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Morbide : ils veulent toujours plus de contraception et d'avortements

Ce matin, la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale rend public son rapport sur le suivi de la loi du 4 juillet 2001, qui a fait passer le délai légal pour une I.V.G. de 10 à 12 semaines. Le député UMP Bérengère Poletti indique :

B "Il y avait, à cette époque-là, un problème de revalorisation de l’acte. Pour certains établissements, l’I.V.G. était si mal prise en charge qu’ils perdaient de l’argent à la pratiquer. Nous avions donc préconisé une revalorisation urgente. Une autre de 20 % vient aussi d’être mise en place. Et pourtant, on est encore en dessous. Une révision utérine, en cas de fausse couche, est par exemple mieux payée aujourd’hui qu’une interruption volontaire de grossesse. [...]

Dans le rapport, nous demandons donc que les schémas régionaux d’organisation sanitaire (SROS) formulent une offre en matière d’I.V.G. de manière égale sur tout le territoire, une nouvelle revalorisation de l’acte et une prise en compte de l’interruption volontaire de grossesse dans la T2A, la tarification à l’activité. [...] Il faut aussi améliorer la formation des médecins, insuffisamment sensibilisés pendant leurs études, à l’I.V.G. et la contraception. [...]

Les médecins de ville doivent être conventionnés avec l’établissement hospitalier le plus proche de leur cabinet pour pouvoir pratiquer l’I.V.G. médicamenteuse. Peu de généralistes le font et quand c’est le cas, ils réservent leur accord à leur patientèle et ne vont pas au-delà. C’est véritablement une question de sensibilisation, et pas forcément de clause de conscience. Le rapport propose aussi de donner une place plus grande aux sages-femmes sur cette question. Depuis la loi de 2001, elles peuvent prescrire la contraception. Mais on a observé très peu de changements. Elles pourraient prendre en charge globalement les jeunes femmes sur la contraception et l’I.V.G. médicamenteuse. Ceci pourra être envisagé dans le cadre du projet de loi « Hôpital, santé, patients et territoires », qui sera débattu en janvier 2009. [...]

Deux femmes sur trois qui ont recours à l’I.V.G. déclarent utiliser une méthode de contraception, ce qui est énorme. On s’est aperçu que la réponse contraceptive était trop souvent la pilule. [...] Pour elles, finalement, prendre leur comprimé, c’est devenu une corvée plutôt que le symbole d’une libération. [...] J’ai aussi proposé que les jeunes filles puissent se passer d’un accord parental pour la prescription d’une contraception. Aujourd’hui, quand une mineure en a besoin et qu’elle va voir son médecin, elle passe sous la Sécu de ses parents. C’est donc plus compliqué que pour une I.V.G., qu’elle peut faire sans accord parental depuis la loi de 2001. [...] Il n’y a pas encore d’apprentissage à la vie sexuelle et affective dans tous les établissements scolaires, alors que la loi le prévoit. Il faut les encourager à le faire." [vu ici]

Quand donc le lobby pro-mort sera-t-il satisfait ? Jamais.

Michel Janva

Commentaires

Pavel

Pourtant, il leur est impossible de reconnaître que la mentalité contraceptive mène à l'avortement... Il doit y avoir une certaine obstination pour ne pas voir le lien des deux. C'est affligeant.

Quand on pense qu'en même temps les partisans de l'euthanasie de l'ADMD veulent récupérer le jours des fidèles défunts pour un faire un jour de l'euthanasie, cela fait vraiment peur.

HB

Dieu est la Résurrection, la Vie.
Le singe de Dieu ne peut être que la Mort!

MG

En allant sur le site de cette honorable dame, on lit qu'elle fait partie d'un groupe d'étude sur "l'intégration des personnes fragilisées".
Affligeant!!!

Amédée

Ce n'est pas "sage femme" qu'elle devrait indiquer cette dame sur sa fiche à l'Assemblée Nationale, mais plutôt "faiseuse d'anges"...

Robert

Faiseuse d'anges...
porteuse de mort.

Amédée

@ Robert,
"faiseuse d'anges" est préférable à "porteuse de mort" (ou alors prenons "tueuse"), parce que cette expression permet de rappeler que les petites victimes innocentes tuées par avortement ont une âme et qu'à l'instar des Saints innocents, le Paradis leur est acquis. Cela permet de remettre un peu de "transcendance" dans le débat.

claire

petite remarque en passant : si vous êtes attentifs vous noterez que tous les médias parlent de délai légal de "14 semaines" alors qu'il n'est "que" de 12. MAis dans les faits c'est 14 parce qu'on joue le flou: date des dernières règles ou de la dernière ovulation? et qu'on se donne un "peu de mou" officieux. En réalité les services d'orthogénie ferment les yeux sur la rigueur des délais. Aucun média, jamais, n'est contredit pour avoir dit "14" semaines. Ainsi l'idée avance tranquillement. Interrogez les gens autour de vous, vous serez atterrés. Personne ne sait le "vrai" délai
Bientot on dira 16, puis 18, et de confusion en confusion, la loi entérinera les habitudes prises...

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