15 août 2018

La pensée de l'Église sur la femme

Homélie de Dom Courau, père abbé de Triors en cette fête de l'Assomption de Notre-Dame : 

+ Signum magnum, mulier.

À partir du mystère de la gloire de Notre Dame au ciel, nous voulons contempler celui de la Femme, grand signe aussi sur la terre. Pourtant Ève, victime de confusions diverses, porte souvent le rôle de l’accusée. Guerric d’Igny au XIIème s. s’en fait l’écho amer : On l’appelle “mère des vivants” ; en réalité, elle est plutôt meurtrière des vivants, mère de ceux qui vont mourir. Pour elle, engendrer n’est rien d’autre que de communiquer la mort (Assomption, Serm. 2). Il ose l’appeler ‘marâtre’ plutôt que ‘mère’, alors que d’autres à l’inverse vantent la mère comme la relation protégée malgré la chute. Ces outrances verbales obligent donc à regarder de près le mystère de la femme sur la terre comme au ciel. Dieu ne fait rien en vain ; en créant, il ne nous tend pas de piège.

Au début du siècle passé Charles Péguy aurait pu être tenté de le croire : sa conversion à la foi n’eût pas son prolongement sacramentel à cause du refus que lui imposait la femme qui partageait sa vie. Pourtant, derrière la femme-obstacle, il a respecté, patienté, allant à pied confier son souci à Notre Dame de Chartres peu avant sa mort, et de façon posthume, il fut exaucé. Il y a heureusement une foule de signes positifs en faveur de la femme sur la terre. Marie Goretti a fait des émules. Anne-Lorraine assassinée dans le RER il y a 10 ans avait écrit peu avant son désir du martyre pour la dignité féminine, Jeanne-Marie Kegelin est encore dans notre mémoire. Des chrétiennes irakiennes revenues à Qaraqosch après que Daech eût quitté la ville l’an dernier, veulent redonner la vie après la guerre : dans l’église vandalisée elles s’encouragent mutuellement selon leur vocation à refonder la vie sociale : Tout est difficile ici, dit l'organisateur, mais nous voulons reconstruire les femmes avant de reconstruire les maisons; car si nous reconstruisons les femmes, alors nous pouvons reconstruire les enfants, puis la famille, et après cela toute la communauté. Ces exemples héroïques donnent du crédit à la pensée de l’Église concernant la femme unie à l'homme dans le mariage.

Sa pensée est-elle préhistorique ou prophétique, a-t-on ironisé à propos des 50 ans d’Humanae Vitae (La Croix, 27 juillet 2018) ? Avec sa lucidité tranquille, le Cardinal Sarah vient de répondre dans sa conférence à Kergonan (4 août 2018). En voici quelques passages : Dieu lui-même a pris soin de nous révéler les voies du bonheur et du Bien pour le couple humain... Accueillir 'Humanæ Vitæ' n’est pas d’abord une question de soumission et d’obéissance au Pape, mais d’écoute et d’accueil de la Parole de Dieu, de la bienveillante révélation de Dieu sur ce que nous sommes et sur ce que nous avons à faire pour correspondre à son amour. L’enjeu est en fait celui de notre vie théologale, de notre vie de relation avec Dieu... Annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile sur la sexualité et le mariage, c’est ouvrir aux couples la voie d’une vie heureuse et sainte ! C’est notre devoir de pères, de guides, de pasteurs ! Bien entendu, plus nous prêcherons avec force la vérité, plus nous saurons accompagner les personnes avec 'patience et bonté'. On le voit bien l'enjeu est à la hauteur de la crise qui étreint notre société au-delà de ses faux débats.

L'encyclique de 1968 répond au désarroi contemporain sur la sexualité qui n’a fait que s’accentuer depuis : l’actualité en la matière ressemble à d’impuissants soins palliatifs face à des affectivités déconnectées du réel. Seul contre presque tous, Paul VI voyait venir ces désastres, il fut réellement prophétique, comme l’ont dit ses successeurs. L’intuition profonde se ramène à cette notion toute simple de chercher dans le mariage à marcher au pas de Dieu, tandis que l’athéisme feutré agresse l’intimité des personnes. De plus en plus, il fait du plaisir sans sagesse une drogue qui asservit, tel un nœud coulant. Et c’est le piège. Ne regarde pas le vin, prévient le Proverbe du Sage (Prov. 23,31-35) : comme il est vermeil; comme il brille dans la coupe, comme il coule suavement. Mais il finit par mordre comme un serpent, et par piquer comme une vipère. Tes yeux percevront des choses étranges, et ton cœur s’exprimera de travers. Tu seras comme un homme couché en haute mer, ou couché au sommet d'un mât. On m'a battu, et je n'ai point de mal ! On m'a rossé et je n’ai rien senti ! Et à mon réveil j’en redemanderai encore ! Quel contraste avec l’harmonie conjugale et la paix qu’elle rayonne : les époux s’aiment dans la durée sans chercher à échapper au rythme périodique ; l’homme considère le cycle féminin comme une richesse, heureux de s’y adapter et de se mettre à son école (Cf. G. Vialla, Billings F, recevoir le féminin).

Oui, il y a un joug, Jésus le dit et ajoute aussitôt qu’il est doux et léger (Mt. 11,30). Humanae Vitae cite le verset et insiste sur cette douceur (HN 25) : les époux qui entrent ainsi dans le beau projet de Dieu rendent visibles aux hommes la sainteté et la douceur de la loi qui unit leur amour mutuel. Coopérer ainsi à l'amour de Dieu auteur de la vie humaine sème la paix. Paul VI évoque bien sûr le prix à payer, l’effort moral, cet heureux piment de la vie. Il le confie au réalisme de la vie théologale et liturgique, spécialement au beau duo sacramentel que forment ensemble la Réconciliation et l’Eucharistie (Cf. HN 25 & 29).

Le Salon Beige

Posté le 15 août 2018 à 17h17 | Lien permanent

Lire Humanae Vitae : Appel Final

HumanaeVitae_texte_commenteAppel Final

« Vénérables frères, chers fils, et vous tous, hommes de bonne volonté, grande est l’œuvre d’éducation, de progrès et d’amour à laquelle Nous vous appelons, sur le fondement de l’enseignement de l’Église, dont le successeur de Pierre est, avec ses frères dans l’épiscopat, le dépositaire et l’interprète. Grande œuvre, en vérité, Nous en avons l’intime conviction, pour le monde comme pour l’Église, puisque l’homme ne peut trouver le vrai bonheur, auquel il aspire de tout son être, que dans le respect des lois inscrites par Dieu dans sa nature et qu’il doit observer avec intelligence et amour. Sur cette œuvre Nous invoquons, comme sur vous tous, et de façon spéciale sur les époux, l’abondance des grâces du Dieu de sainteté et de miséricorde, en gage desquelles Nous vous donnons Notre Bénédiction apostolique. » Humanae Vitae, §31.

* * *

Retrouvez l’ensemble de l’encyclique, et une aide de lecture rédigée par un curé de paroisse et un couple engagé dans la régulation naturelle des naissances, dans Humanae vitae, Texte commenté par Bruno Bettoli, Gabrielle et Bertrand Vialla, éditions Artège, à paraître le 22 août 2018, 3.5€

Les auteurs ont choisi de ne pas alourdir l’encyclique, si claire, précise et synthétique, mais de la mettre en valeur en donnant quelques pistes, tirant parti des 50 ans de recul que nous avons aujourd’hui. Cela donne un beau petit livre, en couleurs. Tous les efforts ont été faits, avec l’éditeur, Artège, pour en optimiser le prix.

De plus, pour les paroisses et associations amies qui souhaitent faire connaître l’encyclique à l’approche de la canonisation de Paul VI par le pape François, nous proposons une offre apostolique, nous contacter :[email protected]

Michel Janva

Posté le 15 août 2018 à 12h00 | Lien permanent

Evangile illustré

image from hozana.org

Michel Janva

Posté le 15 août 2018 à 08h00 | Lien permanent

C’est arrivé un 15 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 15 août : Assomption de la Vierge Marie, ancienne fête nationale en France.

Aujourd'hui, l'Eglise célèbre l'une des plus importantes fêtes de l'année liturgique consacrées à la Très Sainte Vierge Marie: l'Assomption. Au terme de sa vie terrestre, Marie a été élevée corps et âme au Ciel, c'est-à-dire dans la gloire de la vie éternelle, dans la pleine et parfaite communion avec Dieu.

Le vénérable Pape Pie XII, le 1er novembre 1950, définit solennellement ce dogme : «C'est pourquoi l'auguste Mère de Dieu, unie de toute éternité à Jésus Christ, d'une manière mystérieuse, par "un même et unique décret" de prédestination, Immaculée dans sa Conception, Vierge très pure dans sa divine Maternité, généreuse associée du Divin Rédempteur qui remporta un complet triomphe du péché et de ses suites, a enfin obtenu comme suprême couronnement de ses privilèges d'être gardée intacte de la corruption du sépulcre, en sorte que, comme son Fils, déjà auparavant, après sa victoire sur la mort, elle fut élevée dans son corps et dans son âme, à la gloire suprême du ciel où Reine, elle resplendirait à la droite de son fils, Roi immortel des siècles» (Const. ap. Munificentissimus Deus, AAS, 42 (1950), 768-769).

  • le 15 août 778 : bataille de Roncevaux.

Roland, neveu de Charlemagne et préfet de la marche de Bretagne, meurt lors d'une attaque surprise des Vascons (Basques), dans le col de Roncevaux dans les Pyrénées. Il revenait avec son armée d'Espagne où il avait vaincu l'émir de Cordoue suite à l'appel à l'aide du gouverneur musulman de Barcelone. L'histoire de ce combat qui est plus une embuscade qu'une bataille est contée dans "La chanson de Roland".

Selon la légende, Roland commande l'arrière-garde de l'armée, quand il est attaqué par les Vascons le 15 août 778. Il sonne son cor, mais trop tard pour que le Roi pût intervenir.

  • le 15 août 1271 : sacre de Philippe III, Roi de France.

Philippe III est sacré Roi en la cathédrale de Reims. Voir les chroniques du 05 octobre, du 1er mai et des 15 et 25 août.

  • le 15 août 1461 : sacre de Louis XI en la cathédrale de Reims.

Le 15 août 1461, Louis XI, fils de Charles VII et de Marie d'Anjou, est sacré Roi de France en la cathédrale de Reims. Louis XI dit « Le Prudent » marqué son règne en prenant la défense des paysans et en s'attachant au petit peuple, tout en renforçant son autorité royale à face aux grands feudataires du royaume de France. Le nouveau Roi longtemps en lutte contre son père tient à manifester sa reconnaissance au Duc de Bourgogne qui l'a recueilli quand Charles VII l'avait chassé de la Cour. Le "grand-duc d'Occident" tient la première place parmi les 12 pairs de France qui couronnent le Roi. Le 1er août 1469, le Roi Louis XI fonde, à Amboise, l'ordre de Saint-Michel. C'est un ordre de chevalerie, fondé sous le nom d'«Ordre et aimable compagnie de monsieur saint Michel ». Les membres de l'ordre de Saint-Michel se disent chevaliers de l'ordre du Roi. L'archange saint Michel est le saint patron du Royaume de France jusqu'au vœu de Louis XIII.

Voir les chroniques du 3 juillet, des 1er et 30 août.

  • le 15 aout 1464 : mort du pape Pie II.

Enea Silvio Piccolomini est le 210ème pape de l'Église catholique. Voir la chronique du 18 octobre.

  • le 15 août 1483 : le pape Sixte IV consacre la chapelle du Vatican, future Chapelle Sixtine.

Le pape la dédie à Notre-Dame de l'Assomption. La chapelle Sixtine est l'une des salles des palais pontificaux du Vatican. C'est dans la chapelle Sixtine que les cardinaux élisent chaque nouveau pape. La chapelle doit son nom de « Sixtine » au pape Sixte IV, qui la fait bâtir de 1477 à 1483, par l'architecte Giovanni de' Dolci. Les fresques murales sont peintes peu après sa construction. La voûte était peinte en bleu et constellée d'étoiles. En 1508, Jules II demande à Michel-Ange de la recouvrir. Voir la chronique du 31 octobre et du 8 avril.

