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Soutien à Benoit XVI : nouvelle initiative
La famille est une réponse à la crise économique

Crise : la famille encore touchée ?

M Une majorité d'associations familiales reçues par Nadine Morano avant la réunion des partenaires sociaux à l'Elysée aujourd'hui, s'est prononcée pour une aide aux familles touchées par la crise. Ces associations seraient favorables à un soutien à des "familles touchées par le chômage partiel ou en recherche d'emploi".
 
"Si certaines se sont prononcées préalablement en faveur de l'augmentation des allocations familiales, elles ont privilégié dans leurs pistes de réflexion le chèque emploi service à destination des femmes seules en recherche d'emploi pour faire garder leurs enfants, ou pour les services aux personnes âgées".
 
De son côté, le MEDEF s'en prend aux retraites des familles nombreuses. Il a proposé hier aux syndicats une baisse des avantages familiaux accordés dans les régimes de retraite complémentaire, lors de la troisième séance de négociation sur l'avenir des régimes Agirc (cadres) et Arrco (salariés). Le Medef souhaite aligner la majoration de pension de l'Agirc, actuellement de 8% pour trois enfants (plus 4% par enfant supplémentaire), sur celle moins avantageuse de l'Arrco, qui est de 5% pour trois enfants et plus.

L'Agirc et de l'Arrco, du fait de la crise, seront globalement en déficit dès 2009, soit cinq ans plus tôt que prévu. Alors il faut baisser les retraites. Et celles des familles en premier.

Enfin, Le président de Familles de France Henri Joyeux s'est déclaré favorable au congé parental raccourci.

Michel Janva

Commentaires

AML

Je viens de lire l'interview du professeur Joyeux : décevant !!! Il y a mieux comme défenseur des familles...

AMarie

Surprenant de la part du Professeur Joyeux ; ce n'est pourtant pas son discours habituel, ou est-ce je me trompe?

Sancenay

Au moins ceux qui en doutaient savent désormais ce qui suscite la joie de ce Professeur : priver les enfants de l'affection de leur Maman au foyer, c'est en cela qu'il a toujours agi en heureux supplétif du système.

Eulalie

Bonjour je viens de le lire moi-même, vous avez raison : où est le Professeur Joyeux qui témoignait du mal-être des jeunes, de l'importance de la cellule familiale...
J'ai trois enfants et nous avons choisi que je leur donne ..20ans ! Le "retour sur investissement" vaut largement la peine! Ceux sont trois jeunes adultes équilibrés à peu prés armés pour cette société déboussolée. Et hormis des points d'une retraite que personne ne pourra bientôt toucher, je ne vois pas ce que j'aurais gagné compte tenu de tous les frais annexes de garde, transports... .
Le problème aujourd'hui des mouvements familiaux, j'y suis depuis 20 ans, c'est qu'il y a en majorité des gens des classes plus favorisés, pour ne pas dire de "bons bourgeois" qui vivent en milieu très fermé. Ces dames ont des boulos intéressants. Et souvent derrière ces femmes "libérées" ou "émancipées"comme vous voudrez, il y a une grand-mère prompte à venir aider au moindre soucis, à prendre les enfants dans la maison de famille aux "petites vacances" ! Mais toutes celles qui prennent le train, après avoir conduits les petits à la garderie de l'école à 7h 30 , pour les y reprendre à 19h après une journée derrière une caisse, un téléphone...elle n'ont pas ce luxe de temps de rejoindre quelconque association. Par contre, combien de leur familles auront volé en éclat parce que cette vie les aura usées, épuisée. Ces femmes sont continuellement culpabilisées . Culpabilisées de ne pas être assez performantes dans leur boulo. Culpabilisez de n'avoir pas su élever leurs enfants, de ne pas leur avoir donner une bonne hygiène alimentaire...de ne pas pouvoir payer les stages de langues...de ne pas ressembler aux modèles de pub... et j'en passe, mais je vous tire mon chapeau bien bas si vous réussissez à faire entendre leur voix, celles de leurs enfants et de leur épou qui aimeraient tant qu'elles aient le choix ! Avez-vous des idées pour qu'elles soient elles-aussi entendues?
Eulalie

T. Gwilhmod

Bravo eulalie pour ce cri du coeur.
en tant qu'époux, je suis malheureux de voir ma femme aller au travail parce que mon traitement de professeur certifié a baissé de 20 % en valeur depuis 20 ans. La cellule familale en souffre car elle a des horaires coupés, un WE sur deux au travail (pas de possibilité d'aller à la messe !). Les enfants sont seuls à la maison après l'école et ne travaillent pas leurs devoirs du soir car ils sont trop jeunes : 8, 9 et 10 ans...
Et tout cela pour un salaire de misère : 1200 euro ; des frais de route ; une part du travail ménager à assurer quand même : ce que je ne peux faire en plus de mon travail...
Et tout cela sans savoir si mon épouse chérie aura une retraite qui ne la confinera pas à la misère. Etant atteint d'une maladie incurable, je sais que je ne profiterai longtemps pas de ma "retraite" et que du coup elle n'en aura que la moitié.
Dans ces conditions, quelles études pouvons nous payer à nos enfants sans que nous soyons ruinés, dans l'incapacité de mettre de l'argent de côté pour leurs études et pour la retraite ?
Le seul véritable capital qu'ils auront, comme les vôtres, c'est la foi.
TG

Tonio

Il s'oppose aussi à la politique du "tous à la crèche". C'est bien, mais il propose une allocation pour les parents qui gardent trois enfants de moins de trois ans : ça ne doit pas arriver souvent et ça dure rarement plus d'un an... Ou alors on ne s'occupe pas de 'ses' enfants, et on retombe dans les travers de la "garde", qui n'est pas l'éducation familiale.

mme

En effet, le Professeur est meilleur dans sa profession.
Pourquoi faut-il que les présidents d'associations soient, en général, des personnes d'un certain âge et souvent très connues ?

Leur compétence en certains domaines professionels n'en font pas pour autant des personnes très compétentes pour défendre des causes actuelles et difficiles.

Hervé-Patrick STELLA

Le projet visant à plafonner les rétributions familiales attribuées aux pensionnés de l'AGIRC qui ont élevé 3 enfants ou plus serait inique car :

1. En répartition, sans enfants, il n’y a pas de retraites. Or, plus les couples ont d’enfants, plus généralement leurs droits à la retraite sont faibles. Ainsi, par exemple, malgré les rétributions (usuellement appelées « majorations ») familiales versées par l’AGIRC, un couple de cadres ayant cinq enfants a, en moyenne, une retraite inférieure de 30 % par rapport à celle d’un couple n'ayant eu qu'un enfant. En effet, pour élever cinq enfants, l'un des parents (généralement la mère) a dû, le plus souvent, mettre un frein à sa carrière professionnelle. Pourtant, leur effort personnel permettra aux régimes de retraite de compter sur cinq cotisants au lieu d’un seul.

2. Les familles nombreuses, à revenu égal, ont un pouvoir d'achat net de prestations familiales grandement inférieur aux autres et n'ont donc pas les moyens de "capitaliser" pour se créer des revenus complémentaires pour leurs retraites.

L'Union des Familles Pour les Retraites qui regroupe déjà plusieurs centaines de cadres profondément choqués par ce projet, a été créée spécifiquement pour y faire obstacle.

Hervé-Patrick STELLA
Président Union des Familles Pour les Retraites
http://www.uniondesfamilles.org/agirc-action

Hps

Henri Joyeux a mis la main sur Familles de france pour pouvoir mieux servir sa soupe non pour aider les familles.

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