24 mai 2015

L'Irlande catholique : c'est fini

Le titre de l'article d'Yves Daoudal sur son blog résume en trois mots les conséquences du choix des Irlandais lors du référendum sur le pseudo "mariage" homosexuel : "Feu l'Irlande catholique", ajoutant que le préambule de la Constitution irlandaise en devient presque blasphématoire, car désormais l'Irlande se place en contradiction complète avec ce texte :

"« Au nom de la Très Sainte Trinité, de laquelle découle toute autorité et à laquelle toutes les actions des hommes et des États doivent se conformer, comme notre but suprême, Nous, peuple de l'Irlande, Reconnaissant humblement toutes nos obligations envers notre seigneur, Jésus Christ… »"

Jeanne Smits revient elle aussi sur ce qu'elle qualifie à juste titre de "journée noire", soulignant que le "oui" ne l'emporte pas de si loin que ça :

"La fiction du « mariage » homosexuel et celle de l’« homoparentalité » font ainsi leur entrée dans un des derniers pays où l’on aurait cru la chose possible, et qui plus est par un vote populaire, ce qui ne s’est produit nulle part au monde jusqu’à ce jour.

Mais dire que « deux Irlandais » sur trois ont approuvé le « mariage » gay constitue une distorsion des faits. Le référendum n’a mobilisé que 60 % de l’électorat : sur les quelque 3,2 millions de votants potentiels, 1,2 millions ont voté « oui », soit 37,5 % des électeurs. Quelque 750.000 personnes se sont déplacées pour dire « non », malgré l’opprobre associé à ce choix.
Et c’est donc, en fait, d’une courte majorité que les « je ne sais pas » et les « je m’en moque » ont véritablement remporté ce référendum."
Néanmoins, que la majorité soit courte ou généreuse, le choix des Irlandais les éloigne de la loi de l'Eglise. L'Irlande catholique n'est plus. Elle qui avait su résister à l'avortement (qui reste illégal sauf en cas de danger pour la vie de la mère, ce qui est déjà trop), n'a pas su défendre le mariage. Le dernier bastion catholique en Europe vient de tomber.
Marie Bethanie

Posté le 24 mai 2015 à 19h08 | Lien permanent

27 mai : conférence du père Boulad à l'Assemblée sur l'Etat islamique

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Michel Janva

Posté le 24 mai 2015 à 14h16 | Lien permanent

La Justice suisse refuse de reconnaître deux pères à un enfant

... et refuse d'entériner l'injustice qui consiste à priver un enfant de sa mère :

"Le Tribunal fédéral, la plus haute instance de la Justice suisse, a refusé de reconnaître deux hommes comme pères d'un enfant, conformément à l'acte de naissance californien de l'enfant.[...]

Sans remettre en cause la GPA comme violation de l'ordre public, ce qui est déjà en soi une victoire, l'OFJ considérait que «seul celui des partenaires qui a donné son sperme pour la conception de l’enfant, et qui est donc son père biologique, doit être inscrit dans le registre de l’état civil»."

Ce qui représente une victoire pour le site homosexualiste Yagg est une demi-défaite pour nous, car si dans les faits le droit de l'enfant a été respecté, le principe de la GPA n'a pas pour autant été remis en cause.

Marie Bethanie

Posté le 24 mai 2015 à 12h25 | Lien permanent

Le captagon, la pilule miracle des djihadistes

Lu ici :

"Les djihadistes en Syrie utilisent le captagon, une drogue à base d'amphétamines, pour doper leurs performances. La pilule sert aussi à financer la guerre."

La drogue les empêche de ressentir la douleur et la peur, ce qui leur permet de tenir le coup. On comprend mieux leur insensibilité face à la douleur qu'ils infligent aux autres.

Marie Bethanie

Posté le 24 mai 2015 à 12h12 | Lien permanent

"J'en ai marre de l'injonction au bonheur"

"Je ne me suis jamais autant fait attaquer que depuis que je dis que je crois à Jésus".

"Prier, c'est avancer nu sans avoir peur du jugement et considérer le quotidien avec des yeux amusés et confiants"

Né avec son cordon ombilical autour du cou, Alexandre Jollien a failli en mourir et il en est resté handicapé moteur à vie. Aujourd'hui âgé de 39 ans, écrivain et philosophe, il partage son point de vue sur le bonheur et la religion.

"L'injonction au bonheur, avec toutes les "recettes" qui l'accompagnent, a quelque chose de profondément oppressant. Alors quand en plus on vit au quotidien avec un handicap et une souffrance - comme c'est mon cas -, cette exigence est complètement assommante."

 

Marie Bethanie

Posté le 24 mai 2015 à 11h58 | Lien permanent

Loi Belkacem instaurant officiellement le Socialisme dans les collèges

On sourit au début de la lecture de cet article mais on finit par rire jaune... Le Français baye aux corneilles moderne, la France somnole, leurs ennemis agissent tranquillement.

Lahire

Posté le 24 mai 2015 à 11h32 | Lien permanent | Commentaires (2)

5 juin : soirée pour les chrétiens d'Orient à Lyon

Buffet Champ__tre Lyon 5 juinLien pour s'inscrire.

Michel Janva

Posté le 24 mai 2015 à 11h18 | Lien permanent

La casuistique ne règlera pas le problème de l'éclatement des deux fins du mariage

Mgr Michel Schooyans, consulteur au conseil pontifical pour la famille, écrit dans L'Homme Nouveau :

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"[...] Nous sommes en effet arrivés à une époque de l’Histoire de l’humanité où, sans doute pour la première fois, on assiste à une mise en question radicale du mariage et de la famille. La cible qui est en ligne de mire, c’est le mariage et la famille, avec leur double finalité : la fin unitive et la fin procréative de l’union de l’homme et de la femme. Leur destruction débouche sur la désagrégation de toute la société humaine. [...]

Une fois que l’on a vanté la seule fin unitive, on arrive vite à toutes sortes de pratiques sexuelles : homosexualité, lesbianisme, fornication, etc. Il n’y a plus de place pour la fidélité, parce que ce qui importe c’est uniquement le plaisir, l’intérêt de chaque individu. Cet homme n’est plus une personne, un être capable de s’ouvrir librement à une autre personne ; il est un individu qui cherche sa propre jouissance. 

Si par contre on exalte uniquement la fin procréative, on arrive à d’autres conséquences, dont, par exemple, la procréation médicalement assistée, la gestation pour autrui, la technicisation de la transmission de la vie au point qu’on en arrive à la modification génétique de l’être humain. L’homme ne se construit plus dans un foyer d’amour. Il n’y a plus ni maternité, ni paternité ; par conséquent, il n’y a plus de filiation ; la consanguinité est en péril. Avec l’arrivée annoncée de l’utérus artificiel, il ne sera bientôt plus nécessaire que la femme abrite un enfant en son sein. [...]

Toutes ces questions nouvelles ne peuvent être résolues par une casuistique comme celle-ci : « Dans tel cas on peut avorter, dans tel cas on ne peut pas avorter ; dans tel cas on peut euthanasier, dans tel autre cas, on ne peut pas euthanasier ». On se borne à trancher des cas de conscience ponctuels sans se référer aux principes fondamentaux de la morale. Cette casuistique est en quelque sorte le précurseur de la morale de situation. Ce qu’il faut, c’est aller vraiment au fond du problème et retrouver dans l’éclatement des fins du mariage, les racines de l’action de Satan, aujourd’hui, dans l’Histoire de l’humanité et dans le cœur des hommes.

Il convient d’ailleurs d’ajouter une réflexion à propos de la casuistique que nous venons de mentionner. L’Église se trouve dans une situation étonnante. De hauts prélats, venus surtout de nations opulentes, s’emploient à apporter des modifications à la morale chrétienne concernant les divorcés-remariés et d’autres situations problématiques dont quelques-unes ont été citées ici. Ces gardiens de la foi devraient cependant ne point perdre de vue que le problème fondamental posé par l’éclatement des deux fins du mariage est un problème de morale naturelle. C’est au plan naturel que l’homme et la femme sont appelés à s’unir pour se témoigner de la tendresse et pour procréer. C’est cette réalité naturelle que le Seigneur a élevée à la dignité d’un sacrement. Face aux puissances qui ébranlent actuellement la famille, l’Église devrait se découvrir la vocation d’être la seule instance qui soit en mesure de sauver la sexualité humaine et l’institution naturelle du mariage et de la famille. Il ne s’agit pas seulement de sauver la morale chrétienne ; il faut sauver et protéger la morale naturelle. Il ne faut donc pas que, par leurs procédés casuistiques captieux, des catholiques de tout rang et de tous âges contribuent à la destruction de la morale naturelle. Les grandes dérives ont surgi lorsque certains intellectuels catholiques ont commencé à dire et à écrire : « Feu vert pour l’avortement, pour les unions homosexuelles, pour l’euthanasie, etc. ». Or à partir du moment où des catholiques surfent sur cette vague fatale, ils contribuent à la destruction de l’institution naturelle du mariage. C’est toute la communauté humaine qui se trouve fissurée par cette nouvelle « trahison des clercs ». [...]"

Michel Janva

Posté le 24 mai 2015 à 10h42 | Lien permanent

L'agenda des veilleurs et des Sentinelles

Lundi 25 mai 2015
  • Bergerac -  place du Palais de Justice à 20h
  • La Roche sur Yon - Place Napoléon de 21h à 22h
Mardi 26 mai 2015
  • Beauvais - Place Jeanne Hachette, devant la mairie de 21h à 22h
  • Bourges - Rue Moyenne à côté de la Mairie de 21h à 22h
  • Cherbourg - sur les marches du théâtre à 20h30
  • Limoges - place d'Aine de 21h à 22h
  • Melun - devant la Préfecture de 18h à 19h30 : Sentinelles
  • Saumur - place Bilange - de 20h30 à 21h30
  • Sélestat - Place Vanolles de 21h à 22h15
Mercredi 27 mai 2015
  • Bondy - place de la gare (rer E) de 19h à 20h
  • Grenoble - parvis église St Louis, rue Félix Poulat de 20h30 à 22h30
  • Rambouillet - devant la sous-préfecture de 20h30 à 21h30 : Sentinelles
Jeudi 28 mai 2015
  • Aix-en-Provence - devant l'IEP à 20h30
  • Annecy - place de la mairie à 21h30
  • Châteauneuf de Galaure - place de la salle des fêtes à 20h30
  • Orléans - 103° Veillée Place du Martroi, au pied de Jeanne d'Arc de 20h30 à 21h30. Sous la casquette en face en cas de pluie
  • Thonon les Bains - Place de l'hôtel de ville 20h à 21h : Sentinelles
Vendredi 29 mai 2015
  • Bordeaux - Place Pey-Berland de 20h30 à 21h30 : Sentinelles
  • Le Puy en Velay - Place Cadelade de 18h30 à 19h30
  • Le Plessis-Trévise - place du marché de 20h30 à 21h30
Samedi 30 mai 2015
  • Tréguier - place de la cathédrale de 21h à 22h

En cas d'erreur ou d'oubli, me contacter : tudylsb@gmail.com

Louise Tudy

Posté le 24 mai 2015 à 09h14 | Lien permanent

31 mai : concert spirituel à Tarbes

Affiche concert à Saint Savin - copie

Michel Janva

Posté le 24 mai 2015 à 08h31 | Lien permanent

De Paris à Chartres, avec Charles Péguy (II)

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Étoile de la mer voici la lourde nappe
Et la profonde houle et l’océan des blés
Et la mouvante écume et nos greniers comblés,
Voici votre regard sur cette immense chape
 
Et voici votre voix sur cette lourde plaine
Et nos amis absents et nos cœurs dépeuplés,
Voici le long de nous nos poings désassemblés
Et notre lassitude et notre force pleine.
 
