06 décembre 2016

Le musulman doit « montrer son animosité vis-à-vis des non musulmans, montrer la haine qu’il a en eux »

Le Conseil d'Etat devant rendre son jugement aujourd'hui quant à la fermeture administrative de la mosquée Malik Ibn Anas d'Ecquevilly, animée par Youssef Bounouader dit "Abou Anas", ce dernier a pris ses précautions en retirant les enregistrements de ses prêches où il appelle à la haine contre les non musulmans.
"Celui qui reste dans un pays non musulman « doit montrer son animosité vis-à-vis des non musulmans, doit montrer la haine qu’il a en eux, et ne pas montrer d’alliance vis-à-vis d’eux, car le fait de les aimer contredit la foi », telles sont les recommandations d’Abou Anas s’appuyant sur les dires d’un autre savant saoudien, Al-Otheymine."
Mais l'Observatoire de l'islamisation aussi a pris ses précautions, et a remis la vidéo en ligne sur Youtube. 

Joachim Véliocas a pu consulter une note du Service Central du Renseignement Territorial du 22 juin  2016, consacrée au salafisme, dont une partie (page 13) analyse le discours de Youssef Abou Anas, corroborant ses impressions :

« L’imâm Youssef BOUNOUADER, alias Abou Anass, qui officie à la salle de prière Malik Ibn Anas à Ecquevilly, dénigre dans ses prêches les femmes, qui ne portent pas le voile, en les comparant à des femmes d’un soir, dénuées de toute pudeur et qui assouvissent les plaisirs des loups. Il formule également des propos hostiles aux non-musulmans. A l’occasion d’une conférence intitulée « O chrétiens, embrassez l’islam », Youssef BOUNOUADER déclare que « les juifs et les chrétiens ont falsifié les textes sacrés et qu’ils finiront brûlés en enfer dans d’atroces souffrances s’ils ne se convertissent pas à l’islam ». Le 20 novembre 2015, s’exprimant sur les attentats parisiens, il déclare en arabe lors de son prêche que « ces actes (l’explosion des kamikazes) étaient un suicide qui ne respectait pas les règles de la religion, mais qu’en temps de guerre ce n’était pas mauvais en soi ».

Posté le 6 décembre 2016 à 20h50 par Marie Bethanie | Lien permanent

01 décembre 2016

Quel dialogue possible avec l'islam du Coran ? - Point de vue d'un catholique

Quel dialogue possible avec l'islam du Coran ? - Point de vue d'un catholique, écrit par Pascal Raines et préfacé par le Père Boulad, est cité ici par Cyril Brun :

"L’auteur prend la peine d’expliquer – un travail de bénédictin ! – les versets les plus controversés à l’aide de plusieurs traductions simultanées. Il précise à chaque fois le contexte et interpelle de multiples sources. On y sent un souci permanent d’objectivité.

Un fil conducteur marque ce livre « Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent » (Ps 85, 11). Ni angélisme, ni préjugé stérile, mais des pistes qui sortent des sentiers battus et du politiquement correct."

Couverture-recto-ap"Cet ouvrage, fruit d'un travail considérable, est une excellente introduction à l'islam et au Coran. Il s'agit là d'une étude sérieuse, fouillée, documentée, étayée par des références multiples – tant islamiques qu'occidentales. L'auteur ne craint pas d'aborder, avec honnêteté et lucidité, la plupart des points controversés. Il le fait en toute objectivité, dans un souci de vérité et un langage qui n'est ni offensant ni blessant." Henri Boulad, jésuite.

"Quel travail ! Cela devrait aider les gens à ouvrir les yeux et voir enfin clair en toute responsabilité citoyenne et pour la vraie paix." François Jourdan, eudiste.

Disponible auprès de l'éditeur ou ici.

Posté le 1 décembre 2016 à 19h43 par Marie Bethanie | Lien permanent

22 novembre 2016

Le point commun entre ces 13 pays ? Padamalgam

Bien vu :

Posté le 22 novembre 2016 à 15h20 par Michel Janva | Lien permanent

11 novembre 2016

Les 3 formes du djihad : guerrier, démographique et civilisationnel

Dans le dernier numéro de Monde & Vie, Philippe de Villiers évoque son dernier ouvrage. Extrait :

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Posté le 11 novembre 2016 à 19h40 par Michel Janva | Lien permanent

10 novembre 2016

"J'ai entendu l'apologie de la pédophilie dans une grande mosquée de Bruxelles"

Joachim Véliocas de l'Observatoire de l'islamisation s'est entretenu avec Farah Kay , belge-marocaine qui a renié l'islam après avoir étudié les "sciences islamiques" dans les mosquées bruxelloises. La violence des textes, les appels à la haine et les justifications de la pédophilie l'ont définitivement vaccinée de l'hérésie islamique. Cette courageuse femme libre sort un livre : Papa, maman, Allah et moi aux éditions de la Boîte à Pandore (septembre 2016). Entretien du 9 novembre 2016.

"L'islam, c'est une foi criminelle" :

Posté le 10 novembre 2016 à 13h11 par Marie Bethanie | Lien permanent

04 novembre 2016

«Daech et la Fondation Clinton financées depuis une même source»

Capture d’écran 2016-11-04 à 22.20.16Dans un entretien accordé à la chaîne russe RT, le lanceur d'alerte Julian Assange se prononce sur les récentes révélations concernant les couriels d'Hillary Clinton et sur le financement sous-terrain du groupe djihadiste Daech.

Dans un email datant de 2014, Hillary Clinton s'adresse à John Podesta, alors conseiller de Barack Obama (à présent le chef de la campagne électorale d'Hillary Clinton, ndlr), et l'appelle à « faire pression » sur le Qatar et l'Arabie saoudite, « qui apportent clandestinement un soutien financier et logistique à Daech et à d'autres groupes sunnites radicaux », rappelle le lancer d'alerte.

Il a également indique que le courriel de la candidate démocrate contenait des informations sur le plus important contrat en matière de vente d'armes conclu par les États-Unis avec l'Arabie saoudite, dont le montant s'élevait selon certaines estimations à 80 milliards de dollars.

Concernant les liens entre la Fondation Clinton et le financement clandestin de l'État islamique, M. Assange affirme que le groupe terroriste a été créé grâce à un versement de fonds provenant des mêmes personnes que celles qui soutient actuellement l'ONG de la candidate démocrate. Auparavant, le site WikiLeaks a publié une partie des courriels confidentiels de John Podesta contenant des citations d'interventions privées d'Hillary Clinton qui ont eu lieu en 2013-2014. Un discours crucial a été prononcé par Clinton lors d'une rencontre avec des banquiers durant laquelle elle a indiqué qu'elle suivait deux lignes politiques, « publique et privée, qui sont totalement différentes ». 

Posté le 4 novembre 2016 à 22h21 par Michel Janva | Lien permanent

31 octobre 2016

L’AGRIF lance l’opération Islamogogos !

Posté le 31 octobre 2016 à 19h23 par Michel Janva | Lien permanent

30 octobre 2016

Le groupe Etat islamique revendique cette nuit le meurtre d'un adolescent à Hambourg

Un musulman de l'Etat islamique a poignardé deux individus dans la ville de Hambourg le 16 de ce mois. La police de Hambourg avait indiqué dans un communiqué rechercher un individu âgé de 23 à 25 ans de type "méditerranéen" qui avait poignardé à mort la veille un adolescent de 16 ans alors qu'il se trouvait au bord de l'Alster, rivière de Hambourg, avec une amie de 15 ans. "Le motif du crime n'est pas connu et fait l'objet d'investigations", avait dit alors la police.

Posté le 30 octobre 2016 à 15h57 par Michel Janva | Lien permanent

27 octobre 2016

Etat islamiste : le trafic d'organes humains remplace le pétrole

Cette pratique, qui serait justifiée par une fatwa, constitue un véritable "business" pour l'Etat islamiste :

"Ce trafic très lucratif a commencé trois mois après la prise de contrôle de Mossoul et s’est accentué après la reprise par les troupes irakiennes et syriennes des champs pétroliers dont Daech tirait plus de 50% de ses revenus», précise un cadre du Ministère du pétrole. A ce jour, après avoir perdu près de 80% des territoires qu’il avait conquis, Daech ne possède plus en Irak que le champ pétrolier de Najma, situé au sud de Mossoul, dont la production n’excède pas 2000 barils par jour.

L’exhumation par les forces irakiennes de fosses communes, dans lesquelles s’entassaient des corps sans cœur, rein, poumons ou encore rotules, a poussé les autorités irakiennes à tirer la sonnette d’alarme. En février 2015, l’ambassadeur d’Irak auprès de l’ONU, Mohammed al Hakim, accusait Daech de se livrer à du trafic d’organes sur les corps de combattants tués et d’avoir exécuté une douzaine de médecins à Mossoul ayant refusé de participer à ces prélèvements illégaux. «Nous avons des corps. Venez et examinez-les. Il est clair qu’il manque certaines parties», assurait le diplomate, qui, alors, enjoignait le Conseil de sécurité à ouvrir une enquête (...)

Depuis, victimes et profits se sont multipliés sans qu’il soit possible de donner des chiffres précis. Les témoignages recueillis en Irak accréditent la thèse d’un trafic de masse orchestré par des terroristes islamistes en lien avec des réseaux mafieux."

Ce même phénomène de trafics d'organes en lien avec le milieu mafieux avait été observé au Kosovo après l'accession au pouvoir de l'ex-chef de la milice UCK, le musulman Hashim Thaçi. Certains journalistes ont même pointé du doigt le silence de Bernard Kouchner :

"De nombreux indices impliquent des anciens chefs de l'UCK, aujourd'hui au pouvoir, dans le trafic d'organes dont ont été victimes des prisonniers de l'Armée de libération du Kosovo (UCK). Des « exécutants » repentis ont avoué qu'en 1999 ils ont kidnappé des Serbes pour le compte de l'UCK. Transportés ensuite en Albanie, notamment dans une maison peinte en jaune, les captifs étaient tués d'une balle dans la tête. On leur prélevait les reins et d'autres organes qui étaient expédiés par avion dans d'autres pays (...)

Pierre Péan revient sur cet épisode dans son livre Kosovo une guerre « juste » pour un Etat mafieux. Il écrit : «  Budimir Nicic, patron du Media Center, se souviendra toute sa vie de son face à face avec Bernard Kouchner  », le 2 mars 2010 alors qu'il questionnait Kouchner pour Voice of America (...) En revoyant cette vidéo, Budimir Nicic lui dit se sentir «  blessé et insulté  » par la réaction de Bernard Kouchner :

« Il fait semblant d'entendre parler de la “Maison jaune” pour la première fois. [...] J'avais mené une enquête auprès des familles de disparus et quelques-unes avaient mentionné Bernard Kouchner, en tant que patron de la Minule, comme l'un des responsables de leurs souffrances, aux côtés de la KFOR et des États-Unis (...) Naim Miftari, ancien cadre de l'UCK, qui témoigne désormais à visage découvert dans plusieurs procès ultrasensibles, va plus loin que Budimir : “En 1999, aucun crime ne pouvait être commis au Kosovo sans que Kouchner en soit informé

Et si on remonte encore plus loin dans le temps, comment ne pas évoquer, toujours de la part d'adeptes de la religion de paix et d'amour qu'est l'islam, cet épisode de la guerre d'Algérie, que l'on ne trouvera jamais dans un manuel d'histoire, où des prélèvements sanguins forcés ont été réalisés sur des pied noirs jusqu'à la mort pour procurer des poches de sang pour les combattants du FLN :  

"Après les accords d'Evian signés en mars 1962, qui mettent officiellement un terme au conflit, on assiste à une multiplication des attentats (...) Or, avec le retrait des populations européennes, les dons de sang sont moins nombreux et le liquide devient une denrée rare. Le FLN a créé des structures médicales dans les quartiers musulmans mais n'a pas de banque de sang. Et les habitants sont réticents à donner le leur pour des raisons religieuses.

Dans le même temps, 630 civils et militaires européens, hommes, femmes et enfants, sont enlevés. En recoupant les archives du Comité international de la croix rouge avec plusieurs témoignages, on constate que certains ont bel et bien été vidés de leur sang par le FLN pour soigner des blessés musulmans."

Posté le 27 octobre 2016 à 15h04 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

23 octobre 2016

Rome : provocation musulmane au Colisée

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Plusieurs centaines de musulmans ont organisé vendredi une grande prière devant le Colisée à Rome, pour protester contre la fermeture récente de cinq mosquées dans la capitale italienne pour des irrégularités administratives.

A l'écart des hommes qui scandaient "Allah Akbar", des femmes et des enfants ont prié dans un espace délimité entre plusieurs arbres par une grande toile bleue. 

C'est au Colisée qu'ont été martyrisés les premiers chrétiens.

Posté le 23 octobre 2016 à 17h09 par Michel Janva | Lien permanent

20 octobre 2016

Le terme « islamophobie », une « ruse sémantique »

Selon Zineb El Rhazoui, journaliste franco-marocaine et militante féministe menacée de plusieurs fatwas, ancienne de Charlie Hebdo le 9 septembre, qui publie aujourd'hui Détruire le fascisme islamique :

5843631lpw-5843820-jpg_3850201"Déjà, il faut rappeler que l'islamophobie n'existe pas en terre d'islam. Parce que là où l'islam a la force de coercition, il n'a pas besoin d'un concept comme ça. Il y a le délit de blasphème, d'apostasie, d'atteinte à la religion... Ceux qui tiennent des propos qualifiés d' « islamophobes » en Europe, dans le monde musulman, ils seraient mis en prison, fouettés, agressés ou assassinés. Le dernier assassinat date de moins d'un mois, avec l'écrivain jordanien Nahed Hattar qui a été tué alors qu'il se rendait à son procès pour « insulte » à l'islam. Là-bas, les islamistes disposent de moyens légaux pour faire taire tous ceux qui critiquent leur idéologie. En Europe, ils n'ont pas ces moyens-là et ils ne peuvent pas nous mettre en prison. Ils peuvent soit nous assassiner, comme ce qu'ils ont fait avec la rédaction de Charlie Hebdo. Ou alors s'ils ne veulent pas emprunter la voie terroriste, le seul moyen qui leur reste est de recourir à cette ruse sémantique qu'est l'islamophobie. Critiquer leur idéologie, c'est être raciste, puisqu'elle serait inhérente à leur race... [...]

Vous qualifiez une partie de l'extrême gauche de « collaborationniste ». N'est-ce pas exagéré ?

