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Le gouvernement, malade de "commissionnite aiguë"

Dans Le Figaro, Eric Zemmour s'interroge sur la multiplication des commissions créées par Nicolas Sarkozy :

"Dans l'inconscient républicain, la commission est un grand cimetière. «Quand je veux enterrer un problème, je crée une commission» : mot devenu légendaire de Clemenceau, autant que les «comités Théodule» chers au général de Gaulle. [...] Un tel foisonnement finit quand même par susciter des questions. Ces commissions venaient déjà sur un champ déjà abondamment labouré par leurs prédécesseurs. Ainsi, quelle sera la plus-value du futur rapport Attali comparé au récent rapport Camdessus, qui était, si l'on s'en souvient, le livre de chevet du candidat Sarkozy ? Et si tous les sujets de fond sont traités par les commissions, que restera-t-il aux ministres ? C'est sans doute le premier objectif caché de cette commissionnite aiguë [...] en finir avec la dictature des administrations, et de leurs technocrates tout-puissants qui se croient dépositaires exclusifs de « l'intérêt général ». [...]

Car la dictature des bureaux n'est supportable que lorsque les ministres ont assez de poids et d'autorité pour leur en imposer. [...] Sarkozy sait mieux que personne que les ministres qu'il a nommés ne sont pas, pour la plupart, à la hauteur de cette tâche. C'est d'ailleurs qu'ils n'ont pas été choisis par le président pour leur compétence, leur expérience, ou même leur poids politique. Les critères de sélection ont été tout autres : sexe, origines, couleur, âge. Sarkozy a composé un gouvernement pour satisfaire aux canons du politiquement correct médiatique. [...] Bruxelles a transformé les différents États en traducteurs de ses directives. Le rôle des ministres s'est vidé de sa substance."

MJ