22 février 2018

La PMA n'est pas conforme à la dignité de la personne humaine

Le le 22 février 1987, en la Fête de la Chaire de Saint Pierre Apôtre, le cardinal Joseph Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, publiait l'instruction Donum Vitae, sur le respect de la vie humaine naissante et la dignité de la procréation. Dans ce texte est expliqué pourquoi toute procréation médicalement assistée est immorale (et pas seulement la "PMA sans père" qui n'est que la conséquence de cette dérive) :

S395"1. Pourquoi la procréation humaine doit-elle avoir lieu dans le mariage?

Tout être humain doit être accueilli comme un don et une bénédiction de Dieu. Cependant, du point de vue moral, une procréation vraiment responsable à l’égard de l’enfant à naître doit être le fruit du mariage.

La procréation humaine possède en effet des caractéristiques spécifiques en vertu de la dignité personnelle des parents et des enfants: la procréation d'une personne nouvelle, par laquelle l'homme et la femme collaborent avec la puissance du Créateur, devra être le fruit et le signe de la donation mutuelle et personnelle des époux, de leur amour et de leur fidélité. La fidélité des époux, dans l'unité du mariage, comporte le respect réciproque de leur droit à devenir père et mère seulement l'un par l'autre.

L'enfant a droit d'être conçu, porté, mis au monde et éduqué dans le mariage: c'est par la référence assurée et reconnue à ses parents qu'il peut découvrir son identité et mûrir sa propre formation humaine.

Les parents trouvent dans l'enfant une confirmation et un accomplissement de leur donation réciproque: il est l'image vivante de leur amour, le signe permanent de leur union conjugale, la synthèse vivante et indissoluble de leur dimension paternelle et maternelle.

En vertu de la vocation et des responsabilités sociales de la personne, le bien des enfants et des parents contribue au bien de la société civile; la vitalité et l'équilibre de la société demandent que les enfants viennent au monde au sein d'une famille, et que celle-ci soit fondée sur le mariage d'une manière stable.

La tradition de l'Église et la réflexion anthropologique reconnaissent dans le mariage et dans son unité indissoluble le seul lieu digne d'une procréation vraiment responsable.

2. La fécondation artificielle hétérologue est-elle conforme a la dignité des époux et a la vérité du mariage ?

Dans la FIVETE et l'insémination artificielle hétérologue, la conception humaine est obtenue par la rencontre des gamètes d'au moins un donneur autre que les époux unis dans le mariage. La fécondation artificielle hétérologue est contraire à l'unité du mariage, à la dignité des époux, à la vocation propre des parents et au droit de l'enfant à être conçu et mis au monde dans le mariage et par le mariage.

Le respect de l'unité du mariage et de la fidélité conjugale exige que l'enfant soit conçu dans le mariage; le lien entre les conjoints attribue aux époux, de manière objective et inaliénable, le droit exclusif à ne devenir père et mère que l'un par l'autre. Le recours aux gamètes d'une tierce personne, pour disposer du sperme ou de l'ovule, constitue une violation de l'engagement réciproque des époux et un manquement grave à l'unité, propriété essentielle du mariage.

La fécondation artificielle hétérologue lèse les droits de l'enfant, le prive de la relation filiale à ses origines parentales, et peut faire obstacle à la maturation de son identité personnelle. Elle constitue en outre une offense à la vocation commune des époux appelés à la paternité et à la maternité; elle prive objectivement la fécondité conjugale de son unité et de son intégrité; elle opère et manifeste une rupture entre parenté génétique, parenté « gestationnelle » et responsabilité éducative. Cette altération des relations personnelles à l'intérieur de la famille se répercute dans la société civile: ce qui menace l'unité et la stabilité de la famille est source de dissensions, de désordre et d'injustices dans toute la vie sociale.

Ces raisons conduisent à un jugement moral négatif sur la fécondation artificielle hétérologue: sont donc moralement illicites la fécondation d'une femme mariée par le sperme d'un donneur autre que son mari, et la fécondation par le sperme du mari d'un ovule qui ne provient pas de son épouse. En outre, la fécondation artificielle d'une femme non mariée, célibataire ou veuve, quel que soit le donneur, ne peut être moralement justifiée.

Le désir d'avoir un enfant, l'amour entre les époux qui souhaitent remédier à une stérilité autrement insurmontable, constituent des motivations compréhensibles; mais les intentions subjectivement bonnes ne rendent la fécondation artificielle hétérologue ni conforme aux propriétés objectives et inaliénables du mariage, ni respectueuse des droits de l'enfant et des époux. [...]

Une fois déclarée inacceptable la fécondation artificielle hétérologue, on doit se demander comment apprécier moralement les procédés de fécondation artificielle homologue: FIVETE et insémination artificielle entre époux. Il convient auparavant d'éclaircir une question de principe.

4. Quel lien est moralement requis entre procréation et acte conjugal?

a) L'enseignement de l'Église sur le mariage et la procréation humaine affirme « le lien indissoluble que Dieu a voulu, et que l'homme ne peut rompre de sa propre initiative, entre les deux significations de l'acte conjugal: union et procréation. En fait, par sa structure intime, l'acte conjugal, unissant les époux par un lien très profond, les rend aptes à la génération de nouvelles vies, selon les lois inscrites dans l'être même de l'homme et de la femme ». Ce principe, fondé sur la nature du mariage et la connexion intime de ses biens, entraîne des conséquences bien connues sur le plan de la paternité et de la maternité responsables: « C'est en sauvegardant les deux aspects essentiels, union et procréation, que l'acte conjugal conserve intégralement le sens d'amour mutuel et véritable, et son ordination à la très haute vocation de l'homme à la paternité ».

La même doctrine relative au lien entre les significations de l'acte conjugal et les biens du mariage éclaire le problème moral de la fécondation artificielle homologue, car « il n'est jamais permis de séparer ces divers aspects au point d'exclure positivement soit l'intention procréatrice, soit le rapport conjugal ».

La contraception, prive intentionnellement l'acte conjugal de son ouverture à la procréation, et opère par là une dissociation volontaire des finalités du mariage. La fécondation artificielle homologue, en recherchant une procréation qui n'est pas le fruit d'un acte spécifique de l'union conjugale, opère objectivement une séparation analogue entre les biens et les significations du mariage.

C'est pourquoi la fécondation est licitement voulue quand elle est le terme d'un « acte conjugal apte de soi à la génération, auquel le mariage est destiné par sa nature et par lequel les époux deviennent une seule chair ». Mais la procréation est moralement privée de sa perfection propre quand elle n'est pas voulue comme le fruit de l'acte conjugal, c'est-à-dire du geste spécifique de l'union des époux.

b) La valeur morale du lien intime entre les biens du mariage et les significations de l'acte conjugal se fonde sur l'unité de l'être humain, corps et âme spirituelle. Les époux s'expriment réciproquement leur amour personnel dans le « langage du corps », qui comporte clairement des « significations sponsales » en même temps que parentales. L'acte conjugal, par lequel les époux se manifestent réciproquement leur don mutuel, exprime aussi l'ouverture au don de la vie: il est un acte inséparablement corporel et spirituel. C'est dans leur corps et par leur corps que les époux consomment leur mariage et peuvent devenir père et mère. Pour respecter le langage des corps et leur générosité naturelle, l'union conjugale doit s'accomplir dans le respect de l'ouverture à la procréation, et la procréation d'une personne humaine doit être le fruit et le terme de l'amour des époux. L'origine de l'être humain résulte ainsi d'une procréation « liée à l'union non seulement biologique mais aussi spirituelle des parents unis par le lien du mariage ». Une fécondation obtenue en dehors du corps des époux demeure par là même privée des significations et des valeurs qui s'expriment dans le langage du corps et l'union des personnes humaines.

c) Seul le respect du lien qui existe entre les significations de l'acte conjugal et le respect de l'unité de l'être humain permet une procréation conforme à la dignité de la personne. Dans son origine unique, non réitérable, l'enfant devra être respecté et reconnu égal en dignité personnelle à ceux qui lui donnent la vie. La personne humaine doit être accueillie dans le geste d'union et d'amour de ses parents; la génération d'un enfant devra donc être le fruit de la donation réciproque qui se réalise dans l'acte conjugal où les époux coopèrent, comme des serviteurs et non comme des maîtres, à l'œuvre de l'Amour Créateur.

L'origine d'une personne est en réalité le résultat d'une donation. L'enfant à naître devra être le fruit de l'amour de ses parents. Il ne peut être ni voulu ni conçu comme le produit d'une intervention de techniques médicales et biologiques; cela reviendrait à le réduire à devenir l'objet d'une technologie scientifique. Nul ne peut soumettre la venue au monde d'un enfant à des conditions d'efficacité technique mesurées selon des paramètres de contrôle et de domination.

L'importance morale du lien entre les significations de l'acte conjugal et les biens du mariage, l'unité de l'être humain et la dignité de son origine, exigent que la procréation d'une personne humaine doive être poursuivie comme le fruit de l'acte conjugal spécifique de l'amour des époux. Le lien existant entre procréation et acte conjugal se révèle donc d'une grande portée sur le plan anthropologique et moral, et il éclaire les positions du Magistère à propos de la fécondation artificielle homologue.

5. La fécondation homologue « in vitro » est-elle moralement licite ?

La réponse à cette question est strictement dépendante des principes qui viennent d'être rappelés. Assurément, on ne peut pas ignorer les légitimes aspirations des époux stériles; pour certains, le recours à la FIVETE homologue semble l'unique moyen d'obtenir un enfant sincèrement désiré: on se demande si dans ces situations, la globalité de la vie conjugale ne suffit pas à assurer la dignité qui convient à la procréation humaine. On reconnaît que la FIVETE ne peut certainement pas suppléer à l'absence des rapports conjugaux et ne peut pas être préférée, vu les risques qui peuvent se produire pour l'enfant et les désagréments de la procédure, aux actes spécifiques de l'union conjugale. Mais on se demande également si, dans l'impossibilité de remédier autrement à la stérilité, cause de souffrance, la fécondation homologue in vitro ne peut pas constituer une aide, sinon même une thérapie, dont la licéité morale pourrait être admise.

Le désir d'un enfant — ou du moins la disponibilité à transmettre la vie — est une requête moralement nécessaire à une procréation humaine responsable. Mais cette intention bonne ne suffit pas pour donner une appréciation morale positive sur la fécondation in vitro entre époux. Le procédé de la FIVETE doit être jugé en lui-même, et ne peut emprunter sa qualification morale définitive ni à l'ensemble de la vie conjugale dans laquelle il s'inscrit, ni aux actes conjugaux qui peuvent le précéder ou le suivre.

On a déjà rappelé que dans les circonstances où elle est habituellement pratiquée, la FIVETE implique la destruction d'être humains, fait contraire à la doctrine citée plus haut sur l'illicéité de l'avortement. Pourtant, même dans le cas où toute précaution serait prise pour éviter la mort d'embryons humains, la FIVETE homologue réalise la dissociation des gestes qui sont destinés à la fécondation humaine par l'acte conjugal. La nature propre de la FIVETE homologue devra donc aussi être considérée, abstraction faite du lien avec l'avortement provoqué.

La FIVETE homologue est opérée en dehors du corps des conjoints, par des gestes de tierces personnes dont la compétence et l'activité technique déterminent le succès de l'intervention; elle remet la vie et l'identité de l'embryon au pouvoir des médecins et des biologistes, et instaure une domination de la technique sur l'origine et la destinée de la personne humaine. Une telle relation de domination est de soi contraire à la dignité et à l'égalité qui doivent être communes aux parents et aux enfants.

La conception in vitro est le résultat de l'action technique qui préside à la fécondation; elle n'est ni effectivement obtenue, ni positivement voulue, comme l’expression et le fruit d'un acte spécifique de l'union conjugale. Donc dans la FIVETE homologue, même considérée dans le contexte de rapports conjugaux effectifs, la génération de la personne humaine est objectivement privée de sa perfection propre: celle d'être le terme et le fruit d'un acte conjugal, dans lequel les époux peuvent devenir « coopérateurs de Dieu pour le don de la vie à une autre nouvelle personne ».

Ces raisons permettent de comprendre pourquoi l'acte de l'amour conjugal est considéré dans l'enseignement de l'Église comme l'unique lieu digne de la procréation humaine. Pour les mêmes raisons, le « simple case », c'est-à-dire une procédure de FIVETE homologue purifiée de toute compromission avec la pratique abortive de la destruction d'embryons et avec la masturbation, demeure une technique moralement illicite, parce qu'elle prive la procréation humaine de la dignité qui lui est propre et connaturelle.

Certes, la FIVETE homologue n'est pas affectée de toute la négativité éthique qui se rencontre dans la procréation extra-conjugale; la famille et le mariage continuent à constituer le cadre de la naissance et de l'éducation des enfants. Cependant, en conformité avec la doctrine traditionnelle sur les biens du mariage et la dignité de la personne, l'Église demeure contraire, du point de vue moral, à la fécondation homologue in vitro; celle-ci est en elle-même illicite et opposée à la dignité de la procréation et de l'union conjugale, même quand tout est mis en œuvre pour éviter la mort de l'embryon humain.

Bien qu'on ne puisse pas approuver la modalité par laquelle est obtenue la conception humaine dans la FIVETE, tout enfant qui vient au monde devra cependant être accueilli comme un don vivant de la Bonté divine et être éduqué avec amour."

 

Michel Janva

Posté le 22 février 2018 à 09h39 | Lien permanent

Rod Dreher : "nous devons entrer en clandestinité"

Rod Dreher est longuement interrogé par Le Rouge et le Noir sur son ouvrage, Le Pari bénédictin. Extrait :

"Il y a quelques mois, le réseau protestant fondamentaliste Pulpit and Pen a encensé le livre de Matt Walsh, The Unholy Trinity, dans lequel il préconise d’affronter la culture postchrétienne, et attaqué le vôtre, arguant que les chrétiens ne devraient jamais cesser de lutter contre l’abandon de Dieu par la société. Pourquoi pensez-vous qu’il y a peu d’espoir dans ce combat ?