Je parle à la fois d'une partie de l'extrême gauche, mais aussi d'une partie des féministes et de certains hommes politiques. C'est une catégorie de l'extrême gauche qui, d'une façon illusoire, perçoit les musulmans comme une communauté qui serait un nouveau prolétariat. Cette approche est, encore une fois, extrêmement condescendante et paternaliste, voyant les musulmans comme une communauté inférieure, faible qu'il faut aider et épauler. Cette partie de l'extrême gauche ne s'intéresse qu'à une catégorie de musulmans, ceux des quartiers pauvres issus de l'immigration. Alors que l'idéologie islamiste, on le sait, est financée par les gens les plus riches au monde, l'Arabie saoudite ou le Qatar. Par ailleurs, elle ne prend pas en compte le fait que dans les pays musulmans, la gauche radicale et libertaire s'est toujours fait laminer par les islamistes. Dieu que c'est dur que d'être athée dans ces pays ! Notre extrême gauche en France a par exemple oublié que Khomeiny a emprisonné et exécuté les communistes en Iran. L'islamisme avance masqué. Au début, quand ces gens n'ont pas le pouvoir, ils se présentent avec un programme attrape-tout, des velléités de revendications sociales et de projets ouvriers. Mais une fois arrivés au pouvoir, ils se retournent complètement contre ça. Aujourd'hui, est-ce qu'il y a une seule théocratie islamique qui respecte le droit des ouvriers ou les revendications de la gauche radicale ? C'est une erreur grossière de notre extrême gauche française.

Vous vous en prenez même « imams modérés », auxquels font souvent appel les médias. Pourquoi ?

Tout d'abord, un imam reste un imam. On ne peut bien sûr pas lui demander de défiler sur un char de la gay pride. J'ai bien conscience que sont des hommes de religion, et dans une société plurielle telle que je la souhaite, ils ont bien sûr le droit d'exister. Toutefois, j'ai des sérieux doutes sur la modération de ces gens. Qu'est-ce qu'un modéré ? Quelqu'un qui n'appelle pas au terrorisme ? Certes, mais ça ne suffit pas. Quelqu'un qui, après chaque attentat, condamne le geste ? Merci, mais ces imams condamnent quelque chose qui est déjà condamné par la loi. Là où on aurait vraiment besoin d'eux, c'est pour condamner les textes qui produisent ce type d'attentat au lieu de continuer à nous chanter les louanges de l'islam. Cette modération, je ne la vois pas non plus lors d'un débat comme celui sur le burkini. Il n'y a pas eu un seul, je dis bien un seul imam qui a levé le petit doigt pour dire qu'on peut tout à fait être musulmane et mettre un bikini. Non, ils préfèrent crier à l'islamophobie et condamner le fait qu'on ne laisse pas des femmes en burkini déployer leur stratégie militante.

Posté le 20 octobre 2016 à 22h22 par Michel Janva | Lien permanent

14 octobre 2016

Conférence sur les révolutions française et turque

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Posté le 14 octobre 2016 à 18h53 par Paula Corbulon | Lien permanent

Absence de politique française en Syrie: l'article qui résume tout

Alors que votre blog préféré s'efforce de relayer autant que c'est possible les initiatives de réinformation au sujet de la Syrie, qui fait l'objet d'une campagne générale d'intoxication à "l'Ouest", le site du Figaro s'honore réellement de donner la plume à Caroline Galactéros, docteur en science politique, colonel de réserve et animatrice du blog "bouger les lignes", qui fait une synthèse percutante de la situation en Syrie et de la honte sans retour que représente pour la France la malfaisance de ceux qui, à vrai dire, usurpent les titres qu'ils portent et les fonctions qu'ils font mine d'occuper. Merci donc au Figaro, et bravo à Madame Galactéros. Extraits.

L'impensé du discours français n'en reste pas moins le suivant: si Assad, «bourreau de son propre peuple» selon l'expression consacrée, était finalement militairement et politiquement mis hors-jeu, par qui compte -on le remplacer? A qui sera livrée la Syrie, «utile» ou pas, une fois que DAECH en aura été progressivement «exfiltré» vers d'autres macabres «territoires de jeu», en Libye par exemple? Quelle alternative pour la survie des communautés, notamment chrétiennes, encore présentes dans le pays qui passe par la survie des structures laïques d'Etat? Quels individus veut-on mettre au pouvoir? Les pseudo «modérés» qui encombrent les couloirs des négociations en trompe l'œil de Genève? Le Front al Nosra, sous son nouveau petit nom - Fateh al Sham -, que les Américains persistent à soutenir en dépit des objurgations russes et qui a fait exploser le cessez-le feu? Ou peut-être certains groupuscules désormais armés de missiles américains TOW qui n'attendent qu'un «go» pour tenter de dézinguer un avion ou un hélico russe, «par erreur» naturellement? Ou encore les représentants des Forces démocratiques syriennes, ou ceux de «l'Armée de la Conquête» qui renait opportunément de ses cendres… Ou un mixte de tous ces rebelles - apprentis démocrates férus de liberté et qui libèreront enfin le peuple syrien du sanglant dictateur qui le broyait sous sa férule depuis trop longtemps? (...)

Croit-on sérieusement que l'on pourra contrôler une seule minute ces nouveaux «patrons» du pays qui se financent dans le Golfe -dont nous sommes devenus les obligés silencieux-, et dont l'agenda politique et religieux est aux antipodes de la plus petite de nos exigences «démocratiques»? Ne comprend-on pas qu'ils vont mettre le pays en coupe réglée, en finiront dans le sang avec toutes les minorités, placeront les populations sunnites sous leur contrôle terrifiant, et que tout processus électoral sera une mascarade et ne fera qu'entériner une domination communautaire et confessionnelle sans appel? … «Anne, ma sœur Anne ne vois-tu rien venir? je ne vois que l'herbe qui verdoie et la terre qui poudroie» … Quelle naïveté, quelle ignorance, quelle indifférence en fait! (...)

Nous combattons l'Etat islamique pour la galerie, sans grande conviction ni détermination politique, de très haut, par des frappes qui sans présence terrestre demeurent symboliques. Pour Moscou, au contraire, il n'existe pas «d'islamistes modérés» ; combattre le terrorisme revient à combattre l'EI mais aussi ses avatars locaux innombrables à tout prix, y compris au prix de pertes civiles importantes. Et c'est aujourd'hui la Russie qui, dans les airs mais aussi au sol, avec l'Iran et le régime syrien, «fait la guerre», se bat contre le terrorisme islamiste qui menace tout l'Occident, gangrène nos vieilles sociétés repues et pacifiques et nous prend pour cible. Ils «font le job». Un horrible job. Dans l'immédiat, il faut choisir entre le soutien à l'Etat syrien - que le régime d'Assad incarne-, et DAECH et Cie. (...)

Hauteur de vue et profondeur de champ, véritable souci pour la souffrance humaine: la realpolitik est la solution, pas le mal. La confusion permanente entre l'Etat syrien et le régime syrien nourrit la guerre. C'est l'Etat qu'il faut aider à survivre à l'offensive islamiste au lieu d'encourager les mouvements terroristes à le déstructurer. Le sort de Bachar el Assad est à la fois central et accessoire. Si l'Etat syrien devait tomber sous la coupe de DAECH ou sous celle d'Al Nosra et de ses avatars, alors ce seront les massacres communautaires et le chaos. Qui aura alors des comptes à rendre pour les avoir laissé advenir?

Posté le 14 octobre 2016 à 08h43 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (11)

10 octobre 2016

Ils ont choisi de rester fidèles au Christ jusqu’à la mort en refusant d'embrasser l'islam

Lu ici :

Sans-titre"En février 2015, le monde entier était en état de choc au vu des images effroyables de l’exécution de vingt-et-un chrétiens coptes égyptiens sur une plage de Libye. La vidéo qui montre le groupe d’hommes revêtus d’un uniforme orange, sur le chemin de la mort, est devenue un symbole de la cruauté et de la lâche sauvagerie des terroristes de l’État islamique. Les scènes étaient précédées d’un titre menaçant : « Un message signé avec du sang à la nation de la Croix ».

Selon Jacqueline Isaac, militante des droits de l’homme, les médias du monde ont occulté un message essentiel de la vidéo en la diffusant. Et pas nécessairement pour censurer des scènes d’une violence inouïe, mais pour éviter de montrer le moment où les victimes refusent d’embrasser l’islam par la force.

Certains des chrétiens martyrs ont récité devant les caméras leur dernière prière. Sur le point d’être décapités, tous ont crié en choeur « Ya Rabbi Yassu », une invocation commune aux chrétiens coptes égyptiens et qui signifie « Oh, mon Seigneur Jésus ». Ce que confirme le répugnant sous-titrage de la vidéo : « Ils supplient celui qu’ils adorent et meurent de leur paganisme. »

Walid Shoebat, auteur spécialisé dans le terrorisme, résume : « Ils leur ont donné le choix entre se convertir et mourir. Et tous ont choisi de rester fidèles [au Christ] jusqu’à la mort »."

Posté le 10 octobre 2016 à 06h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

06 octobre 2016

Les recrues de l'Etat islamiste sont significativement plus éduqués que leurs compatriotes

Il ne s'agit donc pas de déséquilibrés mentaux et d'illettrés ? Encore un bobard de nos médias encadrants qui s'écroule :

"La Banque mondiale s'est penchée sur le niveau d'éducation des recrues étrangères du groupe terroriste Etat islamique. Dans une étude publiée mercredi à partir de données internes à l'organisation djihadiste, l'institution formule une conclusion étonnante: les membres de l'EI sont mieux formées qu'attendu (...)

"Nous avons trouvé que le groupe Etat islamique n'est pas allé chercher ses recrues étrangères parmi les pauvres et les moins bien formés, mais plutôt le contraire", constate la Banque mondiale dans ces travaux. "L'une des découvertes les plus importantes est que ces personnes sont loin d'être des illettrées", constate-t-elle, estimant que ces données apportent "un éclairage" sur le profil de ces combattants.

La plupart des recrues, pour la période de 2013 à 2014, "assurent avoir une formation secondaire. Une partie importante a poursuivi ses études jusqu'à l'université", précisent les chercheurs de l'institution internationale, qui fixent à 27,4 ans la moyenne d'âge des effectifs étrangers de l'EI. Selon les données, 43,3% ont en effet effectué des études secondaires, 25,4% sont allés à l'université. Seulement 13,5% ne sont pas allés au-delà de l'école primaire et 1,3% s'est déclaré illettré, le reste (16,3%) n'ayant pas donné d'information sur leur formation." 

Tout cela est en fait assez logique puisque les illettrés et les non instruits sont plutôt ceux qui votent FN en France ou pour le Brexit au Royaume-Uni...

Posté le 6 octobre 2016 à 08h48 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

05 octobre 2016

L'histoire réelle de l'islam

Dans le dernier numéro de La Nef, Odon Lafontaine dresse un tableau rapide et synthétique de quelques découvertes scientifiques sur les origines de l'islam. Exemple avec le Coran :

S"C’est justement ce dont rendent compte de leur côté une série d’études nouvelles sur le texte coranique. Il présente un soubassement araméen manifeste et un ancrage dans la culture religieuse syro-araméenne de « l’Antiquité tardive »  : translittération en arabe de mots et concepts araméens réinterprétés sans leur sens initial, reprises de midrash et traditions hébraïques, composition en style « homilétique » caractéristique de liturgies d’inspiration biblico-araméennes (judéochrétiennes ou issues d’autres courants du judaïsme). Son étude approfondie montre l’expression et l’influence profonde d’une pensée non arabe, juive mais non rabbinique, marquée par la figure du Christ mais non chrétienne, dont on comprend qu’elle est à l’origine de l’islam par sa transmission aux Arabes chrétiens de Syrie. Le Coran apparaît ainsi comme sa recomposition dans l’environnement arabo-perse de l’empire califal, ce qui met à mal la notion de révélation prophétique. Mais qui était alors le « prophète de l’islam » ?"

Posté le 5 octobre 2016 à 12h06 par Michel Janva | Lien permanent

04 octobre 2016

L'Arabie saoudite est passée au calendrier grégorien

HL'Arabie saoudite a imposé le calendrier grégorien en lieu et place de celui de l'Hégire dans la fonction publique afin de réaliser des économies ! Les fonctionnaires travailleront désormais 11 jours de plus, sans modification de salaire.

Le royaume wahhabite a ainsi officiellement renoncé pour le secteur public au calendrier de l'Hégire, aussi appelé calendrier islamique, qui rythmait le quotidien des Saoudiens depuis la fondation du pays en 1932. Le calendrier hégirien est divisé en 12 mois de 29 ou 30 jours et compte onze jours de moins que son équivalent occidental...

L'Arabie saoudite était le seul pays a utiliser ce calendrier – selon lequel l'année 1438 a débuté ce lundi 3 octobre.

La christianisation est en marche...

Posté le 4 octobre 2016 à 12h02 par Michel Janva | Lien permanent

Cardinal Burke : "L’islam est une menace car, pour un vrai musulman, Allah doit gouverner le monde"

Traduction d'une interview donnée par le cardinal Raymond Burke, patron de l’Ordre de Malte et membre de la Congrégation pour la cause des saints, au quotidien italien Il Giornale.it :

Cardinal-Raymond-Burke-2014En 2016, les chrétiens sont-ils encore persécutés ?

"Dans certaines parties du monde ils sont persécutés et aussi expulsés de leur terre. Cela advient dans des pays historiquement importants du point de vue religieux, comme l’Irak, où arriva Abraham, terre des Chaldéens. Mais aussi dans des pays du nouveau monde, par exemple dans mon pays (les États-Unis, ndlr), il y a une tentative de nier aux chrétiens le droit de suivre leur propre conscience. Et de résister à l’avortement, à la stérilisation ou à d’autres pratiques médicales qui procurent la mort. Les problèmes pour les chrétiens ne concernent pas seulement le Moyen-Orient mais aussi l’Occident."

L’Union Européenne elle-même, au nom du politiquement correct, souvent ferme les yeux sur les menaces envers les chrétiens. Qu’en pensez-vous ?

"C’est clair que les musulmans ont comme objectif final de conquérir le pouvoir sur le monde. L’islam à travers la charia, leur loi, doit gouverner le monde et il permet des actes de violences contre les infidèles, comme les chrétiens. Mais nous avons peine à reconnaître cette réalité et à réagir en défendant la foi chrétienne."

Pensez-vous que nous fermons les yeux ?

"Oui et je pense que les raisons en sont multiples. Beaucoup ne comprenne pas ce qu’est vraiment l’islam. Et ils créent ces slogans, que nous croyons tous au même Dieu, que nous sommes tous unis par l’amour et ainsi de suite. Ce n’est pas vrai. Une autre raison est que les chrétiens ont beaucoup négligé une vérité fondamentale : il n’y a qu’un Sauveur du monde, Jésus-Christ. Nous ne devons pas faire de prosélytisme en imposant la chrétienté, mais si nous croyons en Jésus c’est notre devoir d’en porter témoignage. Je pense aussi que ce témoignage n’est plus très fort dans les pays qui dans le passé étaient appelés chrétiens, comme les nations européennes."

Vous avez récemment écrit un livre, « Espoir pour le monde : Unir toutes choses en Christ », qui parle aussi de l’islam.

"L’islam est une menace dans le sens, que pour un vrai musulman, Allah doit gouverner le monde. Le Christ dans l’Évangile a dit de rendre à César ce qui est à César. Au contraire la religion islamique qui se base sur le loi du Coran veut gouverner dans le pays où se trouvent les musulmans. Tant qu’ils sont une minorité, ils ne peuvent pas insister, mais quand ils deviennent la majorité ils doivent appliquer la charia. Aujourd’hui il y a des enclaves, des quartiers entiers, en Europe où de fait le régime musulmans s’impose.

