26 septembre 2016

Les chrétiens d'Orient ? Les manuels scolaires ne connaissent pas

De Vincent Badré :

Mosqu-damas"La réalité des manuels d’histoire est plutôt celle d’une grande prudence pour éviter les polémiques sur les questions sensibles. Ils édulcorent la présentation des violences associées à l’islam et chantent la gloire des sciences à Bagdad au ixe siècle sans jamais préciser l’apport de chrétiens Syriaques et Chaldéens, de Juifs et d’Indiens dans cette réussite.

La double page présentée ici montre par exemple la mosquée de Damas (Belin 5e pp 36-37). Elle ne dit pas qu’elle a remplacé une église construite sur les ruines d’un temple païen et que son architecture doit beaucoup à l’art des chrétiens d’orient.

Les manuels et sans doute l’enseignement de beaucoup de professeurs restent dans le consensus. La tradition scolaire française peine à montrer des divergences d’analyse et des débats sur un sujet d’études. Elle a aussi du mal à montrer des analyses sociologiques, culturelles ou ethnologiques."

Posté le 26 septembre 2016 à 22h51 par Michel Janva | Lien permanent

22 septembre 2016

Déminer la plaine de Ninive, en Irak

A l'appel de Mgr SakoBanniere-logo-FEI, patriarche de Babylone des Chaldéens, l'association Fraternité en Irak a lancé une opération de déminage de la plaine de Ninive, concernant notamment deux villages chrétiens récemment libérés de Daesh.

Pour poursuivre les travaux, elle a besoin de notre aide. Toutes les informations utiles pour comprendre et aider sont données aux liens indiqués.

Posté le 22 septembre 2016 à 07h03 par Paula Corbulon | Lien permanent

12 septembre 2016

Cardinal Schönborn : "De nombreux musulmans veulent conquérir l'Europe"

Ce0cfc3fda1783b4359ecbfea1696b04__anhang_jpgLors de la messe du Saint Nom de Marie, dimanche à la cathédrale Saint-Étienne à Vienne, commémorant la libération de la ville en 1683, le cardinal autrichien Christoph Schönborn a averti :

«Dieu ait pitié de l'Europe et de ton peuple, qui est en danger de perdre notre héritage chrétien»

«Il y a une conquête islamique de l'Europe, de nombreux musulmans veulent cela et dire: l'Europe est à la fin".

Posté le 12 septembre 2016 à 21h36 par Michel Janva | Lien permanent

11 septembre 2016

Et si Daech était beaucoup plus fort et stratège que ce que racontent les medias et autres spécialistes?

DaechA lire : Daech est en passe de créer les conditions d’une guerre apocalyptique avec l’Occident.

"L'État islamique est peut-être en train de perdre les batailles de Syrie et d’Irak, mais il gagne la guerre partout ailleurs. 

Daech a marqué la fin du mois du Ramadan par une vague d’attaques terroristes: Attentats à Istanbul; à Bagdad; à Dhaka, au Bengladesh; et dans de multiples sites à travers toute l’Arabie saoudite; sur la promenade des Anglais, à Nice. Et ces attentats avaient été précédés par une terrible fusillade à Orlando, en Floride, par un homme qui avait répondu à l’appel de Daech de frapper directement le sol des États-Unis.

Brett McGurk, envoyé spécial des États-Unis, a déclaré que ces attentats récents effectués par l’État Islamique étaient un signe de faiblesse, mus par ses pertes croissantes en Irak et en Syrie. «Daech et ses dirigeants se sont réfugiés dans l’ombre», a-t-il déclaré récemment.

C’est pourtant tout l’inverse qui est en train de se passer. Les attaques de Daech démontrent que malgré ses revers récents, l’organisation demeure forte et capable de mettre en pratique sa stratégie globale visant à saper les États modernes, à étendre le califat et à provoquer une guerre apocalyptique avec l’Occident. Les États-Unis ne parviendront pas à vaincre l’État islamique et à protéger le sol américain s’ils ne reconstruisent pas leur stratégie afin de lutter globalement contre l’État islamique plutôt qu’en se concentrant sur des succès tactiques en Irak et en Syrie.

La stratégie de Daech est à la fois locale et globale 

Le groupe mène des campagnes liées les unes aux autres sur de multiples zones géographiques. Sa stratégie locale en Irak et en Syrie vise à conserver le contrôle du terrain en tant que califat, tandis que sa stratégie régionale vise à étendre ce même califat à travers tout le Proche-Orient en absorbant toujours plus de groupes de combattants qui lui permettront de continuer de déstabiliser des États, tout en contrôlant davantage de terrain. Sa stratégie globale vise à créer les conditions d’une guerre apocalyptique avec l’Occident, en polarisant les sociétés afin qu’elles se définissent pour ou contre l’Islam.

Cet objectif final semble un peu trop gros pour être honnête. Les décideurs ont tendance à tenir les discours grandiloquents de Daech sur ses aspirations globales pour de la pure forfanterie et préfèrent se réconforter avec les estimations de ses pertes militaires. Daech2Mais en fait l’État islamique est en position de force; il n’est pas seulement implanté en Syrie et en Irak, il risque de prospérer un peu partout dans le monde et à court terme. Au vu de cela, il convient de ne pas écarter d’un revers de main la stratégie globale de l’État islamique.

L’administration d’Obama ne parvient pas à interpréter convenablement les attentats spectaculaires commis par Daech, qu’elle perçoit comme un signe de faiblesse

Certes, Daech a perdu du terrain en Irak et en Syrie au cours de l’année écoulée. Ces batailles sont des prérequis fondamentaux pour vaincre le groupe. Mais McGurk et d’autres responsables tendent à tirer de fausses conclusions sur la base de leurs victoires tactiques quand ils devraient se concentrer sur le prochain défi. Il est par exemple erroné de s’imaginer que l’État islamique aurait perdu sa capacité militaire car il n’est pas parvenu à reprendre les villes qu’il a perdues. Dans la plupart des cas, Daech a préféré se replier plutôt que combattre jusqu’à la mort –un signe de contrôle, de calcul militaire et de son intention de conserver son potentiel militaire pour des opérations futures" (suite).

Posté le 11 septembre 2016 à 16h31 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

08 septembre 2016

Des sunnites condamnent le wahhabisme

IUne conférence islamique s’est tenue à Grozny, en Tchétchénie, du 25 au 27 août, sous l’égide conjointe de Vladimir Poutine et du président d'Egypte le maréchal Sissi, avec la présence du Grand Imam d’al-Azhar, du grand mufti d’Egypte, du conseiller de la présidence égyptienne et du représentant de la commission des affaires religieuses au Parlement égyptien, du grand mufti de Damas, du président tchétchène Ramzan Kadyrov (un soufi), du le prédicateur yéménite Ali al-Jiffri. Il y avait environ 200 dignitaires religieux, oulémas et  penseurs islamiques, venus d'Égypte, de Syrie, de Jordanie, du  Soudan et d'Europe.

Le but de la conférence était de réunir le plus grand nombre possible de responsables musulmans pour condamner le wahhabisme comme conduisant au terrorisme. Le but de la conférence était de définir « la véritable identité du peuple sunnite et de la communauté sunnite ».

Une liste des mouvements authentiquement sunnites a été dressée, de laquelle est exclu le wahhabisme d’Arabie saoudite. Exclusion due à la nécessité pour l’idéologie officielle d’Arabie saoudite

« d’un changement radical de façon à rétablir la vraie signification du sunnisme, sachant que ce concept a subi une déformation dangereuse à la suite des efforts des extrémistes de le vider de son sens afin de le reprendre et le réduire à la perception qu’ils en ont ».

La conférence a proposé la création – en Russie – d’une chaîne de télévision qui pourrait concurrencer al-Jazira et

« transmettre le vrai message de l’islam et combattre l’extrémisme et le terrorisme ».

Et la création d’un

« centre scientifique en Tchétchénie pour surveiller et étudier les groupes contemporains (...) et réfuter et critiquer scientifiquement la pensée extrémiste ». 

Il ne semble pas que la conférence ait suggéré qu’il faudrait réinterpréter le Coran. 

La conférence a insisté sur la nécessité de "revenir aux écoles de grande connaissance", en allusion aux institutions religieuses sunnites identifiées comme étant les universités d'Al-Azhar en Égypte, Qarawiyin au Maroc, Zaytouna en Tunisie et Hadramawt au Yémen. La conférence a exclu clairement les institutions religieuses saoudiennes, en particulier l'Université islamique de Médine.

Une dernière recommandation adressée  aux institutions sunnites est d'offrir des bourses pour ceux qui s'intéressent aux études de la charia, afin de contrer celle menée par l'Arabie saoudite pour répandre le takfirisme.

L’Arabie saoudite a réagi, estimant que le Grand Imam d’al-Azhar a « longtemps été alcoolique ». Le prédicateur de la mosquée Roi-Khaled de Riyad a déclaré : « La conférence tchétchène doit nous servir de réveil : le monde se prépare à nous brûler sur le bûcher »…

Le wahhabisme s'inspire de la pensée d'Ibn Taymiyya, mort en prison en 1328 après avoir été déclaré déviant par les érudits sunnites de son temps. Lorsque Mohammad Ibn Abd Al-Wahhab a fait couler le sang des musulmans en ressuscitant la doctrine taymiyienne au XVIIIe siècle, son mouvement a immédiatement été condamné par l'ensemble du monde sunnite comme une résurgence du kharidjisme (dissidence).

Posté le 8 septembre 2016 à 11h23 par Michel Janva | Lien permanent

Zemmour apprend l’Islam à Anne-Sophie Lapix et Patrick Cohen

Emission C à vous sur France 5 du 6 septembre :

Posté le 8 septembre 2016 à 07h04 par Michel Janva | Lien permanent

06 septembre 2016

Alger : des lycéennes non voilées interdites au lycée

Dimanche matin, à l’occasion de la rentrée des classes en Algérie, le lycée de la cité 1 600 logements à Sebbala (Draria à Alger) a refusé l'entrée aux lycéennes ne portant pas le voile. L’agent qui se trouvait au portail d’entrée a interdit aux jeunes filles ne portant pas le voile d’accéder au lycée :

D"Si certaines d’entre elles ont du rebrousser chemin pour aller chercher un foulard à la maison, d’autres qui étaient accompagnées par leurs parents ne se sont pas laissées faire. Elles ont protesté et ont demandé à voir le directeur de l’établissement, lequel était «absent». Pis encore, les parents de ces lycéennes ont été outrés par le comportement de cet appariteur qui scrutait les têtes de ces adolescentes qu’il aura, somme toute, terrorisé.  

Sûr de lui, il a sommé les parents, qui accompagnaient leurs enfants, de «bien éduquer leurs filles». Les parents de ces élèves ont juré de ne pas se laisser faire et de remuer ciel et terre pour que cet énergumène soit sanctionné, tout en déplorant la nonchalance du directeur de l’établissement.

Ils ont considéré que le port ou non du voile relève des libertés individuelles et qu’il n’appartient pas à un «ignare et frustré qui n’a certainement jamais mis les pieds dans un lycée d’imposer le port du voile ou quoique ce soit aux élèves»."

Posté le 6 septembre 2016 à 08h37 par Michel Janva | Lien permanent

03 septembre 2016

Mettre sur le même plan la violence dans l’islam et le christianisme est odieux

FIC122676HAB33Extrait de l'éditorial de Christophe Geffroy dans le dernier numéro de La Nef :

"Mettre sur le même plan la violence dans l’islam et le christianisme est d’autant plus odieux que le drame européen est précisément le manque de fierté de ce que nous sommes, la perte de nos racines, et ce n’est pas en nous dénigrant nous-mêmes que nous pourrons nous redresser. Nous n’avons pas à avoir honte de notre passé et le christianisme en fait partie, son apport n’ayant pas été mince dans la plupart des valeurs qui nous sont les plus chères, à commencer par celles de la République : « liberté, égalité, fraternité ». Face à un islam, en France et en Europe, de plus en plus revendicatif et sans complexe qui cherche à imposer ses normes (voir l’affaire cet été des femmes en burkini), devant lequel nous cédons pas à pas par lâcheté et aveuglement, il nous faudrait retrouver la vertu de force, la vertu, nous dit saint Thomas d’Aquin, qui donne « la volonté de faire ce qui est raisonnable »."

Posté le 3 septembre 2016 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent

Et pourtant Marie est révérée dans le Coran...

Unknown-4827 chrétiens libanais, dont des enfants, travaillant et résidant en Arabie saoudite ont été arrêtés par la police du Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice. Les chrétiens étaient réunis à leur domicile privé pour fêter la Vierge Marie, sans doute pour la fête de l’Assomption.

Ils ont tous été expulsés du royaume wahhabite. On leur a reproché d’avoir assisté à un culte non musulman, ce qui est interdit en Arabie saoudite, et de posséder des Évangiles, ce qui est tout aussi prohibé.

Les Libanais ont tenté d’expliquer que leur réunion ne causait aucun trouble à l’ordre public et que la Vierge Marie était révérée dans le coran...

La Marie du Coran, sœur de Moïse, n’est pas tout à fait la même que celle du Nouveau Testament… et les musulmans le savent bien. Ceux qui s'imaginent que nous avons, grâce à la Vierge Marie, des points communs avec cette fausse religion se mettent le doigt dans l'oeil.

Posté le 3 septembre 2016 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent

02 septembre 2016

Le Patriarche de l’Église syriaque orthodoxe basée à Damas met en garde l’Europe

Mgr Ignace Ephrem II déclare à l'AED :

Unknown« Il devrait y avoir un moyen de filtrer ceux qui viennent en Europe, pour éviter ceux qui ont embrassé  l’idéologie extrémiste ». « Je ne sais pas comment il faudrait procéder, mais cela est nécessaire et devrait être fait sans violer les droits de ceux qui sont pacifiques et respectueux des lois ». « Nous vivons avec des musulmans et nous les respectons, mais ce que nous avons vu au cours des dernières années est une autre forme d’islam qui considère comme des « kaffirs [infidèles] » non seulement les non-musulmans, mais aussi les musulmans qui ne sont pas d’accord avec eux sur l’interprétation de l’islam.

Ce que nous craignons aujourd’hui, ce ne sont pas les musulmans modérés, mais certaines expressions de l’islam qui veulent réclamer l’imposition de la charia en Europe ».

« Pouvons-nous attendre des gouvernements européens qu’ils demandent à ces pays musulmans que des églises soient construites ? »

Le Patriarche a ajouté que le déclin massif de la population chrétienne en Turquie – de 3 500 000 à 150 000 au cours du 20ème siècle – risquait de se répéter en Syrie et au Liban :

  • 80% des chrétiens d’Irak ont quitté le pays depuis le renversement du Président Saddam Hussein en 2003.
  • En Syrie, depuis le début de la guerre en 2011, 50% des chrétiens du pays sont des déplacés intérieurs ou vivent comme réfugiés à l’étranger.
  • Au Liban, beaucoup de réfugiés chrétiens sont si pauvres qu’ils n’avaient pas d’autre choix que de quitter la région.

Posté le 2 septembre 2016 à 07h58 par Michel Janva | Lien permanent

31 août 2016

Des camps islamiques au Kosovo et en Bosnie

Lu dans Minute :

2785_page_01"[...] cinq camps d’entraînement ont été ouverts par l’EI dans le Kosovo. Les plus importants sont situés à la frontière avec la Macédoine, dans le district de Decani ; d’autres, plus modestes, sont dans les environs de Prizren et Pec. Près de 70 familles kosovares ont déjà rejoint ces camps, où d’anciens soldats de l’Armée de Libération du Kosovo enseignent à leurs membres le maniement des armes et le Coran.

Dans la Bosnie voisine, les mêmes causes ont engendré les mêmes problèmes. Ce pays de 4 millions d’habitants a envoyé près de 200 de ses ressortissants au sein de l’EI en Syrie ; en 2013 et 2014, 156 hommes, 35 femmes et 25 enfants ont quitté la Bosnie pour l’EI, 47 en sont revenus. Et la présence potentielle d’un camp d’entraînement djihadiste à Osve, révélée par le journal anglais « Sunday Mirror » en juillet 2015, a fait la une de la presse européenne. Il y en a d’autres, comme Gorna Maioca, au nord du pays. Ce sont d’anciens villages serbes ou croates, vidés de leur population par la guerre civile, où se sont réinstallées des communautés musulmanes ultra-conservatrices, dirigées par des prédicateurs radicaux. L’épuration ethnique, effectuée à l’époque avec l’indifférence bienveillante de l’UE, se retourne ainsi contre elle en transformant les contrées reculées de la Bosnie en pépinière djihadiste.

