25 novembre 2009
La contribution de Luc Chatel au débat sur l'identité nationale
Le Ministre de l’Éducation Nationale, Luc Chatel, a décidé de supprimer l’Histoire et la Géographie comme matières obligatoires en Terminale Scientifique. Il propose néanmoins de les maintenir dans un cadre optionnel.
Aujourd’hui, plus de 50% des élèves ont choisi la Terminale Scientifique.Posté le 25 novembre 2009 à 06h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)
21 novembre 2009
Rébellion d'élèves dans un lycée du 13e à Paris
L'enseignante veut faire cours et n'a plus envie que les lycéens téléphonent ou envoient des SMS pendant ses cours d'anglais. Et ne souhaite plus voir "des filles s'y maquiller, miroir en main, ou s'épiler le sourcil". Peu habitués à l'autorité, les élèves signent - à la quasi-unanimité de la classe - une lettre au proviseur dans laquelle ils lui "conseillent vivement d'opérer un changement de prof". Puis ils écrivent au professeur :
"de procéder à un changement d'attitude, et de cesser de faire des remarques à chaque fois que l'on a un téléphone entre les mains, car cela est une perte de temps. (...) Vous nous prenez trop au sérieux en nous engueulant à chaque cours".
Depuis jeudi, les enseignants font grève. A force de refuser d'éduquer l'enfant-roi, voilà à quoi on arrive.
Posté le 21 novembre 2009 à 20h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)
Rendre l'Education nationale anorexique
Lu dans l'Homme Nouveau :
"Il en va du Mammouth scolaire comme des autres services publics à la française (PTT, SNCF, EDF, Sécurité sociale…) : on ne le sauvera de la faillite que par une privatisation progressive et maîtrisée. L’expérience a suffisamment montré en effet qu’on ne peut pas plus réformer l’Éducation nationale que la Sécurité sociale. Ce n’est plus de « dégraissage » qu’il faut parler aujourd’hui mais d’alternative pour ces calamiteux et coûteux monopoles d’État : il faudrait la possibilité matérielle de créer en abondance des écoles et des groupes d’écoles vraiment libres, comme on devrait donner la possibilité de multiplier des mutuelles bénéficiaires à l’instar de ce qui se faisait avant la Sécu, sous l’impulsion des syndicalistes chrétiens.
Là aussi, comme ailleurs, se fait sentir la nécessité d’un laïcat chrétien, qui cesse de militer dans et pour des structures déficientes, mais soit capable de retrouver une force et un pouvoir propres dans l’ordre temporel par des propositions et des oeuvres spécifiques – appuyées si possible par nos évêques – que l’État puisse entendre et encourager dans l’intérêt de tous. Du point de vue politique, comme on l’a fait progressivement avec les PTT en séparant la Poste et les Télécommunications (qu’on a doucement privatisés en permettant la concurrence et le progrès technologique), on pourrait fortement inciter par exemple à la séparation de l’Enseignement catholique du Service étatique, en permettant une concurrence féconde et non pas servile (comme supplétif du monopole). En attendant de séparer totalement l’école de l’État par le moyen généralisé de l’allocation scolaire (redistribuant l’impôt aux familles). La promotion institutionnelle de la (vraie) liberté de l’enseignement jusque dans l’école publique passe de toute façon par la remise en cause du système soviétoïde de l’Éducation nationale [...]
Encore une fois, il ne s’agit pas de supprimer d’un seul coup la monstrueuse bête préhistorique, mais d’offrir progressivement des alternatives et des libertés qui le dégraissent en quelque sorte de l’extérieur jusqu’à l’anorexie, faisant apparaître l’inanité de son monopole et de ses déficits. Sans révolution."
Posté le 21 novembre 2009 à 16h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)
18 novembre 2009
Le village de Riaumont a inauguré sa menuiserie
Le moment était attendu par tous après deux ans et demi de patience. L'inauguration de la nouvelle menuiserie du Village d'enfants de Riaumont s'est déroulée en présence des élus mais aussi des principaux partenaires et des anciens de la Sainte-Croix. Les grands bénéficiaires de cet aménagement sont les enfants qui suivent une formation destinée à préparer un CAP. L'atelier de menuiserie, c'est le résultat d'une volonté commune de valoriser la formation des enfants et de leur redonner une chance, c'est la volonté notamment du père Alain, le prieur de la Sainte-Croix.
Summorum Pontificum Observatus fait remarquer à ce sujet :
"C’est bien connu, les « tradis » sont particulièrement obsédés par la défense du rite de la messe au point d’ignorer le reste du monde. Ils ont la foi, mais manquent de charité. Ils défendent l’Occident chrétien, mais ne s’occupent pas des pauvres et des malheureux. La caricature est évidente. [...] Riaumont, justement, œuvre fondée par le Père Revet pour s’occuper des enfants blessés par la vie, en s’appuyant sur la pédagogie scoute [...]. La Sainte-Croix de Riaumont, fortement attachée à la liturgie traditionnelle, est un exemple d’apostolat auprès des plus pauvres et la preuve que cette liturgie ne touche pas seulement les quartiers versaillais ou ceux du XVIe arrondissement de Paris. Son supérieur est le Père Alain, lequel avait eu un échange assez vif avec Christophe Geffroy, directeur de La Nef, lorsque celui-ci affirmait dans son livre « Benoît XVI et la paix liturgique » que les communautés traditionalistes vivaient dans un confort (pastoral) semblable à un hôtel 4 étoiles. Un affront direct pour une œuvre comme Riaumont qui touche les milieux populaires et qui vit habituellement de dons. Sans les « grandes surfaces » des environs qui donnent les invendus, les pères et les frères de Riaumont pourraient-ils seulement manger ?"
Posté le 18 novembre 2009 à 11h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)
Guatemala : l'Eglise en justice pour défendre la famille
Lu sur le blog de Jeanne Smits :
"Le cardinal Rodolfo Quezada Toruño, archevêque métropolitain de Santiago de Guatemala, a déclaré dimanche lors d’une conférence de presse que l’Eglise catholique va agir en justice pour obtenir la déclaration d’inconstitutionnalité de la loi qui oblige les écoles publiques à dispenser une « éducation sexuelle » et qui pose le principe de la garantie d’accès aux différentes méthodes de planification familiale dans les centres de santé. Le prélat a précisé qu’une équipe d’avocats avait déjà élaboré le recours qui sera présenté devant la Cour constitutionnelle contre ce texte qui viole « la liberté d’enseignement, la liberté de religion et le droit de la famille d’éduquer », principes explicitement affirmés dans la Constitution guatémaltèque."Le cardinal Toruño a appelé les parents à entrer en désobéissance pour faire respecter leurs droits spécifiques en la matière. Dès début novembre, le cardinal avait rappelé que l’éducation sexuelle n’est pas l’affaire de l’Etat, mais des familles, et il avait appelé celles-ci à ne pas la donner à la manière dont l’Etat veut l’imposer.
Posté le 18 novembre 2009 à 06h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
16 novembre 2009
Pas d'opposition entre la gauche et la droite sur le droit des parents à éduquer leurs enfants
Dans Présent, Rémi Fontaine revient sur la proposition de "chèques-contraception" émise par Ségolène Royal et accuse les membres du PCD de mauvaise foi :
"En s’opposant à cette nouvelle et délirante incitation publique à la luxure, certains élus de la majorité, comme Jean-Frédéric Poisson et Christine Boutin, feignent de croire qu’elle vise à écarter les familles de l’éducation sexuelle, comme si c’était une nouveauté et non pas déjà le cas. Non seulement le Planning familial est autorisé à prescrire des préservatifs à des mineures sans l’avis des parents, mais un texte du 13 décembre 2000 permet aux infirmières scolaires de distribuer la pilule du lendemain sans autorisation parentale. La secrétaire d’Etat à la Famille, Nadine Morano, a estimé pour sa part que Ségolène Royal « recycle ce qui existe déjà» : «En fait, elle “royalise” ce qui existe déjà, mais chez elle c’est une habitude. Elle recycle des idées mises en œuvre», a-t-elle déclaré, l’accusant de l’avoir «fait pour le Grenelle de l’environnement et pour beaucoup de sujets».
Où l’on constate une nouvelle fois qu’il n’y a pas vraiment d’opposition de fond entre la « droite » et la gauche mais seulement de « procédure »."
Posté le 16 novembre 2009 à 13h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
07 novembre 2009
2 mesures pour soutenir l'école catholique
De Jean-Michel Beaussant dans l'Homme Nouveau, revient sur le document de l'enseignement catholique français sur l'annonce explicite de l'Évangile :
"Une école catholique déficiente dans sa structure, quelle que soit la vertu morale de certains de ses membres, voire de ses chefs, risquera de manquer son but tout aussi sûrement qu’une mauvaise arme tenue par un bon chasseur. C’est pourquoi, au-delà des belles déclarations d’intention, sans renoncer à sauver les meubles et à améliorer progressivement les choses, il faudrait, d’une part, songer à redéfinir un nouveau type de contrat entre les écoles, l’Église et l’État (selon la proposition isolée de Mgr Cattenoz). D’autre part, soutenir et promouvoir les écoles vraiment libres (hors contrat) d’inspiration catholique.
Posté le 7 novembre 2009 à 16h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)
22 octobre 2009
Ecole : les parents préfèrent le privé
Agnès Van Zanten, sociologue, enseignante à Sciences Po et Normale Sup', est interrogée dans Ouest-France :
"Des parents bien intégrés dans leur quartier n'hésitent plus -même s'ils culpabilisent- à viser un autre établissement. Pour contourner la carte scolaire, certains choisissent des classes particulières ou des options spécifiques. D'autres déménagent pour s'installer près du « bon » collège !
