01 octobre 2014

26 agrégés scientifiques espagnols soutiennent la compatibilité entre foi et science

SLe livre « 60 questions sur la science et la foi » est sorti cette semaine (en espagnol, édition Stella Maris), répondant aux récentes déclarations du scientifique Hawkins, considérant celles-ci « idéologisées ». Ce livre a pour but de reprendre la supposée incompatibilité entre religion et science que soutiennent certains « scientifiques matérialistes ». Ce livre sort à peine une semaine après que durant le festival Starmus aux Canaries, Hawking affirma qu’il ne croyait ni en l’existence ni en la nécessité d’un Dieu qui créa l’univers.

Les scientifiques espagnols soutiennent que

« les données mises en avant par le savoir scientifique actuel, si elles se démunissent des interprétations matérialistes et athées, ne sont en aucune manière incompatibles avec la doctrine chrétienne. »

Ce qui s’est passé, selon le jugement de ces experts, c’est que « l’idéologie a poussé la science beaucoup plus loin que ce que les données empiriques ne permettent. »

Depuis soixante ans

« nous avons eu l’occasion de vérifier dans de divers domaines – notamment la cosmologie et les lois de la nature – que c’est la plus grande compréhension de la structure du monde, et non sa méconnaissance, qui donne racine aux lignes de pensées reliant science à théologie. »

Les auteurs soulignent dans ce livre que

« l’on peut affirmer que le scénario positiviste de la mort de la religion aux mains de la science ne s’est pas réalisé et n’est pas prêt de s’accomplir. Et ceci non pas par chance, ni parce que les scientifiques ne se sont pas encore rendu compte de comment ils devraient penser, sinon parce qu’il était faux de supposer que les points de départ de la pensée religieuses se situaient au creux de la science. »

Le livre tente de répondre aux principales questions lancées par l’athéisme à la religion à partir de supposée évidence scientifique. Neuroscience, biologie, cosmologie, statistiques ou physique quantique, parmi d’autres, sont les domaines que divers spécialistes épluchent en vue de défendre une position « aussi légitime au moins que celle des athées ».

Posté le 1 octobre 2014 à 14h17 par Le Salon Beige | Lien permanent

10 septembre 2014

Les gaz lacrymogènes pourraient avoir un impact sur les poumons

Voilà une information à transmettre à Manuel Gaz, avant la manifestation du 5 octobre :

L"Les effets des gaz lacrymogènes ne sont pas simplement à court terme et pourraient avoir des conséquences jusqu’à deux semaines après l’événement, suivant une nouvelle étude. L’étude, présentée au Congrès International pour la Société Européenne de la Respiration (ERS) à Munich aujourd’hui (10 septembre 2014), étudie la durée des séquelles aux poumons chez les manifestants directement exposés aux gaz lacrymogènes.

Des chercheurs en Turquie conduisirent une enquête à l’aide d’un questionnaire auprès de 546 personnes ayant inhalé des gaz lacrymogènes durant des manifestations de rue en Juin 2013. Ils recueillirent des informations sur leur consommation de tabac, leur exposition au gaz lacrymogène, les symptômes subis et leur durée. Les résultats révélèrent une série de symptômes respiratoires, indiquant dans 70% des cas des difficultés à respirer, dans 80% des cas une toux qui ne partait pas, dans 45% des cas une production de glaire et dans 43% des cas des douleurs de thorax. La durée moyenne de la toux et des douleurs au thorax était de 15 jours.

Dans une étude distincte, les effets nocifs du gaz lacrymogène furent observés chez les personnes vivant dans les alentours, en plus des personnes se tenant en proximité immédiate de l’émission du gaz. Les chercheurs interrogèrent 105 personnes qui vivaient et travaillaient près des lieux des manifestations récurrentes durant l’été 2013. Ils évaluaient les symptômes touchant les poumons, la durée et la localisation de l’exposition, et conduisirent des examens sur les poumons une semaine après la fin des manifestations. Les résultats mirent en évidence que 76% des participants avaient le souffle court et 89% continuaient à tousser. Les examens des poumons révélèrent de légères obstructions respiratoires.

Les résultats suggèrent que l’usage répété de gaz lacrymogène lors de longues manifestations pourraient avoir un impact sur la santé des personnes vivant et travaillant à proximité.

Dr Eda Uslu, de la Société Thoracique Turque, dit : « ces résultats sont significatifs puisqu’ils contredisent les hypothèses passées au sujet des effets du gaz lacrymogène. Ce gaz n’est pas catégorisé comme arme chimique, mais son usage est interdit lors d’une guerre entre deux nations. Nos résultats indiquent que les personnes vivant et travaillant dans la zone des manifestations subissent eux aussi des effets nocifs au niveau des poumons en raison de l’émission de ce gaz. Nous avons aussi découvert que les effets sur les manifestants durent plus longtemps que ce que nous pensions auparavant. L’usage de gaz lacrymogène devrait être globalement interdit afin d’empêcher que surviennent d’autres dégâts pour la santé. Nous incitons également les chercheurs à enquêter sur cette question en d’autres occasions d’émission de gaz lacrymogène."

Posté le 10 septembre 2014 à 09h32 par Le Salon Beige | Lien permanent

31 août 2014

27-28 septembre : colloque du CEP sur la civilisation chrétienne

Le Centre d’Études et de Prospective sur la Science (CEP) tient son colloque annuel, ouvert à tous, sur le thème : « Vers une civilisation chrétienne » les samedi 27 & dimanche 28 septembre 2014, à la Clarté-Dieu, 95 Rue de Paris, 91400 Orsay.

Conférenciers :

  • François Vallançon ("Les leçons de l'édit de Milan"),
  • Dominique Tassot ("Les deux lignées dans la science"),
  • Hugues Petit ("Il n'est pas de pouvoir politique sans principes religieux"),
  • François de Siebenthal ("Solutions suisses à la crise économique"),
  • Pierre Hillard ("Ils ne savent pas ce qu'ils font"),
  • Didier Rochard ("Qu'est-ce qu'une radio chrétienne ?"),
  • Alain Didier ("La tragédie chrétienne et nationale aux quatre derniers siècles"),
  • Benoît Neiss ("Après l'incendie de Rome et des arts... Quel avenir pour notre culture ?"),
  • Eric Davoust ("L'art peut-il ne pas être chrétien ?").

Programme détaillé sur le site Internet du CEP, formulaire d’inscription à imprimer et renvoyer à l’adresse indiquée. Pour tout renseignement, courrier électronique à cep.colloques@gmail.com , ou téléphone : 01 70 25 14 45 (Maxime), doté d'un répondeur.

Posté le 31 août 2014 à 07h22 par Michel Janva | Lien permanent

07 août 2014

20 septembre : colloque pour les proches d'enfants atteints de déficience intellectuelle

L’Institut Jérôme Lejeune organise pour les parents, les proches et les accompagnants de personnes porteuses de déficience intellectuelle, une journée sur « l’accompagnement des personnes porteuses de déficience intellectuelle dans les différents passages de la vie », en présence de plusieurs intervenants, le samedi 20 septembre sur le Campus des Cordeliers à Paris, de 9h30 à 17h.

Cette journée est articulée autour de 4 thèmes :

  • La petite enfance, abordée par le Professeur Marie Odile RETHORE, Directeur médical de l'Institut Jérôme Lejeune et membre de l'Académie de médecine,
  • L'apprentissage scolaire, par Madame Elisabeth BISBROUCK, responsable Education et Formation de la Fondation Jérôme Lejeune,
  • L'insertion professionnelle, par Madame Marie-José VILLARET, ancienne directrice d'un établissement médico-social,
  • Le vieillissement, par le Docteur Michel MUIR, gériatre.

La journée sera clôturée par Monsieur Patrick Gohet, IGAS, ancien délégué interministériel aux personnes handicapées.

Posté le 7 août 2014 à 15h17 par Michel Janva | Lien permanent

04 août 2014

18 et 19 septembre : Journées Cliniques Internationales Jérôme Lejeune

Les 18 et 19 septembre, l’Institut Jérôme Lejeune organise les 3 èmes Journées Cliniques Internationales Jérôme Lejeune (JCIJL). Cet événement, présidé par le Professeur Marc Tassé de l’Université de l’État d’Ohio aux Etats-Unis, aura pour thème L’importance de l’évaluation dans la déficience intellectuelle.

L’évaluation fait partie intégrante de l’examen médical au sens large. Elle permet de recueillir des informations sur l’état cognitif et médical des patients, de comprendre leur qualité de vie et de mettre en œuvre des solutions concrètes pour l’améliorer. Pour cela, des outils d’investigation divers tels que des questionnaires, des échelles et des tests, sont utilisés afin d’approcher au plus près le patient, quel que soit son âge.

Les JCIJL se dérouleront autour de quatre thèmes principaux :

  • l’évaluation médicale,
  • l’évaluation des conduites adaptatives et de la qualité de vie
  • l’évaluation des fonctions cognitives
  • la problématique de l’évaluation lors d’essais cliniques. 

