07 décembre 2009

« Plus d'enfants, plus d'avenir »

Le pape a salué l'association italienne des familles nombreuses après l'angélus:

"Je salue avec affection les pèlerins de langue italienne, en particulier l'association italienne des familles nombreuses qui a pour devise : « Plus d'enfants, plus d'avenir ». Chers amis, je prie pour vous, afin que la providence vous accompagne toujours au milieu des joies et des difficultés, et je souhaite que se développent partout des politiques efficaces de soutien aux familles, spécialement celles qui ont le plus d'enfants ».

Posté le 7 décembre 2009 à 16h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

03 décembre 2009

Bruno Gollnisch est contre le Pacs

Le numéro 2 du FN déclare :

"Superflu et idéologique, on s’aperçoit enfin que sous couleurs de progrès, le PACS est l’instauration de la répudiation unilatérale telle qu’elle est en vigueur, pour les femmes, dans les pays qui appliquent la Charia. Le, et hélas le plus souvent, la partenaire du « pacte » ainsi rompu peut alors, mais trop tard, mesurer les conséquences amères de l’absence d’engagement véritable sur lequel repose cet ersatz de mariage."

Posté le 3 décembre 2009 à 17h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Mariage et vie professionnelle

Lu dans La Nef :

"On n’a pas assez pris conscience de la révolution que constitue l’entreprise dans les mœurs. Il y a un siècle encore, la majorité de la population travaillait chez soi ; le domicile était le lieu de production, qu’il s’agisse d’artisanat ou d’agriculture. Les foyers étaient les centres de vie, et les couples étaient peu séparés par l’activité professionnelle. De plus, dans nombre de grands centres industriels, par paternalisme, le patronat incluait les familles dans les entreprises et fournissait logements, écoles, etc. Le travail maintenait l’unité familiale.

Depuis les Trente Glorieuses, il en va tout autrement. Les entreprises sont devenues le mode dominant de production, et le travail au domicile a presque disparu. En conséquence, leur métier oblige les époux, ou au moins l’un d’entre eux, à quitter leur domicile tout le long de la journée et à ne plus laisser à leur famille que les soirées et les temps de repos. Le point focal de la vie des personnes a suivi le lieu du travail et s’est déplacé du foyer à l’entreprise. C’est à ce point qu’intervient la culture d’entreprise. Toute organisation possède une culture, qui lui permet de durer et d’agir. Ce phénomène est normal et, en soi, ne pose pas de problème. Les entreprises, en ce qu’elles sont organisées autour d’un métier, ont légitimement la culture de leur activité, avec quelques particularismes qui les distinguent de leurs concurrents. Or, des dirigeants d’entreprise ont compris qu’en agissant sur le sentiment d’appartenance, ils pouvaient obtenir davantage de leurs salariés. Toute une panoplie d’outils ont ainsi été développés pour renforcer et piloter la culture des organisations : séminaires, conventions, petits-déjeuners d’affaires, soirées clients, coaching, team building, mutations et expatriations dans le cadre de la gestion des carrières, etc. Ces pratiques favorisent l’identification du salarié à son organisation, et de manière corollaire le détachent de ses autres liens humains.

Pour être explicite, quand on passe des semaines entières à l’hôtel avec ses collègues, quand on occupe ses soirées à des réunions professionnelles, quand on en vient à accepter le célibat géographique parce que la logique de carrière au sein d’une entreprise impose d’être muté tous les deux ou trois ans, il est bien clair que l’organisation est devenue le lieu premier de socialisation de la personne, et que sa famille n’est plus que secondaire. [...]

Le temps personnel accordé à l’entreprise est assez favorable à la fornication, mais ce n’est pas tout. En effet, même si l’on est fidèle à son conjoint, la priorité donnée au travail dénie à la famille son rôle de cellule de base de la société. Les pratiques qui renforcent la culture d’entreprise sapent en même temps les mariages dans une de leurs fonctions premières, qui est de fonder la vie sociale. La chasteté renvoie ainsi au débat récurrent sur l’« équilibre entre la vie et le travail ». Il s’agit d’une saine réaction contre une implication abusive des personnes dans leur entreprise, car rien n’a le droit de séparer ce que Dieu a uni, si bien que le lien matrimonial doit l’emporter sur les obligations professionnelles. La chasteté se joue là aussi, et elle s’oppose à la disponibilité habituellement exigée des salariés dans les grandes entreprises et certaines administrations.

Le mieux serait d’atteindre un état de vie supérieur, plus unifié, où la vie et le travail ne s’opposent plus, et où il est possible d’intégrer sa profession dans sa vie familiale. Le développement du télétravail, rendu possible par les moyens modernes de communication, ouvre des perspectives heureuses dans ce sens. Quoi qu’il en soit, le mariage étant un sacrement, les chrétiens doivent inventer des solutions neuves pour pouvoir continuer à l’honorer dans le cadre de l’organisation actuelle des affaires."

Posté le 3 décembre 2009 à 11h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

01 décembre 2009

Déclaration interreligieuse pour la vie et la famille aux Etats-Unis

Un appel public, intitulé la déclaration de Manhattan, pour défendre la vie, le mariage, la liberté religieuse et l'objection de conscience, a été lancé conjointement par plus de 125 personnalités de tout premier plan de l’Eglise catholique, des Eglises orthodoxes, de la Communion anglicane et des communautés évangéliques des États-Unis (voir ici ou ici) :

Manhattan 2 "Nous sommes des chrétiens orthodoxes, catholiques et évangéliques, unis en ce moment pour réaffirmer les vérités fondamentales de la justice et du bien commun et lancer un appel à nos concitoyens, croyants ou non, pour qu’ils s’unissent à nous afin de les défendre. Ces vérités sont (1) le caractère sacré de la vie humaine, (2) la dignité du mariage comme union conjugale entre mari et femme, et (3) les droits de la conscience et de la liberté religieuse. Ces vérités, dans la mesure où elles fondent la dignité de l’homme et le bien-être de la société, sont inviolables et non négociables. Comme elles sont de plus en plus attaquées par des forces puissantes dans notre culture, nous sommes obligés, aujourd’hui, de parler fort pour les défendre et de nous engager à les honorer pleinement, quelles que soient les pressions exercées sur nous et sur nos institutions pour qu’elles soient abandonnées ou fassent l’objet de compromis. Nous prenons cet engagement non comme partisans d’un groupe politique mais comme disciples de Jésus-Christ, le Seigneur crucifié et ressuscité, qui est la Voie, la Vérité et la Vie (...)

Nous proclamons donc que nous ne nous soumettrons à aucun texte qui nous forcerait, nous ou les institutions que nous dirigeons, à accomplir ou à faciliter des avortements, des recherches destructrices d’embryons, des suicides assistés, des euthanasies ou tout autre acte violant les principes de la profonde, intrinsèque et égale dignité de tout membre de la famille humaine.

De plus nous proclamons que nous ne nous laisserons pas contraindre au silence, à l'acquiescement, à la violation de notre conscience par quelque pouvoir que ce soit, culturel ou politique, quelles que puissent être les conséquences pour nous (...)"

Cette déclaration peut être signée ici et a déjà reçu plus de 226 00 signatures en quelques jours.


Manhattan 

Posté le 1 décembre 2009 à 23h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

30 novembre 2009

Véronique Besse s'engage contre le PaCS

Le député MPF Véronique Besse prend position contre le PaCS :

"Je considère en effet que le PACS a des conséquences particulièrement néfastes sur notre société. Toutes les études le prouvent : le « non-mariage » a sur les ménages un coût très lourd, et pas seulement d'un point de vue économique. Il fait subir aux personnes, et en premier lieu aux enfants, de multiples souffrances à la fois affectives, psychologiques et identitaires. Le « démariage » institué par le PACS et censé accroître nos libertés, est en réalité source d'instabilité identitaire et d'encadrement juridique pour les familles. Je compte alerter le gouvernement sur le coût du PACS pour notre société et demander une étude parlementaire sur le sujet afin d’en évaluer sérieusement et objectivement les conséquences et de sensibiliser mes collègues députés sur le sujet."

Posté le 30 novembre 2009 à 11h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

24 novembre 2009

La destruction de la famille en chiffre

Lu dans les 4 Vérités :

"132 594 divorces ont été prononcés par la justice française en 2008, dont 70 235 par consentement mutuel."

Posté le 24 novembre 2009 à 18h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

23 novembre 2009

La destruction de la famille est le premier problème français

Interrogé sur RFI, Bruno Gollnisch a déclaré :

"Le premier problème qui se pose en France, c'est la destruction de la famille traditionnelle et c'est l'absence de natalité, la dénatalité [...] Concernant l'adoption par des couples homosexuels, j'y suis totalement opposé [...] les homosexuels ont fait le choix un vie qui exclue la procréation, par conséquent, ils ne sauraient prétendre corrélativement à un droit à l'enfant. Car l'adoption n'existe pas dans l'intérêt des adoptants mais dans l'intérêt des adoptés."

Posté le 23 novembre 2009 à 23h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

22 novembre 2009

Plus de 500 000 courriels pour abolir le Pacs

... ont été envoyés.

Opération à poursuivre !

Posté le 22 novembre 2009 à 20h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

21 novembre 2009

Le retour de l'accouchement à domicile

En France, une femme sur cent accouche à la maison. Un chiffre en hausse, suivant une tendance sensible au Québec, en Hollande ou en Angleterre.

A En moyenne, près de 90 % des accouchements dans le monde se font toujours de cette manière ; on en comptabilise 30 % en Hollande, 15 % au Japon et en France, seulement 1 %… C'est le thème d'une émission de KTO. À entendre la sage-femme invitée sur le plateau, il n’y a pas plus de mortalité dans un lieu que dans l’autre. À la limite, suggère-t-elle, il y en aurait encore moins à la maison tant le travail de préparation est plus important. La sage-femme libérale qui assiste ces accouchements à domicile apporte avec elle exactement le même matériel de première urgence que l’on trouve à l’hôpital ; hôpital qui a aussi le dossier de la femme qui accouche, prêt à l’accueillir tout de même en cas de complications.

Ce choix de voir naître son bébé dans sa maison s’expliquerait par une volonté de retrouver des gestes plus naturels, loin de l’univers aseptisé, anonyme et médicalisé de l’hôpital. Un désir de « vivre un accouchement plus émotionnel et plus humain », comme on peut l’entendre dans cette émission. À l'heure où de petites maternités ferment en France par manque d'argent ou de personnel, à l’heure où certains obstétriciens sont en grève et d’autres se trouvent réquisitionnés par le préfet (le 17 novembre dans les Bouches-du-Rhône), n’est-ce pas une voie intéressante ?

