18 juillet 2017

En allemand, #padamalgam s'écrit #KeinAmalgam

Une centaine d’islamistes tentent d’imposer ouvertement la charia dans les rues de Berlin. Cette police de la morale autoproclamée serait composée de salafistes de Tchétchénie, dirigés par les ex-soldats armés qui ont servi sous Djokhar Doudaïev, le premier président tchétchène (séparatiste). Ces « justiciers» utilisent la menace pour dissuader les immigrés tchétchènes de s’intégrer dans la société allemande et ils souhaitent aussi introduire un système juridique islamique parallèle en Allemagne.

Les autorités allemandes ont jusqu’à présent échoué à arrêter le groupe, principalement parce que les victimes de ce gang n’osent pas porter plainte. Depuis le mois de mai, une vidéo circule sur WhatsApp, dans laquelle le groupe menace de mort les autres Tchétchènes résidant en Allemagne qui ne respectent pas les lois coraniques.

« Frères et sœurs musulmans. Ici, en Europe, certaines femmes tchétchènes et hommes tchétchènes qui ressemblent à des femmes font des choses inimaginables. Vous le savez, je le sais, tout le monde le sait. Par conséquent, nous disons, à cet instant, nous sommes près de 80. Mais davantage veulent se joindre à nous. Celles qui ont perdu leur ‘nohchalla’ [c’est-à-dire, leur identité nationale et leur mentalité, ndlr], qui flirtent avec des hommes d’autres groupes ethniques et se marient avec eux, les femmes tchétchènes qui ont choisi la mauvaise voie, et ces créatures qui se font appeler des hommes tchétchènes – si on nous en laisse la chance, nous les remettrons sur le droit chemin. Nous avons prêté serment d’allégeance au Coran, nous prenons la rue. Ceci est notre déclaration d’intention : ne dites pas que vous n’avez pas été averti ; ne dites pas que vous ne saviez pas. Puisse Allah nous donner la paix et engager nos pieds sur le chemin de la justice ».

Selon les statistiques officielles, plus de 60 000 Tchétchènes résident en Allemagne, mais leur nombre réel pourrait être beaucoup plus élevé.

Posté le 18 juillet 2017 à 19h49 par Michel Janva | Lien permanent

16 juillet 2017

Le nouveau chef de Daech serait un franco-tunisien

Unknown-6Selon le site de la chaine saoudienne d’information Al Arabiya, Mohamed Ben Salem al-Ayouni, dit Jalaluddin al-Tunisi – le tunisiendevrait être nommé nouveau calife de l’Etat Islamique. Selon Al Arabiya, il est né en 1982 dans la ville portuaire de Sousse, à l'est de la Tunisie. Adolescent, il a émigré en France, où il obtint, après quelques années, la nationalité française. En 2011, il est rentré au pays suite à la révolution tunisienne puis s'est rendu en Syrie pour participer à la guerre civile. Il a rejoint Daech en 2014, après la mort du commandant de Sariyat al-Ghoraba – le bataillon des étrangers – à qui il succéda. Il devint rapidement une figure importante de l’organisation terroriste et l’un des proches du calife autoproclamé.

Connu pour être un chef de guerre d'une redoutable férocité, Baghdadi le nomma émir de l’Etat Islamique en Libye, après la défaite de l'organisation à Syrte face aux forces libyennes. Jalaluddin al-Tunisi entretiendrait de bonnes relations avec les autres groupes terroristes d’Afrique du Nord et pourrait rapidement y étendre son influence.

Posté le 16 juillet 2017 à 17h34 par Michel Janva | Lien permanent

11 juillet 2017

La CEDH valide l'interdiction du port du niqab en Belgique

Unknown-17La Cour européenne des droits de l’homme a validé mardi l’interdiction du port du niqab en public édictée en Belgique en 2011, la jugeant « nécessaire dans une société démocratique ». Les juges ont suivi les arguments de la décision prise en 2014 dans un arrêt devenu jurisprudence validant la même interdiction édictée en France.

La Cour avait été saisie de deux plaintes pour discrimination et violation de la vie privée : la première, formulée par une Belge et une Marocaine, toutes deux musulmanes. La seconde, présentée par une Belge musulmane, dénonçait les règlements communaux adoptées en 2008 par les communes de Pepinster, Dison et Verviers pour « interdire de porter une tenue vestimentaire dissimulant le visage des personnes en tout temps et dans tout lieu public ».

La loi belge prévoit une sanction pénale pouvant aller d’une amende jusqu’à une peine d’emprisonnement en cas de récidive. 

Posté le 11 juillet 2017 à 20h10 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2017

Prétendre que les djihadistes trahissent l’islam est une erreur

Titulaire d’un doctorat d’Etat en sciences politiques, Annie Laurent s’est spécialisée dans les domaines touchant aux questions politiques du Proche-Orient, à l’Islam, aux chrétiens d’Orient et aux relations interreligieuses. Extrait d'un entretien donné au Rouge et Noir :

"« Ce n’est pas ça l’islam », entendons-nous régulièrement après un attentat islamique. Les mouvements djihadistes se situent-ils en marge de l’islam ?

Il est de bon ton d’affirmer que l’islamisme, au sein duquel le djihadisme constitue la forme violente, est étranger à l’islam, qu’il en constitue une perversion ou un accident de l’histoire. Cela est faux. D’ailleurs, jusqu’au XXe siècle, en Occident, la religion des musulmans était appelée « islamisme ». Désormais, on veut distinguer l’islam compris comme religion de l’islamisme compris comme idéologie. Mais les deux dimensions sont étroitement mêlées.

Le Coran comporte des dizaines de versets dans lesquels Allah demande aux musulmans de combattre, de tuer, d’humilier, etc. Je n’en citerai ici que deux : « Combattez : ceux qui ne croient pas en Dieu et au Jour dernier ; ceux qui ne déclarent pas illicite ce que Dieu et son Prophète ont déclaré illicite ; ceux qui, parmi les gens du Livre [juifs et chrétiens selon le Coran], ne pratiquent pas la vraie religion. Combattez-les jusqu’à ce qu’ils paient directement le tribut après s’être humiliés » (9, 29). Et celui-ci : « Que les incrédules n’espèrent pas l’emporter sur vous ! Ils sont incapables de vous affaiblir. Préparez, pour lutter contre eux, tout ce que vous trouverez de forces et de cavalerie, afin d’effrayer l’ennemi de Dieu et le vôtre » (8, 59-60).

Les djihadistes se conforment donc à ce qu’ils croient être des ordres divins. Et ils anathématisent ceux qui, parmi leurs coreligionnaires, refusent de pratiquer la violence. Pour eux, ce sont de mauvais musulmans qui méritent donc également la mort.

On ne doit certes pas enfermer tous les musulmans, pris indistinctement, dans un cadre idéologique légitimant la violence, mais prétendre que les djihadistes trahissent l’islam est une erreur. Le problème est qu’aucune autorité ne peut vraiment les condamner, sauf à considérer le Coran comme condamnable.

Le concept de taqiya existe-t-il réellement dans l’islam ou est-ce une invention récente ?

Précisons d’abord le sens de ce mot arabe : taqiya signifie « dissimulation ». Or, là aussi, contrairement à une idée reçue, il ne s’agit pas d’une perversion de l’islam. Certes, le Coran interdit formellement de renoncer à leur religion, sous peine de châtiments divins et de malédictions éternelles (cf. 2, 217 ; 3, 87 ; 4, 115 et 16, 106). Les musulmans ne peuvent donc en principe dissimuler leur identité et travestir leurs croyances. Cependant, le Coran évoque deux types de situations où il est possible, voire recommandé, de pratiquer la taqiya. D’une part, en cas de contrainte extérieure, le musulman peut renier Dieu extérieurement tout en conservant sa croyance dans le cœur (16, 106). D’autre part, en cas de rapports de forces défavorables, lorsque le fait de s’opposer aux infidèles présente du danger, il est possible de prendre ceux-ci pour alliés (3, 28-29) alors qu’en principe cela n’est pas autorisé (3, 118 ; 5, 51 ; 9, 23 ; 60, 13).

On est loin ici de la doctrine chrétienne, pour laquelle aucun prétexte ne doit servir à dissimuler sa foi en Jésus-Christ ou son identité baptismale, ce qui peut évidemment conduire au martyre. Cela dit, historiquement, la taqiya a d’abord été pratiquée dans les communautés minoritaires ou dissidentes (chiites, druzes, alaouites, alévis). Mais aujourd’hui, elle est admise chez les sunnites, surtout lorsque ceux-ci sont en situation de minorités comme c’est le cas en Europe."

 

Posté le 7 juillet 2017 à 11h48 par Michel Janva | Lien permanent

05 juillet 2017

« On va tous vous exterminer, on reviendra pour vous tuer jusqu’au dernier ; on veut que coule votre sang… »

Priscille, 23 ans, a passé neuf mois en Irak. Avec plusieurs autres volontaires de l’association SOS Chrétiens d’Orient, elle a voulu soutenir ses sœurs et frères chrétiens d’Irak, victimes des bourreaux de l’Etat islamique.

« Il est possible qu’un jour, en France, nous vivions la même chose. C’est d’ailleurs le message qu’ils nous livrent. … Ils m’ont dit que nous connaîtrons la même chose en France ».

Priscille raconte ce jour de Noël où elle s’est rendue à Karakoch avec ses amis. C’est alors la première fois qu’elle découvre un village libéré. Les musulmans de Daesch ont laissé derrière eux, un peu partout sur les mûrs de la ville et des églises, des tags de couleurs différentes, à l’attention des chrétiens d’Irak. « Personnellement, je ne comprends pas l’arabe mais on m’a dit ce que cela signifiait :

« On va tous vous exterminer, on reviendra pour vous tuer jusqu’au dernier ; on veut que coule votre sang… ».

« On va tous vous exterminer » Entretien avec Priscille des Minières, de SOS Chrétiens d’Orient, qui revient d'Al Koch en Irak from Reinformation.tv on Vimeo.

Posté le 5 juillet 2017 à 08h38 par Michel Janva | Lien permanent

03 juillet 2017

Le concept de citoyenneté dans les pays à majorité musulmane

Samedi 1er juillet a eu lieu en l’Université Notre-Dame de Louaïzé au Liban, un colloque qui approfondit la question cruciale de la compatibilité entre les principes de citoyenneté et de pluralisme et l’organisation sociale et politique des pays à majorité musulmane reconnaissant la loi islamique comme source de leurs propres ordonnancements constitutionnels.

L’initiative accueillie par cette Université catholique libanaise et réalisée avec le patronage du Patriarcat d’Antioche des Maronites, reprend les questions clefs affrontées dans le cadre du grand colloque dédié aux thèmes de la citoyenneté et du pluralisme organisé en février dernier par l’Université a-Azhar du Caire, plus important des centres universitaires de l’islam sunnite. A la conférence de ce jour, prennent part des représentants des communautés islamiques et chrétiennes libanaises, ainsi que le cheick Abbas Shuman, adjoint du grand imam d’al-Azhar.

Dans une volonté explicite de donner le plus grand impact politique à la déclaration d'al-Azhar des 28 févier-1er mars derniers sur la citoyenneté, la déclaration finale dite « déclaration de Louaïzé » a apporté sa pleine adhésion au document d'al-Azhar.

« Le congrès de Notre Dame de Louaïzé salue et appuie la déclaration d'al-Azhar comme un appel sincère de la part de la plus haute institution religieuse arabe et islamique à un partenariat complet dans tous les pays arabes, au sein d'un État national constitutionnel civil distinguant entre la religion et l'État, et reposant sur l'égalité entre tous les membres d'un même pays ; un pays qui valorise la diversité et la pluralité culturelle et religieuse, et remplace par le terme "citoyenneté" les termes de minorité et de majorité ».

La déclaration de Louaïzé pousse la déclaration d'al-Azhar vers la reconnaissance de « l'État de nature civile » (expression destinée à éviter l'ambiguïté que revêt l'expression État laïc pour un musulman) où la notion de citoyenneté, avec toutes ses implications juridiques (égalité de tous les citoyens en droits et en devoirs), se substituerait, sur le plan des effets juridiques et civiques, à celle d'appartenance religieuse musulmane ou chrétienne, de minorité et de majorité. 