Le Professeur Marc Tassé présente ces 2 jours :

"Venant de France, d’Espagne, de Belgique, des Etats-Unis et du Canada, les conférenciers permettront un survol complet de la recherche dans le domaine de l’évaluation. lls présenteront, par ailleurs, les pistes cliniques et pratiques pour l’évaluation et l’identification de diverses problématiques, ceci afin d’affiner le diagnostic et le traitement des patients atteints de maladies génétiques de l’intelligence. [...]

Les JCIJL ont été élaborées pour intéresser un panel de professionnels très large. Nous nous adressons à tous les professionnels qui travaillent au contact de personnes atteintes de déficiences intellectuelles : pédiatres, éducateurs, psychiatres, psychologues, travailleurs sociaux, orthophonistes, audiologues…"

Posté le 4 août 2014 à 15h35 par Michel Janva | Lien permanent

05 juillet 2014

La cause des dérives biotechniques vient de la fermeture à la transcendance

Extrait d'un article de Pierre-Olivier Arduin dans La Nef :

N"Le progrès technologique n’est pas responsable en soi du pouvoir démiurgique que s’arroge l’homme sur la nature et sur sa propre vie qu’il réduit toujours plus à un simple matériau ; c’est plutôt l’atrophie de la réflexion éthique et l’absence de progrès moral correspondant qui nous a conduits à cette fuite en avant transgressive. La principale cause des dérives biotechniques contemporaines est à rechercher avant tout dans une fermeture idéologique à la transcendance et le refus foncier de l’homme de dépendre de Dieu. Le respect pour la création et le respect pour la vie et la dignité humaines ne pourront être que le fruit d’une conversion et d’une croissance spirituelle et morale des hommes qui doivent à nouveau reconnaître en Dieu leur Créateur. Face à cette raison close dans l’immanence technologique, une raison sans la foi condamnée à se perdre dans l’illusion de sa toute-puissance, Benoît XVI a rappelé que la science elle-même avait besoin de chrétiens qui ont les mains tendues vers Dieu. Aussi est-ce un appel ardent que l’Église lance à « de nombreux chrétiens afin qu’ils se dédient à la promotion de la biomédecine pour témoigner de leur foi » (Dignitas personae, n. 3) et qu’ils sachent « mettre leurs énergies et leurs capacités en tant que scientifiques au service d’une recherche passionnée, guidée par une conscience limpide » (Compendium de la DES, n. 477). Pour réorienter les biotechnologies vers leur véritable finalité – servir la vie et la dignité de chaque être humain –, ce sont de nouveaux Albert le Grand et de nouveaux professeurs Lejeune dont nous avons besoin."

Posté le 5 juillet 2014 à 09h34 par Michel Janva | Lien permanent

29 mai 2014

Le porno est néfaste pour le cerveau

Selon des travaux allemands publiés aux Etats-Unis, il existe un lien négatif significatif entre le fait de regarder de la pornographie pendant plusieurs heures par semaine et le volume de matière grise dans le lobe droit du cerveau.

Posté le 29 mai 2014 à 22h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

09 mai 2014

Théorie du genre : qu’en disent les neurosciences ?

C'est un dossier du bimestriel Cerveau & Psycho, qui constate que, oh surprise, les hommes et les femmes sont différents :

"La polémique du début de l'année 2014 sur les études de genre a révélé que la question des différences entre hommes et femmes reste largement incomprise. Les études de genre s'intéressent à l'influence de la société sur le développement des filles et des garçons. Doivent-elles aboutir à l'idée qu'aucune différence biologique n'existe dans la constitution du cerveau des filles et de celui des garçons ?

Les études scientifiques sur ce thème semblent assez claires. Qu'il s'agisse d'émotions, d'humeur, de comportement, de traitement de l'information sensorielle, de mémoire, de cognition ou d'interactions sociales, le cerveau humain apparaît en partie sexué. Prenons l'exemple de la perception des couleurs. Il se trouve que les hommes ont besoin de longueurs d'onde plus grandes pour avoir la même expérience de la couleur que les femmes… Ou l'exemple du sommeil : les ondes cérébrales observées pendant le sommeil de bébés garçons et filles différent légèrement… Dans le domaine de certaines pathologies, telles que le bégaiement, l'autisme ou la schizophrénie, davantage de garçons sont touchés que de filles. De même, l'effet du cannabis sur la cognition varie entre filles et garçons : il entraîne une augmentation de la mémoire de travail spatiale chez les filles et non chez les garçons, et les garçons qui en consomment présentent un plus fort ralentissement psychomoteur que les filles.

Du point de vue structural, neurochimique et organisationnel, des différences sont également observées : des travaux récents portant sur une large cohorte de jeunes adultes indiquent que la connectivité entre les deux hémisphères cérébraux est accrue chez les garçons et que la connectivité au sein d'un même hémisphère."

Posté le 9 mai 2014 à 13h17 par Michel Janva | Lien permanent

24 septembre 2013

Réchauffement : le carbone ne serait pas responsable

Lu sur Nouvelles de France :

"Lundi matin sur RTL, François Gervais [physicien, spécialiste de thermodynamique, choisi comme rapporteur critique par le GIEC] remet en cause l’une de nos grandes peurs contemporaines. Le CO2 a certes augmenté depuis le XIXe siècle, passant de 300 ppm à 400 ppm mais l’effet de serre dû au CO2 est maintenant saturé, explique-t-il. « Concrètement, l’effet de serre du CO2 est une réalité, mais une réalité tellement forte qu’à l’heure actuelle, il est presque saturé, c’est-à-dire qu’on peut en envoyer (dans l’atmosphère, ndlr) davantage mais ça n’aura pas d’incidence notable, mesurable sur la température de la planète. J’en veux pour preuve une observation que tout un chacun fait, y compris le GIEC, à savoir : au niveau du sol, depuis dix-sept ans, les températures n’ont pas augmenté alors que dans cette période-là, on a envoyé un tiers de tout le CO2 émis dans l’atmosphère depuis le début de l’ère industrielle au XIXe siècle. » François Gervais constate aussi que les partisans du réchauffement climatique d’origine anthropique ont pris une conséquence pour une cause : en effet, les fluctuations de température précèdent celles du CO2…"

Posté le 24 septembre 2013 à 14h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

10 septembre 2013

Vers une nouvelle guerre froide, version écologie?

Le refroidissement global s’approchant de l'Arctique menace la planète affirme La voix de la Russie. Visiblement, il n'y a pas que sur les gaz Syriens que Russes et Occidentaux s'opposent !

"Au cours de l’été arctique, presque un million de miles carrés de l'océan sont déjà couverts de glace nouvelle. Le taux de croissance par rapport à la même période de l'an dernier est de 60%.

Les taux faibles records des couches de glace aux pôles en 2012 ont été enregistrés six ans après une déclaration disant qu’en raison du réchauffement climatique, l’Arctique sera libre de glace en été 2013.

Au lieu de cela, avant le gel automnal annuel, qui devrait commencer dans quelques jours, une couche de glace de la taille de la moitié de l'Europe s’étend déjà depuis les îles canadiennes vers la côte nord de la Russie".

Posté le 10 septembre 2013 à 09h25 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (7)

05 septembre 2013

Le lauréat 2012 du Prix Sisley-Jérôme Lejeune publie des résultats significatifs sur la trisomie 21

Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :

"La Fondation Jérôme Lejeune se réjouit des résultats obtenus par le Pr Roger Reeves qui viennent d’être publiés outre-Atlantique dans la revue Science Transnational Medicine. Ces travaux marquent une impulsion supplémentaire dans le contexte d’effervescence du monde scientifique autour de la déficience intellectuelle, en particulier de la trisomie 21. La Fondation Jérôme Lejeune poursuit sa mission de soutien à la recherche avec d’autant plus d’enthousiasme. Ainsi en octobre, elle remettra pour la 4ème édition le Prix Sisley-Jérôme Lejeune, après celui remis au Pr Roger Reeves récompensé en novembre dernier et principal auteur de l’étude citée. En recevant le Prix Sisley-Jérôme Lejeune 2012 qui récompensait l’ensemble de sa carrière, le Pr Roger Reeves annonçait à l’assemblée présente au Musée de la Médecine que sa contribution n’était pas terminée, que le meilleur était à venir. L’œil espiègle, il avait son idée en tête qu’il nous livre aujourd’hui dans une publication d’importance. Avec son équipe de l’université John Hopkins et en partenariat avec des chercheurs du NIH (Instituts nationaux de la santé), il est parvenu à identifier une substance capable de normaliser le développement du cervelet chez un modèle de souris trisomique et de doper leur capacité de mémorisation et d’apprentissage. L’élaboration de ce modèle fut d’ailleurs l’enjeu de tout le début de sa carrière de chercheur.