Comment-etre-chretien-dans-un-monde-qui-ne-lest-plus-Le-pari-benedictinJe suis d’accord sur le fait que les chrétiens ne doivent jamais cesser de résister, mais nous devons nous demander ce qui est le plus efficace. Je pense que ces protestants de Pulpit et Pen font une erreur dramatique. Si je peux utiliser une métaphore, nous sommes ici comme à Dunkerque : je crois que dans la guerre culturelle, les chrétiens sont bloqués sur une plage, et Matt Walsh veut mener une charge héroïque contre l’ennemi. Je préconise une retraite stratégique. Nous devons nous retrouver en lieu sûr afin de pouvoir nous entraîner, spirituellement et de manières qui ne soient pas purement politiques, pour cette longue guerre. J’ai 50 ans, la droite religieuse existait dès le début de ma conscience politique, et même si je n’en ai jamais fait partie, en tant que catholique, j’étais Républicain. Le Parti républicain a été mon parti politique pendant trente ans, et quel résultat pouvons-nous faire valoir ? Les conservateurs ont été plusieurs fois au pouvoir pendant tout ce temps et la culture a continué à s’enfoncer de plus en plus loin dans l’athéisme. Si vous regardez les chiffres des enquêtes en sciences sociales sur la génération Y, nous n’avons jamais vu une telle chute de la pratique religieuse. La foi est en train de s’effondrer.

Plus inquiétant encore, selon Christian Smith dans une étude pour l’Université de Notre Dame, l’écrasante majorité de ceux qui se déclarent chrétiens croient en quelque chose qui n’est pas chrétien, mais en ce qu’il appelle un déisme moraliste thérapeutique (Moralistic therapeutic deism en anglais), quelque chose de très faible et qui n’entraînera pas les gens à résister. La bataille est désormais beaucoup plus avancée, nous avons perdu cette guerre, nous devons entrer en clandestinité, être la résistance française, s’entraîner pour le long terme. J’adorerais avoir des victoires politiques, des victoires légales, et peut-être en aurons-nous quelques-unes dans les années à venir, mais cela n’aura aucune espèce d’importance si nous n’avons pas de véritable formation spirituelle, si nous ne veillons pas à donner une catéchèse à nos enfants. Ce qui est profondément frustrant, c’est que les chrétiens conservateurs ne voient pas cela. Ils pensent que l’ennemi est dehors, mais l’ennemi est à l’intérieur : il est dans les smartphones, sur Internet. Ces choses ne sont pas nécessairement mauvaises, mais les gens attendent désormais ce que les démocrates et les libéraux vont faire, et en attendant, ils donnent à leurs enfants un accès complet à Internet, et les enfants téléchargent de la pornographie. Certains parents préfèrent ne pas voir cela ; ils préfèrent ne pas voir comment certaines écoles dans lesquelles ils envoient leurs enfants sapent les croyances chrétiennes traditionnelles, avec des choses comme la théorie du genre. Ils regardent au-delà de la ligne Maginot, et attendent les Allemands."

Michel Janva

Posté le 22 février 2018 à 09h22 | Lien permanent | Commentaires (0)

Que des hommes majeurs isolés

Unknown-11Un centre d'accueil pour immigrés va ouvrir ses portes d'ici quelques jours à Saint-Malo.

Une cinquantaine de migrants, « pas de famille, uniquement des hommes majeurs isolés et résidant actuellement en région parisienne », précise le Préfet seront logés dans cette partie d’immeuble composée de plusieurs appartements.

Michel Janva

Posté le 22 février 2018 à 08h29 | Lien permanent | Commentaires (0)

Mathilde Edey Gamassou choisie pour être la Jeanne d'Arc 2018 : une mauvaise polémique

DWZWxA7X0AAI9y6Certains se sont émus que Mathilde Edey Gamassou ait été désignée par le Comité Jeanne d'Arc comme la Jeanne 2018 qui participera aux fêtes dédiées à partir du 29 avril. 

Sa famille effectivement, est originaire du Bénin, du côté de son père, et de Pologne, du côté de sa mère. Née à Paris, elle est l'aînée d'une fratrie de cinq enfants qui portent tous des prénoms de membres de la famille de Jeanne d'Arc. Cheftaine de patrouille aux Guides d'Europe, membre de l'association Sainte Jeanne hier, aujourd'hui et demain et encadrante de jeunes dans la préparation aux sacrements, elle fait montre de l'engagement religieux exigé par le jury. 

Interrogée sur sa vision de Jeanne d'Arc, elle a répondu par ces trois mots : "Persévérance, humilité, et courage".

La journaliste Charlotte d’Ornellas, qui avait été désignée, en 2002, pour être Jeanne d’Arc lors des Fêtes johanniques à Orléans, estime que cette polémique est triste car les gens qui l’ont initiée ne connaissent pas ces fêtes, n’ont pas compris comment la Jeanne d’Arc était choisie et pourquoi la petite Mathilde est, de ce fait, parfaitement légitime. Aucun critère physique de ressemblance ne rentre en compte dans le choix. Et le multiculturalisme n’est pas le sujet ; au contraire, c’est la culture française qui est célébrée !

Michel Janva

Posté le 22 février 2018 à 08h06 | Lien permanent | Commentaires (1)

Le projet de loi sur l'immigration élargit le regroupement familial

Les associations immigrationnistes sont vent debout contre ce texte, mais c'est visiblement pour établir un écran de fumée sur des mesures qui vont agrandir les vannes de l'immigration :

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Le sénateur FN Stéphane Ravier dénonce cet enfumage :

De même, Ivan Rioufol dénonce la fausse fermeté d'Emmanuel Macron :

"L’Etat macronien, le cul entre deux chaises, s’apprête à ne rien régler du défi posé par l’immigration de peuplement. Le "En même temps" présidentiel, qui permet le double discours, rend illisible le projet de loi "Asile, immigration et intégration", présenté ce mercredi en Conseil des ministres. Certes, l’Etat entend théoriquement faire la distinction entre le réfugié politique et l’exilé économique, afin de n’accorder l’asile qu’au premier. Mais ce principe est déjà ébranlé. En effet, le premier ministre, Edouard Philippe, a fait savoir qu’il allait reprendre également les grandes lignes du rapport remis lundi par le député En Marche, Aurélien Taché,ex-militant socialiste. Or ce dernier contredit la politique d’apparente fermeté voulue par Emmanuel Macron. Taché propose de maintenir l’indifférenciation entre les demandeurs d’asile si, six mois après l'enregistrement de leur dossier, ils n’ont pas reçu de réponse. Dans cette hypothèse, non seulement le persécuté politique et le chercheur de meilleure fortune conserveraient leur égalité de statut, mais rien ne les distinguerait des Français eux-mêmes ! Taché : "Les immigrés ont une formidable envie de s’en sortir. Il faut donc leur donner les moyens d’être autonomes en rétablissant l’égalité entre Français et eux dans l’accès à l’emploi et au logement". Alors que la France souffre d’un chômage endémique, d’une pénurie de logements et d’une intégration en faillite, voilà un député qui reprend les discours angéliques qui étaient ceux de la gauche des années 80. Accorder les mêmes droits au demandeur d’asile et au citoyen revient à vider de sa substance ce qui constitue une nation.

Ceux qui croyaient impensable qu’un homme politique censé puisse encore répéter : "L’immigration est une chance pour la France", au vu des désastres produits par le choc des cultures, n’avaient pas encore entendu le chef du gouvernement. La version de Philippe ne diffère guère du vieux couplet, quand il déclare, mardi : "La diversité est une chance dans notre République une et indivisible". En ajoutant : "La France a une longue et belle tradition d’accueil. Mais notre pays n’est pas toujours à la hauteur de cette tradition". En fait, l’apparente conversion de Macron au réalisme, qui effraie les "humanistes", semble n’être qu’un leurre. Celui qui avait soutenu la politique d’Angela Merkel dans son accueil de plus d’un million de réfugiés en 2015 est resté peu ou prou le même homme. Macron, imprégné du conformisme immigrationniste, ne sera jamais celui qui fera obstacle aux pressions culpabilisantes, d’ailleurs reprises par son premier ministre. Dans la vision macronienne du tout économique, l’insertion par l’emploi est jugée suffisante pour parler d’intégration. C’est cet a priori que reprend Taché, qui va jusqu’à proposer de développer un "hébergement citoyen" afin que des familles puissent accueillir des réfugiés, quitte à ce qu’elles bénéficient d’un crédit d’impôt pouvant aller jusqu’à 1800 euros par an. Cependant, cette vision productiviste pêche par son aveuglement volontaire : ce n’est pas le chômage qui fracture la France, mais le rejet de ce qu’elle représente aux yeux d’immigrés légitiment attachés à leur propre culture, à leur propre civilisation."

Michel Janva

Posté le 22 février 2018 à 08h05 | Lien permanent | Commentaires (0)

40 Days for Life : 57 bébés sauvés

Spring2018roman3La coordination internationale des 40 Days for Life annonce que 57 bébés à naître ont été sauvés de l’avortement au 6ème jour de la campagne de Carême.

Nous vous invitons donc à rejoindre cette chaîne de prière “de l’arrière” : signalez que vous voulez y participer en confirmant votre adhésion à daniel.hamiche@gmail.com qui coordonne depuis des années cette chaîne de prière.

Michel Janva

Posté le 22 février 2018 à 08h03 | Lien permanent

Le latin - Jeudi de la 1e semaine de carême

Michel Janva

Posté le 22 février 2018 à 08h00 | Lien permanent

C’est arrivé un 22 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

 

  • le 22 février: saints du jour français ou en France.
    • St Paschase, évêque à Vienne en Gaule (IVe s.)
  • À Vienne en Gaule, au IVe siècle, saint Paschase, évêque, remarquable pour son érudition et la sainteté de ses mœurs.

    • Bse Isabelle de France, vierge et fondatrice des « Clarisses urbanistes »  (1225-1270)

Isabelle de France (1225-1270), française, vierge, sœur du Roi saint Louis, est la fondatrice d'un monastère de Clarisses à Longchamp, près de Paris. C’est le neuvième enfant de Louis VIII le Lion et de Blanche de Castille, elle est instruite dans une très forte foi chrétienne, marquée par la prière, l’obéissance et la Charité.

Sa biographie nous parvient par l’intermédiaire d’Agnès d’Harcourt, l’une de ses dames d’honneurs, qui rédige une vie d’Isabelle, à la demande de Charles d’Anjou, frère de Saint Louis.

Isabelle préfère vouer sa vie à Dieu. Le Pape Innocent IV l’approuve et l’autorise à se placer sous la tutelle de religieux franciscains. Elle peut ainsi faire bâtir une maison dans la forêt de Rouvray, actuel bois de Boulogne, qui suit la règle des Religieuses Clarisses. Saint Bonaventure en rédige la règle qui devient après un second remaniement, la règle des Clarisses Urbanistes. Le Monastère de Long-champs est bâti grâce au soutien de Saint Louis. Elle a été béatifiée en 1521 par Léon X.

Isabelle de France, fille du Roi de France Louis VIII, le Lion, et de Blanche de Castille, est morte sans alliance ni postérité. Isabelle reçut, comme son frère, une éducation chrétienne très forte : dès son plus jeune âge elle se fit remarquer par sa piété et sa tempérance.

Pour des raisons politiques, son père voulait la marier au comte Hugues de la Marche qui préféra épouser Yolande, la fille du comte de Bretagne. Le pape Innocent IV  souhaitait la voir épouser le fils de Frédéric II de Hohenstaufen, empereur du Saint Empire. Ce prince Conrad était en titre mais non en fait, roi de Jérusalem, et devait hériter de l'Empire. Isabelle refusa ce parti et fit connaître à sa famille et au Pape qu'elle souhaitait garder la virginité. Le Pape comprit son dessein, et lui accorda, par bulle, le 26 mai 1254, l'autorisation de se mettre sous la tutelle spirituelle de religieux franciscain.

Un an plus tard, elle entreprit la construction d'un monastère, dans la forêt de Rouvray (le bois de Boulogne), proche de Paris, sur un terrain concédé par son frère, le Roi Louis IX.

Celui-ci, très attaché à sa sœur, l'avait autorisée à consacrer une somme de trente mille livres, soit la somme qu'elle aurait eue comme dot, pour la construction du monastère. Le monastère de Longchamp fut achevé en 1259, et accueillit les premières clarisses (de l'obédience de Saint-Damien), venues du monastère de Reims, le 23 juin 1260. En s'inspirant de la Règle écrite par Claire d'Assise, elle avait composé elle-même une règle, un peu moins sévère, qui fut approuvée par Alexandre IV, le 2 février 1259. Saint Bonaventure, ministre général des Franciscains et d'autres frères l'avaient conseillée ; il prêcha plusieurs fois à Longchamp et rédigea un traité de vie spirituelle dédié à Isabelle: de Perfectione vitae ad sorores (La vie parfaite, pour les sœurs). Le monastère fut consacré à l'humilité de la Bienheureuse Vierge Marie.

À partir de 1260, Isabelle vint s'installer dans une petite maison, construite pour elle dans l'enclos du monastère, pour partager la vie et la prière des sœurs, mais elle ne fit jamais profession religieuse. En 1263, elle obtint du pape Urbain IV, un remaniement de la Règle. Cette dernière rédaction fut adoptée par plusieurs monastères, en France et en Italie (clarisses urbanistes).

Isabelle mourut le 22 février 1270 et fut enterrée dans l'église du monastère. Après la mort de saint Louis (à Tunis, la même année), Charles d'Anjou, frère du Roi et d'Isabelle, demanda à une dame de compagnie d'Isabelle d'écrire sa vie, en vue de sa canonisation.

Agnès d'Harcourt publia ce récit hagiographique, vers 1280, mais Isabelle ne fut béatifiée qu'en 1521, par le pape Léon X. 

