13 février 2016

Actuailes revient sur le début du carême : Opération débouchage !

Le début du carême n'a pas été à la une de tous les journaux le mercredi des Cendres. Le numéro 47 d'Actuailes du 10 février revient pour ses jeunes lecteurs de 10 à 15 ans sur le carême. L'article est adapté à une bonne discussion familiale ce week-end au petit déjeuner sur l'actualité de ces quarante jours.

Et pour ne rater aucun numéro, vous pouvez vous abonner gratuitement.

Michel Janva

Posté le 13 février 2016 à 20h59 | Lien permanent

Le pape plaide pour une formation urgente à la responsabilité personnelle de chacun

Extrait du discours du pape François aux autorités lors de son arrivée à Mexico :

Unknown-56"[...] Le Mexique est un grand pays, doté d’abondantes ressources naturelles et d’une énorme biodiversité qui s’étend sur tout son vaste territoire. Sa position géographique privilégiée en fait un point de référence pour l’Amérique ; et ses cultures indigènes, métisses et créoles lui confèrent une identité propre qui lui offre une richesse culturelle qu’il n’est pas toujours facile de trouver et surtout de valoriser. La sagesse ancestrale liée à sa multi-culturalité est, de loin, l’une de ses meilleures ressources identitaires. Cette identité, qu’elle a appris progressivement à gérer dans la diversité, constitue sans doute un riche patrimoine à mettre en valeur, à promouvoir et à préserver.

Je pense et j’ose dire que la principale richesse du Mexique aujourd’hui a un visage jeune ; oui, ce sont ses jeunes. Un peu plus de la moitié de la population est jeune. Cela permet de penser et de préparer l’avenir, le lendemain. Cela offre espérance et perspective. Un peuple jeune est un peuple capable de se rénover, de se transformer ; c’est une invitation à élever le regard avec espoir vers l’avenir et – en même temps – cela nous interpelle positivement dans le présent. Cette réalité nous conduit inévitablement à réfléchir sur notre propre responsabilité dans la construction du Mexique que nous appelons de tous nos vœux, le Mexique que nous voulons léguer aux futures générations. Cela nous conduit à nous rendre compte également qu’un avenir d’espérance se forge dans la vie présente d’hommes et de femmes justes, honnêtes, capables de s’engager pour le bien commun, ce ‘‘bien commun’’ qui, en ce XXIe siècle, n’est pas très prisé. L’expérience nous montre que chaque fois que nous cherchons la voie du privilège ou du bénéfice de quelques-uns au détriment du bien de tous, tôt ou tard, la vie en société devient un terrain fertile pour la corruption, le narcotrafic, l’exclusion des cultures différentes, la violence, y compris pour le trafic de personnes, la séquestration et la mort, causant la souffrance et freinant le développement.

Le peuple mexicain met son espérance dans l’identité qui s’est forgée dans de durs et difficiles moments de son histoire par de remarquables témoignages de citoyens qui ont compris que, pour pouvoir surmonter les situations nées de la fermeture de l’individualisme, était nécessaire l’accord des institutions politiques, sociales et économiques, ainsi que celui de tous les hommes et femmes engagés dans la recherche du bien commun et dans la promotion de la dignité de la personne.  

Une culture ancestrale et un capital humain prometteur, comme les vôtres, doivent être la source d’inspiration pour que nous trouvions de nouvelles formes de dialogue, de négociation, de ponts capables de nous guider sur la voie de l’engagement solidaire. Un engagement dans lequel tous, en commençant par nous qui nous appelons chrétiens, nous devons nous consacrer à la construction d’« une politique vraiment humaine » (Gaudium et spes, n. 73) et d’une société dans laquelle personne ne doit se sentir victime de la culture de rejet.

Il revient, de façon spéciale, aux dirigeants de la vie sociale, culturelle et politique, de travailler pour offrir à tous les citoyens l’opportunité d’être de dignes acteurs de leur propre destin, dans leur famille et dans tous les domaines où se développe la société humaine, en leur facilitant un accès réel aux biens matériels et spirituels indispensables : logement décent, travail digne, nourriture, justice réelle, sécurité effective, un environnement sain et de paix.

Il ne s’agit pas seulement d’une affaire de lois qui exigent des mises à jour et des amendements – toujours nécessaires –, mais d’une formation urgente à la responsabilité personnelle de chacun dans le plein respect de l’autre en tant que coresponsable de la cause commune de promotion du développement national. C’est une tâche qui implique tout le peuple mexicain dans les diverses instances aussi bien publiques que privées, autant collectives qu’individuelles. [...]"

Michel Janva

Posté le 13 février 2016 à 19h51 | Lien permanent

LR : « Ce parti est devenu une coquille vide en voie de calcification où les gens font semblant de s’écouter»

Les Républicains tenaient aujourd'hui leur Conseil National, qui comprend 2000 membres. Moins de la moitié (980) ont voté pour élire Luc Chatel face à Michèle Alliot-Marie. Mais avec seulement 55%. Plusieurs élus y ont vu un signe de la perte d’autorité de Sarkozy. Comme Philippe Gosselin :

Capture d’écran 2016-02-13 à 19.42.44 « Chatel aurait dû faire au moins deux tiers des voix ou les trois quarts. La volonté d’indépendance de Michèle Alliot-Marie a plu. Cela montre que Nicolas Sarkozy ne tient pas vraiment le parti ».

Ce devait être une journée de débats sur la ligne politique du parti. Ce fut une litanie de prises de parole. Nicolas Sarkozy a déploré :

« Un parti, ce n’est pas une succession de discours qu’on fait et après, on n’entend pas ce que vous dites ! ».

Le président des Républicains a annoncé qu’il présenterait dimanche un texte sur les orientations du parti pour 2017 qui l’ « engagera » et sera « soumis au vote des adhérents en avril ». Sauf que ses concurrents ne se sentent pas tenus pas ses initiatives. Alain Juppé juge que le projet sera d’abord celui du candidat choisi à la primaire. Idem pour Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno le Maire.

Sarkozy a annoncé sa volonté d’attribuer les investitures pour les législatives, en juin, soit avant la primaire. Là encore, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire ne veulent pas en entendre parler.

François Fillon a déclaré à la tribune :

"C’est une bonne chose de débattre de la ligne politique, sous réserve de ne pas oublier qu’une ligne politique est le résultat d’un projet pour la France et pas une synthèse hollandienne".

Nadine Morano a reproché à Sarkozy d’avoir « eu tort de supprimer le ministère de l’immigration ». Hervé Mariton a lancé à propos de la loi Taubira : 

"Je veux l’abroger parce que je vais tenir la promesse que tu avais faite. » 

Edouard Philippe, proche du maire de Bordeaux, estime :

« Ce parti est devenu une coquille vide en voie de calcification où les gens font semblant de s’écouter, où il n’y a même pas la moitié des conseillers nationaux qui votent ».

Michel Janva

Posté le 13 février 2016 à 19h43 | Lien permanent | Commentaires (1)

Barbara Mazières (FN) : "il faut pouvoir dialoguer avec cette droite de conviction"

Barbara Mazières (FN), chargée de mission à la tête de la fédération FN du Maine et Loire, déclare à Nouvelles de France :

"Le Front national sort d’un séminaire interne. Il semble que la ligne « Philippot » s’impose à votre mouvement. Qu’en pensez vous ?

Unknown-55Nous n’avons pas dû avoir les mêmes informations. Il y a eu des discussions franches et libres. Certains points ont pu être affirmés comme la défense de la souveraineté – mais nous sommes tous d’accord là-dessus. Pour le reste, le Front National n’est pas un mouvement monobloc dans lequel un politburo dicterait ce qu’il faut penser de tout. Ce qui nous rassemble c’est la volonté de préserver notre souveraineté.

Vous venez des milieux catholiques engagés en politique à la faveur de la Manif pour tous. Vous avez même affirmé que le combat contre la loi Taubira était l’une des raisons de votre engagement auprès de Marine Le Pen, vous qui militiez auparavant au RPF de Charles Pasqua et Philippe de Villiers. Comment réagissez vous aux déclarations laïcistes ou néo-jacobines de certains cadres du FN ?

Concernant la défense de la famille, je note surtout que le FN est le seul parti à affirmer qu’il abrogera la loi Taubira, et je pense que les reniements sur le sujets de bon nombre de ténors républicains, pourtant mis en avant lors des Manif pour tous, devraient faire réfléchir nos amis restés aux LR.

S’agissant du laïcisme, je crois qu’il faut distinguer deux choses: la laïcité, saine distinction entre spirituel et temporel, concerne l’État, mais la société n’a pas à être laïque. Comme le disait De Gaulle : « La République est laïque, mais la France est chrétienne. » Dans la société, ce qui doit primer, c’est la liberté, notamment la liberté d’expression. L’Etat doit rester dans sa sphère et n’a pas à s’immiscer dans la conscience des citoyens. La religion a toute sa place dans notre société.

Mais sur l’union des droites que vous défendez également, ne vous opposez-vous pas à la ligne actuelle du FN ?

Les notions de droite et gauche n’ont plus vraiment de sens aujourd’hui. Je pense que le débat se situe entre mondialistes et souverainistes, atlantistes et partisans d’un monde multipolaire composé de peuples libres et divers. Personnellement, je retrouve dans le Front National les thèmes défendus par Charles Pasqua; j’y retrouve aussi la vision gaullienne qui me tient à cœur. Je me situe clairement dans le camp des souverainistes. Tous les souverainistes doivent s’unir dans le combat de la dernière chance. Il est sûr, qu’à titre personnel, je me sens clairement plus proche d’un Philippe de Villiers ou d’un Thierry Mariani que d’un Jean-Pierre Chevènement, mais je remarque que les jeunes ne s’embarrassent pas de ces détails: le syndicat étudiant La Cocarde, présidée par Maxime Duvauchelle est en ce sens une très belle initiative. Il entend intégrer, sans les fondre, les différents courants du souverainisme. L’important est de ne pas vouloir être hégémonique. Dans un combat politique, nous pouvons avoir des alliés qui ne soient pas des vassaux et qu’il faut respecter.

En France, une élection présidentielle ou législative se gagne, on peut le regretter, à deux tours. Nous avons un réservoir de vote énorme à droite; il faut pouvoir dialoguer avec cette droite de conviction qui n’ose pas encore franchir le pas de voter pour nous. Il faut en avoir conscience. Nos ennemis jouent de nos divisions et de nos égos. [...]"

Michel Janva

Posté le 13 février 2016 à 19h25 | Lien permanent

Remplaçons nos politiques avant qu'ils ne remplacent notre peuple

Des affiches collées en divers endroits d'Allemagne :

 

Marie Bethanie

Posté le 13 février 2016 à 18h35 | Lien permanent

Zika : les microcéphalies pourraient venir d'un insecticide Monsanto

Moustique-tigre-ou-aedes-albopictus-10296931eepkb_1713L'OMS recommande pour lutter contre le moustique tigre qui provoque la dengue et le virus Zika, un pesticide produit par un partenaire de la firme Monsanto, pesticide que le Brésil utilise depuis 18 mois pour tenter d'éradiquer le moustique tigre. En vain, puisque le moustique est toujours là, et qu'en plus, l'insecticide le rend stérile et provoque chez lui des malformations qui finissent par le tuer.

Des chercheurs argentins ont constaté que les précédentes épidémies de Zika, avant l'utilisation massive de l'insecticide dans l'eau potable par le gouvernement brésilien, n'avaient pas provoqué les cas de microcéphalies que l'on déplore cette fois.

