21 juin 2016

Etre minoritaire en terre d'islam

Nrh-minorite_s-islam-600x600C'est le thème du dernier numéro de la Nouvelle Revue d'Histoire. Son directeur, Philippe Conrad, a répondu aux question du site le Rouge et le Noir. Extraits :

Comment une minorité non musulmane peut-elle survivre en terre d’islam ? Quels exemples historiques ? Une reconquista est-elle nécessaire pour sortir de la dhimmitude ?

Il y a bien sûr des cas, dont l’Espagne et les Balkans tout près de chez nous, qui fournissent des exemples historiques intéressants. Ces deux séquences de domination musulmane en terre d’Europe se sont conclues sur une reconquista réussie à quelques siècles d’intervalle (XVe siècle pour l’Espagne, XIXe et début XXe pour les Balkans). La dhimmitude a officiellement disparu en de nombreux pays à majorité musulmane mais les préjugés et les discriminations qui y étaient liés y subsistent souvent.

Au vu des diverses situations explorées dans ce numéro, la situation tragique des chrétiens d’Orient est-elle si exceptionnelle ?

Le cas des Chrétiens d’Orient renvoie à des séquences de l’histoire régionale où, déjà, les minorités chrétiennes ont été persécutées voire massacrées comme ce fut le cas pour les Arméniens et les Assyro Chaldéens. Le chaos géopolitique et le délitement des Etats installés par les interventions occidentales en Irak ou en Syrie apparaît évidemment propice à l’expression de l’hostilité vis à vis des minorités.

Posté le 21 juin 2016 à 09h28 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

18 juin 2016

"Rupture du jeûne" hier soir dans l'église Saint-Jean-Baptiste de Molenbeek

Une invitation avait été lancée par le curé de la paroisse Saint Jean-Baptiste de Molenbeek-Saint-Jean, le Père Aurélien Saniko :

"Vous êtes toutes et tous invités au nom de notre curé, le Père Aurélien SANIKO, à un repas de rupture du jeûne interculturel qui aura lieu dans notre église Saint-Jean-Baptiste vendredi le 17 juin à partir de 20h."

Une invitation qui a eu du succès, si l'on en croit les photos :

Verra-t-on un gigantesque repas de Pâques pour fêter la résurrection du Christ dans une des mosquées de Molenbeek ?

Posté le 18 juin 2016 à 11h08 par Marie Bethanie | Lien permanent

17 juin 2016

De plus en plus de conversions de l’islam au christianisme dans le monde

Olivier Bault dans Nouvelles de France :

"Il y avait environ dix millions d’anciens musulmans convertis au christianisme dans le monde en 2010 selon une étude de l’Interdisciplinary Journal of Research on Religion, contre moins de 200 000 en 1960. En Iran, où les convertis étaient moins de 500 à l’époque de la révolution islamique, ils pourraient être aujourd’hui entre 300 000 et 500 000. Les autorités islamiques iraniennes s’en inquiètent et le père Pierre Humblot, qui vivait en Iran depuis 45 ans et a la nationalité iranienne, a dû quitter le pays en urgence pour sauver sa peau. C’est désormais à Paris qu’il continue son œuvre de conversion en langue perse (voir ici l’entretien avec le père Humblot sur le site Aleteia). Selon l’étude citée plus haut, il y aurait 450 000 anciens musulmans convertis aux États-Unis, 380 000 en Algérie, 600 000 au Nigéria, 60 000 en Arabie saoudite, 45 000 en Bulgarie, 25 000 au Royaume-Uni, 15 000 en Allemagne et 12 000 en France, et surtout 6,5 millions en Indonésie !

Ces chiffres sont bien sûr des estimations, car beaucoup se cachent et toutes les Églises ne donnent pas volontiers leurs chiffres de baptêmes de musulmans. Les Églises officielle d’Orient craignent des représailles de la part des autorités musulmanes ou des attaques de radicaux mahométans. Les nouveaux baptisés sont battus, chassés de leur famille, torturés ou menacés de mort, car le Coran ordonne de tuer ceux qui abandonnent l’islam, qualifiés d’apostats, et l’islam interdit le prosélytisme des autres religions sur les territoires qu’il occupe. La plupart des convertis rejoignent les Églises protestantes, plus courageuses dans leur mission d’évangélisation, et plus rarement l’Église catholique ou orthodoxe. Mais même si les statistiques sont approximatives, il ne fait aucun doute que la vague de conversions prend de l’ampleur à la fois dans le monde musulman et en Occident." [...]

[Lire l'article entier sur Nouvelles de France]

Posté le 17 juin 2016 à 08h56 par Marie Bethanie | Lien permanent

Paris : immunité pour un diplomate qatarien accusé de viol

Valeurs actuelles :

"Le 20 mai dernier, une femme d'une trentaine d'années a déposé plainte auprès de la police judiciaire de Paris, a relaté l'Obs. Selon son témoignage, elle aurait été agressée sexuellement par un diplomate qatarien, alors qu'elle se trouvait en "relation d'affaire" au domicile de cet homme. Le membre de l'ambassade du Qatar ne sera cependant pas inquiété par la justice. Comme la loi le prévoit, il bénéficie d'une immunité de juridiction absolue. A moins que le ministère français des Affaires étrangères ne demande au Qatar de lever cette immunité, la plainte sera donc classée sans suite. Selon l'avocat de la plaignante, sa cliente n'est pas "protégée, elle, alors qu'elle est victime". Selon l'ambassade, le diplomate en question nie les faits qui lui sont reprochés, et a demandé à son avocat de réfléchir aux suites à donner à ces accusations."

Cette affaire se serait passée au Qatar, il est probable que la victime, en plus d'avoir été violée, aurait été emprisonnée et condamnée pour adultère. C'est comme ça que ça se passe, dans les pays régis par la charia.

Posté le 17 juin 2016 à 08h32 par Marie Bethanie | Lien permanent

16 juin 2016

L'arbre qui cache la forêt, ou comment se tromper d'ennemi

Stratediplo, dont nous avons évoqué les publications ici et , nous livre son analyse de la somme d'intelligence stratégique que vient de publier le ministre de la défense en exercice. Extraits

En quatre-vingts pages, ce "qui est l'ennemi ?" ne mentionne l'islam qu'une fois, au sujet de son expansion fulgurante il y a treize siècles. Il évoque pourtant une idéologie de ce Daech, qu'il appelle "djihadisme takfiriste" et à laquelle il attribue des ambitions eschatologiques, et dont la description en deux phrases rappelle à s'y méprendre l'islam tel qu'il a été codifié par son fondateur dans un manifeste clair et rigide traduit dans toutes les langues et illustré par près d'un millénaire et demi de pratique. Certes "djihadisme" est le néologisme à la mode permettant d'évoquer ce qui semble politiquement innommable, comme autrefois on vilipendait ceux qui faisaient l'amalgame entre marxisme, léninisme, trotskisme, nazisme, maoïsme, polpotisme et enverhodjisme, afin de fractionner les représentations (dont un professeur de politologie aurait eu du mal à expliquer les nuances à un philosophe voire à Marx lui-même) et d'interdire aux peuples la vision d'ensemble d'un collectivisme conquérant au niveau mondial. Djihadiste, cette nouvelle transcription de l'arabe moudjahidine, et djihadisme, cette adaptation francophonarde de l'arabe djihad, sont par contre cités à profusion dans cette désignation de l'ennemi, comme si celui-ci distinguait pour sa part entre les (chrétiens) dominico-communionnistes, mensuo-confessionnistes, messe-annuellistes et simples extrêmonctionnistes, voire les athées nés involontairement dans ce que l'islam appelle le domaine de la guerre. (...)
 
Si le gouvernement français ne veut pas reconnaître que c'est l'Islam qui est entré en guerre (et pas en 2013) contre le monde libre, il pourrait du moins faciliter l'étude psychologique et opérationnelle d'un ennemi générique présentant des traits communs caractéristiques découlant d'un manifeste millénaire, que le Septième Scénario appelle l'idéologie Emeraude.

 

Posté le 16 juin 2016 à 20h30 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (2)

Syrie: antidote à la désinformation

Cet entretien accordé par le docteur syrien Nabil Antaki au cercle des volontaires date de trois semaines. Il dresse un tableau assez complet de la situation à Alep, bien loin des clichés des médias aux ordres.

 

Comme le mentionne le cercle des volontaires, notez qu’il est possible de soutenir les projets décrits dans cette vidéo via au moins deux associations basées en France, Solidarité Chrétiens d’Orient et les Baroudeurs de l’Espoir.

Posté le 16 juin 2016 à 19h37 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

15 juin 2016

Barbarie islamique : les mêmes causes génèrent les mêmes effets

De Pierre Henri sur le blog de Bernard Antony :

"Chaque massacre, chaque attentat commis par un fanatique islamiste, affidé de l’Etat Islamique ou d’Al Quaïda, est une répétition sinistre des mêmes constats : Omar Mateen, auteur de la fusillade dans une boîte de nuit homosexuelle d’Orlando, est un Afghan né aux Etats-Unis en 1986 ; Larossi Abballa, ayant égorgé un couple de policier à leur domicile de Magnanville, dans les Yvelines, devant leur enfant de trois ans, est un Marocain né en France en 1991. Si aucun lien direct entre Mateen et l’Etat Islamique, qui s’est empressé de revendiquer la tuerie, n’a pour le moment pu être prouvé, Abballa a quant à lui déjà été condamné en 2013 pour sa participation à une filière djihadiste.

Certains média s’empressent déjà, par réflexe conditionné, de mettre en avant les « loups solitaires autoradicalisés ». On aura vérifié, ne serait-ce qu’avec Mohammed Merah, la pertinence d’un tel diagnostic. Et quand bien même le djihadiste serait passé à l’acte en suivant les incitations d’islamistes par écrans interposés, qu’est-ce que cela peut bien changer au problème ? Dans sa revendication diffusée à une centaine de contacts en direct sur Facebook, Abballa dit avoir agi en suivant l’injonction d’Abu Bakr Al Baghdadi, émir de l’Etat Islamique, appelant à « tuer les mécréants chez eux, avec leur famille ». Il lui suffisait donc d’obéir, à lui d’improviser les modalités. Répétition du même scénario que dans des dizaines d’autres cas, ce que les gens ignorants du fonctionnement d’une franchise terroriste comme l’EI ou Al Quaïda, et plus profondement ignorant du fonctionnement de l’oumma, ont visiblement beaucoup de difficulté à comprendre.

La continuité dans l’horreur islamiste ne peut qu’une fois encore soulever le cœur : comme en Irak et en Syrie, comme en Somalie et au Nigéria, comme pendant le génocide des Arméniens, hallucinant d’abominations sadiques, comme, à l’origine, pendant les égorgements massifs ordonnés par le prophète Mahomet (ainsi l’extermination de la tribu juive des Banu Qourayza, les hommes décapités, les femmes et enfants réduits en esclavage), les djihadistes tuent civils comme militaires, homme, femmes et enfants, avec, quand ils le peuvent, un luxe de barbarie. L’enfant du couple de policier est miraculeusement rescapé : ses parents ont été égorgés sous ses yeux, son traumatisme est définitif et irréparable. Indirectement, il est l’une des victimes de l’aveuglement criminel de nos dirigeants. Aveuglement quant aux conséquences de l’immigration massive et de l’abandon de toute volonté, de part et d’autre, d’assimilation et d’intégration, quant à la réalité du phénomène islamique, quant à la nature de la révolte en Syrie à son commencement, quant à l’ampleur de la réislamisation de bon nombre de musulmans en France et en Europe, et de la progression en conséquence de l’islamisme radical et de ses manifestations terroristes.

Seule une liberté intégrale de critique du phénomène islamique, comme projet politico-religieux, soucieux de distinguer les croyants en tant que personnes et l’idéologie, peut permettre d’espérer les changements politiques nécessaires, à commencer par la désignation de l’ennemi islamiste en tant que tel, ennemi que Barack Obama évite soigneusement de nommer dans ses déclarations suite à la fusillade d’Orlando, et par les procédures adaptées quant aux individus condamnés pour terrorisme ou de retour de Syrie, et autres. Ce ne sont que deux mesures d’urgence parmi toutes celles que nos gouvernements ne veulent ou ne peuvent pas prendre. C’est dire si le péril est grand."

Posté le 15 juin 2016 à 16h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Larossi Abballa n’est pas un déviant de l’islamisme mais un adepte de l’islam officiel d'Arabie Saoudite

L'islamiste Larossi Abballa, qui a assassiné deux policiers à Magnanville, était un adepte de l'islam wahhabite de l’école sunnite hanbalite, officielle en Arabie Saoudite. Joachim Véliocas :

LIVRES WAHHABITES-1"Nous apprenons ce mardi par la voix du procureur de la République de Paris, François Molins, que deux livres ont été retrouvés dans la voiture de l’islamiste Larossi Abballa: “L’Explication des trois fondements” de Ibn Abdel Wahhab et “Le Guide de la Croyance Authentique” du cheikh saoudien Saleh Fawzân.

Il est très important de lire leur contenu afin de comprendre que Abballa n’est pas un déviant de l’islamisme mais un adepte de l’islam wahhabite de l’école sunnite hanbalite, officielle en Arabie Saoudite. Ce royaume obscurantiste ami de la République française  fait traduire dans notre langue les livres de ses savants officiels afin de les diffuser dans le monde entier à des prix dérisoires. C’est cet islam radical en vente libre dans toutes les librairies musulmanes qui est une des causes du terrorisme, nous avons pu nous les procurer facilement." [...]

A noter que les livres de Ibn Wahhab sont accessibles (extraits en PDF) sur le site de la plus grande mosquée de Marseille, Al-Islah.

Posté le 15 juin 2016 à 09h41 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 juin 2016

Larossi Aballa avait partagé une vidéo pro Etat Islamique le 12 juin sans être arrêté

Joachim Véliocas est allé sur la page Facebook du tueur islamique de Magnanville :

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"La page Facebook du meurtrier de Magnanville  est toujours active. On voit qu’il a partagé dimanche la vidéo d’un cheikh salafiste  expliquant, en s’appuyant sur le fondateur du wahhabisme Abdel Wahhab (1703-1792), que les militants de l’Etat Islamique sont de vrais musulmans et qu’il faut les défendre contre l’alliance interdite avec les non musulmans  “polythéistes” de la coalition qui les combattent. Déjà condamné pour participation à une filière terroriste pakistanaise en 2013, ce genre de vidéo sur son profil public, avec son vrai nom, aurait dû pousser la police à une surveillance plus étroite.