Le cancer islamiste se propage dans toute la région, de la Bosnie à l’Albanie en passant par la Macédoine, le Kosovo et le Montenegro. Partout, les Etats sont trop faibles et trop corrompus pour lutter contre le fléau, tandis que l’UE n’a d’yeux que pour le Levant et la Libye, où la situation est très préoccupante. Cependant, les indices alarmants s’accumulent. En juin 2016, l’agence de presse Reuters citait un rapport de l’ONG Atlantic Initiative, basée à Sarajevo (Bosnie). Selon celle-ci, 80 adolescents bosniaques, âgés de 13 à 14 ans, sont entraînés par l’EI en Irak et en Syrie. Avec le risque toujours présent qu’ils reviennent en Europe pour y semer la mort.

Pire, selon les services de sécurité bosniaques eux-mêmes, le pays compte près de 100 000 disciples du wahhabisme, dont plus de 4 000 sont des militants radicaux, prêts à prendre les armes pour le djihad à n’importe quel moment. En Bosnie et pas seulement."

Posté le 31 août 2016 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent

29 août 2016

Le parti de Geert Wilders veut désislamiser les Pays-Bas

Geert Wilders, le président du Parti de la Liberté, n'est visiblement pas un adepte du vivre-ensemble et encore moins du politiquement correct. Il ne considère pas l'islam comme une simple religion mais comme "un totalitarisme politique"  :

"Le parti néerlandais d'extrême droite PVV, en tête des sondages pour les législatives de mars 2017, veut "fermer toutes les mosquées" et "interdire le Coran", selon son programme électoral publié jeudi par son président, le député Geert Wilders.

"Toutes les mosquées et écoles musulmanes fermées, interdiction du Coran", indique, sans plus de détails, le document d'une page intitulé "Projet - Programme électoral PVV 2017-2021" publié sur le compte Twitter du député qui écrit: "les Pays-Bas à nouveau à nous".

Le parti pour la liberté (PVV) souhaite "désislamiser" le pays, annonce-t-il, notamment en fermant les frontières et centres de demandeurs d'asile ainsi qu'en interdisant l'arrivée de migrants originaires de pays musulmans, le port du foulard dans la fonction publique et le retour aux Pays-Bas de personnes parties en Syrie (...)

Les sondages prédisaient l'année dernière au PVV jusqu'à 38 sièges sur les 150 que compte la chambre basse du Parlement (...)"

Posté le 29 août 2016 à 12h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

22 août 2016

Quatre députés ont soutenu la libération d'un djihadiste

En Belgique, mais cette affaire est le symbole d'une classe politique qui n'a cessé de flatter le communautarisme. Alors qu'en France, un Toulousain de 19 ans, fiché S, condamné en juin 2016 à six mois de prison avec sursis pour « participation à un groupement terroriste », 2 ans et demi après être parti en Syrie, a de nouveau quitté la Ville rose. Les autorités bulgares auraient indiqué qu’il était présent dans leur pays, avec la volonté de passer les frontières turque, puis syrienne, pour combattre dans un groupe djihadiste.

En 2010 donc, plusieurs députés belges de gauche et centre-gauche ont participé en compagnie d’ONG à un lobbying intense en faveur de la libération d’Oussama Atar, emprisonné dans une geôle irakienne. Dans notamment une vidéo de l’ONG AFD international abondamment commentée depuis 24h, on les voit successivement prendre la parole pour réclamer la libération d’Atar.

Unknown"Ce brave Oussama, décrit comme un jeune idéaliste malade et à l’article de la mort, ce citoyen belge abandonné à son sort par sa patrie, cet honnête homme défendu des mois durant et la larme à l’œil par sa famille, soutenue par divers politiciens belges, s’est avéré par la suite ne pas être n’importe qui. A peine revenu en Belgique, le bougre, guéri miraculeusement de son cancer du rein, tente de rejoindre divers groupes islamistes, entre dans des organisations terroristes et a même obtenu depuis quelques jours le titre peu glorieux de terroriste islamiste le plus recherché du royaume pour son implication active dans les attentats de Bruxelles et le meurtre de dizaines de personnes.

Soyons de bon compte, il n’est que les gens qui ne prennent aucun risque dans leurs engagements qui ne se font jamais piéger. On ne pouvait guère prévoir en 2010 les atrocités qu’Oussama le bien nommé commettrait en 2016, et reconnaissons que cette crapule a fort habilement mené sa barque. Il serait également fort injuste d’accuser la famille Atar d’avoir usé et abusé d’un talent dramatique certain pour obtenir la libération d’un des leurs (c’est bien à cela que servent les familles après tout). Néanmoins, au-delà de tout le respect dû à l’engagement politique et citoyen, il est une série de faits qui entourent cette d’actualité qui laissent pantois.

N’est-il pas interpellant par exemple de voir plusieurs députés belges Ecolo (verts), CDH (Centre Démocrate Humaniste) et PS prendre fait et cause pour un individu à la réputation douteuse sans plus de discernement ? Bien qu’habile malade imaginaire, Oussama Atar avait pourtant été arrêté à la frontière Irakienne (soi-disant dans un but humanitaire), était connu des services de renseignements depuis 2000 et soupçonné de trafic d’armes (soupçon déjà connu à l’époque). Etre abusé par ses bons sentiments est une chose, jeter par-dessus bord toute prudence et élémentaire vérification d’usage ne semble pas vraiment le comportement attendu d’un élu du peuple, même en des temps (2010) où le terrorisme n’était pas encore la préoccupation première de notre pays.

Plus interpellant encore, n’est-il pas ahurissant de réentendre aujourd’hui Zoé Génot déclarer au cours d’interviews de l’époque (sur cette affaire ou d’autres similaires) que la convention de la Haye était instrumentalisée par le gouvernement pour se dispenser d’aider des belgo-marocains comme il le ferait pour des « belgo-belges », allant même jusqu’à se demander au micro de la RTBF s’il n’en aurait pas été autrement pour d’autre binationalités ? N’est-il pas proprement scandaleux de voir ces nombreuses vidéos des députés molenbeekois Jamal Ikazban (PS) et surtout Ahmed El Khannouss (CDH) mettre ouvertement en cause l’état belge au cours d’une manifestation en faveur de la libération d’Oussama Atar, visiblement essentiellement composée de leur cible électorale ? On croit même rêver en entendant Ikazban fustiger l’islamophobie… et les lois anti-terroristes responsables selon lui de l’emprisonnement de l’infortuné et honnête citoyen Oussama ! Présence notable et tout à fait « charmante » à noter parmi ces citoyens indignés : la fille de l’Imam Bassam Ayachi pleurant auprès des médias présents sur l’emprisonnement selon elle tout aussi injuste de son père, qui n’est autre que l’importateur du salafisme en Belgique, créateur d’une plate-forme de recrutement d’Al Qaeda, depuis installé en Syrie où il a perdu deux fils au combat… [Lire la suite]

Naïveté ou complicité ? Ces braves indignés politiques ont des noms -Ikazban, Ahmed El Khannouss... - qui sonnent étrangement belges. 

Posté le 22 août 2016 à 18h39 par Michel Janva | Lien permanent

19 août 2016

"Nous faisons une guerre de religion et nous vous haïssons"

C'est la réponse de l'Etat islamique au Pape François dans le dernier numéro du magazine Dabiq, sur les propos que le Pape avait tenus dans l'avion le ramenant des JMJ de Pologne :

"À la une du dernier numéro de Dabiq – le magazine de propagande officielle de l’État islamique –, le groupe terroriste critique notamment la naïveté du pape François qui se cramponne à la conviction que les musulmans veulent la paix et la coexistence pacifique et que les actes de terreur islamique sont motivés par des raisons économiques. Dans l’article intitulé « By the Sword » (« Par l’épée »), les auteurs déclarent catégoriquement : « Ceci est une guerre divinement cautionnée entre la nation musulmane et les nations infidèles ».

L’État islamique s’en prend directement au pape qui affirme que « le véritable islam et la lecture correcte du Coran s’opposent à toute forme de violence ». Selon la publication, il s’agit en réalité d’un piège. Ce faisant, « François continue de se cacher derrière un voile trompeur de “bonne volonté”, dissimulant ses intentions réelles de pacifier la nation musulmane » déclare l’article. Le pape François « combat contre la réalité » quand il s’efforce de présenter l’islam comme une religion de paix, insiste à plusieurs reprises le dernier numéro de Dabiq. En même temps, le magazine de l’État islamique exhorte tous les musulmans à tirer l’épée du jihad, « la plus grande obligation d’un vrai musulman contre les infidèles ».

« Tuez les mécréants partout où vous les trouverez »

L’article déplore qu’en dépit de la nature clairement religieuse de leurs attaques, « beaucoup de gens dans les “pays des croisés” (pays occidentaux) » expriment un choc et même un dégoût parce que la direction de l’État islamique « utilise la religion pour justifier la violence … En effet, le djihad – la diffusion de la règle d’Allah par l’épée – est une obligation que l’on trouve dans le Coran, la parole de notre Seigneur », rappelle le magazine. « Verser le sang des incroyants est une obligation commune. Le commandement est très clair : tuez les mécréants, comme Allah l’a dit, “tuez les mécréants partout où vous les trouverez”. »

L’État islamique a également réagi à la description par le pape François des récents actes de terrorisme islamique comme étant une  « violence insensée », et insiste sur le fait qu’il n’y a là rien d’insensé. « L’essentiel de la question est qu’il y a une rime à notre terrorisme, à notre guerre, à notre cruauté, à notre brutalité », affirment-ils, ajoutant que leur haine de l’Occident chrétien est absolue et implacable.

« Chaque religion veut la paix » 

Le fait est que « même si vous (les pays occidentaux) arrêtiez de nous bombarder, de nous jeter en prison, de nous torturer, de nous humilier et de vous emparer de nos terres, nous continuerions de vous haïr, parce que le motif premier de notre haine ne disparaîtra pas tant que vous n’aurez pas embrassé l’islam. Même si vous deviez payer le jizyah [impôt pour les infidèles] et vivre sous l’autorité de l’islam dans l’humiliation, nous continuerions à vous haïr »." [...]

Posté le 19 août 2016 à 09h37 par Marie Bethanie | Lien permanent

Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre !

On pense ce que l'on veut de Fatiha Daoudi, qui au-delà de ses nombreux diplômes est aussi "militante des droits humains" et "experte en genre", aïe. Elle remet néanmoins Edwy Plenel à sa place sur le chapitre du burkini, et elle sait de quoi elle parle :

"A vous entendre pérorer sur la liberté vestimentaire des femmes musulmanes, confortablement installé dans une démocratie centenaire dont les institutions sont solidement ancrées et où les libertés individuelles sont sacralisées, je sens mes cheveux se dresser sur ma tête non voilée et la colère m'envahir.

Vous dites que le burkini est un vêtement comme un autre alors que le terme lui-même est un carcan pour les femmes puisqu'il veut dire un mélange entre la burqa (voile total) et le bikini, vêtement de plage. Il ressemble à s'y méprendre à une combinaison de plongée sous-marine avec en plus une capuche qui couvre la tête. Imaginez ce qu'éprouve une femme ainsi couverte, sous le soleil!

Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre et je sais de quoi je parle puisque je suis une femme de culture musulmane et vivant dans un pays, le Maroc, où l'islam est religion d'Etat. Pays où les droits des femmes ont évolué vers plus de liberté grâce aux femmes qui se sont battues becs et ongles pour que leur voix soit entendue et leur place dans l'espace public reconnue et qui continuent leur lutte encouragées par une volonté politique même si le gouvernement actuel est à majorité islamiste.

Cependant, leurs droits ne sont pas à l'abri d'une régression par ces temps où la pratique de l'islam est plus une ostentation qu'une dévotion.

Quand, Monsieur Plenel, vous comparez le burkini à la soutane en parlant de la sacro-sainte liberté individuelle, vous oubliez une chose importante c'est que la soutane est un habit porté par des personnes qui font de la religion une profession et bien entendu ne doivent aucunement être discriminés même lors de la séparation de l'Église et de l'Etat.

A l'opposé, le burkini n'est pas un vêtement professionnel mais une suite logique du voile et de la burqa. C'est un carcan sophistiqué dans lequel on enferme les femmes sur les plages qui sont sensés être des lieux de villégiature et de détente. Par ce genre de vêtement, le corps des femmes est entravé afin, parait-il, de ne pas mettre sans dessus dessous la libido masculine! [...]

Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre. Il fait partie d'une stratégie qui si elle est encouragée par des avis permissifs finira par arriver à son but final: interdire l'espace public aux femmes!"

Posté le 19 août 2016 à 09h25 par Marie Bethanie | Lien permanent

18 août 2016

« Il faut exciser toutes les femmes afin que la débauche n'existe plus sur terre »

C'est Ismaïl Berdiev, mufti du Daguestan, une république à majorité musulmane, qui a fait cette déclaration à l'agence de presse russe Interfax

A la tête du Centre de coordination des musulmans du Caucase du nord, le dignitaire islamique a défendu la pratique de l'excision « afin de réduire la sexualité féminine.»

Surtout padamalgam, cépassalislam. Nous attendons le verdict sur son déséquilibre avéré.

Posté le 18 août 2016 à 18h58 par Michel Janva | Lien permanent

Une stratégie pour peupler de musulmans certaines parties du pays et peser sur les décisions politiques

Il ne s'agit pas de la France, mais du Nigéria, où Mgr Charles Hammawa, évêque du diocèse de Jalingo, a exprimé ses inquiétudes à l'AED :

"Boko Haram semble être en recul et leurs attaques sont en régression. Cependant, vous évoquez une autre manifestation d’extrémisme islamique avec des agressions émanant de gardiens de troupeaux peuls à l’encontre de paysans chrétiens ?

C’est ce que je crains : que le djihad ne soit en train de s’engager dans une nouvelle voie. Dans le passé, les choses finissaient par se calmer lorsqu’il y avait des différends entre les gardiens de troupeaux et les paysans. Aujourd’hui, j’observe des cas de gardiens qui ne se contentent pas de laisser paître leur bétail, mais qui s’emparent des terres, tandis que des musulmans venus du Nord viennent s’y installer. Il s’agit apparemment d’une stratégie délibérée pour peupler de musulmans certaines parties du pays et pour peser, du simple fait de la supériorité en nombre, sur les décisions politiques dans la région. Ce n’est pas la violence extrême de Boko Haram, mais une autre manière de s’approprier le Nigeria au profit de l’islam. Cette crise dure depuis trois ans dans notre région. Il est également étrange que les gardiens de troupeaux aient accès à des armes sophistiquées. Il semblerait que les attaques des Peuls, qui ont fait nombre de morts, qui ont détruit bien des communautés et qui ont chassé des milliers de personnes, soient financées.

Les musulmans et les chrétiens sont-ils en compétition ?

Ces deux religions aspirent à trouver de nouveaux adeptes. La différence réside dans leur approche respective. Le christianisme recourt à la persuasion à travers le prêche. Pour l’islam, il peut s’agir d’une sorte de contrainte – l’idée étant que si vous voulez accéder à quelque place que ce soit au sein du gouvernement local, vous devez nécessairement être musulman. À titre d’exemple, le bureau des chefs traditionnels se présente comme un bureau d’obédience purement musulmane, ce qui incite certains chrétiens éligibles à se convertir à l’islam. [...] 

Vos prêtres et vous-même abordez-vous le sujet dans vos sermons ?

Nous prêchons la paix et la réconciliation. Nous demandons aux chrétiens de ne pas riposter : nous les encourageons tout au plus à assurer leur propre défense ; mais nous ne pouvons pas leur dire de partir au combat, cela irait à l’encontre de l’esprit de l’Évangile. La crainte des persécutions est vive, et bel et bien là, chez les chrétiens ; cela amène certains d’entre eux à faire des compromis ou à cacher leur foi. Ceux qui restent déterminés méritent tout notre soutien."

Posté le 18 août 2016 à 10h49 par Michel Janva | Lien permanent

17 août 2016

«Comment pouvons-nous vouloir un dialogue avec l’islam alors que souvent nous ne pouvons même pas en avoir un entre nous dans l’Église ?»

DLe cardinal Dominik Duka, archevêque de Prague, primat de Bohême et président de la Conférence des évêques catholiques tchèques, après l’égorgement du Père Jacques Hamel, rédigea un article destiné à l’hebdomadaire Katolický týdeník qui, outre le fait d’être une publication catholique réputée en Tchéquie, est la propriété de la Conférence épiscopale dont le cardinal Duka est le président…

Dans son article, le cardinal, reprenant des propos du pape François, mettait en garde contre« une politique d’accueil disproportionnée et acharnée » des migrants musulmans. Pour lui, l’assassinat du Père Hamel constituait une « leçon » donnée à tous ceux qui avaient minimisé de précédents incidents semblables et tenu ceux qui les perpétraient pour des personnes frustrées ou mentalement dérangées :

« Garder le silence ou mentir sur les causes réelles de cette situation reviendrait à participer au suicide de la civilisation ».