Posté le 21 novembre 2009 à 17h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)

19 novembre 2009

Belles déclarations, mais pour quelles actions ?

Déclarations de Xavier Bertrand, le patron de l'UMP (après Nicolas Sarkozy) :

"Ma famille politique est opposée à l’adoption par les couples homosexuels. La loi ne le permet pas et je ne vois pas pourquoi il faudrait la changer. Dans ce cas précis, le conseil général du Jura a été condamné car il n’est pas possible de ne pas donner l’agrément à quelqu’un en raison de son orientation sexuelle. Mais ce ne doit pas être un jugement de nature à faire jurisprudence. Je ne suis pas favorable non plus au mariage homosexuel car, ensuite, se pose précisément la question de la filiation ou de l’adoption par les couples homosexuels. J’estime qu’il est important de poser des repères. [...]

La question de l’adoption pour un célibataire a toujours été conçue comme une voie d’exception. On doit rester dans ce cadre-là. Je le répète : je crois qu’il faut des repères dans la famille, en l’occurrence un père et une mère. Nadine Morano a toujours été constante dans ses positions ; je n’ai pas les mêmes convictions qu’elle. [...] On parle beaucoup aujourd’hui du droit à l’enfant. Pour moi, ce qui prime avant tout, ce sont les droits de l’enfant. En l’occurrence, le droit à bénéficier de repères stables. [...] La cohérence et la stabilité ne sont pas des valeurs passéistes. Certes la société évolue, les contours de la famille, notamment monoparentale, se dessinent autrement… Mais ce n’est pas pour cela qu’on ne peut pas vouloir conserver des références stables. Ce qui n’est pas incompatible avec une approche moderne de la société. Avec la crise, la famille est plus que jamais un refuge et un pôle de stabilité et de sérénité.

La politique familiale est-elle une priorité de Nicolas  Sarkozy ?

Oui. C’est une des valeurs essentielles de notre famille politique [Pourtant la famille n'a pas de ministère à part entière]. Et la fidélité à nos valeurs est un fil conducteur du quinquennat. Plusieurs sujets nous tiennent à cœur, notamment celui de la place de la femme dans la société. À ce titre, il est indispensable de préserver les avantages accordés aux mères de famille en matière de retraite."

Pourtant, l'UMP ne veut pas supprimer le Pacs, veut instaurer un statut pour un tiers parent, instaure la propagande homosexuelle dans les lycées, veut faciliter le divorce, libéralise le travail dominical, ne lutte pas contre l'avortement, veut forcer les femmes à travailler plutôt que de leur laisser la possibilité de s'occuper à plein temps de leurs enfants... toutes mesures qui n'aident pas la famille. Il y a des élections dans l'air.

Posté le 19 novembre 2009 à 08h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

18 novembre 2009

200 000 courriels ont été envoyés en un peu plus de 48h

... contre le Pacs.

La mobilisation continue. E-deo, à l'initiative de cette opération, est l'invité de Radio Courtoisie à 18h.

Posté le 18 novembre 2009 à 12h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Guatemala : l'Eglise en justice pour défendre la famille

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"Le cardinal Rodolfo Quezada Toruño, archevêque métropolitain de Santiago de Guatemala, a déclaré dimanche lors d’une conférence de presse que l’Eglise catholique va agir en justice pour obtenir la déclaration d’inconstitutionnalité de la loi qui oblige les écoles publiques à dispenser une « éducation sexuelle » et qui pose le principe de la garantie d’accès aux différentes méthodes de planification familiale dans les centres de santé. Le prélat a précisé qu’une équipe d’avocats avait déjà élaboré le recours qui sera présenté devant la Cour constitutionnelle contre ce texte qui viole « la liberté d’enseignement, la liberté de religion et le droit de la famille d’éduquer », principes explicitement affirmés dans la Constitution guatémaltèque."
Le cardinal Toruño a appelé les parents à entrer en désobéissance pour faire respecter leurs droits spécifiques en la matière. Dès début novembre, le cardinal avait rappelé que l’éducation sexuelle n’est pas l’affaire de l’Etat, mais des familles, et il avait appelé celles-ci à ne pas la donner à la manière dont l’Etat veut l’imposer.

Posté le 18 novembre 2009 à 06h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

17 novembre 2009

Christian Vanneste défend la famille naturelle

La Croix du Nord a interrogé Christian Vanneste sur certaines questions bioéthiques :

1.Êtes-vous favorable à ouvrir la procréation médicale aux femmes seules ?

Je répondrai par la négative, pour une raison qui me paraît essentielle : avoir un enfant est un projet de couple, un enfant a besoin d’un père et d’une mère pour s’épanouir. La famille, ce n’est pas un lieu symbolique, c’est le lieu où la société se perpétue non seulement physiquement, lorsqu’on a des enfants, mais aussi sur le plan de l’enseignement de ce qui est essentiel, à savoir les valeurs. Le narcissisme est très présent dans notre société, et le désir unilatéral d’enfant reflète le triomphe de cet individualisme. La famille est le premier lieu de l’intégration sociale, c’est le couple formé par la mère, le père et qui élève et éduque des enfants. Et ce choix doit être fait lucidement parce qu’il est le fondement même, non seulement de la société d’aujourd’hui, mais aussi de son devenir.

2.Faut-il légaliser la gestation pour autrui pour les couples infertiles ?

Le problème des mères porteuses se pose à chaque révision des lois bioéthiques. Je ne pense pas que cela soit une bonne idée. Cela sera source de problème entre la mère qui a porté l’enfant et qui, incontestablement, aura tissé des liens avec l’enfant à naître, et sa future mère, pourrait-on dire, qui sera responsable de l’élever et de l’éduquer. Je pense que l’on accorde beaucoup trop d’importances à la génétique. Certes, chaque être humain hérite de ses géniteurs, mais il ne faut pas sous-estimer le rôle de l’éducation, qui est pour moi, primordial. [...] Il me paraîtrait plus judicieux de faciliter les procédures d’adoption."

Posté le 17 novembre 2009 à 13h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

"Le citoyen n’est pas un grand enfant que l’Etat doit materner"

Extraits d'un entretien du député UMP Jacques Remiller dans Minute :

"Personnellement, je suis favorable à la liberté: les parents doivent rester libres de leurs choix éducatifs. L’éducation des enfants appartient en propre aux parents et ceux-ci, dans le respect de l’intégrité physique et morale de leur petit, ne peuvent être accusés d’être des « bourreaux » pour une fessée plus symbolique que douloureuse! Car il va sans dire que Mme Antier dénonce la petite tape sur les fesses, et pas le châtiment corporel qui avait cours dans les écoles au XIXe siècle! Edwige Antier, qui fait, par ailleurs, un excellent travail à l’Assemblée, devrait plutôt se demander si le fait d’interdire la fessée fera régresser le problème – réel, celui-là – de la violence envers les enfants. En attendant, il faut arrêter de dire aux parents ce qu’ils doivent faire!

On leur dira bientôt de cesser de contraindre leurs enfants à finir leur assiette

Ou on voudra contrôler les naissances dans leur vie de couple! Les dérives sont potentiellement grandes lorsque l’on met le doigt dans l’engrenage. Tout cela n’a aucun sens et va à l’encontre des libertés individuelles et de la responsabilité parentale – or, le citoyen n’est pas un grand enfant que l’Etat doit materner. N’y a-t-il pas des choses plus importantes à faire que de s’immiscer dans les choix éducatifs des parents « normaux » – sachant que je ne parle pas, encore une fois, des enfants battus dont les parents doivent évidemment être rigoureusement sanctionnés par la loi? De toute manière, il y a trop de lois, alors qu’il suffit d’appliquer celles qui existent. En cas de maltraitance, il existe des organismes pour intervenir: le conseil général, la DDASS… [...] Qui, mieux que le père et la mère est capable de savoir ce qui est bon pour l’enfant? [...]

Comment expliquer cette volonté générale d’empêcher les parents d’éduquer leurs propres enfants ?

C’est l’abandon des valeurs. L’on veut déléguer de plus en plus à l’Etat ce qui relève des prérogatives familiales, un peu sur le modèle des pays nordiques. Mais il faudrait prendre garde que cela ne dérive pas vers ce qui se passait en Russie soviétique. La garantie du plus grand nombre possible de libertés permet d’éviter les dérives tout en respectant l’identité de notre vieux pays gaulois."

Posté le 17 novembre 2009 à 08h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

14 novembre 2009

Demandons l'abolition du Pacs !

P Le PaCS a dix ans.

Parce que :

- le PaCS institutionnalise la précarité. Comme disait Napoléon à qui nous devons le Code civil : « Les concubins ignorent la loi, la loi les ignore ». Pour bénéficier des avantages du mariage, les concubins n’ont qu’à se marier. Mais le mariage a un prix : l’engagement public. L’Etat, pour une société plus stable, moins précaire, moins cruelle avec les plus faibles, a le devoir d’encourager cet engagement, donc le mariage. Favoriser le Bien commun, c’est « ne pas remplacer la famille par d’autres institutions ou d’autres formes d’unions ». Les hommes et les femmes de bonne volonté doivent agir ensemble en « [célébrant] la beauté et la fécondité de la famille, fondée sur le mariage, sa vocation exaltante et son rôle indispensable au sein de la société » (Benoît XVI). Au lieu de cela, l’Assemblée nationale et le Sénat, très majoritairement composés d’hommes, ont mis en place le PaCS il y a maintenant dix ans. Véritable régression, il permet, entre autres, la répudiation de la femme par l’homme. Source de précarité pour l’enfant, le PaCS est une régression pour notre société.

- le PaCS menace le mariage. Il a été signé 145 000 PaCS en 2008 contre 101 000 en 2007 et 22 000 en 2000. En 2008, justement, 273 500 mariages ont été célébrés en France. Un chiffre en baisse depuis 2000 (305 000 mariages). On le constate, le PaCS entre homme et femme est en train de concurrencer le mariage. De le rattraper et même de le dépasser : alors qu’en 2007 on comptait 443 Pacs pour 732 mariages dans le XIe arrdt de Paris, en octobre 2009, le nombre de Pacs a depassé pour le moment le nombre de mariages: 583 Pactes pour 521 mariages. Or :

* le mariage assure la pérennité de notre société et l’union de l’homme et de la femme ne relève pas de la seule sphère privée. Elle a précisément une fonction publique parce que c’est en son sein que naissent les enfants. Or, selon le mot d’Ernest Renan, « aucune civilisation n’a été bâtie par des personnes seules, nées de parents inconnus et mortes célibataires sans enfants ».

* le mariage assure la protection des membres de la famille, notamment de la femme et des enfants.