Le groupe Facebook qui a partagé cette vidéo, “Retour au Tawid” compte 19 696 membres." [...]

Posté le 14 juin 2016 à 09h47 par Marie Bethanie | Lien permanent

13 juin 2016

Malaisie : interdiction d'une compagnie aérienne compatible avec la charia

Valeurs Actuelles :

" Une compagnie aérienne malaisienne, la première à respecter à la lettre les préceptes de la charia, a été interdite par les autorités du pays car elle ne respectait pas les règles de sécurité." [...]

De plus, de trop nombreux vols étaient annulés ou en retard. C'est sûr qu'on ne peut pas s'arrêter de travailler 5 fois par jour pendant 1/2 heure et être performant en même temps.

Posté le 13 juin 2016 à 15h47 par Marie Bethanie | Lien permanent

Orlando : surtout pas d'amalgame mais récupération LGBT

Ck0RTEAXEAAGQMiLa tour Eiffel ne prendra pas les couleurs du drapeau américain mais celles du "drapeau LGBT" ou comment transformer un attentat terroriste islamiste en une basse récupération de propagande LGBT :

  Epalivetwo196251_0"Après avoir dans un premier temps annoncé que la Tour Eiffel prendrait les couleurs américaines ce lundi soir, la maire de Paris Anne Hidalgo a indiqué que le monument serait illuminé aux couleurs du drapeau LGBT. L'Hôtel de Ville est déjà décoré de ce drapeau

Commentaire d'Yves Daoudal :

A propos d’Orlando, l’ampleur planétaire de la propagande Padamalgam est à la mesure de la tuerie. On ne veut pas savoir, on ne veut pas comprendre. Pour les autres, juste trois petits faits.

1 - L’auteur de "la plus grande fusillade de l’histoire des Etats-Unis" (étant entendu qu’un homosexuel vaut au moins 10 Indiens) est un Afghan de nationalité américaine, musulman pratiquant, qui a été entendu trois fois par le FBI sur ses liens avec des « extrémistes ». Juste avant son acte il a fait allégeance à l’Etat islamique, et l’Etat islamique a officiellement revendiqué le massacre.

2 – Tous les traités de droit musulman indiquent que les actes homosexuels doivent être punis de mort. Tous les candidats imams apprennent que les actes homosexuels doivent être punis de mort. Dans toutes les mosquées on sait que les actes homosexuels méritent la mort.

maxresdefault.jpg3 - Le 29 mars dernier, le cheikh Farrokh Sekaleshfar donnait une conférence au Centre islamique Husseini de Sanford, dans la banlieue d’Orlando. Sur le thème : « Comment traiter le phénomène de l’homosexualité. » Un thème qui lui est cher, apparemment. Il y a une brève vidéo qui le montre en train d’en parler en 2013 à l’université du Michigan à Dearborn. Il dit ceci :

C’est vrai que les gens ne peuvent pas être jugés et que tout le monde est bon : ils sont créatures de Dieu, et c’est pourquoi tout le monde est bon. Alors, est-ce que l’islam est homophobe ? C’est inexact, car il n’y a aucune haine contre ces gens-là. Parce que le pécheur est la création d’Allah : on ne peut pas haïr la création d’Allah. Nous voyons la mise à mort physique comme quelque chose de brutal, mais c’est ici que la haine humaine envers l’acte doit provenir de l’amour. Nous devons être heureux pour cette personne… Nous croyons en un au-delà, nous croyons en une vie éternelle, et par cette sentence vous serez pardonné et vous n’en serez pas responsable dans l’au-delà. C’est pour son amélioration qu’il s’en va. Nous devons avoir de la compassion pour les gens.

Avec les homosexuels c’est la même chose. Par compassion, débarrassons-nous d’eux maintenant.(...)"

Posté le 13 juin 2016 à 15h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (16)

L'employeur de Mateen n'a rien entrepris contre ses propos homophobes "parce qu'il était musulman"

Lu ici (article en anglais) :

"Gilroy, un ancien officier de police de Fort Pierce, dit que Mateen faisait souvent des commentaires homophobes et raciaux. Gilroy a dit qu'il s'en était plaint à plusieurs reprises à son employeur, qui n'a rien fait parce que [Mateen] était musulman. "Il savaient que s'ils avaient agi contre Mateen, ils auraient été lynchés dans les médias pour 'islamophobie', et auraient peut-être même dû affronter la colère du ministère de la Justice d'Obama."

En cherchant bien, on devrait finir par découvrir que Mateen a participé aux manifs LMPT de 2013.

 

Posté le 13 juin 2016 à 09h02 par Marie Bethanie | Lien permanent

#Orlando : la gauche bobo accuse La Manif Pour Tous mais oublie l'islam

Nous ne sommes pas déçus car la gauche ne déçoit jamais : cet article de Fdesouche recense quelques tweets où la Manif Pour Tous est suspectée d'avoir sa part de responsabilité dans la fusillade d'Orlando :

 

 

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Posté le 13 juin 2016 à 08h43 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (29)

Orlando: le meurtre des homosexuels est bien prévu par la charia et enseigné dans des mosquées

Lu sur l'Observatoire de l'islamisation :

"Ibn Abî Zayd (922-996), dit Al-Qayrawânî car il passa la majeure partie de sa vie à Kairouan, est un des piliers de l’école sunnite malékite. Surnommé également “le petit Malik” car il est connu pour tenir la doctrine du fondateur de cette école Mâlik ibn Anas par voie de tradition orale de trois garants successifs, “ce qui donnait à son enseignement une valeur d’authenticité remarquable” précise son traducteur Léon Bercher (+) qui collabora avec Henri Pérès (+), professeur d’arabe et fondateur de la “Bibliothèque Arabe-Française” à Alger au début du XXème siècle.

L’Epître  (risâla) de Qayrawânî, une sorte de condensé de doctrine destiné à vulgariser simplement le droit islamique, fut commandé par Sîdî Mahriz qui dirigeait une école islamique (Zâwiya) célèbre à Tunis, et est passé à la postérité comme étant un manuel incontournable pour les fidèles, notamment les plus jeunes, de par sa construction en petits chapitres thématiques de prescriptions limpides. Ce manuel comprend 4000 prescriptions juridiques (masaâla) et quatre cent hadith (propos de Mahomet rapportés par ses contemporains).

Le ministère des Affaires religieuses du Maroc rend compte que   “Elle (la Risâla) est programmée dans les établissements de l’enseignement traditionnel et elle est hautement considérée par les oulémas” (source : habous.gov.ma). 

Il est programmé comme “référence” par “Le guide de l’étudiant” de l’institut al-Ghazâli, école d’imâm de la Grande Mosquée de Paris. Nous l’avions trouvé à l’Institut du Monde Arabe. Plus généralement, étant aussi connu chez les musulmans que le catéchisme chez les catholiques, il se trouve dans toutes les librairies musulmanes.

 «  Si un homme commet l’acte de sodomie avec un mâle adulte consentant, les deux doivent être condamnés à mort, musulmans ou non. » ( chapitre 37, des prescriptions relatives aux délits de sang et aux peines légales)

Le cheikh marocainSaïd Al Kamali, extrêmement populaire dans les mosquées marocaines en France, régulièrement en conférence dans celles-ci, fait des séminaires dédiés sur ce livre de charia." [...]

Il n'y a plus qu'à croiser les doigts : le gouvernement qui favorise l'implantation d'un pseudo "islam de France" sera bien étonné lorsqu'un épisode Orlando surviendra sur notre sol. Les gauchistes accuseront la Manif Pour Tous...

Posté le 13 juin 2016 à 08h29 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (15)

12 juin 2016

Des munitions de l'armée allemande disparues lors d'un vol Air France

Lu ici :

"Une caisse contenant 880 munitions de pistolets a disparu fin mai lors d'un voyage de militaires allemands à destination du Mali, sur un avion de ligne Air France.

« On la recherche toujours », a indiqué un porte-parole du commandement des services logistiques de la Bundeswehr, confirmant une information du journal Welt am Sonntag. 

Le 28 mai, des soldats ont quitté Berlin pour Bamako, sur un vol commercial Air France avec une escale à Paris. Leurs armes de service et leurs munitions ont été enregistrées et mises en soute. Mais à l'arrivée au Mali, la caisse en plastique contenant les munitions manquait. 

Air France mis en cause ? Une plainte a été déposée auprès de la police berlinoise.  Un porte-parole du ministère de la Défense a affirmé que « la responsabilité reposait sur la compagnie aérienne »

Contacté, Air France n'avait pas réagi samedi après-midi.  L'Allemagne participe à la mission de l'ONU au Mali (Minusma) et a aussi quelque 200 soldats, qui contribuent à la mission européenne de formation des soldats maliens."

Quand on connaît, ou plutôt soupçonne car les vrais chiffres n'ont jamais été donnés, le nombre de barbus qui travaillent au sol pour Aéroports de Paris, on peut imaginer le pire.

Posté le 12 juin 2016 à 10h23 par Marie Bethanie | Lien permanent

09 juin 2016

Si le ramadan était vraiment un jeûne

... nous n'aurions pas ce type de publicités en abondance :

Le Ramadan vu par Carrefour 001

Catalogue de 24 pages incluant de la soupe déshydratée Halal Maggi, des merguez pur boeuf halal, des grignotes de poulet halal Carrefour, des paupiettes de veau halal, des steaks à griller halal, des saucisses de volailles halal, des délices de dinde ou de poulet halal, des lardons de dinde halal, du salami de volaille halal, du blanc de poulet halal, des pizzas halal, de la charcuterie élaborée en Bretagne par Isla Mondial et certifiée halal...

Le ramadan, c'est rien la journée et ramdam la nuit !

Posté le 9 juin 2016 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (36)

08 juin 2016

Sainte Sophie transformée en mosquée pour le ramadan

Lu ici

"Le Coran sera entendu à l’intérieur de Sainte-Sophie de Constantinople pendant la durée du ramadan. Il s’agit là d’une décision provocatrice de la chaîne TV de l’État turc TRT Diyanet. Selon l’information publiée par le journal turc Daily Sabah, la chaîne d’État turque retransmettra depuis Sainte-Sophie le programme « sahur », c’est-à-dire la prière matinale avant le jeûne. La transformation de Sainte-Sophie en mosquée durera trente jours, du 6 juin jusqu’au 7 juillet. Cette transformation, tout en étant provisoire, a provoqué le « délire » de la presse pro-gouvernementale turque qui s’est empressée d’applaudir cette décision.

Ce n’est pas un hasard si, dès qu’a été connue la retransmission de la prière du matin depuis Sainte-Sophie, le député du pari AKP [le parti de M. Erdoğan] de Constantinople, Samil Tayyar, s’est hâté de déclarer que, puisque les États-Unis « ont embrassé » le PKK et Fethullah Gülen [opposant au régime réfugié aux États-Unis, ndt] et que l’Allemagne « est tombée dans le mensonge du génocide [arménien ndt] », l’amitié n’est plus à l’ordre du jour.

Par conséquent, comme il l’a déclaré, la Turquie doit prendre des représailles et Sainte-Sophie doit s’ouvrir au « pèlerinage » c’est-à-dire quelle doit devenir à nouveau une mosquée, ce qui reviendrait à fermer les portes d’un monument de l’héritage culturel mondial et un lieu sacré du monde chrétien".

(Merci à MHB)

Posté le 8 juin 2016 à 10h31 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (20)

07 juin 2016

Le voile dans l'islam

L'association Clarifier revient sur le voile islamique. Extrait :

Unknown-31"Trois versets coraniques abordent la tenue vestimentaire et le comportement des femmes hors de leurs foyers. Sur ce point, les traductions effectuées par certains spécialistes français utilisent indistinctement le mot « voile » alors que les textes arabes comportent trois vocables ayant un sens différent dans chacun des versets.

> Coran 24, 31 : « Dis aux croyantes de baisser leurs regards, d’être chastes, de ne montrer que l’extérieur de leurs atours, de rabattre leurs voiles sur leurs poitrines […]. Dis-leur encore de ne pas frapper le sol de leurs pieds pour montrer leurs atours cachés ». 

Le mot arabe est ici khimâr (khumur au pluriel). Il désigne « tout ce qui cache ». La tête et les cheveux n’étant pas mentionnés, on peut comprendre qu’il s’agit  d’un fichu-châle servant à couvrir le décolleté.

> Coran 33, 59 : « Prophète, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de se couvrir de leurs voiles : c’est pour elles le meilleur moyen de se faire connaître et de ne pas être offensées ».

Le mot arabe est ici jalâbîb (pluriel de jilbâb). Il désigne un ample vêtement (robe, cape ou manteau) couvrant les habits de dessous, donc plus enveloppant que le khimâr. Là non plus la tête et les cheveux ne sont pas mentionnés.

> Coran 33, 53 : « Ô vous qui croyez ! N’entrez pas dans les demeures du Prophète sans avoir obtenu la permission d’y prendre un repas, et attendu que le repas soit préparé. […] Quand vous demandez quelque chose aux épouses du Prophète, faites-le derrière un voile. Cela est plus pur pour vos cœurs et pour leurs cœurs ». 

Dans ce verset, qui ne concerne que les femmes de Mahomet, le mot arabe est hidjâb. Il signifie « tenture » ou « rideau », comme le montre son usage dans d’autres passages où il évoque le fait de dérober aux regards et de séparer certains lieux et certaines personnes entre eux (cf. 7, 46 ; 17, 45 ; 19, 17 ; 38, 32), mais aussi le fait de voiler le cœur et l’intelligence (cf. 41, 5), ou encore de maintenir la séparation entre Dieu et l’homme (42, 51).

Ainsi, le Coran pose des principes sans pour autant décrire un vêtement islamique-type pour les femmes.

[Lire la suite]"

Posté le 7 juin 2016 à 09h57 par Michel Janva | Lien permanent

01 juin 2016

Islamisation de la France : une 2e mosquée - radicale - à Saint-Etienne

Une information de l'Observatoire de l'islamisation :

"Quatre ans après l’inauguration de la mosquée Mohammed VI dirigée par le Maroc, la mosquée El-Moustapha a été inaugurée samedi 21 mai 2016 dans le quartier de Montreynaud, en présence d’élus locaux et du prêtre qui juge “nécessaire” son édification." [...]

Les femmes ont suivi l'inauguration sur des écrans dans une pièce à part, officiellement pour "être plus à l'aise et pour avoir plus de place", et disposent d'une entrée séparée de celle des hommes.

