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L'avenir de l'épiscopat chinois
Contraception : Bayard Presse attaque l'enseignement de l'Eglise

Réponses aux attaques contre le célibat sacerdotal

L'historien Ivan Gobry répond dans Présent de ce week-end à la sempiternelle remise en cause, récemment par l'archevêque de Dijon, de l'enseignement de l'Eglise sur ce sujet. Les contestataires prétendent souvent que cet enseignement est disciplinaire et non doctrinal, et qu'il date du "moyen-âge". Doublement faux, répond l'historien. D'abord,

...le célibat sacerdotal repose sur un fondement doctrinal. Le prêtre est un autre Christ, son sacerdoce participe du Sacerdoce éternel du Christ; comme tel il est l'époux de l'Eglise, et toute autre union ferait de lui un bigame. [...]

Ensuite, il ne s'agit pas d'une invention médiévale : la règle du célibat a une origine apostolique.

"Ce sont les Apôtres, écrit Saint Epiphane, qui ont décrété cette loi." "C'est là, ajoute le concile de Carthage de 390, un enseignement des Apôtres, et nous devons nous-mêmes observer ce que l'Antiquité elle-même a observé."

Ivan Gobry renvoie également sur le sujet à l'encyclique Sacerdatolis caelibatus de 1967.

Henri Védas

Commentaires

l'homme dans la lune

L'ordination d'hommes mariés, qui est présente dans les Eglises d'orient, y compris leurs branches catholiques n'est pa une manière de répondre a un manque de prêtres, mais une spiritualité particulière, et aussi une vocation pour le rôle de femme de prêtre.
L'enracinement de cette pratique dans la culture locale donne aussi les éléments nécessaires à une construction psychologique et comportementale très particulière, qui serait très difficile a transposer dans le monde de culture "latine".
Par ailleurs un prêtre marié coûte plus cher, il a des enfants qu'il doit nourrir et éduquer. Cela a été l'une des raisons de l'abandon de cette pratique en occident, avec les aspects spirituels de don total d'origine évangélique que vous rapellez très justement.
Merci pour le travail réalisé par ce site.

Olivier

Il est indispensable de recevoir des appuis argumentés, comme ce judicieux rappel de l'excellent historien Ivan Gorby (un des rares de talent et intègres qui nous restent), pour répliquer à ceux qui tentent sans relâche de démolir la Foi et l'Eglise catholique, notamment en France et y compris au sein de l'épiscopat français ([L']archevêque de Dijon en témoigne!).
Je pense que, lorsqu'on leur met dans les dents que le célibat fut non seulement une loi des Apôtres mais reste avant tout l'expression même du sacerdoce des prêtres unis à l'Eglise, ils ne leur reste plus aucun argument à ajouter à leur fiel coutumier...

Lambda

C'est très bien de contrecarrer la nouvelle vague d'assaut contre le célibat sacerdotal. Mais vous oubliez que c'est le pape lui-même qui a creusé des trous dans la digue : sous JPII, ce furent plus de 300 hommes mariés que JPII a autorisés à devenir prêtres latins ! (généralement, des anciens pasteurs protestants). [...]

FRL

à l'homme dans la lune

je ne crois pas que l'ordination d'hommes mariés en Orient corresponde à une "spiritualité "particulière; il s'agit davantage d'une tolérance qui a pris la force de la coutume au cours des siècles; sans doute, cette coutume a t'elle engendré une spiritualité mais elle reste en retrait par rapport à ce que professe l'Eglise catholique romaine.
Par ailleurs, j'irais plus loin que vous dans votre argument "économique": si la réforme grégorienne préconise un retour ferme au célibat, c'est surtout pour éviter que les prêtres mariés ne soient tentés de s'enrichir au profit de leur descendance privant ainsi l'Eglise des ressources matérielles nécessaires à l'accomplissement de sa mission.
C'est d'aiileurs sous Grégoire VII que le fossé s'élargit entre l'Eglise romaine et l'Eglise orthodoxe qui refuse l'autroité du nouveau pape et ses réformes.

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