""La détection de milliers de cas de malformations congénitales chez des enfants dont les mères, enceintes, habitent dans des zones où le gouvernement brésilien a ajouté du pyriproxifène à l'eau potable, ne relève pas d'une coïncidence, bien que le ministère de la Santé mette en cause le virus Zika dans ces dommages", commentent les médecins dans leur rapport [...]

Selon eux, les précédente épidémies de Zika n'avaient pas causé jusque-là de malformations congénitales chez les nouveaux-nés, y compris dans des zones où 75% de la population étaient infectée. "Sur 404 microcéphalies au Brésil, seulement 17 étaient positives sur le virus Zika", rapportent les chercheurs. La corrélation ente l'emploi de cet insecticide et les microcéphalies serait probable.

Et les chercheurs ne sont pas seuls à défendre cette thèse. Abrasco, une association scientifique brésilienne sur les politiques de santé publique, pointe du doigt la responsabilité probable du produit dans l'apparition de microcéphalies. Selon un rapport également rendu début février, l'association condamne entre autres la stratégie de contrôle chimique des moustiques. Selon eux, ces contrôles sont inefficaces car ils polluent autant l'environnement que les personnes sans diminuer le nombre d'insectes."[...]

Si la preuve est donnée que ce pesticide est réellement à l'origine des microcéphalies des nourrissons et non le virus Zika, les Hérode de l'ONU pourront aller se rhabiller et remballer leurs conseils d'assassinats de masse sur nourrissons même pas encore nés à défaut d'être mal formés, et se pencher plutôt sur les poisons dont on inonde la nature et l'homme depuis trop longtemps, et qui rapportent des fortunes à ceux qui les vendent.

Marie Bethanie

Posté le 13 février 2016 à 16h34 | Lien permanent | Commentaires (8)

Distinguer les personnes musulmanes de l'Islam

Lu ici. C'est le très louable et salutaire appel de Mgr Roland, qui allie détermination contre l'erreur et zèle apostolique pour les personnes. Soit les vraies conditions de la lutte contre l'amalgame, amalgame qui en bonne philosophie est un instrument de confusion, et en guerre de l'information un outil d'intoxication: distinguer pour unir étant le principe thomiste de la juste analyse, rappelé en son temps par Maritain.

Mgr roland

 

Mgr roland 2

Paula Corbulon

Posté le 13 février 2016 à 15h34 | Lien permanent

Interdiction de l'avortement en Abkhazie

Unknown-54En Abkhazie, le président Raul Khadzhimba a signé une loi interdisant l'avortement.

Michel Janva

Posté le 13 février 2016 à 15h29 | Lien permanent

Les Républicains et la loi Taubira : petit résumé

LR tient aujourd'hui son Conseil National. Luc Chatel, qui avait introduit l''idéologie du genre à l'école, a été élu à 55% président du conseil national, fonction honorifique abandonnée fin 2015 par Jean-Pierre Raffarin. Il était opposé à Michèle Alliot-Marie.

Un lecteur nous propose un petit résumé de la position des candidats déclarés à la primaire LR (pour mémoire, il n'est pas besoin d'être membre du parti pour voter à cette primaire) :

LesCandidatsLoiTaubira

Michel Janva

Posté le 13 février 2016 à 14h09 | Lien permanent

« Pour les musulmans, au Soudan, l’esclavage, c’est normal ! »

Entretien avec  :

Michel Janva

Posté le 13 février 2016 à 12h51 | Lien permanent

L'Eglise et la pédophilie : nouvelle désinformation crasse et abjecte

I Media et Radio Notre-Dame dégonflent la polémique qui circule depuis deux jours, et qui ressemble à une tentative de déstabilisation de Mgr Tony Anatrella :

Images-20"À en croire les titres britanniques The Guardian et The Independant, largement repris dans la presse française, "des nouvelles règles" du Vatican, présentées par Mgr Tony Anatrella, du diocèse de Paris, psychanalyste et spécialiste en psychiatrie sociale, affirmeraient que les évêques ne sont pas obligés de dénoncer à la police des actes de pédophilie commis par des prêtres. En réalité, ces “nouvelles règles“ font référence à un cours de formation donné par le prélat, en septembre 2015, aux évêques récemment ordonnés. Interrogé par I.MEDIA, Mgr Anatrella dénonce un “mauvais procès“ à son égard, et assure qu’il n’a “jamais été question de ne pas signaler à la police les délits sexuels sur mineurs“.

“Il faut prendre le temps de lire l’ensemble de mon texte“, explique le prélat, également consulteur et collaborateur auprès de divers dicastères romains. La presse britannique a en effet extrait de son cours de quarante pages, un paragraphe du chapitre intitulé : “en cas de délit ou de crime sexuel que doit faire l’évêque ?“. Ce cours a été publié début février 2016 par le Vatican dans les Actes du séminaire de formation. Dans ce chapitre, l’expert auprès du Tribunal de la province ecclésiastique d’Ile-de-France décrit les procédures canoniques à suivre prévues par le Code de droit canonique et réactualisées par les papes Jean-Paul II, Benoît XVI et François.

Mgr Anatrella y rappelle en outre l’obligation donnée par Benoît XVI aux évêques de signaler à la justice locale les cas d’actes de pédophilie, et salue les récentes décisions du pape François : création de la Commission de protection des mineurs dans l’Église et d’un Tribunal pour juger les évêques qui auraient couvert des prêtres coupables d’actes pédophiles, sans les signaler à la justice civile, ni à la justice ecclésiale. Le prélat estime cependant qu’un “travail important“ devrait être “réalisé dans le cadre de la formation des séminaristes, qui reste encore insuffisante“.

Une procédure qui diffère selon les pays

“Pour l’Église, il est évident qu’il doit exister une coopération entre les tribunaux ecclésiastiques et les autorités policières et judiciaires concernant ces délits et ces crimes“, assure Mgr Anatrella. “Dans tous les cas et en respectant la présomption d’innocence, insiste-t-il, l’autorité ecclésiale se doit de procéder à un signalement auprès des services compétents selon les procédures en vigueur“. Il ajoute : “nous sommes dans des sociétés de droit qui nous obligent à agir selon leurs règles en la matière“.

“On m’accuse à tort alors que j’explique la procédure à suivre selon les lois civiles de chaque pays et les lois canoniques de l’Église“, s’étonne le spécialiste. Et le prélat de préciser son propos dans le fameux paragraphe extrait par la presse : “je disais dans ce paragraphe que l’évêque ou son représentant va d’abord inciter le mineur victime et sa famille à porter plainte auprès de la police. S’ils ne le font pas, alors il revient à l’autorité ecclésiastique de faire un signalement“."

Fin de la polémique ? Nous attendons que tous les journaux qui ont répandu ces bruits corrigent le tir.

Michel Janva

Posté le 13 février 2016 à 12h32 | Lien permanent

L'Académie française opposée à toute réforme de l'orthographe

Les pédagogistes et les technocrates du ministère de la rééducation sont des menteurs : l'Académie française est opposée à toute réforme de l'orthographe et n'est pas à l'origine de celle qui doit être prochainement généralisée dans les manuels scolaires. Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie, déclare :

Bd061950268166eba96f525156b0fd67aab055fb"Je n'ai pas compris les raisons qui expliquent l'exhumation d'une réforme de l'orthographe élaborée il y a un quart de siècle et où l'Académie française n'a eu aucune part, à l'inverse de ce que l'on a voulu faire croire".

"La position de l'Académie n'a jamais varié sur ce point : une opposition à toute réforme de l'orthographe mais un accord conditionnel sur un nombre réduit de simplifications qui ne soient pas imposées par voie autoritaire et qui soient soumises à l'épreuve du temps".

Mme Carrère d'Encausse rappelle que la langue "est une part essentielle de notre identité".

"Le problème n'est donc plus d'offrir des facilités aux élèves, de conserver ou non l'accent circonflexe, mais de revoir totalement notre système éducatif".

Michel Janva

Posté le 13 février 2016 à 12h25 | Lien permanent

Rencontre historique entre le pape François et le patriarche orthodoxe de Moscou

Déclaration commune du Pape François et du Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie :

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« La grâce de Notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint-Esprit soit avec vous tous » (2 Co 13, 13).

 1.  Par la volonté de Dieu le Père de qui vient tout don, au nom de Notre Seigneur Jésus Christ et avec le secours de l’Esprit Saint Consolateur, nous, Pape François et Kirill, Patriarche de Moscou et de toute la Russie, nous sommes rencontrés aujourd’hui à La Havane. Nous rendons grâce à Dieu, glorifié en la Trinité, pour cette rencontre, la première dans l’histoire.

Avec joie, nous nous sommes retrouvés comme des frères dans la foi chrétienne qui se rencontrent pour se « parler de vive voix » (2 Jn 12), de cœur à cœur, et discuter des relations mutuelles entre les Eglises, des problèmes essentiels de nos fidèles et des perspectives de développement de la civilisation humaine.

 2.  Notre rencontre fraternelle a eu lieu à Cuba, à la croisée des chemins entre le Nord et le Sud, entre l’Est et l’Ouest. De cette île, symbole des espoirs du « Nouveau Monde » et des événements dramatiques de l’histoire du XXe siècle, nous adressons notre parole à tous les peuples d’Amérique latine et des autres continents.

Nous nous réjouissons de ce que la foi chrétienne se développe ici de façon dynamique. Le puissant potentiel religieux de l’Amérique latine, sa tradition chrétienne séculaire, réalisée dans l’expérience personnelle de millions de personnes, sont le gage d’un grand avenir pour cette région.

 3.  Nous étant rencontrés loin des vieilles querelles de l’« Ancien Monde », nous sentons  avec une force particulière la nécessité d’un labeur commun des catholiques et des orthodoxes, appelés, avec douceur et respect, à rendre compte au monde de l’espérance qui est en nous (cf. 1 P 3, 15).

4.  Nous rendons grâce à Dieu pour les dons que nous avons reçus par la venue au monde de son Fils unique. Nous partageons la commune Tradition spirituelle du premier millénaire du christianisme. Les témoins de cette Tradition sont la Très Sainte Mère de Dieu, la Vierge Marie, et les saints que nous vénérons. Parmi eux se trouvent d’innombrables martyrs qui ont manifesté leur fidélité au Christ et sont devenus « semence de chrétiens ».

 5.  Malgré cette Tradition commune des dix premiers siècles, catholiques et orthodoxes, depuis presque mille ans, sont privés de communion dans l’Eucharistie. Nous sommes divisés par des blessures causées par des conflits d’un passé lointain ou récent, par des divergences, héritées de nos ancêtres, dans la compréhension et l’explicitation de notre foi en Dieu, un en Trois Personnes – Père, Fils et Saint Esprit. Nous déplorons la perte de l’unité, conséquence de la faiblesse humaine et du péché, qui s’est produite malgré la Prière sacerdotale du Christ Sauveur : « Que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous » (Jn 17, 21).

6.  Conscients que de nombreux obstacles restent à surmonter, nous espérons que notre rencontre contribue au rétablissement de cette unité voulue par Dieu, pour laquelle le Christ a prié. Puisse notre rencontre inspirer les chrétiens du monde entier à prier le Seigneur avec une ferveur renouvelée pour la pleine unité de tous ses disciples ! Puisse-t-elle, dans un monde qui attend de nous non pas seulement des paroles mais des actes, être un signe d’espérance pour tous les hommes de bonne volonté !

