La Croix et l'avortement

La Croix: Lettre à Guillaume Goubert sur l'affaire Gaulmyn

L’étrange réponse de Guillaume Goubert sur l’affaire Gaulmyn


20 juin 2018

La Hongrie taxera à 25% les ONG étrangères qui favorisent l'immigration

Michel Janva

Posté le 20 juin 2018 à 08h47 | Lien permanent | Commentaires (0)

Des femmes avortent à l’étranger de bébés à un terme avancé, en toute illégalité, aidées par des organismes payés par nos impôts

Marie Philippe a créé il y a dix ans le site ivg.net. Elle est interrogée par FC sur son dernier ouvrage.

"D’après votre expérience, les femmes ont-elles habituellement des séquelles de leur IVG ?

IvgLes idéologues de l’avortement soutiennent que les femmes vont très bien. Mais, quand on les écoute, on entend qu’elles ont souvent une blessure affective, parfois sournoise, qui peut se manifester de manière très variable : addiction à la cigarette, l’alcool, instabilité affective, dépressions, scarifications, pensées suicidaires... Elles deviennent dures et ont du mal à assumer leur féminité. Elles nous racontent qu’elles ont des cauchemars, des insomnies, une angoisse profonde, une perte de confiance en elles. Elles peuvent même se sentir sales, criminelles. Ce mot terrible, je ne l’utilise jamais, mais elles disent parfois : « J’ai tué mon enfant ! »

Elles ont entre 14 et 45 ans et viennent de tous les milieux. Elles veulent savoir comment se passe une IVG. Et ce qui se passe après. Elles veulent aussi se livrer. Nous les écoutons longuement et nous continuons, ensuite, à dialoguer, même après l’avortement, si telle a été leur décision. La très grande majorité de ces femmes aimeraient au fond d’elles accueillir leur enfant.

Ce peut être des femmes musulmanes qui ont déjà plusieurs enfants, et à qui le corps médical dit : « Fatima, vous êtes sûre ? Vous allez être fatiguée... » C’est plus proche d’une forme de racisme à l’égard de cette population qui est ouverte à la vie que de la compassion ! Des jeunes musulmanes sont enceintes dans le cadre d’une relation hors mariage. Elles sont reniées et mises dehors. Elles vivent un calvaire. D’autres encore, jeunes ou moins jeunes, n’ont pas le courage de se battre contre les pressions de leur entourage. Combien me disent : « Marie, je n’en peux plus, je suis trop seule, personne ne m’aide ! » Ou encore : « J’ai ma vie professionnelle et je ne peux pas mettre en cause ma carrière ! » La France a complètement perdu l’amour des bébés. Attendre un enfant n’est plus une joie, mais un « problème » dont il faut se débarrasser.

Je reçois aussi de plus en plus d’appels qui proviennent de femmes qui ont avorté à l’étranger de bébés à un terme avancé, en toute illégalité, mais aidées par des organismes payés par nos impôts, et qui se sentent, ensuite, extrêmement mal. Le bébé est parfois avorté à vingt-deux semaines alors qu’il est presque viable.

Pourquoi estimez-vous que ces femmes sont victimes ?

Les femmes sont prisonnières d’une contraception qui fonctionne mal. Elles croient qu’avec la pilule, elles n’auront pas d’enfant. C’est faux ! La majorité des femmes qui avortent étaient sous pilule ou stérilet. Elles sont comme assujetties à leur compagnon. Ce sont les hommes qui veulent l’IVG. Les personnes qui m’insultent au téléphone sont le plus souvent des hommes. La contraception leur fait perdre le sens de la paternité responsable. Ils sont comme des gamins qui, à l’annonce d’une grossesse, répondent : « Oh ! mais je ne suis pas prêt ! » Il y a une telle pression hédoniste ! Ce petit bout, c’est la catastrophe. C’est l’homme, la clé de voûte. Quand il dit : « On le garde », alors la femme accepte mieux la grossesse.

La femme est aussi polluée par un discours ambiant sur le « désir » d’enfant. En fait, ce terme n’a pas grand sens, car il désigne un sentiment versatile. Il place l’enfant dans une position de petit prince, fruit d’un présumé « projet parental » au point qu’on entend qu’il vaudrait mieux, pour lui, qu’il soit avorté plutôt que d’être éduqué par une mère célibataire. La pression sociale est très forte.

Enfin, elles manquent de liberté à cause d’un manque d’informations sur les conséquences graves de l’IVG. Pire, elles ont des informations fausses, par exemple sur le site du gouvernement, qui disent que l’avortement est sans risque, notamment sur leur fertilité.

Pourquoi ces femmes ne trouvent-elles pas refuge auprès de leur famille ?

Je suis frappée par le peu de proximité des adolescentes ou des jeunes femmes avec leur mère. Nous leur posons la question : « En as-tu parlé à ta maman ? » Elles disent : « Nous ne sommes pas proches. Depuis que j’ai un copain, la seule chose qu’elle dit, c’est de ne pas oublier ma pilule. » Il y a bien une démission des mères. Aussi, les femmes, à leur tour, n’éprouvent pas le désir de choyer un enfant, de donner la vie. Souvent les mères qui ont elles-mêmes avorté poussent leur fille à faire de même. De façon inconsciente, elles veulent créer un lien à travers cette souffrance vécue comme une malédiction. En revanche, j’observe que celles qui n’ont pas été accueillies du tout, placées dans des familles d’accueil, ressentent un grand besoin d’avoir un enfant pour compenser cet amour qui n’a pas été donné. [...]"

Michel Janva

Posté le 20 juin 2018 à 08h45 | Lien permanent

Adoption : il n'y a pas seulement soupçon de discrimination

Capture d’écran 2018-06-20 à 08.33.53La presse traîne dans la boue Pascale Lemare, responsable du service adoption au département de Seine-Maritime, soupçonnée de discrimination envers les personnes homosexuelles suite à ses propos sur France Bleu Normandie. A la question de savoir si c'est "a priori compliqué" pour deux personnes homosexuelles d'obtenir l'adoption d'un "bébé de trois mois qui va bien", Pascale Lemare, a répondu "il y aura des parents qui correspondent davantage aux critères requis". "Et donc pas un couple homosexuel? ", interroge la journaliste. "Ben non", répond Mme Lemare.

Elle estime que les personnes de même sexe sont "un peu atypiques, si on peut dire, par rapport à la norme sociale et à la norme biologique", et que

"si leur projet supporte des profils d'enfants atypiques (...), si les couples homosexuels ont des attentes ouvertes, ils peuvent très bien adopter un enfant". "Ils ne seront pas prioritaires mais ils ne sont pas du tout exclus de l'adoption".

Par "enfant atypique", elle a précisé:

"des enfants dont personne ne veut, puisqu'il y a des gens qui ne veulent pas adopter des enfants trop cassés, trop perturbés psychologiquement, trop grands, handicapés. Ces enfants là ont des perturbations qui ne sont pas recherchées par les couples et c'est normal". 

Le président UDI de la collectivité, Pascal Martin a refusé de la soutenir et a cédé à la pression du lobby LGBT en la condamnant, tout comme le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Action et des Comptes Publics, Olivier Dussopt.

Mais la vraie discrimination concerne les enfants qui pourraient être adoptés par ces paires homosexuelles. Alors même que ces enfants subissent déjà la souffrance de ne plus avoir de parents, l'Etat appuyé par les médias voudrait leur imposer deux personnes de même sexe comme tuteurs. Il y a là une réelle discrimination.

Michel Janva

Posté le 20 juin 2018 à 08h36 | Lien permanent | Commentaires (0)

L’enjeu politique pour la droite aujourd’hui est de choisir son camp

Guillaume Bernard estime qu'il n’existe plus d’espace politique pour la droite modérée, si ce n’est dans le giron de La République en Marche :

1lQYV_eU_400x400"Ce qui se joue aujourd’hui avec la stratégie adoptée par Laurent Wauquiez, ce n’est ni plus ni moins que la survie du parti Les Républicains (LR). À l’occasion des élections européennes de 2019, nous allons voir s’affronter trois positions. Défendre l’Union européenne (UE) comme le fait Emmanuel Macron ; s’opposer à l’Europe comme le font les souverainistes. Entre les deux, Laurent Wauquiez ancre son parti sur une ligne pro-européenne mais critique envers l’Union. Il s’agit d’être dans une opposition claire à Emmanuel Macron mais aussi de se rapprocher des droites conservatrices européennes au Parlement européen.

Les partis de droite en Europe sont actuellement sur cette position pro-européenne mais très critique vis-à-vis de l’UE. Cette opinion est soit portée par un parti comme le Fidesz en Hongrie, soit incarnée par une coalition comme c’est le cas en Autriche avec les conservateurs et la droite nationaliste.

Laurent Wauquiez considère aussi que la droite progressiste a déjà basculé du côté de LREM et je partage ce point de vue. Aujourd’hui sur les questions de bioéthique et d’identité nationale, il y a davantage de proximité entre Emmanuel Macron et des personnes comme Virginie Calmels et Valérie Pécresse, qu’entre ces dernières et Laurent Wauquiez. L’opposition entre un camp progressiste et un camp conservateur paraît de plus en plus nette.

La définition d’une ligne libérale reste en revanche beaucoup plus ambiguë et devrait demeurer l’un des grands enjeux doctrinaux des années à venir : est-ce que le libéralisme se résume à la lutte contre la pression fiscale, ou est-ce une philosophie globale ? Je pense qu’il existe une vraie antinomie entre le libéralisme économique et la droite conservatrice que Laurent Wauquiez essaie d’incarner, qui n’est pas libérale au sens philosophique du terme.

L’enjeu politique pour la droite aujourd’hui est de choisir son camp. Si elle défend l’option libérale, elle doit se ranger derrière Emmanuel Macron car elle ne pourra exister en dehors de lui. Ou bien elle rompt définitivement avec cette philosophie, ce qui représente la seule chance pour elle d’avoir une identité distincte de celle de LREM. Le conservatisme et le libéralisme sont des idéologies incompatibles, sauf à vouloir réduire uniquement la seconde à la lutte contre les prélèvements obligatoires. Mais alors, ce n’est plus du libéralisme."

Michel Janva

Posté le 20 juin 2018 à 08h20 | Lien permanent | Commentaires (1)

Olivier Piacentini : Macron, OPA sur l'Elysée

Michel Janva

Posté le 20 juin 2018 à 08h16 | Lien permanent

Mgr Centène : Que la croix de Ploërmel galvanise notre courage

Plusieurs centaines de personnes ont assisté samedi à Ploërmel à la bénédiction de la statue de Jean-Paul II par l’évêque de Vannes, Mgr Centène. Les laïcistes ont permis une belle manifestation de chrétienté, avec la présence des autorités civiles, du clergé, d’une importante délégation polonaise dont l’ambassadeur en personne. La statue est aussi visible qu’avant, mais elle est sur un terrain privé… Mgr Centène a déclaré :

Statue-JPII-nouvel-emplacement"Dans la pensée de Jean-Paul II, la croix ne peut pas être dissociée de son combat pour l’homme, pour sa dignité, pour la grandeur de sa conscience.

Il y a dans la vie de Jean-Paul II un épisode qui illustre bien ce lien indissociable entre la croix et la liberté : c’est l’histoire d’une ville de Pologne, Nowa Huta, près de Cracovie, qui fut construite dans les années 60 pour être une ville-modèle socialiste autonome. La population connut des représailles sanglantes pour avoir empêché la destruction de la croix qu’elle avait érigée malgré l’interdiction par le gouvernement communiste. La croix ne fut pas détruite, et Jean-Paul II, alors évêque de Cracovie, soutiendra les catholiques en venant fréquemment célébrer la messe au pied de la croix.

Enlever la croix qui surmonte la statue de saint Jean-Paul II à Ploërmel ne serait pas seulement bafouer le droit de propriété artistique du sculpteur, ce ne serait pas seulement renoncer à notre propre histoire marquée du signe de la croix, ce ne serait pas seulement renier nos propres racines. Désolidariser le pape de la croix serait un contre-sens terrible sur Jean-Paul II, sur sa personne, sur sa pensée et sur son œuvre.

Que la croix de Ploërmel, comme celle de Nowa Huta, marque pour nous le début d’une nouvelle évangélisation, et qu’elle galvanise notre courage pour bâtir avec le Christ, et à la suite de Jean-Paul II qui nous aide à montrer le chemin, la civilisation de l’amour."

Michel Janva

Posté le 20 juin 2018 à 08h14 | Lien permanent

Réguler les flux migratoires, ça n'est pas être xénophobe

Propos de bon sens de Pascal Décaillet sur l'immigration :

Images-5"Réguler les flux migratoires, ça n'est pas être xénophobe. Ca n'est pas rejeter l'Autre, en tant que tel, ni affirmer une quelconque supériorité sur lui. Je crois, pour ma part, à l'égalité de chaque humain, sur cette terre. Nulle communauté, nulle race, nulle religion n'est supérieure à une autre.

Mais chaque nation a le droit - et même le devoir - de déterminer, après un débat interne et en fonction de ses lois (décision parlementaire ou démocratie directe), quel flux elle estime pouvoir supporter, donc accepter légalement, pour ne pas mettre en danger sa propre cohésion sociale. J'estime, pour ma part, et depuis toujours, que chaque nation a le droit d'établir la primauté aux siens, entendez ceux qui sont déjà sur son sol, par rapport aux gens de l'extérieur. Principalement dans l'accès au travail.

Cette primauté, que j'ai toujours prônée, ne signifie en rien supériorité. Non, c'est une mesure visant à préserver les équilibres sociaux internes, notamment en faveur des plus démunis : ce sont eux, et non les grands bourgeois, qui craignent les invasions migratoires, par peur que l'aide sociale ne leur soit diminuée, aux profit des nouveaux arrivants.

De ma vie, je n'ai jamais considéré la question migratoire comme relevant de la morale. D'ailleurs, peu de choses, à mes yeux, en politique, doivent en relever. Non, le rapport à la migration est une gestion d'équilibres démographiques, qui doit s'opérer sans la moindre haine, dans le respect des uns et des autres. Simplement,, l'intérêt supérieur de chaque nation exige parfois que cette dernière dise NON aux migrants.

C'est cela, à l'automne 2015, que Mme Merkel, sous pression d'un grand patronat avide de main d’œuvre peu regardante sur les conditions sociales et salariales, n'a pas voulu comprendre. Aujourd'hui, vient pour elle l'addition. Parce que le nouveau ministre fédéral allemand de l'Intérieur, le Ministre-Président de Bavière et chef de la CSU, Horst Seehofer, lui brandit le miroir de ses contradictions. Politiquement, la Chancelière n'est plus viable. Je doute qu'elle termine son mandat.

Dans un nouvel axe Nord-Sud qui coupe l'Europe en deux, et réunit l'Italie, l'Autriche et bientôt l'Allemagne, il n'est plus question de rêver face à l'incroyable pression migratoire qui pèse sur notre continent. Il faut remplacer les postures morales par le retour de la politique. Cela signifie : savoir dire NON."