Qu'est-ce qui fait la qualité d'un établissement ?
Pour les parents, de plus en plus, c'est sa population scolaire. Les établissements ne sont plus perçus comme capables d'infléchir les inégalités économiques et sociales. Ce sont les collèges publics qui souffrent surtout de cette défiance. Les politiques publiques semblent inefficaces. Des parents estiment que principaux et proviseurs n'ont pas une réelle influence ; que les professeurs transmettent des connaissances, mais pas des valeurs. De plus, les établissements ne communiquent pas assez sur leurs actions.
Les parents ne sont plus attachés aux valeurs du public, comme la laïcité et la mixité sociale ?
Si, mais pour beaucoup, ces notions sont devenues floues. Et la mixité ne se résume pas au fait de mettre des gens ensemble. Dans les collèges publics « défavorisés », les parents craignent que leurs enfants acquièrent de mauvaises habitudes de langage, deviennent irrespectueux. L'enseignement y est aussi jugé trop standardisé.
Pourquoi le privé est-il considéré comme plus attractif ?
Il propose un suivi plus personnalisé, considéré comme adapté aux bons et aux mauvais élèves. Il met en avant des valeurs. Le chef d'établissement et les enseignants sont soudés autour d'un projet. Les parents, y compris ceux des classes populaires, sont très attachés à cette possibilité de passer du public au privé. Certaines familles, opposées par principe au privé, y scolarisent leurs enfants parce qu'elles pensent qu'il sera efficace pour eux."
Posté le 22 octobre 2009 à 08h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
19 octobre 2009
Dramatique constat sur l'école en France
Une étude universitaire menée auprès de collégiens et lycéens français de 14 à 16 ans montre une "islamisation de la représentation religieuse", au sein de cette génération. L'islam et ses déclinaisons rituelles ou traditionnelles (ramadan, refus de manger du porc, port du voile...) constituent désormais une référence lorsqu'il est question du "religieux".
Parallèlement, apparaît, tout au moins dans cette tranche d'âge, une réticence à s'afficher catholique de peur d'être moqué, face à la "fierté" d'être musulman.
Posté le 19 octobre 2009 à 18h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)
18 octobre 2009
L'Eglise contre l'enseignement de l'islam à l'école
En Italie, le vice-ministre au Développement économique Adolfo Urso a proposé d'introduire dans les écoles publiques et privées une heure de religion musulmane, facultative et alternative à l'heure de religion catholique, pour éviter de laisser les élèves muslmans "dans les ghettos des écoles islamiques intégristes".
Le président de la Conférence épiscopale italienne, le cardinal Angelo Bagnasco, dans un entretien publié dimanche par le Corriere della Sera, affirme :
"L'heure de religion catholique se justifie par le fait qu'elle fait partie de notre histoire et de notre culture. La connaissance du fait religieux catholique est indispensable pour la compréhension de notre culture. Il ne ne me semble pas que l'heure de religion envisagée (par le gouvernement pour la religion musulmane) corresponde à cette motivation raisonnable et reconnue".
L'islam ne faisant pas partie de notre culture, il n'y donc aucune raison pour que le gouvernement l'enseigne ou finance ses mosquées.
Posté le 18 octobre 2009 à 14h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
15 octobre 2009
Le BAC au service du totalitarisme
Lue dans Renaissance Catholique, cette remise en cause du BACCALAUREAT :
"Tout le monde s’est habitué à cette institution plus que bicentenaire (instituée le 17 mars 1808) qui confère à la puissance publique et à l’État les clés d’accès à l’enseignement supérieur car c’est lui qui fixe le contenu des programmes et la nature de l’épreuve. Cet état de fait, largement accepté, est une des manifestations les plus flagrantes du caractère totalitaire, depuis longtemps, de la société dans laquelle nous vivons. En effet, de droit naturel et surnaturel, il n’est nullement de la responsabilité de l’État de régenter l’instruction ni, a fortiori, l’éducation des enfants. Cette responsabilité incombe d’abord aux parents qui délèguent leur autorité à qui ils le souhaitent, faisant confiance à des institutions compétentes pour transmettre un savoir qu’ils ne possèdent pas eux-mêmes. La première mission de l’école est une mission d’instruction puis d’éducation, dans le prolongement des choix pédagogiques des parents.
Ces réflexions, pourtant banales, sont aujourd’hui bien peu partagées. L’État se veut éducateur et qui plus est éducateur selon les principes fondateurs de la République : Liberté (sauf pour les ennemis de la liberté), Égalité (même si certains sont plus égaux que d’autres comme le manifeste la différence de traitement médiatique et politique à la suite des actes de vandalisme perpétrés à Toul contre une église et son desservant puis une mosquée), Fraternité (de père inconnu et de mère trop connue : une Marianne à la poitrine opulente tenant plus de la tricoteuse exaltée que de la fée du logis) sans oublier la laïcité, état où l’homme se fait tout à la fois roi et Dieu.
La neutralité de l’État est, comme celle de l’enseignement, une impossibilité pratique. Il y a toujours des principes et des valeurs qui sous-tendent les choix politiques et pédagogiques, car la vie n’est pas neutre. Le ministère de l’Éducation nationale, co-géré depuis des lustres par le ministre et les organisations syndicales, est tout imprégné de sa mission de former de bons républicains et de formater les jeunes esprits selon les normes du politiquement correct."
Posté le 15 octobre 2009 à 09h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
14 octobre 2009
Le théâtre, école de sainteté ?
"Aujourd’hui, nous sommes envahis d’images immédiates, de clips et de slogans rapides, constate-t-il. Le théâtre, avec son rythme propre, plus lent, ses décors, ses jeux de scène et d’acteurs permet d’aller plus en profondeur et en vérité. C’est Jean-Paul II qui m’a donné envie de devenir prêtre. Comme lui, je crois que l’expression théâtrale est idéale pour transmettre des valeurs de vie "
Après le succès d’un premier spectacle sur la vie de Jean-Paul II intitulé Santo Subito (1 500 entrées à Versailles et autant à Paris), l'abbé Amar s’est ensuite plongé dans la vie de Charles de Foucauld. En huit scènes colorées et inventives, il retrace le destin peu commun de ce prêtre béatifié en 2005 par Benoît XVI dans une pièce intitulée Prince du désert.
Cultivant l’art du contre-pied, toujours à l’humour, l'abbé Amar parle de la sainteté à hauteur d’homme, soucieux d’aller à l’essentiel. A l’écouter, cette aventure porte des fruits évidents, non seulement pour le public mais aussi pour la trentaine d’acteurs, âgés de 8 à 12 ans. Et ce, bien au-delà du cercle des paroissiens. Des non-baptisés ont fait partie de la Troupe et ont été séduits par le projet. D’autres affirment redécouvrir leur foi, tel ce jeune qui dit ne plus « faire son signe de croix de la même façon ».
Sollicité par des aumôneries, paroisses, écoles et unités scoutes de divers mouvements pour jouer ses pièces, l'abbé Amar précise que « le but n’est pas de nous déplacer avec toute la troupe, mais de monter le spectacle sur place, avec les moyens locaux », comme cela s’est déjà fait à Saumur, Paris, Chinon, Lyon…*
Ceux qui sont intéressés peuvent commencer par lire ses deux premières pièces en les commandant ici et ici puis contacter l'abbé Amar ici.
Posté le 14 octobre 2009 à 13h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)
13 octobre 2009
La réforme du lycée : un coup pour rien ?
Réflexions de Jeanne Smits sur la réforme du lycée :
"on notera que le Président devait s’exprimer – à l’Elysée, bien sûr ! – devant un parterre de plusieurs centaines de professeurs et responsables de l’Education, et des lycéens, dont l’approbation, comme nous allons le voir, est cruciale. En revanche, les parents d’élèves n’étaient pas invités ès qualités. On en arriverait presque à oublier combien cet «oubli» est scandaleux et aberrant : ce sont pourtant les parents qui sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants et c’est d’abord à eux que les établissements scolaires devraient rendre des comptes. [...]
Le contenu de la réforme, nous disait-on avant le discours présidentiel, a pour objet d’apporter des réponses concrètes aux dysfonctionnements d’une institution qui accueille une proportion croissante des jeunes et qui les prépare insuffisamment aux études supérieures [...].
Il ne sert de rien de vouloir retarder la date de l’orientation définitive en filière littéraire, scientifique ou technologique jusque après la classe de seconde, même si ce n’est pas en soi une mauvaise idée, si les fondements de l’apprentissage du français et des mathématiques ne sont pas réellement enseignés dans le primaire et au collège. [...] D’autant que souvent, ce n’est pas de leur faute, mais la simple conséquence du « pédagogisme » qui empêche les jeunes de comprendre ce qu’on leur fait faire.
Une nouveauté [...] mériterait à elle seule une longue critique : celle d’internationaliser les filières aujourd’hui dévalorisées en les centrant sur l’apprentissage, surtout oral, des langues et des cultures étrangères. Cela présente un intérêt technique et commercial évident, mais pourrait achever ce qui reste de culture humaniste au lycée. Les lycéens sont très nombreux à ne pas maîtriser le français, ils sont très nombreux à ne pas savoir exprimer leur pensée, y compris pour eux-mêmes. Si on voulait délibérément aggraver la situation, on ne s’y prendrait pas autrement."