 

  • le 22 février 606 : mort du pape Sabinien.
  • le 22 février 1281 : le cardinal français Simon de Brion est élu 187e pape, il choisit le nom de Martin IV.

  • le 22 février 1288 : élection du pape Nicolas IV.
  • le 22 février 1358 : Etienne Marcel fait assassiner les conseillers du Roi.

Les émeutiers parisiens, sous la conduite d'Étienne Marcel, le prévôt des marchands, pénètrent dans la chambre du Dauphin Charles, futur Charles V, qui gère le Royaume en l'absence de son père, Jean II le Bon, captif en Angleterre depuis septembre 1356. Les conseillers du prince, Jean de Conflans et Robert de Clermont, sont égorgés sous ses yeux au Palais de la Cité. En l'absence du Roi Jean II, prisonnier des anglais, le Dauphin se soumet aux exigences d'Etienne Marcel, qui est lui-même assassiné par les parisiens en août de la même année.

Meurtre des maréchaux. En arrière-plan, Étienne Marcel tend un chaperon rouge et bleu au Dauphin.

  • le 22 février 1403 : naissance de Charles VII, Roi de France.

Charles VII de France, dit Charles le Victorieux ou encore Charles le Bien Servi, naît à Paris le 22 février 1403 et meurt à Mehun-sur-Yèvre le 22 juillet 1461 ; il est Roi de France de 1422 à 1461.

Son nom reste principalement attaché à l'épopée de Jeanne d'Arc, qui délivre Orléans et conduit Charles, non sans réticences ou hésitations de sa part, à la cérémonie du sacre à Reims. Charles VII est souvent critiqué par la postérité pour avoir ralenti la reconquête de la France initiée par Jeanne et pour l'avoir abandonnée à son sort après sa capture à Compiègne en 1430. Néanmoins, il la fait aussi réhabiliter solennellement en 1456 et laver de toute accusation d'hérésie. En 1453, il met fin à la guerre de Cent Ans sur une victoire française.

Voir les chroniques du 21 juin sur la triple Donation du Royaume de France et des 17 et 22 juillet.

  • le 22 février 1495 : entrée de Charles VIII dans Naples.

Le Roi de France, Charles VIII, entre dans Naples sans bataille.C'est le terme de la campagne qu'il a menée depuis l'année précédente en Italie pour faire reconnaître ses droits sur le royaume de Naples, fondés sur la cession faite à son père, le Roi Louis XI, par Charles d'Anjou, héritier de son oncle René, roi de Naples et de Sicile. La première Guerre d'Italie (1494-1495) qu'il a lui-même déclenchée s'achève ; Charles VIII se proclame roi de Naples et de Jérusalem.Les murailles du Château Neuf et de celui de l'Œuf n'ont pas résisté longtemps à la supériorité de l'artillerie française. Le roi Ferdinand II d'Aragon, s'est enfui deux jours plus tôt.

Le Roi de France Charles VIII entre victorieux dans Naples, le 12 m&i 1495, jour de la chevauchée inaugurale de son règne napolitain.

  • le 22 février 1619 : évasion de Blois de la reine-mère Marie de Médicis.

Marie de Médicis s'évade du château de Blois et gagne Loches, où l'attend le duc d'Epernon accompagné d'une escorte. Ils fuient vers Angoulême.La nouvelle parvient rapidement à la Cour, semant la consternation. Louis XIII est furieux. En avril, Louis XIII trouvera un compromis avec sa mère en signant le traité d'Angoulême. Marie de Médicis obtiendra le gouvernement de l'Anjou en échange de la Normandie, mais ne sera pas autorisée à revenir au Conseil.

  • le 22 février 1652 : Condé remporte une victoire à Miradoux.

Les frondeurs entrent dans la ville grâce à l'intrépidité et l'audace de Condé. Mais les habitants, qui refusent de renseigner les ennemis du Roi, sont torturés et persécutés par les frondeurs pour donner des informations qu'ils ne donneront pas.

  • le 22 février 1652, encore : Turenne est nommé au poste de commandant en chef de l'armée royale.
  • le 22 février 1680 : Catherine Deshayes, veuve Montvoisin, dite La Voisin, mêlée à l'affaire des poisons, est brûlée en Place de Grève.

Catherine Deshayes, une avorteuse, devineresse et sorcière surnommée "la Voisin", est brûlée vive en place de Grève à Paris. Elle a été mêlée à l'affaire des poisons

  • le 22 février 1698 : Bossuet publie "Divers écrits ou mémoires sur le livre intitulé Explication des maximes des saints" de Fénelon.

 

  • le 22 février 1744: fin de la bataille de Toulon.

La bataille du cap Sicié, ou bataille de Toulon, est une victoire navale franco-espagnole sur la marine britannique, qui a commencé le 11 février. Elle présente la particularité d'avoir été livrée avant la déclaration de guerre officielle entre la France et la Grande-Bretagne.

  • le 22 février 1759 : les Français abandonnent le siège de Madras, en Inde, à l'arrivée de la flotte anglaise.

     

  • le 22 février 1797 : les troupes françaises débarquent en Grande-Bretagne, puis capitulent deux jours plus tard.

     

  • le 22 février 1821 : création de l'école des chartes.

L'Ecole des chartes est créée par une ordonnance de Louis XVIII, pour former des jeunes gens capables d'organiser les dépôts de documents issus des confiscations révolutionnaires et de renouveler l'histoire nationale.

  • le 22 février 1848 : Paris se soulève contre la Monarchie de Juillet.

Le roi des Français, Louis-Philippe, est renversé et abdique le 24 février. Une gigantesque manifestation où se retrouvent des gens comme Odilon Barrot, Louis Blancou, Lamartine, part de la Madeleine au Palais-Bourbon et finit par des incidents en fin d'après-midi. Un manifestant est tué. La Garde nationale n'obéit plus aux ordres du roi et se joint au peuple le lendemain. Louis-Philippe abdique le 24 en faveur de son petit-fils, le comte de Paris. Mais l'insurrection se poursuit jusqu'à l'entrée des insurgés dans le Palais-Bourbon et la proclamation de la République par Lamartine, qui s'est déshonoré le lendemain en refusant de proclamer roi le jeune comte de Paris sous la régence de sa mère, au cours d'une séance où il s'est montré particulièrement ignoble.

  • le 22 février 1879 : le pape Léon XIII reçoit des journalistes.

Les représentants de la presse, réunis à Rome, sont reçus par le pape en audience solennelle. Au cours de l'allocution qu'il leur adresse, Léon XIII proteste contre l'usurpation sacrilège dont il est la victime et il exhorte les vaillants polémistes à revendiquer avec énergie et persévérance les droits méconnus du Siège Apostolique. « Soyez toujours, leur dit-il, unanimes et résolus à défendre sans cesse, par la parole et par la plume, la nécessité du Pouvoir Temporel, pour le libre exercice du pouvoir spirituel. L'histoire à la main, montrez que ce Pouvoir a été constitué et a duré en vertu d'un droit si légitime qu'il n'est pas possible d'en assigner un plus grand ou même un égal dans les choses humaines. »

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie préface page 1 aux éditions Desclée de Brouwer

  • le 22 février 194O : la chambre des députés vote la destitution des communistes, à l'unanimité.

Le 27 mai trois des six saboteurs de moteurs d'avion des usines Farman sont fusillés Leur avocat est maître Marcel Willard, qui sera nommé secrétaire général de la justice en 1944. L'épuration sera bien une collusion entre gaullistes et communistes

  • le 22 février 1945 : le général De Gaulle institue par ordonnance les comités d'entreprise.
  • le 22 février 1954 : les Français évacuent Hoa Binh.

Afin de défendre le Delta, le général Salan dégage des unités d'élites encore basées au nord de l'Indochine. L'opération, commencée par des manœuvres de diversion le 1er février, s'achève le 24. Le 24 février la 13eme DBLE, en arrière garde, se fraie un passage et traverse la Ligne de Lattre à Xuan Mai. Bien qu'aucune des actions n'entraîne des pertes insupportables, les pertes continuelles occasionnées par l'offensive sur Hoa Binh s'avèrent aussi coûteuses que l'opération le long de la ligne de crêtes de Cao Bang en 1950. Les Français ont 436 tués, 2060 blessés et 458 disparus, tandis que le Viet Minh compte 3500 tués, de 7500 à 8000 blessés et 307 prisonniers. Cette manœuvre de désengagement, très délicate, est un réel succès français.

  • le 22 février 1980 : une fusée française Ariane 1 lance le satellite suédois de recherches scientifiques Viking.
  • le 22 février 1987 : le Préfet de la Congrégation de la Foi, le cardinal Ratzinger, publie l'instruction "Donum vitae" qui condamne toute forme de procréation médicalement assistée.
  • le 22 février 1996 : mise en place de l'armée de métier.
Lois Spalwer

Posté le 22 février 2018 à 05h38 | Lien permanent | Commentaires (0)

21 février 2018

Le texte liberticide sur les écoles libres a été adopté

Capture d’écran 2018-02-21 à 20.19.52Mercredi 21 février à 14h30, le Sénat a adopté la proposition de loi liberticide visant à encadrer le régime d'ouverture des établissements privés hors contrat, présentée par Françoise GATEL et plusieurs de ses collègues, dans le cadre de l'ordre du jour réservé au groupe Union Centriste. 

Le texte, soutenu par le ministre Jean-Michel Blanquer, a été adopté par 240 voix pour, 94 voix contre. 347 présents et 334 votants.

Dans son numéro du jour, Minute s'étonne du silence de l'enseignement catholique. Alors même que toute école, avant de pouvoir passer un contrat avec l'Etat, doit avoir 5 ans d'existence... hors contrat.

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Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 20h22 | Lien permanent | Commentaires (10)

Marion Maréchal Le Pen : «La droite a besoin d'union et de bienveillance»

Interrogée dans Valeurs Actuelles, Marion Maréchal Le Pen évoque son projet métapolitique et réfute toute ambition électorale. Partant du constat que «la droite enracinée et entrepreneuriale a encore du chemin à faire pour peser concrètement» elle affiche son objectif de renverser la «domination culturelle quasi hégémonique» de la gauche.

Images-2"J'ai décidé de m'associer à la création d'une académie de sciences politiques, à côté d'autres activités professionnelles. L’école que j’accompagne est libre et indépendante. Il ne s’agit pas d’un projet partisan "

"Nous donnerons des armes intellectuelles, culturelles, juridiques, techniques et médiatiques à nos jeunes afin qu'ils soient les plus performants possible dans l'entreprise comme dans l'arène politique"

Le projet de l'établissement sera bel et bien politique. Il s'agit d'organiser un «terreau dans lequel tous les courants de la droite pourront se retrouver et s'épanouir», en formant «les dirigeants de demain».

«La droite a besoin d'union et de bienveillance». 

"Il est temps de s’atteler à des œuvres moins visibles peut-être, plus humbles à certains égards, mais non pas moins efficaces et concrètes".

"La bataille des idées est gagnée à bien des égards, mais elle ne parvient pas à se transformer en victoire électorale. À chaque élection, les financements se font rares, les soutiens limités, les relais compliqués. C’est précisément sur ce rôle que la jeunesse conservatrice de France a une mission d’ampleur à mener. Je suis convaincue que notre famille de pensée doit investir davantage le champ de la métapolitique". 

Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 19h53 | Lien permanent | Commentaires (6)

Mgr Aupetit : "Je veux bien être conservateur, comme celui du Louvre, qui ne garde que les belles choses et les partage avec tous"

Extrait de l'entretien donné par Mgr Aupetit, archevêque de Paris, dans La Vie :

Maxresdefault-2"[...] Comment définir le progrès ? Est-il technique, humain ? Quand on a trouvé la fission nucléaire, c’était un progrès technique. Mais deux bombes ont fait plus de 200.000 morts au Japon. La technique doit toujours être évaluée par l’éthique. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », écrivait Rabelais. Un marteau est un progrès, mais s’il sert à défoncer le crâne de son voisin, ce n’en est plus un. Un autre exemple : le diagnostic préimplantatoire ou prénatal. Il permet à des bébés d’être opérés in utero ou à la naissance pour leur permettre de vivre. Mais si ce diagnostic sert à détecter une anomalie qui va conduire à une interruption médicale de ­grossesse, il y a bien une différence éthique.

...] Aujourd’hui, réveiller la conscience, c’est le rôle de l’Église. Il y a un enjeu de civilisation, la nécessité d’ouvrir les cœurs à l’attention aux plus faibles. Or, on revient peu à peu à la loi de la jungle, à cet homme en bonne santé, riche, bien portant, qui pourra se payer tout ce qu’il veut, faire du « trans­humanisme » pour lui-même, mettre une puce dans sa tête, mais aux dépens de qui ? De la majorité des gens qui crèveront de faim. [...]

L’Église est convaincue de parler et d’agir pour le bien commun, mais elle est souvent perçue comme un lobby ou un groupe de pression qui défendrait sa propre vision du monde. Comment y remédier ?

Le « bien commun » est une expression de la doctrine sociale de l’Église. Le monde politique parle surtout de « l’intérêt général », ce qui est différent. Le bien commun est le bien de chacun pour se mettre au service de tous. L’intérêt général est celui de la majorité. Mais qu’est-ce que cela rapporte à l’Église de défendre ses convictions, sinon de se faire mépriser, de se faire insulter et de se faire mettre de côté ? Nous ne sommes pas un lobby qui cherche quoi que ce soit. Nous ne gagnons ni argent ni considération. Nous pensons qu’il faut parler, car c’est un devoir de conscience, quitte à être à contretemps. Si nous étions un lobby, nous serions beaucoup plus efficaces.

N’y a-t-il pas de la part de l’Église une prudence sur ces sujets bioéthiques pour ne pas paraître ringarde ?