Pour le Dr Marie-Claude Potier, présidente du Conseil Scientifique de la Fondation Jérôme Lejeune, « ces résultats remarquables obtenus sur des modèles de souris trisomiques ouvrent un champ nouveau de traitements potentiels de la trisomie 21, tant sur le fond que sur la forme. Sur le fond, le Pr Roger Reeves met le doigt sur l’influence peu connue du cervelet sur les capacités cognitives et la possibilité de traiter à la fois les défauts de développement du cervelet et les déficits cognitifs dans la trisomie 21. Sur la forme, il élabore un traitement potentiel basé sur une seule injection d’un agoniste de la voie Sonic hegdehog à la naissance qui rétablit les déficits cognitifs au stade adulte. Le même type de traitement est envisagé pour traiter les grands prématurés.»

Les déficiences intellectuelles d’origine génétique – un défi énorme qui passionne les chercheurs

La découverte du Pr Roger Reeves fait suite à deux publications majeures en quelques mois dans ce domaine.

  • En juillet, le Pr Jane Lawrence expliquait être parvenue à neutraliser en partie le chromosome 21 surnuméraire, en somme, à « réduire, in vitro, la trisomie 21 au silence ».
  • En juillet également, un laboratoire pharmaceutique japonais lançait au bénéfice de personnes atteintes de trisomie 21 un test thérapeutique sur un médicament utilisé d’ordinaire pour la maladie d'Alzheimer.

Le Prix Sisley-Jérôme Lejeune – une fenêtre et un tremplin

Au fil des années, le Prix met en lumière des chercheurs inspirés, capables de relever ce défi, et les encourage dans leurs travaux. Cette année, après Mara Dierssen en 2010, Wiliam Mobley en 2011 et Roger Reeves en 2012,la 4ème édition du Prix Sisley-Jérôme Lejeune récompensera exceptionnellement deux chercheurs émérites, l’un français, l’autre américain ainsi que trois jeunes chercheurs dont les travaux dans ce domaine sont déjà prometteurs. Cette communauté bouillonnante sera rassemblée pour la remise du Prix 2013 le 17 octobre au Musée de la Médecine."

Posté le 5 septembre 2013 à 21h51 par Michel Janva | Lien permanent

29 août 2013

L’enfant commence à apprendre le langage in utero

Pour les loueurs de ventre comme Pierre Bergé, cette nouvelle ne va pas faire du bien :

"On sait désormais que, grâce aux sons qui lui sont parvenus in utero, le nouveau-né a analysé et décrypté un certain nombre d'informations : il reconnaît (et préfère) la voix de sa mère, le générique du feuilleton qu'elle a regardé tout au long de sa grossesse, mais aussi, plus sérieusement, les inflexions de ce qui sera sa langue maternelle. Une équipe a d'ailleurs montré en 2009 que la douce mélodie des pleurs du nourrisson était façonnée par cette langue maternelle.

Tous ces indices laissent penser que le cerveau du fœtus est capable de commencer à décrypter le langage et d'en mémoriser certains éléments. Toute la difficulté consiste à confirmer cette hypothèse et c'est ce petit tour de force que vient de réaliser une équipe de chercheurs finlandais et néerlandais dans une étude publiée le 26 août dans les Proceedings de l'Académie des sciences américaine. [...]"

Posté le 29 août 2013 à 17h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

02 juillet 2013

Essai thérapeutique sur la trisomie 21

Lu sur Gènéthique :

"Le laboratoire pharmaceutique Eisai vient d'annoncer, ce lundi 1 juillet, le lancement d'un "test thérapeuthique" d'un médicament sur des patients atteints de trisomie 21, âgés de 15 à 39 ans. Le traitement à l'essai est un anticholinestérasique, appelé "Aricept".  Il est habituellement utilisé contre la maladie d'Alzheimer, pour traiter certains symptômes, "en partant de l'hypothèse d'un déficit cérébral en acétylcholine chez certains sujets affectés, et sur la base de travaux scientifiques qui montrent que le donépézil améliore certaines fonctions cérébrales chez les malades".

L'objectif, a précisé le laboratoire, est d' "évaluer dans quelle mesure le médicament pourrait améliorer la qualité de vie de ces personnes en diminuant les problèmes auxquels elles sont confrontées", à partir du milieu de l'adolescence. Et notamment, pour 6% d'entre eux, il s'agit de problèmes de coordination, troubles du sommeil ou encore de difficultés comportementales. En cas d'essais concluants, a ajouté le laboratoire, le fardeau de l'entourage pourrait également être amélioré.

Le programme impliquera, au départ, 10 hôpitaux à travers le Japon et des dizaines de patients parmi ceux âgés de 15 à 39 ans. Il aura une durée de quatre ans."

Posté le 2 juillet 2013 à 08h23 par Michel Janva | Lien permanent

30 mars 2013

Le Saint-Suaire bien contemporain de l'époque du Christ

Selon le Daily Telegraph, des chercheurs de l'université de Padoue ont mené de nouvelles recherches sur le Saint-Suaire de Turin et leurs résultats indiquent qu'il ne s'agit pas d'un tissu médiéval, mais qu'il a pu être contemporain de la vie de Jésus. Ces nouvelles recherches contredisent donc les premières datations qui avaient été faites au carbone 14, en 1988, et qui avaient conclu que les fibres provenaient d'une période comprise entre 1260 et 1390.

Selon le Pr Fanti, qui a dirigé ces travaux, les prélèvements de 1988 ayant été sans doute "contaminés" par des fibres utilisées au Moyen Âge pour réparer la précieuse relique endommagée lors d'un incendie. Le professeur Fanti n'est pas en mesure d'expliquer scientifiquement comment cette silhouette a pu s'imprimer avec une telle netteté sur le tissu. 

Sur ce sujet, l'ouvrage de Daniel Raffard de Brienne est toujours d'actualité.

Posté le 30 mars 2013 à 15h08 par Michel Janva | Lien permanent

12 mars 2013

Vite une loi contre l'inégalité de la taille des pieds !

Lu ici :

"être enceinte modifierait la structure des pieds des futures mères, selon une étude américaine parue dans la revue American Journal of Physical Medicine and Rehabilitation. Une première grossesse peut leur faire gagner jusqu'à 1 cm de longueur."

Posté le 12 mars 2013 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

07 février 2013

Le gouvernement veut accroître le nombre d'attaques cérébrales

La création d'une salle de shoot labellisée à Paris par le gouvernement crée des remous. On lit dans Le Figaro :

"Certaines contradictions vont devenir de plus en plus flagrantes: les Verts s'inquiètent du risque des antennes-relais au nom du principe de précaution, mais demandent la légalisation du cannabis dont les risques sanitaires ne sont pas eux hypothétiques, mais bien réels. La liste de ses effets secondaires vient encore de s'allonger hier avec la présentation lors de la Conférence internationale sur les attaques cérébrales, organisée à Hawaï aux États-Unis, d'une enquête montrant que le fait de fumer du haschisch multiplie par 2,3 le risque d'avoir un accident vasculaire cérébral chez les jeunes.

Jusqu'à présent, le risque de faciliter le début d'une schizophrénie, celui d'altérer la motivation scolaire et professionnelle, de réduire le quotient intellectuel, d'augmenter le cancer du poumon plus que le tabac (du fait d'une inhalation plus profonde en particulier), le risque d'infarctus du myocarde, représentaient les principaux dangers de la consommation régulière de cannabis.

Désormais, il vaudra y ajouter celui d'un très grave d'accident vasculaire cérébral. [...]"

Pour dénoncer cette initiative, le député Gilbert Collard a proposé :

"On n'a qu'à répertorier tous les actes de délinquance auxquels on n'arrive pas à trouver de solution et puis on fait des salles de viol, des salles de crime, des salles de vol. Comme ça, on saura où il faut mettre les viols, les vols et les crimes."

Posté le 7 février 2013 à 07h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

04 janvier 2013

La bonne action, c'est bon pour les enfants

Lu dans Le Figaro Santé les résultats d'une étude, qui vient plaider pour la pratique de la B.A., la bonne action quotidienne chère au scoutisme :

"Les pré-ados habitués des gestes altruistes sont plus heureux et mieux intégrés dans leur classe, selon une étude.

Partager son déjeuner, réconforter une personne qui paraît fatiguée: sous leurs airs anodins, ces petits gestes altruistes pourraient rapporter gros à celui qui les initie. Et pas seulement chez les adultes. Les pré-ados y gagneraient aussi en termes de sentiment de bonheur et de liens sociaux dans leur classe, selon une étude américano-canadienne publiée dans la revue Plos One.

L'idée qu'une bonne action crée du bonheur non seulement chez le destinataire mais aussi chez celui qui en est à l'origine n'est pas nouvelle. En revanche, l'effet chez les pré-ados était plus incertain. Pour en être sûres, des chercheuses de l'université de Californie (Riverside) et de l'université de Colombie britannique ont suivi 415 enfants de 9 à 11 ans scolarisés dans la région de Vancouver. Elles leur ont dans un premier temps demandé avec quels autres élèves de leur classe ils seraient prêts à travailler. Puis les enfants ont été répartis au hasard en deux groupes. Le premier avait pour tâche, pendant un mois, de réaliser des gestes agréables pour autrui, comme partager son goûter, faire un câlin à sa mère quand elle semble fatiguée. Les enfants du second groupe devaient noter tous les lieux agréables où ils s'étaient rendus (chez les grands-parents, au centre commercial, au terrain de sport).