Michel Janva

Posté le 20 juin 2018 à 08h09 | Lien permanent | Commentaires (0)

Après le FN, le MNR, le MPF et LR, Guillaume Peltier prépare-t-il son arrivée chez LREM ?

A contre-courant de la droitisation, le vice-président LR a proposé une mesure digne du Parti Socialiste, hier sur France Inter :

Michel Janva

Posté le 20 juin 2018 à 08h04 | Lien permanent | Commentaires (1)

Evangile illustré

image from hozana.org

Michel Janva

Posté le 20 juin 2018 à 08h00 | Lien permanent

C’est arrivé un 20 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 juin : saints du jour français ou en France.
    • St Gobain, prêtre et ermite († v. 670)

Dans la région de Laon, vers 670, saint Gobain, prêtre. Né en Irlande, devenu en Angleterre disciple de saint Fursy, il le suivit en Gaule par amour du Christ, et mena dans les bois une vie d'ermite.

  • St Jean (Giovanni) de Matera, abbé († 1199)

Au monastère de Saint-Jacques dans les Pouilles, en 1199, saint Jean de Matera, abbé. Remarquable par son austérité et sa prédication au peuple, il fonda, dans la région du Mont Gargan, la « Congrégation bénédictine de Pulsano ».  

  • le 20 juin 404 : nouvel exil du patriarche Jean Chrysostome, banni de Constantinople

Le patriarche est banni une première fois à cause de l'influence de l'impératrice Eudoxie, épouse d'Arcadius, dont les partisans incendient la cathédrale Sainte-Sophie. Le patriarche est rappelé, puis exilé de nouveau. L'Eglise de Rome a toujours considéré que l'évêque Jean était dans son droit. Le pape Innocent Ier lui écrit dans son exil pour le consoler et lui dire qu'il condamne le concile du Chêne l'ayant déposé. Le pape ne reconnait que Jean comme seul patriarche légitime de Constantinople.

  • le 20 juin 451 : les Huns d'Attila sont arrêtés à la Bataille des Champs Catalauniques.

En 450, après s'être fait payer un tribut par Marcien Empereur d'Orient, afin de ne pas mettre à sac Constantinople, Attila, "le Fléau de Dieu", décide de marcher sur l'Empire d'Occident moribond. Le chef des Huns rassemble une coalition, dont les Huns ne forment qu'une minorité de l'armée, et de différentes tribus germaniques; Ostrogoths de Valamir, Gépides d'Ardaric, Hérules de Bérik, Pannoniens, Ruges, Akatzires et Gélons.

Attila franchit le Rhin au début de l'année 451 et pénètre dans l'est de la Gaule, il ravage entièrement Metz et se dirige vers Lutèce. Mais pour des raisons qui restent toujours obscures pour des non chrétiens, il choisit de l'éviter: sainte Geneviève, à 28 ans, convainc les habitants de Paris de ne pas abandonner leur cité aux Huns. Elle encourage les Parisiens à résister à l'invasion par les paroles célèbres: « Que les hommes fuient, s'ils veulent, s'ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu'Il entendra nos supplications.»

De fait, Attila épargne la future Paris. Attila arrive alors en vue d'Orléans (Aurelianum) ; mais l'Évêque de la ville organise hâtivement la défense. De son côté, Aetius forme une coalition gallo-romano-germanique pour chasser Attila de la Gaule avec le Burgonde Gondioc et le Franc Mérovée, grand-père de Clovis, quelques Armoricains et enfin, les Wisigoths de Théodoric Ier.

La bataille commence le 19 juin. Le 20, les Occidentaux attaquent et les Huns se replient. L'expansion s'arrête.

  • le 20 juin 840 : décès de Louis 1 er « le Pieux », fils de Charlemagne, empereur d'Occident.

Le 5 octobre 816, il est couronné et sacré par le pape Étienne IV à Reims. Il est le second monarque sacré à Reims, après Clovis, pratique suivie par presque tous les Rois de France après lui. Il avait été couronné empereur d'Occident du vivant de son père le 11 septembre 813. Il fait face aux premiers raids vikings et arrête les incursions arabes en Provence. A sa mort l'Empire est à nouveau partagé.

  • le 20 juin 1667 : Clément IX est élu pape.

Giulio Rospigliosi née le 27 janvier 1600 à Pistoia. Docteur en philosophie, il devient enseignant en théologie. En 1657, on le nomme cardinal, puis secrétaire d'Etat en 1657 ; il est élu pape le 20 juin 1667 sous le nom de Clément IX. Par la suite, il devient le médiateur pour la négociation du Traité d'Aix-la-Chapelle (1668) et fait cesser la guerre de dévolution entre la France, l'Espagne, l'Angleterre et les Pays-Bas.

  • le 20 juin 1783 : victoire de Gondelour.

Au large de Pondichéry, Charles Joseph Patissier de Bussy-Castelnau, le bailli Pierre-André de Suffren, les français et leurs alliés Cipayes battent les Anglais de James Stuart à Gondelour. Malgré une situation désespérée les Français grâce à l'énergie de leurs deux chefs, qui pourtant ne s'entendent pas, battent les Anglais sur terre avec le premier et sur mer avec le second.

  • le 20 juin 1789 : serment du Jeu de Paume à Paris, début de la Révolution française.

Louis XVI fait fermer la salle des Menus du Château de Versailles, où se tient le Tiers-Etat. Les députés se réunissent alors dans la Salle du Jeu de Paume et prêtent serment de ne pas se séparer avant d'avoir donné une constitution au royaume. C'est un coup d'Etat législatif auquel Louis XVI réagit peu: le Dauphin vient de mourir.

  • le 20 juin 1792 : le « peuple » attaque le palais des Tuileries où réside Louis XVI.

A l'initiative de Santerre, un brasseur du faubourg Saint-Antoine, des émeutiers parisiens marchent sur le palais des Tuileries le jour de l'anniversaire du serment du Jeu de paume. Ils veulent que le Roi retire son veto aux décrets pour la déportation des prêtres réfractaires et la création d'un camp de gardes nationaux. Le Roi coiffe le bonnet rouge et boit à la santé de la Nation mais ne cède pas. Les Parisiens reviendront en août plus tard avec plusieurs bataillons de fédérés et prendront d'assaut le palais des Tuileries.

  • le 20 juin 1809 : Napoléon apprend son excommunication fulminée par Pie VII.

"Le pape est un fou furieux qu'il faut faire enfermer."

  • le 20 juin 1819 : naissance de Jacques Offenbach.

Offenbach étudie le violoncelle au Conservatoire de Paris et débute comme soliste virtuose. Il joue d'abord dans l'orchestre de l'Opéra-comique, puis devient directeur musical de la Comédie-Française. Il décède le 5 octobre 1880. Voici quelques unes de ses œuvres: Barbe-Bleue, La Vie parisienne, La Belle Hélène, Bagatelle, La Grande Duchesse de Gérolstein, la Périchole, les Contes d'Hoffman ou Orphée aux enfers.

  • le 20 juin 1894 : Yersin isole le bacille de la peste.

Le bactériologiste français Alexandre Yersin découvre le bacille de la peste (Yersinia pestis) à Hong Kong. Il identifie également le rat comme vecteur de l'épidémie. A son retour à Paris, avec l'aide d'Albert Calmette et d'Emile Roux, il met au point un vaccin et un sérum contre la peste. Il fonde ensuite plusieurs filiales de l'Institut Pasteur au Vietnam et devient, en 1933, directeur honoraire de l'Institut Pasteur de Paris.

  • le 20 juin 1929 : Philippe Pétain est élu à l'Académie française.
  • le 20 juin 1940 : les communistes français profitent de l'arrivée de leurs alliés allemands en France.

Six jours après l'entrée des Allemands dans Paris, les communistes sollicitent de la »Propaganda Staffel»l'autorisation de faire reparaître L'Humanité. Le journal est interdit de parution depuis que le Parti communiste a été dissous par le gouvernement Daladier le 26 septembre 1939. Un peu plus tard, le même gouvernement Daladier a fait arrêter les 27 députés communistes ; déchus de leur mandat en février 1940, et les a internés en Algérie. Giraud les fait libérer en 1943, et en avril 1944, l'un d'entre eux entre au Comité français de Libération nationale.

Un carnet de notes saisi par la police française sur une militante communiste, Denise Ginollin, arrêtée le 20 juin 1940, et retrouvé sous scellés aux Archives de Paris donne l'argumentaire pour la négociation entre Maurice Tréand, responsable PCF, et Otto Abetz, représentant de Von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères allemand, visant la reparution de l'Humanité et la légalisation du PCF.

« Vous avez laissé paraître journaux communistes dans d'autres pays: Danemark, Norvège, Belgique. Sommes venus normalement demander autorisation... Sommes communistes, avons appliqué ligne PC. Sous Daladier, Reynaud, juif Mandel. Juif Mandel nous a emprisonnés et [a] fusillé des ouvriers qui sabotaient Défense Nationale... Pas cédé face dictature juif Mandel et du défenseur des intérêts capitalistes anglais Reynaud... Notre défense du pacte (germano-soviétique) vous a avantagé. Pour l'URSS nous avons bien travaillé, par conséquent par ricochet pour vous. »

  • le 20 juin 1960 : la Fédération du Mali, regroupant le Sénégal et le Soudan français, obtient son indépendance.

En fait le Sénégal devient indépendant le 20 août.

  • le 20 juin 1962 : les Américains prennent acte de la puissance nucléaire française.

C'est au cours d'un entretien avec le président De Gaulle à Paris, que le secrétaire d'Etat américain Rusk reconnaît la force de frappe française comme un "fait". Ce n'est pas faute d'avoir tout fait pour empêcher la France d'avoir cette arme. Les travaux, commencés sous la IV république ont abouti grâce à la volonté d'un homme qui y voyait un outil privilégié de la souveraineté française, le général De Gaulle. D'ailleurs, Alain Peyrefitte dans son premier tome C'était de Gaulle (tome 1), souligne une réponse que lui fait le général quand l'auteur déclare que la sécurité de la France est assurée face à l'URSS : « Urss ou Etats-Unis, car qui nous dit que dans 60 ans ce ne sont pas les Américains qui menaceront notre souveraineté ! » On peut reprocher beaucoup de choses à De Gaulle, il avait le sens de l'Etat et de l'indépendance nationale.

  • le 20 juin 2008 : Pierre Mauroy est mis en examen pour détournement de fonds publics quand il était président de la communauté urbaine de Lille.
Lois Spalwer

Posté le 20 juin 2018 à 07h28 | Lien permanent | Commentaires (0)

19 juin 2018

On a vendu notre indépendance nucléaire

Ce n'est pas nous qui le disons, ce sont les journalistes qui ont enquêté sur la grande braderie Macrono-compatible. Dire que certains, même dans nos milieux, lui trouvent des qualités régaliennes...

 

Paula Corbulon

Posté le 19 juin 2018 à 23h53 | Lien permanent | Commentaires (0)

L'école Sainte-Philomène (35) recrute

L'école Sainte-Philomène, accueillant environ 200 élèves de la moyenne section à la 3ème, située près de Rennes à Saint-Grégoire (35) recherche pour la rentrée 2018

  • un professeur d'anglais au collège.

Envoyer CV et lettre de motivation à directeur@ecolesaintephilomene.com

Michel Janva

Posté le 19 juin 2018 à 21h31 | Lien permanent

Rosaire pour la France à Notre Dame du Chêne (72) tous les samedis

Capture d’écran 2018-06-17 à 17.26.15

Michel Janva

Posté le 19 juin 2018 à 20h26 | Lien permanent

Médine au Bataclan : les preuves sur son militantisme islamiste

Michel Janva

Posté le 19 juin 2018 à 15h17 | Lien permanent | Commentaires (5)

Une église sur le massif du Gerakta en Éthiopie

Michel Janva

Posté le 19 juin 2018 à 14h43 | Lien permanent | Commentaires (1)

Ces profs qui vilipendent une directrice sans la rencontrer

Virginie Maury, directrice-adjointe de Gerson depuis sept ans, était pressentie pour être la nouvelle directrice du collège privé catholique Sainte-Marie, à Meaux. Mais la mobilisation de professeurs qui lui reprochaient d'être... catholique l’a contrainte à retirer sa candidature. Elle explique dans Famille chrétienne :

"Il y a deux ans, j’ai été envoyée à l’Ecole des Cadres Missionnés de l’Enseignement catholique par le directeur diocésain de Paris dans le but de devenir chef d’établissement. J’ai terminé cette formation à Pâques. La direction diocésaine m’a alors proposé de postuler pour plusieurs postes en Ile-de-France, dont celui du collège Sainte-Marie, à Meaux. Une fois passée devant le conseil de tutelle du diocèse de Meaux où siégeaient le vicaire général, un prêtre diocésain, deux chefs d’établissement du département et un membre du Conseil d’administration du collège Sainte-Marie, le directeur diocésain m’a annoncé qu’il retenait ma candidature. Celle-ci a été présentée à l’évêque de Meaux qui, sans l’avoir encore validée officiellement, a donné son accord pour poursuivre la procédure de recrutement.

J’avais pris le soin, au cours de ces entretiens, de rappeler l’épisode dans la presse de 2014  [Des articles accusaient le groupe scolaire Gerson de dérives « intégristes », NDLR]. Et tout le monde avait acté qu’il s’agissait-là d’articles calomnieux. D’ailleurs, après enquête, l’inspection générale du ministère de l’Education nationale avait blanchi l’établissement de ces accusations, le porte-parole du ministère affirmant que « rien dans les observations de la mission ne justifiait une remise en cause du contrat d’association entre l’Etat et l’établissement ». Pour avancer dans le processus de nomination, j’ai rencontré le directeur de l’établissement un mercredi après-midi.

Puis, tout a dérapé…

Mon nom a dû circuler à ce moment-là et des professeurs et parents d’élèves ont consulté les articles biaisés de 2014. J’ai reçu un message d’une mère d’élève inquiète. Et très rapidement, le directeur diocésain de l’enseignement catholique de Meaux m’a appelée pour me dire que la situation se complexifiait avec des réactions démesurées et irrespectueuses contre ma personne. Dans un tel contexte, je me suis dit que les circonstances n’étaient pas adéquates pour prendre la direction de l’établissement. J’ai pris la décision de tout arrêter - bien que le directeur diocésain voulût poursuivre la procédure de recrutement, en communiquant davantage. Mais ayant déjà vécu une cabale médiatique en 2014, je savais bien qu’il était très difficile d’arrêter un tel phénomène. Je n’ai jamais rencontré un seul professeur de ce collège.

Vous auriez accepté une réunion avec les professeurs de Meaux ?

