30 août 2016

Primaire LR : Sens commun a déjà choisi son candidat

Sens commun a déjà pris parti pour un des candidats en lice à la primaire. Son nouveau président, Christophe Billan, indique à Famille chrétienne :

« Nous rendrons public notre choix avant le 10 septembre ».

FLe mouvement s’est basé sur deux critères !

Enfin et surtout, Sens commun « veut soutenir un candidat qui soit en position de gagner »Exit donc les « petits » candidats comme Jean-Frédéric Poisson ? Miser sur le cheval qui va gagner plutôt que sur ses convictions, cela ressemble fortement à la façon de faire de la politique, qui nous a mené là où nous en sommes.

Tout porte à croire, comme je l'indiquais hier, que Sens Commun soutiendra François Fillon, qui ne compte pas remettre en cause la loi Taubira, mais compte uniquement revoir la filiation.

Curieuse conception de l'expression "on ne lâche rien".

Sens commun a déjà fait part de sa décision au candidat choisi.

Sur son site, Sens Commun précise :

"Que ferez-vous si les objectifs ne sont pas atteints, notamment en 2017 ?

Si nous ne parvenons pas à faire entendre nos principes fondateurs et à en marquer le programme des Républicains, quelle qu’en soit la raison, nous ne resterons pas dans un mouvement qui nous utiliserait comme de simples alibis. La décision de poursuivre cet engagement collectif sera alors confiée au vote des adhérents de Sens Commun."

Michel Janva

Posté le 30 août 2016 à 16h50 | Lien permanent

L’échéance de 2017 ne se résume pas à un enjeu de gestion : elle représente un enjeu de civilisation

Jean-Frédéric Poisson, qui rentre d'un voyage en Serbie, déclare dans un entretien aux Nouvelles de France :

P"Je veux avant tout porter un message de cohérence. Tous les autres candidats à cette primaire ont alimenté, activement, la diplomatie, les politiques d’immigration et de complaisance à l’égard de l’islam dont nous payons les conséquences aujourd’hui. J’ajoute que leur conception de l’Europe, qui renonce à faire du continent autre chose qu’un espace de commerce, est clairement contraire aux intérêts européens, y compris donc ceux du peuple français et du peuple serbe. Mon ambition pendant cette élection est de dire aux Français que la croissance économique et la lutte contre les déficits publics ne peuvent pas être l’alpha et l’oméga des programmes de réformes de la France. Ce déplacement en Serbie et en République serbe de Bosnie m’ont conforté dans cette vision : on ne réformera la France qu’en travaillant à reconstituer la solidité de notre peuple, de notre culture et de notre histoire. Et la France ne pourra y réussir vraiment qu’en étant ambitieuse pour elle-même et pour l’ensemble des peuples européens. L’échéance présidentielle française 2017 ne se résume pas à un enjeu de gestion : elle représente un enjeu de civilisation. C’est ce que me rappellent tous les interlocuteurs que je rencontre lors de mes déplacements à l’étranger, qui attendent parfois beaucoup plus de la France que les Français n’en attendent eux-mêmes. On pourrait s’en désespérer. J’en tire au contraire une détermination et une espérance renforcées."

Michel Janva

Posté le 30 août 2016 à 16h37 | Lien permanent

Les pro-avortements s'inquiètent de la "glamourisation" du discours pro-vie

Le député Jacques Bompard réagit à la propagande pro-avortement dans la presse de ce jour :

"La promotion de la culture de mort adopte décidément bien des aspects : de la normalisation de l’avortement, qu’on tient pour droit acquis, à la caricature la plus grossière de ses opposants, on s’échine, dans les colonnes des grandes officines médiatiques, à faire de l’avortement une question anodine, dont les derniers réfractaires sont des invités aussi inattendus que supposés sots. « Le gouvernement s’organise pour contrer les actions des mouvements anti-IVG, dont la jeune génération exerce désormais sa propagande sur Internet », pouvait-on ainsi lire dans le numéro de Libération du jour. Une propagande dont l’usage semble bien modeste, en comparaison de celle exercée par le quotidien… Calomnie de l’adversaire : les militants défendant la vie « flirtent avec les limites des lois », puisque la création de sites Internet pro-vie ne tombe pas sous le coup de la loi du délit d’entrave à l’avortement. « Fichue liberté d’expression ! », semble se désoler la journaliste… Comme de coutume, le concept n’est abordé que lorsqu’il sert les luttes favorisant les caprices des bien-pensants : et d’une pseudo liberté d’expression, de plus en plus ténue, ne sont exaltées que les litanies en faveur de la culture de mort.

SAvec plus de 200 000 morts chaque année en France, l’avortement constitue le fléau démographique du XXIème siècle. Le discours établi, depuis le passage de loi Veil, ne cesse d’entériner une mesure qui, de dispositif d’exception, s’est érigée en garant de la liberté individuelle. Mais la jeune génération, forte d’un esprit critique renforcée par des années d’échecs et de couardise politique à l’échelle dite « sociétale », n’y croit plus. Et le ministre des Familles, de l’Enfance et des droits des femmes aura beau s’écrier que l’influence des « courants hostiles à l’IVG […] n’a fait que décroître », il n’en est rien. En témoignent les inquiétudes d’Osez le Féminisme, qui s’émeut de « la glamourisation (sic) de ce discours et un rajeunissement de sa cible ». Las des discours, repus de la glose idéologique serinée depuis plus de quarante ans, cette jeunesse entend bien combattre pour défendre la vie. Et munie des dispositifs modernes, cette lutte virtuelle qu’elle est en train de mener ne constitue qu’un premier pas.

Fruit d’années de mépris des gouvernements qui se sont succédé durant quatre décennies, la question de l’avortement reste délicate. Elle suscite l’ire des parlementaires, excédés à l’idée même d’estimer que « l’interruption volontaire de grossesse » constitue la mise à son terme d’une vie. Quolibets et déchaînement médiatique à l’encontre de Jacques Bompard, lorsque celui-ci propose en avril 2015 dans l’hémicycle, de faire prendre conscience aux femmes avortant de la teneur de leur geste. Complice de dissimulation, le gouvernement, condescendant, ne semble pas souhaiter laisser à la femme la responsabilité de son acte. Et lorsque le même député de Vaucluse dépose, en janvier 2016, une proposition de loi pour lutter contre toutes les violences faites aux femmes, il ne recevra du gouvernement aucune réponse, de la sphère médiatique la raillerie insultante consacrée.

Quarante ans de culture de mort ont suffi : aux combats surannés des militants défraîchis de mai 68 répond désormais une génération atterrée par la teneur dramatique qu’a pris l’avortement. Et de la sanité de ce souffle de vie, on ne peut que se réjouir !"

Michel Janva

Posté le 30 août 2016 à 16h28 | Lien permanent

Affrontement entre Soudanais et Afghans

CA Calais. Vous pouviez toujours chercher l'incident frontalier entre le Soudan et l'Afghanistan...

Deux migrants d'une vingtaine d'années ont été blessés gravement par plusieurs coups de couteau.

Malgré cela, l’Allemagne projette d’accueillir 300 000 nouveaux clandestins cette année et veut forcer ses voisins à se laisser envahir.

Michel Janva

Posté le 30 août 2016 à 16h18 | Lien permanent

Tentative d'égorgement d'un policier à Toulouse

Par un "déséquilibré" d'origine algérienne.

PL'individu s'est introduit dans le commissariat du Rempart Saint-Etienne ce mardi vers 14 heures 30, où il a tenté de s'emparer de l'arme de service d'un fonctionnaire de police. Faute d'y être parvenu, il a alors sorti un couteau et frappé le policier à la gorge. L'agresseur a été maîtrisé et transféré au commissariat central.

L'individu présenterait des troubles psychiatriques. Sic.

Il aurait attaqué l'adjoint de sécurité "parce qu'il représente la France".

La victime a été transportée à l'hôpita. Son pronostic vital ne serait pas engagé. Une policière présente dans le commissarait au moment des faits est en état de choc.

Michel Janva

Posté le 30 août 2016 à 16h16 | Lien permanent

Le soutien à la monarchie gagne du terrain

Unknown-35Un sondage réalisé par BVA et publié lundi, indique que de nombreux Français pensent que la présence d’un roi au sommet de l’Etat serait bénéfique pour le pays.

  • Près d’un Français sur quatre estime que cela aurait des conséquences positives sur l’unité nationale (39%) et la stabilité du gouvernement (37%). Ils étaient à peine 23% en 2007.
  • Pour 31% des Français, remplacer le président de la République par un monarque donnerait une meilleure image de la France dans le monde (24% en 2007).

Il existe un important clivage en fonction de la proximité politique de personnes interrogées :

  • 50% des sympathisants de droite sontplus ouverts à cette perspective
  • 20% des sympathisants de gauche
  • 55% au FN

Néanmoins, 17% des Français se déclarent réellement favorables à l’idée de voir un roi à la tête du pays. Un chiffre qui n’a pas progressé depuis 2007.

  • 4% à gauche sont favorables au remplacement du chef de l’Etat par un monarque, i
  • 22% à droite
  • 37% pour les sympathisants FN. 

Enfin, près de trois électeurs sur dix (29%) se disent prêts à voter pour un candidat royaliste au premier tour de la présidentielle.

Le 25 août, Louis de Bourbon, s'adressait aux Français sur les dramatiques évènements de l’été.

Michel Janva

Posté le 30 août 2016 à 12h37 | Lien permanent

Effondrement inéluctable de l'Algérie

Bernard Lugan est interrogé par Pierre Saint-Servant dans Présent. Extrait :

Unknown-32"L’Algérie est dans une situation sociale et économique très difficile, aggravée par les incertitudes entourant la question de la succession du président Bouteflika. Troisième producteur africain de pétrole, le pays est actuellement lourdement affecté par la baisse des cours du baril, ce qui plombe une économie de rente fondée sur le tout pétrole-gaz et assurant 96 % des recettes.

Sid-Ahmed Ghozali, ancien ministre et président-directeur-général de la Sonatrach de 1966 à 1979 a déclaré à ce sujet : « Je crains un effondrement. Il est inéluctable. Après 53 ans d’indépendance, notre société vit par la grâce d’une richesse épuisable et unique, de surcroît non créée par nous ; l’Algérie est l’un des rares pays, sinon le seul, à se retrouver dans cette si grande et si dangereuse précarité : 99 % de nos importations, y compris le blé de notre pain quotidien, sont payées par les revenus des hydrocarbures ! Qui est responsable de cet état de choses ? Un pouvoir vautré dans l’économie de la rente. »

Il y a donc une « cocotte-minute » prête à exploser, à quelques heures de nos côtes ?

La situation est en effet lourde de menaces car l’Algérie consacre le quart de ses recettes en hydrocarbures – ses seules recettes –, à l’importation de produits alimentaires de base. Les seules importations de céréales se montent, bon an mal an à trois milliards de dollars. A cette somme il convient d’ajouter le reste des produits alimentaires, soit plus de dix milliards de dollars. Quant aux subventions que l’Etat accorde aux denrées alimentaires importées et aux produits énergétiques, elles représentent 30 % du PIB national. Si la bombe sociale algérienne n’a pas encore explosé, c’est uniquement parce que l’Etat subventionne pour 60 milliards de dollars par an la consommation des « classes défavorisées ». A cette somme colossale, l’on doit ajouter 20 % du PIB consacré au soutien à l’habitat, aux familles, aux retraites et à la santé.

Dans ce contexte lourd d’orages, la clique satrapique qui saigne le pays depuis des décennies a intérêt à ce que la succession présidentielle se fasse dans l’ordre. En cas de chaos, elle sait qu’elle sera la première victime d’une éventuelle déstabilisation politique et que la rue lui réclamera des comptes. C’est pourquoi le noyau de profiteurs gravitant dans l’entourage du président Bouteflika a entrepris d’épurer l’armée et les forces de sécurité de tous ceux qui ne lui ont pas fait allégeance. Son but est de mettre au pouvoir l’un des siens, en s’alliant au besoin aux islamistes qui attendent leur heure."

Michel Janva

Posté le 30 août 2016 à 09h17 | Lien permanent

Il y a un espace politique pour des candidats résolus à réclamer un traitement différencié de la religion musulmane

Jean-Marie Le Pen compte investir près de 60 candidats aux prochaines élections législatives. Les marques "Front National Libre" et "Front National Français" auraient même d'ores et déjà été déposées. Comment évaluer le potentiel de nuisance d'une telle décision ? Bruno Larebière explique sur Atlantico :

"[...] A ma connaissance, la constitution en association de "Front National Libre" n’est encore qu’au stade de projet, et, de toute façon, l’agenda judiciaire lui impose d’attendre encore un peu. Car pour l’heure, Jean-Marie Le Pen, exclu du FN en août 2015, se considère toujours membre du Front national et même toujours président d’honneur du FN. Or ce n’est que début octobre que sera plaidée sur le fond, devant le tribunal de grande instance de Nanterre, la contestation de son exclusion. Les dépôts de marque à l’Inpi ayant été effectués par un tiers, il peut toujours arguer qu’il n’y est pour rien. En revanche, il ne peut pas ne pas apparaître dans la nouvelle structure associative. Disons qu’il a anticipé par procuration sur un jugement qui lui serait défavorable mais il ne peut pas encore aller jusqu’au bout, sauf à offrir un argument juridique à la partie adverse.

ComitésjeanneausecoursCe "Front National Libre" est le prolongement des Comités Jeanne (ou comités Jeanne au secours selon l’intitulé officiel déposé à l’Inpi). Jean-Marie Le Pen est un politique mais c’est aussi un communicant. Il sait très bien que les Comités Jeanne, ça ne dit rien à personne, tandis que "Front National Libre" atteindrait rapidement un taux de notoriété important. Il est d’ailleurs vraisemblable que la direction du Front national ne manquerait pas de lui intenter un procès pour parasitage de marque.