- le PaCS a été mis en place pour satisfaire les revendications des lobbies homosexuels qui prétendent parler au nom de tous les homosexuels. Il est une première étape vers le « mariage » homosexuel. Le père du PaCS, le député Patrick Bloche ou la présidente de la Commission des lois à l’Assemblée nationale de l’époque, Catherine Tasca, ne l’ont jamais caché.

On n’a même jamais autant parlé de « mariage » homosexuel que depuis le vote des lois sur le PaCS du 15 juin 1999 et du 23 juin 2006. C’est d’ailleurs à l’occasion des 10 ans du PaCS que le maire de Montpellier, Hélène Mandroux-Colas, a lancé un « appel des maires en faveur de l’ouverture du mariage aux couples homosexuels »

La droite en 1999 ne s’y était pas trompée. Elle avait massivement voté contre le projet de loi socialiste instituant le PaCS. Elle était à l’époque dans l’opposition.

Elle est aujourd’hui au pouvoir.

Entre temps, le PaCS a prouvé qu’il était synonyme de plus de précarité.

Nous demandons l’abolition d’une atteinte insupportable au droit à la pérennité et à la stabilité des familles.

Nous demandons l’abolition d’une atteinte en puissance au droit de l’Enfant à avoir un Papa et une Maman.

Nous demandons l’abolition du PaCS.

Maintenant.

Ecrivez aux élus.

Posté le 14 novembre 2009 à 21h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

11 novembre 2009

Les 3 plaies qui détruisent la famille

Trouvées dans l'Homme Nouveau du 7 novembre :

"Dans une lettre au père Mateo[qui a répandu la dévotion au Sacré-Coeur dans les familles] datée du 27 avril 1915, le pape Benoît XV faisait état de trois plaies qui détruisent la famille :

«Le divorce qui ébranle sa stabilité, le monopole de l’enseignement qui élimine l’autorité des parents, la recherche du plaisir qui souvent s’oppose à l’observance de la loi naturelle»."

Posté le 11 novembre 2009 à 22h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

08 novembre 2009

En 2008, le nombre de mariages a encore baissé

L'âge du mariage ne cesse de s'élever : il a gagné un an depuis 2004. Les hommes célèbrent en moyenne cette union à 32 ans et 6 mois et les femmes à 30 ans et 5 mois. Si certains finissent par convoler lorsque les enfants sont là, d'autres se pacsent, à peu près au même âge. Enfin, beaucoup restent en concubinage. En 2008, le nombre de mariages a encore baissé : 265 400, soit une baisse de 3% par rapport à l'année dernière. En outre, une union sur cinq est aujourd'hui une deuxième tentative. En revanche, les pacs ont bondi pour atteindre 140 000 en 2008. Le phénomène de substitution gagne. Et pourtant :

"La famille, communauté naturelle au sein de laquelle s'expérimente la socialité humaine, contribue d'une manière unique et irremplaçable au bien de la société."

Posté le 8 novembre 2009 à 15h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

24 octobre 2009

"Le mariage est de Dieu, le divorce est du diable "

...dixit Saint Augustin. L'abbé Philippe Laguérie fait un rappel nécessaire :

"Il n’y a donc aucune échappatoire et divorcer est toujours, pour un homme, une femme, surtout chrétiens, le pire des fléaux humains, la ruine de toute la maison, l’apocalypse du quotidien. [...] Le jour de son mariage, et par delà le serment de fidélité qu’on a prêté (qui n’est que le petit côté de la lorgnette) on a fondé une société. Cette société, qui n’a pourtant alors que deux membres, possède un bien commun qui dépasse infiniment les parties en présence. Comme toutes les parties, elles sont faites pour le tout et le bien commun de cette petite société dépasse même cette société. La famille ainsi fondée, parce qu’elle est imparfaite (n’ayant pas en elle-même toute les ressources de son bien propre) s’inscrit nécessairement dans le bien commun de toute la société humaine qui est composée, de droit naturel, non pas des individus mais des familles. Dès lors la justice exige absolument la stabilité de cette cellule, non seulement pour elle même et ses membres mais aussi pour toute la société civile et l’Eglise elle-même, sociétés parfaites, quant à elles. Le divorce et ses acteurs, les divorcés, sont des révolutionnaires dont Saint Paul affirme, dans l’épitre aux Romains, qu’ils s’acquièrent pour eux-mêmes la damnation.

[...] A présent, quand deux époux me parlent de divorce, je les fais asseoir et c’est moi qui cause. Vous voulez divorcer ? O.K ! Mais sachez bien ce qui vous attend. Au moins, on vous aura prévenus. Le divorce est la spirale sans fin, sans frein, sans vergogne, de la haine. Quand on ose seulement envisager de mettre fin à la société qui vous porte, vous établit, vous constitue même, il y a longtemps que l’amour a disparu (et voila bien la cause de tous les malheurs suivants) et que la haine, pas encore déclarée par quelque reste de civilité et surtout la peur de se l’avouer, s’est installée. Elle ne s’arrêtera plus. Car il faut évidemment se prouver à soi-même, pour faire une chose aussi catastrophique, se justifier de sa honte, que c’est vous qui avez raison et l’autre tord, forcement. Or ceci est faux ; les deux ont tort, gravement, depuis longtemps et le savent mieux que quiconque. [...] Le mensonge, la mauvaise foi, la méchanceté viennent d’être érigée en système et comme évidemment l’autre va réagir aussi injustement, la spirale de la surenchère est enclenchée. [...]

Les enfants multiplient par dix cette spirale du diable. Avant même que le divorce soit prononcé, les parents qui prennent avocats et juges pour témoin de leur décrépitude vont immédiatement perdre toute autorité sur leurs enfants. [...] Aussi, pour obtenir la garde des enfants ou simplement conserver quelque "droit" de visite, il va falloir démonter au juge que l’autre est un monstre. [...] Quand le couple va, tout va. Quand le couple est malade, tout dégénère. Histoires sordides de fric, transitivité omnidirectionnelle de la haine (il faut convaincre toute la famille, les amis, les relations, même professionnelles (jusqu’au chômage organisé de l’ennemi, je l’ai vu aussi) que l’autre est seul coupable et vous innocent. Les enfants sont irréversiblement traumatisés, jusque dans leur rapport intime avec Dieu. Comment leur apprendre que Dieu est "Notre Père" quand l’exemple de père qu’ils ont sous le nez est celui d’un égoïste cynique ? Idem pour la mère et la miséricorde qu’elle est censée incarner. Les enfants de divorcés sont, hélas et sans aucune faute de leur part, repérables assez facilement. Leur fragilité est irréversible et ils n’atteindront jamais à cet équilibre naturel et surnaturel déjà si difficile chez les autres. Vous deviez "éduquer" vos enfants et vous n’avez plus aucune autorité pour le faire, comme votre vie est celle du contre-exemple permanent...Vos enfants seront vite persuadés que pour réussir leur vie ils devront faire tout le contraire de ce qu’ils ont vécu et n’en aurons jamais les moyens. Il y a d’atavisme dans le divorce et une responsabilité terrible pour ceux qui l’inaugurent dans une filiation.

C’est que l’amour n’est pas un luxe du mariage ; c’est son moteur, son carburant, sa finalité même. [...] Aimer, ce n’est pas limiter la casse d’une co-existence pacifique plus ou moins sans trop d’histoire. Aimer c’est positif, entreprenant, créatif, surprenant. Tout sauf subir. C’est un travail, une œuvre, un art, de chaque jour, de chaque heure, de chaque instant."

Posté le 24 octobre 2009 à 14h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

23 octobre 2009

Les AFC défendent la famille

A propos de la vente de la nouvelle pilule du surlendemain EllaOne, les AFC indiquent :

A "Le fait que le nombre d'avortements ne baisse pas en France est en soi un véritable drame. La société le mesure chaque jour. Elle mesure aussi qu'un tel acte marque la vie d'une femme et qu'il a des conséquences psychologiques importantes. Les exemples passés, tels que la pilule du lendemain, montrent que la solution à cette situation n'est pas dans une nouvelle facilitation de l'avortement, pas plus que dans la banalisation de la contraception. Cela tient au fait que ces mesures véhiculent une vision de la sexualité tournée vers le seul plaisir au détriment de toute autre dimension humaine. La CNAFC propose une autre vision de la sexualité qui met en avant la relation à l'autre avec toutes ses dimensions et l'amour dans toute la richesse et la diversité de ses apports. C'est une véritable alternative à l'avortement."

Revenant sur les 10 ans du Pacs, les AFC affirment :

"Le développement du PACS relève d'un constat simple : les personnes qui s'aiment et décident de s'unir semblent craindre de s'engager devant la société dans la durée. Le PACS constitue une réponse à ce constat, mais il reste un contrat ambigu qui s'apparente toujours à une forme de semi-engagement précaire, une base fragile sur laquelle la famille aura du mal à se construire. Cette précarité a un coût. Pour la CNAFC, cela doit inviter les couples à découvrir la richesse d'un engagement pris devant les autres."

Enfin, sur le rapport Leonetti consacré aux droits des tiers parents, les AFC promettent d'être vigilantes sur les prochaines discussions législatves.

Posté le 23 octobre 2009 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

30 septembre 2009

Le dernier empereur : Charles d’Autriche (1887-1922)

Sevilla

Jean Sévilla vient de consacrer son dernier livre à Charles de Habsbourg, dernier empereur d'Autriche, qui a été béatifié à Rome, le 3 octobre 2004, par le pape Jean-Paul II. Les raisons de cette béatification tiennent à la fois aux tentatives que Charles fit pour trouver les voies de la paix en 1917 et à ses vertus chrétiennes. Il avait en effet placé sa vie sous le signe de l'Eucharistie et s'était engagé à suivre les enseignements du Christ dans sa vie privée et publique. Il sut également suivre l'enseignement social de l'Église. Il créa notamment, sous l'influence de l'Impératrice Zita, le premier ministère des affaires sociales au monde.

"L'onction du couronnement, reçue à Budapest, l'a investi d'une mission sacrée. Cette conviction ne le quittera jamais. Sans orgueil, mais en toute plénitude, c'est devant Dieu qu'il se sent responsable, et son épouse, Zita de Bourbon-Parme, impératrice à 24 ans, est imprégnée de la même foi" (Jean Raspail)

"Cette biographie (...) raconte un homme profondément inspiré par sa foi chrétienne, qu’il cherche à traduire en actes dans l’exercice de son devoir d’Etat d’empereur, et un père de famille conscient de l’importance vitale de la cellule familiale" (Philippe Maxence)

Posté le 30 septembre 2009 à 23h35 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

28 septembre 2009

Un drôle de cadeau de mariage

Un couple de Pennsylvanie, qui croyait fêter ses 49 ans de mariage le mois prochain, vient d'apprendre que l'union n'avait jamais été enregistrée en bonne et due forme.  Le prêtre qui les avait mariés n'avait jamais renvoyé le document prouvant qu'il avait procédé à leur mariage...

