08 mai 2018

La colonisation du Nouveau Monde aurait-elle été une libération ?

Et non une oppression de la tyrannie et de la superstition catholique !

Child-sacrifice-10.adapt.590.1"Des archéologues ont trouvé au Pérou les "preuves du plus grand sacrifice collectif d'enfants d'Amérique, et probablement de l'histoire mondiale", avec la découverte des restes de plus de 140 enfants, a annoncé jeudi 26 avril la revue National Geographic. La découverte a été réalisée près d'une falaise donnant sur l'océan Pacifique, dans la région de La Libertad (nord), où était présente la civilisation précolombienne des Chimu. Les fouilles ont commencé en 2011 et permis dans un premier temps de trouver les restes de 42 enfants et 76 lamas, dans un temple vieux de 3.500 ans

"Quand les fouilles ont terminé en 2016, on avait découvert sur le site les restes de plus de 140 enfants et 200 jeunes lamas", selon le rapport publié par la revue, précisant que les analyses ont permis de dater les objets trouvés entre les années 1400 et 1450.

"Même si des sacrifices humains ont été signalés chez les Aztèques, les Mayas et les Incas dans les chroniques espagnoles de l'ère coloniale et documentés dans les fouilles scientifiques modernes, la découverte d'un sacrifice d'enfants à grande échelle dans la civilisation précolombienne Chimu, qui est peu connue, est une trouvaille sans précédent non seulement en Amérique, mais dans le monde entier", selon National Geographic.

Les recherches ont été menées par une équipe internationale dirigée par le Péruvien Gabriel Prieto, de l'Université nationale de Trujillo, et John Verano, de l'Université de Tulane aux États-Unis.

"Personnellement, je ne m'attendais pas à ça (...) et je crois que personne d'autre n'aurait pu l'imaginer", a déclaré John Verano, cité par National Geographic. Les enfants sacrifiés avaient entre 5 et 14 ans, tandis que, dans le cadre de ce rituel, des lamas de moins de 18 mois étaient aussi tués. "Les restes squelettiques des enfants et des animaux montrent des signes de coupures sur le sternum, ainsi que des côtes disloquées, ce qui suggère que la poitrine des victimes a été ouverte, peut-être pour faciliter l'extraction du cœur", signale le rapport de National Geographic.

Les enfants ont été enterrés comme s'ils regardaient face à la mer et les animaux vers l'Est, où se trouvent les Andes. "Il s'agit d'un sacrifice en forme de rituel, réalisé de façon très systématique", souligne John Verano. La civilisation Chimu vivait tout le long de la côte péruvienne, jusqu'à ce qui est aujourd'hui l'Equateur, avant de disparaître en 1475, battue par l'empire inca."

Le film de Mel Gibson Apocalypto montre bien l'horreur de ces "civilisations" qui se sont auto-exterminées en sacrifiant leurs propres enfants. Le film commence d'ailleurs par cette citation « Une grande civilisation n’est conquise de l’extérieur que si elle est détruite de l’intérieur. » (Toute coïncidence avec notre décadence actuelle n'est pas fortuite).

Posté le 8 mai 2018 à 18h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

08 mars 2018

Pilule contraceptive et AVC

Lu sur Gènéthique :

"La mise à jour d’un rapport initialement publié dans Medlink Neurology en 2003 a été faite sur les liens entre contraception hormonale et accidents vasculaires cérébraux (AVC).

Il distingue les différentes formes d’AVC : AVC hémorragiques pour lesquels il ne semble pas y avoir d’incidence, et les AVC ischémiques, beaucoup plus fréquents (85% des AVC) pour lesquels la prise de contraceptifs oraux augmente la tension artérielle et rend le sang hypercoagulable (plus susceptible de coaguler).

Il conclut que la prise de contraceptifs hormonaux  « devrait être découragée » si les femmes présentent d’autres facteurs de risques de maladie cardiovasculaire. Ces facteurs de risque comprennent l'hypertension artérielle, la cigarette et les migraines, en particulier les migraines avec des troubles sensoriels tels que des éclairs de lumière et des picotements dans les mains ou le visage.

Ce rapport met également en évidence la nécessité d’améliorer les rapports médecin-patiente : 15% des patientes, dûment averties par leur médecin des risques encourus, continuaient à prendre des contraceptifs oraux."

Posté le 8 mars 2018 à 18h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

24 novembre 2017

Lien entre la contraception hormonale et risque de suicide

Lu sur Gènéthique :

S"Une équipe de chercheurs danois étudie les effets secondaires psychologiques de la contraception hormonale. Après avoir montré l’année dernière le risque accru de dépression qu’entrainent ces produits, ils viennent de démontrer que les femmes sous contraceptifs hormonaux (pilules, patch, stérilet, anneau vaginal) ont trois fois plus de risque de suicide que celles qui n’en ont jamais pris.

Leurs résultats, publiés dans l’American Journal of Psychiatry, s’appuient sur une étude mentionnant le suivi de toutes les femmes danoises (ordonnances, décès, cause des décès) au-delà de 15 ans entre 1996 et 2013, et comparant celles sous contraceptifs hormonal et celles sans.

Parmi les femmes qui utilisaient des contraceptifs hormonaux couramment ou depuis peu, le risque de tentative de suicide était presque le double de celui des femmes qui n'avaient jamais utilisé de contraceptifs. Le risque était triple pour le suicide. Le patch était lié au risque le plus élevé de tentatives de suicide, suivi par le stérilet, l'anneau vaginal et ensuite les pilules. Le risque était maximal dans les deux premiers mois suivant la première prise de contraceptif hormonal. Toutefois même après un an, le risque demeure plus élevé : au moins deux fois supérieur après un an et 30% de plus après sept ans. Les résultats sont restés stables, même après avoir adapté d’autres facteurs pouvant influer sur le risque de suicide.

Si les chercheurs reconnaissent que le risque absolu de suicide demeure faible et ne découragera sans doute pas l’utilisation de contraceptifs hormonaux, ils estiment que leurs résultats devraient inciter les médecins à plus de prudence dans leurs prescriptions."

Posté le 24 novembre 2017 à 12h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

13 avril 2017

Contraception, avortement, régulation naturelle des naissances, maîtrise de soi

Interrogé dans le Parisien, le Dr Philippe Deruelle, secrétaire général du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, critique les méthodes naturelles de régulation des naissances. Et semble se satisfaire de la situation actuelle concernant le nombre astronomique d'avortements chaque année :

"Elles sont stables jusqu'à maintenant, autour de 200 000 par an pour 1 million de grossesses".

Et il critique la fiabilité des  méthodes naturelles. Sauf que, selon les chiffres de 2012 du ministère de la Santé72% des avortements concernent des femmes qui étaient sous contraception.

Par ailleurs, parmi les méthodes de contraception qui sont recensées, il manque étonnamment la méthode billings. Contrairement à ce que dit le Dr Philippe Deruelle, ce n'est pas de la roulette russe. Cette méthode, découverte dans les années 1960-1970 par les Docteurs John et Evelyn Billings, médecins australiens, permet à la femme de connaître sa fécondité par l’observation de la glaire cervicale. Avec la méthode, le couple peut aussi bien différer la venue d’un enfant, par la continence (abstinence) périodique ; que favoriser une conception. Pour être fiable, la méthode doit être bien comprise. Une grande majorité de femmes, pendant la plus grande partie de leur vie féconde, peuvent tenir leur tableau d’observations et pratiquer la méthode sans difficulté. D’autres peuvent avoir besoin, pour certaine période de temps, d’un suivi régulier, personnalisé par une monitrice (ce peut être en période d’allaitement ; après l’arrêt d’une pilule contraceptive ; en péri-ménopause ; lorsque se présentent certaines pathologies). Les foyers moniteurs reçoivent avec bienveillance et respect tout couple ou personne, croyants ou non, et quelle que soit leur origine.

Concernant la régulation naturelle des naissances, le pape Paul VI écrivait dans Humanae Vitae :

"Une pratique honnête de régulation de la natalité exige avant tout des époux qu'ils acquièrent et possèdent de solides convictions sur les vraies valeurs de la vie et de la famille et qu'ils tendent à acquérir une parfaite possession d'eux-mêmes. La maîtrise de l'instinct par la raison et la libre volonté impose sans nul doute une ascèse pour que les manifestations affectives de la vie conjugale soient dûment réglées, en particulier pour l'observance de la continence périodique. Mais cette discipline, propre à la pureté des époux, bien loin de nuire à l'amour conjugal, lui confère au contraire une plus haute valeur humaine.

Elle exige un effort continuel, mais grâce à son influence bienfaisante, les conjoints développent intégralement leur personnalité, en s'enrichissant de valeurs spirituelles: elle apporte à la vie familiale des fruits de sérénité et de paix, et elle facilite la solution d'autres problèmes; elle favorise l'attention à l'autre conjoint, aide les époux à bannir l'égoïsme, ennemi du véritable amour, et approfondit leur sens de responsabilité.  Les parents acquièrent par là la capacité d'une influence plus profonde et plus efficace pour l'éducation des enfants; l'enfance et la jeunesse grandissent dans la juste estime des valeurs humaines et dans le développement serein et harmonieux de leurs facultés spirituelles et sensibles. 

Nous voulons à cette occasion rappeler l'attention des éducateurs et de tous ceux qui ont des tâches de responsabilité pour le bien commun de la société sur la nécessité de créer un climat favorable à l'éducation à la chasteté, c'est-à-dire au triomphe de la saine liberté sur la licence par le respect de l'ordre moral."

Posté le 13 avril 2017 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2017

Le président du Parlement européen encourage les spécialistes de la recherche pour les personnes trisomiques

Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :

"Après l’ONU hier (Genève), c’est au Parlement européen (Bruxelles) que la Fondation Jérôme Lejeune organise aujourd’hui une conférence à l’occasion de la journée mondiale de la trisomie 21.

Cet évènement visait à faire connaître les enjeux et les besoins des programmes de santé et de recherche au bénéfice des personnes atteintes de trisomie 21.

Le président du Parlement européen Antonio Tajani a précédé les prises de parole des jeunes intervenants trisomiques (pour la France Paul, Laura, Ségolène, Charlotte). Il a souligné une caractéristique la plupart du temps rencontrée chez leurs semblables mais souvent ignorée : « les jeunes trisomiques donnent plus d’amour que les autres. Ils sont meilleurs que les autres. Ceux qui donnent plus d’amour sont ceux qui gagnent » faisant allusion aux succès de Mélanie en présentatrice de météo.

Le président du Parlement a également insisté sur l’importance du soutien financier « il faut mettre plus d’argent dans la recherche et l’innovation c’est une évidence », puis a transmis la parole aux scientifiques et aux chercheurs pour qu’ils présentent leurs travaux les plus récents."

Posté le 21 mars 2017 à 18h55 par Michel Janva | Lien permanent

18 février 2017

Pratiques délurées : des intox dignes de celle du rapport Kinsey ?

