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Sarkozy a ouvert le robinet des régularisations

La circulaire Sarkozy enjoignant les préfets de régulariser – sous certaines conditions – les parents sans papiers d'enfants scolarisés en France en 2006 provoque une explosion des demandes. Le ministre de l'Intérieur, qui pensait ainsi régler la question de 800 familles, soit 2 500 personnes, va devoir gérer une véritable opération de régularisation. «Nous enregistrons une vingtaine de dossiers par jour», se lamente un préfet. A Paris XVIIè, environ 1000 étrangers attendaient mardi matin devant un centre de réception des étrangers.

En octobre 2005, face à la mobilisation du Réseau éducation sans frontière (RESF) opposé à l'expulsion des familles, le ministre de l'Intérieur a envoyé une première circulaire aux préfets leur demandant de surseoir jusqu'au 30 juin au départ des familles dont les enfants étaient scolarisés en France. Les associations ont immédiatement interprété cette mesure comme l'ouverture programmée d'une «chasse à l'enfant» à la fin de l'année scolaire. Du coup, de comités de soutien en parrainages d'enfants «menacés», un véritable réseau s'est mis en place.

Au début du mois de juin, le ministre n'a eu d'autre choix que de diffuser une seconde circulaire, demandant aux préfets de régulariser «au cas par cas» les familles d'enfants scolarisés depuis septembre 2005 en France et arrivées sur le territoire national depuis au moins 2 ans. Contrairement à ce que prétendent les associations, les forces de police et les préfets hésitent à les expulser car les reconduites sont complexes à organiser. Aveu d'un préfet :

"Pour faire partir une famille, il me faut dix fonctionnaires. Pour faire du chiffre, il vaut mieux cibler les célibataires."

Michel Janva


Le Saint Siège authentifie le martyre de 149 victimes des républicains espagnols

Des religieux surtout, mais aussi des laïques.

Le BAF (nouvelle formule) rappelle :

Rien que durant l’été 1936, d’après l’historien Guy Hermet, de 7000 à 8000 religieux (prêtres, nonnes) ainsi que 2000 phalangistes sont massacrés en zone républicaine, hors de tout combat [...]. La conséquence immédiate sera le ralliement de nombreux centristes catholiques aux militaires insurgés. (source)

Henri Védas


Les écoles hors-contrat en point de mire ?

On ne peut que se réjouir de toutes ces créations d'écoles hors contrat pour une saine éducation de nos enfants. Mais voilà d'autres ne s'en réjouissent pas ! Ce WE, l'incendie du Cours Notre Dame à Montpellier et aujourd'hui, la création d'une commission parlementaire sur les sectes menacent le difficile équilibre de ces écoles :

"Les organismes sectaires [sic !] tentent désormais de contourner la loi par de prétendus enseignements à distance, des cours de soutien scolaire échappant aux contrôles (...) La commission d'enquête aura pour objectif de mettre en exergue la dangerosité de certaines pratiques néfastes à la santé physique et mentale des enfants, ainsi qu'à leur épanouissement. Elle devra faire des propositions concrètes afin de lutter plus efficacement contre ces situations inacceptables".

Les écoles privées catholiques sont-elles concernées ? Malheureusement oui... Dans ses deux derniers rapports, la MIVILUDES parle des enfants scolarisés à la maison ou hors contrat (2005) et cite les écoles catholiques (2006) de ce type.

Ce genre de commission s'arroge le droit fondamental des parents qui restent les premiers décideurs, selon la loi naturelle, de l'éducation de leurs enfants :

"Premiers responsables de l'éducation de leurs enfants, les parents ont le droit de choisir pour eux une école [italiques d'origine, NDR] qui correspond à leurs propres convictions. Ce droit est fondamental. Les parents ont, autant que possible, le devoir de choisir les écoles qui les assisteront au mieux dans leur tâche d'éducateurs chrétiens. Les pouvoirs publics ont le devoir de garantir ce droit des parents et d'assurer les conditions réelles de son exercice." (CEC §2229)

Michel Janva


Incendie criminel d'une école à Montpellier (suite)

Déclaration de l'abbé Montjean :

"Une réponse à une grossière imprécision concernant l'école elle-même : le Cours Notre-Dame a été fondé par une famille de Montpellier et a toujours été dirigée par une association de laïcs, indépendants de tout communauté religieuse, Institut ou Fraternité. L'aumônerie a été assurée par divers prêtres, et ce n'est que depuis 2002 que l'Institut du Christ Roi en assure la direction administrative et pédagogique. La déclaration en mairie faite le 7 septembre 2002 en fait foi. La direction pédagogique a toujours été précédemment assurée par une mère de famille, n'appartenant à aucune communauté religieuse."

"Je remercie de tout coeur tous ceux qui nous ont appelés et soutenus depuis samedi, et continue de solliciter l'aumône de vos prières. Loin des questions administratives qui se régleront, il faut soutenir les familles éprouvées et des enfants souvent choqués du spectacle de leur petite école détruite."

Michel Janva


Trois aveux sur le lobby gay

Après le tsunami médiatique de ces derniers jours, chacun aspire à parler d'autre chose que des revendications "gays" - mais pas avant d'avoir noté trois aveux importants dans cet article du Nouvel Obs de la semaine dernière.

1. La stratégie "gay" sait procéder par étapes, en dissimulant l'étape suivante

Philippe Fretté, qui en 1986 avait fondé l’APG (Association des Parents gays… et bientôt lesbiens) [...] s’entendait souvent dire [...] : « Des mômes ? Qu’est-ce que c’est que cette idée ? Vous voulez le beurre et l’argent du beurre ! » [...] L’association a accepté de se taire le temps du pacs. « On avançait par étapes », rappelle la présidente de l’époque, Martine Gross. « Après, on est monté au front avec deux lignes directrices : visibilité et reconnaissance. » C’est elle qui, un soir de 1997, a jeté sur un coin de table le mot « homoparentalité ». [Sur ce dernier point : voir ici]

2. La complaisance des médias a étonné même les "gays"

Les journalistes ont repris en boucle les estimations de l’APGL – 200 000 petits concernés –, corrigées depuis par le démographe Patrick Festy, qui évalue à 40 000 maximum le nombre d’enfants élevés par des parents homosexuels. La bienveillance médiatique a surpris jusque dans les rangs de l’APGL. « Parfois, on se demande même pourquoi la presse nous a tellement aidés ? » Parce que les journalistes sont tous de gauche, jurent les mauvaises langues, ou tous politiquement corrects. « Parce qu’ils cultivent, comme beaucoup de gens, une forme de culpabilité vis-à-vis des homos », avance le psychanalyste Jean-Pierre Winter.