Quand on est ringard à une époque, on devient moderne à une autre. Ce que nous disons est-il juste, oui ou non ? Nous abordons ces questions en raison, et pas seulement sous l’éclairage de la foi. C’est ainsi que nous travaillons sur les questions bioéthiques. La Bible peut nous donner un éclairage supplémentaire, car il n’y a pas de contradiction entre la raison et la foi. Je ne pense pas que l’Église soit prudente au sens de timorée, puisqu’elle s’exprime librement et que cela lui vaut d’être traitée de ringarde. On m’a traité de conservateur, pourquoi pas ? Je veux bien être conservateur, comme celui du Louvre, qui ne garde que les belles choses et les partage avec tous. « Progressiste » veut dire que l’on suit un progrès. Qu’est-ce qui nous fait progresser en humanité ? C’est le regard que l’on pose sur les plus faibles. J’ai appris cela quand j’étais médecin et que des handicapés sont venus s’installer à côté de mon cabinet. Je les soignais. Ils m’ont appris bien plus sur l’humanité de l’homme que n’importe quel manuel.

Comment mobiliser les catholiques, qui ont eu le sentiment au moment du débat bioéthique en 2009-2010 de ne pas être écoutés par les politiques ?

Mobiliser, c’est éclairer la conscience. La plupart des gens se disent : « Pourquoi pas, qu’est-ce que ça change ? » Nous voulons qu’ils se disent : « Oui, il y a un problème. » Nous avons établi des fiches sur chacun des sujets bioéthiques traités, y compris l’intelligence artificielle et la question du transhumanisme. Est-ce intéressant de courir plus vite qu’Usain Bolt grâce à des puces fichées dans nos muscles ? À quoi bon ? Cela va nous permettre d’augmenter nos performances. Mais l’homme doit-il avoir un seuil de performance ? Le biologiste britannique Francis Crick (1916-2004) – qui a découvert la structure en double hélice de l’ADN – a dit que tout enfant à la naissance devrait subir des tests en deçà desquels il n’aurait pas le droit de vivre. Va-t-on créer des seuils d’humanité ? C’est exactement ce qu’ont fait les nazis, qui reprenaient les idées de certains scientifiques américains, comme l’a décrit Jean-Claude Guillebaud en 2001 dans son livre le Principe d’humanité (Seuil).

Vous redoutez une pente vers l’eugénisme ?

C’est déjà fait ! On ne laisse pas naître les enfants trisomiques. Le week-end dernier, je fêtais les 29 ans de ma filleule qui est trisomique. Je peux vous dire qu’elle a plus de joie de vivre que bien des gens que je côtoie tous les jours. Pourquoi n’aurait-elle pas le droit de vivre sous prétexte qu’elle ne va pas faire du calcul intégral ? Moi, je l’ai appris, cela ne m’a servi à rien ! Dans les relations interpersonnelles, cette jeune fille m’a appris beaucoup de choses : ne pas porter un masque, ne pas faire semblant.

Vous évoquez souvent votre exercice de la médecine. Avez-vous été confronté à des dilemmes éthiques ?

Bien sûr. Je me souviens d’une jeune femme de 30 ans qui souffrait d’un cancer du sein avec des métastases osseuses extrêmement douloureuses. On la soulageait avec un dérivé de la morphine, mais cela restait dur. J’étais impressionné de voir qu’elle m’accueillait toujours avec le sourire, avec gentillesse, en me demandant de mes nouvelles. Un proche me disait : « Mais qu’attendez-vous pour la faire passer ? » Au début, j’étais choqué, car ma patiente, elle, ne me demandait rien. En réfléchissant, j’ai compris pourquoi un membre de la famille proche peut demander cela : c’est insupportable de voir les gens que l’on aime souffrir en étant dans l’impuissance. Avec les soins palliatifs à domicile, on apprend à la famille à déposer une pipette de morphine sous la langue ou à actionner une pompe à morphine, ou encore à désobstruer le malade quand il étouffe, cela change tout. Il n’y a presque plus de demandes d’euthanasie. Le proche peut faire un geste qui soulage et qui exprime son affection. Être dans l’impuissance, c’est insupportable. Donner la mort est une mauvaise réponse. [...]

L’anthropologie chrétienne s’oppose à une autre anthropologie plus courante dans la société. Peuvent-elles encore se comprendre ?

Je crois qu’en face il n’y a pas d’anthropologie cohérente. S’il y a des conceptions différentes de l’homme, on ne sait pas trop sur quoi elles reposent. Quelles sont les bases de la dignité de l’homme ? Pourquoi quelqu’un de jeune, riche et beau serait-il plus digne qu’un vieillard cacochyme qui bave ? Celui-ci peut gêner, il ne sert à rien. On prend prétexte qu’il ne faut pas qu’il souffre pour lui donner la mort. Un peu comme les chevaux qu’on achevait autrefois quand ils se cassaient une patte sur un obstacle. Une personne très âgée, une personne handicapée, ce n’est pas rentable ! Mais ils nous apprennent l’humanité. [...]"

Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 18h44 | Lien permanent | Commentaires (3)

Semi-marathon de Paris : 1 000 personnes courent pour les personnes trisomiques

Ss4wxPrès de  1 000 coureurs ont décidé de “Courir pour la Vie” au semi-marathon de Paris le 4 mars en portant les couleurs de la fondation Jérôme Lejeune. Leur objectif est d’affirmer auprès de l’opinion publique que toute vie mérite d’être vécue et respectée, et particulièrement celle des personnes les plus fragiles.

La levée de fonds servira à soutenir les 3 missions de la fondation Jérôme Lejeune :

  • financer la recherche sur la trisomie 21 et les autres déficiences intellectuelles d'origine génétique,
  • soigner les 9 000 patients de l'Institut Jérôme Lejeune,
  • et défendre la vie.

Courir et lever des fonds pour les personnes trisomiques, c'est aussi une manière de s'engager et de rendre visible cette cause. L'engagement de ce millier de coureurs prouve que cette cause mobilise encore. L’un des organisateurs de l’évènement, Enguerrand Boissonnet, déclare :

« notre société est tenté par le transhumanisme, par un homme augmenté et performant. Dans ce monde, les plus faibles n’auraient pas leur place ! » « Il faut à la fois tenir bon sur nos convictions, et être ouvert au dialogue… Le semi-marathon de Paris permet de nous rendre visible et de communiquer face à face ».

La fondation Jérôme Lejeune se réjouit de cette initiative :

« Nous sommes touchés par la mobilisation de ce millier de personnes pour la cause de la vie. Jérôme Lejeune disait que “la qualité d’une civilisation se mesure au respect qu’elle porte aux plus faibles de ses membres”. Courir pour la vie, c’est courir pour les 9 000 patients que l’Institut Jérôme Lejeune accueille. Les bénéfices de cette course aideront notamment à financer les programmes de recherche, »

Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 17h05 | Lien permanent

Le sénateur FN Stéphane Ravier défend la liberté scolaire

La proposition de loi liberticide est en cours d'examen au Sénat :

Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 16h21 | Lien permanent | Commentaires (4)

Deux soldats français tués au Mali

Un véhicule blindé de l'opération Barkhane a heurté un engin explosif improvisé. La mort des de deux soldats a été confirmée par l'armée. Un troisième soldat serait également blessé.

Addendum : il s'agit de deux militaires du 1er Régiment de Spahis, de Valence. L’attaque aurait eu lieu dans la région d’Indelimane, près de Gao.

Requiescant in pace

Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 15h38 | Lien permanent | Commentaires (5)

Bobards d'or : les votes sont ouverts

La cérémonie (parodique) des Bobards d’Or distingue, chaque printemps, les « meilleurs des journalistes », ceux qui n’hésitent pas à mentir délibérément pour servir le politiquement correct. Elle est organisée depuis 2010 par la Fondation Polemia.

Vous pouvez découvrir les candidats 2018 et faire votre choix parmi eux. Sans vouloir vous influencer, j'ai un faible pour le Bobard calculette de l'AFP concernant la Marche pour la vie.

Et pour participer à la cérémonie le 12 mars, c'est par là.

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Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 13h02 | Lien permanent | Commentaires (2)

Caroline de Haas : "Un homme sur deux ou trois est un agresseur" ... à l'UNEF

ImagesGrâce à une enquête de Libération, il est désormais établi que l'UNEF était un "terrain de chasse sexuelle" entre 2007 et 2015.

Une vingtaine de militantes ou ex-militantes de l'Unef dénoncent des violences sexuelles qui auraient eu lieu entre 2007 et 2015 au sein du syndicat étudiant.

Or, Caroline de Hasse a été secrétaire générale de l'UNEF de 2006 à 2009.

Caroline de Haas a donc peut-être raison d'affirmer :"Un homme sur deux ou trois est un agresseur" ... à l'UNEF.

Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 12h54 | Lien permanent | Commentaires (6)

Huysmans ne se serait jamais converti avec la nouvelle liturgie

Une émission du 14 février sur France Culture était consacrée à Huysmans, avec Dominique Millet-Gérard, professeur de littérature française à l’Université Paris IV-Sorbonne et spécialiste des relations entre littérature et spiritualité. Elle a préfacé et dirigé l’édition de deux des trois romans de la trilogie de la conversion de Huysmans, En Route (1996) et La Cathédrale (2017), publiés chez Gallimard. Elle revient sur les rapports, emprunts de mysticisme, que Huysmans entretint avec le catholicisme dans la dernière partie de sa vie.

Ils ont parlé de son rapport à la liturgie. A la 25ème minute de cette émission elle explique que Huysmans ne se serait jamais converti avec la nouvelle liturgie et qu'il y a trop peu de messes célébrées en forme extraordinaire du rit romain...

Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 12h42 | Lien permanent | Commentaires (3)

Les mémoires de Le Pen : "Un livre très bien écrit"

Les mémoires de Jean-Marie Le Pen (à commander ici dès maintenant) décryptées par le journaliste du Parisien Olivier Beaumont :

Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 10h27 | Lien permanent | Commentaires (6)

La polémique Wauquiez a du bon

Premier effet positif : Dominique Busserau quitte LR

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Idem pour Elisabeth Morin-Chartier, député européen LR, proche de Jean-Pierre Raffarin :

Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 08h44 | Lien permanent | Commentaires (23)

C'était bien la peine que Franck Riester se décarcasse

L'ex député LR (pro-LGBT), actuellement président du groupe Les Constructifs (pro-Macron) est très déçu : pas le moindre petit strapontin ministériel à l'horizon. Même pas la reconnaissance de la trahison, comme le montre cette brève du Parisien :

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Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 08h36 | Lien permanent | Commentaires (3)

La gauche moraliste face à ses turpitudes

47f0e6ab290cf495d8f3b83be1be5940Harcèlements, viols et agressions sexuelles… Samuel Lafont répond aux questions de Boulevard Voltaire au sujet de ce scandale qui éclabousse d’anciens cadres politiques.

Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 08h34 | Lien permanent | Commentaires (2)

Discrimination chromosomique

Unknown-7Depuis décembre, Léo, 3 ans et demi, va a l'école 3 matinées par semaine, dont deux en présence d'une auxiliaire de vie scolaire, une AVS. Son père constate :

"On est passé d'un enfant qui était parfois un peu en retrait dans la classe, ou qui avait un peu de mal à s'intégrer, à un Léo qui s'assoit avec les autres, qui participe, qui connait toutes les comptines de l'école, qui arrive à participer aux jeux dans la cour de récréation. Toute cette évolution, on l'a vraiment observé, mesuré. On la voit !"

Après une première évaluation en janvier, le personnel éducatif et médical est unanime : des heures supplémentaires à l'école seraient bénéfiques pour Léo.

La famille se tourne vers la maison des personnes handicapées.

"Ce qu'on demande nous, ce serait deux matinées supplémentaires pour que son intégration se fasse encore mieux, pour préparer sa moyenne section, et plus tard sa scolarité."

"La réponse de la Maison des personnes handicapées a été qu'il faudrait déjà qu'on s'estime heureux d'avoir ces six heures d'accompagnement, et que pour Léo, l'école n'était pas une priorité du fait de son âge et de sa trisomie". "Ce qu'ils m'ont fait comprendre, c'est que dans la case "trisomie" et "trois ans et demi", il n'y a pas besoin, c'est pas si grave." 

Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 08h29 | Lien permanent | Commentaires (4)

Quel discours pour Simone Veil au Panthéon ?

Comme Jean Moulin ?

Thumbnail

Ceux qui sont morts sans avoir parlé.

Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 08h28 | Lien permanent | Commentaires (4)

Le gouvernement éparpille les immigrés façon puzzle

Capture d’écran 2018-02-21 à 08.03.12Les habitants de Saint-Macaire, commune de Gironde de 2000 habitants, ont appris l’installation de 20 immigrés « mineurs isolés » à partir du mois d’avril. Cette installation se fait dans le silence le plus total, sans aucune concertation. La population (très inquiète) n’a évidemment pas été consultée.

Comble de l’affaire, ces immigrés illégaux seront installés dans la gendarmerie désaffectée depuis un an au centre du village. A 300 m se trouve un pensionnat de filles tenu par des religieuses …

Madame Florence Lassarade (sénatrice LR de Gironde et habitant le village) est également vent debout contre cette décision imposée par la préfecture, mais personne ne semble avoir le moindre pouvoir pour arrêter cette machination.

Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 08h19 | Lien permanent | Commentaires (18)

40 Days for Life : 49 bébés sauvés

Logo-40-days-149 bébés à naître ont été sauvés de l’avortement au 6ème jour de la campagne de Carême.

Vous aussi rejoignez cette chaîne de prière : signalez que vous voulez y participer en confirmant votre adhésion à daniel.hamiche@gmail.com qui coordonne depuis des années cette chaîne de prière. 

Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 08h17 | Lien permanent

Crépuscule d'une église

De Mgr Samir Nassar, Archevêque Maronite de Damas :

Unknown-8Cette septième année de guerre en Syrie a vu :

1)L'intensité des combats et des violences.

2) La suite de l'exode à un rythme plus rapide surtout parmi les jeunes et les hommes d'où une pénurie aiguë de la main d'oeuvre.

3) La crise sociale, l'inflation, le blocus font des syriens qui restent un peuple pauvre qui vit sur l'assistanat et la mendicité.

