29 novembre 2009
La France peut-elle mourir ?
Yves Meaudre a publié un ouvrage intitulé Les Condamnés, Jésus, Jeanne et Louis. Ils comparaissent ensemble devant un tribunal réunissant Caïphe, Pilate, Cauchon, Fouquier-Tinville. En contrepoint, un homme politique du XXIe siècle interroge sa cousine, prieure d'un monastère cartusien. Croit-elle que la fin de l'existence de la France reflète la volonté de Dieu ? Elle lui déclare :
"Tu m'as demandé de prier pour la France que tu voyais morte. Je t'ai dit, je te répète que, moi aussi, je la crois morte. Il n'est plus en notre pouvoir de la ranimer. Mais son âme, Jean, son âme subsiste ! S'il n'est plus guère possible de se battre sur la place publique -impossible, bientôt ?-, il faut prier, lutter pour conserver notre culture chrétienne, éduquer les enfants -surtout-, leur donner l'amour de la famille, le goût de la patrie, le souci du prochain, chez eux et dans le monde entier ! Du fond de ma chartreuse, je vois se former des réseaux d'amitié qui gardent vivante cette âme. La bougie éclaire peu, c'est vrai, mais dans les ténèbres, elle est une lumière. Ne baisse pas les bras. Bats-toi pour elle mon Jean. Souffre pour elle. Et prie !"
Posté le 29 novembre 2009 à 09h26 par Michel Janva | Lien permanent
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21 novembre 2009
La véritable beauté
La Pape a rencontré les artistes aujourd'hui, en la chapelle Sixtine. Extraits de son discours :
"Trop souvent, cependant, la beauté qui est diffusée (dont on fait la
promotion) est trompeuse et mensongère, supercielle et éblouissante
jusqu'à l'étourdissement et, au lieu de faire sortir les hommes
d'eux-mêmes et de leur ouvrir les horizons de la vraie liberté, de les
attirer vers le haut, elle les emprisonne en eux-mêmes et les rend
encore plus esclaves, privés d'espoir et de joie. Il s'agit d'une
beauté séduisante mais hypocrite qui réveille la soif ardente, le désir
de pouvoir, de possession, d'abus sur l'autre et qui très vite se
transforme en son contraire, assumant les visages de l'obscénité, de la
transgression et de la provocation comme fin en soi.
La véritable
beauté, au contraire, ouvre le cœur humain à la nostalgie, au désir
profond de connaître, d'aimer, d'aller vers l'Autre, vers l'Au-delà de
soi-même. Si nous acceptons que la beauté nous touche intimement,
elle nous blesse, elle nous ouvre les yeux, puis nous redécouvrons la
joie de la vision, la capacité à saisir le sens profond de notre
existence, le mystère de notre origine et de là nous pouvons atteindre
la plénitude, le bonheur, la passion, l'engagement de tous les jours..."
Posté le 21 novembre 2009 à 17h27 par Michel Janva | Lien permanent
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18 novembre 2009
La cathédrale, synthèse harmonieuse entre l'art et la foi
Lu sur le VIS :
"Au cours de l'audience générale tenue Salle Paul VI, Benoît XVI a évoqué "la foi profonde des hommes et des femmes du Moyen Age, qui n'engendra pas que de grandes oeuvres théologiques...mais aussi des créations artistiques parmi les plus élevées de la civilisation, les cathédrales". Grâce à un contexte favorable et à une plus grande stabilité politique, l'Europe connut à partir du XI siècle une période de grande ferveur créatrice. Sous l'influence spirituelle du monachisme, on construisit des églises de pèlerinage où les fidèles pouvaient prier devant les reliques. Les cathédrales romanes furent une nouveauté dans la mesure où elles inclurent la sculpture, dont "la finalité était éducative, au-delà de la qualité technique... Le thème majeur était le Jugement Dernier, avec le Christ entouré des personnages de l'Apocalypse. Les portails des cathédrales proposaient le Christ comme porte d'accès au Ciel".
Puis le Saint-Père a décrit l'art des cathédrales gothiques des XII et XIII siècles, caractérisées par la verticalité et la luminosité, qui "expriment une synthèse harmonieuse de l'art et de la foi traduite dans le langage universel de la beauté", et dont les lignes architecturales "symbolisent l'attraction des âmes vers Dieu...tandis que les verrières inondent les fidèles de lumière en racontant l'histoire du salut". La sculpture gothique a transformé les cathédrales "en Bibles de pierre, proposant les épisodes évangéliques selon le calendrier de l'année liturgique, de la nativité à la glorification du Seigneur... Les personnages de l'Ancien Testament étaient également proposés à la familiarité des fidèles... Les oeuvres majeures de cet art européen du passé sont incompréhensibles si on ne prend pas en compte la spiritualité les ayant inspirées... Lorsque la foi, en particulier dans sa forme de célébration liturgique, rencontre l'art, il en découle une profonde harmonie. Parler de Dieu ainsi rend visible l'invisible"."
Posté le 18 novembre 2009 à 14h53 par Michel Janva | Lien permanent
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11 novembre 2009
2012, un film à ne pas cautionner
Lu sur le blog de Daniel Hamiche :
"On pourra me reprocher ma sévérité et m’objecter que ce n’est là qu’un nouveau “film catastrophe”, certes, mais de pure “distraction” et, somme toute, anodin. Je ne le pense pas.
Pour tâcher de vous en convaincre, lisez le communiqué que Bill Donohue, le président de la Catholic League, a fait paraître le 4 novembre sous le titre : « 2012 tue les catholiques mais épargne les musulmans ».
« Quand on a entendu dire récemment que le film 2012 ontrait le Vatican explosant ainsi que la célèbre statue du Christ Rédempteur de Rio, cela ne nous a pas bouleversé. Pourquoi ? Parce que tout cela se passe lors de la fin du monde lors d’une destruction massive. Ce type de sensationnalisme, avons-nous pensé, c’est le menu habituel du réalisateur Roland Emmerich qui est le gourou du genre cinématographique “faut que tout explose”. Mais désormais nous avons appris qu’alors que les catholiques “trinquaient”, les musulmans eux étaient épargnés. Par trouille, bien sûr.
Emmerich est plus qu’un trouillard : c’est un menteur qui en a contre les catholiques. L’an passé, on a rapporté qu’il a déclaré : “Je voudrais effacer toutes les nations et toutes les religions”. Ce n’est pas tout à fait vrai. Il est plutôt satisfait de cohabiter avec l’islam même s’il est prêt à admettre que c’est une religion de terreur. Quand on lui a demandé pourquoi il n’avait pas montré la destruction de la Kaaba, la construction religieuse située dans la grande mosquée de La Mecque, il a répondu : “Je voulais le faire, je dois l’avouer. Vous pouvez en fait exploser tous les symboles chrétiens, mais si vous vous y risquiez avec un symbole arabe, il faudrait vous attendre à vous prendre… une fatwa”.
Alors pourquoi s’en prendre à la Chapelle Sixtine en la détruisant ? “Il faut montrer comment ça peut être détruit… Je suis contre la religion organisée”. Emmerich ment de nouveau. Il n’est pas contre l’islam.
Après s’être vanté de faire tomber la Chapelle Sixtine sur la tête des gens dans le film, Emmerich nous explique la morale de la chose : “Ne priez jamais devant une grande église. Priez en vous-même”. Il ment de nouveau : les musulmans qui veulent prier devant une mosquée sont indemnes. C’est parce que, selon la manière dont Emmerich envisage les choses, on sait qu’ils tuent ceux qui offensent leur religion.
À chaque fois que je dis qu’Hollywood hait le christianisme, et singulièrement le catholicisme, mes critiques se hérissent. Mais ils ne m’ont jamais apporté la preuve que j’avais tort. »
Vous avez encore l’intention d’aller voir 2012 ? Jetez d’abord un coup d’œil sur cette bande-annonce… [ici]".
Posté le 11 novembre 2009 à 15h18 par Lahire | Lien permanent
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28 octobre 2009
Visiter le Saint-Sépulcre depuis chez soi
C'est possible grâce à ce site exceptionnel.
Posté le 28 octobre 2009 à 06h49 par Michel Janva | Lien permanent
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18 octobre 2009
La musique, langue universelle
Hier, à l'issue d'un concert au piano offert dans la salle Paul VI par l'Académie de piano d'Imola, 20 ans après sa fondation, Benoît XVI a déclaré :
"Ce concert nous a permis, encore une fois, de profiter de la beauté de la musique, langage spirituel et donc universel, véhicule plus que jamais adapté à la compréhension et à l'union entre les personnes et les peuples. La musique fait partie de toutes les cultures et, pourrait-on dire, accompagne toute expérience humaine, de la douleur au plaisir, de la haine à l'amour, de la tristesse à la joie, de la mort à la vie. Nous voyons comment, au fil des siècles et des millénaires, la musique a toujours été utilisée pour donner forme à ce qu'on ne réussit pas à faire avec des mots, susciter des émotions difficiles à communiquer sinon.
Ce n'est donc pas un hasard si toutes les civilisations ont accordé de l'importance et de la valeur à la musique dans ses différentes formes et expressions. La musique, la grande musique, détend l'esprit, suscite des émotions profondes et invite presque naturellement à élever l'esprit et le cœur vers Dieu dans toutes les situations, aussi bien joyeuses que tristes, de l'existence humaine.