Ce "Front national Libre" – ou tout autre intitulé que Jean-Marie Le Pen déciderait de lui substituer – n’entend pas être un parti politique au sens classique. Jean-Marie Le Pen a bien précisé qu’il n’entendait pas mener "une action de développement national". Ce sera un peu comme une franchise, que Jean-Marie Le Pen accordera selon son bon vouloir à des candidats qui pourront s’en prévaloir pour les élections législatives de 2017. Mais comme l’a précisé Jean-Marie Le Pen, "investir, cela ne veut pas dire présenter des candidats", du moins pas nécessairement. Investir, c’est soutenir. Investir, c’est autoriser le candidat à se réclamer de la formation qui lui a accordé son investiture.

[...] Cette annonce d’une "franchise Le Pen" pour les législatives de l’an prochain est à rapprocher de la volonté du Parti de la France (PDF) de Carl Lang, ancien secrétaire général du FN, de présenter des candidats à ce scrutin, ainsi que je vous l’avais indiqué en mai dernier, avec l’espoir d’atteindre les critères requis pour bénéficier du financement public : obtenir 1 % des suffrages dans au moins 50 circonscriptions. Il est probable que les candidats du PDF bénéficieront de ce label, qui peut les aider à obtenir de meilleurs résultats qu’aux législatives de 2012. A l’époque déjà, une soixantaine de candidats issus du PDF, du MNR et de la Nouvelle Droite populaire s’étaient présentés aux législatives, regroupés sous un intitulé commun et éphémère, à vocation purement électorale, Union de la droite nationale, et seuls une vingtaine d’entre eux avaient dépassé les 1 %.

Je ne vois personne pouvant "sérieusement concurrencer" un candidat FN, mais cela ne veut pas dire que des candidats labellisés par Jean-Marie Le Pen seront dépourvus de tout pouvoir de nuisance. Je vais vous donner un exemple.

Aux législatives, se qualifient pour le second tour les candidats ayant recueilli 12,5 % des suffrages des électeurs inscrits – ou, à défaut, les deux candidats arrivés en tête, quel que soit leur score. En 2012, dans la 6e circonscription de Moselle, Florian Philippot avait obtenu 26,34 % des voix au premier tour, mais il ne s’était qualifié pour le second tour que parce qu’il était arrivé deuxième (juste devant le candidat UMP, avec 25,02 %). Ses 26,34 % ne représentaient que 12,40 % des électeurs inscrits ! Or, à ce scrutin, il y avait un candidat dissident, soutenu par l’Union de la droite nationale, qui avait obtenu 4,09 % des voix, soit 1,92 % des électeurs inscrits ! Comme quoi de petites candidatures peuvent avoir de grands effets, mais cela, on le sait depuis la présidentielle de 2002 et les moins de 200 000 voix qui ont manqué à Lionel Jospin pour se qualifier pour le second tour du fait de la candidature de Christiane Taubira. [...]

Dans le climat anti-islam que nous connaissons, et alors que le Front national vient de réitérer son désir que toutes les religions, y compris le christianisme, soient traitées de façon égale, au nom de la laïcité, il y a un espace politique pour des candidats résolus à réclamer un traitement différencié de la religion musulmane– ou, de façon positive, un traitement privilégié pour la religion chrétienne, consubstantielle à notre civilisation – et à défendre "la France éternelle", menacée de "submersion". C’est d’ailleurs ce que disait en substance Jean-Marie Le Pen ce jeudi sur LCI, en refusant d’entrer dans la polémique sur le burkini, qui n’est pour lui qu’une "petite conséquence" de l’ "immigration massive qui peut être mortelle pour notre pays". [...]"

Il est certain qu'avec des déclarations comme celles de Florian Philippot (directeur du FNJ et membre du bureau politique du FN) ou Eric Domard (conseiller spécial de Marine Le Pen, membre du Bureau Politique du FN), qui se définit comme "laïc intransigeant- la République pour seule religion", le FN fait tout pour favoriser ses concurrents.

Michel Janva

Posté le 30 août 2016 à 08h06 | Lien permanent

Qui aura vraiment le courage de tailler dans les dépenses de l'Etat ?

Charles Wyplosz, professeur d'économie internationale à l'Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève, directeur du Centre international d'études monétaires et bancaires, estime qu'il faut vraiment tailler dans les dépenses publiques :

Images"[...] Chez Les Républicains, au moins, on accepte que le gouvernement est obèse. C'est important et nouveau, car la tradition jacobine y est aussi puissante qu'ailleurs sur l'échiquier politique, héritage gaulliste oblige. Sous Chirac, le poids des dépenses publiques avait légèrement baissé, passant de 54% à 52% du PIB, l'essentiel ayant été accompli durant le premier septennat, y compris durant la période de cohabitation. Sous Sarkozy, elles ont augmenté puissamment, de 52% à 57%, et elles ont très légèrement baissé à 56% sous Hollande. Plus de la moitié des dépenses en France sont publiques! En Allemagne, on n'en est qu'à 44%, alors qu'en 1995 le niveau était le même qu'en France. [...]

On devrait pouvoir faire aussi bien avec moins, comme les Allemands. Or 10% du PIB, c'est 220 milliards de dépenses qu'il faut éliminer. En cinq ans, c'est faisable. C'est ce qu'a fait l'Allemagne entre 1995 et 2000 sous Kohl et Schroeder. Juppé, Sarkozy et Fillon manquent singulièrement d'ambition, Hollande on ne sait pas (mais on s'en doute). [...]

Depuis des lustres, les septennats et les quinquennats se succèdent, marqués de ces petites et grandes compromissions qui ont créé la situation actuelle. Un jour ou l'autre, il va bien falloir s'attaquer à la taille du budget, pas seulement aux déficits. Pour cela, il va falloir sévèrement couper dans les recettes et les dépenses, ce qui va fâcher beaucoup de monde. Ce ne sera possible que si l'on annonce la couleur à l'avance. Mais comment gagner des élections en promettant du sang et des larmes? C'est la quadrature du cercle."

Thibaut de la Tocnaye, Membre du Bureau politique du FN, Dirigeant-fondateur d’entreprises industrielles, dénonce l'annonce de Manuel Valls concernant une baisse de l’Impôt sur les Sociétés (IS) pour les PME :

"le taux passerait, en 2018, de 33,3 % à 28 % sur une deuxième tranche de bénéfice compris entre 38 120 € (seuil actuel du changement de taux de 15 % à 33,3 %) et 70 000 € maximum; au-delà de ce deuxième seuil, on continuerait d’appliquer 33,3 %… On comprend donc que cette mesure est dérisoire… En effet, excepté le fait qu’elle aille dans le bon sens, la diminution du taux est très faible et surtout cette deuxième tranche de bénéfice est beaucoup trop étroite pour avoir un impact réel sur la fiscalité des PME et donc leur capacité à réinvestir une part significative de leur résultat et relancer l’embauche. [...]"

Michel Janva

Posté le 30 août 2016 à 07h47 | Lien permanent

Liberté des musulmans de changer de religion : pas pour Jean-Pierre Chevènement

Unknown-34La nouvelle fondation pour l'islam sera présidée par Jean-Pierre Chevènement. 

Ce dernier s'est notamment fait connaitre en 1999, alors qu'il était ministre de l'Intérieur, lors d'une consultation rassemblant toutes les fédérations musulmanes, les grandes mosquées et certaines personnalités et leur soumit un texte qui ne pouvait « faire l’objet d’une négociation », mais qui a cependant été amendé : le texte initial précisait que cette convention « consacre notamment le droit de toute personne à changer de religion ou de conviction ». Si un musulman est libre de changer de religion, sa décision supplante celle du groupe. Après de longues discussions, ce point fut finalement retiré à la demande des autorités musulmanes, notamment de l’UOIF. Le pacte fut signé le 28 janvier 2000.

Aussi, l’ancien maire de Belfort explique sur son blog comment il a mis à disposition un terrain municipal pour une mosquée , et accordé un permis de construire aux islamistes de l’UOIF :

« Sur le terrain – et je prends l’exemple de Belfort – il est difficile d’imposer aux musulmans une seule mosquée dès lors que leur communauté est divisée. Une mosquée centrale a été autorisée par la Ville sur des terrains communaux. Sa construction s’achève. Mais la municipalité a dû accorder un permis de construire à une association proche de l’UOIF pour la construction d’une mosquée périphérique dans le principal quartier populaire de Belfort. On peut se demander à la lumière de l’expérience s’il ne faut pas favoriser la construction de plusieurs petites mosquées plutôt que celle, pourtant emblématique et valorisante, d’une grande mosquée centrale. C’est à la communauté des fidèles musulmans de surmonter ses divisions.  »

Michel Janva

Posté le 30 août 2016 à 07h32 | Lien permanent

1er septembre : conférence du père Argouarc'h à Toulon

Conf_Père_Argouarc'h

Michel Janva

Posté le 30 août 2016 à 07h19 | Lien permanent

C’est arrivé un 30 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

Sous son pontificat, les persécutions contre les chrétiens reprennent ; il meurt décapité le 6 août 258.

Voir les chroniques du 05 octobre, du 1er mai et des 15 et 25 août.

Le 25 août 1270, son père, le Roi saint Louis, lui donne son testament de gouvernement, un modèle pour tout chef d'Etat chrétien.

Pietro Barbo naît le 23 février 1417 à Venise et meurt le 26 juillet 1471. C'est un religieux italien qui devient le 211ème pape de l'Église catholique sous le nom de Paul II. Amateur de grandeur, il fait bâtir le palais Saint-Marc, actuel palais de Venise (palazzo Venezia). Il décrète également l'année sainte de 1475. Il autorise la création de l'université de Bourges le 12 décembre 1464, à la suite d'une demande du Roi Louis XI.

Il est assassiné le 30 août 1482 par ordre de Guillaume de La Marck, surnommé le «Sanglier des Ardennes » à Werz, près de Liège. La révolte qui s'en suit entraîne le siège de Liège. Mais le Roi de France a trempé dans le crime. Au moment du meurtre, Saint François de Paule, qui se trouve en compagnie du Roi, voit en extase la participation royale à ce crime et il annonce au Roi qu'il lui reste un an, jour pour jour, pour expier son crime. Dans son livre, La Vierge Marie dans l'histoire de France, (Editions Résiac, page 116 et 117) le marquis de la Franquerie note qu'il est un grand Roi, particulièrement pieux, mais:

« Malheureusement, il commet un abus de pouvoir doublé d'un crime, il participe au meurtre du prince évêque de Liège. Saint François de Paule annonce alors au roi qu'il a un an pour expier son crime. Louis XI, pendant cette année, se livre à une rude pénitence, fait construire une chapelle réparatrice, et meurt le jour annoncé. Son crime était pardonné, mais l'expiation devait suivre : sa descendance fut rejetée : son fils Charles VIII n'eut pas d'héritier salique et le trône passa à son cousin Louis XII. Saint Remy avait écrit dans son testament, au sujet du roi infidèle à sa vocation : « Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive la royauté » C'est la seconde fois que cette prophétie se réalise, elle se réalisera encore et prochainement. »

C'est après s'être confessé à Saint François de Paule que s'éteint ce grand souverain, que Jules Michelet, en haine de la Monarchie a décrit comme un génie démoniaque. Louis XI «le Prudent» a pourtant sagement administré le Royaume et su limiter le pouvoir des grands féodaux : à la Couronne ont été rattachés le Berry, la Normandie, la Guyenne, la Bourgogne, l'Anjou, le Maine et la Provence. Voir les chroniques des 3 juillet, 1er et 15 août.

Saint François de Paule, ayant vu en extase la participation royale, dans l'assassinat du Prince-Evêque de Liège et alors qu'il se trouve en compagnie du Roi au moment du meurtre, annonce à Louis XI que Dieu lui donnait un an pour réparer sa faute avant de le rappeler à lui. Comme annoncé, le Roi meurt le 30 août 1483. (*) Son fils Charles VIII, n'a pas d'héritier et la couronne passe à Louis XII.

(*) La Vierge Marie dans l'histoire de France, du Marquis de la Franquerie (Editions Résiac, pages 116 et 117)

Jeune martyr de 13 ans, Saint-Gaudens a été tué par les Wisigoths vers 475. La collégiale créée pour abriter ses reliques, et l'importance de la position pendant les croisades anti-cathares du début du XIIIe siècle, font de la ville un lieu célèbre. Le pape Clément V, ancien évêque de Saint Bertrand de Comminges, visite le chapitre de Saint Gaudens le 13 janvier 1309. Mais les protestants dévastent la cité en 1569. Les reliques sont alors mises en lieu sûr et ne reprennent leur place initiale qu'un siècle plus tard.

Louis XIV donne l'ordre à la marine française de bombarder Alger. Cette action est à replacer dans le cadre de la guerre franco-algérienne (1681-1688), suite à la déclaration de guerre à la France en 1681 par le dey. Louis XIV a confié la mission à Duquesne. A cause des conditions météo déplorables ce dernier n'obtient pas la reddition algérienne.

Défaite de l'armée française, commandée par Mac-Mahon, qui fait retraite sur Sedan

Le colonel Hubert Henry reconnaît être l'auteur du faux qui a permis de faire condamner Alfred. Cavaignac, ministre de la Guerre, le fait emprisonner au fort du Mont Valérien. Il est emprisonné au fort du Mont Valérien. Il se suicide et meurt le lendemain.

Rouen n'est plus qu'un tas de ruines après de nombreux bombardements des anglo-saxons.

Les négociations pour la Communauté européenne de défense (CED) durent depuis plus de deux ans. Elles échouent sur le refus du Parlement français de ratifier le projet, qui ne veut pas du réarmement de l'Allemagne.