Bien sûr. Je suis encore prête à le faire, même si je ne serai jamais directrice de cet établissement.  Mais s’ils le souhaitent, je suis prête à les rencontrer et à leur montrer à quel point je n’ai strictement rien à voir avec la personne qu’ils ont décrite dans leur campagne, notamment les accusations de racisme. Cette façon de coller des étiquettes aux gens en versant dans le fantasme est un manque de justice.

[...] Ceux qui prônent le dialogue comme s’il s’agissait d’un dogme de foi ont finalement beaucoup de mal à dialoguer. Ils transforment ce qui, pour moi, est un message d’amour en un message de haine. Ils transforment la parole de l’Eglise en un message d’exclusion, d’intolérance, du goût du secret. Je suis la fille d’une psychanalyste. Je pense que cette affaire relève d’un phénomène de projection. Car quoi de plus secret que des déclarations anonymes ? Quoi de plus intolérant que le refus d’écouter l’autre ? Quoi de plus sectaire que la propagande qui vise à manipuler des enfants en faisant circuler des messages diffamatoires ? J’appelle donc ces personnes à relire leur attitude qui a – je le crois – manqué d’esprit de justice.

[...] Je distingue deux catégories de personnes. Celles qui ne partagent pas mes opinions. C’est leur droit et je le respecte. Je regrette seulement qu’elles n’aient pas voulu donner une chance au dialogue.  Celles qui sont à l’origine d’une campagne de mensonges et de calomnies et qui prétendent qu’il faut du courage pour rester caché derrière l’anonymat d’un ordinateur. Les concernant, je ne respecte pas les moyens qu’elles ont employés. Les messages de soutien que je reçois des familles de cette école illustrent l’inquiétude des parents face à ces méthodes et aux quelques enseignants qui ont la charge d’éduquer leurs enfants et qui recourent aux pratiques de dénonciations mensongères et anonymes.

[...] Certains professeurs font le choix de l’enseignement catholique parce qu’ils considèrent qu’il y a des circonstances de travail plus confortables que dans l’enseignement public. Il est évident qu’aujourd’hui, l’ensemble des professeurs n’est pas catholique, c’est un fait. Mais je ne souhaite qu’une chose : qu’ils ne dénaturent pas le message de l’Eglise dans leur enseignement auprès des jeunes qui nous sont confiés par les familles. Je ne comprends pas ceux qui font le choix de rejoindre l’enseignement catholique et qui estiment le message du pape comme profondément choquant. Je ne vois là aucune cohérence. [...]"

Le quotidien Le Parisien porte également une grave responsabilité en relayant les diffamations colportées par ces professeurs, sans aller interroger cette directrice.

Michel Janva

Posté le 19 juin 2018 à 13h30 | Lien permanent | Commentaires (22)

Terres de Mission : référendum irlandais et avortement

Thibaud Collin est invité, après Jeanne Smits qui évoque le référendum irlandais, pour évoquer son éviction par La Croix :

Michel Janva

Posté le 19 juin 2018 à 13h02 | Lien permanent

Arnaud Upinsky, de nouveau candidat pour l'élection du 21 juin à l'Académie française

Michel Janva

Posté le 19 juin 2018 à 12h53 | Lien permanent | Commentaires (6)

Ordinations de 8 prêtres pour la Communauté Saint-Martin

Capture d’écran 2018-06-18 à 19.51.21Le 23 juin 2018 seront célébrées en la Basilique d’Evron (Mayenne) 17 ordinations sacerdotales et diaconales pour la Communauté Saint-Martin (CSM) par son Excellence Monseigneur Luigi Ventura, Nonce Apostolique en France, entouré de l'évêque de Taichung, Mgr Martin Su, et de plusieurs évêques de France : Mgr Thierry Scherrer, Mgr Marc Aillet, Mgr Jean-Marc Eychenne, Mgr Jean-Claude Boulanger, Mgr Francis Bestion. Mgr Jean-Pierre Batut.

Ces 8 prêtres et 9 diacres seront ensuite envoyés dans 12 diocèses en France.

La CSM comptera ainsi 115 prêtres et diacres envoyés dans 22 diocèses : ils assureront la charge de 34 secteurs paroissiaux, 4 internats et 2 sanctuaires (Lourdes et Montligeon). Actuellement plus de 100 séminaristes ainsi 26 jeunes en propédeutique suivent leur formation en la Maison Mère d’Evron.

En septembre 2018, la Communauté Saint Martin s'implantera dans un nouveau diocèse, celui d'Amiens. En 2017 elle s'était implantée dans deux nouveaux diocèses : en Arles et à Brive. Près d'une trentaine de diocèses sont actuellement en attente.

Michel Janva

Posté le 19 juin 2018 à 11h48 | Lien permanent

La religion est redevenue un sujet

Rémi Brague est interrogé dans La Revue des deux mondes sur le retour du religieux. Extrait :

Revue-des-Deux-Mondes-juin-2018-260x419"[...] On parle du retour du 
religieux, or il n’est jamais parti ! Ce qui s’est 
passé, c’est un retour sur soi de la conscience de 
l’intelligentsia occidentale.

Comme l’a expliqué 
le sociologue autrichien devenu américain Peter Berger, les intellectuels occidentaux, pendant des années et des années, ont voyagé de campus sécularisé en campus sécularisé en empruntant des tuyaux étanches qui les ont empêchés de voir la montée fulgurante du protestantisme évangélique ou le réveil de l’hindouisme ultra-nationaliste et responsable de pogroms antichrétiens et antimusulmans en Inde.

Ils n’avaient pas vu non plus un phénomène tout récent : les aspects fort déplaisants que prend le bouddhisme dans la Birmanie actuelle. En réalité, il l’avait déjà pris pendant la guerre du Pacifque et avant, en Chine : des généraux japonais adeptes du zen se sont rendus coupables de certaines espiègleries de fort mauvais goût (bombardement de Shanghai, prostitution obligée des Coréennes…).

Ces intellectuels n’ont pas vu non plus le réveil de l’islam, ce qu’on appelle l’islamisme pour éviter d’incriminer la totalité de la religion. Ce prétendu retour du religieux n’est donc pas vraiment un retour, mais plutôt un retour sur soi des intellectuels, qui comprennent enfin de manière douloureuse qu’ils se sont trompés sur toute la ligne.

En prenant le problème de haut, de façon presque planétaire, vous avez évidemment raison, mais si nous nous concentrons sur l’Europe et particulièrement sur la France, le diagnostic est-il le même ? Je suis frappé par le grand nombre d’ouvrages, dus aussi bien à des sociologues qu’à des théologiens, qui depuis trente ans paraissent toujours plus ou moins sous le titre : « Comment l’Europe a-t-elle cessé d’être chrétienne ? ». D’un côté le religieux n’est jamais parti, il ne cesse même de prendre de l’importance, et de l’autre les églises se vident. À en croire certaines enquêtes, la pratique religieuse en France serait tombée à 5 %. Comment les deux tendances s’articulent-elles ?

Ce sont des faits indéniables. Il est clair que le christianisme recule en Occident, peut-être également dans le reste du monde. J’ai entendu récemment quelqu’un dire qu’en Afrique, continent que bien des chrétiens considèrent comme l’eldorado de la foi, les choses n’allaient pas aussi bien qu’on le dit.

Il y a en effet ce livre récent de Guillaume Cuchet, Comment notre monde a cessé d’être chrétien. L’auteur a repris et inversé le titre de Paul Veyne, « Quand notre monde est devenu chrétien », et celui de Marie-Françoise Baslez, « Comment notre monde est devenu chrétien », deux études qui expliquaient comment l’Occident était devenu chrétien à la fin de l’Empire romain.

Paul Veyne se concentre sur une trentaine d’années au IVe siècle et Guillaume Cuchet sur une trentaine d’années à la fin du XXe siècle. L’un étudie le début et l’autre la fin…

Exactement. Je crois que chez Guillaume Cuchet, la volonté de retourner le titre était parfaitement claire et peut-être s’en tient-il volontairement aussi aux mêmes limites chronologiques : trente ans, soit une génération.

On ne sait pas trop ce qui se passera à la génération suivante, peut-être que le mouvement va s’accélérer encore. Ce n’est pas impossible. Ce qui recule, c’est le christianisme. En revanche, il semble que certains bouddhismes ont fait une percée ; par ailleurs, la persistance de l’islam chez les jeunes immigrés est réelle, de même que la montée en puissance des haredim (les juifs ultra-orthodoxes) en Israël. Si celle-ci continue, ils sont appelés à former la majorité et à pousser à la marge les Ashkénazes, quelque peu sécularisés ou seulement vaguement religieux.

Ces phénomènes sont difficiles à chiffrer, car il s’agit de religions encore minoritaires et leurs adhérents ne répondent pas toujours aux questions des sondeurs… à la différence des ex-chrétiens qui, eux, n’ont pas peur d’avouer leur incroyance [...]

Michel Janva

Posté le 19 juin 2018 à 10h34 | Lien permanent

PMA : Les Pères de Famille s’indignent et entrent en résistance

Indignés de voir l’individualisme, l’égoïsme et le matérialisme de notre société consacrer l’effacement de la figure du père, des pères de famille de plusieurs villes de France se sont constitués en un Collectif des Pères Indignés (CPI) qui a mené samedi 16 Juin une vaste opération de tractage dans les rues d'Angers, du Mans et de Nantes.

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L’objectif, en cette veille de Fête des Pères, était d’alerter les Français du danger que représenterait pour notre société l’autorisation de recourir à la Procréation Médicalement Assistée pour les femmes (PMA dite sans père). Une telle autorisation réduirait l’enfant à une marchandise tout en ouvrant la voie à l’autorisation de la Grossesse Pour Autrui (GPA) véritable esclavage moderne exploitant la misère des femmes des pays pauvres pour satisfaire un égoïste droit à l’enfant contraire à la déclaration universelle des droits de l’enfant ratifiée par la France.

Face à de tels dangers, le CPI veut rappeler non seulement aux pères mais également aux mères et à toute la société française que chaque enfant a le droit d’être élevé par son père ET sa mère :

  • qu’un père c’est un repère pour un enfant
  • qu’un enfant a besoin de son père
  • le droit fondamental pour un enfant de connaître ses racines
  • que le droit DE l’enfant passe avant le droit À l’enfant

Le CPI veut alerter les Français sur les dérives de la PMA dite sans père :

  • la création par la loi d’orphelins de père
  • la réduction du rôle du père à celui d’un « fournisseur de spermatozoïdes »
  • la réduction du corps humain à une simple marchandise
  • le risque d’eugénisme à travers le diagnostic préimplantatoire [qui existe déjà avec la PMA]
  • l’inévitable légalisation de la GPA (Grossesse Pour Autrui)

C'est pourquoi les pères indignés vont à la rencontre des Français !

Michel Janva

Posté le 19 juin 2018 à 10h07 | Lien permanent

Académie française : qui succèdera au fauteuil de Michel Déon ?

D'Arnaud-Aaron Upinski :

Upinsky"C’est par la tête que pourrit le poisson, et c’est par la langue que pourrit la tête. C’est pour détruire la France que la déconstruction de la langue française a été mise en œuvre dès l’école. Et c’est, enfin, pour interdire toute Reconquête du français que l’Académie française a été désarmée, depuis la démission de Maurice Druon en 1999, pour en faire une façade d’illusionnisme.

L’Académie colonisée par un nombre croissant d’ennemis de langue française. Dans ma lettre de candidature du 16 mai 2018, je dénonce le fait que, depuis l’an 2000, l’Académie « soit colonisée par un nombre croissant d’ennemis de la langue française et non de combattants brûlant de forger les armes de sa reconquête pour répondre aux vœux de Maurice Schuman du 30 janvier 1975.

Le « Plafond de verre » d’exclusion de l’Académie démasqué.

C’est le 3 mars 2016 que le magazine Le Point lança le « mot d’ordre » mettant hors la loi le candidat de la Reconquête de la langue française que je suis, et menaça les Académiciens qui oseraient voter pour lui, pour faire chuter aussitôt mon pourcentage de voix, obtenues avant la mort de Philippe Beaussant : de 12 % à un« zéro voix » ! Ce qui donne la mesure de la trahison d’une Académie ne répondant plus à son propre appel à la Reconquête du 5 décembre 2013. Une Académie qui n’a même pas dénoncé l’attentat inouï de la « rentrée scolaire bilingue2 » 2018-2019 – anglais français – devant être lancée dans une quinzaine d’écoles élémentaires et maternelles ; une Académie « aux ordres » du pouvoir anglo-saxon hégémonique dont l’actuel Président Macron Ventriloque est l’émanation ; une Académie qui, le 20 mars 2018, a reçu comme le Messie le Président Macron venu lui signifier son propre arrêt de mort !

L’agenda secret de mise en place du plafond de verre enchaînant :

1) L’omerta, sur le secret de mise à mort de la langue française révélé par Madame le Secrétaire perpétuel, le 5 décembre 20133, dans son appel : « À la Reconquête de la langue française » ;

2) L’abandon de son rôle de protecteur, par le Président de la République, refusant de répondre à l’appel de l’Académie, s’alignant alors en abandonnant toute idée de Reconquête ;

3) La censure d’Etat médiatique, interdisant tout débat sur les élections à l’Académie et sur l’avenir de la langue française en péril de mort ;

4) L’abandon de sa mission de service public, par l’AFP, refusant d’annoncer toutes les candidatures à l’Académie française, jusqu’à n’en plus annoncer aucune ;

5) Les plans de mise à mort de l’Académie et de la langue française, dévoilés par le Président Macron, respectivement à Ouagadougou, et au sein même de l’Académie française.

La « Ligne rouge » à l’élection du 3 mai 2018. Dans ma lettre du 30 mars 2018, j’avais fixé la « ligne rouge » à ne pas franchir, en ces termes : « De fait, en raison de l’agenda du 20 mars 2018 annoncé par le Président Macron comme inéluctable, l’élection du 3 mai 2018 sera la révélation mathématique du choix de l’Académie : entre la collaboration à sa propre mort et sa décision de Résurrection. »

Cette mise en garde ayant été ignorée, dans ma lettre de candidature du 16 mai 2018, j’ai donc cru devoir tirer la conclusion qui s’imposait, en ces termes : « Or, ce jour-là, contre toute attente, entre la Gloire d’une ” Résurrection ” et la Honte d’une ” Collaboration à sa propre mort “, vous avez engagé l’Académie française du côté des ennemis du λόγος et de l’Immortalité de notre langue, par l’envoi au monde entier du ” signal fort” de l’élection de Mme Barbara Cassin, la bien nommée : l’antithèse même de Philippe Beaussant, l’ennemie jurée de l’immortel λόγος de l’universel, et par là même de la langue française et de la langue grecque. »

Par cette élection on ne peut plus provocatrice d’une ennemie jurée de la langue française, dans le Saint des Saints de l’Institution vouée à sa défense, l’Académie française a donc délibérément choisi de franchir la « ligne rouge » de la haute trahison de la mission la plus sacrée confiée à sa charge et dont ma lettre de candidature du 16 mai 2018 livre le verdict sans appel !