4) 80% du monde hospitalier ont quité le pays dont 90% de médecins… 60% des blessés meurent par manque de soins...

5) La solution de paix reste lointaine même bloquée. Les 12 millions de réfugiés ne sont pas plus malheureux que le reste du peuple syrien abandonné sur place.

Devant cette situation douloureuse, l'action caritative au lieu de se développer ne cesse de reculer par manque de structures et d'agents sociaux bien formés. Ainsi le nombre des familles assistées en 2017 se limite à 828 familles contre 1407 en 2016… Combien seront-elles en 2018 ? Un sentiment de culpabilité nous traverse.. Merci Seigneur de pardonner. Ce recul rapide ne nous laisse pas souffler… La situation se dégrade chaque jour et les partants se défilent devant nos yeux sans pouvoir les retenir ni leur dire au revoir …Un déchirement intérieur bien angoissant nous habite.

La construction écclésiale s'effondre doucement en 2017 : 10 mariages au lieu de 30. 7 baptêmes au lieu de 40. Sommes–nous en train de tourner la page ? Lors de mon installation à Damas en Décembre 2006, un prêtre du diocèse me disait: seras-tu le dernier évêque de Damas ? trouveras tu quelqu'un à qui remettre la clé de la Cathédrale ?Regardant l'exemple iraquien, j'ai peur que son intuition soit vraie. D'ailleurs avec les obus aveugles qui tuent les innocents chaque jour, nous continuons à vivre en sursis entre les mains de la Providence s'appuyant sur la voix du Segneur qui nous dit :" N'aie pas peur petit troupeau " Luc 12,22.

Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 08h03 | Lien permanent | Commentaires (3)

Laurent Wauquiez et Marion Maréchal Le Pen : 2 évènements intéressants

De Nicolas Gauthier sur Boulevard Voltaire :

DWiFT9jXcAAdck5"En politique, deux événements distincts ne signifient pas forcément grand-chose, surtout lorsqu’ils paraissent a priori anodins. Pourtant, une fois mis en regard, ils sont susceptibles d’en dire plus qu’on l’imaginerait au premier abord.

Ainsi, à droite, un Laurent Wauquiez qui dit ce qu’il pense et une Marion Maréchal-Le Pen qui ne dit pas forcément ce qu’elle pense, alors que les deux pensent manifestement ce qu’ils disent. Ou ne disent pas.

On ne saura jamais vraiment si Laurent Wauquiez savait qu’il était enregistré et que ses propos seraient ensuite rendus publics, lors de cette discussion à bâtons rompus avec les élèves de l’École de management de Lyon, ce week-end dernier. Peu importe, finalement. Seule compte la sincérité éventuelle des propos.

Alain Juppé ? « Une personnalité éminemment respectable » mais « qui a totalement cramé la caisse… » En effet : « À Bordeaux, il a fait des miracles, Bordeaux est très bien géré. Mais il a fait exploser les impôts et il a fait exploser la dépense publique et il a fait exploser l’endettement. Moi, ma conviction, c’est que quand vous faites ça, vous n’avez à l’arrivée plus aucune forme de crédit. »

La France ? « Une dictature. » Les députés macronistes ? « Des guignols, tous avec le petit doigt sur la couture et qui doivent tous voter la même chose. Quand ils osent apporter la moindre dissonance, ils se font taper dessus avec une matraque. Il n’y a aucun équilibre des pouvoirs en France. »

Existe-t-il pire que la CGT ? Oui, le MEDEF et la CGPME : « Eux, ils n’en ont rien à foutre de savoir si on augmente les cotisations sur les entreprises, si on augmente le truc. La seule chose qu’ils veulent, c’est encaisser l’argent. »

Justin Trudeau, le Premier ministre canadien, idole progressiste du moment ? « Lui, en gros, c’est simple. Tout ce qui est mainstream, tout ce qui est bonne pensée, je prends tout. Et donc, l’objectif, c’est : je suis à fond dans tout, tout est nickel, tout est ripoliné, il n’y a pas un cheveu qui dépasse, je suis le mec cool, gentil, complètement dans le mainstream des médias. »

Voilà qui s’appelle brûler ses vaisseaux. Bien sûr, l’affaire fait un raffut du diable et Laurent Wauquiez paraît, aujourd’hui, faire patte de velours. Il n’empêche que ce qui a été dit est dit. Et que les Français ne semblent pas s’en offusquer plus que ça.

Au même moment, on apprend que Marion Maréchal-Le Pen devrait s’exprimer, ce jeudi, aux USA, devant la CPAC (Conservative Political Action Conference), événement auquel sont censés participer Donald Trump et Mike Pence, son vice-président. But de la causerie : nouer des rapports entre « conservateurs des deux rives ». Intéressant, pour ce jeune espoir de la politique qui, précisément, annonçait vouloir arrêter d’en faire. Comme quoi, en politique, il ne faut jamais dire jamais. Esquisse d’un possible retour au Front national, quelle que soit son appellation future ? Nul ne le sait pour le moment.

En revanche, ce que l’on ne saurait ignorer, c’est qu’une telle éventualité permettrait à Jean-Marie et Marine Le Pen de sortir par le haut de la crise ouverte les opposant tous deux depuis des années. On sait que jamais Marion ne s’opposera à Marine, pour des raisons intimes et familiales ; mais si cette dernière passait la main – elle a rendu publics ses doutes quant aux prochaines échéances électorales, européennes et présidentielles, sans oublier des déboires judiciaires qui pourraient conduire à une inéligibilité, même provisoire –, voilà qui solderait aussi définitivement les comptes du débat manqué de l’entre-deux-tours et de son modeste résultat final contre l’actuel Président.

Sans compter que la question de possibles alliances politiques serait à nouveau envisageable. Surtout avec un Laurent Wauquiez manifestement décidé à rompre avec la traditionnelle langue de bois de son camp d’origine.

Cela fait, évidemment, beaucoup de supputations. Mais qui vont toutes dans le même sens. À savoir celui d’un arc conservateur qui irait au-delà des clivages traditionnels. Et qui, au lieu du « ni droite ni gauche » d’antan, se situerait « à la fois à droite et à gauche ». Et si les hasards du calendrier n’étaient pas que des hasards ?"

Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 08h03 | Lien permanent | Commentaires (9)

Le cycle des mystères de l'année liturgique : cosmologie et temps sacré

Michel Janva

Posté le 21 février 2018 à 08h00 | Lien permanent

C’est arrivé un 21 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 février: saints du jour français ou en France.
    • Bx Noël Pinot, prêtre et martyr (1747-1794)

Né à Angers, seizième enfant d'une famille très croyante, Noël devint prêtre en 1771. Il en est l'archétype dans la campagne du Louroux où il officia.

Comme de nombreux saints prêtres, il refusa de prêter serment à la Constitution de 1789, rappelant que ses pouvoirs spirituels ne lui viennent que de Dieu et non d'une loi civile. Il fut arrêté dans la nuit du 8 février alors qu'il s'apprêtait à célébrer clandestinement la messe.

Condamné à mort, il fut guillotiné le 21 février 1794, encore vêtu de ses ornements de messe.

Il a été béatifié par Pie XI le 31 octobre 1926.

  • le 21 février 1322 : Charles IV le Bel, est sacré Roi de France à Reims et devient également roi de Navarre.

Troisième et dernier fils de Philippe IV le bel à régner sur la France. Il ne répare pas les erreurs de son père et la lignée des Capétiens directs s'éteint. Selon le Testament de Saint REMI, le trône passe à un autre. Voir la chronique du 13 janvier.

Charles IV est sacré à Reims le 21 février 1322 par l'archevêque Robert de Courtenay. En tant qu'héritier de sa mère Jeanne de Navarre, il ajoute au titre de Roi de France celui de Roi de Navarre. Voir la chronique du 1er février, jour de sa mort en 1328.

Voir aussi la chronique du 18 juin.

  • le 21 février 1513 : décès du pape Jules II.

Jules II par Raphaël

Giuliano della Rovere, né le 5 décembre 1443, est élu pape de 1503 à 1513 sous le nom de Jules II. Il veut faire de l'État pontifical une grande puissance, ce qui lui vaut le surnom de Jules César II par ses admirateurs. Il rétablit son autorité sur les États de l'Église, oblige César Borgia à restituer ses forteresses, à se réfugier en France. Sous son pontificat, est convoqué le Ve concile du Latran, créée la Garde suisse en 1505, posée la première pierre de l'actuelle basilique Saint-Pierre de Rome, que commence Bramante. Le pape fait de Raphaël son peintre favori, mais apprécie également Michel-Ange, qui peint les grandes fresques de la Sixtine. (cf. la chronique du 18 avril).

  • le 21 février 1574 : Henri Ier de Pologne, futur Henri III de France, monte sur le trône de Pologne.
  • le 21 février 1578 : Louis II de Guise, archevêque-Duc de Reims depuis 1574, est créé cardinal par le Pape Grégoire XIII.
  • le 21 février 1604 : arrêt du Parlement de Paris concernant des impôts.

Le Parlement de Paris rend un arrêt au profit des habitants des villes basses et faubourgs de Bar et bourg de Longueville faisant appel d'une décision du duc de Lorraine au sujet de l'imposition de certaines taxes, qui avaient été décidées par une assemblée du clergé et de la noblesse à laquelle le tiers-état n'avait pas été convoqué.

  • le 21 février 1622 : Clérac est repris par les protestants.

Littré parle de Nérac dans son dictionnaire…

  • le 21 février 1660 : Louis XIV grimpe le Mont Verdaille jusqu'au sanctuaire de Notre Dame de Grâces à Cotignac.

A l'âge de 22 ans, en présence de sa mère Anne d'Autriche le Roi se rend sur le lieu de l'apparition de NOTRE-DAME DE GRACES ; vocable d'une des trois neuvaines faites à la demande du Ciel pour sa venue au monde.

Cotignac, est aussi le seul lieu au monde, où St Joseph et la Ste Vierge ont apparu à des dates différentes : apparition de Notre-Dame et l'Enfant Jésus dans ses bras, qu'entourent Saint Bernard de Clairvaux, Sainte Catherine martyre, et l'Archange Saint Michel, le 10 aout 1519 à Jean de la Baume, bucheron provençal à qui elle dit :

« Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de NOTRE-DAME DE GRACES: et qu'on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre ».

Et le 7 juin 1660, à Cotignac, sur le mont Besillon, un jeune berger assoiffé de 22 ans, Gaspard Ricard qui voit apparaître devant lui un homme d'imposante stature qui lui indique un rocher en disant :

« Je suis Joseph; enlève-le et tu boiras ».

  • le 21 février 1717 : Jacques III, fils de Jacques II et prétendant au trône d'Angleterre, vient chercher refuge en France.
  • le 21février 1730 : décès de Benoît XIII, 245ème pape.

Pietro Francesco Orsini nait le 2 février 1649, et devient pape le 29 mai 1724, sous le nom de Benoît XIII, alors qu'il est évêque de Césène.

Pieux simple et humble, il lutte pour les bonnes mœurs du clergé, les pouvoirs du Saint-Siège et contre le jansénisme.

  • le 21 février 1793 : la Convention supprime la dignité de Maréchal de France.

Nivellement par le bas, même dans l'armée.

  • le 21 février 1795 : la liberté des cultes est restaurée en France.

Première conséquence du Traité de La Jaunay. Nous devons notre liberté religieuse, au sang et au sacrifice de nos ancêtres de l'ouest de la France, entre autres.

  • le 21 février 1858 : sixième apparition de Notre Dame à Lourdes.

Notre Dame se manifeste à Bernadette le matin de bonne heure. Une centaine de personnes l'accompagnent. Elle est ensuite interrogée par le commissaire de police Jacomet.

  • le 21 février 1916 : début de la bataille de Verdun.

Les Allemands pilonnent les positions françaises avec 1225 pièces d'artillerie. Le lundi 21 février 1916 vers 7 heures, un obus explose dans la cour du palais épiscopal de Verdun. C'est le début d'une bataille inhumaine, l'opération, baptisée Gericht (tribunal) par les Allemands, va durer dix mois. A 7h30 du matin, les fantassins allemands, commandés par le chef d'état-major Erich von Falkenhayn, se lancent à l'assaut des forts et des tranchées de Verdun. Les trois divisions françaises présentes sont pilonnées par l'artillerie allemande pendant neuf heures et sur près de quinze kilomètres. La puissance de feu est telle que la colline appelée "Côte 304" perd sept mètres de hauteur. Les premières positions de la rive Sud de la Meuse sont prises par les troupes allemandes. Des déserteurs allemands ont parlé de 100 heures de bombardement. Le 3ème bureau français (conduite des opérations) se moquera éperdument des renseignements recueillis par le 2ème bureau.

Toutefois la veille, le dimanche 20, le général de Castelnau alerté par Jacquand, son ancien subordonné, suivant sa propre logique, prenant au sérieux les renseignements reçus, et à contre-courant de tous, fait prélever dans les Vosges le 20e CA pour le faire diriger sur Bar-le-Duc et promet l'arrivée du 1er en provenance de Vitry.

Adjoint de Joffre au GQG, il arrive en urgence à Verdun où l'état-major est en pleine débandade. C'est lui, et non Pétain arrivé plus tard, qui donne au nom du commandant en chef, les premiers ordres pour organiser la résistance à Verdun en février 1916. La riposte française est ensuite dirigée par le général Philippe Pétain. La bataille de Verdun prend fin 10 mois plus tard, le 15 décembre 1916. Le bilan est un des plus lourds de la Première Guerre mondiale : 700 000 morts.

  • le 21 février 1946 : la durée du travail est ramenée à 40 heures hebdomadaires, en France.
  • le 21 février 1946, encore     : De Gaulle écrit une lettre à son fils.

Il tire la morale de la crise qui l'a poussé à démissionner de la présidence :

« Il faut choisir, et l'on ne peut être à la fois l'homme des grandes tempêtes et celui des basses combinaisons ».