Lois Spalwer

Posté le 30 août 2016 à 05h17 | Lien permanent | Commentaires (0)

29 août 2016

Au lendemain du carnage à Nice et de l'égorgement d'un prêtre, l'affichage identitaire musulman est indécente

Jean-Louis Harouel, professeur émérite d'Histoire du Droit à l'Université Paris Panthéon-Assas, qui vient de publier Les Droits de l'homme contre le peuple, déclare au Figarovox :

Unknown-33"[...] Le Conseil d'État s'est abstenu de prendre en compte le fait que la population était choquée de voir s'exhiber les burkinis sur les plages alors que de terribles massacres venaient d'être commis en France par des musulmans au nom de leur Dieu. Au lendemain du carnage de la promenade de Nice et de l'égorgement d'un prêtre dans l'exercice de son ministère, toute montée en puissance de l'affichage identitaire musulman en France est proprement indécente.

Le Conseil d'État s'est abstenu de prendre en compte le fait qu'est actuellement en cours une conquête silencieuse de l'Europe occidentale. Cette conquête est inscrite dans le Coran où l'on peut lire qu'Allah a promis aux musulmans de leur donner en butin la terre des infidèles. Cette conquête est parfois avouée par certains dignitaires musulmans. C'est ainsi que le cheikh Yousouf al Quaradawi, l'un des dirigeants de l'UOIE (Union des organisations islamiques européennes) — dont la branche française est l'UOIF (Union des organisations islamiques françaises) — avait déclaré: «Avec vos lois démocratiques, nous vous coloniserons. Avec nos lois coraniques, nous vous dominerons».

Le Conseil d'État s'est abstenu de voir que la conquête de nos plages par les burkinis n'est qu'une étape de l'appropriation de la France par l'islam politique. Le Conseil d'État s'est gardé de voir que les porteuses de burkini — de même que les porteuses de toute autre forme de voile islamique — sont les militantes convaincues ou dociles d'un djihadisme civilisationnel en train d'opérer la conquête feutrée de notre pays. [...]"

Michel Janva

Posté le 29 août 2016 à 22h09 | Lien permanent

La Fondation pour l'islam va s'occuper du burkini

Mais entre hommes uniquement... :

Capture d’écran 2016-08-29 à 20.38.45

Le ministre de l’Intérieur a organisé ce lundi une « journée de consultations sur l’islam de France » avec des responsables musulmans, des personnalités de la société civile et des parlementaires. L’objectif affiché par le gouvernement est de « faire émerger de manière volontariste, dans le respect de la laïcité, dans le dialogue et le respect mutuel, un islam de France ancré dans les valeurs de la République », selon le ministre de l’Intérieur et des cultes, Bernard Cazeneuve.

Deux structures doivent être créées : une fondation laïque et une association cultuelle. La première, d’utilité publique, ne pourra pas financer des projets d’ordre religieux. Elle sera chargée de financer des projets culturels, éducatifs ou de recherche. L’association cultuelle, indépendante de l’Etat, centralisera les financements du culte musulman et gérera la formation théologique des imams.

Ces deux structures seront privées de financements étrangers (hors Union européenne). Du moins officiellement.

La fondation va hériter du patrimoine alloué à son « ancêtre », la Fondation des œuvres pour l’islam de France (FOIF), créée en 2005 par Dominique de Villepin. Soit quelque 950.000 euros restant d’une donation du sénateur et vendeur d'avions (aux pays arabes...) Serge Dassault. L’Etat (et donc le contribuable) pourrait contribuer à hauteur d’un million d’euros.

L’association cultuelle pourra percevoir des dons de fidèles. Ses responsables devraient également négocier une « contribution volontaire » auprès des acteurs du secteur de l’alimentaire halal, un marché estimé par certaines sources professionnelles à environ 5 milliards d’euros par an. Que tout le monde finance désormais en France.

La fondation sera présidée par Jean-Pierre Chevènement. Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) siégera au conseil d’administration aux côtés de l’écrivain Tahar Ben Jelloun, l’islamologue Ghaleb Bencheikh, le recteur de la mosquée de Lyon Kamel Kabtane, l’entrepreneur Najoua Arduini-Elatfani et de deux membres du « comité des donateurs » de cette fondation.

Quant à l’association, ses contours sont encore flous. Elle sera « présidée par un Français de confession musulmane », a indiqué le ministère de l’Intérieur... Outre la transparence et la centralisation des financements, la principale mission de la future association sera la formation théologique des cadres musulmans. 

Michel Janva

Posté le 29 août 2016 à 20h47 | Lien permanent

Pilules : le pharmacien n’est pas un simple distributeur de boîtes !

Des pharmaciens défendent une clause de conscience revendiquée par 85% d’entre eux, notamment pour la vente de produits contraceptifs. Jean, pharmacien, souligne les dangers d’une contraception qui, « pour des raisons idéologiques », échappe à toute traçabilité, à la réglementation pourtant extrêmement  contraignante et poussée qui encadre la vente et la distribution des médicaments :

P« on peut raisonnablement considérer qu’une utilisation occasionnelle pourrait être sans danger, mais les pharmaciens qui délivrent ce produit savent que des jeunes filles le prennent plusieurs fois par an, voire plusieurs fois par mois. Ces pharmaciens savent donc que certaines mettent leur santé en danger. Le fait d’avoir supprimé toutes les dispositions usuelles destinées à garantir la sécurité sanitaire n’en fait pas un produit moins dangereux à utiliser ; au contraire, on a banalisé son utilisation et comment s’étonner qu’il soit autant utilisé ? Notre pays bat les records d’utilisation des pilules contraceptives, et aussi de pilules du lendemain, notamment chez les jeunes, mais aussi du nombre d’IVG. Les jeunes sont particulièrement victimes de cette banalisation, leur responsabilité est bafouée, puisqu’on leur offre, gratuitement, la solution pour pallier leur insouciance ».

Sophie, pharmacienne, rapporte le malaise de nombreux pharmaciens

« sollicités pour ces délivrances, particulièrement chez les mineures, puisque le dispositif d’anonymat, de non traçabilité et de gratuité ne leur permet pas de sécuriser l’acte pharmaceutique, d’assurer le bon usage, et en conséquence de promouvoir le respect de la santé de la patiente ».

Cette distribution automatique de produits dangereux interroge quand

« le laboratoire fabricant lui-même écrit qu’on ne connait pas avec précision le mode d’action de la pilule du lendemain…il s’agit en principe d’empêcher l’ovulation. Mais si l’ovulation a déjà eu lieu et qu’un nouvel être a été conçu, le produit va entrainer son élimination ».

« le pharmacien n’est pas tenu de répondre positivement à toutes les demandes qui lui sont faites en officine, encore plus concernant la contraception d’urgence dont la pilule du lendemain. Tout simplement parce qu’il est professionnel de santé avant d’être commerçant. Le médicament n’est pas un produit comme les autres et le patient n’est pas un client comme les autres. Le pharmacien n’est pas un simple distributeur de boîtes ! ».

A ceux qui trouvent scandaleux que des pharmaciens, en conscience, ne souhaitent pas délivrer ces produits, Jean répond

« un jour viendra peut-être où un scandale sanitaire éclatera du fait de l’inconscience des pouvoirs publics qui ont tout fait pour banaliser l’utilisation de ces produits ».

Sophie ajoute :

« le refus de vente de la part du pharmacien peut avoir une finalité pédagogique et rappeler que les nombreuses dérogations dont fait l’objet la contraception d’urgence, notamment la pilule du lendemain, n’exemptent pas le pharmacien de sa responsabilité personnelle à chaque fois qu’il dispense ce produit. Au contraire, il faut donner au pharmacien la pleine liberté d’exercer cette responsabilité en lui accordant la clause de conscience comme à tous les autres professionnels de santé ».

Michel Janva

Posté le 29 août 2016 à 17h52 | Lien permanent

Les nouveaux prêtres du bout du monde

PJoseph Enkh-Baatar a été ordonné prêtre hier en la cathédrale de Oulan-Bator, en Mongolie. Il est le premier prêtre de Mongolie, où les catholiques sont un millier.

Par ailleurs, au Pakistan, Mgr Sebastian Shaw a ordonné 5 prêtres hier. D’habitude il n’y a qu’une ou deux ordinations. C’est un record depuis 1994. Quelque 21 prêtres ont déjà été ordonnés au Pakistan cette année. Il y en aura trois autres à Karachi en octobre.

Michel Janva

Posté le 29 août 2016 à 17h30 | Lien permanent

La Turquie d'Erdogan menacerait des Turcs expatriés

Hebdomadaire franco-turc créé en 2008, Zaman France est une franchise du plus grand quotidien turc d’opposition, Zaman. Ce journal est associé au mouvement de l’imam Fethullah Gülen, ancien allié de Recep Tayyip Erdogan devenu son ennemi parce qu’il accuse le gouvernement de corruption. Installé aux Etats-Unis, il est soupçonné d’avoir orchestré un coup d’Etat (raté) pour renverser le président Erdogan. Emre Demir, fondateur et rédacteur en chef de Zaman France, déplore les répercussions de ces événements sur son journal.

Sans prendre parti dans l'affaire du putsch en Turquie, imaginer que les affaires internes à la Turquie mettent en danger des journalistes et leurs abonnés en France n'est pas très rassurant…

Z"Depuis la tentative de coup d’état, il est devenu difficile de traiter de l’actualité turque. Même en France. Erdoğan utilise les Turcs résidents en Europe comme des instruments diplomatiques destinés à faire pression sur les gouvernements et les figures dissidentes qui vivent dans ces pays. Face aux incessantes menaces, nous avons décidé de fermer la rédaction. Cela peut paraître lâche, mais nous ne sommes pas les seuls à être menacés. Beaucoup de nos lecteurs se sont désabonnés. Soit parce que la famille et les amis ont fait pression, soit parce qu’ils avaient été dénoncés par des voisins. Nous, nous pouvons avoir une protection policière. Mais eux, non. C’est ça qui me fait peur. [...]

Même si nous continuons sur le web, les personnes qui partagent nos papiers sur les réseaux sociaux peuvent être identifiées. C’est une véritable chasse aux sorcières. Il y a quelques jours, un père a même dénoncé son fils et l’a accusé d’être güléniste. Il a été arrêté. Le père a simplement dit qu’il devait protéger l’État avant de protéger son enfant. Ce climat risque de mener la Turquie à de dangereuses dérives. Ça commence toujours comme ça.

Mais la rédaction est aussi une cible. Nous avons reçu des centaines de menaces de mort. Nos adresses et nos coordonnées tournent sur les réseaux sociaux. Les comptes pro-AKP ont partagé des photos de nous et nous accusent d’être des terroristes. Même le porte-parole de l’ambassade de Turquie en Belgique a diffusé ma photo sur Twitter en appelant le peuple à faire le nécessaire contre les traîtres. Et puis, c'est également également compliqué pour les familles des journalistes qui vivent en Turquie. Des dizaines de proches ont été interpellés par la police. [...]

En Europe, il y a aussi tout un système de contrôle destiné à créer une diaspora au service de l’État turc. Certaines associations pro-AKP installées en France ont contribué à amplifier ces appels. Des lignes téléphoniques dirigées vers la police nationale en Turquie, les ambassades ou le palais présidentiel à Ankara ont également été mises en place pour identifier les « traîtres ». C’est très dangereux, même pour ceux qui vivent en France. Si l’un de nos abonnés est dénoncé comme étant l’un de nos lecteurs, les biens qu’il possède en Turquie peuvent être saisis et son passeport retiré. Nos lecteurs sont sur la ligne de mire. Le problème, c’est bien évidemment qu’ils ne soutiennent pas tous le mouvement Gülen et ne sont pas responsables de la tentative de coup d'état. Cette réalité montre une réelle volonté d’importer la répression en Europe et en France."

Annonçant la fermeture du journal, la rédaction écrit :

"Des menaces qui ont désormais dépassé le stade verbal pour devenir des réalités physiques. Des centres culturels turcs en France, des écoles, des commerces ont été la cible d'incendies, de descentes punitives, de caillassages, d'appels au boycott et, plus grave, d'appels au meurtre. Des membres de notre rédaction ont reçu pas moins de deux cents menaces de mort ! Le simple fait d'imprimer notre journal et de l'envoyer à nos abonnés constituerait pour eux un risque sécuritaire réel sans même évoquer les représailles juridiques qu'ils subiraient par les services d'Etat turcs qui pourraient les accuser d'association ou de complicité avec une organisation terroriste !"

Michel Janva

Posté le 29 août 2016 à 17h19 | Lien permanent

Le Planning familial se met en burkini

DExemple de l'alliance entre l'islam et le gauchisme : le Planning familial, qui vit sur le dos des contribuables français, a lancé l'opération « douarnkini ». Au bord de l'eau à Douarnenez, une trentaine de personnes, couvertes de la tête au pied, voile sur la tête pour certains, longues robes pour d'autres, soutiennent la décision du Conseil d'État en faveur du burkini.

Michel Janva

Posté le 29 août 2016 à 17h08 | Lien permanent

Karim Ouchikh : "Oui à la croix et à la kippa et non au voile islamique!"

Réaction de Karim Ouchikh suite aux propos de Florian Philippot :

Maxresdefault"(...) Sur ce sujet de société considérable, ma position est claire. Le port du burkini doit être interdit en France, non pas tant parce qu’il serait susceptible de provoquer d’hypothétiques troubles à l’ordre public mais plus simplement parce que cette pratique vestimentaire est radicalement contraire à notre modèle de civilisation qui a toujours cherché à magnifier le corps de la femme plutôt qu’à l’enlaidir.