Il appelait à prier davantage pour les victimes du terrorisme qu’à chercher des excuses ou des justifications aux terroristes musulmans.

« Il y a dans l’islam une tendance à la violence qui est dissimulée et on doit encourager les fidèles musulmans à s’y opposer ».

« La question que je me pose c’est comment pouvons-nous vouloir un dialogue avec l’islam alors que souvent nous ne pouvons même pas en avoir un entre nous dans l’Église ? ». 

Cette remarque était, en quelque sorte, prémonitoire puisque l’article du cardinal fut refusé par Antonin Randa, rédacteur en chef de Katolický týdeník… Le cardinal Duka censuré dans l’hebdomadaire de la Conférence épiscopale dont il est le président !

Le cardinal Duka n’eut d’autre choix que de faire paraître, le 6 août, son article sur le blogue tchèque Aktuálně.

Posté le 17 août 2016 à 23h02 par Michel Janva | Lien permanent

15 août 2016

Notre ennemi est soutenu par le wahhabisme, le salafisme, financés par le Qatar, l’Arabie saoudite

Didier Tauzin, général en retraite, candidat à la présidentielle, déclare dans La Voix du Nord :

"En 2012-2013, lors de la Manif pour tous, on a commencé à parler de guerre civile. Moi, j’en ai connu quatre sur le terrain : au Liban, au Rwanda, en Yougoslavie et en Somalie. Il n’est pas possible de rester à ne rien faire. La cause essentielle de nos maux est le système désastreux des partis, comme disait de Gaulle, dont se servent des carriéristes. De Chirac à Hollande en passant par Sarkozy, ils sont responsables. Je veux montrer une autre voie. »

« Il s’agit de désigner clairement l’ennemi. Au-delà de l’État islamique, leurs soutiens sont le wahhabisme, le salafisme, financés par le Qatar, l’Arabie saoudite à qui nous vendons des armes et avec qui nous entretenons des amitiés. Dans cette affaire, nous nous comportons comme les vassaux des Américains. Il faut quitter l’OTAN, revoir nos alliances. Je ne suis pas un admirateur de Poutine mais dans le contexte du XXIe siècle, nous avons plus d’intérêts stratégiques en commun avec la Russie. Il faut également revoir le projet européen qui ne doit pas s’occuper uniquement de TVA et de taille de concombres mais de défis essentiels face à la Turquie d’Erdogan, l’afflux de migrants, la démographie. »

Posté le 15 août 2016 à 09h24 par Michel Janva | Lien permanent

13 août 2016

5 fois par jour, La Mecque appelle à égorger des chrétiens

Posté le 13 août 2016 à 18h46 par Michel Janva | Lien permanent

12 août 2016

En réponse à l'union LGBT, l'organisation islamique italienne réclame la légalisation de la polygamie

Suite à l'adoption d'une nouvelle loi en Italie, qui permet l'enregistrement des unions civiles entre même sexe, le fondateur de l'Union des communautés et organisations islamiques (UCOII), Hamza Piccardo, fait valoir que les Italiens doivent également accepter la polygamie.

"Si nous parlons de droits civils dans ce cas, la polygamie est un droit civil. Les musulmans ne sont pas d'accord avec les organisations homosexuelles. Il n'y a aucune raison pour que l'Italie n'accepte pas les mariages polygames entre adultes responsables. "

Posté le 12 août 2016 à 22h05 par Michel Janva | Lien permanent

11 août 2016

Selon un observateur juif, la réaction de l'Eglise à l'assassinat du prêtre est extrêmement inquiétante

Professeur émérite des Universités, Shmuel Trigano est un philosophe et sociologue, spécialiste de la tradition hébraïque et du judaïsme contemporain. Il écrit dans Le Figaro :

"La réaction de l'Eglise de France comme du Vatican à l'assassinat pour motif religieux du prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray est étonnante et pour tout dire extrêmement inquiétante, en tout cas du point de vue d'un observateur juif, autant sur le plan théologico-politique que sur celui de l'Etat et de la citoyenneté républicaine. Certes, la réaction officielle et celles que nous donnent à voir (sélectivement, comme on s'en doute) les médias ne recouvrent pas tout ce que pensent les catholiques et on ne peut pas préjuger de l'énorme pression que le pouvoir socialiste a dû exercer sur ses représentants pour adopter ce que l'on peut définir comme la posture du martyr et non celle du citoyen.

Sublimer ce meurtre, en sortir par le «haut» - cette posture vertueuse et pleine de hauteur morale, stoïcienne en un mot - fournit, effectivement, à (très) court terme, le moyen d'éviter une cassure et un clash dans la société française. L'assistance en signe de solidarité de quelques musulmans (et Juifs) à la messe dominicale, a été construite par les médias comme l'expression d'une concorde irénique. Cependant, si on pensait dans les termes de René Girard on constaterait qu'elle s'est nourrie du «sacrifice» du père Hamel, un sacrifice au propre, par la mort rituelle qui lui a été donnée, et au figuré: mort pour la «paix». Sur sa mort, sur sa dépouille, le lien social se serait ressoudé. C'est ce que les médias veulent nous faire croire, selon un schéma anthropologique on ne peut plus classique.

Cet état de fait est marqué néanmoins par un télescopage de la morale chrétienne et de la raison politique. Appliquée à la situation actuelle, cette morale s'avère effectivement problématique sur le plan de la Cité. J'ai entendu un ecclésiastique aborder l'événement sur le mode du «nous sommes tous coupables» (explicitement formulé de la sorte) et appris qu'une prière avait été dite, dans l'Eglise même du drame, pour les deux assassins. Nous avons entendu le pape déclarer que ce n'était pas cela l'islam (étrange qu'il puisse parler en son nom) et que le christianisme était aussi violent que l'islam, en disant donc une chose et son contraire). Qui est coupable? Qui est innocent? On ne le sait plus.

Nous retrouvons, certes, là le discours du «politiquement correct» qui déresponsabilise le monde musulman au lieu de le pousser à se confronter à la maladie qui le ravage et met en danger la paix, un discours qui brise aussi la capacité morale et intellectuelle à la combattre, en accusant les victimes d'être à la source de la violence qui les frappent.

Nous croyions que cette «morale» sans réciprocité relevait de l'idéologie dominante de notre temps, le post-modernisme, mais nous découvrons qu'elle peut aussi se développer dans l'Eglise. [...]"

Posté le 11 août 2016 à 11h13 par Michel Janva | Lien permanent

08 août 2016

Convertissez-vous, payez le tribut ou on vous tue et on prend vos femmes comme esclaves

Sami Aldeeb est un chrétien d’origine palestinienne mais de nationalité suisse, licencié et docteur en droit de l’Université de Fribourg, diplômé en sciences politiques de l’Institut de hautes études internationales de Genève, habilité à diriger des recherches de l’Université de Bordeaux 3, et professeur des universités (CNU France, sections 1 et 15), responsable du droit arabe et musulman à l’Institut suisse de droit comparé (1980-2009), directeur du Centre de droit arabe et musulman. Il a publié une série de livres qui s’attardent sur l’interprétation de versets problématiques du Coran à travers les siècles.

41MKxHkH6pLDans cet ouvrage, il aborde le tribut (jizya) dans l’islam à travers l'interprétation du verset coranique 113/9:29 relatif au tribut (jizya) à travers les siècles. Extrait de sa présentation :

"Le présent ouvrage est consacré au «verset du tribut (jizya)» H-113/9:29 qui dit:

Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu ni au jour dernier, qui n’interdisent pas ce que Dieu et son envoyé ont interdit, et ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux auxquels le livre fut donné, jusqu’à ce qu’ils donnent le tribut (jizya) par une main, et en état de mépris.

Chez les chiites, ce verset est appelé aussi le verset du sabre, nom donné par les sunnites au verset H-113/9:5:

Une fois écoulés les mois interdits, tuez les associateurs où que vous les trouviez, prenez-les, assiégez-les, et restez assis contre eux [dans] tout aguet. Mais s’ils se repentent, élèvent la prière, et donnent la dîme, alors dégagez leur voie. Dieu est pardonneur, très miséricordieux.

Quoi qu’il en soit du nom qu’on leur donne, ces deux versets appartiennent aux versets coraniques prônant le jihad (...). Le présent ouvrage en est un complément, dans la mesure où le paiement du tribut (jizya) est l’une des trois alternatives accordées aux non-musulmans (ci-après les dhimmis), ou tout au moins à une partie des non-musulmans, notamment ceux appelés gens du livre:

  • soit la conversion à l’islam;
  • soit le paiement du tribut (jizya);
  • soit l’épée avec pour conséquence l’asservissement des prisonniers, des enfants et des femmes, et la mainmise des musulmans sur les biens des vaincus.

Le verset H-113/9:29 parle du paiement du tribut (jizya), qui constitue une des clauses de l’accord de protection (‘aqd al-dhimma) marquant la cessation des hostilités, souvent initiées par les musulmans, et fixant les droits et les devoirs des dhimmis dans leurs rapports avec les musulmans.

L’abolition du tribut (jizya) au milieu du XIXe siècle ne signifie pas qu’elle n’est qu’une institution historique sans portée actuelle. Inscrit dans le Coran et les récits de Mahomet, les deux sources du droit musulman, aucune décision politique ne saurait abroger le tribut (jizya), tant que ces deux sources gardent leur sacralité aux yeux des musulmans. Il en va de même de normes aussi critiquables que l’esclavage et la lapidation, à titre d’exemples. Les normes islamiques peuvent tout au plus être mises en sourdine, en attendant des temps plus propices à leur application.

En effet, le tribut (jizya) est toujours vivant dans l’esprit des musulmans et constitue la marque de la primauté et de la domination de l’islam sur les non-musulmans. Les exégèses publiées après la moitié du XIXe siècle jusqu’à ce jour en parlent toujours, sans jamais évoquer son abolition; qui plus est, elles lui trouvent des justifications nouvelles plus ou moins adaptées à notre temps. D’autre part, plusieurs déclarations prônent sa réintroduction. En outre, elle figure dans des projets de constitution de mouvements islamistes, et elle a fait l’actualité avec sa réintroduction par Daesh, l’État islamique (...)"

Posté le 8 août 2016 à 11h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

06 août 2016

Retour sur les propos du pape : violence islamique ou violence musulmane...

L'abbé Pagès écrit sur son blog :

"[...] Lorsque le père Vénard dit ne pas comprendre les propos du Pape prononcés lors de son retour des JMJ : « Si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique », Henri Hude répond qu’il s’agit d’une erreur de traduction, que la bonne traduction est « violence musulmane », et que cette traduction changerait tout puisque « musulman » ne dirait rien de l’islam, mais désignerait seulement le musulman en tant qu’il est un homme, comme le catholique est un homme, et que tous deux sont pareillement capables d’être violents. Voilà, avec cela, tout le monde devrait être content : et le musulman parce que rien n’est dit de l’islam, et le chrétien parce qu’il devrait pouvoir se contenter de ce semblant de justice le mettant à égalité avec le musulman…  Eh bien non, même comme cela, cela ne passe pas ! Pourquoi ? Parce que, outre que cette explication ne rend pas compte de la raison pour laquelle la conversation du Saint Père porte sur l’association musulman et violence, la vérité est que lorsqu’un chrétien commet le mal, il ne peut se revendiquer ni de l’exemple ni de l’enseignement de Jésus, tandis que lorsqu’un musulman fait la même chose, ou pire, il peut toujours se revendiquer et de l’exemple de Mahomet et de l’enseignement d’Allah. C’est cela qu’il faut dire et non pas s’évertuer à cacher ! C’est cela la vérité ! Comment autrement annoncer la bonne nouvelle aux musulmans et vacciner les chrétiens contre l’islam ?!

Le père Vénard a bien raison de vouloir « défendre le Pape François, l’aimer, prier pour lui et la mission immense qui est la sienne » et de rappeler les paroles que le Christ a adressées à saint Pierre : « Tu es Pierre et sur cette Pierre Je bâtirai mon Église et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle (Mt 16.18) », mais il ne faut pas oublier non plus celles qu’Il a prononcées peu après : « Tu M’es un obstacle, tes paroles ne sont pas celle de Dieu, mais celles des hommes »…"

A propos de l'égorgement du père Hamel, l'abbé Pagès écrit :

"[...] Je ne comprends pas que le pape dise que cette guerre n’est pas religieuse, mais qu’elle relève de « questions d’intérêts, d’argent, d’accès aux ressources naturelles, de domination des peuples ». Est-ce pour de l’argent que ces deux gamins ont égorgé le père Hamel, ou bien pour plaire à Allah ? Allah commande-t-il la mort des non-musulmans et celle des chrétiens en particulier (Coran 9.5,14,29,111,124 ; 47.4…), oui ou non ? Que peut-on espérer des témoignages d’une misérable ignorance ou de honteux mensonges, suintant criminelles lâchetés et compromissions, sinon l’endurcissement dans le mépris et la haine ?

Que la France apostate, les États-Unis et les Franc-maçons appellent en la circonstance à « protéger la liberté religieuse pour tous les cultes » et sapent ainsi eux-mêmes les fondements de la vraie paix qui ne peut se trouver que dans la communion au Christ, mort et ressuscité, vainqueur de tout mal (Mt 28.20), n’a rien d’étonnant, mais que le Pape déclare que nous ne sommes pas engagés dans une guerre de religion, car « toutes les religions veulent la paix », ou que Mgr Pontier, Président, réélu, de la Conférence des évêques de France, dise que « ces fous qui sèment la mort ne peuvent pas vraiment se revendiquer de l’islam », voilà qui est pour moi incompréhensible ! Comment l’islam pourrait-il vouloir la paix en rejetant la Révélation chrétienne ? Le Coran est rempli de haine et d’appels au meurtre, et l’islam voudrait la paix ?! Le comportement de Mahomet, l’histoire, l’actualité, témoignent-ils en faveur du caractère irénique de l’islam ? En quel pays devenu musulman la liberté de conscience et de religion est-elle respectée ? Faut-il être aveugle ou menteur pour nier que « Cette religion monstrueuse a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes, qui font trembler le monde et rétablissent par force l’empire de Satan dans tout l’univers. »!

Le premier pape tremblait de peur devant les proto-musulmans (déjà !) qu’étaient ces chrétiens voulant rester fidèles au judaïsme (Ga 2.11-14 ; Ac 11.3 ; 15.1+ ; 2 Co 11.13,26). De même que saint Pierre, un instant, s’était soumis à leurs vues, de même aujourd’hui certains croient bien faire, pour avoir la paix, de confesser la bonté de l’islam et d’encourager les musulmans à le pratiquer…

Mais ce qui m’inquiète plus que tout, ce n’est donc pas seulement le fait que les Pouvoirs publics continuent à favoriser l’islam, à l’instar de la paroisse qui avait cru bien faire que d’offrir le terrain pour la construction de la mosquée où grandirait l’assassin du père Hamel, mais que le Pape ne dise pas, une fois de plus, la vérité sur l’islam. Dire que toutes les religions veulent la paix revient à confesser leur bonté intrinsèque, car aucun arbre mauvais ne donne de bons fruits, et confesser la bonté de l’islam conduit sinon à le professer, du moins à en légitimer l’existence, car comment condamner ce qui est bon ? Or, qui peut venir APRÈS le Christ, sinon l’Antichrist (Ga 1.8-9 ; 1 Jn 2.22) ? Et que veut l’Antichrist sinon la mort de l’Église ? « Qu’Allah tue les chrétiens ! (Coran 9.30) » Prôner la bonté universelle des religions, et donc de l’islam en particulier, est suicidaire. Concomitamment, une telle affirmation occulte et l’annonce du caractère unique de la foi chrétienne, et sa nécessité absolue pour le salut… Comment un tel discours pourrait-il ne pas empêcher les musulmans de quitter l’islam, décontenancer ceux qui l’ont quitté pour devenir chrétiens, et ne pas conduire les chrétiens ignorants à embrasser « la dernière religion révélée », la « religion d’amour, de tolérance et de paix » ? [...]

L’ignorance volontaire, la lâcheté, la couardise, et en fin de compte le manque de foi, mais aussi certainement un nombre encore insuffisant de victimes, empêchent les Pouvoirs publics de nommer et traiter à sa racine le problème de l’islam, en proscrivant définitivement son livre et son modèle. A leur décharge, il faut reconnaître qu’ils n’y sont pas aidés par l’Église, dont c’est pourtant une des missions. Si même l’Église est d’accord pour que l’islam se développe, qui pourrait trouver à y redire ?