3. Les psychanalystes réservés sur l' "homoparentalité" sont réduits au silence

Les psys, souvent réticents il y a encore cinq ans, sont moins prolixes sur la question. Certains ont fini par rallier la cause, d’autres par baisser les bras. Quelques-uns confient qu’ils n’osent plus parler.

Dissimulation, complaisance, intimidation : un résumé des stratégies subversives dans bien des domaines ces dernières décennies.

Henri Védas (merci à O.N.)


La culture de mort eugéniste s'attaque aux nourrissons

Citation de la dépêche AFP :

"Un rapport de l'Académie de médecine recommande d'éviter l'acharnement thérapeutique pour grands prématurés dans certains cas, évoquant ainsi les limites de la réanimation, en soulignant les risques de séquelles pour les enfants".

Passage du rapport en question :

"Si les conditions sont réunies, il faut tout tenter pour sauver la vie d'un tel prématuré, mais il n'est pas acceptable de s'acharner de façon déraisonnable à sauver cette vie, si les traitements entrepris viennent à être disproportionnés par rapport au bénéfice attendu en termes de durée et de qualité de vie".

Ce n'est pas la vraie définition de l'acharnement thérapeutique :

"Il arrive qu'un patient soit dans un tel état que les médecins ont la certitude qu'il va mourir. Face à cette certitude se pose le problème de l'acharnement thérapeutique. Celui-ci consiste à soumettre le patient à des examens ou traitements fastidieux et coûteux dont le but est de prolonger quelque peu sa vie" (Lexique des termes ambigus et controversés du Conseil Pontifical pour la Famille, p. 41).

La dépêche reprend le glissement sémantique de l'Académie de médecine, qui peut induire en erreur nombre de catholiques, car l'Eglise, à certaines conditions sine qua non, cautionnent l'arrêt de l'acharnement thérapeutique (ib. p. 42).
Mais voilà, dans les cas évoqués par l'Académie de médecine, il n'y a aucune certitude de mort pour les nourrissons, mais seulement des risques de séquelles qui "restent importantes et se maintiennent entre 15 à 20% des prématurés survivants". La seule motivation de l'acharnement thérapeutique dans ce rapport s'inscrit en terme d'investissement ("bénéfices attendus").

En clair, la problématique de l'Académie de médecine est
: vu l'état dans lequel ils vont survivre, vu les handicaps qu'ils peuvent porter, faut-il s'acharner pour de tels enfants?
Sa réponse est non au regard de ses intérêts.
Celle du catholique est oui à la lecture de l'enseignement de l'Eglise, car les conditions sine qua non ne sont pas réunies et donc parce que toute vie vient de Dieu et vaut d'être vécue, tout simplement. Sinon, on est un criminel.

Lahire


"Parrainage civil" ou "Baptême républicain" ? Réaction du CNI

La présidente du CNI réagit, sans la nommer, à la proposition de loi de M. Myard sur un "parrainage civil".

Roscoat « En tant que catholique, j'ai toujours refusé de célébrer un « baptême républicain » Pourquoi ? Tout simplement parce que la terminologie est empruntée au sacrement religieux qui ne peut être galvaudé ».

« [...] Quel est le but recherché ? S'il s'agit bien de donner deux parrains pouvant contribuer auprès des parents à l'éducation des enfants, je dis oui, cent fois oui. Mais si cela est présenté ou vécu comme une parodie de sacrement,  mon opposition est formelle » explique Annick du Roscoät.

On note avec intérêt que Mme du Roscoat s'exprime "en tant que catholique" - ce qu'on n'entend habituellement de la part d'un politique que dans la phrase : "je suis catholique, mais je suis [contre l'enseignement de l'Eglise sur tel sujet]."

Le communiqué laisse toutefois sur sa faim : le CNI est-il pour ou contre la proposition de M. Myard ? Ce qui revient à demander si cette dernière institue une parodie de sacrement.

Myard - Pour sa défense, M. Myard n'utilise pas le terme de "baptême républicain", et précise explicitement qu' "[i]l ne s'agit en aucun cas de parodier un rite religieux". Nul doute que, comme aujourd'hui, la cérémonie serait le plus souvent appelée ainsi.

- M. Myard admet la filiation de sa proposition avec l'usage révolutionnaire. Et il la présente comme l'extension de la pratique extra-légale actuelle, qui conserve majoritairement une tonalité idéologique (voir ici).

Mais la principale raison pour laquelle cette cérémonie tient de la parodie est qu'elle n'introduit aucun élément complémentaire au sacrement chrétien. Dans le cas du mariage, l'institution civile transpose au regard de la loi l'essentiel des obligations qu'entraîne le sacrement du mariage au regard de l'Eglise.

Le "parrainage" de M. Myard, en contraste, n'entraînerait aucune obligation de la part des parrains ni du filleul. Il serait donc uniquement symbolique, et ne serait pas la transposition dans la loi de devoirs des parrains chrétiens, mais le pendant de la cérémonie chrétienne dans une sorte de religion républicaine.

Une seule obligation est mentionnée dans la proposition de loi : celle qui pèserait sur les municipalités, tenues de proposer ces cérémonies, qu'elle aillent ou non à l'encontre des convictions des élus.