C’est pourquoi, en rendant publique ma lettre de candidature motivée, ci-jointe,

J’ACCUSE:

Les Média, d’avoir violé la Charte de Munich de 1971, en entretenant un « plafond de verre» frappant d’interdit tout débat sur la mise à mort du français, ainsi que l’accès de l’Académie à tout défenseur voué à la défense et à la Reconquête de la langue française !

L’Académie française, d’avoir trahi sa mission sacrée de « Défense de la langue française », en se rendant complice du plan de mise à mort de la langue française et coupable de collaboration avec ses pires ennemis. Ce que vient d’attester l’élection « illégale, nulle et non avenue» de Barbara Cassin, l’ennemie jurée du logos, de l’universalité de la langue grecque, de la pureté de langue française, et ainsi du principe fondateur, de l’ essence même de l’Académie française !

Les associations postiches de défense de la langue française, DLF en tête avec son Président Darcos, de faire complaisamment de la figuration en se gardant de répondre à l’appel au plan de bataille de Philippe Beaussant et à la Pétition pour faire du français la langue commune de l’Europe !

Le Président de la République, Emmanuel Macron, de haute trahison de la langue française, pour son « abandon de poste » de Protecteur de l’Académie ; pour ses plans de mise à mort de l’Académie et de la langue française, sur l’essentiel ; pour sa substitution du « modèle anglo- saxon » au « modèle français » ; pour « le grand coup d’accélération » qu’il donne à l’anglicisation de la jeunesse ; et pour refuser de faire du « français la langue commune de l’Europe » à la place de l’anglais, comme seul moyen de sauver la langue française de sa mise à mort à marche forcée !

Et j’appelle les FRANCAIS – tous les authentiques amoureux de la langue française et de la France – à rompre ce « plafond de verre » d’aveuglement et d’exclusion permettant de poursuivre, en secret et sans relâche, l’œuvre de mise à mort de l’Académie et de la langue française, en interdisant aux Français la juste Reconquête de la langue française qui est la condition sine qua non, de survie, de tout véritable redressement de la Jeunesse, de l’Ecole et de la France !"

Michel Janva

Posté le 19 juin 2018 à 08h58 | Lien permanent | Commentaires (16)

Le Brexit n'a pas fait fuir les Français installés en Angleterre

Unknown-21Malgré le Brexit, les investisseurs institutionnels, chefs d’entreprise et promoteurs continuent, d’après une enquête de la City of London Corporation, de placer Londres en tête des villes européennes pour le business, devant Paris et Francfort. Chaque année, 1 200 sociétés s’installent dans le quartier d’affaires. Le «Brexodus » n’a donc pas eu lieu.

Estimés par l’ambassade à 300 000 dans tout le pays, les Français n’ont pas tous le cœur à fuir.

Michel Janva

Posté le 19 juin 2018 à 08h17 | Lien permanent | Commentaires (2)

L’arnaque des immigrés qui fuient la faim et la guerre

La presse ne se rend pas compte de ce qu'elle publie :

Capture d’écran 2018-06-19 à 08.13.25

Capture d’écran 2018-06-19 à 08.13.12Il n'a pas l'air si mal au Mali, notre immigré clandestin naturalisé ?

"l’arnaque sur les « Réfugiés qui fuient la faim et la guerre » de s’effondrer, arnaque qui sert de justificatif moral aux militants de l’ONG SOS Méditerranée pour justifier d’aller chercher des réfugiés au large des côtes africaines pour les amener en Europe comme encore dernière avec l’Aquarius.

Car Mamoudou Gassama est le symbole de cette jeunesse africaine qui ne fuit ni la guerre, ni la faim, et qui n’était nullement menacé dans son pays (sinon il ne serait pas revenu samedi accueilli comme un Prince) mais qui entend simplement « tenter l’aventure européenne » comme si chaque être humain était libre de se rendre partout dans le monde, comme si les frontières et les peuples n’existaient plus.

« Il y a cinq ans, le jeune homme de 22 ans a quitté son Mali natal pour tenter l’aventure européenne. Une aventure démarrée en cascade avec un périlleux voyage en Libye, puis sur la Méditerranée, et une vie de galère dans les camps de migrants en Italie avant de débarquer en France en septembre 2017.», explique Afrika News.

A noter qu’il a fallu plusieurs jours pour que les principaux médias mainstream en France ne reprennent l’information, signe que ce retour au pays pour faire la fête doit sérieusement ennuyer ceux qui n’ont que l’argument humanitaire pour justifier l’arrivée de millions d’Africains en Europe."

Michel Janva

Posté le 19 juin 2018 à 08h16 | Lien permanent | Commentaires (10)

Si les résultats des Etats Généraux de la bioéthique avaient été inverses, aurait-on dit qu'ils n'étaient pas représentatifs ?

Xavier Breton, député LR et vice-président du groupe d'études parlementaires sur la fin de vie, répond au Point sur la révision des lois de bioéthique :

Unknown-20Comment allez-vous tenir compte des contributions des États généraux ? Certains considèrent qu'elles ne sont pas représentatives de la population…

Je pose une question : si les résultats avaient été inverses, aurait-on dit qu'ils n'étaient pas représentatifs ? Je trouve, en tout cas, qu'ils donnent un éclairage sur ceux qui se mobilisent aujourd'hui. Ce sont des citoyens qui ont une vision de l'homme, une vision – je vais dire un gros mot – anthropologique. Ils sont pour le respect de chaque personne, mais défendent une certaine permanence de la nature humaine. Et on ne peut utiliser les résultats d'une consultation que s'ils servent ! Si on regarde les sondages, les gens sont pour l'euthanasie, pour la PMA, pour la peine de mort aussi ! Si on attend d'avoir des sondages pour avoir une conception de l'homme, c'est assez grave... Après, on doit écouter les attentes sociétales qui s'expriment et qui sont nouvelles. Mais ne pas changer de conception de la personne humaine au gré des modes. C'est là où il y aurait un relativisme dangereux. Emmanuel Macron, dans son discours au collège des Bernardins, parlait du relativisme et du nihilisme : je crois qu'il faut les refuser très clairement ! [...]

Ce sont des sujets qui bougent beaucoup, au niveau scientifique mais aussi sociologique. La question des diagnostics, la recherche sur l'embryon, la congélation d'ovocytes des femmes salariées financée par les entreprises, comme aux États-Unis, la science prédictive, l'intelligence artificielle, la question du don et trafic d'organes… Ces sujets cruciaux concernent tous les citoyens. Quand on parle de PMA pour toutes, on est sur quelques dizaines de cas. De même, la demande d'euthanasie est très marginale. La demande essentielle, c'est les soins palliatifs. Or le débat se cristallise sur ces deux thèmes, car il y a un combat idéologique de certains contre la culture européenne, et les valeurs anthropologiques qui structurent notre société depuis des siècles. [...]"

Michel Janva

Posté le 19 juin 2018 à 08h12 | Lien permanent | Commentaires (2)

Plus de 145k£ pour tuer Alfie Evans

De Jeanne Smits sur RITV :

Unknown-23"« Furieuse, en colère, écœurée » : la sœur de Tom Evans, le père d’Alfie, ce petit garçon victime d’une maladie cérébrale non identifiée qu’on a fait mourir en Angleterre en prétextant son « intérêt bien compris », vient de faire part sur Facebook de sa réaction indignée, alors que l’hôpital pédiatrique d’Alder Hey de Liverpool a enfin répondu à la question de savoir combien de fonds publics avaient été dépensées dans les affaires judiciaires qui ont abouti au débranchement du respirateur d’Alfie et à sa mort, cinq jours plus tard. Près de 150.000 livres sterling – 145.354,77 livres hors taxes, très exactement – ont été dépensés en frais de justice, avouent les autorités hospitalières. « Plus de 145k£ pour tuer mon neveu ?!?!?!?!? Ai-je besoin d’en dire plus ! », écrivait Sarah Evans sur la page Alfie’s Army sur Facebook le 15 juin.

La somme annoncée correspond à la date de la demande d’information, déposée par une certaine Alison Stevens le 23 mars dernier, un peu plus d’un mois avant le décès d’Alfie le 28 avril 2018. Les frais judiciaires engagés ont donc été en réalité encore plus importants, ceux avoués par l’hôpital correspondant au recours à des conseillers juridiques internes et aux frais de justice proprement dits avant les derniers recours en Angleterre et devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Sarah Evans ajoutait sur Facebook : « Nous avions un hôpital, nous avions l’argent pour l’emmener ailleurs, l’avion était prêt, Alfie se battait et ils ont dépensé tout ça pour le tuer ????? Demandez-vous pourquoi…Nous n’avions aucune chance de sauver notre guerrier Alfie alors qu’il y avait plus de 60 officiers de police pour garder cet hôpital. Nous, la famille, nous devions faire vérifier nos sacs lorsque nous allons voir Alfie, la police nous escortait dans les couloirs pour aller le retrouver, nous ne pouvions pas fermer les portes du box d’Alfie pour avoir un peu d’intimité parce qu’une infirmière était obligée de nous regarder depuis l’extérieur comme si nous étions des criminels, tout comme les trois ou quatre officiers de police devant la chambre d’Alfie, les trois autres à l’entrée de la salle et deux autres encore au bout du couloir, et ceux qui gardaient les sorties. Posez-vous la question : lorsque le nouvel enfant royal est né, y avait-il autant d’officiers de police pour le garder ?? Non, ils ont mal agi et la vérité sortira bientôt !! »

Un autre membre de la famille, Daniel Evans, a renchéri le même jour en soulignant que les frais de police ont représenté 13.652 livres supplémentaires sur quinze jours. [...]"

Michel Janva

Posté le 19 juin 2018 à 08h05 | Lien permanent

Evangile illustré

image from hozana.org

Michel Janva

Posté le 19 juin 2018 à 08h00 | Lien permanent

C’est arrivé un 19 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 juin : saints du jour français ou en France.
    • St Déodat (ou Dié) de Nevers, abbé († v. 679)

Dans les Vosges, vers 679, saint Dié, qui, après avoir été évêque de Nevers, se serait retiré dans la montagne, pour y fonder un monastère, appelé ensuite de son nom.

  • Ste Hildemarque, abbesse († v. 686)

À Fécamp au pays de Caux, vers 686, sainte Hildemarque, abbesse, qui accueillit avec beaucoup d'égard saint Léger, évêque d'Autun, mutilé par le maire du palais Ébroïn, et fut attentive à le soigner.

  • Sts Modeste Andlauer, Rémi Isoré, prêtres et martyrs (†1900)

Au village de Wuyi dans la province chinoise de Hebei, en 1900, les saints martyrs Rémi Isoré et Modeste Andlauer, prêtres de la Compagnie de Jésus. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, ils furent mis à mort alors qu'ils priaient devant l'autel.

Modeste Andlauer naît à Rosheim (Alsace, France) le 22 mai 1847. Il entre dans la Compagnie de Jésus en 1872 où il est ordonné prêtre en 1876. Était parti pour la Chine en 1882. Homme de prière connu pour son humilité, il savait, en arrivant à la mission de Weishien, que le martyre pouvait ne pas tarder. 

Du 18 au 19 juin 1900, il passa la nuit en prière. Au matin, il entendit le vacarme des boxers qui arrivaient.

Le père Rémi lsoré, né à Bambecque (Nord, France) le 22 janvier 1852, et lui se rendirent à l'église et s'agenouillèrent. Les boxers défoncèrent le portail, se précipitèrent sur les missionnaires et les transpercèrent de leurs lances. Le sang des martyrs jaillit sur l'autel.

Ils font tous deux partie des cent vingt martyrs de Chine canonisés par Saint Jean-Paul II au cours du grand jubilé de l'an 2000, en la fête de sainte Thérèse de Lisieux, le 1er octobre.

  • le 19 juin 936 : couronnement et sacre de Louis IV d'Outremer, Roi de France, à Laon.

Louis IV, fils de Charles III, âgé de 15 ans, est ramené de son exil d'Angleterre pour être sacré Roi de Francie occidentale, à Laon par l'archevêque de Reims Artaud, après l'intervention d'Hugues le Grand. Il épouse Gerberge de Saxe, sœur d'Otton Ier de Germanie, veuve de Gislebert, duc de Lotharingie.

  • le 19 juin 1097 : prise de Nicée sur les Turcs par les croisés, lors de la première croisade.

Le siège de Nicée commence le 14 mai et s'achève le 19 juin 1097, au cours de la première Croisade. C'est la première action militaire des croisés contre les musulmans et cette victoire permet un arrêt de la progression de l'Islam dans cette région.

  • le 19 juin 1269 : saint Louis impose aux juifs le port de la rouelle.
    • le 19 juin 1299 : traité de Montreuil-sur-Mer.

Ce traité rétablit la paix entre la France, les Flandres et l'Angleterre : Philippe IV le Bel rend au roi d'Angleterre Édouard Ier la Guyenne, mais conserve la ville de Bordeaux.

  • le 19 juin 1464 : l'édit de Luxies crée les premiers services postaux au monde.

Alors que la guerre de cent ans est enfin achevée, le Roi Louis XI impose un système unique au monde: sur les grands chemins du Royaume sont postés des relais officiels distants de 7 lieues pour permettre aux courriers officiels de transiter rapidement. Depuis le « cursus publicus » d'Auguste au premier siècle, tout système de poste avait disparu.

D'abord réservé aux courriers royaux, le système s'étend aux courriers privés dès 1507. Aujourd'hui le statut « d'entreprise autonome d'état » de la Poste plonge ses racines dans ce mélange entre courrier officiel et privé permis par Louis XII, puis développé par Henri III. D'aucuns disent que les « bottes de 7 lieues » du chat botté de Perrault viennent de là.

  • le 19 juin 1522 : Traité de Windsor.

Charles Quint signe avec le roi d'Angleterre, Henri VIII, un traité à Windsor qui prévoit une invasion de la France. C'est alors la sixième guerre d'Italie (1521-1525), qui oppose principalement le Royaume de France à l'Espagne et à l'Angleterre.

  • le 19 juin 1623 : naissance de Blaise Pascal, mathématicien et physicien, philosophe, moraliste et théologien français.

Mathématicien, physicien, philosophe et écrivain Il se penche sur la théorie des probabilités et invente une machine à calculer. Il publie sous le pseudonyme de Louis de Montalte Les Provinciales, dont l'effet est désastreux : les libertins y trouvent un arsenal contre la religion et le clergé catholique. Voltaire en fera le plus grand éloge ! Pourtant, un an avant sa mort, il affirme : « Loin de m'en repentir, si j'avais à les faire, je les ferais encore plus fortes. »

De plus en plus malade, sa prodigieuse mémoire commence à lui faire défaut, il prend l'habitude de noter ses réflexions sur des petits papiers qu'on recueille avec grand soin aussitôt après sa mort, survenue le 19 août 1662. Ordonnées et classées, titrées " Les Pensées " étaient destinées à ses amis de Port-Royal. L'ouvrage renferme la démonstration de la crédibilité de la foi chrétienne et de la religion catholique et sont encore une source inépuisable de réflexion encore très moderne au niveau existentiel :

"Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé ". "L'Homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant ".

