10 décembre 2016

Extension du délit d’entrave à l’IVG : Sens Commun 76 dénonce l’attitude des élus de l’UDI

Sens Commun de Seine-Maritime met notamment en cause l’attitude de Madame Morin-Desailly (photo), sénatrice UDI du département, laquelle n’a pas pris part au vote :

Unknown-4"Sens Commun Seine-Maritime, regrette le soutien tacite de la sénatrice Catherine MORIN-DESAILLY, à la proposition de loi liberticide du gouvernement, qui vise à restreindre la liberté d’expression.

Sens Commun Seine-Maritime, engagé au rassemblement de la droite et du centre derrière la candidature de François FILLON, s’inquiète du vote du Sénat ce mercredi 7 décembre allant dans le sens d’un élargissement de la loi condamnant le délit d’entrave sur l’IVG. Cette proposition de loi scandaleusement attentatoire à la liberté d’expression et à la liberté des femmes a été largement critiquée jusque dans les colonnes du Monde et de Charlie Hebdo.

Sens Commun refuse de fermer les yeux sur les conséquences éventuellement lourdes d’une IVG et rappelle son attachement à permettre aux femmes de poser un choix libre, notamment en rendant disponible une information non partisane mais aussi en leur permettant une démarche de réflexion, de recul et de discernement. Seuls 7 sénateurs du groupe UDI se sont opposés à ce texte (dont Hervé Maurey, sénateur de l’Eure), entraînant ainsi son adoption et ce malgré l’opposition du Président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau.

« La sénatrice de Seine-Maritime, Catherine Morin-Desailly n’a pas pris part au vote », s’étonne Philippe Guinet, responsable rouennais de Sens Commun, « alors que le rejet de ce texte portant atteinte à la liberté d’expression faisait visiblement partie de la nécessaire fermeté face à la gauche prônée par François FILLON lors de sa récente rencontre avec les parlementaires de l’opposition. Nous avons l’impression d’une partie de l’UDI ne joue pas le jeu du rassemblement de la droite et du centre ! »

Il serait utile que Sens Commun réclame la fin de l'alliance entre LR et l'UDI et qu'aucune circonscription ne soit accordée à l'UDI pour les législatives.

Michel Janva

Posté le 10 décembre 2016 à 11h32 | Lien permanent

Un nouveau président pour le CCNE avec 2 sujets majeurs : PMA et fin de vie

Lu sur Infocatho :

Unknown-3"Mercredi 7 décembre, la Commission des affaires sociales du Sénat a auditionné le professeur François Delfraissy, proposé par le Président de la République, en vue d’une nomination comme Président du CCNE [Conseil consultatif national d’éthique]. Il devrait remplacer Jean-Claude Ameisen, qui, à l’issue de 2 mandats, n’a pas souhaité être reconduit dans ses fonctions.

François Delfraissy est professeur d’immunologie clinique, et actuellement directeur de l’Agence nationale de recherches sur le SIDA et les hépatites virales (ANRS) et directeur de l’Institut Microbiologie et maladies infectieuses. Il est spécialisé dans les virus et les crises sanitaires. Il précise, qu’il n’est pas « un bioéthicien professionnel ». Son parcours est davantage celui d’un grand médecin qui a été marqué et façonné par la lutte contre le sida, et un souci de préserver la place nouvelle prise par les patients.

Il estime que le CCNE, qu’il voudrait être à la fois un lieu d’éclairage et de discussion, doit pouvoir « se mouiller » à travers des recommandations un peu plus nombreuses que celles produites par cette instance ces dernières années.

La place du citoyen au sein du CCNE, des personnes, pas des patients, lui semble essentielle. Il regrette qu’ils soient assez peu représentés : « Le CCNE est une élite intellectuelle », aussi il souhaite « faire entrer au sein de cette structure une vision citoyenne. Je considère qu’il est essentiel de donner une visibilité de la société civile plus grande au sein du CCNE ».

Le CCNE s’est emparé de 3 grands sujets qui tournent autour de la procréation, de la fin de vie et des neurosciences et des troubles cognitifs. Pour lui, un certain nombre d’autres sujets de société pourraient progressivement être introduits comme la question du «  bien vieillir »,  de l’innovation thérapeutique qui sont en train de révolutionner l’accès à la médecine … Selon lui, « sans faire du CCNE une instance médicale, la question éthique sur ces questions est importante ». Concernant les données de santé, un équilibre est à trouver entre les données individuelles et le fait que tout peut être traité en big data. « C’est un enjeu majeur pour les années qui viennent », avec une dimension l’éthique encore une fois présente : « Quel équilibre entre le respect individuel de chacun et le besoin ? La France peut être très en avance sur ce sujet ». Il évoque aussi le problème des organes artificiels en 4D : nouveau poumon, nouveau pancréas, nouvelle trachée… Il faut que le CCNE anticipe les questions que les scientifiques et les chercheurs peuvent se poser.

La loi de bioéthique est censée être reprise en 2018 et donnera lieu des états généraux citoyens de bioéthique qui sont à organiser. Il s’interroge : « Comment on fait participer plus le citoyen à cette réflexion éthique ? ».

Aujourd’hui, le CCNE est en train en passe de boucler deux gros rapports : le premier est quasiment achevé, il concerne la PMA. Le second sur la fin de vie est un « des sujets du débat citoyen à monter »."

Michel Janva

Posté le 10 décembre 2016 à 11h24 | Lien permanent

13 décembre : conférence de Nathalie Saracco à Paris

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Michel Janva

Posté le 10 décembre 2016 à 09h42 | Lien permanent

Recherche d’un professeur de Mathématiques au Lycée de Pontcalec

Les Dominicaines du Saint-Esprit de l’Institution Saint-Thomas d’Aquin, située à Pontcalec (commune de Berné) dans le Morbihan, recherchent en urgence pour le mois de janvier 2017 un professeur de Mathématiques de lycée pour assurer les heures suivantes : 3h30 en Terminale L, 3h en Première L, 4h en Seconde, soit un total de 10h30 (temps partiel), jusqu’au mois de mai 2017.

Si vous êtes intéressés, vous pouvez contacter le standard au 02 97 51 61 57 ou envoyer un mail à l’adresse suivante : dir.secondaire-thomas@dominicaines.fr

Michel Janva

Posté le 10 décembre 2016 à 09h00 | Lien permanent

Il reste encore de la place mardi 13 décembre à Versailles pour écouter Philippe de Villiers

Il reste encore de la place pour la dernière grande soirée 2016 des Eveilleurs d'espérance mardi 13 décembre 2016  au Palais des congrès de Versailles avec Philippe de Villiers.

Réservations sur http://www.eveilleursdesperance.fr/

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Michel Janva

Posté le 10 décembre 2016 à 08h42 | Lien permanent

13/12 : débats autour de Noël

Cette soirée sera l'occasion d'un débat entre Mgr Rey et Christian Eyschen de la Libre Pensée, ainsi qu'un second débat entre Tareq Oubrou et l'abbé Guillaume de Tanoüarn...

13 dec web

Michel Janva

Posté le 10 décembre 2016 à 08h24 | Lien permanent

12 décembre : « Pour éclairer l’avenir, éteignons les Lumières »

Vous êtes conviés à assister, le lundi 12 décembre, à 19h00 aux Editions de l'Harmattan, 21 rue des Ecoles, à la conférence :

                            «  Pour éclairer l’avenir, éteignons les Lumières »

                                      Réflexions pour un humanisme durable

                                                  par Philippe JOURDAIN

Conférence organisée par l’Institut Pour un Humanisme Durable 

A l’issue de cette rencontre, le conférencier dédicacera son ouvrage « Pour un humanisme durable »

 L’entrée est gratuite - inscription sur humanismedurable.com et sur facebook.

Michel Janva

Posté le 10 décembre 2016 à 07h58 | Lien permanent

Le Collège latin, à Paris

Cliquer sur l'image pour plus de détails

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Michel Janva

Posté le 10 décembre 2016 à 07h22 | Lien permanent

C’est arrivé un 10 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

Le pape Zacharie poursuit les excellentes relations, initiées par son prédécesseur, avec les Francs, gouvernés par les fils de Charles Martel. Il soutient Pépin le Bref, pour devenir Roi des Francs.

L'alliance qui se forme entre l'empereur Maximilien Ier et le Roi de France Louis XII, bientôt ouverte au pape, aux rois d'Angleterre, d'Aragon et de Hongrie a pour but de constituer une ligue pour mettre un frein à l'influence vénitienne en Italie septentrionale et à récupérer un grand nombre de zones géographiques sous contrôle direct de la Sérénissime. La guerre de la Ligue de Cambrai va dure huit ans.

Né en Poitou, Jacques-René de Brisay, marquis de Denonville est nommé en 1685 gouverneur de la Nouvelle-France. Comme son prédécesseur, Lefebvre de La Barre, lui est donné la mission de soumettre définitivement les Iroquois, les alliés des Anglais. Il commence par organiser une expédition à la baie James où il s'empare des forts anglais. En 1687, il lance une nouvelle attaque contre la nation iroquoise des Tsonnontouans dans la vallée de la rivière Genesee.

En mai 1689, la France et l'Angleterre engagent les hostilités, ce les Iroquois à reprennent le sentier de la guerre. En août, 1 500 guerriers des Cinq-Nations anéantissent le village de Lachine et massacrent sa population (voir la chronique du 5 aout). Denonville rentre en France et au mois de novembre suivant est promu au grade de maréchal des camps et armées du Roi, malgré cet échec.

Les forces britanniques et autrichiennes sont écrasées, le trône de Philippe V est sauvé.

La flotte anglaise qui transporte des Acadiens déportés en exil est aux prises avec le mauvais temps sur l'Atlantique. Deux des navires sombrent, faisant plus de 700 victimes. Voir les chroniques des 28 juillet, 11 août, 5 et 10 septembre.

Cette institution devient l'institution officielle de la communauté juive ; elle marque la reconnaissance du caractère français des juifs de l'Empire. En deux ans, il obtient la construction d'une synagogue pour département comptant plus de 2 000 fidèles.

Pour lutter contre la contrebande anglaise Napoléon annexe les régions côtières allemandes jusqu'à Lubeck.

Le 10 décembre 1848, Louis-Napoléon Bonaparte, qui a 40 ans, est élu président de la République au suffrage universel, après une violente mais courte campagne électorale. Le neveu de Napoléon 1er est porté par le prestige de son nom et, déjà, le discrédit de l'Assemblée de la IIe République.

Le 20 décembre, l'élu s'installe au palais de l'Élysée, ancien hôtel particulier de la marquise de Pompadour, désormais résidence officielle de la présidence de la république. Il nomme le monarchiste modéré Odilon Barrot à la présidence du Conseil.

Le 10 décembre 1901, le roi de Suède et le Parlement de Norvège décernent les cinq premiers prix de la fondation Nobel. Au roi revient l'attribution des Prix Nobel de physique, de chimie, de médecine et de littérature ; au Parlement l'attribution du Prix Nobel de la paix. Ces cinq Prix annuels résultent de la volonté posthume d'Alfred Nobel (1833-1896)... Le Prix Nobel de littérature est attribué au Français Sully Prudhomme.

Le couple Curie, Pierre et Marie, associé à Becquerel, découvreur de la radioactivité, reçoivent le Prix Nobel de physique pour leurs études sur les rayonnements émis spontanément par les sels d'uranium et pour la découverte des minéraux actifs.

En 1911, Marie Curie reçoit un deuxième prix Nobel, de chimie cette fois, pour avoir isolé du radium métallique et déterminé sa masse atomique. Elle est la première personne à obtenir deux fois cette récompense et reste encore la seule femme à cumuler deux prix Nobel scientifiques.

Sabatier et Grignard reçoivent la moitié du prix Nobel de chimie pour leurs travaux de recherche sur l'hydrogénation catalytique et l'organo magnésiens. Le prix Nobel de médecine est attribué au le professeur Alexis Carrel.

Elle avait été volée en 21 août 1911, au Louvre, par un vitrier italien, Vincenzo Peruggia. Pendant deux ans, la Joconde reste cachée dans un appartement décrépit de la rue de l'Hôpital Saint-Louis du Xe arrondissement

A Moscou est signé par le gouvernement provisoire de la république française et l'Union soviétique, un traité d'alliance et d'assistance mutuelle. Sont présents le général De Gaulle Staline, Georges Bidault et Molotov. Ce traité officialise l'alliance qui a pour but de se prémunir de la menace allemande et d'empêcher toute tentative d'agression du futur vaincu. La collaboration franco-soviétique existait déjà depuis la présence de l'escadron de chasse Normandie-Niemen sur le front de l'est.

Les 58 membres de l'Organisation des Nations Unies siègent pour la dernière fois à Paris, au palais de Chaillot, avant de gagner New York et les rives de l'Hudson. Ils adoptent pour l'occasion la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Le texte reprend dans les grandes lignes les principes universels de la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789.

La république « normale » d'Hollandie ne pourrait même pas la signer aujourd'hui car l'article sur le mariage, affirme :

«À partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution».

