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Des gerbes pour le non
Pour préparer le 11 février

Yves Daoudal vs Lionel Devic

Sur son blog, Daoudal répond à l'article de Lionel Devic sur la décision 6 du rapport Attali. Extraits :

"Lionel Devic ne cite personne. On ne saura pas qui sont ces malfaisants qui osent critiquer la merveille de la décision 6. Aucun nom, aucune référence. Impossible de vérifier si l’attaque est juste, impossible de se rendre compte par soi-même de ce qu’ils disent. Pourtant, à ma connaissance, ce groupe maléfique est composé de… deux personnes. Jeanne Smits et moi-même. Mais, sur le site intitulé « Liberté Politique », on ne pousse pas la liberté jusqu’à citer les noms de ceux que la pensée unique diabolise [...] Ainsi, Lionel Devic reprend ce que j’ai écrit. Il reprend mes mots et mes expressions, sans jamais les citer entre guillemets, pour ne pas avoir à citer mon nom. Ce n’est pas seulement de l’impolitesse. Cela, je m’en moque. C’est d’une flagrante malhonnêteté. Dans toute controverse honnête, on cite nommément et exactement celui auquel on s’oppose. Cela a toujours été un principe de la vie intellectuelle. Mais

Chez ces gens-là, on ne vit pas, Monsieur, on ne vit pas, on triche.

[...] Mais le moment vient de préciser peut-être de ce dont on parle. La « laïcité positive » n’est que le nouveau nom de la « laïcité ouverte » [...]. Pourquoi vouloir une école catholique, quand on enseigne les religions à l’école laïque, et qu’on permet à toutes les religions de s’y exprimer (car l’islam l’exige) ? D’autant que le « conventionnement strict » imposera la même chose aux ci-devant « écoles catholiques ». C’est une incohérence majeure de prétendre que la laïcité positive pourrait permettre aux écoles catholiques d’affirmer leur identité. La décision 6 dit explicitement le contraire.

[...] Jacques Attali donne pour modèle l’exemple suédois. Jeanne Smits dit ce qu’il en est. [...] En fait, Lionel Devic laisse percer çà et là quelques inquiétudes. Mais il s’en sort par des vœux pieux, et par un appel à la vertu théologale d’espérance (sic), comme si elle avait quelque chose à voir dans cette histoire. Le dessein est de dire au lecteur, comme un curé en chaire dans l’église qui est en train de s’écrouler : soyons confiants, mes frères, tout ira bien. Car

Chez ces gens-là, on ne pense pas, Monsieur, on ne pense pas, on prie."

A noter que Jeanne Smits a mis en ligne son analyse parue dans Présent.

Michel Janva