Arton42695-941e1Judith Reisman a décortiqué les travaux du rapport Kinsey, rapports établi dans les années 50 sur la sexualité dans la société et qui voulaient montrer notamment que la majorité des Américains vivaient une vie sexuelle délurée. Après avoir volontairement falsifié des résultats sur les pratiques de la population américaine, le docteur Kinsey s’est employé à étudier la sexualité des enfants. Au fil de ses d’expériences, véritables séances de tortures, il voulait établir que les « enfants » sont des êtres sexuels dès leur naissance. Aussi incroyables que puissent paraître ses travaux, ils sont pris pour point de départ de nombreuses campagnes d’éducation. 

Publiés en 1948 et 1950, ces rapports sortirent des cercles universitaires pour inonder les publications grand public : journaux, magazines féminins, et bien sûr presse gravitant autour des mouvements pour la libération des femmes. Ces rapports participèrent au changement des mentalité en faveur de la révolution sexuelle, le « jouir sans entraves » de Mai 68. Ces rapports nous disaient comment jouir, avec qui, combien de fois et comment. Judith Reisman montre la falsification de ces rapports, établis à partir de dépravés sexuels (prostituées, délinquants sexuels...). Kinsey – biologiste spécialiste des insectes – partait du postulat qu’en matière de sexualité il n’y a pas de normes.

Ces dernières années, nous avons vu, dans la même veine, des sondages faussés publiés par les lobbies LGBT. Nous les avons dénoncé les uns après les autres en montrant la supercherie de ces tentatives d'intox (ici, , ou , , , ).

Actuellement, de nouveaux "sondages" sont publiés sur les pratiques délurées des Français, et diffusés par des journaux aussi conservateurs que... Le Figaro. S'agit-il de nouvelles manipulations pour inciter les Français à "faire comme tout le monde" et ainsi à dénaturer l'amour humain ? Il est permis de se poser la question.

Posté le 18 février 2017 à 18h11 par Michel Janva | Lien permanent

13 janvier 2017

Pour une recherche "sexiste" en matière de santé

Pauvre Najat Vaullaud Belkacem qui voit tous ses efforts de propagande réduits à néant ! Dans sa revue, la mutuelle MGEN plaide en effet pour une recherche médicale "sexiste". Ou comment la science plaide contre l'idéologie du genre :

M

Posté le 13 janvier 2017 à 07h18 par Michel Janva | Lien permanent

11 janvier 2017

7 février : conférence sur l'autisme à Avignon

Mardi 7 février 2017 - avignon

Posté le 11 janvier 2017 à 15h56 par Michel Janva | Lien permanent

23 novembre 2016

La campagne LGBTiste n’est pas seulement immorale, elle est scientifiquement fausse

A l’heure où le Ministère des Affaires sociales et de la Santé a lancé sa nouvelle campagne sur le thème « S’aimer, s’éclater, s’oublier », il est bon de relire cet excellent texte de 2003 du Cardinal Trujillo « Les valeurs familiales versus la sexualité sans risques » car cette campagne n’est pas seulement immorale, elle est scientifiquement fausse :

"Le virus du sida est 450 fois plus petit qu’un spermatozoïde."

Pour toutes sortes de raisons, le préservatif ne « fonctionne » qu’à 85%. Au bout de 20 rapports sexuels avec un « partenaire » malade, vous n’avez que 3,8% de chance d’être encore sain !

La stratégie différenciée entre la Thaïlande et les Philippines démontre l’échec des campagnes promouvant le préservatif :

"Dans ces deux pays, les premiers cas du VIH/sida ont été rapportés en 1984. En 1987, la Thaïlande avait 112 cas, pendant que les Philippines en avaient plus, avec 135 cas. En 2003, il y avait environ 750  000 cas en Thaïlande, où le 100% Condom Use Program a eu un grand succès. D’un autre côté, il y avait environ seulement 1935 cas aux Philippines - et ceci, en considérant que la population des Philippines est environ 30% supérieure à la celle de la Thaïlande ! Le taux relativement bas de l’utilisation du préservatif par les gens en général, et la ferme opposition de la part de l’Église et d’un nombre considérable de leaders du gouvernement contre le programme du préservatif et de la promiscuité sexuelle, sont des faits bien connus dans les Philippines."

Posté le 23 novembre 2016 à 18h09 par Michel Janva | Lien permanent

11 novembre 2016

Une étude scientifique attribue l’essentiel du réchauffement au soleil

Image001Dans son ouvrage, "Climat: Et si la vérité (nous) rendait libre", préfacé par S.E. le Cardinal George Pell, préfet du Secrétariat à l'Économie du Saint-Siège (Ed. TerraMare - juin 2016), Stanislas de Larminat diffusait les minutes d'un débat entre deux représentants du GIEC et un spécialiste reconnu de systémique qui avait appliqué, au comportement climatique terrestre, ses compétences en identification des systèmes dynamiques.

Ayant exploité des données climatiques disponibles auprès des plus grands instituts internationaux, ce scientifique mettait en question l’origine humaine de la période chaude contemporaine. Une question était apparue dans le débat : les travaux de ce systémicien n’avaient pas été "revus par ses pairs". L'objection n'a plus lieu d'être: L’éditeur scientifique Elsevier B.V. a publié, le 26 octobre 2016, un article scientifique attribuant la majeure partie du réchauffement climatique à l’activité solaire.

Cette publication, intitulée « identification du système climatique vs. détection et attribution » et référencée sur le site « ScienceDirect », a été revue, dans les règles, par les pairs du comité de lecture de Annual Reviews in Control (ARC), une des sept revues scientifiques de l'IFAC, fédération internationale qui regroupe des milliers d'experts en contrôle, automatique et identification des systèmes complexes.

L'article publié par Elsevier B.V. explique la différence entre les deux approches. L’"Identification du système climatique" permet de quantifier les relations de causes à effets qui le régissent, là où le GIEC utilise une méthode dite de "Détection/Atrribution", c'est à dire la Détection d'un effet climatique pour lui Attribuer la cause humaine.

L'auteur clarifie les origines de ces contradictions.

La COP 22, va entériner un des plus grands gaspillages de l’histoire.

Marrakech prendra acte de la ratification de l’accord du Bourget. La science lui importera peu. Cette publication scientifique remettra-t-elle en cause le consensus dominant sur l’origine humaine des changements climatiques, qui vise à bouleverser les repères économiques mondiaux autant que les repères scientifiques ?  Pourtant :

S’en tenir aux raisons politiques et morales de réduire notre addiction au pétrole 

Le titre de l’ouvrage « Climat : et si la vérité (nous) rendait libre » n’en n’est que plus pertinent, car c’est bien notre liberté qui est en jeu. Interrogé sur ce point politique et moral, Stanislas de Larminat constate que

« nos principaux fournisseurs financent des stratégies géopolitiques peu soucieuses des droits de l’homme. Ils financent également les dettes de nos déficits publics. Notre dépendance au pétrole est donc suicidaire pour la souveraineté diplomatique et budgétaire de l’Europe ».

Faut-il aussi réduire nos consommations de produits à forte empreinte carbone ? « Oui, mais pas pour un salut illusoire de la planète dû à une "frugalité par précaution". Une autre "frugalité par choix" s’impose ; cette vertu redonne sa liberté à l’âme  et signe le combat entre Avoir plus et Être plus. N’est-ce pas la véritable efficacité de la frugalité ? », s’interroge Stanislas de Larminat.

Posté le 11 novembre 2016 à 15h26 par Michel Janva | Lien permanent

07 août 2016

Aux JMJ, deux scientifiques dénoncent le mensonge de l’évolutionnisme et de l’idéologie du genre

Intéressant article de Réinformation.tv :

"le 28 juillet, à Cracovie, deux scientifiques ont donné une remarquable conférence pour exploser des mythes communément enseignés sur le « cousinage » entre l’homme et le singe, l’évolutionnisme – et aussi sur l’idéologie du genre qui conteste directement la loi naturelle et le dessein de Dieu sur l’homme et la femme. Les anglophones en trouveront la retranscription compète ici. Pour les autres, il vaut la peine d’en connaître les grandes lignes.

Ses auteurs sont Hugh Owen, directeur du Centre Kolbe pour l’étude de la Création, et le Dr Thomas Seiler, professeur de physique à l’université technique de Münich.

« Aujourd’hui, il y a une grande confusion parmi de nombreux catholiques, spécialement à propos de ce que signifie être un homme ou une femme, et du plan immuable de Dieu pour la sainteté du mariage et pour la famille. Dieu n’est pas l’auteur de cette confusion. Et quiconque étudie et garde son enseignement à ce sujet, tel qu’il a été transmis depuis les apôtres, ne tombera pas dans la confusion », ont-ils déclaré d’emblée.

Le mensonge de l’évolutionnisme a facilité le rejet de la loi naturelle

Rappelant qu’Adam a été créé à partir de la matière mais que son âme a été créée directement par Dieu « pour être la forme de son corps » (pour donner sa forme au corps), Hugh Owen a réaffirmé cette vérité de foi : « Puis il a créé Eve pour Adam depuis la côte d’Adam, et il les constitués roi et reine de tout l’univers… Si chaque jeune catholique au monde apprenait que Dieu a créé un homme pour une femme pour la vie depuis le commencement, il ne serait pas possible qu’il y ait de la confusion à propos de l’enseignement de l’Eglise sur la sainteté du mariage, le divorce, la contraception, et la morale sexuelle ! Lorsque Dieu a créé Eve, la première femme, pour le premier homme, Adam, en créant le corps d’Eve à partir du corps d’Adam, il nous a CLAIREMENT montré que l’union de l’homme et de la femme dans le saint mariage n’est pas une chose qui nous vient du bas, depuis les animaux ; cela nous vient du haut, du Ciel. Et donc, tout usage du don de l’intimité sexuelle en dehors d’un saint mariage entre un homme et une femme engagés l’un envers l’autre pour la vie n’est pas seulement un grand péché mais un sacrilège – car cela consiste à prendre un don spécifiquement créé par Dieu pour l’homme et la femme au sein d’une union permanente, sainte, exclusive et qui donne la vie, et à le profaner. »

Et de dénoncer la manière dont cette vérité a été perdue : à travers l’idée que la « science » a « prouvé » que les corps des premiers êtres humains sont le résultat d’une évolution qui a commencé par les microbes, et que la Genèse serait donc un « mythe ».

« Dieu a-t-il permis à son Eglise d’enseigner un récit totalement faux des origines de l’homme et de l’univers pendant près de 2.000 ans pour ne l’éclairer enfin qu’à travers les folles spéculations d’hommes sans Dieu tels Charles Lyell, Charles Darwin et T.X. Huxley qui haïssaient l’Eglise et cherchaient à la détruire ? »

Aux JMJ, une conférence pour dire la différence entre l’homme et l’animal

C’est pour contester scientifiquement ce… mythe de l’évolution, qui rend possible jusqu’à l’aberration de l’idéologie du genre, que le Dr Thomas Seiler a alors pris la parole devant les jeunes réunis dans l’église de la Conversion de saint Paul à Cracovie, spécialiste de l’histoire génétique de l’homme.