Le prix Nobel de la paix est décerné à Mère Thérésa pour son action en faveur des déshérités en Inde. D'origine albanaise, Agnes Gonxha Bojaxhiu a consacré sa vie aux pauvres. Son ordre est entièrement voué aux victimes de la misère et de la maladie.

C'est en 2015, une des rares personnalités politique française avec Philippe de Villiers et Jean Frédéric Poisson à se dire ouvertement contre le crime légal de l'avortement, y compris dans son parti.

Lois Spalwer

Posté le 10 décembre 2016 à 05h10 | Lien permanent | Commentaires (0)

09 décembre 2016

Chroniques des chrétiens d'Orient : Les frontières chrétiennes du Liban

Photo_2016-11-30_14-37-55[1]Dans un Liban sortant péniblement d’une crise gouvernementale de plus de deux ans, soucieux de conserver son intégrité face à la guerre civile syrienne et de garder sa frontière sud en paix, les villages des frontières se sentent délaissés par l’intérieur et oubliés de l’extérieur. Ils attendent du gouvernement français qu’il honore une promesse millénaire. Dans ces régions à dominante musulmane, d’importants villages chrétiens subissent l’exode massif des jeunes générations fuyant des conditions de vie difficiles et un avenir peu engageant.

Du Nord, dans l’Akkar, au Sud, en passant par l’Est de la Bekka, le conflit syrien semble s’exporter au Liban. Des heurts réguliers ont lieu entre factions djihadistes rivales. Les multiples attaques terroristes sèment la terreur dans les villages. En  Juin 2016 à Al Qaa, 8 kamikazes se font exploser tuant 5 civils. Depuis le début du mois, pas moins de trois attaques ont eu lieux pour la seule zone frontalière du Nord Est libanais. Certains villages de la plaine de la Bekaa, annexés jusqu’en 2005 par l’armée syrienne, peinent à retrouver leur identité libanaise et chrétienne. L’arrivée massive de réfugiés en provenance de Syrie crée une véritable crise économique et sociale dans un Liban exsangue. Des camps sauvages de réfugiés ont été installés dans cette région mais il est difficile de palier un manque cruel d’électricité, d’eau, de nourriture et d’éducation. On estime à 2 millions le nombre de réfugiés (principalement Syriens) venu s’ajouter aux 4 millions de libanais nationaux. L’intégration est plus que délicate : pas de travail, un accès aux produits et services de première nécessité compliqué et un manque de place dans les écoles. Certains parviennent à partir vers le centre du pays, à Beyrouth, ou encore à l’étranger (France, Etats-Unis, Canada etc.) dans l’espoir d’avoir une situation plus stable et d’offrir un avenir meilleur aux générations futures.

Photo_2016-11-30_14-38-16[1]Le Sud-Liban est marqué par les vives tensions entretenues par le Hezbollah et Israël qui retentissent dans les villages de la région. Les agriculteurs chrétiens sont très peu aidés, la peur de la reprise des hostilités les poussent à fuir et à vendre leurs terres, abandonnant ainsi cette région aux chiites soutenu eux par le parti de Dieu.

Chaque région frontalière a ses enjeux et ses priorités propres mais quatre facteurs, indissociables les uns des autres, sont prégnants : la sécurité bien sûr, le facteur social, économique et politique. L’Akkar (Nord), la plaine de la Bekaa (Est) et le Sud-Liban sont des terres historiquement fertiles et économiquement dynamiques donc importantes pour l’agriculture et l’industrie. Leur désertion a un fort impact sur le fonctionnement socio-économique du pays et l’identité libanaise : l’oubli de ses racines historiques chrétiennes.

La chrétienté est le ciment du pays, chaque village, où cohabitent différentes communautés, compte une présence chrétienne. Les chrétiens sont ce qui fait du Liban une nation. Ils freinent l’émergence d’un extrémisme religieux venu de l’Est trouvant un terreau fertile au sein des populations déplacés les plus vulnérables. Sans les chrétiens le Liban  ne résisterait pas longtemps aux tensions intercommunautaires et aux coups de boutoir de l’islamisme salafiste. Ils se considèrent comme le dernier rempart protégeant l’Occident que certains ici n’hésitent plus à qualifier de « capitulard ».

L’association SOS Chrétiens d’Orient ne les oublie pas et les aide à s’ancrer dans leur environnement naturel. Une aide matérielle par le développement d’infrastructure y contribue. Un dispositif humain est mis en œuvre dans des régions reculées telles que la Bekaa et le Sud-Liban, des professeurs de français et des accompagnateurs scolaires ou psychologiques sont ainsi déployés à travers le Liban. Des infirmières et des animateurs de centre pour enfants sont à pied d’œuvres à Beyrouth aux côtés de tous les volontaires s’activant à répondre efficacement aux besoins des familles vulnérables rencontrées. L’association SOS Chrétiens d’Orient tente ainsi de répondre, à sa mesure, à une promesse que les gouvernements français n’ont pas su tenir.

Michel Janva

Posté le 9 décembre 2016 à 20h00 | Lien permanent

Il est grand temps que la guerre à droite ait lieu

Selon Charles de Meyer :

"Il est grand temps que la guerre à droite ait lieu. C’est ce qui se disait dans les arcanes des deux chambres, ces jours-ci. En effet, après le vote par le Sénat d’une version à peine modifiée de la proposition de loi d’extension du délit d’entrave à l’avortement, la compromission de toute une partie des parlementaires est en cause. En cause parce que la couardise de certains entraînera, à n’en pas douter, la censure et la destruction des trésors d’efforts d’autres.

L’extension du délit d’entrave sur Internet est une vieille réclamation d’associations prétendument féministes qui souhaitent pouvoir réprimer, voire supprimer, ceux qui militent pour une autre conception de la vie. Très représentées dans les institutions gouvernementales, ces structures ont réussi à obtenir des rapports suivant leurs recommandations. En urgence, le gouvernement – en l’occurrence Laurence Rossignol – a donc permis la présentation en procédure accélérée d’un texte visant à censurer et condamner de deux ans de prison et 30.000 euros d’amende ceux qui contreviennent à l’idéologie d’État en faveur de l’avortement.

Le débat à l’Assemblée nationale a été l’occasion du renouvellement d’un débat sur l’état de l’avortement dans notre pays. 225.000 vies à naître sont supprimées chaque année dans notre pays, ce qui constitue, de fait, un problème de santé publique. Depuis 1993 et la loi Neiertz, ceux qui veulent infléchir cette courbe sont mis en danger régulièrement à cause d’une conception complexe de l’entrave.

Si la majorité des parlementaires a voté, Jacques Bompard, Marion Maréchal-Le Pen, Yannick Moreau, Philippe Gosselin, Jean-Frédéric Poisson et Isabelle Le Callennec avaient mené une lutte intéressante dans l’enceinte du palais Bourbon ! Enfin, des voix dissidentes osaient s’opposer au tout avortement dans notre pays. Les observateurs des sujets bioéthiques dans le monde politique percevaient même un progrès dans la défense de la vie.

Simplement le groupe des Républicains au Sénat n’a pas correctement accompli son travail. Il n’a pas amendé le texte, pas négocié que le texte soit refusé par la chambre haute avec les autres groupes politiques, pas mobilisé ses troupes. Une commission mixte parlementaire aura donc à discuter de la version liberticide et mortifère d’une loi qui mettra en danger une partie des actions de la fondation Lejeune, Choisir la vie ou IVG.net.

D’étranges réactions ont marqué ceux qui prétendent pourtant défendre la vie. Si Stéphane Ravier et David Rachline n’ont pas été combatifs sur le texte, une lourde responsabilité incombe à Bruno Retailleau, qui paye par ce passage ses multiples compromissions pour asseoir son autorité à travers l’UDI et des relations suivies avec les franges progressistes de l’UMP. Certains croient, en effet, encore que la politique est un monde d’influence alors qu’elle s’établit comme l’espace du rapport de force. Avec un tel échec, les troupes nouvellement conservatrices de François Fillon laissent entrevoir une dangereuse facilité pour les partisans d’une autre anthropologie à faire passer, sans heurts, les textes les plus insupportables.

Comme l’explique très efficacement Grégor Puppinck dans Droit et prévention de l’avortement en Europe, la France se distingue comme l’un des très rares pays où l’avortement augmente. Une éducation sexuelle propice à la suppression de la vie à naître et le refus de considérer l’avortement de masse comme une question de santé publique expliquent en grande partie ce qui est une violence contre la femme, contre les familles et, partant, contre la cité.

Encore une fois, ce nouveau recul montre que les partis politiques dits de droite constituent des entraves à la défense du bien commun. Ceux qui cherchent à les influencer s’égarent ; il s’agit bien de les dépasser."

Michel Janva

Posté le 9 décembre 2016 à 18h16 | Lien permanent

"Les personnes situées à gauche n'ont pas le culte de l'argent". Ha ?

C'est ce que l'on peut lire dans un manuel :

M

Alors toutes ces affaires n'ont pas eu lieu ou ce sont des personnes de droite égarées dans un parti de gauche ?

Michel Janva

Posté le 9 décembre 2016 à 18h12 | Lien permanent

"Beaucoup de ces jeunes ne connaissent pas exactement leur âge"

Beaucoup de ces experts nous prennent pour des imbéciles :

"Les experts de la médecine légale du Danemark ont été chargés d’enquêter sur l’âge des demandeurs d’asile arrivés sans parents et se disant mineurs.

Ils ont examiné jusqu’ici 800 de ces mineurs, et ils concluent que près de 600 d’entre eux (près des trois quarts) ont plus de 18 ans.

Eva Singer, responsable des questions d’asile au Conseil danois pour les réfugiés, affirme qu’ils n’ont pas cherché à frauder pour obtenir les avantages réservés aux mineurs : « Beaucoup de ces jeunes, dit-elle, ne connaissent pas exactement leur âge, parce que ce n’est pas quelque chose qui est inscrit dans leur pays d’origine de la même façon qu’au Danemark. » Sic…"

Michel Janva

Posté le 9 décembre 2016 à 18h00 | Lien permanent

Qui résiste vraiment, aujourd’hui ?

De François Billot de Lochner :

"Dimanche 4 décembre, en région parisienne, messe dominicale dans une grande église bien remplie. Sermon d’un jeune vicaire. Etonnement de l’assemblée : le prêtre crie sa colère contre la déferlante pornographique, puis contre les atteintes à la vie. Les mots employés dramatisent la situation, comme la puissance du ton  et le fond du discours. Pas un bruit dans l’église. Les fidèles écoutent. Peut-être se disent-ils : enfin ! Du moins faut-il l’espérer…Car il se fait rare d’entendre de tels sermons, sur des sujets pourtant essentiels. Posons clairement la question : ce prêtre courageux n’est-il pas trop seul ?

Disons les choses en vérité : trop souvent, dans nos combats pour les valeurs, nous nous sentons seuls. Très seuls. Beaucoup trop seuls. Terriblement seuls. Que nous soyons violemment critiqués par ceux que nous combattons, cela est dans la logique des choses. Mais que nous soyons régulièrement contrés, voire puissamment attaqués par ceux qui, de façon logique, devraient former avec les résistants que nous sommes un front uni de résistance, voilà qui, pour le moins, pose problème.

Quelques exemples, parmi tant d’autres :

Un dernier exemple, en forme de cerise sur le gâteau : quand le Tribunal Populaire Ecclésial de Bayonne, composé de quatre vingt dix prêtres s’autoproclamant juges, met en accusation l’évêque du lieu, le très courageux Monseigneur Marc Aillet, ce retour inattendu des vents mauvais de mai 1968, ou, peut-être pire, du Tribunal révolutionnaire de 1793, ne peut que nous laisser pantois.

Le sermon du 4 décembre du jeune prêtre ci-dessus cité ravive la flamme de l’Espérance : l’héroïque père Popiełuszko a fait des émules. Car celui-ci, luttant avec son seul micro contre les Forces du Mal qui ensanglantaient la Pologne, ne s’embarrassait pas de mais, oui mais, si, peut-être : il disait la Vérité, déshabillée de toutes  les scories qui la travestissent. Prenant tous les risques pour lui-même, il fustigeait quotidiennement le dramatique régime communiste qui tentait d’étouffer son pays. A cause de cela, il fut torturé puis tué, dans des conditions atroces. Son sacrifice n’a pas été vain : il a grandement contribué à l’écroulement brutal d’une épouvantable dictature.

Si notre pays continue de s’effondrer, il faudra beaucoup moins de mais, oui mais, si, peut-être, et beaucoup plus d’authentiques résistants disant les choses en vérité, à leurs risques et périls.

A cet égard, le sermon du 4 décembre est une belle lumière dans la nuit que vit actuellement la France, nuit de soumission d’une immense majorité des élites au politiquement correct, et donc au déclin assumé de notre pays."

Michel Janva

Posté le 9 décembre 2016 à 17h57 | Lien permanent

Combien de franc-maçons au Front National ?

