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L'avenir que nous prépare la théorie du "genre"
Summorum Pontificum vu par les orthodoxes

L'école sous contrat entre la crise du public et l'accroissement du privé

Secrétaire général de l’enseignement catholique depuis le début du mois, Éric de Labarre est interrogé dans La Croix :

"Faut-il revoir les règles de répartition de postes (80 % pour le public, 20 % pour le privé) en vigueur depuis les années 1980 ?

Cette question fait partie des tabous à ne pas lever si l’on veut éviter de faire renaître des tensions inutiles. [...]

Dans de récentes déclarations, l’archevêque d’Avignon, Mgr Cattenoz, estime que la «dimension catholique» des établissements dont vous avez la charge tombe «en déliquescence» [...]. Qu’en dites-vous ?

Il faut maintenir l’équilibre défini au moment de la loi de 1959, tant par l’État que par l’Église. L’enseignement catholique doit être ouvert à tous les jeunes, quelles que soient leurs convictions philosophiques, religieuses, politiques. En même temps, il doit affirmer son caractère propre. [...] Sur ce point, nous avons à redécouvrir les espaces de liberté que nous offre la loi. L’enseignement catholique est bien un enseignement sous contrat et non un enseignement administré. [...]

Le développement d’établissements catholiques hors contrat vous inquiète-t-il ?

Je suis trop attaché à la liberté d’enseignement pour contester le choix de certaines familles et de certains professeurs de s’engager dans de telles démarches. Mais je ne pense pas que créer des établissements destinés à scolariser une frange très étroite de jeunes soit une bonne façon de préparer des enfants à leur vie future. En même temps, il faut bien avoir en tête que nombre d’établissements faisant partie de l’enseignement catholique sont nés de la sorte… Tout dépend des projets que ces quelque 300 établissements mettent en œuvre."

Michel Janva