Henri Védas


L'UMP ne s'opposera pas au MPF

Une brève publiée dans Le Figaro-Magazine révèle que la direction de l’UMP aurait été "contrariée" par l’initiative d’un membre du bureau exécutif du Parti radical valoisien, Mourad Ghazli. Ce dernier a demandé qu’un candidat UMP soit aligné face à Philippe de Villiers en Vendée lors des prochaines législatives. Au vu des attaques tonitruantes du président du MPF contre la politique du parti sarkozyste cette demande apparaît somme toute assez logique. Mais Ghazli s’est fait opposer une fin de non recevoir. Embarrassé, c’est le sulfureux Manuel Aeschlimann, député-maire d'Asnières et "conseiller politique de Nicolas Sarkozy", qui s’est chargé d’une réponse :

"Cette revendication nous pose problème, mais je crois qu’elle n’aura pas de suite, les élus et militants locaux du MPF ne sont pas aussi caricaturaux que leur mentor".

Pourtant, la "revendication" de Ghazli ne consistait pas à opposer un candidat UMP face à un anonyme du MPF mais contre Philippe de Villiers lui-même.

Michel Janva


Benoît XVI et la musique

Phrase du Pape à l'occasion d'un concert de musique sacrée offert à Benoît XVI, samedi après-midi, en la chapelle Sixtine du Vatican par la "Fondation Domenico Bartolucci" :

"Un authentique ‘aggiornamento’ de la musique liturgique n'est possible que dans le sillage de la grande tradition, c'est-à-dire du grégorien et de la polyphonie sacrée".

Lahire


Indulgence plénière

Le Pape accorde une indulgence plénière à l'occasion de la cinquième rencontre mondiale des familles qui aura lieu à Valence (Espagne) du 1er au 9 juillet prochain.
Vu la teneur tendacieuse de la dépêche AFP, nous attendrons que le Vatican communique pour en faire connaître plus de détails, en particulier les conditions.

Lahire


Le procès sur l'ignominie des Guignols de Canal+ aura lieu

On se souvient qu'en avril 2005, les Guignols de l'info sur Canal+ s'en étaient violemment pris au nouveau Pape Benoît XVI en le nommant Adolf II. L'Agrif avait alors déposé plainte contre laquelle la chaîne de télévision a mené une bataille judiciaire afin qu'elle soit jugée irrecevable. Or, vendredi dernier, l'Agrif nous a informé que :

"Le juge d’instruction saisi de l’affaire a rejeté les arguments des avocats de Canal +. La constitution de partie civile de l’AGRIF est donc déclarée recevable. Le procès aura lieu. L’AGRIF donnera toutes les informations sur son déroulement."

C'est une petite victoire. A suivre.

Michel Janva


Des femmes pour enseigner l'islam

La Croix consacre un dossier aux femmes marocaines formées pour enseigner l'islam aux musulmans. Ni imams, ni autorisées à prêcher, on les imagine expliquer les sourates du Coran :

"Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas aggraver votre charge de famille." (Sourate 4, verset 3)


"Les hommes sont supérieurs aux femmes par le fait qu’Allah en a élevé plusieurs au dessus des autres." (Sourate 4, verset 38)

"Voici ce qu'Allah vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles." (Sourate 4, verset 11)

Michel Janva


Catholiques aux Etats-Unis : l'impact "latino"

Les hispaniques représenteront 48% de la population catholique des Etats-Unis en 2025. Le nombre total de catholiques, de 54 millions en 1990, est de 65 millions aujourd'hui pourrait atteindre 83 millions en 2025. (Source: Zenit)

Toutefois, on a constaté une baisse de la pratique religieuse chez les "Latinos" catholiques ces dernières années, de 43% en 1990 à 33% aujourd'hui.

Et alors qu'il y a trente ans 90% des Latinos étaient catholiques, la proportion ne serait plus que de 70% aujourd'hui, d'après le Washington Post. Où sont passés les autres ? Pour beaucoup, ils se sont tournés vers le protestantisme évangélique.

Henri Védas


Nombreuses ordinations dans les communautés

Le cardinal Franc Rodé, préfet de la congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique, ordonnera 14 prêtres et 8 diacres de la communauté Saint-Jean, samedi 1er juillet, à 10h30 en la basilique souterraine d’Ars. Les ordinands sont originaires de Belgique (2), du Brésil(1), de Côte d’Ivoire (1), des Etats-Unis (3), de France (13), de Pologne (1) et du Togo (1).

Jeudi 29 juin, deux diacres de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier seront ordonnés prêtres en l'abbaye de Fontgombault par Mgr Haas.

La Fraternité Saint-Pierre annonce 12 ordinations sacerdotales en ce mois de juin.

Pour les autres chiffres que je n'ai pas trouvé (de la Cté St Martin à la FSSPX), je laisse le soin aux lecteurs de les ajouter dans les commentaires.

Michel Janva


Les mauvaises idées de deux députés UMP

Ce week-end, Pierre Lellouche annonçait une proposition de loi pour faciliter le travail du dimanche.

Samedi, le Figaro titrait sur l'initiative de Jacques Myard : revigorer la parodie républicaine du baptème chrétien.

Sur certains sujets, ces députés ne sont pas les pires de leur groupe - mais ils semblent penser tous deux qu'il est urgent de déchristianiser davantage encore la France. Brillant.

Henri Védas


Pink TV à l'agonie ?

Pink_tv_logo_1 Communautarisme.net, citant Le Monde, rapporte que la chaîne "gay" "est confrontée à l'hypothèse de sa disparition du PAF. [...] Selon un article paru dans Le Monde, les pertes pourraient atteindre 8 millions d'euros en 2006, ce qui conduit certains des prestigieux actionnaires de la chaîne à évoquer la possibilité d'un dépôt de bilan."

Dans une interview, le directeur de la chaîne revendique maintenant 85.000 abonnés, et vise 150.000 dans deux ans - alors que son équilibre est estimé à 180.000.

L'interview met en lumière ce qui a sans doute été la méprise initiale de la chaîne : avoir cru la propagande "gay" sur le nombre des homosexuels. Le directeur affirme en effet que sa "marge de progression est énorme. Les gays sont près de quatre millions en France."

Eh bien, non : ils ne sont pas 4 millions, et Pink TV doit maintenant s'en douter. Tout comme il n'y a pas 200.000 couples "homoparentaux" en France, mais 20.000 (INED), comme le rappelait Jean-Marc Nesme dans le Figaro de samedi. Et il n'y avait pas 800.000 personnes à la Gay Pride samedi dernier, mais moins de 100.000.