Lu dans Valeurs Actuelles :

"Certains francs-maçons auraient donc rejoint les rangs du FN. Des tête-à-queue idéologiques opérés non sans crissements de pneus. En témoigne la création, il y a un an, sous l’impulsion de Gilbert Collard (membre de la Grande Loge nationale française), du cercle Fraternité. Au sein de ce groupe de réflexion, les “frères” (150, selon notre source) partageraient les difficultés rencontrées au sein de leurs loges du fait de leur proximité avec le Front national. Ses membres se réuniraient une fois par mois à Marseille, Perpignan ou dans le Gard. Ironie de l’histoire, un autre cercle du Rassemblement bleu marine, lui aussi baptisé Fraternité, dédié aux questions sociétales et familiales a été créé, mi-octobre."

Michel Janva

Posté le 9 décembre 2016 à 17h54 | Lien permanent

Savez-vous de quoi est-ce l'anniversaire aujourd'hui ?

Loïs n'en a pas parlé ce matin. L’événement a beau être tombé dans les oubliettes, il n'en demeure pas moins que nous en subissons actuellement les conséquences :

"Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le président du Parlement européen, Martin Schulz, et le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, sont aujourd’hui à Maastricht, 25 ans jour pour jour après le sommet qui avait finalisé le traité de Maastricht. Pour célébrer cet anniversaire de la fondation de l’Union européenne, de la citoyenneté européenne et de la monnaie unique."

Comme les peuples sont devenus hostiles aux traités de l'UE, mieux vaut ne pas trop en parler...

Michel Janva

Posté le 9 décembre 2016 à 17h52 | Lien permanent

Services de médias audiovisuels dans l’UE: quelle protection pour les enfants?

Lundi 5 décembre, la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs (IMCO) a adopté un avis au sujet de la Directive sur les Services de Médias audiovisuels qui recommande que l’interdiction actuelle concernant la diffusion par la télévision de pornographie ou de violence gratuite soit maintenue.

Le président de la FAFCE, Antoine Renard, salue cette issue en affirmant que

“l’Union Européenne ne doit pas affaiblir ses règles sur la protection des mineurs : au contraire, la révision de cette directive peut être l’occasion de renforcer ces règles, en reconnaissant les effets négatifs de ces contenus nocifs sur les enfants, les familles et la société ».

En mai 2016, la Commission Européenne a émis une proposition (COM(2016) 287) amendant la Directive sur les services de media audiovisuels (2010/13/EU), avec le but de l’adapter aux nouvelles réalités de ce marché évoluant très rapidement.

La Directive actuellement en place interdit explicitement que les télédiffusions contiennent des programme comprenant de la pornographie ou de la violence gratuite en vue de protéger les mineurs de ces contenus nocifs (article 27). Cependant, la proposition de la Commission a supprimé cet article, affaiblissant la protection des mineurs. D’après cette proposition, les télévisions pourraient diffuser de la violence gratuite et de la pornographie, pour autant qu’ils fassent l’objet de mesures telles que « le codage et des contrôles parentaux efficaces ».

La FAFCE est concernée par le fait que la protection des mineurs face à des contenus nocifs est affaiblie par le projet actuel de révision de la Directive et croit fermement que les règles existantes en ce domaine devraient être maintenue et étendues afin de couvrir également les services à la demande. Comme les enfants sont aujourd’hui très à l’aise dans l’utilisation des technologies et en tenant compte des nombreuses plateformes par lesquelles il est possible d’accéder à des contenus audiovisuels en tout temps et en tout lieu, la meilleure manière de protéger ces enfants de la pornographie et de la violence gratuite est d’interdire aux fournisseurs de services de médias audiovisuels d’offrir de tels contenus, comme c’est actuellement le cas pour les télé-diffuseurs.

Le Parlement Européen est en train de préparer sa proposition pour amender la Directive, sous la responsabilité de la Commission pour la Culture et l’Education (CULT), et plusieurs comités émettent des avis pour informer le rapport final de la Commission CULT, qui sera mis au vote le 28 février 2017. De nombreux parlementaires européens, de groupes politiques différents, sont conscients des défis de cette procédure et travaillent déjà à une meilleure protection des enfants.

La FAFCE salue le vote récent de la Commission IMCO et espère que la Commission CULT ira dans la même direction. Antoine Renard déclare que

« Nous sommes convaincus qu’il est encore possible d’aller plus loin et d’étendre cette recommandation aux services à la demande, afin qu’ils soient également empêchés de fournir des contenus comprenant de la pornographie ou de la violence gratuite ».

Michel Janva

Posté le 9 décembre 2016 à 17h48 | Lien permanent

La Marche Pour La Vie recrute 500 bénévoles

Ne comptez pas sur votre voisin, inscrivez-vous ici.

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Michel Janva

Posté le 9 décembre 2016 à 17h45 | Lien permanent

Un peu de délire d'entrave à la contraception

Avec le Quotidien du pharmacien !

Nous savions déjà que les pilules contraceptives étaient dangereuses. C'est également le cas des implants contraceptifs :

"L’implant contraceptif Essure fait l’objet d’une action en justice, en raison de possibles effets secondaires dont se plaignent certaines patientes. Selon les autorités sanitaires, les complications signalées relèvent de la pratique de pose et non du dispositif en lui-même. [...]

Essure est un dispositif médical (deux petits ressorts) que l’on implante par les voies naturelles (par hystéroscopie) dans les trompes de Fallope, et qui entraîne une fibrose aboutissant en 3 mois à une contraception définitive. « Dès juillet 2015, des investigations ont été menées par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) suite à des signalements d’effets indésirables liés à son utilisation. Ces travaux ont permis de déterminer que les complications signalées relevaient de la pratique de pose et non du dispositif Essure en lui-même », indique le ministère de la Santé dans un communiqué daté du 9 décembre.

Fin avril 2016, l'ANSM rappelait dans un point d'information que la stérilisation définitive par Essure a démontré son efficacité, mais que la technique peut présenter des risques et des effets indésirables : douleurs abdominales ou pelviennes, saignements et, plus rarement, des cas de grossesses notamment extra-utérines et des réactions d’hypersensibilité (au nickel contenu dans l’implant). L'ANSM a alors renforcé les conditions d’implantation et « notamment la formation des chirurgiens à la technique et l’information aux patientes sur ses éventuels effets indésirables, en amont de la pose », comprenant une discussion avec le gynécologue, un délai de réflexion de 4 mois, une notice d’information remise à la patiente…"

Michel Janva

Posté le 9 décembre 2016 à 17h42 | Lien permanent

Une nouvelle maternité à Paris

Fed58d8d-3d1f-4758-a2db-f85243d1d12cAfin d’accueillir un plus grand nombre de familles en maintenant la qualité des soins qui a fait sa réputation, la Maternité Catholique Sainte Félicité s’est lancée, il y a presque trois ans dans un projet immobilier d’envergure en plein cœur de Paris : la construction d’une nouvelle maternité. Le chantier touche à sa fin. La maternité quittera la rue Saint Lambert en janvier 2017, pour se nicher au bout de la rue de Casablanca à 400 mètres de son emplacement actuel, dans le quinzième arrondissement.

La communauté des Petites Sœurs qui anime cette institution, logera aux deux derniers niveaux du bâtiment. La Maternité Catholique Sainte Félicité est une maternité de niveau 2A disposant d’un service de néonatologie (avec des chambres mères-enfants). Elle assure une prise en charge globale du début de la grossesse jusqu’à l’accouchement, ainsi que la prise en charge des grossesses pathologiques et de la prématurité dans son service de néonatologie.

Michel Janva

Posté le 9 décembre 2016 à 10h16 | Lien permanent

Quelques leçons suite au délit d'entrave à l'avortement

Par Charles de Meyer, assistant parlementaire du député Jacques Bompard :

"Mes 10 points du délit d'entrave voté au sénat.

1) les partis politiques ont déserté, FN et Républicains, la question. Le belle mobilisation d'un Yannick Moreau, d'un Nicolas Dhuicq ou d'une Marion ne peuvent pas masquer ce refus.

2) Contrairement à une banalité souvent entendue dans le milieu, la bataille parlementaire n'est pas vaine. Elle peut retarder, alerter, souligner, hiérarchiser. Et faire durer, ce que beaucoup de parlementaires ne supportent pas.

3) La seule mobilisation de l'argument sur les libertés publiques n'est pas suffisant. C'est un affrontement anthropologique qui avait lieu, l'assemblée n'est pas et ne doit pas être une maison de constitutionnalistes. L'argument de l'intelligence de cette position cède très souvent à la réalité politique.

4) La transcription falsifiée des débats et de la vigueur des intervenants qui y participent dans la presse ne sert pas une cause. Au contraire, elle est un argument mobilisé par les conseillers pour inciter les acteurs politiques "à ne pas y aller".

5) La prudence est maitresse en politique. C'est pour cela qu'on ne peut pas la galvauder. La prudence n'est pas la démission.

6) Les querelles intestines. La volonté marquée d'une partie du monde catholique de rejeter ceux qui ne conviennent pas aux codes, aux instincts de conservation et au politiquement correct est un fardeau pour ceux qui en reviennent à une réalité toute simple : le travail et l'investissement.

7) La défiscalisation sans l'incarnation et la participation au combat est un piège.

8) Le frontisme béat ne conduire qu'à une chose : la défaite en chouinant.

9) Tant que nous n'éliminons pas ceux qui trahissent, de manière plus ou moins affichée, les principes non négociables tout en séduisant la sociologie des gens qui prétendent les prendre en compte, nous n'avons qu'un avenir de supplétif cocu.

10 ) Tous à la marche pour la vie."

Michel Janva

Posté le 9 décembre 2016 à 08h36 | Lien permanent

"Je vous présente mon délit d'entrave à l'IVG"

Lu sur Facebook :

"Mesdames et messieurs les Députés, Sénateurs et autres politiciens de tous bords, journalistes et politologues, philosophes post-modernes et lettreux, 

Je vous présente mon délit d'entrave à l'IVG. Il va bientot avoir 2 ans et, rien que par son existence, il a permis la naissance d'un autre petit. 

Vous me pardonnerez sûrement, Madame la Député de Haute Garonne, de creuser encore un peu plus le trou de la sécurité sociale en ayant donné la vie à un enfant qui ne faisait pas partie d'un projet parental. Peut-être même arriverez-vous à lui accorder une existence réelle ou au moins virtuelle. Messieurs et mesdames les Députés, élus du peuple français, dépositaires de leurs choix et de leur volonté, n'oubliez pas que vous n'êtes pas libres de vos votes

Avec le délit d'entrave à l'IVG, avec les grands discours sur le droit à disposer de son corps, sur vos envolées contre "la fashosphere catholique qui nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire", vous niez une réalité. Vous vivez dans vos idéologies sans jamais regarder à l'extérieur des palais que vous deshonorez. Nous sommes nombreuses, très nombreuses à avoir fait le choix de garder nos enfants, même si ils ne s inscrivaient pas dans un projet parental, même si ce n était pas le bon moment, même si certaines les ont confié à une autre famille. Non ! Nous n'obeissons pas à une pseudo morale. Non! On ne nous a pas forcé à les garder. 

En revanche, l'État, a travers son personnel médical, ses représentants, ses assistantes sociales, ses structures d'aide nous fait sans cesse culpabiliser, nous pousse à bout, nous refuse la capacité de faire le choix de la vie. Laquelle n'aura jamais entendu "mais vous êtes jeune, vous en aurez d'autres que vous aurez choisi. Allez avorter en Angleterre." (Necker - décembre 2014) / "Non je n appuierais pas votre dossier, vous avez de la famille en France pour vous héberger" (Mairie de Paris 7e - mai 2015) / si l'enfant ne s'inscrit pas dans un projet parental [...] il n' a pas de réalité virtuelle, il devra aller voir un psy (Député de Haute Garonne - 2016) et autres petites reflexions bien senties. 

Notre réalité est LA réalité ! Vous n'avez pas le droit d'enlever aux femme la possibilité de poser un choix et donc d'avoir accès à TOUTES les données lui permettant de le faire librement et ceci, sans pression des fonctionnaires que vous êtes et que sont les employés de vos services. Surtout, vous n'avez pas le droit de vous cacher derrière "le droit à disposer de son corps". 

Le droit à disposer de son corps nécessite de connaître TOUTES les alternatives. 

Merci de nier mon choix. 
Merci de nier mon enfant. 
Merci de nier la réalité. 
Merci de nier la vie. 
Merci de nous permettre d'être encore plus fières d'être mères.
Merci de nous encourager à nous battre pour notre descendance.
Merci de nous montrer que vous ne serez jamais à la hauteur du peuple que vous êtes censés représenter. 
Merci de nous mettre en première ligne contre cette culture de mort que vous prônez.
Merci."

Michel Janva

Posté le 9 décembre 2016 à 08h27 | Lien permanent

Le pape François dénonce la désinformation dans les médias

 Mercredi, François a donné une interview au journal catholique belge Tertio. Extrait :

La désinformation est probablement le plus grand mal qu'un média puisse infliger, parce qu'elle oriente l'opinion dans une seule direction, en omettant une partie de la vérité”. "Je crois que les médias doivent être plus clairs, plus transparents et ne pas tomber, excusez l'expression, dans la coprophilie toujours prête à répandre les scandales des choses abominables, quelle qu'en soit la part de vérité”. 