Nous leur souhaitons néanmoins un bon anniversaire de mariage malgré ce désagrément administratif !

Posté le 28 septembre 2009 à 22h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

25 septembre 2009

Le divorce et le concubinage favorisent le désordre social

Benoît XVI à un groupe d'évêques brésiliens :

"L'Eglise ne cesse d'enseigner que le fondement de la famille réside dans le mariage et dans le plan de Dieu... Pour sa part, la société sécularisée néglige largement ce principe depuis la légalisation du divorce, conservant comme critère la subjectivité individuelle et le désir de concubiner... C'est ainsi que le nombre de mariages diminue puisque personne n'entend baser sa vie sur des bases aussi fragiles et inconstantes, et que celui des unions libres augmentent avec les divorces. Derrière cette fragilité se cache le drame de tant d'enfants privés de l'appui parental, victimes d'un malaise et de l'abandon, ce qui favorise le désordre social".

"L'Eglise ne peut rester indifférente devant séparations et divorces, face à la ruine des foyers, aux effets produits sur les enfants en matière d'éducation [Beaucoup d'enfants se sentent ainsi] orphelins ou bien se retrouvent avec trop de parents. Ceci a des effets dans le domaine relationnel et entraîne conflits ou états confusionnels, offrant à l'enfant un modèles altéré de famille, qui plus est précaire... La ferme conviction de l'Eglise est que l'affaiblissement de l'union des époux, mine la solidité de la famille chrétienne, espace de confiance, de don et de respect, de liberté et de formation. Malgré sa grande compréhension, l'Eglise ne peut reconnaître aux secondes unions la qualité des mariages initiaux. Ce sont des situations irrégulières et dangereuses qu'il convient de résoudre dans la fidélité au Christ, en recherchant l'aide d'un prêtre le moyen de sauver ce qui peut l'être".

Voilà qui répond à la récente propagande sur les divorcés-remariés.

Posté le 25 septembre 2009 à 17h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

16 septembre 2009

Totalitarisme : les Britanniques prévoient de donner un agrément aux parents

Scandaleuse proposition outre-Manche : dans l'intention de protéger les enfants, un projet de loi prévoit de délivrer un agrément aux adultes en contact régulier avec des enfants.

Le procédé est connu : on exploite un fait divers même odieux, on émeut la population que l'on ramollit ainsi afin de mieux lui imposer un diktat soigneusement préparé. Ce fut le cas en France pour l'avortement, on se souvient de la création de la Halde suite à un fait divers démenti depuis, l'euthanasie avance dans les esprits en laissant la presse et le politique monter en épingle des cas particuliers, etc.

Mais voilà, l'Etat n'a ni pouvoir ni mandat pour prendre de telles mesures et cela constituerait en nature, un abus d'autorité. La loi totalitaire qui donnerait à l'Etat britannique ce droit de décider de l'aptitude des personnes à être parent a provoqué un énorme tollé. Le projet doit être revu. Mais l'intention est bien là de détruire encore un peu plus la famille et de décider, après avoir "tué le père", de qui éduque la jeunesse, la jeunesse devenue celle de l'Etat en somme. On se croirait revenu aux jeunesses hithériennes ou aux cadets soviétiques.

Les parents sont et restent les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants. Il se trouve malheureusement des catholiques dont des clercs, qui dénient par leur attitude cette vérité et qui font ainsi le jeu des ennemis de Dieu. Mais tel est l'enseignement de l'Eglise qui, affirmant avec force l'autorité du père de famille antérieure à toute forme de société civile, ajoute qu'il existe des frontières que l'Etat n'a pas le droit de franchir :

"Considérer l'Etat comme une fin à laquelle toute chose doive être subordonnée et orientée ne pourrait que nuire à la vraie et durable prospérité des nations. Et c'est ce qui arrive, soit quand un tel empire illimité est attribué à l'Etat, considéré mandataire de la nation, du peuple, de la famille ethnique ou encore d'une classe sociale, soit quand l'Etat y prétend en maître absolu, indépendamment de toute espèce de mandat (...)

Même la première et essentielle cellule de la société: la famille, avec son bien-être et son accroissement, courrait alors le risque d'être considérée exclusivement sous l'angle de la puissance nationale; et l'on oublierait que l'homme et la famille sont par nature antérieurs à l'Etat, et que le Créateur a donné à l'un et à l'autre des forces et des droits et leur a assigné une mission correspondant à des exigences naturelles certaines (...)

La conception qui assigne à l'Etat une autorité illimitée est une erreur" (Pie XII in Summi Pontificus).

"Qu'on n'en appelle pas à la providence de l'Etat, car l'Etat est postérieur à l'homme. Avant qu'il pût se former, l'homme déjà avait reçu de la nature le droit de vivre et de protéger son existence (...)

Aussi bien que la société civile, la famille, comme Nous l'avons dit plus haut, est une société proprement dite, avec son autorité propre qui est l'autorité paternelle. C'est pourquoi, toujours sans doute dans la sphère que lui détermine sa fin immédiate, elle jouit, pour le choix et l'usage de tout ce qu'exigent sa conservation et l'exercice d'une juste indépendance, de droits au moins égaux à ceux de la société civile. Au moins égaux, disons-Nous, car la société domestique a sur la société civile une priorité logique et une priorité réelle, auxquelles participent nécessairement ses droits et ses devoirs. Si les citoyens, si les familles entrant dans la société humaine y trouvaient, au lieu d'un soutien, un obstacle, au lieu d'une protection, une diminution de leurs droits, la société serait plutôt à rejeter qu'à rechercher.

C'est une erreur grave et funeste de vouloir que le pouvoir civil pénètre à sa guise jusque dans le sanctuaire de la famille. Assurément, s'il arrive qu'une famille se trouve dans une situation matérielle critique et que, privée de ressources, elle ne puisse d'aucune manière en sortir par elle-même, il est juste que, dans de telles extrémités, le pouvoir public vienne à son secours, car chaque famille est un membre de la société. De même, si un foyer domestique est quelque part le théâtre de graves violations des droits mutuels, il faut que le pouvoir public y rétablisse le droit de chacun. Ce n'est point là empiéter sur les droits des citoyens, mais leur assurer une défense et une protection réclamées par la justice. Là toutefois doivent s'arrêter ceux qui détiennent les pouvoirs publics' la nature leur interdit de dépasser ces limites.

L'autorité paternelle ne saurait être abolie ni absorbée par l'Etat, car elle a sa source là où la vie humaine prend la sienne"(Léon XIII in Rerum Novarum).

Posté le 16 septembre 2009 à 23h09 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

S'occuper de ses enfants doit aussi être un libre choix

Liberté Politique revient sur le projet de réduction du congé parental proposé par le gouvernement Sarkozy et indique :

"Cette réforme du congé parental n’est qu’une préconisation parmi d’autres du rapport Tabarot, dont l’objet est la mise en place d’un « droit de garde renforcé », et où l’on peut notamment lire cette phrase éloquente :

"La politique d’accueil de la petite enfance s’appuie en France sur le principe de libre choix : le libre choix est d’abord celui, pour les femmes, de s’intégrer au marché du travail."

Or assurer en vérité un «libre choix» consiste non seulement à aider les femmes à travailler dans de bonnes conditions, mais également à aider les femmes qui souhaitent s’occuper de leurs enfants à le faire dans de bonnes conditions. À moins, comme pourrait le laisser penser la récente remise en cause de la retraite des mères de famille, que l’on considère que ce travail n’est pas utile à la société ?"

Posté le 16 septembre 2009 à 20h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

15 septembre 2009

"Le premier pas de la foi consiste de la part des parents à être les premiers éducateurs et à être à la maison"

A l’occasion de la Journée de la famille, célébrée dimanche 13 septembre, le cardinal archevêque de Lima ,  le Cardinal Juan Luis Cipriani s'est clairement exprimé sur la question de la famille :

Jlc " Une société qui tue ouvertement les enfants à naître est une société infirme ». C’est ce qu’a déclaré l’Archevêque de Lima, le Cardinal Juan Luis Cipriani, pendant le programme radiophonique “Dialogue de foi” de samedi 12 septembre. Le cardinal est intervenu sur le thème en commentant l’initiative de l’Evêque de Chiclayo, Mgr Jesús Moliné, qui la semaine dernière a présenté au Congrès national du Pérou 33.000 signatures pour dire “non à l’avortement”.
A l’occasion de la Journée de la famille, célébrée dimanche 13 septembre, le cardinal a envoyé une bénédiction spéciale à toutes les familles du pays, et a invité ceux qui se sont promis de se marier ou qui nourrissent le désir de le faire, à connaître davantage la vie intérieure de l’autre personne, laissant de côté les égoïsmes. Il faut « s’inquiéter de ce qui ne se voit pas, des désirs, des croyances, de ce qui unit, de sorte que cet amour et ce mariage puissent être stables. Il est important de se connaître ! Chercher l’amour et la joie de l’autre, ce qui plait à l’un ou à l’autre pour le lui donner ; laisser de côté les égoïsmes » a ajouté le Cardinal Cipriani. De leur côté, les parents ont la grande responsabilité de l’éducation de leurs enfants, à travers l’exemple, pour que les mineurs ne tombent pas dans le filet des éducateurs anonymes, qui bien souvent déforment la vérité.

« Si l’exemple de ses parents est fort, l’enfant a un cœur et des sentiments profonds. Cette partie de l’éducation est aujourd’hui négligée, car les parents ne sont pas à la maison, ils partent travailler. Quand ils négligent la responsabilité d’éduquer – a mis en garde l’Archevêque de Lima, les éducateurs anonymes, les moyens de communication et Internet entrent en scène ». Pour cette raison il est fondamental que les parents éduquent leurs enfants à la foi, dès le premier moment. « Le premier pas de la foi consiste de la part des parents à être les premiers éducateurs et à être à la maison. Avant tout, il faut expliquer à l’enfant d’où il vient, qui est son Créateur et son Père ; ensuite, il faut éduquer les enfants dans la prière » a-t-il conclu".

Posté le 15 septembre 2009 à 23h57 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

12 septembre 2009

Familles, « évangélisez! »

Af C'est l'appel du cardinal Ennio Antonelli, président du Conseil pontifical pour la famille lancé en préparation de la VIIème rencontre mondiale des familles prévue à Milan en 2012 :

"Le cardinal Antonelli souligne combien il est important que la mission pastorale de la famille soit renforcée car, dit-il, si celle-ci « est déjà présente dans l'attention des agents pastoraux en tant que destinataire d'évangélisation », elle doit en revanche « être beaucoup plus mise en valeur en tant que sujet d'évangélisation, en réveillant sa responsabilité missionnaire au service de tous les hommes et de tout l'homme ».