Lue par le patriarche Raï en personne en fin de session, la déclaration de Louaïzé a été approuvée par le cheikh Abdellatif Deriane, mufti sunnite de la République, le cheikh Ahmad Kabalan, mufti jaafarite, le cheikh Naïm Hassan, cheikh Akl de la communauté druze, et le cheikh Mohammad Asfour du Conseil supérieur alaouite.

Posté le 3 juillet 2017 à 19h24 par Michel Janva | Lien permanent

25 juin 2017

Donald Trump refuse de fêter la fin du Ramadan

Posté le 25 juin 2017 à 15h12 par Michel Janva | Lien permanent

22 juin 2017

Faut-il les lui couper pour qu'il en comprenne l'ignominie ?

Tariq Ramadan, proche des Frères musulmans, refuse de condamner les mutilations génitales :

"C'est controversé, mais il faut en discuter. Nous ne pouvons pas nier le fait que [l'excision] fait partie de nos traditions". "Il ne faut pas exposer un de nos leaders qui a servi la communauté pendant plus de trente ans. Il faut nous lever pour défendre nos opinions, et avant de réagir de manière précipitée sur quelconque sujet, nous devons avoir une discussion interne. (...) Il ne faut pas laisser les autres décider pour nous quelles sont nos priorités. Nous devons dire avec dignité et confiance : c'est à nous de décider, pas aux islamophobes ni aux racistes". 

Si vous êtes contre les mutilations des jeunes filles, vous devez être islamophobe ou raciste. CQFD.

Posté le 22 juin 2017 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent

20 juin 2017

Enquête sur ces musulmans qui se convertissent

Une enquête passionnante sur les phénomènes inédits de conversion de l'Islam au christianisme dans le monde entier. David Garrison est professeur à l'Université de Chicago et son livre (Un souffle dans la maison de l'islam) a été un best seller aux Etats-Unis.

Posté le 20 juin 2017 à 14h27 par Michel Janva | Lien permanent

06 juin 2017

Londres : l'islamisme de rue, une banalité du multiculturalisme

Posté le 6 juin 2017 à 22h34 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (7)

04 juin 2017

La furie islamiste refrappe à Londres

Les faits

Elle n'a durée que huit minutes. Trois hommes dans une camionnette ont renversé plusieurs personnes sur le London Bridge. Immédiatement des témoins ont alerté les autorités qui ont réussi à intervenir très rapidement. Après avoir abandonné leur véhicule, les trois assaillants se dirigent vers le Borough Market. Armés de couteaux, ils poignardent des passants. Ils sont finalement abattus par des policiers « seulement » huit minutes après le début de l'attaque (...) le bilan de l'attentat de Londres est de sept morts et 48 blessés".

Des arrestations à Londres :

"La police londonienne a annoncé avoir procédé à douze arrestations dans l'Est de la ville dans l'enquête sur l'attaque du London Bridge et de Borough Market. Plusieurs perquisitions sont toujours en cours, a précisé la police. Les auteurs de l'attaque commise samedi soir dans le centre de Londres étaient selon toute vraisemblance des "terroristes islamistes", a déclaré dimanche la ministre britannique de l'Intérieur, Amber Rudd. "Il faut maintenant en savoir plus sur l'origine de leur radicalisation", a-t-elle ajouté".

Un Français tué et sept blessés

"Ce soir, le bilan de l'attentat de Londres est de sept morts et 48 blessés dont 32 qui sont toujours actuellement hospitalisés. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a annoncé le décès d'un Français parmi les victimes. Sept Français ont été également blessés lors de l'attentat. Quatre d'entre eux, trois femmes et un homme, sont dans un «état grave». Le ministre a aussi précisé qu'un ressortissant français résidant à Londres est toujours porté disparu". 

RIP

Le Pape appelle à la prière :

"Le pape François a profité aujourd'hui de son apparition dominicale au balcon de la Basilique Saint-Pierre à Rome pour inviter les fidèles à "prier pour les victimes et leurs proches", après l'attentat de Londres. "Que l'Esprit saint apporte la paix sur le monde, le guérisse de toutes les guerres et du terrorisme qui, encore hier soir, a frappé d'innocents civils", a-t-il dit. "Prions pour les victimes et leurs proches", a-t-il ajouté".

(source)

 

Posté le 4 juin 2017 à 22h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (15)

01 juin 2017

La Tunisie, ce pays à l'islam modéré...

Pour avoir mangé en public pendant le ramadan, quatre Tunisiens ont été condamnés le 1er juin à Bizerte à un mois de prison.

Posté le 1 juin 2017 à 18h36 par Michel Janva | Lien permanent

Que cherchent les Américains en Syrie ?

Voici une question à laquelle Antoine de Lacoste apporte des éléments de réponse pour le Salon Beige :

 

La situation militaire en Syrie s'améliore de semaine en semaine.

Autour de Damas, l'étau se desserre lentement mais sûrement. Plusieurs banlieues de l'est ont été libérées et les combattants islamistes évacués avec leurs armes légères et leurs familles.

Beaucoup se sont demandés pourquoi le régime syrien laissait ainsi partir sains et saufs des adversaires résolus, prêts à combattre à nouveau dès que possible. La réponse est simple : tout d'abord c'est une volonté des Russes, désireux d'accélérer le processus de libération du territoire syrien et de ne pas s'embourber dans un conflit sans fin, ce que l'Amérique leur avait prédit.

Ensuite, réduire des poches de résistances urbaines tenues par mille ou deux mille combattants aguerris peuvent être très coûteuses en hommes et l'armée syrienne n'en a guère les moyens.

Enfin, il faut voir où ces combattants sont envoyés : dans la province d'Idlib, dernier territoire important tenu par la rébellion, au nord-ouest du pays. Or, dans cette province, des milliers de combattants islamistes sont éparpillés, avec des intérêts antagonistes, et donc des règlements de compte réguliers qui font le bonheur de tous...

Il faut d'ailleurs souligner à ce propos que si l'évacuation de plusieurs banlieues de Damas a été possible, c'est aussi parce que plusieurs factions rebelles se sont joyeusement exterminées grâce notamment aux attaques répétées de Fatah el Cham (l'ex front al Nosra) contre ses concurrents légèrement moins islamistes qu'eux. L'armée syrienne a pu observer cela avec délectation.

Par ailleurs, des succès ont également été enregistrés au nord de Damas, entre Homs et Hama où plusieurs positions islamistes ont été pilonnées avec succès et, là-aussi, des centaines de combattants islamistes ont dû se replier vers Idlib. Cela n'a pas été sans mal car Fatah el Cham cherche précisément à éviter de subir cette stratégie d'enfermement dans la province d'Idlib et a lancé de nombreuses contre-attaques avec des bulldozers blindés bourrés d'explosifs conduits par des kamikazes.

Une fois de plus l'apport de l'aviation russe a été décisif.

Mais le front actuel le plus important concerne bien sûr les avancées vers Raqqua, capitale de l'Etat islamique, située dans le centre du pays.

La grande originalité de ce front, c'est que les forces spéciales américaines y sont très présentes et soutiennent activement les kurdes, officiellement chargés de libérer Raqqa.

Raqqa n'est pas du tout située dans une zone de peuplement kurde mais qu'importe : il faut bien utiliser la chair à canon disponible, cela évitera le retour de cercueils de boys en Amérique et donc des ennuis avec l'opinion publique.

Le problème c'est après : Raqqa tombera, c'est sûr, simple question de temps. Mais que feront les Américains après ? Vont-ils repartir pour finir de s'occuper de l'Etat islamique en Iraq et laisser les mains libres aux Russes en Syrie ? Ce serait logique mais la CIA, cet Etat dans l'Etat, ne l'entendra pas de cette oreille. De plus, avec Trump qui dit et fait n'importe quoi depuis qu'il est élu, tout est possible et surtout le pire.

Il va donc falloir observer avec soin les évènements des prochaines semaines car les incertitudes sont immenses.

Une seule chose est maintenant certaine mais elle est de taille : les islamistes ne prendront pas le pouvoir en Syrie. Les chrétiens syriens pourront donc progressivement reconstruire leurs maisons et leurs églises en remerciant les Russes et les Iraniens de les avoir sauvés d'un génocide programmé.

Parallèlement ils se demanderont longtemps comment leur vieille amie, la France, a pu soutenir avec autant de zèle des bandes islamistes armées et financées par le Qatar et l'Arabie Saoudite.

                C'est une honte collective qu'il faudra réparer.

Antoine de Lacoste

                                                                                                             

Posté le 1 juin 2017 à 15h00 par Carole d'Hombelois | Lien permanent | Commentaires (5)

29 mai 2017

Les 35 chrétiens assassinés en Egypte ont refusé d'abjurer leur foi

Deux autocars transportant des familles coptes qui se rendaient en pèlerinage au monastère de saint Samuel le Confesseur ont été attaqués par des jihadistes. Au moins 35 morts, dont de nombreux enfants, et 25 blessés :

"Les hommes masqués ont ordonné aux chrétiens se rendant dans un monastère de descendre de l'autocar et d'abjurer leur foi, ont raconté les rescapés de l'attaque perpétrée vendredi en Egypte.

"Ils leur ont demandé de renier leur foi chrétienne, un à un, mais tous ont refusé", lâche dans un souffle père Rashed.

Alors les hommes armés les ont froidement abattus, en leur tirant dans la tête (...)"

Tweet de l’évêque Jérémie, président du Centre culturel copte au patriarcat du Caire :

 A l’issue de la prière du Regina Caeli ce dimanche 28 mai, le Pape François a fait part de ses pensées après les récents attentats terroristes en Egypte et à Manchester.

"Je souhaite de nouveau exprimer ma proximité à mon cher frère le Pape Tawadros II et à toute la nation égyptienne, qui il y a deux jours a subi un autre acte de violence féroce, a dit François depuis la fenêtre du palais apostolique. Les victimes, a rappelé le Saint-Père, parmi lesquelles des enfants, étaient des fidèles et se rendaient dans un sanctuaire pour prier, ils ont été tués après qu’ils aient refusé de renier leur foi chrétienne. Que le Seigneur accueille dans sa paix ces courageux témoins, ces martyrs, et convertisse les cœurs des terroristes."

Posté le 29 mai 2017 à 06h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

24 mai 2017

Le terroriste de Manchester fréquentait une église transformée en mosquée

1285221799bQuel terrible symbole de la dhimmitude de nos gouvernements et du grand remplacement qui s'opère sous nos yeux :

"Salman Abedi est né à Manchester en 1994, le deuxième plus jeune de quatre enfants. Ses parents étaient des réfugiés libyens qui sont venus au Royaume-Uni pour échapper au régime de Kadhafi. Sa mère, Samia Tabbal, 50 ans, et son père, Ramadan Abedi, un agent de sécurité, sont tous deux nés en Libye, mais semblent avoir émigré à Londres avant de déménager dans la région de Fallowfield, au sud de Manchester, où ils ont vécu pendant au moins dix ans.

Il a grandi dans la région de Whalley Range et a fréquenté Whalley Range High School avant de travailler apparemment à la mosquée Didsbury en 2013 (...) La mosquée Didsbury était à l’origine la « chapelle méthodiste Albert Park ». La chapelle a fermée en 1962 et plus tard est devenue un centre islamique"

Posté le 24 mai 2017 à 11h14 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

La Laïcité, mère porteuse de l’islam ?

Le Père Michel Viot présente son dernier livre :

6d1696bee7835dd96f75f90fc20b01bf-la-laicite-319"Mon dernier livre, La Laïcité, mère porteuse de l’islam ? est paru cette semaine. Il a été coécrit avec Odon Lafontaine (auteur du Grand secret de l’islam), préfacé par Rémi Brague, de l’Institut et édité par les Editions Saint Léger – Les Unpertinents.

En voici une courte présentation, ci-dessous (à télécharger ici).

N’hésitez pas à consulter la page Facebook du livre pour vous tenir au courant de son actualité, réécouter et revoir les émissions et conférences que je donnerai avec mon co-auteur : www.facebook.com/lalaicitemereporteusedelislam/

En ces temps de grande confusion, alors que le sujet essentiel des rapports entre islam et société française est soigneusement évité dans le tour pris par le débat public, ou n’est abordé qu’en surface, voici une analyse originale du sujet : comparer les fondements et les déploiements des espérances et projets politiques nés de l’islam d’une part et nés des Lumières d’autre part, elles qui, depuis deux siècles, façonnent la France, l’Occident et jusqu’au monde entier.