A la fin de l'expérience, les enfants des deux groupes se sentaient plus heureux qu'au début. En revanche, ceux qui avaient fait des bonnes actions avaient gagné en ouverture vers autrui par rapport à l'autre groupe: à la question de départ «Avec qui accepterais-tu de travailler en groupe», le nombre de personnes citées individuellement avait augmenté significativement plus chez les enfants du groupe «bonne action»."

Posté le 4 janvier 2013 à 10h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

03 janvier 2013

Dangers de la pilule : il n'y a pas que celles de 3e et 4e génération

Des pilules contraceptives de 1ere, 2e, 3e et 4e générations sont actuellement commercialisées en France, le mot génération faisant référence à l'évolution de leur composition.

La pilule de première génération fait référence aux pilules commercialisées dans les années 60 et qui contenaient de fortes doses d'oestrogène, une hormone sexuelle de la femme. Leurs effets secondaires incluaient le gonflement des seins, des nausées, des migraines et des troubles vasculaires. Il ne reste plus qu'une seule pilule de ce type disponible en France à l'heure actuelle, la Triella, dont le progestatif est la noréthistérone.

Les pilules de 2e génération, apparues dans les années 70 et 80, contiennent des progestatifs comme le lévonorgestrel ou le norgestrel qui ont permis de baisser les doses d'oestrogène et combattre certains des effets secondaires des pilules de 1e génération. Mais elles comportent toujours un risque de thrombose veineuse (phlébite ou embolie pulmonaire), notamment en cas d'antécédents familiaux. Les principales spécialités commercialisées sont Minidril, Adepal, Trinordiol. Le lévonorgestrel est également le composant de la pilule abortive dite du «lendemain» Norlevo.

Les pilules de 3e génération ont été commercialisées à partir des années 90. Elles contiennent trois nouveaux progestatifs, le désogestrel, le gestodène et le norgestimate, qui étaient censés avoir moins d'effet androgénique et donc atténuer l'acné et la prise de poids tout comme la tolérance cardio-vasculaire. Mais des études ont montré qu'elles faisaient courir un risque d'accident thrombo-embolique deux fois plus élevé que les pilules de 2è génération.

Les pilules de 4e génération sont les dernières à avoir fait leur apparition. Le progestatif le plus utilisé est la drospirénone (les spécialités les plus connues sont Jasmine et Yaz). Leurs effets secondaires sont globalement les mêmes que ceux des pilules de 3è génération.

Ce sont seulement ces deux dernières pilules qui sont sous les feux de la justice et qui ne seront plus remboursées à partir de la fin du mois de mars. Mais celles de 1ère et 2e génération verront bien leur tour arriver.

Posté le 3 janvier 2013 à 07h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

30 décembre 2012

Pilule contraceptive : 30 nouvelles plaintes

Le scandale sanitaire prend de l'ampleur et donne raison au Pape Paul VI, plus de 40 ans après son encyclique prophétique.

"Les hommes droits pourront encore mieux se convaincre du bien-fondé de la doctrine de l'Eglise en ce domaine, s'ils veulent bien réfléchir aux conséquences des méthodes de régulation artificielle de la natalité. Qu'ils considèrent d'abord quelle voie large et facile ils ouvriraient ainsi à l'infidélité conjugale et à l'abaissement général de la moralité. Il n'est pas besoin de beaucoup d'expérience pour connaître la faiblesse humaine et pour comprendre que les hommes - les jeunes, en particulier, si vulnérables sur ce point - ont besoin d'encouragement à être fidèles à la loi morale, et qu'il ne faut pas leur offrir quelque moyen facile pour en éluder l'observance. On peut craindre aussi que l'homme en s'habituant à l'usage des pratiques anticonceptionnelles, ne finisse par perdre le respect de la femme et, sans plus se soucier de l'équilibre physique et psychologique de celle-ci, n'en vienne à la considérer comme un simple instrument de jouissance égoïste, et non plus comme sa compagne respectée et aimée. Qu'on réfléchisse aussi à l'arme dangereuse que l'on viendrait à mettre ainsi aux mains d'autorités publiques peu soucieuses des exigences morales. Qui pourra reprocher à un gouvernement d'appliquer à la solution des problèmes de la collectivité ce qui serait reconnu permis aux conjoints pour la solution d'un problème familial ? Qui empêchera les gouvernants de favoriser et même d'imposer à leurs peuples, s'ils le jugeaient nécessaire, la méthode de contraception estimée par eux la plus efficace ? Et ainsi les hommes, en voulant éviter les difficultés individuelles, familiales ou sociales que l'on rencontre dans l'observation de la loi divine, en arriveraient à laisser à la merci de l'intervention des autorités publiques le secteur le plus personnel et le plus réservé de l'intimité conjugale. Si donc on ne veut pas abandonner à l'arbitraire des hommes la mission d'engendrer la vie, il faut nécessairement reconnaître des limites infranchissables au pouvoir de l'homme sur son corps et sur ses fonctions; limites que nul homme, qu'il soit simple particulier ou revêtu d'autorité, n'a le droit d'enfreindre. Et ces limites ne peuvent être déterminées que par le respect qui est dû à l'intégrité de l'organisme humain et de ses fonctions [...].

Posté le 30 décembre 2012 à 11h27 par Michel Janva | Lien permanent

14 décembre 2012

La pilule de 3e génération : un scandale mondial

ALa plainte au pénal contre la pilule de 3e génération, signalée par Lahire, est une première en France. Pas aux Etats-Unis15000 plaintes ont déjà été déposées. Le groupe pharmaceutique Bayer a déjà déboursé 750 millions de dollars pour régler à l'amiable les 3 490 premières plaintes contre les pilules qu'il commercialise. 700 autres millions de dollars ont été provisionnés pour les prochaines plaintes.

Au Canada, des recours ont été entrepris en 2010 contre Yaz et Yasmine. Le cabinet d'avocats ontarien Siskinds LLP a été contacté " par des centaines de femmes canadiennes qui ont connu des accidents, et par plusieurs familles dont la fille est décédé ". L'audience qui décidera de la tenue future d'un procès se déroulera fin janvier 2013.

En Australie, l'opinion publique a été très choquée par la mort de Tania Hayes, 24 ans, qui prenait la pilule Yasmin pour traiter son acné. Entre 2003 et 2009, 56 cas graves ont été recensés. La famille d'une autre victime, âgée de 17 ans, a déposé plainte.

En Suisse, un reportage racontait l'histoire de Céline, 16 ans, victime d'une embolie pulmonaire alors qu'elle prenait la pilule Yasmine, et désormais gravement handicapée. Sa famille attaque Bayer en justice, la plainte est en cours d'instruction. Entre 1990 et 2012, 2086 incidents ont été enregistrés par Swissmedic, dont 288 thromboembolies veineuses.

En Belgique, l'association de consommateurs Test-achats a déposé une plainte contre Bayer devant l'agence fédérale des médicaments et produits de santé.

En Allemagne, une plainte a été déposée contre Bayer par une jeune femme qui a pris la pilule Yasminelle. En juillet 2009, après un évanouissement, elle est emmenée aux urgences et opérée : ses poumons sont pleins de sang. Une autre victime allemande envisage également de déposer plainte, selon l'association allemande Risiko-Pille qui estime que d'ores et déjà 12 personnes sont mortes en Allemagne en raison de cette pilule.

Le Monde a recueilli quelques témoignages de vies brisées par la pilule. L'encyclique de Paul VI Humanae Vitae était vraiment prophétique. Pendant ce temps, le gouvernement propose le remboursement intégral de la pilule pour les mineures. Et la confidentialité à l'égard de leurs parents... A quand une plainte contre nos politiques ?

Posté le 14 décembre 2012 à 15h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

29 juillet 2012

JO : la toute puissance des lobbies

Un article au vitriol sur le vertigineux diktat imposé à tous, même vous et moi, par le CIO et ses sponsors. Vous l'ignoriez aussi?

Posté le 29 juillet 2012 à 11h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

22 juin 2012

Fécondation assistée à l'épreuve du Bac

3e partie de l'épreuve de Sciences des séries L et ES du Bac :

B

Comme l'a dit l'un des élèves à la sortie de l'épreuve:

"On n'arrête pas de nous casser les pieds avec toutes les techniques inventée pour ne pas avoir d'enfants, et là cela change: il s'agit de s'occuper d'un couple qui veut un enfant et qui n'arrive pas à en avoir!"

Posté le 22 juin 2012 à 15h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

12 juin 2012

Que l’on ne nous fasse pas dire que le cannabis est une drogue douce

Suite aux propos du ministre du Logement, Cécile Duflot, en faveur d’une dépénalisation du cannabis, le Dr Xavier Laqueille, chef du service d’addictologie de l’hôpital Sainte-Anne à Paris, déclare à Famille chrétienne :

"je vous réponds en tant que médecin que cette substance a une toxicité indéniable. Le comparer à l’alcool ou le tabac pour en libéraliser l’accès n’a pas grand sens. Ce n’est pas parce que ces deux derniers produits ont des conséquences délétères sur la santé que cela justifie sa dépénalisation. [...] Mais que l’on ne nous fasse pas dire que le cannabis est une drogue douce. Pour ma part d’ailleurs, je n’emploie pas ce terme dont la définition scientifique est floue. Nous ne pouvons être les cautions médicales de choix politiques avec une instrumentalisation de l’addictologie.  [...]