Vous vous référez à Molenbeek, aux banlieues, aux quartiers en Angleterre et dans les pays du Nord, à des villages de Bosnie. Est-ce qu’ils représentent l’échec des tentatives d’intégration ?

C’est un échec parce qu’il s’agit d’un État dans l’État. Le problème c’est que les musulmans travaillent à leur expansion. Toute l’histoire de la présence islamique en Europe est une tentative de la conquérir. Nous avons à peine célébré le 8 septembre la victoire des chevaliers de Malte après trois mois de siège par les musulmans en 1565. Malte aurait été leur tremplin de lancement vers l’Europe.

Sur les murs de Syrte, ex-bastion des drapeaux noirs en Libye, il y avait de nombreuses inscriptions sur la conquête de Rome par l’État islamique.

C’est une danger réel. L’islam se réalise dans la conquête. Et quelle est la conquête la plus importante par rapport aux chrétiens ? Rome.

En Syrie et en Irak, les chrétiens risquent-ils de disparaître ?

Certainement. Il existe un plan pour les déraciner. Les pays soi-disant chrétiens insistent sur la liberté religieuse pour toutes les religions, mais dans certaines nations musulmanes on ne peut même pas construire une église ou professer son credo en public.

Contre l’État islamique faut-il intervenir militairement ?

Il faut l’arrêter avec les justes moyens mis à notre disposition en les considérant des criminels de la pire espèce.

Notre journal a lancé une campagne avec le soutien de ses lecteurs pour raconter la tragédie actuelle des chrétiens. Qu’en pensez-vous ?

J’apprécie ce que Il Giornale est en train de faire pour faire connaître la persécution des chrétiens. Le vrai service des médias n’est pas de répéter les choses qui plaisent à la majorité, mais de chercher la vérité des faits. Aux États-Unis, mais pas seulement, les gens n’entendent jamais une voix différentes, à contre-courant.

L’immigration est-elle une ressource ou un danger ?

J’ai entendu plusieurs fois des islamistes qui expliquaient : ce que nous n’avons pas réussi à faire avec les armes dans le passé nous sommes en train de le faire avec la natalité et l’immigration. La population est en train de changer. Si on continue ainsi, dans des pays comme l’Italie, la majorité sera musulmane.

Si c’est ainsi est-ce parce que nous sommes trop faibles ?

Tout cela arrive à cause de la corruption de l’Occident. Il n’y a plus de familles suffisamment nombreuses. De manière passive, nous acceptons des praxis qui sont contraires à la loi naturelle comme l’avortement ou les soi-disant mariage entre personnes de même sexe. C’est la démonstration que nous ne sommes plus forts dans la foi. Et une proie facile pour la conquête.

Vous êtes américain. Vladimir Poutine, le président russe, ex-officier du KGB, est-il une menace ou l’ultime défenseur des valeurs traditionnelles ?

Je suis très satisfait de sa défense de la vie et de la famille, que Dieu a créé dès le début avec un homme et une femme. Nous ne pouvons pas nier à une personne comme Poutine la conversion. C’est possible qu’aujourd’hui il ait compris ce qu’il ne comprenait pas il y a 30 ans (au temps du KGB, ndlr). »

[Via MPI]

Posté le 4 octobre 2016 à 11h24 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

02 octobre 2016

Situation humanitaire en Syrie

Un panorama nous est proposé ici, très utile au moment où la désinformation bat son plein au sujet de la situation en Syrie. Avec notamment des témoignages de SOS chrétiens d'Orient, du CICR, d'Elias Lahham, ... : cinq ans et 300.000 morts.

Posté le 2 octobre 2016 à 19h02 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

27 septembre 2016

Islam : abolir le régime de la dhimmitude

Musulmans, chrétiens, laïcs et athées adressent une tribune au cheikh d'al-Azhar et au pape, publiée dans L'Orient Le Jour, pour demander l'abolition du statut de dhimmi. Extrait :

Images-3"[...] Aujourd'hui, une partie des musulmans est incapable de considérer des non-musulmans comme leurs concitoyens. C'est une crise sans précédent, qui nous oblige à expliquer des éléments problématiques de la tradition musulmane que Daech exploite pour justifier ses crimes.

« L'État islamique est à l'image du Ku Klux Klan. Nous l'avons déjà affronté en d'autres temps et d'autres cultures : l'Inquisition, l'esclavage, la ségrégation raciale, la violence misogyne et l'homophobie... Daech est ce fanatisme commun à toutes les sociétés oppressives, qui puise sa source idéologique dans l'islam. Nous devons faire comme hier l'Occident : il est temps de lancer une réforme de l'islam.

« Nous avons situé le problème là où il réside : dans la doctrine musulmane elle-même. L'islam s'est inventé des citoyens de plein droit, les musulmans, et les autres, de catégorie inférieure. C'est le régime de la dhimmât. De nombreux musulmans ont fini par reproduire cette discrimination dans leurs relations sociales et humaines avec les non-musulmans, ce qui a conduit des fanatiques à commettre des persécutions inouïes. En voici un exemple : la dhimmât permettait à des voyageurs musulmans d'occuper pendant trois jours la maison d'un non-musulman, et de se servir de ses biens. Dans une dérive évidente, Daech s'est permis d'exproprier les chrétiens de Mossoul de leurs maisons ancestrales. Mais cette contrainte à l'hospitalité était déjà une forme de dépossession pour pousser les chrétiens à la conversion ou à l'exil. Certes, la plupart des pays majoritairement musulmans ont renoncé à l'application de la dhimmât. Mais elle n'a jamais été formellement abolie dans la doctrine religieuse. La question posée aujourd'hui à l'islam est la suivante : comment la doctrine musulmane peut-elle s'adapter à nos sociétés profondément plurielles ? En Égypte, les chrétiens sont au moins 12 millions.

« Notre solution : abroger la dhimmât et reconnaître le principe de citoyenneté nationale. Tous les citoyens nationaux sont égaux en dignité et en droit, sans aucune distinction entre eux. [...] La dhimmât est le socle religieux du projet mortifère de Daech. Et justifie d'expulser ou de massacrer les populations indigènes non musulmanes, à l'image de l'indigénat dans les anciennes colonies européennes. Bien heureusement, les chartes de Médine et Najran nous permettent de l'abroger. Mahomet lui-même est l'auteur de ces pactes oubliés qui interdisent la discrimination contre les juifs et les chrétiens de la péninsule Arabique.

« Dans l'esprit de ces chartes, nous prions le grand cheikh d'al-Azhar, guide universel des musulmans sunnites, d'abolir solennellement la dhimmât, qui est une législation impérialiste. L'ensemble des institutions religieuses sunnites dans le monde doivent participer à ses côtés à l'aboutissement de ce projet historique. D'ailleurs, le roi du Maroc en a lancé les bases dans sa déclaration sans précédent de Marrakech, en 2016. Deux ans après l'appel historique d'al-Azhar du président égyptien Sissi. C'est un enjeu planétaire, qui consiste à renforcer notre nouvel ordre mondial, fondé sur l'Onu, en faisant reconnaître les normes universelles de la citoyenneté pour que notre société internationale puisse connaître la paix, la justice et la liberté. La communauté internationale doit se tenir aux côtés des citoyens des pays majoritairement musulmans dans leur combat pour faire appliquer les normes du droit international. Nous sommes ces citoyens ! [...]"

Posté le 27 septembre 2016 à 07h15 par Michel Janva | Lien permanent

26 septembre 2016

Les chrétiens d'Orient ? Les manuels scolaires ne connaissent pas

De Vincent Badré :

Mosqu-damas"La réalité des manuels d’histoire est plutôt celle d’une grande prudence pour éviter les polémiques sur les questions sensibles. Ils édulcorent la présentation des violences associées à l’islam et chantent la gloire des sciences à Bagdad au ixe siècle sans jamais préciser l’apport de chrétiens Syriaques et Chaldéens, de Juifs et d’Indiens dans cette réussite.

La double page présentée ici montre par exemple la mosquée de Damas (Belin 5e pp 36-37). Elle ne dit pas qu’elle a remplacé une église construite sur les ruines d’un temple païen et que son architecture doit beaucoup à l’art des chrétiens d’orient.

Les manuels et sans doute l’enseignement de beaucoup de professeurs restent dans le consensus. La tradition scolaire française peine à montrer des divergences d’analyse et des débats sur un sujet d’études. Elle a aussi du mal à montrer des analyses sociologiques, culturelles ou ethnologiques."

Posté le 26 septembre 2016 à 22h51 par Michel Janva | Lien permanent

22 septembre 2016

Déminer la plaine de Ninive, en Irak

A l'appel de Mgr SakoBanniere-logo-FEI, patriarche de Babylone des Chaldéens, l'association Fraternité en Irak a lancé une opération de déminage de la plaine de Ninive, concernant notamment deux villages chrétiens récemment libérés de Daesh.

Pour poursuivre les travaux, elle a besoin de notre aide. Toutes les informations utiles pour comprendre et aider sont données aux liens indiqués.

Posté le 22 septembre 2016 à 07h03 par Paula Corbulon | Lien permanent

12 septembre 2016

Cardinal Schönborn : "De nombreux musulmans veulent conquérir l'Europe"

Ce0cfc3fda1783b4359ecbfea1696b04__anhang_jpgLors de la messe du Saint Nom de Marie, dimanche à la cathédrale Saint-Étienne à Vienne, commémorant la libération de la ville en 1683, le cardinal autrichien Christoph Schönborn a averti :

«Dieu ait pitié de l'Europe et de ton peuple, qui est en danger de perdre notre héritage chrétien»

«Il y a une conquête islamique de l'Europe, de nombreux musulmans veulent cela et dire: l'Europe est à la fin".

Posté le 12 septembre 2016 à 21h36 par Michel Janva | Lien permanent

11 septembre 2016

Et si Daech était beaucoup plus fort et stratège que ce que racontent les medias et autres spécialistes?

DaechA lire : Daech est en passe de créer les conditions d’une guerre apocalyptique avec l’Occident.

"L'État islamique est peut-être en train de perdre les batailles de Syrie et d’Irak, mais il gagne la guerre partout ailleurs. 

Daech a marqué la fin du mois du Ramadan par une vague d’attaques terroristes: Attentats à Istanbul; à Bagdad; à Dhaka, au Bengladesh; et dans de multiples sites à travers toute l’Arabie saoudite; sur la promenade des Anglais, à Nice. Et ces attentats avaient été précédés par une terrible fusillade à Orlando, en Floride, par un homme qui avait répondu à l’appel de Daech de frapper directement le sol des États-Unis.

Brett McGurk, envoyé spécial des États-Unis, a déclaré que ces attentats récents effectués par l’État Islamique étaient un signe de faiblesse, mus par ses pertes croissantes en Irak et en Syrie. «Daech et ses dirigeants se sont réfugiés dans l’ombre», a-t-il déclaré récemment.

C’est pourtant tout l’inverse qui est en train de se passer. Les attaques de Daech démontrent que malgré ses revers récents, l’organisation demeure forte et capable de mettre en pratique sa stratégie globale visant à saper les États modernes, à étendre le califat et à provoquer une guerre apocalyptique avec l’Occident. Les États-Unis ne parviendront pas à vaincre l’État islamique et à protéger le sol américain s’ils ne reconstruisent pas leur stratégie afin de lutter globalement contre l’État islamique plutôt qu’en se concentrant sur des succès tactiques en Irak et en Syrie.

La stratégie de Daech est à la fois locale et globale 

Le groupe mène des campagnes liées les unes aux autres sur de multiples zones géographiques. Sa stratégie locale en Irak et en Syrie vise à conserver le contrôle du terrain en tant que califat, tandis que sa stratégie régionale vise à étendre ce même califat à travers tout le Proche-Orient en absorbant toujours plus de groupes de combattants qui lui permettront de continuer de déstabiliser des États, tout en contrôlant davantage de terrain. Sa stratégie globale vise à créer les conditions d’une guerre apocalyptique avec l’Occident, en polarisant les sociétés afin qu’elles se définissent pour ou contre l’Islam.

Cet objectif final semble un peu trop gros pour être honnête. Les décideurs ont tendance à tenir les discours grandiloquents de Daech sur ses aspirations globales pour de la pure forfanterie et préfèrent se réconforter avec les estimations de ses pertes militaires. Daech2Mais en fait l’État islamique est en position de force; il n’est pas seulement implanté en Syrie et en Irak, il risque de prospérer un peu partout dans le monde et à court terme. Au vu de cela, il convient de ne pas écarter d’un revers de main la stratégie globale de l’État islamique.

L’administration d’Obama ne parvient pas à interpréter convenablement les attentats spectaculaires commis par Daech, qu’elle perçoit comme un signe de faiblesse

Certes, Daech a perdu du terrain en Irak et en Syrie au cours de l’année écoulée. Ces batailles sont des prérequis fondamentaux pour vaincre le groupe. Mais McGurk et d’autres responsables tendent à tirer de fausses conclusions sur la base de leurs victoires tactiques quand ils devraient se concentrer sur le prochain défi. Il est par exemple erroné de s’imaginer que l’État islamique aurait perdu sa capacité militaire car il n’est pas parvenu à reprendre les villes qu’il a perdues. Dans la plupart des cas, Daech a préféré se replier plutôt que combattre jusqu’à la mort –un signe de contrôle, de calcul militaire et de son intention de conserver son potentiel militaire pour des opérations futures" (suite).

Posté le 11 septembre 2016 à 16h31 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

08 septembre 2016

Des sunnites condamnent le wahhabisme

IUne conférence islamique s’est tenue à Grozny, en Tchétchénie, du 25 au 27 août, sous l’égide conjointe de Vladimir Poutine et du président d'Egypte le maréchal Sissi, avec la présence du Grand Imam d’al-Azhar, du grand mufti d’Egypte, du conseiller de la présidence égyptienne et du représentant de la commission des affaires religieuses au Parlement égyptien, du grand mufti de Damas, du président tchétchène Ramzan Kadyrov (un soufi), du le prédicateur yéménite Ali al-Jiffri. Il y avait environ 200 dignitaires religieux, oulémas et  penseurs islamiques, venus d'Égypte, de Syrie, de Jordanie, du  Soudan et d'Europe.

Le but de la conférence était de réunir le plus grand nombre possible de responsables musulmans pour condamner le wahhabisme comme conduisant au terrorisme. Le but de la conférence était de définir « la véritable identité du peuple sunnite et de la communauté sunnite ».

Une liste des mouvements authentiquement sunnites a été dressée, de laquelle est exclu le wahhabisme d’Arabie saoudite. Exclusion due à la nécessité pour l’idéologie officielle d’Arabie saoudite

« d’un changement radical de façon à rétablir la vraie signification du sunnisme, sachant que ce concept a subi une déformation dangereuse à la suite des efforts des extrémistes de le vider de son sens afin de le reprendre et le réduire à la perception qu’ils en ont ».