Étoile du matin, inaccessible reine,
Voici que nous marchons vers votre illustre cour,
Et voici le plateau de notre pauvre amour,
Et voici l’océan de notre immense peine.
 
Un sanglot rôde et court par-delà l’horizon.
À peine quelques toits font comme un archipel.
Du vieux clocher retombe une sorte d’appel.
L’épaisse église semble une basse maison.
 
Ainsi nous naviguons vers votre cathédrale.
De loin en loin surnage un chapelet de meules,
Rondes comme des tours, opulentes et seules
Comme un rang de châteaux sur la barque amirale.
 
Deux mille ans de labeur ont fait de cette terre
Un réservoir sans fin pour les âges nouveaux.
Mille ans de votre grâce on fait de ces travaux
Un reposoir sans fin pour l’âme solitaire.
 
Vous nous voyez marcher sur cette route droite,
Tout poudreux, tout crottés, la pluie entre les dents.
Sur ce large éventail ouvert à tous les vents
La route nationale est notre porte étroite.
 
Nous allons devant nous, les mains le long des poches,
Sans aucun appareil, sans fatras, sans discours,
D’un pas toujours égal, sans hâte ni recours,
Des champs les plus présents vers les champs les plus proches.
 
Vous nous voyez marcher, nous sommes la piétaille.
Nous n’avançons jamais que d’un pas à la fois.
Mais vingt siècles de peuple et vingt siècles de rois,
Et toute leur séquelle et toute leur volaille
 
Et leurs chapeaux à plume avec leur valetaille
Ont appris ce que c’est que d’être familiers,
Et comme on peut marcher, les pieds dans ses souliers,
Vers un dernier carré le soir d’une bataille.
 
Nous sommes nés pour vous au bord de ce plateau,
Dans le recourbement de notre blonde Loire,
Et ce fleuve de sable et ce fleuve de gloire
N’est là que pour baiser votre auguste manteau.
 
Nous sommes nés au bord de ce vaste plateau,
Dans l’antique Orléans sévère et sérieuse,
Et la Loire coulante et souvent limoneuse
N’est là que pour laver les pieds de ce coteau.
 
Nous sommes nés au bord de votre plate Beauce
Et nous avons connu dès nos plus jeunes ans
Le portail de la ferme et les durs paysans
Et l’enclos dans le bourg et la bêche et la fosse.
 
Nous sommes nés au bord de votre Beauce plate
Et nous avons connu dès nos premiers regrets
Ce que peut recéler de désespoirs secrets
Un soleil qui descend dans un ciel écarlate

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Et qui se couche au ras d’un sol inévitable
Dur comme une justice, égal comme une barre,
Juste comme une loi, fermé comme une mare,
Ouvert comme un beau socle et plan comme une table.
 [...]
 
Nous arrivons vers vous de Paris capitale.
C’est là que nous avons notre gouvernement,
Et notre temps perdu dans le lanternement,
Et notre liberté décevante et totale.
 
Nous arrivons vers vous de l’autre Notre-Dame,
De celle qui s’élève au cœur de la cité,
Dans sa royale robe et dans sa majesté,
Dans sa magnificence et sa justesse d’âme.
 
Comme vous commandez un océan d’épis,
Là-bas vous commandez un océan de têtes,
Et la moisson des deuils et la moisson des fêtes
Se couche chaque soir devant votre parvis.
 
Nous arrivons vers vous du noble Hurepoix.
C’est un commencement de Beauce à notre usage,
Des fermes et des champs taillés à votre image,
Mais coupés plus souvent par des rideaux de bois,
 
Et coupés plus souvent par de creuses vallées
Pour l’Yvette et la Bièvre et leurs accroissements,
Et leurs savants détours et leurs dégagements,
Et par les beaux châteaux et les longues allées.
 
D’autres viendront vers vous du noble Vermandois,
Et des vallonnements de bouleaux et de saules.
D’autres viendront vers vous des palais et des geôles.
Et du pays picard et du vert Vendômois.
 
Mais c’est toujours la France, ou petite ou plus grande,
Le pays des beaux blés et des encadrements,
Le pays de la grappe et des ruissellements,
Le pays de genêts, de bruyère, de lande.
 
Nous arrivons vers vous du lointain Palaiseau
Et des faubourgs d’Orsay par Gometz-le-Châtel,
Autrement dit Saint-Clair ; ce n’est pas un castel ;
C’est un village au bord d’une route en biseau.
 
Nous avons débouché, montant de ce coteau,
Sur le ras de la plaine et sur Gometz-la-Ville
Au-dessus de Saint-Clair ; ce n’est pas une ville ;
C’est un village au bord d’une route en plateau.
 
Nous avons descendu la côte de Limours.
Nous avons rencontré trois ou quatre gendarmes.
Ils nous ont regardé, non sans quelques alarmes,
Consulter les poteaux aux coins des carrefours.
 [...]
 
Nous voici parvenus sur la haute terrasse
Où rien ne cache plus l’homme de devant Dieu,
Où nul déguisement ni du temps ni du lieu
Ne pourra nous sauver, Seigneur, de votre chasse.
 
Voici la gerbe immense et l’immense liasse,
Et le grain sous la meule et nos écrasements,
Et la grêle javelle et nos renoncements,
Et l’immense horizon que le regard embrasse.
 
Et notre indignité cette immuable masse,
Et notre basse peur en un pareil moment,
Et la juste terreur et le secret tourment
De nous trouver tout seuls par devant votre face.
 
Mais voici que c’est vous, reine de majesté,
Comment avons-nous pu nous laisser décevoir,
Et marcher devant vous sans vous apercevoir.
Nous serons donc toujours ce peuple inconcerté.
 
Ce pays est plus ras que la plus rase table.
À peine un creux du sol, à peine un léger pli.
C’est la table du juge et le fait accompli,
Et l’arrêt sans appel et l’ordre inéluctable.
 
Et c’est le prononcé du texte insurmontable,
Et la mesure comble et c’est le sort empli,
Et c’est la vie étale et l’homme enseveli,
Et c’est le héraut d’arme et le sceau redoutable.
 
Mais vous apparaissez, reine mystérieuse.
Cette pointe là-bas dans le moutonnement
Des moissons et des bois et dans le flottement
De l’extrême horizon ce n’est point une yeuse,
 
Ni le profil connu d’un arbre interchangeable.
C’est déjà plus distante, et plus basse, et plus haute,
Ferme comme un espoir sur la dernière côte,
Sur le dernier coteau la flèche inimitable.
[...] 

Présentation de la Beauce à Notre-Dame de Chartres, Charles Péguy

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Michel Janva

Posté le 24 mai 2015 à 07h11 | Lien permanent

C’est arrivé un 24 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 mai 189 : décès du pape Éleuthère.

Selon le Liber Pontificalis, un édit d'Éleuthère décrète qu'aucune nourriture n'est impure :

« Et hoc iterum firmavit ut nulla esca a Christianis repudiaretur, maxime fidelibus, quod Deus creavit, quæ tamen rationalis et humana est ».

Il combat ainsi des pratiques héritées des prescriptions juives sur la pureté des aliments. Selon la même source, Éleuthère envoie des missionnaires, Fugace et Damien, convertir les Bretons à la demande du roi Lucius

  • le 24 mai 843 : bataille de Blain entre les Francs et les Bretons.

Cette victoire bretonne du duc Nominoë, suivie d'autres, conduit en 851, au Traité d'Angers, par lequel les pays nantais et rennais deviennent possession de la Bretagne.

  • le 24 mai 1086 : élection du pape Victor III.

Desiderius, ou Didier, de Mont-Cassin, est le fils du prince Landolf V de Bénévent. Saint Victor III est pape du 24 mai 1086 au 16 septembre 1087. Il poursuit l'œuvre de réforme de Grégoire VII. Il s'éteint au Mont-Cassin, dont il a été l'abbé. Léon XIII lui accorde le titre de saint sans qu'il fasse faire de procès de canonisation.

 

 

  • le 24 mai 1524 : incendie de Troyes.

Un gigantesque incendie détruit 1 500 habitations dans le quartier du Beffroi et de Croncels, à Troyes.

  • le 24 mai 1543 : publication des théories de Nicolas Copernic écrites dans Révolution des sphères célestes.

Les thèses du chanoine Copernic ne sont pas condamnées par l'Eglise, mais l'utilisation qu'en fera Galilée le sera. (Cf. les chroniques du 22 juin).

  • le 24 mai 1802: Pie VII proteste en consistoire contre les Articles organiques du Concordat avec la France.

Cf. la chronique du 17 mai.

  • 24 mai 1806 : lettre de Napoléon à sa sœur la princesse Elisa, écrite de Saint-Cloud.

« Ma Sœur, je reçois votre lettre. […] Ne perdez pas un moment, une heure, pour réunir tous les biens des couvents au domaine. Chargez mon ministre de se rendre chez l'archevêque : il lui dira que je suis instruit de ce qui se passe ; que ce ne sera pas le concordat de mon royaume d'Italie, mais celui de France, que je ferai publier dans la principauté de Lucques ; que non seulement on s'emparera des biens des moines, mais encore de ceux du clergé séculier, et qu'on le mettra à la pension. Si l'on ne se prête pas de bonne grâce, et s'il y a le moindre désordre, je ferai avancer une division française. N'exigez aucun serment des prêtres. Ne vous mêlez dans aucun dogme. Emparez-vous des biens des moines, c'est là le principal ; laissez courir le reste. […] »

  • le 24 mai 1853 : Napoléon III offre au Royaume-Uni de conclure une entente destinée à soutenir l'Empire ottoman contre la Russie
  • le 24 mai 1893 : création à Paris de Phryné, opéra-comique de Camille Saint-Saëns
  • le 24 mai 1871 : reconquête de Paris.