  • le 21 février 1966 : la France annonce qu'elle quitte le commandement intégré de l'OTAN.
  • le 21 février 1995 : Jeanne Calment fête ses 120 ans et devient la doyenne du monde.
  • le 21 février 1998 : Simone Veil est nommée membre du Conseil constitutionnel par le président du Sénat René Monory.
Lois Spalwer

Posté le 21 février 2018 à 05h35 | Lien permanent | Commentaires (0)

20 février 2018

International : la nécessité du retour au réalisme politique

Dans un entretien réalisé début février 2018, l’analyste Xavier Moreau revient sur l’actualité géopolitique de l’année écoulée. Une année marquée par une tendance lourde : la nécessité du retour au réalisme politique et la faillite de l’idéologie et du “nation-building”. Inexorablement, le système des relations internationales s’oriente vers le multilatéralisme ; ceci malgré les tentatives destructrices de maintenir le modèle dépassé de l’unipolarité en Ukraine ou en Syrie.

Une tendance qui se poursuit en 2018 et à laquelle les Européens seraient bien avisés de se rallier s’ils veulent réellement peser sur les rapports de force internationaux contemporains.

Un entretien réalisé par Pierre-Antoine Plaquevent pour TV-Libertés.

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 23h23 | Lien permanent | Commentaires (1)

Geopragma : pour la renaissance d'une diplomatie française

Le lundi 12 février se tenait, dans l'enceinte des Arts & Métiers, la conférence de lancement d'un nouveau centre de pensée et d'action (think-tank, en bon globish), baptisé par ses fondateurs du nom significatif de geopragma. Lors de cette réunion, les membres fondateurs, Caroline Galactéros, Hervé Juvin, le gal (2S) Jean-Bernard Pinatel, Pierre de Lauzun, Ghislain de Castelbajac, Gérard Chesnel, Jean-Philippe Duranthon, Alexis Feertchak, ont présenté devant plus de 200 personnes captivées, leurs motivations respectives et les principes de leur projet, fondé sur le retour au réel, au temps long, sur la recherche et la promotion des intérêts réels de la France, loin des biais idéologiques et émotionnels.

 

Paula Corbulon

Posté le 20 février 2018 à 23h23 | Lien permanent | Commentaires (3)

23 février : Adoration en faveur du Sacerdoce à Toulon

Adoration en faveur du Sacerdoce ce vendredi 23 février de 20h à 22h à Saint Joseph de Pont du Las.

Adoration dirigées par l'abbé lambilliotte, aumônier de l'alliance st JM Vianney qui regroupe des volontaires qui se relaient pour faire une chaîne de jeûne en faveur du sacerdoce.

L'alliance a reçue la bénédiction de plusieurs évêques.

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 21h07 | Lien permanent

Vers la chute des valeurs bancaires européennes

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Capture d’écran 2018-02-19 à 22.20.18"Pendant que les journalistes politiquement corrects s’acharnent tous en meute contre telle personnalité du « show-biz » lâchée par l’oligarchie pour une raison mystérieuse, contre tel politicien de droite qui a le tort de dire tout haut ce que la plupart des Français pensent tout bas, ou, plus généralement, de brasser tant de vent que l’énergie éolienne pourrait presque devenir rentable, on «s’étonne» qu’ ils passent à côté d’événements fort intéressants.

Parmi ces événements, je relève ceci, lu dans un éditorial de Charles Sannat, analyste économique fort impertinent: Bridgewater, le plus gros « hedge fund » du monde, vient de parier 22 milliards de dollars sur la chute des valeurs bancaires européennes. Au moment même où on nous serine, sur tous les tons de la gamme, que « tout va mieux », depuis que Jupiter a pris le gouvernail de notre beau pays – et même, allons-y gaiement, de l’Europe entière! –, cela fait un peu désordre. Mais, après tout, peut-être que Bridgewater a quelques raisons de douter de la solidité du secteur bancaire européen.

Début 2018, selon la BCE, les banques européennes détenaient encore 921 milliards d’euros d’actifs toxiques. Manifestement, les leçons de la crise des subprimes n’ont pas servi à l’oligarchie financière. Ou plutôt, si, cette dernière a bien compris que les risques étaient, en réalité, pris par les contribuables, garants malgré eux de la solvabilité des établissements financiers. À peine dix ans après la crise des subprimes, une nouvelle crise financière se profile donc à l’horizon. Mais, naturellement, cela n’intéresse pas les journalistes qui doivent prendre ce genre de «divagations» pour du « complotisme ». [...]"

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 21h05 | Lien permanent | Commentaires (1)

Lundi 26 février : conférence-débat avec Mathieu Bock-Côté sur l’avenir du conservatisme à l’ICES

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 19h18 | Lien permanent

Education : l’heure est au sur-mesure. Le paradoxe du ministre Blanquer

Anne Coffinier, directrice générale de la Fondation pour l’école, écrit dans l'Opinion :

Images"A l’heure de l’économie de la connaissance, il est vital que l’éducation des jeunes soit performante. Pour les préparer à relever les défis de notre monde en mutation accélérée, l’école est condamnée à innover. Dans le monde entier, la société civile contribue à la créativité éducative, fonde des écoles, noue des accords avec les institutions scolaires publiques ou privées.

Dans ce contexte, le statut juridique des structures éducatives importe peu. Ecole publique, école privée, école à la maison, école en ligne, instruction libre empruntant à tous ces systèmes… L’heure est au sur-mesure. Ce qui compte, c’est de pouvoir permettre à tous les talents d’accéder à la fécondité et d’éviter de laisser 40 % d’enfants exclus de la réussite, sous prétexte qu’ils n’entrent pas dans le moule unique de l’Education nationale. Ainsi, le choix de l’école privée n’est plus une affaire d’idéologie. C’est un moyen pragmatique qui doit être accessible à tous, un moyen manifestement efficace d’accéder à la connaissance, à l’innovation, à l’audace et au leadership aussi.

Archaïsme administratif. En Grande-Bretagne par exemple, par le système des sponsors, des personnalités pouvant se prévaloir de réalisations hors du commun donnent de leur temps pour inspirer des free schools, leur donner une vision, permettre à leurs élèves de croire en leur destin, de développer des idées audacieuses et innovantes. Les Britanniques ont su adjoindre au monde de l’enseignement, de manière pragmatique, l’énergie de la société civile dans le cadre de l’école publique à gestion privée (free schools) autant que dans celui de l’école privée (independant schools). L’innovation y est la préoccupation dominante, tant il est évident qu’en dépend l’avenir de la compétitivité économique nationale.

Si les citoyens demandent à scolariser leurs enfants davantage dans des écoles privées, il faut ouvrir des postes. C’est une exigence démocratique. Et si en plus ces écoles ont de meilleures performances éducatives, cela devient une affaire de rationalité de l’allocation de la ressource !

Mais en France, qu’en est-il ? Notre Président veut encourager l’innovation, libérer les énergies de la société civile, permettre la diversification des élites. Et pourtant, il laisse l’administration archaïque de l’Education nationale étouffer les libertés éducatives de la société civile. Il laisse l’école publique dans cette situation de rente mortifère qu’est le monopole étatique, alors qu’elle aurait besoin de stimulation extérieure. Alors que Jean-Michel Blanquer prise tant l’expérimentation et l’évaluation, son administration impose des obligations de moyen dans l’irresponsabilité des résultats. Il parle de méritocratie mais supprime le caractère national et anonyme du baccalauréat qui permettait aux élèves d’obscurs lycées d’établir objectivement leur valeur. La liberté des écoles privées n’est pas davantage encouragée. Le président n’a pas libéré le pays de la répartition historique du 80 %-20 % de postes budgétaires entre l’Education nationale et l’enseignement sous contrat.

Innovations pédagogiques. Si les citoyens demandent à scolariser leurs enfants davantage dans des écoles privées, il faut ouvrir des postes dans ces écoles-là. C’est une exigence démocratique. Et si en plus ces écoles ont de meilleures performances éducatives, cela devient une affaire de rationalité de l’allocation de la ressource ! Au contraire, la dernière loi de finances gèle les crédits alloués aux écoles privées sous contrat, malgré la longueur de leurs listes d’attente. Les enfants sont perçus comme un cheptel à se partager, en assurant des équilibres politiques, non comme des trésors à cultiver, dans le terreau scolaire qui leur convient le mieux.

De surcroît, le ministère de l’Education nationale soutient une proposition de loi portée par la sénatrice centriste Gatel, qui vise ouvertement à freiner la création d’écoles ou de classes hors contrat. Ces écoles sont pourtant des laboratoires développant des innovations au service de tout le système. Trois cinquièmes d’entre elles sont aconfessionnelles – beaucoup d’écoles Montessori ou bilingues par exemple. Elles apportent des innovations pédagogiques, qui conduisent vers le succès des enfants condamnés trop souvent à l’échec par le modèle unique éducatif, notamment pour les enfants dyslexiques ou à haut potentiel.

Comment expliquer un tel paradoxe, alors que le ministre disait sur France culture, le 27 juillet 2017 : « Je suis pour la créativité, la diversité des expériences. Au lieu de voir ces expériences menées dans l’école privée comme bizarres, voire inquiétantes, j’aimerais à l’avenir qu’elles puissent être inspirantes pour le service public » ? Paradoxe des ministres novateurs mais soumis à la pression corporatiste de leur ministère ?"

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 18h27 | Lien permanent | Commentaires (3)

Comment Jean-Marie Le Pen a rompu avec l'Eglise catholique

Il le raconte dans ses mémoires, à paraître le 1er mars, et à commander ici en ligne (frais de port offerts jusqu'au 15 mars) :

6a00d83451619c69e201b7c950c87e970b« Nous avons rompu l’Eglise et moi quand j’avais 16 ans (...) C’était après l’été 44 (...) les prêtres du collège peinaient à me tenir, je ne supportais plus la discipline bras croisés. Bref, ils ont décidé de me virer et, comme j’étais à la fois costaud et rebelle, ils ont trouvé un stratagème ignoble. J’étais alors, rappelons-le, déjà orphelin de père. Ils me convoquent : « Mon enfant, une terrible nouvelle, votre maman est morte. Rentrez chez vous ». Je prends mon vélo et je pédale aussi vite que je peux, à travers mes larmes dont je n’imaginais pas qu’elles pouvaient couler autant. Maman. Morte. J’arrive à la maison, et je la vois qui bine son potager. »

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 17h46 | Lien permanent

La France exporte ses délinquants en Suisse

Selon Franz Walter, directeur de la prison de Bellechasse (canton de Fribourg, Suisse) :

« Les prisons romandes paient les factures d’une politique de l’immigration qui a des effet considérables ».

80% des détenus dans les prisons romandes sont des étrangers, alors que le taux de population étrangère n’est « que » de 50 à 60% dans les prisons alémaniques. Plus de 95% des détenus sont des hommes, d’une moyenne d’âge d’environ 35 ans. Parmi les origines ethniques majoritaires se trouvent les pays d’Europe de l’Est, l’Afrique noire et le Maghreb.

« Avec malheureusement une bonne partie de Maghrébins venus des banlieues de France ».

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 17h21 | Lien permanent | Commentaires (5)

R.P. de Blignières - Conférences de Carême sur les fins dernières

Le R.P. Louis-Marie de Blignières, fondateur de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, prêche le Carême 2018 à Saint-Eugène : Les fins dernières - première partie, la mort.

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 17h14 | Lien permanent

Encore un bel exemple de sectarisme laïcard

DWUFItCW0AAubU1Le 18 février à Angers, une élue LR a osé évoquer sa prière à la messe en hommage aux soldats décédés.

Pour la gauche, elle a poussé le bouchon un peu trop loin...

Ouest-France relate cette tempête dans le verre d'eau laïcard :

Ouest-France 20-02-2018

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 12h12 | Lien permanent | Commentaires (16)

Est-on sûr que la transition énergétique sera si écologique ?

Le journaliste Guillaume Pitron vient de publier une enquête sur le marché des métaux rares. Il a été interrogé sur Batiactu. Extraits :

51EKGHWK2vL._SX327_BO1 204 203 200_"Que reprochez-vous au modèle de la transition énergétique tel qu'il nous est présenté ?

Cette transition a été pensée de manière hors-sol. Avant même d'envisager les dimensions politique, économique et technologique de cette transition, il faut penser à ce qu'il y a au départ : de la matière. Où est-ce qu'on va la chercher ? A partir du moment où vous cherchez la réponse à cette question, toutes les constructions intellectuelles de la transition énergétique s'effondrent. Car toute matière procède d'une mine, nous l'avons complètement oublié. Les métaux rares, matière première indispensable à la transition énergétique, viennent de mines dont la grande majorité sont situées en Chine. Or, l'industrie minière est l'un des secteurs les plus polluants au monde, et le coût écologique de l'acheminement de ces métaux est immense. Ainsi, parler de transition énergétique est, au mieux, très naïf. Nous avons perdu la culture de la matière, nous considérons que nous ne dépendons plus d'elle. C'est ce que j'appelle l'effet Monoprix : vous avez l'illusion de croire que vous disposez de tout, à volonté. Nous sommes passés, en deux générations, d'une ère de privation à une ère d'abondance. Ce que je propose de faire, c'est de nous reconnecter aux enjeux bruts, et de retourner les cartes de cette transition écologique.

Dans votre ouvrage, vous dites : "En nous engageant dans la transition énergétique, nous nous sommes tous jetés dans la gueule du dragon chinois. L'empire du Milieu détient en effet aujourd'hui le monopole d'une kyrielle de métaux rares indispensables aux énergies bas carbone et au numérique." Que voulez-vous dire ?