Sont montrées la similarité de ces espérances, leur cousinage, leurs oppositions et leurs accointances. Est montré comment l’islam a remodelé son visage au fil des deux derniers siècles, selon sa dynamique de fond, du fait de ses conflits internes, en réaction à la domination occidentale mais aussi parce que les musulmans se sont appropriés les idées des Lumières. Du fait également du jeu plus ou moins trouble des Occidentaux en terre d’islam et avec l’islam – colonisation, géopolitique, et autres instrumentalisations.

Sont ainsi proposés des éclairages nouveaux, jusqu’au fond, en examinant islam et Lumières sous l’angle de leurs forces motrices : les espérances qui en sont issues, qui investissent les consciences, qui motivent les combats, qui dessinent les perspectives politiques. On peut alors démonter la mise en scène du « choc des civilisations » et pointer les lignes de force qui s’affrontent aujourd’hui… et ainsi, proposer des pistes de réflexions et des solutions inédites."

Posté le 24 mai 2017 à 06h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

20 mai 2017

"Avoir les chrétiens en abomination est un devoir religieux islamique"

C'est ce que déclare dans une tribune du Monde, le journaliste égyptien Saïd Shuayb :

"Oui, avoir les chrétiens en abomination est un devoir religieux islamique, les mépriser est une nécessité. Ce ne sont pas véritablement des êtres humains. Soit on les pousse à émigrer en dehors des pays musulmans, soit on les tue. Et si on est un musulman noble, on les laisse vivre, mais humiliés, outragés, et on leur fait payer la jiziya, le tribut prévu dans le Coran pour les minorités non musulmanes, pour les rabaisser.

Ceci est clairement une partie importante de la culture religieuse islamique. Il ne faut pas tomber dans le piège de croire que ce qui est arrivé dans la province d’Al-Miniya, à 240 km au sud du Caire [en mai 2016 dans un village, une femme copte de 70 ans avait été agressée et humiliée par des islamistes], et ce qui est arrivé avant et ce qu’arrivera encore dans d’autres lieux est uniquement causé par des salafistes puritains radicaux ou des wahhabites saoudiens.

C’est une conséquence logique de la façon dont on m’a éduqué en tant que musulman et de ce qui m’a nourri tout au long de ma vie. A la mosquée, à l’école, dans les programmes religieux, dans les médias officiels et indépendants, on nous a bien appris que, conformément à ce que nous a ordonné Dieu, le Très-Haut, pour aller au paradis, il faut commencer par détester, outrager, porter préjudice, et tuer si nécessaire.

Le gouverneur d’Al-Miniya, le préfet, le président de la République et les autres responsables des institutions étatiques sont, tous, le fruit de cette culture raciste et inhumaine.

C’est ce que nomme, mon cher ami, le chercheur Magdi Khalil, « l’Etat islamique profond » – en référence au terme « Etat profond », apparu après la révolution de 2011 pour désigner le système et les personnes qui dirigent le pays sans apparaître sur la scène politique.

Ainsi, le gouverneur d’Al-Miniya, qui avait été bouleversé par la découverte d’un œuf de poule sur lequel était inscrit le nom de Dieu, n’a pas été troublé par le feu mis à la maison d’une femme chrétienne, à son expulsion et aux tortures qu’on lui a infligées.

Cette culture islamique traditionnelle n’est pas seulement dirigée contre les chrétiens, mais aussi contre toutes les minorités. On se rappelle ainsi comment, en 2004, des bahaïs ont été expulsés de chez eux et leurs maisons brûlées [le bahaïsme est une religion monothéiste qui proclame l’unité spirituelle de l’humanité].

En effet, cette culture sauvage utilise sa puissance pour faire la guerre à toute personne de religion différente. Il faut ainsi se souvenir, par exemple, du cheikh chiite Hassan Shahatah. En 2013, on lui a arraché ses vêtements et on l’a lynché. Ceux qui se trouvaient avec lui dans le village de Zawiyyat Abu Mossalam, dans le gouvernorat de Guizeh, il y a quelques années, ont été aussi torturés jusqu’à ce que mort s’en suive.

Cette culture terroriste, j’insiste, n’est pas née du wahhabisme saoudien. Il est vrai que le wahhabisme l’a diffusée, mais Muhammad Ben Abd Al-Wahhab, fondateur de cette école sanglante, n’a pas inventé ce radicalisme. Il en va de même pour l’Etat islamique, pour les talibans et bien d’autres encore parmi les organisations terroristes. Tous se fondent sur :

- Les versets violents du Coran incitant à monter les musulmans contre les « associateurs » (polythéistes) les « Nazaréens » (chrétiens), les juifs et les autres. Et il est demandé au musulman, pour complaire à Dieu, le Très-Haut, et pour entrer au paradis, de devenir terroriste, et de haïrtout ce qui est humain. Ces versets constituent l’échine de l’école sunnite dans toutes ses formes et doctrines. Cette doctrine est enseignée à Al-Azhar, la mosquée et l’institut sunnite officiel, dans les écoles publiques, dans les mosquées, dans les médias et partout ailleurs.

- Les hadiths [parole de Mahomet non retenue dans le Coran, reconnue comme authentique et qui fait force de loi pour les croyants] appelant clairement à tuer et à terroriser l’ennemi, y compris les musulmans non sunnites.

L’histoire du califat de Quraysh (que je ne considère pas islamique, comme le califat ottoman et d’autres encore) était celle de l’occupation d’autres peuples et des razzias innombrables. Elle ressemble, bien sûr, à celle de tous les empires antérieurs : soumission, dictature, despotisme, discrimination, crimes. Il n’a jamais existé une histoire idéale. Même l’histoire d’« Al-Andalus » était plutôt celle d’une occupation colonialiste. [...]"

Posté le 20 mai 2017 à 17h32 par Michel Janva | Lien permanent

10 mai 2017

Les Marocains convertis veulent pratiquer librement

Lu dans Christianophobie Hebdo :

"Les chrétiens du Maroc, pays où la religion d’État est l’islam, parlent haut et fort et exigent le droit de pratiquer librement conformément à leur foi. « Nous exigeons le droit de donner à nos enfants des prénoms chrétiens, de prier dans des églises, d’être inhumés dans des cimetières chrétiens et de nous marier selon notre religion », a déclaré à l’AFP Moustapha qui s’est converti au christianisme en 1994.

Avec d’autres anciens musulmans qui ont embrassé le christianisme, il a écrit une requête au très officiel Conseil national des droits de l’homme pour obtenir la fin de la persécution des chrétiens au Maroc. Le christianisme est une religion minoritaire au Maroc. Les musulmans représentent 99,6 % de la population marocaine, alors que les chrétiens évangéliques en forment 0,4 %. […]

Toutefois, et bien que la religion d’État soit l’islam, la Constitution marocaine de 2011 autorise la liberté religieuse. Les autorités affirment n’appliquer qu’une forme modérée de l’islam qui laisse de l’espace à la tolérance religieuse. Cependant, dans la réalité, les chrétiens marocains continuent à sourir de persécution. Pendant deux décennies, Moustapha a tenu secrète sa foi dans le Christ. Il raconte qu’il a été d’abord attiré par le christianisme parce qu’il était devenu « fatigué des contradictions de l’islam » et qu’il cherchait comment « combler un vide spirituel ». Il arriva à prendre contact avec un groupe religieux en Espagne, avec lequel il entretint une correspondance. Il devint chrétien et commença à suivre un enseignement à distance proposé aux États-Unis dont il obtint de devenir pasteur. Voici un peu moins de deux ans, Moustapha décida de sortir de la clandestinité et de déclarer publiquement sa foi au Christ. Il a publié en ligne une vidéo sur sa conversion au christianisme. Malgré la promotion supposée de tolérance religieuse de l’État, Moustapha fut grandement persécuté par sa famille et ses amis : « Ils me tournèrent le dos, déclara-t-il, on m’évitait au travail et mes enfants étaient intimidés à l’école ». Le Code pénal, en ce qu’il dispose des partis politiques et de la société, ne suit pas l’orientation donnée par la Constitution de 2011 pour ce qui concerne la liberté religieuse, avertit Moustapha. […]"

Posté le 10 mai 2017 à 11h14 par Michel Janva | Lien permanent

28 avril 2017

Egypte : Al-Azhar n’est pas une université au sens occidental du terme

Le site italien Rossoporpora a publié un entretien avec le Père Samir Khalil Samir, prêtre jésuite, grand spécialiste de l’islam, né au Caire en 1938 et enseignant à l’Institut pontifical oriental de Rome et à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (Liban). Voici quelques extraits de la traduction de Benoît et moi :

Unknown-26« Avant tout, Al-Azhar n’est pas une université au sens occidental du terme car sa tâche consiste à former des imams. Fondamentalement, c’est une grosse faculté de théologie islamique. L’aspect le plus problématique et le plus grave, c’est que depuis des années le matériel pédagogique n’a pas changé : les livres sont les mêmes manuels qu’il y a sept siècles […] Tout ce que l’EIIL [État Islamique en Irak et au Levant] fait peut être trouvé dans le Coran ou dans la Sunna, recueil de faits et de citations tirés de la vie de Mahomet. Je vais vous donner un exemple. Lorsque l’EIIL a capturé un pilote jordanien, l’a mis dans une cage puis l’a brûlé vif, la réaction d’Al-Azhar a été de dire que cet acte n’était pas islamique parce qu’il y a un enseignement de Mahomet qui établi que la punition par le feu est réservée à Allah. Malheureusement, il existe une autre citation de Mahomet. On était venu le voir avec deux hommes pris en train de commettre un acte sexuel entre eux. Et [Mahomet leur dit] : “Brûlez-les et jetez leurs corps dans le désert”. Cette variété de citations possibles s’opposant les unes aux autres est une tragédie pour l’islam ».

"[L]'Arabie Saoudite innonde toujours l'Egypte d'argent destiné à soutenir la cause islamiste-wahhabite. Pensez que plus de cent mille paysans ont émigré en Arabie saoudite, où ils exercent d'autres travaux pour subvenir aux besoins de leur famille. À leur retour, ils imposent les usages saoudiens, ayant été soumis à un lavage de cerveau. La pression de l'Arabie saoudite sur le gouvernement, qui se traduit par un renforcement constant de la présence islamique dans les médias et à l'école, est alors évidente: des présentatrices portant un voile, un flot d'émission à caractère religieux et de films sur la vie de Mahomet pendant le mois de Ramadan, islamisation qui s'accroît chaque année, passant par les manuels [scolaires], des exemples grammaticaux tirés du Coran, 'apprentissage par coeur (des pages du Coran), y compris dans les sciences mathématiques. L'Islam progresse à petits pas, mais à tous les niveaux. Beaucoup aussi à travers les sermons des imams avec des mégaphones, dont Nasser avait interdit l'utilisation."

"Que peut-on attendre de la visite du pape en Egypte, demain et après-demain? 

Pour ce qui concerne la rencontre avec le président al-Sisi, comme on vient de le dire bon musulman, mais aussi désireux de distinguer la sphère religieuse de celle politique, j'aimerais que le pape insiste sur la nécessité que les chrétiens en Egypte soient considérés comme des citoyens comme tout le monde. Depuis des années, nous réclamons que la citoyenneté prévale sur l'appartenance religieuse et nous espérons que cette fois quelque chose bouge en ce sens. 

Et en ce qui concerne le discours qu'il prononcera à l'Université d'Al-Azhar? 

Je pense qu'il fera un discours principalement sur le thème de la non-violence. J'espère qu'il se référera aussi à la distinction nécessaire à faire entre la politique et la religion. On doit pouvoir faire comprendre qu'Al-Azhar parle pour les siens, pas pour toute l'Egypte. [...]"

 

Posté le 28 avril 2017 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent

26 avril 2017

L’Arabie saoudite, membre de la Commission de la condition de la femme à l’ONU

Unknown-16Cinq membres du Conseil économique et social de l’ONU (qui en compte 54) ont élu, lors d’un vote anonyme, l’Arabie saoudite pour promouvoir les droits des femmes au sein de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies, qui compte déjà 45 membres. Le royaume aura notamment pour mission de défendre l’égalité homme-femme de 2018 à 2022

Les Saoudiennes disposent du statut d’éternelles mineures, elles dépendent à vie d’un tuteur masculin (père, mari, frère, oncle…) sans lequel elles ne peuvent prendre aucune décision, elles ne sont pas autorisées à conduire, ne peuvent pas voyager sans autorisation de leur tuteur et sont obligées de porter le voile, voir la burka dans certaines régions du royaume.