« La plupart d’entre vous avez pu entendre affirmer que les chimpanzés et les êtres humains ont 99 % de gènes en commun. Cependant, ce que l’on ne vous dit généralement pas, c’est que ce résultat n’est pas fondé sur la comparaison de la totalité de l’ADN de l’homme et du singe mais seulement sur la comparaison d’une toute petite fraction (environ 3 %). La fonction des 97 % restants du code génétique n’avait pas été comprise. On en conclut que cet ADN n’avait aucune fonction et on l’a considéré comme du “déchet laissé par l’évolution”, à ne pas prendre en considération lorsqu’on compare le singe et l’homme. Depuis lors, la génétique moderne a démontré que pour la quasi totalité de l’ADN il y a une fonctionnalité pour chaque lettre génétique », a-t-il expliqué. C’est la revue Science, l’une des deux principales revues scientifiques mondiales, qui dès lors en 2007 a qualifié de « mythe » la différence d’un seul pourcent entre le singe et l’homme. En fait, la comparaison du seul chromosome Y de l’homme et du chimpanzé révèle une différence de 60 %, selon une étude publiée en 2010 par Nature.

Quant aux hommes, quelles que soient leur origine et leur apparence, ils partagent 99,9 % de leurs gènes : « une découverte très inattendue et importante de la génétique moderne ». « Voilà qui pose un problème à l’égard de l’évolution, car si les hommes descendaient vraiment des singes, comment se pourrait-il que nous ayons seulement 40 % de notre chromosome Y en commun avec les singes mais qu’il y a en même temps une identité génétique quasi totale entre tous les êtres humains ? S’il y avait eu une évolution depuis le singe vers l’homme, elle devrait se poursuivre parmi les hommes et révéler des différences génétiques significatives. Les découvertes récentes élargissent de manière radicale le fossé entre l’homme et les animaux. Les Asiatiques, les Européens, les Africains et les Indigènes d’Amérique et d’Australie ne présentent que des différences superficielles telles la couleur de peau ou la forme du nez, mais ils sont extrêmement semblables sur le plan génétique », a expliqué Thomas Seiler.

L’idéologie du genre, l’évolution et la fraternité humaine selon deux scientifiques

Les similarités génétiques montrent même, et la science moderne le confirme donc, que « tous les êtres humains vivant aujourd’hui sur terre sont descendus d’un seul homme et d’une seule femme ». « Pour vous en convaincre, il suffit de chercher sur internet les termes “Eve mitochondriale” ou “Adam chromosome Y”. Ces termes ont été choisis par les évolutionnistes au sens ironique mais aujourd’hui de nombreux scientifiques le regrettent car cette découverte confirme parfaitement la doctrine catholique de la Création qui depuis 2.000 ans, enseigne que tous les êtres humains sont frères et sœurs descendus d’un seul couple humain, les vraies personnes historiques Adam et Eve, et non d’une multitude de primates sous-humains », a-t-il précisé.

Le Dr Thomas Seiler a poursuivi sa conférence en évoquant l’embryologie moderne, qui expose l’idée selon laquelle l’embryon reproduirait en accéléré l’ensemble de l’« évolution » et se ressemble d’une espèce à l’autre avant de se différencier. Une « fraude scientifique » qui repose sur des dessins d’Ernst Haeckel qui ont falsifié, il y a plus d’un siècle, les images d’embryons non humains en recopiant purement et simplement les dessins d’embryons humains. Les microscopes modernes prouvent qu’il y a des différences importantes dès le départ."

Posté le 7 août 2016 à 07h44 par Michel Janva | Lien permanent

10 juillet 2016

Vaccination : le Pr Joyeux radié de l'Ordre des médecins

Ou comment un grand médecin français est sacrifié, sur injonction des lobbies pharmaceutiques.

Le Pr Joyeux demande avant tout une juste application de la réglementation, c'est-à-dire la remise en vente des seuls vaccins que la loi rend obligatoires, mais que les laboratoires pharmaceutiques ne veulent plus produire.

C'est ainsi que le contribuable, via la Sécurité Sociale, finance en France la sur-vaccination rendue de facto obligatoire, sans autre possibilité pour les parents qui sont obligés de vacciner leur enfant avec 6 ou 7 valences (contre 3 légalement obligatoires). 

Le professeur Henri Joyeux, à l'origine d'une pétition sur les dangers de certaines vaccinations, sera radié de l'Ordre des Médecins à compter du 1er décembre. Le cancérologue montpelliérain avait fait l'objet d'une plainte du Conseil national de l'Ordre des médecins en juin 2015, pour la mise en ligne (toujours active) d'une pétition à l'attention du ministre de la Santé Marisol Touraine mettant en garde sur la présence d'"aluminium et de formaldéhyde, deux substances dangereuses voire très dangereuses pour l'humain et en particulier le nourrisson", dans le vaccin hexavalent DTPolio-Hib-Coqueluche-Hépatite B, appelé Infanrix Hexa.

En février, il expliquait à TV Libertés :

Posté le 10 juillet 2016 à 15h30 par Michel Janva | Lien permanent

02 avril 2016

Méthode naturelle de rééquilibrage endocrinien

L’endocrino-psychologie consiste à montrer la prédominance du système glandulaire sur le cerveau et le système nerveux. En effet, l’Homme est en parfaite harmonie quand il atteint l’homéostasie, c’est-à-dire l’équilibre, et cet équilibre n’est possible que si les glandes endocrines travaillent chacune correctement à sa place et toutes en harmonie.

Le système endocrinien gère tous les mécanismes de l’organisme humain.

Le surmenage, les chocs  et les soucis de la vie, une mauvaise gestion alimentaire et sportive. Et le système glandulaire se détériore !

Selon les travaux du Professeur Jean Gautier, un système glandulaire détérioré agit négativement sur tout l'être humain physiquement comme psychologiquement  et génère immédiatement un déséquilibre. 

Inspiré de ses travaux, le système Equilios est une méthode naturelle et chrétienne de rééquilibrage endocrinien qui va restituer à la personne  son libre arbitre, son pouvoir volontaire de décision, et donc l’aider à mettre en place une nouvelle gestion de ses actions sur le plan moral, intellectuel et physique. 

Bref ! Tout ce qui reconstruit la vie et la santé.

Posté le 2 avril 2016 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent

13 février 2016

Zika : les microcéphalies pourraient venir d'un insecticide Monsanto

Moustique-tigre-ou-aedes-albopictus-10296931eepkb_1713L'OMS recommande pour lutter contre le moustique tigre qui provoque la dengue et le virus Zika, un pesticide produit par un partenaire de la firme Monsanto, pesticide que le Brésil utilise depuis 18 mois pour tenter d'éradiquer le moustique tigre. En vain, puisque le moustique est toujours là, et qu'en plus, l'insecticide le rend stérile et provoque chez lui des malformations qui finissent par le tuer.

Des chercheurs argentins ont constaté que les précédentes épidémies de Zika, avant l'utilisation massive de l'insecticide dans l'eau potable par le gouvernement brésilien, n'avaient pas provoqué les cas de microcéphalies que l'on déplore cette fois.

""La détection de milliers de cas de malformations congénitales chez des enfants dont les mères, enceintes, habitent dans des zones où le gouvernement brésilien a ajouté du pyriproxifène à l'eau potable, ne relève pas d'une coïncidence, bien que le ministère de la Santé mette en cause le virus Zika dans ces dommages", commentent les médecins dans leur rapport [...]

Selon eux, les précédente épidémies de Zika n'avaient pas causé jusque-là de malformations congénitales chez les nouveaux-nés, y compris dans des zones où 75% de la population étaient infectée. "Sur 404 microcéphalies au Brésil, seulement 17 étaient positives sur le virus Zika", rapportent les chercheurs. La corrélation ente l'emploi de cet insecticide et les microcéphalies serait probable.

Et les chercheurs ne sont pas seuls à défendre cette thèse. Abrasco, une association scientifique brésilienne sur les politiques de santé publique, pointe du doigt la responsabilité probable du produit dans l'apparition de microcéphalies. Selon un rapport également rendu début février, l'association condamne entre autres la stratégie de contrôle chimique des moustiques. Selon eux, ces contrôles sont inefficaces car ils polluent autant l'environnement que les personnes sans diminuer le nombre d'insectes."[...]

Si la preuve est donnée que ce pesticide est réellement à l'origine des microcéphalies des nourrissons et non le virus Zika, les Hérode de l'ONU pourront aller se rhabiller et remballer leurs conseils d'assassinats de masse sur nourrissons même pas encore nés à défaut d'être mal formés, et se pencher plutôt sur les poisons dont on inonde la nature et l'homme depuis trop longtemps, et qui rapportent des fortunes à ceux qui les vendent.

Posté le 13 février 2016 à 16h34 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (14)

11 février 2016

Le virus Zika : une intox sanitaire ?

Lu sur le blog d'Albert Barrois :

Unknown-48"Une famille de médecins qui lancent une alerte, l'OMS qui veut se rattraper après un mémorable fiasco dû à Ebola, des laboratoires pharmaceutiques en recherche de nouveaux vaccins à produire, une très vraisemblable augmentation du nombre de microcéphalies, un virus exotique et mystérieux, des organisations qui profitent de l'occasion pour demander une libéralisation de l'IVG en Amérique du Sud, et j'en passe. Tous les ingrédients sont réunis pour tomber dans un béchamel infernale, un genre de "perfect storm" Et pourtant le lien entre microcéphalie et le virus Zika est au mieux très faible. En revanche le Brésil semble faire face à une menace, bien réelle celle là, mais qui pourrait ne rien avoir à faire avec Zika.

Zika pire qu'Ebola, vraiment ?

Certains ont cru pouvoir annoncer que Zika serait pire qu'Ebola. C'est faire peu de cas des données épidémiologiques : Ebola tue 30 à 50% des personnes infectées, quand Zika n'induit aucun effet chez 80% des personnes atteintes, et des effets mineurs chez les 20% restants. Cependant Zika a également été associé à deux pathologies : le syndrome de Guillain Barré, dont je ne reparlerai pas ici, et des microcéphalies. Ce sont surtout les microcéphalies qui ont focalisé l'attention ; qui pourrait rester insensible face à des bébés aux têtes si petites manifestement anormales. Et pourtant le lien n'est pas établi à ce jour ; NatureThe Lancet, et jusqu'au Bulletin de l'OMS ont beau répéter ce simple constat, rien n'y fait. 

Un "commentaire" du Lancet

Les données les plus récentes sont résumées dans un commentaire du très célèbre journal médical The Lancet - on ne peut pas faire plus sérieux et plus fiable. Entre juin 2015 et janvier 2016, 4783 cas de microcéphalies ont été suspectés. À ce jour 1103 cas ont fait l'objet d'un examen clinique poussé et 387 cas ont été confirmés, soit 36,4% - les 786 autres bébés ne présentent pas de microcéphalie. Les quelques 3680 autres cas sont encore en cours d'examen. Par ailleurs Zika a été détecté dans seulement 17 bébés sur 384. Ce chiffre est beaucoup plus important que les cas répertoriés au Brésil jusque là. Cependant il faut savoir comment est diagnostiquée une microcéphalie au Brésil : un tour de tête de moins de 32cm. Ce qui n'est pas suffisant, d'autant plus dans un pays comme le Brésil où 68% des enfants naissent avant terme, notamment en raison du très fort taux de césarienne (Lancet). Les auteurs de l'étude proposent d'autres mesures plus précises que je ne détaillerai pas ici. Mais on peut retenir qu'après n'avoir que rarement diagnostiqué les microcéphalies, l'ensemble du pays a appliqué un critère unique trop approximatif pour être fiable, ce qui a induit de façon inévitable une explosion du nombre de cas détectés.

