17 février 2018

Le racisme chromosomique battu en brèche

De Sabine de Villeroché :

Lucas"Ce n’est pas la première fois qu’un enfant ou un jeune atteint du syndrome de trisomie 21 vole la vedette aux autres. Cette année, c’est au jeune Lucas Warren que revient l’honneur de représenter la marque mondialement connue Gerber, filiale américaine de Nestlé spécialisée dans la fabrique d’aliments pour enfants. Grand gagnant des 140.000 bébés candidats au « Gerber Baby Photo Search », ce blondinet au sourire craquant sera présent toute l’année 2018 sur les réseaux sociaux de la marque et ses fans pourront suivre ses premiers pas. Le PDG de l’entreprise assume parfaitement son choix : « Chaque année, nous choisissons le bébé qui correspond parfaitement à notre marque et, cette année, Lucas correspond parfaitement. »

Message explicite pour promouvoir une plus grande diversité ? Certainement, à en croire les parents de Lucas qui, le premier effet de surprise passé, avouent leur espoir de « faire changer le regard des gens sur le handicap ».

Gerber n’est pas la première entreprise à donner une chance aux personnes atteintes de trisomie : Seb en 2012, Clara en 2015, Asher en 2016 et d’autres ont, eux aussi, été choisis pour représenter de grandes marques en Angleterre, en Espagne et ailleurs, comme Marks & Spencer, Bel & Soph et OshKosh B’Gosh.

Chez nous, le 14 mars dernier, Mélanie Ségard présentait la météo sur France 2, histoire de prouver aux téléspectateurs « qu’une personne porteuse d’un handicap peut réaliser son rêve dans notre société ». Avant elle, il y avait eu Laura Hayoun, 19 ans, jeune trisomique sur BFM TV.

Belle revanche pour la fondation Jérôme-Lejeune, connue pour son action en faveur des personnes atteintes de déficiences intellectuelles d’origine génétique. Victime de la censure du CSA en juillet 2014 pour son clip « Chère future maman » coupable d’être « susceptible de troubler la conscience des femmes enceintes », la frimousse de jeunes trisomiques déclarant à leur mère tout le bonheur d’être au monde n’a plus eu le droit de paraître sur les chaînes de télé.

Et le voilà bien là, le fil rouge à ne pas franchir en France, leader européen de l’élimination des fœtus diagnostiqués trisomie 21. Quelques « coups de com’ » médiatiques pour donner la parole à de jeunes handicapés ne suffiront pas à masquer la réalité. Chez nous, le dépistage systématique des femmes enceintes s’intensifie chaque année grâce au nouveau « dépistage prénatal non invasif »(DPNI) destiné à détecter la moindre anomalie du fœtus, et particulièrement celle de la trisomie. Or, détecter, c’est éliminer, puisque plus de 96 % des fœtus soupçonnés d’être porteurs de la trisomie sont ainsi avortés… Il faut lire et relire l’ouvrage de Jean-Marie Le Méné Les Premières Victimes du transhumanisme pour bien comprendre que les laboratoires pharmaceutiques sont les grands gagnants de cette élimination programmée par les pouvoirs publics sous couvert d’humanisme. Curieuse trahison, pour ces médecins et chercheurs qui ont fait le serment d’Hippocrate et choisissent d’éradiquer plutôt que de soigner. Lors des débats parlementaires pour la révision des lois de bioéthique de 2011, le triste sire Noël Mamère se payait le culot de déclarer : « La mère et la famille sont libres de considérer qu’un enfant trisomique est un cadeau du ciel. »

Aux États-Unis, il n’y a pas que la famille de Lucas qui a pris cette liberté, même de grandes marques montrent l’exemple, avec quelques années d’avance sur la France, semble-t-il. D’autres pays reviennent sur leur politiques eugéniste ; le Japon en 1996 et, ces jours-ci, c’est au tour de la Pologne de prévoir d’interdire l’avortement des bébés porteurs de handicap. De quoi redonner un peu d’espoir."

Michel Janva

Posté le 17 février 2018 à 15h34 | Lien permanent | Commentaires (0)

Rod Dreher se défend de proposer aux chrétiens de se retirer au monde

Dans une réponse à un article publié par le P. Andreas Gonçalves Lind contre « Le pari bénédictin », qui encouragerait une nouvelle forme de donatisme, cette hérésie du quatrième siècle qui proclamait un rigorisme moral strict et niait la validité des sacrements administré par les prêtres qui n’avaient pas résisté à la persécution romaine.

DreherFR"Voici sa principale objection :

« Sans naturellement tomber dans l’hérésie, on retrouve chez Dreher l’écho de la voix de Donat : ‘Si les Eglise d’aujourd’hui veulent survivre au nouvel âge obscur, elles doivent cesser d’être normales. Nous devrons nous engager plus profondément dans notre foi et nous aurons besoin de le faire d’une façon qui semblera étrangère aux yeux de nos contemporains.  Si nous redécouvrons le passé, si nous restaurons le culte liturgie et l’ascétisme, si nous centrons notre vie sur la communauté ecclésiale et si nous renforçons la disciples de l’Eglise, nous réussirons, avec la grâce de Dieu, à redevenir ce peuple spécial qui nous aurions toujours dû être.  Cette façon de se concentrer sur la formation chrétienne donnera comme fruits non seulement des chrétiens plus forts mais également une nouvelle évangélisation parce que le sel retrouvera sa saveur’ ».

« Dans leur volonté de s’identifier à l’Eglise primitive des martyrs persécutés, les donatistes n’acceptaient pas une autre façon de vivre et de pratiquer la foi. Même dans un nouveau contexte historique dans lequel les persécutions étaient terminées, le fait de continuer à se sentir persécutés les confirmait dans leur sentiment d’être les vrais bons chrétiens ».

« Ce faisant, ces chrétiens schismatiques formèrent un petit parti de ‘personnes pures’. En opposant ‘integer’ à ‘profanus’ comme la principale différence entre ceux qui appartenaient à l’Eglise et ceux qui n’y appartenaient pas, les donatistes avaient tendance à n’admettre que des membres irréprochables ».

Voilà donc le problème – et c’est problème récurrent dans la rhétorique du Pape François. Y a-t-il des catholiques rigides, amers et extrêmes ?  Absolument.  Mais François et ses adeptes ont cette habitude détestable et profondément injuste de qualifier de « rigide » tout qui, prêtre et laïc, croit simplement dans la foi catholique et souhaite la vivre comme elle est définie avec autorité – et, dans certains cas, dans ses formes liturgies plus anciennes.

Le travail plus général de Christian Smith sur les croyances religieuses et les identités des jeunes américains – pas uniquement catholiques – révèle une tendance qui devrait inquiéter au plus haut point n’importe quel chrétien sérieux, et donc certainement le Pontife romain : « Le plupart des jeunes adultes considèrent la religion comme un entrainement pour devenir quelqu’un de bien. Et ils pensent qu’ils sont, somme toute, des gens biens. »

J’ai beaucoup voyagé aux Etats-Unis et à l’étranger pour mes recherches sur « Le pari bénédictin » et pour des conférences. A plusieurs reprises, j’ai entendu le même message, quel que soit l’endroit où je me trouvais : les jeunes adultes d’aujourd’hui qui se considèrent comme chrétiens ne connaissent pratiquement rien de la foi chrétienne, que ce soit en terme de contenu ou sur la façon de la pratique dans la vie de tous les jours.  A tel point que pour autant qu’ils aient une foi, celle-ci n’est généralement que purement émotionnelle.

Donc, quand j’entends des bureaucrates professionnels de l’Eglise comme le Père Antonio Spadaro déclare au monde entier qu’il faut calme, que tout va pour le mieux, que les inquiétudes de chrétiens comme moi « n’ont aucun rapport avec la réalité », cela me met en colère. C’est une tentative d’anesthésier les fidèles.  Il s’agit d’un mensonge cousu de fil blanc et, qui plus est, un mensonge qui met en péril l’âme de nombreuses personnes.

Malgré cela, le P. Lind s’inquiète des catholiques « rigides » qui veulent pratiquer un catholicisme orthodoxe et élever leurs enfants pour devenir des catholiques croyants et fidèles. Le P. Lind cite Saint Augustin contre les donatistes :

« Tandis que le pari bénédictin de Dreher vise à former des communautés dans laquelle la disciples serait ‘renforcée » dans le but d’assurer un christianisme présumé plus vrai et plus sain, les écrits qu’Augustin adresse aux donatistes mettent d’autres aspects en évidence comme, par exemple, la patience envers les pécheurs, notamment en ce qui concerne l’importance de préserver la communion ».

« Le pari bénédictin n’implique pas automatiquement l’arrogance qu’Augustin percevait dans l’attitude des donatistes. Toutefois, l’appel à un ‘renforcement de la disciples de l’Eglise’ renvoie à la rigidité morale donatiste.  En outre, la volonté de construire de petites communautés de ‘chrétiens forts’ pourrait occulter l’importance des vertus chrétiennes telles que l’humilité, la patience et la tolérance – qui figurent dans les textes d’Augustin -, compromettant ainsi la communion entre les croyants et la formation de relations de pour la paix dans le monde. »

C’est là que le P. Lind commet une erreur fondamentale. Il confond la croyance donatiste que l’Eglise devrait être strictement une confrérie de purs avec la croyance chrétienne catholique élémentaire que nous devons tous cheminer vers la sainteté. Tous les pécheurs sont les bienvenus dans l’Eglise parce que l’Eglise ne compte aucun membre qui soit sans péché. La vie chrétienne est un pèlerinage pour faire grandir en nous le Christ.  Nous trébuchons tous, mais c’est à cela que servent la confession et le pardon. On a parfois l’impression que des chrétiens comme le P. Lind se moquent de la sainteté.  Cela n’est certainement pas vrai mais j’avoue que je peine à comprendre ce qu’ils pensent que l’Eglise et de la vie avec le Christ doivent être. Le P. Lind poursuit :

« Une caractéristique supplémentaire de cette attitude donatiste qui a beaucoup frappé le théologien dominicain Yves Congar porte sur l’hostilité envers les institutions séculières. Les donatistes avaient tendance à refuser de collaborer avec les autorités de l’Empire qui constituaient pour eux un pouvoir païen.  Dans leur perspective théologique, la pureté de la pratique chrétienne entraînait un refus de prendre part, de collaborer ou de s’engager avec les païens dans leurs institutions non-chrétiennes. En ce sens, les donatistes constituaient dans les faits une ‘polis parallèle’. Au contraire, les catholiques comme Augustin restèrent liés à certaines institutions impériales et se sentirent forcés de considérer que les donatistes étaient des chrétiens schismatiques ».

Il s’agit là d’une falsification flagrante de mon livre. Voici comment l’idée d’une « polis parallèle » est introduite dans « Le pari bénédictin » :

« L’originalité de la contribution du dissident Tchèque Vaclav Benda au mouvement dissident, c’était l’idée d’une ‘polis parallèle’ – une société distincte mais perméable coexistant aux côté de l’ordre communiste officiel. Flagg Taylor, un philosophe politique américain expert des mouvements dissidents tchèques, affirmait que ‘Selon Benda, les dissidents ne pouvaient pas se limiter à contester le gouvernement communiste, ils devaient également promouvoir un engagement positif dans le monde. 

Au risque de se mettre en grand péril lui-même ainsi que sa famille (son épouse et lui avaient six enfants), Benda refusa la ghettoïsation. Il ne voyait aucune possibilité de collaboration avec les communistes mais il refusait la passivité, la considérant comme un échec à montrer la juste préoccupation chrétienne pour la justice, la charité et à témoigner de l’Evangile du Christ dans l’espace public. En ce qui concerne Benda, l’injonction de Václav Havel de ‘vivre dans la vérité’ ne pouvait signifier qu’une seule chose : vivre comme une communauté chrétienne.

Benda ne conseillait pas aux chrétiens de se réfugier dans un ghetto. Il insistait au contraire sur le fait qu’il fallait entendre la polis parallèle au sens d’un combat pour ‘la sauvegarde ou le renouveau de la communauté nationale dans le plus large sens du terme – en même temps que la défense des valeurs, des institutions et des conditions matérielles indispensables à l’existence d’une telle communauté’ ».

Le P. Lind voudrait faire croire à ses lecteurs que je serais en train de dire aux catholiques et aux autres chrétiens de se retirer du monde pour éviter la contamination. En fait, dans le contexte de ce que dit le livre, cette « polis parallèle » ne se justifierait que quand on ne permet plus aux chrétiens d’être chrétiens dans l’espace public.

