syrie, transformée en centre de propagande et de recrutement islamiste :

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Posté le 24 juillet 2014 à 16h41 par Michel Janva | Lien permanent

Nazaréen !

Communiqué du député Gilbert Collard :

"En Irak, à Mossoul, en ce moment, dans ce drôle d’été des haines et des guerres, les djihadistes exterminent des chrétiens, nos frères d’âme, seuls au monde dans les vacances de l’imprévisible, et cela en toute impunité, en toute indifférence des consciences, des micros, des caméras, des sermonneurs en onde. C’est ici, un jour ce sera là, il en est ainsi des horreurs qu’on laisse faire et qui sonnent le glas sans qu’on l’entende.

L’ONU dénonce un crime contre l’humanité ! Quelle humanité ? Elle ne préoccupe personne, c’est une humanité humble, silencieuse, massacrée, persécutée, humiliée : même une partie des chrétiens est en vacances, même les belles âmes habituellement prolixes se taisent, occupées, sans doute, à préparer les indignations de la rentrée, un petit billet par ci, une petite chronique par-là, un bon point ici, un mauvais point là, un fasciste ici, un raciste là. Et les républicains toujours en train de républicaniser que font-ils à l’image de Bernard Cazeneuve le républicain d’office des sacristies médiatiques où il récite ses patenôtres républicains ? Un tweet ainsi rédigé, puis effacé : « Quand on est républicain, on ne distingue pas entre les enfants de Gaza, les chiites de Mossoul et les jeunes syriens. » Et les chrétiens persécutés, les milliers qui fuient Mossoul, le républicain, il s’en moque, il les oublie !

En application de la charia le « califat » impose des choix inhumains aux chrétiens : partir en abandonnant tout, payer l’impôt des dhimmis, les non-musulmans en pays islamique, les inférieurs, se convertir ou mourir « par le glaive » ! Les stigmates de l’épouvante se répètent, différents selon les victimes, mais toujours les bourreaux ont les mêmes manies, marquer l’autre d’une étoile, d’une lettre, d’un repérage dont le chasseur d’humain a besoin pour loger sa proie. Sur chaque maison de chrétien, les assassins tracent un N pour « Nazaréen ». Les maisons délaissées par les fuyards ou les morts sont saisies par l’État islamique. Cette persécution s’étendrait à la banlieue d’Alep en Syrie et à celle de Bagdad en Irak, occupée par les factions islamiques. Et dire qu’on a tué les tyrans…

Que faire? Impuissance des droits de l’homme quand l’homme ne compte pas dans le commerce médiatique et commercial. On pourrait au moins crier ! Non, même pas, plus de voix, aphonie des cordes vocales des pendus à la potence des peuples persécutés. Il est où BHL ? Ils sont où les professeurs de morale politique ? Pardon pour ces quelques lignes inutiles, mais que faire ? Que faire ?
Se taire c’est se terrer. Au moins, crions ! Faisons honte au silence. On tue plus tranquillement avec un silencieux…"

Posté le 24 juillet 2014 à 14h26 par Michel Janva | Lien permanent

Meriam est arrivée à Rome !

La Soudanaise qui avait été condamnée au Soudan à 100 coups de fouet pour adultère et à mort par pendaison pour apostasie est arrivée ce matin à Rome sur un vol du gouvernement italien.

Meriam Yahia Ibrahim Ishag est accompagnée de sa famille ainsi que du vice-ministre italien des Affaires étrangères Lapo Pistelli. Elle a été accueillie sur le tarmac par le Premier ministre Matteo Renzi, son épouse et la ministre des Affaires étrangères Federica Mogherini. 

Posté le 24 juillet 2014 à 14h18 par Michel Janva | Lien permanent

«De nombreux musulmans hésitent désormais à se déclarer musulmans»

Mgr Jean-Clément Jeanbart, archevêque d’Alep en Syrie, témoigne à l’AED :

« De nombreux musulmans hésitent désormais à se déclarer musulmans. J’ai entendu plusieurs musulmans me dire : « J’ai honte – je ne comprends pas que l’islam soit comme ça ». Je pense donc que c’est le bon moment pour un vrai dialogue. Je dois donc prendre ma croix en main et recommencer ma mission. Même si j’ai 70 ans, j’ai l’impression d’en avoir 45. »  

L’Église catholique fournit de l’aide aux familles musulmanes.

« C’est un beau témoignage, et même les musulmans nous demandent d’intercéder pour eux pour qu’ils obtiennent de l’aide de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge – ils comprennent que nous sommes une référence en matière de charité et de miséricorde. »

« Cela fait maintenant 18 ans que je suis évêque. J’ai fait tout mon possible pour aider nos fidèles à rester. Il y a deux ans, j’étais déprimé ; ça allait très mal, mais alors le Seigneur m’a aidé à voir les choses sous un autre angle, ce qui m’a permis de reprendre courage, de retrouver espoir, et de me battre contre la fuite des chrétiens. J’ai réalisé que ce qui se passait ne dépendait pas de nous. Même si les pauvres sont les seuls à rester, nous les aiderons à grandir et à être le peuple dont nous avons besoin comme témoins ».