Puissions-nous imiter la franchise de l’un des prédécesseurs de François, le pape Pie II, qui, écrivant au Sultan turc Mehmet II, ni ne louait la religion de celui-ci, ni ne se montrait dupe d’un accord possible entre eux : « La concorde ne sera que dans les mots ; mais sur le fond, c’est la guerre. »…"

Posté le 6 août 2016 à 06h00 par Michel Janva | Lien permanent

05 août 2016

L'invention de l'islamisme est dans la naissance même de l'islam

41gfjgFr6mL"Le Fascisme islamique" ne paraîtra pas en France. Ainsi en va l'auto-censure en France afin de respecter le nouveau dogme républicain du Padamalgame. C'est ainsi et les gesticulations politiquement correctes ne pourront pas cacher ce fait. Alors que le livre est sorti en Allemagne, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, la maison d'édition Pirahna explique :

"qu'elle ne mesure pas les risques en matière de sécurité, mais aussi qu'elle ne souhaite pas apporter de l'eau au moulin de l'extrême droite"

L'auteur, le germano-égyptien Hamed Abdel-Samad, fils d'imam et ancien membre des Frères musulmans dans sa jeunesse, est furieux :

"Jean-Marc a écrit qu'il ne voulait pas apporter de l'eau au moulin de l'extrême droite. Ça, c'est l'argument typique d'un chantage moral auquel je suis sans cesse confronté. Je suis un penseur libre, qui n'appelle pas à la violence, qui ne stigmatise pas les musulmans – au contraire, je les défends comme êtres humains –, mais qui s'en prend à une idéologie que j'estime violente. J'ai le droit, en Allemagne, plus de 200 ans après Kant et 230 ans après Voltaire, de publier ces pensées sans devoir avoir peur et être terrifié. C'est pour ça que je suis tellement en colère. Je trouve ça très dangereux comme façon de penser, notamment venant d'un éditeur qui, plus qu'aucune autre profession, devrait être le garant des débats de qualité et de la liberté d'expression."

Il répond sur le fond aux questions du Point. En voici de longs extraits car le sujet est passionnant et ses propos tellement courageux :

Dans Le Fascisme islamique, vous commencez par établir un parallèle entre les mouvements fascistes et les Frères musulmans, fondés dans les années 1920 par Hassan el-Banna. Quels seraient selon vous leurs points communs ?

Ce n'est pas seulement les Frères musulmans, mais l'islam politique dans son ensemble. Le premier point commun, c'est l'idée d'avoir été choisi, d'être des gens qui sont supérieurs au reste de l'humanité. Vous pouvez lire ça dans le Coran, où les musulmans sont considérés comme la meilleure communauté n'ayant jamais existé. Allah leur donne une responsabilité particulière d'être ses représentants sur terre. Vous avez ça aussi dans le fascisme : « Nous sommes la race supérieure. » Deuxième point commun : la culture de la mort. Dans les deux idéologies, la mort est glorifiée, car la vie et l'individu ne comptent pas. Ce qui est important, c'est la nation ou la religion. Troisième parallèle : l'idée de combat, le Kampf en allemand et le djihad en arabe. Vous ne vous battez pas pour vivre, mais vous vivez pour vous battre. Le combat, en lui-même est une fin en soi, et pas seulement un moyen pour atteindre des buts politiques. Quatrième point commun : l'idée d'ennemis intérieurs et extérieurs. Pour les nazis, l'ennemi à l'extérieur, c'est l'Ouest, et à l'intérieur, les juifs et l'extrême gauche. Pour les islamistes, c'est les autres. Il y a d'abord eu les juifs, les chrétiens ou les non-croyants dans le Coran, puis ont suivi les croisés, les colonialistes et aujourd'hui l'Occident dans son ensemble. L'histoire est conçue comme une seule ligne directrice, et l'ennemi reste toujours le même. L'Occident sera toujours le mal, c'est immuable. Cinquième point commun : la déshumanisation et l'animalisation de l'ennemi. Le Coran qualifie les non-croyants de chiens, singes ou porcs. Si vous déshumanisez des personnes, vous leur ôtez le droit d'exister. C'est ainsi plus facile de les exterminer en masse sans problème de conscience. Ce que les nazis faisaient très exactement en qualifiant les juifs de cafards ou de rats. Enfin, regardez les buts de ces idéologies. Hitler voulait régner sur la planète entière, être « le maître du monde ». Ces mêmes mots se retrouvent dans les discours d'Hassan el-Banna.

Le monde musulman est aujourd'hui frappé par la violence. Mais l'histoire coloniale ou la géopolitique n'expliquent-elles pas davantage ces fractures que la nature même de l'islam ?

Bien sûr, si vous cherchez à comprendre les origines du terrorisme actuel, tout ne vient pas du Coran. Il y a des raisons géopolitiques, et évidemment les États-Unis et d'autres pays occidentaux ont une implication dans les guerres en Irak et Syrie. Mais vous ne pouvez épargner la religion en disant qu'elle n'a rien à voir avec cette violence. Pour en arriver au terrorisme, il faut d'abord une culture favorable, c'est-à-dire qui accepte la violence comme solution politique. C'est, je crois, ce qui se passe dans le monde islamique, car la religion, loin de condamner cette violence, fournit des arguments en sa faveur. Vous avez aussi une violence domestique, dans les familles. Quand un enfant grandit et voit sa mère se faire frapper par son père, il apprend que la violence est la première solution aux problèmes sociaux.

Vous avez confié que votre père battait votre mère, et que vous-même aviez subi des violences enfant. Ne faites-vous pas de votre histoire personnelle une généralité ?

Ce n'était pas un cas individuel, mais cela concernait toutes les familles que je connaissais enfant. Ces violences conjugales ne sont pas une petite minorité. C'est un vrai problème culturel, car le Coran encourage le mari à corriger sa femme si elle n'obéit pas. La religion est un moteur dans la façon de concevoir son couple ou d'éduquer les enfants. Son influence est considérable. Une autre raison de la violence dans le monde musulman, c'est l'insécurité des jeunes hommes dans notre époque moderne. D'un côté, on leur enseigne la certitude que l'islam est la vraie religion, que vous ne pouvez pas faire ça car c'est haram et que vous irez en enfer, sinon. Mais de leur côté, ils sont confrontés à la société moderne, libre et multiculturelle. Il leur est difficile de ne pas mordre dans le fruit défendu, mais après ça, ils se sentent coupables, et retournent vers un discours religieux les ramenant en arrière : « Tu es un pêcheur, reviens à Dieu. » La voie express, c'est le djihad. Mourir en tant que martyr, c'est la seule garantie d'aller directement au paradis. Dites-moi pourquoi un être humain voudrait se tuer tout en supprimant des dizaines de personnes comme ce qui est arrivé à Nice ou à Orlando ?

Mais la culture occidentale a elle aussi ses tueurs de masse !

Oui, mais il y a des raisons psychologiques qui expliquent ces tueurs de masse. Ce sont des profils qui ont été confrontés à la violence dans leur parcours. À Munich, Ali David Sonboly, le tueur germano-iranien, avait par exemple été la victime d'humiliations à l'école. Mais on ne peut pas trouver ces explications psychologiques chez tous les djihadistes. Ceux qui ont projeté le 11 septembre 2001 venaient souvent de familles riches, sans problèmes psychologiques apparents. C'est l'endoctrinement idéologique, l'utopie dans leur tête qui les a poussés à faire ça. Dans beaucoup de cas de tueurs de masse, le désespoir est la cause du passage à l'acte. Alors que pour la majorité des terroristes islamiques, c'est au contraire l'espoir d'atteindre quelque chose de supérieur. Ils ne sont pas déprimés en commettant les tueries. Au contraire, ils sourient. Ça fait une grande différence.

Quand vous présentez Mahomet comme un chef guerrier menant des purges et qui, aujourd'hui, serait responsable de « crimes contre l'humanité », n'est-ce pas de la provocation ?

Non, car ce sont des choses décrites dans les récits islamiques. Mahomet aurait par exemple ordonné en un seul jour la décapitation de 400 à 900 juifs qui s'étaient pourtant rendus. La violence appartient bien sûr à la culture de cette époque. Mais aujourd'hui, s'il venait avec le même message, comme le fait d'annoncer que si vous allez en enfer, votre peau sera brûlée et que vous aurez une nouvelle peau pour sentir la même douleur à nouveau, on le qualifierait de psychopathe et on ne le prendrait pas au sérieux. Or ce message est tellement important aujourd'hui pour deux seules raisons : il est vieux d'un point de vue historique et 1,5 milliard de gens y croient. Si l'islam n'était pratiqué que par un petit groupe, on le considérerait comme une secte (...)

N'est-ce pas historiquement absurde d'établir des parallèles entre une religion apparue au VIIe siècle dans la péninsule arabique et le nazisme, une idéologie athée du XXe siècle née en Occident ?

C'est une question que je me suis posée durant toute l'écriture du livre. Mais l'islam n'est pas qu'une religion, c'est aussi une idéologie politique. Dès les origines, quand Mahomet se rend à Médine, elle est par nature une religion politique, car il n'était pas juste un prophète ou prédicateur, mais aussi un homme d'État, général d'armée, ministre des Finances, juge et policier (...)

Pour vous, il est artificiel de séparer islam et islamisme. Pourquoi ?

J'ai d'abord pensé qu'il était juste de dire que l'islam et l'islamisme sont deux choses bien distinctes. Mais j'en suis arrivé à la conclusion que ce n'est pas rendre service aux musulmans. Il s'est passé la même chose avec le communisme, quand on expliquait que la théorie marxiste est bonne, et que c'est simplement la pratique stalinienne qui était mauvaise. En faisant cela, on ne critique jamais le fond des choses. Qu'est-ce que l'islamisme ? C'est la volonté de contrôler le monde. D'où cela vient-il ? Du Coran et de la pratique du Prophète. Il veut faire de l'islam une religion universelle, quitte à utiliser la violence. L'invention de l'islamisme est dans la naissance même de l'islam. Les frontières entre les deux sont très floues (...)

En politique, vous ne croyez pas aux « islamistes modérés », comme on a un temps pu présenter Erdogan. L'islam ne serait-il pas compatible avec la démocratie ?

Non, tout comme le christianisme ou le judaïsme. Si ces religions détiennent le pouvoir, elles ne sont pas compatibles avec la démocratie. D'abord parce que Dieu est le législateur, et non pas les humains, car il en sait plus que nous. Deuxièmement, parce que la démocratie suppose l'égalité entre tous les humains. Dans l'islam, il y a les humains en première classe – les musulmans –, d'autres en seconde classe – les juifs et les chrétiens –, et puis les non-croyants, qui n'ont aucune place. Enfin, la démocratie suppose une autonomie de l'individu, de son esprit comme de son corps. L'islam intervient jusque dans les domaines les plus intimes, et me dit quand je peux faire l'amour et avec qui. C'est pour ça que les États islamiques ont tant de problèmes avec les droits de l'homme. Mais, et je me répète, cela ne signifie bien sûr pas que les musulmans en tant que personnes ne peuvent pas être démocrates. Beaucoup sont profondément démocrates, mais ils ne tirent pas cela de la loi islamique, mais de leur expérience personnelle. En démocratie, les religions peuvent être représentées par des groupes d'influence au même niveau que les autres lobbys, mais elles ne peuvent pas être au-dessus des autres et détenir le pouvoir. Prenez le Vatican, on ne peut pas appeler ça une démocratie (rires). J'adore le pape François, mais il reste un dictateur (...)"

Posté le 5 août 2016 à 12h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (17)

04 août 2016

"Imam à l’église : une grave offense à la foi et à la raison"

De Correspondance européenne : 

"Le président de la Conférence Episcopale Italienne, Angelo Bagnasco, a critiqué ces catholiques qui se sont montrés déconcertés et pour la plupart indignés, par l’invitation adressée aux musulmans de venir prier, dimanche 31 juillet, dans les églises italiennes : « Vraiment je n’en comprends pas le motif – a-t-il dit –. Il me semble vraiment qu’il n’y a aucun motif ». L’adhésion de milliers de musulmans à la prière devant l’autel se veut, d’après lui, « une parole de condamnation et une prise de distance absolue, de la part de ceux qui, musulmans mais pas seulement, n’acceptent aucune forme de violence ». 

En réalité, comme l’a observé Mgr Antonio Livi sur le site La nuova Bussola quotidiana, la participation des musulmans aux cérémonies liturgiques, en Italie et en France, a constitué un acte à la fois sacrilège et insensé. Sacrilège parce que les églises catholiques, contrairement aux mosquées, ne sont pas des centres de conférence ou de propagande, mais des lieux sacrés, où l’on rend le culte d’adoration dû à Jésus-Christ, réellement présent “corps, sang, âme et divinité” dans l’Eucharistie. Si l’on jugeait nécessaire une rencontre pour condamner la violence, cet acte politique pouvait se tenir dans tout autre lieu, mais pas dans la maison de Dieu qui, pour le pape et les évêques italiens, ne peut qu’être l’unique vrai Dieu en trois Personnes, combattu manu militari par l’Islam au cours des siècles. 

A Rome, dans la basilique de Sainte Marie-du-Trastevere, où étaient assis au premier rang trois imams de la Capitale, deux d’entre eux, Ben Mohamed Mohamed et Sami Salem, ont parlé en chaire citant à plusieurs reprises le Coran, mais ont tourné le dos à l’Evangile durant l’Homélie, murmurant une prière musulmane pendant que les catholiques récitaient le Credo. Dans la cathédrale de Bari, l’Imam Sharif Lorenzini a récité en arabe la première sourate du Coran qui condamne en ces termes l’incrédulité des chrétiens : « Montre-nous la voie de rectitude, la voie de ceux que tu as gratifiés, non pas celle des réprouvés, non plus que de ceux qui s’égarent ».  

Ce qui est advenu est aussi un acte sans raison, précisément parce qu’il n’y a aucun motif pour que les musulmans soient invités à prier et à prêcher dans une église catholique. L’initiative des évêques italiens et français laisse croire que l’Islam, en tant que tel, n’a aucune responsabilité dans la stragégie de terreur, comme si ce n’était pas au nom du Coran que des musulmans fanatiques mais cohérents, massacrent les chrétiens dans le monde. Nier, comme l’a fait le pape François, que la guerre en cours est une guerre religieuse, est comme si l’on avait nié que dans les années 70 les brigades rouges menèrent une guerre politique contre l’Etat italien. Le mouvement des terroristes de l’Etat Islamique est religieux et idéologique et tire sa raison d’être d’un certain nombre de versets du Coran. Au nom du Coran, des dizaines de milliers de catholiques sont persécutés dans le monde entier, du Moyen-Orient, au Nigéria et à l’Indonésie. Tandis que le dernier numéro de Dabiq, la revue officielle du Califat, invite ses militants à détruire la Croix et à tuer les chrétiens, la Conférence Episcopale Italienne (CEI) libère la religion musulmane de toute responsabilité, mettant sur le compte d’un petit groupe d’extrémistes les massacres des derniers mois. Mais c’est exactement le contraire : il n’y a qu’une minorité (23 000 sur plus de 2 millions de musulmans officiellement référencés) qui ont adhéré à l’initiative insensés promue par la CEI. Comment donner raison à la majorité qui a décliné l’invitation accusant d’hypocrisie ceux qui l’ont acceptée ? Pourquoi les musulmans, qui professent une foi religieuse non seulement différente mais opposés à la foi catholique, devraient aller prier et prêcher dans une église catholique ou devraient inviter les catholiques à prêcher et prier dans leurs mosquées ? Ce qui est arrivé le 31 juillet est, sous tous les aspects, une grave offense à la foi comme à la raison".

  (Roberto de Mattei "Il Tempo" 3/08/2016)

Posté le 4 août 2016 à 19h08 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (25)

Ces propos engendrent une infinie tristesse chez les convertis venus de l’islam

Bernard Antony réagit avec tristesse aux propos du pape François sur le parallèle entre violences catholiques et musulmanes :

"Le Pape François a déclaré, dans l’avion qui le ramenait de Cracovie à Rome : « Si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique », il y a des « catholiques baptisés » qui sont des « catholiques violents », qui tuent « leur belle-mère » ou « leur fiancée », « toutes les religions » ont leur « fondamentalistes », « je n’aime pas parler de violence islamique », « je crois que ce n’est pas juste d’identifier l’islam avec la violence, ce n’est pas juste et ce n’est pas vrai ».

Bat Ye’or, grande historienne juive de l’Orient, déclarait pour sa part : « Moi, juive, je dois reconnaître que lorsque des chrétiens commettent des massacres, ce n’est pas selon l’imitation de Jésus Christ alors que lorsque des musulmans égorgent, c’est souvent selon le modèle de Mahomet ».

