29 juin 2017

Farce électorale à Brazzaville

De William Kergroach :

220px-Congo_Republique_carteLa République du Congo, indépendante depuis 1960, est un pays riche, du pétrole en particulier. Ce pays a le plus grand solde net d'exportation dans le monde (47 %). Mais cette manne pétrolière profite à un très petit nombre. Le président du pays, Denis Sassou Nguesso, et sa famille, se sont beaucoup enrichis et n'entendent pas partager le gâteau avec leurs opposants. La panne d'internet qui touche la République du Congo, et prive opportunément les opposants d'accès aux réseaux sociaux, au moment des élections législatives, est très suspecte. Le président congolais est, tout simplement, en train de couper le pays du reste du monde, avec l'accord implicite du FMI, pour « arranger » les résultats sans témoins gênants.

Le « référendum » bricolé en 2015 a annulé la limite, prévue par la Constitution, du nombre de mandats présidentiels. Sassou Nguesso  a pu se représenter, et gagner, les dernières élections présidentielles de mars 2016. Cette manœuvre assez grossière a déclenché une nouvelle série de manifestations dans le pays. En réaction, les principaux dirigeants de l'opposition : le général Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, ancien ministre de Sassou Nguesso entre 1997 et 2012, ont été tout simplement mis en prison.

La région du Pool, fief de l'ethnie Lari opposée à l'ethnie Mbochi du président Nguesso, entoure la capitale Brazzaville. Les Laris subissent de fréquentes opérations militaires de la part du pouvoir. Lors de la première attaque dans la région du Pool, en avril 2016, Sassou Nguesso avait prétendu combattre le "terroriste" Pastor Ntoumi, ancien chef de milice basé à Tsoumouna. Problème : Ntoumi avait dissous sa milice dix ans auparavant. Ntoumi a, depuis, réacquis des armes, en pillant notamment les avant-postes de la police et de l'armée, et reconstitué une milice autour de lui. En avril 2017, il a lancé un attentat contre l'armée qui a fait 18 morts. En mai, les hommes de Ntoumi ont marché sur la capitale, s'arrêtant à seulement une vingtaine de kilomètres de Brazzaville. Cette force armée larie représente désormais une menace pour la capitale et le gouvernement de Nguesso.

Alors que le recul des prix du pétrole apporte moins d'argent dans les caisses de l'État, Nguesso ne réduit pas son train de vie. Rappelons qu'en septembre 2006, lors de l'assemblée générale des Nations Unies, Nguesso et sa famille avaient occupé 44 chambres pendant cinq nuits, pour un montant total de 150 000 euros, au Waldorf Astoria de Londres ; plus que l'aide humanitaire que la Grande-Bretagne accordait au pays. Dans le même ordre d'idées, en juillet 2007, l'ONG britannique Global Witness avait dévoilé que le fils du président, Denis Christel Sassou Nguesso, dépensait des centaines de milliers de dollars pour ses emplettes à Paris et Dubaï.

En mars 2017, six ans après que le Congo-Brazzaville ait reçu un allégement de sa dette par le FMI et la Banque mondiale, la dette du gouvernement atteint 77 % du PIB, dépassant la limite de 70% imposée par la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC). 

Il y a maintenant une crise du carburant à Brazzaville et à Pointe-Noire. La raffinerie publique, qui traite le pétrole du Congo-Brazzaville, ne satisfait que 20 % de la demande en carburant du pays, le reste doit être importé. La société pétrolière publique, la SNPC, a le monopole de l'importation. Elle  appartient... au président Nguesso. 

Incapable d'acheter suffisamment de carburant sur le marché international, pour satisfaire la demande intérieure, Sassou Nguesso préfère soumettre ses citoyens à une pénurie de carburant plutôt que de renoncer à son monopole. 

Nguesso, imperturbable, continue de faire des affaires. Une opération a été conclue, avec un investisseur des Émirats, qui engagerait quelque 4 milliards de dollars d'investissement pour le Congo, soit la moitié du PIB annuel du pays, et ferait s'envoler la dette du pays à près de 125 %. Tout va bien, le FMI ferme les yeux et se montre prêt à aider le gouvernement Nguesso, ignorant les manifestants qui l'implorent de ne « pas aider le tyran ». 

Sassou Nguesso se maintiendra au pouvoir par tous les moyens. Les forces de sécurité gouvernementales ont arrêté plusieurs manifestants et encerclé les maisons des leaders de l'opposition. Après les manifestations du 10 juin dernier à Brazzaville, la capitale a aussitôt été bouclée. La coupure d'internet a débuté le lendemain, suivie d'une annonce de l'ambassade du Congo, à Paris, déclarant ne plus délivrer aucun visa "jusqu'à nouvel ordre". Le gouvernement veut empêcher les journalistes étrangers de témoigner sur les violences qui vont être engagées contre l'opposition. Dans ces conditions, les élections législatives, qui sont prévues pour le 16 juillet 2017, boycottées par l'opposition, seront une farce électorale, comme le déclarait l'ancien candidat à la présidence Mathias Dzon.

La crise actuelle ressemble beaucoup à celle qui avait fait perdre son fauteuil présidentiel à Sassou Nguesso, arrivé en troisième position aux élections de 1992. Le président le sait et a pris des dispositions pour que cela ne se reproduise pas.  

Michel Janva

Posté le 29 juin 2017 à 15h33 | Lien permanent | Commentaires (0)

La République face à l'islam

Le 20 juin, le président Emmanuel Macron, répondant positivement à l’invitation du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), a participé au repas de rupture du jeûne du Ramadan (iftar). Le chef de l’Etat renouvelait ainsi le geste accompli tout juste dix ans auparavant par l’ancien président Nicolas Sarkozy.

Au début de la soirée, E. Macron a prononcé un discours substantiel dont l’essentiel portait sur les conditions nécessaires à une coexistence apaisée entre les Français de confession musulmane et leurs compatriotes non musulmans. Ce discours a été analysé par Annie Laurent dans un entretien qu’elle a accordé au FigaroVox paru dans l’édition du 22 juin. La Petite Feuille verte n° 51 aborde le sujet de la République et l'islam. Extraits :

Macron-ramadan"Dans le discours qu’il a prononcé le 20 juin 2017 lors du repas de rupture du jeûne du Ramadan (iftar) organisé par le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), le président Emmanuel Macron a mentionné trois combats qui, selon lui, doivent être menés conjointement par l’Etat et les représentants de l’islam en France. Nous en reprenons l’essentiel en les complétant de notre commentaire. 

Pour E. Macron, ces maux relèvent d’une « perversion du message de l’islam » et la solution ne peut se limiter à l’intervention des forces de l’ordre, elle passe aussi par une réponse civilisationnelle qui incombe aux musulmans eux-mêmes. 

Il vous appartient, vous acteurs du culte [islamique], de combattre pied à pied sur le terrain théologique et religieux, de démasquer chaque fois que nécessaire l’usurpation de vos valeurs, la captation de l’histoire de votre religion, la négation de quinze siècles de travail d’interprétation réalisé par vos savants ». « La République vous aidera dans cette tâche […], mais elle ne peut se substituer sur le terrain théologique et religieux de cette part de légitimité à votre indispensable travail ». « Il est indispensable que nous gagnions ce combat face aux prédicateurs de haine qui, au nom de l’islam, aujourd’hui de manière clandestine, procèdent encore à des prêches contraires aux valeurs de la République, à ce qu’est le cœur de l’islam ».

Il faut d’abord signaler qu’il existe mille et une interprétations des textes sacrés de l’islam. Cette religion, dans sa version sunnite, ultra-majoritaire et la seule concernée par les débats actuels en France, ne possède pas d’autorité dotée d’un pouvoir d’interprétation revêtu du sceau de l’authenticité. Autrement dit, il n’y a pas de pape de l’islam habilité à trancher et à imposer sa lecture, ce qui permettrait, par la même occasion, aux non-musulmans de savoir quel est le véritable islam, celui de la paix ou celui de la haine.

En outre, les Français musulmans ne sont pas unis, du fait de la variété de leurs origines et de leurs allégeances idéologiques. Ainsi, l’islam des Turcs n’est pas celui des Maghrébins, le salafisme diffère des Frères musulmans, etc. C’est pourquoi je ne vois pas comment le président de la République ou un autre responsable politique peut dire de façon certaine ce qui constitue « le cœur de l’islam », pour reprendre M. Macron. A quel titre la République peut-elle se prononcer sur une telle définition ? Et comment concilier de tels propos avec la laïcité propre à l’État français ?

En réalité, l’unique moyen d’en finir avec l’extrémisme serait de rayer les passages du Coran et de la Sunna (la Tradition mahométane) justifiant la violence et les atteintes aux libertés. Car, qu’on l’admette ou pas, ces textes sacrés comportent bien des incitations à la haine. Or, pour les musulmans, le Coran est un livre incréé ayant Dieu pour seul auteur. Ce dogme prévaut depuis le IXè siècle. Aucune autorité humaine ne peut donc prétendre le modifier. Tel n’est pas le cas de la Bible puisqu’elle est inspirée, non dictée. Même les intellectuels musulmans engagés dans la promotion d’un islam adapté à la modernité ne reviennent pas sur ce dogme lorsqu’ils restent attachés à leur identité et leurs croyances.

L’absence de magistère et le caractère incréé du Coran sont deux obstacles structurels qui empêchent toute évolution dans le sens d’une interprétation unique et authentique ; ils rendent aussi impossible la suppression matérielle des versets inadaptés au monde actuel et fauteurs de guerres, même si, évidemment, tous les musulmans n’appliquent pas ces derniers. Emmanuel Macron :

Il faut être extrêmement vigilant chacun dans ses responsabilités contre tout ce qui façonne des formes de repli identitaire parce que fonder son identité politique et sociale sur sa seule foi, c’est au fond admettre que sa foi n’est pas compatible avec la République, personne ne peut faire croire que la France et les Français rejetteraient sa composante de foi musulmane, personne au nom de cette foi ne peut demander à des Françaises et des Français de se soustraire aux lois de la République ». 

Pour les musulmans, les principes d’organisation sociale et politique sont d‘ordre divin. Ils s’appuient sur deux sources principales : le Coran et la Sunna. On voit bien la discordance qui existe avec le modèle démocratique lorsqu’on considère notre devise nationale : « Liberté, Égalité, Fraternité ». Sur la question des libertés : pour nous, Français, la liberté est universelle et également partagée. Dans l’islam, il n’y a de libertés que restreintes : ainsi en est-il, par exemple, de la liberté de conscience, qui est inexistante. Par conséquent, un musulman ne peut être reconnu comme agnostique ou se convertir à une autre religion. A cet égard, il faut souligner que, tout en interdisant l’apostasie, le Coran ne prévoit aucune peine temporelle pour punir celui qui s’en rend coupable. Le droit islamique s’appuie donc sur une sentence attribuée à Mahomet : « Celui qui quitte la religion, tuez-le ». Dans ce registre, la charia (loi islamique) fait figure de Code pénal pour les musulmans. Dès lors, si une Constitution proclame la charia comme source du droit, rien n’empêche un magistrat saisi d’une telle affaire de prononcer la peine de mort.

Pour revenir au contexte français, il faut rappeler ce qui s’est passé lorsque, dans les années 1990, alors que des négociations étaient entamées entre le gouvernement et des responsables musulmans en vue de l’organisation du culte islamique, le ministre de l’intérieur de l’époque, Jean-Pierre Chevènement, avait proposé à ces derniers une charte contenant notamment une clause par laquelle ils s’engageraient à respecter la liberté de conscience, y compris le droit de renoncer à l’islam. Or, sous la pression de certains mouvements islamistes, notamment les Frères musulmans, le ministère retira cette clause de la charte. Il justifia cette reculade en rappelant que la Constitution française garantit la liberté religieuse. Ce faisant, il ignorait que, pour les musulmans convaincus, la charia est supérieure à toute loi humaine, donc à celle de la République. Cet exemple permet de prendre la mesure de l’incompatibilité entre nos principes respectifs.

Concernant l’égalité, le Coran instaure la supériorité du musulman sur le non-musulman et de l’homme sur la femme. Ces principes ne sont pas discutables puisqu’ils relèvent du volontarisme divin. Autrement dit, ils ne peuvent être sujets à modification. On perçoit immédiatement les problèmes que cela peut poser dans la vie sociale. Certes, l’islam reconnaît le principe de « fraternité », mais il ne s’applique qu’au sein de l’Oumma, la communauté des croyants musulmans. C’est pourquoi un musulman peut se sentir d’abord citoyen de l’Oumma avant d’être citoyen de son propre pays, même de naissance, si celui-ci n’est pas régi par l’islam. Il en résulte une grande divergence avec les fondements démocratiques. [...]

 

 

Michel Janva

Posté le 29 juin 2017 à 13h08 | Lien permanent

Ne manquez pas la Route Saint-Pierre, édition 2017

2017 afficheOrganisé par des prêtres et séminaristes de la Fraternité Saint-Pierre, la Route Saint-Pierre organise, pour la 4e année consécutive, une route pour les étudiants et jeunes professionnels de 18 à 28 ans.

La Route Saint-Pierre vous donne cette année rendez-vous en Espagne, sous le soleil de la Castille et au milieu de paysages fabuleux, pour 11 jours de marche et de découverte, de prière et de formations.

Dates: du 31 juillet au 11 août 2017

Départ en car à partir de Bordeaux, et retour en car jusqu'à Bordeaux (horaires précis du départ et du retour en car à préciser ultérieurement).

Lieux: Marche entre Avila et Tolède.

Prix: 305 euros

Le prix prend en compte l'aller et le retour en car. Pour l'inscription de plusieurs frères ou sœurs d'une même famille, la route est proposée à 295 euros.

Pour plus d'informations et pour s'inscrire en ligne.

Michel Janva

Posté le 29 juin 2017 à 11h53 | Lien permanent

La loi Taubira mène naturellement à la légalisation d’une PMA sans père et par la suite de la GPA

Ludovine de la Rochère déclare à Anne Isabeth dans Présent :

Chard-19"[...] Comme La Manif pour tous l’avait annoncé dès le début, la loi Taubira mène naturellement à la légalisation d’une PMA sans père et par la suite de la GPA. Les revendications portées par La Marche des fiertés sont stupéfiantes. Ils veulent la redéfinition de la filiation, quel que soit le genre, le mode de conception ou même le nombre de parents ! La PMA sans père n’est autre chose qu’un détournement de la médecine pour des revendications sociétales ; une négation de la nature humaine qui veut que pour concevoir un enfant il faille un homme et une femme.

[...] nous appelons Emmanuel Macron à être raisonnable et à abandonner cette idée. Car nous n’hésiterons pas à aller manifester dans les rues contre la PMA sans père. Et je pense que nous serons très nombreux.

Vous parlez de défiler mais, malgré le succès des précédentes Manif pour tous, la loi Taubira n’en est pas moins passée. Cela sert-il vraiment à quelque chose de descendre dans la rue ?