Telle est la disposition d’esprit qui doit animer un législateur courageux appelé à neutraliser les provocations des activistes islamiques en légiférant très vite, avec pour objectif de bannir définitivement le burkini et tous autres modes vestimentaires rétrogrades de notre territoire. Telle doit être, aussi, la réponse politique qu’il nous faut opposer à l’actuel gouvernement des juges administratifs, lesquels contribuent indéniablement à instaurer en France – par une jurisprudence imprudente fondée sur des principes juridiques abstraits détournés de leur vocation généreuse initiale – une contre-société islamique totalitaire. Nous ne devons pas craindre le bras de fer qui s’engagerait alors inévitablement avec le Conseil constitutionnel et les juridictions européennes : pour surmonter leurs résistances prévisibles, nous aurions à modifier la Constitution et à dénoncer partiellement les traités européens et ainsi sortir par le haut de cette apparente impasse juridique.

Faudrait-il, pour autant, étendre cette interdiction au port de tous les signes religieux dans l’espace public ?

Pour réduire l’emprise des signes religieux ostentatoires liés à l’expansion anxiogène de l’islam en France, d’aucuns exigent en effet de faire passer le christianisme et le judaïsme sous les mêmes fourches caudines réglementaires, en invoquant une fausse et pernicieuse symétrie.

Je refuse cette réponse idéologique qui ne pourra convenir qu’aux partisans d’un laïcisme étriqué. À la différence du christianisme et du judaïsme, seul l’islam pose réellement problème à notre société et il n’y a donc pas de raison de pénaliser de la sorte ces deux premières religions pour les écarts de conduite commis par certains fidèles musulmans sur la voie publique. De surcroît, le christianisme et le judaïsme sont deux religions qui, à la différence de l’islam, ont une légitimité historique incontestable en France qui impose manifestement de réserver à la première une prééminence culturelle et à la seconde une protection intangible.

Voilà pourquoi je refuse de me plier à l’opinion dominante qui voudrait imposer un même régime restrictif aux trois religions monothéistes dominantes qui cohabitent sur notre sol. Tant que l’islam n’aura pas trouvé définitivement ses marques en France, un traitement différencié doit lui être réservé légalement, sur la question des signes religieux ostensibles comme sur bien d’autres sujets, au moins pour une période transitoire. En un mot comme en cent, je dis oui à la croix (quel qu’en soit la dimension) et à la kippa et non au voile islamique !"

Philippe Carhon

Posté le 29 août 2016 à 14h13 | Lien permanent | Commentaires (14)

Le parti de Geert Wilders veut désislamiser les Pays-Bas

Geert Wilders, le président du Parti de la Liberté, n'est visiblement pas un adepte du vivre-ensemble et encore moins du politiquement correct. Il ne considère pas l'islam comme une simple religion mais comme "un totalitarisme politique"  :

"Le parti néerlandais d'extrême droite PVV, en tête des sondages pour les législatives de mars 2017, veut "fermer toutes les mosquées" et "interdire le Coran", selon son programme électoral publié jeudi par son président, le député Geert Wilders.

"Toutes les mosquées et écoles musulmanes fermées, interdiction du Coran", indique, sans plus de détails, le document d'une page intitulé "Projet - Programme électoral PVV 2017-2021" publié sur le compte Twitter du député qui écrit: "les Pays-Bas à nouveau à nous".

Le parti pour la liberté (PVV) souhaite "désislamiser" le pays, annonce-t-il, notamment en fermant les frontières et centres de demandeurs d'asile ainsi qu'en interdisant l'arrivée de migrants originaires de pays musulmans, le port du foulard dans la fonction publique et le retour aux Pays-Bas de personnes parties en Syrie (...)

Les sondages prédisaient l'année dernière au PVV jusqu'à 38 sièges sur les 150 que compte la chambre basse du Parlement (...)"

Philippe Carhon

Posté le 29 août 2016 à 12h25 | Lien permanent | Commentaires (8)

Bernard Antony : "C'est l’islamisation totalitaire de nos sociétés qui est le danger"

Extrait de la réaction de Bernard Antony à propos du burkini :

"(...) L’affaire du burkini islamique, ignominieusement donc réservé aux seules femmes, aura en fait déplacé la question fondamentale qui est celle de l’expansion de l’islam en France et dans toute l’Europe occidentale et hélas encore dans bien d’autres pays. Avec Mohamed-Christophe et autres convertis au Christ venus de l’islam, nous n’avons cessé de le rappeler, c’est l’islamisation totalitaire de nos sociétés qui est le danger.

Elle ne cesse de progresser avec la mortelle dialectique de « l’islam mains rouges » et de « l’islam patte blanche », ce dernier se présentant comme la pacifique alternative à l’abomination de l’islam jihâdiste. Et elle avance avec le piège pour les gogos ignorants du « pas d’amalgame » massivement matraqué par les médias, les politiciens et tant de religieux, diversement à la fois trompeurs et trompés, tous aux cerveaux plus ou moins lessivés par la constante instillation de l’idéologie de l’antiracisme. 

Le burkini est au moins un révélateur. Les analphabètes politico-médiatiques de la réalité de l’islam, le présentent comme un signe religieux. Combien de fois faudra-t-il redire et répéter que l’islam n’est pas principalement une religion mais un totalitarisme politico-religieux culturel et moral ? Sa visibilité n’est pas pour l’heure le pire danger mais au contraire un avertisseur de sa rapide avancée qu’il faudrait coûte que coûte conjurer. 

Car dès que l’islam, sans attendre d’être majoritaire, devient une forte minorité alors l’histoire enseigne que très vite, il impose sa domination, l‘avancée de la charia et la soumission à la dhimmitude pour « les gens du livre ».Or justement, tout le problème de l’islam réside dans ses livres, le Coran et les hadîths, qui ne sont ni des livres de paix ni de tolérance mais la source de l’exemplarité cruelle du prophète. Nous aurons hélas l’occasion d’en reparler."

Philippe Carhon

Posté le 29 août 2016 à 12h16 | Lien permanent | Commentaires (7)

L'argument de la laïcité pour le burkini est un très mauvais argument

Extrait de l'interview de Patrice Rolland, professeur émérite de droit public à l’Université de Paris-Est Créteil :

Peut-on s’appuyer sur la laïcité pour interdire le burkini sur les plages ?

C’est un motif très mauvais parce que c’est l’Etat et le service public qui sont laïcs. Ce n’est pas l’espace public ni les habitants de France qui sont obligés d’être laïcs. L’espace public est un lieu de circulation, d’exercice de la liberté de se déplacer, de la liberté de montrer ses convictions. Une plage, une rue, n’est pas laïque en soi. Depuis 1901, alors que c’était interdit avant, l’Eglise catholique peut, par exemple, faire des processions. Il y a une dérive de considérer que l’espace public est soumis au principe de laïcité. Si c’était le cas, il faudrait alors déshabiller toutes les bonnes sœurs, tous les curés en col romain, les rabbins avec une kippa….

Le juge administratif n’a pas retenu l’atteinte au principe de laïcité mais plutôt le fait que  dans le contexte actuel, le burkini peut être interprété comme n’étant pas, "qu’un simple signe de religiosité". Qu’en pensez-vous ?

Ça me parait très circonstanciel parce que ça porte atteinte à une liberté fondamentale, la liberté de se vêtir. Est-ce que le risque d’attroupements et d’échauffourées est réel ? Le juge est sensible aux circonstances actuelles, mais pour un juriste, ce n’est pas un bon signe pour l’avenir des libertés. Pour moi, cette décision est un peu trop sensible aux circonstances actuelles. Quand vous avez une petite religieuse, qui vient évangéliser, en tenue de bonne sœur, sur une plage, personne ne dit rien. Ce n’est pas plus dans le contexte d’une plage, qu’une femme qui est habillée de la tête jusqu’aux pieds parce qu’elle veut se cacher. L’argument des circonstances est possible mais je trouve qu’il est maximisé.

En 2011, Carl Lang, président du Parti de la France, analysait parfaitement le piège dans lequel sont malheureusement tombés Florian Philippot et le FN :

8253438-12905468"Si nous acceptons la liberté de pratique des religions, on ne peut pas accepter le processus de colonisation islamique de la France et on ne peut pas accepter la construction de nouvelles mosquées dans notre pays (...) Cela n'est pas acceptable. La France et l'Europe ne sont pas terre d'Islam (...)

La laïcité, aujourd'hui, est le cheval de Troie de l'islamisation. En aucun cas, cela n'est une protection contre l'islamisation. Le discours du Parti Radical créé au début du XXème siècle était axé autour de cette idée de laïcité et de l'idéologie laïciste. Si cette laïcité est un instrument de déchristianisation de la France, bien sûr, ça a été une arme pour déchristianiser la France, cette laïcité n'est pas un bouclier contre l'islamisation puisque la laïcité affirme aujourd'hui le principe de neutralité de l'Etat, affirme le principe de pluralité des religions et affirme le principe d'égalité des religions. Les islamistes ont parfaitement compris qu'il fallait justement utiliser les notions de la laïcité et des valeurs de la république pour, au nom de la liberté, au nom de l'égalité,  au nom de la neutralité, pouvoir développer l'Islam tranquillement. Traiter de la même manière, en France, la religion chrétienne et l'Islam, c'est la laïcité. Renvoyer dos à dos l'Eglise et les mosquées, c'est la laïcité. Ce n'est pas conforme à la réalité historique, culturelle, sprirituelle de la France.

Se retrancher faussement derrière la laïcité, c'est finalement servir d'idiot utile aux islamistes qui s'appuient sur cette laïcité et les valeurs républicaines pour permettre justement l'islamisation progressive de la France et demain affirmer clairement les règles sociales, les règles civiles de l'Islam qui n'auront plus rien à voir avec les règles ni de la république ni de la France éternelle."

Philippe Carhon

Posté le 29 août 2016 à 09h54 | Lien permanent | Commentaires (9)

La laïcité républicaine est nécessairement anti-chrétienne [Add.]

Cqz5H8sWEAARCO7Ce week-end, deux déclarations de personnalités de la classe politique française montrent à quel point les racines chrétiennes de la France sont méprisées et que le véritable problème, qui est l'islamisation de l'Europe, est ignoré volontairement par souci du politiquement correct.

Partager-leur-avec-touristes-passage-objectif-jeunes-Nanterre-Hauts-Seine_0_730_547Rudy Salles, adjoint au maire de Nice, chargé du tourisme, et député UDI des Alpes Maritime, favorable à l'interdiction du burkini, a répondu ainsi à la question d'un journaliste anglais :

Et pour les religieuses ? Seraient-elles autorisées à être sur la plage revêtues de leur habit ?

Non, c’est la même chose.

 De son côté, Florian Philippot s'est lâché sur RMC/BFM TV :

"Nous allons étendre la loi de 2004 qui s’est appliquée à l’école, qui a fait l’objet à l’époque de beaucoup de débats. On s’est rendu compte qu’elle était excellente, elle a quand même apaisé les tensions à l’école. Nous allons la faire appliquer dans l’ensemble de l’espace publicQuels signes religieux Florian Philippot veut-il faire interdire ? « Les mêmes que ceux qui ont été définis par la loi de 2004 ou qu’une jurisprudence a permis de définir ensuite », répond le député européen. « C’est à dire le voile, la grande croix - quand il y en a, il n'y en a pas beaucoup mais ça peut arriver -, la kippa. »

Sur son compte twitter, Roberd Ménard a marqué son désaccord avec le numéro 2 du FN :

Addendum :

Plusieurs lecteurs me font remarquer que, suite à la question de Jean-Jacques Bourdin lui demandant si sa proposition s'appliquerait aux processions catholiques Florian Philippot précise clairement que le "personnel religieux et les évènements traditionnels" ne seront pas concernés (à 1'30''). Dont acte. Mais au nom de quel principe pourra-t-il interdire à un juif de porter la kippa dans la rue quand il l'autorisera pour un rabbin ? Au nom de quel principe pourra-t-il interdire les prières de rue des musulmans et autoriser les processions catholiques ? Certainement pas au nom de la laïcité. La laïcité reste anti-chrétienne et constitue à ce titre un cheval de Troie de l'islamisation...

Philippe Carhon

Posté le 29 août 2016 à 09h31 | Lien permanent | Commentaires (16)

Propagation de l’Évangile et de la foi chrétienne sur la terre

Philippe Carhon

Posté le 29 août 2016 à 09h06 | Lien permanent | Commentaires (6)

Les catholiques pratiquants ont assurément la capacité de provoquer une défaite

Selon Guillaume Bernard :

Unknown-31"[...] Tandis que nombre de Français, indépendamment de leur pratique religieuse, considèrent la visibilité du catholicisme comme un enjeu identitaire (d’où leur soutien aux crèches de Noël dans l’espace public), les catholiques pratiquants osent de nouveau affirmer leurs valeurs politiques (sociabilité naturelle, principe de subsidiarité, justice rétributive). Mais leur réveil politique est brutal. Car ils se rendent compte que, converties à la modernité (constructivisme politique, indifférentisme culturel), les élites censées les représenter (la quasi-totalité des élus) et même les guider (un assez grand nombre de religieux) favorisent le multiculturalisme au détriment des traditions françaises et, en premier lieu, du catholicisme.

Reprenant conscience de leur identité, nombre de catholiques se dégagent d’une confiance déraisonnable et d’une obéissance aveugle. Ils se libèrent, peu à peu, autant des intimidations moralisatrices assenées par des politiques (il ne serait pas charitable de ne pas être ouvert à la diversité du monde) que des contresens politiques proférés par des ecclésiastiques (la mise sur un pied d’égalité d’une démesure illégitime pouvant être commise par des chrétiens avec une violence légale inscrite dans l’ADN de l’islamisme).

Les voilà donc, en politique, quasiment orphelins. Car, en dénonçant le très réel matraquage fiscal dont les familles pâtissent, la droite modérée croit répondre à leurs attentes mais reste dans le domaine de l’avoir (le niveau de vie) en oubliant la question cruciale de l’être (le mode de vie). Quant au Front national, il semble que certains de ses dirigeants s’ingénient à les dissuader de le rejoindre par des déclarations (authentiques dérapages) banalisant l’avortement ou préconisant un laïcisme forcené (à propos du port de signes religieux).