La conférence a proposé la création – en Russie – d’une chaîne de télévision qui pourrait concurrencer al-Jazira et

« transmettre le vrai message de l’islam et combattre l’extrémisme et le terrorisme ».

Et la création d’un

« centre scientifique en Tchétchénie pour surveiller et étudier les groupes contemporains (...) et réfuter et critiquer scientifiquement la pensée extrémiste ». 

Il ne semble pas que la conférence ait suggéré qu’il faudrait réinterpréter le Coran. 

La conférence a insisté sur la nécessité de "revenir aux écoles de grande connaissance", en allusion aux institutions religieuses sunnites identifiées comme étant les universités d'Al-Azhar en Égypte, Qarawiyin au Maroc, Zaytouna en Tunisie et Hadramawt au Yémen. La conférence a exclu clairement les institutions religieuses saoudiennes, en particulier l'Université islamique de Médine.

Une dernière recommandation adressée  aux institutions sunnites est d'offrir des bourses pour ceux qui s'intéressent aux études de la charia, afin de contrer celle menée par l'Arabie saoudite pour répandre le takfirisme.

L’Arabie saoudite a réagi, estimant que le Grand Imam d’al-Azhar a « longtemps été alcoolique ». Le prédicateur de la mosquée Roi-Khaled de Riyad a déclaré : « La conférence tchétchène doit nous servir de réveil : le monde se prépare à nous brûler sur le bûcher »…

Le wahhabisme s'inspire de la pensée d'Ibn Taymiyya, mort en prison en 1328 après avoir été déclaré déviant par les érudits sunnites de son temps. Lorsque Mohammad Ibn Abd Al-Wahhab a fait couler le sang des musulmans en ressuscitant la doctrine taymiyienne au XVIIIe siècle, son mouvement a immédiatement été condamné par l'ensemble du monde sunnite comme une résurgence du kharidjisme (dissidence).

Posté le 8 septembre 2016 à 11h23 par Michel Janva | Lien permanent

Zemmour apprend l’Islam à Anne-Sophie Lapix et Patrick Cohen

Emission C à vous sur France 5 du 6 septembre :

Posté le 8 septembre 2016 à 07h04 par Michel Janva | Lien permanent

06 septembre 2016

Alger : des lycéennes non voilées interdites au lycée

Dimanche matin, à l’occasion de la rentrée des classes en Algérie, le lycée de la cité 1 600 logements à Sebbala (Draria à Alger) a refusé l'entrée aux lycéennes ne portant pas le voile. L’agent qui se trouvait au portail d’entrée a interdit aux jeunes filles ne portant pas le voile d’accéder au lycée :

D"Si certaines d’entre elles ont du rebrousser chemin pour aller chercher un foulard à la maison, d’autres qui étaient accompagnées par leurs parents ne se sont pas laissées faire. Elles ont protesté et ont demandé à voir le directeur de l’établissement, lequel était «absent». Pis encore, les parents de ces lycéennes ont été outrés par le comportement de cet appariteur qui scrutait les têtes de ces adolescentes qu’il aura, somme toute, terrorisé.  

Sûr de lui, il a sommé les parents, qui accompagnaient leurs enfants, de «bien éduquer leurs filles». Les parents de ces élèves ont juré de ne pas se laisser faire et de remuer ciel et terre pour que cet énergumène soit sanctionné, tout en déplorant la nonchalance du directeur de l’établissement.

Ils ont considéré que le port ou non du voile relève des libertés individuelles et qu’il n’appartient pas à un «ignare et frustré qui n’a certainement jamais mis les pieds dans un lycée d’imposer le port du voile ou quoique ce soit aux élèves»."

Posté le 6 septembre 2016 à 08h37 par Michel Janva | Lien permanent

03 septembre 2016

Mettre sur le même plan la violence dans l’islam et le christianisme est odieux

FIC122676HAB33Extrait de l'éditorial de Christophe Geffroy dans le dernier numéro de La Nef :

"Mettre sur le même plan la violence dans l’islam et le christianisme est d’autant plus odieux que le drame européen est précisément le manque de fierté de ce que nous sommes, la perte de nos racines, et ce n’est pas en nous dénigrant nous-mêmes que nous pourrons nous redresser. Nous n’avons pas à avoir honte de notre passé et le christianisme en fait partie, son apport n’ayant pas été mince dans la plupart des valeurs qui nous sont les plus chères, à commencer par celles de la République : « liberté, égalité, fraternité ». Face à un islam, en France et en Europe, de plus en plus revendicatif et sans complexe qui cherche à imposer ses normes (voir l’affaire cet été des femmes en burkini), devant lequel nous cédons pas à pas par lâcheté et aveuglement, il nous faudrait retrouver la vertu de force, la vertu, nous dit saint Thomas d’Aquin, qui donne « la volonté de faire ce qui est raisonnable »."

Posté le 3 septembre 2016 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent

Et pourtant Marie est révérée dans le Coran...

Unknown-4827 chrétiens libanais, dont des enfants, travaillant et résidant en Arabie saoudite ont été arrêtés par la police du Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice. Les chrétiens étaient réunis à leur domicile privé pour fêter la Vierge Marie, sans doute pour la fête de l’Assomption.

Ils ont tous été expulsés du royaume wahhabite. On leur a reproché d’avoir assisté à un culte non musulman, ce qui est interdit en Arabie saoudite, et de posséder des Évangiles, ce qui est tout aussi prohibé.

Les Libanais ont tenté d’expliquer que leur réunion ne causait aucun trouble à l’ordre public et que la Vierge Marie était révérée dans le coran...

La Marie du Coran, sœur de Moïse, n’est pas tout à fait la même que celle du Nouveau Testament… et les musulmans le savent bien. Ceux qui s'imaginent que nous avons, grâce à la Vierge Marie, des points communs avec cette fausse religion se mettent le doigt dans l'oeil.

Posté le 3 septembre 2016 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent

02 septembre 2016

Le Patriarche de l’Église syriaque orthodoxe basée à Damas met en garde l’Europe

Mgr Ignace Ephrem II déclare à l'AED :

Unknown« Il devrait y avoir un moyen de filtrer ceux qui viennent en Europe, pour éviter ceux qui ont embrassé  l’idéologie extrémiste ». « Je ne sais pas comment il faudrait procéder, mais cela est nécessaire et devrait être fait sans violer les droits de ceux qui sont pacifiques et respectueux des lois ». « Nous vivons avec des musulmans et nous les respectons, mais ce que nous avons vu au cours des dernières années est une autre forme d’islam qui considère comme des « kaffirs [infidèles] » non seulement les non-musulmans, mais aussi les musulmans qui ne sont pas d’accord avec eux sur l’interprétation de l’islam.

Ce que nous craignons aujourd’hui, ce ne sont pas les musulmans modérés, mais certaines expressions de l’islam qui veulent réclamer l’imposition de la charia en Europe ».

« Pouvons-nous attendre des gouvernements européens qu’ils demandent à ces pays musulmans que des églises soient construites ? »

Le Patriarche a ajouté que le déclin massif de la population chrétienne en Turquie – de 3 500 000 à 150 000 au cours du 20ème siècle – risquait de se répéter en Syrie et au Liban :

  • 80% des chrétiens d’Irak ont quitté le pays depuis le renversement du Président Saddam Hussein en 2003.
  • En Syrie, depuis le début de la guerre en 2011, 50% des chrétiens du pays sont des déplacés intérieurs ou vivent comme réfugiés à l’étranger.
  • Au Liban, beaucoup de réfugiés chrétiens sont si pauvres qu’ils n’avaient pas d’autre choix que de quitter la région.

Posté le 2 septembre 2016 à 07h58 par Michel Janva | Lien permanent

31 août 2016

Des camps islamiques au Kosovo et en Bosnie

Lu dans Minute :

2785_page_01"[...] cinq camps d’entraînement ont été ouverts par l’EI dans le Kosovo. Les plus importants sont situés à la frontière avec la Macédoine, dans le district de Decani ; d’autres, plus modestes, sont dans les environs de Prizren et Pec. Près de 70 familles kosovares ont déjà rejoint ces camps, où d’anciens soldats de l’Armée de Libération du Kosovo enseignent à leurs membres le maniement des armes et le Coran.

Dans la Bosnie voisine, les mêmes causes ont engendré les mêmes problèmes. Ce pays de 4 millions d’habitants a envoyé près de 200 de ses ressortissants au sein de l’EI en Syrie ; en 2013 et 2014, 156 hommes, 35 femmes et 25 enfants ont quitté la Bosnie pour l’EI, 47 en sont revenus. Et la présence potentielle d’un camp d’entraînement djihadiste à Osve, révélée par le journal anglais « Sunday Mirror » en juillet 2015, a fait la une de la presse européenne. Il y en a d’autres, comme Gorna Maioca, au nord du pays. Ce sont d’anciens villages serbes ou croates, vidés de leur population par la guerre civile, où se sont réinstallées des communautés musulmanes ultra-conservatrices, dirigées par des prédicateurs radicaux. L’épuration ethnique, effectuée à l’époque avec l’indifférence bienveillante de l’UE, se retourne ainsi contre elle en transformant les contrées reculées de la Bosnie en pépinière djihadiste.

Le cancer islamiste se propage dans toute la région, de la Bosnie à l’Albanie en passant par la Macédoine, le Kosovo et le Montenegro. Partout, les Etats sont trop faibles et trop corrompus pour lutter contre le fléau, tandis que l’UE n’a d’yeux que pour le Levant et la Libye, où la situation est très préoccupante. Cependant, les indices alarmants s’accumulent. En juin 2016, l’agence de presse Reuters citait un rapport de l’ONG Atlantic Initiative, basée à Sarajevo (Bosnie). Selon celle-ci, 80 adolescents bosniaques, âgés de 13 à 14 ans, sont entraînés par l’EI en Irak et en Syrie. Avec le risque toujours présent qu’ils reviennent en Europe pour y semer la mort.

Pire, selon les services de sécurité bosniaques eux-mêmes, le pays compte près de 100 000 disciples du wahhabisme, dont plus de 4 000 sont des militants radicaux, prêts à prendre les armes pour le djihad à n’importe quel moment. En Bosnie et pas seulement."

Posté le 31 août 2016 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent

29 août 2016

Le parti de Geert Wilders veut désislamiser les Pays-Bas

Geert Wilders, le président du Parti de la Liberté, n'est visiblement pas un adepte du vivre-ensemble et encore moins du politiquement correct. Il ne considère pas l'islam comme une simple religion mais comme "un totalitarisme politique"  :

"Le parti néerlandais d'extrême droite PVV, en tête des sondages pour les législatives de mars 2017, veut "fermer toutes les mosquées" et "interdire le Coran", selon son programme électoral publié jeudi par son président, le député Geert Wilders.

"Toutes les mosquées et écoles musulmanes fermées, interdiction du Coran", indique, sans plus de détails, le document d'une page intitulé "Projet - Programme électoral PVV 2017-2021" publié sur le compte Twitter du député qui écrit: "les Pays-Bas à nouveau à nous".

Le parti pour la liberté (PVV) souhaite "désislamiser" le pays, annonce-t-il, notamment en fermant les frontières et centres de demandeurs d'asile ainsi qu'en interdisant l'arrivée de migrants originaires de pays musulmans, le port du foulard dans la fonction publique et le retour aux Pays-Bas de personnes parties en Syrie (...)

Les sondages prédisaient l'année dernière au PVV jusqu'à 38 sièges sur les 150 que compte la chambre basse du Parlement (...)"

Posté le 29 août 2016 à 12h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

22 août 2016

Quatre députés ont soutenu la libération d'un djihadiste

En Belgique, mais cette affaire est le symbole d'une classe politique qui n'a cessé de flatter le communautarisme. Alors qu'en France, un Toulousain de 19 ans, fiché S, condamné en juin 2016 à six mois de prison avec sursis pour « participation à un groupement terroriste », 2 ans et demi après être parti en Syrie, a de nouveau quitté la Ville rose. Les autorités bulgares auraient indiqué qu’il était présent dans leur pays, avec la volonté de passer les frontières turque, puis syrienne, pour combattre dans un groupe djihadiste.

En 2010 donc, plusieurs députés belges de gauche et centre-gauche ont participé en compagnie d’ONG à un lobbying intense en faveur de la libération d’Oussama Atar, emprisonné dans une geôle irakienne. Dans notamment une vidéo de l’ONG AFD international abondamment commentée depuis 24h, on les voit successivement prendre la parole pour réclamer la libération d’Atar.

Unknown"Ce brave Oussama, décrit comme un jeune idéaliste malade et à l’article de la mort, ce citoyen belge abandonné à son sort par sa patrie, cet honnête homme défendu des mois durant et la larme à l’œil par sa famille, soutenue par divers politiciens belges, s’est avéré par la suite ne pas être n’importe qui. A peine revenu en Belgique, le bougre, guéri miraculeusement de son cancer du rein, tente de rejoindre divers groupes islamistes, entre dans des organisations terroristes et a même obtenu depuis quelques jours le titre peu glorieux de terroriste islamiste le plus recherché du royaume pour son implication active dans les attentats de Bruxelles et le meurtre de dizaines de personnes.

Soyons de bon compte, il n’est que les gens qui ne prennent aucun risque dans leurs engagements qui ne se font jamais piéger. On ne pouvait guère prévoir en 2010 les atrocités qu’Oussama le bien nommé commettrait en 2016, et reconnaissons que cette crapule a fort habilement mené sa barque. Il serait également fort injuste d’accuser la famille Atar d’avoir usé et abusé d’un talent dramatique certain pour obtenir la libération d’un des leurs (c’est bien à cela que servent les familles après tout). Néanmoins, au-delà de tout le respect dû à l’engagement politique et citoyen, il est une série de faits qui entourent cette d’actualité qui laissent pantois.

N’est-il pas interpellant par exemple de voir plusieurs députés belges Ecolo (verts), CDH (Centre Démocrate Humaniste) et PS prendre fait et cause pour un individu à la réputation douteuse sans plus de discernement ? Bien qu’habile malade imaginaire, Oussama Atar avait pourtant été arrêté à la frontière Irakienne (soi-disant dans un but humanitaire), était connu des services de renseignements depuis 2000 et soupçonné de trafic d’armes (soupçon déjà connu à l’époque). Etre abusé par ses bons sentiments est une chose, jeter par-dessus bord toute prudence et élémentaire vérification d’usage ne semble pas vraiment le comportement attendu d’un élu du peuple, même en des temps (2010) où le terrorisme n’était pas encore la préoccupation première de notre pays.

