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Le Cal Tauran et l'élection présidentielle
Le chapelet tatoué, un blasphème ?

Commentaires

Abbé Charles Tinotti

Membre de l’Académie Pontificale pour la Vie, de l’Académie Pontificale pour les Sciences Sociales et de l’Académie Mexicaine de Bioéthique a abordé dans un entretien d'il y a quelques semaines le devoir des chrétiens dans la société en signalant les pièges qui leur sont tendus, "la privatisation de la religion" et la "récupération". C'est bien sûr ce second pièges qui est le plus actuel car le moins discerné par beaucoup de chrétiens :

"Face aux attaques dont la vie est l’objet, existe aujourd’hui un devoir particulier et pressant d’engagement, non seulement dans le secteur biomédical, mais aussi dans le double secteur de la politique et du droit.
Encore faut-il que les chrétiens ne donnent pas le spectacle scandaleux qu’offrent certains, disant : "Comme chrétien, je suis contre l’avortement ; mais comme politique, je suis pour sa légalisation". En somme, deux pièges sont à éviter.
Le premier, c’est la privatisation de la religion. Préconisée par le laïcisme, cette privatisation vise à neutraliser l’action des chrétiens dans la société et à les démobiliser.
Le second, c’est la "récupération" : c’est le risque que courent des chrétiens qui flirtent avec des sociétés initiatiques. Le chrétien risque dans ce cas de devenir complice de la restriction mentale poussant l’initié à cacher une dimension essentielle de son identité : l’appartenance à telle société secrète. Au terme de ce processus ambigu de compagnonnage, il sera bien difficile au chrétien de refuser la main tendue et de critiquer publiquement, par exemple, tel projet moralement inadmissible…".

xango

il faut se réjouir!
et les autres,ils votent Bayrou?
s'en est donc fini du socialisme...

GRAFF

Savez-vous où ont été discutées les lois ivégéistes avant la discussion à l'assemblée ? Dans les loges maçonniques. Rassurant non ?

senex

Pour un "frère", être "de droite" ou de "gauche" n'a aucun sens.L'important c'est que l'influence "humaniste" des loges imprègne tout en profondeur.D'où l'opportunisme des choix politiques.Le "centre"est un marécage,où ils jettent leurs filets.Ouvrez l'oeil.

cathosympa

En écho au commentaire de l'abbé Charles Tinotti : c'est en cela que l'Encyclique Humanum Gentus de notre Saint Père Léon XIII demeure d'une actualité... "cuisante"

http://www.vatican.net/holy_father/leo_xiii/encyclicals/documents/hf_l-xiii_enc_18840420_humanum-genus_fr.html

mangouste

Attention, xango, vous tombez dans le piège de la bipolarisation. Droite et gauche, c'est tout un, et les F.M. nous rejoignent dans cette idée. Le socialisme est peut-être fini sous sa forme archaïque, mais il est remplacé par un nouveau mal qui ne vaut pas mieux : la dictature libérale, relativiste, anti chrétienne qui est sans doute plus efficace pour lutter contre l'Eglise et la Nation.
Moi, je ne me réjoui pas, je constate avec tristesse que des cathos bien intentionnés tombent dans le panneau de la "droite"...

Pascal G.

@Mangouste

Vous tombez vous dans le piège dialectique de la gauche qui voit du libéralisme partout, lequel serait une dictature anti sociale, ou anti chrétienne ou anti humaniste, etc........
Par définition le libéralisme est aux antipodes d'un système de pensée politique : c'est une revendication anti étatique et anti socialiste. Les libéraux français et le plus élaboré d'entre eux, Frédéric Bastiat, furent très anti jacobins, à la suite de Tocqueville, lui même légitimiste dans sa jeunesse, et qui vit dans l'Amérique démocratique comme un reflet de ce que fut la libre société d'Ancien régime.
Cet anti libéralisme répandu dans les milieux catholiques de ''droite'' comme de ''gauche'' fait des catholiques des citoyens sans doctrine économique et sociale autre que celle de la gauche : c'est le socialisme justicialiste évangélique, qui prétend moraliser sur tout et justifie ainsi l'étatisme en tout. Jean-Paul II s'est beaucoup inspiré de Michael NOVACK, économiste catholique libéral, américain et contemporain, lorsqu'il a reconnu à la liberté économique un rôle indispensable à l'exercice de la liberté individuelle en tant que responsabilité et autonomie morale, et respect de la subsidiarité.
Entre le jacobinisme de l'Etat-Nation et le socialisme, il y a en France peu de différences. Le libéralisme n'a jamais été appliqué dans notre pays, même si il a été revendiqué par des technocrates sociaux-démocrates comme Giscard, Barre, et le Chirac des années 70 et début 80, qui firent le contraire exact. Ou par JM Le Pen, dans les années 70-80, lorsqu'il fut pré reaganien, avant de se rallier à l'étatisme jacobin national, suivi par Villiers.
Crier au loup libéral, c'est donc hurler avec les loups marxistes ou socialistes ou altermondialistes ou maçonniques de gauche.
Qui craignent la société de liberté libérale, car elle ne leur ferait perdre le pouvoir omniprésent et le contrôle social idéologique que leur donne l'état déifié à la française, particulièrement avec le stupide et désastreux modèle social français si cher à Chirac et Sarkozy, bien qu'il soit la création de Maurice Thorez en 1945.
Aucun candidat de droite ne l'a remis en question : cela prépare théoriquement un bel avenir à la gauche. ''Anti libérale'', elle garde la légitimité de la justice absolue.
Et la droite, de l'UMP au FN, lui court après....se condamnant à l'impuissance.

