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L'enfant, entre foetus "projet" et foetus "tumoral"

Dans La Vie, Jean-Pierre Denis salue la décision de la Cour de Cassation :

"L'arrêt rendu par la Cour de cassation sur l'inscription à l'état civil de tout enfant mort né, soulève plusieurs contradictions. La première est la façon dont est perçu le fœtus : d'un côté le fœtus "projet" dont parle le médecin à la première échographie. De l'autre, le fœtus "tumoral" dont les parents ou la société ne veulent pas et qu'il faut évacuer comme un simple résidu. Et pourtant, il s'agit toujours du même fœtus. Ce qui change est simplement le désir parental. Cette contradiction s'est creusée avec, d'un côté, les progrès de la médecine néonatale et l'échographie et, de l'autre l'extension du "droit à l'avortement"."

De son côté, le Forum des Républicains sociaux

"se félicite des débats suscités par les trois arrêts rendus [...] la Cour de Cassation reconnaît pour la première fois le deuil des familles confrontées à la perte de leur enfant avant 22 semaines de gestation. Pour le Forum des Républicains Sociaux cette décision brise le tabou des répercussions psychologiques du deuil anté et périnatal. Elle fait également sortir l'enfant mort-né de l'état de non-existence, donc de non-droit, dans lequel il était confiné par la loi, en reconnaissant l’humanité de l’enfant conçu. [...] il appartient au politique de reprendre toute sa place dans le combat pour l'intérêt commun, non plus à partir de partis pris idéologiques, mais sur la base du respect de la personne humaine dans toutes ses dimensions."

Michel Janva