Bernard Antony ne soutiendra Le Pen en 2007 que sous conditions
Marche pour la Vie de Washington (suite... et fin ?)

Christian Vanneste "prend les Français à témoin"

Sur son blog. Je reproduis volontairement son message in extenso, car il mérite d'être lu de bout en bout :

La condamnation d’un parlementaire pour un délit d’opinion relève évidemment d’une profonde remise en cause de la démocratie.

D’abord parce que, même après le vote d’une loi, un représentant du peuple doit pouvoir expliquer pourquoi il s’y est opposé. Il n’ y a pas de délit à effet rétroactif !

Ensuite, parce que la déclaration des droits de l’Homme et la convention européenne protègent la liberté d’expression.

Enfin, parce qu’une décision de l’autorité judiciaire à l’encontre d’un parlementaire en matière d’opinion exerce une pression sur le pouvoir législatif qui porte atteinte à sa liberté de débattre.

La loi votée en décembre 2004 était une telle menace à l’encontre de la liberté d’opinion que le Ministre de la Justice de l’époque, M. Perben, avait déclaré le 7 mars 2004 à l’Assemblée Nationale : « ce dispositif ne remet aucunement en cause la liberté d’expression ni la possibilité pour celles ou ceux qui sont légitimement impliqués dans les débats sur les valeurs de contrinuer à exprimer ce qu’ils pensent sur les modes de vie, les orientations sexuelles ou sur tout autre sujet. »

M. Clément, alors rapporteur du projet de loi et aujourd’hui Ministre de la Justice précisait le même jour : «  la liberté d’organiser des débats de société, sur l’homoparentalité par exemple est indispensable dans une société qui veut préserver la liberté d’expression. »

Il est donc aujourd’hui plus grave d’exprimer une opinion qui échappe au politiquement correct imposé par je ne sais qui, que d’agresser l’archiprêtre de Notre Dame de Paris au cours d’une parodie de mariage homosexuel dans l’enceinte de la cathédrale. Ces faits de violence extrêmement graves, à l’encontre d’une personne, ont été classés sans suite, comme M. Clément l’a indiqué lors d’une réponse à une question du député Claude Goasguen.

Il est aujourd’hui interdit sous peine de poursuite à tous [sic] citoyen d’exprimer un jugement négatif à l’encontre du comportement homosexuel. Cela signifie que ni un chrétien, ni un juif, ni un musulman ne peuvent exprimer la conviction qui est celle qui découle de leur foi sur cette question.

Seul un humoriste a peut-être encore ce droit. Qu’un discours politique soit moins libre qu’un sketch montre à quel niveau sombre la démocratie dans notre pays.

Christian VANNESTE

Le blog de M. Vanneste permet les commentaires : l'occasion, en 1 minute chrono, de lui adresser un mot de soutien.

Henri Védas

Commentaires

Ric 34

C'est bien dommage que l'on ait perdu cette première bataille.
La guerre n'est pas encore finie.
Si la démocratie n'est en soi pas idéale, elle a peut-être le mérite de laisser (théoriquement) les personnes s'exprimer.
La France est en train de tomber peu à peu dans le totalitarisme, porte ouverte à un Islam conquérant.
Messieurs les politicards, vous êtes NULS!!!

Ric 34

J'espère que ce brave député du Nord gagnera tout de même...

michel

Ceux qui veulent sauver la société (notamment les catholiques) vont devoir se réveiller.

Jutte

Mais nous ne sommes pas en démocratie !!!
Cessons d'en parler à la façon de Coué.

Et les catholiques sont réveillés il me semble. Ils sont les seuls à agir dans le Bon sens. Les marches, les pélés, les Rosaires... qui les organisent et qui participent ? Pas les mahométans ni les boudhistes que je sache.

Il n'est pas une religion qui ait plus de mépris pour les homosexuels que l'islam. Et je pèse mes mots, ce ne sont pas seulement les actes qui y sont condamnés.
Or l'islam (CFCM)est étrangement silencieux sur le sujet. Silence méprisant ou silence tactique ?

anne marie

Si vous souhaitez soutenir M.Vanneste, voici ce qu'il propose sur le mail que je viens de recevoir :

"J’ai bien reçu votre courriel de soutien et ces mots m’encouragent à continuer mon combat pour la liberté d’expression.

Au-delà de l’opinion de chacun sur les comportements homosexuels, c’est la démocratie et la liberté qu’il s’agit de défendre !

Afin de m’aider dans ce combat, je ne peux que vous encourager très vivement à écrire, par courriel et par lettre, à votre député (selon votre circonscription), au groupe UMP de l’Assemblée Nationale (126, rue de l’Université 75007 Paris) à Nicolas Sarkozy à l’UMP (55, rue de la Boétie, 75008 Paris) et au Premier ministre, (Hôtel Matignon, 57, rue de Varenne, 75700 Paris) .

Mais surtout, vous pouvez m’aider dans ce combat en téléphonant à l’UMP dès maintenant afin de vous étonner de l’absence de réaction des instances de mon parti.

01 40 76 60 00

Ce petit geste qui n’a l’air de rien peut vraiment influencer la position de nos dirigeants !

Faites appeler vos amis également !

Je vous le demande avec chaleur et reconnaissance.

Avec mes remerciements les plus sincères.

Christian VANNESTE"

jean-aymar

Je viens de téléphoner à l'UMP pour m'étonner de l'absence de réaction et l'UMP. L'énergumène des relations publiques, qui ne s'est pas identifié m'a dit : "Ah mais Monsieur Sarkozy a déjà pris la parole il y a longtemps pour se désolidariser des propos de Monsieur Vanneste. Il n'a pas à commenter une décision de justice"
Nous savons désormais où se situent les principaux artisans de la pensée unique et de la police de la pensée.

Louis de Ravel d'Esclapon

Cher Monsieur Vanneste,
Je viens d'avoir une assez longue conversation avec le 01 40 76 60 00 qui, tout en me disant que la position de l'UMP était claire, m'a semblé dans son expression passablement confus. Mais à la question directe :"M.Sarkosy est-il d'accord avec M. Vanneste ?" la réponse a étée négative. J'en suis fâché et vous assure de toute ma sympathie.

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