Les complications du cannabis sont de trois ordres : psychiatriques (dépendance, troubles anxieux et psychotiques, aggravation de toutes les pathologies mentales…), cognitives (troubles de la mémoire et des capacités exécutives) et cancéreuses (dans une cigarette de cannabis, il y a quatre fois plus de goudron que dans une cigarette de tabac).  [...] En fait, pour les médecins, la consommation de cannabis chez l’adolescent ou l’adulte jeune est un indicateur de difficultés psychoaffectives et demande une évaluation psychopathologique."

Posté le 12 juin 2012 à 09h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

15 mai 2012

Le Big Bang n'est qu'une hypothèse qui doit être débattue

Jean-Marc Bonnet-Bidaud est astrophysicien au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), spécialiste de l'astronomie des hautes énergies et des étoiles en fin de vie. Il a co-dirigé la publication de l'ouvrage collectif Un autre cosmos ? dont l'idée centrale est d'inciter les chercheurs à se pencher sur des modèles cosmologiques alternatifs à celui du Big Bang. Il explique :

B"Enormément de questions se posent et nous avons sélectionné six aspects différents, pour lesquels le débat scientifique devrait être ouvert mais ne l'est pas. Le modèle du Big Bang, qui nous explique comment l'Univers s'est construit et a évolué, est basé sur des hypothèses très strictes et très restrictives. Nous avons essayé d'avoir une vision plus large en analysant ces hypothèses et en expliquant qu'il pouvait avoir d'autres façons que celle du modèle standard d'aborder ces six grands domaines. [...]

Plus largement, nous voulions mettre le doigt sur le fait que nous n'avons sans doute pas de théorie correcte de la gravitation. Même chose pour la théorie de la matière : le modèle standard de la physique des particules doit lui aussi être amélioré. On est donc condamné à un pari sur l’avenir. Tous ces bémols devraient conduire les cosmologistes à être plus prudents et modestes...

[...] Nous tenions à avoir l'avis de chercheurs respectés qui travaillaient dans le cadre du Big Bang, en leur demandant de se faire l'avocat du diable dans leurs domaines. Nous voulions aussi travailler de préférence avec des auteurs français. Mais l'un d'eux a trouvé intolérable que des scientifiques puissent contester le Big Bang et il a fait campagne auprès de certains autres, qui ont ensuite poliment décliné notre offre... [...] Mais, en tant que scientifique, je ne comprends pas qu'un tel débat puisse poser des problèmes ni qu'on veuille faire obstacle à tout ce qui peut scientifiquement alimenter une vision critique du discours dominant. [...]

Dans ce livre, vous "remerciez" les astrophysiciens et les cosmologistes qui vous ont traités par le mépris... En caricaturant, on a l'impression qu'il faut accepter le modèle dominant pour avoir le droit de faire de la cosmologie et d'entrer dans la caste. Qu'est-ce que cela nous dit sur le fonctionnement de la recherche ?

Cela nous dit quelque chose de pas très amusant. Il y a de nombreux cas dans l'histoire qui montrent que quand on s'accroche à une description, quand les pensées se figent et deviennent très peu perméables aux critiques, la science perd dix, vingt ans, voire des siècles. J'aimerais bien que la science bouge, que les débats s'instaurent, que les connaissances progressent, mais j'ai le sentiment personnel que cet aspect frigorifié ralentit l'avancée de la recherche. C'est peut-être lié à son économie : pour proposer un projet, il faut pratiquement que vous soyez sûr du résultat que vous allez trouver. Or ce n'est pas la démarche naturelle de la science : on devrait explorer et faire autant d'expériences pour invalider les concepts que pour les valider. Dans ce livre, nous voulions souligner à quel point notre conception de l'Univers est fragile. Le modèle du Big Bang nous sert de colonne vertébrale et je n'ai rien contre. Cette façon de penser l'Univers dans sa globalité et son évolution était un bon excitateur de neurones au départ. Mais cela fait sans doute vingt ou trente ans qu'on aurait dû s'apercevoir qu'on est sur une forme de fausse piste. Quand cela ne marche pas, il faut regarder ailleurs mais trop peu d'efforts sont faits dans cette direction. [...]"

Posté le 15 mai 2012 à 07h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

11 mai 2012

L’icône du samedi saint

Emanuela Marinelli, professeur de sciences naturelles, et grande spécialiste du Saint-Suaire, qui s’intéresse depuis 35 ans à toutes les découvertes qui sont faites sur la question. Extrait d'un entretien à Zenit :

S"Ce Linceul est un drap extraordinaire car son tissu n’est pas seulement taché de sang humain, il porte les traces du corps qui y fut enveloppé pendant quelques heures. Les souffrances subies par l’homme du linceul coïncident exactement avec celles que décrivent les évangiles. Une longue tradition identifie le linceul comme étant le drap funéraire de Jésus, le "drap" (en grec sindón) acheté par Joseph d’Arimathie pour sa sépulture, les "toiles" (othónia) que Pierre et Jean trouvèrent vides.

La facture rudimentaire de l’étoffe, la torsion en Z (qui va dans le sens des aiguilles d’une montre) des fils, le tissage rare et précieux en diagonale, la présence de traces de coton égyptien, l'absence de traces de fibres animales, la surabondance de pollens venant du Moyen Orient, la présence d’aloès et de myrrhe, d’un type de carbonate de calcium (aragonite) semblable à celui que l’on a retrouvé dans les grottes de Jérusalem, une couture latérale identique à celles des étoffes juives du premier siècle découvertes à Masada (une place forte proche de la Mer Morte) font remonter, de manière fiable, l’origine du tissu à la région syro-palestinienne du premier siècle.

Le seul test à avoir fourni des résultats allant contre l’authenticité du linceul est la preuve du carbone 14 (C14) qui fait remonter son origine au Moyen Age. Mais cette datation du linceul par le C14 n’est pas jugée valable pour des motifs fondés, dans la mesure où l’échantillon n’était pas représentatif de tout le tissu.

Donc on peut dire que le linceul est une relique, comme Benoît XVI l’a fait dans son récent livre Jésus de Nazareth (Vol.2) et dire qu’il est une icône, mais en précisant bien dans quel sens on utilise ce terme! Appeler le linceul une « icône », ce n’est pas dire qu’il s’agit d’une peinture, mais d’une image que le corps enveloppé laissa dessus mystérieusement. Benoît XVI dans son homélie du 2 mai 2010 à Turin, devant le Saint-Suaire, souligne qu’il est une icône écrite avec le sang, l’icône du samedi saint. C’est cette image qui a inspiré la représentation du Visage du Christ la plus répandue dans l’art paléochrétien."

Posté le 11 mai 2012 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

29 avril 2012

La fidélité c'est la santé

L'infidélité serait une activité à risque pour la santé. Un certain nombre de travaux laissent penser que le fait de tromper sa femme peut entraîner un risque cardiovasculaire accru.

Posté le 29 avril 2012 à 16h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

08 avril 2012

Le Tennessee va permettre de discuter de la théorie de l'évolution

Un projet de loi permettant de débattre dans l'enseignement public de failles dans la théorie de l'évolution de Darwin a été adoptée haut la main par la chambre basse et le Sénat de cet Etat. Le gouverneur, Bill Haslam, un républicain, devrait le promulguer d'ici mardi. Ce projet de loi a été directement inspiré par le "Discovery Institute" de Seattle, un groupe de réflexion conservateur chrétien qui fait la promotion du "dessein intelligent".

La loi stipule que les "professeurs doivent être autorisés à aider leurs élèves à comprendre, critiquer et étudier objectivement les points forts et les faiblesses des théories scientifiques existantes".

La théorie de l'Intelligent Design est criticable, mais Le Monde, dans cet article, souhaiterait surtout que la théorie darwinienne ne le soit pas.

Posté le 8 avril 2012 à 20h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

04 mars 2012

24 mars : colloque du CEP sur la finalité

C
Le Cep.

Posté le 4 mars 2012 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent

01 mars 2012

Pourquoi un 29 février en 2012 et pas en 2100 ?

Le Dr. Pierre North, astrophysicien suisse, maître d'enseignement et de recherche au Laboratoire d'astrophysique de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), explique :

B«La durée de l'année est de 365,2425 jours solaires, si on parle de l'année tropique, c'est-à-dire celle qui est calée sur les saisons, et qui diffère très légèrement de l'année sidérale, laquelle prend les étoiles comme référence. Cette valeur est proche de 365 jours 1/4, si bien qu'au bout de 4 années "communes" (c'est-à-dire de 365 jours), on est en retard de 1 jour entier (à très peu près) sur le cycle des saisons. Pour rattraper cela, on ajoute 1 jour tous les 4 ans, et on a choisi le 29 février. Cette recette constitue le calendrier julien, parce qu'elle a été imposée par Jules César. Elle est restée en vigueur jusqu'au seizième siècle (et au-delà dans certaines régions).