Roland

Une première historique : 40% en faveur de Nicolas Sarkozy ?

Ce fait peut être commenté différemment.
Est-ce bien le Grand Orient qui vire à droite ou bien N. Sarkozy qui serait un homme faussement de droite ?


Comme le rappelle Graff, ci-dessus, les idées des futurs programmes (droite et gauche) sont largement élaborées en loge préalablement. Celui de N. Sarkozy ne doit guère déroger à la règle.
Senex a également raison quant à l’opportunisme des choix politiques des « frères ».
N. Sarkozy revendique le pragmatisme…


Alors posons nous simplement la question :
Nicolas Sarkozy et son entourage sont-ils Francs-maçons?

mangouste

à Pascal G.
Vous me parlez du libéralisme économique quand je vous parle du libéralisme philosophique. Je n'ai rien contre le premier (en fait, je suis assez nul en matière économique, je ne me prononce donc pas, ça m'évite de dire des bêtises; En revanche, le second a été maintes fois dénoncés par l'Eglise. Il part d'une conception fausse de la liberté et du rapport de l'homme à la Vérité. C'est le cheval de bataille des francs maçons, c'est la plaie intellectuelle et morale de notre société, c'est la ligne idéologique de la "droite" française.

Roland

Il faut effectivement souligner la différence entre le Libéralisme économique et le Libéralisme moral. Certes la définition donnée par Pascal G. est fort juste, cependant elle nous diffère sensiblement de la question de départ.

Sans tomber dans la dialectique “gauchiste”, ne confondons pas non plus libéralisme et idée libertaire.

Pour commenter les derniers propos de Mangouste, je doute effectivement que la “droite” française actuelle défende une politique libérale, mais plutôt une pseudo politique libertaire dans le sens où elle prône de plus en plus une politique n’entravant aucune restriction des libertés (en faveur des minorités).
Dans ce sens, la “droite” favorise donc les communautarismes au détriment de la Nation, ce qui nous éloigne effectivement de l’esprit jacobin.
Pour autant, cette même “droite” n’est pas non plus totalement libertaire.
Si elle l’était, en matière de mariage ou de “PACS”, elle ne se bornerait pas à l’idée restrictive du seul mariage homosexuel, mais devrait alors autoriser toutes les combinaisons possibles allant jusqu’à inclure des combinaisons “incestueuses”aux yeux des religions et même de la science. Hors il n’en est rien. Preuve s’il en faut, que les idées de cette “droite” sont simplement opportunistes. Elle utilise des idées préalablement fabriquées en loges et insidieusement martelées dans l’esprit de nos concitoyens, via les médias, pour trouver au final un électorat déjà préparé ou acquis à ses idées.
C’est ce mécanisme qui le propre de la Franc-maçonnerie : les idées élaborées et développées sont simplement pragmatiques pour établir un cadre ou une “morale” servant des intérêts particuliers à une époque donnée.
La discrimination positive est un parfait exemple de cette politique de “droite ”française.
C’est un exemple des idées maçonniques.

xango

j'ai probablement cotoyé des francs-maçons dans ma vie, principalement lorsque je faisais des études sur les religions et les civilisations dans le monde
mais au Brésil, j'ai un ami en qui j'ai confiance (nous avons une longue amitié entre nos familles) et il me dit chaque fois qu'on peu être franc-maçon (du grand orient) et être catholique et royaliste à la fois
que croire?
les obédiences françaises, ou la façon de pratiquer, serait-elle plus laiciste et anti-chrétienne dans notre pays?

[Il suffit de croire l'Eglise : http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_19831126_declaration-masonic_fr.html
MJ]

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