En mars avait eu lieu la première réunion et conférence du "Conseil des filles" de la province de Qassim, en Arabie saoudite. 12 hommes étaient à la tribune de part et d’autre du prince Faisal ben Mishal ben Saoud : « Qassam Girls Council ». Il paraît qu’il y avait cependant des femmes, mais dans une pièce à part, reliée par vidéo…

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Posté le 26 avril 2017 à 13h16 par Michel Janva | Lien permanent

20 avril 2017

Attentats contre les chrétiens coptes : le père Boulad accuse l’Islam

Dans une tribune publiée par Dreuz :

"J’accuse l’Islam d’être la cause de cette barbarie et de tous les actes de violence commis au nom de la foi musulmane.

Je n’accuse pas seulement les terroristes, ni le terrorisme. Je n’accuse pas uniquement les Frères Musulmans ni la nébuleuse de groupuscules qui gravite autour de cette confrérie jihadiste, violente et totalitaire. Je n’accuse pas exclusivement l’islamisme, ou l’islam politique et radical.

J’accuse tout simplement l’islam qui, par nature, est à la fois politique et radical.

Comme je l’avais déjà écrit il y a plus de vingt-cinq ans, l’islamisme c’est l’islam à découvert, dans toute sa logique et sa rigueur. Il est présent dans l’Islam comme le poussin dans l’œuf, comme le fruit dans la fleur, comme l’arbre dans la graine. Il est porteur d’un projet de société visant à établir un califat mondial fondé sur la charia, seule loi légitime, parce que divine. Il s’agit là d’un projet global et globalisant, total, totalisant, totalitaire.

L’Islam se veut à la fois religion, Etat et société, dîn wa dawla. C’est ainsi qu’il a été depuis ses plus lointaines origines.

Avec le passage de la Mecque à Médine (l’Hégire) l’Islam passe du statut de religion à celui d’État théocratique. C’est aussi le moment où Mahomet cesse d’être simple chef religieux pour devenir chef de guerre, chef d’État et leader politique. Religion et politique seront désormais indissolublement liés : « L’Islam est politique ou n’est rien » (Imam Rouhollah Khomeiny).

J’accuse de mensonge délibéré ceux qui prétendent que les atrocités commises par des musulmans « n’ont rien à voir avec l’islam ». Or, c’est bien au nom du Coran et de ses injonctions claires que ces crimes sont perpétrés. Le seul fait que l’appel à la prière et l’incitation au meurtre des infidèles soient précédés du même cri, Allah-ou akbar (Dieu est le plus grand) est hautement significatif.

J’accuse les érudits musulmans du Xème siècle d’avoir promulgué des décrets – devenus irréversibles – menant l’islam dans l’impasse d’aujourd’hui.

Le premier de ces décrets – celui de l’abrogeant et de l’abrogé – a consisté à donner la primauté aux versets médinois, porteurs de violence et d’intolérance, au détriment des versets mecquois invitant à la paix et à la concorde. Pour rendre ce verdict irréversible, deux autres décrets furent promulgués : celui de déclarer le Coran « parole incréée d’Allah », donc immuable ; et celui d’interdire tout effort ultérieur d’interprétation en déclarant « la porte de l’ijtihad [effort de réflexion] définitivement close ». La sacralisation de ces décisions a fossilisé la pensée musulmane et contribué à maintenir les pays islamiques dans un état d’arriération et de stagnation chronique. [Lire la suite]"

Posté le 20 avril 2017 à 10h13 par Michel Janva | Lien permanent

10 avril 2017

L'islam rend fou, même les camions

Vu sur Breizh info :

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L'auteur de l'attentat de Stockholm est un Ouzbek de 39 ans, sympathisant de l’organisation Etat islamique. Ou pas :

Camion_fou2 Camion_3

Posté le 10 avril 2017 à 20h50 par Michel Janva | Lien permanent

09 avril 2017

Quel dialogue possible avec l’islam du Coran ? Point de vue d’un catholique

Image1Préfacé par le Père Boulad, le livre Quel dialogue possible avec l'islam du Coran ? Point de vue d'un catholique est un outil indispensable pour toute personne qui souhaite établir un dialogue authentique et en vérité avec des musulmans car il va au fond des choses, en toute honnêteté et sans parti pris. Son auteur, Pascal Raines, a accepté de présenter son ouvrage aux lecteurs du Salon Beige : qu'il en soit remercié.

"L’islam nous est présenté comme une religion d’amour, de tolérance et de paix par d’éminents responsables musulmans. Pourquoi donc les proclamations belliqueuses, les menaces et les attentats perpétrés au nom d’Allah ? Comment comprendre des comportements, des discours et des actes aussi opposés de la part des musulmans ?
Le monde islamique est complexe. Pour autant, le Coran est et restera la source première et ultime de toute pensée musulmane. Le Coran, c’est la parole même d’Allah ; elle n’est pas sujette à interprétation ou modification.
Tout découle du Coran. Le connaître, c’est connaître l’islam dans ses fondements. Et seulement sur cette connaissance préalable, un possible dialogue dans la vérité pourrait alors être envisagé et s’engager.

Connaître le Coran dans ses principes

Le Coran n’est pas si compliqué à comprendre à condition de connaître les clefs de compréhensions que la plupart des Occidentaux ignorent malheureusement.
Il y a deux périodes fondamentales dans le Coran et elles coïncident avec l’histoire de Mahomet et de la révélation.
Il y a l’époque où Mahomet se trouve à la Mecque (610-622), c’est la première période ; il prêche alors un islam relativement modéré et tolérant.
La deuxième est celle où Mahomet est à Médine (622-632) ; il est alors en position de force et l’islam annoncé est conquérant, violent, voire haineux contre tout non-musulman.
Inévitablement, les versets des deux périodes se contredisent.
Le conflit est résolu par la règle fondamentale de l’abrogeant-abrogé avalisée par al-Azhar. Elle repose sur deux versets essentiels (sourate 2, verset 106 et S. 16, v. 101) dans lesquels Allah annule l’autorité des versets de la première période de la Mecque au profit de ceux de la deuxième de Médine.
En d’autres termes, seules les sourates violentes et belliqueuses de Médine sont à appliquer véritablement.
Parmi ces versets belliqueux, on peut citer tout particulièrement le 9:5 « le verset de l’épée » et le 9:29 « le verset du combat » qui abrogent à eux seuls plus d’une centaine de versets plus ou moins conciliants.

La dissimulation recommandée par Allah

La taqiya (la dissimulation) est un autre aspect capital du Coran que les Occidentaux méconnaissent. Elle régit les relations que les musulmans doivent avoir avec les non-musulmans.
Le principe de la taqiya se retrouve en particulier dans le verset 3:28 : « Que les croyants ne prennent pas, pour alliés, des infidèles, au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion de Dieu, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d’eux. » Le musulman pour
protéger sa foi ou induire en erreur l’infidèle peut et doit mentir, dissimuler ses intentions s’il n’est pas en position de force : c’est une injonction d’Allah et du Prophète.
Un exemple précis est cette phrase qui revient fréquemment dans la bouche des dignitaires religieux musulmans : « Tuer un homme revient à tuer l’humanité ». Il est sans doute important de s’y arrêter.
Cette phrase a notamment été prononcée lors de la rencontre de centaines de responsables musulmans réunis à Paris à l’appel du CRCM (Conseil Régional du Culte Musulman) Rhône-Alpes le 29 nov. 2015 suite aux attentats du 13 nov. 2015 à Paris.
« Tuer un homme revient à tuer l’humanité » se fonde sur le verset 5:32 : « Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël [aux Juifs] que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. (…) ».
On constate que les propagandistes ont omis « pour les Enfants d’Israël » qui restreint la portée humaniste et pacifique voulue.
Mais cette omission est capitale et se précise avec le verset suivant (5:33) : « La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. » En d’autres termes, ceux qui touchent aux valeurs essentielles de l’islam doivent s’attendre au pire.
Il est donc clair que le Coran ne dit nullement que « tuer un homme revient à tuer l’humanité » puisqu’on peut l’exécuter pour défendre la suprématie de l’islam !
Ces dignitaires religieux musulmans – qui connaissent le Coran – détournent sciemment le sens véritable d’un verset pour induire en erreur et tromper ; ils usent indéniablement de la taqiya, de la dissimulation et de la diversion. C’est ce que Allah leur demande.

Les appels à la violence dans le Coran sont réels et abusivement minimisés

Face aux appels à la violence, à l’épuration religieuse exigée par Allah dans le Coran, il est courant d’entendre dire qu’un problème de traduction serait incriminé, qu’il faudrait considérer le contexte et que la Bible elle-même n’est pas exempte de violence.
La langue originelle du Coran est l’arabe littéraire. Les traductions présentent souvent de minimes différences entre elles, mais pas au point de faire des contresens. En d’autres termes, le consensus des multiples traductions ne peut trahir le sens véritable du Coran. Dans Quel dialogue possible avec l’islam du Coran ?, l’auteur utilise simultanément pas moins de cinq traductions et notamment celle d’Hamidullah qui fait autorité.
Le lecteur de la Bible sait très bien qu’il ne faut jamais interpréter un verset seul, mais le comprendre dans le contexte, notamment historique du passage, du livre lui-même. Avec ses soixante-treize livres de styles très différents et un temps de rédaction de presque quinze siècles, la Bible nécessite de bien connaître le contexte pour l’appréhender correctement.
Ce principe d’interprétation est tout aussi valable pour le Coran. Il est toutefois beaucoup plus facile à mettre en application, car le Coran – selon la tradition islamique – n’a que Mahomet pour auteur qui n’a écrit que sur une vingtaine d’années (« a été sous la dictée » disent les musulmans).
Dès lors, étudier le contexte d’un verset coranique se résume finalement à examiner les versets voisins pour avoir la signification de ce que dit réellement le Coran. Les hadiths (les paroles et les actes de Mahomet et ses compagnons transmis par la tradition musulmane) viennent appuyer le Coran, mais ne peuvent jamais le contredire.
Le Coran s’achève avec les sourates médinoises par de multiples appels à la violence et au meurtre qui n’ont pas de limites dans le temps et l’espace et dont la valeur reste pleinement actuelle. L’exemple du verset « Ô Prophète, incite les croyants au combat. (…) » (8:65) est
significatif à cet égard. Il a été donné à un moment précis, celui de la bataille d’Ohod. Mais ce moment donné n’est pas précisé dans le Coran afin de souligner que c’est un ordre hors du temps venant d’Allah, toujours valable et pas seulement lié à un événement particulier, d’autant plus que le Coran est considéré par les musulmans comme incréé, éternel, préexistant.
Le Coran est clair ; Mahomet a été dicté par Allah (97:1) à travers l’ange Jibrīl (Gabriel), par des révélations (42:51), à la différence des prophètes inspirés de la Bible. Le Coran n’est donc sujet à aucune erreur et ne peut être contesté. Du coup, la tutelle d’Allah est immédiate sur le texte coranique et lui donne une force (supposée) divine qui cautionne la violence et empêche toute réforme. Les réformateurs de l’islam n’ont jamais pu influer sur la tradition musulmane. Ils rassurent en vain sur une hypothétique et chimérique modernisation du Coran et la réforme de l’islam.