Le président du Conseil pontifical pour la famille rappelle que « ce sont les croyants qui évangélisent grâce à leur spiritualité, en témoignant, agissant, annonçant, et professant leur foi. Ou mieux encore que c'est le Christ lui-même qui évangélise à travers eux ».

« Dans la mesure où ils vivent en communion avec le Christ, les chrétiens partagent son amour passionné pour tous les hommes ; ils deviennent ses collaborateurs pour le développement humain dans l'histoire et pour le salut éternel au-delà de l'histoire ».

A travers les familles pratiquantes, « nous voulons toucher les autres familles et le plus grand nombre possible de personnes », a-t-il souligné.

Le cardinal Antonelli a enfin évoqué le vaste champ d'évangélisation des familles, auquel d'autres agents pastoraux ne peuvent pas toujours arriver, comme « le foyer, l'environnement, l'école, la paroisse, les associations ecclésiales et civiles ». "

Posté le 12 septembre 2009 à 00h15 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

29 août 2009

Femme au foyer : une richesse à garder

Voici ce que Hélène Richard, mère de 6 enfants et membre du Bloc identitaire, analyse et préconise face à la menace de suppression de l'avantage de la retraite (2 ans par enfant) pour les mères :

"Avant de parler de solutions il y a des constatations à faire :

  • tout ceci rentre dans une politique de suppression des mesures en faveur de la famille et donc en faveur de la natalité.
  • notre population vieillit et les Français ne font pas assez d’enfants (dans le même temps on nous impose une immigration extra européenne sous ce prétexte).

Or il est vrai que les femmes n’ont pas assez d’enfants et que rien, absolument rien, n’est fait pour les pousser à en avoir. Ni au niveau du gouvernement et donc de la politique familiale, ni au niveau de la société. Parce qu’il faut bien se rendre compte que les mamans de familles nombreuses sont vraiment regardées de travers ; parfois on les admire mais au mieux on ne les comprend pas, et au pire elles passent pour des extraterrestres. Dans le monde individualiste, égocentrique dans lequel nous vivons, il semble incompréhensible pour le commun des mortels de faire ce choix de vie qui sous-entend des sacrifices, par exemple financiers, pour élever des enfants. Et je ne parle même pas des femmes au foyer qui sont méprisées.

H Or une femme au foyer, une femme qui fait le choix de s’arrêter de travailler un laps de temps pour élever ses enfants, n'est pas une assistée, n'est pas quelqu'un de retranché de la société, c'est quelqu'un qui produit au service de la société (d’ailleurs on dit qu’une femme élève ses enfants, donc les pousse vers le haut, les aide à grandir, alors qu’à la crèche, à la garderie, chez une nourrice, ils sont gardés, pas élevés). Une maman qui s'occupe de ses enfants est comme je l’ai entendu il y a quelques jours une productrice sans que ce mot soit péjoratif : c’est une productrice de valeurs. Et pour faire perdurer ces valeurs et faire prendre conscience aux femmes de leur rôle et de la nécessité pour elles d’avoir des enfants, il faut que soit mise en place une vraie politique familiale dans ce pays. [...] Si les allocations familiales étaient versées aux familles françaises et européennes dès le premier enfant, non seulement cela pourrait aider à relancer la natalité, et donc à faire perdurer notre civilisation, mais cela pourrait éviter bien des tragédies…

Pour en revenir au problème de la suppression des annuités, on peut regarder ce qui se passe chez nos voisins européens. Prenons le cas de l’Allemagne : en Allemagne, chaque enfant né après 1992 ouvre droit à trois années, soit douze trimestres, de cotisation forfaitaire prises en charge par l’Etat. Et malgré la récession économique, le gouvernement fédéral allemand n’envisage pas du tout d’abroger les mesures en faveur de la natalité. La directive européenne n’impose pas de supprimer les avantages aux mères de famille qui arrivent en fin de parcours professionnel. Elle impose l’égalité entre hommes et femmes. Il s’agirait donc pour la France d’accorder le même type d’avantages aux hommes qui auraient arrêté de travailler pour élever leurs enfants qu’aux femmes. [...] Un pays qui n’a plus d’enfants, qui n’engendre plus, c’est un pays qui meurt. Et nous Identitaires, nous nous battons pour la survie de notre terre, pour la survie de l’Europe et donc pour nos enfants."

Posté le 29 août 2009 à 19h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

20 juillet 2009

Vivre ensemble avant le mariage favorise le divorce

Le centre de recherches sur la vie maritale et la vie de famille de Denver a mené une étude sur les conséquences de la vie en couple avant mariage. 1000 couples entre 18 et 34 ans ont ainsi attiré l'attention des chercheurs. Les raisons de leur divorce tiendraient en fait sur la perception de l'engagement dans une vie à deux. "Les couples qui vivent ensemble sans engagement clair et sans avoir imaginé se marier un jour sont plus sujets au divorce", explique le Dr Rhoades.

"Ils ne se marient pas forcément par envie et pour construire un avenir commun mais parce qu'ils étaient déjà ensemble et qu'il fallait le faire."

Les couples ont été interrogés sur leur satisfaction, leur dévouement mutuel, leur niveau de communication et leur satisfaction sexuelle. 20% des couples qui vivaient déjà ensemble avant le mariage avaient déjà évoqué l'idée de divorcer contre 10% des couples qui ont emménagé après le mariage. Pour le Pr Stanley, co-auteur de l'étude, "il paraît plus sage de parler de ce que signifie l'engagement et la vie ensemble avant d'emménager. Surtout parce que cohabiter rend la rupture plus difficile."

Posté le 20 juillet 2009 à 22h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

21 juin 2009

Bonne fête des pères, gardiens naturels de la famille

Lu dans Rerum novarum, cet enseignement qu'il semble opportun de rappeler : il est urgent et vital que le père de famille soit restauré dans son autorité inviolable et dans ses prérogatives de chef naturel de l'Église domestique et de la cellule fondamentale de la société. C'est bien sur ces deux points que le père de famille est insidieusement attaqué soit par un cléricalisme outrancier jaloux de l'Eglise domestique soit par un autoritarisme d'Etat totalitaire niant la nature (par exemple : théorie du genre, pseudo libération de la femme, destruction du lien père-enfants : avortement, affaire des seules femmes, garde des enfants après divorce, etc) et contrainte de "tuer le père" pour s'imposer (deux derniers paragraphes de la citation ci-dessous).

Ce passage de l'encyclique était prophétique et reste évidemment valide :

"Voilà donc constituée la famille, c'est-à-dire la société domestique, société très petite sans doute, mais réelle et antérieure à toute société civile à laquelle, dès lors, il faudra de toute nécessité attribuer certains droits et certains devoirs absolument indépendants de l'Etat.
Ce droit de propriété que Nous avons, au nom même de la nature, revendiqué pour l'individu, doit être maintenant transféré à l'homme, chef de famille. Bien plus, en passant dans la société domestique, il y acquiert d'autant plus de force que la personne humaine y reçoit plus d'extension. La nature impose au père de famille le devoir sacré de nourrir et d'entretenir ses enfants. De plus, comme les enfants reflètent la physionomie de leur père et sont une sorte de prolongement de sa personne, la nature lui inspire de se préoccuper de leur avenir et de leur créer un patrimoine qui les aide à se défendre honnêtement dans les vicissitudes de la vie, contre les surprises de la mauvaise fortune. Or, il ne pourra leur créer ce patrimoine sans posséder des biens productifs qu'il puisse leur transmettre par voie d'héritage.
Aussi bien que la société civile, la famille, comme Nous l'avons dit plus haut, est une société proprement dite, avec son autorité propre qui est l'autorité paternelle. C'est pourquoi, toujours sans doute dans la sphère que lui détermine sa fin immédiate, elle jouit, pour le choix et l'usage de tout ce qu'exigent sa conservation et l'exercice d'une juste indépendance, de droits au moins égaux à ceux de la société civile. Au moins égaux, disons-Nous, car la société domestique a sur la société civile une priorité logique et une priorité réelle, auxquelles participent nécessairement ses droits et ses devoirs. Si les citoyens, si les familles entrant dans la société humaine y trouvaient, au lieu d'un soutien, un obstacle, au lieu d'une protection, une diminution de leurs droits, la société serait plutôt à rejeter qu'à rechercher.

C'est une erreur grave et funeste de vouloir que le pouvoir civil pénètre à sa guise jusque dans le sanctuaire de la famille. Assurément, s'il arrive qu'une famille se trouve dans une situation matérielle critique et que, privée de ressources, elle ne puisse d'aucune manière en sortir par elle-même, il est juste que, dans de telles extrémités, le pouvoir public vienne à son secours, car chaque famille est un membre de la société. De même, si un foyer domestique est quelque part le théâtre de graves violations des droits mutuels, il faut que le pouvoir public y rétablisse le droit de chacun. Ce n'est point là empiéter sur les droits des citoyens, mais leur assurer une défense et une protection réclamées par la justice. Là toutefois doivent s'arrêter ceux qui détiennent les pouvoirs publics' la nature leur interdit de dépasser ces limites.

L'autorité paternelle ne saurait être abolie ni absorbée par l'Etat, car elle a sa source là où la vie humaine prend la sienne. " Les fils sont quelque chose de leur père. " Ils sont en quelque sorte une extension de sa personne. Pour parler exactement, ce n'est pas immédiatement par eux-mêmes qu'ils s'agrègent et s'incorporent à la société civile, mais par l'intermédiaire de la société familiale dans laquelle ils sont nés. De ce que " les fils sont naturellement quelque chose de leur père, ils doivent rester sous la tutelle des parents jusqu'à ce qu'ils aient acquis l'usage du libre arbitre. " (7) Ainsi, en substituant à la providence paternelle la providence de l'État, les socialistes vont contre la justice naturelle et brisent les liens de la famille.


Mais on ne voit que trop les funestes conséquences de leur système: ce serait la confusion et le bouleversement de toutes les classes de la société, l'asservissement tyrannique et odieux des citoyens. La porte serait grande ouverte à l'envie réciproque, aux manœuvres diffamatoires, à la discorde. Le talent et l'esprit d'initiative personnels étant privés de leurs stimulants, la richesse, par une conséquence nécessaire, serait tarie dans sa source même. Enfin le mythe tant caressé de l'égalité ne serait pas autre chose, en fait, qu'un nivellement absolu de tous les hommes dans une commune misère et dans une commune médiocrité".