 7.  Déterminés à entreprendre tout ce qui nécessaire pour surmonter les divergences historiques dont nous avons hérité, nous voulons unir nos efforts pour témoigner de l’Evangile du Christ et du patrimoine commun de l’Eglise du premier millénaire, répondant ensemble aux défis du monde contemporain. Orthodoxes et catholiques doivent apprendre à porter un témoignage unanime à la vérité dans les domaines où cela est possible et nécessaire. La civilisation humaine est entrée dans un moment de changement d’époque. Notre conscience chrétienne et notre responsabilité pastorale ne nous permettent pas de rester inactifs face aux défis exigeant une réponse commune.

 8.  Notre regard se porte avant tout vers les régions du monde où les chrétiens subissent la persécution. En de nombreux pays du Proche Orient et d’Afrique du Nord, nos frères et sœurs en Christ sont exterminés par familles, villes et villages entiers. Leurs églises sont détruites et pillées de façon barbare, leurs objets sacrés sont profanés, leurs monuments, détruits. En Syrie, en Irak et en d’autres pays du Proche Orient, nous observons avec douleur l’exode massif des chrétiens de la terre d’où commença à se répandre notre foi et où ils vécurent depuis les temps apostoliques ensemble avec d’autres communautés religieuses.

 9.  Nous appelons la communauté internationale à des actions urgentes pour empêcher que se poursuive l’éviction des chrétiens du Proche Orient. Elevant notre voix pour défendre les chrétiens persécutés, nous compatissons aussi aux souffrances des fidèles d’autres traditions religieuses devenus victimes de la guerre civile, du chaos et de la violence terroriste.

10.  En Syrie et en Irak, la violence a déjà emporté des milliers de vies, laissant des millions de gens sans abri ni ressources. Nous appelons la communauté internationale à mettre fin à la violence et au terrorisme et, simultanément, à contribuer par le dialogue à un prompt rétablissement de la paix civile. Une aide humanitaire à grande échelle est indispensable aux populations souffrantes et aux nombreux réfugiés dans les pays voisins. Nous demandons à tous ceux qui pourraient influer sur le destin de ceux qui ont été enlevés, en particulier des Métropolites d’Alep Paul et Jean Ibrahim, séquestrés en avril 2013, de faire tout ce qui est nécessaire pour leur libération rapide.

11.  Nous élevons nos prières vers le Christ, le Sauveur du monde, pour le rétablissement sur la terre du Proche Orient de la paix qui est « le fruit de la justice » (Is 32, 17), pour que se renforce la coexistence fraternelle entre les diverses populations, Eglises et religions qui s’y trouvent, pour le retour des réfugiés dans leurs foyers, la guérison des blessés et le repos de l’âme des innocents tués. Nous adressons un fervent appel à toutes les parties qui peuvent être impliquées dans les conflits pour qu’elles fassent preuve de bonne volonté et s’asseyent à la table des négociations. Dans le même temps, il est nécessaire que la communauté internationale fasse tous les efforts possibles pour mettre fin au terrorisme à l’aide d’actions communes, conjointes et coordonnées. Nous faisons appel à tous les pays impliqués dans la lutte contre le terrorisme pour qu’ils agissent de façon responsable et prudente. Nous exhortons tous les chrétiens et tous les croyants en Dieu à prier avec ferveur le Dieu Créateur du monde et Provident, qu’il protège sa création de la destruction et ne permette pas une nouvelle guerre mondiale. Pour que la paix soit solide et durable, des efforts spécifiques sont nécessaires afin de redécouvrir les valeurs communes qui nous unissent, fondées sur l’Evangile de Notre Seigneur Jésus Christ.

12.   Nous nous inclinons devant le martyre de ceux qui, au prix de leur propre vie, témoignent de la vérité de l’Evangile, préférant la mort à l’apostasie du Christ. Nous croyons que ces martyrs de notre temps, issus de diverses Eglises, mais unis par une commune souffrance, sont un gage de l’unité des chrétiens. A vous qui souffrez pour le Christ s’adresse la parole de l’apôtre   :

« Très chers !… dans la mesure où vous participez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lors de la révélation de Sa gloire, vous soyez aussi dans la joie et l’allégresse » (1 P 4, 12-13).

13.   En cette époque préoccupante est indispensable le dialogue interreligieux. Les différences dans la compréhension des vérités religieuses ne doivent pas empêcher les gens de fois diverses de vivre dans la paix et la concorde. Dans les circonstances actuelles, les leaders religieux ont une responsabilité particulière pour éduquer leurs fidèles dans un esprit de respect pour les convictions de ceux qui appartiennent à d’autres traditions religieuses. Les tentatives de justifications d’actions criminelles par des slogans religieux sont absolument inacceptables. Aucun crime ne peut être commis au nom de Dieu,  « car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de    paix » (1 Co 14, 33).

14.  Attestant de la haute valeur de la liberté religieuse, nous rendons grâce à Dieu pour le renouveau sans précédent de la foi chrétienne qui se produit actuellement en Russie et en de nombreux pays d’Europe de l’Est, où des régimes athées dominèrent pendant des décennies. Aujourd’hui les fers de l’athéisme militant sont brisés et en de nombreux endroits les chrétiens peuvent confesser librement leur foi. En un quart de siècle ont été érigés là des dizaines de milliers de nouvelles églises, ouverts des centaines de monastères et d’établissements d’enseignement théologique. Les communautés chrétiennes mènent une large activité caritative et sociale, apportant une aide diversifiée aux nécessiteux. Orthodoxes et catholiques œuvrent souvent côte à côte. Ils attestent des fondements spirituels communs de la convivance humaine, en témoignant des valeurs évangéliques.

15.  Dans le même temps, nous sommes préoccupés par la situation de tant de pays où les chrétiens se heurtent de plus en plus souvent à une restriction de la liberté religieuse, du droit de témoigner de leurs convictions et de vivre conformément à elles. En particulier, nous voyons que la transformation de certains pays en sociétés sécularisées, étrangère à toute référence à Dieu et à sa vérité, constitue un sérieux danger pour la liberté religieuse. Nous sommes préoccupés par la limitation actuelle des droits des chrétiens, voire de leur discrimination, lorsque certaines forces politiques, guidées par l’idéologie d’un sécularisme si souvent agressif, s’efforcent de les pousser aux marges de la vie publique.

16.  Le processus d’intégration européenne, initié après des siècles de conflits sanglants, a été accueilli par beaucoup avec espérance, comme un gage de paix et de sécurité. Cependant, nous mettons en garde contre une intégration qui ne serait pas respectueuse des identités religieuses. Tout en demeurant ouverts à la contribution des autres religions à notre civilisation, nous sommes convaincus que l’Europe doit rester fidèle à ses racines chrétiennes. Nous appelons les chrétiens européens d’Orient et d’Occident à s’unir pour témoigner ensemble du Christ et de l’Evangile, pour que l’Europe conserve son âme formée par deux mille ans de tradition chrétienne.

17.  Notre regard se porte sur les personnes se trouvant dans des situations de détresse, vivant dans des conditions d’extrême besoin et de pauvreté, alors même que croissent les richesses matérielles de l’humanité. Nous ne pouvons rester indifférents au sort de millions de migrants et de réfugiés qui frappent à la porte des pays riches. La consommation sans limite, que l’on constate  dans certains pays plus développés, épuise progressivement les ressources de notre planète. L’inégalité croissante dans la répartition des biens terrestres fait croître le sentiment d’injustice à l’égard du système des relations internationales qui s’est institué.

18.  Les Eglises chrétiennes sont appelées à défendre les exigences de la justice, le respect des traditions des peuples et la solidarité effective avec tous ceux qui souffrent. Nous, chrétiens, ne devons pas oublier que « ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ; ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu » (1 Co 1, 27-29).

19.  La famille est le centre naturel de la vie humaine et de la société. Nous sommes inquiets de la crise de la famille dans de nombreux pays. Orthodoxes et catholiques, partageant la même conception de la famille, sont appelés à témoigner que celle-ci est un chemin de sainteté, manifestant la fidélité des époux dans leurs relations mutuelles, leur ouverture à la procréation et à l’éducation des enfants, la solidarité entre les générations et le respect pour les plus faibles.

20.  La famille est fondée sur le mariage, acte d’amour libre et fidèle d’un homme et d’une femme. L’amour scelle leur union, leur apprend à se recevoir l’un l’autre comme don. Le mariage est une école d’amour et de fidélité. Nous regrettons que d’autres formes de cohabitation soient désormais mises sur le même plan que cette union, tandis que la conception de la paternité et de la maternité comme vocation particulière de l’homme et de la femme dans le mariage, sanctifiée par la tradition biblique, est chassée de la conscience publique.

21.  Nous appelons chacun au respect du droit inaliénable à la vie. Des millions d’enfants sont privés de la possibilité même de paraître au monde. La voix du sang des enfants non nés crie vers Dieu (cf. Gn 4, 10).

Le développement de la prétendue euthanasie conduit à ce que les personnes âgées et les infirmes commencent à se sentir être une charge excessive pour leur famille et la société en général. Nous sommes aussi préoccupés par le développement des technologies de reproduction biomédicale, car la manipulation de la vie humaine est une atteinte aux fondements de l’existence de l’homme, créé à l’image de Dieu. Nous estimons notre devoir de rappeler l’immuabilité des principes  moraux  chrétiens,  fondés  sur  le  respect  de  la  dignité  de  l’homme  appelé  à  la   vie, conformément au dessein de son Créateur.

22.  Nous voulons adresser aujourd’hui une parole particulière à la jeunesse chrétienne. A vous, les jeunes, appartient de ne pas enfouir le talent dans la terre (cf. Mt 25, 25), mais d’utiliser toutes les capacités que Dieu vous a données pour confirmer dans le monde les vérités du Christ, pour incarner dans votre vie les commandements évangéliques de l’amour de Dieu et du prochain. Ne craignez pas d’aller à contre-courant, défendant la vérité divine à laquelle les normes séculières contemporaines sont loin de toujours correspondre.

23.  Dieu vous aime et attend de chacun de vous que vous soyez ses disciples et apôtres. Soyez la lumière du monde, afin que ceux qui vous entourent, voyant vos bonnes actions, rendent gloire à votre Père céleste (cf. Mt 5, 14, 16). Eduquez vos enfants dans la foi chrétienne, transmettez-leur la perle précieuse de la foi (cf. Mt 13, 46) que vous avez reçue de vos parents et aïeux. N’oubliez pas que vous « avez été rachetés à un cher prix » (1 Co 6, 20), au prix de la mort sur la croix de l’Homme-Dieu Jésus Christ.

24.  Orthodoxes et catholiques sont unis non seulement par la commune Tradition de l’Eglise du premier millénaire, mais aussi par la mission de prêcher l’Evangile du Christ dans le monde contemporain. Cette mission implique le respect mutuel des membres des communautés  chrétiennes, exclut toute forme de prosélytisme.

Nous ne sommes pas concurrents, mais frères : de cette conception doivent procéder toutes nos actions les uns envers les autres et envers le monde extérieur. Nous exhortons les catholiques et les orthodoxes, dans tous les pays, à apprendre à vivre ensemble dans la paix, l’amour et à avoir « les uns pour les autres la même aspiration » (Rm 15, 5). Il ne peut donc être question d’utiliser des moyens indus pour pousser des croyants à passer d’une Eglise à une autre, niant leur liberté religieuse ou leurs traditions propres. Nous sommes appelés à mettre en pratique le précepte de l’apôtre Paul : « Je me suis fait un honneur d’annoncer l’Évangile là où Christ n’avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d’autrui » (Rm 15, 20).