A 2:06 l'interview du prêtre de la paroisse du quartier, l'abbé Michel Barthe-Dejean, qui estime que la mosquée concerne 80% de la population du quartier, "des gens d'ici, qui ont la même culture que les Stéphanois, mais avec leur foi musulmane". La même culture n'est-ce pas, avec le voile en plus, la séparation des hommes et des femmes, le relai sans complexe des écrits wahhabites qui prescrivent de tuer ceux qui négligent les prières, de tuer les homosexuels, de “détester les mécréants” (les "koufar" comme nous, mais aussi comme vous, Monsieur l'Abbé), qui interdisent les photos, etc...  Au fait, où en sommes-nous de l'évangélisation des musulmans ? (Prochain forum Jésus le Messie le 11 juin à Toulouse).

 

Posté le 1 juin 2016 à 13h15 par Marie Bethanie | Lien permanent

31 mai 2016

Des musulmans veulent autoriser à «battre légèrement» les femmes

Lu ici :

"Les membres du Conseil de l’Idéologie islamique (CII) du Pakistan souhaitent accorder aux hommes le droit de « battre légèrement » leurs épouses. Dans une proposition de loi rendue publique cette semaine, ces responsables religieux répondaient ainsi à une législation progressiste adoptée en février au Pendjab accordant plus de droits et de protection aux femmes de cette province, la plus peuplée du Pakistan.

« Un homme devrait être autorisé à battre légèrement sa femme si elle refuse ses ordres et refuse de s’habiller tel qu’il le souhaite, décline des demandes de relations sexuelles sans justification religieuse, ou ne prend pas de bain après un rapport sexuel ou lorsqu’elle a ses règles », proposent ainsi ceux qui affirment parler au nom de la religion au Pakistan, géant musulman de près de 200 millions d’habitants (...)"

On aimerait savoir si ceux qui proposent ainsi de "battre légèrement" les femmes représentent l'islam modéré...

Posté le 31 mai 2016 à 11h35 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

28 mai 2016

Une fillette de Mossoul, brûlée au 4e degré, demande le pardon pour ses assassins

Lu dans Christianophobie Hebdo :

"Une gamine en train de mourir de ses brûlures infligées par les combattants fous de l’État Islamique, a, dans ses derniers mots, demandé à sa mère désespérée de leur par­donner. C’est un acte incroyable que celui de cette gamine de Mossoul, en Irak, demandant le pardon pour ses assassins, alors que, brûlée au quatrième degré, elle était en train de mourir dans les bras de sa mère.

L’EIIL [État Islamique en Irak et au Levant] a incendié la mai­son de cette famille chrétienne à Mossoul après avoir exigé d’elle l’argent de la djizîa, un impôt re­ ligieux [...]. Les terroristes se livraient à leur porte à porte habituel de mena­ces et ils lancèrent un ultimatum à la mère de cette gamine, dont le nom n’est pas connu. L’EIIL demanda à la famille de payer l’impôt ou de quitter immédiate­ment sa maison. Jacqueline Isaac, défenseur des droits de l’homme, a précisé : «Les combattants étrangers de l’EIIL étaient devant sa porte et lui ont dit : “Vous n’avez que deux choix : ou vous partez mainte­nant ou vous payez la djizîa”. Elle a répondu : “Je vais la payer mais accordez­-moi quelques secondes, ma fille est sous la douche”. Ils lui ont dit: “Pas une seconde” et ils ont mis le feu à la maison avec une torche depuis la salle d’eau où la gamine se douchait ».

Les flammes ont ravagé la mai­son de la famille. La mère et sa fille ont réussi à s’échapper, mais, quelques heures plus tard, cette dernière décédait de ses bles­sures catastrophiques. Mlle Isaac ajoute : « La gamine était brûlée au quatrième degré, et sa mère, faisant tout ce qu’elle pouvait pour la sauver, l’emmena aussi vite que possible vers un hôpital, mais l’enfant mourut dans ses bras. Les derniers mots que sa fille prononça furent : “Pardonne-­leur”. »

Les derniers mots de cette gami­ne, que l’on suppose avoir autour de 12 ans, ont bouleversé bien des personnes. Un porte­-parole de l’organisation charitable Open Doors a rappelé que « l’Irak était un des endroits les plus dangereux au monde pour les chrétiens. Des milliers ont été contraints par l’État Islamique autoproclamé de fuir leurs maisons. Malheureuse­ment, ce n’est qu’un exemple de plus des atrocités commises par les extrémistes dans la région, mais j’entends souvent ce type d’histoires incroyables, où des chrétiens pardonnent à ceux qui les persécutent. »

Posté le 28 mai 2016 à 07h43 par Michel Janva | Lien permanent

27 mai 2016

L’islam n’a pas sa place

On attend qu'un politique français parle comme Robert Fico, Premier ministre de Slovaquie :

R« Cela peut paraître étrange mais, je suis désolé, l’islam n’a pas sa place en Slovaquie. Peut-être parce que nous sommes un pays qui renaît en quelque sorte. Si quelqu’un vient me dire que la Slovaquie veut être multiculturelle, que tout le monde va faire ici ce qu’il veut, qu’il y aura des traditions variées, et que la Slovaquie va changer, il est contre l’essence même de ce pays. Je pense qu’il est du devoir des hommes politiques de parler de ces choses très clairement et ouvertement. Je ne veux pas que se constitue en Slovaquie une communauté musulmane. Je ne veux pas qu’il y ait des dizaines de milliers de musulmans qui se mettent à promouvoir leur affaire. J’en ai parlé plusieurs fois avec le Premier ministre maltais, qui m’a dit que le problème n’est pas qu’ils viennent, mais qu’ils changent le caractère du pays. Et nous ne voulons par changer les traditions de notre pays, qui est bâti sur la tradition cyrillo-méthodienne, sur quelque chose qui est là depuis des siècles."

Posté le 27 mai 2016 à 16h06 par Michel Janva | Lien permanent

25 mai 2016

Mgr Sharaf affirme que nous ne devrions pas faire confiance à l’Islam

DSC07142Samedi 21 mai, l’ECLJ a eu le plaisir de tenir une réception et une conférence pour Mgr Nicodemus Daoud Sharaf, l’Archevêque syriaque orthodoxe de Mossoul.

À l’invitation du représentant permanent de la Mission du Saint-Siège à Strasbourg, Mgr Paolo Rudelli et Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, ces derniers ont reçu l’Archevêque en signe de soutien et afin de lui donner l’occasion de témoigner en France de ce que les chrétiens d’Irak subissent. Il était le dernier évêque à quitter Mossoul en juin 2014, lorsque la ville fut prise par l’État islamique.

Après quelques mots de présentation à la réception dans les bureaux de l’ECLJ, en présence de divers représentants, notamment l’ambassadeur de Pologne, Mgr Nicodemus Sharaf a donné une conférence devant plus de 200 personnes.

Il a d’abord dénoncé le véritable génocide qui dure depuis des années et contre lequel aucune action internationale n’a été prise bien que les pays sont informés heure par heure de l’évolution de la situation. Mgr Sharaf a décrit la situation de son peuple en Irak et a conclu que :

« Nous Syriens, sommes les premiers habitants de cette terre, puis nous sommes devenus une minorité et maintenant nous ne sommes plus que des réfugiés dans notre propre pays. »

Il a demandé aux pays occidentaux et aux institutions internationales d’agir de manière à permettre leur retour dans la plaine de Ninive et de rétablir un foyer chrétien sous protection internationale. Sunnites, Chiites et Kurdes : ils ont tous obtenu leur territoire. Les chrétiens devraient également avoir le leur afin de vivre en paix selon lui. Ils ne souhaitent qu’une chose : pouvoir revenir à Ninive où ils vivaient jusqu’en 2014. La communauté internationale peut arrêter Daech si elle le souhaite véritablement. La création d’un espace sécurisé de retour pour les chrétiens est réalisable si la communauté internationale soutient et protège une telle zone.

« Les chrétiens ne valent pas grand-chose, vous pouvez les tuer, leur vie de vaut rien » a-t-il déclaré avant de décrire les conditions des réfugiés : plus de 5 000 familles sont réfugiées autour d’Erbil, dans le Kurdistan irakien.

Mgr Sharaf a déploré la destruction des familles et des communautés provoquée par ce génocide et cet exode. Il a affirmé que « le démon attaque d’abord les familles pour détruire les hommes et l’église. » Tant que les familles demeurent fortes et unies, l’amour, la vie, la foi et la culture peuvent être transmis, assurant ainsi la survie du peuple et de l’église.

Fait notable, Mgr Sharaf a rapporté qu’aucun musulman ne les a défendus. Même son voisin, à qui il a généreusement fourni de l’électricité pendant des années, a été le premier à détruire sa croix en haut de la cathédrale.

Il a affirmé à toute l’audience que nous ne devrions pas faire confiance à l’Islam et que l’Europe ne devrait pas être naïve au sujet de cette religion. Il a conclu son discours en appelant l’Europe à garder son âme chrétienne et au peuple français: « défendez votre pays sinon ils vont vous le prendre. »

L’ACLJ et l’ECLJ sont profondément déterminés pour acter la reconnaissance internationale du génocide que l’État islamique commet. Nos pétitions de l’ACLJ et de l’ECLJ pour la reconnaissance et la lutte contre le génocide ont rassemblé plus de 574 000 signatures. Le Parlement européen, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe et l’administration Obama ont reconnu ce génocide. À présent, notre organisation se battra à l’ONU pour la reconnaissance officielle du génocide mais aussi pour que des mesures soient réellement prises afin que les réfugiés chrétiens puissent revenir sur leur terre grâce à une protection internationale.

Posté le 25 mai 2016 à 17h13 par Michel Janva | Lien permanent

24 mai 2016

Rencontre entre le pape François et l'imam d'Al-Azhar : dialogue à sens unique ?

2016-05-23t115302z_1206890470_d1aetfrqywaa_rtrmadp_3_pope-vatican_0Atlantico interrogeait Jean-Baptiste Noé, historien et écrivain, et Alexandre Del Valle sur la rencontre au sommet entre le pape François et l'imam d'Al-Azhar, qui a eu lieu hier au Vatican.

Atlantico : Ce lundi, le pape François reçoit au Vatican l'imam de la mosquée Al-Azhar du Caire, la plus haute autorité de l'islam sunnite dans le monde. Quel est l'objectif affiché de cette rencontre historique entre les deux autorités et que peut-on en attendre ?

Jean-Baptiste Noé : Les relations entre le Vatican et Al-Azhar ont été rompues en janvier 2011. En effet, le 31 décembre 2010, un attentat dans une église copte avait causé la mort d’une trentaine de chrétiens. Benoît XVI avait vivement réagi à cet attentat et demandé aux autorités égyptiennes de prendre des mesures pour éviter que cela ne se reproduise. Al-Azar avait considéré cette réaction comme une offense à l’islam et avait dès lors cessé tout dialogue avec le Vatican. Cette rencontre est donc un moyen de renouer les contacts officiels et de retisser les liens du dialogue après cinq ans d’interruption.

Sur le fond, rien de nouveau ne sortira de cette rencontre. Il ne faut pas s’attendre à des transformations profondes. Les choses se font petit à petit. Cela tient aussi à la structure même de l’islam, qui est très divisé. Chaque autorité parle pour elle-même et non pas au nom de l’ensemble des musulmans. Mais pour les relations entre le Saint-Siège et l’Égypte, c’est une très bonne chose.

Alexandre del Valle : [...] Déjà, le 3 décembre 2014, avait été organisée une grande réunion œcuménique au Caire à Al-Azhar entre religieux chiites, sunnites et chrétiens visant à dénoncer "l'extrémisme et le terrorisme". Ensuite, n'oublions pas qu'en Egypte, le Grand Imam est un fonctionnaire égyptien, porte-parole des autorités présidentielles. Or, Abdel Fatah Al-Sissi est en guerre avec les islamistes depuis 2013, notamment les Frères musulmans mais aussi les terroristes en Libye ou dans le Sud de l'Egypte.

De son coté, le Pape essaie d'améliorer l'entente entre musulmans et chrétiens et il semble bien moins attaché à parler des "choses qui fâchent" que son prédécesseur qui faisait primer la Vérité sur la diplomatie. François a certes condamné la violence terroriste, mais il n'a pas osé aborder la théologie musulmane sunnite anti-chrétienne comme Benoît XVI. Par ailleurs, François essaie depuis son arrivée de se rapprocher des instances musulmanes les plus raisonnables dans un souci de protection des chrétiens d'Orient, qu'il estime être les premières victimes en cas de mauvaise entente entre le monde musulman et la chrétienté. Il croit peut être sincèrement que son attitude ouverte calmera la haine antichrétienne en terre d'islam, mais rien n'est moins sûr hélas.[...]

[J]e ne pense pas que l'on puisse attendre grand chose de cette rencontre très diplomatico-politique, puisque les islamistes qui s'en prennent aux chrétiens en général – et aux catholiques en particulier – sont eux-même en guerre contre Abdel Fatah Al-Sissi et que, mis à part son imam aux ordres du président égyptien, Al-Azhar demeure un réservoir d'orthodoxie sunnite obscurantiste qui est très loin d'avoir entamé la "réforme" radicale de la religion qu'a appelé de ses vœux le courageux al-Sissi, bien incapable de faire bouger les lignes théologiques à lui seul. D'une certaine manière, j'ai même bien peur que la rencontre entre l'imam et le pape - pas du tout souhaitée par la plupart des juristes-théologiens d'Al-Azhar et dénoncée par les islamistes - renforce la haine des islamistes envers les chrétiens et les autorités égyptiennes accusées de "compromission" avec les "forces croisées", sachant qu'Al-Sissi a fait emprisonner et tuer de nombreux militants des Frères musulmans en guerre contre lui et ses alliés "mécréants" ou "apostats".[...]

Si la volonté de dialogue inter-religieux est unanimement saluée, la stratégie d'ouverture tous azimuts de François ne risque-t-elle pas d'isoler le pape au sein même de l'Eglise, à commencer par le Vatican ? Qu'en pensent les cardinaux ?

Jean-Baptiste Noé : Cette rencontre est organisée par le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, elle n’est pas le fait de la seule initiative du pape. À Rome, tout le monde s’accorde sur l’importance qu’il y a à avoir des échanges avec Al-Azhar. Il y a un consensus sur ce sujet.