Dans Paris, les Versaillais contrôlent, maintenant, le Quartier latin et multiplient les exécutions sommaires. L'Hôtel de Ville, le Palais d'Orsay et la préfecture de Police sont incendiés. Des Communards font exécuter 6 otages dont l'archevêque, monseigneur Darboy.

Lois Spalwer

Posté le 24 mai 2015 à 06h53 | Lien permanent | Commentaires (0)

23 mai 2015

Amis pèlerins, bonsoir!

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Pour suivre le pèlerinage de Chrétienté : 

Lahire

Posté le 23 mai 2015 à 23h31 | Lien permanent | Commentaires (1)

La charte de la loge maçonnique de Valls

Une charte, un mode de pensée, un ordre d'action où l'on reconnaît Manuel Valls (source).

Obtenir et conserver les pleins pouvoirs :

"L'homme sans maîtres ne nourrit pas d'illusion sur les pouvoirs libérateurs, l'égalité ne pouvant être fille de l'autorité. Mais il sait aussi que nier un seul pouvoir, c'est laisser à d'autres pouvoirs la possibilité de prendre la place".

Le laïcisme moderne ou la négation de toute transcendance : 

"L'homme sans dieux ne reconnaît pour valeurs que celles forgées par l'Homme pour l'Homme. Mais il sait aussi que, si rien n'est éternel ni sacré, le besoin de sacralisation et l'interrogation métaphysique sont deux composantes de l'aventure humaine. Il proclame que tout pas nouveau franchi vers l'explication de l'ensemble des phénomènes humains ne peut être que le fait d'hommes libres, acceptant d'inclure leurs propres croyances et leurs valeurs dans le champ de la connaissance".

Déni de toute loi supérieure, de toute antériorité, de la notion même de vérité : 

"L'homme sans maîtres ni dieux, disponible pour toutes les remises en cause, doit mettre ses énergies au service de la construction des utopies qui assureront le progrès social de l'Humanité. [...]  

Résolument tournée vers l'avenir de l'Homme, confiante dans sa liberté créatrice, la franc-maçonnerie progressiste, fidèle à ses principes, doit être l'un des lieux privilégiés où s'élaborent les nouvelles utopies constructives qui féconderont les sociétés futures. Imaginatif et débarrassé de tout préjugé, le Franc-maçon, sans maîtres ni dieux, se doit d'intégrer, jusque dans ses rêves les plus fous, les contraintes de compétence et les exigences de raison qui s'imposent à tout bâtisseur".

Et malgré cela, dès qu'est abordée la puissance de la franc-maçonnerie, même les catholiques hurlent aux loups, voire au complot... Elle a de beaux jours devant elle et un Valls peut dérouler tranquillement.

Lahire

Posté le 23 mai 2015 à 23h09 | Lien permanent | Commentaires (8)

"L'émigration tue l'Afrique - l'immigration tue l'Europe"

Génération identitaire a brièvement occupé cet après-midi le balcon des locaux de la Commission européenne à Paris en déployant une banderole :

Un communiqué de Génération identitaire dénonce

"la politique menée par la Commission européenne" et les pays de l'UE, au moment où "l'Europe est confrontée à un afflux sans précédents d'immigrés clandestins en provenance du continent africain."

Marie Bethanie

Posté le 23 mai 2015 à 19h10 | Lien permanent

5 juin : spectacle monté par les parents de l'école St Louis à Paris

Affiche 0508

Michel Janva

Posté le 23 mai 2015 à 17h25 | Lien permanent

Et si Victor Hugo avait écrit sur la réforme du collège voulue par Vallaud-Belkacem?

Entrée de "A propos d'Horace" :

"Marchands de grec ! marchands de latin ! cuistres ! dogues! 
Philistins ! magisters ! je vous hais, pédagogues ! 
Car, dans votre aplomb grave, infaillible, hébété, 
Vous niez l'idéal, la grâce et la beauté ! 
Car vos textes, vos lois, vos règles sont fossiles ! 
Car, avec l'air profond, vous êtes imbéciles ! 
Car vous enseignez tout, et vous ignorez tout ! 
Car vous êtes mauvais et méchants ! -- Mon sang bout 
Rien qu'à songer au temps où, rêveuse bourrique, 
Grand diable de seize ans, j'étais en rhétorique ! 
Que d'ennuis ! de fureurs ! de bêtises ! -- gredins ! -- 
Que de froids châtiments et que de chocs soudains ! 
«Dimanche en retenue et cinq cents vers d'Horace !» 

Lahire

Posté le 23 mai 2015 à 17h25 | Lien permanent | Commentaires (6)

27 mai : conférence de Patrice André à Fontainebleau

E

Michel Janva

Posté le 23 mai 2015 à 17h14 | Lien permanent

30 mai : tournoi de foot inter-séminaires à Evron

T

Michel Janva

Posté le 23 mai 2015 à 16h58 | Lien permanent

Lyon : vente d'artisanat des monastères de Bethléem

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Michel Janva

Posté le 23 mai 2015 à 15h54 | Lien permanent

Les Irlandais votent en faveur du "mariage" homo

Avant même la fin du dépouillement, il apparaît que les Irlandais sont tombés dans le panneau de la prétendue "égalité" des droits au mariage : le "oui" est en tête. Notre-Dame de la Sainte-Espérance, convertissez-nous.

Marie Bethanie

Posté le 23 mai 2015 à 15h26 | Lien permanent

Education pas nationale : le Pape recadre la France

Ce n'est pas dans le texte, mais on le croirait en cette période où l'idéologie et l'autoritarisme d'un gouvernement violent sévissent en France : 

"Frères et sœurs, les familles ont vocation naturelle à éduquer leurs enfants. Mais souvent elles sont accusées par des intellectuels « critiques » d’autoritarisme, de favoritisme, de répression affective… L’alliance éducative entre société et famille est entrée en crise, car la méfiance s’est introduite entre elles.

Beaucoup de soi-disant « experts » prétendent prendre la place des parents, y compris dans les aspects les plus intimes de l’éducation. Ces derniers se sentent alors souvent exclus de la vie et de la croissance de leurs enfants. Il ne doit pas en être ainsi, car les parents jouent un rôle indispensable. Ils sont les plus à même d’entrer dans un dialogue profond et authentique avec eux, cherchant où ils en sont vraiment dans leur cheminement, quelles sont leurs attentes.

La communauté chrétienne offre un soutien incomparable aux parents dans leur tâche éducative. La grâce de l’amour du Christ porte à son accomplissement ce qui est inscrit dans la nature, et sait remplir les parents de sagesse humaine".

Parents chrétiens, reprenons l'initiative et défendons nos enfants !

Lahire

Posté le 23 mai 2015 à 15h01 | Lien permanent | Commentaires (8)

FN : la question vitale des alliances

Lu dans L'Action Française 2000 à propos de la crise au FN :

A"[E]st-il permis de pointer un relatif aventurisme stratégique du parti, lequel donne parfois l’impression d’adopter la tactique du doigt mouillé ? Sa communication précipitée, au lendemain des européennes, sur le « premier parti de France », qui a fini par se retourner contre lui lors des dernières départementales, en est l’exemple patent. Par ailleurs, il n’a guère tiré les leçons de la forte abstention. Or, cette fronde silencieuse contre les partis du Système n’a absolument pas été commuée en vote d’adhésion pour les candidats du Rassemblement bleu marine.

Se pose, dès lors, la question cruciale – pour ne pas dire vitale – des alliances. Il demeure qu’un quart “seulement” des électeurs votent FN aujourd’hui, quand, à la présidentielle, il en faudra la moitié plus une voix pour parvenir au pouvoir... En outre, la ligne “ni droite, ni gauche” atteint ses limites, non pas tant dans la pertinence de fond d’une récusation d’un clivage aussi classique qu’effectivement dépassé, que dans la stratégie de conquête, d’aucuns, en son sein, estimant même qu’elle dérive vers le “ni droite, ni droite”, dans le but d’attirer une armada de militants dont l’opportunisme n’a d’égal que celui des jeunes loups arrivistes des partis concurrents.

C’est précisément ce qui fait la force du néo-FN : un parti assurant des places et des perspectives de carrière politique que ni la gauche, ni la “droite” institutionnelles, saturées par le clientélisme et le prébendisme, ne sont plus en mesure de leur offrir. Cette arrivée massive d’adhérents incultes abhorrant, il y a encore peu, le vieux Satan de La Trinité, s’est accompagnée d’une refonte du corpus doctrinal entièrement expurgé de ses pages fondatrices, au profit de vagues slogans fossilisés et remis au goût du jour. La dédiabolisation (divinisation à l’envers, selon Michel Onfray) est passée concomitamment par une normalisation du discours et des actes selon les canons du politiquement correct. Marine percerait-elle sous Le Pen ? Ou Philippot sous Marine… ."

Michel Janva

Posté le 23 mai 2015 à 14h51 | Lien permanent

Ce moine qui a sauvé 800 manuscrits en Irak

 

Lahire

Posté le 23 mai 2015 à 12h55 | Lien permanent | Commentaires (8)

Sauver Palmyre ? Les politiques ont dit non

Charlotte d'Ornellas revient sur Boulevard Voltaire sur la prise de Palmyre par les sauvages de l'Etat islamique et sur la responsabilité que portent les gouvernements occidentaux aveuglés par leur idéologie stupide : ne pas soutenir Bachar al Assad, quel qu'en soit le prix. Le prix, c'est l'avancée inexorable des hordes barbares de l'Etat islamique et le recul voire la disparition d'une chrétienté millénaire, source de civilisation et de paix.

"Les premières photos de Palmyre occupée par l’État Islamique circulent : des cadavres décapités alignés sur une route, non loin du site plurimillénaire rappelant la richesse civilisationnelle de la Syrie qui continue à subir les foudres de cette monstrueuse armée démoniaque.[...]

La prise de Palmyre est préoccupante. Au delà de la menace qui pèse désormais sur ce bijou antique, des milliers de vies sont en suspens et la Syrie reste plus menacée que jamais.
L’Unesco a timidement appelé à la « cessation immédiate des hostilités », comme si l’État Islamique allait revenir subitement à la raison… La coalition internationale reste muette.