  • le 15 août 1534 : fondation de la Compagnie de Jésus.

Le 15 août 1534, saint Ignace et six autres étudiants, dont saint François Xavier et saint Pierre Favre, premier prêtre ordonné de la Compagnie, se retrouvent à Montmartre, sur le lieu du martyre de saint Denis. Ils font vœu de pauvreté et de chasteté, et fondent la Societas Iesu (s.j.), connue en français sous le nom de «Compagnie de Jésus ». La devise de la Compagnie est: «Ad majorem Dei gloriam», «Pour la plus grande gloire de Dieu».

Ils partent en 1537 pour l'Italie pour obtenir la reconnaissance de leur ordre par le pape, ce qu'ils obtiennent par la bulle Regimini militantis en 1540. À ses débuts, la Compagnie s'occupe essentiellement d'activités missionnaires, puis se tourne vers l'enseignement, qui devient son activité principale.

Les Jésuites très actifs dans la contre-réforme et deviennent les principaux enseignants du monde catholique. Ignace de Loyola est canonisé en 1622. La Compagnie, véritable rempart contre toutes les erreurs de foi et tous les ennemis de l'Eglise est fortement combattue en particulier avant la révolution française. Elle est dissoute par le pape en 1773 et rétablie en 1814.

  • le 15 août 1638 : premières processions de l'Assomption dans toute la France suite au vœu de Louis XIII, du 10 février 1638.

Après plusieurs apparitions de Notre Dame à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié en 1636 et au frère Fiacre à qui elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires pour obtenir un héritier à la couronne (voir la chronique du 10 février), le Roi remercie par la publication le10 février 1638 de l'Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie. Par ce vœu, Louis XIII instaure les processions du 15 août durant lesquels les sujets doivent prier Dieu et la Vierge pour les heureux succès du Roi. En outre, chaque église du royaume se doit, dans la mesure où l'église elle-même n'est pas sous le patronage de la Vierge, de consacrer sa chapelle principale à la Reine des Cieux. Louis XIII promet enfin d'élever un nouveau maître-autel dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, ainsi que d'offrir un nouveau groupe sculpté à la cathédrale. En voici le texte :

Consécration de la France à la Sainte Vierge

« Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.

Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté que d'accidents qui pouvaient nous perdre.

Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.

La rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés.

Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend.

Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de " nous consacrer à la grandeur de Dieu " par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représentés aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre (1).

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand'messe qui se dira en son Eglise cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour, il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu'à ladite cérémonie les Cours de Parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d'autant qu'il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d'admonester tous nos peuples d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième. »

Louis. (*)

  1. : Louis XIII mourut sans avoir pu mettre la main au monument qu'il avait projeté ; mais Louis XIV se chargea d'acquitter la dette de son père. La décoration du chœur de Notre-Dame, entreprise par ce prince, ne fut terminée qu'en 1714. Marie est représentée assise au pied de la croix, tenant le Christ mort sur ses genoux ; à droite Louis XIII, et à gauche Louis XIV, qui avait voulu se réunir à son père dans cet acte solennel, offrent leur couronne à la Vierge. A la suite de la révolution de 1830, les statues des deux rois, œuvre de Nicolas Coustou, de Guillaume, son frère, et de Coysevox, furent déposées, par mesure de précaution, dans les musées de l'Etat ; elles ont repris depuis leur place, dans le chœur de Notre-Dame.

Le maître-autel, œuvre de Nicolas Coustou, encadré par les statues de Louis XIII (par Guillaume Coustou) et de Louis XIV (par Antoine Coysevox).

(*)Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'escalade, page 258 à 263)

  • le 15 août 1728 : mort du violiste et compositeur français Marin Marais.

Marin Marais (1656-1728) est un violiste et compositeur français de la période baroque. D'un milieu modeste, il apprend la viole lorsqu'il est enfant de chœur. Il entre dans l'orchestre de l'Académie Royale de musique. Il compose environ 600 pièces pour viole réparties en cinq livres. Parallèlement il joue à la cour de Louis XIV.

  • le 15 août 1761 : la France et l'Espagne signent un "Pacte de famille" contre l'Angleterre.
  • le 15 août 1769 : naissance de Napoléon, Empereur des Français.

Napoléon Bonaparte naît à Ajaccio, en Corse. Général, Premier consul en 1799, puis empereur, le 2 décembre 1804. Il est un des plus grands stratèges de tous les temps. Pendant près de 10 ans il va affronter toute l'Europe pour préserver les conquêtes territoriales de la révolution. Finalement vaincu, il abdique, et exilé sur l'Ile de Sainte-Hélène, où il meurt le 5 mai 1821.

Napoléon couronné roi d'Italie

  • le 15 août 1785 : l'affaire du collier, arrestation de Rohan.

Voir le 1er février et le 1er aout et le 30 mai.

  • le 15 août 1790 : Claude-Pierre Dellay d'Agier, député de la noblesse de la province du Dauphiné, fait prendre un décret pour l'accélération de la vente des biens nationaux.
  • le 15 août 1795 : le franc remplace la livre Tournois comme unité monétaire de la France

Remplacé en 1641, par le Roi Louis XIII, au bénéfice de l'écu d'argent et du Louis d'or, Le franc français redevient l'unité monétaire de la France jusqu'au 31 décembre 1998.

  • le 15 août 1801 : Pie VII ratifie le concordat avec la France.
  • le 15 août 1804 : Napoléon préside la 1ère cérémonie de remise de la Légion d'honneur dans la cour d'honneur des Invalides à Paris.

Un des récipiendaires monseigneur Caprara, légat du Pape, célèbre la messe.

  • le 15 août 1806 : première fête nationale.

Le décret du 19 février 1806 institue la Saint-Napoléon le 15 août et en fait une fête nationale, à l'imitation de ce qui se passait sous l'Ancien Régime : avant la révolution, il n'y avait pas de fête nationale ; par contre, était fêtée la Saint Louis en l'honneur du Roi quand il s'appelait Louis.

  • le 15 août 1806 : pose de la première pierre de l'Arc de triomphe, à Paris.

Le ministre Champagny pose la première pierre de l'Arc de Triomphe en l'honneur de la Grande Armée. Le monument n'est inauguré que le 29 juillet 1836 (alors qu'aucun projet définitif n'est adopté).

  • le 15 août 1808 : décret de Napoléon 1er sur l'éducation.

Ce décret prévoit, dans son article 38 que les écoles doivent désormais suivre les «principes de l'Église catholique» et dans son article 109 que les Frères des écoles chrétiennes s'occupent de l'enseignement primaire et forment les instituteurs.

  • le 15 août 1944 : début de l'opération Anvil Dragoon.

Le débarquement allié en Provence commence. Quelques heures avant l'envoi des premières unités, la résistance locale reçoit les messages suivants : « Le chasseur est affamé » et « Nancy a le torticolis », leur intimant l'ordre de passer immédiatement à l'action.

Les Allemands tentent de mener une contre-attaque mais ils sont incapables de se coordonner. Au soir du 15 août, Anvil-Dragoon est un succès. La libération de la Provence va pouvoir commencer.

  • le 15 août 1945 : fin du procès du Maréchal Pétain.

Le Maréchal est condamné à mort, à l'indignité nationale et à la confiscation de ses biens, assortissant toutefois ces condamnations du vœu de non-exécution de la sentence de mort, en raison de son grand âge.

Le Maréchal qui a refusé de répondre et de reconnaître ce tribunal révolutionnaire, se lève et prend la parole :

« Au cours de ce procès, j'ai gardé volontairement le silence, après avoir expliqué au peuple français les raisons de mon attitude.

Ma pensée, ma seule pensée, a été de rester avec lui sur le sol de France, selon ma promesse, pour tenter de le protéger et d'atténuer ses souffrances. Quoi qu'il arrive, il ne l'oubliera pas. Il sait que je l'ai défendu comme j'ai défendu Verdun.

Messieurs les Juges, ma vie et ma liberté sont entre vos mains, mais mon honneur, c'est à la Patrie que je le confie.

Disposez de moi selon vos consciences. La mienne ne me reproche rien, car pendant une vie déjà longue, et parvenu par mon âge au seuil de la mort, j'affirme que je n'ai eu d'autre ambition que de servir la France. »

Messages d'outre-tombe du maréchal Pétain:

Par Philippe Pétain, Monique Paillard, Jean Paillard aux Nouvelles Editions Latines, Page 275. Voir la chronique du 23 juillet.

  • le 15 août 1971 : le président américain Richard Nixon suspend la convertibilité du dollar en or.

Il change complètement la donne du système monétaire international fondé sur les accords de de Bretton Woods de 1944. Le premier choc pétrolier est directement lié à ces dévaluations du dollar qui suivent cette décision.

Si le général De Gaulle, en exigeant des Américains, que tous les dollars détenus par la Banque de France soient convertis en or, assure l'indépendance financière du pays et renforce sa souveraineté, Pompidou fait l'inverse en interdisant à la Banque de France de prêter à l'Etat, et en obligeant se dernier à se mettre dans les mains des banquiers privés.

  • le 15 août 1983 : discours de Jean-Paul II, en pèlerinage à Lourdes, adressé à la France.

Extrait du discours prononcé par le souverain pontife en fin de visite à Lourdes en 1983. A méditer…

« Catholiques de France, en tant que Pasteur universel mais solidaire de mes chers Frères dans l'épiscopat, vos Evêques; je vous encourage à vous maintenir en mission. Toute nation a son histoire humaine originale. Mais les peuples qui ont reçu un très riche héritage spirituel doivent le préserver comme la prunelle de leurs yeux. Et concrètement, ces nations ne préservent un tel héritage qu'en le vivant intégralement et en le transmettant courageusement. O terre de France! Terre de saint Pothin et de sainte Blandine, de saint Denis et de sainte Geneviève, de saint Bernard et de saint Louis, de saint Yves de Tréguier et de saint Bertrand de Comminges, de sainte Jeanne d'Arc, de saint François de Sales et de sainte Jeanne de Chantal, de saint Vincent de Paul et de sainte Louise de Marillac, de saint Jean Eudes et de sainte Marguerite Marie, de sainte Marguerite Bourgeoys et de la bienheureuse Marie de l'Incarnation, de saint François Régis et de saint Louis Marie Grignion de Montfort, de sainte Jeanne Delanoue et de la bienheureuse Jeanne Jugan, de saint Jean Baptiste de la Salle et de saint Benoît Labre, des nombreux missionnaires comme saint Isaac Jogues, le bienheureux Théophane Vénard et saint Pierre Chanel, du saint Curé d'Ars, de sainte Thérèse de Lisieux, de Frédéric Ozanam et de Charles de Foucauld, de saint Michel Garricoïts de cette région, de sainte Bernadette, canonisée voilà juste cinquante ans, au cours de la précédente Année de la Rédemption!

Catholiques de France, vous avez hérité d'un patrimoine considérable de foi et de traditions chrétiennes. C'est ce trésor pour lequel les saints de votre pays ont tout sacrifié, afin de "s'en emparer", comme le demande l'Evangile, et de le partager avec leurs frères, tellement ils étaient persuadés que l'homme intégral est fait d'ouverture à l'Absolu et de brûlante charité! »

L'intégralité du discours est ici.

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/speeches/1983/august/documents/hf_jp-ii_spe_19830815_cattolici-francia_fr.html

  • le 15 août 1988 : Jean-Paul II publie la lettre apostolique "Mulieris dignitatem" sur la dignité et la vocation de la femme.

L'intégralité de la lettre est ici.