Alexandre del Valle : Je ne pense pas que cette stratégie soit mal vue au Vatican. Depuis le concile Vatican II et la fameuse déclaration Nostra aetate, le Vatican est à fond impliqué dans l'œcuménisme, souvent d'ailleurs de façon assez naïve, souvent contre-productive et à sens unique. Tous les papes successifs depuis les années 1960, à l'exception peut-être de Benoît XVI – et encore –, ont déclaré leur grand attachement à l'oecuménisme et au dialogue souvent unilatéralement profitable avec les instances musulmanes. De ce fait, la pseudo "amitié islamo-chrétienne" ne représente rien de solide. Elle est fondée sur une diplomatie superficielle et des déclarations de principe et non sur la moindre réciprocité ou la vérité...[...]

Personnellement, je suis donc persuadé que cette rencontre s'inscrit tout à fait dans la tradition de dialogue interreligieux souhaité par le Vatican depuis une cinquantaine d'années, quitte à passer sous silence la persécution croissante des chrétientés en terre d'islam, dont la mémoire est sacrifiée en quelque sorte sur l'autel de l'oecuménisme béat et la "politique d'apaisement" d'essence capitularde.

En adoptant une telle politique de la main tendue à la branche sunnite de l'islam, aujourd'hui conquérante et liée à de terribles exactions dans de nombreux pays, le pape ne complique-t-il pas la situation des chrétiens d'Orient ? 

Jean-Baptiste Noé : Al-Azhar et son grand imam, le cheik Ahmed Al-Tayeb, ont prononcé une condamnation sans précédent contre l’EI. En février 2015, réagissant à la décapitation d’un pilote jordanien par l’EI, Al-Azhar a condamné l’EI en utilisant des mots très forts dans son communiqué : "[nous condamnons] cet acte terroriste lâche, qui nécessite la punition prévue dans le Coran pour ces agresseurs corrompus qui combattent Dieu et son prophète : la mort, la crucifixion ou l'amputation de leurs mains et de leurs pieds".

Ils ont également appelé à "crucifier et démembrer les membres de l’EI". C’est la première fois que l’université égyptienne prononçait une condamnation aussi violente à l’égard d’un groupe terroriste musulman. Il y a donc une convergence de vue entre le Saint-Siège et Al-Azhar dans la nécessité de lutter contre Daesh et le terrorisme. De même, c’est à Al-Azhar, devant le cheik et l’ensemble des dignitaires religieux de l’université, que le président Al-Sissi a prononcé en décembre 2014 un discours particulièrement vindicatif à l’égard des fanatiques. "Nous devons changer notre religion", a-t-il notamment dit. L’Égypte est un pays essentiel dans la lutte contre l’islamisme. D’où l’importance de la rencontre entre les deux autorités.

Alexandre del Valle : Je pense effectivement qu'il va la compliquer, même sans le vouloir, sauf peut-être en Egypte où Al-Sissi veut sincèrement combattre la persécution anti-chrétienne. En effet, du point de vue très différent et dissident des Frères musulmans et des islamistes en général qui détestent tout ce que fait et représente le président Al-Sissi, le fait que le pape François se rapproche de l'instance sunnite la plus proche et la plus contrôlée par le Raïs égyptien, bête noire majeure des islamistes avec Vladimir Poutine et Bachar el-Assad, ne risque pas d'améliorer le sort des chrétiens et de leur pape, qui va ainsi être perçu comme "ami" du pouvoir "apostat" égyptien qui massacre les Frères musulmans...[...]

Si le grand imam d'Al-Azhar est enclin à dialoguer avec le pape, rien n'indique en revanche qu'il ait ne serait-ce que débuté une nécessaire réforme de l'islam visant à changer l'enseignement du mépris théologique envers les chrétiens "trinitaires" et leur foi "associationniste". Or, ce travail de réforme théologique est la condition sine qua non sans laquelle les chrétiens seront toujours persécutés de façon "conforme" à la vision que donne d'eux la jurisprudence islamique orthodoxe, hélas jamais réformée depuis le Xème siècle. Tout le problème est là. Un vrai dialogue d'amitié islamo-chrétienne devrait, selon moi, aborder en vérité et en toute franchise, vrai gage d'amitié, cette question fondamentale pour ne pas dire fondatrice de la christianophobie islamique.[...]

Depuis 50 ans, le dialogue islamo-chrétien est demeuré hélas un dialogue de sourds, unilatéral. Il n'a globalement et objectivement profité qu'à la partie islamique qui s'étend en Europe avec l'appui de l'Eglise elle-même (elle fut la première dans les années 1970 à donner des terrains aux Frères musulmans pour construire des mosquées). Le dialogue "islamo-chrétien" autour des tasses de thé à la menthe est fort sympathique, mais il a trop souvent servi de cache-sexe et d'alibi pour les leaders musulmans désireux d'apparaître "respectueux de la tolérance" par des belles déclarations qui ne coûtent rien. Pendant ce temps, dans le monde musulman et leurs propres pays, les persécutions légales de chrétiens et de non-musulmans en général se sont accrues, intensifiées même, du Pakistan à la Turquie, en passant par les pays du Golfe, l'Egypte, l'Irak, et le Maghreb, et ces leaders musulmans ne les condamnent pas. Ils condamnent certes les cas extrêmes d'attentats terroristes anti-chrétiens, mais jamais les persécutions légales basées sur la loi islamique. Ces pays qui financent tant de mosquées en Europe au nom de la tolérance, renforcent chez eux des législations condamnant les conversions au christianisme. Ces lois condamnant le prosélytisme chrétien ont été partout renforcées au nom de la loi islamique... Etonnamment, on constate même que depuis 60 ans, plus les chrétiens dialoguent avec les musulmans de façon diplomatique et sans réciprocité exigée, plus les chrétientés d'Orient sont persécutées, tuées, bafouées, brimées, etc."[...]

Posté le 24 mai 2016 à 23h56 par Marie Bethanie | Lien permanent

Rémi Brague : "ne pas renvoyer dos à dos islam et christianisme"

Dans Le Figaro, Rémi Brague qu'on ne peut pas renvoyer dos à dos islam et christianisme. Extrait :

"Les déclarations publiques du pape François suscitent toujours l’intérêt. [...] En revanche, un passage suscite en moi une perplexité certaine, et c’est celui sur l’islam. Là aussi, il contient d’ailleurs de très bonnes choses, par exemple sur l’imprudence arrogante avec laquelle l’Occident a essayé d’imposer son régime politique à des régions mal préparées. Il est juste aussi de dire que la coexistence entre chrétiens et musulmans est possible, même si les exemples de l’Argentine, avec son 1,5 % de musulmans, et surtout du Liban, doivent être pris avec prudence. Tant qu’il s’agit de faire vivre ensemble des personnes, qu’il est déjà maladroit de réduire à leur seule affiliation religieuse, on a le droit d’espérer et le devoir d’agir en ce sens.

L’entreprise devient plus difficile là où l’on compare non plus des personnes, mais des systèmes religieux considérés dans leurs documents normatifs. De ce point de vue, un passage des propos du pape François attire l’œil : « L’idée de conquête est inhérente à l’âme de l’islam, il est vrai. Mais on pourrait interpréter avec la même idée de conquête la fin de l’Évangile de Matthieu, où Jésus envoie ses disciples dans toutes les nations. » Voici le passage évoqué : « Allez donc, faites des disciples (“mathèteuein”, en grec) de toutes les nations, baptisant les gens (…), leur enseignant (“didaskein”) à observer tout ce que je vous ai commandé (Matthieu, 28, 19). »

On peut appeler « conquête » la tâche de prêcher, d’enseigner et de baptiser. Il s’agit bien d’une mission universelle, proposant la foi à tout homme, à la différence de religions nationales comme le shintô. Le christianisme ressemble par là à l’islam, dont le prophète a été envoyé « aux rouges comme aux noirs ». Mais son but est la conversion des cœurs, par enseignement, non la prise du pouvoir. Les tentatives d’imposer la foi par la force, comme Charlemagne avec les Saxons, sont de monstrueuses perversions, moins interprétation que pur et simple contresens.

Le Coran ne contient pas d’équivalent de l’envoi en mission des disciples. Il se peut que les exhortations à tuer qu’on y lit n’aient qu’une portée circonstancielle, et l’on ignore les causes de l’expansion arabe du VIIe siècle. Reste que le mot de conquête n’est plus alors une métaphore et prend un sens plus concret, carrément militaire. Les deux recueils les plus autorisés (sahīh) attribuent à Mahomet cette déclaration (hadith), constamment citée depuis : « J’ai reçu l’ordre de combattre (qātala) les gens (nās) jusqu’à ce qu’ils attestent “Il n’y a de dieu qu’Allah et Muhammad est l’envoyé d’Allah”, accomplissent la prière et versent l’aumône (zakāt). S’ils le font, leur sang et leurs biens sont à l’abri de moi, sauf selon le droit de l’islam (bi-haqqi ’l-islām), et leur compte revient à Allah (hisābu-hum ‘alā ‘Llah) (Bukhari, Foi, 17 (25) ; Muslim, Foi, 8, [124] 32-[129] 36). » J’ai reproduit l’arabe de passages obscurs. Pour le dernier, la récente traduction de Harkat Ahmed explique : « Quant à leur for intérieur, leur compte n’incombera qu’à Dieu (p. 62). »

Indication précieuse : il s’agit d’obtenir la confession verbale, les gestes de la prière et le versement de l’impôt. Non pas une conversion des cœurs, mais une soumission, sens du mot « islam » dans bien des récits sur la vie de Mahomet. L’adhésion sincère pourra et devra venir, mais elle n’est pas première. Nul ne peut la forcer, car « il n’y a pas de contrainte en religion (Coran, II, 256) ». Elle viendra quand la loi islamique sera en vigueur. Il sera alors dans l’intérêt des conquis de passer à la religion des conquérants. On voit que le mot « conquête » a un tout autre sens que pour le verset de Matthieu.

Pourquoi insister sur ces différences ? Un vaste examen de conscience est à l’œuvre chez bien des musulmans, en réaction aux horreurs de l’État islamique. Ce n’est pas en entretenant la confusion intellectuelle qu’on les aidera à se mettre au clair sur les sources textuelles et les origines historiques de leur religion."

Posté le 24 mai 2016 à 16h27 par Michel Janva | Lien permanent

22 mai 2016

La fin des Chrétiens d'Orient ?

La question est posée par ce documentaire d'Arte. Les nombreuses mises en garde de presque tous les prélats d'Orient doivent nous alerter car ce qui arrive aux chrétiens d'Orient pourrait être le modèle de ce qui nous attend si nous ne réagissons pas.



Posté le 22 mai 2016 à 16h01 par Marie Bethanie | Lien permanent

21 mai 2016

L'Occident devrait dire : "Je Suis Asia Bibi"

1170Asia Bibi est toujours en prison (depuis 6 ans et demi) pour avoir osé boire la même eau que ses collègues de travail musulmanes alors qu'elle-même était chrétienne, et pour avoir osé répondre à celles-ci qui voulaient qu'elle se convertisse à l'islam : "Je ne me convertirai pas. Je crois à ma religion et en Jésus Christ. Et pourquoi devrais-je être la seule à me convertir, pourquoi pas vous ?" Lu ici (article en anglais, traduction maison) :

[...] "C'est l'indolence et la cupidité de l'Ouest qui a condamné Asia Bibi à mort. Personne en Europe n'a envahi les rues pour cette femme courageuse, pour demander sa libération, ou pour protester contre les lois anti-chrétiennes du Pakistan. Même le pape François est resté silencieux. Le signe de sa réticence sont les 12 secondes de face-à-face du pape avec le mari de Bibi et sa fille, sur la place Saint-Pierre. François les a à peine effleurés tous les deux, alors que son prédécesseur, le pape Benoît XVI, avait plusieurs fois demandé publiquement qu'elle soit remise en liberté.

Le président américain Barack Obama, toujours prêt à la rhétorique et aux émotions oecuméniques, n'a jamais dit un mot des persécutions endurées par les chrétiens, ou demandé à ses alliés pakistanais de libérer Asia Bibi. [...]

Pendant longtemps, même les organes de presse "mainstream" américains sont restés silencieux sur les massacres de chrétiens - un martyr toutes les 5 minutes. Ce silence a été brisé par une courageuse dissidente de l'islam, Ayaan Hirsi Ali, qui a dédicacé à ce martyre de masse un essai magistral dans Newsweek. Les principales églises protestantes d'Amérique, trop occupées à diaboliser Israël, sont également restées silencieuses. En France, il a été impossible de simplement sponsoriser un évènement dont les recettes seraient en faveur de ces chrétiens [SOS Chrétiens d'Orient a quand même couru le Marathon de Paris en faveur des chrétiens d'Orient - NDMB]. La Régie du métro parisien a refusé des affiches en faveur de ces chrétiens - puis levé l'interdiction face aux protestations. Toutes les ONG laïques européennes comme Oxfam restent silencieuses, laissant la défense des chrétiens à des ONG héroïques comme Barnabas Fund. [...]

La guerre contre le "blasphème" étend ses conséquences profondes en Europe, où des douzaines de journalistes, dessinateurs et écrivains sont condamnés à mort pour une version différente du même "crime" que celui d'Asia Bibi : l'"islamophobie". Des fidèles catholiques comme Asia Bibi sont persécutés pour les mêmes raisons et par les mêmes gens qui ont assassiné les athées impénitents de Charlie Hebdo. Et ISIS [l'Etat islamique], qui a récemment fait exploser l'emblématique Notre-Dame de l'Heure (offerte par l'épouse de Napoléon III), ferait avec joie exploser la cathédrale de Chartres, l'un des plus grands trésors de France.

La libération de cette mère de cinq enfants Pakistanaise illettrée n'affecte pas seulement une communauté chrétienne éloignée. Elle nous concerne tous. Un peu de clairvoyance et un ralliement sous le slogan "Je suis Asia Bibi", serait-ce trop demander aux Occidentaux ?"

Posté le 21 mai 2016 à 00h19 par Marie Bethanie | Lien permanent

17 mai 2016

Les bus londoniens afficheront "Gloire à Allah" pendant le ramadan

Cela n'a rien à voir avec l'élection d'un maire musulman à la tête de la capitale britannique  puisque ces publicités à la gloire d'Allah se multiplieront sur les 640 bus de Londres, Birmingham, Manchester, Leicester et Bradford où la communauté musulmane est importante (3 millions rien qu'à Londres) :

Islamicrelief-600x400«Subhan Allah». «Gloire à Allah». Ces mots seront affichés pendant deux mois sur les fameux bus rouges londoniens. Une campagne de publicité lancée par la branche londonienne de l'association Islamic Relief (Secours islamique en français), la plus importante ONG islamique britannique, qui collecte des fonds pour venir en aide notamment aux victimes de la guerre en Syrie, et a déjà envoyé 178 millions d'euros là-bas. Le début de la campagne coïncidera avec le mois de Ramadan qui se tient en juin (...)