Peut-être cela n’a-t-il aucun sens pour le P. Lind qui enseigne à l’Université jésuite de Namur en Belgique (où, par ailleurs, la foi catholique est moribonde avec un électrocardiogramme pratiquement plat). Je ne sais pas quelle est la situation concernant l’Eglise et l’Etat en Belgique.  Ici aux Etats-Unis, cependant, nous sommes entré dans une ère où les collèges et les institutions chrétiennes risquent de sérieux ennuis s’ils ne conforment pas leurs enseignements et leurs pratiques internes aux dogmes du LGBT et de l’idéologie du genre.

Comme je l’ai clairement exprimé dans le livre, il ne s’agit pas de simple spéculation. J’ai interrogé une série de professeurs de droit et d’experts dans le domaine.  Ils voient bien, eux, ce qui est en train de nous arriver, même si ce n’est pas le cas du P. Lind. Il y aurait beaucoup à dire sur son article mais conclurai avec ceci :

« Par conséquent, le pari bénédictin porte un regard pessimiste envers la société contemporaine. Bien que l’affirmation de la liberté religieuse soit essentielle si l’on veut que les chrétiens puissent pratique leur foi, Dreher ne semble pas très intéressé à montrer l’importance du véritable dialogue issu de cette dignité humaine qui est la source de toutes les libertés ».

Eh bien, il a raison sur ce point : je porte bien un regard pessimiste sur les sociétés contemporaines. Comment un chrétien orthodoxe (avec une minuscule) qui fait un tant soit peu attention pourrait-il ne pas être pessimiste ?  Bon sang, le Pape François lui-même, selon les mots de son biographe [Austin Ivereigh], est « apocalyptique » !  Bien sûr que Dreher veut parler aux autres – « Le pari bénédictin » appelle explicitement à une collaboration ouverte entre les chrétiens et tous les autres (j’ai mentionné les Juifs en particulier) qui partagent notre positionnement de contre-culture vis-à-vis du monde, sinon nos convictions théologiques – mais les idées assimilationnistes éculées des jésuites modernes ne m’intéressent pas.  Elles pouvaient sembler raisonnables en 1968 mais nous savons bien quels fruits a donné cette approche : l’effondrement.

Je suis confiant dans le fait que les catholiques qui souhaitent que leur foi survive à cette apocalypse-ci et puisse continuer à vivre chez les enfants, et chez les enfants de leurs enfants, se joindront à moi et à d’autres chrétiens de bonne volonté pour essayer de tracer une nouvelle voie pour sortir des ruines de la chrétienté contemporaine. Au risque d’en choquer beaucoup, certaines traditions de l’Eglise catholique datant d’avant 1965 ont véritablement quelque chose à dire aux catholiques d’aujourd’hui – et à tous les chrétiens.  C’est le message principal du « Pari bénédictin ».  Ma propre approche n’est pas exempte de défauts et je reste ouvert à la critique.  Mais je préfère tenter quelque chose de sérieux pour résister plutôt que d’adopter de pieuses stratégies de capitulation."

Michel Janva

Posté le 17 février 2018 à 11h24 | Lien permanent | Commentaires (10)

La liturgie est réglée par la hiérarchie ecclésiastique avec un sacerdoce extérieur

Michel Janva

Posté le 17 février 2018 à 11h02 | Lien permanent

Un clip de propagande pour une Europe blanche et chrétienne ?

Selon le jury choisissant les capitales européennes de la culture, le clip de la ville hongroise de Székesfehérvár, réalisé pour devenir capitale européenne de la culture en 2023 est... de la propagande pour une Europe blanche et chrétienne. Et en conséquence, la ville de Székesfehérvár a été éliminée.

Michel Janva

Posté le 17 février 2018 à 10h52 | Lien permanent | Commentaires (23)

LGBT et GPA : quand ça explose, ce n'est pas simple...

Unknown-31Pour promouvoir le commerce des mères porteuses, les médias ont mis en avant l'animateur de télévision Alex Goude qui a "épousé son mari" en 2013. Les deux hommes ont fait concevoir et acheter un enfant via GPA.

En 2016, on apprenait qu'ils voulaient se faire fabriquer un deuxième enfant. Le 1er enfant né en 2015 avait tout juste 1 an. Tout ceci est raconté sur l'air d'un conte de fées :

"Le 11 février dernier, Elliot, le fils d'Alex Goude et de son mari Romain, a fêté son premier anniversaire. Papas comblés, les deux hommes confient au magazine Gala être prêts à agrandir leur jolie famille."

"Père comblé, Alex Goude est également un homme fou amoureux de son époux (ils sont mariés depuis 2013)."

En 2018, cette union merveilleuse pro GPA que les médias nous vantent depuis 2 ans explose : l'animateur poursuit sa carrière en France, et son ancien compagnon vit désormais aux Etats-Unis. Résultat, le petit garçon de 3 ans n'a pas de mère et il sera trimballé entre la France et les Etats-Unis en fonction de l'agenda des 2 hommes. Comme le souligne l'article "ce n'est pas simple compte tenu des circonstances".

 
Michel Janva

Posté le 17 février 2018 à 10h47 | Lien permanent | Commentaires (13)

27e Université d’été de Renaissance catholique sur La révolution silencieuse

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Michel Janva

Posté le 17 février 2018 à 08h55 | Lien permanent

15 mars à Lyon : projection d'un film sur le père Popieluszko

Les Rencontres de La Lanterne Magique vous donnent rendez-vous avec un autre film polonais: POPIEŁUSZKO. LA LIBERTÉ EST EN NOUS, le jeudi 15 mars à 20 h, à L'Espace Saint-Ignace, 20 rue Sala.

Ce long métrage, inédit en France et réalisé par le Polonais Rafał Wieczyński, voilà moins de 10 ans, vient compléter la vision de ce thème déjà abordé l’an dernier, lors de la belle projection du film Le Complot (1987) d’ Agnieszka Holland.

POPIEŁUSZKO  La Liberté est en Nous

Michel Janva

Posté le 17 février 2018 à 08h43 | Lien permanent

8 mars : témoignage de Pierre Favre au Luc-en-Provence

Pierre favre hommes adorateurs

Michel Janva

Posté le 17 février 2018 à 08h19 | Lien permanent

7 mars à Bayonne : l'accompagnement des personnes à tendance homosexuelle

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Michel Janva

Posté le 17 février 2018 à 08h02 | Lien permanent

C’est arrivé un 17 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 février: saints du jour français ou en France.
    • St Bonose, évêque de Trèves († v. 306)

À Trèves en Allemagne (Gaule Belgique), vers 306, saint Bonose, évêque, qui travailla par son zèle et son enseignement, avec saint Hilaire de Poitiers, à conserver la foi intègre dans les régions des Gaules.

  • St Silvin, évêque à Auchy († v. 717)

À Auchy en Artois, vers 717, la mise au tombeau de saint Silvin, évêque, qui évangélisa le pays des Morins.

  • le 17 février 1332 : Philippe VI émancipe son fils, Jean, héritier du trône, et le fait duc de Normandie.

Le Roi souhaite ardemment partir en croisade. Il garantit ainsi l'avenir surtout que le roi d'Angleterre conteste son accession au trône suite à la mort de son cousin Charles IV dernier des Capétiens directs.

  • le 17 février 1454 : le « Vœu du faisan ».

L'année qui suit la prise de Constantinople, le pape et l'empereur appellent à une nouvelle croisade. C'est, pour les seigneurs de Bourgogne et de Flandres, l'occasion de fastueuses réunions. Ainsi Philippe le Bon, duc de Bourgogne, fait le serment sur un superbe faisan qu'on lui apporte à manger, lors d'un banquet à Lille, de se croiser pour aller délivrer Constantinople, tombée aux mains des Turcs en 1453. Il ne partira jamais.

  • le 17 février 1563 : naissance du duc François de Guise.

Voir la chronique du 24 février.

  • le 17 février 1596 : le duc de Guise empêche la prise de Marseille par les Espagnols.
  • le 17 février 1670 : la France signe une alliance défensive avec la Bavière pour une action concertée à la mort de l'un des monarques, Léopold Ier d'Allemagne ou Charles d'Espagne.
  • le 17 février 1673 : mort de Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière.

Molière connaît une mort assez exceptionnelle pour un comédien : il est victime d'un malaise sur scène, alors qu'il joue le rôle du "Malade imaginaire". Il a 51 ans. Il faut une intervention de Louis XIV, pour qu'il reçoive une sépulture chrétienne, à laquelle les acteurs n'ont d'ordinaire pas droit. Molière est inhumé le 21 février, au cimetière de l'église Saint-Eustache sans service solennel.

 

  • le 17 février 1781 : naissance de René Laennec, médecin français.

René-Théophile-Marie-Hyacinthe Laennec nait à Quimper. Il devient docteur en médecine en 1804 et est nommé en 1816 à l'hôpital Necker de Paris. Il est l'inventeur du stéthoscope. Il publie en 1819 le "Traité d'auscultation médiate" et devient titulaire de la chaire de médecine pratique au Collège de France en 1822. Il meurt en 1826 de la tuberculose.

  • le 17 février 1795 : Traité de la Jaunaye.

Malgré la défaite de Savenay, la résistance catholique renaît à l'ouest. La situation est simple et se résume, depuis le début des colonnes infernales de Turreau, à l'alternative: « être tué, ou tuer ». L'hiver 93/94 a été marqué par les crimes de Carrier à Nantes, de Francastel à Angers, de Turreau, partout où il passe. La réaction des Blancs est rapide et efficace : chasse et extermination des colonnes infernales, une à une, et des camps retranchés bleus. Car les Bleus ne se risquent plus dans le pays. Ils établissent des camps retranchés qu'ils ne parviennent pas à ravitailler et qui sont rasés.

Les nouveaux maîtres de la France comprennent qu'ils n'auront pas la paix en Vendée sans paix religieuse. Aussi est signé le traité de la Jaunaye avec Charette le 17 février 1795 (Stofflet signe le 2 mai suivant): liberté religieuse, liberté des chefs, indemnités.

Le 25 juin 1795, Charette reprend la guerre pensant avoir été dupé à la Jaunaye. Il le fait peu ou prou à l'annonce du débarquement du comte d'Artois après l'annonce de la mort de Louis XVII. Stofflet fait de même en janvier 1796, mais à regret et sur ordre des princes. Assisté de l'abbé Bernier, il administre son territoire au nom de Louis XVII et imprime du papier monnaie. Mais la Vendée ayant la liberté religieuse ne les suit pas. Stofflet est fusillé en février 96, et Charette en mars.16 juillet 1801: Bonaparte établit un nouveau Concordat

Il reste que comme le souligne François Marie Algoud dans son Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs les accords de La Jaunaie soulignent l'importance tant militaire que politique acquise par le général François-Athanase de Charrette ; entraînent la reconnaissance de la liberté de culte en France et soulignent que :

«  …aux yeux de l'Histoire, qu'un régime d'oppression, s'appuyant sur la Terreur, ne peut s'établir durablement lorsqu'on y résiste de toute son âme. » (*)

(*) Emmanuel Catta dans Revue du Souvenir vendéen, n°191, éditorial, cité par FM Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, éditions de chiré, page 87)

  • le 17 février 1798 : Berthier transmet au pape Pie VI l'ordre du Directoire de quitter Rome dans les 3 jours.
  • le 17 février 1800 : Bonaparte crée les fonctions de préfets et de sous-préfets.
  • le 17 février 1810 : les Etats pontificaux sont annexés à l'Empire et transformés en deux départements.

Un Sénatus-consulte réunit la ville de Rome à l'Empire. Les 4 articles de la Déclaration gallicane de 1682 sont repris et deviennent loi de l'Empire. Le pape peut s'installer ou à Rome ou à Paris. L'héritier du trône impérial portera le titre de Roi de Rome.

  • le 17 février 1852 : contrôle de la presse renforcé.

Par un décret le 17 février, alors qu'elle avait été suspendue au lendemain du coup d'Etat, la presse est surveillée et contrôlée plus étroitement que jamais par un ensemble de mesures préventives, d'obligations et de sanctions prévues.

  • le 17 février 1859 : les Français prennent Saigon.