  • le 19 juin 1631 : décès de François Garasse, jésuite et polémiste redouté de toute la sphère littéraire.

Entré en 1601, dans la Compagnie de Jésus, François Garasse s'investit dans la prédication pour lutter contre le libertinage et l'hérésie. Il attaque en particulier l'Université de Paris qu'il juge pleine de jansénistes prônant le gallicanisme, c'est-à-dire une organisation de l'église catholique française très autonome par rapport à la papauté. Quant au libertinage, au XVIIe siècle, il s'agit pour lui de combattre une liberté de pensée qui peut entraîner un certain libertinage dans les actions et les mœurs. L'abbé Garasse est rejoint dans son jugement par le «frère trois points » François Labbé, quand il écrit :

«On pourrait se demander si le vice sadien et la vertu maçonnique ne représentent pas un même concept, celui de la liberté. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs. (Editions de Chiré, page 89)

Figure importante du conflit entre jésuites et jansénistes, il meurt le 19 juin 1631.

  • le 19 juin 1790 : abolition de la noblesse et du clergé en France.

L'autoproclamée « assemblée nationale » décrète, sous l'impulsion du député Armand-Gaston Camus, que les titres de noblesse et les titres religieux sont abolis. Les nobles deviennent des "ci-devant". La préséance du clergé sur tous les autres corps de l'Etat disparaît. De plus, un décret retire la nationalité aux Français affiliés à un ordre de chevalerie étranger.

Ce n'est pas le 4 août 1789 ! Ce n'est pas la fin des privilèges ! Voir la chronique du 4 août qui explique ce que sont les « privilèges ou privata Lex », les lois propre à chaque provinces.

  • le 19 juin 1812 : le pape Pie VII, placé par Napoléon en résidence surveillée, arrive au château de Fontainebleau.

Le 12 juin 1812 le docteur Balthazard Claraz sauve la vie du pape Pie VII, alors que, malade et épuisé, il vient de recevoir l'extrême-onction à l'hospice du col du Mont-Cenis lors de son transfert de Savone à Fontainebleau. Il reste auprès du Pape pendant les deux premiers mois de sa captivité. Elle va durer du 20 juin 1812 au 23 janvier 1814, période pendant laquelle le Saint-Père ne sort jamais de son appartement. Pendant ces longs mois, Pie VII appelle Napoléon :

« Mon cher fils », et il ajoute : « un fils un peu têtu, mais un fils quand même », ce qui déconcerte totalement l'Empereur.

  • le 19 juin 1987 : décès de Michel de Saint-Pierre, 71 ans, écrivain français.

Michel de Grosourdy de Saint-Pierre, naît le 12 février 1916 à Blois et meurt le 19 juin 1987 à Saint-Pierre-du-Val, dans l'Eure ; c'est un écrivain et journaliste français. Après ses études à Paris, il décide de partir pour Saint-Nazaire, où il va travailler en usine comme ouvrier métallurgiste. Il s'engage ensuite quatre ans dans la marine, comme matelot pendant la Seconde Guerre mondiale, avant de rejoindre la Résistance.

Durant les années 1950, il collabore à La Nation française de Pierre Boutang et Michel Vivier. Aux éditions de la Table ronde, il assure aussi les fonctions d'agent littéraire, de directeur de collection, de conseiller et aussi d'administrateur. Au sein des éditions France-Empire, il crée et dirige une collection appelée « Catholique ». Il fait partie des fondateurs du journal Présent en 1981. Très antigaulliste, il manifeste à plusieurs reprises son intérêt pour l'action politique, en apportant publiquement son soutien par exemple à Tixier-Vignancour ou au Parti des forces nouvelles. Royaliste et catholique, défenseur de la messe traditionnelle, très antigaulliste, il se lance avec vigueur dans les grands débats qui agitent une société française en pleine transformation.

Parmi ses œuvres principales, citons : Les Nouveaux prêtres, Les Aristocrates, Églises en ruine, églises en péril, Les Nouveaux Aristocrates, Les Écrivains, La Mer à Boire, L'Accusée.

Lois Spalwer

Posté le 19 juin 2018 à 06h51 | Lien permanent | Commentaires (1)

18 juin 2018

Yves Jégo va quitter la vie politique

Il faisait partie de ces parlementaires de "droite" qui avaient voté la loi Taubira... et qui disparaissent de la vie politique :

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Michel Janva

Posté le 18 juin 2018 à 22h18 | Lien permanent | Commentaires (12)

Immigration : Angela Merkel a deux semaines

Unknown-22La droite allemande a imposé lundi à la chancelière Angela Merkel un ultimatum de deux semaines pour une solution européenne au défi migratoire, faute de quoi le pays fermera ses frontières au risque de provoquer une crise nationale et en Europe. La fragile coalition allant de la droite dure bavaroise (CSU) aux sociaux-démocrates pourrait s'écrouler.

La CSU du ministre de l'Intérieur Horst Seehofer prévoit, sauf accord européen au sommet des 28 et 29 juin, de refouler aux frontières tous les demandeurs d'asile ayant été enregistrés dans un autre pays de l'UE, le plus souvent l'Italie ou la Grèce, soit la quasi-totalité d'entre eux.

Acculée, la chancelière demandait un tel délai depuis plusieurs jours.

En Allemagne, l'onde de choc politique provoquée par l'arrivée de plus d'un million de demandeurs d'asile en 2015 et 2016 ne faiblit pas.

La CSU, qui se prépare à de difficiles élections régionales en Bavière en octobre face à la droite anti-immigration Alternative pour l'Allemagne (AfD), a perdu patience, au risque de faire tomber l'alliance datant de 1949 avec le parti démocrate-chrétien (CDU) de Mme Merkel.

La chancelière doit recevoir mardi Emmanuel Macron puis le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Une réunion de dirigeants européens avant le sommet de l'UE est aussi évoquée.

Michel Janva

Posté le 18 juin 2018 à 21h54 | Lien permanent | Commentaires (11)

Le lobby LGBT fête son anniversaire à la mairie de Bordeaux

Lu sur Infos Bordeaux :

Girofard-300x424"A Bordeaux le lobby homosexuel est représenté par les activistes du Girofard (dont le but est de « promouvoir la culture LGBT »).

L’association présidée par Michaël Agbadebo (voir notre article) fête ses 11 ans dans les salons de la mairie de Bordeaux, invitée par son maire Alain Juppé et son adjoint Marik Fetouh !

« Le Girofard Bordeaux, votre centre LGBT+ bordelais, fête ses 11 ans, et pour fêter cela nous vous convions à nous retrouver toutes et tous à l’hôtel de ville de Bordeaux le mercredi 27 Juin à 20H. Pour un moment d’échange et de partage, dans la bienveillance et le respect autour d’un verre. Une invitation exceptionnelle de la Mairie de Bordeaux qui marque l’engagement du Girofard à faire vivre la communauté LGBT+ de la ville depuis 11 ans »."

La première adjointe au maire de Bordeaux est Virginie Calmels.

Michel Janva

Posté le 18 juin 2018 à 19h56 | Lien permanent | Commentaires (11)

Belle intox des Inrocks

Un article du site des Inrockuptibles prend la défense du milliardaire George Soros. Mais c'est assez grossier : l'article parle d'un communiqué de Soros promouvant l'accueil d'un million d'immigrés chaque année en Europe, pour ensuite (seulement 2 paragraphes plus loin) dénoncer la "propagande" gorgée de fausses informations d'Orban contre lui, évoquant notamment un "prétendu" (sic) plan pour accueillir... un million d'immigrés par an en Europe.

Soros1

Soros2

Michel Janva

Posté le 18 juin 2018 à 19h28 | Lien permanent | Commentaires (4)

Le débat Le Gallou - Gourévitch : le grand remplacement

Michel Janva

Posté le 18 juin 2018 à 19h06 | Lien permanent | Commentaires (3)

Vichysme mental : Sur Radio Notre-Dame, Thibaud Collin répond à Guillaume Goubert

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A écouter dans la seconde partie, la première étant consacrée à l'enseignement de la philosophie, en ce jour d'examen du Baccalauréat.

Michel Janva

Posté le 18 juin 2018 à 18h50 | Lien permanent

La déséquilibrée était en fait bien équilibrée

Unknown-19Hier, suite à l'attaque au cutter, le procureur de la République de Toulon indiquait très très vite aux médias que 

«C'est apparemment le fait isolé d'une personne avec des troubles psychiatriques avérés»

Or, cette femme a été reconnue responsable de ses actes par un expert psychiatre :

"L'examen psychiatrique effectué par un expert psychiatre l'a déclarée responsable des faits, avec aucune atténuation de sa responsabilité. Elle est handicapée adulte, mais handicapée physique".

"Selon les témoins sur place, elle a dit qu'elle était la fiancée d'Allah, ce qu'elle ne nie pas en garde à vue. Mais il n'y a aucun élément pour établir un lien avec Daech à ce stade".

Michel Janva

Posté le 18 juin 2018 à 18h45 | Lien permanent | Commentaires (10)

L'attaque islamiste du jour a eu lieu à Nice

Un homme a tenté d'attaquer des policiers municipaux à Nice avec un cutter dans la nuit du dimanche 17 au lundi 18 juin. Il a rapidement été interpellé.

"Vous êtes tous des mécréants, je vais vous tuer".

Pas d'amalgame : l’homme diffusait des versets du coran avec son téléphone. 

Michel Janva

Posté le 18 juin 2018 à 15h03 | Lien permanent | Commentaires (10)

Sans le Rassemblement (National), rien n'est possible

Pour une fois que Nicolas Sarkozy prône l'union des droites...

Capture«Chacun fait ce qu'il croit devoir faire. Moi je ne peux dire qu'une seule chose: j'aimerais que tout le monde comprenne cette idée simple que sans le rassemblement rien n'est possible. Et qu'il faut se rassembler»

Hélas, il prône le rassemblement avec Virginie Calmels, pas avec le RN...

Michel Janva

Posté le 18 juin 2018 à 15h00 | Lien permanent | Commentaires (11)

Le moment est donc venu de s’engager sur le plan politique municipal

Lu sur Boulevard Voltaire :

Capture d’écran 2018-06-17 à 17.59.26"Au pèlerinage de Chartres, le cardinal Sarah a lancé un vibrant appel aux catholiques pour qu’ils s’impliquent dans la vie sociale et politique de leur pays, insistant sur l’urgence de leur engagement. Les élections municipales de 2020 offrent une occasion de répondre à ne pas laisser passer !

L’élection municipale constitue, en effet, un terrain de choix pour ceux qui veulent peser sur le destin national. Les catholiques, d’une manière générale, s’intéressent aux questions politiques et sociales, ils sont très présents dans le réseau associatif, mais peu d’entre eux se risquent à l’exercice démocratique de la représentation politique.

Très souvent refroidis par les thématiques parfois réductrices des partis, ils préfèrent s’investir dans la sphère privée, caritative, sociale ou intellectuelle, choses essentielles mais qui doivent obligatoirement se prolonger dans le politique pour perdurer et s’incarner.

Il y a donc grave nécessité, pour ne pas dire urgence, pour les catholiques à se lancer dans le combat politique. La politique n’est-elle pas le plus grand bien commun et, conséquemment, le plus grand devoir ? Ne détermine-t-elle pas nos manières de vivre et de penser ? N’est-elle pas le meilleur moyen de permettre au levain catholique d’agir dans la pâte sociétale et constitutionnelle ? N’est-elle pas le moyen pour sortir du sécularisme et du matérialisme hédoniste qui asphyxient la société ?

Deux tiers des Français sont baptisés catholiques, près du quart pratiquent occasionnellement ou régulièrement leur religion. Sociologiquement, ils représentent toujours la partie majoritaire du prisme religieux français.

À l’heure des grands basculements, notamment celui que l’islam fait peser sur notre société, les catholiques doivent sortir de leur frilosité coutumière en politique et affirmer leurs convictions. Certains se sont fait remarquer au plan national : Philippe de Villiers, les époux Bompard, les époux Ménard, Marie-France Lorho, Jean-Frédéric Poisson, Marion Maréchal, Karim Ouchikh, Pascal Gannat… Il faut suivre leur exemple.

L’opportunité politique est aujourd’hui flagrante. Les partis traditionnels se sont en grande partie discrédités par les politiques menées depuis cinquante ans. Le moment est donc venu de s’engager sur le plan politique municipal. Créer sa liste ou s’inscrire sur une liste bienveillante est un choix à faire. Un réseau d’élus catholiques existe déjà, Élus catholiques dans la cité, et il a créé une structure dévolue spécialement aux municipales à venir : ECC 2020. Son but est d’aider les catholiques à entrer dans les conseils municipaux. Il est fait pour vous accompagner dans vos démarches.

Profitez de son aide ! En avant, donc, avec l’Espérance chevillée au corps ! Pour contacter ECC 2020 : contact@eluscatholiques.fr"

Michel Janva

Posté le 18 juin 2018 à 13h56 | Lien permanent

Avortement et combat politique ou culturel : quand La Croix s'emmêle

Cutting ribbon for web Le quotidien La Croix du 12 juin annonce l’ouverture dans le diocèse d’Edimbourg d’un centre « pro-life », en commentant que l’objectif du centre est de coordonner une campagne anti-avortement.

Un tour sur le site internet du diocèse montre que ce centre a pour but de développer une culture de vie. C'est l'archevêque qui, l'année dernière, a initié la création de ce Centre Pro-Vie dans le cadre d'une réforme globale de sa curie. Ce Centre permettra de coordonner au sein de l'Archidiocèse les questions pro-vie, diffusant des informations, des idées et des encouragements, notamment au sein des paroisses.

Nous sommes gourmands de lire la justification de Guillaume Goubert quant à l'attachement au combat culturel pro-vie du quotidien La Croix...