Posté le 13 octobre 2009 à 18h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
08 octobre 2009
"Art" et provocation : des mères de famille ont gain de cause
Une exposition de tableaux aussi laids qu'indécents a été l'objet de plaintes de mères de famille pour préserver la pudeur de leurs enfants. Elles ont eu bien raison quand on voit les peintures et leurs noms! Les tableaux concernés ont été décrochés, au grand dam de "l'artiste"... et pour le bien des âmes.
Voilà qui prouve que l'on peut être entendu!
Posté le 8 octobre 2009 à 07h56 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
07 octobre 2009
Les établissements catholiques doivent évangéliser
Le texte de l'enseignement catholique français sur l'annonce explicite de l'Évangile est en ligne. Extraits :
"L’expression «annonce explicite de l’Évangile» doit donc bien se comprendre dans son sens littéral. C’est l’annonce de la Bonne Nouvelle qu’est Jésus Christ. Il est Parole de vie qui nous a été transmise, que nous avons à proposer [...] L’annonce de l’Évangile présente aussi un art de vivre et appelle à des choix et à des engagements. Elle rejoint nécessairement la formation humaine et éthique dispensée dans les établissements catholiques d’enseignement. [...] Un établissement catholique d’enseignement ne peut se doter d’un projet pastoral indépendant du projet éducatif. Un projet éducatif référé à l’Évangile est nécessairement traversé par la dimension pastorale."
Autrement dit, un établissement catholique ne peut pas se contenter de quelques heures de catéchismes en plus du cycle scolaire. Ce sont tous les enseignements qui doivent respirer le catholicisme. Les établissements catholiques doivent redevenir des lieux de chrétienté.
Posté le 7 octobre 2009 à 09h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
30 septembre 2009
Le hors-contrat incite le sous-contrat à se rechristianiser
On connaît la critique à l'égard de l'enseignement catholique sous-contrat : son sel s'est affadit. Tiraillé entre son obligation légale de recevoir tout le monde, puisqu'il fonctionne avec des fonds publics, et sa vocation religieuse, un document intitulé «Annonce explicite de l'Évangile dans les établissements catholiques d'enseignement» adopté par l'enseignement catholique va être envoyé dans les prochains jours à tous les établissements.
L'enseignement catholique sous-contrat comprend près de 2 millions d'élèves (17% de la population scolaire). Si les églises se vident, les effectifs de ces écoles croissent. Mais seules 14% des familles y envoient leurs enfants pour des raisons religieuses. En grande partie financé par l'État, l'affirmation de son caractère propre dépend surtout de la personnalité du chef d'établissement et des parents qui l'inciteront à offrir une éducation chrétienne. Quoi de commun entre le lycée Stanislas à Paris, qui propose à ses élèves 4 messes par jour, et le collège Sainte-Geneviève de Meaux, où seuls quelques temps forts de l'année liturgique sont mis en valeur ? Dans beaucoup de collèges, la question religieuse stricto sensu se cantonne à des journées "bols de riz"... Un constat récemment dénoncé par l'évêque d'Avignon, Mgr Cattenoz, suivi en ce sens par des parents qui ont créé une petite centaine d'établissements hors contrat, qui affichent fortement leur identité catholique et accueillent aujourd'hui 8 500 élèves. Anne Coffinier estime en effet que
«demander à des professeurs non croyants de mettre en œuvre un projet catholique, ce n'est pas sincère» .
Ce phénomène inquiète cependant l'enseignement catholique sous contrat et l'incite à renforcer son identité. Pour Frédéric Gautier, directeur diocésain de l'enseignement catholique de Paris, il ne faut pas que l'éducation religieuse soit «réduite à la simple présence d'une aumônerie». Les responsables de l'enseignement catholique veulent prendre en main la formation et le recrutement de leurs enseignants. Dans le texte envoyé ces jours-ci aux établissements catholiques, il est précisé que
«la formation de tous les enseignants et des personnels d'éducation propose une formation à la prise en compte du fait religieux et aux principaux éléments de la culture chrétienne».
À terme, un enseignant en économie pourrait ainsi évoquer dans son cours les encycliques sociales. Une distinction est faite dans le texte entre l'enseignement du fait religieux qui «s'impose à tous» et la proposition de la foi qui doit être «renforcée».
Posté le 30 septembre 2009 à 10h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)
28 septembre 2009
Compromis sur le financement des écoles privées par les communes voisines
Les députés ont entériné, lundi 28 septembre, un texte modifiant le financement des écoles privées. Les municipalités seront désormais tenues, dans certains cas, de financer les écoles privées d'autres communes si leurs résidents ont choisi d'y scolariser leurs enfants. On se souvient que la suppression de ce financement est un cheval de bataille de la gauche laïciste mais auquel l'UMP s'était ralliée fin 2008.
Est-ce une bonne nouvelle ? Pas vraiment car les conditions fixées par la proposition de loi sont au nombre de quatre :
- Si la commune de résidence "ne dispose pas des capacités d'accueil nécessaires à la scolarisation de l'élève".
- Si "un frère ou une sœur" sont déjà scolarisés dans un établissement de la même commune.
- En "cas de raisons médicales".
- Si la commune "n'assure pas directement ou indirectement la restauration et la garde des enfants" en cas d'obligations professionnelles des parents.
Il n'est nulle part question de la liberté de choix et du respect de la liberté d'éducation par les parents, premiers éducateurs . Les familles catholiques qui souhaiteront scolariser leurs enfants dans l'école privée d'une commune voisine devront donc se référer artificiellement à un de ces quatre cas pour faire bénéficier leur école du financement de leur commune où ils payent pourtant leurs impôts locaux.
Posté le 28 septembre 2009 à 22h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)
Suite du débat sur le financement des écoles privées sous contrat
L’Assemblée nationale examine une proposition de loi tendant à garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat d’association lorsqu’elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence. Cette proposition vise à mettre fin à l’insécurité juridique actuelle en consacrant le principe d’un traitement paritaire du public et du privé pour le financement des écoles élémentaires privées sous contrat par la commune de résidence, tel que posé par la loi Debré de 1959. Christian Vanneste est intervenu :
"Les 2 premiers principes de la République ne sont qu’imparfaitement réalisés à l’école. La liberté de l’enseignement a pourtant été reconnue par le Conseil Constitutionnel, le 23 novembre 1977. La liberté est un droit mais c’est aussi un atout. Ce sont les parents qui peuvent le mieux choisir l’école qui convient à leurs enfants. De même, une école libre de choisir sa ligne pédagogique sera plus capable de s’adapter au terrain. Mais cette liberté est niée dans les faits, par la toise absurde des 20% [...] source d’inégalité pour les écoles et les familles en matière d’investissement, et enfin par les limites de la prise en charge des élèves scolarisés en dehors de leur commune de résidence. Cette liberté est aussi insuffisante dans l’enseignement public qui devrait bénéficier de plus d’autonomie pour les établissements, de la généralisation et du renforcement du chef d’établissement. Si l’enseignement privé est surtout privé de moyens, l’enseignement public a besoin de liberté et d’autorité. L’excellente idée d’un chèque-éducation pourrait rendre réelle la liberté virtuelle d’aujourd’hui. Chaque famille munie de ce chèque, choisirait son école, qui disposerait des deniers publics en proportion des inscrits."
A ce sujet, l'Action Familiale et Scolaire organise une journée sur l'éducation des enfants le 7 novembre.
Posté le 28 septembre 2009 à 20h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
25 septembre 2009
Jacqueline de Romilly contre l'épreuve unique de latin au Bac
Dans une lettre au ministre de l'Education, l'académicienne écrit :
"Vous avez souhaité faire programmer comme oeuvre unique et donc obligatoire pour l'épreuve de latin du baccalauréat l'Art d'aimer, d'Ovide. Vous affirmez dans le même bulletin officiel qui impose cette oeuvre, que cette épreuve doit « contribuer à la formation de l’individu et du citoyen par l’accès à l’héritage linguistique et culturel gréco-romain. » Or cette oeuvre ne correspond guère à cette finalité. Alors que les parents, les enseignants et les élèves attendent du baccalauréat qu'il soit une authentique formation intellectuelle et morale, vous avez choisi d'inscrire comme oeuvre unique un texte bien opposé aux valeurs fondamentales de la civilisation. Faut-il que notre culture devienne un vecteur de tout ce qui mena à la déliquescence de l'empire romain, et que nos jeunes gens étudient pendant une année entière une oeuvre où apparaît l'art du mensonge, de la violence (en particulier à l'égard des femmes, ce qui paraît aujourd'hui quelque peu malencontreux) et du plaisir inconditionnel ?
Convaincue que la culture doit promouvoir les valeurs civilisatrices, j'apporte mon soutien à l'association DEFI CULTUREL pour vous demander de bien vouloir faire changer d'urgence l'oeuvre obligatoire des baccalauréats 2010 – 2011."
Posté le 25 septembre 2009 à 12h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
17 septembre 2009
L'école à la maison : une réelle liberté en restriction
Le Monde (version papier) consacre un article à l'école à la maison et apporte ces précisions :
"Contrairement à une idée répandue, ce n'est pas l'école, mais l'instruction que Jules Ferry a rendue obligatoire. Pour enseigner en famille, il suffit, à chaque rentrée scolaire, de faire une déclaration au maire de sa commune et à l'inspecteur d'académie. Le phénomène reste marginal mais tend à se développer. Selon le ministère de l'éducation nationale, 3 240 enfants de 6 à 16 ans étaient instruits à la maison par choix des familles en 2007-2008, soit une hausse de plusieurs centaines d'élèves par rapport à la précédente étude, conduite en 2000-2001. [...] Un élève de 9 ans témoigne :
"à l'école, on a une maîtresse pour trente enfants. On prend une journée pour faire ce qu'on fait en deux ou trois heures à la maison. Moi, je peux aller au musée, faire des sorties l'après-midi."