La prudence de Nature

Dès le 28 janvier le site internet de Nature a publié un commentaire suggérant que les liens entre Zika et microcéphalie devraient d'abord être confirmés. [...]

Le nombre de microcéphalies au Brésil, selon les chiffres du Dr Mattos, sont très inquiétants : si ce pays a effectivement un taux de microcéphalies 100 fois supérieur à la moyenne européenne, ce n'est plus Zika l'urgence, mais la microcéphalie. Au pire, Zika pourrait être un facteur aggravant, mais il est très peu probable qu'il soit le principal responsable. N'oublions pas cependant le taux élevé de césariennes pratiquées avant terme évoqué par le commentaire du Lancet, qui pourrait partiellement expliquer ce chiffre qui serait alors artefactuel. En tout état de cause peut-être serait-il plus urgent de se pencher sur ce problème de microcéphalies qui à ce jour semble spécifique au Brésil, avant d'accuser un virus qui jusque là n'avait jamais été considéré comme une menace."

Posté le 11 février 2016 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent

13 janvier 2016

La famille nombreuse, antidote au vieillissement ?

Une étude menée par des chercheurs canadiens de l'Université Simon Fraser, située non loin de Vancouver, montre que les mères de familles nombreuses vieilliraient moins vite que les autres :

"D'après les résultats de leur étude, tout serait une question de télomères, les extrémités des chromosomes, connus pour raccourcir avec l'âge et le stress. Les scientifiques ont étudié les télomères de 75 femmes de communauté rurale du Guatemala à 13 ans d'écart. Après toutes ces années, il apparaît que les sujets qui ont eu le plus d'enfants ont aussi conservé des télomères plus longs.

Images

Les femmes concernées vivent dans une société où les mères de famille nombreuse reçoivent l'aide de la communauté et sont donc moins sujettes à la fatigue et au stress, ce qui peut expliquer le phénomène. Une autre hypothèse, plus médicale, met en avant le rôle de l'œstrogène. Cette hormone secrétée en grande quantité par les femmes enceintes possède en effet des vertus anti-oxydantes et pourrait ainsi limiter l'usure des télomères."

Posté le 13 janvier 2016 à 21h57 par Marie Bethanie | Lien permanent

04 janvier 2016

Un peu de neuromodulation ciblée pour faire des athées ?

Nos excellents amis de La Croix commencent 2016 de façon assez... étrange avec cet article :

1.cover"Une étude circule sur le web affirmant que « l’envoi d’énergie magnétique dans le cerveau permet de réduire la croyance en Dieu » et « les préjugés » contre les immigrés. [...]

Publiée en septembre 2015 par des chercheurs de l’Université de Californie dans la revue Social Cognitive and Affective Neuroscience, l’étude, intitulée « Neuromodulation de groupes, préjudice et croyance religieuse », a été menée par plusieurs chercheurs pour étudier le rôle du cortex préfrontal ( « posterior medial frontal cortex ou pMFC ») dans « la résolution de conflits ». [...]

En envoyant des stimulations électro-magnétiques dans cette zone du cerveau, les auteurs de l’étude estiment démontrer son rôle dans « le respect des idéologies politiques et religieuses ». En pratique, ils ont présenté aux participants un texte sur la mort, un autre « critiquant leur groupe et ostensiblement écrit par un membre d'un autre groupe ». A la suite de la neuromodulation ciblée, les individus étaient moins nombreux à déclarer « une croyance en Dieu » mais aussi « une dépréciation de l’autre groupe ». « Les résultats fournissent la première preuve que les préjugés contre les groupes et les croyances religieuses sont sensibles à la neuromodulation ciblée, et qu’ils partagent un même processus cognitif », précise le résumé. « Cependant, plus de recherches sont nécessaires pour comprendre comment et pourquoi les croyances religieuses et les attitudes ethnocentriques ont été réduites simultanément dans cette expérience »."

Le journaliste de La Croix aurait-il subi quelques neuromodulations ?

Posté le 4 janvier 2016 à 07h39 par Michel Janva | Lien permanent

12 décembre 2015

Tous les chemins mènent à Rome

Trois designers allemands ont voulu prouver la véracité de cette expression... et ont réussi :

Chemins_rome

[...] "Trois blogueurs allemands spécialisés dans l’informatique et l’urbanisme ont cherché à savoir si l’expression «Tous les chemins mènent à Rome» se vérifiait. Le résultat de leurs recherches est impressionnant : une carte interactive d’Europe où apparaissent près de 3,5 millions de trajets.

Selon leur propre interprétation des résultats, l’expression est vraie au moins en Europe. La ville aux sept collines y est accessible par près de 500 000 routes à travers le continent. «Pour aborder le problème complexe de la mobilité, on a établi 485 000 points de départ dans une surface de 26 millions de km2, expliquent les designers sur leur site. Puis on a créé un algorithme qui calcule une seule route pour chaque voyage.» Plus une route est empruntée, plus le trait noir est épais sur la carte."[...]

Si même des scientifiques le prouvent, rien n'est donc perdu, tout peut arriver...

Posté le 12 décembre 2015 à 12h10 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (12)

03 novembre 2015

L'homme-dieu : la religion du transhumanisme

Lu dans Le Monde cette analyse du chirurgien urologue Laurent Alexandre, qui nous rappelle que, depuis le péché originel, l'homme rêve toujours de se faire dieu :

T"Les religions ont connu trois étapes. D’abord, les polythéismes, suite logique du chamanisme, qui ont culminé sous les Romains et les Grecs. Ensuite, le monothéisme des religions du ­Livre. Aujourd’hui émerge un troisième âge : l’homme-dieu. Pour les transhumanistes, la boutade de Serge Gainsbourg – « Les hommes ont créé Dieu, le contraire reste à prouver » – est une évidence. Dieu n’existe pas encore : il sera l’homme de demain, doté de pouvoirs quasi-infinis grâce aux nanotechnologies, biotechnologies, ­informatique et sciences cognitives (NBIC).

L’homme va réaliser ce que seuls les dieux étaient supposés pouvoir faire : créer la vie, modifier notre ­génome, reprogrammer notre cerveau et euthanasier la mort. Ray Kurzweil, ingénieur en chef de Google, a déclaré en octobre : « Dès les années 2030, nous ­allons, grâce à l’hybridation de nos cerveaux avec des nano-composants électroniques, disposer d’un pouvoir ­démiurgique (Godlike). » Cette vision de l’homme du ­futur, tout-puissant et immortel, rappelle les scénarios hollywoodiens du type Transcendance (Wally Pfister, 2014) et fait sourire. Elle traduit toutefois un mouvement de fond. Pour la première fois, un mouvement philosophique prétend arracher l’homme à sa condition d’objet ballotté par la nature et la transcendance pour lui donner un rôle moteur dans l’évolution.

Modifier le destin de l’Univers

Certains transhumanistes, comme le philosophe ­Clément Vidal, envisagent même de se servir de nos futurs pouvoirs pour modifier le destin de l’Univers tout entier. Pour les transhumanistes, il serait rationnel, et non d’une vanité ultime, de rendre l’Univers immortel pour assurer notre propre immortalité. En réalité, le transhumanisme traduit, comme pour les religions polythéistes et monothéistes, les interrelations entre nos capacités et nos croyances. Une religion prométhéenne exaltant la toute-puissance de l’homme face aux éléments était inconcevable avant le triomphe des NBIC.

Les religions actuelles veulent bien nous aider à supporter notre mort – dans la foi –, mais en aucun cas nous aider à la supprimer ! Pour la plupart des trans­humanistes, les NBIC vont décrédibiliser Dieu et le remplacer par l’homme-cyborg. La religion de la technologie est-elle en train de remplacer la religion traditionnelle ? Y aura-t-il de violentes oppositions, voire des guerres de religions entre transhumanistes et techno-conservateurs, ou une transition douce ? En fait, de premiers ponts apparaissent entre transhumanisme et religion : le dalaï-lama se passionne pour la neuro-théologie et le contrôle cérébral des sentiments religieux. Le bouddhisme sera-t-il la religion intermédiaire avant l’ère transhumaniste ?

Ce troisième âge religieux est lourd de menaces. Dans sa passionnante conférence de 1972, à l’université de Louvain, Jacques Lacan expliquait pourquoi la mort nous aide à vivre et pourquoi la vie serait terrifiante si elle était sans fin. Quand tout est possible, l’être ­humain devient fou. La psychanalyse nous a appris à quel point l’absence de contraintes est source de ­désarroi. L’idéologie transhumaniste, qui magnifie nos fantasmes de toute-puissance, est porteuse de bien des pathologies psychiatriques. Le transhumain vivra dans l’illusion de sa toute-puissance, qui est ­mortifère pour notre psychisme. Une chose est sûre, les psychiatres ne vont pas chômer !"

Posté le 3 novembre 2015 à 18h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (25)

13 mai 2015

Direct Citoyen : l'UMP va stocker les opinions politiques des utilisateurs aux USA. Allo ? la NSA?

Michel a évoqué il y a quelques temps la foirade du point de vue marketing digital de l'UMP qui avait oublié de réserver les noms des applications qui ont été alors utilisés par un autre développeur réactif. Direct Citoyen a donc été lancé aujourd'hui avec un nom légèrement modifié. Cette application aura pour but de récupérer en direct les avis des militants, pour plus de démocratie réactive et participative.

Alors dans le cadre du projet Hexagone de l'UMP, cette tâche a été développée par une startup... de droit US (sic), implantée aux US (bien que d'origine française). Mais on en apprend aujourd'hui de bonnes, qui nous font bien douter sur la sécurisation des données. En effet, c'est cette société américaine qui est en charge de l'hébergement. 

Bref, en vertu du patriot act, la NSA vous remercie. 

Posté le 13 mai 2015 à 15h19 par William Iverson | Lien permanent | Commentaires (0)

27 avril 2015

Le lait maternel protège les prématurés contre une maladie intestinale

Incroyable ! La nature fait bien les choses :

"Les nouveaux-nés prématurés peuvent souffrir d'entérocolite nécrosante, une maladie grave de l'intestin pouvant être mortelle. Des chercheurs américains ont non trouvé la cause de cette affection et également prouvé que le lait maternel les en protège.

Une équipe de chercheurs de l'Université John-Hopkins de Baltimore (États-Unis) a travaillé sur l'entérocolite nécrosante du nouveau-né, une maladie essentiellement présente chez les prématurés et qui se caractérise par une destruction des tissus et muqueuses de l'intestin (nécrose) pouvant entrainer leur décès."

D'autres études avaient montré que l'allaitement pouvait aussi rendre plus intelligent et avait un effet protecteur vis-à-vis des maladies cardiovasculaires.