Michel Janva

Posté le 18 juin 2018 à 11h08 | Lien permanent

Le mythe de la "contraception sûre" est révolu

Lu ici :

Unknown-18"Après un demi-siècle, il ne reste plus grand-chose de ce grand égal. Le mythe de la "contraception sûre" est révolu. De plus en plus de gens se réveillent d'une ivresse contraceptive. Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS, 2005) les œstrogènes et les progestatifs, les ingrédients de chaque «pilule», sont parmi les substances les plus cancérigènes pour les humains et les animaux. Aucune semaine ne se passe ou une étude scientifique met en garde contre les effets secondaires dangereux. Dr. Ellen Grant (à l'époque responsable de la recherche, General Hospital, Massachusetts) et son équipe connaissaient les conséquences dramatiques dès les années ‘70 grâce à leur recherche mondiale sur la pilule contraceptive. Entretemps, les compagnies pharmaceutiques paient des montants astronomiques pour des demandes d'indemnisation. Et tout cela ne fait qu'augmenter. En fait, les gens savaient depuis le début que quelque chose n'allait pas. Au départ, aucune entreprise pharmaceutique ne voulait offrir des contraceptifs. C'était contre leurs principes éthiques. Lorsque la société américaine G.D.Searle offrit finalement Enovid en 1960, c'était la porte du barrage, mais le mot contraception était scrupuleusement évité. Organon a introduit Lyndiol sur le marché néerlandais en 1962 comme remède contre «les cycles menstruels irréguliers et contre les douleurs menstruelles». Anovlar a été vendu en Belgique deux ans plus tard comme un moyen pour «faire reposer les ovaires d’une manière thérapeutique»! Ingéniosité incroyable."

Michel Janva

Posté le 18 juin 2018 à 10h15 | Lien permanent

L’étrange réponse de Guillaume Goubert sur l’affaire Gaulmyn

Depuis plusieurs jours, les langues se délient, à propos du scandaleux éditorial d’Isabelle de Gaulmyn sur le référendum irlandais sur l’avortement. Et, à ma grande surprise, Guillaume Goubert, directeur de la rédaction de « La Croix », a répondu. Il l’a fait de deux façons : en évoquant l’affaire sur Radio Notre-Dame et en publiant, à son tour, un éditorial sur le vote des députés argentins, là encore en faveur de l’avortement.

6a00d83451619c69e2022ad351e4a0200c-250wiCompte tenu du mépris des journalistes de « La Croix » pour la blogosphère catholique en général, et le Salon beige en particulier, je n’aurai certes pas la forfanterie de croire que M. Goubert a répondu à ce que nous avions écrit sur cette affaire – notamment pour soutenir le courageux Thibaud Collin, « viré » de « La Croix » pour avoir osé protester énergiquement contre ce scandale. Cette réponse de Guillaume Goubert ne peut signifier qu’une chose : il a reçu une avalanche de courriers de protestation. Et cela doit nous encourager, amis lecteurs, à continuer à écrire pour dénoncer sans relâche ce scandale.

Car le scandale continue.

Dans son éditorial, Guillaume Goubert ne reprend certes pas la thèse ahurissante d’Isabelle de Gaulmyn hiérarchisant les vies humaines, selon des présupposés philosophiques qui ne peuvent manquer de justifier, non seulement l’avortement, mais aussi l’euthanasie des « inutiles ». Soit l’on tient fermement que la dignité humaine n’est pas négociable (en particulier, pour nous, catholiques, parce qu’elle vient de la création directe de toute âme humaine par Dieu lui-même) ; soit l’on est inexorablement conduit à considérer le meurtre de l’innocent comme une possibilité ou un moindre mal.

Il y a donc un sensible progrès entre l’article d’Isabelle de Gaulmyn et celui de Guillaume Goubert. Mais, dans le contexte du scandale Gaulmyn, ne pas contredire explicitement cette thèse laisse la désagréable impression que le directeur de « La Croix » n’est pas en désaccord avec la thèse délirante de sa collaboratrice, mais qu’il considère simplement que la soutenir trop explicitement ne serait pas de bonne politique par les temps qui courent. Et, surtout, il maintient la thèse conséquente de l’avortement comme moindre mal. Au moins dans l’édifice intellectuel d’Isabelle de Gaulmyn, il y avait une cohérence : si toutes les vies ne se valent pas, il est logique que les plus forts puissent éliminer les plus faibles. C’est monstrueux, mais c’est logique. Alors que dire que la dignité de la vie humaine n’est contestable et que, malgré tout, le meurtre de l’innocent peut être un moindre mal me semble rigoureusement incompréhensible.

On pourrait chercher un début d’explication dans la dénonciation des avortements clandestins, d’une part, et l’évocation des « cas limites » où la vie de la mère est en danger, d’autre part, mais la plus élémentaire connaissance de la morale catholique suffit à ruiner cette pseudo argumentation. Il est bien évident que l’avortement clandestin est un mal. Personne ne l’a jamais contesté dans l’Eglise catholique. Et laisser supposer, comme le fait M. Goubert, que les catholiques pro-vie pourraient être tièdes dans leur dénonciation de ce mal est une calomnie pure. Mais on ne combat pas un mal en le légalisant. C’est tout simplement absurde.

On comprend bien cependant ce que recèle, sans oser le dire explicitement, le raisonnement. Il suppose que les pro-vie ne s’intéressent pas à la vie de la mère. On pourrait ainsi renvoyer dos à dos les pro-vie qui n’ont que faire de la mère et les soi-disant « pro-choix » qui n’ont que faire de l’enfant. Mais, là encore, c’est une pure calomnie. Et, que je sache, ce sont bien les pro-vie qui accueillent les femmes en détresse ; ce sont bien les pro-vie qui accueillent les femmes détruites par leur avortement – quand les prétendus « pro-choix » leur dénient cyniquement le simple droit de reconnaître le terrible traumatisme que représente l’avortement.

Au passage, cela m’offre l’occasion de dire un mot du fameux « cas limite » où la vie de la mère est en danger – et qui semble être, depuis plusieurs années, la façon de faire accepter l’avortement par les catholiques. D’abord, ce cas limite est extrêmement rare. Selon les statistiques de l’INED (qui n’est pas, que je sache, une officine « intégriste » !), seuls 3% environ des avortements pratiqués en France concernaient des cas où l’embryon n’était pas viable ou la vie de la mère était en danger. Il est passablement grotesque de suggérer de tuer un embryon sous prétexte qu’il n’est pas viable, mais peu importe ici. Ce que je retiens, c’est que l’écrasante majorité des avortements pratiqués en France n’a rigoureusement aucun rapport avec ce « cas limite ». Toutefois, le cas limite lui-même n’est limite que parce qu’on le présente mal. Il n’est pas vrai que le médecin, dans ce cas, puisse se dire, comme le suggère Mme de Gaulmyn : la mère a un plus gros carnet d’adresses que le fœtus ; puisqu’il faut choisir entre les deux, je tue ce dernier pour préserver la première. Ce qu’il peut faire, en parfaite cohérence avec la loi naturelle et la morale catholique, c’est sauver la vie de la mère, au risque que cela entraîne la mort de l’enfant. Mais qui ne voit l’infinie différence entre le geste de sauver la vie de la mère, qui est précisément le rôle du médecin depuis le serment d’Hippocrate, et la recherche délibérée de la mort de l’enfant ? Le résultat final peut être le même, mais la démarche morale est toute différente.

Cependant, malgré des réflexions embarrassées et confuses sur l’avortement et la vie innocente, M. Goubert nous propose une action culturelle et sociale pour mettre fin à l’avortement. Chiche ! Je l’informe, puisqu’il a l’air de connaître assez mal le mouvement pro-vie, que des milliers de catholiques sont déjà engagés dans ce combat. Il pourrait ainsi faire connaître les chaînes de jeûne et de prière de Mère de Miséricorde, les antennes d’écoute de Choisir la vie, le remarquable travail d’information et d’accueil d’ivg.net, les religieuses des Maternités catholiques, ou encore le travail des médecins de la Fondation Lejeune au service des petits trisomiques qui ont échappé au génocide. Au passage, c’est une calomnie de dire que les catholiques pro-vie ne se préoccupent pas de l’aspect économique de l’accueil de la vie, puisque, précisément, ce sont eux qui accueillent les femmes en détresse.

En tout cas, à ma connaissance, aucun des catholiques engagés dans ces structures ne rejette le combat politique, au motif que le combat culturel et social serait plus noble. Au contraire. Et la réalité, c’est que ceux qui dénoncent le combat politique pro-vie ne font pas grand-chose non plus dans le domaine du combat culturel et social pro-vie. M. Goubert a déclaré sur Radio Notre-Dame que « La Croix » menait « quotidiennement et sans arrêt » ce combat culturel et social. C’est possible, mais alors il doit exister une version clandestine de « La Croix » ! Car, dans la version disponible pour les lecteurs « lambda », je ne crois pas avoir lu un seul article à propos d’une seule de ces organisations qui promeuvent l’accueil de la vie. C’est un peu comme le MRJC qui nous accuse de vouloir imposer politiquement notre « idéologie » (comme si le respect de la vie innocente était une idéologie !) et se présente, par contraste, comme un admirable cercle de promotion de la culture de vie. Mais aucune des activités que le MRJC évoque publiquement ne fait quoi que ce soit en faveur de la culture de vie, et bien des actions, au contraire, promeuvent la culture contraceptive, dont Jean-Paul II avait bien démontré qu’en faisant de l’enfant à naître l’ennemi à combattre, elle prépare les esprits à l’avortement – non pas « méthode de contraception comme une autre », comme dirait M. Goubert, mais bel et bien méthode de « contraception » ultime. Là encore, il y a sans doute des activités clandestines pro-vie au MRJC, mais nous aimerions en savoir plus pour nous y associer et les promouvoir à notre tour.

Toujours est-il que cette dialectique entre le combat politique contre l’avortement et la promotion de la culture de vie n’a guère de sens : aimer la vie implique logiquement de dénoncer la culture de mort. On ne peut choisir le bien sans combattre le mal. Regardez donc ce qui se passe dans l’Eglise des Etats-Unis : l’action politique, l’action sociale, l’action culturelle et l’action spirituelle y sont étroitement liées. Pourquoi donc ce qui marche là-bas ne marcherait-il pas chez nous ? Si « La Croix » soutenait activement la campagne des 40 jours pour la vie, que mon ami Daniel Hamiche a fait connaître aux catholiques de France voici déjà bien des années (et qui, à ma connaissance, n’a jamais fait l’objet d’un article dans « La Croix ») , ou encore les veillées pour la vie demandées par Jean-Paul II, ces manifestations spirituelles seraient dans toutes les paroisses de France. Croit-on vraiment que cela n’aurait aucune conséquence sur la politique ?

Goubert note honnêtement que, depuis 1974, tous les garde-fous prévus par la loi Veil sont tombés les uns après les autres. Mais, au lieu d’en déduire qu’il faut changer de stratégie, il semble se réjouir que des lois Veil soient votées en Irlande ou en Argentine. Cela ne marche définitivement pas. Passons donc à autre chose. Et, dans cette nouvelle stratégie (qu’il n’y a pas à inventer, puisqu’il suffit d’écouter le Magistère de l’Eglise et de suivre les exemples de tant de pays, de la Pologne aux Etats-Unis, en passant par la Hongrie, où l’on a réellement réussi à faire diminuer le nombre d’avortements), si « La Croix » veut tenir son rôle – qui, compte tenu de son influence dans l’Eglise de France, devrait être considérable – nous nous en réjouirions vivement et nous serions derrière elle. Nous ne lui demandons même pas de s’engager sur le terrain (qui semble lui paraître si « sale ») de la politique. Qu’elle laisse ça à des francs-tireurs comme nous : nous, nous avons l’habitude de prendre des coups ! Mais, de grâce, M. Goubert, si, effectivement, vous défendez la culture de vie, relayez, promouvez, suscitez des initiatives pro-vie dans toutes les paroisses de France !

Guillaume de Thieulloy

Directeur du Salon beige

Le Salon Beige

Posté le 18 juin 2018 à 08h57 | Lien permanent

Chaque habitant d’Ille-et-Vilaine devra verser en 2018, 5 euros pour les immigrés

Lu sur Breizh info :

Unknown-16"Chaque habitant d’Ille-et-Vilaine (1 million d’habitants en 2013) devra verser en 2018, 5 euros pour l’accueil des migrants, même chiffre qu’en 2017. C’est en effet ce qu’il ressort de la décision du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine, décision à laquelle ne s’est pas opposée « l’opposition » de droite, d’accorder la somme de 5,6 millions d’euros à l’accueil des migrants pour 2018.

Une enveloppe contenant l’argent de l’impôt versé par le contribuable, qui a augmenté de 21 % en 3 ans, signe de la pression migratoire sur le département comme dans tout le pays.

Une enveloppe votée au détriment d’autres besoins qu’ont les familles bretonnes du département (l’enveloppe a été débloquée au titre de la protection de l’enfance), tandis que les migrants se verront attribuer, sur évaluation sociale, une aide d’une durée de six mois (en complément de ce que l’État peut déjà par ailleurs prendre en charge les concernant).

[...] Si l’opposition de la droite et du centre est particulièrement invisible sur ce sujet comme sur de nombreux autres en Bretagne, signe d’une décomposition avancée, la seule réaction médiatique à cette annonce est venue de Gilles Pennelle, conseiller régional FN qui y est allé de son commentaire : « La submersion migratoire n’est pas le fruit du hasard, elle est planifiée, organisée et financée par nos dirigeants ! »"

Michel Janva

Posté le 18 juin 2018 à 08h17 | Lien permanent | Commentaires (13)

A Nantes, le RN a noué des contacts avec des cadres LR

De passage à Nantes, Louis Aliot est interrogé par Breizh Info. Extrait : 

CHWMJSlk_400x400"Ici, à Nantes, on sent une certaine fébrilité pour les municipales, à deux ans de l’échéance, y compris chez nos confrères…

Ici surtout, la candidate LR est pour une alliance avec Macron et pour les migrants. Nous avons déjà noué des contacts avec certains cadres LR localement qui en ont assez. [...]

A propos de municipales, vous êtes directement concerné à Perpignan où vous avez annoncé votre candidature pour 2020 ?

La dernière fois j’ai fait 46% au second tour contre tout le monde, LR est maintenant en voie d’explosion et j’y vais pour gagner. Il y a une réelle chance d’emporter la mairie. C’est un département où les quatre dernières élections ont donné plus de 40% au FN, où Marine le Pen a fait 47% au second tour en 2017, où la base a déjà basculé, mais pas encore les élus.

De plus en plus d’initiatives locales se font dans le sens d’une union des droites : après Robert Ménard à Béziers en 2014, il y a les Amoureux de la France, l’appel d’Angers, l’alliance des élus locaux en Gironde… qu’en pensez-vous ?

Vous oubliez aussi le CERF [cercle d’études pour la renaissance française] à Tours. Une étiquette politique c’est toujours l’institutionnalisation de la lâcheté. La droite nous a toujours rejeté, banni, avec le résultat que l’on sait puisqu’elle a perdu toutes les élections ou a été forcée de faire une politique de gauche. Après, nous refusons d’endosser le bilan catastrophique des autres, nous sommes pour une alliance de base avec des élus et des cadres en revanche. Nous avons des points de vue totalement convergents, notamment avec Jean-Frédéric Poisson (PCD), il faudra faire cette alliance aux municipales.

Et les européennes ? Nous avons interviewé récemment le n°2 de Debout la France, Frédéric Mortier, qui voit DLF faire cavalier seul aux européennes afin de voir ce que le parti pèse en résultats et programme. Qu’en pensez-vous ?