La musique peut devenir prière."
Posté le 18 octobre 2009 à 18h52 par Michel Janva | Lien permanent
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14 octobre 2009
Le théâtre, école de sainteté ?

Connaissez-vous l'abbé Pierre Amar ? Vicaire de la paroisse du Chesnay dans les Yvelines, investi dans les aumôneries de l’enseignement public et dans le scoutisme, ce jeune prêtre de 36 ans vient de publier sa deuxième pièce de théâtre donnée à guichet fermé plusieurs soirs d’affilée, dans une salle francilienne, cet été. Il explique son intérêt pour le théâtre ainsi :
"Aujourd’hui, nous sommes envahis d’images immédiates, de clips et de slogans rapides, constate-t-il. Le théâtre, avec son rythme propre, plus lent, ses décors, ses jeux de scène et d’acteurs permet d’aller plus en profondeur et en vérité. C’est Jean-Paul II qui m’a donné envie de devenir prêtre. Comme lui, je crois que l’expression théâtrale est idéale pour transmettre des valeurs de vie "
Après le succès d’un premier spectacle sur la vie de Jean-Paul II intitulé Santo Subito (1 500 entrées à Versailles et autant à Paris), l'abbé Amar s’est ensuite plongé dans la vie de Charles de Foucauld. En huit scènes colorées et inventives, il retrace le destin peu commun de ce prêtre béatifié en 2005 par Benoît XVI dans une pièce intitulée Prince du désert.
Cultivant l’art du contre-pied, toujours à l’humour, l'abbé Amar parle de la sainteté à hauteur d’homme, soucieux d’aller à l’essentiel. A l’écouter, cette aventure porte des fruits évidents, non seulement pour le public mais aussi pour la trentaine d’acteurs, âgés de 8 à 12 ans. Et ce, bien au-delà du cercle des paroissiens. Des non-baptisés ont fait partie de la Troupe et ont été séduits par le projet. D’autres affirment redécouvrir leur foi, tel ce jeune qui dit ne plus « faire son signe de croix de la même façon ».
Sollicité par des aumôneries, paroisses, écoles et unités scoutes de divers mouvements pour jouer ses pièces, l'abbé Amar précise que « le but n’est pas de nous déplacer avec toute la troupe, mais de monter le spectacle sur place, avec les moyens locaux », comme cela s’est déjà fait à Saumur, Paris, Chinon, Lyon…*
Ceux qui sont intéressés peuvent commencer par lire ses deux premières pièces en les commandant ici et ici puis contacter l'abbé Amar ici.
Posté le 14 octobre 2009 à 13h30 par Philippe Carhon | Lien permanent
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Eglises en péril
Ce blog liste 65 églises menacées et 8 églises déjà détruites. A suivre.
Posté le 14 octobre 2009 à 11h23 par Michel Janva | Lien permanent
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08 octobre 2009
"Art" et provocation : des mères de famille ont gain de cause
Une exposition de tableaux aussi laids qu'indécents a été l'objet de plaintes de mères de famille pour préserver la pudeur de leurs enfants. Elles ont eu bien raison quand on voit les peintures et leurs noms! Les tableaux concernés ont été décrochés, au grand dam de "l'artiste"... et pour le bien des âmes.
Voilà qui prouve que l'on peut être entendu!
Posté le 8 octobre 2009 à 07h56 par Lahire | Lien permanent
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19 septembre 2009
La tyrannie des non livres
Eric Naulleau, critique littéraire à la télévision avec Eric Zemmour, est interrogé dans Le Choc du Mois de septembre :
"On est en réalité dans une situation de tyrannie. Tyrannie de la promotion, tyrannie des nonlivres, tyrannie des confidences de stars dont on n’a rien à foutre et qui monopolisent l’antenne. Comme l’édition va mal, les éditeurs démarchent tout ce qui porte beau nom. C’est la panique à bord. Mais il faut avancer des à-valoir considérables, donc il faut vendre, donc faire de la promotion. De là, la pression que les éditeurs mettent sur toutes les émissions de télé. La télé permettant de toucher tous les publics, et non pas le seul public lettré. Car le défi, aujourd’hui, c’est de vendre des livres aux gens qui ne lisent pas et de les vendre ailleurs que dans les librairies. Le profil de Zemmour et le mien ne cadrent pas avec ces objectifs. [...]
La monnaie était jadis indexée sur l’or. Quel est l’étalon d’or pour les oeuvres de culture ? Les médias, la présence médiatique ! Prenez Bernard-Henri Lévy, toute polémique mise à part. Son oeuvre ne m’inspire aucun respect. Voilà quelqu’un qui, depuis trente ans, est appelé philosophe sans avoir produit une seule ligne de philosophie, au sens strict du mot. Qu’est-ce, sinon l’indexation sur autre chose ? C’est parti de la fameuse émission de Pivot sur les nouveaux philosophes. Depuis, il est le « Philosophe ». Il a un avis sur tout. Ça n’existe nulle part au monde quelqu’un qui a un avis sur tout, sauf en France. On appelle cela par chez nous un intellectuel médiatique. L’indexation se fait uniquement sur les apparitions médiatiques, avec derrière un réseau redoutable, parce quand il sort un livre, ce n’est plus de la promo, c’est une sorte de rouleau compresseur. La quinzaine BHL… [...]
Je ne nie à personne le droit d’écrire un livre. Je demande seulement à ce qu’on ne me le présente pas comme un chef-d’oeuvre, si cela n’en est pas un, peu importe qu’il soit signé BHL ou Francis Lalanne. Ils ont parfaitement le droit d’écrire. Je lis dans Le Nouvel Observateur la contribution de BHL sur la crise de la gauche, où il nous explique qu’être de gauche, c’est être dreyfusard et anticolonialiste. À ce compte-là, le candidat de gauche va être élu au premier tour en 2012. Apparemment, il vit dans un monde déconnecté."
Posté le 19 septembre 2009 à 11h03 par Michel Janva | Lien permanent
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15 septembre 2009
La musique sacrée vue par Ennio Morricone
Le célèbre compositeur italien de musiques de films (de "Le Bon, le brute et le truand" à "Mission" en passant par "Le Clan des Siciliens" ...) a affirmé avoir une «très bonne opinion» du Saint-Père :
"un pape d'un esprit d'une grande noblesse, un homme d'une grande culture et aussi d'une grande force".
Il est particulièrement élogieux sur les efforts que fait Benoît XVI pour réformer la liturgie - un sujet qui tient très à cœur à Ennio Morricone :
"Aujourd'hui, l'Eglise a commis une grosse erreur, en revenant en arrière de 500 ans avec des guitares et des chants populaires. Je n'aime pas du tout ça. Le chant grégorien est une tradition vitale et importante de l'Eglise, et gâcher cela avec des mélanges de paroles religieuses et profanes d'enfants, de chants occidentaux est extrêmement grave, extrêmement grave".
Il affirme que c'est un retour en arrière parce la même chose est arrivée avant le Concile de Trente, quand des chanteurs mélangeaient le profane avec la musique sacrée.
"Il [le pape] fait bien d'y remédier. Il devrait le faire avec encore plus de fermeté. Quelques Eglises en ont tenu compte, mais d'autres non".
Posté le 15 septembre 2009 à 17h46 par Michel Janva | Lien permanent
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03 août 2009
"Et ceux du capital sans frein..."
- Il est condamné aujourd'hui à 675 000 dollars d'amende pour avoir téléchargé 30 morceaux de musique.
- Depuis un mois, elle doit verser 1 920 000 dollars pour le téléchargement de 24 musiques...
- Et pourtant, il y a quelques années, chacun pouvait copier toutes les musiques qu'il souhaitait...
Ainsi va le monde quand seul gouverne leur dieu Mammon.
Posté le 3 août 2009 à 10h06 par Lahire | Lien permanent
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16 mai 2009
On sort ce soir?
Une bonne occasion de profiter de la Nuit des musées (informations par ville).
Posté le 16 mai 2009 à 18h42 par Lahire | Lien permanent
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23 avril 2009
Médecine alternative : Prudence!
Zenit donne
une information importante en provenance de la Conférence des évêques américains :
"« l'Eglise reconnaît deux types de guérison : la guérison par la grâce
divine et la guérison qui recourt aux pouvoirs de la Nature ». Ces deux
types de guérison « ne s'excluent pas l'un l'autre ».
Sur ce principe, le document cité précise que le Reiki, médecine douce "inventée au Japon vers la fin du XIXe siècle par Mikao Usui, qui étudiait alors les textes bouddhistes", n'est pas une thérapie chrétienne.
Par conséquent :
"Puisque la thérapie du Reiki n'est compatible ni avec l'enseignement
chrétien ni avec les preuves scientifiques, il serait inapproprié pour
les institutions catholiques, tels que les établissements médicaux et
centres de retraite, ou pour les personnes représentant l'Eglise, comme
les aumôniers catholiques, de promouvoir ou de soutenir la thérapie du
Reiki".
Au-delà de la précision sur cette technique particulière (le reiki), ce document (
vo) offre une réflexion intéressante sur une question souvent estompée qu'est la vision chrétienne des "médecines", vision qui revêt un caractère croissant à l"heure où se multiplient ces médecines alternatives.