Il est vrai que la loi Taubira est passée mais notre mobilisation a permis le recul du gouvernement sur des lois comme la PMA sans père, le projet de loi familles, l’adoption ouverte aux couples pacsés ou concubins. Il y a donc eu un impact. Ce sont des victoires. Si nous persévérons et que nous maintenons la pression nous pouvons avoir gain de cause. Cette idéologie que nous combattons ne peut que s’écrouler à la longue parce qu’elle est absurde et contraire à l’humain. Mais cela demande que nous soyons actifs. Il ne faut pas nous laisser impressionner, c’est fondamental. Par ailleurs, PMA et GPA sont intimement liées : si l’on prétend qu’un enfant peut avoir deux mères, pourquoi n’aurait-il pas deux pères ? Et même si ce mode de conception pose de nombreuses questions quant à l’aliénation de la femme et la marchandisation d’enfants, on invoquera la question de l’égalité entre les couples d’hommes et les couples de femmes. C’est pourquoi on ne lâche rien !"

Michel Janva

Posté le 29 juin 2017 à 11h00 | Lien permanent

Neuvaine de prière en l'honneur des Bienheureuses martyres de Bollène

Le 1er juillet, comme chaque année débute la neuvaine de prière en l'honneur des Bienheureuses martyres de Bollène. 32 religieuses, dont 13 du couvent du Saint Sacrement. Cette année marque une étape dans le projet de voir les Bienheureuses d&déclarées saintes par le Pape. Dans ce but, Monseigneur Cattenoz vient de donner l’imprimatur pour publier une prière officielle en ce sens. 

Prière pour demander des grâces par l’intercession des Bienheureuses martyres du Saint-Sacrement de Bollène

Dieu notre Père nous te rendons grâce pour le don de la vie.

Tu as suscité dans l'Eglise catholique les religieuses du Saint-Sacrement à Bollène.

Sous la conduite de l’Esprit Saint, elles ont vécu et transmis la foi avec d’autres religieuses de Bollène, jusque dans le don suprême de leur vie par le témoignage du martyre à Orange.

Permets, nous t'en prions que leur sang versé par fidélité à Jésus soit semence de chrétiens pour notre temps difficile.

Donne-moi 

-assez d'humilité pour que je puisse rechercher Ta volonté et la vivre dans ma vie quotidienne ;

assez d'audace pour que le Pain de la Vie Eternelle reçu en chaque messe et adoré sur l'autel fasse de ma vie un don pour les autres ;

-  assez de courage et de persévérance pour annoncer ton Règne d'amour, de justice et de paix à nos contemporains, assoiffés de contempler ton Visage d'infinie Miséricorde.

Viens nourrir mon désir du Ciel comme le vivait les Bienheureuses martyres ; jusqu'au jour où je te verrai dans la Gloire.

Par leur intercession, je demande la grâce de (l'exprimer... ) ; et, si telle est ta volonté, qu'elles soient bientôt déclarées saintes.

Par Jésus-Christ notre seul Seigneur, notre seul Sauveur. Ainsi soit-il.

Imprimatur

Monseigneur Jean-Pierre Cattenoz

Archevêque d’Avignon.

Fête-Dieu 2017

*     *     *         

Par cette prière, nous demandons à Dieu notre Père que les Bienheureuses martyres soient bientôt canonisés. Mais aussi, nous leur confions nos intentions personnelles, familiales, pour l’Eglise et pour notre pays. Nous leur demandons des grâces dont nous avons besoin.

Pour obtenir cette image pour vous, pour la distribuer autour de vous, s’adresser à la chapelle du Saint-Sacrement à Bollène ou bien à l’archevêché à Avignon.

La fête liturgique des Bienheureuses martyres est fixée le 9 juillet. Martyrisées à Orange en juillet 1794, elles ont été béatifiées par le Pape Pie XI, le 10 mai 1925. Chaque année, à la chapelle du Saint Sacrement à Bollène comme à la chapelle de Gabet, à quelques kilomètres d’Orange, le 9 juillet, une Messe solennelle fête nos 32 martyrs en conclusion de la Neuvaine de prière.

Si vous recevez des faveurs, des grâces par l’intercession des Bienheureuses, écrire à l’adresse suivante : Archevêché BP 40050 – 84005 Avignon cedex.

Michel Janva

Posté le 29 juin 2017 à 10h55 | Lien permanent

Un évêque interdit les funérailles catholiques pour les personnes ayant conclu un mariage avec une personne de même sexe

Bishop-thomas-paprockiUn évêque américain a publié des lignes directrices pour que les paroisses interdisent aux personnes ayant conclu des "mariages homosexuels" de recevoir la communion et les empêchent d'avoir des funérailles à l'Eglise. Mgr Thomas Paprocki, de Springfield Illinois, a déclaré que ces personnes ne devraient ni chercher à recevoir ni être admises à la sainte communion parce que leurs relations sont d'une nature "objectivement immorale". En ce qui concerne les funérailles, il écrit:

«À moins d'avoir donné des signes de repentir avant leur mort, les personnes décédées qui ont vécu ouvertement dans un mariage homosexuel donnant un scandale public aux fidèles doivent être privées des rites funèbres ecclésiastiques. En cas de doute, le bon pasteur ou administrateur paroissial doit consulter l'évêque ordinaire local, dont le jugement doit être suivi."

Michel Janva

Posté le 29 juin 2017 à 10h36 | Lien permanent

Un poids, deux mesures

Capture d’écran 2017-06-28 à 19.18.09Pour la presse la pédophilie est le "privilège" de l'Église catholique. Quand apparaissent des cas plurirécidivistes dans des milieux sportifs...un bref article dans un journal, pas de nom des criminels, pas de photos, pas de reportages TV, pas d'enquêtes policières complémentaires et pas de collectifs de survivants demandant des réparations financières à l'intéressé, au club sportif ou au ministère des sports...

Un article de la presse italienne nous apprend que le harcèlement et la pédophilie sont communs dans le milieu sportif, mais le sujet est tabou. Une énième affaire secoue le football du Piémont. Le directeur sportif d'une équipe de jeunes est désormais en résidence surveillée, accusé d'avoir abusé durant trois ans d'au moins une centaine d'enfants. En outre du Piémont, il est ressorti une autre affaire similaire, qui avait déjà conduit à arrêter deux entraîneurs de football. 

Michel Janva

Posté le 29 juin 2017 à 09h16 | Lien permanent

Le maire PS de Carpentras condamné pour violences conjugales

Communiqué de Hervé de Lépinau, représentant du groupe FN/RBM au conseil municipal de Carpentras et à la COVE :

Unknown-5« Le maire de Carpentras et président de la COVE a vu sa peine pour des faits de violences conjugales considérablement alourdie en appel. La Cour a ajouté aux 8 mois de prison avec sursis une peine complémentaire de privation des droits civils, civiques et de famille pendant 5 ans. La juridiction a semble-t-il considéré que la gravité des faits de violences commis par l’édile dans un cadre privé au préjudice de sa compagne sont incompatibles avec l’exercice de mandats publics qui requièrent de l’élu probité et honorabilité.

Francis Adolphe a annoncé qu’il va former un pourvoi contre cet arrêt : c’est son droit. Il n’en demeure pas moins que le caractère factuel de sa responsabilité pénale est acquis, la Cour de Cassation n’étant que le juge du droit. La décence exige à présent qu’il démissionne de ses mandats, lesquels sont incompatibles avec l’indignité de son comportement. Nous attendons une réaction des membres de sa majorité municipale mais aussi de la COVE, et en particulier des femmes qui siègent dans ces assemblées. Qu’en pense également la Secrétaire d’Etat Brune Poirson qu’il a activement soutenue pendant la campagne des législatives, sans que celle-ci ne trouve quoique ce soit à redire ? Mais encore le président de l’association Rhéso, spécialisée dans l’accueil des femmes battues, soutien inconditionnel du maire et de la candidate d’EnMarche ? Face à cet évènement grave qui affecte la vie de notre cité, chacun doit à présent prendre ses responsabilités. Nous sommes prêts à assumer les nôtres. » 

Michel Janva

Posté le 29 juin 2017 à 08h49 | Lien permanent

Une citoyenneté intégriste

Une lectrice me signale la distribution de cet abcdaire aux entrants au collège :

IMG-20170626-WA0015

Avec cette belle désinformation :

IMG-20170626-WA0016Même la religion républicaine a ses intégristes...

Michel Janva

Posté le 29 juin 2017 à 08h28 | Lien permanent

Petite histoire des guerres de Vendée

Petite-histoire-des-guerres-de-vendee-souscription.netL'un des fleurons des Editions de Chiré, rédigé par le spécialiste de la Vendée militaire qu'est Henri Servien, va bientôt être réédité, dans une version revue et augmentée, et préfacée cette fois-ci par Philippe de Villiers.

« Pendant deux siècles, la chape de plomb s’est abattue sur la Vendée. A l’Université, dans les livres d’école, l’insurrection vendéenne était ignorée, moquée ou salie. Quand le mot “ Vendée ” était prononcé dans les cercles où l’on pense, il ne suscitait que sarcasmes.

« Monsieur Henri Servien, pionnier des dissidents de la Vendée oblitérée, meurtrie, vous n’êtes plus seul. Le vent a tourné. Votre livre prémonitoire, magnifique de vérité et de pédagogie, a pignon sur rue.

« Cette “ Petite histoire ” d’hier fera la Grande histoire de demain. La Vendée sera bientôt reçue comme une province de l’esprit. » (extraits de la préface de Philippe de Villiers)

Vous pouvez d'ores et déjà commander ce livre chez l'éditeur, au prix réduit d'une souscription qui vous permet ainsi de contribuer directement à cette oeuvre de réinformation.

C'est aussi une excellente occasion de découvrir ou redécouvrir l'intégralité des ouvrages de cet historien injustement méconnu, avec :

la Petite histoire de France, et la Petite histoire des colonies et missions françaises, exceptionnellement illustrées par René Follet,

et l'Asie française, l'Amérique française, et la fabuleuse épopée de l'Afrique française.

Paula Corbulon

Posté le 29 juin 2017 à 08h24 | Lien permanent

Il n’y aura pas de refondation politique de la droite sans refondation idéologique

Dans un entretien au Figaro, l’essayiste québécois Mathieu Bock-Côté déclare :

"Dans Le JDD, Xavier Bertrand a dénoncé la «dérive identitaire» de la droite et de Laurent Wauquiez. Le débat s’est trop concentré sur «la France identitaire», affirme-t-il. Partagez-vous ce constat?

Il fallait s’y attendre: la pression idéologique et médiatique contre ce qu’on pourrait appeler la question identitaire n’a jamais cessé, et ceux qui veulent avoir une place avantageuse dans le système médiatique ont tout avantage à partager cette vision des choses. Qui dénonce la dérive identitaire s’assure d’une place enviable dans la grande famille des respectables. Il faut faire attention au vocabulaire: qu’est-ce qu’une dérive identitaire, sinon la manière qu’a la gauche de parler de toute tentative de renouer avec une définition un peu substantielle de la nation française en réintroduisant dans la citoyenneté les mœurs, la culture, le mode de vie, la mémoire? On réduit alors la question identitaire à une forme de xénophobie ne disant pas son nom. Le terme même de dérive est porteur: il présuppose un éloignement du courant central de la démocratie. Il y aurait quelque chose de fondamentalement suspect avec le désir de réenracinement des peuples: on ne veut y voir qu’un repli sur soi, une fermeture à l’autre, une crispation frileuse devant une époque qui nous invite plutôt à embrasser la mondialisation.

Xavier Bertrand, qui n’est pas un homme sans valeur, et qui revendique sa filiation avec Philippe Séguin, tombe ici dans un piège idéologique. C’est celui dans lequel la droite tombe régulièrement depuis plusieurs décennies, soit la tentation de se soumettre aux critères de respectabilité idéologique qui viennent du camp d’en face. On accepte à l’avance qu’il y aurait des sujets sulfureux: alors on s’en éloigne et on les concède à ceux qui voudront bien s’en emparer. Mais qui détermine si un sujet est sulfureux ou non? D’une génération à l’autre, on cède toujours plus de terrain. C’est une erreur: jamais la droite ne sera assez respectable pour la gauche. Toujours, elle devra donner de nouveaux gages. Mais jamais, elle n’en fera assez. Et toujours, elle s’inhibera un peu plus. À terme, elle se coupe de ses électeurs qui eux résistent plus spontanément au politiquement correct. Ils seront tentés d’aller voir ailleurs si on s’intéresse à eux. C’est une histoire que nous connaissons bien.

La question de l’identité est-elle un «faux débat» comme le suggère Bertrand ou une angoisse réelle qui traverse la société française?

Il faut un certain culot pour décréter que la question identitaire est un faux débat, alors qu’elle canalise une angoisse de dépossession partout présente en Occident, et qui transforme en profondeur la vie politique. Qu’on le veuille ou non, la peur de devenir étranger chez soi hante notre époque et elle n’a rien d’une panique identitaire, pour reprendre le dernier slogan à la mode qu’on veut nous faire prendre pour un concept. Elle est fondée. Une certaine sociologie militante entend pourtant faire barrage au réel: pour elle, la question identitaire ne serait qu’une thématique propre à l’extrême droite, comme on le dit dans la novlangue progressiste. Autrement dit, celui qui aborde cette question ne s’intéresse pas aux inquiétudes qui façonnent la société contemporaine non plus qu’aux effets terribles de la décomposition culturelle d’une communauté politique: il signe son allégeance au camp des proscrits, ceux dont on ne parle qu’en nous mettant en garde contre eux. Il faut pourtant revenir aux choses simples: une société qui voit ses grands symboles historiques discrédités, qui pousse l’hétérogénéité identitaire jusqu’à l’éclatement culturel, qui voit ses mœurs moquées et même agressées, qui connaît une mutation démographique significative, qui voit ses frontières moquées, qui voit sa souveraineté de plus en plus corsetée, est en droit de se questionner sur son identité et sur les transformations de ce qu’on appellera son être historique. Le système médiatique est parvenu à neutraliser politiquement cette question ces derniers mois, à la chasser de la présidentielle, mais elle resurgira. En fait, elle resurgit déjà.

Xavier Bertrand s’en prend également à Sens commun. Est-ce la droite conservatrice qui est visée?