25.  Nous espérons que notre rencontre contribuera aussi à la réconciliation là où des tensions existent  entre  gréco-catholiques  et  orthodoxes.  Il  est  clair   aujourd’hui  que  la  méthode  de   l’« uniatisme » du passé, comprise comme la réunion d’une communauté à une autre, en la  détachant de son Eglise, n’est pas un moyen pour recouvrir l’unité. Cependant, les communautés ecclésiales qui sont apparues en ces circonstances historiques ont le droit d’exister et d’entreprendre tout ce qui est nécessaire pour répondre aux besoins spirituels de leurs fidèles, recherchant la paix avec leurs voisins. Orthodoxes et gréco-catholiques ont besoin de se réconcilier et de trouver des formes de coexistence mutuellement acceptables.

26.  Nous déplorons la confrontation en Ukraine qui a déjà emporté de nombreuses vies, provoqué d’innombrables blessures à de paisibles habitants et placé la société dans une grave crise économique et humanitaire. Nous exhortons toutes les parties du conflit à la prudence, à la  solidarité sociale, et à agir pour la paix. Nous appelons nos Eglises en Ukraine à travailler pour atteindre la concorde sociale, à s’abstenir de participer à la confrontation et à ne pas soutenir un développement ultérieur du conflit.

27.  Nous exprimons l’espoir que le schisme au sein des fidèles orthodoxes d’Ukraine sera surmonté sur le fondement des normes canoniques existantes, que tous les chrétiens orthodoxes d’Ukraine vivront dans la paix et la concorde et que les communautés catholiques du pays y contribueront, de sorte que soit toujours plus visible notre fraternité chrétienne.

28.  Dans le monde contemporain, multiforme et en même temps uni par un même destin, catholiques et orthodoxes sont appelés à collaborer fraternellement en vue d’annoncer la Bonne Nouvelle du salut, à témoigner ensemble de la dignité morale et de la liberté authentique de la personne, « pour que le monde croie » (Jn 17, 21). Ce monde, dans lequel disparaissent progressivement les piliers spirituels de l’existence humaine, attend de nous un fort témoignage chrétien dans tous les domaines de la vie personnelle et sociale. De notre capacité à porter ensemble témoignage de l’Esprit de vérité en ces temps difficiles dépend en grande partie l’avenir de l’humanité.

29.  Que dans le témoignage hardi de la vérité de Dieu et de la Bonne Nouvelle salutaire nous vienne en aide l’Homme-Dieu Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur, qui nous fortifie spirituellement par sa promesse infaillible : « Sois sans crainte, petit troupeau : votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume » (Lc 12, 32) !

Le Christ est la source de la joie et de l’espérance. La foi en Lui transfigure la vie de l’homme, la remplit de sens. De cela ont pu se convaincre par leur propre expérience tous ceux à  qui peuvent s’appliquer les paroles de l’apôtre Pierre : « Vous qui jadis n’étiez pas un peuple et qui êtes maintenant le Peuple de Dieu, qui n’obteniez pas miséricorde et qui maintenant avez obtenu miséricorde » (1 P 2, 10).

30.  Remplis de gratitude pour le don de la compréhension mutuelle manifesté lors de notre rencontre, nous nous tournons avec espérance vers la Très Sainte Mère de Dieu, en l’invoquant par les paroles de l’antique prière : « Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu ». Puisse la Bienheureuse Vierge Marie, par son intercession, conforter la fraternité de ceux  qui la vénèrent, afin qu’ils soient au temps fixé par Dieu rassemblés dans la paix et la concorde en un seul Peuple de Dieu, à la gloire de la Très Sainte et indivisible Trinité !

François
Évêque de Rome
Pape de l’Eglise catholique

&

Kirill
Patriarche de Moscou et de toutes la Russie

Michel Janva

Posté le 13 février 2016 à 12h14 | Lien permanent

16 février : conférence sur la nouvelle évangélisation à Béziers

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Michel Janva

Posté le 13 février 2016 à 11h12 | Lien permanent

5 mars : Portes ouvertes au collège François et Jacinthe de Fatima (Lyon)

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Michel Janva

Posté le 13 février 2016 à 10h12 | Lien permanent

25 février : présentation de l'école St Joseph l'Espérance à Vernon (27)

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Michel Janva

Posté le 13 février 2016 à 09h20 | Lien permanent

20 février : SOS Tout Petits à Maisons-Laffitte

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Michel Janva

Posté le 13 février 2016 à 08h06 | Lien permanent

18 février : veillée pour nos frères Chrétiens d'Orient en l'église Ste Jeanne d'Arc à Versailles

V

Michel Janva

Posté le 13 février 2016 à 07h17 | Lien permanent

25 février : conférence-débat avec le gal Tauzin et des élus à Carpentras

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Michel Janva

Posté le 13 février 2016 à 07h13 | Lien permanent

Camp de ski dans les Alpes avec le chapitre Sainte Madeleine du 22 au 27 février

Tract CSM Ski

Localisation idéale, camp encadré par un prêtre, emploi du temps varié: ski, ballades, topos ... et bien sûr ambiance assurée ! Plus de renseignements

Contact: chapitresaintemadeleine@gmail.com

Michel Janva

Posté le 13 février 2016 à 07h11 | Lien permanent

L’Institut Croix des Vents s’agrandit

Image003Après une campagne de travaux intense menée durant plusieurs mois, les nouvelles classes augmentent considérablement les capacités de l’Institut Croix des VentsCe sont 700 m² nouvellement aménagés, (8 salles de classe et sanitaires) qui accueillent les élèves du lycée. Cette nouvelle phase permet à l’Institut d’augmenter encore ses effectifs.

Actuellement 140 dont 125 internes, les élèves du Collège – Lycée (hors primaire) sont répartis en 7 niveaux d’un effectif moyen de 20 élèves. L’encadrement exceptionnel du fait de la présence permanente de neuf membres de la Fraternité Saint-Pierre (6 prêtres, 3 diacres), complété par une douzaine d’enseignants laïcs, permet d’envisager la croissance de l’établissement tout en garantissant sa qualité.

A noter

Une journée portes-ouvertes par mois jusqu’à la fin de l’année scolaire : samedis 12 mars, 30 avril, 28 mai et 25 juin

Invitation

Vous êtes invités à venir découvrir ce lieu dont l’écrivain Jean de la Varende disait très justement qu’il a été construit « dans un goût de forte simplicité qui en fait une œuvre d’art ». Rendez-vous dans ce petit bourg normand de Sées, un environnement propice à une vie saine et équilibrée, à deux heures de route de Paris (1h45 en train) où vous serez accueillis chaleureusement pour une visite

Image005Si vous désirez offrir à votre fils un cadre de vie et un environnement de travail exceptionnels, favorables à son épanouissement, ces dates sont aussi celles des examens d’entrée et des entretiens individuels avec la Direction faisant partie du processus d’admission.

Précisions

L’admission, sur dossier et sur entretien, tient compte à la fois de la motivation de l’enfant pour la vie en internat, de son contexte familial et de son dossier scolaire. La sélection prend en compte le niveau de l’élève, sa bonne volonté, la compatibilité de son attitude générale avec la vie commune et spirituelle, dans un esprit de soutien aux familles chrétiennes.

Le climat naturellement studieux de la pension, le suivi pédagogique personnalisé, les effectifs réduits par classe (20 élèves en moyenne) et la qualité de la vie scolaire participent aux résultats obtenus chaque année, avec un taux de réussite de 100% au Brevet et au Baccalauréat.

La présence permanente d’une communauté de prêtres, dont le temps est entièrement consacré à la vie de l’institut, leur permet d’assurer l’encadrement de l’internat, de l’enseignement, des activités sportives et naturellement, de la vie spirituelle qui sous-tend toute l’œuvre.

Michel Janva

Posté le 13 février 2016 à 07h02 | Lien permanent

C’est arrivé un 13 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

La reine est inhumée dans la basilique et nécropole royale de Saint-Denis. Les cérémonies servent ensuite d'exemple pour toutes les funérailles royales jusqu'au XVIIIe siècle.

Son cœur est placé dans un reliquaire en or et en émail, et transporté à Nantes en grande pompe pour être déposé, le 19 mars 1514, en la chapelle des Carmes, dans le tombeau de François II de Bretagne, qu'elle a fait réaliser pour ses parents dans la cathédrale Saint-Pierre de Nantes.

Tombeau de Louis XII et d'Anne de Bretagne à la basilique de Saint-Denis.

En montant sur le trône de France, Henri III, le quatrième fils d'Henri II et de Catherine de Médicis, hérite d'un Royaume divisé, où son autorité n'est que partiellement reconnue. Roi de Pologne, il est à Cracovie, quand il apprend la mort de son frère, le Roi Charles IX, le 30 mai 1574. Son voyage de retour vers la France dure cinq mois, pendant lesquels sa mère assure la régence. Elle l'exerce en favorisant les Protestants ; sa politique, similaire à celle des « Libéraux » modernes, consiste à mettre l'erreur et la Vérité sur un pied d'égalité. Impressionné d'avoir reçu les couronnes de Pologne et de France le jour de la Pentecôte, il crée, le 31 décembre 1578, l'ordre du Saint Esprit, pour remplacer l'ordre de Saint Michel de Louis XI, qui était déconsidéré.

Son règne est marqué par de très graves problèmes religieux, politiques et économiques. Henri III doit lutter contre des partis soutenus par des puissances étrangères, qui finissent par venir à bout de son autorité, le parti des Malcontents, le parti des protestants et pour finir, celui de la Sainte Ligue qui parvient à le faire assassiner. Il meurt à Saint-Cloud le 1er août 1589, sous les coups de couteau d'un moine ligueur, Jacques Clément.

Responsable de plusieurs assassinats, du duc Henri de Guise et de son frère le cardinal Louis de Lorraine à Blois, sa mémoire est flétrie par les débauches auxquelles il s'adonne avec ses mignons. Bien qu'ayant été excommunié et déposé par le pape le 26 mai 1589 pour ces fautes, Henri III, se confessant avant de mourir, affirme que c'est en fils aîné de l'Eglise qu'il souhaite ou mourir ou vivre, si Dieu lui prête vie. Avec Henri III, s'éteint la branche des Valois. Une nouvelle fois le testament de Saint REMY se réalise :

« Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté! » (Voir la chronique du 13 janvier).

« Cette fois il n'y a de châtiment que pour la dynastie car la nation a fait son devoir. Si le Roi oublie le sien, les Catholiques, moins veules que de nos jours, ont constitué la Ligue et défendent les droits imprescriptibles du « Roy du Ciel qui est Roy de France !»

Voici leur magnifique serment : chaque ligueur s'engage :

«A maintenir la double et inséparable unité catholique et monarchique du « Saint Royaume de France », telle qu'elle fut fondée miraculeusement au baptistère de Reims par Saint REMY ; telle qu'elle fut restaurée miraculeusement, par Jeanne d'Arc ; telle qu'elle est inscrite dans la loi Salique. 

A faire, dans ce but, le sacrifice de leurs biens et de leur vie ; à défendre jusqu'à la mort les ligueurs assermentés, à poursuivre jusqu'à la mort leur ennemis. »(*)

(*) La mission divine de la France du marquis de la Franquerie, éditions Saint Rémi, page 173.

Dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (page 51) François Marie Algoud note à cette date :

Sur son lit de mort, le Roi déclare après avoir désigné son successeur :

« Car seul Henri de Navarre a droit au trône, et il est d'un caractère trop sincère et trop noble pour ne pas rentrer dans le sein de l'Eglise ; tôt ou tard il reviendra à la vérité. »

Voir aussi les chroniques des 1er et 2 août et du 19 septembre.

Un décret prohibe les vœux monastiques et supprime les congrégations régulières.

A la suite des réserves énoncées par le pape à propos du « catéchisme impérial » qui sera proclamé le 4 avril et qui fait de Napoléon Ier « un ministre de Dieu sur terre », Napoléon écrit à Pie VII : "Votre Sainteté est souveraine de Rome, mais j'en suis l'empereur".