Lahire
Posté le 23 avril 2009 à 12h29 par Lahire | Lien permanent
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18 avril 2009
La si belle voix d'une simple paroissienne catholique
Puisqu'il y a aussi de beaux événements sur notre terre, - et que des lecteurs en
redemandent - voici la récente histoire de Susan Boyle.
Les faits :

"Quand l’Ecosse profonde donne une leçon d’humilité et de respect à la
télévision britannique, cela donne une vidéo buzz incontournable. Susan
Boyle, modeste candidate écossaise de 47 ans, est devenue une star
outre-Manche en participant à l’émission «Britain got talent»,
équivalent de notre «Incroyable talent».
Le principe de l’émission est connu: il s’agit de prouver au jury que
l’on possède un talent «incroyable» en se donnant en spectacle devant
un public. Un show à mi-chemin entre la foire et un dîner de cons
télévisuel où la moquerie est facile et les critiques, acerbes.
D’autant que le jury britannique compte dans ses rangs le redoutable
Simon Cowell, dont les piques ont fait la joie des amateurs de «Pop
Idol» («Nouvelle Star»), autre émission de télécrochet.
Lorsque Susan Boyle s’avance sur la scène, on sent que le jury va se
lâcher.
Il faut dire que l’apprentie chanteuse détonne. Avec sa robe
«habit du dimanche», son physique de bûcheronne, son âge et son manque
de sex-appeal (elle avoue d’ailleurs n’avoir jamais eu de rendez-vous
galant ni même avoir été embrassée), elle a tout l’air d’une «ETC»
comme dirait André Manoukian, une «erreur terrible de casting».
Pourtant, Susan ne se laisse pas impressionner par les ricanements qui
fusent du public et les mines circonspectes des jurés".
On
lit d'elle :

"Susan chante dans le chœur de son humble paroisse catholique depuis des
années.
Le prêtre de la paroisse la considère comme une "âme
tranquille" et est aujourd'hui très fier d'elle. C'est sa maman qui l'a
encourage depuis toute petite, a chanter et ce malgré un handicap a
suivre des études. Elle a enregistre un CD il y a quelques années "cry
for a river" pour une œuvre de charité, qui a été imprime a 1000
exemplaires [
l'écouter ici].
Susan répond, regardant l'hostilité du Public lors de sa première
apparition,
"Le monde moderne est bien trop presse de juger les
personnes sur leur apparence".
Résultat, Susan Boyle est la révélation de l'année et elle est devenue la coqueluche de l'Angleterre :
"La candidate entonne alors «I dreamt a dream» de la comédie musicale
«Les Misérables». Une interprétation qui laisse public et jury sans
voix. Susan suscite un tel enthousiasme qu’elle reçoit une longue
standing ovation et arrache une larme à un membre du jury".
"Il eut suffit 10 secondes de sa performance, pour que le public soit totalement conquis et les juges stupéfaits".
"Après seulement une semaine, sa vidéo sur Youtube a été vue 25 millions
de fois, 5 ou 6 fan-websites ont été crée, elle a un article Wikipedia,
elle été interviewée par les géants de la TV américaine (FOX, CBS,
etc...) plusieurs fois, et son histoire reprise par de nombreux
journaux. Un contrat avec la Société de Simon Cowell, serait pour
bientôt".
La vidéo ici (visionnée 2.485.245 fois en 72 heures).
Lahire
Posté le 18 avril 2009 à 16h00 par Lahire | Lien permanent
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09 février 2009
Le mot du jour
Si le maréchal Jean de Lattre de Tassigny prononçait ces paroles aujourd'hui, il serait sûrement remercié et mis à la porte par le ministre de la défense :
"A la Grèce, nous devons surtout notre raison logique.
A Rome, nos maximes de droit et de gouvernement.
Mais à l'Evangile nous devons notre idée même de l'homme.
Si nous renions l'Evangile, nous sommes perdus"
Philippe Carhon (via veille-éducation)
Posté le 9 février 2009 à 23h31 par Philippe Carhon | Lien permanent
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24 décembre 2008
L'économie est une vertu avant d'être une science
De Benjamin Guillemaind dans L'Homme Nouveau :
"
Le terme d’« économie » désigne généralement l’ensemble des rapports marchands entre producteurs et consommateurs. L’économe d’une collectivité gère les questions matérielles. On oublie souvent qu’économie exprime d’abord une idée de parcimonie et de frugalité. Être économe est d’abord une vertu. L’abondance et les théories productivistes nous ont fait perdre ce sens. La publicité vient exciter l’envie et centre tout le bonheur de vivre dans la consommation. Avant l’ère industrielle, la réclame était interdite : l’artisan doit attendre et non attirer le client. Cette mesure s’applique toujours aux notaires et médecins, où la concurrence s’établit sur la qualité de la prestation. L’idéologie de la croissance matérielle cherche à susciter des besoins, qui ne sont pas essentiels à la finalité première de la vie, la croissance spirituelle. Georges Bernanos le disait en termes réalistes :
«Paris-Marseille en un quart d’heure, c’est formidable ! Car vos fils et vos filles peuvent crever, le grand problème à résoudre sera toujours de transporter vos viandes à la vitesse de l’éclair. Que fuyez-vous donc, imbéciles ? Hélas, c’est vous que vous fuyez, vous-mêmes» (La France contre les robots).
Et encore :
«Il était fatal que l’homme construisit ces machines, et d’ailleurs il en a toujours construit. Il n’était nullement fatal que l’humanité consacrât toute son intelligence à la construction des mécaniques, que la planète entière devint une immense machinerie et l’homme une sorte d’insecte industrieux » (La liberté, pour quoi faire ?).
Inversant les valeurs, le matériel s’est ainsi substitué au spirituel, à notre insu. On ne se contente plus du suffisant, on veut jouir du superflu, disposer du confort à tout prix. [...] Ainsi deux courants contraires s’affrontent. L’un exploite le désir, l’envie, la consommation. Il résulte d’une conception évolutionniste de l’humanité, dont l’âge industriel serait l’aboutissement. [...] L’autre se fonde sur la hiérarchie des valeurs, selon la célèbre formule de saint Ignace : user des biens matériels « autant qu’il faut, mais pas plus qu’il faut ». L’office de Complies le rappelle : Sobrii estote et vigilate. (Soyez sobres et veillez).
Des générations furent élevées dans cet état d’esprit de frugalité : on ne jetait rien, on réparait, on raccommodait. [...] On prenait son temps, on se contentait de ce que l’on avait. On était économe. Ces habitudes de vie ont été balayées par la civilisation industrielle du tout jetable, dont les déchets, inhérents à l’urbanisation, nécessitent des traitements coûteux, l’épuration des eaux usées, un gâchis invraisemblable. La nécessité va nous contraindre à redécouvrir que l’économie, avant d’être une science, est d’abord une vertu et un art."
MJ
Posté le 24 décembre 2008 à 15h05 par Michel Janva | Lien permanent
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20 septembre 2008
Credo de Mozart
Alors que le Pape, ce grand admirateur de Mozart, venait de quitter la France, un expert allemand a identifié comme étant de la main de Mozart un fragment de partition que détenait la bibliothèque de Nantes depuis le milieu du XIXème siècle. Le manuscrit, sur une feuille jaunie par le temps, comporte quelques mesures d'une sonate et plusieurs mesures qui seraient l'esquisse d'un credo, une oeuvre religieuse. Jean-Louis Jossic, adjoint à la Culture de la ville de Nantes, indique :
"C'est un document que nous avons depuis les années 1860, 1870. Nous pensions que c'était une copie".
Il a fallu attendre début 2007 et la visite d'un spécialiste, directeur du département de musicologie du Mozarteum de Salzbourg, pour que celui-ci, venu consulter les trois documents attribués à Mozart de la Médiathèque, identifie formellement le document. Selon les premières analyses, le début de la partition serait un credo en ré majeur, mais dont les notes ont été jetées tel un brouillon sur la partition.
Michel Janva
Posté le 20 septembre 2008 à 14h13 par Michel Janva | Lien permanent
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18 septembre 2008
Koons nous empêche de voir Versailles
Laurent Dandrieu répond à Jean-Jacques Aillagon, qui a justifié l'exposition de Koons au château de Versailles :
"Pourquoi Versailles ? Parce que Koons, comme le château de Louis XIV, est « baroque ». Il suffit pourtant de regarder l’un et l’autre pour voir que le mot “baroque” a quelque peu changé de sens : hier un art tendu à l’extrême, savant, métaphysique et codifié; aujourd’hui, le caprice bariolé, le ludique, le presque rien et le n’importe quoi. Koons est censé nous inviter à “regarder Versailles autrement”: l’expérience de Jan Fabre au Louvre montre surtout qu’il va nous empêcher, pendant trois mois, de le voir.
Autre argument de M. Aillagon : le patrimoine doit rester “vivant”. Venant de quelqu’un qui a la mission de conserver Versailles, l’argument surprend. [...] Ainsi donc, l’exministre de la Culture considère la culture classique, en soi, comme morte. Aveu intéressant. M. Aillagon dit encore qu’une telle exposition doit rester «un acte exceptionnel» : mais après Jan Fabre au Louvre l’été dernier et l’installation en cette rentrée au château de Fontainebleau des collections du palais de Tokyo (un éléphant en équilibre sur sa trompe, un chat crevé gonflé à l’hélium…), en passant par le thème même des Journées du patrimoine,qui est cette année “Patrimoine et création”, tout indique que de telles pratiques sont au contraire destinées à se multiplier. Avec, hypocrisie suprême, l’argument de la sanction du public.