Il n’y a en effet aucun rapport ni analogie entre des faits divers et crimes commis en rupture avec la morale chrétienne et naturelle et des crimes et massacres perpétrés au nom d’Allah tels que prônés dans le Coran et les Hadîth. Ces propos engendrent une infinie tristesse chez les convertis venus de l’islam, dont certains se demandent aujourd’hui s’ils ont eu raison. C’est aussi un message désespérant pour les chrétiens d’Orient victimes des pires abominations."

Posté le 4 août 2016 à 06h45 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

02 août 2016

Les chrétiens persécutés d'Orient, grands oubliés du discours du pape François ?

Marc Fromager, directeur de l'AED, était interrogé par le FigaroVox au sujet des déclarations du pape François dans l'avion du retour des JMJ :

"Le pape François a déclaré ce dimanche: «Tous les jours quand j'ouvre les journaux, je vois des violences en Italie, quelqu'un qui tue sa petite amie, un autre qui tue sa belle-mère, et ce sont des catholiques baptisés. Si je dois parler de violences islamiques, je dois aussi parler de violences chrétiennes». Que vous inspirent ces déclarations?

Marc Fromager. - On comprend bien le souci du pape François de ne pas envenimer la situation et de chercher avec persévérance à éviter un conflit religieux qui serait dramatique. Il multiplie donc les prises de parole et les symboles pour désamorcer la tentation croissante, et quelque peu compréhensible, de réactions qui nous feraient entrer dans un cercle vicieux où la haine finirait par l'emporter. Sur le fond, on ne peut que lui être reconnaissant pour ce combat incessant en faveur de la paix. On pourrait l'appeler «le combattant pour la paix!».

Reste à savoir si, sur la forme, ses initiatives sont toujours aussi efficaces que souhaitées. Lorsqu'il ne rapatrie que des musulmans dans son avion personnel, il prend le risque de surprendre et il faut bien reconnaître qu'un certain nombre de personnes dont je fais partie n'ont toujours pas très bien compris la pertinence d'un tel geste. Lorsqu'il évoque les faits divers des journaux italiens pour expliquer qu'il n'y a aucune corrélation entre l'islam et la violence, j'avoue ne pas très bien comprendre non plus.

Lorsqu'un italien assassine sa belle-mère, ce n'est pas parce qu'il est catholique! En commettant cet acte, il n'est pas en train d'appliquer la doctrine sociale de l'Eglise et encore moins en train de répondre au message de l'Evangile. Je rappelle que le Christ a même été jusqu'à guérir la belle-mère du premier pape.

Encore une fois, on comprend bien et on approuve totalement son désir d'apaiser la tension générée aujourd'hui par l'islam mais en même temps, j'imagine qu'on puisse être en droit d'éprouver certaines réserves quant à la pertinence de sa démonstration.

Dans quelle mesure, en mettant sur le même pied islam et christianisme et en ne faisant pas de l'islam radical une spécificité propre à l'islam, le pape peut-il donner l'impression d'un certain oubli aux chrétiens d'Orient persécutés au nom de l'islamisme?

Je vais régulièrement au Moyen-Orient où j'ai pu visiter tous les pays hormis le Yémen. Les chrétiens d'Orient me disent ne plus rien comprendre. Ils ont parfois l'impression d'être abandonnés, y compris par leurs frères chrétiens d'Occident. Ils savent qu'ils ont été vendus pour 30 barils de pétrole (je fais référence aux 30 deniers de Judas, il va de soi qu'il y a beaucoup plus que 30 barils) par les autorités politiques de l'Occident. Ils ne s'attendaient pas à être également oubliés par leurs propres frères.

Des paroles fortes ont certes été dites pour les défendre de la part du pape et également par un certain nombre d'évêques français, des choses ont été faites notamment par des Œuvres d'Eglise (AED, Oeuvre d'Orient, ...) mais les chrétiens d'Orient aujourd'hui s'inquiètent pour nous. Ils ont l'impression que nous ne comprenons pas ce qui est en train d'arriver - ils pensent de plus en plus que nous allons subir ce qu'ils expérimentent maintenant - et regrettent d'autant plus le déni de réalité dans lequel on semble vouloir persister.

Ils connaissent bien l'islam pour l'avoir côtoyé depuis quatorze siècles. Ils savent très bien qu'en aucun cas, on peut mettre l'islam et le christianisme sur le même pied.

Benoît XVI dans son discours de Ratisbonne avait appelé au discours interreligieux en fondant cette nécessité sur la responsabilité et le lien indissociable entre foi et raison. Il avait alors suscité une vive polémique, certains l'ayant accusé de lier islam et violence. Quel regard portent les autorités des différentes Eglises d'Orient, notamment en Syrie et en Irak, sur les moyens de bâtir un tel dialogue?

On revient à la question initiale: comment apaiser cette tension religieuse qui ne cesse de s'aggraver? On peut rejeter en bloc toute espèce de connexion entre l'islam et la violence mais l'actualité quotidienne vient contredire cette belle pensée. Nos concitoyens ne sont pas dupes et plus on leur dit qu'il n'y a strictement aucun lien entre les deux et plus ça finit par les énerver. Il faut croire que ça ne doit pas être la bonne méthode.

D'un autre côté, lorsque Benoît XVI pose en réalité la bonne question, notamment le lien entre la foi et la raison, le monde musulman s'embrase, ce qui tend tout de même à confirmer qu'il y a bien là un problème.

Au final, quelle est donc la solution? Les chrétiens d'Orient nous parlent d'un dialogue de vie où l'on se respecte au quotidien. Les écoles et les centre de soins catholiques accueillent plus de musulmans que de chrétiens dans ces contrées, ce qui est une belle manière de témoigner de l'Evangile ... mais cela n'empêche pas leurs communautés de disparaître.

On peut imaginer qu'en dernier recours, il revient aux musulmans eux-mêmes de trouver des solutions à cette crise qu'ils expérimentent. Cette OPA de l'islam radical sur la communauté musulmane qui se traduit de plus en plus par une fuite en avant dans la violence est quelque chose qui les inquiète également. Le président Al-Sissi et un certain nombre d'intellectuels musulmans appellent de leurs vœux des réformes urgentes sans quoi l'islam, pensent-ils, est menacé d'implosion.

Peut-être que le Mal finira par s'auto-détruire. Trop de violence entraînera, on peut l'espérer, un sursaut et une réaction comme nous l'avons vu après l'assassinat du Père Hamel. Sans braquer nos amis musulmans - et je crois que c'est vraiment ce que le pape François a dans le cœur - il nous fait espérer que ce travail de délégitimation de la violence soit mené au plus vite."

Posté le 2 août 2016 à 22h24 par Marie Bethanie | Lien permanent

Chrétiens d'Orient, musulmans d'Occident : deux poids, deux mesures

Un tour d'horizon très éclairant pour notre avenir sur le sort des chrétiens d'Orient et le deux poids deux mesures qu'ils subissent, écrit par Patrick Karam, Docteur en Science politique, président de la Coordination des Chrétiens d'Orient en Danger (CHREDO), en collaboration avec Elie Haddad, médecin et vice-président de la CHREDO, pour le FigaroVox :

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"Si les mouvements islamistes assassinent les Chrétiens en Orient, les convertissent par la force, les chassent de leur terre et les dépossèdent de leur bien, d'autres régimes à l'apparence plus «civilisés» les persécutent au quotidien dans le silence total de la communauté internationale, et singulièrement de l'Europe et de la France.

Il est temps que l'Occident lève le voile qu'il s'est imposé afin d'affronter la vérité, celle des discriminations institutionnelles normalisées dans les règlementations et les pratiques que font subir aux différentes communautés en Orient, les Chrétiens en particulier, les islamistes en cravate qui dirigent le monde arabe.

Les pressions exercées contre les chrétiens orientaux en raison de leur religion ont varié suivant les pays, les régimes et les moments. Une lecture historique et linéaire peut conduire à penser que la coexistence avec les populations musulmanes s'est faite de manière plutôt harmonieuse, avec quelques aléas suivant les périodes.

Avant les crises, en Irak et en Syrie, les chrétiens ne subissaient pas de pressions, ni d'intimidations d'ordre religieux de la part de régimes autoritaires autre que la répression politique commune à tous les nationaux. Ainsi la liberté religieuse qui existait dans ces deux pays permettait aux Chrétiens de pratiquer leur rite en toute liberté, le statut de la femme était évolué, des conversions et des mariages mixtes étaient possibles et chacun pouvait vivre suivant sa religion ou sa culture. Il y a aujourd'hui une régression globale, tant en Irak, que dans une partie de la Syrie mais aussi en Egypte et dans l'ensemble du monde arabe.

Dans la plupart des pays musulmans, les Chrétiens, pourtant présents depuis deux millénaires, ne peuvent occuper des postes de premier rang dans l'administration, l'armée ou la politique. En outre, différents métiers leur sont interdits et ils sont systématiquement écartés de toute prise de fonction qui leur donnerait une visibilité ou un pouvoir quelconque sur des musulmans. Parfois, ils ne bénéficient pas des avantages sociaux ou de l'accès à certaines universités. Ils sont les invisibles de la société et malheur à ceux qui voudraient contester les règles du jeu établies car la prison ou la mort sanctionneraient l'imprudent. D'ailleurs, même dans le cas où le délit n'existe pas, le blasphème, c'est à dire une critique de l'islam, réelle ou imaginaire, punit de mort le chrétien qui, sur simple dénonciation, sera lynché par des voisins. Dans certains pays, comme l'Egypte, la pratique de l'enlèvement, de la conversion et du mariage forcés de chrétiennes mineures étaient devenus monnaie courante.

En Occident, les musulmans issus de l'immigration ont les mêmes droits et bénéficient de tous les avantages économiques et sociaux des pays d'accueil. En France, le RSA, les logements sociaux, les minimas sociaux, les différentes allocations, notamment familiale, la gratuité de l'enseignement de l'école à l'université ou de l'accès aux soins, les mêmes règles s'appliquent à tous. Même si la discrimination peut subsister dans les faits, les lois qui l'interdisent sont renforcées et l'Etat ou des autorités indépendantes veillent à leur application. Ils peuvent briguer tous les postes et parfois des campagnes de recrutements les visent particulièrement comme par exemple à la RATP. Ils peuvent manifester sur la voie publique leurs désaccords avec le pays d'accueil en toute liberté et leur liberté d'expression n'est pas bridée par des lois spécifiques.[...]"

[Lire l'article entier ici]

Posté le 2 août 2016 à 22h08 par Marie Bethanie | Lien permanent

01 août 2016

La diffusion de la foi par la violence est contraire à la raison

Suite aux propos du pape François, qui n'hésite pas à mettre sur un pied d'égalité la foi catholique et l'islam, je voudrais nous remettre en mémoire une partie du discours que le pape Benoît XVI a fait en 2006 lors d'un voyage apostolique à Ratisbonne. Le pape citait un dialogue sur le christianisme et l'islam et leur vérité respective, entre l'empereur byzantin Manuel Paléologue II et un érudit perse au XIVe siècle.

"L'empereur transcrit probablement ce dialogue pendant le siège de Constantinople entre 1394 et 1402. Cela explique que ses propres réflexions sont rendues de manière plus détaillée que celles de son interlocuteur persan [2]. Le dialogue embrasse tout le domaine de la structure de la foi couvert par la Bible et le Coran ; il s'intéresse en particulier à l'image de Dieu et de l'homme, mais revient nécessairement sans cesse sur le rapport de ce qu'on appelait les « trois Lois » ou les « trois ordres de vie» : Ancien Testament – Nouveau Testament – Coran. Je ne voudrais pas en faire ici l'objet de cette conférence, mais relever seulement un point – au demeurant marginal dans l'ensemble du dialogue – qui m'a fasciné par rapport au thème ‘foi et raison’, et qui servira de point de départ de mes réflexions sur ce sujet.

Dans le septième entretien (διάλεξις – controverse) publié par le professeur Khoury, l'empereur en vient à parler du thème du djihad, de la guerre sainte. L'empereur savait certainement que, dans la sourate 2,256, on lit : pas de contrainte en matière de foi – c'est probablement l'une des plus anciennes sourates de la période initiale qui, nous dit une partie des spécialistes, remonte au temps où Mahomet lui-même était encore privé de pouvoir et menacé. Mais, naturellement, l'empereur connaissait aussi les dispositions – d'origine plus tardive – sur la guerre sainte, retenues par le Coran. Sans entrer dans des détails comme le traitement différent des « détenteurs d'Écritures » et des « infidèles », il s'adresse à son interlocuteur d'une manière étonnamment abrupte – abrupte au point d’être pour nous inacceptable –, qui nous surprend et pose tout simplement la question centrale du rapport entre religion et violence en général. Il dit : « Montre moi ce que Mahomet a apporté de nouveau et tu ne trouveras que du mauvais et de l'inhumain comme ceci, qu'il a prescrit de répandre par l'épée la foi qu'il prêchait » [3]. Après s'être prononcé de manière si peu amène, l'empereur explique minutieusement pourquoi la diffusion de la foi par la violence est contraire à la raison.Elle est contraire à la nature de Dieu et à la nature de l'âme. « Dieu ne prend pas plaisir au sang, dit-il, et ne pas agir selon la raison (‘σύν λόγω’) est contraire à la nature de Dieu. La foi est fruit de l'âme, non pas du corps. Celui qui veut conduire quelqu'un vers la foi doit être capable de parler et de penser de façon juste et non pas de recourir à la violence et à la menace... Pour convaincre une âme douée de raison, on n'a pas besoin de son bras, ni d'objets pour frapper, ni d'aucun autre moyen qui menace quelqu'un de mort... » [4].

L’affirmation décisive de cette argumentation contre la conversion par la force dit : « Ne pas agir selon la raison est contraire à la nature de Dieu » [5]. L'éditeur du texte, Théodore Khoury, commente à ce sujet: « Pour l'empereur, byzantin nourri de philosophie grecque, cette affirmation est évidente. Pour la doctrine musulmane, au contraire, Dieu est absolument transcendant. Sa volonté n'est liée à aucune de nos catégories, fût-ce celle qui consiste à être raisonnable ».

[6] Khoury cite à ce propos un travail du célèbre islamologue français R. Arnaldez, qui note que Ibn Hazm va jusqu'à expliquer que Dieu n'est pas même tenu par sa propre parole et que rien ne l'oblige à nous révéler la vérité. Si tel était son vouloir, l'homme devrait être idolâtre[7].

À partir de là, pour la compréhension de Dieu et du même coup pour la réalisation concrète de la religion, apparaît un dilemme qui constitue un défi très immédiat. Est-ce seulement grec de penser qu'agir de façon contraire à la raison est en contradiction avec la nature de Dieu, ou cela vaut-il toujours et en soi ? Je pense que, sur ce point, la concordance parfaite, entre ce qui est grec, dans le meilleur sens du terme, et la foi en Dieu, fondée sur la Bible, devient manifeste. En référence au premier verset de la Genèse, premier verset de toute la Bible, Jean a ouvert le prologue de son évangile par ces mots : « Au commencement était le λογος ». C'est exactement le mot employé par l'empereur. Dieu agit « σύν λόγω », avec logos. Logos désigne à la fois la raison et la parole – une raison qui est créatrice et capable de se communiquer, mais justement comme raison. Jean nous a ainsi fait don de la parole ultime de la notion biblique de Dieu, la parole par laquelle tous les chemins souvent difficiles et tortueux de la foi biblique parviennent à leur but et trouvent leur synthèse. Au commencement était le Logos et le Logos est Dieu, nous dit l'Évangéliste."[Lire le texte entier ici]

Il est urgent que les catholiques soient au fait de ce que prescrit le coran. Ce serait bien tant qu'à faire qu'ils connaissent aussi le Nouveau Testament... une très bonne lecture d'été !

Posté le 1 août 2016 à 18h37 par Marie Bethanie | Lien permanent

On ne peut pas renvoyer dos-à-dos christianisme et islam au sujet de la violence

Le pape François disait ceci hier soir dans l'avion qui le ramenait des JMJ :

"«Je n'aime pas parler de violence islamique, parce qu'en feuilletant les journaux je vois tous les jours que des violences, même en Italie: celui-là qui tue sa fiancée, tel autre qui tue sa belle-mère, et un autre… et ce sont des catholiques baptisés! Ce sont des catholiques violents. Si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique. Non, les musulmans ne sont pas tous violents, les catholiques ne sont pas tous violents. C'est comme dans la macédoine, il y a de tout… Il y a des violents de cette religion…»

Puis il a continué sur la question du fondamentalisme: «Une chose est vraie: je crois qu'il y a presque toujours dans toutes les religions un petit groupe de fondamentalistes. Nous en avons. Quand le fondamentalisme arrive à tuer… mais on peut tuer avec la langue comme le dit l'apôtre Jacques, ce n'est pas moi qui le dit. On peut aussi tuer avec le couteau, non?»