En fait, on en rajoute un peu trop, puisque 0.2425 jours est légèrement plus petit que 1/4. C'est pourquoi dans le calendrier grégorien (ainsi nommé en référence au pape Grégoire XIII, qui l'a promulgué en 1582), on considère les années séculaires comme communes (par exemple, 1900 n'était pas bissextile alors qu'elle aurait dû l'être selon le calendrier julien), sauf si elles représentent un nombre de siècles divisible par 4. Ainsi, l'année 2000 était bissextile parce que 20 siècles/4=5 ; par contre, 19/4 n'est pas un nombre entier, ni 21/4, donc 2100 ne sera pas bissextile.

En réalité, la durée de 365,2425 jours, adoptée dans le calendrier grégorien, est légèrement trop longue, une valeur plus exacte étant 365,2422 jours. Mais cela n'implique qu'une erreur de 3 jours sur 10'000 ans, ce qui n'est pas très tragique, surtout si Jésus revient entretemps !»

Posté le 1 mars 2012 à 22h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

20 février 2012

Relocaliser l'économie, sauf quand il s'agit d'énergie...

Lu sur Hashtable :

"Les candidats à la présidentielle, emmenés par Bayrou, ont récemment redécouvert les vertus du Made In France. [...] Et cela devient particulièrement cocasse lorsqu’on sait que la France pourrait très bien lancer, sur son sol, une nouvelle industrie à peu de frais, rentable et particulièrement efficace pour lui assurer, au moins en partie, une bonne indépendance énergétique, mais qu’on n’en fera absolument rien parce qu’il en a été décidé ainsi, unilatéralement.

Une très récente étude, de deux chercheurs de l’Université du Texas, vient de paraître, dont les conclusions sont pour le moins particulièrement tempérées : il n’y a aucune indication directe que la fracturation hydraulique pour l’exploitation du gaz de schistes contamine les nappes d’eau souterraines. Pour ceux qui s’en sentent le courage, l’étude complète est disponible ici même. Et comme le sujet est évidemment très polémique, je vais éclaircir la phrase précédente : le Dr. Groat a donc réalisé une étude qui ne permet pas de prouver un lien entre la fracturation hydraulique et une pollution des nappes phréatiques. Il ne nie donc pas qu’il y ait des nappes contaminées, mais comme il le dit lui-même, « la plupart des problèmes cités dans le développement des gaz de schiste et qui ont un impact sur l’environnement se produisent en surface ou près de la surface du sol » et résultent surtout du processus classique de forage comme des malfaçons en cimentant des puits ou d’autres défaillances techniques.

Autrement dit : un travail de cochon va entraîner des cochonneries, certes, mais aucune preuve n’a été trouvée que la pollution existerait aussi dans le cas d’un travail bien fait. Et des forages bien fait, sans pollution, il y en a, ce qui tendrait à prouver qu’exploiter proprement les gaz de schistes est possible.

Heureusement, en France, on n’en a pas besoin. D’une part, on a toute l’énergie qu’il nous faut : pas de Made In France pour le Gaz de Schiste ! [...] D’autre part, nous n’avons pas le savoir faire nécessaire pour implanter les exploitations de gaz de schistes chez nous. Ainsi, Total ne dispose d’aucun ingénieur, géologue ou chercheur capable de lancer cette activité sur notre territoire. C’est trop dur, trop complexe. [...] Enfin, il y a fort à craindre que de telles exploitations créeraient des milliers d’emplois, ce qui serait une catastrophe pour Pôle Emploi dont l’avenir dépend directement d’un nombre croissant de chômeurs en ces temps de crise. Et je n’évoquerai pas ici la calamité que représenterait une baisse conséquente du prix du gaz : chacun sait, surtout depuis que Free est arrivé dans la téléphonie mobile, que la baisse des prix est le début des ennuis graves pour les concurrents qui vendent à prix d’or leurs produits et services. Le consommateur, aimable ruminant qu’il faut traire aussi régulièrement que possible, ne doit pas subir l’atroce incertitude de prix qui baisseraient sensiblement.

J’ai déjà parlé, dans ce blog (ici et , par exemple), des gaz de schistes, de leur exploitation, et de l’hystérie écologiste qui accompagne le sujet. Il est par exemple particulièrement savoureux de constater que ces écolos n’hésitent pas une seconde à taxer tous ceux qui sont en faveur de l’exploitation de cette ressource de dangereux pollueurs, toujours à la solde d’industries pétrolières sans foi ni loi. Inversement, personne ne doutera de l’honnêteté des écolos qui refusent catégoriquement (colères à se rouler par terre comprises) ces gaz de schistes, et personne n’envisagera qu’ils aient pu être payés par l’une des puissances pétrolières que l’apparition de concurrents sérieux enquiquineraient pourtant furieusement.

Il est aussi très intéressant de constater que chaque nouvelle source d’énergie sérieuse, qui peut vraiment aboutir à une exploitation rentable, sera systématiquement honnie par ces mêmes écologistes. [...] Alors qu’on se demande exactement ce qui peut empêcher d’imaginer, techniquement, une exploitation propre des sources connues et rentables. On se demande exactement aussi pourquoi la France devrait absolument et fermement se priver d’une source d’énergie et de savoir-faire qui lui permettront de diriger ses maigres ressources ailleurs que dans l’achat de pétrole pour fonctionner, au fur et à mesure que ses réacteurs nucléaires seront démantelés. [...]"

Posté le 20 février 2012 à 17h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

10 janvier 2012

Un rapport fustige l'énergie produite par les éoliennes

Lu ici :

E"Lundi 9 janvier, un rapport publié par le think tank britannique Civitas a relancé le débat entre les pro et anti-turbines. L’objet du litige : cette énergie censée être propre et renouvelable se révèlerait en réalité chère et inefficace en termes de réduction des émissions de CO2 comparée au nucléaire ou au gaz. Pire, elle entraînerait davantage de rejets de gaz à effet de serre en faisant appel aux centrales à gaz ou à charbon, par à-coups, en cas de manque ou d’excès de vent.

"Il n'existe pas de justification économique à l'énergie éolienne", conclut sans ambages l’étude du cercle de réflexion indépendant, qui recommande au gouvernement britannique d’abandonner son projet de construire 32 000 turbines d’ici 2020, faute de quoi le pays serait incapable de remplir ses objectifs de réduction des émissions de CO2.

Le rapport, rédigé par l’économiste et ancien conseiller du gouvernement britannique Ruth Lea, et non-soumis à l’évaluation des pairs, se base essentiellement sur deux travaux : une étude des consultants en ingénierie Mott MacDonald (juin 2010), qui suggère que les conditions météorologiques britanniques en hiver conduisent souvent à une combinaison de temps froid avec très peu de vent, rendant les parcs éoliens incapables de rivaliser avec d'autres formes d'énergie lorsque la demande est à son plus haut ; et le rapport (octobre 2011) du physicien retraité hollandais Kees Le Pair, qui pointe une consommation accrue de carbone par l'éolien, lorsque les coûts de l'intermittence et de la construction sont pris en compte."

Posté le 10 janvier 2012 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

02 janvier 2012

Le scandale des implants PIP touche potentiellement 30 000 femmes

Qu'est-ce que cela va être quand le scandale de la pilule contraceptive -ce produit chimique de synthèse- éclatera ? Et que l'on s'apercevra que, en plus, ses effets cancérigènes et polluants étaient connus depuis bien longtemps.

Posté le 2 janvier 2012 à 17h04 par Michel Janva | Lien permanent

08 décembre 2011

L'AFSSAPS empêche le développement de la médecine régénérative

Communiqué de l'Association Catholique des Infirmières et Médecins :

I"Dans toutes les dents se trouvent des cellules souches. Une technique a été mise au point pour récupérer ces précieuses cellules à partir de la pulpe (partie centrale) de dents cariées par exemple. Le but est de s'en servir pour réparer des dents malades par greffes de cellules souches autologues, c'est-à-dire venant du patient lui-même ; ceci évitant des réactions de rejet. Ce type de médecine régénérative pourrait permettre de réparer un os et même le cœur par développement des vaisseaux sanguins.

Dans ce cadre de recherches, l'Institut Clinident Biopharma (ICB) a développé une activité de préparation de cellules souches venant de la pulpe dentaire et a créé une banque de ces tissus. Une autorisation de détenir ces derniers lui avait été donnée le 14 juin dernier par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS). Or le 14 octobre, cette administration a brutalement et sans crier gare retiré cette autorisation, sans aucune justification de quelque nature que ce soit. (Inf. Q.du M. 7.12.2011).

