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Le baptême républicain à l'ordre du jour
Se former cet été (2) : la XVe Université d'été de Renaissance catholique

Ce traité est une Constitution

Pour Nicolas Dupont-Aignan, cela ne fait aucun doute :

"Il reprend le cœur institutionnel du texte de 2005, qui consacrait l’Europe supranationale.

  • l’extension du domaine du vote à la majorité qualifiée supprime le droit de veto dans des secteurs clefs (immigration, négociations commerciales, sécurité intérieure etc…). C’est pour la France une catastrophe puisqu’elle est minoritaire sur ces questions dans l’Europe à 27. La position de Nicolas Sarkozy est à cet égard incompréhensible. Comment peut-il la veille à Paris menacer les négociations commerciales à l’OMC d’un veto français, alors qu’il s’en prive pour toujours le lendemain à Bruxelles ?
  • la personnalité juridique unique de l’Union et l’intégration de la Charte des droits fondamentaux par une référence au traité renforce l’affirmation du super-Etat européen (la Grande Bretagne a obtenu une exception)
  • la règle de la double majorité est acceptée (même si elle ne s’appliquera qu’en 2014 – 2017) et déséquilibre le couple franco allemand, plaçant l’Allemagne en position de force au cœur de toutes les majorités.

Les différences entre le nouveau traité et l’ancienne Constitution sont soit superficielles, soit secondaires. [...] En vérité, la supercherie est bien là. Pour endormir les Français, on a supprimé le paquet cadeau et les rubans mais on a gardé le même contenu. L’adoption de ce traité représenterait un pas décisif vers la supranationalité."

Fort de ce constat, Nicolas Dupont-Aignan invite à l'action :

En France, j’invite tous ceux qui ont voté NON à la Constitution européenne à se mobiliser pour exiger un référendum. L’UMP n’a pas au Parlement la majorité des 3/5ème lui permettant de faire voter la révision constitutionnelle préalable à l’adoption du traité. Il faut donc faire pression sur chaque Député, quel que soit son parti, pour lui demander de respecter le peuple en le consultant par un nouveau référendum."

Michel Janva