À chaque défaite, il faut un bouc émissaire. En 2012, c’était Patrick Buisson. On l’a pendu sur la place publique. On l’a transformé en théoricien méphistophélique qui se serait infiltré au cœur du pouvoir pour faire basculer la France du mauvais côté de la force, en libérant les puissances obscures de l’identité. Il suffisait de le bannir pour que la droite lave sa réputation, à condition de ne plus recommencer. C’est ce qu’on pourrait appeler la théorie du complot vu de gauche. En 2017, c’était le tour de Sens commun, qu’on a caricaturé en mafia intégriste catholique prenant d’assaut la droite pour la soumettre à une entreprise de reconfessionnalisation de la France. Il fallait lui faire porter la responsabilité de la défaite. C’était même le bouc émissaire idéal: c’était une force militante jeune et sans leaders connus. Encore une fois, c’est la tentation de la purge qui s’exprime. On veut éliminer de la droite sa part médiatiquement infréquentable. Sauf qu’il suffit de porter attention à Sens commun pour constater que cette caricature est grossière et je me demande si ceux qui se livrent à de telles accusations y croient vraiment. On peut parfaitement être en désaccord avec Sens commun ou du moins, avec certaines parties de son programme, sans sentir le besoin de diaboliser ce mouvement, qui est aussi un vecteur de mobilisation politique pour la jeune génération. Cette jeune génération entre en politique en contestant le matérialisme ambiant et l’économicisme des générations précédentes. Elle souhaite investir des préoccupations nouvelles dans la démocratie française. Il semble bien que pour certains, ce soit impardonnable.

À travers ce mouvement, est-ce la droite conservatrice qui est visée?

Naturellement. On ne la laisse plus se définir elle-même: on la caricature, on lui prête des idées qui ne sont pas les siennes. On croit aussi lui déceler des arrière-pensées inavouables. S’il faut liquider le conservatisme et le priver de toute légitimité politique, c’est qu’on souhaite ramener la droite dans le périmètre de la respectabilité médiatique: on la souhaite gestionnaire, modérément libérale, passionnément comptable. Elle ne doit jamais remettre en question les finalités de la gauche mais seulement marcher moins vite qu’elle, comme si elle réclamait seulement le droit d’être progressiste à son propre rythme. Une bonne partie de la droite, et probablement une part dominante de ses élites, adhère à l’imaginaire du progressisme et souhaite y adhérer officiellement, d’autant qu’avec Macron il s’est affranchi, du moins pour un temps, du folklore socialiste.

Cet entretien annonce le retour de la guerre des chefs à la veille de l’élection du nouveau président des Républicains. La refondation idéologique doit-elle précéder cette élection?

Alors disons-le clairement: il n’y aura pas de refondation politique de la droite sans refondation idéologique. Le travail intellectuel des dernières années n’a connu qu’une traduction politique bien partielle – évidemment, ce travail intellectuel, qui est bien amorcé philosophiquement, devra tenir compte des nouvelles circonstances, la macronie n’est pas la hollandie. Cela dit, il n’est pas certain qu’on puisse dissocier la refondation idéologique de la droite du renouveau de son leadership: en politique, les idées s’incarnent, elles doivent être portées par ceux qui sont à la conquête du pouvoir. On imagine mal un parti décider d’une doctrine pour ensuite demander à celui qui portera ses couleurs de simplement s’en emparer.

Quels doivent être les principaux chantiers d’éventuels futurs «états généraux» de la droite?

La droite doit manifestement, à chaque élection, se questionner sur l’essentiel: qui est-elle? A-t-elle une identité politique propre ou n’est-elle qu’une non-gauche? A-t-elle son propre imaginaire, son propre univers de référence? A-t-elle sa propre idée de l’homme? Elle devra répondre à ces questions. [...]"

Michel Janva

Posté le 29 juin 2017 à 08h15 | Lien permanent

C’est arrivé un 29 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Une fois embaumé, le corps du Roi est mis en bière et exposé dans la grande chambre de parade du Louvre, pendant dix-huit jours. La chapelle ardente sert pour la célébration de 100 messes basses et 6 grand-messes quotidiennes!

Le 25 juin, Louis XIII apporte de l'eau bénite à son père. Le 29 juin, une procession de tous les corps constitués est organisée et accompagne le corps d'Henri IV jusqu'à Notre-Dame, où a lieu une première cérémonie. Le lendemain, 30 juin, le corps part pour la nécropole royale de Saint-Denis où l'inhumation a lieu le 1er juillet 1610.

Statue d'Henri IV à l'entrée du château de Pau

4 ans après la première prise de possession le 25 juin 1638, les Français prennent une seconde fois possession des îles Mascareignes au nom du Roi de France et la rebaptisent île Bourbon.

Louis XIV juge insuffisantes les propositions de paix faites par les Hollandais à l'instigation du grand pensionnaire Jan de Witt. La guerre de Hollande se poursuit.

Le 15 décembre 1681, les barbaresques capturent un bâtiment de la marine royale française ; son commandant, le Chevalier de Beaujeu, et l'équipage sont vendus comme esclaves à Alger. Le 27juin 1683, la Royale bombarde Alger, des négociations commencent.

Elles aboutissent à la libération des prisonniers. Voir la chronique du 28 Juillet.

L'armée Royale Catholique échoue aux portes de Nantes, la grande ville républicaine de l'ouest. Cathelineau, blessé dans la bataille, meurt dans les jours suivants. C'est en fait le tournant de la guerre. La Convention, désormais sous les ordres de Robespierre, s'apprête à réagir vivement. La violence et la cruauté de la république sera à la hauteur de la terreur causée par les Vendéens. Paris décide d'exterminer la région.

Charette a repris les armes le 26 juin au cri de « Vive Louis XVIII ! » Les 29 et 30 juin, les deux Guérin et Sapinaud battent les Bleus à Mareuil, à Beaulieu, à Montaigu et à Aigrefeuille et leur enlèvent dix mille rations de pain et d'eau-de-vie. Des officiers et des soldats bleus, entassés dans des maisons vides sont livrés aux flammes : la boucherie continue. A cette nouvelle, le bataillon des chasseurs de Cassel sort du camp de Pierre-Levée, se répand dans les campagnes voisines, pille, égorge, incendie et ne rentre qu'après avoir détruit tout le pays environnant.

Marchand obtient quelques moyens dérisoires pour organiser une expédition dans les profondeurs du continent africain. La colonne française Marchand part de Marseille pour le Congo et traverser l'Afrique vers l'est jusqu'au Nil, emportant 3000 charges de 30 kg et le vapeur démontable Le Faidherbe. La colonne Marchand, avec 5120 tirailleurs et 8 officiers, atteint Fachoda  et renforce les défenses de la place avant l'arrivée des Anglais. Le pouvoir politique parisien furieux de voir conquis à si bon compte un empire immense, force Marchand à donner la place aux Anglais. Il part alors du sud Soudan pour terminer son expédition à Djibouti. Voir les chroniques du 10 juillet, du 18 septembre, du 11 décembre, du 13 janvier.

En reconnaissance des sacrifices consentis par le Canada lors de la Première Guerre mondiale et pour la victoire remportée par les troupes canadiennes lors de la bataille pour la capture de la crête de Vimy en avril 1917, cette terre leur est offerte. Le monument actuel est érigé par les Canadiens, lesquels comptent plus de 66 000 morts. Le terrain n'est pas canadien comme peut l'être une ambassade, car le gouvernement français a accordé « au Gouvernement du Canada, gracieusement et pour toujours, le libre usage de la terre, exempte de toute forme de taxe ». La loi française s'y applique.

Le 21 juin 1925, les premiers martyrs de l'Amérique du Nord, six missionnaires et deux jésuites sont déclarés bienheureux. Le 29 juin 1930, le pape Pie XI, canonise les Pères Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Antoine Daniel, Charles Garnier, Noël Chabanel, Isaac Jogues, René Goupil et Jean de La Lande, tous de la Compagnie de Jésus!

Robert Schuman, homme d'Etat français, naît le 29 juin au Luxembourg. Avocat, il devient président du Conseil des ministres de Vincent Auriol en 1947, puis ministre des Affaires étrangères de 1947 à 1952. Il est considéré comme l'un des fondateurs de l'Europe ; son procès de béatification a été lancé en 1991 et reste au point mort, faute de miracle reconnu.

Antoine Marie Jean-Baptiste Roger de Saint-Exupéry est un écrivain et aviateur français. Il est né le 29 juin 1900 à Lyon. Il s'oriente vers les beaux-arts, avant de devenir pilote d'aviation suite à son service militaire. En parallèle de son emploi à l'aéropostale, Saint-Exupéry écrit de nombreux romans. Il disparaît en vol le 31 juillet 1944.

Son expérience de pionnier de l'aviation et de pilote de guerre lui donnera toute la légitimité pour délivrer son principal message : c'est par le dépassement de soi que l'on devient un Homme. Parmi ses principaux livres se trouvent :

L'Aviateur

Courrier sud

Vol de nuit (Prix Femina)

Terre des hommes

Pilote de guerre

Lettre à un otage

Le Petit Prince

Citadelle, (ouvrage posthume)

Très remonté contre la politique des gaullistes voici quelques extraits de ce qu'il écrit pendant la guerre :

« Dites la vérité, Général, la France a perdu la guerre, mais ses alliés la gagneront. » (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 208)

« L'armée qui reculait n'était plus une armée […] La France a joué son rôle […] Les vaincus doivent se taire comme les graines. » (Pilote de guerre)

«Il me semblait qu'un Français à l'étranger devait se faire témoin à décharge et non à charge de son pays (EG, p. 286) […] Si je n'étais pas gaulliste à New York, c'est que leur politique de haine n'était point pour moi la vérité » (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 269).

« J'ai eu raison, je crois, dans tout ce que j'ai pensé depuis deux ans sur les affaires de mon pays. Je n'aime pas plus aujourd'hui le général De Gaulle. C'est ça, la menace de dictature. C'est ça, le national-socialisme. Je n'aime pas la dictature, la haine politique, le credo du parti unique. Quand le national-socialisme meurt ailleurs, ce n'est vraiment pas raisonnable de le réinventer pour la France. Je suis très impressionné par cette bande de fous. Leur appétit de massacre entre Français, leurs souhaits en ce qui concerne la politique d'après-guerre (bloc européen) conduira une France aussi affaiblie que l'Espagne à ne plus être qu'un satellite de la Russie ou de l'Allemagne. Ce n'est pas dans cette direction que loge pour moi la vérité. » (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 272-273)

« Je continue de penser que le salut de mon pays ne réside point dans une épuration sanglante par les fanatiques du « parti unique » ». (Écrits de guerre, 1939-1944, Gallimard, Folio, p. 286)

Le pape Pie X réforme la curie romaine créée par le pape Paul III en 1542 et structurée par le pape Sixte V en 1588 ; elle est restée jusque-là sans grands changements. Pie X décide de la réorganiser avec la bulle « Sapienti Consiglio ». La curie est composée de onze congrégations au lieu des vingt-deux ; la Sainte Inquisition est remplacée par la Sacrée Congrégation pour la propagation de la foi. Depuis, la Curie Romaine a subi deux autres réformes, sous Paul VI en 1967 et Jean-Paul II en 1988. Le pape François continue cette réforme aujourd'hui.

C'est dans le cadre du dossier sur le financement douteux d'associations d'handicapés par son Secrétaire d'Etat Gilibert de 1988 à 1993. Rocard dit avoir ignoré les montages financiers en question.

Extrait :

« Toute personne expérimente en elle un élan pour aimer de manière authentique: l'amour et la vérité ne l'abandonnent jamais totalement, parce qu'il s'agit là de la vocation déposée par Dieu dans le cœur et dans l'esprit de chaque homme. Jésus Christ purifie et libère de nos pauvretés humaines la recherche de l'amour et de la vérité et il nous révèle en plénitude l'initiative d'amour ainsi que le projet de la vie vraie que Dieu a préparée pour nous. Dans le Christ, l'amour dans la vérité devient le Visage de sa Personne. C'est notre vocation d'aimer nos frères dans la vérité de son dessein. Lui-même, en effet, est la Vérité. »

Lois Spalwer

Posté le 29 juin 2017 à 06h06 | Lien permanent | Commentaires (0)

28 juin 2017

La Famille, l'ennemi public n°1

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 21h13 | Lien permanent

Après le Mariage pour tous, voici l’Enfant pour tous

De Ivan Rioufol :

"L’avis du Comité consultatif national d’éthique, favorable à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes et non plus aux seuls couples hétérosexuels stériles, a été annoncé mardi. Dimanche dernier, la Gay Pride parisienne avait fait de cette reconnaissance son mot d’ordre politique, au nom de l’égalitarisme et de la non-discrimination. S’inclinant devant cette procession foutraque et vulgaire désormais institutionnalisée, Emmanuel Macron avait salué par tweet "la France arc-en-ciel. Nous sommes riches de nos diversités, soyons-en fiers ! #MarcheDesFiertes #LoveisLove". Peu auparavant, la mairie de Paris avait fait savoir qu’elle entendait être "la ville phare de l’inclusion et de la diversité". L’élu parisien Jean-Luc Romero, à la pointe du militantisme homosexuel, avait rappelé que "Paris, ville des droits de l’Homme", était déjà "LGBTIQ-friendly", c’est-à-dire copine avec les homos, les lesbiennes, les transsexuels et autres. La capitale recevra d’ailleurs les Gay Games en 2018. Elle compte aussi développer le tourisme homosexuel. Ce vendredi, le Bundestag allemand devrait pour sa part légaliser à son tour le mariage homosexuel, accusant un net retard dans la "modernité" revendiquée par les minorités sexuelles. Elles sont prêtes à brandir l’homophobie en riposte à la moindre critique, comme les exaltés islamistes le font en utilisant l’islamophobie pour clouer le bec.

Observer le Comité d’éthique emboiter le pas de la Gay Pride en lui offrant ce qu’elle réclamait deux jours auparavant dans les rues de Paris n’est peut-être qu’un hasard de calendrier. Cette concordance des temps souligne néanmoins la puissance acquise par le militantisme gay, capable d’embrigader de fins esprits au nom d’idéologies saugrenues. L’obsession de la non-discrimination, qui est à la base des exigences des minorités sexuelles ou religieuses, est une instrumentalisation des droits de l’Homme qui les dénature. Elle en vient, ici, à ignorer les droits de l’Enfant. La Croix de ce mercredi rappelle que la Convention internationale des droits de l’Enfant, ratifiée par la France, prévoit (article 7) que l’enfant a "dans la mesure du possible le droit de connaître ses parents". Ce droit lui est enlevé dans le cas de PMA sans père puisque le donneur reste anonyme. A cette première possible violence existentielle imposé par des femmes ou couples de femmes n’écoutant que leurs désirs s’ajoute cette autre violence consistant à supprimer la place du père dans la conception et l’éducation de l’enfant. Ce droit à l’enfant, vers quoi ouvre en fait l’avis du Comité d‘éthique, est une porte ouverte à la marchandisation des fœtus, des grossesses, des naissances. Au nom d’une non-discrimination absurde (la femme et l’homme sont dissemblables par nature), le pouvoir gay se montre dans sa dangereuse tyrannie. Macron, qui dit vouloir une société apaisée, osera-t-il y résister ?"