Pour conclure et redire le fond de sa pensée: «Je crois qu'il n'est pas juste d'identifier l'islam avec la violence, ce n'est pas juste et ce n'est pas vrai. J'ai eu un long dialogue avec le grand iman de l'université Al-Azhar et je sais ce qu'ils pensent. Ils cherchent la paix, la rencontre.»"[...]

Ces propos ont déjà soulevé beaucoup de questions et d'indignation. Benoît Dumoulin propose une réaction sur Nouvelles de France :

"La violence est entrée dans le monde avec le péché, enseigne la Bible. Le premier meurtre de l’histoire humaine est celui d’Abel, victime de la jalousie de Caïn. Mais il n’est pas besoin d’être croyant pour faire l’expérience, en soi ou chez les autres, de cette violence nichée au cœur de l’homme depuis les origines de l’humanité. C’est un fait qui s’impose à tous.

En revanche, tout l’effort de la civilisation a consisté à endiguer la violence et, à défaut de pouvoir la supprimer, de tenter d’en contenir les effets.

C’est d’abord la loi du Talion qui limite la vengeance privée à une riposte à l’identique : « œil pour œil, dent pour dent ! ». C’est ensuite la revendication pour l’Etat du monopole de la violence légitime, afin de se substituer au cercle infernal de la violence privée. C’est enfin, l’encadrement de la violence par l’Eglise qui limite le recours à l’usage de la force dans l’espace (la paix de Dieu) et le temps (la trêve de Dieu), et théorise avec Saint Thomas d’Aquin la juste guerre qui seule autorise le recours aux armes.

Couronnant le tout, le message du Christ – et plus encore l’exemple qu’Il a donné sur la Croix – montre que la violence est désarmée par celui-là même qui accepte d’en porter par amour tout le joug. Comme l’a montré René Girard, le christianisme brise le cercle vicieux de la violence mimétique car il propose non une riposte à l’identique (ce qui était déjà un progrès) mais une offrande de soi par amour pour la conversion des persécuteurs : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ! ».

Cela n’induit nullement un pacifisme qui désarmerait quiconque face à une situation de violence dont il est victime. Si un homme ne répond que de lui, il peut effectivement décider de tendre la joue gauche si on le frappe sur la droite. Mais s’il est responsable d’une famille, la légitime défense lui commande au contraire de défendre sa femme et ses enfants. Comme le souligne Fabrice Hadjadj, « l’homme, en étant époux et père, devient le défenseur de sa femme et de ses enfants : il peut bien tendre sa joue gauche à lui, mais il ne peut tendre leurs joues gauches à eux. Il a par conséquent le devoir, pour leur défense légitime, de prendre les armes ou, ce qui n’est pas moins courageux, de prendre l’enfant et sa mère et de fuir en Égypte ».

Voilà comment la violence est régie par le catholicisme : appel à l’extirpation intérieure de toute forme de violence par la conversion du cœur et encadrement de l’usage de la force à des strictes fins de défense des plus faibles. À aucun endroit, on ne trouvera de légitimation de la violence à des fins de domination religieuse ou de conversion. Pour la simple et bonne raison que la conversion recherchée est celle du cœur et non une adhésion formelle et extérieure. On rappellera à ce titre que les croisades furent d’abord une entreprise de légitime défense destinée à permettre aux pèlerins persécutés par les turcs seldjoukides d’accéder aux lieux saints de Jérusalem, notamment au Saint-Sépulcre.

Rien de tel en islam. La loi du Talion n’est même pas respectée puisque la riposte est souvent prônée au-delà du mal commis, comme c’est le cas de la main coupée en punition du vol (Coran, 5 38). Par ailleurs, l’exemple de Mahomet ne peut, à moins de travestir les faits, être comparé à celui du Christ. Enfin, le Coran, s’il contient des sourates pacifiques, contient aussi des appels au meurtre des non-musulmans qu’il est d’autant plus difficile d’extirper qu’aucun magistère universel n’existe comme dans le catholicisme, afin de livrer une interprétation qui fasse seule autorité pour l’ensemble des croyants.

De courageux intellectuels de culture musulmane sont si convaincus de cette lacune qu’ils n’hésitent pas à brocarder ceux qui se contentent d’affirmer que la violence n’a rien à voir avec le Coran. Ainsi, en va-t-il d’Abdennour Bidar pour qui l’islamisme est un cancer qui prend ses racines au sein même de l’islam : « Tu refuses que les crimes de ce monstre soient commis en ton nom (hashtag #NotInMyName). Tu t’insurges que le monstre usurpe ton identité, et bien sûr tu as raison de le faire. Il est indispensable qu’à la face du monde tu proclames ainsi, haut et fort, que l’islam dénonce la barbarie. Mais c’est tout à fait insuffisant ! […] Ce problème est celui des racines du mal. D’où viennent les crimes de ce soi-disant « Etat islamique » ? Je vais te le dire, mon ami. Et cela ne va pas te faire plaisir, mais c’est mon devoir de philosophe. Les racines de ce mal qui te vole aujourd’hui ton visage sont en toi-même, le monstre est sorti de ton propre ventre – et il en surgira autant d’autres monstres pires encore que celui-ci tant que tu tarderas à admettre ta maladie, pour attaquer enfin cette racine du mal ! »

C’est pourquoi, on ne peut renvoyer dos-à-dos christianisme et islam au sujet de la violence comme l’a fait hier le pape François dans un parallèle hasardeux : « Je n’aime pas parler de violence islamique, parce qu’en feuilletant les journaux je vois tous les jours que des violences, même en Italie : celui-là qui tue sa fiancée, tel autre qui tue sa belle-mère, et un autre… et ce sont des catholiques baptisés, hein ! Ce sont des catholiques violents. Si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique ».

Mettre au même niveau la violence domestique et celle qui obéit aux injonctions de certaines sourates du Coran procède d’une profonde confusion intellectuelle. Il y aura toujours des hommes violents, et ce quelles que soient les civilisations. C’est la liberté personnelle de chacun qui est en jeu. Mais à aucun moment, ces actes de violence ne reçoivent, dans le catholicisme, une quelconque forme de légitimation religieuse par un texte ou une autorité sacrés. Ce n’est malheureusement pas le cas en islam et ce sont des penseurs musulmans qui parfois le dénoncent courageusement.

Ce serait donc du relativisme culturel que d’affirmer que toutes les civilisations et religions se valent de ce point de vue. Ne pas voir l’impact sur les mentalités de prescriptions violentes non régulées par une interprétation faisant autorité, c’est s’exposer à être aveugle sur la réelle nature de la menace qui nous entoure. Et ne pas rendre service aux musulmans engagés dans ce courageux travail de lucidité !

« Une chose est vraie, poursuit le pape, je crois qu’il y a presque toujours dans toutes les religions un petit groupe de fondamentalistes. Nous en avons ». Il faudrait interroger le pape pour savoir quels sont les « fondamentalistes catholiques » qui pourraient légitimement être comparés aux bourreaux de l’Etat islamique, quels sont ceux qui égorgent des imams dans une mosquée au nom de la foi chrétienne… La comparaison n’est pas du tout fondée car le seul « fondamentalisme » prôné par l’Eglise se trouve finalement être la radicalité de l’amour incarnée par les figures de sainteté qui ornent nos autels.

Il est plutôt à craindre que ce genre de propos finisse par décrédibiliser la parole pontificale et donner de l’eau au moulin à tous ceux qui en Occident pratiquent le relativisme culturel et s’interdisent un quelconque jugement de valeur sur une religion ou une civilisation. Or, toute entreprise de renaissance intellectuelle et spirituelle ne peut s’affranchir d’un profond devoir de vérité qui oblige aujourd’hui tous ceux qui souhaitent lutter contre la barbarie islamiste. Sinon, ce sont les générations suivantes qui nous reprocheront ce coupable aveuglement."

Benoît Dumoulin

Posté le 1 août 2016 à 17h30 par Marie Bethanie | Lien permanent

30 juillet 2016

Mon imam à la messe ?

Un bon article de François Teutsch pour Boulevard Voltaire exprime quelques doutes quant à la présence dimanche de musulmans à la messe de dimanche, en mesure de soutien aux catholiques attaqués en la personne du Père Hamel. Extraits :

Messe_latin[...] "Nombre de musulmans ont été profondément choqués par l’horrible assassinat du père Jacques Hamel. Ils ont évoqué leur tristesse, leur compassion, leur rejet de cet acte ignoble. Rien ne permet de penser que leurs propos ne sont pas sincères. Ils sont sincères, mais ignorants. Car le Coran comporte un tel nombre de versets qui permettent de justifier les crimes commis au nom de l’islam que, s’ils en avaient vraiment connaissance, ils se poseraient des questions.

Curieuse initiative, donc, qui laisse dubitatif. La messe n’est pas un rassemblement festif, ni même un « repas » fraternel, comme on nous l’a si souvent seriné. Pour les catholiques, la messe est avant toute chose la célébration du sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire le renouvellement non sanglant de la mort et de la résurrection du Christ. Pour les catholiques, le Christ est réellement présent à l’autel lors de la consécration du pain et du vin – et non symboliquement, comme le professent les protestants. Pourquoi ce rappel théologique qui semblera abscons à beaucoup de lecteurs ? Simplement pour montrer quel abîme existe entre les conceptions chrétienne et musulmane de la nature de Dieu.

Lorsque les chrétiens affirment connaître et rencontrer personnellement un Dieu qui les a créés par amour, qui les laisse absolument libres de l’aimer ou de le rejeter et qui s’incarne en notre humanité, les musulmans croient en un dieu inaccessible, distant et vengeur. Ils considèrent l’idée même d’incarnation comme un blasphème. Dieu ne peut pas se faire homme. Jésus n’est qu’un prophète, rien de plus.

Assister à la messe signifie, dès lors, croire en la présence de Jésus, fils de Dieu, au milieu de nous. Et proclamer, lors du Credo, « Il est Dieu né de Dieu, lumière née de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu ». Est-ce cela que souhaitent les musulmans qui invitent leurs coreligionnaires à se joindre à nous dimanche ? Cela risque de leur poser de sérieux problèmes de conscience ! Mais s’ils pensent que nous ne faisons que nous réunir pour écouter la parole de Dieu et prier ensemble – ce qui n’est pas faux, mais insuffisant -, ils se trompent lourdement.[...]

Alors, provocation ou ignorance ? C’est en tout cas une mauvaise idée. Que cela n’empêche pas les chrétiens de prier pour leurs frères musulmans. Mais de prier pour leur conversion. C’est leur devoir spirituel."

Je ne sais pas si c'est une mauvaise idée, car la toute puissance de Dieu peut se manifester partout et même susciter des conversions de musulmans au cours de cette messe dominicale. Il n'empêche qu'humainement parlant, connaissant la capacité de mensonge de l'islam, on ne peut s'empêcher de se poser des questions sur l'utilité effective de cette mesure.

Posté le 30 juillet 2016 à 10h02 par Marie Bethanie | Lien permanent

29 juillet 2016

Qui sommes-nous pour décerner des brevets d'orthodoxie islamique ?

Extrait d'un entretien d'Alain Finkielkraut au Point à propos de Daech :

Capture d’écran 2016-07-29 à 07.31.53

Posté le 29 juillet 2016 à 07h34 par Michel Janva | Lien permanent

28 juillet 2016

La première source de persécutions de chrétiens dans le monde est l’extrémisme islamique

Le directeur de l’ONG Portes ouvertes, Michel Varton, répond à 20 Minutes :

"Dans votre rapport annuel, vous indiquez que la première source de persécutions de chrétiens dans le monde en 2015 est l’extrémisme islamique. Est-ce toujours le cas actuellement ?

Nous ferons le bilan à la fin de l’année, mais cela devrait toujours rester d’actualité. Depuis sept semaines par exemple, nous avons noté douze agressions d’extrémistes islamiques contre des coptes en Egypte. Mais la violence islamique a deux faces. L’une est visible, ce sont les meurtres notamment, les agressions, nous l’appelons le marteau. L’autre est invisible, c’est l’étau, c’est-à-dire une pression quotidienne, très présente, qui pèse sur la population. Les chrétiens sont victimes de nombreuses discriminations. Un travail peut leur être refusé du fait qu’ils ne sont pas musulmans, comme en Egypte. Il leur est plus difficile de trouver un appartement, d’obtenir une promotion, les prix sont plus chers pour eux… Et les musulmans qui souhaitent se convertir sont vus comme des traîtres et risquent la mort. [...]"

Posté le 28 juillet 2016 à 12h05 par Michel Janva | Lien permanent

Un journaliste d'origine iranienne annonce sa conversion

Suite à l’égorgement du Père Jacques Hamel, le journaliste irano-étatsunien Sohrab Ahmari, né à Téhéran et éditorialiste au bureau de Londres de The Wall Street Journal, vient d’annoncer sa conversion au catholicisme sur son compte Twitter.

Ce twitt a été supprimé par son auteur qui s’en explique hier à 16 h dans un autre twitt :

« Aux nouveaux suiveurs sur Twitter : j’ai supprimé mon twitt d’hier annonçant ma conversion, afin d’éviter d’attirer l’attention des cinglés d’Internet sur mon église ».

En effet, la conversion est interdite en islam : cet homme est condamné à mort selon les lois du Coran et des Hadiths.

Posté le 28 juillet 2016 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent

L’Etat islamique, c’est vraiment la mise en œuvre de l’islam

Lu sur Réinformation.tv :

"Dans un entretien mis en ligne par le site de vidéos catholiques EUK Mamie, le père jésuite Samir Khalil, islamologue de l’université Saint-Joseph de Beyrouth et intervenant dans plusieurs universités pontificales, dénonce la persécution contre les chrétiens du Proche-Orient de la part de l’islam. Pour lui, il n’y a pas de doute : l’Etat islamique, c’est vraiment la mise en œuvre de l’islam, appuyée sur l’exemple de Mahomet : « Daesh, l’Etat islamique, n’a rien fait contre la loi islamique. Il a appliqué ce qui se trouve dans le Coran ou dans la vie de Mahomet, et dans ses paroles. »

De la part d’un fin connaisseur de l’islam comme le P. Khalil, cette analyse a du poids – même si elle contredit frontalement le politiquement correct qui veut que l’islam soit une religion « de paix et de tolérance ». Auteur d’une soixantaine de livres et de plus de 1.500 articles universitaires, il est spécialisé dans l’histoire de l’Orient chrétien et du patrimoine culturel et théologique chrétien arabe ; il s’est également beaucoup penché sur les relations entre chrétiens et musulmans et la question de « l’intégration » des musulmans en Europe.

Le P. Samir Khalil a livré ses réflexions sur l’Etat islamique en italien, dans le cadre de l’émission « Sur les traces du Nazaréen ». Le site hispanophone Infocatolica en a retranscrit la substance.

Ayant noté que l’islam pratique la « discrimination » par le truchement de l’inscription de la religion sur la carte d’identité dans les pays du Proche-Orient – question épineuse qui pose aussi le problème de la sauvegarde les légitimes privilèges communautaires en matière de droit matrimonial par exemple – le P. Khalil souligne qu’en islam, « la liberté de conscience n’existe pas ». A la manière du traître qui révèle des secrets d’importance capitale pour son pays, « celui qui abandonne l’islam pour adhérer à une autre religion est tenu pour un traître qu’il faut châtier » : c’est pourquoi le musulman qui abandonne publiquement l’islam est passible de la mort. Cela s’explique, souligne le jésuite, par la nature de l’islam : « Il est religion, Etat, politique, économie, tout. »

[...] Cela est certes nié par les musulmans « modérés ». « Les musulmans n’osent pas le dire, ils disent : “Non, Daesh n’a rien à voir avec l’islam, parce que l’islam veut dire Salam, paix.” C’est avant tout un mensonge linguistique. Ce mot peut signifier salut, paix, soumission, etc. Islam veut dire soumission, ce qui suppose la soumission à Dieu. (…) Dire que cela n’appartient pas à l’islam est un mensonge. La réalité, c’est que l’État islamique est 100 % musulman. Que cela ne plaise pas aux musulmans et à leur sens de l’honneur, cela veut dire que celui qui dit cela n’est pas musulman, c’est une personne modérée  mais juridiquement, il est musulman. (…) On ne peut pas dire que l’islam est égal à la violence. Mais on ne peut pas dire le contraire : qu’il n’y a pas de violence dans l’islam. Il y a de la violence. » [...]"

Posté le 28 juillet 2016 à 07h28 par Michel Janva | Lien permanent

27 juillet 2016

Hypocrisie saoudienne

Un porte-parole du gouvernement de Ryad déclare :

« Le royaume saoudien condamne dans les termes les vifs l'attaque terroriste » « Ce lâche acte terroriste est rejeté par la religion musulmane qui enjoint de protéger les lieux de culte et interdit leur profanation. »

Les Saoudiens protègent les églises de façon exemplaire : aucun acte de profanation d’un lieu de culte chrétien depuis la naissance du royaume. Parce qu’il n’y en a pas.