Les investisseurs de Pink TV découvrent qu'on ne fonde pas un projet commercial sur la propagande "gay" : on est vite rattrapé par la réalité des chiffres. Et les politiques qui feront le même calcul connaîtront sans doute la même déconvenue.

Henri Védas


Chirac candidat à la présidentielle ?

"C'est une question qui se pose", a déclaré sans rire le chef de l'Etat. "Vous le saurez normalement dans le courant du premier trimestre de l'année prochaine, lorsque j'aurai pris ma décision et que je déciderai de l'annoncer".

Le reste de l'intervention de Chirac peut se résumer en un "tout va très bien Madame la Marquise".

Les Français doivent donc soutenir le gouvernement comme l'équipe de France de football, qui "représente" les Français "et qui le fait bien"...

Michel Janva


Marine Le Pen distingue le lobby gay et les homosexuels

Marine Le Pen était ce matin invitée sur RMC info. Elle a été interrogée sur la revendication majeure de la «Marche des fiertés», à savoir le droit à l’adoption et au mariage pour les gays. Si on donne droit à cette revendication, qu’est-ce qui pourrait interdire par exemple demain "la polygamie ?", a-elle déclaré.

"Je suis contre le mariage homosexuel parce que si nous sortons du mariage hétérosexuel, nous pouvons ouvrir la porte à un bouleversement absolu des bases de notre société. (...) Les homosexuels du Front National ne sont pas favorables au mariage homosexuel. Ils plaident pour le droit à l’indifférence et non à la différence. [Cependant], il est assez normal qu’on puisse permettre [aux homosexuels] de se transmettre un patrimoine, pour assurer les vieux jours de leurs conjoints."

Par cette prise de position, unique dans l'arène politique, il faut bien le dire, Marine Le Pen semble distinguer le lobby gay et les homosexuels. C'est une bonne chose et, en effet, les revendications du mouvement 'culturel' gay n'ont rien à voir avec les besoins des homosexuels. Néanmoins, elle ne semble pas faire de distinction entre l'inclination homosexuelle ("objectivement désordonnée", CDF) et la pratique ("leurs conjoints" ?, MLP). C'est un peu gênant :

"L'Église enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à l'approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles." (CDF)

Mais enfin, ne boudons pas notre plaisir : il est assez rare qu'un politique fasse la distinction entre le lobby gay et les homosexuels.

Michel Janva


Le rap antifrançais protégé par la justice

Le tribunal correctionnel de Melun a jugé irrecevable la citation à comparaître délivrée par le député UMP Daniel Mach contre le chanteur de rap Monsieur R. en raison du caractère violent ou pornographique de l'une de ses chansons. Le tribunal a considéré que le député des Pyrénées-Orientales n'avait aucune qualité juridique à agir contre Monsieur R., de son vrai nom, Richard Makela. Ce dernier était poursuivi pour "diffusion de message violent, pornographique ou contraire à la dignité, accessible à un mineur" pour l'une de ses chansons intitulée "FranSSe" dans laquelle il compare la France à une garce.

Depuis décembre 2005, c'est la troisième fois que les juridictions françaises relaxent des rappeurs. Mercredi dernier, la cour d'appel de Paris a confirmé la relaxe de l'un des rappeurs du groupe "La Rumeur", poursuivi pour diffamation d'une administration publique, en l'occurence, la police nationale. Décision contre laquelle le parquet général s'est pourvu en cassation.

Michel Janva


L'UMP 'réfléchit' au travail le dimanche

La porte-parole de l'UMP Valérie Pécresse a souhaité une "réflexion" et une "concertation" sur l'ouverture des magasins le dimanche :

"Cette ouverture correspond aujourd'hui aux évolutions de la société, notamment dans les grandes villes, particulièrement en grande banlieue parisienne. [Cette réforme] doit évidemment être accompagnée de mesures de protection adéquates pour les salariés. Le travail le dimanche ne doit être en aucun cas imposé, et il doit s'accompagner de récupérations adaptées".

C'est tout réfléchit. En effet, il faut savoir que :

. Une étude du Bureau d'Information et de Préventions Economiques (BIPE) révèle que la généralisation du temps de travail ne crée pas de véritables emplois. Nous assistons plutôt à un transfert du chiffres d'affaires de la semaine vers le dimanche. De plus, cela supprime les petits commerces des centre-villes et des zones rurales. Les frais de personnel étant plus élevés chez ces derniers que dans la grande distribution, ils ne peuvent supporter la concurrence.

. Les salariés n'ont pas le choix. Les conditions de rémunération (quand les majorations pour le travail du dimanche sont payées) et les primes à la vente sont faites pour 'obliger' les salariés à travailler le dimanche. Quant cela ne suffit pas, certaines méthodes patronales (chantage à l'emploi, pression...) permettent de forcer la main.

. Le sens du dimanche ne concerne pas que les chrétiens. Dans une société sécularisée, il garde une place essentielle. Il est le temps de la gratuité, le temps où l'on se retrouve en famille, entre amis, en association... Le dimanche est un temps où l'on existe socialement pour un service.

. Le travail du dimanche est un enjeu de société. L'absence des parents hors du foyer familial peut, par exemple, accentuer le phénomène de délinquance ou d'échec scolaire.

. Il est important que la semaine soit rythmée. Le dimanche ponctue la semaine. Des chronobiologistes ont montré que la semaine de sept jours était le meilleur rythme. Les tentatives de modification ont d'ailleurs toujours échouées. Pour preuve celle de 1789 en France (la semaine de dix jours) ou celle de 1917 voulue par la Révolution russe (semaine de six jours), qui n'ont pas tenu bien longtemps...

Michel Janva


Les évêques polonais contre la recherche sur les embryons

Après la COMECE, les évêques polonais ont adressé une sévère critique au Parlement européen pour avoir approuvé le financement par l'UE de la recherche sur les cellules souches embryonnaires à des fins thérapeutiques :

"Le résultat du vote au Parlement européen suscite de graves objections éthiques puisque cette recherche, destinée à protéger la vie et la santé d'êtres humains, se fait au prix de l'anéantissement d'autres êtres humains".