Il faut partir réunis dès le début pour devancer la liste de Macron [prévue comme une union des centres européistes] sur des idées eurocritiques. Ce serait un symbole important.

On revoit le spectre de 2014 où du fait de la division des droites, des villes où la gauche chancelait n’avaient pu être reprises, ou tout au moins la droite n’avait pu guère y peser, comme Nantes et Saint-Nazaire ici. C’est une situation qui peut lasser nombre d’électeurs, qui souhaitent l’union des droites, et qui peuvent boycotter les partis qui ignorent leurs aspirations, non ?

L’alliance est faisable ; elle n’est pas faite cependant. [...]"

Michel Janva

Posté le 18 juin 2018 à 08h13 | Lien permanent | Commentaires (4)

Droitisation LR ? Laurent Wauquiez limoge Virginie Calmels

Images-4Le président des Républicains Laurent Wauquiez a limogé la numéro 2 du parti, Virginie Calmels, proche d'Alain Juppé, suite à ses critiques. Elle est remplacée par Jean Leonetti.

Dans un entretien au Parisien, samedi, Virginie Calmels, qui fut un moment pressentie pour prendre la tête de liste aux européennes, a critiqué Laurent Wauquiez :

"Il démontre au fur et à mesure des jours qui passent qu'il semble uniquement là pour défendre sa propre ligne".

Elle s'en est pris à un tract des Républicains intitulé "Pour que la France reste la France", jugé "anxiogène". Elle avait évoqué un "dysfonctionnement" au sommet du parti. L'éviction de Virginie Calmels était réclamée par plusieurs personnalités comme Thierry Mariani ou encore Nadine Morano.

Michel Janva

Posté le 18 juin 2018 à 08h11 | Lien permanent | Commentaires (13)

Aquarius : Manifestation du SIEL en soutien au gouvernement italien

Cette manifestation au eu lieu samedi à Paris.

Serge Federbusch : Paris devient un réceptacle des flux migratoires.

Eric Fouace : L’aveuglement du gouvernement Français sur la crise migratoire.

Message de Renaud Camus : L’Europe, il ne faut pas l’abandonner à la submersion migratoire, il faut en refouler l’invasion.

Sandra Fellous (apparentée UDI) : La France doit faire une pause dans l’immigration.

Un parisien explique comment font les clandestins pour venir à Paris.

Témoignage d’un français sur un nouveau chemin migratoire vers La Réunion.

Karim Ouchikh apporte son soutien à la politique migratoire du gouvernement Italien.

Michel Janva

Posté le 18 juin 2018 à 08h05 | Lien permanent

Allemagne : l'immigration va-t-elle faire tomber Angela Merkel ?

Unknown-17Après le Brexit en Grande-Bretagne, après la droitisation en Europe centrale, après le gouvernement anti-système en Italie, c'est un autre pays du G7 qui pourrait créer la surprise.

Fragilisée, Angela Merkel pourrait être obligée de quitter son poste cette semaine. La chancelière allemande est confrontée à une fronde sans précédent sur la politique immigrationniste de l'aile droite de sa coalition.

Le ministre de l'Intérieur Horst Seehofer (CSU, les catholiques bavarois, alliés historiques de la CDU de Merkel) veut durcir la politique migratoire de l'Allemagne et doit présenter ses mesures en début de semaine. Il veut refouler aux frontières allemandes les immigrés déjà enregistrés dans un autre pays européen et menace de passer à l'acte contre l'avis de la chancelière qui a bloqué le projet et plaide pour une solution européenne globale. Il veut aussi constituer avec ses homologues de Rome et Vienne ce que le chancelier autrichien Sebastian Kurz appelle "un axe des volontaires" pour s'attaquer à l'immigration clandestine. A partir de lundi, le parti de Horst Seehofer doit décider si le ministre imposera ses vues par décret, ce qui pourrait amener à son limogeage voire à une chute du gouvernement Merkel.

Vendredi, il a limogé la directrice de l’Office fédéral des migrations. Cela fait suite à un rapport de la nouvelle responsable de l’Office à Brême, révélant que plus de 3000 demandeurs d’asile, avec la complicité d’avocats spécialisés dans la défense des « réfugiés », avaient reçu le droit d’asile alors que leur dossier ne le leur permettait pas. Il a été établi que 4568 demandes ont été satisfaites à tort.

Dimanche, le ministre de l’Intérieur allemand a déclaré :

« Je ne peux plus travailler avec cette femme ».

La CSU devrait lancer lundi un nouvel ultimatum à la chancelière. Elle lui donnerait deux semaines pour trouver une solution au niveau européen afin de renvoyer les réfugiés dans le pays de l’UE où ils se sont inscrits en premier, comme le prévoit l’accord de Dublin. La CSU a démenti l’information, indiquant néanmoins que le sujet serait sur la table.

Si les députés de CSU décident de ne plus voter aux côtés de la CDU et des sociaux-démocrates du SPD, la coalition, si longue à mettre en place, serait fragilisée au Bundestag. Et si de nouvelles élections législatives avaient lieu maintenant, la crise chez les conservateurs les desservirait. La CDU-CSU n’obtiendrait que 30 % des suffrages, soit une chute de quatre points en une semaine, selon un sondage pour NTV. Le SPD baisserait aussi, de 18 à 16 %. Autrement dit, la grande coalition actuelle ne serait plus majoritaire. L'AfD gagnerait 2 % en une semaine et obtiendrait 15 %.

Au-delà de la hausse de l'AfD, parti anti-immigration, il faut comprendre ce regain anti-immigration de la CSU par la succession de faits divers impliquant des immigrés :

  • Le 9 juin, à Plauen en Saxe, deux hommes à la peau sombre et parlant une langue étrangère non identifiée ont abordé et agressé sexuellement une femme de 25 ans.
  • Le 10 juin, à 4 h 40 du matin, à Heidelberg au Bade-Wurtemberg, une dame de 36 ans, qui revenait d’une discothèque accompagnée d’un individu qu’elle y avait rencontré, a été violée par celui-ci en pleine rue après avoir fumé une cigarette avec lui. L’auteur des faits a des cheveux noirs et la peau sombre.
  • Le 13 juin, dans le quartier d’Ottensen à Hambourg, une adolescente de 16 ans a été agressée par derrière et tirée sur le sol. Elle a crié et l’assaillant a pris la fuite après avoir tenté de la violer. La police recherche l’auteur des faits. Il est de type méditerranéen, âgé de 15 à 17 ans, a des cheveux sombres et une stature mince.
  • Le 14 juin, un demandeur d’asile d’Afrique de l’Est a frappé massivement et violé, à Ottrau en Hesse, une femme de 39 ans qui l’avait pris en autostop.
  • Au cours de la nuit du 14 au 15 juin, à Fribourg-en-Brisgau au Bade-Wurtemberg, une dame a été suivie par un inconnu qui l’a abordée, puis poursuivie et finalement attrapée et a tenté de l’agresser sexuellement. L’assaillant parle un allemand saccadé, a les cheveux sombres et un physique de type arabe.
  • Le 16 juin, à Hanovre en Basse-Saxe, une dame de 37 ans a été poignardée en rue par le Turc Bulent Içel. La victime a été transportée à l’hôpital, où elle est décédée.
  • Notons également, en Saxe, le procès, à Dresde, d’un demandeur d’asile pakistanais qui avait violé une handicapée mentale, et à Zwickau celui d’un Libyen qui escaladait, durant la nuit, les balcons afin de pénétrer dans les appartements par les fenêtres ou portes ouvertes et d’attaquer des femmes.
Michel Janva

Posté le 18 juin 2018 à 08h04 | Lien permanent | Commentaires (7)

Evangile illustré

image from hozana.org

Michel Janva

Posté le 18 juin 2018 à 08h00 | Lien permanent

C’est arrivé un 18 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 18 juin : saints du jour français ou en France.

    • St Amand, troisième évêque de Bordeaux († Ve s.)

    À Bordeaux, au Ve siècle, saint Amand, évêque, qui enseigna la vraie doctrine à saint Paulin, le baptisa et reçut fréquemment de lui, devenu évêque de Nole, des lettres élogieuses.

  • le 18 juin 1294 : naissance de Charles IV « Le Bel ».

Charles est le troisième fils de du Roi Philippe IV « Le Bel » et de Jeanne de Navarre. Ces deux premiers frères les Rois Louis X et de Philippe V, étant morts sans descendance, le trône lui revient. Voir la chronique du 13 janvier sur le testament de saint Remi et ses conséquences sur la lignée des Rois de France. Charles est sacré à Reims le 21 février 1322.

De sa mère il hérite du royaume de Navarre sous le nom de « Charles Ier ». Il est le dernier des capétiens directs, puisque sa fille Jeanne la posthume ne peut héritier du Royaume de part la loi de sacralité qui écarte les femmes non pas de la gouvernance du Royaume mais du trône.

Voir les chroniques des 1er et 21 février.

  • le 18 juin 1429 : victoire de Jeanne d'Arc à Patay.

La bataille de Patay est un événement majeur de la guerre de Cent Ans. Les Français écrasent les Anglais. Toute l'armée anglaise est présente : plus de 4000 soldats. 2 000 Anglais y sont tués, là où 5 Français seulement meurent, et ce, à une époque où l'on combat un contre un. Talbot, leur chef est fait prisonnier. Patay est une victoire miraculeuse et efface Azincourt.

Cette victoire s'inscrit dans la continuité de la libération d'Orléans et des victoires de Jargeau, Meung-sur-Loire et Beaugency. Avant le combat le duc d'Alençon, plein de confiance dans l'inspiration de la Pucelle lui demande conseil.

« Avez-vous de bons éperons ? » Lui répond –telle ! La stupeur frappe les chefs français qui comprennent qu'une déroute se prépare.

«Nenni, les Anglais ne se défendrons pas et seront vaincus. Les éperons vous seront nécessaires pour leur courir sus ! »

C'est d'ailleurs après la dernière bataille où Jehan II d'Alençon, le « Gentil duc », Jehan de Brosse, maréchal de Sainte-Sévère et Sénéchal du Limousin, Ambroise de Loré, Jehan de Dunois «Bâtard d'Orléans », le défenseur d'Orléans, Jehan Poton de Saintrailles (ou Xaintrailles) et Étienne de Vignolles dit «La Hire» se trouvent sous ses ordres, renforcés par les Bretons d'Arthur de Richemont. La route de Reims est totalement libérée. Voir les chroniques du 8 mai, des 12, 15 et 17 juin.

  • le 18 juin 1538 : Traité ou Paix de Nice entre Charles Quint roi d'Espagne et François Ier, Roi de France.

C'est le pape Paul III qui fait signer la Paix de Nice, le 18 juin 1538 au Couvent Ste-Croix hors les murs à Nice, à François 1er et Charles Quint. Le Roi de France et l'empereur d'Espagne s'affrontaient pour s'approprier les terres du duché de Milan, après à la mort de François II Sforza. Le pape leur demande de s'allier pour lancer une croisade contre l'Angleterre et les Turcs. Le traité prévoit donc que la France conserve ses conquêtes : Bresse, Bugey et une grande partie du Piémont, le Saint Empire Germanique obtient le Milanais et la majeure partie de la Savoie ; une trêve de 10 ans est conclue.

  • le 18 juin 1574 : Henri Ier de Pologne quitte la Pologne pour devenir Roi de France sous le nom d'Henri III.

Cf. la chronique du 13 février.

  • le 18 juin 1694 : victoire défensive française à Camaret.

Une flotte anglo-hollandaise est repoussée par Vauban dans sa tentative de débarquement à Camaret, la pointe ouest de la Bretagne. Une fois de plus le « proverbe » se vérifie : «  Ville attaquée par Vauban, ville prise. Ville défendue par Vauban, ville imprenable ». Les anglo-hollandais ne peuvent pas atteindre la flotte française stationnée à Brest qu'ils souhaitaient détruire.

Par contre, ils perdent une grande partie de leurs troupes : 800 Anglais débarqués sont tués ou blessés, 400 hommes tués sur les vaisseaux, auxquels s'ajoutent 466 prisonniers, dont 16 officiers.

La plage du débarquement, où le sang a tellement coulé que le sable de la plage était rouge, porte le nom de Trez Rouz (sable rouge), et la falaise où Talmash débarque le nom de Maro ar saozon (la mort anglaise).

Le Roi Louis XIV fait frapper une médaille sur laquelle sont gravés les mots suivants : « Custos orae Armoricae » et « Angl. et Batav. caesis et fugatis 1694 » que l'on peut traduire ainsi ; « Gardienne du littoral de l'Armorique » pour la première citation et « Anglais et Bataves battus et mis en fuite 1694 » pour la deuxième.

La Tour Vauban à Camaret, presqu'île de Crozon.

  • le 18 juin 1742 : Benoît XIV béatifie Jeanne de France.

Cf. les chroniques du 6 février, des 16 et 30 mai.

  • le 18 juin 1793 : les troupes vendéennes menées par Stofflet et d'Elbée prennent Angers.

De Saumur, ce qui reste de la grande armée se met en route par les deux rives de la Loire, sous la conduite de Stofflet et de d'Elbée. La terreur qu'inspirent ses récents succès brise d'avance toute résistance. A son approche, la garnison d'Angers, le Directoire, la municipalité prennent la fuite. Les Vendéens entrent dans la ville sans coup férir, et en prirent possession au nom du Roi, le 17 juin 1793. Le 18 juin une messe d'action de grâce est célébrée en présence de toute la population. Entre début mai et mi juin, les Blancs ont repris successivement aux révolutionnaires les villes de Bressuire le 3 mai, Thouars le 5 mai, Parthenay le 11, La Châtaigneraie le 13 ; échouent le 16 mai, devant Fontenay-le-Comte et prennent la ville le 25 ; Saumur le 10 juin ; Loudun, Chinon et La Flèche. Une fois Angers prise, restent Nantes ou Paris. Ce sera Nantes…

  • le 18 juin 1799 : coup d'État du 30 prairial.

La situation militaire du pays étant très mauvaise, le conseil des Cinq-Cents et celui des Anciens exigent des explications au Directoire. Sieyès, élu du Directoire, s'allie avec Paul Barras, et en accord avec les deux conseils, une manœuvre d'intimidation est initiée pour forcer le Directoire à démissionner. Le coup d'état se réalise en faisant pression sur les exécutifs sans avoir à employer la force armée. Le coup d'état, sanglant ou législatif, semble bien la marque de fabrique des républiques françaises depuis leur origine.

  • le 18 juin 1815 : défaite de Napoléon à Waterloo.

La bataille de Waterloo se déroule le 18 juin 1815. Cette bataille est la dernière à laquelle prend part directement Napoléon 1 er. Les troupes britanniques de Wellington et les troupes prussiennes de Blücher remportent une victoire décisive sur l'empereur.


