19 août 2018

C’est arrivé un 19 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 août : saints du jour français ou en France.
    • St Donat : prêtre et ermite près de Sisteron  († VIE S.)

Au pays de Sisteron en Provence, au VIe siècle, saint Donat, prêtre, qui aurait mené pendant de longues années la vie d'anachorète.

  • Bx Guerric : abbé d'Igny (1080-1155)

À l'abbaye d'Igny au diocèse de Reims, en 1157, le bienheureux Guerric, abbé. En vrai disciple de saint Bernard, comme sa faiblesse physique l'empêchait de donner à ses frères l'exemple du travail, il les confirmait dans des entretiens spirituels pleins d'humilité et de charité.

  • St Louis : évêque de Toulouse († 1297)

Louis, évêque de Toulouse, petit-neveu de saint Louis, Roi de France, fils de Charles le Boiteux, roi de Naples et de Jérusalem, naît à Brignoles, en Provence.

Il parut, dès son enfance, n'avoir d'inclination que pour la vertu. Ses récréations même se rapportaient à Dieu ; il n'en choisissait que de sérieuses et ne s'y livrait que pour donner à son corps l'exercice nécessaire et conserver la vigueur de son esprit. Sa promenade ordinaire consistait à visiter les églises et les monastères. À l'âge de sept ans, il pratiquait déjà la pénitence, et souvent il couchait sur une natte étendue auprès de son lit. Il fut tout particulièrement remarquable par sa pureté angélique, qui ne se ressentit en rien de la mollesse des cours ni des séductions du monde.

Sa charité pour les pauvres était extraordinaire. Un jour qu'il sortait des cuisines du palais, son père, prévenu par des valets malveillants, lui demanda ce qu'il portait sous son manteau. Louis, tremblant, ouvre le manteau qui ne contenait qu'un bouquet de fleurs magnifiques, bien qu'on fût en hiver. À l'âge de quatorze ans, il fut envoyé comme otage, avec deux de ses frères, au roi d'Aragon, qui retenait son père prisonnier. Pendant ses sept ans de captivité, il répandit autour de lui le parfum de la patience, de la résignation, de la modestie la plus parfaite et fut l'ange consolateur de ses compagnons d'infortune. Une fois libre, Louis s'abandonna aux pieux excès de la charité qu'il avait tant aimée dès son enfance. Il chérissait surtout les lépreux, les recherchait, les embrassait tendrement, et baisait leurs horribles plaies.

Dans une maladie mortelle, il fit vœu d'embrasser la vie religieuse, s'il guérissait. Il guérit en effet, refusa les offres séduisantes d'un mariage royal, renonça même au trône de son père et s'enrôla sous la bannière du séraphique François d'Assise. À peine avait-il consommé son sacrifice, que Dieu l'appela à de plus hautes destinées ; à vingt-deux ans il fut nommé, par le Pape, évêque de Toulouse. Son amour pour les pauvres devint plus héroïque que jamais. Un jour qu'il sortait de consoler une pauvre malade fort misérable, ses serviteurs lui firent remarquer que son vêtement était couvert de vermine : « Ce sont là, dit-il en souriant, les perles des pauvres. »

Dieu voulut seulement montrer à la terre ce saint pontife. À son dernier soupir, une belle rose sortit de sa bouche, et un saint religieux vit les anges emporter son âme vers les Cieux.

  • Bx Hugues Green : prêtre et martyr († 1642)

À Dorcester en Angleterre, en 1642, le bienheureux Hugues Green, prêtre et martyr. Ordonné prêtre à Douai, il exerça son ministère dans sa patrie pendant trente ans, mais arrêté sous le roi Charles Ier, il fut condamné à mort comme prêtre, et eut le corps déchiré par le feu, cruellement et lentement.

  • St Jean-Eudes : prêtre et fondateur des : « Congrégation de Jésus et de Marie » (Eudistes)  « Institut Notre-Dame de Charité » († 1680)

Jean Eudes, né le 14 novembre 1601, dans le petit village normand de Ri, était l´aîné de six enfants ; l´historien Eudes de Mézerai était son frère. Son père, Isaac, qui avait été arrêté au seuil du sacerdoce par des devoirs impérieux, possédait une science religieuse au-dessus de la moyenne ; aussi en fit-il largement bénéficier ses enfants.

Aucun ne profita mieux de cette éducation que Jean. Il n´était encore qu´un enfant quand, un jour, ayant reçu un soufflet d´un de ses camarades, il se mit à genoux, et tendit l´autre joue, selon le conseil évangélique. À quatorze ans, il faisait le vœu de chasteté et montrait déjà cette ténacité de volonté qui sera sa note caractéristique. Au collège de Caen, sa dévotion envers Marie le poussa à se passer naïvement un anneau de fiançailles au doigt.

Ses études terminées, il se décida à entrer dans l´état ecclésiastique. Pour le faire avec plus de perfection, il se mit sous la direction du Père de Bérulle, entra à l´Oratoire et fut ordonné prêtre à Paris, le 24 décembre 1625.

Le nouveau prêtre inaugura son ministère en se dévouant au soulagement des populations de Normandie alors décimées par la peste. Il poussa si loin le dévouement envers les pestiférés qu´il ne se trouva personne à Caen pour oser lui prêter asile, et que pendant plusieurs semaines il en fut réduit à se loger hors de la ville, dans un grand tonneau.

Mais l´œuvre principale du Père Eudes fut l´œuvre des missions. Au sortir des guerres religieuses, en France, l´ignorance de la religion et le relâchement des mœurs étaient extrêmes. Pour y porter remède, le Père Eudes parcourut la Normandie, la Bourgogne, l´Île de France et maints autres lieux ; son éloquence populaire, servie par un bel organe, et accompagnée d´une sainteté authentique, exerça un ascendant considérable sur toutes les classes de la société. Depuis saint Vincent Ferrier on n´avait point vu de missionnaire qui exerçât une telle action sur les foules.

Dans le but de travailler au relèvement du Clergé, « le plus grand ennemi de l´Église », selon lui, le Père Eudes ouvrit à Caen un séminaire qui fut l´embryon d´une nouvelle famille religieuse, consacrée aux Cœurs de Jésus et de Marie, et appelée « Congrégation de Jésus et de Marie » (Eudistes). Le succès vint aussitôt : les diocèses de Normandie furent bientôt pourvus de prêtres instruits et vertueux. Le Père Eudes ajouta à la formation du clergé les missions dans les campagnes.

En même temps, il fondait à Caen un Institut pour assurer la persévérance des « Repenties ». Selon l´usage du temps, chaque maison était indépendante ; à la mort du Père Eudes, il y en avait quatre ; à la veille de la Révolution, il y en avait huit. En 1835, la supérieure du Refuge d´Angers, sainte Marie-Euphrasie Pelletier, femme « de taille à gouverner un royaume », obtint que les nouvelles maisons fondées par son monastère restassent sous la dépendance de la Maison-Mère et donna à sa Congrégation le nom de « Bon-Pasteur ». Cette branche a eu un grand succès, et possède des ramifications dans les cinq parties du monde.

Arrivé à un âge avancé, le saint fondateur déposa sa charge de Supérieur et mourut saintement le 19 août 1680.

Une des gloires du Père Eudes est d´avoir été le précurseur de la dévotion aux Cœurs de Jésus et de Marie. Quarante ans avant les apparitions de Paray-le-Monial, il faisait célébrer par ses prêtres l´Office solennel de ces très saints Cœurs et s´en faisait l´Apôtre dans ses missions. Aussi le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) appela le Père Eudes « Auteur du culte liturgique des SS. Cœurs de Jésus et de Marie ».

Saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914), en le béatifiant, le 25 avril 1909, a dit qu´il devait être regardé comme « Père, docteur et apôtre » de cette dévotion.

Jean-Eudes a été canonisé le 31 mai 1925 par Pie XI.

   

 

  • le 19 août 440 : décès du pape Sixte III.
  • le 19 août 1186 : le duc de Bretagne Geoffroy II Plantagenêt est blessé mortellement dans un tournoi à Paris.
  • le 19 août 1239 : la couronne d'épine arrive à Notre Dame.

Le Roi revêt une simple tunique et, pieds nus, aidé de son frère, porte la Sainte Couronne jusqu'à Notre-Dame de Paris. Il a fait construire un reliquaire à la mesure de ces reliques : la Sainte-Chapelle. Durant la révolution française, les reliques sont déposées à l'abbaye de Saint-Denis puis, à la Bibliothèque nationale. Avec le Concordat de 1801, la Sainte Couronne et quelques autres reliques sont remises en 1804 à l'archevêque de Paris qui les fait déposer au trésor de la Cathédrale, le 10 août 1806. Elles s'y trouvent conservées depuis lors, confiées aux chanoines du Chapitre chargés de leurs vénérations et placées sous la garde statutaire des Chevaliers du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Voir la chronique du 11 août.

Saint Louis portant la Sainte Couronne à Notre-Dame de Paris le 19 août 1239

  • le 19 août 1315 : Louis X épouse Clémence de Hongrie en secondes noces.
  • le 19 août 1458 : élection du pape Pie II.

Le 19 août 1458, Enea Silvio Piccolomini est élu pape, sous le nom de Pie II. Comme son prédécesseur Calixte III, il passe une grande partie de son pontificat à préparer la croisade contre les Turcs qui, sous le sultanat de Mehmed II, viennent de s'emparer de Constantinople. Pie II décède le 15 août 1464.

  • le 19 août 1488 : le Traité du Verger.

Le traité de Sablé dit « traité du Verger » est signé entre le Roi de France par Charles VIII, et le duc de Bretagne François II.L'élément principal stipule que l'héritière du duché, Anne, ne peut se marier sans l'accord du Roi de France.

Le duc de Bretagne, allié aux grands féodaux et à Louis II d'Orléans, le futur Louis XII, a perdu la « guerre folle suite à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier près de Rennes le 28 juillet (voir la chronique du jour), où l'armée bretonne est détruite.

Le duc de Bretagne, doit l'hommage lige au Roi de France et le duché perd son indépendance législative. Il doit donner quatre places fortes en garantie : Saint-Malo, Dinan, et surtout Fougères et Saint-Aubin-du-Cormier.

La tentative de mariage d'Anne de Bretagne avec Maximilien Ier du Saint-Empire en 1490 viole le traité. Le mariage est annulé ; la duchesse va épouser successivement deux Rois de France.

  • le 19 août 1591 : le prétendant au Trône en titre, le futur Roi Henri IV prend Noyon.
  • le 19 août 1627 : Henri de Talleyrand-Périgord, comte de Chalais est exécuté à Nantes.

A cause du projet de mariage de Gaston de France, frère du Roi, et Mademoiselle de Montpensier. Un complot est ourdi contre le cardinal de Richelieu et le Roi Louis XIII. Henri de Talleyrand-Périgord, comte de Chalais, maître de la garde-robe du Roi, en est un des acteurs. La conspiration s'appelle d'ailleurs « la conspiration de Chalais ». Celle-ci est rapidement découverte et les auteurs condamnés. Maréchal d'Ornano et ses frères, ainsi que César et Alexandre de Vendôme, demi-frères du roi et de Gaston, autres conjurés, meurent en prison.

  • le 19 août 1662 : décès de Blaise Pascal, mathématicien et philosophe français.

Blaise Pascal, célèbre mathématicien, inventeur, philosophe français, meurt le 19 août 1662 à Paris à l'âge de trente neuf ans. Né le 19 juin 1623 (voir la chronique du jour) à Clermont-Ferrand, Pascal montre rapidement des facultés pour l'étude des sciences. Il est l'un des créateurs des probabilités, et rédige la théorie de la cycloïde. A 19 ans, il invente la première machine à calculer, la Pascaline. Il est l'auteur d'œuvres philosophiques comme "Les Provinciales", ou les"Pensées", qu'il ne finit pas.

Voir les chroniques du 24 mars, du 19 juin et du 23 novembre.

  • le 19 août 1680 : décès de saint Jean Eudes.

Né le 14 novembre 1601, saint Jean Eudes, est un prêtre, pionnier de l'Ecole de la spiritualité française. Il est le fondateur de l'Ordre de Notre-Dame de Charité ; il crée en 1641, une société de prêtres dédiée à la formation des séminaristes, du clergé et aux prédications dans les paroisses : la Société des prêtres de Jésus et de Marie, aussi appelée « les Eudistes ». Il combat ardemment le mouvement du jansénisme et participe à la Contre-Réforme. Les Eudistes sont interdits à la révolution et reviennent en France en 1826.Il meurt à Caen en France. En 1925, il est canonisé par Pie XI.

Ses parents qui ne peuvent pas avoir d'enfants, accomplissent un vœu en allant en pèlerinage à la chapelle de Notre-Dame de la Recouvrance où ils consacrent leur futur enfant à Notre-Seigneur et à Notre-Dame.

A l'âge de douze ans, quand il fait vœu de chasteté et glisse un anneau au doigt d'une statue de la Vierge Immaculée pour qu'elle devienne son épouse. Se donnant tout à elle dans un amour exclusif, il l'implore qu'elle veuille bien en retour se donner toute à lui.

Il entre à l'Oratoire en 1623 et est ordonné prêtre en 1625 ; Pierre de Bérulle le remarque rapidement. Il est envoyé en « missions », et ses prêches touchent les cœurs et convertissent les Français. Il répand la prière commune matin et soir dans les familles, la récitation du chapelet, pousse à la communion fréquente. Et pour clore les missions, il invente les « feux de joie » !

« Sortez, sortez de ce sale et horrible torrent du monde, de ce torrent des épines qui vous entraîne dans le gouffre de la perdition ; et venez vous perdre saintement dans les douces eaux de ce fleuve de paix et ce torrent de délices. Hâtez-vous ! Qu'est-ce que vous attendez ? Ne savez-vous pas que c'est Jésus qui a fait le Cœur de Marie tel qu'il est, et qui a voulu en faire une fontaine de lumière, de consolation et de toutes sortes de grâces pour tous ceux qui y auront eu recours dans leurs nécessités ? Ne savez-vous pas que non seulement Jésus est résidant et demeurant continuellement dans le Cœur de Marie, mais qu'il est lui-même le Cœur de Marie, le Cœur de son Cœur et l'âme de son âme, et qu'ainsi venir au Cœur de Marie, c'est venir à Jésus ; honorer le Cœur de Marie, c'est honorer Jésus ; invoquer le Cœur de Marie, c'est invoquer Jésus ? »

À une religieuse de Montmartre, il écrit : « Le Divin Cœur de Jésus et de Marie est cette fournaise dont les feux et les flammes ne se repaissent que de cœurs. Oh ! qu'heureux sont les cœurs qui se perdent dans ces divines flammes. »

  • le 19 août 1829 : la statue de Louis XVI est inaugurée à Montpellier.

Elle reste deux ans en place, et est déboulonnée sous Louis-Philippe. Puis, elle disparaît durant près de 140 ans, avant d'être offerte en1967 par le maire, François Delmas, à Louisville, ancienne capitale de la Louisiane française, jumelée avec Montpellier !

  • le 19 Août 1917 : 4ème Apparition de Fatima.

18000 personnes assistent à l'événement le 17 août. Mais Lucie n'est pas là et l'Apparition prévue n'eut pas lieu. En effet l'administrateur du canton a enfermé Lucie et ses deux cousins prétextant qu'ils troublaient l'ordre public. Des phénomènes tels que lors des précédentes, coups de tonnerre, des éclairs, un halo de lumière blanc, ont lieu.

L'administrateur les relâche au bout de 2 jours. La sainte Vierge apparaît donc le dimanche 19 août aux enfants et leur demande de continuer à prier et en leur promettant qu'a sa dernière apparition elle accomplirait le Miracle de " faire croire tout le monde ".

  • le 19 août 1942 : débarquement des franco-canadiens à Dieppe.

L'opération Jubilee ne s'explique pas, si ce n'est pour tester les défenses allemandes et préparer un débarquement de masse.

Les Allemands mitraillent et bombardent les plages sans répit et font 4000 morts, blessés ou prisonniers. L'opération est un véritable désastre.

  • le 19 août 1944 : les Allemands Renthe-Fink et Neubronn somment le chef de l'Etat Pétain d'accepter son transfert en zone nord.

Voir les chroniques des 17, 18 et 20 août.

  • le 19 août 1984 : naissance de la Transat Québec/Saint-Malo

La course naît à l'occasion du 450e anniversaire de l'arrivée de Jacques Cartier dans le golfe du Saint-Laurent. Elle accueille monocoques et multicoques et a lieu tous les quatre ans, en équipage et sans escale.

  • le 19 août 1997: début des JMJ à Paris

Elles ont lieu du 14 au 22 août dans toute la France. Le 21 août, cinq cent mille jeunes accueillent le Pape au champ de Mars le jeudi 21 août et 800 000 à la veillée du samedi soir à Longchamp, plus d'un million le dimanche 24.

Lois Spalwer

Posté le 19 août 2018 à 05h07 | Lien permanent | Commentaires (0)

18 août 2018

Mgr Éric de Moulins-Beaufort nommé archevêque de Reims

Le Pape François a nommé ce 18 août, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque métropolitain de l’archidiocèse de Reims, il était jusqu’à présent évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Paris.

Ordonné en 1991 pour l’archidiocèse de Paris, Mgr Éric de Moulins-Beaufort fut aumônier du collège Montaigne (1992-1993) ; directeur au séminaire de Paris et enseignant à l’École Cathédrale et au Studium du Séminaire de Paris (devenu Faculté de théologie Notre-Dame) ; aumônier du lycée Louis-le-Grand (1993-1995) ; curé de la paroisse Saint-Paul – Saint-Louis (2000-2005).