Si Koons fait un flop, dit M.Aillagon, «on ne recommencera pas».Comme si le but principal de l’opération n’était pas d’offrir à son protégé, pour son plus grand profit et celui de ses mécènes, qui sont aussi les amis de M. Aillagon, un succès garanti sur facture – puisque les gens qui veulent visiter Versailles sont obligés, pendant trois mois, d’en passer par le kitsch de Koons."
Labaf, quant à elle, est allée sévir au château de Versailles pour amuser la galerie...
Michel Janva
Posté le 18 septembre 2008 à 11h50 par Michel Janva | Lien permanent
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Succès confirmé pour le grégorien, une "musique digne de Dieu"
Après le succès du CD Music for Paradise (440.000 CD vendus à ce jour), les moines de l'abbaye de Heiligenkreuz, en Autriche, ont décidé d'enregistrer un deuxième disque pour le temps de l'Avent et de Noël. Universal Music a contacté les cisterciens au mois d'août pour leur demander de réaliser un nouvel enregistrement. 17 moines ont enregistré, du 8 au 10 septembre, un nouveau disque : ils ont chanté la messe de l'Avent Rorate et la messe de Noël Puer natus est, ainsi que la Missa de Angelis. Le disque sortira le 3 octobre dans un coffret contenant aussi le premier enregistrement.
C'est l'occasion de rappeler ce passage du discours du Pape aux Bernardins :
"Pour prier sur la base de la Parole de Dieu, la seule labialisation ne suffit pas, la musique est nécessaire. Deux chants de la liturgie chrétienne dérivent de textes bibliques qui les placent sur les lèvres des Anges : le Gloria qui est chanté une première fois par les Anges à la naissance de Jésus, et le Sanctus qui, selon Isaïe 6, est l’acclamation des Séraphins qui se tiennent dans la proximité immédiate de Dieu. Sous ce jour, la Liturgie chrétienne est une invitation à chanter avec les anges et à donner à la parole sa plus haute fonction. [...] Se trouve ici exprimée la conscience de chanter, dans la prière communautaire, en présence de toute la cour céleste, et donc d’être soumis à la mesure suprême : prier et chanter pour s’unir à la musique des esprits sublimes qui étaient considérés comme les auteurs de l’harmonie du cosmos, de la musique des sphères. les moines, par leurs prières et leurs chants, doivent correspondre à la grandeur de la Parole qui leur est confiée, à son impératif de réelle beauté. De cette exigence capitale de parler avec Dieu et de Le chanter avec les mots qu’Il a Lui-même donnés est née la grande musique occidentale. Ce n’était pas là l’œuvre d’une « créativité » personnelle où l’individu, prenant comme critère essentiel la représentation de son propre moi, s’érige un monument à lui-même. Il s’agissait plutôt de reconnaître attentivement avec les « oreilles du cœur » les lois constitutives de l’harmonie musicale de la création, les formes essentielles de la musique émise par le Créateur dans le monde et en l’homme, et d’inventer une musique digne de Dieu qui soit, en même temps, authentiquement digne de l’homme et qui proclame hautement cette dignité."
Michel Janva
Posté le 18 septembre 2008 à 09h16 par Michel Janva | Lien permanent
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12 septembre 2008
Jeff Koons à Versailles ou la fête des fous
Jean Clair, de l'Académie française, dit ce que lui inspire l'exposition de Jeff Koons à Versailles :
"Jeff Koons est [...] devenu l'un des artistes les plus chers du monde. La mutation s'est faite à l'occasion des transformations d'un marché de l'art qui, autrefois réglé par un jeu subtil de connaisseurs, directeurs de galeries, d'une part, et connaisseurs, de l'autre, est aujourd'hui un mécanisme de haute spéculation financière entre des maisons de vente, Sotheby's ou Christie's par exemple, et de nouveaux riches sans grande culture et sans goût. [...]
Ce qui m'arrête dans ce phénomène, c'est qu'il s'inscrit dans une longue série de faits semblables : pas moyen de voir une exposition de Courbet sans qu'on vous inflige des photos d'un artiste contemporain d'un pubis velu pour vous rappeler que les dames autrefois n'étaient pas rasées. Pas moyen de visiter une exposition au Musée d'Orsay sans se voir imposer la vision d'un abstrait ou d'un minimaliste qui vous convaincra que Böcklin ou Cézanne n'avaient jamais fait, les malheureux, que les annoncer. Pas moyen enfin de méditer devant des retables du XVe siècle sans s'écorcher au passage aux cornes d'un animal «dragonnesque» imaginé par un Jan Fabre. [...]
Jeff Koons n'est que le terme extrême d'une longue histoire de l'esthétique moderniste que j'aimerais appeler l'esthétique du décalé. [...] Rien d'intéressant qui ne soit «décalé». Une exposition se doit d'être «décalée», une œuvre, un livre, un propos seront d'autant plus goûtés qu'ils seront «décalés». Décaler, ça veut dire ôter les cales ; on décale un meuble - et il tombe, on décale une machine fixée sur son arbre, et elle devient une machine folle, on décale un bateau, et vogue la galère… Une nef des fous, en effet. Mais des propos décalés qui font tache dans l'harmonie d'une conversation provoquent l'attention. Jeff Koons à Versailles ou l'acmé du décalage. En langage populaire, on dirait «débloquer»… Le décalage, c'est la version populaire de la déconstruction derridéenne, tout comme les graffitis sur les monuments, autre phénomène apparu il y a une quinzaine d'années, en sont la version sauvage. [...] Le monde à l'envers donc. L'âne qui charge son maître de son fardeau et qui le bat, le professeur traduit en justice pour avoir giflé l'élève qui l'insultait, le bœuf découpant son boucher au couteau, les objets de Koons déclarés «baroques» appendus dans les galeries royales. Fin d'un monde. Fête des fous et des folles".
Michel Janva
Posté le 12 septembre 2008 à 08h31 par Michel Janva | Lien permanent
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10 septembre 2008
Le patrimoine français à l'abandon
Rentrée bien maussade pour le monde du patrimoine historique. Les chiffres font froid dans le dos :
- A périmètre constant, le budget de l'État consacré aux monuments historiques est passé de 380,8 millions d'euros de crédits de paiement en 2007 à 303,8 millions d'euros en 2008, soit une baisse de 20%;
- Les crédits de l'État alloués en 2008 aux Directions régionales des affaires culturelles (DRAC) ont baissé de -20 à -40% par rapport à 2007;
- Les communes de moins de 2000 habitants qui concentrent 65% des monuments en péril sont délaissées au profit des des grands chantiers et des grandes villes;
- L'endettement des DRAC qui représentent deux années de crédits engagés culmine à hauteur de 600 millions d'euros. Les DRAC de Rhône-Alpes et de Bourgogne doivent renoncer à tout nouvelle commande de chantier, faute de crédit;
- On compte aujourd'hui 41% de monuments classés en état défectueux contre 32% en 2002;
- L'aide publique aux monuments historiques privés, soit la moitié du patrimoine historique français, ne cesse de décroitre pour toucher un plancher de 7%...
La Demeure Historique, le groupement français des entreprises de restauration de monuments historiques (GMH) et les Vieilles Maisons Françaises appellent la tenue d'une conférence sur l'avenir du patrimoine qui réunirait tous les acteurs de ce secteur. Pendant ce temps, le ministère de la Culture s'apprête une fois de plus à se réjouir du succès populaire que vont rencontrer les 20 et 21 septembre les Journée européennes du patrimoine et l'argent est gaspillé auprofit d'exposition-business.
Michel Janva
Posté le 10 septembre 2008 à 15h54 par Michel Janva | Lien permanent
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09 septembre 2008
Jean-Jacques Aillagon soutient Koons à Versailles
Jean-Jacques Aillagon, président du domaine de Versailles, a indiqué que Versailles doit
"rester un lieu culturel vivant et ne pas être plongé dans le formol. La stratégie culturelle des grands lieux du patrimoine est un vrai débat. Mais autant ce débat est légitime et intéressant, autant la polémique déclenchée par certains groupuscules est terrifiante car elle repose sur des préjugés et de l'intimidation".
Sic. Mais y a-t-il eu débat ? Quant aux groupuscules, on se sait pas trop qui est visé. Peut-être est-ce pour intimider la Fondation du patrimoine, Edouard de Royère, son président d'honneur, qui a fait publiquement part de ses réserves ? Et dire que Versailles est plongé dans le formol relève très certainement d'un préjugé.
De toute façon, une manifestation est organisée demain matin, mercredi 10 septembre à 8h30 aux pieds de la grille du château, place d’armes.
Michel Janva
Posté le 9 septembre 2008 à 13h33 par Michel Janva | Lien permanent
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04 septembre 2008
Le collège des Bernardins ouvrira samedi
Après 7 années de restauration complète, ce splendide édifice cistercien du XIIIe siècle situé rue de Poissy dans le 5e arrondissement de Paris ouvre ses portes au public le week-end des 6 et 7 septembre, avant d’accueillir Benoît XVI le 12 septembre. Les travaux avaient été ralentis par des découvertes archéologiques, notamment deux belles statues, du Christ et de sainte Catherine de Sienne (sans tête), qui ont été placées respectivement dans la grande salle gothique et dans l’escalier du XVIIIe siècle.