Une flotte française, commandée par l'amiral Rigault de Genouilly, remonte la rivière de Saigon, détruit les forts qui la bordent, et envahit la ville de Saigon, suite à l'appel à l'aide des missionnaires français, après le meurtre de plusieurs missionnaires chrétiens européens. Quelques années plus tôt, un prétendant au trône appelé Nguyên Anh s'est allié avec l'un d'eux, Mgr Pigneau de Béghaine afin de reconquérir l'Annam et le Tonkin et restaurer la dynastie des Nguyên. La guerre civile force les Français à intervenir. Après Saigon, ils conquièrent la Cochinchine en 1867.

  • le 17 février 1863 : création de la Croix-Rouge.
  • le 17 février 1871 : Denfert-Rochereau évacue Belfort.

Belfort, dernier bastion français à résistant aux Prussiens, se rend sur ordre du gouvernement mais avec les honneurs militaires. Assiégé depuis le 3 novembre 1870, le gouverneur de la ville Pierre Denfert-Rochereau accepte de rendre les armes. Paris a déjà capitulé le 28 janvier. Le président du gouvernement, Adolphe Thiers, obtient de la Prusse que le territoire de Belfort reste français. En échange, la France doit céder une partie supplémentaire de la Lorraine et accepter que les troupes ennemies défilent dans Paris. Belfort devient grâce à sa conduite héroïque un département français.

  • le 17 février 1914 : le projet d'impôt sur le revenu de Joseph Caillaux est rejeté par le Sénat car "contraire aux mœurs".
  • le 17 février 1916 : les troupes françaises et britanniques occupent la colonie allemande du Cameroun.
  • le 17 février 1950 : déclaration de J-P Warburg devant la Commission des affaires étrangères du Sénat américain.

« Nous aurons un gouvernement mondial que nous le voulions ou non. La seule question qui se pose à ce sujet est de savoir si le gouvernement mondial sera obtenu par consentement ou par conquête. »

J-P Warburg, mort en 1982 est à l'époque membre du CFR, Council on foreign relations. Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 236)

  • le 17 février 1966 : mission accomplie pour Diapason.

Le 2ème engin spatial français tourne depuis quelques heures autour de la Terre, sur une orbite très proche de celle qui avait été prévue.

  • le 17 février 1966 : déclaration de la Sacrée Congrégation pour la doctrine de la Foi

« Le 19 juillet 1974, la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi a écrit à quelques Conférences épiscopales une lettre qui leur était uniquement adressée au sujet de l'interprétation du canon 2335 du Code de Droit Canon qui interdit aux catholiques, sous peine d'excommunication, de s'inscrire à des sectes maçonniques ou à des associations semblables.

Parce que cette lettre, devenue du domaine public, a donné lieu à des interprétations fausses et tendancieuses, cette Congrégation, sans préjuger de la future révision de ce même Droit canon, confirme et déclare ce qui suit:

1) en ce qui concerne la question dont il s'agit, la discipline canonique n'a nullement été changée et elle conserve donc toute sa force;

2) par conséquent, ni l'excommunication ni les autres peines prévues n'ont été abrogées;

3) ce qui, dans la lettre citée, concerne l'interprétation du canon dont il s'agit doit être compris, comme cela était dans les intentions de la S. Congrégation, seulement comme un rappel des principes généraux d'interprétation des lois pénales pour la solution des cas particuliers qui peuvent être soumis au jugement des ordinaires d'un lieu. L'intention de la S. Congrégation n'était pas de conférer aux Conférences épiscopales la faculté de prononcer publiquement un jugement de caractère général sur la nature des associations maçonniques, jugement qui impliquerait des dérogations aux normes susdites.

À Rome, au siège de la S. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 17 février 1981. »

Franjo Card. ŠEPERPréfet

Voir la chronique du 26 novembre.

  • le 17 février 1986 : à Versailles commence le 1er Sommet international de la francophonie.

Des représentants de 41 pays, comptant environ 120 millions d'habitants, y prennent part.

  • le 17 février 2001 : une intuition de Jean Raspail se réalise…

Un cargo, « l'East Sea », transportant 908 immigrants clandestins, pour la plupart des Kurdes irakiens, s'échoue sur une plage de Saint-Raphaël après sept jours de mer. Le camp des Saints, livre de Jean Raspail se réalise. En quelques jours il se seront tous dispersés dans la nature. Certains seront arrêtés aux frontières italiennes et allemandes ; frontières qui existaient à l'époque !

  • le 17 février 2002 : fin du cours légal du franc français après 641 ans d'existence.

Le Traité de Maastricht a mis fin aux monnaies nationales. Voici les visages familiers et historiques que les Français ne peuvent plus voir depuis ce jour :

Saint-Exupéry (1900-1944)                Debussy (1862-1918)

Delacroix (1798-1863)

Pascal (1623-1662)

Eiffel (1832-1923)

Les premiers francs sont frappés le 5 décembre 1360 à Compiègne, pour payer la rançon du Roi Jean II le Bon, prisonnier des Anglais voir la chronique du 5 décembre. On peut y voir sur le coté « face » de la pièce le Roi Jean II le Bon, à cheval, galopant à gauche, l'épée haute ; figue également sur la pièce une inscription circulaire : IOHANNES DEI GRATIA • FRANCORV REX, traduite par « Jean, par la grâce de Dieu, Roi Francs »

Le Franc ne subsiste plus qu'à travers les francs CFA et CFP.

  • le 17 février 2004 : au Portugal, 17 personnes sont acquittées des charges d'avortement au terme d'un procès très médiatique qui relance le débat sur un assouplissement de la loi sur l'interruption volontaire de grossesse.
Lois Spalwer

Posté le 17 février 2018 à 00h03 | Lien permanent | Commentaires (2)

16 février 2018

L'échec de l’Afrique du Sud « post-apartheid »

De Bernard Lugan :

Images-7"En Afrique du Sud, les fins de mandat des présidents se ressemblent : par un coup d’Etat interne à l’ANC, le vice-président Cyril Ramaphosa a évincé le président Jacob Zuma, lequel avait fait de même avec Thabo Mbeki en 2008. En dehors du fait qu’un Venda va remplacer un Zulu, cette révolution de palais ne changera pas grand-chose dans le pays. A un Jacob Zuma lié au gang indien Gupta, va en effet succéder l’ex avocat-syndicaliste Cyril Ramaphosa. Ce dernier a bâti sa colossale fortune dans les conseils d’administration des sociétés minières blanches au sein desquels il fut coopté en échange de son « expertise » syndicale. En réalité, il fut adoubé par le patronat pour contrer les revendications des mineurs noirs dont il fut le représentant avant 1994 !!!

Le leader révolutionnaire Julius Malema a donc raison de dire qu': « En Afrique du Sud, la situation est pire que sous l’apartheid (et que) la seule chose qui a changé, c’est qu’un gouvernement blanc a été remplacé par un gouvernement de Noirs ». Avec une différence cependant : avant 1994 les Noirs ne mouraient pas de faim, ils étaient gratuitement soignés et éduqués, l’électricité fonctionnait, les pénuries d’eau étaient inconnues et la police faisait son travail…

La présidence de Jacob Zuma s’est donc achevée dans le désastre. Englué dans plusieurs affaires de corruption, le président sud-africain a été pris la main dans le sac d’une gigantesque entreprise de favoritisme d’Etat au profit de la famille Gupta. Une commission judiciaire fut même désignée pour enquêter sur la gravissime accusation de « State Capture » car ces gangsters affairistes avaient réussi à imposer leur droit de regard sur les nominations officielles, ce qui leur avait permis de placer leurs agents à tous les rouages de décision de l’Etat et des entreprises publiques.

Ne nous trompons pas d’analyse, car le départ de Jacob Zuma ne va pas permettre d’ouvrir des fontaines laissant couler le lait et le miel. Contrairement à ce qu’écrivent les journalistes, l’affaire Zuma est en effet, et d’abord, la conséquence de l’incurie du parti gouvernemental ANC, l’arbre qui cache la forêt d’un gangstérisme d’Etat. C’est la faillite de l’ANC qui est mise en évidence à travers elle car, entre 1994 et 2018, le mouvement de Nelson Mandela a conduit le pays vers un naufrage qui se mesure en quelques chiffres :

  • Bien que réalisant ¼ du PIB de tout le continent, l’Afrique du Sud est aujourd’hui devenue un des 5 pays « les moins performants » d’Afrique, juste devant les Comores, Madagascar, le Soudan et le Swaziland.
  • Au mois de mai 2017, l’Afrique du Sud est entrée en récession. Or, en 2000, il fut acté par l’ONU que les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dont le principal était le recul de la pauvreté, ne pourraient être atteints sans un minimum de croissance annuelle de 7% durant plusieurs années.
  • Le chômage touche plus de 40% des actifs quand les chiffres officiels sont de 25%
  • Le revenu de la tranche la plus démunie de la population noire est inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994.
  • Un habitant sur trois survit grâce aux aides sociales, le Social Grant.
  • A l’exception de l’agriculture, branche encore contrôlée par les Blancs - mais pour combien de temps? -, tous les secteurs économiques sud-africains sont en recul, à commencer par les industries de main d’œuvre (textile, vêtement, chaussures), qui n’ont pu résister aux importations chinoises. Quant aux secteurs de la mécanique dans lesquels, avant 1994, l’Afrique du Sud produisait la majeure partie des pièces dont ses industries avaient besoin, ils sont moribonds.
  • Même les mines ont sombré. Pertes de production et de revenus, plus coûts d’exploitation en hausse constants, ont eu pour conséquence la fermeture des puits secondaires et la mise à pied de dizaines de milliers de mineurs. Pour maintenir la production, il aurait fallu investir des sommes colossales, mais le climat social, la corruption et l’insécurité ont découragé les investisseurs qui ont préféré faire glisser leurs activités vers des pays moins incertains. L’industrie minière est également pénalisée par les coupures de courant à répétition car la compagnie publique Eskom, littéralement pillée par ses nouveaux dirigeants nommés par l’ANC a, de plus, vécu sur l’héritage laissé par le régime blanc et sans procéder aux investissements indispensables. Résultat : les mines qui représentent aujourd’hui 10% du PIB sud-africain, qui emploient 8% de la population active et qui sont le premier employeur du pays avec 500.000 emplois directs, ont perdu plus de 300.000 emplois depuis 1994.

Le soit disant héritage négatif de «l 'apartheid » a, des années durant, servi d’excuse aux dirigeants sud-africains. Or, personne ne peut plus nier qu’en 1994, quand le président De Klerk hissa au pouvoir un Nelson Mandela bien incapable de le conquérir par les armes, il légua à l’ANC la première économie du continent, un pays doté d’infrastructures de communication et de transport à l’égal des pays développés, un secteur financier moderne et prospère, une large indépendance énergétique, une industrie diversifiée, des capacités techniques de haut niveau et la première armée africaine. Force est également de constater que, libérée de l’ « oppression raciste », la « nouvelle Afrique du Sud » fut immédiatement la proie du parti prédateur ANC dont les cadres, aussi incapables que corrompus, eurent comme objectif principal leur propre enrichissement.

La leçon sud-africaine est donc limpide : en 24 ans de pouvoir sans partage, l’ANC a ruiné un pays prospère, le transformant en un Etat du « tiers-monde » dérivant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violences. Les gogos occidentaux continueront pourtant à se pâmer devant la figure tutélaire de Nelson Mandela, le chef de l’ANC, tout en continuant à avoir « les yeux de Chimène » pour le fantasme de la « nation arc-en-ciel ». Dans les jours qui viennent, tétanisés par leurs certitudes, les « spécialistes » auto-proclamés vont donc disserter à l’infini sur le remplacement du « maffieux » Zuma par le « vertueux » Ramaphosa. « Vertueux » par définition puisqu’il était prétendument l’héritier préféré de « l’icône » Mandela…

La seule question qui mériterait d’être posée, mais ils ne la poseront pas, ou alors très partiellement, est de savoir comment le nouveau président va pouvoir gérer le naufrage de l’économie sud-africaine, comment il va pouvoir gouverner en étant pris entre des pressions internes et externes contradictoires. Vont en effet se confronter deux plaques tectoniques, celle des milieux d’affaires pro-occidentaux qui ont fait sa fortune et celle des tendances radicales-racialistes lourdes qui constituent le fonds de commerce de l’ANC et des partisans de Julius Malema.

Michel Janva

Posté le 16 février 2018 à 19h59 | Lien permanent | Commentaires (12)

IMedia : Mennel, victime ou provocatrice ?