Michel Janva

Posté le 9 décembre 2016 à 08h16 | Lien permanent

Alain Juppé est la première victime de la réinfosphère : ce ne sera pas la dernière

De Jean-Yves La Gallou sur Boulevard Voltaire :

"[...] Juppé est la première victime de la réinfosphère ; ce ne sera pas la dernière ! Les hommes politiques vont devoir apprendre à se garder sur leur droite.

À peine porté sur le pavois par les adversaires d’« Ali » Juppé, Fillon découvre à son tour les charmes de l’information alternative. Son porte-parole, Jérôme Chartier, va chez Elkabbach pleurnicher à propos des attaques dont il se dit victime de la part de la « fachosphère ». La raison ? L’invitation, aux Entretiens de Royaumont qu’il préside, de… l’imam UOIF Tareq Oubrou. Une présence évidemment rapportée sur la réinfosphère.

Fillon n’est pas davantage ménagé : son inauguration – à côté d’une fillette de 8 ans voilée – de la grande mosquée d’Argenteuil a beaucoup circulé sur le Net. Tout comme sa rencontre avec l’imam radical de la mosquée – désormais fermée – de Stains. Voilà un candidat qui va aussi devoir apprendre à se garder du politiquement correct !

La leçon vaut aussi pour le FN officiel. Se rapprocher de la gauche sociétale – la gauche Macron – plaît dans les médias. Soutenir la philosophie de backroom de la campagne gouvernementale sur le VIH comme l’a fait Philippot a sans doute séduit Europe 1 mais a produit un buzz négatif sur les réseaux. Et la mise en cause de Marion Maréchal-Le Pen par le même Philippot a valu à la députée du Vaucluse un puissant soutien sur la Toile.

Allons plus loin : « Moi, je crois que oui [l’islam est compatible avec la République]. Un islam tel que nous l’avons connu, laïcisé par les Lumières comme les autres religions. » Cette affirmation de Marine Le Pen n’a pas seulement surpris les historiens, elle a aussi semé le trouble sur la Toile. Sur Twitter, Pierre S. (François Desouche) écrit : « Quand MLP dit que l’islam est compatible avec la République, elle fait une erreur stratégique et ment. » Car si le parti, c’est « Tais toi ou prends la porte », le réseau, c’est la liberté de parole.

Bref, les hommes politiques devraient changer de logiciels. S’émanciper de la doxa médiatique. Et prendre en compte l’opinion des réseaux. Sinon, il faut s’attendre à d’autres accidents industriels. « Ali » Juppé pourrait être le premier d’une longue série !"

Michel Janva

Posté le 9 décembre 2016 à 07h20 | Lien permanent

Délit d'entrave à l'avortement : une occasion pour la droite d'en finir avec l'effet cliquet

Suite au vote par le sénat du délit d'entrave "par tous les moyens" de l'avortement, Thibaud Collin s'interroge dans le Figarovox :

"François Fillon ayant mis les libertés au cœur de son projet, peut-on espérer qu'il s'engage dès maintenant à abroger cette loi inique s'il est élu à la présidence de la République? La question mérite d'être posée tant le parti dont il vient de prendre la tête nous a habitué à un triste scénario: effets oratoires et guerre d'amendements contre une loi déclarée injuste suivis, une fois revenu aux affaires, d'une lâche génuflexion devant le soi-disant sens de l'histoire. Conservateurs dans l'opposition, progressistes au pouvoir. Cette incohérence intellectuelle n'est pas pour rien dans le discrédit des partis dits de gouvernement. On peut espérer que François Fillon en a pris conscience et qu'il est prêt à transgresser enfin cette loi implicite que toute réforme sociétale devienne inéluctablement objet d'un consensus. Ce serait une belle manière de signifier à la Gauche que son monopole métapolitique est fini."

Michel Janva

Posté le 9 décembre 2016 à 07h16 | Lien permanent

Crèche de Noël incendiée dans une église à Metz

Un ou plusieurs individus sont entrés dans l’église Notre-Dame et ont mis le feu à la crèche. Une personne présente sur les lieux témoigne :

« Il y a eu beaucoup de fumée. Après le choc on a réagi vite et on a fait une chaîne d’eau assez rapidement. Puis les pompiers et la police sont arrivés. Ça aurait pu être pire, les flammes attaquaient déjà la tenture accrochée au plafond ». 

Michel Janva

Posté le 9 décembre 2016 à 07h10 | Lien permanent

Saint Nicolas malvenu dans des écoles en Alsace

La tradition de la Saint Nicolas devient laïciquement incorrecte. Même en Alsace où la loi de 1905 ne s’applique pas. 2 directrices sectaires des écoles maternelles les Coccinelles et les Pâquerettes à Huningue ont décidé, sans avertir les parents, de ne pas faire venir saint Nicolas, patron des écoliers, “par respect de la laïcité”.

Dans cette histoire, c'est la mairie qui se plaint de cette décision absurde :

« comme toutes les fêtes traditionnelles, la Saint-Nicolas crée un lien social précieux, particulièrement en ce moment où celui-ci est très difficile à tisser. En la supprimant, vous stigmatisez une partie de la population qui n’a, pour la grande majorité, rien demandé. Votre rôle, plutôt que de donner raison à des expressions sectaires de la laïcité, n’est-il pas d’accompagner par des explications les très rares personnes choquées par cette tradition afin de faciliter leur intégration ? »

Michel Janva

Posté le 9 décembre 2016 à 07h03 | Lien permanent

10 décembre : Marché de Noël du cours Le Sénevé (Castres)

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Michel Janva

Posté le 9 décembre 2016 à 06h55 | Lien permanent

C’est arrivé un 9 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

Ce concile est ouvert le 5 novembre de l'an 1414, et terminé le 22 avril 1418. Depuis le concile de Pise, la chrétienté est partagée en trois obédiences : celle de Jean XXIII, qui comprend la France, l'Angleterre, la Pologne, la Hongrie, le Portugal, les royaumes du Nord, avec une partie de l'Allemagne et de l'Italie ; celle de Benoît XIII ou Pierre de Lune, qui est composée des royaumes de Castille, d'Aragon, de Navarre, d'Écosse, des îles de Corse et de Sardaigne, des comtés de Foix et d'Armagnac ; celle de Grégoire XII ou Ange Corrario, qui conserve en Italie plusieurs villes du royaume de Naples et toute la Romagne, c'est-à-dire tout le canton soumis aux seigneurs Malatesta ; en Allemagne, la Bavière, le palatinat du Rhin, les duchés de Brunswick et de Lunebourg, le landgraviat de Hesse, l'électorat de Trèves, une partie des électorats de Mayence et de Cologne, les évêchés de Worms, de Spire et de Werden, sans compter un grand nombre de particuliers, gens éclairés et craignant Dieu, au rapport de saint Antonin, qui considèrent toujours Grégoire comme le vrai pape.

Alexandre V, prédécesseur de Jean XXIII, avait convenu au concile de Pise qu'il y en aurait un autre, également général, trois ans après. Pressé d'accomplir cette promesse, Jean XXIII l'avait indiqué, pour la forme, dans la ville de Rome, et l'avait ensuite prorogé, sans désigner de lieu, ni d'époque précise ; mais, se voyant poursuivi par Ladislas, roi de Naples, il se met sous la protection de l'empereur Sigismond, et de concert avec ce prince, il convoque un concile général à Constance pour le premier novembre 1414. Les motifs allégués de la convocation du concile étaient l'extirpation du schisme et la réunion des fidèles sous un seul et même pasteur, la réformation de l'Église dans son chef et dans ses membres, et la confirmation de la foi contre les erreurs de Wiclef, de Jean Hus et de Jérôme de Prague.

Ce concile aboutit à l'élection d'un nouveau pape. Les cinquante-trois prélats devant élire le nouveau Souverain Pontife entrent en conclave le 8 novembre, et le 11, fête de saint Martin, avant midi, toutes les voix se portent en faveur d'Otton Colonne, cardinal-diacre du titre de Saint-Georges, qui prend le nom de Martin V, en mémoire du jour où il vient d'être élu.

Le pays passe du 9 novembre au 20 novembre. Voir les chroniques du 4 octobre, des 11 et 20 décembre.

Avec le traité d'Utrecht, Philippe V d'Espagne, petit fils du Roi Louis XIV, renonce à la couronne de France, même en cas de décès de Louis XV. Cependant, il rêve de monter sur le trône de France. Plusieurs personnes, dont la duchesse et le duc du Maine, Jules Alberoni et l'ambassadeur du Roi d'Espagne, Antonio del Giudice (prince de Cellamare) préparent un complot visant à renverser le régent du Royaume de France, Philippe d'Orléans, et installer Philippe V à sa place. La conjuration est découverte et les responsables sont arrêtés le 9 décembre 1718. Ils seront pardonnés par la suite. Un mois plus tard, la France déclare la guerre à l'Espagne.

Claude Louis Berthollet naît à Talloires dans le duché de Savoie. Il s'est rendu célèbre pour ses nombreux travaux tels que "Recherche sur les lois des affinités chimiques" et "Essai de statique chimique". On lui doit notamment la découverte des propriétés décolorantes du chlore qui permit l'invention de l'eau de javel. Membre de l'Académie des sciences et de la Royal Society en 1789, il devient membre du Sénat conservateur en 1799 puis comte sous l'empire. Il décède à Arcueil le 6 novembre 1822.

Exaspéré par les pratiques malhonnêtes des usuriers, Louis XVI rétabli le système du Mont-de-piété en France, sur le principe du prêt sur gage à faible intérêt. A vocation sociale, le Mont-de-piété n'a qu'un très faible taux d'intérêt. Framboisier de Beaunay qui est à la tête de ce projet, est nommé directeur de l'établissement. En 1918 le Mont-de-piété devient le Crédit Municipal de Paris. Le Mont-de-piété fut crée en Italie par le moine Barnabé de Terni en 1462. Il fait son apparition en France en 1637, puis est fermé en 1644 par les opposants à Richelieu.

Le choix des chefs-lieux se fait sur des critères pratiques : une journée à cheval pour le chef-lieu du département, une demi-journée pour le chef-lieu du district.

Quelle est donc la devise de ce régime ? Quelles sont donc les « valeurs de la république », dont la ploutocratie, qui en vie et s'en nourrie sur le dos des Français, nous parle à temps et à contre temps?

Juste à titre de comparaison : avant la révolution, la Monarchie reconnaissait le vote des femmes, chefs de famille, et selon les provinces et les périodes avait même mis en place le vote familial ! Les parents avant un nombre de bulletins en fonction du nombre d'enfants. Alors, où est le système démocratique ?

Après 9 mois de débat houleux, la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat est votée par le Sénat à 179 voix contre 103, sous l'impulsion d'Aristide Briand, député socialiste adepte de la laïcité. Le président de la République, Emile Loubet, proclame la nouvelle loi et le Journal Officiel la publiera dès le lendemain. Les biens d'Eglise seront confisqués, répertoriés et distribués à des associations cultuelles.

Cette loi constitue une véritable révolution en mettant fin à un siècle de concordat napoléonien. Le pape Pie X la condamne formellement. Le gouvernement Clémenceau a ainsi à gérer la crise des inventaires des biens mobiliers de l'Église, ce qui donne lieu à des manifestations de violence.

Rappel de la doctrine catholique qui comprend deux points : les principes et l'application des principes.

A. Les Principes

1. L'Église et l'État sont tous les deux des pouvoirs distincts, indépendants, chacun dans son domaine.

« Dieu, dit LÉON XIII dans son Encyclique Immortale Dei, a divisé le gouvernement du genre humain entre deux puissances, la puissance ecclésiastique et la puissance civile : celle-là préposée aux choses divines, celle-ci aux choses humaines. Chacune d'elles en son genre est souveraine, chacune est renfermée dans des limites parfaitement déterminées, et tracées en conformité de sa nature et de son but spécial ».

Il n'est donc pas vrai de prétendre, avec le césarisme et le libéralisme absolu, que l'État est le pouvoir souverain d'où découlent tous les droits, ceux de l'Église aussi bien que ceux des autres sociétés. Sans doute, l'Église est dans l'État, mais elle y est, comme société parfaite, et non comme une partie qui doit être subordonnée au tout. Chaque puissance est souveraine dans sa sphère, et cette sphère est tracée par la nature et la fin des deux sociétés. A l'Église donc les affaires spirituelles, c'est-à-dire tout ce qui se rapporte au salut des âmes : prédication de l'Évangile, administration des sacrements, célébration du culte divin, jugement sur la moralité des actes humains, etc. A l'État, les affaires temporelles, c'est-à-dire tout ce qui concerne les intérêts matériels de ses sujets et ce qui est requis pour le bien et la protection de la société, comme le pouvoir de déterminer les droits politiques des citoyens, les effets civils des contrats, d'établir des impôts, de lever des armées, de promouvoir les sciences et les arts, de punir les transgresseurs des lois civiles, etc.