Posté le 27 avril 2015 à 14h17 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

25 avril 2015

Evolutionnistes/"créationnistes" : un débat confisqué (add)

Un article intéressant d'Enquête et débat revient sur un débat totalement occulté malgré la soi-disant liberté d'expression dont bénéficierait notre époque : le débat évolutionniste contre le "créationnisme". Les scientifiques évolutionnistes, tenants de la thèse de Darwin, ont peu à peu éjecté les scientifiques non-évolutionnistes de la scène scientifique, en imaginant de façon très ingénieuse l'insulte de "créationniste", en référence à la création du monde dans la Genèse, reléguant ainsi dans la sphère des illuminés de la foi tout scientifique qui aurait l'outrecuidance de ne pas adhérer aux thèses évolutionnistes. Ces scientifiques, tout sauf honnêtes intellectuellement, sont imprégnés de culture... marxiste, et leur but, avoué ou non, est d'éjecter Dieu de l'origine de l'homme. Les thèses évolutionnistes, dont certaines sont encore à prouver, sont pourtant enseignées telles quelles par l'Education nationale, et exclusivement relayées par la presse. L'article vaut la peine d'être lu en entier.

Sur le parti-pris évolutionniste, on lira avec intérêt un livre de Laurent Glauzy, préfacé par Serge de Beketch, "Le mystère de la race des géants - A la lumière du créationnisme"", qui a le mérite de poser les bonnes questions.

(Add ): le livre de Laurent Glauzy, épuisé, est refondu, complété, et réédité sous le titre "Les Géants de l´Atlantide - Révélations de l´archéologie interdite".

Posté le 25 avril 2015 à 13h29 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (23)

24 avril 2015

Vidéos impressionnantes de l'éruption du volcan Calbuco au Chili


Drone, accéléré ou hélicoptère: les vidéos les... par LEXPRESS

Posté le 24 avril 2015 à 20h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

10 mars 2015

25 avril : journée du Centre d’Études et de Prospective sur la Science

Le Centre d’Études et de Prospective sur la Science (CEP) tient sa journée annuelle de conférences, ouverte à tous, sur le thème : « Société naturelle ou société artificielle » le samedi 25 avril 2015, à l'auditorium du lycée La Salle Saint-Nicolas, 6 Rue Vaudétard, 92 132 Issy-les-Moulineaux.

Conférenciers :

Programme détaillé sur le site Internet du CEP, formulaire d’inscription à imprimer et renvoyer à l’adresse indiquée.

Posté le 10 mars 2015 à 15h37 par Michel Janva | Lien permanent

03 mars 2015

Découvrir la NaProtechnologie

La naprotechnologie, nouvelle voie pour les couples rencontrant des problèmes de fertilité ? Témoignage d'un médecin Napro, une instructrice et un couple ayant eu un enfant à l'issue de leur parcours Napro sur Radio Notre Dame.

Posté le 3 mars 2015 à 12h32 par Michel Janva | Lien permanent

07 février 2015

Une société implante des puces sous la peau de ses employés

En Suède :

"Sur la base du volontariat, plusieurs salariés de l'entreprise suédoise Epicenter - spécialisée dans les nouvelles technologies - se sont fait implanter une puce électronique sous la peau. Un gadget qui leur permettra, selon la direction, de faciliter leur quotidien dans les locaux de la société."

Sur la base du volontariat : pour combien de temps ?

Posté le 7 février 2015 à 10h19 par Michel Janva | Lien permanent

30 janvier 2015

La survie des grands prématurés s'améliore en France

Une étude française de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) montre que le sort des grands prématurés en France s'est considérablement amélioré ces 15 dernières années, offrant un taux de survie (et qui plus est, de survie sans séquelles sévères) beaucoup plus élevé en fonction du degré de prématurité :

[...]"Tout enfant né avant 37 semaines d'aménorrhée, soit au 8e mois de grossesse, est considéré comme prématuré. La grande (et la très grande) prématurité se situant schématiquement entre la 22e semaine (5 mois) et la 31e semaine (7 mois).

C'est à partir de la 25e semaine que les chercheurs constatent une amélioration significative de la survie des prématurés ces 15 dernières années, et par comparaison avec la 1ère étude Epipage.

Plus les enfants sont prématurés, plus le taux de survie diminue: la survie est de 94% chez les grands prématurés, nés entre la 27e et la 31e semaine, de 60% à 25 semaines et de moins de 1% avant 24 semaines."[...]

On peut attribuer ces beaux résultats à une meilleure prise en charge de la grossesse et du prématuré, à des traitements moins agressifs, plus adaptés et généralisés, notamment dans les techniques de ventilation respiratoire. Il subsiste néanmoins une "zone grise" pour les prématurés nés à 24-25 semaines, dont le taux de survie sans pathologie néonatale sévère est beaucoup plus faible. La prise en charge de ces très grands prématurés n'est pas systématique et est traitée au cas par cas.

La science, capable du meilleur pour sauver les très grands prématurés, est aussi capable du pire avec l'avortement.

Posté le 30 janvier 2015 à 13h15 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

09 janvier 2015

Moitié homme, moitié robot : le transhumanisme

Une espèce « nouvelle » arrive dans le monde ! Moitié homme, moitié robot ! Ray Kurzweil (qui prévoit de « ressusciter son père ») est un ingénieur informaticien et futurologue récemment embauché par Google. Il annonce que l’homme qui arrive « sur le marché » sera de moins en moins biologique car « bourré » de composants électroniques. D’autres annoncent déjà que « nous serons comme des Dieux » puisque nous serons capables de connaître les pensées de n’importe quelle personne située dans n’importe quel endroit du monde. Il y a clairement de quoi être terrifié par ce que nous préparent les « maitres magiciens » experts en informatique et biotechnologie. Ces déclarations sont dans la droite ligne du mouvement « transhumaniste », un mouvement qui souhaite « améliorer » l’homme grâce à la technologie et pourquoi pas, le rendre immortel… Un documentaire d’Armel Joubert des Ouches sur reinformation.tv.

Posté le 9 janvier 2015 à 07h27 par Michel Janva | Lien permanent

24 décembre 2014

Il y aurait bien une vie après la mort

... d'après une étude scientifique relayée par 20 minutes :

[...] Selon une étude de l’Université de Southampton, il serait possible d'avoir une sensation de conscience plusieurs minutes après l’arrêt du cœur. [...]

Selon ces scientifiques qui ont mené pendant quatre ans, une étude sur 2.060 patients ayant subi un arrêt cardiaque, près de 40% des survivants ont décrit une sensation étrange de conscience alors qu’ils étaient en état de mort clinique, avant que leur cœur ne se remette à battre.

Parmi eux 2% ont même expérimenté un état de «pleine conscience» ou de «sortie de leur corps». Un travailleur social âgé de 57 ans déclaré en état de mort clinique pendant trois minutes, a ainsi expliqué avoir quitté son corps et assisté à sa résurrection depuis le coin de la pièce. Il était capable de raconter de manière assez détaillée les soins qu’il a reçus et le bruit des machines autour de lui. Des affirmations qui ont pu par la suite être vérifiées.[...]

«Dans ce cas, l’état de conscience semble s’être poursuivi durant les trois minutes où le cœur du patient avait cessé de battre, alors que le cerveau «s’éteint» généralement dans les 20 à 30 secondes après que le cœur a cessé de battre», expliquait au Daily Mail le Dr Sam Parnia, qui a mené cette étude. C'est une avancée importante car jusqu’à présent, les médecins «supposaient que les expériences relatées de vie après la mort étaient en réalité des hallucinations survenant soit avant que le cœur se soit arrêté, soit après que le cœur a été redémarré avec succès», poursuit-il, mais pas une expérience correspondant à des «événements réels lorsque le cœur du patient ne battait plus».  

«Les preuves suggèrent que, dans les premières minutes après la mort, la conscience n'est pas annihilée. Nous ne savons pas si elle s'estompe ensuite mais directement après la mort, la conscience n’est pas perdue», ajoutait le scientifique. «Alors qu’il n’est pas possible de prouver absolument la réalité ou la signification des expériences de ces patients et de leur prétendue «conscience» (en raison de leur faible incidence -2%), il était impossible de les réfuter et plus de travail est nécessaire dans ce domaine», concluait-il."

Les scientifiques vont peut-être prouver un jour qu'il y a une vie après la mort et que ceux qui y croient ne sont pas en état d'hallucination !

Posté le 24 décembre 2014 à 09h54 par Marie Bethanie | Lien permanent

08 décembre 2014

"Ces expériences soulèvent des questions éthiques"

Des scientifiques ont créé une "super-souris" grâce à des cellules issues d'un fœtus humain.

L'article précise quand même les questions éthiques que l'expérience soulève. La provenance de ces fameuses cellules ? D'où provenait/ce qu'il est advenu du fœtus ? Nenni. La question éthique se résume à savoir s'il est judicieux ou non de trop humaniser une souris. Trop aimable de leur part.

Posté le 8 décembre 2014 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

05 décembre 2014

Le transhumanisme est déjà une réalité

La Nef consacre un dossier au transhumanisme. Extrait :

F"Schématiquement, les transhumanistes projettent d’améliorer les performances de l’humain, de modifier ses perceptions psychiques, de l’affranchir de son corps et de l’hybrider avec des robots.
– L’humain à construire sera en parfaite santé. Sa robustesse sera augmentée et il sera caractérisé par le « zéro défaut génétique ». Il deviendra plus intelligent. Il vivra plus longtemps, voire ne mourra pas.
Les perceptions sensorielles et émotionnelles de ce posthumain seront reconfigurées afin d’améliorer les « capacités émotionnelles » et d’atteindre « la félicité perpétuelle ». Outre les neurosciences, des domaines de recherche tels que la pharmacologie ou la génétique proposent eux aussi d’améliorer radicalement nos états d’âme.
Nous aurons les moyens de transformer radicalement nos corps, grâce à des milliards de nanorobots qui circuleront dans notre sang ou dans notre cerveau. La version 2.0 du corps humain se dessine où les organes biologiques, comme le cœur ou les poumons, seront remplacés par d’autres ressources nécessaires au fonctionnement des nanorobots. Notre transformation en cyborgs sera alors en voie d’achèvement. [...]

Nos grands-parents auraient-ils pu seulement imaginer que deux générations plus tard on congèle du sperme et des embryons ; qu’on clone des animaux ; qu’on reprogramme des cellules ; que des milliers de livres tiennent sous forme informatique dans nos poches ; qu’on ait séquencé le génome humain ? Bref, notre difficulté présente à imaginer les contours d’un post-humain n’en rend pas son avènement impossible. La question de la faisabilité de la transformation, de ses limites et de sa nature a largement été résolue. L’hybridation homme/animal ou homme/machine par exemple ne pose plus de difficultés techniques insurmontables. En outre, les transhumanistes ne sont pas de doux rêveurs et encore moins des professeurs nimbus. Ils sont représentés notamment par l’Association Internationale de Transhumanisme (WTA) présidée par le philosophe suédois Nick Böstrom, lui-même hébergé par le département de philosophie de l’université d’Oxford. Parmi ces transhumanistes, on rencontre des scientifiques souvent membres d’organismes officiels aux États-Unis, mais aussi des philosophes, des mathématiciens et informaticiens localisés en majorité dans et autour de l’université Stanford (Californie) ainsi que des ingénieurs de grandes entreprises comme Google. Plusieurs entreprises de la Silicon Valley travaillent à la mise au point d’un cerveau artificiel géant reproduisant la capacité de réflexion des humains dans le but de la surpasser. Larry Page, un des cofondateurs de Google, a participé à la création en 2008 d’une université dédiée, la Singularity University, en lien avec la NASA. La mission de cette institution est d’« évangéliser » étudiants, entrepreneurs et gouvernements en annonçant la « Bonne Nouvelle » apportée par les nouvelles technologies. [...]"