Michel Janva

Posté le 16 février 2018 à 19h50 | Lien permanent | Commentaires (0)

17 février : chapelet pour la france à Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à un CHAPELET pour la FRANCE le Samedi 17 Février 2018 de 14h30 à 15h30, en l'église Notre-Dame de La Dalbade de Toulouse.

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Michel Janva

Posté le 16 février 2018 à 19h46 | Lien permanent

Encore une fausse nouvelle d'Emmanuel Macron : sur Russia Today

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

Capture d’écran 2018-02-16 à 18.17.49"On sait que pour Macron et pour tout l’établissement de la pensée unique RT n’est qu’un outil de propagande du Kremlin, diffusant des fausses nouvelles pour infléchir les votes des citoyens et les faire voter comme le souhaite Poutine (présidentielle américaine, Brexit, Catalogne, etc.). Et ses journalistes ne sont donc pas des journalistes, mais des agents d’influence et d'intoxication qu’il convient d’exclure des événements politiques.

Le 10 avril prochain auront lieu les New York Festivals qui récompensent les meilleures réalisations des médias. RT est nominée 17 fois, soit davantage que CNN, la BBC ou Sky News."

Parmi les réalisations de RT nominées : la couverture du référendum sur l'indépendance de la Catalogne, celle des élections législatives en Allemagne ou encore celle de la Coupe des Confédérations de football 2017 en Russie.

Michel Janva

Posté le 16 février 2018 à 18h18 | Lien permanent | Commentaires (3)

La droite doit s'émanciper de la tutelle idéologique imposée par ses adversaires

Le sénateur Bruno Retailleau a repris Force républicaine, le micro parti hérité de la campagne. Il a été interrogé dans Le Point. Extraits :

Unknown-30Comment, concrètement, Force républicaine compte-t-il peser au sein des Républicains ?

En renouvelant à la fois nos méthodes et nos idées. C'est l'exemple des mercredis de Force républicaine : chaque premier mercredi du mois, une soirée thématique est organisée avec de grands intervenants, retransmise en direct dans des ateliers civiques répartis sur tout le territoire. Le premier a eu lieu le 7 février dernier sur le thème de l'immigration, avec François-Noël Buffet et Michèle Tribalat. Une cinquantaine d'ateliers partout en France ont réfléchi et travaillé sur ce sujet. Je crois qu'il faut profondément changer nos modes d'action, mais sans sacrifier le fond à la forme. Nous voulons être un aiguillon intellectuel pour la droite, proposer une vision originale sur les grands enjeux d'avenir. Il n'y aura pas de réformes efficaces en France sans rupture. Nous organisons par exemple le 24 mars prochain une convention sur l'Europe avec des intellectuels comme Pierre Manent et des personnalités européennes, allemandes et polonaises notamment. Ce que je veux, c'est secouer le cocotier intellectuel à droite, lever les tabous et aller plus loin que les simples slogans. Parce que pour vaincre, il faut d'abord convaincre. [...] Notre rôle, c'est de reconstruire en commençant par les fondations : les idées. C'est le combat que je veux mener.

Votre vision de la droite et la sienne [Laurent Wauquiez] sont donc similaires ?

Nous sommes différents naturellement. Nous avons chacun notre parcours, notre tempérament. Mais je partage avec lui cette conviction que la droite doit s'assumer, s'émanciper à la fois d'un certain économisme et de la tutelle idéologique que lui ont trop souvent imposée ses adversaires. Cette émancipation est nécessaire. Emmanuel Macron marchera d'autant plus facilement si nous délaissons notre propre chemin.

[...] Tirons les leçons du passé : ne pas avoir supprimé les 35 heures lorsque nous étions au pouvoir a été une erreur que notre pays continue de payer, de l'hôpital public jusque dans nos PME. Ne rouvrons pas le robinet d'eau tiède économique ! La situation est trop grave, la crise trop profonde. La droite doit défendre une vraie politique de liberté pour nos entreprises. Ce qui ne signifie pas céder à un ultralibéralisme sans foi ni loi : oui à l'économie de marché mais non à la société de marché ! Le débat à venir sur les questions bioéthiques doit d'ailleurs être l'occasion pour notre famille politique de montrer que l'on peut vouloir lever les freins à la liberté économique sans pour autant se jeter dans une course folle à la marchandisation, notamment avec la GPA ou les dérives liées au transhumanisme. [...]"

Michel Janva

Posté le 16 février 2018 à 18h11 | Lien permanent | Commentaires (13)

La CEDH méprise de manière générale la religion et ses liens avec la morale

Extraits d'un article publié par l'ECLJ sur "Comment concilier les libertés d'expression et de religion?". Il porte sur un jugement récent de la CEDH sur des publicités lituaniennes pour vêtements représentant le Christ et la Vierge Marie. Le litige a malheureusement été tranché à l'unanimité en faveur du fabricant de vêtements, contre l'avis des autorités lituaniennes et de l’Église catholique. 

Publicité lituanienne avec Jésus et la Vierge Marie"En ce qui concerne la protection de la morale, la CEDH a considéré que les juridictions lituaniennes internes n'avaient pas énoncé « des motifs pertinents et suffisants » pour justifier une restriction à la liberté d'expression. Pourtant, leur argumentation paraît tout à fait satisfaisante. Selon la Cour administrative suprême lituanienne dans sa décision du 25 avril 2014, « les publicités sont clairement contraires à la moralité publique, car la religion (…) contribue inévitablement au développement moral de la société ». De plus, « les symboles à caractère religieux occupent une place importante dans le système des valeurs spirituelles des individus et de la société, et leur utilisation inappropriée les dévalorise [et] est contraire aux normes morales et éthiques universellement acceptées » (§ 25). D’après la Conférence épiscopale de Lituanie, « le Christ et Marie, en tant que symboles de la foi, représentent certaines valeurs morales et incarnent la perfection éthique, et pour cela ils sont des modèles (…). La représentation inappropriée du Christ et de Marie dans les publicités encourage une attitude frivole à l'égard des valeurs éthiques de la foi chrétienne, et promeut un style de vie incompatible avec les principes d’une personne religieuse ». (...)

Le raisonnement de la CEDH comporte des faiblesses sur deux points utilisés pour rejeter la position des juridictions lituaniennes internes.

D'une part, la Cour européenne considère que les juridictions internes et autorités lituaniennes auraient dû prouver ce qui paraissent être des évidences. En particulier, elles auraient dû, selon la Cour, démontrer que « Jésus » et « Marie » sont bien des références religieuses et ne sont pas utilisés seulement comme des interjections exprimant des émotions (§ 79). Pourtant, plusieurs éléments visibles montrent bien que « Jésus » et « Marie » font incontestablement référence aux personnes bibliques. Il est notamment possible de distinguer un chapelet, des auréoles doublées de nimbes, deux croix, un tatouage représentant le cœur transpercé de Marie, ou encore une couronne évoquant la couronne d'épines.

D'autre part, la CEDH critique les juridictions internes pour n'avoir pas consulté des communautés religieuses chrétiennes non-catholiques ou non-chrétiennes (§ 80). Les premières représentent seulement 5,7 % de la population et sont principalement composées d'orthodoxes[5], qui vénèrent également la Vierge Marie. Les secondes représentent moins de 1 % de la population, ne reconnaissent pas le personnage de Jésus comme Dieu et Fils de Dieu, et n'accordent pas à sa mère Marie la même importance que dans le christianisme. Il ne paraît donc aucunement pertinent de les consulter.

L'impact des publicités sur la moralité publique de la société lituanienne a été sous-estimé, eu égard aux liens très forts entre la religion et la morale dans ce pays majoritairement chrétien. Cette décision, qui donne raison à l'immoralité au nom de la liberté, risque d'être perçue par la Lituanie comme discréditant les droits de l'homme. (...)

Alors que la foi catholique est – comme nous l'avons vu – partagée par 77 % des Lituaniens et la foi chrétienne par 83 %, la Cour refuse de tirer les conséquences de cette donnée sociologique dans l'arrêt Sekmadienis Ltd. c. Lituanie. Au contraire, la CEDH fait plusieurs fois référence au caractère « pluraliste » de la société lituanienne (par exemple, § 81). Le juge de Strasbourg donne ainsi une importance disproportionnée aux 6,1 % de Lituaniens qui disent ne pas avoir de religion[17]. La morale et la religion des Lituaniens, qui révèlent une absence de pluralisme et une unité nationale, ne semblent donc même plus être appréhendées comme des données sociologiques que la Cour doit reconnaître. Que le pluralisme soit ou non une réalité sociale, il est dans tous les cas considéré par la CEDH comme un idéal que tous les pays devraient adopter. La société n'est pas regardée telle qu'elle est, mais telle qu'elle devrait être selon une idéologie libérale et progressiste.

Les devoirs et responsabilités constitutifs de la liberté d'expression sont négligés et les choix religieux « anticonformistes » sont privilégiés. Le relativisme religieux et moral n'est donc pas un constat mais un choix politique et idéologique imposé par le Conseil de l'Europe et l'ONU à des peuples réticents.  (...)

C'est en réalité la crainte d'un verrouillage de la liberté d'expression par l'islam qui semble conduire la Cour à ne pas tenir compte de l'offense vécue par les chrétiens lituaniens et à dégager des principes généraux permissifs. En effet, les juges de Strasbourg doivent trancher de plus en plus de litiges concernant la liberté d'expression sur la religion musulmane et veulent à juste titre protéger la faculté de provoquer pour briser des idoles et susciter le débat. Cette liberté doit en effet être protégée même lorsque des communautés musulmanes tentent d'imposer une censure par la violence, pouvant aller jusqu'à des assassinats comme le 7 janvier 2015 dans les locaux de Charlie Hebdo à Paris. L'actualité de l'islam perturbe l'appréciation de la Cour européenne et les réactions disproportionnées de croyants musulmans refusant toute critique de leur religion incitent les juges à ignorer de manière générale l'avis des communautés religieuses, même les plus pacifiques.

Or, il est difficile (voire impossible) d'appliquer les mêmes règles à des religions n'ayant pas du tout la même relation au débat fondé sur la raison et la recherche sincère de la vérité. En effet, alors que les communautés chrétiennes se plaignent parfois d'offenses visant à blesser gratuitement et ayant un impact négatif général sur l'ensemble de la société et sur la morale, des communautés musulmanes tendent à réagir fortement et systématiquement afin de faire obstacle à tout débat, ce dont témoignent deux affaires pendantes à la CEDH.  L'ECLJ a soumis des observations écrites à la Cour européenne en tierce intervention dans l'affaire E.S. c. Autriche (n° 38450/12) pour rappeler que les propos en cause faisaient référence à un fait historique établi, c'est-à-dire le mariage de Mahomet avec une fille de six ans (Aïcha). Ces propos ne visaient donc pas à offenser gratuitement, mais à émettre une critique constructive de l'islam pour contribuer à un débat sur la religion et sur la pratique encore actuelle du mariage des filles pré-pubères dans des pays musulmans[18]. De même, dans l'affaire Smirnova c. Russie (n°50228/06), la reproduction par le requérant des caricatures de Mahomet du journal danois Jyllands-Posten était une provocation visant à souligner le manque de liberté dans l'islam et la violence islamiste, qui sont étayés par des faits depuis les débuts de l'islam et jusqu'à aujourd'hui.

Tenter de dégager des principes applicables à toutes les religions est illusoire et mène la CEDH à mépriser de manière générale la religion et ses liens avec la morale.

Malgré le contexte actuel de développement tumultueux de l'islam en Europe, il est indispensable de renouer avec la tradition européenne pluriséculaire de la disputatio sur des sujets religieux.

Dans une disputatio, ce n'est pas la force ou l'intérêt qui triomphent, mais la vérité factuelle et la justesse des arguments. Le christianisme s'est développé sur des disputationēs dès l'origine, avec notamment une « vive » et « intense discussion » rapportée par les Actes des Apôtres sur les prescriptions juives (Ac 15). Le contexte du développement des universités à la fin du Moyen Âge a permis de nombreuses disputationēs sur des sujets théologiques[19]. C'est également au cours d'une disputatio à Valladolid que le frère dominicain Bartolomé de Las Casas a pu démontrer au XVIème siècle que les Amérindiens avaient une âme. Des débats religieux fondés sur la raison et le respect mutuel ont pu également avoir lieu entre des chrétiens et des musulmans, par exemple lors de la rencontre entre saint François d’Assise et le sultan d’Égypte Malik al-Kamil en 1219, malgré le contexte des croisades[20]. Dans son discours du 12 septembre 2006 à Ratisbonne sur le rapport entre la raison et la foi, le pape Benoît XVI a proposé aux musulmans une disputatio, qui a malheureusement été refusée par une grande partie de leurs chefs religieux.