Au rez-de-chaussée, le magnifique volume en pierre blanche (70 m de long sous 6 m de voûte) resté sans cloison est éclairé par de grandes baies en ogive à l’est et des halogènes encastrés au pied des colonnes. C’est là que se tiendront les grands colloques et expositions. Et c’est là aussi que Benoît XVI prendra la parole le vendredi 12 septembre devant 650 personnalités du monde de la culture et de la recherche. Le premier étage, sans intérêt architectural particulier, a été aménagé en bureaux fonctionnels et petites salles de cours. Au second étage, deux confortables auditoriums de 250 et 150 places ont été installés sous la charpente médiévale restituée. En outre, une vaste sacristie du XIVe siècle, vestige d’une église détruite, accueillera également des expositions. Quant à l’extérieur, un jardinet a été créé au sud et des douves tapissées de lierre permettent à la bibliothèque, construite sous le parvis, d’être éclairée par la lumière naturelle.
La programmation des prochains mois propose expositions, concerts, projections de films, afin de «déployer l’homme dans toutes ses dimensions spirituelles, sensibles et intellectuelles», précise Vincent Aucante, directeur culturel des Bernardins. Ce lieu servira également de formation. Mgr Jérôme Beau, évêque auxiliaire de Paris, est directeur du collège. C’est dans l’ancien cellier, désormais divisé en salles de cours cloisonnées par des panneaux de bois et de verre, que les enseignements de l’École Cathédrale (établissement privé d’enseignement supérieur du diocèse, jusque-là situé rue Massillon, dans le 1er arrondissement) seront dispensés aux 2 500 étudiants laïcs et séminaristes.
Michel Janva
Posté le 4 septembre 2008 à 09h16 par Michel Janva | Lien permanent
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27 août 2008
Renouer avec l'Eglise par le grégorien
Le T.R. Père Dom Wallner, Abbé du monastère cistercien de Heiligenkreuz, a indiqué que le succès du CD de grégorien dépassait l'opération purement commerciale. Le CD "Chant - Music for Paradise" (Guillemette l'avait évoqué) s'est d'ores et déjà vendu à plus de 400 000 exemplaires à travers le monde, tous supports confondus. En Autriche, le disque (extrait) s'est vendu à 60 000 exemplaires, un nombre record lui valant la distinction "triple platine". Et il occupe le deuxième rang des ventes de disques.
En ce moment, Dom Wallner est à Bruxelles pour recevoir, au nom du monastère, la médaille d'or des ventes d'album en Belgique avec 10 000 CD écoulés. En Pologne aussi, le CD remporte l'or. En ces jours où l'on va fêter le premier anniversaire de la venue du Pape Benoît XVI à Heiligenkreutz, Dom Wallner souligne que ce disque est à comprendre comme une "suite substantielle de la visite du Pape" à Heiligenkreuz.
"Avec ce CD, nous les moines, pouvons donner le témoignage de ce que ce monde, en apparence si vide de sens, a du sens, malgré tout. Et ceux qui désirent ardemment faire cette expérience sont plus nombreux qu'on ne le pense : c'est ce qui explique sans doute le succès que nous connaissons."
Au-delà de son succès commercial, plusieurs fois déjà, l'église du monastère s'est trouvée pleine à 5h15 du matin pour les Vigiles !
"Tout d'un coup, les monastères cessent d'être pour les gens des objets purement culturels ou porteurs d'un intérêt économique: ils deviennent des lieux où puiser de la force".
Michel Janva
Posté le 27 août 2008 à 21h36 par Michel Janva | Lien permanent
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26 août 2008
Attentat à Versailles et Fontainebleau
...contre la culture à partir du 10 septembre :
"l’art contemporain ne veut plus se contenter des innombrables musées qui lui sont consacrés, il faut désormais qu’il aille forcer le public jusque dans les endroits où l’amateur d’histoire de l’art et de véritable beauté pensait pouvoir en être préservé. Il est vrai que les tenants de cette esthétique archaïque, et pour tout dire réactionnaire et artistophobe, ne méritent guère le respect, à en croire la multiplication de ce genre d’opérations. Mais foin de ces demi-mesures : à quand une bonne révolution culturelle pour dessiller les yeux des petits-bourgeois qui s’obstinent à ne voir que de la puérilité et de l’imposture dans le bestiaire de Koons, les cahiers d’écriture de Ben ou les écrabouillages de César ? A quand des descentes de police chez les particuliers pour s’assurer que leurs murs respectent la parité citoyenne et la mixité esthétique entre œuvres du passé et barbouillages modernes ? Il ne faut plus tarder ! Les réactionnaires du beau à la lanterne ! Le bon goût ne passera pas !"
MJ
Posté le 26 août 2008 à 21h27 par Michel Janva | Lien permanent
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17 juillet 2008
On a le droit de ne pas aimer l'art contemporain
De Laurent Dandrieu :
"Le 11 septembre prochain, Shuhei Hirayama visitera, en famille, le château de Versailles. La date est fixée depuis de longs mois. Ce séjour en France, ce cadre moyen de Kyoto en chérit l’idée depuis longtemps. Sur les six jours que Shuhei passera en France, il a décidé d’en consacrer un entier à Versailles. Fasciné de longue date par le Roi- Soleil, il piaffe d’impatience de déambuler parmi les salles du palais de Louis XIV. Et là, stupéfaction : au salon de Mars, il ne verra qu’une seule chose [...] : un homard gonflable géant, en aluminium, pendu au plafond au centre de la salle. Plus loin, dans la galerie des Glaces, c’est un immense pouf en Inox qui monopolisera l’attention. Dans le salon de l’Abondance, un lapin, toujours gonflable et toujours en Inox, parasitera le décor de l’appartement de la reine. Consterné, Shuhei n’échappera à aucune des dixsept oeuvres de l’exposition “Jeff Koons-Versailles” [...]. De ce château qu’il ne reverra peut-être jamais, Shuhei repartira avec l’image d’un bestiaire gonflable et bariolé, ineffaçablement accolé dans sa mémoire à ces lieux où il imaginait retrouver intacte l’image d’une splendeur royale disparue. [...]
[S]i on laisse Koons envahir Versailles avec la bénédiction des plus hautes autorités culturelles et la sanctification des médias, qui se sentira le courage de lui dénier la qualité d’artiste, quand bien même dans son for intérieur il ne verrait dans ses oeuvres qu’un enfantillage de mauvais goût ? Cette canonisation par capillarité explique que l’art contemporain ne veuille plus se cantonner aux lieux d’exposition qui lui sont propres,mais vienne traquer le spectateur n’importe où, jusque dans les refuges où celui qui ne le goûte pas pensait en être préservé. Mais a-t-on encore le droit de ne pas l’aimer ? [...]
Dominateur par nature, « totalitaire » ose même Christine Sourgins dans les Mirages de l’art contemporain (La Table ronde) – puisque, par le label “contemporain”, il prétend être tout l’art de son époque, écartant de facto les artistes qui ne partagent pas ses lubies –, l’art contemporain ne veut plus se contenter des innombrables musées qui lui sont consacrés, de trôner dans les bâtiments publics, les places ou les jardins de nos villes et de nos villages : dernier stade de la métamorphose de cet art qui se voulait révolutionnaire en art officiel, il faut qu’il s’impose encore là où l’on aurait cru pouvoir lui échapper, à Versailles, au Louvre, à Chambord – demain à Notre-Dame ? [...] Puisque Versailles ne peut pas se défendre contre ces vampires, à nous de le faire avec les armes indémodables de l’indignation et du bon sens."
On a le droit de vouloir que Versailles demeure Versailles.
Michel Janva
Posté le 17 juillet 2008 à 17h54 par Michel Janva | Lien permanent
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07 juin 2008
La tour de Pise est sauvée
Après 14 années de travaux et de consolidation. On apprend des choses surprenantes dans cet article :
"En quatorze ans, la construction de près de 15 000 tonnes a été
redressée d'un demi-mètre. Aujourd'hui, elle ne penche plus que de 3,99
mètres. Elle continue de bouger vers l'ouest, par exemple quand le
soleil se lève ou en fonction des mouvements de la nappe phréatique,
mais il s'agit d'oscillations physiologiques de faible amplitude".
Lahire
Posté le 7 juin 2008 à 12h45 par Lahire | Lien permanent
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30 avril 2008
"Histoire et mémoire"
Christian Vanneste nous livre ses impressions sur sa journée d'hier consacrée à la "Mémoire". Sans vouloir entrer dans le débat sur les définitions et les distinctions qui s'imposent quand se trouvent juxtaposées la vieille histoire et la récente "Mémoire", je vous livre deux passages qui m'ont marquée :
"Il a précisé que les régimes totalitaires (Marc Ferro est un
spécialiste de l’ex-URSS) avaient systématiquement déformé la
perception de l’Histoire soit en occultant certains faits soit en en
modifiant la lecture.