Quant à la fameuse socialisation de l'enfant, un psychiatre indique :
"Si les parents sont attentifs à ce que leurs enfants aient une vie sociale avec d'autres référents adultes, il n'y a aucune raison qu'ils développent une quelconque pathologie [...]. On peut se socialiser en dehors de l'école, avec la famille, les cousins, ou au travers des activités sportives et culturelles."
Mais cette liberté non négociable est compromise :
"Craignant dérives sectaires et maltraitances, soucieux d'unifier les enseignements, l'Etat, depuis dix ans, a renforcé les contrôles des enfants instruits en famille, au grand agacement des parents. La loi du 18 décembre 1998 donne priorité à l'école et les enfants font l'objet d'une enquête sociale tous les deux ans et d'un contrôle annuel des connaissances par un inspecteur de l'éducation nationale. Très peu d'enfants font l'objet d'une obligation de rescolarisation. [...] Le 5 mars, un décret est venu imposer aux enfants instruits à la maison de maîtriser, à l'issue de la scolarité, le socle commun de connaissances et de compétences prévu par la loi sur l'école d'avril 2005.
Une mère déplore ainsi :
"L'instruction en famille est considérée comme un sous-choix. Nous n'avons plus de réelle liberté dans nos enseignements."
En février 2007, le gouvernement a interdit à plus de 2 familles de s'associer pour effectuer ce mode d'instruction (en fait, l'instruction est interdite pour les enfants d'une autre famille, cf commentaire de Jeann Smits).
Posté le 17 septembre 2009 à 08h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)
15 septembre 2009
L'Institut de Formation Politique recommence ses formations
Créé en 2004 sous forme associative, l’IFP organise régulièrement des séminaires de formation aux idées et techniques politiques. Des journalistes, des universitaires, des spécialistes de l’art oratoire ou encore des responsables de la société civile se succèdent pendant un week-end intensif.
Le prix de ces séminaires est de 45 euros (logement compris pour les candidats de province) et l'IFP organise plusieurs séminaires tout au long de l'année universitaire pour permettre aux étudiants de trouver les dates qui leur conviennent le mieux.
A côté de ces séminaires, il existe d’autres activités réservées aux auditeurs : dîner mensuel autour d’un expert, remise d’un annuaire des auditeurs, séminaires de niveau 2 et de niveau 3, séjour de la Bourse Tocqueville aux États-Unis… Plus d’infos sur www.ifpfrance.org
Pour s'inscrire au prochain week-end de formation, il suffit d’envoyer le bulletin d’inscription en bas du programme ainsi qu'un chèque de 45€ à l’ordre de l’IFP (IFP – 158, avenue du Maine – 75014 Paris). On peut également s'inscrire directement par Internet. A réception du règlement, un questionnaire de motivations est envoyé. Il n’y a que 16 participants par session pour garantir un échange optimal avec les intervenants.
Pour plus de renseignements: info@ifpfrance.org ou 01 43 20 14 04.
Posté le 15 septembre 2009 à 17h26 par Marie Sophrone | Lien permanent | Commentaires (0)
13 septembre 2009
La fin de la carte scolaire ? une illusion
C'est ce que pense la direction diocésaine de l'Enseignement catholique de Paris :
"L'assouplissement annoncé de la carte scolaire a donné l'illusion aux familles de pouvoir choisir un lycée public. Si les familles avaient pu garder le contrôle d'une procédure d'inscription étalée dans le temps, elles seraient sorties elles-mêmes de cette impasse, comme cela se passe pour le choix d'un établissement privé, même avec une capacité d'accueil insuffisante. C'est ce que n'a pas permis Affelnet, procédure informatisée unique, en fin d'année, donnant aux familles des réponses qu'elles ne comprenaient pas. Même si l'assouplissement de la carte scolaire semblait aller dans le bon sens, les difficultés de sa mise en oeuvre posent encore beaucoup de questions quant aux possibilités réelles de choisir son établissement".
Les effectifs en lycée privé à Paris augmentent cette année de 2%, malgré les difficultés économiques qui rendent plus difficile pour certaines familles le paiement des frais d'inscription. 11 familles d'élèves venant du privé et qui n'ont pu être affectés dans un lycée public ont saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) pour "discrimination". A Paris, les dossiers des élèves venant de collèges privés sont examinés après ceux venant du public pour obtenir un lycée public. Certains parents d'élèves se sont réunis au sein d'un collectif.
Posté le 13 septembre 2009 à 18h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
03 septembre 2009
Le retour de la pédagogie "traditionnelle" ?
Le Figaro estimait hier que les partisans de l'école traditionnelle pèsent désormais dans le débat politique. Jeanne Smits est plus réservée.
Posté le 3 septembre 2009 à 13h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
02 septembre 2009
L'argent ne fait pas l'éducation
L'État français dépense beaucoup pour ses enfants mais obtient des résultats mitigés, notamment sur le plan de l'éducation, souligne un rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui compare les dépenses et les politiques publiques consacrées aux enfants dans les 30 pays de l'OCDE.
La France dépensait en 2003 quelque 46.000 euros cumulés pour les enfants âgés de 0 à 5 ans, contre 28.000 euros en moyenne dans les pays de l'organisation. Pour les 6/11 ans, les dépenses publiques s'élevaient à 46.000 euros (42.000 dans le reste de l'OCDE), et pour les 12/17 ans, à 60.000 euros (contre 48.000). Par rapport au revenu des familles, l'État français est le troisième pays le plus généreux envers les enfants après la Hongrie et le Luxembourg. Pourtant, la performance des élèves français à l'école reste légèrement inférieure à la moyenne des pays de l'OCDE.
Posté le 2 septembre 2009 à 06h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)
26 août 2009
L'idéologie et l'éducation ne font pas bon ménage
A l'approche de la rentrée scolaire, l'instituteur Marc Le Bris est interrogé dans Famille chrétienne :
"Les enfants ne sont jamais où les théoriciens adultes les attendent. Ils dérangent toujours qui ne les comprend pas. Il n’y a pas de recette. Pour ma part, je n’accepte d’observations sur l’enfant que celles que mon expérience confirme, celles que mes collègues institutrices corroborent. Et, même là, je ne suis sûr de rien…
J’aurais du mal à mettre les filles et les garçons ensembles. Statistiquement, les filles ont plus envie d’être sages, d’être conformes, de faire bien. Elles sont plus obéissantes. Elles réussissent mieux car elles font ce qu’on leur demande. Les garçons ont tendance à faire le gros bébé frondeur, surtout l’aîné ou le dernier de famille ; ceux du milieu, devant trouver leur place, font en général plus d’efforts.
Où est le problème de l’école ?
Au nom d’une vision utopique de ce que sera l’adulte de demain, on a voulu fabriquer un homme nouveau, projeté dans l’enfant. Et on s’est coupé de la réalité de l’enfant, de son observation. On néglige totalement la réalité des stades enfantins pour aller droit au but."
Posté le 26 août 2009 à 09h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
25 août 2009
L'égalitarisme, une maladie de l'Education nationale
Nommé ministre de l'éducation en mai 2009, Luc Chatel fait sa première rentrée scolaire mercredi 2 septembre. Malheureusement, il semble n'avoir rien compris au rôle de l'Education nationale :
"On compte, à l'entrée en 6e, 16% d'enfants de cadres et 55% d'enfants d'ouvriers et d'employés. En classe préparatoire, les proportions sont exactement inversées. Mon défi est là. Il faut que chacun ait sa chance. L'éducation nationale doit être un réducteur d'inégalités.[...] Je revendique le caractère national de l'éducation nationale. Je revendique qu'il y ait des programmes nationaux, des orientations nationales, c'est vraiment le gage de l'égalité des chances sur l'ensemble du territoire."
Le nationalisme jacobin hérité de la Révolution dans toute son horreur. M. le ministre ne veut voir qu'une seule tête et la même ! Pour rappel, la Congrégation pour l'éducation catholique écrivait aux conférences épiscopales en mars 2009 :
"- L’éducation se présente aujourd’hui comme une tâche complexe, vaste et urgente. La complexité d’aujourd’hui risque de faire perdre l’essentiel, c'est-à-dire la formation de la personne humaine dans son intégralité, en particulier en ce qui concerne la dimension religieuse et spirituelle.
- L’œuvre éducatrice bien qu’accomplie par plusieurs acteurs, repose sur les parents comme premiers responsables de l’éducation.
- Cette responsabilité implique le droit de choisir une école qui garantisse une éducation conforme aux propres principes religieux et moraux."
A la place de la recherche d'une pseudo égalité, la déclaration du Concile Vatican II sur l'éducation disait à propos de l'école :
"entre des élèves de conditions sociales et de caractères différents, elle fait naître des relations d'amitié, elle favorise les dispositions à bien se comprendre".
Posté le 25 août 2009 à 15h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
28 juillet 2009
Pas de liberté d'éducation face au Bac
Dans Présent, Rémi Fontaine revient sur la restriction du programme de lettres anciennes pour le prochain baccalauréat, que nous dénoncions le 25 juin, restriction qui s'impose également aux écoles hors contrat, qui devront donc faire étudier pour l'épreuve de latin L’art d’aimer, une des œuvres érotiques d’Ovide, poète attitré de la société frivole de Rome, dont il peint les mœurs libertines :
"Ce traité licencieux, plein de conseils très pratiques pour séduire les femmes au moyen de gestes, de pensées et de manières choisies, promeut en fait la multiplication des partenaires et propose déjà à l’homme mille ruses pour réduire la femme à l‘état de proie. [...] A l’heure où l’on voudrait, au nom du laïcisme, supprimer les crucifix dans les salles d’examen de nos écoles catholiques, voilà donc le genre de sujet très « neutre » qu’on entend faire travailler à tous nos élèves par contrainte d’un programme exclusif ! [...]
