04 juillet 2015

Pourquoi la doctrine verrouillerait-elle la miséricorde ?

Nouvelle réponse du philosophe Thibaud Collin au père Garrigues suite à son texte intitulé « La doctrine ne verrouille pas la miséricorde », revenant sur les objections qui lui ont été faites à propos de sa thèse validant un régime de dérogation en faveur de la communion de certains divorcés-remariés :

"Le Fr. Garrigues revendique une liberté de parole voulue par le Pape François lui-même qui permettrait enfin aux théologiens de sortir du silence qu'ils ont dû garder sous les deux derniers pontificats sur le sujet de l'accès des divorcés remariés aux sacrements. Il réclame « le droit de soumettre une opinion théologique sans que l'on crie au scandale ». J'ai utilisé ce dernier terme dans son sens strict car il me semble que la deuxième dérogation que le Père Garrigues envisage (que des divorcés remariés reconnaissant la validité de leur premier mariage et ayant une vie maritale puissent néanmoins communier à la condition de mener « une vie chrétienne ») est de fait formellement contraire à la Parole de Dieu lue dans la Tradition et interprétée par le Magistère.

Qu'elle soit soutenue dans « une revue autorisée » ne fait à mes yeux que renforcer le trouble et la confusion sur un sujet, le mariage, comportant une dimension publique et objective. Le Père Garrigues admet que l'on discute de l'opportunité de ces dérogations exceptionnelles car il considère qu' « en matière de prudence, personne ne peut être totalement sûr de ce qu'il avance ». Je considère au contraire que les dérogations que le Père Garrigues envisage touchent directement les principes de la morale chrétienne et de la vie sacramentelle et qu'à ce titre elles ne relèvent pas d'un légitime exercice de la prudence. Je pense même que lorsqu'il parle de « système verrouillé » il remet en cause les enseignements de saint Jean-Paul II et de Benoit XVI. D'ailleurs, il ne me semble pas prendre en compte les textes clairs de ceux-ci sur notre sujet pour en proposer une nouvelle lecture mais se contenter de faire une réponse procédurale.

Sur l'interprétation de saint Thomas

Le Père Garrigues revient sur les textes de saint Thomas mais ne répond pas, selon moi, aux objections qui ont été adressées à la lecture qu'il en donne. Je vais donc les rappeler et les approfondir. Il cite un premier texte de la Somme de Théologie, IIa IIae q.120, a.1 (et non 21) : « Parce que les actes humains pour lesquels on porte des lois consistent en des cas singuliers et contingents, variables à l’infini, il a toujours été impossible d’instituer une règle légale qui ne serait jamais en défaut. Or les législateurs, attentifs à ce qui se produit le plus souvent, ont porté des lois en ce sens. Cependant, en certains cas, les observer va contre l’égalité de la justice et contre le bien commun visé par la loi ».

Le Père Garrigues s'appuie sur un tel texte pour justifier dans certains cas une dérogation à la discipline interdisant que les divorcés remariés communient, discipline ultimement fondée sur la loi divine de l'indissolubilité du mariage et sur la nature des sacrements. Or dans cet article saint Thomas parle de la loi civile, promulguée par un législateur humain en charge du bien commun temporel, et non pas de la loi morale promulguée dans les cœurs par Dieu qui est le bien commun de l’Univers. La loi civile est nécessairement silencieuse dans certains cas, puisqu’elle ne peut pas tout envisager. Il faut donc parfois suppléer aux « vides juridiques » sous peine de déni de justice. Dans l’article 2, ad 1, saint Thomas dit bien que l’épikie fait partie de la justice légale bien comprise, qu’elle est même supérieure à la justice légale si l'on comprend cette justice comme étant celle qui ne s’attache qu’à la lettre de la loi. Son lieu est donc la lettre de la loi, et son fondement la distinction entre la lettre de la loi et son esprit.

Le sujet qui nous occupe concerne l'application de la loi morale puisque la dérogation exceptionnelle consisterait à reconnaître dans certaines circonstances la légitimité d'une vie sexuelle hors mariage. Or la loi morale, dont la conscience nous indique le bien à effectuer dans un cas concret déterminé, n’est pas une loi inscrite dans une lettre mais dans les cœurs ; elle est une loi de la raison. Il n’y a donc pas de vide juridique : il n’y a que des consciences droites ou des consciences erronées. Pour ce qui est de la loi évangélique, pour saint Thomas, la loi nouvelle est l’Esprit Saint. S’il y avait une opposition entre la lettre et l’esprit, ce serait entre la justice légale de l’Ancien Testament et son esprit véritable que nous révèle le Christ. Mais dans le Christ, il n’y a plus de lettre ni d’épikie, il n’y a plus que la loi de charité qui ne souffre aucune exception. Le paradoxe est que le Père Garrigues reproche au camps des « purs et durs » d’être juridique à l’extrême alors que c’est lui qui ramène la loi évangélique à une lettre dont il faudrait rechercher l’esprit, alors que la loi évangélique est l’Esprit Saint communiquant la charité, ce qui ne souffre aucune exception car ce serait alors pécher contre l’Esprit.

Le deuxième texte que cite le Père Garrigues est tiré de la Somme de théologie, Ia IIae, q. 94, a.4 et 5 lorsque saint Thomas parle de la loi naturelle dont les principes généraux sont toujours universels ; mais plus « on aborde les choses particulières, plus on rencontre des exceptions. ». Le Père Garrigues prétend que ce texte peut être utilisé pour légitimer une dérogation quant à notre sujet. Il me semble qu'il n'en est rien. En effet, saint Thomas parle ici de la concrétion effectuée par la vertu de prudence à la recherche du juste dans les choses de la vie. Il ne s'agit donc pas d'une exception à une loi civile, le législateur n'ayant pu prévoir tel ou tel cas concret.

Là encore, le Père Garrigues a une lecture paradoxalement légaliste de saint Thomas. De plus, l'objet de la dérogation envisagée étant un acte intrinsèquement mauvais, aucune circonstance ne peut le rendre bon. Le Père Garrigues aborde d'ailleurs directement ce point : « A qui fera-t-on croire que ces dérogations, que le Pères de l'Église ont pratiquées, seraient un « acte intrinsèquement mauvais » qui ne pourrait par sa nature connaître d'exception ? » Ce n'est bien sûr pas l'acte de la dérogation comme tel qui est intrinsèquement mauvais mais le fait d'avoir une relation extra-conjugale. Comment le Père Garrigues peut-il soutenir qu'une telle situation puisse, à certaines conditions, faire l'objet d'une dérogation au lien requis entre l'état de grâce et la communion eucharistique ? Le Père Garrigues semble penser que ses objecteurs s'opposent à de telles dérogations pour des raisons pédagogiques, au vu des conséquences qu'elles entraîneraient. Elles auraient certes des conséquences catastrophiques, nous y reviendrons, mais ce n'est pas d'abord pour cela qu'elles sont à refuser, c'est pour des raisons intrinsèques.

Je cite un extrait significatif de la réponse du Père Garrigues : « Mais est-ce miséricordieux, est-ce même juste dans le cas de ces couples, si de fait dans le premier cas il n’y avait pas eu de mariage religieux valide et si, dans le second, il y a vrai repentir mais conflit de devoirs par rapport à un retour au statu quo ante ? » La continence est certes la voie de crête toute droite, et Dieu donne à certains divorcés remariés la force admirable de l’embrasser dans ce qui reste à bien des égards une vie de couple, mais ceux qui n’ont pas cette vertu éminente sont-ils pour autant « dans le péché » ? » Pourquoi le Père Garrigues voit-il un « conflit de devoirs » dans la vie des divorcés remariés ? Parce que selon lui le second mariage civil peut créer des devoirs empêchant le retour à la fidélité au premier mariage (il s'agit le plus souvent des devoirs envers les enfants nés de la seconde union).

Mais l'Église a déjà reconnu que dans ces situations la séparation normalement requise pour accéder aux sacrements pouvait être remplacée par un engagement à la continence complète. L'opinion du Père Garrigues, à la suite du cardinal Kasper, consiste à refuser dans certains cas cette discipline vue comme trop dure et engendrant des « conflits de devoirs ». Mais de quels devoirs parle-t-il vraiment ? Depuis quand la vie sexuelle extra-conjugale comme telle serait-elle l'objet d'un devoir ? Notre théologien ne peut envisager les choses ainsi que parce qu'il comprend « vie de couple » dans un sens humain, pour ne pas dire mondain, susceptible d'embrasser les deux situations (la vie conjugale légitime fondée sur le sacrement et l'union de fait) devenues dès lors de facto quasi-équivalentes. Or pour l'Église il n'y a de vie conjugale entre deux baptisés que fondée sur le sacrement de mariage, ce qui n'est bien sûr pas le cas ici. En rigueur de termes, il n'y a donc pas de « conflit de devoirs » appelant la création d'une troisième voie indulgente permettant aux divorcés remariés de communier sans s'engager à une continence complète. Présenter cela comme un conflit de devoirs dont les pasteurs devraient soulager la conscience morale des fidèles biaise la position du problème et dispose le lecteur à une solution « pastorale » erronée.

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Michel Janva

Posté le 4 juillet 2015 à 10h21 | Lien permanent

Les agriculteurs français souffrent de l'embargo russe

Lu sur Sputniknews :

"La nuit de colère, organisée par les agriculteurs bretons, a été provoquée par les résultats des sanctions économiques et financières imposées par l'UE à la Russie. La Bretagne est une région qui est très touchée par les contre-sanctions russes. Les éleveurs porcins subissent un effondrement des cours. Les revenus moyens des éleveurs sont inférieurs à 12 000 euros par an. Selon Paul Auffray, président de la Fédération nationale porcine, "on perd un éleveur de porc par jour depuis des mois".

"Malheureusement, dans le différend qui oppose l'Union européenne à la Russie, on a laissé les producteurs tous seuls payer l'addition", a déclaré Jean-François Jacob, président de la SICA dans une interview accordée à Sputnik.

Selon M.Jacob, malgré les grandes déclarations que fait l'Europe sur l'accompagnement des producteurs qui subissaient en effet le contrecoup des décisions politiques, rien n'a été fait.

"On a menti à l'opinion et on a laissé les producteurs dans la détresse subir les conséquences des décisions qui n'étaient pas les leurs. Il n'y a pas eu de solidarité de la part de l'Europe, on a laissé tomber les agriculteurs et notamment en France", ajoute le président de la SICA.

Avant l'embargo, 25% des exportations de viande de l'UE étaient destinées au seul marché russe. A ce jour, les cours du porc en France sont retombés sous le seuil de rentabilité, à 1,32 euro le kilo. Ce qui explique d'ailleurs en partie la montée en puissance des revendications dans ce pays."

Michel Janva

Posté le 4 juillet 2015 à 10h10 | Lien permanent | Commentaires (0)

Où vivent les djihadistes en France ?