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/apost_letters/documents/hf_jp-ii_apl_15081988_mulieris-dignitatem_fr.html

En voici des extraits :

«L'heure vient, l'heure est venue où la vocation de la femme s'accomplit en plénitude, l'heure où la femme acquiert dans la cité une influence, un rayonnement, un pouvoir jamais atteints jusqu'ici. C'est pourquoi, en ce moment où l'humanité connaît une si profonde mutation, les femmes imprégnées de l'esprit de l'Evangile peuvent tant pour aider l'humanité à ne pas déchoir»(1)

[…] C'est pourquoi l'Eglise rend grâce pour toutes les femmes et pour chacune d'elles: pour les mères, pour les sœurs, pour les épouses; pour les femmes consacrées à Dieu dans la virginité; pour les femmes dévouées à tant d'êtres humains qui attendent l'amour gratuit d'une autre personne; pour les femmes qui veillent sur l'être humain dans la famille, ce signe fondamental de la communauté humaine; pour les femmes qui exercent une profession, celles sur qui pèse parfois une grande responsabilité sociale; pour les femmes «vaillantes» et pour les femmes «faibles»: pour toutes, telles qu'elles sont sorties du cœur de Dieu dans toute la beauté et la richesse de leur féminité, telles qu'elles ont été entourées de son amour éternel; telles qu'avec l'homme elles accomplissent le pèlerinage de cette terre, «patrie» temporelle des hommes, parfois transformée en «vallée de larmes»; telles qu'elles portent, avec l'homme, la responsabilité commune du destin de l'humanité, selon les nécessités quotidiennes et suivant la destinée finale que la famille humaine a en Dieu, au sein de l'ineffable Trinité.

L'Eglise rend grâce pour toutes les manifestations du «génie» féminin apparues au cours de l'histoire, dans tous les peuples et dans toutes les nations; elle rend grâce pour tous les charismes dont l'Esprit Saint a doté les femmes dans l'histoire du Peuple de Dieu, pour toutes les victoires remportées grâce à leur foi, à leur espérance et à leur amour: elle rend grâce pour tous les fruits de la sainteté féminine. »

(1) Message du Concile aux femmes (8 décembre 1965) : AAS 58 (1966), p. 13-14

Lois Spalwer

Posté le 15 août 2018 à 00h18 | Lien permanent | Commentaires (0)

C’est arrivé un 14 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines."Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 août : saints du jour français ou en France.
    • St Arnoul ; évêque de Soissons († 1087)

À Ondenbourg en Flandre, l'an 1087, le trépas de saint Arnoul, évêque de Soissons. De soldat devenu moine, puis évêque, il se dépensa en faveur de la paix et de la concorde, et mourut dans le monastère qu'il avait fait construire.

  • le 14 août 1099 : élection du pape Pascal II.
  • le 14 août 1464 : mort du pape Pie II.

Enea Silvio Piccolomini est le 210èmepape de l'Église catholique.

  • le 14 août 1352 : bataille de Mauron.

Lors de la guerre de Succession en Bretagne, la bataille oppose les forces anglo-bretonnes de Jean de Montfort et les forces franco-bretonnes de Charles de Blois. La ville fortifiée de Mauron constitue alors une place stratégique pour le contrôle de la Bretagne. La bataille de Mauron est remportée par les troupes de Jean de Montfort.

  • le 14 août 1665 : la troupe de Molière triomphe.

Le Roi Louis XIV lui accorde une pension de 7000 livres ainsi que le titre de Troupe du Roi.

  • le 14 août 1742 : naissance du futur pape Pie VII.

Barnaba Chiaramonti naît à Césène en Romagne. Comme Souverain pontife, il devra affronter l'ogre napoléonien.

  • le 14 août 1756 : victoire française à la bataille de Fort Chouaguen, appelé par les Anglais Fort Oswego.

Dans le cadre de la guerre de sept ans, Louis-Joseph de Montcalm fait le siège de Fort Oswego, sur la rive sud du lac Ontario, entre le 10 et le 14 août 1756, après avoir déjà pris le Fort William Henry qui domine la vallée de l'Hudson.

Les Français capturent mille six cents hommes, cent vingt-et-un canons, six vaisseaux armés et de nombreuses embarcations Montcalm parvient ainsi à contrôler tout l'arc qui va du Québec à la Louisiane et toute la région des Grands Lacs, à mettre fin à la menace sur le fort voisin de Frontenac.

  • le 14 août 1789 : Armand-Gaston Camus est nommé archiviste à la Commission des archives de l'Assemblée Constituante.

C'est lui qui est à l'origine de la création des Archives nationales

  • le 14 août 1800 : début de l'élaboration du Code civil français.

Le Premier consul désigne une commission de quatre juristes : François Denis Tronchet, Félix Julien Jean Bigot de Préameneu, Jean-Étienne-Marie Portalis et Jacques de Maleville pour rédiger le projet de « Code civil des Français », sous la direction de Cambacérès.

  • le 14 aout 1844 : bataille d'Isly.

La bataille d'Isly oppose le royaume de France au sultanat marocain. Les 11 000 hommes commandés par le maréchal Bugeaud,gouverneur général d'Algérie, avancent vers les 60 000 soldats marocains commandés par Abdar-Rahman ibn Hicham qui attaque. Les Françaisgagnent la bataille, font 800 morts adverses et récupèrent 11 canons. Le sultan Abd al-Rahman, soutenait le chef de guerre algérien Abd el-Kader contre les Français.

  • le 14 août 1884 : la loi supprime les prières publiques à la rentrée des Chambres et allège les honneurs militaires rendus au Saint Sacrement.
  • le 14 août 1887 : le pape Léon XIII couronne sainte Radegonde, "mère de la patrie française".

Statue de sainte Radegonde dans le chœur de l'église de Sainte-Radegonde en Aveyron.

Voir la chronique de la veille.

  • le 14 août 1893 : introduction du permis de conduire en France.

Louis Lépine, préfet de police français, instaure le permis de conduire à Paris. La France est le premier pays à immatriculer les automobiles, on en compte alors 1700.

  • le 14 août 1940 : les loges maçonniques sont dissoutes.
  • le 14 août 1941 : mort martyr de St Maximilien Kolbe.

Né à Zdunska Wola, près de Lodz en Pologne, en janvier 1894, il entre en 1907 au séminaire des Franciscains Conventuels, qui l'envoient à Rome pour y poursuivre ses études ecclésiastiques. Il fonde avec quelques frères la MILICE DE L'IMMACULÉE en vue de sanctifier le monde entier avec l'aide de la Vierge Immaculée. Ordonné prêtre en 1918 et revenu en Pologne, il fonde une revue, ' Le Chevalier de l'Immaculée '.

Les sept premiers Chevaliers d'avant-garde se consacrent à Marie Immaculée le 17 octobre 1917. Ces dévoués serviteurs de la Vierge affronteront tous les ennemis de Dieu et de l'Eglise, particulièrement les suppôts de la franc-maçonnerie en Italie, en Pologne, et dans le monde entier. Ils réciteront une fois par jour la prière suivante : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous et pour tous ceux qui n'ont pas recours à Vous, plus particulièrement pour les francs-maçons et pour tous ceux qui vous sont recommandés ».

En 1927, il fonde un ' Couvent-Maison d'édition ' confié à Marie la Cité de l'Immaculée, où plusieurs centaines de religieux vivent dans une pauvreté de vie vraiment franciscaine, mais travaillent sur les machines les plus modernes. Il part au Japon fonder une institution semblable.

Arrêté le 17 février 1941, enfermé dans le camp d'Auschwitz. Il y illumine de sa foi, son espérance et sa charité ce lieu de mort et de haine, jusqu'au jour où il s'offre pour mourir dans le bunker de la faim à la place d'un père de famille.

Après avoir accompagné tous ses compagnons dans leurs derniers instants, il est tué par une injection de phénol le 14 août 1941. Son corps est ensuite brûlé au four crématoire le lendemain, fête de l'Assomption.

Paul VI le déclare ' bienheureux ' le 17 octobre 1971 et Jean-Paul II ' saint ', comme martyr, le 10 octobre 1982. Jean Paul II le déclare plusieurs fois comme protecteur de ce siècle difficile, parce que toute sa vie fut marquée par un profond esprit missionnaire.

' Seul l'amour est une force de création ', disait saint Maximilien à ses compagnons de malheur, les invitant par là à faire face à la haine avec la force de l'amour. 

Il est un des Saints patrons des électriciens, des radioamateurs, des journalistes, des prisonniers politiques et des toxicomanes.

  • le 11 août 1944 : le Maréchal Pétain donne les pleins pouvoirs à l'amiral Auphan comme plénipotentiaire.

« Je donne pouvoir à l'amiral Auphan pour me représenter auprès du haut commandement anglo-saxon en France et, éventuellement, prendre contact de ma part avec le général De Gaulle ou ses représentants qualifiés, à l'effet de trouver au problème politique français, au moment de la libération du territoire une solution de nature à empêcher la guerre civile et réconcilier tous les Français de bonne foi.

Si les circonstances le permettent, l'amiral Auphan m'en référera avant toute décision d'ordre gouvernemental.

Si c'est impossible, je lui fais confiance pour agir au mieux des intérêts de la Patrie, pourvu que le principe de légitimité que j'incarne soit sauvegardé.

Si je ne suis plus libre, Auphan fera ouvrir le pli qui a été remis par moi-même en 1943 au vice-président du Conseil d'Etat et au Procureur général près la Cour de Cassation. »

Philippe Pétain

  • le 14 août 1945: déclaration du Maréchal Pétain à la clôture de son procès.

« Au cours de ce procès, j'ai gardé volontairement le silence, après avoir expliqué au peuple français les raisons de mon attitude. Ma pensée, ma seule pensée, a été de rester avec lui sur le sol de France, s elon ma promesse, pour tenter de le protéger et d'atténuer ses souffrances. Quoi qu'il arrive, il ne l'oubliera pas. Il sait que je l'ai défendu comme j'ai défendu Verdun. Messieurs les Juges, ma vie et ma liberté sont entre vos mains, mais mon honneur, c'est à la Patrie que je le confie. Disposez de moi selon vos consciences. La mienne ne me reproche rien, car pendant une vie déjà longue, et parvenu par mon âge au seuil de la mort, j'affirme que je n'ai eu d'autre ambition que de servir la France. »

  • le 14 août 1962 : jonction des équipes de forage françaises et italiennes du Tunnel du Mont Blanc.

Les équipes de forages françaises et italiennes se rejoignent lors de la percée du tunnel du Mont-Blanc. L'écart d'axe est de 13cm. Lors de l'inauguration en 1965, c'est le plus long tunnel routier du monde. Il est inauguré le 16 juillet 1965, par le président de la république française, Charles De Gaulle et le président de la République italienne Giuseppe Saragat.

Lois Spalwer

Posté le 15 août 2018 à 00h05 | Lien permanent | Commentaires (0)

14 août 2018

Inadmissible réaction d'un député LREM après l'effondrement du pont de Gênes

Lahire

Posté le 14 août 2018 à 20h55 | Lien permanent | Commentaires (4)

Seulement 67% des Français ne veulent pas de l'Aquarius

Mais les Français savent-ils que ce sont aussi leurs impôts qui financent cette opération inhumaine de déracinement ?

Ac

Il reste quand même 33% des Français qui ne connaissent pas la réalité de ce bonheur appelé "migrants "*

ou encore ; Personne ne pourra dire qu'il ne savait pas : Lahire

Posté le 14 août 2018 à 19h41 | Lien permanent | Commentaires (10)

Attaque terroriste à Londres : plusieurs blessés

Lu ici

"L'homme arrêté par la police britannique après avoir lancé sa voiture contre les grilles du Parlement ce matin à Londres est soupçonné "d'actes terroristes", a déclaré Scotland Yard.

L'homme est âgé d'une vingtaine d'années, a précisé la police dans un communiqué. L'attaque a fait plusieurs blessés, dont aucun n'est en danger de mort, et l'enquête a été prise en charge par la police anti-terroriste.

L'individu a été placé en détention dans un commissariat du sud de Londres pour des faits de terrorisme, a précisé la police.  "Il a été arrêté pour des délits terroristes", a déclaré la Metropolitan Police dans un communiqué. "Il n'y avait personne d'autre dans le véhicule qui est toujours sur place et qui est en train d'être fouillé. Aucune arme n'a été retrouvée à ce stade", ajoute le communiqué.

Au moins deux personnes ont été blessées et évacuées vers des hôpitaux mais leurs jours ne sont pas en danger".