Au nom de la vraie liberté d’enseignement et des écoles indépendantes, il est donc fortement proposé de réagir auprès des autorités compétentes pour faire pression sur les commissions en charge des programmes et des sujets. Il faudrait agir en amont et non a posteriori comme (il y a quelques annés) pour le fameux sujet de sciences en faveur de l‘« IVG » contre lequel « on » s‘était récrié un peu tard [...].
Il s’agit ici de remettre en cause la limitation de fait de la liberté de choix tant des professeurs que des élèves par une réduction incongrue du programme de latin en classe terminale (une seule œuvre écrite !). S’interroger sur la dévaluation d’une épreuve aussi réduite qu’orientée et donc sur la culture générale ainsi que la capacité ultérieure des élèves à poursuivre des études universitaires de lettres classiques. S’inquiéter enfin et surtout de l’incitation publique à la débauche que représente subversivement cet Art d’aimer, jugé déjà comme tel par un empereur romain étranger à la morale chrétienne. On peut donc écrire au ministre de l’Education nationale (110, rue de Grenelle, 75007 Paris), au médiateur de l’Education nationale (Bernard Thomas, 61-65 rue Dutot, 75732 Paris 15, mediateur@education.gouv.fr). On peut de surcroît demander à son député ou son sénateur d’intervenir par exemple dans le cadre des questions au gouvernement. On peut aussi entrer en relation avec son évêque diocésain et solliciter les associations familiales et scolaires catholiques."
Posté le 28 juillet 2009 à 13h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)
25 juin 2009
Voulez-vous que vos enfants fassent du latin ou du grec ?
Un lecteur m'informe :
"A partir de la rentrée prochaine, les nouveaux programmes du ministère de l'éducation nationale pour le baccalauréat en grec et en latin entrent en vigueur. L'une des particularités de ces dispositions est la préparation d'une oeuvre obligatoire (donc y compris pour le hors contrat) pour l'épreuve écrite de la série littéraire.
Or, pour les deux prochaines sessions 2010 et 2011, les candidats seront sensés travailler L'art d'aimer, une des oeuvres érotiques du poète Ovide (43 av. J.C. - 17 ap. J.C.), un traité de conseils pour séduire les femmes au moyen de gestes, de pensées et de manières choisies et qui avait valu l'exil à son auteur. Cet écrit licencieux promeut la multiplication des partenaires et propose des ruses à l'homme pour réduire la femme à l'état d'une simple proie.
A l'heure où on supprime le porc dans les cantines d'écoles, les Catholiques de France devront-ils subir des écrits contraires à la morale ?"
Posté le 25 juin 2009 à 14h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)
14 juin 2009
Création d'un établissement novateur en Vendée
Philippe de Villiers a eu l'autorisation du ministre de l’Education nationale pour ouvrir un «collège novateur de référence nationale» en Vendée, à Saint-Hilaire-de-Loulay. Selon l’académie, Philippe de Villiers négociait depuis février 2008 auprès du ministère. Il s’agit d’un établissement où les professeurs exercent un tutorat permanent, où les 600 élèves sont tous internes et où, à la manière des classes sport-études, une section «humanités classiques, art, culture» pourra être suivie. Au programme, du grec et du latin, des épreuves de culture générale, des cours de civilisation, de littérature, de théâtre etc.
Dans le règlement intérieur, un engagement social personnel sera demandé à l’élève, soit un apprentissage de la générosité et du sens de l’intérêt général reposant sur une demi-journée par semaine de présence caritative ou humanitaire, en rendant visite à des personnes âgées ou handicapées par exemple. Le modèle pourrait être étendu à l’échelle nationale, précise le rectorat de Nantes, justifiant ainsi le soutien personnel du ministre et des services de l’Education nationale. Philippe de Villiers explique :
"C’est à travers l’éducation que nous pourrons donner aux jeunes Vendéens tous les outils de la réussite. Nous allons donc passer d’une simple logique d’instruction à une logique éducative. Ce modèle éducatif sera fondé sur le tutorat et sur l’internat. Il passe par une culture générale forte, mais aussi par un engagement social des élèves. [...] Cet internat sera un internat culturel. Les élèves pourront assister à divers spectacles, comme par exemple le ballet de Pékin, un concert de musique classique ou encore une pièce de théâtre, qui sont autant de chefs-d’œuvre de l’humanité et qui forment le jugement."
Posté le 14 juin 2009 à 15h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (27)
11 juin 2009
La méthode Montessori dans les écoles catholiques de Sydney
Cette dépêche un peu longue contient néanmoins tous les éléments aidant à comprendre ce qu'est cette méthode et les raisons qui ont motivé son choix :
Dans la Méthode Montessori, l’enfant est considéré comme un être spirituel, plein de ressources. Les instruments didactiques utilisés pour l’apprentissage et la croissance seront des paroles, des actions, des jeux, des chansons et des représentations visuelles ». De même le rôle des enseignants changera, ils acquerront de nouvelles stimulations et aptitudes professionnelles.
La pensée pédagogique de Maria Montessori identifie l’enfant comme un « être complet, capable de développer des énergies créatrices et possesseur de dispositions morales, comme l’amour, que l’adulte a désormais comprimé à l’intérieur de lui, les rendant inactives ». Un principe fondamental est la liberté de l’élève, puisque seule la liberté favorise la créativité de l’enfant, déjà présente dans sa nature. De la liberté doit émerger la discipline, que l’enfant apprend comme un bagage qui lui restera toute la vie. La Méthode Montessori est utilisée dans de nombreuses écoles pour l’enfance en Italie, en Europe et dans d’autres pays du monde".
Pour aller plus loin :
- Le site officiel de Montessori;
- Un site d'ateliers Montessori;
- Deux sites différents de matériels Montessori peu onéreux : site allemand et site anglais;
- Un cours de maternelle, plus particulièrement pour l'école à la maison, vu dans Missa et recommandé par Créer son école;
- Deux blogs de mamans "montessoriennes" (ici et là);
- ...
Posté le 11 juin 2009 à 12h13 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)
03 juin 2009
Eduquer par l'exemple et la Force
« Le problème fondamental des jeunes, ce sont les adultes, c'est nous », a affirmé le cardinal Bagnasco. Pour lui, les jeunes ont « une âme, un cœur qui cherche de grands idéaux » et « il est nécessaire d'avoir des critères éducatifs clairs, solides, qui aillent si besoin à contre-courant, contre les modes dominantes ».
C'est ainsi que les adultes auront « le courage, la confiance, l'espérance de pouvoir éduquer les jeunes générations ». Et de rappeler les paroles de Benoît XVI qui, à plusieurs reprises, « a exhorté à ne pas avoir peur face au défi de l'éducation ».
« Nous ne devons pas avoir peur », a ajouté le cardinal italien. « Il est possible d'éduquer, nous ne devons pas baisser les bras, parce que ce sont les jeunes eux-mêmes qui nous demandent cette aide à nous, adultes ».
« Dans une culture fortement marquée par le relativisme et l'individualisme, on vit dans une atmosphère où l'unité de la personne s'est perdue » [voir ici sur l'unité de vie. NDL], a regretté le haut prélat. « Actuellement, entre le broyage, la division de la personne et donc de la société, personne ne vit bien ».
Le cardinal Bagnasco a enfin dénoncé le « malaise » né « dans une société (...) où il n'y a rien de solide pour s'appuyer et construire un édifice humain ». « Ce climat culturel interpelle le monde des adultes, qui a une responsabilité éducative, et pousse à prendre cette urgence au sérieux », a-t-il ajouté".
Posté le 3 juin 2009 à 07h36 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)
19 mai 2009
Sectes et école à la maison : l'amalgame facile de Fenech
Georges Fenech - ex-député UMP - est un triste sire que nous ne connaissons que trop dans ses tentatives pour interdire la liberté scolaire (ici, ici, ici). Nommé président de la mission de lutte contre les sectes (Miviludes), il rend un rapport aujourd'hui. Il déclare :
"Xavier Darcos a décidé de recenser tous les enfants qui bénéficient d'une instruction à domicile. Grâce à cette enquête lancée depuis janvier, on disposera pour la première fois d'une vue générale de la situation et on connaîtra les motivations des familles, en général tout à fait légitimes. On pourra ainsi déceler les enfants évoluant dans des communautés à caractère sectaire."
A ceux qui me rétroqueraient que j'ai la critique facile, ajoutons que Georges Fenech ne fait aucune mention des mouvements à caractère satanistes, pourtant bien présents en France.
Posté le 19 mai 2009 à 09h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)
17 mai 2009
La religion doit être enseignée à l'école
La Congrégation pour l'éducation catholique a envoyé le 5 mai une lettre aux conférences épiscopales sur l'enseignement de la religion à l'école. Extraits :
"La nature et le rôle de l’enseignement religieux à l’école sont aujourd'hui l’objet de débats et, en certains cas, de nouvelles réglementations civiles, qui ont tendance à le remplacer par une étude du fait religieux en général, ou de morale et de culture religieuse, allant jusqu'à s'opposer aux choix et à l'orientation que les parents et l’Eglise désirent donner à la formation des générations futures. En conséquence, par cette Lettre Circulaire aux Présidents des Conférences épiscopales, la Congrégation pour l’Education Catholique estime nécessaire de rappeler quelques principes [...].