D'Olivier Hanne :

"Depuis quelques années, les travaux du géographe Christophe Guilluy ont souligné ce que les universitaires et les urbanistes n’ignoraient pas : la fracture grandissante dans la société et dans la géographie française entre des territoires intégrés aux grandes métropoles et à la mondialisation, et une "France périphérique". Cette dernière est formée d’espaces relégués, périurbains ou semi-ruraux, peuplés par 60 % de la population, pour l’essentiel ouvriers, employés et agriculteurs, tous en voie de déclassement.

Dans ces fractures, les cités de banlieue sont à la charnière, puisqu’elles se situent dans l’orbite des métropoles enrichies et ouvertes sur l’international, mais souffrent de pauvreté, de chômage et d’insécurité.

Cette nouvelle géographie des fragilités françaises exprime aussi quelque chose de l’état du djihadisme et du terrorisme islamiste depuis vingt ans. En effet, la localisation des principaux attentats ou des tentatives d’attentats sur le territoire national depuis 1994 montre que les cibles visées sont toutes situées dans des zones métropolitaines, soit dans le centre-ville lui-même, soit à proximité directe.

Paris, bien sûr, cumule la plupart des tentatives en raison de la concentration des pouvoirs politiques, des ambassades et des communautés juives. Le djihadiste vise les métropoles car elles sont la vitrine du monde qu’il rejette, monde d’impiété, d’athéisme, de consommation et de mépris de l’islam. [...]

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Michel Janva

Posté le 4 juillet 2015 à 09h58 | Lien permanent

La route de Chartres sera différente sans l’abbé Coiffet

Message de Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté :

"Chers amis de Notre Dame de Chrétienté, 

Abbe_coiffet_fssp_sL’abbé Coëffet nous a quittés après de longs mois de souffrance à l’hôpital. Notre Dame de Chrétienté est en deuil. L’abbé Coëffet était pèlerin de Chartres, au premier rang depuis 1983, ne comptant ni sa peine ni son temps. L’abbé Coëffet était généreux, prêtre « médecin des âmes », il était notre prêtre et notre ami, toujours disponible pour servir le Bon Dieu.

Grand admirateur de Saint Jean Bosco, l’abbé Coëffet aimait la jeunesse, les scouts, les enfants du pèlerinage. Il aimait raconter comment il avait réuni, avec quelques familles d’abord, des dizaines d’enfant sur les chemins de Chartres pour finir, quelques années plus tard, à plus d’un millier. Le chapitre Enfants est né ainsi, à la grâce de Dieu, et reste, depuis, l’un des diamants du pèlerinage. Je me souviens de ce soir à Soulaire où, s’adressant aux scouts du Chesnay, il avait repris les mots de Saint Paul aux Philippiens disant à ses scouts, la voix cassée par la fatigue et l’émotion, qu’ils étaient sa joie et sa couronne (« C'est pourquoi, mes bien-aimés, et très chers frères, vous qui êtes ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, mes bien-aimés! »).

Cher Monsieur l’Abbé, vous aimiez tant de belles choses sur cette terre: la musique, la France, le Forez, la Bretagne, la bonne table, le bon vin et l’amitié. Je réalise combien parler de quelqu’un que l’on aime et à qui on doit tant est difficile. Les souvenirs se précipitent, heureux et malheureux. Parfois malheureux, vous avez été courageux dans la souffrance qui n’est pas seulement physique. Vous avez souffert, par l’Eglise et pour l’Eglise, dans nos durs combats de la Tradition qui ont accompagné votre vocation. Et vous aurez beaucoup souffert de toutes nos déchirures humaines. La fondation de la Fraternité Saint Pierre, toutes les vocations que vous avez suscitées, la rencontre avec le cardinal Ratzinger, le pontificat de Benoît XVI auront été parmi les grandes joies de votre vie de prêtre. 

A Notre Dame de Chrétienté, en 2011, nous avions accueilli l’abbé Coëffet, nouvel Aumônier général, comme une évidence ; il était chez lui, connaissait tout le monde, savait monter les tentes, dire la messe à 4 heures du matin,... Il savait tout faire, nous connaissait par cœur… et nous aimait quand même.

La route de Chartres sera différente sans l’abbé Coëffet. Remercions le Bon Dieu de nous avoir donné la grâce de rencontrer un prêtre comme lui, prions pour le repos de son âme et pour sa famille qui est dans la peine. 

Parce que notre vie est un pèlerinage, tenons nos engagements de pèlerins, comme l’abbé nous l’a tant de fois demandé, et poursuivons notre marche vers cette « flèche irréprochable et qui ne peut faillir », image sur terre, du Ciel qui nous réunira tous si Dieu le veut.

Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous."

La messe solennelle de funérailles sera célébrée par Monsieur l’abbé Bisig, de la Fraternité Saint-Pierre, le mardi 7 juillet à la cathédrale Saint-Louis de Versailles à 10h.

Michel Janva

Posté le 4 juillet 2015 à 09h53 | Lien permanent

GPA : Le Front National s’engage à rétablir l’ordre naturel de la vie

Communiqué de Mylène Troszczynski, Député français FN au Parlement Européen, Membre de l’intergroupe famille :

"La Cour de cassation vient de prendre aujourd’hui la décision d’autoriser la transcription de l’acte de naissance sur les registres français d’état civil d’un enfant né d’une Gestation Pour Autrui à l’étranger, en violation de la loi française qui interdit encore cette pratique et en violation de la loi naturelle et des valeurs humanistes qui en découlent et qui constituent l’ADN de notre civilisation.

Les juges se substituent donc aux législateurs et forcent la mise en œuvre de leurs projets sociétaux obscurantistes en autorisant un trafic d’êtres humains d’une toute nouvelle nature. Le premier ministre Manuel Valls a très lâchement « pris acte » de cette décision. Le silence des autres est assourdissant.

Ont-ils seulement conscience des conséquences que vont entraîner leurs décisions ?
Ont-ils anticipé les effets de l’effroyable commerce qui va se développer ?
Ont-ils conscience du chaos qu’ils installent au sein de la société française ?
Ont-ils ne serait-ce qu’une idée des conséquences psychologiques que cela peut engendrer chez l’enfant ?

Le dérèglement organisé de notre société millénaire est à son paroxysme.

Le Front National s’engage à rétablir l’ordre naturel de la vie et s’oppose de toutes ses forces à toute nouvelle forme d’esclavage moderne pour prendre la défense de la France et des français, en commençant par les plus faibles et les plus vulnérables."

Michel Janva

Posté le 4 juillet 2015 à 09h47 | Lien permanent

La Cour de Cassation vient de rétablir l'esclavage en France

Selon le député Jean-Frédéric Poisson :

"Aujourd'hui, la Cour de Cassation vient de rétablir l'esclavage en France en reconnaissant la transcription des enfants nés de GPA dans l'Etat Civil français.

Cette décision nous place au coeur du débat sur le "mariage gay" et la question du "droit à l'enfant".

Retrouvez mon entretien à Famille Chrétienne, en cliquant ici.

Le corps de la femme peut-il être instrumentalisé au bénéfice du désir d'une autre personne ?

C'est l'heure de vérité !

Pour battre en brèche cette décision, il est absolument obligatoire d'abroger la loi Taubira.

Le Parti Chrétien-Démocrate continuera à temps et contre temps ce combat pour la dignité humaine.

Je compte sur vous, on ne lâche rien !"

Michel Janva

Posté le 4 juillet 2015 à 09h45 | Lien permanent

La Manif Pour Tous en appelle au législateur

Suite à l’avis rendu hier par la Cour de cassation, Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, déclare :

« L’analyse de la décision montre que les juges reconnaissent bien l’identité de la mère de l’enfant, c’est à dire la mère porteuse. En autorisant la retranscription à l’état civil, ils reconnaissent donc qu’un enfant peut faire l’objet d’un contrat avant même sa conception, le réduisant ainsi à une chose qui peut être donnée ou vendue : c’est une décision très grave, c’est une régression sociale comme on n’en a sans doute jamais connue dans notre société ». « Face au risque croissant de légalisation progressive de la GPA en France, il y a urgence à ce que les politiques prennent leurs responsabilités pour sortir la justice de l’impasse ». 

La Manif Pour Tous entend soutenir des initiatives législatives comme celle de Valérie Boyer auteur d’une proposition de loi visant à requalifier l’utilisation d’une mère porteuse comme un délit spécial. Cette proposition devrait être discutée à le rentrée à l’Assemblée nationale. Il est temps de passer de la parole aux actes, comme avec les propositions formulées par Manuel Valls en octobre dernier, à la veille des mobilisations de grande ampleur organisées par La Manif Pour Tous. L’objectif partagée par des voix chaque jour plus nombreuses est clair : c’est l’abolition universelle de la GPA, seule moyen efficace de mettre un arrête définitif à une pratique odieuse. 

« S’il le faut, nous sommes prêts à redescendre dans la rue car nous sommes déterminés à remporter ce combat pour la justice, la liberté, l’égalité et la fraternité ».

Michel Janva

Posté le 4 juillet 2015 à 09h43 | Lien permanent

L'action pour tous

ALe mouvement social suscité par le passage en force de la Loi Taubira a permis la prise de conscience massive d'une déconstruction sociale et anthropologique très bien organisée. Une nouvelle génération se lève pour agir dans la société en vue du bien commun, pour « bien vivre ensemble », en respectant la dignité de toutes les personne, en particulier des plus fragiles. Une force irrépressible et multiforme est née pour exercer dés aujourd’hui des responsabilités partout dans la société.

Comment AGIR ? Dans ce livre ICHTUS a rassemblé de façon synthétique les textes fondateurs de Jean Ousset sur l'Action. Le lecteur y trouvera une « doctrine pratique de l'action » pour inspirer son engagement en fonction du but poursuivi. Voulons-nous gagner ? Comment penser notre action pour qu’elle soit conforme à son but ? On ne construit pas la maison avec les méthodes des démolisseurs. Comment par une action organique, susciter la création de solidarités nouvelles ? Comment faire vivre des communautés de destins au service du bien commun ? Comment initier des processus qui fructifieront en évènements historiques pour construire un peuple ? A l'encontre des pratiques de la déconstruction et de la dialectique partisane, si l'amitié est le but de la politique, elle en est aussi le chemin.

Jean Ousset (1914-1994) est le premier à avoir méthodiquement formalisé une doctrine de l'action culturelle, politique et sociale à la lumière de l'enseignement de l'Eglise pour concrètement répondre au mal par le bien. Toute action suppose que soit bien pesée la question des hommes, des instruments et des méthodes, en prenant en compte les circonstances. C’est à cette rigueur pleine d’espérance que nous invite Jean Ousset. Son réalisme et l’expérience l’ont conduit à dessiner les recommandations les plus pertinentes pour une action de personne à personne et des actions multiformes en réseaux.

Guillaume de Prémare, Délégué général d'Ichtus, ancien Président de la Manif pour Tous, présente la richesse de ce livre aux "acteurs du mouvement social". En conclusion, il met en perspective un Agir Pour Tous.

A commander ici.