Posté le 5 décembre 2014 à 12h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

29 novembre 2014

Preuves et démonstration de l'existence de Dieu

La conférence qui suit, que vous avez peut-être déjà vue, a été présentée à des élèves de Terminale dans un cours de philo, expliquant les preuves et la démonstration de l'existence de Dieu ainsi que les raisons de croire qui rendent la foi chrétienne absolument unique. 48 minutes pour convaincre, 48 minutes très convaincantes !

 

J'aurais bien aimé avoir un prof de philo comme ça !

Posté le 29 novembre 2014 à 15h05 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (20)

27 novembre 2014

Un sérum de vie pour sauver les soldats blessés au combat

 Une petite révolution dans le monde de la médecine, mais aussi dans celui des troupes engagées au combat :

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"Une équipe de chercheurs australiens affirme avoir mis au point un traitement qui pourrait permettre d'augmenter les chances de survie des soldats blessés.

C'est une petite révolution dans le monde de la médecine. Depuis la guerre du Vietnam, rien n'avait été inventé dans le domaine de la réanimation des soldats sur le champ de bataille. Des chercheurs australiens viennent peut-être de mettre fin à presque 45 ans de stagnation de la recherche. Ils affirment avoir mis au point une toute nouvelle substance qui permettrait d'augmenter considérablement les chances de survie des soldats blessés.

À l'origine des recherches, ce constat: 87% des soldats blessés décèdent dans les 30 première minutes, sans avoir pu être pris en charge dans un centre de soins. «Ce laps de temps est crucial», explique Geoffrey Dobson, qui a mis au point le traitement avec son associée Hayley Letson.[...] «En fait, sur les 5.000 soldats américains tués [en Irak et en Afghanistan], environ 25% des victimes auraient pu potentiellement survivre», explique Geoffrey Dobson. Reste à réaliser des essais cliniques.[...]

Principal intérêt de ce traitement: il est facilement transportable par les soldats. Une dose de 50 millilitres suffit pour un soldat de 70 kilos.[...]Geoffrey Dobson utilise des termes empruntés à la boxe pour décrire l'effet du produit sur l'organisme: «C'est un enchaînement gauche-droite pour le cœur et le cerveau».[...]

Adénocaïne, c'est le nom barbare de cette substance qui pourrait sauver des vies, à l'avenir. Il s'agit en fait d'un mélange de différents produits connus: la lidocaïne, l'adénosine et le magnésium. Développé pour l'armée, le traitement pourrait aussi être utile aux personnes qui vivent dans des endroits isolés.[...]

Posté le 27 novembre 2014 à 13h34 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

25 novembre 2014

L'adultère serait donc héréditaire ?

Lu ici :

"Les chercheurs de l'Université du Queensland (Australie) sont formels : il existerait un gène responsable de la tentation adultérine. Le gène en question: l'AVPRIA. Celui-ci produirait l'hormone arginine-vasopressine, qui expliquerait à elle seule que l'infidélité de 63% des hommes et de 40% des femmes serait bel et bien due à leur patrimoine génétique."[...]

Mais bien sûr, comme c'est pratique ! Que certains puissent être plus tentés que d'autres, c'est indéniable, mais expliquer le passage à l'acte par le patrimoine génétique est légèrement abusif. A quoi sert donc "Ne nous laissez pas succomber à la tentation", alors ?

Posté le 25 novembre 2014 à 13h04 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (12)

03 novembre 2014

8-9 novembre : colloque du CESHE à Reims

Programme :

Colloque : MAISON SAINT-SIXTE – 6, rue du Lieutenant Herduin à REIMS –
Parking : 16, rue du Barbâtre

Posté le 3 novembre 2014 à 10h06 par Michel Janva | Lien permanent

31 octobre 2014

Honneur au Saint Suaire

Bel article, synthétique, assez complet et bien référencé, de Frédéric Becquérieux, dans Politique Magazine.

"Expertises, contre-expertises, contre-contre-expertises : le linceul de Turin a donné lieu à toutes les controverses possibles. Il faut reprendre les choses dans l’ordre et analyser, froidement, les pièces dont on dispose.

On appelle « Linceul de Turin » une grande pièce de lin, conservée à Turin, qui est censée avoir enveloppé le corps du Christ au tombeau, et sur laquelle son image se serait mystérieusement déposée. Cette relique, en France du moins, n’a pas très bonne réputation. La plupart des gens vous diront qu’il s’agit d’un « faux du Moyen-Âge ». Et si vous êtes capable d’apporter de sérieux éléments en faveur de l’authenticité du linceul, on vous répondra que la foi n’a de toute façon pas besoin de ce genre d’éléments matériels, vestiges de la piété superstitieuse des temps anciens.

Que penser de tout cela ?

Traitons les questions dans l’ordre.

1. Le linceul est-il authentique ?

Autrement dit : l’image du Christ qui se trouve sur le linceul a-t-elle été produite par le corps du Christ lui-même, pendant qu’il était au tombeau ?

Contrairement à ce qu’on raconte dans les revues de vulgarisation [1], l’authenticité du linceul est l’hypothèse la plus probable.

1.1. Ce que nous montre le linceul

Commençons par les faits [2]: le linceul est une pièce de lin tissé, typique de l’époque du Christ, et tout à fait conforme aux tissus utilisés pour les linceuls de la classe favorisée (n’oublions pas que c’est un homme riche, Joseph d’Arimathie, membre du Sanhédrin, qui s’est occupé de l’enterrement). Elle est maculée de sang et porte des ombres qui dessinent la silhouette très floue d’un homme nu, allongé, les mains croisées. Mais lorsqu’on regarde un négatif photographique du linceul, on a la surprise de voir apparaître la même silhouette, beaucoup plus nette, avec plus de détails et un fort effet de relief, comme s’il s’agissait d’une photo en positif.

Analysée par des médecins légistes, des physiologistes, des chimistes, des cristallographes et des botanistes, le linceul nous apprend les choses suivantes : l’image est celle d’un homme de type sémite, au nez long, barbu et chevelu, mesurant environ 1,78 mètre, âgé de 30 à 35 ans ; au niveau des pieds et des poignets, l’image montre des traces de perforation (on notera au passage que les représentations médiévales du Christ en croix plaçaient les perforation au centre de la paume des mains, et non au niveau des poignets -mais on sait maintenant que les Romains plaçaient les clous au niveau des poignets). Elle présente aussi les traces d’une multitude de piqûres sanguinolentes tout autour du crâne [3], les marques d’une flagellation très violente des épaules et des jambes (semblables à celles qu’aurait pu laisser le fouet spécifique de l’armée romaine : le flagrum taxilatum, qui comporte deux petites billes de métal au bout des lanières), des coups au visage et une perforation profonde au niveau du poumon droit (ayant la forme de la lancea romaine) [4]. Autre élément important de l’ « autopsie » : le sang qui macule le linceul présente un excès de bilirubine, caractéristique des organismes qui éprouvent des souffrances très intenses [5]. D’après les experts, l’état du linceul permet d’affirmer que s’il a contenu un corps, ce dernier n’y est pas resté plus de quarante heures ; mais chose étrange, la surface de l’étoffe ne présente aucune trace d’arrachement. Le tissu contient aussi des traces de différents pollens [6], difficilement trouvables ailleurs qu’en Palestine, et des poussières minéralogiques caractéristiques de Jérusalem [7].

Ce n’est pas tout. Les chercheurs se sont aussi intéressés aux caractéristiques techniques de l’image. Il en ressort qu’elle résulte d’une simple déshydratation et oxydation de la cellulose du lin [8]. Aucune peinture, aucun solvant, aucun enduit n’a été retrouvé. Les zones ombrées qui forment l’image n’ont pas de contour net, pas de tracé, pas de « directionnalité » (pas de coups de pinceaux) et la coloration n’a pas pénétré profondément dans l’étoffe. En outre, l’image ne présente pas de « déformation panoramique », ce qui arrive lorsqu’on applique un tissu sur un visage pour prendre une empreinte par contact [9] ; l’image a été comme projetée perpendiculairement sur le tissu, comme si le linceul avait été tendu face au corps, à la manière d’une plaque photographique. C’est cette particularité qui fait dire aux experts qu’il s’agit d’une image « tridimensionnelle » : car, en partant du principe que l’intensité de l’oxydation est inversement proportionnelle à la distance entre le tissu et le corps, on peut traiter l’image comme un code pour reconstituer le visage et le corps en relief. Les résultats sont alors saisissants.

1.2. La question de la datation

Venons-en à la datation. L’affirmation, inlassablement répétée depuis vingt-cinq ans, selon laquelle il s’agit d’un « faux médiéval » vient d’un essai de datation au carbone 14 réalisé en 1988, et qui avait situé le linceul dans un intervalle compris entre 1260 et 1390 [10]. Malheureusement (pour leurs auteurs) ces tests se sont avérés sans valeur. On pouvait le subodorer a priori, compte tenu de la force des autres éléments de datation disponibles (l’existence du linceul est documentée dès 544, à Edesse, puis à Constantinople, de 944 à 1204 [11] ; par ailleurs, il est représenté sur un miniature hongroise -le « codex Pray »- datée de manière certaine des années 1190). Mais la fausseté de cette datation au C14 s’est trouvée confirmée et archi-confirmée par des expertises ultérieures. Quatre choses à dire à ce propos : la première, c’est que la technique de datation au C14 est en général peu fiable lorsqu’elle est appliquée à des tissus et autres matériaux susceptibles d’avoir été altérés et couverts de dépôts bactériens[12] ; la deuxième, c’est qu’il a été démontré que, dans sa totalité, le linceul est particulièrement impropre à une datation au carbone 14, en raison des très importants dépôts de moisissures et de carbonate de calcium, qui faussent totalement les évaluations (en chargeant le tissu en C14) [13] ; la troisième, c’est que, en l’espèce et au surplus, le test au carbone 14 a été effectué sur des parties rénovées du linceul (les échantillons avaient été prélevés sur la bordure, à l’endroit où l’on tenait le linceul pour les expositions) [14] ; la quatrième, la plus importante, c’est que d’autres méthodes de datation beaucoup plus sûres pour ce genre de matériau existent (spectroscopie infra-rouge, spectroscopie « Raman » et datation mécanique multi-paramétrique), et qu’elles ont été appliquées au linceul (en 2005, 2010 et 2013), dans un silence médiatique de plomb [15]. Et pour cause : elles concluent toutes à une origine compatible avec l’authenticité : entre 200 avant J.-C. et 300 après J.-C.

1.3. Les différentes hypothèses explicatives

Ces faits étant acquis, passons en revue les explications concevables. Il y en a quatre.