Lahire

Posté le 14 août 2018 à 14h46 | Lien permanent | Commentaires (7)

Ces deux mois de canicule qui ont causé des milliers de morts

C'était en 1911 et c'était pire que notre épisode de 15 jours. Mais à l'époque, personne ne vendait du réchauffement climatique. Un très bon article appuyé par les reportages de la presse de l'époque. Can

"On estime que 40 000 personnes périrent à cause de la chaleur au cours de l'été 1911, principalement des enfants en bas âge. Une catastrophe sanitaire largement documentée par les bulletins statistiques de l'époque mais qui fut passée sous silence par la presse, sans doute sous la pression des pouvoirs publics alors engagés depuis plusieurs années dans une lutte contre la mortalité infantile, dont cette crise menaçait de révéler les faiblesses. 

Au total, ce sont deux mois et demi d’extrême sécheresse et de températures élevées que connurent les Français cet été-là. La canicule finira par cesser définitivement au milieu du mois de septembre, après quelque 70 jours de chaleur écrasante".

Lahire

Posté le 14 août 2018 à 13h01 | Lien permanent | Commentaires (8)

Lire Humanae Vitae : 9e jour, Apostolat entre foyers

HumanaeVitae_texte_commenteApostolat entre foyers

« Parmi les fruits qui proviennent d’un généreux effort de fidélité à la loi divine, l’un des plus précieux est que les conjoints eux-mêmes éprouvent souvent le désir de communiquer à d’autres leur expérience. Ainsi vient s’insérer dans le vaste cadre de la vocation des laïcs une nouvelle et très remarquable forme de l’apostolat du semblable par le semblable : ce sont les foyers eux-mêmes qui se font apôtres et guides d’autres foyers. C’est là sans conteste, parmi tant de formes d’apostolat, une de celles qui apparaissent aujourd’hui les plus opportunes. »Humanae Vitae, §26.

* * *

Toujours aussi clairvoyant, Paul VI désigne et bénit ici un apostolat encore inédit à son époque, à vivre de couple à couple. Il lance un appel qui doit encore, et plus que jamais, être relayé.

Comme tout apostolat, il provient d’une unique source : le Dieu un et trine qui, en se donnant lui-même, donne la vie, l’amour et la vérité. Ainsi le trésor de la chasteté conjugale se partage gratuitement comme un cadeau que les foyers ne peuvent garder égoïstement.

Retrouvez l’ensemble de l’encyclique, et une aide de lecture rédigée par un curé de paroisse et un couple engagé dans la régulation naturelle des naissances, dans Humanae vitae, Texte commenté par Bruno Bettoli, Gabrielle et Bertrand Vialla, éditions Artège, à paraître le 22 août 2018, 3.5€

Michel Janva

Posté le 14 août 2018 à 12h00 | Lien permanent

"Moi, j'étais dépendante de la drogue, j'ai vécu dans la rue, j'ai avorté trois fois..."

Transfigurée, une lecture d'espoir pour bien finir l'été.

I-Grande-9184-transfiguree.net

Lahire

Posté le 14 août 2018 à 10h27 | Lien permanent | Commentaires (0)

L"imposture de Macron en un tweet

Lahire

Posté le 14 août 2018 à 09h33 | Lien permanent | Commentaires (11)

Evangile illustré

image from hozana.org

Michel Janva

Posté le 14 août 2018 à 08h00 | Lien permanent

13 août 2018

Lire Humanae Vitae : 8e jour, Aux époux chrétiens

HumanaeVitae_texte_commenteAux époux chrétiens

« Et maintenant Notre parole s’adresse plus directement à Nos fils, particulièrement à ceux que Dieu appelle à le servir dans le mariage. L’église, en même temps qu’elle enseigne les exigences imprescriptibles de la loi divine, annonce le salut, et ouvre par les sacrements les voies de la grâce, laquelle fait de l’homme une nouvelle créature, capable de répondre dans l’amour et dans la vraie liberté au dessein de son Créateur et Sauveur, et de trouver doux le joug du Christ. Que les époux chrétiens, dociles à sa voix, se souviennent donc que leur vocation chrétienne, commencée au baptême, s’est ensuite spécifiée et confirmée par le sacrement du mariage. Par lui, les époux sont affermis et comme consacrés pour accomplir fidèlement leurs devoirs, pour réaliser leur vocation jusqu’à la perfection et pour rendre chrétiennement le témoignage qui leur est propre en face du monde. C’est à eux que le Seigneur confie la tâche de rendre visibles aux hommes la sainteté et la douceur de la loi qui unit l’amour mutuel des époux à leur coopération à l’amour de Dieu auteur de la vie humaine.

Nous n’entendons aucunement dissimuler les difficultés, parfois graves, qui sont inhérentes à la vie des époux chrétiens : pour eux, comme pour chacun, « étroite est la porte et resserrée est la voie qui conduit à la vie ». Mais l’espérance de cette vie doit illuminer leur chemin, tandis qu’ils s’efforcent courageusement de vivre avec sagesse, justice et piété dans le temps présent, sachant que la figure de ce monde passe. » Humanae Vitae, §25.

* * *

Comme est réconfortant le témoignage des époux qui vivent la paternité responsable selon l’enseignement de l’Église ! Ne restons pas découragés par ceux qui dénigrent les méthodes naturelles alors qu’ils ne s’y sont pas vraiment formés, les ont adaptées « à leur sauce » ou ont reculé devant les efforts qu’elles impliquent. Appelons-les au contraire à redécouvrir le message d'espérance et de confiance de l'Église pour chacun personnellement.

Le cœur d’Humanae vitae, c’est que l’acte conjugal a une structure intime, « une vérité interne » dira saint Jean-Paul II (cf. Familiaris consortion° 32), qui engage directement l’action créatrice de Dieu et demande donc à être reçue comme telle, à être contemplée.

Cet énoncé est si simple qu’il est bien plus accessible par le rayonnement de l’exemple que par tous les efforts de démonstration. C’est pourquoi l’accueil de cette vérité par les époux est si indispensable et fait partie du témoignage propre au sacrement du mariage.

Conscient du prix à payer par ceux qui veulent aimer en vérité, Paul VI présente aux époux chrétiens le vrai sens de leurs sacrifices. Ils pourront relire ce paragraphe 25 aux jours plus difficiles.

Retrouvez l’ensemble de l’encyclique, et une aide de lecture rédigée par un curé de paroisse et un couple engagé dans la régulation naturelle des naissances, dans Humanae vitae, Texte commenté par Bruno Bettoli, Gabrielle et Bertrand Vialla, éditions Artège, à paraître le 22 août 2018, 3.5€

Michel Janva

Posté le 13 août 2018 à 12h00 | Lien permanent

Construction des mosquées de Trélazé et Angers

Avec la généreuse complicité de la mairie :

"La mosquée de Trélazé s’agrandit, et ce de manière spectaculaire avec la construction d’un dôme impérial. Six arcs en bois de 2,5 tonnes chacun portent la structure. L’un de ces arcs mesure 26 mètres de long. [...] La Ville de Trélazé a versé une subvention de 300 000 € pour l’agrandissement de ce centre culturel. Le chantier devrait être livré en mai 2019 pour un coût estimé de 1,8 million d’euros.

Où en est la construction de la future mosquée d’Angers dans les Hauts-de-Saint-Aubin ? « Le gros œuvre sera bientôt terminé et nous passerons ensuite à l’aménagement intérieur », confie un membre de l’association des musulmans d’Angers."

Michel Janva

Posté le 13 août 2018 à 10h49 | Lien permanent

L'Institution Saint-Thomas recrute

L'Institution Saint-Thomas à Pontcalec (56) recherche un professeur d'Anglais et d'Espagnol

Michel Janva

Posté le 13 août 2018 à 10h46 | Lien permanent

Oeuilly : grand spectacle gratuit le 15 août

Cette année encore l’association Notre Dame d'Oeuilly (02) prépare un grand spectacle gratuit le 15 août à 16h30. Il sera joué par les habitants d'Oeuilly et des villages alentours, les acteurs et les figurants sont tous bénévoles. Le spectacle, "853, Oeuilly entre dans l'Histoire" est basé sur des faits historiques: témoin des invasions Vikings et des guerres entre les petits fils de Charlemagne, la terre d'Oeuilly est bien affectée. Pour aider le village, le roi Charles le Chauve a l'idée d'organiser deux institutions qui apporteront la paix et la prospérité à toute la population...

1

ThumbnailL'association rénove l'église :  les travaux du toit ont coûté plus de 230 000€. Tuiles plates de qualité Monuments Historiques, gouttières en cuivre, charpente en chêne... les travaux ont été faits dans les règles de l’art, et par des entreprises locales. L'église saint Rémy d'Oeuilly est désormais bien abritée, mais le plafond (déjà très abîmé) a cédé.... l’église est donc inaccessible. Le coût du plafond est de 60 000€.

Michel Janva

Posté le 13 août 2018 à 10h11 | Lien permanent

La nouvelle politique pro-famille du gouvernement italien

Interrogé par La Bussola Quotidiana sur la défense de la famille naturelle, Matteo Salvini, chef de La Ligue, vice-Premier ministre du gouvernement italien et ministre de l’Intérieur, répond:

Nous y travaillons. J’ai demandé un avis au procureur général, et j’ai donné des instructions aux préfets. (…) La semaine dernière, on m’a dit que sur le site du ministère de l'Intérieur, sur le formulaire de demande d’une carte d’identité électronique, il y avait « parent 1 » et « parent 2 ». J’ai fait modifier le site immédiatement, pour restaurer les mentions « père » et « mère ». C’est une petite chose, un petit signe. Mais ce qui est certain est je ferai tout ce qui me sera possible en tant que ministre de l’Intérieur. (...) Si défendre le concept qu'un enfant doit avoir un papa et une maman signifie être un troglodyte, alors je suis fier d'être un troglodyte.

Il ajoute :

Le but que je me suis fixé d’ici la fin du mandat est d’introduire le concept de quotient familial afin de récompenser les naissances et le pari sur l’avenir. En attendant, le premier objectif est de soutenir le secteur productif à travers un abaissement des taxes. Si nous sommes déjà en mesure d’aider, par la TVA, les producteurs, les commerçants, les artisans, les petits entrepreneures, c’est un premier pas. Ils sont aussi pères et mères, un euro d’impôt en moins c’est un euro de plus pour les enfants. Certes, ça ne résout pas tout. Le but est de faire du noyau familial un sujet fiscalement reconnu. Mais déjà en 2018 l’objectif est de réduire les impôts pour beaucoup de gens, et cela sera tenu.

Michel Janva

Posté le 13 août 2018 à 09h52 | Lien permanent

Projection de La Rébellion cachée près de Poitiers

La Rébellion cachée : projection ce jeudi 16 août à 20h à l'UDT du Pays réel dans la région de Poitiers, en présence du réalisateur. Pour organiser vous aussi une projection pour votre rassemblement d'été : [email protected]

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Michel Janva

Posté le 13 août 2018 à 09h47 | Lien permanent

Hollande 2022? Ce n'est même pas une blague...

Difficile début de semaine...

Les-secrets-du-tract-Hollande-2022Lu ici :

"De jeunes soutiens de l’ancien président François Hollande ont entrepris de tester sur le terrain une candidature de leur champion en distribuant un tract : "Hollande 2022".

Eh oui, il ne reste encore...

Lahire

Posté le 13 août 2018 à 09h02 | Lien permanent | Commentaires (24)

C’est arrivé un 13 août …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 août : saints du jour français ou en France.
    • Ste Radegonde : Reine des Francs et moniale (519-587)

Radegonde, fille d'un roi de Thuringe, fut prise par Clotaire, roi des Francs, dans une guerre entre la Thuringe et la France. Clotaire traita la jeune captive avec beaucoup d'égards, la fit instruire dans la religion chrétienne et lui fit conférer le saint Baptême.

Elle eût voulu consacrer à Dieu sa virginité ; mais elle dut épouser le roi qui avait massacré sa famille vaincue. Radegonde profita des richesses du trône pour orner les églises, assister les pauvres. Six années passées sur le trône n'avaient point fait renoncer Radegonde à l'espérance de la vie du cloître. L'assassinat de son frère par le roi son époux lui fournit une occasion favorable ; Clotaire, fatigué de ses larmes, lui permit de partir.