Dans un objectif de paix, les différentes institutions et juridictions doivent favoriser les droits et libertés permettant la recherche sincère de la vérité, y compris religieuse, et les débats contradictoires fondés sur la raison et mêlant fermeté et courtoisie."

Michel Janva

Posté le 16 février 2018 à 17h59 | Lien permanent | Commentaires (4)

"Non, ouvrir une école hors contrat n'est pas plus facile que d'ouvrir un kebab !"

Communiqué de la Fondation pur l'école :

Capture d’écran 2018-02-16 à 15.01.23"Hier, dans le cadre de l'Emission politique sur France 2, le Ministre de l'Education nationale - cf vidéo - a donné crédit à son interlocutrice qui prétendait qu' « il est plus facile d'ouvrir une école qu'un kebab ou un lavomatique ».

La Fondation pour l'école, fondation reconnue d'utilité publique qui travaille depuis 10 ans à l'amélioration de l'efficacité et de la justice du système éducatif français par le développement de la liberté scolaire, entend réagir fermement à ces affirmations, parce qu'elles sont erronées.

1- M. le Ministre J. M. Blanquer, meilleur ministre de l'Education nationale depuis bien longtemps, annonce son intention d'accomplir des réformes allant dans le bon sens (dictée, autonomie des établissements, 4 opérations, méthodes syllabique, uniforme, portable, autorité, innovation, évaluation...). La Fondation pour l'école salue ces déclarations d'intentions, et souhaite que le Ministre parvienne à les mettre effectivement en œuvre. Le Ministre aborde les problèmes avec pragmatisme et finesse, sans œillère idéologique. Mais sur la question des écoles hors contrat, J. M. Blanquer est manifestement mal informé pour avoir répondu comme il l'a fait. Il suffit de se reporter, en fin de ce communiqué, à la synthèse du régime d'ouverture des classes hors contrat pour s'en persuader.

2- Il faut nommer les choses par leur nom. Ce sont des écoles pouvant être instrumentalisées au profit du terrorisme, dont notre société doit absolument se prémunir. Alors c'est ce problème qu'il faut traiter avec courage, sans étouffer la liberté scolaire de l'ensemble des écoles hors contrat, confessionnelles ou laïques, légalement déclarées et inspectées, qui sont en plein essor, parce qu'elles répondent au besoin d'alternative pédagogique et d'innovation que ressentent les familles et la société civile en général. 84% des créations d'école hors contrat sont non confessionnelles. La plupart sont des écoles Montessori ou écocitoyennes. Les écoles musulmanes régulièrement déclarées représentent moins de 0,5% de l'ensemble (sources : www.ecoles-libres.fr). S'il y a des risques d'endoctrinement islamiste, ils se trouvent dans les structures périscolaires (cours de soutien, clubs de sport...), pas dans le cadre très encadré des écoles hors contrat légalement déclarées. Il ne faut pas que le Ministre se trompe de combat. La liberté d'enseignement est constitutionnelle. C'est en référence à cette liberté ainsi que celle d'association que le Conseil constitutionnel avait invalidé une précédente réforme législative du régime de création d'école qu'avait voulu Mme Najat Vallaud-Belkacem il y a un an.

La liberté d'ouvrir des classes ou des écoles libres de leur pédagogie est indispensable à la liberté de la société et à la réforme de notre école publique.

3- La Fondation pour l'école prend au sérieux la menace terroriste, et n'a certainement pas l'intention de servir de cheval de Troie à des gens qui n'auraient pas le souci des enfants mais de l'extrémisme religieux. Elle a d'ailleurs proposé aux autorités publiques des modalités efficaces de renforcer le contrôle pour prévenir tout risque, même si à ce jour, il faut bien le dire, la totalité des terroristes sont passés par les bancs de l'école publique. Elle attend donc que l'Education nationale déploie l'essentiel de ses efforts de contrôle, là où réside l'essentiel du risque.

4- Enfin, rappelons que le contrat n'est légalement accessible qu'au bout de 5 ans, ce qui veut dire que toute création d'école privée passe nécessairement par la procédure dont on parle. Il en va de même pour tout changement de directeur ou de locaux d'une école privée déjà ouverte. En touchant au régime de création des classes hors contrat, c'est l'avenir de l'ensemble des écoles privées, ouvertes ou à venir, que l'on menace. Il faut noter aussi que la plupart des ministres, de gauche comme de droite, placent leurs enfants dans ces écoles privées, en particulier catholiques. Preuve qu'elles ne sont pas sans qualité !

5- La solution pour prémunir nos enfants de tout endoctrinement extrémiste n'est pas de rendre plus difficiles les ouvertures d'écoles libres (sinon il y aura de plus en plus de formes clandestines de scolarisation, sur lequel aucun contrôle n'aura lieu, ce qui sera une régression de l'Etat de droit). La solution est que les corps de contrôle (et pas uniquement l'Education nationale, mais aussi le Ministère de l'Intérieur fort de toute sa compétence en matière d'antiterrorisme) aient le courage d'inspecter effectivement les structures pouvant poser problème, qu'elles soient déclarées sous le statut d'école ou sous une autre forme non scolaire, et que les décisions de justice soient effectivement exécutées. L'affaire de l'école toulousaine Al Badr, condamnée par la justice à fermer mais toujours ouverte à ce jour parce que les pouvoirs publics n'ont pas exécuté la décision de justice, en est la parfaite illustration.

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Michel Janva

Posté le 16 février 2018 à 15h03 | Lien permanent | Commentaires (1)

Grâces soient rendues aux phalanges de censeurs sorties des officines associatives

D'Eric Letty dans Monde et vie :

951_Page_01"Maurras l’a échappé belle ! Le vieux royaliste irréductible, que Bernanos menaçait jadis d’avoir des obsèques au Panthéon, a manqué figurer au recueil officiel des commémorations républicaines. Certes, commémorer n’est pas fêter, comme l’ont rappelé Jean-Noël Jeanneney et Pascal Ory, membres du Haut Comité des commémorations nationales. Tout de même, cela aurait fait mauvais effet dans sa biographie posthume. Grâces soient donc rendues à SOS-Racisme, à la Licra et aux phalanges de censeurs sorties des officines associatives, de nous avoir épargné ça ! Et loués soient-ils aussi d’avoir attiré l’attention des Français sur l’œuvre trop oubliée de ce penseur politique de premier rang, dont les idées sont trop souvent caricaturées et le nom utilisé avec une connotation forcément péjorative pour discréditer tout politicien de droite, ou étiqueté comme tel, coupable d’avoir franchi une mystérieuse ligne Buisson-Maurras qui paraît être le nouveau Rubicon idéologique de la gauche.

Les contempteurs de Maurras lui auront ainsi assuré une nouvelle publicité. Puisse-t-elle inciter une partie, la plus large possible, de nos compatriotes à lire ce pestiféré, à la faveur des rééditions annoncées cette année. Ils y trouveront une pensée très loin d’être réductible à l’antisémitisme « d’État » (Maurras réfutait vigoureusement les théories racialistes). Son apport principal réside, à mon sens, dans la conception d’un ordre politique qu’il regarde comme le mieux à même d’assurer l’existence et la grandeur de la nation française, et qui le conduit à conclure en faveur d’une restauration de la monarchie traditionnelle, héréditaire, antiparlementaire et décentralisée. Un ordre fondé sur les communautés d’appartenance – à commencer par les familles – et les corps intermédiaires ; et couronné par le gouvernement royal, fort, indépendant, arbitre et garant de l’unité nationale, mais dont l’action reste limitée aux fonctions régaliennes, laissant les Français s’organiser librement : « en bas les républiques, en haut la royauté et, par-delà tous les espaces, la Papauté ! », écrivait-il en 1958 à Pierre Boutang.

Cette conception n’a rien perdu de son actualité, comme le montre aujourd’hui la question corse. S’il avait le moindre souci de la patrie – ce dont je doute –, je conseillerais à Emmanuel Macron de lire ces lignes tirées de La monarchie fédérale (1927) :

« En travaillant à la reconstruction de la ville ou de la province, on travaille à reconstituer la nation. Le provençal ne fait aucun obstacle à l’épuration et à l’illustration de la langue française, et bien au contraire il y aide. » (Il en va de même du corse.) « Le patriotisme français nourri et rafraîchi à ses vives sources locales est peut-être un peu plus compliqué à concevoir et à régler que le patriotisme unificateur, simpliste, administratif et abstrait de la tradition révolutionnaire et napoléonienne. Mais comme il est plus fort ! Et surtout, comme il est plus sûr ! »

De son côté, Gilles Simeoni pourrait lui aussi méditer cette remarque tirée du même ouvrage :

« Il n’y a pas antinomie, mais affinité entre l’unité française et les diversités régionales qui la composent (…) les peuples heureux, les politiques adroits sont d’ailleurs ceux qui savent combiner ces diversités au lieu de les entrechoquer. »

Mais la République française, qui vit des divisions partisanes et les entretient, s’est construite sur le jacobinisme en répudiant les libertés provinciales. L’Administration y est seule garante de l’unité, devenue synonyme d’uniformité. Comme le déplorait Maurras, le désordre républicain continue à mettre ainsi l’État partout, et l’inconstance en haut."

Michel Janva

Posté le 16 février 2018 à 14h56 | Lien permanent | Commentaires (3)

La France recule sous les assauts de l'islam conquérant

Pour Ivan Rioufol :

Unknown-29"Il crée le désordre dans la laïcité, la mixité, l'indivisibilité nationale. Il sème la discorde jusque dans l'école. Il fracture la nation. Partout, cette idéologie minoritaire exige sa visibilité, pose ses exigences, bouscule la République bonne fille. Emmanuel Macron promet d'aborder la question de l'islam avant la fin du premier semestre. Dimanche, il a dit vouloir «poser les jalons de toute l'organisation de l'islam de France». Bien. Mais sa prudence est un renoncement à affronter l'esprit totalitaire. Or il est à la source de l'épreuve de force. Un conseiller sur ce dossier, Hakim el-Karoui, constate (L'Opinion, lundi) que «les islamistes ont gagné la bataille de la norme, qu'il s'agisse du port du voile ou de la consommation de la viande hallal». Faudrait-il s'en satisfaire? Quand el-Karoui affirme dans la foulée qu'il faut «lutter contre l'islamophobie», en avalisant ce mot brandi par les islamistes et leurs caniches, il rend les armes."

Michel Janva

Posté le 16 février 2018 à 14h51 | Lien permanent | Commentaires (14)

La France doit s'émanciper et sortir de la CEDH

Philippe Carhon

Posté le 16 février 2018 à 12h39 | Lien permanent | Commentaires (0)

Presse aux ordres : Robert Ménard relaxé

C'est une bonne nouvelle pour la liberté d'expression :

"Le maire de Béziers  Robert Ménard (...) poursuivi pour diffamation par le journal Midi Libre et son propriétaire, Jean-Michel Baylet, pour une affiche de 2016 accusant les reporters du quotidien d'être «en laisse», a été relaxé vendredi à Béziers.

Le quotidien régional et son copropriétaire, alors ministre des Collectivités territoriales au sein du gouvernement du président Hollande, avaient été directement visés par une campagne d'affichage municipal du maire de Béziers (Hérault).

Sur la photo, un chien tenant dans sa gueule un exemplaire de Midi Libre. Et un slogan: «Tous les jours, l'info en laisse». «A qui appartient Midi Libre?», interrogeait aussi l'affiche: «A J.-M. Baylet, ministre des collectivités territoriales»."

Ce n'est pas un hasard si la presse écrite est en perte de vitesse...

Philippe Carhon

Posté le 16 février 2018 à 12h28 | Lien permanent | Commentaires (0)

École, la haute trahison

Entretien de Liberté politique avec Claude Meunier Berthelot

Michel Janva

Posté le 16 février 2018 à 11h45 | Lien permanent | Commentaires (0)

La crue de la Seine nous donne à voir ce que nous sommes

Lu ici :

Pollution-seine

"La Seine retrouve petit à petit ses berges, laissant aux humains le spectacle de leur inconscience. Les branches des saules, des aulnes et des peupliers se voient transformées en pathétiques arbres d’un bien triste Noël, tout couverts de guirlandes en sacs plastiques, de bouteilles plastiques et de mille déchets comme autant de cadeaux dont la Nature ne veut pas.