"Vous ne montrez aucune fermeté pour mon service. Vous voudrez bien requérir l'expulsion des Etats du pape, de tous les Anglais, Russes, Suédois et [...] Exigez aussi l'interdiction des ports aux navires de ces puissances".

Dans la nuit du 13 au 14, un ouvrier sellier Louis-Pierre Louvel poignarde le duc de Berry, alors qu'il sort de l'opéra avec son épouse. Fils du comte d'Artois et neveu du Roi Louis XVIII, le duc de Berry est le seul prince royal susceptible d'hériter du trône, si l'on considère Louis XVII mort au Temple. Le prince meurt à 6 heures du matin. Cet assassinat est inutile puisque la femme du duc, la duchesse de Berry est enceinte et qu'elle donne naissance au duc de Bordeaux quelques mois plus tard. Ce dernier assure la continuité de la dynastie en devenant comte de Chambord. Louvel, de son côté est condamné à mort et guillotiné.

Louis et Auguste Lumière déposent le brevet de leur caméra qui enregistre et projette des images, des photographies, dont la succession créent l'illusion du mouvement: le "cinématographe". L'appareil fonctionne avec une manivelle et peut entraîner le film à environ 20 images par seconde. Il est présenté, le 22 mars, à la Société d'encouragement à l'industrie nationale, et, le 17 avril, à la Sorbonne.

Louis et Auguste Lumière n'imagent pas alors le développement que connaîtra le cinématographe. Mais les frères Lumière vont multiplier les projections privées. Le 28 décembre 1895, ils organisent à Paris la première séance publique payante en diffusant dix petits films dont "L'Arroseur arrosé".

La danseuse mondialement connue Mata-Hari est arrêtée par la police française. Elle sera reconnue coupable d'espionnage et fusillée le 15 octobre suivant.

Gerboise bleue, une bombe A de 70 kilotonnes de puissance, est testée par l'armée française dans le désert du Tanezrouft en Algérie. "Hourra pour la France ! Depuis ce matin, elle est plus forte et plus fière", s'enthousiasme le général De Gaulle, président de la République. Les Etats du Maghreb réagissent violemment contre ces tests : deux jours plus tard, le Maroc rappelle son ambassadeur à Paris.

Religieuse portugaise, sœur Lucie est la dernière des trois enfants à avoir vu plusieurs fois la Vierge Marie en 1917 au Portugal. Elle meurt au couvent des Carmélites à Coimbra, au nord de Lisbonne à l'âge de 97 ans alors qu'elle est malade depuis trois mois.


Lucia Santos, cousine de Francisco et de Jacinta Marto

La Vierge Marie leur est apparue une fois par mois et a prédit plusieurs événements, dont les guerres mondiales, la résurgence du christianisme en Russie et la tentative d'assassinat du pape Jean-Paul II en 1981. Les apparitions avaient lieu le 13 de chaque mois, à Fatima. Commencée en mai 1917, la série d'apparitions a cessé en octobre de la même année.


Jean-Paul II est allé trois fois à Fatima.

Lois Spalwer

Posté le 13 février 2016 à 03h04 | Lien permanent | Commentaires (5)

12 février 2016

15 février : ciné-débat sur le Professeur Lejeune à Paris

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Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 21h09 | Lien permanent

Si le Patriarche a estimé opportun de rencontrer le Pape, c’est probablement parce qu’il mesure la gravité des enjeux d’aujourd’hui

Quelques questions à Guillaume d'Alançon, qui revient de Russie :

Etes-vous surpris par la rencontre prévue le 12 février prochain à la Havane entre le Pape François et le Patriarche Kirill ?

Images-18Oui et non. Il faut bien dire que ce moment était attendu depuis longtemps et préparé tout autant en diverses manières. Nous n’allons pas ici faire l’histoire du réchauffement des relations entre la papauté et l’orthodoxie russe mais n’importe quel observateur remarquera les efforts de la diplomatie ces dernières décennies. Benoît XVI espérait une telle rencontre. Pour ma part, je suis très heureux de cette rencontre qui sent bon les retrouvailles et qui relance notre espérance.

Y-a-t il un point qui vous semble particulièrement crucial ?

Si le Patriarche Kirill a estimé opportun de rencontrer le Pape François, c’est probablement parce qu’il mesure la gravité des enjeux d’aujourd’hui. Les chrétiens doivent être toujours plus unis pour affronter les difficultés de notre temps. Je me réjouis profondément que la Russie, retrouvant progressivement sa culture chrétienne, soit davantage reconnue par le monde catholique. Un autre point me semble crucial : le renouvellement des liens avec l’Occident. En effet, face à une Europe de l’ouest assez matérialiste et superficielle, les peuples de Russie éprouvaient et continue d’éprouver une certaine réserve. N’oublions pas aussi que pour un russe, l’Occident c’est la latinité. Cela ne veut pas dire qu’il n’y pas de points communs entre les deux mondes, mais la révolution bolchevique de 1917 a fragilisé les relations entre les deux poumons de l’Europe. Les Romanov ne cousinaient-ils pas avec les souverains d’Occident et d’Europe Centrale ? Après la 1ère Guerre Mondiale, l’Empire désormais décapité est forcé d’épouser le marxisme en faisant table rase de son histoire, comme la France en 1789. C’est pourquoi un français catholique peut être en mesure d’entrer en amitié profonde avec la Russie blessée et restaurée dans sa foi.

Quelles peuvent être les conséquences d’un rapprochement entre le Patriarcat de Moscou et le Vatican ?

Une question aussi vaste ne trouvera certainement pas une réponse satisfaisante en quelques lignes. Quelques dossiers essentiels seront certainement mieux défendus : la cause des chrétiens d’Orient, la défense de la vie humaine depuis sa conception jusqu’à son terme naturel, la promotion du mariage et de la famille… En décembre dernier, Monseigneur Hilarion de Volokolamsk, Président du Département des Relations extérieures du Patriarcat de Moscou, m’écrivait qu’il espérait « que notre collaboration pour la défense des valeurs chrétiennes traditionnelles et de la dignité humaine dans les pays d’Europe continuerait à se développer ». Ces chantiers sont immenses et les bénéfices prometteurs.

Quels seraient ces bénéfices ?

Images-19Au plan de la théologie spirituelle, je crois savoir que les saints de « l’Eglise indivise » (avant le schisme de 1054) attirent l’attention et suscitent la dévotion d’un certain nombre d’orthodoxes russes. J’ai pu avoir la confidence d’un higoumène en ce sens et y vois un enjeu très profond : imaginons un rayonnement de Saint Benoît vers les vastes terres de l’Est… N’oublions pas la grande figure de Saint Cyrille, l’évangélisateur des peuples slaves, dont le corps repose dans une chapelle de la basilique Saint Clément à Rome. Dans l’autre sens, la découverte de belles figures de sainteté comme Séraphim de Sarov, Féodor Kouzmitch, des martyrs orthodoxes du XXème siècle… par les fidèles catholiques est riche de promesses.

Sur le plan liturgique, Benoît XVI a voulu renouveler la conscience des fidèles en les ouvrant au véritable esprit de la liturgie, notamment avec la mise en application du Motu Proprio Summorum Pontificum (2007). Nous savons que cet événement liturgique a été salué par de nombreuses personnalités du monde orthodoxe habitué à vivre les cérémonies liturgiques selon l’antique tradition.

Sur le plan doctrinal, pourquoi ne pas envisager à frais nouveaux l’approfondissement de certains points du dogme dans un plus grand souci de vérité et de fidélité, par-delà les parasitages de l’histoire liés à des questions politiques ou à l’orgueil humain ? Je veux parler ici de l’approfondissement théologique qui a besoin de l’Ecriture Sainte et de la Tradition des Pères du premier millénaire de l’Eglise. Catholiques et Orthodoxes pourraient travailler ensemble avec fruit le fameux Commonitorium de Saint Vincent de Lerins (5ème siècle) et l’essai sur le développement du dogme du Cardinal Newman (19ème siècle). Nous avons là un rocher doctrinal très sûr pour nous mettre à l’écoute de l’Esprit-Saint qui ne s’est pas arrêté de parler pendant le deuxième millénaire.

Le Pape a-t-il une idée derrière la tête ?

Dieu seul le sait ! Ce que pour ma part je constate, c’est que cette rencontre arrive au terme de l’année de la vie consacrée et au début du jubilé de la Miséricorde proposés par le Souverain Pontife à l’ensemble de l’Eglise Catholique. La Providence a ses desseins. En effet, le réveil du monachisme en Russie ne passe pas inaperçu dans le monde catholique et la riche doctrine spirituelle des anachorètes orthodoxes est bien souvent en osmose avec celle de leurs homologues latins. Dans le secret des skites de Valaam on n’est pas loin de l’esprit qui règne à la Grande-Chartreuse.

Selon vous, cette rencontre historique plaît-elle à tout le monde ?

Si certains dans l’Eglise en France peuvent avoir quelques réticences face à un rapprochement avec l’orthodoxie russe, c’est parce que les idées libérales de mai 68 n’ont pas encore totalement disparu. Les temps sont autres maintenant car des franges de plus en plus larges de l’Eglise Catholique, je parle ici de la situation française, n’ont plus peur désormais d’aller à contre-courant de la société et ne redoutent pas la pensée dominante. Il faut bien se le dire, et la Manif pour tous l’a révélé, des millions de catholiques français sont heureux et fiers de suivre le Christ et n’ont pas peur des intimidations de la culture mortifère d’aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle ils sont et seront heureux de coopérer avec les orthodoxes de Russie. Ne partagent-ils partagent les mêmes convictions pro-vie et pro-famille face à un monde qui, de bien des façons, est sous l’emprise du Mal ? En d’autres termes, n’ayons pas peur de nous mouiller dans les eaux de la Moscova, elles n’ont rien à envier aux rapides de la Seine.

Comment vous qui êtes catholique romain percevez-vous le Patriarche Kirill ?

Unknown-50Je garde un souvenir marquant. Il se trouve qu’il y a quelques mois j’ai retrouvé une photo prise lors d’un pèlerinage en Russie en juillet 1993. Nous étions près de 80 participants, français et russes, catholiques et orthodoxes, à marcher pendant une centaine de kilomètres au cœur de la Russie post-soviétique. Lors d’une pause dans un village, nous avons rencontré un jeune métropolite. En regardant cette photo, je reconnus celui qui devait devenir le Patriarche Kirill. A l’époque, nous avions perçu son ouverture de cœur à l’endroit des catholiques que nous étions, ce qui était prometteur et n’était pas partagé par tous en Russie.

La Moscova peut-elle se jeter dans le Tibre ?

Attention aux formules toutes faites. Ici-bas les choses sont complexes. Comme toujours lorsqu’il s’agit de l’extension du règne du Christ dans les âmes, il faut apprendre à lire de l’intérieur et chercher à entendre les désirs de Dieu pour y répondre. Lui seul sait ce qui est bon. « Qu’ils soient un » avait prié le Christ. Sans oublier l’intercession de la Vierge Marie, tant aimée de l’Atlantique à l’Oural.

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 20h06 | Lien permanent

16 crucifix vandalisés ne permettent pas de penser « que cet acte de vandalisme soit lié à un contexte religieux »

Merci la police pour cette remarque stupide.

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 19h01 | Lien permanent

Excellente publicité

Cette publicité de la marque de chips tortillas Doritos, diffusée pendant le Superbowl, a mis en fureur le lobby de la culture de mort. Ce n’est pas une pub pro-vie, c’est juste pour des chips…Mais, les pisse-vinaigre de la Ligue d’Action Nationale pour les Droits relatifs à l’Avortement (NARAL) sont intervenus pour dénoncer cette publicité comme une « tactique anti-choix d’humanisation du fœtus ». Sic : on ne doit pas « humaniser » le fœtus.