Plus interpellant encore, n’est-il pas ahurissant de réentendre aujourd’hui Zoé Génot déclarer au cours d’interviews de l’époque (sur cette affaire ou d’autres similaires) que la convention de la Haye était instrumentalisée par le gouvernement pour se dispenser d’aider des belgo-marocains comme il le ferait pour des « belgo-belges », allant même jusqu’à se demander au micro de la RTBF s’il n’en aurait pas été autrement pour d’autre binationalités ? N’est-il pas proprement scandaleux de voir ces nombreuses vidéos des députés molenbeekois Jamal Ikazban (PS) et surtout Ahmed El Khannouss (CDH) mettre ouvertement en cause l’état belge au cours d’une manifestation en faveur de la libération d’Oussama Atar, visiblement essentiellement composée de leur cible électorale ? On croit même rêver en entendant Ikazban fustiger l’islamophobie… et les lois anti-terroristes responsables selon lui de l’emprisonnement de l’infortuné et honnête citoyen Oussama ! Présence notable et tout à fait « charmante » à noter parmi ces citoyens indignés : la fille de l’Imam Bassam Ayachi pleurant auprès des médias présents sur l’emprisonnement selon elle tout aussi injuste de son père, qui n’est autre que l’importateur du salafisme en Belgique, créateur d’une plate-forme de recrutement d’Al Qaeda, depuis installé en Syrie où il a perdu deux fils au combat… [Lire la suite]

Naïveté ou complicité ? Ces braves indignés politiques ont des noms -Ikazban, Ahmed El Khannouss... - qui sonnent étrangement belges. 

Posté le 22 août 2016 à 18h39 par Michel Janva | Lien permanent

19 août 2016

"Nous faisons une guerre de religion et nous vous haïssons"

C'est la réponse de l'Etat islamique au Pape François dans le dernier numéro du magazine Dabiq, sur les propos que le Pape avait tenus dans l'avion le ramenant des JMJ de Pologne :

"À la une du dernier numéro de Dabiq – le magazine de propagande officielle de l’État islamique –, le groupe terroriste critique notamment la naïveté du pape François qui se cramponne à la conviction que les musulmans veulent la paix et la coexistence pacifique et que les actes de terreur islamique sont motivés par des raisons économiques. Dans l’article intitulé « By the Sword » (« Par l’épée »), les auteurs déclarent catégoriquement : « Ceci est une guerre divinement cautionnée entre la nation musulmane et les nations infidèles ».

L’État islamique s’en prend directement au pape qui affirme que « le véritable islam et la lecture correcte du Coran s’opposent à toute forme de violence ». Selon la publication, il s’agit en réalité d’un piège. Ce faisant, « François continue de se cacher derrière un voile trompeur de “bonne volonté”, dissimulant ses intentions réelles de pacifier la nation musulmane » déclare l’article. Le pape François « combat contre la réalité » quand il s’efforce de présenter l’islam comme une religion de paix, insiste à plusieurs reprises le dernier numéro de Dabiq. En même temps, le magazine de l’État islamique exhorte tous les musulmans à tirer l’épée du jihad, « la plus grande obligation d’un vrai musulman contre les infidèles ».

« Tuez les mécréants partout où vous les trouverez »

L’article déplore qu’en dépit de la nature clairement religieuse de leurs attaques, « beaucoup de gens dans les “pays des croisés” (pays occidentaux) » expriment un choc et même un dégoût parce que la direction de l’État islamique « utilise la religion pour justifier la violence … En effet, le djihad – la diffusion de la règle d’Allah par l’épée – est une obligation que l’on trouve dans le Coran, la parole de notre Seigneur », rappelle le magazine. « Verser le sang des incroyants est une obligation commune. Le commandement est très clair : tuez les mécréants, comme Allah l’a dit, “tuez les mécréants partout où vous les trouverez”. »

L’État islamique a également réagi à la description par le pape François des récents actes de terrorisme islamique comme étant une  « violence insensée », et insiste sur le fait qu’il n’y a là rien d’insensé. « L’essentiel de la question est qu’il y a une rime à notre terrorisme, à notre guerre, à notre cruauté, à notre brutalité », affirment-ils, ajoutant que leur haine de l’Occident chrétien est absolue et implacable.

« Chaque religion veut la paix » 

Le fait est que « même si vous (les pays occidentaux) arrêtiez de nous bombarder, de nous jeter en prison, de nous torturer, de nous humilier et de vous emparer de nos terres, nous continuerions de vous haïr, parce que le motif premier de notre haine ne disparaîtra pas tant que vous n’aurez pas embrassé l’islam. Même si vous deviez payer le jizyah [impôt pour les infidèles] et vivre sous l’autorité de l’islam dans l’humiliation, nous continuerions à vous haïr »." [...]

Posté le 19 août 2016 à 09h37 par Marie Bethanie | Lien permanent

Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre !

On pense ce que l'on veut de Fatiha Daoudi, qui au-delà de ses nombreux diplômes est aussi "militante des droits humains" et "experte en genre", aïe. Elle remet néanmoins Edwy Plenel à sa place sur le chapitre du burkini, et elle sait de quoi elle parle :

"A vous entendre pérorer sur la liberté vestimentaire des femmes musulmanes, confortablement installé dans une démocratie centenaire dont les institutions sont solidement ancrées et où les libertés individuelles sont sacralisées, je sens mes cheveux se dresser sur ma tête non voilée et la colère m'envahir.

Vous dites que le burkini est un vêtement comme un autre alors que le terme lui-même est un carcan pour les femmes puisqu'il veut dire un mélange entre la burqa (voile total) et le bikini, vêtement de plage. Il ressemble à s'y méprendre à une combinaison de plongée sous-marine avec en plus une capuche qui couvre la tête. Imaginez ce qu'éprouve une femme ainsi couverte, sous le soleil!

Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre et je sais de quoi je parle puisque je suis une femme de culture musulmane et vivant dans un pays, le Maroc, où l'islam est religion d'Etat. Pays où les droits des femmes ont évolué vers plus de liberté grâce aux femmes qui se sont battues becs et ongles pour que leur voix soit entendue et leur place dans l'espace public reconnue et qui continuent leur lutte encouragées par une volonté politique même si le gouvernement actuel est à majorité islamiste.

Cependant, leurs droits ne sont pas à l'abri d'une régression par ces temps où la pratique de l'islam est plus une ostentation qu'une dévotion.

Quand, Monsieur Plenel, vous comparez le burkini à la soutane en parlant de la sacro-sainte liberté individuelle, vous oubliez une chose importante c'est que la soutane est un habit porté par des personnes qui font de la religion une profession et bien entendu ne doivent aucunement être discriminés même lors de la séparation de l'Église et de l'Etat.

A l'opposé, le burkini n'est pas un vêtement professionnel mais une suite logique du voile et de la burqa. C'est un carcan sophistiqué dans lequel on enferme les femmes sur les plages qui sont sensés être des lieux de villégiature et de détente. Par ce genre de vêtement, le corps des femmes est entravé afin, parait-il, de ne pas mettre sans dessus dessous la libido masculine! [...]

Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre. Il fait partie d'une stratégie qui si elle est encouragée par des avis permissifs finira par arriver à son but final: interdire l'espace public aux femmes!"

Posté le 19 août 2016 à 09h25 par Marie Bethanie | Lien permanent

18 août 2016

« Il faut exciser toutes les femmes afin que la débauche n'existe plus sur terre »

C'est Ismaïl Berdiev, mufti du Daguestan, une république à majorité musulmane, qui a fait cette déclaration à l'agence de presse russe Interfax

A la tête du Centre de coordination des musulmans du Caucase du nord, le dignitaire islamique a défendu la pratique de l'excision « afin de réduire la sexualité féminine.»

Surtout padamalgam, cépassalislam. Nous attendons le verdict sur son déséquilibre avéré.

Posté le 18 août 2016 à 18h58 par Michel Janva | Lien permanent

Une stratégie pour peupler de musulmans certaines parties du pays et peser sur les décisions politiques

Il ne s'agit pas de la France, mais du Nigéria, où Mgr Charles Hammawa, évêque du diocèse de Jalingo, a exprimé ses inquiétudes à l'AED :

"Boko Haram semble être en recul et leurs attaques sont en régression. Cependant, vous évoquez une autre manifestation d’extrémisme islamique avec des agressions émanant de gardiens de troupeaux peuls à l’encontre de paysans chrétiens ?

C’est ce que je crains : que le djihad ne soit en train de s’engager dans une nouvelle voie. Dans le passé, les choses finissaient par se calmer lorsqu’il y avait des différends entre les gardiens de troupeaux et les paysans. Aujourd’hui, j’observe des cas de gardiens qui ne se contentent pas de laisser paître leur bétail, mais qui s’emparent des terres, tandis que des musulmans venus du Nord viennent s’y installer. Il s’agit apparemment d’une stratégie délibérée pour peupler de musulmans certaines parties du pays et pour peser, du simple fait de la supériorité en nombre, sur les décisions politiques dans la région. Ce n’est pas la violence extrême de Boko Haram, mais une autre manière de s’approprier le Nigeria au profit de l’islam. Cette crise dure depuis trois ans dans notre région. Il est également étrange que les gardiens de troupeaux aient accès à des armes sophistiquées. Il semblerait que les attaques des Peuls, qui ont fait nombre de morts, qui ont détruit bien des communautés et qui ont chassé des milliers de personnes, soient financées.

Les musulmans et les chrétiens sont-ils en compétition ?

Ces deux religions aspirent à trouver de nouveaux adeptes. La différence réside dans leur approche respective. Le christianisme recourt à la persuasion à travers le prêche. Pour l’islam, il peut s’agir d’une sorte de contrainte – l’idée étant que si vous voulez accéder à quelque place que ce soit au sein du gouvernement local, vous devez nécessairement être musulman. À titre d’exemple, le bureau des chefs traditionnels se présente comme un bureau d’obédience purement musulmane, ce qui incite certains chrétiens éligibles à se convertir à l’islam. [...] 

Vos prêtres et vous-même abordez-vous le sujet dans vos sermons ?

Nous prêchons la paix et la réconciliation. Nous demandons aux chrétiens de ne pas riposter : nous les encourageons tout au plus à assurer leur propre défense ; mais nous ne pouvons pas leur dire de partir au combat, cela irait à l’encontre de l’esprit de l’Évangile. La crainte des persécutions est vive, et bel et bien là, chez les chrétiens ; cela amène certains d’entre eux à faire des compromis ou à cacher leur foi. Ceux qui restent déterminés méritent tout notre soutien."

Posté le 18 août 2016 à 10h49 par Michel Janva | Lien permanent

17 août 2016

«Comment pouvons-nous vouloir un dialogue avec l’islam alors que souvent nous ne pouvons même pas en avoir un entre nous dans l’Église ?»

DLe cardinal Dominik Duka, archevêque de Prague, primat de Bohême et président de la Conférence des évêques catholiques tchèques, après l’égorgement du Père Jacques Hamel, rédigea un article destiné à l’hebdomadaire Katolický týdeník qui, outre le fait d’être une publication catholique réputée en Tchéquie, est la propriété de la Conférence épiscopale dont le cardinal Duka est le président…

Dans son article, le cardinal, reprenant des propos du pape François, mettait en garde contre« une politique d’accueil disproportionnée et acharnée » des migrants musulmans. Pour lui, l’assassinat du Père Hamel constituait une « leçon » donnée à tous ceux qui avaient minimisé de précédents incidents semblables et tenu ceux qui les perpétraient pour des personnes frustrées ou mentalement dérangées :

« Garder le silence ou mentir sur les causes réelles de cette situation reviendrait à participer au suicide de la civilisation ».

Il appelait à prier davantage pour les victimes du terrorisme qu’à chercher des excuses ou des justifications aux terroristes musulmans.

« Il y a dans l’islam une tendance à la violence qui est dissimulée et on doit encourager les fidèles musulmans à s’y opposer ».

« La question que je me pose c’est comment pouvons-nous vouloir un dialogue avec l’islam alors que souvent nous ne pouvons même pas en avoir un entre nous dans l’Église ? ». 

Cette remarque était, en quelque sorte, prémonitoire puisque l’article du cardinal fut refusé par Antonin Randa, rédacteur en chef de Katolický týdeník… Le cardinal Duka censuré dans l’hebdomadaire de la Conférence épiscopale dont il est le président !

Le cardinal Duka n’eut d’autre choix que de faire paraître, le 6 août, son article sur le blogue tchèque Aktuálně.

Posté le 17 août 2016 à 23h02 par Michel Janva | Lien permanent

15 août 2016

Notre ennemi est soutenu par le wahhabisme, le salafisme, financés par le Qatar, l’Arabie saoudite

Didier Tauzin, général en retraite, candidat à la présidentielle, déclare dans La Voix du Nord :

"En 2012-2013, lors de la Manif pour tous, on a commencé à parler de guerre civile. Moi, j’en ai connu quatre sur le terrain : au Liban, au Rwanda, en Yougoslavie et en Somalie. Il n’est pas possible de rester à ne rien faire. La cause essentielle de nos maux est le système désastreux des partis, comme disait de Gaulle, dont se servent des carriéristes. De Chirac à Hollande en passant par Sarkozy, ils sont responsables. Je veux montrer une autre voie. »

« Il s’agit de désigner clairement l’ennemi. Au-delà de l’État islamique, leurs soutiens sont le wahhabisme, le salafisme, financés par le Qatar, l’Arabie saoudite à qui nous vendons des armes et avec qui nous entretenons des amitiés. Dans cette affaire, nous nous comportons comme les vassaux des Américains. Il faut quitter l’OTAN, revoir nos alliances. Je ne suis pas un admirateur de Poutine mais dans le contexte du XXIe siècle, nous avons plus d’intérêts stratégiques en commun avec la Russie. Il faut également revoir le projet européen qui ne doit pas s’occuper uniquement de TVA et de taille de concombres mais de défis essentiels face à la Turquie d’Erdogan, l’afflux de migrants, la démographie. »

Posté le 15 août 2016 à 09h24 par Michel Janva | Lien permanent

13 août 2016

5 fois par jour, La Mecque appelle à égorger des chrétiens

Posté le 13 août 2016 à 18h46 par Michel Janva | Lien permanent

12 août 2016

En réponse à l'union LGBT, l'organisation islamique italienne réclame la légalisation de la polygamie

Suite à l'adoption d'une nouvelle loi en Italie, qui permet l'enregistrement des unions civiles entre même sexe, le fondateur de l'Union des communautés et organisations islamiques (UCOII), Hamza Piccardo, fait valoir que les Italiens doivent également accepter la polygamie.

"Si nous parlons de droits civils dans ce cas, la polygamie est un droit civil. Les musulmans ne sont pas d'accord avec les organisations homosexuelles. Il n'y a aucune raison pour que l'Italie n'accepte pas les mariages polygames entre adultes responsables. "

Posté le 12 août 2016 à 22h05 par Michel Janva | Lien permanent

11 août 2016

Selon un observateur juif, la réaction de l'Eglise à l'assassinat du prêtre est extrêmement inquiétante

Professeur émérite des Universités, Shmuel Trigano est un philosophe et sociologue, spécialiste de la tradition hébraïque et du judaïsme contemporain. Il écrit dans Le Figaro :

"La réaction de l'Eglise de France comme du Vatican à l'assassinat pour motif religieux du prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray est étonnante et pour tout dire extrêmement inquiétante, en tout cas du point de vue d'un observateur juif, autant sur le plan théologico-politique que sur celui de l'Etat et de la citoyenneté républicaine. Certes, la réaction officielle et celles que nous donnent à voir (sélectivement, comme on s'en doute) les médias ne recouvrent pas tout ce que pensent les catholiques et on ne peut pas préjuger de l'énorme pression que le pouvoir socialiste a dû exercer sur ses représentants pour adopter ce que l'on peut définir comme la posture du martyr et non celle du citoyen.