[L'Eglise catholique de Pologne] exprime sa ferme opposition au financement par l'UE d'une recherche qui mène à la destruction d'embryons humains. [Elle] appelle le Parlement européen à revoir sa décision erronée qui ne compte pas avec une valeur fondamentale qu'est la vie humaine et qui sape la confiance dans l'UE et dans ses processus décisionnels".

Michel Janva


Le catéchisme restera obligatoire en Bolivie

Le président bolivien Evo Morales a renoncé à supprimer le catéchisme de l'enseignement public, face à l'opposition suscitée par le projet dans un pays à 80% catholique. Le chef de l'Etat prônait son remplacement par des cours de morale.

"Il n'y a pas motif à une confrontation ou à une distanciation entre l'Eglise et l'Etat", s'est félicité Mgr Edmundo Abastoflor, archevêque de la Paz et vice-président de la conférence épiscopale bolivienne, après avoir reçu samedi des assurances de la part du président.

Michel Janva


"L'homoparentalité" dissocie parentalité et parenté

Xavier Lacroix a signé une tribune dans Le Figaro de samedi dénonçant l'homoparentalité comme une discrimination pour les enfants :

"Il est surprenant que des enjeux aussi consistants que le mariage ou l'adoption soient abordés seulement sous l'angle de l'égalité (...). Or, face au mariage et à la parenté, les couples homosexués ne sont pas, de fait, dans la même situation.

Le mariage n'est pas un objet neutre, convoitable indépendamment de son contenu. Ni hétérosexuel ni homosexuel, il n'est pas seulement «la reconnaissance sociale de l'amour», selon la formule de Noël Mamère, mais, par définition et de fait dans notre droit, la fondation d'une famille. Qu'il soit possible de fonder une famille autrement ou que certains couples mariés soient stériles n'enlève rien à cette finalité intrinsèque. Certains groupes de pression minoritaires dans la société ont tenté de contourner cette difficulté en créant de toutes pièces la notion d'«homoparentalité». Une telle notion n'est possible qu'en dissociant la «parentalité» de la «parenté», le premier terme désignant l'exercice de fonctions, le second restant lié à l'engendrement.

Que, dans des situations de fait, une telle disjonction puisse avoir lieu est une chose dont il faut tenir compte. Mais qu'une telle dissociation soit érigée en principe et a fortiori instituée, en est une autre, moralement discutable. En instituant la parenté monosexuée sous prétexte de lutter contre une prétendue discrimination entre les adultes, on en créerait une autre, bien plus réelle et bien plus grave, entre les enfants. Des milliers d'enfants seraient en effet privés par le droit, a priori donc, de trois biens fondamentaux.

Tout d'abord de la différence entre deux repères identificatoires, masculin et féminin, dans l'univers de leur croissance intime. (...)

Le second bien élémentaire pour l'enfant est, lorsque cela est possible, la continuité ou au moins l'analogie entre le couple procréateur et le couple éducateur. La quête douloureuse de leur origine par les enfants nés «sous X», les difficultés propres à l'adoption indiquent bien que les ruptures dans l'histoire, les dissociations entre les différentes composantes de la parenté, sont autant de complications dans la vie de l'enfant. (...)

Enfin, l'enfant a besoin d'une généalogie claire et cohérente, lisible. Nous sommes dans un système généalogique à double lignée, ce qui ne manque pas de sens. Les bricolages de la filiation proposés par certains lui ôtent toute lisibilité. L'adoption n'a pas pour objet l'éducation seulement, mais la filiation. Elle ne définit pas seulement par qui l'enfant sera élevé, qui aura sur lui l'autorité parentale, mais de qui il est fils ou fille. (...)

Au fil des mois, il apparaît de plus en plus clairement que c'est la dissociation entre parentalité et parenté qui est au coeur du débat. Cette dissociation va de pair avec la déconnexion entre procréation et éducation. La négation de la place de la différence sexuelle dans la parenté ne fait qu'un avec la négation de l'importance du corps dans la filiation."

Michel Janva


"la réforme liturgique de Vatican II n’a jamais décollé"

Monseigneur Malcom Ranjith Patabendig, évêque sri-lankais et secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a accordé un entretien au quotidien La Croix, dans lequel il confirme ce qui a déjà été rapporté :

"Je crois que la réforme liturgique de Vatican II n’a jamais décollé. D’ailleurs, cette réforme ne date pas de Vatican II : elle a en réalité précédé le Concile, elle est née avec le mouvement liturgique au début du XXe siècle. Si l’on s’en tient au décret Sacrosanctum Concilium de Vatican II, il s’agissait de faire de la liturgie la voie d’accès à la foi, et les changements en la matière devaient émerger de manière organique, en tenant compte de la tradition, et non de manière précipitée. Il y eut de nombreuses dérives, qui ont fait perdre de vue le véritable sens de la liturgie. On peut dire que l’orientation de la prière liturgique dans la réforme postconciliaire n’a pas été toujours le reflet des textes de Vatican II, et en ce sens, on peut parler d’une correction nécessaire, d’une réforme dans la réforme."

"Aujourd’hui, les problèmes de la liturgie tournent autour de la langue (vernaculaire ou latin), et de la position du prêtre, tourné vers l’assistance ou tourné vers Dieu. Je vais vous surprendre [il s'agit du journaliste de La Croix. Dans ce Salon, nous ne sommes pas surpris] : nulle part, dans le décret conciliaire, on n’indique qu’il faut que le prêtre désormais se tourne vers l’assistance, ni qu’il est interdit d’utiliser le latin ! Si l’usage de la langue courante est consenti, notamment pour la liturgie de la Parole, le décret précise bien que l’usage de la langue latine sera conservé dans le rite latin. Sur ces sujets, nous attendons que le pape nous donne ses indications."

"Il faut bien préciser que ce rite, celui du missel de saint Pie V, n’est pas « hors la loi ». Faut-il l’encourager davantage ? C’est le pape qui décidera."