Il y a une différence entre tuer un prêtre et interdire sous peine de mort la religion catholique.

Yves Daoudal relève aussi la déclaration d'une magistrate, qui explique que c’est difficile de savoir si un « radicalisé » emprisonné va retourner sagement à la vie civile, parce que les terroristes ont une tactique qui s’appelle la « taqiya » : ils peuvent dissimuler leurs desseins, et même boire de l’alcool et manger du porc pour donner le change…

Or la taqiya n’est pas une tactique de terroristes. C’est un principe de l’islam. Tout au moins pour le musulman qui vit dans un pays où l’islam est minoritaire : il doit donner le change sur les objectifs de l’islam. Et la taqiya du gentil musulman qui respecte les règles de l’islam est beaucoup plus dangereuse, à moyen et à long terme, que la taqiya du terroriste des boîtes de nuit. Car c’est la taqiya générale des imams, adoptée comme vérité d’évangile par les gouvernants, les opposants, les évêques, les journalistes, les chroniqueurs, les magistrats…

Posté le 27 juillet 2016 à 16h51 par Michel Janva | Lien permanent

Cardinal Burke : "Il n’y a aucun doute que l’islam veut gouverner le monde"

Interrogé par Religion News Service le 21 juillet, le cardinal Burke déclare que l’islam est «d’abord une forme de gouvernement». Il a déclaré s’inquiéter que plusieurs personnes ne comprennent pas que

«quand ils (les musulmans) deviennent majoritaires dans un pays, ils ont le devoir de soumettre toute la population à la charia».

[..] «Le point que je veux faire passer est le suivant. Quand ils deviennent majoritaires dans quelque pays que ce soit, les musulmans ont l’obligation religieuse de gouverner le pays. Si c’est ce que les citoyens d’une nation donnée désirent, alors ils n’ont qu’à permettre que ça continue. D’un autre côté, s’ils s’y objectent, alors ils doivent trouver une façon de faire face à la situation."

Le cardinal a indiqué que, dans certaines villes de France et de Belgique, avec d’importantes populations musulmanes, «il y a des mini États islamiques» avec des «zones fermées» [‘no-go zones’] aux autorités gouvernementales. Il ajoute que

«ces phénomènes ne sont pas des anomalies dans l’islam. C’est la façon dont les choses doivent aller… Si vous comprenez cela et que vous n’aimez pas l’idée de vous voir imposer un gouvernement islamique par la force, alors vous avez raison d’avoir peur».

Il rappelle des exemples historiques d’invasions musulmanes de nations chrétiennes d’Europe, comme la bataille de Lépante (1571) et la bataille de Vienne (1683) qui s’étaient soldées par des défaites de l’empire ottoman.

«Ces événements historiques sont directement rattachés à la situation qu’on vit aujourd’hui. Il n’y a aucun doute que l’islam veut gouverner le monde». […] «Je pense qu’on doit insister là-dessus. On doit dire non, notre pays n’est pas disponible pour être transformé en État islamique.»

Posté le 27 juillet 2016 à 10h39 par Michel Janva | Lien permanent

26 juillet 2016

Il faut traiter le Coran et les Hadiths comme Mein Kampf !

Réaction de Bernard Antony :

"Deux islamo-jihâdistes viennent donc d’égorger un prêtre et un fidèle dans l’église de Saint Etienne de Rouvray. Egorgements comme il y en a eu tant à notre époque, en Algérie, en Turquie, en Egypte, au Pakistan, au Nigéria, aux Philippines, en Indonésie, en Irak, en Syrie et autres pays de l’oumma islamique. Comme il y en a eu par millions au long des immenses pulsions massacreuses ou génocidaires du fanatisme islamique, dans les hécatombes de Tamerlan en Inde, les invasions arabes de l’Afrique du Nord, les massacres de 1860 au Liban, le génocide il y a un siècle des Arméniens, des Assyro-chaldéens et autres chrétiens d’Orient.

François Hollande a réagi comme toujours dans la perfection mécanique de sa médiocrité, qualifiant bien sûr l’attentat de « lâche ». Plus consternantes ont été les premières réactions de certains journalistes et de responsables catholiques. Les premiers ont attendu que François Hollande confirme qu’il s’agissait d’un attentat terroriste ; sans doute pensaient-ils pouvoir prudemment invoquer l’action d’un « déséquilibré ».

Quant aux responsables religieux, en particulier Monseigneur Dubost et le Vicaire général de Rouen, Philippe Maheut, ils ont insisté, sans peser la portée de leurs propos, sur la nécessité du renforcement du « dialogue inter-religieux », aveu implicite, sans doute bien malgré eux, qu’ils attribuent la cause de pareils crimes à l’appartenance religieuse. Le vicaire général Maheut s’est demandé « comment on peut en arriver là ». Sa connaissance de l’histoire du terrorisme semble bien courte. Il a invoqué aussitôt, lui aussi, la ritournelle de la « situation d’exclusion ». Comme s’ils étaient tout de même un peu excusables, ces égorgeurs de catholiques ! Il a livré sa conclusion : « il faut continuer à aller à la rencontre », sans bien toutefois préciser de qui : des imams ? des terroristes ? Une fois encore, pas l’ombre d’une réflexion pour en finir avec le déni de la réalité de l’islam et pour prendre enfin en considération la nature des textes, Coran et Hadiths, vendus dans toutes les librairies islamiques et les mosquées. Le Maréchal Sissi a demandé que l’on en termine avec la sacralisation de ces textes, pleins de violences, de châtiments barbares et d’égorgements pratiqués par le prophète lui-même.

Dialogue ? Rencontre ? Pourquoi pas ? Pour obtenir enfin que le Coran et les Hadiths soient édités, comme c’en est une juste obligation pour Mein Kampf, assortis d’avertissements mettant en garde contre leur perniciosité. Tant que l’on ne remettra pas en cause ces textes-modèles et tant que les centaines de milliers d’imans dans le monde ne le feront pas, le terrorisme des Hashishins de notre temps n’est pas près de prendre fin."

Posté le 26 juillet 2016 à 16h31 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2016

Il y a une différence de nature entre la religion chrétienne et les religions ou traditions croyantes non chrétiennes

A la suite de la tribune de Mathieu Parbot, publiée samedi, et tandis que Mgr Pontier a fait des déclarations douteuses sur l'islam et le terrorisme, un lecteur m'envoie ces quelques réflexions :

1. Ce qu'il faut bien comprendre, et qu'il est délicat et douloureux d'évoquer, c'est ceci : bon nombre de théologiens, au moins depuis le début des années 1970, et d'évêques, au moins depuis le milieu des années 1980, sont à la fois les prisonniers et les serviteurs d'une véritable idéologie, la dialogomanie ou, si vous préférez, l'irénolâtrie.

2. On reconnaît une idéologie à quelques caractéristiques : 

  • elle impose ou prescrit des réponses, situées au coeur de ce qu'elle fait dire ;
  • elle interdit ou proscrit des questions, situées au sein de ce qu'elle fait taire ;
  • elle évince, ignore, occulte, méprise ou néglige les données factuelles ou textuelles, les réalités doctrinales ou historiques, qui ne cadrent pas avec ses expressions, avec ses omissions, ou avec sa vision globale ; 
  • elle divise, en l'occurrence, l'Eglise catholique, en deux camps, les "catholiques fermés", critiques ou sceptiques sur le dialogue, et considérés comme manquant de charité, à l'égard des croyants non chrétiens, et les "chrétiens ouverts", qui sont tenus pour être pleins de charité, vis-à-vis des croyants non chrétiens ;
  • elle fonctionne d'une manière hyperbolique, inflationniste, dans l'espoir de devenir hégémonique et irréversible, car il est très important, pour ceux qui en sont les artisans ou les partisans,
    • a) d'une part, que l'on ne puisse pas revenir sur certaines "avancées", évolutions, inspirations, orientations,  
    • b) d'autre part, que tout le monde, ou plutôt toute l'Eglise, finisse par s'y soumettre ou par y souscrire ;
  • elle fonctionne au moyen d'un langage, immédiatement identifiable, par association puis par répétition d'idées toutes faites, et par occupation puis par saturation des espaces d'expression, ce langage permettant de contraindre, en douceur, à oublier la distinction entre ceux qui essaient de voir la réalité comme elle est, et ceux qui réussissent à la voir comme les dialogomanes ou les irénolâtres voudraient qu'elle soit.  

3. Cette idéologie est apparue à partir du moment où certains clercs ont commencé à accorder plus d'autorité, plus d'importance, à des philosophes inspirateurs ou continuateurs de la postmodernité, ou à tel contexte culturel ou sociétal, qu'à l'Ecriture, à la Tradition, et au Magistère.

Je pense ici à ceux qui, notamment à la suite de Heidegger, considèrent en substance qu'il ne faut plus continuer à poser un signe d'égalité, avant tout, entre Dieu et l'être, ou entre Dieu et la vérité, mais qu'il faut au contraire commencer à poser un signe d'égalité, seulement entre Dieu et l'amour, ou seulement entre Dieu et la charité, c'est-à-dire la charité entre croyants ou la charité entre croyants et non croyants.   

Je pense aussi à ceux qui, notamment dans le sillage de Lévinas, considèrent en substance que la religion chrétienne peut et doit être réduite ou soumise à une éthique, pour ne pas dire à une "mystique", du dialogue, de la rencontre, de la réunion, au service de l'autre, de l'accueil de l'autre, des attentes de l'autre, du cheminement avec l'autre, de la convergence vers l'autre, de l'échange avec l'autre, de l'ouverture sur l'autre, de l'union avec l'autre,...ou plutôt avec l'idée que l'on s'en fait, ou avec la vision que l'on en a...

4. A l'opposé de ce "culte de l'autre", de cette vision des choses, la tâche à accomplir, dans le cadre de la mission, consiste plutôt à annoncer Jésus-Christ, par la prédication et par le témoignage, dans la Foi, l'Espérance, la Charité, à exhorter les non chrétiens, explicitement, à la conversion, sous la conduite et en direction de Jésus-Christ, et, implicitement, à l'abandon de telle religion ou tradition croyante, dont les fondements, les conceptions, les doctrines, les pratiques, ont plutôt tendance à maintenir dans l'éloignement ou dans l'opposition, à l'égard du seul Médiateur et Rédempteur, ou vis-à-vis du seul Seigneur et Sauveur. 

5. A cause de cette dialogomanie ou irénolâtrie, les clercs concernés refusent fréquemment de reconnaître, par exemple, que telle religion monothéiste théocratique d'origine moyen-orientale comporte des éléments, à caractère doctrinal ou pratique, qui sont objectivement asservissants, ou que telle religion polythéiste mythologique d'origine asiatique comporte des éléments, d'ordre doctrinal ou pratique, qui sont objectivement abêtissants, car tout religion ou tradition croyante semble être incritiquable par principe. 

6. La vision, aporétique, incohérente, inconséquente, utopisante, selon laquelle tout croyant sincère est presque certainement inspiré par Dieu et orienté vers Dieu, ou selon laquelle toutes les religions ou traditions croyantes, comptant dans leurs rangs des croyants sincères, sont presque également légitimes, presque équivalentes, sur le plan éthique, et sont globalement convergentes sur le fond, même si elles sont plus ou moins différentes dans leur forme, découle de cette dialogomanie, ou débouche sur cette irénolâtrie.

7. Le fait que cette vision bénéficie, depuis au moins trente ans, d'une banalisation et d'une légitimation croissante, en dit vraiment très long sur le confusionnisme et le consensualisme, mais aussi sur le conformisme ou le mimétisme de bien des catholiques, qui ont complètement perdu de vue le fait qu'il y a une différence de nature entre la religion chrétienne et les religions ou traditions croyantes non chrétiennes, et le fait qu'un catholique précise ou rappelle que telle religion ou tradition croyante non chrétienne n'est pas dépositaire de la plénitude de la révélation divine ne le rend pas, pour autant, coupable de détestation, de haine ou de mépris, à l'égard des croyants non chrétiens qui adhèrent à cette religion ou à cette tradition. 

8. En particulier et plus précisément, de même que bien des clercs ont commis, et ont fait ou ont laissé commettre, de graves erreurs, face au communisme, hier, de même, bien des clercs commettent, font ou laissent commettre de graves erreurs, face à l'islam, aujourd'hui : hier, dire la vérité sur le communisme était souvent réputé équivalent au fait de "dire du mal des ouvriers", et, aujourd'hui, dire la vérité sur l'islam est souvent tenu pour équivalent au fait de "dire du mal des musulmans", du point de vue des dialogomanes.

9. C'est à cause de tous ces arguments, du fait de tous ces procédés, manipulatoires, neutralisateurs (et dont la part d'ambiguité, d'aveuglement, d'imprécision, d'imprudence, est fréquemment minimisée, par ceux-là mêmes qui, croyant qu'une bonne intention suffit, ont fait d'un moyen, parmi d'autres : le dialogue, une fin en soi, qui s'auto-alimente ou s'auto-légitime), que nous sommes arrivés à la situation actuelle, en présence de laquelle nous voyons bien que ce qui pourrait être de la compréhension, de la coopération, des échanges, de l'entraide, du respect mutuel, entre croyants, ou entre croyants chrétiens et croyants musulmans, est souvent, dans les faits, du "déni-alogue" interreligieux, ou du "dhimmi-allohgue" islamo-chrétien.

10. Face à cette dialogomanie, face à cette irénolâtrie, à chaque fois, en tout cas, qu'elle se manifeste d'une manière située à proximité de l'illusionisme, les catholiques doivent pouvoir s'exprimer avec énergie et fermeté, d'abord pour signaler à leurs évêques qu'ils ne sont absolument pas dupes de ce qui est mis en oeuvre et en valeur, ensuite pour leur demander de revenir, non pas en arrière, mais vers l'essentiel, qui ne consiste certes pas à faire comme si certaines vérités premières étaient escamotables ou facultatives, sous prétexte que l'évocation de certaines réalités ou thématiques risque de déplaire ou de déranger telle communauté de croyants non chrétiens, ou que des distinctions ou précisions sont désormais "dépassées".

11. Ces quelques mots doivent également expliciter

  • le rappel du fait que la culpabilité occidentale postcoloniale constitue l'une des clefs de compréhension de la mentalité dialogomaniaque qui est à l'oeuvre, encore une fois, depuis trente à quarante-cinq ans, vis-à-vis des religions et traditions croyantes, non seulement non chrétiennes, mais aussi...non européennes, 
  • le rappel de ce qu'il faut bien considérer comme le plus grand danger : en effet, 

a) le plus grand danger n'est pas que les clercs nous incitent "parfois" (en ont-ils seulement conscience ?) à ne pas être vigilants et résistants, face à la conception musulmane ET face à la conception postmoderne de la liberté et de la vérité, dans le domaine religieux, même s'ils nous incitent effectivement à cela ;  

b) le plus grand danger est que se propage dans l'Eglise la vision selon laquelle il est possible de retirer une certaine forme de supériorité morale du fait de faire reposer la coexistence pacifique interreligieuse sur un certain type d'autocensure pacifiste intra-ecclésiale, comme si une supériorité morale résidait dans le fait de continuer à censurer ou à falsifier certaines vérités premières, alors que le courage et la franchise consisteraient plutôt à les exprimer, avec diplomatie, discernement, pédagogie et psychologie.

12. Enfin, un retour sur le titre de l'article publié par Le salon beige permet de faire remarquer qu'il y est question des victimes de l'islam ; dans cet ordre d'idées, il convient de rappeler que les victimes de l'islam ne sont pas avant tout, ou ne sont pas seulement, des non musulmans, contraints à la conversion, à la soumission, ou à bien pire. C'est en effet grâce à des ex-musulmans, certains devenus athées, d'autres devenus chrétiens, que l'on peut le mieux comprendre qui sont les premières victimes de l'islam.

Or, c'est cela aussi que les dialogomanes ou les irénolâtres ont plutôt tendance à ne pas voir, à ne pas faire voir, ou à ne pas laisser voir, alors que c'est là que l'on touche du doigt la nature profonde d'au moins une partie des éléments constitutifs de l'islam, ce que des intellectuels musulmans reconnaissent de plus en plus.  

Parmi les derniers admirateurs, non communistes, du communisme, il s'est trouvé, dans les années 1970 et 1980, des clercs catholiques, aveugles volontaires. Un jour, parmi les derniers admirateurs, non musulmans, de l'islam, se trouvera-t-il d'autres clercs catholiques, tout aussi aveugles volontaires ?