Elle se rendit d'abord à Noyon, et, comme l'évêque hésitait à recevoir ses vœux, elle se coupa les cheveux elle-même, revêtit la bure des religieuses, déposa ses ornements royaux sur l'autel, et fut consacrée au Seigneur. De là, Radegonde se rendit aux environs de Poitiers et se livra à tous les exercices d'une vie austère ; elle ne vivait que de pain de seigle et d'orge, d'herbes et de légumes, et ne buvait pas de vin.

Son vêtement était un cilice, son lit de la cendre ; elle servait les pauvres de ses mains, pansait elle-même les malades atteints de la gale et de la teigne, lavait les plaies des lépreux et souvent délivrait les malheureux de leurs infirmités par des miracles. Un cierge reçu d'elle et allumé près d'un malade suffisait à le guérir ; en passant par ses mains, les fruits et les aliments prenaient une vertu dont l'effet merveilleux ne tardait pas à se faire sentir. Elle mourut en 587, à l'âge de 68 ans. Elle fut une des Saintes les plus populaires de la France.

  • St Antioche : évêque de Lyon († V. 500)

À Lyon, vers 500, saint Antioche, évêque. Encore prêtre, il se rendit jusqu'en Égypte pour visiter saint Just, son évêque, qui y séjournait alors.

  •  Bx Pierre Gabilhaud : prêtre et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Pierre Gabilhaud, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, où il mourut d'inanition et de maladie.

  • St Bénilde (Pierre Romançon) : FEC à Saugues († 1862)

Né dans le Puy-de-Dôme, Bénilde Romançon resta toute sa vie dans son Auvergne natale. Il entra chez les Frères des Écoles Chrétiennes dès 16 ans et devint instituteur. Il cherchait à vivre l'Évangile au quotidien et vivait continuellement avec son ange gardien. Durant les 20 dernières années de sa vie, il fut régulièrement supérieur de sa communauté.

Atteint d'un cancer, il demanda à être seul avec le Seigneur, dans ses derniers instants.

  • le 13 août 523 : élection du pape saint Jean Ier.

Jean Ier est pape du 13 août 523 au 18 mai 526, soit un règne de deux ans et neuf mois. Il est considéré comme martyr et est fêté le 27 mai. Voir la chronique du 18 mai.

 

 

  • le 13 août 587 : décès de sainte Radegonde, reine de France et sainte de l'Église catholique.

Elle devient Reine de France en épousant le fils de Clovis, Clotaire Ier. C'est elle qui fonde l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers. Sa fête est le 13 août. Elle est patronne de Poitiers et patronne secondaire de France.

  • le 13 août  1099 : élection du pape Pascal II.

Rainier de Bleda, est né à Bleda Forlì vers 1050. C'est un moine bénédictin ; élu pape, il lutte contre les empereurs Henri IV et Henri V et crée l'Ordre des Chevaliers teutoniques et l'Ordre des Templiers. Son pontificat dure plus de 18 ans.

  • le 13 août  1516 : Milan est cédé par l'Espagne à la France par le traité de Noyon

Le traité de Noyon signé entre Charles Quint et François Ier stipule que l'Espagne héritera du royaume de Naples et de Sicile tandis que les Français auront le duché de Milan. Cet arrangement met un terme à une période de conflits entre Français et Espagnols, et reçoit l'aval du pape Léon X.

  • le 4 août  1532 : Edit d'union de la Bretagne à la France : Lettre de Vannes, premier des trois Edits de rattachement de la Bretagne à la France.

La lettre de Vannes est confirmée par un édit promulgué à Nantes le 13 août 1532 et par l'édit du Plessis-Macé du 21 septembre 1532 (voir les chroniques du jour). Les États de Bretagne, convoqués par François Ier à Vannes, adressent au monarque une supplique pour «unir et joindre par union perpétuelle iceluy pays et duché de Bretagne au royaume, le suppliant de garder et entretenir les droits, libertés et privilèges dudit pays et duché».

Cette requête, présentée au Roi dans la grande salle du palais épiscopal de la Motte, est acceptée par une lettre donnée à Vannes ce jour :

Le Roi s'y nomme « père et légitime administrateur et usufruitier des biens de notre très cher et très aimé fils » et celui-ci « Duc et propriétaire des pays et Duché de Bretagne ». Il rappelle la demande des États :

  • d'unir perpétuellement la Bretagne à la couronne de France,
  • de conserver les « privilèges, franchises, libertés et exemptions anciennement octroyées et accordés par les Ducs de Bretagne nos prédécesseurs »,
  • il confirme « perpétuellement », en tant que Roi et Duc, ces privilèges,
  • sous réserve des modifications que pourraient demander ultérieurement les États.

L'édit du Plessis-Macé, publié le 21 septembre 1532, permet à la province d'obtenir le maintien de ses droits, libertés et privilèges. Cette union prendra fin deux siècles plus tard pendant la Révolution française. Voir les chroniques du 4 août et du 21 septembre

  • le 13 août  1559 : Henri II est inhumé à St-Denis.
  • 13 août 1624 : le Cardinal de Richelieu devient Principal Ministre de Louis XIII.

Malgré la méfiance royale, due au fait que Richelieu a bénéficié de l'appui et de la Reine mère et des Concini (créé Cardinal en 1622 et entré au Conseil grâce à Marie de Médicis), le Cardinal est nommé Principal Ministre et se retrouve à la tête du Conseil.

Sa politique est fondée sur trois axes :

- Rabaisser l'orgueil des grands du Royaume

- Abattre le puissant parti huguenot qui conserve des places fortes à l'intérieur du Royaume (la Rochelle, Montpellier)

- Mettre fin à la toute-puissance de la Maison d'Autriche, puissance Catholique qui menace la France par un étau avec l'Espagne depuis le règne de François Ier.

Relire l'excellent livre : Un prophète de l'unité, le cardinal de Richelieu de Renée Casin (Editions Résiac).

Le cardinal de Richelieu, remplace La Vieuville à la tête du Conseil du Roi. Louis XIII et Armand du Plessis gouverneront ensemble pendant 18 ans.

  • le 13 août  1669: Louis XIV signe l'ordonnance des Eaux et Forêts, ou ordonnance de Saint-Germain-en-Laye.

Elle a été préparée par Colbert ; elle réglemente et centralise la gestion des espaces forestiers, en vue de leur exploitation, notamment, pour la marine de guerre.

  • le 13 août  1704 : bataille de Höchstadt.

Lors de la guerre de Succession d'Espagne, Louis XIV tente de conquérir Vienne, avec ses alliés bavarois, pour affaiblir Léopold Ier. La Grande Alliance (Angleterre, Saint-Empire romain germanique, Autriche, Provinces-Unies, Royaume du Danemark et de Norvège) remporte une victoire décisive et les Français sont repoussés de l'autre côté du Rhin.

  • le 13 août  1715 : signature à Versailles d'un Traité de commerce et d'amitié entre la France et la Perse.

Le traité prévoit l'établissement d'un consulat de Perse à Marseille, principal port de commerce avec l'Orient.

  • le 13 août  1773: le pape Clément XIV publie la lettre "Gravissimis ex causis".

Cette lettre établit une congrégation spéciale de 5 cardinaux pour diriger la suppression de la Compagnie de Jésus et l'appropriation de ses maisons et de ses biens. C'est la victoire maçonnique sur le meilleur rempart de la foi catholique.

  • le 13 août  1815 : ordination du saint curé d'Ars.

Geneviève Esquier dans Ceux qui croyaient au Ciel de (Ed. de l'Escalade, page 308) raconte comme Jean Marie Vianney, n'ayant jamais réussi à apprendre le latin obtient la note maximum à l'oral de cette discipline indispensable pour être prêtre.

  • le 13 août  1826 : mort de René Laennec, l'inventeur du stéthoscope.

René Laennec meurt à l'âge de 45 ans, d'une phtisie, une maladie pulmonaire ! C'est lui qui a inventé le pectoriloque, une feuille de papier roulée qui, une fois apposée sur le thorax du malade, lui permet de bien entendre le bruit de son cœur. Son invention, une fois améliorée, a reçu le nom de stéthoscope.

 

En 1816, il est nommé à l'hôpital Necker. Il s'intéresse aux maladies pulmonaires. C'est dans ce cadre qu'il crée le stéthoscope, un simple rouleau de papier ficelé. Mais il perfectionne rapidement son invention.

 

En 1822, il est titulaire de la chaire de médecine pratique du Collège de France. Il se retire en son manoir de Kerlouarnec où il meurt à l'âge de 45 ans.

  • le 13 août 1940 : dissolution de la franc-maçonnerie.

La loi du jour dissout toute association dont l'activité s'exerçait de façon secrète. « Des organisations à caractère occulte se sont instituées ou développées en France, sous forme soit d'associations, soit même de simples groupements de faits.

Aucun gouvernement ne peut admettre, et dans les circonstances actuelles moins que jamais, l'existence de groupements poursuivant une activité clandestine ou secrète.  Il serait totalement inadmissible que l'œuvre entreprise en vue du redressement national pût être combattue par des organisations d'autant plus dangereuses qu'elles restent cachées, qu'elles recrutent un grand nombre de leurs membres parmi les fonctionnaires et que leur activité tend trop souvent à paralyser l'action du gouvernement…»

Cette loi aura un impact sur l'empire, où les loges foisonnent (67 loges du GO, 36 loges de la GLF, 11 loges du Droit humain entre autres), qui basculera plus rapidement vers la dissidence gaulliste.

  • le 13 août  1944 : appel du déserteur Thorez.

Depuis Moscou, où il s'est réfugié au début de la guerre, le déserteur Maurice Thorez lance un appel au peuple français pour une épuration armée qui sera sanglante.

  • le 13 août  1948 : Georges Bernanos et la Libération.

« Eh ! Bien, voilà ce que je dis. Je dis que la France n'a jamais connu de régime plus médiocre que celui qui en 1945 s'est imposé à elle comme libérateur, n'a cessé de prostituer depuis ou plutôt de ridiculiser en sa faveur, le mot de libération. »

Tiré de l'Intransigeant, cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 232)

  • le 13 août 1960 : indépendance de la République Centrafricaine.
Lois Spalwer

Posté le 13 août 2018 à 08h04 | Lien permanent | Commentaires (1)

Evangile illustré

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Michel Janva

Posté le 13 août 2018 à 08h00 | Lien permanent

12 août 2018

Affaire Benalla-Macron : la CNIL va enquêter sur le fichage des opposants de Macron sur Twitter

L'affaire des fiches? Pire, car personne n'a le courage de revendiquer l'énorme campagne de fichage dont ont été victimes les opposants au régime soviétique en France : 

"La Commission nationale informatique et libertés (Cnil) va instruire des plaintes sur une étude concernant l'impact de l'affaire Benalla sur les réseaux sociaux. De nombreux utilisateurs se sont plaints du fait que l'ONG belge DisinfoLab avait publié sur son site les fichiers des personnes ayant tweeté sur le sujet, avec leur affiliation politique supposée".

Pour mémoire, ici l'origine de ce fichage politique.

Lahire

Posté le 12 août 2018 à 21h47 | Lien permanent | Commentaires (3)

Macron n'a pas de temps pour appeler ou recevoir les parents d'Adrien assassiné, mais reçoit la mère d'un terroriste incarcéré au Maroc

Aussi simple que ça

"Elle espérait une audience, et a été comblée. Arrivée samedi matin devant les grilles du fort de Brégançon, où le couple présidentiel passe ses vacances, la mère de Thomas Gallay, Français condamné en appel à 4 ans de prison au Maroc pour appartenance présumée à une cellule terroriste, a été reçu par Emmanuel et Brigitte Macron pour plaider la cause de son fils, qui clame son innocence".

Lahire

Posté le 12 août 2018 à 20h59 | Lien permanent | Commentaires (9)

Elue, elle se suicide après avoir posté une vidéo racontant son viol par des musulmans

L'Europe meurt à petit feu

"Willie Dille, une élue municipale de La Haye de 53 ans s'est suicidée le 8 août, quelques heures à peine après avoir publié sur Facebook une vidéo dans laquelle elle affirmait avoir été victime d'un viol collectif par des musulmans.