-
L’œuvre éducatrice bien qu’accomplie par plusieurs acteurs, repose sur les parents comme premiers responsables de l’éducation.
-
Cette responsabilité implique le droit de choisir une école qui garantisse une éducation conforme aux propres principes religieux et moraux. [...]
-
De par son activité scolaire, l’école catholique est une véritable réalité d'Eglise, dans laquelle se fondent harmonieusement la foi, la culture et la vie.
-
Elle est ouverte à tous ceux qui désirent en partager le projet éducatif inspiré par des principes chrétiens.
-
L’école catholique est une expression de la communauté ecclésiale et sa catholicité est garantie par les autorités compétentes (Ordinaire du lieu).
-
Elle garantit la liberté de choix aux parents catholiques et constitue un aspect du pluralisme scolaire.
-
Le principe de subsidiarité régit la collaboration entre la famille et les diverses instances chargées de l’éducation. [...]
-
La liberté religieuse est le fondement et la garantie de la présence de l’enseignement de la religion dans les écoles publiques.
-
Une conception anthropologique ouverte à la dimension transcendantale en est la condition culturelle.
-
Dans les écoles catholiques, l’enseignement de la religion est une caractéristique essentielle du projet éducatif et on ne peut y renoncer.
-
L’enseignement de la religion est différent et complémentaire de la catéchèse, car il s’agit d’un enseignement scolaire, qui ne réclame pas une adhésion de foi, mais transmet des connaissances sur ce qu'est le christianisme et la vie chrétienne."
Posté le 17 mai 2009 à 16h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)
Une amende pour avoir joué au football dans son jardin
Posté le 17 mai 2009 à 16h11 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)
11 mai 2009
Se former cet été
En réponse à cet appel du Saint Père et à l'approche des vacances d'été, le Salon Beige publie ci-dessous une sélection d'universités d'été. Cette liste ne saurait être exhaustive. Vous pouvez nous aider à la compléter dans les commentaires.
Le Salon Beige
8e Rassemblement des Jeunes Catholiques
du 27 juillet au 2 août à Sées (Normandie)
Le RJC propose aux jeunes de 18 à 28 ans une semaine d'approfondissement spirituel, doctrinal et culturel. Au programme : enseignements et témoignages, liturgie traditionnelle et vie de prière , détente et activités sportives. Il se déroulera cette année du 27 juillet au 2 août à l'Institut Croix- des-Vents à Sées, près d'Alençon (Normandie).
Comme chaque année, des prêtres et séminaristes des communautés Ecclesia Dei accompagneront le rassemblement (Fraternité Saint Pierre, Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, Chanoines Réguliers de la Mère de Dieu).
Le thème 2009 est la Charité. Il sera traité au travers de sept conférences doctrinales sur la vertu théologale ("L’amour humain", "La politique", "La vertu théologale de charité", "Charité et vie morale", "Les dons du Saint-Esprit," "Charité et liturgie", "Charité et conseils évangéliques"), et d'une quinzaine de carrefours et veillées donnant des illustrations concrètes de l'espérance chrétienne avec des conférenciers de qualité: Hugues Kéraly, Jean-Marie Le Méné, le Dr Perrel,...
Informations complémentaires et inscriptions en ligne sur sur www.rjc.asso.fr.
Famille missionnaire de Notre-Dame
du 11 au 13 juillet à Sens (Orne) Après la Session Humanae Vitae de l’année dernière la Famille Missionaire de Notre-Dame organise une session de formation Donum Vitae du 11 au 13 juillet à Sens pour les familles et les jeunes sur le thème . Vous pourrez vivre ces trois jours au rythme de la communauté (offices, messes, chapelet) et suivre des conférences données par le Père Bernard et par Pierre-Olivier Arduin ainsi que des témoignages de foyers amis. Le programme complet se trouve sur le site de la communauté (garderie d'enfants assurée).
"La Session « Donum Vitae » devrait vous permettre de mieux connaître deux enseignements prophétiques de l’Eglise, qui ont fait suite à l’enseignement prophétique « d’Humanae Vitae » : l’Instruction « Donum vitae » du 22 février 1987 et la nouvelle Instruction (de caractère doctrinal) « Dignitas personae » du 8 décembre 2008. Ces deux Instructions prophétiques ont été données par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. La première a été signée par le Cardinal Joseph Ratzinger ; la dernière par le Cardinal Lévada. [...] L’Instruction « Donum Vitae » fait découvrir que le don de la vie humaine, dans le plan de Dieu Créateur, ne peut être que le fruit de l’acte d’amour conjugal des époux. L’Instruction « Dignitas personae » veut faire découvrir que la dignité de la personne humaine doit être reconnue à tout être humain depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle. ".
Programme détaillé et inscriptions sur le site: www.fmnd.org
XVIIIe Université d'été de Renaissance catholique
du 11 au 14 juillet à l’abbaye de Pontlevoy (Loir-et-Cher) ...sur le thème Le Mondialisme. 4 jours de formation, de détente, de culture et d’amitié chrétienne.
Au programme:
* Conférences-débats
* Visites culturelles
* Messe tridentine chaque jour sur place.
* Activités pour les jeunes
* Veillées, soirées conviviales
* Ateliers militants
* Grande librairie (livres neufs et d’occasion)
Les intervenants: Aymeric Chauprade, Michel De Jaeghere, Arnaud Jayr, Claude Rousseau, Maxence Hecquard, Philippe Conrad, Arnaud de Lassus, Michel Sarlon-Malassert, Jean-Yves Le Gallou, Bruno Gollnisch, Abbé Bruno Schaeffer, Jean-Pierre Maugendre...
Programme et bulletin d'inscription sur le site: www.renaissancecatholique.org
XXXe Université d'été de Chrétienté-Solidarité et du Centre Charlier
du 2 au 9 août 2009 dans les Hautes Alpes (près de Sisteron)
L'UDT de Chrétienté-Solidarité aura pour thème Comprendre et peser sur le monde actuel. Politique, histoire et culture, Spiritualité, militantisme, sport et randonnées, une formation complète pour répondre aux défis de notre temps
Programme et conférenciers:
- "Propositions pour une politique française" Bernard Antony
- "Quelques aspects de l’éthique en islam" Marie-Thérèse Urvoy
- "A propos de l’affaire Gouguenheim" Dominique Urvoy
- "Les racines de l’Europe" Danielle Masson
- "Résistance au communisme et littérature chrétienne en Roumanie" Monica Papazu
- "La question de la Vérité chez Benoît XVI" abbé Christian Gouyaud
- "Besancenot, la nébuleuse trotskyste et ses mutations" Louis Chagnon
- "Politique étrangère : y a-t-il une alternative à l’OTAN ?" Michel Hubault
- "La crise financière et économique, analyse et propositions" Thibaut de La Tocnaye
- "L'idéologie du genre : l'ultime subversion" Yves Daoudal
Renseignements: Centre Charlier - Université d’été, 70, boulevard Saint Germain 75005 PARIS. tél: 01.40.51.74.07 ou 06.09.40.45.75.
Louisianes
du 25 au 29 août à La Cotellerie (Mayenne)
Une session annuelle de formation sur les Fondements de la foi et de la culture chrétienne est organisée pour des jeunes de 18 à 25 ans afin de leur offrir des points de repère pour approfondir leurs connaissances théologiques, spirituelles, juridiques, littéraires, philosophiques, historiques, bioéthiques… Eucharistie, offices liturgiques, conférences, témoignages… sont proposés chaque jour.
Intervenants/conférences : Christian Bouet "Peut-on encore croire ?" et "Peut-on encore éduquer ?" ; Jean Chaunu "Résistance chrétienne face au national-socialisme en Allemagne" et "Le christianisme au XXe siècle et les trois totalitarismes (fascisme, communisme et national-socialisme)" ; Charlotte Chaunu - Le Bouteiller "D'Humanae vitae (1968) à Evangelium vitae (1995) : deux encycliques prophétiques" ; Michel Emmanuel "L'Eglise face au marxisme : l'exemple d'un vicaire en banlieue rouge" et "L'abbé Verdier, fondateur du séminaire des carmes" ; Michel Fauquier "Le dimanche : fondements et enjeux"; Hubert Houliez "Servir le bien commun" et "Sens chrétien de la personne" ; Annie Laurent "La personne humaine dans l'islam" et "Situation actuelle des chrétiens en Terre sainte, en Egypte et en Irak" ; J.-P. Rousselle "Notre-Dame de Guadalupe : apparitions mariales à Juan Diego en 1531 ou l'évangélisation du peuple mexicain par la Mère de Dieu" et également : François Ars, Edouard Husson...
Les Labos de la Foi 2009 Du Lundi 24 au Dimanche 30 août 2009, dans le cadre magnifique de la plaine de Valence, à Montéléger (Drôme), c’est une université d’été originale que propose le cardinal Philippe Barbarin : une semaine intensive et détendue, ouverte à tous les jeunes (18/30 ans), quel que soit leur niveau de formation, pour travailler la foi et en vivre.
Cette formation, centrée sur les fondements de la vie chrétienne, propose des enseignements donnés par des théologiens et des philosophes, des travaux en groupe et des moments personnels, des temps de prière, de détente et de fête.