Cette campagne aux tonalités religieuses n'est pas du goût de tout le monde. Si les Britanniques n'ont pas la même conception de la laïcité qu'en France, et que les religions occupent sans problèmes l'espace public, certains s'offusquent d'un deux-poids, deux mesures. En effet, pendant la période de Noël, une publicité de l'église d'Angleterre qui faisait la promotion d'un site internet cherchant à inciter les gens à prier, Just pray, avait été proscrite de plusieurs cinémas. On y voyait l'archevêque de Canterbury réciter le Notre Père avec plusieurs autres fidèles. Le spot publicitaire devait être projeté avant le film Star Wars, mais il avait été bloqué par la Digital Cinema Media, l'agence qui contrôle la publicité dans les plus grandes salles de cinéma du pays.

«Si nous autorisons cette publicité en faveur de l'islam, nous devons aux Chrétiens plus de liberté pour s'exprimer» a ainsi affirmé Andrea William, directrice de l'association Christian Concern. Dans le Daily Mail, Simon Calvert, directeur de l'Institut chrétien, affirme quant à lui que cette publicité «indique le début d'une nouvelle ère d'expression de la foi chrétienne, qui est devenue persona non grata».

Posté le 17 mai 2016 à 05h53 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

15 mai 2016

La parole est aux Salafistes (2/2)

PPdP2-100x100Voici le deuxième volet de l'interview par Pierre Piccinin da Prata dans le Courrier du Maghreb et de l'Orient d'un imam proche de Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris, sous le voile de l'anonymat (1er volet ici). Ce recteur montrait dans la première partie de l'interview que ce que les politiques appellent l'islam "de France" n'existe pas en réalité, car le vrai islam, c'est le salafisme. Ce qui montre bien à quel point l'islam tout court, le salafisme donc, est incompatible avec la France. Ici, l'imam s'applique à montrer l'islam tel qu'il doit être selon le coran, et tel qu'il n'est pas accepté par de nombreux musulmans vivant en Occident (ce qui laisse tout espoir pour leur conversion).

(L'entretien étant très long, il m'a fallu en couper de nombreux passages; pour une lecture plus claire et complète, il vaut mieux lire l'entretien complet dans le Courrier du Maghreb et de l'Orient.)

"Pierre Piccinin da Prata – Dans la première partie de notre entretien, vous avez défini l’Islam comme un ensemble de règles strictes, à suivre scrupuleusement ; des règles simples, précises, et qui ne souffrent aucune « interprétation », transmises par Dieu au Prophète Mohamed et rassemblées dans le Coran…

Faudrait-il donc ainsi réinterpréter le Coran en permanence, parce qu’il ne correspondrait « plus » à la modernité ?

 En quelque sorte, il faudrait, selon certains, le « moderniser », et en changer l’entendement, et donc l’enseignement qui ne devrait plus être le même que celui du temps du Prophète, un enseignement qui serait alors… obsolète ? La parole de Dieu serait obsolète ? C’est impossible ! Le Coran, en effet, n’a pas été écrit par les hommes, comme le furent la Tora ou les Évangiles : il est la parole de Dieu révélée à son Messager –la paix et la bénédiction sur lui.[...]

Le problème n’est pas que le Coran n’est « plus adapté » à notre temps ; c’est que la philosophie occidentale, qui s’est emparée du monde, est devenue la référence, y compris pour beaucoup de Musulmans. Or, cette philosophie est souvent en opposition avec le Coran et l’Islam.

Autrement dit, il faut faire un choix entre cette philosophie et l’Islam.[...]

Et c’est bien d’un code de lois qu’il s’agit en effet. Des règles simples, oui, et qu’il n’est nullement besoin de torturer et de tordre à travers des « interprétations » qui finissent et par en déformer le sens et par les détourner de leurs objectifs.

Ce sont les lois de Dieu. Un code simple, donné il y a plusieurs siècles, à des gens simples…[...]

D’où la perversité de « l’Islam de France », qui plie les lois de Dieu aux réalités d’une société qui n’est pas musulmane et à ses us et coutumes qui ne sont pas musulmans.

Le Coran n’a pas été inspiré et rédigé par des hommes, comme il en fut des livres des Juifs et des Chrétiens, qui sont corrompus d’erreurs. Il est incréé, révélé directement par Dieu. Éternel, irréfutable et irréformable.[...]

PPdP – C’est donc une condamnation irrévocable de « l’Islam de France » ?

J’entends certains pseudo-imams déclarer qu’il faut « réinventer » l’Islam en « réinterprétant » le Coran pour permettre aux Musulmans de vivre dans des sociétés qui ne sont pas musulmanes ; ils parlent « d’accommodations »…

Réinventer l’Islam ? Peut-on « adapter » le message de Dieu aux contingences matérielles ou sociétales ?

Les Musulmans qui vivent en France, ou ailleurs en Europe, devraient-ils suivre l’exemple des Chrétiens qui se sont très bien « accommodés » des « priorités » du XXIème siècle, à sa société de loisir et de paresse : ils ne font plus la prière, les églises sont désertées, des Catholiques acceptent l’avortement, ne respectent plus la période du Carême, divorcent et se remarient…[...]

Si les Chrétiens ont abandonné Dieu et leur religion, devons-nous en faire autant pour nous « intégrer » dans la société française du XXIème siècle ?[...]

PPdP – Alors… Très concrètement, pour en venir à présent au cœur de notre propos : l’enseignement du Prophète autorise-t-il ou ordonne-t-il le djihad armé ? L’usage de la violence est-il licite, selon les écritures, le Coran, les Hadiths ? Le Prophète et ses compagnons ont-ils pratiqué le djihad armé ? Et dans quelles circonstances ? Les Musulmans, aujourd’hui, doivent-ils prendre les armes pour promouvoir l’Islam ?

Oui, le djihad armé est permis par l’Islam ; il est même préconisé. Et il n’est pas que défensif, il n’est pas seulement autorisé quand les Musulmans sont attaqués. Contrairement à ce que prétendent certains imams qui veulent plaire à leurs maîtres républicains et contrairement à ce qu’affirment partout sur les réseaux sociaux des Musulmans ignorants et égarés qui cherchent à prouver leur intégration à une société laïque en expliquant que leur religion est une religion de paix. Non, l’Islam n’est pas une religion de paix au sens qu’ils croient ; il est avant tout la religion de la vérité.

Et, oui, le Prophète –la paix et la bénédiction sur lui- a pratiqué le djihad armé et pas seulement, comme l’affirment les ignorants ou les corrompus, pour se défendre de ses ennemis, mais aussi pour apporter la lumière de Dieu aux peuples mécréants.

Prétendre le contraire, c’est mentir.[...]

Et le Prophète –la paix et la bénédiction sur lui- a fait la guerre, pour se défendre, mais aussi pour porter la parole. Car Dieu, dans le Coran, dit : « Nous t’avons envoyé en tant que notre Messager, et pour convertir toute l’humanité. Mais beaucoup ne le savent pas. » [ndlr : Coran, 34, 28]

Est-ce que le djihad armé existe ? Oui, il existe ; et aucun ouléma ne l’a jamais contesté ni n’oserait le faire ; il serait parjure.[...]

Ainsi, le Coran dit encore : « Dieu a acheté aux Croyants leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattront au service de Dieu, tueront et seront tués. » [ndlr : Coran, IX, 111]

Les biens des ennemis vaincus peuvent être licitement partagés entre les Musulmans qui se sont battus au nom de Dieu. Le Prophète lui-même –la paix et la bénédiction sur lui- en a jadis reçu sa part : « Du moindre butin que vous aurez fait, un cinquième revient à Dieu, à son Prophète, à ses proches, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs en détresse. Dieu est tout-puissant. » [ndlr : Coran, VIII, 41]

Tout ceci peut apparaître inopportun aux non-croyants qui ignorent la lumière de Dieu et s’attachent à ces régimes où règnent des corruptions diverses et qu’ils qualifient de « laïcs » et de « démocratiques »… [...]

Mais, ceci, c’est la vérité en l’Islam. Sont menteurs et hypocrites ceux qui le dénient.

PPdP – Avez-vous bien conscience que ce discours va à l’encontre de la manière dont vivent la grande majorité des Musulmans en Europe ? Et qu’il s’oppose de front à l’Islam que défendent nombre d’imams « modérés » ? Il risque de choquer…

–  De quel  « discours » parles-tu ? Il s’agit du Coran !

Le Coran ne saurait aller à l’encontre des mœurs des Musulmans ; ce sont les mœurs de personnes qui se disent musulmanes, mais ne respectent pas la loi de Dieu, qui vont à l’encontre du Coran. Beaucoup de ces personnes de culture musulmane ont adopté les mœurs et le mode de pensée des pays où elles vivent, en Europe, et s’identifient peu à peu à ces mœurs et intègrent peu à peu ce mode de pensée, reniant ainsi l’Islam qui leur devient étranger et leur apparaît inacceptable car il est en rupture avec les valeurs de ces sociétés européennes dont elles ont adopté les coutumes et le mode de pensée.

Ce n’est pas mon discours qui les choquera ; c’est le Coran. [...]

PPdP – Des imams « modérés » affirment que l’Islam interdit de tuer une personne. La sourate « al-Isra » dit d’ailleurs qu’il ne faut pas détruire la vie qui est sacrée aux yeux de Dieu…

C’est tout simplement faux… et la sourate « al-Isra » [ndlr : Coran, XVII, 33] énonce un principe général, qui est précisé et délimité par d’autres sourates. Ces pseudo-imams manipulent les textes…

PPdP – Précisément ce qu’ils reprochent aux Salafistes… Alors, que dit exactement le Coran à ce propos ?

« Ne tuez personne sans une juste raison, car Dieu a fait la vie sacrée. » Voilà la citation exacte [ndlr : Coran, VI, 151] « Sans une juste raison… »

PPdP – L’État islamique a remis en vigueur les châtiments corporels. À ar-Raqqa [ndlr : la capitale de l’EI], on couperait les mains des voleurs… Vous cautionnez donc ce genre de pratiques ?

C’est la loi de Dieu. Le Coran dit : « Au voleur et à la voleuse, vous leur couperez la main, en punition de ce qu’ils ont volé. C’est le châtiment voulu par Dieu. Dieu est puissant et sage. » [ndlr : Coran, VI, 151]

Comment se ferait-il que le Musulman suivrait la loi de Dieu qui lui ordonne de ne pas consommer du porc, par exemple, et de faire les cinq prières quotidiennes, mais il rejetterait cette autre loi ? Le Musulman ne peut pas choisir les lois de Dieu qui lui conviennent et en rejeter d’autres. Qui est cet homme qui dirait « Cette loi de Dieu est mauvaise, et, celle-là, je ne l’appliquerai pas » ?

Un hypocrite, qui ne respecte de la loi de Dieu que ce qui l’arrange !

Cette loi de Dieu est sans ambiguïté. Ceux qui disent que c’est une loi du passé médisent de la loi de Dieu : les voleurs de l’époque du Prophète –la paix et la bénédiction sur lui- étaient-ils plus coupables que ceux d’aujourd’hui ? Quel serait, alors, aujourd’hui, leur châtiment selon la volonté de Dieu ?[...]

PPdP – Une autre sourate, très connue et abondamment citée à l’encontre du djihadisme dit qu’une personne qui tue une autre personne, c’est comme si elle avait tué tout le genre humain.[...]

Que dit exactement cette sourate ?

« Celui qui tue une personne non coupable d’un assassinat ou d’un péché, celui-là a agi comme s’il avait tué toute l’humanité. » Voilà le texte exact. Comme tu vois, c’est très différent : les meurtriers et les pécheurs n’échappent pas au châtiment. Voilà le véritable enseignement du Prophète –la paix et la bénédiction sur lui-, la véritable parole de Dieu.

Mais attends ! Ce n’est pas tout !

Les menteurs qui corrompent le texte du Coran se gardent bien de citer les premiers mots du verset : « Nous avons prescrit, pour les Enfants d’Israël, que celui qui tue une personne non coupable d’un assassinat ou d’un péché, celui-là a agi comme s’il avait tué toute l’humanité. » Comme tu le vois, cette règle ne concerne que les Juifs, et non les Musulmans. Elle n’a été édictée qu’à leur intention : si un Juif tue une personne innocente, c’est comme s’il avait tué toute l’humanité. Voilà ce que dit réellement ce verset. Honte à ceux qui l’on tronqué et manipulé ![...]

Le Coran hiérarchise sans ambiguïté les destinées humaines. C’est un fait qu’il faut accepter, car c’est la loi de Dieu.[...]

Pour bien entrer dans la mentalité de l'islam, il vaut mieux lire l'entretien entier sur le site d'origine. Je sauterai ici directement à la conclusion, très éclairante :

"PPdP – Pour conclure, faut-il comprendre que l’Islam est incompatible avec la démocratie et le mode de vie pratiqué dans les sociétés occidentales ?

Le premier ministre français, Emmanuel Valls, a dit que les Salafistes étaient en train de gagner la bataille idéologique et culturelle, contre l’Islam. Mais c’est tout l’inverse : c’est l’Islam qui est en train de se relever et de gagner la bataille contre l’islamo-laïcité voulue et imposée aux Musulmans de France par la culture impie de l’Occident, qui s’insinue pernicieusement dans les esprits au moyen de toutes les perversions qui la baignent ; et voulue par les autorités françaises, qui légifèrent pour emprisonner l’Islam et le canaliser.

Nombreuses sont les lois, en France et ailleurs en Europe, qui sont contraires à l’Islam et qui entravent la pratique de l’Islam. Les Musulmans doivent les combattre et faire triompher les lois de Dieu.

L’Islam, l’Islam véritable, le Coran, est justice et vérité. Il n’abandonne pas celui qui souffre parce qu’il est économiquement faible. Il n’accepte pas le monde occidental du capitalisme et du relativisme. Il n’y a de Dieu que Dieu. Il n’existe qu’une seule vérité et qu’une seule voie, celle du Messager de Dieu –la paix et la bénédiction sur lui- et celui qui s’en détourne perd sa vie ; et celui qui déforme l’enseignement de Dieu commet le premier et le plus grand des péchés."