Membre du Parti pour la liberté (PVV), qui défend des positions résolument anti-immigration, Willie Dille soutient dans sa vidéo que le drame se serait déroulé l'année dernière. Elle affirme avoir été kidnappée puis violée par un groupe de musulmans, qui auraient agi dans le cadre d'une campagne d'intimidation. 

«Je veux juste que le monde sache la vérité. Le 15 mars 2017, j'ai été kidnappée, violée et agressée par un groupe de musulmans qui voulaient que je reste silencieuse au conseil municipal de La Haye», explique-t-elle, visiblement perturbée. «Après que cela est arrivé, je ne l'ai dit à personne, j'ai simplement été au débat le lendemain», poursuit-elle. Willie Dille ajoute avoir reçu récemment une menace de mort très explicite, si elle ne se résignait pas à se taire lors des débats municipaux : «Nous allons bientôt vous égorger et vous saigner à mort.»

Des attaques qui auront fini par venir à bout de sa volonté, Willie Dille s'inquiétant notamment pour la sécurité de ses enfants. «Je ne peux pas vivre avec ça [...] C'est pourquoi j'ai décidé d'arrêter [la politique].»

 

RIP

Lahire

Posté le 12 août 2018 à 20h08 | Lien permanent | Commentaires (13)

Exceptionnelle vidéo de la police politique en Macronie

Tintin chez les soviets en version 2.0 : 

Lahire

Posté le 12 août 2018 à 18h55 | Lien permanent | Commentaires (10)

Le Puy de Fou invente encore un concept bio et utile : le corbeau anti-mégots

Il fallait y penser

"Certains sont déjà entrés en action, les autres vont commencer leur besogne à partir de lundi… Six corbeaux, spécialement dressés pour le ramassage des mégots et des déchets, participeront dès la semaine prochaine au nettoyage du parc de loisirs du Puy du Fou, a indiqué vendredi son président, Nicolas de Villiers.

« L’objectif n’est pas simplement de nettoyer, car les visiteurs sont globalement respectueux de la propreté, mais aussi de mener une action pédagogique », montrant que « la nature elle-même peut nous apprendre à faire attention à l’environnement », a-t-il expliqué.

L’idée a germé, « il y a plusieurs années, dans l’esprit de l’un des fauconniers du parc, à partir de l’observation des oiseaux », a raconté Nicolas de Villiers. Christophe Gaborit, spécialiste de l’affaitage (dressage) des rapaces, a donc « inventé une petite boîte », contenant d’un côté des croquettes, « dont raffolent les corbeaux », et offrant de l’autre un espace vide, destiné à « accueillir des mégots, ou autres petits déchets », a poursuivi Nicolas de Villiers.

Lorsque le corbeau dépose un mégot dans la boîte, un mécanisme se déclenche, et une croquette lui est délivrée. « Motivés par la récompense », les corbeaux ont « vite compris comment fonctionnait le jeu », s’est-il réjoui. L’installation a ensuite été réorganisée de manière à ce qu’une seule boîte, « de la taille d’une brouette », permette à tous les oiseaux de déposer leur butin et à Christophe Gaborit de jouer les « chefs d’orchestre ».

L’espèce sélectionnée, le corbeau « freux », est un oiseau « particulièrement intelligent », qui « lorsqu’il est dans une atmosphère affective porteuse, aime communiquer avec l’homme et établir une relation avec lui par le jeu ». Ces oiseaux sont « très rapides » : en moins de trois quarts d’heure, un corbeau est capable « de remplir un seau », a-t-il ajouté".

Lahire

Posté le 12 août 2018 à 18h09 | Lien permanent | Commentaires (1)

Si vous passez ce soir par Villefranche de Rouergue, partagez ce bon plan de Gabrielle Cluzel

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Lahire

Posté le 12 août 2018 à 17h55 | Lien permanent | Commentaires (1)

Lire Humanae Vitae : 7e jour, Licéité du recours aux périodes infécondes

HumanaeVitae_texte_commenteLicéité du recours aux périodes infécondes

« L’Église est conséquente avec elle-même quand elle estime licite le recours aux périodes infécondes, alors qu’elle condamne comme toujours illicite l’usage des moyens directement contraires à la fécondation, même inspiré par des raisons qui peuvent paraître honnêtes et sérieuses. En réalité, il existe entre les deux cas une différence essentielle : dans le premier cas, les conjoints usent légitimement d’une disposition naturelle ; dans l’autre cas, ils empêchent le déroulement des processus naturels. Il est vrai que, dans l’un et l’autre cas, les conjoints s’accordent dans la volonté positive d’éviter l’enfant pour des raisons plausibles, en cherchant à avoir l’assurance qu’il ne viendra pas ; mais il est vrai aussi que dans le premier cas seulement ils savent renoncer à l’usage du mariage dans les périodes fécondes quand, pour de justes motifs, la procréation n’est pas désirable, et en user dans les périodes agénésiques, comme manifestation d’affection et sauvegarde de mutuelle fidélité. Ce faisant, ils donnent la preuve d’un amour vraiment et intégralement honnête. » Humanae Vitae, §16.

* * *

Laissons Saint Jean Paul II commenter cette « différence essentielle » entre les régulations naturelle et artificielle des naissances, différence qui « implique deux conceptions de la personne et de la sexualité irréductibles l’une à l’autre. Le choix des rythmes naturels comporte l’acceptation du temps de la personne, ici du cycle féminin, et aussi l’acceptation du dialogue, du respect réciproque, de la responsabilité commune, de la maîtrise de soi. Accueillir le temps et le dialogue signifie reconnaître le caractère à la fois spirituel et corporel de la communion conjugale, et également vivre l’amour personnel dans son exigence de fidélité. Dans ce contexte, le couple expérimente le fait que la communion conjugale est enrichie par les valeurs de tendresse et d’affectivité qui constituent la nature profonde de la sexualité humaine, jusque dans sa dimension physique » (Jean-Paul II, Familiaris consortion° 32).

L’expérience et le témoignage des couples qui vivent la régulation naturelle des naissances illustrent et vérifient heureusement tout cela.

Retrouvez l’ensemble de l’encyclique, et une aide de lecture rédigée par un curé de paroisse et un couple engagé dans la régulation naturelle des naissances, dans Humanae vitae, Texte commenté par Bruno Bettoli, Gabrielle et Bertrand Vialla, éditions Artège, à paraître le 22 août 2018, 3.5€

Michel Janva

Posté le 12 août 2018 à 12h00 | Lien permanent

25 août : pèlerinage de la Saint-Louis à Rocamadour

Affiche Roca 2018

Michel Janva

Posté le 12 août 2018 à 10h55 | Lien permanent

8-9 septembre : pèlerinage à Sainte-Anne d'Auray

Mini flyer quand l'enfant se fait attendre 2018

Michel Janva

Posté le 12 août 2018 à 09h31 | Lien permanent

C’est arrivé un 12 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 12 août : saints du jour français ou en France.
    • Ste Jeanne de Chantal : Veuve et fondatrice de :  "Ordo Visitationis Beatissimae Mariae Virginis" (Ordre de la Visitation...) (1572-1641)

Françoise-Madeleine de Chaugy, nièce de la mère de Chantal, évoque « l'humeur vive et gaie » de sa tante, « son esprit clair, prompt et net, son jugement solide ». Ces qualités humaines devaient rendre sainte Jeanne-Françoise de Chantal très efficace dans toute sa vie d'épouse et de mère, puis de femme consacrée.

Fille de magistrat, Jeanne-Françoise Frémyot, âgée de vingt ans, fut donnée en mariage au baron de Chantal. Leur foyer, où naquirent quatre enfants, connut huit années de bonheur profond, que vint interrompre brutalement un accident de chasse (1600). Le baron, blessé, mourut pieusement quelques jours après. Jeanne avait vingt-huit ans ; dans sa douleur, elle se confia toute à Dieu.

C'est alors que le Seigneur mit François de Sales sur sa route. Dès lors, elle se mit sous sa direction. Avec patience et fermeté, l'évêque de Genève conduisit Jeanne-Françoise à une perfection supérieure : « J'ai trouvé à Dijon, pouvait dire le Saint, la femme forte, en Mme de Chantal. » Le saint évêque donna à la future sainte cette parole qui devrait conduire toute sa vie : « Il faut tout faire par amour, et rien par force ; il faut plus aimer l'obéissance que craindre la désobéissance. »

En 1610, vint l'heure des adieux héroïques de Madame de Chantal à son père et à ses enfants. Elle devint fondatrice de l'Ordre de la Visitation, ordre qui allie contemplation et service des malades. Alors commencèrent à travers la France les voyages incessants pour fonder des maisons à l'image de celle d'Annecy.

La sainte fondatrice meurt à Moulins le 13 décembre 1641.

L'amour de Dieu possédait son âme au point qu'elle n'en pouvait supporter l'ardeur. «Ah ! disait-elle, si le monde connaissait la douceur d'aimer Dieu, il mourrait d'amour ! ».

  • Sts Porcaire (abbé) et compagnons, martyrs († V. VIIIE S.)

Dans l'île de Lérins en Provence, vers le VIIIe siècle, les saints Porcaire, abbé, et un grand nombre de moines martyrs, qui furent, dit-on, massacrés par les Sarrasins.

  • Bx Innocent XI : 240ème pape de 1676 À 1689

Innocent XI, soit Benedetto Odescalchi, naît à Côme le 19 mai 1611, issu d'une lignée de riches marchands.

Il initia ses études avec les Jésuites à Côme. Après des études de droit à Rome et à Naples, reçu docteur en 1639, il entra au service du Saint Siège sous Urbain VIII.

Innocent X le fit cardinal en 1645 ; légat à Ferrare, puis évêque de Novare en 1650.

Il fut élu à l'unanimité pour succéder à Clément X. Surpris et confus, il n'accepta l'élection que lorsque les cardinaux eurent souscrit à un programme de réforme en quatorze points qu'il avait proposé pendant le conclave. Étranger lui-même à tout népotisme, il essaya de convaincre les cardinaux de suivre la même voie. Étant donné son sérieux dans le domaine moral, il avait des penchants jansénistes et se montra critique à l'égard des jésuites.

Le 2 mars 1679, sans nommer le « probabilisme » courant dans leurs milieux, il condamna 65 propositions laxistes qui sentaient cette doctrine. En 1680, le Pape avalisa la thèse proposée par Tirso Gonzalez de Santalla, jésuite professeur à Salamanque, qui corrigeait la doctrine du « probabilisme » enseignée par Miguel de Molinos (1640-1697) par celle du « probabiliorisme » (lorsque la licéité d'un acte est douteuse, il faut suivre l'opinion la plus probable). Le Pape le fit général de son Ordre en 1687.

Se laissant manœuvrer par le Saint-Office, Innocent permit l'emprisonnement de Miguel de Molinos (1640-1697), quiétiste espagnol, auteur d'un Guide spirituel. Il entra en conflit avec les prétentions absolutistes de Louis XIV. Sous l'instigation du roi, le clergé français adopta, le 19 mars 1682, les « Quatre articles » qui déniaient au pape toute autorité sur les affaires temporelles, proclamaient que l'autorité des conciles généraux l'emportaient sur la sienne, et réaffirmaient les anciennes libertés de l'Église gallicane.

En attendant, Louis XIV espérait que la révocation de l'édit de Nantes inciterait le pape à se montrer conciliant. En janvier 1688, le pape notifia secrètement à Louis XIV que lui et ses ministres étaient excommuniés. Un schisme ouvert ne fut évité que grâce à l'intervention de Fénelon (1651-1715), plus tard archevêque de Cambrai.

Innocent fut à l'origine de l'alliance conclue (31 mars 1683) entre l'empereur Léopold 1er (1688-1705) et Jean III Sobietzki de Pologne (1674-1696) qui permit à Vienne de ne pas tomber sous les Turcs (12 septembre 1683) qui encerclaient la ville. Le Pape forma ensuite la Sainte Ligue qui libéra la Hongrie (1686) et reconquit Belgrade (1688). Pendant ce temps, Jacques II, catholique, accéda au trône d'Angleterre (1685) ; mais ne tarda pas à le perdre ; il demanda l'aide du Pape, lequel ne pouvait rien faire dans cette affaire.