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 20h51 | Lien permanent

PMA : Ludovine de la Rochère face à l'agressivité du militant LGBT Dominique Boren

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 20h48 | Lien permanent

Marine Le Pen : fabriquer des enfants sans père est éminemment négatif

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 20h45 | Lien permanent

Un producteur de CNN avoue ses intox sur la Russie

Dans un entretien récent enregistré par caméra cachée, l’un des cadres de la chaîne américaine CNN, John Bonifield, a reconnu que le sujet préféré de la chaîne sur les liens Trump-Russie et la soi-disant ingérence russe dans la présidentielle US n’était que «des conneries» diffusées «pour l'audience». John Bonifield a également exprimé des doutes quant à l’existence de fondements aux allégations contre la Russie, pointant du doigt la réputation controversée de la CIA. En anglais :

«Même si la Russie tentait de s’ingérer dans les élections, nous essayons de nous ingérer dans les leurs, notre CIA fait de la m**** tout le temps, nous essayons toujours de manipuler des gouvernements».

Il a aussi confirmé les soupçons selon lesquels le personnel de CNN serait politiquement opposé au Président Donald Trump, déclarant:

«Je sais que beaucoup de gens ne l'aiment pas et qu'ils aimeraient qu’il soit viré…» «Je pense que le Président est en son droit de dire, écoutez, vous avez lancé une chasse aux sorcières contre moi… vous n'avez aucune preuve réelle».

3 journalistes de CNN ont démissionné, lundi 26 juin.

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 19h27 | Lien permanent

« Le CCNE se contredit et navigue au gré des événements - il n’a plus aucune crédibilité. »

La présidente de la Manif pour tous réagit à l’avis rendu par le CCNE :


Ludovine de La Rochère : "Le CCNE se contredit... par bvoltaire

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 18h45 | Lien permanent

Lionel Zinsou nommé nouveau président de Terra Nova, qui se rapproche de Macron

Terra Nova a largement inspiré la politique de Hollande (réforme du collège, réforme du code du travail, loi sociétale, ...). Maintenant que le PS a disparu, ce "think tank" se rapproche de Macron. Selon Le Monde :

Zinsou"Terra Nova s’éloigne de plus en plus du PS. Le think tank « progressiste » s’est en effet choisi un nouveau président, près de six mois après la mort de François Chérèque. C’est Lionel Zinsou, 62 ans, un fervent supporteur d’Emmanuel Macron.

Ancien premier ministre du Bénin (18 juin 2015-6 avril 2016), candidat malheureux à l’élection présidentielle du pays il y a un peu plus d’un an, ce métis franco-béninois – passé lors de ses études en France par de prestigieux établissements comme Louis-le-Grand et l’Ecole normale supérieure – a été la plume de Laurent Fabius lorsque celui-ci était premier ministre (1984-1986). Il a surtout un riche passé dans le monde économique. Il a ainsi fait carrière comme banquier d’affaires à la banque Rothschild avant de diriger, en 2009, le fonds d’investissement européen PAI Partners. Il est également l’auteur d’un essai remarqué en son temps, Le Fer de lance : essai sur les nationalisations industrielles (Olivier Orban, 1985).

Bref, c’est le candidat idéal pour reprendre le club de réflexion créé en 2008. « Nous avions une grille de qualités à respecter, explique Thierry Pech, le directeur général. Nous recherchions un progressiste, ouvert sur le monde, en prise avec les réalités économiques et qui s’intéresse à la vie des idées. » Une fiche de poste fléchée, donc, pour M. Zinsou qui remplit tous ces critères. Mais le choix de Lionel Zinsou revêt aussi une dimension symbolique. Avec cet homme à la double culture, Terra Nova pourra espérer se tourner vers l’Afrique, même si M. Pech tient à préciser que cela relèvera de l’initiative de son président. « C’est une perspective dont je me réjouirais », complète-t-il néanmoins.

Autre avantage et non des moindres : les relations de M. Zinsou avec Emmanuel Macron. Les deux hommes se sont croisés à la banque Rothschild et le nouveau président du cercle de réflexion a fait partie des conseillers..."

Franc-maçon notoire, Lionel Zinsou avait déclaré que toutes les loges s'étaient mobilisées en faveur d'Emmanuel Macron.

Lionel Zinsou, alors à la tête d'une mission de préfiguration d'une future fondation pour la mémoire de l'esclavage, de la traite et de leurs abolitions, avait remis un rapport, en mars, dans lequel il voulait créer une Fondation d'utilité publique pour "promouvoir la connaissance de l'histoire de l'esclavage mais aussi celle des sociétés et cultures créoles", et avait suggéré l'implantation à Paris d'un site mémoriel.

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 18h43 | Lien permanent

PMA : l'Ubérisation de notre reproduction humaine

Historienne spécialiste de la Seconde guerre mondiale et homosexuelle, Marie-Jo Bonnet est farouchement opposée à la loi Taubira, à la procréation médicalement assistée (PMA) et à la gestation pour autrui (GPA). Dans Famille chrétienne, elle s’insurge contre l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) :

"Il semblerait que le Comité ait accepté l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires pour pouvoir maintenir l’interdiction de la gestation pour autrui (GPA). C’est une stratégie à courte vue ! Je ne suis pas certaine que cela sauvegarde la prohibition des mères porteuses. Car, derrière les revendications du mouvement LGBT en faveur de la PMA, il y a des hommes qui militent pour la GPA, et qui instrumentalisent les lesbiennes et les femmes seules pour parvenir à leurs fins. En outre, le lobby médico-financier sort renforcé de cet avis."

Laetitia Pouliquen, fondatrice de WomanAttitude, cofondatrice et ex-Directrice d'Europe for Family, écrit dans Le Figarovox :

"Si l'Ubérisation est une pratique économique permettant la mise en contact direct de professionnels et de clients pour l'utilisation de services internationaux, la pratique économique mondiale de la procréation artificielle y ressemble beaucoup par son aspect «plate-forme internationale» mettant en contact direct de nombreux intervenants de plusieurs pays grâce à internet. Concrètement, l'enfant peut être «fabriqué» par plusieurs «parents» provenant de plusieurs pays que les personnes soient fertiles ou pas. Ne soyons donc pas naïfs: derrière les modes progressistes et les prétendues évolutions sociétales qui désirent affranchir l'Homme de sa contingence, se trouve un marché juteux. L'enfant, lui, sera le grand oublié de l'affaire, ce que nous pourrions tous reconnaître, quelles que soient nos positions éthiques.

[...] La réponse médicale de la surmédicalisation de la procréation est-elle adéquate ou serait-elle manipulée par des intérêts financiers majeurs? On dénombre aujourd'hui plus de cinq millions d'enfants dans le monde et 1,4 million en Europe, nés de fécondation In Vitro depuis 1978. En Espagne, 2% des enfants naissent par fécondation in Vitro et en France, 3% des enfants sont des «bébés éprouvette». Le European Journal of Obstetrics and Gynecology and Reproduction Biology fait état d'une hausse conséquente des demandes de fécondations In Vitro alors que le taux d'infertilité, lui, est stable depuis 20 ans.

L'Ubérisation de la procréation humaine est symbolique d'un marché mondialiste libéral qui contourne les lois nationales. Le marché des technologies de reproduction assistée englobe de nombreuses industries et tiers-parties: laboratoires pharmaceutiques et biomédicaux, personnels de santé mentale, cliniques spécialisées en procréation artificielle, laboratoires de séquençage génomique pour dépistage préimplantatoire, banques de gamètes, agences et cliniques spécialisées en GPA, experts juridiques, réseaux mafieux de trafic d'enfants etc… À titre d'exemple, mentionnons que le Danemark est un gros pourvoyeur de sperme anonyme, permettant ainsi aux Suédois et Norvégiens de contourner leurs lois qui interdisent, elles, l'anonymat. L'achat de sperme, sélectionné sur catalogue et livré par courrier express international, varie 250 et 23 000 dollars en fonction des diplômes et des caractéristiques génétiques du donneur. Les projections de croissance du marché sont de 4.4% par an de 2016 à 2023 pour atteindre les 31,4 milliards de dollars en 2023. La procréation humaine artificielle constitue donc un marché international conséquent, alimenté par un écosystème très vaste."

Dans la décision du CNE il est avancé que "les études ont montré que les enfants élevés par des couples de même sexe ne font ni mieux, ni moins bien que les autres". Or, la méthodologie de ces études est volontairement mauvaise pour obtenir ce résultat, comme cela avait été mis en évidence ici. Et bizarrement, ici la méthodologie et les résultats sont tout autres.

Jean-René Binet, professeur à la Faculté de droit de l'Université de Rennes 1, déclare à Eugénie Bastié :

"Un enfant sait bien qu'il ne peut être issu de deux femmes. Une fois ce verrou levé, on ne voit pas bien ce qui empêcherait de supprimer la condition d'âge ou la condition de vie. Inéluctablement, par effet de système, ces questions se poseront avec acuité et il sera bien difficile de ne pas y répondre par l'affirmative. À tout prendre, il semble que les raisons qui ont conduit le législateur de 1994, puis ceux de 2004 et 2011 à façonner puis maintenir ce modèle, conservent toute leur pertinence. [...] Il est difficile d'anticiper l'avenir juridique. Toutefois, si l'on reprend les débats de 2011, on constate que ce qui a conduit au rejet de la PMA dans les couples de femmes est qu'elle risquait d'entraîner quasi automatiquement et sous peine de discrimination, l'ouverture du recours aux mères porteuses - la GPA - dans les couples d'hommes. Le législateur de 2011 ne souhaitant pas s'engager dans cette voie avait donc considéré que cela devait obligatoirement le conduire à refuser l'ouverture de la PMA aux couples de femmes." 

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 18h34 | Lien permanent

Sur les 18 députés qui avaient signé la pétition de l'Inter-LGBT en faveur de la PMA Pour Toutes, seuls 3 sont aujourd'hui députés

En 2015-2016, l'Inter-LGBT avait fait signer une pétition aux élus en faveur de la PMA pour les femmes homosexuelles (pétition d'élus ouverte du 23/10/15 au 01/04/16). Sur les 18 députés qui avaient signé cette pétition, seuls 2 sont aujourd'hui réélus :

  • Brigitte Allain, Député (EELV), Aquitaine (Mandat clos)
  • Christian Assaf, Député (PS), Hérault (Mandat clos)
  • Isabelle Attard, Député (Sans étiquette), Basse-Normandie (Mandat clos)
  • Serge Bardy, Député (PS), Maine et Loire (Mandat clos)
  • Patrick Bloche, Député (PS), Île-de-France (Mandat clos)
  • Marie-Françoise Clergeau, Député (Parti Socialiste), Pays Loire (Mandat clos)
  • Sergio Coronado, Député (EELV), Hors-de-France (Mandat clos)
  • Valérie Corre, Député du Loiret (PS), Centre Val de Loire (Mandat clos)
  • Cécile Duflot, Député, Co-présidente du groupe Écologiste (EELV), Île-de-France (Mandat clos)
  • Laurence Dumont, Député. Vice-présidente de l'Assemblée nationale (Parti Socialiste), Normandie (réélue)
  • Olivier Dussopt, Député (PS), Rhone-Alpes (réélu)
  • Aurélie Filippetti, Député (PS), Moselle (Mandat clos)
  • Joël Giraud, Député (PRG), PACA (réélu)
  • Chaynesse Khirouni, Député de Meurthe-et-Moselle (Parti socialiste), Grand Est (Mandat clos)
  • Audrey Linkenheld, Député (Parti Socialiste), Nord (Mandat clos)
  • Véronique Massonneau, Député (Écologistes! ), Vienne (Mandat clos)
  • Maud Olivier, Députée (PS), Essonne (Mandat clos)
  • Bernard Roman, Député (PS), Nord (Mandat clos)

Sans vouloir faire de relation de cause à effet, si les députés de la nouvelle mandature veulent être réélus en 2022, il doivent se poser quelques questions...

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 18h04 | Lien permanent

En pendant ce temps, la liberté scolaire croît aux Etats-Unis

Ainsi que l'explique Yves Daoudal :

"Lundi, la Cour suprême a pris une décision qui « détruit le mur de séparation de l’Eglise et de l’Etat », selon les laïcistes ; et qui pourrait ouvrir la voie au chèque scolaire, se félicitent les défenseurs de la liberté scolaire et de la liberté religieuse.

L’affaire est aussi simple que triviale. Mais elle est de celles qui peuvent conduire en effet à une révolution.

La paroisse luthérienne de la Trinité, à Columbia dans le Missouri, avait demandé une subvention de l’Etat pour refaire le sol de la modeste aire de jeux de son « centre scolaire » (école maternelle, garderie, catéchismes) au titre de la sécurité des enfants. La paroisse était cinquième sur la liste de 44 demandeurs, mais la subvention lui fut refusés, pour le seul motif qu’il s’agit d’une « église » et que la Constitution de l’Etat interdit toute subvention à des organismes religieux. La paroisse contre-attaqua en faisant valoir que la décision de l’Etat était discriminatoire et contraire à la liberté religieuse garantie par le premier amendement. De fil en aiguille l’affaire est donc arrivée jusqu’à la Cour suprême.

L’importance de l’arrêt est qu’il rend quasiment inopérant le fameux « amendement Blaine ». Du nom de James Blaine, qui tenta en 1875 de faire adopter un amendement à la Constitution des Etats-Unis interdisant les subventions publiques pour tout projet religieux. Le texte fut voté par 180 députés contre 7, mais échoua à obtenir les deux tiers des votes des sénateurs. Dans les années qui suivirent, une grande majorité d’Etats (dont le Missouri) inclurent l’amendement Blaine (ou un texte similaire) dans leur Constitution.

L’amendement Blaine était clairement anticatholique : il visait en fait à interdire toute subvention aux écoles confessionnelles, lesquelles étaient alors presque toutes catholiques. Il était donc largement soutenu par les protestants. Ironie de l’histoire, l’Eglise catholique s’étant organisée en fonction de la situation, l’amendement frappe aujourd’hui surtout les protestants…

L’Etat du Missouri citait explicitement son « amendement Blaine » pour refuser sa subvention. En donnant tort à l’Etat du Missouri, la Cour suprême rend donc l’amendement implicitement anticonstitutionnel. Et détruit d’abord son principe.

L’arrêt a été pris par 7 voix contre 2. (Les deux sont Sonia Sotomayor nommée par Barack Obama, et la furie Ruth Bader Ginsburg.) Mais les sept ne sont pas complètement d’accord entre eux. Le juge John Roberts a tenu à préciser que s’il y avait eu clairement violation de la liberté religieuse dans la décision de refuser la subvention pour la seule raison que c’était une paroisse, cela n’implique pas que l’Etat doive donner des subventions à une activité religieuse. C’est l’usage de la subvention qui compte : il s’agissait de refaire un sol, ce qui n’est pas en soi religieux. Financer la réparation d’un lieu à statut religieux n’implique pas de financer l’usage religieux de ce lieu.