C'est la fin de la tentative de restauration impériale des Cent jours. Plus d'un million et demi de soldats, venus de toute l'Europe, se déversent sur la France par toutes les frontières, ivres de pillage. À tous points de vue, les Cent-jours sont un échec :

"Défaite militaire, désastre diplomatique, catastrophe financière, déchirures intérieures, réémergence durable de la question de la légitimité du pouvoir en France" (Thierry Lentz, dans Nouvelle histoire du Premier Empire, Tome 4, Les Cent-jours, 2010, p.551)

Waterloo marque le dernier épisode de la troisième "guerre de cent ans" - commencée en 1689 - avec l'Angleterre. Pour celle-ci, c'est un triomphe complet, qui va lui permettre de devenir la "superpuissance" de la planète tout au long du XIXe siècle. Épuisée et définitivement affaiblie, la France, elle, ne retrouvera jamais plus la puissance et le prestige qui étaient les siens à la veille de la Révolution. Mentionnons encore une "catastrophe" peu connue. Admiratifs de l'œuvre réalisée par Denon au Louvre, les Alliés en 1814 n'avaient demandé aucune restitution. Mais après Waterloo, ce sont plus de 5000 œuvres d'art pour la plupart des chefs-d'œuvre, qui vont quitter le Louvre, dont :

  • 2065 tableaux
  • 271 dessins
  • 280 statues
  • 289 bronzes
  • 1199 émaux

Il faut encore mentionner les 1000 tableaux déposés  à Bruxelles, Genève et Mayence en vertu du décret Chaptal de 1803, et qui ne seront pas restitués à la France en 1815. (Cf. Pierre Rosenberg, Dictionnaire amoureux du Louvre, p. 39 ; Anne Héritier, Genèse du patrimoine culturel 1750-1816, p.237.) Le 14 octobre 1815, "las de voir l'œuvre de sa vie détruite, Denon présente sa démission à Louis XVIII" (Pierre Rosenberg, Ibid. p.308). Héritier d'un musée "à l'agonie", Louis XVIII "a la lourde tâche, assisté par Forbin, successeur de Denon, de [le] remettre en état de marche. Il mène une active politique d'acquisition. […] On peut dire que la muséologie a vu le jour sous Louis XVIII." (Pierre Rosenberg, Ibid, p. 562-263) 

  • le 18 juin 1845 : naissance de Charles Louis Alphonse Laveran, médecin militaire et parasitologue français.

Charles Louis Alphonse Laveran (1845-1922) est un médecin militaire et parasitologue français, pionnier de la médecine tropicale, connu pour avoir découvert, en 1880, le parasite protozoaire responsable du paludisme. Pour la première fois était mis en évidence que les protozoaires pouvaient être la cause de maladies. Ses travaux sur le protozoaire lui ont valu de recevoir le prix Nobel de physiologie ou médecine de 1907.

  • le 18 juin 1940, 15h00 : appel de Churchill au gouvernement français, via la BBC.

Churchill, parle à la BBC du « traité » du 28 mars qui oblige la France à poursuivre la guerre… Il s'agit en fait d'un communiqué de presse lu en commun avec P Reynaud, nouvellement nommé président du Conseil ! Voir la chronique du jour.

  • le 18 juin 1940, 18h00 : appel du général De Gaulle.

Le général De Gaulle lance son appel du 18 Juin à la résistance depuis Londres, sur les ondes de la BBC, le lendemain de la demande d'armistice faite à l'Allemagne par le Maréchal Pétain. Le même jour, les Allemands entrent dans Nancy. Mais La date est imposée par les Anglais pour rappeler le 18 juin 1815, défaite de Napoléon à Waterloo.

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des États-Unis.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général De Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

L'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles éditions latines, pages 68 et 69) note que les Anglais étaient beaucoup plus intéressés par le côté politique de la dissidence gaulliste que par le ridicule apport militaire: « Le 19 juin le général De Gaulle parlait à la radio de « la liquéfaction d'un gouvernement tombé sous la servitude ennemie ». Le 22 juin, il stigmatisait « un gouvernement de rencontre ». Le 26 « Notre flotte, nos avions, nos chars, à livrer intacts pour que nos adversaires puissent s'en servir contre nos propres alliés. »...etc. »

Quelques lignes plus loin il révèle que «quelqu'un de très haut placé parmi les Français de Londres avait affirmé aux Anglais que l'Amirauté française eut livré les plans secrets des chenaux d'accès aux ports anglais à travers les champs de mines. La question lui fut posée par deux parlementaires britannique qui en 1955, cherchaient à vérifier cette information.

  • le 18 juin 1987 : élection d'André Frossard à l'Académie française au Fauteuil 2.

Fils de Louis-Oscar Frossard, l'un des fondateurs du Parti communiste français, premier secrétaire général du PCF à 31 ans, puis ministre du Front populaire, André Frossard est élevé dans l'agnosticisme absolu :

«Celui où la question de l'existence de Dieu ne se pose même plus ».

Il fréquente l'École des arts décoratifs, et fait carrière dans le journalisme en tant que dessinateur et chroniqueur. À vingt ans, il se convertit au catholicisme, le 8 juillet 1935, dans la chapelle des religieuses de l'Adoration, 39, rue Gay-Lussac, à Paris (5e), dans laquelle il était entré, insouciant, à la recherche d'un ami, André Willemin. Il raconte cette conversion soudaine dans son livre à succès : Dieu existe, je l'ai rencontré. André Frossard est élu membre de l'Académie française le 18 juin 1987.

  • le 18 juin 1998 : élection de René Rémond à l'Académie française au Fauteuil 1.

Né le 30 septembre 1918 à Lons-le-Saunier, René Rémond, est un historien et politologue français, membre de l'Académie française à partir de 1998. Ses travaux sur l'histoire politique, intellectuelle et religieuse de la France contemporaine, ont contribué au renouvellement de la pensée conservatrice en France.

  • le 18 juin 2010 : le général Marcel Bigeard meurt à Toul.

Il demande que ses cendres soient dispersées par avion au dessus de la cuvette de Dien Bien Phu, pour, dit-il : « emmerder le gouvernement ! »

  • le 18 juin 2004 : disparition de Jeanne-Marie Kegelin, une sainte Maria Goretti française…

Voici quatorze années que cette petite fille a été enlevée, le 18 juin 2004, le jour de la fête du Sacré Cœur, et est devenue une martyre de la vertu de pureté. Quelques jours auparavant, elle faisait le Pèlerinage de Chartres... Elle n'avait pas 11 ans, l'âge de sainte Maria Goretti !

Jeanne Marie est connue comme une fillette « enjouée », « farceuse », « franche », « directe », « une petite chrétienne qui avait fait siennes toutes les valeurs de l'Evangile », qui « récite son chapelet » et « chante des cantiques ». Jeanne-Marie est la septième d'une famille de huit enfants. « Elle était plus digne du ciel que de la terre », commente sa mère, Marie-Martine.

La mère de Jeanne-Marie lance ainsi à la cour, le jour du procès :

« Je n'en veux pas à Dieu de nous l'avoir ravie. Mais j'en veux à tous ces gouvernants qui ne font rien contre la pornographie ambiante, sur les murs de nos villes, à la télévision… » Et de crier sa conviction que cette « pornographie » forge « les violeurs de demain »…

Dans un petit carnet, où elle écrivait ce qui lui tenait le plus à cœur on peut lire que : « Jésus est le plus important" pour elle, et qu'elle voulait faire beaucoup de sacrifices pour Lui, quelques jours avant sa disparition. (Phrase écrite peu de jours avant de rencontrer le Christ au Ciel…

Si la foi n'épargne pas de la douleur, cependant elle donne la paix et la certitude. La paix de savoir que cette âme pure et claire a triomphé de la laideur du Mal, et la certitude que par son exemple elle nous montre le chemin à suivre. Et son frère, séminariste à l'époque du procès, nous montre aussi le chemin que le Christ nous demande de suivre quand il affirme à l'accusé : « Je sais une chose, c'est que Jeanne-Marie vous aime, et j'en sais une autre, c'est que vous avouerez en temps et en heure. Toute chose sera connue, au ciel ou sur la terre ».

Une âme à prier comme sainte Maria Goretti…

Lois Spalwer

Posté le 18 juin 2018 à 06h39 | Lien permanent | Commentaires (4)

17 juin 2018

Le Pape au Forum des Associations Familiales Catholiques

Discours d'hier :

16.6.2018"[...] Cette rencontre me permet de connaître de près votre réalité, le Forum des Familles, né il y a 25 ans. Il réunit en son sein plus de 500 associations, et est vraiment un réseau qui met en lumière la beauté de la communion et la force du partage. C’est une “famille de familles” particulière, de type associatif, à travers laquelle vous expérimentez la joie du vivre ensemble et en même temps vous assumez l’engagement, en faisant vôtre l’effort pour le bien commun, à le construire chaque jour aussi bien dans le cadre du Forum, que dans celui plus large de la société.

La famille, que vous promouvez de façons variées, est au centre du projet de Dieu, comme le montre toute l’histoire du salut. Par un mystérieux dessein divin, la complémentarité et l’amour entre l’homme et la femme les rendent coopérateurs du Créateur, qui leur confie le devoir de donner la vie à de nouvelles créatures, en prenant à cœur leur croissance et leur éducation. L’amour de Jésus pour les enfants, sa relation filiale avec le Père céleste, sa défense du lien conjugal, qu’il déclare sacré et indissoluble, révèlent en plénitude la place de la famille dans le projet de Dieu : en étant le berceau de la vie et le premier lieu de l’accueil et de l’amour, elle a un rôle essentiel dans la vocation de l’homme, et elle est comme une fenêtre qui s’ouvre en grand sur le mystère même de Dieu, qui est Amour dans l’unité et trinité des Personnes.

Notre monde, souvent tenté et guidé par des logiques individualistes et égoïstes, égare assez souvent le sens et la beauté des liens stables, de l’engagement envers les personnes, du soin sans conditions, de la prise de responsabilité en faveur de l’autre, de la gratuité et du don de soi. Pour cette raison, il se lasse de comprendre la valeur de la famille, et finit par la comprendre selon ces logiques qui privilégient l’individu sur les relations et le bien commun. Et ce malgré le fait que ces dernières années de crise économique, la famille ait représenté le plus puissant amortisseur social, capable de redistribuer les ressources selon les besoins de chacun.

Au contraire, la pleine reconnaissance et le soutien ajusté de la famille, devraient représenter le premier intérêt de la part des Institutions civiles, appelées à favoriser la constitution et la croissance de familles solides et sereines, qui s’occupent de l’éducation des enfants et prennent soin des situations de faiblesse. En  effet, celui qui apprend à vivre des relations authentiques dans le cadre de la famille, sera plus capable des les vivre aussi dans des contextes plus larges, de l’école au monde du travail ; et celui qui s’exerce au respect et au service à la maison, pourra mieux les pratiquer aussi dans la société et dans le monde.

Désormais, l’objectif d’un soutien plus fort aux familles et de leur valorisation plus adéquate, doit être rejoint à travers une action infatigable de sensibilisation et de dialogue. C’est l’engagement que le Forum poursuit depuis 25 ans, durant lesquels vous avez réalisé une grande quantité d’initiatives, en établissant une relation de confiance et de collaboration avec les Institutions. Je vous exhorte à poursuivre cette oeuvre en vous faisant promoteurs de propositions qui montrent la beauté de la famille, et qui obligent presque, parce qu’elles sont convaincantes, à en reconnaître l’importance et la valeur précieuse.

Je vous encourage donc à témoigner la joie de l’amour, que j’ai illustrée dans l’Exhortation apostolique Amoris laetitia, où j’ai recueilli les fruits du parcours providentiel du synode sur la famille, réalisé par toute l’Eglise. Il n’y a pas en effet de meilleur argument que la joie qui, en transparaissant de l’intérieur, éprouve la valeur des idées et du vécu et montre le trésor que nous avons découvert et que nous désirons partager.

Mus par cette force, vous serez toujours plus capables de prendre l’initiative. L’Apôtre Paul rappelle à Timothée que « ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération » (2 Tm 1,7). Que ce soit l’esprit qui vous anime aussi, en vous enseignant le respect mais aussi l’audace, à vous mettre en jeu et à chercher de nouvelles voies, sans peur. C’est le style que j’ai demandé à toute l’Eglise depuis ma première Exhortation apostolique programmatique, quand j’ai utilisé le terme “primerear”, qui suggère la capacité d’aller avec courage à la rencontre des autres, de ne pas s’enfermer dans son confort mais de chercher des points de convergence avec les personnes, de jeter des ponts en allant débusquer le bien là où il se trouve (cf. Evangelii gaudium, 24). Dieu prend l’initiative en premier – primerea vis-à-vis de nous : si nous l’avons vraiment connu, nous ne pouvons pas nous cacher, mais nous devons sortir et agir, en impliquant nos talents.

Merci pour ce que vous vous efforcez de faire ! Merci pour l’engagement que vous prodiguez, comme cela est demandé par vos Statuts, pour une « participation active et responsable des familles à la vie culturale, sociale et politique » (2.1.b.), et pour la « promotion de politiques familiales adéquates qui protègent et soutiennent les fonctions de la famille et ses droits » (2.1.c.). Continuez en outre, dans le cadre de l’école, à favoriser une plus grande implication des parents et à encourager de nombreuses familles à un style de participation. Ne vous lassez pas de soutenir la croissance de la natalité en Italie, en sensibilisant les Institutions et l’opinion publique sur l’importance de donner vie à des politiques et à des structures plus ouvertes au don des enfants. C’est un vrai paradoxe que la naissance des enfants, qui constitue le plus grand investissement pour un pays et la première condition de la prospérité future, représente souvent pour les familles une cause de pauvreté, en raison du soutien insuffisant qu’elles reçoivent ou de l’inefficacité de nombreux services.

Ces problématiques doivent être affrontées avec fermeté et charité, en démontrant que la sensibilité que vous avez sur la famille n’est pas à étiqueter comme confessionnelle pour pouvoir l’accuser – à tort – de partialité. Elle se base au contraire sur la dignité de la personne humaine et de ce fait peut être reconnue et partagée par tous, comme cela arrive quand, dans des contextes institutionnels, on se réfère au “Facteur Famille” comme élément d’évaluation politique et opérationnelle, multiplicateur de richesse humaine, économique et sociale.

Je vous remercie encore pour cette rencontre. Je vous exhorte à poursuivre votre engagement au service de la famille et de la vie, et j’invoque sur tous les membres du Forum la bénédiction de Dieu et la protection de la sainte Famille de Nazareth."

Michel Janva

Posté le 17 juin 2018 à 17h55 | Lien permanent

Une femme blesse deux passants au cutter en criant "Allah Akbar"

Ca se passe en  France, à la Seyne-sur-Mer, alors que des dizaines de personnes meurent aujourd'hui aussi dans d'autres attentats islamistes en Afghanistan et au Nigeria.

Lahire

Posté le 17 juin 2018 à 15h44 | Lien permanent | Commentaires (17)


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