C'est ainsi que les autorités sanitaires françaises mettent délibérément à mort un institut qui par son travail ouvre des marchés absolument sensationnels et qu'il est le seul actuellement en Europe à pouvoir prendre en charge. Cette décision léonine et arbitraire met fin aux ambitions de l'ICB de devenir le « leader européen de la médecine régénérative ». Une oukase aux conséquences incalculables pour notre pays et les malades. Ce n'est pas grave : les Américains du Columbia University Medical Center ou le Stem Cells Institute de San Francisco prendront le relai pendant que la France tergiverse. Comme elle a tergiversé sur les banques de cellules souches du sang du cordon."

Posté le 8 décembre 2011 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent

02 décembre 2011

Sida et Téléthon : le mensonge pour faire accepter les transgressions

De Xavier Mirabel :

"Voilà donc deux grandes et justes causes, qui émeuvent et mobilisent car elles touchent des personnes malades : la lutte contre le sida et la lutte contre les maladies génétiques. Pourtant, la communication visant le grand public se fait mensongère et manipulatrice : la lutte contre le sida est instrumentalisée par des personnes qui tentent de faire cautionner leurs transgressions sexuelles. La lutte contre les maladies génétiques est instrumentalisée par des personnes qui tentent de faire cautionner leurs transgressions éthiques. Argent, pouvoir et sexe dirigent une partie du monde ? Ce n’est pas nouveau ! Il faut soutenir la solidarité envers les personnes malades, mais il n’y aura pas de vraie solidarité sans éthique."

Posté le 2 décembre 2011 à 16h53 par Michel Janva | Lien permanent

21 octobre 2011

In utero, les bébés ressentiraient la douleur

La revue Current Biology a publié le 8 septembre des travaux menés sur des prématurés âgés de 28 à 36 semaines, montrant que le développement de leur système sensoriel leur permettait de faire la différence entre la douleur d'une simple stimulation tactile. Ces travaux suggèrent que les potentialités qui permettront au bébé, une fois né, d'évoluer dans son environnement, se mettent en place au cours de la gestation plus tôt que prévu. Plus globalement, cette étude s'inscrit dans un champ de recherche récent, qui tend à montrer que le foetus développe ses compétences de façon plus précoce que ce qui était imaginé jusqu'à présent :

E"Grâce aux travaux menés sur les prématurés, les chercheurs se rendent peu à peu compte que les dispositions cérébrales du foetus, qui lui permettront une fois né de s'adapter à son environnement, sont en fait des dispositions qui se mettent en place très tôt. Ainsi, au sein de notre laboratoire, nous venons de montrer que le bébé prématuré, dès 28 semaines, est capable de reconnaître une forme avec sa main".

Posté le 21 octobre 2011 à 23h35 par Michel Janva | Lien permanent

15 octobre 2011

40 ans du Cercle d’Etudes Scientifique et Historique

C
C1Addendum : sous toute réserve (cf. commentaires)

Posté le 15 octobre 2011 à 10h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

04 octobre 2011

La pilule accroît le risque d'infection du sida

La conclusion d'une étude estime que le risque d'infection du sida est près deux fois plus élevé pour une femme lorsqu'elle utilise un contraceptif hormonal. Cette étude souligne aussi qu'un homme séronégatif dont la partenaire est infectée encourt un risque accru d'infection si la femme en question utilise un contraceptif hormonal.

Posté le 4 octobre 2011 à 14h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

07 septembre 2011

Forte croissance des dépressions chez les femmes en 40 ans

D C'est l'un des résultats d'une étude de l'European College of Neuropsychopharmacology. Reste à connaître les causes :

"On nous explique que cela est lié aux évolutions du rôle de la femme dans notre société : le fait qu'elle travaille et doive laisser ses enfants à d'autres, peut-être ? La période sur laquelle cette aggravation a été constatée oblige aussi à poser la question de l'avortement, légal dans bien des pays européens depuis les années 1970 : quel rôle a-t-il joué chez les femmes qui l'ont subi ?"

Posté le 7 septembre 2011 à 07h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

02 septembre 2011

Pilule ou tabac, faut-il choisir ?

Nous l'avons vu : le mélange pilule-tabac peut être mortel. L’European Society of Cardiology a tiré le signal d'alarme. Alors, quelle solution ? Elle réagit ainsi :

"Dès lors, faut-il interdire la pilule aux fumeuses ?"

La question était bien posée, mais le docteur Christian Jamin, gynécologue à l’hôpital Bichat de Paris, préfère l'inverse :

T "Avant 35 ans, les accidents sont rares. Passé cet âge, en théorie on ne prescrit plus aux fumeuses de pilules à base d’oestrogènes car associées au tabac, elles favorisent la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins fragilisés. On leur propose alors d’autres moyens de contraception comme le stérilet ou la pilule microprogestative qui ne contient pas d'œstrogène.  Le mieux, bien sûr, est de ne pas fumer".

Et si le mieux, bien sûr, était de ne pas prendre la pilule ? Humanae vitae est toujours actuel :

"Une pratique honnête de régulation de la natalité exige avant tout des époux qu'ils acquièrent et possèdent de solides convictions sur les vraies valeurs de la vie et de la famille et qu'ils tendent à acquérir une parfaite possession d'eux-mêmes. La maîtrise de l'instinct par la raison et la libre volonté impose sans nul doute une ascèse pour que les manifestations affectives de la vie conjugale soient dûment réglées, en particulier pour l'observance de la continence périodique. Mais cette discipline, propre à la pureté des époux, bien loin de nuire à l'amour conjugal, lui confère au contraire une plus haute valeur humaine. Elle exige un effort continuel, mais grâce à son influence bienfaisante, les conjoints développent intégralement leur personnalité, en s'enrichissant de valeurs spirituelles: elle apporte à la vie familiale des fruits de sérénité et de paix, et elle facilite la solution d'autres problèmes; elle favorise l'attention à l'autre conjoint, aide les époux à bannir l'égoïsme, ennemi du véritable amour, et approfondit leur sens de responsabilité. Les parents acquièrent par là la capacité d'une influence plus profonde et plus efficace pour l'éducation des enfants; l'enfance et la jeunesse grandissent dans la juste estime des valeurs humaines et dans le développement serein et harmonieux de leurs facultés spirituelles et sensibles. Créer un climat favorable à la chasteté."

Posté le 2 septembre 2011 à 23h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

La fidélité, c'est bon pour la santé

De Pierre-Olivier Arduin sur Liberté Politique :

G "L’information est tombée lors de la 19e conférence de la Société internationale pour la recherche sur les infections sexuellement transmissibles (IST) qui s’est tenue au Canada début juillet. Un « supergonocoque » résistant à toute la gamme actuellement disponible d’antibiotiques vient d’être isolé au Japon. A l’origine de la blennorragie ou gonorrhée – habituellement nommée « chaude-pisse » en raison des brûlures urinaires douloureuses qu’il provoque chez l’homme – le gonocoque n’a cessé de développer ces dernières années des mécanismes de résistance à toutes les molécules usuelles. En France, le seul traitement actuellement efficace consiste en l’injection intramusculaire de 500 mg de ceftriaxone, un antibiotique de la classe des céphalosporines. Or, la souche qui vient d’être identifiée résiste à ce médicament. Pour le scientifique suédois Magnus Unemo qui a identifié cette « superbactérie », la découverte est « alarmante». Le risque est en effet que cette nouvelle souche multirésistante se répande dans le monde dans les dix prochaines années en devenant une menace globale pour la santé humaine.

Cette information est d’autant plus préoccupante qu’en France, les blennorragies sont en constante augmentation depuis 1996. Le docteur Caroline Semaille, responsable du département VIH/IST/Hépatites B et C à l’Institut de veille sanitaire, fait état d’une progression de 52% des cas entre 2008 et 2009. Premières victimes : les moins de 30 ans. Les facteurs de cette recrudescence sont connus : évolution des comportements sexuels de plus en plus risqués, rencontres occasionnelles et multiplicité des partenaires.

Si les signes sont souvent silencieux, notamment chez la femme, les médecins rappellent que les complications de la maladie sont loin d’être anodines, pouvant entraîner des inflammations graves de la prostate, des testicules et de l’épididyme chez l’homme. Les jeunes femmes payent cependant le plus lourd tribut, la maladie pouvant conduire à des grossesses extra-utérines et surtout à une stérilité définitive en cas d’infection chronique diagnostiquée trop tard.

La clairvoyance de l’instruction pontificale Dignitas personae dans laquelle les rédacteurs rappelaient en 2008 qu’ «une partie non négligeable des cas d’infécondité qui se présentent aujourd’hui au médecin, chez la femme comme chez l’homme, pourraient être évités, si la vertu de chasteté était vécue plus fidèlement» (n. 13) apparaît aujourd’hui dans toute sa pertinence."

Posté le 2 septembre 2011 à 22h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

29 août 2011

Vers la fin du silence sur la toxicité de la pilule ?

Les maladies cardio-vasculaires sont devenues la première cause de mortalité de la gente féminine. L'association du tabac et de la pilule explique cette augmentation. Alors que les maladies cardiaques sont régulièrement associées aux hommes, les nouveaux modes de vie des femmes changent la donne: sédentarité, poids, stress, alcool et tabac. Ainsi, le risque de faire un infarctus du myocarde est multiplié par trois lorsque une femme fume 3 à 4 cigarettes par jour. Autre facteur associé au tabac: la pilule. Ce dangereux cocktail multiplie également par trois les dangers. Génial d'être une femme "libérée", non ?