Les deux puissances étant souveraines, chacune dans leur sphère, il s'ensuit que l'une est subordonnée à l'autre pour tout ce qui n'est pas de son ressort. Donc l'Église est dépendante et subordonnée à l'État dans les questions temporelles : elle est indépendante et souveraine dans les questions spirituelles, et c'est du reste la condition de son existence. Car si l'Église était assujettie au pouvoir civil sur le terrain religieux, elle serait fractionnée en autant de parties qu'il y aurait d'États ; elle ne serait plus ni une, ni universelle, ni indéfectible : en un mot elle ne serait plus l'Église catholique.

2. Bien qu'ils soient deux pouvoirs distincts et indépendants, l'Église et l'État ne doivent pas vivre séparés mais s'unir dans un mutuel accord.

Et de cette union, Léon XIII donne les raisons dans son Encyclique Immortale Dei :

« Leur autorité, dit-il en parlant des deux pouvoirs, s'exerçant sur les mêmes sujets, il peut arriver qu'une seule et même chose, quoique à des titres différents, ressortisse à la juridiction de l'une et l'autre puissance… Il est donc nécessaire qu'il y ait entre les deux puissances un système de rapports bien ordonné, non sans analogie avec celui qui dans l'homme constitue l'union de l'âme et du corps. »

Ainsi, d'après la doctrine catholique, si l'Église et l'État ont des domaines distincts, ils ont aussi des frontières communes. Et comment en serait-il autrement, alors que les deux sociétés détiennent leurs pouvoirs de Dieu et s'adressent aux mêmes sujets ? Il est vrai que leurs fins sont différentes, mais celles-ci ne doivent jamais s'opposer entre elles, plus que cela, la fin temporelle, que poursuit l'État, manquerait son but si, en définitive, il n'était pas tenu compte de la fin éternelle et de la destinée future. Il peut donc arriver que les mêmes objets (ex. les écoles, le mariage, à la fois contrat civil et religieux), « quoique à des titres différents, ressortissent à la juridiction de l'une et de l'autre puissance », comme dit Léon XIII. Il peut arriver encore que certaines choses, temporelles de leur nature, rentrent dans l'ordre spirituel par leur destination et tombent de ce fait sous la juridiction de l'Église. Tel est le cas des lieux et des objets sacrés : églises, mobilier, servant au culte, biens destinés à l'entretien des ministres, etc. Sur ces différents points qui forment ce qu'on appelle les questions mixtes, on ne saurait contester la juridiction de l'Église. Il est. même permis d'aller plus loin et de dire que, à un certain point de vue, l'Église a un pouvoir indirect sur toutes les choses temporelles, non pas en tant qu'elles sont temporelles, mais parce qu'elles doivent toujours être des moyens d'atteindre la fin surnaturelle. C'est en vertu de ce pouvoir que les Papes du moyen âge se sont parfois élevés contre les princes qui abusaient de leur puissance, qu'ils sont allés jusqu'à les déposer comme indignes de la souveraineté et ont délié leurs peuples du serment de fidélité.

Il suit de là que, en principe, s'il surgit des conflits, l'État doit céder, puisque son pouvoir est inférieur à celui de l'Église par sa nature et sa fin. En pratique, il convient qu'il y ait union entre les pouvoirs ; il faut que l'Église et l'État, loin de s'ignorer réciproquement, se parlent, fassent des conventions ou concordats et que ces derniers soient loyalement observés par tous les deux.

B. Application des principes dans le cas d'un État catholique

Dans l'hypothèse d'un État catholique, c'est-à-dire, là où les principes peuvent recevoir leur application, quels seront donc les devoirs réciproques de l'Église et de l'État ?

L'on peut dire, d'une manière générale, que la concorde qui doit régner entre eux requiert :

- 1) du côté négatif : que chaque puissance veille à ne pas violer les droits de l'autre et à ne pas entraver son action.

- 2) du côté positif, que chacune mette au service de l'autre l'influence dont elle dispose pour le bien des deux sociétés.

1. DEVOIRS DE L'ÉGLISE.

L'Église doit prêter à l'État l'appui de son autorité et de ses œuvres. Qui ne voit du reste combien par sa doctrine elle peut travailler au bonheur des peuples puisque, d'une part, elle « fait remonter jusqu'à Dieu même l'origine du pouvoir, qu'elle impose avec une très grande autorité aux princes l'obligation de ne point oublier leurs devoirs, de ne point commander avec injustice ou dureté », et d'autre part, qu'elle « commande aux citoyens à l'égard de la puissance légitime, la soumission comme aux représentants de Dieu, et les unit aux chefs de l'État par les liens, non seulement de l'obéissance, mais du respect et de l'amour, leur interdisant la révolte et toutes les entreprises qui peuvent troubler l'ordre et la tranquillité de l'État » ? (Enc. Libertas). Ainsi, de l'influence de l'Église, l'État retirera un double profit. L'autorité des chefs, considérée, non pas uniquement comme l'expression de la volonté du peuple, mais comme venant de Dieu, revêtira un caractère sacré et se conformera mieux aux règles de la justice. Le peuple, à son tour, acceptera l'obéissance comme une soumission à la volonté de Dieu, qui, loin de l'humilier, ne peut que l'ennoblir.

2. DEVOIRS DE L'ÉTAT.

- Le premier devoir de l'État vis-à-vis de la religion en général, c'est de rendre lui-même un culte social à Dieu. La raison seule démontre à l'évidence la nécessité de ce culte. Dieu n'est-il pas le maître des sociétés comme des individus ?

Or, dit Léon XIII, dans Immortale Dei,« si la nature et la raison imposent à chacun de nous le devoir d'honorer Dieu d'un culte religieux, parce que nous sommes sous sa puissance, et parce que, sortis de lui, nous devons retourner à lui, la même loi oblige la communauté politique ».

Le chef de l'État doit donc rendre hommage à Dieu au nom du peuple qu'il représente, en s'associant aux actes de religion qui s'accomplissent au sein de l'Église catholique. Nous disons « de l'Église catholique » car, bien que le culte de Dieu s'impose, antérieurement à toute religion révélée, il va de soi que, si Dieu a dit comment il voulait être adoré et servi, il y a obligation, non seulement pour les individus, mais pour le corps social, de se soumettre à ses ordres.

- Le second devoir de l'État est de reconnaître tous les droits de l'Église, tels qu'ils découlent de sa constitution divine et que nous les avons décrits dans l'article précédent. L'État doit donc disposer la législation civile de manière à seconder et à développer la religion catholique. Il ne lui appartient pas de connaître lui-même des doctrines.

« Il laissera, l'Église juger les novateurs et, s'ils s'obstinent dans leur révolte, les punir selon les lois canoniques, et les exclure de son sein. Mais il pourra prêter à l'autorité religieuse le pouvoir coercitif dont il dispose, pour arrêter une contagion dont les progrès seraient nuisibles à la société civile elle-même. »

Pour ceux qui veulent approfondir, c'est ici.

Lois Spalwer

Posté le 9 décembre 2016 à 06h13 | Lien permanent | Commentaires (4)

08 décembre 2016

Centenaire de Fatima

6a00d83451619c69e201b8d2440e42970cCentenaire de Fatima : le best-seller est sorti ! Découvrez cette synthèse inédite de l'Histoire et de la spiritualité de Fatima. 365 textes pour une année complète à préparer le centenaire et découvrir les richesses du Cœur Immaculé de Marie : livre d'Histoire, de méditations et chemin de pèlerinage, il vous aidera à découvrir et à diffuser les demandes de la Vierge Marie.

Lois Spalwer

Posté le 8 décembre 2016 à 23h31 | Lien permanent | Commentaires (2)

Avortement : Marion Maréchal Le Pen plus en phase avec Marine Le Pen que Florian Philippot

Si on en croit les pages consacrées à l'avortement dans l'ouvrage A Contre flots (publié en 2006) de Marine Le Pen (pages 192 à 194) :

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Michel Janva

Posté le 8 décembre 2016 à 20h43 | Lien permanent

Reynald Secher censuré

Reynald Secher et sa maison d'Édition ont été censurés et exclus du festival de la BD "BD Boum" de Blois sous prétexte que leur ligne éditoriale ne répond pas à l'éthique et aux valeurs du festival. Scandale quand on sait que les Éditions Reynald Secher ont pour seul objectif la transmission de l'Histoire via le support pédagogique qu'est la bande dessinée, au travers de laquelle il met en avant la chronologie, la cartographie, les évènements et les grands hommes. 

Michel Janva

Posté le 8 décembre 2016 à 20h15 | Lien permanent

Des crèches pour tous

Cette année, un site dédié aux moult crèches installées dans toute la France a été créé. Il s'agit notamment d'encourager les maires et les élus locaux à installer des crèches dans l’espace public comme le conseil d’Etat vient d’en rappeler la possibilité juridique.

Nous souhaitons aussi encourager les commerçants à en mettre dans leurs vitrines. Et tous les Français à se ressaisir de ce beau symbole d’une fête chère à tous nos cœurs.

Ajoutez vous même votre crèche !

Pub-creche_pour_tous

Michel Janva

Posté le 8 décembre 2016 à 20h11 | Lien permanent

Monseigneur Antoine de Rochebrune, représentant de l’Opus Dei en France, sur TV Libertés

Monseigneur Antoine de Rochebrune a accepté de répondre, point par point et en toute transparence, aux questions de Martial Bild sur cette institution religieuse fondée en 1928 par saint Josémaria Escriva. Pouvoir secret au sein de l’Eglise, nébuleuse énigmatique qui inquiète, héritière d’un anticommunisme militant dangereux ? Monseigneur de Rochebrune répond sans détours aux accusations colportées depuis des décennies sur l’oeuvre et son fondateur. Un travail utile et nécessaire pour évacuer les calomnies à la Dan Brown, l’auteur du Da Vinci Code, et pour laisser apparaître des prêtres mais surtout des laïcs qui veulent servir Dieu dans leur vie ordinaire, sans quitter leur famille ou leur travail.

Michel Janva

Posté le 8 décembre 2016 à 20h05 | Lien permanent

Le Hellfest détruit par un incendie

Un incendie accidentel en cette fête de la Sainte Vierge...

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Michel Janva

Posté le 8 décembre 2016 à 20h00 | Lien permanent

Chronique des chrétiens d'Orient : Vivre l’Avent avec les chrétiens d’Irak. Et après ?

Photo_2016-12-08_16-05-29À l’approche de Noël, nombreux sont les jeunes Français qui se portent volontaires avec SOS Chrétiens d’Orient pour aider les populations chrétiennes déplacées en Irak. À Erbil depuis un mois, un volontaire partage son expérience.

C’est en voyant ces églises et ces villages chrétiens détruits par Daesh que j’ai pour la première fois ressentie ce que les chrétiens d’Irak ont pu endurer. Bien qu’il soit difficile de se mettre à la place des déplacés, on peut mesurer la persécution dont ils sont victimes en voyant comment les hommes de Daesh profanent leurs églises.

Photo_2016-12-08_16-05-34C’est comme si rien n’avait été laissé au hasard mais utilisé pour faire peur : des inscriptions sur les murs “Si Dieu le veut, nous irons jusqu’à Erbil”, la statue de la Vierge déplacée dans le chœur aligné avec le tabernacle et la croix de l’autel et les impacts de balles laissant imaginer les rafales de kalachnikov ravageant l’intérieur de la nef.

En ce jour de fête de l’Immaculé Conception, les mots de saint Ephrem le Syrien, patron de la mission de SOS Chrétiens d’Orient en Irak, sur la Vierge sont plus que d’actualité :

“Vierge d'âme, de corps et d'esprit, […] belle par nature, tabernacle sacré que le Verbe a travaillé de ses mains divines, complètement étrangère à la toute souillure et à toute tâche du péché.”

Certes les statues et autres symboles de la Vierge Marie ont été salis par les hommes de Daesh dans de nombreux villages, mais Marie reste vierge de toutes souillures car elle a porté le Sauveur en son sein.

Photo_2016-12-08_16-05-38Les chrétiens d’Irak attendent l’arrivée du petit Jésus dans la crèche et les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient, en communion dans cette attente, font de leur mieux pour monter et décorer les crèches dans les camps de déplacés.

Quel plaisir de voir toutes ces crèches qui s’élèvent !

Le quartier d’Ankawa à Erbil se pare des traditionnelles couleurs chaudes de Noël.

Installer la crèche m’a toujours été habituel. Mais ici en Irak, avec les chrétiens déplacés, l’habitude disparaît et cela prend un sens particulier et fort. La crèche ne doit pas être négligée : elle doit être grandiose ! Et quand les moyens sont limités, le sens du sacré est ravivé.

Dans cette ambiance joyeuse et pleine d'espérance, nous continuons les rencontres avec les familles. Dernièrement, je demande à un père ce qu’il attend de l’avenir :

“J’ai travaillé pendant 40 ans pour rembourser ma maison, être indépendant et vivre en paix avec ma famille. À peine savourais-je ma première année à la retraite que j’ai dû quitter le village (Qaraqosh) et voir, quelques mois plus tard, ma maison carbonisée. Maintenant que je suis âgé, je n’ai plus le souhait de repartir où que ce soit. Je veux donner tout ce que je peux à mes enfants et profiter de ma famille”.