Le journaliste Frédéric Helbert, grand reporter et Prix de la meilleure enquête magazine en 2014 pour son reportage « Les armes chimiques de Bachar » tweetait vendredi : « Via les satellites et drones, la coalition a vu l’État Islamique marcher sur Palmyre. La non intervention a été décidée en toute connaissance de cause ». Quelques minutes plus tard, il ajoutait : « Empêcher l’attaque de Palmyre ? Nous y étions prêts dit un militaire de la coalition. Les politiques, y voyant une aide à Bachar, ont dit non ». ‘Aider Bachar’, c’était en l’occurrence sauver des vies.

Cette coalition internationale de 60 pays n’a jamais eu aucun résultat décisif en face de l’État Islamique, et refuse d’intervenir malgré une connaissance parfaite de la situation. Comment croire qu’elle en ait simplement la volonté ?

Depuis des années, les habitants d’Alep appellent au secours, encerclés par un nombre croissant d’islamistes qui attaquent sans cesse les civils. Plus largement, les Syriens supplient depuis quatre ans l’Occident de faire pression pour que la Turquie ferme ses frontières mais également pour qu’il cesse d’envoyer des armes à des « rebelles modérés » qui ne l’ont jamais été. [...]

Les Syriens n’attendent qu’une chose, la paix. Et les dirigeants occidentaux qui leur promettaient hypocritement la démocratie et les droits de l’Homme auront des comptes à rendre."

Marie Bethanie

Posté le 23 mai 2015 à 10h51 | Lien permanent

Retrouvez les vidéoformations de Notre-Dame de Chrétienté

L'association Notre-Dame de Chrétienté a achevé la diffusion de sa série de 15 vidéoformations en rapport avec le thème du pèlerinage de Pentecôte 2015 : « Jésus-Christ, Sauveur du monde ». 


Les 30 vidéoformations, réalisées jusqu’à aujourd’hui, sont archivées sur le site ici, elles demeurent donc toujours consultables et vous pouvez continuer à les faire connaître autour de vous. 



Vous pouvez aussi faire l’acquisition des 2 DVD rassemblant les vidéoformations d’ores et déjà disponibles à la vente :

  1. au secrétariat durant les trois jours du pèlerinage de Pentecôte
  2. sur le site de Notre Dame de chrétienté : rubrique formation/boutique ou en cliquant ici 

N’hésitez surtout pas à faire part de votre avis ou des suggestions en écrivant à l’adresse suivante : formation.ndc@gmail.com

Michel Janva

Posté le 23 mai 2015 à 10h18 | Lien permanent

11 juin : spectacle à l'école saint Louis à Paris

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Michel Janva

Posté le 23 mai 2015 à 08h54 | Lien permanent

De Paris à Chartres, avec Charles Péguy (I)

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Étoile de la mer, voici la lourde nef
Où nous ramons tout nuds sous vos commandements ;
Voici notre détresse et nos désarmements ;
Voici le quai du Louvre, et l’écluse, et le bief.
 
Voici notre appareil et voici notre chef.
C’est un gars de chez nous qui siffle par moments.
Il n’a pas son pareil pour les gouvernements.
Il a la tête dure et le geste un peu bref.
 
Reine qui vous levez sur tous les océans,
Vous penserez à nous quand nous serons au large.
Aujourd’hui c’est le jour d’embarquer notre charge.
Voici l’énorme grue et les longs meuglements.
 
S’il fallait le charger de nos pauvre vertus,
Ce vaisseau s’en irait vers votre auguste seuil
Plus creux que la noisette après que l’écureuil
L’a laissée retomber de ses ongles pointus.
 
Nuls ballots n’entreraient par les panneaux béants,
Et nous arriverions dans la mer de Sargasse
Traînant cette inutile et grotesque carcasse
Et les Anglais diraient : ils n’ont rien mis dedans.
 
Mais nous saurons l’emplir et nous vous le jurons
Il sera le plus beau dans cet illustre port
La cargaison ira jusque sur le plat-bord
Et quand il sera plein nous le couronnerons.
 
Nous n’y chargerons pas notre pauvre maïs,
Mais de l’or et du blé que nous emporterons.
Et il tiendra la mer : car nous le chargerons
Du poids de nos péchés payés par votre Fils.

Présentation de Paris à Notre-Dame. Charles Péguy

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Michel Janva

Posté le 23 mai 2015 à 08h44 | Lien permanent

« Fêter les mères, c’est accueillir la Vie »

Dimanche 31 mai 2015, c’est la fête des mères mais c’est aussi, comme chaque année depuis 15 ans, la Journée nationale pour la Vie, demandée par le pape Jean Paul II et instituée par les évêques de France le jour de la fête des mères. Cette journée est l’occasion de témoigner de la grandeur de la maternité et de la valeur de la vie humaine dès la conception. Vous pouvez :

  • coller des affiches dans votre paroisse et chez vos commerçants ou distribuer des tracts,
  • proposer votre aide à votre antenne AFC pour la quête effectuée au profit des maisons d’accueil pour les femmes enceintes en difficulté,
  • en parler à votre curé en lui présentant la plaquette JNV (qui donne des pistes d’actions pour cette journée) et lui suggérer d’inclure une intention de prière lors de la prière universelle de la messe du 31 mai,
  • organiser vous-même des actions (exemple : expositions de peinture ou d’oeuvres sur le thème de la maternité, distribution de ballons JNV aux enfants...),
  • diffuser des plaquettes d’information à destination des femmes enceintes en difficulté et des tracts de l’antenne d’écoute SOS femmes enceintes.

À demander par mail à info@choisirlavie.fr 

JNV2015

Michel Janva

Posté le 23 mai 2015 à 07h38 | Lien permanent

30 mai : Dictée & Dîner au profit des écoliers d’Irak à Lyon

Vignette-dictee-diner

Inscriptions ici.

Michel Janva

Posté le 23 mai 2015 à 07h28 | Lien permanent

C’est arrivé un 23 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 23 mai 1059 : le jeune Philippe 1er est sacré à Reims à l'âge de 7 ans.

Couronné à Reims le 23 mai 1059, du vivant de son père, car c'est encore la tradition à l'époque et car son père Henri 1er est malade, Philippe Ier ne règne seul qu'à partir de 1066. Auparavant son oncle, le comte de Flandre Baudouin V, assisté de l'archevêque de Reims Gervais de Belleme et d'Anne de Kiev, sa mère la reine, exerce la régence à la mort d'Henri Ier de 1060 à 1066.

Au printemps 1092, Philippe s'entiche de Bertrade de Montfort, l'épouse de Foulque IV le Réchin. Il répudie alors sa femme Berthe de Hollande et se remarie avec Bertrade de Montfort. Le 16 octobre 1094, le concile d'Autun, avec trente-deux évêques présents, prononce l'excommunication du Roi. Le pape Urbain II vient prêcher la première croisade au concile de Clermont le 27 novembre 1095. Le Roi, toujours excommunié, n'y participe pas.

Philippe 1er se réconcilie avec la papauté et est absous en 1104. En 1107, le pape Pascal II se rend en France, où il rencontre Philippe et le futur Louis VI à Saint-Denis. L'alliance entre le royaume de France et la papauté contre l'Empire est alors définitivement scellée pour un siècle. Philippe Ier meurt au château royal de Melun, le 29 juillet 1108, après quarante-huit ans de règne. C'est le troisième plus long règne de l'histoire de France après ceux de Louis XIV et de Louis XV, qui ont tous les deux régné plus de cinquante ans. Ne voulant pas, en raison de ses fautes, être enterré à côté de ses ancêtres en la basilique Saint-Denis, il a demandé à être inhumé dans l'abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire.

  • le 23 mai·1200 : mariage de Louis de France, futur Louis VIII et de Blanche de Castille.

Le mariage suit le traité du Goulet conclu entre Jean sans Terre, oncle de la mariée, et le Roi de France (cf. la chronique du 22 mai). Louis de France, futur Louis VIII, fils du Roi Philippe-Auguste et d'Isabelle de Hainaut, a 13 ans ; Blanche de Castille, fille d'Alphonse VIII de Castille et petite-fille d'Aliénor d'Aquitaine a 12 ans. Le mariage ne peut avoir lieu sur le domaine du Roi de France le pape Innocent III a en effet lancé l'interdit sur le royaume, à cause des démêlés matrimoniaux de Philippe Auguste. Il est donc célébré en Normandie, alors sous domination anglaise, en l'église de Port-Mort. Blanche met au monde 12 enfants et devient reine de France en 1223.

A la mort de Louis VIII (1226), la reine gouverne avec sagesse en attendant la majorité ( en 1234) de son fils Louis, le futur Saint-Louis, qu'elle éduque et prépare à son rôle de Roi. Elle met au pas les grands féodaux, poursuit la guerre contre les Albigeois. La lutte se termine par le Traité de Paris (voir la chronique du 12 avril 1229) où Blanche se fait céder la moitié du comté de Toulouse, le reste revenant à la France par le mariage de son second fils avec la fille unique de Raymond VII de Toulouse. La reine redevient régente lorsque Saint Louis part pour la 7ème croisade, en 1248. (cf. les chroniques du 4 mars et du 27 novembre).

Couronnement de Louis de France et de Blanche de Castille

  • le 23 mai 1430 : Sainte Jeanne d'Arc est capturée à Compiègne.

C'est un mercenaire au service du Duc de Bourgogne, Jean de Luxembourg, qui la capture lors d'une sortie aux portes de Compiègne. Dans l'église Saint Jacques, une plaque en marbre rappelle que sainte Jeanne d'Arc y a suivi sa derrière messe de femme libre, le 23 mai 1429 au matin.

Elle essaye de s'échapper par deux fois, mais échoue. Elle se blesse même sérieusement en sautant par une fenêtre. Elle est rachetée par les Anglais pour 10 000 livres et confiée à Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et allié des Anglais. Ce dernier la condamne à être brulée vive lors d'un procès inique en 1431. Son procès est l'un des plus importants de l'Histoire. Dans toutes ses paroles on sent une intimité étroite avec le monde surnaturel. Sur les anges, par exemple :

"Ils viennent beaucoup de fois entre les chrétiens, et je les ai beaucoup de fois vus entre les chrétiens."

Lorsqu'on lui demande si elle est en état de grâce pour la perdre, elle répond :

"Si je n'y suis, Dieu m'y mette; si j'y suis, Dieu m'y garde."