Ainsi, la situation économique de la Russie avant
la Révolution de 1917 a été curieusement modifiée en fonction des
besoins des directions soviétiques successives afin de justifier leur
action. Il a ajouté que cette tendance de « dire » l’histoire en
fonction du présent se retrouvait également à un moindre degré dans
notre pays".
"Au cours de son intervention, il [Marc Ferro fut porteur de valises pour le FLN] a cru devoir m’interpeler en évoquant
l’article 4 de la loi de février 2005 portant reconnaissance de la
Nation aux Rapatriés (...)
J’ai eu alors l’occasion de rappeler que le fameux article 4, dont j’ai
été l’auteur, distinguait la recherche libre et l’enseignement. Pour celui-ci, la loi n’imposait nullement de ne parler que du rôle positif mais rappelait que ce rôle devait être aussi
enseigné, par exemple, à travers l’épopée médicale de la France
Outre-Mer, car c’est la présence de la France Outre-Mer qui y était
évoquée et non la colonisation."
Cette précision importante de Christian Vanneste devait être apportée, tant fut importante la désinformation sur cet article 4. J'ai apprécié aussi le rappel du génocide de 6 millions d'Ukrainiens tués par le faim par le régime communiste de l'ex-URSS en 1932-1933.
Mais comment peuvent avancer ces débats et ces recherches dans la vérité si déjà nul ne s'entend clairement sur les mots employés : "Questions mémorielles", "Lois mémorielles", "Devoir de mémoire" (Existe t-il un "devoir d'histoire"?), "Histoire et mémoire", etc. A notre époque de fort relativisme, moins de jargon et de néologismes inexpliqués ou aux contours indéfinis permettrait sans aucun doute une nette progression de la Vérité.
Guillemette Morena
Posté le 30 avril 2008 à 20h28 par Guillemette Morena | Lien permanent
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28 mars 2008
Des cisterciens chez Universals
Grâce à un clip déposé sur Youtube, le géant du disque a porté sa préférence sur les moines cisterciens de l'abbaye d'Heiligenkreuz en Autriche parmi plus de cent candidatures pour produire un CD de grégorien cet été. Un responsable d'Universal s'explique :
"Le chant grégorien a un son incroyablement unique.
Les gens réagissent immédiatement quand ils en entendent, dans
n'importe quel contexte. Cette musique est calme et spirituelle. Les
gens ont tendance à en écouter dans les périodes d'intense anxiété,
comme nous en vivons aujourd'hui (...)
Nous enregistrerons
les chants comme ils sont chantés. Nous avons le sentiment qu'ils sont
plus puissants présentés dans leur forme la plus simple".
Et le père abbé de préciser :
"On utilisera l'argent
pour la bonne cause, nous avons
des projets de monastères en cours au Sri Lanka et d'autres au Vietnam".
Guillemette Morena
Posté le 28 mars 2008 à 16h28 par Guillemette Morena | Lien permanent
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19 mars 2008
Encore une église menacée
Sur la commune de Valanjou, à côté d'Angers, l'église Saint Martin possède un clocher construit au XIIe siècle qui menace de s'effondrer. Depuis 2002, la municipalité a fermé le site. Après de nombreuses querelles, le conseil municipal a décidé en février d'abattre le clocher et la salle des cloches pour 144000€, alors que l'entretien du clocher coûterait 15000€ par an à la commune.
L'association Valanjevine de sauvegarde et de valorisation du patrimoine s'oppose à cette destruction. En janvier, René Cottenceau, conseiller municipal appartenant à cette association, avait décidé de ne pas signer le procès-verbal lançant l'appel d'offre. L'architecte des monuments historiques estime également que la démolition ne s'impose pas. Mais «la restauration est plus coûteuse que la démolition», a rappelé, hier, lors de l'audience, l'avocat de la commune. Quoi qu'il en soit, l'architecte des bâtiments de France devrait être consulté avant une éventuelle action de démolition, sur laquelle le juge des référés doit statuer en fin de semaine.
Michel Janva
Posté le 19 mars 2008 à 15h13 par Michel Janva | Lien permanent
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25 février 2008
Une abbaye à récupérer
Un lecteur m'informe que le diocèse de Rodez souhaite se séparer d'une abbaye bénédictine, l'abbaye de Bonnecombe (XIIe) à Comps la Grandville. Ce magnifique bâtiment est occupé actuellement par 2 moines des Béatitudes. La décision a été prise par le conseil économique du diocèse de Rodez. L'économe diocésain est en relation avec le conseil général de l'Aveyron afin de céder l'abbaye pour un montant symbolique. L'abbaye pourrait devenir un lieu culturel, voire un gîte rural.
Si une communauté religieuse est interessée pour s'y installer, l'abbaye pourrait conserver sa vocation.
Michel Janva (merci à XAB)
Addendum Bergerac : Les soeurs carmélites de Bergerac quittent leur monastère en raison de la moyenne d'âge. Elles offrent ce couvent en très bon état à une communauté religieuse. 22 cellules, 2 hectares de jardin, grande chapelle. Mère Monique du Sacré Coeur-79 rue Valette 24100 Bergerac, tel : 0553571533. A Bagnères de Bigorre dans les Hautes- Pyrénées, le Carmel est également vide. (merci à +H)
ERRATUM 03/03 : l'économe diocésain du diocèse de Rodez nous informe que
"le Conseil Diocésain pour les Affaires Economiques n'a pas décidé de céder cette abbaye, et ne l'a même pas envisagé. Enfin, je ne suis pas en relation avec le Conseil Général à ce sujet."
Posté le 25 février 2008 à 09h28 par Michel Janva | Lien permanent
L'entretien des églises de France
Sud-Ouest a consacré plusieurs articles au coût de l'entretien des églises dans les communes rurales. La France compte entre 40000 et 100000 édifices, dont 13000 sont classés monuments historiques. Selon l'Observatoire du patrimoine religieux (OPR), un nombre important d'entre eux risquent de tomber en déshérence dans les 30 ans. Même si les dépenses d'entretien des lieux de culte n'ont pas un caractère obligatoire pour les communes, le défaut d'entretien est susceptible d'engager la responsabilité de la collectivité. De ce fait, certains maires interdisent l'accès aux églises pour raisons de sécurité.
En Aquitaine et Poitou-Charentes, si les cas d'abandon sont nombreux, ceux de destruction sont très rares. Étonnamment, ce sont les diocèses qui, faute de moyens, prennent ce genre de décision douloureuse. Le plus souvent, la condition à la survie des églises consiste à leur donner une nouvelle affectation. Si les presbytères sont régulièrement vendus à des particuliers, certaines chapelles deviennent des salles d'exposition, de spectacle, des fêtes, office de tourisme.
En revanche, les belles histoires de villageois luttant pour le maintien de leur église ne manquent pas.
Michel Janva (merci à AM)
Posté le 25 février 2008 à 08h27 par Michel Janva | Lien permanent
11 février 2008
Buren au Château de Versailles
Jean-Jacques Aillagon, président de l’établissement public du musée et du domaine de Versailles, a annoncé la suite des travaux dont la fin est envisagée à l’horizon 2017. En 2008 et 2009 doivent se terminer la restauration de la grande façade donnant sur les jardins, le rétablissement de la grille royale, du pavement de la Cour d’honneur, la restauration de la statue équestre de Louis XIV ainsi que la restauration des toitures du corps central, la mise en sécurité de l’Opéra royal, l’aménagement des Grands communs pour accueillir les services administratifs et des réserves et la restauration du Petit Trianon, du Pavillon français, du Pavillon frais et des décors du cabinet de la garde-robe de Louis XVI.
L’établissement a demandé à l’artiste Daniel Buren de réfléchir à un projet de décoration pour le plafond de l’escalier Gabriel.
Michel Janva
Posté le 11 février 2008 à 08h29 par Le Salon Beige | Lien permanent
07 février 2008
Vous avez dit culture ?
Le ministre de la Culture vient de confier à Christian Spitz, le «Doc» qui officiait sur Fun Radio et répondait aux questions des jeunes sur la sexualité, une mission sur l'éducation et la pédagogie des médias. Spitz réfléchira notamment à un élargissement des compétences du CSA sur internet, à l'élaboration d'un code de conduite des fournisseurs d'accès et opérateurs téléphoniques et à l'éducation à l'image dès l'école. Remise du rapport en avril.
Michel Janva
Addendum 11h30 : on me signale à juste titre que "le Doc" s'est converti récemment. Et d'ailleurs le SB l'avait signalé. Il est même pédiatre à la maternité Sainte-Félicité.
Posté le 7 février 2008 à 10h16 par Le Salon Beige | Lien permanent
17 décembre 2007
Doctrine sociale de l’église : une citation.
Par le jésuite allemand Alfred Delp:
- «Le pain est important, la liberté est plus importante, mais la chose la plus importante de toutes, c’est la fidélité constante et l’adoration jamais trahie.» ( P53, «Jésus de Nazareth» Benoît XVI, Flammarion)
Brompton
Posté le 17 décembre 2007 à 18h38 par Brompton | Lien permanent
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03 décembre 2007
La crise de l'orthographe liée à celle de la discipline
Selon Valeurs Actuelles, la crise de l'orthographe est un "désastre linguistique, dont on commence enfin à prendre la mesure" :
"l’orthographe suppose une discipline dont la société moderne a tendance à s’affranchir. Elle impose le respect de règles auxquelles les jeunes ont du mal à se plier. [...] L’école et l’orthographe valorisent l’abnégation et l’effort. Le monde dans lequel vivent les élèves est celui de l’instant, du zapping et de l’hédonisme. Rien qui favorise la concentration ou le travail. Mais quelles conclusions tirer de ce constat ? Faut-il laisser faire ce désastre, au motif – fallacieux – que la règle brimerait la spontanéité des enfants ?