Alors que certains cherchent à s’accoutumer à leur situation, d’autres ont la tête ailleurs. Ils pensent au retour, à la reconstruction de leurs villages. Il faut nettoyer, déblayer, reconstruire. Le retour est envisageable mais incertain : Pour combien de temps ? Quelle sécurité pour les habitants ?

Il faut donc tout recommencer. C’est Qaraqosh, Karemlesh, Bartella année 0 et nous nous apprêtons à fêter la naissance du Christ.

Un générateur électrique aidant à la reconstruction d'un village chrétien coûte environ 500 euros. Aidez les chrétiens d'Orient à vivre un beau Noël, faites un don.

Michel Janva

Posté le 8 décembre 2016 à 20h00 | Lien permanent

Les femmes deviennent indésirables dans les lieux publics... islamisés

Ces terrasses de café et ces rues ont un point commun : les femmes semblent effacées. Nous ne sommes pas au Moyen-Orient mais en France à Sevran. Dans un bar, il n'y a que des hommes peu accueillants. Le patron n'a pas envie de discuter et d'autres hommes sont choqués de voir ces femmes. "Dans ce café, il n’y a pas de mixité", assure sèchement un homme. 

Pas d'amalgame : ils sont tous modérés.


Société : quand les femmes sont indésirables dans les lieux publics

Michel Janva

Posté le 8 décembre 2016 à 19h05 | Lien permanent

4 questions à Fabrice Hadjadj à propos du colloque "Qu'est-ce que la France ?"

6a00d83451619c69e201b8d240e62a970c-800wiPrendre pour thème des Rencontres Philanthropos : « Qu'est-ce que la France ? », n'est-ce pas trop ambitieux ? Et n'est-ce pas, en même temps, reconnaître que plus rien de commun n'unit les Français ?

Il ne s’agit pas d’ambition mais d’un tropisme (ou d’un travers) à la fois poétique et philosophique. J’entends toujours les mots dans leur sonorité, dans leur évocation (ça, c’est pour la poésie), et je cherche aussi l’essence qu’ils désignent (ça, c’est pour la métaphysique). Ainsi me semblait-il évident de faire résonner ce nom pour lui-même, dans la question la plus simple, sans prédicat, laquelle est aussi la question élémentaire de l’enfant autant que du contemplatif, du naïf autant que du penseur : « Qu’est-ce que c’est ? » Répondre à cette question, c’est sans doute répondre d’abord à la question de savoir quelle est la substance d’un pays, d’une nation, d’une patrie, d’un État (je mets plusieurs termes pour la laisser ouverte au maximum). Dans quoi réside la France ? Dans une idée platonicienne ? Un ange de la Nation ? Une volonté de Dieu (ce que suggère l’histoire de Jeanne d’Arc) ? Une mémoire collective ? Des valeurs ? Le paradoxe qui me frappe le plus, c’est justement cette ambition républicaine de porter des « valeurs universelles » qui apparaît à travers les expressions « terre d’accueil », « patrie des droits de l’homme », mais qui, en même temps, vide la réalité française de toute spécificité, de toute singularité historique, et conduit la France, au nom de l’universalisme, à devenir une succursale de l’économie mondialisée. Vouloir être tout pour tous, c’est se condamner à n’être rien. C’est le problème de la Révolution Française, et du laïcisme qui s’ensuivit, lequel est à la fois stade suprême du gallicanisme et son explosion : le siècle des Lumières se met à oublier la Lumière des siècles ; la Convention prétend couronner l’histoire en la faisant déboucher sur des principes qui seraient hors de l’espace et du temps, et, par là, se prive de sa sève, coupe la branche sur laquelle elle est assise, tombe dans une amnésie qui la livre entièrement à l’empire de l’innovation et détruit sa vision politique pour condamner le peuple, au final, à une gestion médiatique et marchande.

On oppose souvent les « deux patries » ou encore la citoyenneté formelle et l'enracinement charnel. Pensez-vous que les deux soient conciliables ?

Il est important de désidéologiser cette opposition. Si l’on considère l’appartenance sur un mode filial, et non sur un mode contractuel (qui fait que, selon votre humeur, vous vous choisissez français, ou américain, ou qatari, ou que vous piochez dans le patrimoine, selon votre humeur et votre intérêt), on doit prendre sa famille tout entière, comme elle est, même si l’on préfère tel grand-oncle à telle tante. Refuser un seul événement de l’Histoire, c’est refuser le réel, c’est refuser le chemin qui nous a conduit jusqu’à ce temps, le seul qui soit le nôtre, et le seul dans lequel il nous appartient d’agir. La France, c’est désormais la Monarchie et la République, la Tradition et la Révolution. Mais il faut aussi partir du factuel le plus direct : la langue et le pays. Il y a des paysages de France, qu’il faut connaître et préserver, car, si notre rapport au pays passe uniquement par le Centre Commercial, pourquoi se sentir d’ici ou d’ailleurs, plutôt que de nulle part ? Et il y a une langue française, dans laquelle j’ai appris à dire « Maman », « Papa », et « Moi », et j’ai le devoir de la cultiver si je ne veux pas me perdre dans les algorithmes et les smileys. En un mot, la reconnaissance doit précéder la critique, sans quoi la critique elle-même tourne au déni. Cependant, je suis pour le paradigme de la culture, plutôt que pour celui de l’enracinement. La culture, c’est un enracinement qui est devant nous, et non pas derrière. Qui exige le soin et la taille, et vise avant tout la fructification. L’oiseau ne chante bien que dans son arbre généalogique, disait Jean Cocteau, mais cela veut dire que le but est de chanter une histoire dans laquelle on sent partie prenante. Pour ma part, je suis juif, de nom arabe, de confession catholique, et je dois assumer tout cela dans le génie français, parce que c’est le don de ma langue et de mon lieu natal. Mais peut-être que pour y croire, sans verser dans un nationalisme étroit, c’est mon catholicisme qui m’aide. Dieu est le Dieu de tous les hommes, qui les appelle à une patrie éternelle, mais il les a aussi créé chacun dans une patrie charnelle, locale, particulière, et si l’on méprise cela, on méprise la providence divine. L’accès de l’individu au monde et à l’éternel ne se fait pas immédiatement, il s’opère à travers un pays et une époque. Rien ne ressemble plus à l’immensité du paradis qu’une maison avec un jardin, où l’on converse et chante avec ses amis. Rien n’y ressemble moins que l’ONU.

Alors que triomphe l'individualisme, peut-on encore parler de bien commun ou, tout simplement, de commun ?

Ces notions d’individualisme et de bien commun sont peut-être encore trop générales pour nous aider à penser la France. Elles se posent aussi bien partout dans le monde. Et puis elles passent à côté de ce qui constitue la vraie question de notre époque, qui n’apparaît même plus comme une époque, mais comme un délai, pour reprendre les mots de Günther Anders. Nous vivons désormais dans l’horizon de l’extinction de l’espèce. Dans cet horizon, toute héroïcité semble exclue : le héros pose des exploits qui peuvent être chantés dans l’avenir, mais s’il n’y a plus d’avenir, s’il n’y a qu’un futur sans Français, sans humanité, seulement avec des califes et des cyborgs, à quoi bon ? Voilà pourquoi nous voyons apparaître en réaction, d’un côté, un pseudo-héroïsme impatient et autodestructeur, celui des attentats-suicides ; de l’autre, un consumérisme où les nouveautés cherchent à nous étourdir et vont nous étouffer de plus en plus dans nos déchets. Ce qui nous manque avant tout, c’est le souffle d’une espérance qui ne peut plus se contenter des espoirs de substitution du progressisme. Voilà pourquoi le religieux ne pourra que revenir dans l’espace public. Et s’il ne revient pas sous la forme d’une foi qui assume la raison, d’une grâce qui guérit la nature, d’un esprit qui épouse la chair, comme dans la tradition juive et chrétienne, et plus spécialement dans la théologie catholique, alors il reviendra sous une forme fidéiste et fanatisée.

L'Education nationale qui devrait être l'une des sources d'une vision commune pour l'ensemble des Français n'est-elle pas, au contraire, l'une des principales sources de la perte de sens collectif ?

Je vois une certaine continuité entre l’école de la IIIe République et celle d’aujourd’hui, même si on y a remplacé Racine par Fred Vargas (que j’aime bien, par ailleurs). En ayant voulu promouvoir un sens collectif abstrait, désincarné, celui du jacobinisme, l’école de la IIIe République a préparé la disparition contemporaine du sens collectif, qui ne se retrouve guère qu’à l’occasion des championnats de football. C’est qu’un sens qui n’est pas sensible perd peu à peu de sa force pour un animal rationnel (qui n’est pas un ange). On peut dauber tant qu’on veut sur l’Éducation Nationale, la rêver plus nationale et moins éducatrice qu’instructrice, reste à savoir si une telle délégation éducative à un organisme d’État est en elle-même légitime. Je crois que l’on s’élève au plan national à travers des corps intermédiaires, en passant par les familles, les quartiers, les villages, les corporations, les régions… C’est comme cela que l’on accède à un universel concret et à un sens sensible. C’est comme cela que les pères peuvent supplanter les experts. En économie, cela s’appelle le distributisme, Dans la doctrine sociale de l’Église, cela s’appelle la subsidiarité. Chacun sait, de toute façon, que l’avenir est aux écoles libres, surtout celles qui se développent à l’ombre d’un clocher, entre une ferme et un champ. Ou bien il n’y aura plus d’école, mais des entreprises de pose d’implants et de reprogrammation.

Michel Janva

Posté le 8 décembre 2016 à 18h50 | Lien permanent

La tutelle de Vincent Lambert confiée à son épouse

La Cour de cassation a validé jeudi l'attribution de la tutelle de Vincent Lambert à son épouse Rachel, qui souhaite sa mort ! 

Le 8 juillet dernier, la cour d'appel de Reims avait confirmé la décision d'un juge des tutelles rémois confiant le 10 mars à Rachel la tutelle de son mari et désignant l'Union départementale des associations familiales de la Marne (UDAF) comme subrogé-tuteur, sorte de suppléant. Les parents de Vincent Lambert avaient alors formé un pourvoi en cassation, qui a été rejeté jeudi.

Le CHU de Reims, où est hospitalisé Vincent Lambert, avait lancé puis stoppé deux procédures d'arrêt des soins, l'une portée par le docteur Eric Kariger en 2013, l'autre par son successeur, le docteur Daniéla Simon, en 2015. Mais l'équipe médicale avait décidé de suspendre ce processus le 23 juillet 2015, estimant que les conditions de "sérénité" requises n'étaient pas suffisantes.

Le 16 juin, François Lambert, neveu de Vincent et allié de Rachel, avait obtenu de la cour administrative d'appel de Nancy qu'elle ordonne au CHU de reprendre les consultations d'experts pouvant mener à un arrêt des soins. Les parents de Vincent Lambert ont contesté cette décision devant le Conseil d'Etat. La procédure est en cours.

Michel Janva

Posté le 8 décembre 2016 à 18h31 | Lien permanent

IVG.NET continu son combat contre le monopole de l’information du Gouvernement sur l’IVG

Communiqué d'IVG.NET :

"Le site ivg.net, sans préjuger d’un éventuel recours constitutionnel, prend acte du vote du Senat hier soir sur la rédaction liberticide du nouveau délit d’entrave. On veut empêcher les femmes de s’interroger sur la nature de l’acte qu’elles envisagent de faire.  

Quoi qu’il en soit, nous ne changerons :

  • ni la teneur de nos sites internet,
  • ni l’aide que nous apportons aux femmes au téléphone y compris par l’invitation à la réflexion. 

Nous protestons contre l’acharnement médiatique dont nous sommes victimes et la fermeture des grands médias à notre point de vue. En 8 ans, nous n’avons pu nous exprimer qu’une seule fois (et après le vote !) pour 4 minutes sur la chaîne TV Public Sénat. Nous protestons contre les diffamations abjectes (y compris de Ministres en exercice) dont nous fûmes victimes depuis 8 ans.

Nous n’exerçons, bien évidemment, pas de « pressions morales et psychologiques », ni de « menaces ou tout acte d’intimidation ». Mais le but de cette loi (et sa conséquence) sera de permettre au Planning Familial de nous  harceler judiciairement sans que nous puissions exercer une réciprocité en raison de leur impunité de fait.

Nous rappelons ici l’objectif du gouvernement de Mmes Rossignol et Touraine, du site ivg.gouv.fr et de son N° vert tenu par les militants du planning familial :

« il s'agit d'un signal fort qui fait de l’avortement un événement de la vie sexuelle des femmes au même titre que la contraception, la grossesse, ou la prévention des infections sexuellement transmissibles. Cela contribue à lever le tabou sur l'IVG et participe à sa déstigmatisation. C'est la meilleure réponse aux stratégies des opposants.es qui diffusent leurs messages mensongers et culpabilisants sur leurs sites internet et autres dispositifs de communication » CP du 28-9-15"

Il est nécessaire que les sénateurs contestent cette loi auprès du Conseil constitutionnel.