Posté le 21 juin 2009 à 10h28 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

20 juin 2009

Réforme de la retraite des mères : l'Unaf radicalement contre

François Fondard, président de L'Union nationale des associations familiales (Unaf) a déclaré aujourd'hui farouchement opposé à l'injustice imposée par la jurisprudence européenne, défendue par Nadine Morano ("Je suis très attachée à ce que nous trouvions une solution équilibrée et juste, tout en nous préoccupant de l'égalité hommes-femmes") :

"Nous sommes radicalement contre toute remise en cause des droits accordés aux mères de famille qui ont arrêté de travailler pour éduquer leurs enfants (...) Cette mesure serait d'une injustice totale pour les femmes qui ont consenti un sacrifice financier et parfois d'évolution dans leur carrière professionnelle".

Posté le 20 juin 2009 à 15h00 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)

18 juin 2009

Vive le mariage !

Lu dans Valeurs Actuelles :

M "Selon l’Institut national d’études démographiques, le risque qu’un couple de concubins sans enfant se sépare est six fois supérieur à celui d’un couple marié, sur dix ans (et deux fois supérieur quand il y a un enfant). Une autre étude de l’Ined montre que le taux d’échec scolaire s’accroît nettement après la séparation des parents : 22 % des enfants d’employés quittent l’école sans aucun diplôme quand leurs familles sont désunies, 11 % seulement dans le cas contraire. Aux États-Unis, la moitié des enfants qui vivent dans un ménage dirigé par une femme seule sont en situation de pauvreté. D’autres travaux américains établissent un lien entre l’absence du père et la délinquance des adolescents.

C’est ce que souligne James Q. Wil­son, professeur de science politique à Harvard, dans son livre The Marriage Problem. Cet universitaire s’appuie sur de nombreuses études pour conclure que les couples mariés se déclarent plus heureux que ceux qui ne le sont pas, ont des revenus supérieurs et sont en meilleure santé. Ce constat a conduit l’administration Clinton (dé­mocrate) à sou­tenir les familles biparentales, puis l’administration Bush (conservatrice) à débloquer 300 millions de dollars en faveur du ma­riage : primes de mariage, cours de préparation, etc."

Posté le 18 juin 2009 à 10h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

15 juin 2009

Face à la crise, ne pas divorcer

Récession oblige, 11% des Américains reportent leur mariage et 4% attendent pour divorcer, selon un sondage. Il semblerait que les Français renvoient eux aussi le mariage et le divorce à plus tard. Maître Dominique Ferrante, avocat en droit de la famille, constate bien un ralentissement dans ce domaine. Les raisons sont d'abord psychologiques, selon Jean-Claude Kaufmann:

"En période de crise, les gens ont tendance à se ressouder, et la protection ultime, c'est la famille et le couple." 

D'autant que le divorce implique un appauvrissement des deux parties, qui doivent chacune s'acheter un logement, une voiture... des dépenses qu'on préfère éviter en période de crise. Ce que confirme Claude Martin, sociologue du divorce :

"les séparations conduisent les ménages économiquement vulnérables vers des situations de précarité, voire de pauvreté".

La famille ? Une valeur sûre.

Posté le 15 juin 2009 à 17h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

07 mai 2009

Le quotidien "bobo" obligé de reconnaître l'intérêt de la famille

Nous le signalions hier : la pauvreté touche d'abord les familles détruites. Aujourd'hui, c'est Libé qui le reconnaît, un peu à contre-coeur :

"On a du mal à le croire, à l’admettre, tant cette affirmation ressemble à une posture morale, mais les chiffres sont têtus. [...] L’explication est relativement simple : le couple, c’est souvent deux apporteurs de revenus et des charges fixes divisées par deux (loyer, chauffage, électricité, gaz, téléphone fixe, voire voiture). [...] La preuve donc par les familles monoparentales, dont près du tiers ont des ressources qui les situent en dessous du seuil de pauvreté."

Michel Janva

Addendum 10h20 : le cardinal Ennio Antonelli, président du Conseil pontifical pour la famille, a annoncé que

A "Le Conseil pontifical pour la famille étudie la possibilité d'encourager, dans plusieurs pays, des recherches sur les bienfaits sociaux apportés par la famille, afin de sensibiliser l'opinion publique et politique à la soutenir"

Il a écrit récemment que

"la famille saine produit des ‘bienfaits' : les enfants, dont dépendent l'avenir de la société, une vie satisfaisante pour tous ses membres, l'éducation à l'amour et aux multiples vertus humaines et sociales, la transmission de la langue, du patrimoine culturel de la nation, de la foi religieuse [...] contrairement à la famille malade, incomplète ou désagrégée, à laquelle sont imputables des dommages sociaux comme la baisse des naissances, la marginalisation des plus faibles, l'insécurité, la dépression, le caractère querelleur, les déviances, la conflictualité [...] il semble vérifiable que les familles saines contribuent à créer des biens relationnels et économiques et donc à encourager cohésion et développement [...] Il est donc d'intérêt public que la famille soit fondée sur le mariage et soit stable".

Posté le 7 mai 2009 à 08h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

01 mai 2009

1er mai : saint Joseph artisan

Stjoseph-artisan Le 1er mai 1955, le pape Pie XII annonçait que cette journée serait désormais la fête liturgique de saint Joseph artisan. Cent ans après la Révolution française, le pape Léon XIII avait déjà recommandé, dans l'encyclique Quamquam pluries, aux ouvriers chrétiens et aux pères de familles de recourir à saint Joseph en raison de « la difficulté des temps ».
Le 19 mars 1971, le Pape Paul VI s’adressait aux pèlerins de Rome en déclarant saint Joseph, « protecteur de la famille » et en exhortant les catholiques à recourir au saint Patriarche. Ces propos sont plus que jamais brûlants d’actualité : « Nous savons tous combien la famille a aujourd’hui besoin de protection et d’amour inviolable et sanctifiant : saint Joseph, invoqué avec piété, ne laissera pas manquer de sa protection. Et il voudra également protéger la Sainte Eglise, aujourd’hui si troublée et affligée ».

Saint Joseph,
Époux de la Mère de Dieu,
Miroir de patience,
Ami de la pauvreté,
Modèle des travailleurs,
Gloire de la vie de famille,
Gardien des vierges,
Soutien des familles,
Consolation des malheureux,
Espérance des malades,
Patron des mourants,
Terreur des démons,
Protecteur de la Sainte Eglise,
priez pour nous.
O Dieu, qui, par une providence ineffable, avait daigné choisir le bienheureux Joseph, pour être l'époux de votre Sainte Mère, faites, nous vous en prions, que, l'honorant ici-bas comme protecteur, nous méritions de l'avoir pour intercesseur dans le ciel :

Extrait des Litanies de Saint Joseph

François Caussart

Posté le 1 mai 2009 à 11h52 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

30 avril 2009

Le divorce est un malheur

D C'est la conclusion des témoignages recueillis par la journaliste Agathe Fourgnaud. Chaque année, 140 000 enfants sont confrontés au divorce de leurs parents. Or, ce sujet est toujours tabou. Et les conséquences sont innombrables. Par exemple, le nombre de divorces a augmenté en même temps que le mal-être des adolescents selon un pédopsychiatre. De même, la toxicomanie, la délinquance précoce et l’obésité coïncident avec l’explosion du divorce. En outre, la crise du logement est sans doute la conséquence de l'explosion des séparations : un mariage sur deux se termine par un divorce, selon Nadine Morano ! Aussi, plutôt que de proposer un pseudo droit au logement opposable, Christine Boutin n'aurait-elle pas dû promouvoir le renforcement du mariage pour résoudre les problèmes de logement ?

Le droit au divorce est une loi individualiste qui méprise l'enfant et nuit au bien commun. La défense de la famille est la seule politique réaliste.

Michel Janva

Addendum 15h30 : le chef de cabinet de Christine Boutin me fait remarquer que le ministre du logement a prononcé le 25 avril dernier à Sao Paulo au Brésil un discours sur le logement dans lequel elle déclare justement :

"la crise du logement est en lien avec la crise de la famille".

En exclusivité pour les lecteurs du Salon Beige, l'intégralité de ce discours se trouve dans les commentaires ci-dessous.

Posté le 30 avril 2009 à 09h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

25 avril 2009

Et une mission de plus !

Cette fois-ci, elle porte sur l'évolution du financement de la politique familiale. Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le député UMP Yves Bur est chargé d'une mission de réflexion sur "l'évolution du financement de la politique familiale" et "la part importante qu'y occupent les cotisations patronales", aux termes d'un décret paru samedi au Journal officiel et de sa lettre de mission.

Le 13 février dernier, Nicolas Sarkozy avait souhaité que le député du Bas-Rhin mène une réflexion "sans tabou" sur ce financement, en estimant que "les cotisations patronales famille peuvent être pénalisantes pour la croissance et l'emploi"...

Yves Bur est 332e dans le classement des députés pro-famille du Salon Beige (...)

En réaction à ce nouveau chantier ouvert par le chef de l'Etat, le président de la Cnaf (Caisse des allocations familiales) Jean-Louis Deroussen s'était ému mi-février d'une "remise en cause des fondamentaux de la politique familiale", qui met en péril "la principale source de financement de la branche famille".

Posté le 25 avril 2009 à 21h06 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

04 avril 2009

Les enfants dans les structures étatiques

De nouvelles mesures du secrétariat d'Etat à "la famille" viennent d'être annoncées :
  • des jardins d'éveil dès l'âge de 2 ans;
  • 100 000 places en crèche supplémentaires;
  • un constat que n'acceptent pas les politiques : 63% des enfants de moins de trois ans sont gardés par leurs parents la majeure partie de la semaine, contre 18% par une assistante maternelle et 10% dans une structure d'accueil collectif.
Ces mesures répondent à des besoins réels mais causés par une situation anormale dont les origines sont :
- des fondements ploutocratiques évidentes quand on entend Nicolas Sarkozy dire à propos des femmes qui choisissent d'éduquer leurs enfants qu'il s'agit d'un :
"Gâchis pour la société dans son ensemble, parce que sont maintenues en dehors du marché du travail près de 800 000 femmes chaque année".
- des fondements idéologiques visibles quand on suit la volonté de déstructuration de la famille menée depuis tant d'années en France et accélérée depuis mai 2007. Ce travail de sape de la famille a commencé bien plus tôt : sous couvert de libérer les femmes du joug de la famille et de leur mari, on les a enchaînées au marché du travail au point qu'il est de plus en plus difficile pour les foyers de se passer d'un deuxième salaire.
Aussi faut-il bien trouver une solution pour la garde des enfants quand les parents sont obligés de travailler.