Cela, c’est le discours des “pédagogistes” qui ont inspiré presque toutes les réformes de l’Éducation nationale depuis une quarantaine d’années. Il a sa logique : l’enfant doit acquérir un savoir par sa propre activité (c’est ce que l’on appelle le socioconstructivisme). Il a ses conséquences : la suppression de tout ce qui ressemble à une contrainte (donc de la dictée et même des leçons de grammaire, remplacée par l’“observation raisonnée de la langue”) et, in fine, la “simplification” de l’orthographe. La langue devrait être dépouillée de sa “rigidité conservatrice”. C’est ce que préconisait un collectif de professeurs et de linguistes qui plaidaient pour la “modernisation” de l’écriture dans un texte retentissant, le Manifeste des dix, publié dans le Monde en 1989.
Le monde de Georges Orwell n'est plus très loin :
"Prenez “bon”, par exemple […]. Quelle nécessité y a-t-il à avoir un mot comme “mauvais” ? “Inbon” fera tout aussi bien, mieux même, parce qu'il est l'opposé exact de “bon”, ce que n'est pas l'autre mot". (1984)
Sauver les lettres se bat contre la dérive pédagogiste : en 2004, cette association a lancé un Appel pour le rétablissement des horaires de français. Dans son rapport (pdf, 39 pages), le Haut conseil de l’éducation a mis en évidence la nécessité d’une réforme en profondeur de l’école primaire. L’apprentissage des fondamentaux, dont l’orthographe fait partie, est au cœur de toutes les préoccupations. Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale, a publié fin octobre (pdf, 4 pages) les grandes lignes de sa réforme de l’enseignement primaire, dont la priorité absolue est "l’apprentissage de la langue française tout au long de la scolarité primaire". En espérant que ceci ne reste pas lettre morte.
Michel Janva
Posté le 3 décembre 2007 à 11h27 par Michel Janva | Lien permanent
30 novembre 2007
16e Fête du Livre de Renaissance Catholique
Renaissance Catholique organise sa 16e Fête du livre dimanche 2 décembre de 11h30 à 18h30 à Grand'Maisons (Villepreux : 20 km à l'ouest de Paris ; 10 km de Versailles où il y aura des autocars gratuits). Messe chantée à 10h30, restauration rapide, garderie d'enfants l'après-midi avec spectacles de prestidigitation. Plus de 100 auteurs sont attendus pour dédicacer leurs ouvrages à partir de 13h30, parmi lesquels le Père Jean-Paul Argouarc’h, l'abbé Paul Aulagnier, l'abbé Claude Barthe, Jean-Paul Chayrigues de Olmetta, Thibaut Dary, le Dr Jean-Pierre Dickès, Louis Fontaine, Ivan Gobry, Thomas Grimaux, Jacques de Guillebon, Benjamin Guillemaind, Richard Haddad, Maxence Hecquard, Jacques Heers, Pierre Hillard, Roger Holeindre, Henry de Lesquen, Philippe Maxence, David Miège, Olivier Pichon, Michel de Poncins, Jean Raspail, Reynald Secher, Jean Sévillia, Christine Sourgins, Jacques Trémolet de Villers... Plusieurs conférences sont prévues dans l'après-midi :
- Rémi Fontaine, Le Livre noir de la culture de mort
- François Foucart, Un journaliste catholique dans les médias du système
- Jean Madiran, Histoire de la messe interdite
- Table ronde animée par Michel De Jaeghere : Hommage à Serge de Beketch avec Bernard Antony, Aramis, Daniel Hamiche et Alain Sanders.
Michel Janva
Posté le 30 novembre 2007 à 18h18 par Michel Janva | Lien permanent
29 novembre 2007
La culture française désavouée
A l’heure où l’UNESCO nous parle du nécessaire respect de la «diversité culturelle», à l’heure où la mondialisation fait de la culture une marchandise, un article du Times magazine (v.o.) semble vouloir régler son compte à la culture française. Donald Morisson, journaliste qui a commis cette longue enquête dresse un bilan accablant :
"Personne ne prend la culture plus au sérieux que les Français. […] Mais il y a un problème. Tous ces grands chênes abattus dans la forêt culturelle française ne font pas un bruit dans le reste du monde. Autrefois admirée pour l'excellence de ses écrivains, artistes et musiciens, la France est aujourd'hui une puissance vieillissante sur le marché mondial de la culture. Cette perte d'influence de la France pourrait n'être qu'une caractéristique nationale – tout comme la faible natalité italienne ou le penchant russe pour la vodka – si la France n'était pas la France : un pays où la promotion de l'influence culturelle a été une politique nationale durant des siècles, où les philosophes controversés et les nouveaux musées tapageurs sont des symboles de fierté et de patriotisme. Et un pays qui, de plus, a lancé la bataille pour une 'exception culturelle'... Comment la France pourrait-elle redevenir un géant culturel ? […] Le pays pourrait peut-être retrouver sa grandeur perdue grâce à ses minorités, pleines d'ambition et de colère, qui s'investissent dans la culture aux quatre coins du pays. Ces minorités transforment la nation française en un grand bazar multiethnique fait d'art, de littérature et de musique."
Triste bilan dressé par un journaliste américain. Il met cependant le doigt sur un aspect bien réel. Notre culture devient ce « grand bazar multiethnique », fruit d’un communautarisme débridé. A force de brader nos racines, nous ne permettons pas à l’étranger de retrouver l’identité de notre nation.
Jacques
Posté le 29 novembre 2007 à 15h07 par Jacques RG | Lien permanent
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17 octobre 2007
Les biens matériels nécessaires à la vertu
Philippe Maxence revient sur le distributisme avec Hilaire Belloc. Extrait :
"Dans la conception classique, le rôle et l'importance de l'économie ne sont pas niés, mais ils sont ordonnés à une finalité plus importante. Dans le De Regno, saint Thomas d'Aquin indique ainsi que le roi a pour tâche de mener ses sujets à une vie bonne et que celle-ci nécessite deux choses. Premièrement d'agir selon la vertu, et, deuxièmement, d'avoir les biens nécessaires pour cette vie vertueuse. La sagesse populaire a traduit cette dernière considération en disant qu'un ventre affamé n'a pas d'oreilles. A titre de cause dispositive, un certain degré de biens matériels est donc nécessaire pour parvenir à la vie vertueuse. Dès lors, quel est l'intérêt de Belloc ? Tout simplement de reprendre toute la question de la propriété privée des moyens de production à l'aune de cette perspective classique. Il libère ainsi l'économie de tout un poids historique et technique; il lui fait subir un aggiornamento salutaire qui permet de reprendre une question essentielle, à la base et à frais nouveaux."
MJ
Posté le 17 octobre 2007 à 10h32 par Michel Janva | Lien permanent
14 juillet 2007
Tintin à l'index
C'est officiel : le Le groupe américain Borders a annoncé que l'album "Tintin au Congo" était désormais classé dans les BD pour adultes à cause de son caractère raciste décrété par la commission britannique pour l’égalité raciale.
Romandie.com rapporte qu' "En
République démocratique du Congo, l'album est en vente libre sans créer d'incident, a observé M. Wilmet, à qui des lecteurs congolais auraient
confié "leur ravissement que des Blancs y soient montrés si bêtes".".
Lahire
Posté le 14 juillet 2007 à 19h21 par Lahire | Lien permanent
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01 mars 2007
Une culture au service de l'argent et de la pensée unique
Dans un entretien avec Vox Galliae, les frères Martineau décrivent la dérive du milieu qu'on hésite à nommer culturel :
"Aujourd’hui les maisons de production ne sont plus au service de la parole des artistes authentiques, au contraire, elles fabriquent leurs propres artistes qui devront selon des critères commerciaux rapporter de l’argent immédiatement. Brassens n’aurait sans doute aucune chance d’être produit et édité aujourd’hui. Mais le fait aussi de ne pas appartenir au prêt-à-penser nous pénalise également et ce d’autant plus que beaucoup de sujets que nous abordons sont parfois d’une brûlante actualité et révèle la cécité de notre société. [...]
Il est plus facile de faire des télévisions à l’étranger qu’en France. Il nous arrive quelquefois de passer sur KTO ou sur des chaînes locales câblées. Nous sommes prêts à passer à la télévision si on nous le demande, mais nous ne paierons pas pour y passer."
Michel Janva
Posté le 1 mars 2007 à 11h53 par Michel Janva | Lien permanent
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06 décembre 2006
Succès du groupe Glorious
Le dernier album du groupe de rock chrétien, sorti le 23 octobre, est 17e au classement des meilleures ventes de la FNAC - un record pour le groupe. Mais comme le remarque E-Deo, commander l'album directement sur le site de Glorious c'est encore mieux que par la FNAC !
Paradoxalement, le groupe annonce l'interruption de sa tournée à travers la France, faute d'un nombre suffisant de réservations.