Mgr Robert Barron, évêque auxiliaire de Los Angeles, a réagi :

« Selon la NARAL, l’enfant dans l’utérus ne doit pas être humanisé, de peur que le droit absolu d’assassiner cet enfant à n’importe quel stade de son développement prénatal ne soit nié. (…) S’il est stupide de dire que 2 et 2 pourraient faire 5, il est tout aussi stupide de dire que l’enfant dans l’utérus est tout sauf humain. »

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 18h58 | Lien permanent

Le milliardaire Georges Soros soutient les anarchistes de "No-borders"

Lu ici :

"Les « no-borders » forment un collectif de militants fondé en 1999 et que l'on retrouve aujourd'hui dans l'ensemble de l'Europe et qui lutte pour la disparition des frontières. A Calais, ces militants sont regroupés autour du collectif Calais Migrant Solidarity. Ce sont ces extrémistes qui le 23 janvier dernier, ont aidé les migrants à s'introduire illégalement dans le port de Calais et à prendre possession d'un ferry.

Mais derrière l'image d'anarchistes et de militants d'extrême gauche se cache une réalité bien peu glorieuse. On est pour le moins surpris de voir que ces gens là n'hésitent pas à présenter les organismes qui les soutiennent, des organismes qui révèlent la vraie nature de ce lobby pro-immigration.

Sur leur site internet, les « no-borders » affichent une liste de plus de 550 organisations dans tous les pays d'Europe qui les soutiennent. Et là, grande surprise, on est très loin d'organisations d'extrême gauche. Pour en citer quelques unes, on retrouve, entre autre, le Conseil de l'Europe, la Commission Européenne, plusieurs groupes parlementaires du Parlement Européen, le Home Office (ministère de l'intérieur britannique), le Département fédéral des affaires étrangères suisse, le conglomérat d'entreprises suisses Migros, etc...

Cerise sur le gâteau, on retrouve également parmi ces soutiens, la très puissante et ultra-libérale Open Society Foundation, la fondation fondée par le milliardaire George Soros. Une fondation qui est tristement connue pour avoir, entre autre, créé l'organisation OTPOR qui a renversé le gouvernement Serbe de Slobodan Milosevic avec le concours de la CIA. En France, l'Open Society a également financé le Collectif Contre l'Islamophobie en France (CCIF), une organisation dont le président Marwan Muhamad, avait déclaré en 2011 :

"Qui a le droit de dire que la France dans trente ou quarante ans ne sera pas un pays musulman ? Qui a le droit ? Personne dans ce pays n’a le droit de nous enlever ça. Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là. »"

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 18h52 | Lien permanent

Union civile en Italie : la Conférence des évêques d'Italie intervient

Les sénateurs italiens examinent le texte sur les unions civiles avec adoption depuis le 28 janvier. Mardi ils commenceront à voter sur les amendements.

Jeudi, le président de la Conférence des évêques d'Italie (CEI), Mgr Angelo Bagnasco, a souhaité que le Sénat laisse s'exprimer les objections et soutienne "la liberté de conscience avec un vote à bulletins secrets". Vendredi matin à la radio, M. Renzi a sèchement répliqué que le texte sur l'union civile était "une loi sacrosainte" et que la question du secret du vote relevait "du Parlement, pas de la CEI".

C'est le président du Sénat, Pietro Grasso, qui décidera. 

En attendant, le débat au Sénat s'embourbe devant les centaines d'amendements déposés par la Ligue du Nord.

Jeudi, un élu a accusé un sénateur du PD (Parti démocratique) d'avoir acheté l'enfant qu'il a eu avec son compagnon grâce à l'aide d'une mère porteuse à l'étranger.

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 18h49 | Lien permanent

Pourquoi le seul journal à faire l'éloge du nouveau gouvernement est la Dépêche du Midi ?

Parce que le journal est la propriété... de Jean-Michel Baylet, président des Radicaux de gauche et tout nouveau ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales mais aussi PDG du groupe La Dépêche, détenu par sa famille depuis les années 50.

  Sans-titre

Philippe Carhon

Posté le 12 février 2016 à 17h09 | Lien permanent | Commentaires (14)

La prime à la violence

Nous avions pourtant, selon Delanoë, retourné la pelouse du Champ de Mars...

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 16h34 | Lien permanent

Avortement : il y a un discours officiel qui n’aime pas la contradiction

Marie Philipe, fondatrice d’ivg.net, premier site d’écoute de femmes en détresses référencé sur les moteurs de recherche, répond aux questions du Rouge & Le Noir :

"Le gouvernement dénonce votre site avec un acharnement surprenant, comment l’expliquez-vous ?

Il est difficile d’expliquer rationnellement cette hargne contre nous. Que faisons-nous exactement ? Nous donnons une information très complète sur les conséquences de l’avortement aux femmes tentées d’y recourir, de ses risques physiques et psychologiques. Cela peut conduire effectivement à dissuader des femmes tentées par l’IVG. Ne devrions-nous pas au contraire être encouragés ? Mais non ! Car l’idéologie prime chez nos gouvernants. Ils veulent imposer leur conception dévoyée de la femme, de son rôle dans la société, de la maternité et de la dignité de la personne humaine. L’homme doit pouvoir jouir le plus possible de la vie et de son corps, et cela sans entrave. Un seul bémol émis dans ce beau concert libertaire n’est pas admissible.

Le gouvernement est allé jusqu’à payer pour améliorer le référencement du site gouvernemental et à appeler les internautes à cliquer pour l’y aider. Le discours public sur l’avortement est-elle devenue la chasse gardée du gouvernement ?

Il y a un discours officiel qui n’aime pas la contradiction. Il y a en fait une véritable remise en cause des véritables droits de la femme. En particulier, celui de ne pas recevoir d’incitations ou de pressions à réaliser un avortement. Jusqu’en 2001, « l’incitation à l’avortement » n’était pas admissible et était même punissable pénalement. L’article L. 647 du code de la Santé Publique disposait, dans son deuxième alinéa, qu’étaient susceptibles de poursuites pénales (avec peine d’emprisonnement de deux mois à deux ans), ceux qui, sauf dans les publications réservées aux médecins et aux pharmaciens, auront « fait de la propagande ou de la publicité directe ou indirecte » pour des établissements pratiquant l’avortement ou pour des « médicaments, produits et méthodes » permettant une interruption volontaire de grossesse. Dans ce même article, était pénalement répréhensible le fait de provoquer - d’inciter - une femme à avorter, et ce, même dans les conditions légales.

De répréhensible pénalement et moralement, cette incitation est aujourd’hui complètement admise et passée dans les mœurs. Elle est courante et complètement impunie depuis que la loi Aubry du 4 juillet 2001 a supprimé purement et simplement cette frêle barrière de protection de la femme.

Vous cherchez à faire connaitre aux femmes en détresse les autres solutions possibles à leur situation et notamment les aides dont elles pourraient bénéficier si elles décidaient de garder leur enfant. Est ce votre spécificité par rapport au site gouvernemental ou au planning familial ?

Pour les tenants de la culture de Mort, la femme, dès qu’elle envisage un avortement, doit avoir le choix entre faire une IVG par aspiration ou une IVG par médicament. Nous, nous disons clairement aux femmes qu’elles ont le choix. En particulier celui de ne pas faire d’avortement. Nous leur donnons des raisons de croire en l’avenir et de voir au delà du court terme, des difficultés du moment. Nous mettons en avant la beauté de la maternité et ses joies attendues. Nous abordons les aspects psychologiques. Nous écoutons toutes les détresses. Nous savons combien sont fréquentes les pressions exercées par les parents, le conjoint, le « petit ami ». En fait la femme actuelle subit une nouvelle domination masculine qui est effroyable. La femme est devenue un objet à qui le « copain » et la société impose une nouvelle norme comportementale. [...]"

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 16h30 | Lien permanent

Petite aide pour la confession

Via Famille chrétienne

Confession

Philippe Carhon

Posté le 12 février 2016 à 15h53 | Lien permanent | Commentaires (8)

Notre Dame de Guadalupe, Notre Dame de la Vie naissante

IndexLe Pape François, au Mexique jusqu'au 18 février, ira vénérer Notre Dame de Guadalupe, " la mère et la patronne de tout le continent américain". Un article très complet de la Croix revient sur l'origine et l'importance de la dévotion à Notre Dame de Guadalupe, l’apparition de la Vierge à l’Indien Juan Diego, en décembre 1531 au Mexique.

"[C]est le 9 décembre 1531, sur la petite colline de Tepeyac, proche de Mexico, qu’« une dame éblouissante de lumière » apparaît à Juan Diego, un Indien illettré baptisé depuis six ans, né Cuauhtlatoatzin (celui qui parle comme l’aigle).

Après s’être révélée comme la Vierge Marie, elle le charge de demander à l’évêque de faire construire une église sur le lieu de son apparition. L’évêque, d’abord incrédule, demande un signe. Celui-ci lui est accordé le 12 décembre, alors que la Vierge se montre pour la quatrième et dernière fois à Juan Diego.

Envoyé par la « dame » cueillir des roses au sommet de la colline, l’Indien en redescend avec son « tilma » (sorte de cape) rempli de magnifiques roses en pleine saison sèche. Chez l’évêque, Juan Diego ouvre son manteau devant les personnes réunies qui découvrent ébahis que s’est imprimée sur le tilma une image de la Vierge vêtue d’une robe rose ornée de motifs indigènes et d’une cape bleue étoilée d’où sortent des rayons de lumière.

Depuis près de cinq siècles, cette cape interroge et fascine. D’abord parce que ce vêtement populaire en fibres de cactus est encore intact. « Sachant qu’un seul cierge d’église produit une luminosité de plus de 600 microwatts, il est surprenant, qu’au cours des siècles, les millions de cierges qui ont été brûlés à proximité de l’image ne l’aient pas détériorée, notamment en faisant passer les couleurs », souligne Patrick Sbalchiero, codirecteur du Dictionnaire des apparitions de la Vierge Marie (1).

D’autres observations furent menées pour comprendre les conditions d’impression de l’image de la Vierge. En 1666, un groupe de peintres et de médecins, considérant l’absence de préparation de la toile et la netteté de l’image tant à l’endroit qu’à l’envers, certifia qu’il était impossible qu’elle ait été peinte. En 1791, un orfèvre qui nettoyait le cadre avec de l’acide, en versa accidentellement quelques gouttes : le tissu, au lieu d’être rongé et troué, ne fut que taché. En 1936, le chimiste Richard Kuhn après avoir étudié deux fibres du tilma, déclare que les couleurs utilisées ne sont ni d’origine minérale, ni végétale, ni animale.

Mais ce sont les yeux de la Vierge qui ont le plus retenu l’attention. En 1951, le photographe Carlos Salinas Chavez affirme que l’on peut voir, dans les deux pupilles, le reflet de la tête de Juan Diego… Il est rejoint en 1977 par un ingénieur péruvien, José Aste Tonsmann, selon lequel « l’on observe dans l’œil de la Vierge ce qu’elle voyait devant elle à l’instant où Juan Diego a défait son manteau », à savoir cinq figures, dont Juan Diego et l’évêque Juan de Zumarraga."[...]

L'article détaille la symbolique du tilma et l'importance que les papes, de Pie XII à François, accordent à Notre Dame de Guadalupe.