En 2005, il devint secrétaire particulier de l’Archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, fonction qu’il occupa jusqu’en 2008. De 2009 à 2011, il fut professeur extraordinaire à la Faculté Notre-Dame et au Studium du Séminaire de Paris. Depuis 2008, Mgr Éric de Moulins-Beaufort était évêque auxiliaire et vicaire général de l’archidiocèse de Paris.

Mgr Éric de Moulins-Beaufort est membre du Conseil de direction de l’Association internationale Cardinal Henri de Lubac, du conseil de rédaction de la revue Communio, du conseil de rédaction de la Nouvelle revue théologique. Au sein de la Conférence des évêques de France, Mgr de Moulins-Beaufort est Président de la Commission doctrinale.

L’installation de Mgr de Moulins-Beaufort aura lieu le dimanche 28 octobre 2018, à 16 h, en la cathédrale de Reims.

Le Salon Beige

Posté le 18 août 2018 à 23h45 | Lien permanent

Abbaye de Landévennec : l’histoire des moines au fameux caramel au beurre salé

A

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’histoire de l’abbaye de Landévennec, en Bretagne, n’est pas de tout repos : incendie, pillage viking, révolution française… les moines n’ont pas été épargnés ! Cet été, Divine Box vous propose d’en apprendre un peu plus sur l’abbaye de Landévennec, qui réalise notamment son célèbre caramel au beurre salé !

Z

La Bretagne ça vous gagne ! 

L’abbaye de Landévennec a un passé millénaire ! Tout commence lorsque saint Guénolé, alors moine sur l’île Lavret en Bretagne, est envoyé avec onze compagnons fonder une abbaye. D’abord établis sur l’île de Tibidy, ils s’installent finalement à Landévennec en… 485 ! Ce n’est pourtant que bien plus tard, en 818, que Louis le Pieux (fils de Charlemagne) impose la règle de saint Benoît : la communauté, qui suivait alors les usages monastiques irlandais, devient officiellement bénédictine !

Au feu ! 

En 913, à peine cent ans après cette transition bénédictine, des vikings scandinaves pillent et détruisent l’abbaye, forçant les moines à s’exiler. Mais ces derniers ont gardé leur sang froid et ont eu le temps, juste avant de fuir, d’emporter les vieux manuscrits de l’abbaye et les reliques de saint Guénolé leur fondateur. Ensuite… sauve qui peut ! Ils trouvent alors refuge au nord de la France à Montreuil-sur-mer, et reviennent finalement à l’abbaye en 940. Tout est bien qui finit… pas trop mal !

BLes ruines témoignent encore de l’histoire mouvementée de l’abbaye – Divine Box

Tout est à refaire ! 

Car en rentrant à Landévennec, le constat est sans appel pour les moines : il faut tout reconstruire. Petit à petit, ils bâtissent une superbe abbaye au style roman, qui amorce une période faste pendant plusieurs siècles : les moines reçoivent de grandes donations et se retrouvent même à la tête d’un seigneurie. Rien que ça ! Cependant, le climat marin est rude, et l’eau qui s’infiltre dans les terres oblige les moines à reconstruire les bâtiments en superposant les fondations tous les deux siècles !

Dehors ! 

Ensuite, sans surprise, la Révolution met à mal l’abbaye de Landévennec… Les bâtiments sont vendus comme biens nationaux et les moines sont contraints à l’exil. Heureusement, un petit siècle plus tard, en 1875, l’abbaye reprend doucement vie grâce au Comte de Chalus qui rachète les ruines et y installe un jardin exotique. Tiens donc ! Et en parallèle, en 1878 et à quelques kilomètres de là, le nouveau monastère bénédictin de Kerbénéat (“chez Benoît”) prend vie, avec l’espoir de restaurer Landévennec…

Les moines, le retour ! 

Mais ce projet n’est malheureusement que de courte durée car entre leur exil (1903-1922) et la Seconde Guerre mondiale, les moines de Kerbénéat n’ont pas la vie simple… Plus tard, la communauté reprend du poil de la bête, et songe vite à s’installer à Landévennec : pour restaurer la mythique abbaye bretonne, mais aussi pour soulager les moines nombreux, un peu à l’étroit à Kerbénéat… Terrains rachetés en 1950, première pierre posée en 1953, transfert de tous les moines en 1958, et le tour est joué : Landévennec renaît !

C.jpgAujourd’hui, l’entrée de l’abbaye reste impressionnante – Divine Box

Départ pour Haïti ! 

En 1981, forte de cette renaissance, la communauté se porte bien et peut envoyer un groupe de moines fonder un monastère en Haïti. Aujourd’hui, le monastère “Morne Saint-Benoît” compte six moines, assure un soutien spirituel précieux à la population environnante, et possède même une petite imprimerie ! De quoi fournir du travail aux moines et gagner quelques revenus indispensables à la communauté. Elle est pas belle la vie ?

Et aujourd’hui ? 

La communauté de l’abbaye de Landévennec compte aujourd’hui dix-huit frères bénédictins qui continuent de suivre depuis le IXe siècle la règle de saint Benoît : « prie et travaille ». Le premier des sept offices quotidiens commence à 5h20 du matin et, entre les offices, les moines travaillent de leurs mains : fabrication de pâtes de fruits, confection de caramel au beurre salé, entretien du verger et même rédaction des “Chroniques de Landévennec”. Joli programme !

DLes incroyables pâtes de fruits de l’abbaye de Landévennec – Divine Box

Un musée à ciel ouvert ! 

L’histoire millénaire de l’abbaye de Landévennec a (évidemment) suscité une grande curiosité de la part des historiens et des archéologues. Des fouilles sur l’emplacement de l’ancienne abbaye ont été effectuées entre 1978 et 2002, et plus de cinquante mille objets ont été retrouvés sur le site ! Incroyable non ? Les moines, voulant partager ces trésors, ont ainsi ouvert un musée où, chaque année, une exposition temporaire retrace une époque de la vie de l’abbaye. Jetez-y donc un oeil si vous passez sur place !

Découvrez les produits de l’abbaye de Landévennec 

A l’abbaye de Landévennec, les moines bénédictins font d’incroyables produits, et sont notamment connus pour leurs pâtes de fruits et leur caramel au beurre salé. Tout est fait à la main de A à Z, dans les petits ateliers du monastère. Cliquez ici pour découvrir les produits de l’abbaye de Landévennec, ou bien jetez un oeil à la boutique monastique en ligne de Divine Box !

Michel Janva

Posté le 18 août 2018 à 10h49 | Lien permanent

Evangile illustré

image from hozana.org

Michel Janva

Posté le 18 août 2018 à 08h00 | Lien permanent

C’est arrivé un 18 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 août : saints du jour français ou en France.
    • BBx Martyrs (64) des pontons de Rochefort (1794-1795)

La déportation sur les pontons de Rochefort a concerné 829 prêtres, dont 547 ont péri d'avril 1794 aux premières semaines de 1795.

La Constitution civile du clergé

L'Assemblée constituante vote la Constitution civile du clergé le 12 juillet 1790. La Constitution civile du clergé transforme les ecclésiastiques en fonctionnaires élus par l'assemblée des citoyens actifs, et évince le Pape de la nomination des évêques. Ceci n'est pas acceptable par le Saint-Siège.

Les prêtres constitutionnels, assermentés ou jureurs sont ceux qui se soumettent à cette constitution, les réfractaires ou non jureurs sont ceux qui refusent de prêter serment. Les assemblées successives condamnent à l'exil, à la réclusion puis à la déportation les prêtres réfractaires (mais aussi des assermentés !) L'Église souffrira lourdement de ces évènements : les lieux de culte sont fermés, la pratique interdite, des prêtres sont massacrés.

La Terreur à Rochefort

Le 21 septembre 1792, la Convention succède à l'Assemblée législative, qui elle-même avait déjà remplacé l'Assemblée constituante. La République est proclamée le lendemain.    La Société populaire et le Comité de surveillance (institutions révolutionnaires locales) fraîchement mises en place, font de Rochefort une ville ultra-jacobine. Lequinio et Laignelot, les représentants du peuple envoyés par la Convention seront chargés de faire appliquer à Rochefort le régime de la Terreur, décrété le 5 septembre 1793. Les prisons se remplissent, 52 têtes tomberont place Colbert, où est installée la guillotine.

Les convois des prêtres déportés

Un arrêté du Comité de salut public (25 janvier 1794) organise le départ des prêtres réfractaires vers les ports de l'Atlantique, où ils doivent être regroupés avant leur déportation. Ceux qui sont emprisonnés à Nantes seront noyés par Carrier, et finalement, seuls Bordeaux et Rochefort mettront en œuvre les directives du comité.

Les convois de déportés traversent la France pendant l'hiver et jusqu'au printemps 1794, parcourant parfois jusqu'à 800 km. Les conditions de voyage (parfois à pied) sont souvent difficiles, en raison des nuits passées en prison aux étapes, et des insultes et brutalités endurées à certaines haltes. Ils sont souvent systématiquement dépouillés.

À leur arrivée à Rochefort, ils seront incarcérés dans différents lieux (prison Saint-Maurice, couvent des Capucins...) ou sur des navires (le Borée, le Bonhomme Richard, la Nourrice).  Les déportés sont finalement entassés dans deux anciens navires négriers, les Deux-Associés et le Washington, réquisitionnés après l'abolition de l'esclavage par la Convention le 4 février 1794. Destinés à partir pour la Guyane ou les côtes d'Afrique, les bâtiments ne quittèrent cependant pas l'estuaire de la Charente. En état de naviguer, ils n'étaient donc pas de véritables pontons (navires retirés du service, déclassés et démâtés pour servir de magasin ou de prison) mais ils en remplirent les fonctions.

Les pontons

Le commandement des navires fut assuré par Laly pour les Deux-Associés et Gibert pour le Washington. Ils appliquèrent avec leurs équipages, les consignes de sévérité avec rigueur, les aggravant même parfois : pas de prière, injures, menaces, brimades physiques, nourriture infecte, pas de conversation. Mais les prisonniers continueront dans le secret une activité religieuse. Les décès dus aux conditions de détention s'accélèrent, le scorbut, le typhus font des ravages. L'épidémie est telle qu'enfin les prisonniers valides sont transférés sur un troisième navire, l'Indien, tandis que les plus malades sont débarqués sur l'île citoyenne (l'île Madame) où beaucoup périront. L'automne 1794 est particulièrement rude, et en novembre, le vent renverse les tentes de fortune de l'hôpital installé sur l'île, les survivants sont alors à nouveau embarqués sur les navires. Les conditions matérielles de détention s'améliorent quelque peu tandis que la neige et le gel s'installent. En décembre, trois bâtiments chargés de prêtres et provenant de Bordeaux, (le Jeanty, le Dunkerque, et le Républicain) se réfugient dans l'estuaire (les Anglais bloquent les côtes).

La fin de la Terreur

Lors du Coup d'État du 9 thermidor an II (27 juillet 1794) Robespierre, principal instigateur de la Terreur, est exécuté, et c'est pour la République un nouveau départ. Des épurateurs écartent les éléments les plus extrémistes de la dictature révolutionnaire. Les institutions du régime précédent (Tribunal révolutionnaire, clubs et associations patriotiques) sont généralement supprimées. Bien des prisons commencent à s'ouvrir. Cependant, en cette fin d'année 1794, les pontons gardent toujours leurs prisonniers. Quelques-uns sont libérés mais aucune mesure collective n'est prise.

Grâce à quelques initiatives individuelles (notamment des interventions auprès de la Convention), le transfert à Saintes des prêtres déportés de Rochefort a lieu en février 1795. Ils peuvent y célébrer à nouveau le culte et administrer les sacrements dans les oratoires privés. Sur les 829 prêtres déportés à Rochefort, 274 survécurent. Les déportés de Bordeaux, d'abord transférés à Brouage, ne furent conduits à Saintes que plus tard. 250 prêtres sont morts sur les 1494 emmenés initialement à Bordeaux.

La deuxième déportation

En octobre 1795, la Convention ordonne cependant, après ce bref répit, la réclusion ou la déportation des prêtres réfractaires vers la Guyane. Encore une fois, ces départs n'eurent pas lieu, et un décret du 4 décembre 1796 prononcera enfin la libération des prêtres détenus. Le 18 fructidor de l'an V (4 septembre 1797), un coup d'État des républicains du Directoire (le Directoire avait remplacé la Convention dès la fin 1795) contre les modérés et les royalistes, devenus majoritaires aux élections, fait resurgir la ligne dure à la tête de la République. Le pouvoir exécutif s'en trouve renforcé, au détriment du législatif. Les adversaires politiques sont emprisonnés ou déportés.

Les précédentes mesures de détente sont annulées et les décrets de proscription envers les prêtres sont renouvelés. Ils ont à nouveau emprisonnés à Rochefort et quelques-uns sont effectivement envoyés en Guyane, où la mortalité est effrayante. Mais le Directoire se voit obligé de suspendre ces départs, certains navires étant capturés par les Anglais, et les prêtres seront entassés dans les citadelles de St-Martin-de-Ré et du Château d'Oléron jusqu'en 1802.

La libération

Le Coup d'État du 18 brumaire de l'an VIII (9 novembre 1799) donne le pouvoir à Bonaparte. Le Consulat, nouveau gouvernement remplaçant le Directoire dote la France d'une nouvelle constitution (celle de l'an VIII), trois consuls sont nommés, dont Bonaparte, 1er consul. Les persécutions des prêtres prennent fin lorsque le Saint-Siège conclut un Concordat avec la France (ratifié le 5 avril 1802). Cet accord, signé par le Pape Pie VII et le 1er consul Bonaparte, réorganise le catholicisme dans le pays.

Cette hécatombe resta pourtant longtemps ignorée, et même volontairement tenue cachée, par souci de ne pas réveiller les querelles de la Révolution. La cause aboutit par la béatification solennelle d'octobre 1995, par laquelle l'Église reconnut en soixante-quatre des victimes des pontons (le bienheureux Jean-Baptiste Souzy et ses compagnons) d'authentiques témoins de la foi, mis à mort volontairement, en haine de la foi, et en acceptant consciemment leur sort.

Liste des soixante-quatre prêtres ou religieux béatifiés

1. Jean-Baptiste Étienne Souzy, prêtre du diocèse de La Rochelle. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 27 août 1794.

2. Antoine Bannassat, curé de Saint-Fiel (Creuse). Déporté sur les Deux-Associés; mort le 18 août 1794.

3. Jean-Baptiste de Bruxelles, chanoine de Saint-Léonard (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 18 juillet 1794.

4. Florent Dumontet de Cardaillac, aumônier de la comtesse de Provence. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 5 septembre 1794.

5. Jean-Baptiste Duverneuil (père Léonard), carme de la maison d'Angoulême. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juillet 1794.

6. Pierre Gabilhaud, curé de Saint-Christophe (Creuse). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 août 1794.

7. Louis-Wulphy Huppy, prêtre du diocèse de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 août 1794.

8. Pierre Jarrige de la Morelie de Puyredon, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 août 1794.

9. Barthélemy Jarrige de la Morelie de Biars, bénédictin de l'abbaye de Lezat (Ariège). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794.

10. Jean-François Jarrige de la Morelie du Breuil, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). sur les Deux-Associés; mort le 31 juillet 1794.

11. Joseph Juge de Saint-Martin, sulpicien, directeur de séminaire. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 7 juillet 1794.

12. Marcel-Gaucher Labiche de Reignefort, missionnaire à Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juillet 1794.

13. Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés; mort le 1er juillet 1794.

14. Claude-Barnabé Laurent de Mascloux, chanoine du Dorat (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794.

15. Jacques Lombardie, curé de Saint-Hilaire-de-Foissac (Corrèze). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 juillet 1794.

16. Joseph Marchandon, curé de Marsac (Creuse). Déporté sur les Deux Associés ; mort le 22 septembre 1794.

17. François d'Oudinot de La Boissière, chanoine du diocèse de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794.

18. Raymond Petiniaud de Jourgnac, vicaire général de l'évêque de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juin 1794.

19. Jacques Retouret, carme de la maison de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 août 1794.

20. Paul-Jean Charles (frère Paul), moine cistercien de l'abbaye de Sept-Fons (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 25 août 1794.

21. Augustin-Joseph Desgardin (frère Elie), moine cistercien de l'abbaye de Sept-Fons (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 6 juillet 1794.

22. Pierre-Sulpice-Christophe Favergne (frère Roger), frère des Écoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 septembre 1794.

23. Joseph Imbert, jésuite. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 juin 1794.

24. Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont, sulpicien, supérieur du petit séminaire d'Autun. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 août 1794.

25. Claude Laplace, prêtre à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 14 septembre 1794.

26. Noël-Hilaire Le Conte, chanoine de la cathédrale de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 17 août 1794.

27. Pierre-Joseph Le Groing de La Romagère, chanoine à la cathédrale de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juillet 1794.

28. Jean-Baptiste-Xavier Loir, capucin au Petit-Forez, à Lyon. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 19 mai 1794.

29. Jean Mopinot (frère Léon), frère des Écoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 21 mai 1794.

30. Philippe Papon, curé de Contigny (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 17 juin 1794.

31. Nicolas Sauvouret, cordelier à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794.

32. Jean-Baptiste Vernoy de Montjournal, chanoine à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juin 1794.

33. Louis-Armand-Joseph Adam, cordelier à Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794.

34. Charles-Antoine-Nicolas Ancel, eudiste à Lisieux. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 juillet 1794.

35. Claude Beguignot, chartreux à Saint-Pierre-de-Quevilly, près de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794.