Michel Janva

Posté le 4 juillet 2015 à 08h15 | Lien permanent

Un docudrame sur les guerres de Vendée

Daniel Rabourdin est interrogé dans le mensuel La Nef :

D

Michel Janva

Posté le 4 juillet 2015 à 07h58 | Lien permanent

Le collège François et Jacinthe de Fatima cherche un professeur d'espagnol

URGENT :

"le collège catholique François et Jacinthe de Fatima de Lyon 9° recherche, suite à un désistement de dernière minute, UN PROFESSEUR D'ESPAGNOL niveau 4° et 3°., 12h jusqu'à Nôel, puis 6h après.

Merci d'envoyer CV et lettre de motivation à l'adresse suivante : informations@coursfatima.com"

Michel Janva

Posté le 4 juillet 2015 à 07h48 | Lien permanent

Hellfest : le collectif se dote de nouveaux outils

Le Collectif se dote de nouveaux outils opérationnels et invite celles et ceux qui veulent s'investir dans l'un ou l'autre pôle à entrer en contact via  provocshellfestcasuffit@hotmail.fr
  • Un pôle "Juridique": Etudier et mettre en oeuvre des actions en justice
  • Un pôle "Politique" : Mener une campagne dans la perspective des élections régionales
  • Un pôle "Communication" : En particulier internet via les réseaux sociaux
  • Un pôle "Culture" : Mettre en perspective et en valeur la richesse de la culture chrétienne tant dénigrée
  • Un pôle "Religieux" : En direction des responsables et pasteurs de l'Eglise catholique
  • Un pôle "Prière et Evangélisation" : Mettre en musique une chaîne sipirituelle et des actions concrètes d'annonce de l'Evangile
  • Un pôle "Education et famille" : Informer et alerter sur les dangers liés à un certain metal
  • Un pôle "Action publique" : Mise en oeuvre de manifestations visibles, en particulier débat public et colloque.
Michel Janva

Posté le 4 juillet 2015 à 07h44 | Lien permanent

C’est arrivé un 4 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

S'étant fait connaître du peuple comme un saint homme par ses premiers miracles, alors qu'il vit retiré dans un ermitage, saint Martin, à la mort de l'évêque de Tour, Lidoire, est choisi, malgré lui, comme successeur. Les habitants l'enlèvent donc et le proclament évêque sans son consentement. (Cf. la chronique du 11 novembre.).

Près du lac de Tibériade, en Galilée, se rencontrent l'armée croisée du royaume chrétien de Jérusalem, dirigée par Guy de Lusignan, et celle de Saladin. Ce dernier remporte une victoire écrasante, qui lui ouvre les portes de la Palestine. Après la grandeur et la sainteté du roi Baudouin IV, qui malgré un rapport de forces très défavorable, a toujours réussi à préserver le royaume Franc, les tensions et bassesses de son successeur Guy de Lusignan et de chevaliers comme Renaud de Châtillon ou Gérard de Ridefort, ont raison de l'unité des Francs. Saladin, qui n'a jamais vaincu le roi lépreux, écrase la dernière armée du royaume de Jérusalem. Le nom persiste mais la capitale devient St Jean d'Acre.

Saladin a conquit Jérusalem, le 2 octobre 1187 et le pape Grégoire VIII souhaite reconquérir des territoires Saints. Il demande aux rois d'Angleterre, de France et à l'empereur d'Allemagne de partir en croisade. Les deux premiers, s'étant donné rendez-vous à Vézelay, quittent le sanctuaire pour Gênes et Marseille. L'empereur Frédéric Barberousse a déjà pris la route.

            

Philippe Auguste                              Richard Cœur de Lion

« Jhesus † Maria.

Très chiers et bons amis, s'il ne tient à vous, seigneurs, bourgeois et habitans de la ville de Troies, Jehanne la Pucelle vous mande et fait sçavoir de par le roy du ciel, son droitturier et souverain seigneur, duquel elle est chascun jour en son service roial, que vous fassiésvraye obéissance et recongnoissance au gentil roy de France quy sera bien brief à Reins et à Paris, quy que vienne contre, et en ses bonnes villes du sainct royaume, à l'aide du roy Jhesus. Loiaulx François, venésau devant du roy Charles et qu'il n'y ait point de faulte ; et ne vous doubtés de voz corps ne de voz biens, se ainsi le faictes. Et se ainsi ne le faictes, je vous promectz et certiffie sur voz vies que nous entrerons à l'ayde de Dieu en toultes les villes qui doibvent estre du sainct royaulme, et y ferons bonne paix fermes, quy que vienne contre. A Dieu vous commant, Dieu soit garde de vous, s'il luy plaist. Responce brief.   Devant la cité de Troyes, escrit à Saint-Fale, le mardy quatriesme jour de juillet. »

Au dos desquelles lectres estoit escrit : « Aux seigneurs bourgeois de la cité de Troyes.»

(Procès, t. IV, p. 287- 288.)

Elle n'est vraiment reconnue qu'après le traité de Versailles de 1783. Les révolutionnaires français s'inspirent fortement des idées maçonniques qui s'y trouvent.

Né en 1768 à Saint-Malo, François-René de Chateaubriand, est l'un des inspirateurs du courant romantique, auteur des Mémoires d'Outre-Tombe, d'Atala et du Génie du Christianisme, il a aussi une carrière politique qui l'amène à servir Napoléon comme ambassadeur à Rome, avant de se rallier aux Bourbons en 1814-1815, et à voter la mort du Maréchal Ney. Il finit par appartenir aux Ultraroyalistes à la Chambre.

On y lit ce jour : «  Il est particulièrement réconfortant en ces temps de malheurs, de voir de nombreux travailleurs parisiens s'entretenir amicalement avec les soldats allemands soit dans la rue, soit au bistrot du coin. Bravo camarades, continuez, même si cela ne plait pas à certains bourgeois aussi stupides que malfaisants.»

Cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, Editions de Chiré, pages 208 et 209)

Pour la première fois en France, un ensemble de personnes accusées de « délit d'entrave à l'IVG », selon les termes de la loi Neiertz sont acquittées par la 16ème Chambre correctionnelle de Paris. Elles avaient occupé, le 14 novembre 1994, l'avortoir de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

Les 3 juges estiment que la loi Neiertz entre en contradiction avec l'impunité qu'offre la loi, lorsque nous agissons pour faire face à un danger imminent qui nous menace ou qui menace autrui ou un bien. Ils estiment que les militants sauveteurs ont agi pour protéger une personne, l'enfant-à-naître, d'un danger immédiat avec des moyens non disproportionnés.

Jacques Toubon, ministre de la Justice, annonce aussitôt que le Parquet fera appel.

Lus dans les journaux Le Monde , l'Evénement du Jeudi , France-Soir, Libération, le Figaro, L'Humanité des 5 ou 6 juillet 1995 et cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, Editions de Chiré, pages 437). Voir les chroniques du 10 juin, du 24 octobre, du 10 novembre, et du 6 décembre.

Au cours de l'apparition du 13 juillet 1917, Notre-Dame à Fatima parle pour la première fois de la dévotion des premiers samedis du mois. (Voir la chronique du 13 juin). Ce n'est que le 10 décembre 1925 à Pontevedra qu'elle précise ce qu'elle attend de nous :

« Vois, ma fille, mon Cœur entouré des épines que les hommes m'enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui,

- pendant cinq mois, le premier samedi,

- se confesseront,

- recevront la sainte Communion,

- réciteront un chapelet

- et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire

- en esprit de réparation,

je promets de les assister à l'heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »

Mais pourquoi 5 samedis ?

Le père Gonçalves interrogeant sœur Lucie reçoit cette réponse dans la lettre qu'elle lui écrit le 12 juin 1930. 

Pourquoi cinq samedis et non neuf, ou sept en l'honneur des douleurs de Notre-Dame ?

« Me trouvant dans la chapelle avec Notre-Seigneur une partie de la nuit du 29 au 30 de ce mois de mai 1930, et parlant à Notre-Seigneur des questions quatre et cinq, je me sentis soudain possédée plus intimement par la divine présence et, si je ne me trompe, voici ce qui m'a été révélé : « Ma fille, le motif en est simple. Il y a cinq espèces d'offenses et de blasphèmes proférés contre le Cœur Immaculé de Marie :

1) les blasphèmes contre l'Immaculée Conception,

2) les blasphèmes contre sa virginité,

3) les blasphèmes contre sa maternité divine, en refusant en même temps de la reconnaître comme Mère des hommes,

4) les blasphèmes de ceux qui cherchent publiquement à mettre dans le cœur des enfants l'indifférence ou le mépris, ou même la haine à l'égard de cette Mère Immaculée,

5) les offenses de ceux qui l'outragent directement dans ses saintes images.

Voilà, ma fille, le motif pour lequel le Cœur Immaculé de Marie m'a inspiré de demander cette petite réparation, et, en considération de celle-ci, d'émouvoir ma miséricorde pour pardonner aux âmes qui ont eu le malheur de l'offenser. Quant à toi, cherche sans cesse, par tes prières et tes sacrifices, à émouvoir ma miséricorde à l'égard de ces pauvres âmes ».

 

Pour approfondir l'importance de cette dévotion et lire la totalité de cette lettre, suivre le lien :

http://www.fatima100.fr/index.php/fr/la-devotion-au-coeur-immacule-de-marie/deux-lettres-de-soeur-lucie/21-lettres-de-soeur-lucie-abordant-la-devotion-au-coeur-immacule-de-marie

Lois Spalwer

Posté le 4 juillet 2015 à 06h12 | Lien permanent | Commentaires (0)

03 juillet 2015

Une grave régression des droits de l’enfant

Communiqué des juristes pour l'enfance :

"La Cour de cassation vient d’autoriser la transcription de l’acte de naissance de l’enfant né d’une GPA à l’étranger dès lors que l’acte désigne comme parents le père biologique et la mère porteuse, autrement dit les parents biologiques.

En autorisant la transcription de l’acte de naissance d’un enfant acheté à sa mère biologique en Russie, la Cour de cassation valide en France une pratique obscurantiste.

Cette décision constitue une régression majeure des droits de l’homme et des droits de l’enfant. Il a fallu des années pour faire reconnaître que l’enfant est un sujet de droit, non un objet, pour en arriver à la consécration d’un contrat qui fait de lui un objet de propriété. La GPA est une pratique obscurantiste, et cette décision met un coup d’arrêt aux progrès en matière de droit des enfants.

Les juges n’ont pas réglé un problème rencontré par les enfants, qui ont un statut, une filiation, une nationalité, une vocation successorale etc. Ils ont consacré une avancée majeure de la GPA en France, au mépris de la loi française. Au-delà de la question de la GPA, cette décision est très préoccupante pour notre démocratie puisque les lois applicables ne sont plus respectées par les juges qui créent désormais eux-mêmes de nouvelles normes.

Maintenant que la Justice a démissionné, l’intervention du Législateur devient indispensable et urgente car la Cour de Cassation autorise de fait la GPA. Le législateur doit intervenir au plus vite pour sanctionner le recours par des Français à la GPA, que ce soit en France, comme c’est déjà le cas, mais aussi à l’étranger, faits qui relèvent aujourd’hui d’une impunité judiciaire inexplicable.