Le linceul est :

1. une image artificiellement réalisée de main d’homme
2. une image naturellement déposée par le corps d’un autre homme que le Christ
3. une image naturellement déposée par le corps du Christ
4. une image surnaturellement déposée par le corps du Christ

La première hypothèse est évidemment exclue par les données que nous venons de rappeler : l’image n’est pas faite de peinture, ni d’une quelconque substance artificielle. Elle résulte d’un pur processus physico-chimique, n’engageant que le tissu et le corps, sans opérateur extérieur ni substance ajoutée. L’hypothèse d’une image artificielle suppose en outre que le faussaire ait eu, 1600 ans avant l’invention de la photographie, une idée de ce que rendrait un tirage négatif de son œuvre. Plus difficile encore, il aurait dû prévoir que des techniques très pointues de la fin du XXe siècle permettraient de découvrir la bilirubine, d’identifier le pollen et d’analyser les minéraux présents sur le tissu. Quelles raisons aurait-il eues, sinon, d’en saupoudrer le linceul ? Tout cela est absurde. Bref, l’hypothèse de la fabrication artificielle est intenable.

Nous pouvons passer aux deux hypothèses suivantes.

Elles ont un point commun : elles supposent qu’un corps humain réellement supplicié a été enveloppé dans le linceul et y a déposé, naturellement, son image [16].

Elles partagent aussi deux graves difficultés : d’une part, on ne connaît aucun processus physico-chimique naturel susceptible de déposer spontanément une telle image sur un tissu (en d’autres termes : quand on met un cadavre dans un linceul, il n’y laisse pas une image de lui-même !) ; d’autre part, même en admettant qu’une image puisse se former par contact, elle devrait présenter une déformation panoramique, absente dans notre cas. Admettons tout de même qu’on découvre un phénomène rare, dû à des conditions très particulières, capable d’expliquer la formation de l’image .

Nous dirons alors ceci : soit il s’agit d’un homme torturé exactement comme le Christ, soit il s’agit du Christ. Dans le premier cas, il faut imaginer qu’un sadique a fait subir le supplice de la crucifixion à un malheureux, en suivant soigneusement les descriptions de la Passion dans les évangiles, en y ajoutant quelques détails tirés d’une connaissance extraordinaire des pratiques romaines de torture et de leurs instruments. Soyons directs : cette hypothèse n’est pas crédible. Pourquoi ? Eh bien d’abord parce que le faussaire-sadique ne pouvait pas raisonnablement croire que son opération laisserait une image sur le linceul, puisque d’habitude les cadavres ne laissent pas d’image d’eux-mêmes sur les linceuls ! Réfléchissons bien à ceci : le faussaire-sadique n’aurait pu entreprendre son opération que s’il avait pensé, du fait de son expérience passée, pouvoir en tirer une image précise sur le linceul. Or, il ne pouvait pas le croire puisque cela n’arrive pas en temps normal (la science est obligée d’invoquer des phénomènes extraordinaires). Dès lors, pourquoi avoir tenté une telle chose ? A quoi bon raffiner la torture, en respectant tous les détails historiques, s’il n’en escomptait aucun résultat ? Autre question : par quelle étrange piété un homme vivant à l’époque du Christ, ou même un ou deux siècles après, aurait-il voulu fabriquer une preuve de la mort de Jésus (dont personne ne doutait), entreprenant pour cela de torturer à mort un innocent ? La seule version logiquement tenable de l’hypothèse du sadique consisterait à dire qu’il n’avait pas pour objectif d’obtenir une image du supplicié, et que cette dernière a été un effet hasardeux, non délibéré. Le sadique n’était pas doublé d’un faussaire ; il se serait simplement borné à faire subir la passion du Christ à sa victime, avant de l’enrouler dans un linceul, sans but particulier. Just for fun. Qui peut croire à ce scénario digne de Saw VI ? Le plus probable, d’un point de vue scientifique, est donc que l’image a été déposée par le corps de Jésus lui-même. Rappelons en effet que la mort du Christ et son ensevelissement sont par ailleurs bien attestés par l’histoire. Il est donc superflu, d’un point de vue scientifique, d’invoquer l’existence d’un deuxième cadavre identique à celui du Christ. Le principe du « rasoir d’Occam » -ou principe d’économie- s’applique ici sans problème : il ne faut pas multiplier les entités sans nécessité.

Mais comment l’image a-t-elle pu se former ?

L’énigme reste entière. Une chose est sûre : la science n’a désormais qu’une alternative : ou bien découvrir un processus inédit par lequel l’image a pu s’imprimer naturellement, et conclure à l’authenticité du linceul. Ou bien affirmer que l’image est inexplicable physiquement et conclure… à l’authenticité du linceul ! Dans les deux cas, il faut reconnaître que le corps du Christ a bel et bien déposé son image.

Il y a toutefois une différence entre les deux branches de l’alternative : dans le premier cas, il s’agirait d’une image naturelle. Dans le deuxième, d’une image surnaturelle. Il faudrait, en effet, invoquer un processus étranger aux lois de la nature, autrement dit un miracle. Il y a pour cela de bons arguments : le processus de projection de l’image, qui suppose que le tissu ait été tendu devant le corps et non plaqué à son contact ; l’absence de toute trace d’arrachement ; la perpendicularité parfaite du rayonnement issu du corps vers le linceul. Ces éléments nous portent à conclure que, en l’état actuel des données scientifiques, l’hypothèse de l’authenticité miraculeuse est la meilleure parce qu’elle rend compte très précisément, et d’un seul coup, de tous les faits, c’est-à-dire de toutes les particularités de l’image imprimée sur le linceul (historiques, optiques, physiologiques et médico-légales) ; qu’elle est la plus simple, la plus élégante et qu’elle n’oblige pas à recourir à des hypothèses ad hoc farfelues. Qu’on s’en étonne ou pas, il faut se rendre à l’évidence, l’intervention de Dieu est parfois une hypothèse rationnellement beaucoup moins farfelue que les élucubrations du cercle zététique !

Admettons que nous ayons raison. Un deuxième type d’objection intervient alors : « de toute façon, authentique ou pas, ça n’a aucun intérêt ! La foi est au-dessus de toutes ces choses matérielles. Le culte des reliques, c’est du passé, c’est fini. » Cette objection est d’autant plus troublante qu’elle émane souvent de chrétiens, voire d’ecclésiastiques ! Comment la comprendre ?

2. Pourquoi s’intéresser au linceul ?

Posons-nous une question simple : si le linceul est authentique, que prouve-t-il ?

2.1. Le linceul prouve-t-il la résurrection du Christ ?

Il y a deux cas. Si le linceul est une image naturelle du Christ, on peut considérer qu’il constitue une preuve (supplémentaire) de la mort du Christ. Une preuve aussi de la véracité du récit des évangiles concernant la Passion. Quel historien resterait froid à l’idée que nous aurions découvert une photographie de Napoléon ? Deuxième cas : si le linceul est une image miraculeuse, il ne prouve pas seulement la mort du Christ ; il prouve aussi qu’il s’est passé quelque chose de surnaturel à l’intérieur du tombeau du Christ ! De là à dire qu’il « prouve la Résurrection », il y a un pas infranchissable. Pour être rigoureux, il faut dire simplement que le linceul apporte un élément supplémentaire tendant à renforcer les arguments déjà existants en faveur de la Résurrection (tombeau vide, conversion subite des apôtres, récits d’apparitions). Mais alors, pourquoi tant de gens écartent le linceul d’un revers de la main ? Il y a là une question qui dépasse le linceul. Cela rejoint un problème fondamental : le mépris de l’enracinement historique de la foi. Beaucoup de gens semblent considérer que la vérité historique des évangiles n’a aucune importance ; que le christianisme est seulement une sagesse, une morale, et qu’avoir la foi, c’est simplement penser que ce que dit le Christ est « intéressant » ou « génial ». Qu’être chrétien, c’est « approuver le message du Christ » -que cet homme ait existé ou non.

Pour eux, en fin de compte, il est sans intérêt de savoir si le linceul est authentique, tout simplement parce qu’il est sans intérêt de savoir si le Christ a existé, s’il est mort, si le récit des évangiles est véridique. Or, cette opinion est insoutenable. Avoir la foi, c’est croire que Jésus-Christ est vraiment le Fils de Dieu et que cela a été attesté par sa Résurrection, qui préfigure la nôtre. Si le Christ n’a pas existé, s’il n’est pas mort, pas ressuscité, si les évangiles sont un roman, alors Dieu ne s’est pas incarné, il n’a pas réalisé les prophéties de l’Ancien Testament, il n’a pas sauvé l’humanité et nous ne ressusciterons pas. Il reste une morale, qui ressemble à une sorte de judaïsme libéral ou de stoïcisme spirituel. Quelle espérance pouvons-nous avoir si nous ne croyons pas vraiment à la résurrection des morts ? Une morale n’a jamais sauvé personne. Comme le dit Saint Paul, « Si le Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine » (1 Corinthiens 15, 14). Or, pour croire à une chose pareille, on peut certes se fier à la parole de l’Église, et estimer cela suffisant. D’ailleurs, ça l’est. Mais, comme chacun sait, nous avons tous des moments de doute, et les esprits forts sont parfois enclins à ne pas croire l’Église sur parole. Il y a aussi les gens qui sont nés et ont grandi à l’extérieur de l’Église. Ceux-là, comment allez-vous les convaincre que le Christ est bel et bien mort et ressuscité ? Il serait absurde de leur dire : « il suffit d’y croire ! » Car ils auraient raison de répondre : « Ah oui et pourquoi devrais-je croire à une histoire pareille ? » Personne ne peut croire sans motifs de croire. Parmi ces motifs, il serait tout de même étrange de négliger les preuves historiques ! Ne négligeons pas qu’un bon argument est aussi une forme de grâce.

2.2. Le culte des reliques est-il idolâtrique ?

Dernier point : que dire du culte des reliques ? Il est évident que la piété ne consiste pas à passer sa journée à adorer les reliques sacrées ! Mais mise à sa place, la contemplation des reliques n’est pas une mauvaise chose. On lira là-dessus saint Thomas d’Aquin :

« Comme dit Aristote il y a un double mouvement de l’âme vers l’image : l’un se portant vers l’image elle-même en tant qu’elle est une réalité, l’autre se portant vers l’image en tant qu’elle est l’image d’autre chose. Il y a cette différence entre ces deux mouvements, que le premier est différent de celui qui se porte vers la réalité représentée, tandis que le second, qui se porte vers l’image en tant qu’image, est identique à celui qui se porte vers la réalité représentée. Ainsi donc, il faut dire qu’on ne doit aucune vénération à l’image du Christ en tant qu’elle est une chose, comme du bois sculpté ou peint, parce qu’on ne doit de vénération qu’à la créature raisonnable. Il reste donc qu’on lui manifeste de la vénération seulement en tant qu’elle est une image. Et il en résulte qu’on doit la même vénération à l’image du Christ et au Christ lui-même. Donc, puisque le Christ est adoré d’une adoration de latrie, il est logique d’adorer de même son image. » [17]

En combattant les formes excessives de la piété, certains ont le tort d’en condamner aussi les formes saines. L’humble trace matérielle du Christ est comme la photographie d’une personne aimée : on ne peut certes pas faire consister la vie affective en la contemplation éperdue de photographies d’êtres défunts. C’est là une forme de pathologie. Mais il serait inhumain d’interdire d’avoir sur soi une photo de sa femme ou de son grand père. Il faut en user de même avec les reliques en général et avec le linceul de Turin en particulier.