Posté le 24 juillet 2014 à 07h38 par Michel Janva | Lien permanent

21 juillet 2014

Irak : silence des musulmans "modérés"

Lu sur l'Observatoire de la christianophobie :

Que disent les musulmans modérés ? » sur l’ultimatum de l’État Islamique contre les chrétiens de Mossoul, s’est interrogé hier le cardinal Béchara Boutros Raï, O.M.M., patriarche maronite d’Antioche et de tout l’Orient, dans une homélie. « Nous n’avons entendu aucune voix le dénonçant ». En France non plus, Éminence, nous n’avons entendu aucune voix du Conseil français du culte musulman, « instance représentative du culte musulman en France », dénoncer cet infect ultimatum… "

Posté le 21 juillet 2014 à 22h46 par Michel Janva | Lien permanent

La France condamne l’ultimatum lancé aux chrétiens de Mossoul

Communiqué du ministère des affaires étrangères :

"La France condamne avec la plus grande fermeté l’ultimatum lancé par l’Etat islamique aux chrétiens de Mossoul. Il s’agit d’une nouvelle illustration de la véritable nature de cette organisation terroriste.

Ces menaces intolérables démontrent l’urgence qu’il y a à recréer en Irak les conditions d’un dialogue politique inclusif, rassemblant l’ensemble des communautés, afin de faire face aux défis qu’affronte le pays.

Nous sommes mobilisés pour que les droits des communautés chrétiennes d’Orient soient respectés. La France défend, partout dans le monde, la liberté de religion ou de conviction.

Posté le 21 juillet 2014 à 14h45 par Michel Janva | Lien permanent

20 juillet 2014

Fadi, chrétien à Mossoul : "Je reste. J'ai l'impression d'être déjà mort"

Au moins une famille chrétienne a décidé de rester :

"Fadi, instituteur de 36 ans, sa femme et son fils attendent une mort quasi-certaine: avec les derniers chrétiens de Mossoul, ils vivent dans l'angoisse d'être exécutés après l'expiration de l'ultimatum des jihadistes qui contrôlent cette ville du nord irakien.

Les combattants de l'Etat islamique (EI, ou Daech en arabe) avaient laissé jusqu'à samedi aux chrétiens pour se convertir à l'islam, payer une forte somme ou quitter la ville, sous peine de mort. Quelque 25.000 chrétiens se trouvaient encore à Mossoul après sa prise par ce groupe ultra-radical le 10 juin, mais la plupart d'entre eux ont fui ces dernières 24 heures suite à l'ultimatum.

"Je reste. J'ai l'impression d'être déjà mort", affirme Fadi, joint par l'AFP au téléphone peu avant l'expiration de l'ultimatum samedi midi (09H00 GMT). "Il ne me reste plus que mon âme et s'ils veulent la prendre, pas de problème!".

Vendredi, les haut-parleurs des mosquées se sont mis à hurler, appelant les chrétiens à quitter la deuxième ville d'Irak, cosmopolite depuis des siècles. (...) Fadi, lui, n'a pas les moyens d'aller se réfugier ailleurs, et ceux qui partent, dit-il, ne sont pas assurés de trouver une vie meilleure.

Quand ils ont fui, ses co-religionnaires "ont été arrêtés par des combattants de l'Etat islamique qui leur ont tout pris: téléphones portables, argent, bijoux", assure Fadi. "Quand mon cousin et des amis ont essayé de discuter avec eux, ils leur ont pris leurs voitures aussi". "Ils ont pris à une vieille femme 15.000 dollars. Elle n'a demandé à garder que 100 dollars et ils lui ont répondu: +c'est l'argent de l'Etat islamique et on ne peut pas te le donner+", rapporte Fadi.

Mais même ceux qui peuvent se permettre de payer la "jizya" préfèrent fuir face à des jihadistes connus pour leur brutalité, qui n'hésitent pas à tuer et à crucifier ceux qui leur résistent.



"Peut-être que certains chrétiens se cachent encore à Mossoul, mais je pense qu'aucun n'a décidé de payer la +jizya+ ou de se convertir. Aucun chrétien ne fait confiance à ces brigands", affirme à l'AFP Yonadam Kanna, éminent dirigeant chrétien. "Ils sont allés jusqu'à voler les alliances des femmes qui s'enfuyaient de la ville, comment peuvent-ils se dire musulmans?".

Ahlam et son mari ont porté leurs deux garçons sur leurs épaules durant les 20 kilomètres qu'ils ont parcourus une fois sortis de Mossoul. "On est d'abord arrivés à Tilkkef, complètement exténués: on n'avait rien mangé ni bu pendant toute une journée", poursuit cette chrétienne de 34 ans.

Dans cette ville au nord de Mossoul --dans la région autonome du Kurdistan-- des volontaires attendaient avec leurs voitures pour transporter les centaines de chrétiens, toutes générations confondues, fuyant à pied sous un soleil de plomb, ajoute-t-elle.

Et pour ces déplacés, l'idée d'un retour semble compromise: dans un communiqué, l'EI a indiqué que toute maison abandonnée devenait de fait sa propriété.
"A Mossoul, j'ai laissé ma maison, celle que ma famille avait construite il y a des décennies. Elle a été perdue en un instant. Tout s'est envolé: nos souvenirs, notre maison", dit Ahlam, les larmes aux yeux."

Posté le 20 juillet 2014 à 14h58 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

19 juillet 2014

Mossoul : l'évêché incendié

L’évêché syriaque catholique de Mossoul, qui avait été investi voici quelques jours, a été incendié par les islamistes.

Aujourd'hui, dans l'un des berceaux historiques du christianisme, il n'y a plus un seul chrétien. L’évêque auxiliaire chaldéen de Bagdad, Mgr Saad Syroub, déclare :

«Nous sommes sans voix parce que ce qui est arrivé est véritablement choquant. Les chrétiens sont présents à Mossoul depuis des siècles et ces familles ont été subitement arrachées à leur ville, à leurs maisons, à leurs vies. Nous sommes vraiment préoccupés pour l’avenir des chrétiens dans ce pays». 

Posté le 19 juillet 2014 à 13h45 par Michel Janva | Lien permanent


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