Nouveau site >> www.lesalonbeige.fr



Audacieusement votre !
"Non" irlandais : Vanneste appelle au respect du peuple

1789-UE : naissance et suite de leur démocratie

Le blog "Christ Roi" établit un parallèle intéressant entre un extrait de historiquement correct de Jean Sevilla et une dépêche de presse :
Jean Sévilla :

"Dès 1789, ce sont des minorités qui s'emparent du pouvoir et se le disputent. Si bien que le moment fondateur de la République française porte en lui une inavouable contradiction. Conduite au nom du peuple, la Révolution s'est effectuée sans le consentement du peuple, et souvent même contre le peuple".

L'AP :

"Nicolas Sarkozy et Angela Merkel veulent passer outre le "non" irlandais. Dans un communiqué commun publié vendredi après l'annonce des résultats du référendum, le président français et la chancelière allemande ont appelé à la poursuite de la procédure de ratification du traité de Lisbonne".

Tout est dit... mais que faire?

Lahire

Commentaires

meven

On peut légitimement se demander si Sarkosy connait la langue française.
Si dans un rapport sexuel l'une des partie dit non si l'autre insiste on dit qu'il y a agression, et même viol punissable par la loi.

Que fait Sarkosy sinon violer notre volonté. Alors je dirais qu'il ne connait pas notre langue ou qu'il se conduit en dictateur se fichant de nos désirs.

Pol

Que faire?
Faire l'union des nonistes même si l'on ne partage pas, loin s'en faut certaines idées des nonistes de gauche. En effet, l'union est d'importance sur un tel sujet. Il faut dépasser les clivages. Le respect de la démocratie et de la souveraineté des peuples doit être le dénominateur commun.

Et Protester pacifiquement!
Où?
Dans la rue, sur les blogs, lors de toutes les consultations électorales en votant pour un vrai noniste (tant pis s'il n'est pas de droite) pas pour un noniste de pacotille. Bref, partout où l'espace démocratique le permet.

Pascal G

Le problème des partisans du NON est qu'ils ne sont unis sur rien, si ce n'est contre : ce genre de coalition est politiquement intenable.
1 er clivage : les non de gauche (Mélanchon) et d'extrême gauche (LCR et PC), plus ceux d'une partie de la droite (Dupont -Aignan) plus ceux d'une partie de la droite nationale (Soral et qq autres) veulent défendre les ''acquis sociaux'', c'est à dire le socialisme d'Etat qui a fait croire à beaucoup de français que seule l'Europe les en libèrerait. D'où un autre non, qui se fait moins entendre, mais qui existe, qui est de refuser l'Europe comme puissance technocratique et socialisante, autre non qui est celui de P de V et d'une partie du FN.Plus la frange libérale de l'électorat.

2 ème clivage , qui ne se recoupe pas avec l'autre : la notion de souverainisme, très confuse, dont on ne sait si elle concerne la défense de la subsidiarité, des droits démocratiques et des libertés,de l'identité chrétienne de l'Europe ou la défense de l'Etat jacobin aussi oppresseur et illégitime que Bruxelles, ou l'indépendance législative et administrative, ou monétaire, etc....

Le nonisme est donc totalement divisé, jusqu'à la confusion, laquelle divise chaque parti ou sensibilité sur un point ou un autre.

L'édifice européen constructiviste et artificiel périra de ses contradictions : nous catholiques et français patriotes nous devons alerter nos concitoyens en maintenant l'espérance d'une autre vision. Mais penser qu'on puisse avoir pour alliés des gens qui ne veulent pas de nous comme les Dupont-Aignan, plus M.G. Buffet, plus Besancenot, plus Chevènement, tous laïcards et anti chrétiens, est une utopie dangereuse qui salit le camp du véritable non : celui du non possumus face à la contre culture de mort bruxello-socialiste.
Pour l'instant, ayant raison trop tôt, comme il en fut sur l'immigration, nous n'avons que peu de leviers d'action politique directs, sauf celui de la logique implacable des faits qui déferont ce totalitarisme, au point de provoquer un jour une révolte généralisée et irrépressible contre lui.