Posté le 25 juillet 2016 à 07h13 par Michel Janva | Lien permanent

23 juillet 2016

Qu'est-ce que ce serait s'ils n'étaient pas modérés

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Depuis quelques jours circule sur les « réseaux sociaux » une vidéo où l’on verrait des « rebelles » syriens décapiter un enfant de 11 ans coupable de collaboration avec le gouvernement syrien.

Hélas la vidéo est authentique. Et il faut ajouter que l’enfant a été torturé sur tout le corps avant d’être décapité. Et que ces rebelles sont garantis « modérés ».

On entend d’abord un officier de l’Armée syrienne libre livrer la sentence de condamnation à mort. Il ajoute : « Ils n’ont plus d’hommes, maintenant ils envoient des enfants. » La sentence est exécutée par les soldats de Nour al-Din al-Zenki (c’est le nom de l’émir d’Alep au temps des croisades), un groupe membre de l’Armée syrienne libre. A la fin le bourreau montre la tête en scandant Allahou Akbar. Le tout se déroule devant des badauds souriants.

Les dirigeants de Nour al-Din al-Zenki ont authentifié l’horreur en disant que ce n’était pas bien et qu’une « commission d’enquête » allait être créée… (Mais la sentence a été délivrée par leurs patrons de l’ASL…)

Le groupe Nour al-Din al-Zenki a reçu des aides et des armes de l’Arabie saoudite, du Qatar, de la Turquie, et de la CIA (missiles anti-char).

L’Armée syrienne libre est le chouchou de toutes les démocraties. Elle a reçu des dizaines de millions de dollars des Etats-Unis, et des armes de toute une série de pays dont la France (mitrailleuses, lance-roquettes, moyens de communication)."

Posté le 23 juillet 2016 à 16h26 par Michel Janva | Lien permanent

19 juillet 2016

Le gouvernement a-t-il passé sous silence des actes de torture au Bataclan ?

C'est le Daily Mail qui ouvre le bal, s'appuyant sur les rapports de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale présidée par Georges Fenech sur les actes de terrorisme en France depuis le 7 janvier 2015 (Charlie Hebdo). Les rapports se suivent et ne se ressemblent pas tout-à-fait : alors que le Procureur de la République François Mollins le nie totalement et parle de "rumeurs" (lire ici), des fonctionnaires de la BAC de nuit du Val-de-Marne parlent d'actes de torture à l'étage du Bataclan : décapitations, égorgements, énucléations, émasculations, éviscérations et tortures en tout genre ont été décrits, au point de faire vomir les policiers qui ont découvert la scène (lire ici).

On trouvera une traduction de l'article du Daily Mail, ainsi qu'une synthèse des divers témoignages de la Commission d'enquête dans cet article de Fdesouche.

Ces divergences dans les témoignages ne peuvent que nous alerter : pourquoi vouloir cacher ces actes de torture commis par des islamistes ? Le président Georges Fenech dit qu'il a eu connaissance de vidéos qui auraient été postées au profit de la propagande de Daech. Il n'a pas l'air de mettre en doute les déclarations des policiers de la BAC, qui témoignaient sous serment. Et pourtant, le Préfet de Police de Paris, le directeur de la Police judiciaire à Paris et le Procureur de la République disent qu'ils n'ont pas eu connaissance de tels actes de torture. Si ces actes étaient connus du grand public, ne peut-on imaginer que le scénario soigneusement élaboré par les gouvernements successifs d'un "islam de France" respectueux des "valeurs républicaines" volerait en éclat ?

Posté le 19 juillet 2016 à 14h02 par Marie Bethanie | Lien permanent

Allemagne : attaque à la hache dans un train par un réfugié musulman (add)

Lu dans le Figaro : Un Afghan de 17 ans qui vivait en Bavière dans un foyer de réfugiés a attaqué hier soir quatre personnes à l'aide d'une hache et d'un couteau, en criant (peut-être) Allah Akhbar. On a trouvé chez lui un drapeau de l'Etat islamique. Il a été abattu par la police. Deux des victimes sont dans un état grave.

Addendum : L'Etat islamique a revendiqué l'attaque via son agence Amaq.

Posté le 19 juillet 2016 à 09h38 par Marie Bethanie | Lien permanent

18 juillet 2016

A-t-on le droit de critiquer l’islam ?

Eclj logo 2Un communiqué de Grégor Puppinck, directeur de l'ECLJ, sur la condamnation en Autriche d'une conférencière ayant osé parler de pédophilie au sujet de Mahomet :

"La Cour européenne des droits de l’homme est appelée à se prononcer sur l’étendue du droit de critiquer l’islam à l’occasion de la condamnation pour blasphème d’une conférencière ayant mis en cause les mœurs de Mahomet.

La conférencière qui saisit la Cour de Strasbourg a été reconnue coupable d’avoir publiquement « dénigré une personne qui est un objet de vénération », à savoir « Mahomet », le prophète de l’islam, d’une manière « susceptible de susciter une indignation justifiée », en violation de l’article 188 du Code pénal autrichien.

Les propos litigieux ont été tenus durant un cycle de conférences intitulé « Connaissances de base sur l’Islam » à l’Institut d’éducation du Parti autrichien de la liberté (FPÖ) devant une trentaine de participants.

Il est reproché en substance à la conférencière d’avoir dit que Mahomet avait des tendances pédophiles (il « aimait le faire avec des enfants ») car il s’est marié avec une fille de six ans (Aïcha) et a consommé ce mariage lorsqu’elle n’avait que neuf ans. La conférencière notait que cela posait problème dans la mesure où « le plus haut commandement pour un homme musulman est d’imiter Mahomet », ajoutant plus généralement que « les musulmans entrent en conflit avec la démocratie et notre système de valeurs ».

Suite à une plainte de journalistes, la conférencière fut condamnée à payer 480 euros ou à purger une peine de soixante jours d’emprisonnement en cas de défaut de paiement. Les juridictions autrichiennes avait jugé ainsi dans le but de protéger la sensibilité religieuse des fidèles musulmans ainsi que « la paix religieuse » en Autriche.

La conférencière a porté l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme qui devra juger si la liberté d’expression peut céder le pas devant le respect de Mahomet et de la « sensibilité religieuse » des musulmans.

L’ECLJ a été autorisé à soumettre des observations écrites à la Cour.

Pour l’ECLJ, seule la diffusion d’obscénités gratuitement offensantes et inutiles au débat ainsi que les propos incitant à la violence immédiate peuvent être restreints. Tout autre propos –surtout lorsqu’il est appuyé sur des faits réels- devrait être toléré au titre de la liberté d’expression ; cela résulte d’ailleurs de la jurisprudence de Strasbourg.

Dans son mémoire, l’ECLJ expose notamment la tentative menée au plan international par l’Organisation de la Conférence Islamique pour intégrer au sein du droit international un délit de blasphème sous l’appellation de « diffamation de l’islam ». L’ECLJ s’est opposé à cette initiative au sein des Nations Unies depuis plusieurs années, estimant que les libertés de religion et d’expression sont complémentaires et qu’il n’existe pas de droit pour des croyants (pas plus que pour des non-croyants)  à ne pas faire l’objet de critiques. Plus généralement, la recherche sincère de la vérité devrait toujours être encouragée et bénéficier de la liberté d’expression.

En l’espèce, pour l’ECLJ, le droit à la liberté d’expression de la conférencière a été violé, celle-ci ayant été condamnée pour avoir dénigré une croyance en elle-même, c'est-à-dire pour blasphème, alors même que ses propos s’appuyaient sur des faits historiques avérés dont la diffusion, dans un contexte politique, participe au débat public."

Voir ici les observations écrites de l’ECLJ

Voir ici l’exposé des faits (en anglais)

Posté le 18 juillet 2016 à 23h42 par Marie Bethanie | Lien permanent

06 juillet 2016

Le ministère de l'Education nationale découvre que le Coran incite au jihad.

C'est au Maroc que cela se passe :

"Le ministère marocain de l’Education nationale (celui de Rabat, pas celui de Najat) annonce qu’il va supprimer, à la prochaine rentrée, la sourate Al Fath du programme de la troisième année de collège. Au motif que cette sourate incite trop au jihad.

Fort bien. Et nos négationnistes du padamalgam, s’ils n’étaient pas autistes, pourraient découvrir ainsi, ô surprise, que le Coran incite au jihad. Mais en faisant ainsi, le gouvernement se met à dos tous les islamistes marocains, qui sont nombreux et influents. Et pour un résultat pour le moins mitigé. Car la sourate Al Fath (la conquête) va être remplacée par la sourate Al Hachr (l’exode). Or cette sourate commence par une violente diatribe contre les juifs que Mahomet a obligés à fuir de Médine (d’où le titre). Encore ne les a-t-il pas massacrés, assurément. Mais hors contexte historique la diatribe s’applique aussi bien aux chrétiens "

Posté le 6 juillet 2016 à 06h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

04 juillet 2016

Islam : Mahomet n’eut jamais qu’un rôle mineur

Le Père Gallez, auteur d'une thèse sur les origines de l’islam, est interrogé dans La Nef. Extrait :

FIC121009HAB33"[L]e messianisme politico-religieux qui le caractérise remonte à une secte originellement formée de juifs ex-chrétiens qui ont connu au moins un des apôtres et qui n’ont plus accepté la révélation que ceux-ci répandaient. La question sous-jacente était celle du Royaume de Dieu que Jésus n’a pas pu établir, vu que les chefs du Temple, autour de la famille d’Anne et Caïphe, l’ont fait arrêter et crucifier. Mais Dieu n’a pas pu abandonner son messie : Il l’a enlevé au Ciel en attendant les conditions propices de sa redescente, conditions que cette secte a rêvé de réaliser. Le premier projet politico-religieux universel ou « messianisme » était né, et il a donné naissance à beaucoup d’autres qui, aussi divers soient-ils, prétendront tous instaurer la société idéale sur la terre – jusqu’aux totalitarismes du XXe siècle.

La transmission de ce messianisme aux Arabes ne fut pas une simple contagion religieuse mais le résultat d’un endoctrinement commencé à la fin du VIe siècle – dans la génération avant Mahomet – par les descendants mêmes de cette première secte messianiste, qu’il convient d’appeler « judéo-nazaréenne ». Mahomet n’eut jamais qu’un rôle mineur, à la suite d’un certain Waraqa, comme principal propagandiste auprès des Arabes (chrétiens). Deux sources contemporaines témoignent d’ailleurs de l’essentiel de son message : la redescente imminente de Jésus sur terre. D’où le titre de Le messie et son prophète pour la thèse universitaire, qui est en fait une synthèse de 1100 pages (avec 1659 notes) : toute venue du messie doit être précédée par un prophète qui l’annonce (Malachie 3). Le schéma 1 donne une idée des étapes qui ont abouti à l’islam que l’on connaît, après reformatage de l’héritage judéo-nazaréen sous un habillage arabo-centrique. Le grand secret de l’Islam (93 pages) a rendu accessible ces découvertes qui n’ont pas été contestées. [...]"

Posté le 4 juillet 2016 à 08h11 par Michel Janva | Lien permanent

21 juin 2016

Etre minoritaire en terre d'islam

Nrh-minorite_s-islam-600x600C'est le thème du dernier numéro de la Nouvelle Revue d'Histoire. Son directeur, Philippe Conrad, a répondu aux question du site le Rouge et le Noir. Extraits :

Comment une minorité non musulmane peut-elle survivre en terre d’islam ? Quels exemples historiques ? Une reconquista est-elle nécessaire pour sortir de la dhimmitude ?

Il y a bien sûr des cas, dont l’Espagne et les Balkans tout près de chez nous, qui fournissent des exemples historiques intéressants. Ces deux séquences de domination musulmane en terre d’Europe se sont conclues sur une reconquista réussie à quelques siècles d’intervalle (XVe siècle pour l’Espagne, XIXe et début XXe pour les Balkans). La dhimmitude a officiellement disparu en de nombreux pays à majorité musulmane mais les préjugés et les discriminations qui y étaient liés y subsistent souvent.

Au vu des diverses situations explorées dans ce numéro, la situation tragique des chrétiens d’Orient est-elle si exceptionnelle ?

Le cas des Chrétiens d’Orient renvoie à des séquences de l’histoire régionale où, déjà, les minorités chrétiennes ont été persécutées voire massacrées comme ce fut le cas pour les Arméniens et les Assyro Chaldéens. Le chaos géopolitique et le délitement des Etats installés par les interventions occidentales en Irak ou en Syrie apparaît évidemment propice à l’expression de l’hostilité vis à vis des minorités.

Posté le 21 juin 2016 à 09h28 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

18 juin 2016

"Rupture du jeûne" hier soir dans l'église Saint-Jean-Baptiste de Molenbeek

Une invitation avait été lancée par le curé de la paroisse Saint Jean-Baptiste de Molenbeek-Saint-Jean, le Père Aurélien Saniko :

"Vous êtes toutes et tous invités au nom de notre curé, le Père Aurélien SANIKO, à un repas de rupture du jeûne interculturel qui aura lieu dans notre église Saint-Jean-Baptiste vendredi le 17 juin à partir de 20h."

Une invitation qui a eu du succès, si l'on en croit les photos :

Verra-t-on un gigantesque repas de Pâques pour fêter la résurrection du Christ dans une des mosquées de Molenbeek ?

Posté le 18 juin 2016 à 11h08 par Marie Bethanie | Lien permanent

17 juin 2016

De plus en plus de conversions de l’islam au christianisme dans le monde

Olivier Bault dans Nouvelles de France :

"Il y avait environ dix millions d’anciens musulmans convertis au christianisme dans le monde en 2010 selon une étude de l’Interdisciplinary Journal of Research on Religion, contre moins de 200 000 en 1960. En Iran, où les convertis étaient moins de 500 à l’époque de la révolution islamique, ils pourraient être aujourd’hui entre 300 000 et 500 000. Les autorités islamiques iraniennes s’en inquiètent et le père Pierre Humblot, qui vivait en Iran depuis 45 ans et a la nationalité iranienne, a dû quitter le pays en urgence pour sauver sa peau. C’est désormais à Paris qu’il continue son œuvre de conversion en langue perse (voir ici l’entretien avec le père Humblot sur le site Aleteia). Selon l’étude citée plus haut, il y aurait 450 000 anciens musulmans convertis aux États-Unis, 380 000 en Algérie, 600 000 au Nigéria, 60 000 en Arabie saoudite, 45 000 en Bulgarie, 25 000 au Royaume-Uni, 15 000 en Allemagne et 12 000 en France, et surtout 6,5 millions en Indonésie !

Ces chiffres sont bien sûr des estimations, car beaucoup se cachent et toutes les Églises ne donnent pas volontiers leurs chiffres de baptêmes de musulmans. Les Églises officielle d’Orient craignent des représailles de la part des autorités musulmanes ou des attaques de radicaux mahométans. Les nouveaux baptisés sont battus, chassés de leur famille, torturés ou menacés de mort, car le Coran ordonne de tuer ceux qui abandonnent l’islam, qualifiés d’apostats, et l’islam interdit le prosélytisme des autres religions sur les territoires qu’il occupe. La plupart des convertis rejoignent les Églises protestantes, plus courageuses dans leur mission d’évangélisation, et plus rarement l’Église catholique ou orthodoxe. Mais même si les statistiques sont approximatives, il ne fait aucun doute que la vague de conversions prend de l’ampleur à la fois dans le monde musulman et en Occident." [...]

[Lire l'article entier sur Nouvelles de France]

Posté le 17 juin 2016 à 08h56 par Marie Bethanie | Lien permanent

Paris : immunité pour un diplomate qatarien accusé de viol

Valeurs actuelles :

"Le 20 mai dernier, une femme d'une trentaine d'années a déposé plainte auprès de la police judiciaire de Paris, a relaté l'Obs. Selon son témoignage, elle aurait été agressée sexuellement par un diplomate qatarien, alors qu'elle se trouvait en "relation d'affaire" au domicile de cet homme. Le membre de l'ambassade du Qatar ne sera cependant pas inquiété par la justice. Comme la loi le prévoit, il bénéficie d'une immunité de juridiction absolue. A moins que le ministère français des Affaires étrangères ne demande au Qatar de lever cette immunité, la plainte sera donc classée sans suite. Selon l'avocat de la plaignante, sa cliente n'est pas "protégée, elle, alors qu'elle est victime". Selon l'ambassade, le diplomate en question nie les faits qui lui sont reprochés, et a demandé à son avocat de réfléchir aux suites à donner à ces accusations."

Cette affaire se serait passée au Qatar, il est probable que la victime, en plus d'avoir été violée, aurait été emprisonnée et condamnée pour adultère. C'est comme ça que ça se passe, dans les pays régis par la charia.

Posté le 17 juin 2016 à 08h32 par Marie Bethanie | Lien permanent


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