Plus fermes qu’auparavant dans leurs positions, les catholiques pratiquants sont susceptibles de devenir un électorat flottant pouvant varier en fonction de l’offre et des enjeux. Dans l’état actuel des choses, leur vote ne semble pouvoir exprimer qu’un choix faute de mieux. Étant un peu moins de 15 % du corps électoral, les catholiques pratiquants ne peuvent pas faire à eux seuls une victoire ; mais ils ont assurément la capacité de provoquer une défaite. Il ne tient donc qu’à eux de ne pas se disperser et de s’organiser pour le faire bien entendre de tous les politiques."

Michel Janva

Posté le 29 août 2016 à 08h52 | Lien permanent

Islamo-gauchisme : l'intelligentsia est devenue le vrai parti de la violence

Historien des gauches, éditorialiste à Marianne, Jacques Julliard écrit dans Le Figarovox :

Unknown-30"[...]  Pourquoi et comment une poignée d'intellectuels d'extrême gauche, peu nombreux mais très influents dans les médias et dans la mouvance des droits de l'homme, ont-ils imposé une véritable sanctuarisation de l'islam dans l'espace politique français? [...]

Parce que l'intelligentsia est devenue, depuis le début du XXe siècle, le vrai parti de la violence. Si elle préfère la Révolution à la réforme, ce n'est pas en dépit mais à cause de la violence. Sartre déplorait que la Révolution française n'ait pas assez guillotiné. Et si je devais établir la liste des intellectuels français qui ont adhéré au XXe siècle, les uns à la violence fasciste, les autres à la violence communiste, cette page n'y suffirait pas. Je préfère citer les noms des quelques-uns qui ont toujours témoigné pour la démocratie et sauvé l'honneur de la profession: Camus, Mauriac, Aron. Il doit y en avoir quelques autres. Je laisse le soin aux psychologues et aux psychanalystes de rechercher, dans je ne sais quel réflexe de compensation, une explication de cette attirance des hommes de plume et de parole pour le sang, en un mot de leur préférence pour la violence.

L'autre explication, je l'ai déjà suggéré, c'est ce qu'il faut bien appeler la haine du christianisme. Il est singulier de voir ces âmes sensibles s'angoisser des progrès de la prétendue «islamophobie», qui n'a jamais fait un mort, hormis les guerres que se font les musulmans entre eux, quand les persécutions dont sont victimes par milliers les chrétiens à travers le monde ne leur arrachent pas un soupir. Singulier que le geste prophétique du pape François, ramenant symboliquement de Lesbos trois familles de migrants musulmans, ne leur ait pas tiré un seul applaudissement. Ils ont abandonné la laïcité, mais ils ont conservé l'anticléricalisme. Pis, l'antichristianisme. [...]"

Michel Janva

Posté le 29 août 2016 à 08h19 | Lien permanent

La TV reste la 1ère source d'information mais la part d'internet croît

Images-20La télévision (JT et chaînes d’info) reste la première source d’information de 50% des Français, devant les sites web (20%), les réseaux sociaux (9%, deux fois plus qu’en 2015) et la radio (9%), selon une enquête mondiale du Reuters Institute. Seuls 4% des Français privilégient encore les journaux papier, un des plus faibles taux au monde.

Leur fidélité aux JT fait des Français les consommateurs d’info les plus traditionalistes des 26 pays étudiés, où le web est souvent devenu prioritaire pour l’info. Ils font aussi partie des plus méfiants envers l’info. Mais plus de 40% d’entre eux citent les réseaux sociaux parmi leurs diverses sources pour suivre l’actualité, deux fois plus qu’en 2014.

La confiance en la télévision s'amenuise : la majorité (54%) des 18-24 ans s’informent en priorité en ligne (32% sur les sites web et 22% sur les réseaux sociaux), contre 27% qui citent la télé en premier. A l’inverse, les plus de 65 ans plébiscitent à 60% la télé.

Les trois-quarts des internautes en France et dans le monde préfèrent toujours lire des textes, une méthode jugée plus rapide et plus pratique. Dans les vidéos de news, les publicités placées au début du visionnage agacent.

Michel Janva

Posté le 29 août 2016 à 08h11 | Lien permanent

Foix : un musulman menace d'égorger un prêtre

Unknown-29Un homme de trente ans a été interpellé jeudi par les policiers de la ville, alors qu’il avait menacé à plusieurs «reprises d’égorger un prêtre», en ponctuant ses propos de cris «Allah Akbar».

Il a été présenté au parquet de Foix et remis en liberté. 

Michel Janva

Posté le 29 août 2016 à 08h01 | Lien permanent

L'ambiance devient explosive à Calais

Images-19Selon une note remise jeudi au syndicat de police Alliance (majoritaire chez les gradés et gardiens), le nombre d'immigrés au camp de la Lande, baptisée la «jungle», «devrait atteindre les 10000 d'ici à début septembre». Les chiffres des associations humanitaires, qui évoquaient 9000 personnes (4500 en juin), sont maintenant dépassés par les propres estimations des forces de l'ordre. Et encore ne s'agit-il que des migrants de Calais, car si l'on compte le camp de Grande-Synthe, près de Dunkerque, et les multiples implantations sauvages dans plusieurs agglomérations côtières, ce sont au moins 12000 déracinés qui se concentrent dans la région. Pour le secrétaire général d'Alliance, Jean-Claude Delage,

«il y aura bientôt tellement de gens dans la “jungle” que chaque jour qui passe rend plus périlleuse une évacuation en masse.» 

Ceux qui ne répondent pas aux critères de l'asile sont une majorité dans les camps concernés.

Le camp est devenu une zone de non-droit, aucun policier ne peut y pénétrer la nuit. La note précise :

«Il est de notoriété publique que les migrants sont instrumentalisés par des activistes, tels les Black Blocs ou les No Borders, connus et identifiés par les collègues». 

Depuis fin juillet, deux migrants sont morts lors de rixes. Les délégués d'Alliance le redoutent:

«Il va y avoir d'autres morts.»

«Dans la nuit du 22 au 23 août, une rixe a éclaté entre 400 Afghans et 400 Soudanais, faisant un mort et six blessés graves.» 

«Le ras-le-bol des Calaisiens et des commerçants est palpable. L'économie, le tourisme s'en ressentent, les policiers ont l'impression de ne servir à rien.»

Michel Janva

Posté le 29 août 2016 à 07h55 | Lien permanent

Des islamistes mettent la pression à un restaurateur à Tremblay-en-France

Le ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol a saisi la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme après qu'un restaurateur ait refusé de servir deux femmes voilées dans son établissement. Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête pour "discrimination à caractère racial".

Les faits ont eu lieu samedi à Tremblay-en-France en Seine-Saint-Denis. 2 femmes voilées ont souhaité diner au restaurant Le Cénacle quand le chef cuisinier leur a intimé l'ordre de quitter les lieux. Dans une vidéo, prise pendant l’altercation, une des deux clientes déclare : « On ne veut pas être servies par des racistes ». Propos auxquels le restaurateur réplique : « les racistes ils ne tuent pas les gens ». Plusieurs fois dans la vidéo, il leur demande de quitter le restaurant en expliquant « je suis maître chez moi ».

"J'ai pété un câble", a expliqué le restaurateur, tenant à présenter ses excuses "à toute la communauté musulmane" et aux deux clientes. L'homme a quitté avec sa famille son domicile pour raisons de sécurité, celui-ci se trouvant juste au-dessus du Cénacle. Les abords du restaurant ont été sécurisés par les autorités.

Sera-t-il obligé de vendre son restaurant, qui sera repris par des musulmans pour en faire un restaurant halal ?

Le même soir, dans la même ville, Marwann Muhammad, intervenant au camp d’été interdit aux Blancs (contre lequel le ministre n'a saisi aucune délégation interministérielle...), intervenait à la mosquée. Il est permis de se demander si cette altercation n'est pas le fruit d'une provocation. Les 2 femmes voilées ont filmé la scène...

La personne qui a diffusée la vidéo sur Facebook est issue de l'institut salafiste Sounnah. Son compte est assez explicite :

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Michel Janva

Posté le 29 août 2016 à 07h41 | Lien permanent

Sens Commun soutiendrait-il François Fillon ?

C'est la question que l'on peut se poser en voyant ce tweet d'une conseillère régionale d'Ile de France, Sylvie Piganeau :

Le président de Sens commun avait déclaré le 17 août :

Cq30311W8AE8P2n

Toutefois, François Fillon ne compte pas remettre en cause la loi Taubira. Il compte réécrire la loi pour revoir les règles de filiation. Ces déclarations de soutien sont-elles à corriger ?

Michel Janva

Posté le 29 août 2016 à 07h21 | Lien permanent

50 ans de Chiré : c'est le week-end prochain !

Il n'est que temps de s'inscrire! Tous les détails pratiques ici.


Journées chouannes 2016 - 50 ans de Chiré par CHIRE-DPF 


Journées Chouannes 2016 - programme de choc par CHIRE-DPF 

Paula Corbulon

Posté le 29 août 2016 à 07h11 | Lien permanent

Le vêtement, une question de dignité

Excellente tribune de Georges Michel, sur Boulevard Voltaire, et que l' on pourrait synthétiser d'un nouveau slogan : "ni string, ni burkini !"

"C’est la mode de parler chiffon. Une mode ancienne : même Pie XII s’y prêta en 1957 ! Recevant en audience les participants du Congrès international de la haute couture, il apporta un éclairage chrétien sur cette question de l’habillement qui, malgré les années, n’a rien perdu de son actualité, si l’on y songe un peu. Une lecture chrétienne de ce qui se passe aujourd’hui sur nos plages nous changera d’une lecture de stricte observance républicaine ! Osons la ringardise…

Ainsi, Pie XII rappelle que le vêtement répond à trois exigences qui passent les siècles, les civilisations, les latitudes : l’hygiène, la pudeur et la bienséance. Il souligne, d’ailleurs, l’interdépendance étroite entre ces trois exigences, bien qu’elles résultent de sources diverses : l’une est physique, l’autre relève du spirituel, la troisième de l’ensemble psychologique et artistique.

La première exigence est, en principe, évidente. On ne met pas un anorak, ni une cagoule, en plein cagnard.

La deuxième, la pudeur, est plus difficile à définir. Pie XII déclare : « La pudeur se fonde sur la tendance innée et plus ou moins consciente de chacun à défendre contre la cupidité d’autrui un bien physique personnel, afin de le réserver, avec un prudent choix de circonstances, aux sages buts du Créateur. » Des mots, des idées qui peuvent paraître ringards de nos jours. Quoique…

La troisième finalité du vêtement répond à une exigence de bienséance, que le pape Pie XII, finalement, préfère ramener sous le vocable de la dignité. « Cette finalité répond à l’exigence innée, sentie surtout chez la femme, de donner du relief à la beauté et à la dignité de la personne, avec les moyens mêmes qui pourvoient à satisfaire les deux autres. Pour éviter de restreindre l’ampleur de cette troisième exigence à la seule beauté physique et, plus encore, pour soustraire le phénomène de la mode à l’ardent désir de séduction comme sa première et unique cause, le terme dignité est préférable à celui d’embellissement. Le souci de la dignité de sa propre personne provient manifestement de la nature et est par conséquent légitime. » Notez qu’à bien y réfléchir, de tels propos ne disqualifient pas le bikini (je dis bien le bikini !), sauf, peut-être, lorsque le poids des ans n’arrange pas les choses…

Pie XII poursuit : « Il est donné au vêtement d’exprimer la joie et le deuil, l’autorité et la puissance, l’orgueil et la simplicité, la richesse et la pauvreté, le sacré et le profane. » Un vêtement n’est jamais neutre. La preuve aujourd’hui…

Le sens de la mesure, le juste milieu, le point d’équilibre furent longtemps des notions caractéristiques de notre génie français nourri de christianisme, notions qui irriguaient toutes les activités humaines, y compris la manière de s’habiller. Or, les excès les plus contraires se côtoient, se croisent… ou s’évitent dans nos rues, nos plages – en contradiction, d’ailleurs, avec le supposé et roboratif vivre ensemble -, des excès qui sont étrangers à notre civilisation française, ou du moins ce qu’il en reste. Des excès qui sont, au fond, les marques d’un asservissement plus ou moins consenti.

D’un côté du trottoir, un habillement souvent débridé qui exalte non pas la beauté de l’âme ou la dignité de la personne mais le corps seul. Impudeur et indécence. C’est l’esclavage de la mode et du siècle.

De l’autre côté, des femmes-fantômes hantant l’espace public. Pudeur excessive, mais indécence caractérisée, car ces tenues ne sont pas conformes à nos mœurs. C’est l’esclavage de l’islam.

Et les chrétiens, au milieu de tout cela ? Sont-ils réduits à passer alternativement d’un trottoir à l’autre ? Ne devrait-on pas, du reste, se retourner à leur passage ? Non par concupiscence ou indignation mais par respect : le respect qu’inspirent des personnes, en principe, appelées à devenir prêtre, roi et prophète…"

De tels propos devraient être médités par tous, les catholiques en particulier, tant il est vrai que la charité leur fait un devoir d'exemplarité. Or, même dans les "milieux" les plus cohérents en termes de conviction et de pratique, le sens de la dignité de la tenue, essentiellement mais pas uniquement féminine, s'est profondément altéré.

Paula Corbulon

Posté le 29 août 2016 à 07h11 | Lien permanent | Commentaires (8)

Un tremblement de terre extérieur n'est-il pas le reflet d'un tremblement de terre intérieur ?