Le conseil constitutionnel avait indiqué, en validant la loi sur le mariage des personnes de même sexe, qu’il appartiendrait au juge de priver d’effet et de réprimer le recours aux mères porteuses à l’étranger ; les juges n’ont respecté ni la loi française, ni la décision du conseil constitutionnel, ce qui est très préoccupant pour notre système judiciaire français."

Michel Janva

Posté le 3 juillet 2015 à 15h37 | Lien permanent

Un cheval de Troie judiciaire qui force la France à cautionner le trafic d'enfants

Pour Tugdual Derville, délégué général d'Alliance VITA : 

« Ce passage en force des magistrats dans ce sujet bio-politique majeur relève à la fois du déni de démocratie, d'un abus de pouvoir et d'un abandon de souveraineté. C'est d'autant plus choquant que le Premier ministre avait récusé cette transcription pour ne pas avaliser la GPA. Mais il n'a rien fait pour éviter cette nouvelle dérive, alors que des voix multiples se sont élevées, dans toute la classe politique, pour maintenir la position française de non-marchandisation des êtres humains et du corps de la femme. En considérant que désormais, les actes d’état civil  peuvent être transcrits dans certains cas malgré la fraude à la loi et la nullité d’ordre public de la convention de GPA, les juges encouragent inévitablement les revendications de ceux qui veulent imposer la légalisation de la GPA sur notre territoire. »

Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA,  qui accompagne des femmes et des couples en difficulté, rappelle que

« les adultes ayant recours en toute connaissance de cause à la gestation pour autrui portent une atteinte grave au droit des femmes et des enfants. Il faut bien se rendre compte ce que cette pratique signifie : utiliser des femmes pour porter un enfant puis provoquer son abandon. C’est nier les interactions entre l’enfant et celle qui le porte, occulter le fait qu’il soit objet de contrat, qu’il y ait ou pas rémunération. C’est une véritable maltraitance originelle ». 

Michel Janva

Posté le 3 juillet 2015 à 15h07 | Lien permanent

Validation du trafic d'enfants : le coup d'état des juges

Yannick Moreau,député de la Vendée littorale et membre de l'entente parlementaire pour la Famille, s'inquiète :

« Alors même que la pratique de la GPA est légalement interdite en France, la Cour de cassation ne peut orchestrer elle-même le contournement de la loi. Cette décision s’apparente à un coup d'état des juges qui prennent la place du législateur. Un sondage OpinionWay paru hier relevait que pour 65% des Français, une retranscription à l’état civil des naissances à l’étranger par GPA ouvrirait la voie à une légalisation. Cette décision légitime malheureusement l'exploitation de mères porteuses et la marchandisation du corps humain. ».

« Un signal extrêmement préoccupant est donné par la Cour de cassation. C'est une forme de tentative de légalisation masquée d'une pratique contraire aux droits de l'Homme et de l'Enfant ».

Michel Janva

Posté le 3 juillet 2015 à 14h54 | Lien permanent

La Cour de cassation vient de donner son aval à la chute de notre société vers la barbarie et l’esclavage

Communiqué de la Ligue du sud :

"La décision de la Cour de cassation était attendue ce vendredi 3 juillet au sujet de la transcription sur les registres français d’état civil des actes de naissance d’enfants nés de GPA à l’étranger. Force est de constater que la juridiction la plus élevée de l’ordre judiciaire français vient de donner son aval à la chute de notre société vers la barbarie et l’esclavage. Elle encourage de fait, et sans considération aucune pour les effets induits sur le trafic d’êtres humains, le recours aux mères porteuses.

Si les médias ont voulu abreuver les Français de belles histoires de GPA, la réalité est tout autre : la GPA est un colonialisme abject qui ne s’en prend plus aux territoires mais exclusivement aux personnes. Des usines à bébés fleuriront donc encore davantage au Nigéria ou en Inde. En ces périodes de soldes on attend bientôt des actions de groupes de duos, homosexuels ou non, participant à cette phase ultime de réification de l’Homme.

En France, ce n’est plus ni le droit, ni l’éthique, ni l’ordre naturel, ni l’organisation sociale qui dirigent mais les avidités obscènes de quelques patrons de presse ou de coteries.

L’Association des Juristes pour l’Enfance rappelait hier dans un communiqué que : « Les Juristes pour l’enfance rappellent que l’absence de transcription ne préjudicie pas aux enfants. Elle ne les prive d’aucun droit. »

Comme Jacques Bompard le rappelait au sujet de la banalisation de l’avortement : « Une société qui érige de tels principes ne peut pas se plaindre des divers maux qui la traverse. ». Le témoignage des femmes anciennement prisonnières de ce commerce odieux est d’ailleurs tout à fait bouleversant : http://www.lamanifpourtous.fr/fr/toutes-les-actualites/1746-soldes-bebes-au-rabais-la-gpa-en-question. Rappelons que La Manif Pour Tous, à laquelle la Ligue du Sud n’a jamais cessé de s’associer, avait parfaitement expliqué que le saccage du mariage traditionnel s’accompagnerait de la PMA généralisée (comme préconisé récemment par Jacques Toubon), et de la légitimation de facto de la GPA.

Des personnalités de gauche avaient signé une belle tribune d’opposition au trafic de bébés en juillet de l’année dernière, on pouvait notamment y lire : « est concevable de trouver des solutions techniques pour améliorer la situation juridique des enfants présents sur le sol français, sans succomber à ce qui est un triomphe de l’industrie de l’enfantement sur commande, et sans que cela leur coûte le statut d’être humain par la reconnaissance de l’efficacité du contrat de mère porteuse qui les a désignés comme une chose. ». Nous y souscrivons pleinement.

La Ligue du Sud vous invite à vous engager chez vous en défense de l’ordre naturel. Il n’est plus temps pour les faux combats et les idylles politiciennes, place à l’action concrète !"

Michel Janva

Posté le 3 juillet 2015 à 14h42 | Lien permanent

La Cour de cassation reconnaît l'esclavage

La Cour de cassation valide l'inscription à l'état civil des enfants nés par mère porteuse à l'étranger.

Michel Janva

Posté le 3 juillet 2015 à 14h18 | Lien permanent | Commentaires (18)

La carte de France des actes christianophobes

Mise à jour en direct.

Michel Janva

Posté le 3 juillet 2015 à 13h42 | Lien permanent

Le mail prive de travail les facteurs : interdisons-les !

Jean-Gilles Malliarakis revient sur la révolte des taxis contre Uber :

"[...] Quelle que soit l’issue des procédures, quel que soit le sort que les juridictions compétentes leur réserveront, on s’enfonce dans les messages désastreux et dommageable. Or, le message désastreux et dommageable de Cazeneuve n’est pas seulement adressé aux Français.

Il sera entendu par bien des touristes qu’il dissuadera un peu plus de visiter un pays aussi archaïque.Mais il pourrait bien servir, aussi, d’argument dissuasif dans le cadre de la candidature du pays aux Jeux Olympiques de 2024. Le banc d’essai du championnat d’Europe de football de 2016 pourrait bien infliger une leçon à nos législateurs.

Si énergiques, si inventifs en matière de répression, les représentants de l’ex-UMP en particulier et de la droite en général, n’ont pas su se réveiller pour défendre la liberté d’entreprendre : dans la campagne des régionales on aurait aimé les entendre défendre l’offre privée concurrentielle de transports. Il faudra attendre des jours meilleurs.

Parmi les rares acquis positifs de  la présidence précédente le statut des auto-entrepreneurs était aussi en cause. Oublié, ce statut ! on a même entendu que le président des républicains regrettait cette réforme.

[...] D’excellents adeptes pourraient bientôt convaincre les gens de Sud et de la CGT d’exercer, par exemple, les même talents dans les postes, avec l’appui des technocrates de la banque postale : pourquoi ne pas interdire le courrier électronique. Ces innombrables courriels qui arrivent à jet continu, ne se contentent pas de polluer nos boîtes aux lettres. Ils privent d’emploi les facteurs ruraux, aggravant la désertification. Plus de lettres à distribuer ! Bientôt plus de factures non plus ! Notons, autre conséquence d’internet que le commerce en résultant surcharge d’un travail déjà harassant le service public de la distribution des colis.

[...] Et tout cela se passe dans un pays qui se réclame de la liberté et qui a fait de la liberté du commerce et de l’industrie ce que les juristes appellent un principe général du droit. Bastiat reviens, ils sont devenus fous !"

Michel Janva

Posté le 3 juillet 2015 à 12h46 | Lien permanent | Commentaires (17)

40 députés PS contre la location d'utérus

Lu sur Alliance Vita :

"Lors d’une conférence de presse le 1er juillet 2015, Anne-Yvonne Le Dain, députée PS de l’Hérault, a déclaré à propos d’un arrêt que la Cour de Cassation va rendre sur la gestation pour autrui (GPA) : “Nous sommes inquiets avant cette étape importante et nous voulons que la Cour de Cassation entende que des parlementaires souhaitent une interdiction explicite de la GPA dans la loi ».

Une quarantaine de députés PS partagent la même inquiétude concernant la décision de la Cour de cassation sur l’inscription à l’état civil d’enfants nés par GPA à l’étranger, qui doit intervenir ce vendredi 3 juillet. Dominique Potier a rappelé que « des personnes d’horizons très divers à gauche mènent ce combat, qui en rejoint d’autres sur la dignité de la personne humaine », et pour Odile Saugues, « il y a quelque chose d’extrêmement malsain dans cette exploitation de femmes les plus pauvres ».

Aujourd’hui, la gestation pour autrui est interdite en France et dans la majorité des Etats de l’Union européenne. Et demain ? « Demain, il n’y aura pas de raisons d’aller ailleurs et payer pour avoir ce droit-là… », a expliqué Anne-Yvonne Le Dain, si l’État reconnaissait la filiation des enfants nés de GPA."

Michel Janva

Posté le 3 juillet 2015 à 12h31 | Lien permanent

Le père prieur de l'abbaye de Fontgombault, RIP

Le Père Prieur de Fontgombault, dom Chauveau, est décédé à Florence, hier soir suite à un AVC à Gricigliano en mai 2015.

Addendum : ses obsèques auront lieu le 9 juillet à l'abbaye. Faire part.

Michel Janva

Posté le 3 juillet 2015 à 12h15 | Lien permanent

La Turquie contre les Kurdes, qui luttent contre l'Etat islamique

L’intervention de la Turquie contre les Kurdes prévoit l’instauration d’une “zone sécurisée” dans la région de Jerablus, aux mains de l’Etat islamique mais “menacée” par les Kurdes... D’une longueur de près de 100 kilomètres entre la ville de Mare au nord d’Alep et l’Euphrate à l’est, cette zone sera sécurisée par l’armée turque. Près de 18 000 soldats, appuyés par des chars et l’armée de l’air, mèneront l’opération.

La progression des Kurdes dans le nord de la Syrie inquiète Ankara. Les Unités de défense populaire kurdes (YPG), considérées comme une organisation terroriste par la Turquie, contrôlent deux cantons sur trois de l’autre côté de la frontière turque : Kobané et Afrin.

La Turquie ne compte pas demander d’autorisation aux Nations unies pour pénétrer sur un territoire étranger.