Bien distinguer les musulmans du Coran lui-même

L’immense majorité des musulmans sont pacifiques et veulent vivre en paix avec tous. Mais ce n’est pas ce qu’ordonne Allah qui leur demande de combattre. « Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable. (…) » (2:216). Allah dédouane même les jihadistes de leurs méfaits : « Ce n’est pas vous qui les avez tués : mais c’est Allah qui les a tués. » (8:17).
Et même si comparativement, il y a peu de gens prêts à suivre Allah dans ses injonctions guerrières, ces personnes sont perçues par les pieux musulmans eux-mêmes comme des héros et des martyrs puisque Allah en personne les bénit : « (…) Dieu a mis les combattants au-dessus des non-combattants en leur accordant une rétribution immense ; des grades de supériorité de Sa part ainsi qu’un pardon et une miséricorde. Dieu est pardonneur et miséricordieux » (4:95-96).
Vous l’avez compris : il y aura toujours des « extrémistes » et des « fondamentalistes » musulmans dès lors que le Coran existe.
La oumma (la communauté des musulmans) peut tenter de pondérer et de raisonner les croyants en son sein, mais ne peut freiner le zèle obscurantiste des individus les plus conservateurs et réactionnaires seuls face au Coran.
La dangerosité du Coran est un fait largement occulté dans les médias (tabou pour tout dire). Nous n’avons donc malheureusement pas fini avec la violence et les attentats en lien direct avec le Coran qui pousse à de tels actes.
Aimer les musulmans en tant que frères en humanité, mais dénoncer le Coran qui la déchire par ses versets violents et dont le sens et la valeur demeurent d’actualité. Il n’y a pas, semble-t-il, d’autre solution au redoutable problème des « extrémistes » islamiques pour le chrétien que je suis. À l’image du Christ qui a aimé tout être humain pour ce qu’il est, tout en dénonçant parfois ses actes ou ses comportements.

Pour résumer…

Au détour d’une discussion avec un ami prêtre sont évoqués mes travaux sur l’islam ; je finis par dire que le Coran est malheureusement dangereux par bien des côtés.
On me rétorque qu’« il faut être idiot pour faire une lecture wahhabite [fondamentaliste] ». Je réponds que je lis simplement le Coran tel qu’il se donne à comprendre. Je demande alors comment on doit lire les versets jihadistes et ceux qui invitent à l’épuration religieuse ; je n’ai évidemment aucune réponse. Quand je rétorque qu’il n’y a dans la partie médinoise du Coran aucun verset favorable aux non-musulmans, on me répond : « Mais pourquoi veux-tu absolument voir cette partie ? » Visiblement l’ami prêtre voulait éluder l’islam violent de Mahomet et ignorait tout du système des versets abrogeants-abrogés donné par Allah.
J’ai parlé de tout cela à un autre prêtre, spécialiste renommé de l’islam. J’ai eu cette réponse : « ton curé n’y connaît [de l’islam] que ce que lui dicte un amour immédiat des personnes. »
Est-il donc si difficile de concilier l’amour entre frères d’une même humanité et la vérité ?L’un ne va pas sans l’autre. Le psaume 85,11 de la Bible est clair : « Amour et vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent ».

« Cet ouvrage, fruit d'un travail considérable, est une excellente introduction à l'islam et au Coran. L'auteur ne craint pas d'aborder, avec honnêteté et lucidité, la plupart des points controversés. Il le fait en toute objectivité, dans un souci de vérité et un langage qui n'est ni offensant ni blessant. » Henri BOULAD, jésuite

« Quel travail ! Cela devrait aider les gens à ouvrir les yeux et voir enfin clair en toute responsabilité citoyenne et pour la vraie paix. » François JOURDAN, eudiste

« Tu as fait un excellent travail, laissons les lecteurs potentiels en tirer les conséquences. » Pierre LAMBERT

Quel dialogue possible avec l’islam du Coran ? Point de vue d’un catholique est en vente sur Amazon et Lulu.com l’éditeur.

Posté le 9 avril 2017 à 23h50 par Marie Bethanie | Lien permanent

08 avril 2017

Si vous voulez connaitre notre avenir regardez du côté de Stockholm

Lu sur Atlantico :

"Pendant longtemps ce pays du nord de l'Europe a été un modèle pour le reste du continent. Un laboratoire de la social-démocratie scandinave. Protection sociale, salaires élevés, cogestion des entreprises : le bonheur était suédois. Puis la mondialisation et la financiarisation de l'économie ont eu raison de ce beau modèle. Mais la Suède n'a pas pour autant renoncé à illuminer l'Europe de son bienveillant exemple. Mais dans un tout autre domaine : celui du multiculturalisme. L'immigration était bienvenue, caressée et choyée. Des quartiers entiers de Göteborg et de Stockholm ont vu pousser des mosquées comme champignons après la pluie. Les points de vente de niqab, hijab et burqa se sont multipliés. Des écoles islamiques ont vu le jour. C'est allé loin, très loin, sans doute trop loin.

Comme en témoigne une émission de la chaine suédoise TV4 et un article très circonstancié d'Aftonbladet, le plus grand quotidien du pays. L'une des réalisatrices de l'émission s'est rendue avec une caméra cachée dans plusieurs cafés de quartiers répertoriés comme "sensibles". Des hommes lui ont demandé d'aller s'assoir à un autre endroit de l'établissement, loin de leurs regards. Des femmes ont témoigné racontant qu'elles avaient été harcelées par une "police de la morale islamique" parce qu'elles sortaient seules même en promenant leur chien… Une femme d'un autre quartier "sensible" a raconté comment des voisins ont commencé à l'invectiver parce qu'elle était sur son balcon en train de boire un verre de vin. Quelques minutes plus tard, un groupe de jeunes hommes s'est rassemblé devant son appartement, l'a menacé avant de tenter de rejoindre son domicile via la gouttière. Une réfugiée venue de Syrie a expliqué qu'elle a été la cible de nombreuses intimidations pendant la période du Ramadan. En cause : sa tenue légère. "Je me suis enfuie d'un pays où les femmes étaient opprimées : maintenant je suis ici et j'ai le même sentiment qu'en Syrie". Des filles âgées de 6 à 10 ans, scolarisées à l'école islamique Al-Azhar, dans la banlieue nord de Stockholm ont été contraintes par une "policière de la morale" de s'asseoir à l'arrière de leur bus scolaire, séparées des garçons. Elles ont également été admonestées car certaines étaient en jupe. 6 à 10 ans!"

Posté le 8 avril 2017 à 19h05 par Michel Janva | Lien permanent

07 avril 2017

Père Boulad : Ma position est d’encourager tous ceux qui ont le courage de résister à l’islamisation de l’Europe

Suite et fin de l'entretien avec le père Boulad (lire les partie 1 et partie 2). Propos recueillis en mars 2017 par Nóra Pozsgai, journaliste à la Radio Catholique Hongroise :

Avez-vous un projet d’action concret dans le combat pour changer l’Europe que vous comptez mener ensemble avec la Hongrie ?

Unknown-32Je ne crois pas que je sois appelé à un combat politique, ce n’est pas mon rôle en tant que prêtre et religieux. Mais en même temps je suis de très près la politique et les actualités, je me rends compte que ce que fait en ce moment la Hongrie, notamment l’accord avec le groupe de Visegrad « V4 » (Hongrie, Slovaquie, Pologne, République tchèque), représente un chemin pour que l’Europe se reconstitue autrement que par le passé pour sauver les identités, respecter les frontières, les cultures, les langues, et ne pas se laisser avaler par la mondialisation. Il était temps.

Mon projet, c’est d’encourager cette prise de distance vis-à-vis de cette mondialisation qui ne profite qu’aux milliardaires et aux banquiers. Ma position est de parler un langage vrai, d’encourager tous ceux qui ont le courage de s’exprimer et de résister à l’islamisation de l’Europe. L’Europe est une culture, une civilisation enracinée dans le judéo-christianisme, dans des valeurs humaines et humanitaires qu’il faut absolument défendre, sinon, où va le monde ! L’Europe a été à la pointe de la civilisation, non seulement sur le plan technique et scientifique, mais aussi sur le plan humain, humaniste et spirituel. Et en tout cela le christianisme est le moteur, même s’il est en perte de vitesse et en crise. L’évangile et la foi chrétienne ont quelque chose d’essentiel à dire, il faut revivifier le christianisme, d’une autre manière qu’autrefois. En cela je dirais que mon rôle est de soutenir toutes ces valeurs spirituelles et humaines dont l’Europe est porteuse.

Le traitement de la crise migratoire par la Hongrie n’est-il pas en contradiction avec l’évangile qui dit qu’il faut accueillir l’étranger ?

Nous avons le devoir d’accueillir l’étranger et de lui donner le maximum de possibilités pour s’intégrer, pour qu’il construise le pays en même temps que lui-même. Mais je pense qu’il y a un seuil de tolérance à l’accueil. On ne peut pas accueillir tout le monde, toute la misère du monde, quand ceci menace votre équilibre intérieur, celui de votre patrie, de votre famille, de votre milieu, de votre culture, de votre héritage, et de vos valeurs. Mon point de vue est qu’il y a des limites au devoir d’hospitalité. Par exemple, si une embarcation qui peut prendre vingt personnes en prend deux cents, tous les deux cents vont couler. J’ai donc le devoir de limiter. Je peux peut-être en prendre dix ou quinze, mais à partir d’un moment, je dois dire stop. Ce n’est pas de l’inhumanité, c’est simplement du bon sens. Surtout s’ils ne veulent pas s’intégrer à l’Europe. Je trouve que Victor Orban est très courageux par sa position très ferme pour sauver l’héritage de son pays et de l’Europe face à cette immigration folle vers l’Europe, position qu’il tient malgré toutes les critiques et la campagne médiatique contre lui. Je salue son courage et sa sincérité.

Le vrai Islam n’est-il pas modéré ?

L’Islam est par définition politique et radical, il s’est défini comme cela depuis 14 siècles. Tous ceux qui ont voulu moderniser et réformer l’Islam se sont heurtés à un mur, un refus, et à des persécutions. Comme Mahmoud Mohamed Taha, un grand chef soudanais qui a voulu justement réformer l’Islam en mettant en avant les versets mecquois, qui sont tolérants et ouverts, contrairement aux versets médinois qui ont été privilégiés par les penseurs de l’Islam au Xème siècle en vertu du principe de l’« abrogation ». Ce chef musulman s’est fait pendre sur la grande place de Khartoum en juillet 1985 pour avoir voulu réformer l’Islam. Donc pour moi l’islamisme, qu’on appelle l’Islam extrémiste, radicale, ou politique, c’est l’Islam dans sa pureté, l’Islam à découvert. J’ai écrit sur ce sujet deux pages très claires, disponibles en plusieurs langues. L’islamisme, c’est l’Islam. Alors, qu’on ne me parle pas d’un Islam modéré qui n’existe que dans l’esprit des intellectuels occidentaux, dans le « wishful thinking » des musulmans modérés qui ne sont pas du tout dans la ligne de l’Islam prôné par l’université al-Azhar au Caire, qui jusqu’à aujourd’hui forme des dizaines de milliers de prédicateurs à travers le monde dans la ligne la plus stricte, la plus rigoureuse, la plus radicale, et la plus intolérante de l’Islam, et ce malgré les appels répétés du président égyptien Sissi pour leur demander de changer leur discours. En d’autres termes, imaginer que l’Islam modéré va l’emporter, c’est une illusion. Le problème n’est pas dans les interprétations de l’Islam - Islam modéré, Islam soufiste - mais le problème est dans l’Islam lui-même, c’est-à-dire dans les textes fondateurs eux-mêmes. Toute interprétation, surtout de la part des occidentaux, c’est du « wishful thinking » : on souhaite quelque chose, mais la réalité est autre. Par ailleurs, il y a dans l’Islam un principe qui s’appelle la « taqiya » en vertu duquel la tromperie est justifiée dans le but de faire avancer l’Islam : quand on ne peut pas avoir raison de l’adversaire parce que on est en position d’infériorité, il faut entrer dans le mensonge et la duplicité. C’est ce qui se passe actuellement : on croit leurs discours tenus en français, mais ils disent exactement le contraire en arabe une heure plus tard à la mosquée. Il existe des enregistrements qui prouvent cela.

L’Occident et l’Eglise sont donc dans l’illusion par rapport à leur vision de l’Islam capable de se réformer.

Que pensez-vous du dialogue avec l’Islam ?

Il faut que l’Europe s’accroche à son identité, que l’Eglise aussi s’accroche à son identité. Pas de compromis, pas de mensonge, pas d’hypocrisie. Soyons ce que nous sommes. Je demande un dialogue franc, ouvert, confronté à l’histoire et à la réalité des faits. On ne peut pas échapper à la vérité. Quand je vous donne des arguments et que votre seule réponse est de m’égorger, c’est que nous ne sommes plus sur le même terrain. Actuellement, c’est la réponse de l’Islam. La semaine dernière, à Alexandrie un musulman converti au christianisme est venu me trouver en me disant : je me suis converti il y a 15 ans, j’ai récemment épousé une musulmane, son père veut me tuer ou me dénoncer à la police. La police va me jeter en prison, me torturer jusqu’à ce que je dise que je suis redevenu musulman. Alors si la seule réponse est la menace et la violence, mettons les choses sur la table, ne continuons pas ce dialogue dans le mensonge !