36. Jean Bourdon (frère Protais), capucin à Sotteville, près de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 23 août 1794.

37. Louis-François Lebrun, moine bénédictin de la congrégation de Saint-Maur. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794.

38. Michel-Bernard Marchand, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 15 juillet 1794.

39. Pierre-Michel Noël, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 5 août 1794.

40. Gervais-Protais Brunel, moine cistercien de Mortagne (Orne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794.

41. François François (frère Sébastien), capucin. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 août 1794.

42. Jacques Gagnot (frère Hubert de Saint-Claude), carme de la maison de Nancy. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 septembre 1794.

43. Jean-Baptiste Guillaume (frère Uldaric), frère des Écoles chrétiennes à Nancy. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 août 1794.

44. Jean-Georges Rehm (père Thomas), dominicain au couvent de Schlestadt (Alsace). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 août 1794.

45. Claude Richard, bénédictin à Moyen-Moutier (Vosges). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 août 1794.

46. Jean Hunot, chanoine à Brienon-l'Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 7 octobre 1794.

47. Sébastien-Loup Hunot, chanoine à Brienon-l'Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington; mort le 17 novembre 1794.

48. François Hunot, chanoine de Brienon-l'Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 6 octobre 1794.

49. Georges-Edme René, chanoine à Vézelay. Déporté sur le Washington ; mort le 2 octobre 1794.

50. Lazare Tiersot, chartreux à Beaune (Côte-d'Or). Déporté sur le Washington ; mort le 10 août 1794.

51. Scipion-Jérôme Brigeat Lambert, doyen du chapitre d'Avranches (Manche). Déporté sur le Washington ; mort le 4 septembre 1794.

52. Jean-Nicolas Cordier, jésuite. Déporté sur le Washington ; mort le 30 septembre 1794.

53. Charles-Arnould Hanus, curé et doyen du chapitre de Ligny (Meuse). Déporté sur le Washington ; mort le 28 août 1794.

54. Nicolas Tabouillot, curé de Méligny-le-Grand (Meuse). Déporté sur le Washington ; mort le 23 février 1795.

55. Antoine, dit Constant, Auriel, vicaire à Calviat et Sainte Mondane (Lot). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juin 1794.

56. Élie Leymarie de Laroche, prieur de Coutras (Gironde). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 août 1794.

57. François Mayaudon, chanoine à Saint-Brieuc puis à Soissons. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 septembre 1794.

58. Claude Dumonet, professeur au collège de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur le Washington ; mort le 13 septembre 1794.

59. Jean-Baptiste Laborie du Vivier, chanoine de la cathédrale de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 septembre 1794.

60. Gabriel Pergaud, génovéfain de l'abbaye de Beaulieu (Côtes-d'Armor). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juillet 1794.

61. Michel-Louis Brulard, carme de la maison de Charenton. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 25 juillet 1794.

62. Charles-René Collas du Bignon, sulpicien, supérieur du petit séminaire de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 3 juin 1794.

63. Jacques-Morelle Dupas, vicaire à Ruffec (Charente). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juin 1794.

64. Jean-Baptiste Ménestrel, chanoine à Remiremont (Vosges). Déporté sur le Washington ; mort le 16 août 1794.

  • St Firmin ; évêque († IVE S.)

À Metz, au IVe siècle, saint Firmin, évêque.

  • St Éone : évêque en Arles († 504)

À Arles en Provence, en 504, saint Éone, évêque, qui défendit son Église contre les erreurs de Pélage et recommanda au peuple, pour lui succéder, saint Césaire qu'il avait ordonné prêtre.

  • Bx Antoine Banassat : prêtre et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Antoine Banassat, prêtre et martyr. Curé au diocèse de Limoges au moment de la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu sur un bateau négrier et y mourut d'inanition.

  • le 18 août : fête de Notre-Dame de Liesse, sanctuaire du diocèse de Soissons lié à l'histoire de France.

Voir le 18 août 1857, plus bas et la chronique du 16 février.

  • le 18 août 1276 : décès du pape Adrien V.
  • le 18 août 1304 : bataille de Mons-en-Pévèle.

En 1296, le comte Guy de Dampierre, comte de Flandre depuis le Roi Saint Louis, se fait confisquer les principales villes de Flandre par Philippe le Bel, qui ensuite nomme Jacques de Châtillon gouverneur. Une révolte fiscale éclate à Bruges et dans la nuit du 17 au 18 mai 1302, une centaine de soldats français sont égorgés dans leur sommeil, ce sont les « Matines de Bruges », (voir la chronique du 18 mai). Toutes les villes se regroupent autour des révoltés ; les Français sont chassés.

Philippe le Bel rassemble son ost, qu'il confie à Robert d'Artois. Le 8 juillet les deux armées sont face à face. La lourde cavalerie française, sans appui des arbalétriers, charge et s'embourbe. Les Flamands ne font pas de prisonniers ; des centaines de chevaliers sont égorgés. La déroute est totale ; c'est la retentissante défaite lors de bataille de Courtrai le 11 juillet 1302, dite bataille des «Éperons d'Or». De plus, le Roi de France doit affronter aussi le roi d'Angleterre, qui veut se défaire du lien de vassalité. Deux ans plus tard, le 18 août 1304, le Roi prend sa revanche sur les Flamands à Mons en Pévèle.

Ces derniers, en fin de journée, fuient vers Lille, que le Roi assiège et conquiert au bout d'un mois. Philippe IV le Bel attribue la victoire à la protection de la Vierge et dans la nef de Notre-Dame de Paris, il fait dresser une statue équestre en bois en ex-voto face à l'autel de Marie qui se trouve à côté du premier pilier oriental côté sud.

La bataille de Mons-en-Pévèle, par Charles Philippe Larivière, Galerie des Batailles du château de Versailles

  • le 18 août 1503 : décès du pape Alexandre VI.

Voir la chronique du 11 août.

  • le 18 août 1516 : Concordat de Bologne.

Le pape Léon X cède Parme et Plaisance à la France par le Concordat de Bologne ;

Il est en réalité signé à Rome, lors du Ve concile du Latran. C'est le chancelier Antoine Duprat qui le signe pour le Roi de France, François Ier. Le concordat est fixé par la bulle pontificale : la Primitiva illa ecclesia, qui règle les relations entre l'Église et le Roi de France jusqu'en 1790. Le Roi de France exerce un pouvoir sur l'Église dans son royaume, que n'a aucun autre souverain catholique. Mais le pape l'accepte, car seul le Roi de France prête serment lors du sacre de protéger l'Eglise et de lutter contre les hérésies.

Le concordat est donc un compromis qui abroge la Pragmatique Sanction de Bourges du 7 juillet 1438, (voir la chronique du jour). La primauté du pape sur le Concile général est reconnue, contrairement aux affirmations du concile de Bâle, contre le pape Eugène IV en 1434. En contre partie, la pratique de Philippe le Bel concernant les bénéfices ecclésiastiques est officialisée sur plus de 150 évêchés et un demi-millier d'abbayes.Les deuxparticipent à la désignation des évêques : le Roi les nomme et le pape leur confère l'investiture canonique. Les évêques prêtent serment de fidélité au Roi de France. Il faut souligner que le duché de Bretagne et le comté de Provence, ne sont pas concernés dans un premier temps,par le concordat. En octobre, un indult les rattache au texte. Et il faut aussi souligner que le Roi doit forcer le Parlement de Paris à enregistrer le texte.

A chaque fois qu'un territoire sera rattaché à la France, un droit de nomination spécifique sera signé par le pape de l'époque pour le Roi régnant. C'est la révolution qui met fin au Concordat avec la CCC, la constitution civile du clergé, condamnée par le pape Pie VI. Napoléon en reprendra l'idée avec le Concordat de 1801, qui n'a rien à voir avec celui de Bologne. L'absence de serment royal lors du sacre aboutit finalement à détacher la hiérarchie de l'Eglise catholique en France de la tutelle de l'Etat.

  • le 18 août 1559 : décès du pape Paul IV.
  • le 18 août 1572 : le futur Henri IV épouse Marguerite de France.

Marguerite de Valois, la sœur du roi Charles IX de confession catholique, et Henri de Navarre futur Henri IV se marient à Notre-Dame de Paris. Une réception est donnée ensuite au Palais de la Cité, pour sceller la réconciliation entre catholiques et protestants. Catherine de Médicis va provoquer, dans la nuit du 23 au 24 août, le massacre de la Saint-Barthélemy.

  • le 18 août 1563 : décès d'Étienne de La Boétie, écrivain français.
  • le 18 août 1649 : entrée triomphale du Roi Louis XIV à Paris.

Ayant dû fuir Paris à cause de la journée des Barricades le 26 août 1648, le Roi y entre de nouveau après quelques mois de siège. La Fronde des Princes va alors commencer, car les Grands du Royaume rejettent l'autorité de Mazarin. Ce dernier décide de s'exiler pour faciliter le retour à la paix civile.

  • le 18 août 1662 : Pascal reçoit le Viatique et l'Extrême-onction et entre agonie.

Malgré sa faiblesse extrême il se lève pour recevoir son Dieu debout.

  • le 18 août 1690 : victoire française à la bataille de Staffarde.

La bataille de Staffarde oppose le royaume de France au duché de Savoie, dans le cadre de la guerre de la ligue d'Augsbourg.

  • le 18 août 1792 : dissolution en France des congrégations religieuses, surtout les congrégations enseignantes.
  • le 18 août 1813 : victoire du maréchal Davout à Lauenbourg.
  • le 18 août 1823 : décès d'André-Jacques Garnerin.

André-Jacques Garnerin, né à Paris le 31 janvier 1769, est l'inventeur du parachute et est devenu le premier parachutiste de l'histoire.

  • le 18 août 1850 : décès d'Honoré de Balzac, écrivain français.

L'Auteur de la Comédie humaine s'éteint avant d'avoir pu achever son immense œuvre. On y trouve :

Les Chouans, La Peau de chagrin, Le Médecin de campagne, Eugénie Grandet, Le Père Goriot, Le Lys dans la vallée

  • le 18 août 1857 : couronnement de Notre Dame de Liesse.

Statue de Notre dame de Liesse, vue du chœur de la basilique mineure.

Monseigneur de Garsignies confie, le 28 octobre 1851, le sanctuaire et l'organisation des pèlerinages aux Pères de la Compagnie de Jésus. Ayant demandé au pape Pie IX l'autorisation de couronner Notre Dame de Liesse, ce dernier donne son accord. Un triduum préparatoire est organisé ; une cloche offerte par Napoléon III. Une nouvelle statue de Notre Dame de Liesse, celle-là actuellement sur l'autel, représentant la Vierge assise tenant son Fils est portée solennellement dans la basilique. Les révolutionnaires avaient en effet détruit la statue miraculeuse en 1794, voir la chronique du 16 février.

30 000 pèlerins suivent la cérémonie à laquelle participent un peloton de cavalerie, plus de huit cents prêtres et cinquante chanoines, son altesse le prince de Monaco, le préfet de l'Aisne, le maire, les autorités civiles et militaires.

Après avoir posé sur la tête de la Reine des Cieux, le diadème d'or et de perles, Monseigneur de Garsignies s'agenouille et dit :

"O Vierge Marie, puisse votre Fils nous couronner là-haut de gloire, comme aujourd'hui nos mains vous couronnent ici-bas ! "

L'évêque consacre ensuite le diocèse, et le maire offre à la Vierge un cierge.

Le culte de Notre Dame de Liesse se répand dans le monde : en Amérique, au Japon, en Chine, à Ceylan, et à plusieurs endroits de l'Afrique : Kabara, Grimari dans l'Oubangui (République Centrafricaine), au Gabon, à Betsiléo, à Madagascar. En 1934, pour le 800ème anniversaire de la construction du sanctuaire, ce sont 120 000 personnes qui participent aux festivités organisées.

  • le 18 août 1868 : découverte de l'hélium.

C'est en observant une éclipse du soleil que le Français Janssen découvre un gaz inconnu dans l'atmosphère du soleil. Il l'appelle hélium par référence au grec helios (soleil). En 1895 on découvre qu'il existe aussi en petite quantité dans l'atmosphère terrestre.

  • le 18 août 1870 : bataille de Saint-Privat, ou bataille de Gravelotte.

Les Français sont écrasés par l'artillerie prussienne.

  • le 18 août 1919 : le général WEYGAND, arrivé le 22 juillet en Pologne, estime sa mission terminée, le pays est sauvé de l'invasion soviétique

Voir la chronique du 2 juillet.

  • le 18 août 1944 : Laval démissionne et quitte Paris pour Belfort.

Le maréchal est toujours à Vichy où les Allemands font pression depuis la veille (voir la chronique du 17 août) pour qu'il parte pour l'Allemagne. Le 20 août le chef de l'Etat est fait prisonnier et emmené de force.

  • le 18 août 2008 : 10 soldats français sont tués et 21 blessés dans une embuscade en Afghanistan.
  • le 18 août 2011 : le pape Benoît XVI se rend aux Journées mondiales de la jeunesse à Madrid.
Lois Spalwer

Posté le 18 août 2018 à 05h00 | Lien permanent | Commentaires (0)

17 août 2018

Une profonde question de vacances

Chateau-sully-nuit

"Et toujours la même question, qui reste pour moi sans réponse globale : pourquoi le passé, avec si peu de moyens, a-t-il fait tant de beauté, quand notre époque, avec tant de richesse, n'a produit que de la laideur ?"

Jacques Julliard in L'Année des fantômes

Lahire

Posté le 17 août 2018 à 16h16 | Lien permanent | Commentaires (0)

Abus sexuels : le scandale de l'homosexualité dans l'Eglise

Deux jours après la publication d’un rapport sur les abus sexuels sur mineurs dans six diocèses de Pennsylvanie, le Saint-Siège a condamné ces actes antérieurs à 1990. Plus de 300 prêtres, 1000 enfants victimes, des prélats coupables... c'est un phénomène d'ampleur qui est décrit par le rapport publié mardi 14 août par le procureur de Pennsylvanie. Épais de 884 pages, ce rapport est le fruit de deux ans d'enquête et porte sur une période de 70 ans. Il se fonde notamment sur des archives conservées par les diocèses.

Dans un communiqué, le Saint-Siège indique que le Pape François se tient résolument et fermement du côté des victimes. Le Saint-Siège a tenu à saluer les efforts de réformes entrepris par l'Église catholique américaine depuis les années 2000:

«Les conclusions du Grand Jury sont cohérentes avec les précédentes études, montrant que les réformes faites par l'Église catholique aux États-Unis ont réduit drastiquement l'incidence des abus commis par le clergé».

Le Saint-Père encourage à «de constantes réformes et à une vigilance à tous les niveaux de l'Église catholique».

Une semaine après l’affaire McCarrick, archevêque émérite de Washington accusé d’abus sexuels, l’Église catholique américaine est donc une nouvelle fois dans la tourmente.

Sur son blog, Philippe Arino rappelle qu'il ne s'agit pas seulement d'abus sexuels sur mineurs, mais aussi de l'homosexualité pratiquée au sein de l'Eglise :

"L’actuel scandale des 300 prêtres dits « pédophiles » aux États-Unis est présenté de manière particulièrement malhonnête et hypocrite par les mass médias qui jettent toute la faute non seulement aux prêtres directement concernés (et pour la plupart décédés) mais aussi à la hiérarchie ecclésiale qui les aurait couverts et aurait volontairement fermé les yeux. Car qui a justifié les actes pédophiles en les appelant « homosexuels », si ce n’est la société civile et les libertaires anti-pédophilie mais pro-gays ? Tant pis si je vous choque en disant cela, mais je me base sur les faits : bien souvent la pédophilie n’est que le faux nez de l’homosexualité. Pédérastie et homosexualité se télescopent régulièrement et de manière non causale, non systématique, mais réelle et récurrente : le cas tout récent de Mgr McCarrick, où on nous parle de pédophilie sacerdotale alors qu’il s’agit plutôt d’homosexualité sacerdotale – les prêtres et séminaristes qui sont allés dans son lit étaient majoritairement adultes et « consentants », et l’abus sur l’adolescent est une exception dans le parcours sexuel et amoureux de ce cardinal ! – le prouve. Notre monde condamne par devant (la pédophilie, l’inceste, le viol) ce qu’il promeut par derrière (homosexualité, jeunisme, « l’amour qui n’a pas d’âge ni de sexe »).

Donc NON, ce ne sont pas certains membres de l’Église d’en haut uniquement qui protègent les prêtres pédophiles : c’est surtout le monde profane, anticlérical et païen qui condamne les conséquences (la pédophilie) dont il chérit les causes (la croyance en « l’Amour sans Foi ni lois » reposant principalement sur la croyance en « l’identité » et en « l’amour » homosexuels). Et quand on nous annonce en ce moment énormément de démissions remises au Pape François par des évêques ou des cardinaux pour avoir « couvert des actes pédophiles », en réalité, détrompez-vous, ce ne sont pas souvent des actes pédophiles qui sont couverts mais bien des actes homosexuels (malgré l’annonce publique)."

Le lobby gay est bien actif au plus hauts niveaux de l'Eglise, comme le montre l'ouvrage d'Henry Sire, récemment traduit en français. Janet Smith, professeur de théologie morale au séminaire de Détroit explique :

« Trop de clercs et de laïcs croient qu’il suffit que quelques têtes tombent et que quelques mécanismes soient institués pour dénoncer les évêques corrompus et qu’on puisse passer à autre chose. Mais c’est faux ! » « Le problème de fond réside dans l’existence de réseaux homosexuels dans l’Eglise, probablement dans à peu près tous les diocèses et certainement à la Curie ».