Michel Janva

Posté le 3 juillet 2015 à 10h14 | Lien permanent | Commentaires (5)

La persécution des chrétiens au menu du Parlement européen

« La persécution des chrétiens dans le monde », tel était le titre d'une demi-journée de discussions organisée par le groupe Politique méditerranéenne et activités interculturelles du PPE (Parti populaire européen) mercredi 1er juillet au Parlement européen à Bruxelles.

L'objectif de cette conférence était de sensibiliser l'opinion publique à l'échelle européenne sur ce thème et de faire le point sur la proposition d'adoption par le Parlement européen d'une résolution relative à la persécution des chrétiens dans le monde.

Parmi les participants à cette conférence à Bruxelles :

Michel Janva

Posté le 3 juillet 2015 à 10h04 | Lien permanent

Abbé Denis Coiffet, RIP

CL'abbé Coiffet, membre fondateur de la Fraternité Saint-Pierre, a rendu paisiblement son âme à Dieu ce matin, en la fête de Saint Irénée de Lyon, entouré des siens et accompagné des prières de l'Eglise.

Nous vous tiendrons au courant dès que possible de la date et du lieu de ses obsèques.

Addendum : les obsèques auront lieu le mardi 7 juillet à 10h à la cathédrale Saint Louis de Versailles.

L'inhumation, le lendemain, à Leigneux (42).

Michel Janva

Posté le 3 juillet 2015 à 09h10 | Lien permanent

La pédagogie Montessori

France 2 s’est intéressé à la pédagogie Montessori :

Michel Janva

Posté le 3 juillet 2015 à 08h02 | Lien permanent

Mon Dieu, donnez-nous de saints prêtres

Don Louis-Hervé Guiny est prêtre de la Communauté Saint-Martin depuis le 25 juin 2000. Il est responsable de la formation depuis 2004. Il est l'auteur de la méditation de cette semaine pour la neuvaine :

« Seigneur, donnez à la France

les nouveaux St Vincent de Paul dont elle a besoin »

HLa plus grande grâce que Dieu ait faite à la France meurtrie, au temps de Richelieu et de Mazarin, est de lui avoir donné saint Vincent de Paul (1581-1660).

Pour panser  les plaies du pauvre peuple, il fallait un homme qui unît en lui le meilleur du paysan et du prêtre : le bon sens, l’humilité, l’activité tenace, la prudence, la patience, et pénétrant le tout, une charité sans égale. Lui aussi est frappé de la différence entre le nombre de prêtres et la misère qu’ils sont chargés d’encadrer, d’édifier, d’enseigner et de consoler. C’est qu’il y a trop de mauvais prêtres.

 « Les mauvais prêtres » : que de fois le mot revient sur les lèvres du fondateur des lazaristes ! Il sait bien que partout en France, il y a des prêtres fervents, mais les autres l’obsèdent par leur nombre. Fort de ses relations avec un certain nombre d’évêques, il tombe d’accord sur l’impossibilité d’améliorer la masse des mauvais prêtres et sur la nécessité « d’appliquer le remède à la source du mal », en s’efforçant « de donner l’esprit ecclésiastique et d’enseigner les devoirs de leur état à ceux qui veulent entrer dans les ordres. C’est le début d’une grande aventure en France.

Le séminaire devient la nouvelle matrice du clergé français. Saint Vincent de Paul écrira « c’est un chef d’œuvre en ce monde que de faire de bons prêtres ». C’est d’autant plus important pour lui qu’il éprouve l’intuition et la conviction que les peuples sont à l’image de leurs pasteurs. Il écrit à un fils :

« Dieu vous bénisse, mon frère ! C’est bien fait de demander à Dieu qu’il fasse de bons évêques, de bons curés, de bons prêtres, et c’est ce que nous devons tous demander : tels sont les pasteurs, tels sont les peuples. On attribue aux officiers d’une armées les bons et les mauvais succès de la guerre ; et on peut dire de même que, si les ministres de l’Eglise sont bons, s’ils font leur devoir, tout ira bien ; et au contraire, s’ils ne le font pas, qu’ils sont cause de tous les désordres ».

Il dira aussi qu’un

« bon prêtre est une grande chose ! Que ne peut faire  un bon prêtre ! Quelles conversions ne peut-il pas procurer, des prêtres dépend le bonheur du christianisme ».

Avec lui et après lui, le cardinal de Bérulle, Monsieur Olier, St Jean Eudes, St Louis-Marie et tant d’autres vont contribuer à la formation de ce nouveau clergé vertueux, zélé et charitable. A leur place, ces maîtres de l’Ecole Française de spiritualité ont permis cette réforme pastorale, forte d’un redressement moral et d’un esprit missionnaire dont les français vont bénéficier. C’est la France qui va bénéficier de cette réforme. Alexis de Tocqueville écrira bien plus tard :

« je ne sais si, à tout prendre, et malgré les vices de quelques-uns de ses membres, il y eut jamais dans le monde un clergé plus remarquable que le clergé catholique de France au moment où la révolution l’a surpris : plus éclairé, plus national, moins retranché que les seules vertus privées, mieux pourvu de vertus publiques et , en même temps, de plus de foi…J’ai commencé l’étude de l’ancienne société plein de préjugés contre lui, j’en suis sorti plein de respect. »

Lors de la Révolution  Française, l’épopée des prêtres cachés, des exilés, des martyrs, de ce qu‘on peut bien appeler « l’Eglise Française du silence » est le signe le plus fort de cette résistance pacifique. Que d’âmes d’enfants, Jean-Marie Vianney et tant d’autres, furent à jamais marqués par ces existences clandestines et héroïques. C’est cette transmission d’un idéal de sainteté sacerdotale  authentique qui permettra au XIX ème et au début du XXème à tant de pasteurs et de missionnaires dans le monde entier, dans un climat souvent anticlérical de favoriser l’essor de l’Eglise.

C’est ce même désir qui anime le Cardinal Suhard, au sortir de la seconde guerre mondiale, qui entend lui aussi à sa place contribuer à la réforme du clergé pour le bien de la France :

« Comme le Christ, le prêtre apporte à l’humanité un bienfait sans égal : celui de l’inquiéter. Il doit être le ministre de l’inquiétude, le dispensateur d’une soif et d’une faim nouvelles. Comme Dieu, il appelle la faim sur la terre. Il ne s’agit pas ici c’est évident, de semer une peur maladive dans des consciences déjà exacerbées par la vie moderne. L’inquiétude que doit semer le prêtre, c’est cette crainte de Dieu, ce tourment de l’infini, qui a fait pousser aux mystiques, et aux penseurs de tous les temps, ces cris d’appels si bouleversants. La révolte qu’il prône, c’est l’insurrection des consciences ; l’ordre qu’il vient troubler, c’est le calme apparent qui couvre les iniquités et les haines. Comme le héros et le Saint, le prêtre dans la cité, n’est pas un citoyen passivement docile ; il n’a point taille commune… Prophète du Dieu Vivant, il n’admet plus le repos qui serait la mort : il se doit d’être l’artisan du devoir, du jaillissement, dans l’intimité des personnes comme dans le déroulement de l’histoire. Et dès lors, on peut le dire sans contradiction : sa manière des semer l’ordre, c’est de le mettre en cause ; sa façon propre d’obéir aux lois des hommes, c’est d’en appeler sans cesse à la loi de Dieu ».

Dans la France d’aujourd’hui et de demain, les nouveaux « St Vincent de Paul » sauront à leur place, toute leur place et rien que leur place favoriser un élan missionnaire.

Michel Janva

Posté le 3 juillet 2015 à 08h00 | Lien permanent

Julien Dray : une menace pour la civilisation

L'ancien fondateur de SOS Racisme a osé déclarer :

Michel Janva

Posté le 3 juillet 2015 à 07h22 | Lien permanent | Commentaires (47)

9 ans de prison pour 8 infanticides

Certains diront que ce n''est pas cher payé. Pour Le Figaro cette sentence est équilibrée.L'avocat général avait requis 18 ans. Mais elle aurait décidé de les avorter, elle aurait été remboursée. C'est pourquoi le tribunal a été clément. Un infanticide, ce n'est qu'un avortement un peu tardif :

"En divisant la sentence de moitié, la cour et le jury ont indiqué au parquet qu'il faisait fausse route, et que l'infanticide, fût-il perpétré huit fois, restait un crime à part, un crime qui remplit d'effroi mais qui, pourtant, appelle la clémence tellement il est évident qu'il est le fruit de mécanismes indicibles."

Elle a déjà accompli 2 ans de détention provisoire. Par le jeu des remises de peine automatique, cette femme devrait recouvrer la liberté d'ici à quelques mois.

Michel Janva

Posté le 3 juillet 2015 à 07h17 | Lien permanent | Commentaires (22)

4 juillet : Rosaire pour la France à Metz

07 rosaire france juillet2015

Michel Janva

Posté le 3 juillet 2015 à 07h14 | Lien permanent

C’est arrivé un 3 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

Ce concile est présidé par Saint Césaire d'Arles ; il condamne le semi-pélagianisme et adopte officiellement la doctrine de St-Augustin dans laquelle l'homme à sa pleine liberté pour accepter ou refuser le salut éternel.

Le Duc des Francs, d'Aquitaine et de Bourgogne est sacré Roi de France à Noyon par l'archevêque de Reims, Adalbéron, sous le nom d'Hugues Ier. Succédant aux Mérovingiens et aux Carolingiens, Hugues Capet ouvre la voie à une dynastie qui régne sur la France jusqu'à la révolution : les Capétiens. Les capétiens directs règnent jusqu'en 1328 et s'éteignent avec Charles IV, troisième et dernier fils de Philippe le Bel, couronné et mort sans descendance. (Cf. le testament de Saint Rémi dans la chronique du 13 janvier)

Cet édit rappelle que selon le droit naturel, chacun naît franc, donc libre en langage actuel. Officiellement, depuis cette date, le sol de France affranchit l'esclave qui le touche. Louis X le Hutin consacre et amplifie ce vaste mouvement de libération commencé par Suger:

«Toute créature humaine doit généralement être franche par droit naturel. Le Roi condamne avec énergie le joug et la servitude qui est tant haineuse et fait qu'en leur vivant, les hommes sont réputés comme morts et, à la fin de leur douloureuse et chétive vie, ils ne peuvent disposer ni ordonner des biens que Dieu leurs a prêtés en ce siècle. »

C'est le premier fils du Roi Charles VII et de Marie d'Anjou. Succédant à son père en 1461, sixième Roi de la branche des Valois direct, il hérite d'un royaume dévasté par la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons et la guerre de Cent Ans. Dit Louis XI«le Prudent», il fortifie l'autorité royale, mettant au pas les grands feudataires. Dès sa jeunesse, le Dauphin a une grande dévotion envers la Sainte Vierge ; il obtient d'ailleurs la victoire de Dieppe en invoquant Notre Dame de Cléry, où il fait de nombreux pèlerinages durant toute sa vie. A peine monté sur le trône, il demande au pape Pie II que soit célébrée, dans tout le royaume le 7 mars 1463, l'octave de toutes les fêtes de la sainte Vierge. Le successeur, Paul II, décide que, dorénavant, les Rois de France porteront le titre de «Rois Très Chrétiens». C'est encore le Roi Louis XI qui restaure la tradition de l'Angelus, qui s'était perdue. La France est bientôt suivie par toute l'Eglise. Non seulement, il restaure l'unité interne du royaume, mais sa politique extérieure aussi est bénie ; elle voit le rattachement à la couronne de la Bourgogne, du Boulonnais, du comté de Pardiac et la Marche, de l'Anjou, du Maine et de la Provence. Malheureusement, le Roi va tremper dans l'assassinat du Prince-Evêque de Liège. Au moment du meurtre, Saint François de Paule, qui se trouve en compagnie du Roi, voit en extase la participation royale à ce crime et il annonce au Roi qu'il lui reste un an, jour pour jour, pour expier son crime. Comme annoncé, le Roi meurt le 30 août 1483. (*) Son fils Charles VIII, n'aura pas d'héritier et la couronne passera à Louis XII.