- Inscriptions en ligne
- tract des Labos 2009
Renseignements :
labosdelafoi@jeunes-lyon.cef.fr
www.jeunes-lyon.cef.fr
Stage Jeunes d'ICHTUS
du 22 au 28 août à Souvigny (Allier)
Le stage est destiné aux étudiants et jeunes professionnels de 18 à 25 ans et a lieu à l’hôtellerie du prieuré Marie Mère de l’Eglise, chez les frères de Saint Jean.
Il est animé par des permanents d’ICHTUS, en particulier Thibaut Dary, délégué général, et Claire Bolze, responsable du Pôle action, ainsi que par des intervenants extérieurs invités. Une animation spirituelle est prévue, ainsi que des moments de détente et d’amitié.
Durant 6 jours, par le biais de conférences, enseignements, témoignages ou travaux en petits groupes, il sera proposé aux stagiaires :
- d’étudier des thèmes fondamentaux : Y a-t-il une vérité ? – Qu’est-ce que la liberté ? – Qu’est-ce que l’homme ? – Personne et société, chrétien et citoyen – La Doctrine sociale de l’Eglise – L’amour humain est-il possible ? – L’enjeu de la culture – Passer de la foi à l’engagement
- de revenir sur des sujets d’actualité : Médias et Eglise : le malentendu éternel ? – L’Islam à nos portes : le connaître pour agir – Homoparentalité et avenir de la famille – Ecologie et développement durable – Moraliser les affaires, aimer les pauvres – France, Europe, monde : quelles frontières demain ?
- d’approfondir des textes de référence : grandes déclarations du concile Vatican II, encycliques des derniers papes, Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise
- de puiser aux sources de notre culture : Athènes, Rome, Jérusalem, les mères Patries – Vingt siècles d’histoire du christianisme – Aimer la France – Apprendre à contempler la beauté
Renseignements : ICHTUS, 49 rue des Renaudes, 75017 Paris - 01 47 63 77 86 - courrier@ichtus.fr - www.ichtus.fr
Camps et pèlerinages d'été des chapitres de Notre-Dame de Chrétienté Sur la lancée du pèlerinage de Chartres de Notre-Dame de Chrétienté, plusieurs chapitres développent une vie au delà des trois jours de la Pentecôte et proposent nombre d’activités. S’adressant principalement à des jeunes ou à des célibataires, ils s’appuient sur ces quatre fondements : Amitié, Prière, Formation, Action.
Dans ce cadre, ils proposent régulièrement des activités spirituelles, des activités de formation, des camps, des pèlerinages, des activités militantes ou caritatives, des activités de détente… Il s'agit en particulier des chapitres Saint Jacques, Saint Martin, Saint Georges, Sainte Madeleine, Saint Lazare, Saint Pierre Chanel, Missio...
La liste des activités d'été 2009 avec lieux, dates et contacts se trouve sur le site de Notre-Dame de Chrétienté.
Stages d'Anglais pour garçons à Chavagnes International
3 sessions de 30 enfants maximum de 9 à 18 ans.
- du lundi 6 juillet au dimanche 12 juillet 2009
- du lundi 13 Juillet au dimanche 19 juillet 2009
- du lundi 24 Août au dimanche 30 août 2009.
Lors de ces sessions, les enfants seront encadrés par des professeurs de langue anglaise et recevront des cours intensifs en anglais, avec des appuis personnalisés suivant le cursus de chaque enfant. Des activités sportives leur seront également proposées.
Renseignements et inscriptions sur le site de l'école: www.chavagnes.org
Posté le 11 mai 2009 à 09h24 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (5)
07 mai 2009
L'enseignement de la religion est un droit
Le cardinal Peter Erdö, archevêque de Esztergom-Budapest (Hongrie) et président du Conseil des Conférences épiscopales d'Europe (CCEE) est intervenu lors d'une table ronde organisée au Conseil de l'Europe, le 4 mai à Strasbourg, sur ‘L'enseignement religieux : une ressource pour l'Europe'. Il a affirmé que
"l'enseignement de la religion est avant tout un droit des jeunes et de leur famille. Mais c'est aussi un droit et une responsabilité des religions qui doivent pouvoir proposer et fournir ce service. [...]
[L]idée laïciste qui entend imposer sa conception de la religion, affirmant que celle-ci doit rester une affaire privée, ne respecte pas l'aspect communautaire de la liberté et nie donc quelque chose qui est constitutif de la religion elle-même [...] A une époque où beaucoup perçoivent les signes d'une crise, non seulement économique et financière mais surtout des valeurs et du sens de la vie, l'éducation religieuse peut jouer un rôle décisif [...] Voilà pourquoi l'Eglise considère de son devoir de continuer à éduquer les jeunes, faisant tout son possible pour leur donner une instruction de haut niveau [...] Nous sommes convaincus que la contribution des religions en général et de la religion catholique en particulier, donne à la vie une perspective nouvelle et un horizon plus vaste, la rendant plus humaine et capable de générer une société plus solidaire et riche d'espérance".
Posté le 7 mai 2009 à 10h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
05 mai 2009
Le "pédagogisme" en crise
Veille éducation nous informe que le site "socio constructiviste" Tribune de l'éducation vient de fermer, faute de lecteurs et de rédacteurs. Contre tous les constats d'échecs, ce site défendait encore la méthode globale pour apprendre à lire. Sa fermeture est donc une bonne nouvelle.
MJ
Posté le 5 mai 2009 à 08h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
30 avril 2009
Belle action
A 9 ans, il sauve sa sœur et ses deux frères dans l'incendie de sa maison.
Posté le 30 avril 2009 à 21h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
25 avril 2009
"17 ans encore", le film qu'ils n'aiment pas
Lahire
Posté le 25 avril 2009 à 18h49 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)
L'agonie coûteuse de la pseudo Éducation dite nationale
Un
livre récent (mais on ne les compte plus) vient encore de le souligner,
la France est malade de cette Éducation nationale. C’est bien ce
monstrueux mammouth qui, depuis la Libération, a mis ses grosses pattes
sur la formation de la jeunesse.
Les étudiants et les lycéens qui vocifèrent dans les rues, aux frais des contribuables lui doivent tout. Les enseignants qui les conduisent et les encadrent, ont tout appris de lui et les maîtres qui les ont formés, eux-mêmes étaient déjà ses enfants. Deux générations empoisonnées devenues, comme innocemment, empoisonneuses à leur tour. Au total, trois générations perverties qui pensent que tout leur est dû sans qu’elles n’aient rien à donner ! La crise qui plonge tant de familles dans l’angoisse du chômage va-t-elle rappeler à un peu de pudeur les Harpagons des avantages acquis " (suite).
Posté le 25 avril 2009 à 18h34 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)
05 avril 2009
Belle jeunesse : "deux frères, une leçon de civisme"
Une bien belle histoire qui met en avant deux frères, deux jumeaux qui ont volé au secours d'une femme agressée.
Lahire (merci à XV)
Posté le 5 avril 2009 à 16h12 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)
03 avril 2009
Gratuité permanente des musées pour les parents?
Mais, au risque de décevoir les lecteurs, je me suis déconnecté quelques secondes de la réalité de notre France et de l'idéologie qui y prévaut. La réalité est ailleurs :
Les éducateurs en France sont les membres du ministère de l'Education dite nationale, mais c'est bien sûr! Par conséquent, il est logique que cette gratuité ne soit accordée qu'aux professeurs, non pour parfaire leur propre instruction et celle des enfants qui leur sont ponctuellement confiés par les parents, mais au nom de la mission de l'éducation que l'Etat s'est octroyée.
Et comme cette mission est éreintante, le ministre ajoute :
Lahire
Posté le 3 avril 2009 à 12h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)
31 mars 2009
25% à 35% des élèves de CM2 n'ont pas le niveau
Jean-Louis Nembrini, directeur de l'enseignement scolaire, a révélé hier les résultats des évaluations en français et en mathématiques réalisées, en janvier, par plus de 553 000 élèves de CM2. Les écoliers ont réalisé 60 exercices en français (lecture, écriture, grammaire, vocabulaire...) et 40 en mathématiques (connaissance des nombres, calcul, géométrie, grandeurs et mesures...). En fonction des réponses, les enseignants les ont codées 1 (niveau atteint) ou 0 (niveau pas atteint). En français, 75% des écoliers sont au niveau ou au-delà et 65% en mathématiques. 7% sont vraiment largués en français et 15% ont décroché en maths. Un gros effort de soutien s'impose, conclut le ministère. Mais la solution est-elle vraiment là ? Interrogé par l'Homme Nouveau, Jean Flouriot, professeur et correcteur de géographie, membre de l’Institut Libre de Formation des Maîtres, déclare :
"La liberté de l’enseignement est la condition du renouveau de la nation. Liberté pour les parents du choix d’un enseignement en concordance avec l’éducation qu’ils donnent à leurs enfants ; pour les chefs d’établissement du choix des membres des équipes éducatives ; pour les enseignants du choix des méthodes pour éveiller les âmes et les esprits de leurs élèves."
Posté le 31 mars 2009 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
28 février 2009
Forum sur l'éducation à Sens
Directement en liaison avec le post précédent, la Famille Missionnaire de Notre-Dame organise un forum dans sa maison de Sens les 7 et 8 mars 2009. Les thèmes abordés seront les suivants :
L'urgence de l'éducation.
La première responsabilité des parents éducateurs.
La collaboration confiante des parents et des éducateurs dans la société et l'Eglise
Voici les mots de présentation de ce forum par le père Bernard, modérateur de la Famille Missiosnnaire de Notre-Dame :
"Notre Pape Benoît XVI a choisi comme priorité pastorale pour le diocèse de Rome, en cette année 2008, l’urgence de l’éducation. Le choix du Saint-Père ne devrait-il pas nous interpeller ? L’urgence de l’éducation devrait être également, nous en sommes convaincus, une priorité pour notre société et pour notre Eglise de France.