L'occident a réalisé le fabuleux potentiel des métaux rares durant les années 80. Mais au même moment, nous avons renforcé nos réglementations environnementales et nos standards sociaux. Nous voulions des métaux, mais nous ne voulions plus les extraire chez nous. Nous ne voulions plus de mines. La Chine, elle, était prête à récupérer ces activités, même au prix d'un désastre environnemental et humain. Les Chinois nous ont donc inondés de métaux rares à prix cassés, et nous en avons profité pour fabriquer des technologies en-dessous de leur prix de revient réel. C'est ce que je qualifie de plus fantastique opération de greenwashing de l'histoire. Aujourd'hui, la Chine a la maîtrise sur une majorité de ces métaux rares ! Et elle ne nous fournit plus ces matières à satiété, comme elle le faisait. Elle dit à ses clients : "J'ai besoin de ces métaux pour mon propre développement. Je ne vous en fournirais donc qu'une petite part. Donc soit vous tournez au ralenti, soit vous venez vous installer en Chine, avec vos ingénieurs et vos laboratoires de recherche." [...]

Un récent rapport de la Banque mondiale a pointé cette problématique [lire notre article ici]. Cela tend-il à prouver qu'une prise de conscience a lieu ?

Ce rapport est une véritable bombe, et devrait être sur la table de chevet de tous les chefs d'État, ce qui est loin d'être le cas. Je cite également un rapport d'Olivier Vidal, chercheur au CNRS, qui dit qu'à capacité de production électrique équivalente, "les infrastructures éoliennes nécessitent jusqu'à quinze fois davantage de béton, quatre-vingt dix fois plus d'aluminium et cinquante fois plus de fer, de cuivre et de verre" que les installations utilisant des combustibles traditionnels. A-t-on vraiment établi l'analyse du cycle de vie de ces nouvelles solutions technologiques ? Est-on sûr que la transition énergétique sera si écologique ? Pour vous en faire une idée, je vous rappelle par exemple que la purification de chaque tonne de terres rares [un groupe de métaux rares parmi les plus convoités, NDLR] requiert l'utilisation d'au moins 200 mètres cube d'une eau qui, au passage, va se charger d'acides et de métaux lourds. Que faire de tous les déchets suscités par l'excavation de ces matières premières ? Il faut imaginer que pour chaque écoquartier qui est ouvert, vous avez l'équivalent d'une petite montagne de déchets pollués à gérer. [...]

Dans le secteur du bâtiment, en France, des réflexions sont menées par rapport à l'analyse du cycle de vie des bâtiments. Vont-elles assez loin ?

Je me demande si elles prennent vraiment en compte l'extraction et les transports des matières premières. Vous vous dites qu'un écoquartier est propre parce qu'au moment où vous l'utilisez, vous consommez moins. Mais avez-vous pensé aux milliers de kilomètres parcourus par les métaux rares pour finir dans la technologie embarquée de votre quartier connecté ou de votre voiture électrique ? Les réseaux intelligents, les maisons connectées, les compteurs de type Gazpar ou Linky, cela veut aller dans le sens d'une plus grande sobriété énergétique. Mais le bilan global écologique n'est pas forcément positif. Les objets connectés génèrent de la donnée, et cette donnée doit être traitée informatiquement. Tout cela a aussi un coût écologique. Pour rappel, l'Ademe a chiffré que les dix milliards d'e-mails envoyés chaque heure à travers le monde représentaient l'équivalent de la production électrique de quinze centrales nucléaires sur la même durée. [...]"

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 11h18 | Lien permanent | Commentaires (8)

Une apparition artificielle

Dans le concert de louanges qui entoure la sortie du film L'Apparition, voici l'analyse un peu plus mitigée de Bruno de Seguins Pazzis :

Sans titreJacques Mayano est grand reporter au quotidien Ouest-France. De retour de Syrie où il vient de perdre son ami journaliste au cours d’un reportage, il est contacté par le Vatican qui lui demande de faire partie d’un comité chargé de mener une enquête canonique sur plusieurs apparitions de la Vierge Marie aperçue par une jeune fille Anna dans une petite ville du sud-est de la France. Alors que des milliers de pèlerins viennent se recueillir sur le lieu des apparitions présumées, Jacques rencontre la sensible et dévote Anna, partagée entre sa foi et les nombreuses sollicitations qu'elle reçoit, mais il découvre également les motivations cachées et les pressions à l’œuvre. Il se trouve en même temps confronté aux opinions opposées des membres du clergé et des sceptiques du comité d'enquête. Avec : Vincent Lindon (Jacques), Galatéa Bellugi (Anna), Patrick d'Assumçao (Père Borrodine), Anatole Taubman (Anton Mayer), Elina Löwensohn (Docteur de Villeneuve), Claude Lévèque (Père Gallois), Gérard Dessalles (Stéphane Mornay), Bruno Georis (Père Ezéradot), Alicia Hava (Mériem), Candice Bouchet (Valérie). Scénario : Jacques Fieschi, Xavier Giannoli et Marcia Romano. Directeur de la photographie : Éric Gautier. Musique : Arvo Pârt.

L’apparition de la Sainte Vierge à la jeune novice Anna est-elle une imposture ?

Telle est la situation autour de laquelle Xavier Giannoli va faire évoluer ses personnages, mais essentiellement son personnage central, Jacques, grand reporter agnostique dont la pratique religieuse s’est arrêtée quelques temps après la première communion. Cela commence plutôt bien, lorsque celui-ci quitte Rome où il a pris ses instructions et arrive dans le sud-est de la France sur les lieux de l’apparition supposée, le propos apparaît cadré : Jacques, personnage qui doute se trouve confronté à l’épreuve qui consiste à essayer de discerner le vrai du faux. Mais dès que la première réunion du comité chargé de faire l’enquête canonique avec la jeune voyante a eu lieu, le film va s’égarer et se disperser. L’imposture était déjà au centre de son film A l’origine (2009). Ici l’imposture éventuelle, et sur laquelle la vérité ne sera jamais faite, est placée dans le contexte mystérieux que génère le phénomène des apparitions supposées. Le cinéaste touche donc au religieux mais traite-t-il du religieux ? Il faut admettre qu’il est bien difficile de s’y retrouver dans les arcanes d’un scénario qui se complet dans une certaine complexité.

De quoi est-il vraiment question ?

Cette complexité ne serait pas si gênante si l’ensemble n’était pas si confus et si le récit ne partait pas dans toutes les directions. De quoi est-il vraiment question ? du doute et du mensonge simplement ? ou de mystification ? ou de foi ? De foi certainement pas. Si le cinéaste s’appuie sur un travail de documentation sérieux qui lui permet de décrire de façon réaliste et équilibrée ce qui peut entourer des phénomènes de ce genre (bigoterie, escroquerie, commerce de bondieuseries, personnages plus ou moins troubles), il n’aborde jamais vraiment la question de la foi, restant en surface de son sujet et son enquête canonique devient une sorte d’enquête journalistique et quasi policière qui cherche à ménager un suspens tout en essayant de flirter avec le mysticisme. Car de mystique il n’en est également jamais question. L’Anna de Xavier Giannoli, retrouvée à demie consciente au petit matin couchée dans l’herbe au pied du lieu des apparitions supposées, n’a rien à voir avec la Mouchette (1967) de Robert Bresson qui roule dans une pente herbeuse pour disparaître de désespoir dans l’eau d’un étang. Beaucoup plus près de nous, son approche du monde religieux n’a pas de comparaison possible avec celle d’un autre agnostique, Xavier Beauvois, dans Des hommes et des dieux (2010). Xavier Giannoli peine à approcher de l’indicible et reste au niveau du fantastique, de l’inexpliqué et des interrogations que suscitent les phénomènes de guérisons subites ou d’apparitions. Passant, sans vrai fil conducteur, de son personnage principal à ceux qui l’entourent, la voyante au présent, la voyante au passé, le prêtre qui la protège, un autre qui tente de tirer profit de ces phénomènes, l’amie d’enfance d’Anna…, introduisant plusieurs sujets sans en traiter un seul vraiment, hésitant longuement, refusant de faire un choix puisqu’aucune conclusion positive ou négative ne sera apportée à l’enquête, le cinéaste, après avoir tenté de donner une colonne vertébrale à son récit en le divisant en 5 chapitres ( « Rome », « Le messager », « Anna », « L’icône de Kazan », « La révélation », « Meriem ») et devant cependant apporter une fin à cet exercice, se lance dans un épilogue (« Meriem ») totalement surfait et artificiel, qui ramène le grand reporter en Syrie d’où il revenait au début du film. Un épilogue exagérément surligné par une partition très mélodramatique du compositeur d’origine estonienne Arvo Pârt et qui fait venir à l’esprit cette réplique de Sganarelle à Géronte dans « Le médecin malgré lui » au sujet de sa fille Lucinde après qu’il ait donné des explications plutôt alambiquées et incompréhensibles : « Voilà pourquoi votre fille est muette »…

Des points positifs 

Après avoir indiqué que dans le rôle du grand reporter, la prestation de Vincent Lindon, très monolithique, est particulièrement peu convaincante, il faut dire tout le bien qu’il convient de celle de la jeune actrice Galatea Bellugi (tout juste 20 ans et déjà sept rôles au cinéma à son actif) qui traverse le film comme un astre solaire, la révélation de L’apparition Pour être juste, il faut également dire que le personnage d’Anna donne l’occasion au cinéaste du point le plus réussi de son film qui est la description de la grande solitude que peut éprouver une jeune personne voyante ou supposée voyante, prisonnière entre ce qu’elle a vu et qui est indicible, et les contingences des hommes avec leurs besoins de preuves, d’explications, de rationalité… Enfin, rien de désobligeant envers l’Eglise et la religion dans cette enquête. Mais tout ceci reste insuffisant pour compenser le vagabondage d’une fiction qui elle, loin d’être une imposture et adroitement mise en image, donne cependant l’impression de rester au niveau d’une simple posture et devient presque aussi impénétrable que les Voies du Seigneur. Plus de pesanteur que de Grâce.

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 09h59 | Lien permanent | Commentaires (7)

Proche-Orient : La persécution des chrétiens ne date pas de l'Etat islamique mais de 1400 ans

Si les chrétiens du Moyen-Orient veulent un dialogue « honnête » avec leurs partenaires musulmans, les musulmans devront reconnaître que la persécution des chrétiens dans la région n’a pas commencé avec l’arrivée de l’État Islamique, a déclaré, à Washington, Mgr Bashar Warda, archevêque d’Erbil en Irak. Christianophobie Hebdo a retranscrit son discours :

Unknown-5"Nous avons fait l’ex­périence [de cette persécution], pas seulement au cours des quatre der­nières années, mais depuis 1400 ans », a déclaré l’archevêque War­da lors d’un discours prononcé le 15 février à la Georgetown University de Washington [D.C.], et parrainé par le Religious Freedom Research Project du Center for Religion, Peace & World Affairs de l’Université de Berkeley.

Les chrétiens sont aussi en partie à blâmer dans ce dialogue, selon l’archevêque Warda. « Nous n’avons pas lutté contre ces périodes récurrentes de ter­rorisme qui ont infligé une cruel­le souffrance à nos ancêtres », a­-t-dit. [...]

Il a déclaré que la réponse typique musulmane aux atrocités de l’État Islamique – consi­dérées comme un génocide par le département d’État [des États­ Unis] – s’en tient à la ligne que « l’EIIL [État Islamique en Irak et au Levant] ne représente pas l’islam », et elle ne va que rare­ment plus loin, sans admettre en aucune manière les mauvais traitements du passé ni exprimer le moindre remords sur eux.

« Dans l’après EIIL, et bien que l’EIIL ait bouleversé les con­ sciences dans le monde et boule­versé la conscience de la ma­jorité des musulmans dans le monde », pour l’essentiel, l’islam « vous qualifiee d’infidèles », a dé­claré l’archevêque Warda.

« Au Moyen­-Orient, nous som­ mes passé de la peur à la terreur, puis de la terreur à l’horreur. Et puis quoi après? Des centaines de milliers de personnes inno­centes sont mortes » a-­t-­il dit. [...]"

 

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 09h03 | Lien permanent | Commentaires (5)

Christianophobie en France : les précisions du ministère de l'Intérieur

Le ministère de l'Intérieur a répondu aux questions de Christianophobie Hebdo suite à la publications des chiffres 2017, concernant les actes christianophobes en France (878 faits constatés) :

Capture d’écran 2018-02-20 à 08.01.35"Quelle est votre définition technique du terme « édifice » ? S’agit-il uniquement des lieux de culte (églises, chapelles, temples...), ou le terme recouvre-t-il aussi des lieux chrétiens hors lieux de culte : presbytère, locaux associatifs, lieux de mémoire (croix de carrefour, calvaires, etc.) ?

Le recensement des atteintes aux lieux de culte est entendu au sens large, et comprend les chapelles, les églises et les cathédrales, les salles paroissiales, les temples protestants et évangéliques, les calvaires, statues ou croix si­ tués sur le bord des routes, mais également les monuments aux morts. Concernant ces derniers, bien que partie intégrante du do­maine public et donc gérés par les communes, le caractère sacré, que leur confère la population, conduit à les assimiler à un sym­bole chrétien.

2. Sépultures chrétiennes.

Là aussi, quelle est votre définition technique du terme? S’agit-il de sépultures individuelles au sens propre (tombes, caveaux...) ou de cimetières ?

Il s’agit de sépultures individuel­les dans des cimetières.

3. Répartition

Sur les 878 faits constatés en 2017 par le SCRT, comment se répartissent-ils, en nombre, entre édifices chrétiens et sépultures chrétiennes ?

En 2017, 878 faits ayant visé les symboles matériels chrétiens ont été relevés, 252 dans des ci­metières et 626 sur ou dans des lieux de culte.

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 08h56 | Lien permanent | Commentaires (1)

40 Days for Life : 29 bébés à naître sauvés de l'avortement

Logo-40-days-1La coordination internationale des 40 Days for Life indique qu'au lundi 19 février, 29 bébés à naître ont été sauvés de l’avortement au 6ème jour de la campagne de Carême.

Cette campagne, lancée le mercredi des Cendres, se déroule en 354 lieux différents aux États-Unis et aussi dans 24 autres pays.

Pendant les quarante jours du Carême, des milliers de cœurs purs se réunissent devant des avortoirs, 24 h sur 24 et 7 jours du 7 pour prier afin de faire reculer l’avortement et obtenir que des mamans enceintes renoncent à y recourir.