Ce grand Roi a été très décrié dans les « manuels d'histoire » depuis 200 ans ; en effet, sa foi profonde qu'il vit et transmet au peuple pendant tout son règne est insupportable aux anticléricaux qui dirigent la France.

(*) La Vierge Marie dans l'histoire de France, du Marquis de la Franquerie (Editions Résiac, pages 116 et 117)

Voir les chroniques des 1er, 15 et 30 août.

Quelques Français conduits par Samuel Champlain gravissent, pour s'y installer, un escarpement qui domine le St-Laurent : l'endroit planté de noyers est appelé "Québec" par les Indiens. Samuel Champlain a décidé d'établir là les «abitations» des Français, faute de trouver le mystérieux passage du nord-ouest vers les Indes et la Chine.

Sur ce lieu, les marins de l'Ancien Monde, en particulier les basques, pêchaient et échangeaient des marchandises, étant ainsi les véritables premiers «habitants» français du Canada, comme le montre la carte de la «Nova Gallia», établie en 1529 par Verrazzano pour François Ier.

Et la Place Royale est rebaptisée place de la Liberté… Quelle ironie !

Voir les chroniques du 30 avril, du 4 juin et du 2 juillet.

La flotte française, invaincue et mise à l'abri en Grande-Bretagne ou dans les ports d'Afrique du Nord, en particulier la force de Raid mouillée dans le port algérien de Mers-el-Kébir est en cours de désarmement. Cette force comprend 4 cuirassés (Dunkerque, Strasbourg, Provence et Bretagne) 1 transport d'hydravions (Commandant-Teste) et 6 contre-torpilleurs (Mogador, Volta, Terrible, Lynx, Tigre, Kersaint). Ce n'est pas une bataille, car il n'y a pas de combat. L'assaut est donné, après que le chef de la flotte française, l'amiral Marcel Gensoul, eut rejeté l'ultimatum du vice-amiral britannique Somerville ; il n'y a pas eu de négociation, car les ordres anglais sont de frapper. Winston Churchill, craignant que la flotte française ne passe aux mains du Reich, a feint de proposer aux forces navales françaises d'Algérie de passer sous leur autorité. Les victimes sont uniquement les marins français. L'aviation anglaise ouvre le feu à 18h sur les bâtiments français basés à Mers el-Kebir près d'Oran. Le cuirassé "Bretagne" est coulé, les cuirassés "Dunkerque", "Mogador" et "Provence" gravement endommagés. 1 380 marins français trouvent la mort. L'aviso  Rigault de Genouilly  est torpillé le lendemain (malgré le cessez-le-feu). Le cuirassé  Strasbourg, et 5 contre-torpilleurs, réussissent à s'échapper et à gagner Toulon et le  Commandant-Teste  est indemne.

17 minutes suffisent pour que la flotte française soit détruite. Les 380 et les 406 des Britanniques ont tiré sur cette flotte, mal disposée pour se défendre, comme à l'exercice.

 L'ouverture des archives anglo-saxonnes permet de comprendre que la responsabilité de Churchill, véritable commanditaire de cette tragédie, est déterminante. L'hypothétique reddition de la Marine Française aux forces de l'Axe a servi de prétexte à une action préventive conçue pour être la plus spectaculaire possible. L'opération  « Catapult » vise non seulement le port de Mers-el-Kébir, mais tous les bâtiments de guerre ou civils français réfugiés en Grande-Bretagne, à Alexandrie, à Dakar, à Casablanca, aux Antilles, tous pourtant à l'abri d'une attaque allemande! Il vient tout juste d'être nommé Premier Ministre, malgré la résistance du « camp de la paix » qui veut arrêter la guerre. Il veut frapper les esprits, tant américains que britanniques, quitte pour cela à trahir son allié français. L'historien britannique Richard Lamb écrit :

«Le verdict de l'histoire doit être, qu'en ignorant l'avis de son amirauté, et en provoquant une guerre larvée avec la France, Churchill a porté atteinte à la cause alliée. Son refus de croire les promesses des Français qu'ils ne permettraient jamais aux Allemands de s'emparer de la flotte, fut presque sa plus grave erreur politique de la guerre».

Si les 1297 morts ou disparus, les 350 blessés, les centaines de veuves et les milliers d'orphelins, sont un nombre infime des victimes de la seconde guerre mondiale, ils ont été causés non par des ennemis, mais par des compagnons d'armes, qui ont attaqué leurs camarades froidement.

.

Le 17 juin 1689 (voir la chronique du jour), le Christ apparaît à sœur Marguerite Marie à Paray le Monial pour demander que son Sacré-Cœur figure sur les armes de la France. Le 27 juin (voir la chronique du jour), il lui apparaît de nouveau pour lui demander de développer la dévotion à son Sacré-Cœur au cours des 9 premiers vendredi du mois. Il fixe les deux principales dévotions, l'heure sainte et la communion du 1er vendredi du mois. A tous ceux qui se consacreront à son Sacré Cœur il promet :

«    1- Je leur donnerai toutes les grâces dans leur état.

2- Je mettrai la paix dans leur famille.

3- je les consolerai dans toutes leurs peines.

4- Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.

5- Je répandrai d'abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.

6- Les pécheurs trouveront dans mon cœur la source et l'océan infini de la miséricorde.

7- Les âmes tièdes deviendront ferventes.

8- Les âmes ferventes s'élèveront à une grande perfection.

9- Je bénirai les maisons où l'image de mon Sacré Cœur sera exposée.

10-. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.

11- Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon cœur, où il n'en sera jamais effacé.

12- Je te promets, dans l'excès de la miséricorde de mon cœur, que mon amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredi, neufs fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce ni sans recevoir les sacrements, et qu'il se rendra leur asile assuré à cette heure dernière. »(*)

(*) Ceux qui croyaient au Ciel, de Geneviève Esquier, (Editions l'Escalade, page 283 à 285).

Dans Un appel à l'Amour où sont écrites les confidences de Notre Seigneur à sœur Josepha Menendez, voici le rôle de ce Précieux Sang vis à vis des pécheurs   

« J'aime les âmes après qu'elles ont commis le premier péché, si elles viennent Me demander humblement pardon...  Je les aime encore, quand elles ont pleuré leur second péché et, si cela se répète, je ne dis pas un milliard de fois, mais des millions de milliard. Je les aime et leur pardonne toujours, et Je lave dans le même sang, le dernier comme le premier péché.

[…] Âmes que j'aime, soyez attentives à la souffrance de mon Cœur. Après que Judas m'eut trahi au jardin des Oliviers, il s'en alla errant et fugitif, sans pouvoir étouffer les cris de sa conscience qui l'accusait du plus horrible des sacrilèges. Et quand parvint à ses oreilles la sentence de mort prononcée contre Moi, il se livra au plus terrible des désespoirs et se pendit ! ... »

[…] Qui pourra comprendre la douleur intense et profonde de mon Cœur, lorsque je vis se précipiter vers sa perte éternelle cette âme qui avait passé tant de jours à l'école de mon Amour.... recueilli ma Doctrine.... appris mes leçons et si souvent entendu tomber de mes lèvres le pardon des plus grands péchés !

Ah ! Judas, pourquoi ne viens-tu pas te jeter à mes pieds, afin que je te pardonne aussi ? ....

Lois Spalwer

Posté le 3 juillet 2015 à 05h10 | Lien permanent | Commentaires (2)

02 juillet 2015

Islam : «Génération radicale» en France

«Génération radicale» c'est le titre du rapport que le député PS de l'Essonne Malek Boutih vient de transmettre au premier ministre.

Cela concerne la dérive islamiste d'une partie de la jeunesse française, sachant que près de 65 % des individus impliqués dans les filières djihadistes ont moins de 25 ans.

«Le succès des recruteurs djihadistes auprès des jeunes repose sur l'adhésion à un projet politique entrant en résonance avec leurs préoccupations internationales et leur rejet de la société démocratique occidentale, plus qu'à une doctrine religieuse fondamentaliste.»

«Une grande partie de la jeunesse se détourne de notre modèle de société.»

Il faut dire que notre modèle LGBT nihiliste de société ne doit pas vraiment les attirer.

«Dans les quartiers, le discours du “deux poids deux mesures”, entre des juifs qui seraient insérés et protégés et des musulmans au contraire stigmatisés et marginalisés socialement, a rencontré un large écho, écrit le député. Les vieux préjugés sur les juifs qui seraient partout, tirant les ficelles du monde de la finance et des médias sont de retour. De façon remarquable, ils sont très largement répandus chez les jeunes aujourd'hui alors que cela aurait été inenvisageable il y a encore une vingtaine d'années.»

Malek Boutih parle de «jeunesse frustrée, prête à basculer».

«Le corpus de valeurs et l'ordre social très peu contraignant de nos sociétés démocratiques occidentales ne fournissent pas un cadre suffisamment englobant et sécurisant pour s'y ancrer et s'y attacher (…). La notion de République est inintelligible, comme diluée dans le libéralisme et la modernité, et le sentiment d'appartenance à une communauté nationale est très affaibli. Or une partie de la jeunesse refuse ces valeurs trop “molles” et cherche à se distinguer.»

«Face aux autres offres radicales qui visent la jeunesse, le djihadisme a une longueur d'avance, aussi bien dans sa dimension politique que théorique. Pour un jeune homme, une jeune femme assoiffée d'action, le djihad serait l'évidence. Il ne s'agit pas simplement d'assouvir réellement des pulsions meurtrières ou des envies de guerre. La dimension théorique du djihad est la plus complète dans son rejet de la démocratie, dans la désignation de responsables à abattre et enfin dans l'affirmation d'un contre-modèle total. Au creux de l'offre idéologique des forces politiques traditionnelles, le djihad propose des explications et une solution globale.»

«Le djihadisme est bien la radicalité qui prédomine aujourd'hui dans l'offensive antidémocratique.»

Mince : et moi qui croyait que c'était La Manif Pour Tous qui prédominait en matière d'hostilité à la démocratie.