Bruno Retailleau, invité de RTL le 8 décembre 2016 par rtl-fr

Michel Janva

Posté le 8 décembre 2016 à 18h30 | Lien permanent

11 décembre : pastorale des santons de Provence au Chesnay

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Michel Janva

Posté le 8 décembre 2016 à 14h23 | Lien permanent

Marche pour la vie : un bus au départ de Chalon-sur-Saone

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Michel Janva

Posté le 8 décembre 2016 à 09h30 | Lien permanent

Jean-Marie Le Méné : " On a du mal à comprendre pourquoi les sénateurs de droite ne sont pas opposés plus vigoureusement à cette mesure liberticide"

La Fondation Jérôme Lejeune s’étonne devant ce constat que le Sénat, à majorité de droite, n’a été capable que de voter un texte initié et porté par les socialistes et les groupes associés.

Par ailleurs, la commission des affaires sociales n’a apporté hier qu’une amélioration purement cosmétique à la proposition de loi socialiste. Il s’agissait pour les sénateurs de gauche et du centre d’éviter que le texte ne soit exposé au risque de l’inconstitutionnalité que tout le monde dénonçait depuis plusieurs jours. Ce faisant, le Sénat n’a fait que contribuer à une meilleure rédaction d’un mauvais texte. Il a sécurisé un texte liberticide.

Or, ce n’est pas parce que le texte serait devenu conforme à la constitution (ce qui est à vérifier) qu’il perd de sa dangerosité. Le délit d’entrave reste une invitation générale à la délation.

Pour Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune :

« On a du mal à comprendre pourquoi les sénateurs de droite ne sont pas opposés plus vigoureusement à cette mesure liberticide que représente le nouveau délit d’entrave à l’IVG. L’approche d’une échéance politique majeure ne semble pas être le temps du courage politique. Le message qu’ont voulu transmettre les citoyens de droite à la Primaire a-t-il vraiment été entendu ? »

Pour Gregor Puppinck, ce texte étend le délit d’entrave à tout moyen de communication et aux « pressions morales et psychologiques, (…)  à l’encontre des personnes cherchant à s’informer sur une interruption volontaire de grossesse ». Ainsi, cette rédaction a pour effet d’interdire l’expression de toute information sur l’IVG, même vraie, dès lors que son contenu est susceptible d’exercer une pression morale et psychologique sur toute personne qui s’interroge sur l’IVG. Ainsi, par exemple, cette formulation interdirait de publier des statistiques sur les conséquences médicales de l’IVG, ou des témoignages de femmes ayant mal vécu des avortements car le contenu de ces informations, par leur puissance, suffit en soi à exercer une pression morale.

Autre exemple : la publication de l’enseignement de l’Eglise sur l’avortement pourra être condamnée par cette loi, car publier que l’avortement est un « crime abominable » et un « péché mortel » exerce évidemment « des pressions morales et psychologiques » sur les personnes cherchant à s’informer sur l’IVG. Ainsi, cette loi limite la liberté d’expression des uns pour préserver l’intégrité morale et psychologiques des autres, si bien que la liberté d’expression des premiers est limitée par le ressenti des seconds. C’est la logique des lois anti-blasphème : celui qui reçoit l’information se prétend victime du contenu du message, et le censure.

Le texte va à présent être discuté et voté à l’Assemblée et pourra encore être modifié.

Michel Janva

Posté le 8 décembre 2016 à 07h18 | Lien permanent

Délit d'entrave à l'avortement : détail des votes au Sénat

Où l'on s'aperçoit que si seulement 3 sénateurs LR ont voté pour cette loi liberticide, c'est l'abstention et l'absence d'un grand nombre d'entre eux qui a permis, avec la mobilisation de toute la gauche, l'adoption de cette loi. Les sénateurs FN ont voté contre (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

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Michel Janva

Posté le 8 décembre 2016 à 07h02 | Lien permanent

Délit d'entrave à l'avortement : Alliance VITA continuera à s’exprimer librement

Le Sénat a voté un texte amendé sur le délit d’entrave à l’IVG, élargissant ce délit à l’exercice par tout moyen des « pressions » contraires à l’avortement sur toute personne cherchant s’informer sur l’IVG.  

Alliance VITA, dont le service d’écoute SOS Bébé a été mentionné dans plusieurs médias, dénonce la manière dont le gouvernement et les parlementaires censurent ceux qui ne se résignent pas à la banalisation de l’avortement.  La question de l’objectivité de l’information est réellement en jeu, mais aussi la prévention des pressions abortives qui s’exercent sur les femmes.

Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA, souligne que 

« Cibler des sites internet, mais aussi pêle-mêle tout moyen de communication, n’est pas acceptable : informer les femmes sur d’autres possibilités que l’IVG va-t-il devenir un délit ? Sera-t-il encore possible de se montrer solidaires de la détresse des femmes, spécialement des plus jeunes, des plus démunies ou de celles qui sont soumises des violences masculines les poussant à l’IVG ? L’information des pouvoirs publics en matière d’IVG fait la totale impasse sur les hésitations des femmes et sur les pressions qui pèsent sur certaines. De plus le site gouvernemental  « officiel » affirme que l’IVG n’a pas de conséquence psychologique à long terme, ce qui constitue une désinformation flagrante. Cela va à l’encontre de notre expérience et de ce que vivent un certain nombre de femmes. L’immense majorité des femmes souhaite une véritable politique de prévention de l’IVG. Il est donc irresponsable de cacher la réalité d’un acte qui n’a rien d’anodin dans la mesure où c’est, à chaque fois, le destin de vies humaines qui est en jeu. Le sondage IFOP « les Français et l’IVG », publié fin septembre, révèle la sensibilité des Français sur ce sujet : 72% des Français souhaitent que la société s’engage plus pour éviter aux femmes l’IVG»

Pour Tugdual Derville, délégué général, d’Alliance VITA : 

« Le nouveau texte du Sénat accentue le parti pris que nous dénonçons : le gouvernement ne reconnait comme « pressions » contestables que celles qui feraient entrave à l’avortement. C’est d’abord injuste, car personne ne pourra plus protéger les femmes des très nombreuses pressions qu’elles subissent en direction de l’IVG, spécialement de la part de leur compagnon. A bien des égards, il faudrait reconnaître que l’IVG est souvent une forme de violence ultime faite aux femmes, car exigée par des hommes. C’est ensuite dangereux pour tout citoyen conscient que chaque IVG est un drame qu’on souhaiterait éviter. Devra-t-il s’interdire de proposer une aide qui serait utile aux femmes découvrant une grossesse inattendue, par peur d’une action en justice ? D’autant que ce délit étendu pourrait être invoqué par toute personne venant s’informer sur l’IVG, même si elle n’est pas directement concernée. Quoiqu’il en soit nous ne nous laisserons pas bâillonner ni par la censure, ni par les menaces, car les femmes ont droit à la vérité.» 

Alors qu’une police de la pensée prétend banaliser l’avortement en censurant toute contestation et que le gouvernement n’hésite pas à désinformer les femmes sur son propre site officiel, en niant la réalité de l’IVG et de ses conséquences, Alliance VITA continuera, dans la bienveillance et le respect de tous, à s’exprimer librement, en offrant une écoute, un soutien et une information fiable à toute personne faisant appel à son service d’aide.

Michel Janva

Posté le 8 décembre 2016 à 06h56 | Lien permanent

Vers une nouvelle série de purges au sein du FN ?

C'est ce qui pourrait se passer si l'on en croit les propos de David Rachline sur ITélé suite à la polémique à propos de l'avortement entre Florian Philippot et Marion Maréchal-Le Pen. Davis Rachline suggère clairement que les cadres et responsables qui ne sont pas à 100% d'accord avec Marine Le Pen sur 100% des sujets quittent le FN :

David Rachline : On n’est pas tous obligés d’être d’accord au millimètre près. En revanche, c’est vrai que lorsqu’on est un responsable local, on s’attend à ce que les responsables locaux soient en phase avec la présidente du mouvement. On n'oblige personne à être responsable local du Front national. [...] Chacun a son opinion mais il n’y a qu’une seule candidate, il n’y a qu’un seul projet pour l’élection présidentielle, et il y aura qu’un seul programme qui sera appliqué une fois que nous serons au gouvernement. [...] On risque rien, mais simplement il est utile pour nous de rappeler quelle est la ligne politique que défend Marine parce qu’elle est candidate à la présidentielle et je vous dis : pour ce qui est des responsables locaux, on force personne à être responsable local, pour ceux qui sont en désaccord.

iTélé : Vous forcez personne, ça veut dire qu’il y en a qui peuvent partir ?

David Rachline : J’ai été clair, je pense.

Il est vrai que les manifestations publiques de soutien à Marion Maréchal Le Pen ont été nombreuses ce qui constitue un fait plutôt inhabituel au sein d'un parti ou toute contestation publique de la ligne Philippot est en général suivie d'une exclusion ou d'une mise au placard :

"Selon un décompte AFP, au moins sept responsables départementaux du parti (Ain, Allier, Aveyron, Isère, Hautes-Pyrénées, Loire, Puy-de-Dôme) ont apporté leur soutien sur Twitter à la députée du Vaucluse, mais aussi plus d'une dizaine de conseillers régionaux, des conseillers départementaux ou municipaux FN… Le groupe FN au Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes ou Bruno Lemaire, l'une des chevilles ouvrières du programme économique du parti, ont aussi tweeté leur soutien. Ils ont été nombreux à reprendre le format lancé dans la nuit par Hervé de Lépinau, conseiller départemental du Vaucluse et suppléant de la benjamine de l'Assemblée nationale (...)

Tout au long de ce mercredi le message a été copieusement repris par des cadres, des militants et des soutiens du FN, dont certains occupent des postes à responsabilité au sein du parti, notamment au niveau départmental. Ainsi Maxime Chaussat, conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes responsable départemental de la fédération FN de l'Ain, a-t-il publié le petit texte assorti d'une photo de lui avec la jeune députée. De même pour Gonzague Malherbe, membre du comité central du parti, conseiller municipal FN de Libourne et conseiller régional FN en Nouvelle Aquitaine, ou encore pour Sophie Robert, secrétaire départementale du FN dans la Loire… Une liste de cadres non exhaustive, à laquelle viennent s'ajouter d'autres noms issus de la base frontiste.

Ce qui est assez incroyable, c'est que Marion Maréchal-Le Pen ne fait que continuer à exprimer un point de vue que Marine Le Pen défendait elle même en 2012 lorsqu'elle évoquait les avortement de confort et proposait son déremboursement. On savait que le programme du FN a beaucoup évolué au sujet de l'avortement, mais là, changer aussi vite en à peine 4 ans, cela devient difficile à suivre... 

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Philippe Carhon

Posté le 8 décembre 2016 à 06h52 | Lien permanent | Commentaires (42)

C’est arrivé un 8 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

L'empereur Constantin Ier pose la première pierre de la ville qui doit succéder à Rome comme capitale de l'Empire romain d'Orient. Constantinople connaît sa plus belle période sous le règne de Justinien de 527 à 565). Elle tombe le 29 mai 1453 aux mains des Turcs et, est rebaptisée Istanbul, elle devient ensuite la capitale de l'Empire ottoman. Le 13 octobre 1923, elle perd sa 1ère place au profit d'Ankara, capitale de la nouvelle Turquie.

Surnommé le Bègue ou le Fainéant, le fils de Charles le Chauve et d'Ermentrude, naît le 1er novembre 846. Il est sacré roi d'Aquitaine par son père, en 867, et lui succède comme Roi de France en 877 ; mais non sans éprouver beaucoup de difficultés.

Louis II le Bègue (877-879)

Louis le Bègue, apprenant à la fois la mort de son père et les dangers qui menacent le trône, part d'Orreville, maison de plaisance entre Arras et Amiens ; il dispose des places et des trésors de son père en faveur de ceux qu'il rencontre, et prodigue l'argent et les grâces pour se faire des partisans. Cette conduite devient le premier grief des seigneurs, convaincus qu'il ne peut rien accorder sans leur consentement.

L'impératrice Richilde, s'étant aperçue que les mécontents ne la flattaient que pour l'éloigner du Roi, montre le testament par lequel Charles le Chauve appelle son fils Louis à lui succéder, et elle lui remet l'épée de Charlemagne, la couronne, le sceptre, le manteau royal. Il est sacré à Compiègne par Hincmar, archevêque de Reims, au commencement de décembre 877.

De nombreuses concessions seront faites par ce Roi aux grands seigneurs, et son règne est l'époque où s'établissent beaucoup de seigneuries, de duchés et de comtés aux dépens de l'unité nationale. Il est pour beaucoup dans la chute de la lignée carolingienne. Voir les chroniques du 10 avril et du 1er novembre.

Voir la chronique du 28 septembre.

Sur les instances du Roi de France, Henri II, la Faculté de Paris, qui y est pourtant hostile, coiffe Ambroise Paré du bonnet de docteur en chirurgie.