L’Eglise actuellement refuse la confrontation sous prétexte de paix, mais c’est une fausse paix ! Le psaume 85 dit « amour et vérité se rencontrent, justice et paix s'embrassent ». L’amour sans la vérité ? Non. La vérité sans l’amour ? Non. La justice sans la paix, ou la paix sans la justice ? Non. Il faut un dialogue dans la vérité, pas seulement en se tapant sur l’épaule, en se disant que nous sommes amis, en buvant un bon café ensemble, cela n’aboutit à rien ! Les promoteurs du dialogue ne veulent pas écouter ceux qui ont quatorze siècles d’expérience avec l’Islam. Ma famille a émigré de Damas en 1860 suite au massacre de 20.000 chrétiens. Cela, l’Europe ne veut pas le comprendre, bien qu’ils aient aussi connu cela dans leur histoire, mais ils ne veulent pas lire leur histoire. Sauf les Hongrois qui sont les seuls à avoir un peu compris, car ils ont connu 150 ans d’oppression ottomane il y a relativement peu de temps. Pour les autres, c’est plus lointain, ça fait plus de 1000 ans.

Avez-vous un message d’espérance dans ce contexte de crise profonde ?

Je crois à la force de l’Esprit. Je crois à la force de la Vérité. Je crois que le bien est plus fort que le mal parce que je crois à la rédemption. Parce que je crois que le Christ a triomphé du monde. Il a dit : « j’ai vaincu le monde ». Il l’a vaincu. Actuellement, je perçois quelques signes d’espérance. Pour moi, Donald Trump, qui est un fou, est beaucoup moins dangereux que l’autre candidate qui devait prendre sa place. C’est un signe qu’il y a un basculement qui est en train de se faire. L’effritement de l’Europe est à la fois une mauvaise nouvelle et une excellente nouvelle. Parce que les Européens sont en train de réaliser qu’ils sont trompés, qu’ils ont été trompés. Il était temps de comprendre, de se réveiller ! C’est pour cela que la droite est en train de gagner un peu partout, parce que la droite s’accroche aux valeurs, aux traditions, aux identités, alors que la gauche est en train de dissoudre tout ça dans une idéologie mortifère.

Espérance, bien sûr ! Je suis plein d’espérance. Je suis certain du triomphe. Mais il faut relire l’Apocalypse, il faut voir que ce triomphe n’est pas acquis comme cela, d’un seul coup. C’est à travers des bouleversements terribles et une espèce de défaite apparente, que sera acquise la victoire finale. C’est un suspens continuel, l’histoire n’est pas jouée d’avance. Le mal est à l’œuvre. L’ivraie pousse avec le bon grain, jusqu’à la moisson. Nous sommes appelés à une vigilance continuelle, à un combat acharné contre les puissances du mal et des ténèbres, et contre le péché qui nous habite, qui habite cette société.

Il ne faut pas attendre en se disant : j’ai de l’espérance, je suis optimiste, parce que je suis croyant. Non, la foi nous appelle à un engagement, à un combat. C’est pourquoi cela que moi, j’ai dit à Victor Orban que je suis à sa disposition s’il a besoin de moi, car je me sens interpellé par cette crise de l’Europe. Pour moi l’Europe est essentielle. Actuellement il n’y a que peu de pays qui s’accrochent aux valeurs européennes comme le font les pays du groupe de Visegrad dont fait partie la Hongrie.

A mon avis, tout commence par un « Non » jeté à la face de la fatalité. Il n’y a pas de fatalité. Je ne crois pas à la fatalité. Je crois qu’un seul homme peut changer la face de la terre, et que cet homme, c’est vous, c’est moi. Comment ? par un engagement spirituel d’abord, ensuite par un engagement sociétal et politique. Les deux ensemble, inséparablement. L’aspect spirituel ne nous exempte pas de l’engagement social et politique. Et puis, parler, parler, parler ! On a actuellement un instrument extraordinaire qui s’appelle internet, avec un clic on peut atteindre 30.000, 50.000 personnes. Il y a bien des gens qui le font. Je pense à un homme comme Julian Assange qui a créé WikiLeaks. Un individu avec son Wikileaks et sa technologie de l’informatique est en train de faire trembler Trump, et l’Europe, et tout le monde, parce qu’il a toute une documentation avec laquelle il peut faire tomber des chefs d’état. Un homme ! Cet homme, c’est David contre Goliath, c’est Gandhi contre l’empire britannique, c’est Nelson Mandela contre l’apartheid, c’est mère Theresa. Moi je crois qu’un seul homme peut faire basculer la planète toute entière. Il suffit qu’il soit convaincu et qu’il soit possédé par l’Esprit, l’Esprit de Dieu.

On manque de prophètes aujourd’hui, on manque de prophètes ! Et un prophète, c’est par définition un fou, quelqu’un qui est en marge, un marginal. Un type contre la société, contre tout le monde. C’est la violence selon l’évangile, non pas dans le sens physique ou militaire, mais une violence spirituelle. Actuellement, on nous empêche de parler au nom du politiquement correct, la gauche libérale par le spectre de l’islamophobie vise à « vous la boucler ». Moi je suis un homme qui ne peut pas me taire, et personne ne me fera taire. Si, comme Jean-Baptiste, on me coupe la tête, cela signifiera que ce je disais était vrai !

Posté le 7 avril 2017 à 11h49 par Michel Janva | Lien permanent

Pas d'amalgame

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Posté le 7 avril 2017 à 08h56 par Michel Janva | Lien permanent

06 avril 2017

Interdits de cagoules, les supporters mettent des niqab

Un supporter de football, c'est plus dangereux qu'un islamiste :

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Posté le 6 avril 2017 à 22h38 par Michel Janva | Lien permanent

29 mars 2017

Canada : Si on ne peut plus critiquer l’islam, le coran, les hadiths, cela va devenir compliqué

De Jeanne Smits dans Minute :

"Ils sont 201 députés, les libéraux (gauche), les « néo-démocrates » et l’écologiste, à avoir approuvé la motion qui désigne et condamne expressément l’islamophobie, contre 91 élus de l’opposition du Parti conservateur et du Bloc québécois. Plus des deux tiers des représentants populaires se sont donc retrouvés autour d’un texte qui, sans être contraignant, menace directement la liberté d’expression à propos de l’islam et de ses pratiques en ce qu’il vise l’adoption ultérieure, mais rapide, d’une loi à part entière. La motion, présentée par l’élue « libérale » (née au Pakistan) Iqra Khalid, prie le gouvernement de préparer un texte et de demander au Comité permanent du patrimoine canadien d’entreprendre « des études pour établir une approche pangouvernementale pour la réduction ou l’élimination du racisme et de la discrimination religieuse systémiques, dont l’islamophobie, au Canada ». Il appartient également au gouvernement de « condamner l’islamophobie et toutes les formes de racisme et de discrimination religieuse systémiques ». L’islam est présenté comme la principale victime d’un « racisme » antireligieux qui pourtant, au Canada, est institutionnel en ce qui concerne les chrétiens. Cela fait belle lurette que les chrétiens qui s’opposent à l’avortement, à l’éducation sexuelle obligatoire dans les écoles ou à la mise en place de l’idéologie du genre se heurtent à la persécution laïciste.

Un tragique attentat a facilité l’adoption de la motion : la fusillade contre la grande mosquée de Québec le 29 janvier, qui a fait six morts et huit blessés graves. Le suspect, un jeune homme d’« extrême droite », a bien servi la cause de l’islam. Aujourd’hui, le parlement canadien l’a confirmé dans sa motion, le gouvernement canadien « devrait reconnaître qu’il faille endiguer le climat de haine et de peur qui s’installe dans la population ». Et les dizaines et dizaines d’attentats d’inspiration islamique à travers le monde occidental ? Et la peur viscérale que font naître les seules paroles « Allahu akhbar » ? Voilà qui ne mérite pas un débat parlementaire… Celui qui s’est déroulé à Ottawa aura été âpre. Le plus significatif, c’est que la gauche n’a pas voulu céder d’un pouce sur la mention récurrente de la seule « islamophobie » dans le texte de la motion. Elle n’a même pas voulu s’expliquer sur le contenu du concept. Se congratulant après l’adoption de sa proposition, Iqra Khalid a répété comme un mantra sa joie de voir une étude lancée au niveau gouvernemental. Que veut dire « islamophobie » ? Elle n’était pas disposée à répondre. Trop difficile. Le consensus s’était fait, voilà l’important. Pour les Canadiens ordinaires, le sens en est clair : est « islamophobe » celui qui se risque à une critique négative de l’islam et de ses tenants. L’est encore celui qui dénonce la charia. Ils n’ont pas tort : en pays islamique, on traque « l’islamophobie » sous un autre nom – le blasphème. Toute appréciation négative, voire toute interrogation un tant soit peu critique à propos du « Prophète », le moindre signe d’irrespect à l’égard du Coran peut conduire en prison, à l’exécution capitale ou au lynchage – les Pakistanais en savent quelque chose. [...]"

Posté le 29 mars 2017 à 13h14 par Michel Janva | Lien permanent

27 mars 2017

Père Boulad : « Le petit pays qu’est la Hongrie peut faire basculer l’Europe, et j’ai l’intention de m’y investir ! »

Le père Henri Boulad est né à Alexandrie en 1931. Il est issu par son père d’une famille syrienne chrétienne qui vivait à Damas depuis des siècles et qui a dû fuir vers l’Egypte lors de massacres perpétués contre les chrétiens en 1860 au cours desquels 20.000 chrétiens ont été tués. En 1950, Henri Boulad entre à l’âge de 19 ans au noviciat des jésuites à Bikfaya au Liban. De 1952 à 1957, il vit en France ou il fait une formation littéraire à Laval puis en philosophie à Chantilly, au cours de laquelle il découvre Teilhard de Chardin. Après un cycle d'études théologiques de 1959 à 1963 au Liban, il est ordonné prêtre en 1963. En 1965, il obtient un doctorat en psychologie à l'université de Chicago. Revenu dans son pays en 1967, il devient supérieur religieux des jésuites d'Alexandrie, puis provincial des jésuites du Proche-Orient, et enseigne la théologie au Caire. Il est fortement engagé au service des déshérités, chrétiens et musulmans. En 1982 puis une nouvelle fois en 1996, il est décoré par la France pour son œuvre éducative et son engagement auprès des plus démunis. Cet engagement se poursuit jusqu’à aujourd’hui avec notamment son implication dans Caritas.

Au mois de mars 2017, le père Henri Boulad a passé deux semaines en Hongrie où il a donné deux retraites spirituelles et plusieurs conférences sur différents sujets. A l’occasion de ce séjour, il a reçu la nationalité hongroise et a rencontré le premier ministre hongrois Victor Orban.

Dans cet entretien, le père Henri Boulad explique ses motivations pour avoir demandé la nationalité hongroise, donne sa vision de l’Europe et de l’Islam, et adresse un message aux chrétiens européens et aux Français.

DSC03548Propos recueillis par Philippe Pellet [1]

Vous venez d’acquérir la nationalité hongroise. Quelles ont été vos motivations ?

Tout a commencé le mois dernier par une visite du vice premier ministre hongrois pour me remettre de la part du premier ministre Victor Orban une décoration et une invitation à venir en Hongrie. Lors de cette visite, le vice premier ministre m’a demandé si j’avais un désir quelconque, l’idée m’est alors venue de demander la nationalité hongroise… Il faut savoir que depuis des années - je me rend fréquemment en Hongrie depuis 1992 - j’aime le peuple hongrois par sa profondeur, son enracinement chrétiens, sa conviction et son attachement à des valeurs humaines. Les Hongrois m’apprécient aussi, la Hongrie est le pays où le plus grand nombre de mes livres ont été traduits.