Sublimer ce meurtre, en sortir par le «haut» - cette posture vertueuse et pleine de hauteur morale, stoïcienne en un mot - fournit, effectivement, à (très) court terme, le moyen d'éviter une cassure et un clash dans la société française. L'assistance en signe de solidarité de quelques musulmans (et Juifs) à la messe dominicale, a été construite par les médias comme l'expression d'une concorde irénique. Cependant, si on pensait dans les termes de René Girard on constaterait qu'elle s'est nourrie du «sacrifice» du père Hamel, un sacrifice au propre, par la mort rituelle qui lui a été donnée, et au figuré: mort pour la «paix». Sur sa mort, sur sa dépouille, le lien social se serait ressoudé. C'est ce que les médias veulent nous faire croire, selon un schéma anthropologique on ne peut plus classique.

Cet état de fait est marqué néanmoins par un télescopage de la morale chrétienne et de la raison politique. Appliquée à la situation actuelle, cette morale s'avère effectivement problématique sur le plan de la Cité. J'ai entendu un ecclésiastique aborder l'événement sur le mode du «nous sommes tous coupables» (explicitement formulé de la sorte) et appris qu'une prière avait été dite, dans l'Eglise même du drame, pour les deux assassins. Nous avons entendu le pape déclarer que ce n'était pas cela l'islam (étrange qu'il puisse parler en son nom) et que le christianisme était aussi violent que l'islam, en disant donc une chose et son contraire). Qui est coupable? Qui est innocent? On ne le sait plus.

Nous retrouvons, certes, là le discours du «politiquement correct» qui déresponsabilise le monde musulman au lieu de le pousser à se confronter à la maladie qui le ravage et met en danger la paix, un discours qui brise aussi la capacité morale et intellectuelle à la combattre, en accusant les victimes d'être à la source de la violence qui les frappent.

Nous croyions que cette «morale» sans réciprocité relevait de l'idéologie dominante de notre temps, le post-modernisme, mais nous découvrons qu'elle peut aussi se développer dans l'Eglise. [...]"

Posté le 11 août 2016 à 11h13 par Michel Janva | Lien permanent

08 août 2016

Convertissez-vous, payez le tribut ou on vous tue et on prend vos femmes comme esclaves

Sami Aldeeb est un chrétien d’origine palestinienne mais de nationalité suisse, licencié et docteur en droit de l’Université de Fribourg, diplômé en sciences politiques de l’Institut de hautes études internationales de Genève, habilité à diriger des recherches de l’Université de Bordeaux 3, et professeur des universités (CNU France, sections 1 et 15), responsable du droit arabe et musulman à l’Institut suisse de droit comparé (1980-2009), directeur du Centre de droit arabe et musulman. Il a publié une série de livres qui s’attardent sur l’interprétation de versets problématiques du Coran à travers les siècles.

41MKxHkH6pLDans cet ouvrage, il aborde le tribut (jizya) dans l’islam à travers l'interprétation du verset coranique 113/9:29 relatif au tribut (jizya) à travers les siècles. Extrait de sa présentation :

"Le présent ouvrage est consacré au «verset du tribut (jizya)» H-113/9:29 qui dit:

Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu ni au jour dernier, qui n’interdisent pas ce que Dieu et son envoyé ont interdit, et ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux auxquels le livre fut donné, jusqu’à ce qu’ils donnent le tribut (jizya) par une main, et en état de mépris.

Chez les chiites, ce verset est appelé aussi le verset du sabre, nom donné par les sunnites au verset H-113/9:5:

Une fois écoulés les mois interdits, tuez les associateurs où que vous les trouviez, prenez-les, assiégez-les, et restez assis contre eux [dans] tout aguet. Mais s’ils se repentent, élèvent la prière, et donnent la dîme, alors dégagez leur voie. Dieu est pardonneur, très miséricordieux.

Quoi qu’il en soit du nom qu’on leur donne, ces deux versets appartiennent aux versets coraniques prônant le jihad (...). Le présent ouvrage en est un complément, dans la mesure où le paiement du tribut (jizya) est l’une des trois alternatives accordées aux non-musulmans (ci-après les dhimmis), ou tout au moins à une partie des non-musulmans, notamment ceux appelés gens du livre:

  • soit la conversion à l’islam;
  • soit le paiement du tribut (jizya);
  • soit l’épée avec pour conséquence l’asservissement des prisonniers, des enfants et des femmes, et la mainmise des musulmans sur les biens des vaincus.

Le verset H-113/9:29 parle du paiement du tribut (jizya), qui constitue une des clauses de l’accord de protection (‘aqd al-dhimma) marquant la cessation des hostilités, souvent initiées par les musulmans, et fixant les droits et les devoirs des dhimmis dans leurs rapports avec les musulmans.

L’abolition du tribut (jizya) au milieu du XIXe siècle ne signifie pas qu’elle n’est qu’une institution historique sans portée actuelle. Inscrit dans le Coran et les récits de Mahomet, les deux sources du droit musulman, aucune décision politique ne saurait abroger le tribut (jizya), tant que ces deux sources gardent leur sacralité aux yeux des musulmans. Il en va de même de normes aussi critiquables que l’esclavage et la lapidation, à titre d’exemples. Les normes islamiques peuvent tout au plus être mises en sourdine, en attendant des temps plus propices à leur application.

En effet, le tribut (jizya) est toujours vivant dans l’esprit des musulmans et constitue la marque de la primauté et de la domination de l’islam sur les non-musulmans. Les exégèses publiées après la moitié du XIXe siècle jusqu’à ce jour en parlent toujours, sans jamais évoquer son abolition; qui plus est, elles lui trouvent des justifications nouvelles plus ou moins adaptées à notre temps. D’autre part, plusieurs déclarations prônent sa réintroduction. En outre, elle figure dans des projets de constitution de mouvements islamistes, et elle a fait l’actualité avec sa réintroduction par Daesh, l’État islamique (...)"

Posté le 8 août 2016 à 11h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

06 août 2016

Retour sur les propos du pape : violence islamique ou violence musulmane...

L'abbé Pagès écrit sur son blog :

"[...] Lorsque le père Vénard dit ne pas comprendre les propos du Pape prononcés lors de son retour des JMJ : « Si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique », Henri Hude répond qu’il s’agit d’une erreur de traduction, que la bonne traduction est « violence musulmane », et que cette traduction changerait tout puisque « musulman » ne dirait rien de l’islam, mais désignerait seulement le musulman en tant qu’il est un homme, comme le catholique est un homme, et que tous deux sont pareillement capables d’être violents. Voilà, avec cela, tout le monde devrait être content : et le musulman parce que rien n’est dit de l’islam, et le chrétien parce qu’il devrait pouvoir se contenter de ce semblant de justice le mettant à égalité avec le musulman…  Eh bien non, même comme cela, cela ne passe pas ! Pourquoi ? Parce que, outre que cette explication ne rend pas compte de la raison pour laquelle la conversation du Saint Père porte sur l’association musulman et violence, la vérité est que lorsqu’un chrétien commet le mal, il ne peut se revendiquer ni de l’exemple ni de l’enseignement de Jésus, tandis que lorsqu’un musulman fait la même chose, ou pire, il peut toujours se revendiquer et de l’exemple de Mahomet et de l’enseignement d’Allah. C’est cela qu’il faut dire et non pas s’évertuer à cacher ! C’est cela la vérité ! Comment autrement annoncer la bonne nouvelle aux musulmans et vacciner les chrétiens contre l’islam ?!

Le père Vénard a bien raison de vouloir « défendre le Pape François, l’aimer, prier pour lui et la mission immense qui est la sienne » et de rappeler les paroles que le Christ a adressées à saint Pierre : « Tu es Pierre et sur cette Pierre Je bâtirai mon Église et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle (Mt 16.18) », mais il ne faut pas oublier non plus celles qu’Il a prononcées peu après : « Tu M’es un obstacle, tes paroles ne sont pas celle de Dieu, mais celles des hommes »…"

A propos de l'égorgement du père Hamel, l'abbé Pagès écrit :

"[...] Je ne comprends pas que le pape dise que cette guerre n’est pas religieuse, mais qu’elle relève de « questions d’intérêts, d’argent, d’accès aux ressources naturelles, de domination des peuples ». Est-ce pour de l’argent que ces deux gamins ont égorgé le père Hamel, ou bien pour plaire à Allah ? Allah commande-t-il la mort des non-musulmans et celle des chrétiens en particulier (Coran 9.5,14,29,111,124 ; 47.4…), oui ou non ? Que peut-on espérer des témoignages d’une misérable ignorance ou de honteux mensonges, suintant criminelles lâchetés et compromissions, sinon l’endurcissement dans le mépris et la haine ?

Que la France apostate, les États-Unis et les Franc-maçons appellent en la circonstance à « protéger la liberté religieuse pour tous les cultes » et sapent ainsi eux-mêmes les fondements de la vraie paix qui ne peut se trouver que dans la communion au Christ, mort et ressuscité, vainqueur de tout mal (Mt 28.20), n’a rien d’étonnant, mais que le Pape déclare que nous ne sommes pas engagés dans une guerre de religion, car « toutes les religions veulent la paix », ou que Mgr Pontier, Président, réélu, de la Conférence des évêques de France, dise que « ces fous qui sèment la mort ne peuvent pas vraiment se revendiquer de l’islam », voilà qui est pour moi incompréhensible ! Comment l’islam pourrait-il vouloir la paix en rejetant la Révélation chrétienne ? Le Coran est rempli de haine et d’appels au meurtre, et l’islam voudrait la paix ?! Le comportement de Mahomet, l’histoire, l’actualité, témoignent-ils en faveur du caractère irénique de l’islam ? En quel pays devenu musulman la liberté de conscience et de religion est-elle respectée ? Faut-il être aveugle ou menteur pour nier que « Cette religion monstrueuse a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes, qui font trembler le monde et rétablissent par force l’empire de Satan dans tout l’univers. »!

Le premier pape tremblait de peur devant les proto-musulmans (déjà !) qu’étaient ces chrétiens voulant rester fidèles au judaïsme (Ga 2.11-14 ; Ac 11.3 ; 15.1+ ; 2 Co 11.13,26). De même que saint Pierre, un instant, s’était soumis à leurs vues, de même aujourd’hui certains croient bien faire, pour avoir la paix, de confesser la bonté de l’islam et d’encourager les musulmans à le pratiquer…

Mais ce qui m’inquiète plus que tout, ce n’est donc pas seulement le fait que les Pouvoirs publics continuent à favoriser l’islam, à l’instar de la paroisse qui avait cru bien faire que d’offrir le terrain pour la construction de la mosquée où grandirait l’assassin du père Hamel, mais que le Pape ne dise pas, une fois de plus, la vérité sur l’islam. Dire que toutes les religions veulent la paix revient à confesser leur bonté intrinsèque, car aucun arbre mauvais ne donne de bons fruits, et confesser la bonté de l’islam conduit sinon à le professer, du moins à en légitimer l’existence, car comment condamner ce qui est bon ? Or, qui peut venir APRÈS le Christ, sinon l’Antichrist (Ga 1.8-9 ; 1 Jn 2.22) ? Et que veut l’Antichrist sinon la mort de l’Église ? « Qu’Allah tue les chrétiens ! (Coran 9.30) » Prôner la bonté universelle des religions, et donc de l’islam en particulier, est suicidaire. Concomitamment, une telle affirmation occulte et l’annonce du caractère unique de la foi chrétienne, et sa nécessité absolue pour le salut… Comment un tel discours pourrait-il ne pas empêcher les musulmans de quitter l’islam, décontenancer ceux qui l’ont quitté pour devenir chrétiens, et ne pas conduire les chrétiens ignorants à embrasser « la dernière religion révélée », la « religion d’amour, de tolérance et de paix » ? [...]

L’ignorance volontaire, la lâcheté, la couardise, et en fin de compte le manque de foi, mais aussi certainement un nombre encore insuffisant de victimes, empêchent les Pouvoirs publics de nommer et traiter à sa racine le problème de l’islam, en proscrivant définitivement son livre et son modèle. A leur décharge, il faut reconnaître qu’ils n’y sont pas aidés par l’Église, dont c’est pourtant une des missions. Si même l’Église est d’accord pour que l’islam se développe, qui pourrait trouver à y redire ?

Puissions-nous imiter la franchise de l’un des prédécesseurs de François, le pape Pie II, qui, écrivant au Sultan turc Mehmet II, ni ne louait la religion de celui-ci, ni ne se montrait dupe d’un accord possible entre eux : « La concorde ne sera que dans les mots ; mais sur le fond, c’est la guerre. »…"

Posté le 6 août 2016 à 06h00 par Michel Janva | Lien permanent

05 août 2016

L'invention de l'islamisme est dans la naissance même de l'islam

41gfjgFr6mL"Le Fascisme islamique" ne paraîtra pas en France. Ainsi en va l'auto-censure en France afin de respecter le nouveau dogme républicain du Padamalgame. C'est ainsi et les gesticulations politiquement correctes ne pourront pas cacher ce fait. Alors que le livre est sorti en Allemagne, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, la maison d'édition Pirahna explique :

"qu'elle ne mesure pas les risques en matière de sécurité, mais aussi qu'elle ne souhaite pas apporter de l'eau au moulin de l'extrême droite"

L'auteur, le germano-égyptien Hamed Abdel-Samad, fils d'imam et ancien membre des Frères musulmans dans sa jeunesse, est furieux :

"Jean-Marc a écrit qu'il ne voulait pas apporter de l'eau au moulin de l'extrême droite. Ça, c'est l'argument typique d'un chantage moral auquel je suis sans cesse confronté. Je suis un penseur libre, qui n'appelle pas à la violence, qui ne stigmatise pas les musulmans – au contraire, je les défends comme êtres humains –, mais qui s'en prend à une idéologie que j'estime violente. J'ai le droit, en Allemagne, plus de 200 ans après Kant et 230 ans après Voltaire, de publier ces pensées sans devoir avoir peur et être terrifié. C'est pour ça que je suis tellement en colère. Je trouve ça très dangereux comme façon de penser, notamment venant d'un éditeur qui, plus qu'aucune autre profession, devrait être le garant des débats de qualité et de la liberté d'expression."

Il répond sur le fond aux questions du Point. En voici de longs extraits car le sujet est passionnant et ses propos tellement courageux :

Dans Le Fascisme islamique, vous commencez par établir un parallèle entre les mouvements fascistes et les Frères musulmans, fondés dans les années 1920 par Hassan el-Banna. Quels seraient selon vous leurs points communs ?