Le cardinal hondurien Oscar Rodriguez Maradiaga, confident influent du pape François, est soupçonné de défaillances dans la gestion de la crise impliquant une homosexualité généralisée dans le principal séminaire de son diocèse. Le journaliste Edward Pention, du National Catholic Register, a révélé qu’au Honduras

« tous les séminaristes homosexuels ont été renvoyés, sauf ceux de l’archidiocèse de Tegucigalpa qui plaisantent en disant qu’ils ont un puissant et très influent saint patron : ‘’Maradiaga’’».

En juillet, le magazine révélait que 50 séminaristes de Tegucigalpa avaient cosigné une lettre dénonçant « une lourde ambiance d’homosexualité ». Mgr Maradiaga aurait ignoré des preuves d’actes homosexuels de l’évêque Pineda, démissionnaire le 20 juillet. Cerise sur le gâteau, le Chilien Francisco Javier Errazuriz Ossa, membre du conseil rapproché de neuf cardinaux du pape François pourrait, comme Mgr McCarrick, devoir démissionner suite aux poursuites dont il est l’objet pour abus sexuels.

Michel Janva

Posté le 17 août 2018 à 10h30 | Lien permanent

L'évêque de Liège agressé chez lui

Par des malfrats parlant une langue étrangère non identifiée... :

"Dans la nuit du 14 au 15 août, des voleurs se sont introduits à l’évêché de Liège par une fenêtre de la toilette du rez-de-chaussée. Ils ont agressé l’évêque [Mgr Jean-Pierre Delville], ainsi que son filleul présent dans la maison. Ils ont exigé, de manière menaçante d’avoir de l’argent liquide, croyant que l’argent des collectes dans les églises était concentré à l’évêché. L’évêque n’ayant pas d’argent liquide dans la maison a dû donner une somme déposée chez lui par son filleul en vue d’un voyage à l’étranger [environ 20 000 €]. Ils ont ensuite demandé de l’or : l’évêque n’a pu que donner les trois calices conservés dans l’oratoire et la chapelle de l’évêché. Ensuite ils ont demandé des peintures de valeur et exigeaient des Picasso. L’évêque leur a indiqué quatre albâtres du XVIIe siècle qui décoraient la salle du conseil. Les voleurs étaient masqués et professionnels, ils ont expliqué chercher de l’argent pour guérir la petite fille de l’un d’entre eux, âgée de 5 ans et malade. Ils parlaient allemand ainsi qu’une langue étrangère non identifiée et s’exprimaient mal en français. Après avoir frappé une des victimes et avoir menacé de la tuer, ils n’ont pas commis d’autre violence physique. Ils ont alors enfermé l’évêque et son filleul dans une salle de bain, où ceux-ci ont été retrouvés, sains et saufs le lendemain matin."

Michel Janva

Posté le 17 août 2018 à 10h07 | Lien permanent

Les Suisses découvrent les immigrés accueillis en France

5 jeunes femmes ont été tabassées par des jeunes français de cité « d’origine maghrébine ». « Ils ont shooté dans leur tête ! ».

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Michel Janva

Posté le 17 août 2018 à 09h58 | Lien permanent

Une Yézidie réfugiée en Allemagne, rencontre par hasard son tortionnaire

Une adolescente yézidie asservie par l’État islamique est retournée en Irak après avoir rencontré l’un de ses tortionnaires dans les rues d’une ville près de Stuttgart, en Allemagne, où il résidait en tant que réfugié. Ashwaq Ta’lo a déclaré qu’elle marchait dans la rue en février dernier lorsqu’elle a aperçu Abu Humam, un ancien gardien de l’Etat islamique, qui l’avait achetée en Irak pour 100 dollars.

« J’avais des sueurs froides en regardant attentivement son visage ». « C’était Abu Humam, avec la même barbe effrayante et le même visage hideux. »

L’adolescente a déclaré que Humam avait immédiatement proféré des menaces en lui disant:

« Je suis Abou Humam et je sais vous étiez avec moi pendant un moment à Mossoul. Je sais où tu vis, avec qui tu vis et ce que tu fais. »

Ta’lo a dénoncé Humam aux autorités, mais la police allemande a signifié qu’elle ne pouvait pas l’arrêter parce que le tortionnaire djihadiste a obtenu un statut de réfugié politique. L’adolescente a décidé de quitter l’Allemagne et est retournée au Kurdistan irakien pour vivre avec son père. « Je ne reviendrai jamais ».

Michel Janva

Posté le 17 août 2018 à 09h54 | Lien permanent

22 août : Projection de La Rébellion cachée au Cap-Ferret

La Rébellion cachée : projection et verre de l'amitié mercredi 22 août à 21h à l’église Notre Dame des Flots du Cap-Ferret. Pour organiser vous aussi une projection dans votre paroisse ou pour votre rassemblement d'été : [email protected]

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Michel Janva

Posté le 17 août 2018 à 09h50 | Lien permanent

C'est un migrant qui a égorgé le passager du bus

L’homme soupçonné d’avoir égorgé un passager dans un bus parisien le 8 août, mis en examen et écroué jeudi, est un étranger en situation irrégulière, déjà connu des services de police pour différents types d’infractions.

Bruno Lafourcade analyse ce terrorisme de proximité :

"Dans le crime de masse, il appartient à la branche artisanale : c’est l’auto-entrepreneur de l’attentat, l’assassin du quotidien ; appelons-le le terroriste de proximité. Lui, il ne tue pas en se réclamant de Daesh, il n’a même pas besoin de crier : « Allahou akbar ! ». Non, lui, il va acheter un couteau de cuisine à Carrefour, et il poignarde sa voisine de quatre-vingts ans.

Avant, il a fait ses armes dans la drogue et la prédation, et s’est mêlé à d’autres ambitieux, qui tuent leur temps en tuant des individus isolés. Ils en choisissent un, blanc, lui demandent une cigarette, lui reprochent de les avoir regardés, et lui tombent dessus à sept ou huit, le tabassent et le laissent pour mort après lui avoir volé son smartphone et vingt euros. Si Anne-Sophie Lapix en parle, le lendemain, ce sera pour évoquer une « rixe » ou un « crime gratuit ».

Encouragé, notre homme lance donc sa petite entreprise. Encore une fois, ce n’est pas lui qui se fera sauter dans une salle de spectacle ou foncera dans une foule avec une estafette louée ; non, lui, il travaille dans le local : il essaie de violer une lycéenne à la sortie d’une boîte de nuit, et poignarde le jeune homme qui l’a défendue. Si Laurent Delahousse en parle, le lendemain, ce sera en évitant de dire son nom, sa nationalité, en indiquant qu’il est « déséquilibré », et en rangeant son attentat Leader Price parmi les faits divers.

Ce terrorisme artisanal, qui s’est tellement banalisé que nous ne voyons plus qu’il est du terrorisme, s’étend partout, désormais ; on le trouve à Périgueux, à Mons, à Châtellerault, à Dunkerque, à Aix, à Metz – partout, donc. Il continuera de prospérer tant qu’on le considèrera de façon isolée, seul dans son genre alors qu’il se produit tous les jours en France, tant qu’on jugera ces tueurs comme s’il s’agissait de types qui ont provoqué une bagarre dans un bal du samedi soir après avoir trop bu, tant qu’on refusera de les voir comme les membres du terrorisme islamiste, dont ils occupent un segment de marché en apparence moins spectaculaire que celui de leurs « grands frères » de Daesh, mais qui se révèle jour après jour plus meurtrier."

Michel Janva

Posté le 17 août 2018 à 09h48 | Lien permanent

Evangile illustré

image from hozana.org

Michel Janva

Posté le 17 août 2018 à 08h00 | Lien permanent

C’est arrivé un 17 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 août : saints du jour français ou en France.
    • Ste Jeanne Delanoue : vierge et fondatrice de la Congrégation « Sainte Anne de la Providence » († 1736)

Jeanne Delanoue nait à Saumur, sur les bords de la Loire, le 18 juin 1666, dernière d'une famille de douze enfants. Ses parents tiennent un modeste magasin de mercerie, près du sanctuaire de Notre-Dame-des-Ardilliers. Elle perd son père, bien jeune à l'âge de six ans et, malgré son jeune âge, elle aide sa mère à tenir le magasin pour faire vivre toute la famille. Ses qualités sont remarquables : habile, active, infatigable, au point de garder le magasin ouvert dimanches et jours de fêtes.

Quel avenir ne pouvait-elle pas espérer? Certainement, agrandir son « affaire » et prospérer. Mais voici que, à l'âge de 27 ans, elle reçoit, de la part d'une vieille et fidèle pèlerine de Notre-Dame-des-Ardilliers, une invitation à se consacrer aux pauvres, si nombreux. Sa mère est morte depuis peu.

Malgré ses responsabilités accrues, elle va s'occuper un peu des pauvres, pour répondre à cet appel qu'elle sent bien venir de Dieu. Elle s'occupe d'eux chaque jour, plus que de ses clients. Jusqu'à ce qu'elle soit toute à eux « à plein temps ». Bientôt, du reste, les pauvres ne l'attendent plus chez eux, mais ils se rendent chez elle. En 1700, une enfant est accueillie à la maison, bientôt suivie de malades, de vieillards et d'indigents.

Pour tant de monde à loger, il n'y a que des grottes de tufeau. On les aménage au mieux. Mais il faut chercher de l'aide. Au bout de quatre années, en 1704, quelques jeunes filles se sont trouvées disposées à aider Jeanne et même à revêtir l'habit religieux si elle le leur demande. Ainsi naît la Congrégation de « Sainte Anne de la Providence ». C'est sous ce nom que sont approuvées les Constitutions en 1709.

La ténacité de Jeanne Delanoue, secondée par de si beaux dévouements, fonde le premier hospice de Saumur en 1715; il avait été demandé par le Roi Louis XIV en ... 1672!

Sa charité déborde bien vite hors des limites de sa ville de Saumur et de son diocèse. Du reste, elle compte déjà quarante auxiliaires, toutes à ses ordres, et décidées à suivre son exemple de dévouement, de prière et de mortification.

A sa mort, le 17 août 1736, Jeanne Delanoue laisse une douzaine de communautés, hospices et petites écoles aussi. « La Sainte est morte », dit-on à Saumur.

Tout le monde a pu admirer son zèle, son action dans les nombreuses visites reçues ou faites, mais seuls ses intimes connaissent sa mortification, sa vie de prière et d'union à Dieu. C'est de là que procède cette charité inlassable, attirée vers tous ceux qui souffrent, mais surtout s'ils sont pauvres. Et Dieu sait qu'ils ne manquent pas, en ces tristes années de famine, de disette et de froid ; années de guerre aussi. Les Sœurs de Jeanne Delanoue, comme on les nomme tout simplement aujourd'hui, comptent environ 400 religieuses, en France, à Madagascar et à Sumatra, où elles ont fondé en 1979.

Jeanne Delanoue a été béatifiée le 05 novembre 1947, par le Vénérable Pie XII, 1939-1958) et canonisée le 31 octobre 1982 par Saint Jean-Paul II.  

  • Bx Noël-Hilaire Le Conte : clerc et martyr († 1794)

Simple clerc, chargé de la musique à la cathédrale de Bourges au moment de la Révolution française, en haine de la religion chrétienne, il fut déporté sur un bateau négrier dans la baie devant le port de Rochefort et y mourut, jeune, avec des marques de grande piété.

  • le 17 août 682 : élection du pape saint Léon II.
  • le 17 août 1424 : Bataille de Verneuil.

Charles VII est battu par les Anglais du régent, le duc de Bedford, alliés aux Bourguignons, lors de la bataille de Verneuil en Normandie. Malgré le renfort d'un important contingent écossais, l'armée du « Dauphin » ne peut résister aux archers anglais, commandés par Jean de Lancastre. Véritable duel d'archerie, la bataille se solde par la perte de 6 000 français (la moitié de la troupe) et la mort des commandants écossais John Stuart, grand connétable de France, et Archibald Douglas.

  • le 17 août 1633 ou 1644 ou 1645 : naissance de Jean de La Bruyère.

Jean de La Bruyère est issu d'une famille aisée, il suit des études de droit à Orléans puis revient à Paris. Il est surtout connu pour avoir écrit plusieurs ouvrages dont un seul est passé à la postérité : "Les caractères ou les mœurs de ce siècle", qui paraît en 1688. En 1693, il est élu à l'Académie française.

  • le 17 août 1601 : naissance de Pierre de Fermat, mathématicien français.
  • le 17 août 1648 : prise de Lens par l'archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg.

La chute de la ville est suivie le 20 août par une éclatante victoire française où Condé écrase l'archiduc.

  • le 17 août 1661 : Nicolas Fouquet donne une somptueuse réception à Vaux-le-Vicomte.

Le surintendant des finances Nicolas Fouquet donne une grande fête dans son château de Vaux-le-Vicomte en l'honneur de Louis XIV.

Il fête l'achèvement du château qu'il s'est fait construire à Vaux-le-Vicomte. Il a fait appel aux meilleurs artistes : le buffet est organisé par Vatel ; Molière et Lully présentent une comédie-ballet dans les jardins (dessinés par Le Nôtre) Les Facheux, créée pour l'occasion. Un grand feu d'artifice est donné au-dessus du château. Cet étalage de luxe suscite des questions du Roi, car les caisses du Royaumes sont vides. Louis XIV suspecte des détournements de fonds. Il fait arrêter Fouquet le 5 septembre, à Nantes.

  • le 17 août 1699 : naissance de Bernard de Jussieu, botaniste français.

Bernard de Jussieu naît à Lyon. C'est un célèbre botaniste français qui devient professeur de botanique au service du Roi, à Paris où il décède le 6 novembre 1777.

  • le 17 août 1737 : naissance d'Antoine Parmentier, pharmacien militaire.

Antoine Augustin Parmentier est un pharmacien militaire, agronome, nutritionniste et hygiéniste français. Il est surtout connu pour avoir introduit la pomme de terre en Europe pour lutter contre les famines.

  • le 17 août 1740 : élection du pape Benoit XIV.

Prospero Lambertini, naît à Bologne le 31 mars 1675, et meurt le 3 mai 1758. À la mort de Clément XII, il est élu pape à l'unanimité, après un des plus longs conclaves des derniers siècles qui dure six mois et provoque 254 scrutins.

Benoit XIV confirme la bulle Unigenitus, contre les jansénistes ; crée à Rome une faculté de chirurgie, un musée d'anatomie, et encourage la dissection ; publie la lettre apostolique Immensa pastorum, dans laquelle il condamne les mauvais traitements infligés aux Amérindiens ; il renouvelle les condamnations pontificales à l'égard de la franc-maçonnerie, condamnée en 1751 dans la bulle Providas romanorum.

Le Pape Benoît XIV, par Pierre-Hubert Subleyras.

  • le 17 août 1795 : la Convention vote la Constitution de l'An III, qui définit le Directoire.

Robespierre a disparu mais les révolutionnaires sont toujours là. Et alors que la France a vécu près de 13 siècles avec une constitution en partie non écrite : « Les Lois Fondamentales du Royaume », après 3 ans de révolution elle connaît déjà sa deuxième constitution républicaine. Et l'avenir va montrer combien ce régime n'est pas naturel à la France, puisque les constitutions, les républiques et les empires vont se suivre à un rythme élevé.

  • les 16-17 août 1812 : victoire de Smolensk.

Smolensk est une ville située sur la route de Moscou, que Napoléon avait décidé de conquérir sans combat. Les échecs de Ney entraînent une bataille. Les assauts français et les bombardements d'artillerie mettent le feu à la ville. Les forces russes se replient le 17 août, en bon ordre après avoir perdu 4 700 tués et entre 7 000 et 8 000 blessés. La Grande Armée ne déplore que 700 tués et un peu plus de 3 100 blessés.

  • le 17 août 1892 : signature franco-russe d'une convention militaire.

L'alliance franco-russe est signée par le général Raoul de Boisdeffre, adjoint du chef d'État-major français, et son homologue russe le général Obroutcheff. Elle stipule un soutien mutuel en cas d'attaque de l'un ou autre des signataires par un ennemi (la triple Alliance). La coopération militaire, est accompagnée d'une coopération financière et économique. C'est la révolution communiste russe, impulsée par l'Allemagne qui rompt l'alliance.

L'accord fut conclu non officiellement à l'été 1891 par un échange de lettres entre le ministre des Affaires étrangères Alexandre Ribot et Nicolas de Giers, puis une convention militaire rigoureusement secrète fut signée le 17 août 1892 à l'issue de plusieurs séries de discussions.

  • le 17 août 1908 : premier dessin animé cinématographique projeté à Paris.

C'est au Théâtre du Gymnase à Paris, qu'est projeté le premier dessin animé cinématographique "Fantasmagorie", œuvre du Français Emile Cohl, de son vrai nom Emile Courtet.

  • le 17 août 1944 : le Maréchal Pétain est "invité" par le diplomate Renthe-Fink à partir pour l'est.

Il refuse. Le 19 le diplomate allemand pose un ultimatum au Maréchal, malgré la présence de diplomates étrangers. Le 20 les Allemands l'emmènent de force vers l'Allemagne. Il reste fidèle à sa promesse faite aux Français lors de son discours du 20 juin 1940 :

« J'ai été avec vous dans les jours glorieux. Chef du Gouvernement, je suis et resterai avec vous dans les jours sombres. Soyez à mes côtés. Le combat reste le même. Il s'agit de la France, de son sol, de ses fils. »

  • le 17-25 août 1944 : début de la libération de Paris.