«L'ampleur du phénomène et sa pénétration dans tous les milieux, avec la radicalisation de jeunes étudiants, et de jeunes filles en particulier, indiquent qu'on pourrait basculer dans un phénomène de masse.» «Si les premières vagues de djihadistes comportaient essentiellement des individus fragilisés, plus faciles à recruter, désormais les recruteurs ciblent des proies au profil plus stable et moins détectable et on peut penser que ce phénomène va s'amplifier».

Explosif. Au sens propre.

Michel Janva

Posté le 2 juillet 2015 à 22h54 | Lien permanent | Commentaires (15)

Tibéhirine : les religieux auraient été décapités post-mortem

La thèse d'une manipulation des autorités algériennes s'accentue dans l'enquête portant sur l'assassinat des moines de Tibéhirine, enlevés dans leur monastère dans la nuit du 26 au 27 mars 1996.

Un rapport d'expertises révèle que les religieux ont été tués près d'un mois avant le 21 mai, c'est-à-dire la date avancée dans un communiqué du Groupe islamique armé (GIA) daté de 23 mai 1996 et dont l'authenticité a été remise en cause à mesure qu'a progressé l'enquête. 

Après avoir procédé à une ultime série d'analyses, la conclusion des experts permet aussi de plaider «en faveur d'une décapitation post mortem». Les têtes, retrouvées au bord d'une route le 30 mai 1996, ont sans doute été exhumées pour être de nouveau enterrées.

Michel Janva

Posté le 2 juillet 2015 à 22h41 | Lien permanent | Commentaires (4)

Najat Vallaud-Belkacem dans la continuité de De Gaulle

De Jean de Viguerie dans L'Homme Nouveau :

"La réforme du collège par Najat Vallaud-Belkacem a soulevé beaucoup d’indignation. Elle est pourtant dans la continuité parfaite de la « réforme générale de l’enseignement » entreprise en 1961 sous la présidence du général De Gaulle et réalisée sans bruit par deux hauts fonctionnaires du ministère, René Haby et Jean Capelle, adeptes l’un et l’autre de la pédagogie moderne. Débutèrent alors la méthode globale, la grammaire réduite, l’Histoire sans chronologie et autres nouveautés. En 1975, René Haby, devenu ministre de l’Éducation nationale, fait voter la loi du « collège unique », « école de la réussite de tous ». « Apprendre pour mieux réussir », dit aujourd’hui le nouveau ministre. Son objectif, comme celui de Haby, est la « maîtrise des savoirs » par l’« interaction » des élèves et des professeurs. Nous sommes en utopie. Najat Vallaud-Belkacem est socialiste, mais il ne faudrait pas trop charger les socialistes. C’est la « droite » qui a introduit l’utopie. [...]"

Michel Janva

Posté le 2 juillet 2015 à 22h24 | Lien permanent | Commentaires (15)

Attaque contre Fromantin : les Républicains nient

Suite à la publication de la teneur d'un tract des Républicains hostile au député-maire de Neuilly, la Fédération Les Républicains des Hauts-de-Seine, ayant été interrogé par des lecteurs, nient en être l'auteur :

"La Fédération des Républicains des Hauts-de-Seine n'a autorisé, édité, diffusé, aucun tract officiel en son nom, sur la ville de Neuilly ou sur l'action de Monsieur Fromantin, dans les derniers jours. La Fédération va prendre toutes les initiatives pour savoir qui a utilisé de manière abusive son nom.

Michel Janva

Posté le 2 juillet 2015 à 22h06 | Lien permanent | Commentaires (4)

Christianophobie : plus de 160 lieux chrétiens touchés au premier semestre

... en France.

Michel Janva

Posté le 2 juillet 2015 à 22h01 | Lien permanent

65% Français estiment que la retranscription à l'état civil des naissances GPA = légalisation

Michel Janva

Posté le 2 juillet 2015 à 21h47 | Lien permanent

Affaire des présumées fiches de Béziers : tout ça pour ça !

Lu ici :

"Le parquet de Béziers a annoncé jeudi avoir classé sans suite l'enquête ouverte en mai sur de présumés fichiers illégaux de la mairie de Béziers, portant sur un décompte d'élèves musulmans.

"Il n'y a rien qui permette de prouver quoi que ce soit. Je classe l'affaire sans suite", a déclaré le procureur de Béziers, Yvon Calvet, qui avait ouvert une enquête préliminaire pour "tenue illégale de fichiers en raison de l'origine ethnique".

Nos excellents et impartiaux journalistes français vont-ils consacrer autant de temps à cette nouvelle qu'au moment où elle a éclaté ?

Philippe Carhon

Posté le 2 juillet 2015 à 21h11 | Lien permanent | Commentaires (6)

Paris, des policiers flashés devant la préfecture !

Michel Janva

Posté le 2 juillet 2015 à 18h24 | Lien permanent

La PMA instrumentalise l’être humain au stade embryonnaire

Le sénateur Pierre Charon interroge le ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la procréation médicalement assistée :

"M. Pierre Charon interroge Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les récentes prises de positions du Défenseur des droits ainsi que du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, en faveur de l’ouverture de l’accès de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux célibataires sur le fondement de l’égalité des droits. De telles prises de position ne font que brouiller le débat sur la question. Elles accréditent l’idée que la PMA n’est plus là pour répondre à une infertilité de nature accidentelle, mais qu’elle aurait pour objet de satisfaire un désir d’enfant, conçu comme un droit inconditionnel. L’expression projet parental est, à cet égard, inquiétante car elle risque de banaliser une technique de procréation, dont la finalité est de remédier à une infertilité et non de satisfaire tel besoin individuel. La PMA est là pour répondre à des difficultés liées à la procréation : cette finalité doit être maintenue, faute de quoi tout progrès médical serait entraîné dans des dérives aux conséquences incalculables. Il lui demande donc ce qu’elle envisage pour couper court aux ambiguïtés et autres prises de position qui parasitent le débat."

En posant ainsi la question, le combat est perdu d'avance. C'est la PMA, par principe, qui doit être interdite, car elle porte atteinte à la dignité de la personne humaine :

"L’Eglise considère aussi comme inacceptable au plan éthique la dissociation de la procréation du contexte intégralement personnel de l’acte conjugal : la procréation humaine est un acte personnel du couple homme-femme qui n’admet aucune forme de délégation substitutive. L’acceptation tranquille du taux très élevé d’avortement que comportent les techniques de fécondation in vitro démontre de manière éloquente que la substitution de l’acte conjugal par une procédure technique - outre sa non-conformité au respect dû à la procréation, laquelle n’est pas réductible à la seule dimension de reproduction - contribue à affaiblir la conscience du respect dû à tout être humain. La reconnaissance de ce respect est au contraire favorisée par l’intimité des époux, animée par l’amour conjugal.

L’Eglise reconnaît la légitimité du désir d’avoir un enfant, et comprend les souffrances des conjoints éprouvés par des problèmes d’infertilité. Ce désir ne peut cependant passer avant la dignité de la vie humaine, au point de la supplanter. Le désir d’un enfant ne peut justifier sa «production», de même que celui de ne pas en concevoir ne saurait en justifier l’abandon ou la destruction.

En fait, on a l’impression que certains chercheurs, dépourvus de toute référence éthique et conscients du potentiel inhérent au progrès technologique, cèdent à la logique des seuls désirs subjectifs et à la pression financière, particulièrement forte en ce domaine. Face à l’instrumentalisation de l’être humain au stade embryonnaire, il faut réaffirmer que « l'amour de Dieu ne fait pas de différence entre celui qui vient d'être conçu et se trouve encore dans le sein de sa mère, et l'enfant, ou le jeune, ou bien encore l'homme mûr ou âgé. Il ne fait pas de différence, car en chacun d'eux il voit l'empreinte de sa propre image et ressemblance […] C'est pourquoi le Magistère de l'Eglise a constamment proclamé le caractère sacré et inviolable de chaque vie humaine, de sa conception jusqu'à son terme naturel »." [Dignitas personae n°16]

Michel Janva

Posté le 2 juillet 2015 à 17h57 | Lien permanent

L'Agrif déboutée en appel contre Plantu

La cour d'appel de Paris a débouté jeudi de ses demandes d'indemnités l'Agrif, qui avait attaqué le dessinateur Plantu pour un dessin du pape Benoît XVI sodomisant un enfant.

Mais le tribunal a également rejeté la demande de dommages et intérêts réclamée par le caricaturiste pour "poursuites abusives"

Michel Janva

Posté le 2 juillet 2015 à 17h15 | Lien permanent

« Le meilleur rempart contre le terrorisme, ce sont les musulmans de France. »

Bernard Cazeneuve a vraiment une case en moins.

Michel Janva

Posté le 2 juillet 2015 à 17h09 | Lien permanent | Commentaires (25)

Bayrou et Pécresse à à l'ADMD

L'ADMD (lobby pour l'euthanasie) tenait un stand au festival Solidays. Certaines personnalités politiques ont tenu à s'y faire prendre en photo (pour un suicide politique ?) :

B

2015-06-242526 - Solidays-204

Michel Janva

Posté le 2 juillet 2015 à 16h47 | Lien permanent | Commentaires (20)

Les chiffres des Manifs pour Tous ont été volontairement diminués

Nous le savions déjà mais c'est confirmé par le secrétaire général CGT Police – Renseignement territorial :

"[...] pour la Manif pour Tous, les services de renseignement, en tout les cas sur le 78, avaient annoncé un chiffre de manifestants qui allaient se déplacer sur Paris, ça a été corrigé par la hiérarchie qui estimait que ça faisait trop de monde à envoyer sur Paris pour le 78, qui est pourtant un département favorable à la Manif pour Tous en général, et du coup ils ont baissé les chiffres. Le lendemain, Le Figaro titrait en gros ‘Erreur, le renseignement territorial s’est trompé sur les chiffres des manifs. (…) Le gouvernement minimise les chiffres’.

Il minimise les chiffres pour éviter que la plèbe prenne conscience de l’ampleur de tel ou tel type de mouvement ?

Je ne pourrais pas parler à la place des politiques. Dans l’idée qu’on a, nous, en tant que collègues sur le terrain, c’est plus pour faire de l’accompagnement de la politique du gouvernement (sic), pour transformer les chiffres dans ce qu’on veut plutôt que de dire la vérité aux gens. C’est pour ça aussi que les RG ont parfois été malvenus, l’idée qu’on s’est fait pourquoi ils ont été cassés, c’est parce qu’ils n’avaient pas leur langue dans leur poche et disaient ce qu’il se passait plutôt que ce que les politiques voulaient entendre."

Michel Janva

Posté le 2 juillet 2015 à 16h25 | Lien permanent | Commentaires (7)

Jean-Marie Le Pen est à nouveau adhérent du Front National

Le Tribunal de Grande Instance de Nanterre lui a donné raison en annulant sa suspension en tant qu'adhérent décidée par le bureau exécutif du Front National. Dans son jugement, le tribunal demande notamment de "rétablir M. Jean-Marie Le Pen dans tous les droits attachés à sa qualité d'adhérent et, le cas échéant, à celle de président d'honneur".

Marine Le Pen minimise la portée de ce jugement et n'y voit qu'un "baroud d'honneur". De son côté, Jean-Marie Le Pen déclare : "Je souhaite maintenant que nous avancions au plus vite vers l'union. Au travail!"