Pol

@ Pascal G,
Les partisans du non sont pour le respect de la démocratie et de la souveraineté des peuples.
Ils semblent tous favorables à la pratique du référendum (à part Besancenot qui souhaiterait depuis peu une Assemblée constituante européenne!)
C'est déjà pas mal!
Ce n'est pas rien comme dénominateur commun.

Francoisdesaintjean

Mais alors pourquoi sont-ils republicains? car le grief avance contre la monarchie par cette petite fraction qui prit le pouvoir en 1789 etait justement que le pouvoir devait venir d'en bas et non pas d'en haut du Roi ce "tyran". La revolution a ete celle non pas du peuple francais mais d'une elite specialiste de l'agit-prop aidee par la bourgeoisie jalouse de la noblesse et une bonne partie de la noblesse elle-meme qui dans les salons a protege les idees revolutionnaires et leurs auteurs pour paraitre tolerant, "dans le coup", branche dirait-on aujourd'hui, quand il ne s'est pas directement agi de collaboration active en integrant les confreries elles-memes.

Pol

@ Françoisdesaintjean,
Le problème vient de l'aristocratie. Une partie s'est servie du pouvoir royal au lieu de servir. Une autre a vécue sur les acquis des faits d'armes des ayeux anoblis sans chercher à servir de nouveau.
Et une partie des uns et des autres a été sensible aux idées maçonniques, certains pour conserver leur pouvoir, d'autres par culpabilité vis-à-vis des privilèges qui leur étaient dues, d'autres pour conquérir une proximité à l'égard du pouvoir qui leur échappait.
Et le roi (principalement Louis XIV) a perdu le contact avec les vrais gens, a perdu conscience des devoirs de sa charge, s'abusant de questions stupides d'étiquettes, a manipulé l'aristocratie avec des achats de charges royales croyant ainsi l'asservir au lieu de la faire servir.

Le Clergé n'a pas joué son rôle épousant les diverses coteries du temps au lieu de servir Dieu et les hommes.

La Bourgeoisie s'est énervée de voir des crétins affaiblir l'Etat mais avoir droit aux emplois royaux par droit de naissance plutôt que par droit de compétences. Et donc une partie de la Bourgeoisie a été sensible aux idées maçonniques.

Le problème se repose aujourd'hui exactement de la même manière en tout point. Un monarque républicain. Les énarques et polytechniciens sont les aristocrates historiques poussés de côté par les nouveaux aristocrates avocats d'affaires. Les Bobos sont énervés. Les idées maçonniques d'aujourd'hui sont le soutien inconditionnel à l'Europe supranationale sensée assurer la paix mais incapable pourtant de le faire en ex-Yougo. Et le Clergé pour une bonne part choisit le gallicanisme et le soutien tacite au monarque républicain plutôt que de faire son devoir: servir les âmes.

Beaucoup sont républicains aujourd'hui par défaut trop conscient des défauts passés de la monarchie, défauts qui se reproduisent aujourd'hui dans notre monarchie républicaine.

benoit

bonne remarque

Pascal G.

@ Pol
Il y a déjà eu un référendum : les différentes nuances du Non se sont additionnées mathématiquement, mais sont demeurées divisées politiquement. Il ne pouvait en être autrement, car en démocratie on vote souvent contre, rarement pour. Pour voter pour, il faut avoir une communion de pensée et de conception que seules donnent la doctrine et la morale catholique.
Et comme parmi les nonistes se trouvent tous les héritiers directs de Robespierre, de Ferry, de Combes et de Thorez, nous savons que leurs raisons ne sont pas les nôtres : ils défendent la Révolution dans un cadre national, face à des ouiouiistes qui pensent que le fédéralisme apportera plus de subversion plus facilement : ces gens-là diffèrent sur la méthode, et non sur la finalité.
Mais nous européens catholiques, et patriotes français, nous n'avons rien en commun avec les uns ET les autres. Et même le reférendum comme réclamation noniste commune ne signifie rien en soi. On peut emprunter le même métro sans avoir la même destination : une fois quittée la station du rejet, tous les nonistes ont regagné leur pénates.

Antoine

@Pascal G, il ne faut pas oublier qu'on peut en dire autant des partisans du OUI.
Il est très frappant que les raisons du OUI sont très antinomiques, voir biaisées par la méconnaissance des textes, la peur de la catastrophe annoncée par les médias.

Reste donc le respect minimum des peuples et éviter un monde orwellien.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.