Elle suit ainsi son Sauveur jusqu'à l'offrande totale d'elle-même, le 30 mai 1431 à Rouen où elle est brûlée vive à l'âge de 19 ans. Ses dernières paroles sont :

"Saint Michel ! Sainte Marguerite ! Sainte Catherine ! Mes voix ne m'ont pas menti ! Ma mission était de Dieu ! Jésus, Jésus...

Elle est réhabilitée en 1456.

  • le 23 mai 1547: François Ier est inhumé à St-Denis.

Les cercueils de François Ier et de ses 2 enfants sont acheminés de Notre-Dame-Des-Champs à St-Denis la veille.

 


Mausolée de François Ier et de Claude de France à Saint Denis

  • le 23 mai 1555 : élection de Paul IV, 223ème pape.

Gian Pietro Carafa est né le 28 juin 1476, en Italie; il est élu pape, sous le nom de Paul IV. Son pontificat dure quatre ans, jusqu'en 1559. Il est issu d'une noble famille de Naples, dont il a été l'archevêque. Paul IV fait alliance avec les Français afin de chasser les Habsbourg de Naples. Il s'oppose à la paix religieuse d'Augsbourg du 25 septembre 1555. Celle-ci permet à chaque souverain de déterminer la confession de ses sujets.

  • le 23 mai 1648 : mort de Louis Le Nain, peintre français.

Louis Le Nain est né à Laon vers 1593. Louis a deux frères, Antoine et Matthieu, également tous deux peintres et qui se sont installés avec lui dans un atelier commun à Paris dès 1630. Il n'est pas toujours facile de distinguer ses tableaux de ceux de ses frères. Non seulement ils signent tous du même patronyme, mais en plus ils peignent souvent ensemble une même toile. Leur atelier devient vite réputé à Paris. En 1648, ils deviennent membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture.

Louis Le Nain, des trois le plus importants, se spécialise, tout comme ses frères, dans la peinture d'œuvres dédiées à la vie paysanne, à des portraits de familles paysannes dans divers environnements et dans une atmosphère grise, tout en tendant vers le réalisme. Il peint notamment : L'heureuse famille, La Forge, La famille de la laitière et Le repas des paysans. Il s'essaie aussi à la peinture religieuse avec Le repos de la Sainte Famille.

La Visite à la grand-mère (fin des années 1640), musée de l'Ermitage.

La charrette

  • le 23 mai 1706 : bataille de Ramillies.

Cette bataille a lieu au cours de la guerre de succession d'Espagne (1701-1714). Elle oppose l'Espagne, le Royaume de France et la Bavière à l'Angleterre, le Danemark, la Norvège, les Provinces Unies et le Saint Empire. L'armée franco-bavaroise dirigée par Villeroy perd en quatre heures le tiers de ses 60 000 hommes (morts, blessés ou prisonniers). La bataille de Ramillies figure, avec la bataille de Turin, parmi les plus grandes défaites de Louis XIV. Marlborough parvient ainsi à chasser l'armée française des Pays-Bas espagnols. L'année 1706 est alors appelée "annus mirabilis" par les Coalisés.

  • le 23 mai 1796 : Pie VI et les révolutionnaires français en Italie.

Ce jour là, le Pape Pie VI, qui considère que la Révolution française est dirigée contre l'Eglise catholique, incite les prêtres piémontais et lombards à soulever la population contre les Français.

  • le 23 mai 1808 : lutte entre le pape et Napoléon.

Le 2 février 1808, Rome est occupée par les troupes françaises; le 17 mai Napoléon a annexé les Etats pontificaux à l'empire. Le 23 mai, Pie VII commence à ne plus accorder l'investiture canonique aux candidats de Napoléon pour divers évêchés. Il interdit aux Italiens de prêter serment de fidélité au gouvernement français envahisseur. (Cf. la chronique du 17 mai).

  • le 23 mai 1842 : conquête de l'Algérie.

30 soldats français et leurs officiers, attirés dans une embuscade aux environ de Maison-carrée, sont massacrés impitoyablement, ayant préféré mourir qu'abjurer leur foi chrétienne. Un an plus tard le duc d'Aumale s'empare de la Smala d'Abd-el-kader le 16 mai 1843. (*)

(*) Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs de François Maris Algoud, (Ed de Chiré, page 103)

  • le 23 mai 1948 : Pie XII affirme :

« C'est surtout par les péchés d'impureté que les forces des ténèbres assujettissent les âmes. »

Lois Spalwer

Posté le 23 mai 2015 à 06h58 | Lien permanent | Commentaires (2)

22 mai 2015

La plus grande croix d'Asie construite au Pakistan. Pour que les Chrétiens restent.

CxCourageux témoignage

"Parvez Henry Gill, 58 ans, est un homme d’affaires pakistanais. Dans ce pays où la population est à 95 % musulmane, ce chrétien a entrepris depuis un an de construire une croix géante, de 43 mètres de haut. « Je veux que les chrétiens voient cette croix, et décident de rester ici », assure Parvez Henry Gill au Washington Post.

L’homme d’affaires chrétien dit avoir eu l’idée de cette croix lors d’un rêve, il y a quatre ans, au cours duquel le Seigneur lui serait apparu.

La croix se trouve tout près du plus vieux cimetière chrétien du pays, Gora Qabaristan, en proie aujourd’hui aux dégradations. « Ses habitants jettent des ordures dans le cimetière, et les croix et les statues sont souvent profanées » explique Parvez Henry Gill".

Lahire

Posté le 22 mai 2015 à 22h01 | Lien permanent | Commentaires (2)

Vous recherchez un docteur en histoire, maître de conférences?

Contactez-moi : lahirelsb@yahoo.fr.

Lahire

Posté le 22 mai 2015 à 18h52 | Lien permanent | Commentaires (1)

13 juin à Paris : colloque annuel du "réveil français"

Rf

Ce "groupe de réflexion stratégique au profit de toutes les organisations patriotiques" propose le programme suivant (informations complémentaires) : 

  • Introduction (Olivier DEJOUY)
  • Politique étrangère (Elie HATEM)
  • Défense (Jean-Marie FAUGÈRE, Général d’armée (2s) et le Colonel Jacques HOGARD (cr))
  • Faut-il sortir de la zone euro ? (Bernard LEDUC)
  • Immigration/Intégration (Camel BECHIK)
  • l’Éducation (Anne COFFINIER – Fondation pour l’École et Espérance banlieue)
  • Environnement – Écologie humaine (Denis BLANC et Patrice VERMEULEN)
  • Anthropologie et Société (Guillaume de PRÉMARE)
  • Conclusion (Axel TISSERAND)
Lahire

Posté le 22 mai 2015 à 18h44 | Lien permanent | Commentaires (1)

Évolution des atteintes aux lieux de cultes depuis 2008 en France

Michel Janva

Posté le 22 mai 2015 à 18h40 | Lien permanent

"Salut, dictateur !" "Salut grand-duc"

Echange d'amabilités entre le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le premier ministre hongrois Viktor Orban.

Viktor Orban a répondu "Salut grand-duc" au dictateur européiste, faisant allusion à la patrie de son hôte, le Grand-Duché de Luxembourg.

Michel Janva

Posté le 22 mai 2015 à 17h20 | Lien permanent | Commentaires (8)

Grâce à Jacques Bompard, on parle de l'avortement

A peine déposée, la proposition de loi visant à promouvoir des solutions alternatives à l’avortement provoque des remous dans la presse. Si cette proposition n'a aucune chance d'aboutir, elle a valeur de témoignage, elle oblige à parler de ce sujet et elle montre que le travail est fait, au cas où une autre majorité souhaiterait, à l'avenir, aider les femmes enceintes.

Parmi les attaques médiatiques, voici :

  • Metronews : «IVG : Jacques Bompard veut faire écouter aux femmes le cœur du fœtus » (écouter le coeur, quelle monstruosité !)
  • Politique matin « Ne plus poursuivre les associations pro-vie. On pensera évidemment aux commandos anti-IVG menés notamment par le docteur Dor, qui s’est retrouvé à maintes reprises devant la justice pour ses actions. »
  • La dépêche : « IVG : les propositions radicales du député d’extrême-droite Jacques Bompard »

Dans un communiqué, le député pro-vie répond :

"L’avortement en France concerne chaque année 220 000 enfants soit 220 000 femmes. L’ampleur de ce phénomène est alarmante. La France ne prône pas la vie. Les ornières idéologiques imposent une liberté à disposer de son corps sans prendre conscience de la réalité d’un être porté. Dans un monde où tout n’est qu’efficacité, productivité, transactions, la France instrumentalise les corps et les être. Elle banalise la souffrance des femmes. Elle nie celle du personnel médical obligé de réaliser des actes contraires à leur éthique dans une banalité dangereuse. La France n’a plus pour vocation de protéger les plus faibles, ici, les femmes enceintes et l’enfant qu’elle porte. Elle les a abandonnés, les femmes n’ont ainsi plus le droit à la souffrance, à la détresse.

L’avortement qui devait être une dérogation est devenu un droit banal. Les conséquences éthiques sont infinies. La réalité de l’avortement n’a jamais été présentée à celles qui sont concernées. Combien de femmes brisées dans leur être, la France devrait-elle regarder avec léthargie ? Combien d’enfants doivent mourir tués par acide ou découpés avant que nous ne prenions conscience de la barbarie qu’est l’avortement ?

Ce constat mortifère nous oblige à réagir. A ce titre, j’ai déposé une proposition pour protéger et soutenir les femmes enceintes, leur proposant une alternative à l’avortement. A la mort froide et inhumaine proposée par la législation, je veux prôner une alternative : ouverte à la vie et à la compassion !

Ces mesures sont diverses et variées. Je souhaite que les Françaises enceintes aient conscience qu’elles portent la vie. Je veux qu’elles puissent entendre le cœur de leur enfant pour qu’elles puissent s’en émerveiller et avoir le courage de le garder. Je veux qu’elles puissent bénéficier de temps avant de prendre une décision terrible et irréversible. Des alternatives à l’avortement existent. Je veux les promouvoir : des accouchements sous X ou la possibilité de garder l’enfant plein de vie grâce à des aides et droits accordés par l’Etat. Promouvoir la vie est le cœur de mon combat, je tiendrai ma place !"

Vous pouvez soutenir Jacques Bompard en lui écrivant à jbompard@assemblee-nationale.fr

Michel Janva

Posté le 22 mai 2015 à 17h08 | Lien permanent

"Nous, on veut réveiller les consciences"

Le Populaire a consacré un article sympathique aux veilleurs de Limoges. Extrait :

"20 h 30 en hiver, 21 heures en été. Ils arrivent en ordre dispersé. Une majorité de retraités, portable collé à l'oreille, qui battent le rappel. Un rituel désormais bien rodé, chaque mardi soir, place d'Aine. Un lieu symbolique, face au tribunal, car ceux qui se font appeler « Les Veilleurs » contestent toujours la loi Taubira du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe.