[1] Comme le magazine Science & Vie, qui ne s’est pas grandi sur ce sujet ; voir le numéro de juillet 2005 (n°1054) consacré au linceul de Turin, confié à Paul-Eric Blanrue, « zététicien » passionné par la négation des faits historiques (existence du Christ, extermination des juifs d’Europe, etc.). La fumisterie voltairienne dans toute sa splendeur. On lira aussi le numéro de Sciences et Avenir de janvier 2011, également peu au fait du dossier.
[2] Sur l’ensemble des constatations réalisées lors des différents examens du linceul, nous recommandons l’excellente synthèse de Jean-Christian Petitfils, dans son Jésus, Fayard, Paris, 2011.
[3] Robert Bucklin, « The Shroud of Turin : A Pathologist’s Viewpoint » Legal Medicine Annual, 1982.
[4] Pierre Barbet, La Passion de N.S. Jésus-Christ selon le chirurgien, 1930, Dillen, Paris.
[5] John H. Heller & Alan D. Adler « A Chemical Investigation of the Shroud of Turin » Canadian Society of Forensic Science Journal, vol. 14, n°3, 1981, pp. 81-103 et “Blood on the Shroud of Turin”, Applied Optics, vol. 19, n°16, 1980, pp. 2742-2744.
[6] Max Frei, “Nine years of palynological studies on the Shroud”, Shroud Spectrum International 3 (1982),pp.2-7
[7] J. Kohlbeck & E. Notowski « New Evidence May Explain Image on Shroud of Turin; » Biblical Archaeology Review, Vol. 12, No. 4, July/August 1986
[8] L. A. Schwalbe & R. N. Rogers, « Physics and Chemistry of the Shroud of Turin-A Summary of the 1978 Investigations”, Analytica Chimica Acta, 135 (1982), 3-49.
[9] Dans ce cas, lorsqu’on remet le tissu à plat, le visage a l’air ‘trop large’ pour être un vrai visage ; c’est la technique utilisée par certains contestataires de l’authenticité du linceul, comme Henri Broch, directeur du « laboratoire de zététique » de l’Université de Sophia-Antipolis, qui s’amuse à « fabriquer des faux suaires en cinq minutes »; tout ce que prouvent ces différents essais, qui présentent tous une déformation panoramique, c’est que le linceul n’a pas pu être fabriqué ainsi. L’image qu’ils obtiennent ainsi ressemble vaguement au linceul mais ne présente quasiment aucune de ses caractéristiques spécifiques. Certains objecteront peut-être que l’argument de la déformation panoramique n’est pas bon car pour juger de cette dernière il faudrait connaître le visage original. En fait, ce n’est pas le cas : il se trouve que le visage sur le linceul est très étroit ; en supposant qu’il soit le résultat d’une déformation panoramique, on est conduit à un visage « de départ » si étroit qu’il en devient anatomiquement impossible.
[10] P.E. Damon & alii, “Radiocarbon Dating of the Shroud of TurinNature, Vol. 337, No. 6208, pp. 611-615, Feb. 1989
[11] E. Poulle, « Le linceul de Turin victime d’Ulysse Chevalier », Revue d’Histoire de l’Église de France, t. 92, 2006, pp.343-358.
[12] Sur ce genre d’objet, les résultats sont totalement erratiques. Les archéologues y sont habitués : de nombreux objets dont on connaît la date de fabrication ont été datés de manière aberrante par des tests au C14
[13] L. Garza-Valdes & F. Cervantes-Ibarrola, « Biogenic Varnish and the Shroud of Turin », Actes du Symposium scientifique international du C.I.E.L.T., FXG, Paris, 1995.
[14] R.N. Rogers, “Studies on the Radiocarbon Sample From the Shroud of TurinThermochimica Acta (vol. 425, 2005, pp. 189-94)
[15] G. Fanti, La Sindone : primo secolo dopo Christo, Ed. Segno, 2014. Et, pour les détails : G. Fanti, P. Baraldi, , R. Basso, A. Tinti, “Non-destructive dating of ancient flax textiles by means of vibrational spectroscopy”, Vibrational Spectroscopy (2013) ; G. Fanti, P. Malfi, “A New Cyclic-Loads Machine For The Measurement Of Micro-Mechanical Properties Of Single Flax Fibers Coming From The Turin Shroud”, AIMETA Congress, Torino, 2013; G. Fanti, P. Malfi, “Multi-parametric micro-mechanical dating of single fibers coming from ancient flax textiles”, Textile Research Journal (2013), SAGE Pub.
[16] Un certain nombre de réactions chimiques ou électriques sont susceptibles de produire une image comme celle du suaire, mais les scientifiques n’arrivent pas à expliquer comment de telles réactions auraient pu avoir lieu à la surface du cadavre. Les trois phénomènes le plus souvent avancés sont : une sorte de « cuisson » (réaction de Maillard) ; une ionisation très puissante (« effet Corona ») ; un bombardement de neutrons (dû à un tremblement de terre). Sur cette dernière et très récente hypothèse, on lira L. Carpinteri, G. Lacidogna, O. Borla, “Is the Shroud of Turin in relation to the Old Jerusalem historical earthquake ?” Meccanica – An International Journal of Theoretical and Applied Mecanics, Jan. 2014, Springer.
[17] Somme théologique, III, 25, 3.

Posté le 31 octobre 2014 à 10h12 par Paula Corbulon | Lien permanent

30 octobre 2014

Contre le microscope - voir le plus petit

JLQuelques extraits d'un très beau texte de Fabrice Hadjadj sur le Professeur Lejeune et la Trisomie 21, que les contingences du blog m'obligent hélas à couper, mais que l'on peut lire en entier sur le site de la fondation Jérôme Lejeune :

[...]"Et maintenant je reviens au Cheval de Troie, à ce chromosome de trop, à ce plus qui serait à l’origine d’un moins, à ce trois, donc, qui ne fait plus la paire, et qui sert à réduire la différence : trisomie 21. Il va de soi que c’est une conquête scientifique. Il va de soi que c’est le premier pas d’une thérapie. Mais Jérôme Lejeune n’a pas eu le Prix Nobel. Il ne l’a pas eu parce qu’il pressentait quelque chose, un renversement, une perversion de tout ce qu’il était en train faire. Ce qu’il fallait avant tout, il le répétait sans cesse, ce n’était pas d’abord repousser la trisomie 21, mais accueillir le petit, le faible, le fragile, et voilà – il le pressentait – voilà qu’on allait ne plus accueillir le petit, le faible, le fragile, en repoussant la trisomie 21. On connaît sa phrase fameuse, la seule phrase selon lui, celle qui doit commander tous nos jugements, puisqu’elle est d’après l’Évangile le critère même du Jugement dernier : « Une phrase, une seule dictera notre conduite, le mot même de Jésus : “Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait.” » Le plus petit dont il s’agit ici, ce n’est pas celui qui apparaît au microscope, c’est celui qui apparaît devant soi, qui appelle votre regard, vos soins, votre tendresse. Mais voilà : se préoccuper du plus petit, désormais, ce serait analyser son ADN au microscope, mesurer son corps à l’échographie, et s’en débarrasser s’il n’est pas conforme à la norme bisomique.. Aussi a-t-il pressenti qu’on allait se servir de sa propre découverte comme on s’était servi de la propre loi du Christ – pour le crucifier. Car après cela on a commencé à dire : « C’est un trisomique. » Auparavant on disait : « C’est un mongolien », et l’on versait peut-être dans une certaine anthropométrie, dans la classification des races, dans une assimilation discutable et dangereuse. Du moins nommait-on à partir d’une apparence visible : on voyait encore un visage. On s’étonnait de lui comme d’un descendant de Gengis Khan subitement apparu au beau milieu d’une bonne famille française… À présent l’on nomme à partir du génome. On ne voit plus qu’un code incorrect, une mauvaise pioche au scrabble, une faute de frappe, qu’il faut, par conséquent, éliminer.[...]

Et voici ce que je pense, si nous voulons recouvrer le visible, voici ce que je vois enfin, s’il est permis à l’enfant de faire quelque recommandation à sa Mère : c’est que l’Église pourrait béatifier le professeur Lejeune, et en même temps béatifier un petit mongolien, une petite mongolienne, je ne sais, un de ces dits « trisomiques » qui serait surtout « trinitaire », qu’on aurait prié et qui ferait des miracles, tout aussi bien qu’un de nos grands saints bisomiques, pourquoi pas ? Ce serait rappeler l’évidence du plus petit contre la visée microscopique. Et les grands savants coupeurs de chromosome en quatre, les géniteurs inquiets de réussite future, les chrétiens eux-mêmes qui confondent sainteté et performance spirituelle, auraient un modèle de vie pure et simple, qui leur ouvrirait peut-être enfin les yeux."

Posté le 30 octobre 2014 à 07h44 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (4)

29 octobre 2014

Faut-il avoir peur d'Ebola ?

Albert Barrois, directeur d’une équipe de recherche en science bio-médicale, sur Liberté politique :

"La tragique expansion du virus Ebola aurait-elle pu être maîtrisée ? L’expérience épidémiologique montre qu’une prévention adaptée avec une intervention médicale classique mais conséquente est plus efficace que le recours massif à l’hypothétique espoir du vaccin miracle."

[Lire l'article ici]

Posté le 29 octobre 2014 à 14h45 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (5)

24 octobre 2014

La "science" préhistorique au service de l'idéologie

A Paris, la science archéologique est militante. La foi laïcarde perturbe la science. Et contrairement à la théorie darwinienne de l'évolution, il n'y a pas de hasard :

"Il est à noter que tous les responsables des instituts de recherche mentionnés sont choisis et nommés dans les cénacles gouvernementaux, en raison de leur statut public. Des établissements dans lesquels les guerres d’influence entre ‘courants de pensée philosophiques’ font rage."

Posté le 24 octobre 2014 à 14h16 par Michel Janva | Lien permanent

22 octobre 2014

La musique la sort du coma

Lu ici :

"Cheryl, une Britannique âgée de 53 ans, est sortie du coma grâce à une méthode originale. Cette femme avait été victime d'une grave crise cardiaque et son coeur s'était arrêté de battre l'espace de quelques minutes. Le personnel hospitalier ne pensait pas qu'elle émergerait un jour de son son état comateux.

Alors que Cheryl était inconsciente depuis déjà plusieurs semaines, sa fille a eu une idée de génie. Elle a placé sur les oreilles de la patiente un casque audio pour lui faire écouter de la musique. En entendant son morceau préféré, "Dynamo" de Si Cranstoun, la quinquagénaire est revenue à la vie. "J'ai toujours aimé le rockabilly. Je pense que ça a déclenché quelque chose dans mon cerveau, en lien avec mon enfance. Si m'a ramené à la vie, je lui suis tellement reconnaissante", a témoigné par la suite la miraculée. Trois jours après son réveil, elle a retrouvé l'usage de la parole et deux semaines plus tard, elle sortait de l'hôpital. Le pouvoir de la musique..."

Posté le 22 octobre 2014 à 11h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)


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