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Sur le front de la défense de la Vie
Un retour des catholiques en politique ?

Le lobby gay tente de "récupérer" Mgr Agnelo

Le Président de la conférence épiscopale du Brésil a reçu hier le "trophée triangle rose", un oscar gay décerné par le groupuscule "Groupe Gay de Bahia" (GGB) et censé honorer les personnalités qui ont le mieux défendu les droits des homosexuels. La remise de ce prix est un petit fait local, mais l'AFP le rapporte comme s'il s'agissait d'un événement.

Pourquoi monseigneur Agnelo a t-il reçu ce trophée? Pour avoir seulement prononcé cette phrase : "[il est] légitime que les homosexuels revendiquent de pouvoir vivre dans une société où leurs différences soient respectées sans discrimination ou persécution".
Cette phrase ne fait pas de l'évêque, n'en déplaise au GGB, une personnalité "pro-gay". Mais elle est malheureuse car elle laisse comprendre qu'il faille accorder une place sociale à une catégorie d'hommes en fonction de leur homosexualité. Elle reprend maladroitement - et donc le déforme légèrement - l'esprit du catéchisme (2358) qui précise que :

"Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Cette propension, objectivement désordonnée, constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste".

La charité à laquelle sont tenus les chrétiens ne devient pas pour autant un point d'exigence et de revendication des autres.
Ceci dit, en remettant cette "distinction", le lobby gay poursuit un but clair qui est de diviser l'Eglise catholique, d'y semer la discorde et de pousser les catholiques au relativisme sur cette question :

"l'hommage à l'archevêque Agnelo doit servir à ouvrir un canal de communication plus effectif avec l'Eglise catholique et à encourager la création d'une pastorale exclusivement consacrée aux homosexuels. Mais il y a encore du chemin à faire. Récemment l'archevêque de Florianopolis (sud), Monseigneur Oscar Scheidt a tenu des propos discriminatoires; il a affirmé que les homosexuels n'étaient même pas des personnes".

L'Eglise nous donne un enseignement clair sur la question. Il suffit de s'y tenir sans faire le jeu des lobbies gays en jouant le jeu de la division interne, en donnant plus d'importance qu''il ne le mérite à ce trophée et en remettant dans son contexte la phrase de monseigneur Agnelo.

Lahire

Commentaires

FRL

La question n'est pas de savoir pourquoi Mgr Agnelo a t-il reçu ce trophée mais pourquoi l'a t-il accepté?
Par ailleurs, il faut reconnaître que la phrase " on évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste" relève plus de la concession à l'air du temps et autorise de fait les interprétations plus progressistes...

Henri Védas

Rien ne dit que Mgr Angelo aurait accepté ce prix - ce qui paraîtrait très improbable. On imagine l'évêque plutôt embarassé, ce qui était peut-être le but du groupe gay.

Católico Brasileiro

Un bon trophée, parce que ce cardinal ultra-progréssiste a deçu beaucoup de gent por beaucoup de temps.

Quelques remarques sur le mariage gay et l’homoparentalité.

Le langage.

L'on a pris l’habitude depuis une douzaine d'années d'utiliser les termes d’homosexualité ou d’hétérosexualité à tel point que personne ne parle plus de sexualité normale ou de sexualité déviante. Certains sympathisants de la cause homosexuelle refusent même l’emploi du terme «normal» quand il s’applique à la sexualité ne tolérant pas que l'on puisse porter un jugement de valeur sur les comportements sexuels et donc réfléchir sur la sexualité et notamment sur le mariage gay et l'homoparentalité.

A titre supplémentaire le terme "couple" s'est imposé pour les homosexuels alors que le mot "paire" s'applique mieux à la vie en commun de deux personnes de sexe identique. Le fait que le couple et la paire unissent chacun deux êtres ne justifie pas que l'on use du même terme, entraînant de ce fait la fusion entre ces notions.


La loi et le mariage.

Un homme et une femme créent une micro-société pouvant prospérer ce qui n'est pas le cas pour deux hommes ou deux femmes. De là des droits spéciaux qui s'appliquent au couple, dont le mariage.