A bon entendeur, salut. Si l'on veut vaincre cette idéologie excessivement dangereuse pour l'avenir de notre pays, il est urgent que les catholiques redressent la tête, et proposent la voie salutaire des Evangiles, car la nature a horreur du vide, et l'espace déserté par le catholicisme se remplit aussitôt d'islam. Il faut donc réintégrer d'urgence nos églises, se réapproprier la foi que nous avons déserté par confort, encourager nos prêtres à annoncer la Bonne Nouvelle de Dieu sans l'édulcorer, montrer que nous aussi nous avons une religion exigeante mais salvatrice et enfin, investir le politique de toute urgence. La balle est dans notre camp.

Posté le 15 mai 2016 à 14h29 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 mai 2016

La parole est aux Salafistes (1/2)

Pierre Piccinin da Prata, co-auteur du livre Le pays du Mal - Otages du djihad en Syrie 152 jours (l'Harmattan), a voulu interroger le salafisme sans a priori pour tenter de comprendre. Il a cherché des témoins fiables, avant d'interroger sous le couvert de l'anonymat un imam proche du recteur de la Grande mosquée de Paris, qui révèle que tout musulman authentique se retrouve... dans le salafisme, qui n'est rien d'autre que le véritable islam pratiqué par l'Etat islamique, et que l'islam "de France" tel qu'imaginé par nos politiques déconnectés n'est en rien le véritable islam.

Très intéressant et révélateur, l'entretien est aussi très long. J'ai dû y pratiquer des coupes sombres, hélas, mais les lecteurs intéressés pourront toujours le lire sur le site d'origine, Le courrier du Maghreb et de l'Orient .

"Pierre Piccinin da Prata – Ma première question concerne votre exigence de conserver l’anonymat dans le cadre de cette interview. Pour quelle raison n’avez-vous pas accepté de vous exprimer à visage découvert ?

Je suis convaincu qu’il est inutile que les Musulmans, en France (ou ailleurs en Occident), qui partagent la foi en l’Islam vrai se mettent en danger sans raison valable. Or, ce que je vais dire pourrait me valoir plus que des ennuis, me réduire définitivement au silence… Je pense à une arrestation… C’est très possible… Beaucoup de personnes ont été arrêtées, dans ce pays, simplement pour avoir voulu vivre l’Islam et pour avoir parlé en Musulmans. La presse n’en parle pas, mais ils peuplent les prisons de cette « démocratie » où prévaut la « liberté d’expression », comme tout le monde sait.[...]

La liberté d’expression, en France, est aujourd’hui à géométrie très variable…

Même au sein de la Fédération [ndlr : la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris], je fais très attention à ne pas me dévoiler et je reste prudent ; je ne me livre pas à tout le monde… Certains « imams » qui veulent montrer patte blanche sont tout prêts à dénoncer leurs frères. Certains, depuis les attaques, l’ont fait, déjà. Ils n’ont pas hésité à s’abaisser jusqu’à la délation, à dénoncer des fidèles de leur mosquée au poste de police de leur quartier, et à trahir ainsi l’Oumma [ndlr : la communauté des croyants, des Musulmans], pour se faire bien voir des autorités et conserver leurs prérogatives.

Après les attaques, les journaux ont titré : « Dans toutes les mosquées de France, on condamne la violence ! ». Mais bien évidemment ! Tous les corrompus se sont empressés de donner des gages ! C’était à qui en ferait le plus !

Le mois dernier, la Fédération a organisé un colloque, sur ce thème : « Le rôle de l’imam dans le maintien de la paix et de la stabilité sociale ».  L’imam comme agent de la « stabilité sociale » ! Tout un programme…

C’est très triste de devoir se méfier de ses propres frères.

Toi-même, quand nous avons préparé l’entretien, tu m’as dit à quel point tu avais eu du mal à trouver des Musulmans d’accord de s’exprimer honnêtement sur cette question… Les imams qui prêchent la vérité de l’Islam se cachent ; et ils ont raison. On n’entend plus nulle part un discours honnête. Mais la vérité continue de se transmettre, désormais sous le manteau, dans les caves où s’organisent les mosquées de la résistance

ImagesPPdP – Ma deuxième question, pour en venir droit au but : comment définiriez-vous le « Salafisme » ? En quoi peut-on le qualifier de « radicalisme » ?

Le Salafisme, c’est la pratique de l’Islam à l’identique du Prophète –paix et bénédiction sur lui- et de ses compagnons [ndlr : le terme « salaf », en arabe, signifie « celui qui précède » et désigne les compagnons du Prophète Mohamed et leurs descendants immédiats, sur deux générations].

Comment, dès lors, s’agirait-il de « radicalisme » ?

Ce sont plutôt ceux qui ne pratiquent pas l’Islam comme le Prophète qui se radicalisent. Ils se radicalisent dans le dévoiement, dans l’imperfection, dans le mensonge… Ils se radicalisent dans leurs perversions et plient l’Islam et ses règles à leurs dépravations, à leur paresse, à leurs désirs qu’ils ne peuvent s’empêcher d’assouvir au détriment de leur vie de Musulmans.

Contrairement à ce que prétendent nos détracteurs, la renaissance salafiste n’est pas une « réinvention » de l’Islam. Les Salafistes ne créent pas un « nouvel Islam » ; ils restaurent, en revanche, l’Islam enseigné par le Prophète et s’y conforment exactement. Les « inventeurs » de nouveaux Islams ou plutôt de « faux » Islams, ce sont les auteurs de fatwas [ndlr : « avis » prononcés par des religieux sunnites] ou ceux qui interprètent et innovent inconsidérément.

Ils nous accusent de créer un nouveau courant, dit « littéraliste ». Mais quoi de plus absurde ? Ils inversent les rôles et jouent sur les mots. Un courant « littéraliste », ça n’existe pas. L’application littérale des écritures, ce n’est pas un « courant » dans l’Islam. C’est l’Islam. Les « courants », dévoyés, ce sont ceux auxquels, eux, ils adhèrent.[...]

Ce qu’ils appellent « fondamentalisme », « radicalisme », « extrémisme »… c’est en réalité et tout simplement l’Islam pur, véritable, qui se conforme sans la moindre corruption, sans le moindre écart aux enseignements du Prophète – la paix et la bénédiction sur lui.

Leur « Islam modéré », ce n’est pas l’Islam. C’est autre chose… Un Islam partiel… Qui s’est en partie dissout dans le bruit du monde… [...]

Pourquoi qualifier les véritables Musulmans « d’islamistes » ? C’est inutile de trouver un autre nom que celui-ci : « Musulmans ». Ils sont les seuls Musulmans, ceux qui appliquent et accomplissent les enseignements du Prophète.

Ou bien on peut dire les choses autrement : tous les Musulmans sont des islamistes. Puisqu’ils accomplissent l’enseignement du Prophète et combattent pour l’hégémonie de l’Islam.[...]

Je réponds maintenant à la deuxième question que tu as soulevée : faut-il imposer le mode de vie enseigné par le Prophète à toute la société ?

C’est un autre devoir, pour tous les Musulmans, de défendre l’Islam et de le porter à tous les peuples, partout dans le monde.[...]

Donc, ceux qui se disent musulmans et qui osent condamner le djihad –je parle bien du djihad armé- sont des mécréants, tout simplement des hommes qui pervertissent l’Islam. Ce sont des paresseux ou des lâches, qui se trouvent des excuses pour ne pas accomplir leur devoir. [...] 

Et, quand je leur demande s’ils ont lu et appris le Coran, ils me répondent généralement que non ; qu’ils n’en ont pas le temps. Et, quand je leur lis alors les passages du Coran qui contredisent leur vision simpliste de l’Islam, celle d’un Islam débarrassé de tout ce qui gêne la société française du XXIème siècle, je peux voir l’incrédulité transformer les traits de leur visage… Ils sont alors bien désemparés ; ils ne savent plus quoi me dire, me répondre, et beaucoup s’en vont, rompent le dialogue, en se réfugiant dans l’erreur de leurs convictions et en me déclarant : « De toute façon, tu es un intégriste, un radical, et tu racontes n’importe quoi ! »[...]

C’est pour cette raison qu’aucun média n’ose nous donner la parole publiquement. C’est –je crois bien- la première fois qu’on pourra entendre nos arguments dans un média officiel comme le tien. Et c’est pour cette raison que ces « imams de la République » refusent toujours le débat public avec nous : ils savent que, si nous confrontions nos argumentaires, leur dévoiement et leur corruption de vaniteux seraient mis au grand jour… En même temps que leur ignorance et la pauvreté de leur foi : ce n’est pas le monde et ses errances qui nous commandent ; ce sont les enseignements du Prophète qui nous commandent, et nous devons résister aux errances du monde.

Pour terminer, sur cette question importante que tu m’as posée, j’ajouterai qu’il est aussi de notre devoir d’imposer l’Islam partout dans le monde, en montrant aux peuples le chemin vers Dieu, en leur expliquant les justes enseignements du Prophète ; mais aussi en combattant ceux qui se dressent contre l’Islam.

ImagesPPdP – Ce combat, c’est celui que mène en ce moment l’État islamique ? Considérez-vous l’État islamique comme légitime, selon les principes de l’Islam ? Cet État terroriste est-il en adéquation avec les enseignements du Prophète ?

Pourquoi qualifier d’emblée l’État islamique de « terroriste » ? Le terrorisme n’est pas une idéologie. Ce n’est ni le fondement ni le but de l’État islamique. Le terrorisme, c’est pour l’État islamique une stratégie de guerre…[...]

L’État islamique est un pays. C’est plus que cela ; c’est la communauté des Musulmans dans le monde, mais c’est en même temps un territoire déterminé, qui s’étend. Le gouvernement de ce pays se défend de ses ennemis, et il utilise le terrorisme. Ce n’est pas une religion, le terrorisme, ni une idéologie

Encore une fois : si l’État islamique est une organisation terroriste, alors, l’État français est aussi une organisation terroriste.[...]

Posté le 14 mai 2016 à 14h10 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 mai 2016

Qui était la femme voilée aux côtés de Sadiq Khan, le nouveau maire de Londres ?

Difficile effectivement de savoir qui était cette femme voilée aux côtés Sadiq Khan, le nouveau maire musulman de Londres, lors de la cérémonie de Southwark. Yves Daoudal nous livre l'information :

2350637645"Bravo à mes lecteurs. Il s'agit en effet de Sarah Joseph, qui fut baptisée catholique, fit ses études dans un collège Saint-Thomas More puis au King's College de Londres, se convertit à l'islam à 16 ans en 1988, se marie avec un certain Mahmud al-Rashid.

Elle a été rédactrice en chef d'un magazine musulman aujourd'hui disparu, et elle est dite écrivain et chroniqueuse, propagandiste et militante islamiste comme on le voit, et proche donc du nouveau maire de Londres qui l'a voulue à sa droite pour montrer quel est l'avenir du peuple britannique..."

Posté le 10 mai 2016 à 14h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

07 mai 2016

Alep : "Français, les médias vous manipulent"

Charlotte d’Ornellas a pu joindre le Père Georges Sabé, qui est resté à Alep (Syrie). Entre deux bombardements, il raconte le calvaire quotidien des Syriens restés sur place et comment ces derniers ont le sentiment que les médias occidentaux, notamment français, ne reflètent qu’une partie de la réalité. Un témoignage poignant.

"Moi je voudrais aussi qu'au Vatican on agisse pour montrer tout ce qui est en train d'être vécu à Alep et en Syrie; qu'à l'intérieur des rencontres diplomatiques et politiques que le Vatican a, qu'il puisse défendre un peu notre réalité et nous aider à rester."

 

Posté le 7 mai 2016 à 23h49 par Marie Bethanie | Lien permanent

06 mai 2016

Election de Sadiq Khan, musulman, à la mairie de Londres

Lu ici :

Images (1)"Le nouveau maire de Londres sera Sadiq Khan pour les 4 prochaines années. Le jeune travailliste est arrivé en tête du premier tour, avec près de 10 % d'avance sur son rival (environ 44 % contre 35 % des voix). Il devance Zac Goldsmith dans une large majorité de districts de Londres (8 sur 14), même dans certains considérés comme conservateurs."

Musulman non pratiquant, il estime cependant que sa religion est "une partie de son identité". Sadiq Khan est "en passe de devenir le premier maire musulman d’une grande capitale occidentale." Il est favorable au "mariage" gay, pour lequel il a voté.

Posté le 6 mai 2016 à 20h27 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (35)

04 mai 2016

L’enseignement catholique flamand change de religion

Lu ici :

"Le Secrétariat flamand de l’enseignement catholique (Katholiek Onderwijs Vlaanderen) veut faire une place à part entière au culte musulman et aux autres religions à l’école, écrivent mercredi De Morgen et Het Laatste Nieuws.

L’enseignement catholique au nord du pays travaille à un modèle scolaire dans lequel les autres religions et philosophies jouent un rôle important, laissant par exemple plus d’espace aux symboles tels que le voile, et qui prévoit éventuellement des endroits pour prier.

«C’est un projet ambitieux», souligne Lieven Boeve, du Katholiek Onderwijs Vlaanderen.

L’objectif est d’utiliser le modèle des écoles de dialogue pour attirer davantage d’élèves de confession musulmane, mais aussi de renforcer l’identité catholique. «Nous n’allons pas mélanger les religions, mais dans une école de dialogue, il y a par exemple de la place à côté d’une chapelle pour une salle de prière pour les musulmans ou le voile», déclare Didier Pollefeyt, de la KU Leuven."

Le "dialogue" atteindra bien vite ses limites. A quand des directeurs musulmans dans des écoles catholiques ?

Posté le 4 mai 2016 à 15h53 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (14)

Une exposition associe Jeanne d'Arc aux terroristes islamistes du Bataclan

Les Occidentaux marchent sur la tête et fournissent la corde qui les pendra :

"Au Danemark, la ville de Copenhague va lancer une exposition du 26 mai au 10 juin, sur le thème du "martyre à travers l’histoire". L'organisatrice, Ida Grarup Nielsen, explique que l’objectif culturel est d‘élargir le concept de martyre, c’est-à-dire de mort pour une cause, à toutes ses formes possibles, et à le « représenter sous tous les angles ».

C'est dans cette optique que toute une partie de l’exposition sera consacrée au terrorisme, considéré comme un martyre au nom d’Allah. Au milieu de Socrate et de Jeanne d’Arc, morts pour l’amour de la vérité ou pour leur foi, se tiendra ainsi Foued Mohamed-Aggad, l’un des auteurs du massacre du Bataclan. A partir de sa biographie et de photos, ce jeune homme de 23 ans originaire de Strasbourg, et qui s'était fait exploser dans la salle de concert, sera montré comme l’exemple type du martyre musulman. Afin de mieux comprendre ce concept, les attentats de Paris seront présentés selon la vision du tueur.