Extrait de l'homélie de l'abbé Lelièvre, hier, à propos du tremblement de terre en Italie :

Tremblement-de-terre-italie-drones-degats"[...] Ce tremblement de terre est-il l’œuvre du démon qui passe son temps à nous faire croire qu’il n’existe pas et envahit toujours davantage nos vies, la pourrissant du dedans ? Dois-je exorciser mon diocèse ? Ce tremblement de terre, est-ce la nature qui ne pardonne pas tout ce que nous lui faisons subir au profit de l’argent ? Ce tremblement de terre, est-ce la colère de Dieu ? Est-ce une punition de Dieu ? Et alors, pourquoi sur des innocents ?

"Dieu, toi qui es notre Père, où étais-tu cette nuit-là ? Que faisais-tu ? Pourquoi ton silence ? Ton absence ? Pourquoi laisser faire la nature que tu as toi-même créée bonne ? Pourquoi ne pas intervenir ? Pourquoi permets-tu cela ? Pourquoi ? Pour quoi ? Que faire maintenant?" Questions posées par Mgr d'Ercole lors de son homélie de la Messe d'enterrement samedi 27 août.

"Toi Evêque, ne nous réponds pas avec tes réponses de curés, toutes faites, l'habituel "Dieu est amour."

Chers amis, soyons vrais un instant. Permettez-moi de me mettre du côté de Dieu. Quel regard pose Dieu sur nous, à travers cette épreuve ? A travers nos épreuves. Permettons à Dieu notre Père, en cet instant, de frapper à la porte de notre âme, de notre conscience. Et toi, homme, où es-tu ? Toi que j'ai créé à mon image et ma ressemblance, où es-tu ? Toi que j'ai créé par amour et appelé à partager ma vie, mon intimité, dès cette terre, avant de la vivre pleinement ans le Ciel, où es-tu ? Toi que j’ai sauvé du péché, où es-tu ? Toi homme, femme, créés à mon image et ressemblance, où es-tu ? Te laisses-tu approche par mon Amour ? Acceptes-tu que le Salut offert gratuitement par mon Fils sur la Croix puisse venir te rejoindre dans ta vie et le laisser jaillir au cours de ton existence ? Homme, où es-tu ? Qu'as-tu fais-tu don de mon Amour ? Qu'as-tu fait du don de la vie ? Qu'as-tu fait de la Création ? Qu'en as-tu fait ?

20120520_seisme_italieUn tremblement de terre extérieur n'est-il pas le reflet d'un tremblement de terre intérieur ? La mort extérieure n'est-elle pas le reflet de la mort de l'âme ? Les gravats extérieurs ne sont-ils pas le reflet des gravats présents dans ton âme, par ta course à convoiter sans trêve l’éphémère ? La poussière extérieure qui va jusqu'à asphyxier tes poumons, n'est-elle pas le reflet de la poussière intérieure du relativisme, du nihilisme, du positivisme qui asphyxie petit à petit ton intelligence jusqu'à la mener au refus de Dieu, de la Vérité ... et à agir contre Dieu et contre l'homme ; pour finir par se retourner contre toi-même ?  Les gravats, la poussière extérieure, n’est-ce pas le reflet de l’apostasie silencieuse ou publique de la foi ? La désolation extérieure n’est-elle pas le reflet de la désolation intérieure de l’âme fatiguée, épuisée par les mirages ambiants pensant se passer de Dieu au quotidien ? Le vide extérieur, les ruines extérieures ne sont-elles pas le reflet de ta vie construite sans moi, trop souvent sans moi ; ou même contre moi ? N'est-ce pas le reflet d’une société construite contre son Créateur, contre la grammaire commune à tous les hommes inscrite dans la conscience de chaque personne humaine depuis le matin du monde ?

Un tremblement de terre extérieur avec ses innombrables destructions, gravats, poussière, n'est-il pas le cri des entrailles de la terre face aux entrailles de tant de femmes, de tant de mères devenues des tombeaux par l'avortement au lieu d’être des berceaux de la vie ? … "La voix du sang de ton frère crie de la terre vers moi" (Gn 4,10-11) Ces Rachel d'aujourd'hui, qui pleurent leurs enfants parce qu'ils ne sont plus (Jér 3,15)... et qui trouvent encore trop peu d'écoute, de consolation ! Face à la lâcheté de tant d’hommes qui fuient leur responsabilité ? Face au silence de trop de serviteurs de l’Evangile à ne pas annoncer l’Evangile de la Vie et de la Famille comme Dieu nous l’a appris et donné ?

"Dieu, pourquoi ton silence ? Pourquoi ton absence ? Pourquoi nous as-tu abandonnés ?"

Jésus : permets-moi de te prendre sur mes épaules, comme j'ai pris tant de brebis égarées, perdues, révoltées, dans le doute ou l'angoisse. Permets-moi de te prendre sur mes épaules.  Écoute ma voix  : "N'es-tu pas bien avec moi ? N'étais-tu pas bien avec moi ? "  A travers ta peine, ton extrême douleur, ta fatigue intérieure, ta lassitude intérieure : viens, je veux parler à ton cœur. Viens, je veux te donner mon Pardon. Je connais tes blessures, tes refus, ton orgueil. Viens, mets-toi à genoux un instant. Un tout petit instant... Permets-moi de faire jaillir la vie là où la mort a frappé.

Chers amis, les sismologues peuvent-ils tout prévoir ? La Science peut-elle tout nous expliquer ? La raison peut-elle nous expliquer pourquoi cette colère grandissante de la nature au fur et à mesure des dernières décennies ? Le journal télévisé peut-il répondre à toutes nos questions profondes ? Soyons vrais. Benoit XVI posait cette question : "Quel avenir voulons-nous pour nos enfants" ? Avec Dieu ou sans Dieu ? ...Si nous continuons à priver nos enfants de la Vie de Dieu, de les priver de l’annonce du Royaume, de la Vie Eternelle et du salut de leurs âmes ; si nous continuons à les infantiliser au lieu de les forger à prendre leurs responsabilités envers Dieu, envers la personne humaine, envers la Création… la terre continuera de crier depuis ses entrailles. De nous laisser ruines, gravats, poussière. Comprenons que nous devons convertir notre cœur, notre vie, des entrailles de la colère, à celles de la Miséricorde !

"Émerge avec une force dramatique la question fondamentale de savoir si l’homme s’est produit lui-même ou s’il dépend de Dieu.", demande Benoit XVI (CV,74)  "Sans Dieu, l’homme ne sait où aller et ne parvient même pas à comprendre qui il est." (CV 78) Car "Dieu révèle l’homme à l’homme; la raison et la foi collaborent pour lui montrer le bien, à condition qu’il veuille bien le voir" (CV,74)

« Le tremblement de terre peut tout enlever, excepté le courage de la foi. Je sais, je sens que Dieu est Père. Dieu est un Père qui ne peut jamais renier sa paternité. Lançait d’une voix forte et émue, Mgr d’Ercole, samedi 27 août, lors de la Messe. Avant de conclure, en s'adressant aux nombreux jeunes présents : "C'est seulement la foi qui nous enseigne comment dépasser cette épreuve. Notre foi, notre difficile foi nous indique comment reprendre le chemin : les pieds sur terre et le visage tourné vers le Ciel... Alors, nos maisons, oui, nous les reconstruirons. Alors, les cloches sonneront à nouveau"

Michel Janva

Posté le 29 août 2016 à 07h09 | Lien permanent

C’est arrivé un 29 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Jeanne Jugan naît le 25 octobre 1792 à Cancale au Hameau des Petites-Croix. Sa famille est pauvre mais profondément catholique.

Travaillant d'abord comme aide-cuisinière, elle refuse la demande en mariage d'un jeune marin, se sentant appelée par Dieu. Elle s'installe à Saint-Servan, près de Saint-Malo pour devenir aide à l'Hôpital du Rosais. C'est là que commence sa vocation auprès des pauvres et les malades qu'elle visite de plus en plus.

En 1837, avec Françoise Aubert, une de ses amies, elle loue un appartement dans le Centre de Saint-Servantafin d'y accueillir des personnes âgées, des pauvres, des malades et des infirmes. Ainsi commence la première maison des Servantes des Pauvres, qui s'appelleront ensuite maisons des Petites Sœurs des Pauvres. Jeanne Jugan meurt àSaint-Pern, le 29août 1879.

Benoît XVI la canonise le 11 octobre 2009, il dit:

«Par son œuvre admirable au service des personnes âgées les plus démunies, Sainte Marie de la Croix est aussi comme un phare pour guider nos sociétés qui ont toujours à redécouvrir la place et l'apport unique de cette période de la vie. Née en 1792 à Cancale, en Bretagne, Jeanne Jugan a eu le souci de la dignité de ses frères et de ses sœurs en humanité, que l'âge a rendus vulnérables, reconnaissant en eux la personne même du Christ. 'Regardez le pauvre avec compassion, disait-elle, et Jésus vous regardera avec bonté, à votre dernier jour'. Ce regard de compassion sur les personnes âgées, puisé dans sa profonde communion avec Dieu, Jeanne Jugan l'a porté à travers son service joyeux et désintéressé, exercé avec douceur et humilité du cœur, se voulant elle-même pauvre parmi les pauvres. Jeanne a vécu le mystère d'amour en acceptant, en paix, l'obscurité et le dépouillement jusqu'à sa mort. Son charisme est toujours d'actualité, alors que tant de personnes âgées souffrent de multiples pauvretés et de solitude, étant parfois même abandonnées de leurs familles. L'esprit d'hospitalité et d'amour fraternel, fondé sur une confiance illimitée dans la Providence, dont Jeanne Jugan trouvait la source dans les Béatitudes, a illuminé toute son existence. Cet élan évangélique se poursuit aujourd'hui à travers le monde dans la Congrégation des Petites Sœurs des Pauvres, qu'elle a fondée et qui témoigne à sa suite de la miséricorde de Dieu et de l'amour compatissant du Cœur de Jésus pour les plus petits. Que sainte Jeanne Jugan soit pour les personnes âgées une source vive d'espérance et pour les personnes qui se mettent généreusement à leur service un puissant stimulant afin de poursuivre et de développer son œuvre ! »

Jacques Pantaléon est le fils d'un savetier de Troyes, il est le dernier pape élu sans avoir été cardinal. En 1264, il instaure la Fête de l'Eglise universelle aujourd'hui appelée la Fête-Dieu.

Jean V, «le Sage», naît le 24 décembre 1389 au château de l'Hermine à Vannes, devient duc de Bretagne, à la mort de son père, Jean IV, le 9 novembre 1399. Il n'a que dix ans et se trouve sous la tutelle du duc de Bourgogne, Philippe le Hardi. Réconcilié avec Charles VI, il appuie le Roi de France dans la lutte contre les Anglais durant la guerre de Cent Ans. Il meurt au manoir de la Touche, près de Nantes.

Les rois Edouard IV d'Angleterre et Louis XI signent un traité à Picquigny avec une trêve de 7 ans, et un dédommagement financier au roi anglais.Cela conclut une courte guerre franco anglaise.

Voir la chronique du 6 septembre.

Louis Couperin meurt le 26 août 1661 à Paris. Il s'est fait connaître par ses œuvres pour clavecin et devient organiste de l'église Saint-Gervais à Paris en1650.

La Guerre de Sept Ans commence.

Giovanni Angelo Braschi naît à Césène, en Romagne, le 25 décembre 1717. Alors que la France est à l'origine des Etats Papaux et de la puissance temporelle du Souverain Pontife (donation de Pépin Le Bref ou traité de Quierzy, chronique du 14 avril), c'est la France qui trahit cette alliance, conclue sur les fonds baptismaux de Reims. Par la république française, le pape Pie VI est contraint de renoncer à son pouvoir temporel ; ilperd ses Etats et sa liberté ; le 15 février la république a été proclamée à Rome, lui est fait prisonnier et emmené en captivité jusqu'à Valence, où il décède, usé par sa lutte contre l'hydre révolutionnaire et les conditions de captivité, très dures pour un vieillard. Il est enterré civilement. Le citoyen Deydier, administrateur de la Drôme, écrit au Directoire :

«le ci-devant Pape vient de mourir, ce sera le dernier et la fin de la superstition».

L'expédition de Morée est une intervention française dans le Péloponnèse lors de la guerre d'indépendance grecque. Un corps expéditionnaire de 15 000 hommes sous les ordres du lieutenant-général Maison débarque dans le golfe de Coron et s'empare des positions turques. La présence française est maintenue jusqu'en 1833.

Jean Charlet-Straton et ses deux guides Prosper Payot et Frédéric Folliguet, parviennent au sommet du Petit Dru à une altitude de 3 733 m après être partis de Chamonix la veille. Une caravane d'alpinistes tente en 1913 d'y sceller une statue de la Vierge ; cela n'est finalement réalisé qu'en 1919.

Lois Spalwer

Posté le 29 août 2016 à 05h43 | Lien permanent | Commentaires (2)

28 août 2016

L'agenda des Veilleurs et des Sentinelles (semaine du 29 août au 04 septembre)

Merci de m'envoyer vos dates par mail : mariebethanie.lesalonbeige@yahoo.fr - Bonne rentrée à tous les Veilleurs et Sentinelles !

Lundi 29 août 2016

Mardi 30 août 2016

Jeudi 1er septembre 2016

Vendredi 2 septembre 2016

Marie Bethanie

Posté le 28 août 2016 à 19h14 | Lien permanent

"La culture catholique de la civilisation occidentale s'effondre. Nous l'avons devant les yeux."

Après la tragédie du tremblement de terre en Italie centrale, la Bussola a contacté le Père Cassien Folsom et le Père Benedetto Nivakoff, prieur et vice-prieur du monastère bénédictin de Nursie. Le monastère édifié sur la maison natale de saint Benoît avait été fermé par Napoléon en 1810. En 2000, des moines sont revenus, avec une particularité : ils célèbrent dans les deux formes du rite romain. Les pères vont bien. Extraits de la traduction de Benoît-et-moi :

59958154"Instinctivement, nous sommes tous sortis et nous nous sommes rassemblés à l'extérieur, sur la place devant le monastère. Nous nous sommes serrés les uns contre les autres à cause du froid, alors que de nouvelles secousses faisaient craquer le sol sous nos pieds. Les moines et les citoyens se sont tous retrouvés spontanément sous la statue de saint Benoît située au centre de la place. Les moines ont commencé à prier le Rosaire et de nombreux citoyens se sont joints à eux. Nous avons donc remercié Dieu de tout notre cœur d'avoir épargné notre vie.