Mais les juges Clarence Thomas et Neil Gorscuch ont chacun rédigé une note contestant cette interprétation. La plus importante est celle du nouveau juge nommé par Donald Trump. Neil Gorsuch affirme que la distinction faite par le juge Roberts entre statut religieux et usage religieux n’est pas pertinente sur le plan constitutionnel, il souligne qu’autrement l’arrêt pourrait être interprété de façon erronée comme permettant la seule réfection des sols des aires de jeux ou autres équipement ayant un lien avec la sécurité des enfants. Or, affirme-t-il : « Les principes généraux, ici, ne permettent pas la discrimination en matière de pratique religieuse – que ce soit sur une aire de jeux ou ailleurs. »

Les partisans des libertés scolaires saluent une grande victoire. Car l’amendement Blaine est toujours brandi comme argument massue contre le chèque scolaire : un Etat ne peut pas donner d’argent pour l’école que choisiraient les parents, puisque si l’école est confessionnelle l’Etat subventionnerait un organisme religieux… Mais aujourd’hui l’amendement Blaine a sérieusement du plomb dans l’aile. Affaire à suivre…"

 

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 17h56 | Lien permanent

Le Brexit... c'est horrible pour ceux qui restent

Unknown-4Le budget européen va connaître un manque de 13% quand le Royaume-Uni aura définitivement quitté l'UE. Mercredi, le commissaire européen au Budget, Gunther Oettinger, a estimé que Bruxelles devrait trouver 20 milliards d'euros pour combler le manque à gagner lié au Brexit, sur un budget total de 157,9 milliards.

L'Union européenne va donc lancer une réflexion sur l'avenir de ses ressources. Plusieurs pistes sont pour l'heure à l'étude.

La première consisterait à réduire les dépenses, mais ce n'est pas dans le sens de l'histoire matérialiste...

Une autre consisterait à multiplier les taxes européennes, TVA, impôt sur les entreprises, taxe sur les transactions financières, versées directement au budget de l'Union. Mais dans deux ans, il y aura les élections européennes. Avec le risque de voir l'élection de nombreux députés eurosceptiques...

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 17h49 | Lien permanent

Allemagne : aussitôt dit, aussitôt fait

Les députés allemands ont ouvert la voie mercredi à un vote ce jour-là au Bundestag, juste avant la pause estivale, en décidant en commission de présenter à l’ordre du jour une proposition de loi dénaturant le mariage. L’inscription formelle à l’ordre du jour ne sera prise que vendredi matin en séance plénière mais cela ne devrait être qu’une formalité.

Cette accélération du calendrier vient de la déclaration d'Angela Merkel qui s'est soudainement prononcée en faveur de cette loi, espérant gagner quelques voix aux prochaines élections. Mais cette précipitation ne fait pas du tout les affaires de son camp : ils auraient préféré un vote sur cette question après les élections législatives du 24 septembre. Les membres de son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), se sont prononcés mercredi en commission contre un vote dès vendredi. Mais ils ont été mis en minorité.

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 17h42 | Lien permanent

Le porte-parole du gouvernement veut museler la presse et créer une injustice envers les enfants

Unknown-3Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a estimé qu’une évolution de la législation était envisageable après l’avis rendu par le CCNE sur la PMA, ouvrant la voie à la fabrication d'enfants privés de père.

Il a aussi demandé à la presse de "ne pas chercher à affaiblir" le ministre du Travail Muriel Penicaud, ancienne responsable de Business France visé par une enquête, "car nous sommes dans un moment important pour la réforme du travail".

Le ministre va défendre le projet de loi d'habilitation à réformer le droit du travail par ordonnances. Selon Libération, elle a "validé" certaines dépenses relatives à l'organisation d'une soirée à Las Vegas où Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, avait rencontré des dirigeants de start-up françaises, un "contournement des règles" de l'agence publique chargée de faire la promotion de la France auprès des investisseurs étrangers. Elle aurait ensuite tenté d'étouffer l'affaire, selon le quotidien. Selon Le Canard enchaîné, le coût de l'opération réalisée par Havas pour Business France, sans appel d'offres, aurait été de 381.759 euros, dont 100.000 euros pour frais d'hôtel. Dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte notamment pour favoritisme, les sièges de Business France et d'Havas ont été perquisitionnés le 20 juin.

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 17h42 | Lien permanent

Le Cercle Fraternité (FN) dénonce l'ouverture de la PMA et appelle à une écologie intégrale

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Par ailleurs Nicolas Bay a aussi réagi :

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 17h31 | Lien permanent

Roland Magdane "Le jeu de cartes"

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 16h37 | Lien permanent

Helloasso censure le respect de la vie et promeut la GPA

HelloAsso à suspendu la cagnotte des Survivants sans procès :

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En revanche pas de problème pour la cagnotte d'une association qui milite pour la GPA ! Là cela ne semble pas déranger le ministre Schiappa qui a salué la décision de HelloAsso à l'encontre de l'association Les Survivants.

Cette société commerciale qui n'est pas une association, n'a pas le droit de refuser de vendre ses services à quiconque. D'ailleurs, une association qui propose de violer les lois sur l'avortement en encourageant les femmes à avorter au-delà des délais légaux bénéficie aussi de ses services.

Les Survivants sont décidés à porter cette affaire en justice car cette cagnotte ne présente rien d'illégal. 

Le Salon Beige

Posté le 28 juin 2017 à 15h27 | Lien permanent

Thierry Bouclier : pensez printemps français !

Entretien du Salon Beige avec Thierry Bouclier à l’occasion de la réédition de son dernier ouvrage, La République amnésique, aux éditions TerraMare, préfacé par le professeur Frédéric Rouvillois.

Capture d’écran 2017-06-27 à 17.37.13Le nouveau monarque Macron nous demande de « penser Printemps ». Votre ouvrage va-t-il aider les Français à « penser Printemps » ?

S’il pouvait les aider, non pas à « penser Printemps » comme Alain en 1935 mais à « penser Printemps français » comme des millions de manifestants en 2013, cela serait une très bonne nouvelle ! Le grand mouvement qui s’est levé en 2013 était un mouvement décomplexé. L’objectif du livre est précisément de décomplexer les Français sur de très nombreux thèmes – le contrôle des flux migratoires, la famille, l’Europe ou l’histoire de la colonisation – sur lesquels pèse une véritable chape de plomb idéologique.

L’opération de sidération qui a permis l’élection de Macron et cette victoire paradoxale aux dernières élections législatives prouve que non seulement la république est amnésique, mais que les Français semblent l’être tout autant ?

Assurément. Il est à craindre que les Français vont rapidement oublier – si ce n’est déjà fait – qu’ils se sont levés en masse pour défendre la famille en 2013 comme ils l’avaient fait en 1984 pour défendre l’école. Ce que les parents supportent désormais dans les écoles privées sous contrat démontrent qu’ils n’ont plus aucun souvenir de ce que fut le combat contre la loi Savary. Ils ont pareillement oublié les raisons pour lesquelles ils votaient De Gaulle, Pompidou et même Chirac (celui de l’appel de Cochin en 1978) et Marchais (celui de 1980 et de l’arrêt des flux migratoires).

Comment en est-on arrivé à cette dérive incroyable des idées, des concepts, de l’intelligence. Sommes-nous rentrés dans l’hiver de l’intelligence avec Macron ?

Mai 68 voulait interdire d’interdire. Mais la société issue de Mai 68 ne repose que sur des interdits. Il ne se passe pas une journée sans qu’un homme politique, un journaliste, un sportif ou un artiste, ne se voit reprocher d’avoir « dérapé ». Celui qui dérape est celui qui a prononcé le mot interdit ou défendu une idée désormais taboue. Tous les grands thèmes sont désormais contaminés. La famille. L ’avortement. Le mariage. L’immigration. La colonisation. La sécurité. L’école. Une ligne jaune a été tracée. Il est interdit de la franchir. Celui qui la franchit dérape et sort du cadre républicain. Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’au vu de la doxa dominante, la classe politique, de gauche et de droite, a dérapé en toute sérénité pendant les 80 premières années du vingtième siècle. De Gaulle a dérapé. Mais aussi l’abbé Pierre, Marchais ou Jean Moulin. Même Simone Veil a dérapé.

Comment sortir de ce carcan idéologique anesthésiant voire débilitant ?

En se décomplexant. Cela demande un effort considérable tant l’anesthésie est puissante, mais ce n’est pas impossible. Le souffle qui s’était levé en 2013 est retombé. Mais il peut repartir.  

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, pourquoi cette amnésie collective changerait-elle ? et donc pourquoi avoir réédité ce livre aux éditions TerraMare ?

La réédition, la mise à jour et l’augmentation étaient nécessaires car les choses ne se sont pas arrangées depuis 2008, année de la première édition. J’ai ajouté de nombreux développement sur le mariage –  il faut relire Elisabeth Guigou et Alain Juppé –, l’islam, l’immigration et ses nouveaux tabous, l’école et sa dérive.

Thierry Bouclier est avocat et auteur de nombreux ouvrages, notamment d’une biographie de l’abbé Denis Coiffet, zélé serviteur d’une Église meurtrie, mais qu’il servit toute sa vie avec le même amour filial.

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 14h34 | Lien permanent

Qu’est-ce qu’être à droite ?

Réponse de Thierry Mariani dans Minute :

Unknown-2"Je pense que c’est être attaché à certains sujets concernant le domaine régalien : à l’autorité, au respect de la loi, au respect de la souveraineté nationale, au respect de l’identité de la France et de son histoire. Etre à droite, c’est être attaché, aussi, à certaines valeurs économiques. Parmi celles-ci, il y a, en premier, la liberté. D’où la défense de la libre entreprise, la contestation du poids de l’Etat et de celui des dépenses publiques quand elles sont excessives comme c’est le cas aujourd’hui au lieu de rester dans des proportions raisonnables. Il en va de même pour la fiscalité, qui doit demeurer raisonnable.

Je dois d’ailleurs dire, concernant ces derniers thèmes, que lorsque je regarde le programme du Front national, je ne vois pas de programme de droite. Le paradoxe, c’est que le changement complet de paradigme économique n’a pas été couronné par un échec puisque la vraie surprise, et le vrai succès hors des partis traditionnels, que cela nous plaise ou non, c’est La France insoumise, c’est-à-dire l’extrême gauche, ce n’est pas le Front national."

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 13h40 | Lien permanent

Près de 100 députés vont saisir le Tribunal constitutionnel pour contester l’autorisation d’avorter pour cause de malformation ou maladie

Lu dans Présent :

"En Pologne, un groupe de près de 100 députés (sur 460) de différents partis vont saisir le Tribunal constitutionnel pour lui demander de constater le caractère anticonstitutionnel de l’autorisation d’avorter pour cause de malformation ou maladie grave et incurable du fœtus. L’auteur de la saisine est un député du PiS qui demande au Tribunal constitutionnel polonais de dire si la possibilité d’interrompre une grossesse pour cause de maladie de l’enfant est conforme aux articles de la Constitution polonaise relatifs à la dignité inaliénable de la personne humaine, à l’égalité de traitement par les pouvoirs publics et à l’obligation de protection de la vie de chaque être humain. La saisine s’appuie sur un jugement du tribunal constitutionnel qui, en 1997, avait invalidé la clause introduite par la majorité sociale-démocrate (post-communiste) de l’époque, qui permettait les avortements motivés par la situation socio-économique de la femme enceinte."

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 11h54 | Lien permanent

Nicolas Dhuicq : "le combat est essentiellement culturel"

Nicolas Dhuicq a été battu dans l’Aube aux élections législatives dans la seule triangulaire de France. Bruno Subtil (FN) s'était maintenu alors que Nicolas Dhuicq n’avait pas appelé à battre Marine le Pen au 2nd tour de la présidentielle. Il répond à Minute :

Unknown"J’ai toujours respecté les électeurs du Front national, et aussi ce candidat. C’est aussi par respect des électeurs que je n’avais pas donné de consigne de vote à la présidentielle – il faut arrêter de prendre les électeurs pour des enfants. C’est à moi de penser, en tant que politique, pourquoi les gens votent pour Marine le Pen. Surtout, l’ennemi absolu était le programme d’Emmanuel Macron : un programme extrêmement dangereux pour la France qui, après avoir détruit le langage pendant la campagne présidentielle, est en train de détruire le politique. La stratégie intelligente de la part du candidat du FN aurait été d’appeler à voter pour le candidat qui s’est battu depuis des années avec quelques poignées de députés pour défendre une certaine idée de la France sur des sujets majeurs.

Pensez-vous que le programme du Front national était un programme de droite ?

Non, et c’est toute la contradiction interne de ce parti. Marine Le Pen a proposé au niveau macro-économique le programme commun de la gauche de 1981, dont chacun sait qu’il était intenable – il était plutôt d’inspiration crypto-marxiste ! Elle ne proposait pas, comme je le faisais, la suppression de la Commission européenne ou sa transformation en organe de conseil du Parlement européen. Son programme européen était intenable, encore, face à un électorat agricole qui ne peut pas vivre sans la politique agricole commune. Personne ne peut croire qu’avec un Etat en déficit, on pourrait brutalement la remplacer par une politique agricole française. Son programme faisait aussi une espèce de fixation quasi paranoïaque sur la double nationalité, mais ne proposait aucun discours construit sur la question de l’Islam, sur l’identité et sur l’ultra-libéralisme que représente M. Macron. [...] 

Pensez-vous que le décervelage par l’Education nationale a joué un rôle dans cette élection ?

Bien sûr. Tout a commencé à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, quand le Parti communiste français a réussi son opération de communication en faisant croire que la Résistance était de gauche, alors qu’en fait les premiers fusillés étaient d’Action française. Puis, après la mort de Malraux, la droite a abandonné la culture. Pourtant il y a quelques consciences qui s’éveillent, chez des jeunes en particulier... En ce qui concerne l’Education nationale, c’est un peu comme en psychiatrie : on dit qu’il faut trois générations pour avoir un psychotique. Pensez aux secrets de famille : s’il y a eu un meurtre dans la famille, la première génération l’a vu et elle sait qu’on n’en parle pas. La deuxième génération sait qu’il y a eu un meurtre, elle sait qu’on n’en parle pas. La troisième sait qu’il y a quelque chose de bizarre, des mots qu’on emploie ou qu’on n’emploie pas, mais elle ne sait pas pourquoi et cela rend fou. Transposons : souvent, les nouvelles générations ne savent même plus ce qu’elles disent. Elles tiennent un discours sans savoir pourquoi il a été mis en place.

Je crains que nous ne soyons entrés dans un monde qui ressemble à celui de la chute de l’Empire romain : les gens sont abreuvés de pain et de jeux. Je regarde très peu la télévision mais quand je l’allume, je suis navré de voir que nous payons des impôts pour une télévision publique qui fait les mêmes programmes que la télévision privée. Nous sommes dans l’inculturation et l’abêtissement permanents, et dès lors il ne faut pas s’étonner des résultats électoraux. C’est pour cela que le combat est essentiellement culturel. [...]