La vision de l'Église fondée sur le respect de la famille et de la dignité de chacun de ses membres est d'une grande clarté :
"Famille et travail, si étroitement interdépendants dans l'expérience de la grande majorité des personnes, méritent finalement une considération plus adaptée à la réalité, une attention qui les comprenne ensemble, sans les limites d'une conception privatiste de la famille et économiste du travail".
"La reconnaissance et la tutelle des droits des femmes dans le contexte du travail dépendent, en général, de l'organisation du travail, qui doit tenir compte de la dignité et de la vocation de la femme, dont « la vraie promotion (...) exige que le travail soit structuré de manière qu'elle ne soit pas obligée de payer sa promotion par l'abandon de sa propre spécificité et au détriment de sa famille dans laquelle elle a, en tant que mère, un rôle irremplaçable ».636 C'est une question à partir de laquelle se mesurent la qualité de la société et la tutelle effective du droit au travail des femmes".
" Les grandes distances à parcourir jusqu'au lieu de travail, le double emploi et la fatigue physique et psychologique réduisent le temps consacré à la vie familiale; 635 les situations de chômage ont des répercussions matérielles et spirituelles sur les familles, de même que les tensions et les crises familiales influent négativement sur les comportements et sur le rendement dans le domaine du travail".

Une solution conforme à ces exigences de l'Église et aux difficultés actuelles rencontrées par les foyers serait le salaire parental pour celles qui choisissent leur devoir d'élever leurs enfants. Mais  elle se heurte à l'idéologie ambiante et au "tout économique" qui dominent aujourd'hui une société française bien déshumanisée.

Lahire

Posté le 4 avril 2009 à 15h18 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (7)

25 mars 2009

La famille face à l'Union Européenne avec Maciej Giertych

Communiqué de Laissez-les-Vivre :

G "N'en déplaise à M. Jérôme Clément, président d'Arte, Laissez-Les-Vivre vous invite à venir écouter (en traduction simultanée) aux Etats Généraux de la Famille, dont il sera l'invité d'honneur et qui se déroulent le samedi 28 mars à Paris : M. Maciej Giertych, député polonais au Parlement européen et Président de la Ligue des Familles Polonaises. Maciej Giertych nous détaillera le combat qu'il mène à Bruxelles et à Strasbourg pour la sauvegarde des vrais valeurs européennes dans une conférence intitulée : "la famille face à l'Union Européenne".

Cette journée se déroulera de 9h à 18h à la Fondation Dosne-Thiers, 27 place Saint-Georges Paris IXe. Lors de cette journée, Maître Wallerand de Saint-Just traitera du statut du beau-parent.

Michel Janva

Posté le 25 mars 2009 à 11h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

24 mars 2009

La famille à l'épreuve du statut du beau-parent

Dans le cadre de la mobilisation actuelle face au projet de promotion de l'homoparentalité, Monseigneur Tony Anatrella, prêtre, psychanalyste et spécialiste en psychiatrie sociale, donnera une conférence sur le sujet :

"La famille à l'épreuve du statut du beau-parent".

Jeudi 26 mars à 20h30 dans les anciens locaux de l'Ecole cathédrale, Grand amphi, 8 rue de Massillon, Paris, Métro Cité ou Saint-Michel. Cette conférence est coorganisée par Ichtus et l'Institut politique Léon Harmel.

MJ

Posté le 24 mars 2009 à 06h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

12 mars 2009

Qui a dit?

""Il me semble que ce sont nous, les responsables : nous ne pouvons pas faire reposer sur les seules épaules des enseignants l'éducation de nos enfants. Si nous tenons à notre liberté, nous devons la construire avec eux, sinon nous serons livrés aux chantres du tout-sécuritaire : et la sécurité, ce n'est pas la liberté..."


Lahire (merci à CD)

PS : Isabelle Adjani en effet! Bravo à Lionel (voir dans les commentaires).

Posté le 12 mars 2009 à 21h36 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

05 mars 2009

Attaquer la famille pour dominer les peuples

Pour éclairer les actuelles attaques contre la famille, cette page si importante et parfois ignorée du site du Vatican :

"Tandis que la société politique recourt constamment au pouvoir, à ses agents et à ses règlements, la société civile fait appel aux affinités, aux alliances volontaires, aux solidarités naturelles. Cette distinction éclaire aussi la riche réalité de la famille, qui est le noyau central de la société civile. Elle a incontestablement une fonction économique importante, mais ses rôles sont multiples. Elle est, avant tout, une communauté de vie, une communauté naturelle. De plus, par le fait qu'elle est fondée sur le mariage, elle présente une cohésion que l'on ne rencontre pas nécessairement dans les corps intermédiaires.
Une chose qui a eu un impact négatif, durant ces dernières décennies, est le fait que la famille a subi de la part de l'État les mêmes attaques que celles qu'il a dirigées contre les autres corps intermédiaires pour les éliminer ou tenter de les régir à sa ressemblance. Lorsque l'État s'arroge le pouvoir de réglementer les liens familiaux et de dicter des lois qui ne respectent pas cette communauté naturelle qui lui est antérieure,54 il est à craindre que l'État se serve des familles dans son propre intérêt et qu'au lieu de les protéger et de défendre leurs droits, il les affaiblisse ou les supprime pour mieux dominer les peuples".

Lahire

Posté le 5 mars 2009 à 18h42 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

03 mars 2009

Le Pacs a légalisé la répudiation

De Jean-Michel Beaussant dans l'Homme nouveau :

P "[D]ix ans après son vote, le Pacte civil de solidarité (Pacs) est passé dans les moeurs républicaines, comme la pilule et l’IVG ! Il y en a vingt fois plus depuis 1999 : 102 148 en 2007 (avec 13 330 dissolutions dont 1 780 pour cause de mariage !) contre 273 669 mariages (134 477 divorces). Avec 92 % d’« hétéros » qui se pacsent pour 8 % d’homos (ces derniers étaient 42 % en 1999 pour 58 % hétéros), le Pacs a eu un double effet : devenir un « sous-mariage » pour tous en vue du « mariage » homosexuel. [...]

La vérité est que le Pacs s’est substitué au « statut » de concubin [...]. Le Pacs peut se rompre d’un trait de plume, d’une simple lettre adressée au tribunal d’instance par les deux partenaires ou même par un seul, «parfois sans que l’autre ne soit prévenu», confie un greffier. C’est la libre répudiation, sans besoin de procédures et d’avocats comme dans le divorce, aucune pension alimentaire n’étant notamment prévue…"

MJ

Posté le 3 mars 2009 à 06h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

02 mars 2009

Le statut du "faux-parent" fragilise la famille

Dans l'Homme Nouveau, Philippe Maxence dénonce le projet de statut du beau-parent :

F "Sous le prétexte habituel d’accommoder la loi à l’évolution des moeurs, l’État français va modifier en profondeur notre compréhension de la réalité familiale, fondée naturellement sur la complémentarité des sexes et sur une union stable, en vue de l’éducation des enfants. Si ce projet voyait réellement le jour [...] il introduirait dans la cellule qui réclame par excellence la stabilité une fragilité permanente aussi dommageable socialement qu’individuellement, principalement s’il s’agit d’enfants. C’est-à-dire des adultes de demain ! Avec ce statut de «beau-parent», le second mari d’une mère divorcée, par exemple, pourra exercer une paternité sur les enfants du premier mariage. Ce sera le cas également pour le nouveau concubin, le nouveau compagnon, mais également pour tous les nouveaux concubins, compagnons et époux qui pourraient se succéder. Bien évidemment, un tel dispositif favorisera les couples homosexuels comme n’a pas manqué de le remarquer Gaylib [...]. À partir de quelle durée de vie commune, ce statut pourrat- il être accordé ? Quelle sera la possibilité du droit de visite pour ceux qui auront bénéficié un temps du titre de «beauparent» ? Deux questions parmi d’autres qui se posent et qui laissent entrevoir l’absurdité kafkaïenne de cette révolution anti-familiale ! [...]

Face à un tel projet, que faire ? D’abord se convaincre réellement qu’il n’y a pas de société et d’avenir sans famille fondée sur l’union stable d’un homme et d’une femme. Toutes les idéologies pourront repeindre à leur couleur la face du monde, rien ne changera cette réalité de bon sens. Ensuite, il faut agir auprès des associations familiales pour qu’elles fassent réellement pression sur le gouvernement. À quand une grande manifestation pour défendre la famille alors que celle-ci est constamment mise en péril par tous les gouvernements de droite et de gauche qui se succèdent ? Enfin, s’il faut soutenir les députés qui, comme Christian Vanneste, ont le courage de « dire non » face à cette nouvelle attaque, il est urgent d’écrire à tous nos élus pour faire connaître l’inquiétude des familles françaises. C’est peu de chose ? Effectivement ! Encore, faut-il le faire. La famille n’est ni de droite ni de gauche."

MJ

Posté le 2 mars 2009 à 09h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Les mères devraient pouvoir allaiter plus longtemps

B Dans un rapport sur l’alimentation du nouveau-né, l’Académie de médecine milite pour un allongement du congé maternité postnatal (4 mois minimum voire 6) pour que les bébés nourris exclusivement par leur maman aient le temps de tirer tout le bénéfice de ce lait aux vertus protectrices reconnues. Il existe en effet

"une discordance entre les deux mois et demi postnataux actuels d’arrêt de travail et les six mois préconisés par l’OMS (Organisation mondiale de la santé)".

Après un long règne sans partage du biberon, l’allaitement fait un retour en grâce chez les jeunes mamans depuis une petite dizaine d’années. Le professeur Bernard Salle, pédiatre en néonatalogie à Lyon, se fait l'avocat de ces femmes :

"Mais comment leur en vouloir ? Elles n’ont généralement reçu aucun conseil, personne n’est là pour les aider… En outre, à peine ont-elles trouvé le bon rythme qu’elles doivent déjà songer à arrêter pour reprendre le travail, seulement deux mois et demi après l’accouchement."

La France peine à dépasser le seuil des 15 % de femmes allaitantes six semaines après l’accouchement, tandis que dans les pays du nord de l’Europe, plus de 80 % des nourrissons sont encore exclusivement nourris au sein à l’âge de 6 mois.