Alors que la Bataille de Normandie n'est pas finie, la Résistance parisienne décide de déclencher son insurrection contre la garnison allemande du Gross-Paris, commandée par le général Dietrich von Choltitz. Le jeudi 17 août, la Radio Nationale, jusque-là sous le contrôle des autorités d'occupation, suspend ses émissions. Le 18 août, les imprimeurs sont en grève, plus aucun journal ne paraît ; les PTT, autre fief électoral du PCF, font de même. Les premières barricades se dressent. De Gaulle insiste auprès d'Eisenhower le 19 août, pour que des unités soient envoyées à Paris. Face au refus américain, il donne l'ordre à la 2e Division Blindée du général Leclerc de libérer la capitale. Le 21 août, les Allemands tiennent encore tous les points clés de la capitale. Le général Leclerc met les Américains devant le fait accompli. Le 23 août, des accrochages ont lieu près des Champs-Elysées, ce qui provoque l'incendie du Grand Palais. Le 25 août von Choltitz se rend.

  • le 17 aout 1945 : les militaires de carrière obtiennent le droit de vote.

Les militaires, citoyens de seconde zone dans la république française?

  • le 17 août 1960 : indépendance du Gabon.
  • le 17 août 1967 : la participation devient obligatoire dans les entreprises.

L'ordonnance du 7 janvier 1959 a introduit la participation facultative aux bénéfices de l'entreprise pour les salariés De nouvelles ordonnances la rendent obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés. C'est un moyen de délier rémunération et contrat de travail, tandis que le blocage des fonds favorise l'épargne populaire. De Gaulle met en application la Doctrine Sociale de l'Eglise, que cette dernière prône depuis plus d'un siècle.

  • le 17 août 1995 : attentat place de l'Étoile à Paris.

Il fait 16 blessés. Cet attentat fait partie des 8 attentats qui touchent la France entre juillet et octobre 1995, à l'instigation du GIA algérien.

Lois Spalwer

Posté le 17 août 2018 à 05h00 | Lien permanent | Commentaires (0)

16 août 2018

Enorme fakenews sur France2 qui se fiche du monde en parlant "l'erreur involontaire".

Le piège était énorme et Le média aux ordres est tombé dedans

"Une «anodine» altération d’information, et le Président russe est passé de défenseur des tigres de Sibérie en chasseur. C’est ce qu’a affirmé la journaliste Valérie Astruc dans un passage du journal télévisé de France 2 du 10 août. S’agit-il d’une simple erreur ou de fake news se profilant à l’horizon?

Dans un passage du journal télévisé de 20h00 du 10 août, la journaliste Valérie Astruc s'est permise de commettre un «petit» hic. D'après elle, Vladimir Poutine a l'habitude de chasser les tigres de Sibérie, alors qu'il participait en réalité à un programme national de préservation de l'espèce. Pour prouver cette affirmation, France 2 a utilisé une photo prise alors que le Président russe prenait part à une mission dans le cadre de cette initiative".  Pou

Le bidonage de France2 : 

Lahire

Posté le 16 août 2018 à 21h28 | Lien permanent | Commentaires (0)

Le miroir sans retour: le dernier ouvrage de l'historien Reynald Secher

Dans le dernier ouvrage de l'historien spécialiste des guerres de Vendée, l'histoire vraie de ses personnages est tellement passionnante qu'elle semble sortie tout droit d'un roman.

Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 15h18 | Lien permanent

Aquarius : “Qu'ils prennent les armes plutôt qu'un bateau”

Excellent interview de Stéphane Ravier, sénateur des Bouches du Rhône et membre du Rassemblement National. 

"Ces clandestins doivent être reconduits dans leur pays d'origine, où on nous dit qu'il y a la guerre. Ces jeunes hommes sont en bonne santé: plutôt que de prendre le bateau, ils feraient mieux de prendre les armes, pour défendre leur patrie et protéger leur famille !"

Lahire

Posté le 16 août 2018 à 13h25 | Lien permanent | Commentaires (0)

Ironie réaliste du jour

Lahire

Posté le 16 août 2018 à 11h59 | Lien permanent | Commentaires (0)

Au vide spirituel et culturel de notre société répond un «désir de transcendance».

Bel article du Figaro

"Partout en France, des lieux sacrés attirent les croyants. De Lourdes à Chartres, le «désir de transcendance» renaît.

Ce cœur de l'été est aussi le cœur de la foi catholique. La fête de l'Assomption, ce 15 août, célèbre dans l'Église catholique la Vierge Marie «élevée corps et âme à la gloire du Ciel et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l'univers», selon les termes du dogme défini par le pape Pie XII en 1950. Honorer la fin de vie terrestre de la Vierge Marie remonte aux premiers siècles du christianisme".

Lahire

Posté le 16 août 2018 à 11h52 | Lien permanent | Commentaires (0)

8 septembre : conférence de Jacques Bompard à Lyon

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Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 11h10 | Lien permanent

Décès de l'archevêque de Cambrai

Mgr Garnier, ancien évêque de Luçon et archevêque depuis 2000, est décédé dans la nuit du 14 au 15 août.

Mgr Garnier, 74 ans, souffrait d’une leucémie et avait demandé un successeur. Mgr Vincent Dollman avait été nommé évêque coadjuteur en mai dernier.

RIP

Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 10h50 | Lien permanent

L'Institut Saint-Gabriel (18) recrute

L'Institut Saint-Gabriel, collège catholique hors contrat pour garçons situé à Presly (18380), recrute pour sa première ouverture à la rentrée 2018 un professeur d'anglais LV1 et un professeur d'allemand LV2 à temps partiel.

Les candidats doivent satisfaire aux prescriptions de la loi du 13 avril 2018, c'est à dire être de nationalité française et titulaires du baccalauréat au minimum.

Candidatures à envoyer à

Eric Lougnon Président de l'APESGP 8 Petite rue Nationale 18350 Nérondes [email protected]

Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 10h46 | Lien permanent

L’armée syrienne s’attaque à la dernière région tenue par les islamistes

Analyse d'Antoine de Lacoste, parue sur Boulevard Voltaire :

"La région d’Idleb, située au nord-ouest de la Syrie, est la dernière tenue par les islamistes. Et ils y sont très nombreux. En effet, cette région est devenue, au fil des redditions, le réceptacle de tous les islamistes vaincus refusant les accords de réconciliation et exigeant d’être conduits sous protection russe vers Idleb.

Les Syriens n’étaient pas très emballés par cette stratégie mais les Russes les ont convaincus que c’était le seul moyen de reconquérir progressivement le terrain perdu en limitant les pertes. Mais maintenant que Deir ez-Zor, la Ghouta, Hama et Deraa ont successivement été reconquises, il faut bien s’attaquer à Idleb. Plusieurs dizaines de milliers de combattants islamistes y sont concentrés avec leurs familles pour la plupart. Toutes les tendances s’y retrouvent : les soi-disant modérés de l’ASL, des Frères musulmans, des salafistes, des Turkmènes, des cellules dormantes de Daech et – le gros morceau – Tahrir al-Cham, le nouveau nom d’Al-Nosra. Au milieu de tout cela, l’armée turque, bien embarrassée par la tournure que prennent les événements.

C’est peu dire que l’ordre n’a pas régné dans ce chaudron islamiste. Les règlements de comptes y ont été permanents, pour la plus grande joie de services secrets syriens qui y ont pris une part certaine. Les Turcs ont été également très actifs. Ils ont recruté et armé l’ASL, espérant qu’elle prendrait le contrôle de la région ; ils l’ont aussi utilisée comme chair à canon contre les Kurdes lors de la bataille d’Afrine, en mars dernier. Ses combattants se sont, d’ailleurs, comportés avec une cruauté rare.

Mais malgré leurs efforts, c’est Tahrir al-Cham qui domine la situation. Les services secrets turcs ont alors changé de tactique et se sont fixé pour objectif de fusionner l’ASL avec l’ensemble des groupes islamistes. Ils ont fait assassiner les principaux responsables de Tahrir al-Cham qui s’y opposaient et ont massivement armé l’ASL pour qu’elle devienne le fer de lance de cette fusion. L’objectif est, évidemment, de présenter un front uni contre l’armée syrienne et de dissuader celle-ci de lancer une grande offensive terrestre.

Mais que faire si les Syriens attaquent et ne se contentent plus de raids aériens ? Faire tirer sur les alliés des Russes est délicat, surtout si ceux-ci participent à l’offensive. C’est justement la grande inconnue et le comportement russe est observé à la loupe.

Pour Lavrov, le ministre des Affaires étrangères, pas d’hésitation : « Il est nécessaire de porter le coup fatal aux terroristes. » Mais pour Lavrentiev, l’envoyé spécial russe en Syrie, « pas question d’une opération d’envergure pour l’instant ». Il faut, évidemment, ménager la bonne entente avec le nouvel allié turc, surtout au moment où celui-ci est en froid avec les États-Unis.

Pour l’instant, c’est l’aviation, y compris russe, qui travaille. Et plutôt bien : un important dépôt de munitions de Tahrir al-Cham a été visé avec succès, faisant des dizaines de tués parmi les islamistes. Mais nous n’en sommes qu’au hors-d’œuvre d’une opération pendant laquelle Poutine et Erdoğan se parleront sûrement beaucoup."

Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 10h38 | Lien permanent

Le 7e tome de la Bible disponible en DVD

Le 7e tome de la série LA BIBLE, en version française remastérisée en HD, est enfin disponible en DVD.

Ce film en 2 épisodes d’1h30 évoque le roi Saül, la guerre du peuple juif contre les Philistins, le combat du jeune berger David contre Goliath, la rivalité entre Saül et David et le règne de David.

Voilà la bande-annonce (elle est en VOST mais les DVD sont bien en Français) :

Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 10h33 | Lien permanent

L'anti-catholicisme de Clemenceau a-t-il fait prolonger inutilement la Grande Guerre?

C'est l'accusation qui est portée par certains à l'encontre du vendéen, coupable d'avoir fait capoter la proposition de paix séparée de l'empereur autrichien Charles 1er. Le biographe de Charles 1er, l'historien et journaliste Jean Sevillia répond à cette question sur RCF Vendée au micro de Thomas Cauchebrais.

Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 10h19 | Lien permanent

Depuis 25 ans, ils rebatissent une chapelle incendiée par les colonnes infernales

Depuis 25 ans, des centaines de jeunes se relayent pour restaurer la chapelle Saint Pierre-es-Liens qui fût incendiée -ses occupants à l'intérieur- par les colonnes infernales. Etat des lieux du chantier avec l'historien Reynald Secher et son adjoint Arnaud des Minières au micro de Thomas Cauchebrais de RCF Vendée.

Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 10h16 | Lien permanent

"La fête de l’Assomption n’est pas seulement une fête religieuse

Du père Michel Viot :

"La fête de l’Assomption, si l’on y réfléchit bien, n’est pas seulement une fête religieuse, c’est aussi, du moins pour les français une fête nationale. Le 10 février 1638, le roi Louis XIII plaçait son royaume sous la protection de la Vierge Marie, offrant à la Mère de Dieu sa couronne et son sceptre, en remerciement pour la grossesse de son épouse, attendue depuis 23 ans. La Vierge avait révélé à frère Fiacre, le 27 octobre 1637, qu’un fils serait accordé à la reine si elle accomplissait trois neuvaines. Celles-ci furent achevées le 5 décembre suivant. Et le 5 septembre 1738 naissait le futur Louis XIV, appelé aussi Dieudonné. Louis XIII avait donc prononcé son vœu dès les premiers signes de grossesse de la reine ; l’ordre d’organiser des processions le 15 août dans tout le royaume date de cette époque, alors que le dogme de l’Assomption n’était pas encore proclamé (il faudra attendre 1950). Cette piété populaire fut extrêmement forte, au point que plusieurs siècles plus tard, malgré la tourmente révolutionnaire, elle subsistait. Ainsi l’empereur Napoléon 1er décida-t’il en 1806 qu’on fêterait la Saint Napoléon le 15 août qui demeura fête nationale jusqu’en 1815. Elle le redevint en 1852 avec le second empire jusqu’en 1870. La troisième république supprima bien évidemment cette fête impériale ôtant au 15 août, du moins officiellement, son caractère de festivité nationale, mais attendit 1880 pour la remplacer par le 14 juillet ! Seulement, pour obtenir un consensus sur cette date, on laissa planer une ambiguïté sur l’année. En effet 1789 répugnait à beaucoup, y compris aux républicains conservateurs, car à cette époque, les hommes politiques avaient encore quelques connaissances historiques, aussi, Henri Martin fit il voter le Sénat pour le 14 juillet 1790, fête de la Fédération, union de tous les français autour de leur roi, marquée par la célébration d’une messe, certes un peu étrange, mais journée au cours de laquelle le sang français ne coula pas. Cela dit, l’ombre de la prise de la Bastille demeurait. Et il semble bien qu’elle se soit de plus en plus épaissie au cours du temps. C’est pourquoi, tenant compte des réalités historiques, et en particulier des événements de 1880 et de 1905, je propose qu’on rappelle bien que notre fête nationale ne célèbre pas l’horrible prise de la Bastille, triomphe combiné de la canaille et des comploteurs stipendiés par le duc d’Orléans, comme Camille Desmoulins et Choderlos de Laclos, mais la pacifique fête de la Fédération et que les catholiques de France se mobilisent avec ce qui leur reste encore de forces pour célébrer d’une manière plus grandiose qu’ils ne le font actuellement la Solennité de l’Assomption.

Car l’abrogation du 15 août comme fête nationale, pour des raisons politiques, ne doit pas faire oublier l’importante décision du Pape Pie XI du 2 mars 1922, année de son élection. Dans sa lettre « Galliam Ecclesiae filiam. » il écrivait : Nous déclarons et confirmons que la Vierge Marie Mère de Dieu, sous le titre de son Assomption dans le ciel, a été régulièrement choisie comme principale patronne de toute la France auprès de Dieu… ». Le Pape confirmait donc à sa manière la décision de deux chefs d’Etat français, d’époques et de caractères oh combien différents, mais tous deux sacrés, Louis XIII et Napoléon 1er, de donner à la Vierge Marie l’honneur suprême, après Dieu, dans le pays de France. Le Magistère de Pierre tirait en fait les conclusions des signes indéniables de l’amour de Marie pour notre pays. [...]"

Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 10h11 | Lien permanent

Les immigrés mineurs isolés : qui sont-ils ?

Lu sur Medscape :

"Selon le rapport du Sénat datant de juin 2017, ce sont essentiellement des garçons (95%), en fin d’adolescence (les deux tiers ont plus de 16 ans) arrivant majoritairement d’Afrique. Les principaux pays d’origine sont ceux d’Afrique sub-saharienne (Mali, Guinée, Côte d’Ivoire, Cameroun, RDC, Nigéria) mais les mineurs isolés sont également originaires d’Afghanistan, du Pakistan, du Bangladesh, d’Erythrée, du Soudan, d’Angola, de Syrie et d’Europe de l’Est. Le choix de la France comme destination repose en partie sur une langue et une culture commune. C’est souvent le cas pour les mineurs isolés étrangers originaires d’Afrique francophone.

Leur profil diffère sensiblement de celui des migrants adultes : beaucoup sont « mandatés » par leur famille, leur parcours « est bien souvent organisé par des filières » et ils cherchent plus des « opportunités économiques » que l’asile, affirme le rapport du Sénat.

En 2010, en France, le nombre de mineurs migrants confiés aux départements était de 4000. En 2016, leur nombre a augmenté de 85% pour dépasser 25 000 jeunes pris en charge. Certaines évaluations parlent même de près de 50 000 jeunes migrants arrivés depuis 2017 sur le territoire.

A savoir : Le mineur, contrairement à l’adulte, n’a pas à justifier d’un titre de séjour en France, donc ne peut pas être expulsé, reconduit à la frontière ou placé en rétention."

Ceux qui accueillent de façon aveugle les mineurs étrangers doivent savoir qu'ils ne sont que de hameçons pour favoriser l'immigration de peuplement.

Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 10h06 | Lien permanent

La chute du christianisme en Allemagne

Lu ici :

"Outre-Rhin, les vieux cache-misère post-conciliaires - intercommunion, communion des « divorcés-remariés », diaconat féminin - ne suffisent plus à masquer la triste réalité : le christianisme est en chute libre.

En 2017, l’Eglise catholique comptait près de 244.000 enterrements pour seulement 170.000 baptêmes environ et 9.332 nouvelles entrées ou retours dans l’Eglise. Plus inquiétant encore, le nombre de départs reste élevé : ainsi en 2017, 167.504 personnes ont quitté l’Eglise catholique.

La situation du culte évangélique (EKD) n’est pas plus enviable : en 2017, l’EKD a enregistré le décès d’environ 350.000 membres contre environ 180.000 baptêmes et 25.000 entrées. 200.000 fidèles ont dans le même temps abandonné la confession évangélique.

Cette tendance doit continuer de s’accentuer, affirme la Conférence des évêques d’Allemagne. A moyen terme, cela devrait avoir un impact sur la situation financière de l’Eglise. En effet, outre-Rhin, le montant de l’impôt religieux perçu par le clergé est proportionné au nombre de personnes se déclarant chrétiennes.

A l’inverse, l’islam connait une augmentation d’environ 1,6% par an, selon les données extrapolées à partir d'une étude du Pew Research Center sur la croissance de la population musulmane en Europe."

Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 09h59 | Lien permanent

L'Institut d'Argentré recrute

L'Institut d'Argentré recherche pour sa rentrée de septembre 2018 un professeur de mathématiques collège et lycée (seconde).