Ambroise Paré est l'une des personnalités marquantes du XVIème siècle. Né à Laval en 1509, apprenti barbier, Ambroise Paré quitte tôt sa ville natale pour chercher fortune à Paris. Ignorant le latin et le grec, mais curieux de tout, il exerce divers métiers avant de faire un long stage de barbier à l'Hôtel-Dieu de Paris.

Autodidacte, ce dernier a appris la chirurgie sur les champs de bataille. Il est célèbre tant pour ses qualités humaines que pour son habileté de praticien. Considéré comme l'un des fondateurs de la chirurgie moderne, Ambroise Paré est notamment le premier à pratiquer la ligature des artères avant une amputation.

A l'époque, les chirurgiens, aspirant à élever leur spécialité au rang des médecins, avaient décidé de ne plus pratiquer d'interventions "déshonorantes" et avaient abandonné la petite chirurgie aux barbiers. Ceux-ci ne se contentaient pas de tailler les barbes; ils pansaient les plaies, incisaient les abcès, soignaient excroissances et ulcères. Ils n'étaient plus de simples boutiquiers, la Faculté de Médecine avait consenti dès le début du XVIe siècle à organiser certains cours à leur intention. Fort de sa première expérience de barbier à l'Hôtel-Dieu, Ambroise Paré entame une carrière de chirurgien barbier militaire en 1537. Il parcourt la France en tous sens avec les armées en campagne. En 1540, son statut évolue; il est maître-barbier chirurgien.

Une dizaine d'années plus tard, le Collège de Saint-Côme lui confère le titre de maître en chirurgie. Cette reconnaissance académique n'empêche nullement une ascension sociale d'un autre ordre. Remarqué pour les services qu'il rend aux grands capitaines des armées, Paré est appelé aux côtés du Roi Henri II à partir de 1551. Il reste pendant près de trente ans le chirurgien ordinaire, puis le premier chirurgien de quatre Rois de France : Henri II, François II, Charles IX et Henri III.

Lorsqu'Ambroise Paré envoyé par le Roi Henri II, pénètre dans Metz assiégée par les troupes impériales de Charles Quint, il jouit déjà d'un grand prestige ; ses interventions chirurgicales permettent de diviser par deux le nombre de morts et de redonner du courage aux troupes françaises.

Père de la chirurgie moderne, humaniste et contemporain d'Erasme et de Vésale, Ambroise Paré s'illustre dans la région de Mons. Lors d'un long séjour à Havré en 1569, il soigne et guérit le jeune marquis de Croix, atteint d'un méchant coup d'arquebuse, qui lui avait lacéré le genou. Il en profite pour visiter et décrire la région, pour panser et soigner les notables comme les plus pauvres. Profondément chrétien il ne tient pas compte de la puissance ou de la richesse de ses patients. Il souligne souvent, avec une grande humilité, combien sa science est pauvre malgré l'admiration que lui portent ses contemporains : «je le pansay, Dieu le guarist ».

 

C'est à lui qu'on doit l'abandon de la cautérisation à l'huile bouillante des plaies de guerre. C'est lui aussi qui a introduit la ligature des artères lors des amputations. Sa devise était : " Labor improbus omnia vincit " ("Un travail acharné vient à bout de tout")

Au cours de la cérémonie et devant tout le peuple, la Sainte trinité apparait à saint François de sale. (*)

(*)Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade, Page 201)

La bataille de Brihuega est un épisode de la guerre de Succession d'Espagne qui se déroule les 8 et 9 décembre 1710. Après les défaites d'Almenar (27 juillet) et de Saragosse (20 août), les troupes franco-espagnoles dirigées par le duc de Vendôme, attaquent les troupes britanniques de James Stanhope, quittant Madrid pour la Catalogne. Après un premier combat gagné contre un détachement anglais. Le 10 décembre, une autre bataille éclate alors à Villaviciosa où le gros des Anglais commandé par Starhemberg est écrasé. les anglo-impériaux fuient vers Barcelone.

L'Immaculée Conception ou encore la Conception Immaculée de Marie, fête chrétienne depuis le Moyen Âge, est un dogme de l'Église catholique défini le 8 décembre 1854 par le Pape Pie IX dans la bulle Ineffabilis Deus:

Exposé du sentiment de l'Eglise : Marie fut toujours sans aucune tache.

« Dieu ineffable, dont les voies sont miséricorde et vérité, dont la volonté est toutepuissante, dont la sagesse atteint d'une extrémité jusqu'à l'autre avec une force souveraine et dispose tout avec une merveilleuse douceur, avait prévu de toute éternité la déplorable ruine en laquelle la transgression d'Adam devait entraîner tout le genre humain ; et dans les profonds secrets d'un dessein caché à tous les siècles, il avait résolu d'accomplir, dans un mystère encore plus profond, par l'incarnation du Verbe, le premier ouvrage de sa bonté, afin que l'homme, qui avait été poussé au péché par la malice et la ruse du démon, ne pérît pas, contrairement au dessein miséricordieux de son Créateur, et que la chute de notre nature, dans le premier Adam, fût réparée avec avantage dans le second. Il destina donc, dès le commencement et avant tous les siècles, à son Fils unique, la Mère de laquelle, s'étant incarné, il naîtrait, dans la bienheureuse plénitude des temps ; il la choisit, il lui marqua sa place dans l'ordre de ses desseins ; il l'aima pardessus toutes les créatures, d'un tel amour de prédilection, qu'il mit en elle, d'une manière singulière, toutes ses plus grandes complaisances. C'est pourquoi, puisant dans les trésors de sa divinité, il la combla, bien plus que tous les esprits angéliques, bien plus que tous les saints, de l'abondance de toutes les grâces célestes, et l'enrichit avec une profusion merveilleuse, afin qu'elle fût toujours sans aucune tache, entièrement exempte de l'esclavage du péché, toute belle, toute parfaite et dans une telle plénitude d'innocence et de sainteté qu'on ne peut, au-dessous de Dieu, en concevoir une plus grande, et que nulle autre pensée que celle de Dieu même ne peut en mesurer la grandeur. »

Raison suprême de ce privilège : la maternité divine.

Et certes, il convenait bien qu'il en fût ainsi, il convenait qu'elle resplendît toujours de l'éclat de la sainteté la plus parfaite, qu'elle fût entièrement préservée, même de la tache du péché originel, et qu'elle remportât ainsi le plus complet triomphe sur l'ancien serpent, cette Mère si vénérable, elle à qui Dieu le Père avait résolu de donner son Fils unique, Celui qu'il engendre de son propre sein, qui lui est égal en toutes choses et qu'il aime comme lui-même, et de le lui donner de telle manière qu'il fût naturellement un même unique et commun Fils de Dieu et de la Vierge ; elle que le Fils de Dieu lui-même avait choisie pour en faire substantiellement sa Mère ; elle enfin, dans le sein de laquelle le Saint-Esprit avait voulu que, par son opération divine, fût conçu et naquît Celui dont il procède lui-même.

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Le général De Gaulle est condamné à mort par contumace par un tribunal militaire, du gouvernement de Vichy, pour atteinte à la sûreté de l'État et désertion. Le 8 décembre, par décret, il est en plus déchu de sa nationalité.

La chronique du 01 décembre rappelle les évènements tragiques qui secouent la France après la seconde guerre mondiale. Aujourd'hui intéressons-nous aux messages de la Vierge Marie.

Que fut le message de la Sainte Vierge?

On peut le résumer ainsi :

La prière pour la France : Marie intervient avant tout pour sauver la France, ces jours-là « en grand danger » de guerre civile. A la prière des petits enfants, la situation se dénoue le mardi, la reprise du travail est effective le vendredi. Mais la France est toujours « en grand besoin », moral et spirituel : prier pour elle aujourd'hui reste une nécessité. Plus largement, on vient aussi de plus en plus de l'étranger prier à Saint Gilles pour son propre pays.

La prière pour les pécheurs : Marie, Immaculée, demande, comme dans bien d'autres lieux d'apparition, que l'on prie pour les pécheurs. Elle indique qu'il faut pour cela également « faire des sacrifices » : pensons en particulier aux petits sacrifices quotidiens de notre orgueil, de nos énervements, de nos critiques. Elle propose aux fillettes d'embrasser la croix de son chapelet, geste par lequel elle nous invite à notre tour à accepter et à offrir nos épreuves ; en les associant au sacrifice de la Croix pour le salut du monde. Elle demande aussi à la foule le dernier jour de réciter une dizaine de chapelet les bras en croix.

La grotte de l'Annonciation : Toute la semaine a pour cadre la scène de l'Annonciation, rappelée par la présence constante de l'ange Gabriel et de la grotte (de Nazareth) et à présent fixée par les statues. Marie a tenu à nous mettre ainsi en relation permanente avec son oui au plan du salut, pour nous aider à notre tour à dire oui au Seigneur dans toute notre vie. Laissons aussi la phrase de l'ange Gabriel à la fin de l'Annonciation : « car rien n'est impossible à Dieu » retentir à nos oreilles et nous redonner confiance en la toute-puissance du Seigneur dans nos vies.

Marie déclare : « Je donnerai du bonheur dans les familles ». C'est un engagement personnel de sa part (« Je ») et une promesse pour l'avenir (l'emploi du futur). Aujourd'hui, plus encore qu'à l'époque, les personnes sont en quête d'un bonheur familial qui n'est plus évident ni naturel. Elles viennent à L'Île-Bouchard rechercher paix, consolation, guérisons, solutions auprès de Marie qui a promis de veiller sur chacune de nos familles humaines. Plus largement aussi, Marie promet le bonheur pour nos familles spirituelles (communautés, mouvements, paroisses, diocèses).

La Vierge Marie apprend progressivement aux enfants et à la foule à prier : le signe de croix, lent et majestueux; le Je vous salue récité ou chanté; le chapelet peu à peu, l'invocation O Marie conçue sans péché, le Magnificat. Marie a comme institué une véritable école de prière durant toute la semaine des évènements. L'adoration eucharistique est également mise en valeur quand la Vierge et l'ange s'effacent devant le Saint Sacrement exposé. Et la louange, avec le Magnificat brodé sur sa robe; et chanté à sa demande par la foule le dimanche.

Explication que l'on trouve sur les sites de l'UE, à la date du 08 décembre 1955 :

« Le Comité des ministres adopte le drapeau des douze étoiles sur fond azur comme emblème du Conseil de l'Europe. La Communauté européenne choisira le même drapeau en 1986. Les étoiles forment un cercle illustrant la solidarité entre les différents peuples d'Europe ; elles sont au nombre invariable de douze, symbole de la perfection et de la plénitude. ».

Quand on se penche sur les évènements que découvre-t-on ?

Il suffit d'écouter le dessinateur Arsène Heitz, travaillant au service du courrier du Conseil de l'Europe, déclarer lui-même qu'il avait conçu le drapeau sur le modèle de la médaille dite miraculeuse de la Chapelle de la rue du Bac, à Paris. Il lui a ajouté un fond bleu de la couleur traditionnelle du manteau de la Vierge. Et il faut ajouter à cela que la date à laquelle a été décidée l'adoption du drapeau en 1955, le 8 décembre, coïncide avec celle choisie en 1854 par Pie IX pour célébrer le culte de l'Immaculée Conception de Marie.

Enfin le chapitre 12 de l'Apocalypse décrit : "Un grand signe apparut dans le ciel, une femme vêtue de soleil avec la lune sous ses pieds et sur sa tête, une couronne de douze étoiles".

A Brest-Litovsk, Boris Eltsine, récent converti au christianisme, l'Ukrainien Leonid Kravtchouk et le Biélorusse Stanislas Choutchkevitch créent entre leurs trois républiques slaves une Communauté d'Etats Indépendants.

Un an seulement !

Lois Spalwer

Posté le 8 décembre 2016 à 06h15 | Lien permanent | Commentaires (12)

07 décembre 2016

11 décembre : lire sous les sapins

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Michel Janva

Posté le 7 décembre 2016 à 22h01 | Lien permanent

10 décembre : marché de Noël à l'école St Jean Bosco (Moulins)

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Michel Janva

Posté le 7 décembre 2016 à 21h58 | Lien permanent

11 décembre : Messe solennelle exceptionnelle en l'honneur de Notre Dame de Guadalupe à Paris

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Cette messe grégorienne sera encadrée (chants d’entrée et de sortie) par des hymnes à la Vierge du Mexique chantés en espagnol par des musiciens Mariachis comme on le fait traditionnellement dans les Amériques lors de la solennité de Notre Dame de Guadalupe. En effet, un groupe Mariachi viendra spécialement ce dimanche interpréter Las Mañanitas a la Virgen de Guadalupe et La Guadalupana. À l’issue de la célébration, ils reprendront, comme il est de coutume au Mexique, le cri de ralliement des guerriers Cristeros, ¡Viva Cristo Rey! La messe promet donc d'être haute en couleurs et en sonorités.

Michel Janva

Posté le 7 décembre 2016 à 21h11 | Lien permanent


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