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Benoît XVI et l'argent

Au cours de sa visite au diocèse de Velletri, à une trentaine de km au sud-est de Rome, Benoît XVI a parlé du problème de l'argent :

"La logique du profit, si elle est dominante, augmente l'écart entre les pauvres et les riches et (entraîne) une utilisation catastrophique de la planète. Lorsque la logique dominante est en revanche celle du partage et de la solidarité, il est possible d'invertir la route et de l'orienter vers un développement équitable pour le bien commun de tous.

Au fond, il s'agit de décider entre égoïsme et amour, entre justice et malhonnêteté, en définitive, entre Dieu et Satan. La vie est toujours un choix: entre honnêteté et malhonnêteté, entre fidélité et infidélité, entre égoïsme et altruisme, entre le bien et le mal. Une décision fondamentale est donc nécessaire, le choix entre la logique du profit comme critère ultime de nos agissements et la logique du partage et de la solidarité".

Le souverain pontife est revenu sur la doctrine sociale de l'Eglise deux heures plus tard, au cours de la prière de l'Angélus qu'il a célébré à Castel Gandolfo :

"L'argent n'est pas +malhonnête+ en soi, mais plus que toute autre chose il peut enfermer l'homme dans un égoïsme aveugle. Il s'agit donc d'opérer une sorte de +conversion+ des biens matériels: au lieu de les utiliser uniquement pour son propre intérêt il faut penser aussi aux besoins des pauvres. Le profit est naturellement légitime et, appliqué avec mesure, nécessaire au développement économique. La logique du profit et celle de la distribution équitable des biens ne sont pas contradictoires l'une avec l'autre pour peu que leur rapport soit bien ordonné. La doctrine sociale catholique a toujours soutenu que la distribution équitable des biens est prioritaire".

Michel Janva