Un nombre variable. Leur mouvement a pris corps dans la nuit du 16 avril de cette même année, alors que le débat agite l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Et le vote le 23 avril de ladite loi n'a pas réussi à l'endiguer. Au contraire. Aujourd'hui, ils sont des centaines à se réunir dans quelque 150 villes françaises dont Limoges, pour réclamer l'abrogation du texte… et « veiller ». Mais que veillent-ils au juste, ou plutôt sur quoi veillent-ils ? Et surtout qui sont-ils ? Leur présence interpelle les passants, agace certains voisins ; au mieux, elle indiffère, au pire, elle inquiète. Mais ces anonymes, droits dans leurs convictions, se veulent rassurants.

Il y a Sylvie, 62 ans, ancienne commissaire enquêteur ; Dominique, 65 ans, retraitée de la fonction publique hospitalière ; Philippe, 56 ans, ingénieur méthode ; Jean-Jacques, 62 ans, retraité de la fonction publique ; Jean, 81 ans, architecte honoraire à la retraite ; Antoine, 54 ans, profession libérale ; mais aussi Martial, Blandine, Bruno et sa guitare, et les plus jeunes. Au cours de la soirée, d'autres rejoignent ce noyau dur d'une dizaine de personnes. Leur nombre varie chaque semaine, pouvant monter à plus d'une centaine. Cela a été le cas, le 21 avril dernier, lors de la venue de Béatrice Bourges. La porte-parole du Printemps français engagé dans la manifestation contre le mariage homosexuel est venue souffler la 100 e bougie des veillées limougeaudes.

Ne leur dites pas qu'ils sont « cathos intégristes » ou qu'ils sont sympathisants FN, ils rejettent en bloc ce type d'appartenance. « Aucun prêtre ne nous a dit de venir ici, insiste Sylvie qui se dit non-pratiquante. C'est quelque chose en dehors du clergé. » « Nous, on veut réveiller les consciences, au lieu de rester cloîtré chez soi, renchérit Catherine. Ici, on lit des textes ; les gens s'arrêtent, posent des questions. On ne prêche pas une religion particulière. » Chaque mois, ils définissent un thème de réflexion. En avril, ils ont ainsi planché sur « Liberté et mensonge sont-ils compatibles ? » et, ce mois-ci, ils décortiquent les notions de « Justice et vérité ». Une fois par semaine, ils transforment ainsi la place d'Aine en temple à ciel ouvert. Un lieu de réflexion qu'ils veulent apolitique et aconfessionnel. [...]

Michel Janva

Posté le 22 mai 2015 à 16h59 | Lien permanent

Les ambiguïtés de la déclaration des droits de l’homme

Pendant que les féministes se battent pour modifier la sexiste déclaration des droits de l'Homme, Philippe Pichot-Bravard déclare dans le dernier numéro de Monde et Vie :

M"Il y a une triple ambiguïté dans la déclaration des droits de l’homme. Premièrement, il existe dans la déclaration une tension entre l’article 2 qui proclame l’existence de droits naturels de l’homme et l’article 6 qui définit la loi comme l’expression de la volonté générale : l’article 6 fait de la volonté de la nation souveraine la source de toute norme juridique; ce faisant, il escamote l’existence d’un ordre naturel supérieur à la volonté du législateur. Or les constituants, de manière volontaire, ont refusé d’établir un organe et une procédure juridique permettant de vérifier que les textes adoptés par le législateur soient réellement respectueux des droits naturels proclamés dans la déclaration. Avec la déclaration des droits de l’homme, la volonté du législateur ne rencontre plus aucune limite, ce qui était l’une des conditions de la régénération révolutionnaire.

Deuxièmement, comme l’a montré Edmund Burke, le caractère abstrait des droits de l’homme n’offre aucune garantie. Tout au contraire, la Liberté abstraite s’avérera très rapidement redoutablement dangereuse pour les libertés concrètes. Un exemple, parmi d’autres ? L’article premier proclame que « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ». Or, quelques mois plus tard, l’Assemblée constituante ventile les citoyens en quatre catégories censitaires; les citoyens passifs, les citoyens actifs, les citoyens actifs éligibles et les citoyens actifs éligibles à la députation. Les deux-cinquièmes des hommes se voient ainsi privés du droit de vote et les trois-quarts sont exclus de l’éligibilité.

Troisièmement, la déclaration des droits de l’homme passe pour porter une conception élevée de l’homme; en réalité, elle exalte l’homme comme individu, mais, en escamotant la nature spirituelle et sociale de cet homme, elle l’appauvrit considérablement. J’invite ici le lecteur à consulter les ouvrages du Pr. Xavier Martin qui a mis en lumière le réductionnisme anthropologique qui découle du matérialisme et de l’individualisme des Lumières. Aujourd’hui, notre système occidental insiste beaucoup sur la promotion de droits de l’homme, abstraits, qui restent soumis à la définition qu’en donnent les institutions, et notamment les cours suprêmes de justice, nationales et supranationales, définition qu’adopte une opinion publique changeante et partiellement mondialisée, que des campagnes de presse peuvent guider aisément. De là d’inévitables inflexions qui permettent de concilier ces droits de l’homme avec de puissants intérêts économiques et idéologiques. Ainsi, la promotion des droits de l’homme coexiste harmonieusement avec le refus catégorique des sociétés contemporaines de protéger la vie des êtres humains depuis la conception jusqu’à la mort naturelle. Comment accorder du crédit à l’idée de droits de l’homme lorsque le premier droit, celui de vivre, est non seulement nié mais combattu afin de satisfaire tout à la fois les revendications idéologiques du féminisme révolutionnaire, les préoccupations malthusiennes des organisations supranationales et les calculs financiers des laboratoires de recherches ?"

Michel Janva

Posté le 22 mai 2015 à 15h32 | Lien permanent

L'action de la France en Syrie doit être réévaluée

Communiqué de l'Oeuvre d'Orient :

"L’Œuvre d’Orient constate avec colère le déploiement du DAECH dans différentes zones de l’Irak et de la Syrie : frontière irako-syrienne, ville de Ramadi en Irak et de Palmyre en Syrie.  La prise de cette dernière cité est une catastrophe culturelle d’ampleur mondiale mais aussi une catastrophe stratégique et morale.

L’Œuvre d’Orient souligne aussi que, dans les zones de la plaine de Ninive où se trouvaient les chrétiens, le DAECH n’a pas reculé d’un seul centimètre. Il est plus que jamais urgent de prendre les moyens de les neutraliser.

L’Œuvre d’Orient espère que la Réunion Internationale qui doit avoir lieu le 2 juin prochain à Paris permettra la mise en œuvre des moyens nécessaires afin de mener des actions efficaces.

L’Œuvre d’Orient souhaite que l’action de la France en Syrie soit réévaluée."

Michel Janva

Posté le 22 mai 2015 à 15h24 | Lien permanent

"Option préférentielle pour la famille: 100 questions et cent réponses autour du Synode"

Ce fascicule est un véritable manuel qui a été rédigé par trois évêques : l'archevêque de Paraiba (Brésil) Mgr Aldo Di Cillo Pagotto, l'évêque de Santa Rosa (Californie) Mgr Robert Francis Vasa, l'évêque auxiliaire d'Astana (Kazakhstan) Mgr Athanasius Schneider. Le manuel s'ouvre avec une préface du cardinal Medina Estevez:

"Dire que la famille traverse une crise grave et profonde nous semble objectivement vrai. Face à cette réalité, une attitude qui l'ignore ou la minimise ne serait pas sage: il est nécessaire de la prendre en considération, avec ses dimensions et sa magnitude, et identifier ainsi les moyens pour la surmonter. C’est à cela que vise ce livre".

Il y a 13 chapitres dans lesquels sont réparties les 100 questions et réponses, exprimées dans un langage agile et accessible au lecteur moyen. On part de ce qu'est un Synode et de la préparation au rendez-vous d'octobre 2014. On passe ensuite à "Église et famille" et, à travers d'autres chapitres comme par exemple ceux sur "Doctrine morale et pratique pastorale" et "Conscience personnelle et Magistère", on arrive à "mariage et famille" et aux questions délicates bien connues concernant les divorcés remariés et les homosexuels.

Très intéressant, le chapitre XI sur "quelques mots-clé du débat synodal", des mots qualifiés de "talisman", car ils sont souvent altérés dans leur signification originelle par l'utilisation qui en est faite, pliée aux exigences de l'objectif "ouverturiste" à atteindre : parmi eux "approfondissement", "personnes blessées", "miséricorde". Dans les réponses apparaissent souvent des citations de papes comme Jean-Paul II - et de l'Institut Jean Paul II pour la famille - ou Benoît XVI (mais aussi de Léon XIII, Pie XI, Pie XII, Paul VI, une du pape François) ou de cardinaux comme Velasio De Paolis, Carlo Caffarra, Robert Sarah, Gerhard Müller, Walter Brandmüller.

Avec ce manuel, il s’agit de stimuler tout un chacun à un examen de sa propre cohérence de pensée et de comportements avec la doctrine catholique. Comment peut-on dire "Je suis catholique et favorable à l'avortement, à l'euthanasie, aux 'mariages gays', et à l'adoption en ces derniers cas?". Ce serait comme se proclamer écologiste et polluer au même temps les fleuves. Par ailleurs, dans de nombreux cas où il y a dans le monde catholique une discussion au sujet des questions délicates bien connues, la doctrine catholique est déjà bien définie. 

2 exemples de questions et réponses.

Numéro 40: "Puisque aujourd'hui de nombreux fidèles ne suivent désormais plus la morale catholique, n'y aurait-il pas lieu de tolérer des situations irrégulières afin d'attirer plus de personnes dans l'Église?"

Réponse: "Une seule hypothétique, voire improbable, augmentation de la pratique religieuse de quelques personnes en situation irrégulière, c'est à dire illégitime ou immorale, ne peut pas être obtenue au prix très cher de démentir la morale évangélique et le Magistère ecclésial et d'affaiblir ainsi la foi des fidèles qui sont en règle. Au cas où l'Église changerait une doctrine et une pratique bimillénaires sur le mariage, elle perdrait sa crédibilité sur ce qu'elle pourrait enseigner dans le futur".