Je trouve que Victor Orban est très courageux par sa position pour sauver l’héritage de son pays et de l’Europe face à cette immigration folle vers l’Europe. Comment se fait-il que l’ensemble des pays européens soient dans une toute autre direction ? Les raisons sont surtout idéologiques - cela n’a rien à voir avec l’Evangile ni l’accueil de l’étranger - idéologie libérale qui consiste à tout accepter et qui dissout toutes les identités par le multiculturalisme et la mondialisation. La Hongrie n’est pas tombée dans ce piège.

Je ne savais que Victor Orban me connaissait et avait lu mes livres. Lorsque nous nous sommes rencontrés le 16 mars dernier, Il m’a dit : travaillons ensemble, on peut faire quelque chose ensemble. Jamais je n’avais pensé à cela. Je me suis donc dit : une porte s’ouvre, c’est providentiel. Victor Orban et moi partageons la même vision, nous pouvons ensemble imaginer une autre Europe et réfléchir à quelle stratégie mettre en place pour l’orienter dans une autre direction que celle où elle est en train de sombrer. Je crois que ce petit pays de 10 millions d’habitants qu’est la Hongrie peut faire basculer l’Europe, et il est en train de la faire basculer, et j’ai l’intention de m’y investir !

Quel sentiment cela vous procure-t-il d’être devenu hongrois ?

Ce n’est pas uniquement d’ordre sentimental, c’est beaucoup plus profond. Car au-delà de l’obstacle de la langue que je ne connais pas et que je connaîtrai sans doute jamais, il y a une communion des valeurs, un sentiment que nous sommes sur la même longueur d’onde, que nous pensons la même chose. Je dirai donc que cette nationalité concrétise ma sympathie et empathie spontanée avec le peuple hongrois dans lequel je sens une sincérité profonde, une honnêteté.

Je ne crois pas au hasard, je crois à la Providence. Le fait que Victor Orban m’ait envoyé jusqu’à Alexandrie son vice premier ministre pour m’inviter, c’est un signe de Dieu, je le prends comme tel. Et tant que le Seigneur me donne un peu de santé et une tête qui fonctionne assez bien, je veux m’investir ! Il n’y a pas une minute à perdre, nous sommes devant des enjeux énormes. Et donc c’est au-delà du sentiment, c’est pour moi une obligation, un devoir, c’est un signe donné par Dieu qui me dit : engage-toi, j’ai besoin de toi. Moi qui ne suis rien, qui vient d’Egypte, qui ne connait pas la langue, et bien pourquoi pas. Puisque le Seigneur m’ouvre une porte, j’entre !

A suivre

[1] Philippe Pellet est franco/hongrois, marié et père de cinq enfants, installé en Hongrie depuis 2005 après avoir vécu en France.

Posté le 27 mars 2017 à 19h37 par Michel Janva | Lien permanent

20 mars 2017

L'Eglise face à l'islam : le 23 mars à Versailles

2017-03-23 Loiseau - 300dpiLes excellents et dynamiques Eveilleurs d'Espérance vous invitent à leur conférence du 23 Mars sur "L'EGLISE FACE A L'ISLAM" au théâtre Montansier de Versailles à 20H30

Inscrivez-vous ici: https://www.weezevent.com/l-eglise-face-a-l-islam

A cette occasion ils annonceront leurs prochaines conférences qui devraient faire grand bruit !

Posté le 20 mars 2017 à 17h56 par Michel Janva | Lien permanent

11 mars 2017

Qualifier les assaillants musulmans de déséquilibrés c'est du racisme

CQFD :

"C’en est au point que c’est à la limite du racisme : car la conclusion qui s’impose d’elle-même est que l’islam rend fou… Ce qui est pourtant contraire à l’idéologie officielle du vivre ensemble avec cette vénérable religion de paix et d’amour.

L’histoire de Fahim nous donne une des explications possibles de ce phénomène.

Fahim a attaqué et blessé sept personnes à la hache à la gare de Dusseldorf.

L’acte d’un « déséquilibré », a immédiatement dit la police.

Puis on a appris que le déséquilibré est un Kosovar, du nom de Fahim H. Arrivé en 2009 en Allemagne il avait obtenu un permis de séjour temporaire comme demandeur d’asile, mais l’asile lui a été refusé et il devait être expulsé. Mais en 2014 l’Office des migrations et des réfugiés a décrété que Fahim ne pouvait pas être expulsé, en application de la loi sur les étrangers qui interdit d’expulser une personne si cela peut avoir pour conséquence l’aggravation d’une affection médicale grave. Or l’expulsion de Fahim entraînerait une détérioration de son état mental. C’est pourquoi Fahim peut attaquer les gens à la hache : ça le défoule et c’est donc bon pour son état mental.

Fahim, en arabe, ça veut dire : clairvoyant."

Posté le 11 mars 2017 à 20h23 par Michel Janva | Lien permanent

10 mars 2017

Un Français "radicalisé" fonce dans la devanture des pompes funèbres en criant à la gloire d’Allah

0Ce n'est pas un article du Gorafi mais de la Libre.be :

"Dans la nuit de jeudi à vendredi, un automobiliste a usé de son véhicule pour rentrer dans la devanture des pompes funèbres Warzée à Sclayn.

Une fois sorti de ce dernier, ce Français "radicalisé", comme le précise le patron de l'entreprise à nos confrères de Sudpresse, se couche sur un tapis de prières qu'il avait amené avec lui. "Il aurait crié à la gloire d’Allah, en disant que l’islam vaincrait l’Europe", affirme un autre témoin."

Le Parquet de Namur relativise :

« Nous ne sommes pas du tout dans une situation de terrorisme, dans la recherche d’un djihadiste ». « Il s’agit bien d’un sujet français de la région de Givet, converti à l’Islam comme c’est son droit le plus strict. Mais il s’agit surtout d’une personne dont l’état mental est plus que préoccupant. Honnêtement, ce n’est pas un djihadiste, mais un déséquilibré. »

Posté le 10 mars 2017 à 17h02 par Michel Janva | Lien permanent

04 mars 2017

Le livre "Le fascisme islamique" est finalement publié en France

31orNs1UwRL._SX338_BO1,204,203,200_En août 2016, Philippe Carhon évoquait la censure du livre de l'Allemand d'origine égyptienne Hamed Abdel-Samad intitulé "Le Fascisme islamique". La petite maison d'édition française avait fait brusquement marche arrière, annonçant à l'auteur qu'elle ne mesure pas les risques en matière de sécurité, mais aussi qu'elle ne souhaite pas « apporter de l'eau au moulin » de l'extrême droite. 

Finalement, Grasset a décidé de le publier.

L'essai, best-seller en Allemagne où il a été publié en 2014, dresse un parallèle entre l'idéologie fasciste et l'islamisme, en remontant jusqu'aux origines du Coran. Selon Hamed Abdel-Samad

"l'idéologie fascisante ne s'est pas introduite dans l'islam avec la montée en puissance des Frères musulmans, mais est ancrée dans les origines historiques mêmes de l'islam".

Il accuse l'islam d'avoir

"mis fin à la diversité religieuse sur la péninsule Arabique, d'exiger de ses fidèles une obéissance inconditionnelle, de ne tolérer aucune divergence d'opinion et d'aspirer à dominer le monde". "Le problème de l'islam n'est pas ceux qui le critiquent, mais bien lui-même, ses textes et sa vision du monde".

Posté le 4 mars 2017 à 15h05 par Michel Janva | Lien permanent

26 février 2017

« Désislamiser l’Europe » à Béziers samedi 4 mars prochain

Le JT du 24 février de TV Libertés présente l'évènement du samedi 4 mars à Béziers : Désislamiser l'Europe

Pourquoi désislamiser ?

Parce que, depuis des dizaines d’années, sous couvert d’activités religieuses, des individus et des organisations opérant en Europe, soutenus par des puissances étrangères rassemblées au sein de la première organisation politico-religieuse du monde (l’OCI : Organisation de la Coopération Islamique) ont engagé un processus de subversion visant à transformer l’organisation de nos sociétés selon les règles de la charia.

Pour s'inscrire et prendre connaissance de la liste des intervenants, c'est ici

Posté le 26 février 2017 à 22h03 par Marie Bethanie | Lien permanent

21 février 2017

Marine Le Pen refuse de porter le voile pour rencontrer le Grand Mufti

La présidente du Front national devait rencontrer le Grand Mufti du Liban. A son arrivée dans les bureaux de ce dernier, à Beyrouth, un voile a été tendu à la présidente du Front national.

"La plus haute autorité sunnite du monde n'avait pas eu cette exigence, par conséquent je n'ai aucune raison de... Ce n’est pas grave, vous transmettrez au grand mufti ma considération mais je ne me voilerai pas”.

Le service de presse du Grand Mufti a déclaré dans un communiqué que l’équipe de Marine avait été informée la veille de la nécessité de porter le voile en présence du Grand Mufti. Elle avait alors fait savoir qu’elle ne le porterait pas mais l’invitation n’avait pas été annulée.

En mai 2015 en Egypte, elle avait rencontré, sans voile, Ahmed al-Tayeb, le grand imam d'Al-Azhar au Caire.

Elle a rencontré, par ailleurs, le patriarche maronite du Liban :

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Posté le 21 février 2017 à 10h21 par Michel Janva | Lien permanent

18 février 2017

Dieu est désigné par le même mot en arabe et en français mais le Dieu du Coran n’est pas celui de la Bible

Dans le nouveau numéro de Clarifier, Annie Laurent revient sur la manière d’écrire « Dieu » lorsqu’il s’agit de celui des musulmans

Jesusissa2-450x255"(...) Autrement dit, en français, faut-il dire « Allah », comme le font la plupart des auteurs d’écrits relatifs à l’islam ? La réponse à cette question ne va pas de soi car l’écriture choisie – Dieu ou Allah – sous-entend une expression théologique spécifique. Nous prolongeons cette analyse en abordant un sujet connexe mais lié au précédent thème : que signifie Issa, retenu par le Coran pour désigner Jésus, Fils de Dieu pour les chrétiens ?

Si l’on veut respecter la logique linguistique, il convient de dire « Dieu » lorsqu’on s’exprime en français, comme on dit Deus en latin, Dio en italien, God en anglais, Gott en allemand, etc.

« Allah » est un terme sémitique antérieur à l’apparition de l’islam, au même titre qu’« Eloah » en hébreu (« Elohim » étant le pluriel de majesté) et « Elah » en araméen. Provenant de la racine étymologique El ou Al, il désigne toute divinité quelle qu’elle soit, sans rapport nécessaire avec le monothéisme. Il est parfois incorporé dans un prénom. Ainsi, selon la biographie de référence de Mahomet, rédigée par Ibn Hichâm, le père du prophète de l’islam, Mahomet, qui professait l’une des religions païennes en vigueur à La Mecque au VIIe siècle, se nommait Abdallah, c’est-à-dire « Serviteur du dieu ». (Cf. La vie du prophète Mahomet, Fayard, 2004).

Le nom « Allah » résulte de la contraction de l’article al- et du substantif ilâh (« divinité »). L’article semble avoir été ajouté pour signifier le caractère unique de ce Dieu (« Le Dieu ») et exprimer le monothéisme intégral, comme le suggère le Coran.

« Dis : “Lui, Dieu est Un, Dieu ! L’Impénétrable ! Il n’engendre pas ; Il n’est pas engendré, nul n’est égal à Lui” » (112, 1-4).

Ce verset comporte une réfutation implicite de la foi des chrétiens en la divinité de Jésus-Christ, le Verbe incarné, et en la Trinité. Dans un souci de cohérence théologique, les chrétiens de langue arabe, lorsqu’ils font le signe de la Croix, disent : « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, le seul Dieu ». C’est aussi pour eux une manière de témoigner de leur foi monothéiste auprès des musulmans qui leur reprochent parfois leur « trithéisme ».

Allah n’est donc pas un nom propre à l’islam, c’est « Dieu » écrit en langue arabe. Comme leurs compatriotes musulmans, les chrétiens arabophones prient aussi Allah ; et ceci même si le nom ne reflète pas une réalité doctrinale identique puisque, dans l’islam, le Dieu unique est résumé par le dogme de l’unicité (Tawhîd) – un Dieu Un et seulement Un -, tandis que, dans le christianisme, Dieu s’est révélé comme Un en Trois Personnes, ainsi que l’exprime le dogme de la Trinité.