Michel Janva


Les sermons du pélerinage de Chrétienté

...sont en ligne : à lire ou écouter. Extrait de l'homélie du Père Alain, supérieur de la communauté de la Sainte-Croix de Riaumont, prononcée le dimanche de la Pentecôte :

""Les hommes", paraît-il, "naissent libres et égaux en droits" ... Formule ambiguë, source empoisonnée d'où découlent mille contre-vérités. Formule viciée qui dresse les enfants contre les parents, les ouvriers contre les patrons, les élèves contre les maîtres. Non, l'homme ne naît pas libre ! Il naît faible et démuni ; il naît vulnérable et menacé ; plus que jamais menacé, d'ailleurs, par cette société qui lui chante qu'il naît libre mais qui lui retire d'abord le droit de naître ! Dites-moi : Qu'est-ce que la liberté du petit homme qui naît ? S'il survit au fléau criminel de l'avortement, le nouveau-né n'a que faire de cette liberté individuelle théorique, qu'on ne lui donne d'une main que pour mieux la lui retirer de l'autre quand on met en péril sa famille ! Le petit homme n'a que faire de cette pitoyable caricature de liberté au nom de laquelle on le prive de ses véritables intérêts on l'expose à tous les dangers !

La véritable liberté d'un enfant est dans les mains de ses parents ! Elle n'est protégée que par des parents qui, fidèles à leur mission sacrée sont prêts à faire, justement, le sacrifice de leur propre liberté, de leur tranquillité, de leur confort, de leur caprices, pour se mettre au service des enfants auxquels ils ont donné la vie.

(...) Le premier droit de l'enfant, son véritable bien, est d'avoir une famille stable, sereine, unie autour de son chef, le Père de famille !

(...) Quoiqu'il en soit de cette liberté civile très théorique et bien encombrante dont l'affuble la théorie des droits de l'homme ; au plan naturel, déjà, l'homme réel ne naît pas libre : il naît lié à des parents, à une famille, à une cité, à une patrie ; il leur est redevable de sa vie, de sa survie naturelle, mais encore de tous les bienfaits qui feront de sa vie une existence humaine. L'homme naît redevable à sa famille et à sa Patrie de biens inappréciables, d'une dette dont il ne pourra jamais s'acquitter."

MJ


Incendie de l'école de Montpellier : communiqué

De la part de monsieur l’Abbé Montjean, directeur du Cours Notre Dame à Montpellier :

Chapelle Notre école a été incendiée par une main criminelle dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 juin. Le feu a été mis simultanément aux soutanes dans la sacristie et aux soutanelles entreposées dans le réfectoire. La chapelle et le réfectoire ont brûlé. Les salles de classe n’ont pas été épargnées puisque toute l’installation électrique de l’école a fondu, toutes les parois sont détériorées et tout ce qui se trouvait à l’intérieur des classes est inutilisable.

Bien que l’école ait un contrat d’assurance solide, elle a besoin de dons pour deux raisons majeures :

  • L’école n’a pas de trésorerie et ne bénéficie d’aucune subvention, reposant sur les seules ressources des parents et des donateurs. Elle a, comme tous les établissements du même type, un budget en flux tendu. Cependant, il y a des frais à engager immédiatement, comme le gardiennage des lieux, le déménagement du mobilier, les réfections des ornements liturgiques, etc…
  • La suppression de la fête de l’école qui devait se dérouler le samedi 24 soir représente également un manque à gagner financier très important : les salaires des institutrices pendant les mois de vacances, les charges sociales, etc… Par ailleurs, tous les investissements réalisés pour cette fête sont perdus.

Refectoire Aussi, nous nous tournons vers chacun d’entre vous : nous estimons actuellement ces besoins à près de 9000 euros.

Les dons versés ouvrent droit à une réduction d'impôt de 66% de leur montant, retenu dans la limite de 20% du revenu imposable. Ils feront donc l’objet d’un reçu fiscal annuel de la part de l'association.
Les chèques sont à libeller à l’ordre du Cours Notre-Dame et à adresser à l’adresse suivante : monsieur l’Abbé Montjean, villa sainte Christine, 334 rue du pioch de Boutonnet, 34090 Montpellier.

Les dons peuvent aussi être effectués par virement. Coordonnées bancaires : Titulaire du compte : Association Cours Notre Dame de Fatima; Code banque : 30004; code guichet : 00640; Numéro de compte : 00000619206; clé RIB : 86; nom de l'agence : BNP PARIBAS Montpellier (00640).

Vierge Nous vous remercions par avance de votre générosité et vous assurons de nos prières.

Faites circuler ce mail autour de vous au maximum : Saecula ([email protected]), réseau d’entraide de catholiques du Languedoc, se propose de faire le relais pour toute question ou renseignement.

Lahire


Un philosophe anglais intervient devant le Vlaams Belang

ScrutonLe parti sécessioniste flamand, premier parti de Belgique, cherche à développer ses contacts avec des penseurs libertariens et conservateurs anglo-saxons. Il a invité une figure de la pensée conservatrice britannique, Roger Scruton, philosophe et fondateur de la Salisbury Review, à s'adresser à ses cadres. Le blog Brussels Journal publie le texte (en anglais) de cette intervention importante.

Scruton commence par faire état des pressions dont il a fait l'objet pour le dissuader de parler devant un parti accusé de "racisme et de xénophobie". Et il précise que cette accusation est grave : chacun, ses interlocuteurs comme lui, doit se demander s'il ne participe pas effectivement à l'incitation à la haine "qui n'est jamais loin sous la surface de la politique".

Mais une fois cela posé, Scruton examine l'instrumentalisation des accusations de "racisme et de xénophobie" :

Quelqu'un qui refuse de voir qu'il est mortellement malade, que son épouse lui est infidèle ou que son enfant est un délinquant reportera sa colère sur celui qui dira la vérité interdite. [...]. Depuis longtemps, la classe politique européenne a refusé de voir les problèmes posés par l'immigration à grande échelle de personnes qui n'adoptent pas notre manière de vivre européenne. Elle a reporté sa colère contre ceux qui mettaient en garde contre les troubles à venir [...]. Et une des armes que les élites ont utilisées [...] est d'accuser de racisme et de xénophobie ceux qui souhaitent évoquer les problèmes.