Numéro 91. "Dans le débat synodal, la 'miséricorde' est le critère d'orientation de toute approche pastorale; ce critère ne devrait-il pas prévaloir sur les exigences de la doctrine morale de façon à en changer le jugement?"

Réponse: "La miséricorde peut dépasser la justice, mais ne peut pas la violer, sinon elle serait injuste; encore moins peut-elle démentir la vérité, sinon elle serait fausse. En outre, justement parce qu'elle opère dans le domaine pratique, la miséricorde ne peut pas interférer dans celui de la doctrine, et ne peut donc pas changer le jugement moral sur la conduite".

(Traduction : Benoît-et-moi).

Michel Janva

Posté le 22 mai 2015 à 14h51 | Lien permanent

Mgr Jean-Louis Balsa nommé évêque de Viviers

Le Pape François ayant accepté la démission de Mgr François Blondel pour limite d’âge, a nommé ce vendredi 22 mai, évêque de Viviers, Mgr Jean-Louis Balsa, jusqu’à présent vicaire général du diocèse de Nice.

Mgr Jean-Louis Balsa, né en 1957 et ordonné prêtre en 1984, Docteur en théologie et diplômé en anthropologie religieuse, a été vicaire épiscopal pour la pastorale des jeunes et a participé à la formation de séminaristes du diocèse. Il a également été secrétaire du synode diocésain de Nice entre 2007 et 2009. Il a été vicaire général du diocèse auprès des évêques Mgr Louis Sankalé et Mgr Marceau.

Entre 2013 et 2014, il était délégué général du diocèse auprès de l’administrateur apostolique nommé par le Pape, Mgr Guy Thomazeau suite à la démission de Mgr Louis Sankalé en août 2013. Mgr François Blondel est nommé administrateur apostolique pour gouverner le diocèse de Viviers jusqu’à la prise de possession canonique de son successeur.

La date de la consécration épiscopale du nouvel évêque de Viviers est prévue le 12 septembre 2015.

Michel Janva

Posté le 22 mai 2015 à 14h37 | Lien permanent

Commission d’enquête sur le financement français de DAESCH

C'est une proposition de résolution (explosive) du député Jean-Frédéric Poisson tendant à la création d’une commission d’enquête relative à la participation de fonds français au financement de DAESCH. Le président du PCD explique :

"Depuis plusieurs mois, DAESCH, organisation terroriste, sème la terreur au Proche et Moyen-Orient. Souhaitant rétablir un califat islamique, DAESCH persécute, tue, martyrise les populations qui refusent de se convertir à l’Islam.

Parmi elles, les chrétiens d’Orient sont une cible prioritaire des violences. Communauté placée sous la protection de la France depuis le 20 mai 1250 et l’acte de protection du roi Saint Louis, les chrétiens d’Orient entretiennent une relation particulière avec notre nation. Descendants directs des premiers chrétiens, ils vivent sur ce territoire depuis 2000 ans. A travers les siècles, l’Islam s’est répandu, devenant à certains endroits majoritaire. Le dialogue entre musulmans et chrétiens a toujours existé sur place. Il compte parmi les espaces de connaissance interreligieuse les plus développés au monde. Par sa présence continue auprès des communautés chrétiennes, notre pays a pu appréhender au mieux l’Islam et la connaissance du monde oriental. Aujourd’hui, ces populations sont menacées d’extermination par DAESCH, alors même que depuis plusieurs années, la diplomatie française semble s’être détournée des chrétiens d’Orient en oubliant la responsabilité historique de notre pays.

Au nom de nos principes autant qu’au nom de notre histoire, la France, pays des droits de l’Homme, ne peut rester silencieuse ni inactive face à ce génocide, eu égard aux responsabilités particulières. Et même, les liens étroits qui nous unissent aux chrétiens d’Orient appellent de notre part la plus grande vigilance. A ce titre, nous devons veiller à ce qu’aucun euro français ne contribue directement comme indirectement au financement de DAESCH. Pas une goutte de sang d’un chrétien d’Orient ne doit couler à causer de la France et à cause de son silence complice. Il en va de la responsabilité de notre peuple de demeurer aux côtés des minorités persécutées.

Or, le 15 septembre 2014, lors de la conférence sur la Paix et la Sécurité en Irak, réunie au Quai d’Orsay, le Président de la République, Monsieur François HOLLANDE, affirmait : « Il n’y a pas de temps à perdre face à la menace des djihadistes de Daesch qui a pris le contrôle de larges secteurs de territoires irakiens et syriens, multipliant les exactions ».
Il est de notoriété publique que DAESCH a pu constituer ces derniers temps un capital important grâce au pétrole.

Et récemment, Madame Jana HYBASKOVA, ambassadrice de l’Union Européenne en Irak, a déclaré devant les députés de la commission des affaires étrangères du Parlement Européen : « Malheureusement, des Etats membres de l’Union Européenne achètent ce pétrole ». « Je ne peux pas partager avec vous cette information. Ce n’est pas une information publique » a-t-elle ajouté, refusant de donner plus de détails.

C’est la raison pour laquelle il convient qu’une commission d’enquête puisse se réunir d’urgence afin de s’assurer que pas une goutte de pétrole terroriste n’est achetée par des sociétés françaises."

Michel Janva

Posté le 22 mai 2015 à 14h15 | Lien permanent

Un islamiste, déjà arrêté, retente un départ en Syrie

Il a quitté famille et amis dans le nord de la France avec l’intention de rejoindre l’Etat islamique. Arrêté une première fois en Allemagne, il a tenté une seconde fois le voyage, mais en passant par Genève. A croire qu'après la première arrestation, il a été efficacement surveillé...

Ce musulman modéré a été marqué par tuerie de Charlie Hebdo, selon sa mère. A partir de janvier, ce gamin joyeux, gentil, qui aime la musique et sortir avec des copines, se renferme, fréquente assidûment la mosquée de sa région, fait la leçon à sa famille non pratiquante. En moins de trois mois, il se radicalise. Rapide.

Sa première fuite s'arrête à Munich, où il se fait arrêter. Comme il est mineur, on le ramène à la maison. Placé sous contrôle judiciaire, il doit signer toutes les semaines un acte de présence au commissariat local. Un mois et demi plus tard, le 11 mai, il repart.

Il vient d'être arrêté. Pourra-t-il faire une 3e tentative ?

Michel Janva

Posté le 22 mai 2015 à 11h43 | Lien permanent | Commentaires (11)

"Oui, Jésus est miséricordieux, mais il a dit que rompre un mariage, c’était un adultère, un péché. Et le pécheur, sans pénitence, ne peut recevoir le Christ"

Lu sur FC :

"«Il n’y a pas de révolution ! La doctrine n’appartient à personne en particulier, elle appartient au Christ ! ». C’est qu’a tenu à rappeler le cardinal Robert Sarah, interpellé à propos du prochain Synode des évêques sur la famille, lors de la présentation à Rome le 20 mai d’une nouvelle collection d’ouvrages sur ce thème chez l’éditeur italien Cantagalli. La question de l’accès à la communion des divorcés remariés cristallise une partie des débats. Evoquant les discussions actuelles dans l’Eglise à l’approche de la prochaine assemblée ordinaire des évêques sur la famille, le cardinal Sarah a assuré que « beaucoup de gens parlent dans le sens du vent ». Pourtant, a-t-il insisté, « celui que nous devons tous suivre, c’est le Christ. Pape, évêques, c’est le Christ que nous devons suivre ».

Le haut prélat a également affirmé qu’au cours du synode d’octobre 2014, les divisions, notamment sur la question de l’accès à la communion pour les personnes divorcées remariées, concernaient surtout l’Occident. Il n’y a pas de tels débats « en Amérique, en Asie, en Afrique », a-t-il rappelé. Et le haut prélat guinéen d’affirmer : « en Afrique, nous sommes fermes. Nous avons vu des gens mourir pour leur foi, alors nous ne pouvons pas plaisanter avec la foi ».

Au cours du synode d’octobre 2015, le chef de dicastère espère « retrouver une unité pour réaffirmer ce que l’Eglise a toujours affirmé ». « On ne peut pas changer l’Evangile, a-t-il insisté. Oui, Jésus est miséricordieux, mais il a dit que rompre un mariage, c’était un adultère, un péché. Et le pécheur, sans pénitence, ne peut recevoir le Christ ». Et de tancer : «Si des évêques et des prêtres le font, ils insultent le Christ, ils profanent son corps ! ». « Un péché d’autant plus grand »."

Michel Janva

Posté le 22 mai 2015 à 10h41 | Lien permanent

Syrie : le Père Jacques Mourad a été enlevé jeudi dans son monastère

Lu ici :

M"La veille, il avait envoyé un message qui pourrait s’avérer sinistrement prémonitoire. «Les extrémistes de Daech s’approchent de notre ville. A Palmyre, ils ont tué beaucoup de gens en coupant leur tête. Priez pour nous, SVP.» Le Père Jacques Mourad a été enlevé jeudi dans son monastère de Mar Elias, à Qaryatayn, un gros bourg planté au milieu du désert syrien, à une centaine de kilomètres de Palmyre.

«Beaucoup d’hommes en armes sont arrivés cet après-midi. Ils l’ont mis dans un véhicule et sont repartis. Ils ont aussi pris sa voiture et son ordinateur. Depuis, nous n’avons aucune nouvelle de lui», déplore au téléphone Marie Rose, qui partageait au quotidien la vie de Mar Elias. Sous le choc, les membres de la petite communauté se sont réunis dans la cour centrale: craignant le pire, ils ont abandonné le monastère pour se réfugier chez l’habitant."

Michel Janva

Posté le 22 mai 2015 à 10h38 | Lien permanent

Les Tibétains convertis au catholicisme ne le sont pas à moitié

Excellente dépêche de l'AFP sur les chrétiens du Tibet :

"Adossé au massif himalayen, le village de Baihanluo n'est accessible qu'à pied ou à cheval, par un sentier muletier que l'on gravit en cherchant son souffle, les yeux rivés sur les sommets enneigés.

Son église en bois, au toit aux pans courbés, fut fondée à la fin du XIXe siècle par des envoyés de la Société des missions étrangères de Paris. Le pape Grégoire XVI (1831-1846) avait confié à ces prêtres français l'évangélisation du Thibet --comme on l'écrivait alors--, juste après l'ouverture manu militari de la Chine par la première guerre de l'Opium. Baroudeurs à l'ardeur apostolique incomparable, ces missionnaires ont vécu une épopée parfois sanglante, martyrisés par des lamas hostiles à l'arrivée du Christ au pays de Bouddha.