Deux autres personnages symboliques des attentats de Bruxelles, les frères el-Barkraoul, seront également représentés à l’exposition par un portrait ainsi que des objets leur ayant appartenu. La présentation du terrorisme sera accompagnée de « sons et de lumières » d’après l’organisatrice, également présidente du collectif "The Other Eye of The Tiger" (...)"

Et pourquoi pas une attraction Bataclan au Puy du Fou ?

Posté le 4 mai 2016 à 12h01 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

28 avril 2016

L'entrée de la Turquie dans l'UE : la soumission

Voici ce que Majid Oukacha, ex-musulman qui a passé 8 ans de sa vie à décortiquer le coran pour en démontrer les dangers (notamment dans son livre paru en mars 2015, Il était une foi, l'islam, aux éditions Tatamis), postait sur sa page Facebook :

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Etonnant qu'un simple contour au feutre soit si évocateur...

Posté le 28 avril 2016 à 12h04 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (14)

26 avril 2016

A Mossoul, l'Etat islamique détruit le clocher de Notre-Dame de l'Heure offert par l'impératrice Eugénie

A l'heure où le Regina Coeli sonne encore aux cloches de nos villages : 

"Les membres de Daech ont fait exploser, dimanche 24 avril, l’église « Notre-Dame de l’Heure », l’une des plus célèbres de la ville de Mossoul, au nord de l’Irak. Elle était connue pour son horloge offerte par l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, aux Pères dominicains qui avaient bâti cet édifice dans les années 1870.

Depuis que Mossoul est tombée aux mains de l’État islamique, le groupe terroriste s’est attaché à détruire systématiquement le patrimoine architectural de la ville irakienne, visant non seulement de nombreuses églises et monastères chrétiens, mais également d’autres sites de pèlerinage musulmans ainsi que des vestiges archéologiques et d’importants monuments assyriens.

Avant la guerre d’Irak de 2003, la ville de Mossoul, où cohabitaient aux côtés d’une majorité sunnite des minorités chrétiennes, shabaks, yézidis, kurdes, assyriennes, arméniennes et turkmènes, comptait plus de quarante églises et monastères.

À Bagdad, les sources officielles du Patriarcat de Babylone des Chaldéens attribuent l’acte aux militants de l’État islamique, une information confirmée sur Twitter par l’ambassade britannique en Irak. Selon des sources locales, les djihadistes avaient évacué la zone environnant l’église et volé tout qui pouvait être emporté avant de faire exploser les charges.

L’église latine caractérisait de manière unique le profil du centre historique de Mossoul, surtout grâce à l’horloge de son clocher, offerte par l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III. Selon l’agence Fides, il n’est pas exclu que l’église ait été dévastée parce que considérée comme historiquement liée à la France" (suite).

Posté le 26 avril 2016 à 19h00 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (9)

La doctrine du djihâd wahhabite encore distribuée à la Fnac à Paris

Une constatation de visu de Joachim Véliocas, aujourd'hui à la Fnac des Halles à Paris :

"Malgré nos alertes des mois précédents, la Fnac continue à vendre les livres de base des djihadistes. En novembre dernier, Le Figaro avait confirmé nos informations sur la distribution de livres prônant la création d’une police islamique chargée de détruire les instruments de musique, ou justifiant le meurtre des non musulmans.

Aujourd’hui (26 avril 2016), la Fnac Les Halles distribue le livre L’Unicité de Dieu (éditions al Qalam, 2004) du fondateur du wahhabisme, Muhammad ibn Al Wahhab (1703-1792). C’est le livre de chevet de tous les salafistes djihadistes. Voici une de ses pages photographiée sur place Fnac Les Halles :

IMG_3052-e1461679343392"Allez en avant au nom de Dieu, faites la conquête pour Sa cause. Faites la guerre à ceux qui ne croient pas en Dieu (…) appelez-les à embrasser l’islam, s’ils résistent alors demandez l’aide de Dieu et faites-leur la guerre."

Joachim Véliocas sera l'invité de Radio Courtoisie vendredi 29, de 12h à 13h30.

Posté le 26 avril 2016 à 16h54 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

Ce n’est pas la religion des musulmans qui doit changer, ce sont les musulmans qui doivent changer de religion

Guillaume Bernard écrit sur Boulevard Voltaire :

Unknown-3"La récente décision du pape d’accueillir, dans la capitale du catholicisme, trois familles de Syriens uniquement de religion musulmane est un acte politique fortement symbolique. Or, quand certains, en particulier des chrétiens d’Orient, ont osé dire leur incompréhension et penser devoir dénoncer le silence complaisant du plus grand nombre des catholiques, ils se sont vus opposer une réaction offusquée. Il serait indigne de critiquer la conduite du souverain de la cité du Vatican : ne pas lui faire entièrement confiance manifesterait une prétention à lui donner des leçons.

Bien des catholiques prennent cependant des libertés dans tout ou presque de ce qui regarde leur religion : dans la célébration des sacrements ou dans l’enseignement de la doctrine de la foi, là où devrait régner une stricte discipline. Mais, à propos d’un acte éminemment politique, celui qui entend le discuter se voit, sinon voué aux gémonies, du moins sommé d’abdiquer sa raison et sa conscience. Voilà le principe d’obéissance profondément déréglé et l’infaillibilité pontificale assurément hypertrophiée, tous deux étant portés au-delà de leurs limites traditionnelles. 

Les thuriféraires d’une autorité ecclésiastique toute-puissante, y compris dans le domaine politique, semblent tout de même quelque peu gênés puisqu’ils instrumentalisent deux discours, parfaitement contradictoires, pour justifier l’acte du vicaire de Jésus-Christ. L’un prétend qu’il aurait été piégé par des bureaucrates car les familles chrétiennes qu’il devait aussi emmener n’avaient pas leurs papiers en règle ; il aurait donc dû se résigner à ne convier que des musulmans. L’autre affirme qu’accueillir, cette fois, exclusivement des disciples de Mahomet serait un geste prophétique traduisant une géniale stratégie diplomatico-théologique.

Pourtant, ces argumentaires sont l’un comme l’autre contestables. Avec le premier, les musulmans sont mis sur un pied d’égalité avec les chrétiens. Des catholiques, et le premier d’entre eux, peuvent-ils sérieusement considérer l’idéologie musulmane qui nie la divinité de Jésus-Christ comme aussi légitime que leur foi ? D’aucuns en viennent à craindre que le Saint-Père accorde à ses protégés un lieu de prière à deux pas du tombeau de saint Pierre. Et pourquoi pas même une église d’où serait retirée la présence réelle pour ne pas les indisposer ? Dans le traitement des réfugiés, l’indifférenciation des victimes directes (celles qui risquent leur liberté et leur peau) et indirectes (celles qui vivent dans de mauvaises conditions mais ne craignent pas les représailles islamistes) pourrait être interprété comme un paroxysme d’iniquité. 

Dans le cadre du second, il est assez péremptoirement affirmé que le Pontife de l’Église universelle donnerait une cinglante et efficace leçon de morale au monde musulman. Comme si celui-ci fonctionnait à l’aune des mêmes critères que la chrétienté. Les catholiques peuvent-ils vraiment s’imaginer que l’acte du serviteur des serviteurs de Dieu (mais pas n’importe lequel) imposera une telle admiration et reconnaissance aux foules musulmanes, les frappera d’une telle stupeur que les persécutions subies par les chrétiens cesseront, que la liberté de pratiquer publiquement leur culte leur sera reconnue partout où l’islam domine et que des musulmans se convertiront en masse ? Ils semblent incapables d’envisager que cet acte puisse être pris par les tenants de l’islamisme d’une manière exactement inverse : pour une manifestation de faiblesse, un comportement de dhimmitude, une permission de redoubler le martyre des chrétiens et une acceptation implicite, voire une collaboration active à la conquête musulmane.

Si la charité aime aussi et malgré tout les ennemis et œuvre pour leur conversion, d’aucuns pourraient considérer qu’une pratique qui préfère l’ennemi à l’ami, qui vient en aide au lointain au détriment du prochain traduit une vertu dénaturée. Il n’y a qu’un discours catholique de vérité à tenir à l’islam : ce n’est pas la religion des musulmans qui doit changer, pour en éradiquer par exemple les excès, ce sont les musulmans qui doivent changer de religion."

Posté le 26 avril 2016 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent

25 avril 2016

Alerte au Nigéria : 10 000 chrétiens assassinés et 13 000 églises détruites entre 2006 et 2014

Les oubliés du monde, Africains et Catholiques, parviennent enfin à faire parler d'eux : 

"Quelque 10.000 chrétiens sont morts du fait de persécutions dans le nord du Nigeria à majorité musulmane de 2006 à 2014, a déclaré aujourd'hui Portes ouvertes, une organisation non gouvernementale basée à Strasbourg.

Les violences tels qu'enlèvements, massacres et attentats suicides commis par la secte Boko Haram, ne constituent qu'un aspect du problème, selon un rapport réalisé par cette association évangélique et adopté en février dernier par l'Association des chrétiens du Nigéria (Can). Les violences subies par les chrétiens dans les Etats du nord du pays, où la charia a été réinstaurée depuis les années 2000, procèdent aussi, selon Portes ouvertes, des élites locales, sur lesquelles s'était appuyé le pouvoir colonial britannique, et des bergers peuls musulmans, poussés par la désertification vers le sud majoritairement chrétien. "On estime qu'entre 2006 et 2014, entre 9000 et 11.500 chrétiens ont été tués, 13.000 églises ont été détruites, abandonnées ou fermées" et "1,3 millions de chrétiens n'ont plus de lieu de culte", nombre d'entre eux étant des "déplacés internes", estime cette étude.

Posté le 25 avril 2016 à 17h15 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (7)

Où existe-t-il un islam non politique ?

Suite à un entretien sur l'islam avec Michel Onfray dans le Figaro Magazine, Bernard Antony corrige :

"Le Figaro-Magazine de cette semaine a pour titre de couverture « Les intellectuels et l’islam » avec la photo en premier plan de Michel Onfray bordé à sa droite par Eric Zemmour et Alain Finkelkraut et à sa gauche par Zineb El Rhazaoui, Mohamed Sifaoui et Michel Houellebecq. [...]

Où Devecchio a-t-il vu un islam non politique ? Des musulmans personnellement non intéressés par la politique, on peut en rencontrer mais pour autant ne font-ils plus partie de l’oumma ? Et l’oumma n’est-elle pas régie dans tous les aspects de la vie par la charia ? La vérité, c’est que si l’islam n’est plus politique, eh bien, il n’y a plus d’islam !

Mais ce qui est excusable chez un journaliste qui n’est pas nécessairement très formé sur l’islam ne l’est plus dès lors qu’il s’agit de Michel Onfray, intellectuel et philosophe et auteur d’un livre sur l’islam.

Non seulement lui aussi évoque « l’islam politique », affirmant donc implicitement un « islam apolitique », encore une fois, où et quand ? Avec les 4 premiers califes (« successeurs ») de Mahomet, avec les suivants ? Dans l’empire ottoman ? Aujourd’hui en Arabie Saoudite, en Iran, en Turquie ? Et même sous les régimes dits « laïques », kémaliste ou baasiste, en Turquie, en Irak, en Syrie, l’islam était-il apolitique ?

Que nenni ! Ce serait ne rien connaître l’histoire et de la réalité de ces pays et de ces régimes que de l’affirmer !

Onfray professe : « L’islamisme est l’islam qui s’appuie sur les seules sourates dont j’ai dit qu’elles étaient incompatibles avec les valeurs de la République ». L’embêtant, d’abord, c’est qu’il ne cite pas lesquelles et qu’il semble allègrement confondre sourates et versets tout en déformant le texte.

Ainsi cite-t-il comme une sourate les mots suivants : « Exterminez les incrédules jusqu’au dernier » alors que le texte exact est : « … Dieu voulait manifester la vérité par ses paroles et exterminer les incrédules jusqu’au dernier,… ».

Ce n’est évidemment pas une sourate mais un extrait des versets 7 et 8 de la sourate VIII titrée Le Butin.

Ensuite, même si, comme nous, on a la plus grande répulsion pour l’islamisme, comment oser écrire qu’il s’appuie sur les seules sourates  incompatibles avec les valeurs de la République ?

Il y a 114 sourates dans le Coran. Ce serait intéressant qu’Onfray nous dise celles que l’islamisme délaisse. Remarquons aussi qu’il n’évoque même pas les Hadîths, deuxième texte sacré de l’islam dont le sahîh d’El-Bokhâri comporte 97 sourates dont on lit toujours au moins quelques versets dans les cultes du vendredi.

Or, c’est à partir du Coran et des Hadîths qu’a été élaborée la charia, la loi fondamentale de la théocratie totalitaire islamique que les islamistes veulent simplement appliquer entièrement et dans toute sa rigueur et même son horreur.

Et l’important n’est donc pas de savoir si tel ou tel verset (qu’Onfray appelle des sourates !) est compatible avec les valeurs de la République alors que bien évidemment la question de la compatibilité porte sur la charia, indéniablement loi religieuse, politique et code de mœurs régissant l’oumma dans tous les aspects de la vie collective et les moindres détails de la vie individuelle.

Or Onfray n’évoque même pas l’oumma, ni la charia, ces deux mots-clés de la réalité islamique !

Parler de l’islam sans même les considérer un instant, ce n’est pas sérieux. Mais là où vraiment il se dévalue, c’est en brandissant lui aussi, comme les musulmans maniant la taqiya, le verset « Pas de contrainte en religion ! ». Or tous ceux qui ne sont pas des prosélytes de l’islam savent que le verset fut utilisé par Mahomet lors de ses débuts à La Mecque, pour réclamer que nul ne s’oppose à ceux qui souhaiteraient se convertir à l’islam.

Jamais, même dans les époques et les régimes islamiques les moins fanatiques ce verset n’a été appliqué dans l’autre sens. Pas question de respecter une non-contrainte : abandonner l’islam, c’est apostasier et la charia stipule la peine de mort pour cela, toujours appliquée dans les deux pays phares de l’islam, l’Arabie Saoudite sunnite et l’Iran Chiite et plusieurs autres pays. Ailleurs, si ce n’est pas la mort « de jure » ce l’est très souvent « de facto », par la violence de l’oumma, et pour le moins, ce sont légalement de lourdes peines que l’on inflige. [...]"