Le montage vidéo ci-dessous, très bien fait, relate les appartions et les observations scientifiques faites sur le tilma de Juan-Diego, ainsi qu'un phénomène étonnant survenu le jour de l'adoption par l'Etat de Mexico de la loi autorisant l'avortement, le 24 avril 2007 (à 10:00), qui montre à quel point la Sainte Vierge est préoccupée par le crime majeur de l'avortement.

Marie Bethanie

Posté le 12 février 2016 à 15h49 | Lien permanent | Commentaires (6)

L'égalité "réelle" est-ce la suppression des jours fériés chrétiens ?

EEricka Bareigts, la nouvelle secrétaire d’Etat à l’Egalité réelle (sic), avait fait adopter en 2015 un amendement permettant aux départements d’Outre-mer de remplacer les jours fériés catholiques (lundi de Pâques, l’Ascension, lundi de Pentecôte, l’Assomption et la Toussaint) par des jours fériés « locaux ».

Si le président du groupe socialiste à l’Assemblée avait alors défendu cet amendement, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron s'y était montré réticent comme le ministre de l’Outre-mer, Georges Pau-Langevin. Finalement, l’amendement avait été retiré par la Commission spéciale sur le projet de loi.

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 15h31 | Lien permanent

L'Europe n'a pas pris conscience du drame de cette invasion islamiste barbare, pire que les exactions mongole puis ottomane

L'archevêque grecque melkite catholique d'Alep Mgr Jean-Clément Jeanbart est en France. A Rennes, il a déclaré :

« Si vous nous aimez, aidez-nous à rester chez nous, en Syrie, terre des premiers chrétiens. »

Ouest France rapporte :

"À ses yeux, le régime de Bachar al Assad, malgré les crimes qui lui sont reprochés, reste « le moindre mal ». Pour lui, l'Europe n'a pas pris conscience suffisamment du drame que représente « cette invasion islamiste barbare, sauvage, qui déporte des populations en masse, qui détruit une civilisation chrétienne deux fois millénaire ». Une invasion « pire que les exactions, mongole puis ottomane, du passé ».

C'est pourquoi ce soir-là, la voix de Mgr Jeanbart résonne comme le tocsin dans la nuit rennaise. Comment ne pas alors être saisi par cette voix tragique d'Orient ? Comment ne pas être bouleversé par ce témoin qui est prêt à mourir pour « pérenniser le message du Christ, sur cette terre irriguée par le sang de millions de martyrs » ?"

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 15h31 | Lien permanent

Adopter n'est pas fabriquer

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 14h47 | Lien permanent

Jean-Marc Ayrault, l'ami des Frères musulmans et du Qatar

Jean-Marc-Ayrault1Nous voilà donc avec le charismatique Jean-Marc Ayrault à la place de l'inénarrable Fabius aux Affaires Etrangères, réintégrant un gouvernement dirigé par son successeur - ces gens-là n'ont pas beaucoup d'amour-propre. C'est le moment de rappeler les tendresses d'Ayrault pour les Frères Musulmans à Nantes lorsqu'il était maire de la ville. Son conseil municipal avait en effet voté une subvention de 200 000 euros pour le “centre culturel” de la mosquée Assalam de l’UOIF, le reste du financement étant assuré par " le bras prosélyte du Qatar, la Qatar Charity Fundation" (Joachim Véliocas).

Ayrault, ministre des Affaires Etrangères, ami des Frères Musulmans et main dans la main avec le Qatar pour mieux islamiser la France ? Voilà qui promet...

Marie Bethanie

Posté le 12 février 2016 à 14h24 | Lien permanent | Commentaires (17)

Remaniement ministériel : du pitoyable au burlesque

De Bernard Antony :

"Le remaniement gouvernemental, annoncé hier avec une exquise modernité par le moyen du « tuit », harmonise superbement le pitoyable et le burlesque. Quelques heures après l’annonce cybernétique, François Hollande l’a explicitée à la télévision. Il n’y a vraiment rien eu de nouveau dans son registre de comédien médiocre et maintenant bien usé. Toujours le même numéro de la farouche et vertueuse détermination républicaine, le cœur sur la main bien sûr, tout comme son prédécesseur, mais avec cette manière reniflarde et pleurnicharde qui n’appartient qu’à lui. Avec Hollande la comédie républicaine est encore plus lacrymale. Son emploi incertain de la langue française prône la nécessité de la réforme de l’orthographe mais aussi de la simplification de la grammaire et de la réduction du vocabulaire ! On se résoudrait à l’indulgence de ne trouver François Hollande que pitoyable si ce n’était sa réussite incontestable dans la révolution nihiliste sociétale contre la société. Il a peut-être souvent des airs de clown triste mais il aura été aussi un grand nuisible avec ses fulminantes ministres femmes et son premier ministre aux inquiétants regards de fièvre flamboyante.

Il ne faut pas trop s’attarder sur le nombre des ministres et sous-ministres porté en une belle inflation de 32 à 38. Très certainement pour d’évidentes raisons d’économie et de simplification. D’ailleurs il y a même le sous-ministre Placé pour cela, Jean-Vincent de son prénom, belle figure de l’écologisme politiciennement « radsoc ».

Ce qui a appelé immédiatement une consternation politico-médiatique générale, c’est le remplacement de Laurent Fabius par Jean-Marc Ayrault. On peut, comme nous, ne pas du tout penser du bien dans l’ordre politique de Fabius, un nain diplomatique en comparaison d’un Hubert Védrine. Mais du moins Fabius a-t-il pour la fonction diplomatique de l’urbanité, des manières, une certaine élégance, et même un mode d’expression convenable avec quelques relents d’accents mitterrandiens. Le triste et glabre Jean-Marc Ayrault, lui, a été plutôt psycho-morphologiquement formaté pour jouer au cinéma des rôles de non-plaisantin, de brutal sinon de butor. Un « tonton flingueur » peu réjouissant. Une belle gueule de puritain jacobin, tout le charme d’un procureur robespierriste de tribunal révolutionnaire. Plus incorruptible certainement, c’est son bon côté, qu’un Cahuzac.

Pour remplacer nombre pour nombre la radicale socialiste et sœur franc-maçonne Taubira, voici redevenir ministre son mentor, le délicat Jean-Michel Baylet, incarnation à lui tout seul de la république radicale qui « roule les r », celle du Grand-Orient. Un bien ingrat électorat l’a quitté. À l’Aménagement du territoire, il pourra se consoler de ses échecs sans se fatiguer autant que certains autres frères de la même obédience dans le gouvernement qui, tels Cazeneuve ou Le Drian, et bien sûr Valls ne chôment certes pas. Une analyse plus poussée devrait permettre de vérifier si environ près de la moitié des ministres appartenant au Grand-Orient, les autres obédiences laïques, et d’abord la Grande Loge, y auraient leur juste place, les obédiences dites « régulières » recrutant plutôt chez « les Républicains » et même au Front National.

Toujours avide d’une petite pointe de préférence étrangère dans les « secteurs » éducation et culture comme on dit à gauche, François Hollande a remplacé Fleur Pellerin, aussi passionnément subversive qu’inculte par Audrey Azoulay, amie très chère de Julie Gayet. Audrey Azoulay vient renforcer la mouvance féminine franco-marocaine décidément non négligeable au sommet de l’État. Elle n’est pas musulmane. Son père, appartenant à la petite minorité de juifs demeurés au Maroc est un personnage très important de la Cour. Il est « Le conseiller du roi ». L’unique ! Voici donc au moins une ministre ayant un père royaliste !

Enfin, François Hollande a confié aussi à une femme la mission sans doute la plus exaltante de ce gouvernement. Elle s’appelle Ericka Bareigts. Ericka est désormais secrétaire d’État « chargée de l’égalité réelle ». Que voilà une belle et vaste mission sur un concept intéressant ! Sans doute est-ce là l’aveu implicite que l’égalité, le plus souvent, est virtuelle. Elle pourra très certainement bénéficier de la réflexion de la socialiste Elisabeth Badinter, pour qui l’égalité entre les femmes et les hommes existera réellement lorsque ceux-ci pourront enfin… accoucher. Pour autant, Elisabeth Badinter, qui possède personnellement une immense fortune de l’ordre du milliard et demi d’euros, n’a jamais songé à œuvrer pour l’égalité réelle par le partage… Mais ça, c’était la révolution sociale que prônait l’archéo-socialisme. Aujourd’hui, plus question de s’en prendre aux capitalistes, la vraie révolution moderne, elle est… sociétale ! Nul doute que l’on y verra à l’œuvre Emmanuelle Cosse, admirable et si désintéressée écolo-climato-futurologiste.

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 12h37 | Lien permanent

Accord secret Allemagne-Turquie pour faire venir des immigrés ?

Lu sur Nouvelles de France :

"Lors d’une réunion de son gouvernement vendredi, le premier ministre hongrois Viktor Orbán aurait accusé Angela Merkel et Recep Erdogan d’avoir passé un accord secret, en plus des accords officiellement passés entre l’UE et la Turquie (3 milliards d’euros pour la Turquie, suppressions des visas pour les citoyens turcs, redémarrage des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE), pour faire venir en Allemagne, avant de les redistribuer en Europe, entre 400 000 et 500 000 demandeurs d’asile.

D’après le journal hongrois Magyar Midök cité par le site Breitbart, Viktor Orbán a affirmé avoir connaissance de ce pacte tenu secret de peur de provoquer des réactions négatives en Europe et parce que ses détails seraient encore en cours de négociation. Selon le site Politics.hu, le premier ministre hongrois aurait aussi accusé Bruxelles d’être activement impliqué dans cet accord entre Berlin et Ankara dans la mesure où Angela Merkel n’a pas l’intention de conserver ce demi-million d’immigrants supplémentaires chez elle. Pour Orbán, les citoyens européens sont aujourd’hui confrontés à deux menaces : la politique de Bruxelles et l’afflux d’immigrants arrivant du sud, qui devrait encore s’amplifier cette année. La menace bruxelloise, c’est le système de quotas obligatoires de demandeurs d’asile."

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 12h01 | Lien permanent

Les premiers intervenants du Forum pro-vie UN DE NOUS

GLe samedi 12 mars 2016, a lieu à Paris, salle Gaveau, le 1er FORUM européen pour la vie. Ce Forum est l’événement de lancement de la nouvelle Fédération UN DE NOUS (ONE OF US).

Organisé par la Fondation Jérôme Lejeune et soutenu par les AFC (Associations Familiales Catholiques), il rassemblera 1 200 participants, dont des responsables politiques et associatifs, ainsi que des experts santé, venus de toute l’Europe. De nombreuses personnalités européennes interviendront, notamment :

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 12h00 | Lien permanent

Actuailes revient pour les 10-15 ans sur la réforme de l’orthographe

L'application dans les manuels scolaires en septembre 2016 de la réforme de l'orthographe a été à la une de nos journaux pendant une semaine. En avez vous parlé avec les principaux intéressés ? Actuailes revient pour ses jeunes lecteurs de 10 à 15 ans sur cette réforme. Extrait :

"Il faut retenir que cette réforme est facultative et que l’ancienne orthographe sera toujours acceptée et valide."

Et pour ne rater aucun numéro, vous pouvez vous abonner gratuitement.

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 11h46 | Lien permanent

Le gouvernement socialiste, tolérant avec les islamistes et répressif avec les patriotes

Pendant que François Hollande expliquait son remaniement à la télévision, sur le parvis des Droits de l’Homme au Trocadero, plus de 300 Parisiens étaient rassemblées à l'appel du SIEL pour la défense des libertés publiques contre la dictature socialiste. Les dirigeants du SIEL, Karim Ouchikh et Frédéric Pichon avaient décidé dès lundi, suite à la scandaleuse arrestation du général Piquemal, d’organiser ce rassemblement.