Le FN fait appel et communique que cela va juste " permettre à Jean-Marie Le Pen de voter dans le cadre du congrès"...

Philippe Carhon

Posté le 2 juillet 2015 à 14h55 | Lien permanent | Commentaires (33)

LMPT interrogera toutes les têtes de liste aux régionales

Environ 200 personnes ont assisté hier soir, à Rouen, au rendez-vous de la Manif pour Tous. Ludovine de la Rochère déclare à Paris-Normandie :

"Le mariage pour couples de même sexe a été adopté il y a maintenant deux ans, ne pensez-vous pas que cette mobilisation est vaine?

« Elle n’est pas vaine du tout ! Nous avions dit dès le début qu’après la question du mariage et de l’adoption pour les couples de même sexe viendrait la question de la PMA pour les couples de femmes et de la gestation pour autrui pour les couples d’hommes. Et c’est ce qui se passe actuellement, même si la GPA, et c’est tout aussi inacceptable, est également pratiquée par les couples hétérosexuels. »

La Manif pour Tous n’a-t-elle pas perdu un peu de son souffle?

« En 2014, il y a eu des manifestations très importantes le 2 février à Paris et à Lyon, ainsi que le 5 octobre à Paris et à Bordeaux. La dernière manifestation était particulièrement focalisée sur la question des mères porteuses, car nous voyons aujourd’hui des décisions successives au niveau européen et national qui donnent petit à petit les attributs de la légalité à la pratique de la GPA. Elle reste illégale, mais on facilite de plus en plus le recours à une mère porteuse pour nos concitoyens. Même à l’étranger, cette pratique est inacceptable. En France, on n’utilise pas une femme. On ne la réduit pas à son utérus. Elle n’est pas un moyen de production d’enfants. De même qu’on ne peut pas arracher l’enfant à sa mère. Enfin on n’acquiert pas un enfant, que ce soit gratuitement ou en payant. L’enfant n’est pas un dû, même si on entend bien qu’on peut désirer fortement un enfant, cela n’autorise pas l’achat d’enfants. »

D’autres manifestations de prévues en 2015?

« La GPA n’est certainement pas altruiste pour les femmes et les enfants concernés. Il n’est pas acceptable de faire croire que la maternité peut être l’objet d’un trafic, d’un marché très lucratif. Si cette pratique est davantage tolérée voire promue par certains médias ou certaines personnalités, bien sûr nous appellerons à nouveau à se mobiliser et à manifester. »

À quelques mois des Régionales, comment va se positionner la Manif pour Tous?

« La Manif pour Tous est apolitique ! Elle demandera à toutes les têtes de listes régionales, peu importe le parti, leurs positions sur la famille. La famille n’est pas de gauche ou de droite ! »

Michel Janva

Posté le 2 juillet 2015 à 11h50 | Lien permanent

« Il était nécessaire de diffuser ces images parce qu’on a menti à l’opinion publique »

Madame Viviane Lambert, la maman de Vincent, réagit sur Reinformation.tv à la polémique qui a entouré la diffusion des images de son fils.

Michel Janva

Posté le 2 juillet 2015 à 11h42 | Lien permanent

Un vicaire épiscopal pour les traditionalistes

Intéressante initiative d'un évêque en Suisse :

"L’évêque de Coire, Mgr Vitus Huonder a désigné mardi 30 juin un vicaire épiscopal pour les catholiques célébrant dans la forme extraordinaire du rite romain. Le P. Martin Ramm, prêtre de la Fraternité Saint-Pierre, occupera cette fonction en plus de celle de curé de la paroisse personnelle Saint Maximilien Kolbe pour les fidèles du rite tridentin.

Fondamentalement, cette nomination ne change rien aux responsabilités actuelles du P. Martin Ramm, indique un communiqué du diocèse, mais Mgr Huonder a voulu souligner cette tâche particulière selon l’art 476 du droit canon qui prévoit qu’un vicaire épiscopal peut être nommé « pour les fidèles d’un rite déterminé »."

Paroisse personnelle pour la Fraternité Saint-Pierre, vicaire épiscopal membre de cette Fraternité, au service des fidèles attachés à la forme extraordinaire. A quand la même chose en France ?

Michel Janva

Posté le 2 juillet 2015 à 10h52 | Lien permanent

Pour les libéraux, il existe donc un droit antérieur à la formation de l'État

Damien Theillier, professeur de philosophie et président de l'Institut Coppet, intervient dans le débat sur le libéralisme économique. Extraits :

"[...] La plupart des libéraux s'accordent avec la tradition occidentale issue de la philosophie grecque pour dire qu'il existe une rationalité morale et que le bien et le mal ne sont pas des notions arbitraires, relatives à l'opinion ou à l'époque. Ainsi le vol détruit le principe de la propriété, fondée sur le travail c'est-à-dire sur le libre exercice de nos facultés.

Pour les libéraux, à la différence des socialistes, il existe donc un droit antérieur à la formation de l'État, un ensemble de principes généraux que la raison peut énoncer en étudiant la nature de l'homme. Ce droit s'impose au pouvoir, qui doit dès lors le respecter. Les lois édictées par l'autorité politique n'ont force obligatoire que selon leur conformité au droit naturel. Et si les citoyens possèdent par nature certains droits fondamentaux, ces droits ne peuvent être ni octroyés, ni supprimés par la loi.

Mais le libéralisme, contrairement au socialisme, n'a jamais eu la prétention d'être une théorie morale complète, ni une philosophie de la vie ou du bonheur. Guillaume Bernard se trompe en affirmant que « le libéralisme est un tout », c'est-à-dire une sagesse globale. Il est seulement une théorie politique, incluant une morale politique, qui traite du rôle de la violence et des limites du pouvoir. Puisque les hommes ont des penchants criminels (ce qui rejoint l'idée chrétienne de péché), il faut les empêcher de nuire. Mais il est également nécessaire de limiter le pouvoir et d'empêcher la tyrannie. Si tous les hommes étaient bons, l'État serait superflu. Mais si, à l'inverse, comme le reconnaissent les libéraux et les conservateurs, les hommes sont souvent malveillants, alors on doit supposer que les agents de l'État eux-mêmes, qui détiennent le monopole de la violence, constituent une menace potentielle. C'est Locke contre Hobbes, Constant contre Rousseau.

Par conséquent, ce qu'un individu n'a pas le droit de faire : voler, menacer, tuer, un État n'a pas le droit non plus de le faire. Si le fait de spolier autrui est immoral pour un individu, cela vaut également pour ceux qui exercent l'autorité politique. Les libéraux pensent que le commandement biblique « Tu ne voleras pas » s'applique à tous sans exception. Il s'agit d'une éthique universelle qui s'applique également aux institutions sociales. Un vol reste un vol, même s'il est légal.

Il faut également entendre la défense libérale de l'individu en ce sens que celui-ci est le seul agent moral. Les notions de bien et de mal moral, de droits et de devoirs n'ont de sens que pour des personnes singulières, non pour des collectivités abstraites. Seul l'individu humain agit, pense, choisit, seul il est sujet de droit. Ainsi parler de « droits des homosexuels » n'a pas de sens, pas plus que de parler de « droits des catholiques ». L'égalité des droits ne peut être fondée que sur l'appartenance à l'espèce humaine et non sur l'appartenance à une communauté ou à un groupe collectif.

Enfin et surtout, il n'est pas possible de comprendre l'essence de la philosophie politique libérale, si on ne comprend pas qu'elle a toujours été historiquement définie par une rébellion authentique contre l'immoralité de la violence étatique, contre l'injustice de la spoliation légale et du monopole éducatif ou culturel.

Mais ce qui différencie les libéraux des utopistes c'est qu'ils n'ont pas pour but de remodeler la nature humaine. Le libéralisme est une philosophie politique qui affirme que, en vertu de la nature humaine, un système politique à la fois moral et efficace ne peut être fondé que sur la liberté et la responsabilité. Une société libre, ne mettant pas de moyens légaux à disposition des hommes pour commettre des exactions, décourage les tendances criminelles de la nature humaine et encourage les échanges pacifiques et volontaires. La liberté et l'économie de marché découragent le racket et encourage les bénéfices mutuels des échanges volontaires, qu'ils soient économiques, sociaux ou culturels.

Quiconque a lu un peu les libéraux, anciens ou modernes, Turgot, Say, Bastiat, Mises ou Hayek, sait en effet, que pour eux 1° l'intérêt personnel ne peut se déployer librement que dans les limites de la justice naturelle et 2° le droit ne se décide pas en vertu d'un contrat, mais se découvre dans la nature même de l'homme, animal social, doué de raison et de volonté. On est alors très loin de la caricature donnée par l'article de Guillaume Bernard. [...]

En conclusion, l'égoïsme n'est pas dans le libéralisme, comme semble le croire Guillaume Bernard, il est dans la nature humaine. Le libéralisme explique seulement que l'intérêt personnel, canalisé par le droit, peut servir le bien commun de façon plus efficace et plus juste que la contrainte de la loi. En effet, le principe qui a été découvert progressivement au cours de l'histoire occidentale et qui a été mis en lumière par les penseurs libéraux classiques, c'est que la liberté individuelle est créatrice d'ordre, mieux que n'importe quelle solution bureaucratique imposée d'en haut par la coercition. Et cela est vrai, non seulement sur le plan politique mais aussi sur le plan économique. L'allocation des ressources par le libre jeu de l'offre et la demande est la réponse la plus productive et la plus efficace aux besoins humains. Mais c'est aussi le seul système économique compatible avec une vision morale et religieuse de l'homme, fondée sur le droit naturel, c'est-à-dire sur l'idée que les gens ont, par définition, du fait même de leur présence sur terre, des droits qu'il est immoral et injuste pour quiconque de violer. [...]"

Michel Janva

Posté le 2 juillet 2015 à 10h49 | Lien permanent | Commentaires (21)

Hausse du nombre de séminaristes : un effet Manif Pour Tous ?

Les ordinations sacerdotales sont en baisse mais le nombre des séminaristes est en légère croissance. Environ 850 hommes se sont préparés à la prêtrise en 2014-2015 dans la trentaine de séminaires français, dont 138 en première année, contre 90 l'année universitaire précédente. Sara Teinturier, chercheure post-doctorante au GSRL (Groupe Sociétés, Religions, Laïcités) du CNRS, estime que ce regain peut avoir plusieurs origines :

«il est possible que ce soit un effet Pape François, et/ou bien le résultat visible d'un réveil catholique né en particulier de la Manif pour tous».

Michel Janva

Posté le 2 juillet 2015 à 10h25 | Lien permanent

Le pot de fin d'année et du ramadan

Reçu d'un lecteur :

"Dans un lycée de Mulhouse est organisé le traditionnel “pot de fin d’année” pour les membres de l’équipe éducative. Avec une particularité : à partir de 19h30 pour les non-musulmans et à partir de 22h pour les musulmans. On appelle ça “intégration” ou “laïcité”. Au choix."

Michel Janva

Posté le 2 juillet 2015 à 10h21 | Lien permanent | Commentaires (25)


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