Nouveau site >> www.lesalonbeige.fr



Boom catholique au Vietnam
ONU : encore une allégeance à la culture de mort

Le Christ-Roi

..., fêté hier, a bien entendu été au centre de l'Angelus de Benoît XVI. Le Pape a rappelé que c'est à la lumière de la centralité du Christ que devaient être interprétés les différents domaines de la vie de l'homme contemporain : "la famille, la culture, l'économie, la politique, la communauté internationale." Puis le Pape a, en espagnol, évoqué la prochaine béatification de 13 martyrs Cristeros :

« En cette solennité de Jésus Christ, Roi de l’Univers, qu’ils ont invoqué au moment suprême de donner leur vie, ils sont pour nous un exemple permanent et un encouragement pour donner un témoignage cohérent de notre foi dans la société actuelle. »

Liberté politique nous livre, toujours à l'occasion du Christ-Roi, une belle réflexion du Père Michel Gitton sur la royauté du Christ. Le prêtre évoque la réticence à parler de cette royauté :

On croyait déjà en avoir fini avec le Père Tout Puissant et voilà qu'il revient dans les prières et les formules de la messe. Quand le christianisme aurait-il tourné le dos à ce modèle autoritaire que Jésus est venu précisément contester ? Dieu n'est qu'amour et sa seule puissance est la force désarmée du don de soi.

Je ne sais pas s'il y a encore beaucoup de gens pour reprendre à leur compte ce genre de réaction, mais elles ont incontestablement marqué une époque
, qui correspondait en gros au refus de l'image paternelle dans les années qui précédèrent et suivirent mai 68.

Le Père Gitton rappelle que, pour n'être pas secondaire, l'humilité du Christ est seconde. C'est Sa royauté qui est première :

Car, disons-le franchement : la faiblesse à la quelle le Christ a consenti n'est pas une valeur en soi. [...]

Non, notre Dieu est fort, c'est le "Dieu des victoires".
Si sa force s'est déguisée en faiblesse pour s'insinuer dans la condition humaine, ce n'est pas pour la laisser comme elle est. Les Pères nous disent qu'il a réussi à tromper la ruse du Démon acharné à écraser l'homme et qu'en prenant incognito la place de celui-ci, il a pris sur lui toute la violence dont l'Ennemi se sert pour faire plier la volonté de l'homme et l'amener dans son camp. Seulement en mourant sans s'être un instant séparé de l'amour du Père, il a échappé au piège et les hommes peuvent maintenant passer par les mailles du filet. Ce ne sont pas que des images, c'est la réalité. La force paradoxale de Dieu a eu raison du malheur de l'homme.

On comprend qu'on puisse ensuite le représenter à cheval, comme un triomphateur et comme le Roi des rois !

Henri Védas

PS : Le Pape s'est également adressé aux pèlerins francophones, les invitant à la prudence au volant :

"Je salue cordialement les pèlerins francophones. En ce dimanche consacré aux victimes de la route, je confie à l’amour du Seigneur toutes les personnes décédées dans des accidents de la circulation, ainsi que les très nombreux blessés et leurs familles. J’invite tous les automobilistes à une conduite prudente et responsable, afin de lutter efficacement, avec les Autorités, contre ce mal social et de réduire le nombre des victimes."

Commentaires

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.