Depuis le lancement des campagnes des 40 Days for Life, en 2007, les responsables estiment que plus de 14 000 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement.

Depuis des années, Riposte Catholique s’associe à ces campagnes par des “prières de l’arrière” : prier chaque jour une dizaine de chapelet aux intentions de la campagne et pendant toute la durée du Carême. Près de 1 000 personnes déjà prient en France à ces intentions. Signalez-nous que vous voulez y participer en confirmant votre adhésion à daniel.hamiche@gmail.com qui coordonne depuis des années cette chaîne de prière.

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 08h47 | Lien permanent

400 000 immigrés clandestins en France ?

C'est l'estimation du député Guillaume Larrivé :

DWZAMeXXcAAIMpW

Cette estimation est basée sur un rapport parlementaire rédigé par le même député au 15 février, qui précise qu'il y a 311 310 bénéficiaires de l'Aide Médicale d'Etat (soins gratuits pour les étrangers en situation irrégulière) en 2016. Mais il est douteux que les 3/4 de la jeune population immigrée clandestine ait chaque année besoin de soins médicaux...

Capture d’écran 2018-02-20 à 07.32.54Cette estimation se base également sur le nombre d'expulsions prononcées : du 1er janvier 2012 au 30 septembre 2017, 539 832 mesures d’éloignement avaient été prononcées à l’égard d’étrangers en situation irrégulière, parmi lesquelles 120 555 éloignements avaient été exécutés. Sur cette période, 419 277 personnes sont donc restées sur le territoire sans titre de séjour.

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 08h27 | Lien permanent | Commentaires (3)

Euthanasie : le médecin ne veut pas devenir un monument aux morts

La Croix a publié, lundi 19 février, la tribune d'un médecin contre l'euthanasie, Claire Fourcade, Médecin au pôle de soins palliatifs à la polyclinique Le Languedoc, à Narbonne :

Capture d’écran 2018-02-20 à 08.25.30"Comme une vague qui inlassablement revient sur le rivage, trois nouveaux projets de loi sur l’euthanasie viennent de s’échouer sur les bureaux de l’Assemblée nationale. L’encre des précédentes discussions sur ce sujet n’est pas sèche. Elles ont duré quatre longues années pour aboutir à une loi dont les recommandations d’application n’ont même pas encore été publiées et déjà l’on nous convoque pour réfléchir à la suivante.

Vendredi matin, un interviewer pugnace, d’aucuns diraient agressif, relançait le sujet:

« Vous accompagnez les patients et, s’ils vous demandent d’aller jusqu’au bout, vous n’allez pas les laisser tomber. C’est votre travail de médecin, je ne vois pas où est le problème! »

Il l’a répété plusieurs fois, il ne voyait vraiment pas. Ce monsieur a-t-il déjà essayé de chloroformer ses chatons?

Car moi, je vois bien déjà une partie du problème. Pour chacun de mes patients, parler de sa souffrance, de son angoisse, de sa mort, c’est difficile. Très difficile. La parole vient lentement, durement. Elle se noie de larmes et s’étouffe de sanglots. Alors j’écoute. Avec les oreilles bien sûr, mais aussi avec les yeux pour mieux entendre ce qui ne peut pas se dire, avec les mains pour toucher du doigt la douleur et le mal, avec ma voix pour relancer d’une question les mots qui s’étranglent, avec mon corps tendu qui jamais ne se relâche pour ne pas renvoyer à la solitude de ma lassitude celui qui me fait face et qui, au prix d’efforts que je ne peux qu’imaginer, exprime ses peurs les plus profondes. Je dois à celui qui souffre et qui me fait confiance cette attention, cette tension. De ces consultations je sors toujours épuisée.

Alors, si je devais ensuite en point final de ces conversations, même si on me le demandait, tuer celui qui m’a parlé: préparer la seringue, entrer dans la chambre, dire un mot (lequel d’ailleurs?), injecter les produits, recueillir le dernier soupir, consoler la famille et signer le certificat; alors je crois que, moi aussi, je mourrais. Le médecin en moi mourrait. Car comment ensuite prendre à nouveau le risque d’écouter vraiment? Comment ne pas devenir alors un gigantesque cimetière, une nécropole de champs de bataille? Je ne veux pas devenir un monument aux morts. J’accompagne des vivants qui n’ont que faire d’un médecin qui serait mort à l’intérieur."

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 08h26 | Lien permanent | Commentaires (8)

Marion Maréchal-Le Pen s'exprimera au congrès des conservateurs américains

Information de L'Incorrect :

"Marion Maréchal-Le Pen a quitté la vie politique française en juin dernier, nul ne l’ignore. Mais son appétence pour les idées ne l’a pas quittée, apparemment. Elle s’apprête à s’exprimer publiquement jeudi 22 février, vers 11h30, pour la première fois depuis son départ. Mais ce sera de l’autre côté de l’Atlantique. Elle est en effet invitée comme oratrice au CPAC, le grand rendez-vous des conservateurs américains, à Washington. Aux côtés de Nigel Farage, de Ted Cruz ou de Donald Trump, elle prononcera, selon nos informations, un discours appelant à nouer un « conservatisme des deux rives ». Cette apparition devrait faire sensation, autant aux États-Unis où la jeune femme jouit d’une certaine réputation dans les milieux républicains, qu’en France où depuis qu’elle s’est mise en retrait, nombre de ses partisans se sentent orphelins."

Capture d’écran 2018-02-20 à 07.43.46

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 08h05 | Lien permanent | Commentaires (11)

L'office divin - mardi de la 1ère semaine de carême

Michel Janva

Posté le 20 février 2018 à 08h00 | Lien permanent

C’est arrivé un 20 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 février: saints du jour français ou en France.
    • St Éleuthère, évêque de Tournai († v. 531)

Comte de Tournai en Belgique et ami de saint Médard, Éleuthère fut sacré évêque par saint Remi. Son apostolat s'étendit jusqu'à la Flandre et la Picardie. Il détourna les Francs de leurs coutumes païennes.

  • St Eucher, évêque d'Orléans († v. 738)

À Zerkingen dans le Brabant, vers 738, trépasse saint Eucher, évêque d'Orléans, qui fut forcé de s'exiler par le maire du palais, Charles Martel, à la suite de calomnies d'ennemis envieux et trouva chez les moines un refuge dans l'union à Dieu.

  • le 20 février 197 : fin de la Bataille de Lugdunum, actuelle ville de Lyon.

Clodius Albinus s'enfuit et se donne la mort. Pour punir la ville de Lyon d'avoir pris son parti, Septimius met la ville à sac et massacre sa famille et des Chrétiens.

  • le 20 février 1563 : Poltrot de Méré, l'assassin de François de Guise, réfugié dans une ferme, est arrêté.
  • le 20 février 1720 : Paix de La Haye.

Cette paix met un terme à la guerre de la Quadruple-Alliance, commencée en 1717, entre l'Espagne de Philippe V, et l'Angleterre alliée à la France, à l'Autriche ainsi qu'aux Provinces Unies. Cette paix est aussi connue sous le nom de Traité de Den Haag. Les résultats de la guerre de succession d'Espagne sont confirmés.

  • le 20 février 1799 : capitulation du fort d'El-Arich en Égypte devant les troupes de Bonaparte.
  • le 20 février 1798 : l'armée révolutionnaire française fait prisonnier le Pape Pie VI.

Les Etats pontificaux sont mis à sac par les Français. La haine du Directoire envers la religion catholique se déchaine. Pie VI est traîné inhumainement de Rome à Sienne, puis à la chartreuse de Florence, déplacé à Parme, à Turin, et à Briançon, il arrive moribond à Valence, dans le Dauphiné. Il y meurt le quarantième jour de son emprisonnement, le 29 août 1799, à l'âge de quatre-vingt deux ans. Voir la chronique du jour

  • le 20 février 1806 : un décret restitue le Panthéon au culte catholique qui reprend son nom d'église Sainte-Geneviève.
  • le 20 février 1806 : Napoléon ordonne que la basilique de St-Denis serve à la sépulture de sa Maison.

Mais dès son simulacre de sacre Napoléon montre qu'il ne peut pas remplacer nos Rois car il ne reconnaît pas que « tout pouvoir vient de Dieu »

  • le 20 février 1808 : Napoléon nomme Murat commandant en chef de l'armée d'Espagne et "lieutenant-général de l'empereur" en Espagne.

D'alliés il réussit par son incompétence à faire des Espagnols d'irréductibles adversaires. Les massacres qu'il ordonne le « dos de mayo » ont fait de ce jour, un jour d'unité nationale aux dépens des Français.

  • Samedi 20 février 1858 : cinquième apparition de Notre Dame à Lourdes.

La Sainte Vierge lui a apprend une prière personnelle. A la fin de la vision, une grande tristesse envahit Bernadette.

  • le 20 février 1878 : élection de Léon XIII.

Vincenzo Gioacchino Pecci, né le 2 mars 1810, devient pape sous le nom de Léon XIII. Il succède à Pie IX et règne jusqu'au 20 juillet 1903. De santé fragile, on ne se doutait pas qu'il allait régner 25 ans. Tenté de quitter Rome, où se déroulaient souvent des manifestations hostiles à l'Église, le cardinal Rampolla le convainc de rester au Vatican et de s'y considérer comme prisonnier. Léon XIII est le premier pape à être filmé, à sa demande. C'est un humaniste raffiné, et ses poèmes latins sont très remarquables. C'est le quatrième plus long pontificat de l'histoire, après saint Pierre, le bienheureux Pie IX et Jean-Paul II.

Léon XIII est essentiellement connu grâce à son encyclique Rerum Novarum, publiée en 1891, première encyclique sociale.

Au grand dam des monarchistes, il est l'initiateur du ralliement des catholiques français à la IIIe République, marqué par l'encyclique Au milieu des sollicitudes et le toast, prononcé à sa demande, à Alger, par le cardinal Lavigerie le 12 novembre 1890. Ce geste scandalise nombre de catholiques.

En avril 1884 il est l'auteur de l'encyclique Humanum Genus, une violente attaque contre la franc-maçonnerie qui récapitule les nombreuses condamnations de celle-ci par ses prédécesseurs, et se trouve être généralement considérée comme le manifeste contre-moderniste de l'Église.

  • le 20 février 1888 : naissance de Georges Bernanos, écrivain français.

Georges Bernanos naît le 20 février 1888, à Paris, et passe sa jeunesse en Artois, dont il décrira les paysages pour planter le décor de ses différents romans. Blessé lors de la première guerre mondiale, son talent n'est reconnu qu'en 1926 avec l'ouvrage Sous le soleil de Satan. Le Grand prix du roman de l'Académie française récompense Le Journal d'un curé de campagne, en 1936. Lorsque la guerre éclate en Europe, il multiplie les articles dans la presse brésilienne et devient l'un des plus grands animateurs spirituels de la Résistance française. Explorant sans cesse le combat spirituel du Bien et du Mal, il décède à l'âge de 60 ans, le 5 juillet 1948.

Et voici quelques citations cueillies au grès des lectures :

« Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. »

tirés de Les Grands Cimetières sous la lune

Lors d'un questionnaire en 1921, il répond à la question : « De quel site avez-vous gardé le souvenir Le plus agréable ? Bernanos répond :

« Tout dépend du compagnon féminin. »

  • le 20 février 1907 : décès d'Henri Moissan, chimiste français.

Pharmacien français, il est connu pour avoir isolé le premier le fluor. Ses travaux vont trouver de nombreuses d'applications dans l'industrie. Il reçoit le prix Nobel de chimie de 1906.

  • le 20 février 1920 : décès de Jacinta Marto, à neuf ans.

Jacinta Marto, l'une des trois enfants auxquels la Vierge Marie est apparue en 1917 à Fatima, succombe à une pleurésie. Elle a été béatifiée par le pape Jean-Paul II, le 13 mai 2000. Jacinthe avait deux ans de moins que son frère François. C'était une petite fille gaie et vive, au grand cœur, mais capricieuse par moment ; à tel point que Lucie disait d'elle :

« Ma cousine était susceptible, parce que la moindre contrariété suffisait pour la faire bouder dans un coin à attacher le bourricot ! Il fallait alors la laisser choisir le jeu et le partenaire avec qui elle voulait jouer ».

Cependant, c'était une petite fille aimable et attirante. Une de ses qualités particulières était l'amour de la vérité.

  • le 20 février 1934 : l'armée française engage des opérations contre les Berbères du Haut Atlas, au Maroc.
  • le 20 février 1961 : De gaulle négocie secrètement avec le FLN.

Pompidou est envoyé secrètement par de Gaulle à Lucerne pour rencontrer des mandataires du gouvernement provisoire algérien.

Lois Spalwer

Posté le 20 février 2018 à 05h30 | Lien permanent | Commentaires (0)

19 février 2018

Viktor Orban : le danger vient de l’Ouest, de politiciens à Bruxelles, Berlin et Paris

Unknown-4Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a souhaité la constitution d’une grande alliance de pays contre l’immigration, dimanche à l’occasion du lancement par son parti, le Fidesz, de la campagne en vue des élections législatives du 8 avril. Il a estimé qu’une divergence fondamentale séparait les pays d’Europe centrale et l’ouest de l’Europe, devenu une « zone immigrée, un monde à la population mixte qui prend une direction différente de la nôtre ». 

Les pays de l’ouest de l’Europe cherchent à imposer leurs vues.

« Aussi absurde que cela puisse paraître, le danger que nous affrontons vient de l’Ouest, de politiciens à Bruxelles, Berlin et Paris ».

« Le V4 (les pays de Visegrad: Hongrie, Slovaquie, Pologne, République tchèque) est ferme, la Croatie se laisse convaincre, l’Autriche a pris une direction patriotique et en Bavière, la CSU (Union chrétienne-sociale) a créé une résistance« .

Michel Janva

Posté le 19 février 2018 à 22h41 | Lien permanent | Commentaires (4)


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