Ce n'est pas seulement les Frères musulmans, mais l'islam politique dans son ensemble. Le premier point commun, c'est l'idée d'avoir été choisi, d'être des gens qui sont supérieurs au reste de l'humanité. Vous pouvez lire ça dans le Coran, où les musulmans sont considérés comme la meilleure communauté n'ayant jamais existé. Allah leur donne une responsabilité particulière d'être ses représentants sur terre. Vous avez ça aussi dans le fascisme : « Nous sommes la race supérieure. » Deuxième point commun : la culture de la mort. Dans les deux idéologies, la mort est glorifiée, car la vie et l'individu ne comptent pas. Ce qui est important, c'est la nation ou la religion. Troisième parallèle : l'idée de combat, le Kampf en allemand et le djihad en arabe. Vous ne vous battez pas pour vivre, mais vous vivez pour vous battre. Le combat, en lui-même est une fin en soi, et pas seulement un moyen pour atteindre des buts politiques. Quatrième point commun : l'idée d'ennemis intérieurs et extérieurs. Pour les nazis, l'ennemi à l'extérieur, c'est l'Ouest, et à l'intérieur, les juifs et l'extrême gauche. Pour les islamistes, c'est les autres. Il y a d'abord eu les juifs, les chrétiens ou les non-croyants dans le Coran, puis ont suivi les croisés, les colonialistes et aujourd'hui l'Occident dans son ensemble. L'histoire est conçue comme une seule ligne directrice, et l'ennemi reste toujours le même. L'Occident sera toujours le mal, c'est immuable. Cinquième point commun : la déshumanisation et l'animalisation de l'ennemi. Le Coran qualifie les non-croyants de chiens, singes ou porcs. Si vous déshumanisez des personnes, vous leur ôtez le droit d'exister. C'est ainsi plus facile de les exterminer en masse sans problème de conscience. Ce que les nazis faisaient très exactement en qualifiant les juifs de cafards ou de rats. Enfin, regardez les buts de ces idéologies. Hitler voulait régner sur la planète entière, être « le maître du monde ». Ces mêmes mots se retrouvent dans les discours d'Hassan el-Banna.

Le monde musulman est aujourd'hui frappé par la violence. Mais l'histoire coloniale ou la géopolitique n'expliquent-elles pas davantage ces fractures que la nature même de l'islam ?

Bien sûr, si vous cherchez à comprendre les origines du terrorisme actuel, tout ne vient pas du Coran. Il y a des raisons géopolitiques, et évidemment les États-Unis et d'autres pays occidentaux ont une implication dans les guerres en Irak et Syrie. Mais vous ne pouvez épargner la religion en disant qu'elle n'a rien à voir avec cette violence. Pour en arriver au terrorisme, il faut d'abord une culture favorable, c'est-à-dire qui accepte la violence comme solution politique. C'est, je crois, ce qui se passe dans le monde islamique, car la religion, loin de condamner cette violence, fournit des arguments en sa faveur. Vous avez aussi une violence domestique, dans les familles. Quand un enfant grandit et voit sa mère se faire frapper par son père, il apprend que la violence est la première solution aux problèmes sociaux.

Vous avez confié que votre père battait votre mère, et que vous-même aviez subi des violences enfant. Ne faites-vous pas de votre histoire personnelle une généralité ?

Ce n'était pas un cas individuel, mais cela concernait toutes les familles que je connaissais enfant. Ces violences conjugales ne sont pas une petite minorité. C'est un vrai problème culturel, car le Coran encourage le mari à corriger sa femme si elle n'obéit pas. La religion est un moteur dans la façon de concevoir son couple ou d'éduquer les enfants. Son influence est considérable. Une autre raison de la violence dans le monde musulman, c'est l'insécurité des jeunes hommes dans notre époque moderne. D'un côté, on leur enseigne la certitude que l'islam est la vraie religion, que vous ne pouvez pas faire ça car c'est haram et que vous irez en enfer, sinon. Mais de leur côté, ils sont confrontés à la société moderne, libre et multiculturelle. Il leur est difficile de ne pas mordre dans le fruit défendu, mais après ça, ils se sentent coupables, et retournent vers un discours religieux les ramenant en arrière : « Tu es un pêcheur, reviens à Dieu. » La voie express, c'est le djihad. Mourir en tant que martyr, c'est la seule garantie d'aller directement au paradis. Dites-moi pourquoi un être humain voudrait se tuer tout en supprimant des dizaines de personnes comme ce qui est arrivé à Nice ou à Orlando ?

Mais la culture occidentale a elle aussi ses tueurs de masse !

Oui, mais il y a des raisons psychologiques qui expliquent ces tueurs de masse. Ce sont des profils qui ont été confrontés à la violence dans leur parcours. À Munich, Ali David Sonboly, le tueur germano-iranien, avait par exemple été la victime d'humiliations à l'école. Mais on ne peut pas trouver ces explications psychologiques chez tous les djihadistes. Ceux qui ont projeté le 11 septembre 2001 venaient souvent de familles riches, sans problèmes psychologiques apparents. C'est l'endoctrinement idéologique, l'utopie dans leur tête qui les a poussés à faire ça. Dans beaucoup de cas de tueurs de masse, le désespoir est la cause du passage à l'acte. Alors que pour la majorité des terroristes islamiques, c'est au contraire l'espoir d'atteindre quelque chose de supérieur. Ils ne sont pas déprimés en commettant les tueries. Au contraire, ils sourient. Ça fait une grande différence.

Quand vous présentez Mahomet comme un chef guerrier menant des purges et qui, aujourd'hui, serait responsable de « crimes contre l'humanité », n'est-ce pas de la provocation ?

Non, car ce sont des choses décrites dans les récits islamiques. Mahomet aurait par exemple ordonné en un seul jour la décapitation de 400 à 900 juifs qui s'étaient pourtant rendus. La violence appartient bien sûr à la culture de cette époque. Mais aujourd'hui, s'il venait avec le même message, comme le fait d'annoncer que si vous allez en enfer, votre peau sera brûlée et que vous aurez une nouvelle peau pour sentir la même douleur à nouveau, on le qualifierait de psychopathe et on ne le prendrait pas au sérieux. Or ce message est tellement important aujourd'hui pour deux seules raisons : il est vieux d'un point de vue historique et 1,5 milliard de gens y croient. Si l'islam n'était pratiqué que par un petit groupe, on le considérerait comme une secte (...)

N'est-ce pas historiquement absurde d'établir des parallèles entre une religion apparue au VIIe siècle dans la péninsule arabique et le nazisme, une idéologie athée du XXe siècle née en Occident ?

C'est une question que je me suis posée durant toute l'écriture du livre. Mais l'islam n'est pas qu'une religion, c'est aussi une idéologie politique. Dès les origines, quand Mahomet se rend à Médine, elle est par nature une religion politique, car il n'était pas juste un prophète ou prédicateur, mais aussi un homme d'État, général d'armée, ministre des Finances, juge et policier (...)

Pour vous, il est artificiel de séparer islam et islamisme. Pourquoi ?

J'ai d'abord pensé qu'il était juste de dire que l'islam et l'islamisme sont deux choses bien distinctes. Mais j'en suis arrivé à la conclusion que ce n'est pas rendre service aux musulmans. Il s'est passé la même chose avec le communisme, quand on expliquait que la théorie marxiste est bonne, et que c'est simplement la pratique stalinienne qui était mauvaise. En faisant cela, on ne critique jamais le fond des choses. Qu'est-ce que l'islamisme ? C'est la volonté de contrôler le monde. D'où cela vient-il ? Du Coran et de la pratique du Prophète. Il veut faire de l'islam une religion universelle, quitte à utiliser la violence. L'invention de l'islamisme est dans la naissance même de l'islam. Les frontières entre les deux sont très floues (...)

En politique, vous ne croyez pas aux « islamistes modérés », comme on a un temps pu présenter Erdogan. L'islam ne serait-il pas compatible avec la démocratie ?

Non, tout comme le christianisme ou le judaïsme. Si ces religions détiennent le pouvoir, elles ne sont pas compatibles avec la démocratie. D'abord parce que Dieu est le législateur, et non pas les humains, car il en sait plus que nous. Deuxièmement, parce que la démocratie suppose l'égalité entre tous les humains. Dans l'islam, il y a les humains en première classe – les musulmans –, d'autres en seconde classe – les juifs et les chrétiens –, et puis les non-croyants, qui n'ont aucune place. Enfin, la démocratie suppose une autonomie de l'individu, de son esprit comme de son corps. L'islam intervient jusque dans les domaines les plus intimes, et me dit quand je peux faire l'amour et avec qui. C'est pour ça que les États islamiques ont tant de problèmes avec les droits de l'homme. Mais, et je me répète, cela ne signifie bien sûr pas que les musulmans en tant que personnes ne peuvent pas être démocrates. Beaucoup sont profondément démocrates, mais ils ne tirent pas cela de la loi islamique, mais de leur expérience personnelle. En démocratie, les religions peuvent être représentées par des groupes d'influence au même niveau que les autres lobbys, mais elles ne peuvent pas être au-dessus des autres et détenir le pouvoir. Prenez le Vatican, on ne peut pas appeler ça une démocratie (rires). J'adore le pape François, mais il reste un dictateur (...)"

Posté le 5 août 2016 à 12h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (17)

04 août 2016

"Imam à l’église : une grave offense à la foi et à la raison"

De Correspondance européenne : 

"Le président de la Conférence Episcopale Italienne, Angelo Bagnasco, a critiqué ces catholiques qui se sont montrés déconcertés et pour la plupart indignés, par l’invitation adressée aux musulmans de venir prier, dimanche 31 juillet, dans les églises italiennes : « Vraiment je n’en comprends pas le motif – a-t-il dit –. Il me semble vraiment qu’il n’y a aucun motif ». L’adhésion de milliers de musulmans à la prière devant l’autel se veut, d’après lui, « une parole de condamnation et une prise de distance absolue, de la part de ceux qui, musulmans mais pas seulement, n’acceptent aucune forme de violence ». 

En réalité, comme l’a observé Mgr Antonio Livi sur le site La nuova Bussola quotidiana, la participation des musulmans aux cérémonies liturgiques, en Italie et en France, a constitué un acte à la fois sacrilège et insensé. Sacrilège parce que les églises catholiques, contrairement aux mosquées, ne sont pas des centres de conférence ou de propagande, mais des lieux sacrés, où l’on rend le culte d’adoration dû à Jésus-Christ, réellement présent “corps, sang, âme et divinité” dans l’Eucharistie. Si l’on jugeait nécessaire une rencontre pour condamner la violence, cet acte politique pouvait se tenir dans tout autre lieu, mais pas dans la maison de Dieu qui, pour le pape et les évêques italiens, ne peut qu’être l’unique vrai Dieu en trois Personnes, combattu manu militari par l’Islam au cours des siècles. 

A Rome, dans la basilique de Sainte Marie-du-Trastevere, où étaient assis au premier rang trois imams de la Capitale, deux d’entre eux, Ben Mohamed Mohamed et Sami Salem, ont parlé en chaire citant à plusieurs reprises le Coran, mais ont tourné le dos à l’Evangile durant l’Homélie, murmurant une prière musulmane pendant que les catholiques récitaient le Credo. Dans la cathédrale de Bari, l’Imam Sharif Lorenzini a récité en arabe la première sourate du Coran qui condamne en ces termes l’incrédulité des chrétiens : « Montre-nous la voie de rectitude, la voie de ceux que tu as gratifiés, non pas celle des réprouvés, non plus que de ceux qui s’égarent ».  

Ce qui est advenu est aussi un acte sans raison, précisément parce qu’il n’y a aucun motif pour que les musulmans soient invités à prier et à prêcher dans une église catholique. L’initiative des évêques italiens et français laisse croire que l’Islam, en tant que tel, n’a aucune responsabilité dans la stragégie de terreur, comme si ce n’était pas au nom du Coran que des musulmans fanatiques mais cohérents, massacrent les chrétiens dans le monde. Nier, comme l’a fait le pape François, que la guerre en cours est une guerre religieuse, est comme si l’on avait nié que dans les années 70 les brigades rouges menèrent une guerre politique contre l’Etat italien. Le mouvement des terroristes de l’Etat Islamique est religieux et idéologique et tire sa raison d’être d’un certain nombre de versets du Coran. Au nom du Coran, des dizaines de milliers de catholiques sont persécutés dans le monde entier, du Moyen-Orient, au Nigéria et à l’Indonésie. Tandis que le dernier numéro de Dabiq, la revue officielle du Califat, invite ses militants à détruire la Croix et à tuer les chrétiens, la Conférence Episcopale Italienne (CEI) libère la religion musulmane de toute responsabilité, mettant sur le compte d’un petit groupe d’extrémistes les massacres des derniers mois. Mais c’est exactement le contraire : il n’y a qu’une minorité (23 000 sur plus de 2 millions de musulmans officiellement référencés) qui ont adhéré à l’initiative insensés promue par la CEI. Comment donner raison à la majorité qui a décliné l’invitation accusant d’hypocrisie ceux qui l’ont acceptée ? Pourquoi les musulmans, qui professent une foi religieuse non seulement différente mais opposés à la foi catholique, devraient aller prier et prêcher dans une église catholique ou devraient inviter les catholiques à prêcher et prier dans leurs mosquées ? Ce qui est arrivé le 31 juillet est, sous tous les aspects, une grave offense à la foi comme à la raison".

  (Roberto de Mattei "Il Tempo" 3/08/2016)

Posté le 4 août 2016 à 19h08 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (25)

Ces propos engendrent une infinie tristesse chez les convertis venus de l’islam

Bernard Antony réagit avec tristesse aux propos du pape François sur le parallèle entre violences catholiques et musulmanes :

"Le Pape François a déclaré, dans l’avion qui le ramenait de Cracovie à Rome : « Si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique », il y a des « catholiques baptisés » qui sont des « catholiques violents », qui tuent « leur belle-mère » ou « leur fiancée », « toutes les religions » ont leur « fondamentalistes », « je n’aime pas parler de violence islamique », « je crois que ce n’est pas juste d’identifier l’islam avec la violence, ce n’est pas juste et ce n’est pas vrai ».

Bat Ye’or, grande historienne juive de l’Orient, déclarait pour sa part : « Moi, juive, je dois reconnaître que lorsque des chrétiens commettent des massacres, ce n’est pas selon l’imitation de Jésus Christ alors que lorsque des musulmans égorgent, c’est souvent selon le modèle de Mahomet ».

Il n’y a en effet aucun rapport ni analogie entre des faits divers et crimes commis en rupture avec la morale chrétienne et naturelle et des crimes et massacres perpétrés au nom d’Allah tels que prônés dans le Coran et les Hadîth. Ces propos engendrent une infinie tristesse chez les convertis venus de l’islam, dont certains se demandent aujourd’hui s’ils ont eu raison. C’est aussi un message désespérant pour les chrétiens d’Orient victimes des pires abominations."

Posté le 4 août 2016 à 06h45 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

02 août 2016

Les chrétiens persécutés d'Orient, grands oubliés du discours du pape François ?