Vous avez parlé de la grande violence sous-jacente de la société et des menaces très violentes qui pèsent sur elle. Pensez-vous que Macron en soit conscient ?

Je ne pense pas qu’il soit totalement conscient de la réalité de la vie française et de sa complexité. Il fait partie de ces jeunes Occidentaux aisés qui considèrent que tout va se résoudre par la macro-économie, et ce, même face à des dangers majeurs comme celui du wahhabisme – cet islam politique profondément antidémocratique porté par l’Arabie saoudite et qui, avec le remplacement de population, est vraiment la question majeure pour nous. Il ne tient pas compte de l’irrationnel, sauf dans la manipulation des foules. Cette question fondamentale n’a pas été abordée clairement pendant la campagne électorale, y compris par Marine Le Pen. Si elle avait été bien entourée et si elle avait été capable de tenir un discours recevable, qui ne soit ni un dis- cours simpliste de rejet basique, ni un discours de naïveté absolue, elle aurait eu là un boulevard. [...]

Le combat est très gramscien : une victoire politique se prépare par des victoires culturelles. Il faut regrouper tous les penseurs, toutes les personnes qui ne sont pas satisfaites de l’offre politique actuelle avec des élus qui ont beaucoup trahi et un Front national qui est très divisé. J’avais en face de moi ce que j’ai appelé le front prolétarien qui a véhiculé un discours de haine des possédants, de haine des élites, et je ne pense pas qu’on puisse construire un pays comme cela. Il faut que la droite ait la possibilité de travailler avec ses intellectuels, de porter un projet politique pour la France qui intègre la spécificité de l’histoire et de la culture françaises, qui propose des réformes profondes de la construction européenne. Même en matière fiscale, je ne comprends pas qu’aucun candidat n’ait repris cette idée – portée par Jean-Marie Le Pen autrefois – de supprimer l’impôt sur le revenu en mettant tout sur la TVA. Si on est de droite, c’est un programme qu’on doit soutenir. L’impôt sur le revenu est très injuste. [...]"

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 10h21 | Lien permanent

La droite française est éparpillée façon puzzle

Minute appelle la droite à se mettre enfin au travail :

Capture d’écran 2017-06-27 à 18.13.09"[...] Côté Républicains, l’implosion, annoncée depuis des années, commence enfin. Avec deux groupes à l’Assemblée nationale, cinquante tendances et une guerre des chefs repartie de plus belle entre Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, le prochain congrès du parti risque fort d’être sanglant. Un peu comme si les chapeaux à plume des Républicains n’avaient toujours pas compris qu’ils avaient perdu deux élections présidentielles et deux élections législatives de suite, ce qui ne s’était jamais vu dans l’histoire de la Ve République.

Au Front national, les communiqués officiels rassurants n’arrivent plus à masquer les divisions. Pour gagner du temps et tenir ses troupes, Marine Le Pen a décidé de lancer une réflexion sur l’avenir du mouvement, sa stratégie et ses propositions, qui doit conduire à des décisions... dans le mois qui vient ! Pour autant, il n’est pas une semaine où les cadres du mouvement n’étalent leurs divi- sions et désaccords au grand jour et ne s’écharpent sur Twitter. Quant à la droite hors les murs, elle a été incapable d’exister électoralement (même lors de la primaire de la droite), excepté dans des situations locales très particulières, avec Emmanuelle Ménard ou Jacques Bompard.

Bref, à droite, pendant qu’on s’insulte, qu’on s’écharpe ou qu’on s’anathème (parfois avec raison), on ne pense plus. Le cerveau, ça doit être comme le cheval ou le vélo : à force de ne pas pratiquer, on oublie comment ça fonctionne. Et pourtant... Depuis quatre ou cinq ans, la pensée avait changé de camp. La gauche, autrefois hégémonique, avait cessé de penser. [...] C’est bien à droite que se déroulait l’agitation des idées : Manif pour tous, Veilleurs, revues (« Limite », reprenant pied sur le terrain de l’écologie, « Eléments », redevenu le lieu de débats commentés, « Philitt » et on en passe), colloques, tels ceux d’Iliade ou Oz ta droite, de Robert Ménard, essais de Zemmour, Villiers ou Buisson, etc. Evidemment, ce foisonnement était très minoritaire, certainement intellectualiste, trop parisien et déconnecté des préoccupations des Français. Est-ce pour cela que personne n’en a rien tiré d’un point de vue électoral ? Un peu sans doute. Mais pas uniquement.

Depuis des années, pour ne pas dire depuis des décennies, la droite politique a oublié de réfléchir. Comme l’a dit justement Bruno Retailleau, le fidèle lieutenant de François Fillon, à l’hebdomadaire « Le Point » : « Beaucoup d’intellectuels, issus parfois de la gauche, ont exprimé des idées qui sont les nôtres, mais nous n’avons pas décliné, actualisé leur travail sur le plan politique. » C’est le moins que l’on puisse dire. [...] Et pour une raison simple : à droite, les politiques qui lisent sont des exceptions. Pas le temps. Inutile. Même le journal du parti, c’est juste bon pour les militants. Qu’on ne forme pas, sauf à tenir un bureau de vote. Quel homme politique de droite a, depuis cinq ans, porté à l’Assemblée nationale ou dans les médias un discours intelligent, construit, constructif et pourquoi pas novateur sur les questions de civilisation ? Quel homme politique de droite a travaillé réellement sur les questions d’identité, de sécurité, de justice et, soyons fous, de souveraineté ou d’Europe ? Qui sait encore, hormis Jean-Frédéric Poisson, ce qu’est le principe de subsidiarité ?

A part : « On va mettre plus de policiers ! », « Il faut en finir avec les juges rouges ! » ou « C’est la faute de l’Europe ! », a-t-on entendu autre chose depuis cinq ans ? Tant que l’on se contentera de slogans en guise de programme politique, on n’arrivera à rien. Comme le dit Thierry Mariani dans l’entretien qu’il nous a accordé, « il faut tout reconstruire ». Cela passe par la réflexion. Par l’ex- position des idées. Par leur confrontation. « Minute » entend y contribuer. Avec tous ceux qui le souhaitent. Sans anathèmes et sans exclusive, mais sans concession à l’égard de ceux qui ne s’intéressent qu’à leurs intérêts boutiquiers."

Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 08h15 | Lien permanent

Projections de La Rébellion cachée à Besançon et Auxonne

La Rébellion cachée sera en Franche-Comté du 1er au 3 juillet : Besançon le 1er et Auxonne-Champdôtre le 3. Venez nombreux !

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Pour organiser une projection de ce « docufilm que les catholiques attendaient » dans votre paroisse, contactez rebellion.rabourdin@ gmail.com

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Michel Janva

Posté le 28 juin 2017 à 08h01 | Lien permanent

C’est arrivé un 28 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Saint Paul Ier, naît à Rome et succède à son frère le pape Étienne II, dont il continue la politique. Voir la chronique du 29 mai.

Les croisés sortent d'Antioche. Ce n'est pas une sortie poussive, mais une armée, en pleine possession de ses moyens malgré la famine et la fatigue. La surprise du chef de l'armée turque, le sultan Kerboga est telle qu'il ne réagit pas. En tête des Croisés, chevauche la Sainte Lance découverte miraculeusement par Pierre Barthélémy affirmant avoir eu une vision de saint André lui révélant que la Sainte Lance se trouvait enterrée dans la cathédrale Saint-Pierre d'Antioche. L'attaque franque est si foudroyante que la plupart des Turcs paniquent et bientôt, toute l'armée musulmane bat en retraite. Le siège d'Antioche devient rapidement légendaire, et au XIIe siècle fut le sujet d'une chanson de geste, la chanson d'Antioche. Voir la chronique du 3 juin.

C'est le 223ème pape de l'Église catholique, cf. la chronique du 23 mai.

Suite aux capitulations des villes protestantes de La Rochelle (le 28 octobre 1628, cf. chronique du jour), d'Alès (le 17 juin 1629) et de Privas (cf. les chroniques du 19 et du 28 mai), face à l'armée du Roi. Richelieu signe le traité d'Alès qui met fin aux hostilités. Reconduisant l'Edit de Nantes, ce texte a toutefois pour objectif de réduire au minimum le pouvoir politique des protestants et de leur retirer tous les droits qui leur permettaient de constituer un Etat dans l'Etat. Ainsi, si la liberté de culte est conservée et l'égalité civique assurée, les places fortes et le pouvoir militaire des protestants sont anéantis. Il faut toutefois attendre 1787 pour qu'un état-civil leur soit reconnu.

Charles Liènard de l'Olive et Jean du Plessis d'Ossonville accostent du côté de Pointe-Allègre, mandatés par la Compagnie des Îles d'Amérique. Quatre dominicains choisis par le cardinal de Richelieu et près de cinq cents colons engagés par contrat pour trois ans les accompagnent.

Sur proposition de Colbert, l'Académie royale de Musique est créée ; Lully en prend la direction en 1672. Sa mission est de produire des divertissements en langue française pour la Cour, de susciter, dans le public, le goût de la musique, et d'assurer un enseignement de qualité. Jusqu'en 1793, elle travaille en étroite collaboration avec l'Académie française et l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres pour la conception des livrets.

Voir la chronique du 27 février. Né à Quimper en 1736, fils d'un maître d'école, René Madec quitte le foyer familial à quatorze ans pour s'engager dans la Marine Royale de Louis XV. Arrivé en Inde, il combat contre les Britanniques sous le commandement de Joseph François Dupleix, puis à la tête de troupes autochtones du Grand Moghol (Empereur de l'Inde) Shâh Alam II. Ce dernier le nomme Nabab, lui confère le titre de Bocci ; ce qui en fait la troisième personne dans la hiérarchie militaire de l'Empire Moghol. Il s'installe près d'Hyderabad, à la tête d'une armée privée de 6 000 hommes constituée de Français et d'Indiens. Il mène une intense activité diplomatique pour rapprocher la couronne de France des Maharadjahs. Louis XVI l'anoblit et lui confère le grade de Colonel et l'Ordre Militaire de Saint Louis.

Le roi des Français Louis Philippe envoie la Légion étrangère, qui est, malgré elle, cédée et envoyée en Espagne, dès le lendemain.

Le docteur Alexis Carrel est un chirurgien, biologiste et neurophysiologiste français né à Sainte-Foy-lès-Lyon le 28 juin 1873 et mort à Paris le 5 novembre 1944. Agnostique, il se convertit lors d'un séjour à Lourdes en 1903, où il assiste à un miracle. Le Dr Carrel s'intéresse à Marie Bailly, à qui il a donné le pseudonyme de « Marie Ferrand » dans ses écrits, publiés à titre posthume sous le titre de Un voyage à Lourdes. Elle est alors au stade terminal d'une péritonite tuberculeuse, une maladie incurable et mortelle à l'époque. Carrel écrit d'elle:

«Il y a là une malade qui est actuellement plus près de la mort que tous les autres. De nombreuses fois j'ai été appelé à son chevet. Cette malheureuse est arrivée au dernier stade d'une péritonite tuberculeuse. Je connais son histoire. Toute sa famille est morte de tuberculose. Elle a eu des ulcères tuberculeux, des lésions pulmonaires, et maintenant, ces derniers mois, une péritonite, diagnostiquée tant par un médecin généraliste que par Bromilloux, un chirurgien renommé de Bordeaux. Son état est très grave, j'ai dû donner de la morphine pendant le voyage. Elle peut mourir à tout moment, juste sous mes yeux. Si un cas comme le sien arrivait à guérir, ce serait réellement un miracle. Je ne douterais plus jamais... Son état ne cesse de se détériorer. Si de retour chez elle, elle était encore en vie, ce serait déjà un miracle... Elle est condamnée. La mort est toute proche. Son pouls est très rapide, cent cinquante battements par minute et irréguliers. Le cœur s'affaiblit... »

Il publie ses observations honnêtement et en pleine persécution religieuse, deux ans avant la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, il se voit barrer à l'accession à une chaire universitaire ; il choisit alors de s'expatrier. En 1908, il réalise la première auto-transplantation rénale réalisée sur une chienne, puis reproduit l'exploit avec la plupart des organes. Il réalise en 1910 le premier pontage cardiaque expérimental ; reçoit en 1912 le prix Nobel de physiologie ou médecine, pour ses expériences sur la greffe des tissus et des organes, et sur leur survie en dehors du corps. Il se fait mondialement connaître par la publication de L'Homme, cet inconnu en 1935, il plaide notamment pour une politique nataliste, mais aussi eugéniste. Il promeut la reproduction en nombre des êtres humains à condition d'en éliminer les plus faibles, les déficients physiques et mentaux ". Il est partisan également de l'hygiène raciale.

Le traité mettant fin à la Première Guerre mondiale est signé dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l'Allemagne et les Alliés ; au même endroit où le IIe Reich allemand a été proclamé par Bismarck et Guillaume Ier en 1871…

Préparé par les vainqueurs, Clemenceau, Lloyd George, Orlando (pour l'Italie, qui est plus concernée par le Traité de Trianon) et Wilson, il est pétri de philosophie maçonnique et contient les germes de la seconde guerre mondiale. Il impose notamment à l'Allemagne, la restitution de l'Alsace-Lorraine, la création du "couloir de Dantzig" donnant à la Pologne un accès à la mer, la limitation du potentiel militaire et le versement de 20 milliards de marks-or, la perte des colonies allemandes.

L'original est confisqué par les nazis en 1940, récupéré par les soviétiques et envoyé à Moscou en 1945, où il est toujours. En Allemagne, ce "diktat " sera vécu comme une humiliation et fera naître un sentiment de revanche. Ce traité pose aussi les bases de la de la création de la Société des Nations (SDN), pour arbitrer et résoudre les conflits entre États en lieu et place du « Concert des Nations », héritier des Traités de Westphalie et de Vienne.

Signature du traité de 1919, galerie des glaces, Versailles

Après de longues négociations, c'est finalement le site français qui est retenu pour la construction du réacteur expérimental ITER. Créé en 1985 sous une impulsion de Gorbatchev, le projet regroupe l'Union Européenne, la Russie, le Japon, la Chine, les États-Unis et la Corée du sud. L'objectif est de créer de l'énergie non plus à partir de la fission nucléaire, mais à partir de la fusion. Très productive et peu polluante, cette technologie est souvent comparée au fonctionnement du soleil.

Lois Spalwer

Posté le 28 juin 2017 à 06h08 | Lien permanent | Commentaires (0)

27 juin 2017

PMA : que va faire le Premier ministre ?