Celui-ci n'est pas créé pour permettre au législateur de remettre en cause la liberté individuelle en se préoccupant de sexualité récréative, homo ou hétéro, ni pour s’occuper d'amour. C’est là affaires privées. Le maire n'a d'ailleurs pas à demander aux futurs époux s’ils s’aiment ou non.
Le mariage consacre l'alliance d'un homme et d'une femme qui constitue la cellule souche de la société et reconnaît qu’un enfant a droit à un père et une mère.

La loi ne peut pas traiter de cas spécifiques, comme par exemple la règle à appliquer si un couple est stérile. Ce cas doit être traité par la jurisprudence chargée d'appliquer le principe général aux cas personnels. Sauf à s'immiscer dans la vie privée le législateur ne peut décider que par mesure générale ; il ne peut que constater que l'hétérosexualité ouvre sur la transmission de la vie alors que l'homosexualité ne peut servir de fondement au développement de la société. De ce fait, il n'y a pas égalité entre ces comportements et les mêmes règles de droit, celles en particulier relatives au mariage n'ont pas à s'y appliquer.

Le mariage ne crée pas une injustice envers les personnes qui sont incapables d'établir une relation complète avec le sexe opposé. C'est leur état qui leur interdit le mariage. Le législateur n'a pas à modifier le mariage sous prétexte que les homosexuels ne peuvent y avoir accès. Cela d'autant plus qu'avec le mariage un tiers est concerné : l'enfant


L'enfant.

Le législateur, grâce au mariage, propose un cadre au couple afin de l'aider à se stabiliser et protéger ainsi l'enfant né ou à naître.

S'il est exact que des homosexuels ont la charge d'enfants, la demande de reconnaissance juridique de l'homoparentalité ou celle de création du mariage gay apparaît inintelligible. S'agissant d'homosexuels cette reconnaissance juridique de la vie à deux n'offre pas plus de pertinence qu’une reconnaissance juridique de la vie à trois, quatre ou cinq. Si l'on autorise l'adoption d'un enfant par deux hommes ou deux femmes, on ne voit pas pourquoi l'on refuserait un cadre juridique à 2 hommes et 3 femmes qui souhaiteraient élever un enfant ensemble.

Une fraction du lobby homosexuel semble souhaiter utiliser la ressemblance entre le couple avec enfant et deux homosexuels élevant un enfant. En effet l’apparence de ces derniers se rapproche de celle du couple normal. Les demandes de reconnaissance juridique de l'homoparentalité, de la biparentalité, d’accès au mariage et à l’adoption, peuvent apparaître comme destinées à parfaire une politique destinée à faire oublier le caractère spécifique de l’homosexualité. L’enfant deviendrait alors un moyen mis au service d’une cause qui n’est pas la sienne.
De même les maltraitances à enfants doivent être sanctionnées et si des parents sont indignes leurs enfants mis dans une famille d’adoption normalement composée d’un père et d’une mère. On ne doit pas utiliser le malheur de ces enfants afin de démontrer qu’ils seront mieux dans une famille de deux hommes ou deux femmes que dans leur famille d’origine et les transformer ainsi en propagandiste de l’homoparentalité. Quant à l'adoption par un célibataire elle existe de manière traditionnelle pour que des enfants puissent être adoptés par leur oncle ou leur tante célibataire lorsqu'ils ont perdu leurs parents. Le principe a été depuis dévoyé par le droit. C’est au législateur de prendre les dispositions pour que soit respecté l’esprit initial de ce cas d’adoption.

Avec le mariage la société reconnaît juridiquement l'union d'un homme et d'une femme car cette union est vitale pour son avenir.
La loi n'a pas à entériner toutes les situations de fait découlant du comportement de tel ou tel sauf à créer une règle par individu et par situation ce qui entraînerait la disparition de la notion même de droit.

Une imposture.

L'homosexualité a toujours existé. Elle est admise au nom de la liberté individuelle. Ce comportement n'a cependant pas vocation à être à l'origine d'une modification de la législation sur le mariage. Le lobby homosexuel n'a pas à chercher l'appui du législateur afin de pouvoir mieux parodier le couple homme-femme, cellule souche de la société. Le mariage gay et la reconnaissance juridique de l'homoparentalité sont des impostures.

florent

Le plus gênant est sans doute l'expression "vivre leur différenc" qui montre que leur comportement est mis en valeur au détriment de leur personnalité propre. Sinon, en effet, l'évêque a du être dépasser par ses propres propos. Espèrons le!

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