Retrouvez ici les interventions de Karim Ouchikh, Béatrice Bourges, Pierre Cassen, le message de Robert Ménard, Christine Tasin,  Jean-Yves Le Gallou, Frédéric Pichon.

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 11h11 | Lien permanent

Samedi 13 février : prière de SOS Touts-Petits à Paris

Capture

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 11h09 | Lien permanent

Gagner la présidentielle suppose une stratégie d’alliance et un rassemblement plus large que le parti

Tribune de Paul-Marie Coûteaux, ancien compagnon de route de Marine Le Pen :

691254couteau54"La conclusion du séminaire du FN semble se résumer au vieil adage « On ne change pas une équipe qui gagne ». Gardés, le nom du FN, la stratégie « seul contre tous », la sortie par référendum de l’euro, etc. Sauf que ce schéma ne gagne pas : il perd (...) J’aimerais rappeler trois évidences qui seront décisives en 2017. 

La politique ne consiste pas à préparer les élections les unes après les autres pour élargir la part de marché électoral. C’est là, certes, la logique des partis, et c’est bien pourquoi leur jeu est si délétère (...) La vraie politique consiste à gouverner. Que vaut un parti qui ne se soucie que du parti ? Rien, sinon à pourvoir des places à mesure de son périmètre (...)

Un bon premier tour n’est rien quand le second est mauvais. Or, tout à la fièvre de faire progresser son parti (et de faire mieux que son père), Marine Le Pen ne songe guère au second tour, le seul qui compte. C’est plus vrai encore aux présidentielles, où jamais nul ne fut élu avec le soutien d‘un seul parti : elles supposent une stratégie d’alliance et, pour commencer, un rassemblement plus large que le parti : rien de cela n’est à l’ordre du jour, le RBM étant en plus supprimé (...)

Où trouver des personnalités locales ou nationales propres à élargir le périmètre, constituer des relais et des équipes gouvernementales ? Certes pas à gauche, qui n’a plus que l’anti-lepénisme pour faire bloc ; mais à droite, autour de Nicolas Dupont-Aignan, de Philippe de Villiers, de la MPT, de nombre de cadres et de caciques de l’ex-RPR et ex-UMP que le couple Le Pen–Philippot a rejeté dans les ténèbres extérieures sous l’opprobre UMPS, slogan facile mais faux – un électeur de droite ressemble moins que jamais à un électeur de gauche. Or, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre : évidence si éclatante qu’on se demande si l’erreur fatale du phillipotesque « ni droite ni gauche » est consciente ou n’est due qu’à la satisfaction étourdie d’être reconnu par le système et d’y jouer un rôle important – d’autant plus important qu’on le sauve.

Évidences dangereuses à rappeler : on y prend des coups de tous côtés, comme j’ai pu l’éprouver abondamment (...) Elles seront pourtant éclatantes dans quinze mois. Que ferons-nous, alors ?"

Paul-Marie Coûteaux est également le prédécesseur de Karim Ouchikh, président du SIEL, qui cherche également à convaincre Marine Le Pen d'évoluer vers la droite (ici, ici et ici).

Philippe Carhon

Posté le 12 février 2016 à 09h02 | Lien permanent | Commentaires (28)

Avortement : ce que l’on ne vous dit pas. Des femmes témoignent

Un reportage d'Armel Joubert des Ouches pour Reinformation.tv :

Des femmes témoignent sur leur avortement from Reinformation.tv on Vimeo.

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 07h38 | Lien permanent

Jusqu’où obéir ?

C'est ce que se demande une sociologue du CNRS, qui reprend la fameuse expérience de Milgram. Cette expérience cherchait à évaluer le degré d'obéissance d'un individu devant une autorité qu'il juge légitime et à analyser le processus de soumission à l'autorité, notamment quand elle induit des actions qui posent des problèmes de conscience au sujet. L'objectif de l'expérience est de mesurer le niveau d'obéissance à un ordre même contraire à la morale de celui qui l'exécute. Des sujets acceptent de participer, sous l'autorité d'une personne supposée compétente, à une expérience d'apprentissage où il leur sera demandé d'appliquer des traitements cruels (décharges électriques) à des tiers sans autre raison que de « vérifier les capacités d'apprentissage ». L'expérimentateur et l'élève sont en réalité des comédiens et les chocs électriques sont fictifs. Stanley Milgram montrait que la politique génocidaire de l'Allemagne nazie n’aurait pu être menée à bien sans qu’un très grand nombre de personnes ne consentent elles-aussi à obéir à leurs supérieurs. D'où la question : jusqu'où obéir à l'autorité légitime ?

Sophie Richardot écrit :

"[...] Sommes-nous, aujourd’hui plus qu’hier, plus enclins à désobéir à des ordres immoraux émanant d’une autorité légitime (la science, la télévision, l’école, l’entreprise, etc.) ? On peut en douter quand on voit la faible propension de ces institutions à promouvoir des actes de désobéissance raisonnés. À l’armée, les militaires sont-ils vraiment encouragés – même s’ils en ont légalement la faculté – à désobéir à un ordre illégal donné sur un terrain d’opération ? Apprend-on à l’école, davantage aujourd’hui qu’hier, à désobéir à bon escient ? Valorise-t-on, dans le travail et ailleurs, la désobéissance constructive ? Est-on toujours reconnaissant aux lanceurs d’alerte d’avoir fait entendre leur voix ? Nous en sommes loin. Les cadres du secteur bancaire, fonctionnaires, professions libérales qui ont été amenés à dénoncer des pratiques frauduleuses, parfois dangereuses, dont ils ont été témoins ont souvent vu leur vie basculer : harcèlement, mise au placard, licenciement, procès, isolement. Adhérer sans réserve, cautionner sans discussion et obéir inconditionnellement aux autorités légitimes vont encore souvent de soi.Et cela n’est probablement pas de bon augure pour nos démocraties."

Cela fait quelques temps que nous le disons. Mais si même le CNRS l'affirme, cela devient intéressant.

Voici la fameuse expérience de soumission à l'autorité de Stanley Milgram reprise dans l'excellent film d'Henri Verneuil "I comme Icare", avec Yves Montand :


I comme Icare Milgram par PPPlazaref

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 07h12 | Lien permanent

Le foetus est bien un enfant

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A qui fera-t-on croire qu'avorter ne nuit pas à la santé de l'enfant ?

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 07h05 | Lien permanent

12-18 février : Programme du voyage apostolique au Mexique

Logo-messico2016Voici le programme du voyage pastoral que le Pape effectue au Mexique du 12 au 18 février:

Vendredi 12 février

Samedi 13 février

Dimanche 14 février

Lundi 15 février

Mardi 16 février

Mercredi 17 février

Jeudi 18 février

Michel Janva

Posté le 12 février 2016 à 07h01 | Lien permanent

C’est arrivé un 12 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Rappelons-nous:

Bruno d'Eguisheim-Dagsburg, né à Eguishem en Alsace, est élu pape, devenant le 152e pape de l'Église catholique, sous le nom de Léon IX.

Cousin de l'empereur Henri III, qui l'a imposé comme pape à la diète de Worms en décembre 1048, Léon IX veut être régulièrement élu et reçoit, ce jour, les insignes de sa charge. Actif réformateur, il rend sa dignité au pouvoir pontifical. Sa fin de pontificat est marquée par le schisme d'Orient, rupture totale entre Rome et l'Église orthodoxe.

Les Anglais ne pouvant tirer des vivres d'un pays ruiné, en font venir de Paris sous escorte.

Les assiégés emmenés par les capitaines Français attaquent, près de Rouvray-Saint Denis, petite ville de Beauce, un convoi de 300 chariots de ravitaillement de harengs séchés que les assiégeants transportent. Entre Charles de Bourbon, John Stuart avec un bataillon d'écossais, Louis de Culan, et un Gascon qui s'appelle Jean La Hire l'entente est difficile. A cause de l'impétuosité écossaise, qui a fait déjà perdre la bataille de Verneuil, ce qui devait être une victoire facile, se termine par une terrible défaite. Le découragement des Français est à son comble, Orléans semble perdu.


Enluminure du XVe siècle dépeignant la Journée des Harengs.

Les hostilités s'ouvrent dans l'Est.

Cela fait suite au sac du Palatinat par les armées françaises l'année précédente pour couvrir les frontières de l'est face au Saint-Empire qui a déclaré la guerre à la France en décembre. Sac à ne pas confondre avec celui de Turenne de 1674.


Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec.

Le 12 février 1772, dans le sud de l'océan Indien, il aperçoit une terre qu'il pense être le continent austral, et lui donne le nom de France australe. Il s'agit en fait des îles Kerguelen. Le mauvais temps empêche tout débarquement jusqu'au 14 février, jour où un enseigne peut débarquer et prendre possession du territoire au nom du Roi.

Pendant ce temps, les "Colonnes infernales" de Turreau tuent plus de quatre cents personnes sans défense et qui ne se battent pas, près de Port-Saint-Père.

C'est l'application de la doctrine Monroe, l'Amérique aux Américains. Napoléon III refuse et demande à Maximilien, empereur du Mexique depuis 1863, de créer une armée nationale. L'expédition française a commencé en 1862, quand l'empereur, sur les conseils du duc de Morny, décide de créer un empire catholique pour contrebalancer le pouvoir des jeunes Etats-Unis protestants. Il a placé à la tête du Mexique le frère de l'empereur d'Autriche, Maximilien. Mais face à la pression américaine et aux guérillas mexicaines, Napoléon III rappelle ses troupes en mars 1867, laissant Maximilien seul face aux insurgés mexicains.

La radio est inaugurée par le pape Pie XI, suivant le désir du pape après l'instauration de l'État du Vatican; son premier émetteur est équipé par Guglielmo Marconi, l'inventeur de la radio. Il est installé dans une tour au sommet des Jardins du Vatican. Radio Vatican se veut être la voix du Pape.

L'ancien ministre socialiste français aux Affaires Sociales René Teulade est interpellé dans le cadre d'une enquête sur la mutuelle de retraite de la fonction publique.

Lois Spalwer

Posté le 12 février 2016 à 06h02 | Lien permanent | Commentaires (3)

11 février 2016

Aucun des suspects n’est connu ou suivi pour une appartenance à un groupuscule d’extrême-droite

C'est ce qu'on lit dans une dépêche d'I-Télé à propos de l'interpellation de 7 individus âgés, après une agression de migrants près de Calais :

"Ils ont été arrêtés en flagrant délit après une agression de migrants près de calais. On en sait plus, jeudi soir, sur le profil des sept individus interpellés dans la nuit de mercredi à jeudi à Loon-Plage, dans le Nord-Pas-de-Calais, pour leur participation présumée à ce passage à tabac.

Selon les informations recueillies par iTELE, aucun de ces suspects, âgés de 24 à 47 ans, n’est connu ou suivi par les services de renseignements pour une quelconque appartenance à un groupuscule d’extrême-droite. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’un d’entre eux a cependant été évincé du collectif anti-migrants "Calaisiens en colère" en raison de ses affinités avec cette mouvance politique.

Cinq d’entre eux sont connus des services de police, notamment pour port d’arme. Un père et son fils âgés de 24 et 46 ans figurent notamment parmi les gardés à vue, tous établis dans la région, sauf un homme résidant dans le Val d’Oise et un autre dans l’Ille et Vilaine."

Si les gens qui ne sont pas d'extrême-droâte se mettent à agresser les immigrés, où va-t-on ?

Michel Janva

Posté le 11 février 2016 à 21h56 | Lien permanent


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