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Le Salon Beige

Posté le 27 juin 2017 à 23h20 | Lien permanent

Abbaye de Lagrasse : ajoutez votre pierre à l'édifice

Michel Janva

Posté le 27 juin 2017 à 21h41 | Lien permanent

14, 15 et 16 juillet à Sens : session d’été sur la Justice-Sainteté

La Famille Missionnaire de Notre-Dame organise sa traditionnelle session d'été à Sens que le Père Bernard présente sur son blog :

Pbd_1_200"Nous vous invitons à notre Session de Sens (Tract PDF) (Evènement Facebook) sur le thème de la Justice-Sainteté. Après la Session sur la Miséricorde (Vidéos et MP3 ici), il nous a paru très important, en ce temps de crise des valeurs non négociables, de centrer notre Session sur ce thème si important.

N’oublions pas que Jésus utilise le mot “Justice” en deux Béatitudes clés : la 4e, bienheureux ceux qui ont soif et faim de justice, et la 8e, bienheureux ceux qui sont persécutés pour la justice.

Notre Eglise, nous voulons le rappeler, est l’Eglise Une, Sainte, Catholique et Apostolique. La sainteté n’est pas une option parmi d’autres. Nous sommes, tous, appelés à la sainteté, mais pour prendre résolument le chemin de la sainteté, nous devons, c’est évident, accueillir la grâce rédemptrice, méritée par Jésus et recevoir le don de la Miséricorde de Dieu notre Père. La Justice  Sainteté n’est pas possible sans l’action de l’Esprit-Saint et sans le respect de l’intégralité de la Loi de Dieu. Jésus, nous le redirons au cours de cette Session, n’est pas venu abolir la Loi mais l’accomplir. Il continue donc à nous demander l’obéissance aux 10 commandements de Dieu dans l’esprit des Béatitudes. La Loi de Dieu n’est pas un fardeau, mais un don, un grand don, qui nous permet d’agir comme Jésus, Marie et Joseph.

Notre Session sera enrichie par des témoins : Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban, Maître Jacques Trémolet de Villers, nos Foyers amis. Nous aurons aussi la joie, le premier jour, d’accueillir,  Monsieur Loïc Mérian, Directeur Général des Editions du Rocher, de Desclée de Brouwer et d’Artège.

Nous voulons vivre cette Session dans un esprit de famille. La Liturgie sera toujours le Centre et le Sommet de chacune de nos journées."

2017_Juillet_Session_Sens_image3[1]

Philippe Carhon

Posté le 27 juin 2017 à 19h14 | Lien permanent | Commentaires (0)

L'union des droites a fonctionné en Italie

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"L’alliance de la droite (Forza Italia de Berlusconi et Ligue du Nord) a remporté 20 des 22 villes où il y avait dimanche des municipales.

Le résultat le plus spectaculaire est celui de Gênes, bastion de la gauche, tombé à droite."

Puisse cela faire réfléchir nos droites françaises  (ou ce qu'il en reste).

Michel Janva

Posté le 27 juin 2017 à 18h05 | Lien permanent

La PMA extériorise l'acte humain de procréer, dans les laboratoires, ouvrant un marché et un contrôle de l'Etat

Rappelez-vous : le CCNE ayant donné un avis défavorable sur les questions de PMA, GPA et euthanasie, le gouvernement Hollande en a changé les membres un an avant l'échéance officielle (mai 2014) et a remplacé 16 membres alors que seuls 7 arrivaient en fin de mandat. Hollande en a profité pour ne placer que des membres socialistes, désormais juges et partie, transformant le Comité Consultatif National d'Ethique en Comité politique !

Pas étonnant qu'il se soit prononcé aujourd'hui, en contradiction avec son avis de 2013, en faveur de la PMA pour les paires de femmes (lire l'intégralité de l'avis). Néanmoins, cet avis n'a pas fait l'unanimité au sein même du Comité d'Éthique : 11 avis dissidents, soit un quart des membres. Plusieurs sages ont émis une opinion divergente. En 2011, le Législateur avait considéré la PMA comme une réponse possible à l'infertilité médicale, par définition non choisie et non voulue.

Les AFC estiment dangereux de modifier cet équilibre, pour répondre aux pressions de lobbies qui militent pour un "droit à l'enfant". Des techniques médicales destinées à soigner des pathologies se trouveraient ainsi utilisées pour créer artificiellement une fertilité de convenanceLes AFC ne peuvent pas non plus admettre les conséquences d'une éventuelle généralisation de la PMA. Celle-ci déboucherait inévitablement sur l'autorisation de la GPA, négation de la dignité de la femme, de la maternité et du droit des enfants à connaître leur père et leur mère. Ouvrir la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes, c'est  délibérément priver de père un enfant, alors même que de plus en plus de professionnels de l'enfance (pédopsychiatres, services d'adoption...) soulignent l'importance de la place du père et de l'accès aux origines dans la construction de l'enfant. Les AFC attendent du Président de la République qu'il ne rouvre pas des débats de société qui ont contribué à la division du pays, à l'heure où toutes les énergies doivent être mobilisées vers la réconciliation, l'amélioration du sort des plus défavorisés et le bien commun.

Outre les AFC, le porte-parole de la Conférence épiscopale s'est inquiété :

Et La Manif Pour Tous déclare qu'elle se mobilise. Ludovine de La Rochère déclare : 

« Contrairement aux idées reçues et à la politique slogan, les Français se prononcent très clairement contre la PMA sans père, c'est-à-dire à la PMA pour les couples de femmes ou les femmes célibataires ». « Mobilisés pour défendre les droits des enfants et contre toute forme d'injustice à leur égard, comme les priver volontairement de père, les Français ne souhaitent pas vivre un quinquennat « Hollande bis » ! » « Nous appelons les Président de la République à entendre le message des Français qui, avec pragmatisme, attendent des réformes économiques et une efficacité dans les questions régaliennes. Aller contre la volonté des Français en ouvrant un débat sur la PMA sans père serait une erreur. Il faut donc éviter toute forme de provocation voire d'humiliation de la société »

La Manif Pour Tous souligne également que dans son avis, le CCNE se prononce contre la GPA, dénonçant « les violences juridiques, économiques, sanitaires, et psychiques qui s'exercent sur les femmes recrutées comme gestatrices et sur les enfants qui naissent et sont objets de contrats passés entre des parties très inégales. » Le CCNE appelle de ses vœux un renforcement des moyens de prohibition au niveau national et international. La Manif Pour Tous est disponible pour contribuer à traduire dans les faits cette volonté politique déjà affirmée par Manuel Valls en octobre 2014... et restée lettre morte depuis.

Getimage.aspxTrès attendu par une poignée de militants aussi radicaux qu'ultra-minoritaires, cet avis du CCNE n'est que consultatif. C'est pourquoi La Une du Monde est mensongère. La révision par le législateur des lois de bioéthique est prévue en 2018. Normalement pas avant...

Comme l'écrit Vivien Hoch, la PMA est loin d'être une pratique anodine. Elle cache en fait une réelle rupture dans la procréation humaine, un pli dans l'humanité. Issue des techniques d'insémination artificielle chez les bovins, elle ouvre à la planification industrielle et étatique des naissances. La PMA extériorise l'acte humain de procréer dans les laboratoires, ouvrant un marché et un contrôle de l'Etat. La PMA donne un espoir au désir d'enfant "quand je veux, comme je veux" et constitue une tentation pour le désir "d'enfant parfait". La PMA implique un tri des embryons, classés d'un simple coup d'œil en A, B, C, les "mauvais élèves" étants jetés dans les lavabos. La PMA implique un dépistage génétique des maladies potentielles (DPI) ouvrant la porte à un eugénisme de laboratoire bien silencieux. 

La PMA implique une surproduction d'embryons, des réductions embryonnaires et la congélation des embryons "en trop". Les embryons congelés (environ 200 000 actuellement en France) sont détruit ou servent de matériel pour la recherche. La PMA implique d'implanter plusieurs embryons dans l'utérus, puis d'avorter ceux qui se développent en trop : la réduction embryonnaire. Aujourd'hui, avec un simple séquencage d'ADN, il est possible de trier par la FIV les embryons qui ont un "risque" d'avoir une maladie. La PMA implique un eugénisme négatif lorsqu'elle élimine les "mauvais embryons" ET un eugénisme positif, puisque ce tri favorise les autres. Que se passera-t-il demain quand on détectera chez l'embryon un simple risque de diabète ou de cancer ? Finira-t-il dans le lavabo ?

Le professeur René Frydman qui fait partie des personnalités auditionnées par le C.C.N.E., écrit à propos d’enfants issus de donneurs anonymes :

« certains enfants ont besoin d’en savoir davantage sur la personne qui a donné ses gamètes et ses gènes et a ainsi contribué à leur fabrication » (R.Frydman, Le droit de choisir, p.37, Seuil, 2017).

« Fabrication », le mot est lâché ! Le Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine s’insurge contre cette conception de l’être humain et dénonce un avis inconséquent du Conseil Consultatif National d’Ethique, trop enclin à apporter de l’eau au moulin des promesses électorales qui, si elles peuvent être le reflet de la volonté de certains, ne sauraient être considérées comme l’intérêt de tous et en particulier des enfants. Comment après avoir noté dans son avis que « la demande d’Aide Médicale à la Procréation, avec IAD, pour procréer sans partenaire masculin, en dehors de toute infécondité pathologique, s’inscrit dans une revendication de liberté et d’égalité dans l’accès aux techniques d’AMP pour répondre à un désir d’enfant » et que « cette demande induit une disjonction évidente entre sexualité et procréation, entre procréation et filiation ; elle modifie profondément les relations de l’enfant à son environnement familial, en termes de repères familiaux, d’absence de pères institutionnalisée ab initio », peut-on choisir délibérément d’aller plus avant dans cette direction ?

Michel Janva

Posté le 27 juin 2017 à 17h26 | Lien permanent

LREM : Le Recyclage En Marche

Comme le souligne sur twitter, Jean-Dominique Merchet, le nouveau président de l'assemblée, François de Rugy, avait récolté 3,88 % lors de la primaire de la gauche, tandis que notre ministre de l'économie, Bruno Le Maire, récoltait de son côté, 2,38% à celle de droite... Une véritable équipe de gagnants !! C'est rassurant !

 

Carole d'Hombelois

Posté le 27 juin 2017 à 17h16 | Lien permanent | Commentaires (4)

2 juillet : jubilé du sanctuaire de Notre Dame de Fontpeyrine (24)

Capture d’écran 2017-06-27 à 07.34.58Le 2 juillet, nous fêterons le jubilé des 600 ans du sanctuaire de Notre Dame de Fontpeyrine, situé au coeur du Périgord Noir, à Tursac, près des Eyzies de Tayac.

Les premiers témoignages qui datent de l’an 1417, nous rapportent qu’un laboureur du hameau de Brugal possédait un bœuf qui, dès qu’il était détaché, courait vers le penchant de la colline et grattait la terre avec ses sabots toujours au même endroit. Le maître de l’animal voulut fouiller en ce lieu, et aux premiers coups de pioche jaillit une source abondante dont les eaux pures coulent toujours ; et à côté de cette source, sous une pierre, une statue de la très sainte Vierge Marie. Les habitants de Tursac ayant emporté celle-ci dans leur église, peu de temps après elle disparut, et on la retrouva près de la source. On construisit alors un modeste oratoire et la statue miraculeuse y fut dépo-sée avec vénération. Il s’agit d’une statue de la Vierge portant le Christ-Jésus dans ses bras, mesurant 77 centimètres de haut. La ligne allongée de la statue rap-pelle un peu le style gothique ; sa robe porte des traces de peinture bleue dans ses plis. Les mutilations de la Révolution française ont fait disparaître l’Enfant Jésus.

Le 2 juillet 1769, sous le règne de Louis XV, un orage, tel qu’on n’en avait pas vu depuis longtemps, dé-vasta les campagnes de Saint-Cyprien, du Bugue et de Terrasson. La paroisse de Tursac et les environs furent seuls épargnés. Les pieuses populations de l’époque attribuant cette exception à Notre-Dame de Fontpeyrine, firent vœu d’y aller tous les ans en procession, au jour anniversaire du bienfait. Le développement fut constant jusqu’à la Révolution avant laquelle on a compté plus de 20 000 pèlerins : plusieurs dizaines de paroisses se rendaient en groupes, atteignant chacun plusieurs centaines de personnes. Des dizaines de milliers de pèlerins se rendaient donc chaque année à Fontpeyrine, spécialement pour la grande fête de la Nativité. Victime elle aussi de la Révolution, la chapelle fut fermée pendant des années. Réouverte sous la Restauration, elle fut fermée de nouveau de 1826 à 1845 en raison des scandales de type révolutionnaire. Et le 21 juin 1874, la grêle désola le Sarladais et la région, Tursac ayant encore été exceptée.

Le sanctuaire, qui a toujours été propriété privée, a été vendu à l'Association éponyme (pour une somme symbolique) fondée pour sauvegarder les lieux et continuer à développer et à faire rayonner Notre Dame de Fontpeyrine, à une époque (1975) où l'évêché se désintéressait de "cette ruine". L'Association a ensuite confié le sanctuaire à la Fraternité Saint Pie X.

A l'occasion du jubilé, une grande campagne de restauration a été lancée : la réfection du toit sera achevée pour le 2, les sous-bois ont été nettoyés, le parking revenu en friches a été dégagé et réaménagé. Beaucoup de travail a été accompli par les bénévoles. Le budget du toit a été en partie bouclé par de nombreux dons, ventes, tombola. Mais il manque encore quelques sous….

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Michel Janva

Posté le 27 juin 2017 à 16h28 | Lien permanent

La recomposition de la droite se met-elle en marche ?

Dans un entretien accordé à Minute, Thierry Mariani, va dans le sens d'une recomposition nécessaire :

"la gauche a gagné lorsque François Mitterrand a su casser le tabou de la non-fréquentabilité du parti communiste. Je pense qu'on n'en est pas du tout là encore mais si, un jour, la droite veut gagner les élections, je dis que nous avons deux ans d'ici aux européennes pour faire en sorte que les gens qui partagent les mêmes valeurs, sans excès mais sans mollesse, puissent se retrouver"

Sur la question européenne, il va falloir que Les Républicains acceptent de remettre en cause le dogme de l'Union Européenne. Par ailleurs, le message est pondéré par son analyse de l'évolution du programme du FN :

"le programme économique avancé par Marine Le Pen pendant la présidentielle rappelle davantage le programme de François Mitterrand en 1981 qu'un programme de droite."

Mais la réalité lui fait penser, qu'au delà des partis, la Droite doit se recomposer autour des hommes conscients des dangers réels qui menacent notre pays :

"Le danger en France, aujourd'hui, ce n'est pas le Front national, c'est l'islamisme. Il faut regarder les évolutions des uns et des autres, les personnalités, et commencer au moins à discuter ensemble."

Comme d'autres avant lui, Thierry Mariani, en perdant son siège de député, recouvre une certaine liberté de parole. Il faut désormais passer aux actes pour être "constructif" et œuvrer ainsi au redressement de la France.