Pourtant, depuis plusieurs années, des militants islamistes contestent aux chrétiens le droit de dire « Allah ». Pour eux, ce nom doit être réservé au Dieu du Coran. En Malaisie, où les chrétiens représentent 9 % des 28 millions d’habitants, l’affaire a défrayé la chronique à partir de 2007, après une décision du ministère fédéral de l’Intérieur interdisant l’usage du vocable « Allah » dans le journal catholique The Herald. Suite à divers recours en justice introduits par l’Église locale, certains lui ayant donné satisfaction, la Cour suprême de Kuala Lumpur a tranché par un arrêt définitif du 21 janvier 2015, confirmant la décision du ministère.

Pour leur part, les traducteurs francophones du Coran écrivent tantôt « Dieu » (cf. Denise Masson, Folio-Gallimard ; M. Savary, Garnier Frères ; Sami Aldeeb Abou-Sahlieh, L’Aire), tantôt « Allâh » (cf. Régis Blachère, Maisonneuve & Larose ; Édouard Montet, Payot). Des traducteurs musulmans eux-mêmes écrivent « Dieu » (cf. Cheikh Boubakeur Hamza, Enag Éditions).

Cependant, afin d’éviter toute confusion théologique et toute vaine querelle, il nous semble aujourd’hui préférable d’utiliser le substantif « Allah » lorsqu’on évoque le Dieu des musulmans. Et ceci vaut pour toutes les langues. Mais, nous ne sommes plus ici dans une logique sémantique. 

Si les chrétiens arabophones prient Dieu avec le même nom que les musulmans, il n’en va pas de même pour Jésus. Tous refusent Issa (prononcer Aïssa) que le Coran donne à Jésus. Ce nom est pour eux une falsification, celui de Jésus en arabe étant Yasû’. Les chrétiens vivant en Arabie avant l’islam ont continué à appeler ainsi Jésus après l’apparition de cette nouvelle religion, et ceci jusqu’à leur disparition de ce territoire ; ceux du Levant, bien qu’arabisés, ont conservé le mot araméen en vigueur dans leur idiome antérieur, celui que parlait le Christ. Il s’agit de Yassouh ou Yessouah. Ce nom signifie « Yahvé sauve ». Jésus est donc Dieu. Cette vérité est d’ailleurs explicite dans l’Évangile selon saint Matthieu lorsque l’Ange du Seigneur dit en songe à saint Joseph : « Tu l’appelleras du nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Mt 1, 21).

Pourquoi le Coran n’a-t-il pas adopté l’écriture arabe, Yasû’, pour nommer Jésus ? La raison en est fondamentale. Elle tient à l’identité que l’islam lui donne.

Dans les cultures sémitiques, le nom porté par une personne n’a rien d’anodin, comme l’a démontré le Père Antoine Moussali, lazariste libanais (1921-2003) :

 Donner un nom à quelqu’un ou à quelque chose, c’est nommer son essence, ce qui le caractérise en propre, ce qui le personnifie […]. L’emprise est tellement forte que l’on serait tenté de direque ce n’est pas l’individu qui porte le nom, mais le nom qui porte l’individu. Être, à la manière humaine, c’est être nommé. » (La croix et le croissant, Éditions de Paris, 1997, p. 43).

Or, le nom coranique de Jésus, Issa, est dépourvu de toute signification. Celui qui le porte n’est qu’un prophète parmi d’autres, même s’il jouit d’une position éminente et singulière. Le Coran le présente en effet comme « le Prophète de Dieu, sa Parole qu’il a jetée en Marie, un Esprit émanant de lui » (4, 171). Et, même s’il est décrit comme « Parole de Vérité » (19, 34, « fortifié par l’Esprit de sainteté » (2, 253), il s’efface devant Mahomet, le « sceau des prophètes » (33, 40), dont il annonce d’ailleurs la venue (61, 6).

L’intention qui préside à ce vide nominatif est évidente : Issa ne saurait donc prétendre à une mission salvifique, laquelle ne peut appartenir qu’à Dieu. Or, pour les musulmans, malgré ses attributs, Jésus n’est pas Fils de Dieu. Le Coran est intransigeant à ce sujet.

« Dieu est unique ! Gloire à Lui ! Comment aurait-il un fils ? » (4, 171) ;

« Créateur des cieux et de la terre, comment aurait-il un enfant, alors qu’il n’a pas de compagne, qu’il a créé toute chose et qu’il connaît tout ? » (6, 101) ;

« Il ne convient pas que Dieu se donne un fils » (19, 35).

Issa nie lui-même se faire passer pour une divinité. « Dieu dit : “Ô Jésus, fils de Marie ! Est-ce toi qui a dit aux hommes : Prenez, moi et ma mère, pour deux divinités, en dessous de Dieu ?” Jésus dit : “Gloire à toi ! Il ne m’appartient pas de déclarer ce que je n’ai pas le droit de dire. Tu l’aurais su, si je l’avais dit. Tu sais ce qui est en moi, et je ne sais ce qui est en toi” » (5, 116).

Par ailleurs, si « Messie » (Masîh) remplace Issa dans onze versets (p. ex. : « Ceux qui disent : “Dieu est, en vérité, le Messie, fils de Marie”, sont impies », 5, 17), cet attribut, interprété par certains commentateurs musulmans comme un titre d’honneur et par d’autres comme la marque d’une onction divine l’ayant préservé de l’influence de Satan (1), est étranger à la vocation de Jésus telle qu’elle est décrite dans les récits évangéliques. Pour l’académicien Roger Arnaldez (1911-2006), « cette qualification de Messie n’est plus alors en relation avec la mission que Jésus doit remplir parmi les hommes ; elle est une marque apposée sur lui dans sa relation avec Dieu et le monde angélique » (Jésus, fils de Marie, prophète de l’islam, Éd. Desclée, 1980, p. 87). Autrement dit, il s’agit d’un Messie sans messianisme. 

Dieu est désigné par le même vocable en arabe et en français, mais le Dieu du Coran n’est pas celui de la Bible.

Quant à Jésus, s’il n’est pas rare d’entendre des musulmans francophones affirmer qu’ils croient en lui, son nom coranique, Issa, ne désigne pas le Christ de l’Évangile.

Ces précisions peuvent être utiles à des chrétiens soucieux d’un dialogue sans confusion avec des musulmans. Il est certain que Jésus est au cœur d’une controverse doctrinale irréconciliable entre christianisme et islam. Mais, aujourd’hui, certains fidèles de cette religion sont fascinés par la figure énigmatique, voire mystérieuse, de Issa, qui se présente dans le Coran comme un prophète, certes musulman, mais aussi comme « un Signe pour les mondes » (21, 91), « illustre en ce monde et dans la vie future, il est au nombre de ceux qui sont proches de Dieu » (3, 45), ayant aussi bénéficié de privilèges exceptionnels, notamment sa conception miraculeuse dans le sein virginal de Marie (19, 20) et sa capacité à résister aux tentations du démon, avantages dont même Mahomet a été privé (2).

Posté le 18 février 2017 à 11h09 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

13 février 2017

Belgique : des élèves frappés par la prof d’islam

Déjà on découvre qu'il y a une professeur d'islam et on apprend ensuite qu'elle frappe ses élèves :

"À Woluwe-Saint-Pierre, les écoles communales de Stockel, du Centre, du Chant d’Oiseau ainsi que celle de Jolis-Bois partagent un point commun. Elles emploient toutes les quatre Fatna S., une professeure de religion islamique. Cependant, il y a eu peu de temps, plusieurs élèves de primaire se sont confiés à leur entourage en rapportant des faits plus qu’interpellants.

Claques, coups de règles, menaces de mort et insultes en arabe semblent faire partie du quotidien du cours enseigné par Fatna S."

L'enseignante a été écartée avec effet immédiat par mesure de précaution et sera convoquée à une audition dans le cadre d'une procédure disciplinaire.

Posté le 13 février 2017 à 19h02 par Michel Janva | Lien permanent

07 février 2017

La charia est-elle compatible avec les droits de l’homme ?

C’est une question concrète qui se pose de plus en plus en Europe, particulièrement pour les femmes, et à laquelle l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a décidé de chercher à répondre :

"En effet, au sein de la grande Europe, il est des territoires où la charia (ou « loi islamique ») est appliquée. Cela pose un problème au regard des droits de l’homme dans la mesure où ces États sont parties à la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et en même temps appliquent ou respectent une justice islamique contraire à la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) et la CEDH.

Trois pays au sein du Conseil de l’Europe ont ratifié à la fois la Convention européenne des droits de l’homme et la Déclaration du Caire sur les droits de l’homme en islam, qui est une déclaration des droits de l’homme compatible avec la charia. Il s’agit de l’Albanie, de l’Azerbaïdjan et de la Turquie. Il faut ajouter que la Fédération de Russie et la Bosnie-Herzégovine n’ont pas signé la Déclaration du Caire mais sont membres observateurs de l’Organisation de la Conférence Islamique et également signataires de la CEDH.

Cette Déclaration du Caire du 5 août 1990 stipule notamment que « l’islam est la religion naturelle de l’homme ». Elle ne contient pas de droit à la liberté de croyance, ne confirme pas l’égalité en droit de tous les hommes sans égard à leur religion, et enfin l’article 25 stipule que « [l]a Loi islamique est la seule source de référence pour interpréter ou clarifier tout article de cette déclaration. »

Certains principes énoncés dans la loi islamique contreviennent aux principes ayant qualité de droits de l’homme, au premier rang desquels la liberté religieuse. Selon la charia, un musulman n’a pas le droit de quitter sa religion pour une autre ou pour l’athéisme. Il s’agit d’un acte d’apostasie qui engendre sa mort civile (ouverture de sa succession) et qui mérite la peine de mort.

La Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme a eu l’occasion de donner un élément de réponse à cette question de compatibilité en 2003 : Celle-ci « partage l’analyse effectuée par la chambre quant à l’incompatibilité de la charia avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention »[1].

Saisie par plusieurs de ses membres, l’APCE établira dans les prochains mois un rapport sur ces incompatibilités, déterminera sur quels territoires de pays membres du Conseil de l’Europe la charia est appliquée et quelles conséquences il faudra en tirer. [...]"

Posté le 7 février 2017 à 12h22 par Michel Janva | Lien permanent

02 février 2017

Ouganda : 15 chrétiennes violées dans leur église par des islamistes

Dans le silence des médias aux ordres

"Le 15 janvier dernier, un pasteur et 8 chrétiens ont été portés disparus après l’attaque perpétrée par un groupe musulman, durant une réunion de prières. Les 90 hommes attaquants ont fait irruption dans la réunion de prières de l’église Katira, ont enfermé la congrégation, battu les 80 membres présents avec des bâtons et violé 15 femmes, d’après les sources locales.

Le pasteur de l’église, Moses Mutasa se trouvait dehors en train de discuter avec des visiteurs étrangers. Le pasteur Musa Mukenye, responsable de plusieurs églises de la région Iki-iki, confie au autorités locales et à la police, ne pas savoir ce qu’il est advenu de lui"

Posté le 2 février 2017 à 21h11 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

30 janvier 2017

Immigration : les mariages de mineures en hausse en Suisse

En Suisse, le Service contre le mariage forcé s’inquiète du mariage de mineures. L’an dernier, il a eu connaissance de 21 mariages religieux avec des jeunes filles âgées de 14 ans à 17 ans, à Berne, à Zurich ou à Soleure. Dans la majeure partie des cas, il s’agissait d’adolescentes originaires de Syrie, d’Afghanistan, d’Irak, d’Erythrée, de Somalie, du Kosovo et de Macédoine. 3 cérémonies chrétiennes avec des mineures de la communauté rom ont aussi été signalées.  Anu Sivaganesan, responsable du Service contre le mariage forcé, explique :

«La tendance est en hausse. Elle s’explique par les nouvelles vagues d’immigration. C’est un nouveau défi». «Pour beaucoup de communautés, un mariage religieux revêt plus d’importance que des noces civiles, qui ne sont perçues que comme une démarche administrative. Il s’agit d’une manière de discipliner les jeunes filles, en les mariant tôt et en restreignant leur sexualité»

Aïcha avait 6 ou 7 ans quand elle s’est mariée à Mahomet...

Posté le 30 janvier 2017 à 19h29 par Michel Janva | Lien permanent


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