Merci d'envoyer votre candidature à [email protected] ou écrire à Institut d'Argentré 1 rue d'Argentré 61500 Sées

Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 09h52 | Lien permanent

Un meurtrier d'Adrien Pérez laissé en liberté

Il y a un peu plus de deux semaines, Adrien Perez était poignardé à mort à la sortie d'une boîte de nuit à Meylan (Isère), pour avoir défendu une personne. 3 personnes ont été interpellées et l'une d'entre elles a été relâchée au grand dam de la famille de la victime. Dans son arrêt rendu lundi, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Grenoble a rejeté l'appel du parquet, qui avait réclamé le placement en détention des trois mis en examen.

Mis en examen pour les mêmes chefs, deux frères âgés de 19 et 20 ans, considérés par la justice comme les principaux protagonistes du drame, avaient été immédiatement écroués et sont toujours en détention provisoire.

Me Denis Dreyfus, l'avocat des proches d'Adrien Perez, estime que 

"cette décision constitue une déception, en l'état de l'information judiciaire et aussi peu de temps après la disparition d'Adrien". "La chambre de l'instruction considère que les deux hommes suspectés d'être auteurs des coups de couteau sont suffisamment identifiés par l'examen de la bande vidéo et en tirent les conséquences, en l'état et sous réserve des investigations complémentaires".

Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 09h33 | Lien permanent

17 août : Messe de requiem pour Monsieur l'abbé Chanut

Messe de requiem pour Monsieur l'abbé Christian-Philippe Chanut, prêtre catholique et grand aumônier de France, (né à Dieu Trinité le 17 Aout 2013 aux environ de 15H00).

Le Vendredi 17 août 2018 à 18h00, en la chapelle de la vierge Marie en l’église de l’Assomption de Notre-Dame de La Ferté-Alais (91590)

Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 09h24 | Lien permanent

Evangile illustré

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Michel Janva

Posté le 16 août 2018 à 08h00 | Lien permanent

C’est arrivé un 16 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 août : saints du jour français ou en France.
    • saint Roch : pèlerin († 1327)

Roch était fils d'un gouverneur de Montpellier ; ses pieux parents, déjà avancés en âge, obtinrent sa naissance par leurs persévérantes prières, se promettant de donner à Dieu l'enfant qu'il leur accorderait. Cet enfant du miracle naquit avec une croix rouge sur la poitrine, gage d'une toute particulière prédestination. Dès l'âge de cinq ans, il commençait à châtier son petit corps par des privations ; il se signala, en grandissant, par une grâce spéciale d'hospitalité envers les pauvres et les voyageurs.

Il n'avait pas vingt ans, quand il eut la douleur de perdre successivement son père et sa mère. Aussitôt, il vendit ses biens, se fit pauvre du Christ, à l'exemple de saint François d'Assise, entra dans le Tiers Ordre, et vêtu en pèlerin, il prit le chemin de Rome, en demandant l'aumône. La peste sévissait en Italie sur son passage ; il se dévoua au soin des pauvres pestiférés ; passant devant leurs lits, il prenait leurs mains, leur faisait faire le signe de la Croix, et tous se levaient guéris. À Rome, les miracles se multiplièrent sous ses pas ; il y vécut trois ans sans faire connaître son nom et son origine, même au Pape.

En retournant dans son pays, il fut saisi par la peste et se retira mourant dans une cabane, au bord d'une forêt, où un chien lui apportait chaque jour un petit pain. Guéri par l'intervention du Ciel, il reparut à Montpellier comme un étranger, méconnu par le gouverneur, son oncle, et jeté en prison comme espion ; là, au bout de cinq ans, il mourut étendu à terre, muni des sacrements. On le reconnut à la croix rouge marquée sur sa poitrine. Ses obsèques furent un triomphe. Son culte est devenu et demeure populaire dans toute l'Église. Cette courte notice fait deviner l'origine de l'expression si connue :

 

Saint Roch et son chien

  • St Armel : ermite en Armorique († VIE S.)

En Armorique, au VIe siècle, saint Armel, qui vint d'outre-Manche y mener la vie d'ermite.

   

  • St Frambaud : moine puis Cénobite († VIE S.)

Dans le Maine, au VIe siècle, saint Frambaud, moine, qui mena une vie de solitaire, puis de cénobite.

  • Raoul de la Fustaie : prêtre et fondateur († 1129)

Dans le pays de Rennes, en 1129, le bienheureux Raoul de la Fustaie, prêtre, fondateur du monastère de Saint-Sulpice-la-Forêt.

  • Bx Jean-Baptiste Ménestrel : prêtre et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Baptiste Ménestrel, prêtre de Saint-Dié et martyr. Sous la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et y mourut, couvert de plaies et dévoré par les vers.

 

Bas du formulaire

  • le 16 août  1153 : Bernard de Tramelay, Grand-Maître de l'ordre du Temple meurt à la bataille du siège d'Ascalon.

La ville tombe le 19 août.

  • le 16 août  1513 : bataille de Guinegatte, près de Saint-Omer

Cette bataille a lieu dans le cadre de la guerre de la Ligue de Cambrai. Henri VIII d'Angleterre et Maximilien d'Autriche défont la cavalerie française à la Journée des éperons, lors de la bataille de Guinegatte. Elle est ainsi appelée car la cavalerie française se sert plus de ses éperons pour fuir que de ses armes pour combattre. Bayard est fait prisonnier et envoyé à Londres.

  • le 16 août  1639 : libération du prince polonais Jean Casimir Vasa.

Capturé par les Français pendant la guerre de Trente ans, il devient roi de Pologne en 1648 sous le nom de Jean II Casimir Vasa ou également appelé Casimir V.

  • le 16 août  1689 : Fénelon est nommé précepteur du duc de Bourgogne, Louis Duc de Bourgogne.
  • le 16 août  1705 : Bataille de Cassano.

Dans le cadre de la guerre de Succession d'Espagne la France affronte l'Autriche et la Prusse à la bataille de Cassano. Les Français, commandés par Louis-Joseph de Vendôme, ont envahi la Savoie qui reçoit l'aide du prince Eugène et remportent la victoire sur les Autrichiens qui perdent plus de 13 000 hommes.

  • le 16 août  1731 : Dupleix s'installe à Pondichéry et devient superintendant des affaires françaises à Chandernagor.

Joseph François Dupleix est un militaire français engagé dans la Compagnie française des Indes orientales. Très talentueux, il administre avec intelligence et fait prospérer la ville. En 1742, il devient gouverneur général de tous les établissements français des Indes.

  • le 16 août  1744 : naissance de l'astronome Pierre Méchain.

L'astronome Pierre Méchain naît à Laon. Il est à l'origine de la découverte de nombreuses comètes dont certaines sont intégrées au catalogue Messier. Ses connaissances en mathématiques lui permettent d'en mesurer l'orbite. Il meurt de la fièvre jaune en Espagne en 1804.

  • le 16 août  1800 : Napoléon et la foi.

« C'est en me faisant catholique que j'ai fini la guerre de Vendée, en me faisant musulman que je me suis établi en Egypte, en me faisant ultramontain que j'ai gagné les esprits en Italie. Si je gouvernais un peuple de Juifs, je rétablirai le temple de Salomon. » Napoléon au Conseil d'Etat

  • le 16 août  1877 : ascension de la Meije.

Le dernier sommet des Alpes est atteint par l'alpiniste Emmanuel Boileau de Castelnau en compagnie de Gaspard père et fils, ils accomplissent une ascension de 3 974 mètres. La totalité des sommets alpins est maintenant gravie.

  • le 16 août  1914 : bataille navale d'Antivari.

La Marine française et la marine austro-hongroise se battent à d'Antivari aujourd'hui Bar. C'est la première bataille navale de la Grande guerre. Les troupes de l'amiral Auguste Boué de Lapeyrère surprennent des bâtiments austro-hongrois en train de bombarder Antivari et les mettent en déroute. C'est la première bataille navale de la Première Guerre mondiale.

  • le 16 août 1944 : bombardement de Falaise.

Les alliés ont fermé la poche de Falaise et détruisent les forces allemandes encerclées sans considération pour la population locale.

La place centrale de Falaise au 16 août 1944. Source photo : Conseil Régional de Basse-Normandie / National Archives Canada crédit photo : D.R

  • le 16 août  2005 : assassinat de Frère Roger, religieux suisse, fondateur et animateur de la Communauté de Taizé.
Lois Spalwer

Posté le 16 août 2018 à 05h20 | Lien permanent | Commentaires (0)

15 août 2018

André Smits, RIP

Le père de notre amie Jeanne Smits, Andreas Maria Smits, a été rappelé à Dieu le 12 août,  à  l'âge de 99 ans en conservant intacts sa joie de vivre, son humour et son esprit combatif face aux folies du monde actuel. Optimiste de caractère, il n'en voyait pas moins l'avenir de la France, de l'Europe et d'un monde d'un œil inquiet.

Il a eu la grâce d'être lucide jusqu'au bout, et de recevoir deux jours avant sa mort l'extrême onction et tous les secours de l'Eglise. Ses obsèques seront célébrées le jeudi 16 août en l'église de Saint-Congard (56140) à 14 h 30, selon la forme traditionnelle.

Le Salon Beige

Posté le 15 août 2018 à 17h28 | Lien permanent

La pensée de l'Église sur la femme

Homélie de Dom Courau, père abbé de Triors en cette fête de l'Assomption de Notre-Dame : 

+ Signum magnum, mulier.

À partir du mystère de la gloire de Notre Dame au ciel, nous voulons contempler celui de la Femme, grand signe aussi sur la terre. Pourtant Ève, victime de confusions diverses, porte souvent le rôle de l’accusée. Guerric d’Igny au XIIème s. s’en fait l’écho amer : On l’appelle “mère des vivants” ; en réalité, elle est plutôt meurtrière des vivants, mère de ceux qui vont mourir. Pour elle, engendrer n’est rien d’autre que de communiquer la mort (Assomption, Serm. 2). Il ose l’appeler ‘marâtre’ plutôt que ‘mère’, alors que d’autres à l’inverse vantent la mère comme la relation protégée malgré la chute. Ces outrances verbales obligent donc à regarder de près le mystère de la femme sur la terre comme au ciel. Dieu ne fait rien en vain ; en créant, il ne nous tend pas de piège.

Au début du siècle passé Charles Péguy aurait pu être tenté de le croire : sa conversion à la foi n’eût pas son prolongement sacramentel à cause du refus que lui imposait la femme qui partageait sa vie. Pourtant, derrière la femme-obstacle, il a respecté, patienté, allant à pied confier son souci à Notre Dame de Chartres peu avant sa mort, et de façon posthume, il fut exaucé. Il y a heureusement une foule de signes positifs en faveur de la femme sur la terre. Marie Goretti a fait des émules. Anne-Lorraine assassinée dans le RER il y a 10 ans avait écrit peu avant son désir du martyre pour la dignité féminine, Jeanne-Marie Kegelin est encore dans notre mémoire. Des chrétiennes irakiennes revenues à Qaraqosch après que Daech eût quitté la ville l’an dernier, veulent redonner la vie après la guerre : dans l’église vandalisée elles s’encouragent mutuellement selon leur vocation à refonder la vie sociale : Tout est difficile ici, dit l'organisateur, mais nous voulons reconstruire les femmes avant de reconstruire les maisons; car si nous reconstruisons les femmes, alors nous pouvons reconstruire les enfants, puis la famille, et après cela toute la communauté. Ces exemples héroïques donnent du crédit à la pensée de l’Église concernant la femme unie à l'homme dans le mariage.

Sa pensée est-elle préhistorique ou prophétique, a-t-on ironisé à propos des 50 ans d’Humanae Vitae (La Croix, 27 juillet 2018) ? Avec sa lucidité tranquille, le Cardinal Sarah vient de répondre dans sa conférence à Kergonan (4 août 2018). En voici quelques passages : Dieu lui-même a pris soin de nous révéler les voies du bonheur et du Bien pour le couple humain... Accueillir 'Humanæ Vitæ' n’est pas d’abord une question de soumission et d’obéissance au Pape, mais d’écoute et d’accueil de la Parole de Dieu, de la bienveillante révélation de Dieu sur ce que nous sommes et sur ce que nous avons à faire pour correspondre à son amour. L’enjeu est en fait celui de notre vie théologale, de notre vie de relation avec Dieu... Annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile sur la sexualité et le mariage, c’est ouvrir aux couples la voie d’une vie heureuse et sainte ! C’est notre devoir de pères, de guides, de pasteurs ! Bien entendu, plus nous prêcherons avec force la vérité, plus nous saurons accompagner les personnes avec 'patience et bonté'. On le voit bien l'enjeu est à la hauteur de la crise qui étreint notre société au-delà de ses faux débats.

L'encyclique de 1968 répond au désarroi contemporain sur la sexualité qui n’a fait que s’accentuer depuis : l’actualité en la matière ressemble à d’impuissants soins palliatifs face à des affectivités déconnectées du réel. Seul contre presque tous, Paul VI voyait venir ces désastres, il fut réellement prophétique, comme l’ont dit ses successeurs. L’intuition profonde se ramène à cette notion toute simple de chercher dans le mariage à marcher au pas de Dieu, tandis que l’athéisme feutré agresse l’intimité des personnes. De plus en plus, il fait du plaisir sans sagesse une drogue qui asservit, tel un nœud coulant. Et c’est le piège. Ne regarde pas le vin, prévient le Proverbe du Sage (Prov. 23,31-35) : comme il est vermeil; comme il brille dans la coupe, comme il coule suavement. Mais il finit par mordre comme un serpent, et par piquer comme une vipère. Tes yeux percevront des choses étranges, et ton cœur s’exprimera de travers. Tu seras comme un homme couché en haute mer, ou couché au sommet d'un mât. On m'a battu, et je n'ai point de mal ! On m'a rossé et je n’ai rien senti ! Et à mon réveil j’en redemanderai encore ! Quel contraste avec l’harmonie conjugale et la paix qu’elle rayonne : les époux s’aiment dans la durée sans chercher à échapper au rythme périodique ; l’homme considère le cycle féminin comme une richesse, heureux de s’y adapter et de se mettre à son école (Cf. G. Vialla, Billings F, recevoir le féminin).

Oui, il y a un joug, Jésus le dit et ajoute aussitôt qu’il est doux et léger (Mt. 11,30). Humanae Vitae cite le verset et insiste sur cette douceur (HN 25) : les époux qui entrent ainsi dans le beau projet de Dieu rendent visibles aux hommes la sainteté et la douceur de la loi qui unit leur amour mutuel. Coopérer ainsi à l'amour de Dieu auteur de la vie humaine sème la paix. Paul VI évoque bien sûr le prix à payer, l’effort moral, cet heureux piment de la vie. Il le confie au réalisme de la vie théologale et liturgique, spécialement au beau duo sacramentel que forment ensemble la Réconciliation et l’Eucharistie (Cf. HN 25 & 29).

Le Salon Beige

Posté le 15 août 2018 à 17h17 | Lien permanent

Lire Humanae Vitae : Appel Final

HumanaeVitae_texte_commenteAppel Final

« Vénérables frères, chers fils, et vous tous, hommes de bonne volonté, grande est l’œuvre d’éducation, de progrès et d’amour à laquelle Nous vous appelons, sur le fondement de l’enseignement de l’Église, dont le successeur de Pierre est, avec ses frères dans l’épiscopat, le dépositaire et l’interprète. Grande œuvre, en vérité, Nous en avons l’intime conviction, pour le monde comme pour l’Église, puisque l’homme ne peut trouver le vrai bonheur, auquel il aspire de tout son être, que dans le respect des lois inscrites par Dieu dans sa nature et qu’il doit observer avec intelligence et amour. Sur cette œuvre Nous invoquons, comme sur vous tous, et de façon spéciale sur les époux, l’abondance des grâces du Dieu de sainteté et de miséricorde, en gage desquelles Nous vous donnons Notre Bénédiction apostolique. » Humanae Vitae, §31.

* * *

Retrouvez l’ensemble de l’encyclique, et une aide de lecture rédigée par un curé de paroisse et un couple engagé dans la régulation naturelle des naissances, dans Humanae vitae, Texte commenté par Bruno Bettoli, Gabrielle et Bertrand Vialla, éditions Artège, à paraître le 22 août 2018, 3.5€

Les auteurs ont choisi de ne pas alourdir l’encyclique, si claire, précise et synthétique, mais de la mettre en valeur en donnant quelques pistes, tirant parti des 50 ans de recul que nous avons aujourd’hui. Cela donne un beau petit livre, en couleurs. Tous les efforts ont été faits, avec l’éditeur, Artège, pour en optimiser le prix.

De plus, pour les paroisses et associations amies qui souhaitent faire connaître l’encyclique à l’approche de la canonisation de Paul VI par le pape François, nous proposons une offre apostolique, nous contacter :[email protected]

Michel Janva

Posté le 15 août 2018 à 12h00 | Lien permanent

Evangile illustré

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Michel Janva

Posté le 15 août 2018 à 08h00 | Lien permanent

C’est arrivé un 15 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 15 août : Assomption de la Vierge Marie, ancienne fête nationale en France.

Aujourd'hui, l'Eglise célèbre l'une des plus importantes fêtes de l'année liturgique consacrées à la Très Sainte Vierge Marie: l'Assomption. Au terme de sa vie terrestre, Marie a été élevée corps et âme au Ciel, c'est-à-dire dans la gloire de la vie éternelle, dans la pleine et parfaite communion avec Dieu.