Carole d'Hombelois

Posté le 27 juin 2017 à 16h24 | Lien permanent | Commentaires (11)

Nantes : le Cours Charlier recrute

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Michel Janva

Posté le 27 juin 2017 à 16h12 | Lien permanent

La phénoménologie de la vie, un remède à la barbarie

De Vivien Hoch

1*MEBtqrmAjJ4DsNy7650nrg"Une grande partie de la philosophie contemporaine, du moins en Occident, est marquée par le nihilisme : déconstruction, études de genre, anti-naturalisme, anti-spécisme, réductionnisme, constructivisme, holisme, marxisme. Ces pratiques de pensée ont ouvert une ère du vide, selon l’expression de Gilles Lipovetsky. D’autres qualifient ce qui se passe de “barbarie” (Michel Henry, Jean-François Mattéi).

Mais la philosophie contemporaine a su aussi, de manière plus discrète, générer en son sein des anticorps conceptuels puissants face au nihilisme, en proposant de nouvelles manières de penser. En développant la notion de « monde de la vie (Lebenswelt) », la phénoménologie a permis de resserrer l’horizon du vide sur l’épaisseur concrète de la vie humaine. Le monde de la vie est une expression qui décrit la manière d’être au monde la plus originaire et la plus fondamentale. Nous avons une vie concrète, une adhérence au monde qui échappe aux logiques marchandes, idéologiques, étatiques, médiatiques, corporatistes. Pour échapper aux logiques mortifères pour la société et pour l’humanité, il faudra renouer avec un concept de vie à la hauteur des enjeux. C'est ce que propose le philosophe chrétien Michel Henry, à la suite de Husserl. (...)

La tentative phénoménologique de laisser la vie en dehors du réductionnisme scientifique a ouvert des voies de développement considérables pour les philosophies issues. Saint Jean-Paul II, phénoménologue « pratiquant », a forgé le concept d’ « écologie humaine » en méditant les textes de Husserl et de Max Scheler sur le monde de la vie(1). Ces méditations ont pu aboutir à un développement théologique des thématiques du monde de la vie ; ainsi l’affirmation suivante, issue de la lettre aux familles, « Le rationalisme moderne ne supporte pas le mystère »(2), peut-elle être comprise comme un prolongement théologique de la thématique du monde de la vie chez les phénoménologues.

De manière plus radicale encore, Michel Henry a développé ces dernières années une réflexion sur l’opposition radicale entre la Vie (en majuscule, chez lui) et ce qu’il appelle la « barbarie ». Ce phénoménologue catholique, décédé en 2002, a replacé la question de la Vie au cœur de la culture, de la civilisation et même de la théologie.

La barbarie, écrit Joseph de Maistre, cité par Michel Henry, est une ruine, non un rudiment(6). Ce qui veut dire que la barbarie est toujours seconde par rapport à la culture : elle n’est que dégénérescence de ce qui est déjà là. Avec la barbarie, s’ouvre une période de nihilisme destructeur, dont on ne sait si on en sortira un jour.

Ce nihilisme se caractérise par la destruction et l’oblitération qu’il provoque. Il tend à « oublier » la vie. Il la met hors-jeu, en dehors des préoccupations objectivistes, idéologiques ou économiques. De même que l’embryon n’est qu’un « amas de cellules » aux yeux de la logique scientifique, le travailleur n’est qu’une « force productive » pour la logique économique et le citoyen n’est qu’un « commis de l’État » pour la logique socialiste. L’hypertrophie de la rationalité scientifique provoque une réduction de la Vie à des logiques qui ne sont pas les siennes, et qui lui sont même contradictoire. Cette réduction de la vie enclenche autodestruction.

« Un mode de vie qui se tourne ainsi contre la vie, c’est-à-dire contre soi-même, c’est une contradiction » écrit Michel Henry. (...)

Se sortir de la barbarie, c’est renouer avec l’essence de la vie et la ressaisir comme ce qu’elle est : la source fondamentale de toute culture, de toute civilisation et de toute philosophie."

Michel Janva

Posté le 27 juin 2017 à 14h36 | Lien permanent

Chine : l’accord avec Rome tarde à venir

Logique :

A la veille de Pâques, l’évêque de Wenzhou, Peter Shao Zhumin a subi le même sort pour les mêmes raisons. Il a refait surface après vingt jours d’endoctrinement avant d’être à nouveau arrêté le 18 mai sans aucune information sur son lieu de détention.  Le 15 juin, il a été vu alors qu’il débarquait à l’aéroport de Wenzhou sous bonne garde, après quoi il a à nouveau disparu.  Sa vieille mère a déclaré craindre qu’on ne le ramène dans un sac comme cela s’est déjà produit pour d’autres évêques torturés avant de les laisser mourir en des temps pas si éloignés que cela : les deux derniers à subir ce sort furent John Gao Kexian, évêque que Yantai en 2004 et John Han Dingxian, évêque de Yongnian en 2007.

Le 20 juin, dans une note officielle, Michael Clauss, l’ambassadeur d’Allemagne en Chine – face au silence des autorités vaticanes – a demandé que l’évêque de Wenzhou soit libéré et a fait part de son inquiétude concernant les nouvelles lois religieuses qui risquent « d’ajouter de nouvelles restrictions au droit de liberté de culte et de pensée ».

L’évêque de Shanghai, Thaddeus Ma Daqin, arrêté immédiatement après son ordination en 2012, est toujours maintenu à l’isolement pour s’être dissocié de l’Association Patriotique – par obéissance à Rome qui estimait cette appartenance « incompatible » avec la foi catholique – et n’a jamais libéré depuis malgré qu’il se soit rétracté de cette dissociation il y a un an.

A Shanghai, le diocèse le plus peuplé de Chine, le séminaire avait été fermé à cette occasion, au point que quatre candidats prêts à recevoir les ordres depuis 2012 viennent seulement d’être ordonnés prêtres par l’évêque d’un diocèse voisin.

Et ce n’est pas tout.  Le jour de Pâques, à la cathédrale de Mindong, alors que le véritable évêque du diocèse était sous les verrous, Ma Daqin a été autorisé à concélébrer avec l’évêque illégitime de ce même diocèse, Vincent Zhan Silu, reconnu par le gouvernement mais pas par Rome. Il s’agissait d’un affront pur et simple au Saint-Siège étant donné qu’outre le fait que Zhan Silu était excommunié, il était également un membre éminent de l’Association Patriotique et vice-président du Conseil des évêques chinois, la pseudo conférence épiscopale mise en place par le régime communiste regroupant les seuls évêques qui leur sont inféodés et qui prétend revendiquer le pouvoir de désigner les futurs évêques.

Dans l’état actuel des choses, il n’est pas étonnant qu’à Rome, même les plus impatients partisans d’un accord jettent de l’eau sur le feu. [...]

Le 26 juin, soit quatre jours après la publication de cet article, Greg Burke, le directeur de la salle de presse du Vatican, a publié la déclaration suivante en italien, en anglais et en chinois : « en réponse aux questions de certains journalistes sur le cas de Mgr Pietro Shao Zhumin, Evêque de Wenzhou ».

« Le Saint-Siège suit avec grande inquiétude la situation personnelle de Mgr Pietro Shao Zhumin, Evêque de Wenzhou, éloigné de force de son siège épiscopal depuis désormais longtemps. La communauté catholique diocésaine et ses proches n’ont aucune information ni sur les raisons de son éloignement ni sur le lieu où il est retenu. A ce propos, le Saint-Siège, profondément attristé par cela et par des événements similaires qui ne facilitent malheureusement pas les chemins d’entente, espère que Mgr Pietro Shao Zhumin pourra retourner le plus vite possible dans son diocèse et qu’on lui garantisse de pouvoir exercer sereinement son ministère épiscopal. Nous sommes tous invités à prier pour Mgr Shao Zhumin et pour le chemin de l’Eglise en Chine. »

Le même jour, l’agence « Asia News » de l’Institut Pontifical des Missions Etrangères publiait une analyse des dix années de l’Eglise en Chine entre la Lettre de Benoît XVI de 2007 aux catholiques chinois et le silence sur l’arrestation de l’évêque que Wenzhou : un silence qui n’a été rompu qu’aujourd’hui par la timide déclaration de Greg Burke :

L’auteur est un certain “catholique du Nord-Est de la Chine nommé Joseph” et “Asia News” introduit son analyse de la sorte :

« Dans celle-ci, il parcourt ces dix dernières années en montrant comment – bien que le pape François ait déclaré sa validité comme étant toujours d’actualité – les faits démontrent que la Lettre de Benoît XVI est peu à peu trahie. En citant des faits et des situations, l’auteur décrit également comment le pouvoir du gouvernement chinois détermine de plus en plus la vie de l’Eglise et les nominations des évêques, choisissant et ordonnant des candidats qui vivent dans le « triste pragmatisme» (Evangelii gaudium, n°83). Joseph se plaint également de ce silence excessif qui entoure les persécutions que les évêques, les prêtres et les laïcs subissent en Chine et craint que le dialogue entre la Chine et le Vatican – dont une session vient de se dérouler le 20-21 juin dernier au Vatican – n’aboutissent à l’élimination de l’Eglise non-officielle ».

Michel Janva

Posté le 27 juin 2017 à 14h02 | Lien permanent

Projection de La Rébellion cachée à Paris, jeudi 29 juin

La Rébellion cachée sera à nouveau à Paris, jeudi 29 juin à 20h30 à Notre-Dame du Lys, 7 rue Blomet, dans le 15e. Venez nombreux ! Pour organiser une projection de ce « docufilm que les catholiques attendaient » dans votre paroisse, contactez rebellion.rabourdin@ gmail.com

NDduLys

Michel Janva

Posté le 27 juin 2017 à 13h35 | Lien permanent

Pas le droit de nous taire

Tribune de Marie Chazelas :

La classe politico-médiatique se refuse à nommer l’ennemi et ne combat, au mieux, que « le terrorisme ». Politiciens, philosophes et journalistes se comportent comme si le terrorisme n’était pas simplement une arme dont use l’ennemi dans les pays où il n’est pas (encore) implanté, comme il use, là où le prétendu État islamique a conquis des pans de territoire et veut agrandir son domaine ou le défendre, des chars, des avions, des snipers et des drones, ou encore du massacre des civils et de leur utilisation comme boucliers humains. La terreur que l’ennemi fait régner dans certaines zones de nos pays européens où les partisans du djihad ont imposé leur pouvoir, enfermant les femmes dans leurs maisons ou dans la prison de tissu qu’est le voile intégral et interdisant l’accès de ces quartiers aux forces de l’ordre, mais aussi aux pompiers et même aux médecins est une autre de ces armes. Le terrorisme n’est pas l’ennemi, mais une des armes de l’ennemi islamiste.

Mais il n’est pas correct de le dire : il faut faire semblant de croire que les terroristes sont tous des « loups solitaires » (même quand des liens évidents apparaissent entre eux) ou des déments, et que l’idéologie islamiste n’a rien à voir avec leurs actes, si fort qu’ils aient crié « Allah Akbar ! » ou « Mort aux Juifs ! » « Mort aux Croisés (les Chrétiens) ».

Quiconque met cette doctrine en doute est un affreux « islamophobe », un « fasciste », un ennemi du « vivre ensemble ».

Certains, pourtant, secouent le joug de cette doxa politico-médiatique. On voit des Juifs qui affirment tranquillement que quand un Merah tue des petits enfants dans une école juive, quand un Coulibaly attaque les clients d’un Hyper-Casher ou quand un voisin de 27 ans, d’origine malienne, récemment radicalisé en prison, torture et tue une Juive (Sarah Halimi) parce que Juive, il s’agit bel et bien d’antisémitisme, que cet antisémitisme, qui a éliminé les Juifs de nombreux pays musulmans, est consubstantiel à l’islamisme et que la tolérance, l’amour du « vivre ensemble » ne sauraient les obliger à le taire.

Je me demande pourtant pourquoi si peu de chrétiens osent en faire autant. Pourtant, la persécution des chrétiens par l’État islamique n’est pas moindre que la persécution des Juifs et c’est le même verset du Coran (S. I, v. 7) qui condamne les uns et les autres. Les martyrs chrétiens se comptent par centaines et milliers, ceux qui n’ont pas été tués (souvent dans d’atroces tortures) ont dû fuir sans rien emporter, pas même de nourriture ou le moindre argent ; ils sont des centaines de milliers réfugiés dans des régions voisines, au Liban ou en Europe, tandis qu’il ne reste presque plus de chrétiens dans des pays où pourtant leurs ancêtres vivaient des siècles avant que Mahomet entreprenne ses sanglantes conquêtes.

Pourquoi tant de membres du clergé, tant de chrétiens se sont-ils persuadés que la tolérance, la bienveillance, la miséricorde, exigeaient qu’on couvre les crimes musulmans du manteau de Noé et qu’on fasse semblant de croire qu’ils n’existent pas et que, à part quelques brebis égarées, les islamistes sont de doux agneaux, adeptes d’une religion d’amour et de paix ?

Réveillons-nous et reconnaissons l’ennemi pour ce qu’il est : un ramassis d’implacables assassins sadiques et racistes, antisémites, antichrétiens. Et, pas plus que les intellectuels, Juifs pour la plupart, qui dénoncent le silence autour de l’assassinat de Sarah Halimi, nous n’avons le droit de nous taire devant le sort réservé aux Chrétiens par les islamistes.

Les musulmans qui ne partagent pas les vues de ceux-ci devraient prendre la parole haut et fort pour dénoncer leurs actions. Il est vrai que la peur les taraude : selon une étude de l’Institut Montaigne, datant déjà d’une vingtaine de mois, la moitié des jeunes musulmans de 15 à 25 ans vivant en France partagent les opinions antisémites et antichrétiennes des islamistes.

Même s’ils continuent à se taire prudemment, nous n’avons, nous chrétiens ou héritiers de la civilisation chrétienne de l’Europe, pas le droit de nous taire.

Michel Janva

Posté le 27 juin 2017 à 13h00 | Lien permanent

"Si Le Monde Savait"

Court-métrage de Natalie Saracco (auteur d'un ouvrage écrit suite à sa conversion):

Michel Janva

Posté le 27 juin 2017 à 10h58 | Lien permanent

Camaret-sur-Aigues, consacrée au Sacré-Cœur

ConsécrationLe maire de Camaret-sur-Aigues, Philippe de Beauregard, a consacré sa ville au Sacré-Cœur en 2015 lors d’une cérémonie organisée avec le curé de la paroisse, le père Pascal M’Bamba. Dans la courte déclaration qu’il lit à l’assistance, le maire s’engage personnellement à ne pas prendre de décision contraire à l’enseignement de l’Eglise et implore le Sacré-Cœur de l’inspirer dans les actes quotidiens de son administration de la commune.

Comme le veut la tradition, cette consécration est depuis renouvelée tous les ans, cette année le 23 juin lors d’une cérémonie qui a réuni de nombreux paroissiens dans l’église du village.

Michel Janva

Posté le 27 juin 2017 à 10h08 | Lien permanent


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