Ainsi, ce qui était caché à nos yeux est découvert. La Terre ne ment pas, elle nous donne à voir ce que nous sommes. Qui d’entre nous peut accepter cela? Qui peut regarder ce spectacle sans avoir honte ? Nous sommes les acteurs désormais conscients d’une « culture » du déchet. Qu’on ne s’étonne pas alors que l’Homme lui-même soit considéré comme pouvant devenir lui aussi un déchet parmi tant d’autres, puisqu’il lui est refusé – laïcisme oblige – son caractère transcendant. [...]

Michel Janva

Posté le 16 février 2018 à 11h41 | Lien permanent | Commentaires (0)

Les statuts de la Fraternité Saint-Pie X prévoient que le Supérieur général doit rechercher la reconnaissance pontificale

Du 11 au 21 juillet se tiendra le quatrième Chapitre général de la Fraternité Saint-Pie X. Le Bulletin du district d’Allemagne s’est entretenu avec le secrétaire général de la Fraternité Saint-Pie X, l’abbé Christian Thouvenot, chargé de la préparation du Chapitre. Extraits :

13_dillwyn-minLa Fraternité est dirigée par un Supérieur général, aidé par deux Assistants, tous trois élus ?

En effet, la Fraternité est dirigée par trois supérieurs élus pour un mandat de douze ans. Leurs attributions concernent la bonne marche de la Fraternité, l’organisation de l’apostolat, les nominations à travers le monde, etc. Ils doivent veiller, selon les Statuts, à entretenir et augmenter dans les cœurs de tous les membres “une grande générosité, un profond esprit de foi, un zèle ardent au service de l’Eglise et des âmes”. Ils ont leur demeure à Menzingen, où ils peuvent se reposer entre deux courses apostoliques mais aussi travailler, prier, étudier… [...]

En juillet prochain se tiendra le quatrième Chapitre général de la Fraternité Saint-Pie X. Cette réunion est importante puisqu’elle élit les supérieurs majeurs pour douze ans, et vérifie si la Fraternité demeure fidèle à ses statuts et à son esprit. C’est l’occasion de faire le point sur l’apostolat, le développement des œuvres, la vie de communauté, les moyens de sanctification des membres. Il aura lieu au séminaire Saint-Pie X, à Ecône. Il réunit tous les supérieurs de districts et de séminaires, les évêques, ainsi que les membres les plus anciens. Il sera précédé d’une retraite sacerdotale afin de bien s’y préparer.

Quelle est la tâche d’un Chapitre ?

Comme je vous l’ai dit, le Chapitre a pour but d’élire les supérieurs majeurs et de vérifier l’application des statuts. A l’occasion du Chapitre, tous les membres ont pu écrire au secrétariat général pour faire connaître leur avis, leurs souhaits ou faire part de leurs difficultés. Tous ces avis feront l’objet de synthèses et de discussions au Chapitre.

Qui peut être élu Supérieur général ?

Peut être élu tout membre prêtre, âgé d’au moins trente ans et ayant prononcé son engagement perpétuel dans la Fraternité. Cela représente une liste d’éligibles de 462 noms ! Le Supérieur général est élu à la majorité des 2/3, et les Assistants à la majorité absolue des voix. Les élections, auxquelles prennent part les 41 capitulants, se passent lors de scrutins à bulletin secret.

Les statuts rédigés par Mgr Marcel Lefebvre prévoient que le Supérieur général doit rechercher la reconnaissance pontificale de la Fraternité Saint-Pie X. La question d’une Prélature personnelle sera-t-elle discutée ?

En effet, nos statuts prévoient que la Fraternité fasse “les démarches nécessaires pour devenir de droit pontifical”. Ce fut d’ailleurs le souci de Mgr Lefebvre, contre l’injuste et illégale suppression de la Fraternité en 1975, et au moment des propositions de reconnaissance canonique qu’il formula en 1987. Mais cette question de notre statut légal est une conséquence de la situation anormale de l’Eglise et du mauvais procès qui nous est fait. Nous sommes catholiques, romains, profondément unis au pape et à la hiérarchie de l’Eglise, mais dans la foi catholique. Nous suivons le pape, vicaire du Christ et successeur de saint Pierre, pas de Luther ou de Lamennais. Nous reconnaissons le magistère, l’autorité du Pontife romain et des conciles, mais dans la continuité de la Tradition, pas dans les nouveautés qui corrompent la foi, la liturgie et la doctrine de l’Eglise.

Pour répondre à votre question, il est vraisemblable que la question du statut de Prélature personnelle soit posée lors du Chapitre. Mais c’est le Supérieur général seul qui conduit la Fraternité et qui a la responsabilité des relations de la Tradition avec le Saint-Siège. Mgr Lefebvre, en 1988, avait tenu à bien préciser cet aspect. [...]"

Michel Janva

Posté le 16 février 2018 à 11h33 | Lien permanent

Premier bilan d'Emmanuel Macron : 8 mois pour rien

Michel Janva

Posté le 16 février 2018 à 11h27 | Lien permanent | Commentaires (2)

La liturgie, prière du Corps mystique. La participation active - Vendredi après les cendres

Michel Janva

Posté le 16 février 2018 à 08h30 | Lien permanent

Carl Lang : "La protection de la vie doit être une mission sociale prioritaire de la conception à la mort naturelle"

Carl Lang, qui était présent lors de la dernière Marche pour la Vie, répond dans son livre-entretien à la question de l'avortement, de la politique familiale et sur la PMA et GPA :

Ob_2cdfd6_cl-mplvLe rôle d'un Etat digne de ce nom est de mettre en place une politique d'accueil de la vie.

Les défenseurs de l'IVG nous parlent toujours "du libre choix, du libre choix, du libre choix!". En réalité, il n'y a pas de réel libre choix aujourd'hui puisque l'Etat n'offre pas aux femmes qui veulent avorter une alternative économique et sociale protectrice et crédible. Sue cette question de l'IVG, il me semble qu'il y a deux niveaux distincts de responsabilité. La responsabilité individuelle et la responsabilité politique. je laisse le domaine de la responsabilité individuelle à la conscience de chacun.

Pour ce qui est de la responsabilité politique, le rôle d'un Etat national est de mettre en place une politique d'accueil de la vie, une politique de protection de la mère et de l'enfant en créant un statut de la mère de famille. Ce statut implique la mise à disposition de ressources financières d'une protection sociale, d'une facilité d'accès au logement ainsi que le droit à la retraite le moment venu. La protection de la vie doit être une mission sociale prioritaire de la conception à la mort naturelle.

Cela s'inscrit, de plus, dans la mise en place d'une politique de la famille et de soutien à la natalité française. Il y a eu dans certains Etats d'Europe des politiques familiales qui furent très efficaces en termes de natalité, en particulier en Scandinavie dans les années 80. Une vraie politique familiale est efficace en matière démographique. Il va sans dire que cette politique n'est envisageable que dans le cadre du patriotisme social. L'attribution des aides sociales doivent se faire exclusivement au profit des familles françaises. La famille, dans sa conception traditionnelle. Ainsi, le mariage basé sur l'union d'un homme et d'une femme forme le socle de l'organisation sociale. Cela devrait être une évidence pour tous (...)

La GPA n'est rien d'autre que la marchandisation du corps, une abomination qui piétine la dignité humaine et souille les valeurs les plus essentielles de l'homme, et ce, quelles que soient les croyances religieuses. C'est de la traite d'enfants. Une abjection.

La PMA me parait d'une autre nature. C'est la recherche de la vie, pas le commerce de l'enfant. Elle ne me parait concevable que dans le but de bâtir une famille basée sur l'union d'un homme et d'une femme. Je suis donc hostile à la PMA pour tous.

Ce sont là des choix éthiques qui sont liés à nos valeurs humaines et à nos valeurs de civilisation. Nous croyons que la vie humaine est sacrée et que l'on ne peut tuer ni l'innocent ni le juste. Nous croyons au droit inviolable de tout être innocent à la vie et nous sommes attachés au respect de la dignité des personnes. Nous croyons aussi à la loi morale naturelle et au sens moral. Non, la personne humaine et l'enfant à naître ne sont pas des marchandises."

Philippe Carhon

Posté le 16 février 2018 à 08h27 | Lien permanent | Commentaires (0)

Une église dédiée aux 21 martyrs coptes assassinés par l'Etat islamique

CaptureLe 15 février, une église en l’honneur des 21 chrétiens exécutés en Libye en janvier 2015 par Daech a été inaugurée en Moyenne-Égypte, dans la province de Minya. L’église dédiée aux 21 martyrs coptes « de la foi et de la Patrie » décapités en Libye en 2015 par les djihadistes affiliés au prétendu « État islamique » a été inaugurée le 15 février, jour fixé pour leur mémoire liturgique. Le lieu de culte, construit à al Our, le village proche de la ville de Samalut, en province de Minya, d’où provenaient 13 des 21 martyrs, a été achevée ces mois derniers.

Une semaine après le massacre, le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, décida d’inscrire les 21 martyrs égorgés au Synaxarium, le livre des martyrs de l’Église copte orthodoxe, fixant leur mémoire liturgique au 15 février. 

Michel Janva

Posté le 16 février 2018 à 08h18 | Lien permanent

Réorganiser l'islam de France ?

Michel Janva

Posté le 16 février 2018 à 08h12 | Lien permanent | Commentaires (9)

Comprendre la mobilisation des agriculteurs

De Loup Mautin, agriculteur :

Capture d’écran 2018-02-16 à 07.02.22"Sacrifiée par l’Union européenne, l’agriculture n’en finit plus de mourir. Partout, dans le pays, ce n’est plus la neige qui bloque les routes, mais ce sont ceux qui, avec l’énergie du désespoir, défendent les primes qui les maintiennent artificiellement en vie… ou, plus exactement, le périmètre des zones qui détermine l’attribution de l’indemnité compensatoire de handicap naturel (ICHN).

Cette aide est un coup de pouce à l’élevage, dans des zones défavorisées où il est particulièrement menacé de disparition. Ce sont des territoires ou des communes sur lesquels l’agriculture est plus délicate en raison du climat, du relief ou de la productivité de la terre. Ce sont, par exemple, des terrains en pente avec une texture du sol qui ne permet pas de faire des rendements importants, qui sont caillouteux, avec des reliefs difficiles, ou des terrains où les questions de sécheresse ou de froid sont importantes.

Les cartes sur la base desquelles sont attribuées ces aides datent de 1976. La Cour des comptes européenne les a remises en cause en partant du principe qu’elles étaient hétérogènes et non cohérentes entre tous les États membres. Une révision a donc été enclenchée à partir de 2013 et doit être mise en application à partir du 1er janvier 2019. Des critères, appelés « biophysiques », ont été définis et tous les États membres refont la cartographie à partir de ceux-ci. En France, l’ICHN est distribuée aux agriculteurs tous les ans et représente un milliard d’euros, sur les neuf qui sont versés au titre de la PAC. Elle est proportionnelle à la surface et au nombre d’animaux. En moyenne, une exploitation peut toucher entre 3.000 et 10.000 euros par an. Sur les territoires difficiles, cela peut correspondre à 30 %, voire 50 %, voire la totalité du revenu des agriculteurs.

Au moment où 60 % des céréaliers ne dégagent plus de revenus et où 30 % des agriculteurs vivent avec moins de 400 € par mois, la disparition de cette aide serait mortelle pour de nombreuses exploitations. C’est la raison pour laquelle la mobilisation grandissante, mais quelque peu ignorée, des agriculteurs en cette fin d’hiver doit être prise au sérieux, tout en gardant à l’esprit que ce n’est pas d’aides qu’ont besoin nos éleveurs et nos céréaliers, mais bien de prix rémunérateurs !"

Michel Janva

Posté le 16 février 2018 à 08h05 | Lien permanent | Commentaires (9)

Crèche du conseil départemental de Vendée : rejet du pourvoi de la Libre Pensée

La Fédération de la Libre-Pensée de Vendée s'était pourvu devant le Conseil d'Etat, suite au jugement de la Cour administrative d’appel de Nantes, autorisant la crèche de la Nativité installée dans les locaux publics du conseil départemental.