Le vénérable Pape Pie XII, le 1er novembre 1950, définit solennellement ce dogme : «C'est pourquoi l'auguste Mère de Dieu, unie de toute éternité à Jésus Christ, d'une manière mystérieuse, par "un même et unique décret" de prédestination, Immaculée dans sa Conception, Vierge très pure dans sa divine Maternité, généreuse associée du Divin Rédempteur qui remporta un complet triomphe du péché et de ses suites, a enfin obtenu comme suprême couronnement de ses privilèges d'être gardée intacte de la corruption du sépulcre, en sorte que, comme son Fils, déjà auparavant, après sa victoire sur la mort, elle fut élevée dans son corps et dans son âme, à la gloire suprême du ciel où Reine, elle resplendirait à la droite de son fils, Roi immortel des siècles» (Const. ap. Munificentissimus Deus, AAS, 42 (1950), 768-769).

  • le 15 août 778 : bataille de Roncevaux.

Roland, neveu de Charlemagne et préfet de la marche de Bretagne, meurt lors d'une attaque surprise des Vascons (Basques), dans le col de Roncevaux dans les Pyrénées. Il revenait avec son armée d'Espagne où il avait vaincu l'émir de Cordoue suite à l'appel à l'aide du gouverneur musulman de Barcelone. L'histoire de ce combat qui est plus une embuscade qu'une bataille est contée dans "La chanson de Roland".

Selon la légende, Roland commande l'arrière-garde de l'armée, quand il est attaqué par les Vascons le 15 août 778. Il sonne son cor, mais trop tard pour que le Roi pût intervenir.

  • le 15 août 1271 : sacre de Philippe III, Roi de France.

Philippe III est sacré Roi en la cathédrale de Reims. Voir les chroniques du 05 octobre, du 1er mai et des 15 et 25 août.

  • le 15 août 1461 : sacre de Louis XI en la cathédrale de Reims.

Le 15 août 1461, Louis XI, fils de Charles VII et de Marie d'Anjou, est sacré Roi de France en la cathédrale de Reims. Louis XI dit « Le Prudent » marqué son règne en prenant la défense des paysans et en s'attachant au petit peuple, tout en renforçant son autorité royale à face aux grands feudataires du royaume de France. Le nouveau Roi longtemps en lutte contre son père tient à manifester sa reconnaissance au Duc de Bourgogne qui l'a recueilli quand Charles VII l'avait chassé de la Cour. Le "grand-duc d'Occident" tient la première place parmi les 12 pairs de France qui couronnent le Roi. Le 1er août 1469, le Roi Louis XI fonde, à Amboise, l'ordre de Saint-Michel. C'est un ordre de chevalerie, fondé sous le nom d'«Ordre et aimable compagnie de monsieur saint Michel ». Les membres de l'ordre de Saint-Michel se disent chevaliers de l'ordre du Roi. L'archange saint Michel est le saint patron du Royaume de France jusqu'au vœu de Louis XIII.

Voir les chroniques du 3 juillet, des 1er et 30 août.

  • le 15 aout 1464 : mort du pape Pie II.

Enea Silvio Piccolomini est le 210ème pape de l'Église catholique. Voir la chronique du 18 octobre.

  • le 15 août 1483 : le pape Sixte IV consacre la chapelle du Vatican, future Chapelle Sixtine.

Le pape la dédie à Notre-Dame de l'Assomption. La chapelle Sixtine est l'une des salles des palais pontificaux du Vatican. C'est dans la chapelle Sixtine que les cardinaux élisent chaque nouveau pape. La chapelle doit son nom de « Sixtine » au pape Sixte IV, qui la fait bâtir de 1477 à 1483, par l'architecte Giovanni de' Dolci. Les fresques murales sont peintes peu après sa construction. La voûte était peinte en bleu et constellée d'étoiles. En 1508, Jules II demande à Michel-Ange de la recouvrir. Voir la chronique du 31 octobre et du 8 avril.

  • le 15 août 1534 : fondation de la Compagnie de Jésus.

Le 15 août 1534, saint Ignace et six autres étudiants, dont saint François Xavier et saint Pierre Favre, premier prêtre ordonné de la Compagnie, se retrouvent à Montmartre, sur le lieu du martyre de saint Denis. Ils font vœu de pauvreté et de chasteté, et fondent la Societas Iesu (s.j.), connue en français sous le nom de «Compagnie de Jésus ». La devise de la Compagnie est: «Ad majorem Dei gloriam», «Pour la plus grande gloire de Dieu».

Ils partent en 1537 pour l'Italie pour obtenir la reconnaissance de leur ordre par le pape, ce qu'ils obtiennent par la bulle Regimini militantis en 1540. À ses débuts, la Compagnie s'occupe essentiellement d'activités missionnaires, puis se tourne vers l'enseignement, qui devient son activité principale.

Les Jésuites très actifs dans la contre-réforme et deviennent les principaux enseignants du monde catholique. Ignace de Loyola est canonisé en 1622. La Compagnie, véritable rempart contre toutes les erreurs de foi et tous les ennemis de l'Eglise est fortement combattue en particulier avant la révolution française. Elle est dissoute par le pape en 1773 et rétablie en 1814.

  • le 15 août 1638 : premières processions de l'Assomption dans toute la France suite au vœu de Louis XIII, du 10 février 1638.

Après plusieurs apparitions de Notre Dame à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié en 1636 et au frère Fiacre à qui elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires pour obtenir un héritier à la couronne (voir la chronique du 10 février), le Roi remercie par la publication le10 février 1638 de l'Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie. Par ce vœu, Louis XIII instaure les processions du 15 août durant lesquels les sujets doivent prier Dieu et la Vierge pour les heureux succès du Roi. En outre, chaque église du royaume se doit, dans la mesure où l'église elle-même n'est pas sous le patronage de la Vierge, de consacrer sa chapelle principale à la Reine des Cieux. Louis XIII promet enfin d'élever un nouveau maître-autel dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, ainsi que d'offrir un nouveau groupe sculpté à la cathédrale. En voici le texte :

Consécration de la France à la Sainte Vierge

« Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.

Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté que d'accidents qui pouvaient nous perdre.

Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.

La rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés.

Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend.

Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de " nous consacrer à la grandeur de Dieu " par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représentés aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre (1).

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand'messe qui se dira en son Eglise cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour, il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu'à ladite cérémonie les Cours de Parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d'autant qu'il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d'admonester tous nos peuples d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième. »

Louis. (*)

  1. : Louis XIII mourut sans avoir pu mettre la main au monument qu'il avait projeté ; mais Louis XIV se chargea d'acquitter la dette de son père. La décoration du chœur de Notre-Dame, entreprise par ce prince, ne fut terminée qu'en 1714. Marie est représentée assise au pied de la croix, tenant le Christ mort sur ses genoux ; à droite Louis XIII, et à gauche Louis XIV, qui avait voulu se réunir à son père dans cet acte solennel, offrent leur couronne à la Vierge. A la suite de la révolution de 1830, les statues des deux rois, œuvre de Nicolas Coustou, de Guillaume, son frère, et de Coysevox, furent déposées, par mesure de précaution, dans les musées de l'Etat ; elles ont repris depuis leur place, dans le chœur de Notre-Dame.

Le maître-autel, œuvre de Nicolas Coustou, encadré par les statues de Louis XIII (par Guillaume Coustou) et de Louis XIV (par Antoine Coysevox).

(*)Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'escalade, page 258 à 263)

  • le 15 août 1728 : mort du violiste et compositeur français Marin Marais.

Marin Marais (1656-1728) est un violiste et compositeur français de la période baroque. D'un milieu modeste, il apprend la viole lorsqu'il est enfant de chœur. Il entre dans l'orchestre de l'Académie Royale de musique. Il compose environ 600 pièces pour viole réparties en cinq livres. Parallèlement il joue à la cour de Louis XIV.

  • le 15 août 1761 : la France et l'Espagne signent un "Pacte de famille" contre l'Angleterre.
  • le 15 août 1769 : naissance de Napoléon, Empereur des Français.

Napoléon Bonaparte naît à Ajaccio, en Corse. Général, Premier consul en 1799, puis empereur, le 2 décembre 1804. Il est un des plus grands stratèges de tous les temps. Pendant près de 10 ans il va affronter toute l'Europe pour préserver les conquêtes territoriales de la révolution. Finalement vaincu, il abdique, et exilé sur l'Ile de Sainte-Hélène, où il meurt le 5 mai 1821.

Napoléon couronné roi d'Italie

  • le 15 août 1785 : l'affaire du collier, arrestation de Rohan.

Voir le 1er février et le 1er aout et le 30 mai.

  • le 15 août 1790 : Claude-Pierre Dellay d'Agier, député de la noblesse de la province du Dauphiné, fait prendre un décret pour l'accélération de la vente des biens nationaux.
  • le 15 août 1795 : le franc remplace la livre Tournois comme unité monétaire de la France

Remplacé en 1641, par le Roi Louis XIII, au bénéfice de l'écu d'argent et du Louis d'or, Le franc français redevient l'unité monétaire de la France jusqu'au 31 décembre 1998.

  • le 15 août 1801 : Pie VII ratifie le concordat avec la France.
  • le 15 août 1804 : Napoléon préside la 1ère cérémonie de remise de la Légion d'honneur dans la cour d'honneur des Invalides à Paris.

Un des récipiendaires monseigneur Caprara, légat du Pape, célèbre la messe.

  • le 15 août 1806 : première fête nationale.

Le décret du 19 février 1806 institue la Saint-Napoléon le 15 août et en fait une fête nationale, à l'imitation de ce qui se passait sous l'Ancien Régime : avant la révolution, il n'y avait pas de fête nationale ; par contre, était fêtée la Saint Louis en l'honneur du Roi quand il s'appelait Louis.

  • le 15 août 1806 : pose de la première pierre de l'Arc de triomphe, à Paris.

Le ministre Champagny pose la première pierre de l'Arc de Triomphe en l'honneur de la Grande Armée. Le monument n'est inauguré que le 29 juillet 1836 (alors qu'aucun projet définitif n'est adopté).

  • le 15 août 1808 : décret de Napoléon 1er sur l'éducation.

Ce décret prévoit, dans son article 38 que les écoles doivent désormais suivre les «principes de l'Église catholique» et dans son article 109 que les Frères des écoles chrétiennes s'occupent de l'enseignement primaire et forment les instituteurs.

  • le 15 août 1944 : début de l'opération Anvil Dragoon.

Le débarquement allié en Provence commence. Quelques heures avant l'envoi des premières unités, la résistance locale reçoit les messages suivants : « Le chasseur est affamé » et « Nancy a le torticolis », leur intimant l'ordre de passer immédiatement à l'action.

Les Allemands tentent de mener une contre-attaque mais ils sont incapables de se coordonner. Au soir du 15 août, Anvil-Dragoon est un succès. La libération de la Provence va pouvoir commencer.

  • le 15 août 1945 : fin du procès du Maréchal Pétain.

Le Maréchal est condamné à mort, à l'indignité nationale et à la confiscation de ses biens, assortissant toutefois ces condamnations du vœu de non-exécution de la sentence de mort, en raison de son grand âge.

Le Maréchal qui a refusé de répondre et de reconnaître ce tribunal révolutionnaire, se lève et prend la parole :

« Au cours de ce procès, j'ai gardé volontairement le silence, après avoir expliqué au peuple français les raisons de mon attitude.

Ma pensée, ma seule pensée, a été de rester avec lui sur le sol de France, selon ma promesse, pour tenter de le protéger et d'atténuer ses souffrances. Quoi qu'il arrive, il ne l'oubliera pas. Il sait que je l'ai défendu comme j'ai défendu Verdun.

Messieurs les Juges, ma vie et ma liberté sont entre vos mains, mais mon honneur, c'est à la Patrie que je le confie.

Disposez de moi selon vos consciences. La mienne ne me reproche rien, car pendant une vie déjà longue, et parvenu par mon âge au seuil de la mort, j'affirme que je n'ai eu d'autre ambition que de servir la France. »

Messages d'outre-tombe du maréchal Pétain:

Par Philippe Pétain, Monique Paillard, Jean Paillard aux Nouvelles Editions Latines, Page 275. Voir la chronique du 23 juillet.

  • le 15 août 1971 : le président américain Richard Nixon suspend la convertibilité du dollar en or.

Il change complètement la donne du système monétaire international fondé sur les accords de de Bretton Woods de 1944. Le premier choc pétrolier est directement lié à ces dévaluations du dollar qui suivent cette décision.

Si le général De Gaulle, en exigeant des Américains, que tous les dollars détenus par la Banque de France soient convertis en or, assure l'indépendance financière du pays et renforce sa souveraineté, Pompidou fait l'inverse en interdisant à la Banque de France de prêter à l'Etat, et en obligeant se dernier à se mettre dans les mains des banquiers privés.

  • le 15 août 1983 : discours de Jean-Paul II, en pèlerinage à Lourdes, adressé à la France.

Extrait du discours prononcé par le souverain pontife en fin de visite à Lourdes en 1983. A méditer…

« Catholiques de France, en tant que Pasteur universel mais solidaire de mes chers Frères dans l'épiscopat, vos Evêques; je vous encourage à vous maintenir en mission. Toute nation a son histoire humaine originale. Mais les peuples qui ont reçu un très riche héritage spirituel doivent le préserver comme la prunelle de leurs yeux. Et concrètement, ces nations ne préservent un tel héritage qu'en le vivant intégralement et en le transmettant courageusement. O terre de France! Terre de saint Pothin et de sainte Blandine, de saint Denis et de sainte Geneviève, de saint Bernard et de saint Louis, de saint Yves de Tréguier et de saint Bertrand de Comminges, de sainte Jeanne d'Arc, de saint François de Sales et de sainte Jeanne de Chantal, de saint Vincent de Paul et de sainte Louise de Marillac, de saint Jean Eudes et de sainte Marguerite Marie, de sainte Marguerite Bourgeoys et de la bienheureuse Marie de l'Incarnation, de saint François Régis et de saint Louis Marie Grignion de Montfort, de sainte Jeanne Delanoue et de la bienheureuse Jeanne Jugan, de saint Jean Baptiste de la Salle et de saint Benoît Labre, des nombreux missionnaires comme saint Isaac Jogues, le bienheureux Théophane Vénard et saint Pierre Chanel, du saint Curé d'Ars, de sainte Thérèse de Lisieux, de Frédéric Ozanam et de Charles de Foucauld, de saint Michel Garricoïts de cette région, de sainte Bernadette, canonisée voilà juste cinquante ans, au cours de la précédente Année de la Rédemption!

Catholiques de France, vous avez hérité d'un patrimoine considérable de foi et de traditions chrétiennes. C'est ce trésor pour lequel les saints de votre pays ont tout sacrifié, afin de "s'en emparer", comme le demande l'Evangile, et de le partager avec leurs frères, tellement ils étaient persuadés que l'homme intégral est fait d'ouverture à l'Absolu et de brûlante charité! »

L'intégralité du discours est ici.

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/speeches/1983/august/documents/hf_jp-ii_spe_19830815_cattolici-francia_fr.html

  • le 15 août 1988 : Jean-Paul II publie la lettre apostolique "Mulieris dignitatem" sur la dignité et la vocation de la femme.

L'intégralité de la lettre est ici.

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/apost_letters/documents/hf_jp-ii_apl_15081988_mulieris-dignitatem_fr.html

En voici des extraits :

«L'heure vient, l'heure est venue où la vocation de la femme s'accomplit en plénitude, l'heure où la femme acquiert dans la cité une influence, un rayonnement, un pouvoir jamais atteints jusqu'ici. C'est pourquoi, en ce moment où l'humanité connaît une si profonde mutation, les femmes imprégnées de l'esprit de l'Evangile peuvent tant pour aider l'humanité à ne pas déchoir»(1)

[…] C'est pourquoi l'Eglise rend grâce pour toutes les femmes et pour chacune d'elles: pour les mères, pour les sœurs, pour les épouses; pour les femmes consacrées à Dieu dans la virginité; pour les femmes dévouées à tant d'êtres humains qui attendent l'amour gratuit d'une autre personne; pour les femmes qui veillent sur l'être humain dans la famille, ce signe fondamental de la communauté humaine; pour les femmes qui exercent une profession, celles sur qui pèse parfois une grande responsabilité sociale; pour les femmes «vaillantes» et pour les femmes «faibles»: pour toutes, telles qu'elles sont sorties du cœur de Dieu dans toute la beauté et la richesse de leur féminité, telles qu'elles ont été entourées de son amour éternel; telles qu'avec l'homme elles accomplissent le pèlerinage de cette terre, «patrie» temporelle des hommes, parfois transformée en «vallée de larmes»; telles qu'elles portent, avec l'homme, la responsabilité commune du destin de l'humanité, selon les nécessités quotidiennes et suivant la destinée finale que la famille humaine a en Dieu, au sein de l'ineffable Trinité.

L'Eglise rend grâce pour toutes les manifestations du «génie» féminin apparues au cours de l'histoire, dans tous les peuples et dans toutes les nations; elle rend grâce pour tous les charismes dont l'Esprit Saint a doté les femmes dans l'histoire du Peuple de Dieu, pour toutes les victoires remportées grâce à leur foi, à leur espérance et à leur amour: elle rend grâce pour tous les fruits de la sainteté féminine. »

(1) Message du Concile aux femmes (8 décembre 1965) : AAS 58 (1966), p. 13-14

Lois Spalwer

Posté le 15 août 2018 à 00h18 | Lien permanent | Commentaires (0)

C’est arrivé un 14 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines."Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 août : saints du jour français ou en France.
    • St Arnoul ; évêque de Soissons († 1087)

À Ondenbourg en Flandre, l'an 1087, le trépas de saint Arnoul, évêque de Soissons. De soldat devenu moine, puis évêque, il se dépensa en faveur de la paix et de la concorde, et mourut dans le monastère qu'il avait fait construire.