Michel Janva

Posté le 2 mars 2009 à 08h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

18 février 2009

La famille est une réponse à la crise économique

Le cardinal Oscar Andrés Rodríguez Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa au Honduras, affirme que la crise économique actuelle a d'importantes répercussions sur le développement des familles, mais, en même temps, que pour traverser ce moment difficile, l'unité familiale constituera un facteur déterminant. :

M "lors de la Rencontre mondiale des familles, un spécialiste en économie nous a fait un exposé sur les conséquences du manque de solidité de la famille pour le développement économique, pour la pauvreté elle-même. Des études et statistiques ont montré que la santé physique et mentale sont bien meilleures dans les familles constituées que dans les familles monoparentales ou décomposées. La pauvreté est bien pire dans les familles décomposées que dans les familles «intactes». Plusieurs aspects ont été ainsi mis en évidence ; par exemple, l'enseignement supérieur, et les obstacles rencontrés lorsque les parents sont divorcés. Ce sont des aspects que la presse aborde très peu et il vaut la peine de s'y arrêter.

On parle du rôle éducatif de la famille, que certains réduisent à l'éducation scolaire. A ce propos, on a réfléchi sur ce que signifient l'éducation morale dans la famille, l'éducation spirituelle, les aspects économiques et le témoignage du père de famille, lorsqu'il se montre capable, au milieu des vicissitudes de la vie, d'accompagner avec héroïsme sa famille. Ce sont là des richesses inexplorées, qu'il vaut la peine de faire connaître, parce qu'il y a des personnes qui souffrent  et qui, en prenant connaissance de ces témoignages, se sentent réconfortées. [...]

[L]es politiques de contrôle des naissances sont en réalité des politiques d'élimination de la natalité. Elles n'envisagent qu'une seule perspective parmi d'autres. Nous serions pauvres parce que nous avons une forte démographie et cela est un sophisme. La population est nécessaire pour qu'il y ait développement économique ; un pays en Amérique latine a été le premier dans les années cinquante à appliquer la limitation des naissances. Que s'est-il passé dans ce pays ? Il est incapable de se développer et, par conséquent, il n'a pas les consommateurs qu'il lui faut pour avoir des entreprises prospères ; il doit tout importer d'autres grands pays et a seulement une économie de subsistance, pas un développement, tel qu'il devrait avoir."
MJ

Posté le 18 février 2009 à 06h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Crise : la famille encore touchée ?

M Une majorité d'associations familiales reçues par Nadine Morano avant la réunion des partenaires sociaux à l'Elysée aujourd'hui, s'est prononcée pour une aide aux familles touchées par la crise. Ces associations seraient favorables à un soutien à des "familles touchées par le chômage partiel ou en recherche d'emploi".
 
"Si certaines se sont prononcées préalablement en faveur de l'augmentation des allocations familiales, elles ont privilégié dans leurs pistes de réflexion le chèque emploi service à destination des femmes seules en recherche d'emploi pour faire garder leurs enfants, ou pour les services aux personnes âgées".
 
De son côté, le MEDEF s'en prend aux retraites des familles nombreuses. Il a proposé hier aux syndicats une baisse des avantages familiaux accordés dans les régimes de retraite complémentaire, lors de la troisième séance de négociation sur l'avenir des régimes Agirc (cadres) et Arrco (salariés). Le Medef souhaite aligner la majoration de pension de l'Agirc, actuellement de 8% pour trois enfants (plus 4% par enfant supplémentaire), sur celle moins avantageuse de l'Arrco, qui est de 5% pour trois enfants et plus.

L'Agirc et de l'Arrco, du fait de la crise, seront globalement en déficit dès 2009, soit cinq ans plus tôt que prévu. Alors il faut baisser les retraites. Et celles des familles en premier.

Enfin, Le président de Familles de France Henri Joyeux s'est déclaré favorable au congé parental raccourci.

Michel Janva

Posté le 18 février 2009 à 06h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

17 février 2009

Garde des enfants : quelle liberté pour les parents ?

Parmi les 2,4 millions d'enfants de moins de 3 ans, 60% sont gardés par leurs parents la majeure partie de la semaine, selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques des ministères sociaux. Après les parents (63% des cas), c'est l'accueil chez une assistante maternelle qui est le plus fréquent (18%), devant la garde dans une structure d'accueil collectif (10%). Toutefois, entre 2002 et 2007, la part d'enfants de moins de 3 ans gardés à titre principal par leurs parents a baissé de 70% à 63%. Vendredi, Nicolas Sarkozy s'est prononcé pour un congé parental «plus court».

Le compendium de la doctrine sociale de l'Eglise indique [n°237 à 240]:

"la famille a droit à l'aide de la société pour la mise au monde et l'éducation des enfants. Les couples mariés qui ont une famille nombreuse ont droit à une aide appropriée, et ne doivent pas subir de discrimination [...] Le droit-devoir des parents d'éduquer leur progéniture est «quelque chose d'essentiel, de par leur lien avec la transmission de la vie; quelque chose d'original et de primordial, par rapport au devoir éducatif des autres, en raison du caractère unique du rapport d'amour existant entre parents et enfants; quelque chose d'irremplaçable et d'inaliénable, qui ne peut donc être totalement délégué à d'autres ni usurpé par d'autres ». Les parents ont le droit-devoir de donner une éducation religieuse et une formation morale à leurs enfants : droit qui ne peut être effacé par l'État, mais respecté et encouragé; devoir primordial, que la famille ne peut ni négliger ni déléguer. [...] Les parents ont le droit de choisir les instruments de formation correspondant à leurs convictions et de chercher les moyens qui peuvent les aider dans leur tâche d'éducateurs, notamment dans le domaine spirituel et religieux. Les autorités publiques ont le devoir de garantir ce droit et d'assurer les conditions concrètes qui en permettent l'exercice".

Michel Janva

Posté le 17 février 2009 à 09h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

14 février 2009

Nicolas Sarkozy a cédé devant le lobby homosexuel

Le Collectif pour l'enfance s'indigne du projet de Nicolas Sarkozy sur "le statut du beau-parent" :

"Béatrice Bourges, Présidente de l’Association pour la Protection de l’Enfance et porte-parole du Collectif pour l’Enfant, qui réunit une soixantaine d’associations dans toute la France, s’étonne que le terme de « parent » soit employé avec autant de légèreté et s’inquiète :

"Un enfant, même s’il n’a pas la chance de grandir dans une famille composée de son père et de sa mère biologiques, a besoin de savoir d’où il vient, quelles sont ses origines. Accorder un statut à un tiers brouille les pistes et ne lui permet pas de grandir en se structurant. Jusqu’où ira-t-on dans la définition du « tiers », et combien de « tiers » pourront se succéder auprès de l’enfant ?".

La situation des familles recomposées est déjà extrêmement complexe. Des pères et des mères peinent souvent à obtenir des conditions normales pour exercer leur autorité parentale. Pourquoi compliquer encore cette situation ? La loi du 4 mars 2002 permet déjà à un tiers de se voir déléguer l’autorité parentale si nécessaire. Le Collectif pour l’Enfant s’étonne donc que le Président envisage de prendre des mesures en faveur de ces tiers.

Béatrice Bourges dénonce :

"Je crains qu’il soit seulement en train de céder aux pressions de quelques associations minoritaires, qui militent pour l’adoption d’enfants par des couples de personnes du même sexe. Alors que la famille doit être le lieu le plus stable possible pour la croissance des enfants, ce texte de loi ne peut que fragiliser cette cellule essentielle de la société".

Dans un communiqué, Gaylib, le lobby gay associé à l'UMP, s'est en effet félicité de cette nouvelle destruction de la famille :

"Avec ce dispositif, la prise en compte de l’intérêt de l’enfant au quotidien ne se limitera plus désormais aux seuls enfants élevés dans le cadre du statut protecteur du mariage mais concernera aussi l’ensemble des enfants élevés dans la France d’aujourd’hui, qu’ils le soient dans le cadre de familles recomposées, monoparentales ou homoparentales."

Michel Janva

Posté le 14 février 2009 à 18h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

21 janvier 2009

Les familles doivent s'unir pour faire valoir leurs droits

Le cardinal Ennio Antonelli, président du Conseil pontifical pour la famille, s'est exprimé dans L'Osservatore Romano, dressant le bilan de la VIe Rencontre mondiale des familles à Mexico :
"Etant donné que les familles apportent de nombreux bénéfices à la société, elles ont aussi des droits et doivent les faire valoir. Elles peuvent le faire si elles s'unissent en association. [...] notre société s'est plutôt montrée, jusqu'à aujourd'hui, comme une société d'individus [la société doit entretenir un] dialogue avec les familles à travers les associations qui les représentent".

Maintenant, le Conseil pontifical pour la famille

"va surtout devoir travailler sur deux points principaux qui sont ceux de la famille dans l'Eglise et dans la société et devra encourager tant les responsables de la pastorale que les laïcs engagés dans la société, et même les familles elles-mêmes".

Michel Janva

Posté le 21 janvier 2009 à 06h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

19 janvier 2009

Il faut promouvoir une politique familiale

Le Saint-Père est intervenu par vidéo hier, dans le sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe, lors de la VI Rencontre des familles (14-18 janvier) sur le thème: La famille, formatrice des valeurs humaines et chrétiennes. La famille a le droit

B "de pouvoir compter sur la protection culturelle, juridique, économique, sociale, sanitaire qui lui est due, et bénéficier d'un soutien qui, en tenant compte du nombre des enfants et des ressources économiques disponibles, soit suffisant pour permettre la liberté dans l'éducation et le choix de l'école".

Le Saint-Père a conclu en évoquant la nécessité de

"développer une culture et une politique de la famille issues de manière organisée des familles elles- mêmes [Je vous encourage à vous] unir aux associations qui promeuvent l'identité et les droits de la famille dans une vision anthropologique cohérente avec l'Evangile".

Milan accueillera la prochaine Rencontre mondiale des familles, au printemps 2012, sur le thème: La famille, le travail et la fête. Benoît XVI l'a annoncé :

"La famille est un fondement indispensable pour la société et les peuples, et un bien irremplaçable pour les enfants, dignes d'être mis au monde comme le fruit de l'amour, du don total et généreux de leurs parents... la famille est le lieu primordial de l'éducation de la personne. Elle est une vraie école d'humanité et de valeurs pérennes. Il n'est donné à personne d'être ce qu'il est. [...] Ainsi, la famille fondée sur le mariage indissoluble entre un homme et une femme exprime cette dimension relationnelle, filiale et communautaire, et est le lieu ou l'être humain peut naître dans la dignité, grandir et se développer complètement".

Le Saint-Père a souligné la nécessité du

"témoignage et de l'engagement public de tous les baptisés pour réaffirmer la dignité et la valeur unique et irremplaçable de la famille fondée sur le mariage d'un homme et d'une femme et ouvert à la vie, et du témoignage de la vie humaine dans toutes ses étapes. Il faut promouvoir des moyens législatifs et administratifs qui protègent les droits inaliénables des familles, nécessaires pour mener à bien leur extraordinaire mission".

Michel Janva

Posté le 19 janvier 2009 à 16h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)


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