De l'autre côté de la montagne, à Amatrice et à Accumoli, le tremblement de terre a rasé les villes, laissant derrière la mort et la destruction. Nous nous sentons en deuil pour la mort tragique de ces personnes, et nous avons de la peine pour leurs parents et leurs amis. En effet, comme le dit l'Ecriture: « Dieu n'a pas créé la mort, et ne se réjouit pas de la mort des vivants» (Sagesse 1,13). La mort à l'improviste est particulièrement douloureuse, car elle ne vous donne pas le temps de vous préparer. Voilà pourquoi saint Benoît prescrit à ses moines de «toujours envisager la possibilité de la mort», afin qu'ils soient toujours prêts, même face à une mort violente et soudaine qui vient au milieu de la nuit.

[...] La basilique de Saint-Benoît a été gravement touchée. Le mur derrière l'autel de saint Benoît s'est fissuré et le plâtre est tombé. Si un moine s'était trouvé devant l'autel pour célébrer la messe (comme cela arrive souvent tôt le matin), il serait mort. La façade s'est séparée du corps de l'église. Nous ne savons pas dans quel état sont nos travaux de restauration, dans lesquels nous avons investi tant de travail et tant de ressources! L'église est fermée, et il faudra des mois, peut-être un an, pour la réparer. [...]

Il y a une interprétation spirituelle que nous pouvons donner au tremblement de terre de la Saint Barthélémy de 2016. Il me vient à l'esprit un antiphon Pascal: “Ecce terraemotus factus est magnus...” (Et voici qu'il y eut un grand tremblement de terre ...). L'antiphon fait référence à la réaction de la création face à la résurrection du Christ. Nous aussi, nous ressusciterons à la fin des jours, quand le Seigneur viendra pour juger les vivants et les morts. Autrefois, il était normal de méditer sur les Novissimi (la mort, le jugement, le ciel, l' enfer). Il serait beau de reprendre cette coutume.

Il y a deux symboles que nous pouvons tirer de cet évènement et qui nous invitent à des réflexions importantes. Tout d'abord, la basilique de saint Benoît et l'autel du saint sont gravement endommagés. La culture catholique de la civilisation occidentale s'effondre. Nous l'avons devant les yeux. Le second symbole est le rassemblement des personnes autour de la statue de saint Benoît sur la place, unis dans la prière. C'est le seul moyen de reconstruire."

Michel Janva

Posté le 28 août 2016 à 16h18 | Lien permanent

Noun, la nouvelle chanson de Jean-Pax Méfret pour les Chrétiens d'Orient

Noun est la dernière chanson de Jean-Pax Méfret chantée hier à Fréjus, sur les drames actuels du Proche-Orient. Elle n'est pas encore terminée. Il l'a chantée a capella car elle n'est pas encore orchestrée :

Michel Janva

Posté le 28 août 2016 à 16h04 | Lien permanent

Un peu d'amalgame entre le burkini et les religieuses catholiques

Unknown-28Rudy Salles, adjoint au maire de Nice, chargé du tourisme, et député UDI des Alpes Maritime, a déclaré au journaliste anglais Edward Stourton sur BBC Radio 4 le 25 août :

– Et pour les religieuses ? Seraient-elles autorisées à être sur la plage revêtues de leur habit ?

– Non, c’est la même chose.

Ou quand le laïcisme rejoint l'islamisme.

Michel Janva

Posté le 28 août 2016 à 15h49 | Lien permanent

6-10 octobre : pèlerinage de Solesmes à Alençon

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Michel Janva

Posté le 28 août 2016 à 12h42 | Lien permanent

17 septembre : bénédiction des quatre cloches de la future église du couvent de Chéméré

Capture d’écran 2016-08-25 à 20.45.45Le samedi 17 septembre aura lieu à Chémeré-le-Roi (Mayenne) la bénédiction des quatre cloches de la future église du couvent Saint-Thomas-d’Aquin.

Étape hautement symbolique du projet « Des Pierres qui Prêchent », cette journée sera l’occasion de présenter l’état d’avancement du chantier, l’agenda des prochains mois, mais aussi de remercier chaleureusement les nombreux bienfaiteurs qui soutiennent cette belle aventure.

Pour mémoire, le projet « Des Pierres qui Prêchent », c’est la construction d’une église, d’une hôtellerie et d’un cloître pour achever le couvent de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier.

PROGRAMME DE LA JOURNEE

Inscriptions

 

Michel Janva

Posté le 28 août 2016 à 08h25 | Lien permanent

Notre-Dame de Myans, refuge protecteur

À la suite d’une grave catastrophe naturelle ayant épargné une statue de la Vierge Marie, les premiers pèlerins se rendent au sanctuaire de Notre-Dame de Myans (Savoie) dès le XIIIe siècle témoignant ainsi de leur confiance en Marie.

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Du père Jean Bianchi, ancien recteur du sanctuaire de Notre-Dame de Myans :

"Le village de Myans (environ 1 145 habitants) est avant tout caractérisé par son sanctuaire marial dédié à Notre Dame de la Nativité.  Cher au cœur des Savoyards, ce dernier se trouve à quelques kilomètres au sud-est de Chambéry, au milieu d'une région de vignes, au pied du célèbre massif de la Chartreuse. Perchée au sommet d'un clocher depuis 1855, la statue de la Vierge dorée en signale le site, jour et nuit, aux voyageurs du train ou de l'autoroute.

Les premiers écrits faisant mention de Notre-Dame de Myans remontent au XIe siècle. Il ne s’agit alors que d’un petit oratoire rural. Mais c’est au XIIIe siècle, qu’elle va prendre une importance considérable. Une grande catastrophe naturelle : l'effondrement d'un pan de la falaise proche, déclenche un glissement de terrain meurtrier le 24 novembre 1248. L’effondrement du Mont Granier recouvre par 500 millions de m3 de terre et de roches tous les villages se trouvant sur sa coulée : cinq villages sont rayés de la carte, dont le gros bourg de Saint-André, et on évoque plusieurs milliers de victimes. On dit que c’est la pire catastrophe naturelle de l’histoire des Alpes ; elle donne naissance au massif qu’on appelle les Abymes de Myans. Étonnamment, la petite chapelle de campagne dans laquelle se trouve une statue de la « Vierge Noire » est épargnée : la coulée s’est arrêtée juste devant l’entrée. Le petit groupe des moines bénédictins de Saint-André dit aussi devoir la vie sauve à la protection de la « Noire » non loin de leur chemin. Les gens de l’époque voient en cela un signe du Ciel qui donne spontanément naissance à un pèlerinage.

On ne trouve à Myans ni apparitions, ni révélations, mais simplement une confiance en Marie, que l'on invoque ici comme protectrice. Elle a protégé jadis en ce lieu une poignée de voyageurs des énormes rochers de l'éboulement ; elle continue à protéger ses enfants d'aujourd'hui de bien des rochers d'une autre nature que géologique : athéisme, indifférence spirituelle matérialisme, hédonisme, manque de confiance en la Providence, etc. Le prodige le plus fameux est le sauvetage du Savoyard Jean Grandis, seul survivant en 1534 du naufrage d’un bateau portant plus de 500 passagers au large de Livourne, en Italie. S’étant confié à Notre Dame de Myans, il revint pieds nus d’Italie et fit placer dans la chapelle un ex-voto, détruit comme beaucoup d’autres à la Révolution.

Les nombreux pèlerins qui s’y arrêtent peuvent en entrant dans le sanctuaire, contempler du premier regard deux églises superposées. Fait rare : un seul autre sanctuaire présente cette caractéristique : celui de Bethléem. Il faut descendre quelques marches pour accéder à la partie inférieure du sanctuaire, communément appelée la « crypte », oasis de silence et de recueillement. La Vierge Noire, endommagée mais sauvée in extremis à la Révolution, richement vêtue et couronnée en 1905, se trouve ici, au fond du chœur avec l’enfant Jésus. Tout a été bâti autour d’elle pour accueillir visiteurs et pèlerins venus prier ou déposer son fardeau à ses pieds. 

C’est au milieu du XVe siècle, soit deux cents ans après sa naissance, que le pèlerinage prend un essor important sous l’impulsion du comte Jacques de Montmayer qui y installe en 1458 des moines franciscains pour bâtir un monastère et s’occuper des pèlerins. Très rapidement, la chapelle primitive s’avère très fréquentée, et l’on procède à la construction d’une église supérieure pour les offices des franciscains. C’est ce qui explique, dès 1466, la structure originale des deux églises superposées qu’on peut toujours admirer de nos jours. L’édifice est encore agrandi en 1498. Au XVIIIe siècle, 6 à 7000 personnes affluent chaque 8 septembre, fête solennelle de la Nativité de Marie. Après la Révolution, le sanctuaire devient l’église paroissiale de Myans, qui obtient le statut de commune en 1881.

Une décoration originale ajoute à la beauté du lieu, qu'aiment parfois exalter les musiciens, choristes ou instrumentistes. Tous ceux qui passent à Myans voient les remarquables fresques réalisées en 1936 par Léon Raffin, disciple du peintre Maurice Denis : sur les côtés se trouvent les saints savoyards, sur la voûte une magnifique Vierge. À l’entrée du chœur, est représentée la scène de l’éboulement du Granier, fondatrice du pèlerinage tel que la légende le décrit. Le chœur, fait de marbre de Carrare et de dorures, est la réplique d’une chapelle latérale de la basilique Saint-Marc de Venise.

Une maison de rencontres spirituelles, adossée à l'église et au magasin, a été bâtie dans les années 1940 et restaurée dans les années 1970. Elle accueille à la journée familles, groupes, récollections ou journées de travail des mouvements. Elle comprend actuellement 16 chambres et la restauration est préparée sur place par l’équipe.

Aujourd’hui, on estime entre 80 000 et 100 000 le nombre de visiteurs par an. Les temps forts du sanctuaire sont évidemment les grands pèlerinages diocésains à la belle saison : celui des malades et du monde de la santé le premier dimanche de juillet et le pèlerinage des familles le dimanche de septembre le plus proche de la fête patronale de la Nativité de Marie. Ces jours-là, avec le rassemblement du 15 août, le clos du sanctuaire est plein d'une foule dont les diversités se fondent dans une prière unanime."

Michel Janva

Posté le 28 août 2016 à 07h49 | Lien permanent

C’est arrivé un 28 août …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

Saint Augustin meurt dans la colonie romaine d'Hippone en Afrique du Nord à l'âge de 75 ans. Il est l'un des quatre Pères de l'Église latine et l'un des 35 Docteurs de l'Église.

Après Saint Paul, il est considéré comme le personnage le plus important dans l'établissement et le développement du Christianisme.

Converti tardivement en 387, après des années de prières de sa mère, sainte Monique, il devient évêque d'Hippone en 396. Parmi ses ouvrages se trouvent "La Cité de Dieu", ou Les Confessions.

Alors que les princes de la Ligue du Bien publique auraient été écrasés à Montlhéry (voir la chronique du 16 juillet), malgré leur supériorité numérique (20000 ligueurs contre 12000 soldats royaux), sans la trahison du comte du Maine qui abandonne le Roi (son neveu) en plein combat, Paris devient le nouvel objectif de la Ligue qui en fait le siège.

Le Roi décide de franchir les lignes ennemies et pénètre dans sa capitale avec des provisions son armée. L'accueil des Parisiens est à la hauteur de l'exploit du Roi.

Méditations métaphysiques où il développe ses arguments du "Discours de la méthode" et répond aux objections.

Suites du massacre de la Saint Barthélemy (voir les chroniques du 24 et 25 août).

Le Roi Louis XIV y assiste ; elle est suivie d'un Te Deum et d'un motet de Lalande, chanté par plusieurs chœurs de musique.

Il proclame : «  Moi vivant, jamais le drapeau du FLN ne flottera sur Alger. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 253)

La V république n'est proclamée que le 28 septembre suivant ; De Gaulle, alors, n'est rien et n'est sûr de rien. Il doit donner des gages aux patriotes qui veulent sauver et la France et l'empire. Voir la chronique du 4 novembre, mais, entre-temps, le 21 décembre 1958, De Gaulle est devenu président…

Lois Spalwer

Posté le 28 août 2016 à 05h38 | Lien permanent | Commentaires (4)

27 août 2016

Bientôt le retour de Cristeros ?

Images-18Pour ceux qui connaissent l’histoire du Mexique ou qui la connaisse à travers le film « Cristeros »  sachez que la situation entre le Président élu en 2012 et l’Eglise catholique est, selon le Père Valdemar, porte-parole de l’Archidiocèse de Mexico, aussi tendue qu’en 1920.

Le terrible conflit actuel porte sur un amendement légalisant la dénaturation du mariage, alors que le Président avait courtisé l’Eglise et notamment Benoît XVI avant son élection, et qu’il avait promis de suivre « l’Agenda du Pape François ». Les Evêques, suivis par tous les fidèles, prennent cet « amendement » pour un coup de poignard dans le dos.

Prochaines étapes : manifestations massives prévues les 10 et 24 septembre.

Le 16 octobre, le pape François canonisera le jeune José Luis Sánchez del Río. Ses geôliers l'avaient forcé à marcher vers le cimetière après lui avoir coupé la plante des pieds et à marcher dans du sel. Sur ce sentier pierreux maculé du sang des pieds du pauvre José, son bourreau lui promet que s’il crie « mort au Christ Roi », il aura la vie sauve. José Luis répond au contraire par le cri de ralliement des cristeros : « Longue vie au Christ Roi ». Il doit ensuite creuser sa propre tombe. Exaspéré, son bourreau lui décharge son pistolet dans la tête.