Scruton analyse alors le racisme et la xénophobie - leur réalité, déplorable, mais aussi leur asymétrie et leur intrumentalisation.

Le philosophe met en garde : "Les gens ordinaires en Europe sont aujourd'hui profondément inquiets de leur avenir [...]. Et quand les gens sont dans un tel état d'inquiétude, ils peuvent représenter une menace, pour eux-mêmes et pour ceux qu'ils craignent."

En refusant de voir un problème, on empêche sa discussion, jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour discuter. [...] [N]ous avons le devoir de braver les accusations de racisme et de xénophobie, et de discuter de chaque aspect de l'immigration. Nous ne le devons pas seulement aux Européens d'origine, mais aux immigrés eux-mêmes, qui ont autant que nous intérêt à une coexistence paisible.

Scruton dénonce enfin dans la crise de l'assimilation la responsabilié de l' "oïkophobie" - l'aversion envers son domicile, par extension envers sa culture d'origine, qu'il voit comme constitutive de la crise européenne.

On remarquera qu'il rejoint là cette analyse du cardinal Ratzinger :

["Une certaine haine de soi occidentale"] est tout simplement pathologique. Il est louable que l'Occident essaye d'être plus ouvert, d'avoir plus de compréhension pour les valeurs des autres, mais il a perdu toute capacité à s'aimer lui-même. [...] Si elle veut vraiment survivre, l'Europe a besoin, de manière certes critique et humble, de s'accepter à nouveau elle-même. (First Things, 2005)

Henri Védas


La Turquie n'aime pas Winnie l'Ourson

Porcinet01 La télévision publique turque (TRT) contrôlée par l’Etat vient de se découvrir une mission de toute première importance, une mission sacrée peut-on dire. Se rendant compte que l’un des principaux amis de Winnie l’Ourson n’est autre que Porcinet qui, comme son nom l’indique, appartient à la race maudite des suidés (suidé : «mammifère ongulé non ruminant, au museau formant un groin, à fortes canines rallongées en défenses» nous apprend le Larousse. La famille regroupe également le sanglier, le phacochère ou le pécari…), la TRT a décidé d’interdire le dessin animé. Le porc on le sait est un animal impur dans la religion musulmane.

Il faut tout de même savoir que la sympathique petite troupe de Winnie et de Porcinet est extrêmement populaire en Turquie.

Que des musulmans interdisent cette série pour enfants, on peut (à la limite) le comprendre. Ce qu’on comprend moins c’est que la TRT est une télévision d’Etat et non la chaîne de l’union des mosquées turques et que, jusqu’à preuve du contraire, la Turquie est ou devrait être un état laïc. Visiblement, elle l'est pour les naïfs.

Michel Janva


50 questions réponses contre l'avortement

Livre En un livre d'une trentaine de pages, l'association Droit de Naître a réuni 50 questions essentielles et leurs réponses que tout Français devrait connaître contre l'avortement. Saviez-vous que l'avortement provoqué par aspiration est la méthode la plus fréquenmment utilisée ? L'embryon ainsi aspiré est tué par le démembrement de ses bras et ses jambes et transformé en une purée sanguinolente. Vous trouvez cela ignoble ? C'est bien normal. Et pourtant, cela se pratique tous les jours en France. Légalement. Et je vous fais grâce de la méthode d'avortement dite par dilatation...

Ce livre est en libre accès (format pdf). A diffuser.

Michel Janva (via le Blog pour la vie)


Bernard Antony : quatre décennies de combat politique

Vox Galliae met en ligne la première partie d'un entretien vidéo avec ce militant infatigable contre la subversion : un passionnant témoignage. Bernard Antony y rappelle notamment ce qui a évolué en bien depuis les années 1970 :

- La convalescence de l'Eglise en France : on oublie vite la virulence de l'infiltration marxiste-léniniste qu'elle subissait alors;

- La débâcle du communisme en Europe de l'Est : Bernard Antony décrit ce militant anti-communiste polonais qui, alors qu'il fréquente les Journées d'Amitié française au début des années 1980, "n'a rien à se mettre sur le dos"... et est aujourd'hui président de la Diète polonaise.

Une leçon contre le découragement ! La deuxième partie de l'entretien sera mise en ligne lundi.

Henri Védas


Des policiers tabassés

Trois policiers ont été passés à tabac jeudi soir à Nanterre, à la suite d'un contrôle routier, par une quinzaine de jeunes, dont 2 ont été interpellés. L'information, révélée par  le Parisien de vendredi, a été confirmée de source policière. L'agression a eu lieu jeudi vers 19 heures, alors que les trois policiers contrôlaient, jusque-là sans problème, deux jeunes circulant à scooter. Mais une quinzaine d'autres sont arrivés et ont agressé physiquement les policiers, jetés à terre et maintenus par leurs agresseurs pour être roués de coups.

Ce quartier est "un peu tendu en ce moment", et la police risque ce genre d'incidents lorsqu'elle intervient en effectifs insuffisants, a commenté vendredi une source policière.

Sarkozy était en meeting le même soir. Où ses militants auraient pu chanter Dalida : "Toujours des mots, rien que des mots, les mêmes mots... Paroles, paroles, paroles..."

Michel Janva


Anvers à nouveau en deuil

Un homme de 54 ans a été frappé à mort par 6 jeunes dans un bus d'Anvers. Il serait intervenu pour tenter de faire cesser une altercation entre ces six jeunes, qui se sont retournés contre lui avant de prendre la fuite après l'arrêt du bus par le chauffeur.

Selon Guido Vermeiren, porte-parole du parquet d'Anvers, les six suspects seraient âgés de 18 à 21 ans. Et allochtones.

Michel Janva


Le dimanche, jour du travail

Le député UMP de Paris Pierre Lellouche déposera la semaine prochaine une proposition de loi sur l'ouverture des magasins le dimanche :

"Il faut laisser aux entreprises et aux salariés qui le désirent la possibilité de travailler le dimanche." "Plus de 70% des Parisiens voudraient pouvoir faire leurs courses le dimanche", ajoute-t-il.