Posté le 25 avril 2016 à 16h36 par Michel Janva | Lien permanent

24 avril 2016

106 sites internet cathos français piratés par des islamistes

Dans le grand silence des médias. Un site veille :

"Le bilan est lourd et impressionnant. Les djihadistes nous attaquent de l’intérieur et de l’extérieur. Les temps sont graves. Très graves. Un article de La Croix signale, le 19 avril, 106 sites catholiques touchés par les cyberjihadistes. D’autres auront peut-être été signalés depuis. Je l’ignore.

Le samedi 16 avril, de nombreux catholiques ont eu la mauvaise surprise de voir la page d’accueil du site de leur paroisse remplacée par un message en anglais plaqué sur un fond noir et surmonté d’un drapeau tunisien. Le texte était signé par un groupe de cyberdjihadistes tunisiens appelé la Tunisian Fallaga Team. Il y dénonçait, pêle-mêle, le « terrorisme à l’œuvre » contre les musulmans de Birmanie par les bouddhistes, celui à l’œuvre en Palestine par les « sionistes » ou encore au Mali par les « forces françaises ». La Tunisian Fallaga Team s’est vantée de son forfait sur sa page Facebook le 16 avril. Elle répertoriait l’attaque de 106 sites de paroisses et congrégations françaises situées à Quimper, Meaux, Lyon, Reims, Valence, Nantes, Puteaux, Sartrouville ou encore Paris. Le groupe qualifiait ces sites de « sites web catholiques de l’occupant français » (suite).

Posté le 24 avril 2016 à 13h12 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

23 avril 2016

Turquie: la traite des femmes ?

Voici l'introduction d'un article très complet relayé par ce site, qui vient confirmer les révélations de Stratediplo dans la Huitième Plaie.

  • Des criminels affirment aux familles que leur fille aura une vie meilleure en Turquie. Ils proposent une « dot » de 2000 à 5000 livres turques (500 à 1550 euros), ce qui représente une « somme énorme » pour une famille syrienne pauvre.

  • Les trafiquants classent les femmes en fonction de leur âge. De douze à seize ans, ce sont des « pistaches » ; de dix-sept à vingt ans, elles deviennent des « cerises » ; puis des « pommes » entre vingt - vingt-deux ans ; et au-delà, il s'agit de « pastèques ». - Rapport de l'association turque Non à la prostitution enfantine, à la pornographie et à la traite sexuelle des enfants (ECTPA)

  • De nombreux musulmans ont un problème avec la culture occidentale, quand ce n'est pas une franche aversion pour elle. Nombreux sont également ceux qui se proposent d'importer en Europe cette culture de l'intimidation, du viol et de la violence qu'ils ont pourtant fui.

  • Les pays arabes riches n'acceptent pas de réfugiés en dépit de l'aide désespérée dont leurs frères et sœurs musulmans ont besoin. Les populations de la zone savent que les demandeurs d'asile apporteraient avec eux leurs problèmes économiques et sociaux. Pour de nombreux musulmans comme ces Saoudiens riches et âgés, l'achat de fillettes syriennes en Turquie, Syrie ou Jordanie est le moyen le plus simple de se fournir en esclaves sexuelles.

Posté le 23 avril 2016 à 07h19 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (6)

22 avril 2016

Hausse des conversions de musulmans au christianisme

En Autriche. En 2016, plus de la moitié des convertis à Vienne étaient musulmans. L'Archidiocèse de Vienne reçoit entre 5 et 10 demandes de baptêmes d'adultes par semaine.

Posté le 22 avril 2016 à 16h06 par Michel Janva | Lien permanent

19 avril 2016

Des aumôniers musulmans appellent, en prison, au meurtre des non-musulmans

Cela se passe en Grande-Bretagne...

Posté le 19 avril 2016 à 20h20 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

En célébrant la fête de l’Annonciation avec des musulmans, les catholiques lyonnais ont commis une erreur

Le Père Michel Viot explique pourquoi sur son blog (rappel des faits ici) :

"Avec une certaine inquiétude. Je ne trouve pas d’autre expression pour traduire mon état d’esprit devant certaines initiatives catholiques en matière de dialogue interreligieux avec les musulmans.

Oui, la célébration de la fête de l’Annonciation le 4 avril dernier dans un sanctuaire lyonnais m’inquiète et me trouble (...). J’y vois deux risques majeurs:

Le premier concerne la piété mariale. Ce qui la fonde pour nous catholiques, c’est la christologie ! C’est l’affirmation par le Concile d’Ephèse en 431 que la Vierge Marie est « Theotokos » « Mère de Dieu » ! L’Annonciation n’est une fête chrétienne que parce qu’elle proclame la maternité divine de Marie. Or, si le Coran admet la naissance virginale, il refuse à Jésus le titre de Fils de Dieu ! C’est pour cette raison que les chrétiens sont considérés comme des égarés ! Ce sont donc eux qui sont désignés par la Fatiha, première sourate du Coran, récitée le 4 avril dernier à Lyon et ce juste après le Notre Père, authentique Parole de Dieu, ce Dieu incarné que l’Islam refuse et auquel finalement de plus en plus de chrétiens croient de moins en moins. Et cela aggrave mon désarroi ! Car on laisse croire par cette célébration interreligieuse, dans une église, qu’au fond la grande différence de croyance concernant Jésus et Marie n’est pas si grave, puisqu’elle n’empêche pas d’être ensemble pour prier. Et cela déjà poserait problème. Mais les personnes présentes, et surtout celles qui ne l’étaient pas, ne risquent-elles pas de croire qu’on était là pour prier ensemble ? Monsieur Bénévent Tosseri n’écrit-il pas dans La Croix à propos de cette manifestation : « A cette occasion, chrétiens et musulmans sont invités à prier ensemble Marie. » (Qu’on se reporte au N°83 et surtout au dernier paragraphe des instructions du Conseil Pontifical, données à la fin).

Qu’on me comprenne bien, je n’accuse personne, et encore moins les chrétiens de Lyon, laïcs et clercs qui ont organisé cela ! Je suis persuadé de leurs bonnes intentions. Mais je pense, en conscience, qu’ils ont commis une erreur. Au Liban, d’où nous vient cette fête, chacun connaît bien sa religion et celle des autres. Ce n’est pas du tout le cas en France. De plus organiser cette célébration dans un lieu consacré est plus que mal venu ! Un confrère libanais maronite m’a précisé que c’est à l’initiative du gouvernement et du parlement libanais que la fête de l’Annonciation a été déclarée Fête Nationale au Liban. Mais elle ne donne aucunement lieu à des rencontres interreligieuses entre musulmans et chrétiens.

Le second risque est de l’ordre de la propagande. Ne voulant pas me prononcer sur la France, pour des raisons que chacun comprendra, j’affirme qu’à l’extérieur, là où il y a tout de même la guerre, ce que certains semblent oublier, de telles manifestations apparaissent comme des conquêtes de l’Islam sur le christianisme. Cela ne peut être que mal compris par nos frères chrétiens persécutés, comme par nos soldats qui combattent les terroristes islamistes. Avoir fait réciter à Lyon la Fatiha après le Notre Père, a hissé Mahomet au même rang que Jésus, pour beaucoup de musulmans, même si, je le répète, ce n’était pas le but des organisateurs chrétiens.

Je conclurai mon propos de ce jour, qui restera volontairement  grave, jusqu’au bout, une fois n’est pas coutume, par une citation d’une lettre du regretté professeur Roger Arnaldez[1], islamologue réputé, que j’ai eu l’honneur et le bonheur de connaître. Elle date du 7 septembre 1994 et est adressée au Père Maurice Borrmans très attaché au dialogue entre chrétiens et musulmans :

« Est-ce à dire que je suis opposé au dialogue ? Non. Il faut il est vrai, reconnaître que les musulmans en tirent parti pour leur propagande, car ce dialogue les met en vedette. Mais c’est leur affaire. L’essentiel est de ne pas s’y laisser prendre. […] Ce n’est pas la crise islamiste avec son fondamentalisme qui est cause de mon scepticisme et de mes réserves. Mais elle les conforte. Je m’élève contre ceux qui veulent distinguer un « bon » et un « mauvais » islam. […] J’attends qu’on me dise quel est le principe, théorique et pratique, des terroristes musulmans, qui n’est pas fondé à la lettre sur un verset coranique. Trop de ceux, chrétiens ou non, qui veulent « sauver » l’islam en l’idéalisant, n’ont pas eu la patience de lire le Coran […]. Tout dépend, il est vrai, des commentaires, mais des commentaires, on fait ce qu’on veut. Il reste que le Coran est en soi un engin explosif, et le mieux qu’on puisse en dire, c’est qu’il n’explose que si quelqu’un le met à feu. »"

Posté le 19 avril 2016 à 09h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (32)

15 avril 2016

A 15 ans, elle poignarde un policier allemand pour la gloire de Daesch

Lu dans la presse belge, l'aboutissement de l'enquête sur la tentative de meurtre d'un policier allemand fin février : 

"Une adolescente germano-marocaine de 15 ans qui avait poignardé un policier au cou à Hanovre était liée au groupe jihadiste État islamique (EI), a indiqué vendredi le parquet fédéral, dans un communiqué.

Le 27 février, cette jeune femme avait sorti un couteau et agressé le policier avant d'être maîtrisée par un autre agent. Le policier avait été grièvement blessé. Les enquêteurs allemands cherchaient depuis à déterminer s'il s'agissait d'un passage à l'acte lié à des troubles psychiatriques ou s'il pouvait avoir une "possible motivation politique ou religieuse", avait indiqué à l'AFP le porte-parole du parquet de Hanovre, Thomas Klinge.

L'adolescente s'est vu jeudi formellement placée sous mandat de dépôt et incarcérée. Elle est accusée de tentative de meurtre, coups et blessures ainsi que soutien à une organisation terroriste étrangère, a expliqué le parquet fédéral.

Selon les résultats de l'enquête, souligne-t-il, depuis au moins novembre 2015, l'adolescente identifiée comme Safia S. "a adopté l'idéologie radicale-jihadiste de l'organisation terroriste étrangère Groupe Etat islamique (EI)" et était en contact via Internet "avec un combattant de l'EI en Syrie".

Par ailleurs, poursuit-on de même source, Safia S. se trouvait en janvier 2016 à Istanbul où elle aurait noué des contacts avec deux membres de l'EI pour se rendre en Syrie, avant que sa mère ne la ramène en Allemagne.

En Turquie, selon l'enquête, la jeune fille s'est laissé convaincre de "mener une opération de martyre" pour l'EI, ce qui l'aurait conduit à son geste du 27 février".

Posté le 15 avril 2016 à 12h05 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)

Focus sur l'école salafi Al Badr de Toulouse

Le groupe scolaire de Toulouse Al Badr, tirant son nom de la première victoire armée de Mahomet, qui attaqua une caravane de commerçants mecquois en 624, est une nouvelle fois dans le viseur de la police, son directeur pédagogique ayant été mis en garde à vue le 12 avril, dans le cadre d'une visite d’inspecteurs du travail et de policiers, peut-être de façon abusive (d'après le site salafiste Islam&Info), mais peut-être pas...

La direction de l'école explique sur sa page Facebook qu'il est normal que beaucoup de jeunes (musulmans) détestent la France, étant donné les "persécutions" qu'ils ont à subir.

Capture d’écran 2016-04-14 à 16.44.04Pour Joachim Véliocas, cette école n'aurait jamais dû avoir le droit d'ouvrir ses portes en France, étant donné ses orientations salafistes.

"Dans une conférences filmées sur l’engagement du musulman l’imâm Rahhaoui qui gère l’école rappelle l’existence de trois cas licites pour faire couler le sang d’un homme. Les spécialistes connaissent très bien le “hadith” auquel il fait allusion, qui autorise de tuer l’auteur d’adultère, le meurtrier et… l’apostat. (14 ème hadith rapporté par Nawâwi)

La musique y est apparemment interdite, on ne comprend donc pas comment ils peuvent respecter les programmes scolaires français :

Capture-d’écran-2016-04-14-à-16.51.49Et l'apprentissage de l'arabe semble une priorité dans cette école :

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On peut trouver l'école salafi Al Badr de Toulouse dans l'Annuaire en ligne des Ecoles indépendantes.

Posté le 15 avril 2016 à 11h58 par Marie Bethanie | Lien permanent

Une affiche publicitaire que vous ne verrez pas en France

Cela se passe aux États-Unis, en Floride, dans la ville de Ste Augustine, sur le bord d'une autoroute. Le texte s'inspire du célèbre 'Sunday bloody sunday" et pourrait se traduire par : "Islam, sanglant islam, condamné par sa propre doctrine".

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Nul ne semble savoir qui a commandé cette affiche et une mini-polémique s'en est bien évidemment suivie avec une pétition de protestation qui a rassemblé 30 000 signatures de tous les États-Unis (320 millions d'habitants) et même du monde entier mais seulement 4 000 de Floride...

Posté le 15 avril 2016 à 08h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

14 avril 2016

Condamné pour fraudes à la CAF, l’imâm Khattabi de Montpellier restera en France

KhattabiOutre sa qualité de fraudeur, Khattabi est de plus étranger et musulman radical. Cela fait beaucoup pour le même bonhomme, mais ne semble pas du tout déranger les autorités françaises. Joachim Véliocas s'en indigne à juste titre :

"Condamné à six mois de prison avec sursis en ce 13 avril 2016 pour recel de fraudes aux allocations et “travail dissimulé”, son assignation à résidence avait été levée en décembre comme nous le révélions en exclusivité. Une de ses femmes a été également condamnée pour se prétendre “parent isolé” , technique bien connue dans les familles polygames pour toucher l’allocation liée. L’imâm de la mosquée Aisha est aussi accusé par le parquet de travail dissimulé. Un catalogue à la Prévert que l’on peut lire dans la dépêche du Figaro.

Il est incroyable que malgré ses prises de positions en faveur des moudjahidines et de moult dérapages, il soit encore toléré sur le sol français. Même le Canada -dont il a aussi la nationalité- n’en veut plus. Son titre de séjour en France a été renouvelé vingt fois, il s’en vante, mais sur quels critères?  Manuel Valls qui a surtout le ministère de la parole, ne compte pas l’expulser de notre territoire, ce qui démontre son double discours à l’endroit des imâms radicaux, fussent-ils étrangers."

Joachim Véliocas rappelle les méfaits de cet imam, qu'il a recensés dans plusieurs articles, à lire sur l'Observatoire de l'islamisation. Ne pas expulser cet imam, c'est encourager tous les autres.

Posté le 14 avril 2016 à 14h47 par Marie Bethanie | Lien permanent


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