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Europe : rien ne va plus !

L'Europe et le gaélique : précisions

Suite à mon message Bruxelles rime avec Babel, certains lecteurs me font part de leurs remarques :
"Je n'apprécie pas votre comparaison avec les langues corses, bretonnes ou le verlan. (...) Le gaélique est la première langue nationale du pays et l'anglais n'est utilisé que parce que depuis l'occupation anglaise (pendant laquelle) le gaélique a été combattu, il n'est jamais redevenu prédominant dans le pays. Le breton et le corse ne sont eux que des langues régionales, et par conséquent n'ont pas la même valeur, et le verlan, n'est même pas une langue."
Loin de moi l'idée de critiquer le gaélique. Je souhaitais ainsi montrer que l'Europe se complexifie et se technocratise de plus en plus, se donne l'impression d'agir en gaspillant l'argent du contribuable... On crée des commissions, des sous-commissions, des bureaux d'étude, on recrute de plus en plus de fonctionnaires, de traducteurs, cela coûte de l'argent et... on a l'impression de travailler. Pendant ce temps, les malheurs des peuples croissent...
Autre réaction : "En France, la république a tué le breton, l'alsacien, le basque, le catalan, le flamand, le provençal, le corse et le niçois (langue sarde) par son imbécilité jacobine. La monarchie, elle, a su donner une large liberté tout en ayant une seule langue officielle, les provinces en ayant souvent deux pour le bien des provinciaux. En Autriche, il y avait plusieurs langues officielles au temps de l'Empire. Mais le monstre nommé Europe a d'autre vues en tête : plus il y aura de langues officielles, mieux on pourra faire passer la nécessité d'une langue unique, et, par la suite, nos forcenés de la pensée unique effaceront les autres langues comme étant le signe d'un replis identitaire. C'est ce qui s'est passé dans la France révolutionnaire et l'Europe est la fille de la Révolution... Les fonctionnaires de l'Europe cherchent à faire grossir le mamouth ; ont-ils vraiment le souci de la diversité linguistique ? On peut en douter. L'Europe est un monstre qu'il faudra toujours maintenir en vie par un acharnement thérapeutique très coûteux. (...) Donc, on crée des poste, on bouge, on remue pour donner l'impression de l'efficacité."
Merci aux lecteurs pour leurs remarques.