Pour affronter le défi de l’urgence de l’éducation, nous ne devons pas agir en ordre dispersé, mais nous avons besoin d’une concertation et d’une collaboration, fondées sur la vérité, l’amour et la confiance, entre tous les acteurs de l’éducation : les parents, premiers responsables de l’éducation de leurs enfants et tous les acteurs de l’éducation tant dans notre société que dans notre Eglise."
Toutes les informations pratiques ici ou au 03 86 65 13 41
Addendum : le père Bernard remercie les 1 793 personnes qui ont signé en moins de 4 jours la liste de soutien à Benoit XVI dont nous avions parlé ici. Cette liste a été remise au Saint-Père par l'intermédiaire du cardinal Rodé qui a été très touché par cette initiative.
Posté le 28 février 2009 à 16h46 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)
25 février 2009
Education : un alignement sur l'anti-morale
"De la “pilule du lendemain” en classe de troisième à l’offensive Darcos contre “l’homophobie” scolaire, l’alignement de la loi sur les mœurs de l’anti-morale est devenu un principe de gouvernement. Certes, la loi fixe encore des limites à ne pas dépasser. Si par exemple la réhabilitation sociale des homosexuels, notamment en milieu scolaire, venait à multiplier demain le nombre d’agressions sexuelles contre les enfants, le risque serait grand que le peuple ignorant voie rouge, et vote tout de travers aux prochaines élections… Il y a donc encore une apparence erronée de bien légitime (l’homosexualité) et un potentiel véritable de mal répressible (la pédérastie) dans la vision libérale des choses; mais la frontière reste fragile, car le vrai libre-penseur encore une fois n’a qu’une seule conviction: “Toutes les idées se valent et doivent pouvoir s’exprimer.” [...]
Dans cette logique, le ministre de l’Education Nationale encourage depuis septembre dernier les associations homophiles à présenter leur “point de vue” spécifique aux enfants. SOS Homophobes et Couleurs Gaies viennent donc raconter aux adolescents, dans toutes les écoles publiques et privées sous contrat, qu’ils sont garçons et filles moins par un fait de nature que par la pression sociale ambiante et l’éducation reçue dès le plus jeune âge au domicile de leurs parents. [...] Xavier Darcos ne mesure pas cette conséquence: il applique le postulat. Que va-t-il faire le jour où des associations sadomasochistes, zoophiles et coprophages réclameront à leur tour le droit de venir “s’exprimer”?"
MJ
Posté le 25 février 2009 à 22h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
Parler des religions de la même manière est quasiment anticatholique
En septembre 2008, le ministère de l'Éducation du Québec a introduit un nouveau programme dans toutes les écoles publiques et privées de la province, qui remplace le «programme d'enseignement moral et religieux catholique", l'«enseignement moral et religieux protestant» et l'«enseignement moral» parmi lesquels les parents pouvaient choisir. Le nouveau programme confronte les élèves à une diversité de religions et à une éthique laïque.
Il a conclut en soulignant que cette méthode d'instruction pourrait en fin de compte être antireligieuse puisque les jeunes ont l'impression que chaque foi est un récit imaginaire.
Michel Janva
Posté le 25 février 2009 à 06h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
14 février 2009
Déclaration scandaleuse de Nicolas Sarkozy
Outre son projet de loi sur l'homoparentalité (salué par Gaylib), le chef de l'Etat a souhaité hier raccourcir le congé parental pour les femmes qui souhaitent éduquer ellesmêmes leurs enfants :
"Les congés parentaux sont parfois à l'origine d'un immense gâchis [...] ces dispositifs maintiennent en dehors du marché du travail près de 800.000 femmes chaque année".
Le chef de l'Etat a souhaité la mise en place d'un congé parental plus court. C'est frontalement contraire au point non-négociable, selon lequel les parents sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants. C'est outrageusement scandaleux pour les familles, dont le rôle fondamental pour la société est ici nié.
Posté le 14 février 2009 à 14h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)
30 janvier 2009
L'échec de l'école
Une note du ministère de l'Éducation nationale compare sur 20 ans - entre 1987 et 2007 - l'évolution des compétences des élèves de fin de primaire. Au programme, 40 items de lecture et 33 items de calcul. Alors qu'une enquête intermédiaire, publiée en 1998, avait montré une grande stabilité en dix ans, la situation s'est nettement dégradée en lecture. 2 fois plus d'élèves se situent en 2007 au niveau de compétence des 10 % d'élèves les plus faibles en 1987.
Même constat pour l'orthographe. Sur la même dictée, le nombre d'erreurs a augmenté en moyenne de 10,7 en 1987 et 14,7 en 2007. Le pourcentage d'élèves qui faisaient plus de 15 erreurs est passé de plus de 26% il y a 20 ans, à 46% aujourd'hui ! Ce sont principalement les erreurs grammaticales qui ont augmenté.
Pour enfoncer le clou, l'association Sauvez les lettres a réalisé à la rentrée une dictée pour les élèves de seconde. Deux tiers des élèves ont eu zéro et à peine 14 % s'en tirent avec la moyenne !
MJ
Posté le 30 janvier 2009 à 16h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)
16 janvier 2009
Le retour de l'uniforme à l'école ?
Xavier Darcos a rencontré des élèves de la City of London Academy (à Bermondsey, dans le sud de Londres), de 11 à 19 ans, tous habillés de la même manière : pantalon gris, chemise blanche, cravate à rayures et blazer avec l’écusson de l’établissement pour les garçons, et jupe grise, chemisier blanc, même cravate et blazer pour les filles. Cette nouvelle école, qui compte 1 050 élèves, est le fleuron de la nouvelle politique du gouvernement anglais qui veut relancer les établissements des quartiers difficiles. Xavier Darcos a estimé que l'uniforme à l'école pouvait être une bonne chose :
"Dans certains établissements où il y a une très grande mixité sociale et des grandes disparités d’origine, on pourrait expérimenter le fait que les élèves aient tous les mêmes tee-shirts ou une tenue comparable. Ce ne serait pas un retour à la blouse grise mais un tee-shirt siglé qui signale l’appartenance à l’établissement. Cela n’a rien de scandaleux. Cela supprime les différences visibles de niveau social ou de fortune. C’est un facteur d’intégration supplémentaire".
Une élève de la City of London Academy, âgée de 16 ans, déclare :
"On ne conçoit pas d’être habillé autrement. Nous en portons depuis que nous sommes petits. Cela nous rend tous égaux. Personne ne se moque de toi si tu n’es pas habillé en marques".
Xavier Darcos, qui avait déjà évoqué en 2003 l’idée d’un retour de l’uniforme, ne souhaite pas pour autant l’imposer. Son entourage précise :
"Il n’y aura ni décret ni circulaire. Mais si un directeur, un principal ou un proviseur juge bon de le faire, le ministre ne s’y opposera pas".
En France métropolitaine, l’uniforme n’est plus porté depuis 1968, sauf dans quelques écoles privées et un seul établissement public, la maison d’éducation de la Légion d’honneur, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
Posté le 16 janvier 2009 à 09h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)
09 janvier 2009
En Avignon, l'école catholique redevient catholique
Mgr Cattenoz, archevêque d'Avignon, déclare dans Monde & Vie :
"Au collège Saint-Gabriel de Valréas, par exemple, j’ai demandé qu’il y ait, une fois par semaine, une heure de transmission de la foi par classe. La première année, nous avons commencé avec les sixièmes cette première évangélisation, dont j’ai moi-même établi le programme avec un professeur. Au terme de cette première année, plusieurs professeurs sont venus me dire «Nous sommes prêts à y participer». Nous avons donc lancé un programme identique en cinquième.
Quelles ont été les réactions?
En interne, excellentes. Les professeurs m’ont dit : «L’ambiance dans le collège a changé. Les élèves se sentent écoutés et accueillis». [...] A l’extérieur, cela n’a pas toujours été compris. Je me suis fait taxer de communautariste, notamment par le Figaro… Accuser Jésus de communautarisme, c’est une aberration ! Car la bonne nouvelle est proposée à tout le monde. L’évangélisation, ça ne veut pas dire convertir tout le monde à coups de sabre et de goupillon, mais proposer à tout le monde le trésor que j’ai reçu. [...] Les familles musulmanes qui mettent leurs enfants dans nos écoles savent qu’elles ont un caractère propre, qui est catholique. A Saint-Gabriel, il n’y a eu aucune plainte de parents. Et les jeunes, quand “l’heure de première” annonce prend fin, disent: «C’est déjà fini, dommage, ça nous intéresse». [...] Ce que je sais, c’est qu’autrefois, l’aumônerie de Saint-Gabriel était déserte, et qu’aujourd’hui elle se remplit à vue d’oeil. [...] J’ai dit dans ma charte: ce n’est pas l’enfant qui doit être au centre de nos écoles, mais le Christ. [...]
[C]omme c’est l’Etat qui paie, nous n’avons plus le choix des professeurs. Le jour où nous l’avons accepté, nous avons vendu notre âme ! En revanche, je crois que nous devons avoir l’audace de renégocier d’autres types de contrat, qui permettraient de recevoir moins d’argent qu’aujourd’hui, mais en retrouvant la liberté de choix de nos professeurs. Si ça coûte moins cher, l’Etat ne devrait pas y être insensible ! Mais le secrétariat général de l’enseignement catholique ne veut pas en entendre parler."
MJ
Posté le 9 janvier 2009 à 10h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)