Mais, rudes à la tâche et prêts à tous les sacrifices, les Pères aventuriers ont creusé leur sillon évangélisateur, remontant les vallées du fleuve Salouen (appelé "Nu" en mandarin) et du Mékong, jusqu'au Haut plateau. Coupés du monde par l'hiver verrouillant les cols, ils ont établi des "missions perdues" sur des pentes où les lamaseries conservaient un fonctionnement féodal.

"C'était l'extrême western de la Chine. En chinois, la rivière Nu était surnommée la vallée de la mort. Un adage disait qu'il fallait vendre sa femme avant d'y partir, parce qu'on ne savait pas si on pourrait en revenir", explique à l'AFP Constantin de Slizewicz, auteur de l'ouvrage "Les peuples oubliés du Tibet".

Après l'arrivée au pouvoir des communistes en 1949, ces missionnaires étrangers, "suppôts de l'impérialisme", ont été arrêtés, maltraités puis expulsés.

- Décennies sans prêtres -

"Les églises ont été fermées ou transformées en écoles ou en granges. Les chrétiens n'avaient plus le droit d'avoir d'objets religieux, sous peine d'emprisonnement, et ceux qui avaient des rôles importants ont été persécutés, menés au laogai" (goulag chinois), précise M. de Slizewicz. Et pourtant, la religion catholique a subsisté clandestinement chez ces populations rurales, dont la ferveur n'a d'égale que la pauvreté.

"Le Tibétain est un fou de Dieu. Ils ont leur vie dédiée à la foi. Ces Tibétains convertis au catholicisme ne le font pas à moitié", poursuit Constantin de Slizewicz. "Pendant quasiment 50 années d'absence de prêtres et de sacrements, ils n'ont pas perdu une parole de l'enseignement d'un siècle de ces Pères". Entretenant les tombes des missionnaires français, les Tibétains ont continué à prier avec des catéchistes, à célébrer Pâques et Noël, remplaçant le boeuf et l'âne de la crèche par un yack et un mulet. Certains n'ont jamais oublié leur latin ou comment réciter Frère Jacques...

A Baihanluo, ermitage juché sur un promontoire, 400 à 500 paroissiens se rassemblent aux fêtes du calendrier. Ils gardent un souvenir vivace du patriarche Zacharie, mort centenaire il y a une dizaine d'années. Ce catéchiste de l'ethnie loutse survécut aux purges communistes en fuyant à Taïwan. Après 30 ans d'exil, il participa au renouveau catholique local. "Zacharie avait déposé dans chaque église du voisinage de l'eau sainte de Lourdes diluée dans de l'eau claire. On en donna une goutte à un fidèle tombé malade. Trois jours après, il était rétabli", relate Zha Xi, 32 ans, baptisé "Joseph". Cet enfant du pays incarne la relève pastorale à Baihanluo, après avoir conclu son séminaire à Kunming et Chengdu. Près du Toit du monde --et donc des cieux-- le futur prêtre semble réaliser un autre miracle: il extirpe d'un recoin sombre du presbytère un vieux coffre, apparemment là depuis des lustres.

- Malle aux reliques -

A l'intérieur se trouvent des livres rongés par l'humidité, abandonnés lors du départ précipité des prêtres français: une collection du journal L'Illustration de 1930 et des missels en tibétain publiés en 1897 par l'Imprimerie de la Société des missions étrangères de Hong Kong. La malle aux reliques recèle également un gros bol estampillé "Creil et Montereau", une manufacture de faïence française qui connut son apogée dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Ces objets ont échappé aux saccages du maoïsme.

Mais pas l'église de Zhongding, dans la vallée voisine, qui dut être totalement rénovée après l'ouverture de la Chine sous Deng Xiaoping. Là est enterré Annet Génestier, un missionnaire natif du Puy-de-Dôme (centre de la France). Ce grand chasseur devant l'Eternel s'est éteint en 1937, en tirant sur sa pipe, après un demi-siècle à arpenter les montagnes tibétaines.

Son lointain successeur est le Père François, Han Sheng de son nom chinois. "Les missionnaires français ont introduit dans la région les connaissances scientifiques modernes", souligne ce prêtre de 39 ans. "Les grands arbres ont été plantés par les Français. Les cloches des églises ont aussi été apportées de France, tout comme les outils agricoles."

Parce qu'en Chine les autorités imposent aux croyants de rejoindre une organisation affiliée au Parti communiste, une "Eglise souterraine" s'est développée. Selon Han Sheng, la grande région tibétaine compte plus de 10.000 catholiques. Lui-même se partage entre 16 églises du district de Gongshan. "Nous manquons de prêtres", insiste-t-il. Yu Xiulian, paysanne de 75 ans qui reçut Madeleine pour nom de baptême, confirme: "Ici les catholiques sont de plus en plus nombreux. Nous, les gens du peuple, on voudrait agrandir les églises, mais l'argent manque."

La nuit tombée, on retrouve le Père François à Nidadang, un village proche. Dans l'église traversée par un courant d'air glacé, les femmes sont assises à gauche avec les enfants, les hommes à droite. Ce sont des agriculteurs de tous âges, vêtus simplement, la peau tannée par l'altitude et le travail des champs. A côté de l'autel, le prêtre entend les confessions. Un par un, les fidèles viennent s'agenouiller pour lui confier leurs péchés dans le creux de l'oreille. "Si on suit Ta Parole, on monte au paradis", chante inlassablement l'assemblée."

Michel Janva

Posté le 22 mai 2015 à 08h17 | Lien permanent | Commentaires (2)

Le livret de paternité deviendra un livret de "parentalité"

C'est la suite de la loi Taubira. La CAF l'annonce :

"Le « livret de paternité » instauré en 2002 au moment de la création du congé de paternité ne doit plus être adressé aux allocataires. La Caf de la Somme, qui en assurait, par délégation de la Cnaf et pour le compte de chaque Caf, les opérations d’édition et d’expédition aux futurs pères en a été avisée.

Cette décision est prise en accord avec la secrétaire d’Etat chargée de la famille, des personnes âgées et de l’autonomie du fait que celui-ci est devenu en grande partie obsolète et comporte plusieurs erreurs.

En remplacement de ce livret de paternité, un projet de nouveau « livret de parentalité » est en cours de rédaction en lien avec les services ministériels et les organismes de protection sociale concernés. [...]"

Michel Janva

Posté le 22 mai 2015 à 08h12 | Lien permanent | Commentaires (6)

Annonce d’un arrêt de Grande Chambre dans l’affaire Vincent Lambert

Communiqué de la CEDH :

"La Cour européenne des droits de l’homme rendra son arrêt de Grande Chambre dans l’affaire Lambert et autres c. France (requête n° 46043/14) en audience publique le vendredi 5 juin 2015 à 11 heures au Palais des droits de l’homme à Strasbourg."

Michel Janva

Posté le 22 mai 2015 à 08h09 | Lien permanent

La Neuvaine : méditation de l'abbé Christian Venard

Le père Christian Venard est prêtre depuis 1997. Aumônier militaire parachutiste depuis 1998, il a accompagné les troupes françaises sur tous les théâtres d'opérations (Kosovo, Afghanistan, Mali, Liban, etc.). A Montauban il a reçu le dernier souffle de deux de ses paras lâchement assassinés par Merah. Il est l'auteur avec Guillaume Zeller d'un livre témoignage : Un prêtre à la guerre. Il collabore tous les mois à la revue Parole et Prière.

« France, ô ma France très belle

Pour toi je ferais bataille

Je quitterai père et mère

Sans espoir de les revoir jamais »

VLe sens du patriotisme semble trop souvent s’être dissout - même chez les chrétiens parfois - dans un hédonisme pacifiste ou un vulgaire individualisme. Certes, comme catholiques, nous savons que notre patrie céleste est ultime. Pour autant, la médiation de la patrie terrestre, cette terre reçue de nos pères, est nécessaire dans notre chemin de foi. « L’amour et le service de la patrie relèvent du devoir de reconnaissance et de l'ordre de la charité » (cf. CEC 2239). Nous sommes les héritiers d'une immense chaîne d'ancêtres, qui a façonné ces paysages, ces institutions, ces architectures, ces arts, de la cuisine à la littérature, de la musique à la peinture, des sciences à la théologie... La France, telle une cathédrale gothique, se dresse devant nous, s'élevant des profondeurs de la terre charnelle, et pointant vers le Ciel ses tours les plus hautes ; toute remplie et de lumières et d'ombres, elle est ce lieu naturel, où chacun de nous est appelé à faire fructifier les talents reçus, pour le service de la patrie et pour la plus grande gloire de Dieu.

A la veille de la Pentecôte, implorons le Saint-Esprit pour nous-mêmes, pour nos dirigeants, afin de retrouver plus encore, le sens du bien commun et l'amour de notre pays, de tous ses héritages.

Le don de la Sagesse - don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres, nous contemplons les choses éternelles - nous permettra d'ordonner l'amour à porter à nos deux patries, la céleste et la terrestre.

Le don d'Intelligence - don par lequel nous est facilitée l’intelligence de la Foi - facilitera notre compréhension du lien étroit entre nos deux patries.

Le don de Conseil  -  don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain - nous fera discerner les actions à poser, les plus à même de rendre service à notre Patrie et à nos concitoyens dans le souci du Salut éternel.

Le don de Force - don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la loi de Dieu et de l’Eglise - nous fera sortir de notre torpeur et de nos tiédeurs bourgeoises pour nous mettre au service de nos frères dans la Cité.

Le don de Science - don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu - sera particulièrement précieux, en ce domaine du patriotisme, pour discerner avec justesse les combats à mener.

Le don de Piété - don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain - nous poussera à voir en chaque Français un frère à aimer et à aider.

 Enfin le don de la Crainte de Dieu - don qui nous fait respecter Dieu et qui nous détourne du mal en nous portant au bien - contribuera à nous conforter dans tous ces choix au service de Dieu et de la Patrie.

Pour reprendre les mots du Père Doncoeur parlant des héros de 14-18, et en les appliquant à tous nos ancêtres qui nous ont légué ce si beau pays :

« Nos morts ont des droits sur nous. Ils exigent autre chose qu’une démarche : un engagement et un don. Une main vigoureuse nous entraîne au sacrifice, en des modes différents mais également impérieux, et –qui sait ?- peut-être demain à une mort analogue. »

Que la Vierge Marie, Reine de France, nous rende dociles aux inspirations du Consolateur, pour nous mettre, chaque jour un peu plus, au service de nos frères, de notre pays, de l'Eglise et de Dieu.

Michel Janva

Posté le 22 mai 2015 à 08h00 | Lien permanent


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