Le Conseil d’Etat a rendu sa décision le 14 février :

Unknown-28"Ainsi, la loi du 9 décembre 1905, qui a pour objet d'assurer la neutralité des personnes publiques à l'égard des cultes, s'oppose à l'installation par celles-ci, dans un emplacement public, d'un signe ou emblème manifestant la reconnaissance d'un culte ou marquant une préférence religieuse. Elle ménage néanmoins des exceptions à cette interdiction. Est notamment réservée la possibilité pour les personnes publiques d'apposer de tels signes ou emblèmes dans un emplacement public à titre d'exposition. Une crèche de Noël est une représentation susceptible de revêtir une pluralité de significations. Il s'agit en effet d'une scène qui présente un caractère religieux, mais aussi d'un élément faisant partie des décorations et illustrations qui accompagnent traditionnellement les fêtes de fin d'année, sans signification religieuse particulière. Eu égard à cette pluralité de significations, l'installation d'une crèche de Noël, à titre temporaire, à l'initiative d'une personne publique, dans un emplacement public, n'est légalement possible que lorsqu'elle présente un caractère culturel, artistique ou festif, sans exprimer la reconnaissance d'un culte ou marquer une préférence religieuse.

Pour apprécier si l'installation d'une crèche de Noël présente un caractère culturel, artistique ou festif, ou si elle exprime la reconnaissance d'un culte ou marque une préférence religieuse, il y a lieu de tenir compte non seulement du contexte, qui doit être dépourvu de tout élément de prosélytisme, des conditions particulières de cette installation, de l'existence ou de l'absence d'usages locaux, mais aussi du lieu de cette installation.

Au regard du lieu de l'installation, la situation est différente, selon qu'il s'agit d'un bâtiment public, siège d'une collectivité publique ou d'un service public, ou d'un autre emplacement public. Ainsi, dans l'enceinte des bâtiments publics, sièges d'une collectivité publique ou d'un service public, le fait pour une personne publique de procéder à l'installation d'une crèche de Noël ne peut, en l'absence de circonstances particulières permettant de lui reconnaître un caractère culturel, artistique ou festif, être regardé comme conforme aux exigences qui découlent du principe de neutralité des personnes publiques. A l'inverse, dans les autres emplacements publics, eu égard au caractère festif des installations liées aux fêtes de fin d'année notamment sur la voie publique, l'installation à cette occasion et durant cette période d'une crèche de Noël par une personne publique est possible dès lors qu'elle ne constitue pas un acte de prosélytisme ou de revendication d'une opinion religieuse.

Par la décision du jour, le Conseil d’État refuse, au terme de la procédure préalable d’examen des pourvois en cassation, d’admettre, pour l’instruire, le pourvoi formé par la Fédération de la libre pensée de Vendée.

Statuant comme juge de cassation, il n’appartient pas au Conseil d’État, en principe, de remettre en cause les constats de faits effectués par les juges du fond dans l’exercice de leur pouvoir souverain. Dans ces conditions, le Conseil d’État a estimé que les moyens du pourvoi qui tendaient à remettre en cause directement ou indirectement l’appréciation souveraine des juges du fond n’étaient pas de nature à justifier son admission."

Michel Janva

Posté le 16 février 2018 à 08h00 | Lien permanent | Commentaires (2)

C’est arrivé un 16 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 février 1147 : l'abbé Suger se voit confier la régence du Royaume de France en l'absence de Louis VII parti en croisade.

Le Roi avant de partir en croisade place sa personne et son Royaume sous la protection de Marie et fait dans ce but le pèlerinage de Liesse et celui du Puy.

L'histoire de ce pèlerinage est évoquée par le marquis de la Franquerie dans La Vierge Marie et l'Histoire de France (Ed. Résiac, page 62-63).

Elle est suffisamment extraordinaire pour qu'on s'y arrête. En 1134, trois frères seigneurs dans le Laonois se croisent. Le sultan d'Egypte les ayant fait prisonniers tente de les faire apostasier, et va jusqu'à leur envoyer sa fille particulièrement belle.

« En discutant sur l'Evangile, Isménie, qui croyait vaincre fut vaincue. »

Elle demanda aux chevaliers de lui sculpter l'image de Marie. Ces derniers demandent à la Vierge de guider leurs mains. « Pendant la nuit la Vierge envoya des anges porter son image rayonnante de piété et sculptée par miracle».La statue était petite, de bois noir, elle représentait la Vierge tenant son Fils debout sur ses genoux.

A leur réveil, les prisonniers se voient entourés d'une éblouissante lumière jaillissant de la statue miraculeuse. Un parfum céleste émane de ce bois venu du ciel. Le lendemain quand Isménie revient, elle croit et demande à prendre la statue dans ses appartements. La nuit suivante Notre dame lui apparaît et lui dit :

«Aie confiance, j'ai prié pour toi mon Fils et Seigneur, il a daigné te choisir comme sa fidèle et bien-aimée servante. Tu délivreras de leur prison mes trois dévots chevaliers, tu seras baptisée, par toi la France sera enrichie d'un trésor incomparable, par toi, elle recevra d'innombrables grâces, par toi, mon nom deviendra célèbre et plus tard, je te recevrai pour toujours dans mon paradis. »

L'évasion commence bien, ils franchissent le Nil. Epuisés ils s'arrêtent pour dormir et se réveillent en France ! A Liance, près du château de Marchais, non loin de Laon, un hameau perdu au milieu des bois et des marécages, dont un des trois chevaliers était le seigneur. Liance, au XV° siècle change son nom en celui de Liesse qui veut dire "Joie" tant la Vierge Marie, par ses faveurs, comblait de joie les pèlerins. Les Trois chevaliers construisent en ce lieu un sanctuaire en remerciement. Selon la tradition du XVI° siècle, les chevaliers sont les fils de Guillaume 1er, sire d'Eppes: Jean, Hector et Henri. On les appelle tour à tour les chevaliers d'Eppes, les chevaliers de saint Jean de Jérusalem ou de Malte. Leur mission terminée, ils retournent dans une maison de leur Ordre. La princesse Ismérie, adjure le coran, reçoit, avec le nom de Marie, le baptême des mains de l'Évêque de Laon, Barthélemy de Vir, le 8 septembre 1134. Elle vécut saintement près de la mère des chevaliers à Marchais, mourut jeune et fut inhumée dans le sanctuaire.

Difficile à croire pour des gens raisonnables et rationalistes comme nous le sommes ; pourtant la liste des miracles reconnus par l'Eglise, au cours des siècles est encore plus stupéfiante et des documents historiques du XVI° siècle témoignent, il suffit de les consulter :

  • Annales de l'Ordre des Chevaliers de saint Jean de Jérusalem. De l'an 1146, Melchior Bandini y raconte les origines de Notre Dame de Liesse. Bosio un siècle plus tard, nous a conservé ces pages.
  • Une inscription précieuse, celle de 1134, année où la légende place le miracle, est retrouvée en 1721.
  • Une lettre de Clément VII, datée d'Avignon, le 28 mai 1384 dit que "dans la chapelle de Notre Dame de Liesse, Notre Seigneur Jésus-Christ, à la prière de la Vierge Marie, prodigue un si grand nombre de miracles que les peuples y accourent de tous les points du monde". Et il accorde des indulgences aux pèlerins.
  • La légende de Notre Dame de Liesse, d'après le plus ancien texte connu, écrite par le Comte de Hennezel d'Ormois.
  • Le miracle du pendu dépendu (miracle représenté sur un tableau à la sacristie de la basilique) :1139 est la date du premier miracle connu, un malheureux, Pierre de Fourcy, en proie à la misère, avait volé pour nourrir sa famille. Pris en flagrant délit, il est arrêté condamné et pendu trois jours durant ! Il est trouvé vivant par un berger au bout des trois jours. Le condamné raconta :

    "J'ai demandé à Notre Dame de Liesse qu'il lui plut de me délivrer. De sa main elle a soutenu mon cou, et a empêché la corde de me serrer."

  • Au printemps 1146, deux jeunes princes, fils d'Enguerrand II sont capturés par des bohémiens. Aucunes des nombreuses recherches ne permet de les retrouver. Agnès de Beaugency, cousine du Roi Louis VII, supplie Notre Dame de Liesse :

    "O vous, dit-elle, qui avez retiré de la prison d'Egypte les trois chevaliers et les avez ramenés sains et saufs à leur mère, daignez, je vous en conjure, me rendre mes enfants. O vous qui avez eu l'angoisse de perdre votre Enfant à Jérusalem, mais qui l'avez retrouvé, ayez pitié de moi."

    Une fois retrouvés leur père et le Roi viennent en pèlerinage et se croisent pour Jérusalem.

  • Après de longues prières à Notre Dame de Liesse, une petite fille avait été accordée à ses parents en 1572. Sa maman reconnaissante l'habillait toujours en blanc en l'honneur de la Sainte Vierge. Quand la fillette eut sept ans, l'amena à Liesse, la consacra à Notre Dame, cette enfant devait devenir l'illustre Madame Acarie, plus tard Marie de l'Incarnation, carmélite béatifiée par Pie VI en 1791.
  • Henri Bourbon, né à La Fère en 1624, eut comme marraine la sœur de Louis XIII, Henriette d'Angleterre. Sa première sortie est pour Notre Dame de Liesse. Cet enfant devint l'un des meilleurs serviteurs de la Sainte Vierge. Archidiacre de la cathédrale d'Evreux, son tombeau fut visité par un nombre prodigieux de fidèles. L'Eglise l'a déclaré vénérable.
  • Un jeune breton, Pierre de Kériolet, malgré sa vie totalement dissolue ne manquait jamais de réciter chaque jour un AVE MARIA. Ayant résolu de se faire mahométan, il se rendait à Constantinople. Attaqué par des brigands qui tuèrent ses deux compagnons, il eut peur, et fit vœu à Notre Dame de Liesse, si elle l'épargnait, d'aller en pèlerinage dans son sanctuaire. Ce bienheureux pénitent mourut en odeur de sainteté à l'âge de 58 ans, au couvent des Carmes de Sainte-Anne-D'auray.
  • Un jeune profès de la Compagnie de Jésus, le P. Picot de Clorivière, ne pouvait être admis au sacerdoce à cause d'un bégaiement très prononcé. Il vint de Liège à Liesse à pied, supplier Notre Dame de lui permettre d'être prêtre. A sa grande joie, il fut guéri et reçu le sacrement de l'Ordre.
  • Charles VII plus tard vint supplier la Vierge de sauver le Royaume, livré presque entièrement à l'Anglais envahisseur. Jeanne d'Arc ne fut-elle pas, un peu plus tard, la réponse de Marie?
  • Louis XI vint à Liesse quatre fois, il y fonda une messe perpétuelle chaque samedi.
  • François 1er, prisonnier de Charles Quint à Pavie, supplia Notre Dame de Liesse de lui rendre la liberté. Aussitôt délivré, il se rendit en toute diligence au sanctuaire pour remercier sa Céleste Consolatrice, Cause de toute joie. Il y revint aussi plus tard. Henri II vint à Liesse avec ses trois fils en 1554.
  • Bossuet raconte comment Henriette de France, sœur de Louis XIII, fut sauvée par Notre Dame de Liesse, d'une tempête effroyable, en 1642 en rentrant d'Angleterre. La reine reconnaissante envoya au sanctuaire "un navire d'argent pesant six vingt dix marcs".
  • Un marchand de Paris avait un fils de 14 ans paralysé et muet. Combien de temps prolongea-t-il sa prière ? Neuf jours! Le père supplia, insista, fut exaucé. Le malade se mit à bégayer et à marcher. « Bientôt, le père et le fils retournaient à pied à Paris, d'où ils envoyaient à Liesse une attestation signée par vingt-quatre personnes, ayant vu l'enfant avant et après son pèlerinage ».
  • En 1794, les révolutionnaires brulent la statue; cependant dès 1801, les pèlerinages reprennent et les miracles recommencent, des guérisons, des conversions, des grâces de toutes sortes s'épanchent sur les pèlerins. Un paralytique venu à Liesse se redresse subitement après 18 ans d'immobilisation. Un jeune homme muet depuis 10 ans retrouve la parole. Un enfant de Bazeilles (Ardennes) aveugle retrouve soudainement la vue...
  • 18 août 1857, monseigneur de Garsignies, évêque de Soissons couronne une nouvelle statue de Notre Dame de Liesse, en présence de plus de 30 000 personnes. En 1934, 120 000 personnes participent au 800ème anniversaire de la construction du sanctuaire.

L'année, 2014, est le 880ème anniversaire de la construction du sanctuaire demandé par Notre Dame. Un lieu et une bonne occasion pour prier pour la conversion officielle de la France.

