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Benoît XVI à Mariazell

Benoît XVI s'est rendu à Mariazell où plus de 50000 personnes l'attendaient. Il a été reçu par l'Abbé de Lambrecht, monastère bénédictin dont dépend le sanctuaire, et par le Recteur de ce dernier. Au cours de l'homélie, il a affirmé :

"[N]otre foi s'oppose radicalement à la résignation qui considère l'homme incapable de vérité, comme si elle était trop grande pour lui. Cette résignation face à la vérité est le centre de la crise de l'occident, de l'Europe. S'il n'existe pas une vérité pour l'homme, alors il ne peut distinguer entre le bien et le mal. Par conséquent les grandes et merveilleuses découvertes de la science se font ambiguës : elles peuvent déboucher sur de grandes perspectives pour l'homme, mais elles peuvent aussi se transformer en une terrible menace.

Nous avons besoin de vérité. Mais à la racine de notre histoire, nous avons peur que la foi en la vérité conduise à l'intolérance. Si cette peur, qui a ses racines historiques, agit en nous, il est alors temps de regarder Jésus comme nous le voyons ici dans le sanctuaire de Mariazell. Comme un enfant dans les bras de sa mère et comme le crucifié. Ces deux images nous disent que la vérité s'affirme non par le pouvoir extrême, mais qu'elle se concède à l'homme par le biais du pouvoir intérieur d'être véritable. La vérité se dévoile dans l'amour. [...]

L'Enfant Jésus nous rappelle évidement tous les enfants du monde. Si l'Europe est pauvre d'enfants, nous voulons tout pour eux et nous n'avons probablement pas assez confiance en l'avenir. Mais la terre sera privée de futur seulement si s'éteignent les forces du coeur et de la raison illuminée par le cour, tant que le visage de Dieu ne resplendira pas sur la terre. Là où il y a Dieu, il y a un avenir. [...]

Regardez le Christ ! Si nous le faisons nous nous rendons compte que le christianisme est différent et est plus qu'une morale, qu'une série de commandements et de règles. C'est le don d'une amitié qui dure dans la vie et la mort et qui porte en soi une très grande force morale dont nous avons tant besoin face aux défis de notre époque. Si nous relisons avec le Christ et son Eglise le Décalogue du Sinaï, nous nous rendons compte que c'est 'un oui à Dieu qui nous aime et qui nous guide et toutefois nous laisse notre entière liberté (les trois premiers commandements), qui nous laisse un amour responsable (sixième commandement), la responsabilité sociale et la justice (septième commandement), la vérité (huitième commandement), le respect des autres et de ce qui leur appartient (neuvième et dixième commandements). En vertu de la force de notre amitié avec Dieu vivant, nous vivons ce multiple oui tout en le portant comme un signe de notre souvenir du monde".

Michel Janva