Posté le 29 août 2011 à 13h20 par Michel Janva | Lien permanent

25 août 2011

La richesse du liquide amniotique

Deux publications montrent l'intérêt du liquide amniotique comme une source de cellules souches facilement utilisables pour des applications cliniques de la thérapie cellulaire. Même s’il faut encore beaucoup travailler sur ces sujets, on peut estimer d’ores et déjà que le liquide amniotique représente une source sûre et facilement disponible de cellules souches utilisables pour la thérapie cellulaire, sans qu’il y ait de restrictions éthiques. Les cellules épithéliales dérivées du liquide amniotique ont des propriétés thérapeutiques.

Et pendant ce temps, d'autres veulent utiliser les embryons.

Posté le 25 août 2011 à 22h34 par Michel Janva | Lien permanent

31 juillet 2011

Le cirque Alexis Gruss soutient la fondation Jérôme Lejeune

Réservez votre 12 ou 13 décembre 2011 :


Posté le 31 juillet 2011 à 08h48 par Michel Janva | Lien permanent

30 juillet 2011

Nouvelle avancée pour la chirurgie prénatale

Lu sur Gènéthique :

"Deux foetus souffrant d'un spina bifida ont récemment été opérés in utero avec succès, a annoncé, le 28 juillet 2011, l'Hôpital des enfants de Zurich. C'est une première européenne, de telles opérations n'ayant été conduites, jusqu'à aujourd'hui, qu'aux Etats-Unis. Le spina bifida est une malformation congénitale faisant sortir une partie de la colonne vertébrale à l'air libre au niveau du dos, ce qui abîme la moelle épinière.

Le premier des enfants opérés fin 2010 est né entre temps. Lui et sa mère se portent bien. Le deuxième enfant a été opéré mi-2011 et doit bientôt venir au monde, a précisé le Pr Martin Meuli, chirurgien en chef qui a dirigé les deux interventions en collaboration avec l'Hôpital universitaire de Zurich.

Requérant une grande précision, ces opérations constitue un défi particulier, a expliqué l'anesthésiste Peter Biro : il s'agit en effet d'anesthésier, d'opérer et de surveiller simultanément la mère et le foetus, de façon à ce que l'intervention soit vécue sans stress et sans douleur pour chacun. Ces opérations représentent "un pas important pour la chirurgie prénatale en Europe", s'est réjoui le Pr Martin Meuli."

Posté le 30 juillet 2011 à 10h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

17 juillet 2011

L'égalité homme-femme n'est pas pour demain

C'est "Dame-nature" qui nous l'enseigne : le cerveau des jeunes filles est plus endommagé que celui des garçons par les beuveries, révèle une étude publiée vendredi aux Etats-Unis, qui avertit que leurs neurones sont affectés bien au-delà du mal de tête du lendemain.

Dame-nature est une dangereuse réactionnaire.

Posté le 17 juillet 2011 à 22h47 par Michel Janva | Lien permanent

16 juillet 2011

Lutter contre le Sida passe par la réduction du nombre de partenaires : c'est scientifique

De Jean-Yves Nau :

"Une étude publiée vendredi 15 juillet 2011 dans les prestigieuses colonnes de l’hebdomadaire médical britannique The Lancet met à mal certains lieux communs concernant la sexualité [...] elle vient néanmoins rappeler l’importance qui, en terme de prévention, doit être accordée à la réduction globale du nombre de partenaires au cours de la vie sexuelle.

Sous la direction du docteur Frank Tanser de l’université de KwaZulu-Natal, en Afrique du Sud, l’étude a été menée à partir des précieuses données chiffrées, démographiques et comportementales concernant de la province sud-africaine du KwaZulu-Natal et sa population rurale de 87.000 personnes. [...] Objectif: vérifier le bien-fondé de l’idée très répandue selon laquelle pour un homme, avoir plusieurs partenaires sexuels au cours de la même période est un facteur favorisant la diffusion de l’épidémie de sida dans les pays d’Afrique subsaharienne. [...]

Après usage des outils statistiques, les chercheurs sont formels: c’est bel et bien le nombre absolu des partenaires femmes au cours de la vie d’un homme hétérosexuel, et non celui, relatif, de la période de «simultanéité», qui apparaît être un facteur de risque de diffusion par voie sexuelle de l’épidémie de sida. Plus précisément une augmentation, chez l’homme, du nombre de partenaires (au cours de son existence et non pas de manière simultanée) accroît le risque individuel de contamination chez les femmes vivant dans la même zone géographique.

En toute logique, les résultats de cette étude devraient conduire à des messages préventifs sans ambiguïté: lutter collectivement contre l’épidémie et se protéger individuellement de l’infection passe par une réduction globale du nombre des partenaires, et cette réduction doit concerner la totalité de la vie sexuelle, pas seulement la période où le nombre est le plus élevé."

Posté le 16 juillet 2011 à 15h24 par Michel Janva | Lien permanent

18 juin 2011

Attention aux prélèvements d'organes sur les vivants

O L'évolution exponentielle des besoins en organes à des fins de greffe pose un vrai problème : les besoins seraient actuellement quatre fois supérieurs à l'offre. Cette carence pourrait donner lieu à des abus, comme le prélèvement d'organes de personnes pas tout à fait décédées... Le CCNE conseille ainsi de maintenir une séparation nette entre les équipes de réanimation, dont l'objectif ne doit être que l'intérêt du patient, et les équipes de prélèvement, qui interviennent ultérieurement, après le constat de la mort.

Posté le 18 juin 2011 à 20h02 par Michel Janva | Lien permanent

20 mars 2011

Les risques compensatoires : quand on se croit en sécurité, on prend plus de risques

Dans L'Amour face au Sida (Editions de L'Oeuvre), Matthew Hanley et Jokin de Irala évoquent les risques compensatoires :

"les risques compensatoires étaient responsables de l'échec initial des règlements sur le port de la ceinture de sécurité, qui n'ont pas fait diminuer le nombre de morts sur la route. Les conducteurs estimaient que la ceinture les protègerait, même s'ils commettaient des imprudences ou s'ils avaient trop bu."

Parallèle avec le port du préservatif :

"Une politique énergique de promotion du préservatif pourrait augmenter plutôt que diminuer le danger, si elle avait pour effet indésirable d'encourager une plus grande activité sexuelle."

Cet extrait de l'ouvrage est tiré d'une étude publiée en 2000 dans la revue Lancet. Bien avant que le Pape provoque un ouragan médiatique sur ce sujet.

Posté le 20 mars 2011 à 13h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

20 février 2011

La diffusion du préservatif aggrave le fléau du Sida

Ce livre est un pavé dans la mare de la bien-pensance. Dans L'Amour face au Sida (sortie le 17 mars aux Editions de L'Oeuvre), Matthew Hanley et Jokin de Irala, spécialisés dans la santé publique, armés d'une bibliographie scientifique imposante, lancent un appel à mettre de côté les préjugés afin d'affronter au mieux le grave problème du Sida. Mgr Marc Aillet a bien résumé la situation dans la postface dont voici un extrait :

A "Deux conceptions différentes s'affrontent dans la lutte contre le Sida : l'une de réduction des risques, qui consiste à dire : Faites ce que vous voulez, mais prenez des précautions techniques pour réduire les risques de contamination ; et l'autre, celle d'abstention des risques, qui dit : Changez vos comportements afin d'éviter une éventuelle contamination.

En substance, ce livre montre que la réduction des risques (c'est-à-dire principalement la diffusion du préservatif), qui est la politique de lutte contre le Sida adoptée aujourd'hui par l'immense majorité des instances officielles, est une fausse solution qui, loin de faire régresser le fléau, le propage et l'aggrave. [...] C'est en partie une conséquence de la loi des probabilités : si l'on dit aux personnes qu'elles peuvent faire ce que bon leur semble, moyennant une simple précaution technique, les comportements dits à risque se multiplieront ou ne diminueront pas".

Posté le 20 février 2011 à 10h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

11 février 2011

Plutôt que de tuer l'enfant handicapé à naître : l'opérer in utero

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

U "Ouvrir l'utérus d'une femme enceinte pour opérer un bébé atteint de spina bifida permet d'améliorer la vie future de l'enfant qui a plus de chances de pouvoir marcher seul, et permet d'amoindrir le risque d'une complication neurologique associée, l'hydrocéphalie. C'est ce que permet de conclure une première étude portant sur 183 grossesses aux Etats-Unis [...].

Les résultats furent suffisamment concluants en faveur de l'opération précoce, qui intervient avant que le défaut ne devienne irréversible, qu'il a été décidé de publier tout de suite les conclusions de l'étude avant d'atteindre les 200 cas. Cas difficiles à trouver, sans doute, puisque 90% des bébés atteints de spina bifida sont avortés (tardivement)."

Posté le 11 février 2011 à 08h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)


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