  • le 14 août 1099 : élection du pape Pascal II.
  • le 14 août 1464 : mort du pape Pie II.

Enea Silvio Piccolomini est le 210èmepape de l'Église catholique.

  • le 14 août 1352 : bataille de Mauron.

Lors de la guerre de Succession en Bretagne, la bataille oppose les forces anglo-bretonnes de Jean de Montfort et les forces franco-bretonnes de Charles de Blois. La ville fortifiée de Mauron constitue alors une place stratégique pour le contrôle de la Bretagne. La bataille de Mauron est remportée par les troupes de Jean de Montfort.

  • le 14 août 1665 : la troupe de Molière triomphe.

Le Roi Louis XIV lui accorde une pension de 7000 livres ainsi que le titre de Troupe du Roi.

  • le 14 août 1742 : naissance du futur pape Pie VII.

Barnaba Chiaramonti naît à Césène en Romagne. Comme Souverain pontife, il devra affronter l'ogre napoléonien.

  • le 14 août 1756 : victoire française à la bataille de Fort Chouaguen, appelé par les Anglais Fort Oswego.

Dans le cadre de la guerre de sept ans, Louis-Joseph de Montcalm fait le siège de Fort Oswego, sur la rive sud du lac Ontario, entre le 10 et le 14 août 1756, après avoir déjà pris le Fort William Henry qui domine la vallée de l'Hudson.

Les Français capturent mille six cents hommes, cent vingt-et-un canons, six vaisseaux armés et de nombreuses embarcations Montcalm parvient ainsi à contrôler tout l'arc qui va du Québec à la Louisiane et toute la région des Grands Lacs, à mettre fin à la menace sur le fort voisin de Frontenac.

  • le 14 août 1789 : Armand-Gaston Camus est nommé archiviste à la Commission des archives de l'Assemblée Constituante.

C'est lui qui est à l'origine de la création des Archives nationales

  • le 14 août 1800 : début de l'élaboration du Code civil français.

Le Premier consul désigne une commission de quatre juristes : François Denis Tronchet, Félix Julien Jean Bigot de Préameneu, Jean-Étienne-Marie Portalis et Jacques de Maleville pour rédiger le projet de « Code civil des Français », sous la direction de Cambacérès.

  • le 14 aout 1844 : bataille d'Isly.

La bataille d'Isly oppose le royaume de France au sultanat marocain. Les 11 000 hommes commandés par le maréchal Bugeaud,gouverneur général d'Algérie, avancent vers les 60 000 soldats marocains commandés par Abdar-Rahman ibn Hicham qui attaque. Les Françaisgagnent la bataille, font 800 morts adverses et récupèrent 11 canons. Le sultan Abd al-Rahman, soutenait le chef de guerre algérien Abd el-Kader contre les Français.

  • le 14 août 1884 : la loi supprime les prières publiques à la rentrée des Chambres et allège les honneurs militaires rendus au Saint Sacrement.
  • le 14 août 1887 : le pape Léon XIII couronne sainte Radegonde, "mère de la patrie française".

Statue de sainte Radegonde dans le chœur de l'église de Sainte-Radegonde en Aveyron.

Voir la chronique de la veille.

  • le 14 août 1893 : introduction du permis de conduire en France.

Louis Lépine, préfet de police français, instaure le permis de conduire à Paris. La France est le premier pays à immatriculer les automobiles, on en compte alors 1700.

  • le 14 août 1940 : les loges maçonniques sont dissoutes.
  • le 14 août 1941 : mort martyr de St Maximilien Kolbe.

Né à Zdunska Wola, près de Lodz en Pologne, en janvier 1894, il entre en 1907 au séminaire des Franciscains Conventuels, qui l'envoient à Rome pour y poursuivre ses études ecclésiastiques. Il fonde avec quelques frères la MILICE DE L'IMMACULÉE en vue de sanctifier le monde entier avec l'aide de la Vierge Immaculée. Ordonné prêtre en 1918 et revenu en Pologne, il fonde une revue, ' Le Chevalier de l'Immaculée '.

Les sept premiers Chevaliers d'avant-garde se consacrent à Marie Immaculée le 17 octobre 1917. Ces dévoués serviteurs de la Vierge affronteront tous les ennemis de Dieu et de l'Eglise, particulièrement les suppôts de la franc-maçonnerie en Italie, en Pologne, et dans le monde entier. Ils réciteront une fois par jour la prière suivante : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous et pour tous ceux qui n'ont pas recours à Vous, plus particulièrement pour les francs-maçons et pour tous ceux qui vous sont recommandés ».

En 1927, il fonde un ' Couvent-Maison d'édition ' confié à Marie la Cité de l'Immaculée, où plusieurs centaines de religieux vivent dans une pauvreté de vie vraiment franciscaine, mais travaillent sur les machines les plus modernes. Il part au Japon fonder une institution semblable.

Arrêté le 17 février 1941, enfermé dans le camp d'Auschwitz. Il y illumine de sa foi, son espérance et sa charité ce lieu de mort et de haine, jusqu'au jour où il s'offre pour mourir dans le bunker de la faim à la place d'un père de famille.

Après avoir accompagné tous ses compagnons dans leurs derniers instants, il est tué par une injection de phénol le 14 août 1941. Son corps est ensuite brûlé au four crématoire le lendemain, fête de l'Assomption.

Paul VI le déclare ' bienheureux ' le 17 octobre 1971 et Jean-Paul II ' saint ', comme martyr, le 10 octobre 1982. Jean Paul II le déclare plusieurs fois comme protecteur de ce siècle difficile, parce que toute sa vie fut marquée par un profond esprit missionnaire.

' Seul l'amour est une force de création ', disait saint Maximilien à ses compagnons de malheur, les invitant par là à faire face à la haine avec la force de l'amour. 

Il est un des Saints patrons des électriciens, des radioamateurs, des journalistes, des prisonniers politiques et des toxicomanes.

  • le 11 août 1944 : le Maréchal Pétain donne les pleins pouvoirs à l'amiral Auphan comme plénipotentiaire.

« Je donne pouvoir à l'amiral Auphan pour me représenter auprès du haut commandement anglo-saxon en France et, éventuellement, prendre contact de ma part avec le général De Gaulle ou ses représentants qualifiés, à l'effet de trouver au problème politique français, au moment de la libération du territoire une solution de nature à empêcher la guerre civile et réconcilier tous les Français de bonne foi.

Si les circonstances le permettent, l'amiral Auphan m'en référera avant toute décision d'ordre gouvernemental.

Si c'est impossible, je lui fais confiance pour agir au mieux des intérêts de la Patrie, pourvu que le principe de légitimité que j'incarne soit sauvegardé.

Si je ne suis plus libre, Auphan fera ouvrir le pli qui a été remis par moi-même en 1943 au vice-président du Conseil d'Etat et au Procureur général près la Cour de Cassation. »

Philippe Pétain

  • le 14 août 1945: déclaration du Maréchal Pétain à la clôture de son procès.

« Au cours de ce procès, j'ai gardé volontairement le silence, après avoir expliqué au peuple français les raisons de mon attitude. Ma pensée, ma seule pensée, a été de rester avec lui sur le sol de France, s elon ma promesse, pour tenter de le protéger et d'atténuer ses souffrances. Quoi qu'il arrive, il ne l'oubliera pas. Il sait que je l'ai défendu comme j'ai défendu Verdun. Messieurs les Juges, ma vie et ma liberté sont entre vos mains, mais mon honneur, c'est à la Patrie que je le confie. Disposez de moi selon vos consciences. La mienne ne me reproche rien, car pendant une vie déjà longue, et parvenu par mon âge au seuil de la mort, j'affirme que je n'ai eu d'autre ambition que de servir la France. »

  • le 14 août 1962 : jonction des équipes de forage françaises et italiennes du Tunnel du Mont Blanc.

Les équipes de forages françaises et italiennes se rejoignent lors de la percée du tunnel du Mont-Blanc. L'écart d'axe est de 13cm. Lors de l'inauguration en 1965, c'est le plus long tunnel routier du monde. Il est inauguré le 16 juillet 1965, par le président de la république française, Charles De Gaulle et le président de la République italienne Giuseppe Saragat.

Lois Spalwer

Posté le 15 août 2018 à 00h05 | Lien permanent | Commentaires (0)

14 août 2018

Inadmissible réaction d'un député LREM après l'effondrement du pont de Gênes

Lahire

Posté le 14 août 2018 à 20h55 | Lien permanent | Commentaires (3)

Seulement 67% des Français ne veulent pas de l'Aquarius

Mais les Français savent-ils que ce sont aussi leurs impôts qui financent cette opération inhumaine de déracinement ?

Ac

Il reste quand même 33% des Français qui ne connaissent pas la réalité de ce bonheur appelé "migrants "*

ou encore ; Personne ne pourra dire qu'il ne savait pas : Lahire

Posté le 14 août 2018 à 19h41 | Lien permanent | Commentaires (7)

Attaque terroriste à Londres : plusieurs blessés

Lu ici

"L'homme arrêté par la police britannique après avoir lancé sa voiture contre les grilles du Parlement ce matin à Londres est soupçonné "d'actes terroristes", a déclaré Scotland Yard.

L'homme est âgé d'une vingtaine d'années, a précisé la police dans un communiqué. L'attaque a fait plusieurs blessés, dont aucun n'est en danger de mort, et l'enquête a été prise en charge par la police anti-terroriste.

L'individu a été placé en détention dans un commissariat du sud de Londres pour des faits de terrorisme, a précisé la police.  "Il a été arrêté pour des délits terroristes", a déclaré la Metropolitan Police dans un communiqué. "Il n'y avait personne d'autre dans le véhicule qui est toujours sur place et qui est en train d'être fouillé. Aucune arme n'a été retrouvée à ce stade", ajoute le communiqué.

Au moins deux personnes ont été blessées et évacuées vers des hôpitaux mais leurs jours ne sont pas en danger".

Lahire

Posté le 14 août 2018 à 14h46 | Lien permanent | Commentaires (7)

Ces deux mois de canicule qui ont causé des milliers de morts

C'était en 1911 et c'était pire que notre épisode de 15 jours. Mais à l'époque, personne ne vendait du réchauffement climatique. Un très bon article appuyé par les reportages de la presse de l'époque. Can

"On estime que 40 000 personnes périrent à cause de la chaleur au cours de l'été 1911, principalement des enfants en bas âge. Une catastrophe sanitaire largement documentée par les bulletins statistiques de l'époque mais qui fut passée sous silence par la presse, sans doute sous la pression des pouvoirs publics alors engagés depuis plusieurs années dans une lutte contre la mortalité infantile, dont cette crise menaçait de révéler les faiblesses. 

Au total, ce sont deux mois et demi d’extrême sécheresse et de températures élevées que connurent les Français cet été-là. La canicule finira par cesser définitivement au milieu du mois de septembre, après quelque 70 jours de chaleur écrasante".

Lahire

Posté le 14 août 2018 à 13h01 | Lien permanent | Commentaires (8)

Lire Humanae Vitae : 9e jour, Apostolat entre foyers

HumanaeVitae_texte_commenteApostolat entre foyers

« Parmi les fruits qui proviennent d’un généreux effort de fidélité à la loi divine, l’un des plus précieux est que les conjoints eux-mêmes éprouvent souvent le désir de communiquer à d’autres leur expérience. Ainsi vient s’insérer dans le vaste cadre de la vocation des laïcs une nouvelle et très remarquable forme de l’apostolat du semblable par le semblable : ce sont les foyers eux-mêmes qui se font apôtres et guides d’autres foyers. C’est là sans conteste, parmi tant de formes d’apostolat, une de celles qui apparaissent aujourd’hui les plus opportunes. »Humanae Vitae, §26.

* * *

Toujours aussi clairvoyant, Paul VI désigne et bénit ici un apostolat encore inédit à son époque, à vivre de couple à couple. Il lance un appel qui doit encore, et plus que jamais, être relayé.

Comme tout apostolat, il provient d’une unique source : le Dieu un et trine qui, en se donnant lui-même, donne la vie, l’amour et la vérité. Ainsi le trésor de la chasteté conjugale se partage gratuitement comme un cadeau que les foyers ne peuvent garder égoïstement.

Retrouvez l’ensemble de l’encyclique, et une aide de lecture rédigée par un curé de paroisse et un couple engagé dans la régulation naturelle des naissances, dans Humanae vitae, Texte commenté par Bruno Bettoli, Gabrielle et Bertrand Vialla, éditions Artège, à paraître le 22 août 2018, 3.5€

Michel Janva

Posté le 14 août 2018 à 12h00 | Lien permanent

"Moi, j'étais dépendante de la drogue, j'ai vécu dans la rue, j'ai avorté trois fois..."

Transfigurée, une lecture d'espoir pour bien finir l'été.

I-Grande-9184-transfiguree.net

Lahire

Posté le 14 août 2018 à 10h27 | Lien permanent | Commentaires (0)

L"imposture de Macron en un tweet

Lahire

Posté le 14 août 2018 à 09h33 | Lien permanent | Commentaires (11)

Evangile illustré

image from hozana.org

Michel Janva

Posté le 14 août 2018 à 08h00 | Lien permanent

13 août 2018

Lire Humanae Vitae : 8e jour, Aux époux chrétiens

HumanaeVitae_texte_commenteAux époux chrétiens

« Et maintenant Notre parole s’adresse plus directement à Nos fils, particulièrement à ceux que Dieu appelle à le servir dans le mariage. L’église, en même temps qu’elle enseigne les exigences imprescriptibles de la loi divine, annonce le salut, et ouvre par les sacrements les voies de la grâce, laquelle fait de l’homme une nouvelle créature, capable de répondre dans l’amour et dans la vraie liberté au dessein de son Créateur et Sauveur, et de trouver doux le joug du Christ. Que les époux chrétiens, dociles à sa voix, se souviennent donc que leur vocation chrétienne, commencée au baptême, s’est ensuite spécifiée et confirmée par le sacrement du mariage. Par lui, les époux sont affermis et comme consacrés pour accomplir fidèlement leurs devoirs, pour réaliser leur vocation jusqu’à la perfection et pour rendre chrétiennement le témoignage qui leur est propre en face du monde. C’est à eux que le Seigneur confie la tâche de rendre visibles aux hommes la sainteté et la douceur de la loi qui unit l’amour mutuel des époux à leur coopération à l’amour de Dieu auteur de la vie humaine.

Nous n’entendons aucunement dissimuler les difficultés, parfois graves, qui sont inhérentes à la vie des époux chrétiens : pour eux, comme pour chacun, « étroite est la porte et resserrée est la voie qui conduit à la vie ». Mais l’espérance de cette vie doit illuminer leur chemin, tandis qu’ils s’efforcent courageusement de vivre avec sagesse, justice et piété dans le temps présent, sachant que la figure de ce monde passe. » Humanae Vitae, §25.

* * *

Comme est réconfortant le témoignage des époux qui vivent la paternité responsable selon l’enseignement de l’Église ! Ne restons pas découragés par ceux qui dénigrent les méthodes naturelles alors qu’ils ne s’y sont pas vraiment formés, les ont adaptées « à leur sauce » ou ont reculé devant les efforts qu’elles impliquent. Appelons-les au contraire à redécouvrir le message d'espérance et de confiance de l'Église pour chacun personnellement.

Le cœur d’Humanae vitae, c’est que l’acte conjugal a une structure intime, « une vérité interne » dira saint Jean-Paul II (cf. Familiaris consortion° 32), qui engage directement l’action créatrice de Dieu et demande donc à être reçue comme telle, à être contemplée.

Cet énoncé est si simple qu’il est bien plus accessible par le rayonnement de l’exemple que par tous les efforts de démonstration. C’est pourquoi l’accueil de cette vérité par les époux est si indispensable et fait partie du témoignage propre au sacrement du mariage.

Conscient du prix à payer par ceux qui veulent aimer en vérité, Paul VI présente aux époux chrétiens le vrai sens de leurs sacrifices. Ils pourront relire ce paragraphe 25 aux jours plus difficiles.

Retrouvez l’ensemble de l’encyclique, et une aide de lecture rédigée par un curé de paroisse et un couple engagé dans la régulation naturelle des naissances, dans Humanae vitae, Texte commenté par Bruno Bettoli, Gabrielle et Bertrand Vialla, éditions Artège, à paraître le 22 août 2018, 3.5€

Michel Janva

Posté le 13 août 2018 à 12h00 | Lien permanent

Construction des mosquées de Trélazé et Angers

Avec la généreuse complicité de la mairie :

"La mosquée de Trélazé s’agrandit, et ce de manière spectaculaire avec la construction d’un dôme impérial. Six arcs en bois de 2,5 tonnes chacun portent la structure. L’un de ces arcs mesure 26 mètres de long. [...] La Ville de Trélazé a versé une subvention de 300 000 € pour l’agrandissement de ce centre culturel. Le chantier devrait être livré en mai 2019 pour un coût estimé de 1,8 million d’euros.

Où en est la construction de la future mosquée d’Angers dans les Hauts-de-Saint-Aubin ? « Le gros œuvre sera bientôt terminé et nous passerons ensuite à l’aménagement intérieur », confie un membre de l’association des musulmans d’Angers."

Michel Janva

Posté le 13 août 2018 à 10h49 | Lien permanent


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