Innocent XI meurt le 12 août 1689, à l'âge de 78 ans. Les historiens reconnaissent en lui le plus grand pape du XVII siècle. Pie XI le béatifia le 7 octobre 1956. Fête, le 12 août.

  • Bx Pierre Jarrige : prêtre de Limoges et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Pierre Jarrige de la Morélie de Puyredon, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, il fut détenu à cause de son sacerdoce sur un bateau négrier, où il fut exposé, moribond, sur le pont, aux brûlures du soleil, jusqu'à ce que mort s'ensuive.

  • le 12 août : fête de saint Porchaire II ou Porcaire, Porcarius.

Porcher, abbé de Lérins en Provence, est mort en martyr avec cinq cents autres moines des mains des Musulmans.

  • le 12 août 595 : le pape saint Grégoire le Grand adresse la lettre «O quam bona» sur la simonie à l'évêque Virgile d'Arles.
    • le 12 août 1415 : débarquement d'Henry V en Normandie, au lieu-dit du "Chef de Caux".

Le roi d'Angleterre Henry V débarque en Normandie à Chef-de-Caux dans l'estuaire de la Seine, avec une flotte de 1500 navires, de l'artillerie lourde et 30 000 hommes. Il met le siège devant Harfleur, qui tombe un mois plus tard le 22 septembre. La campagne de France s'achève avec la victoire anglaise d'Azincourt le 25 octobre 1415.

  • le 12 août 1484: le pape Sixte IV meurt.
  • le 12 août 1512 : la flotte anglaise détruit 2 bâtiments français dans le port de Brest.
    • le 12 août 1689 : Louis de Frontenac de nouveau nommé gouverneur de Nouvelle France.

Louis de Frontenac obtient du Roi la charge de gouverneur général de la Nouvelle-France pour la deuxième fois. Après un interrègne de sept ans, le comte revient en Nouvelle-France en 1689. La situation est critique, il doit faire face à des Anglais de plus en plus agressifs. Il fait réoccuper le Fort Frontenac, conquis entre temps par les Anglais, et fait entreprendre des travaux de fortifications à Québec et à Montréal.

  • le 12 août 1689 : décès du pape Innocent XI

Il est béatifié en 1956 par le pape Pie XII.

  • le 12 août 1708 : début du siège de Lille.

Voir la chronique du 28 juillet.

  • le 12 août 1774 : la loge du Grand-Orient prend possession de son nouveau local, rue du Pot-de-Fer à Paris.
    • le 12 août 1870 : la première carte postale française.

La première carte postale française est envoyée de Strasbourg, lors du siège de la ville en 1870. Ce moyen permet de donner des nouvelles des assiégés, et est acheminé en ballon. C'est avec l'inauguration de la Tour Eiffel en 1889 qu'apparaissent les premières cartes postales illustrées. A souligner, l'invention est autrichienne. L'introduction officielle en France date du 20 décembre 1872.

  • le 12 août 1914 : la France déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie.
  • le 12 août 1943 : première commission d'épuration.

Le rôle de ces commissions est confirmé rétroactivement par décret du 6 novembre 1943 ! Le 23 juin précédent le général Giraud écrit à De Gaulle :

« Selon l'expression de certains de vos collaborateurs « la France doit subir une épuration qu'aucun pays, en aucun temps, n'a jamais connue ».

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 216)

Et en application de tout ceci, en août 1944, Marcel Villard, ministre de la Justice à la Libération, déclare dans une célèbre interview :

« Désormais, le signe de la Justice ne sera plus la balance mais la mitraillette. »

Villard, communiste, avait placé près du Procureur général un certain Midol, qui, depuis son bureau voisin était chargé de surveiller ce « haut magistrat ».

En février 1945, Adrien Texier, ancien ministre de l'Intérieur, et alors chef de la police politique du général De Gaulle (DGER), fait une confidence au capitaine Dewarin, plus connu sous le nom de résistance de colonel Passy, sur le nombre d'exécutions sommaires, s'appuyant sur les rapports des préfets qu'il reçoit. Le chiffre de 105 000 exécutions sommaires, entre juin 44 et février 45, ne sera pas contesté !

Le livre noir de l'Epuration, (Editions Publications, pages 8 et 9) d'Henri Coston.

  • le 12 août 1944 : libération de la ville de Nantes.
Lois Spalwer

Posté le 12 août 2018 à 08h00 | Lien permanent | Commentaires (0)

Evangile illustré

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Michel Janva

Posté le 12 août 2018 à 08h00 | Lien permanent

11 août 2018

Lire Humanae Vitae : 6e jour, Moyens illicites de régulation des naissances

Moyens illicites de régulation des naissances

« En conformité avec ces points fondamentaux de la conception humaine et chrétienne du mariage, nous devons encore une fois déclarer qu’est absolument à exclure, comme moyen licite de régulation des naissances, l’interruption directe du processus de génération déjà engagé, et surtout l’avortement directement voulu et procuré, même pour des raisons thérapeutiques.

Est pareillement à exclure, comme le Magistère de l’Église l’a plusieurs fois déclaré, la stérilisation directe, qu’elle soit perpétuelle ou temporaire, tant chez l’homme que chez la femme.

Est exclue également toute action qui, soit en prévision de l’acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation. » Humanae Vitae, §14.

* * *

« La contraception et l'avortement sont très souvent étroitement liés, comme des fruits d'une même plante » (Jean-Paul II, Evangelium vitaen° 13).

De plus en plus souvent, des moyens présentés comme « contraceptifs » ont aussi – ou uniquement – un effet contragestif, c’est-à-dire abortif.

Dans les pays riches, ligature des trompes ou vasectomie sont souvent choisies comme « contraception définitive ». Ailleurs, la stérilisation est parfois imposée contre de « généreux » programmes d’aide.

La contraception regroupe des actions « en prévision de l’acte conjugal » (pilule, implant, stérilet hormonal, anneau vaginal…), « dans son déroulement » (préservatif, coït interrompu…) ou « dans [son] développement » (douche vaginale, pilule du lendemain, pilule, stérilet…).

Retrouvez l’ensemble de l’encyclique, et une aide de lecture rédigée par un curé de paroisse et un couple engagé dans la régulation naturelle des naissances, dans Humanae vitae, Texte commenté par Bruno Bettoli, Gabrielle et Bertrand Vialla, éditions Artège, à paraître le 22 août 2018, 3.5€

Michel Janva

Posté le 11 août 2018 à 12h00 | Lien permanent

Jusqu'au Conseil d'Etat pour faire interdire une procession des Rameaux

Lu dans Ouest-France, cette haine de la religion catholique :

C

Michel Janva

Posté le 11 août 2018 à 11h16 | Lien permanent

Economie : les populistes meilleurs gestionnaires que les libéraux

D'Olivier Bault dans Présent :

"[...] Quand la croissance française est retombée à un rythme annuel de moins de 1% au premier semestre de cette année, la croissance hongroise atteignait un rythme annuel de 4,7% contre 5,1% pour la croissance polonaise. En 2017, le PIB hongrois a crû de 4%, le PIB polonais de 4,6% (la deuxième plus forte croissance de l’UE, après la Lettonie) et le PIB français de 2,2%. Chose intéressante, la croissance des économies hongroise et polonaise s’est accélérée depuis l’arrivée des « populistes » au pouvoir. Les politiques de la coalition des socialistes et des libéraux au pouvoir à Budapest jusqu’en 2010 avaient réussi à réduire la croissance à des taux quasi nuls de 2007 à 2010, avec même une contraction de près de 7% en 2009 sous l’effet de la crise financière de l’automne 2008. Depuis 2013, les politiques « populistes » d’Orbán ont fait revenir la croissance économique, avec des taux compris entre 2,1 et 4% par an. En Pologne, où le PiS est arrivé au pouvoir à l’automne 2015, la croissance atteinte en 2017 était la plus forte depuis 2011.

Et le chômage dans tout ça ? En France, selon les statistiques Eurostat, il était encore de 9,2% de la population active en juin 2018, et le deuxième trimestre a marqué une légère hausse par rapport au premier trimestre. En Hongrie, selon les mêmes statistiques (et donc selon la même méthode de calcul), le taux de chômage en juin était de 3,6% contre 3,7% en Pologne. Dans les deux pays de l’ex-Europe de l’Est, le chômage n’avait jamais été aussi bas. En Hongrie, le chômage était à 11% à l’arrivée du Fidesz au pouvoir. En Pologne, il faut remonter à l’époque communiste pour trouver des taux de chômage plus bas.

Les déficits publics, me direz-vous ! Tout le monde sait bien que les libéraux sont de bons gestionnaires tandis que les populistes dépensent sans compter. Eh bien, non. Malgré la mise en place par le Fidesz et le PiS de politiques natalistes qui coûtent cher par rapport aux capacités financières de leur pays, la Hongrie comme la Pologne ont fortement réduit leurs déficits depuis que les libéraux ont été remerciés par les électeurs. Viktor Orbán avait hérité à son arrivée au pouvoir en 2010 d’une dette publique équivalant à plus de 80% du PIB. Cette dette a depuis été réduite à 72% du PIB, avec un déficit des finances publiques à 2% du PIB en 2017. Quant aux gouvernements de Beata Szydło et de Mateusz Morawiecki en Pologne, ils ont, grâce à une lutte efficace contre la fraude à la TVA qui avait pris une ampleur énorme sous les gouvernements de Donald Tusk, ramené sur deux ans la dette publique de 54 à 50% et réduit le déficit des finances publiques de 2,6% en 2015 à 1,7% en 2017. La recette donnée par Mme Szydło aux libéraux pour réduire les déficits : « il suffisait de ne pas voler ». Dans la France de Macron, pourtant plus riche, le déficit des finances publiques a été de 2,6% du PIB en 2017 avec une dette publique équivalant à 97% du PIB, contre 96,6% en 2016 !"

Michel Janva

Posté le 11 août 2018 à 11h07 | Lien permanent

Assassinat d’un scientifique syrien, le Mossad accusé

Analyse d'Antoine de Lacoste :

Dimanche dernier, le général syrien Aziz Esber a été assassiné dans la ville de Masyaf, dans le centre de la Syrie. Son véhicule a explosé, le tuant sur le coup, ainsi que son chauffeur. L’attentat a aussitôt été revendiqué par le groupe islamiste Tahrir al-Cham, nouveau nom d’Al-Nosra, c’est-à-dire d’Al-Qaïda. Personne ne croit à cette revendication. Le général était un homme très protégé et les islamistes sont bien incapables de monter des attentats aussi sophistiqués. Pour eux, seuls les kamikazes tiennent lieu de stratégie.

Les Syriens et les Iraniens ont immédiatement accusé le Mossad israélien. Ceci n’a rien d’absurde, car le général Esber, avant d’être un militaire, était un scientifique. Physicien de formation (il aurait, notamment, étudié en France), il était un membre important du Centre d’études et de recherches scientifiques (CERS). Cette entité est notamment chargée du programme de missiles sophistiqués pouvant permettre à l’armée syrienne de frapper un objectif à plusieurs centaines de kilomètres de distance.

Très lié aux Iraniens, Esber était depuis longtemps dans le viseur des Israéliens. Ces derniers ont naturellement refusé de commenter l’assassinat, mais le ministre de l’Information a tout de même déclaré, à propos d’Esber : « Je suis absolument ravi qu’il ne soit plus de ce monde. »

C’est le très sérieux New York Times qui a relancé le dossier en affirmant que c’est bien le Mossad qui a procédé à l’opération : « Aziz Esber était l’un des plus importants experts syriens en fusées, responsable de la mise en place d’un arsenal de missiles guidés qui étaient capables d’atteindre avec une précision extrême des villes israéliennes situées à des centaines de kilomètres. » Le journal ajoute que c’est le quatrième scientifique assassiné au Proche-Orient par le Mossad depuis quatre ans.