Prions pour nos frères mexicains : viva Christo Rey !

Michel Janva

Posté le 27 août 2016 à 15h14 | Lien permanent

Affaiblissement de l'autorité du Conseil d'Etat

Gilles Lebreton, député français (FN) au Parlement européen, dénonce l'ordonnance du 26 août du Conseil d’Etat :

66"[...] Contrairement au Tribunal administratif de Nice, qui avait jugé le contraire et dont il annule l’ordonnance, le Conseil d’Etat se montre ainsi incapable de s’adapter aux circonstances, ce qu’il avait fait en d’autres temps en recourant à la notion de “moralité publique”. Il n’a pas compris que le Burkini n’est pas qu’un simple vêtement mais un uniforme du fondamentalisme islamiste, une déclaration de guerre du communautarisme contre la laïcité à laquelle il faut répondre.

Entre la prétendue liberté individuelle des femmes portant le Burkini et la défense de la laïcité, c’est la seconde fois que le Conseil d’Etat aurait dû protéger. Faute de l’avoir fait, son autorité en sort affaiblie, car le maire de Villeneuve-Loubet et les autres maires concernés ont annoncé qu’ils désobéiraient à son ordonnance et maintiendraient leurs arrêtés anti-Burkini. [...]"

Lionnel Luca, député-maire LR de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), a annoncé qu'il ne retirait pas son arrêté anti-burkini. Ange-Pierre Vivoni, le maire socialiste de Sisco (Haute-Corse), maintient son arrêté. Le député-maire LR du Touquet Daniel Fasquelle a indiqué que son arrêté visant à "assurer la sécurité sur la plage" n'avait été que "partiellement invalidé" et "continuerait de s'appliquer".

La décision du Conseil d'Etat a été prise par 3 juges :

Les maires peuvent contester la décision du Conseil d'Etat devant la CEDH pour défaut d'impartialité des juges.

Michel Janva

Posté le 27 août 2016 à 12h42 | Lien permanent

Cette idéologie, ce n'est pas DAESH, ce n'est pas l'islamisme. C'est l'islam

Drieu Godefridi, juriste, écrit dans Le Vif à propos du burkini :

Unknown-27"[...]  Le problème est ailleurs, il git dans l'idéologie dont ces accoutrements ne sont que l'une des manifestations qui bourgeonnent sur le continent européen. Il est tellement plus facile de s'en prendre à un vêtement qu'à l'idéologie dont il procède !

Car, cette idéologie, ce n'est pas DAESH, ce n'est pas l'islamisme. C'est l'islam. Trente années d'éducation contre "la discrimination", "le racisme" et ses variantes ont si bien conditionné nombre de nos intellectuels -- pour ne rien dire de nos politiques -- que le simple fait de désigner l'islam comme problème leur est inconcevable.

En effet, nous disent-ils, l'islam est une religion. Allons-nous discriminer une religion ? Empêcher des hommes et des femmes de vivre librement leur foi ? À moins que ces velléités de discrimination ne cachent, plus grave !, une sorte de racisme latent et refoulé ?!

Cette disposition d'esprit, que je me suis permis de qualifier de "trahison des clercs" dans un essai récent, il est facile de montrer qu'elle procède de l'ignorance.

Car l'islam est plus qu'une religion. À l'opposé du christianisme, l'islam définit un projet politique et un droit complets, régissant tous et chacun des aspects de la vie des individus. L'islam est une doctrine, que l'esprit des Lumières, précisément, nous oblige à traiter comme toute autre doctrine, avec esprit critique et sans déférence (inutile d'y ajouter le mépris, qui aveugle le jugement).

"Vous n'allez pas nous reservir le couplet sur l'islam opposé à l'égalité entre hommes et femmes ?" Non. Car l'incompatibilité de l'islam et de l'Occident -- en fait, de l'islam et de l'idée même de démocratie -- est plus fondamentale. L'islam définit non seulement un ensemble de normes, mais un droit qui se veut complet et immuable, car il prend sa source dans la parole d'Allah. C'est dans la complétude divine de son droit, le fiqh, que réside la différence ontologique entre islam et christianisme. On ne réforme pas la parole de Dieu, on ne discute pas la volonté de Dieu dans une assemblée médiocrement humaine telle qu'un parlement. Abroger une sourate du Coran, ce serait abroger Dieu.

Ainsi les questions vestimentaires sont-elles remises dans une juste perspective, celle du symptôme de la diffusion, en Europe, d'une doctrine islamique radicalement opposée aux fondements de notre civilisation (ie, toute norme est questionnable et réformable). Voici la vraie question : celle de l'avenir, en Europe, de la doctrine islamique, et non de "l'islamisme", "des musulmans" ou de tel ou tel vêtement. [...]"

Michel Janva

Posté le 27 août 2016 à 12h10 | Lien permanent

La démocratie, cette vache sacrée de la modernité

Maxence Hecquard a publié en mai dernier un ouvrage imposant dans lequel il revisite les fondements et la genèse de la démocratie moderne, cette nouvelle religion séculière, ce dogme intouchable, cette "valeur de la République", selon l'expression consacrée. Dans Les Fondements philosophiques de la démocratie moderne, il montre la métaphysique de ce régime en évolution perpétuelle, né des Lumières, pensé notamment par Kant, Hegel et Darwin. Même les représentants de l'Eglise ont fini par adopter la terminologie propre à la démocratie, en en faisant presque un principe non négociable du bien commun. Alors que, le plus souvent, la démocratie moderne écrase le principe de subsidiarité sous un totalitarisme soft. Cet idéal est une utopie, mais une utopie plaisante, à la fois pour les dirigeants mais aussi pour les électeurs qui aiment se plier au jeu :

288.88888888889_450_188"Le vice du régime est contradiction essentielle : faire gouverner un peuple incapable de le faire. Pour que la démocratie fonctionne, il faut que quelque tribun mente au peuple en lui déclarant exécuter ses volontés quand il ne suit que la sienne."

Toute ressemblance avec l'actualité n'est pas fortuite. Et ce théâtre électoral se poursuit alors que l'échec de la démocratie est patent : 

"[D]eux siècles après la grande révolution, le monde n'est toujours pas en paix. Deux guerres mondiales ont eu lieu au XXe siècle en son nom [...]. A l'orée du troisième millénaire force est de constater que la démocratie progresse toujours mieux par les avions bombardiers que par les urnes. Des coalitions occidentales (souvent emmenées par les Etats-Unis...) déstabilisent, voire attaquent, nombre de régimes d'orient ou du sud au prétexte d'"insuffisance démocratique", celle-ci étant certifiée par des autorités "morales" autoproclamées.

Régression culturelle et guerres multiples : la Terre promise par les Lumières semble encore loin...

D'où vient ce paradoxe ? Comment expliquer qu'un régime qui ne vise que la cohabitation tranquille et l'épanouissement des hommes engendre tant de conflits ?

La question est celle du passage. Comment le despotisme pour instaurer la république . Comment briser la dictature pour gagner la liberté ? Comment sortir de l'obscurité ? La réponse des Lumières et unanime : par la violence".

Ainsi fonctionne l'idéologie démocrate : au nom des lendemains qui chantent, tout est possible aujourd'hui. Rousseau, Kant, Hegel sont unanimes là-dessus : la violence et la terreur sont une étape inévitable de la liberté.

Et dans le concert politico-médiatique, il n'est pas possible de s'exprimer sereinement si l'on n'a pas professé son adhésion à la démocratie, laquelle se fait totalitaire :

"Claude Polin explique que le totalitarisme se définit comme l'unicité d'un parti qui se maintient par une police de la pensée : "Une société est totalitaire oosqu'elle tend à se donner en tant que telle, c'est-à-dire en tant que totalité de se membres, pour supérieure à n'importe laquelle de ses parties, sur laquelle le tout entend du même coup exercer un pouvoir total, en lui déniant tout droit à se poser en face de lui comme un être à part entière." Force est de reconnaître que la démocratie répond à cette définition : elle ne souffre pas la contradiction. La démocratie est idéologique et totalitaire car ses valeurs sont exclusives et parce qu'elle prône une métaphysique incompatible avec toute autre vision du monde."

Michel Janva

Posté le 27 août 2016 à 09h14 | Lien permanent

Avortement : des femmes témoignent de leur manque de liberté

41XpUAmpfbLDans L'IVG, 40 ans après la loi Veil. La face cachée de l'avortement : des femmes témoignent, Marie Philippe, fondatrice du site www.ivg.net, publie des témoignages sur la réalité de l'avortement, en France. L’avortement « est toujours un drame et cela restera toujours un drame » disait Simone Veil en 1974. Or, l'incitation à l'avortement n'a jamais été aussi forte en France et malheurs à ceux qui osent s'écarter de la doxa officielle. C'est ce que subissent les animateurs du site ivg.net. Ce livre laisse la parole à ses mères qui ont du avorter sous la pression de leur conjoint, de leurs parents, de leur entourage, à contre-coeur, et que personne ne vient aider ensuite dans leur détresse. L'auteur explique :

"Nous sommes pourtant régulièrement invectivés parce qu'on ose présenter des témoignages de femmes en grande souffrance. Par exemple, Clémence nous a écrit un jour : "Vous faites culpabiliser les femmes qui souhaitent avorter et vous ne leur rappeler pas l'importance du droit à l'IVG et les avantages qu'il est possible d'en tirer !". Je lui ai dit que beaucoup de gens se chargeaient déjà d'exalter ce droit, qu'il n'était pas utile d'en rajouter, que nous ne culpabilisons personne car, hélas, les femmes se culpabilisent toutes seules et qu'enfin c'était souvent après l'IVG que nous étions sollicitées quand c'est déjà trop tard ! Je lui ai rappelé que notre rôle est d'informer les femmes en totalité, sans occulter les problèmes, sans les prendre pour des idiotes. Quand nous leur demandons simplement "Avez-vous bien mesuré les conséquences de ce que vous envisagez de faire ?", "Est-ce vraiment votre choix ? N'est-ce pas plutôt celui de votre copain ?...", comment ferions-nous de la "culpabilisation" ?

Michel Janva

Posté le 27 août 2016 à 07h49 | Lien permanent

Lyon : les Scouts et Guides Saint Louis cherchent des chefs et des assistantes pour la rentrée

Les Scouts et Guides Saint Louis, association de scoutisme fondée et gérée par des parents lyonnais depuis 1972, recherchent 2 chefs pour la 1ère, troupe  Montagne et la 5ème, troupe Marine et 2 assistantes pour renforcer ses équipes d'encadrement de meutes, clairières et compagnies, pour la rentrée de septembre 2016.

La maîtrise est une opportunité très enrichissante tant sur le plan personnel par le don de soi que sur la formation par l’apprentissage de l’encadrement, valeur utile à la future vie professionnelle.

Si vous êtes volontaire ou pour toute question, veuillez contacter le secrétariat : edwigedepenoux@orange.fr  Tel : 06 70 93 30 36 ou  le président de l'association par mail : gautierpierre@hotmail.com  

Venez à la journée de rentrée qui aura lieu dimanche 25 septembre 2016 chez les frères Maristes à Saint Genis Laval, 9 rue Francisque Darcieux  de 11h30 à 16 h avec votre pique-nique.

SGSL

Michel Janva

Posté le 27 août 2016 à 06h43 | Lien permanent

C’est arrivé un 27 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Felice Peretti, naît le 13 décembre 1520, et est élu pape le 1er mai 1585. Il prend le nom de Sixte V. Il agrandit la Bibliothèque vaticane, fait bâtir la salle Sixtine par Domenico Fontana, et réorganise la Curie romaine.

Elle doit faire concurrence à ses homologues anglaise et hollandaise. Le coton, la soie, le thé et les épices sont ses principales marchandises. C'est Colbert qui fonde, par lettres patentes signées par Louis XIV, la Compagnie française des Indes orientales, dont la mission est de «naviguer et négocier depuis le cap de Bonne-Espérance presque dans toutes les Indes et mers orientales». Elle bénéficie d'un monopole du commerce lointain pour cinquante ans. Son siège est installé à Pondichéry en 1676 avant d'être fusionnée avec la Compagnie des Indes en 1719.

Elle a lieu au château de Fontainebleau et raconte l'histoire d'un sculpteur tombé amoureux de son œuvre, qui va progressivement prendre vie et faire sa déclaration d'amour au héros. Composée par Jean-Philippe Rameau sur un livret de Ballot de Sauvot, cette œuvre est directement inspirée de la légende de Pygmalion décrite dans "Les Métamorphoses" du poète latin Ovide.

Le ballon du physicien Jacques Charles et des frères Robert effectue sa première ascension au-dessus de l'esplanade du Champ-De-Mars à Paris Il va faire 25 km jusqu'à Gonesse où il terrorise des paysans effrayés à l'atterrissage.

Avec l'appui des Irlandais, les troupes françaises attaquent par surprise les Anglais alors en large supériorité numérique, 6000 contre 2000 franco-irlandais. Malgré cette supériorité ils s'enfuient abandonnant tout leur matériel de guerre.

Napoléon vainc les Autrichiens, les Russes et les Prussiens. Voir la chronique de la veille.

Avec la signature du pacte Kellog-Briand, la guerre est mise hors la loi ! Vraiment l'idéologie socialiste est une vraie maladie mentale ! 15 pays signataires renoncent à la guerre « en tant qu'instrument de politique nationale dans leurs relations mutuelles », dont l'Allemagne, les États-Unis d'Amérique, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, le Japon, la Belgique, la Pologne.

Lois Spalwer

Posté le 27 août 2016 à 05h34 | Lien permanent | Commentaires (3)


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