Le député fait aussi valoir que cela "permet de créer des emplois". La loi autorise actuellement 5 ouvertures dominicales par an, avec l'autorisation du maire ou du préfet, et prévoit une tolérance dans les zones touristiques, comme les Champs-Elysées ou le Marais à Paris.

Le 14 juin, la cour d'appel de Versailles a ordonné la fermeture dominicale des magasins d'un centre commercial Usines Center à Villacoublay, à la suite de plaintes déposées notamment par la Fédération de l'habillement, qui représente les petits commerçants indépendants du textile. Cette interdiction de "toute opération commerciale le dimanche" est assortie d'une astreinte de 1000 € par établissement et par infraction constatée.

Les commerçants visés ont décidé de répliquer en créant une association, "Laissez-nous travailler", pour modifier la législation.

Deux remarques :

1. Ce genre de mesure nuit aux petits commerçants qui n'ont pas les moyens de rester ouverts 7 jours sur 7. Donc en matière de création d'emplois, l'analyse est à réétudier.

2. L'ouverture des magasins le dimanche nuit au premier commandement "Tu sanctifieras la jour du Seigneur". Au fond, le dimanche doit rester un jour sacré, réservé à la famille, cellule naturelle de la société. Jour durant lequel, tout travail doit être banni. C'est important tant pour l'éducation, que pour l'équilibre familial. Pourquoi dire Non au travail du dimanche ? Réponses ici.

Michel Janva


Chirac rend hommage aux musulmans

Jacques Chirac a inauguré aujourd'hui, à l'occasion du 90e anniversaire de la bataille de Verdun, un mémorial dédié aux soldats musulmans morts pour la France entre 1914 et 1918. Le chef de l'Etat a exalté le rassemblement de "la France dans sa diversité".

28000 musulmans des troupes coloniales sont tombés durant la bataille. L'inauguration d'un monument de style mauresque sur le site de Douaumont, composé d'un vaste déambulatoire et d'une coupole, rend hommage aux musulmans morts pour la France. L'édifice côtoie le carré de 592 tombes musulmanes orientées vers la Mecque. Chirac a fait remarquer que ces hommes "se battaient pour leur terre, ils se battaient aussi pour leurs valeurs", celles de la République.

"Ces hommes qui se battaient avec acharnement n'étaient pas mus par le nationalisme, ni par la haine de l'ennemi. Leur âme n'était pas militariste. Leur âme était patriotique. Elle était républicaine".

Les musulmans de France, aujourd'hui, sont-ils républicains ? Si toutefois ce mot a encore un sens.

Michel Janva


Besancenot est élu

... à la candidature. La conférence nationale de la Ligue communiste révolutionnaire, réunie ce week-end à la Plaine-Saint-Denis, a entériné la candidature d'Olivier Besancenot à l'élection présidentielle de 2007. La LCR ne ferme toutefois pas la porte à une candidature unitaire à gauche du PS, derrière José Bové.

En janvier, le 16e congrès de la LCR avait repoussé à juin la décision sur la présence de la ligue à la présidentielle de 2007. Cette question divise profondément le parti trotskiste, dont de nombreux militants souhaitent une candidature unitaire de la gauche antilibérale pour prolonger la victoire du "non" au référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne. José Bové s'est dit prêt le 14 juin dernier à être ce candidat de rassemblement.

Michel Janva


L'"Eurabie" en couverture de The Economist

Le terme d' "Eurabie", popularisé par Giselle Littman ("Bat Ye'Or") et Oriana Fallaci, désigne l'alignement de l'Europe sur le Monde arabe sur la scène internationale, mais aussi, et de plus en plus, le scénario d'une Europe devenant démographiquement "une partie de l'Occident arabe, du Maghreb" (Bernard Lewis) d'ici la fin du XXIe siècle. C'est dans ce dernier sens que l'essayiste catholique George Weigel le reprend pour désigner un de ses "quatre scénarios" de l'avenir de l'Europe.

Econ_1 C'est également dans ce sens que l'utilise The Economist, sans doute le magazine le plus influent au monde, dans son dossier de couverture cette semaine - ce qui marque une étape importante dans la popularisation du terme, du concept et du scénario.

L'hebdomadaire libéral ne fait pas siennes les mises en garde des auteurs ci-dessus, mais se garde de le balayer d'un revers de main : "Le concept [d'Eurabie] comprend une série de mythes et quelques vérités incontestables".

Le "mythe" que conteste principalement The Economist, c'est le nombre des musulmans : ils ne seraient actuellement que 4% de la population européenne totale, et seront 10% en 2025.

PopmusMais le diagramme ci-contre (cliquer pour agrandir) nous rappelle une autre réalité : pour la France, c'est déjà 2025. Les musulmans représenteraient déjà entre 8 et 10% des habitants en France, contre 4% en Allemagne et 3% au Royaume-Uni.

Et cette étude de Polémia indique qu'environ 20% des naissances en France en 2005 ont eu lieu dans des familles immigrées - qui ne sont pas toutes musulmanes, mais qui n'incluent pas non plus toutes les familles musulmanes.

Henri Védas


Les maires contre le "mariage" homosexuel

Sur le site des maires pour l'enfance, on peut lire la réaction du maire (UDF) de Sotteville-sous-le Val (Normandie), Franck Meyer :

"Le mariage entre personnes de même sexe semble devenu ces jours-ci un enjeu majeur des prochaines présidentielles. Le ralliement à la revendication de certains est un très mauvais calcul. Les français comme les élus sont certes soucieux de la protection des minorités, mais ceci ne doit pas se faire au détriment des plus faibles, les enfants. Tout le monde sait que le mariage homosexuel ouvrira automatiquement sur l'adoption et la procréation médicalement assistée. Notre souhait est que l'on prenne le temps d¹un vrai débat autour de cette question essentielle. Le pire serait de l'escamoter et de se soumettre à des pressions. Je m'étonne d'ailleurs que les Maires, qui sont officiers d'Etat Civil, n'aient toujours pas été consultés officiellement sur ses questions de société qui touchent véritablement à l'avenir familial et social de notre pays."

En effet, nous sommes étonnés.

Michel Janva