Contrairement à ce qui a été annoncé dans un premier temps, ce n’est pas une bombe placée sur le trajet du véhicule qui a tué Esber, mais un explosif situé à l’intérieur, dans l’appui-tête. Méthode déjà utilisée par le Mossad

Par cet attentat, Israël n’aurait pas seulement voulu éliminer un spécialiste des missiles. Il aurait aussi montré aux Iraniens qu’ils n’étaient pas en sécurité en Syrie. Esber était très lié avec eux, et plusieurs scientifiques iraniens travaillaient avec lui au CERS.

Comme Netanyahou l’a récemment rappelé à Poutine, l’exigence d’Israël est qu’aucun Iranien ne soit présent sur le sol syrien – militaire ou scientifique. Les Russes ont finalement obtenu des Iraniens un retrait de 85 kilomètres du plateau du Golan. Israël viendrait, ainsi, de signifier clairement qu’il exige beaucoup plus.

On connaît la redoutable efficacité du Mossad dans l’assassinat ciblé. Mais il en faut certainement plus pour intimider l’Iran. Il a perdu des milliers d’hommes dans la lutte contre les islamistes sunnites et, à l’orée de la victoire, il ne compte pas se soumettre aux diktats israéliens.

Michel Janva

Posté le 11 août 2018 à 10h53 | Lien permanent

L'autre barbouze de l'Elysée

260px-Ludovic_Chaker_-_2018Ludovic Chaker est présenté par le Monde comme «  l’autre conseiller secret de l’Elysée  ». Cet ami d’Alexandre Benalla occupe un poste inusité, celui de chargé de mission auprès du chef d’état-major particulier du président de la République. C’est la première fois qu’un tel poste est créé au sein de l’un des institutions les plus confidentielles du pays. C’est lui qui aurait supervisé le recrutement d’Alexandre Benalla comme directeur de la sécurité du candidat. 

Il fut candidat divers gauche en 2012 aux législatives pour les Français de l'étranger (Europe orientale, Asie orientale, Océanie). Éliminé au premier tour avec 1,99 %, il appelle à voter pour le candidat socialiste Marc Villard. Diplômé de chinois, passionné d’arts martiaux et marqué par les philosophies orientales, Ludovic Chaker, 39 ans, n’est ni militaire, ni fonctionnaire. Le Monde indique qu’il est officier dans la réserve opérationnelle de l’armée de terre depuis 2005. Ludovic Malik Chaker a été nommé sous-lieutenant dans la réserve opérationnelle du corps des officiers des armes, armée de terre, en 2005. Il a depuis lors été promu régulièrement, obtenant le grade de commandant en 2018, après avoir été inscrit au tableau d’avancement pour ce grade en 2017.

Durant la campagne, dans le groupe de travail sur la défense auquel il participait, il se présentait comme « ancien militaire, 44 ème régiment d’infanterie ». Le 44e RI est la structure administrative de rattachement des personnels militaires affectés à la DGSE, hors service action. Il est étonnant qu’un responsable d’En Marche ait ainsi fait état de cette appartenance. Selon Le Monde «  il aurait été un temps rattaché au Commandement des opérations spéciales (...) au service des «  actions indirectes  ».

Quelle fonction occupe-t-il auprès de l’amiral Rogel, chef d’état-major particulier du président ? Le mystère est total.

Ludovic Chaker fait partie du noyau originel de la République en Marche, au moment de la campagne. Il est un ami d’Ismaël Emelien, proche conseiller du Président. Selon une source bien informée, il s’est activé l’an dernier - avant et après l’élection - dans les milieux du renseignement, en vue de leur réorganisation. Une source ajoute qu’il aurait été engagé à l’Elysée, parce qu’il était « au chômage », mais qu’ « il ne fait rien » et qu’il est rarement vu à la Présidence...

Michel Janva

Posté le 11 août 2018 à 10h45 | Lien permanent

Affaire Benalla : une ingérence russe, bien entendu !

On sait depuis Audiard que « les c---, ça ose tout », mais ceux du système, Macron regnante, se surpassent ces jours derniers, au point de faire même réagir les medias du système (ici et par exemple).

En effet, à l’occasion de l’affaire Benalla, une entité, qui se présente comme une ONG, du nom de « EU DisinfoLab », entendre laboratoire de l’Union Européenne sur la désinformation, a mené une « étude » concluant initialement à certaines corrélations entre l’intérêt porté à l’affaire Benalla, et la russophilie supposée des gens ayant manifesté cet intérêt. But à peine implicite : démontrer une ingérence russe dans l’affaire, ayant pour but de déstabiliser l’exécutif dit français.

Après avoir dans un premier temps laisser entendre qu’une telle corrélation existait bel et bien, l’EU Disinfolab a fait marche arrière, d’autant plus que les procédés utilisés ont conduit ces derniers jours plusieurs dizaines d’usagers des réseaux sociaux, dont Twitter, à porter plainte auprès de la CNIL.

Pour avoir un point détaillé sur cette affaire qui mêle manipulation de l’opinion et fichage des citoyens, nous vous invitons à écouter ce qu’en dit Olivier Berruyer, dans un entretien accordé à RT France, et plus encore à lire l’étude exhaustive que lui et son équipe du site « Les crises » ont réalisée à ce sujet. On apprend notamment que l’EU DisinfoLab est lié au think-tank « neocons » Atlantic Council, a déjà travaillé avec des organisations de la galaxie Soros, ou encore avec  l’organisation European Values, dont le narratif réveille les vieux démons de la guerre froide.

Gardons en mémoire que c’est la même mouvance de promotion du mondialisme et de la totale-démocratie, qui dispose de serviteurs bien placés dans l’appareil d’État (Armées et Affaires étrangères notamment), et de députés godillots à l’Assemblée, qui concocte en même temps la loi sur les « fakenews ». Le but devient chaque jour plus clair : pouvoir imposer SA désinformation avec le moins de contradicteurs possible.

 

 

Paula Corbulon

Posté le 11 août 2018 à 09h35 | Lien permanent | Commentaires (0)

C’est arrivé un 11 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines."Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 11 août : saints du jour français ou en France.
    • Bx Jean-Georges Rehm : prêtre OP et martyr († 1794)

Commémoration : Martyrologium Romanum le 11 août (dies natalis). Ordo Fratrum Praedicatorum le 12 août.

Jean-Georges Rehm naît à Katzenthal (Haut-Rhin) en 1752. Il prend l'habit dominicain à Paris à l'âge de 20 ans sous le nom de frère Thomas, l'année suivante il fait profession au couvent de Sélestat.  En 1791 il refuse de prêter serment à la constitution. Son couvent détruit, il part dans la Meurthe, où il continue à prêcher la foi catholique. En 1793 le comité révolutionnaire le met en prison à Nancy. Peu après il est envoyé avec d'autres à Rochefort. De mai à août 1794 il demeure prisonnier sur un bateau sordide où il invite à l'espérance ses compagnons de prison atrocement éprouvés, et meurt d'épuisement et de mauvais traitements le 11 août.

Jean-Georges Rehm fait partie d'un groupe de 64 prêtres et religieux français, les Déportés des Pontons, béatifiés le 1er octobre 1995 par Saint Jean-Paul.

  • St Taurin : premier évêque d'Evreux († VE S. ?)

À Évreux, peut-être au Ve siècle, saint Taurin, vénéré comme premier évêque de la cité.

  • St Géry : évêque de Cambrai († V. 625)

À Cambrai, vers 625, saint Géry, évêque, remarquable par sa piété et sa charité envers les pauvres. Il avait été ordonné diacre par l'évêque de Trèves Magnéric et, élu évêque de Cambrai, il eut un épiscopat de trente-neuf ans. 

  • Ste Rusticole : abbesse († 632)

À Arles en Provence, l'an 632, sainte Rusticole, abbesse, qui dirigea saintement ses moniales pendant près de soixante ans.

  • le 11 août 843 : traité de Verdun.

Le Traité de Verdun consacre la division de l'empire de Charlemagne entre ses trois petits-fils, les trois fils de Louis le Pieux : Charles le Chauve reçoit l'Ouest, Louis le Germanique l'Est, et Lothaire, à qui échoit le titre impérial, le centre.

  • le 11 août 878 : Concile de Troyes.

Le pape Jean VIII, chassé de Rome vient demander de l'aide en Francie occidentale. Il ouvre un concile à Troyes.

  • le 11 août 1239 : le Roi Louis IX accueille à Villeneuve-L'archevêque la couronne d'épines du Christ.

En 1238, Baudouin II de Courtenay, l'empereur latin de Byzance en grande difficulté financière, propose au Roi de France Louis IX, de lui vendre la Couronne d'épines. Mais les reliques sont déjà placées en gage auprès de banquiers vénitiens que saint Louis dédommage. C'est pour cette sainte relique que le Roi a entrepris la construction de la Sainte-Chapelle. Voir la chronique du 19 août.

  • le 11 août 1297 : canonisation de saint louis.

C'est le Pape Boniface VIII qui canonise Louis IX sous le nom de St-Louis. Il est fêté au jour anniversaire de sa mort, c'est-à-dire le 25 août.

  • le 11 août 1492 : élection du pape Alexandre VI.

Roderic de Borgia, naît le 1er janvier 1431 à Xàtiva en Espagne ; il meurt le 18 août 1503. Le 11 août 1492, il est élu pape par une large majorité des deux tiers des prélats réunis en conclave.

En 1494, par le traité de Tordesillas, il divise le Nouveau Monde en attribuant le Brésil au Portugal et le reste de l'Amérique latine à l'Espagne.

  • le 10 et 11 août 1519 : Notre-Dame apparaît à Cotignac.

Jean de La Baume a eu deux apparitions de la Vierge Marie qui lui demande la construction d'une église à Cotignac. Les travaux pour la construction de l'église commencent dès le 14 septembre 1519. Le 17 mars 1521, le Pape Léon X accorde une série de privilèges au sanctuaire provençal.

  • le 11 août : début du grand Dérangement des Acadiens.

La première région touchée est celle de Beaubassin. Voir les chroniques du 28 juillet, des 5 et 10 septembre.

  • le 11 août 1718 : bataille du cap Passaro.

A la fin de la guerre de Succession d'Espagne, le royaume d'Espagne est privé de certains territoires, en particulier le duché de Milan, la Sardaigne et le royaume de Naples. D'autre part, Philippe V d'Espagne espère monter sur le trône de France. Pour s'y opposer, la France, l'Autriche, la Grande-Bretagne et les Provinces-Unies forment la Quadruple-Alliance. La flotte alliée, sous les ordres de George Byng, affronte la flotte espagnole le 11 août 1718, lors de la bataille du cap Passaro, au large de la Sicile. Les Espagnols sont vaincus et perdent 16 navires.

  • le 11 août 1863 : protectorat français sur le Cambodge.

Le royaume du Cambodge, pour échapper à l'emprise du Siam, l'actuelle Thaïlande, et de l'Annam, l'actuel Viêt Nam, demande de l'aide à la France. Par ce traité de protectorat signé le 5 juillet par le roi Norodom Ier, ce dernier s'interdit toute relation avec une puissance étrangère sans l'accord de la France et un résident général est installé à Pnom Penh. Le 11 août une convention franco-khmère fixe les conditions du protectorat. En 1887, le Cambodge est intégré à l'Indochine française. Le pays retrouve son indépendance en 1953, sous le règne de Norodom Sihanouk.

  • le 11 août 1932 : l'Angélus de Jean-François Millet est lacéré de coups de couteau au Louvre.

  • le 11 août 1941 : une loi prescrit la publication des noms des dignitaires francs-maçons.

Elle leur interdit d'exercer des fonctions publiques. Ils sont mis à la retraite avec promesse d'indemnité. Le JO va se remplir des noms trouvés dans les archives des loges ; environ 14 000 selon l'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, pages 149).

A titre de comparaison, les fonctionnaires révoqués à la Libération le seront « sans pension » !

  • le 11 août 1944 : Pétain demande à Hitler à ce que Paris soit déclaré ville ouverte.
  • le 11 août 1960 : indépendance du Tchad.
Lois Spalwer

Posté le 11 août 2018 à 08h56 | Lien permanent | Commentaires (1)


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