Henri Védas
Posté le 6 décembre 2006 à 06h34 par Le Salon Beige | Lien permanent
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29 novembre 2006
Adoption par des homosexuelles : grave jurisprudence
Au nom de l'intérêt d'un enfant de 5 ans, le tribunal de Belfort a prononcé une adoption simple au profit de 2 lesbiennes. L'avocate explique :
"Cette décision protège Ulysse. Il n'avait droit qu'à une seule filiation, celle de sa mère biologique, alors qu'il est élevé depuis sa naissance par un couple. Ce jugement lui garantit une certaine sécurité : s'il arrive un jour quelque chose à sa mère biologique, il pourra être confié à sa deuxième maman."
Geneviève et Véronique se sont rendues en Belgique, où les inséminations artificielles avec donneur sont autorisées pour les homosexuels, pour avoir "leur" enfant. Pour le dossier d'adoption, elles avaient réuni une quarantaine de témoignages : l'institutrice de l'école maternelle, le médecin qui suit l'enfant, les deux grands-mères, les collègues, les amis. Et le parquet a soutenu leur demande : à l'audience, la substitut du procureur de la République a donné un avis favorable à l'adoption en invoquant à la fois l'intérêt de l'enfant et la qualité des témoignages recueillis. La décision du tribunal, qui permet à Ulysse de porter désormais les noms de ses deux parents, est définitive. Les lesbiennes ne vont pas s'arrêter en si bon chemin : elles vont bientôt déposer une demande de délégation d'autorité parentale. L'égoïsme homosexuel n'a pas de limite.
A 5 mois de l'échéance électorale, cet activisme gay n'est pas anodin. Ce qui n'est pas dit ici -sous prétexte de 'sécurité' en cas de décès d'un des invertis- c'est que l'enfant est privé de 3 biens importants :
le premier est de pouvoir bénéficier de deux repères identificatoires; masculin et féminin, dans l'univers de sa croissance intime
le second bien consiste pour l’enfant, lorsque cela est possible, à pouvoir bénéficier de la continuité entre le couple procréateur et le couple éducateur.
le troisième bien est l’apport à l’enfant d’une généalogie claire et cohérente, lisible.
C'est ce qu'aurait du rappeler le tribunal.
Michel Janva
Posté le 29 novembre 2006 à 12h45 par Michel Janva | Lien permanent
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22 novembre 2006
Le CSA encourage la pornographie
... oui, mais 'protégée' !
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a demandé aux chaînes diffusant des programmes pornographiques de ne montrer que des rapports sexuels protégés, à partir du 1er janvier 2007.
A quand la protection des téléspectateurs ? Sans parler, bien souvent, des acteurs de ce genre de production, soumis à la loi de l'argent et n'arrivant plus à sortir de ce cycle infernal. Sylvia Kristel, l'actrice du célèbre porno qui avait défrayé la chronique dans les années 1970 et qui a fait sauter la censure sur la pornographie en France au nom de la libération sexuelle, a écrit un ouvrage dans lequel elle raconte son calvaire : victime de son innocence, escroquée, puis dépossédée, sa vie est tombée en pièces. Son refuge sera l’alcool et la drogue.
MJ
Posté le 22 novembre 2006 à 18h31 par Michel Janva | Lien permanent
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14 novembre 2006
Un Noël en France ni Français ni chrétien
C'est l'idée du Printemps, avec son opération "Mille et un Noël", associant le Maroc et dont le coup d'envoi a été fait par Jamel Debbouze, en présence du ministre du Tourisme, de l'Artisanat et de l'Economie sociale du Maroc, Adil Douiri, de l'ambassadeur du Maroc en France, Fathallah Sijilmassi et de la présidente du Printemps. Vitrines dédiées à l'artisanat, l'art de vivre et au design marocains, danses et chants gnaouis ont ponctué cette manifestation. Adil Douiri a indiqué que cette opération de promotion est une première manifestation pour introduire les produits d'artisanat marocain dans les grands magasins européens et qu'elle va profiter aux artisans et aux producteurs marocains. Pour reprendre la publicité du Printemps "Laissez-vous envoûter par un hiver au Printemps, métissé d'or et de lumière où tous les rêves sont possibles !"...
Je n'ai rien contre le Maroc, mais à titre personnel, je préfère me laisser envoûter par la joie de la crèche et fêter Noël avec les excellents produits traditionnels du terroir français.
Michel Janva (merci à A.)
Posté le 14 novembre 2006 à 11h49 par Michel Janva | Lien permanent
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21 octobre 2006
Benoît XVI dénonce la crise de la culture
Le pape a estimé que la science actuelle privilégiait "le faire" sur "l'être" au mépris des besoins profonds de l'homme. Les études universitaires devraient avoir pour but d'aider à "trouver une issue" à "la crise de culture et d'identité dont nous pouvons observer depuis toutes ces années le caractère dramatique".
"Le contexte contemporain semble donner la primauté à une intelligence artificielle qui devient toujours plus le cauchemar de la technique expérimentale et oublie que la science doit toujours travailler à la sauvegarde de l'homme".
Benoît XVI a évoqué le mythe d'Icare pour décrire la tentation des scientifiques de "se laisser prendre par le goût de la découverte sans s'appuyer sur une vision plus profonde".
Michel Janva
Posté le 21 octobre 2006 à 17h35 par Michel Janva | Lien permanent
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11 octobre 2006
Jean Ferré, RIP
Le fondateur de Radio-Courtoisie (1987), le journaliste Jean Ferré, est décédé hier peu après 21h à l'hôpital de St Germain-en-Laye.
Monarchiste, admirateur de Charles Maurras, il dirigeait le magazine d'actualité C'est-à-dire avec l'homme de théâtre Jacques Hébertot à la fin des années 1950. Poursuivi pour sa participation au putsch d'Alger, son soutien à l'OAS pendant la guerre d'Algérie et offense au chef de l'État (le général de Gaulle), il a été incarcéré au camp de Saint-Maurice l’Ardoise et a du s'exiler en Espagne. Revenu en France, il y a repris ses activités de journaliste, étant notamment chroniqueur au Figaro Magazine, chargé de la radio et de la télévision.
Radio Courtoisie est conçue par lui comme un outil pour faire progresser ses idées. Comme il l'affirma lui-même sur les ondes, il souhaite «rassembler tous les patriotes» et réconcilier tous les Français. En août 2006, des raisons de santé l'ont obligé à interrompre la présentation de son « libre journal » hebdomadaire sur Radio Courtoisie.
Michel Janva
Posté le 11 octobre 2006 à 09h44 par Michel Janva | Lien permanent
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Le Christ du Corcovado
La célèbre statue du Christ Rédempteur surplombant la ville de Rio de Janeiro sur le mont du Corcovado fêtera jeudi ses 75 ans et sera déclaré à l'occasion nouveau lieu de pèlerinage par l'Eglise brésilienne. Classé monument historique depuis 1973, le Christ du Corcovado est l'endroit touristique le plus fréquenté de Rio avec 1,8 million de visiteurs par an. Mgr Eusebio Scheid, archevêque de Rio, a déclaré :
"Nous voulons que le Corcovado soit un lieu sacré et pas seulement un endroit d'où l'on peut admirer les beautés de la ville".
Dans trois mois, le "Sanctuaire Christ Rédempteur" pourra devenir lieu de baptêmes et de mariages, quand aura été achevée la restauration de la chapelle située sous l'imposante statue de 38 mètres de hauteur. Un message du pape Benoît XVI doit être lu jeudi lors de la messe célébrée par le cardinal Scheid.
Tout a commencé avec un concours organisé par l'Eglise en 1921 et remporté par Heitor da Silva Costa. Il consacrera dix ans au projet. "Il était athée mais il a fini par devenir catholique". L'idée était de construire un monument religieux pour le centenaire de l'Indépendance du Brésil (1822). L'année suivante Heitor part en France pour conclure les calculs de structure. Le sculpteur français Paul Landowski fait à sa demande une première maquette de 4 mètres de haut et le moule en plâtre grandeur nature de la tête (3,75 m) et des mains (3,20m).
L'inauguration a lieu le 12 octobre 1931 en présence du président Getulio Vargas.
Michel Janva
Posté le 11 octobre 2006 à 09h36 par Michel Janva | Lien permanent
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09 octobre 2006
Le Louvre aux Emirats ?
Le Louvre cherche aujourd'hui à se décentraliser, non seulement en France - avec un chantier en cours à Lens, mais aussi à l'étranger. C'est le cas semble-t-il à Abou Dhabi. La Tribune des Arts dénonce l'étendue de cet échange, négocié apparemment par le quai d'Orsay :
"Il est évident que le Louvre, cette fois, traîne les pieds, et que l’impulsion vient des plus hautes autorités du pays, là où la culture est complètement absente, où les scrupules ne sont plus de mise et où la déontologie des musées est une aimable lubie."
Selon Libération, c'est Chirac qui veut la création de ce musée :
"Depuis longtemps, la France a des liens particuliers avec Abou Dhabi dans le domaine de la défense, des échanges économiques au sens large, mais aussi dans les domaines universitaires et culturels. Le président français soutient donc ce projet depuis ses origines."
Michel Janva
Posté le 9 octobre 2006 à 10h37 par Michel Janva | Lien permanent
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