Le Roi Louis VII prend l'oriflamme de Saint Denis avant de se croiser.

  • le 16 février 1214 : Jean sans Terre débarque à La Rochelle.
  • le 16 février 1519 : naissance de Gaspard II de Coligny, amiral de France.

Gaspard de Coligny naît le 16 février 1519 à Châtillon-sur-Loing. Amiral et homme politique français, il prend part à tous les conflits qui opposent les protestants aux catholiques. Il est le commanditaire de l'assassinat du Duc François de Guise. Lors du massacre de la Saint-Barthélemy, en août 1572, il est l'un des premiers protestants à être assassiné. (Voir la chronique du 10 février).

  • le 16 février 1560 : décès de Jean du Bellay, cardinal et diplomate français.
  • le 16 février 1649 : l'armée royale prend Montlhéry, la route de la Beauce est coupée par les frondeurs.
  • le 16 février 1722 : Edit qui ordonne l'élargissement, en France, des grands chemins et la plantation d'arbres des deux côtés.
  • le 16 février 1761 : naissance de Charles Pichegru, général français.
  • le 16 février 1770 : Louis XV écrit à sa fille Louise à propos de sa volonté d'entrer au Carmel.

«Monsieur l'Archevêque, chère fille, m'ayant rendu compte de ce que vous lui avez dit et mandé, vous a sûrement rapporté exactement tout ce que je lui ai répondu. Si c'est pour Dieu seul, je ne puis m'opposer à sa volonté et à votre détermination. Depuis dix-huit ans, vous devez avoir fait toutes vos réflexions, ainsi je ne puis plus vous en demander. Il me paraît que vos arrangements sont faits, vous pourrez en parler à vos sœurs, quand vous le jugerez à propos. Compiègne n'est pas possible, partout ailleurs c'est à vous de décider et je serais bien fâché de rien vous prescrire là-dessus. Jamais, une belle-fille ne peut remplacer une fille, elle peut tout au plus distraire. Mon petit-fils m'occupe beaucoup, il est vrai, mais comment se tournera-t-il ? J'ai fait des sacrifices forcés, celui-ci sera de volonté de votre part. Dieu vous donne la force de soutenir votre nouvel état, car une fois cette première démarche faite, il n'y a plus à y revenir. Je vous embrasse de tout mon cœur, chère fille, et vous donne ma bénédiction. »

(Lettre de Louis XV à Madame Louise, 16 février 1771, recopiée dans les Annales du Carmel de Saint-Denis, vol. III, p. 4)

Voir les chroniques du 30 janvier, du 11 avril, du 12 septembre et du 10 octobre.

  • le 16 février 1785 : Lavoisier organise à Paris, une expérience qu'il vient de mettre au point : la décomposition de l'eau en oxygène et en hydrogène.


Antoine Laurent de Lavoisier réussit à décomposer l'eau en hydrogène et oxygène.

Il est guillotiné en 1794 ; Ayant demandé un délai pour pouvoir achever une expérience, il s'entend répondre par Jean-Baptiste Coffinhal, le président du tribunal révolutionnaire : « La République n'a pas besoin de savants ni de chimistes ; le cours de la justice ne peut être suspendu.

  • le 16 février 1805 : Napoléon déclare au Conseil d'Etat.

"Il n'y aura pas d'Etat politique fixe s'il n'y a pas un corps enseignant avec des principes fixes. Tant qu'on n'apprendra pas dès l'enfance s'il faut être républicain ou monarchique, catholique ou irréligieux, l'Etat ne formera point une nation; il reposera sur des bases incertaines [...] et sera constamment exposé aux désordres [...]".

  • le 16 février 1808 : l'armée de Napoléon entre en Espagne.
  • le 16 février 1811 : Napoléon fait une promenade à cheval sur les hauteurs de Chaillot.

La vue lui plaît, un décret annonce la construction sur ce site d'un palais pour le futur Roi de Rome.

  • le 16 février 1852 : la fête nationale et la St-Napoléon sont fixées le 15 août, par décret.
  • le 16 février 1892 : Léon XIII publie l'encyclique Au milieu des sollicitudes, « Inter sollicitudines », en faveur du ralliement des catholiques aux gouvernements laïques.
  • le 16 février 1915 : offensives de 1915.

L'offensive de la 4ème Armée française, du général Langle de Cary, en Champagne débute sur un front de 8km, entre la ferme de Beauséjour et le bois Sabot. Cette offensive qui voulait percer le front de façon décisive va durer un mois pour un gain de quelques centaines de mètres au prix de plusieurs dizaines de milliers de morts.

  • le 16 février 1966 : la France effectue son dernier essai nucléaire en Algérie.
  • le 16 février 1943 : création du STO.

Fin 1942, un décret de l'allemand Sauckel lance le principe du travail obligatoire, celui-ci n'est d'abord valable que pour la zone occupée. Le 16 février, la loi sur le Service du Travail Obligatoire est appliquée et stipule que tous les jeunes gens âgés de 20 à 22 ans peuvent être envoyés en Allemagne, qu'importent leurs qualifications. En juin 1943, Sauckel réclame 220 000 hommes, en août 500 000. Il finira par en exiger un million.

  • le 16 février 1989 : Roger-Patrice Pelat, ami de François Mitterrand, est inculpé dans l'affaire Péchiney pour "recel de délit d'initié".
Lois Spalwer

Posté le 16 février 2018 à 05h05 | Lien permanent | Commentaires (1)

15 février 2018

Le ministère de la justice révèle le nombre de détenus étrangers en France

Images-6Les double-nationalités ne sont pas comptabilisées.

Sur 69 077 détenus au 1er février 2017, on compte 14 964 étrangers soit plus de 20% des détenus. Les nationalités les plus représentées sont :

  • algérienne 1 954
  • marocaine 1 895
  • roumaine 1 496
  • tunisienne 1 002
  • albanaise 551
  • portugaise 480
  • congolaise 427
  • espagnole 319
  • turque 301
  • surinamaise 271
  • néerlandaise 239
  • géorgienne 237
  • brésilienne 216
  • italienne 213
Michel Janva

Posté le 15 février 2018 à 21h53 | Lien permanent | Commentaires (14)

« Le Bureau suédois des migrations deviendra un Bureau de la remigration »

Unknown-27Jimmie Åkesson, leader des Démocrates suédois, a déclaré :

« Le Bureau suédois des migrations deviendra un Bureau de la remigration, les immigrés vivant en Suède devront retourner dans les pays d’où ils viennent ». « Nous allons forcer les autres partis à se positionner sur cette piste ». « Beaucoup de ceux qui vivent dans notre pays ne veulent y vivre, mais aspirent à leur patrie d’origine. Nous voulons dire que pour eux et pour notre société, nous devons offrir une réelle opportunité pour qu’ils y retournent »

Jimmie Åkesson estime que le prochain combat à mener sur la question de l’immigration est la remigration.

« Beaucoup sont venus en Suède pour de fausses raisons et nous devons faciliter leur retour dans leur pays d’origine ».

Michel Janva

Posté le 15 février 2018 à 21h40 | Lien permanent | Commentaires (10)

La liturgie céleste, le ciel qui se déchire - Jeudi après les cendres

Michel Janva

Posté le 15 février 2018 à 21h13 | Lien permanent

Automobilistes : « Tout le monde a envie de se révolter mais personne n’ose»

Extrait d'un entretien avec un « tagueur de radars », qui revendique sa liberté et part en guerre contre l'Etat-taxeur :

Unknown-26« J’ai tagué dix radars à la peinture orange entre octobre et décembre 2017. Ceux situés dans les environs de Dole et en direction de Champagnole, ainsi que celui de Fraisans. Et j’ai tout fait pour me faire prendre. Je l’ai fait en plein jour et j’ai été vu. Je m’en suis vanté auprès de personnes qui ne m’aimaient pas afin qu’elles me dénoncent et j’en ai même signé un de mes initiales. Il leur aura quand même fallu trois mois pour me retrouver. Mais quand ils ont perquisitionné mon domicile, ils ont trouvé les bombes de peinture que j’avais intentionnellement conservées. »

Pourquoi taguer ces radars ?

« J’en avais marre de me faire flasher pour de petits excès de vitesse de quelques kilomètres par heure, de perdre 90 € à chaque fois et de perdre des points. » [...] « Je l’ai fait aussi pour l’ensemble des automobilistes qui paient un million d’euros par an à l’État et ont besoin de leur voiture pour aller au boulot. Moi, encore, je peux y aller à vélo mais ce n’est pas le cas de tout le monde. C’est pour cela aussi que j’ai tout fait pour me faire prendre, sinon je restais dans l’anonymat et je n’avais pas d’action politique possible. Je ne cherche pas à me faire une petite pub locale mais à ce que ce soit repris au niveau national. »

Quand vous nous avez téléphoné, vous nous avez dit être un habitué de la garde à vue ?

« J’ai aussi été interpellé par la police après avoir remonté toute la file d’un bouchon à l’entrée de Dole, avenue Eisenhower. Un policier se trouvait dans la file. Il a dit que je roulais au moins à 110. Je le contesterai parce qu’il n’avait pas de radar. »

Vous osez tout finalement ?

« Sans problème. Je ne conduis pas comme les autres automobilistes qui sont bêtes et disciplinés. Moi, je réfléchis. Je conduis depuis l’âge de 18 ans. Il m’a fallu seulement deux séances pour avoir mon code. J’ai tous les permis moto, auto, camion, ULM et bateau… Je n’ai jamais eu d’accident. Mais quand il y a une ligne blanche à bouffer, je la bouffe. J’ai fait du rallye, j’ai l’habitude de rouler. »

Vous êtes dans un sentiment de toute puissance ?

« Non. Si je prends certaines libertés, je ne les prends pas toutes. »

C’est-à-dire ?

« Je m’interdis d’être en survitesse. »

Ah bon, mais encore ?

« Si une route est sinueuse par exemple, je pourrai très bien être en dessous de 50 km/h même si la vitesse autorisée et de 90 km/h. Par contre, dans une belle ligne droite sans risques, même limitée à 50 km/h, je peux être largement au-dessus. »

Imaginez que tout le monde fasse comme vous ?

« Personne ne va faire comme moi parce qu’on a affaire à une troupe de moutons bêtes et disciplinés. On fonctionne sur le système de la peur pour qu’ils ne réagissent pas. Aujourd’hui, le réseau routier est sûr, les véhicules sécurisés. Le problème de la conduite automobile, c’est la formation. Les automobilistes ne sont pas formés à la réactivité. Quand vous autorisez la conduite à des personnes âgées, bourrées de médicaments, ce sont elles qui sont dangereuses. »

Il y a malgré tout d’autres moyens de faire valoir ses idées ?

« Tout le monde a envie de se révolter mais personne n’ose. Il y a une hypocrisie monstre à dire que l’on fait baisser la mortalité sur la route avec les radars. C’est juste une façon de faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État. Le Premier ministre peut claquer 380 000 € d’avion pour rentrer quand il est pressé, ça ne sort pas de sa poche. Mais celui qui se fait taxer de 90 € et ne gagne que le SMIC… »

Michel Janva

Posté le 15 février 2018 à 19h23 | Lien permanent | Commentaires (36)

Jawad : un criminel en liberté

TV Libertés revient dans son journal télévisé sur la relaxe du délinquant multirécidiviste :

Michel Janva

Posté le 15 février 2018 à 19h13 | Lien permanent | Commentaires (1)

Témoignage de Carl Lang sur 40 années de militantisme

Ancien numéro 2 du Front National et président de Parti de la France, Carl Lang livre son témoignage sur 40 années de militantisme suite à la parution de son livre :

Michel Janva

Posté le 15 février 2018 à 19h09 | Lien permanent | Commentaires (5)

Terres de Mission : accueillir les femmes enceintes

Michel Janva

Posté le 15 février 2018 à 19h05 | Lien permanent

L'apparition: «un film qui mérite d'être vu» selon Yves Chiron

L'historien spécialiste des apparitions mariales Yves Chiron a été interrogé sur RCF Vendée à propos du film L'apparition de Xavier Gianoli avec Vincent Lindon. Il fût aussi le consultant historique auprès du réalisateur. 

Par ailleurs, RCF Vendée recrute un(e) animateur(trice)-technicien(ne) en CDI (poste à pourvoir mi-mars).

Michel Janva

Posté le 15 février 2018 à 18h54 | Lien permanent | Commentaires (0)


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