Marc Fromager, directeur de l'AED, était interrogé par le FigaroVox au sujet des déclarations du pape François dans l'avion du retour des JMJ :

"Le pape François a déclaré ce dimanche: «Tous les jours quand j'ouvre les journaux, je vois des violences en Italie, quelqu'un qui tue sa petite amie, un autre qui tue sa belle-mère, et ce sont des catholiques baptisés. Si je dois parler de violences islamiques, je dois aussi parler de violences chrétiennes». Que vous inspirent ces déclarations?

Marc Fromager. - On comprend bien le souci du pape François de ne pas envenimer la situation et de chercher avec persévérance à éviter un conflit religieux qui serait dramatique. Il multiplie donc les prises de parole et les symboles pour désamorcer la tentation croissante, et quelque peu compréhensible, de réactions qui nous feraient entrer dans un cercle vicieux où la haine finirait par l'emporter. Sur le fond, on ne peut que lui être reconnaissant pour ce combat incessant en faveur de la paix. On pourrait l'appeler «le combattant pour la paix!».

Reste à savoir si, sur la forme, ses initiatives sont toujours aussi efficaces que souhaitées. Lorsqu'il ne rapatrie que des musulmans dans son avion personnel, il prend le risque de surprendre et il faut bien reconnaître qu'un certain nombre de personnes dont je fais partie n'ont toujours pas très bien compris la pertinence d'un tel geste. Lorsqu'il évoque les faits divers des journaux italiens pour expliquer qu'il n'y a aucune corrélation entre l'islam et la violence, j'avoue ne pas très bien comprendre non plus.

Lorsqu'un italien assassine sa belle-mère, ce n'est pas parce qu'il est catholique! En commettant cet acte, il n'est pas en train d'appliquer la doctrine sociale de l'Eglise et encore moins en train de répondre au message de l'Evangile. Je rappelle que le Christ a même été jusqu'à guérir la belle-mère du premier pape.

Encore une fois, on comprend bien et on approuve totalement son désir d'apaiser la tension générée aujourd'hui par l'islam mais en même temps, j'imagine qu'on puisse être en droit d'éprouver certaines réserves quant à la pertinence de sa démonstration.

Dans quelle mesure, en mettant sur le même pied islam et christianisme et en ne faisant pas de l'islam radical une spécificité propre à l'islam, le pape peut-il donner l'impression d'un certain oubli aux chrétiens d'Orient persécutés au nom de l'islamisme?

Je vais régulièrement au Moyen-Orient où j'ai pu visiter tous les pays hormis le Yémen. Les chrétiens d'Orient me disent ne plus rien comprendre. Ils ont parfois l'impression d'être abandonnés, y compris par leurs frères chrétiens d'Occident. Ils savent qu'ils ont été vendus pour 30 barils de pétrole (je fais référence aux 30 deniers de Judas, il va de soi qu'il y a beaucoup plus que 30 barils) par les autorités politiques de l'Occident. Ils ne s'attendaient pas à être également oubliés par leurs propres frères.

Des paroles fortes ont certes été dites pour les défendre de la part du pape et également par un certain nombre d'évêques français, des choses ont été faites notamment par des Œuvres d'Eglise (AED, Oeuvre d'Orient, ...) mais les chrétiens d'Orient aujourd'hui s'inquiètent pour nous. Ils ont l'impression que nous ne comprenons pas ce qui est en train d'arriver - ils pensent de plus en plus que nous allons subir ce qu'ils expérimentent maintenant - et regrettent d'autant plus le déni de réalité dans lequel on semble vouloir persister.

Ils connaissent bien l'islam pour l'avoir côtoyé depuis quatorze siècles. Ils savent très bien qu'en aucun cas, on peut mettre l'islam et le christianisme sur le même pied.

Benoît XVI dans son discours de Ratisbonne avait appelé au discours interreligieux en fondant cette nécessité sur la responsabilité et le lien indissociable entre foi et raison. Il avait alors suscité une vive polémique, certains l'ayant accusé de lier islam et violence. Quel regard portent les autorités des différentes Eglises d'Orient, notamment en Syrie et en Irak, sur les moyens de bâtir un tel dialogue?

On revient à la question initiale: comment apaiser cette tension religieuse qui ne cesse de s'aggraver? On peut rejeter en bloc toute espèce de connexion entre l'islam et la violence mais l'actualité quotidienne vient contredire cette belle pensée. Nos concitoyens ne sont pas dupes et plus on leur dit qu'il n'y a strictement aucun lien entre les deux et plus ça finit par les énerver. Il faut croire que ça ne doit pas être la bonne méthode.

D'un autre côté, lorsque Benoît XVI pose en réalité la bonne question, notamment le lien entre la foi et la raison, le monde musulman s'embrase, ce qui tend tout de même à confirmer qu'il y a bien là un problème.

Au final, quelle est donc la solution? Les chrétiens d'Orient nous parlent d'un dialogue de vie où l'on se respecte au quotidien. Les écoles et les centre de soins catholiques accueillent plus de musulmans que de chrétiens dans ces contrées, ce qui est une belle manière de témoigner de l'Evangile ... mais cela n'empêche pas leurs communautés de disparaître.

On peut imaginer qu'en dernier recours, il revient aux musulmans eux-mêmes de trouver des solutions à cette crise qu'ils expérimentent. Cette OPA de l'islam radical sur la communauté musulmane qui se traduit de plus en plus par une fuite en avant dans la violence est quelque chose qui les inquiète également. Le président Al-Sissi et un certain nombre d'intellectuels musulmans appellent de leurs vœux des réformes urgentes sans quoi l'islam, pensent-ils, est menacé d'implosion.

Peut-être que le Mal finira par s'auto-détruire. Trop de violence entraînera, on peut l'espérer, un sursaut et une réaction comme nous l'avons vu après l'assassinat du Père Hamel. Sans braquer nos amis musulmans - et je crois que c'est vraiment ce que le pape François a dans le cœur - il nous fait espérer que ce travail de délégitimation de la violence soit mené au plus vite."

Posté le 2 août 2016 à 22h24 par Marie Bethanie | Lien permanent

Chrétiens d'Orient, musulmans d'Occident : deux poids, deux mesures

Un tour d'horizon très éclairant pour notre avenir sur le sort des chrétiens d'Orient et le deux poids deux mesures qu'ils subissent, écrit par Patrick Karam, Docteur en Science politique, président de la Coordination des Chrétiens d'Orient en Danger (CHREDO), en collaboration avec Elie Haddad, médecin et vice-président de la CHREDO, pour le FigaroVox :

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"Si les mouvements islamistes assassinent les Chrétiens en Orient, les convertissent par la force, les chassent de leur terre et les dépossèdent de leur bien, d'autres régimes à l'apparence plus «civilisés» les persécutent au quotidien dans le silence total de la communauté internationale, et singulièrement de l'Europe et de la France.

Il est temps que l'Occident lève le voile qu'il s'est imposé afin d'affronter la vérité, celle des discriminations institutionnelles normalisées dans les règlementations et les pratiques que font subir aux différentes communautés en Orient, les Chrétiens en particulier, les islamistes en cravate qui dirigent le monde arabe.

Les pressions exercées contre les chrétiens orientaux en raison de leur religion ont varié suivant les pays, les régimes et les moments. Une lecture historique et linéaire peut conduire à penser que la coexistence avec les populations musulmanes s'est faite de manière plutôt harmonieuse, avec quelques aléas suivant les périodes.

Avant les crises, en Irak et en Syrie, les chrétiens ne subissaient pas de pressions, ni d'intimidations d'ordre religieux de la part de régimes autoritaires autre que la répression politique commune à tous les nationaux. Ainsi la liberté religieuse qui existait dans ces deux pays permettait aux Chrétiens de pratiquer leur rite en toute liberté, le statut de la femme était évolué, des conversions et des mariages mixtes étaient possibles et chacun pouvait vivre suivant sa religion ou sa culture. Il y a aujourd'hui une régression globale, tant en Irak, que dans une partie de la Syrie mais aussi en Egypte et dans l'ensemble du monde arabe.

Dans la plupart des pays musulmans, les Chrétiens, pourtant présents depuis deux millénaires, ne peuvent occuper des postes de premier rang dans l'administration, l'armée ou la politique. En outre, différents métiers leur sont interdits et ils sont systématiquement écartés de toute prise de fonction qui leur donnerait une visibilité ou un pouvoir quelconque sur des musulmans. Parfois, ils ne bénéficient pas des avantages sociaux ou de l'accès à certaines universités. Ils sont les invisibles de la société et malheur à ceux qui voudraient contester les règles du jeu établies car la prison ou la mort sanctionneraient l'imprudent. D'ailleurs, même dans le cas où le délit n'existe pas, le blasphème, c'est à dire une critique de l'islam, réelle ou imaginaire, punit de mort le chrétien qui, sur simple dénonciation, sera lynché par des voisins. Dans certains pays, comme l'Egypte, la pratique de l'enlèvement, de la conversion et du mariage forcés de chrétiennes mineures étaient devenus monnaie courante.

En Occident, les musulmans issus de l'immigration ont les mêmes droits et bénéficient de tous les avantages économiques et sociaux des pays d'accueil. En France, le RSA, les logements sociaux, les minimas sociaux, les différentes allocations, notamment familiale, la gratuité de l'enseignement de l'école à l'université ou de l'accès aux soins, les mêmes règles s'appliquent à tous. Même si la discrimination peut subsister dans les faits, les lois qui l'interdisent sont renforcées et l'Etat ou des autorités indépendantes veillent à leur application. Ils peuvent briguer tous les postes et parfois des campagnes de recrutements les visent particulièrement comme par exemple à la RATP. Ils peuvent manifester sur la voie publique leurs désaccords avec le pays d'accueil en toute liberté et leur liberté d'expression n'est pas bridée par des lois spécifiques.[...]"

[Lire l'article entier ici]

Posté le 2 août 2016 à 22h08 par Marie Bethanie | Lien permanent

01 août 2016

La diffusion de la foi par la violence est contraire à la raison

Suite aux propos du pape François, qui n'hésite pas à mettre sur un pied d'égalité la foi catholique et l'islam, je voudrais nous remettre en mémoire une partie du discours que le pape Benoît XVI a fait en 2006 lors d'un voyage apostolique à Ratisbonne. Le pape citait un dialogue sur le christianisme et l'islam et leur vérité respective, entre l'empereur byzantin Manuel Paléologue II et un érudit perse au XIVe siècle.

"L'empereur transcrit probablement ce dialogue pendant le siège de Constantinople entre 1394 et 1402. Cela explique que ses propres réflexions sont rendues de manière plus détaillée que celles de son interlocuteur persan [2]. Le dialogue embrasse tout le domaine de la structure de la foi couvert par la Bible et le Coran ; il s'intéresse en particulier à l'image de Dieu et de l'homme, mais revient nécessairement sans cesse sur le rapport de ce qu'on appelait les « trois Lois » ou les « trois ordres de vie» : Ancien Testament – Nouveau Testament – Coran. Je ne voudrais pas en faire ici l'objet de cette conférence, mais relever seulement un point – au demeurant marginal dans l'ensemble du dialogue – qui m'a fasciné par rapport au thème ‘foi et raison’, et qui servira de point de départ de mes réflexions sur ce sujet.

Dans le septième entretien (διάλεξις – controverse) publié par le professeur Khoury, l'empereur en vient à parler du thème du djihad, de la guerre sainte. L'empereur savait certainement que, dans la sourate 2,256, on lit : pas de contrainte en matière de foi – c'est probablement l'une des plus anciennes sourates de la période initiale qui, nous dit une partie des spécialistes, remonte au temps où Mahomet lui-même était encore privé de pouvoir et menacé. Mais, naturellement, l'empereur connaissait aussi les dispositions – d'origine plus tardive – sur la guerre sainte, retenues par le Coran. Sans entrer dans des détails comme le traitement différent des « détenteurs d'Écritures » et des « infidèles », il s'adresse à son interlocuteur d'une manière étonnamment abrupte – abrupte au point d’être pour nous inacceptable –, qui nous surprend et pose tout simplement la question centrale du rapport entre religion et violence en général. Il dit : « Montre moi ce que Mahomet a apporté de nouveau et tu ne trouveras que du mauvais et de l'inhumain comme ceci, qu'il a prescrit de répandre par l'épée la foi qu'il prêchait » [3]. Après s'être prononcé de manière si peu amène, l'empereur explique minutieusement pourquoi la diffusion de la foi par la violence est contraire à la raison.Elle est contraire à la nature de Dieu et à la nature de l'âme. « Dieu ne prend pas plaisir au sang, dit-il, et ne pas agir selon la raison (‘σύν λόγω’) est contraire à la nature de Dieu. La foi est fruit de l'âme, non pas du corps. Celui qui veut conduire quelqu'un vers la foi doit être capable de parler et de penser de façon juste et non pas de recourir à la violence et à la menace... Pour convaincre une âme douée de raison, on n'a pas besoin de son bras, ni d'objets pour frapper, ni d'aucun autre moyen qui menace quelqu'un de mort... » [4].

L’affirmation décisive de cette argumentation contre la conversion par la force dit : « Ne pas agir selon la raison est contraire à la nature de Dieu » [5]. L'éditeur du texte, Théodore Khoury, commente à ce sujet: « Pour l'empereur, byzantin nourri de philosophie grecque, cette affirmation est évidente. Pour la doctrine musulmane, au contraire, Dieu est absolument transcendant. Sa volonté n'est liée à aucune de nos catégories, fût-ce celle qui consiste à être raisonnable ».

[6] Khoury cite à ce propos un travail du célèbre islamologue français R. Arnaldez, qui note que Ibn Hazm va jusqu'à expliquer que Dieu n'est pas même tenu par sa propre parole et que rien ne l'oblige à nous révéler la vérité. Si tel était son vouloir, l'homme devrait être idolâtre[7].

À partir de là, pour la compréhension de Dieu et du même coup pour la réalisation concrète de la religion, apparaît un dilemme qui constitue un défi très immédiat. Est-ce seulement grec de penser qu'agir de façon contraire à la raison est en contradiction avec la nature de Dieu, ou cela vaut-il toujours et en soi ? Je pense que, sur ce point, la concordance parfaite, entre ce qui est grec, dans le meilleur sens du terme, et la foi en Dieu, fondée sur la Bible, devient manifeste. En référence au premier verset de la Genèse, premier verset de toute la Bible, Jean a ouvert le prologue de son évangile par ces mots : « Au commencement était le λογος ». C'est exactement le mot employé par l'empereur. Dieu agit « σύν λόγω », avec logos. Logos désigne à la fois la raison et la parole – une raison qui est créatrice et capable de se communiquer, mais justement comme raison. Jean nous a ainsi fait don de la parole ultime de la notion biblique de Dieu, la parole par laquelle tous les chemins souvent difficiles et tortueux de la foi biblique parviennent à leur but et trouvent leur synthèse. Au commencement était le Logos et le Logos est Dieu, nous dit l'Évangéliste."[Lire le texte entier ici]

Il est urgent que les catholiques soient au fait de ce que prescrit le coran. Ce serait bien tant qu'à faire qu'ils connaissent aussi le Nouveau Testament... une très bonne lecture d'été !

Posté le 1 août 2016 à 18h37 par Marie Bethanie | Lien permanent


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